﻿Au nom de Dieu le Clément, le Miséricordieux.
Louange à Dieu, Seigneur de l’Univers ;
le Clément, le Miséricordieux ;
Souverain au Jour du Jugement.
C’est Toi que nous adorons ; c’est Toi dont nous implorons le secours.
Dirige-nous dans le droit chemin ;
le chemin de ceux que Tu as comblés de bienfaits, non pas celui de ceux qui ont encouru Ta colère, ni celui des égarés.
Alif, Lâm, Mîm.
Voici le Livre au sujet duquel il n’y a aucun doute. C’est un guide pour ceux qui craignent Dieu ;
ceux qui croient au Mystère accomplissent la prière et donnent en aumône légale une partie des biens que Nous leur avons accordés ;
ceux qui croient à ce qui t’a été révélé et à ce qui a été révélé avant toi, ceux qui croient fermement à la vie future.
Voilà ceux qui suivent la voie indiquée par leur Seigneur ; voilà ceux qui seront les bienheureux.
Quant aux incroyants, il leur est vraiment égal que tu les avertisses ou que tu ne les avertisses pas : ils ne croiront pas.
Dieu a mis un sceau sur leur cœur et sur leurs oreilles ; un voile couvre leurs yeux et un terrible châtiment leur est réservé.
Il est des hommes qui disent : « Nous croyons en Dieu et au Jour dernier », alors qu’en fait ils n’y croient pas.
Ils essaient de tromper Dieu et les croyants ; en réalité, ils ne trompent qu’eux-mêmes sans s’en rendre compte.
Leur cœur est atteint d’une infirmité, mais Dieu ne fera que l’accroître. Un châtiment douloureux sera le prix de leur mensonge.
Lorsqu’on leur dit : « Ne semez point le désordre sur la terre », ils répondent : « Au contraire, nous sommes des réformateurs. »
Certes, ce sont eux les véritables semeurs de désordre, mais ils n’en ont pas conscience.
Lorsqu’on leur dit : « Croyez à l’exemple des autres croyants », ils répondent : « Allons-nous croire comme croient les insensés ? » Ne sont-ils pas eux-mêmes des insensés ? Mais ils ne le savent pas !
Quand ils rencontrent des croyants, ils disent : « Nous croyons » ; mais, dès qu’ils se retrouvent seuls avec leurs démons, ils disent : « Nous sommes assurément avec vous. En vérité, nous ne faisons que nous moquer d’eux. »
C’est Dieu qui se moque d’eux et qui les fera persister dans leur rébellion et leur égarement.
Voilà ceux qui ont troqué l’erreur contre la voie droite. Leur négoce n’est point profitable et ils ne sont pas bien dirigés.
Ils ressemblent à ceux qui avaient allumé un feu, mais, lorsque le feu eut jeté sa clarté sur ce qui les entoure, Dieu leur retira la lumière et les abandonna dans les ténèbres : ainsi, ils ne sauraient voir.
 Sourds, muets, aveugles, ils ne reviendront donc jamais de leur égarement.
 Ils sont semblables à un nuage tombant du ciel, accompagné de ténèbres, de tonnerre et d’éclairs. Ils mettent leurs doigts dans leurs oreilles par crainte de la foudre et pour se préserver de la mort. Mais Dieu cerne les incroyants de toutes parts.
Peu s’en faut que l’éclair ne leur ôte la vue. Lorsque l’éclair brille, ils marchent à sa clarté, mais dès qu’il fait sombre, ils s’arrêtent. Si Dieu le voulait, Il les priverait de l’ouïe et de la vue, car, en vérité, Dieu est Puissant sur toute chose.
Ô hommes ! Adorez votre Seigneur qui vous a créés, vous et ceux qui vous ont précédés. Ainsi vous Le craindrez.
C’est Lui qui a fait pour vous de la terre un lit de repos et de la voûte céleste un toit. Il fait descendre du ciel une eau grâce à laquelle Il fait germer toutes sortes de fruits pour votre subsistance. Ne donnez donc pas d’associés à Dieu, alors que vous savez.
Si vous avez des doutes au sujet de ce que Nous avons révélé à Notre serviteur, apportez donc une sourate semblable à celle du Coran et appelez vos témoins en dehors de Dieu, si vous êtes véridiques.
Mais si vous ne le faites pas ‒ et vous ne le ferez jamais ‒redoutez alors le Feu qui aura pour combustible les hommes et les pierres et qui a été préparé pour les incroyants. 
Annonce cette bonne nouvelle à ceux qui croient et qui font le bien : ils auront pour demeures des Jardins au pied desquels coulent des fleuves ; chaque fois que des fruits de ces Jardins leur seront offerts, ils diront : « Voilà des fruits dont nous nous nourrissions autrefois » ; ces fruits auront seulement l’apparence des fruits terrestres. Là, ils auront des épouses pures et ils y demeureront éternellement.
Certes, Dieu n’éprouve aucune gêne à proposer en parabole un quelconque moustique ou quoi que ce soit de plus relevé. Les croyants savent bien qu’il s’agit de la Vérité venant de la part de leur Seigneur ; quant aux incroyants, ils disent : « Qu’est-ce que Dieu a voulu nous signifier par cette parabole ? » Ainsi, Il égare un grand nombre d’hommes et Il en dirige un grand nombre aussi. Mais il n’y aura d’égarés que les pervers.
Ceux qui violent le pacte de Dieu après avoir conclu Son alliance, ceux qui rompent les liens que Dieu a ordonné de maintenir unis, ceux qui sèment le désordre sur la terre, voilà les vrais perdants.
Comment pouvez-vous renier Dieu ? Il vous a tirés du néant en vous donnant la vie. Puis Il vous fera mourir, puis Il vous ressuscitera et c’est à Lui que vous serez ramenés.
C’est Lui qui a créé pour vous tout ce qui est sur la terre. Puis, maîtrisant le ciel, Il en a fait sept cieux. Il est Omniscient. 
Lorsque Dieu dit aux anges : « Je vais établir un lieutenant sur la terre », ils dirent : « Vas-Tu établir un être qui sèmera la corruption et répandra le sang sur la terre, alors que nous célébrons Tes louanges et que nous proclamons Ta sainteté ? » « Je sais ce que vous ne savez pas », répondit le Seigneur.
Il apprit à Adam le nom de toutes les choses et de tous les êtres, puis Il les présenta aux anges en disant : « Faites-Moi connaître les noms de ceux-ci, si vous êtes véridiques. »
Ils dirent : « Gloire à Toi ! Nous ne possédons d’autre science que celle que Tu as bien voulu nous enseigner, car, en vérité, Tu es l’Omniscient et le Sage. »
« Ô Adam ! dit le Seigneur, fais-leur connaître tous les noms des êtres et des choses. » Puis, quand Adam en eut informé les anges, le Seigneur dit : « Ne vous ai-Je pas dit que Je connais le Mystère des cieux et de la terre et que Je sais ce que vous divulguez et ce que vous tenez secret ? »
Lorsque Nous dîmes aux anges : « Prosternez-vous devant Adam ! », ils se prosternèrent, à l’exception d’Iblis qui refusa et s’enfla d’orgueil : il était du nombre des incroyants.
Nous dîmes : « Ô Adam ! Habite le Paradis avec ton épouse ; mangez abondamment de ses fruits comme vous le voudrez, mais ne vous approchez pas de cet arbre de peur que vous ne soyez du nombre des injustes. »
Satan les trompa et les fit sortir du Paradis où ils se trouvaient. Nous dîmes : « Descendez ! Vous serez ennemis les uns des autres. Vous aurez sur la terre un lieu de séjour temporaire et une jouissance éphémère. »
Adam reçut des paroles de son Seigneur. Dieu agréa son repentir. En vérité, Il est Celui qui pardonne à l’homme repentant. Il est Miséricordieux.
Nous dîmes : « Descendez tous du Paradis ! Certes, une Direction vous parviendra de Ma part. Ceux qui suivront Ma voie n’éprouveront aucune crainte et ne seront point affligés. »
Quant aux incroyants, ceux qui traitent Nos signes de mensonges, voilà ceux qui seront livrés au Feu ; ils y demeureront éternellement.
Ô fils d’Israël ! Souvenez-vous des bienfaits dont Je vous ai comblés, soyez fidèles à Mon alliance et Je serai fidèle à la vôtre. Craignez-Moi !
Croyez à ce que J’ai révélé, qui confirme ce que vous avez déjà reçu, et ne soyez pas les premiers à le renier. Ne troquez point Mes signes à vil prix. Craignez-Moi !
Ne revêtez pas la Vérité avec un tissu de mensonges ; ne cachez pas la Vérité alors que vous savez ;
accomplissez la prière, acquittez-vous de l’aumône légale ; prosternez-vous devant Dieu avec ceux qui se prosternent.
Ordonnerez-vous aux hommes les bonnes actions alors que vous oubliez vous-mêmes de les accomplir ? Pourtant vous lisez le Livre. Ne comprenez-vous donc pas ?
