﻿Au Nom de Dieu, le Tout Miséricordieux, le Très Miséricordieux,
La louange [revient] à Dieu, le Souverain des mondes,
le Tout Miséricordieux, le Très Miséricordieux,
le Roi au Jour du Jugement,
c'est Toi que nous adorons et c'est Toi dont nous implorons le secours.
Conduis-nous sur la voie droite,
la voie de ceux sur lesquels Tu répands Tes grâces, et non celle de ceux qui encourent Ta colère, ni celle des égarés.
Alif, Lâm, Mîm.
Voilà le Livre qui ne fait point de doute ! Il est une guidance pour ceux qui veulent se prémunir (ou encore : pour les [êtres] pieux),
ceux qui croient à ce qui échappe [à leurs sens], qui s’acquittent de la prière et redistribuent une partie de la subsistance que Nous leur avons accordée,
ceux qui croient à ce qui t’a été révélé, à ce qui a été révélé avant toi et sont convaincus de l'existence de la Demeure Ultime.
Ceux-là sont sur la voie de leur Seigneur, ceux-là sont assurés de la réussite.
Quant aux mécréants, que tu les mettes en garde ou non ils ne croiront pas !
Dieu a recouvert d’un voile leur cœur, leur ouïe et leur vue ; un terrible châtiment leur est réservé.
Parmi les hommes il en est qui affirment : Nous avons foi en Dieu et au Jour dernier, alors qu’ils n’y croient pas.
Ils [s’imaginent] duper Dieu et ceux qui ont la foi, mais en réalité ils ne leurrent qu'eux-mêmes sans même s’en rendre compte.
Leurs cœurs recèlent une maladie et Dieu l'a fait empirer ; un châtiment douloureux leur est réservé à cause des mensonges qu’ils proféraient.
Et si l'on vient à leur dire : Ne semez pas la corruption sur terre, ils répliquent : Nous ne faisons qu'améliorer [les choses],
En réalité, ils sont bien des corrupteurs, mais ils ne s'en rendent même pas compte
Et si l'on vient à leur dire : Croyez comme tous ces gens qui ont la foi, ils rétorquent : Croirons-nous donc comme les sots ? En réalité, ce sont eux les sots, mais ils sont [plongés] dans l'ignorance.
S’ils viennent à rencontrer ceux qui ont la foi, ils leur disent : Nous aussi nous croyons. Mais dès qu'ils sont en tête-à-tête avec leurs démons ils leur disent : Nous sommes avec vous, nous ne faisions que prendre ceux-là en dérision !
C'est Dieu qui les tourne (ra) en dérision et qui leur accorde (ra) un délai afin qu’ils s'aveuglent dans leurs débordements.
Ce sont eux qui ont troqué la guidance pour l’égarement : leur troc (Litt. : leur commerce) ne leur a pas été profitable car ils n'avaient pas fait le bon choix
Ils sont comparables à celui qui a allumé un feu éclairant tout ce qui se trouve autour de lui et que Dieu a privé de la vue et abandonné, aveugle, dans les ténèbres.
Sourds, muets et aveugles, ils ne reviendront pas.
Ou encore [semblables à ceux qui], lorsqu’une pluie tombe du ciel accompagnée de ténèbres, de tonnerre et d’éclairs, se bouchent les oreilles de leurs doigts à cause du fracas [du tonnerre] par crainte de la mort et Dieu cerne les mécréants.
Peu s’en faut que l'éclair ne leur ravisse la vue. Chaque fois qu'il les éclaire ils avancent à sa lumière mais lorsqu'elle disparaît ils s'arrêtent, et si Dieu l’avait voulu Il les aurait rendus sourds et aveugles car Dieu est Omnipotent.
Hommes, adorez votre Seigneur qui vous a créés ainsi que ceux qui vous ont précédés ; peut-être Le craindrez-vous ?
[Il est celui] qui a fait pour vous de la terre un lieu de repos et des cieux un édifice dont Il a fait descendre la pluie grâce à laquelle Il fait pousser à votre intention des fruits à titre de subsistance et n’accordez pas de pairs à Dieu alors que vous savez bien [qu'il est Unique].
Et si vous êtes dans le doute au sujet de ce que Nous avons révélé à Notre serviteur, eh bien produisez une sourate semblable et invoquez ceux qui vous assistent en dehors de Dieu si vous êtes sincères !
A défaut de le faire, et vous ne le ferez certes pas, préservez-vous (ou encore : redoutez) donc de ce feu dont le combustible, constitué d’hommes et de pierres, a été apprêté pour les mécréants.
Annonce à ceux qui ont cru et pratiqué les bonnes œuvres qu'ils auront [droit à] des jardins sous lesquels s’écouleront des fleuves. Chaque fois qu’ils en recevront des fruits en guise de subsistance, ils s'exclameront : Ce sont les fruits dont nous avons été précédemment gratifiés. Ils en auront [en effet] reçu de semblables [aux fruits d’ici-bas] et ils auront au Paradis des épouses pures [de toutes menstrues] et y demeureront à jamais.
Dieu n’a certainement (inna) pas honte de prendre pour exemple un moustique ou tout être plus conséquent. Ceux qui ont cru savent qu'il s'agit d’une vérité [venant] de leur Seigneur, mais les mécréants, eux, s'étonnent : Qu’a donc voulu dire Dieu à travers cet exemple ? C’est [pourtant] par lui qu'il en guide un grand nombre, et [encore] par lui qu’il en égare autant. Mais par ce symbole Il n’égare que les corrompus
qui rompent le pacte engagé avec Dieu après l’avoir conclu ainsi que les liens que Dieu leur a ordonné de maintenir et qui sèment la corruption sur terre : ce sont eux qui courent à leur perdition.
Comment pouvez-vous nier (takfurûn) Dieu alors que vous étiez morts, qu'il vous a donné la vie ? Puis Il vous fera périr, puis Il vous revivifiera à nouveau, et c'est à Lui que vous serez ramenés.
C'est Lui qui a créé pour vous tout ce qui se trouve sur terre, puis Se tournant vers le ciel Il a parachevé Sa création en [en faisant] sept cieux ; Il est Omniscient.
Et lorsque ton Seigneur eut dit aux anges : Je M’en vais placer un lieutenant sur terre, vas-Tu y placer quelqu'un qui va la corrompre et y répandre le sang, s'étonnèrent [les anges], alors que nous prononçons Ta louange et Te sanctifions ? Je sais ce que vous ignorez leur répondit-Il.
Et Il enseigna à Adam les noms de toutes choses qu’Il présenta ensuite aux anges en leur demandant : Faites-M’en connaître les noms si vous êtes sincères !
Gloire à Toi ! répondirent-ils. Nous n’avons d’autre science que celle que Tu as daigné nous enseigner car Tu es le Très Savant, le Très Sage.
[Dieu] dit [alors à Adam] : Fais-leur connaître leurs noms ! Et lorsqu'Adam les eut informés de leurs noms, [Dieu leur] demanda : Ne vous avais-je point dit connaître le secret des cieux et de la terre, et connaître ce que vous affichez aussi bien que ce que vous dissimulez ?
Et lorsque Nous ordonnâmes aux anges de se prosterner devant Adam, tous s’exécutèrent à l'exception d’Iblîs qui, empli d'orgueil, s’y refusa car il était du nombre des mécréants.
Nous [lui] dîmes : Ô Adam, demeure avec ton épouse dans ce jardin et mangez-y en abondance de ce que vous désirez, mais n'approchez pas cet arbre car alors vous seriez des transgresseurs.
Satan les fit trébucher hors du Paradis, leur faisant perdre leur condition. Nous leur dîmes : Soyez précipités [hors du Paradis], ennemis les uns des autres, et la terre dont vous jouirez un temps donné sera votre lieu de résidence.
Adam reçut alors des paroles [grâce auxquelles] Dieu accepta son repentir ; car Il accepte le repentir [de Ses serviteurs] et Il est le Très Miséricordieux.
Nous leur dîmes : Soyez tous précipités hors du Paradis ; ou bien vous recevrez une direction de Ma part et ceux qui la suivront ne connaîtront ni crainte ni affliction ;
quant aux mécréants et à ceux qui traitent Nos signes de mensonges, ceux-là seront les hôtes du feu, ils y demeureront à jamais.
Ô fils d'Israîl, souvenez-vous des faveurs que Je vous ai accordées et répétez vos engagements, Je tiendrai les Miens. Et c'est Moi qu’il vous faut craindre !
Ajoutez foi à ce que Je viens de révéler et qui confirme les Écritures en votre possession et ne soyez pas les premiers à les renier ; ne troquez pas Mes Signes (ou : Mes versets) pour un vil prix, c'est Moi qu'il vous faut redouter !
Ne créez pas de confusion entre la Vérité et l’erreur (ou encore : ne revêtez pas la Vérité de l'erreur) alors que vous connaissez [la Vérité].
Accomplissez la prière, acquittez l’aumône prescrite et inclinez-vous [en prière] avec ceux qui s’inclinent.
Ordonnez-vous la vertu aux hommes en vous excluant [de ces recommandations] ? Avez-vous toute votre raison ?
Armez-vous de patience et cherchez un recours dans la prière ; et celle- ci est pénible certes, sauf pour ceux qui [goûtent au] recueillement,
ceux qui sont convaincus de rencontrer leur Seigneur et d’être ramenés vers Lui.
Ô fils d’Israîl, souvenez-vous des faveurs dont Je vous ai comblés et [souvenez-vous] que Je vous ai préférés au (litt. : élus sur le) reste des mondes.
Et préservez-vous du Jour où nul ne sera utile à autrui, où l'on n'acceptera de rachat ni d'intercession de personne et où les êtres ne seront pas secourus.
Et lorsque Nous vous délivrâmes des armées de Pharaon qui vous infligeaient le pire des supplices, immolant vos fils tout en laissant vos femmes en vie : cela constituait certainement une terrible épreuve de la part de votre Seigneur (on pourrait traduire d’une façon diamétralement opposée : cette délivrance était une faveur insigne de votre Seigneur).
Et lorsque Nous fendîmes la mer, Nous vous sauvâmes en noyant sous vos yeux l'armée de Pharaon.
[Souvenez-vous] lorsque Nous avons fixé rendez-vous à Mûssâ (Moïse) pendant quarante nuits [pour lui enseigner les Tables de la Loi] ; vous avez pris le veau [d'or pour idole] pendant son absence, vous comportant en transgresseurs.
Puis Nous vous pardonnâmes après cet épisode afin que vous vous montriez reconnaissants.
Et [souvenez-vous encore] lorsque Nous révélâmes à Mûssâ les Écritures et le Discernement afin que vous soyez guidés,
lorsque Mûssâ dit à son peuple : Vous vous êtes fait du tort à vous- mêmes en prenant ce veau [pour idole] ; repentez-vous auprès de votre Créateur en mettant fin à vos jours. Cela sera préférable pour vous au regard de votre Seigneur. Il accepta toutefois votre repentir car Il accepte [volontiers] le repentir [de Ses serviteurs] et Il est le Très Miséricordieux.
Et [souvenez-vous encore] lorsque vous dîtes à Mûssâ : Nous ne croirons pas en toi tant que nous n’aurons pas vu Dieu de nos propres yeux. La foudre se saisit (ou encore : s'empara) de vous tandis que vous regardiez [impuissants].
Puis Nous vous avons ressuscités afin que vous vous montriez reconnaissants.
Nous vous avons ensuite abrités sous un nuage [dans le désert] en faisant descendre pour vous de la manne et des cailles : Goûtez à cette délicieuse nourriture dont Nous vous avons gratifiés ! Et ce n'est pas à Nous qu'ils firent du tort, en réalité ils ne firent de tort qu’à eux- mêmes
Et [souvenez-vous] lorsque Nous leur dîmes : Entrez dans cette cité et mangez-y où vous le voudrez [goûtant ainsi] à l’opulence. Prosternez- vous en franchissant sa porte et dites : Absous [nos péchés] ! Nous vous pardonnerons vos fautes et redoublerons [tes récompenses] des hommes vertueux.
Mais les transgresseurs substituèrent un autre mot à celui qui leur avait été transmis et Nous fîmes descendre sur eux un châtiment du ciel comme rétribution de leur perfidie.
Et lorsque Mûssâ demanda de l'eau pour son peuple, Nous lui ordonnâmes : Frappe ce rocher de ton bâton ! Il en jaillit alors douze sources et chacun des hommes reconnaissait la sienne (litt. : sa boisson). Mangez et buvez de ce dont Dieu vous a gratifiés et ne commettez point en corrupteurs d’iniquités sur terre.
Et lorsque vous dîtes [à Mûssâ] : ô Mûssâ, nous ne supporterons plus longtemps de ne manger qu’une seule nourriture. Invoque donc ton Seigneur en notre faveur afin qu’il fasse pousser pour nous des produits de la terre : légumes, concombres, ail, lentilles et oignons, il [Mûssâ] leur dit : Troquerez-vous des mets délicats pour une nourriture vile ? Descendez en Égypte, vous y trouverez ce que vous demandez. Ils furent alors frappés de misère et d'indigence et encoururent la colère de Dieu, parce qu’ils niaient les signes de Dieu, tuaient injustement les prophètes et se montraient désobéissants et transgresseurs !
Ceux qui ont cru, juifs, chrétiens et sabéens, ceux qui ont cru en Dieu et au Jour dernier et ont œuvré pieusement auront leur récompense auprès de leur Seigneur : ils ne connaîtront ni crainte ni affliction.
Et lorsque Nous acceptâmes votre alliance et que Nous élevâmes le mont Sinaï au-dessus de vos têtes [en guise de menace, Nous vous ordonnâmes] : Recevez avec une ferme résolution ce [Livre] que Nous vous avons transmis et souvenez-vous de ce qu'il contient ; peut-être [Me] craindrez-vous.
Puis après cela vous vous êtes détournés, et n’étaient la faveur et la Miséricorde de Dieu à votre endroit, vous couriez à votre perte.
Déjà vous connaissiez le sort de ceux d'entre vous qui avaient transgressé le sabbat. Nous leur avions ordonné de se transformer en singes repoussants.
De cette métamorphose Nous fîmes un signe pour les générations antérieures [à la vôtre] et [pour celles] à venir et une exhortation pour ceux qui [Nous] craignent.
Et lorsque Mûssâ eut dit à son peuple : Dieu vous ordonne de sacrifier une génisse, ils le raillèrent : Veux-tu nous tourner en dérision ? Je demande à Dieu, répondit-il, de me préserver de l'ignorance
Invoque ton Seigneur, lui dirent-ils alors, afin qu'il nous précise comment est cette génisse ? Il dit qu’il s’agit d'une génisse ni trop jeune ni trop vieille, plutôt d’âge moyen, leur répondit Mûssâ ; faites donc ce qui vous est ordonné !
Invoque pour nous ton Seigneur, poursuivirent-ils, afin qu’il nous précise quelle est la couleur de sa robe ? Il dit qu’il s'agit d'une bête rousse d'un roux foncé et plaisante à regarder.
Invoque pour nous ton Seigneur, reprirent-ils de nouveau, afin qu’il nous la décrive clairement car trop de génisses se ressemblent à nos yeux et nous serons, si Dieu le veut, bien inspirés.
Il dit qu’il s’agit d'une génisse qui n'a jamais été asservie pour labourer la terre ni irriguer les champs, exempte de défauts (ou aussi : n'ayant jamais travaillé) et de taches. Maintenant, lui dirent-ils, tu nous as éclairés (litt. : tu nous as dit la vérité) et ils la sacrifièrent mais peu s’en fallut qu’ils ne le fassent pas.
Et [souvenez-vous], lorsque vous avez tué cet homme, vous disputant ensuite à son sujet, que Dieu a divulgué ce que vous dissimuliez.
Nous dîmes : Frappez [le mort] avec un membre de cette génisse, c’est ainsi que Dieu ressuscite les morts et Il vous fit voir Ses signes afin que vous y réfléchissiez.
Mais depuis, vos cœurs se sont endurcis : ils sont devenus comme de la pierre, voire plus durs encore, car de certains rochers jaillissent des fleuves, d'autres se fendent pour laisser passer l’eau et il en est même qui s’écroulent par crainte de Dieu. Et rien de ce que vous faites n’échappe à Dieu.
Ecriez-vous qu’ils [les juifs] s'en remettent à vous alors qu’une fraction d'entre eux ayant entendu la Parole de Dieu l’altéraient sciemment après l’avoir méditée ?
Rencontrent-ils ceux qui croient ? ils leur disent : Nous avons la foi. Mais sitôt qu’ils se retrouvent entre eux ils disent : Les entretenez- vous de ce que Dieu vous a révélé afin qu’ils s’en servent d’argument contre vous auprès de votre Seigneur ? Avez-vous toute votre raison ?
Ignorent-ils que Dieu sait aussi bien ce qu’ils dissimulent que ce qu’ils affichent ?
Parmi eux se trouvent des illettrés qui ne connaissent que la lettre (amânî) des Ecritures (litt. : le Livre) et ne se livrent qu’à des conjectures.
Malheur à ceux qui réécrivent de leur main les Écritures puis prétendent que cela vient de Dieu afin de les troquer pour un vil prix ! Malheur à eux pour ce que leurs mains ont écrit ! Malheur à eux pour ce qu’ils ont ainsi acquis !
Et ils ont dit [aussi] : Le feu ne nous atteindra qu’un nombre de jours comptés. Réponds [leur] : Avez-vous reçu de la part de Dieu un engagement, auquel cas Dieu ne saurait se dédire de Ses engagements, ou bien avancez-vous au sujet de Dieu ce que vous ignorez ?
Oh que non ! Ceux qui commettent une faute et sont cernés par leurs péchés, ceux-là seront les hôtes du feu, ils y demeureront à jamais.
Ceux qui ont cru et ont fait œuvre pie, ceux-là sont les hôtes du Paradis, ils y demeureront à jamais.
Et [souvenez-vous] lorsque Nous reçûmes l’engagement des fils d’Isrâ’îl de n’adorer que Dieu, de témoigner de la bienveillance envers leurs père et mère, leurs proches, envers les orphelins et les indigents et de ne parler aux hommes qu’avec bienveillance, d’accomplir la prière et d’acquitter l’aumône prescrite ; puis vous vous êtes détournés à l’exception d'un petit nombre d’entre vous en vous écartant [du chemin tracé].
Et lorsque Nous reçûmes votre engagement de ne pas verser le sang et de ne pas exiler une fraction d’entre vous, vous avez acquiescé et vous étiez témoins [de ce patte].
Et voilà que vous vous entre-tuez et chassez une fraction d’entre vous de leurs demeures en vous liguant contre eux afin de les opprimer et de leur faire du mal ; et s’ils viennent à vous comme captifs vous payez leur rançon alors qu'il vous était interdit de les exiler ? Ne croyez-vous donc qu'à une partie des Écritures tout en reniant l'autre ? Et quelle autre rétribution, pour celui qui se comporte ainsi, que d’être humilié dans la vie d'ici-bas et d'être refoulé, au Jour du Jugement, vers le plus cruel des châtiments ? Rien de ce que vous faites ne saurait échapper à Dieu.
Ceux-là ont troqué l’Ultime Demeure contre la vie de ce monde si bien que leur châtiment ne sera pas allégé et qu'ils ne seront pas secourus.
Déjà Nous avions révélé les Écritures à Mûssâ et lui avions fait succéder d'autres envoyés. Nous avions accordé Nos signes (c'est-à-dire les miracles) à Jésus fils de Marie et l'avions raffermi par l'Ecrit saint. Pourquoi, chaque fois qu’un envoyé vous apporte une doctrine qui contrecarre vos passions, vous enflez-vous d'orgueil, traitant les uns de menteurs et assassinant les autres ?
Nos cœurs sont voilés, répondirent-ils. C'est plutôt Dieu qui les a maudits pour leur mécréance en sorte qu’ils sont hommes de peu de foi
Après qu'ils eurent reçu de la part de Dieu un Livre confirmant leurs propres Ecritures, et alors qu'ils demandaient auparavant [à Dieu] de leur accorder la victoire [en invoquant Prophète de la fin des temps], ils ne le reconnurent pas lorsqu'il vint à eux ; pire, ils le renièrent ; que la malédiction de Dieu soit sur les mécréants.
A quel détectable prix ont-ils vendu leur âme : renier par dépit ce que Dieu avait révélé, parce que Dieu avait fait descendre Ses faveurs sur un serviteur de Son choix. Ainsi ont-ils encouru colère sur colère et un châtiment humiliant est réservé aux mécréants.
Et si l'on vient à leur dire : Ajoutez foi à ce que Dieu a révélé, ils répliquent : Nous croyons à ce qui nous a été révélé mais ils nient les révélations ultérieures alors qu’elles sont la Vérité confirmant [les écritures] dont ils sont possesseurs. Dis [leur] : Pourquoi tuer [dans ce cas] les prophètes de Dieu antérieurs si vous aviez la foi ?
Déjà Mûssâ était venu à vous avec des preuves et malgré ce (litt. : et puis) vous aviez pris le veau [pour idole] après son départ, vous comportant de façon inique.
Et lorsque Nous prîmes acte de votre engagement et que Nous élevâmes le Sinaï au-dessus de vos têtes [en guise de menace] : Prenez avec une ferme résolution ce que Nous avons révélé et obéissez. Nous avons entendu et désobéi [répondirent-ils]. Et leur cœur s'imprégna [de l’amour] du veau [d’or] à cause de leur mécréance. Dis-leur : A quelle détectable extrémité vous pousse votre foi, vous qui [prétendez] être croyants.
Dis [leur] : S’il est vrai que la Demeure Ultime vous soit acquise auprès de Dieu à l'exclusion des autres hommes, espérez donc la mort si vous êtes sincères.
Jamais ils n'espèreront la mort à cause des méfaits commis par leurs mains et Dieu connaît parfaitement les transgresseurs.
Tu trouveras les juifs plus attachés à la vie que tous les autres hommes, lussent-ils polythéistes : chacun d'eux souhaiterait pouvoir vivre mille ans, mais une telle durée [de vie] ne lui épargnera [cependant] pas le châtiment et Dieu voit tout ce qu’ils font.
Dis [leur] : Que ceux qui sont ennemis de Gabriel [sachent] qu'il a fait descendre [le coran] dans ton cœur avec la permission de Dieu afin de confirmer les Ecritures en leur possession et à titre de guidance et de bonne nouvelle pour les croyants.
Que ceux qui sont ennemis de Dieu, de Ses anges, de Ses envoyés, de Gabriel et de Mikâ’îl [sachent] que Dieu est l’ennemi des mécréants.
Sans aucun doute (inna) Nous t'avons révélé des versets limpides que les prévaricateurs seront les seuls à nier.
Et chaque fois qu'ils ont contracté un engagement, une fraction d'entre eux la violé ; pire, la plupart d’entre eux ne croient pas.
Et lorsqu’un Envoyé vint à eux de la part de Dieu, qui confirmait les Ecritures en leur possession, une fraction de ceux qui avaient reçu ces Écritures rejetèrent le Livre de Dieu derrière leur dos comme s’ils en ignoraient tout.
Ils se sont conformés à ce que suivaient (ou encore : récitaient, suivant autre sens du verbe talâ yatlu) les démons dans le royaume de Salomon, et ce n’est pas Salomon qui a sombré dans la mécréance mais bien ces mêmes démons : ils enseignaient aux hommes la magie ainsi que ce qui avait été enseigné aux deux anges de Babylone, Harût et Mârût. Mais ces deux-là n’instruisaient personne dans leur art (bihî) sans lui dire : Nous sommes une tentation, aussi garde-toi de la mécréance. Ainsi, les hommes apprenaient d’eux à séparer le mari de son épouse mais ils ne pouvaient faire de tort à quiconque sans la permission de Dieu ; ils apprenaient ce qui leur était nuisible et non pas ce qui pouvait leur être utile, tout en sachant que celui qui vendait ce savoir n’avait aucune part à l'Ultime Demeure. A quel détectable prix ont-ils vendu leurs âmes, si seulement ils savaient !
Si seulement ils avaient cru et craint [Dieu], la récompense [qu’ils en auraient retirée] auprès de Lui eût été bien plus profitable. L'eussent- ils su seulement !
Ô vous qui croyez, ne dites pas : Râ'inâ ! (Sois attentif à nous !) mais plutôt : Nzurnâ ! (Regarde-nous !) et obéissez ! Un châtiment terrible est réservé aux mécréants.
Les mécréants, gens du Livre ou polythéistes, ne voulaient pas qu’une faveur venant de votre Seigneur vous soit accordée ; or Dieu distingue qui Il veut en lui accordant Sa Miséricorde et Dieu détient une faveur immense
Il n'est pas un verset que Nous abrogions ou que Nous fassions tomber dans l’oubli que nous ne le remplacions par un verset préférable ou [à tout moins] équivalent. Ignores-tu que Dieu est Omnipotent ?
Ignores-tu que Dieu possède le royaume des cieux et de la terre ? En dehors de Dieu vous n’avez ni Protecteur ni Soutien !
A moins que vous ne vouliez exiger de votre Envoyé les mêmes [signes] qui avaient déjà été demandés à Mûssâ ? Quiconque troque la foi pour la mécréance s'est d’ores et déjà écarté du chemin droit.
Nombre de gens du Livre et de polythéistes, après que la Vérité leur soit clairement apparue, aimeraient, poussés par la jalousie, vous faire replonger dans la mécréance après que vous ayez eu la foi. Montrez-vous indulgents et pardonneurs jusqu’à ce que Dieu vous fasse connaître Son Ordre car Dieu est Omnipotent.
Accomplissez la prière, acquittez l'aumône prescrite et tout le bien que vous vous offrez par avance [en vue du Jugement] ne sera pas perdu auprès de Dieu car Dieu voit tout ce que vous faites.
Les gens du Livre ont dit : N’entreront au Paradis que les juifs ou les chrétiens. Tels sont leurs espoirs fallacieux. Dis [leur] d’en faire la preuve s’ils sont sincères.
Que non ! Quiconque soumet sa face devant Dieu en faisant montre de vertu trouvera sa récompense auprès de son Seigneur et il ne connaîtra plus la peur ni l’affliction.
Les juifs ont affirmé que les chrétiens n’avaient aucune part [à la Vérité] ; [de même] les chrétiens ont affirmé [que le credo des] juifs ne reposait sur rien, alors qu’ils récitent les uns et les autres les Ecritures. C’est ainsi : les ignorants s’expriment par des paroles analogues aux leurs, et c’est Dieu qui, au Jour du Jugement, tranchera au sujet de ce qui faisait l'objet de leur différend.
Qui donc se montre plus inique que celui qui empêche que l’on ne mentionne le Nom de Dieu dans Ses sanctuaires et qui œuvre à leur destruction ? Ceux-là n’ont pas à y entrer si ce n’est avec crainte ; ils subiront une humiliation en ce monde et un terrible châtiment leur est réservé dans l’Ultime Demeure.
Et c’est à Dieu qu'appartiennent l’Orient et l'Occident ; où que vous vous tourniez, là est la Face de Dieu car Dieu embrasse [toutes choses] et Il est Omniscient.
Ils ont affirmé que Dieu avait pris un fils : Gloire à Lui ! alors qu’il possède ce qu'il y a sur terre et dans les cieux et que tous [les êtres] Lui sont soumis.
Créateur des cieux et de la terre, lorsqu’il décide d’une chose il Lui suffit de dire : Sois ! pour quelle voit le jour
Les ignorants [te] disent : Pourquoi Dieu ne nous parle-t-il pas ? Et pourquoi ne nous a-t-on pas montré de signes ? Ce sont les mêmes propos qui ont été tenus par leurs prédécesseurs car leurs cœurs se ressemblent. Nous avons déjà produit [suffisamment] de signes pour ceux qui sont doués de certitude.
Certes, Nous t’avons envoyé [porteur] de la Vérité [à la fois] pour mettre en garde et annoncer la bonne nouvelle et il ne te sera demandé aucun compte des habitants de la Géhenne.
Ni les juifs ni les chrétiens ne seront satisfaits de toi tant que tu ne te seras pas conformé à leur tradition (mitta). Dis : Il n’est d'autre voie que celle [tracée] par Dieu ; et si tu te conformais à leurs passions après la science qui t’a été révélée, tu ne trouverais en Dieu ni Soutien ni Protecteur.
Ceux auxquels Nous avons révélé les Écritures les récitent avec attention ; ceux-là y croient ; quant à ceux qui les nient, ils sont voués à la perdition.
Ô fils d’Isrâ’îl, souvenez-vous des faveurs dont Je vous ai comblés et [souvenez-Vous] que Je vous ai préférés au (litt. : élus sur le) reste des mondes,
et redoutez le Jour où nul ne sera utile à autrui, où l’on n’acceptera de rachat ni d’intercession de personne, et où les êtres ne seront pas secourus.
Et [souvenez-vous] lorsque son Seigneur éprouva Ibrâhîm (Abraham) par des prescriptions, et que celui-ci les mit en pratique : Je ferai de toi, lui dit-il, un guide pour les hommes. Et [qu’en serait-il] de ma postérité ? lui demanda [Ibrahim]. Mon pacte ne concerne pas les transgresseurs, lui répondit Dieu.
Et [souvenez-vous encore] lorsque Nous fîmes de la Demeure [sacrée] (la Ka'ba) un lieu de convergence sûr pour les hommes [en enjoignant] : Prenez la dation d’Ibrâhîm (Abraham) pour lieu de prière. Et Nous chargeâmes Ibrâhîm et Ismaîl (Ismaël) de purifier Ma Demeure pour ceux qui en feraient les tournées rituelles, y feraient une retraite ou qui viendraient s'y incliner et s'y prosterner.
Et [souviens toi] lorsqu'Ibrâhîm fit cette invocation : Seigneur, fais de ce pays une contrée sûre et accorde à ceux d’entre ses habitants qui croient en Dieu et au Jour dernier des fruits en guise de subsistance. Et quant aux mécréants, répondit [Dieu], Je leur accorderai aussi une brève jouissance puis Je les contraindrai au châtiment du feu et quel détestable avenir !
Et [souviens-toi] lorsqu'Ibrâhîm éleva avec Ismâ'îl les fondations de la Demeure [sacrée] : Seigneur, [dirent-ils], accepte de nous [cette œuvre] car Tu es Celui qui entend et sait tout.
Seigneur, fais de nous des musulmans soumis à Toi, et fais de notre postérité une communauté (umma) qui Te soit soumise ! Enseigne- nous nos rites et accepte notre repentir car Tu es enclin à accepter le repentir [de Tes serviteurs] et Tu es le Très Miséricordieux.
Seigneur, suscite parmi eux un Envoyé issu des leurs qui leur récitera Tes versets, leur enseignera la sagesse et le Livre [sacré] et qui les purifiera car Tu es le Puissant, le Sage.
Et qui donc se détourne de la religion d'Ibrâhîm en dehors des insensés, alors que Nous l’avons déjà élu en ce bas monde et que dans l'Ultime Demeure il figurera parmi les gens pieux ?
[Souviens-toi] lorsque son Seigneur lui ordonna de se soumettre : Je me soumets au Seigneur des mondes, répondit-il.
Et Ibrâhîm ainsi que Yaqûb (Jacob) recommandèrent cette [tradition] à leurs fils : Mes fils, Dieu a choisi pour vous cette religion, aussi ne mourez qu’en professant l'Islam.
Etiez-vous donc témoins lorsque Yaqûb (Jacob) sur le point de mourir demanda à ses fils : Qu'adorerez-vous après moi ? Nous adorerons ton Dieu et le Dieu de tes pères, Ibrâhîm, Ismâ'îl et Ishâq (Isaac), un Dieu Unique auquel nous sommes soumis.
Voici une génération (litt. : une communauté) qui a disparu ; elle a emporté ce qu’elle s'est acquis et vous aurez, quant à vous, ce que vous vous êtes acquis et il ne vous sera demandé nul compte de leurs œuvres.
Soyez juifs ou chrétiens et vous serez guidés ont prétendu [les gens du Livre] ; réplique [leur] : Plutôt [suivre] la religion d’Ibrâhîm en pur [monothéiste] et il n’était pas du nombre des associateurs
Dites [leur] : Nous avons foi en Dieu, en ce qui nous a été révélé et en ce qui a été révélé à Ibrâhîm, à Ismaîl, à Ishâq, à Yaqûb et aux tribus [d'Isrâ’îl] ; et aussi ce qui a été révélé de la part de leur Seigneur à Mûssâ, à Jésus et aux prophètes. Nous ne faisons de différence entre aucun d’entre eux et c’est à Dieu que nous sommes soumis.
S’ils adoptent votre croyance, alors ils seront guidés ; mais s’ils s’en détournent, ce n'est [au fond] que parce qu'ils sont en désaccord avec vous et Dieu vous suffira contre eux ; Il est Celui qui entend et sait tout.
Telle est la coloration [que] Dieu [nous a donnée]. Et qui donc assigne une meilleure orientation (litt. : colore mieux) que Dieu ? Quant à nous, nous L'adorons.
Dis [leur] : Argumenterez-vous avec nous au sujet de Dieu alors qu'il est notre Seigneur et le vôtre, que nous avons nos œuvres et vous les vôtres et que nous Lui sommes entièrement dévoués (mukhlisûn) ?
Ou bien soutiendrez-vous qu’Ibrâhîm, Ismâ'îl, Ishâq, Yaqûb et les [douze] tribus étaient juifs ou chrétiens ? Dis [leur] : Qui donc est le mieux Informé vous ou Dieu ? Et qui donc est plus inique que celui qui dissimule par-devers lui un témoignage que Dieu [lui a confié] ? Et rien de ce que vous faites ne saurait échapper à Dieu.
Voici une communauté (ou encore : une génération) qui a disparu ; elle a emporté ce qu’elle s’est acquis et vous emporterez, quant à vous, ce que vous vous êtes acquis et il ne vous sera demandé nul compte de ses (litt. : de leurs) œuvres.
Les plus sots des hommes s’interrogeront : Qu'est-ce qui les a détournés de l'orientation rituelle (Qibla) qui était la leur ? Réponds : C’est à Dieu qu'appartiennent l’Orient et l'Occident et Il guide qui Il veut sur une voie droite.
C’est ainsi que Nous avons fait de vous une communauté médiane afin que vous soyez témoins à l'encontre des hommes et que l'Envoyé soit témoin à votre encontre. Nous n’avions établi ta précédente orientation rituelle qu'afin de distinguer ceux qui suivraient l’Envoyé de ceux qui apostasieraient ; cela est certes une chose pénible, sauf pour ceux que Dieu a guidés. Et Dieu n’est pas tel qu’il veuille vous priver des bénéfices de votre foi car Dieu est Compatissant et Miséricordieux envers les hommes.
Nous te voyons tourner régulièrement ton visage vers le ciel (ou encore : lever ta face...) ; aussi te ferons-Nous prendre une orientation qui aura ta faveur. Désormais tourne ta face en direction de la Mosquée sacrée et où que vous soyez, tournez votre face dans cette direction ! Certes ceux qui ont reçu les Ecritures savent que cette disposition (litt. : cela) est la Vérité venant de leur Seigneur et rien de ce que vous faites ne saurait échapper à Dieu.
Et même si tu produisais toutes sortes de signes à ceux qui ont reçu les Ecritures, ils n’en suivraient pas [pour autant] ton orientation pas plus que tu ne suivras la leur ; du reste, les uns ne suivent pas l'orientation des autres. Et si tu te conformais à leurs passions en dépit de la science qui t’a été révélée, tu serais sans nul doute au nombre des transgresseurs.
Ceux auxquels Nous avons révélé le Livre le connaissent comme ils connaissent leurs propres enfants, mais il y une fraction d'entre eux qui dissimule la Vérité en connaissance de cause.
La Vérité vient [tout entière] de ton Seigneur, ne sois donc pas de ceux qui doutent !
Chacun a une direction qui lui est propre (ou encore, selon une autre interprétation : chacun a la direction que Dieu lui a assignée). Empressez-vous plutôt [l'accomplir] des œuvres pies. Où que vous soyez, Dieu vous rassemblera tous [pour la Résurrection] car Il est Omnipotent.
Et d’où que tu partes [en voyage], tourne ta face en direction de la Mosquée sacrée, car telle est la prescription équitable venant de ton Seigneur et rien de ce que vous faites ne saurait échapper à Dieu.
Et d’où que tu partes, tourne ta face en direction de la Mosquée sacrée ; où que vous soyez, tournez votre face vers elle afin que les gens soient privés d’arguments contre vous, exception faite des injustes. Ne les craignez cependant pas, mais [en revanche] craignez-Moi, cela afin que Je parachève Mes faveurs à votre endroit ; sans doute serez-vous bien guidés.
C’est ainsi que Nous vous avons envoyé un Prophète [choisi] parmi vous qui vous récite Nos versets, vous purifie, qui vous enseigne le Livre et la sagesse et vous enseigne ce que vous ignoriez.
Invoquez-Moi, Je Me souviendrai de vous, témoignez-Moi de la gratitude et ne Me reniez pas.
Ô vous qui avez la foi, armez-vous de patience et cherchez un recours dans la prière ; certes Dieu est avec ceux qui montrent de la constance.
Et ne dites pas de ceux qui ont été tués pour la cause de Dieu qu’ils sont morts ! En réalité ils sont vivants mais vous ne le sentez pas (ou : vous n'avez pas conscience de [leur présence]).
Nous vous éprouverons quelque peu par la faim, la peur, la perte de vos biens et de vos récoltes et [jusque] dans vos personnes ; [cependant] annonce la bonne nouvelle à ceux qui sont constants,
ceux qui, lorsqu’une catastrophe s’appesantit sur eux, s'exclament : C'est à Dieu que nous appartenons et c’est vers Lui que nous retournons ;
ceux-là, les bénédictions et la Miséricorde venant de leur Seigneur se répandent sur eux et ceux-là sont bien guidés.
Nul doute (inna) [que les collines de] Safâ et Marwâ soient des signes de Dieu ; celui qui accomplit le parcours rituel entre ces deux collines en se rendant à la Demeure sacrée [lors du pèlerinage] ou du pèlerinage mineur n’encourt aucun blâme. Et Dieu [outre qu'il] est Reconnaissant à l'égard de ceux qui accomplissent des œuvres surérogatoires, est [aussi] parfaitement Informé.
Ceux qui dissimulent les preuves qui ont été révélées après que Nous les ayons exposées aux gens dans le Livre, ceux-là sont maudits de Dieu et des imprécateurs.
Exception faite de ceux qui se sont repentis et se sont réformés en exposant [ce qu'ils avaient dissimulé]. A ceux-là Je consentirai Mon pardon car J’accepte volontiers le repentir [de Mes serviteurs] et Je suis le Très Miséricordieux.
Certes ceux qui ont sombré et sont morts dans la mécréance seront frappés de la malédiction de Dieu, des anges et de tous les hommes.
Ils en seront à jamais les victimes et leur supplice ne sera ni allégé ni différé.
Et votre Dieu est un Dieu Unique, il n’est de Dieu que Lui, le Tout Miséricordieux, le Très Miséricordieux.
Certes dans la création des cieux et de la terre, dans la succession des jours et des nuits, dans les vaisseaux qui évoluent sur la mer [en transportant] ce qui est utile aux hommes, dans la pluie que Dieu fait tomber du ciel vivifiant ainsi la terre de sa stérilité tout en y disséminant toutes sortes d’êtres rampants, dans la soumission des vents et des lourds nuages assujettis entre ciel et terre, il y a des signes pour ceux qui [savent les] méditer.
Il est des hommes qui choisissent en dehors de Dieu des idoles qu’ils aiment à l'égal de Dieu, mais ceux qui ont la foi éprouvent davantage d’amour pour Dieu. Si seulement les transgresseurs, lors de la vision (yard) du châtiment, se rendaient compte que la force tout entière appartient à Dieu et que Dieu [inflige] un châtiment douloureux !
Et lorsque les meneurs se désolidariseront de ceux qui les ont suivis, et qu’ayant vu le châtiment, ils rompront toute relation,
lorsque ceux qui les ont suivis s’écrieront : Ah ! si seulement nous pouvions retourner sur terre afin de les désavouer comme ils l'ont fait pour nous ! C’est ainsi que Dieu leur fera voir leurs fautes comme autant [de sources] de regrets et jamais ils ne sortiront du feu.
Hommes, nourrissez-vous de ce que la terre produit de bon et de licite et ne suivez pas les traces du shaytân (diable) car il est pour vous un ennemi déclaré.
Il ne vous ordonne que le mal et la turpitude et [il vous ordonne] de dire au sujet de Dieu ce que vous ignorez.
Et si on leur demande de suivre ce que Dieu a révélé, ils répondent : Nous préférons nous conformer à ce que suivaient nos pères. Et si leurs pères étaient privés de raison et de repères ?
Ceux qui ont sombré dans la mécréance sont comparables à celui qui lance un cri [en direction du bétail] qui n'en perçoit qu’un appel sonore sans en entendre [le sens]. Sourdes, muettes et aveugles, ces bêtes sont dépourvues de raison.
ô vous qui avez la foi, nourrissez-vous de ces aliments délicieux que Nous vous avons accordés en guise de subsistance et témoignez de la reconnaissance à Dieu si c’est [bien] Lui que vous adorez.
Dieu vous a seulement interdit la chair non sacrifiée, le sang, la viande de porc et tout ce qui a été sacrifié à un autre que Dieu. [Cependant] quiconque est contraint [d’en manger] n'encourt pas de blâme [à condition] de ne pas en manger plus [que le nécessaire, ghayra bâghin] et de ne pas transgresser [la Loi], car Dieu est Pardonneur et Miséricordieux.
Ceux qui dissimulent une partie de ce que Dieu a révélé dans le Livre pour le vendre à un vil prix, ceux-là n'ingurgiteront que du feu dans leurs entrailles et Dieu ne leur parlera pas au Jour du Jugement, Il ne fera pas leur éloge et un supplice douloureux leur sera réservé.
Ceux-là sont ceux qui ont troqué la guidance pour l’égarement et le pardon pour le châtiment ; sont-ils si endurants au feu ?
Ce supplice [leur sera infligé] parce que Dieu a révélé le Livre au moyen de (ou encore : porteur de)la Vérité et que ceux qui font du Livre un objet de divergence sont [avec vous] en profond (ba‘îd) désaccord.
La vertu ne consiste pas à tourner le visage vers l’Orient ou l'Occident mais elle consiste à croire en Dieu, au Jour dernier, à Ses anges, à Ses Écritures et à Ses prophètes ; à donner en dépit de sa cupidité du bien à ses proches, aux orphelins, aux indigents, aux voyageurs, aux mendiants ou [en vue de racheter] des esclaves ; à accomplir la prière, à acquitter l’aumône prescrite, à tenir les engagements conclus, à faire montre de constance dans l'adversité et la maladie et lors des combats. Ceux-là [qui se comporteront ainsi] auront témoigné de leur sincérité et de leur crainte [de Dieu].
Ô vous qui avez la foi, le talion vous a été prescrit en cas de meurtre : l’homme libre [sera tué] pour l’homme libre, l’esclave pour l’esclave, la femme pour sa semblable. Il sera exigé sans brutalité (bi-l-ma'rûf) de celui qui aura bénéficié de la clémence de son frère [un dédommagement] qu’il acquittera de bonne grâce ; cette disposition est un allégement et une Miséricorde de votre Seigneur. Quiconque témoignera de l'hostilité [au meurtrier] après un tel arrangement aura à subir un châtiment douloureux
Pour vous, la loi du talion épargnera des vies ; vous qui êtes doués d’intelligence, peut-être éprouverez-vous de la crainte.
Il vous a été prescrit, quand l’un de vous est à l'article de la mort et qu’il a laissé du bien derrière lui, de faire un testament conformément à l'usage (ou encore : équitable, bi-l-maruf') en faveur des père et mère et des proches ; ceci est un devoir pour les gens pieux.
Quiconque le modifiera après en avoir pris connaissance se charge d’un péché qui n’incombera qu'à ceux qui l’ont altéré car Dieu entend et sait tout.
Celui qui, pour avoir redouté la malhonnêteté et l'injustice d’un testateur, a tenté de les concilier n'a commis aucune faute, car Dieu est Pardonneur et Miséricordieux.
ô vous qui avez la foi, le jeûne vous a été prescrit de même qu’il a été prescrit à ceux qui vous ont précédés ; sans doute [Me] craindrez-vous.
[Il vous a été prescrit] un nombre de jours limité. Ceux qui sont malades ou bien en voyage [devront remplacer les jours manqués] par un nombre de jours équivalent. Quant à ceux qui ne sont pas en mesure de jeûner, qu’ils se rachètent en nourrissant un pauvre. Ceux qui feront preuve de largesse [en la circonstance, fa man tataww'a khayran] en retireront un grand bien, mais il est préférable pour vous de jeûner, pour peu que vous soyez doués d'entendement.
Le mois de ramadan [est celui] au cours duquel le Coran a été révélé comme guidance pour les hommes [en exposant] les détails de cette guidance et de ce Discernement. Celui d’entre vous qui aura vu [croissant lunaire marquant] le commencement du mois devra le jeûner. Quant au malade et au voyageur, ils compenseront les jours non jeûnés par un nombre de jours équivalent ; cela afin que vous puissiez le jeûner en totalité et magnifier Dieu [le jour de la rupture] pour vous avoir guidés. Dieu veut vous faciliter [la tâche], Il ne veut pas vous la rendre pénible.
Et si Mes serviteurs te questionnent à Mon sujet, [qu'ils sachent] que Je suis proche et que J’exauce les requêtes de celui qui Me supplie lors de ses invocations. Aussi qu’ils répondent à Mes requêtes et qu’ils aient foi en Moi ; sans doute seront-ils guidés,
Il vous est permis de commercer avec vos épouses pendant les nuits du [mois de] jeûne. De même quelles sont un vêtement pour vous, vous en êtes un pour elles ; Dieu savait que vous vous dupiez vous-mêmes [durant les nuits du jeûne en transgressant Ses interdits] ; Il a accepté votre repentir et S'est montré Indulgent envers vous. Désormais, cohabitez avec elles en recherchant ce que Dieu vous a destiné (mâ kataba Allâhu lakum) ; mangez et buvez jusqu’à ce que vous distinguiez la blancheur de l'aurore des ténèbres de la nuit. Puis complétez votre jeûne jusqu’au [début de] la nuit et ne commercez pas avec vos épouses alors que vous êtes retirés dans les mosquées. Telles sont les limites fixées par Dieu : ne vous en approchez pas ! C’est ainsi que Dieu explicite Ses signes en faveur des hommes ; peut-être Le craindront-ils !
Ne vous emparez pas mutuellement de vos biens de manière illicite et ne corrompez pas les dirigeants afin d'engloutir injustement une fraction des biens d'autrui alors que vous [vous] savez [en tort].
Ils te questionneront au sujet des mansions lunaires ; dis-leur quelles permettent aux hommes de déterminer le temps et en particulier celui du pèlerinage. La vertu ne consiste pas à entrer dans les maisons en passant par le toit mais elle consiste à craindre [Dieu] ; entrez donc dans [vos] demeures en passant par la porte et ayez la crainte de Dieu ; peut-être réussirez-vous.
Combattez pour la cause de Dieu ceux qui vous combattent, mais sans outrepasser les limites car Dieu n’aime pas les transgresseurs.
Tuez-les où que vous les rencontriez et chassez-les d’où ils vous ont chassés : la sédition est pire que le meurtre ; ne les combattez pas cependant dans la Mosquée sacrée tant qu’ils ne vous y combattent pas mais s'ils le font, alors tuez-les ! Telle est la rétribution des mécréants.
Et s'ils renoncent [à la mécréance], Dieu est Pardonneur et Miséricordieux.
Combattez-les afin que la sédition ne se répande pas et que la religion soit consacrée exclusivement à Dieu, et s’ils renoncent [au polythéisme] ne leur témoignez plus d’hostilité, exception faite de ceux qui auront un comportement inique.
[Une agression au cours d’] un mois sacré [vaut] pour [une agression au cours d’] un mois sacré : le talion s'applique aussi aux choses saintes. A celui qui vous agresse, ripostez par une agression semblable ; craignez Dieu et sachez que Dieu est aux côtés (litt. : avec, ma‘d) de ceux qui [Le] redoutent.
Et dépensez vos biens pour la cause de Dieu sans vous précipiter vous-mêmes à votre propre perte et témoignez de votre vertu car Dieu aime ceux qui œuvrent vertueusement.
[Après avoir entamé] le pèlerinage ou la ‘umra menez-les à leur terme en vue de [plaire à] Dieu, et si vous en êtes empêchés, faites un sacrifice à votre portée (ma staysara min al-hady) mais ne vous rasez pas la tête avant que la bête sacrificielle ne soit parvenue au lieu où il convient (mahilla) [de l’égorger]. Quant aux malades et à ceux qui souffrent d’une affection à la tête, qu’ils se rachètent [après s'être coupé les cheveux] par un jeûne, une aumône ou un sacrifice. Si maintenant vous êtes en sécurité, que celui qui aura bénéficié (man tamatta'a) [d’une désacralisation] entre la ‘umra et le pèlerinage fasse un sacrifice à sa portée et, s’il n’a pas de quoi le faire, qu'il jeûne trois jours durant le pèlerinage et sept jours une fois revenu [chez lui], ce qui lui fera une durée [de jeûne] de dix jours complets. [Cependant], ceci n’est valable que pour ceux dont la famille ne réside pas dans la Mosquée sacrée ; craignez donc Dieu et sachez que Dieu est impitoyable dans Son châtiment.
Le pèlerinage [doit s’accomplir] pendant des mois déterminés. Celui qui se l’impose pendant cette période doit éviter les propos obscènes, les transgressions et les polémiques et Dieu est Informé du bien que vous faites. Faites des provisions tout en sachant que la meilleure des provisions est la crainte de Dieu ; aussi, redoutez-Moi, vous qui êtes doués d’intelligence.
Vous ne serez pas blâmés pour avoir recherché les faveurs de votre Seigneur et lorsque vous redescendrez (afadtum) de 'Arafat, invoquez Dieu dans la dation sacrée ! Souvenez-vous de Lui pour ce qu’il vous a guidés, alors qu’avant Lui vous étiez au nombre des égarés.
Puis entamez la redescente en empruntant le même chemin que le [commun] des gens et demandez pardon à Dieu car Dieu est Pardonneur et Miséricordieux.
Une fois que vous aurez accompli vos rites souvenez-vous de Dieu de la façon dont vous vous souveniez de vos pères ou même avec davantage de force, car il est des hommes qui disent : Seigneur, accorde-nous [des faveurs] en ce monde et qui n'auront aucune part à l’Ultime Demeure.
D'autres L'invoquent en disant : Seigneur, accorde-nous un bienfait en ce monde et un bienfait dans l’Ultime Demeure et préserve-nous du châtiment du feu,
Ceux-là auront une part à ce qu’ils ont acquis [par leurs œuvres] et Dieu est prompt à [vous] rétribuer.
Invoquez Dieu pendant des jours comptés ; celui qui aura hâté [son départ] au deuxième jour n'encourt pas de blâme, pas plus que celui qui le diffère au troisième pour peu qu’ils aient la crainte [de Dieu] ; craignez Dieu et sachez que c'est auprès de Lui que vous serez rassemblés.
Il est des gens dont les propos relatifs à la vie de ce monde te séduiront et qui prendront Dieu à témoin de ce qu'ils ont dans le cœur alors qu'ils sont Ses pires ennemis.
Sitôt qu'ils t'ont quitté, ils œuvrent à semer la corruption sur terre en ravageant les champs et en détruisant le bétail ; or Dieu n’aime pas la corruption.
Et si l’on vient à lui demander de craindre Dieu, sa fierté le conduit à s'obstiner (litt. : à pécher). La Géhenne aura raison de lui (litt. : lui suffira) : quelle détectable couche !
Il est des hommes en revanche qui rachètent leur âme par désir de plaire à Dieu et Dieu est Compatissant envers Ses serviteurs.
Ô vous qui avez la foi, mettez-vous tous en paix (silm) [les uns avec les autres] et ne suivez pas les traces du diable, car il est pour vous un ennemi déclaré.
Et si vous faites un faux pas après avoir reçu de telles preuves, sachez que Dieu est Puissant et Sage.
Qu'attendent-ils donc ? Que Dieu [en personne] vienne à l'ombre des nuages au-devant d'eux accompagné des anges et qu’ainsi tout soit consommé ? Mais c’est à Dieu que seront ramenées toutes choses !
Demande aux fils d'Isrâ’îl combien Nous leur avons produit de signes évidents ? [Sachez] que Dieu est prompt à châtier celui qui altère la faveur de Dieu une fois quelle lui est parvenue !
La vie de ce monde a été embellie aux yeux des mécréants et c’est pourquoi ils tournent en dérision ceux qui ont la foi. Pourtant, ceux qui ont la crainte de Dieu les domineront au Jour du Jugement et Dieu dispense Sa subsistance sans compter aux personnes de Son choix.
Les hommes formaient [tout d'abord] une seule communauté, puis Dieu [leur] envoya des prophètes chargés de les mettre en garde et de leur apporter la bonne nouvelle ; avec leur venue (litt. : avec eux) Il révéla les Écritures au moyen de (ou encore : porteur de) la Vérité afin de trancher leurs différends ; seuls ceux qui avaient reçu des Écritures [antérieures] trouvèrent matière à polémique dans les nouvelles preuves qui leur étaient apportées à cause de la jalousie [qui les animait]. Dieu guida ceux qui avaient la foi vers la Vérité qui faisait l’objet d'un litige entre les hommes : et Dieu guide ceux qu’il a élus sur une voie droite.
Ou bien comptiez-vous entrer en Paradis sans avoir subi les épreuves de ceux qui vous ont précédés ? Frappés par l’indigence et les calamités, ils ont été déstabilisés (zulzilû) au point de faire dire à l'Envoyé et à ceux qui avaient cru avec lui : A quand la victoire de Dieu ? Ne sont-ils pas assurés de Sa victoire prochaine ?
Ils te demandent ce qu’ils doivent dépenser ? Dis-leur : Destinez le bien que vous dépensez à vos père et mère, à vos proches, aux orphelins, aux indigents, aux voyageurs, et Dieu est parfaitement Informé du bien que vous faites
Le combat vous a été imposé alors qu’il vous est odieux ; il se peut que vous détectiez quelque chose de bénéfique pour vous et que vous aimiez quelque chose qui vous est nuisible. Dieu Seul sait et vous, vous ne savez pas.
Ils te questionneront au sujet des mois sacrés : Peut-on combattre pendant cette période ? Réponds [-leur] : Combattre en période de mois sacré est une faute capitale, mais détourner de la voie de Dieu, renier Dieu et la Mosquée sacrée et en exiler les habitants est une faute bien pire au regard de Dieu, car fomenter des troubles (fitna) est pire que le meurtre. Au reste, ils n'auront de cesse de vous combattre jusqu'à ce qu'ils vous fassent renier votre religion si cela leur était possible. Or, celui d’entre vous qui désavoue sa religion et meurt en mécréant réduit ses œuvres à néant en ce monde et dans l'Ultime Demeure : ceux-là sont voués (litt. : sont les compagnons) au feu, ils y demeureront à jamais,
Ceux qui ont la foi, qui ont accompli l’Hégire et combattu pour la cause de Dieu, ceux-là espèrent la Miséricorde de Dieu et Dieu est Pardonneur et Miséricordieux,
Ils t'interrogent au sujet du vin et des jeux de hasard. Dis [-leur] : Tous deux génèrent (litt. : contiennent) un péché capital et des avantages pour les hommes. Cependant le péché l'emporte sur les avantages. Ils te demandent encore : Que doivent-ils dépenser [en aumônes] ? Réponds-leur : Le superflu ; c’est ainsi que Dieu vous expose Ses signes, sans doute méditerez-vous sur ce bas monde et sur l’Ultime Demeure.
Ils te questionneront au sujet des orphelins. Dis : Améliorer leur sort est une œuvre pie. Mais si vous les immiscez dans votre entourage, vous les traiterez comme vos frères. Et Dieu sait distinguer celui qui cherche à bien faire de celui qui cherche à nuire. S’il l’avait voulu, Il vous aurait placés dans une situation gênante, mais Dieu est Puissant et Sage.
N’épousez pas les femmes polythéistes tant qu’elles n'auront pas la foi ; une esclave croyante est certes préférable à une polythéiste même si celle-ci vous plaît, et ne donnez pas [vos femmes] en mariage à des polythéistes tant qu’ils n’auront pas la foi ; un esclave croyant est préférable à un polythéiste même si celui-ci vous plaît. Ceux-là vous appellent au feu alors que Dieu vous convie au Paradis et au pardon selon Sa volonté (litt. : avec Sa permission). Dieu expose Ses signes aux hommes afin qu'ils se souviennent.
Ils te questionnent au sujet des menstrues. Réponds [leur] : Les menstrues sont nuisibles. Aussi évitez vos épouses pendant cette période et ne les approchez pas jusqu’à ce que leurs règles cessent. Lorsqu'elles se seront purifiées [par une grande ablution] vous pourrez avoir avec elles des rapports conformes à ce que Dieu a prescrit, car Dieu aime ceux qui se repentent et qui se purifient.
Vos épouses sont un champ pour vous : allez à vos champs comme vous l’entendez mais non sans faire précéder [l'acte] de quelque mérite pour vous. Craignez Dieu, sachez que [bientôt] vous Le rencontrerez et annonce cette bonne nouvelle aux croyants.
Ne faites pas de Dieu la référence obligée ('urda) de vos serments [vous engageant ainsi] à vous montrer vertueux, à Le craindre, ou à réconcilier les gens car Dieu entend et sait tout.
Dieu ne vous tiendra pas rigueur des serments prononcés par inadvertance mais Il prendra en compte les serments passés intentionnellement et Dieu est Pardonneur et Longanime.
A ceux qui jurent de s’abstenir de leurs femmes un délai de quatre mois [est accordé] et, s’ils se délient [de leur serment], Dieu est Pardonneur et Miséricordieux.
Mais s'ils se résolvent à les répudier [qu’ils sachent] que Dieu entend et sait tout !
Les femmes répudiées attendront dans l’isolement une période de trois menstrues [avant de pouvoir se remarier] et il ne leur sera pas permis de dissimuler ce que Dieu a créé dans leurs entrailles si tant est qu’elles croient en Dieu et au Jour dernier. Leurs époux seront en droit de les reprendre pendant cette période s'ils souhaitent se réconcilier. Elles ont des droits équivalents à leurs devoirs en toute équité quoique les hommes leur soient supérieurs d'un degré et Dieu est Puissant et Sage.
La répudiation [qui permet à époux de reprendre sa femme] se fait par deux fois ; au-delà, gardez-la en la traitant convenablement ou renvoyez-la avec bienveillance et il ne vous est pas permis de reprendre ne fut-ce qu’une partie de ce que vous lui avez donné [en dot ou en cadeau] sauf si les époux craignent de ne pouvoir observer les prescriptions (litt. : les limites) divines. Toutefois vous ne serez pas blâmés si, craignant de ne pouvoir observer ces prescriptions, l’épouse rachète [sa liberté]. Telles sont les prescriptions divines, ne les transgressez pas car ceux qui les transgressent sont ceux-là qui [se] font du tort [ainsi qu’à autrui].
Et s’il la répudie [une troisième fois], il ne lui sera plus permis de l’épouser tant qu’elle n’aura pas épousé un tiers. Et si son [nouveau] mari vient à la répudier, alors ils ne seront pas blâmés de reprendre la vie commune s'ils pensent pouvoir observer les prescriptions divines. Telles sont les prescriptions divines que Dieu expose à un peuple en mesure de les comprendre (litt. : à un peuple qui sait).
Maintenant, si vous avez répudié vos épouses et que le délai de viduité soit [sur point] d’expirer, reprenez-les en les traitant correctement (bi-l-ma'rûf), ou renvoyez-les avec bienveillance (bi-l-ma'rûf). Ne les retenez pas contre leur gré pour leur faire du tort ; quiconque verse dans ce travers se fait du tort à lui-même. Ne prenez pas les signes de Dieu en dérision et souvenez-vous des faveurs qu'il vous a faites ainsi que du Livre et de la sagesse qu’il vous a révélés et par lesquels Il vous exhorte. Craignez Dieu et sachez qu’il est Omniscient.
Si vous avez répudié vos femmes et que le délai de viduité soit écoulé, ne les empêchez pas de se remarier avec leur [ex-] mari si tous deux parviennent à un accord convenable (ou : équitable) ; cette mise en garde est destinée à ceux qui ont foi en Dieu et au Jour dernier. Cela est plus convenable pour vous, plus probe et Dieu sait, alors que vous êtes dans l'ignorance.
Les mères [nourricières] allaiteront leurs enfants deux années révolues pour celles [du moins] qui entendent mener l'allaitement à son terme. Et c'est au père qu'incombe, selon ses moyens, de lui verser un salaire et de la vêtir ; on n'imposera à chacun que ce qu'il est en mesure de supporter. On ne fera du tort ni au père ni à la mère à travers leur enfant et l'héritier [du père] aura à supporter les mêmes charges que celui-ci ; ils ne seront pas à blâmer si, après s'être consultés, ils décident d'un commun accord de sevrer l'enfant. Vous ne serez pas davantage blâmés d'avoir sollicité une nourrice [étrangère] pour vos enfants si vous acquittez son salaire en toute équité. Craignez Dieu et sachez qu'il voit tout ce que vous faites.
Que les épouses de ceux d'entre vous qui viennent à décéder en les laissant derrière eux observent une période de viduité de quatre mois et dix jours ; une fois qu’elles auront atteint le terme [de ce délai] vous n'aurez pas à vous reprocher la manière dont elles disposeront d'elles- mêmes en toute honnêteté et Dieu est parfaitement Informé de ce que vous faites.
Vous n'aurez pas davantage à vous reprocher de suggérer [de façon allusive] le mariage à ces veuves ni de l'envisager en secret (litt. : de le dissimuler en vous-mêmes) ; cependant ne les entretenez pas secrètement de promesse [de mariage] si ce n'est pour leur tenir des propos décents et ne prenez pas la ferme décision de contrarier un mariage avant que le délai ne soit parvenu à son terme. Sachez que Dieu sait ce qui se passe en vous, aussi gardez-vous de Lui et sachez que Dieu est Pardonneur et Longanime,
Il n’y a pas de mal à répudier une femme (litt. : les femmes) avant d’avoir consommé [le mariage] ou de lui avoir prescrit [le montant de] sa dot. [Toutefois], faites-leur plaisir [en leur offrant un cadeau, mut‘a] à la mesure de votre richesse ou de votre pauvreté, ceci est un devoir pour les gens de bien.
Si [maintenant] vous les avez répudiées après leur avoir prescrit une dot, [donnez-leur] la moitié de ce que vous aviez prescrit, à moins que l’[ex-] épouse ou son tuteur (litt. : celui qui a en main le lien du mariage) ne vous en fasse grâce, et n'oubliez pas les faveurs que vous vous êtes [mutuellement] consenties ; certes, Dieu voit tout ce que vous faites.
Accomplissez vos prières avec régularité, [en particulier] la prière médiane, et [au cours de celles-ci] tenez-vous droit, en silence (ou encore : recueillis).
Et si vous redoutez [un ennemi ou un danger, accomplissez la prière] en marchant ou sur votre monture ; et si [de nouveau] vous vous sentez en sécurité, souvenez-vous de Dieu [en priant] comme Il vous la enseigné alors que vous étiez dans l'ignorance (litt. : ce que vous ignoriez).
Que ceux d’entre vous qui sont sur le point de (litt. : qui viennent à) décéder lèguent [par voie testamentaire] à leurs épouses un budget annuel (mata') couvrant une année [complète] sans qu’elles puissent être chassées [du domicile conjugal] ; [toutefois] si elles le quittent de leur plein gré, vous ne serez pas blâmés pour la façon dont elles auront disposé d’elles-mêmes en tout bien tout honneur (bi-l-ma'rûf) et Dieu Puissant et Sage.
Les femmes répudiées ont droit à une compensation (mata') équitable constituant un devoir pour ceux qui ont la crainte de Dieu.
C’est ainsi que Dieu explicite Ses signes afin que vous réfléchissiez
N as-tu pas considéré [l'exemple de] ceux qui ont quitté leurs territoires par milliers par crainte de la mort. Dieu les a fait périr (litt. : leur a enjoint de mourir) puis Il les a ressuscités car Dieu dispense Ses faveurs aux hommes mais la plupart des hommes sont ingrats.
Combattez pour la cause de Dieu et sachez que Dieu entend et sait tout.
Qui donc consentira à Dieu un prêt gracieux (hasanan) qu’il lui rendra au centuple (litt. : qu’il multipliera de façon conséquente) [sachant que] c'est Dieu qui retient (yaqbid) et dispense (yabsut) [la subsistance des êtres] et [que] c'est à Lui que vous serez ramenés ?
N as-tu pas médité (litt. : vu) [le comportement d’] une fraction des fils d’Isrâ’îl [venus] après Mûssâ lorsqu’ils dirent à l’un de leurs prophètes : Envoie-nous un roi [afin que] nous combattions pour la cause de Dieu. Se pourrait-il, leur répondit [Samuel], que vous vous dérobiez au combat s’il vous était prescrit ? Et pourquoi, lui dirent-ils, ne combattrions-nous pas pour la cause de Dieu alors que nous avons été expulsés de nos terres et privés de nos fils ? Mais lorsque le combat leur fut imposé, ils se détournèrent à l'exception d’un petit nombre d’entre eux et Dieu a une parfaite connaissance des transgresseurs.
Leur prophète leur dit alors : Dieu vous a envoyé Tâlût (Saul) pour roi. Comment la royauté pourrait-elle lui être attribuée à notre détriment [rétorquèrent les juifs] alors que nous y avons plus de droit que lui : il n’a reçu [en effet] aucun bien en abondance ! Dieu, leur dit-il, l'a élu au-dessus de vous et lui a donné davantage de science et de force (litt. : corpulence) [qu’à vous], et Dieu accorde Son royaume à qui Il veut : Il embrasse toutes choses et Il est le Très Savant.
Leur prophète leur dit : Le signe de sa royauté sera l'Arche [d'Alliance] qui contient une Paix (c’est-à-dire une « présence ») [venant] de votre Seigneur et des reliques abandonnées par les familles de Mussâ et de Hârûn ; elle sera portée par les anges, cela est certes pour vous un signe si vous êtes croyants.
Lorsque Tâlût se fut mis en route avec ses armées, il leur dit : Dieu va vous éprouver [par l’eau] d'un fleuve. Quiconque en boira, exception faite de ceux qui en auront bu une gorgée [dans la paume] de leur main, n’aura plus rien à voir avec moi (litt. : n'est pas des miens) ; quiconque s'en abstiendra sera des miens. Ils en burent tous à l’exception d'un petit nombre d'entre eux, et lorsque Tâlût et ceux qui avaient cru en (litt. : avec) lui l'eurent traversé, ils dirent : En ce jour, nous n'aurons pas la force d'affronter Goliath et ses armées. Ceux qui pensaient bien rencontrer Dieu [leur] objectèrent : Combien de troupes (fi’at, litt. : groupe) en infériorité numérique (qalîla) ont eu le dessus sur des troupes nombreuses avec la permission de Dieu et Dieu est aux côtés (litt. : avec) des patients.
Et lorsqu’ils se présentèrent devant Goliath et ses armées ils invoquèrent [Dieu en ces termes] : Notre Seigneur, arme-nous de patience, affermis nos pas et accorde-nous la victoire sur la troupe des mécréants.
C'est ainsi qu’ils les défirent avec la permission de Dieu ; Dâwûd occit Goliath et Dieu lui accorda la royauté et la sagesse [après la mort de Saül de Samuel] et Il lui enseigna ce qu'il voulut. Et si Dieu ne contenait (litt. : ne repoussait) les hommes les uns par les autres, la terre se serait corrompue (ou encore : eût été détruite) mais Dieu dispense Ses faveurs à l’ensemble des mondes.
Tels sont les signes de Dieu que Nous te narrons en toute sincérité ; certes tu es du nombre des envoyés.
A certains de ces envoyés, Nous avons accordé davantage de faveurs qu’aux autres : il en est auxquels Dieu a parlé, Il en a élevé d’autres de plusieurs degrés. Nous avons accordé les preuves (bayyinât) à jésus fils de Marie et l'avons raffermi par l’Ecrit saint et si Dieu l’avait voulu, ceux qui leur ont succédé (c'est-à-dire : qui ont succédé à ces prophètes) ne se seraient pas entre-tués après avoir reçu de [telles] explications (bayyinât) ; malheureusement ils ont divergé, certains y ajoutant foi, d'autres les reniant et si Dieu l'avait voulu ils ne se seraient pas entre-tués mais Dieu fait ce qu’il veut.
Ô vous qui avez la foi, dépensez [en aumônes ou en zakât] une partie de ce que Nous vous avons accordé avant qu’un Jour ne vous surprenne où il n’y aura plus ni vente, ni ami [secourable], ni intercession, et [quant aux] mécréants, ce sont eux les transgresseurs.
Dieu est tel qu'il n'y a pas de divinité en dehors de Lui, le Vivant qui subsiste par Lui-même ; Il n’est sujet ni à l’assoupissement ni au sommeil. Il possède ce qu'il y a dans les cieux et ce qui est sur terre. Qui donc peut prétendre servir auprès de Lui d’intermédiaire sans Sa permission. Il sait ce qui se trouve devant eux comme ce qui se trouve derrière et ils n’embrassent de Sa science que ce qu'il a bien daigné leur en accorder. Son Trône (Kursî) contient les cieux et la terre et leur garde ne Lui pèse en rien. Il est l'Elevé, le Sublime.
Point de contrainte en religion ! Désormais la Vérité est distincte de l'égarement. Quiconque renie les faux dieux (tâghût] et ajoute foi en Dieu se saisit d’une corde indéfectible qui ne saurait être tranchée. Et Dieu entend et sait tout.
Dieu est le Protecteur de ceux qui ont la foi : Il les fait passer des ténèbres à la lumière. Les mécréants, quant à eux, ont les démons (tâghût) pour protecteurs qui les font passer de la lumière aux ténèbres. Ceux- là sont les gens du feu, ils y demeureront à jamais.
N'as-tu pas médité [l’exemple] de celui qui argumenta avec Ibrâhîm au sujet de son Seigneur parce que Dieu lui avait accordé le royaume [et qui péchait de ce fait par excès de confiance] ? Lorsqu’Ibrâhîm répondit [à sa question : Qui est ton Seigneur ?] : Mon Seigneur est Celui qui donne la vie et la mort. Moi aussi je donne la vie et la mort ! lui répliqua-t-il. Dieu, reprit alors Ibrâhîm, fait se lever le soleil à l’Orient. Fais-le donc se lever à l’Occident ! C’est ainsi que fut confondu le mécréant et Dieu ne guide pas le peuple des transgresseurs.
[Médite encore l’exemple de] celui qui, passant devant une cité déserte et en ruine, se demanda : Comment Dieu la revivifiera-t-Il après sa destruction ? Dieu le fit périr une centaine d'années puis Il le ressuscita et lui demanda : Combien de temps es-tu resté ainsi ? Une journée, ou une partie de la journée ? lui répondit-il. Tu viens plutôt de passer un siècle ici ! lui dit-il. Regarde pourtant ton repas, il n'est pas encore avarié et regarde ton âne [qui est toujours en vie] ! [Tout ceci] afin que Nous fassions de toi un signe pour les hommes. Considère comment Nous revivifions les os pour les revêtir ensuite de chair ! Quand il se fut rendu à l'évidence, il s’exclama : Je sais [désormais pour l’avoir vu] que Dieu est Omnipotent.
Et [souviens-toi] lorsqu’Ibrâhîm demanda à son Seigneur : Montre-moi comment tu vivifies les morts ! Tu n’as donc pas la foi ? lui demanda-t-Il. Sans aucun doute, répondit Ibrâhîm, mais [je Te demande cela] afin d'apaiser mon cœur. Prends donc quatre oiseaux, lui commanda-t-Il, découpe-les en morceaux et places-en un sur chacune des montagnes [environnantes] et puis appelle-les : ils viendront à toi à tire d’ailes et sache que Dieu est Puissant et Sage.
Ceux qui dépensent leurs biens pour la cause de Dieu sont comparables à un grain qui a généré sept épis. Chaque épi contient cent grains ; Dieu multiplie [les récompenses] des personnes de Son choix et Il embrasse et connaît toute chose.
Ceux qui dépensent leurs biens pour la cause de Dieu sans s’en glorifier ni en faire de reproche par la suite auront une récompense auprès de leur Seigneur ; ils ne connaîtront plus de crainte ni d’affliction.
Un refus amène suivi du pardon [de Dieu] est préférable à un reproche consécutif à une aumône. Dieu est l'indépendant, le Longanime.
Ô vous qui avez la foi, ne réduisez pas vos aumônes à néant (ou encore : ne les rendez pas vaines) en vous en glorifiant ou en vous montrant insultants ; [vous seriez alors] comparables à celui qui distribue ses biens par ostentation sans croire en Dieu ni au Jour dernier. Un tel individu est semblable à un rocher recouvert de terre, sur lequel s’est déversée une pluie abondante révélant (litt. : laissant) un caillou Stérile (litt, : lisse) : ils ne pourront [tirer aucun parti] de ce qu'ils ont acquis et Dieu ne guide pas la communauté des mécréants.
Ceux qui dépensent leurs biens par souci de plaire à Dieu et par conviction personnelle sont comparables à un jardin situé sur une colline, sur lequel s’est déversée une pluie abondante et qui a donné des fruits deux fois [dans la saison] ; si le jardin n’est pas arrosé par la pluie, il l'est par la rosée et Dieu voit tout ce que vous faites.
L'un de vous souhaiterait-il, alors qu’il jouit d’une palmeraie et d’une vigne arrosées par des fleuves avec toutes sortes de fruits à sa disposition, les voir dévastées par un feu propagé par le vent alors qu’il est atteint par la vieillesse et n'a que de chétifs rejetons ? C'est ainsi que Dieu vous expose Ses signes, peut-être les méditerez-vous ?
Ô vous qui croyez, faites l'aumône des meilleures choses que vous ayez acquises ainsi que des produits que Nous avons fait pousser pour vous hors de terre et ne choisissez pas ce qu'il y a de vil pour le donner en aumône alors que vous-mêmes ne le prendriez qu'en fermant les yeux et sachez que Dieu est Souverain et Digne de louanges.
Le diable vous menace de la pauvreté et vous ordonne [de commettre] des turpitudes alors que Dieu vous promet Son pardon et Sa grâce : Il embrasse et connaît toutes choses.
Il accorde la sagesse à qui Il veut et celui qui s’est vu accorder la sagesse a reçu un bien considérable, mais seuls ceux qui sont doués d’intelligence se remémorent cela.
Certes, quelles que soient les largesses que vous dispensez ou les vœux que vous formulez, Dieu en est parfaitement Informé et les injustes n’auront pas de partisans (’ansâr).
Si vous donnez vos aumônes au vu de tous, c'est assurément une bonne chose, mais si vous les donnez aux pauvres avec discrétion, cela est encore mieux et Dieu effacera en partie vos fautes car Il est parfaitement Informé de ce que vous faites.
Ce n'est pas à toi qu’incombe leur guidance mais Dieu guide qui Il veut. C’est à vous que profitent les biens que vous dépensez [en aumônes] et vous ne dépenserez rien [qui soit acceptable] si ce n’est [offert] en vue de plaire à Dieu. Les biens que vous dépensez en aumônes vous seront rétribués en totalité et vous ne serez pas lésés.
[Les aumônes reviennent] aux pauvres qui se sont consacrés [au combat] pour la cause de Dieu et qui ne peuvent vaquer à leurs occupations sur terre. L’ignorant les croit riches à cause de leur retenue. Tu les reconnaîtras à leur aspect : ils n'importunent pas les gens par leurs demandes et Dieu est parfaitement Informé des largesses que vous dispensez.
Ceux qui dispensent leurs biens de jour comme de nuit, en secret et au vu de tout le monde, auront leur récompense auprès de leur Seigneur ; ils ne connaîtront ni la crainte ni l’affliction.
Ceux qui mangent le fruit de l'usure se lèveront [au Jour du Jugement] pareils au possédé se débattant sous les attouchements du diable ; cela parce qu’ils ont prétendu que le commerce était comparable à l'usure ; or Dieu a légitimé le commerce et a prohibé l’usure. Quiconque s'abstiendra [de cette pratique] après avoir reçu un avertissement de son Seigneur conservera ce qu'il a précédemment acquis et c’est à Dieu qu'il appartient de juger son cas. Ceux qui récidiveront seront les compagnons (ou encore : seront voués) du feu ; ils y demeureront à jamais.
Dieu anéantira [le produit] de l'usure et Il fera fructifier les aumônes et Dieu tient en aversion tout mécréant endurci et pécheur.
 Ceux qui ont cru et pratiqué les œuvres pies, qui ont accompli la prière et acquitté l'aumône légale auront leur rétribution auprès de leur Seigneur. Ils ne connaîtront ni la crainte ni l'affliction.
Ô vous qui avez la foi, renoncez à ce qui vous reste [à récupérer] de l'usure si vous êtes [d’authentiques] croyants.
Et si vous n'y renoncez pas [attendez-vous] à une guerre sans merci de la part de Dieu et de Son Envoyé. Si toutefois vous vous repentez, vous aurez droit à reprendre votre capital sans léser autrui ni être vous-mêmes lésés.
Si [votre débiteur] se trouve dans la gêne, accordez-lui un délai jusqu’à un moment plus favorable mais il sera préférable pour vous de lui remettre gracieusement sa dette si vous connaissez [votre intérêt].
Et redoutez le Jour où vous serez ramenés à Dieu, où chaque être sera rétribué selon ses mérites et ils ne seront pas lésés.
Ô vous qui avez la foi, si vous contractez une dette à terme échu, mettez-la par écrit. Que celui d’entre vous qui sait écrire l’inscrive fidèlement et que nul ne se refuse à écrire ainsi que Dieu le lui a enseigné. Qu’il écrive sous la dictée du débiteur qui, par crainte de Dieu, n’en devra rien retrancher. Si le débiteur est un individu prodigue, faible ou incapable de dicter lui-même, que ce soit son tuteur qui le fasse en toute honnêteté. Demandez en outre le témoignage de deux hommes, et si vous ne disposez pas de deux hommes, [demandez témoignage] d’un homme et de deux femmes qui auront votre agrément en tant que témoins, en sorte que si l’une de [ces] deux [dernières] vient à oublier, l'autre lui remettra [les choses] en mémoire. Que les témoins ne refusent pas leur témoignage s’ils y sont appelés (ou : conviés) et ne dédaignez pas de mettre par écrit une dette, quel qu’en soit le montant, grand ou petit, en précisant l’échéance. Cela est plus équitable au regard de Dieu et plus propice à rétablir le bon témoignage et à vous éviter le doute ; à moins qu’il ne s’agisse d’une transaction commerciale immédiate (ou : au comptant) que vous réglez entre vous, auquel cas il ne vous sera pas fait grief de ne pas l’écrire. Néanmoins, prenez un témoin de vos transactions et que ni le témoin ni le scribe ne soient exposés à des représailles (ou : à des pressions), car ce serait de l'inconduite de votre part. Gardez-vous de Dieu, Il vous dispensera Sa science et Il est Omniscient.
Si vous êtes en voyage et que vous ne trouvez pas de scribe, exigez donc un gage. Maintenant, si vous avez confiance les uns dans les autres, que celui auquel aura été confié un dépôt le restitue [à son propriétaire] et gardez-vous de votre Seigneur Dieu ! Ne dissimulez pas votre témoignage, car celui qui le dissimule possède un cœur coupable et Dieu est parfaitement au courant de ce que vous faites.
Tout ce qui est dans les cieux et sur la terre appartient à Dieu. Que vous dévoiliez ce qui en vous ou que vous le dissimuliez, Dieu vous en demandera compte. Il pardonnera à qui Il veut et châtiera qui Il veut et Dieu est Omnipotent.
L’Envoyé a cru à ce qui lui a été révélé de la part de son Seigneur, ainsi que les croyants : tous ont cru en Dieu, en Ses anges, en Ses Livres et en Ses envoyés. Nous ne faisons de différence entre aucun de Ses envoyés. Ils ajoutèrent : Nous avons entendu et nous avons obéi, nous implorons Ton pardon, Seigneur, et notre destin nous ramène vers Toi [inéluctablement].
Dieu n'impose à personne de charge qui ne soit dans ses capacités ; le bien qu'il aura accompli sera compté en sa faveur, et le mal commis lui sera compté à son détriment. Seigneur, ne nous tiens pas rigueur de nos oublis ni de nos erreurs. Seigneur, ne nous charge pas d’un fardeau semblable à celui que Tu as imposé à ceux qui nous ont précédés ! Seigneur, ne nous fais pas supporter ce dont nous n'avons pas la force ! Montre- Toi Indulgent envers nous, pardonne-nous et fais-nous Miséricorde ! Tu es notre Souverain, aussi accorde-nous la victoire sur le peuple des mécréants.
Alif, Lâm, Mîm.
Dieu qui est tel qu’il n'est de dieu que Lui, le Vivant qui subside par Lui-même.
Il t'a révélé le Livre en toute Vérité pour confirmer les Écritures antérieures de même qu'auparavant Il a révélé la Thora et l’Évangile
en guise de direction pour les hommes, puis Il a révélé le Discernement. Ceux qui ont été voilés à l'égard des Signes de Dieu sont promis à un châtiment terrible et Dieu est Puissant et en mesure (ou : à même) de Se venger !
Et certes rien n'échappe à Dieu que ce soit sur terre ou dans les cieux !
Il est Celui qui vous imprime votre forme dans les matrices selon Son bon Vouloir. Il n'est de Dieu que Lui le Puissant, le Sage.
Il est Celui qui t'a révélé le Livre : certains de ses verset sont clairs (ou : intangibles, selon le double sens du mot muhkam] et constituent les fondements (ou : l'essentiel, litt. : la Mère) du Livre ; d’autres sont ambigus (ou : abrogés, toujours selon la même ambivalence de sens). Ceux dont le cœur n’est pas droit s’attachent à ce qu’il a d’équivoque par goût du trouble (ou encore : pour semer la confusion) et pour rechercher des interprétations [douteuses] alors que Seul Dieu connaît son exégèse. Quant à ceux dont la science est fermement établie, ils se contentent de dire : Nous y ajoutons foi [puisque] tout provient de notre Seigneur et seuls ceux qui sont doués d’intelligence tiennent compte des conseils.
Seigneur, conserve à nos cœurs leur droiture après nous avoir guidés et accorde-nous une miséricorde qui [nous] vienne de Toi car Tu [en] es le Dispensateur (Wahhab).
Seigneur, c’est Toi qui réuniras les gens en ce Jour qui ne fait pas de doute. Certes Dieu ne faillit pas à Sa promesse.
Face à Dieu, ni les biens des mécréants ni leurs enfants ne leur seront d’un quelconque secours, et ce sont eux qui tiendront lieu de combustible au feu.
Imitant les habitudes (ou : à l’instar) de la famille de Pharaon et de ceux qui les ont précédés, ils ont traité Nos Signes de mensonges ; Dieu les a châtiés pour leurs péchés et Il châtie avec sévérité.
Dis aux mécréants : Vous serez vaincus et rassemblés dans la Géhenne et quelle détectable couche !
Vous avez pourtant eu un signe à travers ces deux factions qui se sont entrechoquées : lune combattant pour la cause de Dieu et l’autre, mécréante. Cette dernière voyait de ses yeux [la première] deux fois plus nombreuse [qu’elle ne l’était en réalité] et Dieu assiste de Son soutien qui Il veut. Il y a certes là de quoi méditer pour ceux qui sont doués de clairvoyance.
L'amour des choses désirables [telles que] les femmes, les enfants, les grandes quantités d'or et d'argent, les chevaux de race, le bétail et les cultures a été rendu séduisant aux yeux des hommes. Or, ceci est la jouissance de la vie de ce monde et c'est auprès de Dieu que se trouve le meilleur refuge.
Dis-leur : Vous indiquerai-je mieux que tout cela ? Ceux qui se seront prémunis [de leur Seigneur] auront auprès de Lui des jardins sous lesquels s’écoulent (ou encore : arrosés par) des fleuves où ils demeureront à jamais, ainsi que des épouses pures [de toutes menstrues] ; l'agrément de Dieu leur sera consenti et Dieu ne perd pas Ses serviteurs de l'œil,
ceux qui disent : Seigneur, nous avons la foi, aussi pardonne-nous nos péchés et préserve-nous du châtiment du feu !
ceux qui se montrent patients, sincères et soumis ; qui font l’aumône et qui implorent le pardon [de Dieu] au point du jour.
Dieu atteste, ainsi que Ses anges et ceux qui ont reçu la science, qu’il n’est de Dieu que Lui qui assure la justice. Point de divinité en dehors de Lui, le Puissant, le Sage.
Au regard de Dieu, il n'est de religion que l'Islam ; de dépit, ceux qui avaient reçu les Ecritures divergèrent entre eux une fois que la science leur eut été transmise ; et si quelqu'un nie les signes de Dieu, [qu'il sache] que Dieu est prompt à faire les comptes.
S’ils veulent en découdre avec toi [en matière de religion], dis-leur : Je me suis soumis à Dieu avec tous ceux qui m’ont suivi. Demande à ceux qui ont reçu les Ecritures ainsi qu'aux illettrés (umiyyîn) : Avez- vous adopté l’Islam ? S’ils l'ont fait, c’est qu'ils sont bien guidés, mais s’ils s'en détournent, alors seule t'incombe la transmission [du message] ; et Dieu ne perd pas Ses serviteurs de l'œil.
Annonce un châtiment douloureux à ceux qui nient les signes de Dieu et tuent injustement les prophètes de même que tous ceux qui ordonnent l'équité.
Ceux-là sont ceux dont les œuvres sont réduites à néant en ce monde et dans l'Ultime Demeure et qui n’auront personne pour les secourir.
N’as-tu pas médité l’exemple de ceux qui ont reçu leur part des Écritures ? Ayant été invités à s’en remettre au Livre de Dieu afin d'arbitrer leurs différends, voilà qu'une fraction d’entre eux se dérobe et s’en détourne !
Cela parce qu’ils ont prétendu que le feu ne les atteindrait que durant des jours comptés (ou encore : durant quelques jours) et [parce] que les mensonges qu’ils proféraient les ont illusionnés sur leur propre religion.
Qu’en sera-t-il lorsque Nous les aurons rassemblés pour ce Jour qui ne fait point de doute et où tous les êtres, rétribués selon leurs mérites, ne seront point lésés ?
Dis : Ô Mon Dieu, [Toi qui es le] Possesseur du Royaume, Tu l'accordes à qui Tu veux et Tu le ravis à qui Tu veux ; Tu élèves qui Tu veux et Tu humilies qui Tu veux, tout le bien est entre Tes Mains car Tu es Omnipotent.
Tu fais glisser la nuit dans le jour et le jour dans la nuit, Tu fais sortir le mort du vif et le vif du mort et Tu accordes Ta subsistance sans compter aux gens de Ton choix.
Que les croyants ne prennent pas pour protecteurs des mécréants en excluant d’autres croyants ; ceux qui contracteraient une telle alliance auraient rompu tout lien avec Dieu à moins que vous ne cherchiez à vous prémunir contre les mécréants. Dieu vous met en garde contre Lui-même et c'est vers Lui que le destin vous ramène [inéluctablement].
Dis [leur] : Que vous le dissimuliez ou que vous le dévoiliez, Dieu sait ce que recèlent vos cœurs, comme Il connaît ce qu’il y a sur la terre et dans les cieux car Dieu est Omnipotent.
Le Jour où chaque âme sera confrontée au bien et au mal qu’elle aura commis, elle souhaitera pouvoir mettre la plus grande distance possible entre elle et ses œuvres [impies] ; Dieu vous met en garde contre Lui-même et Il est Compatissant envers Ses serviteurs.
Dis [leur] : Si vous aimez Dieu, conformez-vous à moi ; Dieu vous aimera et vous pardonnera vos péchés et Dieu est Pardonneur et Miséricordieux.
Dis [-leur] : Obéissez à Dieu et à Son Envoyé et s’ils se détournent, [qu'ils sachent] que Dieu n’aime pas les mécréants.
Certes Dieu a élu Adam, Nûh, les familles d’Ibrâhîm et de 'Imrân au- delà des mondes
en tant que postérités issues les unes des autres.
[ainsi] lorsque l'épouse de 'Imrân fit [cette invocation] : Seigneur, j’ai fait le vœu de Te consacrer totalement le fruit de mes entrailles. Accepte de moi cette offrande, car Tu entends et sais tout.
Et lorsqu’elle eut accouché, elle s’adressa [à Dieu] : Seigneur, j'ai accouché d’une fille -Dieu savait bien ce qu’elle avait mis au monde, il n’en va certes pas du garçon comme de la fille !- et je lui ai donné pour nom Marie ; je la placerai ainsi que sa postérité sous Ta protection contre Satan le lapidé.
Son Seigneur fit un accueil favorable à l'enfant, Il lui assura une croissance remarquable et ce fut Zakariyâ qui la prit à sa charge. Chaque fois qu’il pénétrait chez elle dans l'oratoire il y trouvait des vivres : Ô Marie, d'où cela te vient-il ? lui demandait-il. Elle répondait : Cela [me] vient de Dieu, car Dieu prodigue sans compter Ses bienfaits à qui Il veut.
C’est en ce lieu que Zakariyâ invoqua son Seigneur : Seigneur, Lui dit-il, accorde-moi de Ta part une postérité bénie, car Tu exauces les prières
Tandis qu’il était debout en prière dans l'oratoire, les anges l'appelèrent : Dieu t’annonce la naissance de Yabyâ, un seigneur charte et un prophète d'appartenance pieuse, qui confirmera le Verbe venant de Dieu.
Seigneur, invoqua-t-il, comment aurais-je un fils alors que j'ai atteint le seuil de la vieillesse et que mon épouse est stérile ? C’est ainsi, lui répondit-Il, Dieu fait ce qu’il veut.
Seigneur, reprit-il, [de cela] donne-moi un signe. Ton signe consistera à ne parler aux hommes que par gestes durant trois jours ; invoque fréquemment ton Seigneur et prononce Sa gloire au soir comme au matin.
Ô Marie, Dieu t’a choisie et purifiée ; Il t'a élue parmi les femmes de l'univers (litt. : des mondes).
Ô Marie, invoque ton Seigneur avec ferveur, prosterne-toi et incline- toi avec ceux qui s’inclinent [en prière].
Ce récit relève du mystère ; Nous te le révélons car tu n'étais pas avec eux lorsqu’ils lançaient leurs calames pour savoir lequel d'entre eux prendrait soin de Marie (ou encore : la prendrait à sa charge) et tu n'étais pas davantage avec eux lorsqu’ils se [la] discutaient.
Et lorsque les anges lui dirent : Ô Marie, Dieu t’annonce la naissance d'un Verbe [venant] de Lui. Il s’appellera le Messie, Jésus fils de Marie, [il jouira] d’une grande considération en ce monde et dans l’Ultime Demeure et [sera] du nombre des rapprochés.
Il s’adressera aux hommes dès le berceau puis [plus tard] en tant qu’homme mûr et sera d'entre les gens pieux.
Seigneur, lui dit-elle, comment aurais-je un enfant alors qu’aucun homme ne m’a touchée ? C’est ainsi, répondit l’ange, que Dieu crée ce qu’il veut. S’il décide d’une chose, il Lui suffit de dire : Sois ! pour quelle voit le jour (litt. : pour qu’elle soit).
Il lui enseignera les Écritures et la sagesse, la Thora et l’Évangile
et il [sera Son] envoyé (rasûlan) auprès des enfants d'Isrâ’îl. Je suis venu à vous leur dira-t-il] avec un signe de votre Seigneur : à partir de boue, je façonnerai devant vous une forme d’oiseau, puis je lui soufflerai dessus et, avec la permission de Dieu, il deviendra un oiseau vivant ; je guérirai l’aveugle et le lépreux et ressusciterai les morts avec la permission de Dieu ; je vous informerai de ce que vous avez mangé et de ce que vous avez dissimulé dans vos demeures. En tout cela il y aura certainement un signe pour vous si vous êtes des croyants [sincères].
[Je suis venu] pour confirmer la Thora qui est entre vos mains et rendre en partie licite ce qui vous avait été interdit ; je suis venu avec un signe de mon Seigneur, aussi gardez-vous de Dieu et obéissez-moi !
Certes, Dieu est mon Seigneur et le vôtre, adorez-Le donc car telle est la voie droite !
Quand Jésus fut convaincu de leur mécréance, il [leur] demanda : Qui m'assistera [dans le chemin menant] vers Dieu ? Nous sommes les auxiliaires de Dieu, répondirent les apôtres, nous avons foi en Dieu ; témoigne donc que nous sommes soumis
Seigneur, nous croyons à ce que Tu as révélé et nous avons suivi l’envoyé ; inscris-nous au nombre des témoins !
Alors ils usèrent d'artifices [contre Jésus] mais Dieu déjoua leurs ruses et Dieu est le plus fin des stratèges !
Et lorsque Dieu S’adressa à Jésus : Je te ferai périr [lui dit-Il] et Je t'élèverai auprès de Moi ; Je t'éloignerai des mécréants et Je placerai ceux qui t’ont suivi au-delà des mécréants jusqu'au Jour du Jugement, puis c'est à Moi que vous serez ramenés et Je trancherai entre vous ce qui faisait l'objet de vos différends.
Les mécréants, Je les châtierai avec sévérité en ce monde et dans l'Ultime Demeure et ils n’auront personne pour les secourir.
A ceux qui ont cru et pratiqué les bonnes œuvres, Dieu accordera l’intégralité de leur récompense et Dieu n’aime pas les injures.
Cela, que Nous te récitons, fait partie des signes et du sage Rappel.
Au regard de Dieu, Jésus est [en tout point] comparable à Adam ; Il le créa de terre et lui intima : Sois ! et il fut.
La Vérité procède [tout entière] de ton Seigneur ; ne sois pas de ceux qui en doutent !
Dis à ceux qui [prétendent] argumenter avec toi à son sujet en dépit de la science qui t'est parvenue : Venez donc ! Convions nos fils et les vôtres, nos femmes et les vôtres, et nos propres personnes et puis invoquons (ou encore : implorons) Dieu en appelant Sa malédiction sur les imposteurs !
Certes, il s'agit là d'histoires véridiques ; il n’est d’autre divinité que Dieu et Dieu est bel et bien le Puissant, le Sage.
Mais s'ils s’en détournent, Dieu connaît fort bien les corrupteurs.
Dis : Ô gens du Livre, venez-en [à adopter] une parole consensuelle entre vous et nous (ou encore : acceptable par vous et nous), [à savoir que] nous n’adorerons que Dieu sans rien Lui associer et nous ne nous prendrons pas les uns les autres pour seigneurs en excluant Dieu ! Et s’ils se dérobent, dites : Témoignez que nous sommes musulmans !
Ô gens du Livre, pourquoi vous discuter au sujet d'Ibrâhîm alors que Thora et Evangile n'ont été révélés qu’après lui ? Avez-vous toute votre raison ?
Vous vous disputez sur ce dont vous avez connaissance ? [Soit], mais pourquoi vous disputer encore à propos de ce que vous ignorez ? Dieu sait mais vous, vous êtes dans l'ignorance.
Ibrâhîm n'était ni juif ni chrétien mais il était un pur monothéiste soumis (musulman) [à Dieu] et n’était pas d'entre les associateurs.
Ceux qui sont le plus à même de se réclamer d’Ibrâhîm sont ceux qui l'ont suivi ainsi que ce Prophète et ceux qui ont cru [en lui] et Dieu est le Protecteur (Wafî) des croyants.
Une fraction des gens du Livre aurait souhaité vous égarer, mais en réalité ils n’égarent qu’eux-mêmes sans s’en rendre compte.
Ô gens du Livre, pourquoi nier les signes de Dieu alors que vous en êtes les témoins ?
Ô gens du Livre, pourquoi créer la confusion entre la Vérité et l'erreur et dissimuler la Vérité alors que vous [la] connaissez ?
Une fraction des gens du Livre a [même] donné ce conseil : Ajoutez foi à ce qui a été révélé aux croyants en début de journée et reniez-le sur le soir, peut-être reviendront-ils [sur leur croyance] !
Et ne faites confiance qua ceux qui s'accordent avec votre religion ! Réponds [leur] : [Ne croyez-vous pas] que quelqu'un puisse recevoir ce que vous avez vous-mêmes reçu ou en débattre avec vous auprès de votre Seigneur ? Et conclus : En vérité, la grâce est dans la Main (ou encore : entre les Mains) de Dieu, Il l’accorde à qui Il veut et Dieu embrasse et connaît toutes choses.
Il favorise qui Il veut de Sa Miséricorde et Dieu détient une faveur immense !
Parmi les gens du Livre il en est auxquels tu peux confier un quintal et qui te le rendront. Il en est d’autres qui, si tu leur confies un seul dinar, ne te le rendront pas à moins que tu ne les y contraignes (ou encore : que tu ne les surveilles sans relâche) ; cela, parce qu’ils ont décrété n'être tenus à aucun devoir envers les illettrés proférant sciemment des mensonges sur le compte de Dieu.
Certainement pas ! Ceux qui remédient leurs engagements et se prémunissent [des châtiments sauront] que Dieu aime ceux qui s’en prémunissent.
Ceux qui acquièrent un vil argent [en trahissant] le pacte contracté avec Dieu et en prononçant des serments [mensongers] n’auront aucune part à l'Au-delà. Au Jour du Jugement, Dieu ne leur adressera même pas la parole, Il ne leur accordera pas un regard et ne prononcera pas leur éloge ; un châtiment douloureux leur est réservé !
Il y a bien un groupe qui déforme les Écritures en ânonnant afin que, vous preniez leur charabia pour partie intégrante des Écritures alors qu'il n'a rien à voir avec les Écritures, et qui prétend que cela vient de Dieu alors que cela ne vient certes pas de Dieu et qui profère sciemment des mensonges au sujet de Dieu !
Il n'appartient pas à un homme qui a reçu de Dieu les Écritures, la sagesse et la prophétie, de dire ensuite aux gens : Soyez mes serviteurs et non ceux de Dieu, mais [il leur dira plutôt] : Soyez des douleurs [de la Loi] (rabbâniyyîn) puisque vous enseignez les Écritures et les étudiez.
Dieu ne vous ordonne nullement de prendre les anges ni les prophètes pour seigneurs ! [Comment] vous ordonnerait-il la mécréance après que vous soyez devenus musulmans ?
Et [souviens-toi] lorsque Dieu prit [cet] engagement des prophètes : Si un envoyé vient à vous confirmant les Écritures et la sagesse que Je vous ai transmises, vous ajouterez foi en lui et le soutiendrez. Puis Il ajouta : Acceptez-vous [cet engagement] ? Conclurez-vous avec Moi cette alliance ? Nous l'acceptons, répondirent-ils. Alors témoignez-en et Je serai avec vous pour en témoigner aussi !
Et ceux qui se détourneront après un tel pacte, ceux-là sont les dépravés !
Souhaitent-ils une autre religion que celle de Dieu alors que tout ce qui est dans les cieux et sur la terre Lui est soumis de gré ou de force et qu'ils seront [tous] ramenés à Lui ?
Dis [leur] : Nous avons foi en Dieu, en ce qui nous a été révélé et en ce qui a été révélé à Ibrâhîm, à Isma îl, à Ishâq, à Yaqûb et aux tribus [d'lsra’il] ; et aussi à ce qui a été révélé de la part de leur Seigneur à Mûssâ, à Jésus et aux prophètes. Nous ne faisons de différence entre aucun d’entre eux et c'est à Lui que nous sommes soumis.
Or, quiconque souhaite adopter une autre religion que l’Islam se verra refuser son choix et sera dans l'Ultime Demeure au nombre de ceux qui [ont couru] à leur perte
Comment Dieu guiderait-Il un peuple qui a renié sa foi après avoir témoigné de la véracité de l'Envoyé et avoir reçu les preuves [de sa sincérité] ? Et Dieu ne guide pas le peuple des injustes.
Ceux-là auront pour rétribution la malédiction de Dieu, des anges et de l’humanité entière.
Ils y demeureront à jamais ; leur châtiment ne sera pas allégé et ils ne seront pas secourus.
Exception faite de ceux qui, après leur reniement, se seront repentis et réformés car Dieu est Pardonneur et Miséricordieux.
Cependant, ceux qui ont apostasié après avoir eu la foi puis qui se sont enfoncés dans la mécréance se verront refuser leur repentir ; ceux-là sont les égarés.
Quant aux mécréants qui sont morts en tant que tels, même s’ils offraient tout l’or du monde en vue de se racheter cela leur serait refusé. Un châtiment douloureux leur est destiné et ils n’auront personne pour les secourir.
Vous n’atteindrez pas [à la plénitude] de la vertu sans dépenser une partie (mimmâ) de ce que vous chérissez, et quelque aumône que vous fassiez Dieu en est parfaitement Informé.
Avant que ne soit révélée la Thora, tous les aliments étaient licites pour les enfants d’Isrâ’îl, à l’exception de ce qu’Isrâ'îl s’était lui-même interdit. Dis [-leur] : Apportez-moi donc la Thora et lisez-la [devant moi] si vous êtes sincères.
Ceux qui après une telle explication [poursuivent] leurs allégations mensongères au sujet de Dieu sont iniques.
Dis [-leur] : Dieu a témoigné de la Vérité ; suivez donc la religion d'Ibrâhîm qui était un pur monothéiste et n’était pas d'entre les associateurs
Le premier Temple à avoir été établi pour les hommes se situe à Bakka, [édifice] béni et direction pour l'univers.
Il contient des signes évidents, dont la Station d'Ibrâhîm ; celui qui y pénètre y est en sécurité et il appartient à Dieu d’imposer aux hommes le pèlerinage à la Maison sacrée, du moins pour ceux qui ont les moyens de s'y rendre ; et quant aux mécréants, Dieu est Souverain (ghanî) à l’égard des mondes.
Dis [-leur] : Ô gens du Livre, pourquoi niez-vous les signes de Dieu alors qu’il est Témoin de vos actions ?
Dis [-leur] : Ô gens du Livre, pourquoi détournez-vous ceux qui ont la foi de la voie [qui mène à] Dieu ? Vous voudriez la rendre tortueuse tout en étant témoins [de sa véracité]. Or, rien de ce que vous faites n’échappe à Dieu.
Ô vous qui avez la foi, si vous obéissez [ne serait-ce qu’] à une fraction de ceux qui ont reçu les Ecritures, ils vous feront retomber dans la mécréance après que vous ayez eu la foi.
[Au reste], comment pourriez-vous renier (ou encore : demeurer mécréants) alors qu'on vous récite les versets de Dieu et que Son Envoyé est parmi vous ? Et ceux qui se saisissent de ce qui les relie à Dieu (ou encore : ceux qui se saisissent du lien [établi avec] Dieu) seront conduits sur une voie droite.
Ô vous qui croyez, gardez-vous de Dieu comme il convient de s'en prémunir et ne mourez qu'en professant l’Islam
Saisissez-vous tous de ce qui vous relie à Dieu et ne vous divisez pas ! Et souvenez-vous de la faveur que Dieu vous a faite en accordant vos cœurs alors que vous étiez ennemis : par un effet de Sa grâce vous êtes devenus des frères. Vous étiez au bord d’un abîme de feu et Il vous en a sauvés ; c’est ainsi qu’il vous expose Ses signes afin que vous soyez guidés
Formez une communauté qui convie [les gens] au bien, qui ordonne le licite et interdit ce qui est répréhensible, ceux-là connaîtront la réussite.
Et ne soyez pas comme ceux qui se sont divisés et qui ont divergé après avoir reçu les preuves ; un terrible châtiment leur est réservé.
[Ce sera] le Jour où des visages rayonneront tandis que d'autres s'assombriront ; quant à ceux dont le visage se sera assombri [il leur sera demandé] : Ainsi vous avez renié après avoir eu la foi ? Goûtez donc au supplice que vous ont valu vos dénégations.
Ceux dont le visage sera rayonnant baigneront à jamais dans la Miséricorde de Dieu.
Tels sont les versets de Dieu que Nous te récitons en toute vérité et Dieu ne veut pas d'injustice à l’égard des mondes.
C’est à Dieu qu’appartient ce qu'il y a dans les cieux et sur la terre, et c’est à Dieu que seront ramenées toutes choses.
Vous êtes la meilleure communauté qui ait été suscitée pour les hommes : vous ordonnez le licite, interdisez le répréhensible et vous croyez en Dieu. Si seulement les gens du Livre avaient eu la foi, c’eût été préférable pour eux. Certains d’entre eux sont croyants, mais la plupart d’entre eux sont des pervers.
Ils ne pourront pas vous faire de tort si ce n’est en paroles et, s’ils vous combattent, ils prendront la fuite et ne seront [jamais] victorieux.
Où qu’ils se trouvent, ils seront frappés d'avilissement sauf [s’ils sont protégés] par un engagement contracté avec Dieu ou avec les hommes ; ils ont encouru la colère de Dieu et ont été frappés d’indigence parce qu'ils niaient les signes de Dieu, tuaient injustement les prophètes et se montraient désobéissants et transgresseurs !
Les gens du Livre ne sont pas tous semblables ; parmi eux se trouve une communauté qui défend (qâ’ima) [la Vérité] et psalmodie les versets de Dieu pendant la nuit en se prosternant.
Ils croient en Dieu et au Jour dernier, ordonnent le licite, interdisent le répréhensible et s'empressent d'accomplir des œuvres pies ; ceux-là sont au nombre des gens pieux.
Ce qu’ils ont accompli en guise de bien ne leur sera pas contesté et Dieu connaît (litt. : sait) bien ceux qui se gardent [du châtiment].
Confrontés à Dieu, ni les biens des mécréants ni leurs enfants ne leur seront d’un quelconque secours ; ceux-là sont destinés au feu, ils y demeureront à jamais.
Les biens que [les mécréants] dépensent en ce bas monde [en vue de nuire au Prophète] sont comparables à un vent brûlant qui s’est abattu sur le champ d'un peuple se faisant du tort à lui-même et là dévasté ; ce n'est pas Dieu qui S'est montré injuste (zalama) envers eux, mais ce sont eux qui se sont fait du tort (zalamû) à eux-mêmes.
ô vous qui avez la foi, ne prenez pas d'intimes en dehors des vôtres car ils feraient tout pour vous corrompre ; ils aimeraient vous voir en difficulté, la haine perce dans leurs bouches et ce que dissimulent leurs cœurs (litt. : poitrines) est encore pire. Nous vous avons exposé Nos signes pour peu que vous soyez doués de raison.
Voici que vous leur témoignez de l'affection alors qu'ils ne vous aiment pas ; vous croyez à toutes les Ecritures révélées [alors qu’ils ne croient pas aux vôtres] et s'ils vous rencontrent ils vous affirment qu'ils ont la foi. Mais sitôt qu'ils sont seuls ils s'en mordent les doigts de dépit contre vous. Dis [leur] : Crevez de votre rage ! Certes Dieu sait parfaitement ce que recèlent les cœurs (litt. : les poitrines).
Lorsqu'un bienfait vous échoit, ils en éprouvent du ressentiment mais lorsqu'un malheur vous atteint, ils s’en réjouissent. [Toutefois] si vous vous montrez confiants et que vous vous prémunissez [du châtiment], leurs artifices ne vous nuiront en rien car Dieu cerne leurs méfaits.
Lorsqu'au matin tu as quitté ta famille pour assigner aux croyants leur porte de combat : Dieu entendait et savait tout.
Lorsque deux de vos troupes songèrent à fléchir alors que Dieu était leur Protecteur : c’est à Lui que les croyants doivent s’en remettre
Dieu vous a accordé la victoire à Badr alors que vous étiez quantité négligeable. Gardez-vous donc de Dieu afin de [Lui] témoigner votre gratitude.
[Souviens-toi] lorsque, t’adressant aux croyants, tu leur demandas : Ne vous suffira-t-il pas que votre Seigneur vous soutienne en vous envoyant trois mille anges descendus [du ciel] ?
Certes ! Eh bien, si vous vous montrez persévérants et que vous savez vous prémunir [de Dieu], lorsque vos ennemis fondront sur vous à l’improvise votre Seigneur vous assistera de cinq mille anges porteurs de signes distinctifs,
Dieu ne fit de ce soutien qu'une bonne nouvelle afin d'apaiser vos cœurs et la victoire ne saurait venir que de Dieu, le Puissant, le Sage.
[cette victoire, Il vous a accordée] afin de décapiter les mécréants et de les refouler pour qu’ils s’en retournent chez eux dépités (ou encore : sur un échec).
Tu n'as aucune part à la décision ; soit ils se repentent [en adoptant l'islam], soit Il les châtiera car ce sont des oppresseurs.
C’est à Dieu qu'appartient ce qu’il y a dans les cieux et sur la terre ; Il pardonne à qui Il veut et châtie qui Il veut et Dieu est Pardonneur et Miséricordieux.
Ô vous qui avez la foi, ne mangez pas du produit de l'usure en redoublant les bénéfices usuraires [précédents] et sachez vous garder de Dieu ; sans doute réussirez-vous !
Et gardez-vous du feu qui a été apprêté pour les mécréants.
Obéissez à Dieu et à Son Envoyé, peut-être vous sera-t-il fait miséricorde.
Et empressez-vous d’obtenir le pardon de votre Seigneur et de gagner un Paradis vaste comme les cieux et la terre, préparé à l’intention de ceux qui se sont prémunis [du châtiment],
ceux qui font l’aumône dans l’aisance comme dans la difficulté, qui contiennent leur colère et qui se montrent indulgents envers les gens : Dieu aime les êtres vertueux ;
ceux qui, lorsqu'ils commettent une turpitude ou se font du tort à eux-mêmes se remémorent Dieu, demandent pardon de leurs péchés -et qui donc pardonne les péchés si ce n’est Dieu ?- et qui ne persistent pas délibérément dans ce qu’ils ont lait [de mat],
ceux-là auront pour récompense le pardon de leur Seigneur et des jardins sous lesquels s’écoulent des fleuves : ils y demeureront à jamais. La belle récompense que celle de ceux qui œuvrent [pieusement] !
Des civilisations (sunan) ont disparu avant vous ! Parcourez la terre et considérez quel a été le châtiment de ceux qui traitaient [les prophètes] d’imposteurs !
Ce [Livre] est une explication claire (bayân) destinée aux hommes ainsi qu’une direction et une exhortation à l’usage de ceux qui se préservent [du châtiment].
Ne faiblissez pas ! Ne vous affligez pas ! Car vous aurez le dessus si vous êtes des croyants [sincères].
Si vous êtes victimes de blessures, vos adversaires en ont reçu de semblables ; Nous alternons les « jours avec » et les « jours sans » entre les hommes afin que Dieu sache ceux qui ont la foi et qu’il prenne parmi vous des martyrs. Et Dieu n’aime pas les [individus] iniques,
[la défaite] étant destinée à éprouver (ou : à purifier ou encore : à mettre en lumière) les croyants et à anéantir les mécréants.
Ou bien comptiez-vous entrer au Paradis alors que Dieu n'avait pas encore pris connaissance de ceux qui allaient combattre [pour Sa cause] et faire preuve d’endurance [au combat] ?
Or, vous espériez la mort avant de la rencontrer et maintenant vous l’avez vue de vos yeux. (Ou encore : Or, vous espériez le combat avant d'y participer, et maintenant vous avez vu la mort de vos propres yeux.)
Muhammad n’est qu’un Envoyé qu'ont précédé d’autres envoyés. Se pourrait-il, s'il mourait [de mort naturelle] ou était tué, que vous reveniez sur vos pas ? Celui qui retournerait sur ses pas ne saurait nuire en rien à Dieu et Dieu récompensera ceux qui font montre de gratitude.
Il n'appartient à personne de rendre l’âme sans la permission de Dieu selon un décret (kitâb) fixé à son terme. A celui qui espère la récompense de ce bas monde, Nous donnerons sa part ; et à celui qui espère la récompense de l’Ultime Demeure, Nous donnerons également sa part et Nous récompenserons ceux qui font montre de gratitude.
Combien de docteurs [de la Loi] ont combattu aux côtés des prophètes ? Ils ne se sont pas laissé abattre, pas plus qu’ils n’ont donné de signes de faiblesse ni capitulé du fait de ce qu'ils avaient subi pour la cause de Dieu. Dieu aime ceux qui font preuve de confiance.
Ils se bornèrent à dire : Seigneur, pardonne-nous nos péchés et les excès de notre inconduite ; raffermis nos pas et accorde-nous la victoire sur le peuple des mécréants.
Dieu leur accorda une récompense en ce bas monde et une excellente récompense en l’Ultime Demeure et Dieu aime les [êtres] vertueux (muhsinîn).
Ô vous qui avez la foi, si vous vous soumettez aux mécréants, ils vous feront revenir sur vos pas et vous retomberez dans la perdition.
Plutôt [se souvenir que] Dieu est votre Maître et qu'il est le meilleur des soutiens.
Nous mettrons la crainte au cœur des mécréants pour avoir donné à Dieu des associés auxquels Il n’avait accordé aucun pouvoir ; le feu sera leur refuge : quel détectable asile pour les tyrans !
Dieu vous avait bien tenu [Sa] promesse lorsqu'au début du combat] vous les aviez anéantis avec Sa permission ; puis vous vous êtes relâchés, cessant de vous accorder sur l’ordre [donné] auquel vous avez désobéi après avoir vu l’objet de vos convoitises. Il en est parmi vous qui convoitent ce bas monde, et d’autres qui convoitent l'Ultime Demeure. Puis Il vous a fait reculer devant eux afin de vous éprouver et vous a accordé ensuite Son indulgence. Et Dieu dispense [volontiers] Sa Grâce aux croyants.
[Il Vous a accordé Son indulgence, notamment] lorsque, dans votre fuite, vous ne vous retourniez sur personne alors que l’Envoyé vous appelait sur vos arrières ; Dieu vous rétribua en rajoutant un souci à ceux qui étaient déjà les vôtres afin que vous ne vous affligiez ni de [la perte] de ce qui vous avait échappé ni de ce qui vous avait été infligé. Et Dieu est parfaitement Informé de vos actes.
Après l’angoisse, Dieu fit descendre la Paix sur vous sous forme d’un assoupissement qui envahit une fraction d’entre vous, tandis que les autres, préoccupés de leurs personnes, se forgeaient au sujet de Dieu une opinion fausse telle [qu’on s’en forgeait] au temps de l’ignorance (jâhiliyya) en disant : Avons-nous part à la décision ? Réponds-leur : Le Commandement tout entier appartient à Dieu. Ils dissimulent par- devers eux des pensées qu’ils n’expriment pas devant toi en disant : Si seulement nous avions eu part à la décision, nous n’aurions pas été tués ici même ! Réponds-leur : Même si vous étiez restés dans vos demeures, la mort aurait frappé dans leurs lits ceux qui étaient destinés à mourir, afin que Dieu éprouve [par ce combat] votre for intérieur et qu’il épure vos cœurs et Dieu connaît bien le tréfonds de vos âmes.
C’est en punition de certains péchés qu’ils avaient commis que le diable a pu faire trébucher ceux d'entre vous qui ont pris la fuite le jour où les deux troupes se sont entrechoquées ; Dieu leur a déjà témoigné Son indulgence, car Dieu est Pardonneur et Longanime.
Ô vous qui avez la foi, ne soyez pas semblables aux mécréants qui disent à leurs frères lorsqu'ils partent en voyage ou au combat : S'ils étaient demeurés avec nous, ils ne seraient pas morts et ne se seraient pas fait tuer ; ces suppositions (dhâlika), Dieu veut les transformer en regrets dans leur cœur. C'est Dieu qui fait vivre et qui fait mourir et Dieu voit bien tout ce que vous faites.
Si vous vous faites tuer pour la cause de Dieu ou que vous décédiez [de mort nature de, sachez que] la Miséricorde de Dieu et Son pardon valent mieux que tout ce qu'ils amassent.
Et si vous décédez ou si vous vous faites tuer pour la cause de Dieu, c’est auprès de Dieu que vous serez rassemblés.
C’est un effet de la Miséricorde divine si tu t’es montré souple à leur égard. Eusses-tu fait preuve de rudesse et de dureté qu’ils se seraient dispersés autour de toi ; passe sur leurs erreurs (‘u’fu ‘anhum), demande [à Dieu] de leur pardonner et consulte-les pour prendre tes décisions mais, une fois résolu, remets-t’en à Dieu car Dieu aime ceux qui placent leur confiance en Lui.
Si Dieu vous accorde la victoire, qui donc pourra vous vaincre ? Et s’il veut vous humilier, qui donc pourra vous soutenir en dehors de Lui ? Et c'est à Dieu que les croyants doivent s’en remettre.
Il n’appartient pas à un prophète de commettre un larcin et celui qui fraude se présentera au Jour du Jugement avec le produit de son larcin, puis chaque âme sera rétribuée selon ses mérites et nul ne sera lésé.
Celui qui recherche la satisfaction de Dieu est-il comparable à celui qui encourt Sa colère et dont le refuge est la Géhenne ? Quel détectable avenir !
Ils occupent des degrés différents auprès de Dieu et Dieu voit fort bien ce que vous faites.
Dieu a certes accordé un don [considérable] aux croyants en leur envoyant un Prophète issu des leurs qui leur récitait Ses versets, les purifiait et leur enseignait le Livre et la sagesse alors qu'ils étaient auparavant dans un égarement manifeste.
Comment, après avoir essuyé une défaite alors que vous veniez de remporter deux victoires, vous demandez-vous : D’où cela nous vient-il ? Dis [-leur] : Cela est de votre fait, car Dieu est Omnipotent.
Le revers dont vous avez été victimes le jour où les deux troupes se sont affrontées ne s'est produit qu'avec la permission de Dieu afin qu'il prît connaissance des croyants,
ainsi que des hypocrites, lesquels, si l'on venait à leur demander de venir combattre pour la cause de Dieu ou de s’enrôler, répondaient : Si nous avions la conviction d’un combat, nous vous suivrions. En ce jour, ils étaient plus proches de la mécréance que de la foi ; ils disaient [leur désir du combat] de la bouche et non du cœur et Dieu sait mieux [que quiconque] ce qu'ils dissimulent.
A ceux qui, étant restés chez eux, disaient de leurs frères : S'ils nous avaient obéi, ils n'auraient pas été tués, réplique : Épargnez-vous donc la mort si vous êtes sincères !
Ne crois surtout pas que ceux qui ont été tués pour la cause de Dieu soient morts. Ils sont bel et bien vivants auprès de leur Seigneur et comblés de faveurs !
Satisfaits de ce que Dieu leur a accordé [par un effet] de Sa Grâce, ils se réjouissent [à l’idée] que ceux qu'ils ont laissés derrière eux et qui ne les ont pas encore rejoints n'éprouveront plus de crainte et ne seront pas affligés
[et] ils sont ravis des bienfaits et de la Grâce de Dieu, [et aussi à l’idée] que Dieu ne frustre point de leur récompense les croyants
qui ont répondu à [l’appel de] Dieu et de [Son] Prophète malgré les blessures reçues. A ceux d’entre eux qui se sont vaillamment comportés et qui ont su se prémunir [de Dieu], une magnifique récompense est [promise],
Ceux auxquels on (an-nâs) disait : Les gens (an-nâs) se sont ligués contre vous, craignez-les donc ! leur foi s’en trouva accrue et ils s’exclamèrent : Dieu nous suffit ! Quel excellent Garant !
Ceux-là s'en retournèrent chez eux comblés d’un bienfait et d’une grâce de Dieu sans avoir subi le moindre mal. Ils ont recherché la satisfaction de Dieu et Dieu détient une grâce incommensurable.
Il ne s'agissait que de Satan qui effrayait ses protégés ; ne les craignez pas, redoutez-Moi plutôt, si vous êtes [d’authentiques] croyants,
Que ceux qui s'engouffrent (litt. : se précipitent) dans la mécréance ne t’affligent pas ! Ils ne pourront nuire à Dieu en rien ; Dieu veut simplement ne leur laisser aucune part à l'Ultime Demeure, un terrible châtiment leur est réservé.
Ceux qui ont troqué la foi pour la mécréance ne pourront nuire à Dieu en rien ; un châtiment douloureux leur est réservé.
Et que les mécréants n'aillent pas s’imaginer que le délai que nous leur consentons est un bien pour eux ; Nous ne le leur avons accordé qu’afin qu'ils accumulent les péchés et un châtiment humiliant leur est réservé.
Dieu n’était pas disposé à mettre en garde les croyants contre leur situation actuelle sans avoir fait la distinction entre les vertueux et les débauchés, pas plus qu’il n’était disposé à vous instruire de ce qui est occulté ; [pour cela], Dieu a seulement élu les envoyés de Son choix et, si vous croyez [tout en sachant] vous garder [de Dieu] une récompense sublime vous est destinée.
Que ceux qui sont avares des faveurs que Dieu leur a prodiguées ne s'imaginent pas quelles sont un bien pour eux. Elles seraient plutôt un mal ! Au Jour du Jugement, les biens dont ils sont avares les enserreront tel un carcan et c’est à Dieu qu’appartient l’héritage des cieux et de la terre et Dieu est parfaitement Informé de vos actes.
Dieu a entendu les énormités de ceux qui affirmaient : Certes, Dieu est pauvre et nous, nous sommes riches ; Nous consignerons leurs paroles ainsi que les meurtres qu’ils ont injustement commis sur la personne des prophètes et leur dirons : Goûtez au supplice du feu !
Ce châtiment vous le devez à ce que vos mains ont acquis et Dieu n'est certes pas injuste envers Ses serviteurs !
[A] ceux qui ont dit : Dieu a reçu notre engagement de ne pas croire à un prophète tant qu'il n'aura pas fait une offrande qui sera dévorée par un feu [céleste], réponds : Des envoyés sont venus vous trouver avant moi avec des signes, et notamment celui que vous demandez. Pourquoi donc les avoir tués si vous étiez sincères [dans votre foi en eux] ?
Et s'ils te traitent d’imposteur, ils avaient fait de même avec certains des prophètes qui t’ont précédé bien qu'ils eussent apporté des signes, les Psaumes et un Livre limpide.
Toute âme goûtera la mort mais ce n’est qu’au Jour de la Résurrection que vous serez rétribués. Quiconque sera écarté du feu et introduit au Paradis aura goûté à la réussite et la vie de ce monde n’est qu’un plaisir illusoire.
Vous serez éprouvés dans vos biens et dans vos personnes et vous entendrez, de la part de ceux qui ont reçu les Ecritures avant vous comme des polythéistes, bien des propos blessants, mais [en la circonstance] faire preuve de constance et savoir se garder [de Dieu] est un témoignage de fermeté.
Et [souviens-toi] lorsque Dieu prit de la part de ceux qui avaient reçu les Écritures rengagement d’en parler clairement aux hommes et de ne rien en dissimuler, ils les rejetèrent pourtant derrière leur dos et les vendirent à un vil prix ; quelle détectable affaire !
Ne t'imagine pas que ceux qui se réjouissent de leurs œuvres et qui aiment à être loués pour ce qu’ils n’ont pas fait soient à l’abri du châtiment : un châtiment douloureux leur est réservé !
C'est à Dieu qu’appartient le royaume des cieux et de la terre et Dieu est Omnipotent.
Certes, il y a dans la création des cieux et de la terre, et dans l’alternance des nuits et des jours, des signes pour ceux qui sont doués d'intelligence,
ceux qui se remémorent Dieu, debout, assis ou couchés sur le côté, et qui méditent sur la création des cieux et de la terre : Notre Seigneur, Tu n'as pas créé cela en vain. Gloire à Toi ! et préserve-nous du châtiment du feu
Seigneur, ceux que Tu feras entrer au feu seront couverts d’opprobre et les injustes n’auront aucun recours.
Seigneur, nous avons entendu un héraut nous inviter à la foi en notre Seigneur et nous y avons cru ; Seigneur, pardonne-nous nos péchés, efface nos fautes et fais-nous périr avec les justes !
Seigneur, accorde-nous ce que Tu nous a promis [par la Souche] de Tes prophètes et ne nous humilie pas au Jour du Jugement car Tu ne faillis pas à Ta promesse.
Leur Seigneur répondit à leur invocation : Je n'omettrai de comptabiliser les œuvres d'aucun d’entre vous, hommes ou femmes, car vous êtes issus les uns des autres. Je rachèterai les fautes de ceux qui ont accompli l'Hégire, qui ont été exilés de leurs territoires et qui ont subi des torts pour Ma cause, qui ont combattu et ont été tués, et Je les introduirai dans un Paradis arrosé par des fleuves à titre de récompense venant de Dieu et Dieu détient auprès de Lui une récompense magnifique.
Que la prospérité des mécréants dans ce pays ne te fasse pas illusion
Brève jouissance ! Puis leur refuge sera la Géhenne et quelle détectable couche !
Mais ceux qui se seront prémunis de leur Seigneur habiteront des jardins arrosés par des fleuves ; ils demeureront à jamais en un séjour [qui leur sera assigné] de la part de Dieu et ce qui se trouve auprès de Dieu est préférable pour les justes.
Parmi les gens du Livre, il s’en trouve qui croient en Dieu, à ce qui vous a été révélé, à ce qui leur a été révélé et [qui sont] recueillis devant Dieu : ils ne vendent pas les versets de Dieu à un vil prix. Ceux-là auront leur récompense auprès de leur Seigneur et Dieu est prompt à faire les comptes.
Ô vous qui avez la foi ! Soyez patients, incitez-vous à la constance et à la fermeté [vis-à-vis de l’ennemi] et gardez-vous de Dieu ; sans doute réussirez-vous :
Ô hommes, gardez-vous de votre Seigneur qui vous a créés d'un seul être (litt. : d'une âme unique), puis qui a créé de celui-ci son épouse et qui a fait naître de leur union un grand nombre d’hommes et de femmes. Gardez-vous de Dieu dont vous vous réclamez pour vous adresser des requêtes ! Et prémunissez-vous aussi des liens du sang car Dieu vous observe attentivement.
Remettez leurs biens aux orphelins [à leur majorité] sans substituer un bien vil à ce qu’ils ont de précieux et ne mangez pas leurs biens en les mêlant aux vôtres car cela constituerait un péché considérable.
Et si vous craignez de ne pas vous montrer équitables vis-à-vis des orphelins épousez autant de femmes [étrangères] qu’il vous est permis : deux, trois ou quatre. Mais si vous craignez de ne pas vous montrer équitables n’en prenez qu’une ou prenez des esclaves, il vous sera alors plus facile de ne pas être partial.
Et remettez aux femmes leur dot en guise de présent ; si elles vous en abandonnent une partie de bonne grâce, mangez-en en toute quiétude sans en redouter les conséquences.
Ne remettez pas aux insensés les biens que Dieu vous a confiés pour votre subsistance. Accordez-leur [sur ces biens] nourriture et vêtements et parlez-leur avec bonté.
Eprouvez [le jugement] des orphelins jusqu’à ce qu'ils soient en âge de se marier et si vous constatez qu’ils sont devenus matures remettez-leur leurs biens sans vous empresser de les dilapider avant qu'ils n’aient grandi. Que celui [d'entre vous] qui est riche s’abstienne [d’en faire usage] ; et quant au pauvre, il pourra en faire un usage modéré (litt. : équitable). Et lorsque vous leur remettrez leurs biens, faites-vous assister de témoins et Dieu suffit pour apurer les comptes.