Cherchez de l’aide dans la patience et dans la prière. Certes, la prière est une lourde obligation, mais non pour les humbles,
qui ont la conviction de rencontrer leur Seigneur et qu’ils retourneront à Lui.
Ô fils d’Israël ! Souvenez-vous des bienfaits dont Je vous ai comblés. Certes, Je vous ai préférés à tous les peuples de la terre.
Redoutez un jour où nulle personne ne sera d’aucun secours pour aucune autre, où nulle intercession ne sera acceptée et nulle compensation ne sera admise. Les injustes ne seront point secourus.
Nous vous avons délivrés des gens de Pharaon qui vous infligeaient les pires cruautés : ils égorgeaient vos fils et épargnaient vos filles. Ce fut une terrible épreuve de la part de votre Seigneur.
Nous avons fendu la mer pour vous ; Nous vous avons sauvés et Nous avons noyé les gens de Pharaon sous vos yeux.
Nous avons pris un engagement avec Moïse durant quarante nuits et, durant son absence, vous avez pris le veau comme idole : vous avez été injustes.
Nous vous avons pardonnés ensuite, afin que vous soyez reconnaissants.
Nous avons donné à Moïse le Livre où se trouve la distinction entre l’erreur et la Vérité afin que vous soyez bien dirigés.
Moïse dit à son peuple : « Ô mon peuple ! Vous avez été injustes envers vous-mêmes en adorant le veau ! Repentez-vous donc à votre Créateur ! Punissez de mort les coupables d’entre vous. Ce sera meilleur pour vous auprès de votre Créateur ! » C’est ainsi qu’Il accepta votre repentir. En vérité, Dieu est Celui qui pardonne au pécheur repentant. Il est Miséricordieux.
Vous avez dit : « Ô Moïse ! Nous ne croirons pas en ton message tant que nous ne verrons pas Dieu de nos propres yeux ! » C’est alors que la foudre vous emporta tandis que vous regardiez.
Puis, Nous vous avons ressuscités après votre mort afin que vous soyez reconnaissants.
Nous avons envoyé un nuage pour vous procurer de l’ombre et Nous avons fait descendre sur vous la manne et la caille : « Mangez des délicieuses nourritures que Nous vous avons accordées. » Leurs iniquités ne Nous avaient point touché, mais ils se sont fait du tort à eux-mêmes.
Nous avons dit : « Entrez dans cette cité et mangez de ses produits à votre gré, partout où vous voudrez, mais en franchissant la porte, prosternez-vous et dites : “Pardonne-nous nos péchés, Seigneur !” » Nous vous pardonnerons ainsi vos fautes et Nous donnerons davantage à ceux qui font le bien.
Mais ceux qui étaient injustes substituèrent d’autres paroles à ce qui leur avait été dit. Alors, Nous avons fait descendre du ciel un châtiment avilissant sur les injustes comme rétribution de leur perversité.
Moïse demanda de l’eau pour son peuple. Nous lui dîmes : « Frappe le rocher avec ton bâton. » Aussitôt, douze sources en jaillirent et chaque Tribu sut ainsi où elle devait boire. « Mangez et buvez des biens que Dieu vous a accordés et ne semez point de désordre sur la terre en la corrompant. »
Vous avez dit ensuite : « Ô Moïse ! Nous ne pouvons plus supporter une seule et même nourriture ; invoque ton Seigneur en notre faveur afin qu’Il fasse pousser pour nous des produits de la terre : des légumes, des concombres, de l’ail, des lentilles et des oignons ! » « Voulez-vous échanger ce qui est meilleur contre ce qui est moins bon ? répondit Moïse. Descendez donc en Égypte, vous y trouverez ce que vous demandez. » Ils furent frappés par l’humiliation et la pauvreté. Ils subirent la colère de Dieu pour n’avoir pas cru aux signes de Dieu et pour avoir tué injustement Ses Prophètes. Telles furent les conséquences de leur désobéissance et de leur transgression. 
En vérité, ceux qui croient ; ceux qui pratiquent le judaïsme ; ceux qui sont chrétiens ou sabéens ; ceux qui parmi eux croient en Dieu, au Jour dernier et font le bien : tous ceux-là recevront une récompense de leur Seigneur. Ils n’éprouveront alors aucune crainte et ne seront point affligés.
Nous avons pris votre engagement et Nous avons élevé le mont Sinaï au-dessus de vous. « Prenez avec fermeté ce que Nous vous avons donné dans la Torah et rappelez-vous son contenu afin que vous soyez pieux. »
Puis vous vous en êtes détournés. Sans la grâce de Dieu et Sa miséricorde à votre égard, vous seriez du nombre des perdants.
Vous savez bien ce qui est arrivé à ceux d’entre vous qui ont transgressé le Sabbat. Nous leur avons dit : « Soyez transformés en vils singes. »
Nous en avons fait un exemple pour leurs contemporains et pour leurs descendants, ainsi qu’un avertissement pour ceux qui craignent Dieu.
Moïse dit à son peuple : « En vérité, Dieu vous ordonne d’immoler une vache. » « Te moques-tu de nous ? », s’écria son peuple. « Que Dieu me préserve d’être du nombre des ignorants ! », répondit Moïse.
Ils dirent : « Prie ton Seigneur de nous expliquer clairement ce qu’elle doit être ! » « Dieu dit que ce sera une vache ni vieille ni jeune, mais d’un âge moyen, répondit Moïse, exécutez donc ce qui vous est ordonné. »
Ils dirent : « Prie ton Seigneur de nous indiquer clairement sa couleur ! » « Dieu dit que ce sera une vache jaune, de couleur vive et agréable à voir », répondit Moïse.
Ils dirent : « Prie ton Seigneur de nous préciser davantage quelle doit être cette vache, car toutes les vaches se ressemblent à nos yeux et, si Dieu le veut, nous serons bien dirigés. »
Moïse dit : « Dieu dit que ce sera une vache qui n’a pas été asservie à labourer la terre ou à arroser les champs ; une vache sans défaut et sans aucune tache. » Ils dirent : « Maintenant, tu as apporté la Vérité ! » » Ils immolèrent la vache, mais peu s’en fallut qu’ils ne l’eussent point fait.
Rappelez-vous qu’après avoir commis un meurtre sur l’un d’entre vous, vous vous êtes rejeté ce crime les uns sur les autres, mais Dieu a dévoilé ce que vous dissimuliez.
Nous avons dit : « Frappez le mort avec un membre de la vache. » C’est ainsi que Dieu rend la vie aux morts et vous montre Ses signes. Peut-être finiriez-vous par comprendre !
Vos cœurs se sont endurcis depuis. Ils sont semblables à des rochers, ou plus durs encore, car il est des rochers d’où jaillissent des fleuves ; il en est qui se fendent pour laisser couler l’eau ; il en est qui s’affaissent par crainte de Dieu. Dieu n’est pas inattentif à vos actions.
Comment pouvez-vous espérer qu’ils partagent votre foi, alors qu’un groupe d’entre eux a altéré sciemment la parole de Dieu après avoir entendue et comprise ?
S’ils rencontrent des croyants, ils disent : « Nous croyons », mais, dès qu’ils se retrouvent entre eux, ils disent : « Allez-vous les entretenir de ce que Dieu vous a révélé pour qu’ils en fassent un argument contre vous auprès de votre Seigneur ? Ne le comprenez-vous pas ? »
Ne savent-ils donc pas, qu’en vérité, Dieu sait ce qu’ils cachent et ce qu’ils divulguent ?
Il y a parmi eux des illettrés qui ne connaissent pas le contenu du Livre, mais seulement des contes mensongers. Ils ne formulent que des conjectures.
Malheur à ceux qui écrivent le livre de leurs mains et qui disent : « Ceci provient de Dieu », pour en retirer un vil salaire ! Malheur à eux à cause de ce que leurs mains ont écrit ! Malheur à eux à cause du profit qu’ils en retirent !
« Le Feu ne nous touchera que durant quelques jours », ont-ils affirmé. Dis-leur : « Avez-vous conclu un engagement auprès de Dieu ? Car Dieu ne manque jamais à Son engagement. Ou bien dites-vous sur Dieu ce que vous ne savez pas ? »
Bien au contraire ! Ceux qui font le mal et que leurs péchés ont cernés, voilà ceux qui seront les hôtes du Feu où ils demeureront éternellement.
Mais ceux qui croient et qui font le bien, ceux-là séjourneront au Paradis éternellement.
Nous avons pris acte de l’engagement des fils d’Israël : vous n’adorez que Dieu ; soyez bons envers vos parents, envers vos proches, envers les orphelins et les pauvres ; n’ayez que des paroles de bonté à l’égard des hommes ; accomplissez la prière et acquittez-vous de l’aumône légale. À l’exception toutefois d’un petit nombre d’entre vous, vous vous êtes montrés récalcitrants et vous vous êtes détournés de Nos commandements.
Nous avons pris acte de votre engagement : ne versez pas votre sang par le meurtre ; ne vous expulsez pas les uns les autres de vos maisons. Vous avez accepté et vous en fûtes vous-mêmes témoins.
Mais voilà que vous vous entretuez ; vous chassez certains d’entre vous de leurs demeures ; vous vous liguez contre eux pour les maltraiter et les agresser ; s’ils deviennent vos captifs, vous les rançonnez alors qu’il vous est interdit de les expulser. Croyez-vous à une partie du Livre et en rejetterez-vous une autre ? Quelle est donc la rétribution de ceux d’entre vous qui agissent de la sorte sinon l’ignominie dans la vie présente ? Au Jour de la Résurrection, ils seront refoulés vers le plus cruel châtiment. Dieu n’est pas inattentif à vos actions.
Voilà ceux qui ont échangé la vie future contre la vie de ce monde. Leur châtiment ne sera point allégé et ils n’auront aucun secours.
En vérité, Nous avons donné le Livre à Moïse et Nous avons envoyé des Messagers après lui. Nous avons accordé des preuves manifestes à Jésus fils de Marie et Nous l’avons fortifié par l’Esprit de Sainteté. Toutes les fois qu’un Envoyé est venu à vous avec un message qui heurte vos passions, vous vous êtes enorgueillis. Vous avez traité certains d’entre eux d’imposteurs et vous en avez tué d’autres.
Ils ont dit : « Nos cœurs sont inaccessibles à la foi. » Dieu les a maudits plutôt à cause de leur mécréance ; ils ne croient que très peu. 
Lorsqu’un Livre venant de Dieu et confirmant ce qu’ils avaient déjà reçu leur est parvenu, alors qu’ils imploraient auparavant la victoire sur les incroyants, lorsque ce qu’ils savaient déjà leur est parvenu, ils ont refusé d’y ajouter foi. Que la malédiction de Dieu atteigne les incroyants !
Combien est détestable ce contre quoi ils ont vendu leur âme en niant ce que Dieu a révélé, révoltés à l’idée que Dieu a gratifié de la révélation ceux de Ses serviteurs qu’Il a choisis. Ils se sont attiré colère sur colère. Un châtiment avilissant est réservé aux incroyants.
Quand on leur dit : « Croyez à ce que Dieu a révélé », ils répondent : « Nous croyons à ce qui nous a été révélé » ; mais ils ne croient pas au Livre révélé depuis, qui est la Vérité confirmant les Écritures qu’ils détiennent. Dis : « Si vous êtes croyants, pourquoi donc avez-vous tué autrefois les Prophètes de Dieu ?
Moïse est venu à vous avec des preuves évidentes, puis, en son absence, vous avez pris le veau comme idole. Vous avez été injustes. »
Nous avons pris votre engagement et Nous avons élevé le mont Sinaï au-dessus de vous. Suivez scrupuleusement les lois que Nous vous avons données et écoutez ! Ils répondirent : « Nous avons écouté et nous avons désobéi. » Leurs cœurs furent passionnément épris du culte du veau à cause de leur incroyance. Dis : « Combien est exécrable ce que vous ordonne votre foi, si toutefois vous êtes croyants ! »
Dis : « Si la dernière demeure auprès de Dieu vous est réservée, à l’exclusion de tous les autres hommes, souhaitez donc la mort si vous êtes sincères ! »
Or, ils ne la souhaiteront jamais à cause de ce que leurs mains ont perpétré. Dieu connaît parfaitement les injustes.
Certes, de tous les hommes, tu les trouveras les plus attachés à la vie. Tel parmi les polythéistes voudrait vivre mille ans, mais une telle longévité ne le sauvera pas du châtiment. Dieu voit parfaitement ce qu’ils font.
Dis à celui qui se déclare ennemi de l’archange Gabriel que c’est ce dernier qui a fait descendre sur ton cœur, avec la permission de Dieu, le Coran qui confirme les Livres sacrés venus avant lui, pour servir à bien diriger les croyants et leur annoncer la bonne nouvelle.
Que celui qui se déclare l’ennemi de Dieu, de Ses anges, de Ses Messagers, de Gabriel et de Michaël sache que Dieu est l’ennemi des incroyants.
Nous t’avons révélé des versets parfaitement clairs. Seuls les pervers refuseront d’y croire.
Chaque fois qu’ils concluent un pacte, un certain nombre d’entre eux finissent par le rejeter. En vérité, la plupart d’entre eux ne croient pas.
Lorsqu’un Messager est venu à eux de la part de Dieu, confirmant ce qu’ils avaient déjà reçu, plusieurs de ceux auxquels le Livre avait été donné rejetèrent derrière leur dos le Livre de Dieu comme s’ils ne savaient rien.
Ils ont suivi ce que les démons leur racontaient concernant le règne de Salomon. Or Salomon n’était pas mécréant : ce sont les démons qui l’étaient. Ils enseignaient aux hommes la sorcellerie et ce qui avait été confié aux deux anges Harout et Marout à Babylone. Ces derniers n’instruisaient personne sans dire : « Nous ne sommes que des tentateurs, prends garde de devenir mécréant. » Les hommes apprenaient auprès d’eux les moyens de désunir le mari de son épouse. Mais ils ne peuvent nuire à personne sans la permission de Dieu. Les hommes s’initient à ce qui leur est nuisible et à ce qui ne leur est d’aucune utilité. Ils savent pourtant que celui qui acquiert ce pouvoir maléfique n’aura aucune part de miséricorde dans la vie future. Combien est détestable le prix pour lequel ils ont vendu leur âme ! Si seulement ils avaient su !
En vérité, s’ils avaient cru, s’ils avaient craint Dieu, une récompense de la part de Dieu aurait été meilleure pour eux. Si seulement ils avaient su !
Ô croyants ! Ne dites pas : « Favorise-nous ! », mais dites : « Fais-nous comprendre ! » ; et écoutez. Un châtiment douloureux est réservé aux mécréants.
Les mécréants parmi les gens du Livre et les polythéistes n’aimeraient pas qu’une grâce de votre Seigneur descende sur vous. Mais Dieu accorde Sa miséricorde à qui Il veut en particulier. Dieu est le Détenteur de la grâce incommensurable.
Nous n’abrogerons aucun verset ni n’en ferons effacer un seul de ta mémoire sans le remplacer par un autre, meilleur ou semblable. Ne sais-tu pas que Dieu est Puissant sur toute chose ?
Ne sais-tu pas que la royauté des cieux et de la terre appartient à Dieu ? Vous n’avez en dehors de Dieu ni maître ni défenseur.
Voulez-vous interroger votre Messager comme fut interrogé Moïse autrefois ? Quiconque échange la foi contre l’incroyance s’égare de la voie droite.
Après que la Vérité leur est clairement apparue, par jalousie, un grand nombre des gens du Livre désireraient vous ramener à l’incroyance, après que vous avez eu la foi. Pardonnez et ne leur en tenez pas rigueur jusqu’à ce que Dieu fasse venir Son ordre. En vérité Dieu est Puissant sur toute chose.
Accomplissez la prière, acquittez-vous de l’aumône légale. Vous retrouverez auprès de Dieu tout le bien que vous aurez fait pour vous-mêmes. Dieu voit parfaitement ce que vous faites.
Ils ont dit : « Personne n’entrera au Paradis s’il n’est juif ou chrétien. » Tels sont leurs propres souhaits. Dis : « Apportez vos preuves, si vous êtes véridiques. »
Il n’en est rien ! Celui qui se sera soumis à Dieu et qui aura fait le bien trouvera sa récompense auprès de son Seigneur. Ils n’éprouveront alors plus aucune crainte et ne seront point affligés.
Les juifs ont dit : « Les chrétiens ne sont pas dans la vraie religion ! » ; les chrétiens ont dit : « Les juifs ne sont pas dans la vraie religion ! » Et cependant les uns et les autres lisent l’Écriture sainte. Les mêmes paroles ont été formulées par ceux qui ne savent rien. Dieu jugera entre eux le Jour de la Résurrection et tranchera leurs différends.
Qui donc est plus injuste que celui qui empêche que le nom de Dieu soit invoqué dans les mosquées et que ceux qui s’efforcent de les détruire, alors qu’ils ne devraient y pénétrer qu’en tremblant de peur ? L’opprobre sera leur partage dans la vie présente et un énorme châtiment leur est réservé dans la vie future.
À Dieu appartiennent l’Orient et l’Occident. De quelque côté que vous vous tourniez, la face de Dieu est là. Dieu est Omniprésent et Il est Omniscient.
Ils ont dit : « Dieu s’est donné un fils ! » Gloire à Lui ! Au contraire ! Tout ce qui se trouve dans les cieux et sur la terre Lui appartient ; tout Lui est soumis.
Créateur des cieux et de la terre, lorsqu’Il décide une chose, Il dit seulement : « Sois ! », et elle est.
Ceux qui ne savent pas disent : « Pourquoi Dieu ne nous parle-t-Il pas directement ou ne nous adresse-t-Il pas un signe ? » ; ceux qui vécurent avant eux ont dit les mêmes paroles. Leurs cœurs se ressemblent. En vérité, Nous avons clairement montré les signes à des gens qui croient fermement.