Les hommes auront droit à une part de l'héritage que leurs parents ou leurs proches auront abandonné ; et les femmes également auront droit à une part de l'héritage que leurs parents ou leurs proches auront abandonné ; quel que soit son montant, minime ou considérable, une part leur est due.
Si des parents, des orphelins ou des indigents assirent au partage, donnez-leur-en quelque chose et adressez-leur des paroles aimables.
Que les tuteurs [aient pour leurs pupilles] les mêmes craintes qu'ils éprouveraient s’ils laissaient derrière eux des enfants en bas âge et qu’ils se gardent de Dieu en leur tenant des propos aimables ;
ceux qui dilapident injustement les biens de l'orphelin s’emplissent les entrailles de feu et ils seront la proie du feu.
Dieu vous recommande (yûsî) au sujet de vos enfants d'accorder à l'enfant mâle deux fois plus qu’à la fille. S’il n’y a que des filles, elles auront droit aux deux tiers de l'héritage si elles sont plus de deux, et s’il n'y en a qu’une, elle aura droit à la moitié tandis que les père et mère [du défunt] auront droit chacun à un sixième de l’héritage si le défunt a un enfant [ou plus]. Mais s’il est sans enfant et que ses père et mère héritent de lui, le tiers revient [dans ce cas] à la mère sauf s'il a des frères et sœurs (ikhwa), auquel cas elle n'hérite plus que du sixième, tout cela après que les dettes et le legs [éventuel du testateur] aient été acquittés. Vous ignorez qui de vos pères ou de vos enfants vous seront le plus utiles [en cas de besoin]. Cette prescription émane de Dieu, le Très Savant, le Très Sage.
Vous avez droit (il s’agit des hommes) à la moitié de l'héritage de vos épouses sans enfants ; mais vous n’aurez plus droit qu'au quart de la succession si elles ont un enfant [de vous ou d’un précédent fit], cela après que les dettes et le legs [du testateur] aient été acquittés. Vos épouses quant à elles ont droit au quart de votre succession si vous n'avez pas d’enfants [d'elle ou d’une autre], et si vous avez un enfant leur part est réduite au huitième après que les dettes et le legs [éventuel du testateur] aient été acquittés ; et si un homme (ou une femme) meurt sans ascendant ni postérité (kalâla) et qu’il ait un [demi-]frère ou une [demi-] sœur, celui-ci ou celle-ci héritera du sixième. S’ils sont plus d'un, alors ils se partageront le tiers, déduction faite des dettes et du legs [éventuel du testateur], sans préjudice [des héritiers] ; et Dieu est Très Savant et Longanime.
Telles sont les limites [établies] par Dieu et Dieu introduira dans des jardins arrosés de fleuves quiconque Lui obéit ainsi que Son Envoyé ; ils y séjourneront à jamais : ceci est une réussite sublime.
Et quiconque désobéit à Dieu et à Son Envoyé et transgresse Ses prescriptions sera plongé (litt. : introduit) dans le feu où il demeurera à jamais et il subira un châtiment humiliant.
Contre celle d’entre vos femmes coupable d’une turpitude, requérez le témoignage de quatre personnes ; et s'ils apportent leur témoignage, retenez-la dans sa demeure jusqu’à ce que la mort s’empare d’elle ou que Dieu ne lui trouve une issue.
Et si deux d’entre vous commettent une turpitude, malmenez-les ! S’ils se repentent et s’amendent, alors laissez-les tranquilles ! Car Dieu accepte volontiers le repentir [de Ses serviteurs] et Il est le Très Miséricordieux.
Dieu ne consent Son repentir qu'à ceux qui commettent une faute par ignorance (ou : par sottise) et s’en repentent presque aussitôt. A ceux- là Dieu consent Son Indulgence et Dieu est Très Savant, Très Sage.
Le repentir n’est pas consenti à ceux qui [ne cessent de] commettre des fautes jusqu’au moment où, sur le point de mourir, ils s’écrient : « Maintenant je me repens », pas plus qu’à ceux qui meurent en mécréants ; ceux-là, Nous leur avons apprêté un châtiment douloureux !
Ô vous qui avez la foi, il ne vous est pas permis d’hériter des femmes [comme d’un bien] contre leur gré, ni de les retenir [de force] (lâ tadulûhunna) en vue de leur reprendre une partie de ce que vous leur avez donné, à moins qu’elles ne commettent une turpitude manifeste. Traitez-les avec bienveillance et, si vous éprouvez de l’aversion pour elles, il se peut que vous déteniez une chose alors que Dieu aura placé en elle un bien considérable.
Si maintenant vous souhaitez substituer à une épouse à laquelle vous avez accordé une dot considérable une autre, n’en reprenez rien ! La reprendriez-vous au prix d’une infamie et d'un péché flagrant ?
Comment pourriez-vous reprendre la dot après avoir cohabité avec elle et après qu’elle ait reçu de vous un engagement solennel ?
N’épousez pas les femmes que vos pères ont eu pour épouses —à moins que ce ne soit déjà chose faite—, car cela constitue une perversion, une abomination et une conduite détectable !
Vous sont interdites : vos mères, vos filles, vos sœurs, vos tantes maternelles et paternelles, vos nièces filles de vos frères ou de vos sœurs, vos mères nourricières qui vous ont allaités, vos sœurs de lait, les mères de vos épouses et les filles de vos épouses avec lesquelles vous avez consommé le mariage et qui sont à demeure chez vous —si toutefois vous n'avez pas consommé le mariage [avec leurs mères], vous ne serez pas blâmables [de les avoir épousées]—, les épouses de vos fils par la chair ; [il vous est également interdit] d'épouser deux sœurs à la fois —à moins que ce ne soit déjà chose faite— et Dieu est Pardonneur et Très Miséricordieux.
[vous sont également interdites] : les femmes mariées exception faite de vos esclaves ; telles sont les prescriptions de Dieu à votre endroit. En dehors de celles qui viennent d’être mentionnées, il vous est permis de chercher, moyennant votre argent, à vous marier (Litt. : à vous préserver) sans commettre d'adultère. Remettez obligatoirement sa dot à toute femme dont vous avez joui, mais une fois cette obligation remplie vous ne serez pas blâmés pour vous être accordés sur un montant en sus, car Dieu est Très Savant et Très Sage.
Que ceux qui n’ont pas les moyens (taudan) d'épouser des femmes libres (muhsana) et croyantes se rabattent sur de jeunes esclaves croyantes ; Dieu en sait plus que quiconque sur votre foi. Vous êtes d’une origine commune. Epousez-les avec la permission de leurs maîtres et remettez-leur la dot d’usage en tant que femmes vertueuses qui s'abstiennent de l’adultère et de prendre un amant. Et si, une fois préservées [par les tiens du mariage], elles commettent néanmoins l’adultère, elles auront à subir la moitié de la peine imposée à la femme libre [dans un cas semblable]. Cette concession est destinée à ceux d’entre vous qui craignent de ne pas supporter [de célibat], mais [si c'est pas le cas] il est préférable pour vous d’user de patience et Dieu est Pardonneur et Très Miséricordieux.
Dieu veut vous exposer [Ses exigences], vous ramener aux usages de vos devanciers et vous accorder votre repentir. Et Dieu est à la fois Très Savant et Très Sage.
Dieu veut agréer votre repentir mais ceux qui s'abandonnent à leurs passions voudraient que vous cédiez largement à vos penchants [pervers].
Dieu veut alléger vos difficultés, mais l'homme a été créé tout de faiblesse.
Ne vous emparez pas mutuellement de vos biens de manière illicite, exception faite d’une opération commerciale [menée] d’un commun accord et ne vous entretuez pas car Dieu est pour vous Tout de Miséricorde.
Quant à celui qui tue [un tiers] injustement par [simple] inimitié, Nous le précipiterons dans le feu ; cela est pour Dieu chose facile !
Si vous vous abstenez des péchés capitaux, Nous vous remettrons vos péchés et vous établirons en un lieu honorable.
Ne convoitez pas les biens par lesquels Dieu a établi la supériorité (litt. : une préférence) des uns sur les autres ; les hommes auront une part correspondant à ce qu'ils ont acquis et, de même, les femmes auront une part correspondant à ce qu’elles ont acquis ; et demandez à Dieu de vous accorder Ses faveurs car Dieu est Omniscient.
Nous avons établi pour chacun d’eux [hommes et femmes] des ayants droit qui recueilleront une part de la succession laissée par les père et mère ou par les proches ; remettez leur part à ceux avec lesquels vous êtes liés par un serment car Dieu est Témoin de toute chose,
Les hommes ont autorité sur les femmes en vertu de la préférence que Dieu a accordée aux uns sur les autres et en vertu des dépenses qu’ils font [pour assurer leur subsistance]. Les femmes pieuses sont celles qui ont de la retenue et savent préserver ce que leurs époux ignorent (lil ghayb) par un effet de la Sollicitude divine. Quant à celles dont vous craignez les incartades, admonestez-les, faites lit à part et corrigez- les ! Si elles vous obéissent [de nouveau] ne cherchez plus à leur nuire car Dieu est Grand et Elevé.
Et si vous redoutez une séparation, envoyez-leur deux arbitres choisis l'un parmi la famille de l’époux et l’autre parmi la famille de l’épouse. S'ils [les arbitres] souhaitent les réconcilier, Dieu mettra les époux d'accord et Dieu est Très Savant et parfaitement Informé.
Adorez Dieu et ne Lui associez rien, montrez-vous bienveillants envers vos père et mère, vos proches parents, les orphelins et les indigents, les voisins qui vous sont apparentés et ceux qui vous sont étrangers, le compagnon de voyage, l’homme de passage et les esclaves en votre possession. Dieu n'aime pas les insolents prétentieux :
ceux qui font preuve d’avarice et qui ordonnent l’avarice à autrui tout en dissimulant les faveurs que Dieu leur a accordées ; et Nous avons préparé un châtiment humiliant pour les mécréants ;
ceux qui dépensent ostensiblement leurs biens au vu des gens sans croire en Dieu ni au Jour dernier et quelle détectable compagnie que de prendre le diable pour compagnon !
Que leur en aurait-il coûté s'ils avaient cru en Dieu et au Jour dernier et fait l’aumône d'une partie de ce que Dieu leur avait accordé sachant que Dieu sait tout d’eux ?
Dieu ne lèse personne fut-ce du poids d’un atome : il n’est de bien­fait dont il ne multiplie [la rétribution] en accordant de Sa part une magnifique récompense [en sus].
Et qu'en sera-t-il lorsque Nous produirons un témoin à l'encontre de chaque communauté et que tu seras témoin de la tienne ?
Ce Jour-là les mécréants et ceux qui ont désobéi à l’Envoyé souhaiteront être engloutis par la terre et pourtant ils ne pourront dissimuler aucun de leurs discours devant Dieu.
Ô vous qui avez la foi, n’approchez pas la prière alors que vous êtes ivres jusqu’à ce que vous sachiez ce que vous dites, ni en état d'impureté majeure jusqu’à ce que vous vous purifiez —à moins que vous ne soyez en voyage—. Et si vous êtes malades ou en voyage et que vous vous soyez soulagés ou que vous ayez eu des rapports avec une femme, ayez recours, si vous ne trouvez pas d'eau, à une terre pure dont vous vous frotterez le visage et les mains [tayammum], car Dieu est Indulgent et Pardonneur.
N'as-tu pas médité [l’exemple] de ceux qui ont reçu leur part des Écritures ? Ils achètent leur [propre] égarement et voudraient que vous fassiez aussi fausse route.
Dieu connaît parfaitement vos ennemis et Dieu est un Protecteur et un Soutien suffisant !
[Il en connaît] parmi ces juifs qui modifient [le sens] des mots en les changeant de place et disent avec une langue fourchue : Nous avons écouté et désobéi, écoute [-nous], puisses-Tu ne pas entendre, aie des égards pour nous (Râ'inâ) ! Si seulement ils avaient dit : Nous avons écouté et obéi, écoute et regarde-nous, c’eût été préférable pour eux et plus équitable, mais Dieu les a maudits pour leur mécréance si bien qu’ils sont de peu de foi.
Ô vous qui avez reçu les Ecritures, ajoutez foi à ce que Nous avons révélé confirmant les textes en votre possession avant que Nous ne vous défigurions en ramenant votre face d’avant en arrière et que Nous ne vous maudissions comme Nous l'avions fait de ceux qui violaient le sabbat et l’Ordre de Dieu est irréversible
Certes, Dieu ne pardonne pas qu'on Lui associe quoi que ce soit, mais exception faite de ce péché, Il pardonne à qui Il veut ; et quiconque donne un associé à Dieu se rend coupable d’un crime impardonnable.
N’as-tu pas médité [l’impudence] de ceux qui se décernent eux-mêmes des éloges ? C'est plutôt à Dieu qu’il revient de faire l'éloge des personnes de Son choix et ils ne seront pas lésés ne fut-ce que d’un fétu.
Considère la façon dont ils profèrent des mensonges au sujet de Dieu ! N’est-ce pas suffisant comme péché manifeste ?
N’as-tu pas médité l’exemple de ceux qui ont reçu leur part des Écritures : ils croient au diable et à la magie et disent des mécréants qu'ils sont sur une meilleure voie que ceux qui ont la foi.
Ce sont ceux-là que Dieu a maudits, et tu ne trouveras personne pour secourir ceux que Dieu a maudits.
Auraient-ils part au royaume qu'ils n'en donneraient pas aux hommes le moindre sou !
Ou bien jalousent-ils les gens à cause des faveurs que Dieu leur a accordées ? N’avions-Nous pas accordé la sagesse et les Écritures à la famille d'Ibrâhîm ? Ne leur avions-Nous pas fait présent d'un royaume magnifique ?
Certains d’entre eux ont cru [aux écritures], d’autres s’en sont détournés ; la Géhenne constitue un brasier bien suffisant !
Ceux qui ont nié Nos signes, Nous les ferons consumer par le feu : aussitôt que leur peau sera brûlée, Nous la remplacerons par une autre afin qu’ils [continuent] de goûter au supplice. Certes Dieu est Puissant et Sage.
Ceux qui ont cru et pratiqué les œuvres pies, Nous les introduirons dans des jardins arrosés par des fleuves ; ils y demeureront à jamais. Ils y auront des épouses pures [de toutes menstrues] et Nous les mettrons à l’abri d’une fraîcheur ombragée.
Dieu vous ordonne de restituer les dépôts confiés à leurs ayants droit et, si vous arbitrez entre les gens, de juger avec équité. Quelle édifiante recommandation Dieu vous fait là ! et Dieu entend et voit tout.
Croyants, obéissez à Dieu et à Son Envoyé ainsi qu’à ceux d’entre vous qui détiennent l’autorité, et si vous avez un différend sur un sujet quelconque remettez-vous-en à Dieu et à Son Envoyé, si vous croyez en Dieu et au Jour dernier. Cela est préférable et procède d’une saine compréhension.
N’as-tu pas remarqué [l’attitude de] ceux qui prétendent avoir cru en ce qui t’a été révélé et en ce qui a été révélé avant toi. Ils veulent prendre le diable (al-tâghût) pour juge alors qu'il leur a été ordonné de le renier et Satan veut les égarer sans espoir de retour (ba‘îdan).
Et si on leur dit : Adhérez au Livre que Dieu a révélé et venez au Prophète, tu vois les hypocrites se détourner résolument de toi (sudûdan).
Qu’adviendra-t-il d’eux le Jour où, pour prix des crimes commis par leurs mains, la catastrophe s'appesantira sur eux et qu’ils viendront alors te trouver en jurant : Nous n'avions en vue que la vertu (ihsânan) et la conciliation.
Ceux-là, Dieu sait ce qu'ils ont dans le cœur ; laisse-les tranquilles, admoneste-les et parle-leur d’eux-mêmes en termes qui portent (balighan).
Et Nous n'avons envoyé de prophètes qu’afin qu’ils soient obéis [de leurs communautés] avec la permission de Dieu ; si seulement, lors­qu’ils se sont fait du tort à eux-mêmes, ils étaient venus te trouver et avaient demandé le pardon de Dieu et que l'Envoyé ait demandé pardon pour eux, ils auraient trouvé Dieu enclin à la Miséricorde et à accepter leur repentir.
Non, par ton Seigneur, ils n’atteindront pas la plénitude de la foi tant qu’ils ne t’auront pas fait juge de leurs différends et qu’ensuite ils n'éprouveront plus aucune réticence à l'égard du jugement que tu auras prononcé et ne s’y soumettront sans réserves.
Si Nous leur avions prescrit de se suicider ou de s’exiler de leurs demeures, ils ne l'auraient pas fait exception faite d’un petit nombre d’entre eux. Si seulement ils avaient mis en pratique les conseils qu'on leur avait donnés, c'eût été préférable pour eux et plus propice à les conforter [dans leur foi].
Alors, Nous leur aurions accordé de Notre part une récompense sublime,
et Nous les aurions conduits sur une voie droite.
Ceux qui obéissent à Dieu et à Son Envoyé seront aux côtés de ceux sur lesquels Dieu répand Ses grâces : prophètes, véridiques, martyrs et gens pieux. Quelle plaisante compagnie que la leur !
Cette faveur vient de Dieu et il suffit que Dieu sache [toute chose].
ô vous qui avez la foi, prenez vos précautions et mobilisez-vous par petits groupes ou en masse.
Il en est parmi vous qui « traînent des pieds » (ou encore : qui cherchent à ralentir l’action) et qui disent, lorsqu’un malheur vient à s’abattre sur vous : Dieu m’a fait la faveur de n’être pas tué avec eux en martyr.
Et lorsque vous bénéficiez d'une faveur divine ils s’exclament, comme s'il n’y avait entre vous aucun lien d'amitié : Si seulement j’avais été avec eux, j’aurais profité d'une réussite magnifique !
Qu’ils combattent donc pour la cause de Dieu, ceux qui achètent la vie de ce bas monde au prix de l'Ultime Demeure ; Nous accorderons une récompense magnifique à celui qui combat pour la cause de Dieu, qu’il emporte la victoire ou qu'il soit tué.
Qu'avez-vous à ne pas combattre pour la cause de Dieu et pour celle des faibles, hommes femmes et enfants qui implorent : Seigneur, fais- nous quitter cette cité dont les habitants sont iniques et envoie-nous de Ta part un protecteur et un soutien.
Ceux qui ont la foi combattent pour la cause de Dieu tandis que les mécréants combattent pour la cause du diable (tâghût). Combattez les auxiliaires (’awliyâ’) du diable, car ses artifices sont grossiers (litt. : faibles).
N'as-tu pas médité l’exemple de ceux à qui on a dit de cesser le combat (ou : de renoncer au combat), d'accomplir la prière et d’acquitter l’aumône légale ; lorsque le combat leur fut prescrit, voilà qu’une fraction d’entre eux se mit à craindre les gens à l’égal de Dieu, voire davantage, et à se plaindre : Seigneur, pourquoi nous avoir prescrit le combat ? Si seulement Tu nous accordais un bref délai ! Réponds-leur : Brève est la jouissance de ce bas monde et l'Ultime Demeure est préférable pour ceux qui savent se prémunir [de Dieu] et vous ne serez pas lésés, fût-ce d’un fétu.
Où que vous soyez la mort vous atteindra même si vous vous trouviez dans des tours fortifiées. Un bonheur leur échoit-il ? aussitôt ils s’écrient : Cela nous vient de Dieu. Mais si un malheur les frappe ils se lamentent : Cela est de ta faute (litt. : cela vient de toi). Dis-leur : Tout [vous] vient de Dieu ! Mais qu'ont donc ces gens qui ne comprennent presque rien à ce qu’on leur dit ?
Ce qui t’échoit de bien [te] vient de Dieu, ce qui t’échoit de mal ne vient que de toi-même ; Nous t’avons envoyé vers les hommes comme Prophète et Dieu est un Témoin suffisant !
Quiconque obéit au Prophète a d’ores et déjà obéi à Dieu ; quant à celui qui se détourne, Nous ne t’avons pas envoyé afin de le protéger.
Ils prétendent : [Nous te sommes] soumis (tâ'a) ! Mais sitôt sortie de chez toi, une fraction d'entre eux prend nuitamment des dispositions contraires à ce que tu as dit ; Dieu consignera leurs complots. Laisse- les et remets-t’en à Dieu : Dieu suffit comme Garant !
Que ne méditent-ils le Coran ? S’il était venu d'un autre que Dieu, ils y auraient trouvé de grandes contradictions.
Sitôt que leur parvient un bruit relatif à la paix ou à la guerre, ils s’en font l'écho alors que s’ils l’avaient rapporté à l'Envoyé et à ceux d’entre eux qui détiennent l'autorité, ceux qui cherchent à en être informés l’auraient appris de la bouche de ces derniers. Et n'étaient la faveur de Dieu et Sa Miséricorde, vous auriez suivi le diable à l'exception d’un petit nombre d’entre vous.
Combats pour la cause de Dieu ! Tu n’es en charge que de toi-même ! Incite les croyants [au combat] ! Peut-être Dieu contiendra-t-Il l'hostilité des mécréants car Dieu est plus redoutable et plus sévère dans la répression.
Quiconque intercède avec honnêteté aura sa part de cette intercession. Et quiconque intercède sans conscience sera doublement fautif. Et Dieu est Omnipotent (muqîtan)
Si l’on vous adresse une salutation, saluez plus courtoisement encore ou rendez simplement le salut car Dieu tient compte de tout.
Dieu qui est tel qu’il n’est de divinité que Lui ! Il vous rassemblera en ce Jour de la Résurrection qui ne fait point de doute et qui donc est plus crédible que Dieu en paroles ?
Qu’avez-vous donc à vous scinder en deux partis au sujet des hypocrites alors que Dieu les a égarés pour prix de ce qu’ils ont acquis ? Voudriez-vous guider ceux que Dieu a égarés ? Celui que Dieu égare, tu ne lui retrouveras pas son chemin.
Ils voudraient qu’à leur instar vous sombriez dans la mécréance afin que vous en soyez au même point (sawâ’) qu’eux. Ne les prenez pas pour alliés tant qu’ils n’auront pas émigré pour la cause de Dieu et s’ils se détournent, emparez-vous d’eux et tuez-les où que vous les trouviez. Et ne les prenez ni pour alliés ni pour partisans !
[Tuez-les où que vous les trouviez] à l’exception de ceux qui visitent une tribu (qawm) à laquelle vous êtes liés par un traité ou de ceux qui viennent vous trouver le cœur serré à l’idée de vous combattre ou de combattre leur tribu ; si Dieu l’avait voulu, Il les aurait rendus maîtres de vous et ils vous auraient combattus. Aussi, s’ils vous évitent, ne vous combattent pas et vous offrent leur soumission, Dieu ne vous permet pas de leur témoigner de l’hostilité.
Vous en verrez d’autres qui voudraient s’assurer aussi bien de vous que de leur peuple ; chaque fois qu’ils sont à nouveau confrontés à la sédition, ils y plongent [sans hésiter]. S’ils ne vous évitent pas, s’ils ne vous offrent pas leur soumission et ne cessent de vous combattre, emparez-vous d’eux et tuez-les où que vous les trouviez. Contre ceux-là, Nous vous avons accordé un pouvoir évident.
Il n’appartient pas à un croyant d'en tuer un autre si ce n’est par erreur ; quiconque tue un musulman involontairement devra affranchir un esclave croyant et remettre à sa famille le prix du sang à moins qu’elle ne lui en fasse grâce. Si la victime est un croyant appartenant à une tribu ennemie, contentez-vous de libérer un esclave croyant et si elle appartient à une tribu à laquelle vous êtes liés par un traité, remettez le prix du sang à sa famille et libérez un esclave croyant. Si vous n'en possédez pas, jeûnez deux mois consécutifs en guise de repentance auprès de Dieu et Dieu est [à la fois] Très Savant et Très Sage.
Quiconque aura tué délibérément un croyant aura la Géhenne pour rétribution ; il y demeurera à jamais et Dieu sera courroucé contre lui, Il le maudira et lui apprêtera un châtiment terrible.
ô vous qui avez la foi, si vous partez en guerre pour la cause de Dieu, montrez-vous circonspects et ne dites pas, par convoitise des biens de ce monde, à quelqu'un qui vous adresse la salutation de la paix : Tu n'es pas croyant [d’autant plus qu’] auprès de Dieu se trouve un butin considérable. C’est ainsi que vous vous comportiez par le passé mais, depuis, Dieu vous fait don [de Ses faveurs]. Renseignez-vous car Dieu est parfaitement Informé de vos actes.
Les croyants qui restent chez eux —exception faite de ceux qui sont atteints d’une infirmité— et ceux qui combattent de leurs biens et de leurs personnes pour la cause de Dieu ne sont pas sur un pied d'égalité. Dieu a favorisé d’un degré les combattants qui exposent leurs biens et leurs personnes par rapport à ceux qui témoignent d’une défaillance. Cependant Il a promis à chacun une belle récompense tout en favorisant les combattants sur les non-combattants d’une magnifique rétribution :
[en les élevant de] plusieurs degrés et [en leur accordant] Son Pardon et Sa Miséricorde et Dieu est Pardonneur et Très Miséricordieux.
En les faisant périr, les anges demanderont à ceux qui se faisaient du tort à eux-mêmes : Où en étiez-vous [de votre région] ? Nous étions impuissants (mustad‘afîn) ici-bas, répondront-ils. La terre de Dieu n’était-elle pas assez vaste pour émigrer ? Ceux-là auront la Géhenne pour refuge ; quel détectable avenir !
Exception faite des opprimés (mustad'afîn), hommes, femmes et enfants incapables d’imaginer un stratagème ni de trouver un moyen [pour gagner une terre d’exil] :
ceux-là, il se peut que Dieu efface leurs fautes et Dieu est Indulgent et Pardonneur.
Celui qui s’expatrie pour la cause de Dieu trouvera bien des endroits d’où il contraindra [ses adversaires], ainsi que de grands espaces et c'est à Dieu qu'incombe la rétribution de quiconque quitte sa demeure pour accomplir l’Hégire en vue de Dieu et de Son Envoyé et qui est surpris [en route] par la mort.
Vous ne serez pas blâmés d’écourter les prières si, en voyage, vous craignez que les mécréants ne vous surprennent, car ils sont pour vous des ennemis déclarés.
Si tu es parmi eux et que tu diriges leur prière, qu’une fraction d'entre eux l'accomplisse avec toi après avoir pris leurs armes. Après s'être prosternés [pour ta première rak'a] qu’ils se placent derrière vous et que l'autre groupe qui n’a pas encore prié vienne te rejoindre après avoir pris ses précautions et ses armes. Les mécréants souhaiteraient que vous perdiez de vue armes et bagages afin de fondre sur vous, comme un seul homme. Vous ne serez pas blâmés d’avoir posé vos armes si vous êtes gênés par la pluie ou si vous êtes malades ; toute­fois, prenez vos précautions et Dieu a apprêté pour les mécréants un châtiment humiliant.
Une fois la prière accomplie, invoquez Dieu, debout, couchés ou sur le côté. Et quand le calme sera revenu, accomplissez la prière [normalement] ! Certes la prière est prescrite aux croyants en des moments déterminés.
Et ne faiblissez pas dans la poursuite des mécréants ; si vous souffrez, ils éprouvent les mêmes souffrances que vous, mais vous espérez de Dieu ce qu'ils ne sauraient espérer. Et Dieu est [à la fois] Très Savant et Très Sage.
Certes Nous t’avons révélé le Livre contenant la Vérité afin d’arbitrer entre les hommes selon ce que Dieu t'aura fait voir et ne te fais pas l'avocat des traîtres.
Et demande pardon à Dieu, car Dieu est Pardonneur et Très Miséricordieux.
Ne plaide pas en faveur de ceux qui se leurrent eux-mêmes, car Dieu n'aime pas les pécheurs perfides.
Ils cherchent à se dissimuler au regard des hommes sans chercher à se cacher de Dieu alors qu'il est avec eux lorsque de nuit ils ourdissent en paroles des complots qu'il désavoue ; et Dieu cerne leurs œuvres.
Vous voilà en train de plaider leur cause dans la vie de ce monde, mais qui les défendra devant Dieu au Jour du Jugement, ou bien qui acceptera de les représenter ?
Celui qui commet une faute ou qui se fait du tort à lui-même et qui demande ensuite le pardon de Dieu trouvera Dieu [enfin] à [lui] pardonner et à [lui] faire miséricorde
Quiconque commet une faute l’acquiert à son détriment et Dieu est Très Savant, Très Sage.
Et quiconque commet un péché ou une faute et l’impute à un innocent se charge d’une infamie et d'un péché manifeste.
N'était la faveur que Dieu t’a accordée ainsi que Sa Miséricorde, une fraction d’entre eux aurait résolu de t’égarer ! [En vérité] ils n’égarent qu'eux-mêmes et ne te nuisent en rien. Dieu t'a révélé le Livre et la sagesse, Il t'a enseigné ce que tu ignorais : la faveur que Dieu t’a faite est immense.
Il n’y a rien de bon dans la plupart de leurs apartés sauf lorsque l'un d’eux ordonne de verser l’aumône, d’appliquer ce qui est licite ou de réconcilier les gens entre eux. Quiconque s'acquitte de ces actes par désir de plaire à Dieu recevra de Nous une magnifique rétribution.
Celui qui témoigne de l'hostilité au Prophète après que la bonne direction lui soit apparue et qui suit une autre voie que celle des croyants, Nous l’abandonnerons à son choix et le précipiterons dans la Géhenne : quelle exécrable destination !
Certes Dieu ne pardonne pas qu'on Lui associe quoi que ce soit mais, exception faite de ce péché, Il pardonne à qui Il veut ; et quiconque donne un associé à Dieu s’égare grandement.
Les polythéistes n'invoquent, à la place de Dieu, que des femelles et un diable rebelle
que Dieu a maudit et qui a dit : Je prendrai de force une partie de Tes serviteurs qui me revient de droit ;
je les égarerai et leur donnerai des espoirs fallacieux. Je leur ordonnerai de fendre les oreilles des animaux domestiques et d'altérer la création de Dieu ; et quiconque prend le diable pour protecteur à la place de Dieu est manifestement voué à la perdition.
Il leur fait des promesses et leur donne des espoirs fallacieux et le diable ne leur promet que de l’illusion !
Ceux-là auront la Géhenne pour refuge sans y trouver la moindre échappatoire.
Ceux qui ont eu la foi et pratiqué des œuvres pies, Nous les introduirons dans des jardins arrosés par des fleuves et ils y demeureront à jamais. C’est une promesse de Dieu et [comme teste] véridique. Et qui donc tient des propos plus crédibles que Dieu ?
L’issue ne tient ni à vos espérances ni à celles des gens du Livre ! Quiconque accomplit un méfait sera rétribué en fonction, et il ne trouvera en dehors de Dieu personne pour le protéger ni le soutenir.
Et quiconque, homme ou femme, accomplit des œuvres pies alors qu’il a la foi entrera au Paradis où il ne sera pas lésé, fut-ce d’un noyau de datte.
Qui donc professe de meilleure religion que celui qui a prosterné sa face devant Dieu en témoignant de sa vertu et qui a suivi la tradition d’Ibrâhîm en pur monothéiste, sachant que Dieu a pris Ibrâhîm pour ami intime (khalîlan) ?
A Dieu, appartient ce qu’il y a dans les cieux et sur la terre et Dieu cerne toute chose.
Ils te questionnent : Quels sont leurs devoirs vis-à-vis des femmes ? Dis-leur : Dieu, ainsi que les passages qui vous sont récités dans le Livre, vous renseignent au sujet des femmes orphelines auxquelles vous refusez ce qui leur est dû alors que vous désirez les épouser, [comme ils vous renseignent] sur les jeunes gens sans défense (mustad'afîn) et sur les orphelins [en vous prescrivant] de prendre soin d’eux avec équité. Et quel que soit le bien que vous faites, Dieu en est parfaitement Informé.
Si une femme craint que son époux n’exerce des brutalités à son encontre ou ne se détourne d’elle, ils ne seront pas blâmés de rechercher une conciliation ; l’âme étant portée à l'égoïsme (litt. : l’avarice), la conciliation se révèle préférable et si vous vous montrez vertueux et que vous vous gardez [de Dieu], Dieu est parfaitement Informé de vos actes.
Quand bien même en auriez-vous la ferme résolution, vous ne pourrez faire montre d'une équité parfaite entre plusieurs femmes. Ne montrez pas un penchant excessif [pour une d'entre et les] laissant ainsi l’autre comme en suspens. Mais si vous réparez [les torts commis] et si vous vous gardez de Dieu, sachez que Dieu est Pardonneur et Miséricordieux.
Si les deux époux se séparent, Dieu, dans Sa largesse, fera en sorte qu'ils puissent se passer l'un de l'autre ; Dieu embrasse toute chose, Il est Tout de Sagesse,
C'est à Dieu qu'appartient ce qu'il y a dans les cieux et sur la terre ; Nous avons déjà recommandé à ceux qui ont reçu les Ecritures avant vous, comme Nous vous l'avons recommandé, de se prémunir de Dieu. Si vous sombrez dans la mécréance, [sachez] qu'à Dieu n'en revient pas moins tout ce qu'il y a dans les cieux et sur la terre, qu'il est Souverain (ghanî) [à l'égard des êtres] et qu’il est Glorieux.
C’est à Dieu qu’appartient ce qu'il y a dans les cieux et sur la terre et Dieu est un Garant (wakil) suffisant.
Ô hommes, s’il le veut, Il peut vous anéantir pour vous remplacer par d'autres, et Dieu est parfaitement capable de cela.
Que celui qui désire la récompense d’ici-bas [sache] que c’est auprès de Dieu que se trouvent les récompenses d'ici-bas et celles de l'Ultime Demeure. Dieu entend et voit tout.
Ô vous qui avez la foi, efforcez-vous de rendre la justice en témoignant devant Dieu, fut-ce à votre détriment, à celui de vos père et mère ou de vos proches. Pauvre ou riche, c'est Dieu qui a le coupable en charge ; ne vous abandonnez pas à vos passions de crainte de vous écarter de la vérité (ou encore : que le fait de suivre vos penchants ne vous empêche pas d'être équitables) et si vous déformez la vérité ou que vous vous en détourniez, [sachez] que Dieu e& parfaitement Informé de ce que vous faites.
Ô vous qui avez la foi croyez en Dieu et en Son Envoyé, au Livre qui a été révélé à Son Envoyé et aux Ecritures qui ont été révélées avant lui ; quiconque nie Dieu, Ses anges, Ses Écritures, Ses envoyés et le Jour dernier, s'égare grandement.
Ceux qui ont eu la foi, puis qui sont tombés dans la mécréance, puis ont eu de nouveau la foi et sont retombés dans la mécréance pour finir par s’enfoncer dans celle-ci, Dieu ne sera pas enclin à leur pardonner ni à les guider sur la bonne voie.
Annonce aux hypocrites,
ceux qui choisissent leurs alliés parmi les mécréants en excluant les croyants, qu’ils sont voués à un châtiment douloureux. Recherchent- ils pour eux-mêmes la puissance ? la puissance tout entière n’appartient qu’à Dieu.
Déjà il vous a été révélé dans le Livre de ne pas vous asseoir en compagnie de ceux qui nient ou se moquent des Signes (ou : des versets) de Dieu jusqu’à ce qu’ils engagent une autre conversation, sinon vous seriez semblables à eux ! Certes Dieu réunira tous les hypocrites et les mécréants dans la Géhenne,
ceux qui guettent [vos revers de fortune] et qui vous demandent, lorsque vous venez de remporter une victoire : N étions-nous pas avec vous ? [Ceux] qui disent aux mécréants, lorsqu’ils ont part à la victoire : N'étiez-vous pas en notre pouvoir ? Ne vous avons-nous pas protégés des croyants ? C’est Dieu qui arbitrera vos différends au Jour de la Résurrection et Dieu ne donnera pas l’avantage aux mécréants sur les croyants.
 Les hypocrites [s’imaginent] tromper Dieu mais en réalité c’est Lui qui les leurre. Lorsqu'ils se disposent à faire la prière, ils se lèvent avec paresse faisant montre d’orientation et ne se remémorent Dieu que rarement.
Hésitants [entre les deux partis], ils ne se rallient ni aux uns ni aux autres, et tu ne trouveras pas de voie pour celui que Dieu veut égarer.
Ô vous qui avez la foi, ne prenez pas de mécréants pour alliés en excluant les croyants ! Voudriez-vous donner à Dieu des arguments décisifs contre vous ?
Certes, les hypocrites seront relégués au plus bas degré en enfer et tu ne trouveras personne pour les secourir.
Exception faite de ceux qui se sont repentis et amendés en s’accrochant à ce qui les relie à Dieu et qui ont consacré leur religion à Dieu de façon exclusive : ceux-là seront en compagnie des croyants et Dieu consentira aux croyants une magnifique récompense.
Dieu, qu’a-t-Il donc à faire de votre châtiment si vous [Lui] témoignez de la gratitude et que vous croyez ? Et Dieu vous saura gré [de votre foi] et Il est Très Savant.
Dieu n’aime pas que l'on divulgue un méfait à haute voix, sauf si l'on est victime d’une injustice. Dieu entend et sait tout.
Que vous dévoiliez un bienfait, que vous le dissimuliez ou que vous excusiez quelqu'un d'une faute, [sachez que] Dieu est Indulgent et Puissant.
Ceux qui veulent opposer un déni à Dieu et à Ses envoyés, qui veulent établir une différence entre Dieu et Ses envoyés en prétendant ajouter foi à une partie du Livre tout en niant l’autre et qui veulent emprunter une voie à mi-chemin entre foi et mécréance,
en vérité ceux-là sont les mécréants et nous avons apprêté pour les mécréants un châtiment humiliant.
Quant à ceux qui ont cru en Dieu et en Ses envoyés et qui n'ont fait de différence entre aucun de Ses envoyés, Il leur accordera leur récompense et Dieu est Pardonneur et Miséricordieux.
Les gens du Livre te demandent de faire descendre sur eux un Livre venu du ciel ; ils avaient déjà demandé à Mûssâ beaucoup plus que cela lorsqu’ils lui avaient dit : Fais-nous voir Dieu de nos yeux ! La foudre s'était emparée d’eux pour prix de leur iniquité, puis ils avaient pris le veau pour idole après avoir reçu toutes sortes de signes et Nous les avions encore excusés de ce forfait en accordant à Mûssâ un pouvoir évident.
Nous avions élevé le Sinaï au-dessus d’eux pour prix de leur engagement et leur avions dit : Franchissez la porte en vous prosternant ; Nous leur avions également dit : Ne transgressez pas le sabbat et Nous avions reçu de leur part un ferme engagement
Pour avoir rompu leur engagement, avoir nié les Signes de Dieu et avoir tué les prophètes injustement, [Nous les avons maudits] ; pour avoir dit : Nos cœurs ne perçoivent rien alors que c'est Dieu qui les avait scellés pour prix de leur mécréance si bien qu’ils étaient de peu de foi,
pour leur mécréance et pour avoir proféré au sujet de Marie d’ignobles calomnies,
pour avoir soutenu qu’ils avaient mis à mort le Messie, Jésus fils de Marie, alors qu'ils ne l’avaient ni tué ni crucifié, victimes qu'ils étaient d’une ressemblance —[du reste] ceux qui divergèrent à son sujet doutent encore de son identité—, [Nous les avons maudits] ; ils n'avaient là-dessus aucune certitude, se livrant seulement à des conjectures et n’étaient nullement certains de l’avoir tué
En réalité Dieu l’a élevé à Lui et Dieu est Très Puissant, Très Sage.
Il n'en est pas un d'entre les gens du Livre qui ne croira en lui avant sa mort et au Jour de la Résurrection il témoignera à leur encontre.
Pour prix de leur iniquité et pour avoir détourné nombre de gens de la voie de Dieu Nous avons interdit aux tenants du Judaïsme d'excellents mets qui leur étaient pourtant tolérés.
et pour avoir reçu le prix de l’usure alors que cela leur était interdit, pour s’être emparés des biens des gens de manière illicite, Nous avons préparé à ceux d'entre eux qui avaient renié un châtiment douloureux.
Mais ceux d’entre eux dont la science est solide ainsi que ceux qui croient, ceux qui accomplissent la prière, qui acquittent l'aumône prescrite, qui croient en Dieu et au Jour dernier, ceux-là ajoutent foi à ce que t'a été révélé et à ce qui a été révélé avant toi. Nous leur huerons une récompense sublime.
Certes Nous t'avons inspiré la révélation comme Nous l'avions inspirée à Nûh (Noé) et à d’autres prophètes après lui ; Nous avons inspiré Ibrâhîm, Ismâ’îl, Ishâq, Ya'qûb et les [douze] tribus, Jésus, Ayyûb, Hârûn, Sulaymân et Nous avons transmis les Psaumes à Dâwûd.
Nous [avons inspiré] des prophètes dont Nous t'avons déjà conté l'histoire et d'autres dont Nous ne t'avons rien dit, et Dieu a bien parlé à Mûssâ ;
[Nous avons inspiré] des prophètes chargés d'annoncer la bonne nouvelle et de mettre en garde afin que les hommes n’aient plus d’arguments à opposer à Dieu après leur envoi et Dieu est Puissant et Sage.
Cependant Dieu est Témoin de ce qu’il t’a révélé selon Sa Science et les anges en témoignent également et le témoignage de Dieu se suffît à lui-même.
Ceux qui ont nié [Dieu] et qui ont détourné [les gens] de la voie de Dieu se sont grandement égarés.
Dieu n'est pas enclin à pardonner à ceux qui ont sombré dans la mécréance et dans l'iniquité ni à les guider sur une voie quelconque,
à l'exception de celle qui mène à la Géhenne où ils demeureront à jamais et cela est pour Lui chose facile.
Ô hommes, un Envoyé est venu vous apporter la Vérité venant de votre Seigneur : croyez [en lui], ce sera préférable pour vous et, si vous [le] reniez, [sachez qu'] à Dieu appartient ce qu’il y a dans les cieux et sur la terre et qu'il est à la fois Très Savant et Très Sage,
ô gens du Livre, ne soyez pas excessifs dans votre religion et ne dites de Dieu que la Vérité. Le Messie, Jésus fils de Marie, n'est que l'envoyé de Dieu, Son Verbe qu’il a projeté en Marie et un Esprit venant de Lui. Croyez en Dieu et en Ses envoyés et cessez de dire [un Dieu en] trois [personnes], cela sera préférable pour vous. Dieu, gloire à Lui, ne saurait être qu'une Divinité Unique ! Comment aurait-Il un fils alors que tout ce qui se trouve dans les cieux et sur la terre Lui appartient ? Et Dieu est un Garant suffisant !
Ni le Messie ni les anges qui jouissent de la proximité [divine] ne dédaignent d’être des serviteurs de Dieu et [que] ceux qui refusent de Le servir et s'enorgueillissent [sachent] que Dieu les rassemblera tous auprès de Lui.
Ceux qui auront cru et pratiqué les œuvres pies se verront accorder l’intégralité de leur récompense et Il leur en donnera même davantage par un effet de Sa Grâce. Quant à ceux qui ont témoigné du dédain et de l’orgueil, Il leur infligera un châtiment douloureux et ils ne trouveront personne en dehors de Dieu pour les protéger ni les secourir.
Ô hommes, il vous est venu une preuve de la part de votre Seigneur et Nous avons fait descendre vers vous une lumière éclatante.
Dieu fera entrer au sein de Sa Miséricorde et de Sa Grâce ceux qui auront cru et se seront attachés à Lui et Il les conduira sur une voie droite.
Ils te questionnent [au sujet delà succession dévolue aux héritiers collatéraux] ; dis-leur : Dieu vous instruit au sujet de ceux qui n'ont pas d'héritiers directs ; si un homme sans enfants décède en laissant une sœur, celle-ci héritera de la moitié de sa succession, de même qu’il héritera d’elle [en totalité] si elle n’a pas d'enfants. Si elles sont deux sœurs [ou plus], elles auront droit aux deux tiers de sa succession, et s’il y a des frères et des sœurs, l’enfant mâle aura droit à deux fois plus que la femme. Dieu vous donne des explications claires à ce sujet de peur que vous ne vous égariez et Dieu est Omniscient.
Ô vous qui avez la foi, honorez vos engagements ; il vous est permis [de consommer la chair] du bétail à l'exception de ce qui vous est interdit dans [le Livre] et du gibier [tue] alors que vous êtes en état de consécration. Et Dieu Statue comme bon Lui semble
Ô vous qui avez la foi, ne profanez pas les rites divins, ni les mois sacrés, ni les bêtes sacrificielles, ni les guirlandes [qui servent à les repérer], ni les pèlerins en route pour la Maison sacrée qui recherchent la faveur de leur Seigneur ainsi que Son agrément ; une fois désacralisés, il vous sera loisible de chasser, et que l'animosité d’un peuple qui vous a repoussés de la Mosquée sacrée ne vous incite pas à les agresser ; encouragez-vous mutuellement à la vertu et à la crainte [de Dieu] et ne vous incitez ni au péché ni à la haine, car Dieu châtie durement.
Vous sont interdites les chairs mortes [c’est-à-dire : non sacrifiées] ainsi que le sang, la viande de porc, et tout ce qui a été immolé à un autre que Dieu ; la bête étouffée, la bête assommée, tuée dans une chute ou d'un coup de corne, ou encore [à moitié] dévorée par un prédateur, exception faite de celles que vous avez sacrifiées [à temps]. [Il vous est également interdit de consommer] des bêtes sacrifiées sur les autels de pierre et d'user de flèches divinatoires, autant de choses qui relèvent de la perversion (fisq). A dater de ce jour tout espoir est perdu pour les mécréants [d’anéantir] votre religion. Ne les craignez pas, redoutez-Moi plutôt ! En ce jour, J’ai parachevé pour vous votre religion, J’ai parfait pour vous Ma grâce et Je vous ai agréé l’Islam comme religion. [Cependant] quiconque est contraint par la famine [de manger une chair illicite] sans se laisser aller délibérément au péché [doit savoir que] Dieu est Pardonneur et Miséricordieux.
Ils te demanderont quels sont les aliments licites ? En ce jour, les aliments sains (tayyibât) vous sont licites [ainsi que le gibier qui vous a été rapporté] par les prédateurs que vous avez dressés tels des chiens selon ce que Dieu vous a enseigné. Mangez les proies qu'ils ont attrapées en invoquant le Nom de Dieu sur celles-ci et gardez-vous de Dieu car Il est prompt à faire les comptes.
En ce jour les aliments sains sont considérés pour vous comme licites, ainsi que la nourriture des gens du Livre, de même que votre nourriture est licite pour eux. [Il vous est également permis de prendre pour épouses] des femmes chastes (muhsanât), musulmanes (lïtt. : croyantes) ou [choisies] parmi les gens qui ont reçu les Ecritures avant vous, à condition de leur remettre leur dot et d’être vous-mêmes chastes et non des libertins acoquinés avec des maîtresses. Et quiconque renie sa foi verra ses œuvres réduites à néant et, dans l'Ultime Demeure, il sera de ceux qui ont signé leur perdition.
Ô vous qui croyez, lorsque vous vous levez pour accomplir la prière, lavez votre visage, vos mains [et vos avant-bras] jusqu'aux coudes, frottez-vous la tête [de votre main humide], [bavez-vous] les pieds jusqu'aux chevilles et, si vous avez accompli l'acte sexuel (lâmastum), purifiez- vous. Si vous êtes malades ou en voyage ou si vous venez de satisfaire vos besoins naturels ou de caresser vos épouses et que vous ne trouviez pas d’eau, purifiez-vous en usant d’une terre pure et essuyez-vous-en le visage et les mains : Dieu ne veut pas vous causer de gêne, mais Il veut vous purifier et parachever Ses faveurs envers vous ; peut-être serez- vous reconnaissants !
Souvenez-vous des faveurs que Dieu vous a accordées et de l’engagement qu'il a reçu de vous lorsque vous dîtes : Nous avons entendu et obéi ; et gardez-vous de Dieu car Dieu sait fort bien ce que recèlent les cœurs
Ô vous qui avez la foi, efforcez-vous de témoigner de la justice en observant vos devoirs envers Dieu et que l’animosité entre deux peuples ne vous incite pas à vous montrer injuries ; soyez équitables, cela vous rapprochera de la crainte [de Dieu] et gardez-vous de Dieu car Il est parfaitement Informé de vos actes.
A ceux qui ont cru et pratiqué les œuvres pies Dieu a promis [Son] pardon ainsi qu’une récompense sublime.
Quant à ceux qui ont nié et traité Nos signes de mensonges, ceux-là seront voués à la Géhenne.
Ô vous qui avez la foi, souvenez-vous de la faveur que Dieu vous a faite lorsque certaines personnes songèrent à porter la main sur vous et que Dieu retint leur bras en vous protégeant [d’eux] ; gardez-vous de Dieu et c’est en Dieu que les croyants placent leur confiance.
Dieu avait reçu l’engagement des enfants d’Isrâ’îl. Nous avions suscité parmi eux douze représentants et Dieu leur avait dit : Je serai avec vous tant que vous accomplirez la prière, acquitterez l'aumône légale, ajouterez foi en Mes envoyés, les soutiendrez et accorderez à Dieu un prêt gracieux ; Je vous remettrai vos fautes et vous introduirai dans des jardins arrosés par des fleuves. Quant à ceux d’entre vous qui auront renié ce pacte, ils ont d'ores et déjà perdu le bon chemin.
Pour avoir trahi leur engagement, Nous les avons maudits et avons endurci leurs cœurs : ils ont altéré le sens des mots en les changeant de place et oublié une partie de ce qu’on leur avait ordonné. Tu ne cesseras de t’apercevoir de leur perfidie et peu feront exception ; [cependant] montre-toi indulgent et généreux car Dieu aime les vertueux
Il en est, parmi ceux qui se proclament chrétiens, dont Nous avons reçu l’engagement et qui ont oublié une part de ce qui leur avait été ordonné. Aussi avons-Nous suscité entre eux l’inimitié et la haine jusqu'au Jour du Jugement et Dieu leur rappellera leurs [curieuses] pratiques.
Ô gens du Livre, Notre Envoyé est venu à vous pour mettre en lumière bien des éléments des Écritures que vous dissimuliez tout en passant sur de nombreux manques. Une lumière vous est venue de la part de Dieu ainsi qu'un Livre explicite.
C'est par elle que Dieu guide ceux qui recherchent Son agrément sur les chemins de la paix. Il les fait passer des ténèbres à la lumière avec Sa permission et les conduit sur une voie droite.
Ils ont bien sombré dans la mécréance ceux qui ont dit que Dieu n'était autre que le Messie fils de Maryam. Réplique [leur] : Qui donc pourrait empêcher Dieu d’anéantir le Messie fils de Maryam ainsi que sa mère et tous ceux qui sont sur terre alors que le royaume des cieux et de la terre et de ce qu'ils contiennent Lui appartient ? Il crée ce qu’il veut et Dieu est Omnipotent.
Les juifs et les chrétiens ont prétendu être les fils de Dieu et Ses bien-aimés ! Réponds-leur : Pourquoi donc vous punit-Il pour vos péchés ? En réalité vous n'êtes qu’une partie de cette humanité que Dieu a créée, Il pardonne à qui Il veut et châtie qui Il veut. C’est à Dieu qu’appartient le royaume des cieux, de la terre et de ce qu'ils contiennent et c'est auprès de Lui qu’est notre devenir.
Ô gens du Livre, Notre Envoyé est venu à vous après une longue période sans prophètes, pour votre édification et afin que vous ne puissiez pas dire : Nous n'avons reçu personne qui nous mette en garde et nous annonce la bonne nouvelle. Maintenant il venu celui qui [vous] a mis en garde et qui [vous] a annoncé la bonne nouvelle et Dieu est Omnipotent.
Et [rappelle-toi] lorsque Mûssa eut dit à son peuple : Mon peuple, souvenez-vous des faveurs que Dieu vous a faites en suscitant parmi vous des prophètes, en faisant de vous des rois et en vous accordant ce qu’il n'avait accordé à personne à travers les mondes.
ô mon peuple, entrez dans cette terre sainte que Dieu vous a promise et ne revenez pas sur vos pas car vous retourneriez à la perdition.
Mûssâ, lui dirent-ils, cette cité est le siège d’un peuple de tyrans et nous n’y entrerons pas avant qu'ils n'en sortent. Et c'est seulement s'ils en sortent que nous y entrerons.
[C’est alors que] deux hommes qui avaient la crainte [de Dieu] —Dieu leur avait accordé cette faveur— leur dirent : Franchissez cette porte ; si seulement vous la franchissez, vous aurez la victoire et placez votre confiance en Dieu si vous êtes [d’authentiques] croyants.
Mûssâ, lui dirent-ils, nous n’y entrerons jamais aussi longtemps qu’ils y seront ; allez donc combattre, toi et ton Seigneur, tandis que nous demeurons ici même.
Mon Dieu, invoqua Mûssâ, je ne suis maître que de ma personne et de celle de mon frère (ou : je ne réponds que de moi et de mon frère) ; détache-nous de ce peuple de pervers.
Cette terre, lui répondit-Il, leur sera interdite pendant quarante années au cours desquelles ils erreront sur terre ; et ne t’afflige pas pour ce peuple de pervers.
Raconte-Ieur en toute vérité l'histoire des fils d'Adam lorsqu’ils offrirent une oblation qui fut acceptée de l'un des deux et refusée de l’autre. Je te tuerai, lui dit alors Qâbîl (Caïn). Dieu n'accepte que les offrandes de ceux qui se gardent de Lui, lui dit Hâbîl (Abel).
Si tu lèves la main sur moi pour me tuer, je ne ferai pas de même car j'ai la crainte de Dieu, le Seigneur des mondes.
Je veux que tu endosses mon péché et le tien et que tu sois voué au feu, car telle est la rétribution des injuries.
La passion le poussa néanmoins à tuer son frère et il sombra dans la perdition.
Dieu lui envoya alors un corbeau qui se mit à gratter la terre afin de lui montrer comment dissimuler la nudité de son frère. Malheur à moi ! s'écria-t-il, je n’ai même pas été capable de faire comme ce corbeau et de dissimuler la nudité de mon frère ! et il fut pris de regrets.
C'est pour cette raison que Nous avons prescrit [cette règle] aux enfants d'Isrâ’îl : Quiconque tue une personne qui n’a elle-même ni tué ni répandu la corruption sur terre sera considéré comme s'il avait tué l’humanité entière. Et celui qui sauve la vie d’un seul homme sera considéré comme ayant vivifié l'humanité entière. Et bien que Nos envoyés soient venus à eux avec des signes, nombre d'entre eux malgré cela se rendirent coupables d'abus.
Il n'est de rétribution, pour ceux qui déclarent la guerre à Dieu et à Son Envoyé et qui œuvrent à répandre la corruption sur terre, que l’exécution, la crucifixion, l'ablation des mains et des pieds (main droite, pied gauche et vice versa) ou le bannissement ; cela sera pour eux une humiliation en ce monde et un terrible châtiment leur est réservé dans l’Ultime Demeure,
exception faite de ceux qui se seront repentis avant que vous n’ayez mis la main sur eux et sachez que Dieu est Pardonneur et Miséricordieux.
ô vous qui avez la foi, gardez-vous de Dieu et cherchez un moyen (ou encore : un intermédiaire) pour accéder à Lui ; faites des efforts (jâhidû) pour Sa cause, peut-être réussirez-vous !
Certes, même si les mécréants disposaient de tout l'or du monde et d'encore autant en guise de rançon [pour s’épargner] le châtiment au Jour de la Résurrection, ils se le verraient refuser ; un cruel supplice leur est destiné.
Ils voudront sortir du feu mais ils n’en sortiront pas ! Ils sont voués à un châtiment sans fin.
Coupez la main du voleur, homme ou femme, pour prix de ce qu’ils se sont acquis et à titre de représailles de la part de Dieu, et Dieu est Puissant et Sage.
Dieu acceptera le repentir de celui qui s’est repenti de son iniquité et s'est amendé, car Dieu est Pardonneur et Miséricordieux.
Ne sais-tu pas que le royaume des cieux et de la terre appartient à Dieu ? Il châtie qui Il veut et pardonne à qui Il veut et Dieu est Omnipotent.
Ô Prophète, ne t'afflige pas pour ceux qui se précipitent dans la mécréance, affichant leur foi en paroles tandis que leurs cœurs demeurent incrédules ; parmi les juifs, il en qui prêtent l'oreille aux mensonges et qui prêtent l’oreille aux propos de certains de leurs coreligionnaires qui ne sont pas venus te trouver ; ils altèrent le sens des mots en les changeant de place et disent : Si l’on vous transmet ceci, prenez-le et si l'on vous transmet autre chose, gardez-vous-en ! Pourriez-vous prémunir contre Dieu celui que Dieu veut plonger dans l’erreur ? Ceux-là sont ceux dont Dieu n'a pas voulu purifier les cœurs : ils sont voués à l'opprobre en ce monde et un terrible châtiment leur est destiné dans l’Ultime Demeure.
Prêtant l’oreille aux mensonges avec complaisance, avides (akkâlûn) d’illicite, s’ils ont recours à toi accepte de leur servir d'arbitre ou bien laisse-les ! Si tu te détournes d'eux ils ne pourront te nuire en rien mais, si tu prononces un jugement entre eux, fais-le en toute équité car Dieu aime les justes.
Comment du reste te feraient-ils juge alors qu’ils possèdent la Thora qui contient le Jugement de Dieu et dont ils se détournent cependant ? Ceux-là ne sont pas des croyants !
Certes Nous avons révélé la Thora contenant une direction et une lumière au moyen desquelles les prophètes soumis [à Dieu] ainsi que les docteurs [de la Loi] et les savants ont arbitré, en vertu de ce qu’ils avaient été chargés de retenir des Écritures et en qualité de témoins [de leur véracité], pour le compte des juifs. Ne craignez donc pas les hommes mais redoutez-Moi et ne vendez pas Mes versets pour un vil prix. Ceux qui ne conforment pas leur jugement à ce que Dieu a révélé, ceux-là sont les mécréants.
Et Nous y avons prescrit : une vie pour une vie, œil pour œil, nez pour nez, dent pour dent. Et pour les blessures, la loi du talion ! Pour ceux qui renoncent à leur droit, ce sera une expiation et ceux qui ne conforment pas leur jugement à ce que Dieu a révélé, ceux-là sont les injustes.
Sur les traces des prophètes Nous avons envoyé ‘Issâ fils de Maryam pour confirmer la Thora qui avait été révélée avant lui. Nous lui avons transmis l'Évangile contenant une direction et une lumière afin de confirmer la Thora antérieure et à titre de guidance et d’exhortation pour ceux qui se prémunissent [du châtiment].
Que les gens de l’Évangile jugent en fonction de ce que Dieu y a révélé ; ceux qui ne conforment pas leur jugement à ce que Dieu a révélé, ceux-là sont les pervers.
Nous t’avons révélé le Livre en toute vérité pour confirmer les Écritures antérieures et témoigner [de leur authenticité] ; arbitre entre eux en te conformant à ce que Dieu a révélé et ne suis pas leurs passions en te détournant de la Vérité qui t’a été donnée. A chacun d'entre vous Nous avons accordé une loi et une voie, et si Dieu l’avait voulu Il aurait fait de vous une communauté unique, mais Il a voulu vous éprouver à travers ce qu’il vous avait révélé ; faites montre d’émulation dans les œuvres pies, c’est auprès de Dieu que vous serez tous ramenés et Il vous instruira sur l’objet de vos différends.
[Et Nous t’avons également inspiré] d'arbitrer entre eux en te confor­mant à ce que Dieu a révélé sans suivre leurs passions et de te garder d'eux de crainte qu’ils ne te détournent d’une partie de ce que Dieu t’a révélé. Et s’ils font volte-face, sache simplement que Dieu veut les châtier pour quelque péché qu’ils ont commis et que nombre de gens sont des pervers.
Que cherchent-ils ? Le jugement du temps de l'ignorance ? Et pour ceux qui sont doués de certitude, qui donc possède un meilleur jugement que Dieu ?
Ô vous qui avez la foi, ne prenez ni les juifs ni les chrétiens pour alliés ! Ils sont alliés les uns des autres ; celui d’entre vous qui les prendra pour alliés est un des leurs car Dieu ne guide pas les communautés iniques.
 Tu verras ceux dont le cœur est malade s’empresser de rechercher leur amitié en disant : Nous craignons d’être victimes d'un revers du sort. Et si Dieu accordait la victoire [aux croyants] ou provoquait un événement favorable, n’éprouveraient-ils pas de regrets quant à ces pensées qu’ils dissimulaient au plus profond d’eux-mêmes ?
Les croyants diront alors : N'est-ce pas ceux-là qui juraient par Dieu en usant des serments les plus solennels qu'ils étaient de notre bord ? [Aujourd’hui] leurs œuvres sont réduites à rien et ils ont intégré le clan des perdants.
Ô vous qui avez la foi, que ceux d’entre vous qui apostasient [sachent] que Dieu les remplacera par un peuple qu'il aimera et dont Il sera aimé, humble envers les croyants, inflexible envers les mécréants ; il combattra pour la cause de Dieu sans craindre les blâmes des détracteurs ; telle est la faveur de Dieu, Il l'accorde à qui Il veut et Dieu embrasse et connaît toute chose.
Vous n'avez de protecteurs (wali) que Dieu et Son Envoyé ainsi que ceux qui ont cru : ceux qui accomplissent la prière et acquittent l'aumône alors qu’ils sont inclinés.
Que celui qui prend Dieu, Son Envoyé et les croyants pour alliés [sache] que [les partisans] de Dieu seront bien les vainqueurs.
Ô vous qui avez la foi, ne choisissez pas d’alliés parmi ceux qui ont reçu les Ecritures avant vous et qui ont fait de votre religion un objet de dérision et de moquerie, ni parmi les mécréants et gardez-vous de Dieu si vous êtes [d’authentiques] croyants.
Lorsque vous lancez l’appel à la prière ils le raillent et le tournent en dérision, cela parce que c’est un peuple qui n’a pas sa raison.
Dis-leur : Ô gens du Livre, pourquoi nous en vouloir ainsi ? Uniquement parce que nous croyons en Dieu, en ce qui nous a été révélé et en ce qui a été révélé avant nous ou parce que la plupart d’entre vous sont des pervers ?
Dis-leur : Ne vous indiquerai-je pas une sanction encore pire ? Ceux que Dieu a maudits, contre lesquels Il S’est mis en courroux, ceux dont Il a fait des porcs, des singes et des adorateurs du diable, ceux-là sont dans une bien mauvaise posture et fort éloignés du chemin de la Vérité.
S’ils viennent à vous, c’est en vous affirmant qu’ils ont la foi alors qu'ils sont entrés chez vous en mécréants et qu'ils en sont ressortis en mécréants, mais Dieu sait ce qu’ils dissimulent.
Tu verras un grand nombre d'entre eux rivaliser d’ardeur [pour s'adonner au] péché, à l'iniquité et pour engloutir l'illicite. Quel détectable comportement !
Si leurs savants et leurs docteurs ne les empêchaient pas de pécher en paroles et d’engloutir l’illicite, à quels actes odieux ne se seraient-ils pas livrés ?
Les juifs ont prétendu que la Main de Dieu était liée ! Puissent leurs mains être liées, puissent-ils être maudits pour leurs blasphèmes. Non, les Mains de Dieu sont bel et bien ouvertes et Il rétribue [Ses serviteurs] comme Il l’entend. Ce qui t’a été révélé de la part de ton Seigneur ne fera qu’accroître chez nombre d’entre eux leurs débordements et leur mécréance et Nous avons suscité entre eux l’inimitié et la haine jusqu'au Jour de la Résurrection ; chaque fois qu’ils ont attisé les feux de la guerre, Dieu les a éteints. Ils parcourent le pays afin d’y répandre la corruption et Dieu n'aime pas les corrupteurs.
Si seulement les gens du Livre avaient eu la foi et s'étaient gardés [du châtiment] Nous leur aurions remis leurs péchés et les aurions introduits dans les jardins des délices.
Si seulement ils avaient appliqué la Thora, l’Evangile et tout ce qui leur a été révélé de la part de leur Seigneur, ils se seraient nourris de ce qui est : au-dessus d’eux et de ce qui se trouve sous leurs pieds ; certains d’entre eux sont équitables (ou encore : modérés) mais nombre d’entre eux commettent des actes détectables.
Ô Envoyé [de Dieu], transmets ce qui t’a été révélé de la part de ton Seigneur et si tu ne le fais pas [en totalité], ce sera comme si tu n’en avais rien transmis et c’est Dieu qui te protégera des hommes car Dieu ne guide pas le peuple des pervers.
Ô gens du Livre, vous ne vous reposez sur rien [de solide] tant que vous ne mettez pas en pratique la Thora et l'Évangile ainsi que ce qui vous a été révélé de la part de votre Seigneur. Ce qui t’a été révélé de la part de ton Seigneur ne fera qu'accroître chez nombre d’entre eux leurs débordements et leur mécréance ; ne t'afflige donc point pour le peuple des mécréants.
Ceux qui ont eu la foi, juifs, chrétiens, sabéens, tous ceux qui ont cru en Dieu et au Jour dernier et ont œuvré pieusement ne connaîtront ni la peur ni l'affliction.
Nous avions pourtant reçu l’engagement des fils d’Isrâ’îl ; chaque fois qu’un envoyé est venu leur apporter une doctrine qui contrecarre leurs passions, ils ont traité les uns de menteurs et ont assassiné les autres.
Ils se sont imaginé qu’ils ne seraient jamais éprouvés ; aussi ont-ils fermé les yeux et se sont-ils bouché les oreilles [sur leurs égarements]. Dieu a ensuite accepté leur repentir, puis ils sont devenus de nouveau sourds et aveugles et Dieu voit parfaitement ce qu'ils font.
Ils ont sombré sans aucun doute dans la mécréance ceux qui ont dit : Dieu n'est autre que le Messie fils de Maryam alors que le Messie s’adressant aux fils d’Isrâ’îl leur avait demandé : Adorez Dieu, mon Seigneur et le vôtre, car Dieu a interdit l’accès du Paradis à celui qui Lui donne un associé ; le feu lui servira de refuge et les oppresseurs n’auront aucun recours.
Ils ont sombré dans la mécréance ceux qui ont soutenu que Dieu était la troisième [personne] de la trinité (litt. : de trois) ; il n’est de divinité qu’une Divinité Unique et s’ils ne cessent de tenir ces propos [scandaleux] un châtiment douloureux atteindra ceux d’entre eux qui professent la mécréance.
Pourquoi ne se repentent-ils pas auprès de Dieu et ne Lui demandent-ils pas pardon [sachant] que Dieu est Pardonneur et Miséricordieux ?
Le Messie fils de Maryam n'est qu'un prophète qu’ont précédé d’autres prophètes, sa mère était une femme véridique et tous deux prenaient de la nourriture [comme n'importe qui être humain] ; considère comment Nous leur exposons Nos signes, et puis considère comment ils s’en détournent !
Dis-leur : Adorerez-vous, en excluant Dieu [de votre adoration], ce qui n'est en mesure ni de vous nuire ni de vous être utile alors que Dieu entend et sait tout ?
Ô gens du Livre, ne soyez pas excessifs dans votre religion au point de déformer la Vérité et ne suivez pas les passions d'une fraction qui s'est égarée dans le passé tout en égarant de nombreux autres et qui se sont éloignés du chemin de la Vérité (litt. : du bon chemin),
Les mécréants d'entre les fils d'Isrâ’îl ont été maudits par la bouche de David et de 'Issâ fils de Maryam pour s'être montrés rebelles et transgresseurs.
Ils ne s'interdisaient mutuellement aucun acte blâmable auquel ils étaient accoutumés (fa'aluhu) ; que leurs actes étaient odieux !
Tu verras nombre d’entre eux prendre les mécréants pour alliés ; à quel acte détectable les ont poussés leurs âmes ? Il leur a valu la colère de Dieu et de demeurer à jamais dans le supplice.
Eussent-ils cru en Dieu, au Prophète et à ce qui lui a été révélé, qu'ils ne les auraient pas pris pour alliés. Mais un grand nombre d'entre eux sont des pervers.
Tu t’apercevras que les gens les plus hostiles à ceux qui ont la foi sont les juifs et les associateurs, et tu t’apercevras que ceux qui témoigneraient le plus volontiers leur affection à ceux qui ont la foi sont ceux qui se disent chrétiens. La raison en est qu’il y a parmi eux des docteurs et des moines qui ne s’enflent pas d'orgueil,
et dont tu verras, lorsqu’ils écoutent ce qui a été révélé à l'Envoyé, les yeux s’emplir de larmes parce qu'ils y ont reconnu la Vérité. Seigneur, disent-ils, nous y ajoutons foi : inscris-nous au nombre des témoins !
Pourquoi ne croirions-nous pas en Dieu et à la Vérité qui nous est par­venue alors que nous éperons que notre Seigneur nous fera entrer en Paradis en compagnie des gens pieux ?
Dieu leur attribuera, en récompense de ce qu’ils ont dit, des jardins arrosés par des fleuves. Ils y demeureront à jamais : telle est la récompense des vertueux.
Quant aux mécréants et à ceux qui ont traité Nos signes de mensonges, ceux-là sont voués à la Géhenne.
Ô vous qui avez la foi, n’interdisez pas les aliments sains que Dieu a établis licites pour vous et n’enfreignez pas [les règles] car Dieu n'aime pas les transgresseurs.
Mangez des mets licites et succulents dont Dieu vous a gratifiés et gardez-vous de Dieu en qui vous croyez.
Dieu ne vous tiendra pas rigueur des serments prononcés par inadvertance mais il prendra en compte les serments passés intentionnellement ; l’expiation [pour se défier d’un serment] consiste à nourrir dix pauvres de l’ordinaire dont vous nourrissez vos propres familles, ou encore à les vêtir ou à libérer un esclave. Et que celui qui n'en a pas les moyens jeûne pendant trois jours, telle sera pour vous l’expiation des serments que vous avez prononcés [sans les respecter], Tenez vos serments ; c’est ainsi que Dieu vous expose Ses signes, peut-être serez- vous reconnaissants !
Ô vous qui avez la foi, le vin, les jeux de hasard, les autels sacrificiels et les flèches divinatoires constituent une souillure et sont l’œuvre du diable, aussi évitez-les, peut-être réussirez-vous.
Le diable n’a d’autre but que de faire naître l'inimitié et la haine entre vous par le biais du vin et des jeux de hasard et de vous détourner du souvenir de Dieu et de la prière ; quand donc allez-vous cesser ?
Obéissez à Dieu et à Son Envoyé et soyez sur vos gardes ! Et si vous vous détournez, sachez que seule incombe à Notre Envoyé une claire transmission [du message].
Ceux qui croient et pratiquent les œuvres pies ne seront pas blâmés pour ce qu'ils auront mangé [dans le passé] s'ils se sont gardés [de Dieu] et ont pratiqué les œuvres pies, puis qu’ils se gardent [encore] de Dieu [à l'avenir] et pratiquent les œuvres pies, puis qu'ils se gardent [toujours] de Dieu et fassent montre de bienveillance car Dieu aime les bienveillants.
Ô vous qui avez la foi, Dieu vous éprouvera par quelque gibier à portée de vos mains ou de vos lances, afin qu'il sache quels sont ceux qui Le redoutent à l’insu des hommes. Quiconque se rend coupable de transgression en dépit de cet interdit (ba‘da dhâlik) est voué à un châtiment douloureux.
Ô vous qui avez la foi, ne tuez pas de gibier alors que vous êtes en état de consécration et celui d'entre vous qui en tue délibérément devra sacrifier un animal domestique de même valeur que le gibier abattu ; l'estimation en sera faite par deux hommes équitables choisis parmi vous et la bête sacrificielle (hadyan) sera conduite (bâlighi) dans le territoire sacré. Ou bien [il pourra encore] se racheter (kaffâra) en nourrissant des pauvres ou en accomplissant un jeûne équivalent [à cette expiation, kaffâra], cela afin qu'il médite les conséquences de son geste. Dieu vous a pardonné le passé, mais Il Se vengera de celui qui recommence et Il est en mesure de Se venger.
Il vous est licite de manger ce qui a été pêché en mer ainsi que ce qu’elle rejette à titre de subsistance aussi bien pour les côtiers que pour les voyageurs [se rendant à La Mecque]. En revanche chasser le gibier sur terre vous est interdit tant que vous êtes en état de sacralisation et gardez-vous de Dieu auprès de qui vous serez rassemblés.
Dieu a fait de la Ka'ba, le Temple sacré, une Demeure sûre pour les hommes [Le même qu'Il a consacré] le mois sacré, les bêtes sacrificielles et les colliers cela afin que vous sachiez que Dieu sait ce qui se passe dans les cieux et sur la terre et qu’il est Omniscient.
Sachez que Dieu châtie avec sévérité et que Dieu est Pardonneur et Miséricordieux.
Seule la transmission incombe à l'Envoyé et Dieu sait ce que vous montrez et ce que vous dissimulez,
Dis-leur : Le noble et le vil ne sont point équivalents même si le vil te séduisait du fait de son abondance ; ô vous qui êtes doués d’intelligence, gardez-vous de Dieu, peut-être réussirez-vous !
Ô vous qui avez la foi, ne posez pas de questions sur des sujets dont la divulgation pourrait vous nuire (ou : vous déplaire). Si cependant vous posez de telles questions lors de la révélation du Coran, elles vous seront dévoilées. Dieu vous pardonne votre curiosité ! Et Dieu est Pardonneur et Longanime.
Un peuple les a déjà posées avant vous, puis ils sont devenus des mécréants pour les avoir posées.
Dieu n'a consacré ni la bahîra, ni la sâ’iba, ni la wasîla ni le hâmî, mais les mécréants profèrent des mensonges au sujet de Dieu et la plupart d'entre eux n’ont pas leur raison.
Si on leur dit : Accourez [afin d’écouter] ce que Dieu a révélé, accourez à Son Envoyé, ils répondent : La religion que nous avons trouvée chez nos pères nous suffit ! Et si leurs pères étaient dans l’ignorance de tout ? Et s’ils n'étaient pas [bien] guidés ?
Ô vous qui avez la foi, vous n’êtes tenus que par vous-mêmes. Ceux qui s'égarent ne sauraient vous nuire si vous êtes vous-mêmes guidés. C’est auprès de Dieu que vous retournerez tous et Il vous fera voir quelles étaient vos œuvres.
Ô vous qui avez la foi, lorsque l’un d'entre vous est sur le point de mourir, que deux témoins choisis parmi vous pour leur équité assirent [à la rédaction] du testament ; si vous êtes en voyage et que l’épreuve de la mort vous surprenne, [choisissez des] parmi des étrangers que vous retiendrez après la prière et qui jureront, en cas de suspicion de votre part, de ne pas monnayer leur serment fut-ce en faveur d'un proche et de ne pas dissimuler ce témoignage [auquel ils sont tenus] devant Dieu, sans quoi ils seraient au nombre des coupables.
Et s'il s’avère qu'ils ne méritent pas la confiance, deux autres témoins proches du défunt (awlayân) et choisis parmi ceux qui ont été foliés (litt. : leurs victimes) se substitueront à eux en jurant : Par Dieu, notre témoignage est plus fiable que le leur et si nous ne tenions pas parole c’est que nous serions injustes !
Ainsi sera-t-il plus aisé de produire un témoignage authentique et de faire craindre [aux témoins] une récusation de leurs serments après les avoir produits ; gardez-vous de Dieu et soyez attentifs car Dieu ne guide pas le groupe des pervers.
[Redoutez] le Jour où Dieu réunira les prophètes et leur demandera : Que vous a-t-on répondu ? Nous n’en savons rien, diront-ils, c'est Toi qui connais tout ce qui nous est celé,
Lorsque Dieu s'adressera à'Issâ fils de Maryam : Souviens-toi des grâces que Je t’ai accordées ainsi qu’a ta mère ; lorsque Je t'ai affermi de l’Esprit saint, tu t'adressas aux hommes dès le berceau et [une fois] parvenu à l’âge mûr ; [souviens-toi] lorsque Je t’enseignai le Livre et la Sagesse, la Thora et l'Evangile ; lorsque tu façonnas de boue, avec Ma permission, une forme d’oiseau qui devint sous l'effet de ton souffle un oiseau vivant avec Ma permission ; lorsque tu guéris l’aveugle-né et le lépreux avec Ma permission ; lorsque tu ressuscitas les morts avec Ma permission ; et lorsqu'enfin J’éloignai de toi les fils d’Isrâ'îl qui s’écriaient après que tu leur aies produit tous ces signes : Voici une magie manifeste !
Et lorsque J’inspirai aux apôtres de croire en Moi et en Mon envoyé : Nous avons la foi, répondirent-ils, témoigne que nous [Te] sommes soumis (muslimûn).
Et lorsque les apôtres demandèrent à 'Issâ : Ô fils de Maryam, ton Seigneur peut-il faire descendre du ciel une table garnie sur nous ? Gardez-vous de Dieu, répondit-il, si vous êtes [réellement] croyants,
Nous voulons simplement manger à cette table afin que nos cœurs s’apaisent et que nous sachions que tu nous as dit vrai ; nous serons ensuite témoins de sa réalité.
Issâ fils de Maryam fit alors cette invocation : Seigneur, fais-nous descendre du ciel une table garnie qui sera un festin pour nous, du premier au dernier, en même temps qu'un signe venant de Toi et accorde-nous notre subsistance car Tu es le Meilleur de ceux qui y pourvoient.
Alors Dieu leur dit : Je m’en vais la faire descendre sur vous, mais après un tel signe J’infligerai un châtiment sans précédent dans l’univers à celui d’entre vous qui [Me] reniera.
Et lorsque Dieu [S’adressant à 'lssâ] lui dit : Ô 'Issâ fils de Maryam, est-ce toi qui as dit aux hommes de te prendre ainsi que ta mère pour des divinités en excluant Dieu ? Exalté sois-Tu ! répondit-il. Il ne m'appartient pas de revendiquer ce que je ne possède pas ! Tu sais ce qui se passe en moi tandis que J'ignore ce qui est en Toi et c’est Toi qui connais tout ce qui nous est celé.
Je ne leur ai dit que ce que Tu m’avais ordonné de leur dire : Adorez Dieu, mon Seigneur et le vôtre, et j'étais témoin à leur encontre tant que je demeurai parmi eux. Et lorsque Tu m'eus rappelé auprès de Toi, c'est Toi qui pris soin de les observer et Tu es Témoin de toute chose.
Si Tu les châties, ils ne sont que Tes serviteurs, et si Tu leur pardonnes, Tu es le Puissant, le Sage.
Voici venu le Jour, dit Dieu, où les véridiques tireront parti de leur sincérité. Des jardins arrosés par des fleuves leur sont réservés : ils y demeureront à jamais. Que Dieu soit satisfait d’eux ! Qu’ils soient satisfaits de Lui ! Telle est la réussite sublime.
C'est à Dieu qu’appartient le royaume des cieux, de la terre et de ce qu’ils contiennent et Il est Omnipotent.
Louange à Dieu qui a créé les cieux et la terre, qui a établi les ténèbres et la lumière et ne voilà-t-il pas que les mécréants donnent des pairs à leur Seigneur ?
Il est Celui qui vous a créés de boue et qui a décidé du jour de votre mort. Un autre terme bien déterminé est connu de Lui [Seul] et malgré cela vous doutez encore !
Il est Dieu dans les cieux et sur la terre ; Il sait ce que vous dissimulez comme Il sait ce que vous dévoilez ; Il connaît les œuvres que vous avez acquises.
Pas un des signes de leur Seigneur ne leur parvient sans qu’ils s’en détournent.
Déjà, ils avaient traité la Vérité de mensonge lorsqu’elle leur était parvenue ; ils auront bientôt des nouvelles de ce dont ils se gaussaient.
N’ont-ils pas réfléchi au nombre de générations que Nous avons anéanties ? Nous leur avions donné un pouvoir sur terre que Nous ne vous avons pas accordé. Nous fîmes descendre sur elles la pluie en abondance et avions fait en sorte que les fleuves s’écoulent sous leurs pieds. Puis Nous les fîmes périr pour leurs péchés, faisant surgir après elles d’autres générations.
Eussions-Nous fait descendre sur toi un Livre consigné sur des feuillets et qu’ils aient pu le toucher de leurs mains, les mécréants ne s’en seraient pas moins écriés : Magie manifeste que tout cela !
Si seulement, ont-ils dit, on avait fait descendre un ange auprès de lui ! Si Nous avions fait descendre un ange, leur sort eût été réglé sans que le moindre répit leur soit accordé.
Eussions-Nous fait de l'envoyé un ange, que Nous lui aurions donné une apparence humaine et les aurions plongés dans cette même confusion qu’ils commettent déjà.
Avant toi, d'autres envoyés avaient déjà été tournés en dérision ; les moqueurs furent néanmoins cernés par le châtiment même dont ils se gaussaient.
Dis-leur : Parcourez la terre afin de considérer comment furent châtiés les dénégateurs.
Demande-leur : A qui appartient ce qu’il y a dans les cieux et sur la terre ? Réponds : A Dieu ! Il S’est prescrit à Lui-même la Miséricorde ; Il vous réunira pour le Jour qui ne fait point de doute. Ceux qui sont voués à la perdition sont ceux qui n'ont pas la foi.
C’est à Lui qu'appartiennent ceux qui sont à demeure (ou encore : qui sont au repos) de nuit comme de jour et Il est Celui qui entend et sait tout.
Dis-leur : Prendrai-je pour Protecteur un autre que Dieu, alors qu’il est le Créateur des cieux et de la terre, qu’il alimente [Ses créatures] alors qu'il n'a nul besoin d’être sustenté ? Dis : On m'a ordonné d'être le premier à me soumettre (awwalu man aslam) et à ne pas être [du nombre] des associateurs.
Dis : Je crains, en désobéissant à mon Seigneur, le châtiment d'un Jour redoutable ('azîm).
En ce Jour, celui qui sera épargné aura certes fait l'objet de Sa Miséricorde ; ce sera [pour lui] une réussite éclatante !
Si Dieu t'inflige une épreuve, nul ne pourra t’en délivrer en dehors de Lui ! Et s’il t'octroie un bienfait, c'est qu'il est Omnipotent.
Il est le Contraignant par-delà Ses créatures et Il est le Savant, l’Informé.
Demande-leur : De quelle chose le témoignage est-il le plus grand ? Réponds : Dieu est Témoin entre vous et moi ; ce Coran m’a été inspiré afin de vous mettre en garde ainsi que tous ceux auxquels il parviendra. Soutiendrez-vous sérieusement qu’il y a d’autres divinités avec Dieu ? Réponds : Je ne témoignerai pas de cela ! Dieu est une Divinité Unique, et je désavoue ce que vous Lui associez.
Ceux auxquels Nous avons révélé les Ecritures le [re]connaissent comme ils reconnaissent leurs propres enfants mais ceux qui n’ont pas la foi sont voués à la perdition.
Et qui donc fait preuve de plus d'iniquité que celui qui profère des énormités au sujet de Dieu et qui traite Ses signes de mensonges. Les injures ne connaîtront pas la réussite.
Le Jour où Nous vous rassemblerons tous et où Nous vous dirons : Où sont vos associés que vous prétendiez [être des divinités] ?
alors (Litt. : puis) ils n'auront d’autre excuse à avancer que de dire : Par Dieu, Seigneur, nous n'étions point des associateurs.
Réfléchis sur la façon dont ils vont se contredire et dont (litt. : comment) leurs illusions vont les abandonner.
Il en est parmi eux qui te prêtent l’oreille, mais Nous avons recouvert leur cœur d'un voile et les avons frappés de surdité de crainte qu’ils ne te comprennent. Même s’ils voyaient [toutes sortes] de signes ils n'y croiraient pas, au point que lorsqu’ils viennent te voir pour en découdre avec toi les mécréants s’exclament : Ce ne sont là que de vieilles fables !
Ils interdisent [aux gens] d’y croire et eux-mêmes s’en éloignent ; ils ne sont cause que de leur propre perdition sans même s’en rendre compte.
Si tu les voyais quand on les aura arrêtés devant le feu et quand ils s’exclameront : Si seulement nous étions ramenés [sur terre] nous ne traiterions plus les signes de notre Seigneur de mensonges et serions au nombre des croyants !
En réalité, [ils ne parleront ainsi] que parce que les vices qu'ils dissimulaient auparavant apparaîtront au grand jour ; et s'ils étaient ramenés [sur terre] ils transgresseraient de nouveau les mêmes interdits car ils ne sont que des menteurs
et ils diraient : Il n'est d’autre vie que celle de ce monde et nous ne serons pas ressuscités !
Si tu les voyais lorsqu’on les fera comparaître devant leur Seigneur : Tout ceci n'est-il pas la réalité ? leur demandera-t-Il. Certes, par notre Seigneur ! répondront-ils. Eh bien goûtez à ce supplice auquel vous apportiez vos dénégations !
Ils sont [bel et] bien perdants ceux qui démentaient la possibilité d’une rencontre avec Dieu, si bien que lorsque l’Heure les surprendra ils s'écrieront : Malheur à nous pour avoir gaspillé notre vie [sur terre] ! et ils porteront le poids de leurs fautes sur leurs dos. Quel exécrable fardeau !
La vie de ce monde n’est que jeux et frivolité et l'Ultime Demeure est sans conteste préférable pour ceux qui se gardent [de Dieu]. N’êtes- vous pas doués de raison ?
Nous savons que leurs propos t'affligent, cependant ce n'est pas toi qu'ils traitent de menteur mais les injures nient les signes de Dieu.
D’autres envoyés avant toi avaient été traités de menteurs ; ils supportèrent accusations et persécutions jusqu’à l'arrivée de Notre secours, et nul ne saurait modifier les promesses de Dieu ; ainsi as-tu été partiellement informé de l’histoire des envoyés.
Si leur éloignement t’est intolérable et que tu souhaites creuser une galerie souterraine ou élever une échelle aux cieux afin de leur produire ces signes [alors, fais-le !] Si Dieu l'avait voulu, Il les aurait tous réunis dans la bonne direction : ne sois pas du nombre des ignorants !
n'exauce que ceux qui sont à l'écoute et, pour ce qui est des morts, Dieu les ressuscitera et tous seront ramenés à Lui
Ils ont argumenté : Si seulement un signe de son Seigneur était descendu sur lui ! Réponds-leur : Dieu est parfaitement en mesure (Qâdir) de faire descendre un signe mais la plupart d'entre eux sont dans l’ignorance.
Il n’est pas un être rampant évoluant sur terre ni d'oiseaux volant de leurs ailes qui ne constituent des communautés comparables à la vôtre. Nous n'avons rien omis dans ce Livre ; puis ils seront tous ras­semblés auprès de leur Seigneur.
Ceux qui ont traité Nos signes de mensonges sont sourds, muets et plongés dans les ténèbres ; Dieu égare qui Il veut et met qui Il veut sur une voie droite.
Dis-leur : Faites-moi savoir en toute sincérité, si le châtiment de Dieu s’abattait sur vous ou si l’Heure vous surprenait, en appelleriez-vous à un autre que Dieu ?
Certes non ! C'est bien Lui que vous invoqueriez et qui vous délivrerait, s’il le veut, de ce contre quoi vous L'invoquez. Vous en oublieriez même ceux que vous Lui associez !
Nous avions déjà envoyé des prophètes aux communautés qui t’ont précédé et leur avions infligé le malheur et l'adversité afin qu’elles s'humilient [devant Nous].
Que ne Nous ont-ils supplié lorsque la détresse s’est abattue sur eux ? Mais leurs cœurs s’étaient endurcis et le diable avait embelli leurs œuvres à leurs yeux.
Lorsqu’ils eurent oublié ce rappel salutaire, Nous leur ouvrîmes toutes les portes [de ce monde] jusqu’au moment où, alors qu’ils étaient satisfaits de ce qu’ils avaient reçu, Nous fondîmes sur eux brutalement les laissant désemparés.
C'est ainsi que ces peuples iniques furent exterminés du premier au dernier ; la louange en revient à Dieu, le Seigneur des mondes !
Dis-leur : A votre avis, si Dieu vous avait ôté l'ouïe et la vue et qu’il ait apposé un sceau sur vos cœurs, quelle divinité, en dehors de Dieu, vous en aurait rendu l’usage ? Considère comment Nous conjuguons les signes et comment ils s’en détournent.
Dis-leur : Qu'en penseriez-vous si le châtiment s'abattait soudainement sur vous, ou encore avec fracas ? Qui ferions-Nous périr si ce n’est le peuple des injustes ?
Nous n'envoyons les prophètes qu'afin de mettre en garde et de porter la bonne nouvelle ; quiconque croit en eux et s'amende ne connaîtra ni la peur ni l'affliction.
[En revanche] le châtiment frappera ceux qui ont traité Nos signes de mensonges pour prix de leur perversité.
Dis-leur : Je ne prétends pas devant vous posséder les trésors de Dieu, je ne connais pas ce qui [nous] est celé (al-ghayb) et je ne prétends pas davantage être un ange. Je ne fais que suivre ce qui m'est inspiré. Dis-­leur : L’aveugle et celui qui voit en sont-ils au même point ? Y avez-vous réfléchi ?
Usant de ton inspiration (bihi), avertis ceux qui redoutent d'être rassemblés auprès de leur Seigneur qu'ils n'auront en dehors de Lui ni protecteur ni intercesseur, afin qu’ils se prémunissent.
Et ne repousse pas ceux qui invoquent matin et soir leur Seigneur par désir de Sa Face. Ce n'est pas à eux qu'il incombe de faire ton compte, ni à toi de faire le leur en vue de les repousser. [Et si tu le faisais] tu serais alors du nombre des injustes.
C'est ainsi : Nous les avons éprouvés les uns par les autres afin que les mécréants disent : Est-ce ceux-là que Dieu a favorisés de Ses dons entre nous tous ? Dieu ne connaît-il pas mieux que quiconque ceux qui ont de la gratitude ?
Si ceux qui croient à Nos signes viennent à toi, dis-leur : La paix soit sur vous ! Votre Seigneur S’est prescrit à Lui-même la Miséricorde ; ainsi, celui qui commet un méfait par ignorance puis sen repent et s'amende [trouvera Dieu] Pardonneur et Miséricordieux.
C’est ainsi que Nous détaillons Nos signes afin que soit mise en évidence la voie des criminels.
Dis-leur : On m'a interdit d’adorer les idoles que vous invoquez en dehors de Dieu. Dis : Je ne me conformerai pas à vos passions sans quoi je serais un égaré et non l’un de ceux qui ont été guidés.
Dis-leur : Je m’appuie sur une preuve de mon Seigneur que vous traitez de mensonge. Je ne dispose pas de ce [châtiment] que vous réclamez avec empressement et dont la décision n'appartient qu’à Dieu. Dieu décide selon la Vérité et Il est meilleur Juge (ou encore : le meilleur des juges).
Dis-leur : Si je disposais de ce châtiment que vous appelez sur vous sans délai, le différend qui nous oppose eût été réglé, et Dieu connaît parfaitement les injures.
Dieu possède les clefs de ce qui est celé ; il n’est que Lui qui en dispose. Il sait ce qui se passe sur terre et sur mer, il n’est pas une feuille qui tombe sans qu’il le sache, pas une graine dans les profondeurs de la terre, pas un végétal sec ou verdoyant qui ne soit consigné dans un Livre explicite (mubîn).
C’est Lui qui vous rappelle à Lui (litt. : qui vous fait périr) de nuit et qui sait ce que vous avez fait (litt. : ce que vous vous êtes acquis) dans la journée ; puis Il vous ressuscite de jour afin que s'accomplisse le terme fixé, puis c'est auprès de Lui que vous serez ramenés et Il vous rappellera les œuvres que vous accomplissiez.
Il est le Contraignant par-delà Ses serviteurs et Il vous envoie Ses anges gardiens si bien que lorsque la mort visite l’un d'entre vous Nos envoyés le font périr sans aucune faiblesse (ou encore : sans négligence).
Puis ils seront ramenés auprès de Dieu, leur véritable Souverain (Maulâhum al-Haqq). La décision ne Lui appartient-elle pas ? et Il est le plus prompt à faire les comptes.
Dis-leur : Qui donc vous sauve des catastrophes sur terre comme sur mer en sorte que vous L'invoquez humblement au plus profond de vous-mêmes : Si jamais Il nous épargne au cours de cette épreuve, nous saurons Lui témoigner notre gratitude.
Dis : C’est Lui qui vous en délivrera ainsi que de toute affliction.
Dis : Il est en mesure d'envoyer un châtiment sur vos têtes ou sous vos pieds ou de semer la confusion parmi vous [en faisant de vous] des sectes afin que vous goûtiez à la violence les uns des autres. Considère comment Nous conjuguons ces [divers] signes afin qu'ils [les] comprennent.
Ta communauté a traité [ce Coran] de mensonge alors qu’il est la pure Vérité. Dis-leur : Je ne suis pas votre garant.
Chaque prédiction a son échéance : bientôt vous le saurez !
Et lorsque tu vois ceux qui raillent Nos versets, détourne-toi d’eux jusqu’à ce qu'ils changent de conversation. Et si le diable te fait oublier [cette recommandation], sitôt que tu t'en souviendras ne reste plus en compagnie des injustes.
Ceux qui se gardent [de Dieu] ne sont tenus en rien de leur demander des comptes, mais simplement de leur rappeler [Dieu] afin qu'ils s’en prémunissent.
Détourne-toi de ceux qui prennent leur religion pour un jeu et pour un divertissement et qui sont illusionnés par la vie d’ici-bas ; édifie- les au moyen du Coran de crainte que les êtres ne soient retenus en arrière à cause de ce qu’ils auront commis et qu’ils n’aient ni protecteur ni intercesseur en dehors de Dieu. Offriraient-ils une rançon plénière qu’elle serait refusée : ceux-ci se sont perdus à cause de leurs œuvres (litt. : leurs acquis). Une eau en ébullition leur est destinée ainsi qu'un châtiment douloureux pour prix de leur mécréance.
Dis : Invoquerons-nous en dehors de Dieu des idoles qui ne pourront nous nuire ni nous être utiles et revenir ainsi sur nos pas après que Dieu nous ait guidés, pareils à celui que les démons ont égaré sur terre et qui demeure perplexe tandis que ses compagnons l’appellent dans la bonne direction : Rejoins-nous ! Dis : La direction [indiquée par] Dieu, telle est la bonne direction ! Et on nous a ordonné de nous soumettre au Seigneur des mondes,
d'accomplir la prière et de nous garder [de Lui] car c’est auprès de Lui que vous serez rassemblés.
Il est Celui qui a créé les cieux et la terre selon la Vérité. Dit-Il à une chose : Sois ! [aussitôt] elle est car Sa parole est la Vérité et c’est à Lui qu'appartiendra le royaume au Jour où l'on soufflera dans la trompe. Il connaît ce qui est occulté (ghayb) et ce qui est manifeste et Il est le Sage, l’Informé.
Et lorsqu’Ibrâhîm dit à Azar, son père : Ainsi tu prends des idoles pour divinités ? Il me semble que toi et ton peuple vous êtes dans un égarement manifeste.
Et c'est ainsi que Nous fîmes voir à Ibrâhîm le royaume des cieux et de la terre afin qu’il soit convaincu.
Lorsque la nuit l'eut enveloppé de son obscurité, il vit une étoile et s’exclama : Voici mon Seigneur ! mais quand elle eut disparu, il se rétracta : Je n’aime pas ce qui est évanescent !
Lorsqu’il vit la lune se lever, il s'exclama de nouveau : Voici mon Seigneur ! mais quand elle déclina, il fit cette prière : Si mon Seigneur ne me guide pas, je serai au nombre des égarés.
Lorsqu’enfin il vit le soleil se lever, il proclama : Voici mon Seigneur, c'est lui le plus grand. Mais quand il se fut couché, il s’adressa à son peuple : Je n’ai rien à voir avec ce que vous Lui associez.
J’ai tourné ma face vers Celui qui a créé les cieux et la terre en pur monothéiste et je ne suis pas d’entre les associateurs.
Son peuple argumenta contre lui. Voulez-vous en découdre avec moi au sujet de Dieu alors qu’il m’a guidé ? Je ne crains en rien ceux que vous Lui associez. Je ne redoute que mon Seigneur s'il veut me faire du tort (shay'an). Il embrasse toute chose de Sa Science, n’y avez-vous pas réfléchi ?
Comment redouterais-je ceux que vous associez à Dieu alors que vous ne craignez pas de Lui donner pour associés des idoles [sachant] qu'il ne vous a donné aucun argument pour les adorer ? Lequel des deux partis a le plus de raisons de se sentir en sécurité, vous qui êtes doués de savoir ?
Ceux qui ont cru et n’ont pas obscurci leur foi [en la teintant] d'associationnisme, ceux-là connaîtront la quiétude et ce sont eux qui sont bien dirigés.
Tel est l’argument que Nous avons fourni à Ibrâhîm à l’encontre de son peuple ; Nous élevons qui Nous voulons de plusieurs degrés ; certes ton Seigneur est Très Savant, Très Sage.
Nous lui avons accordé Ishâq et Yaqûb, tous deux Nous les avons guidés comme Nous avions guidés Nûh avant eux et, parmi sa postérité, Dâwûd, Sulaymân, Ayyûb, Yûssuf, Mûssâ et Hârûn. C'est ainsi que Nous rétribuons les vertueux.
[Nous avons également guidé] Zakariyya, Yahyâ, ‘Issâ, et Ilyâs : tous étaient au nombre des gens pieux.
De même Ismâ’îl, al-Yassa, Yûnus et Lût : Nous avons élu chacun d'entre eux au-delà des mondes,
ainsi que d’autres choisis parmi leurs pères, leur postérité et leurs frères ; Nous les avons choisis et conduits sur une voie droite.
Telle est la guidance de Dieu au moyen de laquelle Il guide les serviteurs de Son choix ; Lui eussent-ils donné un associé que toutes les œuvres qu'ils avaient accomplies auraient été réduites à néant.
Ceux-là sont ceux auxquels Nous avions accordé les Écritures, l'autorité et la prophétie ; s'ils viennent à les renier, Nous les confierons à un autre peuple qui ne leur opposera pas de déni.
Ces prophètes sont ceux que Dieu a guidés ; conforme-toi à leur guidance, et dis [aux polythéistes] : Je ne vous demande pas de salaire pour prix de la révélation, elle n’est qu’un Rappel destiné à l’ensemble des mondes.
Ils n'ont pas apprécié Dieu à Sa juste valeur lorsqu’ils ont dit : Dieu n'a jamais rien révélé à un être humain ! Réponds-leur : Qui donc a révélé les Écritures que Mûssâ vous a apportées en guise de lumière et de direction pour les hommes et que vous consignez sur des feuillets à destination du public tandis que vous en dissimulez la majeure partie ? Qui vous a enseigné ce que vous ignoriez, vous et vos pères ? Dis : [C’est] Dieu ! et abandonne-les à leurs jeux Stériles.
Et voici un Livre béni que Nous avons révélé confirmant les Écritures antérieures afin que tu mettes en garde la Mère des cités (La Mecque) et ses alentours ; ceux qui croient en l’Ultime Demeure ajoutent foi en ce Coran et se montrent réguliers dans l’accomplissement de leurs prières.
Qui donc est plus inique que celui qui profère des mensonges au sujet de Dieu et prétend avoir reçu une révélation alors que rien ne lui a été inspiré ? Ou que celui qui prétend pouvoir faire descendre cela même que Dieu a révélé ? Si tu voyais les injuries dans les affres de la mort tandis que les anges [leur disent] en tendant les mains vers eux : Rendez lame ! Aujourd'hui vous allez être rétribués par un châtiment humiliant pour avoir proféré des mensonges au sujet de Dieu et pour vous être enorgueillis à l’audition de Ses versets.
Vous êtes venus à Nous isolés, tels que vous étiez lors de votre première création, abandonnant derrière vous les biens que Nous vous avions accordés. Nous ne voyons pas vos intercesseurs, [ceux] aux­quels vous prétendiez être associés. Vos liens sont-ils rompus avec eux et vos prétentions envolées ?
Certes Dieu a enfoui le grain et le noyau [en vue de les faire pousser] ; Il fait sortir le mort du vif et le vif du mort. Tel est Dieu, comment vous en détournez-vous ?
C’est Lui qui a fait jaillir l’aurore, qui a fait de la nuit un moment de quiétude et du soleil et de la lune une base pour [vos] calculs. Tout cela est déterminé par le Tout-Puissant, le Très Savant.
C’est Lui qui a placé pour vous les étoiles dans le ciel afin de vous guider dans les ténèbres sur terre comme sur mer. Ces signes, Nous les avons mis en évidence pour un peuple capable de les méditer.
C'est Lui qui vous a créés d'un être unique ; certains déposés [dans les reins de leurs pères, d’autres] dans le réceptacle matriciel ; Nous avons suffisamment détaillé Nos signes pour un peuple doué de compréhension.
C'est Lui qui a fait descendre l’eau du ciel ; de cette eau, Nous faisons germer toutes les plantes dont Nous tirons la végétation qui donne naissance [à son tour] à des grains en épis (litt. : superposés). A partir de la spathe du palmier naissent des régimes de dattes qui pendent à portée de la main. Nous faisons également croître des jardins plantés de vignes, des oliviers et des grenadiers dont certains se ressemblent et d’autres non. Contemple leurs fruits lorsqu’ils poussent et viennent à maturité ; certes, tout cela offre des signes pour un peuple de croyants.
Ils ont donné à Dieu des djinns pour associés alors qu’il les a créés et ils Lui ont attribué (litt. : inventé) par ignorance des fils et des filles. Gloire à Lui, exalté soit-il au-delà de ce qu'ils Lui attribuent !
Créateur des cieux et de la terre, comment aurait-il des enfants alors qu’il n'a pas de compagne, qu’il a créé toute chose et qu'il est Omniscient ?
Tel est Dieu, votre Seigneur, il n'est de divinité que Lui ! Adorez-Le donc Lui qui est Garant de tout.
Les regards ne Le perçoivent pas, mais Lui sonde les regards et Il est le Subtil, l'Informé.
Il vous est venu des intuitions de la part de votre Seigneur ; quiconque y voit clair, voit pour lui-même et quiconque s'aveugle, s'aveugle à son détriment et je ne suis pas votre garant.
C'est ainsi que Nous développons les versets afin qu’ils disent : Tu as étudié (darasta), et afin de les exposer clairement à un peuple en mesure d’apprendre.
Conforme-toi à ce qui t’est incité de la part de ton Seigneur, il n'est de Dieu que Lui, et éloigne-toi des polythéistes.
Si Dieu l'avait voulu, ils ne Lui auraient pas donné d'associés ; Nous ne t’avons pas chargé de les protéger ni de leur tenir lieu de garant.
N’insultez pas les idoles qu'ils invoquent en dehors de Dieu car ils en viendraient à insulter Dieu par hostilité et par ignorance ; c'est ainsi que Nous avons embelli leurs œuvres aux yeux de chaque communauté et c'est auprès de leur Seigneur qu’ils seront ramenés. Il leur rappellera quelles étaient leurs œuvres.
Ils ont juré devant Dieu par les serments les plus solennels qu’ils ajouteraient foi au premier signe qui leur parviendrait. Dis-leur : Les prodiges relèvent de Dieu Seul. Et si un signe leur parvenait, qui vous garantit qu'ils y croiraient ?
Nous brouillerons leur cœur et leur vue pour les punir de n’avoir pas cru une première fois et Nous les laisserons s'aveugler dans leurs débordements.
Quand bien même aurions-Nous fait descendre les anges auprès d’eux, quand bien même les morts leur auraient-ils parlé, quand bien même aurions-Nous rassemblé devant eux toute chose, ils n’y auraient pas cru sans que Dieu le veuille mais la plupart sont dans l'ignorance.
C’est ainsi : Nous suscitons des ennemis à chaque prophète, des démons choisis parmi les djinns et les hommes qui se suggèrent mutuellement de belles paroles trompeuses ; si ton Seigneur l’avait voulu, ils ne l'auraient pas fait. Détourne-toi d'eux et de leurs mensonges.
[…de belles paroles trompeuses] afin que les cœurs de ceux qui ne croient pas à l'Ultime Demeure soient attentifs à ces suggestions, qu’ils les agréent et qu’ils commettent les péchés qu'ils doivent s’acquérir.
Comment pourrais-je désirer d'autre arbitre que Dieu alors que c'est Lui qui a révélé à votre intention le Livre détaillé ? Ceux auxquels Nous avons accordé les Ecritures savent pertinemment qu’il s'agit d’un Livre révélé en toute vérité de la part de ton Seigneur ; aussi, ne sois pas de ceux qu’habite le doute.
Ainsi s’accomplit la Parole de ton Seigneur selon la Vérité et la Justice. Nul n’est en mesure d'altérer Ses paroles et Il entend et sait tout.
Si tu te conformes à la plupart de ceux qui sont sur terre, ils te fourvoieront hors de la voie de Dieu. Ils ne suivent que des conjectures et se bornent à inventer des mensonges.
Ton Seigneur connaît mieux que quiconque ceux qui s’égarent hors de Sa voie et ceux qui sont bien dirigés.
Mangez de [toute chair] sur laquelle on aura prononcé le Nom de Dieu si vous croyez à Ses versets.
Qu'avez-vous à ne pas manger de chair sur laquelle le Nom de Dieu a été prononcé alors qu'il a déjà détaillé pour vous ce qui vous est interdit sauf lorsque vous y êtes contraints ! Nombreux sont ceux qui égarent autrui du fait de leurs passions et de leur ignorance ; certes ton Seigneur connaît les transgresseurs mieux que quiconque.
Renoncez aux vices cachés comme aux vices affichés ; ceux qui commettent des fautes seront rétribués pour ce qu’ils perpétraient.
Ne consommez pas de chairs qui n’ont pas été sacrifiées au Nom de Dieu car c'est une perversion ; les démons font des suggestions à leurs alliés (ou encore : protégés, awliya) afin qu’ils en décousent avec vous et si vous leur obéissez vous serez d’entre les associateurs.
Comment celui qui était mort, que Nous avons vivifié et auquel Nous avons accordé une lumière avec laquelle il évolue parmi les hommes, serait-il comparable à celui qui est plongé (ou : qui erre) dans les ténèbres et qui ne s’en sort pas ? C'est ainsi, leurs œuvres ont été embellies aux yeux des mécréants.
C'est ainsi que Nous avons placé dans chaque cité les plus grands de ses criminels afin qu'ils usent de stratagèmes ; mais en réalité ils ne leurrent qu’eux-mêmes sans s’en rendre compte.
Un verset leur parvient-il qu’ils disent : Nous ne croirons pas en toi jusqu’à ce que tu produises les mêmes signes que les [précédents] envoyés de Dieu ! Dieu sait mieux [que quiconque] à qui confier Sa mission. Devant Dieu, ceux qui ont commis des crimes seront victimes du mépris et d'un châtiment sévère pour prix de leurs stratagèmes.
Dieu ouvre le cœur de celui qu’il veut conduire à l'Islam, mais Il oppresse la poitrine de celui qu’il veut égarer lui causant ainsi de la gêne, semblable à quelqu’un qui voudrait s’élever dans l’atmosphère ; c’est ainsi que Dieu jette l’opprobre sur ceux qui n’ont pas la foi.
Telle est la voie de ton Seigneur, [la Voie] droite ! Nous [en] avons détaillé les signes pour un peuple capable de les méditer.
La Demeure de la paix leur est destinée auprès de leur Seigneur ; Il sera leur Protecteur en récompense de ce qu’ils accomplissaient.
Le Jour où Il les rassemblera [il leur dira] : Ô peuple des djinns, vous avez abusé les hommes. Leurs affidés parmi les hommes plaideront : Seigneur, nous avons simplement joui les uns des autres et nous avons atteint la limite que Tu nous avais impartie. Le feu vous servira de refuge, leur dira-t-Il. Vous y demeurerez à jamais à moins que Dieu n’en décide autrement, car ton Seigneur est Très Savant, Très Sage.
C’est ainsi que Nous abandonnons les tyrans les uns aux autres pour prix de ce qu’ils ont acquis.
Ô peuple des djinns et des hommes, des envoyés choisis parmi vous ne sont-ils pas venus vous trouver afin de vous réciter Mes versets et de vous mettre en garde contre l'échéance de ce Jour ? Nous en témoignons contre nous-mêmes, diront-ils. La vie de ce monde les avait illusionnés, et ils ont témoigné à leur détriment qu'ils étaient des mécréants.
C'est que ton Seigneur n’anéantit pas une cité pour son iniquité tant que ses habitants sont sans défiance.
Chacun d'entre eux recevra une Station en conformité avec ses œuvres et rien de ce que vous faites n’échappe à ton Seigneur.
Ton Seigneur est Souverain [à l'égard de Ses créatures] et Il est Tout de Miséricorde (Dhû al-Rahma) ; s'il le veut, Il vous anéantira pour vous remplacer après coup par qui Il veut, de la même façon qu'il vous a fait descendre de la postérité d’autres peuples.
Ce qui vous a été promis se réalisera [inéluctablement] et vous ne serez pas en mesure [de le repousser].
Dis : Ô mon peuple, agissez selon vos moyens et j'agirai [de même] et vous goûterez bientôt aux conséquences dans l'Ultime Demeure ; les tyrans ne connaîtront certainement pas la réussite !
Et ils ont attribué à Dieu une part des récoltes et du bétail qu'il a pourtant créés, en disant : Voici pour Dieu —c'est ce qu’ils prétendent—, et voici pour ceux que nous Lui associons. Ce qui est destiné à leurs idoles ne peut échoir à Dieu ! Mais ce qui est deviné à Dieu peut profiter à leurs idoles : quel exécrable manque de jugement !
C'est ainsi que leurs associés ont embelli aux yeux de nombre de polythéistes le meurtre de leurs enfants afin de les perdre et de rendre leur religion encore plus obscure. Et si Dieu l'avait voulu, ils ne l’auraient pas fait ; laisse-les donc, eux et leurs inventions mensongères !
Ils ont prétendu : Ce bétail et ces récoltes sont interdites [à la consommation]-, seuls en mangeront, disent-ils, ceux que nous avons choisis. Telles autres [bêtes] sont interdites à la monte, telles autres [sont sacrifiées] sans qu’ils mentionnent sur elles le Nom de Dieu, [Autant de pratiques attribuées] mensongèrement à Dieu qui les rétribuera [comme il convient] pour prix de leurs mensonges.
Ils ont également prétendu que les portées de ces [catégories d’] animaux étaient exclusivement « réservées à nos hommes, interdites à nos épouses » sauf si l'embryon était mort-né, auquel cas hommes et femmes y étaient associés ; Dieu les rétribuera pour avoir légiféré ainsi car Il Très Savant, Très Sage.
Ceux qui ont assassiné leurs enfants par stupidité et par ignorance et qui se sont interdit ce que Dieu leur avait dispensé sont perdants. Ils s’étaient bel et bien égarés et suivaient une mauvaise direction.
C'est Lui qui a fait pousser pour vous des jardins à claire-voie (ma'rûshât) et d'autres à même le sol ainsi que des palmiers et des récoltes aux goûts variés, des grenadiers de même espèce et d’espèces différentes ; mangez-en les fruits lorsqu'ils en donnent et acquittez l’impôt le jour de la récolte, mais ne gardiez rien car Dieu tient les gaspilleurs en aversion.
Il vous a accordé du bétail, des bêtes adultes (hamulatan) et leurs petits (farshan) : mangez de ce dont Dieu vous a gratifiés et ne suivez pas les traces du diable car il est pour vous un ennemi déclaré.
Il vous a accordé [de manger] huit animaux soit quatre couples (mâle et femelle) : [tout d’abord] deux ovins et deux caprins. Demande-leur : Est-ce les mâles [boucs et moutons] que Dieu a rendus illicites ou bien les femelles [chèvres et brebis] ? ou encore ce que renferment les matrices de celles-ci ? Faites-moi part de votre science si vous êtes sincères !
Puis deux camélidés et deux bovins ; est-ce les mâles [chameaux et bœufs] que Dieu a prohibés ou bien les femelles [chaînettes et génisses] ? ou encore ce que renferment les matrices de celles-ci ? A moins que vous n'ayez été témoins de cette recommandation lorsque Dieu vous l'a adressée ? Et qui donc est plus inique que celui qui profère des mensonges au sujet de Dieu afin d’égarer les gens par ignorance ? Certes Dieu ne guide pas le peuple des prévaricateurs.
Dis : Dans ce qui m'a été inspiré je ne trouve pas d'aliments interdits pour celui qui veut se nourrir si ce n'est une bête morte [non sacrifiée], le sang répandu, la chair de porc qui est une souillure et un animal sacrifié perversement à un autre que Dieu. [Cependant] ton Seigneur se montrera Pardonneur et Miséricordieux à l’égard de celui qui est contraint [d’en manger à condition] de ne pas en manger plus [que le nécessaire, ghayra bâghin] et de ne pas outrepasser [la Loi].
Aux juifs Nous avons interdit tout animal ongulé de même que Nous leur avons interdit les graisses des bovins et des ovins, excepté celles situées sur leurs dos ou dans leurs entrailles ou celles qui demeurent attachées aux os. Nous les avons « rétribués » par ces interdits afin de les châtier de leur iniquité et certes Nous sommes Sincères.
Et s’ils te traitent d'imposteur dis-leur : Votre Seigneur détient une Miséricorde immense, mais Il ne retient pas pour autant Sa colère contre un peuple de criminels.
Les polythéistes diront : Si Dieu l’avait voulu, ni nous ni nos pères ne Lui aurions donné d’associés et nous n’aurions rien déclaré illicite ; de la même manière ceux qui les précédaient traitaient [leurs prophètes] d’imposteurs jusqu’à ce qu’ils aient goûté à Notre châtiment. Dis-­leur : Avez-vous quelque connaissance à nous montrer ? [en réalité] vous ne suivez que des conjectures et ne forgez que des mensonges.
Dis : C'est à Dieu que revient l'argument décisif (ou : péremptoire) ; l’eût-Il voulu qu’il vous aurait tous guidés sans exception.
Dis-leur : Produisez vos témoins, ceux qui attestent que c'est Dieu qui a décrété tout cela illicite. Et s’ils produisent leur témoignage, ne témoigne pas avec eux et ne te conforme pas aux passions de ceux qui ont traité Nos signes de mensonges ni de ceux qui ne croient pas à l'Ultime Demeure et qui s'écartent de leur Seigneur.
Dis-leur : Approchez afin que je vous récite ce que votre Seigneur vous a ordonné : de ne rien Lui associer, de témoigner de la bienveillance envers vos père et mère, de ne pas tuer vos enfants par crainte de la misère car c’est Nous qui pourvoyons à leurs besoins ainsi qu'aux vôtres ; de ne pas approcher le vice [peu importe] qu’il soit caché ou affiché, de ne pas tuer un être vivant (nafs) dont Dieu a interdit le meurtre sans raison valable ; telle est la recommandation qu'il vous adresse afin que vous y réfléchissiez.
Et ne vous approchez des biens de l'orphelin qu'animés des meilleures intentions et ce jusqu’à ce qu'il soit devenu mature. Acquittez la juste mesure et faites bon poids [lors d’une vente] ; Nous n’imposons à chacun que ce qu'il est en mesure de supporter et lorsque vous prononcez un jugement montrez-vous équitables fut-ce à l'égard d'un parent. Respectez les engagements contractés vis-à-vis de Dieu : toutes choses qu'il vous recommande afin que vous les méditiez.
Telle est Ma voie dans toute sa rectitude ; suivez-la et n’empruntez point les sentiers qui vous égareront hors de la voie de Dieu. Cette recommandation, Il vous l’adresse afin que vous sachiez vous prémunir.
Puis Nous avons révélé les Écritures à Mûssâ à titre de faveur [accordée à] cet être de perfection (alladhî ahsan) et afin de donner le détail de toute chose ; et aussi en guise de guidance et de miséricorde afin que vous croyez (litt. : peut-être croiront-ils...) à la rencontre avec votre Seigneur.
Quant à ce Livre, Nous l’avons révélé comme une bénédiction ; suivez ses enseignements et, afin qu’il vous soit fait miséricorde, gardez-vous
de dire : Les Écritures ont été révélées à deux communautés avant nous et [pour autant] nous ne nous sommes pas souciés de les étudier,
ou de dire : Si les Écritures nous avaient été révélées, nous aurions été mieux guidés qu'eux. Désormais une preuve, une guidance et une miséricorde vous sont parvenues de la part de votre Seigneur ; qui donc se montre plus inique que celui qui traite Nos versets de mensonges et en détourne [les gens] ? Nous rétribuerons ceux qui détournent les gens de Nos versets par le pire des châtiments pour prix de leurs manigances.
Qu’attendent-ils ? L'apparition des anges, celle de ton Seigneur ou de certains des signes de ton Seigneur ? Le Jour où se produiront certains de Ses signes, la foi de celui qui n’aura ni cru auparavant ni acquis quelque œuvre pie ne lui sera de la moindre utilité ; dis-leur : Attendez donc, nous attendrons de notre côté.
Tu n’as rien à voir avec ceux qui ont divisé leur religion en la scindant en sectes ; leur sort est entre les Mains de Dieu, puis Il leur rappellera comment ils agissaient.
Quiconque accomplit une bonne action en recevra une récompense décuplée et quiconque en accomplit une mauvaise sera rétribué uniquement en fonction de celle-ci et nul ne sera lésé.
Certes, c’est Mon Seigneur qui m'a conduit sur une voie droite, une religion de la rectitude [qui n'est autre que cette tradition] d’Ibrâhîm, ce pur monothéiste qui ne donnait pas à Dieu d’associés.
Dis-leur : Ma prière, mes rites, ma vie, ma mort, il n’est rien qui n'appartienne à Dieu, le Seigneur des mondes
qui est sans associés. C’est cela que l’on m’a ordonné de professer et je suis le premier à me soumettre.
Dis : Souhaiterais-je un autre Seigneur que Dieu alors qu’il est le Seigneur de toute chose, que tout être qui commet une faute la commet à son détriment et que nul ne portera le fardeau d’un tiers ? Puis vous serez ramenés auprès de votre Seigneur qui vous montrera quel était l’objet de vos différends.
C’est Lui qui a fait de vous Ses lieutenants sur terre, élevant certains d’entre vous au-dessus des autres de plusieurs degrés afin de vous éprouver à travers ce qu’il vous avait accordé. Certes, ton Seigneur est prompt à châtier de même qu'il est le Pardonneur, le Très Miséricordieux.
Alif, Lâm, Mîm, Sâd
Voici un Livre que Nous t’avons révélé —que ta poitrine n’en soit pas oppressée— afin de mettre [les hommes] en garde et à titre de rappel pour les croyants.
Conformez-vous à ce qui vous a été révélé de la part de votre Seigneur et ne suivez pas d'autres protecteurs que Lui ! Vous vous en souvenez rarement !
Combien de cités avons-Nous anéanties ? Notre châtiment les a surpris de nuit ou alors qu’ils étaient assoupis.
Ils n'eurent d’autre argument au moment où le châtiment s'est appesanti sur eux que de dire : Vraiment nous étions des injustes !
 Nous demanderons des comptes à ceux à qui il a été envoyé [des prophètes] et Nous en demanderons aux prophètes eux-mêmes.
Et Nous leur raconterons [leur histoire] en connaissance de cause car Nous n’étions pas absent.
En ce Jour seule la Vérité aura du poids ! Ceux dont les œuvres pèseront lourdement [dans la balance] seront promis à la réussite.
Ceux dont les œuvres ne pèseront guère se seront perdus eux-mêmes pour avoir traité injustement Nos signes de mensonges.
Nous avons raffermi votre position sur terre et vous y avons accordé de quoi vivre : mais vous n’êtes guère reconnaissants.
Nous vous avons créés, puis Nous vous avons donné votre forme et avons ordonné aux anges de se prosterner devant Adam. Ils se sont tous exécutés excepté Iblîs qui ne se prosterna pas.
Qu’est ce qui t’a retenu de te prosterner alors que Je te l'avais ordonné ? lui demanda Dieu. —Je vaux mieux que lui ; Tu m'as créé de feu quand Tu l’as créé de boue !
—Que ce soit ta chute du ciel ! Il ne t’appartient pas de t’y enorgueillir ; sors donc, car tu fais partie des êtres méprisables.
—Accorde-moi un délai, demanda-t-il, jusqu'au Jour où ils seront ressuscités !
—Il t'est accordé, lui dit-il.
—Puisque Tu m'as égaré, je les guetterai sur Ta voie droite,
puis je les assaillirai devant eux, derrière eux, sur leur droite et sur leur gauche et Tu n’en trouveras pas beaucoup de reconnaissants.
Sors d’ici, lui dit Dieu, chassé et couvert d’opprobre ; J'emplirai la Géhenne de vous tous, toi et ceux qui t'auront suivi.
Ô Adam, demeure avec ton épouse dans ce jardin et mangez [de ses fruits] où que vous le désirez, mais n'approchez pas cet arbre car vous compteriez alors pour des transgresseurs.
Le diable leur fit alors des suggestions afin que leur apparaisse leur nudité qui était demeurée jusque-là cachée ; Votre Seigneur, leur dit- il, ne vous a interdit cet arbre qu’afin que vous ne deveniez pas des anges et que vous ne soyez pas immortels.
Et il leur jura qu’il était pour eux de bon conseil !
Ainsi, par sa ruse, il les attira dans un piège ; quand ils eurent goûté à cet arbre, leur nudité leur apparut et ils se mirent alors à se couvrir des feuilles du Paradis. Leur Seigneur les interpella : Ne vous avais-je pas défendu d'approcher cet arbre ? Ne vous avais-je pas dit que le diable est pour vous un ennemi déclaré ?
Seigneur, Lui dirent-ils, nous nous sommes fait du tort à nous-mêmes et si Tu ne nous pardonnes pas et ne nous fais pas miséricorde, nous courons à notre perte.
Soyez précipités (hors du Paradis], leur dit-il, ennemis les uns des autres, et la terre dont vous jouirez un temps donné sera votre lieu de résidence.
C’est là que vous vivrez, là que vous mourrez, et de là que vous serez ressuscités.
Ô fils d’Adam, Nous vous avons envoyé des vêtements et des parures afin de dissimuler votre nudité. [Mais] l’habit constitué par la crainte de Dieu est bien préférable ; il fait partie des signes de Dieu, peut-être vous en souviendrez-vous !
Ô fils d'Adam, que le diable ne vous leurre pas comme [il avait fait] en chassant vos père et mère du Paradis et en les dévêtant afin de leur montrer leur nudité. Il vous voit lui et ses légions là où vous ne les voyez pas. Nous avons fait des démons les alliés des incroyants.
Lorsqu’ils commettent une turpitude ils prétextent : Nous avons vu nos pères pratiquer cette coutume et c'est Dieu qui nous l'a prescrite. Dis-Ieur : Dieu n’ordonne ni la turpitude ni l’illicite ; allez-vous prétendre au sujet de Dieu ce que vous ignorez ?
Dis-leur : Mon Seigneur a ordonné l’équité [comme il a ordonné] de tourner notre face vers Lui dans chaque mosquée et de L’invoquer en ne consacrant notre religion qu’à Lui Seul. Vous reviendrez [à la vie] de la même façon qu'il vous a créés à l'origine.
Il a guidé les uns tandis que les autres étaient jugement contraints à l’errance pour avoir pris les démons pour protecteurs en dehors de Dieu tout en s’imaginant qu’ils étaient sur la bonne voie.
Ô fils d'Adam, revêtez (litt. : prenez) vos plus beaux atours [pour vous rendre] dans chaque mosquée ; mangez et buvez mais sans excès car Dieu a les gaspilleurs en aversion.
Dis-leur : Qui donc a prohibé les parures que Dieu a produites pour Ses serviteurs ainsi que les mets délicieux qu’il vous a dispensés ? Dis-­leur : Destinés aux croyants [comme aux incroyants] en ce monde, ils seront l'apanage exclusif des croyants au Jour de la Résurrection. C’est ainsi que Dieu détaille Ses signes pour un peuple qui [en] connaît [la portée].
Dis : Mon Seigneur n'a interdit que les turpitudes, affichées ou dissimulées, le péché et l'oppression injustifiée ; [vous a également interdit] de donner à Dieu des associés alors qu'il ne vous a donné aucun argument pour les adorer et de dire à Son sujet ce que vous ignorez.
Chaque communauté a un terme fixé ; une fois le terme échu, ils ne pourront ni l'avancer ni le différer, fut-ce d'une seule heure.
ô fils d’Adam, si des envoyés issus de vos rangs viennent à vous afin de vous narrer Mes versets, [sachez] que ceux qui se gardent [de Dieu] et s’amendent ne connaîtront ni la peur ni l'affliction.
Ceux qui les ont traités de mensonges et s’en sont détournés par orgueil, ceux-là sont voués au feu, ils y demeureront à jamais.
Et qui donc est plus inique que celui qui a forgé des mensonges sur le compte de Dieu et qui a traité Nos Signes d'impostures ? Ceux- là obtiendront la part [de ce monde] qui leur est devinée jusqu’au moment où nos émissaires viendront pour les faire passer de vie à trépas et leur demanderont : Où sont ces idoles que vous invoquiez en dehors de Dieu ? Elles nous ont fait défaut, répondront-ils, et ils témoigneront à leur détriment de leur propre mécréance.
Entrez dans le feu, leur dira-t-il, en compagnie des communautés de djinns et d’hommes qui vous ont précédés ; chaque fois qu'une communauté y entrera, elle maudira la communauté précédente, si bien que, lorsqu’elles y seront toutes rassemblées, la dernière arrivée dira à la première : Seigneur, ce sont ceux-là qui nous ont égarés ; redouble leur tourment dans le feu ! Chacun se le verra redoublé, leur répondra-t-Il. Malheureusement vous l'ignorez encore.
La première communauté [de prévaricateurs] répondra [à la dernière] : Vous n'avez rien de mieux que nous ; goûtez donc au supplice que vous ont valu vos œuvres.
On n'ouvrira pas les portes du ciel à ceux qui ont traité Nos signes d'impostures et ils n'entreront au Paradis que lorsqu'un chameau passera par le chas d’une aiguille ; c’est ainsi que Nous rétribuons les criminels.
La Géhenne leur tiendra lieu de couche et ils seront enveloppés [de feu] ; c'est ainsi que Nous rétribuons les injustes.
Ceux qui ont cru et pratiqué les œuvres pies —Nous n'imposons à personne de charge qui ne soit dans ses capacités—, ceux-là sont destinés au Paradis, ils y demeureront à jamais.
Nous aurons ôté de leurs cœurs toute rancune, des fleuves s'écouleront sous leurs pieds et ils s’exclameront : Louange à Dieu qui nous a conduits jusqu'ici et nous n'aurions pu y être conduits si Dieu ne nous avait pas guidés. Les émissaires de notre Seigneur étaient bien venus nous apporter la Vérité. Alors on les appellera : Voici le Paradis dont vous avez hérité grâce à vos œuvres.