Certes, Nous t’avons envoyé avec la Vérité pour annoncer la bonne nouvelle et pour avertir. Tu ne seras pas interrogé au sujet de ceux qui seront précipités en Enfer. 
Les juifs et les chrétiens ne t’approuveront pas tant que tu n’auras pas suivi leur religion. Dis : « En vérité, la direction de Dieu est la vraie Direction. » Si tu suivais leurs désirs, après ce que tu as reçu comme science, tu ne trouverais pour te protéger contre le châtiment de Dieu ni protecteur ni défenseur.
Ceux à qui Nous avons donné le Livre le lisent comme il convient de le lire, voilà ceux qui y croient. Ceux qui n’y croient pas sont les perdants.
Ô fils d’Israël ! Souvenez-vous des bienfaits que Je vous ai accordés ; Je vous ai préférés à tous les peuples de la terre.
Craignez un jour où personne ne sera d’aucune utilité pour personne, où nulle compensation ne sera admise, où nulle intercession ne sera profitable : ils ne seront point secourus.
Lorsque le Seigneur mit à l’épreuve Abraham par certaines prescriptions et que celui-ci les eut accomplies, Dieu lui dit : « Je vais faire de toi un guide spirituel pour les hommes. » « Fais-en aussi parmi ma postérité », répondit Abraham. « Mon engagement ne concerne pas les injustes », dit le Seigneur.
Nous avons fait du temple de la Kaâba un lieu de pèlerinage et un asile pour les hommes. Faites donc de la Station d’Abraham un lieu de prière. Nous avons confié à Abraham et à Ismaël une mission : « Purifiez Mon temple pour ceux qui viennent accomplir des circuits, pour ceux qui désirent y faire une retraite pieuse et pour ceux qui s’inclinent et se prosternent. »
Abraham dit : « Seigneur ! Fais de cette cité un lieu de sécurité et accorde à ses habitants qui auront cru en Dieu et au Jour dernier les fruits de la terre. » Le Seigneur dit : « Aux incroyants, J’accorderai une brève jouissance, puis Je les contraindrai au châtiment du Feu. Quelle triste fin ! »
Lorsque Abraham et Ismaël élevaient les fondations de la Kaâba ils invoquèrent Dieu : « Seigneur ! Accepte cela de notre part ! Tu es Celui qui entend parfaitement et qui est Omniscient.
Seigneur ! Fais que nous soyons tous les deux soumis à Ta volonté et fais de notre descendance une communauté qui Te sera soumise ; indique-nous les rites que nous devons observer ; pardonne-nous, car, en vérité, Tu es Celui qui accepte le repentir, Tu es le Miséricordieux.
Seigneur ! Envoie-leur un Messager, pris parmi eux, pour leur lire Tes versets, leur enseigner le Livre et la sagesse et pour les purifier. Tu es, en vérité, le Tout-Puissant et le Sage. »
Qui donc éprouve de l’aversion pour la religion d’Abraham, si ce n’est celui qui est insensé ? Nous l’avons choisi, en vérité, dans ce monde et il sera certainement dans la vie future du nombre des justes.
Lorsque le Seigneur dit à Abraham : « Soumets-toi ! », il répondit : « Je me soumets au Seigneur des mondes ! »
Abraham fit cette même recommandation à ses fils. Jacob fit de même : « Ô mes fils ! En vérité, Dieu a choisi pour vous cette religion ; soyez entièrement soumis à Dieu jusqu’à la mort. »
Étiez-vous témoins lorsque Jacob, sur le point de mourir, demanda à ses enfants : « Qu’allez-vous adorer après ma mort ? » Ils répondirent : « Nous adorerons ton Dieu, le Dieu de tes pères ‒ Abraham, Ismaël et Isaac ‒, le Dieu Unique. À Lui nous sommes soumis. »
Cette génération a passé, emportant avec elle le prix de ses œuvres ; vous recevrez celui des vôtres, et on ne vous demandera point compte de ce qu’ils ont fait.
Ils ont dit : « Soyez juifs ou chrétiens, vous serez alors bien dirigés. » Réponds-leur : « Mais non ! Nous suivons plutôt la religion d’Abraham, un vrai croyant, qui n’était point du nombre des idolâtres. »
Dites : « Nous croyons en Dieu ; à ce qui nous a été révélé ; à ce qui a été révélé à Abraham, à Ismaël, à Isaac, à Jacob et aux Tribus ; à ce qui a été donné à Moïse et à Jésus ; à ce qui a été donné aux Prophètes de la part de leur Seigneur. Nous ne faisons aucune distinction entre eux et nous sommes entièrement soumis à Dieu. »
Si les juifs et les chrétiens croient à ce que vous croyez, ils sont sur la bonne voie ; s’ils s’en détournent, ils se trouvent alors dans un schisme. Dieu te suffira contre eux. Il est Celui qui entend parfaitement, Il est Omniscient.
C’est la religion de Dieu. Et quelle autre religion est meilleure que la religion de Dieu ? Nous sommes tous Ses serviteurs.
Dis : « Discuterez-vous avec nous au sujet de Dieu ? Il est notre Seigneur et le vôtre. Nous avons nos actions et vous avez les vôtres. Nous Lui rendons un culte pur.
Dites-vous qu’Abraham, Ismaël, Isaac, Jacob et les Tribus étaient juifs ou chrétiens ? » Dis-leur : « Qui est le mieux informé ? Est-ce vous ou bien Dieu ? Qui est plus injuste que celui qui cache un témoignage qu’il détient de Dieu ? Dieu n’est pas inattentif à ce que vous faites. »
Ces générations ont disparu. Elles ont emporté avec elles le prix de leurs œuvres ; de même que vous emporterez celui des vôtres. On ne vous demandera point compte de ce qu’elles ont fait.
Les insensés parmi les hommes demanderont : « Qui donc les a détournés de la direction pour la prière vers laquelle ils s’orientaient ? » Réponds-leur : « L’Orient et l’Occident appartiennent à Dieu. Il dirige ceux qu’Il veut dans un droit chemin. »
C’est ainsi que Nous avons fait de vous une communauté de juste milieu pour que vous soyez témoins vis-à-vis des hommes et que le Messager soit témoin à votre égard. Nous n’avions établi la précédente direction, vers laquelle vous vous tourniez pour prier, qu’afin de distinguer celui qui suit le Messager de celui qui retourne sur ses pas. Certes, ce changement est une épreuve pénible, sauf pour ceux que Dieu dirige. Certes, Dieu ne vous privera pas du bénéfice de votre foi, car, en vérité, Dieu est Plein de bonté et de miséricorde pour les hommes.
Nous te voyons tourner le visage en tous sens vers le ciel. Nous t’orienterons vers une direction qui te plaira. Tourne donc ta face dans la direction de la Mosquée Sacrée. En quelque lieu que vous soyez, tournez votre face dans sa direction. Certes, ceux qui ont reçu le Livre savent que c’est la Vérité venue de leur Seigneur. Dieu n’est guère inattentif à ce qu’ils font.
Quelque preuve que tu apportes à ceux qui ont reçu le Livre, ils n’adopteront point ton orientation, et tu ne suivras pas la leur. Parmi eux, les uns ne suivent point la direction des autres. Si tu te conformais à leurs désirs après ce qui t’est parvenu en fait de science, tu serais, certes, du nombre des injustes.
Ceux auxquels Nous avons donné le Livre connaissent le Prophète comme ils connaissent leurs propres enfants. Un certain nombre d’entre eux cachent cependant la Vérité bien qu’ils la connaissent.
La Vérité vient de ton Seigneur. Ne sois pas du nombre de ceux qui doutent.
Il y a pour chaque communauté une direction vers laquelle elle se tourne pour prier ; rivalisez dans les bonnes actions. Où que vous soyez, Dieu vous rassemblera tous. Dieu est Puissant sur toute chose.
Quel que soit le lieu d’où tu sors, tourne ta face en direction de la Mosquée Sacrée. Telle est la Vérité venue de ton Seigneur. Dieu n’est point inattentif à ce que vous faites.
Quel que soit le lieu d’où tu sors, tourne ta face en direction de la Mosquée Sacrée. Quel que soit le lieu où vous vous trouvez, tournez vos faces dans sa direction afin que les hommes n’aient pas d’arguments contre vous, à l’exception de ceux d’entre eux qui sont injustes. Ne les craignez pas mais craignez-Moi afin que Je parachève Mes bienfaits à votre égard. Peut-être serez-vous bien dirigés !
C’est ainsi que Nous vous avons envoyé un Messager pris parmi vous pour vous communiquer Nos versets, vous rendre purs, vous enseigner le Livre et la sagesse et vous apprendre ce que vous ne saviez pas.
Souvenez-vous de Moi et Je me souviendrai de vous ; soyez reconnaissants envers Moi et ne soyez pas ingrats.
Ô croyants ! Demandez l’aide en ayant recours à la patience et à la prière. En vérité, Dieu est avec ceux qui sont patients.
Ne dites pas à propos de ceux qui sont tués pour la cause de Dieu : Ils sont morts ! » Au contraire ! Ils sont vivants, mais vous n’en avez pas conscience.
Certes, Nous vous éprouvons par un peu de crainte, par la faim, par une diminution dans vos biens, dans vos hommes et dans vos récoltes. Annonce la bonne nouvelle à ceux qui sont patients ;
ceux qui disent, lorsqu’un malheur les atteint : « Nous appartenons à Dieu et c’est à Dieu que nous retournerons. »
Voilà ceux sur lesquels descendent des bénédictions et une miséricorde de leur Seigneur ; voilà ceux qui sont bien dirigés.
Safa et Marwa font partie des rites sacrés de Dieu. Celui qui fait le grand pèlerinage à La Mecque ou bien le petit pèlerinage ne commet aucun péché s’il accomplit des circuits autour de ces deux monts. Celui qui aura fait une bonne action de son propre gré recevra une récompense, car Dieu est Reconnaissant et Il sait tout.
Ceux qui dissimulent les signes clairs et la vraie Direction que Nous avons révélée après que Nous les avons clairement fait connaître aux hommes au moyen du Livre, voilà ceux que Dieu maudit et que maudissent ceux qui savent maudire.
À l’exception de ceux qui reviennent à Dieu repentants, se corrigent et font connaître la Vérité aux autres, voilà ceux vers lesquels Je reviendrai, car, en vérité, Je suis Celui qui accepte le repentir et Je suis le Miséricordieux.
Quant à ceux qui ne croient pas et qui meurent dans leur mécréance, ils seront frappés de la malédiction de Dieu, des anges et de tous les hommes.
Ils subiront éternellement cette malédiction ; leur châtiment ne sera pas allégé et On ne leur accordera aucun répit.
Votre Dieu est le Dieu Unique ! Il n’y a de Dieu que Lui, le Clément, le Miséricordieux.
En vérité, dans la création des cieux et de la terre ; dans l’alternance de la nuit et du jour ; dans le navire qui vogue sur la mer pour apporter des choses utiles aux hommes ; dans l’eau que Dieu fait descendre du ciel et avec laquelle Il rend la vie à la terre après sa mort, cette terre où Il a disséminé toutes sortes d’animaux ; dans les variations des vents et des nuages soumis entre le ciel et la terre : il y a dans tout cela des signes pour des gens qui raisonnent.
Il est des hommes qui prennent en dehors de Dieu des idoles qu’ils aiment comme on aime Dieu. Ce sont les croyants qui vouent l’amour le plus intense à Dieu. Si les injustes pouvaient voir, ils verraient le châtiment et sauraient que la puissance entière appartient à Dieu et qu’Il est terrible dans Son châtiment.
Lorsque ceux qui ont été suivis désavoueront ceux qui les suivaient, quand ils verront le châtiment et que tous leurs liens seront rompus, 
les suiveurs diront alors : « Ah ! S’il nous était possible de revenir sur terre, nous les désavouerions comme ils nous ont désavoués. » C’est ainsi que Dieu leur fera voir leurs œuvres, source de malheurs pour eux, mais ils ne sortiront point du Feu.
Ô hommes ! Nourrissez-vous de ce qui est licite et bon sur la terre. Ne suivez pas les traces de Satan. En vérité, il est pour vous un ennemi déclaré ;
il vous inspire le mal et les turpitudes et vous incite à dire contre Dieu ce que vous ne savez pas. 
Lorsqu’on leur dit : « Suivez ce que Dieu a révélé », ils rétorquent : « Non ! Nous nous conformons aux coutumes de nos pères. » Et si leurs pères ne comprenaient rien et n’étaient pas sur une voie droite ?
Les incroyants sont semblables à un troupeau de bétail contre lequel on crie et qui n’entend qu’un son et un appel : sourds, muets, aveugles, ils ne comprennent rien.
Ô croyants ! Mangez la bonne nourriture que Nous vous avons accordée et soyez reconnaissants envers Dieu si c’est Lui que vous adorez vraiment !
Dieu vous interdit seulement de consommer la chair d’une bête morte, le sang, la viande de porc et tout animal sur lequel on aura invoqué un autre nom que celui de Dieu. Nul péché, cependant, n’est à imputer à celui qui est contraint d’en consommer par nécessité, sans être rebelle ou transgresseur, car Dieu est Celui qui pardonne, Il est Miséricordieux.
Certes, ceux qui cachent ce que Dieu a révélé du Livre et qui le vendent à vil prix, voilà ceux qui se rempliront les entrailles de Feu. Dieu ne leur parlera pas le Jour de la Résurrection, Il ne les purifiera pas et un châtiment douloureux leur est réservé.
Voilà ceux qui ont troqué la voie droite contre l’égarement et le pardon contre le châtiment. Comment feront-ils pour supporter le Feu ?
Il en est ainsi parce que Dieu a révélé le Livre avec la Vérité. Ceux qui sont en désaccord au sujet du Livre forment une scission qui les éloigne de cette Vérité.
La piété ne consiste pas en ce que vous tourniez vos visages pour prier du côté du levant ou du couchant. L’homme pieux est celui qui croit en Dieu, au Jour dernier, aux anges, au Livre et aux Prophètes ; c’est celui qui donne de son bien, malgré la passion qu’il lui voue, aux proches, aux orphelins, aux pauvres, aux voyageurs nécessiteux, aux mendiants et pour le rachat des captifs ; c’est celui qui accomplit la prière et qui s’acquitte de l’aumône légale. Ceux qui remplissent les engagements qu’ils ont contractés, ceux qui sont patients dans l’adversité, dans le malheur et au moment du danger : voilà ceux qui sont justes et ceux qui craignent Dieu.
Ô croyants ! La loi du talion vous est prescrite pour le meurtre : un homme libre pour un homme libre, un esclave pour un esclave, une femme pour une femme. Celui qui obtiendra le pardon de son frère sera poursuivi conformément à la coutume. Lui-même dédommagera les ayants droit de la meilleure façon. C’est là un allégement et une miséricorde de la part de votre Seigneur. Quiconque transgressera la loi après cela sera livré à un châtiment douloureux.
Dans la loi du talion, il y a pour vous la préservation de la vie. Ô vous qui êtes doués d’intelligence ! Peut-être craindrez-vous Dieu !
Il vous est prescrit, lorsque l’un d’entre vous est proche de la mort et si celui-ci laisse un bien, de faire un testament en faveur de ses père et mère, de ses proches, d’une manière équitable. C’est une obligation pour ceux qui craignent Dieu.
Le péché de celui qui modifie un testament après l’avoir entendu lui est imputé. En vérité, Dieu entend parfaitement. Il est Omniscient. 
Celui qui, craignant une partialité ou une injustice de la part du testateur, rétablit entre ce dernier et les héritiers la concorde ne commet pas de faute. En vérité, Dieu est Celui qui pardonne. Il est Miséricordieux.
Ô croyants ! Le jeûne vous est prescrit comme il a été prescrit aux générations qui vous ont précédés. Peut-être craindrez-vous Dieu !
Jeûnez pendant un nombre déterminé de jours. Celui d’entre vous qui est malade ou en voyage et qui de ce fait en aura été empêché, devra jeûner plus tard un nombre égal de jours. Ceux qui devraient jeûner et s’en dispensent devront en compensation nourrir un pauvre. Et si quelqu’un fait plus de son propre gré, ce serait avantageux pour lui. Jeûner est un bien pour vous, si vous saviez !
C’est au cours du mois de Ramadan que fut révélé le Coran pour servir de Direction pour les hommes, pour leur donner une explication claire de la voie à suivre et leur permettre de discerner la Vérité de l’erreur. Quiconque d’entre vous verra la nouvelle lune commencera à jeûner le mois entier. Celui qui est malade ou en voyage jeûnera ensuite le même nombre de jours. Dieu veut pour vous la facilité et non la difficulté. Achevez cette période de jeûne. Exaltez la grandeur de Dieu pour vous avoir bien dirigés. Peut-être serez-vous reconnaissants !
Lorsque Mes serviteurs t’interrogent à Mon sujet, Je suis, en vérité, tout proche, Je réponds à l’appel de celui qui M’invoque. Qu’ils répondent donc à Mon appel ; qu’ils croient en Moi ; peut-être seront-ils bien dirigés !
Il vous est permis de cohabiter avec vos femmes durant la nuit du jeûne. Elles sont un vêtement pour vous et vous êtes un vêtement pour elles. Dieu savait que vous vous lésiez vous-mêmes en ayant avec vos femmes des rapports sexuels clandestinement, mais Il est revenu vers vous et vous a pardonné. Cohabitez maintenant avec vos femmes et recherchez ce que Dieu a prescrit en votre faveur. Mangez et buvez jusqu’à ce que l’on puisse distinguer à l’aube un fil blanc d’un fil noir. À partir de ce moment, observez le jeûne jusqu’à la nuit. N’ayez aucun rapport avec vos femmes durant votre retraite spirituelle dans les mosquées. Telles sont les limites de Dieu. Ne les transgressez pas. C’est ainsi que Dieu explique aux hommes Ses versets. Peut-être Le craindront-ils !