Les hôtes du Paradis interpelleront ceux de l’enfer : Nous avons vu que les promesses de notre Seigneur s'étaient réalisées ! Avez-vous trouvé la même chose ? Les promesses de votre Seigneur se sont-elles réalisées ? Certes répondront-ils, tandis qu’un héraut leur lancera cet appel : Que la malédiction divine s’abatte sur les transgresseurs !
[sur] ceux qui détournaient [les hommes] de la cause de Dieu, qui cherchaient à la rendre tortueuse et qui niaient l’existence de l’Ultime Demeure.
[Paradis et enfer] seront séparés d'un voile et sur les remparts (a‘râf') évolueront des hommes qui reconnaîtront les uns et les autres à leurs signes distinctifs. Ils interpelleront les compagnons du Paradis [en ces termes] : Que la paix soit sur vous ! n’y étant pas eux-mêmes entrés alors qu'ils fédéraient avec force.
Mais lorsque leurs regards se porteront sur les hôtes du feu, ils feront cette invocation : Seigneur, ne nous mets pas en compagnie de ce peuple de transgresseurs !
Ceux qui seront sur ces remparts héleront des hommes qu’ils reconnaîtront à leurs signes distinctifs : A quoi vous ont servi votre nombre et votre orgueil ?
N’est-ce pas là ceux dont vous juriez que Dieu ne leur accorderait pas Sa Miséricorde ? Entrez au Paradis. Point de crainte à vous faire et vous n'y serez plus affligés.
Les hôtes du feu en appelleront à ceux du Paradis : Versez un peu d’eau sur nous ou quelque bien dont Dieu vous a gratifiés. Dieu, leur répondront-ils, les a interdits aux mécréants
qui ont fait de leur religion un jeu et un objet de distraction et qui ont été séduits par la vie de ce monde. En ce Jour Nous les oublierons comme ils avaient oublié cette échéance et parce qu'ils niaient Nos signes.
Nous vous avons apporté un Livre que Nous avons détaillé en connaissance de cause à titre de guidance et de miséricorde pour ceux qui ont la foi.
Qu’attendent-ils si ce n'est la réalisation de ce qu’il annonce ? Le Jour où ses prédictions se réaliseront, ceux qui l’avaient naguère oublié diront : Les envoyés de notre Seigneur étaient donc bien venus nous apporter la Vérité ! Pouvons-nous avoir des intercesseurs qui plaident en notre faveur ? Ou bien ne pourrions-nous pas être ramenés sur terre afin d’œuvrer autrement que nous ne l'avions fait ? Ils auront été cause de leur propre perte et les illusions qu’ils invoquaient se seront dissipées !
Certes votre Seigneur est Dieu, qui a créé les cieux et la terre en six jours puis S'est établi sur le Trône ; la nuit enveloppe le jour [de son obscurité] et le fait rapidement disparaître et [il a créé] le soleil, la lune et les étoiles qui sont soumis à Son Ordre. La création et le Commandement ne relèvent-ils pas de Lui ? Béni soit Dieu le Seigneur des mondes !
Invoquez votre Seigneur humblement et en secret car Il n’aime certes pas les transgresseurs.
Ne semez pas la corruption sur terre après que [ses populations] se soient amendées et invoquez-Le, [partagés] entre la crainte et Tempérance, car la Miséricorde de Dieu est à la portée des vertueux.
C’est Lui qui envoie les vents annonciateurs de la pluie (litt. : de la bonne nouvelle, bushra) devançant Sa Miséricorde jusqu’au moment où Nous les dirigeons, porteurs de lourds nuages, vers une contrée stérile sur laquelle Nous faisons tomber la pluie. Grâce à elle Nous faisons pousser toutes sortes de fruits ; c'est ainsi que Nous ressusciterons les morts. Peut-être y réfléchirez-vous !
Les plantes poussent [en abondance] dans les contrées fertiles avec la permission de leur Seigneur, tandis que les terres stériles produisent avec parcimonie. C’est ainsi que Nous produisons Nos signes à destination d’un peuple reconnaissant.
Déjà Nous avions envoyé Nûh auprès de son peuple. Ô mon peuple, leur avait-il dit, adorez Dieu car vous n’avez d’autres divinités que Lui. Je redoute pour vous le châtiment d’un jour terrifiant.
Les notables de sa tribu lui répondirent : Nous pensons bien que tu es dans un égarement manifeste.
Ô mon peuple, reprit-il, je ne suis nullement un égaré mais un envoyé du Seigneur des mondes,
chargé de vous communiquer les messages de mon Seigneur ; je suis pour vous de bon conseil et je sais [pour entretenir] de Dieu ce que vous ignorez.
Pourquoi vous étonner ? Parce qu’un rappel de votre Seigneur vous est parvenu par le biais de l’un d’entre vous afin qu’il vous mette en garde et que vous vous prémunissiez [du châtiment] ; peut-être alors vous sera-t-il fait miséricorde ?
Ils le traitèrent d’imposteur et Nous le sauvâmes ainsi que ceux qui étaient avec lui dans l'Arche tout en faisant périr par la noyade ceux qui avaient traité Nos signes de mensonges car c'était une communauté aveuglée.
Et Nous avons envoyé au peuple de ’Âd leur frère Hûd. ô mon peuple, leur dit-il, adorez Dieu car vous n’avez d’autres divinités que Lui ! Saurez-vous vous en prémunir ?
Les notables de sa tribu qui avaient renié [sa foi] lui dirent : Nous te voyons enfoncé dans ta Cupidité et nous pensons que tu comptes parmi les imposteurs !
Ô mon peuple, reprit-il, je ne suis nullement un sot mais un envoyé du Seigneur des mondes,
chargé de vous communiquer les messages de mon Seigneur et je suis pour vous un conseiller loyal.
Pourquoi vous étonner ? Parce qu’un rappel de votre Seigneur vous est parvenu par l’intermédiaire de l’un d'entre vous afin qu’il vous mette en garde ? Souvenez-vous que Dieu a fiait de vous Ses lieutenants après le peuple de Nûh et qu'il vous a donné davantage de force ! Remémorez-vous les bienfaits de Dieu afin de réussir.
Ainsi, lui dirent-ils, tu es venu nous trouver afin que Nous adorions Dieu Seul et que nous délaissions les idoles qu'adoraient nos pères ? Fais en sorte que le châtiment dont tu nous menaces s’abatte sur nous si tu es sincère.
Vous avez d’ores et déjà mérité un châtiment et la colère de votre Seigneur. Argumentez-vous contre moi uniquement pour des noms que vous avez attribués, vous et vos pères, [à vos idoles] alors qu’il ne vous a donné aucun argument pour les adorer ? Attendez donc ! Je serai avec vous de ceux qui sont dans l'attente.
Nous le sauvâmes ainsi que ceux qui étaient avec lui par un effet de Notre Miséricorde et exterminâmes du premier au dernier ceux qui avaient traité Nos signes d’impostures et qui n'étaient pas des croyants.
Et à Thamûd Nous avons envoyé leur frère Sâlih : Ô mon peuple, leur dit-il, adorez Dieu, car vous n’avez d'autres divinités que Lui ! Déjà vous avez reçu une preuve de votre Seigneur : voici la chamelle de Dieu qui sera un signe pour vous ; laissez-la paître sur la terre de Dieu et ne lui faites aucun mal car vous vous exposeriez à un châtiment douloureux.
Souvenez-vous lorsqu’après ‘Âd Dieu fit de vous Ses lieutenants et qu'il vous fit habiter sur terre, édifiant des palais en plaine et creusant des habitations troglodytes en montagne ; souvenez-vous des faveurs de Dieu et ne commettez point, en corrupteurs, d'iniquités sur terre.
Ceux d'entre les notables de sa tribu qui s’étaient enflés d’orgueil s’adressèrent ainsi aux croyants réduits à l’impuissance : Saviez-vous que Sâlih est envoyé de la part de son Seigneur ? Nous avons foi dans la mission qui lui a été confiée, répondirent-ils.
Ceux qui étaient enflés d’orgueil répliquèrent : Quant à nous, nous nions ce qui fait l'objet de votre foi !
Ils sacrifièrent alors la chamelle violant ainsi l’Ordre de leur Seigneur. Ô Sâlih, dirent-ils, fais en sorte que le châtiment dont tu nous menaces s'abatte sur nous si tu es bien un envoyé,
Surpris par un séisme, ils gisaient au matin dans leurs demeures, face contre terre.
Il se détourna d’eux et leur dit : Ô mon peuple, je vous ai transmis le message de mon Seigneur et vous ai prodigué de bons conseils ; malheureusement vous n’aimez pas les conseilleurs.
Et [souviens toi de] Lût lorsqu’il dit à son peuple : Commettez-vous des turpitudes que nul à travers les mondes n’a commises avant vous ?
Vous copulez avec des hommes en renonçant aux femmes pour assouvir vos appétits ? Vous êtes un peuple livré à ses excès.
Pour toute réponse son peuple ordonna : Expulsez-les de votre cité car ce sont des gens qui se targuent de pureté.
Nous le sauvâmes ainsi que sa famille excepté son épouse qui demeura en arrière.
Nous fîmes pleuvoir sur eux des pierres : considère qu’elle fut la fin des criminels !
Et à Madyan, [Nous envoyâmes] leur frère Shu’ayb qui leur dit : Ô mon peuple, adorez Dieu car vous n’avez d’autres divinités que Lui ! Déjà vous avez reçu une preuve de votre Seigneur. Acquittez la juste mesure et faites bon poids [lors d’une vente] et ne grugez pas les gens sur la marchandise ; ne semez pas la corruption sur terre après que [sa population] se soit amendée ; tout cela sera préférable pour vous si vous êtes des croyants [sincères].
Ne vous profitez pas sur tous les chemins afin de menacer ceux qui croient et de les détourner de la voie de Dieu en la présentant comme une voie tortueuse. Souvenez-vous lorsque vous étiez peu nombreux comment Dieu a multiplié vos effectifs ! Et prenez en considération la fin des corrupteurs !
Et si une fraction d'entre vous ajoute foi à ma mission et que l'autre la nie, faites montre de patience jusqu’à ce que ce soit Dieu qui tranche entre nous et Il est le meilleur des juges !
Les notables de sa tribu qui s’étaient enorgueillis s'écrièrent : Nous t'expulserons de notre cité, Shu’ayb, et tous ceux qui ont cru avec toi à moins que vous ne reveniez à notre religion. Et s'il nous déplaisait [d’y revenir] ? demanda-t-il.
Nous ne ferions que mentir sur le compte de Dieu si nous retournions à votre religion après qu'il nous en ait délivrés ! Il ne nous appartient pas d'y retourner à moins que notre Seigneur Dieu n’en décide ainsi. Notre Seigneur embrasse toute chose de Sa Science. C'est à Dieu que nous nous en remettons ; Seigneur, arbitre entre notre peuple et nous selon la Vérité car Tu es le meilleur des juges.
Les notables de son peuple qui avaient nié [sa mission] leur dirent : Si vous suivez Shu’ayb, vous courez à votre perte.
Ils furent surpris par un séisme et au matin ils gisaient dans leurs demeures, la face contre terre.
Ceux qui avaient traité Shu’ayb d’imposteur [disparurent sans laisser de traces], on eût dit qu'ils n'avaient jamais vécu là ; ce sont ceux qui avaient traité Shu’ayb d'imposteur qui avaient causé leur propre perte.
Il se détourna d'eux et leur dit : Ô mon peuple, je vous ai transmis les messages de mon Seigneur et vous ai prodigué mes conseils ; pourquoi m'affligerais-je pour un peuple de mécréants ?
Et Nous n'avons pas envoyé de prophète dans une cité sans leur infliger la misère et les épreuves afin qu'ils s’humilient.
Puis Nous substituâmes l'aisance au malheur si bien qu’ils connurent la prospérité et finirent par dire : Nos pères connaissaient aussi l’aisance et la difficulté [par un jeu des lois naturelles]. C’est alors que nous leur infligeâmes un supplice soudain avant qu'ils aient pu s'en rendre compte.
Si seulement les habitants de ces cités avaient eu la foi et s'étaient gardés [du châtiment], Nous leur aurions donné accès aux bénédictions du ciel et de la terre. Mais comme ils avaient traité [les prophètes] d'imposteurs, Nous les avons châtiés pour prix de ce qu'ils s’étaient acquis.
Les habitants de ces cités sont-ils assurés que Notre châtiment ne les surprendra pas de nuit ou pendant qu’ils sont assoupis ?
Les habitants de ces cités sont-ils assurés que Notre châtiment ne les surprendra au matin tandis qu’ils se détendent ?
Se sentent-ils â l’abri de la ruse divine ? Or, seuls ceux qui courent à leur perte se croient à l'abri de Ses ruses.
N'est-il pas évident aux yeux de ceux qui héritent de la terre après ses anciens occupants que, si Nous l’avions voulu, Nous les aurions châtiés de leurs fautes et aurions apposé un sceau sur leurs cœurs en sorte qu’ils n’entendent plus ?
Nous te narrons quelques histoires relatives à ces cités ; leurs envoyés sont venus à eux avec des signes mais ils n’étaient pas disposés à croire ce qu’ils avaient qualifié d'imposture par le passé. C'est ainsi que Dieu scelle le cœur des mécréants.
Nous n’avons trouvé chez la plupart d'entre eux aucune fidélité à leurs engagements ; au contraire, Nous avons constaté que la plupart d’entre eux étaient des pervers.
Après eux Nous avons envoyé Mûssâ armé de Nos signes auprès de Pharaon et de ses notables qui les nièrent ; médite toutefois quelle fut la fin des corrupteurs.
Ô Pharaon, lui dit Mûssâ, je suis l’envoyé du Seigneur des mondes
et je me dois de ne dire que la Vérité au sujet de Dieu ; je suis venu à vous muni d'une preuve de votre Seigneur, aussi laisse partir avec moi les enfants d'Isrâ’îl.
Si tu es venu avec un signe, lui répondit Pharaon, produis-le [devant moi] si tu es sincère.
Mûssâ jeta alors son bâton qui, aussitôt, se transforma très distinctement en serpent.
Puis il retira sa main [de son Habit] et voilà quelle apparut d’un blanc lumineux aux yeux des spectateurs.
Certes c’est là un magicien très habile, s’écrièrent les notables de l’assemblée de Pharaon.
Il veut vous bannir de votre pays ; que me conseillez-vous ?
Retiens-le ainsi que son frère, et envoie dans toutes les cités des hommes qui rassembleront
et te ramèneront tous les magiciens versés [dans leur art],
Les magiciens vinrent alors trouver Pharaon et lui demandèrent : Aurons-nous une récompense si nous sommes vainqueurs ?
Pour sûr, leur répondit-il, et de plus vous ferez partie de mes intimes (muqarrabîn).
Mûssâ, lui dirent-ils, soit tu jetteras ton bâton le premier, soit c’est nous qui commencerons.
Commencez ! leur dit-il. Lorsqu’ils les eurent jetés, ils ensorcelèrent les regards de l'assistance et leur inspirèrent de la crainte en étalant une magie peu commune.
Nous inspirâmes alors à Mûssâ de jeter son bâton et le voici qui dévore tous leurs artifices.
Alors la vérité éclata et toutes leurs manigances furent mises en échec.
C’est à ce moment qu’ils connurent la défaite et qu’ils se retirèrent humiliés.
Projetés à terre les magiciens se retrouvèrent prosternés !
Nous croyons au Seigneur des mondes, proclamèrent-ils,
le Seigneur de Mûssâ et de Hârûn.
Ainsi vous croyez en Lui avant que je ne vous en ai accordé la permission ? dit Pharaon. Ce n’est qu'une de vos ruses, que vous avez ourdies en ville afin d'en expulser les habitants ! Mais vous allez bientôt connaître [ma réaction].
Je vous ferai couper les mains et les pieds opposés avant de vous crucifier tous sans exception.
De toute façon, répondirent-ils, c’est auprès de notre Seigneur que nous retournerons !
Ton seul motif pour te venger de nous est que nous ayons cru aux signes qui nous sont venus de notre Seigneur ; Seigneur, accorde-nous de la constance et fais en sorte que nous mourions en étant soumis [à Toi].
Les notables de l'entourage de Pharaon se courroucèrent : Vas-tu laisser Mûssâ semer la corruption sur terre et se détourner de toi et de tes divinités ? Nous tuerons leurs enfants, les rassura-t-il, tout en épargnant leurs femmes et les soumettrons à notre supériorité.
Recourez à l’aide de Dieu et soyez patients, dit Mûssâ à son peuple, car la terre appartient à Dieu qui la lègue aux serviteurs de Son choix et une heureuse issue est promise à ceux qui se prémunissent.
Avant que tu viennes à nous, nous étions opprimés et nous le sommes encore après ta venue, lui dirent-ils. Il se peut que votre Seigneur anéantisse votre ennemi et fasse de vous leurs successeurs sur terre afin de voir comment vous vous y comportez.
Nous avions déjà infligé à l’entourage de Pharaon des années de sécheresse ainsi qu'une diminution de leurs récoltes afin de les faire réfléchir.
S’ils bénéficiaient d’une période de prospérité, ils la prenaient comme un dû. Mais s’ils étaient victimes d’une catastrophe ils faisaient de Mûssâ et des siens des oiseaux de mauvais augure ! Leur sort n'était- il pas plutôt entre les Mains de Dieu ? Hélas, la plupart d’entre eux l’ignoraient.
Nous ne croirons pas en toi quel que soit le signe que tu produiras devant nous afin de nous ensorceler, lui dirent-ils.
Alors Nous envoyâmes contre eux des pluies diluviennes, des sauterelles, des poux, des grenouilles et du sang : autant de signes distincts que dans leur orgueil ils méprisèrent, car ils étaient un peuple de criminels.
Lorsque le châtiment s’appesantit sur eux, ils s'adressèrent à Mûssâ : Invoque ton Seigneur en vertu de ce qu’il t'a promis : s’il nous délivre de ces épreuves nous croirons en Lui et nous laisserons partir avec toi les enfants d'Isrâ’îl.
Et lorsque Nous eûmes différé le châtiment jusqu’au terme qui leur était imparti, ils violèrent leur engagement.
Nous les punîmes en les noyant dans la mer parce qu’ils avaient traité Nos signes de mensonges sans s’en soucier le moins du monde.
Et Nous avons donné en héritage à ceux qui avaient été jadis réduits à l'impuissance les régions orientales et occidentales de cette terre que Nous avions bénie. C’est ainsi que s’accomplit la merveilleuse promesse de ton Seigneur en faveur des enfants d’Isrâ’îl pour avoir fait montre de constance et Nous détruisîmes les œuvres et les constructions de Pharaon et de son peuple.
Nous fîmes traverser la mer aux enfants d'Isrâ’îl et ils arrivèrent chez un peuple adorant des idoles qui lui étaient propres ; Mûssâ, dirent-ils, établis pour nous une idole semblable à celles qu'ils possèdent. Vous faites bien un peuple d'ignorants, leur répondit-il.
La situation de ces gens est désespérée et vaines sont leurs œuvres.
Souhaiterais-je pour vous une autre divinité que Dieu alors qu'il vous a préféré au reste (litt. : élus au-dessus) des mondes ?
Et lorsque Nous vous délivrâmes des armées de Pharaon qui vous infligeaient le pire des supplices, immolant vos fils tout en laissant vos femmes en vie, cela constituait certainement une terrible épreuve de la part de votre Seigneur.
Nous fixâmes un rendez-vous à Mûssâ après trente nuits puis Nous prolongeâmes ce délai de dix nuits supplémentaires en sorte que le délai total de son Seigneur fut porté à quarante nuits. Remplace-moi auprès de mon peuple ! dit-il à Hârûn, son frère ; agis au mieux et ne suis pas le chemin des corrupteurs.
Lorsque Mûssâ se rendit à Notre rendez-vous et que son Seigneur lui eut parlé, il lui demanda : Seigneur, montre-Toi à moi afin que je Te contemple. Tu ne Me verras point, lui répondit [Dieu] ; regarde cependant la montagne, et si elle tient en place, alors tu M'y verras ; et lorsque son Seigneur Se manifesta sur la montagne, Il la réduisit en poussière et Mûssâ tomba foudroyé. Une fois revenu à lui, il s'exclama : Gloire à Toi ! je me repens auprès de Toi et je suis le premier des croyants.
Mûssâ, lui dit Dieu, Je t'ai élu au-delà des hommes en te favorisant de Ma mission et de Ma Parole ; reçois ce que Je t’ai donné et sois de ceux qui témoignent leur reconnaissance.
Et Nous lui avons écrit sur les Tables [Le la Loi] toutes choses [utiles en matière Le religion] afin de les exhorter et de tout leur détailler. Reçois-les avec détermination et ordonne à ton peuple de s’attacher à l’essentiel. Je vous ferai voir [ce que J’ai fait] du territoire des pervers.
Je détournerai de Mes Signes ceux qui s’enorgueillissent sur terre de manière injustifiée, si bien que s'ils voyaient toutes sortes de signes, ils n'y croiraient pas ! Et s’ils voyaient la voie de la raison, ils ne la suivraient pas, s'engouffrant en revanche dans celle de l’égarement ; cela parce qu'ils ont traité Nos signes d’impostures sans les prendre en considération le moins du monde.
Ceux qui ont traité Nos signes d'imposture ainsi que le rendez-vous de l’Ultime Demeure verront leurs œuvres réduites à néant ! Seront- ils rétribués pour autre chose que pour leurs œuvres ?
Après son départ, le peuple de Mûssâ prit pour idole un veau qu'ils avaient fabriqué à partir de leurs bijoux : il avait un corps et poussait un mugissement. Ne voyaient-ils pas qu'il ne leur parlait pas, qu'il ne les guidait sur aucune des voies qu'ils empruntaient et qu’ils avaient un comportement injustifié (litt. : injuste) ?
Puis lorsqu'ils s’aperçurent qu'ils s'étaient égarés, ils regrettèrent [leur geste] et émirent un remords : Si notre Seigneur ne nous fait pas miséricorde et ne nous pardonne pas nous courons à notre perdition.
Lorsque Mûssâ revint auprès de son peuple, à la fois courroucé et affligé il s'écria : A quel acte abominable vous êtes-vous livrés en vous substituant à moi ! Étiez-vous donc si pressés que vous ne puissiez attendre l’Ordre de votre Seigneur ? Et il jeta les Tables puis il saisit son frère par les cheveux et le traîna à lui. Ô fils de ma mère, s’excusa [Hârûn] ils m’ont réduit à l’impuissance et ils m’auraient presque tué. Ne réjouis pas mes ennemis [de mon infortune] et ne me considère pas comme faisant partie de cette communauté de transgresseurs !
Mon Dieu, invoqua Mûssâ, pardonne-moi ainsi qu'à mon frère, introduis-nous au sein de Ta Miséricorde car Tu es le plus Miséricordieux entre les miséricordieux.
Ceux qui ont pris le veau pour idole seront victimes de la colère de leur Seigneur et en butte à l’opprobre en ce monde. C’est ainsi que Nous rétribuons ceux qui profèrent des mensonges.
Certes Dieu se montrera Pardonneur et Miséricordieux vis-à-vis de ceux qui auront commis des fautes et s'en seront repentis par la suite tout en ayant la foi.
Et lorsque la colère de Mûssâ s'apaisa, il ramassa les Tables dont le texte contenait une guidance et une miséricorde pour ceux qui redoutent leur Seigneur.
Puis Mûssâ choisit soixante et dix hommes parmi son peuple [pour les conduire avec fui] à Notre rendez-vous. Et lorsqu’ils furent pris dans le tremblement de terre, Mûssâ s'écria : Seigneur, si Tu l'avais voulu Tu les aurais déjà anéantis et moi avec eux ! Nous feras-Tu périr pour les actes qu’ont commis les insensés parmi nous ? Ce n’est qu’une des épreuves par lesquelles Tu égares qui Tu veux et Tu guides qui Tu veux ! Tu es notre Protecteur, pardonne-nous ! Fais-nous miséricorde ! Tu es le meilleur de ceux qui accordent leur pardon !
Seigneur, assigne-nous un bienfait en ce monde et dans l’Ultime Demeure car nous nous repentons auprès de Toi. J'infligerai Mon châtiment à qui Je veux, répondit-il, mais Ma Miséricorde embrasse toute chose ; Je la destine à ceux qui se prémunissent [du châtiment], qui acquittent l'aumône légale et croient en Nos signes,
[à] ceux qui imitent l’Envoyé, le Prophète illettré dont ils connaissent [la description] à travers leurs Écritures : la Thora et l’Évangile. Il (c'est-à-dire Prophète) ordonne le licite, interdit ce qui est blâmable, leur permet [de consommer] ce qui est sain et leur interdit les aliments viciés. Il leur ôte ce qui leur pesait, ainsi que les chaînes qui les entravaient ; ceux qui ont cru en lui, qui l’ont protégé, qui l’ont soutenu, qui ont suivi la lumière qui a été révélée avec lui, ceux-là connaîtront la réussite,
Dis : Hommes, je suis l'Envoyé de Dieu auprès de vous tous sans exception ; Dieu, qui possède le royaume des cieux et de la terre : il n’est de Dieu que Lui qui fait vivre et qui fait mourir. Croyez en Dieu et en Son Envoyé, le Prophète illettré qui ajoute foi en Dieu et en Ses Écritures et suivez-le afin d’être guidés.
Et du peuple de Mûssâ se dégagea une communauté qui prit la Vérité pour guide et jugea selon elle avec équité.
Nous les repartîmes en douze tribus [constituant autant de] communautés et Nous inspirâmes à Mûssâ, lorsqu'il demanda de l'eau pour son peuple, de frapper le rocher de son bâton ; il en jaillit alors douze sources et chacun des hommes reconnut la sienne. Nous vous abritâmes ensuite sous un nuage [dans le désert] en faisant descendre pour vous la manne et les cailles : goûtez à cette délicieuse nourriture dont Nous vous avons gratifiés. Et ce n'est pas à Nous qu'ils firent du tort, en réalité ils ne firent de tort qua eux-mêmes.
Et lorsqu'il leur fut dit : Demeurez dans cette cité et mangez-y où vous le voudrez ; en franchissant sa porte, prosternez-vous et dites : Absous [nos péchés] ! Nous vous pardonnerons vos fautes et redoublerons [les récompenses] des hommes vertueux.
Mais ceux d'entre eux qui étaient iniques substituèrent un autre mot à celui qui leur avait été transmis et Nous fîmes descendre sur eux un châtiment du ciel comme rétribution de leur injustice.
Interroge-les au sujet de cette cité du bord de mer dont les habitants transgressaient le sabbat parce que ce jour-là les poissons affluaient à la surface de l’eau [à portée de main] alors que les autres jours ils désertaient [les côtes] ; c'est ainsi que Nous les éprouvâmes pour prix de leur perversion.
[Souviens-toi] lorsqu’une fraction d’entre eux s'étonna : Pourquoi exhortez-vous un peuple que Dieu a décidé d’anéantir ou de châtier avec sévérité ? C’est afin de ne pas encourir de reproches de notre Seigneur, répondirent-ils : peut-être se garderont-ils [de Lui].
Et lorsqu’ils eurent oublié ce qui leur avait été rappelé, Nous sauvâmes ceux qui interdisaient le mal et Nous infligeâmes un châtiment sévère aux injures pour prix de leurs perversions.
Et lorsque dans leur orgueil ils transgressèrent Nos interdits, Nous leur ordonnâmes de se transformer en singes repoussants.
Et [souviens-toi] lorsque ton Seigneur eut pris la décision d’envoyer quelqu’un contre eux jusqu'au Jour de la Résurrection afin de leur infliger le pire des supplices, car Ton Seigneur est aussi prompt à châtier qu'il est Pardonneur et Très Miséricordieux.
Et Nous les avons dispersés sur terre en différentes communautés —certains d'entre eux étaient pieux, d’autres ne l’étaient pas— et Nous les avons éprouvés par les faveurs et les calamités afin qu'ils reviennent [à la raison] (litt. : peut-être reviendront-ils).
De piètres successeurs prirent leur place qui avaient reçu les Écritures en héritage ; ils s’emparèrent des biens de ce monde en prétendant que cela leur serait pardonné. La même quantité de ces biens était- elle à leur portée qu'ils s’en emparaient de nouveau ! Leur engagement vis-à-vis des Écritures ne les obligeait-il pas à ne dire que la vérité au sujet de Dieu ? Ils en avaient pourtant étudié le contenu et savaient bien que l’Ultime Demeure est préférable pour ceux qui se prémunissent [du châtiment]. N’avez-vous plus toute votre raison ?
Et que ceux qui s'en tiennent à l’Écriture et accomplissent la prière [sachent] que Nous n'oublierons pas de comptabiliser les œuvres de ceux qui se sont amendés.
[Souviens-toi] lorsque Nous arrachâmes la montagne au-dessus de leurs têtes, quelle les recouvrit de son ombre et qu'ils crurent qu’elle allait s'écraser sur eux. Recevez avec fermeté ce que Nous vous avons apporté (c'est-à-dire les Tables de la Loi) et souvenez-vous de ce qu’elles contiennent afin que vous [puissiez] vous en prémunir.
Et [souviens-toi] lorsque ton Seigneur eut tiré des reins des fils d'Adam leur prospérité et qu'il les fit témoigner contre eux-mêmes : Ne suis-je pas votre Seigneur ? Certes oui, répondirent-ils, nous en témoignons. [requit ce témoignage] afin qu'au Jour de la Résurrection ils ne puissent pas dire : Nous étions dans l'ignorance de tout cela, _
dire : Ce sont nos pères qui ont donné [à Dieu] un associé ; nous n’étions quant à nous que leur postérité et leurs successeurs. Vas-Tu nous anéantir à cause des méfaits commis par des saboteurs ?
C’est ainsi que Nous explicitons Nos signes afin qu'ils reviennent [de leur mécréance],
Narre-lui l’histoire de celui auquel Nous avions communiqué Nos signes et qui s'en détourna. Rattrapé par le diable, il fut de ceux qui se fourvoyaient.
Si Nous l'avions voulu, Nous l'aurions élevé grâce à Nos signes mais, attaché à ses passions, il resta arrimé à la terre, comparable en cela à un chien qui halète, que tu le chasses ou que tu le laisses en repos. C’est ainsi que se comportent ceux qui traitent Nos signes d’impostures ; édifie-les par ces récits, peut-être les méditeront-ils ?
Quel pire exemple que le peuple de ceux qui ont traité Nos signes d'impostures se faisant ainsi du tort à eux-mêmes !
Celui que Dieu veut guider : celui-là seul est sur le bon chemin. Et ceux qu'il égare courent à leur perte.
Nous avons en les créant [décline] un grand nombre d'hommes et de djinns à la Géhenne en leur [donnant] un cœur avec lequel ils ne perçoivent rien, des yeux avec lesquels ils ne voient rien, des oreilles avec lesquelles ils n'entendent rien. Ceux-là sont comparables à du bétail, voire plus égarés encore ; ceux-là sont des inconscients !
Et c'est à Dieu qu’appartiennent les plus beaux Noms : invoquez-Le par Ses Noms et détournez-vous de ceux qui en font un mauvais usage ; ils seront rétribués en fonction de leurs œuvres.
Et parmi ceux que Nous avons créés se dégage une communauté qui a pris la Vérité pour guide et qui juge selon elle avec équité.
Et quant à ceux qui ont traité Nos signes d'impostures, Nous les induirons graduellement en erreur sans même qu’ils s'en rendent compte.
Et Je leur accorderai [de surcroît] un délai car Mes Stratagèmes sont infaillibles.
Que n’ont-ils réfléchi : leur compagnon n’est nullement possédé par un djinn ! Il est seulement chargé [de leur adresser] une claire mise en garde.
Que n’ont-ils observé (litt. : médité) le royaume des cieux et de la terre et toutes ces choses que Dieu a créées [en considérant] que leur fin n’était peut-être pas éloignée ? A quel discours ajouteront-ils foi après avoir entendu celui-ci ?
Ceux que Dieu veut égarer [ne trouveront pas] de guide ; Il les laissera s’aveugler dans leurs débordements.
Ils t’interrogent au sujet de l'Heure : A quand son échéance ? Réponds- leur : La connaissance de l'Heure n'appartient qu'à mon Seigneur. Lui Seul la dévoilera en son temps. Son échéance [prochaine] pèse aux habitants des cieux et de la terre et elle vous surprendra à l’improvise. Ils t'interrogent comme si la question te préoccupait ! Dis-leur : La connaissance [de cet événement] n'appartient qu'à Dieu, mais la plupart des hommes sont dans l’ignorance.
Dis : Je ne suis en mesure de mettre utile ou de me nuire que dans la mesure où Dieu le veut ; si j'avais eu la connaissance de ce qui est celé, j'aurais cherché à amasser du bien en quantité et j'aurais évité les épreuves ; je ne suis qu'un homme chargé de mettre en garde et d’annoncer la bonne nouvelle à un peuple enclin à croire.
C'est Lui qui vous a créés d'une personne (nâfs, parfois traduit par âme) unique dont Il a tiré l'épouse (litt. : son épouse) afin qu’auprès d’elle il trouve du repos. Et lorsqu'il l’eut couverte, elle conçut un léger fardeau (hamlan kafîfan) ; sa grossesse dura (marrat bihi) jusqu'à ce qu'ils invoquent leur Seigneur, après qu’elle soit devenue lourde : Seigneur, si Tu nous accordes un enfant pieux nous saurons nous montrer reconnaissants.
Et lorsque Dieu leur eut accordé un enfant sain de corps (sâlihan), ils Lui attribuèrent des associés en la personne de ce qu'il leur avait accordé ; exalté soit Dieu au-delà de ce qu'ils Lui associent.
Lui associent-ils des idoles qui ne créent rien alors qu’elles sont elles-mêmes créées,
et qui ne sont d'aucun secours ni pour eux ni pour elles-mêmes ?
Les convieriez-vous à suivre la bonne direction, qu'ils ne vous suivraient pas ; peu leur importe que vous les invoquiez ou que vous restiez muets.
Ceux que vous invoquez en excluant Dieu [de vos invocations] ne sont que des serviteurs en tout point comparables à vous. Invoquez-les et qu'ils vous exaucent si vous êtes sincères !
Ont-ils des pieds pour marcher ? Des mains pour toucher ? Des yeux pour voir ? Des oreilles pour entendre ? Dis-leur : Invoquez vos associés et sans délai tendez-moi un piège !
Mon Protecteur n’est autre que Dieu qui a révélé le Livre et qui prend en charge [les intérêts] des gens pieux.
Ceux que vous invoquez en excluant Dieu [de vos invocations] ne peuvent ni vous porter secours ni se secourir eux-mêmes.
Les convieriez-vous à suivre la bonne direction qu’ils n’entendraient rien ! Tu les verras fixer sur toi un regard absent.
Montre-toi indulgent (khudhi l‘afwa), ordonne ce qui est conforme à la coutume ('urf) et détourne-toi des ignorants.
Et si tu es victime d'une suggestion diabolique, cherche refuge auprès de Dieu, car Il entend tout et Il est Omniscient.
Ceux qui se gardent [Le Dieu], lorsqu’ils sont effleurés par un spectre diabolique, se [Le] remémorent et les voilà redevenus clairvoyants.
Et les démons soutiennent leurs frères dans l’égarement sans aucune retenue.
Et si tu ne leur apportes pas de versets, ils s'étonnent : Pourquoi n’en forges-tu pas un ? Réponds-leur : Je ne fais que me conformer à ce qui m’est inspiré de la part de mon Seigneur. Ce [Coran] n'est qu’intuitions [inspirées] par votre Seigneur, Guidance et Miséricorde pour un peuple qui y ajoute foi.
Et si l’on vient à réciter le Coran [Levant vous], écoutez-le en silence : peut-être vous sera-t-il fait miséricorde !
Mentionne ton Seigneur en toi-même, humblement et avec respect, sans élever la voix, à l’aube et au crépuscule et ne sois pas au nombre des insouciants.
Ceux qui demeurent auprès de ton Seigneur ne dédaignent pas de L’adorer ; ils proclament Sa gloire et devant Lui se prosternent !
Ils te questionnent au sujet du butin ; dis [leur] : C’est à Dieu et à Son Envoyé que revient [de répartir] le butin. Craignez donc Dieu, raffermissez les liens qui vous unissent et obéissez à Dieu et à Son Envoyé si vous êtes croyants,
Les véritables croyants sont ceux dont les cœurs palpitent à la mention de Dieu, dont la foi augmente à l'audition de Ses versets et qui placent leur confiance en Dieu.
Ceux qui s'acquittent de la prière et dépensent en aumônes une partie (mimmâ) de ce dont Nous les avons gratifiés,
ceux-là sont vraiment des croyants. Des places [élevées] leur seront attribuées auprès de leur Seigneur ; le pardon ainsi qu'une noble récompense leur seront accordés.
De même qu’une fraction des croyants répugnait à ce que ton Seigneur te fasse sortir à bon droit de ta demeure,
[de même] ils discutent avec toi [de la nécessité] du combat (Haqq) après quelle leur soit apparue [clairement] ; on dirait qu'on les conduit à une mort [certaine] et qu’ils regardent [sans pouvoir réagir],
[Souviens-toi] lorsque Dieu vous eut promis de vous emparer de l’un des deux groupes (la caravane ou les combattants) ; vous eussiez aimé vous emparer de celui qui n'offrait pas de résistance ! Dieu cependant voulut manifester la Vérité par Ses paroles et décimer jusqu’au dernier mécréant,
afin de faire triompher la Vérité et de dissiper l'erreur, n'en déplaise aux criminels.
Et lorsque vous imploriez le secours de votre Seigneur et qu'il vous exauça : Je vous apporterai le soutien de mille anges se succédant [au combat].
Dieu ne fit de ce soutien qu'une bonne nouvelle destinée à apaiser votre cœur et la victoire ne saurait venir que de Dieu, car Il est Puissant et Sage.
[Souvenez-vous aussi] lorsque le sommeil vous envahit en guise d'apaisement de Sa part et qu’il fit tomber sur vous la pluie afin de vous purifier et de vous préserver des suggérions diaboliques, de fortifier vos cœurs et de raffermir vos pas,
lorsque ton Seigneur révéla aux anges : Je suis avec vous ! Confortez ceux qui ont la foi : J’inspirerai [quant à Moi] la crainte au cœur des mécréants. Frappez-les à la nuque ! Frappez-leur tous les doigts !
Cela pour avoir témoigné de l'hostilité à Dieu et à Son Envoyé et Dieu châtie avec sévérité ceux qui Lui témoignent de l'hostilité ainsi qu'à Son Envoyé.
Goûtez à ce châtiment et [sachez] que les mécréants sont voués au supplice du feu.
Ô vous qui avez la foi, si vous rencontrez les mécréants qui marchent contre vous ne leur tournez pas le dos !
Ceux qui leur tourneront le dos ce jour-là —à moins que ce ne soit pour infléchir le combat ou pour rallier un autre groupe [de combattants]— encourent la colère de Dieu, la Géhenne leur tiendra lieu de refuge. Quel détectable avenir !
Ce n’est pas vous qui les avez tués mais c’est Dieu [Lui-même] qui les a tués ! Et ce n’est pas Toi qui as lancé lorsque tu as lancé, mais c’est Dieu qui a lancé ! afin de donner aux croyants un gage de Sa faveur et Dieu entend et sait tout.
Telle [est Sa faveur à votre endroit] et Dieu réduira à rien les stratagè­mes des mécréants !
Demandiez-vous la victoire ? Elle a bien été remportée mais à votre détriment et si vous renoncez [aux hostilités] cela sera préférable pour vous. Mais si vous reprenez (ta'ûdu) [le combat], Nous recommencerons (na'ud) les représailles et vos partisans, fussent-ils nombreux, ne vous seront d’aucune utilité car Dieu est aux côtés des croyants.
Ô vous qui avez la foi, obéissez à Dieu et à Son Envoyé et ne vous détournez pas de lui alors que vous écoutez [ses exhortations],
Et ne vous comportez pas comme ceux qui ont prétendu entendre alors qu’ils n’entendaient rien [à ce qu’on leur disait].
Il n'est de pires bestiaux au regard de Dieu que les bestiaux sourds- muets dépourvus de raison !
Si Dieu avait su qu’il y avait quelque bien en eux, Il les aurait mis en situation d’entendre. [Malheureusement], s'il leur avait donné d'entendre, ils se seraient enfuis en se détournant [de ses enseignements],
ô vous qui avez la foi, répondez à [l’appel de] Dieu et de Son Envoyé lorsqu'ils vous convient à ce qui est vital pour vous (ou : à ce qui vous donne vie) et sachez que Dieu S'interpose entre l'homme et son propre cœur et que c'est auprès de Lui que vous serez rassemblés.
Et prémunissez-vous contre une sédition qui n'atteindra pas uniquement ceux d’entre vous qui auront fait preuve d'iniquité, tout en sachant que Dieu châtie avec la plus grande sévérité !
Souvenez-vous lorsque vous étiez peu nombreux et méprisés sur cette terre [mecquoise], craignant que les gens ne vous enlèvent ; Dieu vous a alors accordé un refuge, Il vous a raffermis de Son soutien et vous a gratifiés d’aliments sains afin que vous [Lui] témoigniez de la reconnaissance.
Ô vous qui avez la foi, ne trahissez pas sciemment ce que l’on vous a confié car, ce faisant, vous trahiriez Dieu et Son Envoyé.
Et sachez que vos enfants et vos biens ne sont qu’une tentation et que Dieu dispose auprès de Lui d’une magnifique récompense.
Ô vous qui avez la foi, si vous vous gardez de Dieu Il vous accordera du discernement, vous remettra vos fautes et vous pardonnera [vos péchés] et Dieu détient une faveur immense !
[Souviens-toi, ô Prophète] lorsque les mécréants te tendirent un piège en vue de te capturer, de te tuer ou de te bannir ! Ils usaient d’artifices [contre toi] mais Dieu déjoua leurs ruses et Dieu est le plus fin des stratèges !
Lorsqu’on leur récite Nos versets, ils s'exclament : Nous [les] avons déjà entendus ; si nous l’avions voulu, nous aurions dit la même chose, ce ne sont là que d’antiques légendes !
[Souviens-toi] lorsqu’ils dirent : Mon Dieu, si tout cela est bien la Vérité [révélée] de Ta part, fais en sorte que le ciel déverse sur nous une pluie de pierres ou inflige-nous un châtiment douloureux !
Or Dieu n'est pas enclin à les châtier tant que tu es parmi eux et Il n’est pas davantage enclin à les châtier alors que [les croyants] demandent pardon
Et qu'ont-ils donc pour eux qui fait que Dieu ne les châtierait pas alors qu'ils détournent [les gens] de la Mosquée sacrée dont ils n'ont nullement la charge ? Seuls en ont la charge ceux qui se prémunissent [du châtiment] mais la plupart d'entre eux sont dans l’ignorance.
Leur seule prière auprès du Temple consiste à siffler et à battre des mains ; goûtez donc au supplice pour prix de votre mécréance.
Certes les mécréants dépensent leurs biens en vue de détourner [les hommes] de la voie de Dieu ; une fois qu'ils les auront dépensés ils seront pour eux une source de regret, puis ils seront vaincus et ceux qui font profession de mécréance seront rassemblés dans la Géhenne.
Cela afin que Dieu distingue le bon grain de l'ivraie et qu'il entasse l’ivraie et la compresse à destination de la Géhenne ; ceux-là sont voués à la perdition.
Dis aux mécréants que s'ils renoncent à leurs dénégations le passé leur sera pardonné, mais s’ils récidivent, [qu'ils méditent] sur le passé édifiant des peuples anciens.
Combattez-les afin que la sédition ne se répande pas et que la religion soit consacrée exclusivement à Dieu, et s'ils renoncent [au polythéisme, qu'ils sachent] qu'aucune de leurs œuvres n'échappe au regard de Dieu
Mais s'ils se détournent, sachez que Dieu n’en est pas moins votre Maître. Quel excellent Maître ! et quel excellent Soutien !
Et sachez que, quel que soit le butin dont vous vous êtes emparés, le cinquième en revient à Dieu et à [Son] Envoyé ainsi que sa parenté, aux orphelins, aux indigents et aux voyageurs, si vous croyez en Dieu et à ce que Nous avons révélé à Notre Envoyé le jour du discernement, [c'est-à-dire] le jour où les deux partis se sont affrontés [à la bataille de Badr] et Dieu est Omnipotent.
Vous vous trouviez alors sur le versant le plus proche et eux sur le versant éloigné, tandis que la caravane était en contrebas. Si vous vous étiez concertés, vous n’auriez pas été exacts au rendez-vous, [mais il fallait] que Dieu mène à bien une affaire déjà décidée afin que ceux dont c’était le destin périssent preuves en main et que ceux dont c’était le destin survivent preuves en main ; certes Dieu voit et connaît toute chose !
[Souviens-toi] lorsque Dieu te fit voir en rêve le petit nombre de tes ennemis : s’il te les avait fait voir nombreux, votre détermination aurait faibli et vous auriez divergé quant à la décision [à prendre], mais Dieu vous en a préservés car Il sait fort bien ce que recèlent les cœurs.
[Souviens-toi] lorsqu’au cours de l’affrontement Dieu vous les fit voir moins nombreux [qu'ils n’étaient] et que pareillement Il réduisit votre nombre à leurs yeux, cela afin qu’il mène à bien une affaire déjà décidée [de toute éternité] et c’est à Dieu que revient toute chose.
Ô vous qui avez la foi, lorsque vous rencontrez une faction ennemie, faites preuve de fermeté et souvenez-vous fréquemment de Dieu : sans doute réussirez-vous !
Et obéissez à Dieu et à Son Envoyé sans vous livrer à des querelles qui entameraient votre courage et votre enthousiasme et soyez persévérants car Dieu est aux côtés de ceux qui font montre de constance.
Et ne vous comportez pas comme ceux qui partirent au combat [en affichant] une arrogance ostentatoire tout en détournant les hommes de la cause de Dieu, [sachant] que Dieu cerne leurs œuvres.
[Souvenez-vous] lorsque le diable embellit leurs œuvres à leurs yeux et leur promit : En ce jour, nul homme ne sera en mesure de vous vaincre, car je suis votre protecteur ; mais lorsque les deux armées furent en présence, il tourna les talons en leur lançant : Je me désolidarise de vous car je vois ce que vous ne voyez pas. Pour ma part, je crains Dieu car Dieu châtie avec sévérité.
[Souviens-toi] des propos que tinrent les hypocrites ainsi que ceux dont les cœurs recelaient une maladie : ceux-là sont aveuglés par leur religion ! Dieu [accorde cependant la victoire] à ceux qui s’en remettent à Lui car Il est Puissant et Sage.
Si seulement tu pouvais voir les mécréants lorsque les anges les font périr en les frappant au visage et aux reins [et en leur lançant] : Goûtez au supplice du feu !
Cela [vous est dû] pour prix de ce qu'ont acquis vos mains ! Et [en aucun cas] Dieu n’est injurie vis-à-vis de Ses serviteurs.
Imitant les habitudes de la famille de Pharaon et de ceux qui les ont précédés, ils ont traité Nos Signes de mensonges ; Dieu les a châtiés de leurs péchés car
Dieu n'est pas enclin à priver un peuple des faveurs qu'il lui a accordées tant qu’il ne modifie pas lui-même sa condition : Dieu entend et sait tout.
Imitant les habitudes de la famille de Pharaon et de ceux qui les ont précédés, ils ont traité de mensonges les Signes de leur Seigneur ; Nous avons alors noyé l'entourage de Pharaon, car tous étaient des individus iniques.
Les pires des bestiaux au regard de Dieu sont les mécréants privés de foi
qui violent systématiquement l’engagement que tu as contracté avec eux et qui ne se prémunissent de rien.
Si tu les rencontres en temps de guerre, contrains à la fuite ceux qui viennent derrière eux en leur [infligeant un châtiment exemplaire] destiné à les faire réfléchir.
Et si jamais tu redoutes la félonie d’une faction, dénonce [le pacte qui vous lie en les en informant ; ainsi vous serez] sur un pied d'égalité, car Dieu n’aime pas les félons.
Et ne va pas t'imaginer que les mécréants sont tirés d'affaire car ils ne sauraient Nous échapper.
Et préparez pour les combattre toute la force dont vous disposez ainsi que les chevaux parqués [à cet effet]. Vous terroriserez ainsi l'ennemi de Dieu et le vôtre ainsi que des ennemis dont vous ignorez l'identité et que Dieu Seul connaît. Et tout ce que vous dépenserez pour la cause de Dieu vous sera restitué intégralement et vous ne serez pas lésés.
Et s’ils sont enclins à la paix accède à leur requête et remets-t’en à Dieu car Il entend et sait tout.
Et s’ils comptent te trahir [sache] que Dieu te suffit ; c'est Lui qui t’a raffermi de Son assistance et [de celle] des croyants,
et qui a mis leurs cœurs à l’unisson. Eusses-tu dépensé tout l’or du monde que tu n’y serais pas parvenu, mais c’est Dieu qui a rétabli la concorde entre eux car Il est Puissant et Sage,
Ô Prophète, Dieu te suffit ainsi que ceux des croyants qui t'ont suivi !
Ô Prophète, incite les croyants au combat : s'il s’en trouve vingt parmi eux qui fassent montre de confiance, ils auront le dessus sur deux cents mécréants ; et s'il s'en trouve cent, ils parviendront à en vaincre un millier, car ce sont des gens (les mécréants) dépourvus d’entendement.
Désormais, Dieu, sachant que vous accusiez une certaine faiblesse, va alléger votre fardeau : s'il s’en trouve cent parmi vous capables de fermeté, ils l’emporteront sur un millier [de mécréants] et s’il s’en trouve un millier, ils en vaincront deux mille avec la permission de Dieu car Dieu est aux côtés de ceux qui font montre de confiance.
Il n’appartient pas à un prophète de faire des prisonniers jusqu'à ce qu'il les élimine de la surface de la terre. Vous convoitez les biens de ce monde alors que Dieu veut [pour vous] l’Ultime Demeure, et Dieu est Puissant et Sage.
N’était ce que Dieu vous avait précédemment destiné, un terrible châtiment se serait abattu sur vous à cause de ce que vous vous êtes approprié.
Profitez du butin dont vous vous êtes emparés comme d’un bien licite et savoureux et gardez-vous de Dieu car Dieu est Pardonneur et Miséricordieux.
Ô Prophète, dis aux prisonniers qui sont entre vos mains que, si Dieu décèle la moindre foi en leur cœur, Il leur restituera un bien plus précieux que celui qui leur a été dérobé et Dieu est Pardonneur et Très Miséricordieux.
Et [qu'ils se souviennent], s'ils veulent te trahir, qu'ils ont déjà failli à Dieu qui les a mis en ton pouvoir, et Dieu est Puissant et Sage.
Ceux qui ont acquis la foi, qui ont accompli l’Hégire, qui ont com­battu pour la cause de Dieu [en faisant don] de leurs biens et de leurs personnes, et ceux qui leur ont offert un refuge et les ont soutenus, ceux-là sont alliés les uns des autres. Quant à ceux qui ont la foi mais qui n'ont pas encore accompli l’Hégire, il ne vous appartient pas de leur offrir la moindre alliance tant qu’ils n’auront pas émigré. Toutefois, s’ils vous demandent votre appui pour défendre leur religion, vous êtes tenus de leur porter secours à moins que ce ne soit contre un peuple auquel vous êtes liés par un pacte et Dieu ne perd pas de vue’ ce que vous faites.
Quant aux mécréants, ils sont alliés les uns des autres ; si vous n’adoptez pas ces conventions, il en résultera un grand trouble et la corruption sur terre.
Ceux qui ont eu la foi, qui ont accompli l'Hégire et qui ont combattu pour la cause de Dieu et ceux qui leur ont offert un refuge et les ont soutenus, ceux-là sont d’authentiques croyants ; ils auront droit au pardon [divin] et à une noble récompense.
Quant à ceux qui auront affiché leur foi ultérieurement, qui auront accompli l’Hégire et combattu à vos côtés, ceux-là sont des vôtres ; enfin ceux qui sont liés par le sang sont plus proches les uns des autres au regard du Livre de Dieu car Dieu est Omniscient.
Ceci est un désaveu adressé par Dieu et Son Envoyé à ceux d'entre les polythéistes avec lesquels vous aviez passé un pacte.
Vous pourrez évoluer dans le pays pendant quatre mois [sans être inquiétés] et sachez que vous n’échapperez pas à [la vindicte de] Dieu et que Dieu infligera une humiliation aux mécréants.
Annonce est faite aux hommes le jour du pèlerinage suprême que Dieu et Son Envoyé se sont dégagés de tout engagement vis-à-vis des polythéistes. Si vous vous repentez cela sera préférable pour vous, mais si vous vous détournez sachez que vous n’échapperez pas à Dieu et mets les mécréants en garde contre un châtiment douloureux,
exception faite de ceux d’entre eux avec lesquels vous aviez contracté un pacte et qui l’ont respecté à la lettre sans jamais prêter main forte à quelqu’un contre vous ; [pour ceux-là] menez le pacte conclu avec eux à son terme car Dieu aime ceux qui se gardent [de la trahison].
Une fois les mois sacrés parvenus à leur terme, alors tuez les polythéistes où que vous les rencontriez : capturez-les, assiégez-les, épiez- les de tous les postes de guet et, s'ils se repentent, accomplissent la prière et acquittent l'aumône légale, laissez-leur la voie libre, car Dieu est Pardonneur et Miséricordieux.
Et si l'un des polythéistes demande ta protection accorde-la lui afin qu’il écoute la Parole de Dieu puis fais-le reconduire en lieu sûr, [cette clémence leur étant accordée] parce qu'il s'agit d’un peuple d’ignorants.
Comment les polythéistes pourraient-ils bénéficier d’un tel pacte avec Dieu et Son Envoyé, exception faite de ceux avec lesquels vous avez contracté un engagement dans la Mosquée sacrée ? Tant qu'ils se montreront loyaux avec vous montrez-vous loyaux avec eux car Dieu aime ceux qui se prémunissent.
[Comment pourraient-ils bénéficier d’un tel pacte] alors que, lorsqu’ils ont le dessus sur vous, ils ne respectent à votre égard ni les liens du sang ni leurs engagements ? Ils cherchent à vous satisfaire de leurs bouches mais leurs cœurs s'y refusent et la plupart d'entre eux sont des pervers.
Ils ont troqué les signes de Dieu à un vil prix tout en détournant les gens de Sa voie. Quel comportement exécrable !
Ils ne respectent à votre égard ni les liens du sang ni leurs engagements : ce sont eux les transgresseurs !
S'ils s'amendent, accomplissent la prière et acquittent l'aumône légale, alors ils seront vos frères en religion. Nous détaillons Nos signes pour un peuple enclin au savoir
Et s’ils rompent leurs engagements en se parjurant et qu’ils blasphèment contre votre religion, alors combattez les chefs de file de la mécréance car ils n'ont pas de parole et ce afin qu'ils cessent [les hostilités].
Pourquoi ne combattriez-vous pas un peuple qui a violé ses serments, qui a songé à bannir l’Envoyé [de Dieu] et qui a entamé les hostilités ? Les craignez-vous donc ? Vous avez bien plus de raisons de redouter Dieu si vous êtes d'authentiques croyants !
Combattez-les ! Dieu les châtiera de vos mains et les humiliera ; Il vous accordera la victoire contre eux et apaisera les cœurs d’un peuple de croyants,
et Il dissipera la colère [qui vous rongeait] le cœur ; et Dieu agrée le repentir de qui Il veut et Il est Tout de science et de sagesse.
Vous étiez-vous imaginé que vous seriez laissés à l’écart alors que Dieu ne connaissait pas encore ceux d'entre vous qui combattraient [pour Sa cause] et qui ne prendraient pas d'intimes en dehors de Dieu, de Son Envoyé et des croyants ? Et Dieu est parfaitement Informé de ce que vous faites !
Il n'appartient pas aux polythéistes de fréquenter les mosquées de Dieu tout en portant contre eux-mêmes un témoignage de leur mécréance ; ceux-là sont ceux dont les œuvres seront réduites à néant et ils demeureront à jamais dans le feu.
Seuls sont habilités à fréquenter les mosquées de Dieu ceux qui croient en Dieu et au Jour dernier, qui accomplissent la prière et acquittent l'aumône prescrite et qui ne redoutent que Dieu : il se peut que ceux-là soient bien dirigés.
Avez-vous fait de la charge qui consiste à abreuver les pèlerins ou à entretenir le Temple un équivalent de la foi en Dieu et au Jour dernier et du combat pour la cause de Dieu ? Au regard de Dieu ce ne sont nullement des choses équivalentes et Dieu ne guide pas le peuple des injuries.
Ceux qui ont eu la foi, qui ont accompli l'Hégire et qui ont combattu pour la cause de Dieu [en sacrifiant] leurs personnes et leurs biens, occuperont une place plus élevée auprès de Dieu : ceux-là connaîtront la réussite.
Leur Seigneur leur fait part de Sa Miséricorde et de Sa satisfaction et leur annonce que des jardins leur sont destinés où ils goûteront à des plaisirs durables.
Ils y demeureront à jamais car Dieu détient auprès de Lui une récompense sublime.
Ô vous qui avez la foi, ne prenez ni vos pères ni vos frères pour alliés s'ils préfèrent la mécréance à la foi. Ceux d’entre vous qui s'en font des alliés affichent leur iniquité.
Dis-leur : Si vos pères, vos fils, vos frères, vos épouses, votre parenté, les biens que vous avez acquis, un commerce dont vous redoutez la récession et des demeures qui vous sont agréables vous sont plus chers que Dieu et Son Envoyé et que le combat pour la cause de Dieu, eh bien attendez donc l’échéance de l'Ordre divin et Dieu ne saurait guider le peuple des pervers.
Dieu vous a secourus victorieusement dans de nombreuses situations, mais le jour de Hunayn alors que vous étiez satisfaits de votre grand nombre —qui ne vous servit pourtant à rien— et que la terre malgré son ampleur vous paraissait trop exiguë pour vous contenir, vous avez tourné le dos en fuyant !
Puis Dieu fit descendre Sa Paix (Sakîna) sur Son Envoyé et sur les croyants ainsi que des armées invisibles à vos yeux et Il châtia les mécréants en rétribution de leur mécréance.
Puis, après cet épisode, Dieu accepta le repentir des personnes de Son choix et Dieu est Pardonneur et Miséricordieux.
Ô vous qui avez la foi, les polythéistes ne sont que souillure ; qu'ils ne s'approchent donc plus de la Mosquée sacrée une fois cette année révolue. Si vous redoutez la pauvreté, Dieu, s'il le veut, vous accordera une faveur telle que vous puissiez vous passer [d’eux], car Dieu est Tout de science et de sagesse.
Combattez ceux d'entre les gens du Livre qui ne croient ni en Dieu ni au Jour dernier, qui ne considèrent pas comme illicite ce que Dieu a interdit et qui ne professent pas la religion de la Vérité, jusqu'à ce qu’ils acquittent la capitation de la main à la main en signe d’humiliation.
Les juifs ont prétendu que 'Uzayr était le fils de Dieu, de même que les chrétiens ont prétendu que le Messie était le fils de Dieu : telles sont les énormités que profèrent leurs bouches, [en tout point] semblables à celles de ceux qui les ont précédés dans la mécréance. Dieu les maudisse ! Comment peuvent-ils mentir ainsi !
Ils ont fait de leurs rabbins, de leurs moines et du Messie fils de Maryam, des seigneurs tout en excluant Dieu [de la souveraineté], alors qu'on leur avait seulement ordonné d’adorer un Dieu Unique [tel qu’] il n'est de divinité que Lui : Gloire à Lui au-delà de tout ce qu’ils Lui associent.
De leurs bouches ils veulent éteindre la lumière de Dieu, mais Dieu n’aura de cesse d'en parachever l'éclat, n’en déplaise aux mécréants
C'est Lui qui a envoyé Son Prophète avec la guidance et la religion de la Vérité afin de la faire prévaloir sur toutes les autres, n'en déplaise aux polythéistes.
Ô vous qui avez la foi, un grand nombre de rabbins et de moines s'emparent des biens des gens de manière illicite en détournant autrui de la voie de Dieu ; annonce un châtiment douloureux à ceux qui thésaurisent l’or et l’argent sans les dépenser pour la cause de Dieu :
le Jour où ces métaux seront portés au rouge en étant exposés au feu de la Géhenne et où on les leur appliquera sur le front, le dos, et les côtés, [on leur dira] : Voici ce que vous aviez épargné pour votre compte, goûtez maintenant à ce que vous thésaurisiez.
Devant Dieu, le nombre de mois est de douze selon les Écritures ; il en est ainsi depuis le jour où Dieu a créé les cieux et la terre. Quatre d’entre eux sont sacrés : telle est la religion de la rectitude. [Particulièrement] durant ces mois, abstenez-vous de vous faire du tort à vous- mêmes et combattez les polythéistes en toutes occasions de même qu'ils vous combattent en toutes occasions et sachez que Dieu est aux côtés de ceux qui se prémunissent.
Reporter la sacralité d’un mois sur un autre (al-nasî’) constitue une escalade dans la mécréance. Par cette pratique Dieu égare [encore davantage] les mécréants qui considèrent [arbitrairement] tel mois comme sacré une année et comme profane l’année suivante, cela afin que le nombre de mois [qu'ils ont décrétés] sacrés concorde avec celui établi par Dieu. Leurs œuvres les plus perverses ont été embellies à leurs yeux et Dieu ne guide pas le peuple des mécréants.
Ô vous qui avez la foi, qu’aviez-vous, lorsqu'on vous demanda de vous enrôler pour la cause de Dieu, à faire défection ? Préfériez-vous la vie de ce monde à celle de l’Ultime Demeure ? Or, les biens de ce monde ne sont que peu de choses comparés à ceux de l’Ultime Demeure !
Si vous ne vous engagez pas, Dieu vous infligera un châtiment douloureux. Il vous remplacera par un autre peuple et vous ne pourrez Lui faire le moindre tort car Dieu est Omnipotent.
Si vous lui refusez votre secours (c’est-à-dire au Prophète), [sachez que] Dieu l'avait déjà secouru lorsque les mécréants l’[avaient contraint] à l’exil : ils étaient alors deux en tout et pour tout dans la grotte lorsqu’il dit à son compagnon : Ne t'afflige pas car Dieu est avec nous ! Dieu fit alors descendre Sa Paix sur lui et le soutint par des armées invisibles à vos yeux puis Il fit en sorte que la Parole de Dieu ait le dessus et que celle des mécréants soit étouffée et Dieu est Puissant et Sage.
Engagez-vous quelle que soit la difficulté (ou encore : [que vous soyez] faibles ou forts) et combattez pour la cause de Dieu [en sacrifiant] vos biens et vos personnes : cela sera préférable pour vous si vous connaissez [Votre intérêt].
Ah ! s’il s’était agi d'un objectif facile ou d’une brève expédition, ils t’auraient sans nul doute suivi, mais que le chemin leur paraissait long ! Ils te jureront en prenant Dieu à témoin : Si nous l’avions pu, nous serions partis avec vous ! [en disant], ils provoquent leur propre perte, car Dieu sait qu’ils ne sont que des menteurs.
Dieu te pardonne ! Pourquoi leur as-tu permis [de faire défection] avant de pouvoir distinguer les menteurs de ceux qui étaient sincères ?
Ceux qui croient en Dieu et au Jour dernier ne te demandent pas la permission de combattre [en sacrifiant] leurs biens et leurs personnes et Dieu connaît parfaitement ceux qui se prémunissent.
Seuls ceux qui ne croient ni en Dieu ni au Jour dernier, dont les cœurs sont plongés dans le doute et qui se débattent dans leurs hésitations, sollicitent de toi [une dispense].
S'ils avaient voulu le combat, ils se seraient équipés à cette fin, mais il déplaisait à Dieu qu’ils y prennent part : aussi les découragea-t-Il (ou : les dissuada-t-Il) et ils s'entendirent conseiller de demeurer en compagnie de ceux qui faisaient défection.
S'ils étaient partis avec vous, ils n’auraient fait qu'ajouter à votre confusion et se seraient empressés de répandre des calomnies afin de jeter le trouble entre vous, d’autant qu'il s'en trouve parmi vous pour les écouter avec complaisance, mais Dieu connaît parfaitement les injustes.
Ils ont déjà joué les fauteurs de trouble par le passé en te travestissant les réalités (ou : les faits) jusqu’à ce que la Vérité se manifeste à leur grand désappointement et que prévale l’Ordre de Dieu.
Il s'en trouve parmi eux pour te dire : Accorde-moi une dispense et ne me soumets pas à la tentation (fitna) ! N'ont-ils pas déjà succombé à la tentation ? Certes la Géhenne aura tôt fait de cerner les mécréants.
Obtiens-tu un succès que cela leur déplaît, mais si tu es victime d'un revers aussitôt ils s’écrient : [heureusement] que nous avions pris d'avance nos dispositions (ou encore : nos précautions) et les voilà qui s'éloignent radieux !
Dis-leur : Il ne nous arrivera que ce que Dieu nous a destiné, Il est notre Souverain et c'est en Dieu que les croyants placent leur confiance
Dis-leur : Que pouvez-vous prévoir pour nous en dehors de deux heureux événements ? Tandis que, pour notre part, nous nous attendons à ce que Dieu vous inflige un châtiment de Son cru ou [qu'il vous éprouvé] par nos mains. Attendez donc et nous serons, à vos côtés, de ceux qui attendent.
Dis-leur : Que vous fassiez des aumônes de votre plein gré ou à contre­cœur, elles vous seront refusées car vous êtes un peuple de pervers.
Qu’est-ce qui a empêché d’accepter leurs dons sinon le fait qu’ils opposent un déni à Dieu et à Son Envoyé, qu’ils se rendent à la prière en traînant des pieds et qu'ils ne donnent qu’à contre-cœur ?
Ne te laisse pas séduire par leurs biens ni par leurs enfants ; Dieu veut seulement les éprouver à travers eux dans leur vie d'ici-bas et veut qu'ils rendent lame en faisant profession de mécréance.
Ils vous jurent, en prenant Dieu à témoin, qu’ils sont des vôtres alors qu'en réalité ils n'ont rien à voir avec vous : mais ils sont seulement motivés par la peur
Trouveraient-ils un asile, une caverne ou un souterrain, qu’ils s’y dirigeraient précipitamment !
Il en est parmi eux qui critiquent [la façon dont tu répartis] les dons : leur en donne-t-on ? les voilà satisfaits ! Mais s'ils n'en reçoivent rien, les voilà courroucés !
Si seulement ils s’étaient contentés de ce que Dieu et Son Envoyé leur avait accordé en disant : Dieu nous suffit ! Dieu nous accordera [tôt ou tard] Ses faveurs car c’est vers Lui que nous portent nos désirs.
Les aumônes sont exclusivement destinées aux pauvres, aux indigents, à ceux qui les collettent, à ceux dont on s’est gagné les cœurs, aux esclaves [sur le point d’être affranchis], aux endettés, au [combat pour] la cause de Dieu et aux voyageurs ; elles sont une obligation imposée par Dieu et Dieu est à la fois Très Savant et Très Sage.
Il en est qui font du tort au Prophète en disant : Il est tout ouïe ! Dis-­leur : Il est une oreille attentive à ce qui est un bien pour vous ; il croit en Dieu, il fait confiance aux croyants tout en étant pour eux une miséricorde. Ceux qui font du tort à l’Envoyé de Dieu auront à subir un châtiment douloureux,
Ils vous font des serments en prenant Dieu à témoin afin de vous satisfaire cependant que Dieu et Son Envoyé sont plus en droit [que vous d'exiger] qu’ils Les satisfassent.
Ignorent-ils donc que celui qui témoigne de l’hostilité à Dieu et à Son Envoyé est voué au feu de la Géhenne où il demeurera à jamais ? Voici une terrible humiliation !
Les hypocrites redoutent que ne soit révélée à leur sujet une sourate qui fasse état (tunbi 'uhum) de ce qu'ils ont dans le cœur. Dis-leur : Eh bien, moquez-vous ! [Tôt ou tard] Dieu finira par dévoiler ce que vous redoutez.
Et si tu leur demandais des comptes [de leurs propos], ils te répondraient : Ce ne sont que des bavardages et des jeux [sans portée]. Dis­-leur : Est-ce de Dieu, de Ses signes et de Son Envoyé que vous vous moquez ?
Ne cherchez pas à vous justifier ! Vous êtes biens redevenus des mécréants après avoir eu la foi. Si Nous pardonnons à une fraction d’entre vous, Nous en châtierons une autre pour son comportement criminel.
Les hypocrites hommes et femmes sont de la même race ! Ils ordonnent le blâmable, interdisent le licite et « ne lâchent rien ». Ils ont oublié de se souvenir de Dieu qui les a exclus (litt. : les a oubliés) [de Sa Miséricorde]. Certes les hypocrites sont bien des prévaricateurs.
Dieu a menacé les hypocrites, hommes et femmes, ainsi que les mécréants du feu de la Géhenne où ils demeureront à jamais et qui leur suffira amplement [en guise de châtiment]. Dieu les a maudits et ils sont voués à un châtiment perpétuel
comme ceux qui les ont précédés. Ils étaient pourtant plus puissants que vous, plus riches et jouissaient d'une plus grande prospérité. Ils ont joui de la part qui leur était impartie [en ce monde] comme vous jouissez, pareillement à eux, de celle qui vous est impartie, et vous vous êtes livrés à des discussions oiseuses semblables à celles qu'ils tenaient entre eux. Ceux-là sont ceux dont les œuvres ont été réduites à néant en ce monde et dans l’Ultime Demeure ; ceux-là sont voués à la perdition.
L'histoire des communautés qui les ont précédés ne leur est-elle donc pas parvenue ? Celle de Nûh, de'Ad, de Thamûd, d’Ibrâhîm, celle des habitants de Madyan et celle des cités mises sens dessus dessous ; Dieu n’était pas enclin à leur faire du tort, mais ils se faisaient du tort à eux-mêmes.
Les croyants et les croyantes sont alliés les uns des autre : ils ordonnent le licite, interdisent le blâmable, accomplissent la prière, acquittent l’aumône prescrite et obéissent à Dieu et à Son Envoyé. Ceux-là feront l’objet de la Miséricorde divine car Dieu est Puissant et Sage.
Dieu a promis aux croyants et aux croyantes des jardins sous lesquels s’écoulent des fleuves et où ils demeureront à jamais ainsi que des demeures agréables dans les jardins d’Eden. Mais l'agrément consenti par Dieu sera encore plus formidable : telle est la réussite éclatante !
Ô Prophète, combats les mécréants et les hypocrites et montre-toi dur envers eux. La Géhenne leur tiendra lieu de refuge et quel détestable avenir !
En prenant Dieu à témoin, ils jurent n’avoir rien dit alors qu'ils l'ont bien proféré, ce blasphème de mécréant, en reniant leur foi après avoir embrassé l'Islam et en ourdissant ce complot manqué. Ils n'ont d’autre motif de rancœur que la richesse que Dieu, par un effet de Sa Grâce, ainsi que Son Envoyé leur ont accordée. S'ils se repentent, cela sera préférable pour eux, mais s’ils se détournent, Dieu leur infligera un cruel châtiment en ce monde et dans l’Ultime Demeure et ils n’auront sur terre ni soutien ni protecteur.
Il en est parmi eux qui se sont engagés vis-à-vis de Dieu [en disant] : S’il nous accorde [partie] de Ses faveurs, nous les distribuerons en aumônes et nous serons au nombre des gens pieux.
Mais lorsque Dieu leur eut accordé Ses faveurs, ils s'en montrèrent avares et s'éloignèrent en renonçant [à leurs engagements].
Dieu les châtia en faisant naître l'hypocrisie en leurs cœurs [hypocrisie qui durera] jusqu’au Jour où ils Le rencontreront, cela pour avoir manqué à leurs promesses vis-à-vis de Dieu et pour prix de leurs mensonges.
Ignorent-ils que Dieu connaît leur for intérieur (sirrahum) et leurs apartés ? Et que Dieu est Celui qui connaît parfaitement toutes les choses celées ?
Ceux qui calomnient les croyants venus apporter spontanément plus que l’aumône prescrite, et qui calomnient et raillent également ceux qui trouvent à peine de quoi l'acquitter : ceux-là Dieu les tournera en dérision et ils sont voués à un châtiment douloureux.
Que tu demandes leur pardon ou que tu ne le demandes pas, Dieu ne le leur accordera pas, l’eusses-tu demandé soixante-dix fois. Cela parce qu’ils ont renié Dieu et Son Envoyé et que Dieu ne guide pas le peuple des pervers.
Ceux qui ont fait défection se sont réjouis à l’idée de rester en arrière [en abandonnant] l'Envoyé de Dieu. Il leur déplaisait de combattre [en faisant le sacrifice] de leurs biens et de leurs personnes pour la cause de Dieu. Ils prenaient pour prétexte : Ne vous engagez pas par cette chaleur ! Réponds-leur (si tant est qu'ils soient capables de comprendre) : Le feu de la Géhenne est bien plus ardent !
Qu’ils rient donc un peu [ici-bas] avant de pleurer longuement en rétribution de ce qu'ils avaient acquis !
Et si Dieu te ramène [de cette expédition] vers une fraction d’entre eux et qu’ils te demandent la permission de t'accompagner [dans une autre expédition], réponds-leur : Vous ne partirez jamais avec moi et jamais vous ne combattrez un ennemi avec moi. Vous vous êtes contentés de faire défection une première fois, désormais vous demeurerez en arrière avec les « planqués »
Ne prie sur la dépouille d’aucun d'entre eux s'il vient à mourir, et ne te tiens pas auprès de sa tombe car ils ont renié Dieu et Son Envoyé et sont morts en pervers.
Ne te laisse pas séduire pas leurs biens ni par leurs enfants ; Dieu veut seulement les éprouver à travers eux dans leur vie d’ici-bas et veut qu’ils rendent lame en faisant profession de mécréance.
Une sourate est-elle révélée qui leur enjoint de croire en Dieu et de combattre aux côtés de Son Envoyé, et voilà les gens fortunés parmi eux qui s’écrient : Laisse-nous rester avec les « planqués » !
Ils se sont contentés de rester avec ceux qui faisaient défection ; un sceau a été apposé sur leurs cœurs en sorte qu’ils ne comprennent rien.
Tandis que l’Envoyé et ceux qui ont cru avec lui ont combattu [en sacrifiant] leurs personnes et leurs biens : ceux-là jouiront des bien­faits, ceux-là connaîtront la réussite.
Dieu leur a apprêté des jardins arrosés de fleuves où ils demeureront à jamais : telle est la réussite sublime.
Les bédouins qui n’avaient pas d’excuses plausibles vinrent afin de rechercher une dispense et ceux qui n'avaient pas été sincères envers Dieu et Son Envoyé firent défection. Les mécréants d’entre ceux [qui sont venus présenter leurs excuses] seront victimes d’un châtiment douloureux.
Ne seront à blâmer ni les hommes chétifs, ni les malades, ni ceux qui ne trouvent rien à dépenser [pour la cause de Dieu] si [toutefois] ils se montrent sincères envers Dieu et Son Envoyé : il n’est pas question d’adresser de reproches aux hommes vertueux et Dieu est Tout de Pardon et de Miséricorde ;
[ni d’en adresser] à ceux auxquels tu as répondu, après qu’ils soient venus te trouver pour que tu les emmènes avec eux : Je n’ai pas les moyens de vous emmener avec moi ! et qui se sont alors éloignés les yeux emplis de larmes et attristés à l’idée de ne pas trouver les moyens [départir au combat],
Il n’est d'actions à intenter que contre ceux qui sont venus te demander la permission [de se défiler] alors qu’ils avaient des moyens [de combattre] et qu’ils se sont contentés [malgré cela] de demeurer en compagnie de ceux qui faisaient défection : Dieu leur a apposé un sceau sur le cœur en sorte qu’ils ne savent rien.
Ils vous présenteront leurs excuses lors de votre retour auprès d’eux ; dis-leur : Ne vous excusez point, nous ne vous accorderons plus jamais aucun crédit car Dieu nous a renseigné sur votre compte et Dieu verra vos œuvres ainsi que Son Envoyé, puis vous serez ramenés auprès de Celui qui connaît ce qui est celé et ce qui est manifesté et Il vous rappellera quelles étaient vos œuvres !
Lorsque vous serrez de retour parmi eux, ils prêteront serment par Dieu [de la véracité de leurs excuses] afin que vous les laissiez tranquilles. Laissez-les car ils ont une souillure et la Géhenne leur tiendra lieu de refuge pour prix de ce qu'ils avaient acquis.
Ils prêtent devant vous des serments afin que vous soyez satisfaits d’eux. Fussiez-vous satisfaits d’eux que Dieu ne le serait pas, car Dieu n'accorde pas Sa satisfaction aux communautés de pervers.
Il n'est de pires mécréants ni de pires hypocrites que les bédouins et nul n'est plus disposé qu'eux à ignorer les limites de ce que Dieu a révélé à Son Envoyé et Dieu est Très Savant, Très Sage.
Il en est parmi les bédouins qui considèrent ce qu'ils ont dépensé —en aumône prescrite ou non— comme autant d'exactions et qui guettent vos revers de fortune. Qu'ils soient eux-mêmes victimes ! et Dieu entend et sait tout.
Il en est d'autres qui croient en Dieu et au Jour dernier et qui considèrent ce qu'ils ont dépensé comme autant de moyens de se rapprocher de Dieu et [d’obtenir] des invocations de l’Envoyé ; ces aumônes ne sont-elles pas un réel moyen de s’en rapprocher ? Dieu les fera bénéficier de Sa Miséricorde, car Il est Tout de Pardon et de Miséricorde.
Quant aux premiers devanciers d’entre les émigrés [mecquois] et les partisans [mecquois] et à ceux qui les ont imités en excellence (ihsân), ils seront satisfaits de Dieu comme Il sera satisfait d’eux et Il leur apprêtera des jardins arrosés par des fleuves où ils demeureront à jamais : telle est la réussite sublime !
Parmi les bédouins qui vous entourent ainsi que parmi les habitants de Médine se trouvent des hypocrites qui s'enhardissent dans la duplicité. Tu ne les connais pas, mais Nous, Nous les connaissons : Nous les châtierons deux fois [en ce monde] puis ils seront ramenés à un terrible supplice.
Il en est d’autres qui ont reconnu leurs fautes, mêlant ainsi œuvres pies et œuvres coupables ; sans doute Dieu leur pardonnera-t-Il car Il est Tout de Pardon et de Miséricorde.
Prélève sur leurs biens une aumône au moyen de laquelle tu les purifieras et tu accroîtras [leurs biens et leurs mérites] et prie sur eux car ta prière est pour eux source de quiétude (sakan) et Dieu entend et sait tout.
Ignorent-ils donc que c'est Dieu qui accepte le repentir de Ses serviteurs et qui agrée les aumônes et que c'est Lui qui est enclin à absoudre (Tawwâb) et qu’il est le Très Miséricordieux ?
Dis-leur : Œuvrez et Dieu verra vos œuvres ainsi que Son Envoyé et les croyants, puis vous serez ramenés auprès de Celui qui connaît ce qui est celé et ce qui est manifesté et Il vous rappellera quelles étaient vos œuvres.
Il en est d'autres dont le sort dépend de la Décision de Dieu : soit Il les châtiera, soit Il agréera leur repentir et Dieu est Très Savant, Très Sage.
Que ceux qui ont fait de [leur] mosquée un moyen de nuire, de renier [islam], de semer la discorde entre les croyants ainsi qu’un poète de guet pour ceux qui ont déclaré la guerre à Dieu et à Son Envoyé avant [sa construction] tout en jurant n'avoir eu que les meilleures intentions [sachent] que Dieu est Témoin de leurs mensonges !
Ne t’y rends jamais ! Il est plus justifié de te rendre dans une mosquée qui, dès le premier jour, a eu la crainte de Dieu pour fondations. S’y retrouvent des hommes qui aiment à se purifier et Dieu aime ceux qui se purifient.
Qui donc est le plus à envier ? celui qui a fondé son édifice sur la crainte et la satisfaction de Dieu ou celui qui l’a fondé sur un chemin abrupt sur le point de s’écrouler, l’entraînant ainsi dans le feu de la Géhenne ? et Dieu ne guide pas les peuples injustes.
L'édifice qu’ils ont bâti constituera à jamais un doute qui leur rongera le cœur jusqu'à ce qu’il soit brisé et Dieu est Très Savant, Très Sage.
Certes Dieu a acheté aux croyants leurs personnes et leurs biens en leur accordant le Paradis [en échange] ; ils combattent pour la cause de Dieu en donnant la mort et en se faisant tuer. C’est une promesse dont Dieu S’est fait un devoir dans la Thora, l'Évangile et le Coran. Qui donc plus que Dieu est fidèle à ses promesses ? Réjouissez-vous donc du négoce que vous avez conclu : c'est là une réussite sublime.
[les croyants sont] les repentants, les adorateurs, ceux qui proclament Sa louange, les pèlerins, ceux qui s'inclinent et se prosternent, qui ordonnent le licite et interdisent le blâmable, ceux qui observent les normes divines ; annonce cette bonne nouvelle aux croyants.
Il ne sied ni au Prophète ni aux croyants d’implorer le Pardon de Dieu pour les polythéistes —fussent-ils leurs proches— après qu'ils aient acquis la certitude qu'ils étaient voués à la Géhenne.
Quant à la demande de pardon que fit Ibrâhîm en faveur de son père, elle n'était que la conséquence d’une promesse antérieure que Dieu lui avait faite ; mais lorsqu’il devint clair pour lui que son père était un ennemi de Dieu, il le désavoua. Certes Ibrâhîm [Nous] invoquait fréquemment et il était longanime.
Dieu n’est pas enclin à égarer un peuple après l'avoir guidé sans lui avoir clairement exposé ce dont il doit se garder, car Dieu est Omniscient.
C’est à Dieu qu’appartient le royaume des cieux et de la terre ; Il donne la vie et la mort, et en dehors de Dieu vous n’avez ni soutien ni protecteur !
Dieu a agréé le repentir du Prophète et celui des émigrés [mecquois] et des partisans [mecquois] qui l'ont suivi dans les moments difficiles après que le cœur d'une fraction d’entre eux ait failli dévier ; puis Il leur consentit Son repentir car Il est pour eux Bienveillant et Miséricordieux.
[comme il l'a consenti] aux trois dont le pardon fut différé jusqu’à ce que la terre, en dépit de son immensité, leur paraisse exiguë, que leur propre personne leur pèse et qu'ils soient enfin convaincus que Seul Dieu les abriterait de Lui-même (ou : les protégerait contre Lui- même) ; puis Il agréa leur repentir afin qu’ils reviennent à Lui, car Dieu est enclin à accepter le repentir [de Ses serviteurs] et Il est le Très Miséricordieux
Ô vous qui avez la foi, gardez-vous de Dieu et demeurez avec ceux qui sont sincères.
Il n'est pas permis aux habitants de Médine ni aux bédouins vivant dans leur voisinage d’abandonner l’Envoyé de Dieu ni de lui préférer leurs propres personnes, car ni la soif, ni la fatigue, ni la faim ne sauraient les éprouver [lorsqu'ils combattent] pour la cause de Dieu. [De plus] ils ne foulent pas un empan de terre —au grand dépit des mécréants— et ils ne leur portent aucun coup qui ne leur soit compté comme autant d’œuvres pies car Dieu ne néglige rien de la rétribution des vertueux.
Ils n’effectueront pas une dépense (minime ou conséquente), ils ne traverseront pas une vallée sans que cela leur soit compté [comme autant d’œuvres pies] afin que Dieu les rétribue pour leurs œuvres de la plus belle manière.
Il n'incombe pas aux croyants de s'engager en masse. Pourquoi des groupes choisis parmi toutes les tribus ne se mettraient-ils pas à l'écart en vue d'approfondir leur religion et de mettre en garde leur communauté une fois que ses membres seront revenus auprès d’eux ? Ainsi referaient-ils sur leur garde !
ô vous qui avez la foi, combattez ceux d'entre les mécréants qui vous sont les plus proches et qu’ils trouvent en vous de la dureté et sachez que Dieu est aux côtés de ceux qui se gardent [de Lui].
Lorsqu’une sourate vient à être révélée, il s’en trouve pour demander : Duquel d'entre vous cette sourate a-t-elle accru la foi ? Pour ce qui est des croyants, elle a bien accru leur foi et ils s'en réjouissent.
Mais pour ce qui est de ceux dont le cœur est rongé par l'hypocrisie, celle-ci ne fait qu'ajouter à leur flétrissure si bien qu'ils mourront en mécréants.
Ne voient-ils pas qu'ils sont tentés [de faire sédition] chaque année une ou deux fois ? Et que jamais ils ne s'en repentent ni ne s’en souviennent ?
Et lorsqu'une sourate vient à être révélée, ils se jettent des regards [interrogateurs] : quelqu'un vous a-t-il vu ? Puis ils s'éloignent [à la dérobée] ; en réalité c'est Dieu qui a détourné leurs cœurs car il s'agit d'un peuple incapable d'entendement.
Un Envoyé issu des vôtres est venu à vous, qui est sensible à ce que vous endurez, qui veille soigneusement sur vous et qui est compatissant et miséricordieux pour les croyants.
Et si [malgré cela] ils se détournent, tu n'as qu’à dire : Dieu me suffit. Il n’est de divinité que Lui, c'est à Lui que je m'en remets et Il est le Seigneur du Trône sublime.
Alif, Lâm, Râ. Tels sont les signes du Livre empreint de sagesse.
Les hommes sont-ils plongés dans l’étonnement parce que Nous avons inspiré à l’un d’entre eux de mettre en garde les gens et d'annoncer aux croyants qu’[au Jour de la résurrection] une belle rétribution (qadama sidqin) les aura précédés auprès de leur Seigneur ? Les mécréants se sont récriés : Voici une magie manifeste ! (ou, selon une autre lecture : un magicien avéré !)
Certes votre Seigneur est Dieu, qui a créé les cieux et la terre en six jours puis S'est établi sur le Trône en planifiant Son Commandement ; il n’est [question] d’intercesseur qu’une fois Sa permission accordée. Tel est votre Seigneur, adorez-Le donc ; vous en souviendrez-vous ?
C’est auprès de Lui que vous serez tous ramenés : c'est une promesse que Dieu vous a faite en vérité. C'est Lui qui initie (yabda’u) la création puis qui la fait ressurgir (yu'îduhu) afin de rétribuer ceux qui ont cru et pratiqué les œuvres pies en toute équité. Une eau en ébullition est destinée aux mécréants ainsi qu’un châtiment douloureux en rétribution de leur déni.
C’est Lui qui a fait du soleil une clarté et de la lune une lumière et qui a déterminé ses mansions afin que vous puissiez connaître le nombre des années et [établir] un comput. Tout cela, Dieu ne l’a créé que selon la Vérité : Il détaille Ses signes pour un peuple enclin à la connaissance.
Certes il y a des signes dans la succession des jours et des nuits ainsi que dans ce que Dieu a créé dans les cieux et sur terre, pour un peuple [soucieux de] se prémunir.
Ceux qui n’espèrent pas Nous rencontrer, qui se contentent de la vie de ce monde et y trouvent leur quiétude ainsi que ceux qui ne font pas attention à Nos signes,
ceux-là auront le feu pour asile en rétribution de ce qu'ils avaient acquis.
Quant à ceux qui ont cru et pratiqué les bonnes œuvres, leur Seigneur les conduira du fait de leur foi aux jardins des délices ; à leurs pieds s'écouleront des fleuves.
Ils y invoqueront [Dieu en disant] : Gloire à Toi, ô mon Dieu ! y échangeront leurs salutations [en prononçant mot] : Paix ! et leur ultime invocation sera : La louange [revient] à Dieu, le Seigneur des mondes !
Si Dieu précipitait les malheurs des hommes aussi promptement qu’ils espèrent des bienfaits, leur sort eût déjà été réglé. Aussi laissons-Nous ceux qui ne souhaitent pas Nous rencontrer s'aveugler dans leurs débordements.
Et lorsqu'un malheur frappe l’homme, il Nous invoque couché sur le côté, assis ou encore debout ; et si tôt que Nous l'en avons délivré, il passe outre comme s’il ne Nous avait jamais invoqué pour le malheur dont il était victime : c’est ainsi que leurs œuvres ont été embellies aux yeux de ceux qui sont outranciers.
Déjà, Nous avions anéanti les générations qui vous ont précédés lorsqu'elles s'étaient comportées de façon inique et que leurs envoyés étaient venus à elles avec des signes qu’elles n’étaient pas enclines à croire : c’est ainsi que Nous rétribuons les peuples de criminels.
Puis, Nous avons fait de vous leurs successeurs sur terre afin d'observer comment vous alliez œuvrer.
Et lorsqu’en guise de preuves on récite Nos versets à ceux qui ne souhaitent pas Nous rencontrer, ils te disent : Apporte-nous un autre Coran que celui-ci ou bien change-le ! Réponds-leur : Il ne m'appartient pas de le changer de moi-même, je ne fais que me conformer à ce qui m’a été inspiré et je crains, si je désobéis à mon Seigneur, le châtiment d'un Jour redoutable.
Si Dieu l'avait voulu, je ne l’aurais pas récité devant vous et Il ne vous l’aurez pas fait connaître, d’autant plus que je suis resté un laps de temps parmi vous avant sa révélation. Y avez-vous réfléchi ?
Qui donc est plus injuste que celui qui profère des mensonges au sujet de Dieu ou qui traite Ses signes d’impostures ? Certes les criminels ne connaîtront pas la réussite.
Ils adorent, tout en excluant Dieu [de ce culte], des idoles qui ne peuvent leur causer ni torts ni profits, en prétendant : Tels sont nos intercesseurs auprès de Dieu ! Dis-leur : Apprendrez-vous à Dieu ce qu'il ignore dans les cieux et sur terre ? Gloire à Lui et exalté soit-il au-delà de ce qu’ils Lui associent !
Les hommes ne constituaient qu'une seule communauté quand ils eurent des divergences et n'était la décision préalable de ton Seigneur [de différer le Jugement] le litige qui les opposait eût été tranché.
Ils disent : Si seulement un signe lui (c’est-à-dire au Prophète) était accordé de la part de son Seigneur ! Réponds-leur : Ce qui [nous] est celé n’appartient qu’à Dieu ; attendez donc [ce que vous demandez], je serai avec vous au nombre de ceux qui attendent.
Et lorsque Nous faisons goûter aux hommes Notre Miséricorde après qu'ils aient subi une épreuve, les voilà qui se mettent à frauder (makr) devant Nos signes. Dis-leur : Dieu est plus prompt que vous dans l’usage d'artifices (makran) et Nos émissaires consigneront les vôtres.
C’est Lui qui vous fait évoluer sur terre comme en mer. Lorsqu'ils montent dans des vaisseaux poussés par des vents favorables, cela provoque leur enthousiasme jusqu’à ce que les vents soufflant en tempête les assaillent et que les vagues déferlent sur eux de toutes parts ; réalisant (litt. : songeant) qu’ils sont cernés, ils invoquent Dieu en Lui vouant un culte exclusif : Si Tu nous sauves de cette épreuve, nous serons de ceux qui témoignent de leur gratitude.
Et lorsqu’il les eut sauvés, ils se mirent à répandre sans raison l’iniquité sur terre. Hommes, votre iniquité se retournera uniquement contre vous. Il ne s'agit que des plaisirs de la vie d’ici-bas, puis c’est à Nous que vous serez ramenés et Nous vous rappellerons quelles étaient vos œuvres.
La vie de ce monde est comparable à une eau que Nous faisons descendre du ciel. Les végétaux dont se nourrissent les animaux et les hommes l'absorbent si bien que la terre prend ses couleurs et s’embellit au point que les hommes s'imaginent être en mesure [d’en cueillir les fruits]. C'est alors que Notre Ordre l'atteint de nuit ou de jour et Nous la dévastons, comme si elle n'avait jamais rien donné auparavant. C’est ainsi que Nous exposons clairement Nos signes pour ceux qui sont doués d’entendement.
Et Dieu convie [les hommes] vers la Demeure de la Paix et dirige qui Il veut sur une voie droite.
Ceux qui se seront comportés selon l'excellence (absanû) sont promis à une excellente [récompense] voire davantage. Leurs visages ne seront accablés ni par la poussière ni par l’humiliation ; ceux-là sont voués au Paradis, ils y demeureront à jamais.
Ceux qui auront acquis des fautes seront rétribués en fonction ; ils seront accablés par l'humiliation et ne trouveront personne pour les protéger de Dieu. Leurs visages seront comme recouverts des lambeaux d'une nuit ténébreuse ; voués au feu, ils y demeureront à jamais.
Le Jour où Nous les rassemblerons tous ensemble, Nous dirons à ceux qui [Nous] donnaient des associés : Demeurez où vous êtes, vous et vos associés ! puis Nous les séparerons. Ce n’est pas nous que vous adoriez ! s’écrieront alors leurs idoles.
Il suffit [leur répondront-elles] que Dieu témoigne, en présence des uns et des autres, que nous ignorions totalement votre adoration.
C’est à cette occasion que chaque âme sera éprouvée pour ce qu’elle aura précédemment acquis, que les [êtres] seront ramenés vers la Vérité : Dieu, leur Souverain (Maudâhum), et que les abandonneront leurs [divinités] mensongères.
Dis : Qui donc vous accorde votre subsistance du ciel et de la terre et qui possède votre ouïe et votre vue (litt : vos regards) ? Qui fait sortir le vif du mort et le mort du vif ? Qui donc élabore le Commandement [de l’univers] ? Ils te répondront : C’est Dieu ! Demande-leur alors : Ne Le craindrez-vous point ?
Tel est bien votre Seigneur, l'absolue Réalité ! Qu’y a-t-il en dehors de la Vérité si ce n'est l'égarement ? Et comment pouvez-vous vous en laisser détourner ?
Et c'est ainsi que s'accomplit à l’encontre des pervers la Parole de ton Seigneur selon laquelle ils ne croiront pas.
Dis-leur : Y a-t-il parmi vos associés quelqu’un qui initie la création et la fasse resurgir ? Dis-leur : C'est Dieu qui initie la création et qui la recommence, comment vous en éloignez-vous ?
Dis-leur : Y a-t-il parmi vos associés quelqu'un qui puisse [vous] conduire vers la Vérité ? Dis-leur : Dieu conduit à la Vérité. Qui donc est plus en droit d’être suivi : celui qui guide vers la Vérité ou celui qui y conduit à condition d'être lui-même guidé ? Qu’avez-vous donc ? Comment émettez-vous vos jugements ?
Et la plupart d'entre eux ne suivent que des conjectures ; or, les conjectures ne dispensent en rien de la Vérité et Dieu sait fort bien ce qu'ils font.
Ce Coran n’est pas susceptible d’être faussement attribué à un autre que Dieu, mais il est la confirmation des Ecritures antérieures et un Livre détaillé qui ne fait point de doute de la part du Seigneur des mondes.
Ou bien prétendent-ils qu’il (le Prophète) l’a inventé ? Dis-leur : Produisez une seule sourate semblable et, hormis Dieu, appelez qui vous pourrez à votre aide si vous êtes sincères !
En réalité, ils ont traité de mensonge ce [Livre] dont ils n’embrassaient pas la science et dont l’exégèse ne leur était pas encore parvenue. C'est ainsi que procédèrent ceux qui les avaient précédés : médite quelle fut la sanction appliquée à ces peuples iniques !
Il s’en trouve pour y ajouter foi et d'autres pour le récuser et ton Seigneur connaît parfaitement les corrupteurs.
Et s’ils te traitent d'imposteur réponds-leur : A chacun ses œuvres, je n’ai rien à voir avec ce que vous faites comme vous n’avez rien à voir avec ce que je fais.
Il en est parmi eux qui te prêtent l’oreille : es-tu en mesure de faire entendre les sourds surtout s’ils n’ont pas leur raison ?
Il en est d'autres qui te regardent [avec attention] : es-tu en mesure de guider les aveugles alors même qu'ils ne voient rien ?
Certes Dieu ne lésera les hommes en rien, mais ce sont les hommes qui se font du tort à eux-mêmes.
Le Jour où Il les rassemblera, il leur semblera n'avoir passé qu'une partie de la journée [en ce bas monde] et ils se reconnaîtront entre eux. Ceux qui avaient traité de mensonge la rencontre avec Dieu courront à leur perte car ils n’étaient pas bien inspirés (litt. : guidés).
Que Nous te fassions voir en partie le châtiment que Nous leur destinons (litt. : dont Nous les menaçons) ou que Nous te fassions périr [avant de te l'avoir montré], c'est vers Nous que s'opérera leur retour ; Dieu témoignera alors de ce qu'ils faisaient.
Chaque communauté aura son envoyé : une fois qu’il sera venu, un jugement équitable sera prononcé à leur encontre et ils ne seront point lésés.
Ils te demandent : Quand donc se réalisera cette promesse si vous êtes véridiques ?
Dis : Je ne détiens pour moi-même ni profit ni dommage qu’autant que Dieu le veuille ; chaque communauté a son terme fixé et une fois le terme échu, elles ne pourront l’avancer ni le différer, fût-ce d’un instant.
Si le châtiment s'abattait sur vous de nuit ou bien de jour, vous êtes- vous demandé lequel de ces supplices les criminels souhaiteraient voir hâter ?
Croirez-vous donc au moment où il se produira ? Maintenant [vous y ajoutez foi] ? Vous étiez pourtant si pressés [de le voir se produire] !
Puis l’on dira aux injures : Goûtez au supplice perpétuel. Etes-vous rétribués pour autre chose que ce que vous avez acquis ?
Ils t’interrogent : Cette menace est-elle bien réelle ? Réponds-leur : Certes, par mon Seigneur, et vous ne sauriez y échapper !
Chaque tyran serait-il en possession de tous les biens du monde qu'il les abandonnerait pour se racheter. Ils dissimuleront leur dépit lorsqu’ils verront le châtiment ; un jugement équitable sera prononcé à leur encontre et ils ne seront point lésés.
N’est-il pas vrai que c'est à Dieu qu'appartient ce qu’il y a dans les cieux et sur la terre ? N'est-il pas vrai que la promesse de Dieu est bien réelle mais la plupart d’entre eux sont dans l’ignorance !
C’est Lui qui donne la vie et la mort et c'est auprès de Lui que vous serez ramenés,
Hommes, il vous est venu une exhortation de la part de votre Seigneur ainsi qu’un remède contre le mal (lire. : contre ce qui, lima) qui ronge vos poitrines.
Dis : De la grâce de Dieu et de Sa Miséricorde, c’est de cela qu'ils doivent se réjouir ! Elles sont préférables à tout ce qu’ils amassent
Dis : Avez-vous réfléchi à cette subsistance que Dieu vous a accordée et dont vous avez décrété quelle était licite pour une partie, illicite pour l'autre ? Est-ce bien Dieu qui vous a autorisé cela ou bien proférez-vous des mensonges au sujet de Dieu ?
Que s'imaginent-ils [que l’on fera Ceux] au Jour de la Résurrection, ceux qui profèrent des mensonges au sujet de Dieu ? Certes Dieu dispense Sa Grâce aux hommes mais la plupart d'entre eux sont ingrats.
Quelle que soit l'affaire qui t'occupe, quel que soit le passage du Coran que tu récites la concernant, vous n’accomplissez aucune œuvre dont Nous ne soyons Témoin lorsque vous l’entreprenez. Rien n’échappe à ton Seigneur pas même le poids d’un atome sur la terre ni dans le ciel ; rien, fut-il plus grand ou plus petit, qui ne soit consigné dans un livre.
N’est-il pas vrai que les protégés de Dieu ne connaissent ni la peur ni l'affliction ?
A ceux qui ont eu la foi et se sont prémunis,
la bonne nouvelle est annoncée dans la vie de ce monde et dans l’Ultime Demeure, Les décisions de Dieu sont irréversibles, telle est la réussite sublime.
Ne sois pas affligé de ce qu’ils disent car la puissance tout entière n’appartient qu’à Dieu et Il est Celui qui entend et sait tout.
N’est-il pas vrai que tout ce qui peuple les cieux et la terre appartient à Dieu ? Ceux qui invoquent [des idoles] en dehors de Dieu ne suivent nullement [leurs] associés (c’est-à-dire leurs idoles) ; ils ne suivent que des conjectures et ne sont en réalité que des menteurs !
C’est Lui qui a établi la nuit pour votre repos et le jour pour y voir ; certes, il y a en cela des signes pour un peuple capable d’entendement (yasma'ûn).
Ils ont prétendu que Dieu avait pris un enfant (c'est-à-dire : S’était attribué...) ! Gloire à Lui ! Il est Indépendant [de toute chose] car Il possède ce qu’il y a dans les cieux et sur la terre. Vous n’avez aucun argument pour proférer de telles énormités. Diriez-vous au sujet de Dieu ce que vous ignorez ?
Dis : Ceux qui profèrent ainsi des mensonges au sujet de Dieu ne connaîtront pas la réussite.
Ils jouiront de ce bas monde, puis c’est vers Nous qu’ils seront ramenés et Nous leur ferons goûter un châtiment terrible pour prix de leur mécréance.
Raconte-leur l'histoire de Nûh lorsqu’il eut dit à son peuple : Ô mon peuple, si ma présence parmi vous et mes recommandations relatives aux signes de Dieu vous pèsent, [sachez que] c'est à Dieu que je m'en remets, prenez une décision en accord avec vos associés et ne me la cachez pas, puis exécutez sans délai [votre dessein] à mon endroit !
Et si vous vous détournez, [sachez] que je ne vous demande pas de salaire ; ma rétribution incombe à Dieu Seul et l'on m'a ordonné d'être au nombre des musulmans.
Ils le traitèrent d’imposteur et Nous le sauvâmes ainsi que ceux qui étaient avec lui dans l'Arche et Nous en fîmes les successeurs [de ceux qui avaient péri]. Nous fîmes périr par la noyade ceux qui avaient traité Nos signes de mensonges : médite quelle fut la fin de ceux qui avaient été mis en garde.
Puis Nous envoyâmes à sa suite des prophètes vers leurs peuples respectifs qui vinrent les trouver avec des signes ; mais ils n'étaient pas enclins à croire ce qu'ils avaient déjà traité de mensonges par le passé, C’est ainsi que Nous apposons un sceau sur le cœur des transgresseurs.
Puis Nous envoyâmes à leur suite Mûssâ et Hârûn porteurs de Nos signes auprès de Pharaon et de son entourage mais ils s'enflèrent d'orgueil car ils étaient un peuple de criminels.
Et lorsque la Vérité vint à eux de Notre part, ils s’écrièrent : Ce n'est que magie manifeste !
Ainsi dites-vous de la Vérité, lorsqu’elle vient à vous : Ne s'agit-il pas de magie ? leur dit Mûssâ. Or, les magiciens ne profèrent point !
Es-tu venu nous détourner du culte dans lequel nous avons trouvé nos pères afin que vous soyez tout-puissants dans ce pays ? [De toutes les façons] nous n'aurons pas foi en vous !
Amenez-moi tous les magiciens au sommet de leur art (‘alîm), s'écria alors Pharaon.
Une fois les magiciens introduits, Mûssâ leur demanda : Lancez ce que vous avez à lancer !
Et lorsqu'ils eurent lancé [leurs cordes], Mûssâ leur dit : Dieu fera avorter la magie que vous avez produite car Il ne favorise pas l’œuvre des corrupteurs.
Par Ses arrêts Dieu fera éclater la Vérité, n'en déplaise aux criminels !
Seuls quelques jeunes hommes de son peuple ajoutèrent foi à Mûssâ, en dépit de la crainte des représailles [que pouvait exercer] Pharaon à leur encontre et de celle que leur induiraient leurs propres notables ; car Pharaon était méprisant (‘alin) dans le pays et il se comportait en souverain abusif (musrifîna).
Peuple, leur dit alors Mûssâ, si vous avez foi en Dieu et [Lui] êtes réellement soumis, remettez-vous-en à Lui.
C’est en Dieu que nous plaçons notre confiance, répondirent-ils. Seigneur, ne fais pas de nous une source de sédition pour ce peuple inique
et délivre-nous, par un effet de Ta Miséricorde, de ce peuple de mécréants !
Puis Nous in étirâmes à Mûssâ et à son frère de rechercher en Egypte des demeures pour leur peuple et d'en faire des lieux de culte, d'y accomplir la prière et d'annoncer la bonne nouvelle aux croyants.
Seigneur, invoqua Mûssâ, Tu as accordé à Pharaon et à son entourage la richesse et le lustre en ce bas monde afin qu'ils égarent [les hommes] hors de Ta voie ; Seigneur, anéantis leurs biens et endurcis leurs cœurs en sorte qu’ils ne croiront qu’après avoir vu le châtiment douloureux.
J’ai déjà exaucé votre requête, leur répondit-Il, faites donc preuve de rectitude et ne suivez pas la voie des ignorants !
Puis Nous fîmes traverser la mer [Rouge] aux enfants d'Isrâ'îl tandis que Pharaon et ses armées, aiguillonnés par la tyrannie et l'hostilité, les rejoignaient ; celui-ci, exposé à la noyade, s’écria : Je crois qu'il n’est d’autre divinité que celle en laquelle croient les enfants d’Isrâ'îl et je suis d’entre les musulmans !
Maintenant ? alors qu’auparavant tu désobéissais et que tu étais au nombre des corrupteurs !
En ce jour Nous préserverons ton corps afin que tu sois un signe pour ceux qui viendront après toi, même s’ils sont nombreux les gens qui ne prêtent aucune attention à Nos signes.
Puis Nous avons accordé aux enfants d'Isrâ’îl une place honorable et les avons gratifiés d'aliments sains. Ils ne connurent de divergence qu'après avoir reçu la science [des Écritures] et ton Seigneur élucidera leurs différends au Jour de la Résurrection.
Si tu conçois un doute au sujet de ce que Nous t’avons révélé, interroge ceux qui psalmodiaient les Ecritures avant toi ; la Vérité t’est venue de la part de ton Seigneur, aussi ne sois pas du nombre des sceptiques !
Et ne sois pas de ceux qui ont traité d’impostures les signes de Dieu de crainte de figurer parmi les perdants,
ceux à l’encontre desquels va s'accomplir la Parole de ton Seigneur en sorte qu'ils ne croiront pas
tant qu'ils n'auront pas vu le châtiment douloureux, même si toutes sortes de signes leur étaient déjà parvenues.
Que n’y a-t-il eu une cité qui ait cru et profité de sa foi, exception faite du peuple de Yûnus : lorsqu’ils ont affiché leur foi Nous les avons délivrés d'un châtiment humiliant dans la vie de ce monde en les en laissant jouir pour un certain temps.
Si ton Seigneur l’avait voulu, tous les habitants de la terre sans exception auraient cru ; voudrais-tu contraindre les gens à devenir croyants ?
Il n'appartient à personne de croire sans la permission de Dieu et Dieu couvrira les insensés d'infamie.
Dis-leur : Méditez sur le contenu des cieux et de la terre, mais ni les signes ni les avertissements ne seront d’aucune utilité pour un peuple qui n’est pas destiné à croire.
Qu’attendent-ils, si ce n’est des journées [d'épreuves] semblables à celles qu'ont subies ceux qui les ont précédés ? Dis-leur : Attendez donc et je serai avec vous au nombre de ceux qui attendent.
Puis Nous sauvons Nos envoyés ainsi que les croyants [du danger] car le salut des croyants est un devoir qui Nous incombe.
Hommes, si vous avez un doute au sujet de ma religion, [sachez] que je n'adore pas les idoles que vous adorez en dehors de Dieu, mais que j'adore Dieu qui vous donne la mort et l’on m’a ordonné d'être parmi les croyants,
de consacrer mon être (litt. : de tourner ma face vers) en monothéiste exclusif à cette religion sans être du nombre des associateurs,
et de ne pas invoquer en dehors de Dieu des idoles qui ne peuvent causer ni torts ni profits. Si tu faisais cela, tu serais alors du nombre des injustes.
Si Dieu veut t’infliger une épreuve, il n'est que Lui qui puisse t’en délivrer et s’il te veut du bien, nul ne saurait repousser Ses faveurs : Il en gratifie les serviteurs de Son choix et Il est Pardonneur et Très Miséricordieux.
Hommes, la Vérité vous est parvenue de la part de votre Seigneur : quiconque en prend la voie n'est guidé que pour lui-même et celui qui s’égare ne le fait qu’à son détriment et je ne suis pas chargé [de défendre vos intérêts],
Conforme-toi à ce qui t'est inspiré et fais montre de confiance jusqu’à ce que Dieu arbitre [vos différends] car Il est le meilleur des juges.
Alif, Lâm, Râ. Voici un Livre dont les versets ont été fermement établis puis exposés dans leur détail de la part du Sage, du Bien Informé,
[vous enjoignant] de n’adorer que Dieu —je suis chargé par Lui de vous mettre en garde et de vous apporter la bonne nouvelle—,
puis d’implorer le pardon de votre Seigneur et de vous repentir auprès de Lui. Il vous consentira la pleine jouissance [de ce bas monde] pour une période déterminée et accordera Sa faveur à ceux qui la méritent ; mais si vous vous détournez, [sachez] que je redoute pour vous le châtiment d'un Jour grandiose.
C’est auprès de Dieu que vous serez ramenés et Il est Omnipotent,
Pourquoi penchent-ils leur poitrine afin de se cacher de Lui ? Lorsqu'ils se recouvrent de leurs habits ignorerait-Il ce qu'ils dissimulent ou ce qu’ils dévoilent alors qu’il sait ce que recèlent les cœurs ?
Il n’est aucun être évoluant sur terre dont la subsistance n’incombe à Dieu qui connaît en outre son gîte et son lieu de repos [mustaqrrahâ wa mustawddaha), toutes choses consignées dans un Livre explicite (mubîn).
C'est Lui dont le Trône était sur l'eau et qui a créé les cieux et la terre en six jours afin de vous éprouver [et de voir] lequel d’entre vous œuvrerait le plus excellemment. Et si tu dis aux mécréants : Vous serez ressuscités après la mort, ils s’écrient : Cela relève d'une magie manifeste !
Et si Nous différons leur châtiment jusqu’à un moment déterminé, ils s'exclament : Qu'est-ce qui Le retient [de nous châtier] ? Le Jour où le châtiment s’abattra sur eux rien ne pourra le détourner et ils seront alors victimes de ce dont ils se gaussaient.
Faisons-Nous goûter à l'homme une miséricorde de Notre part et la lui retirons-Nous [par la suite] qu’il se livre au désespoir et à l'ingratitude !
Mais si Nous lui faisons goûter à une faveur après qu’il ait subi une épreuve, le voilà qui s’écrie en arrogant insolent : Le malheur s'est éloigné de moi !
Exception faite de ceux qui font montre de constance et œuvrent pieusement : ceux-là auront droit au pardon et à une récompense sublime.
Peut-être négliges-tu une partie de ce qui t'a été révélé ou te sens-tu oppressé parce qu'ils vont dire : Pourquoi ne lui fait-on pas descendre un trésor du ciel ou pourquoi un ange n’est-il pas venu avec lui ? Tu es seulement chargé de les mettre en garde et Dieu est Garant de toutes choses.
Ou bien prétendent-ils qu’il l'a inventé ? Dis-leur : Produisez dix sourates semblables et pareillement « inventées » et, hormis Dieu, appelez qui vous pourrez à votre aide si vous êtes sincères !
Et s'ils ne répondent pas à votre défi [sachez] qu'il a été révélé en conformité avec la science de Dieu et qu’il n’est pas de divinité en dehors de Lui ! Vous soumettrez-vous à Lui ?
Nous accorderons [ici-bas] à ceux qui convoitent la vie de ce monde et son lustre la rétribution de leurs œuvres dans son intégralité et ils ne seront pas lésés.
Mais dans l’Ultime Demeure, ceux-là n'auront d’autre rétribution que le feu car les œuvres qu'ils auront accomplies en ce monde seront réduites à rien en sorte que toutes leurs actions seront vaines.
Ceux qui s’appuient sur une preuve (bayyina) de leur Seigneur que corroborent un de Ses témoins (shâhidun) ainsi que les Écritures révélées par le passé à Mûssâ en guise de guidance et de miséricorde [sont-ils dans la même situation que ceux qui convoitent ce has monde] ? Ceux-là ajoutent foi [au Livre] mais que ceux d’entre les coalisés [mecquois] qui le renient, [sachent] que le feu est au rendez-vous. Ne conçois donc pas de doutes à son sujet car il est la Vérité révélée par ton Seigneur mais la plupart des hommes sont dans l’ignorance.
Qui donc est plus inique que celui qui profère des mensonges au sujet de Dieu ? Ceux-là seront présentés devant leur Seigneur et des témoins les chargeront : Voici ceux qui mentaient sur le compte de leur Sei­gneur ! La malédiction de Dieu ne pèse-t-elle pas sur les iniques ?
[sur] ceux qui détournent [les hommes] de la voie de Dieu, qui cherchent à la rendre tortueuse et qui nient l'existence de l’Ultime Demeure ?
Ceux-là ne pourront défier Dieu sur terre et ils ne trouveront aucun protecteur en dehors de Lui. Leur supplice aura été redoublé pour n’avoir pas été capable de voir ni d'entendre.
Ceux-là auront provoqué leur propre perte et lors, leurs mensonges se seront évanouis (ou encore : leurs illusions se seront dissipées).
Il ne fait pas de doute que dans l'Ultime demeure ils courront plus que quiconque à leur perdition.
Ceux qui ont cru, qui ont pratiqué les œuvres pies et se sont recueillis devant leur Seigneur sont voués au Paradis où ils demeureront à jamais.
Les deux partis sont comparables à quelqu’un privé de la vue et de l’ouïe, et quelqu’un qui jouit de ses sens ; peut-on établir une comparaison entre eux ? Y réfléchirez-vous ?
Nous avions envoyé Nûh auprès de son peuple : Je suis chargé de vous adresser une mise en garde sans équivoque,
[vous enjoignant] de n’adorer que Dieu car je redoute pour vous le châtiment d'un Jour pénible.
Les notables de son peuple qui l'avaient renié lui dirent : Nous ne pensons pas que tu sois autre chose qu’un homme comme nous et nous constatons que seuls les plus vils d'entre nous t'ont suivi sans réflexion. Nous ne voyons pas que vous ayez la moindre supériorité sur nous et nous pensons que vous êtes des menteurs.
Ô mon peuple, leur répondit-il, que diriez-vous si je m’appuyais sur une preuve révélée par mon Seigneur, qu’il m'ait accordé de Sa part une miséricorde et que cela vous ait échappé ? Devrais-je vous contraindre [à l'accepter] en dépit de votre répugnance ?
Ô mon peuple, je ne vous demande aucune rétribution car mon salaire n'incombe qua Dieu et je ne suis pas homme à repousser ceux qui ont cru car ils vont [bientôt] rencontrer leur Seigneur, mais je vous tiens pour un peuple d'ignorants.
Ô mon peuple, qui donc pourrait me défendre contre Dieu si jamais je les chassais ? Y avez-vous réfléchi ?
Je ne prétends pas devant vous disposer des trésors de Dieu ni connaître ce qui est celé. Je ne prétends pas être un ange et je ne peux pas dire à ceux que vous regardez avec mépris : « Dieu ne vous rétribuera d'aucun bien », sans être aussitôt taxé d'injustice.
Nûh, lui dirent-ils, tu as déjà beaucoup trop argumenté avec nous ; fais en sorte que se réalise ce dont tu nous a menacés si tu es un homme véridique.
S'il le veut, Dieu fera en sorte que cela s’abatte sur vous et vous ne pourrez y échapper.
Quand bien même m'obstinerais-je à vous donner des conseils, ils ne vous seraient d'aucune utilité si Dieu a décidé de vous égarer : Il est votre Seigneur et c'est vers Lui que vous serez ramenés.
Ou bien prétendent-ils qu'il l’a inventé [de toutes pièces] ? Réponds- leur : Si je l’ai inventé, mon crime n'incombe qu’à moi et je n'ai rien à voir avec ceux que vous commettez.
Il fut ensuite révélé à Nûh : Les seuls croyants dans ta communauté seront ceux qui ont déjà la foi, aussi ne t’afflige plus de ce qu’ils font.
Construis l'Arche sous Nos yeux et selon Nos indications (wahi) inspiration) et ne Me parle plus des injustes car ils vont être noyés.
Il construisit donc l'Arche ; chaque fois que les notables de son peuple passaient devant lui, ils le tournaient en dérision. Moquez-vous, leur disait-il, nous nous raillerons bientôt de vous comme vous le faites de nous [en ce moment même].
Vous saurez bientôt sur qui va s’abattre un châtiment avilissant et un supplice perpétuel.
Si bien que lorsque Notre Ordre eut été donné et que le four lut entré en ébullition, Nous dîmes [à Nuh] : Emporte dans l'Arche deux couples de chaque espèce avec ta famille —exception faite de ceux contre lesquels une décision a déjà été retenue— et les croyants. Mais il y en avait peu avec lui qui avaient eu la foi.
Montez dans l’Arche, leur dit-il : quelle vogue et jette l’ancre au Nom de Dieu, car mon Seigneur est Pardonneur et très Miséricordieux.
L'Arche les emporta à travers des vagues hautes comme des montagnes et Nûh appela son fils demeuré à l'écart : Monte avec nous et ne sois pas du nombre des mécréants !
Je me réfugierai sur la montagne qui me protégera de l’eau, lui répondit-il. En ce jour nul ne sera préservé du Commandement divin exception faite de ceux auxquels Il accordera Sa Miséricorde. [Sur ces mots] les vagues s'interposèrent entre eux et [son fils] fut noyé.
Dieu enjoignit : Ô terre, absorbe les eaux ! Ô ciel, retiens la pluie ! Les eaux décrurent, l’Ordre fut accompli et l'Arche s’arrêta sur le mont Jûdî et il fut dit : Que périssent les peuples iniques !
Nûh invoqua alors son Seigneur en disant : Seigneur, mon fils fait partie de ma famille ; or Ta promesse est véridique et Tu es le plus équitable des juges.
Ô Nûh, ton fils n’est pas des tiens, lui répondit-Il, car ses œuvres sont celles d’un impie. Et ne me pose plus de questions sur un sujet que ta science n'embrasse pas ! Je te mets en garde afin que tu ne sois pas d’entre les ignorants.
Seigneur, reprit Nûh, garde-moi [désormais] de T’interroger sur ce que j’ignore et si Tu ne me pardonnes pas et ne me fais pas miséricorde je serai du nombre de ceux qui courent à leur perdition.
Ô Nûh, lui dit-on, débarque de l'Arche assisté de Notre Paix et de Nos bénédictions, toi et les communautés qui sont avec toi ; il en est d’autres que Nous ferons jouir [de ce bas monde] avant que ne les frappe un châtiment douloureux infligé par Nous.
Ce sont des histoires qui t’étaient celées (ghayb) et que Nous t'avons inspirées. Toi et ton peuple, vous les ignoriez avant cette révélation ; aussi fais preuve de constance car une heureuse issue est réservée à ceux qui se gardent [de Dieu].
[De même, Nous avons envoyé], auprès [du peuple] de‘Ad, leur frère Hûd. Mon peuple, leur dit-il, adorez Dieu car vous n’avez d'autre divinité que Lui. Or vous n’êtes que des fabulateurs [dans votre idolatrie].
Ô mon peuple, je ne vous réclame aucun salaire, ma rétribution n’incombe qu’à Dieu qui m’a créé ! Y avez-vous réfléchi ?
Mon peuple, implorez le pardon de votre Seigneur et repentez-vous auprès de Lui, Il fera descendre la pluie sur vous en abondance et vous rendra plus forts que vous ne l’êtes, mais ne vous détournez pas comme des criminels.
Hûd, lui dirent-ils, tu ne nous a apporté aucune preuve [de tout ceci] et nous ne renoncerons pas à nos divinités sur la foi de tes dires, d’autant que nous ne croyons pas en toi.
Nous ne voyons rien d’autre à dire si ce n'est qu'une de nos divinités t’a affligé d’un mal. Je prends Dieu à témoin, répondit-il, et vous demande également de témoigner que je n'ai rien à voir avec ceux que vous Lui associez
en l'excluant (min dûnibi) [de votre culte]. Tous ensemble, dressez sans délai contre moi vos stratagèmes.
Moi, je m’en remets à Dieu, mon Seigneur et le vôtre ; il n’est d'être qui ne ploie sous Sa contrainte. Certes mon Seigneur est sur une voie droite.
Et si vous vous dérobez, je vous aurai communiqué ce pour quoi on m’a envoyé : mon Seigneur vous substituera un autre peuple que vous, et vous ne pourrez Lui nuire en rien car mon Seigneur contrôle toutes choses.
Et lorsqu'advint Notre Commandement, Nous sauvâmes Hûd et ceux qui avaient cru avec lui par un effet de Notre Miséricorde, les faisant échapper à un rude supplice.
Voilà pour 'Ad qui avait récusé les signes de leur Seigneur, désobéi à Ses envoyés tout en se conformant à tous les tyrans obstinés.
Ils furent poursuivis en ce monde par la malédiction [comme ils le seront] au Jour de la Résurrection. N'est-il pas exact que'Ad avait renié son Seigneur ? Que la malédiction s'abatte sur 'Ad, le peuple de Hûd.
[De même, Nous avons envoyé] auprès [du peuple] de Thamûd leur frère Sâlih. Mon peuple, leur dit-il, adorez Dieu car vous n’avez d’autre divinité que Lui ; c'est Lui qui vous a créés de terre et qui vous a donné de la bâtir. Implorez Son pardon et repentez-vous auprès de Lui car Il est Proche [de vous] et enclin à [vous] exaucer.
Sâlih, lui dirent-ils, tu étais avant cela promis à un bel avenir parmi nous. Veux-tu nous interdire d'adorer ce que vénéraient nos pères ? Nous doutons fort de ce à quoi tu nous convies.
Ô mon peuple, répondit-il, et si je m’appuyais, voyez-vous, sur une preuve de mon Seigneur et qu’il m’ait accordé de Sa part une miséricorde ? Qui donc me protégerait contre Dieu si je Lui désobéissais ? Vous ne feriez qu'ajouter à mon désarroi !
Mon peuple, voici la chamelle de Dieu en guise de signe pour vous : laissez-la paître tranquillement sur la terre de Dieu sans lui faire aucun mal, sans quoi vous subiriez un châtiment immédiat.
Ils lui coupèrent les jarrets. Profitez de votre pays trois jours encore, leur dit Sâlih. C'est là une menace qui ne sera pas démentie.
Et lorsqu’advint Notre Commandement, Nous préservâmes Sâlih, et ceux qui avaient cru avec lui, de l’humiliation de cette journée-là par un effet de Notre Miséricorde, car ton Seigneur est Puissant et Fort.
Un hurlement saisit les injustes qui furent trouvés au matin gisants dans leurs demeures,
comme s'ils n'y avaient jamais vécu. Le peuple de Thamûd n'avait-il pas renié son Seigneur ? Périsse le peuple de Thamûd !
Nos envoyés étaient venus trouver Ibrâhîm porteurs de la bonne nouvelle et lui avaient adressé une salutation de paix. La paix [soit sur vous] ! leur avait-il répondu et il ne tarda pas à leur apporter un veau rôti.
Mais lorsqu’il vit qu’ils n’y portaient pas la main, il les désavoua et conçut de la frayeur à leur égard. Ne crains rien, lui dirent-ils, nous sommes envoyés auprès du peuple de Lût.
Debout, son épouse se prit à rire à l'annonce que Nous lui fîmes de la naissance d’Ishâq et de Yaqûb à sa suite.
Malheureuse que je suis, s’écria-t-elle : enfanter alors que je suis une vieille femme et mon mari un vieillard ! En voilà une chose étonnante !
Tu t’étonnes de l’Ordre de Dieu ? lui demandèrent-ils. Que la Miséricorde de Dieu et Ses bénédictions soient sur vous, membres de la maison [prophétique], car Il est Glorieux et Digne de louanges.
Après que la peur eut abandonné Ibrâhîm et qu’il eut reçu la bonne nouvelle, il se mit à argumenter avec Nous en faveur du peuple de Lût.
Certes Ibrâhîm était magnanime, prompt à se ressaisir et à se repentir.
Ibrâhîm, renonce à ton plaidoyer car l’Ordre de ton Seigneur a déjà été prononcé : un châtiment inéluctable va bientôt s’appesantir sur eux.
Lorsque Nos envoyés vinrent trouver Lût il en fut affligé et en ressentit de la gêne, ce qui lui fît dire : C’est une journée pénible.
Son peuple, qui par le passé avait déjà commis des turpitudes, se précipita alors chez lui. Mon peuple, leur dit-il, voici mes filles qui seront plus pures pour vous. Gardez-vous de Dieu et ne m'humiliez pas à travers mes hôtes. N'y a-t-il parmi vous aucun homme raisonnable ?
Tu sais bien, lui répondirent-ils, que nous n'avons que faire de tes filles et tu sais aussi ce que nous voulons.
Si seulement j’avais la force de vous résister ou la capacité de me réfugier auprès d’un soutien indéfectible (rukn shadîd) !
Lût, lui dirent-ils alors, nous sommes les envoyés de ton Seigneur et tu seras placé hors de leur portée. Que pas un de vous ne se retourne, ta femme exceptée car elle subira le même sort qu’eux. Leur rendez- vous est fixé à l’aube et l'aube, n’est-ce pas, n’est plus très éloignée.
si Une fois Notre Ordre advenu, Nous mîmes la cité sens dessus dessous et Nous fîmes pleuvoir sur elle (litt. : sur eux) des pierres d’argile agglomérée,
porteuses d’une marque [provenant] de ton Seigneur ; et elles ne sont pas si éloignées que cela des tyrans !
[De même, Nous avons envoyé] auprès [du peuple] de Madyan leur frère Shu’ayb. Mon peuple, leur dit-il, adorez Dieu car vous n’avez d’autre divinité que Lui et ne fraudez pas sur les poids et les mesures. Je vous vois dans la prospérité mais je redoute pour vous le châtiment [qui s'abattra] le Jour où vous serez cernés.
Mon peuple, donnez le juste poids et la bonne mesure en toute équité, ne lésez point les gens de leurs biens et ne commettez pas, en corrupteurs, d’iniquités sur terre.
Ce que Dieu vous réserve (baqiyyatu Llah) est préférable pour vous si vous êtes des croyants [sincères] et je ne suis pas chargé de veiller sur vous
Shu’ayb, lui dirent-ils, tes prières t’ordonnent-elles de nous faire renoncer à adorer ce qu’adoraient nos pères ou à disposer de nos biens comme bon nous semble ? [Réponds donc], puisque tu es si longanime et si raisonnable !
Mon peuple, leur répondit-il, qu’en diriez-vous si je me fondais sur une preuve de mon Seigneur et qu’il m’ait gratifié d’une subsistance sans tâche ? Je ne cherche nullement à m’opposer à vous lorsque je vous interdis certaines choses, je ne cherche au contraire qua vous amender dans la mesure de mes moyens et mon succès ne dépend que de Dieu. C’est à Lui que je m’en remets et auprès de Lui que je me repens.
Mon peuple, fais en sorte que nos dissensions ne soient pas cause d’un châtiment qui vous frappera comme il a frappé ceux qui vous ont précédés : les peuples de Nûh, de Hûd, de Sâlih. Et le sort du peuple de Lût est encore frais [dans vos mémoires].