Ne vous dépossédez pas injustement de vos biens entre vous et ne vous en servez pas pour corrompre les juges dans le but de consommer une part des biens d’autrui illégalement, alors que vous le savez parfaitement.
Ils t’interrogent au sujet des nouvelles lunes. Dis : « Elles servent aux hommes pour compter le temps et pour la fixation des dates de pèlerinage. » La piété ne consiste pas à pénétrer dans les maisons par-derrière. La véritable piété consiste à craindre Dieu. Entrez dans les maisons par les portes habituelles. Craignez Dieu, peut-être alors serez-vous heureux !
Combattez pour la cause de Dieu ceux qui vous combattent, mais ne les attaquez pas injustement car Dieu n’aime pas les transgresseurs.
Tuez ceux qui vous combattent partout où vous les rencontrerez et chassez-les des lieux d’où ils vous auront chassés. La subversion est pire que la guerre. Ne les combattez pas cependant près de la Mosquée Sacrée, à moins qu’ils ne vous attaquent en ce lieu même. S’ils vous combattent, tuez-les : telle est la rétribution des incroyants.
S’ils cessent le combat, sachez alors que Dieu est Celui qui pardonne. Il est Miséricordieux.
Combattez-les jusqu’à ce qu’il n’y ait plus de subversion et que la religion de Dieu soit rétablie. S’ils s’arrêtent, alors cessez de les combattre. Les hostilités ne seront dirigées que contre les injustes.
Le mois sacré pour le mois sacré. Toute profanation de ce qui est sacré est soumise à la loi du talion. Engagez des hostilités contre ceux qui ont agi violemment contre vous ; quiconque engage des hostilités contre vous, agissez de même à son égard. Craignez Dieu et sachez qu’en vérité Dieu est avec ceux qui Le craignent.
Dépensez une partie de vos biens pour la cause de Dieu ; ne vous précipitez pas de votre plein gré dans la perdition ; faites de bonnes actions. En vérité, Dieu aime ceux qui font le bien.
Accomplissez intégralement le grand et le petit pèlerinage (Hadj et Omra) pour Dieu. Si vous en êtes empêchés, faites une offrande proportionnelle à vos moyens. Ne vous rasez point la tête avant que l’offrande ne soit parvenue à son lieu de destination. Si l’un d’entre vous est malade ou souffre d’un mal de tête, il doit se racheter par des jeûnes, par une aumône ou par un sacrifice. Lorsque vous serez en sécurité, celui qui jouira d’une vie normale pendant le petit pèlerinage devra faire une offrande selon ses moyens en attendant qu’il fasse le grand pèlerinage. S’il n’en a pas les moyens, trois jours de jeûne en seront une expiation pendant le pèlerinage même et sept jours après son retour : soit dix jours en tout. Cela est prescrit pour celui dont la famille n’habite pas auprès de la Maison Sacrée. Craignez Dieu et sachez qu’en vérité Dieu est terrible dans Son châtiment !
Le pèlerinage a lieu en des mois déterminés. Celui qui l’entreprendra devra s’abstenir de toute cohabitation avec une femme, de toute transgression et de toute dispute durant le pèlerinage. Le bien que vous ferez sera connu de Dieu. Prenez avec vous des provisions de voyage ; mais vraiment la meilleure provision est la piété. Ô hommes doués de bon sens ! Craignez-Moi !
Vous ne commettrez aucun péché si vous recherchez un bienfait de votre Seigneur. Lorsque vous déferlez d’Arafat, invoquez Dieu auprès du Monument Sacré ; invoquez-Le pour vous avoir dirigé dans la voie droite, vous qui étiez naguère dans l’égarement.
Déferlez ensuite par où les gens déferlent. Demandez pardon à Dieu. Dieu est Celui qui pardonne. Il est Miséricordieux.
Quand vous aurez accompli vos rites, souvenez-vous de Dieu comme vous vous souvenez de vos pères, et avec encore plus de ferveur. Il est des hommes qui disent : « Seigneur ! Accorde-nous les biens de ce monde », mais ils n’auront aucune part dans la vie future.
Il en est d’autres qui disent : « Seigneur ! Accorde-nous les biens de ce monde et les biens de la vie future et préserve-nous du châtiment du Feu », 
voilà ceux qui posséderont une belle part de ce qu’ils auront mérité. Dieu est prompt dans Ses comptes.
Invoquez Dieu pendant un nombre de jours déterminé. Celui qui, trop pressé, le réduit à deux jours ne commet point de péché ; celui qui s’attarde ne commet point de péché non plus. Voilà ce qui est prescrit pour celui qui craint Dieu. Craignez Dieu et sachez que vous serez tous rassemblés devant Lui.
Il y a parmi les hommes celui dont les paroles sur la vie de ce monde suscitent ton admiration. Il prend Dieu à témoin du contenu de son cœur, alors qu’il est le plus acharné des querelleurs.
Mais, dès qu’il a le dos tourné, il parcourt la terre pour la corrompre et pour détruire les récoltes et les êtres vivants. Or Dieu n’aime pas la corruption.
Si on lui dit : « Crains Dieu ! », l’orgueil coupable le saisit. La Géhenne lui suffira comme rétribution. Quel détestable lieu de repos ! 
Il y a parmi les hommes celui qui se sacrifie lui-même dans le but de plaire à Dieu. Dieu est Plein de bonté envers Ses serviteurs.
Ô croyants ! Entrez tous dans la religion de la paix. Ne suivez pas les traces de Satan. Certes, il est votre ennemi déclaré.
Si vous tombez dans le péché après que les preuves évidentes vous sont parvenues, sachez qu’en vérité Dieu est Tout-Puissant et Sage.
Les incroyants attendent-ils que Dieu vienne à eux dans les ténèbres d’épais nuages avec les anges et que leur sort soit réglé ? Toutes les décisions appartiennent à Dieu.
Interroge les fils d’Israël : combien leur avons-Nous donné de preuves manifestes ! Que celui qui dénature le bienfait de Dieu après l’avoir reçu, sache que Dieu est terrible dans Son châtiment.
La vie de ce monde a paru belle aux incroyants et ils se moquent des croyants, mais ceux qui craignent Dieu seront élevés au-dessus d’eux le Jour de la Résurrection. Dieu accorde Ses bienfaits à qui Il veut et sans compter.
Les hommes formaient une seule communauté religieuse. Dieu a envoyé alors les Prophètes, pour leur apporter la bonne nouvelle et pour les avertir, et a fait descendre sur eux le Livre avec la Vérité pour juger l’objet des divergences entre les hommes ; mais ce sont ceux qui ont reçu le Livre qui, par jalousie entre eux, furent en désaccord à son sujet en dépit des preuves irréfutables qui leur étaient données. Dieu a dirigé ceux qui ont cru à cette Vérité au sujet de laquelle d’autres se sont disputés, avec Sa permission. Dieu dirige qui Il veut sur le droit chemin.
Pensez-vous entrer au Paradis sans avoir à endurer les épreuves subies par ceux qui vous ont précédés ? Les malheurs et les calamités les avaient touchés et ils furent terriblement secoués au point que le Messager et ceux qui croyaient avec lui dirent : « Quand donc viendra la victoire de Dieu ? » La victoire de Dieu n’est-elle pas proche ?
Ils t’interrogent : « Qu’est-ce qu’on doit dépenser ? » Dis-leur : « Le bien que vous dépensez sera pour vos parents, vos proches, pour les orphelins, les pauvres et pour les voyageurs. » En vérité, tout le bien que vous ferez sera connu de Dieu. 
Il vous est prescrit de combattre, mais vous l’avez pris en aversion. Or, il se peut que vous ayez de l’aversion pour une chose, alors que c’est un bien pour vous, et il se peut que vous aimiez une chose, alors que c’est un mal pour vous. Dieu sait, mais vous, vous ne savez pas.
Ils t’interrogent au sujet de la guerre durant le mois sacré. Dis-leur : « Combattre en ce mois est un péché grave, mais détourner les hommes de la voie de Dieu, ne pas croire en Lui, profaner la Mosquée Sacrée, chasser de son enceinte ceux qui l’habitent : tout cela est encore plus grave devant Dieu. La subversion est pire que la guerre. Les incroyants ne cesseront point de vous combattre tant qu’ils ne vous auront pas fait renoncer à votre religion, s’ils le pouvaient. Mais ceux d’entre vous qui abjureront leur religion et mourront en état d’infidélité, voilà ceux dont les actions seront vaines dans ce monde et dans la vie future, voilà ceux qui seront voués au Feu ; ils y demeureront éternellement.
Certes, ceux qui ont cru, ceux qui ont émigré de La Mecque vers Médine, ceux qui ont combattu pour la cause de Dieu, voilà ceux qui espèrent la miséricorde de Dieu, car Dieu est Celui qui pardonne, Il est Miséricordieux.