Implorez le pardon de votre Seigneur, revenez à Lui repentants, car mon Seigneur est Compatissant et Très Miséricordieux.
Ô Shu’ayb, reprirent-ils, nous ne comprenons pas grand-chose de ce que tu nous dis et nous constatons que parmi les nôtres tu es pris pour un homme faible. N’étaient tes partisans, nous t’aurions lapidé, car, de toi, nous faisons peu de cas.
Mon peuple, faites-vous plus de cas de mes partisans que de Dieu que vous ne semblez nullement prendre en considération ? Or, mon Seigneur cerne [tout de même] tout ce que vous faites.
Mon peuple, agissez à votre guise et j’œuvrerai de mon côté ; bientôt vous saurez sur lequel [d’entre nous] s'appesantira un châtiment humiliant et lequel [d’entre nous] est un menteur. Vous n’avez qu'à guetter [son échéance], je serai avec vous de ceux qui observent.
Et lorsqu'advint Notre Commandement, Nous sauvâmes Shu’ayb et ceux qui avaient cru avec lui par un effet de Notre Miséricorde et un grondement saisit les injustes qui furent trouvés au matin gisants dans leurs demeures
comme s’ils n'y avaient jamais vécu. Que le peuple de Madyan soit anéanti comme l'avait été auparavant le peuple de Thamûd.
Nous avions également envoyé Mûssâ, porteur de Nos signes et doté d’un pouvoir évident,
auprès de Pharaon et de son entourage ; ils s’en remirent aux ordres de Pharaon, or le commandement de Pharaon n’était pas judicieux.
Au Jour de la Résurrection il précédera son peuple auquel il fera traverser le feu : quelle traversée douloureuse !
Ils seront poursuivis en ce monde par la malédiction ainsi qu'au Jour de la Résurrection : quelle détectable assistance (rifd) que celle qui leur sera accordée
Voici quelques-unes des histoires de ces cités que Nous te racontons ; certaines sont encore sur pied, d’autres ont été rasées.
Nous ne leur fîmes aucun tort mais ce sont eux qui se faisaient du tort à eux-mêmes. Les divinités qu'ils invoquaient en dehors de Dieu ne leur servirent à rien lorsque survint l’Ordre de ton Seigneur et ne firent qu’accélérer leur perdition.
C’est le traitement que ton Seigneur fait subir aux cités iniques lorsqu’il les châtie : Son châtiment est douloureux et sévère.
En tout cela il y a un signe pour quiconque redoute le châtiment de l'Ultime Demeure ; ce Jour dont tout un chacun pourra témoigner verra les hommes rassemblés.
Et Nous ne le différons que jusqu'à un terme bien déterminé.
Lorsque ce Jour viendra nul ne pourra parler sans la permission de Dieu : certains hommes seront bienheureux, d'autres réprouvés.
Pour ce qui est des réprouvés, ils seront dans le feu où ils se répandront en râles et en sanglots.
Ils y demeureront aussi longtemps que dureront les cieux et la terre à moins que Dieu n’en décide autrement, car ton Seigneur fait ce qu'il veut.
Les bienheureux quant à eux seront en Paradis où ils demeureront aussi longtemps que dureront les cieux et la terre à moins que Dieu n’en décide autrement, à titre de don permanent.
Ne conçois aucun doute relatif à ce qu'ils adorent ; ils n'adorent que ce que leurs pères vénéraient dans le passé et Nous leur remettrons l’intégralité de leur dû sans rien omettre.
Nous avions également révélé à Mûssâ les Ecritures qui firent l'objet de différends ; n'était la décision préalable de ton Seigneur [de différer le Jugement], le litige qui les opposait eût été tranché mais ils n’en n’étaient pas moins plongés dans un doute obsédant à leur sujet
Toutes les créatures sans exception seront intégralement rétribuées par ton Seigneur car Il est parfaitement Informé de leurs œuvres,
Fais montre de rectitude comme on te l’a ordonné ainsi qu’à ceux qui se sont repentis avec toi et ne transgressez pas les limites car Il voit parfaitement tout ce que vous faites.
Ne vous reposez pas sur ceux qui commettent des iniquités, car alors le feu vous atteindrait. Vous n’avez aucun protecteur en dehors de Dieu et vous ne seriez pas soutenus.
Accomplis la prière aux deux extrémités du jour et une partie de la nuit ; certes les bonnes œuvres effacent les fautes : ceci est un rappel pour ceux qui sont doués de mémoire.
Et fais montre de patience car Dieu ne néglige rien de (ou encore : ne dilapide pas) la rétribution des vertueux.
Que n'y a-t-il eu parmi les générations qui vous ont précédés des gens qui soient demeurés [religieux] (baqiyya), interdisant de répandre la corruption sur terre, exception faite du petit nombre de ceux que Nous avons sauvés parmi eux, tandis que les prévaricateurs se conformaient aux exigences du luxe en se comportant en criminels.
Ton Seigneur n’était pas disposé à anéantir injustement une cité dont les habitants faisaient amende honorable.
Si ton Seigneur l’avait voulu, Il aurait fait des hommes une communauté unique, mais ils ont encore des différends,
exception faite de ceux auxquels ton Seigneur fait miséricorde. C’est même pour cela qu’il les a créés ; c’est ainsi que s’accomplit la Parole de ton Seigneur : J'emplirai la Géhenne des hommes et des djinns réunis,
Tous ces récits que Nous te communiquons relativement aux prophètes sont destinés à raffermir ton cœur. C'est la Vérité qui t’est par­venue à travers cette sourate ainsi qu’une exhortation et un rappel destinés aux croyants.
Dis à ceux qui ne croient pas : Agissez à votre guise, nous œuvrerons de notre côté,
et attendez [la suite], nous l'attendrons avec vous.
C’est à Dieu qu’appartient [la connaissance] de ce qui n'est manifesté ni dans le ciel ni sur la terre et c’est à Lui que revient le Commandement tout entier. Aussi, adore-Le et remets-t'en à Lui [en sachant] que rien de ce que vous faites n’échappe à ton Seigneur.
Alif, Lâm, Ra. Tels sont les versets du Livre explicite.
Nous l'avons révélé Coran arabe, afin que vous le méditiez.
Par l'intermédiaire de ce Coran que Nous te révélons, Nous te communiquons les plus belles histoires alors qu'auparavant tu étais de ceux qui en ignoraient tout (ghâfilîn)
[Aie en mémoire] lorsque Yûssuf eut dit à son père : Père, j'ai vu onze étoiles, le soleil et la lune se prosterner devant moi.
Mon fils, lui dit [ya'qûb], garde-toi de raconter ta vision à tes frères car ils ourdiraient contre toi une machination ; le diable est pour l'homme un ennemi déclaré.
C’est ainsi : ton Seigneur t’a élu et Il t'enseignera l’interprétation des paraboles (ahadith) parachevant ainsi la faveur qu'il t'a faite ainsi qu'à la famille de Yaqûb, de même qu'il l'avait fait pour tes ancêtres dans le passé, Ibrâhîm et Ishâq, car ton Seigneur est Très Savant et Très Sage.
Assurément [victoire] de Yûssuf et de ses frères contenait des signes pour ceux qui s'interrogent.
[Notamment] lorsqu'ils se dirent : Yûssuf et son frère sont plus aimés de notre père que nous alors que nous sommes [toute] une bande ? Certes notre père est dans un égarement manifeste.
Tuez Yûssuf ou repoussez-le en quelque terre et votre père n'aura plus d'yeux que pour vous, après quoi vous redeviendrez un groupe de gens pieux.
L'un d'entre eux prit alors la parole : Ne tuez pas Yûssuf, mais jetez-le plutôt au fond d'un puits d'où il sera recueilli par quelque passant si vous êtes résolus à le faire.
Notre père, dirent-ils, qu'as-tu donc à ne pas nous confier Yûssuf alors que nous sommes pour lui de bon conseil ?
Envoie-le avec nous demain faire paître [les troupeaux] et jouer et nous le protégerons.
Je serai triple, leur répondit-il, à l'idée que vous l'emmeniez et je crains que le loup ne le mange pendant que vous ne ferez pas attention à lui.
Si le loup le dévorait alors que nous sommes [toute] une bande ce serait là un grand dommage !
Lorsqu'ils l'eurent emmené avec eux et qu'ils se furent mis d'accord pour le jeter au fond du puits, Nous lui révélâmes : Tu leur rappelleras leur complot sans même qu'ils s'en rendent compte.
Le soir, ils s'en retournèrent auprès de leur père en pleurant.
Père, lui dirent-ils, nous nous sommes éloignés en faisant la course et nous avons laissé Yûssuf auprès de nos affaires en sorte que le loup l'a mangé. Et de toutes les façons tu ne nous croiras pas même si nous étions sincères !
Puis ils lui exhibèrent une chemise maculée d'un sang maquillé. C'est plutôt votre âme qui vous a incités à commettre ce forfait ! [il me faut témoigner] d'une belle patience et c'est à Dieu que je demanderai de l'aide [pour supporter] ce dont vous m’avez fait part.
Un caravane vint à passer qui envoya son éclaireur ; comme il lançait son seau [dans le puits] il laissa s’échapper une exclamation : Un jeune garçon ! Quelle aubaine ! Ils le dissimulèrent en vue de le vendre et Dieu savait fort bien ce qu'ils faisaient.
Pour l’avoir mésestimé ils le vendirent à un vil prix, pour quelques dirhams.
Celui qui l'acheta était originaire d'Egypte ; il dit à son épouse : Fais-lui une place honorable (ou : traite-le avec des égards), peut-être nous sera-t-il utile ou en ferons-nous notre fils. C'est ainsi que Nous renforçâmes la position de Yûssuf dans le pays ; Nous lui enseignâmes l'interprétation des paraboles (ahâdîth) et nul ne saurait s'opposer à l'Ordre de Dieu mais la plupart des gens sont dans l'ignorance.
Lorsqu'il eut atteint la puberté, Nous lui accordâmes la sagesse et la science et c'est ainsi que Nous rétribuons les vertueux.
La maîtresse de la maison dans laquelle il vivait tenta de le séduire : elle ferma les portes et lui dit : Viens à moi ! Dieu m'en préserve, répondit-il, [ton époux] est mon maître et il m’a traité avec des égards ; or les injures ne connaissent pas la réussite.
Elle songea à [commettre l'adultère avec] lui et il songea à la [repousser brutalement] n'était le signe [que lui fit voir] son Seigneur : cela afin que Nous le préservions du mal et de la turpitude car il était d'entre nos pieux serviteurs
Comme ils s'élançaient tous deux vers la porte, elle déchira sa tunique par-derrière et ils trouvèrent son époux à la porte. [Aussitôt] elle s'écria : Quelle autre rétribution pour celui qui veut du mal à ta famille que la prison ou un châtiment douloureux ?
C'est elle qui a tenté de me séduire contre mon gré, lui dit Yûssuf. [C'est alors qu’] un parent de son épouse porta ce témoignage : Si sa tunique est déchirée par-devant c’est qu'il a menti et quelle est sincère,
mais si sa tunique est déchirée par-derrière, c'est elle qui a menti et lui qui est sincère.
Et lorsqu'il constata que sa chemise avait été déchirée par-derrière il s'écria : Voilà bien vos perfidies et il n’est rien de pire que vos perfidies !
Yûssuf, poursuivit-il, il te faudra taire cette [victoire] ; quant à toi, demande pardon pour ton péché car tu étais sans conteste fautive.
Des femmes jasaient dans la ville : L'epouse du grand intendant a tenté de séduire son jeune serviteur qui lui inspire une passion ardente. Elle nous paraît être dans un égarement manifeste.
Ayant eu vent de leur perfidie, elle leur fit envoyer une invitation et leur prépara un repas, puis elle remit à chacune d'elles un couteau. Ensuite elle ordonna à Yûssuf de se présenter devant elles. Lorsqu'elles le virent, elles en firent grand cas et [subjuguées par sa beauté] elles se tailladèrent les mains en s'exclamant : A Dieu ne plaise, ce n'est pas un homme, ce ne peut être qu'un ange noble !
Voici celui qui m’a valu votre opprobre, leur dit-elle ; j'ai bien tenté de le séduire mais il s'est refusé à moi et s'il persiste dans son refus de m'obéir il sera emprisonné ou il connaîtra un sort humiliant.
Seigneur, dit [alors yûssuf], je préfère la prison au forfait auquel elles me convient et si Tu ne détournes pas de moi leur perfidie, j'aurai un penchant pour elles et je compterai parmi les ignorants.
Dieu exauça sa prière en détournant de lui leurs machinations car Il est Celui qui entend et sait tout.
Et bien qu’ils aient constaté les preuves [de son innocence] il leur parut bon de l'emprisonner pour un certain temps.
Deux jeunes gens entrèrent avec lui en prison. Je me suis vu [en songe] en train de presser du raisin, lui dit l'un. Quant à moi, lui dit l'autre, je me suis vu portant sur la tête du pain que picoraient les oiseaux. Fais- nous connaître l'interprétation de ces songes, toi qui nous semblés être un homme vertueux.
Avant qu’on ne vous apporte le repas qui vous est destiné, leur dit-il, je vous aurai fait part de leur interprétation ; cela fait partie des choses que m'a enseignées mon Seigneur. J'ai renoncé à la religion d'une communauté qui ne croit pas en Dieu et qui nie l'existence de l'Ultime Demeure,
et je me suis conformé à celle de mes pères, Ibrâhîm, Ishâq et Ya’qûb : il ne nous appartient pas de donner à Dieu un quelconque associé. Cela fait partie des grâces que Dieu nous a accordées ainsi qu'aux hommes, mais la plupart des hommes sont ingrats.
Mes compagnons de prison, des seigneurs disséminés ici et là sont-ils préférables à Dieu l'Unique, le Contraignant ?
En dehors de Lui vous n’adorez que des noms que vous avez donnés [à vos idoles], vous et vos pères, et pour lesquels Dieu ne vous a révélé aucune preuve. La décision n’appartient qu'à Dieu qui vous a ordonné de n'adorer que Lui. Telle est la religion de la rectitude mais la plupart des hommes sont dans l'ignorance.
Mes compagnons d'infortune, l'un de vous deux sera l'échanson de son maître ; quant à l'autre il sera crucifié et les oiseaux viendront picorer par-dessus sa tête. Ainsi a-t-il été décidé de l'affaire pour laquelle vous me consultez.
Puis il dit à l'intention de celui des deux qu’il pensait sauver : Souviens-toi de moi [une fois rendu] auprès de ton maître. [Malheureusement] le diable lui fit oublier de rappeler à son maître [le cas de yûssuf] si bien qu'il demeura en prison quelques années.
[Puis un jour] le roi d’Egypte dit : J'ai vu en songe sept vaches maigres qui dévoraient sept vaches grasses et sept épis verts ainsi que sept autres desséchés. Courtisans, donnez-moi une explication de cette vision si vous êtes en mesure de l'interpréter.
Ce ne sont là que des songes incohérents et [de toutes les façons] nous ignorons comment il convient de les interpréter.
C'est alors que celui [des deux] qui avait été élargi, s'étant souvenu de Yûssuf après tout ce temps, leur dit : C'est moi qui vous en donnerai l'explication. Dépêchez-moi [vers yûssuf].
Yûssuf, toi qui es véridique, donne-nous l'explication de sept vaches maigres qui dévorent sept vaches grasses et de sept épis verts précédant sept épis desséchés ! Ainsi pourrai-je retourner auprès des gens [qui m'ont délégué] afin de les éclairer.
Pendant sept années consécutives vous sèmerez du blé que vous laisserez sur épi après l'avoir récolté excepté la quantité minima nécessaire à vous nourrir.
Puis viendront sept années de disette qui épuiseront les provisions que vous aurez constituées excepté une petite quantité que vous aurez mise en réserve.
Puis succédera une année où les gens seront gratifiés de la pluie et où ils pourront se rendre au pressoir.
Emmenez-moi Yûssuf, dit alors le roi, mais lorsque son émissaire se fut rendu auprès de lui, il lui intima : Retourne auprès de ton maître et demande-lui à quoi pensaient ces femmes lorsqu'elles se tailladèrent les mains car mon maître est parfaitement au courant de leur
Qu'avez-vous à dire de Yûssuf lorsque vous avez tenté de le séduire contre son gré ? A Dieu ne plaise, répondirent-elles, il n'est rien que nous sachions lui reprocher ! C'est maintenant qu'est apparue la vérité, s'écria alors l'épouse de l'intendant : c'est moi qui ai voulu le séduire, il n'avait pas menti !
[Je n'ai exigé] cela [dit alors yûssuf] qu'afin que mon maître sache que je ne l'ai pas trahi dans son dos (ou encore : en secret, bil-ghayb) et que Dieu ne permet pas aux artifices des perfides d'aboutir.
Je ne cherche pas à me disculper ; lame, sans nul doute, [nous] incite au mal, exception faite de celle à laquelle Dieu accorde la quiétude (litt. : fait miséricorde) car mon Seigneur est Pardonneur et Miséricordieux.
Qu'on me l'amène, dit alors le roi, je l'attacherai à ma personne et lorsqu'il s'adressa à lui [ce fut pour lui dire] : Désormais tu jouiras auprès de nous de la habilité (ou encore : de l'autorité) et de [notre] crédit.
Prépose-moi aux trésors du pays car je suis un administrateur avisé (hafîz 'alîm).
C'est ainsi que Nous avons consolidé la position de Yûssuf dans ce pays où il s'établissait à sa guise. Nous faisons bénéficier qui Nous voulons de Notre Miséricorde et Nous n'omettons rien de la rétribution des vertueux.
Or, la rétribution de l'Ultime Demeure est préférable pour ceux qui ont la foi et qui se gardent [de Dieu].
[Il advint] que les frères de Yûssuf venus [en Egypte] se rendirent auprès de lui. Il les reconnut [aussitôt] mais eux ne le reconnurent point.
Quand il eut fait préparer leur chargement, il leur dit : Amenez-moi donc ce [demi-] frère par votre père, ne voyez-vous pas que je fais bonne mesure et que je suis le meilleur des hôtes ?
Et si vous ne me l'amenez pas, ne comptez pas sur notre blé et vous n'aurez plus accès à moi !
Nous tâcherons, lui répondirent-ils, de convaincre notre père : c'est comme si c'était chose faite.
Remettez, dit alors Yûssuf à ses serviteurs, leurs marchandises à leur place dans leur caravane ; sans doute les reconnaîtront-ils une fois de retour dans leur famille [j’espère ainsi] les faire revenir.
Lorsqu'ils s'en furent retournés auprès de leur père, ils lui dirent : Père, on nous a interdit d'acheter [à nouveau] du blé. Laisse partir notre frère [Benjamin] avec nous afin qu'ils nous [laissent] nous approvisionner et nous veillerons sur lui.
Vous le confierai-je, dit-il, autrement que je vous avais déjà confié son frère avant lui ? Dieu est le plus vigilant des Protecteurs et Il est le Miséricordieux entre les miséricordieux !
Lorsqu'ils ouvrirent leurs bagages ils y trouvèrent leurs marchandises qui leur avaient été restituées. Père, dirent-ils, que demander de plus ? Notre marchandise nous a été restituée, nous allons approvisionner notre famille, nous prendrons soin de notre frère et gagnerons [de ce fait] le chargement d'un chameau en plus, ce chargement-ci étant insuffisant.
Je ne l'enverrai pas avec vous, leur dit-il, sauf si vous vous engagez devant Dieu à me le ramener à moins que vous ne soyez vous-mêmes encerclés. Et lorsqu'ils eurent pris cet engagement, il rajouta : Dieu est Garant de ce que vous dites.
Mes fils, poursuivit-il, n'entrez pas tous par la même porte mais plutôt par des portes différentes. Je ne saurais [cependant] vous dispenser en rien de [l'aide de] Dieu, la décision n'appartient qu'à Dieu, c'est à Lui que je m'en remets et que s’en remettent les croyants.
Ils entrèrent donc par où leur avait ordonné leur père, [précaution] qui ne les mettait nullement à l’abri du décret divin ; Ya’qûb avait seulement exprimé le désir qui l'animait [de protéger ses fils du mauvais œil] quoiqu'il fut instruit de ce que Nous lui avions enseigné, mais la plupart des gens sont dans l'ignorance [de ces choses].
Lorsqu'ils pénétrèrent chez Yûssuf il attira son [jeune] frère à lui et lui glissa : Je suis ton frère, ne t'afflige pas de ce qu'ils nous ont fait.
Et tout en faisant préparer leur équipement, il fit placer sa coupe dans les bagages de son frère, puis [sur son ordre] un héraut lança cet appel : Caravaniers, vous êtes des voleurs !
S’etant alors rapprochés des Egyptiens ils leur demandèrent : Que cherchez-vous donc ?
Nous cherchons la coupe du roi et celui qui la rapportera aura [pour récompense] autant [de victuailles] qu'on peut en charger sur un chameau : je m'en porte garant.
Par Dieu, s'écrièrent-ils, vous savez bien que nous ne sommes pas venus répandre la corruption dans le pays et nous ne sommes pas des voleurs !
Et quelle sera la rétribution de ce forfait si vous vous avérez être des menteurs ?
Celui dans les bagages duquel on trouvera cet objet vous sera livré [comme esclave] en guise de punition ; c'est ainsi que nous rétribuons les [comportements] iniques.
Il commença par [faire] fouiller leurs bagages avant ceux de son frère puis il finit par l'extraire de son sac ; c'est ainsi que Nous lui suggérâmes cet artifice sans lequel Yûssuf n'était pas en mesure d'emmener son frère selon la loi du roi, à moins que Dieu n'en décide autrement. Dieu élève qui Il veut de plusieurs degrés, et au-dessus de tout homme de science il en est de bien plus savants.
S'il a commis un vol, dirent-ils alors, son frère en avait déjà commis un dans le passé. Yûssuf se contint sans rien leur laisser entrevoir de ses pensées : Votre situation n'est pas plus enviable et Dieu sait fort bien [la réalité] de ce dont vous nous accusez (tasifûn).
Seigneur, lui dirent-ils, il a pour père un vieillard très âgé. Prends l'un de nous à sa place, car nous voyons que tu es homme de bien. 
A Dieu ne plaise, répondit Yûssuf, que nous ne retenions un autre que celui dans les bagages duquel notre objet a été retrouvé car nous serions alors tenus pour injustes.
Lorsqu'ils eurent désespéré de lui, ils s'isolèrent afin de s'entretenir. Leur aîné prit la parole : Oubliez-vous que votre père a reçu votre engagement devant Dieu et que vous avez déjà abandonné Yûssuf Je ne quitterai pas ce pays jusqu'à ce que mon père m'y autorise ou que Dieu ait tranché en ma faveur et Il est le meilleur des juges.
Retournez auprès de votre père et dites-lui : Père, ton fils a commis un vol et nous n'avons témoigné que de ce que nous savions et nous ne pouvions prévoir ce qui allait arriver (lil ghayb)
Interroge les habitants de la cité dans laquelle nous nous trouvions ainsi que la caravane avec laquelle nous sommes arrivés et [tu verras que] nous sommes sincères.
[Après qu'ils lui aient fait part de ce récit, leur père] leur dit : Votre âme vous a incités à commettre une vilenie... Armons-nous d'une belle patience, il se peut que Dieu me les ramène tous, car Il est Très Savant et Très Sage.
Puis il les quitta en disant : Quel malheur que la perte de Yûssuf ! et ses yeux se recouvrirent d'un voile sous l'effet d'une affliction qu'il [s’efforçait] de contenir.
Par Dieu, lui dirent-ils, tu ne te lasseras pas d'évoquer Yûssuf jusqu'à dépérir ou à en mourir !
Je ne me plains qu'à Dieu de ma peine et de mon affliction, leur répondit-il, et je tiens de Dieu ce que vous ignorez.
Mes fils, partez à la recherche de Yûssuf et de son frère et ne désespérez pas de la Miséricorde de Dieu, car il n'y a que la communauté des mécréants pour ne plus l'espérer.
Lorsqu'ils pénétrèrent chez Yûssuf, ils lui dirent : Seigneur, l'épreuve s'est abattue sur nous et sur notre famille et nous n'avons apporté qu'une piètre marchandise (ou encore : une somme modique). Fais- nous bonne mesure et gratifie-nous d'un surplus car Dieu aime ceux qui font l'aumône.
Savez-vous ce que, dans votre ignorance, vous avez fait de Yûssuf et de son frère ? leur demanda-t-il.
Serait-ce donc toi, Yûssuf ? demandèrent-ils. Je suis bien Yûssuf et voici mon frère, Dieu nous a gratifiés [de Ses faveurs], car celui qui se garde [de Dieu] et qui fait preuve de constance [sait que] Dieu n'omet rien de la rétribution des vertueux.
Par Dieu, lui dirent-ils, Dieu t'a préféré à nous et nous étions [sans conteste] coupables.
Vous n'encourez aucun reproche en ce jour : que Dieu vous pardonne, Lui qui est le Miséricordieux entre les miséricordieux.
Apportez à mon père cette tunique qui m'appartient et mettez-la sur son visage : il recouvrera la vue, et amenez-moi ensuite toute votre famille.
Lorsque la caravane quitta l'Egypte, leur père s'exclama : N'était la crainte de vos reproches [je vous dirais que] j'ai senti l'odeur de Yûssuf.
Par Dieu, s exclamèrent-ils, te voilà repris par tes vieilles erreurs !
Mais lorsqu'arriva le porteur de la bonne nouvelle, il plaça la tunique sur son visage et il recouvrit la vue. Ne vous avais-je pas annoncé, leur dit-il, que je tiens de Dieu ce que vous ignorez ?
Père, dirent-ils alors, implore pour nous le pardon de nos péchés car nous étions coupables.
J'implorerai pour vous le pardon de mon Seigneur car Il est Pardonneur et Très Miséricordieux.
Et lorsqu'ils pénétrèrent [à nouveau] chez Yûssuf, il prit ses parents sous sa protection et leur dit : Entrez en Égypte, si Dieu le veut, assurés de la sécurité.
Il éleva ses parents sur le trône et tous tombèrent prosternés devant lui. Père, dit-il, voici l'interprétation de la vision que j'avais eue auparavant ; mon Seigneur en a fait une réalité et m'a témoigné Sa Sollicitude en me délivrant [tout d'abord] de la prison et en vous amenant du désert en ce lieu après que le diable eut semé la discorde entre moi et mes frères. Certes mon Seigneur témoigne Sa Bienveillance (litt. : est Bienveillant) à qui Il veut car Il est [à la fois] Très Savant et Très Sage.
Seigneur, Tu m'as accordé une parcelle de la royauté et Tu m'as enseigné quelque chose de l'interprétation des symboles (ahâdîth) ; Créateur des cieux et de la terre, Tu es mon Protecteur en ce monde et dans l'Ultime Demeure, fais-moi périr en musulman et agrège-moi au nombre des gens pieux.
Cette histoire fait partie de celles qui t'étaient inconnues (ghayb) et que Nous t'avons révélées ; tu n'étais pas auprès d'eux lorsqu'ils se concertaient en vue de comploter.
Et même si tu déployais tout ton zèle la plupart des hommes ne croiraient pas !
Tu ne leur demandes pourtant pas de salaire ; il ne s'agit que d'un rappel destiné à l'ensemble des mondes
Combien de signes dans les cieux et sur la terre ne rencontrent-ils pas et cependant ils s'en détournent !
La plupart d'entre eux n’ajoutent pas foi en Dieu sans Lui donner des associés.
Sont-ils assurés de ne pas être cernés par un châtiment venant de Dieu ou de pas être surpris par l'Heure sans qu'ils s'y attendent ?
Dis-leur : Telle est ma voie, je convie les hommes [à Dieu] en connaissance de cause (alâ basîra) ainsi que tous ceux qui m'ont suivi. Glorifié soit Dieu ! je ne suis pas du nombre des associateurs.
Avant toi Nous n’avons envoyé que des hommes choisis parmi les habitants des cités, auxquels Nous incitions [la révélation] ; n'ont-ils pas parcouru le pays en considérant qu’elle fut la fin de ceux qui les ont précédés ? Certes le séjour de l'Ultime Demeure est préférable pour ceux qui se gardent [de Dieu] ! Y avez-vous réfléchi ?
Et lorsque Nos envoyés désespérèrent [d'aboutir] en songeant qu'ils avaient été tenus pour des imposteurs, Notre victoire survint. Nous sauvons qui Nous voulons et nul ne saurait détourner Notre châtiment du peuple des criminels.
Il y a dans ces récits [relatifs aux envoyés] matière à réflexion ('ibra) pour quiconque est doué d'intelligence. Il ne s'agit pas d’histoires inventées [de toutes pièces] mais d'une confirmation des messages antérieurs, d'une explication détaillée de toute chose, d’une guidance et d’une miséricorde pour un peuple qui a la foi.
Alif, Lâm, Râ’. Tels sont les Signes du Livre, et ce qui t'a été révélé de la part de ton Seigneur est la Vérité mais la plupart des gens n’y croient pas.
Dieu est Celui qui a élevé les cieux sans colonnes que vous puissiez voir ; puis Il S'est établi sur le Trône en soumettant le soleil et la lune à une course jusqu’à un terme fixé. Il planifie l'ordre [de l'univers] et détaille Ses signes afin que vous soyez convaincus de la rencontre avec votre Seigneur.
C'est Lui qui a étendu la terre et y a placé les montagnes, les fleuves et [fait croître] toutes les variétés de fruits en couples. Il recouvre la nuit du jour et il y a certes en tout cela des signes pour un peuple enclin à les méditer.
La terre se compose de parcelles attenantes les unes aux autres, de jardins plantés de vignes, de céréales, de palmiers espacés et de repousses de palmiers ; bien qu’ils soient tous arrosés par une pluie unique, Nous rendons les uns-plus agréables que les autres à la consommation. Certes, il y a en cela des signes pour un peuple enclin à la réflexion.
Si tu as des sujets d'étonnement, [sache que] leur propos : Une fois redevenus poussière serons-nous ramenés par une création nouvelle ? est bien propre à susciter l'étonnement. Ceux-là ont témoigné de leur mécréance à l’égard de leur Seigneur : un carcan fixé à leurs cous, ils seront les hôtes du feu où ils demeureront à jamais.
Ils te demandent [par dérision] de précipiter leur châtiment plutôt que d’en être préservés, alors qu’avant eux se sont produites tant de sanctions exemplaires ; certes ton Seigneur dispense aux hommes Sa Miséricorde en dépit de leurs injustices mais Il châtie aussi avec sévérité.
Que n'a-t-on fait descendre sur lui un signe de son Seigneur, disent les mécréants. Tu es seulement chargé de les mettre en garde et chaque communauté a son propre guide.
Dieu sait ce que porte chaque femelle [en son sein] ainsi que les contractions et les dilatations de chaque matrice, toutes choses [étant établies] auprès de Lui selon une mesure [déterminée].
Connaisseur du manifesté comme du non-manifesté, Il est Le Magnifique (Kabîr), l'Élevé.
Point de différence [au regard de Dieu] entre celui qui dissimule ses propos et celui qui les étale, ni entre celui qui se cache au cœur de la nuit et celui qui évolue en plein jour.
Pour chaque homme sont préposés [des anges] qui se succèdent devant et derrière lui et qui le protègent sur l'Ordre de Dieu. Dieu ne modifie pas [la condition] d'un peuple tant qu'il ne modifie pas lui-même son attitude et s'Il veut faire du tort à un peuple, nul ne saurait Le repousser car ils ne trouveront en dehors de Lui aucun protecteur.
C'est Lui qui vous fait voir l'éclair comme un signe de crainte et d'espérance et qui suscite les lourds nuages.
Usant d'une louange qui lui [est propre] le tonnerre proclame Sa gloire ainsi que les anges par crainte de Lui. Il décoche Ses foudres dont Il atteint les gens de Son choix tandis que les mécréants continuent à polémiquer à Son sujet. Il est d'une force inébranlable.
C'est Lui que l'on invoque à bon droit tandis que les idoles qui sont invoquées en dehors de Lui ne peuvent exaucer le moindre vœu de même qu'un homme qui plonge ses mains dans l'eau pour la porter à sa bouche ne saurait y parvenir. Et les invocations des mécréants sont pur égarement !
Devant Dieu se prosternent matin et soir, bon gré mal gré, ceux qui sont dans les cieux et sur la terre ainsi que leur ombre.
Demande [-leur] : Qui est le Seigneur des cieux et de la terre ? Dis [-leur] : C'est Dieu ! Pourquoi avoir choisi en dehors de Dieu des protecteurs qui n'ont même pas la capacité de se nuire ou de se faire du bien ? Demande [-leur] : Les aveugles sont-ils les égaux de ceux qui jouissent de la vue ? Ou bien les ténèbres sont-elles l'équivalent de la lumière ? Ou bien ont-ils attribué à Dieu des associés qui créent à Son instar en sorte qu’une création similaire les a plongés dans la confusion ? Dis-leur : Dieu est le Créateur de toute chose, Il est l'Unique, le Contraignant.
Il a fait descendre du ciel une pluie qui s’est répandue dans les vallées en fonction de leur capacité ; le courant charrie à sa surface une écume semblable au laitier qui s'échappe des métaux que l'on fait fondre au feu pour en faire bijoux et ustensiles. C'est ainsi que Dieu symbolise la Vérité et l'erreur. Pour ce qui est de l'écume, elle s'évanouit rejetée [par le courant] tandis que ce qui profite aux hommes demeure dans la terre. Dieu use ainsi de paraboles.
Une heureuse issue est promise à ceux qui auront répondu à l'appel de leur Seigneur ; quant à ceux qui n'y ont pas répondu, s'ils possédaient tout l’or du monde voire le double à offrir en rançon, [ils n'hésiteraient pas]. Ceux-là sont promis à une douloureuse reddition de comptes, ils auront la Géhenne pour refuge : quelle détestable couche !
Celui qui sait que ce qui t’a été révélé de la part de ton Seigneur est la Vérité est-il comparable à l'aveugle ? Seuls ceux qui sont doués d’intelligence y réfléchissent.
Ceux qui sont fidèles aux engagements qu'ils ont contractés avec Dieu et qui ne trahissent pas Son alliance,
ceux qui ne brisent pas les liens que Dieu leur a ordonnés de maintenir, qui craignent leur Seigneur et redoutent une douloureuse reddition de comptes,
ainsi que ceux qui font montre de constance par désir de la Face de leur Seigneur, qui accomplissent la prière, qui acquittent ouvertement ou en secret une partie de ce dont Nous les avons gratifiés et qui rendent un bienfait pour une offense, ceux-là sont promis à une heureuse issue :
les jardins d'Éden dans lesquels ils entreront avec ceux d'entre leurs pères, leurs épouses et leur postérité qui auront été pieux. Les anges pénétreront chez eux par toutes les portes.
Que la paix vous soit accordée pour ce que vous avez supporté ! Quelle grâce que celle de l'Ultime Demeure !
Ceux qui rompent le pacte engagé avec Dieu après l'avoir conclu, qui brisent les liens que Dieu leur a ordonné de maintenir et qui sèment la corruption sur terre, ceux-là sont voués à la malédiction et une détestable demeure leur est destinée.
Dieu dispense Sa subsistance à qui Il veut avec largesse ou avec mesure et ils se sont réjouis de la vie de ce bas monde, or elle est peu de chose en comparaison de l’Ultime Demeure.
Que n'a-t-on fait descendre sur lui un signe de son Seigneur, disent les mécréants. Réponds-leur : Dieu égare qui Il veut et Il dirige vers Lui ceux qui se repentent,
ceux qui ont cru et dont les cœurs s’apaisent à l'invocation (ou : au souvenir) de Dieu. N'est-il pas vrai que les cœurs s’apaisent en L'invoquant (ou : à Son souvenir) ?
Bienheureux ceux qui ont cru et pratiqué les œuvres pies : une heureuse retraite leur sera consentie !
Ainsi t'avons-Nous envoyé vers une communauté qui a été précédée de bien d'autres afin que tu leur récites ce que Nous t'avons révélé alors même qu'ils renient le Miséricordieux. Dis-leur : C'est Lui mon Seigneur, il n'est de divinité que Lui, c'est à Lui que je m'en remets et auprès de Lui qu'il convient de se repentir.
Les montagnes eussent-elles été ébranlées par le Coran, la terre eût-elle été labourée, les morts eussent-ils parlé [qu'ils n'y auraient pas ajouté foi pour autant] ! Or, le Commandement tout entier revient à Dieu ! Les croyants ignorent-ils que si Dieu l'avait voulu Il aurait guidé tous les hommes sans exception ; à cause de ce qu'ils ont fait, les mécréants ne cessent d'être ébranlés par des coups de semonce passés ou à venir jusqu'à ce que se réalise la promesse de Dieu car Dieu ne faillit jamais à Sa promesse.
Déjà des envoyés avant toi avaient été tournés en dérision ; Je donnai un délai aux mécréants puis Je M'en saisis : quel ne fut pas Mon châtiment !
Celui qui observe les œuvres de chaque être [est-Il comparable à celui auquel elles échappent] ? [Malgré ce], ils ont donné à Dieu des associés. Dis-leur : Donnez-leur un nom, puisque vous prétendez Lui apprendre ce qu'Il ignore sur terre (à savoir l’existence de ces associés) ! A moins que [vous ne les nommiez associés] en vertu d'un simple mot prononcé [mais dépourvu de réalité] ? En réalité, leurs artifices ont été embellis aux yeux des mécréants qui ont détourné [les hommes] de la voie : celui que Dieu égare ne saurait trouver de guide !
Un châtiment leur est réservé en ce monde, et celui de l'Ultime Demeure est encore plus douloureux ; et nul ne sera en mesure de les protéger contre Dieu !
Le Paradis promis à ceux qui se prémunissent est comparable à un jardin arrosé de fleuves ; durables sont ses fruits, permanents ses ombrages. Telle est l'heureuse issue de ceux qui se prémunissent ; les mécréants quant à eux sont voués au feu.
Ceux auxquels Nous avons apporté les Écritures se réjouissent de ce qui t’a été révélé ; il en est parmi les coalisés pour en nier une partie. Dis : On m’a seulement ordonné d'adorer Dieu sans Lui donner d'associés. C'est à Lui que je convie, et vers Lui que je serai ramené.
C'est ainsi que Nous l'avons révélé en arabe en guise d'arbitre [entre les hommes] et si tu te conformais à leurs passions, après la part de science qui t'est parvenue, tu ne trouverais ni ami ni protecteur pour te protéger de Dieu.
Nous avons déjà envoyé des prophètes (rusul) avant toi et leur avons accordé épouses et postérité. Il n'appartient pas à un envoyé de produire un signe sans la permission de Dieu. Chaque terme est consigné par écrit.
Dieu efface ce qu'Il veut et confirme [ce qu’Il veut] ; auprès de Lui se trouve le prototype de l'Écriture (litt. : la Mère du Livre).
Soit Nous te ferons voir quelque chose du châtiment dont Nous les menaçons, soit Nous te ferons périr [avant cette échéance]. Seule t'incombe la transmission [du message] et c'est à Nous qu'il revient de faire les comptes !
Ne voient-ils pas que c'est Nous qui régissons le pays en amputant [progressivement leurs possessions] de ses extrémités ? Et lorsque Dieu prend une décision, nul ne saurait la contrer et Dieu est prompt à faire les comptes !
Ceux qui les ont précédés avaient déjà usé d'artifices mais [en réalité] il n’est d'autre artifice que celui de Dieu ; Il sait ce que chaque être s'acquiert et les mécréants sauront [bientôt] à qui est destiné l'heureuse issue.
Les mécréants prétendent que tu nés pas un envoyé ! Réponds-leur : Il suffit que Dieu soit Témoin entre vous et moi, ainsi que ceux qui possèdent la science des Écritures.
Alif, Lâm, Râ. Voici un Livre que Nous t'avons révélé afin de faire passer les hommes des ténèbres à la lumière [en les conduisant] avec la permission de leur Seigneur sur la voie du Puissant, du Glorieux,
de Dieu qui possède ce qu'il y a dans les cieux et sur la terre ! Et malheur aux mécréants qui sont voués à un terrible châtiment,
[malheur à] ceux qui préfèrent la vie de ce bas monde à celle de l'Ultime Demeure, qui détournent [les hommes] de la voie de Dieu en cherchant à la rendre tortueuse ! Ceux-là se sont profondément égarés.
Nous n'avons envoyé aucun messager qui ne s'exprime dans la langue de son peuple afin de l'éclairer. Dieu guide qui Il veut, égare qui Il veut et Il est le Puissant, le Sage.
Déjà Nous avions envoyé Mûssâ porteur de Nos signes [avec pour consigne] : Fais passer ton peuple des ténèbres à la lumière et remets- leur en mémoire les châtiments de Dieu ! Car en tout cela il y a des signes pour ceux qui sont pleins de patience et de gratitude.
Lors Mûssâ dit à son peuple : Souvenez-vous des bienfaits dont Dieu vous a gratifiés lorsqu’il vous a délivrés des armées de Pharaon qui vous infligeaient le pire des supplices, immolant vos fils tout en laissant vos femmes en vie ; cela constituait certainement une terrible épreuve de la part de votre Seigneur.
[Souvenez-vous] lorsque votre Seigneur proclama : Si vous [me] témoignez votre gratitude, Je vous accorderai davantage [de bienfaits] et si vous [Me] reniez [sachez] que Mon châtiment est terrible !
Tomberiez-vous dans la mécréance, vous et tous les habitants de la terre, leur dit Mûssâ, que Dieu n'en demeurerait pas moins Indépendant [de toute chose] et Digne de louanges !
Les histoires des communautés qui vous ont précédés ne vous sont- elles pas parvenues Celles de Nûh, de 'Ad, de Thamûd et de ceux qui leur ont succédé. Dieu Seul connaît leur nombre ! Leurs envoyés sont venus à eux avec des signes, mais leurs peuples s'en sont mordu les doigts en disant : Nous ne croyons pas à l'objet de votre mission et nous doutons fort de ce à quoi vous nous conviez.
Peut-on douter de Dieu, demandèrent les envoyés, alors qu'il est le Créateur des cieux et de la terre, qu'il vous convie au pardon d'une partie de vos péchés et qu'il vous accorde un délai jusqu'à un terme fixé ? Vous n'êtes, leur dirent les mécréants, que des hommes comme nous et vous voulez nous détourner des idoles qu'adoraient nos pères ? Produisez-nous donc un argument incontestable !
Certes nous ne sommes que des hommes comme vous, leur répondirent leurs envoyés, mais Dieu accorde Ses faveurs aux serviteurs de Son choix ; il ne nous appartient pas de produire une preuve sans la permission de Dieu et c'est à Lui que les croyants doivent s’en remettre.
Pourquoi ne pas nous en remettre à Dieu alors qu’il nous a guidés- sur notre chemin ? Nous supporterons patiemment les torts que vous nous faites subir et c’est à Dieu que s'en remettent ceux qui [Lui] font confiance.
Les mécréants dirent aux envoyés : Nous vous bannirons de notre pays à moins que vous ne reveniez à notre pratique (millat, souvent traduit par « religion » ou par « norme »). Leur Seigneur leur inspira : Nous anéantirons les tyrans,
et Nous vous installerons dans leur pays après eux. Telle est [la récompense] de ceux qui redoutent de se retrouver devant Moi et qui redoutent Ma menace (litt. : Ma position, maqâmî).
Puis [les envoyés] demandèrent [à Dieu] de leur accorder la victoire et tous les tyrans opiniâtres furent tenus en échec :
la Géhenne sur leurs arrières, ils seront abreuvés d'une eau purulente
qu'ils absorberont avec peine sans presque pouvoir la déglutir. La mort les assaillira de toutes parts mais ils ne la goûteront pas, voués qu'ils seront à de terribles tourments.
Les œuvres de ceux qui ont renié leur Seigneur sont comparables à des cendres emportées par le vent un jour de tempête ; ils ne pourront rien conserver de ce qu'ils auront acquis : tel est l'égarement irréversible.
Ne vois-tu pas que Dieu a créé les cieux et la terre par (ou encore : selon) la Vérité ? S’il le veut Il vous anéantira et vous remplacera par une création nouvelle.
Cela ne présente pour Dieu aucune difficulté !
Tous paraîtront devant Dieu. Les faibles diront alors aux orgueilleux : Nous n'étions que vos suivants. Allez-vous nous dispenser du châtiment de Dieu ne serait-ce qu'un peu ? Si Dieu nous avait guidés, répondront-ils, nous vous aurions guidés à notre tour. Peu importe maintenant que nous nous plaignions ou que nous nous montrions patients : il n'y a plus d'échappatoire.
Une fois le sort de chacun décidé, le diable s'adressera à eux : Ce que Dieu vous avait promis était la Vérité. Quant à moi, j'ai failli à ce que je vous avais promis : je n’avais aucun pouvoir sur vous si ce n'est que, vous ayant convié [à me suivre], vous avez répondu à mon appel. Ne m'adressez aucun reproche mais adressez-vous plutôt des blâmes à vous-mêmes. Je ne vous serai d'aucun secours de même que vous ne me serez d'aucun secours : je désavoue le fait que vous m'ayez associé à Dieu par le passé. Certes les injustes sont promis à un châtiment douloureux.
Ceux qui ont cru et pratiqué les œuvres pies seront introduits dans des jardins arrosés par des fleuves où ils demeureront à jamais avec la permission de leur Seigneur. Ils s'y salueront en disant : Paix !
N’as-tu pas médité la façon dont Dieu compare la bonne parole à un bel arbre fermement enraciné et dont les branches s'élèvent vers le ciel,
et qui produit des fruits en toute saison avec la permission de son Seigneur ? Et Dieu propose ces paraboles aux hommes afin qu'ils les méditent,
tandis qu'il compare la parole perverse à un arbre malingre, déraciné à même le sol et dépourvu de ce fait de toute habilité.
Dieu renforce ceux qui ont la foi par une parole ferme en ce monde et dans l'Ultime Demeure et Il égare les injustes : et Dieu fait ce qu'il veut.
N as-tu pas médité [l'exempte de] ceux qui ont substitué la mécréance (ou : l'ingratitude) à la faveur de Dieu et installé leur peuple dans la demeure de la perdition
La Géhenne dans laquelle ils entreront : quel horrible séjour !
Ils ont attribué à Dieu des pairs afin d'égarer [les hommes] hors de Sa voie ; dis-leur : Profitez [maintenant de ce bas monde] car vous êtes destinés au feu !
Dis à Mes serviteurs qui ont la foi d’accomplir la prière et de dépenser en aumônes, publiquement ou en secret, une partie de ce dont Nous les avons gratifiés avant que n’arrive le Jour où il n’y aura plus ni vente ni ami [secourable],
Dieu est Celui qui a fait descendre du ciel la pluie au moyen de laquelle il fait pousser à votre intention des fruits en guise de subsistance ; Il a mis à votre disposition des embarcations afin qu’elles évoluent en mer sur Son Ordre et Il vous a soumis les fleuves,
comme Il vous a soumis le soleil et la lune dans leurs révolutions, comme Il vous a soumis la nuit et le jour.
Il vous a accordé une part de tout ce que vous Lui avez demandé et si vous dénombrez toutes les faveurs de Dieu, vous n'en ferez pas le tour, car l'homme est à la fois très injuste et très ingrat.
Et lorsqu'Ibrâhîm fit cette invocation : Seigneur, fais en sorte que ce pays soit sûr et épargne-moi ainsi qu'à mes enfants d'adorer les idoles.
Seigneur, elles ont égaré un grand nombre d'hommes : celui qui me suit est des miens. Quant à celui qui me désobéit... Tu es Pardonneur et Miséricordieux.
Mon Dieu ! J'ai établi une partie de ma postérité dans une vallée stérile auprès de Ta Demeure sacrée afin qu'ils accomplissent la prière. Fasse que le cœur de certains hommes ait pour eux de l'affection et gratifie-les de fruits, peut-être seront-ils reconnaissants.
Seigneur, Tu sais ce que nous dissimulons et ce que Nous divulguons et rien ne saurait être caché à Dieu sur terre ni dans les cieux.
Louange à Dieu qui m'a accordé Ismâ'îl et Ishâq sur mes vieux jours car mon Seigneur a entendu [ma] prière !
Seigneur, rends-moi assidu (muqîm) dans ma prière ainsi qu'une partie de ma descendance et accepte mes invocations !
Seigneur, pardonne-moi ainsi qu'à mes parents et aux croyants au Jour de la reddition des comptes !
Et ne t'imagine pas que les actions des injustes échappent à [la vigilance de] Dieu : Il leur donne un délai jusqu'au Jour où, le regard figé,
la tête basse et le cœur paniqué, ils avanceront machinalement sans ciller.
Mets les hommes en garde contre le Jour où le châtiment s'appesantira et où les injures supplieront : Seigneur, accorde-nous encore un bref délai, nous répondrons à Ton appel et nous suivrons les envoyés ! N'était-ce pas vous qui aviez juré auparavant que vous ne seriez pas déplacés ?
Vous vous étiez pourtant établis à l'endroit même où vivaient ceux qui s'étaient fait du tort à eux-mêmes, vous aviez pris connaissance du sort que Nous leur avions réservé et Nous en avions même fait un exemple à votre destination !
Ils ont ourdi un complot ? Leur complot, fut-il de nature à volatiliser les montagnes, n'échappe pas à Dieu.
Ne t'imagine pas que Dieu faillira à la promesse qu'il a faite à Ses envoyés car Dieu est Puissant et en mesure de Se venger.
Le Jour où la terre et les cieux seront changés [pour d’autres] et qu'ils comparaîtront devant Dieu l'Unique, le Contraignant,
ce Jour-là, tu verras les criminels enchaînés dans des carcans ;
[ils seront] vêtus de tuniques de poix [et] le feu leur léchera le visage,
afin que Dieu rétribue chaque être selon ses mérites car Dieu est prompt à faire les comptes.
Ce message est destiné aux hommes pour qu'ils soient mis en garde et qu'ils sachent qu'il est un Dieu Unique, et pour être médité par ceux qui sont doués d'intelligence.
Alif, Lâm, Ra. Tels sont les signes du Livre et du Coran explicite.
Peut-être les mécréants souhaiteraient-ils être musulmans ?
Laisse-les manger et jouir [de ce monde] leurrés par leurs espoirs car bientôt ils sauront.
Nous n’avons jamais anéanti de cité qui n'ait eu un terme déterminé.
Aucune communauté ne saurait précéder (ou : hâter) ni différer son destin
Toi auquel le Rappel a été révélé, ont-ils dit, tu es sans conteste un fou !
Pourquoi ne viens-tu pas avec les anges si tu es véridique !
Nous ne faisons descendre les anges que sur Ordre (bil-Haqq) et alors ils ne se font pas attendre.
C’est Nous qui avons fait descendre ce Rappel et c'est Nous qui le préserverons [de toute altération],
Déjà Nous avions envoyé [des prophètes] parmi les sectateurs des anciens [peuples],
Pas un prophète ne venait les trouver qu'ils ne le tournent en dérision.
C'est ainsi que Nous l'insinuons dans le cœur des criminels [en sorte qu’]
ils refusent d'y croire alors que [l'édifiante] pratique des premiers sectateurs est [à peine] révolue.
Leur eussions-Nous ouvert une porte sur le ciel, y monteraient-ils en l'empruntant en permanence
qu'ils diraient encore : Nos regards ont été obscurcis ou plutôt nous avons été ensorcelés
Nous avons établi dans le ciel les tours zodiacales et Nous l’avons embelli aux yeux [des spectateurs],
puis Nous l’avons protégé de tout démon lapidé,
à moins que l'un d'eux, tendant l'oreille à la dérobée, ne soit poursuivi d'un trait de feu éblouissant.
La terre, Nous l'avons aplanie et Nous y avons ancré (ou encore : implanté) les montagnes et Nous y avons fait croître toutes choses selon une mesure déterminée
Nous y avons placé de quoi vous faire vivre (ma'âyish) ainsi que ceux dont la subsistance ne vous incombe pas (litt. : que vous ne sustentez pas).
Il n'est rien dont Nous possédions les réserves que Nous ne fassions descendre selon une mesure déterminée.
Nous envoyons les vents fécondants et faisons descendre du ciel une eau dont Nous vous désaltérons sans que vous disposiez de leur réserve.
C'est Nous qui donnons la vie et la mort et qui héritons [de toute chose].
Nous connaissons aussi bien l'humanité qui vous a précédés que celle qui vous succédera.
Certes ton Seigneur est Celui qui les rassemblera car Il est à la fois Très Savant et Très Sage.
Nous avons créé l'homme d'une boue sèche extraite d'un limon malléable.
Auparavant Nous avions créé les djinns d'un feu incandescent.
Et lorsque ton Seigneur eut dit aux anges : Je M'en vais créer l'homme d'une boue sèche extraite d'un limon malléable,
quand J'aurai achevé sa forme et lui aurai insufflé de Mon Esprit, tombez prosternés devant lui !
Absolument tous les anges sans exception se prosternèrent,
mis à part Iblîs qui refusa de se trouver avec ceux qui se prosternaient.
Iblîs, demanda Dieu, qu'as-tu à ne pas être de ceux qui se prosternent ?
Je ne suis pas disposé, répondit-il, à me prosterner devant un homme que Tu as créé d’une boue sèche extraite d'un limon malléable.
Sors d'ici, lui intima-t-Il, car tu es maudit
et la malédiction pèsera sur toi jusqu’au Jour du Jugement.
Seigneur, dit Iblîs, accorde-moi un délai jusqu'au Jour où ils seront ressuscités.
Tu seras, dit-il, parmi ceux qui seront attendus
au Jour dont le temps est convenu.
Seigneur, dit-il, puisque Tu m'as égaré je les leurrerai en embellissant [à leurs yeux leurs crimes] sur terre, puis je les égarerai tous ensemble,
hormis ceux de Tes serviteurs qui ont été élus.
Voici selon Moi la voie de la rectitude, lui dit Dieu :
tu n'auras certes aucun pouvoir sur Mes serviteurs, à l’exception des illusionnés qui t'auront suivi
et pour tous lesquels la Géhenne sera un lieu de rendez-vous ;
à chacune des sept portes dont elle est dotée est destinée une fraction de ces damnés !
Ceux qui auront su se préserver [du châtiment] seront dans des jardins [arrosés] de sources.
Entrez-y en paix, sans être inquiétés
Nous aurons ôté tout ressentiment de leurs poitrines et ils se feront face en toute fraternité [assis] sur leurs divans.
Ils ne seront pas exposés à la fatigue et n'en seront pas expulsés.
Fais savoir à Mes serviteurs que Je suis le Pardonneur, le Très Miséricordieux,
et que Mon châtiment est un châtiment douloureux.
Rappelle-leur l'histoire des hôtes d'Ibrâhîm,
lorsqu'ils pénétrèrent chez lui et prononcèrent une parole [de] paix. Pour sûr, vous nous faites peur, leur dit-il.
Ne crains rien, lui répondirent-ils, nous t'annonçons la bonne nouvelle : la naissance d'un jeune homme doué de connaissance.
M'annoncez-vous cette nouvelle alors que je suis atteint par la vieillesse (ou : sur le tard) ? De quelle bonne nouvelle voulez-vous parler ?
D'une bonne nouvelle certaine, répondirent-ils, ne sois pas de ceux qui désertèrent !
Et qui donc, hormis les égarés, désespère de la Miséricorde de Dieu ?
Qu'avez-vous à me dire, émissaires [de Dieu], demanda-t-il
Nous avons été envoyés, répondirent-ils, [en représailles] auprès d'un peuple de criminels ;
ne sera épargnée que la famille de Lût que nous sauverons en totalité
exception faite de son épouse que Nous avons destinée à rester [avec les victimes]
Et lorsque les émissaires allèrent trouver la famille de Lût,
ce dernier leur dit : Vous m'êtes des inconnus !
Que non ! lui dirent-ils. Nous sommes venus te voir [afin de leur infliger] ce supplice dont ils doutaient !
L'en la Vérité que nous t'apportons et nous [ne] sommes [rien moins que] véridiques !
Emmène ta famille en fin de nuit, ferme la marche et que pas un d'entre vous ne se retourne ! Puis allez là où il vous sera ordonné !
Nous lui révélâmes cet arrêt, à savoir qu'au matin ils seraient anéantis du premier au dernier !
Les habitants de la ville se rendirent [chez Lût] la mine réjouie.
Ceux-là sont mes hôtes, leur dit-il, ne me faites pas d'affront [à travers eux],
gardez-vous de Dieu et ne me déshonorez pas !
Ne t'avions-nous pas interdit d'inviter qui que ce soit ? s'écrièrent-ils.
Voici mes filles, leur dit-il, si vous êtes résolus à passer à latte.
Sur ta vie, leur ivresse les plongeait dans l'hébétude.
Au lever du soleil, ils furent saisis par un hurlement
et Nous mîmes la ville sens dessus dessous en faisant pleuvoir sur eux des pierres de terre cuite.
Certes il y a dans tout cela des signes pour qui sait les interpréter
car la ville était sur une route passante
et tout cela constitue autant de signes pour les croyants.
Ceux qui habitaient à proximité des arbustes étaient bel et bien iniques !
Nous Nous en sommes également vengé ; or, ces deux cités occupaient une position visible
Les habitants du Hijr avaient eux aussi traité [Nos] envoyés d'imposteurs.
Nous leur avions produit Nos signes dont ils s'étaient cependant détournés.
Ils creusaient dans la montagne des maisons [qui leur donnaient un sentiment de] sécurité.
Un hurlement les saisit au matin
sans que leurs possessions se révèlent pour eux de la moindre utilité.
Nous n'avons créé les cieux, la terre et ce qu'ils contiennent que par l'entremise de la Vérité, et l'Heure n'est plus éloignée (litt. : va [bientôt] se produire) : pardonne donc de la belle manière.
Certes ton Seigneur est le Très Savant, Celui qui crée en permanence (Khallâq).
Déjà, Nous t'avons accordé les sept redoublées et le Coran sublime.
Ne convoite pas du regard ce dont Nous avons gratifié certaines catégories de mécréants et ne t'afflige pas à leur sujet, mais abaisse plutôt ton aile [protectrice] sur les croyants
et dis-leur : Je suis chargé [de vous adresser] une claire mise en garde.
[Nous infligerons aux Qurayshites] un châtiment semblable à celui que nous avons déjà infligé à ceux qui s'étaient partagés (muqtasimîn) [sur le contenu des Écritures],
[à] ceux qui taxent le Coran d'œuvre contradictoire ('idîn').
Et par ton Seigneur, Nous leur demanderons à tous sans exception
de rendre compte de leurs actes,
Affiche ce qui t'est ordonné et détourne-toi des polythéistes.
Certes Nous t'avons débarrassé des railleurs,
ceux qui placent une autre divinité à côté de Dieu et qui bientôt sauront...
Nous savons aussi que ton cœur est oppressé à l'audition de leurs propos.
Proclame [Sa] gloire en usant de la louange [propre] à ton Seigneur, sois de ceux qui se prosternent,
et adore ton Seigneur jusqu'à ce que te vienne la certitude !
L'Ordre de Dieu arrive ! Ne cherchez pas à le précipiter ; gloire à Lui et exalté soit-il au-delà de ce qu'ils Lui associent.
Il fait descendre les anges pour transmettre sur Son Ordre la prophétie (litt. : l'Ecrit) aux serviteurs de Son choix en prévenant qu'il n'e£ de divinité que Moi : aussi, gardez-vous de Moi.
Il a créé les cieux et la terre selon la Vérité : exalté soit-il au-delà de ce qu'ils Lui attribuent.
Il a créé l'homme d'une goutte [de sperme] et le voilà transformé en ennemi déclaré !
Il a créé les bêtes de somme dont vous tirez [de quoi vous tenir] chaud et bien d'autres avantages et dont vous vous nourrissez.
Elles font plaisir à voir lorsque vous les ramenez [le soir du pâturage] et lorsque vous les y menez ;
elles portent des charges dans des pays que vous n'atteindriez qu'à grand peine, certes ton Seigneur est Compatissant et Très Miséricordieux
[Il a créé] les chevaux, les mulets et les ânes comme animaux de monte et d'apparat et Il crée ce dont vous ne vous doutez pas.
Et c’est à Dieu qu'incombe de montrer la voie car il en est qui sont déviantes ! Et s'il l'avait voulu, Il vous aurait tous guidés sans exception.
C'est Lui qui a fait pleuvoir l'eau du ciel à votre intention : eau potable ou eau [d'irrigation pour] les végétaux dont vous faites paître [vos troupeaux],
Grâce à elle Il fait pousser pour vous céréales, palmiers, vignes et toutes sortes de fruits ; en tout cela il y des signes pour un peuple enclin à la réflexion.
Il vous a soumis le jour et la nuit, le soleil et la lune, et les étoiles sont assujetties à Son Ordre ; autant de signes pour un peuple doué de raison.
Et tous ces végétaux aux couleurs variées dont Il a ensemencé la terre constituent autant de signes pour un peuple disposé à [les] méditer.
C'est Lui qui a mis la mer à votre disposition afin que vous en tiriez pour votre consommation une chair tendre et que vous en extrayez les parures dont vous vous vêtez. Tu verras les embarcations fendre les flots afin que vous recherchiez quelque chose des faveurs de Dieu et que vous vous montriez reconnaissants.
C'est Lui qui a ancré les montagnes sur terre de crainte qu’elle ne vous inflige ses tremblements et [qui a placé] fleuves et chemins afin que vous vous guidiez,
ainsi que des repères, [en particulier] les étoiles au moyen desquelles ils se dirigent.
Celui qui crée est-Il comparable à celui qui ne crée rien ? Y avez-vous réfléchi ?
Et si vous dénombrez toutes les faveurs de Dieu vous n'en ferez pas le tour car Dieu est Pardonneur et Très Miséricordieux.
Et Dieu connaît aussi bien ce que vous dissimulez que ce que vous dévoilez !
Ceux (les idoles) qu'ils invoquent en excluant Dieu [de leurs invocations] ne créent rien alors qu’ils sont eux-mêmes créés.
Ce sont des morts et non point des vivants, inconscients du moment où ils seront ressuscités.
Votre Divinité est une Divinité Unique mais les cœurs de ceux qui ne croient pas à l'Ultime Demeure le nient et ils sont pleins d'orgueil.
Il ne fait pas de doute que Dieu connaît ce qu'ils dissimulent aussi bien que ce qu'ils dévoilent ; Il n'aime certes pas les orgueilleux
Et si l'on vient à leur demander : Qu’a donc révélé votre Seigneur ? De vieilles fables, répondent-ils.
Cela afin qu'ils supportent l'intégralité de leurs fautes au Jour de la Résurrection ainsi qu'une part des fautes de ceux qu'ils ont égarés à cause de leur ignorance : n'est-ce pas un détectable fardeau ?
Déjà ceux qui les ont précédés avaient usé d’artifices et Dieu avait détruit leurs demeures par leurs fondations si bien que leurs toits s'étaient écroulés sur eux ; le châtiment s'était abattu sur eux, là où ils ne s'y attendaient pas.
Puis au Jour de la Résurrection Dieu les humiliera en leur demandant : Où sont Mes associés qui faisaient l'objet de votre désaccord [avec les croyants] ? l'avilissement et le malheur, s'exclameront ceux qui ont reçu la science, seront en ce Jour le lot des mécréants !
Ceux que les anges auront fait périr alors qu’ils s'étaient fait du tort à eux-mêmes, et qui se seront résignés [diront] : Nous ne faisions aucun mal ! —Oh que si ! Certes Dieu est parfaitement Informé de vos agissements.
Entrez par les différentes portes de la Géhenne où vous demeurerez à jamais. Comme il est haïssable, l’asile des orgueilleux !
Et l’on demandera à ceux qui se seront gardés [de Dieu] : Qu’a révélé votre Seigneur ? Un bien (khayran), répondront-ils. Une récompense (hassana) est destinée à ceux qui auront œuvré selon l'excellence (al-sanû) en ce bas monde et la Demeure Ultime sera encore préférable : quel excellent séjour que celui de ceux qui se seront gardés [de Dieu] :
les jardins d’Eden dans lesquels ils pénétreront seront arrosés de fleuves et ils y trouveront tout ce qu’ils désirent. C'est ainsi que Dieu rétribue ceux qui se gardent [de Lui],
ceux que les anges auront fait périr exempts de tout associationnisme (ou encore : en état de grâce, tayyibîn). La paix soit sur vous ! leur diront-ils, entrez au Paradis pour prix de ce que vous accomplissiez.
Qu'attendent les mécréants : que les anges viennent les trouver ou bien que se réalise l'Ordre de ton Seigneur ? C’est ainsi que procédaient ceux qui les ont précédés ; Dieu ne les a nullement lésés mais ils se faisaient du tort à eux-mêmes ;
vidimes des fautes qu’ils avaient commises, ils furent cernés par ce châtiment qu’ils tournaient en dérision.
Les polythéistes argumenteront : Si Dieu l'avait voulu nous n’aurions rien adoré en dehors de Lui, pas plus nous que nos pères, et nous n’aurions rien interdit sans Son consentement. C'est ainsi que procédaient ceux qui les ont précédés. Qu'incombe-t-il à Nos envoyés sinon de faire parvenir [Notre message] ?
Déjà Nous avions envoyé à chaque communauté un prophète avec pour message : Adorez Dieu et évitez les faux dieux ! Il s’en trouva pour y croire et d’autres dont l'égarement était inéluctable. Parcourez la terre afin de méditer quel fut le sort de ceux qui avaient traité [les prophètes] d'imposteurs.
Si tu tiens à leur guidance [tu dois savoir] que Dieu ne guide pas ceux qu'il a voués à l'égarement et qu'ils n'auront aucun secours.
Ils ont juré par Dieu avec la plus grande conviction que Dieu ne ressusciterait pas les morts. Que si ! et en vertu d'une promesse qui sera bel et bien tenue ! Mais la plupart des hommes sont dans l'ignorance.
Cela, afin de les éclairer sur ce qui faisait l'objet de leurs différends et que les mécréants sachent qu'ils étaient bien des menteurs.
Lorsque Nous voulons une chose, il Nous suffit de dire : Sois ! pour quelle voit le jour (litt : pour qu’elle soit).
Quant à ceux qui ont émigré en vue de [plaire à] Dieu après avoir été opprimés, Nous les installerons en un lieu agréable en ce monde et la rétribution de l'Ultime Demeure est plus considérable. Si seulement ils savaient !
[Ce sont] ceux qui font preuve de constance et s'en remettent à leur Seigneur.
Avant toi, Nous n'avons envoyé que des hommes auxquels Nous inspirions [la révélation] ; demandez aux gens du souvenir, si vous êtes dans l'ignorance.
[Nous les avions envoyés munis] de preuves et [apportant] les Écritures et Nous t'avons révélé le Rappel afin d'éclairer les hommes sur ce qui leur a été révélé : peut-être y réfléchiront-ils ?
Sont-ils assurés, ceux qui ont ourdi de sombres machinations, que Dieu ne les fera pas engloutir par la terre ou que le châtiment ne les surprendra pas là où ils ne s'y attendaient pas ?
Ou qu'il ne les surprendra pas alors qu'ils sont en voyage sans qu'ils puissent y échapper ?
Ou qu'il ne les frappera pas alors qu'ils sont en proie à l'angoisse ? Certes ton Seigneur est Compatissant et Très Miséricordieux.
N'ont-ils pas vu que, dans tout ce que Dieu a créé, il n'est rien qui ne balance son ombre sur la droite ou sur la gauche, se prosternant en toute humilité ?
Devant Dieu se prosterne tout ce qui peuple les cieux et la terre : anges et êtres rampants, et ils ne s'enorgueillissent pas !
Ils redoutent leur Seigneur qui est au-dessus d'eux et exécutent ce qui leur est ordonné.
Dieu leur a enjoint de ne pas prendre deux divinités distinctes : Vous n'avez qu'une Unique Divinité et c'est Moi qu'il vous faut redouter.
C'est à Lui qu'appartient ce qui est contenu dans les cieux et la terre : un culte permanent Lui est dû. Vous prémunirez-vous d'un autre que Dieu
Il n'est de faveur en votre possession qui ne vienne de Dieu, puis, lorsqu'une catastrophe s'abat sur vous, c'est Lui que vous implorez.
Puis, aussitôt qu’il vous a délivrés de l'épreuve, voilà qu'une fraction d'entre vous donne des associés à son Seigneur !
Montrez-vous ingrats [en niant] les faveurs que Nous vous avons accordées et profitez-en bien, car bientôt vous saurez !
Et ils attribuent [à ces idoles dont] ils ignorent [si elles sont réellement des divinités] une part de ce dont Nous les avons gratifiés (razaqnâhum) ; par Dieu, il vous sera demandé compte de vos mensonges !
Gloire à Dieu ! Ils Lui attribuent des filles alors queux auraient ce qu'ils désirent ?
Et lorsqu'on annonce à l'un d'eux la naissance d'une fille son visage s'assombrit tandis qu'il contient [sa colère].
Il se cache des siens à cause de la désagréable nouvelle qui vient de lui être annoncée : va-t-il la garder en dépit de l'humiliation ou bien l'ensevelir sous terre ? Leur décision n'est-elle pas odieuse
Ceux qui ne croient pas à l'Ultime Demeure constituent l'exemple même de l'imperfection (saw) alors que c'est à Dieu que revient le symbole suprême et Il est le Très Puissant, le Très Sage.
Si Dieu châtiait les êtres pour les injustices qu'ils ont commises, Il n'en aurait laissé aucun à la surface de la terre. Mais Il leur laisse un délai jusqu'à un terme déterminé, et une fois le terme échu ils ne sauraient le hâter ni le différer ne serait-ce que d'une heure.
[Ainsi] attribuent-ils à Dieu tout ce qu'ils détellent et leurs bouches prétendent de façon mensongère qu'une heureuse issue leur est réservée. Il ne fait pas de doute que le feu leur est destiné et qu'ils sont des transgresseurs.
Par Dieu, Nous avions déjà envoyé [des prophètes] aux communautés qui t'ont précédé, mais le diable avait embelli leurs œuvres à leurs yeux ; aussi est-il leur allié et un supplice cruel leur est destiné.
Et Nous ne t'avons révélé le Livre qu'afin de leur expliquer l'objet de leurs différends et en guise de guidance et de miséricorde à l'intention d'une communauté encline à croire.
Et Dieu a fait descendre du ciel une pluie grâce à laquelle Il a redonné vie à une terre frappée de stérilité ; certes, il y a en tout cela des signes pour un peuple doué d’entendement
Vous avez dans le bétail matière à réflexion : de ce que contiennent leurs entrailles Nous vous désaltérons d’un lait pur et agréable à boire [quoiqu’il soit] situé entre le sang et les déjections.
De même, vous extrayez des fruits du palmier et de la vigne une boisson enivrante ainsi que des aliments agréables En tout cela il y a des signes pour un peuple capable de raisonner.
Et ton Seigneur a inspiré aux abeilles de prendre pour abri les montagnes, les arbres et les constructions
Butine ensuite toutes sortes de fleurs et avance, docile (dhlulan), sur les chemins de ton Seigneur. De leur abdomen s'écoule un suc aux couleurs variées recelant un remède destiné aux hommes. En tout cela il y a des signes pour un peuple enclin à la réflexion.
C'est Dieu qui vous a créés puis qui vous fera périr ; certains d'entre vous seront ramenés à l'âge de la décrépitude au point d'oublier tout ce qu'ils savaient et Dieu est à la fois très Savant et Très Puissant.
Dieu a favorisé certains hommes par rapport à d'autres d'un supplément de richesses ; or ceux qui ont été favorisés ne redistribuent pas leurs biens aux esclaves en leur possession en sorte qu'ils soient leurs égaux ! Nieront-ils les faveurs de Dieu
Dieu vous a accordé des épouses [tirées] de vous-mêmes, puis Il vous a accordé à partir de celles-ci des fils et des descendants et Il vous a gratifiés d'aliments sains. Croient-ils donc à l'erreur tout en reniant les bienfaits de Dieu ?
Ils adorent, tout en excluant Dieu [de cette adoration], des idoles qui ne possèdent nulle subsistance dans les cieux ni sur la terre et qui sont impuissantes.
Ne comparez rien à Dieu, car Dieu sait et vous êtes dans l'ignorance.
Dieu propose en exemple un serviteur privé de liberté et frappé d'une incapacité totale, et un homme auquel Nous avons accordé une richesse conséquente et qui en fait l'aumône discrètement et en public : sont-ils égaux ? Louange à Dieu ! La plupart d'entre eux sont dans l'ignorance !
Et Dieu propose un autre exemple : deux hommes, l'un muet frappé d'incapacité qui est totalement à la charge de son maître, ne lui ramenant rien de bien où qu'il le dirige, et l'autre qui ordonne ce qui est équitable tout en se tenant sur une voie droite ; sont-ils égaux ?
C'est à Dieu qu'appartient [la connaissance] de ce qui n’est manifesté ni dans le ciel ni sur la terre. L'Ordre relatif à l'Heure aura la brièveté d'un clin d'œil, voire plus bref encore car Dieu est Omnipotent.
Et Dieu vous a fait sortir des entrailles de vos mères ignorants de tout et vous a accordé l'ouïe, la vue et le cœur afin que vous soyez reconnaissants.
N'ont-ils pas vu les oiseaux assujettis [à sa volonté] dans l'atmosphère céleste : Seul Dieu les retient de tomber. Dans tout cela il y a des signes pour un peuple qui a la foi.
Dieu a fait de vos demeures un asile reposant et Il vous a permis de transformer les peaux des animaux domestiques en tentes dont vous appréciez la légèreté en voyage comme à l’étape. De leurs laines, de leurs poils, de leurs fourrures vous fabriquez du mobilier et des ustensiles pour un temps indéterminé.
A partir de ce qu’il a créé, Dieu vous a procuré de la fraîcheur ; des montagnes Il a fait pour vous des abris et Il vous a donné des vêtements pour vous protéger de la chaleur, et d’autres pour vous protéger des coups. C'est ainsi qu'il a parachevé Ses faveurs à votre endroit afin que vous vous soumettiez.
Et s'ils se détournent [sache] que seule une claire transmission [du message] t'incombe.
Ils savent quels sont les bienfaits de Dieu mais ils les mettent en cause et la plupart d'entre eux sont des mécréants.
Le Jour où Nous susciterons un témoin à l'encontre de chaque communauté, il ne sera pas permis aux mécréants [de faire valoir leurs excuses] et on ne leur demandera plus de satisfaire [Dieu].
Et lorsque ceux qui se sont montrés iniques verront le châtiment, il ne sera plus allégé pour eux ni différé.
Et lorsque les polythéistes verront leurs associés, ils s'exclameront : Seigneur, voici nos associés que nous invoquions en dehors de Toi ! mais ces derniers leur lanceront ces mots : Vous êtes des menteurs !
Ce jour-là ils s'en remettront totalement à Dieu et les mensonges qu'ils proféraient s'évanouiront d’eux-mêmes.
Nous ferons subir aux mécréants ayant détourné les hommes de la voie de Dieu un châtiment supplémentaire à celui en cours pour prix de la corruption qu'ils auront répandue,
le Jour où Nous susciterons à l'encontre de chaque communauté un témoin issu de ses rangs et où Nous te produirons comme témoin à l'encontre de ceux-là ; et Nous avons révélé le Livre comme explication de toutes choses et en guise de guidance, de miséricorde et de bonne nouvelle pour les musulmans.
Dieu ordonne la justice, la vertu et la libéralité envers ses proches parents. Il interdit la turpitude, l'illicite et l'iniquité. Il vous exhorte [à l'obéissance : peut-être vous en souviendrez-vous !
Soyez fidèles à votre pacte (‘ahd) une fois celui-ci conclu avec Dieu, et ne violez pas vos serments après les avoir prêtés avec conviction et avoir fait de Dieu, à votre encontre, le garant [de votre sincérité], car Dieu connaît tous vos agissements.
Ne soyez pas comme celle qui déroulait [son fuseau] après l'avoir soigneusement filé en faisant de vos serments un moyen de vous pié­ger mutuellement sous prétexte que telle tribu est plus puissante que l'autre. Dieu, par ce biais, veut seulement vous éprouver et au Jour de la Résurrection Il vous donnera l'explication de ce qui faisait l’objet de vos divergences.
Si Dieu l'avait voulu, Il aurait fait de vous une communauté unique mais Il égare qui Il veut et Il guide qui Il veut et il vous sera demandé compte de ce que vous faisiez.
Ne faites pas de vos serments un moyen de vous piéger mutuellement : ce serait comme si vous trébuchiez après avoir eu le pied sûr. Vous goûteriez au malheur après avoir détourné [les hommes] de la voie de Dieu et un terrible supplice vous serait destiné.
Ne troquez pas votre engagement vis-à-vis de Dieu pour un vil prix ; car ce qui se trouve auprès de Dieu est préférable pour vous si seulement vous saviez !
Ce qui est en votre possession s'épuise tandis que ce qui se trouve auprès de Dieu est durable, Nous rétribuerons intégralement ceux qui ont fait montre de constance en leur allouant un salaire bien supérieur à leurs mérites.
Nous ressusciterons pour une vie agréable quiconque, homme ou femme, aura œuvré pieusement en ayant la foi et Nous les rétribuerons intégralement en leur allouant un salaire bien supérieur à leurs mérites (même remarque que pour le verset précédent).
Dès lors que tu psalmodies le Coran, demande à Dieu [avant d’entamer ta lecture] de te préserver de Satan le maudit
Il n'a [cependant] aucun pouvoir sur ceux qui ont la foi et s'en remettent à leur Seigneur.
Il n'a de pouvoir que sur ceux qui le prennent pour allié et qui sombrent à cause de lui dans l'associationnisme.
Lorsque Nous substituons un verset à un autre —et Dieu sait bien ce qu'il révèle— ils se récrient : Tu n'es qu’un imposteur ! En réalité (bal), la plupart d'entre eux sont dans l'ignorance.
Dis-leur : C'est l'Esprit de sainteté qui l'a fait descendre renfermant la Vérité de la part de ton Seigneur afin de raffermir ceux qui ont la foi et à titre de guidance et de bonne nouvelle pour les musulmans.
Nous savons bien qu'ils prétendent que c'est un homme qui le lui a enseigné ; or, la langue de celui qu'ils soupçonnent est une langue non arabe tandis que ce Coran [est rédigé] dans une langue arabe éloquente.
Ceux qui ne croient pas aux signes de Dieu, Dieu ne les guidera pas : un châtiment douloureux leur est destiné.
Ceux qui profèrent des mensonges sont ceux qui ne croient pas aux signes de Dieu : ceux-là sont des menteurs.
Ceux qui ont renié Dieu après avoir eu la foi —exception faite de ceux qui y ont été contraints et dont le cœur est demeuré serein dans sa foi— ainsi que ceux qui ont ouvert leurs cœurs à la mécréance, ceux-là encourent le courroux divin et un terrible châtiment leur est décliné.
Cela parce qu'ils ont préféré la vie de ce monde à celle de l’Ultime Demeure et parce que Dieu ne guide pas le peuple des mécréants.
Ce sont ceux-là dont Dieu a scellé le cœur, l'ouïe et la vue et qui sont plongés dans l'insouciance.
Il ne fait aucun doute que dans l’Ultime Demeure ce seront eux les perdants.
Néanmoins ton Seigneur se montrera Pardonneur et Miséricordieux à l'égard de ceux qui auront émigré après avoir été torturés et qui auront [par la suite] combattu en faisant preuve d'endurance.
[souviens-toi] du jour où chaque être (litt : chaque âme) viendra assurer sa propre défense, où chacun sera rétribué intégralement selon ses œuvres et où nul ne sera lésé
Dieu propose en exemple une cité paisible et en sécurité qui recevait de toutes parts une subsistance abondante et qui nia les faveurs de Dieu. Dieu lui fit gouter la faim et la peur pour prix de ses agissements.
Un Envoyé issu de leurs rangs est venu à eux qu'ils ont traité d'imposteur. Le châtiment s'est abattu sur eux alors qu'ils se livraient à l'iniquité.
Mangez de ces aliments licites et agréables dont Dieu vous a gratifiés et témoignez de votre gratitude pour les faveurs que Dieu [vous a accordées] si c'est bien Lui que vous adorez.
Dieu vous interdit les chairs mortes [non sacrifiées], le sang, la viande de porc et tout ce qui a été immolé à un autre que Dieu, [cependant] quiconque est contraint [d’en manger] n'encourt pas de blâme [à condition] de ne pas en manger plus [que le nécessaire gkayra bâghin] et de ne pas outrepasser [la Loi], car Dieu est Pardonneur et Miséricordieux.
Et ne dites pas, suite aux mensonges qu'ont proférés vos bouches : Ceci est licite et cela ne l'est pas, mentant ainsi sur le compte de Dieu. Ceux qui profèrent des mensonges sur le compte de Dieu ne connaîtront pas la réussite :
ils jouiront brièvement de ce monde, puis un châtiment douloureux leur sera destiné.
A ceux qui faisaient profession de judaïsme, Nous avions interdit ce dont Nous t'avons instruit précédemment et Nous ne les avions pas lésés, mais ce sont eux qui se faisaient du tort à eux-mêmes.
A l'égard de ceux qui, par ignorance, ont commis des fautes dont ils se sont ultérieurement repentis et qui se sont amendés, ton Seigneur se montrera Pardonneur et Miséricordieux.
Ibrâhîm constituait à lui seul une communauté ; soumis à Dieu en pur monothéiste, il n'était pas d'entre les associateurs !
[comme il était] reconnaissant devant ses bienfaits, Dieu l'élut et le guida sur une voie droite.
Nous lui avons accordé une excellente renommée (hassana) en ce monde, et dans l'Ultime Demeure il sera au nombre des êtres pieux.
Puis Nous t'avons inspiré de te conformer à la tradition d'Ibrâhîm en pur monothéiste : il n'était pas du cercle des associateurs.
Le sabbat ne fut imposé qu'à ceux qui en avaient fait l'objet de leurs divergences et ton Seigneur tranchera entre eux ce litige au Jour de la Résurrection.
Invite [les hommes à suivre] la voie de ton Seigneur en faisant appel à la sagesse et par une exhortation appropriée, et discute avec eux avec beaucoup de tact ! Certes ton Seigneur connaît bien ceux qui se sont écartés de Sa voie comme Il connaît ceux qui sont bien dirigés.
Et si vous châtiez quelqu'un, infligez-lui une punition à la mesure de ce que vous avez subi, mais faire montre de patience (sacartum) est préférable pour celui qui a de la patience à revendre (lil-sâbirîn).
Montre-toi constant (sbir) ! Ta constance (sabruka) n'est possible qu'avec l'aide de Dieu ! Ne t'afflige pas pour eux, et ne sois pas oppressé à cause de leurs machinations !
Certes Dieu est aux côtés de ceux qui se prémunissent, ceux qui œuvrent selon l'excellence (ou encore : selon la vertu).
Gloire à Celui qui a transporté Son serviteur nuitamment de la Mosquée sacrée à la mosquée lointaine dont Nous avons béni l'enceinte afin de lui faire voir Nos signes, car Il est Celui qui entend et qui voit,
Nous avons révélé à Mûssâ les Ecritures et en avons fait un guide pour les fils d’Isrâ'îl [leur enjoignant] de ne point prendre de Garant (Wakîl) en dehors de Moi.
Ô postérité de ceux que Nous avons emportés avec Nûh, celui-ci était sans conteste un serviteur reconnaissant.
Dans les Écritures, Nous avions arrêté à l'encontre des fils d'Isrâ'îl : Vous sèmerez par deux fois la corruption sur terre et vous afficherez une superbe démesurée !
Une fois accomplie la première de ces deux promesses, Nous envoyâmes contre eux des serviteurs Nôtres d'une dureté implacable qui pénétrèrent dans leurs demeures : ainsi s'accomplit la première promesse.
Puis Nous vous accordâmes de prendre votre revanche contre eux en vous soutenant par un apport de biens et d’enfants et en faisant de vous une nation nombreuse,
Si vous faites le bien vous ne le ferez que pour vous-mêmes, et si vous faites le mal ce sera à votre détriment. Quand la seconde promesse s'accomplira [Nous en enverrons d'autres] afin qu'ils fassent naître l’affliction sur vos visages, qu'ils profanent le Temple comme ils l'avaient déjà fait la première fois et qu'ils saccagent tout ce qui leur tombera sous la main.
Peut-être votre Seigneur vous fera-t-Il miséricorde, mais si vous recommencez [vos écarts] Nous réitérerons [Nos représailles] et Nous avons fait de la Géhenne une prison pour les mécréants.
Certes ce Coran vous conduit à la voie la plus droite et annonce aux croyants qui pratiquent les œuvres pies qu'une grande récompense leur est destinée,
et que Nous avons apprêté un châtiment douloureux à ceux qui ne croient pas à l'Ultime Demeure.
L'homme appelle de ses vœux le mal comme il le fait pour le bien ; or l'homme est fait de précipitation
Nous avons fait du jour et de la nuit deux signes, effaçant celui de la nuit et rendant celui du jour lumineux, afin que vous recherchiez les faveurs de votre Seigneur et que vous puissiez connaître le nombre des années et [établir] un comput. Et Nous avons exposé toute chose en détail.
Nous avons contraint (al-zamnâ) la nuque de chaque homme [à ployer sous] son destin, et au Jour de Jugement Nous lui produirons un livre qu'il trouvera ouvert (ou encore : déployé) [devant lui].
Lis donc ton livre ! En ce Jour il suffit que tu te demandes des comptes à toi-même !
Quiconque est guidé ne l'est que pour lui-même et celui qui s’égare ne s'égare qu'à son seul détriment. Nul ne se chargera des péchés d'autrui et Nous ne sommes pas disposés à châtier [une communauté] sans lui avoir [au préalable] envoyé de prophètes.
Lorsque Nous voulons anéantir une cité Nous en multiplions (amarnd) le nombre des gens aisés qui se livrent à la corruption et méritent alors un châtiment, puis Nous la détruisons de fond en comble.
Combien de générations avons-Nous anéanties après Nûh et il suffit que ton Seigneur ait vu et pris connaissance des péchés de Ses serviteurs !
Pour ceux qui désirent [un plaisir] immédiat, Nous Nous hâtons d'accorder ce que Nous voulons à qui Nous voulons. Puis Nous leur avons destiné la Géhenne où ils entreront honnis et méprisés.
Ceux qui convoitent l'Ultime Demeure et qui font ce qu'il faut pour l'obtenir tout en ayant la foi, ceux-là verront leur démarche récompensée.
Nous apportons Notre soutien aux uns comme aux autres à titre de libéralité de la part de ton Seigneur et la générosité de ton Seigneur n'est refusée à personne.
Considère la façon dont Nous avons [en ce montre] favorisé les uns par rapport aux autres ; or, l’Ultime Demeure comporte davantage de dations et de faveurs.
Ne place pas une autre divinité à côté de Dieu car tu resterais blâmé et sans soutiens.
Ton Seigneur a décrété que vous n'adoriez que Lui. Il a prescrit la bonté à l'égard de vos père et mère. Si l'un d’entre eux ou les deux atteignent auprès de toi le seuil de la vieillesse, ne leur dis pas : Fi ! ne les repousse pas mais tiens-leur des propos respectueux.
Incline vers eux par miséricorde l'aile de l'humilité et dis : Seigneur, sois miséricordieux envers eux comme ils l'ont été envers moi, lorsqu'ils m'ont éduqué enfant.
Votre Seigneur sait mieux que quiconque ce qui se passe en vous (bi mâfî anfusikum) : si vous êtes pieux [sachez que] Dieu est Pardonneur à l'égard de ceux qui proclament Sa gloire
Accorde son dû à ton proche parent ainsi qu'à l'indigent et au voyageur et ne dilapide pas [ton bien] sans retenue !
Les gaspilleurs sont certes les frères des démons et Satan s'est montré fort ingrat envers Dieu.
Et si tu t'écartes des [indigents] parce que tu es dans l'attente d'une miséricorde (ou : d'une libéralité) que tu espères de ton Seigneur, adresse-leur tout de même une parole bienveillante.
Ne garde pas la main [fermée] et comme entravée à ton cou [par un carcan] mais ne l'ouvre pas sans retenue car tu serais alors blâmable et dépouillé.
Certes ton Seigneur attribue Ses dons à qui Il veut avec largesse ou avec mesure, car Il voit et Il connaît fort bien Ses serviteurs.
Ne tuez pas les enfants par crainte de pénuries : c'est Nous qui leur accordons leur subsistance ainsi qu'à vous, car leur assassinat constitue un forfait inqualifiable.
Ne vous approchez pas de l'adultère car c'est une turpitude et un mauvais chemin !
Ne tuez pas une personne [dont la vie] a été décrétée sacrée par Dieu si ce n'est en accord avec la justice (haqq). Nous avons accordé un pouvoir au parent de celui qui a été tué injustement : mais qu'il ne se livre pas à des excès lors des représailles car alors il bénéficie d’un soutien (en l'occurrence la loi du talion).
Ne vous approchez des biens de l'orphelin qu'animés des meilleures intentions et ce jusqu'à ce qu’il atteigne l'âge adulte et respectez vos engagements car de ceux-ci il vous sera demandé compte.
Faites bonne mesure [des denrées] que vous jaugez, ou pesez [des] avec une balance exacte : cela est préférable et de meilleur augure.
Ne témoigne pas sans connaissance de cause. Certes, de l'ouïe, de la vue et du cœur, de tout cela il vous faudra rendre compte.
N'avance pas sur terre comme un vaniteux ; te ne saurais fendre la terre ni te hisser (litt. : te grandir) au niveau (litt. : à la hauteur) de ses montagnes.
Tout ce qu'il y a de coupable dans ces attitudes est détectable au regard de ton Seigneur.
Tout cela fait partie de ce que ta révélé ton Seigneur en guise de sagesse ; ne place pas une autre divinité à côté de Dieu car tu serais jeté dans la Géhenne, en butte à l'opprobre et repoussé [de tous].
Ainsi votre Seigneur vous aurait privilégiés en vous accordant des fils alors qu'il aurait choisi des filles parmi les anges ? Vous proférez vraiment des énormités !
Nous avons décliné dans ce Coran toutes sortes d'exemples qui n'ont d'autres effets que d'accroître leur répulsion [pour la vérité].
Dis : S'il y avait eu avec Lui d'autres divinités comme ils le prétendent, ils auraient cherché un moyen (sabîlan) de se rapprocher du Possesseur du Trône.
Gloire à Lui ! Exalté soit-il [dans Sa Transcendance] au-delà de leurs allégations.
La terre, les sept Cieux et leurs habitants proclament Sa gloire ; il n'est d'être qui ne Lui adresse une louange particulière mais vous n'entendez rien à cette incantation ; cependant Dieu est Longanime et Tout de pardon !
Et lorsque tu récites le Coran, Nous plaçons un voile épais entre toi et ceux qui ne croient pas à la vie future,
et nous recouvrons leur cœur d'un voile en sorte qu'ils ne le comprennent pas et Nous frappons leurs oreilles de surdité. En viens-tu dans le Coran à mentionner ton Seigneur et Lui Seul qu'ils tournent les talons en fuyant.
Nous savons bien dans quelles dispositions ils t'écoutent lorsqu'ils te prêtent l'oreille et qu'ils se retrouvent en aparté, lorsque les injustes [vous] accusent de ne suivre qu’un homme ensorcelé.
Réfléchis à quoi ils ont voulu te comparer ; ils se sont égarés, incapables de trouver le chemin.
Lorsque nous [ne] serons [plus qu’] ossements et poussière serons- nous ressuscités en une création nouvelle ?
Dis-leur : Transformez-vous en pierres ou en fer
ou bien en n'importe quelle créature revêtant quelque importance à vos yeux ! Ils demanderont alors : Qui donc nous ressuscitera [dans ce cas] ? Réponds-leur : Celui qui vous a créés une première fois ! A quand l’échéance ? demanderont-ils de nouveau en secouant la tête devant toi ! Réponds-leur : Elle n’est peut-être plus très éloignée !
Le Jour où Dieu vous appellera, vous Lui répondrez en faisant Sa louange et vous songerez n'être restés [dans la tombe] que peu de temps.
Dis à Mes serviteurs de tenir des propos bienveillants, car le diable veut semer entre eux la dissension et il est pour l'homme un ennemi déclaré.
Votre Seigneur vous connaît fort bien : soit Il vous fera miséricorde, soit Il vous châtiera et Nous te t'avons pas envoyé pour être leur représentant (wakil)
Ton Seigneur connaît parfaitement ceux qui peuplent les cieux et la terre ; Nous avons élu certains prophètes au-delà des autres et avons accordé les Psaumes à Dâwûd.
Dis-leur : Invoquez ceux que vous prétendez être [Ses associés] tout en excluant [de cette invocation] ; ils n'ont ni la capacité de vous délivrer de l'épreuve ni de la détourner !
Ceux qu'ils invoquent cherchent eux-mêmes un moyen afin de se rapprocher de Dieu ; c'est à celui qui s'en rapprochera le plus ! Ils espèrent Sa Miséricorde et redoutent Son châtiment car le châtiment de ton Seigneur n'est que désagrément.
Et il n'est de cité que Nous n'anéantirons avant le Jour du Jugement ou que Nous ne châtierons avec la plus grande sévérité ! Tout cela est consigné sur la Table gardée (litt. : le Livre)
Seule l'attitude des peuples anciens qui traitaient Nos signes de mensonges Nous empêche d'en produire d'autres. A Thamûd Nous apportâmes la chamelle [en guise de signe] visible, mais ils la martyrisèrent et [en outre] Nous n'envoyons de signes qu'afin de susciter la crainte.
[Souviens-toi] lorsque Nous te dîmes que ton Seigneur cernait les hommes [de toutes parts] ; et Nous n'avions fait de la vision que Nous t'avions accordée, ainsi que de l'arbre maudit évoqué dans le Coran, qu'autant de mises à l'épreuve pour les hommes Mais Nous avons beau les effrayer, cela ne fait que redoubler leur esprit de rébellion.
Et lorsque Nous ordonnâmes aux anges de se prosterner devant Adam, ils s'exécutèrent exception faite d'Iblîs qui protesta : Me prosternerai-je devant ce que Tu as créé de boue ?
As-Tu vu celui auquel Tu as accordé davantage de faveurs qu'à moi ? Si Tu me donnes un délai jusqu'au Jour de la Résurrection, je soumettrai sa postérité à l'exception d'un petit nombre d'entre eux.
Va donc ! lui dit-il, vous aurez avec ceux d’entre eux qui te suivront la Géhenne pour rétribution conséquente.
Séduis de ta voix ceux que tu pourras séduire, menace-les de tes cavaliers et de tes fantassins, sois leur associé dans leurs biens et leurs enfants et fais-leur miroiter des promesses ; or, le diable ne leur fait que des promesses fallacieuses.
Tu n'auras cependant aucun pouvoir sur Mes serviteurs : de cela ton Seigneur est un Garant suffisant.
Ton Seigneur est Celui qui fait voguer pour vous les navires en mer afin que vous partiez à la recherche de Ses faveurs, car Il est pour vous Tout de Miséricorde.
Et lorsque l'épreuve vous frappe en mer vous en oubliez tous ceux que vous invoquiez exception faite de Dieu (litt. : Lui). Et lorsqu'il vous en délivre [en vous ramenant] à la terre ferme, vous vous détournez [de Lui] ! Combien l'homme est ingrat !
Êtes-vous assurés qu'il ne vous fera pas engloutir en un quelconque point de la terre ? Ou qu'il n'enverra pas contre vous une tempête de pierres sans que vous puissiez trouver le moindre secours ?
Ou bien êtes-vous assurés qu'il ne vous ramènera pas en mer une autre fois en déchaînant contre vous une tempête afin de vous y noyer à cause de votre mécréance ? Puis vous n'auriez personne pour exercer une poursuite à Notre encontre !
Nous avons déjà accordé Nos faveurs aux fils d'Adam en les transportant sur terre et sur mer et en les gratifiant d'aliments sains et Nous les avons grandement privilégiés par rapport à nombre de ceux que Nous avons créés.
Le Jour où Nous appellerons les communautés (litt. : les hommes) du nom de leurs guides, ceux-là qui auront reçu leur livre de la main droite le liront et ils ne seront pas lésés fut-ce d'un cheveu.
Quant à celui qui était aveugle ici-bas, il le sera également dans l'Ultime Demeure, voire plus égaré encore.
Ils ont bien failli te faire dévier de ce que Nous t'avions révélé afin que tu Nous attribues faussement d'autres propos [que les vôtres]. Alors seulement ils t'auraient pris pour ami !
Si Nous ne t'avions pas raffermi, tu aurais failli leur faire légèrement confiance.
Alors Nous t'aurions fait goûter à un double châtiment en cette vie et lors de ta mort, et tu n'aurais trouvé personne pour te soutenir contre Nous.
Peu s'en faut qu'ils ne t'aient poussé à quitter le pays et [s’ils t'en avaient banni] ils n'y seraient demeurés que peu de temps après toi,
conformément aux habitudes (sunna) des prophètes que Nous avons envoyés avant toi. Et tu ne trouveras aucun moyen d'infléchir (ou : d'échapper à, de détourner de) Notre tradition (sunna).
Accomplis la prière du coucher du soleil à la tombée de la nuit et psalmodie le Coran à l'aube car [les anges] assirent à la lecture (Qurân) de l'aube.
Veille [en prière] une partie de la nuit à titre d'œuvre surérogatoire : sans doute ton Seigneur te ressuscitera-t-il en une station glorieuse !
et dis : Seigneur, introduis-moi [dans Médine] dans des conditions satisfaisantes et fais-moi sortir [de La Mecque] avec une ferme résolution et accorde-moi de Ta part un pouvoir victorieux
Dis : La Vérité est venue et l'erreur s'est dissipée, car l'erreur est vouée à disparaître.
Et Nous révélons dans ce Coran ce qui constitue une guérison et une miséricorde pour les croyants mais qui enfonce davantage les injustes dans la perdition.
Lorsque Nous accordons Nos faveurs à l'homme, il se détourne et s'éloigne de son côté ; mais si un malheur le frappe, le voilà en proie au désespoir.
Dis : Chacun se comporte selon ses dispositions et votre Seigneur sait mieux [que quiconque] qui emprunte la meilleure voie.
Ils t'interrogent au sujet de l'Esprit (al-Rub). Réponds-leur : L'Esprit procède de l'Ordre de mon Seigneur et vous n'avez reçu que peu de science [à son sujet].
Si Nous le voulions, Nous te ferions oublier tout ce que Nous t'avons inspiré sans que tu puisses trouver quelqu'un pour en garantir auprès de Nous la restitution.
Cependant, par un effet de la Miséricorde de ton Seigneur, tu ne l'as pas oublié, car Ses faveurs à ton endroit sont considérables.
Dis : Si les djinns et les hommes unissaient [leurs efforts] en vue de produire un Coran semblable à celui-ci, ils échoueraient [dans leur tentative] même s'ils se soutenaient mutuellement.
Déjà Nous avons proposé (litt. : exposé) aux hommes dans ce Coran toutes sortes d'exemples, mais la plupart des hommes se refusent à tout, excepté à la mécréance,
Nous ne croirons en toi, ont-ils dit, que lorsque tu feras jaillir des sources de terre,
ou que tu posséderas un jardin planté de vignes et de palmiers et que tu y feras jaillir des fleuves,
ou que tu feras tomber le ciel sur nous, comme tu l'as prétendu, par pans entiers, ou à moins que tu ne viennes avec Dieu et les anges pour témoigner [de ta sincérité]
ou que tu ne possèdes une maison ornée de dorures et que tu ne t'élèves au ciel ; et encore ne croirions-nous à ton ascension que si tu faisais descendre sur nous un livre que nous puissions lire ! Dis­leur : Glorifié soit mon Seigneur ! suis-je autre chose qu'un homme et qu'un envoyé ?
Et qu'est-ce qui a empêché les gens de croire, lorsque la guidance leur est parvenue, si ce n'est de dire : Dieu a-t-Il donc envoyé un homme pour prophète ?
Dis-leur : S'il se trouvait sur terre des anges qui y marchent en toute quiétude, Nous leur aurions fait descendre du ciel un ange comme envoyé !
Dis-leur : Entre vous et moi Dieu est un témoin suffisant, car Il voit et Il est Informé [de ce que font] Ses serviteurs !
Ceux que Dieu guide sont sur la bonne voie ; et en dehors de Lui tu ne trouveras aucun protecteur pour [ramener] ceux qu'il égare. Nous les rassemblerons au Jour de la Résurrection face contre terre, sourds, aveugles et muets et la Géhenne leur servira d'asile. Chaque fois qu’elle s'étouffera, Nous la ranimerons à leur intention.
Telle sera leur rétribution pour avoir nié Nos signes. Serons-nous ressuscités, demandent-ils, par le biais d'une création nouvelle, alors que nous ne serons que poussière et ossements ?
Ne voient-ils pas que Dieu, Créateur des cieux et de la terre, est capable de créer leur réplique ? Il leur a fixé des termes incontestables mais les mécréants se refusent à tout, sauf à la mécréance.
Dis-leur : Si seulement vous possédiez les trésors de miséricorde de mon Seigneur vous les auriez retenus par-devers vous de crainte de les dépenser, car l'homme est avaricieux !
Déjà Nous avions accordé à Mûssâ neuf signes probants ; interroge les enfants d’Isrâ'îl lorsqu’ils se sont produits et que, Mûssâ s'étant rendu auprès d'eux, Pharaon lui dit : Je pense, Mûssâ, que tu es ensorcelé.
Tu sais pourtant, lui répondit-il, que Seul le Seigneur des cieux et de la terre a pu faire descendre de tels signes comme preuves visibles (basâ’ir) et je pense quant à moi, Pharaon, que tu es un homme perdu.
Il voulut les pousser à quitter le pays mais Nous le fîmes périr par noyade avec tous ceux qui l'accompagnaient sans exception.
Après quoi Nous enjoignîmes aux enfants d'Isrâ'îl d’habiter tel pays et lorsque la promesse relative à l'Heure aura été accomplie Nous vous ferons comparaître les uns avec les autres.
C'est par la Vérité que Nous l’avons révélé et c'est avec la Vérité qu’il est descendu et Nous ne t'avons envoyé qu'afin de mettre en garde et de porter la bonne nouvelle,
[Et Nous avons révélé] ce Coran que Nous avons fragmenté afin que tu le lises aux hommes sans te hâter (ou encore : graduellement),
Dis-leur : Croyez-y ou bien n'y croyez pas ! Ceux qui ont reçu la science avant sa révélation, lorsqu'on le psalmodie devant eux tombent prosternés la face contre terre
en disant : Gloire à notre Seigneur ! La promesse de notre Seigneur s'est d’ores et déjà accomplie.
Ils se prosternent face contre terre en pleurant, ce qui a pour effet d'accroître leur recueillement.
Dis-leur : Invoquez Dieu ou invoquez le Miséricordieux, de quelque nom que vous L'invoquiez, c'est à Lui que reviennent les plus beaux [d'entre eux]. Ne récite pas en prière d'une voix trop forte ni d’une voix assourdie, mais adopte plutôt entre ces deux tonalités un ton médian.
Et dis : La louange [revient] à Dieu qui ne s'est pas donné de postérité, qui n'a pas d'associé dans Son royaume, qui n'a nullement besoin de protecteur pour Lui épargner une humiliation et proclame Sa grandeur avec vénération (ou : avec ferveur) !
Louange à Celui qui a révélé à son serviteur le Livre exempt d'ambiguïté,
[Livre] tout de rectitude afin de mettre [les hommes] en garde contre un châtiment terrible de Sa part et d’annoncer aux croyants qui œuvrent pieusement qu'une grande récompense leur est destinée :
[un jardin] où ils séjourneront à jamais,
et de mettre en garde ceux qui ont prétendu que [Dieu] s'était choisi un fils !
De cela ils n'ont aucune connaissance, ni eux ni leurs pères ! C'est une énormité sortie de leur bouche et ils ne profèrent que des mensonges.
Peut-être vas-tu te laisser miner par le chagrin en les poursuivant [de ton zèle] s'ils refusent de croire à cette narration !
Nous avons fait une parure de ce que Nous avons disposé à la surface de la terre en vue de les éprouver : lequel d’entre eux œuvrera le plus pieusement ?
Puis Nous transformerons tout ce décor en un terrain aride.
Penses-tu vraiment que les compagnons de la caverne et d’al-Raqîm constituent entre tous Nos signes un prodige étonnant ?
Lorsque les jeunes gens se réfugièrent dans la caverne en disant : Seigneur, accorde-nous de Ta part une miséricorde et dispose-nous à la droiture en cette circonstance,
Nous les plongeâmes dans le sommeil un certain nombre d'années dans la caverne.
Puis Nous les réanimâmes afin de savoir lequel des deux partis évaluerait avec le plus de précision la durée de leur séjour.
Ainsi Nous te racontons leur histoire en toute vérité, s'agissant de jeunes gens qui avaient foi en leur Seigneur et auxquels Nous avions octroyé un supplément de guidance.
Puis Nous raffermîmes leur cœur ; lors, ils se levèrent et proclamèrent : Notre Seigneur est le Seigneur des cieux et de la terre et nous n’invoquerons aucune divinité en dehors de Lui sans quoi nous tomberions dans la divagation.
Ceux-ci sont notre peuple qui se sont choisi une divinité en dehors de Lui ; que n'apportent-ils une preuve évidente [de la validité de leur culte] ? Et qui se montre plus injurie que celui qui profère des mensonges au sujet de Dieu ?
Lorsque vous vous séparerez d’eux et de ce qu'ils adorent à l'exclusion de Dieu, réfugiez-vous dans la grotte ! Votre Seigneur répandra sur vous Sa Miséricorde et apportera un adoucissement à votre sort. Voici un des signes de Dieu : celui que Dieu guide est sur la bonne voie, mais tu ne trouveras aucun protecteur disposé à guider celui que Dieu égare.
Tu aurais vu le soleil à son lever s'écarter de leur caverne sur sa droite et à son coucher mourir sur sa gauche alors qu'ils reposaient dans une anfractuosité.
Tu les aurais cru éveillés alors qu'ils étaient endormis et Nous les faisions basculer (ou : se retourner) tantôt sur le côté droit, tantôt sur le gauche tandis que leur chien étendait ses pattes sur le seuil. Si tu les avais aperçus, tu te serais détourné d’eux et, le cœur empli de crainte, tu aurais pris la fuite.
C'est ainsi que Nous les avons ranimés afin qu'ils s'interrogent mutuellement. Combien de temps êtes-vous demeurés [dans cette caverne] demanda l'un d’eux. Une journée ? Ou une partie de la journée ? répondirent les autres. Notre Seigneur sait mieux que nous combien de temps nous sommes restés, se dirent-ils alors. Dépêchez l’un de vous vers la ville porteur de cette monnaie en argent et qu'il recherche les aliments les plus purs et qu’il vous en rapporte une part, mais sans se faire remarquer ni laisser à personne la possibilité de soupçonner votre présence.
Car, s'ils ont le dessus sur vous, ils vous lapideront ou vous contraindront à reprendre leur religion ; jamais alors vous ne connaîtriez la réussite.
C’est alors que Nous les fîmes découvrir [par les habitants de la ville] afin qu’ils sachent, lors même qu’ils se discutaient à leur sujet, que la promesse de Dieu est bien réelle et que [l'échéance] de l'Heure ne fait aucun doute. Bâtissez un édifice au-dessus (ou encore : emmurez- les), préconisèrent les uns : leur Seigneur sait à quoi s’en tenir sur leur compte. Construisons plutôt un oratoire (litt. : mosquée, masjidan) à proximité, suggérèrent ceux dont lavis prévalut.
Ils prétendront qu’ils étaient trois et que leur chien faisait le quatrième. Ou encore cinq et que leur chien faisait le sixième, voire sept et que leur chien était le huitième, en faisant des projections sur ce qui était occulté. Dis : Mon Seigneur connaît leur nombre mieux que quiconque et seul un petit nombre de gens le connaît. Aussi ne discute pas [avec les gens du Livre] de ce sujet si ce n'est de façon superficielle et ne les consulte jamais sur ces jeunes gens.
Ne dis jamais d’une chose : Certes je ferai cela demain,
[sans rajouter :] à moins que Dieu ne le veuille. Et remets-toi ton Seigneur en mémoire si tu viens à L’oublier et dis : Mon Seigneur va sans doute me guider vers quelque chose de plus probant que tout cela (aqraba min hadhâ rashadan).
Ils demeurèrent dans leur caverne trois cents années auxquelles il faut ajouter neuf ans.
Dis : Dieu sait mieux que quiconque combien de temps ils y sont restés. Il possède [la clef de] ce qui est celé [al-ghayb] dans les cieux et sur la terre ; qui donc entend ou voit mieux que Lui ? Ils n'ont aucun protecteur en dehors de Lui et Il n'associe personne à Sa décision.
Psalmodie ce qui t'a été révélé du Livre de ton Seigneur et tu ne trouveras aucun refuge en dehors de Lui.
Fais montre de patience [en demeurant] avec ceux qui invoquent leur Seigneur matin et soir par désir de Sa Face, et ne détourne pas d’eux ton regard en vue de rechercher les beautés de ce monde ! Et n’obéis pas à celui dont Nous avons rendu le cœur indifférent à Notre souvenir, qui se conforme à ses passions et adopte un comportement laxiste.
Dis : La Vérité vient de votre Seigneur ; que celui qui le veut croit et que celui qui le veut soit un mécréant. Nous avons apprêté pour les injures un feu dont les parois les encercleront et s'ils réclament du secours ils seront secourus par une eau semblable à un résidu gras qui leur grillera le visage. Quelle détectable boisson ! Quelle funeste commodité (murtafaqan) !
Nous ne négligerons rien de la rétribution de ceux qui auront œuvré selon l'excellence : ceux qui auront cru et pratiqué les œuvres pies.
Ceux-là, les jardins d'Eden arrosés par des fleuves leur sont destinés ; accoudés sur des baldaquins, ils y seront parés de bracelets d'or et revêtus d'habits verts de soie et de velours. Quelle plaisante récompense ! Quelles douces commodités !
Donne-leur pour exemple [victoire] de ces deux hommes : à l'un des deux Nous avions dispensé deux jardins plantés de vignes et bordés de palmiers et Nous avions disposé entre les arbres des céréales.
Chacun de ces jardins produisait ses fruits sans le léser fut-ce d'une grappe et Nous avions fait jaillir un fleuve entre les deux,
si bien qu'il disposait d'une récolte [abondante] et qu'il dit à son compagnon au cours d'une conversation engagée avec lui : Je dispose de plus de richesses et de puissance que toi compte tenu de [l'importance de] mon clan.
Il pénétra dans son jardin et dit, se faisant ainsi du tort à lui-même : Je ne pense pas que celui-ci puisse un jour disparaître !
Je ne crois pas davantage à l'échéance de l'Heure et, si je suis ramené auprès de mon Seigneur, le lieu où je retournerai sera préférable à ce jardin.
Son compagnon poursuivant leur échange lui dit : As-tu renié Celui qui t'a créé de terre, puis d'une goutte [de sperme], puis qui a fait de toi un homme harmonieux ?
Quant à moi, Dieu est mon Seigneur et je ne donnerai jamais à mon Seigneur le moindre associé !
Que n'as-tu dit en entrant dans ton jardin : [Qu’il en soit fait] selon la volonté de Dieu. Il n'est de force que par Dieu ! S’[il est vrai que] j'ai moins de biens et d'enfants que toi,
il se peut que mon Seigneur m'accorde mieux que ton jardin, et que du ciel Il lui envoie une calamité qui le transforme en un terrain meuble,
ou bien que son eau tarisse et que tu ne puisses jamais la retrouver.
Sa récolte fut en effet détruite ; il se prit à se tordre les mains [de dépit en songeant à] ce qu'il avait investi dans son jardin dont les vignes étaient décrochées de leurs treilles. Si seulement, se dit-il, je n'avais pas donné d'associé à Dieu !
Nulle faction ne put le soutenir en dehors de Dieu ! Aussi ne reçut-il pas de secours !
En de telles circonstances [on voit bien] qu’il n'est de protection qu'en Dieu. Récompensant mieux [que quiconque, il est garant de] la meilleure issue !
Donne-leur en exemple la vie de ce monde. Elle est comme une eau que Nous faisons descendre du ciel et sous l'effet de laquelle les plantes s'emmêlent. Puis elles deviennent des herbes desséchées que les vents dispersent et Dieu est Omnipotent.
Les richesses et les enfants constituent la parure de la vie de ce monde, mais au regard du Seigneur les œuvres pies [dont les fruits] demeurent à jamais sont plus méritoires et davantage porteuses d'espérance.
Le Jour où Nous mettrons les montagnes en branle, où tu verras la terre totalement nivelée et où Nous les rassemblerons sans omettre personne,
ils seront présentés en rangs devant leur Seigneur ; ainsi, vous êtes venus à Nous tels que Nous vous avions créés la première fois alors que vous prétendiez que Nous ne vous fixerions pas de rendez-vous
Alors on [leur] présentera le livre [de leurs œuvres] et tu verras les criminels apeurés à l'idée de ce qu'il contient. Malheur à nous ! diront-ils, Pourquoi ce registre cerne-t-il tous les péchés, capitaux ou véniels, qu'il passe en revue ? Ils trouveront leurs œuvres présentées [sous leurs yeux] et ton Seigneur ne lésera personne.
Et lorsque Nous enjoignîmes aux anges de se prosterner devant Adam, ils s'exécutèrent exception faite d'Iblîs qui était un djinn et qui se déroba à l'Ordre de son Seigneur. Les prendrez-vous, lui et sa postérité, pour alliés tout en M'excluant alors qu'ils sont vos ennemis ? A quel échange détectable consentent les iniques !
Je ne les ai pourtant pas fait assister à la création des cieux et de la terre ni même à leur propre création et Je ne suis pas disposé à choisir des auxiliaires parmi les fourvoyeurs.
Le jour où Dieu dira : Appelez donc ceux que vous prétendiez être Mes associés ! ils les appelleront mais ils n'obtiendront aucune réponse car Nous aurons placé entre eux un abîme.
Voyant le feu, les criminels réaliseront qu'ils vont y entrer sans pouvoir trouver d'échappatoire.
Nous avons pourtant développé dans ce Coran toutes sortes d'exemples pour les hommes, mais nul n'est plus chicanier que l'homme.
Rien n'empêche les hommes de croire et de demander pardon à leur Seigneur une fois que la direction leur a été donnée si ne n'est que le supplice décliné traditionnellement aux anciens va s'abattre sur eux ou que le châtiment va les prendre de face.
Nous n'envoyons les prophètes qu’en vue d’annoncer la bonne nouvelle et de mettre [les hommes] en garde, mais les mécréants avancent des arguments fallacieux afin de contrer la Vérité en prenant Nos signes et Nos avertissements pour objets de leurs railleries.
Qui donc est plus injuste que celui qui se détourne des Signes de son Seigneur malgré le rappel qui lui en a été fait en oubliant ce que ses mains ont commis ! Nous avons recouvert leur cœur d'un voile et frappé leurs oreilles de surdité afin qu'ils ne comprennent rien. Aussi, tu auras beau les convier à la guidance, ils ne trouveront jamais leur chemin.
Et [malgré ce] ton Seigneur est Pardonneur et Tout de Miséricorde ; s'il leur en tenait rigueur pour ce qu'ils ont commis, Il aurait [sans doute] précipité leur châtiment ; cependant un rendez-vous leur est fixé auquel ils ne pourront échapper.
Toutes ces cités [antiques], Nous les avons anéanties lorsqu'elles se sont comportées injustement et Nous avions fixé un terme à leur disparition.
Et quand Mûssâ eut dit à son serviteur : Je n'aurai de cesse que je n’atteigne le confluent des deux mers, dussé-je marcher des années !
Parvenus au confluent des deux océans, ils oublièrent leur poisson qui reprit librement son chemin dans la mer.
Lorsqu'ils eurent dépassé [le confluent], Mûssâ dit à son serviteur : Apporte-nous notre repas car nous avons enduré beaucoup de fatigue au cours de ce voyage.
Que pensez-vous de ceci ? lui dit le serviteur. J'ai oublié le poisson alors que nous nous abritions près du rocher —seul le diable a pu me faire oublier de m'en souvenir— et il a repris son chemin vers la mer comme par enchantement...
C'est cela même que nous recherchons, dit alors Mûssâ ; et ils rebroussèrent chemin, en marchant sur leurs propres traces.
Ils trouvèrent alors un de Nos adorateurs, auquel Nous avions accordé une Miséricorde et enseigné une Science venant de Nous.
Puis-je te servir, lui demanda Mûssâ, afin que tu m'enseignes en partie la guidance qui t'a été communiquée ?
Jamais tu ne sauras te montrer assez patient en ma compagnie (ou même : Jamais tu ne pourras me supporter), lui répondit
Et comment pourrais-tu d'ailleurs montrer de la patience devant ce que n'embrasse pas ton expérience (litt. : ta science) ?
Si Dieu le veut, lui dit Mûssâ, tu me trouveras patient et je ne désobéirai à aucun de tes commandements.
[Bien], dit [Al-Khadir]. Mais si tu me suis, ne m'interroge sur rien aussi longtemps que je ne t'en ferai pas mention.
Et tous deux de se mettre en route. Ils vinrent à embarquer sur un bateau, et [Al-Khadir] y fit une brèche. Mûssâ s'étonna : As-tu percé cette embarcation pour en noyer les passagers ? Tu as commis là un acte détectable !
Ne t'avais-je pas dit que tu ne saurais jamais te montrer assez patient en ma compagnie ? lui rétorqua [Al-Khadir].
Ne m'en veux pas d'avoir oublié, s'excusa Mûssâ, mais ne m'impose pas une épreuve trop difficile !
Et tous deux repartirent. Ils finirent par rencontrer un jeune homme qu' [.Al-Khadir] tua. Ne viens-tu pas de tuer là un innocent qui n'avait commis aucun crime ? s'indigna Mûssâ. Tu as commis là un acte révoltant !
Ne t’avais-je pas dit, répondit [AL-Khadir], que jamais tu ne saurais te montrer assez patient en ma compagnie ?
Ne me gratifie plus de celle-ci, lui dit alors Mûssâ, si après cela je t'interroge sur quoi que ce soit : tu auras mérité des excuses de ma part.
Et tous deux repartirent. Ils arrivèrent auprès des habitants d'une cité auxquels ils demandèrent de la nourriture ; ceux-ci leur refusèrent l'hospitalité. Ils virent alors un mur qui menaçait de s'écrouler, et [_Al-Khadir] le releva. Si tu le voulais, s'étonna Mûssâ, tu pourrais [au moins] réclamer un salaire pour ce travail !
C’est alors qu’ [Al-Khadir] lui dit : Voici venu le moment de nous séparer. Mais je vais te donner l'explication pour laquelle tu n'as pas su te montrer assez patient :
pour ce qui est du bateau, il appartenait à de pauvres gens qui travaillaient en mer. J'ai voulu l'endommager, car derrière eux venait un roi qui s'emparait par la force de tous les bateaux.
Pour ce qui est du jeune homme, il avait pour père et mère deux croyants. Nous avons craint qu'il ne les entraînât dans sa rébellion et sa mécréance,
et nous avons voulu que le Seigneur leur accordât en échange un enfant meilleur que celui-ci, plus pur et plus affectueux.
Et quant au mur, il appartenait à deux jeunes garçons orphelins de la ville. Sous ce mur se trouve un trésor qui leur était destiné. Leur père était un homme vertueux ; aussi ton Seigneur a-t-il voulu qu’à leur majorité ils découvrent leur trésor, par une miséricorde de ton Seigneur. Mais tout cela, je ne l’ai pas fait de ma propre initiative. Telle est l'explication de ce pour quoi tu n'as pas su te montrer assez patient
Ils t'interrogent aussi au sujet de l'homme aux deux cornes (Dhud Qarnayn). Dis-leur : Je m'en vais vous conter son histoire.
Nous lui avions conféré l'autorité sur terre et lui avions accordé une emprise sur toute chose,
ce dont il fit un large usage,
jusqu'à ce que, parvenu au couchant du soleil, il s'aperçut que celui- ci disparaissait dans une source bouillonnante auprès de laquelle il découvrit une peuplade. Ô Dhû-l-Qarnayn, lui dîmes-Nous, soit tu les châtieras, soit tu les traiteras avec bienveillance.
Pour ce qui est des injustes, répondit-il, nous les châtierons, puis ils seront ramenés auprès de leur Seigneur qui leur infligera un supplice abominable.
Quant à ceux qui auront cru et pratiqué les œuvres pies, ils auront une magnifique récompense (al-husnâ) en guise de rétribution et quant à nous, nous leur faciliterons la tâche.
Puis il emprunta une autre voie
et finit par arriver au levant où il s'aperçut que le soleil se levait sur une peuplade à laquelle Nous n'avions donné aucun moyen de s'en protéger.
Ainsi en était-il [de Dhû-l- Qarnayn] ; Nous embrassions de notre Science tout ce qui était en sa possession.
Puis il emprunta une autre voie
et finit par arriver entre les deux barrages où il trouva en contrebas une peuplade qui ne comprenait pour ainsi dire rien de ce qu'on lui disait.
Ô Dhû-l-Qarnayn, lui dirent-ils, Ya’jûj et Ma’jûj sèment la corruption sur terre ! Pouvons-nous te demander, moyennant un salaire, d'édifier une digue entre eux et nous ?
Le pouvoir que Dieu m’a conféré est préférable [à votre salaire] ; aidez-moi [en conjuguant] vos forces à établir une muraille entre eux et vous.
Apportez-moi des blocs de fer jusqu'à ce que soit comblé l'écart entre ces deux barrages puis [attisez] le feu en soufflant dessus jusqu'à ce qu'il devienne incandescent. Apportez-moi, leur dit-il enfin, de l'airain en fusion afin que je le verse dessus.
Ya’jûj et Ma’jûj ne purent ainsi ni l'escalader ni la transpercer.
Cette muraille, dit-il alors, est une miséricorde de mon Seigneur ; lorsque s'accomplira la promesse de mon Seigneur, Il la réduira en poussière et la promesse de mon Seigneur est inéluctable.
Ce Jour-là, Nous les laisserons déferler les uns sur les autres, puis il sera soufflé dans les trompes et Nous les rassemblerons tous ensemble.
Puis Nous présenterons la Géhenne aux mécréants,
ceux dont les yeux se voilaient à Mon souvenir et qui étaient incapables de prêter l'oreille.
Les mécréants s'imaginent-ils qu'ils prendront [impunément] Mes serviteurs pour protecteurs en M'excluant ? Nous avons apprêté la Géhenne en guise de demeure pour les mécréants.
Dis : Vous ferons-Nous connaître ceux dont les œuvres ont le plus concouru à leur perte ?
Ce sont ceux dont les œuvres auront été vaines dans leur vie de ce monde alors qu’ils s’imaginaient œuvrer pour le mieux.
Ceux-là sont ceux qui auront nié les signes de leur Seigneur et [la possibilité] de Le rencontrer et auxquels Nous n'accorderons aucun poids au Jour de la Résurrection
La Géhenne ! Telle sera leur rétribution pour prix de leur mécréance et pour avoir tourné Mes signes et Mes envoyés en dérision.
Ceux qui auront cru et pratiqué les bonnes œuvres auront le jardin du firdaws comme lieu de séjour.
Ils y demeureront à jamais et ne souhaiteront pas le quitter pour un autre endroit.
Dis : Si la mer servait d’encre en vue d'écrire les paroles de mon Seigneur, elle se serait tarie sans que les paroles de mon Seigneur aient été épuisées quand bien même Nous l’aurions doublée d’une autre mer en guise d'encre.
Dis : Je ne suis qu’un homme semblable à vous mais recevant une indication selon laquelle votre Dieu est une Divinité Unique ; aussi, que celui qui espère rencontrer son Seigneur fasse œuvre pie et qu'en adorant son Seigneur, il ne Lui associe personne.
Kâf, Hâ', Ya’, ‘Ayn, Sâd.
Ceci est le Rappel de la Miséricorde dont ton Seigneur gratifia Son serviteur Zakariyâ
lorsqu'il invoqua son Seigneur à voix basse :
Seigneur, dit-il, mon ossature s'est affaiblie et mes cheveux ont blanchi et jamais, Seigneur, je n'ai été déçu de T'avoir invoqué.
Je redoute [le comportement de] mes proches après ma mort et ma femme est stérile. Accorde-moi en guise de cadeau de Ta part un héritier ;
il recevra ma succession et celle de la famille de Ya’qûb et fais en sorte, Seigneur, qu'il ait Ton agrément !
Ô Zakariyâ, Nous t’annonçons la naissance d'un fils dont le nom sera Yahyâ (Jean). A ce jour, Nous ne lui avons point donné d'homonyme,
Seigneur, reprit-il, comment aurais-je un fils alors que ma femme est stérile et que je suis parvenu à un âge avancé ?
Il en sera pourtant ainsi, dit-il. Puis ton Seigneur rajouta : C'est pour Moi chose facile puisque Je t’ai créé naguère alors que tu n'étais rien.
Seigneur, accorde-moi un signe, reprit Zakariyâ. Ton signe, lui dit-il, consistera, bien que tu ne sois pas muet (sawiyyan), à ne pas parler aux hommes trois jours [consécutifs].
Il quitta le Temple pour se porter devant son peuple et leur fit signe de proclamer Sa Gloire matin et soir.
Ô Yahyâ, reçois les Écritures (litt : le Livre) d’une main ferme ! Nous lui avions conféré l'autorité dès l'enfance
ainsi qu'une Miséricorde (litt. : tendresse, kanân) et une pureté de Notre fait (ladunnâ) et il était de ceux qui se gardent [de Nous],
bienveillant envers ses père et mère et n’était ni tyrannique ni désobéissant.
Que la Paix soit sur lui, le jour de sa naissance, le jour de sa mort et le Jour où il sera ressuscité à la vie.
Mentionne, dans le Livre, [l'histoire de] Maryam lorsqu'elle s'isola de sa famille en un lieu situé à l'Orient
et quelle se dissimula d’eux en se couvrant d'un voile. Nous lui envoyâmes alors Notre Esprit qui lui apparut sous la forme d'un jeune homme bien fait.
Je demande au Miséricordieux de me préserver de toi, lui dit-elle, pour peu que tu [Le] craignes.
Je ne suis envoyé par ton Seigneur qu'afin de te donner un enfant pur, lui répondit-il.
Comment aurais-je un enfant alors qu'aucun homme ne m'a touchée et que je ne suis pas une femme de mauvaise vie ?
C'est ainsi, lui dit-il, que ton Seigneur la décrété : Cela M'est chose facile ! Nous en ferons un signe pour les hommes et une miséricorde [dispensée] par Nous et la chose est déjà résolue.
Elle fut enceinte de l'enfant et se mit à l'écart (ou : se retira) en un lieu éloigné.
Les douleurs la poussèrent à s'abriter près d'un tronc de palmier. Plût au ciel que je fusse morte avant cet événement et que je fusse négligée, oubliée, se dit-elle.
Une voix l'appela, jaillie de dessous elle : Ne t'afflige point, ton Seigneur a placé un ruisseau à tes pieds.
Secoue [en attirant] vers toi le tronc de ce palmier afin d'en faire tomber sur toi des dattes mûres,
Manges-en, bois et détends-toi ! Et si tu vois quelqu'un, dis-lui : j'ai fait vœu de jeuner au Miséricordieux et en ce jour je n'adresserai la parole à aucun être humain !
Elle se rendit dans sa tribu en portant l'enfant. Maryam, lui dirent-ils, tu as commis une abomination !
Ô sœur de Hârûn, ton père n'était pas un libertin ni ta mère une femme dissolue
Alors elle désigna l'enfant. Comment parlerions-nous, s'écrièrent-ils, à un enfant encore au berceau ?
Je suis le serviteur de Dieu, leur dit-il, [en guise de réponse]. Il m'a accordé les Écritures et a fait de moi un prophète
et un être béni où que je me trouve, et Il m'a recommandé la prière et l'aumône tant que je serai en vie,
ainsi que la piété filiale envers ma mère et Il n’a pas fait de moi un oppresseur scélérat.
Et que la Paix soit sur moi le jour de ma naissance, le jour où je mourrai et le Jour où je serai ramené à la vie !
Tel est 'Issâ fils de Maryam ; telle est la parole vraie qui fait pourtant l'objet de leurs doutes.
Il ne sied pas à Dieu, exalté soit-il, de prendre un enfant. Lorsqu'il décide d'une chose il Lui suffit de dire : Sois ! pour quelle voit le jour.
Dieu est bien mon Seigneur et le vôtre ! Adorez-Le donc, telle est la voie droite !
Les différents partis divergèrent entre eux [au sujet de jésus]. Malheur aux mécréants lorsqu’ils assisteront à ce Jour terrible !
Comme ils entendront bien et comme ils verront bien le Jour où ils comparaîtront devant Nous ! Alors qu’aujourd’hui ces iniques sont dans un égarement manifeste !
Mets-les en garde contre le Jour du regret lorsque leur sort aura été décidé alors qu’incrédules ils étaient plongés dans l’insouciance.
C'est Nous qui hériterons de la terre et de ceux [qui vivent] à sa surface et c'est vers Nous qu'ils seront ramenés.
Rappelle dans le Livre [l'histoire] d’Ibrâhîm —car il était un pro­phète véridique—
lorsqu’il s'adressa à son père en disant : Père, pourquoi adores-tu ce qui ne voit ni n'entend et qui ne te sera d’aucune utilité ?
Père, on m'a consenti une part de science que tu n'as pas reçue ; suis- moi donc et je te conduirai sur une voie harmonieuse,
Père, n'adore pas le diable car il fait preuve de désobéissance envers le Miséricordieux.
Père, je crains qu'un châtiment ne t’atteigne venant du Miséricordieux et que tu ne sois l'un des alliés (litt. : un saint, waliyyan) du diable.
Te détournerais-tu de nos divinités, Ibrâhîm ? lui demanda son père. Si tu ne cesses pas, je te ferai lapider ! Et maintenant laisse-moi et [ne reviens pas] de sitôt !
Que la paix soit sur toi ! lui dit Ibrâhîm. Je demanderai à Dieu de te pardonner, car Il est Bienveillant envers moi.
Et je vous abandonne avec ce que vous adorez en dehors de Dieu et j'invoquerai mon Seigneur ; peut-être ne serai-je pas déçu de Lui adresser mes prières !
Et lorsqu'il les abandonna avec ce qu’ils adoraient en dehors de Dieu Nous lui donnâmes pour [descendance] Ishâq et Ya’qûb et Nous fîmes de tous deux des prophètes.
Et Nous les avons gratifiés d’une part de Notre Miséricorde et leur avons accordé un langage sublime de sincérité.
Rappelle également dans le Livre [l'histoire de] Mûssâ car c'était un élu et c’était un prophète doublé d'un envoyé.
Nous l’appelâmes du versant droit de la montagne et le rapprochâmes [de Nous] en faisant Notre confident.
Et Nous lui accordâmes par un effet de Notre Miséricorde [d’avoir] en son frère Hârûn (Aaron) un prophète.
Rappelle également [l’histoire] d'Ismâ’îl qui était sincère dans ses promesses et qui était un prophète doublé d'un envoyé.
Il ordonnait aux siens d'accomplir la prière et d’acquitter l'aumône prescrite et il jouissait de la satisfaction de son Seigneur.
Rappelle dans le Livre [l'histoire] d'Idrîss qui était un prophète véridique
et que Nous avons élevé en un lieu dominant (litt. : élevé).
Ceux-là sont ceux auxquels Dieu a accordé Ses faveurs, prophètes issus d'Adam et de ceux que Nous emportâmes avec Nûh [dans l'Arche], ainsi que de la postérité d'Ibrâhîm et d'Isrâ'îl et de ceux que Nous avons guidés et élus ; si on leur récite les versets du Miséricordieux ils tombent à terre prosternés en pleurant,
Après eux une génération leur a succédé qui a négligé la prière et suivi ses passions, courant ainsi à sa perte (ghayyan)
exception faite de ceux qui se sont amendés et qui ont œuvré pieusement : ceux-là entreront au Paradis et ne seront lésés en rien.
[Ils entreront] dans les jardins d'Éden que le Miséricordieux a promis à Ses serviteurs [les informant] de ce qui leur était caché (ghayb) et Sa promesse est inéluctable.
Ils n'y entendront aucune parole vaine, seulement une parole de paix et ils y recevront leur subsistance matin et soir.
Tel est le Paradis que Nous accordons en héritage à ceux d'entre Nos serviteurs qui se préservent [de Nous].
Et Nous ne descendons que sur Ordre de ton Seigneur qui possède ce qui est derrière nous, devant nous et ce qui se trouve entre les deux. Et ton Seigneur n'est pas oublieux !
Le Seigneur des cieux et de ce qu'ils contiennent : Adore-Le et montre-toi constant dans Son adoration ! Lui connaîtrais-tu un homonyme
L'homme demande [de façon déplacée] : Si je viens à mourir, serai-je ressuscité ?
L'homme ne se souvient-il pas que Nous l'avons créé auparavant alors qu'il n'était rien
Par ton Seigneur, Nous les rassemblerons avec les démons et les ferons se présenter agenouillés autour de la Géhenne.
Puis Nous arracherons à chaque groupe ceux qui se seront montrés le plus impertinents vis-à-vis du Miséricordieux.
Du reste Nous connaissons mieux que personne ceux qui méritent le plus d'y être précipités.
Pas un d'entre vous ne se verra épargner d'y entrer ; de la part de ton Seigneur, il s'agit d'une résolution arrêtée.
Puis Nous en sauverons ceux qui se seront gardés [de Nous] et Nous y abandonnerons les tyrans sur les genoux.
Et lorsqu'on leur récite Nos versets en guise d'explications, les mécréants demandent : Lequel d'entre nous occupe la meilleure place (maqâman) et jouit de la meilleure compagnie ?
Combien de générations avons-Nous anéanties avant eux, vivant plus confortablement et plus en vue ?
Dis : Que le Miséricordieux accorde un délai à ceux qui sont dans l'égarement jusqu'à ce qu'ils voient ce qui leur est promis, le châtiment ou le [jugement] de l'Heure ; ils sauront alors lequel est dans la plus mauvaise posture et qui a la troupe la plus faible.
Dieu accroîtra l'intuition (litt. : la guidance) de ceux qui sont bien guidés, et les œuvres pies, [dont les fruits] demeurent à jamais, sont plus méritoires au regard de ton Seigneur et la garantie d'une meilleure issue.
As-tu médité [l'exemple] de celui qui a nié Nos signes et prétendu qu'il [n’en] recevrait [pas moins] biens et postérité ?
A-t-il eu un aperçu sur ce qui est celé (ghayb) ? Ou bien a-t-il reçu un engagement du Miséricordieux ?
Que non pas ! Nous consignerons ses propos et redoublerons (ou : prolongerons) son supplice.
Et c’est Nous qui hériterons de ses prétendus biens et il se présentera seul devant Nous !
Ils se sont choisi des divinités en dehors de Dieu afin de conforter leur puissance (ou encore : afin qu’elles soient pour eux une source de fierté).
Ils renieront leur idolâtrie qui tournera à leur désavantage.
Ne vois-tu pas que Nous avons envoyé les démons à l’encontre des mécréants afin de les exciter [à la transgression]
Ne témoigne pas d'impatience à leur égard. Nous faisons le compte [des jours qui leur retient en ce monde] avec précision.
Le Jour où Nous rassemblerons par délégations ceux qui se seront prémunis du Miséricordieux auprès de Lui,
et où Nous conduirons les criminels à la Géhenne tels du bétail [à l’abreuvoir],
ils ne bénéficieront d’aucune intercession excepté ceux qui auront pris un engagement vis-à-vis du Miséricordieux.
Les mécréants ont prétendu que le Miséricordieux avait pris fils.
Vous avez proféré une telle énormité
que les deux sont sur le point de s'ouvrir, la terre de se fendre et les montagnes de s'écrouler en poussière.
Prétendre que le Miséricordieux avait pris un fils !
alors qu'il ne sied pas au Miséricordieux de prendre un enfant,
alors que tous les habitants des cieux et de la terre se présenteront devant Lui en tant que serviteurs.
Il les a recensés et dénombrés un par un,
et tous se présenteront isolément au Jour de la Résurrection.
A ceux qui ont cru et pratiqué les œuvres pies le Miséricordieux dispensera Sa Compassion.
Nous avons facilité [la compréhension du Livre en le révélant] dans ta langue afin que par son intermédiaire tu annonces la bonne nouvelle à ceux qui se gardent [de Dieu] et que tu mettes en garde un peuple acrimonieux (ou : querelleur).
Combien de générations avons-Nous anéanties avant eux ? As-tu décelé la présence d'un seul d'entre eux ou entendu un seul de leurs murmures ?
Tâ-Hâ.
Nous ne t'avons pas révélé ce Coran pour te faire endurer des souffrances,
mais seulement à titre de Rappel pour quiconque a la crainte [de Dieu]
et en guise de révélation de la part de Celui qui a créé la terre et les deux élevés :
le Miséricordieux établi sur le Trône.
Il possède ce qu'il y a dans les cieux, sur la terre, ce qui se situe entre les deux et même le sous-sol (ou : les entrailles de la terre).
Et que tu parles à haute voix [ou à voix basse, sache au] Il connaît vos apartés et même ce qui est plus inaccessible (litt. : plus dissimulé).
Dieu qui est tel qu'il n'est de divinité que Lui : c'est à Lui qu'appartiennent les plus beaux noms !
L'histoire de Mûssâ t'est-elle parvenue ?
Lorsqu'il vit un feu, il dit aux siens : Restez ici, je viens de voir du feu. Peut-être pourrais-je vous en ramener un tison ou bien trouver grâce à lui mon chemin ?
Lorsqu'il eut atteint son but, il fut appelé par une voix : Mûssâ,
c'est Moi qui suis Ton Seigneur, ôte donc tes sandales car tu te trouves dans la vallée sacrée de Tuwâ.
C'est Moi qui t'ai choisi ; sois attentif (litt. : écoute) à ce qui va t'être révélé
Certes c'est Moi qui suis Dieu et il n'est de divinité que Moi ; aussi adore-Moi et accomplis la prière en souvenir de Moi.
L'échéance de l’Heure est proche et peu s'en est fallu que J'aie dissimulé jusqu'à son existence afin que chaque être soit rétribué selon ses œuvres
Que [l'attitude] des incroyants et de ceux qui se sont adonnés à leurs passions funestes (tarda) ne t'empêche cependant pas d'y croire.
Mais que tiens-tu dans ta main droite, ô Mûssâ
C'est mon bâton qui me sert de canne, à effeuiller [les arbres] pour mes moutons et à bien d'autres usages encore.
Jette-le, Mûssâ, lui dit-il.
Mûssâ le jeta et voilà le bâton transformé en serpent rampant.
Prends-le et ne crains rien, Nous lui restituerons sa forme première.
Replie (litt. : joins) ta main contre ton flanc ; elle en ressortira intacte d'un blanc [lumineux] en guise de second signe.
Cela afin que Nous te fassions voir quelques-uns de Nos plus grands signes
Va-t’en trouver Pharaon car il s'est rebellé.
Seigneur, Lui dit-il, soulage (litt. : dilate) ma poitrine
et facilite-moi la tâche ;
délie-moi la langue
afin qu'ils comprennent mes propos
et accorde-moi un ministre au sein de ma famille
en la personne de mon frère Hârûn
afin que par lui je raffermisse mes forces !
Associe-le à ma mission
afin que nous proclamions Ta Gloire sans relâche
et que nous nous souvenions fréquemment de Toi,
car Tu nous perçois parfaitement de Ton regard.
Mûssâ, ta demande est déjà exaucée, lui répondit Dieu.
Nous t'avions déjà accordé Nos faveurs en une autre occasion,
lorsque Nous inspirâmes à ta mère ce qui lui fut inspiré,
[à savoir] d'abandonner (litt. : jeter) l'enfant dans le Nil après l'avoir placé dans un panier (tâbût) afin que le fleuve le rejette sur le rivage et qu'un de ses ennemis et des Miens le recueille. Je t’ai revêtu d'un amour Mien afin que tu sois éduqué sous Mes yeux,
[notamment] lorsque ta sœur [leur] eut dit en passant : Vous indiquerai-je quelqu'un qui le prendra en charge ? C'est ainsi que Nous te ramenâmes à ta mère afin qu’elle se réjouisse et ne s’afflige point. Par la suite tu occis un homme et Nous t'épargnâmes bien des soucis tout en te soumettant à des épreuves ; tu demeuras des années durant parmi les habitants de Madyan puis tu te rendis en ce lieu prédestiné.
Je t’ai choisi pour Moi-même ;
partez avec ton frère munis de Mes signes et ne faiblissez pas lorsqu'il s’agit de vous souvenir de Moi.
Allez auprès de Pharaon car il s'est rebellé
et tenez-lui un langage avenant, peut-être se souviendra-t-il [de Moi] ou bien [Me] craindra-t-il.
Seigneur, dirent-ils tous deux, nous redoutons qu'il ne s’emporte ou ne s’insurge contre nous.
Ne craignez rien, leur répondit-Il, Je suis à vos côtés pour entendre et pour voir !
Allez le trouver et dites-lui : Nous sommes les envoyés de ton Seigneur, laisse partir avec nous les enfants d'Isrâ’îl et ne les soumets pas au supplice. Nous sommes venus te trouver munis de signes de ton Seigneur et que la paix soit sur ceux qui suivent la bonne direction.
Il nous a été révélé que le châtiment était destiné aux dénégateurs qui se détournaient [de ses signes].
Et quel est donc votre Seigneur, ô Mûssâ ? demanda Pharaon.
Notre Seigneur, répondit-il, et Celui qui a donné à chaque être tout ce dont il avait besoin puis qui les a conduits [à en faire bon usage].
Et quel fut donc le sort des générations passées ? poursuivit Pharaon.
La connaissance [de leur sort] est consignée dans un livre auprès de mon Seigneur qui ne saurait ni oublier ni s'égarer,
qui a fait de la terre pour vous une étendue et y a tracé des chemins à votre intention et qui a fait descendre du ciel une eau grâce à laquelle Nous faisons pousser toutes sortes de plantes.
Mangez-en et faites paître votre bétail ; certes en tout cela il y a des signes pour ceux qui sont doués d'intelligence.
C'est d'elle que Nous vous avons créés, c'est à elle que Nous vous ferons retourner et d'elle que Nous vous ferons sortir une fois encore.
Ainsi Nous lui fîmes voir tous Nos signes qu'il traitait d'impostures et dont il se détourna.
Mûssâ, es-tu venu afin de nous bannir de nos terres au moyen de ta magie ? lui demanda [Pharaon].
Nous t'opposerons une magie semblable ; fixe donc entre nous et toi un rendez-vous en terrain neutre que nous ne manquerons ni les uns ni les autres.
Votre rendez-vous, répondit-il, est fixé au jour de votre fête lorsque tous les gens seront rassemblés de bon matin.
Pharaon se retira, prépara ses artifices et vint [au jour fixé].
Malheur à vous ! leur dit Mûssâ, ne proférez pas de mensonges sur le compte de Dieu car Il vous infligerait un châtiment destructeur et les menteurs risquent une déconvenue.
Alors, en aparté, ils se concertèrent secrètement entre eux
et dirent : Ces deux-là sont des magiciens qui veulent par leur magie vous bannir de votre pays et détruire votre réputation exemplaire (ou encore : saper vos traditions les plus vénérables).
Conjuguez vos stratagèmes et resserrez vos rangs ; en ce jour la réussite est acquise à celui qui aura le dessus.
Mûssâ, dirent-ils, jetteras-tu [ton Bâton] ? ou bien serons-nous les premiers à jeter [le nôtre] ?
Jetez-le donc les premiers, leur dit-il. Ils les lancèrent donc, et aussi- tôt, sous le charme de leur sorcellerie, il s'imagina voir ramper leurs cordes et leurs bâtons.
En son for intérieur Mûssâ en éprouva de la crainte.
Ne crains rien, lui dîmes-Nous, c'est toi qui seras le vainqueur.
Lance donc ce que tu tiens dans ta dextre, il avalera tout ce qu'ils ont élaboré et qui n'est qu’artifice de magicien. Or les magiciens échouent où qu'ils se rendent,
Les magiciens se retrouvèrent alors prosternés en disant : Nous avons foi dans le Seigneur de Mûssâ et de Hârûn.
Avez-vous cru avant que je vous en donne la permission ? s'exclama Pharaon. Ce ne peut-être que votre maître qui vous a enseigné la magie ! Je vous ferai couper les mains et les pieds opposés puis je vous ferai crucifier sur des troncs de palmier et vous saurez bientôt lequel d'entre nous inflige les supplices les plus sévères et les plus durables.
Par Celui qui nous a créés, répondirent-ils, nous ne te préférerons pas aux preuves qui nous ont été données ; fais ce que tu as décidé car tu n'as de pouvoir qu’en la vie d'ici-bas.
Nous avons cru en notre Seigneur afin qu'il nous pardonne nos fautes et cette magie à laquelle tu nous as contraints. Et Dieu [en tant que' recours] est Meilleur et Seul Durable.
Celui qui se présentera devant Dieu comme un criminel est promis à la Géhenne où il ne connaîtra ni la mort ni une vie [digne de ce nom].
Mais ceux qui se présenteront devant Lui en croyants ayant accompli des œuvres pies, ceux-là sont destinés [à séjourner] dans des dations élevées.
Les jardins d'Eden où ils séjourneront à jamais : telle sera la rétribution de ceux qui se seront purifiés.
Nous avons inspiré à Mûssâ d'emmener de nuit Mes serviteurs et de leur frayer un passage sec dans la mer sans craindre d'être rattrapés et sans s'effrayer.
Pharaon les poursuivit à la tête de ses armées et ils furent engloutis par les flots.
C'est ainsi que Pharaon égara son peuple pour avoir refusé la bonne direction.
Ô fils d'Isrâ'îl, Nous vous avons délivrés de votre ennemi et vous avons fixé un rendez-vous sur le flanc droit du Sinaï ; puis Nous avons fait descendre sur vous la manne et les cailles.
Buvez et mangez de ces aliments sains dont Nous vous avons gratifiés mais sans vous livrer à des excès car Ma colère s'abattrait sur vous et celui qui est victime de Ma colère court à sa perte.
Mais Je suis fortement enclin à pardonner à celui qui se repent, œuvre pieusement et se laisse guider.
Pourquoi t'être éloigné précipitamment de ton peuple, ô Mûssâ ?
Ils étaient sur mes traces, répondit Mûssâ, et je me suis dépêché afin de Te satisfaire !
Nous les avons soumis à la tentation après ton départ et le Samaritain les a égarés
Mûssâ revint alors vers son peuple, en proie à la colère et à la tristesse : Mon peuple, leur dit-il, votre Seigneur ne vous avait-Il pas fait une promesse satisfaisante ? Avez-vous trouvé trop long le délai [fixé à son accomplissement] ? Ou bien vouliez-vous que le courroux de votre Seigneur s’appesantisse sur vous en sorte que vous avez failli à la promesse que vous m'aviez faite ?
Nous n'avons pas violé notre engagement de notre propre initiative mais nous nous étions lourdement chargés des bijoux [provenant] d'Egypte et nous les avons jetés [dans le feu pour les faire fondre] à l'instar du Samaritain.
C'est ainsi qu'il façonna à leur intention un corps de veau doué d'un mugissement et qu'ils s'exclamèrent : Voici votre dieu et celui de Mûssâ qu'il a dû oublier ici !
Ne voyaient-ils pas qu'il ne leur fournissait aucune réponse et qu'il ne pouvait leur être utile ou nuisible en quoi que ce soit,
Hârûn leur avait pourtant bien dit : Mon peuple, vous avez été trompés par ce veau. Votre Seigneur n'est autre que le Miséricordieux, suivez-moi et obéissez à mon ordre.
Nous ne cesserons de l'adorer, dirent-ils, jusqu'à ce que Mûssâ soit de retour parmi nous.
Hârûn, dit alors Mûssâ [à son frère], qu'est ce qui t'a empêché de me suivre quand tu les a vus ainsi s'égarer ?
Aurais-tu enfreint mon ordre ?
Ô fils de ma mère, le supplia-t-il, ne me tire pas par la barbe ni par les cheveux, j'ai craint que tu ne dises : Tu as divisé les fils d'Isrâ'îl pour n'avoir pas observé mes instructions.
Et toi, Samaritain, qu'as-tu à répondre [pour ta défense] ?
J'ai simplement vu, dit-il, ce qu'ils ne voyaient pas et m'étant saisi d'une poignée [de la terre] qui avait été foulée par l'émissaire [de Dieu] je l'ai projetée [sur le veau, ou : sur le métal en fusion] suivant en cela les suggestions de mon âme.
Va-t'en, lui dit Mûssâ. Désormais il te faudra dire ta vie durant : Ne m'approchez pas ! Et un rendez-vous t'est fixé [ultérieurement] que tu ne pourras manquer. Regarde donc ton dieu que tu n'as cessé d'adorer, Nous le brûlerons, puis Nous disperserons ses cendres dans la mer.
Vous n'avez d'autre divinité que Dieu : il n'est point de divinité en dehors de Lui et Il embrasse toute chose de Sa Science.
C'est ainsi que Nous te relatons certains faits du passé en te transmettant ce Rappel venant de Nous.
Quiconque s’en détourne se chargera au Jour de la Résurrection d’un fardeau
[pesant] à jamais [sur ses épaules]. Quelle détectable surcharge ce sera au Jour de la Résurrection !
le Jour où l'on soufflera dans les trompes et où l'on rassemblera les criminels, la mine sombre.
Ils se concerteront entre eux dans le plus grand secret : Vous n'êtes restés [tout au plus] que dix [jours en ce monde].
Nous savons fort bien ce qu'ils diront lorsque ceux dont la méthode [l'appréciation] sera la plus juste prétendront : Nous ne sommes restés qu'un jour !
Ils t'interrogent au sujet des montagnes ; réponds-leur : Mon Seigneur les réduira en poussière
[en en faisant] un sol nivelé.
Tu n'y verras plus ni collines ni sinuosités.
Ce Jour-là, ils répondront à l'appel (litt. : ils suivront) du héraut, baissant la voix devant le Miséricordieux et tu entendras à peine un murmure.
Ce Jour-là, toute intercession sera inutile à moins qu’elle n'émane de quelqu'un d'autorisé par le Miséricordieux et dont Il aura agréé les.
Il sait ce qui se trouve devant eux et derrière eux alors qu'ils ne Le cernent pas de leur science.
Les faces se sont prosternées devant le Vivant qui subsiste par Lui-même ; et ils ont d'ores et déjà échoué, ceux qui se seront chargés d'iniquité !
Celui qui accomplit en croyant des œuvres pies n'aura à craindre ni injustice ni frustration.
Ainsi l'avons-Nous révélé Coran arabe, en y énumérant toutes sortes de menaces afin qu'ils s'en prémunissent ou qu'il provoque chez eux une réminiscence.
Exalté soit Dieu le Roi, l'[unique] Réalité (litt : la vérité ). Ne t'empresse pas de réciter le Coran avant que sa révélation ne t'ait été transmise dans son intégralité te dit : Seigneur, accrois ma connaissance ('ilman) !
Déjà, avant [sa chute], Nous avions fait à Adam une recommandation qu'il avait vite oubliée. Et Nous ne lui trouvâmes aucune ferme résolution.
[Souviens-toi] lorsque Nous enjoignîmes aux anges de se prosterner ; ils s'exécutèrent à l'exception d'Iblîs qui s'y refusa.
Adam, lui dîmes-Nous, celui-ci est un ennemi pour toi et ton épouse. Qu'il ne vous fasse pas sortir du Paradis car tu serais un réprouvé.
Tu n'auras pas à y connaître la faim ni la nudité,
pas plus que tu n’y souffriras de la soif ni [des morsures] du soleil.
Mais le diable le tenta de ses suggestions en disant : T'indiquerai-je l'arbre de l'immortalité ainsi qu'un royaume impérissable ?
Ils en mangèrent alors tous deux et leur nudité leur apparut, puis ils se mirent à se couvrir avec le feuillage du Paradis. C'est ainsi qu'Adam désobéit à son Seigneur et s'égara.
[Par la suite] son Seigneur en fît son élu, Il agréa son repentir et le guida [sur la bonne voie].
Soyez tous précipités hors du Paradis, ennemis les uns des autres ; si vous recevez de Moi une guidance, celui qui s'y conformera ne s'égarera pas et ne sera pas réprouvé.
Mais celui qui se détourne de Mon invocation connaîtra une vie étriquée et Nous le ferons comparaître aveugle.
Seigneur, dira-t-il, pourquoi m'avoir fait comparaître en aveugle alors que je voyais ?
C'est ainsi, lui répondra-t-Il. N'as-tu pas oublié Nos signes après qu’ils te soient parvenus ? De la même façon en ce Jour tu seras oublié !
C'est ainsi que Nous rétribuerons ceux qui se seront livrés à des outrances et n'auront pas cru aux signes de leur Seigneur, Et le châtiment de l'Ultime Demeure est plus sévère et plus durable,
N'ont-ils pas été édifiés par le nombre de générations que Nous avons anéanties avant eux ? Ne foulent-ils pas le sol sur lequel elles habitaient ? Autant de signes pourtant pour ceux qui sont doués d'intelligence !
N’était une précédente décision de ton Seigneur et le terme fixé [pour le Jugement], le châtiment les aurait poursuivis [dès maintenant].
Patiente devant leurs propos et proclame les louanges de ton Seigneur avant le lever du soleil, avant son coucher, et pendant des moments de la nuit ! Et glorifie-Le aux extrémités du jour afin d’être agréé [de Lui].
Ne convoite pas du regard ce dont Nous avons gratifié certaines catégories de mécréants : ce ne sont que les parures de la vie d’ici-bas au moyen desquelles Nous les éprouvons alors que la récompense de ton Seigneur est préférable et plus durable !
Ordonne aux gens de ta famille d'accomplir la prière et persévère dans son accomplissement. Nous ne te demandons pas Notre subsistance, c'est Nous qui pourvoyons à la tienne et la piété aura les plus heureuses conséquences.
Que ne nous apportes-tu, disent-ils, un signe de ton Seigneur ! La preuve de ce que renfermaient les Écritures antérieures ne leur a-t- elle pas été donnée ?
Si Nous les avions anéantis en leur envoyant un supplice avant [de te missionner], ils auraient sans doute dit : Seigneur, pourquoi ne pas nous avoir envoyé de prophète ? Nous aurions alors pris en compte (litt. : suivi) Tes signes avant d'être soumis à des humiliations dégradantes.
Réponds-leur : Chacun d'entre nous se trouve dans l'attente [de l'événement] ; attendez donc et vous saurez bientôt quels sont ceux qui se trouvent sur une voie harmonieuse et sont bien dirigés.
Le moment est proche où les hommes rendront des comptes, alors que, plongés dans leur insouciance, ils s'en détournent.
Il n’est de Rappel de leur Seigneur, fraîchement révélé, qu'ils n’écoutent d’une oreille distraite
le cœur insouciant. En aparté ils se font des confidences : Qu'est-il donc sinon un homme comme vous ? Allez-vous vous adonner à la magie en dépit de votre clairvoyance ?
Mon Seigneur, affirma [l'Envoyé], sait ce qui se dit dans le ciel et sur terre et Il entend et sait tout.
En vérité, ce ne sont là que des songes incohérents, rétorquèrent [les mécréants] ; ou encore des mensonges, à moins qu'il ne s'agisse d’un poète ! Qu'il nous apporte donc un signe semblable à ceux qu'ont produits les premiers envoyés !
Or les cités que Nous avions anéanties par le passé n'avaient pas eu la foi ; pourquoi ceux-là y croiraient-ils ?
Avant toi Nous n'avons envoyé que des hommes auxquels Nous avons inspiré [la révélation] ; demandez aux détenteurs des Ecritures si vous êtes dans l'ignorance.
Nous ne leur avons jamais attribué un corps dispensé de se nourrir pas plus qu'ils n'étaient immortels.
Puis Nous tînmes Nos promesses envers eux en les sauvant avec ceux que Nous voulions [sauver] et en faisant périr ceux qui se livraient à des outrances.
Certes Nous vous avons révélé un Livre contenant un Rappel à votre intention ! Comprendrez-vous enfin ?
Combien avons-Nous anéanti de cités iniques afin d'y implanter d'autres peuples après elles ?
Et lorsqu'ils eurent éprouvé Notre rigueur, ils fuirent leurs cités en toute hâte (ou : à toutes jambes),
Ne fuyez pas ! Retournez à votre opulence au sein de vos demeures. Peut-être vous demandera-t-on [l’aumône] ?
Malheur à nous ! dirent-ils, nous étions dans l'iniquité !
Ils ne cessèrent de répéter ces lamentations jusqu'à ce que Nous les ayons fauchés [comme du blé les laissant] inertes.
Ce n'est pas par jeu que Nous avons créé le ciel, la terre et ce qu'ils contiennent.
Eussions-Nous souhaité un tel divertissement qu'il eût été à Notre portée si tant est que Nous y ayons songé !
Non ! Nous lançons plutôt la Vérité contre l'erreur de façon à la réfuter et aussitôt celle-ci s'évanouit. Le malheur soit sur vous pour prix de ce que vous [Lui] attribuez !
C'est à Lui qu'appartiennent les habitants des cieux et de la terre. Ceux qui se trouvent auprès de Lui n'éprouvent en L'adorant ni orgueil ni lassitude.
Ils proclament Sa gloire sans relâche (ou : sans se lasser) de nuit comme de jour.
Auraient-ils choisi des divinités sur terre capables de ressusciter [les morts] ?
S'il y avait eu d'autres divinités que Dieu dans le ciel ou sur la terre, ceux-ci se seraient altérés (ou : détériorés). Gloire à Dieu, le Seigneur du Trône, au-delà de ce qu'ils Lui attribuent !
On ne saurait Lui demander compte de Ses actes, mais eux devront répondre de ce qu'ils font.
Auraient-ils choisi des divinités en dehors de Dieu ? Apportez donc la preuve [de ce que vous avancez] Cette Remémoration (dhikr) et celle de ceux qui sont avec moi et celle de ceux qui m'ont précédé mais la plupart d'entre eux ignorent la Vérité et c'est pourquoi ils s'en détournent.
Il n'est aucun prophète que Nous n’ayons envoyé avant toi sans lui inspirer qu'il n'est de Dieu que Moi : aussi, adorez-Moi !
Ils ont prétendu que le Tout Miséricordieux avait pris fils (litt. : un enfant) ! Gloire à Lui ! Ce seraient plutôt des serviteurs respectables
qui ne prennent jamais la parole avant Lui et [n'] agissent [que] sur Son Ordre.
Il sait ce qui se trouve devant eux et derrière eux et ils n'intercèdent qu'en faveur de celui auquel Il consent [le pouvoir d’intercéder] tout en étant figés par crainte de Lui.
Celui d’entre eux qui prétendrait être une divinité en dehors de Lui, celui-là Nous le jetterions à la Géhenne en guise de rétribution. C'est ainsi que Nous rétribuons ceux qui ne mettent pas les choses à leur place (litt. : les injustes).
Les mécréants ne voient-ils pas que les cieux et la terre étaient soudés les uns à l'autre, que Nous les avons dissociés (litt. : fendus) et que de l'eau, Nous avons fait toute chose vivante ? Ne croiront-ils pas enfin ?
De crainte que la terre ne vous inflige ses tremblements, Nous y avons ancré les montagnes à travers lesquelles Nous avons frayé des défilés en guise de voies de communication afin que vous puissiez vous guider.
Nous avons fait des cieux une voûte sûre et malgré ce ils se détournent de Nos signes.
C'est Lui qui a créé la nuit et le jour, le soleil et la lune, chacun évoluant sur une orbite propre.
Jamais nous n’avons conféré l'immortalité à quiconque avant toi ! Si tu viens à mourir seraient-ils, eux, immortels
Toute âme est destinée à goûter la mort et Nous vous éprouvons par le bien et le mal en guise de tentation et c'est vers Nous que vous serez ramenés.
Et lorsque les mécréants te voient, ils ne savent que te railler : Est-ce bien l’homme qui vilipende vos dieux ? tandis qu'ils renient le Rappel du Tout Miséricordieux.
L'homme a été créé de précipitation ! Mais ne Me demandez pas de hâter [votre châtiment], car bientôt Je vous montrerai Mes signes !
A quand ce rendez-vous, demandent-ils, si vous êtes véridiques ?
Si seulement les mécréants connaissaient le moment où ils ne pourront plus détourner le feu de leurs dos ni de leurs visages et où ils n'auront plus aucun recours !
Le feu fondra sur eux brusquement et les surprendra sans qu'ils puissent le repousser ou qu'il leur soit accordé le moindre délai.
Déjà des prophètes avant toi avaient été pris en dérision et ceux qui les avaient ainsi raillés avaient été cernés par ce châtiment qu'ils tournaient en ridicule.
Dis-leur : Qui donc vous préserve du Miséricordieux de nuit comme de jour ? Mais ils se détournent [car il leur répugne de se] souvenir de leur Seigneur.
Auraient-ils des divinités qui les protégeront contre Nous ? Elles seront incapables de se secourir elles-mêmes et les mécréants ne seront pas à l'abri de Nous-même.
Ceux-là, Nous les avons fait jouir de Nos faveurs ainsi que leurs pères au point [de les leurrer] du fait de leur longévité. Ne voient-ils pas que c'est Nous qui régissons le pays en amputant [progressivement leurs possessions] de ses extrémités ? Sont-ils bien les vainqueurs ?
Dis-leur : Mes mises en garde sont uniquement fonction de mon inspiration mais le sourd n'entend pas les appels lorsqu'on l'avertit.
Qu'un seul souffle du châtiment de ton Seigneur les effleure et les voilà qui s'écrient : Malheur à nous ! nous étions des injures.
Au Jour de la Résurrection Nous placerons des balances précises et nul ne sera lésé ; s'agirait-il du poids d'un atome de moutarde que Nous l'apporterions ! Il suffira de Nous pour établir les comptes.
Déjà Nous avions révélé à Mûssâ et à Hârûn la Discrimination en guise de clarté et de rappel à l'intention de ceux qui se prémunissent,
ceux qui craignent leur Seigneur dans l'intimité (litt. : le secret) et redoutent l'échéance de l'Heure.
Ce Coran est une réminiscence bénie que Nous avons révélée [à votre intention]. Allez-vous le nier ?
Avant [la venue de Mûssâ et de Hârûn] Nous avions conféré à Ibrâhîm, connaissant ses dispositions, une capacité à guider (rushdahu),
[ainsi] lorsqu'il dit à son père et à son peuple : Que sont ces Statues auxquelles vous consacrez tout ce temps ?
Nous avons trouvé nos pères, répondirent-ils, qui leur vouaient un culte.
Vous et vos pères, leur dit-il, vous étiez dans un égarement manifeste !
Parles-tu sérieusement ou es-tu du genre dilettante ?
Que non ! répondit-il, votre Seigneur est le Seigneur des cieux et de la terre, Celui qui les a créés ! Et de cela je serai l'un des témoins.
Et par Dieu, je jouerai bien un tour à vos idoles après que vous aurez le dos tourné.
Il les brisa alors en morceaux exception faite de la plus grande d'entre elles dans l'espoir qu'ils s'en référeraient à elle (yarji'ûn).
Qui donc a pu faire cela à nos divinités se demandèrent-ils. C'est vraiment un sacrilège !
Nous avons entendu un jeune homme qui en disait du mal, reprirent-ils ; il a pour nom Ibrâhîm.
Faites-le comparaître au vu de la foule, peut-être témoignera-t-elle [de sa culpabilité]
Est-ce toi, Ibrâhîm, demandèrent-ils, qui a fait subir cet outrage à nos divinités ?
Certainement pas ! répondit-il. C'est la plus grande que voici qui les a détruites. Interrogez-les donc, si toutefois elles sont en mesure de parler !
Alors ils revinrent à eux et reconnurent : C'est nous qui étions des injures ! (Litt. : Vous étiez des injures)
mais pour se rétracter aussitôt en disant : Tu sais bien que ces idoles ne parlent pas !
Adorez-vous donc, reprit Ibrâhîm, en excluant Dieu [de votre culte], ce qui ne vous est utile ni nuisible en rien !
La piété soit de vous et de ce que vous adorez en dehors de Dieu ! Avez-vous toute votre raison
Brûlez-le, s'écrièrent-ils, et apportez votre soutien à vos divinités si vous êtes résolus à agir.
Ô feu, sois une source de fraîcheur salutaire pour Ibrâhîm ordonnâmes-Nous.
Ils voulurent alors user de stratagèmes à son encontre mais Nous les réduisîmes à l'impuissance.
Et Nous le sauvâmes ainsi que Lût [en les conduisant] vers le pays que Nous avions béni en faveur des mondes,
et Nous lui donnâmes Ishâq et Ya’qûb en présents en faisant de chacun d'eux des êtres pieux.
Et Nous en avons fait des guides qui dirigent [les croyants] sur Notre Ordre, et leur avons inspiré d'accomplir de bonnes œuvres, de faire la prière, d'acquitter l'aumône légale et ils étaient de ceux qui Nous adorent.
A Lût (Loth) Nous avons accordé la sagesse et la science et l'avons délivré de la cité qui se livrait aux turpitudes, car ils constituaient un peuple malfaisant et pervers,
et Nous l’avons introduit au sein de Notre Miséricorde car il était d'entre les gens pieux.
[Souviens-toi de] Nûh lorsqu'avant [Abraham] Nous répondîmes à ses appels et le délivrâmes ainsi que sa famille d'une terrible affliction
en lui apportant Notre soutien contre ceux qui avaient traité Nos signes d'impostures car ils constituaient un peuple malfaisant ; aussi les fîmes-Nous tous périr noyés.
[Souviens-toi aussi de] Dâwûd et de Sulaymân lorsqu’ils eurent à juger d'un champ cultivé que les moutons d’une tribu avaient dévasté. Nous étions Témoin de leur jugement !
Nous fîmes comprendre à Sulaymân [comment résoudre ce litige]. Nous les avions dotés tous deux de la science et de la sagesse et avions assujetti à Dâwûd les montagnes et les oiseaux qui proclamaient [Notre gloire], toutes choses en notre Pouvoir !
Et Nous lui avons enseigné [l'art de] la fabrication des armes afin de vous protéger de votre propre violence ! Serez-vous enfin reconnaissants ?
A Sulaymân Nous avions soumis les vents impétueux qui soufflaient sur son ordre dans le pays que Nous avions béni et Nous sommes Omniscient.
Nous lui avions également soumis des démons qui faisaient de la plongée pour son compte et exécutaient d'autres travaux de moindre importance et dont Nous assurions la surveillance.
[Souviens-toi aussi] de Ayyûb lorsqu'il appela son Seigneur [à son secours] : Seigneur, j'ai été victime d'une épreuve et Toi, Tu es le Miséricordieux entre les miséricordieux !
Nous répondîmes à son appel, le délivrâmes de l'affliction qui l’accablait et lui rendîmes sa famille en doublant le nombre de ses membres à titre de miséricorde de Notre part et de souvenir mémorable pour [Nos] adorateurs.
[Souviens-toi] d’Ismâ’îl, d'Idrîss et de Dhû al-Kifl : tous firent montre de patience !
Nous les introduisîmes au sein de Notre Miséricorde car ils étaient d'entre les gens pieux.
[Souviens-toi] de Dhû-al-Nûn (Yûnus) lorsque, furieux, il quitta [son peuple] en pensant que Nous n'allions pas lui causer [d’autre] affliction. Puis il [Nous] implora dans les ténèbres : Il n'y a de dieu que Toi ! Gloire à Toi, certes oui, j'étais au nombre des transgresseurs.
Nous l'exauçâmes et le délivrâmes de ses affres : c'est ainsi que Nous sauvons les croyants.
Et [souviens-toi] de Zakariyâ lorsqu'il invoqua son Seigneur [en ces termes] : Seigneur, ne me laisse pas sans descendance bien que Tu sois le meilleur des successibles.
Nous l'exauçâmes en lui accordant Yahyâ [pour fils] après avoir guéri son épouse [de sa stérilité] ; tous ceux-là s'empressaient d'accomplir de bonnes œuvres et Nous invoquaient [à fa fois] par espoir (litt. : par désir) et par crainte tout en s'humiliant (ou : en se recueillant) devant Nous.
[Souviens-toi] de celle qui sut préserver sa virginité et à laquelle Nous avons insufflé [quelque chose] de Notre Esprit en faisant d'elle et de son fils un signe pour les mondes !
[l’homme], cette communauté-ci est bien une communauté unique et Je suis quant à Moi votre Seigneur : aussi adorez-Moi !
Mais ils divergèrent dans leurs convictions religieuses et pourtant tous reviendront à Nous !
Quiconque accomplit des œuvres pies en croyant [en Dieu] ne sera pas payé d'ingratitude pour sa démarche et c'est Nous qui lui inscrirons [ses œuvres à son actif].
Il est impossible à une cité dont Nous avons prévu l'anéantissement de s'amender (litt. : de revenir, yarji'ûn),
et ce jusqu'à ce qu'on libère Ya’jûj et Ma’juj qui dévaleront alors de toutes les collines.
Alors la Promesse incontestable (al-Haqq) sera bien près [de s'accomplir] ; leurs regards brusquement figés, les mécréants s’exclameront : Malheur à nous ! Nous ne nous préoccupions pas de cet événement et nous étions iniques.
Vous et ce que vous adorez en dehors de Dieu servirez de combustible à la Géhenne à laquelle vous allez accéder.
Si ces idoles-là avaient bien été des divinités, jamais elles n'y seraient entrées. Tous cependant, vous y demeurerez à jamais !
Ils laisseront entendre des gémissements alors qu'eux-mêmes seront privés d'ouïe.
Ceux auxquels Nous avons assigné la félicité (ou encore : une place enviable) de toute éternité, ceux-là seront éloignés du feu.
Ils n'entendront [même] pas ses crépitements, s'abandonnant à jamais aux désirs de leurs âmes.
Ils ne seront pas affligés d'une terreur panique (litt. : la grande peur) et les anges les accueilleront [par ces mots] : Voici le Jour qui vous avait été promis !
Ce Jour-là Nous ploierons les cieux [avec autant de facilité] que l'on plie une feuille destinée à l'impression ; de la même façon que Nous avons initié la création Nous la recommencerons : cette promesse Nous incombe et Nous la réaliserons.
Déjà Nous avons consigné dans [le livre] des Psaumes, [après les versets destinés] au Rappel, que la terre reviendrait en héritage à Mes pieux serviteurs.
Ce Livre contient certes un message [édifiant] à communiquer à un peuple d'adorateurs,
et Nous ne t'avons envoyé que comme miséricorde pour les mondes.
Dis : Il m'est seulement inspiré que votre Dieu est un Dieu Unique ; lui serez-vous soumis ?
Et s’ils se détournent dis-leur : Je vous ai tous informés sans faire de distinctions et j'ignore si [l'échéance dé] ce qui vous est promis est proche ou lointaine.
Certes Dieu connaît ce qui se dit ouvertement comme Il sait ce que vous dissimulez
et j’ignore si ce sursis est pour vous une épreuve ou un moment de jouissance éphémère
Seigneur, demanda le Prophète, juge selon la Vérité ! et notre Seigneur est le Tout Miséricordieux dont on implore l'aide contre vos assertions mensongères (litt. : contre vos attributions).
Hommes, gardez-vous de votre Seigneur ! car le séisme [accompagnant] l'Heure sera chose terrifiante.
Le Jour où vous y assisterez, la nourrice effarée abandonnera son nourrisson et toute femelle enceinte avortera ; tu imagineras (litt. : tu verras) les hommes ivres bien qu’ils ne soient pas pris de boisson mais le châtiment de Dieu sera terrible.
Il est des gens qui veulent en découdre avec toi au sujet de Dieu sans aucune connaissance et qui suivent n'importe quel démon rebelle.
Or, il est écrit à leur encontre qu'il égarera celui qui s'en fait un allié, et le conduira au supplice du feu !
Hommes, si vous concevez des doutes au sujet de la Résurrection, [sachez que] Nous vous avons créés de terre puis d'une goutte [de sperme], puis d’une adhérence, puis d'un embryon formé ou non encore formé afin de vous rendre évidente [Notre Toute-Puissance]. Nous laissons reposer dans les matrices ce que Nous voulons jusqu'à un terme fixé, puis Nous vous en expulsons, enfants, afin que vous parveniez ensuite à la force de l'âge. [Enfin], il en est que l'on fait périr [assez tôt] tandis que d'autres sont ramenés à l'âge de la décrépitude au point de ne plus rien savoir de ce qu'ils avaient appris (litt. : su). Tu verras une terre [jadis] desséchée frémir et se boursoufler sitôt que Nous y déversons la pluie pour donner naissance à toutes sortes de magnifiques espèces [de végétaux].
Cela parce que Dieu n’est autre que la Vérité, que c'est Lui qui vivifie les morts et qu'il est Omnipotent,
parce que l'Heure viendra —nul doute en ce qui la concerne— et que Dieu ressuscitera les habitants des tombeaux.
Parmi les hommes, il en est qui se lancent dans des débats au sujet de Dieu sans aucune connaissance ni aucune direction et sans [se référer] à des Écritures (litt. : un Livre) [capables] de les éclairer,
tournant le dos avec mépris afin d'égarer [les hommes] hors de la voie de Dieu. [ils seront] voués à l'opprobre en ce monde et Nous leur ferons goûter au supplice du feu le Jour de la Résurrection.
Ce [châtiment leur sera infligé] pour prix de ce que leurs mains auront commis et parce que Dieu n'est pas injurie à l'égard de Ses serviteurs.
Il en est d'autres qui L'adorent aussi hésitants [que s'ils marchaient] au bord [d’un précipice] : un bien leur échoit-il ? ils s'apaisent ! Sont-ils victime d’une épreuve qu'ils font aussitôt volte-face perdant ainsi [le bénéfice de] ce bas monde et de l'Ultime Demeure ; voilà un échec patent !
Ceux qui invoquent en dehors de Dieu des idoles qui ne sauraient leur nuire ni leur être utiles : voilà le comble du fourvoiement
Ils invoquent ceux qui sont plus susceptibles de nuire que d'être utiles. Quels détectables maîtres ! Quels exécrables alliés !
Dieu introduira ceux qui auront cru et pratiqué les œuvres pies dans des jardins arrosés de fleuves dans le sous-sol car Dieu fait ce qu'il veut.
Celui qui pense que Dieu ne le soutiendra ni en ce monde ni dans l'Ultime Demeure n'a qu'à suspendre une corde au plafond (litt. : au ciel) et s'y pendre (yaqta) ! Puis, qu'il réfléchisse : son geste (litt. : son manège, ou encore : sa ruse) va-t-il dissiper ce qui provoque sa colère ?
Ainsi Nous le révélons en versets clairs et Dieu guide qui Il veut.
Au Jour de la Résurrection, Dieu départagera entre ceux qui ont cru [en cette révélation], les juifs, les sabéens, les chrétiens, les zoroastriens et les polythéistes car Il est Témoin de toute chose.
Ne vois-tu pas que les habitants des cieux et de la terre se prosternent devant Lui ainsi que le soleil, la lune, les étoiles, les montagnes, les arbres, les animaux et un grand nombre d'hommes, y compris parmi ceux qui méritent un châtiment ? Et celui que Dieu veut humilier ne trouvera personne pour l’honorer, car Dieu fait ce qu'il veut.
Voici deux [groupes] antagonistes qui se discutent au sujet de leur Seigneur. Les mécréants se verront confectionner des habits de feu et l'on versera par-delà leurs têtes une eau en ébullition
[portée à une telle température] quelle fera fondre leurs peaux et le contenu de leurs entrailles.
Des masses d'armes en fer leur seront destinées.
Chaque fois que, poussés par le désespoir, ils voudront en sortir, ils y seront ramenés [au cri de] : Goûtez au supplice du feu !
Certes Dieu introduira ceux qui ont cru et œuvré pieusement dans des jardins arrosés en sous-sol par des fleuves ; ils y seront parés de bracelets en or et de perles et y seront vêtus de soie.
Ils seront conduits [à prononcer] des paroles édifiantes (tayyib) et guidés sur la voie de Celui qui est Digne de louanges.
A tous ceux qui ont opté pour la mécréance en détournant [les gens] de la voie de Dieu et de la Mosquée sacrée que Nous avons fait édifier pour les hommes —sans faire de distinctions entre celui qui y demeure et celui qui s'y rend (Bâd)— Nous ferons goûter un châtiment douloureux ainsi qu’à ceux qui seront tentés d'y commettre un sacrilège.
Et [souviens-toi] lorsque Nous indiquâmes à Ibrâhîm l'emplacement du Sanctuaire [en lui enjoignant] de ne rien M'associer et de purifier Ma Demeure à l'intention de ceux qui en feront le tour et [de ceux qui y prieront] debout, inclinés ou prosternés.
Et invite les hommes à accomplir le pèlerinage ; ils s'y rendront à pied et sur toute monture efflanquée en venant des régions les plus lointaines
afin d'assister pour leur compte à d'utiles [transactions] et d'invoquer le Nom de Dieu pendant des jours déterminés [pour le remercier] de les avoir gratifiés de ce bétail à titre de subsistance. Mangez-en et nourrissez-en le pauvre misérable !
Puis [une fois désacralisés], qu'ils se débarrassent de leur crasse, qu'ils s'acquittent de leurs vœux et qu'ils fassent les tournées rituelles autour de l'antique Sanctuaire.
Telle est [Notre prescription] ! Quiconque vénère ce que Dieu a établi de sacré s'attirera un bien auprès de son Seigneur ; [la consommation] des animaux domestiques vous est licite exception faite de ceux qui vous ont déjà été énumérés. Abstenez-vous devant Dieu de la souillure que représentent les idoles et abstenez-vous du faux témoignage,
en purs monothéistes sans rien Lui associer. Celui qui prête un associé à Dieu est comparable à un homme tombé du ciel qui serait ravi par les rapaces ou que le vent emporterait au loin.
Ainsi en est-il ! Le respect que vous témoignez pour les sacrifices institués par Dieu (sh'â'ir) procède de la piété du cœur (litt. : des cœurs) ;
vous serez en droit de tirer parti des bêtes [destinées à l'offrande] jusqu'à un terme déterminé, puis elles seront sacrifiées dans l'antique Sanctuaire.
Nous avons institué des rites pour chaque communauté afin qu’elles invoquent le Nom de Dieu sur les animaux domestiques dont Nous les avons gratifiées et votre divinité est une Divinité Unique. Soumettez-vous à Elle et annonce [ô Prophète] la bonne nouvelle aux humbles,
ceux dont le cœur palpite au souvenir de Dieu, ceux qui témoignent de constance dans l'épreuve (ou : dans l'adversité), qui accomplissent la prière et répandent en aumônes une partie de ce dont Nous les avons gratifiés.
Nous avons institué les chameaux à votre intention comme prescriptions divines : ils sont d’un grand profit pour vous ! Invoquez sur eux le Nom de Dieu lorsque, debout sur trois pattes (sawwâf), [ils vont être sacrifiés]. Et lorsqu'ils seront gisants sur leur flanc vous pourrez en manger et en nourrir le mendiant ainsi que le nécessiteux digne. C'est ainsi que Nous vous les avons soumis afin que vous témoigniez de votre gratitude.
Ni leur chair ni leur sang ne vous vaudront [la faveur] de Dieu (litt : n'atteindront Dieu), mais c’est votre crainte salvatrice (taqwâ) qui vous vaudra Sa Faveur. C'est ainsi qu’il vous les a soumis afin que vous magnifiez Dieu pour vous avoir guidés ; et annonce cette bonne nouvelle aux vertueux.
Certes Dieu prendra la défense des croyants et Il n’aime pas les traîtres ingrats (kafûr).
Permission est donnée désormais à ceux qui ont été injustement agressés [de se défendre] —et Dieu est en mesure de leur assurer la victoire ;
[à] ceux qui ont été expulsés de leur territoire sans autre motif que d'avoir proclamé : Dieu est notre Seigneur ! Et si Dieu ne dressait pas les hommes les uns contre les autres, des monastères eussent été détruits ainsi que des églises, des synagogues et des mosquées dans lesquelles on invoque fréquemment le Nom de Dieu et Dieu accordera la victoire à ceux qui soutiennent Sa cause car Dieu est Puissant et Fort,
[à] ceux qui, une fois que Nous aurons consolidé leur position sur terre, accompliront leur prière, acquitteront l'aumône prescrite, ordonneront le licite et interdiront le blâmable. Et c'est auprès de Dieu qu'aboutit toute chose.
Et s'ils te traitent d'imposteur [sache] qu'avant toi les peuples de Nûh, de 'Ad, et de Thamûd,
d'Ibrâhîm et de Lût et
les habitants de Madyan [en ont fait de même avec leurs prophètes] ; que Mûssâ a été traité de menteur et qu'après avoir octroyé un délai aux mécréants, Je les ai châtiés et quelle ne fut pas Ma réprobation !
Combien avons-Nous anéanti de cités iniques qui sont maintenant désertées bien que leurs toits [soient encore debout] avec leurs puits taris et leurs palais altiers [abandonnés] ?
N'ont-ils pas parcouru ces contrées afin que leurs cœurs méditent sur ce qui leur était arrivé (bihà) et qu'ils tendent l'oreille pour s'informer de leur sort (bihà) ? Ce ne sont pas les regards qui sont atteints de cécité, mais les cœurs enserrés dans les poitrines.
Ils te demandent de précipiter le châtiment mais Dieu ne faillira pas à Sa promesse : un jour auprès de ton Seigneur équivaut à mille ans selon votre comput.
A combien de cités ai-je accordé un délai en dépit de leur iniquité ? Puis Je m'en suis emparé et c'est auprès de Moi que s'achève toute destinée.
Dis-leur : Hommes, je suis seulement chargé auprès de vous de vous adresser une claire mise en garde.
Ceux qui auront cru et pratiqué les œuvres pies auront droit au Pardon [de Dieu] et à une noble récompense.
Ceux qui se seront appliqués à mettre Nos versets en défaut seront les hôtes de la Géhenne.
Et il n'est aucun prophète avant toi ni aucun envoyé qui n'ait espéré [la guidance de la communauté] ; lors le diable sema le trouble chez [ceux qui faisaient l'objet de] leurs espérances mais Dieu effaça ses suggestions [du cœur des croyants] tout en confirmant Ses versets et Dieu est Très Puissant, Très Sage.
Et Il fit des suggestions du diable une épreuve pour ceux dont le cœur était malade ou endurci, car les iniques sont en divergence profonde [avec tes croyants],
de même qu'il fit connaître [par ce biais], à ceux qui avaient reçu la science, que le Coran était la Vérité [exprimée] par ton Seigneur afin qu'ils y ajoutent foi et que leur cœur se recueille devant elle. Et Dieu conduit ceux qui ont la foi sur une voie droite.
Les mécréants, quant à eux, ne cesseront d'être dans le doute à son sujet jusqu'à ce que l'Heure les surprenne à l'improviste ou que s'abatte sur eux le châtiment d'un Jour définitif.
En ce Jour le royaume reviendra à Dieu qui tranchera (ou encore : jugera, ou arbitrera) entre eux. Ceux qui auront cru et pratiqué les œuvres pies seront dans les jardins des délices.
Quant aux mécréants et à ceux qui auront traité Nos versets d'impostures, un châtiment avilissant leur est destiné.
Nous accorderons à ceux qui ont émigré pour la cause de Dieu, puis qui ont été tués ou sont morts [avec toi en exil), une excellente récompense (rizqan) et Dieu est le Meilleur des Pourvoyeurs (Raziqîn).
Et Il les introduira en un lieu qui aura leur agrément et Dieu est Tout de Science et de Longanimité.
Ainsi en sera-t-il. Et Dieu prêtera main forte à celui qui, après avoir rendu coup pour coup, sera à nouveau victime d’une injustice car Dieu est Indulgent et Pardonneur ;
cela parce que Dieu [dans Sa Puissance est capable] d’insérer la nuit dans le jour et le jour dans la nuit et Dieu entend et voit tout ;
cela parce que Dieu est La Vérité et que ceux qu’ils invoquent en dehors de Lui sont sans consistance (litt. : [représentent] l'erreur, al-batil) et parce que Dieu est l'Altier (al-Alî), le Magnifique (al-Kabîr).
Ne vois-tu pas que Dieu a fait descendre du ciel une pluie [grâce à laquelle] la terre devient verdoyante ? Certes Dieu est le Subtil, l’Informé !
Tout ce qui se trouve dans les cieux et sur la terre lui appartient et Dieu est Celui qui Se suffit à Lui-même (al-Ghanî), le Digne de louanges.
Ne vois-tu pas que Dieu a mis à votre disposition tout ce qui est sur terre ainsi que les vaisseaux qui évoluent en mer sur Son Ordre ? Et qu'il empêche le ciel de chuter en terre sans Sa permission, car Dieu est pour les hommes Compatissant et Miséricordieux.
C'est Lui qui vous a donné la vie, qui vous fera périr puis revivre, mais l'homme est totalement ingrat.
Pour chaque communauté Nous avons institué des rites à observer. Qu’ils évitent avec toi les controverses sur ce sujet ! Et convie [les Sommes] à [adorer] ton Seigneur car tu es manifestement sur une voie droite.
Et s'ils s’obstinent à en débattre avec toi, dis-leur : Dieu sait fort bien ce que vous connaissez !
C'est Lui qui tranchera entre vous au Jour de la Résurrection sur les sujets qui faisaient l'objet de vos différends.
Ignores-tu que Dieu connaît ce qu'il y a dans les cieux et sur la terre, tout étant consigné dans un Livre (il s'agit de la Table gardée). Cela ne présente pour Lui aucune difficulté.
Ils adorent, tout en excluant Dieu [de leur culte], des idoles qu'il n'a nullement accréditées mais les injustes seront privés de partisans (ou : de soutiens).
Lorsque l'on psalmodie Nos versets explicites devant des mécréants tu liras (litt. : tu verras) la réprobation sur leurs visages : peu s'en faut qu'ils ne se jettent sur ceux qui les leur récitent. Dis-leur : Vous indiquerai-je quelque chose de pire ? Le Feu que Dieu a promis aux mécréants ! Et quel détectable avenir !
Hommes, un exemple vous est proposé auquel vous devriez prêter l'oreille. Ceux que vous invoquez en dehors de Dieu ne créeront jamais une mouche quand bien même ils se réuniraient tous à cette fin ; et si la mouche leur dérobait quelque objet, ils ne pourraient se le faire restituer : pareille faiblesse du solliciteur et du sollicité.
Ils n’ont pas donné à Dieu Sa véritable mesure (ou : Ils n'ont pas apprécié Dieu à Sa juste valeur) ; certes Dieu est Puissant et Fort.
Dieu choisit des émissaires parmi les anges ainsi que parmi les hommes, car Dieu entend et voit tout.
Il sait ce qui est devant comme derrière eux et c'est vers Dieu que seront ramenées toutes choses.
Ô vous qui avez la foi, inclinez-vous, prosternez-vous et adorez votre Seigneur afin d'obtenir la réussite.
Combattez pour Dieu comme il se doit. C'est Lui qui vous a élus et Il n'a pas institué à votre encontre (ou encore : à votre détriment) [d’obligations] oppressantes dans [votre] religion [qui est aussi] celle de votre père Ibrâhîm : c’est lui qui vous a donné le nom de musulmans dans les Écritures antérieures comme dans ce [Livre-ci] afin que l'Envoyé soit un témoin à votre encontre et que vous soyez vous- mêmes témoins à l'encontre des hommes. Accomplissez donc la prière, acquittez l'aumône et recherchez la protection de Dieu qui est votre Souverain (Mawfâ). Quel excellent Souverain ! Quel excellent soutien !
Ont d’ores et déjà réussi
les croyants qui se recueillent dans leur prière,
qui se détournent des futilités,
qui acquittent l'aumône prescrite,
qui préservent leur sexe [de tout rapport sexuel illicite]
excepté avec leurs épouses ou les esclaves en leur possession [avec les queues] ils n'encourent aucun blâme,
quant à ceux qui recherchent [du plaisir] en outrepassant leurs droits (dhâlik), ce sont des transgresseurs,
qui restituent les dépôts [qu’on leur a confiés] et remettent leurs engagements
et qui accomplissent leurs prières avec régularité ;
ceux-là sont les successibles
qui recevront le Paradis (firdaws) en héritage et y demeureront à jamais.
Nous avons créé l'homme d'argile pure
puis Nous en avons fait une goutte déposée en lieu sûr ;
de cette goutte Nous avons créé une adhérence et de cette adhérence, un embryon. Puis de cet embryon Nous avons créé les os que Nous avons revêtus de chair, puis Nous en avons fait naître une autre création : Béni soit Dieu le Meilleur des créateurs.
Puis après cela vous goûterez à la mort
pour être ensuite ressuscités le Jour de la Résurrection.
Nous avons créé au-dessus de vous sept [faux en] Pirates [superposées] et Nous ne sommes pas oublieux de cette création !
Du ciel Nous faisons descendre en quantité (litt. : selon une mesure) [déterminée] une eau que Nous Stockons en terre et que Nous sommes en mesure de faire disparaître.
Grâce à elle Nous faisons croître à votre intention des jardins [plantés] de palmiers et de vignes dans lesquels vous trouvez de nombreux fruits pour votre consommation,
ainsi que des oliviers (litt. : des arbres) poussant sur le mont Sinaï et qui produisent de l'huile, condiment [à l'usage'] des consommateurs.
Et vous avez dans les animaux domestiques matière à réflexion : Nous vous abreuvons [du fait] contenu dans leurs entrailles et vous en faites de multiples usages, [notamment] pour votre consommation.
Ils assurent votre transport, de pair avec les vaisseaux.
Déjà Nous avions envoyé Nûh auprès de son peuple pour lui dire : Ô mon peuple, adorez Dieu, vous n'avez d'autres divinités que Lui. Vous préserverez-vous de Lui ?
Ceux d'entre les notables de son peuple qui avaient opté pour la mécréance argumentèrent : Ce n'est qu'un homme comme vous qui veut [par ce biais] acquérir une supériorité sur vous, et si Dieu l'avait voulu Il aurait envoyé (litt. : fait descendre) des anges. Nous n'avons jamais entendu une telle prédication (ou : rien entendu de semblable) même chez nos plus lointains ancêtres.
Ce n'est qu'un homme possédé par les djinns. Observez-le pendant un certain temps.
Seigneur, invoqua-t-il, accorde-moi Ton soutien car ils m'ont traité d'imposteur.
Nous lui inspirâmes alors de fabriquer l'Arche sous Nos yeux et selon Nos indications et lorsque viendra Notre Ordre et que le four sera entré en ébullition, emporte dans l'Arche deux couples de chaque espèce ainsi que ta famille —exception faite de ceux contre lesquels une décision a déjà été retenue— et ne Me parle plus en faveur de ceux qui se sont montrés iniques car ils seront noyés inéluctablement.
Et lorsque tu seras monté à bord de l’Arche avec ceux qui t’accompagnent, dis : Louange à Dieu qui nous a délivrés du peuple des injustes.
Puis rajoute : Seigneur, fais-moi aborder un rivage béni car Tu es le meilleur des hôtes.
En tout cela il y a des signes et Nous mettons volontiers [tes hommes] à l'épreuve.
Puis après ceux-là Nous suscitâmes (créâmes) une nouvelle génération
à laquelle Nous envoyâmes un prophète issu de ses rangs (ou : choisi parmi eux) pour lui ordonner : Adorez Dieu, vous n’avez d'autres divinités que Lui ! Allez-vous enfin vous En préserver !
Les notables de son peuple qui avaient choisi la mécréance et traité la rencontre de l'Ultime Demeure d'imposture — ceux-là mêmes auxquels Nous avions accordé le luxe en la vie de ce monde — s'écrièrent : Ce n’est rien d'autre qu’un homme comme vous qui mange et boit comme vous !
Si vous obéissez à un homme en tout point pareil à vous, vous serez inévitablement voués à la perdition.
Vous promet-il qu'une fois morts et réduits à n'être plus que des os et de la poussière vous serez ressuscités ?
Chimères ! Chimères que ce qui vous est promis !
Il n'est de vie que celle de ce bas monde : nous vivons, nous mourrons et nous ne serons pas ressuscités.
Ce ne peut être qu'un homme qui profère des mensonges au sujet de Dieu et nous ne lui accordons aucun crédit.
Seigneur, invoqua-t-il, accorde-moi Ton soutien car ils m'ont traité d'imposteur.
D'ici peu, lui répondit-Il, ils en viendront à le regretter.
Un hurlement [émis] par la Vérité les figea (litt. : les saisit) et Nous en fîmes des déchets. Arrière, peuple d'injures !
Puis Nous suscitâmes (créâmes) après eux de nouvelles générations.
Aucune communauté ne saurait hâter ni différer le terme qui lui est imparti.
Puis Nous envoyâmes Nos prophètes qui se succédèrent les uns après les autres. Chaque fois qu'un prophète se présentait à une communauté, elle le traitait d’imposteur. Nous les fîmes ainsi se succéder les uns aux autres tout en faisant des exemples légendaires. Arrière, peuple d'incroyants !
Puis Nous envoyâmes Mûssâ et son frère Hârûn munis d'un pouvoir manifeste
auprès de Pharaon et de sa cour, mais ils s’enflèrent d'orgueil car ils étaient un peuple altier.
Pourquoi croirions-nous, dirent-ils, en deux hommes comme nous alors que leur peuple nous est asservi ?
Aussi les traitèrent-ils d'imposteurs, ce qui occasionna leur perte.
Nous avions accordé les Écritures à Mûssâ afin qu'ils soient guidés.
Et nous fîmes du fils de Maryam et de sa mère un signe [à déclination des hommes] et leur accordâmes un refuge sur une colline agrémentée de vergers et de sources.
Ô envoyés [de Dieu], nourrissez-vous d'aliments sains et œuvrez pieusement car Je suis parfaitement Informé de vos œuvres.
Cette communauté-ci est la vôtre, une communauté unique et Je suis quant à Moi votre Seigneur, aussi gardez-vous de Moi !
Puis leurs adeptes s'entre-déchirèrent du fait de plusieurs Livres révé­lés, chaque parti se satisfaisant de son propre corpus d'Écritures.
Laisse-les s’enfoncer dans leur ignorance pour quelques temps.
S'imaginent-ils que le soutien financier et les enfants [dont Nous les gratifions]
soient une avance pour eux sur leurs biens [à venir] ? Ils sont plutôt dans l'illusion !
Ceux qui sont compatissants (ou : qui s'émeuvent) par crainte de leur Seigneur,
ceux qui croient à Ses signes,
ceux qui ne Lui donnent pas d'associés,
ceux qui donnent ce qu'ils ont à acquitter le cœur empli de crainte à l'idée qu'ils reviendront auprès de leur Seigneur,
ceux qui tout en rivalisant dans accomplissement (ou : qui s'empressent d'accomplir) des bonnes œuvres se retrouvent parmi les devanciers [en Paradis].
Nous n'imposons à chacun que ce qu'il est en mesure de supporter et Nous disposons d'un Livre qui témoigne de la Vérité (litt. : qui parle selon la Vérité) et ils ne seront pas lésés.
Leurs cœurs cependant ne se soucient nullement de cette Vérité et ils ont également d'autres méfaits de moindre envergure à commettre,
si bien que lorsque Nous aurons infligé un châtiment aux plus aisés d'entre eux, ils se mettront aussitôt à lancer des appels au secours.
En ce Jour, trêve de clameurs ! Vous ne recevrez aucun secours contre Nous.
N'aviez-vous pas tourné les talons après avoir entendu réciter Mes versets ?
Vous enorgueillissant de la Mosquée sacrée (bihi), vous lanciez des injures [à l'encontre de l’Islam et de son Envoyé] lors de vos conversations nocturnes.
N’ont-ils pas médité le Coran ? Ou bien ont-ils reçu ce qui n'est jamais parvenu à leurs lointains ancêtres ? (ou encore : ce dont leurs lointains ancêtres n'ont jamais entendu parler).
A moins que l'Envoyé ne soit pour eux un inconnu ? ce qui expliquerait leur reniement.
Ou prétendent-ils qu'il est possédé par les djinns ? Que non ! Il est venu à eux porteur de la Vérité, mais la plupart d'entre eux tiennent la Vérité en horreur.
Si la Vérité était conforme à leurs passions, les cieux la terre et ce qu'ils contiennent se seraient désintégrés. Nous leur transmettons pourtant [de quoi leur apporter] la gloire (dhikrihim) mais [malgré cela] ils s'en détournent.
A moins que tu ne leur réclames un tribut ? Or le salaire de ton Seigneur est bien préférable et Il est le Meilleur des Dispensateurs (Raziqîn).
Il est certain que tu les conduis sur une voie droite
et que ceux qui ne croient pas à l'Ultime Demeure s'en écartent.
Leur eussions-Nous fait miséricorde en les délivrant des épreuves qui les affligent, qu'ils n'en auraient pas moins persisté à s'aveugler dans leurs débordements.
Déjà Nous leur avons infligé les [premiers] châtiments sans que pour autant ils s’abaissent ni s'humilient devant leur Seigneur,
si bien que lorsque Nous déclencherons contre eux une variété de châtiment encore plus redoutable, ils seront totalement désemparés.
C’est Lui qui a créé à votre intention l’ouïe, la vue et le cœur ; vous n'en êtes guère reconnaissants.
C’est Lui qui vous a disséminés sur terre et c'est auprès de Lui que vous serez rassemblés.
C'est Lui qui donne la vie et la mort et qui fait succéder la nuit au jour. N'y réfléchirez-vous point ?
Ils ne font au contraire que répéter les propos tenus par les peuples anciens.
Lorsque nous mourrons, disent-ils, et que nous ne serons plus que de la poussière et des ossements, serons-nous ressuscités ?
On nous a déjà fait cette promesse auparavant ainsi qu'à nos ancêtres. Ce ne sont là que d'antiques légendes !
Réponds-leur : A qui appartient la terre et ceux qui la peuplent, l'ignorez-vous ?
A Dieu, répondront-ils. Pourquoi donc ne vous en souvenez-vous pas ?
Interroge-les [à nouveau] : Qui donc est le Seigneur des sept Cieux et Celui du Trône sublime ?
C’est Dieu, répondront-ils ! Allez-vous enfin vous [en] préserver ?
Demande-leur : Qui détient en Ses Mains le royaume de toute chose et Qui accorde Sa protection sans avoir besoin d'être protégé ? L'ignorez-vous ?
C'est Dieu, répondront-ils. Comment pouvez-vous vous laisser ainsi abuser ?
C'est bien la Vérité que Nous leur avons transmise mais ils ne sont que des menteurs,
Dieu ne s'est pas choisi de fils, pas plus qu’il n'y avait une autre divinité à Son côté. [Si tel avait été le cas] chaque divinité aurait emporté sa création en cherchant à dominer ses rivales. Gloire à Dieu qui transcende de loin de telles attributions !
Il connaît le manifesté comme le non-manifesté : exalté soit-il au-delà des associés qu'ils Lui donnent !
Dis : Seigneur, si Tu devais me montrer le châtiment qui leur est promis,
ne me place pas au milieu de ce peuple d'injustes !
Certes Nous sommes en mesure de te montrer ce que Nous leur avons promis ;
repousse la faute (l'associationnisme) par une œuvre excellente (la profession de foi) ; Nous savons fort bien ce qu'[injustement] ils [M]attribuent,
et dis : Seigneur, préserve-moi des suggestions démoniaques
et préserve-moi, Seigneur, de leur présence !
Quand la mort surprendra l'un d'entre eux, il s'écriera : Seigneur, fais- moi revenir [à la vie],
peut-être ferai-je œuvre pie en ce bas monde que j’ai laissé [derrière moi]. Que non ! Voilà bien une parole en l'air. Derrière eux est dressé un isthme [qui demeurera] jusqu’au Jour où ils seront ressuscités.
Au Jour où l’on soufflera dans les trompes, il ne sera plus question des liens de parenté qui les unissent et ils ne prendront plus de nouvelles [les uns des autres],
Ceux dont les œuvres auront du poids, ceux-là seront les bienheureux !
Quant à ceux dont les œuvres seront insignifiantes ils auront été cause de leur propre perte et demeureront dans la Géhenne à perpétuité,
le feu leur brûlera le visage, leurs lèvres seront grimaçantes.
Ne vous récitait-on pas Mes versets que vous traitiez de mensonges ?
Ils répondront : Seigneur, c'est notre infortune qui nous a contraints (litt. : vaincus) et nous étions un peuple d'égarés.
Seigneur, fais-nous sortir de l'enfer et si nous recommençons [nos méfaits] alors nous serons injustes.
Taisez-vous (ou : demeurez-y), leur dira-t-Il, et ne M'adressez plus la parole.
N'y avait-il pas une partie de Mes serviteurs qui disaient : Seigneur, nous avons la foi, pardonne-nous et fais-nous miséricorde car Tu es le Miséricordieux entre les miséricordieux.
Vous les avez pris en dérision au point qu'ils vous ont fait oublier de vous souvenir de Moi et vous en avez fait un objet de dérision.
Aujourd'hui Je les récompense pour ce qu'ils ont enduré et leur réussite est assurée.
Combien d'années êtes-vous demeurés sur terre ? leur demandera-t-Il
Nous [y] sommes restés un jour ou une partie du jour, répondront-ils. Interroge donc ceux qui savent compter.
Savez-vous que vous n'y êtes reliés que peu de temps leur dira-t-Il.
Pensiez-vous que Nous vous avions créés sans but et que vous ne reviendriez pas à Nous
Exalté soit Dieu, le Roi, Y [unique] Réalité (litt. : la Vérité), il n'est de divinité que Lui, le Seigneur du noble Trône !
Quiconque invoque une autre divinité que Dieu n'a aucune preuve [de son existence] ; c'est son Seigneur qui lui demandera des comptes et les mécréants ne connaîtront pas la réussite.
Et dis : Seigneur, pardonne-moi et fais-moi miséricorde, car Tu es le Meilleur des miséricordieux.
Voici une sourate que Nous révélons et prescrivons ; Nous y avons révélé des versets explicites afin que vous vous les remémoriez.
Faites administrer à chacun de ceux, homme ou femme, qui ont commis l'adultère cent coups de bâton ; ne soyez pas pris de compassion pour eux [lors de l'application] du Jugement (aîn) de Dieu si vous avez foi en Dieu et au Jour dernier et qu'un groupe de croyants assiste à leur châtiment.
Le fornicateur n'épousera qu'une femme adultère ou une associatrice ; la femme adultère n’épousera qu'un fornicateur ou un associateur, tout cela étant interdit aux croyants.
Faites administrer à ceux qui lancent une accusation [d’adultère] à l'encontre de femmes honnêtes sans avoir produit quatre témoins, quatre-vingts coups de fouet et refusez à l'avenir de prendre en compte leur témoignage, car ce sont des prévaricateurs ;
exception faite de ceux qui se seront repentis et amendés après cela, car Dieu est Pardonneur et Miséricordieux.
Quant à ceux qui lancent une accusation contre leurs épouses sans avoir d'autre témoin qu'eux-mêmes, qu'ils attestent par quatre fois devant Dieu de leur sincérité.
A la cinquième fois, ils en appelleront à la colère de Dieu sur eux-mêmes s'ils s’avèrent être des menteurs.
La femme pourra s'éviter la sanction en attestant quatre fois par Dieu qu'il est un menteur.
A la cinquième fois, elle en appellera à la colère de Dieu contre elle-même s'il s'avère sincère (autrement dit : si elle s'avère être une menteuse).
N'étaient la faveur de Dieu et Sa Miséricorde, et le fait qu'il est Sage et enclin à accepter votre repentir (Tawwâb) [il vous aurait tenu immédiatement rigueur de vos mensonges],
Ceux qui ont répandu la calomnie [au sujet d’al-sayyida Âisha] ne sont qu'une fraction d'entre vous. Ne vous imaginez pas qu'il s'agit d'une mauvaise chose pour vous ; ce serait plutôt un bien. Chacun de ceux qui y ont participé aura à répondre du péché dont il s'est chargé (litt. : qu'il s'est ainsi acquis) et celui d'entre eux qui y a la plus grande part est voué à un terrible supplice.
Pourquoi, lorsque vous avez entendu cette énormité, ne pas avoir pensé du bien des croyants et des croyantes en disant : Voilà une calomnie évidente !
Pourquoi ne pas avoir produit quatre témoins [à l'encontre des accusés] ? Pour ne l'avoir pas fait, ils sont des menteurs devant Dieu.
N'étaient la faveur de Dieu et la Miséricorde dont Il vous gratifie en ce bas monde un terrible châtiment vous aurait été infligé pour vous être livrés sans retenue (afadtum) à ces commérages.
Lors vous vous transmettiez ces propos de bouche à oreille sans aucune connaissance des faits ; vous jugiez la chose sans importance alors qu’elle est très grave au regard de Dieu.
Pourquoi ne pas avoir dit en entendant de tels propos : Il ne nous appartient pas d'en discuter ! Gloire à Toi [mon Dieu], quelle terrible calomnie !
Dieu vous met en garde de ne jamais retomber dans de telles erreurs si vous êtes croyants,
et Dieu vous expose Ses versets et Il est Très Savant, Très Sage.
Ceux qui aiment voir se répandre des ragots sur le compte des croyants sont voués à un châtiment douloureux en ce monde et dans l'Ultime Demeure et Dieu sait, alors que vous êtes dans l'ignorance.
N'était la faveur de Dieu à votre endroit ainsi que Sa Miséricorde et le fait que Dieu soit Compatissant et Très Miséricordieux [il aurait précipité votre châtiment].
Ô vous qui croyez, ne suivez pas les traces du diable ! Car il ordonne à celui qui le suit à la trace de commettre des turpitudes et tout ce qui est répréhensible, N'étaient la faveur de Dieu à votre endroit et Sa Miséricorde aucun d'entre vous n’aurait jamais pu se purifier ! Mais Dieu purifie qui Il veut et Dieu entend et sait tout.
Que ceux d'entre vous qui sont favorisés [de Dieu] et vivent dans l'aisance ne fassent pas le serment de ne plus faire l'aumône à leurs proches parents, aux indigents et à ceux qui ont émigré pour la cause de Dieu, mais qu'ils se montrent plutôt indulgents et qu'ils pardonnent. N'aimeriez-vous pas que Dieu vous pardonne ? Et Dieu est certes Pardonneur et Miséricordieux,
Ceux qui lancent des accusations [infondées] contre des croyantes chastes et insouciantes sont maudits en ce monde et dans l'Ultime Demeure et sont voués à un terrible supplice.
Le Jour où leurs langues, leurs mains et leurs pieds témoigneront de leurs œuvres à leur encontre,
ce Jour-là, Dieu leur accordera leur juste rétribution et ils sauront que Dieu n'est rien moins que la Vérité éclatante.
Les [individus] débauchés sont destinés aux femmes débauchées et les femmes débauchées aux hommes débauchés. Les individus purs sont destinés aux femmes pures et les femmes pures aux hommes purs : ceux-là sont innocents des calomnies dont les impurs les accusent. Le pardon [de Dieu] ainsi qu'une noble récompense leur sont destinés.
Ô vous qui avez la foi, n'entrez pas dans d'autres maisons que les vôtres sans en demander la permission et sans en avoir [au préalable] salué les habitants. Cela est préférable pour vous, peut-être prendrez- vous la chose en considération !
Et si vous n'y trouvez personne, n'y entrez pas tant qu'on ne vous en aura pas donné la permission ! Et si l'on vous dit de vous retirer, exécutez-vous ! Cela est plus pur pour vous, et Dieu est parfaitement Informé de ce que vous faites.
Vous n'encourez aucun blâme à pénétrer dans des demeures inhabitées dans lesquelles se trouvent des ustensiles vous [appartenant], Dieu connaît aussi bien ce que vous dévoilez que ce que vous dissimulez.
Dis aux croyants de baisser leurs regards et de préserver leur sexe [de tout rapport illicite] ; ils n'en seront que plus purs et Dieu est parfaitement Informé de ce qu'ils font.
Et dis aux croyantes de baisser également leur regard et de préserver leur sexe ; qu’elles dissimulent leurs charmes (litt. : leurs parures, zîna) hormis ce quelles ne peuvent en cacher ; quelles rabattent leurs voiles sur leurs poitrines afin de ne dévoiler leurs charmes qu’a leurs seuls époux, ou en présence de leurs fils, des fils de leurs époux, de leurs frères et des fils de leurs frères ou de leurs sœurs, de leurs amies (croyantes) et de leurs esclaves ou encore des domestiques mâles qui ne sont pas libidineux ou des jeunes garçons qui ne connaissent rien du sexe féminin. Quelles ne frappent pas du pied [en marchant] pour que l'on sache quelles dissimulent des anneaux (litt. : des parures) et repentez-vous tous, croyants, auprès de Dieu en vue d'obtenir la réussite.
Mariez [tout d’abord] ceux d'entre vous qui sont célibataires ainsi que les gens pieux choisis parmi vos serviteurs et vos servantes ; s'ils sont pauvres, Dieu les enrichira par un effet de Sa Grâce et Dieu embrasse et connaît toutes choses.
Et que ceux qui ne trouvent pas à se marier fassent preuve de retenue jusqu'à ce que Dieu les enrichisse par un effet de Sa Grâce ; établissez par écrit un contrat [d'affranchissement] avec ceux de vos esclaves qui le désirent si vous les en jugez capables, en leur accordant une part des biens dont Dieu vous a gratifiés. Et ne contraignez pas à la prostitution vos jeunes esclaves qui désirent s'en préserver (ou : se marier) dans le but d'obtenir les biens de ce monde. Quant à celles qui y auront été contraintes, Dieu après cela Se montrera Pardonneur et Miséricordieux à leur endroit.
Nous vous avons révélé des versets explicites ainsi que des exemples choisis parmi les communautés qui vous ont précédés, en guise d'exhortation à l'intention de ceux qui se préservent [de Dieu].
Dieu est la Lumière des cieux et de la terre ; sa lumière est comparable à une niche contenant une lampe. La lampe est incluse dans un verre semblable à un astre étincelant, alimentée par un arbre béni, un olivier qui n'est ni d'Orient ni d'Occident et dont l'huile éclaire, ou peu s'en faut, même sans être touchée par le feu ! Lumière sur lumière ! Dieu conduit qui Il veut vers Sa lumière ; Il propose des exemples aux hommes et Il est Omniscient.
Dans des sanctuaires (litt. : des demeures) que Dieu a permis d'édifier et dans lesquels Il a autorisé de mentionner Son Nom,
des hommes, que ni le négoce ni les ventes ne distraient du souvenir de Dieu, de l'accomplissement de la prière et de l'acquittement de l'aumône prescrite, Le glorifient à l'aube et au crépuscule. Ils appréhendent le Jour où les cœurs seront bouleversés et les yeux révulsés.
[Ils le glorifient] dans l'espoir que Dieu les rétribue pour ce qu'ils auront fait de mieux et qu'il leur accorde un supplément de Sa Grâce et Dieu dispense sans compter Ses faveurs à qui Il veut.
Les œuvres des mécréants sont comparables à un mirage [survenu] en plaine ; l'assoiffé le prend pour de l'eau jusqu'au moment où, l'ayant atteint, il n'y trouve rien, [ou plutôt] il y trouve Dieu qui lui réglera l'intégralité de son dû et Dieu est prompt à faire les comptes ;
ou encore [elles sont] comparables à des ténèbres [flottant sur] un vaste océan recouvert de vagues qui s'entrechoquent et surplombé par un [épais] nuage. Ténèbres accumulées les unes sur les autres au point que celui qui tendrait la main pourrait à peine la distinguer ! Et de quelle lumière dispose celui que Dieu a privé de lumière ?
Ne vois-tu pas que les habitants des cieux et de la terre proclament Sa gloire les oiseaux par rangées connaissent tous les prières et les louanges qui leur sont propres et Dieu est parfaitement Informé de ce qu’ils font !
C'est à Dieu qu'appartient le royaume des cieux et de la terre et c'est vers Lui que s'opère le retour de toute chose.
Ne vois-tu pas que c'est Dieu qui conduit les nuages et les fait conver­ger si bien qu'ils s'amoncellent les uns sur les autres, puis tu vois la pluie se déverser à partir d'eux et Il fait descendre des nuées des mon­tagnes de grêle qui tombent où bon Lui semble et épargne qui Il veut. Peu s'en faut que l'éclair ne [les] aveugle de son éclat !
Dieu fait succéder la nuit au jour et il y a bien là matière à réflexion pour ceux qui possèdent le regard voulu.
C'est Dieu qui a créé tout le règne animal à partir de l’eau ; certains d'entre vous évoluent sur leur ventre, d'autres sur leurs jambes, d'autres avancent sur leurs quatre pattes et Dieu crée ce qu'il veut car Dieu est Omnipotent.
Nous avons révélé des versets explicites et Dieu dirige qui Il veut sur une voie droite.
Nous avons foi en Dieu et en Son Envoyé, disent-ils, et nous obéirons. Puis après cette affirmation, une fraction d'entre eux se détourne : ceux-là ne sont pas des croyants.
Et lorsqu'ils sont conviés auprès de Dieu et de Son Envoyé afin qu'il tranche leurs différends, ils [choisissent de] se détourner ;
à moins que le droit ne soit de leur côté, auquel cas ils accourent vers lui, soumis.
Leur cœur recèle-t-il une maladie ? Ou bien sont-ils dans le doute ? Ou encore craignent-ils d'être victimes d'une injustice de la part de Dieu et de Son Envoyé ? Ceux-là ne mettent rien à sa juste place (zâlimîn).
Or la seule réponse des croyants, lorsqu'ils sont appelés [à comparaitre] devant Dieu et Son Envoyé pour trancher leurs différends, est de dire : Nous avons entendu [Ton verdict] et nous y obéirons. Ceux-là sont assurés de la réussite.
Ceux qui obéissent à Dieu et à Son Envoyé tout en ayant la crainte de Dieu et en se préservant [de Lui], ceux-là ont d'ores et déjà réussi.
Ils ont juré par Dieu en usant des serments les plus solennels que si tu leur en donnais l'ordre ils vous accompagneraient (litt. : ils partiraient) [au combat]. Dis-leur : Ne jurez de rien. Une obéissance affichée [voilà ce qui vous est demandé] ! Certes Dieu est parfaitement Informé de ce que vous faites.
Dieu-leur : Obéissez à Son Envoyé ! Et s'ils se détournent, il n'est responsable que de ce dont il est chargé et vous n'êtes responsables que de ce dont vous êtes chargés. Et si vous lui obéissez, vous vous mettrez dans la bonne direction et seule incombe à l'Envoyé une claire transmission [du message]
Dieu a promis à ceux d'entre vous qui avaient la foi et œuvraient pieusement de faire d'eux [Ses] lieutenants sur terre ainsi qu'il l'avait fait pour les communautés qui vous ont précédés et de raffermir cette religion qu'il avait agréée pour eux et de transformer leurs craintes en quiétude. Vous M'adorerez sans rien M'associer et ceux qui sombreront dans la mécréance après cette faveur, ceux-là seront les prévaricateurs !
Accomplissez la prière, acquittez l'aumône prescrite et obéissez à l'Envoyé afin qu'il vous soit fait miséricorde.
Ne t'imagine pas que les mécréants pourront défier Dieu sur terre ; le feu leur tiendra lieu de refuge et quelle détectable destination !
Ô vous qui avez la foi, que ceux d'entre vous qui n'ont pas atteint la puberté ainsi que vos esclaves demandent la permission [d’entrer] en trois circonstances (litt. : par trois fois) : avant la prière de l'aube, au cœur du jour (al-zahîra) lorsque vous vous dévêtez [sous l'effet de la chaleur] et après la prière du soir. Ce sont pour vous trois moments d'intimité ; en dehors de ces moments-là (ba'da hunna) vous n'encourez aucun blâme ni les uns ni les autres, s'ils circulent parmi vous ou si vous vous rendez les uns chez les autres. C'est ainsi que Dieu vous expose Ses signes et Dieu est Très Savant, Très Sage.
Si vos enfants parviennent à la puberté, qu'ils demandent la permission d’entrer comme le faisaient ceux qui les ont précédés. C'est ainsi que Dieu vous expose Ses signes et Dieu est Très Savant, Très Sage.
Quant aux vieilles femmes qui n'espèrent plus le mariage, elles n'encourent aucun blâme à ôter [certains] habits sans exhiber pour autant leurs atours. Mais il est tout de même préférable pour elles de s'en abstenir et Dieu entend et sait tout.
L'aveugle, le boiteux, le malade pas plus que vous-mêmes n’encourez aucun blâme à manger dans vos demeures, ni dans celles de vos père et mère, ni de vos frères et sœurs, ni dans les demeures de vos oncles et tantes paternels ou maternels, ni dans celles dont vous possédez les clefs, ni dans celles de vos amis. Vous n'encourez aucun blâme à manger ensemble ou séparément, et si vous pénétrez dans une demeure adressez à ses habitants une salutation bénie et plaisante de la part de Dieu. C'est ainsi que Dieu vous expose Ses signes afin que vous y réfléchissiez.
Les croyants qui ont foi en Dieu et en Son Envoyé, lorsqu'ils se trouvent avec lui pour une question d'intérêt général ne partent pas sans lui en avoir demandé la permission. Ceux qui sollicitent ton autorisation sont ceux qui ont foi en Dieu et en Son Envoyé. S'ils te sollicitent pour vaquer à l'une de leurs affaires personnelles, accorde ton autorisation à ceux d'entre eux que tu auras choisis et implore pour eux le pardon de Dieu car Dieu est Pardonneur et Miséricordieux.
N'interpellez pas l'Envoyé [avec familiarité] à la façon dont vous vous appelez les uns les autres. Dieu connaît bien ceux qui se défilent en douce [pour éviter le combat]. Que ceux qui contreviennent à Ses ordres prennent garde de ne pas être victimes d'une sédition ou d'un châtiment douloureux !
N'est-il pas vrai que ce que contiennent les cieux et la terre appartient à Dieu. Dieu connaît fort bien vos convictions, et le Jour où ils seront ramenés à Lui Il leur rappellera quelles étaient leurs actions et Dieu est Omniscient.
Béni soit Celui qui a révélé le Discernement (furqân) à Son serviteur afin qu’il constitue une mise en garde pour les mondes,
Celui qui détient le royaume des cieux et de la terre, qui ne s'est pas choisi d'enfants, qui n'a pas d'associés en Son royaume et qui a créé toute chose selon une mesure déterminée.
Ils se sont choisi, tout en l'excluant, des divinités qui ne créent rien et qui sont elles-mêmes créées et qui ne sont pas en mesure d'être utiles à elles-mêmes ni de se nuire, ni de provoquer la vie, ni la mort, ni la Résurrection.
Ce n'est qu'une invention qu'il a forgée aidé d'autres personnes, affirment les mécréants, produisant ainsi un faux témoignage doublé d'une injustice.
Légendes de primitifs, disent-ils, qu'il fait transcrire et qu'on lui dicte matin et soir.
Réplique-leur : C'est Celui qui connaît [ce qui demeure] secret dans les cieux et sur la terre qui l'a révélé car Il est Pardonneur et Miséricordieux.
Qu'est-ce donc que ce Prophète qui prend ses repas [comme tout un chacun] et qui déambule sur les marchés ? Pourquoi un ange n'a-t-il pas été dépêché avec lui afin de mettre [les hommes] en garde ?
Que ne lui a-t-on lancé du ciel un trésor ? Ou pourquoi n'a-t-il pas à sa disposition un jardin dont il tire sa nourriture ? Vous ne suivez, prétendent les iniques, qu'un homme ensorcelé !
Considère les exemples dont ils ont usé à ton égard ! Ils seront incapables de trouver le bon chemin.
Béni soit Celui qui t’accordera selon Son bon plaisir bien mieux que cela : des jardins dont le sous-sol est arrosé de fleuves, et qui t’accordera des palais.
En réalité, ils ont traité l'avènement de l'Heure d'imposture et Nous avons promis le feu à quiconque le niait.
Lorsque la Géhenne les verra de loin, ils entendront ses grondements et ses mugissements.
Et lorsqu'ils y seront jetés, enchaînés les uns aux autres en un espace étroit, ils s'écrieront alors : Malheur à nous !
En ce Jour, ce n'est pas une seule fois qu'il vous faudra déplorer vos malheurs en hurlant, mais un grand nombre de fois !
Demande-leur : Ceci est-il préférable au jardin perpétuel qui a été promis en guise d'avenir et de rétribution à ceux qui se prémunissent ?
Ils y trouveront ce qu'ils désirent et y demeureront à jamais. C'est une promesse [donnée] en réponse à la demande [des croyants].
Le Jour où Il rassemblera les idolâtres avec ce qu'ils adoraient en dehors de Lui et où Il leur demandera (c'est-à-dire : qu'il demandera à leurs idoles) : Est-ce que c'est vous qui avez égaré Mes serviteurs que voici ou bien est-ce que ce sont eux qui avaient perdu le chemin ?
Gloire à Toi ! répondront les idoles (litt. : répondront-ils). Il n'eût pas été séant que Nous ayons pris des alliés en dehors de Toi mais Tu leur as accordé ainsi qu'à leurs pères des faveurs [en ce monde] en sorte qu'ils ont oublié de se souvenir [de Toi] et qu'ils étaient voués à la perdition.
Ainsi opposeront-ils un démenti à vos assertions et vous ne trouverez ni soutien ni échappatoire. Et Nous ferons goûter à ceux d'entre vous qui se comportent injustement un châtiment terrible.
Nous n'avons pas envoyé avant toi de prophète qui ne mange comme tout un chacun et ne se promène sur les marchés. Mais Nous avons fait des hommes une source de tentation les uns pour les autres afin de voir si vous alliez passer outre (litt. : l'endurer) et rien n’échappe à ton Seigneur (litt. : et ton Seigneur voit toute chose).
Ceux qui n’espèrent pas Nous rencontrer se sont exclamés : Si seulement on avait fait descendre des anges auprès de nous ou que nous puissions voir notre Seigneur ! Ils se sont accordés bien de l'importance et ont passé les bornes de l'insolence.
Le Jour où ils verront les anges, ce ne sera pas une bonne nouvelle pour les criminels et ces derniers leur diront : Cette enceinte vous est interdite !
Considérant alors les œuvres qu'ils auront accomplies, Nous en ferons de la poussière dispersée.
Ce Jour-là, les hôtes du Paradis jouiront d'un meilleur séjour et d'un meilleur lieu de repos.
Le Jour où les cieux se fendront sous le poids des nuages et où les anges seront précipités sur terre sans délai,
en ce Jour, la royauté véritable reviendra au Miséricordieux : ce sera un Jour pénible pour les mécréants.
[Ce sera] le Jour où les injustes s'en mordront les doigts en disant : Si seulement j'avais fait le chemin en compagnie de l'Envoyé !
Malheur à moi ! Si seulement je n'avais pas pris untel pour ami !
Il m'a détourné du Rappel après qu'il me fut parvenu et le diable est pour l'homme source d'avilissement.
Seigneur, dira alors l’Envoyé, mon peuple a pris ce Coran en aversion.
C’est ainsi que Nous avons suscité pour chaque prophète un ennemi choisi parmi les criminels, mais ton Seigneur sera pour toi un guide et un soutien suffisants.
Si seulement ce Coran avait été révélé en une seule fois ! déplorent les mécréants. Si Nous l'avons révélé graduellement (litt. : ainsi), c'est en vue de raffermir ton cœur et Nous l'avons psalmodié par étapes.
Nous te révélerons la Vérité avec des arguments plus convaincants [afin de répliquer] à tous les exemples qu'ils te proposeront,
Ceux qui seront rassemblés dans la Géhenne face contre terre occuperont la plus mauvaise place, [celle] des plus égarés.
Déjà Nous avions accordé les Écritures à Mûssâ et Nous avions fait de son frère Hârûn son second à ses côtés,
en leur enjoignant de se rendre auprès du peuple qui avaient traité Nos signes d'impostures et que Nous anéantîmes en totalité.
Et lorsque le peuple de Nûh eut traité Nos envoyés d'imposteurs, Nous les fîmes engloutir par les flots en faisant deux un signe à l'intention des hommes et Nous avons promis aux injustes un châtiment douloureux.
[Nous fîmes de même] avec les peuples de ‘Ad et de Thamûd ainsi qu'avec les compagnons du puits et des générations intermédiaires.
A chacune de ces communautés Nous avions proposé des exemples, puis Nous les avons totalement anéanties.
Ils étaient pourtant passés par ces cités sur lesquelles s'était déversée une pluie funeste. Ne les avaient-ils pas vues ? En réalité, ils pensaient bien ne pas être ressuscités.
Et lorsqu'ils te voient ils te prennent uniquement comme objet de leurs railleries : Est-ce celui-ci que Dieu a envoyé comme prophète
Peu s'en est fallu qu'il ne nous ait détourné de nos divinités, n'était notre attachement pour elles. Mais ils finiront bien par savoir, en voyant le châtiment, lequel d'entre vous était le plus égaré.
As-tu médité l'exemple de ceux qui ont pris leur passion pour divinité ? Es-tu chargé de veiller sur eux ?
Penses-tu que la plupart d'entre eux entendent ou soient doués de raison ? On ne peut les comparer qu'à du bétail, à moins qu'ils ne soient davantage plongés dans l'égarement.
Ne vois-tu pas comment ton Seigneur a étendu l'ombre ; s'Il l'avait voulu Il l'aurait rendue immobile, puis Nous avons fait du soleil un moyen de la repérer (litt. : celui qui guide vers elle).
Ensuite, Nous la faisons progressivement disparaître [en la résorbant] auprès de Nous.
C’est Lui qui a fait de la nuit un voile (litt. : un habit) à votre intention, du sommeil un moyen de repos et du jour le moment de la veille (litt. : de la Résurrection).
C'est Lui qui envoie les vents annonciateurs de la bonne nouvelle et précédant Sa Miséricorde ; et Nous avons fait tomber du ciel une eau pure
afin de vivifier grâce à elle un pays stérile (litt. : mort) et d'en désaltérer, entres autres créatures, du bétail et de nombreux humains.
Et Nous avons décliné ce Coran parmi eux afin qu'ils se souviennent, mais la plupart des gens se refusent à tout sauf à la mécréance.
Si Nous l'avions voulu, Nous aurions envoyé à chaque cité quelqu'un pour la mettre en garde.
Aussi, n'obéis pas aux mécréants et emploie-toi, à l’aide du Coran, à les combattre vigoureusement.
C’est Dieu (litt, : C'est Lui) qui a fait converger les deux mers : l'une d'eau douce et potable, l'autre d'une eau salée et saumâtre. Entre les deux il a placé un isthme, une barrière infranchissable.
C’est Lui qui a créé l'homme à partir de l'eau et lui a accordé une parenté par la chair, l'autre par alliance et ton Seigneur et Tout-Puissant
[Malgré cela] ils adorent, en excluant Dieu [de leur culte], des idoles qui ne sont pas en mesure de leur nuire ni de leur être utiles et les mécréants sont les auxiliaires [du diable] contre leur Seigneur.
Et Nous ne t'avons envoyé qu'afin d’annoncer la bonne nouvelle et de les mettre en garde.
Dis-leur : Je ne vous demande aucun salaire pour prix de cette exhortation ; je demande seulement à qui veut prendre le chemin qui conduit vers votre Seigneur [de le suivre].
Et remets-t'en au Vivant qui ne meurt point et proclame Sa gloire en usant de Sa louange et il suffit bien que ton Seigneur soit Informé des péchés de Ses serviteurs.
C'est Lui, le Miséricordieux, qui a créé en six jours les cieux, la terre et ce qui est situé entre les deux ; puis Il est établi sur le Trône : tu n’as qu'à interroger à Son sujet ceux qui en ont connaissance.
Et si l'on vient à leur dire : Prosternez-vous devant le Miséricordieux ! ils demandent : Qu’est-ce donc que ce Miséricordieux ? Allons-nous nous prosterner devant Lui simplement parce que tu nous l'ordonnes ? Et cela ne fait qu’accroître leur répulsion.
Béni soit Celui qui a placé dans les cieux des constellations et qui y a disposé un luminaire ainsi que la lune étincelante.
C'est Lui qui fait se succéder les nuits et les jours à l'intention de ceux qui veulent se souvenir [de Lui] ou [Lui] témoigner leur gratitude.
Les serviteurs du Miséricordieux sont ceux qui marchent sans se hâter (ou encore : humblement) sur terre et qui, lorsque les ignorants leur adressent la parole, leur répondent par des paroles judicieuses (ou : apaisantes) ;
ceux qui passent leur nuit prosternés ou debout devant leur Seigneur,
et qui disent : Seigneur, détourne loin de nous le châtiment de la Géhenne car c'est un châtiment destructeur.
Quel détectable séjour ! Quel détectable refuge !
Ceux qui lorsqu'ils font une dépense ne font montre ni de prodigalité ni d'avarice —car il y a entre celle-ci et celle-là un juste milieu—
[sont] ceux qui n'invoquent pas avec Dieu d'autres divinités et ne tuent pas un être vivant (nafs) dont Dieu a interdit le meurtre sans raison valable et qui ne s'adonnent pas à la fornication. Quiconque se livre à ces manquements en recevra un châtiment.
Son châtiment sera redoublé au Jour de la Résurrection et il y demeurera à jamais dans l'opprobre,
exception faite de ceux qui se seront amendés et auront fait œuvre pie : ceux-là Dieu transformera leurs fautes en œuvres méritoires et Dieu est Pardonneur et Miséricordieux,
et Dieu agréera volontiers le repentir de ceux qui s'amendent et font œuvre pie,
ceux qui ne portent pas de faux témoignages et qui, s'ils viennent à entendre des frivolités (ou : des obscénités), s'éloignent dignement,
ceux qui, lorsqu'ils sont rappelés à l'ordre par les versets de Dieu, ne s'en détournent pas [comme s’ils étaient] sourds et aveugles,
ceux qui invoquent : Seigneur, accorde-nous un motif de satisfaction en la personne de nos femmes et de nos descendants et fais de nous des guides (imâm) pour ceux qui se prémunissent,
ceux-là auront le Paradis en guise de rétribution pour prix de leur patience. Ils y seront accueillis par des saluts et des paroles de paix.
Ils y demeureront à jamais : quel excellent séjour ! quelle merveilleuse demeure !
N'était votre servitude (ou : vos invocations), votre Seigneur ne se soucierait nullement de vous ; vous avez traité [cette exportation] d'imposture ? Bientôt, vous ne pourrez plus éluder le châtiment (ou encore : le châtiment ne vous lâchera plus !)
Tâ, Sîn, Mîm.
Tels sont les Signes du Livre évident.
Peut-être te consumeras-tu de chagrin s'ils ne deviennent pas croyants ?
Si Nous le voulions, Nous ferions descendre du ciel un signe devant lequel leurs nuques demeureraient ployées en signe de soumission,
Il n'est pas de nouveau rappel qui leur parvienne du Miséricordieux sans qu'ils s'en détournent.
Déjà ils ont traité [ce Coran] d'imposture, mais ils auront bientôt des nouvelles de ce [châtiment] dont ils se gaussaient.
Ne voient-ils pas combien de variétés de plantes nobles Nous avons fait pousser à la surface de la terre ?
En tout cela il y a bien un signe, mais la plupart d'entre eux n'y croient pas !
Et ton Seigneur est sans conteste le Puissant, le Miséricordieux.
[Souviens-toi] lorsque ton Seigneur appela Mûssâ en lui enjoignant de se rendre auprès du peuple des injures,
le peuple de Pharaon : que ne se préservent-ils pas [de leur Seigneur] !
Seigneur, Lui dit [Mûssâ], je crains qu'ils ne me traitent d'imposteur,
que ma poitrine ne soit oppressée et que ma langue ne se noue ; aussi envoie avec moi mon frère Hârûn.
Ils ont de plus une faute à me reprocher et je redoute qu'ils ne me tuent.
Certainement pas ! Allez ! leur dit-il, nantis de Nos signes et Nous serons avec vous pour écouter [leur réponse].
Rendez-vous auprès de Pharaon et dites-lui : Nous sommes des envoyés du Seigneur des mondes
[chargés de t'ordonner] de laisser partir avec nous les enfants d'Isrâ'îl.
Ne t'avions-nous pas éduqué parmi nous quand tu étais enfant [répondit Pharaon à Mûssâ] ? Et n'es-tu pas resté parmi nous plusieurs années de ta vie
Puis tu as commis l'acte que tu sais, te comportant comme un ingrat !
Lorsque je l'ai frappé (litt. : fait) [reprit Mussa], je ne me doutais pas [que j’allais le tuer].
Je vous ai alors fui par crainte de vous et mon Seigneur ma conféré une capacité de jugement (ou : de décider) en faisant de moi l'un de Ses prophètes.
Et cette faveur que tu te vantes de m’avoir accordée, est-ce l'asservissement des fils d'Isrâ'îl ?
Et qu’est-ce donc que ce Seigneur des mondes, demanda Pharaon ?
Le Seigneur des cieux et de la terre et de ce qu'ils contiennent, si vous êtes doués de certitude, répondit Mûssâ.
Alors Pharaon s'adressant à son entourage leur dit : Vous avez bien entendu !
Votre Seigneur et celui de vos plus lointains ancêtres, reprit alors Mûssâ.
Votre prophète qui vient d'être missionné auprès de vous est un fou (majnûn), répliqua Pharaon.
Il est le Seigneur de l'Orient et de l'Occident et de ce qui est situé entre les deux, pour peu que vous soyez doués de raison, poursuivit Mûssâ.
Si tu prends [pour dieu] une autre divinité que moi, je te ferai emprisonner, lui dit Pharaon.
Même si je te produisais un signe évident, demanda Mûssâ ?
Eh bien ! montre-le nous, si tu es véridique, lui répondit Pharaon.
Et Mûssâ de jeter son bâton qui se transforma aussitôt en un véritable serpent.
Puis il retira sa main [de son aisselle] qui apparut aussitôt lumineuse aux yeux des spectateurs.
S'adressant à son entourage de notables, Pharaon leur dit : Voilà bien un magicien extraordinaire !
et qui a l'intention de vous expulser de votre pays moyennant sa magie ; que me conseillez-vous ?
Retiens-le ainsi que son frère, et envoie dans toutes les cités des hommes qui rassembleront
et te ramèneront tous les magiciens versés [dans leur art].
[C’est ainsi] que les magiciens furent rassemblés au jour et à l’heure fixés.
On demanda aux gens : Etes-vous bien tous là [pour assister au spectacle] ?
Peut-être suivrons-nous les magiciens s'ils ont le dessus [clama la foule] ?
Lorsque les magiciens se présentèrent, ils demandèrent à Pharaon : Aurons-nous une récompense si nous sommes reconnus vainqueurs ?
Cela va de soi, répondit-il, et vous ferez même partie de mes intimes (ou : de mes proches).
Lancez ce que vous avez à lancer, leur dit alors Mûssâ.
Ils lancèrent alors leurs cordes et leurs bâtons en disant : Par la puissance de Pharaon, c'est nous qui aurons le dessus.
Mûssâ jeta son bâton qui dévora aussitôt tous leurs artifices.
Projetés à terre les magiciens se retrouvèrent prosternés
en proclamant : Nous croyons au Seigneur des mondes,
le Seigneur de Mûssâ et d'Hârûn !
Ainsi vous croyez en lui avant que je vous en aie accordé la permission ? s'exclama Pharaon. C’est probablement votre maître qui vous a enseigné la magie, mais vous allez bientôt connaître [ma réaction]. Je vous ferai couper les mains et les pieds opposés avant de vous crucifier tous sans exception.
Cela ne nous portera pas préjudice, répondirent-ils, puisque c'est auprès de notre Seigneur que nous retournerons.
Nous espérons que notre Seigneur nous pardonnera nos fautes pour avoir été les premiers croyants.
Et Nous inspirâmes à Mûssâ : Emmène Mes serviteurs, car vous allez être poursuivis.
Et Pharaon fit envoyer des recruteurs dans les cités
pour faire savoir [à l'armée] : Ceux-là ne sont qu'un groupuscule
qui ont provoqué notre colère
alors que nous sommes tous sur nos gardes (ou : nous sommes tous prêts).
C'est ainsi que Nous leur fîmes quitter leurs jardins et leurs sources,
leurs trésors et leurs nobles fréquentations.
Et c'est ainsi que Nous fîmes des héritiers des enfants d'Isrâ'îl.
Ils [Pharaon] se lancèrent à leur poursuite au lever du soleil ;
lorsque les deux groupes furent en vue, les compagnons de Mûssâ s'exclamèrent : Nous allons être rattrapés !
Certainement pas, répondit Mûssâ, mon Seigneur est avec moi qui me guide.
Nous mirâmes à Mûssâ de frapper de son bâton la mer qui s'ouvrit [devant lui laissant] de part et d'autre comme deux imposants massifs montagneux.
C'est là que Nous fîmes s'engager les poursuivants (litt. : les autres)
et que Nous délivrâmes Mûssâ ainsi que tous ceux qui l'accompagnaient
tout en faisant périr les autres par noyade.
En tout cela il y a un signe mais la plupart d'entre eux n'étaient pas des croyants.
Certes ton Seigneur est sans conteste le Puissant, le Très Miséricordieux.
Psalmodie-leur le récit d’Ibrâhîm,
lorsqu'il demanda à son père ainsi qu'à son peuple : Qu'adorez-vous donc ?
Nous adorons des idoles auxquelles nous vouons un culte assidu, répondirent-ils.
Vous entendent-elles lorsque vous les invoquez ? poursuivit Ibrâhîm,
Ou vous sont-elles utiles ? Vous font-elles du tort ?
C'est plutôt parce que nous avons vu ce comportement chez nos pères.
Avez-vous vu ce que vous adorez,
vous et vos ancêtres les plus reculés (ou encore : les plus primitifs) ?
Eh bien, tous vos objets de culte sont mes ennemis, exception faite du Seigneur des mondes
qui m'a créé et qui me guidera,
qui me nourrit et qui me désaltère,
qui me guérit lorsque je suis malade,
qui donne la mort et qui octroie la vie
et dont j'espère le pardon de mes fautes au Jour de la Résurrection.
Seigneur, accorde-moi un pouvoir de décision (hukman), agrège-moi (alhiqnî) aux gens pieux
et accorde-moi une renommée enviable parmi les générations futures.
Fais de moi l'un des héritiers du jardin des délices,
et pardonne à mon père car il était d'entre les égarés ;
ne m'humilie pas au Jour où ils seront ressuscités,
le Jour où ni les biens ni la descendance ne seront de la moindre utilité
si ce n’est pour celui qui se présentera devant Dieu avec un cœur pur.
Le Paradis sera rapproché de ceux qui se seront gardés [de Dieu]
et la Géhenne sera exposée [aux yeux] de ceux qui se sont fourvoyés.
Où sont, leur sera-t-il demandé, ceux que vous adoriez
en excluant Dieu [de votre culte] ? Vous soutiennent-ils ? Ou bien vont-ils se secourir eux-mêmes ?
Les idoles y seront alors précipitées
en compagnie des égarés
et de toutes les armées d'Iblîs [sans exception].
Tout en se disputant les uns avec les autres, ils s'exclameront : Par Dieu, nous étions dans un égarement manifeste
en vous plaçant au même rang que le Seigneur des mondes.
Seuls les criminels nous ont égarés
et nous ne disposons [en ce Jour] d'aucun médiateur (ou : d'aucun intercesseur)
ni d'aucun ami chaleureux (ou : désintéressé).
Si seulement nous pouvions retourner [sur terre] ne serait-ce qu'une fois, nous serions d’entre les croyants.
En tout cela il y a bien un signe mais la plupart d'entre eux n'y croient pas.
Et ton Seigneur est sans conteste le Puissant, le Très Miséricordieux.
Le peuple de Nûh a traité les envoyés d'imposteurs.
Lorsque Nûh, leur frère, leur demanda : Que ne vous gardez-vous [de la transgression] ?
Je suis certes pour vous un envoyé fiable,
aussi préservez-vous de Dieu et obéissez-moi !
Je ne vous demande aucun salaire, ma rétribution n'incombant qu'au Seigneur des mondes.
Préservez-vous de Dieu et obéissez-moi !
Pourquoi croirions-nous en toi quand ce sont les plus vils [d’entre nous] qui t'ont suivi ? demandèrent-ils.
Je ne sais pas au juste ce qu'ils faisaient, répliqua-t-il,
et ce n'est qu'à Dieu qu'ils auront à rendre des comptes : si seulement vous pouviez en être conscients !
Je ne suis pas de ceux qui repoussent les croyants,
je suis uniquement chargé [de Vous adresser] une claire mise en garde.
Si tu ne cesses [de nous importuner], à Nûh, tu seras bientôt lapidé !
Seigneur, se plaignit Nûh, mon peuple m'a traité d'imposteur.
Tranche clairement entre nous et sauve-moi ainsi que les croyants qui m'ont suivi.
Nous le délivrâmes ainsi que ceux qui étaient avec lui dans l'Arche bondée ;
après quoi, Nous fîmes périr par noyade ceux qui étaient restés en arrière.
En tout cela il y a bien un signe mais la plupart d'entre eux n’étaient pas des croyants,
et ton Seigneur est sans conteste le Puissant, le Très Miséricordieux.
[Le peuple de] 'Ad a traité les envoyés d’imposteurs !
[Souviens toi] lorsque leur frère Hûd leur eut demandé : Que ne vous gardez-vous [de la transgression]
Je suis certes pour vous un envoyé fiable,
aussi préservez-vous de Dieu et obéissez-moi !
Je ne vous demande aucun salaire, ma rétribution n'incombant qu'au Seigneur des mondes.
Pourquoi construisez-vous sur chaque colline un édifice bien en vue afin de railler [les passants] ?
Pourquoi prendre des demeures bâties en dur ? Allez-vous y rester à jamais ?
Et lorsque vous usez de violence, vous vous comportez en tyrans ?
Gardez-vous plutôt de Dieu et obéissez-moi !
Gardez-vous de Celui qui vous a procuré le soutien matériel que vous savez,
Qui vous a procuré des faveurs et des enfants
ainsi que des jardins et des sources !
Je redoute pour vous le châtiment d'un Jour grandiose.
Peu nous importe, répondirent-ils, que tu nous adresses ou non une exhortation.
Ce ne sont que mensonges déjà forgés par les anciens !
Et [de plus] nous ne serons pas châtiés.
Ils le traitèrent d'imposteur et Nous les anéantîmes : en tout cela il y a bien un signe mais la plupart d'entre eux n’étaient pas des croyants
et ton Seigneur est sans conteste le Puissant, le Très Miséricordieux.
[Le peuple de] Thamûd a également traité les envoyés d’imposteurs !
[Souviens-toi] lorsque leur frère Sâlih les eut exhorté : Que ne vous gardez-vous [de la transgression] ?
Je suis certes pour vous un envoyé fiable,
aussi préservez-vous de Dieu et obéissez-moi !
Je ne vous demande aucun salaire, ma rétribution n'incombant qu'au Seigneur des mondes.
Pensez-vous que vous serez laissés tranquilles ici-bas,
au milieu de jardins et de sources,
de récoltes et de palmiers chargés de régimes de dattes fraîches,
creusant avec zèle (ou : avec habileté) vos demeures dans la montagne ?
Gardez-vous plutôt de Dieu et obéissez-moi !
Et n'obéissez pas aux ordres des personnages outranciers
qui répandent la corruption sur terre sans rien améliorer.
Tu n'es qu'un possédé, lui répondirent-ils,
et tu n'es qu'un homme [en tout point semblable] à nous ! Apporte-nous donc un signe si tu es d'entre les véridiques !
Voici une chamelle [en guise de signe], leur dit-il. Un jour déterminé lui sera alloué pour boire, tandis que vous vous désaltérerez un autre jour,
et ne lui faites aucun mal car vous seriez alors victimes du châtiment d'un jour terrible.
Ils lui coupèrent [malgré tout] les jarrets et se prirent bientôt à le regretter.
Le châtiment s'appesantit sur eux, ce qui constituait bien un signe, mais la plupart d'entre eux n'y crurent pas.
Et ton Seigneur est sans conteste le Puissant, le Très Miséricordieux.
Le peuple de Lût a également traité les envoyés d'imposteurs.
[Souviens-toi] lorsque leur frère Lût les eut exhorté : Que ne vous gardez-vous [de la transgression] ?
Je suis certes pour vous un envoyé fiable,
aussi préservez-vous de Dieu et obéissez-moi !
Je ne vous demande aucun salaire, ma rétribution n'incombant qu'au Seigneur des mondes.
Entre tous les mondes serez-vous [les seuls] à copuler avec des hommes
tout en délaissant vos épouses que Dieu a créées à votre intention ? En vérité vous êtes un peuple de transgresseurs !
Lût, lui dirent-ils, si tu ne cesses [de nous importuner], tu compteras bientôt parmi les proscrits.
Je suis de ceux qui exècrent ce que vous faites, leur répondit-il.
Seigneur, préserve-moi ainsi que ma famille de leurs œuvres scélérates.
Et Nous le sauvâmes ainsi que tous les siens
excepté son épouse qui demeura en arrière.
Puis Nous détruisîmes les autres
en faisant tomber sur eux une pluie de pierres. Quelle abominable pluie que celle [qui s'abattit] sur ceux qui avaient été mis en garde !
En tout cela il y avait bien un signe mais la plupart d'entre eux n'y croyaient pas !
Et ton Seigneur est sans conteste le Puissant, le Très Miséricordieux.
Ceux qui habitaient à proximité des arbustes traitèrent aussi les envoyés d'imposteurs !
[Souviens-toi] lorsque Shu’ayb leur eut dit : Que ne vous gardez-vous [de la transgression] ?
Je suis certes pour vous un envoyé fiable,
aussi préservez-vous de Dieu et obéissez-moi !
Je ne vous demande aucun salaire, ma rétribution n'incombant qu'au Seigneur des mondes.
Donnez la bonne mesure et ne soyez pas des fraudeurs !
Pesez avec une balance exacte,
ne spoliez pas les gens de leurs biens et ne commettez point, en corrupteurs, d'iniquités sur terre.
Gardez-vous de Celui qui vous a créés ainsi que les générations antérieures !
Tu nés qu'un possédé, lui dirent-ils,
et un homme [en tout point semblable] à nous et nous pensons bien que tu es un menteur.
Fais donc tomber sur nous un fragment du ciel si tu es sincère !
Mon Seigneur connaît bien vos œuvres (litt. : sait fort bien ce que vous faites), leur répondit-il.
Ils le traitèrent alors d’imposteur et furent saisis par le châtiment du jour de la nuée [embrasée] : châtiment d’une journée terrible.
En tout cela il y avait bien un signe mais la plupart d'entre eux n'y croyaient pas !
Et ton Seigneur est sans conteste le Puissant, le Très Miséricordieux.
Ce Coran est bien une révélation du Seigneur des mondes
que l'Esprit fiable (al-rûh al-'amîn) a fait descendre
en ton cœur afin que tu sois de ceux qui mettent [l'univers] en garde,
en une langue arabe explicite,
Il était déjà évoqué dans les textes sacrés des peuples anciens.
N'est-ce pas pour eux un signe que les docteurs des fils d'Isrâ'îl en soient instruits ?
L'eussions-Nous révélé à un non-arabe (ou selon d'autres interprétations : à un muet)
et le leur eût-il récité qu'ils n'y auraient pas cru.
C'est ainsi que Nous l'avons insinué dans le cœur des criminels
en sorte qu'ils n'y croiront pas sans avoir vu le châtiment douloureux
qui les surprendra à l'improvise sans même qu'ils le pressentent.
Alors ils demanderont : Un délai nous sera-t-il accordé ?
Nous demandent-ils [encore] de hâter Notre châtiment ?
Si Nous leur accordons la jouissance [de ce bas monde] durant quelques années,
lorsqu'ensuite le châtiment qui leur était promis arrivera
penses-tu que ce dont ils auront joui leur sera de quelque utilité ?
Jamais Nous n'avons anéanti de cité qui n'ait reçu de mises en garde
à titre de rappel et jamais Nous n'avons lésé [quiconque].
Ce ne sont pas les démons qui transmettent [ce Coran] :
cela ne leur sied nullement et ils en seraient bien incapables,
car ils ont été écartés de son audition.
N'invoque point d'autre divinité à côté de Dieu ce qui te vaudrait d'être châtié !
Avertis les membres de ta tribu qui te sont les plus proches,
et montre-toi clément envers les croyants qui t'ont suivi, (litt. : abaisse ton aile ou : ton côté).
Mais s'ils te désobéissent, dis-leur : Je me désolidarise totalement de vos actes.
Et remets-t'en au Puissant, au Très Miséricordieux
qui te voit quand tu te tiens debout [en prière]
et quand tu officies parmi ceux qui se prosternent,
car Il entend et sait tout.
Vous indiquerai-je sur qui s'abattent les démons ?
Ils s'abattent sur tout imposteur coupable
afin de lui communiquer ce qu'ils ont entendu mais la plupart d'entre eux sont des menteurs.
Quant aux poètes ils ne sont suivis que des fourvoyés ;
tu les verras errer dans toutes les vallées,
disant ce qu'ils ne mettent pas en pratique ;
exception faite de ceux qui croient, pratiquent les œuvres pies, se remémorent Dieu fréquemment et qui [grâce à leurs vers] triomphent de ceux qui les ont blessés injustement. Les agresseurs quant à eux sauront bientôt quelle funeste destination les attend.
Tâ, Sîn. Tels sont les signes du Coran et d'un Livre explicite,
à la fois guidance et bonne nouvelle pour les croyants
qui accomplissent la prière, acquittent l'aumône et sont fermement convaincus de [l'existence de] l'Ultime Demeure.
Certes Nous avons embelli leurs œuvres aux yeux de ceux qui ne croient pas à l'Ultime Demeure si bien qu'ils sont dans la perplexité.
Ceux-là sont ceux auxquels un terrible châtiment est réservé et qui, dans l'Ultime Demeure, seront les plus grands perdants,
Certes tu reçois ce Coran de la part du Très Sage, du Très Savant.
Souviens-toi lorsque Mûssâ eut dit à sa famille : Je viens de voir du feu. Je vais vous en rapporter une indication [pour poursuivre notre route] ou une braise ardente afin que vous vous y réchauffiez.
Et lorsqu'il s'y rendit, il reçut cet appel : Béni soit Celui qui siège dans le feu ! [Bénis soient] ses alentours ! Et gloire à Dieu le Seigneur des mondes !
Mûssâ, c'est un fait : Je suis Dieu, le Puissant, le Très Sage !
Jette donc ton bâton ! Et lorsque Mûssâ le vit se tortiller comme un serpent, il rebroussa chemin en fuyant sans se retourner. Mûssâ, ne crains rien, les envoyés n'ont rien à redouter auprès de Moi !
[Seuls Me redouteront les injustes] exception faite de ceux qui auront substitué une œuvre pie à une iniquité, car Je suis Pardonneur et Très Miséricordieux.
Introduis ta main sous ta tunique (litt. : poche, fente, jayb) elle en ressortira lumineuse et intacte ; ce sera l'un des neuf signes destinés à Pharaon et à son entourage car ils constituent un peuple de pervers.
Et lorsque Nos signes se produisirent devant eux en guise de preuves ils crièrent à la pure magie.
Ils les nièrent par iniquité autant que par orgueil bien qu'ils fussent intimement convaincus [de leur véracité] : médite quel fut le destin de ces corrupteurs !
Déjà Nous avions communiqué une science à Dâwûd et à Sulaymân qui nous en rendirent grâce : Louange à Dieu qui nous a privilégiés sur un grand nombre de Ses serviteurs croyants.
Sulaymân hérita de Dâwûd et s'adressa aux hommes : Nous avons été instruits de la langue des oiseaux et nous avons reçu une part de toute chose. Certes, voilà bien une faveur insigne.
Et les armées de Sulaymân —hommes, djinns et oiseaux— furent assemblées devant lui et maintenues à distance ;
[elles se mirent en marche] si bien que, lorsque ces armées arrivèrent dans la vallée des fourmis, l'une d'elles s'adressa à ses compagnes : Fourmis, entrez dans vos demeures afin que Sulaymân et ses armées ne vous écrasent pas sans même s'en rendre compte.
Souriant puis riant à ces paroles Sulaymân invoqua : Seigneur, accorde-moi de Te remercier pour les faveurs que Tu m'as dispensées ainsi qu'à mes père et mère et d'accomplir une œuvre pie qui aura Ton agrément. Et accueille-moi au sein de Ta Miséricorde parmi Tes pieux serviteurs.
Puis comme il inspectait les oiseaux, il questionna : Pourquoi ne vois-je donc pas la huppe ? Serait-elle absente ?
Je lui ferai subir un châtiment sévère ou bien je la sacrifierai à moins qu’elle ne m'apporte une excuse valable.
L'oiseau ne resta pas longtemps [éloigné] : J'ai eu connaissance, lui dit- il, de ce que tu ignorais et je t'apporte des nouvelles sûres de la tribu de Sabâ'.
J’y ai trouvé une femme qui était leur reine et qui a reçu en partage une part de toute chose ; elle possède en outre un trône grandiose
Je l'ai trouvée ainsi que son peuple qui se prosternaient devant le soleil en excluant Dieu [de leur culte]. Le diable a embelli leurs œuvres à leurs yeux et les a détournés de la voie, si bien qu'ils sont mal dirigés.
Que ne se prosternent-ils devant Dieu qui peut dévoiler ce qui est celé dans les cieux et sur la terre et qui sait ce que vous dissimulez aussi bien que ce que vous divulguez.
Dieu qui est Tel qu’il n'y a pas de divinité en dehors de Lui, le Seigneur du Trône sublime.
Nous verrons bien, lui répondit Sulaymân, si tu dis la vérité ou si tu es une menteuse.
Va donc leur porter mon message que voici et remets-le-leur, puis mets-toi en retrait et observe leurs réactions.
Dignitaires, leur dit la reine, un noble message m'a été adressé
qui émane de Sulaymân ; il débute [par ces mots] : Au Nom de Dieu, le Très Miséricordieux, le Tout Miséricordieux,
et [nous invite] à ne pas nous dresser (litt. : nous élever) contre lui et à le rejoindre en faisant acte de soumission.
Dignitaires, veuillez me conseiller à ce sujet, je ne prendrai pas de décisions dont vous ne soyez témoins.