Ils t’interrogent au sujet du vin et des jeux de hasard. Dis-leur : « Lun et l’autre comportent pour les hommes un grand péché et quelques avantages, mais le péché qu’ils renferment est plus grand que leur utilité. » Ils t’interrogent sur ce qu’ils doivent dépenser en aumônes, dis-leur : « Le superflu. » Voilà comment Dieu vous explique Ses versets. Peut-être réfléchirez-vous 
 sur la vie présente et sur la vie future ! Ils t’interrogent au sujet des orphelins. Dis-leur : « Leur faire du bien est une très bonne action, si vous les fréquentez, ils sont vos frères. » Dieu distingue le corrupteur de celui qui est juste. Il vous affligerait s’Il le voulait. Dieu est Tout-Puissant et Sage.
N’épousez point les femmes polythéistes avant qu’elles ne croient ; une esclave croyante vaut mieux qu’une femme libre et polythéiste, même si celle-ci vous plaît. Ne mariez pas vos filles à des polythéistes avant qu’ils ne croient ; un esclave croyant vaut mieux qu’un homme libre et polythéiste, même si celui-ci vous plaît. Ceux-là invitent au Feu et Dieu invite au Paradis et au pardon avec Sa permission. Dieu expose clairement Ses versets aux hommes. Peut-être réfléchiront-ils !
Ils t’interrogent au sujet de la menstruation des femmes. Dis-leur : « C’est un mal. Séparez-vous d’elles durant les règles. N’ayez point de rapports charnels avec elles tant qu’elles sont en état d’impureté. Lorsqu’elles se seront purifiées, allez à elles comme Dieu vous l’a ordonné. » Dieu aime ceux qui se repentent et ceux qui se purifient.
Vos épouses sont pour vous comme un champ de labour ; allez à votre champ comme vous le voulez. Accomplissez de bonnes actions pour vous-mêmes ; craignez Dieu et sachez que vous Le rencontrerez. Annonce la bonne nouvelle aux croyants.
Dans vos serments, ne faites pas de Dieu un obstacle pour vous dispenser de faire le bien, d’être pieux et de rétablir la concorde entre les hommes. Dieu est Celui qui entend parfaitement. Il est Omniscient.
Dieu ne vous tiendra pas rigueur pour une parole inconsidérée dans vos serments, mais Il vous jugera pour ce que vos cœurs auront accompli. Dieu est Celui qui pardonne. Il est Plein de mansuétude.
Un délai d’attente de quatre mois est prescrit à ceux qui se sont engagés par serment à s’abstenir d’approcher leurs femmes. Mais, dans le cas où ils reviennent sur leur décision, Dieu est Celui qui pardonne. Il est Miséricordieux.
S’ils décident de répudier leurs femmes, Dieu est Celui qui entend parfaitement et Celui qui sait tout.
Les femmes répudiées sont tenues d’observer un délai d’attente correspondant à trois périodes menstruelles. Il ne leur est pas permis de cacher ce que Dieu a créé dans leurs ventres, si toutefois elles croient en Dieu et au Jour dernier. Durant cette attente, leurs maris ont un droit prioritaire pour reprendre, s’ils désirent une réconciliation, leurs épouses. Les femmes ont des droits équivalents à leurs devoirs, conformément à la bienséance. Les hommes ont cependant une prééminence sur elles. Dieu est Tout-Puissant et Sage.
Il est permis de divorcer à deux reprises seulement. Reprenez donc votre épouse d’une manière convenable ou libérez-la avec générosité. Il ne vous est pas permis de reprendre quoi que ce soit de ce que vous leur avez donné, à moins que vous ne craigniez tous deux de ne pas respecter les lois de Dieu. Si vous craignez de ne pas respecter les lois de Dieu, il ne résultera aucun péché pour l’un de vous deux si l’épouse offre une compensation matérielle pour racheter sa liberté. Telles sont les lois de Dieu. Ne les transgressez pas. Ceux qui transgressent les lois de Dieu sont des injustes.
Si l’époux répudie sa femme une troisième fois, celle-ci n’est plus licite pour lui tant qu’elle n’aura pas été remariée à un autre époux. Si ce dernier la répudie, alors il n’y a aucun péché à ce qu’elle reprenne la vie commune avec son premier époux s’ils croient tous les deux pouvoir observer les prescriptions divines. Telles sont les lois de Dieu exposées clairement à des hommes qui comprennent.
Quand vous aurez répudié vos femmes et qu’elles auront atteint le délai d’attente légal, retenez-les d’une manière convenable ou libérez-les avec générosité. Ne les retenez pas par contrainte en transgressant la loi ; quiconque agirait ainsi serait injuste envers lui-même. Ne considérez pas les signes de Dieu comme une plaisanterie. Souvenez-vous des bienfaits de Dieu à votre égard ; du Livre et de la sagesse qu’Il vous a révélés et par lesquels Il vous exhorte. Craignez Dieu et sachez qu’en vérité Dieu est Omniscient.
Quand vous aurez répudié vos femmes et quelles auront atteint le délai d’attente légal, ne les empêchez pas de renouer les liens de mariage avec leur époux s’ils se sont mis d’accord conformément aux règles de bienséance ; voilà une exhortation pour celui d’entre vous qui croit en Dieu et au Jour dernier. Voilà ce qui est plus avantageux pour vous et plus pur. Dieu sait, et vous, vous ne savez pas.
Les mères allaiteront leurs enfants deux années entières si le père exige que l’allaitement soit complet, à charge pour lui de pourvoir à leur nourriture et à leur habillement d’une manière convenable. Nul ne doit être chargé au-dessus de ses moyens. La mère ne doit pas être lésée dans ses intérêts à cause de son enfant, ni le père à cause de son enfant. L’héritier du père est soumis aux mêmes obligations. Il n’y a aucun inconvénient à ce que les parents décident d’un commun accord, après s’être consultés, le sevrage de l’enfant. Si vous désirez mettre vos enfants en nourrice, il n’y a aucune faute à vous reprocher pourvu que vous payiez le salaire promis conformément à l’usage. Craignez Dieu ! Sachez qu’en vérité Dieu voit parfaitement ce que vous faites. 
Pour ceux d’entre vous qui décèdent en laissant des épouses, celles-ci doivent observer un délai de viduité de quatre mois et dix jours. Passé ce délai, vous n’êtes plus responsables de ce qu’elles décideront honnêtement d’elles-mêmes. Dieu est parfaitement Informé de ce que vous faites.
Il n’y aura aucun reproche à vous faire si vous faites aux femmes, durant le délai de viduité, allusion à une proposition de mariage ni d’en nourrir secrètement l’intention. Dieu sait que vous penserez à elles ; cependant ne leur faites point de promesses en secret et ne leur tenez que des paroles honnêtes. N’établissez le contrat de mariage qu’à l’expiration du délai prescrit. Sachez qu’en vérité Dieu connaît ce qui est dans vos pensées ; prenez garde à Lui. Sachez que Dieu est Celui qui pardonne et qu’Il est Plein de mansuétude.
Il n’y aura aucun reproche à vous faire si vous répudiez les femmes dont vous n’aurez pas consommé le mariage et à l’égard desquelles vous n’avez pas fixé de dot. Donnez-leur toutefois quelque bien à titre de cadeau de consolation ‒ l’homme riche selon ses moyens et l’homme pauvre suivant ce qu’il peut donner ‒ d’une manière honnête : c’est là une obligation incombant aux hommes qui font le bien.
Si vous répudiez les femmes avant la consommation du mariage et que vous leur avez fixé la dot, donnez-leur la moitié de celle-ci, à moins d’un désistement de leur part ou de la part de leurs tuteurs. Se désister est plus proche de la piété. N’oubliez pas d’être généreux dans vos rapports mutuels. Dieu voit parfaitement ce que vous faites.
Soyez assidus aux prières et surtout à la prière du milieu du jour et tenez-vous devant Dieu avec humilité.
En cas de danger, vous pouvez prier tout en marchant ou sur vos montures. Dès que vous vous sentez en sécurité, invoquez Dieu selon ce qu’Il vous a appris lorsque vous ne saviez rien.
Ceux d’entre vous qui mourront en laissant des épouses doivent laisser un testament de leur vivant en faveur de celles-ci qui assurera leur entretien durant un an sans qu’elles soient obligées de quitter leurs maisons. Si elles les quittent d’elles-mêmes, il n’y aura aucune faute à vous reprocher de la manière dont elles disposeront honnêtement de leur propre personne. Dieu est Tout-Puissant et Sage.
Les femmes divorcées ont droit à une pension convenable ; c’est un devoir à la charge de ceux qui craignent Dieu.
C’est ainsi que Dieu vous explique clairement Ses versets. Peut-être comprendrez-vous !
N’as-tu pas vu ceux qui par milliers sont sortis de leurs maisons par crainte de la mort ? Dieu leur a dit : « Mourez ! », puis Il les ressuscita. En vérité, Dieu est Plein de bonté pour les hommes, mais la plupart d’entre eux ne sont pas reconnaissants.