Nous sommes dotés d'une grande force et d'une puissance redoutable et c'est à toi qu'appartient le commandement. Vois toi-même ce que tu vas ordonner.
Les rois, leur dit-elle, lorsqu'ils pénètrent dans une cité la corrompent et humilient les plus puissants (ou : les plus fiers) de ses habitants : c'est ainsi qu'ils se comportent.
Je m'en vais leur envoyer un cadeau et j'examinerai les renseignements que me rapporteront mes émissaires.
Lorsqu'ils se rendirent auprès de Sulaymân celui-ci leur demanda : Voulez-vous m'aider de ces richesses alors que ce dont Dieu m’a comblé est bien préférable à ce qu'il vous a accordé ? C'est plutôt vous qui vous réjouissez de tels présents !
Retourne vers les tiens ; nous les rencontrerons à la tête d'une armée contre laquelle ils ne pourront résider et nous les expulserons [de leur cité], avilis et méprisés.
Puis il s’adressa à son entourage : Lequel d'entre vous m'apportera son trône avant qu'ils ne viennent me présenter leur soumission ?
Un djinn particulièrement habile affirma : Je te l'apporterai avant même que tu n'aies quitté ta place. Je suis en mesure [de te satisfaire] et [je mérite] ta confiance.
Un homme qui avait la connaissance des Écritures intervint : C'est moi qui te l'apporterai avant même que tu n'aies cligné de l'œil. Et lorsqu'il vit le trône posé devant lui, Sulaymân s'exclama : Ceci est une des faveurs accordées par mon Seigneur afin de m'éprouver. Serai-je reconnaissant ou ingrat ? Celui qui se montre reconnaissant ne l'est que pour lui-même et quant à l'ingrat, mon Seigneur n'en est pas moins Généreux [à son endroit] et Il n'a nul besoin [de sa reconnaissance].
Maquillez-lui (litt. : déguisez-lui) son trône, ordonna-t-il ensuite, nous verrons si elle [la reine] sera ou non en mesure de le reconnaître.
Lorsqu'elle arriva on lui demanda : Ton trône est-il bien ainsi ? Il semble bien qu'il s'agit de lui, répondit-elle. Nous avons reçu la science avant elle [dit alors Sulaymân] et nous Lui étions soumis.
Et il lui fit abjurer (litt. : il la détourna de) ce qu’elle adorait en dehors de Dieu car elle appartenait à un peuple de mécréants.
Entre dans ce palais, lui fut-il intimé. Lorsqu'elle le vit, elle le prit pour une masse d'eau et découvrit ses jambes. Ce n'est qu'un palais pavé de dalles de cristal, lui dit alors Sulaymân. Seigneur, reprit-elle, je me suis fait du tort à moi-même, désormais je me soumets avec Sulaymân devant Dieu, le Seigneur des mondes.
Déjà Nous avions envoyé à Thamûd leur frère Sâlih afin de leur enjoindre d'adorer Dieu et aussitôt deux partis s'affrontèrent.
Mon peuple, leur dit-il, pourquoi demandez-vous que l'on précipite le châtiment plutôt que d'implorer la Miséricorde ? Si seulement vous demandiez le pardon de Dieu, peut-être vous serait-il fait miséricorde !
C'est à toi et à ceux qui sont avec toi que nous attribuons nos revers de fortune, dirent-ils. Votre sort n'est-il pas plutôt entre les Mains de Dieu ? répondit Sâlih. En vérité, vous êtes un peuple mis à l'épreuve.
Or, il y avait dans leur cité neuf personnages qui répandaient la corruption et n'y faisaient aucun bien.
Ils se jurèrent mutuellement devant Dieu de tuer Sâlih de nuit ainsi que sa famille et de dire ensuite aux ayants droit (ou : à ses proches, waliyyihi) : Nous n'avons pas assisté au meurtre de sa famille et nous sommes sincères.
Ils ourdirent leurs stratagèmes et Nous usâmes également d'artifices à leur insu.
Médite quelle fut la conséquence de leurs machinations : Nous les anéantîmes ainsi que tout leur peuple sans exception.
Voilà donc leurs demeures à jamais désertes pour prix de leur iniquité. Certes il y a en cela un signe pour un peuple enclin à la connaissance.
Et Nous sauvâmes [du châtiment] ceux qui avaient la foi et qui se préservaient [de l'injustice].
[Et souviens-toi de] Lût lorsqu'il dit à son peuple : vous vous livrez à des turpitudes au vu de tous
Vous copulez avec les hommes par appétit charnel en vous détournant des femmes ? Vous n’êtes qu'un peuple d'ignorants !
Pour toute réponse son peuple lui fit dire : Expulsez la famille de Lût de votre cité car ce sont des gens qui préservent leur pureté [en évitant (homosexualité) !
Nous le sauvâmes ainsi que sa famille exception faite de son épouse que Nous avions destinée à rester en arrière.
Et Nous fîmes pleuvoir sur eux une pluie [de pierres]. Funeste pluie que celle destinée à un peuple averti [en vain] !
Dis : La louange revient à Dieu et que la paix soit sur ceux d'entre Ses serviteurs qu'il a élus. Dieu n'est-Il pas préférable à ceux qu'ils Lui associent ?
[Il est] Celui qui a créé les cieux et la terre et qui a fait descendre la pluie du ciel à votre intention. Grâce à elle Nous faisons croître [des végétaux dans] de magnifiques jardins et vous n'auriez pas été en mesure de faire pousser ces arbres. Y a-t-il une autre divinité aux côtés de Dieu ? Cependant [contre toute évidence] ce peuple se détourne [de la vérité].
[Il est] Celui qui a donné à la terre sa stabilité, qui l'a sillonnée de cours d'eau, qui y a ancré les montagnes et qui a placé un isthme entre les deux mers. Y aurait-il une divinité aux côtés de Dieu ? Mais la plupart d'entre eux sont dans l'ignorance.
Qui donc exauce le désespéré (ou encore : Qui donc exauce la supplique de celui qui se trouve dans une nécessité extrême) quand il L'invoque et le délivre de l'affliction ? Qui a fait de vous Ses lieutenants sur terre ? Y aurait-il une autre divinité aux côtés de Dieu ? Vous êtes doués de peu de mémoire.
Qui donc vous guide dans les ténèbres sur terre comme en mer et Qui envoie les vents annonciateurs de la pluie (litt. : de la bonne nouvelle, hushrâ) et devançant Sa Miséricorde ? Y aurait-il une autre divinité aux côtés de Dieu ? Exalté soit-il au-delà de ce qu'ils Lui associent !
Qui donc initie la création et Qui la recommence ? Qui vous accorde votre subsistance à partir du ciel et de la terre ? Y aurait-il une autre divinité aux côtés de Dieu ? Apportez donc vos preuves si vous êtes véridiques !
Dis : En dehors de Dieu, tous les habitants des cieux et de la terre ignorent ce qui est celé (al-ghayb). Ils ne pressentent même pas quand ils seront ressuscités !
Jusqu'où leur science de l'Ultime Demeure s'est-elle hissée ? Ils sont plutôt plongés dans le doute à son sujet, voire atteints d’une cécité totale.
Quand nous serons redevenus poussière ainsi que nos pères, demandent-ils, serons-nous ressuscités ?
On nous a déjà fait cette promesse ainsi qu’à nos pères par le passé : ce ne sont que légendes de primitifs.
Dis-leur : Parcourez le pays et considérez quelle fut l'issue des criminels !
Ne t'afflige donc pas pour eux et ne sois point oppressé à cause de leurs machinations.
A quand [l'échéance] de cette promesse, demandent-ils, si vous êtes véridiques
Il se peut qu'une partie de ce châtiment que vous souhaitez précipiter ne soit plus très éloignée de vous.
Certes ton Seigneur dispense Ses faveurs aux hommes mais la plupart d'entre eux sont des ingrats.
Et ton Seigneur connaît de façon certaine ce que dissimulent leurs cœurs (litt. : leurs poitrines) et ce qu'ils dévoilent.
Rien de celé dans les cieux ni sur terre qui ne soit consigné en un Livre révélateur (mubîn) !
Certes ce Coran expose aux enfants d'Isrâ’îl la plupart des sujets qui les divisent
et il est une guidance et une miséricorde pour les croyants.
Et ton Seigneur tranchera (ou : arbitrera) entre eux de Son verdict (ou : de Son autorité) et Il est le Puissant, le Très Savant.
Et remets-t'en à Dieu car tu es dans le Vrai de façon éclatante.
Tu ne saurais faire entendre les morts pas plus que tu ne saurais faire entendre les sourds qui te tournent le dos en s'éloignant ;
et tu ne saurais davantage guider les aveugles qui sont dans l'égarement. Tu ne peux faire entendre [ce message] qu'à ceux qui croient à Nos signes et qui [Nous] sont soumis (ou encore : qui sont musulmans).
Le moment venu [d’exécuter] Notre décision à leur encontre, Nous ferons surgir de terre à leur intention une bête qui les informera de ce que les gens n'étaient pas convaincus de Nos signes.
Le Jour où Nous rassemblerons dans chaque communauté une multitude de ceux qui auront traité Nos signes de mensonges et où ils seront conduits [vers Nous] sans ménagement
si bien que lorsqu'ils seront parvenus [au lieu de Jugement] Dieu leur demandera : Avez-vous [osé] traiter Mes signes de mensonges alors que vous ne les englobiez pas de votre science ou bien que faisiez- vous donc [que vous puissiez M’opposer aujourd’hui] ?
lors Notre arrêt s'abattra sur eux pour prix de leur iniquité et ils se tiendront cois !
Ne voient-ils pas que Nous avons établi la nuit afin qu'ils se reposent et le jour pour y voir ? Certes, il y’a en cela des signes pour un peuple qui a la foi.
Le Jour où l'on soufflera dans les trompes, les habitants des cieux et de la terre en seront effrayés à l'exception de ceux que Dieu aura choisis ; tous se présenteront humblement devant Lui.
Le Jour où tu verras les montagnes que tu crois [aujourd’hui] figées se déplacer comme les nuées : telle est l'œuvre de Dieu qui a parfait toute chose et qui est parfaitement Informé de tout ce que vous faites.
Ceux qui présenteront des œuvres pies en retireront une récompense encore meilleure et ils seront en ce Jour à l'abri de la terreur,
Ceux qui présenteront des péchés seront précipités dans le feu, face contre terre ; êtes-vous rétribués autrement que pour vos œuvres ?
On m’a seulement ordonné d'adorer le Seigneur de cette contrée qu'il a établie sacrée et auquel appartient toute chose et l'on m'a ordonné d'être d'entre les musulmans
et de réciter ce Coran ; celui qui suit la bonne direction ne la suit que pour lui-même. Et quant à ceux qui s'égarent (ou : qui dévient) dis [leur] : Je ne suis qu'un de ceux [qui ont été chargés] de mettre [les hommes] en garde.
Et rajoute : Louange à Dieu qui vous montrera bientôt Ses signes que vous ne contesterez pas (ou encore : et vous les reconnaîtrez). Et rien de ce que vous faites n'échappe à ton Seigneur,
Tâ, Sîn, Mîm.
Tels sont les versets d'un Livre révélateur (mubîn).
Nous te récitons en toute vérité partie de l'histoire de Mûssâ et de Pharaon à l'intention d'un peuple qui croit.
Pharaon s'était érigé en tyran dans le pays [d’Egypte] et il avait fractionné ses habitants en divers clans, méprisant une partie d'entre eux dont il sacrifiait les fils tout en épargnant les femmes : il était un corrupteur parmi d'autres.
Or, Nous voulions aider ceux qui étaient ainsi déconsidérés dans le pays et faire d'eux à la fois des guides et des héritiers
tout en consolidant leur position sur terre afin que se réalise sous les yeux de Pharaon, Hamân et de leurs armées ce qu'ils redoutaient d’eux.
Nous inspirâmes à la mère de Mûssâ de l'allaiter et de le jeter dans le Nil si elle craignait quelque chose pour lui. Ne crains rien et ne t'afflige pas, Nous te le ramènerons et ferons de lui l'un de [Nos] envoyés.
La famille de Pharaon le recueillit afin qu'il devienne [plus tard] leur ennemi et une source d'affliction pour eux : Pharaon, Hamân et leurs armées étaient fautifs !
Qui sait, dit l'épouse de Pharaon, si cet enfant ne sera pas pour toi et moi une consolation (litt. : le plaisir de nos yeux) ? Ne le tuez pas car il se peut qu'il nous soit utile ou même que nous en fassions notre fils : ils ne pressentaient rien [de ce qui allait advenir].
Au matin, le cœur atterré, peut s'en fallut que [la mère de Mûssâ] ne dévoile ses sentiments si Nous ne l'avions raffermie afin qu’elle restât croyante.
Elle dit à sa sœur : Pars à sa recherche (ou : suis-le à la trace) ! Elle l'observait de loin à leur insu.
Nous lui interdîmes les nourrices dès la première tétée (min qabl). Vous indiquerai-je, dit alors [sa sœur], les membres d'une famille qui le prendront en charge pour votre compte et qui lui seront de bon conseil ?
C'est ainsi que Nous le rendîmes à sa mère afin qu’elle s'apaise et ne s'afflige point ; et afin qu’elle sache que la promesse de Dieu était bien une réalité (haqq) mais la plupart d'entre eux sont dans l'ignorance.
Lorsqu'il eut atteint la force de l'âge et la maturité Nous lui accordâmes science et autorité : c'est ainsi que Nous rétribuons les vertueux,
Il entra dans la ville [profitant] d'un moment d'inattention des habitants, et il y trouva deux hommes en train de se battre : l'un appartenait à son clan, l'autre était un de ses ennemis. Celui qui était des siens l'appela à son secours et Mûssâ décocha un coup de poing [mortel] à l'Egyptien. Ceci, s'exclama Mûssâ, est l'œuvre du diable car il est un ennemi déclaré et un fourvoyeur.
Seigneur, implora-t-il, je me suis fait du tort à moi-même, aussi pardonne-moi. Et Dieu lui pardonna car Il est le Pardonneur, le Très Miséricordieux.
Seigneur, poursuivit-il, puisque Tu m'as accordé Tes faveurs je ne serai jamais un soutien pour les criminels.
Au matin il était encore dans la ville, inquiet et aux aguets, quand celui qui lui avait demandé son secours la veille lui demanda à nouveau assistance à grands cris. Tu es un provocateur avéré, lui dit alors Mûssâ.
Et lorsqu’il voulut fondre sur leur ennemi commun, celui-ci lui dit : Tu veux me tuer de la même façon que tu as tué un homme hier ? Tu veux donc être un despote dans ce pays et tu n'entends rien améliorer ?
[Là-dessus] un homme arriva en courant de l'autre bout de la ville [afin de l'avertir] : Mûssâ, lui dit-il, les notables délibèrent à ton sujet afin de te tuer ; aussi, je m'en vais te donner un bon conseil : pars d'ici !
Il quitta [aussitôt] la ville, inquiet et aux aguets, en implorant : Seigneur, sauve-moi de ce peuple d'injustes !
Lorsqu'il se dirigea en direction de Madyan, il se dit : Sans doute mon Seigneur va-t-Il me mettre sur le bon chemin.
Une fois parvenu au point d’eau de Madyan, il y trouva un groupe de gens qui étaient venus y puiser [de l’eau] et il vit (litt. : trouva) également deux femmes à l'écart qui retenaient leur troupeau. Qu’est- ce qui vous retient, demanda-t-il ? Nous ne pourrons abreuver [nos bêtes] qu’après le départ de ces bergers, répondirent-elles, et notre père est un homme trop âgé [pour effectuer une telle tâche].
Il fit donc abreuver leur troupeau puis s'en retourna à l'ombre et fit cette invocation : Seigneur, j'ai besoin de tous les bienfaits que Tu voudras bien m'accorder (litt. : que tu feras descendre sur moi) !
L’une d’elle vint alors le trouver timidement et lui dit : Mon père t'invite afin de te rétribuer d’une récompense pour avoir fait boire [notre troupeau]. Lorsque Mûssâ se rendit auprès de lui, il lui fit le récit de ce qui s'était passé. Ne crains rien, le rassura-t-il, tu seras sauvé de ce peuple d’injustes.
Père, lui dit l’une des filles, tu n'as qu’à louer ses services. Il n'est de meilleur salarié que l'homme fort et fiable.
Je voudrais te donner en mariage l'une de mes filles, lui dit-il, à condition que tu sois à mon service durant huit années. Si tu veux prolonger ce délai de deux ans (litt. : jusqu’à dix) cela sera pure faveur de ta part. Je ne veux rien t’imposer de pénible et tu trouveras en moi, si Dieu le veut, un homme intègre.
Voilà qui est convenu entre toi et moi, lui répondit-il. Quel que soit le délai que je choisirai, tu ne devras pas outrepasser ton droit à mes dépens et Dieu est le Garant de nos engagements.
Lorsque Mûssâ eut atteint le délai imparti et qu'il eut emmené son épouse (litt. : sa famille avec lui) il aperçut un feu. Restez ici, leur dit- il, car je viens de voir un feu ; peut-être en rapporterai-je une indication [pour poursuivre notre route] ou une braise ardente afin que vous vous y réchauffiez.
Lorsqu’il s'y fut rendu, il entendit un appel sur le versant droit de la vallée dans la contrée bénie où était situé l'arbuste : Mûssâ, c'est un fait : Je suis Dieu, le Seigneur des mondes !
Jette donc ton bâton ! Et lorsque Mûssâ le vit se tortiller comme un serpent, il rebroussa chemin en fuyant sans se retourner. Mûssâ, approche et ne crains rien, tu es de ceux qui ont l'assurance de Ma protection.
Introduis ta main sous ta tunique (litt. : poche, fente, jayb) elle en ressortira lumineuse et intacte et glisse ta main sous ton aisselle afin de calmer ton angoisse. Ce seront là deux signes de ton Seigneur destinés à Pharaon et à ses notables car ils constituent un peuple de pervers.
Seigneur, dit Mûssâ, j'ai tué l'un des leurs et je crains qu'à mon tour ils ne me tuent.
Mon frère Hârûn a la langue plus déliée que moi (ou : est plus éloquent que moi) ; envoie-le avec moi en guise de soutien, il confirmera mes dires car je crains qu'ils ne me traitent d'imposteur.
Nous raffermirons ton bras par [celui de] ton frère et Nous vous accorderons une autorité telle qu'ils ne vous atteindront pas ! Ainsi soutenus par (litt. : grâce à) Nos signes, vous aurez le dessus, vous et ceux qui vous auront suivis.
Lorsque Mûssâ vint à eux muni de Nos signes explicites, ils crièrent à la magie forgée de toutes pièces en disant : Nous n’avons rien entendu de tel chez nos lointains ancêtres.
Mon Seigneur, reprit Mûssâ, sait mieux que quiconque qui apporte la guidance de Sa part et qui héritera de la Demeure finale ; certes, les iniques ne connaîtront pas la réussite.
Dignitaires, dit alors Pharaon, je ne vous connais pas d'autres divinités que moi ! Hamân, allume le feu [afin de fabriquer des briques] en terre cuite et fais-en un palais afin de m'élever jusqu’au Dieu de Mûssâ, car je le prends pour un imposteur.
Il s'enorgueillit sur terre avec ses armées sans aucune justification en pensant qu'ils ne seraient pas ramenés vers Nous.
Nous nous saisîmes de lui et de ses armées et le précipitâmes dans la mer ; considère quel fut le sort réservé aux injustes !
Nous fîmes d’eux des guides qui invitent (ou : convient) [les hommes] au feu, et au Jour de la Résurrection ils ne bénéficieront d'aucun soutien.
Nous les avons fait suivre en ce monde d'une malédiction et au Jour de la Résurrection ils seront réprouvés (litt. : de ceux qui seront rejetés).
Après avoir anéanti les premières générations Nous avions révélé à Mûssâ les Écritures révélatrices (basâ'ir) à l'usage des hommes et à titre de guidance et de miséricorde afin qu'ils se les remémorent.
Tu n'étais pas sur le versant occidental [du Sinaï] lorsque Nous investîmes Mussa de la prophétie et tu n'étais pas au nombre des témoins.
Mais [depuis] Nous avons suscité d'autres générations et une longue période s'est écoulée. Tu n'étais pas davantage établi chez les Madyanites pour leur réciter Nos versets mais c'est Nous qui t'avons envoyé [porteur d'une révélation qui te fait part de leurs histoires]
pas plus que tu n’étais sur le versant du Sinaï lorsque Nous appelâmes Mûssâ mais Nous [t’avons envoyé] à titre de miséricorde de la part de ton Seigneur afin de mettre en garde un peuple qui n'a pas reçu d'avertissement avant toi pour qu’ils le prennent en considération
et afin qu'ils ne puissent pas argumenter si une catastrophe s’abattait sur eux pour prix de leur inconduite [en disant] : Si seulement Tu nous avais envoyé un prophète, nous aurions suivi Tes signes et serions d'entre les croyants.
Et lorsque la Vérité vint à eux de Notre part, ils objectèrent : Que n'a-t-il reçu la même chose que Mûssâ ! N'ont-ils pas renié ce qui avait été révélé à Mûssâ auparavant en disant : Voici deux types de magie (sihrân) complémentaires et nous nions chacune des deux.
Dis-leur : Apportez-moi de la part de Dieu un livre qui dirige mieux [que celui-ci] afin que je le suive, si vous êtes véridiques.
Et s'ils n'accèdent pas à ta requête, sache qu'ils ne suivent que leurs passions. Et qui donc est plus égaré que celui qui se conforme à ses passions sans suivre une direction qui lui vienne de Dieu ? Certes Dieu ne guide pas le peuple des injustes.
Certes Nous leur avons fait parvenir ce Coran afin qu’ils en prennent acte !
Ceux auxquels Nous avions révélé les Ecritures avant lui y croient,
et lorsqu’on le leur récite ils disent : Nous y ajoutons foi, il est bien la Vérité venant de notre Seigneur. Avant même cette révélation nous étions déjà musulmans (ou : soumis).
Ceux-là recevront une double rétribution pour prix de leur patience ; ils repoussent le mal par le bien et répandent en aumônes une part des biens que Nous leur avons attribués.
Lorsqu'ils entendent les futilités, ils s'en détournent en disant : A nous nos œuvres et à vous les vôtres. La paix soit sur vous. Nous ne souhaitons pas la compagnie des ignorants.
Tu ne guides certes pas ceux que tu aimes mais Dieu guide qui Il veut et Il sait mieux que quiconque qui est sur la bonne voie.
Si nous suivions la bonne direction à tes côtés, disent-ils, nous serions chassés de nos terres. Ne leur avons-Nous pas assuré un territoire sacré et sûr vers lequel sont acheminés des fruits de toutes espèces en guise de subsistance de Notre part ? Mais la plupart d'entre eux sont dans l'ignorance.
Combien avons-Nous anéanti de cités qui menaient un train de vie insolent ? Voici leurs demeures qui sont restées quasiment inhabitées après eux et dont Nous avons été les héritiers.
Et ton Seigneur n'est pas enclin à anéantir une cité sans avoir envoyé dans sa métropole un prophète pour leur réciter Nos versets ; et Nous n'étions pas enclins à détruire une cité dont les habitants n’étaient pas iniques.
Toute chose qui vous est octroyée n'est que jouissance et parure de la vie d’ici-bas ; et ce qui se trouve auprès de Dieu est à la fois meilleur et plus durable. Y avez-vous réfléchi
Celui auquel Nous avons fait une promesse enviable dont il verra la réalisation est-il comparable à celui que Nous avons fait jouir de la vie de ce bas monde et qui, au Jour de la Résurrection, devra comparaître [devant Nous] (ou encore : sera présenté au feu) ?
Le Jour où Dieu les appellera en disant : Où sont donc passés ceux que vous prétendiez être Mes associés
ceux qui méritaient le châtiment s'écrieront : Seigneur, voici ceux que nous avons subornés. Nous les avons égarés parce que nous étions nous-mêmes plongés dans l'égarement, mais devant Toi nous désavouons le culte qu'ils nous rendaient.
Invoquez donc vos associés ! leur sera-t-il dit. Ils les invoqueront mais ceux-ci ne leur répondront pas et ils verront alors le châtiment. Si seulement ils avaient été bien dirigés !
Le Jour où Dieu les appellera pour leur demander : Qu’avez-vous répondu à [Mes] envoyés
ce Jour-là leur esprit sera brouillé au point qu'ils ne songeront même pas à s'interroger [en Vue d’obtenir une réponse].
Mais ceux qui se seront amendés, qui auront cru et pratiqué les œuvres pies seront sans doute voués à la réussite.
Ton Seigneur crée ce qu'il veut et c’est Lui qui choisit pour les hommes ce qui leur convient le mieux. Exalté soit-il au-delà de ce qu’ils Lui associent !
Ton Seigneur sait ce que leurs cœurs (litt. : leurs poitrines) dissimulent aussi bien que ce qu'ils dévoilent.
Et Il est Dieu qui est tel qu'il n'est de divinité que Lui ; c'est à Lui que revient la louange en ce monde et dans l'Ultime Demeure, à Lui qu’appartient l'autorité (ou : la décision) et c’est auprès de Lui que vous serez ramenés.
Dis-leur : Qu'en diriez-vous si Dieu vous avait plongés dans une nuit permanente jusqu'au Jour de la Résurrection ? Quelle divinité autre que Dieu vous apporterait de la clarté ? Allez-vous enfin entendre ?
Dis-leur : Qu'en diriez-vous si Dieu vous avait imposé un jour ininterrompu jusqu'au Jour de la Résurrection ? Quelle divinité autre que Dieu ferait surgir la nuit à votre intention afin que vous vous reposiez ? Ne verrez-vous donc point ?
Il a établi le jour et la nuit à votre intention du fait de Sa Miséricorde afin que vous vous reposiez et que vous vaquiez à vos affaires (litt. : que vous recherchiez Ses faveurs) ; peut-être vous en montrerez-vous reconnaissants.
Le Jour où Il les appellera en disant : Où sont ceux que vous prétendiez être Mes associés ?
puis Nous produirons un témoin à l'encontre de chaque communauté en disant : Apportez donc vos preuves si vous êtes véridiques.
Qârûn était un des membres de la tribu de Mûssâ qui fit montre d'un orgueil insolent à leur endroit. Nous lui avions donné des trésors dont les clefs étaient trop lourdes [à porter] pour une troupe d'hommes forts, mais son peuple lui dit : Ne te réjouis pas ainsi, car Dieu n'aime pas ceux qui se réjouissent [trop ostensiblement].
Cherche à obtenir l'Ultime Demeure au moyen de ce que Dieu t'a donné sans oublier la part qui te revient ici-bas, et montre-toi généreux de la même manière que Dieu S'est montré généreux envers toi. Ne recherche pas la corruption sur terre car Dieu n'aime pas les corrupteurs.
[Qârûn leur répondit] : On ne m’a donné ce trésor qu’en vertu d'une science que je possède. Ignorait-t-il donc que ceux que Dieu avait détruits avant lui dans les siècles précédents étaient plus puissants et plus nombreux que lui ? Les criminels ne seront pas interrogés sur leurs péchés.
Puis Qârûn se porta au-devant de son peuple dans ses plus beaux atours. Ceux qui convoitaient la vie d’ici-bas s'écrièrent : Plût au ciel que nous fussions dotés de richesses semblables à celles qu'a reçues Qârûn, il détient une fortune immense !
Mais ceux qui avaient reçu la science répliquèrent : Malheureux que vous êtes ! La récompense de Dieu vaut mieux pour celui qui croit et qui fait œuvre pie. Seuls ceux qui sont constants en recevront une part.
Nous fîmes engloutir par la terre Qârûn et sa demeure. Il n'y eut aucune faction pour le soutenir contre Dieu et il fut abandonné à son sort.
Ceux-là mêmes qui la veille enviaient sa position se firent cette réflexion : Oh ! oh ! C'est comme si Dieu dispensait Ses dons aux serviteurs de Son choix, avec largesse ou avec mesure. N'était la faveur de Dieu, nous aurions été engloutis [avec lui]. Oh ! oh ! On dirait que les mécréants ignorent la réussite.
Cette Ultime Demeure, Nous l'avons réservée à ceux qui ne veulent pas s'enorgueillir sur terre ni la corrompre. Une heureuse issue est dévolue à ceux qui se prémunissent [de Dieu],
Quiconque accomplit une œuvre méritoire (hassana) en recevra une récompense bien meilleure que l'œuvre elle-même ; quant à ceux qui commettent une faute, eh bien, leur rétribution sera simplement proportionnelle à la faute commise.
Celui qui t'a imposé [la récitation du] Coran te ramènera sans nul doute à ton point de départ. Dis-leur : Mon Seigneur sait mieux que quiconque qui est dans la bonne direction et qui est dans un égarement manifeste.
Tu ne t’attendais pas à ce que l’on te transmette ces Écritures ; [elles ne sont] qu'une miséricorde pour les mondes. Aussi, ne sois pas un soutien pour les mécréants.
Que rien ne te détourne des versets de Dieu après qu'ils t'aient été révélés et convie les hommes à ton Seigneur sans être du nombre des associateurs.
Et n'invoque aucune divinité aux côtés de Dieu : il n'est de divinité que Lui et toute chose est périssable à l'exclusion de Sa Face ; c’est à Lui qu'appartient l'autorité (ou : la décision) et c'est auprès de Lui que vous serez ramenés.
Alif, Lâm, Mîm.
Les gens s'imaginent-ils qu'on leur laissera dire : Nous avons la foi, sans qu'ils aient été soumis à l'épreuve
alors que Nous avons soumis à l'épreuve ceux qui les ont précédés ? Dieu finira bien par distinguer (litt. : connaître) ceux qui sont sincères des menteurs.
Ou bien ceux qui commettent des fautes s’imaginent-ils pouvoir échapper [à Notre châtiment] ? Combien leur jugement est erroné !
Celui qui espère la rencontre avec Dieu [doit savoir] que le terme en est proche et qu'il est Celui qui entend et sait [tout].
Quiconque accomplit des efforts violents ne les accomplit que pour lui-même car Dieu Se passe (Ghaniyy) parfaitement des mondes.
Nous remettrons les péchés de ceux qui auront cru et œuvré pieusement et Nous les rétribuerons en fonction de leurs meilleures œuvres.
Nous avons recommandé à l'homme la bienveillance vis-à-vis de ses père et mère mais s'ils te poussent à Me donner un associé —chose dont tu n'as aucune connaissance— ne leur obéis pas ! C'est auprès de Moi que vous serez ramenés et Je vous rappellerai quelles étaient vos œuvres.
Ceux qui auront cru et fait œuvre pie, Nous les introduirons parmi les gens pieux.
Parmi les gens, il en est pour dire : Nous avons foi en Dieu. Mais sitôt qu'ils sont persécutés [pour la cause de] Dieu, ils mettent les épreuves que leur imposent les hommes au même plan que le châtiment de Dieu ; si en revanche une victoire [vous] échoit de la part de ton Seigneur, ils s'écrient aussitôt : Nous étions bien avec vous. Dieu n'est-Il pas au courant de ce que recèlent les cœurs de tous les êtres (al-‘âlamîn) ?
Dieu finira bien par distinguer les croyants des hypocrites
Les mécréants ont fait cette proposition aux croyants : Epousez notre cause et nous nous chargerons de vos péchés. En réalité ils n'en assumeront rien : ce ne sont que des menteurs !
Ils seront chargés de leurs propres péchés auxquels s'adjoindront d'autres fardeaux, et au Jour de la Résurrection on leur demandera des comptes au sujet de leurs inventions mensongères.
Nous dépêchâmes Nûh auprès de son peuple ; il demeura parmi eux neuf cent cinquante ans puis le déluge les surprit en pleine iniquité.
Et Nous le sauvâmes avec les passagers de l'Arche dont Nous fîmes un signe à l'intention de l'univers (litt. : des mondes),
Et [souviens-toi] d'Ibrâhîm lorsqu'il eut dit à son peuple : Adorez Dieu et gardez-vous de Lui, Cela sera préférable pour vous si seulement vous êtes en mesure de le savoir.
Vous n'adorez en excluant Dieu [de votre culte] que des idoles, créant ainsi un blasphème. Or, ceux que vous adorez ainsi en dehors de Dieu ne vous procurent point votre subsistance ; recherchez-la donc auprès de Dieu et témoignez-Lui votre gratitude car c'est auprès de Lui que vous serez ramenés.
Et si vous criez au mensonge, les communautés qui vous ont précédés l'avaient déjà fait. Et seule incombe à Notre Envoyé une claire transmission du message.
Ne voient-ils pas comment Dieu initie la création et comment Il la recommencer Or cela Lui est facile !
Dis-leur : Parcourez la terre et considérez comment Dieu a initié la création. Puis Dieu suscitera la création ultime car Il est Omnipotent.
Il châtie qui Il veut, fait miséricorde à qui Il veut et c'est auprès de Lui que vous serez ramenés.
Vous ne sauriez défier [Sa Puissance] sur terre ni dans le ciel et vous n’aurez en dehors de Dieu ni soutien ni protecteur.
Ceux qui ont nié les Signes de Dieu ainsi que Sa rencontre ont déjà désespéré de Ma miséricorde. Ceux-là sont voués à un châtiment douloureux.
Pour toute réponse son peuple s'écria : Tuez-le ou brûlez de ! Mais Dieu le sauva du feu et il y’a en cela un signe pour un peuple de croyants.
En excluant Dieu [de votre culte], leur dit-il, vous n'avez pris pour divinités que des idoles en vue [de renforcer] l'affection qui vous lie en ce bas monde. Mais au Jour de la Résurrection vous vous renierez mutuellement en vous maudissant les uns les autres et vous aurez le feu pour refuge et serez privés de tout soutien,
Lût crut en lui et déclara : Je fuis ce pays pour faire route vers mon Seigneur, car Il est le Puissant, le Très Sage.
Nous lui donnâmes pour postérité Ishâq et Ya’qûb et instituâmes au sein de celle-ci la prophétie et les Écritures. Nous lui accordâmes sa rétribution en ce monde et dans l'Ultime Demeure il sera d'entre les gens pieux.
Et [souviens-toi] de Lût lorsqu'il dit à son peuple : Commettez-vous des turpitudes que nul à travers les mondes n'a commises avant vous ?
Vous copulez avec des hommes, vous détroussez les voyageurs et vous commettez des turpitudes sur vos lieux de réunion (nâdîkum) ? Pour toute réponse son peuple lui dit : Fais fondre sur nous le châtiment de Dieu si tu es véridique.
Seigneur, implora-t-il, accorde-moi la victoire sur ce peuple de corrupteurs !
Et lorsque Nos émissaires vinrent trouver Ibrâhîm porteurs de la bonne nouvelle, ils lui dirent : Nous allons anéantir les habitants de cette cité car ils étaient iniques.
Mais Lût s'y trouve aussi, objecta Ibrâhîm. Nous savons fort bien qui s'y trouve, répondirent-ils. Nous le sauverons ainsi que sa famille exception faite de son épouse : elle sera de ceux qui referont en arrière.
Et lorsque Nos émissaires se présentèrent à Lût, il en fut affligé et en eut le cœur oppressé. Ne t'afflige point, lui dirent-ils, Nous te sauverons ainsi que ta famille exception faite de ton épouse : elle sera de ceux qui referont en arrière.
Nous allons faire s'abattre sur cette cité un châtiment venu du ciel pour prix de leur perversion.
Et Nous en laissâmes une trace (litt. : un signe) évidente à l'intention de ceux qui sont en mesure de réfléchir.
[Souviens-toi lorsque Nous envoyâmes] à Madyan leur frère Shu’ayb pour leur dire : Mon peuple, adorez Dieu et espérez [l'échéance] du Jour dernier mais ne commettez point, en corrupteurs, d'iniquités sur terre.
Ils le traitèrent d'imposteur et furent saisis par un hurlement (ou : par un séisme) : au matin, ils gisaient dans leurs demeures, ventres à terre.
[Souviens-toi encore de] 'Ad et de Thamûd dont les demeures [en ruine] constituent un signe pour vous. Le diable avait embelli leurs œuvres à leurs yeux et les avait détournés du bon chemin bien qu'ils aient eu des yeux [pour y voir clair].
[Souviens-toi] de Pharaon, de Qârûn et de Hâmân que Mûssâ était venu trouver muni de Nos signes : ils seraient enorgueillis sur terre sans échapper [pour autant à Notre châtiment].
Nous les avons tous châtiés pour leurs péchés. Il en est auxquels Nous avons envoyé des pierres tandis que d'autres étaient saisis par un hurlement. Il en est que Nous avons fait engloutir par la terre et d'autres que Nous avons noyés. Dieu n’était pas enclin à les opprimer mais ils se faisaient du tort à eux-mêmes.
Ceux qui se choisissent des protecteurs en dehors de Dieu sont comparables à l’araignée qui tisse sa toile en guise de demeure, alors que la plus frêle des demeures est bien celle de l'araignée, si seulement ils en étaient conscients (litt. : si seulement ils savaient) !
Dieu sait bien tout ce qu'ils invoquent en dehors de Lui et Il est le Puissant, le Sage.
Ces exemples, Nous les destinons aux hommes mais seuls les savants sont à même d’y réfléchir.
Dieu a créé les cieux et la terre selon la Vérité ; certes il y a en cela un signe pour les croyants.
Récite ce qui t’est inspiré des Ecritures et accomplis la prière car elle empêche de s’abandonner à la turpitude et à ce qui est blâmable. Et le souvenir de Dieu est encore plus grand et Dieu est parfaitement Informé de ce que vous faites.
Ne discutez avec les gens du Livre que de la manière la plus courtoise (litt. : de la meilleure manière) exception faite de ceux d'entre eux qui se sont montrés iniques et dites-leur : Nous avons foi en ce qui nous a été révélé comme nous avons foi en ce qui vous a été révélé et notre Dieu et le vôtre est un Dieu Unique auquel nous sommes soumis.
C'est ainsi que Nous t'avons révélé le Livre, et ceux auxquels Nous avons révélé les Ecritures y ajoutent foi. Il en est également parmi ceux-là [les Qurayshites] pour y croire et seuls les mécréants apportent un déni à Nos signes.
Avant ce Livre-ci tu ne récitais aucune Écriture pas plus que tu ne l'écrivais de ta dextre ; [si tel avait été le cas], les dénégateurs en auraient conçu des doutes.
Mais il est bel et bien composé de versets explicites (ou : révélateurs) ancrés dans la poitrine de ceux qui ont reçu la science et seuls les iniques opposent un déni à Nos versets.
Si seulement il lui avait été conféré, disent-ils, des signes de son Seigneur ; réponds-leur : les signes n'appartiennent qu'à Dieu (litt. : sont auprès de Dieu) et je suis seulement chargé quant à moi de vous adresser une claire mise en garde.
Ne leur suffit-il pas que Nous leur ayons révélé [en guise de miracle] ce Livre qui leur est récité ? Tout ceci constitue certainement une miséricorde et un rappel pour un peuple de croyants.
Dis-leur : Dieu suffit comme Témoin entre vous et moi, Lui qui connaît ce qui se trouve dans les cieux et sur terre. Ceux qui croient aux fictions et qui ont renié Dieu, ceux-là sont voués à la perdition.
Ils te demandent de hâter le châtiment ! N'était le fait que son échéance est déjà fixée, le châtiment se serait déjà abattu sur eux. Il les surprendra à l'improvise sans même qu'ils s'y attendent (ou : sans qu'ils l'aient pressenti).
Ils te demandent de précipiter le châtiment alors que la Géhenne cernera les mécréants de toutes parts,
le Jour où le châtiment les enveloppera des pieds à la tête (Litt. : au- dessus d eux et par-dessous leurs pieds) et où Il leur dira : Goûtez [maintenant] au fruit de vos œuvres.
Ô Mes serviteurs qui avez la foi, sachez que Ma terre est vaste et que c'est Moi qu'il vous faut adorer !
Toute âme goûtera à la mort et c'est vers Moi que vous serez ramenés.
Ceux qui auront cru et œuvré pieusement, Nous les installerons en Paradis dans des résidences au pied desquelles s'écouleront des fleuves : ils y demeureront à jamais. Quelle rétribution plus digne de ces [bons] ouvriers
qui faisaient preuve de constance et s'en remettaient à leur Seigneur ?
Combien y a-t-il de bêtes évoluant sur terre qui sont trop faibles pour porter leur subsistance ? C'est Dieu qui la leur accorde ainsi qu'à vous et Il est Celui qui entend et sait tout.
Et si tu viens à leur demander : Qui donc a créé les cieux et la terre ? Qui a assujetti le soleil et la lune ? Ils te répondront : Dieu ! Alors, pourquoi proférer des mensonges
Dieu dispense largement ou avec mesure Sa subsistance aux serviteurs de Son choix, car Dieu est Omniscient.
Et si tu leur demandes : Qui fait descendre la pluie du ciel en vue de vivifier (ou : de fertiliser) une terre qui était devenue Stérile, ils te répondront : Dieu ! Dis-leur : La louange en revient à Dieu mais la plupart d'entre eux sont incapables de réflexion.
La vie de ce bas monde n'est que jeux et distrayions, mais la Demeure Ultime est le siège de la vie éternelle. Si seulement ils savaient !
Lorsqu'ils embarquent dans un vaisseau, ils invoquent Dieu en Lui vouant un culte exclusif. Mais une fois qu'il les a sauvés [de la tempête] en les ramenant sur la terre ferme ils Lui attribuent aussitôt des associés,
reniant ainsi les faveurs que Nous leur avons accordées en vue de jouir [de ce bas monde]. Mais bientôt ils sauront [à quoi s'en tenir].
Ne voient-ils pas que Nous avons fait [de leur cité] un territoire sacré et sûr alors que tout autour d’eux on enlève des gens ? Croient-ils donc à des choses vaines tout en niant les bienfaits de Dieu ?
Et qui donc est plus injuste que celui qui profère des mensonges au sujet de Dieu ou qui traite la Vérité d'imposture lorsqu'elle lui parvient ? N'y a-t-il pas dans la Géhenne un asile pour les mécréants ?
Nous dirigerons dans Nos voies ceux qui auront fait de violents efforts (ou encore : qui auront combattu) pour Nous (ou : pour Notre cause). Et Dieu est aux côtés de ceux qui se comportent selon la perfection.
Alif, Lâm, Mîm.
Les Byzantins ont été vaincus
dans une région voisine ; mais après leur défaite ils seront à nouveau vainqueurs
d'ici quelques années. Le Commandement appartient à Dieu avant comme après [cet épisode] et ce jour-là les croyants se réjouiront
du soutien de Dieu qui accorde la victoire aux belligérants de Son choix car Il est le Puissant, le Sage.
Telle est la promesse de Dieu et Dieu ne faillit pas à Sa promesse mais la plupart des hommes sont des ignorants.
Ils ne connaissent que les apparences de la vie d'ici-bas mais ne se soucient nullement de l'Ultime Demeure.
Que n'ont-ils médité sur eux-mêmes ! Dieu n'a créé les cieux, la terre et Tenace intermédiaire que selon la Vérité et pour un terme fixé. Et malgré ce, un grand nombre de gens nient la rencontre avec leur Seigneur.
N'ont-ils pas parcouru la terre et médité sur le sort de ceux qui les ont précédés ? Plus robustes qu'eux, ils avaient labouré la terre et lavaient bâtie (ou : peuplée) mieux qu'ils ne l'ont fait eux-mêmes, et leurs envoyés étaient venus à eux munis de signes. Dieu n'était pas enclin à leur faire du tort mais ils se faisaient du tort à eux-mêmes ;
Le pire des sorts fut réservé à ceux qui avaient fait du mal pour avoir traité les signes de Dieu d'imposture et les avoir tournés en dérision.
C'est Dieu qui initie la création et qui la recommence et c'est auprès de Lui que vous serez ramenés.
Le Jour où l'Heure sonnera, les criminels en seront dépités.
Ils n'auront aucun intercesseur parmi les associés [qu'ils attribuaient à Dieu] et qu'ils renieront [spontanément].
Le Jour où l'Heure arrivera, ce Jour-là les hommes seront divisés.
Ceux qui auront cru et pratiqué des œuvres pies s'ébattront dans des jardins.
Les mécréants qui auront traité d'impostures Nos signes ainsi que la rencontre de l'Ultime Demeure seront exposés au châtiment.
[Proclamez] : Gloire à Dieu ! soir et matin.
C'est à Lui que revient la louange dans les cieux et sur terre, le soir et au zénith.
Il fait sortir le vif du mort et Il fait sortir le mort du vif ; Il vivifie la terre après qu’elle eut été Stérile et c'est ainsi que vous serez extraits [de vos tombes] (ou : que vous serez ressuscités).
Entre autres (litt. : entre tous Ses) signes, Il vous a créés de terre et vous voilà [devenus] des hommes évoluant [sur terre].
Un autre de Ses signes est d'avoir créé à partir de vous-mêmes des épouses à votre intention afin que trouviez le repos auprès d'elles et d'avoir mis entre vous affection et miséricorde. Certes il y en cela des signes pour un peuple disposé à la réflexion.
Un autre de Ses signes est d'avoir créé les cieux et la terre et d'avoir diversifié vos langues et vos couleurs. Cela constitue autant de signes à l'intention de l'univers (litt. : des mondes).
Votre sommeil de jour et de nuit est un autre de Ses signes au même titre que la quête [à laquelle vous vous livrez] afin de rechercher Ses faveurs. Tout ceci constitue autant de signes pour un peuple doué d'entendement (litt. : qui entend).
Un autre de Ses signes consiste à vous faire voir l'éclair comme un signe de crainte et d'espérance et à faire descendre la pluie du ciel pour vivifier la terre après qu’elle soit devenue stérile. Certes il y a en tout cela des signes pour un peuple enclin à la réflexion.
Un autre de Ses signes est que les cieux et la terre soient stabilisés sur Son Ordre et qu'ensuite au premier de Ses appels vous soyez extraits de la terre.
C'est de Lui que relèvent les habitants des cieux et de la terre : tous Lui sont soumis.
C'est Lui qui initie la création puis qui la recommence : rien ne Lui est plus facile. C'est à Lui que revient l’exemple (ou : le symbole) suprême dans les cieux et sur terre et Il est le Puissant, le Sage.
Il vous a donné des exemples tirés de vous-mêmes : avez-vous parmi vos esclaves des associés [qui partagent] la subsistance que Nous vous avons accordée en sorte que vous soyez à parts égales et dont vous ayez peur comme de vous-mêmes ? C'est ainsi que Nous détaillons Nos signes à l'intention d'un peuple capable de réflexion.
Mais les injustes ne font que suivre leurs passions sans connaissance de cause ; qui donc guidera celui que Dieu a égaré ? Ceux-là n'auront pas de partisans.
Tourne (litt. : dresse) ta face en pur monothéiste en direction de la religion : telle est la nature originelle selon laquelle Dieu a façonné les hommes et il n'y a pas d'alternative à la création de Dieu. Telle est la religion de la rectitude mais la plupart des hommes sont dans l'ignorance.
[Tournez votre face vers Dieu] en revenant à Lui et gardez-vous de Lui en accomplissant la prière et sans être du nombre des associateurs,
de ceux qui ont divisé leur religion et se sont constitués en schismes, chaque parti étant satisfait de sa propre doctrine.
Lorsque les hommes sont victimes d'une calamité, ils invoquent leur Seigneur, repentants, puis sitôt qu'il leur fait goûter à Sa miséricorde, une fraction d'entre eux donnent des associés à leur Seigneur
afin de nier les faveurs que Nous leur avons accordées. Profitez-en bien car bientôt vous saurez [à quoi vous en tenir].
Ou bien leur avons-Nous accordé une preuve qui plaide en faveur de ceux qu'ils Lui associent ?
Lorsque Nous faisons goûter aux hommes [Notre] Miséricorde ils s’en réjouissent, mais si une épreuve les frappe comme conséquence de leurs actes les voilà désespérés.
Ne voient-ils pas que Dieu dispense largement ou avec mesure Sa subsistance aux serviteurs de Son choix. Certes il y en cela des signes pour un peuple de croyants.
Accorde donc son droit à ton proche parent, à l'indigent et au voyageur ; cela est préférable pour ceux qui recherchent la Face de Dieu et ceux-là sont assurés de la réussite.
Les prêts usuraires que vous consentez en vue de faire fructifier les biens d'autrui ne s'accroissent nullement auprès de Dieu. Mais si vous distribuez vos aumônes par désir de la Face de Dieu, vous serez de ceux qui multiplient [les bénéfices].
C'est Dieu qui vous a créés, qui vous a accordé votre subsistance puis qui vous fera périr pour ensuite vous ressusciter. Parmi ceux que vous Lui associez, y en a-t-il un seul pour accomplir le moindre de ces actes ? Gloire à Lui et exalté soit-il au-delà de ce qu'ils Lui associent !
La corruption est apparue sur terre comme sur mer à cause de ce que les gens ont acquis de leurs mains, cela afin que Dieu leur fasse goûter une partie de leurs méfaits : peut-être se reprendront-ils (litt. : peut- être reviendront-ils) ?
Dis-leur : Parcourez la terre et considérez quel fut le sort de ceux qui vous ont précédés ; or la plupart d'entre eux étaient des associateurs,
Dresse ta face en vue de [te conformer à] la religion de la rectitude avant que ne survienne, [sur Ordre] de Dieu, le Jour que nul ne pourra repousser : ce Jour-là les hommes seront partagés.
Les mécréants auront à supporter les conséquences de leur ingratitude et ceux qui auront œuvré pieusement n’auront préparé leur lit que pour eux-mêmes !
[Cela] afin qu'il rétribue les croyants qui auront œuvré pieusement de Ses faveurs car Il n'aime pas les mécréants.
Un de Ses signes consiste à envoyer les vents annonciateurs de la bonne nouvelle afin de vous faire goûter à Sa Miséricorde et de faire avancer les vaisseaux sur Son Ordre ; ainsi pouvez-vous rechercher Ses faveurs. Peut-être serez-vous reconnaissants !
Avant toi Nous avons délégué auprès de leurs peuples des prophètes qui vinrent à eux munis de preuves et Nous avons tiré vengeance des criminels car c'est à Nous qu'incombe de soutenir les croyants.
C'est Dieu qui a envoyé les vents pour soulever les nuages et les disperser (litt. : les étaler) dans le ciel comme Il l'entend. Il les dispose en strates et tu vois la pluie se déverser de leurs profondeurs. Et lorsqu'elle se répand sur les serviteurs de Son choix, les voilà aussitôt réjouis
alors que juste avant de recevoir cette ondée ils étaient plongés dans la désespérance !
Médite les conséquences de la Miséricorde de Dieu : sur la façon dont Il vivifie la terre après qu’elle soit devenue Stérile. C'est Lui qui ressuscitera les morts car Il est Omnipotent.
Et si Nous déchaînons un vent dont ils constatent qu'il dessèche [la végétation] (litt. : un vent jaunissant) ils n’ont de cesse, après son passage, de [Nous] témoigner leur ingratitude.
Certes tu ne feras pas entendre les morts pas plus que tu ne feras entendre les sourds qui te tournent le dos en s'éloignant.
Tu ne sauras davantage guider les aveugles plongés dans l'égarement ; tu ne peux faire entendre [le message] qu'à ceux qui croient à Nos versets et qui [Nous] sont soumis.
C'est Dieu qui vous a créés à partir d'un élément inconsistant (litt. : de faiblesse), puis qui a transformé votre faiblesse en force, puis qui a fait de nouveau de [vous, des individus] robustes, [des vieillards] débiles aux cheveux blancs. Il crée ce qu'il veut et Il est le Savant, le Puissant.
Le Jour où l'Heure sera échue, les criminels jureront n’être restés qu'une heure [sur terre] ; c'est déjà ainsi qu'ils divaguaient [ici-bas].
Mais ceux qui auront reçu la foi et la science en partage diront : Selon le Livre de Dieu, vous êtes demeurés jusqu'au Jour de la Résurrection, Voici donc ce Jour venu mais vous ne le saviez pas.
Ce Jour-là, les excuses des injustes ne leur seront d’aucune utilité et ils seront insatisfaits (yusta'tabûn).
Dans ce Coran Nous avons donné toutes sortes d'exemples aux hommes. Si tu leur produisais un signe les mécréants s'écrieraient : Vous n'êtes que des faussaires !
C'est ainsi que Dieu appose un sceau sur le cœur des ignorants.
Fais preuve de confiance car la promesse de Dieu est une réalité, et que ceux qui sont dénués de certitude ne te troublent point !
Alif, Lâm, Mîm.
Voici les versets des nobles Écritures (litt. : du noble Livre) 
[constituant] une guidance et une miséricorde pour les vertueux
qui accomplissent la prière, acquittent l'aumône légale et sont convaincus de l’existence de l'Ultime Demeure,
Ceux-là sont sur la voie de leur Seigneur, ceux-là sont assurés de la réussite.
Il est des hommes pour acheter des textes futiles afin d’égarer par ignorance [les hommes] hors de la voie de Dieu et la tourner (litt. : la prendre) en dérision ; ceux-là sont voués à un châtiment humiliant.
Annonce un châtiment douloureux à ceux qui, lorsqu'on leur récite nos versets, s'en détournent avec hauteur comme s'ils ne les avaient pas entendus ou s'ils étaient durs d’oreille.
Ceux qui ont cru et pratiqué les bonnes œuvres sont destinés au Paradis des délices.
Ils y demeureront à jamais, la promesse de Dieu est inéluctable et Il est le Puissant, le Sage.
Il a créé les cieux sans colonnes (ou : sans support) que vous puissiez voir et Il a implanté les montagnes sur terre de crainte qu’elle ne vous inflige ses tremblements ; Il y a répandu toutes sortes d'espèces et Nous avons fait descendre du ciel une pluie grâce à laquelle Nous faisons croître toutes sortes d'espèces généreuses.
Telle est la création de Dieu ; montrez-moi donc ce qu’ont créé ceux qui Lui sont inférieurs. Les injustes sont plutôt dans un égarement manifeste.
Nous avons accordé à Luqmân la sagesse de remercier Dieu (litt. : remercie Dieu), Celui qui témoigne de la gratitude le fait pour lui-même. Et quant à l'ingrat, Dieu Se passe bien de tout (Ghanî) et Il est Digne de louange.
Lors, Luqmân exhorta son fils par ces mots : Mon fils, ne donne aucun associé à Dieu, car le polythéisme est une injustice de taille.
Nous avons recommandé à l'homme [de prendre soin de] ses parents —sa mère l’a porté [endurant] fatigue sur fatigue et il aura fallu deux ans pour le sevrer !— et de M'être reconnaissant ainsi qu'envers ses parents. Je suis l'aboutissement de votre devenir.
Mais s'ils s'efforcent de te contraindre à Me donner des associés —chose dont tu n'as aucune connaissance—, ne leur obéis pas ! Montre-toi à leur égard un compagnon serviable en ce monde et suis la voie de ceux qui reviennent à Moi. C'est auprès de Moi que vous serez ramenés et Je vous rappellerai quelles étaient vos œuvres.
Mon fils, ne s'agirait-il que [d'une faute] du poids d'une graine de moutarde dissimulée dans un rocher, dans les cieux ou sur terre, Dieu la retrouverait (litt. : la ramènerait) car Il est le Subtil, l'Informé.
Mon fils, accomplis la prière, ordonne ce qui est licite (ou : conforme), interdis ce qui est blâmable et supporte patiemment les épreuves qui t'atteignent car cela témoigne de ta force de caractère (ou encore : car cela fait partie des événements inéluctables).
Ne détourne pas ton visage des hommes et ne marche pas sur terre avec insolence car Dieu n'aime pas les vaniteux insolents.
Marche à allure modérée et baisse le ton ; le son le plus détectable est sans conteste le braiment de l'âne.
Ne vois-tu pas que Dieu vous a assujetti tout ce que contiennent les cieux et la terre et qu’il vous a comblés de Ses bienfaits visibles ou imperceptibles ? Et il est des gens pour en découdre avec Dieu en toute ignorance alors qu'ils ne bénéficient d'aucune direction ni d'aucun Ecrit révélateur (ou : éclairant),
Et si l’on vient à leur dire : Conformez-vous à ce que Dieu a révélé, ils rétorquent : Nous nous conformons à la religion que pratiquaient nos pères ! Et si c'était le diable qui les conviait au châtiment du feu ?
Celui qui soumet sa face devant Dieu tout en œuvrant selon la perfection (ou : tout en œuvrant vertueusement) s'est saisi d'un lien indéfectible et c'est auprès de Dieu qu'aboutit toute chose.
Quant aux mécréants, que leurs dénégations ne t'affligent point ! C’est auprès de Nous qu'ils seront ramenés et Nous leur rappellerons quels étaient leurs actes car Dieu sait fort bien ce que recèlent les cœurs (litt. : les poitrines).
Nous les ferons jouir quelques temps [de ce cas monde] puis Nous les contraindrons à un supplice douloureux.
Et si tu leur demandes qui a créé les cieux et la terre, ils te répondront : Dieu ! Dis-leur alors : Louange à Dieu ! Mais la plupart d'entre eux sont dans l'ignorance,
C'est à Dieu qu'appartient ce qu'il y a dans les cieux et sur la terre car Dieu Se suffit à Lui-même et Il est Digne de louanges !
Si tous les arbres de la terre étaient des calames et qu'à la mer on adjoigne sept autres mers [en guise d'encre], cela ne suffirait pas à épuiser les paroles de ton Seigneur. Certes Dieu est Puissant et Sage.
Votre création et votre résurrection ne sont pas plus [complexes] que celle d'une seule âme car Dieu entend et voit tout.
Ne vois-tu pas que Dieu fait pénétrer le jour dans la nuit et la nuit dans le jour, qu'il a assujetti le soleil et la lune, chacun évoluant jusqu'à un terme fixé et qu'il est parfaitement Informé de ce que vous faites ?
Il en est ainsi parce que Dieu est la Vérité et que les idoles qu’ils invoquent en dehors de Lui représentent l'erreur et parce que Dieu est l’Altier (al-'Aliyy), le Magnifique (al-Kabîr).
Ne vois-tu pas que les vaisseaux évoluent en mer par la grâce de Dieu afin qu'il vous fasse voir quelque chose de Ses signes ? Car il y a bien en tout cela des signes pour ceux qui font montre d'une grande patience et de gratitude,
Une vague semblable à [une montagne] ombreuse les recouvre-t-elle ? Ils invoquent alors Dieu en Lui vouant un culte exclusif. Mais une fois qu'il les a sauvés [en les ramenant] sur la terre ferme, certains d'entre eux redeviennent hésitants. Cependant seuls les félons ingrats renient Nos signes [en totalité].
Hommes, gardez-vous de votre Seigneur et redoutez le Jour où le père ne sera plus d'aucune utilité à son fils ni le nouveau-né à son père. Certes la promesse de Dieu est une réalité ; aussi, ne vous laissez pas abuser par la vie de ce bas monde et que vos espoirs fallacieux (gharûr) ne vous leurrent pas au sujet de Dieu !
Dieu détient la science de l'Heure ; Il fait tomber la pluie ; Il sait ce que recèlent les matrices ; personne (litt. : toute âme) ne sait ce qu'il acquerra demain ; personne ne sait en quelle contrée il périra. Et Dieu est sans conteste le Très Savant, le Bien Informé.
Alif, Lâm, Mîm.
Voici de la part de Dieu la révélation du Livre qui ne fait point de doute !
A moins qu'ils ne prétendent qu'il [le Prophète] l'ait inventé ? Alors qu’il est bien la Vérité de ton Seigneur afin que tu mettes en garde un peuple qui n’avait pas reçu d'avertissement avant toi : peut-être se mettront-ils dans la bonne direction ?
Dieu est Celui qui a créé les cieux, la terre et ce qui les sépare en six jours, puis s'est établi sur le Trône. En dehors de Lui, vous n'avez ni protecteur ni intercesseur. Y avez-vous réfléchi ?
Du ciel en terre, Il élabore le Commandement qui remonte ensuite vers Lui en une journée dont la durée équivaut à mille ans selon votre compte.
Tel est Celui qui connaît le non-manifesté au même titre que l'apparent, [tel est] le Puissant, le Très Miséricordieux,
Celui qui a parfait tout ce qu'il a créé et qui a commencé la création de l'homme à partir de boue,
et lui a accordé une descendance tirée d'une eau méprisable.
Puis Il lui a donné sa stature (ou encore : une forme harmonieuse) et lui a insufflé de Son Esprit en lui accordant (litt. : en vous) l'ouïe, la vue et le cœur. Mais vous en êtes peu reconnaissants.
Lorsque nous serons devenus poussière, demandent-ils, serons-nous créés de nouveau ? En vérité, ils nient la rencontre avec leur Seigneur !
Dis-leur : L'Ange de la mort qui a été chargé de vous vous fera périr puis vous serez ramenés vers votre Seigneur.
Si seulement tu pouvais voir les criminels lorsque, la tête basse, [ils comparaîtront] devant leur Seigneur [en disant] : Seigneur, nous avons vu et entendu, laisse-nous revenir [sur terre] afin d'y œuvrer pieuse­ment car désormais nous avons la certitude.
Si Nous l’avions voulu, Nous aurions accordé à chaque âme sa guidance mais Ma décision est exécutoire : Je remplirai la Géhenne des hommes et des djinns tout ensemble.
Goûtez [au châtiment] pour avoir oublié la rencontre de ce Jour qui est le vôtre ; goûtez au châtiment perpétuel pour prix des méfaits que vous accomplissiez.
Seuls croient à Nos versets ceux qui, lorsqu'on les leur remet en mémoire, se prosternent la face contre terre en proclamant la louange de leur Seigneur et qui ne s enflent pas d'orgueil.
Leurs flancs se séparent de leurs couches ; ils invoquent leur Seigneur, partagés entre la crainte et l'espérance, et répandent en aumônes une partie de la subsistance que Nous leur avons accordée.
Aucune personne (nafs) ne sait ce qui a été dissimulé à son intention en guise de grâces en récompense de ses œuvres.
Celui qui s'affiche croyant est-il comparable au corrompu ? Ils ne sont pas à égalité !
Ceux qui ont cru et pratiqué les bonnes œuvres auront pour résidence le Paradis du refuge pour prix de leurs œuvres.
Les corrompus quant à eux auront le feu pour asile ; chaque fois qu'ils voudront en sortir ils y seront ramenés et on leur dira : Goûtez au supplice de ce feu que vous traitiez de fiction !
Et Nous leur ferons goûter au(x) châtiment(s) de ce bas monde avant de leur faire goûter au châtiment suprême, peut-être se reprendront- ils !
Et qui donc est plus inique que celui auquel on a remis en mémoire les versets de son Seigneur et qui s'en est détourné ? Nous Nous ven­gerons sans nul doute des criminels !
Nous avions bien accordé les Ecritures à Mûssâ —ne doute pas de le rencontrer— et Nous avions fait une direction pour les enfants d'Isrâ'îl.
Et nous avons fait d’eux des chefs de file qui guidaient les hommes sur Notre Ordre en récompense de leur patience et de leur foi inébranlable en Nos versets.
Certes ton Seigneur tranchera entre eux au Jour de la Résurrection sur ce qui faisait l'objet de leurs différends.
N'ont-ils pas été édifiés par le nombre de générations que Nous avons anéanties avant eux ? Ne foulent-ils pas le sol sur lequel elles habitaient ? Il y a pourtant des signes en tout cela ! N'entendez-vous donc rien ?
Ne voient-ils pas que Nous acheminons l'eau vers une terre stérile et que, grâce à elle, Nous faisons pousser des récoltes dont ils se nourrissent ainsi que leurs troupeaux ? Ne voient-ils donc rien ?
A quand donc la victoire si vous êtes véridiques ? demandent-ils.
Réponds-leur : Le Jour de son échéance il ne servira plus à rien aux mécréants d'avoir la foi et aucun délai ne leur sera accordé !
Éloigne-toi donc d’eux et attends [le dénouement] car [de leur côté] ils guettent (litt. : ils attendent) [ta perte].
Ô Prophète, n'obéis ni aux mécréants ni aux hypocrites ; Dieu est sans conteste Très Savant et Très Sage.
Conforme-toi à ce qui t'est inspiré de la part de ton Seigneur car Dieu est parfaitement Informé de ce que vous faites.
Et remets-t'en à Dieu car Dieu est un garant suffisant !
Dieu n'a pas placé deux cœurs dans la poitrine de l'homme et Il n'a pas fait des épouses que vous répudiez [selon une certaine modalité] vos mères ; pas plus qu'il n'a fait de vos enfants adoptifs vos véritables enfants. Ce sont uniquement des propos qui sortent de votre bouche et Dieu dit la Vérité et c’est Lui qui dirige [les hommes] vers la [bonne] voie.
Appelez vos enfants adoptifs du nom de leurs pères : cela sera plus équitable au regard de Dieu. Et si vous ignorez qui était leur père considérez-les comme vos frères en religion ou comme vos affiliés. Vous ne serez pas blâmés pour les erreurs que vous avez commises mais seulement pour ce que vos cœurs auront prémédité. Et Dieu est Pardonneur et Très Miséricordieux.
Le Prophète est plus proche des croyants qu'ils ne le sont d’eux- mêmes ; ses épouses sont leurs mères et les parents selon la chair ont, d'après le Livre de Dieu, priorité [en matière d’héritage] sur les croyants et les émigrés à moins que vous ne vouliez faire une faveur à vos alliés (awliyâ) [en leur laissant un testament]. Tout cela (c'est-à- dire : tout ce processus d'abrogation) est consigné dans le Livre.
Et [souviens-toi] lorsque Nous reçûmes un engagement de la part des prophètes : de toi-même, de Nûh, d'Ibrâhîm, de Mûssâ, de ‘Issâ fils de Maryam. Nous reçûmes de leur part un engagement lourd [de conséquences],
afin qu'il demande des comptes aux véridiques sur leur sincérité et qu'il apprête un châtiment douloureux à l'intention des mécréants.
Ô vous qui avez la foi, souvenez-vous des faveurs que Dieu vous a faites lorsque les armées se portèrent à votre rencontre et que Nous déchaînâmes contre elles les vents ainsi que des légions que vous ne pouviez voir. Et Dieu voit parfaitement tout ce que vous faites.
Soudain (ou : lors, idh) ils surgirent au-dessus de vos têtes et en contrebas [de la ville], vos yeux se révulsèrent, vos cœurs en furent soulevés et vous vous livriez au sujet de Dieu à des conjectures incongrues.
C'est à cet instant que les croyants furent éprouvés et qu'ils furent violemment ébranlés
lorsque les hypocrites et ceux dont le cœur était rongé par la maladie leur dirent : Dieu et Son Envoyé ne nous ont promis que des chimères !
et qu'une fraction d'entre eux ajouta : Gens de Yathrib, votre place n'est pas ici ; retournez [d'où vous venez]. Une partie d'entre eux demanda [même] au Prophète la permission [de faire défection] en prétextant : Nos maisons sont restées à découvert. [En réalité] elles n'étaient pas à découvert : ils ne cherchaient que la fuite.
S'ils avaient été assaillis de toutes parts, ou si on leur avait demandé d'abjurer, ils se seraient exécutés et [malgré ce] ils n'y seraient demeurés que peu de temps.
Auparavant ils s'étaient pourtant engagés devant Dieu à ne pas tourneras talons en fuyant. Il [leur] sera pourtant demandé compte de [tout] engagement contracté devant Dieu.
Dis-leur : Si vous cherchez à fuir la mort ou le combat, la fuite ne vous servira de rien ! [Car de toute façon] vous ne profiterez que brièvement de la vie.
Dis-leur : Qui donc pourra vous soustraire (litt. : vous protéger) [à la volonté de] Dieu s'il veut vous faire du tort ou vous accorder [Sa] Miséricorde ? Et ils ne trouveront ni protecteurs ni soutiens en dehors de Dieu.
Dieu connaît ceux d'entre vous qui font obstacle [à la guerre sainte], qui incitent leurs frères à venir les rejoindre et ne se rendent que rarement au combat
par avarice envers vous. Lorsque la peur est au rendez-vous (ou : s'intensifie) tu les verras te regarder de leurs yeux révulsés comme quelqu'un qui va défaillir par crainte de la mort. Mais une fois la peur dissipée, ils vous agressent de leurs langues acérées par cupidité pour le butin : ceux-là ne sont pas des croyants. Dieu a réduit leurs œuvres à néant et cela est pour Dieu chose facile.
Ils s'imaginent que les coalisés ne sont pas encore partis. [Du reste] si les coalisés se présentaient [à nouveau] devant eux ils souhaiteraient être des bédouins dans le désert et demander de vos nouvelles ! Et s'ils étaient restés parmi vous ils n'auraient combattu qu'avec tiédeur (ou plus littéralement : que rarement).
Vous avez dans l'Envoyé de Dieu un bel exemple pour ceux qui placent leur espoir en Dieu et dans le Jour dernier et qui se remémorent Dieu fréquemment.
A la vue (litt. : lorsqu'ils virent les) des coalisés les croyants s'exclamèrent : Voici ce que Dieu et Son Envoyé nous avaient promis ! Dieu et Son Envoyé avaient dit vrai ! Et cela ne fit qu'accroître leur foi et leur soumission.
Parmi les croyants il est des hommes qui ont respecté l'engagement qu'ils avaient contracté avec Dieu. Certains sont passés de vie à trépas (qadâ nukhbah), d'autres attendent [leur fin] sans avoir rien modifié [de leurs convictions],
cela afin que Dieu rétribue les véridiques de leur sincérité et qu'Il châtie les hypocrites ou qu'il agrée leur repentir selon Son bon vouloir car Dieu est Pardonneur et Très Miséricordieux.
Dieu a repoussé les mécréants en proie à leur colère sans qu'ils aient obtenu le moindre avantage, épargnant ainsi le combat aux croyants. Et Dieu est Fort et Puissant !
Dieu a fait descendre de leurs forteresses les gens du Livre qui avaient soutenu les coalisés et Il a mis l'effroi en leur cœur : Vous en avez tué une partie et réduit l'autre en captivité.
Il vous a fait hériter de leurs terres, de leurs territoires, de leurs biens et d'un pays que vous n'aviez jamais foulé de votre pied et Dieu est Omnipotent.
Prophète, dis à tes épouses : Si vous convoitez la vie de ce bas monde ainsi que ses artifices (litt. : ses parures), venez donc que je vous fasse un présent [de prix] tout en vous accordant une répudiation avantageuse.
Mais si vous espérez Dieu et Son Envoyé ainsi que l'Ultime Demeure, [sachez] que Dieu a préparé à celles d'entre vous qui se seront montrées vertueuses une récompense sublime.
ô épouses du Prophète, celle d'entre vous qui commettra une turpitude manifeste aura à subir une double peine. Une telle mesure (litt. : cela) ne posera à Dieu aucune difficulté.
Nous accorderons à celle d'entre vous qui fait acte de soumission à Dieu et à Son Envoyé une double récompense et Nous lui avons préparé une noble rétribution.
Ô épouses du Prophète, vous n'êtes pas comparables au commun des femmes. Évitez de parler avec douceur de crainte de faire naître la convoitise chez celui dont le cœur est en proie à la maladie et ne tenez que des propos convenables.
Et demeurez dans vos maisons sans vous exhiber fardées comme au temps révolu de l'ignorance. Accomplissez la prière, acquittez l'aumône prescrite et obéissez à Dieu et à Son Envoyé ; Dieu veut seulement effacer en vous toute [trace de] souillure, ô gens de la maison du Prophète, et vous purifier totalement.
Et souvenez-vous des versets de Dieu et des [paroles de] sagesse qui sont récitées dans vos demeures et Dieu est sans conteste le Subtil, le Bien Informé.
Certes ceux qui sont soumis à Dieu et celles qui Lui sont soumises, les croyants et les croyantes, les hommes pieux et les femmes pieuses, les hommes sincères et les femmes sincères, les hommes patients et les femmes patientes, les hommes et les femmes qui sont recueillis, les hommes et les femmes qui font l'aumône, les hommes et les femmes qui jeûnent, les hommes et les femmes chastes, les hommes et les femmes qui mentionnent fréquemment Dieu : voilà ceux auxquels Dieu a préparé un pardon et une récompense sans limite.
Il n'appartient ni aux croyants ni aux croyantes, lorsque Dieu et Son Envoyé ont décidé (ou : tranché) d'une affaire, de réserver leur choix ; et celui qui désobéit à Dieu et à Son Envoyé est dans un grand égarement.
[Souviens-toi] lorsque tu disais à celui que Dieu avait comblé de Ses grâces et auquel tu avais toi-même fait des faveurs : Conserve ton épouse et garde-toi de Dieu ! dissimulant ainsi en toi-même ce que Dieu voulait mettre en évidence. Tu craignais ainsi les gens et Dieu est plus en droit d'être craint. Lorsque Zayd eut cessé de désirer (qadâ wataran) son épouse, Nous la fîmes tienne afin que les croyants ne soient pas gênés [par la perspective] d'un mariage avec les épouses de leurs fils adoptifs une fois que ceux-ci les auraient répudiées (qadâ wataran, même expression qu'un peu plus haut) et l'Ordre de Dieu est irrévocable.
Le Prophète n'a pas à être gêné (ou : blâmé) de ce que Dieu lui a imposé ; telle est la norme (sunna) que Dieu a instituée pour ceux qui l'ont précédé et l'Ordre de Dieu procède d'un arrêt immuable,
[pour] ceux qui communiquent les messages de leur Seigneur et Le redoutent et qui ne redoutent nul autre que Lui. Et Dieu suffit pour établir les comptes !
Muhammad n'est le père d'aucun d'entre vous mais il est l'Envoyé de Dieu et le Sceau des prophètes et Dieu est Omniscient.
Ô vous qui avez la foi, souvenez-vous fréquemment de Dieu
et glorifiez-Le matin et soir (ou encore : à l'aube comme au crépuscule) !
C'est Lui qui répand Sa grâce (yusallî) sur vous ainsi que Ses anges afin de vous faire sortir des ténèbres vers la lumière et Dieu est particulièrement Miséricordieux pour les croyants.
Le jour où ils Le rencontreront, ils n'auront d'autre salutation que le mot : Paix ! et Il leur a préparé une noble rétribution.
Ô Prophète, Nous t'avons envoyé comme témoin, comme annonciateur et à titre de mise en garde
afin de convier [les hommes] à Dieu avec Sa permission tel un flambeau étincelant.
Annonce la bonne nouvelle aux croyants, à savoir qu'une faveur insigne leur est destinée de la part de Dieu.
N'obéis pas aux mécréants ni aux hypocrites, renonce à leur nuire et remets-t'en à Dieu et Dieu est un garant suffisant.
Ô vous qui avez la foi, lorsque vous répudiez des croyantes que vous avez épousées avant d'avoir consommé [le mariage], vous n'avez pas à leur imposer de délai de viduité. Faites-leur un cadeau compensatoire] et rendez-leur leur liberté sans leur faire de tort,
Prophète, Nous avons établi pour toi la licéité de toute épouse à laquelle tu auras accordé sa dot ainsi que des esclaves que Dieu t'aura accordées à titre de butin ; [ce sont également permises] tes cousines, filles de tes oncles et tantes paternelles ou filles de tes oncles et tantes maternelles qui ont accompli l'Hégire avec toi. Et si une croyante s'offre au Prophète et que ce dernier consente à l'épouser, ce privilège ne concerne que lui (litt. : que toi) à l'exclusion des autres croyants. Nous savons ce que Nous leur avons imposé relativement à leurs épouses et à leurs esclaves ; cela afin que tu ne sois pas en butte à la gêne (ou : au blâme) et Dieu est Pardonneur et Miséricordieux.
Libre à toi d'écarter celles que tu veux écarter ou d'en accueillir d’autres ; tu ne seras pas davantage à blâmer pour chercher à reprendre une de celles que tu avais initialement éloignée. Cela est plus propice à leur procurer de la satisfaction, à leur éviter de l'affliction et à toutes les contenter de ce que tu leur auras accordé. Dieu sait ce que dissimulent vos cœurs et Il est Savant et Longanime.
Il ne t'est point permis [désormais] d'épouser d'autres femmes ou de changer d'épouses quand bien même leur beauté te séduirait, exception faite de tes esclaves. Et Dieu est à l'affut de toute chose.
Ô vous qui avez la foi, ne pénétrez pas dans les demeures du Prophète sauf si vous avez été conviés à un repas et sans attendre [à l'extérieur] que celui-ci soit prêt ; et lorsque vous y serez conviés, entrez donc pour vous disperser aussitôt que vous aurez mangé sans entamer une conversation ! Cela incommode le Prophète qui est gêné de vous en parler mais Dieu, Lui, n'a pas honte de la Vérité. Et si vous demandez quelque chose à ses épouses, faites-le de derrière un voile : cela préservera davantage la pureté de vos cœurs et des leurs. Il ne vous appartient pas de faire du tort au Prophète ni d'épouser ses épouses après lui, car cela constituerait une énormité au regard de Dieu.
Dieu est au courant de la moindre chose, que vous la dévoiliez ou que vous la dissimuliez !
Elles n'encourent aucun blâme à se dévoiler devant leurs pères, leurs fils, leurs frères, leurs neveux, les autres femmes [de leur entourage] ou leurs esclaves ; mais gardez-vous de Dieu, car Dieu est Témoin de toute chose.
Puisque Dieu [en Personne] et Ses anges prient sur le Prophète, ô vous qui avez la foi, priez sur lui et adressez-lui vos salutations (ou encore : demandez à Dieu de le préserver).
Ceux qui offensent Dieu et Son Envoyé, Dieu les maudit en ce monde et dans l'Ultime Demeure et Il leur a apprêté un châtiment humiliant.
Ceux qui font du tort aux croyants et aux croyantes pour un péché qu'ils n'ont pas commis se rendent coupables d'infamie et se chargent d'un péché flagrant.
Ô Prophète, ordonne à tes épouses, à tes filles ainsi qu'aux femmes des croyants de ramener sur elles un pan de leurs tuniques (jalâbîb) ; ainsi, il sera plus aisé de les reconnaître et elles ne s'exposeront plus à des attitudes offensantes et Dieu est Pardonneur et Très Miséricordieux.
Si les hypocrites, ceux dont le cœur est rongé par la maladie, et les alarmistes de Médine ne renoncent pas [à leurs agissements], Nous te dresserons contre eux et ils ne demeureront plus guère de temps dans ton voisinage.
A jamais ces maudits seront réduits en captivité où qu'ils se trouvent et seront exterminés
en vertu de la règle (sunna) divine appliquée à ceux qui t'ont précédé et tu ne trouveras pas d'alternatives à cette norme (sunna) de Dieu.
Les hommes t'interrogent au sujet de l'Heure ! Réponds-leur : La science de l'Heure n'appartient qu'à Dieu (litt. : se trouve auprès de Dieu) et qui sait (litt. : qu'est-ce qui te fera savoir), peut-être n'est-elle plus très éloignée !
Certes Dieu a maudit les mécréants et leur a apprêté une fournaise
où ils demeureront à jamais sans jamais trouver protecteur ni soutien.
Le Jour où leurs visages seront convulsés dans le feu, ils s'écrieront : Plût au ciel que nous ayons obéi à Dieu et à l'Envoyé !
Seigneur, diront-ils, nous n'avons fait qu'obéir à nos maîtres et à nos grands hommes et ils nous ont égarés hors de la bonne voie.
Seigneur, inflige-leur un double châtiment et fais-leur subir le poids d'une lourde malédiction.
Ô vous qui avez la foi, ne soyez pas comme ceux qui ont fait du tort à Mûssâ si bien que Dieu [a dû] le disculper de leurs propos car il était au regard de Dieu un homme éminent.
ô vous qui croyez, gardez-vous de Dieu et prononcez des paroles judicieuses ;
Il [fera en sorte] d'améliorer vos œuvres et vous pardonnera vos péchés. Et celui qui obéit à Dieu et à Son Envoyé obtiendra un immense succès.
Nous avions proposé le dépôt [de la foi] aux cieux, à la terre et aux montagnes qui ont refusé de s'en charger et s'en sont effrayés. Ce fut l'homme qui s'en chargea car il est tyrannique et ignorant.
[Il en est ainsi] afin que Dieu châtie les hypocrites et les polythéistes des deux sexes et qu'il agrée le repentir des croyantes et des croyants car Dieu est Pardonneur et Miséricordieux.
Louange à Dieu qui possède ce qu’il y a dans les cieux et sur terre ; la louange lui revient dans l'Ultime Demeure et Il est le Sage, le Bien Informé.
Il sait ce qui pénètre dans la terre et ce qui en sort, ce qui descend du ciel et ce qui s'y élève et Il est le Très Miséricordieux, le Pardonneur.
Les mécréants ont prétendu que l'Heure ne les surprendrait pas Certes si, par mon Seigneur qui connaît ce qui est celé, l'Heure s'abattra sur vous à coup sûr. Rien ne Lui échappe, fut-ce le poids d’un atome ni dans les cieux ni sur la terre. Il n'est rien de plus grand ni de plus petit qui ne soit consigné dans un Livre révélateur (mubîn),
afin qu'il rétribue ceux qui ont cru et pratiqué les œuvres pies : ceux-là sont promis au pardon et à une noble récompense.
Ceux qui se seront appliqués à mettre Nos versets en défaut, ceux-là sont voués à un châtiment humiliant et douloureux.
Ceux qui ont reçu la science en partage voient bien que ce qui t’a été révélé de la part de ton Seigneur est la Vérité et conduit sur la voie du Puissant, du Glorieux.
Les mécréants disent [en raillant] : Voulez-vous que nous vous indiquions un homme vous prédisant qu’une fois que vous aurez été totalement décomposés, vous serez ressuscités en une création nouvelle ?
Est-il possédé par un djinn ou bien profère-t-il des mensonges au sujet de Dieu ? En vérité ceux qui ne croient pas à l'Ultime Demeure sont voués au châtiment et grandement égarés.
Ne voient-ils pas les parties du ciel situées devant eux et derrière eux ? Si Nous le voulions, Nous les ferions engloutir par la terre ou Nous ferions tomber sur eux des pans entiers de ciel ; certes il y’a en cela un signe pour tout serviteur repentant !
Nous avions accordé notre faveur à Dâwûd en ordonnant à la montagne et aux oiseaux de reprendre ses cantiques avec lui ; et pour lui, Nous avions rendu le fer malléable !
Fabrique des cottes de maille en ajustant les mailles correctement et œuvre pieusement car Je vois tout ce que vous faites.
A Sulaymân Nous avions soumis les vents qui parcouraient le matin la distance d’un mois de marche et autant le soir et Nous avions fait couler à son intention une source d'airain. Il y avait des djinns qui travaillaient pour son compte (litt. : devant lui) sur Ordre de leur Seigneur et Nous faisions goûter le supplice du feu à celui d'entre eux qui se détournait.
Ils fabriquaient pour son compte ce qu'il voulait : édifices, statues, plateaux de la taille de bassins, chaudrons solidement ancrés ; travaillez, gens de la maison de Dâwûd ! Et il ne se trouve guère de Mes serviteurs pour témoigner leur gratitude.
Et lorsque Nous eûmes arrêté sa mort, seules les termites (litt. : les bêtes de la terre) qui rongeaient son sceptre les informèrent de l'événement. Lorsque le défunt s'écroula enfin, les djinns se rendirent bien compte que, s'ils avaient eu quelque connaissance de ce qui est celé, ils ne seraient pas demeurés ainsi soumis à un châtiment humiliant.
La tribu de Saba avait pourtant un signe dans son territoire, en l'occurrence deux jardins situés à droite et à gauche [de celui-ci]. Mangez de ce dont votre Seigneur vous gratifie et témoignez-Lui votre gratitude : [pour] ce pays si agréable et [pour] un Seigneur accordant volontiers Son pardon.
Ils se détournèrent néanmoins et Nous déchaînâmes contre eux le torrent qui avait crevé les digues et Nous substituâmes à leurs jardins deux autres plantés d'épineux, de tamaris et de quelques jujubiers.
C'est ainsi que Nous les rétribuâmes pour prix de leur mécréance et qui donc est ainsi sanctionné si ce n'est le mécréant ?
Nous avions établi entre eux et les cités que Nous avions bénies une succession de villes (ou : des villes presque contiguës) dont Nous fîmes autant d’étapes à leurs déplacements. Circulez entre ces villes, de nuit comme de jour, en toute sécurité.
Seigneur, demandèrent-ils, rallonge-nous (ou : espace) les étapes ! Ils se firent ainsi du tort à eux-mêmes et Nous fîmes d’eux des exemples légendaires et les dispersâmes aux quatre coins du pays. Il y a en tout cela des signes pour ceux qui sont doués d'une grande patience et qui sont reconnaissants.
Iblîs put ainsi vérifier l'opinion qu'il avait d'eux : ils le suivirent tous à l'exception d'un groupe de croyants.
Il n'avait aucune [réelle] autorité sur eux mais Nous voulions distinguer celui qui croit à l'Ultime Demeure de celui qui en doute. Et ton Seigneur est Gardien de toute chose (ou : veille sur toute chose) !
Dis-leur : Invoquez donc ceux que vous prétendez [être des divinités] en dehors de Dieu ! Ils ne possèdent pas le poids d'un atome dans les cieux ni sur la terre ; plus, ils n'y ont aucune part et Il ne leur est redevable d'aucune aide
Auprès de lui toute intercession s'avère inutile sauf si elle émane de ceux qui ont reçu Son autorisation si bien que lorsque leur cœur s'apaise de ses craintes, ils demandent : Qu'a dit votre Seigneur ? La vérité, répondent-ils, et Il est l'Altier, l’Immense.
Dis-leur : Qui donc vous accorde votre subsistance à partir des cieux ou de la terre ? Dis-leur : C'est Dieu ! et nous sommes ainsi que vous dans la bonne direction ou dans un égarement manifeste.
On ne vous demandera nul compte des crimes que nous avons commis et nous ne serons pas comptables (ou : redevables) de ce que vous faites.
Dis-leur : C'est notre Seigneur qui nous réunira et qui tranchera (yaf-tah) entre nous selon la Vérité et Il est le Juge (Fattâh) Très Savant.
Dis-leur : Faites-moi voir ceux que vous avez prétendu Lui agréger comme associés ! Que non ! En vérité Il est Dieu, le Puissant, le Sage.
Nous ne t'avons envoyé que comme annonciateur [de la bonne nouvelle] et comme mise en garde à l'humanité entière mais la plupart des hommes sont dans l'ignorance.
A quand [l'échéance] de cette promesse ? Demandent-ils.
Votre rendez-vous est fixé en un Jour que vous ne pourrez hâter ni différer, fut-ce d'une heure.
Les mécréants ont affirmé : Nous ne croirons ni à ce Coran ni aux Ecritures antérieures. Si seulement tu pouvais voir lorsque les iniques seront arrêtés devant leur Seigneur et qu'ils s'invectiveront mutuellement : Sans vous, nous aurions été des croyants, diront ceux qui ont été méprisés aux superbes.
Les puissants leur répliqueront : Est-ce nous qui vous avons détournés de la bonne direction après qu’on vous lait indiquée ? En vérité vous étiez un peuple de criminels !
Les humbles les reprendront : Ce sont plutôt vos artifices [ourdis contre nous] de jour comme de nuit lorsque vous nous ordonniez de renier Dieu et de lui attribuer des pairs [qui nous ont égarés]. A la vue du châtiment ils dissimuleront leurs regrets et Nous placerons des carcans au cou des mécréants ! Ils ne seront rétribués ainsi que pour ce qu'ils ont fait.
Nous n’avons jamais adressé de mise en garde (litt. : Nous n’avons jamais envoyé d'avertisseurs dans) à une cité sans que ceux qui vivaient dans l'opulence proclament : Nous nions ce pour quoi vous avez été envoyés,
et qu'ils ajoutent : Nous avons plus de biens et plus d’enfants [que vous] et nous ne serons [probablement] pas châtiés.
Dis-leur : Mon Seigneur dispense largement ou avec mesure Sa subsistance à qui Il veut mais la plupart des hommes sont dans l'ignorance.
Ni vos enfants ni vos biens ne sont de nature à vous rapprocher de Nous à l'exception de ceux qui auront cru et œuvré pieusement ; ceux-là auront droit à une double rétribution pour prix de leurs œuvres et ils seront en sécurité dans leurs appartements.
Quant à ceux qui se seront appliqués à mettre Nos versets en défaut, ceux-là devront comparaître pour le châtiment.
Dis : Mon Seigneur dispense largement ou avec mesure Sa subsistance aux serviteurs de Son choix. Quelque dépense que vous fassiez, c'est Lui qui vous la rendra (ou : c'est Lui qui vous la paiera en retour) car Il est le plus généreux des dispensateurs.
Et le Jour où Il les réunira tous ensemble et où Il dira à Ses anges : Ce sont bien ceux-là qui vous adoraient ?
Gloire à Toi ! s'exclameront les anges. Tu es notre Protecteur à l'exclusion de ceux-là ! Ils adoraient plutôt les djinns car la plupart d'entre eux y croyaient.
En ce Jour vous ne serez pas en mesure de vous nuire ni de vous être utiles les uns aux autres et Nous dirons aux injustes : Goûtez au châtiment de ce feu que vous traitiez de chimères !
Et lorsqu'on leur récite Nos versets [les plus] explicites, ils vitupèrent : Ce n'est qu'un homme qui veut vous détourner de ce qu'adoraient vos pères ! puis ils ajoutent : Ce n'est qu'un mensonge inventé de toutes pièces. Et lorsque la Vérité parvient aux mécréants, ils s'écrient : Ce n'est là que pure magie !
[Pourtant] Nous ne leur avons pas révélé d'Ecritures qu'ils aient étudiées et Nous ne leur avons pas envoyé avant toi de mise en garde.
Leurs devanciers avaient également crié au mensonge. [Les Mecquois] n'ont pas reçu le dixième de [la puissance] que Nous leur avions accordée. Ces derniers ont traité Nos envoyés d'imposteurs et quel ne fut pas Mon châtiment !
Dis-leur : Je ne vous adresse qu'une seule exhortation : Levez-vous pour accomplir le service de Dieu deux par deux ou isolément puis méditez. Votre compagnon n'est pas possédé par un djinn ; il n'est qu'une mise en garde à votre intention précédant un châtiment terrible.
Dis-leur : Je ne vous demande aucun salaire ; gardez-le donc ! Mon salaire n'incombe qu'à Dieu qui est Témoin de toute chose.
Dis : Certes mon Seigneur inspire (litt. : projette) [Ses envoyés] selon la Vérité et Il a la connaissance de tout ce qui est celé.
Dis : La vérité est venue et ce n'est pas l'erreur, qui ne peut rien commencer ni renouveler
Dis-leur : Si je m'égare, c'est à mes dépens. Et si je ne suis sur la bonne voie, c'est à ce qui m’est inspiré de la part de mon Seigneur [que je le dois] car Il entend tout et Il est tout Proche.
Si tu pouvais les voir lorsqu'on s'emparera d'eux, effrayés, (il n'y aura alors aucune échappatoire) en un lieu tout proche
C'est [en vain] qu'ils s’écrieront : Nous y croyons [désormais]. Comment obtenir de si loin [l'objet de son désir]
Alors qu’il l’avait renié par le passé en faisant des projections (yaqdhi-fûn) hypothétiques (makân ba'îd) sur tout ce qui est celé (ou : mystérieux, ghayb) ?
Entre eux et l'objet de leur désir [tardif] se dressera un obstacle semblable à celui qui gêna les adhérences de la même secte (ashya 'ihim) par le passé, affligés qu'ils étaient d'un doute lancinant.
La louange revient à Dieu qui a créé les cieux et la terre et qui a fait de [Ses] anges des émissaires pourvus d'une, deux, trois ou quatre ailes. Il accorde davantage à telle créature (litt. : création, khalq) selon Son bon vouloir car Dieu est Omnipotent.
Nul ne saurait empêcher Dieu de dispenser une quelconque miséricorde aux hommes comme nul ne peut dispenser ce qu'il retient et il est le Puissant, le Sage.
Hommes, souvenez-vous des faveurs que Dieu vous a accordées ! Y a-t-il un autre Créateur que Dieu pour vous accorder votre subsistance du ciel en terre ?
Et s'ils te traitent d'imposteur, des envoyés avant toi ont déjà été traités de la sorte et c'est auprès de Dieu que seront ramenées toutes choses.
Hommes, la promesse de Dieu est une réalité : Ne vous laissez pas abuser par la vie de ce monde et que vos espoirs fallacieux (gharûr) ne vous leurrent pas au sujet de Dieu !
Certes le diable est pour vous un ennemi ; considérez-le donc comme tel ! Il incite ses sectateurs à êtres les hôtes du feu !
Les mécréants sont voués à un terrible châtiment et ceux qui auront cru et pratiqué les œuvres pies auront droit au pardon [divin] et à une grande récompense.
Celui dont les œuvres perverses ont été embellies à ses yeux et qui les tient pour bonnes [peut-il être comparé à un homme lucide] ? Dieu guide qui Il veut, aussi ne te laisse pas aller à gémir sur leur sort car Dieu sait bien ce qu'ils font.
C'est Dieu qui a envoyé les vents pour soulever les nuages ; puis Nous les conduisons vers une contrée stérile (mayyit) dont Nous vivifions la terre après la sécheresse (litt. : après sa mort) et c'est ainsi qu'aura lieu la Résurrection.
Que celui qui convoite la puissance [sache] que c'est à Dieu qu’appartient la puissance tout entière. C’est auprès de Lui que s'élève la bonne parole qui « sert de tremplin » aux œuvres pies (wa al-'amafu al-sâlih yarfa'uhu) ; quant à ceux qui ourdissent des œuvres perverses, ils sont voués à un terrible châtiment et leurs artifices sont voués à l'échec.
Et c'est Dieu qui vous a créés de terre puis d’une goutte [de semence] et qui a fait de vous des couples. Il n'est pas une femelle qui ne tombe enceinte ou qui ne mette bas sans qu’il le sache, pas un être dont la durée de vie, longue ou brève, ne soit consignée dans le Livre. Tout cela ne présente aucune difficulté pour Dieu.
Les deux mers sont dissemblables : l'une d'eau douce et potable, agréable au goût, l'autre d'une eau salée et saumâtre. Et pourtant vous consommez une chair de poisson fraîche dans l'une comme dans l'autre et vous en extrayez des perles dont vous vous parez. Tu verras les embarcations fendre les flots afin que vous recherchiez quelque chose des faveurs de Dieu et que vous vous [en] montriez reconnaissants.
Il fait pénétrer la nuit dans le jour et Il fait pénétrer le jour dans la nuit et Il a assujetti le soleil et la lune qui évoluent chacun (ou : qui poursuivent leur course) jusqu'au terme fixé. Tel est Dieu, votre Seigneur et ceux que vous invoquez en dehors de Lui ne possèdent pas même une pelure !
Si vous les invoquez, ils n'entendent pas vos invocations ! Les eussent-ils entendues qu'ils ne vous auraient pas exaucés et le Jour du Jugement ils renieront même votre associationnisme. Et nul ne te renseignera mieux que Celui qui est bien Informé !
Hommes, vous êtes dans le dénuement [le plus total] (fuqarâ') à l'égard de Dieu et Dieu est Digne de louanges et Il est Souverain (litt. : Riche ou Indépendant, Ghaniyy) à l'égard des mondes !
S'il le voulait, Il vous anéantirait pour vous remplacer ensuite par une création nouvelle :
cela ne présente aucune difficulté pour Dieu.
Personne (litt. : nulle âme) ne se chargera des péchés d'autrui. Qu'une personne croulant [sous ses péchés] demande donc à une autre de se charger des siens, elle s'y refusera même s'il s'agissait d'un parent proche. Ta mise en garde n'a d'effet que sur ceux qui redoutent leur Seigneur dans le secret et qui accomplissent la prière ; quiconque se purifie, se purifie pour lui-même et c'est auprès (litt. : vers) de Dieu qu'aboutit toute destinée.
L'aveugle et le voyant ne sont pas à égalité,
pas plus que les ténèbres et la lumière,
pas plus que la fraîcheur et la fournaise.
Les vivants ne sont en rien comparables aux morts ; certes Dieu peut faire entendre qui Il veut mais, toi, tu ne saurais faire entendre les habitants des tombeaux.
Tu n'es chargé que de mettre en garde !
Nous t'avons envoyé porteur de la Vérité afin d’annoncer la bonne nouvelle et de mettre [les hommes] en garde et il n'est pas de communauté qui n’ait reçu [un prophète] afin de l'avertir.
Et s'ils te traitent d'imposteur, ceux qui les ont précédés avaient déjà crié au mensonge en dépit du fait que leurs envoyés leur avaient apporté des preuves, les Psaumes et le Livre révélateur (mubîn).
Puis Je Me suis emparé des mécréants et quel ne fut pas Mon châtiment !
Ne vois-tu pas que Dieu a fait descendre la pluie du ciel grâce à laquelle Nous faisons pousser des fruits de couleurs variées ? Les montagnes elles-mêmes sont Criées de couleurs blanchâtres, ocre aux tons variés ou noir foncé.
De même il est des hommes, des bêtes rampantes, des animaux domestiques aux couleurs différenciées ; entre tous Ses serviteurs, seuls les savants ont la crainte de Dieu, car Dieu est Puissant et Pardonneur.
Ceux qui psalmodient le Livre, qui accomplissent la prière et dépensent une partie de ce dont Nous les avons gratifiés en aumônes, secrètement et en public, peuvent espérer un bénéfice sans récession ;
cela afin qu'il les rétribue intégralement tout en leur accordant même une gratification supplémentaire par un effet de Sa grâce car Il est Pardonneur et Il reconnaît [les mérites de Ses serviteurs] (Shakûr).
Et la part de l'Écriture que Nous t'avons révélée est la Vérité confirmant les Écritures antérieures car Dieu est parfaitement Informé de Ses serviteurs et Il ne les perd pas de vue (litt. : Il les voit fort bien, Basîr).
Puis Nous avons donné les Écritures en héritage à ceux d'entre Nos serviteurs que Nous avions choisis ; certains se sont fait du tort à eux- mêmes, d'autres s'y sont conformés avec modération. D'autres enfin ont été, avec la permission de Dieu, des devanciers en matière de bonnes œuvres ; telle est la grande faveur !
Ils pénétreront dans les jardins d'Éden dans lesquels ils seront parés de bracelets d'or et de perles et où ils seront revêtus de soie,
et ils diront : Louange à Dieu qui a dissipé notre tristesse car notre Seigneur est Pardonneur et Il reconnaît volontiers (Shakûr) [nos mérites],
Lui qui, par un effet de Sa grâce, nous a installés dans cette Demeure permanente où ne nous ne sommes jamais vidâmes de la fatigue ni de l'affliction.
Quant aux mécréants, ils sont destinés au feu de la Géhenne : ils ne seront pas anéantis car ils en mourraient mais leur supplice ne sera pas allégé pour autant. C'est ainsi que Nous rétribuerons tous les dénégateurs (kafûr, mécréants, ingrats, voilés, etc.),
Au cœur du feu ils hurleront : Seigneur, fais-nous-en sortir, nous œuvrerons pieusement, en agissant autrement que nous ne l'avions fait [sur terre]. Ne vous avions-Nous pas accordé une vie suffisamment longue pour que ceux qui avaient à réfléchir le fassent ? Une mise en garde ne vous est-elle pas parvenue ?
Goûtez [au feu maintenant] ! Les injustes n'auront alors aucun soutien.
Dieu sait parfaitement ce qui est celé (ghayb) dans les cieux et sur terre et Il connaît ce que dissimulent les cœurs (litt. : les poitrines). C'est Lui qui a fait de vous [Ses] lieutenants sur terre ; les dénégateurs supporteront le poids de leurs dénégations et les reniements des mécréants ne feront qu'accroître Sa colère auprès de leur Seigneur. Leurs reniements ne feront qu'accélérer leur perdition.
Dis-leur : Avez-vous vu les associés que vous invoquez en dehors de Dieu ? Montrez-Moi : Qu’ont-ils créé sur terre ? Ou bien ont-ils une part du ciel ? A moins que Nous ne leur ayons communiqué un livre dont ils tirent l'explication [de toute chose] ? En réalité, les injustes ne se promettent mutuellement que des chimères.
Dieu certes maintient en équilibre les cieux et la terre de crainte qu'ils ne s'effondrent. Et s'ils venaient à s'effondrer, nul ne pourrait les soutenir après Lui. Certes Il est le Longanime, le Pardonneur.
Ils avaient pourtant juré par Dieu en usant de leurs serments les plus engageants que, si une mise en garde leur était adressée, ils suivraient mieux la voie que certaines communautés ! Mais lorsqu'un [Prophète chargé de] les avertir vint à eux, cela ne fit qu'accroître leur répulsion
à cause de leur orgueil et de leur perfidie. Or, les artifices pervers ne se retournent que contre ceux qui les ont conçus. Qu'attendent-ils si ce n'est le [châtiment] coutumier réservé aux anciens peuples ? Et tu ne trouveras aucune alternative à la norme (sunna) de Dieu !
N’ont-ils pas parcouru le pays afin de méditer sur le sort de ceux qui les avaient précédés ? Ils étaient pourtant bien plus puissants qu'eux ! Mais Dieu est tel que rien dans les cieux ni sur la terre ne peut Le défier (ou encore : Le mettre en échec). Certes Il est le Très Savant, le Tout-Puissant !
Si Dieu réprimait les hommes pour ce qu'ils ont acquis, Il n'aurait laissé en vie aucun animal évoluant à la surface de la terre mais Il leur accordera un délai jusqu’à un terme déterminé, et une fois le terme échu Dieu aura Ses serviteurs à l'œil (Basîran).
Yâ, Sîn.
Par le Coran empreint de sagesse,
tu es bien du nombre des envoyés
sur une voie droite.
Ceci est une révélation du Puissant, du Très Miséricordieux
afin que tu mettes en garde un peuple dont les ancêtres n'ont pas été avertis si bien qu'ils sont dans l'insouciance.
Déjà Notre décision est arrêtée à l'encontre de la plupart d'entre eux en sorte qu'ils ne croiront pas !
Nous leur avons placé des carcans [les enserrant] autour du cou jusqu'au menton, ce qui les contraint à lever la tête.
Nous avons placé devant et derrière eux un obstacle et Nous les avons enveloppés d'un voile si bien qu'ils ne voient rien.
Peu importe que tu les mettes en garde ou non : ils ne croiront pas !
Ta mise en garde n'aura d'effets que sur ceux qui se conforment au Rappel (dhikrâ, c'est-à-dire : au Coran) et qui redoutent le Miséricordieux dans le secret ; annonce-leur [Mon] pardon et une noble récompense.
C'est Nous qui vivifions les morts et consignons les œuvres qu'ils ont précédemment accomplies ainsi que les traces qu'ils ont laissées. Et Nous avons circonscrit toute chose dans un Livre (litt. : un guide, Imâm) révélateur.
Et propose-leur en exemple les habitants de telle cité lorsqu'elle reçut les émissaires [de Jésus],
lorsque Nous leur envoyâmes deux personnes qu'ils traitèrent d'imposeurs, Nous confortâmes ceux-ci d'une troisième et ils affirmèrent [tous ensemble] : Nous avons été dépêchés auprès de vous.
Vous n'êtes que des hommes comme nous, leur dirent-ils, et le Miséricordieux ne [vous] a rien révélé. [En vérité], vous n'êtes que des menteurs.
Notre Seigneur, répondirent les messagers, sait que nous sommes dépêchés auprès de vous ;
seule nous incombe une claire transmission du message.
C'est à vous que nous attribuons notre mauvaise fortune (tatayyarnâ bikum'), leur dirent-ils. Si vous ne cessez [de nous importuner] nous vous ferons lapider ou nous vous ferons subir un châtiment douloureux.
En vérité votre sort est entre vos mains, poursuivirent [les messagers]. [vous augurez mal de notre présence] parce que vous avez été rappelés [à l'ordre] ? Vous n'êtes qu'une communauté portée aux outrances.
Un homme survint en courant des extrémités de la ville. Mon peuple, leur dit-il, conformez-vous aux envoyés !
Conformez-vous à ceux-là qui n'exigent de vous aucun salaire et qui sont sur la bonne voie.
Et pourquoi n'adorerais-je pas Celui qui m’a créé et auprès duquel vous serez ramenés ?
Prendrais-je en dehors de Lui des divinités dont l'intercession ne me sera d'aucune utilité et qui ne me sauveront pas si le Miséricordieux veut me faire du tort ?
Je serais alors dans un égarement manifeste !
Pour moi, j'ai foi en votre Seigneur, écoutez-moi donc !
Entre au Paradis, lui fut-il dit. Si seulement mon peuple savait, dit-il,
quel pardon m'a accordé mon Seigneur et comment Il m’a mis au nombre de ceux qui sont honorés.
Après sa disparition (litt. : après lui) Nous n'envoyâmes pas contre son peuple d'armée céleste et Nous n'avions pas même à le faire :
ce ne fut qu'un cri unique et ils en furent aussitôt pétrifiés.
Comme il est affligeant le comportement des serviteurs [de Dieu] ! Pas un envoyé ne vint les trouver sans qu'ils se moquent de lui.
Ne voient-ils pas combien de générations Nous avons anéanties avant eux ? Ne voient-ils pas quelles ne reviendront plus parmi eux ?
Tous sans aucune exception devront comparaître devant Nous !
La terre stérile est un signe qui leur est adressé : Nous la vivifions puis Nous en faisons sortir des semences dont ils tirent leur nourriture
et Nous y établissons des jardins plantés de vignes et de palmiers au milieu desquels Nous faisons jaillir des sources
afin qu'ils en mangent les fruits et [qu'ils mangent] du travail de leurs mains.
Gloire à Celui qui a créé toutes les espèces : celles que produisent la terre, les hommes eux-mêmes et les créatures qui leur sont inconnues.
La nuit constitue un signe à leur intention : Nous en extrayons le jour et les voilà plongés dans l'obscurité.
Le soleil poursuit sa course jusqu'à une halte qui lui est propre selon [ordre] déterminé par le Puissant, le Sage.
A la lune Nous avons assigné des mansions jusqu'à ce qu’elle devienne semblable à une palme desséchée.
Il ne sied pas au soleil de rattraper la lune ni à la nuit de devancer le jour, chacun évoluant (litt. : nage, flotte) sur son orbite.
Un autre signe à leur intention : Nous avons transporté leur postérité sur des embarcations bondées (ou : sur une Arche bondée, s'il y a là une allusion à l'Arche de Noé).
Et Nous avons créé [également] à leur intention sur le même modèle d'autres montures qui les véhiculent
Et si Nous le voulions, Nous les ferions périr noyés : ils ne recevraient aucun secours et ne pourraient donc se sauver,
si ce n'est par un effet de Notre Miséricorde et afin qu'ils jouissent [encore] quelque temps [de la vie].
Et si l'on vient à leur dire : Gardez-vous par-devant et par-devers vous, peut-être vous sera-t-il fait miséricorde, [ils s'éloignent].
Pas un des signes de leur Seigneur ne leur est parvenu sans qu'ils s'en détournent.
Et si l'on vient à leur dire : Dépensez en aumônes une partie de ce dont Dieu vous a gratifiés, les mécréants répliquent à ceux qui ont la foi : Allons-nous nourrir [à Sa place] ceux que Dieu aurait pu nourrir s'il l'avait voulu ? Vous êtes dans un égarement manifeste !
Ils n'attendent qu'un seul cri qui les saisira [à la gorge] en pleine dispute !
A quand cette promesse, demandent-ils, si vous êtes sincères ?
Ils ne seront plus en mesure de faire un testament ni de retourner chez les leurs.
Il sera alors soufflé dans les trompes et ils sortiront précipitamment de leurs tombes pour se rendre auprès de leur Seigneur.
Malheur à nous ! s’écrieront-ils. Qui donc nous a ressuscités de notre tombe ? Voici ce que nous avait promis notre Seigneur et les envoyés avaient dit vrai !
Il n'y aura qu'un cri, un seul, et aussitôt tous comparaîtront devant Nous.
En ce Jour, aucune âme ne sera lésée et vous ne serez rétribués que pour ce que vous aviez accompli.
Les hôtes du Paradis s'adonneront à leurs plaisirs ;
ils seront accoudés, eux et leurs épouses, sur des divans, à la fraîcheur.
Des fruits leur sont destinés ainsi que tout ce à quoi ils pourront prétendre.
Ils entendront le mot : Paix ! en guise de parole [de bienvenue] de la part de leur Seigneur,
[tandis qu'aux autres il sera dit :] Criminels, en ce Jour séparez-vous (ou : distinguez-vous) [des croyants] !
Ne vous avais-je pas engagés, ô fils d'Adam, à ne pas adorer le diable car il est pour vous un ennemi déclaré,
et à M'adorer car telle est Ma voie droite ?
Il avait pourtant égaré un grand nombre de générations ! Aviez-vous perdu la raison ?
Voici la Géhenne qui vous était promise !
Entrez-y en ce Jour pour prix de votre mécréance !
En ce Jour Nous apposerons un sceau sur votre bouche et ce sont vos mains qui Nous parleront et vos pieds qui porteront témoignage de ce que vous avez acquis.
Si Nous l'avions voulu, Nous les aurions frappés de cécité et ils se seraient précipités à la recherche d'un chemin mais comment auraient- ils pu le voir ?
Si Nous l’avions voulu, Nous les aurions métamorphosés (ou : figés) sur place et ils n’auraient pu ni avancer ni revenir sur leurs pas.
Ne réfléchissent-ils pas au fait que Nous amoindrissons la constitution de celui dont Nous prolongeons la vie ?
Nous ne lui avons pas enseigné la poésie et cela ne lui sied point. Il ne s'agit que d'un Rappel et d'une Lecture (litt. : d'un Coran) révélatrice,
afin qu'il mette en garde ceux qui sont vivants et que l'arrêt divin prenne effet contre les mécréants.
Ne voient-ils pas que Nous avons créé de Nos Mains à leur intention des animaux domestiques dont ils sont les possesseurs ?
Nous les leur avons soumis, certains leur servant de monture, d'autres de nourriture.
Utiles à de nombreux usages, [ils leur fournissent] également une boisson ; que ne sont-ils reconnaissants ?
Ils se sont choisi des divinités en dehors de Dieu avec l’espoir quelles les soutiendront,
alors qu’elles ne leur seront d'aucun secours bien qu'ils soient à leur service tels des soldats à la revue.
Que leurs propos ne t'affligent pas : Nous savons ce qu'ils dissimulent aussi bien que ce qu'ils affichent.
L'homme ne voit-il pas que Nous l’avons créé à partir d'une goutte [de sperme] pour se transformer aussitôt en ennemi déclaré ?
Il Nous a proposé un exemple en oubliant sa propre création et en demandant : Qui donc redonnera vie aux ossements lorsqu'ils ne seront plus que poussière ?
Dis-leur : Leur redonnera vie Celui qui les a créés une première fois et qui a parfaitement connaissance de toute la création,
Celui qui a tiré pour vous de l'arbre vert un feu que vous entretenez [dans vos foyers].
Celui qui créé les cieux et la terre n'est-Il pas capable d'en créer de semblables ? Oh que si ! Et Il est le Créateur Très Savant.
Lorsqu'il veut une chose il Lui suffit de lui intimer : Sois ! pour quelle voit le jour (litt. : pour qu’elle soit).
Gloire à Celui qui détient en Sa Main le royaume de toute chose et auprès Duquel vous serez ramenés !
Par ceux qui sont disposés en rangs ordonnés,
par ceux qui dissuadent (ou : qui repoussent) avec sévérité,
par ceux qui récitent l'invocation,
votre Divinité est Unique !
Seigneur des cieux et de la terre et de ce qui les sépare et Seigneur des Orients.
Nous avons orné le ciel de ce monde de la parure des étoiles
et afin de [le] préserver de tout démon rebelle.
Ils ne prêtent plus l'oreille [aux propos] de l'Assemblée suprême car on leur tire dessus de tous côtés
afin de les repousser ; un châtiment perpétuel leur est destiné.
A moins qu'ils n'écoutent à la dérobée, poursuivis par un météore aveuglant.
Pose-leur la question : Sont-ils les êtres que Nous ayons eu le plus de difficulté à créer alors que Nous ne les avons créés que d'une boue qui adhère ?
Tu t'en émerveilles plutôt [de cette création] alors qu'eux, ils s'en moquent !
Et lorsqu'on leur remet [la réalité] en mémoire, ils ne se souviennent de rien.
Lorsqu'ils voient un signe, ils le tournent en dérision
en disant : Tout cela n'est que pure magie !
Lorsque nous serons morts et que nous serons redevenus des ossements et de la poussière, serons-nous ressuscités
ainsi que nos lointains ancêtres ?
Réponds-leur : Certes, et vous vous ferez alors tout petits !
Il n'y aura qu'un seul son [de trompe] et tous seront aussitôt dans l'attente [du Jugement] (ou : ils verront tous [le sort qui les attend]).
Malheur à nous, s'écrieront-ils, voici le Jour du Jugement !
Voici venu ce Jour de la Discrimination [opérée entre les créatures] que vous traitiez de chimère.
Rassemblez les iniques et leurs épouses avec ce qu'ils adoraient
en excluant Dieu [de leur culte] et conduisez-les sur le chemin de la Géhenne.
Arrêtez-les car ils ont des comptes à rendre !
Qu'avez-vous donc à ne pas vous soutenir mutuellement ?
Ce jour-là, ils feront plutôt preuve de soumission !
Certains d'entre eux viendront à hauteur des autres.
Vous nous abusiez à force de serments, leur diront-ils.
En réalité vous n'étiez pas des croyants, leur répliqueront ces derniers,
et nous n'avions du reste aucun pouvoir sur vous. Vous étiez simplement un peuple de transgresseurs,
si bien que nous allons subir l'arrêt de notre Seigneur [et que] nous allons goûter [au châtiment] !
Nous vous avons égarés car c'était dans notre nature !
Ce Jour-là, ils seront tous associés dans le châtiment.
C'est ainsi que Nous traitons les scélérats.
Lorsqu'on leur répétait qu'il n'est point de divinités en dehors de Dieu, ils s'enflaient d'orgueil
et objectaient : Allons-nous abandonner nos divinités pour un poète fou ?
Alors qu'il est venu porteur (litt. : avec) de la Vérité pour confirmer les prophètes antérieurs.
Certes vous allez goûter maintenant au supplice douloureux
et vous ne serez rétribués qu'en fonction de vos œuvres,
exception faite pour Mes serviteurs élus
auxquels est destinée une rétribution régulière :
en l'occurrence des fruits, et ils seront honorés
dans les jardins des délices,
se faisant face sur des divans.
Une coupe circulera parmi eux emplie d'une liqueur [en provenance] d’une source
claire et agréable au goût des consommateurs
et ne causant ni maux de tête ni ébriété.
Auprès d'eux se trouveront des femmes aux grands yeux qui baisseront chastement leur regard,
d'une blancheur comparable à une [coquille] d'œuf dissimulée.
Ils convergeront les uns vers les autres afin de s'interroger.
J'avais un compagnon, dira l'un d'eux,
qui me demandait : Es-tu de ceux qui croient
que, lorsque nous serons morts et que nous ne serons plus qu'ossements et poussière, on nous demandera des comptes ?
Souhaiteriez-vous aller le voir ?
Il s’enquerra alors [de sa situation] et le verra au cœur de la Géhenne.
Par Dieu, s'exclamera-t-il, peu s'en est fallu que tu ne me perdes !
N'était la grâce de mon Seigneur, j'eusse été de ceux qui ont comparu !
Ne sommes-nous donc morts
que de notre première mort si bien que nous ne serons pas ressuscités ?
Certes, voilà bien la réussite sublime !
C’est à une tâche semblable que doivent s'atteler ceux qui œuvrent !
Cette résidence est-elle préférable à l'arbre de Zaqqûm
dont Nous avons fait une épreuve pour les injures ?
Il s'agit d'un arbre qui pousse au fin fond de la Géhenne.
On pourrait comparer ses fruits à des têtes de démons !
Certes les mécréants en mangeront et s'en empliront l'estomac,
puis ils ingurgiteront par-dessus un breuvage bouillant ;
après quoi ils seront ramenés à la Géhenne,
Ils avaient trouvé leurs pères [plongés] dans l'égarement
et s'étaient empressés de suivre leurs traces !
Avant eux, la plupart des anciens s'étaient aussi égarés
et Nous leur avions envoyé [des prophètes] pour les mettre en garde !
Médite quel fut le sort réservé à ceux qui avaient été ainsi avertis,
exception faite pour les serviteurs que Dieu avait élus.
Déjà Nûh Nous avait adressé une invocation : avec quelle rapidité Nous l'exauçâmes !
Nous le sauvâmes ainsi que sa famille de la grande affliction
et Nous fîmes de sa postérité les seuls survivants.
Nous fîmes perdurer sa renommée à travers les générations ultérieures.
Que la paix soit sur Nûh à travers les mondes !
C'est ainsi que Nous récompensons les vertueux :
car il fut sans conteste du nombre de Nos serviteurs croyants.
Puis Nous fîmes périr les autres par noyade.
Ibrâhîm faisait sans conteste partie de sa famille Spirituelle (shî‘a),
lorsqu'il se présenta (litt. : il vint) devant son Seigneur avec un cœur pur (litt. : sain)
et qu'il s'adressa à son père et à sa communauté en disant : Qu'adorez- vous donc ?
Voulez-vous [adorer] des divinités mensongères en excluant Dieu [de votre culte] ?
Et que dites-vous du Seigneur des mondes ?
Il lança alors un regard dans les étoiles
et déclara : Je suis malade !
Ils s’éloignèrent alors de lui en retournant sur leurs pas.
S'approchant discrètement de leurs divinités, il leur demanda : Ne mangerez-vous pas ?
Qu’avez-vous donc à ne pas parler ?
Puis il se rua sur leurs divinités pour les frapper de sa dextre.
Ils accourent auprès de lui avec empressement.
Adorez-vous, leur demanda-t-il, ce que vous avez sculpté,
alors que c'est Dieu qui vous a créés ainsi que vos œuvres ?
Edifiez-lui un bûcher et jetez-le dans la fournaise, dirent-ils.
Ils voulurent ainsi user de stratagèmes à son encontre mais Nous leur infligeâmes une défaite.
Je m'en vais auprès de mon Seigneur qui me guidera, dit alors Ibrâhîm,
Seigneur, accorde-moi un fils pieux !
Nous lui annonçâmes la naissance d'un enfant plein de sagesse.
Je me suis vu en songe en train de t'immoler, réfléchis [à cela] et donne-moi ton avis (ou plus littéralement : regarde ce que tu vois). Mon père, répondit-il, fais ce qui t'est ordonné et tu me trouveras, si Dieu le veut, patient dans l’épreuve !
Lorsqu'ils se soumirent à [la volonté de] Dieu et qu'il l'eut couché le front contre terre,
Nous lui lançâmes cet appel : Ibrâhîm,
tu as [d’ores et déjà] accrédité ta vision : c'est ainsi que Nous rétribuons les vertueux,
Ce fut une épreuve très révélatrice !
Nous le rachetâmes par une offrande considérable
et Nous fîmes perdurer sa renommée à travers les générations ultérieures.
Que la paix soit sur Ibrâhîm à travers les mondes !
C'est ainsi que Nous récompensons les vertueux
car il fut sans conteste du nombre de Nos serviteurs croyants.
Et Nous lui annonçâmes la naissance d'Ishâq, un prophète d'entre les gens pieux.
Nous le bénîmes ainsi qu’Ishâq ; leur postérité comprit des gens de bien et d’autres qui se firent du tort à eux-mêmes.
Nous accordâmes également Nos faveurs à Mûssâ et Hârûn,
et Nous les sauvâmes ainsi que leur peuple de la grande tribulation (litt. : affliction).
Nous leur accordâmes Notre soutien et ce furent eux les vainqueurs.
Et Nous leur fîmes don des Ecritures révélatrices (ou : limpides)
et les guidâmes tous deux sur une voie droite
en faisant (litt. : et Nous fîmes) perdurer leur renommée à travers les générations ultérieures.
Que la paix soit sur Mûssâ et Hârûn à travers les mondes !
C'est ainsi que Nous récompensons les vertueux,
car ils furent sans conteste du nombre de Nos serviteurs croyants.
Ilyâs était sans conteste d'entre les envoyés
lorsqu'il dit à son peuple : Ne vous garderez-vous pas de Dieu ?
Invoquerez-vous Baal en délaissant le meilleur des créateurs,
Dieu qui est votre Seigneur et celui de vos lointains ancêtres ?
Ils le traitèrent d'imposteur et ils auront à comparaître,
exception faite de Nos serviteurs élus.
Nous fîmes perdurer sa renommée à travers les générations ultérieures.
Que la paix soit sur Il Yâ Sîn
C'est ainsi que Nous récompensons les vertueux,
car il fut sans conteste du nombre de Nos serviteurs croyants.
Lût était sans conteste d'entre les envoyés,
lors Nous le sauvâmes ainsi que sa famille tout entière,
à l’exception d’une vieille femme qui demeura en arrière.
Puis Nous anéantîmes les autres.
Le matin vous croisez bien leurs vestiges
et de même le soir ; n'y avez-vous pas réfléchi ?
Certes Yûnus faisait également partie des envoyés
lorsqu'il prit la fuite sur l'embarcation bondée.
Ayant participé à un tirage au sort, il le perdit.
La baleine l'avala : il méritait un blâme.
S'il n'avait été du nombre de ceux qui célèbrent les louanges de Dieu,
il serait resté dans le ventre de la baleine jusqu'au Jour de la Résurrection.
Nous le fîmes rejeter malade dans le désert,
et fîmes croître au-dessus de lui un plant de citrouille.
Nous l'envoyâmes [comme messager] auprès de cent mille âmes, voire davantage.
Comme ils avaient cru [en lui], Nous leur accordâmes de jouir [de la vie] un certain temps.
Pose-leur la question : Ton Seigneur aurait-il des filles et eux des fils ?
Ou bien avons-Nous créé sous leurs yeux les anges de sexe féminin ?
N’est-il pas exact que dans leur délire (ifk) ils prétendent
que Dieu a engendré ? Ce sont de fieffés menteurs !
Aurait-Il préféré les filles aux garçons ?
Qu'avez-vous à prononcer des jugements [aussi ineptes] ? (Litt. : Comment jugez-vous ?)
Vous ne vous souvenez donc de rien ?
Ou bien disposez-vous de preuves évidentes ?
Produisez donc vos Ecritures si vous êtes sincères !
Ils ont établi entre Lui et les djinns une parenté ; or, les djinns savent bien qu'ils devront comparaître
—Gloire à Dieu au-delà de ce qu'ils Lui attribuent !—
exception faite des serviteurs élus de Dieu,
Vous-mêmes [mécréants de La Mecque] et les idoles que vous adorez,
vous ne séduirez jamais
que ceux qui sont destinés à pénétrer dans la Géhenne.
Il n'est aucun d'entre nous qui n'ait une place déterminée.
C'est nous qui nous plaçons en rangs [pour rendre un culte],
et c'est nous qui proclamons la Gloire [de notre Seigneur].
Les Mecquois (litt. : ils) disaient pourtant volontiers :
Si nous disposions d'un Rappel comme les anciens,
nous aurions été les serviteurs élus de Dieu.
Malgré ce, ils l'ont renié et ils sauront bientôt [ce qu'il leur en coûte].
Notre décision a été précédemment arrêtée en faveur de Nos serviteurs les prophètes,
à savoir qu’ils seront soutenus par Nous
et que Nos armées leur assureront la victoire.
Détourne-toi d'eux pour un temps
et observe-les ! Bientôt ils verront.
Sont-ils donc si pressés [de subir] Notre châtiment ?
Lorsque Notre châtiment s'abattra sur eux, quel sinistre matin pour ceux qui auront été [vainement] avertis !
Détourne-toi d’eux pour un temps
et observe-les ! Bientôt ils verront.
Gloire à ton Seigneur, le Seigneur de la Toute-Puissance —exalté soit-Il— au-delà de ce qu'ils Lui attribuent !
La Paix soit sur les envoyés !
et la louange revient à Dieu, le Seigneur des mondes.
Sâd. Par le Coran qui fait office de Rappel !
Les mécréants ne sont que vanité et chicanes !
Combien avons-Nous anéanti de générations avant eux qui appelèrent au secours quand ce n'était plus le moment du salut.
Ils s'étonnent de ce que l'un d'eux est venu leur adresser une mise en garde, et les mécréants de s'écrier : Voilà bien un magicien et un imposteur !
A-t-il fait de toutes ces divinités une divinité unique ? Voilà une chose bien singulière !
Leurs notables s'en allèrent [décidant] de persister et de se montrer confiants [dans la défense] de vos divinités. C'est là [se dirent-ils] une chose souhaitable !
Nous n'avons rien entendu de tel dans les autres traditions : tous ces propos (litt. : tout cela) ne sont que pure invention !
Le Rappel lui aurait-il été révélé à lui seul parmi nous ? En réalité ils doutent de Ma révélation ou plutôt ils n'ont pas encore goûté à Mon châtiment.
A moins qu'ils ne disposent des trésors de la Miséricorde de ton Seigneur, le Puissant, le Donateur.
Ou bien possèdent-ils le royaume des cieux et de la terre et de ce qui les sépare ? Qu'ils s'élèvent donc jusqu'aux portes du ciel !
Ils ne sont jamais qu'une armée de factieux qui seront défaits ici même.
Les peuples de Nûh et de ‘Ad ainsi que Pharaon, l'homme qui suppliciait par le pal (dhû al awtâd), ont crié avant eux au mensonge ;
Thamûd, le peuple de Lût et les compagnons du buisson, bref tous les factieux [firent de même].
Il n'en est pas un qui n'ait traité les prophètes d'imposteurs, méritant ainsi Mon châtiment.
Ils n'attendront qu’un seul cri qui ne sera pas répété.
Seigneur, demandent-ils, précipite le châtiment qui nous est dû (qittanâ) avant le Jour [de la reddition] des comptes.
Endure patiemment leurs propos, et souviens-toi de Notre serviteur Dâwûd à a forte constitution, car il revenait aisément à Dieu.
Nous lui avions assujetti les montagnes afin qu’elles proclament avec lui Notre gloire en fin d'après-midi et au lever du jour,
et avec elles les oiseaux : tous répétaient après lui (ou : tous lui étaient soumis).
Nous raffermîmes son royaume et lui accordâmes la sagesse et la faculté de juger.
La nouvelle des deux plaideurs (litt. : adversaires, khasm) qui grimpèrent sur le mur du sanctuaire t’est-elle parvenue ?
Lorsqu'ils pénétrèrent chez Dâwûd et lui inspirèrent de la crainte : Ne crains rien, lui dirent-ils, nous sommes seulement deux adversaires et l'un de nous a abusé l'autre. Tranche donc entre nous en toute équité et sans être partial et conduis-nous sur la voie de la sagesse.
L'un d'eux déclara : Voici mon frère qui dispose de quatre-vingt-dix-neuf brebis alors que je n'en possède qu'une. Il m'a demandé de la prendre en charge et m'a parlé avec rudesse.
Ton frère s'est montré injuste envers toi en te demandant d'adjoindre ta brebis aux siennes et il est de nombreux intimes (ou : d'associés) qui se font ainsi du tort exception faite de ceux qui croient et pratiquent les bonnes œuvres mais ils ne sont pas nombreux. Dâwûd ayant réalisé que Nous l'avions éprouvé demanda pardon à son Seigneur, tomba prosterné et se repentit.
Nous lui pardonnâmes cette erreur et il occupera auprès de Nous une place honorable et une excellente retraite (litt. : lieu de retour).
ô Dâwûd, Nous avons fait de toi Notre lieutenant sur terre ; prononce la justice entre les hommes en toute équité et ne t'abandonne pas à la passion car elle t'égarerait hors de la voie de Dieu. Un châtiment douloureux est décliné à ceux qui égarent [les hommes] hors de la voie de Dieu pour avoir oublié le Jour [de la reddition] des comptes.
Nous n'avons pas créé les cieux, la terre ni ce qui les sépare en vain ! Cela est l'opinion des seuls mécréants. Malheur aux mécréants [victimes] du feu !
Mettrons-Nous ceux qui ont cru et pratiqué les bonnes œuvres au même rang que ceux qui sèment la corruption sur terre ? Ou mettrons-Nous ceux qui se gardent [de Dieu] au même rang que les dépravés
Voici un Livre que Nous t'avons révélé béni afin qu'ils en méditent les versets et que ceux qui sont doués d'intelligence se le remettent en mémoire.
Et Nous accordâmes à Dâwûd Sulaymân pour fils ; quel excellent serviteur, prompt à revenir [vers Nous] !
[Notamment] lorsqu'un soir on lui présenta de magnifiques coursiers ;
J'ai préféré, s'exclama-t-il, ces bienfaits au souvenir de mon Seigneur jusqu'à ce qu'on les ait dérobés à mes yeux (litt. : jusqu'à ce qu'ils aient disparu derrière le voile)
Ramenez-les-moi, [ordonna-t-il], et il se mit à leur couper les jarrets et le col
Déjà Nous avions éprouvé Sulaymân en plaçant sur son trône un corps [à sa ressemblance] puis il était revenu [à son Seigneur].
Seigneur, demanda-t-il, pardonne-moi et accorde-moi un royaume qu'il ne siéra à personne de posséder après moi car Tu es le Donateur généreux !
Nous lui soumîmes alors les vents qui, sur son ordre, soufflaient avec mesure là où il le voulait ;
Nous lui soumîmes également les démons : certains étaient des bâtisseurs, d'autres des plongeurs [en haute mer],
d'autres encore étaient attachés les uns aux autres par des entraves.
Telles sont Nos largesses ! (litt. : telle est Notre largesse !) Distribuées ou retiens-les par devers-toi : il ne t'en sera pas demandé compte.
Il occupera auprès de Nous une place honorable et une excellente retraite (litt. : lieu de retour).
Souviens-toi d'Ayyûb, notre serviteur, lorsqu'il implora son Seigneur [en ces termes] : Le diable ma fait subir des difficultés et des épreuves.
Frappe le sol [de ton pied lui fut-il répondu] : voici une source fraîche à laquelle tu pourras te laver et te désaltérer.
Et Nous lui restituâmes sa famille [perdue] et autant de membres avec elle par un effet de Notre Miséricorde et à titre de rappel pour ceux qui sont doués d'intelligence.
Prends dans ta main un faisceau de baguettes et frappes-en ton épouse sans renoncer à ton serment. Et Nous le trouvâmes constant [dans l'adversité] ; quel excellent serviteur, prompt à revenir [vers Nous],
Et souviens-toi [également] de Nos serviteurs Ibrâhîm, Ishâq et Ya’qûb aux bras puissants et aux regards aiguisés.
Nous les avons distingués d'une faveur particulière : celle de rappeler [aux hommes l'existence de] l'Ultime Demeure.
Et ils seront auprès de Nous parmi les élites choisies.
Souviens-toi d'Ismâ’îl, d'al-Yassa' et de Dhû-al-Kifl : tous faisaient partie de [Nos] élus.
Ceci est un rappel et ceux qui se gardent [de Dieu] sont destinés à la meilleure des retraites :
les jardins d'Eden dont les portes leur seront grandes ouvertes.
Ils y demeureront accoudés tout en commandant des fruits et des boissons variées.
Auprès d'eux se trouveront des femmes au regard [pudiquement] baissé, toutes d'un âge égal.
Voilà ce qui vous était promis pour le Jour [de la reddition] des comptes.
Telle est Notre gratification inépuisable.
Voilà [pour les gens du Paradis] ! Et quant aux transgresseurs, ils connaîtront une détectable retraite :
la Géhenne dans laquelle ils pénétreront, quelle odieuse couche !
Cela étant, qu'ils goûtent au pus et à l'eau bouillante
et à d'autres [châtiments] du même genre et d'espèces variées.
[On annoncera ainsi aux chefs de la mécréance] : Voici un groupe Compact de réprouvés venus se joindre à vous ! Ils ne sont pas les bienvenus [répondront-ils], ils vont affronter le feu !
C'est plutôt vous qui n'êtes pas les bienvenus car c'est vous qui nous avez offert [ce cadeau empoisonné] ; quel détectable séjour !
Seigneur, ajouteront-ils, redouble le supplice infernal de ceux qui nous font offert.
Qu'avons-nous [demanderont les chefs de file] à ne pas distinguer ici des gens que nous tenions pour mauvais
et dont nous avions fait l'objet de nos railleries A moins que nous ne les ayons perdus de vue
C'est ainsi qu’aura lieu la dispute bien réelle des gens du feu.
Dis-leur : Je suis uniquement chargé de vous mettre en garde ; il n'est de Dieu que l'Unique, le Contraignant,
Seigneur des cieux et de la terre et de ce qui les sépare, le Puissant, le Pardonneur.
Dis-leur : Il s'agit d’une prédiction formidable
dont vous vous détournez !
Je n’avais aucune connaissance de l’Assemblée suprême ni de leur débat,
On m'a inspiré que je suis uniquement chargé d'adresser une claire mise en garde.
Lorsque ton Seigneur S'adressa aux anges : Je M’en vais créer un homme à partir de boue
et, lorsque Je lui aurai donné sa forme et insufflé de Mon Esprit, vous vous jetterez prosternés devant lui,
tous les anges, absolument tous sans exception, se prosternèrent
hormis Iblîs qui s'enfla d'orgueil et qui était du nombre des mécréants.
Iblîs, demanda-t-il, qu'est-ce qui t'a empêché de te prosterner devant ce [lui] que J'ai créé de Ma Main ? T'es-tu enorgueilli ou faisais-tu preuve de dédain ?
Je suis meilleur que lui, répondit-il : Tu m'as créé de feu alors que Tu l'as créé de boue !
Sors d'ici, lui dit-Il, car tu es maudit ;
et tu supporteras le poids de Ma malédiction jusqu'au Jour de la Rétribution.
Seigneur, demanda Iblîs, accorde-moi un délai jusqu'au Jour où ils seront ressuscités.
Tu seras de ceux qui bénéficient d'un répit
jusqu'au Jour dont le terme [Nous] est connu.
Par Ta puissance, poursuivit Iblîs, je les égarerai tous
excepté ceux d'entre Tes serviteurs qui auront été choisis.
C'est la Vérité et la Vérité seule que Je proclame, affirma alors Dieu :
J’emplirai la Géhenne de toi et de tous ceux d'entre eux qui t'auront suivi.
Dis-leur : Je ne vous demande aucun salaire pour cette mission et je ne suis pas de ceux qui occupent une telle charge indûment.
Il ne s'agit que d'un Rappel décliné aux mondes.
Et d'ici quelque temps vous connaîtrez [la véracité de] cette prédiction.
La révélation de ce Livre provient de Dieu, le Puissant, le Sage.
Certes Nous te l'avons révélé selon la Vérité : aussi, adore Dieu en Lui consacrant un culte exclusif.
N’est-ce pas à Dieu que revient le culte exclusif ? Et ceux qui ont pris des protecteurs en dehors de Lui prétendent : Nous ne les adorons qu’afin qu’ils nous rapprochent grandement de Dieu. Certes Dieu tranchera entre eux sur ce qui fait l’objet de leurs différends car Dieu ne guide pas le fieffé menteur ni le renégat.
Si Dieu avait voulu Se donner (litt. : prendre) un enfant, Il aurait élu parmi Ses créatures un individu de Son choix. Gloire à Lui ! Il est le Puissant, le Contraignant.
Il a créé les cieux et la terre selon la Vérité, faisant succéder la nuit au jour et le jour à la nuit (litt. : enroulant la nuit sur le jour et le jour sur la nuit) et Il a assujetti le soleil et la lune qui poursuivent leur course jusqu'à un terme déterminé. N'est-pas réellement le Puissant, le Pardonneur ?
Il vous a créés à partir d'une seule personne (nafs) dont il a tiré son épouse ; Il vous a accordé huit couples d'animaux domestiques et Il crée [l'embryon] dans le sein de vos mères par créations successives [enveloppé] de trois ténèbres. Tel est Dieu votre Seigneur et c'est à Lui qu'appartient le royaume, il n'est de divinité que Lui : pourquoi vous en détournez-vous ?
Si vous [Le] reniez, Il n'a aucun besoin de vous (ou : Il Se passe tout à fait de vous) et Il n'admet pas les dénégations (ou : la mécréance) de Ses serviteurs. Mais si vous vous montrez reconnaissants, Il agréera votre gratitude et il n'est pas un pécheur (litt. : une [âme] pécheresse) qui se chargera du fardeau d'autrui ; puis c'est auprès de Lui que vous serez ramenés et Il vous rappellera quelles étaient vos œuvres car Il sait ce que recèlent les cœurs (litt. : les poitrines).
Lorsque l'homme est victime d'une catastrophe, il implore son Seigneur en se repentant envers Lui mais, sitôt qu'il lui accorde une [nouvelle] faveur, il en oublie les invocations qu'il Lui adressait auparavant, en Lui accordant des pairs afin d'égarer [les hommes] hors de Sa voie. Dis : Jouis quelques temps de ta mécréance car tu fais [déjà] partie des hôtes du feu.
Celui qui invoque Dieu au cœur de la nuit, prosterné ou debout, qui redoute l'Ultime Demeure et espère la Miséricorde de Son Seigneur [est-il comparable au commun des mortels] ? Dis : Ceux qui savent et les ignorants sont-ils au même rang ? Seuls les hommes doués d'intelligence réfléchissent.
Dis : Ô Mes serviteurs qui avez la foi, gardez-vous de votre Seigneur ; ceux qui auront œuvré excellemment en ce bas monde seront rétribués en conséquence et vaste est la terre de Dieu ! Ceux qui font montre de confiance recevront l'intégralité de leur rétribution sans qu'il leur soit demandé de comptes.
Dis : Il m’a seulement été ordonné d'adorer Dieu en Lui consacrant un culte exclusif
et l'on m'a ordonné d'être le premier des musulmans (ou : de ceux qui se soumettent).
Dis-leur : Je crains, si je désobéis à mon Seigneur, le châtiment d'un Jour grandiose.
Dis : C’est Dieu que j'adore en Lui consacrant ma religion de façon exclusive.
Adorez ce que vous voulez en dehors de Lui ; ceux qui sont voués à la perdition sont ceux qui auront perdu leurs personnes (ou : leurs âmes) et leurs familles au Jour de la Résurrection : n'est-ce point là la perdition manifeste ?
Des strates de feu recouvriront leurs têtes et d'autres s'étendront sous leurs pieds ; c'est contre cela que Dieu met en garde Ses serviteurs. Ô mes serviteurs, gardez-vous de Moi !
Quant à ceux qui auront évité d'adorer les faux dieux (tâghût) et qui seront revenus vers Dieu, annonce-leur la bonne nouvelle ;
ceux d'entre Mes serviteurs qui écoutent la bonne parole et en prennent le meilleur (ou : et suivent ce qu’elle a de meilleur) : ceux-là sont ceux que Dieu a guidés, ceux-là sont ceux qui sont doués d'intelligence.
Celui à l'encontre duquel a été arrêtée la décision de le châtier... Pourras-tu sauver celui qui est [déjà] dans le feu ?
Mais ceux qui se seront gardés de leur Seigneur auront des résidences surplombées d’autres résidences solidement bâties au pied desquel­les s'écouleront des fleuves. Telle est la promesse de Dieu et Dieu ne faillit pas à Sa promesse.
Ne vois-tu pas que Dieu a fait descendre la pluie du ciel et qu’Il l'achemine sous terre jusqu'aux sources, puis que grâce à elle Il fait pousser des céréales d'espèces variées ? Puis elles se fanent et tu les vois jaunir pour qu'il les transforme enfin en chaume. Il y a en tout cela un rappel pour ceux qui sont doués d'intelligence.
Celui dont Dieu a ouvert le cœur (litt. : dilaté la poitrine) à l'Islam et qui possède une lumière de son Seigneur est-il comparable à celui dont le cœur est fermé au souvenir de Dieu ? Malheur à ce dernier ! Celui-là est dans un égarement manifeste.
Dieu a révélé le meilleur des récits sous la forme d'un Livre homogène et répétitif à l'écoute duquel la peau de ceux qui redoutent leur Seigneur frissonne (ou : se hérisse) ; puis leurs membres (litt : leur peau) et leurs cœurs se détendent au souvenir de Dieu ; telle est la voie de Dieu selon laquelle Il dirige qui Il veut et celui que Dieu veut égarer ne trouvera aucun guide.
Celui qui cherchera à se protéger le visage du pire des châtiments [est-il comparable à celui qui en sera préservé] ? Et l'on dira aux iniques : Goûtez [au fruit de] ce que vous vous êtes acquis.
Ceux qui les ont précédés avaient déjà crié au mensonge et le châtiment s'était appesanti sur eux là où ils ne s'y attendaient pas.
Et Dieu leur fit goûter l'avilissement dans la vie de ce monde mais le supplice de l'Ultime Demeure est sans conteste plus terrible, si seulement ils savaient !
Déjà dans ce Coran Nous avons proposé aux hommes toutes sortes d'exemples afin qu'ils les gardent en mémoire
Coran arabe, non tortueux, afin qu'ils se prémunissent.
Dieu propose en exemple un homme au service de plusieurs associés acariâtres et un autre au service exclusif d'un seul maître ; sont-ils à la même enseigne ? La louange revient à Dieu mais la plupart sont dans l'ignorance !
Certes tu es mortel comme ils sont mortels (Litt. : tu es [déjà] mort et ils sont [déjà] morts)
et vous en découdrez auprès de votre Seigneur le Jour de la Résurrection !
Qui donc est plus inique que celui qui profère des mensonges au sujet de Dieu, traitant la Vérité d'imposture lorsqu'elle lui parvient ? N'y a-t-il pas dans la Géhenne un refuge pour les mécréants ?
Quant à celui qui apporte la Vérité et à celui qui la confirme, ceux-là sont ceux qui se prémunissent.
Ils auront ce qu'ils désirent auprès de leur Seigneur : telle est la rétribution des vertueux
afin que Dieu efface les pires de leurs péchés et qu'il leur accorde leur rétribution en fonction de leurs meilleures œuvres.
Dieu ne suffit-Il pas à Son serviteur ? Ils tentent de t'effrayer [en invoquant] ceux qui Lui sont inférieurs ? Celui que Dieu égare ne saurait avoir de guide !
Et celui que Dieu guide ne saurait être égaré ; Dieu n'est-Il pas le Puissant en mesure de Se venger ?
Et si tu leur demandes : Qui donc a créé les cieux et la terre ils te répondront : C'est Dieu ! Demande-leur : A votre avis, à supposer que Dieu veuille me faire du tort, ceux que vous invoquez en excluant Dieu [de votre culte] sont-ils en mesure de me l'épargner ? Et s'il veut me faire miséricorde, sont-ils en mesure de Len empêcher ? Dis-­leur : Dieu me suffit et c'est à Lui que s'en remettent ceux qui sont confiants.
Dis-leur : Ô mon peuple, œuvrez selon vos habitudes, j'agirai de mon côté et vous saurez bientôt
sur qui s’abattra un châtiment avilissant et qui subira un supplice perpétuel.
Nous t'avons révélé le Livre à l'intention des gens selon la Vérité ; celui qui accepte la guidance l'accepte pour lui-même, et celui qui s'égare, s'égare à son détriment et tu n'es pas chargé de les représenter (wakîl).
C'est Dieu qui Se réapproprie les âmes au moment de leur trépas, ainsi que celles qui ne meurent pas au cours de leur sommeil. Il retient celles dont Il a décidé la mort tout en libérant les autres jusqu'à un terme déterminé : il y a en cela des signes pour un peuple capable de réflexion.
Ont-ils choisi des intercesseurs en dehors de Dieu ? Réponds-leur : Même s'ils ne possédaient rien et étaient dépourvus d'intelligence ?
Dis-leur : toute intercession passe par (litt. : n'appartient qu'à) Dieu. C'est à Lui qu'appartient le royaume des cieux et de la terre, puis c'est à Lui que vous serez ramenés.
Le cœur de ceux qui ne croient pas à l'Ultime Demeure répugne à entendre mentionner Dieu Seul. Mais lorsque sont mentionnés ceux qui sont invoqués en dehors de Lui, ils donnent aussitôt libre cours à leur joie.
Dis : Mon Dieu, Créateur des cieux et de la terre, Toi qui connais le manifesté aussi bien que ce qui est celé, c'est Toi qui arbitreras entre Tes serviteurs l'objet de leurs différends.
Si seulement les iniques disposaient de tout ce que contient la terre et d'encore autant, ils l'offriraient en rançon pour s'éviter le pire des châtiments au Jour de la Résurrection et ils verront apparaître venant de Dieu ce qu'ils n'avaient pas escompté.
Les fautes qu'ils s’étaient acquises leur apparaîtront nettement et le châtiment dont ils se raillaient s'abattra sur eux.
Lorsque l'homme est victime d'une catastrophe, il implore son Seigneur en se repentant envers Lui mais, sitôt qu'il lui accorde une [nouvelle] faveur, il prétend l'avoir reçue en connaissance de cause alors qu'il s'agit plutôt d'une tentation mais la plupart sont dans l'ignorance.
Ceux qui les ont précédés avaient déjà tenu les mêmes propos et leurs gains ne leur ont été d'aucun secours.
Ils eurent à subir [les conséquences] des fautes qu'ils avaient acquises et ceux d'entre eux qui s’étaient montrés iniques seront plus particulièrement touchés et ils ne pourront défier [Dieu impunément].
Ignorent-ils que Dieu dispense largement ou avec mesure Sa subsistance à qui Il veut ? Il y a en cela des signes pour un peuple disposé à croire !
Dis-leur : Ô Mes serviteurs qui vous êtes montrés outranciers à votre détriment, ne désespérez pas de la Miséricorde de Dieu car Dieu pardonne tous les péchés et Il est le Pardonneur, le Tout Miséricordieux.
Revenez à votre Seigneur repentants et soumettez-vous à Lui avant que le châtiment ne s'abatte sur vous sans que vous puissiez être secourus.
Suivez ce que votre Seigneur vous a révélé de plus sublime avant que le châtiment ne vous surprenne à l'improvise sans que vous l'ayez pressenti,
et aussi de crainte que l'âme ne s'écrie : Malheur à moi pour avoir négligé le droit divin (ou : la Majesté divine) ! J'étais auparavant de ceux qui le tournaient en dérision ;
ou encore : Si seulement Dieu m'avait guidée ! j'eusse été de ceux qui se prémunissent.
Ou encore qu’elle ne dise lors de la vision du châtiment : Si seulement j'avais la possibilité de retourner [sur terre] ! je serais d'entre les vertueux.
Que non ! Mes Signes te sont bien parvenus, tu les as traités d'impostures, tu t’es enorgueilli et tu étais du nombre des mécréants.
Au Jour de la Résurrection tu verras les visages noircis de ceux qui ont menti sur le compte de Dieu ! N'y a-t-il pas dans la Géhenne un asile pour les mécréants ?
Dieu assurera le salut de ceux qui se sont prémunis du fait de leur réussite. Ils ne seront accablés ni par le malheur ni par la tristesse.
Dieu est le Créateur de toute chose, et de toute chose Il est le Garant.
Il possède les clefs des cieux et de la terre et ceux qui ont nié les signes de Dieu, ceux-là sont voués à la perdition.
M'ordonnerez-vous d'en adorer un autre que Dieu, espèces d'ignorants ?
Il t'a été inspiré ainsi qu'à ceux qui t'ont précédé que, si tu Me donnais un associé, tes œuvres seraient réduites à rien et que tu serais d'entre les perdants.
Adore plutôt Dieu et sois de ceux qui sont reconnaissants !
Ils n'ont pas évalué Dieu à sa juste valeur : Il saisira la terre tout entière au Jour de la Résurrection et les cieux seront ployés dans Sa dextre. Gloire à Lui et exalté soit-il au-delà de ce qu'ils Lui associent !
L’on soufflera dans la trompe et les habitants des cieux et de la terre seront foudroyés excepté ceux que Dieu voudra [épargner] ; puis il y sera soufflé une seconde fois, et les voilà aussitôt debout dans l'attente [du Jugement] (ou : et les voilà en train de regarder).
La terre resplendira de la lumière de son Seigneur et le livre [des œuvres] sera déposé [devant leurs auteurs]. On fera venir les prophètes et les martyrs et les hommes seront jugés selon la Vérité sans être lésés en rien.
Chaque personne sera rétribuée selon ses œuvres et Il sait mieux [que quiconque] ce qu'ils auront accompli.
Les mécréants seront conduits en groupes à la Géhenne. Lorsqu'ils s’y présenteront, ses portes leur seront ouvertes et ses gardiens leur diront : Des envoyés choisis parmi vous ne sont-ils pas venus vous trouver en vous récitant les versets de votre Seigneur et en vous mettant en garde contre la rencontre prévue en ce Jour ? Certes, répondront-ils, mais la décision du châtiment à l'encontre des mécréants est inéluctable.
Entrez, leur sera-t-il dit, par les différentes portes de la Géhenne où vous demeurerez à jamais. Quel détectable asile que celui des orgueilleux !
Ceux qui se seront gardés de leur Seigneur seront conduits en groupes vers le Paradis. Lorsqu'ils s'y présenteront, ses portes leur seront grandes ouvertes et ses gardiens leur diront : La Paix soit sur vous, vous étiez d'une telle suavité (tibtum) ! Entrez-y pour y demeurer à jamais,
Louange à Dieu qui nous a tenu Ses promesses, diront-ils, et nous a donné la terre en héritage en nous permettant de prendre place en Paradis, là où nous le désirons. Quelle excellente rétribution que celle de ceux qui œuvrent [pieusement].
Tu verras les anges entourant le Trône [divin] proclamer Sa gloire en usant des louanges propres à leur Seigneur. Ils seront jugés selon la Vérité et l'on clamera : La louange revient à Dieu le Seigneur des mondes !
Hâ, Mîm.
La révélation de ce Livre provient de Dieu, le Puissant, le Très Savant,
Celui qui pardonne les péchés, qui agrée le repentir [de ses serviteurs], qui inflige un châtiment violent et qui accorde Ses grâces ; il n'est d'autre divinité que Lui et toute destinée aboutit auprès de Lui.
Seuls les mécréants discutent les signes de Dieu ; ne te laisse pas abuser par leur regain d’activité dans le pays.
Dans le passé, la communauté de Nûh et après elle, les factieux ont aussi crié au mensonge. Chaque communauté a songé à tuer son prophète et avancé des arguments spécieux afin de contrecarrer la Vérité. Je Me suis alors emparé d'eux et quel ne fut pas Mon châtiment !
Et c'est ainsi que se réalise la décision de ton Seigneur à l'encontre des mécréants car ils sont [destinés à] être les hôtes du feu.
Ceux qui portent le Trône ainsi que ceux qui l'entourent proclament la gloire de leur Seigneur en usant de Ses louanges ; ils croient en Lui et demandent le pardon des croyants : Seigneur, Tu embrasses toute chose de Ta Miséricorde et de Ta science, pardonne à ceux qui se sont repentis et qui ont suivi Ta voie et préserve-les du châtiment de la Géhenne.
Seigneur, fais-les entrer, avec ceux d'entre leurs pères, leurs épouses et leur postérité qui auront été pieux, dans les jardins d'Eden que Tu leur as promis car Tu es le Puissant, le Sage.
Préserve-les du péché car celui que Tu auras préservé fera ce Jour-là l'objet de Ta Miséricorde et c'est bien là la réussite sublime !
Un appel sera lancé aux mécréants : Le courroux de Dieu, lorsque vous L’avez renié [en ce monde] après avoir été invités à la foi, est bien pire que celui que vous vous vouez [présentement] à vous-mêmes.
Seigneur, diront-ils, Tu nous as fait périr deux fois, Tu nous as donné la vie deux fois et nous avons reconnu nos péchés. Y aurait-il [pour nous] un moyen de sortir de là ?
Cet [emprisonnement ne connaîtra pas de fin] parce que vous avez renié Dieu lorsqu'il était invoqué Seul et qu'[en revanche] vous ajoutiez foi à tout polythéisme ; [en ce Jour], la décision reviendra à Dieu l'Altier, le Magnifique.
C'est Lui qui vous fait voir Ses signes et qui fait descendre du ciel à votre intention une subsistance. Mais seuls s'en souviennent ceux qui reviennent [à Dieu] repentants.
Invoquez Dieu en Lui consacrant un culte exclusif, n'en déplaise aux mécréants !
Occupant les degrés les plus élevés, Possesseur du Trône, Il projette sur Son Ordre l'Esprit [de l'inspiration] sur les serviteurs de Son choix afin de mettre en garde contre le Jour de la rencontre [fatidique].
Ce Jour-là, mis à nus (ou : sortant de leurs tombes), ils ne pourront rien dissimuler à Dieu de ce qui les concerne. A qui appartient le royaume en ce Jour ? A Dieu, l'Unique, le Contraignant.
En ce Jour, chaque âme sera rétribuée en fonction de ce qu’elle a acquis : en ce Jour, point d'injustices car Dieu est prompt à faire les comptes.
Mets-les en garde contre le Jour de l'échéance finale lorsque les cœurs seront soulevés et que les injustes affligés n'auront point de protecteurs ni d'intercesseurs susceptibles d'être entendus.
Dieu connaît les regards jetés à la dérobée [sur ce qu’il ne convient pas de regarder] ainsi que ce que recèlent les cœurs,
et Dieu juge selon la Vérité, tandis que ceux qu'ils invoquent en dehors de Lui sont dans l'incapacité déjuger (ou : de décider) de quoi que ce soit car Dieu [Seul] est Celui qui entend et qui voit tout.
Que n'ont-ils parcouru la terre afin de méditer quel fut le sort de ceux qui les ont précédés ? Ils étaient pourtant plus puissants qu'eux et ont laissé sur terre davantage de vestiges. Or, Dieu S'empara d'eux à cause de leurs péchés et ils n'eurent personne pour les protéger de Lui.
Cela parce que leurs envoyés venaient les trouver avec des signes qu'ils niaient, si bien que Dieu Se saisit d'eux car Il est le Fort, Celui qui châtie avec sévérité.
Déjà Nous avions envoyé Mûssâ muni de Nos signes et d'un pouvoir évident
auprès de Pharaon, de Hamân et de Qârûn qui s'écrièrent : Voici un magicien doublé d'un fieffé menteur !
Et lorsqu'il vint les trouver porteur d'une Vérité venant de Nous, ils s'écrièrent : Tuez les fils de ceux qui ont cru avec lui mais laissez leurs femmes en vie ! Cependant les artifices des mécréants sont voués à l'échec.
Laissez-moi tuer Mûssâ, dit alors Pharaon, et qu'il invoque son Seigneur ! Je crains qu'il n'altère votre religion ou qu'il ne fasse naître la corruption sur terre.
Je prends refuge auprès de mon Seigneur et du vôtre, répliqua Mûssâ, contre tout orgueilleux qui refuse de croire au Jour de la reddition des comptes.
Un croyant de l'entourage de Pharaon qui dissimulait sa foi fit cette objection : Allez-vous tuer un homme simplement parce qu'il dit que Dieu est son Seigneur alors qu'il vous a apporté des signes de Sa part ? S'il ment son mensonge se retournera contre lui, mais s'il est sincère vous subirez en partie ce dont il vous menace car Dieu ne guide pas les imposteurs outranciers.
Ô mon peuple, la royauté vous appartient en ce jour et vous êtes victorieux sur cette terre, mais qui nous secourra contre la violence de Dieu lorsque nous y serons confrontés ? Je ne vous donne pour avis, répondit Pharaon, que ce qui me semble judicieux à moi-même et je ne vous conduis que sur la voie de la raison !
Mon peuple, reprit celui qui avait la foi, je redoute pour vous une Journée semblable à celle [qui vit la défaite] des factieux ;
semblable à ce qu'avait subi le peuple de Nûh, de 'Ad et de Thamûd et de ceux qui leur succédèrent et Dieu ne souhaite point l'injustice à l'encontre de Ses serviteurs.
Ô mon peuple, je redoute pour vous le Jour de l'Appel,
le Jour où vous tournerez les talons pour vous enfuir et où vous n'aurez personne pour vous protéger de Dieu et celui que Dieu égare ne saurait trouver de guide.
Auparavant Yûssuf était venu à vous muni de signes ; mais bien que vous n'ayez cessé de douter de ce qu'il vous avait apporté, vous avez affirmé à sa mort : Dieu n’enverra plus de prophète après lui. C'est ainsi que Dieu égare les sceptiques qui se livrent à des excès.
Ceux qui doutent des signes (ou : des versets) de Dieu sans que la moindre preuve leur soit parvenue sont tenus en grande aversion par Dieu et ceux qui ont la foi ! C'est ainsi que Dieu appose un sceau sur le cœur de tout potentat orgueilleux.
Pharaon s'adressa à Hâmân : Construis-moi une tour afin que je puisse atteindre les causes,
celles des cieux, et que je puisse m'enquérir du Dieu de Mûssâ car je le prends pour un menteur ! C'est ainsi que Dieu embellit aux yeux de Pharaon la pire de ses œuvres et qu'il le détourna de la voie. Et le Stratagème de Pharaon avorta (ou : était fatalement voué à l'échec).
Celui qui avait la foi [dans l'entourage de Pharaon] s'adressa [aux siens] : Mon peuple, suivez-moi, je vous conduirai sur la voie de la raison.
Mon peuple, la vie de ce bas monde n'est que brève jouissance et c'est l'Ultime Demeure qui constitue la demeure Stable.
Quiconque commet un péché ne sera rétribué que pour ce seul péché alors que tous les croyants, hommes ou femmes, qui auront œuvré pieusement, entreront en Paradis où ils seront récompensés sans compter.
Ô mon peuple, pourquoi donc me conviez-vous au feu alors que je vous convie au salut
Vous me demandez de renier Dieu et de Lui attribuer des associés sans connaissance de cause alors que je vous convie [à vous rapprocher] du Puissant, du Pardonneur.
Il ne fait aucun doute que ce à quoi vous me conviez est dépourvu de valeur (ou : déraisonnable) en ce monde comme dans l'Ultime Demeure, que c'est à Dieu que nous retournerons et que ceux qui commettent des excès seront les hôtes du feu.
Vous vous souviendrez de ce que je vous dis et je remets mon sort [entre les Mains de] Dieu car Dieu voit parfaitement Ses serviteurs.
Dieu le préserva des méfaits qu'ils avaient ourdis [contre lui] et le pire des châtiments s'abattit sur l'entourage de Pharaon.
Ils seront exposés au feu matin et soir, et le Jour où sonnera l'Heure [on clamera] : Introduisez l'entourage de Pharaon dans le pire des supplices !
Lors, ils se discuteront dans le feu et les plus faibles [d’entre eux] diront à ceux qui s'étaient enflés d'orgueil [sur terre] : Nous ne faisions que vous suivre ; est-ce que vous pouvez nous épargner ne serait-ce qu'une part du feu
Les superbes leur répondront : Nous y sommes tous [jusqu'au cou] car Dieu a déjà tranché entre [Ses] serviteurs.
Ceux qui demeureront dans le feu diront aux habitants de la Géhenne (c'est-à-dire aux damnés) : Invoquez votre Seigneur afin qu'il allège notre châtiment, fût-ce d'un jour !
Vos prophètes ne sont-ils pas venus à vous avec des preuves ? répondront [les gardiens des enfers]. Si fait ! avoueront les damnés. Alors invoquez [vos idoles] mais les prières des mécréants referont vaines.
Certes Nous soutiendrons Nos envoyés et ceux qui auront cru dès la vie de ce bas monde et au Jour où se dresseront les témoins,
le Jour où les excuses des tyrans ne leur seront plus d'aucun secours et où ils seront voués à la malédiction et à la pire des demeures.
Déjà Nous avions révélé la guidance à Mûssâ et Nous avions accordé les Écritures en héritage aux enfants d'Isrâ’îl
en guise de direction et de rappel destinés à ceux qui sont doués d'intelligence.
Fais montre de constance car la promesse de Dieu est infaillible (litt. : est réelle), demande pardon pour ton péché et proclame la gloire de ton Seigneur en usant de Sa louange dans la soirée et tôt le matin !
Certes les cœurs (litt. : les poitrines) de ceux qui discutent des versets de Dieu sans qu'aucune preuve leur soit parvenue ne dissimulent (litt. : ne renferment) qu'une ambition [démesurée] qu'ils ne parviendront pas [à réaliser]. Demande la protection de Dieu car Il est Celui qui entend et qui voit tout.
La création des cieux et de la terre est sans nul doute plus grandiose que la création des hommes mais la plupart d'entre eux sont dans l'ignorance.
L’aveugle ne saurait égaler celui qui jouit de la vue pas plus que celui qui œuvre pieusement n'est comparable au malfaiteur ; vous n'avez que peu de mémoire !
Certes il ne fait point de doute que l'Heure est inéluctable mais la plupart des hommes sont incrédules (litt. : n'y croient pas !)
Et votre Seigneur a affirmé : Invoquez-Moi, je vous exaucerai ; ceux qui, par vanité, se détournent de Mon adoration entreront dans la Géhenne soumis à humiliation.
C'est Dieu qui a établi la nuit pour votre repos et le jour pour y voir car Dieu dispense Ses faveurs aux hommes mais la plupart d'entre eux sont ingrats.
Tel est Dieu votre Seigneur, Créateur de toute chose, il n’est de divinité que Lui : comment pouvez-vous vous en détourner
C'est ainsi que seront écartés tous ceux qui nient les signes de Dieu !
Dieu est Celui qui a fait de la terre une résidence stable à votre intention et du ciel un édifice ; Il vous a imprimé votre forme et l'a parachevée et Il vous a gratifiés de mets sains. Tel est Dieu votre Seigneur ! Béni soit Dieu le Seigneur des mondes !
Il est le Vivant et il n'est de divinité que Lui ; invoquez-Le en Lui consacrant un culte exclusif et la louange revient à Dieu le Seigneur des mondes !
Dis-leur : Il m’a été interdit, une fois que les preuves me sont parvenues de la part de mon Seigneur, d'adorer les idoles que vous invoquez en excluant Dieu [de votre culte] et l'on m'a ordonné de me soumettre au Seigneur des mondes.
C'est Lui qui vous a créés à partir de terre, puis d'une goutte [de sperme], puis d’une adhérence ; puis Il vous fait sortir, bébés, [de la matrice] afin que vous atteigniez la force de l'âge et que vous deveniez ensuite des vieillards même s’il en est que l'on fait périr plus tôt ; [autant d’étapes préalables] afin que vous parveniez au terme fixé. Peut-être y réfléchirez-vous ?
C'est lui qui fait vivre et qui fait mourir et, lorsqu'il arrête une décision, il Lui suffit de dire : Sois ! pour quelle voit le jour.
Ne vois-tu pas comment ceux qui contestent les signes de Dieu sont écartés ?
Ceux qui ont traité les Ecritures et le message (litt. : ce que Nous avions envoyé avec les prophètes) des prophètes d'imposture, ceux-là connaîtront bientôt [la vérité],
lorsque des carcans seront passés à leur cou et qu'ils seront traînés par des chaînes
et précipités dans l'eau bouillante et livrés au feu.
Puis il leur sera dit : Où sont ces idoles que vous associez
à Dieu ? Elles nous ont abandonnés, répondront-ils, ou plutôt, nous n'invoquions rien auparavant, et c'est ainsi que Dieu égare les mécréants !
Cela parce que vous fanfaronniez sur terre sans raison [valable] et que vous vous y montriez insolents !
Entrez par les différentes portes de la Géhenne pour y demeurer à jamais et quel détectable asile que celui des orgueilleux !
Et fais montre de constance car la promesse de Dieu est bien réelle ! Soit Nous te donnerons de voir exécuter une partie de ce dont Nous les avions menacés, soit Nous te ferons périr [avant] et [dans tous les cas] c'est vers Nous qu'ils seront ramenés.
Nous avions déjà envoyé avant toi des prophètes : il en est dont Nous t'avons conté l'histoire tandis que pour d'autres Nous te lavons tue. Il n'appartient pas à un prophète de produire un signe sans la permission de Dieu mais sitôt qu'advient le Commandement de Dieu un jugement est prononcé selon la Vérité et c'est alors que les dénégateurs sont perdus !
C'est Dieu qui a mis les animaux domestiques à votre disposition afin que vous en fassiez pour partie des montures et pour partie votre alimentation.
Et ils vous procurent encore d'autres avantages : vous pouvez atteindre au but que vous vous étiez intérieurement fixé et c'est sur ces montures et sur les embarcations que vous êtes transportés.
Et [c'est ainsi qu’] Il vous fait voir Ses signes. Lequel des signes de Dieu contestez-vous ?
Que n'ont-ils parcouru le pays afin de méditer le sort de ceux qui les ont précédés ? Ils étaient pourtant plus puissants qu'eux et ont laissé sur terre davantage de vestiges. Or, tout ce qu'ils avaient acquis ne leur fut d'aucun secours !
Lorsque leurs envoyés vinrent les trouver avec des preuves, ils se réjouirent de posséder une science [en contradiction avec la révélation] et le châtiment dont ils se gaussaient s'abattit alors sur eux.
[Alors] lorsqu'ils virent Notre sévérité, ils s'écrièrent : Nous avons foi en Dieu Seul ! et nous renions tous ceux que nous Lui associons.
Dès lors, après qu'ils aient ainsi subi Notre châtiment selon la norme que Dieu avait instituée dans le passé à l’encontre de Ses serviteurs, leur foi ne leur fut plus d'aucune utilité et c'est là que furent perdus les mécréants !
Hâ, Mîm.
Cette révélation provient du Très Miséricordieux, du Tout Miséricordieux.
C'est un Livre dont les versets ont été détaillés en un Coran arabe à l'intention d'un peuple [enfin] au savoir (litt. : d'un peuple qui sait),
en guise de bonne nouvelle et de mise en garde mais la plupart d'entre eux se sont détournés en sorte qu'ils n'entendent rien.
Nos cœurs, disent-ils, sont voilés à l'égard de ce à quoi tu nous convies, nos oreilles sont frappées de surdité et un voile nous sépare ; œuvre donc [de ton côté] et nous agirons du nôtre !
Dis-leur : Je ne suis qu'un mortel comme vous auquel il est inspiré que votre divinité est une Divinité Unique ! Témoignez de votre droiture envers Elle et demandez-Lui pardon ; et malheur aux polythéistes,
ceux qui n'acquittent pas l'aumône légale et nient [l'exigence] de l'Ultime Demeure !
Certes ceux qui ont cru et pratiqué les bonnes œuvres auront une récompense ininterrompue.
Dis-leur : Reniez-vous donc Celui qui a créé la terre en deux jours pour Lui attribuer des pairs, Lui qui est le Seigneur des mondes ?
Il a ancré les montagnes à sa surface, Il la bénie et a déterminé ses richesses en quatre jours exactement, [voilà en réponse] aux curieux.
Puis Il S'est établi au ciel alors que celui-ci était de la fumée et lui a dit ainsi qu'à la terre : Venez à Moi bon gré mal gré. Nous venons [à Toi] de notre plein gré, répondirent-ils.
Il façonna sept cieux en deux jours et inspira à chacun d'eux Son Commandement et Il orna le ciel de ce monde de luminaires [destinés aussi] à le protéger. C'est ainsi que tout fut déterminé par le Puissant, le Très Savant.
Et s'ils se détournent dis-leur : Je vous mets en garde contre des foudres semblables à celles qui ont frappé ‘Ad et Thamûd,
lorsque leurs envoyés vinrent à eux de toutes parts pour les inciter à n'adorer que Dieu. Si Dieu l'avait voulu, dirent-ils, Il aurait fait descendre Ses anges et nous nions le message avec lequel vous avez été envoyés.
‘Ad, quant à eux, s'enorgueillirent sur terre sans aucun motif valable et s'exclamèrent : Qui donc a plus de force que nous ? Ne voyaient-ils pas que Dieu qui les a créés a plus de puissance qu'eux et que [malgré ce] ils niaient Ses signes ?
Nous déchaînâmes contre eux un vent glacial (ou : mugissant) durant des jours sombres afin de leur faire (litt. : afin que Nous leur fassions) goûter un châtiment ignominieux en la vie de ce monde et le châtiment de l'Ultime Demeure est plus avilissant encore et ils ne recevront aucun secours.
Pour ce qui est de Thamûd, ils donnèrent la préférence à l'aveuglement sur la guidance et un châtiment foudroyant et avilissant s'appesantit sur eux pour prix de ce qu'ils avaient acquis.
Nous assurâmes le salut de ceux qui avaient la foi et qui se gardaient [de Dieu].
Et le Jour où les ennemis de Dieu seront réunis auprès du (ilâ) feu et où ils y seront contenus,
[et ce] jusqu'au moment où, le feu arrivant sur eux, leur ouïe, leur vue et leurs peaux témoigneront à leur encontre de ce qu'ils faisaient.
Pourquoi avez-vous témoigné contre nous ? demanderont-ils à leurs peaux. C'est Dieu qui nous a fait parler, répondront-elles, Lui qui fait parler toute chose ; c'est Lui qui vous a créés la première fois et c'est à Lui que serez ramenés.
Vous ne pouviez vous dissimuler de votre vue, ni de votre ouïe, ni de votre peau en vue de ne pas les laisser témoigner contre vous, mais vous songiez que Dieu ignorait bon nombre de vos allions !
Telle était l'opinion que vous aviez de votre Seigneur ; [cependant] Il vous a anéantis, et vous êtes les perdants.
S'ils font montre d'obstination (litt. : de patience), eh bien le feu leur servira d'asile, et s'ils demandent l’agrément [divin], ils né l’obtiendront pas !
Nous leur avons associé des compagnons qui ont embelli à leurs yeux leurs œuvres passées et à venir et la décision [préalable] de leur châtiment a été arrêtée contre eux parmi d'autres communautés, djinns et hommes, qui les avaient précédés car ils étaient voués à la perdition.
Les mécréants recommandent : Ne prêtez pas l'oreille à ce Coran et couvrez sa récitation de vos clameurs afin d'avoir le dessus.
Nous ferons goûter aux mécréants un châtiment terrible et Nous les rétribuerons en fonction des pires de leurs allions.
Telle est la rétribution des ennemis de Dieu : le feu qui leur servira de demeure permanente en guise de rétribution pour avoir nié Nos signes.
Les mécréants s'écrieront : Seigneur, fais-nous voir ceux d'entre les djinns et les hommes qui nous ont égarés afin que nous les placions sous nos pieds et qu'ils soient ainsi au plus bas !
Les anges descendent auprès de ceux qui ont dit : Dieu est notre Seigneur ! et qui ont fait preuve de rectitude, en disant : Ne craignez point et ne vous affligez point ! Réjouissez-vous [à l’annonce] du Paradis qui vous a été promis.
Nous sommes vos protecteurs dans ce monde et dans l'autre. Vous y trouverez tout ce à quoi vous agirez et tous vos vœux seront comblés.
Un tel séjour [vous sera accordé] par Celui qui pardonne, le Très Miséricordieux.
Et qui donc prononce une meilleure parole que celui qui convie les hommes à Dieu, œuvre pieusement et affirme être du nombre des musulmans ?
Les bonnes et les mauvaises actions ne sont pas équivalentes. Repousse celles-ci par celles-là (litt. : par les meilleures) et voilà que celui qui te témoignait de l'hostilité devient semblable à un ami protecteur.
[Mais une telle attitude] n'est donnée qu'à ceux qui se sont montrés patients ; elle n'est accordée qu'à ceux qui détiennent une faveur immense.
Et si le démon t'incite au mal, cherche la protection de Dieu car Il est Celui qui entend et qui sait tout.
Entre autres signes de Dieu il y a la nuit et le jour, le soleil et la lune ; ne vous prosternez pas devant le soleil ni devant la lune mais prosternez-vous devant Dieu qui les a créés si c'est bien Lui que vous adorez.
Et s'ils s'enflent d'orgueil, ceux qui se trouvent auprès de Lui prononcent Sa gloire nuit et jour inlassablement.
Un autre de Ses signes : tu verras la terre [préalablement] desséchée frémir et se boursoufler sitôt que Nous y faisons descendre la pluie ; certes Celui qui la ainsi vivifiée ressuscitera les morts car Il est Omnipotent.
Ceux qui se détournent de Nos signes ne Nous échapperont pas ! Ceux qui seront précipités dans le feu sont-ils meilleurs que ceux qui se présenteront assurés [de l'impunité'] au Jour de la Résurrection ? Agissez comme bon vous semble car Il voit parfaitement toutes vos actions !
Certes ceux qui ont nié le Rappel lorsqu'il leur est parvenu [sont voués à la perdition] car il est sans conteste une noble Ecriture [au regard de Dieu],
inaccessible à l'erreur d'où qu’elle vienne et provenant du Très Sage, éminemment Digne de louanges.
On ne fait que te tenir les mêmes propos que ceux qui avaient été adressés aux prophètes antérieurs ; certes ton Seigneur est Tout de pardon mais Il est aussi le dispensateur d'un châtiment douloureux.
Si Nous avions fait de ce Livre un texte sans éloquence (ou : sans consistance, ajamî), ils auraient argumenté : Pourquoi ses versets ne sont-ils pas plus clairs ? Un [texte] inconsistant et un [Prophète] arabe ? Réponds-leur : Il est pour ceux qui ont la foi une guidance et une guérison mais les incrédules sont frappés de surdité et aveuglés à son égard, [un peu comme si] un appel trop lointain leur était lancé !
Déjà Nous avions révélé à Mûssâ les Écritures qui suscitèrent des controverses. N'était une décision préalable de ton Seigneur, un arbitrage eût été prononcé entre eux mais ils demeurent à leur sujet dans un doute lancinant.
Quiconque œuvre pieusement œuvre pour lui-même et quiconque fait du tort le fait à son détriment et ton Seigneur n'est pas injuste envers Ses serviteurs.
C’est à Lui qu'est rapportée (ou : laissée) la science de l'Heure ; il n'est pas un fruit qui sorte de son périanthe ni de femelle qui conçoive ou mette bas sans que ce soit en conformité avec Sa Science et le Jour où Il les appellera [pour leur demander] : Où sont Mes associés ? ils répondront : Nous t'informons qu'il n'en est aucun d'entre nous pour porter un tel témoignage !
Ceux qu'ils invoquaient par le passé se seront évanouis (ou : leur feront défaut) et ils auront acquis la certitude qu'il n'y a plus d'échappatoire.
L’homme ne se lasse pas d'invoquer [en vue d'obtenir] un bienfait mais, lorsqu'il est victime d'un malheur, le voilà désemparé, désespéré !
Et si Nous lui faisons goûter à quelque miséricorde de Notre part après une précédente épreuve, il affirme : Ceci me revient [de droit]. Et si je suis ramené vers mon Seigneur, j'aurai droit auprès de Lui à ce qu'il y a de mieux ; Nous rappellerons alors aux mécréants quelles étaient leurs œuvres et Nous leur ferons goûter un terrible supplice.
Sitôt que Nous avons accordé Nos faveurs à l'homme, il se détourne et s'éloigne de son côté ; mais si un malheur le frappe, il invoque alors [Dieu] avec insistance.
Dis-leur : A votre avis, si ce Coran que vous avez nié s'avère bien une révélation de Dieu, qui donc est plus égaré que celui qui s'adonne à des dissensions Stériles (ou : illusoires) ?
Nous leur ferons voir Nos signes dans toutes les contrées (afâq) ainsi qu'en eux-mêmes jusqu'à ce qu'ils réalisent qu'il s'agit bien de la Vérité. Ne [leur] suffit-il pas que ton Seigneur soit Témoin de toute chose ?
Ne sont-ils pas plongés dans le doute en ce qui concerne la rencontre avec leur Seigneur ? Ne cerne-t-Il pourtant pas toute chose ?
Hâ, Mîm,
‘Ayn, Sîn, Qâf.
C'est ainsi que Dieu, le Puissant, le Sage, t'inspire comme Il avait fait pour ceux qui t'ont précédé.
Il possède ce que contiennent les cieux et la terre et Il est l’Altier, le Sublime.
Peu s'en faut que les cieux ne se fendent par le haut [par crainte de Dieu] ; les anges proclament Sa gloire en usant d'une louange propre à leur Seigneur et ils implorent le pardon de ceux qui peuplent la terre. N'est-il pas vrai que Dieu est le Pardonneur, le Très Miséricordieux ?
Quant à ceux qui se sont choisi des protecteurs en dehors de Dieu, c'est [tout de même] Lui qui veille sur eux et tu n'es pas chargé de les représenter.
C'est ainsi que Nous t’avons induré ce Coran arabe afin que tu mettes en garde la Mère des cités et ceux qui peuplent ses environs ; et que tu les mettes en garde contre le Jour inéluctable où ils seront réunis, une fraction [d’entre eux] étant destinée au Paradis, l'autre au feu.
Si Dieu l'avait voulu, Il aurait fait de vous une seule communauté mais Il fait entrer qui Il veut au sein de Sa Miséricorde et les iniques n'auront ni protection ni secours.
Ont-ils pris des protecteurs en dehors de Dieu ? C'est Lui le Protecteur et c'est Lui qui vivifie les morts et Il est Omnipotent.
Et c'est à Dieu qu'il appartient de trancher l'objet de vos différends. Tel est Dieu mon Seigneur, c'est à Lui que je m'en remets et c'est auprès de Lui que je reviens repentant.
Il est le Créateur des cieux et de la terre et Il vous a attribué des épouses à partir de vous-mêmes et des animaux domestiques par couples et c’est par ce biais qu'il vous multiplie. Il n'est rien qui Lui soit comparable est Il est Celui qui entend et qui voit.
C'est à Lui qu'appartiennent les clefs des cieux et de la terre et Il dispense largement ou avec mesure Sa subsistance à qui Il veut car Il est Omniscient.
En guise de religion Il a tracé à votre intention la même voie qu'il avait recommandée à Nûh, celle que Nous t'avons inspirée et celle que Nous avons recommandée à Ibrâhîm, à Mûssâ et à 'Îssâ [à savoir] : pratiquez votre religion et quelle ne soit pas pour vous motif à vous diviser ! Ce à quoi tu les invites pèse aux polythéistes. Dieu attire à Lui qui Il veut et Il guide celui qui vient à Lui repentant.
Ce n'est qu’après avoir reçu la science que les gens du Livre se sont divisés parce qu’ils souhaitaient prévaloir les uns sur les autres. N'était une décision préalable de ton Seigneur [de remettre leur jugement] à un terme fixé, Dieu eût déjà tranché entre eux ; certes ceux qui ont reçu après eux les Écritures en héritage demeurent à leur sujet dans un doute lancinant.
Convie donc [les hommes] à cette Loi et fais montre de rectitude ainsi que cela t'a été ordonné et ne te conforme pas à leurs passions ! Et dis-leur : J’ai foi en ce que Dieu a révélé en guise d'Écritures et l'on m'a ordonné l'équité entre vous. Dieu est notre Seigneur et le vôtre, nous avons nos œuvres et vous avez les vôtres ; il n'y a pas lieu de débattre entre nous, c'est Dieu qui nous réunira et c'est vers Lui que toute destinée aboutit.
Les arguments de ceux qui veulent disputer au sujet de Dieu après que son appel eut été entendu sont vains au regard de leur Seigneur ; ils encourent la colère de Dieu et un terrible châtiment leur est destiné.
Dieu est Celui qui vous a révélé le Livre selon la Vérité et qui a institué la justice [à votre intention]. Qu'en sais-tu ? Peut-être l'Heure est-elle imminente ?
Ceux qui n'y croient pas demandent qu’elle soit précipitée mais ceux qui ont la foi la redoutent car ils savent qu’elle est bien réelle. Ceux qui débattent au sujet de l'Heure sont grandement égarés.
Dieu est Bienveillant à l'égard de Ses serviteurs, Il accorde Sa subsistance à qui Il veut et Il est le Puissant, le Fort.
A celui qui veut semer (litt. : labourer) en vue de l'Ultime Demeure, Nous accorderons un regain de semences ; quant à celui qui entend semer [uniquement] en vue de ce bas monde, Nous lui en accorderons [les fruits] mais il n'aura aucune part à l'Ultime Demeure.
Auraient-ils des associés qui leur auraient imposé une religion n'ayant pas reçu l'aval de Dieu ? N'était la décision préalable [de Dieu], un jugement serait intervenu entre eux et un supplice douloureux est destiné aux iniques.
Et tu verras les injures angoissés à l'idée de ce qu'ils se sont acquis et [dont les conséquences] s'abattront sur eux ; quant à ceux qui auront cru et pratiqué les bonnes œuvres, ils seront dans des jardins paradisiaques où ils trouveront ce qu'ils veulent auprès de leur Seigneur. Voilà une faveur insigne !
C'est cette bonne nouvelle que Dieu avait annoncée à Ses serviteurs croyants ayant pratiqué de bonnes œuvres. Dis-leur : Je ne vous demande d'autre salaire [pour accomplir ma mission] que de témoigner de l'affection pour mes proches (ou : pour ma parenté). Nous multiplierons la rétribution de ceux qui accomplissent une bonne action car Dieu est Pardonneur et Reconnaissant (Shakûr).
Ou bien prétendent-ils qu'il a proféré des mensonges au sujet de Dieu ? Si Dieu le voulait, Il apposerait un sceau sur ton cœur, Il effacerait l'erreur et manifesterait la Vérité par Ses paroles car Il sait bien ce que recèlent les cœurs (litt. : les poitrines).
C'est Lui qui accepte le repentir de Ses serviteurs, Se montre Indulgent pour leurs fautes et sait quelles sont vos allions.
Il exauce ceux qui ont cru et pratiqué les bonnes œuvres et leur accorde un regain de Ses faveurs et un terrible châtiment est destiné aux mécréants.
Si Dieu avait trop largement accordé Sa subsistance à Ses serviteurs, ils se seraient mutuellement oppressés mais Il fait descendre ce qu'il veut avec mesure car Il est parfaitement Informé de Ses serviteurs qu'il voit [dans leurs moindres détails].
C'est Lui qui fait tomber la pluie après qu'ils aient perdu tout espoir. Il répand Sa Miséricorde et Il est le Protecteur Digne de louanges.
L'un de Ses signes est d'avoir créé les cieux et la terre et d'y avoir fait évoluer tous les animaux, et Il est, s'il le veut, en mesure de les réunir.
Toute épreuve qui vous afflige est le fruit de ce que vos mains ont perpétré quoiqu'il vous pardonne nombre de vos péchés.
Vous n'êtes pas en mesure de Le défier sur terre et vous n'avez en dehors de Dieu ni soutien ni protecteur.
[Vous verrez] entre autres signes, les vaisseaux qui évoluent [en mer] semblables à des montagnes,
S'il le voulait, Il apaiserait les vents et les embarcations demeureraient immobiles à la surface [de l’eau], En tout cela il y a des signes pour tout individu enclin à une grande patience et à la gratitude.
Ou encore Il pourrait les faire couler à cause des péchés commis [par ses passagers] et encore passe-t-il sur nombre de fautes.
Et ceux qui débattent des signes de Dieu savent qu'ils n'auront pas d'échappatoire.
Tout ce qui vous a été accordé n'est que jouissance de la vie en ce bas monde. Et ce qui se trouve auprès de Dieu est à la fois meilleur et plus durable pour ceux qui ont la foi et qui s'en remettent à leur Seigneur :
ceux qui évitent les péchés capitaux et les turpitudes et implorent le pardon [de Dieu] après s'être mis en colère ;
ceux qui répondent à l'appel de leur Seigneur, qui accomplissent la prière, dont les décisions font suite à une concertation mutuelle et qui dépensent en aumônes une partie de ce dont Nous les avons gratifiés ;
ceux qui, lorsqu'ils sont victimes d'une injustice, prennent leur revanche
[en appliquant cette régie] : la rétribution d'une offense est proportionnelle à la faute commise. Quant à celui qui se montre indulgent et qui cherche la conciliation, c'est à Dieu qu'incombera sa récompense car Dieu n'aime pas les injustes.
Il n'y a aucune action à intenter contre ceux qui auront exercé leur droit de vengeance après avoir été lésés.
On ne peut exercer de représailles que contre ceux qui lèsent les gens et sèment sans justifications le désordre sur terre ; ceux-là sont voués à un châtiment douloureux.
Et faire preuve de constance et d'indulgence témoigne de votre force de caractère.
Celui que Dieu égare ne saurait trouver de protecteur en dehors de Lui et tu verras les iniques une fois confrontés au châtiment s'écrier : Y a-t-il un moyen de revenir [sur terre] ?
Tu les verras, exposés au feu, courbés sous l’humiliation, jeter des regards à la dérobée, tandis que les croyants s'exclameront : Il n'est d’autres perdants que ceux qui ont perdu leurs âmes (ou : qui se sont perdus eux-mêmes) ainsi que leurs familles au Jour de la Résurrection ! N'est-il pas vrai que les iniques sont voués à un châtiment perpétuel ?
Ils n'auront, en dehors de Dieu, aucun protecteur pour les secourir et celui que Dieu égare ne trouvera pas de chemin [salutaire].
Répondez à l'appel de votre Seigneur avant que ne survienne le Jour que l'on ne pourra plus repousser contre [la volonté de] Dieu ; ce Jour- là vous ne trouverez aucun refuge et vous ne pourrez rien contester !
Et s'ils se détournent, Nous ne t'avons pas envoyé auprès deux pour veiller sur leurs intérêts ! Seule t'incombe la transmission [du message] ! Dès lors que Nous faisons goûter à l'homme une quelconque miséricorde il s'en réjouit, mais lorsqu'il est victime d'une épreuve [consécutive aux forfaits] perpétrés par ses mains le voilà rempli d'ingratitude !
C'est à Dieu qu'appartient le royaume des cieux et de la terre ; Il crée ce qu'il veut, octroyant les filles à qui Il veut et les [enfants] mâles à qui Il veut
Ou Il en fait des jumeaux garçons et filles et Il rend stérile qui Il veut car Il est le Très Savant, le Tout-Puissant.
Il n'appartient pas à l'homme de se voir adresser la parole par Dieu autrement que par inspiration ou encore de derrière un voile ; ou en lui envoyant un émissaire pour lui inspirer sur Son Ordre ce qu'il veut car Il est Altier et Sage.
C'est ainsi que Nous t'avons inspiré un Écrit spirituel (litt. : un Esprit) procédant de Notre Ordre ; tu ignorais ce qu'étaient l'Écriture et la foi mais Nous en avons fait une lumière au moyen de laquelle Nous guidons les serviteurs de Notre choix et tu conduis sans conteste [les hommes] sur une voie droite,
la voie de Dieu, le Possesseur de ce que contiennent les cieux et la terre ; n'est-il pas vrai que le destin de toute chose est de retourner à Dieu ?
Hâ, Mîm.
Par le Livre révélateur !
Nous en avons fait un Coran arabe afin que vous le méditiez.
[Consigné] dans son prototype (litt. : dans la « Mère du Livre »), il se trouve auprès de Nous empreint de hauteur et de sagesse.
Nous abstiendrons-Nous de vous adresser ce Rappel par indulgence [à votre égard uniquement] parce que vous êtes un peuple outrancier ?
Combien avons-Nous envoyé de prophètes dans les premières générations ?
Pas un prophète ne vint les trouver sans qu'ils se gaussent de lui !
Nous en avons anéanti de plus puissants qu'eux mais leur exemple appartient au passé !
Et si tu en viens à les interroger : Qui donc a créé les cieux et la terre ? ils te répondront : C'est le Puissant, le Très Savant qui les a créés.
C'est Lui qui a fait de la terre un berceau et qui y a placé des chemins afin que vous puissiez vous guider.
C’est Lui qui fait tomber du ciel selon une mesure déterminée la pluie grâce à laquelle Nous vivifions un pays stérile et c'est ainsi que vous serez ressuscités !
C'est Lui qui a créé les espèces de toutes sortes et qui a fait des vaisseaux et des bêtes de somme des montures à votre intention
afin que vous vous installiez sur leurs dos [pour vos déplacements] et qu'une fois en place vous disiez après vous être souvenus des bienfaits de votre Seigneur : Gloire à Celui qui a mis ceci à notre disposition alors que nous n'aurions pu nous-mêmes le soumettre !
Certes nous retournerons à notre Seigneur !
Ils ont fait de Ses serviteurs une partie intégrante de Lui-même ! L'homme est à l'évidence d’une ingratitude manifeste !
A moins qu'il ne Se soit choisi des filles parmi Ses créatures et qu'il ne vous ait fait la faveur de vous accorder des fils ?
Et lorsqu'on leur annonce [la naissance] de ce qu'ils prétendent être à la ressemblance du Miséricordieux (c'est-à-dire une fille), leur visage s'assombrit et ils contiennent [mal leur colère].
Attribuez-vous à Dieu des enfants qui] ont grandi au milieu de bijoux futiles et qui sont incapables de convaincre (ou : de s'expliquer) lors d'une discussion ?
Ils ont fait des anges —qui, eux, sont des serviteurs du Miséricordieux— des filles. Ont-ils assisté à leur création ? Nous enregistrerons leur témoignage et il leur en sera demandé compte.
Si le Miséricordieux l'avait voulu, prétendent-ils, nous ne les aurions pas adorés. De cela, ils n'ont aucune connaissance et ils ne font que proférer des mensonges.
A moins que par le passé Nous ne leur ayons révélé des Ecritures auxquelles ils adhèrent fermement ?
En réalité ils allèguent simplement : Nous avons trouvé nos pères qui faisaient partie de telle communauté et nous nous laissons guider en suivant leurs traces.
Il en est ainsi : jamais avant toi Nous n'avons adressé de mise en garde à une cité sans que ceux qui vivaient dans l'opulence proclament : Nous avons trouvé nos pères qui faisaient partie de telle communauté et nous prenons exemple sur eux en suivant leurs traces.
Et si nous vous indiquions une voie mieux orientée que celle dans laquelle vous avez trouvé vos pères ? Nous nions, répondirent-ils, ce pour quoi vous avez été envoyés.
A la suite de quoi Nous Nous sommes vengé d’eux ; médite quel fut le sort de ceux qui traitaient [les envoyés] d'imposteurs !
Et [souviens-toi] lorsqu’Ibrâhîm s'adressa à son père ainsi qu'à son peuple : Je n'ai rien à voir (ou : je désavoue totalement) avec ce que vous adorez,
exception faite pour Celui qui m'a créé car c'est Lui qui me guide.
Et Ibrâhîm fit de ce désaveu une profession de foi (kaIima) qui devait se perpétuer dans sa postérité afin qu'ils reviennent [à Dieu].
Plus encore ! J'ai suffisamment accordé à ceux-là ainsi qu'à leurs pères de jouir [de ce bas monde] et ce jusqu'à la venue de la Vérité en la personne d'un Prophète éloquent (mubîn).
Mais lorsque la Vérité leur parvint ils s'écrièrent : Ceci est de la magie et nous ne pouvons que la réfuter !
Si seulement, disent-ils, ce Coran avait été révélé à quelque notable de l'une ou l'autre des deux cités !
Seraient-ils chargés de répartir la Miséricorde de ton Seigneur ? C'est Nous qui répartissons les moyens de subsistance dans la vie de ce monde et qui élevons les uns au-dessus des autres afin que ceux-ci prennent ceux-là en dérision ; et la Miséricorde de ton Seigneur est préférable à ce qu’ils amassent.
N'était la crainte de voir les hommes former une seule communauté [de mécréants], Nous aurions pourvu les maisons de ceux qui nient le Miséricordieux de terrasses en argent avec des escaliers pour y accéder,
ainsi que de portes [du même métal], de divans sur lesquels ils puissent s'accouder,
et de diverses parures (ou : de mobilier varié). Tout cela n’est que jouissance de la vie d'ici-bas mais Ultime Demeure auprès de ton Seigneur e& destinée à ceux qui se prémunissent.
Quant à celui qui est distrait du rappel [adressé] par le Miséricordieux, Nous lui déclinons un démon qui sera son compagnon inséparable.
Ces démons détournent [l'homme négligent] de la voie [de Dieu] alors qu'il s'estime bien dirigé !
Et ce jusqu’au moment où, comparaissant devant Nous, il s’écriera : Malheur à moi ! Plût au ciel qu'il y eût entre toi et moi la distance qui sépare les deux Orients. Quel exécrable compagnon tu fais !
Après avoir réalisé votre iniquité (litt. : après vous être comportés en injures ici-bas) il ne vous servira à rien en ce Jour d’être associés quand vous serez exposés au (litt. : dans le) châtiment.
Saurais-tu faire entendre les sourds ou encore guider les aveugles et ceux qui sont dans un égarement manifeste ?
Soit Nous te ferons périr avant de Nous venger d’eux,
soit Nous te ferons voir [de ton vivant] ce que Nous leur avons promis car Nous sommes en mesure de les [contraindre].
Adhère fermement à ce qui t'est inspiré car tu es sur une voie droite.
Ce Coran est un rappel qui t’est destiné ainsi qu’à ton peuple et dont il vous sera bientôt demandé compte.
Interroge ceux des prophètes que Nous avons envoyé avant toi : avons-Nous institué en dehors du Miséricordieux des divinités qu'il eût fallu adorer ?
Déjà Nous avions envoyé Mûssâ muni de Nos signes auprès de Pharaon et de sa cour et il leur avait dit : Je suis l'envoyé du Seigneur des mondes.
Et lorsqu'il se présenta à eux en produisant Nos signes, ils se gaussèrent aussitôt de lui.
Nous ne leur en fîmes pas voir un qui ne fut plus impressionnant (litt. : plus grandiose) que le précédent et Nous leur infligeâmes [une série] de châtiments afin qu’ils reviennent [à la raison].
Ô magicien, lui dirent-ils alors, invoque ton Seigneur [en Lui rappelant] la promesse qu'il ta faite et nous prendrons aussitôt la bonne orientation.
Mais lorsque Nous les eûmes délivrés du supplice ils se rétractèrent aussitôt,
et Pharaon fit lancer cet appel au sein de son peuple : Mon peuple, leur dit-il, le royaume d’Égypte ne m'appartient-il pas avec tous ces fleuves qui coulent à mes pieds ? Ne le voyez-vous pas ?
Ne suis-je pas meilleur que cet être méprisable qui est à peine audible (ou : compréhensible) ?
Que n’a-t-il été paré de bracelets en or ? Et pourquoi les anges ne sont-ils pas venus l'accompagner en toutes circonstances ?
Il enflamma son peuple [contre Moïse] et ils lui obéirent car ils étaient un peuple de pervers.
Lorsqu'ils eurent provoqué Notre colère, Nous tirâmes vengeance d'eux et les fîmes tous périr par noyade.
Et Nous fîmes d'eux un précédent et un exemple pour les générations à venir.
Et lorsque le fils de Maryam fut donné en exemple, son peuple se prit à le railler.
Ils demandèrent : Nos divinités ne lui sont-elles pas préférables ? Ils ne proposèrent cette comparaison (litt. : cet exemple) qu'en vue de se lancer dans de vaines polémiques car ils formaient un peuple enclin aux querelles.
‘Issa n'est qu'un serviteur auquel Nous avions accordé Nos grâces et que Nous avions proposé en exemple aux enfants d'Isrâ'îl.
Si Nous l'avions voulu, Nous vous aurions remplacés sur terre par des anges qui vous auraient succédé.
Et [l‘apparition de] 'Îssâ est, n'en doutez point, l'un des signes de l’Heure ; aussi, suivez-moi car c’est une voie droite.
Et que le diable ne vous détourne pas car il est pour vous un ennemi déclaré.
Lorsque ‘Îssâ se présenta à eux muni de preuves, il leur dit : Je suis venu vous apporter la sagesse et vous éclairer sur certains différends qui vous opposent, aussi gardez-vous de Dieu et obéissez-moi !
Dieu ! C’est Lui qui est mon Seigneur et le vôtre, adorez-Le donc, ceci est une voie droite.
Les différents partis divergèrent entre eux [à son sujet] ; le malheur soit des injustes qui auront à subir le châtiment d'un Jour éprouvant (litt. : douloureux) !
Attendent-ils autre chose que l'Heure qui les surprendra à l'improvise sans même qu’ils l’aient pressentie ?
Ce Jour-là les amis intimes seront ennemis les uns des autres à l'exception de ceux qui se seront prémunis [du châtiment].
Ô Mes serviteurs, en ce Jour vous n'avez rien à craindre et vous ne serez pas affligés.
[Ce sont] ceux qui ont ajouté foi dans Nos signes et qui s'y sont soumis (ou : qui étaient musulmans) ;
entrez en Paradis, vous et vos épouses, vous y ferez l'objet de [Nos] faveurs.
On fera circuler au milieu d’eux des plats en or et des coupes contenant ce que l'âme désire et qui est plaisant à voir et vous y demeurerez à jamais ;
tel est le jardin que vous avez reçu en héritage en récompense des œuvres que vous avez accomplies !
Vous y recevrez en abondance des fruits dont vous vous délecterez.
Les criminels quant à eux seront à jamais voués au châtiment de la Géhenne,
qui ne sera jamais allégé et dans laquelle ils demeureront muets de désespoir.
Nous ne les aurons pas lésés mais ils se faisaient du tort à eux-mêmes.
Et ils appelleront : Ô Mâlik, que ton Seigneur nous accorde la mort ! Vous y demeurerez à jamais, leur répondra-t-il.
Nous leur avions pourtant apporté la Vérité mais la plupart d'entre eux n'éprouvaient pour elle que de la répulsion.
A moins qu'ils n'aient arrêté un complot ? Nous avons Nous-même arrêté [leur perte].
Ou qu'ils ne s'imaginent que Nous n'entendons ni leurs secrets ni leurs apartés Que si et Nos émissaires [délégués] auprès d'eux les consignent !
Dis-leur : Si le Miséricordieux avait un fils, je serais le premier de ses adorateurs !
Gloire au Seigneur des cieux et de la terre et au Seigneur du Trône, au-delà de ce qu'ils Lui attribuent !
Laisse-les s'enfoncer [dans leurs erreurs] et s'adonner à leurs jeux jusqu'au Jour où ils seront confrontés à (litt. : où ils rencontreront) ce qui leur était promis.
C'est Lui qui est Dieu dans les cieux et qui est Dieu sur la terre et Il est le Sage, le Très Savant.
Béni soit Celui qui détient le royaume des cieux et de la terre et de ce qu'ils contiennent, qui possède la science de l'Heure et auprès Duquel vous serez ramenés.
Ceux qu'ils invoquent en L’excluant [de leurs invocations] n'ont pas la capacité d'intercéder excepté ceux qui témoignent selon la Vérité en connaissance de cause.
Et si tu viens à leur demander : Qui donc vous a créés ? Ils répondront : C'est Dieu. Pourquoi alors S'en détourner ?
[Ou s'imaginent-ils que Nous n'entendons pas] la plainte (qilahu) du Prophète : Seigneur, ceux-là sont un peuple d'incroyants.
Montre-toi indulgent à leur égard et dis-leur [simplement] : Paix ! car bientôt ils sauront [quel sort leur est réservé].
Hâ, Mîm.
Par le Livre révélateur,
Nous l'avons révélé au cours d’une nuit bénie, résolu à vous mettre en garde.
Au cours de cette nuit on tranche (ou : l’on détaille) toute disposition bien arrêtée
en vertu d’un Ordre qui vient de Nous ; c’est Nous qui envoyons [les prophètes]
par un effet de la Miséricorde de ton Seigneur car Il est Celui qui entend et sait tout,
Seigneur des cieux et de la terre et de ce qu’ils contiennent pour peu que vous ayez la certitude.
Il n'est de divinité que Lui : Il donne la vie et Il donne la mort et Il est votre Seigneur et Celui de vos lointains ancêtres.
Cependant, en proie au doute, ils s'adonnent à leurs divertissements.
Guette le Jour où le ciel se déplacera chargé d’une fumée très dense
qui enveloppera les hommes : voici un châtiment douloureux !
Seigneur, [imploreront-ils alors], délivre-nous de ce supplice car nous sommes croyants.
Comment les mécréants se souviendraient-ils [maintenant], alors qu’un Messager éloquent (mubîn) était déjà venu à eux
et qu'ils se sont détournés en disant : C'est un fou (ou : un possédé) qui a reçu un enseignement !
Nous desserrerons quelque temps Notre étreinte et vous retournerez certainement [à votre mécréance].
Le Jour où Nous vous ferons subir le grand châtiment, c'est alors que Nous Nous vengerons.
Avant eux Nous avions déjà soumis le peuple de Pharaon à des épreuves et un noble prophète s'était présenté à lui
[lui enjoignant] : Laisse partir avec moi (litt. : Remets-moi) les serviteurs de Dieu car je suis pour vous un envoyé fiable,
et ne cherchez pas à vous élever au-dessus de Dieu car je suis venu à vous muni d'une preuve éclatante.
Et j'ai demandé à mon Seigneur qui est aussi le vôtre de me préserver afin que vous ne me lapidiez pas.
Et si vous ne croyez pas en moi, laissez-moi partir !
Puis il invoqua son Seigneur en disant : Ceux-là sont un peuple de criminels.
Emmène Mes serviteurs [lui enjoignit Dieu] car vous allez être poursuivis,
et laisse [derrière toi] une mer docile car les armées [de tes poursuivants] vont périr noyés.
Combien ont-ils laissé derrière eux de jardins et de sources ?
Combien de récoltes et de demeures hospitalières ?
Combien de faveurs dont ils avaient la jouissance ?
Et c'est ainsi que Nous les léguâmes en héritage à un autre peuple !
Ni les cieux ni la terre ne versèrent de larmes sur leur sort et ils ne bénéficièrent d'aucun délai.
Ainsi avons-Nous délivré les enfants d'Isrâ’îl d'un châtiment avilissant ;
[Nous les avons délivrés] de Pharaon car il était orgueilleux et outrancier.
Et Nous les avons élus au-delà des mondes en connaissance de cause,
tout en leur accordant des signes qui constituaient une épreuve évidente.
Or voilà que ceux-là [il s'agit des Qurayshites] prétendent :
Il n'est d’autre mort que la première que nous subissons et nous ne serons pas ressuscités.
Ramenez-nous donc nos pères si vous êtes véridiques !
Sont-ils meilleurs que le peuple de Tubba' qui les a précédés ? Nous les avons anéantis car ils étaient des criminels.
Nous n’avons pas créé les cieux, la terre et ce qu'ils contiennent par jeu (ou : en vain) !
Nous ne les avons créés que selon la Vérité mais la plupart d'entre eux sont dans l’ignorance.
Le Jour de la Discrimination sera le rendez-vous fixé à tous sans exception.
Le Jour où vassal et suzerain ne seront d’aucune utilité l'un pour l'autre et où ils n'auront à attendre de secours de personne,
exception faite de ceux auxquels Dieu aura fait miséricorde car Il est Le Puissant le Très Miséricordieux.
Certes l'arbre de Zaqqûm
sera l'aliment des coupables ;
tel le plomb en fusion, il bouillonnera dans les estomacs
comme de l'eau portée à ébullition.
Emparez-vous de lui et conduisez-le sans ménagements au cœur de la Géhenne
et versez sur sa tête une eau bouillante en guise de supplice !
Goûte donc, toi qui es si noble et si puissant !
Voici réalisé tout ce dont vous doutiez.
Ceux qui se seront gardés de [Dieu] seront en lieu sûr
dans des jardins [auprès] de sources.
Ils seront vêtus de satin et de brocart, se faisant face les uns aux autres.
Il en sera ainsi ; et Nous leur donnerons pour épouses des Hûrs aux grands yeux noirs.
Ils y demanderont toutes espèces de fruits en toute quiétude.
Ils n'y goûteront pas la mort à l’exclusion de la mort première et Il les aura préservés du châtiment de la Géhenne
par l'effet d'une pure faveur [-venant] de ton Seigneur. Voilà la réussite suprême !
Nous t'avons facilité sa récitation [en le révélant] dans ta langue afin qu'ils le méditent.
Observe [les événements] avec soin car toi aussi tu fais l'objet de leur attention (litt. : car eux aussi ils observent.).
Hâ, Mîm.
La révélation de ce Livre provient de Dieu, le Puissant, le Très Sage.
Certes il y a dans les cieux et la terre des signes destinés aux croyants.
Votre propre création ainsi que les animaux disséminés [à la surface de la terre] constituent autant de signes pour un peuple enclin à la certitude ;
la succession des jours et des nuits, l'eau que Dieu fait tomber du ciel en guise de subsistance et grâce à laquelle Il vivifie la terre après qu’elle eut été Stérile, et la mise en mouvement des vents : autant de signes pour un peuple porté à la réflexion.
Tels sont les signes de Dieu que Nous t'exposons en toute vérité ! A quel discours vont-ils ajouter foi après avoir nié Dieu et Ses signes ?
Malheur à tout imposteur coupable
qui entend les versets de Dieu récités devant lui et qui persiste dans son orgueil comme s'il ne les avait pas entendus. Annonce-lui un châtiment douloureux !
Et s'il prend connaissance de quelques versets, c'est pour les prendre en dérision. Ceux-là sont voués à un châtiment humiliant.
La Géhenne les attend et tout ce qu'ils ont acquis ne leur sera d'aucune utilité, pas plus que les protecteurs qu'ils se sont choisis en dehors de Dieu : un terrible châtiment leur est destiné.
Ce Coran est une guidance et ceux qui auront nié les versets de leur Seigneur auront part à un châtiment douloureux.
Dieu est Celui qui vous a soumis la mer afin que les embarcations évoluent à sa surface sur Son Ordre et que vous recherchiez ainsi Ses faveurs [telles que la pêche] ; peut-être [Lui] témoignerez-vous de la gratitude !
Il vous a assujetti, faveur de Sa part, tout ce que contiennent les cieux et la terre ; certes tout cela constitue des signes pour un peuple enclin à la réflexion.
Dis à ceux qui ont la foi de se montrer indulgents envers ceux qui ne sauraient espérer les faveurs (Litt. : les journées de Dieu) de Dieu, afin qu'il rétribue chaque communauté pour ce qu’elle aura acquis.
Quiconque œuvre pieusement le fait pour lui-même ; quiconque commet une faute la commet à son détriment, puis c'est auprès de votre Seigneur que vous serez ramenés.
Nous avions transmis aux enfants d'Isrâ'îl les Ecritures, la sagesse et la prophétie ; Nous les avions gratifiés d'aliments sains et les avions élus par-delà les mondes.
Nous leur avions fourni des preuves de [la véracité] de leur religion ; ce n'est qu'après avoir reçu la connaissance qu'ils divergèrent entre eux afin de se léser mutuellement. C'est ton Seigneur qui tranchera entre eux au Jour du Jugement au sujet de ce qui faisait l'objet de leurs différends.
Puis Nous t’avons placé sur une voie normative ; suis-la donc et abstiens-toi de suivre les passions des ignorants !
Ils ne te seront d'aucune utilité contre Dieu : les iniques seront les protecteurs les uns des autres et Dieu sera le Protecteur de ceux qui se prémunissent.
Source d'intuitions (basâ’ir, ou encore : éclairage) pour les hommes, ce Coran est une guidance et une miséricorde pour un peuple pétri de certitudes.
Ceux qui ont commis des fautes s'imaginent-ils que Nous les placerons, vivants ou morts, au même rang que ceux qui auront cru et œuvré pieusement Quel manque de (litt. : quel mauvais) jugement
Dieu a créé les cieux et la terre selon la Vérité afin que chaque âme soit rétribuée selon ce qu’elle s'était acquis et nul ne sera lésé.
Que penses-tu de celui qui a fait de ses passions une divinité et que Dieu a égaré en accord avec ce qu'Il savait [de lui] en apposant un sceau sur son ouïe et son cœur et en lui voilant le regard (litt. : la vue) ? Qui donc le guidera après [que] Dieu [l’ait égaré] ? N'y réfléchirez-vous pas ?
Il n'est d'autre vie que notre vie en ce bas monde, disent-ils, et le temps [qui passe] est seul responsable de notre mort ! De cela ils n’ont aucune connaissance et ne se livrent qu'à des conjectures,
Lorsqu'on leur récite Nos versets [les plus] explicites ils n'ont d'autres arguments que de dire : Ramenez-nous nos pères si vous êtes véridiques !
Dis : C’est Dieu qui vous fait vivre et qui vous fera périr, puis qui vous rassemblera pour ce Jour de la Résurrection qui ne fait point de doute mais la plupart des hommes sont dans l'ignorance,
C'est à Dieu qu'appartient le royaume des cieux et de la terre et le Jour où l'Heure arrivera, ce Jour-là les dénégateurs seront rassemblés.
Tu verras chaque communauté à genoux, appelée [à comparaître] devant le livre [de ses œuvres] ; en ce Jour vous serez rétribués pour le prix de vos actions.
Voici Notre livre qui exprime la vérité à votre encontre ; Nous faisions enregistrer (ou : recopier) toutes vos œuvres !
Ton Seigneur introduira ceux qui auront cru et pratiqué les bonnes œuvres au sein de Sa Miséricorde : voilà la réussite éclatante.
Et quant aux mécréants, [il leur sera dit] : Ne vous enorgueillissiez- vous pas lorsqu'on vous lisait Mes versets ? N'étiez-vous pas un peuple de scélérats ?
Et lorsqu'on vous disait : La promesse de Dieu est une réalité et l'Heure ne fait point de doute, vous répondiez : Nous ignorons ce qu'est l'Heure, nous ne faisons [à ce sujet] que des conjectures et nous n'avons aucune certitude.
C'est alors que leur apparaîtra la vilenie de ce qu'ils avaient commis et que s’appesantira sur eux ce châtiment dont ils se gaussaient.
En ce Jour, leur sera-t-il dit, Nous vous oublions comme vous aviez oublié le rendez-vous qui vous était fixé aujourd'hui ; le feu vous servira d’asile et vous n'aurez personne pour vous secourir.
Tout cela pour avoir pris les versets de Dieu en dérision et vous être laissé illusionner par la vie de ce monde. En ce Jour, on ne vous fera pas sortir de là et on ne vous demandera plus de chercher à satisfaire [Dieu],
C'est à Dieu que revient la louange, le Seigneur des cieux, le Seigneur de la terre et le Seigneur des mondes !
C’est à Lui qu’appartient la grandeur dans les cieux et sur terre et Il est le Puissant, le Sage.
Hâ, Mîm.
La révélation de ce Livre provient de Dieu, le Puissant, le Très Sage.
C'est selon la Vérité et pour un terme imparti que Nous avons créé les cieux, la terre et ce qu'ils contiennent mais les mécréants se détournent des mises en garde qui leur sont adressées.
Dis-leur : Voyez-vous ces idoles que vous invoquez en excluant Dieu [de votre culte], qu'ont-elles créé sur terre ? Ou bien ont-elles un associé dans les cieux ? Amenez-moi une Ecriture antérieure à ce Livre ou quelques vertiges d’une [antique] science si vous êtes véridiques !
Et qui donc est plus égaré que celui qui invoque en dehors de Dieu des idoles qui ne l'exauceront pas jusqu'au Jour de la Résurrection et qui n'ont que faire de leurs invocations
et qui, lorsque les hommes seront rassemblés, seront leurs ennemies et renieront le culte qu'on leur vouait !
Lorsqu'on leur récite Nos versets [les plus] explicites, les mécréants disent de la Vérité qui leur est parvenue : C'est une magie manifeste !
A moins qu'ils ne prétendent qu'il l'a inventé [de toutes pièces]. Dis- leur : Si je l'ai réellement inventé vous ne pourrez rien pour moi face à Dieu qui sait parfaitement quels débats vous animent à Son sujet. Dieu suffit comme Témoin entre vous et moi et Il est le Pardonneur, le Très Miséricordieux.
Dis-leur : Je ne suis pas un innovateur au sein des prophètes et j'ignore ce qu'il sera fait de moi comme de vous. Je ne fais que me conformer à ce qui m'est inspiré et je suis [uniquement chargé de vous adresser] une claire mise en garde.
Dis-leur : A votre avis, s'il procédait bien de Dieu et si vous le reniiez alors qu'un témoin parmi les enfants d'Isrâ'îl atteste de sa conformité aux Écritures antérieures (litt. : de sa conformité à son semblable), ainsi il y ajouterait foi tandis que vous seriez figés dans votre orgueil ? C'est que Dieu ne guide pas les peuples d'injustes !
Les mécréants ont affirmé à ceux qui avaient la foi : Si l'Islam était un bien, ceux-là ne nous auraient pas devancés ; lors, refusant de se laisser guider, ils prétendront que ce ne sont que de vieilles fabulations.
Avant le Coran, la Thora fut révélée à Mûssâ à titre de direction et de miséricorde. Et voici un Livre [révélé] en langue arabe pour confirmer [les Ecritures antérieures] et afin de mettre les injustes en garde et d'annoncer la bonne nouvelle aux gens de bien.
Ceux qui ont proclamé : Dieu est notre Seigneur ! et qui ont fait montre de rectitude n'éprouveront ni peur ni affliction.
Ce sont eux les hôtes du Paradis et ils y demeureront à jamais en récompense de leurs œuvres.
Nous avons recommandé à l'homme d'user de bienveillance envers ses parents : sa mère l'a porté avec difficulté et en a accouché dans la douleur. La grossesse et le sevrage couvrent une période de trente mois. Une fois parvenu à la force de l'âge, [c’est-à-dire] à quarante ans, l'homme fait cette invocation : Seigneur, fais en sorte que je Te sois reconnaissant des faveurs dont Tu m'as gratifié ainsi que mes parents, que j'accomplisse une œuvre pie qui aura Ton agrément et que ma postérité soit des gens de bien. Je me repens auprès de Toi et je suis d'entre les musulmans.
Ce sont ceux-là dont Nous acceptons les œuvres les plus méritoires et dont Nous pardonnons les fautes au sein des hôtes du Paradis en vertu de la promesse sincère qui leur avait été faite.
Quant à celui qui dit à ses parents : Vous m’ennuyez tous deux ! Vous me menacez de la Résurrection alors que des générations entières ont déjà disparu ? Cependant qu'ils implorent l'assistance de Dieu : Malheur à toi ! Crois donc, car la promesse de Dieu est inéluctable. Et lui de leur répondre : Ce ne sont que d'antiques légendes.
Ceux-là sont ceux qui ont mérité le châtiment (ou : contre lesquels Notre décision est arrêtée) au sein des générations passées, qu'ils soient djinns ou hommes, car ils étaient voués à la perdition.
Chacun occupera un rang en fonction de ses œuvres afin qu’elles leur soient rétribuées dans leur intégralité et ils ne seront pas lésés.
Le Jour où les mécréants seront exposés au feu [il leur sera dit] : Vous avez mangé votre pain blanc dans la vie d'ici-bas et vous en avez joui pleinement. En ce Jour, vous allez subir un châtiment dégradant pour vous être enflés d'orgueil sur terre sans justification et pour prix de votre perversion.
Souviens-toi du frère [du peuple] de 'Ad lorsqu’il mit sa tribu en garde à al-Ahqâf précédé et suivi en cela par de nombreux avertisseurs : N adorez que Dieu car je redoute pour vous le châtiment d’un Jour grandiose.
Es-tu venu afin de nous détourner de nos divinités ? lui demandèrent-ils. Fais en sorte que se produise ce dont tu nous menaces si tu es véridique !
La connaissance [de votre destin] n'appartient qu'à Dieu et je vous communique seulement ce pour quoi j'ai été envoyé mais je vois en vous un peuple d'ignorants.
Et lorsqu'ils virent un nuage qui faisait face à leur vallée, ils s’écrièrent : Voici un nuage qui nous apporte la pluie ! Il n'en est rien ! C'est plutôt le châtiment que vous réclamiez instamment : un vent porteur d'un châtiment cruel,
qui détruira tout sur Ordre de son Seigneur. Au matin on ne vit [plus rien d’eux] si ce n’est leurs demeures ; c'est ainsi que Nous rétribuons un peuple de criminels.
Nous leur avions pourtant accordé une position plus stable que la vôtre et les avions dotés de l'ouïe, de la vue et d'un cœur qui ne leur furent d'aucune utilité puisqu'ils niaient les Signes de Dieu et que s'abattit sur eux le châtiment dont ils se gaussaient.
Déjà Nous avions anéanti toutes les cités qui vous environnent et Nous avions conjugué les signes afin qu'ils reviennent [à la raison].
Pourquoi les divinités quelles s’étaient choisies en dehors de Dieu afin de s'En rapprocher ne les ont-elles pas secourues ? Au contraire, elles se sont évanouies ! Voilà quelle fut [la preuve] de leur imposture et [la preuve] qu'ils fabulaient !
Et [souviens-toi] lorsque Nous attirâmes à toi un groupe de djinns qui prêtèrent l'oreille au Coran et, lorsqu'ils eurent assisté à sa récitation, ils s'ordonnèrent [mutuellement] le mutisme. Et une fois sa récitation terminée, ils s'en retournèrent auprès de leur peuple pour les mettre en garde.
Notre peuple, dirent-ils, Nous avons prêté l'oreille à une Ecriture révélée après Mûssâ et venu confirmer les Écritures antérieures ; il (le Coran) guide vers la Vérité et conduit sur une voie droite.
Notre peuple, répondez à l'appel du héraut de Dieu et croyez en Lui, Il vous pardonnera partie de vos péchés et vous protégera d'un cruel châtiment.
Et celui qui ne répond pas à son appel ne saurait défier [Dieu bien longtemps] sur terre et il ne trouvera pas de protecteurs en dehors de Lui. Ceux-là sont dans un égarement manifeste.
Ne voient-ils pas que Dieu, qui et Celui qui a créé les cieux et la terre sans éprouver la moindre fatigue lors de leur création, et en mesure de ressusciter les morts ? Oh que si ! car Il est Omnipotent.
Le Jour où les mécréants seront exposés au feu [il leur sera dit] : N'est-ce pas la réalité ? Certes si, par notre Seigneur ! Goûtez au châtiment, leur dira-t-il, pour prix de votre mécréance.
Fais montre de la même constance qu’ont témoignée les prophètes doués d'une ferme résolution et ne t'impatiente pas de tes voir [châtier], Le Jour où ils verront ce qui leur avait été promis, il leur semblera n'être demeurés qu'une heure [en ce monde] ! Voilà un message suffisamment explicite (balâgh) ! Et qui donc sera anéanti en dehors des peuples de pervers ?
Dieu a réduit à néant les œuvres des mécréants et de ceux qui ont détourné [les hommes] de la cause (litt. : de la voie) de Dieu.
Dieu effacera les fautes de ceux qui auront eu la foi, qui auront œuvré pieusement et cru que ce qui était révélé à Muhammad était la Vérité [venue] de leur Seigneur et Il améliorera leur condition.
Cela parce que les mécréants se sont conformés à l'erreur et que les croyants se sont conformés à la Vérité [venue] de leur Seigneur. C’est ainsi que Dieu propose aux hommes des exemples à leur intention.
Et si vous rencontrez les mécréants, frappez-les à la nuque jusqu’à ce que vous les ayez anéantis ; alors, vous resserrerez les liens [des prisonniers] que vous libérerez par la suite gracieusement ou contre rançon et cela jusqu’à ce que la guerre cesse avec ses atrocités (litt. : jusqu’à ce que la guerre dépose ses péchés ou : ses charges...). Tout ceci afin que Dieu vous éprouve les uns par les autres car, s'il l'avait voulu, Il aurait eu le dessus sur eux. Quant à ceux qui se seront fait tuer pour la cause de Dieu, Dieu ne négligera aucune de leurs œuvres.
Il les guidera, améliorera leur condition,
et les introduira dans le Paradis dont Il leur aura fait la visite.
Ô vous qui avez la foi, si vous apportez votre soutien à Dieu, Il vous accordera la victoire et raffermira vos pas.
En revanche, que périssent les mécréants et que leurs œuvres soient réduites à néant !
Cela en raison de la répulsion qu'ils éprouvent pour ce que Dieu a révélé si bien qu'il a rendu leurs actes inopérants (ou : caducs).
Que n'ont-ils parcouru le pays afin de méditer le sort de ceux qui les ont précédés ! Dieu les a anéantis et un sort comparable attend les mécréants.
Cela parce que Dieu est le Maître (ou : le Souverain, Mawlâ) de ceux qui ont la foi tandis que les mécréants n'en ont point.
Dieu introduira ceux qui ont cru et pratiqué les bonnes œuvres dans des jardins sous lesquels s'écouleront des fleuves. Les mécréants qui jouissent [de toute chose] et mangent comme des animaux auront le feu pour asile.
Combien de cités bien plus puissantes que celle qui t’a exilé n'avons-nous pas anéanties ? Elles n'ont bénéficié d'aucun secours.
Celui qui possède une preuve de son Seigneur peut-il être comparé à ceux dont les œuvres [perverses] ont été embellies à leurs yeux et qui se sont conformés à leurs passions ?
Voici la description du Paradis promis à ceux qui se prémunissent : des fleuves d’une eau qui ne croupit pas, des fleuves de lait à la saveur inaltérable, d'autres de vin, agréables au goût des buveurs et d'autres de miel pur. Ils y auront toutes sortes de fruits ainsi que le pardon de leur Seigneur, [Ceux-là] sont-ils comparables aux hôtes permanents du feu auxquels on versera une eau en ébullition qui leur déchiquettera les entrailles ?
Il en est qui te prêtent une oreille mais, sitôt qu'ils sont sortis de chez toi, ils s'adressent à ceux qui ont reçu la science en disant : Qu'a-t-il dit ce tantôt ? Ceux-là sont ceux dont Dieu a scellé le cœur et qui se sont abandonnés à leurs passions.
Et quant à ceux qui sont sur la bonne voie, [les propos des dénégateurs] ne font que raffermir leur orientation.
Qu'attendent-ils sinon l'Heure qui les surprendra à l'improvise et dont les conditions sont déjà réunies ? Mais à quoi leur servira ce rappel quand elle fondra sur eux ?
Sache qu'il n'est de divinité que Dieu et demande le pardon de tes péchés ainsi que pour les croyants et les croyantes et Dieu connaît aussi bien le champ de vos activités que votre lieu de repos !
Les croyants [se plaisent] à espérer : Si seulement une sourate nous était révélée ! Mais, lorsqu'une sourate fermement établie (muhkama) dans laquelle le combat est évoqué est révélée, tu verras ceux dont le cœur est rongé par la maladie te lancer un regard défaillant, semblable au regard de celui qui perd connaissance à l'approche de la mort. Il eût été préférable pour eux
d’obéir et de tenir leur langue (litt. : de tenir des propos décents) et, une fois la résolution [du combat] prise, de se montrer sincères envers Dieu.
Si vous vous détourniez [du combat], se pourrait-il que vous semiez la corruption sur terre et que vous brisiez les liens du sang ?
Ceux-là sont ceux que Dieu a maudits en les frappant de surdité et de cécité.
Que n'ont-ils médité le Coran à moins que leur cœur ne soit fermé ?
Ceux qui ont fait volte-face après que leur soit apparue la bonne direction ont été séduits par le diable qui leur a dicté [leur attitude].
Cela parce qu'ils ont affirmé à ceux qui tenaient en aversion ce que Dieu leur révélait : Nous vous obéirons partiellement. Or, Dieu connaît parfaitement leur for intérieur (ou : leurs secrets).
Qu'en sera-t-il d’eux le Jour où les anges les feront périr en les frappant à la face et dans le dos ?
Cela pour s'être conformés à ce qui provoquait l'ire de Dieu et parce qu'ils répugnaient à Le satisfaire, si bien qu'il réduira leurs œuvres à néant.
Ceux dont le cœur est rongé par la maladie se sont-ils imaginé que Dieu ne ferait pas éclater leur haine au grand jour ?
 Si Nous l’avions voulu, Nous te les aurions fait voir [il s'agit des hypocrites] et tu les aurais reconnus à leurs signes distinctifs. Tu les reconnaîtras cependant à la fausseté de leur accent et Dieu connaît bien vos œuvres.
Nous vous éprouverons jusqu’à ce que Nous connaissions ceux qui combattent [à Notre service] et qui font preuve de constance et que Nous mettions votre réalité en évidence.
Les mécréants qui ont détourné les hommes de la cause (litt. : de la voie) de Dieu après que la bonne direction leur soit apparue ne pourront en rien faire du tort à Dieu : Il réduira leurs œuvres à néant.
Ô vous qui avez la foi, obéissez à Dieu et à [Son] Envoyé et ne rendez pas vos œuvres caduques !
Les mécréants qui ont détourné les hommes de la cause de Dieu et qui sont morts comme tels, Dieu ne leur pardonnera point.
Ne faiblissez point et ne les invitez pas à une trêve alors que vous êtes les plus forts et que Dieu est avec vous et Dieu ne diminuera en rien [le mérite] de vos œuvres.
La vie de ce bas monde n'est que jeu et distractions mais, si vous croyez et que vous vous prémunissez [de Dieu], Il vous accordera votre rétribution sans vous demander [de contrepartie] sur vos biens.
S'il vous les demandait avec insistance, vous vous en montreriez avares et Il ferait éclater votre haine au grand jour.
Voici qu'on vous appelle à dépenser [vos Siens] pour la cause de Dieu : il en est qui s’en montrent avares —et l'avaricieux l'est à son détriment— ; Dieu n’a besoin de personne et vous êtes des indigents. Si vous vous détournez, Il vous remplacera par un autre peuple qui sera différent de vous !
Nous t'avons accordé une victoire éclatante
afin que Dieu te pardonne tes péchés antérieurs et à venir, qu’Il achève de te combler de Ses faveurs et te guide sur une voie droite,
et qu’il t'accorde ainsi un soutien considérable.
C'est Lui qui a fait descendre la paix dans le cœur des croyants afin de redoubler leur foi et c'est à Dieu qu'appartiennent les armées des cieux et de la terre et Dieu est [à la fois] Très Savant et Très Sage.
[Toutes ces faveurs] afin d'introduire croyants et croyantes dans des jardins arrosés par des fleuves où ils demeureront à jamais et de leur pardonner leurs fautes, tout cela constituant au regard de Dieu une réussite sublime.
Et aussi afin de châtier et les hypocrites et les polythéistes des deux sexes qui se font de Dieu une piètre opinion. Qu'ils soient victimes des vicissitudes du sort ! Dieu S'est courroucé contre eux, Il les a maudits et leur a apprêté la Géhenne : quel détestable devenir !
C’est à Dieu qu'appartiennent les armées des cieux et de la terre et Dieu est Puissant et Sage.
Certes Nous t'avons envoyé en guise de témoin annonciateur de la bonne nouvelle mais aussi d’une mise en garde,
afin que vous croyiez en Dieu, que vous le magnifiez, que vous le respectiez et que vous proclamiez Sa gloire matin et soir.
Ceux qui passent un pacte avec toi ne font rien moins qu’en passer un avec Dieu : la Main de Dieu est au-dessus de leurs mains. Quiconque faillit au pacte se parjure à son détriment et Dieu accordera une rétribution sublime à celui qui recette ce à quoi il s'est engagé.
Ceux qui ont fait défection parmi les bédouins te diront : Nous étions préoccupés par nos biens et nos familles, aussi pardonne-nous. Ils disent de leurs bouches le contraire de ce qu'ils ont dans le cœur. Réponds-leur : Qui sera en mesure de vous soustraire [à la volonté de] Dieu s'il veut vous faire du tort ou vous être utile ? En vérité, Dieu était parfaitement Informé de ce que vous faisiez.
Vous pensiez plutôt que ni l'Envoyé ni les croyants ne reviendraient dans leurs familles et cela n'était pas pour déplaire à vos cœurs ; vous vous faisiez une bien piètre opinion et vous étiez un peuple en perdition !
Que celui qui ne croit ni en Dieu ni en Son Envoyé [sache] que Nous avons apprêté une fournaise à l'intention des mécréants.
C'est à Dieu qu'appartient le royaume des cieux et de la terre ; Il pardonne à qui Il veut, Il châtie qui Il veut et Dieu est Pardonneur et Très Miséricordieux.
Si jamais vous vous mettez en route pour vous emparer d'un butin, ceux qui ont fait défection vous diront : Laissez-nous vous suivre. Ils veulent ainsi modifier la promesse de Dieu. Répondez-leur : Vous ne nous suivrez pas, c'est ainsi que Dieu en a décidé auparavant ! Ainsi vous êtes envieux à notre égard, reprendront [les Bédouins]. Il n'en est rien mais ils n'ont guère de compréhension.
Dis aux bédouins qui ont fait défection : Vous serez appelés à combattre un peuple d'une bravoure indomptable. Soit vous les combattrez, soit ils se soumettront à l'Islam. Si vous obéissez, Dieu vous accordera une belle rétribution mais, si vous vous dérobez comme vous l'avez déjà fait dans le passé, Il vous infligera un châtiment douloureux.
L’aveugle, le boiteux, le malade n'encourent aucun blâme [à ne pas participer au combat] et Dieu introduira dans des jardins arrosés de fleuves ceux qui obéissent à Dieu et à Son Envoyé. Mais Il infligera un supplice cruel à ceux qui s’en détournent.
Dieu fut satisfait des croyants qui passèrent sous l'arbre un pacte avec toi. Il savait quels sentiments animaient leurs cœurs ; Il fit descendre sur eux la paix et leur accorda en compensation une victoire dans un bref délai
ainsi qu'un butin considérable dont ils s'emparèrent et Dieu est Puissant et Sage.
Il vous fit bénéficier immédiatement du butin [de Khaybar] et fit renoncer les Mecquois (al-nâs) à vous porter des coups, cela en guise de signe destiné aux croyants et afin de vous guider sur une voie droite.
[Il vous accorda aussi] d'autres victoires (ou : d'autres prises) qui n'étaient pas à votre portée mais à celle [de la Puissance] divine car Dieu est Omnipotent.
Si les mécréants vous avaient combattus, ils auraient tourné les talons et n'auraient ensuite trouvé ni soutien ni protection.
Telle est la Norme divine (sunnat Jillâh) telle quelle fut appliquée dans le passé et tu ne lui trouveras aucune alternative !
C'est Lui qui vous a préservés de leurs coups comme Il les a préservés des vôtres dans la vallée de La Mecque après vous avoir accordé la victoire sur eux. Et Dieu voit parfaitement tout ce que vous faites.
Ce sont les mécréants qui vous ont détournés de la Mosquée sacrée et [qui ont] empêché que les bêtes sacrificielles entravées ne parviennent au lieu du sacrifice. N'étaient des croyants et des croyantes dont vous ignoriez la présence et que vous auriez pu anéantir (litt. : piétiner) par ignorance vous causant ainsi des regrets, [Nous vous aurions soumis les Mecquois] ; cela afin que Dieu introduise qui Il veut au sein de Sa Miséricorde. Si les croyants avaient pu se distinguer des mécréants, Nous aurions infligé à ces derniers un cruel châtiment.
Lors, le cœur des mécréants fut animé de l'esprit de corps propre à la période de l'ignorance tandis que Dieu faisait descendre la paix sur Son Envoyé et sur les croyants en les contraignant [à répéter] une parole pieuse (ou : protectrice) à laquelle ils avaient plus droit que quiconque et dont ils étaient les plus dignes, et Dieu est Omniscient.
Dieu a confirmé la véracité de la vision de Son Envoyé : vous pénétrerez dans la Mosquée sacrée, si Dieu le veut, en toute quiétude après vous être rasés et sans craindre [personne]. Il savait ce que vous ignoriez et vous a accordé au préalable une victoire moins lointaine (litt. : prochaine).
C'est Lui qui a envoyé Son Prophète afin [d’indiquer] la direction et la religion de la Vérité et la faire prévaloir sur toutes les autres et Dieu est un Témoin suffisant.
Muhammad est l'Envoyé de Dieu et ceux qui sont avec lui sont inflexibles vis-à-vis des mécréants et miséricordieux entre eux. Tu les verras inclinés ou prosternés rechercher les faveurs de Dieu et Son agrément. Leurs visages portent des marques distinctives conséquences de la prosternation. C'est ainsi qu'ils sont décrits dans la Thora et dans l'Évangile : tel un plant qui donne naissance à de jeunes épis et les renforce et dont la tige s'épaissit pour finir par se tenir droite, provoquant l'admiration du cultivateur et l'ire des mécréants. Dieu a promis à ceux d'entre eux qui auront eu la foi et pratiqué les bonnes œuvres [Son] pardon et une récompense sublime.
Ô vous qui avez la foi, ne vous avancez pas devant Dieu ni devant Son Envoyé et gardez-vous de Dieu car Dieu entend et sait tout.
ô vous qui avez la foi, ne couvrez pas de votre voix celle du Prophète et n'élevez pas la voix en vous adressant à lui comme vous l'eussiez fait entre vous (litt. : les uns avec les autres) de crainte de voir vos œuvres réduites à néant sans même que vous vous en rendiez compte.
Ceux qui baissent le ton devant l'Envoyé de Dieu sont ceux dont Dieu a éprouvé les cœurs [comme étant] propres à la piété. Le pardon [de Dieu] leur est destiné ainsi qu'une récompense sublime.
La plupart de ceux qui t'appellent de l'extérieur de tes appartements n'ont pas toute leur raison !
Si seulement ils avaient patienté jusqu’à ce que tu sortes à leur rencontre, c'eût été un bien pour eux !
Ô vous qui avez la foi, lorsqu'un pervers vous apporte une nouvelle assurez-vous de son authenticité, de crainte de porter préjudice à des gens par ignorance et d'avoir à le regretter par la suite.
Et sachez que l'Envoyé de Dieu est parmi vous ! S'il obéissait à nombre de vos décisions vous en eussiez éprouvé des déconvenues (ou : des difficultés) mais Dieu vous a donné l'amour de la foi et l'a embellie dans vos cœurs alors qu'il vous a fait honnir la mécréance, le libertinage et la transgression. Ceux-là sont bien guidés
par la faveur et la grâce de Dieu et Dieu est Savant et Sage.
Et si deux factions de croyants se combattent, œuvrez à les réconcilier ; si l'une des deux agresse l'autre injustement, combattez l'agresseur jusqu'à ce qu'il s'en remette à l'Ordre de Dieu et œuvrez à les réconcilier en toute équité. Soyez justes car Dieu aime ceux qui sont équitables.
Les croyants ne sont rien moins que frères ! Aussi, œuvrez à les réconcilier et gardez-vous de Dieu afin qu'il vous soit fait miséricorde.
Ô vous qui avez la foi, que pas un groupe d'entre vous ne se moque d'un autre. Il se pourrait que ceux qui sont tournés en dérision vaillent mieux que leurs agresseurs. Et que les femmes ne se moquent pas d'autres femmes car celles-ci sont peut-être meilleures que celles- là. Ne vous calomniez pas et ne vous affublez pas mutuellement de sobriquets injurieux. Quel nom déplaisant que [de s'entendre appeler] pervers alors qu'on a la foi. Quant à ceux qui ne se repentent pas, ceux-là sont des injustes.
Ô vous qui avez la foi, évitez [de recourir] à nombre de vos opinions car certaines d'entre elles sont un péché, ne vous espionnez pas et ne médisez pas les uns des autres. Lequel d'entre vous aimerait manger la chair de son frère mort ? Cela certes vous répugnerait ! Craignez donc Dieu, car Dieu accorde généreusement Son repentir et Il est Miséricordieux.
Hommes, Nous vous avons créés d'un homme et d'une femme et Nous vous avons établis en peuples et en tribus pour que vous [appreniez] à vous connaître. Le plus noble d'entre vous est, au regard de Dieu, le plus pieux et Dieu est Savant et bien Informé.
Les bédouins affirment [avec orientation] : Nous avons la foi ! Dis-leur : Vous n'avez pas encore la foi. Dites plutôt : Nous nous sommes soumis car la foi n'a pas encore pénétré vos cœurs, et si vous obéissez à Dieu et à Son Envoyé Il ne vous lésera en rien de vos œuvres car Dieu est Pardonneur et Miséricordieux.
Les croyants qui ont foi en Dieu et en Son Envoyé, qui ne connaissent pas le doute et qui ont combattu de leurs biens et de leurs personnes pour la cause de Dieu, ceux-là sont les véridiques.
Dis-leur : Prétendrez-vous enseigner à Dieu votre religion alors qu'il sait ce qu'il y a dans les cieux et sur terre et qu'il est Omniscient ?
Ils se prévalent du don qu'ils t'auraient fait de leur Islam ! Réponds-leur : Ne me faites pas don de votre Islam car c'est Dieu qui vous a fait un don en vous guidant à la foi, si vous êtes sincères !
Dieu connaît ce qui est celé au ciel comme sur la terre et Dieu voit tout ce que vous faites.
Qâf Par le Coran glorieux !
Ils se sont étonnés de ce que celui qui avait à [Ces] mettre en garde soit l'un d'entre eux. Voilà une chose étrange, ont affirmé les mécréants.
[Serons-nous ressuscités] lorsque nous serons morts et ne serons plus que poussière ? Voilà un retour bien improbable !
Nous savons exactement ce que la terre va ronger de leurs cadavres et Nous disposons auprès de Nous d'un livre qui n'omet rien.
Ils ont plutôt jeté un déni sur la Vérité qui leur est parvenue et ils sont plongés dans une situation trouble.
Que n'ont-ils considéré le ciel au-dessus de leurs têtes : [Que n’ont-ils considéré] comment Nous l'avons édifié et paré d'étoiles sans qu'il présente la moindre faille.
La terre, Nous l'avons aplanie et Nous y avons ancré les montagnes et y avons fait pousser toutes sortes d'espèces magnifiques
afin d'ouvrir les yeux de tout serviteur repentant et en guise de rappel [à son intention].
Et Nous avons fait descendre du ciel une pluie bénie grâce à laquelle Nous faisons croître des jardins, des semences céréalières
et des palmiers élancés porteurs de régimes de dattes compacts,
en guise de subsistance destinée à [Nos] serviteurs ; c'est grâce à cette eau que Nous vivifions un pays Stérile et c'est ainsi qu'aura lieu la Résurrection.
Déjà avant eux le peuple de Nûh, les compagnons d'ar-Rass’ et la tribu de Thamûd avaient crié à l'imposture ;
de même pour ‘Ad, Pharaon et la tribu de Lût,
les compagnons du buisson et le peuple de Tubba’ : tous traitèrent les envoyés d'imposteurs et virent Mes menaces mises à exécution.
Aurions-Nous été fatigué par la première création pour que [l'éventualité] d'une création nouvelle les plonge dans la confusion ?
Nous avons déjà créé l'homme [une première fois] : Nous savons ce que son âme lui suggère et Nous sommes plus près de lui que sa veine jugulaire
lorsque les deux anges [chargés] de l'accueillir sont assis à sa droite et à sa gauche.
Il ne prononce pas un mot sans qu'il y ait auprès de lui un observateur averti.
La torpeur de la mort vous révélera la Vérité : Voilà ce que tu voulais fuir !
Et il sera soufflé dans la trompe : Voici le Jour dont Nous vous menacions !
Toute âme sera accompagnée d'un guide et d'un témoin.
Tu ne te souciais guère de tout cela, mais en ce Jour Nous t'avons ôté le voile et ton regard a l'acuité requise (ou encore : et tu es doté d'un regard d'acier).
Son accompagnateur dira alors : Celui-ci auprès de moi est prêt [pour son destin].
Jetez dans la Géhenne tout mécréant entêté,
qui interdisait le bien, transgresseur et dubitatif,
et qui plaçait à côté de Dieu une autre divinité. Livrez-le à un châtiment terrible !
Son mauvais démon s'écriera : Seigneur, je ne l'ai point séduit, c'est lui qui était plongé dans un égarement total !
Ne vous disputez pas devant Moi, leur répondra-t-Il, Je vous avais déjà adressé des menaces préalables.
Mes édits ne sauraient être modifiés devant Moi et Je ne suis pas injuste envers [Mes] serviteurs.
Le Jour où Nous demanderons à la Géhenne : Es-tu remplie ? elle répondra : Y en a-t-il encore ?
Le Paradis sera rapproché de ceux qui se prémunissent à une très brève distance :
Voilà ce qui vous était promis ainsi qu'à tout individu repentant et respectueux des prescriptions [divines],
craignant le Tout Miséricordieux dans l'intimité et se présentant avec un cœur contrit.
Entrez au Paradis en paix ! Voici venu le Jour qui n’a point de fin.
Ils y trouveront ce qu'ils désirent, et auprès de Nous il y en aura encore davantage.
Combien avons-Nous anéanti avant eux de générations plus puissantes queux ? Parcourant le pays dans tous les sens, ils demandaient : Y a-t-il une planche de salut ?
En tout cela il y a un rappel pour quiconque possède un cœur et qui prête l’oreille avec attention
Nous avons créé les cieux et la terre en six jours sans éprouver la moindre fatigue.
Patiente devant leurs propos et proclame la gloire de ton Seigneur [en usant] de Sa louange avant le lever du soleil et avant qu'il se couche.
Et proclame Sa gloire une partie de la nuit et suite aux prosternations.
Prête l'oreille le Jour où le héraut lancera un appel d'un endroit rapproché
Le Jour où ils entendront ce cri révélateur de la Vérité, ce sera le Jour de la Résurrection.
C'est Nous qui donnons la vie et la mort et c'est auprès de Nous qu’aboutit toute destinée.
Le Jour où la terre se fendra libérant [les morts] qui se précipiteront [au rendez-vous]. Un tel rassemblement est pour Nous chose aisée !
Nous savons leurs propos mieux [que quiconque] et tu n'es pas chargé de les contraindre [à adopter l'islam]. Rappelle simplement [à tordre] en usant du Coran ceux qui redoutent Mes menaces.
Par les vents qui tourbillonnent,
par les lourds nuages chargés,
par les vaisseaux qui évoluent avec aisance,
par les anges qui se répartissent les charges !
ce qui vous est promis est une réalité
et le jugement est inéluctable.
Par les cieux couverts de stries (hubuk) !
vous vous enfoncez dans des propos divergents !
Ne sera détourné [de la foi] que celui qui en était déjà détourné [de toute éternité].
Que périssent les fabulateurs
qui sombrent dans la stupidité !
Ils questionnent : A quand le Jour de la Rétribution ?
Le Jour où ils seront éprouvés devant le feu
 [il leur sera dit] : Goûtez à votre épreuve, voici ce que vous attendiez avec impatience !
Ceux qui se seront gardés [de Dieu] seront au milieu de jardins et de sources,
recevant ce que leur Seigneur leur aura accordé pour prix de leurs œuvres antérieures :
ils dormaient seulement une courte partie de la nuit
et imploraient le pardon de Dieu peu avant l’aube.
Ils prélevaient sur leurs biens la part du mendiant et de l'indigent.
Il y a sur terre de nombreux signes pour ceux qui sont doués de certitude
ainsi qu'en vous-mêmes. Ne les voyez-vous pas ?
C'est le ciel qui est le siège de votre subsistance et de ce qui vous est promis !
Et par le Seigneur des cieux et de la terre, tout cela est aussi vrai que le fait que vous soyez doués de la parole !
Le récit des hôtes honorés d'Ibrâhîm t'est-il parvenu ?
Lorsqu'ils pénétrèrent chez lui, [ils le saluèrent] en disant : Paix ! La paix [soit sur vous], ô groupe d'inconnus, répondit-il.
Puis il alla directement chez son épouse et en revint avec un veau gras
qu'il leur offrit en disant : Vous en mangerez bien ?
A leur contact, il éprouva quelque crainte. Ne crains rien, lui dirent-ils, et ils lui annoncèrent la naissance d'un garçon fort savant.
Son épouse accourut en poussant un cri et en se frappant au visage. Je ne suis, dit-elle, qu'une veille femme stérile !
C'est pourtant ainsi qu'en a décidé ton Seigneur, répondirent-ils, car Il est Très Savant et Très Sage.
Quelle affaire vous amène, émissaires [de Dieu] ? poursuivit Ibrâhîm.
Nous avons été dépêchés auprès d'un peuple de criminels, répondirent-ils,
afin de faire pleuvoir sur eux des blocs d'argile
marqués d’un signe auprès de ton Seigneur et destinés aux outranciers.
Nous fîmes sortir [de la cité] tous les croyants qui s'y trouvaient
mais Nous ne trouvâmes guère qu'une demeure de gens soumis.
Puis Nous y laissâmes un signe destiné à ceux qui redoutent un châtiment douloureux.
Mûssâ constitue un autre signe, lorsque Nous l'envoyâmes vers Pharaon muni d'un pouvoir évident.
Il (Pharaon) s'écarta [de la foi] avec toutes ses forces (rukn) et s'écria : Voilà un fou ou un magicien !
Nous Nous emparâmes de lui et de ses armées et les précipitâmes dans la mer, objets d'opprobre.
Ad en est un autre signe, [tribu] contre laquelle Nous déchaînâmes un vent desséchant (ou : dévastateur)
qui ne laissa que poussière sur son passage.
De même Thamûd lorsqu'il leur fut dit : Profitez encore [de la vie] un certain temps.
Par orgueil ils contrevinrent à l'Ordre de leur Seigneur et ils furent saisis par la foudre sous leurs regards [impuissants].
Ils ne purent même pas se lever et ne disposèrent d'aucun soutien.
Et avant eux le peuple de Nûh qui était un peuple de pervers.
Les cieux, Nous les avons édifiés en puissance (litt. : de Nos Mains) et Nous étions en mesure de le faire.
La terre, Nous l'avons aplanie et quel excellent artisan Nous fûmes !
De toutes les espèces Nous avons créé des couples afin que vous vous rappeliez [vos origines],
Fuyez donc vers Dieu ! Je suis une claire mise en garde adressée à votre intention.
Ne placez pas d'autre divinité à côté de Dieu ! Je suis une claire mise en garde adressée à votre intention.
C'est ainsi : pas un envoyé n'est venu trouver leurs devanciers qu'ils n'aient crié au fou ou au sorcier.
Se sont-ils donné des conseils mutuels [pour en arriver tous au même résultat] à moins qu'il ne s'agisse plutôt d'un peuple insolent (ou : sans limites).
Détourne-toi d’eux et tu ne seras pas à blâmer !
Remets-leur [l'islam] en mémoire car ce Rappel sera utile aux croyants !
Je n'ai créé les djinns et les hommes qu'afin qu'ils M'adorent ;
Je n'attends d’eux aucune subsistance ; Je n'attends pas d’eux qu'ils me sustentent !
C'est Dieu qui dispense [aux êtres] leur subsistance, Lui qui est Tout d'une force inébranlable !
Les iniques auront leur part [de châtiment] tout comme leurs devanciers ; qu'ils ne se montrent pas impatients !
Malheur aux mécréants [lorsqu'ils seront] confrontés à ce Jour dont ils avaient été menacés !
Par le mont [Sinaï],
par l'Écriture consignée
sur un parchemin déployé,
par la Demeure visitée,
par la voûte élevée,
par la mer en ébullition,
certes le châtiment de ton Seigneur est inéluctable !
Nul ne saurait le repousser !
Le Jour où les deux oscilleront,
où les montagnes se déplaceront (ou : seront pulvérisées),
malheur en ce Jour à ceux qui criaient au mensonge,
ceux qui se divertissaient dans les affabulations !
Ce Jour-là ils seront poussés brutalement dans le feu de la Géhenne.
Le voici ce feu que vous traitiez de chimère !
Serait-ce de la magie ? A moins que vous ne le voyiez pas ?
Entrez-y [maintenant] ! Que vous le supportiez ou non cela ne changera rien pour vous ! Vous n’êtes rétribués que pour vos œuvres.
Ceux qui se seront prémunis [du châtiment] seront partagés entre jardins et délices,
satisfaits de ce que leur aura accordé leur Seigneur, et leur Seigneur les aura préservés du feu de la Géhenne.
Mangez et buvez à satiété en récompense de vos œuvres [passées],
accoudés sur des divans disposés en rangs et Nous leur avons accordé pour épouses des femmes à la peau claire (hûrs) et aux yeux noirs.
Nous ferons rejoindre ceux qui auront cru et qui auront été suivis par leur postérité dans la foi par cette dernière, sans rien ôter de leurs œuvres ; et chacun sera l'otage (ou : le responsable) de ses œuvres.
Nous les approvisionnerons en fruits et en viandes de leur choix.
Ils feront circuler entre eux une coupe qui ne provoquera ni ébriété ni propos déplacés.
De jeunes éphèbes à leur service circuleront parmi eux semblables à des perles dissimulées.
Ils se porteront les uns au-devant des autres afin de s'interroger :
Nous vivions, diront-ils, dans la crainte au milieu des nôtres ;
Dieu nous a comblés de faveurs en nous préservant du châtiment du feu (samûm).
Dans le passé nous L'invoquions car Il est Tout de Mansuétude (Barr) et de Miséricorde.
Rappelle [les hommes à l'ordre] car, par la grâce de Dieu, tu n'es ni un devin ni un fou.
Ou bien prétendent-ils qu'il est un poète dont [ils disent] : Nous attendons que les vicissitudes du sort l'emportent.
Dis-leur : Vous n'avez qu'à attendre, j'attendrai [de mon côté].
A moins que ce ne soient leurs songes qui leur ordonnent [une telle attitude] ou encore qu'ils ne soient un peuple insolent (ou : sans limites).
A moins qu'ils ne prétendent qu'il l'a forgé de toutes pièces ?
Qu'ils produisent donc un récit (hadîth) semblable s'ils sont véridiques !
A moins qu'ils n'aient été créés de rien ou qu'ils ne soient eux-mêmes les créateurs ?
Ou qu'ils n'aient créé les cieux et la terre ? En vérité ils n'ont aucune certitude !
Disposeraient-ils des trésors de ton Seigneur ? Auraient-ils le dessus sur toute chose ?
Ou disposeraient-ils d'une échelle qui leur permette d'écouter [les informations venues du ciel] ? Que leur auditeur produise donc une preuve évidente !
Aurait-Il des filles et vous des fils ?
A moins que tu ne leur demandes un salaire et qu'ils ne croulent sous le poids des charges ?
Ou bien ont-ils connaissance de tout ce qui est celé en sorte qu'ils le consignent ?
A moins qu'ils n'ourdissent un complot ? Les mécréants seront eux- mêmes victimes des plus fins stratagèmes !
Auraient-ils une autre divinité que Dieu ? Gloire à Dieu au-delà de ceux qu'ils Lui associent !
S'ils voyaient un pan du ciel s'écrouler sur eux ils trouveraient le moyen de dire : [ce ne sont que] des nuages amoncelés !
Laisse-les jusqu'à ce qu'ils soient confrontés au Jour au cours duquel ils seront foudroyés,
le Jour où leur Stratagème ne leur sera plus d'aucune utilité et où ils ne recevront aucun soutien.
Les iniques auront même droit à un autre châtiment que celui-là mais la plupart d'entre eux sont dans l'ignorance !
Patiente devant la décision de ton Seigneur car tu évolues sous Nos yeux, et prononce Sa gloire en usant de Sa louange lorsque tu te lèves (litt. : te dresses, taqûm).
Prononce Sa gloire une partie de la nuit et au coucher des étoiles.
Par l'étoile quand elle décline,
votre compagnon ne s'est pas égaré ni fourvoyé !
Il ne parle pas sous l'effet de la passion individuelle.
Il ne s'agit que [du fruit] d'une inspiration continue
que lui a enseignée l'Être d'une force inébranlable
et Doué de puissance qui S'est établi
en se tenant à l'horizon suprême.
Puis il s'est approché se tenant suspendu [entre ciel et terre]
pour se retrouver à une distance de deux arcs ou moins encore,
Il inspira à Son serviteur ce qu'il Lui plût de lui inspirer.
Le cœur ne saurait mettre en cause ce qu'il a vu.
Contestez-vous ce qu'il a vu
alors qu'il l'a déjà vu une autre fois
près du Lotus de la limite
auprès duquel est situé le refuge paradisiaque
Lors le Lotus fut recouvert d'une enveloppe.
Le regard ne se détourna point et ne trahit point.
Ainsi vit-il le plus grand des signes de son Seigneur !
Avez-vous vu al-Lât et al-'Uzzâ ?
Et Manât cette autre idole, la troisième ?
Vous auriez les garçons et Il aurait les filles ?
Voilà donc un partage bien injuste !
En vérité, ce ne sont que des noms que vous avez donnés à vos idoles, vous et vos pères sans que Dieu vous ait fourni le moindre argument [pour les adorer]. Ils ne font que se conformer à de [vaines] conjectures et suivre les désirs passionnels de leur ego alors que la guidance leur est parvenue de la part de leur Seigneur.
Ou bien l'homme aurait-il tout ce qu'il désire
Or c'est à Dieu qu'appartiennent ce monde et l'Ultime Demeure.
Combien y a-t-il d'anges dans les cieux dont l'intercession ne sera d'aucun secours si ce n'est après que Dieu ait accordé permission d'intercéder à qui Il veut et à Son gré ?
Ceux qui ne croient pas à l'Ultime Demeure donnent aux anges des noms féminins ;
ils n'ont aucune science de la chose, ne faisant que suivre des conjectures ; mais les conjectures ne servent de rien contre la Vérité.
Écarte-toi de celui qui s'est détourné de Notre souvenir et qui ne convoite que la vie de ce bas monde.
Telle est l'ultime limite de leur savoir ; ton Seigneur connaît mieux que quiconque celui qui s'est égaré hors de Sa voie et Il connaît mieux que quiconque celui qui est bien guidé.
C'est à Dieu qu'appartient ce qu'il y a dans les cieux et sur la terre afin qu'il rétribue les malfaisants en fonction de leurs actes et les vertueux de la meilleure manière,
ceux qui évitent les péchés capitaux et les turpitudes à l'exception des péchés véniels ; certes ton seigneur pardonne avec largesse. Il vous connaît mieux que quiconque pour vous avoir créés de terre et lorsque vous étiez des embryons dans les entrailles de vos mères. Ne faites pas votre propre éloge, Il connaît mieux que personne ceux qui se prémunissent.
As-tu considéré [l'exemple de] celui qui s'est détourné
donnant quelque peu [de ses Siens] pour les retenir [ensuite] ?
Posséderait-il la science de ce qui est celé en sorte qu’il verrait [l'avenir]
Ne l'a-t-on pas averti du contenu des feuillets de Mûssâ ?
et de ceux d'Ibrâhîm qui sut se montrer fidèle ?
A savoir que personne ne se chargera des péchés d'autrui,
que l’homme n'aura d'autre viatique que le fruit de ses œuvres,
et que ses actes seront connus (litt. : vus) [de tous] ?
Puis il sera rétribué à la perfection,
et c'est auprès de Dieu qu'aboutit toute chose.
C'est Lui qui fait rire et qui fait pleurer,
qui donne la vie et la mort
et qui a créé le couple, mâle et femelle,
à partir d'une goutte [de sperme] éjaculée,
C'est à Lui qu'incombe l'autre création,
c'est Lui qui appauvrit, Lui qui enrichit,
Lui qui est le Seigneur de Sirius,
Lui qui a anéanti les premiers 'Adites
ainsi que Thamûd sans en laisser aucun en vie ;
[Lui qui a détruit] le peuple de Nûh par le passé car ils formaient un peuple inique et transgresseur ;
Lui qui a précipité la cité mise sens dessus dessous
et qui l'a recouverte de ce dont Il l'a recouverte.
De quel bienfait de ton Seigneur doutes-tu ?
Voici une mise en garde analogue aux précédentes !
L'événement est imminent,
et nul en dehors de Dieu ne pourra nous en délivrer.
Vous étonnez-vous de ce récit ?
Vous en riez et vous ne pleurez point,
adonnés que vous êtes à vos divertissements ?
Prosternez-vous devant Dieu et adorez-Le !
L'Heure est proche et la lune s'est fendue !
Et s'ils voient un signe, ils s'en détournent en disant : C'est une magie continuelle !
Les mécréants crièrent au mensonge pour s'abandonner à leurs passions et toute chose aura sa conclusion.
Ils ont reçu suffisamment de récits contenant une mise en garde 
et une grande sagesse ; à quoi leur ont servi ces avertissements ?
Éloigne-toi d'eux au Jour où le héraut les conviera à une chose terrible.
Le regard contrit, ils seront ressuscités de leurs tombes, semblables à des nuées de sauterelles.
S'empressant vers le héraut, les mécréants s'exclameront : Voilà un Jour difficile !
Avant eux le peuple de Nûh avait déjà crié au mensonge en traitant Notre serviteur d'imposteur et de fou en l'injuriant.
Il invoqua alors son Seigneur en ces termes : J'ai le dessous, accorde-moi Ton soutien !
Nous ouvrîmes alors les portes du ciel laissant le passage à une pluie torrentielle.
De la terre Nous fîmes jaillir des sources et les eaux se rassemblèrent selon un ordre prédestiné.
Et Nous le transportâmes sur [un vaisseau], assemblage de planches et de clous,
évoluant sous Nos yeux en guise de récompense pour celui qui avait été renié.
Et Nous laissâmes l'Arche à titre de signe ; y a-t-il quelqu'un pour le prendre en considération ?
Quel ne furent pas Mon châtiment et Mes mises en garde !
Nous avons facilité ce Coran en vue de sa mémorisation, y a-t-il quelqu'un pour prendre cela en considération ?
‘Ad avait également crié au mensonge ; et quel ne furent pas Mon châtiment et Mes mises en garde !
Nous déchaînâmes contre elle par une journée sinistrée et interminable un vent mugissant
qui soulevait les gens comme s'ils eussent été des souches de palmiers déracinés.
Quel ne furent pas Mon châtiment et Mes mises en garde !
Nous avons facilité ce Coran en vue de sa mémorisation, y a-t-il quelqu'un pour prendre cela en considération ?
Thamûd avait aussi traité nos mises en garde d'impostures
en disant : Allons-nous suivre un seul homme choisi parmi nous ? Nous serions des fous égarés !
Quoi ! Le Rappel lui aurait été révélé à lui seul au milieu de nous tous ? Quel menteur arrogant (ou : exubérant) !
Demain ils sauront qui est le menteur arrogant !
Nous allons leur envoyer la chamelle afin de les tenter : observe-les patiemment !
Et avertis-les que l'eau est à partager entre eux [et la chamelle] et que chacun boira à tour de rôle.
Ils en appelèrent à leur sacrificateur (litt. : leur compagnon) qui s'enhardit à l'égorger.
Quel ne furent pas Mon châtiment et Mes mises en garde !
Nous lançâmes contre eux une seule imprécation (litt. : un seul cri) et les voilà semblables au foin couché dans l'enclos !
Nous avons facilité ce Coran en vue de sa mémorisation, y a-t-il quelqu'un pour prendre cela en considération ?
Le peuple de Lût traita nos mises en gardes d'impostures,
et Nous fîmes pleuvoir sur eux une pluie [de pierres] exception faite de la famille de Lût que Nous sauvâmes à l'aube
par l'effet d'une faveur de Notre part ; c'est ainsi que Nous récompensons la gratitude.
Il les avait pourtant mis en garde contre Notre dureté mais ils se montraient sceptiques à l'égard de Nos avertissements.
Ils tentèrent même de le convaincre [de leur laisser] ses hôtes et Nous les frappâmes de cécité ; Goûtez à Mon châtiment [consécutif à] Mes menaces !
Tôt le matin, ils furent surpris par un châtiment interminable.
Goûtez à Mon châtiment [consécutif à] Mes menaces !
Nous avons facilité ce Coran en vue de sa mémorisation, y a-t-il quelqu'un pour prendre cela en considération ?
Des mises en garde étaient parvenues à l'entourage de Pharaon.
Ils traitèrent tous Nos signes de mensonges et Nous Nous saisîmes d'eux comme il sied à Dieu Fier et Tout-Puissant.
Vos mécréants à vous seraient-ils meilleurs que ces mécréants-là ? A moins qu'un viatique (ou : un blanc-seing) ne vous soit offert par les Ecritures ?
ou qu'ils ne prétendent : Nous serons une coalition victorieuse ?
La coalition sera défaite et ils nous tourneront le dos en fuyant.
L'Heure est fixée pour leur rendez-vous et elle sera plus cruelle et plus amère.
Les criminels seront dans l'égarement, puis ils seront plongés dans le feu
le Jour où ils y seront traînés face contre terre : éprouvez donc son contact !
Certes Nous avons créé toute chose selon une mesure,
et Notre Ordre ne tient qu'en un mot aussi bref qu'un clin d'œil, 
Déjà Nous avons anéanti tous vos semblables : y a-t-il quelqu'un pour prendre cela en considération ?
Et tous leurs actes sont consignés dans les Écritures.
Toutes leurs allions d'importance ou minimes sont couchées par écrit.
Ceux qui se sont gardés [de Dieu] se partageront entre des jardins et des fleuves
en un séjour empreint de gravité (ou : dénué de frivolités) auprès d'un Roi Tout-Puissant.
Le Miséricordieux
a enseigné le Coran,
a créé l'homme
et lui a appris l'éloquence.
Le soleil et la lune évoluent selon un calcul prévisible
et les étoiles et les arbres se prosternent.
Il a élevé les cieux et institué la balance,
[avec pour consigne] de ne pas frauder sur les pesées !
Établissez le poids avec équité sans rien en ôter.
La terre, Il l'a établie à l'intention des hommes ;
elle donne des fruits et des palmiers [aux pousses] enveloppées
ainsi que des céréales donnant naissance à de petites fleurs et des plantes aromatiques (ou : du basilic).
Lequel des bienfaits de votre Seigneur nierez-vous donc ?
Il a créé l'homme d’une boue séchée semblable à l'argile [du potier]
et Il a créé les djinns d'un feu crépitant.
Mais lequel des bienfaits de votre Seigneur nierez-vous donc ?
Le Seigneur des deux Orients et des deux Occidents !
Mais lequel des bienfaits de votre Seigneur nierez-vous donc ?
Il a fait converger les deux mers vers leur point de rencontre ;
entre les deux, un isthme les empêche de se compénétrer.
Mais lequel des bienfaits de votre Seigneur nierez-vous donc ?
Les perles et le corail en sont extraits.
Mais lequel des bienfaits de votre Seigneur nierez-vous donc ?
C'est à lui qu'appartiennent les vaisseaux façonnés [par les hommes] qui évoluent en mer comme des montagnes.
Mais lequel des bienfaits de votre Seigneur nierez-vous donc ?
Tous ceux qui peuplent la surface de la terre sont voués à l'anéantissement
et Seule demeure la Face de ton Seigneur Tout de Majesté et de Générosité.
Mais lequel des bienfaits de votre Seigneur nierez-vous donc ?
Les habitants des cieux et de la terre Lui adressent leurs suppliques ; chaque jour Il vaque à une occupation différente.
Mais lequel des bienfaits de votre Seigneur nierez-vous donc ?
Hommes et djinns, Nous Nous consacrerons entièrement à vous !
Mais lequel des bienfaits de votre Seigneur nierez-vous donc ?
Hommes et djinns, si vous êtes en mesure d'échapper aux espaces célestes ou terrestres, faites-le ! Vous ne le pourrez qu'avec un pouvoir [vous venant de Dieu].
Mais lequel des bienfaits de votre Seigneur nierez-vous donc ?
On vous lancera des traits de feu et d'airain et vous n'aurez pas la victoire.
Mais lequel des bienfaits de votre Seigneur nierez-vous donc ?
Lorsque les cieux se fendront et qu'ils seront enduits d'un rouge écarlate.
Mais lequel des bienfaits de votre Seigneur nierez-vous donc ?
Ce Jour-là, on n'interrogera plus ni les djinns ni les hommes sur leurs péchés
Mais lequel des bienfaits de votre Seigneur nierez-vous donc ?
On reconnaîtra les criminels à des signes distinctifs et on se saisira deux par le toupet [de leurs cheveux] et par leurs pieds.
Mais lequel des bienfaits de votre Seigneur nierez-vous donc ?
Voici la Géhenne que les criminels traitaient de chimère !
Ils circuleront entre elle et une eau brûlante en ébullition.
Mais lequel des bienfaits de votre Seigneur nierez-vous donc ?
Celui qui aura craint de se tenir devant (litt. : la dation de) son Seigneur aura deux jardins [pour récompense].
Mais lequel des bienfaits de votre Seigneur nierez-vous donc ?
[Deux jardins] très arborés.
Mais lequel des bienfaits de votre Seigneur nierez-vous donc ?
Dans lesquels s'écouleront deux sources.
Mais lequel des bienfaits de votre Seigneur nierez-vous donc ?
Et qui contiendront deux variétés de chaque espèce de fruits.
Mais lequel des bienfaits de votre Seigneur nierez-vous donc ?
Ils seront accoudés sur des tapis doublés de velours et les fruits mûrs des deux jardins seront à portée de main.
Mais lequel des bienfaits de votre Seigneur nierez-vous donc ?
Ils abriteront des femmes au regard pudique que n'auront jamais touché avant eux ni homme ni djinn.
Mais lequel des bienfaits de votre Seigneur nierez-vous donc ?
On pourrait les croire de la jacinthe ou du corail.
Mais lequel des bienfaits de votre Seigneur nierez-vous donc ?
Y a-t-il d'autre récompense pour un bienfait qu'un autre bienfait ?
Mais lequel des bienfaits de votre Seigneur nierez-vous donc ?
En-deçà de ces deux jardins sont situés deux autres.
Mais lequel des bienfaits de votre Seigneur nierez-vous donc ?
A la verdure épaisse.
Mais lequel des bienfaits de votre Seigneur nierez-vous donc ?
Qui abritent deux sources vives.
Mais lequel des bienfaits de votre Seigneur nierez-vous donc ?
Ainsi que des fruitiers, des palmiers et des grenadiers.
Mais lequel des bienfaits de votre Seigneur nierez-vous donc ?
Ils abritent aussi des femmes vertueuses et belles.
Mais lequel des bienfaits de votre Seigneur nierez-vous donc ?
Des hûrs aux grands yeux protégées (ou : cloîtrées) par leurs tentes.
Mais lequel des bienfaits de votre Seigneur nierez-vous ?
Que n'auront jamais touché avant eux ni homme ni djinn.
Mais lequel des bienfaits de votre Seigneur nierez-vous donc ?
Accoudées sur des coussins verts et des moquettes épaisses.
Mais lequel des bienfaits de votre Seigneur nierez-vous donc ?
Béni soit le Nom de ton Seigneur empreint de majesté et de générosité !
Lorsque l'inéluctable se sera produit,
nul ne contestera son avènement.
[Tour à tour] il élèvera et il abaissera.
Lorsque la terre subira un violent tremblement
et que les montagnes se seront volatilisées
pour n'être plus que poussières dispersées,
vous serez alors trois groupes.
Les compagnons de la droite... Qui seront les compagnons de la droite ?
Et les compagnons de la gauche... Qui seront les compagnons de la gauche ?
Et les devanciers... Ah ! les devanciers !
Ce seront eux les rapprochés
dans les jardins des délices.
Assez répandus parmi les premiers
ils seront peu nombreux chez les derniers.
Accoudés sur des lits [aux draps] tissés d'or
ils se feront face.
Parmi eux circuleront des éphèbes sans âge
porteurs de coupes, d'aiguières et de verres emplis d'une liqueur [en provenance] d'une source
qui ne leur provoquera ni maux de tête ni ébriété,
ainsi que des fruits de leur choix,
des chairs de volailles objets de leurs désirs,
et des hûrs aux grands yeux,
semblables à des perles dissimulées [aux regards],
en récompense de leurs actes.
Ils n'y entendront ni futilités ni propos blessants,
[ils n'y entendront] que ces mots : Paix ! Paix !
Et les compagnons de la droite. Qui seront les compagnons de la droite ?
Au milieu de lotus sans épines
et de bananiers (talh) [chargés de régimes] superposés,
[ils disposeront] sous de vastes ombrages
d'une eau intarissable
et de fruits à profusion,
ni défendus ni en rupture d'approvisionnement,
ainsi que de couches élevées.
Nous les avons créées exemptes de défauts (litt. : d'une création nouvelle, c'est-à-dire exemptes de défauts)
Nous avons fait [des hûrs] des vierges
passionnées et d'égale jeunesse
à l'intention des compagnons de la droite.
Ils seront assez répandus parmi les premiers
comme parmi les derniers.
Et les compagnons de la gauche... Qui seront les compagnons de la gauche ?
Exposés à une chaleur torride et à une eau brûlante,
à « l'ombre » d’une fumée noirâtre,
ils ne goûteront ni la fraîcheur ni l'hospitalité.
Auparavant ils vivaient dans l'opulence
tout en s'entêtant dans le péché capital,
et en disant : Lorsque nous ne serons plus que poussière et ossements, serons-nous ressuscités !
En sera-t-il de même de nos lointains ancêtres ?
Réponds-leur : Certes les premiers et les derniers
seront rassemblés au rendez-vous d'un Jour déterminé [de toute éternité].
Puis vous, les égarés qui criaient au mensonge,
vous mangerez [du fruit] de l'arbre de Zaqqûm
dont vous vous emplirez la panse
et vous boirez par-dessus de l'eau en ébullition ;
vous boirez tels des chameaux assoiffés (hîm)
Ce sera [le plat] en entrée au Jour de la Reddition [des comptes].
C'est Nous qui vous avons créés et si vous ne Nous croyez pas...
Avez-vous vu ce que vous éjaculez ?
Est-ce vous qui le créez ? Ou bien est-ce Nous qui en sommes les Créateurs ?
Nous avons établi par décret que la mort [rôderait] parmi vous et nul ne saurait Nous empêcher
de vous substituer des hommes semblables à vous et de vous créer à nouveau sous une forme que vous ignorez.
Déjà vous aviez connaissance de la création première ! Vous en souviendrez-vous ?
Avez-vous considéré ce que vous cultivez ?
Est-ce vous ou bien Nous qui faisons germer la semence ?
Si Nous l’avions voulu, Nous en aurions fait du chaume et vous en seriez encore tout éplorés :
Quelle lourde perte ! [diriez-vous],
ou plutôt : Nous voilà privés [de récolte] !
Avez-vous considéré l'eau que vous buvez ?
Est-ce vous qui la faites descendre en pluie, ou bien est-ce Nous qui la faisons descendre ?
Si Nous l'avions voulu, Nous en aurions fait une eau saumâtre ! Serez-vous enfin reconnaissants ?
Et le feu que vous faites jaillir ?
Est-ce vous qui avez fait croître les arbres qui l’alimentent ou est-ce Nous ?
Nous en avons fait un rappel et un élément vital pour les voyageurs.
Proclame la gloire du Nom de ton Seigneur le Sublime.
Je n’en jurerai pas par le couchant des étoiles,
car c'est là, si vous le saviez, un serment de poids !
Ce Livre est bien un noble Coran (une noble Lecture)
conservé sur un Ouvrage [original] dissimulé ;
seuls ceux qui se sont purifiés peuvent le toucher.
Il est une révélation du Seigneur des mondes, 
Considérez-vous ce récit avec mépris ?
Votre reconnaissance consiste-t-elle à le traiter de mensonges ?
Lorsque l'esprit vital remonte à la gorge [du moribond]
sous vos yeux,
Nous sommes plus près de lui que vous-mêmes mais vous ne le voyez pas ;
si vous n'étiez pas contraints [à la mort],
pourquoi ne le feriez-vous pas revenir à la vie si vous êtes sincères ?
Si le défunt est d'entre les rapprochés,
il goûtera au repos et aux parfums dans les jardins des délices ;
s'il est des compagnons de la droite :
La paix t'est consentie, de la part des compagnons de la droite.
Mais s'il fait partie de ces égarés qui criaient à l'imposture
[il aura droit] en entrée (nuzul) à une eau en ébullition
et sera précipité dans la Géhenne.
Tout cela est bien la Vérité intangible.
Prononce Sa gloire en usant du Nom de ton Seigneur le Sublime !
Tout ce qui se trouve dans les cieux et sur la terre prononce Sa gloire et Il est le Puissant, le Sage !
C'est à Lui qu'appartiennent le royaume des cieux et de la terre ; Il donne la vie et Il donne la mort et Il est Omnipotent.
Il est le Premier et le Dernier, le Manifeste et l'Occulté et Il est Omniscient !
C'est Lui qui a créé les cieux et la terre en six jours puis qui S'est établi sur le Trône ; Il sait ce qui pénètre en terre et ce qui en sort, ce qui descend du ciel et ce qui s'y élève et Il est avec vous où que vous soyez et rien de ce que vous faites n'échappe à Dieu (litt. : et Dieu voit tout...).
Il possède le royaume des cieux et de la terre et c'est auprès de Dieu que reviennent toutes choses !
Il fait pénétrer la nuit dans le jour et le jour dans la nuit et Il sait parfaitement ce que dissimulent les cœurs.
Croyez en Dieu et en Son Envoyé et dépensez en partie le bien qu'il vous a accordé en tant que simples gérants ; ceux d'entre vous qui auront eu la foi et auront dépensé leurs biens en aumônes auront droit à une récompense sublime.
Qu’avez-vous à ne pas ajouter foi en Dieu et en Son Envoyé alors qu'il (l'Envoyé) vous convie [simplement] à croire en votre Seigneur et qu'il a déjà reçu votre engagement si vous êtes [d'authentiques] croyants ?
C'est Lui qui a révélé à Son serviteur des versets explicites afin de vous faire sortir des ténèbres vers la lumière et Dieu est sans conteste Compatissant à votre égard et Très Miséricordieux,
Qu'avez-vous à ne pas faire de dépenses pour la cause de Dieu alors que c'est à Dieu que revient l'héritage des cieux et de la terre ? Ceux d'entre vous qui ont fait des dépenses [pour la cause de Dieu] et combattu avant la conquête [de la Mecque] ne sont pas dans la même situation (litt. : ne sont pas à égalité) que ceux qui ont dépensé et combattu après [celle-ci] même si Dieu a promis à chacun une excellente récompense. Les premiers occupent une place plus élevée [auprès de Dieu] et Dieu est parfaitement Informé de ce que vous faites,
Qui donc consentira à Dieu un prêt gracieux (hasanan) qu'il lui rendra au centuple (litt. : qu'il multipliera de façon conséquente) et [pour lequel] il obtiendra une noble récompense ?
Le Jour où tu verras les croyants et les croyantes rayonnant d'une lumière les éclairant devant eux et sur leur côté droit, voici une bonne nouvelle pour vous en ce Jour : des jardins, arrosés par des fleuves, dans lesquels vous demeurerez à jamais. Telle est la réussite sublime !
Le Jour où les hypocrites des deux sexes diront aux croyants : Accordez-nous un regard (ou : attendez-nous) afin que nous recevions quelque peu de votre lumière ! Retournez sur vos pas, leur sera-t-il ordonné, et cherchez-y donc la lumière. Et un rempart doté d'une porte sera dressé entre eux dont l'intérieur abritera la Miséricorde tandis qu'à l'extérieur, exactement en face, se déroulera le châtiment.
Ils appelleront alors les croyants : N'étions-nous pas avec vous ? Oh que si ! répondront ces derniers, mais vous vous êtes soumis à la tentation en guettant [les vicissitudes du sort] et en vous laissant ronger par le doute. Vous vous êtes laissé illusionner par des espoirs fallacieux jusqu'à ce que l'Ordre de Dieu soit rétabli et le séducteur vous a trompé sur le compte de Dieu.
En ce Jour on n'acceptera plus aucune rançon de votre part ni de celle des mécréants, et le feu vous servira d'asile. [Désormais], il est votre maître : quelle épouvantable destinée
Le moment n'est-il pas venu pour les croyants de se recueillir en leur cœur à la mention de Dieu et de ce qui a été révélé selon (litt. : par) la Vérité et de ne pas être comme ceux qui ont reçu les Ecritures avant eux : ayant trouvé le temps long, leurs cœurs s'endurcirent et nombre d'entre eux furent des pervers.
Sachez que Dieu vivifie la terre après qu’elle ait été stérile ; Nous avons exposé ces signes à votre intention afin que vous y réfléchissiez.
Ceux et celles qui dépensent leurs biens en aumônes et qui consentent à Dieu un prêt gracieux seront rétribués au centuple et une noble récompense leur est destinée.
Ceux qui auront cru en Dieu et en Ses envoyés seront les véridiques et les témoins (shuhadâ’) auprès de leur Seigneur. Ils recevront leur rétribution et leur lumière. Et quant aux mécréants qui auront traité Nos signes de mensonges, ceux-là seront les hôtes de la Géhenne.
Sachez que la vie de ce monde n'est que jeu, distraction, vaine parure, rivalité entre vous, profusion de biens et d'enfants. Elle est comparable à une pluie. La végétation quelle fait pousser séduit les mécréants puis elle se fane, jaunit et se dessèche. Il y aura dans l'Au-delà un châtiment terrible ainsi que le pardon et l'agrément de Dieu et la vie de ce monde n'est qu’un plaisir illusoire.
Empressez-vous d'obtenir un pardon de votre Seigneur et un Paradis aussi large que le ciel et la terre, apprêté pour ceux qui auront cru en Dieu et en Ses envoyés. Telle est la faveur de Dieu : Il l'accorde à qui Il veut et Dieu détient une faveur immense.
Il n'est pas une épreuve qui s'abatte sur la terre ou qui vous atteigne dans vos personnes qui ne soit consignée dans un livre avant même que Nous la manifestions. Certes cela est pour Dieu chose aisée !
Cela afin que vous ne regrettiez pas ce qui vous a échappé et que vous ne vous réjouissiez pas trop de ce qu'il vous a accordé car Dieu n'aime pas les vaniteux arrogants,
ceux qui se montrent avares et qui poussent (litt. : qui ordonnent) les gens à l'avarice. Et que celui qui se détourne [sache] que Dieu n'a besoin de personne et qu'il est Digne de louanges.
Nous avons envoyé Nos prophètes avec des preuves et Nous avons révélé les Écritures avec eux ; Nous avons institué la justice afin que les hommes agissent avec équité et Nous avons révélé [l'usage] du fer, source de maux terribles pour les hommes mais aussi [propre à] de multiples usages. Cela afin que Dieu sache qui Le soutiendra avec Ses prophètes [fût-ce] à l'insu de tous et Dieu est le Fort, le Puissant.
Nous avions envoyé Nûh et Ibrâhîm et institué la prophétie et les Écritures dans leur postérité ; certains d'entre eux furent bien guidés mais un grand nombre se comporta en pervers.
Puis Nous les fîmes suivre de Nos messagers. Nous avons envoyé après eux Jésus fils de Marie, Nous lui avons révélé l'Évangile et Nous avons mis dans le cœur de ceux qui l'ont suivi miséricorde et compassion. Le monachisme qu'ils avaient instauré uniquement en vue d'obtenir la satisfaction de Dieu, Nous ne le leur avions pas imposé mais ils ne l'ont pas pratiqué avec la rigueur voulue. Nous accordâmes à ceux d'entre eux qui avaient cru leur récompense et nombre d'entre eux furent des pervers.
Ô vous qui avez la foi, gardez-vous de Dieu et croyez en Ses prophètes ; Il vous accordera une double part de Sa Miséricorde ainsi qu'une lumière qui vous permettra d'avancer et Il vous pardonnera car Dieu est Pardonneur et Miséricordieux.
Cela afin que les gens du Livre sachent qu'ils n'auront rien à attendre de la faveur de Dieu et que la grâce est dans la Main de Dieu : Il l'accorde à qui Il veut et Dieu détient une faveur immense.
Dieu a déjà entendu les propos de celle qui entretient une controverse avec toi au sujet de son époux et qui se plaint à Dieu et Dieu entend votre conversation car Dieu entend et voit tout !
Ceux qui répudient leurs épouses en les comparant au dos de leurs mères [doivent savoir] quelles ne le sont point. Seules sont leurs mères celles qui les ont enfantés, et ils profèrent des propos blâmables et mensongers. Mais Dieu est Indulgent et Pardonneur.
Ceux qui après avoir répudié leurs épouses en les comparant au dos de leurs mères retombent dans ce travers se doivent, à titre d'exhortation, d'affranchir un esclave avant qu'ils aient à nouveau un commerce charnel et Dieu est parfaitement Informé de vos actes.
Celui qui n'a pas d'esclave devra jeûner deux mois consécutifs avant qu'il ait à nouveau un commerce charnel et celui qui n'est pas en mesure de jeûner devra nourrir soixante pauvres : autant de prescriptions (dhâlika) [pour preuve] de votre foi en Dieu et en Son Envoyé. Telles sont les limites établies par Dieu et les mécréants sont voués à un châtiment douloureux.
eux qui cherchent à s'opposer à Dieu et à Son Envoyé seront réprimés comme ceux qui les ont précédés ; Nous avons révélé des versets explicites et les mécréants sont voués à un châtiment humiliant,
le Jour où Dieu les ressuscitera tous ensemble et où Il leur rappellera quelles étaient leurs œuvres dont aucune ne Lui aura échappé alors qu'ils les auront oubliées. Et Dieu est Témoin de toute chose.
Ne vois-tu pas que Dieu sait ce qui [se passe] dans les cieux comme sur terre ? Nul aparté à trois dont Il ne soit le quatrième, ni à cinq dont Il ne soit le sixième ; il n'est de réunion plus ou moins nombreuse sans qu'il soit avec ses participants où qu’ils se trouvent, puis Il leur rappellera quelles étaient leurs œuvres au Jour de la Résurrection car Dieu est Omniscient !
Ne vois-tu pas ceux auxquels on a interdit de tenir des réunions secrètes et qui ont de nouveau transgressé cet interdit ; ils se concertent pour pécher, témoigner leur hostilité au Prophète et lui désobéir, et lorsqu'ils viennent à toi ils t'adressent des salutations différentes de celles que Dieu t'a adressées, se disant en eux-mêmes : Pourquoi Dieu ne nous châtie-t-Il pas pour ce que nous disons ? Il leur suffira d'être jetés dans la Géhenne [en guise de punition] ! Quel détectable devenir !
Ô vous qui avez la foi, lors de vos concertations discrètes évitez de parler pour pécher, témoigner votre hostilité au Prophète ou lui désobéir, mais concertez-vous en vue de vous encourager à la vertu et à la piété salvatrice et gardez-vous de Dieu auprès duquel vous serez réunis.
Les apartés procèdent [presque] exclusivement du diable pour affliger ceux qui ont la foi. Ils ne sauraient leur faire de tort sans la permission de Dieu et c'est à Dieu que s'en remettent les croyants.
Ô vous qui avez la foi, s'il vous est demandé de faire de la place dans une assemblée, faites-le, Dieu vous fera de la place [en Paradis] et, si l'on vous demande de vous lever, faites-le ! Dieu élèvera ceux d'entre vous qui ont la foi et ceux qui ont reçu la science de plusieurs degrés et Dieu est parfaitement Informé de ce que vous faites.
ô vous qui avez la foi, si vous vous adressez en particulier au Prophète faites précéder cet entretien d'un don : cela sera à la fois plus pur et préférable pour vous, car Dieu est Pardonneur et Très Miséricordieux,
Craindriez-vous de faire précéder ces entretiens d'une aumône ? Si vous ne l'avez pas fait et que Dieu vous ait pardonné [cette omission], accomplissez la prière, acquittez l'aumône légale et obéissez à Dieu et à Son Envoyé ; et Dieu est parfaitement Informé de ce que vous faites,
Ne vois-tu pas ceux qui ont pris pour alliés un peuple qui encourt la colère de Dieu ? [N'étant] ni des vôtres ni des leurs, ils se livrent sciemment à des serments mensongers.
Dieu leur a apprêté un terrible châtiment ; à quels a êtes détectables ne se livraient-ils pas !
Usant de leurs serments comme d'une protection, ils se sont détournés de la cause de Dieu ; un châtiment avilissant leur est destiné.
Ni leurs biens ni leurs enfants ne leur seront de la moindre utilité contre Dieu ; ceux-là seront les hôtes du feu dans lequel ils demeureront à jamais.
Le Jour où Dieu les ressuscitera tous ensemble, ils feront devant Lui des serments tout comme ils en faisaient devant vous, s'estimant ainsi détenteurs [d’une « planche de salut »]. Ne sont-ils pas des imposteurs ?
Les ayant totalement possédés, le diable leur a fait oublier de se souvenir de Dieu. Ceux-là condiment le parti du diable ! Les adhérents du parti du diable ne sont-ils pas voués à la perdition ?
Certes ceux qui contreviennent à Dieu et à Son Envoyé seront parmi les individus méprisables.
Dieu a décrété : Certes la victoire M'est acquise ainsi qu'à Mes prophètes, car Dieu est Puissant et Fort.
Tu ne trouveras aucun peuple ayant foi en Dieu et au Jour dernier qui témoigne de l'amitié à ceux qui s'opposent à Dieu et à Son Envoyé, fussent-ils leurs pères, leurs fils, leurs frères ou leur tribu. Ceux-là, Dieu a inscrit la foi dans leurs cœurs et les a raffermis par un Esprit procédant de Lui. Il les introduira dans des jardins arrosés par des fleuves où ils demeureront à jamais. Dieu leur consentira Sa satisfaction et ils seront satisfaits de Lui. Ceux-là constituent le parti de Dieu. Les membres du parti de Dieu ne sont-ils pas voués à la réussite ?
Tout ce qui se trouve dans les cieux et sur terre proclame Sa gloire et Il est le Puissant, le Sage.
C'est Lui qui a chassé les mécréants d'entre les gens du Livre de leur territoire lors du premier rassemblement ; vous ne pensiez pas qu'il fut possible qu’ils en sortent et, de leur côté, ils s'imaginaient être protégés de Dieu par leur forteresse. Dieu les surprit par où ils ne s'attendaient pas et Il jeta l’effroi dans leurs cœurs si bien qu'ils ruinèrent leurs demeures de leurs propres mains et de la main des croyants. Prenez cela en considération, vous qui êtes doués de clairvoyance.
Si Dieu ne leur avait prescrit l’exil, Il les aurait châtiés dès ce bas monde, et dans l'Ultime Demeure le châtiment du feu leur est destiné,
cela pour avoir témoigné de l'hostilité à Dieu et à Son Envoyé et Dieu châtie avec sévérité ceux qui Lui témoignent de l'hostilité.
Il n'est de palmiers que vous ayez coupés ou laissés sur pieds sans que ce soit avec la permission de Dieu et cela afin qu'il humilie les pervers [comme il se doit].
Le butin que Dieu a accordé à Son Envoyé aux dépens [des Bani Nadîr], vous n'avez pas forcé le galop des chevaux ni la marche des chameaux pour vous en emparer, mais Dieu met qui Il veut au pouvoir de Ses envoyés car Dieu est Omnipotent,
Le butin que Dieu a accordé à Son Envoyé aux dépens des habitants de la cité sera réparti entre Dieu et Son Envoyé, les proches, les orphelins, les indigents et les voyageurs afin qu'il ne soit pas dévolu aux seuls d'entre vous qui sont riches : ce que l'Envoyé vous apporte, prenez-le, mais abstenez-vous de ce qu'il vous interdit et gardez-vous de Dieu car Dieu châtie avec sévérité,
[Le butin est aussi destiné] aux pauvres et aux émigrés (muhâjirîn) qui ont été chassés de leur territoire et privés de leurs biens pour avoir recherché la faveur de Dieu et Son agrément et avoir apporté leur soutien à Dieu et à Son Envoyé : ceux-là sont des véridiques ;
[et il est également] à ceux qui étaient établis dans le pays et ancrés dans leur foi avant qu'ils arrivent (litt. : avant eux), et qui aiment ceux qui se sont réfugiés auprès d’eux. Ils n'éprouvent aucun ressentiment du fait de ce qui est accordé [à ces émigrés] et ils font montre d'abnégation, fut-ce à leur détriment : et ceux qui se préservent de leur propre ladrerie, ceux-là sont assurés de la réussite.
[Et enfin à] ceux qui sont venus après en disant : Seigneur, pardonne-nous ainsi qu'à nos frères qui nous ont devancés dans la foi et ne mets pas de haine en nos cœurs à l'encontre de ceux qui ont cru car Tu es Compatissant et Miséricordieux.
N’as-tu pas médité [l'exemple de] ces hypocrites qui disent à leurs frères mécréants choisis parmi les gens du Livre : Si vous êtes expulsés nous partirons avec vous et nous n'obéirons à personne à votre sujet, et si vous êtes combattus nous vous apporterons notre soutien : Dieu atteste qu’ils sont des menteurs !
S'ils sont expulsés ils ne partiront pas avec eux, et s'ils sont combattus ils ne les soutiendront pas et quand même ils les soutiendraient, ce serait pour tourner les talons et ils ne seraient [en définitive] pas victorieux (ou : pas secourus).
Vous suscitez plus de crainte en leurs cœurs que Dieu Lui-même, cela parce qu'il s'agit d'un peuple stupide.
Jamais ils ne vous combattront tous ensemble si ce n'est dans une citadelle protégée ou de derrière des remparts. Il règne entre eux une hostilité venimeuse ; tu les crois unis mais leurs cœurs sont divisés, cela parce qu'il s'agit d'un peuple dépourvu de raison.
Semblables à ceux qui les ont devancés il y a peu, ils ont goûté aux conséquences catastrophiques de leur attitude et un châtiment douloureux leur est destiné.
Semblables également au diable qui incite l'homme à la mécréance et qui lui dit, une fois la chose faite : Je n’ai rien à voir avec toi, car moi je crains Dieu le Seigneur des mondes.
La funeste conséquence fut pour tous deux d'être voués au feu et d'y demeurer à jamais car telle est la rétribution des iniques.
Ô vous qui avez la foi, gardez-vous de Dieu et que chaque personne considère ce qu’elle a apprêté en vue du lendemain ; et gardez-vous de Dieu qui est parfaitement Informé de ce que vous faites.
Et ne soyez pas comme ceux qui ont oublié Dieu, si bien que Dieu a fait en sorte qu'ils s'oublient eux-mêmes ; ceux-là sont des pervers.
Les hôtes du feu et ceux du Paradis ne sont pas sur un pied d'égalité ; seuls les hôtes du Paradis ont remporté un succès.
Si Nous avions révélé ce Coran à une montagne, tu l'aurais vue se fendre et s'humilier par crainte de Dieu ; de tels exemples, Nous les proposons aux hommes afin qu'ils y réfléchissent.
Il est Dieu qui est tel qu'il n'y a point de divinité en dehors de Lui ! Connaisseur du non-manifesté comme du manifesté, Il est le Tout Miséricordieux, le Très Miséricordieux.
Il est Dieu qui est tel qu'il n'est point de divinité en dehors de Lui, le Roi sanctissime, la Paix, Celui qui sécurise, le Dominateur, le Puissant, le Contraignant, le Superbe, gloire à Dieu au-delà de ce qu'ils Lui associent.
Il est Dieu le Créateur, l'Initiateur, le Formateur : c'est à Lui qu'appartiennent les plus beaux noms. Tout ce qui se trouve dans les cieux et sur terre proclame Sa gloire et Il est le Puissant, le Sage.
Ô vous qui avez la foi, ne prenez pas Mes ennemis et les vôtres pour alliés en leur prodiguant des marques d’affection alors qu’ils ont nié la Vérité qui vous est parvenue, bannissant le Prophète et vous-mêmes pour avoir cru en Dieu votre Seigneur. Si vous vous êtes mis en campagne afin de défendre Ma cause et de rechercher Mon agrément, vous ne pouvez leur vouer une amitié secrète alors que Je sais parfaitement ce que vous dissimulez comme ce que vous dévoilez. Ceux d’entre vous qui persisteraient dans cette attitude s’égareraient hors de la voie de l'harmonie (ou : du juste milieu).
S'ils ont le dessus (litt. : s'ils mettent la main sur vous), ils se comporteront en ennemis portant la main sur vous et donnant libre cours à leur médisance : ils voudraient tellement que vous reniez...
Ni vos liens de parenté ni vos enfants ne vous seront de la moindre utilité au Jour de la Résurrection où il sera tranché entre vous (ou encore : où vous serez séparés) et rien de ce que vous faites n'échappe à Dieu.
Vous avez dans Ibrâhîm et dans ceux qui étaient à ses côtés un excellent exemple (litt. : modèle) lorsqu’ils dirent à leur peuple : Nous n’avons rien à voir avec vous ni avec ces idoles que vous adorez en excluant Dieu [de votre culte] et nous vous renions. L’inimitié et la haine sont désormais affichées entre nous aussi longtemps que vous ne croirez pas en Dieu Seul ! [Vous avez dans Ibrâhîm un excellent exemple] exception faite pour ce propos qu’Ibrâhîm adressa à son père : Je demanderai [à Dieu] ton pardon car je ne peux rien faire d'autre en ta faveur auprès de Lui. Seigneur, c’est à Toi que nous nous en remettons, auprès de Toi que nous nous repentons et qu'aboutit toute destinée.
Seigneur, ne fais pas de nous une source de sédition pour les mécréants et pardonne-nous, Seigneur, car Tu es le Puissant, le Sage.
Vous avez dans ceux-là un excellent exemple pour quiconque place son espoir en Dieu et dans le Jour dernier. Et que ceux qui se détournent [sachent que] Dieu n’a besoin de quiconque et qu’il est Digne de louanges.
Il se peut que Dieu établisse entre vous et ceux auxquels vous témoignez de l'hostilité des liens d’affection ; Dieu a ce pouvoir et Dieu est Pardonneur et Très Miséricordieux.
Dieu ne vous empêche pas de traiter avec bienveillance ni de vous montrer équitables avec ceux qui ne vous ont pas bannis de vos territoires car Dieu aime les hommes justes.
Dieu vous interdit seulement de prendre pour alliés des gens qui vous ont combattus à cause de votre religion, qui vous ont expulsés de vos territoires ou ont contribué à votre bannissement. Ceux qui s’en font des alliés (ou : des amis), ceux-là sont des injures.
Ô vous qui avez la foi, si des croyantes viennent à vous en vue d’émigrer mettez-les à l’épreuve. Dieu sait mieux que quiconque [la réalité] de leur foi. Si elles s’avèrent être des croyantes, ne les renvoyez pas aux mécréants. Il n’est pas licite pour elles [de les épouser] pas plus qu’ils ne sont en droit [de les épouser] ; restituez [aux ex-époux] les dépenses faites [pour elles] et vous n'encourrez aucun blâme à les épouser dès lors que vous leur aurez remis leur dot. Ne retenez pas en revanche les mécréantes par les liens du mariage et réclamez-leur ce que vous avez dépensé en leur faveur. Telle est la décision que Dieu a arrêtée entre vous, et Dieu est Très Savant, Très Sage.
Si certaines de vos épouses vous ont échappé pour rejoindre les mécréants et que vous ayez [par la suite] acquis du butin, dédommagez de leurs dépenses ceux dont les épouses sont passées [à l’ennemi] et gardez-vous de Dieu auquel vous ajoutez foi !
Ô Prophète, si les croyantes viennent te trouver afin de s’engager devant toi à ne rien associer à Dieu, à ne pas voler ni commettre d’adultère, à ne pas tuer leurs enfants et à ne pas attribuer mensongèrement [à leurs époux] un bâtard quelles déposeraient entre leurs mains et leurs pieds et à ne pas te désobéir en ce qui est notoirement illicite, alors accepte leur allégeance et implore pour elles le pardon de Dieu car Dieu est Pardonneur et Très Miséricordieux !
Ô vous qui avez la foi, ne vous faites pas les amis d'un peuple qui subit la colère de Dieu et qui désespère de l'Ultime Demeure au même titre que les mécréants désespèrent des habitants de la tombe.
Tout ce qui se trouve dans les cieux et sur terre proclame Sa gloire et Il en le Puissant, le Sage.
Ô vous qui avez la foi, pourquoi dites-vous ce que vous ne faites pas ?
Dieu exècre vous entendre dire ce que vous ne faites pas !
Dieu aime ceux qui combattent pour Sa cause en rangs serrés tels un édifice solidement cimenté.
[Souviens toi de] Mûssâ lorsqu'il dit à son peuple : Pourquoi me faites-vous du tort alors que vous savez que je suis l'Envoyé de Dieu auprès de vous ? Et lorsqu’ils dévièrent, Dieu brouilla leur perception (litt. : leurs cœurs) et Dieu ne guide pas le peuple des pervers.
Et de 'Îssâ fils de Maryam qui, s'adressant [aux juifs], leur dit : Ô enfants d'Isrâ’îl, je suis envoyé par Dieu auprès de vous pour confirmer la Thora qui m’est antérieure et pour annoncer la venue d'un prophète après moi qui aura pour nom Ahmad. Mais lorsqu’il vint à eux avec des preuves, ils crièrent à la magie manifeste.
Et qui donc est plus inique que celui qui profère des mensonges au sujet de Dieu alors qu’on l'invite à l'Islam et Dieu ne guide pas un peuple d’injustes.
Ils veulent éteindre la lumière de Dieu de leurs bouches mais Dieu fera resplendir Sa lumière n'en déplaise aux mécréants !
C'est Lui qui a envoyé Son Prophète afin de transmettre la guidance et la religion de la Vérité et de lui assurer la suprématie sur toute autre religion, n'en déplaise aux associateurs.
ô vous qui avez la foi, vous guiderai-je vers un négoce qui vous préservera d'un châtiment douloureux ?
Croyez en Dieu et en Son Envoyé et combattez pour la cause de Dieu, de vos biens et de vos personnes, cela est préférable pour vous si vous appréhendez [les choses à leur juste valeur],
Il vous pardonnera vos péchés et vous introduira dans des jardins arrosés par des fleuves ainsi que dans des demeures agréables dans les jardins d'Eden. Telle sera [pour vous] la réussite indéniable.
[Il vous accordera] une autre largesse qui aura vos faveurs : un soutien venant de Dieu et une victoire prochaine. Annonce-le aux croyants !
Ô vous qui avez la foi, soyez des auxiliaires (ansâr) de Dieu tels que l'entendait ‘Issâ fils de Maryam lorsqu'il s’adressa aux apôtres : Qui seront mes partisans (ansârî) [dans le combat qui mène] à Dieu ? Nous serons les auxiliaires de Dieu, répondirent les apôtres. Une fraction des enfants d’Isrâ’îl ajouta foi [au message] que l’autre renia. Nous renforçâmes ceux qui avaient la foi contre leurs ennemis et ils remportèrent la victoire.
Tout ce qui se trouve dans les cieux et sur terre proclame Sa gloire, le Roi sanctissime, le Puissant, le Sage.
C’est Lui qui a envoyé aux illettrés un Prophète choisi parmi eux afin de leur réciter Ses versets, de les purifier et de leur enseigner le Livre et la sagesse, même s'ils étaient par le passé dans un égarement manifeste ;
[Il l’a envoyé aussi] à d’autres qui ne les ont pas encore rejoints et Il est Le Puissant, le Sage.
Telle est la faveur de Dieu, Il l’accorde à qui Il veut et Dieu détient une faveur immense.
Ceux qui ont été chargés [de propager] la Thora et qui n’en assument plus [les injonctions] sont comparables à des ânes portant des trésors [sur leurs dos]. Quelle détectable comparaison que celle appliquée à ceux qui ont traité d’impostures les versets de Dieu et Dieu ne guide pas les peuples d’injustes.
Dis-leur : Vous qui faites profession de Judaïsme, si vous prétendez être les protégés (awlyâ) de Dieu à l’exclusion des autres hommes, souhaitez donc la mort si vous êtes sincères !
Jamais ils ne la souhaiteront eu égard aux méfaits commis par leurs mains et Dieu connaît bien les injustes.
Dis-leur : La mort que vous fuyez vous rattrapera bientôt, puis vous serez ramenés vers Celui qui a connaissance de ce qui est celé comme de ce qui est manifesté et Il vous avisera de ce que vous faisiez.
Ô vous qui avez la foi, lorsqu'on vous appelle pour la prière du Vendredi mettez-vous en route [pour vous rendre à l'office] en vue de vous remettre Dieu en mémoire et cessez tout négoce ! Cela vous sera bien plus profitable, si seulement vous pouviez vous en rendre compte (litt. : le savoir) !
Et une fois la prière accomplie, dispersez-vous sur terre afin de rechercher la faveur de Dieu et mentionnez Dieu fréquemment, peut-être obtiendrez-vous le succès !
Et lorsqu'ils voient une vente [en cours] ou un divertissement, ils s'y rendent aussitôt en t'abandonnant debout [en prière], Dis-leur : Ce qui se trouve auprès de Dieu est préférable aux divertissements et au négoce et Dieu est le meilleur des pourvoyeurs.
Lorsque les hypocrites viennent à toi, ils te disent : Nous attestons que tu es l'Envoyé de Dieu ! Dieu sait fort bien que tu es Son Envoyé mais Dieu atteste que les hypocrites sont des menteurs.
Ils se sont fait une protection de leurs serments tout en se détournant de la cause de Dieu ; que leurs actes étaient détectables !
Tout cela pour avoir cru puis renié leur foi, en sorte qu’un sceau a été apposé sur leurs cœurs si bien qu'ils ne comprennent rien !
Lorsqu’on (Litt. : lorsque tu) les regarde, on est séduit par leur aspect corporel, et lorsqu’ils parlent on prête attention à leurs propos. Semblables à des poteaux fichés [en terre], ils s’imaginent que le moindre cri leur est destiné. Ce sont des ennemis, garde-toi d'eux ! Dieu les combatte ! Comment se détournent-ils ?
Et si l'on vient à leur dire : Venez donc afin que l’Envoyé de Dieu implore votre pardon, ils détournent la tête et tu les verras s'éloigner pleins d’orgueil !
Peu importe que tu demandes ou non leur pardon : Dieu ne leur pardonnera pas car Dieu ne guide pas le peuple des pervers.
Ce sont eux qui ont dit : Ne faites pas de dépenses en faveur de ceux qui se trouvent auprès de l'Envoyé de Dieu jusqu’à ce qu’ils l'abandonnent alors que c’est à Dieu qu’appartiennent les trésors des cieux et de la terre mais les hypocrites ne comprennent rien.
Si nous revenons à Médine, disent-ils, le plus puissant d'entre nous en fera sortir le plus vil ! Or, c'est à Dieu, à Son Envoyé et aux croyants qu’appartient la grandeur, mais cela, les hypocrites l’ignorent.
Ô vous qui avez la foi, que ni vos biens ni vos enfants ne vous distraient du souvenir de Dieu, car quiconque se comporte ainsi est voué à la perdition.
Faites l’aumône d’une partie de ce dont Dieu vous a gratifiés avant que la mort ne surprenne l’un de vous et qu’il ne dise : Seigneur, si seulement Tu avais différé ma mort fut-ce pour un bref délai, j'aurais fait l’aumône et me serais comporté en homme pieux !
Dieu n’accordera de délai à personne lorsque son heure sera venue et Dieu est parfaitement Informé de vos agissements.
Tout ce qui se trouve dans les cieux et sur terre proclame Sa gloire, c’est à Lui qu'appartient le royaume et que revient la louange et Il est Omnipotent.
C'est Lui qui vous a créés : certains d'entre vous étant croyants et d’autres mécréants. Dieu voit tout ce que vous faites.
Il a créé les cieux et la terre selon la Vérité et vous a dotés d'une belle forme et c'est vers Lui qu'aboutit toute destinée.
Il sait ce qui se trouve dans les cieux et sur terre comme Il sait ce que vous dissimulez et ce que vous affichez et Dieu sait fort bien ce que recèlent les cœurs.
Les nouvelles des mécréants qui vous ont précédés ne vous sont-elles pas parvenues ? Ils eurent à subir les conséquences catastrophiques de leur attitude et un châtiment douloureux leur est réservé.
En effet chaque fois que leurs envoyés venaient les trouver avec des preuves ils s'étonnaient : Un homme peut-il nous guider ? Ils les reniaient alors et s’éloignaient de la foi mais Dieu S'en passa fort bien car Il n'a besoin de personne et Il est digne de louanges !
Les mécréants prétendent qu’ils ne seront pas ressuscités. Oh que si ! Par Mon Seigneur, vous serez ressuscités et l’on vous rappellera quels étaient vos agissements et cela est pour Dieu chose aisée.
Croyez donc en Dieu et en Son Envoyé ainsi qu’à la lumière que Nous avons fait descendre et Dieu est parfaitement Informé de vos œuvres
Le Jour où Il vous rassemblera afin de comparaître, ce sera la Journée de la déconvenue. Quiconque croit en Dieu et œuvre pieusement se verra effacer ses péchés et sera introduit dans des jardins arrosés par des fleuves où il demeurera à jamais. Cela sera [pour lui] une réussite extraordinaire.
Et quant aux mécréants qui traitaient Nos signes de mensonges, ils seront les hôtes du feu ; quelle horrible destinée !
Aucun malheur ne vous frappe (ou : ne vous atteint) sans la permission de Dieu ; Dieu orientera le cœur de celui qui croit en Lui et Dieu e& Omniscient.
Obéissez à Dieu et obéissez à l’Envoyé mais, si vous vous détournez, [sachez] que seule incombe à l'Envoyé une claire transmission [du message].
Dieu est tel qu'il n'y a de divinité que Lui et c’est à Dieu que s’en remettent les croyants.
Ô vous qui avez la foi, vous avez un ennemi en certains de vos [proches], femmes ou enfants, aussi gardez-vous d’eux ! Mais si vous vous montrez indulgents, cléments et pardonneurs, Dieu sera [à Son tour] Pardonneur et Miséricordieux.
Vos biens et vos enfants ne sont qu’une tentation et Dieu dispose d’une sublime récompense.
Gardez-vous de Dieu autant que vous le pouvez ; écoutez et obéissez et dépensez du bien en aumônes dans votre propre intérêt. Ceux qui sauront se prémunir de la ladrerie de leur âme connaîtront la réussite.
Si vous consentez à Dieu un prêt gracieux, Il vous le rendra au centuple et vous pardonnera vos péchés car Dieu est Reconnaissant (Shakûr) et Longanime.
Connaisseur de ce qui est celé comme de ce qui est perceptible (ou encore : du manifesté comme du non-manifesté), Il est le Puissant, le Sage.
Ô Prophète, lorsque vous répudiez vos épouses répudiez-les au terme de leur délai de viduité et comptez-en le nombre de jours ; gardez- vous de Dieu, votre Seigneur, et ne les laissez pas sortir de leurs demeures. Qu’elles-mêmes ne sortent pas [à leur guise] sauf en cas d'insolence (fâhisha) caractérisée. Telles sont les normes établies par Dieu ; quiconque les transgresse se fait du tort à lui-même. Tu ignores si Dieu ne suscitera pas d'ici là une nouvelle règle.
Une fois qu’elles auront atteint le terme de cette période, vous pourrez soit les retenir avec bienveillance (bi m'arûf), soit vous séparer d’elles avec élégance (bi m'arûf) et prenez à témoin deux hommes équitables choisis parmi vous ; acquittez-vous du témoignage sans omettre Dieu, cette exhortation étant destinée à ceux qui croient en Dieu et au Jour dernier ; Dieu trouvera une issue à quiconque se garde de Lui
et Il pourvoira à sa subsistance par des moyens qu'il n'escomptait pas. Dieu suffira à quiconque s'en remet à Lui car Il parvient toujours à Ses fins et Il a fixé à toute chose sa mesure.
Celles d’entre vos épouses qui ont atteint la ménopause et pour lesquelles vous concevez un doute devront observer un délai de trois mois ; il en va de même pour celles qui n'ont pas encore eu de règles ; le délai imparti aux femmes enceintes s’étend jusqu'à leur accouchement et Dieu facilitera la tâche de celui qui se garde de Lui.
Voici le Commandement de Dieu tel qu’il te l'a révélé et Dieu effacera les fautes de celui qui se garde de Lui et Il magnifiera sa rétribution.
Logez vos épouses à la même enseigne que vous et selon vos moyens. Ne cherchez pas à leur nuire afin de les mettre dans la gêne et, si elles sont enceintes, assurez leurs dépenses jusqu'à leur accouchement ; si elles allaitent [l'enfant] pour votre compte accordez-leur leur rémunération après une concertation amiable (ou : équitable). Et si cela vous pose des difficultés, ce sera une autre nourrice qui allaitera pour le compte du père.
Que celui qui est dans l'aisance prélève [le salaire de la nourrice] sur ses biens et que celui dont les moyens sont limités dépense une partie de ce que Dieu Lui a accordé. Dieu n'impose à personne [de charge] qui ne soit compatible avec les moyens qu'il lui a accordés et Dieu fera succéder l’aisance à la difficulté,
Combien y a-t-il de cités ayant contrevenu à l’Ordre de leur Seigneur et de leurs envoyés auxquelles Nous avons demandé brutalement des comptes et auxquelles Nous avons infligé un châtiment odieux ?
Elles goûtèrent aux conséquences funestes de leur attitude qui les conduisit à leur perte.
Dieu leur a apprêté un terrible châtiment ; ô vous qui êtes doués d’intelligence et qui avez la foi, gardez-vous de Dieu qui vous a révélé ce Rappel
en la personne d’un Envoyé qui vous récite Ses versets explicites afin de faire passer ceux qui ont la foi et qui œuvrent pieusement des ténèbres à la lumière ; et quiconque croit en Dieu et œuvre pieusement sera introduit dans des jardins arrosés de fleuves où il demeurera (litt. : ils demeureront à jamais), Dieu lui accordant de ce fait une excellente récompense.
Dieu est Celui qui a créé les sept Cieux et autant de terres à partir de la nôtre. Son Ordre descend graduellement des cieux en terre afin que vous sachiez qu'il est Omnipotent et qu’il embrasse toute chose de Sa Science.
Ô Prophète, pourquoi t’interdire ce que Dieu a établi comme licite pour toi en vue de satisfaire tes épouses ? Et Dieu est Pardonneur et Miséricordieux !
Dieu vous impose de vous délier de vos serments et Dieu est votre Souverain (Mawlâ) et Il est le Très Savant, le Sage.
Lorsque le Prophète eut avec l’une de ses épouses un entretien confidentiel, elle le divulgua [à son entourage] et Dieu en avisa [aussitôt] Son prophète qui fit part de leur entretien [à la coupable] tout en omettant une partie. Après qu’il l’ait mise au courant, elle lui demanda : Qui donc t’a informé de tout cela ? L’Omniscient, qui est Informé de toutes chose ! lui répondit-il.
Si vous vous repentez toutes deux auprès de Dieu, c’est bien parce que vos cœurs avaient perdu tout bon sens mais, si vous vous liguez contre lui [c'est-à-dire contre le Prophète], eh bien sachez que Dieu est son Souverain et que Gabriel, les pieux d’entre les croyants et les anges viendront alors lui apporter leur soutien.
Il se peut, s’il en vient à vous répudier, que son Seigneur vous remplace par des épouses meilleures que vous, soumises, croyantes, pleines de retenue, repentantes, adoratrices et observant le jeûne, qu’elles aient déjà été mariées ou qu’elles soient vierges.
Ô vous qui avez la foi, préservez-vous ainsi que vos familles d'un feu dont le combustible sera constitué d’hommes et de pierres et qui sera gardé par des anges durs et inflexibles ne désobéissant pas aux ordres de Dieu et exécutant ce qui leur est commandé.
Mécréants, ne Me présentez pas vos excuses en ce Jour ; vous n’êtes rétribués qu’en fonction de vos œuvres.
Ô vous qui avez la foi, repentez-vous auprès de Dieu d’un repentir sincère ; sans doute votre Seigneur vous pardonnera-t-Il vos fautes et vous introduira-t-Il dans des jardins arrosés par des fleuves. Le Jour où Dieu épargnera toute humiliation au Prophète et à ceux qui auront cru avec lui, leur lumière évoluera devant eux et sur leur droite. Seigneur, diront-ils, fais en sorte que notre lumière brille avec toute son intensité et pardonne-nous car Tu es Omnipotent.
Ô Prophète, combats les mécréants et les hypocrites et montre-toi dur avec eux ; ils auront la Géhenne pour asile, quelle détectable destinée !
Dieu propose en exemple aux mécréants l’épouse de Nûh et celle de Lût qui se trouvaient sous l'autorité de deux de Nos pieux serviteurs. Leur trahison à leur endroit ne leur fut d’aucun secours contre Dieu. Entrez dans le feu, leur dira-t-on, avec ceux qui y sont destinés.
Et Dieu propose en exemple aux croyants l'épouse de Pharaon lorsqu’elle eut dit : Seigneur, bâtis-moi auprès de Toi une demeure en Paradis, préserve-moi de Pharaon et de ses œuvres et préserve-moi du peuple des injustes ;
et Maryam fille de 'Imrân qui sut préserver sa virginité et à laquelle Nous insufflâmes de Notre Esprit. Elle ajouta foi aux paroles de son Seigneur et à Ses livres et elle était d’entre les soumises.
Béni soit Celui qui détient en Sa Main le royaume et qui est Omnipotent,
qui a créé la mort et la vie afin de vous éprouver [et de savoir] lequel d'entre vous œuvrerait selon la perfection et Il est le Puissant, le Pardonneur,
qui a créé sept Cieux en strates superposées ; tu ne verras pas de dysharmonie (ou : de disproportion) dans l’œuvre du Miséricordieux, Lève donc ton regard, y vois-tu une faille ?
Relève-le une seconde fois, il te reviendra frustré (ou : penaud) et fatigué [d’y avoir cherché une faille sans la trouver],
Nous avons orné le ciel de ce monde de luminaires dont Nous avons fait des projectiles contre les démons et Nous leur avons apprêté le supplice du feu,
Le supplice de la Géhenne est destiné à ceux qui ont renié leur Seigneur et quel détestable devenir !
Lorsqu’ils y seront précipités ils y entendront son mugissement alors quelle sera en ébullition.
Peu s’en faut que le feu ne se scinde [en plusieurs foyers] de rage [contre les mécréants]. Chaque fois qu'un groupe y sera précipité, leurs gardiens leur demanderont : N'aviez-vous pas reçu de mise en garde ?
Certes oui, répondront-ils, des prophètes chargés de nous mette en garde sont venus à nous, mais nous les avons traités d'imposteurs en disant : Dieu ne vous a rien révélé, vous êtes seulement plongés dans un grand égarement.
Si seulement nous avions écouté ou réfléchi [à ce message], ajouteront-ils, nous ne serions pas les hôtes du feu !
Ils reconnaîtront alors leurs péchés. Que soient rejetés (ou : que périssent) les hôtes du feu !
Ceux qui redoutent leur Seigneur dans l'intimité sont promis au pardon [de Dieu] et à une grande récompense.
Que vous dissimuliez vos propos ou que vous les divulguiez, Dieu sait ce que recèlent les cœurs.
Ignorerait-Il qui a créé alors qu'il est le Subtil, l'Informé ?
C’est Lui qui a aplani la terre sous vos pas (litt. : à votre intention) ; parcourez-la de tous côtés, mangez de ce dont Il vous gratifie et c’est auprès de Lui que vous serez ressuscités.
Etes-vous assurés que Celui qui est dans le ciel ne vous fera pas engloutir par la terre ? La voilà qui se met à onduler !
Êtes-vous assurés que Celui qui est dans le ciel ne déchaînera pas contre vous une tempête ? Vous connaîtrez alors la nature de Mes avertissements !
Déjà ceux qui les ont précédés avaient crié au mensonge. Quel ne fut pas Mon châtiment (litt. : Ma réprobation) !
N’ont-ils pas considéré les oiseaux dans le ciel qui déploient leurs ailes et les replient ? Seul le Miséricordieux les retient [de tomber] car Il voit toute chose.
Ceux qui vous servent d’auxiliaires pourraient-ils vous accorder leur secours en dehors du Miséricordieux ? En réalité les mécréants nagent dans l'illusion.
Qui donc pourrait vous accorder votre subsistance s’il voulait retenir la pluie (litt. : Sa subsistance) ? Mais ils s'obstinent dans leur insolence et leur répulsion !
Celui qui avance face contre terre est-il mieux guidé que celui qui évolue d’une démarche harmonieuse sur une voie droite.
Dis-leur : C’est Lui qui vous a créés et vous a attribué la vue, l’ouïe, et un cœur. Combien êtes-vous peu reconnaissants !
Dis-leur : C’est Lui qui vous a multipliés sur terre et c'est auprès de Lui que vous serez rassemblés.
Quand donc se réalisera cette promesse si vous êtes sincères ? demandent-ils.
Dieu Seul en a connaissance et je suis seulement chargé de vous adresser une claire mise en garde.
Et lorsqu'ils verront le châtiment de leurs yeux, le visage des mécréants s’assombrira et il leur sera dit : Voici ce châtiment que vous appeliez de vos vœux !
Dis-leur : A votre avis, si Dieu me faisait périr ainsi que ceux qui sont avec moi ou s'il nous faisait miséricorde, qui donc préserverait [pour autant] les mécréants d’un châtiment douloureux ?
Dis-leur : Il est le Miséricordieux, Nous avons foi en Lui, c'est à Lui que nous nous en remettons et vous saurez bientôt lequel [d’entre nous] se trouve dans un égarement manifeste.
Dis-leur : A votre avis, si l’eau dont vous [disposez] s’infiltrait dans [les profondeurs de] la terre, qui donc pourrait vous procurer une eau vive ?
Nûn. Par le Calame et ce qu'ils [les anges] consignent
Non ! par la grâce de ton Seigneur, tu n'es pas fou,
et une récompense ininterrompue t'est destinée.
En outre, tu es doté de mœurs sublimes.
[Bientôt] tu verras et ils verront
lequel d'entre vous est possédé.
Certes ton Seigneur distingue mieux [que quiconque] celui qui s'est égaré hors de sa voie de celui qui est bien guidé.
Aussi, n'obéis pas à ceux qui crient au mensonge !
Ils aimeraient bien que tu [leur] témoignes de la souplesse ; alors ils feraient de même [avec toi].
N’obéis à aucun de ces parjures méprisables,
ces calomniateurs colporteurs de ragots,
[qui sont] avares de leurs biens, transgresseurs et coupables,
épais, et pour couronner le tout enfants adultérins.
[Ne leur obéis pas] au prétexte qu’ils ont des enfants et des biens.
Lorsqu'on récite Nos versets devant l’un d’eux, il s’écrie : Ce sont des légendes antiques (asâtîr-l-awwalîn) !
Nous le marquerons sur son groin (khurtûni) !
Nous les avons éprouvés comme Nous avons éprouvé les compagnons du jardin lorsqu’ils firent le serment d’aller en récolter les fruits au petit matin
sans faire dépendre [leur entreprise de la Volonté de Dieu].
Alors qu'ils étaient endormis, un feu s'abattit sur le jardin
qui le calcina en totalité.
Au matin ils s’étaient interpellés :
Rendez-vous à votre jardin, si vous êtes résolus à en cueillir [les fruits].
Ils se mirent en route échangeant à voix basse :
Que pas un indigent ne vienne vous y surprendre en ce jour !
Ils partirent convaincus qu’ils pourraient en interdire l’accès [aux pauvres].
Mais lorsqu’ils le virent [ainsi ravagé], ils s'exclamèrent : Nous nous sommes égarés ! (ou : Nous nous sommes trompés de jardin !)
Hélas non, nous voilà bien privés de récolte !
Le plus sensé d’entre eux prit alors la parole : Ne vous avais-je pas encouragé à proclamer la gloire [de Dieu] ?
Gloire à notre Seigneur, reprirent-ils, nous étions des injustes !
Ils s'abordèrent les uns les autres en s'adressant mutuellement des reproches.
Malheur à nous, s’écrièrent-ils, nous nous sommes montrés outranciers !
Il se peut que notre Seigneur le remplace par un bien préférable [à ce jardin] car nous agirons à [satisfaire] notre Seigneur.
Voici un exemple de châtiment et le châtiment de l'Ultime Demeure est bien plus terrible, si seulement ils pouvaient s’en douter.
Ceux qui se seront prémunis seront auprès de leur Seigneur dans les jardins des délices.
Placerons-Nous les musulmans au même rang que les criminels ?
Qu'avez-vous à porter un tel jugement ?
A moins que vous n’ayez en votre possession des Écritures que vous avez étudiées
stipulant que vous aurez droit au traitement de votre choix ?
A moins que Nous ne Nous soyons engagés jusqu’au Jour de la Résurrection par des serments en votre faveur à vous accorder ce que vous déciderez ?
Demande-leur : Lequel d'entre eux s’en porte garant ?
A moins qu’ils n’aient des associés ? Eh bien, qu’ils les fassent venir s’ils sont sincères !
Le Jour où la peur atteindra son paroxysme et où ils seront appelés à se prosterner sans pouvoir s’exécuter,
le regard contrit, ils seront couverts d’humiliation. Déjà, ils avaient été invités à se prosterner alors qu'ils jouissaient pleinement de leur santé.
Laisse-Moi avec ceux qui traitent ce récit de mensonge ; à leur insu Je les conduirai graduellement à leur perte,
tout en leur accordant un délai car Mes Stratagèmes sont éprouvés (litt. : solides).
Leur demanderais-tu un salaire en sorte qu'ils croulent sous les charges ?
A moins qu'ils n'aient connaissance de ce qui est celé et qu’ils le consignent ?
Montre-toi patient devant la décision de ton Seigneur et ne sois pas comme le compagnon de la baleine qui invoqua son Seigneur en proie à une grande affliction.
S’il n'avait bénéficié d’une faveur de ton Seigneur, il eût été rejeté sur un littoral désert, voué à l'opprobre.
Mais son Seigneur en fit un élu et le mit au nombre des hommes pieux.
Peu s'en faut que les mécréants ne te fassent trébucher de leurs regards à l'écoute de cette réminiscence.
Or elle n'est qu’un Rappel destiné aux mondes.
La confirmation,
qu'est-ce que la confirmation ?
Qui t’apprendra ce que signifie la confirmation ?
Thamûd et 'Ad avaient traité de chimère celle qui frappera [les esprits de stupeur].
Pour ce qui est de Thamûd, ils furent anéantis par un hurlement insupportable ;
'Ad, quant à eux, furent décimés par une tempête impétueuse que Dieu
leur fit subir sept nuits et huit jours consécutifs ; tu aurais vu ses membres gisant dans leurs demeures pareils à des souches creuses de palmiers.
En vois-tu un seul d'entre eux qui soit demeuré en vie ?
Déjà, Pharaon, ses prédécesseurs et les cités laminées avaient commis des fautes.
Parce qu’ils avaient désobéi à l’envoyé de leur Seigneur, Il se saisit d’eux sans ménagements.
Lorsque les eaux [du déluge] se déchaînèrent, Nous vous transportâmes à bord de l'Arche
afin d'en faire un souvenir à méditer par toute oreille attentive.
Lorsque l'on soufflera une fois dans la trompe,
lorsque la terre et les montagnes seront transportées et brusquement tassées,
ce Jour-là se produira l’inéluctable ;
les cieux se fendront, sans consistance,
et les anges se tiendront sur ses confins. Ce Jour-là, huit d’entre eux porteront le Trône de ton Seigneur au-dessus de leur tête,
ce Jour-là, on vous fera comparaître sans que vous puissiez rien dissimuler !
Celui qui aura reçu son livre de la main droite s'écriera : Venez donc lire mon livre !
J’étais convaincu d'être confronté à la reddition des comptes.
Il mènera une vie agréable (litt. : satisfaisante)
dans un jardin en hauteur
dont les fruits seront à portée [demain].
Mangez et buvez à satiété pour les efforts que vous aviez précédemment accomplis dans les jours révolus.
Ceux qui auront reçu leur livre de la main gauche s’écrieront : Plût au ciel que je n’aie pas reçu mon livre,
et que j’ignore tout de mon compte.
Si seulement la mort [en ce bas monde] avait été définitive !
Mes biens ne m'auront servi en rien !
Mon autorité s'est dissoute !
Emparez-vous de lui et ligotez-le !
Puis précipitez-le dans la Géhenne
et attachez-le à une chaîne de soixante-dix coudées
car il ne croyait pas en Dieu le Magnifique,
pas plus qu'il n’incitait à nourrir le pauvre.
Aujourd'hui il n'aura en ce lieu aucun ami chaleureux
et, pour tout repas, il recevra une eau en ébullition
dont seuls les coupables se sustenteront.
J’en jure par ce que vous voyez
comme par ce que vous ne voyez pas :
ce sont des propos [transmis] par un noble envoyé (en l'occurrence l’ange Gabriel)
et ce ne sont pas les propos d'un poète, hommes de peu de foi !
Ce ne sont pas davantage ceux d’un devin, vous n’avez guère de mémoire.
C'est une révélation du Seigneur des mondes !
S’il avait forgé sur Notre compte quelques propos inexacts,
Nous l'aurions saisi de Notre dextre
et lui aurions sectionné l'aorte ;
et pas un d’entre vous n’aurait été en mesure de s'interposer (ou : de Nous en empêcher).
Il s’agit d’un Rappel destiné à ceux qui se prémunissent ;
Nous savons bien que certains d'entre vous crient à l'imposture
mais il n’en sera pas moins fatal aux mécréants.
Il est la Vérité certaine !
Glorifie le Nom de ton Seigneur le Sublime.
Un invocateur a appelé de ses vœux un châtiment inéluctable
dont nul ne sera en mesure de préserver les mécréants
contre Dieu, le Maître des échelons [célestes],
Les anges et l'Esprit s'élèvent jusqu'à Lui en un Jour dont la durée est délinquante mille ans.
Fais montre d'une belle patience !
Ils le voient comme un événement lointain
alors que Nous le voyons tout proche,
le Jour où le ciel sera de plomb
et les montagnes pulvérisées telles de la laine cardée
et où personne ne demandera [le soutien] de ses amis
bien qu'ils soient visibles les uns des autres ; les criminels souhaiteront se préserver du châtiment fut-ce en offrant leurs fils en rançon,
leur compagne ou leur frère,
voire toute la parenté qui lui offrait sa protection,
et même la terre entière à condition qu'il soit sauvé !
Oh que non ! Ce sera un feu incandescent,
qui dépècera la peau du crâne
et interpellera tous ceux qui se seront écartés [de l'islam] en tournant le dos [à la foi],
qui auront thésaurisé dans des « bas de laine ».
Certes l’homme a été créé fébrile
anxieux lorsque le malheur le frappe,
[il devient] avaricieux lorsqu’un bien lui échoit,
exception faite de ceux qui prient
et qui témoignent de régularité dans cette pratique,
de ceux qui reconnaissent un droit sur leurs biens
au mendiant et à l'indigent ;
de ceux qui accréditent le Jour de la Rétribution et
qui redoutent le châtiment de leur Seigneur,
car nul n'est à l’abri de Son châtiment,
de ceux qui se préservent des rapports sexuels
si ce n'est avec leurs épouses ou leurs esclaves car ils n'encourent alors aucun blâme.
Et quant à ceux qui recherchent un plaisir en dehors de celles-ci (litt. : par-derrière cela, ou par-delà), ce sont des transgresseurs.
Ceux qui prennent soin des dépôts [qu’on leur a confiés] et remettent leurs engagements,
ceux qui s'acquittent correctement de leur témoignage
et qui accomplissent la prière en son temps,
ceux-là seront honorés dans des jardins.
Qu’ont donc ces mécréants à se précipiter, en bandes
sur ta droite et sur ta gauche, les yeux rivés sur toi ?
Chacun d’entre eux espère-t-il être introduit dans le Paradis des délices ?
Que non ! Nous les avons créés de ce qu’ils savent ;
et J'en jure par le Seigneur des Orients et des Occidents, Nous sommes en mesure
de leur en substituer de meilleurs queux et nul ne saurait Nous en empêcher.
Laisse-les s'enfoncer [dans de vaines discussions] et se divertir jusqu’à ce qu’ils soient confrontés au Jour dont on les a menacés,
le Jour où ils sortiront précipitamment de leurs tombes comme s’ils déferlaient vers leurs idoles (ou encore : des autels sacrificiels, nusub),
le regard contrit, couverts de honte, voici venu le Jour qui leur était promis !
Nous avions envoyé Nûh auprès de son peuple [avec pour consigne] : Avertis ton peuple avant que ne les surprenne un châtiment douloureux ;
Mon peuple, leur dit-il, je suis [chargé] pour vous [d’] une claire mise en garde :
adorez Dieu, gardez-vous de Lui et obéissez-moi,
Il vous pardonnera certains de vos péchés et différera [Votre trépas] jusqu’à un terme fixé ; car l'échéance fixée par Dieu, lorsqu'elle échoit, ne saurait être différée, si seulement vous saviez !
Seigneur, poursuivit-il, j'ai exhorté mon peuple de jour comme de nuit,
mais mes appels n'ont fait qu’accroître sa répulsion.
Chaque fois que je les ai conviés afin que Tu leur pardonnes, ils se sont bouché les oreilles de leurs doigts et ont retroussé leurs habits, persistant [dans leur mécréance] et s'enflant d'orgueil.
Puis je les ai exhortés publiquement,
pour finir par leur parler tantôt ouvertement, tantôt en privé,
et je leur ai dit : Implorez le pardon de votre Seigneur car Il pardonne volontiers,
Il vous enverra du ciel une pluie abondante
et vous soutiendra par un regain de biens et d’enfants, tout en vous accordant des jardins et des fleuves.
Qu'avez-vous à désespérer de la générosité divine ?
alors qu’il vous a créés par étapes ?
Ne voyez-vous pas comment Dieu a créé les sept Cieux en Pirates superposées,
en y plaçant la lune en guise de luminaire et y faisant du soleil un flambeau ?
Dieu vous a assuré votre croissance à partir de la terre,
puis Il vous y fera retourner pour vous en faire sortir de nouveau.
Puis, à votre intention, Il a fait de la terre [une étendue semblable à] un tapis
afin que vous puissiez en parcourir les chemins spacieux.
Seigneur, s’écria Nûh, ils m'ont désobéi et n'ont suivi que ceux dont les biens et les enfants ont conduit davantage à leur perte
et ils ont ourdi de sombres machinations,
tout en prônant : Ne délaissez pas vos dieux, ne renoncez pas à Wadd, ni à Suwâ’ ni à Yaghûth, ni à Ya’uq, ni à Nasr.
Ils ont ainsi égaré un grand nombre [d‘hommes], aussi fais en sorte que seul croisse leur égarement !
Pour prix de leurs fautes ils périrent noyés pour être ensuite introduits dans le feu et ils ne trouveront aucun soutien en leur faveur en dehors de Dieu.
Seigneur, ajouta-t-il, ne laisse en vie aucun mécréant à la surface de la terre
car, si Tu les épargnes, ils égareront Tes serviteurs et ne mettront au monde que des pervers ingrats.
Seigneur, pardonne-moi ainsi qua mes parents et à tous ceux qui seront entrés chez moi en croyants, aux croyants et aux croyantes, et fais en sorte que les injures ne connaissent d’autre regain qu’un regain de perdition !
Dis : Il m'a été incité qu’un groupe de djinns s'exclamèrent à l’écoute [du Livre révélé] : Nous avons entendu une révélation (litt. : un Coran) étonnante ;
elle conduit à la sagesse et nous y avons ajouté foi, aussi ne donnerons-nous jamais d'associés à notre Seigneur
car notre Seigneur —exaltée soit Sa grandeur— n’a pris ni compagne ni descendance.
Les insensés [parmi nous] ne proféraient à Son sujet que des énormités,
et jamais nous n'aurions pu supposer que les djinns ni les hommes racontent de tels mensonges sur le compte de Dieu.
Il y avait bien des hommes parmi le genre humain pour demander la protection des djinns mâles, ce qui les rendit encore plus stupides.
Ils s'imaginaient, tout comme vous-mêmes, que Dieu ne ressusciterait personne.
Nous avons touché au ciel et l'avons trouvé empli de gardiens intransigeants et de météorites incandescents.
[Auparavant] nous nous y portions à l'écoute, mais celui qui cherche à écouter trouvera désormais des traits de feu aux aguets.
Et nous ignorons si l'on veut du mal à ceux qui peuplent la terre ou si leur Seigneur veut seulement les guider.
Certains d'entre nous sont pieux, d'autres moins [Voire pas du tout, dûna dhâlika] ; nous sommes autant de factions divergentes.
Nous savons bien que nous ne pouvons défier Dieu sur terre ni Lui échapper en fuyant.
Lorsque nous avons entendu la guidance, nous y avons ajouté foi et quiconque croit en son Seigneur ne redoute ni l’injustice ni les tourments.
Certains d’entre nous se sont soumis, d'autres sont restés iniques ; ceux qui se sont soumis ont réfléchi sagement.
Et quant aux iniques, ils serviront de bois à la Géhenne.
S'ils avaient fait montre de rectitude dans la voie, Nous leur aurions versé à boire de l’eau en abondance
afin de les y soumettre à l'épreuve. Et Dieu conduira vers un châtiment graduel celui qui se détourne du souvenir de son Seigneur.
Et [il m’a été inspiré] que les mosquées sont consacrées à Dieu, aussi n’invoquez personne à Ses côtés ;
et que lorsque le serviteur de Dieu se dressa pour L’invoquer, peu s'en est fallu qu’ils ne s'attroupent massivement autour de lui.
Dis : Je ne fais qu'invoquer mon Seigneur sans Lui associer quiconque.
Dis : Je ne possède ni les moyens de vous nuire ni ceux de vous guider.
Dis : Nul ne saurait me protéger de Dieu et je ne trouverai nul refuge en dehors de Lui
si ce n'est de transmettre une communication venant de Lui ainsi que Ses messages, et quiconque désobéit à Dieu et à Son Envoyé est voué au feu de la Géhenne où il demeurera à jamais.
[Ils demeureront ainsi dans la mécréance] jusqu’au moment où ils verront ce qui leur était promis ; ils sauront alors qui bénéficie d'un moindre soutien et du plus petit nombre [de partisans].
Dis : J'ignore si ce dont vous êtes menacés est proche ou si mon Seigneur va en différer l'échéance.
Connaisseur du non-manifesté, Il ne dévoile ce qui est celé à personne
si ce n’est aux envoyés qui ont Son agrément et qu’il fait précéder et suivre d’une protection vigilante
afin de savoir s'ils ont bien fait parvenir les messages de leur Seigneur ; Il englobe ce qu’ils possèdent [en guise de science] et circonscrit (ou : recense) le nombre de toute chose.
Ô toi qui t’enveloppes [de ta tunique],
lève-toi la nuit [et veille la] à l’exception d’une brève partie :
la moitié ou un peu moins,
ou [au contraire] un peu plus et psalmodie le Coran en articulant distinctement.
Nous allons projeter sur toi des paroles lourdes [de sens].
Certes l’activité pieuse (nâshi'a) de nuit est source d’énergie (ashaddu wat’an) et davantage propice à la justesse dans les propos (wa aqwamu qîlan).
Certes, de lourdes charges t'absorbent dans la journée.
Souviens-toi du Nom de ton Seigneur et consacre-toi exclusivement à Lui !
Le Seigneur de l'Orient et de l'Occident, il n'est de Dieu que Lui, prends-Le donc pour Garant (ou encore : remets-t'en à Lui).
Patiente devant leurs propos et évite-les de la belle manière.
Laisse-moi avec ces sceptiques qui ont reçu tant de faveurs et accorde- leur un bref délai.
Certes Nous disposons de chaînes et d'un brasier
ainsi que d'aliments étouffants (ou : épineux) et d’un douloureux supplice,
le Jour où la terre et les montagnes trembleront et où les montagnes seront transformées en dunes mouvantes.
Certes Nous avons dépêché auprès de vous un Envoyé témoin à votre encontre de la même façon que Nous en avions envoyé un à Pharaon.
Or Pharaon désobéit à l'envoyé, et Nous Nous emparâmes de Lui sans ménagement.
Comment vous préserverez-vous, si vous reniez [ce message], d'un Jour qui fera des jeunes gens des vieillards grisonnants ?
Les cieux seront alors fendus et Sa promesse se réalisera.
Ceci est un Rappel ; que celui qui le désire prenne une voie le conduisant à son Seigneur !
Certes ton Seigneur sait bien que tu te lèves ainsi qu’un groupe à tes côtés un peu moins des deux tiers de la nuit, la moitié ou le tiers, et c’est Dieu qui détermine la durée du jour et de la nuit. Il savait que vous ne feriez pas d'évaluations précises (ou encore : que vous ne pourriez veiller la nuit entière) et vous a de ce fait accordé Son repentir : aussi contentez-vous de réciter du Coran ce qu’il vous sera possible d’en réciter ; Il savait qu’il y aurait parmi vous des malades, d'autres qui parcourent la terre à la recherche des faveurs de Dieu et d'autres enfin qui combattent pour la cause de Dieu, aussi lisez uniquement ce que vous êtes en mesure d’en lire et accomplissez la prière, acquittez l’aumône légale et consentez à Dieu un prêt gracieux ; les bienfaits dont vous faites l'avance pour vous-mêmes [ici-bas], vous les retrouverez auprès de Dieu en mieux et sous forme d'une rétribution plus importante et demandez le pardon de Dieu car Dieu est Pardonneur et Très Miséricordieux.
Ô toi qui te couvres [de tes habits]
Dresse-toi et mets [les hommes] en garde !
Magnifie ton Seigneur !
Purifie tes habits !
Évite la souillure !
Ne donne pas dans l'espoir de recevoir davantage !
Fais montre de patience pour [la face de] ton Seigneur !
Lorsqu’il sera soufflé dans la trompe,
ce Jour-là sera un jour pénible
sans aménité pour les mécréants.
Laisse-Moi avec celui que J’ai créé isolé
et auquel J’ai accordé des biens considérables
et de nombreux enfants encore en vie ;
Je lui ai facilité toute chose
et il en espère encore davantage !
Oh que non ! Il s’est montré réticent (ou : rebelle) à Nos signes ;
Je l'accablerai en lui faisant gravir une montagne.
Il a réfléchi et évalué [ce qu'il allait dire pour dénigrer le Coran] ;
il s’est exposé ainsi à la mort quelle que soit sa réflexion,
puis il s'est exposé à la mort quelle que soit sa réflexion.
Puis il a examiné [ses propos, ou encore : son entourage],
puis il s’est renfrogné et s'est assombri,
en se détournant [de la Mérite] avec orgueil
et en prétendant : Ce n’est qu'une magie héritée [des anciens],
ce n’est qu’une parole d'homme.
Je le précipiterai dans le Saqar (le feu infernal) !
Et qui donc te fera connaître la nature de Saqar ?
Il détruit tout, n’épargne rien
et consume l’épiderme (lawwâhatun lil bashar).
Il est gardé par dix-neuf personnes !
A la garde du feu Nous n'avons assigné que des anges et Nous n’avons fait de leur nombre qu’une source de trouble pour les mécréants afin que soient convaincus ceux qui ont reçu les Écritures et que se renforce (litt. : qu'augmente) la foi des croyants, et afin que croyants et gens de l’Écriture ne conçoivent pas de doutes et que les mécréants et ceux dont le cœur recèle une maladie s’exclament : Qu’a donc bien voulu signifier Dieu par cet exemple ? C’est ainsi que Dieu guide qui Il veut et qu’il égare qui Il veut ; nul en dehors de Lui ne circonscrit (litt. : connaît) les armées de ton Seigneur et la Géhenne n’est qu'un rappel à l’usage du genre humain.
Oh que non ! Par la lune !
Par la nuit lorsqu’elle se détourne,
par l'aurore lorsqu’elle apparaît (litt. : lorsqu’elle brille),
la Géhenne est un des plus grands signes !
Destinée à mettre en garde les hommes,
[destinée] à ceux d'entre vous qui veulent avancer ou reculer ;
chaque âme est l’otage de (litt. : mise en gage par) ses œuvres,
à l’exception des compagnons de la droite
qui, dans des jardins,
s’interrogeront au sujet des criminels.
Qu’est-ce qui vous a conduit au Saqar ?
Nous n’étions pas, répondront-ils, de ceux qui prient ;
nous ne nourrissions pas l’indigent,
nous nous plongions dans de vaines discussions
et traitions le Jour de la Rétribution de chimère
et ce, jusqu'au jour où nous avons été confrontés à (litt. : où nous est venue) la certitude.
L’intercession des médiateurs ne leur sera alors d'aucune utilité.
Qu'ont-ils donc à se détourner du Rappel
comme s'ils étaient des ânes, effrayés
fuyant un lion (qaswara) ?
Chaque homme parmi eux espérerait plutôt recevoir [du ciel] un livre ouvert (litt. : des feuillets déployés).
Certainement pas ! En réalité ils ne redoutent pas l'Ultime Demeure.
Et pourtant ce Coran est bien un Rappel !
S’en souvienne qui veut !
Et ils ne s'en souviendront que si Dieu le veut bien ; c’est Lui dont il convient de Se garder et c'est Lui Seul qui a la capacité de pardonner !
J’en jure par le Jour de la Résurrection,
J’en jure par l'âme prompte à se blâmer !
L’homme s’imagine-t-il que Nous ne réunirons pas ses ossements ?
Oh que si ! Nous sommes même en mesure de reconstituer ses empreintes digitales !
Mais l'homme souhaite répandre la corruption devant lui.
Il demande : A quand le Jour de la Résurrection ?
Lorsque le regard sera ébloui,
la lune éclipsée,
et que le soleil et la lune seront réunis,
ce Jour-là l’homme dira : y a-t-il une échappatoire ?
Certes pas ! Il n'y aura pas d'issue secourable !
C'est auprès de ton Seigneur [que tous auront leur] point de chute.
Ce Jour-là l’homme sera avisé de ses actions initiales et ultimes
mais, de fait, l’homme lui-même sera lucide à son endroit
quand bien même il se répandra en excuses.
N’agite pas ta langue pour te hâter [de retenir] le Coran ;
c'est à Nous de te le faire retenir et psalmodier.
Lorsque Nous te le lirons, suis-en attentivement la lecture.
Puis c'est à Nous qu’il incombe de l'expliciter.
Hélas ! vous n’aimez que l'immédiat
et vous négligez l’Ultime Demeure.
Ce Jour-là il y aura des visages lumineux
contemplant leur Seigneur,
tandis que d’autres seront assombris
et songeurs [dans l'attente] de l'épreuve qu’on leur fera subir.
Hélas lorsque lame [vitale] sera parvenue au niveau de la clavicule
et qu'on demandera : Qui donc [ici] est un guérisseur ?
lorsque l'agonisant sera convaincu que [l'heure de] la séparation est venue
et qu’[en se crispant], il se sera croisé les tibias,
c'est auprès de ton Seigneur que s’opérera le retour.
Il n’avait pas fait l'aumône ni prié
mais il avait crié à l'imposture et s'était détourné
pour retourner auprès des siens en se pavanant.
Malheur à toi et encore malheur à toi !
Et puis malheur à toi et encore malheur à toi !
L'homme s'imagine-t-il qu’il sera abandonné à lui-même ?
N’était-il pas une goutte de sperme éjaculée ?
Puis une adhérence que Dieu a créée [homme] et harmonisée
et dont il a fait un couple, mâle et femelle ?
Celui-là n'est-Il pas en mesure de ressusciter les morts ?
Un laps de temps s'est écoulé au cours duquel l'homme n'était même pas une réalité mentionnable.
Nous l'avons créé d'une goutte composite en vue de l'éprouver et Nous en avons fait un être voyant et entendant.
Puis Nous l'avons conduit sur la voie : soit reconnaissant, soit ingrat !
A l'intention des mécréants, Nous avons apprêté des chaînes et des carcans ainsi qu’un feu ardent.
Certes les justes boiront d'une aiguière [d'un vin] coupé avec du camphre
puisé à une source à laquelle se désaltéreront les serviteurs de Dieu en la faisant jaillir de toutes parts
 Ils auront respecté leurs vœux, redouté le Jour dont les conséquences néfastes se propageront
et distribué, en dépit du besoin, de la nourriture aux indigents, à l'orphelin et aux prisonniers.
Nous ne vous nourrissons qu’en vue de la Face de Dieu ; nous n’attendons de vous ni rétribution ni remerciements.
Nous redoutons de la part de notre Seigneur un Jour sombre et menaçant,
Dieu les préservera des conséquences de cette Journée et leur communiquera une beauté éclatante et de la joie ;
pour [les récompenser de] leur patience, Il les rétribuera en leur accordant un jardin et de la soie.
Accoudés sur des divans, ils seront à l’abri du soleil comme du froid glacial.
Leurs ombrages (c'est-à-dire : ceux des jardins) s’étendront sur eux et des grappes de fruits pendront jusqu’à terre.
On circulera au milieu d’eux en portant des récipients en argent et des coupes de criblai,
[coupes] d’un cristal argenté et dont il sera fait bonne mesure.
On leur versera à boire dans des verres contenant [un vin] coupé de gingembre
puisé à une source du nom de Salsabîl
D’immortels éphèbes circuleront parmi eux : les verrais-tu que tu les prendrais pour des perles disséminées.
Si [seulement] tu regardais [ce spectacle] là-bas, tu verrais des faveurs et un royaume immense.
Revêtus d’habits de soie verts et de velours, ils seront parés de bracelets en argent et leur Seigneur leur versera une boisson pure.
Tout ceci vous est destiné en guise de rétribution et vos efforts seront reconnus.
C'est bien Nous qui t'avons révélé graduellement ce Coran.
Patiente devant la décision de ton Seigneur et n’obéis à aucun d’entre eux, pécheur ou mécréant ;
mentionne le Nom de ton Seigneur le matin et l’après-midi
et prosterne-toi devant Lui une partie de la nuit ! Proclame longuement Sa gloire durant la nuit !
Ceux-là aiment l’immédiat et négligent le Jour lourd [de conséquences] qui les attend (litt. : qui vient après eux),
C’est Nous qui les avons créés et [qui avons] renforcé leur constitution, et si Nous le voulions Nous les remplacerions par leurs semblables.
Certes ceci est un Rappel ; prenne le chemin qui conduit à son Seigneur qui veut !
Et vous ne le voudrez qu’autant que Dieu le veut car Dieu est Très Savant, Très Sage.
Il introduit qui Il veut au sein de Sa Miséricorde et Il a apprêté un châtiment douloureux pour les iniques.
Par les vents qui ont été envoyés en rafales (ou : comme une faveur),
par les vents qui soufflent en tempête,
par les vents qui dispersent [la pluie] dans tous les sens,
par les versets qui établissent une distinction,
par les anges qui projettent le Rappel [vers les créatures]
en guise de viatique (litt. : d’excuse) ou de mise en garde,
ce qui vous est promis est inéluctable !
[Cela se produira] lorsque les étoiles seront éteintes,
lorsque les cieux seront lézardés,
lorsque les montagnes seront réduites en poussière,
et lorsque le moment sera venu pour les prophètes [de témoigner].
Jusqu’à quel jour ce moment a-t-il été différé ?
Jusqu’au Jour de la Discrimination !
Et qu’est-ce qui te fera connaître la nature du Jour de la Discrimination ?
Malheur en ce Jour à ceux qui criaient au mensonge !
N’avons-Nous pas anéanti les premières générations
que Nous avons fait suivre des générations postérieures ?
C’est ainsi que Nous procédons avec les criminels !
Malheur en ce Jour à ceux qui criaient au mensonge !
Ne vous avons-Nous pas créés d'une eau sans consistance
que Nous avons disposée dans un réceptacle stable (la matrice)
pour une période déterminée ?
Nous en étions capables ; hommage [soit rendu] aux puissants !
Malheur en ce Jour à ceux qui criaient au mensonge !
N'avons-Nous pas fait de la terre un habitacle
à l'usage des vivants st des morts ?
N'y avons-Nous pas ancré de hautes montagnes ? Ne vos avons- Nous pas abreuvés d'eau douce ?
Malheur en ce jour à ceux qui criaient au mensonge ?
Rendez- Vous en ce [lieu] que vous teniez pour des chimères !
Rendez- Vous auprès de cette fumée répartie en trois colonnes,
qui ne vous fera point d'ombre et ne vous sera d'aucun secours contre le feu
Car la fournaise projettera des étincelles de la taille d'un palais,
qu'on pourrait comparer à du cuivre sulfureux (ou : jaune).
Malheur en ce jour à ceux qui criaient au mensonge ?
Ce jour-là ils ne prononceront pas un mot,
et il ne leur sera pas permis de présenter des excuses.
Malheur en ce jour à ceux qui criaient au mensonge ?
Ceci est le jour de la discrimination ; Nous vous avons rassemblés avec les premiers hommes.
Si maintenant vous disposez d'un stratagème, usez-en ?
Malheur en ce jour à ceux qui criaient au mensonge ?
Ceux qui se seront gardés [de Dieu] seront au milieu d'ombrages et de sources
ainsi que de fruits dont ils raffolent.
Mangez et buvez à satiété pour prix de vos œuvres [passées]
car c'est ainsi que Nous rétribuons les vertueux.
Malheur en ce jour à ceux qui criaient au mensonge ?
Mangez et jouissez brièvement [de la vie] car vous n'êtes que des criminels
Malheur en ce jour à ceux qui criaient au mensonge ?
Lorsqu'on leur disait : Inclinez- vous, ils s'y refusaient.
Malheur en ce jour à ceux qui criaient au mensonge ?
Mais à quel récit pourraient-ils bien croire après celui-là ?
A quel sujet s’interrogent-ils mutuellement ?
Ils s'interrogent au sujet de la formidable prédiction
qui fait l'objet de leur différend.
Bien sûr qu'ils sauront !
Encore une fois, bien sûr qu’ils sauront !
N'avons-Nous pas étendu la terre telle une couche ?
Et fait des montagnes des piliers ?
Ne vous avons-Nous pas créés en couples ?
N’avons-Nous pas fait de votre sommeil le moyen de vous reposer ?
Ne vous avons-Nous pas revêtus [du voile] de la nuit ?
Et fait du jour le moment de gagner votre vie ?
N'avons-Nous pas édifié au-dessus de vous sept Cieux inébranlables
en y plaçant un luminaire (lit. : un flambeau) éblouissant ?
Et fait tomber des lourds nuages (ou : des nuages entassés) une pluie battante
grâce à laquelle Nous faisons pousser des graines et des plantes
et des jardins enchevêtrés ?
Certes le Jour de la Discrimination est déjà fixé,
le Jour où l’on soufflera dans les trompes et où vous accourrez en nombre
et où les cieux seront ouverts et pourvus de portes,
où les montagnes seront ébranlées et [disparaîtront] telles un mirage.
Certes la Géhenne sera alors aux aguets
et servira de refuge aux rebelles
qui y demeureront des siècles
sans y goûter de fraîcheur ni de boissons
autre que de l’eau bouillante et du pus
à titre de rétribution adéquate.
Ils ne comptaient pas sur la reddition des comptes
et taxaient effrontément Nos signes de mensonges ;
or, toutes choses Nous les avons consignées (ou : recensées) en un livre.
Goûtez donc ! Nous ne ferons qu’accroître vos tourments !
Certes un refuge est destiné à ceux qui se gardaient [de Dieu] :
des jardins et des vignes,
des jeunes filles nubiles d'un âge égal
et des coupes pleines.
Ils n'y entendront ni mensonges ni paroles vaines.
Ce sera une rétribution émanant de ton Seigneur en guise de don compensatoire [pour leurs œuvres],
le Seigneur des cieux et de la terre et de ce qu'ils contiennent, le Miséricordieux. Ils n’auront, venant de Lui, aucun droit à la parole.
Le Jour où l’Esprit et les anges se dresseront en rang (ou : sur un rang) sans parler, à l’exception de ceux qui en auront reçu la permission du Miséricordieux et qui ne diront que la vérité,
ce Jour-là sera bien réel ; prenne le chemin qui conduit à son Seigneur qui veut !
Certes Nous vous avons mis en garde contre un châtiment prochain [qui se déroulera] le Jour où le mécréant, considérant ce qu'ont produit ses mains, s’écriera : Malheur à moi ! Si seulement je pouvais n'être que poussière !
Par celles qui ôtent sans ménagements,
par celles qui retirent en douceur,
par celles qui évoluent en flottant [dans les cieux],
par celles qui devancent [les croyants au Paradis],
par celles qui régissent le commandement [de ce bas monde],
le Jour où vibrera le son de la trompe
et que celui-ci sera suivi immédiatement d'un second coup de trompette,
ce Jour-là les cœurs seront palpitants de frayeur
et les regards contrits.
Ils diront : Serons-nous ramenés à la vie,
après n'avoir plus été que des ossements cariés ?
Ce serait, ajouteront-ils, un retour fatidique.
On n’entendra (litt. : ce ne sera) qu'un son
et les voilà soudain revenus à la vie !
L’histoire de Mûssâ t'est-elle parvenue,
lorsque son Seigneur l'appela dans la vallée sacrée de Tuwâ ?
Va-t’en trouver Pharaon car il s'est rebellé
et dis-lui : Es-tu disposé à te purifier,
afin que je te conduise à ton Seigneur et que tu Le redoutes ?
Il lui fit alors voir le plus grand des signes
mais Pharaon, criant à l’imposture, désobéit [à Mûssâ]
puis il se détourna et se mit à l’œuvre
en réunissant les siens et en les faisant appeler ;
puis il proclama : Je suis votre Seigneur le Très-Haut.
Dieu s'empara alors de lui afin de le châtier doublement (al- âkhira wa al'ûlâ),
Il y a en cela matière à réflexion pour ceux qui ont la crainte [de Dieu].
Seriez-vous plus difficiles à créer que le ciel qu'il a édifié ?
Il en a élevé la voûte et l’a harmonisée,
Il a rendu sa nuit noire et en a fait sortir la clarté matinale ;
et, après cela, Il a étendu la terre,
dont Il a fait jaillir l’eau et pousser les pâturages.
Il a ancré les montagnes
 pour votre bien-être et celui de vos troupeaux.
Et lorsque surviendra la grande calamité
et qu’en ce Jour l'homme se souviendra de ce qu'il avait accompli,
lorsque la Géhenne sera rendue visible à tous ceux qui jouissent de la vue,
c’est alors que le rebelle
ainsi que celui qui aura donné le pas à la vie de ce monde
 auront la Géhenne pour refuge.
Quant à celui qui aura redouté de se tenir devant son Seigneur et qui aura contenu les passions de l'âme,
celui-là aura le Paradis pour asile.
Ils te questionnent au sujet de l’Heure : A quand son échéance ?
Comment pourrais-tu en parler ?
C’est en ultime recours à ton Seigneur [qu’il appartient de la déterminer],
Toi, tu es seulement chargé de mettre en garde ceux qui la redoutent.
Le Jour où ils la verront, il leur semblera n'être pas restés [sur terre] plus d'une soirée ou d’un matin.
Il s'est assombri et s'est détourné
parce que l’aveugle est venu le trouver.
Et, qui sait, peut-être se serait-il purifié ?
Ou bien aurait-il profité de ton exhortation, ce rappel lui ayant été utile ?
Quant à celui qui s'est enrichi,
tu te consacres à lui [avec attention].
Or, tu n'es pas responsable s’il ne se purifie pas !
[En revanche], celui qui vient à toi en hâte
[poussé] par la crainte [de Dieu]
tu ne t’en soucies pas !
Oh que non ! Ceci est un Rappel ;
s'en souvienne qui veut.
[Un Rappel] consigné sur des feuillets objets des meilleurs soins,
purs et d’une grande élévation,
aux mains d'émissaires
nobles et vertueux.
Périsse l'homme ! Qui de plus ingrat ?
A partir de quoi l’a-t-Il créé ?
Il l’a créé d’une goutte et l’a déterminé.
Puis Il lui a facilité la voie ;
puis Il l’a fait périr et mis au tombeau.
Puis, lorsqu’il le voudra, Il le ressuscitera.
Oh que non ! L'homme n’a pas accompli ce que Dieu lui avait ordonné.
Que l'homme considère sa nourriture :
comment Nous faisons tomber la pluie en trombes ;
comment Nous fendons la terre en sillons
pour y faire pousser des semences, 
des vignes et de la luzerne (ou : des légumes),
des oliviers, des palmiers
et des jardins touffus
ainsi que des fruits et des prairies
pour votre bien-être et celui de vos troupeaux.
Mais lorsque retentira [le bruit] assourdissant,
le Jour où l'homme fuira son frère,
son père et sa mère,
sa compagne et ses enfants,
chaque homme ce Jour-là sera préoccupé exclusivement de son propre sort (litt. : de sa propre affaire).
Ce Jour-là certains visages seront rayonnants,
rieurs et enjoués,
tandis que d’autres auront une mine terreuse,
voilée et sombre :
tels seront les mécréants prévaricateurs !
Lorsque le ciel se sera obscurci,
lorsque les étoiles auront perdu leur éclat,
lorsque les montagnes auront été ébranlées,
lorsque les chamelles (Al-ishâr) pleines auront été abandonnées, 
lorsque les animaux sauvages auront été rassemblés,
 lorsque les mers auront été asséchées,
lorsque les âmes seront regroupées par affinités,
lorsque la fillette enterrée vivante aura été interrogée :
pour quel crime a-t-elle été ainsi assassinée ?
lorsque les feuillets [relatifs aux œuvres] auront été déployés,
lorsque les cieux auront été dépecés,
lorsque la Géhenne aura été attisée,
et que le Paradis se sera rapproché,
toute âme aura connaissance de ce qu’elle avait apprêtée.
J'en jure par les constellations
qui évoluent et disparaissent,
par la nuit quand elle se dissipe
et par l'aube quand elle s’étire,
il s’agit bien de la Parole [transmise] par un noble envoyé (il s'agit de l'ange Gabriel),
doué de force et fermement établi auprès du Possesseur du Trône,
obéi et fiable.
Votre compagnon n'est pas un possédé ;
déjà il l'a vu à l’horizon lumineux
et il n’est pas avare [de révélations] concernant le mystère
Ce ne sont pas davantage les propos d'un démon maudit !
Ou donc allez-vous ?
Il ne s'agit que d’un Rappel destiné aux mondes,
 pour ceux d'entre vous qui veulent se rectifier.
Mais vous ne le voudrez qu’autant que Dieu, le Seigneur des mondes, le voudra.
Lorsque le ciel sera lézardé,
lorsque les étoiles seront disséminées,
lorsque les mers se seront entrechoquées,
lorsque les tombes seront retournées,
toute âme connaîtra les œuvres qu’elle a initialement accomplies et celles qu’elle a différées.
Homme, qu’est-ce donc qui t'a illusionné au sujet de ton généreux Seigneur
qui t'a créé en t'accordant harmonie et équilibre ?
qui t'a agencé selon la forme de Son choix ?
Hélas ! vous traitez la reddition [des comptes] de mensonges
alors qu'au-dessus de vous de nobles
gardiens consignent [vos actes],
qui connaissent tout ce que vous faites.
Certes les vertueux seront plongés dans des délices (na‘îm)
et les libertins dans la Géhenne.
Il y entreront au Jour du Jugement
auquel ils ne pourront se soustraire.
Et qu'est-ce qui te fera connaître la nature du Jour du Jugement ?
Oui, qu'est-ce qui te fera connaître la nature du Jour du Jugement ?
Ce sera le Jour où personne ne pourra être de la moindre utilité à ses pairs ; ce Jour-là, le Commandement reviendra à Dieu.
Malheur aux fraudeurs !
[Ceux] qui exigent la juste mesure lorsqu'ils se font peser [la marchandise] par autrui
et qui trafiquent les poids et mesures lorsqu'ils [la] leur vendent.
Ceux-ci n’ont-ils pas réfléchi qu'ils seront ressuscités
à l'occasion d’un Jour terrible ?
Le Jour où les hommes se dresseront devant le Seigneur des mondes ?
Hélas ! Le livre des prévaricateurs sera conservé dans le Sijjîn ?
Et qui donc t’apprendra ce qu'est le Sijjîn ?
C'est un livre numéroté (marqûm).
Malheur ce Jour-là à ceux qui criaient au mensonge
et qui traitaient le Jour du Jugement de chimère !
Or il n'est que les transgresseurs coupables pour le considérer comme tel !
Lorsqu’on leur lit Nos versets, ils commentent : Légendes de primitifs !
Oh que non ! Mais les œuvres qu’ils se sont acquises leur ont voilé le cœur.
Hélas ! ce Jour-là ils seront voilés à l'égard de leur Seigneur
 puis ils pénétreront dans la Géhenne
et on leur dira : Voici ce châtiment que vous qualifIlez de chimère !
Oh que non ! Les vertueux seront mentionnés dans le 'Illiyin !
Et qui donc t'apprendra ce qu’est le ‘îlliyîn ?
C’est un livre numéroté (marqûm)
que contempleront ceux qui ont été placés dans la proximité [divine].
Certes les vertueux [seront plongés] dans des délices ;
[accoudés] sur des divans, ils promèneront leurs regards.
On lira sur leur visage l'éclat de la félicité
et on leur servira à boire un vin cacheté
laissant un arrière-goût de musc. C’est pour une telle faveur (litt. : pour ceci) que les émules doivent entrer en compétition.
[le vin] sera coupé d'eau de Tasnîm,
source à laquelle se désaltèrent les rapprochés.
Ceux qui commettaient des crimes se moquaient des croyants,
et lorsqu’ils passaient devant eux ils s’adressaient des clins d'œil.
Lorsqu’ils s'en retournaient auprès des leurs ils en plaisantaient encore,
et lorsqu'ils voyaient les croyants ils s'exclamaient : Voilà bien des égarés !
On ne les avait pourtant pas chargés de les surveiller.
Le Jour où ceux qui ont la foi se moqueront des mécréants
et où, [accoudés] sur des divans, ils promèneront leurs regards :
Les mécréants ont-ils bien été rétribués pour prix de leurs actions ?
Lorsque le ciel se sera fendu
se soumettant à bon droit à son Seigneur,
lorsque la terre sera aplanie
et qu’elle rejettera ce qu’elle renferme en son sein pour se vider...
se soumettant à bon droit à son Seigneur,
Homme, tu avances laborieusement vers ton Seigneur pour Le rencontrer enfin.
Celui qui aura reçu son livre de la main droite
verra examiner ses comptes avec indulgence
et sen retournera auprès des siens dans l'allégresse.
Quant à celui qui aura reçu son livre derrière son dos,
il s’écriera : Malheur [à moi] !
et sera précipité dans le feu.
Certes, il était heureux au sein de sa famille
en songeant qu'il ne retournerait jamais vers Dieu.
Oh que si ! Car ton Seigneur l’observait avec soin.
J'en jure par les rougeurs du couchant (shafaq),
par la nuit et ce quelle dissimule (litt. : contient),
par la lune en son plein,
vous passerez par des conditions successives (tabaq, ou encore : vous serez regroupés par catégories)
Qu'ont-ils donc à ne pas croire
et à ne pas se prosterner lorsqu’on leur récite le Coran ?
Les mécréants crieraient plutôt au mensonge,
mais Dieu sait bien ce qu'ils dissimulent.
Annonce-leur un châtiment douloureux,
à l’exception de ceux qui auront cru et pratiqué les œuvres pies, car une rétribution ininterrompue leur est destinée,
Par les cieux ornés des constellations !
Par le Jour inéluctable (litt. : promis) !
Par le témoin et ce dont il témoigne !
Périssent les compagnons du fossé
empli d’un feu alimenté par un combustible [incandescent].
Lors, ils étaient assis sur le rebord,
témoins de ce qu’ils faisaient subir aux croyants.
Ils ne leur en voulaient que d'avoir cru en Dieu, le Puissant, le Digne de louanges
qui détient le royaume des cieux et de la terre et Dieu est Témoin de toute chose,
Ceux qui ont ainsi torturé les croyants et les croyantes sans témoigner de repentir sont voués au châtiment de la Géhenne et au supplice du feu.
Ceux qui auront cru et pratiqué les œuvres pies sont destinés [à habiter] des jardins arrosés par des fleuves : telle est la réussite sublime.
La rigueur de ton Seigneur est implacable,
c'est Lui qui initie [la création] et qui la recommence
et Il est le Pardonneur Compatissant,
Le Possesseur du Trône, le Glorieux,
Il agit à Sa guise.
L’histoire des armées de Pharaon et de Thamûd
t'est-elle parvenue ?
Malgré ce, les mécréants crient au mensonge
alors que Dieu les cerne sur leurs arrières ;
il s'agit pourtant bien d’un Coran glorieux
[consigné] sur une Table préservée [de toute altération].
Par le ciel et par celle qui surgit nuitamment,
et qui [donc] te fera connaître la nature de celle qui surgit nuitamment ?
C'est une étoile scintillante.
Il n'est dame qui n’ait un gardien !
Que l'homme considère ce dont il a été créé !
Il a été créé d'un liquide éjaculé
qui s’écoule entre les reins et les iliaques.
Certes Dieu est en mesure de le ressusciter
le Jour où les secrets intimes seront dévoilés :
il n'aura alors ni force ni soutien.
Par le ciel qui revient [en pluie],
par la terre productrice [de plantes],
il s’agit d'un Verbe discriminatoire [entre Vérité et erreur]
qui n'est pas à prendre à la légère.
Certes ils ourdissent leur stratagème
 tandis que J'affine le Mien.
Accorde donc un délai aux mécréants ! Accorde-leur un bref répit.
Glorifie le Nom de ton Seigneur le Très Haut,
qui a créé harmonieusement [les créatures],
qui [les] a déterminées et guidées,
qui a fait pousser les prairies
pour en faire du fourrage (ou : du chaume) desséché.
Nous te ferons réciter le Coran si bien que tu ne l'oublieras pas,
si ce n'est ce que Dieu voudra [te faire oublier], car Il sait ce qui se dit ouvertement et ce qui reste dissimulé.
Et Nous te faciliterons l'accès à une voie aisée.
remets-leur [le coran] en mémoire pour autant que le Rappel soit efficace,
Celui qui est habité par la crainte s'en souviendra
mais le réprouvé s’en écartera,
qui entrera dans le plus grand des feux
où il ne vivra pas mais sans mourir [pour autant],
A d’ores et déjà réussi quiconque s'est purifié,
s'est souvenu du Nom de son Seigneur et a prié.
Malheureusement vous préférez la vie de ce bas monde
alors que l'Ultime Demeure est meilleure et plus durable,
Ces vérités sont consignées dans les premières Écritures,
les feuillets d'Ibrâhîm et de Mûssâ.
Le récit de celle qui enveloppe t'est-il parvenu ?
Ce Jour-là des visages seront contrits,
[visages de créatures] peinants et harassés.
Elles pénétreront un feu incandescent
et seront abreuvées à une source en ébullition.
Pour tout aliment, elles auront des épineux
qui n’engraissent point ni n'apaisent la faim.
 Ce Jour-là il y aura de beaux visages
satisfaits de ce qu’ils auront accompli.
[Ils seront] dans un jardin élevé
dans lequel tu n’entendras pas de paroles futiles,
et où seront situés une source jaillissante,
des lits surélevés,
des coupes bien disposées,
des coussins ordonnés
et des tapis étendus.
Ne considèrent-ils point comment le chameau a été créé ?
Comment les cieux ont été élevés ?
Comment les montagnes ont été dressées ?
Ou comment la terre a été aplanie ?
Remets-leur [la Mérité] en mémoire, tu es seulement chargé de ce Rappel.
Tu n’as aucun pouvoir sur eux,
si ce n'est sur ceux qui se détournent en niant
et auxquels Dieu infligera le châtiment suprême.
Certes c’est auprès de Nous qu’ils retourneront,
et c’est à Nous qu’il incombe de faire leurs comptes.
Par l’aube
et par les dix nuits !
Par le pair et l'impair,
et par la nuit lorsqu’elle se dissipe,
n’y a-t-il pas en tout cela un serment à l’usage d'un homme doué d'entendement ?
N’as-tu pas médité la façon dont ton Seigneur a traité ‘Ad,
[La tribu d'] Iram aux colonnes en hauteur
[qui était] telle que jamais il n'en fut créé de semblable dans le pays ?
Et Thamûd qui creusa des cavités dans la vallée ?
Et Pharaon, l’homme qui suppliciait par le pal (dhû al-awtâd),
tous ceux qui se livraient à des outrances dans le pays,
et qui y répandaient la corruption,
et auxquels ton Seigneur fit « donner le bâton » en guise de châtiment ?
Car ton Seigneur est bien aux aguets !
Pour ce qui est de l'homme, lorsque ton Seigneur l'éprouve en l'honorant et en lui accordant Ses faveurs, il s’exclame : Mon Seigneur ma honoré !
Mais lorsqu'il l’éprouve en lui mesurant (ou : en lui comptant) Ses largesses, le voilà qui s’écrie : Mon Seigneur m’a humilié !
Oh que non ! Mais vous n’êtes pas généreux envers les orphelins,
vous n’incitez pas à nourrir le pauvre,
vous mangez goulûment les héritages,
et vous aimez la richesse sans retenue,
Que non pas ! Lorsque la terre aura été pulvérisée à la suite de plusieurs coups successifs,
lorsque ton Seigneur sera venu ainsi que les anges, rangée par rangée,
lorsque ce Jour-là on présentera la Géhenne, l’homme se souviendra ! Mais alors, de quelle utilité lui sera ce souvenir ?
 Malheur à moi ! dira-t-il. Si seulement j’avais apprêté (litt. : avancé) [quelque œuvre pie] pendant ma vie [d’ici-bas] !
 Ce Jour-là, nul autre que Lui n'infligera un tel châtiment,
et nul autre que Lui ne serrera aussi fortement les liens [des suppliciés],
Ô toi, l'âme apaisée,
retourne auprès de ton Seigneur, satisfaite et agréée,
et entre au nombre de Mes serviteurs,
entre en Mon Paradis.
J'en jure par cette cité
alors même que tu l'habites.
Par le géniteur et par ceux qu'il a enfantés !
Certes Nous avons créé l’homme exposé à l'affliction.
S’imagine-t-il que personne ne pourra quelque chose contre lui ?
J'ai dilapidé un bien considérable ! s'écrie-t-il.
S'imagine-t-il que personne ne le voit ?
Ne lui avons-Nous pas donné deux yeux ?
Une langue et deux lèvres ?
Ne l'avons-Nous pas conduit vers les deux voies ?
Or il n'a pas affronté la difficulté (ou encore plus littéralement : il n'a pas défié, ou il n'a pas gravi la montagne).
Et qu'est-ce qui te fera connaître la nature de cette difficulté ?
Elle consiste à libérer un esclave
et à nourrir, en période de disette,
un parent orphelin
ou un indigent dans le besoin.
Puis il était de ceux qui ont la foi et qui se recommandent mutuellement la patience et la compassion.
Ceux-là sont les compagnons de la droite.
Et quant à ceux qui auront renié Nos signes, ce seront les compagnons de la gauche.
Ils seront recouverts d’un feu compact (ou : étouffé).
Par le soleil et par sa clarté matinale,
par la lune quand elle lui succède,
par le jour quand il le dévoile (ou : quand il le fait briller),
par la nuit quand elle le recouvre,
par le ciel et par Celui qui l’a édifié,
par la terre et par Celui qui l’a étendue (ou : aplanie),
par lame et par Celui qui la harmonisée
en lui inspirant licence ou bien piété !
A d’ores et déjà réussi celui qui l’a purifiée,
tandis que celui qui la enfouie [dans la souillure] a assurément échoué.
Thamûd, tout à sa rébellion, a crié au mensonge
lorsque le plus mauvais d'entre eux s'élança [en vue d’égorger la chamelle].
[N'oubliez], leur avait dit l'envoyé de Dieu, ni la chamelle ni de l'abreuver.
Ils le traitèrent de menteur et l'égorgèrent (la chamelle) si bien que ton Seigneur fulmina contre eux à cause de leur péché et les anéantit
sans en redouter les conséquences.
Par la nuit lorsqu'elle recouvre,
par le jour lorsqu'il se dévoile,
par celui qui a créé le mâle et la femelle,
vos comportements sont très diversifiés !
celui qui aura fait l’aumône et se sera gardé [de Dieu]
tout en accréditant la belle parole (c'est-à-dire la profession de foi),
Nous faciliterons l'accès à la félicité.
Mais celui qui se sera montré avare et plein de suffisance
et qui aura tenu la belle parole pour un mensonge,
Nous l'acculerons au malheur
et ses biens ne lui seront d'aucun secours quand il sera anéanti.
C’est à Nous qu'il incombe de montrer la voie,
et c'est Nous qui disposons de l'Ultime Demeure comme de ce bas monde.
Je vous ai mis en garde contre un feu incandescent
dans lequel seuls les réprouvés seront précipités,
ceux qui auront crié au mensonge et se seront détournés.
Sera écarté [du feu] l’homme pieux
qui donne son Bien pour se purifier,
dont les bienfaits ne sont pas intéressés,
[et qui n’agit que] par désir de la Face de son Seigneur le Très-Haut.
[Celui-là] sera satisfait [de son sort].
Par la matinée,
par la nuit quand elle se dissipe,
ton Seigneur ne t’a ni abandonné ni pris en aversion (ou : ni honni).
Et l’Ultime Demeure sera préférable pour toi à celle-ci
Ton seigneur t’accordera Ses dons et tu en seras satisfait.
Ne t’a-t-Il pas trouvé orphelin ? Ne t’a-t-Il pas donné asile ?
Ne t’a-t-Il pas trouvé errant ? Et ne t’a-t-Il pas guidé ?
Ne t’a-t-Il pas trouvé dans le besoin ? Et ne t’a-t-Il pas enrichi ?
Aussi, ne spolie pas l’orphelin [de ses biens],
ne repousse pas le mendiant,
et fais part des bienfaits dont ton Seigneur t'a gratifié !
N’avons-Nous pas dilaté ta poitrine ?
Ne t’avons-Nous pas délesté du fardeau
qui te rompait le dos
tout en hissant ta renommée ?
Certes l’aisance accompagne l’adversité !
Oui l’aisance accompagne bien l’adversité !
Une fois que tu auras terminé une tâche, efforce-toi [d’en entamer une autre]
et aspire [à la rencontre] de ton Seigneur.
Par le figuier et l’olivier,
par le mont Sinaï
et par cette contrée sûre,
Nous avons créé l'homme dans la plus harmonieuse des formes,
puis Nous l’avons ramené au plus bas de l’échelle (litt. : au plus bas des plus bas),
exception faite de ceux qui croient et pratiquent les œuvres pies : ils auront une rétribution illimitée.
Quant à celui qui, après cela, traitera cette religion de mensonge :
Dieu n’est-Il pas le plus équitable des juges ?
Lis au Nom de ton Seigneur qui a créé,
qui a créé l’homme d’une adhérence.
Lis et ton Seigneur est le plus généreux,
qui a enseigné par le Calame,
qui a enseigné à l’homme ce qu’il ignorait.
Hélas, l'homme se rebelle
aussitôt qu’il se voit enrichi ;
Certes c’est auprès de ton Seigneur que s’opérera le retour !
As-tu médité [l’exemple] de celui qui interdit
à un serviteur de prier ?
Penses-tu qu’il soit sur la bonne voie ?
Ou qu’il incite à (litt. : ordonne) la piété ?
Es-tu d’avis, s’il crie au mensonge et se détourne,
qu’il ignore que Dieu le voit ?
Oh que non ! S’il ne cesse [de vous importuner] Nous le saisirons par sa mèche frontale,
mèche menteuse et pécheresse.
Qu’il en appelle alors à son entourage,
Nous en appellerons aux gardiens de l’ordre (zabâniyya).
Oh que non ! Ne lui obéis pas, prosterne-toi et rapproche-toi [de Dieu].
Certes Nous l'avons révélé au cours de la Nuit de la Détermination (qadr').
Et qui te fera connaître la nature de la Nuit de la Détermination ?
La Nuit de la Détermination est préférable à mille mois.
Les anges et l’Ecrit descendent avec la permission de leur Seigneur afin de tout régir.
Elle est Paix jusqu’au lever de l'aube.
Les mécréants parmi les gens du Livre et les polythéistes n'étaient pas appelés à disparaître sans avoir reçu de preuve
en la personne d'un Envoyé qui leur récitait des feuillets immaculés
contenant des Écritures orthodoxes.
Or, les tenants des Écritures ne se divisèrent qu'après avoir reçu cette preuve.
Il ne leur avait pourtant été ordonné que d'adorer Dieu en Lui consacrant un culte exclusif, en monothéistes sincères (ou : en hommes véridiques) qui accomplissent la prière et acquittent l’aumône prescrite. Telle est la Religion de la rectitude (ou : des Justes).
Les mécréants parmi les gens du Livre et les polythéistes sont voués au feu de la Géhenne où ils demeureront à jamais : ceux-là sont les pires des créatures.
Ceux qui auront cru et pratiqué les bonnes œuvres, ceux-là seront les meilleures des créatures.
Ils auront pour rétribution, auprès de leur Seigneur, les jardins d’Éden arrosés par des fleuves où ils demeureront à jamais. Dieu sera satisfait d’eux et ils seront satisfaits de Lui : cela étant destiné à qui redoute son Seigneur.
Lorsque la terre aura tremblé de son ultime tremblement,
quelle aura rejeté son fardeau (en l'occurrence ses morts),
et que l'homme s'interrogera : Qu’a-t-elle donc ?
ce Jour-là, elle contera son histoire
parce que ton Seigneur le lui aura inspiré.
Ce Jour-là, les hommes se détacheront en groupes épars afin qu’on leur montre leurs œuvres.
Quiconque aura fait le poids d’un atome de bien le verra,
et quiconque aura fait le poids d'un atome de mal le verra.
Par les coursiers haletants
dont les sabots font jaillir des étincelles !
Par ceux qui chargent à l'aube
en soulevant un nuage de poussière
et en pourfendant les groupes (ou : les rangs) d'ennemis !
Certes l'homme n'a aucune gratitude envers son Seigneur
et il en est parfaitement conscient (litt. : témoin).
Et de plus il témoigne d'une formidable cupidité pour les biens [de ce monde].
Ignorerait-il que, lorsque les tombes seront retournées
et le secret des cœurs (litt. : le contenu des poitrines) dévoilé, 
ton Seigneur sera au fait de tout ce qui les concerne ?
Le fracas retentissant !
Que est-ce que le fracas retentissant ?
Et qui t’enseignera ce qu’est le fracas retentissant ?
Le Jour où les hommes seront tels des papillons dispersés
et où les montagnes se volatiliseront comme laine cardée,
celui dont les [bonnes] œuvres pèseront lourd
connaîtra une vie plaisante (litt. : satisfaisante),
mais celui dont les œuvres seront de peu de poids
aura la Hâwiya pour asile (litt. : pour mère).
Et qui t’enseignera ce qu’est : la Hâwiya ?
C'est un feu incandescent !
La prolifération [de richesses] vous occupe (litt. : vous distrait)
et ce jusqu’au Jour où vous visiterez les tombes.
 Hélas ! vous connaîtrez bientôt [votre sort] !
Et encore hélas ! vous le connaîtrez bientôt !
Hélas ! Si seulement vous saviez de science certaine,
vous verriez la Géhenne,
puis vous la verrez de l’œil de la certitude,
puis, ce Jour-là, il vous sera demandé compte des faveurs [dont Vous étiez gratifiés].
Par l’époque,
en vérité l’homme est en perdition,
à l'exception de ceux qui ont la foi, qui pratiquent les bonnes œuvres, qui se conseillent mutuellement la Vérité et qui s’exhortent à la patience.
Malheur à tout calomniateur qui fait des signes entendus
et amasse des biens qu’il compte et recompte.
S'imagine-t-il que ses biens l'assurent de demeurer à jamais ?
Oh que non ! Il sera précipité dans le Hutama.
Et qui te fera connaître la nature du Hutama ?
C'est le feu incandescent de Dieu
qui dévore les cœurs
et qui les emprisonnera
dans d’immenses colonnes.
Ne vois-tu pas comment ton Seigneur a traité les compagnons de l’éléphant ?
N'a-t-Il pas mis leur stratagème en déroute
en envoyant à leur encontre les oiseaux d'Ababil
qui les lapidèrent à l’aide de pierres en terre cuite,
les laissant pareils à de la paille déchiquetée.
Au nom de l'habitude contractée par les Qurayshites,
habitude consistant à entreprendre un voyage en hiver et un en été,
qu'ils adorent donc le Seigneur de ce Sanctuaire (litt. : de cette Maison),
qui les a préservés de la faim et les a mis à l’abri de la peur.
As-tu vu celui qui tient le Jugement dernier pour un mensonge ?
C’est celui qui repousse brutalement l'orphelin
et qui n’incite pas à nourrir le pauvre.
Malheur à ceux qui prient
tout en négligeant [le moment] de la prière,
ceux qui font preuve d'ostentation
et refusent [aux pauvres] le strict nécessaire.
Certes Nous t’avons accordé le Kawthar ;
prie donc ton Seigneur et offre-Lui un sacrifice.
En vérité c’est celui qui te détecté qui est privé de postérité.
Dis : Ô mécréants,
Je n'adore pas ce que vous adorez
et vous n'adorez pas ce que j'adore.
Je ne suis pas disposé à adorer ce que vous adorez
et vous-mêmes vous n'adorerez pas ce que j’adore.
Vous avez votre religion et j’ai la mienne !
Lorsque viendra l'assistance de Dieu ainsi que la victoire
et que tu verras les hommes entrer en masse dans la religion de Dieu,
alors glorifie ton Seigneur par la louange [qu’Il S’est adressée à Lui-même] et demande-Lui Son pardon, car Il accorde volontiers Son repentir.
Que périssent les deux mains d’Abû Lahab !
Son bien ne lui a servi à rien pas plus que ce qu'il a acquis.
Il pénétrera dans un feu aux flammes [incandescentes],
et son épouse, la porteuse de bois,
portera à son cou une corde tressée (ou : en fibres de palmier).
Dis : Il est Dieu, l'Un.
Dieu qui Se suffit à Lui-même.
Il n'a pas engendré et n’a pas été engendré
et Il n'a aucun pair.
Dis : Je recherche la protection du Seigneur de l'aube
contre les méfaits de ce qu’il a créé,
et contre les méfaits de la nuit lorsqu'elle s'épaissit (ou : lorsqu'elle tombe),
et contre les méfaits de celles qui soufflent dans les nœuds,
et contre les méfaits de l’envieux lorsqu'il exerce son envie.
Dis : Je demande la protection du Seigneur des hommes,
du Roi des hommes,
du Dieu des hommes,
contre les méfaits du tentateur qui se dérobe,
celui qui insuffle ses suggestions dans le cœur des gens,
qu'il soit d’entre les djinns ou les hommes.