Combattez pour la cause de Dieu. Sachez que Dieu entend parfaitement. Il est Omniscient.
À celui qui prête à Dieu de bonne grâce, Dieu le lui rendra multiplié à l’infini, car Dieu restreint ou accorde en abondance Ses faveurs. C’est à Lui que vous serez ramenés.
N’as-tu pas considéré l’assemblée du peuple d’Israël après Moïse ? Ils demandèrent à leur Prophète Samuel de leur désigner un roi sous les ordres duquel ils combattraient pour la cause de Dieu. Il dit : « S’il vous était prescrit de combattre, ne le refuseriez-vous pas ? » « Pourquoi ne combattrions-nous pas pour la cause de Dieu, dirent-ils, alors que nous avons été chassés de nos maisons et séparés de nos enfants ? » Mais lorsque le combat leur fut prescrit, ils s’en détournèrent, à l ‘exception d’un petit nombre d’entre eux. Dieu connaît parfaitement les injustes.
Leur Prophète leur dit : « Dieu vous a envoyé Saül comme roi. » « Comment régnerait-il sur nous, objectèrent-ils, alors que nous avons plus de droit que lui à la royauté et qu’il n’a même pas l’avantage de la richesse ? » Le Prophète reprit : « Dieu l’a préféré à vous tous et lui a donné une supériorité sur vous grâce à la science et à la force physique. Dieu accorde la royauté à qui Il veut. Dieu est le Détenteur d’une grâce immense. Il est Omniscient. »
Leur Prophète leur dit : « Voici quel sera le signe de son investiture : l’Arche d’Alliance viendra vers vous portée par les anges et contenant un symbole de réconfort et de quiétude de votre Seigneur et les reliques laissées par la famille de Moïse et par la famille d’Aaron. En vérité, il y a en cela un signe pour vous, si vous êtes croyants. » 
Lorsque Saül se mit en route avec son armée, il leur dit : « Dieu va vous éprouver avec une rivière : celui qui s’y désaltérera ne fera pas partie des miens ; tandis que celui qui s’en abstiendra, à l’exception de celui qui puisera une seule fois dans le creux de la main, comptera parmi les miens. » Ils en burent sauf un petit nombre d’entre eux. Lorsque Saül et les croyants eurent traversé la rivière, ces derniers s’écrièrent : « Nous n’avons point de force aujourd’hui à opposer à Goliath et à son armée. » Quant à ceux qui pensaient rencontrer Dieu, ils dirent : « Combien de fois une petite troupe d’hommes a vaincu une troupe très nombreuse avec la permission de Dieu ? » Dieu est avec ceux qui sont persévérants.
En marchant contre Goliath et ses troupes, ils dirent : « Seigneur ! Fais que nous soyons patients ; affermis nos pas ; donne-nous la victoire sur le peuple mécréant. »
Ils le mirent en déroute avec la permission de Dieu, et David tua Goliath. Dieu accorda à David la royauté et la sagesse, Il lui apprit ce qu’Il voulut. Si Dieu ne repoussait pas certains hommes par d’autres, la terre serait certainement corrompue, mais Dieu est Celui qui dispense Sa grâce sur les mondes.
Tels sont les versets de Dieu que Nous te révélons en vérité, car tu es du nombre des Envoyés.
Parmi ces Messagers, Nous avons favorisé certains par rapport à d’autres. Il en est à qui Dieu a parlé. Il a élevé certains d’entre eux à des degrés supérieurs. Nous avons donné à Jésus fils de Marie des preuves évidentes et Nous l’avons fortifié par l’Esprit de Sainteté. Si Dieu l’avait voulu, les hommes qui vinrent après les Messagers ne se seraient point entretués après que les preuves manifestes leur furent envoyées, mais ils étaient en désaccord. Certains parmi eux ont cru, d’autres furent incroyants. Si Dieu l’avait voulu, ils ne se seraient pas entretués, mais Dieu fait ce qu’Il veut.
Ȏ croyants ! Dépensez en aumônes une partie des biens que Nous vous avons accordés avant que ne vienne le jour où il n’y aura ni marchandage, ni amitié, ni intercession. Les incroyants sont des injustes.
Dieu ! Il n’y a de Dieu que Lui, le Vivant, Celui qui subsiste par Lui-même. Ni l’assoupissement ni le sommeil n’ont de prise sur Lui. Tout ce qui est dans les cieux et tout ce qui est sur la terre Lui appartient. Qui peut intercéder auprès de Lui sans Sa permission ? Il sait parfaitement ce qui se trouve devant les hommes et derrière eux, alors que ceux-ci n’embrassent de Sa science que ce qu’Il a voulu. Son trône s’étend sur les cieux et sur la terre et leur protection ne l’incommode guère. Il est le Sublime ; Il est l’Infiniment Grand.
Pas de contrainte en religion ! La Vérité se distingue de l’erreur. Celui qui ne croit pas aux fausses divinités et croit en Dieu a vraiment saisi l’anse la plus solide qui ne peut se briser. Dieu est Celui qui entend parfaitement. Il est Omniscient.
Dieu est le Protecteur des croyants ; Il les fait sortir des ténèbres vers la lumière. Quant aux mécréants, leurs maîtres sont les fausses divinités ; celles-ci les font sortir de la lumière vers les ténèbres : ceux-là sont voués au Feu où ils demeureront pour l’Éternité.
N’es-tu pas au courant de cet homme à qui Dieu avait donné la royauté et qui discuta avec Abraham au sujet de son Seigneur ? Abraham dit : « Mon Seigneur est Celui qui fait vivre et qui fait mourir. » « Moi aussi, répondit l’autre, je fais vivre et je fais mourir. » Abraham reprit : « Dieu fait venir le soleil de l’Orient : fais-le donc venir de l’Occident ! » Le mécréant resta donc confondu. Dieu ne dirige point le peuple injuste.
Et de ce voyageur qui, venant à passer près d’une cité déserte et en ruine, s’écria : « Comment Dieu fera-t-Il pour faire revivre cette cité après sa mort ? » Dieu le fit mourir. Il resta ainsi pendant cent ans, puis Il le ressuscita et lui demanda : « Combien de temps es-tu resté là ? » « J’y suis resté un jour ou un peu moins d’un jour », répondit le voyageur. « Non, reprit le Seigneur, tu es resté ici durant cent ans. Regarde ta nourriture et ta boisson, elles ne se sont pas gâtées ! Regarde aussi ton âne ! Nous faisons de toi un signe pour les hommes. Regarde comment nous réunissons les ossements de ton âne, puis nous les recouvrons de chair. » Devant ces évidences, l’homme dit : « Je reconnais à présent que Dieu est Puissant sur toute chose. » 
Lorsque Abraham dit : « Seigneur ! Montre-moi comment Tu rends la vie aux morts », Dieu dit : « Ne crois-tu pas encore ? » « Je crois, reprit Abraham, mais c’est pour que mon cœur soit rassuré ! » « Prends quatre oiseaux, dit le Seigneur, coupe-Ies en morceaux que tu mettras sur des monts séparés puis appelle-les. Ils accourront vers toi. Sache que Dieu est Tout-Puissant et Sage. »
Ceux qui dépensent leurs biens pour la cause de Dieu sont comparables à un grain qui donne sept épis et dont chaque épi contient cent grains. Dieu multiplie la récompense à qui Il veut. Dieu est le Détenteur d’une grâce immense. Il est Omniscient.
Ceux qui dépensent leurs biens pour la cause de Dieu et qui ne font pas suivre leurs dons de remontrances et de torts recevront leur récompense auprès de leur Seigneur. Ils n’éprouveront alors aucune crainte et ne seront point affligés.
Une parole agréable et un pardon valent mieux qu’une aumône suivie d’un tort. Dieu se suffit à Lui-même. Il est Plein de mansuétude.
Ô croyants ! Ne rendez pas vaines vos aumônes en faisant des remontrances et en commettant des torts à l’instar de celui qui dépense son bien pour être vu des hommes, alors qu’il ne croit ni en Dieu ni au Jour dernier. Il ressemble à un rocher recouvert de terre qu’une forte pluie atteindra et qui deviendra dénudé. De tels hommes ne peuvent tirer aucun profit de leurs actes. Dieu ne dirige point le peuple incroyant.
Ceux qui dépensent leurs biens dans le but de plaire à Dieu, tout en essayant de consolider leur loi, sont comparables à un jardin planté sur un coteau qui, arrosé par une forte pluie, donne deux fois plus de fruits ; si la pluie ne l’atteint pas, c’est la rosée qui y suppléera. Dieu voit parfaitement ce que vous faites.
L’un d’entre vous aimerait-il posséder un jardin planté de palmiers dattiers et de vignes sous lesquels coulent des ruisseaux, qui lui donne toutes sortes de fruits, et qu’un vent de feu survienne et brûle ce jardin, alors que la vieillesse l’a atteint et que ses enfants sont incapables et en bas âge ? C’est ainsi que Dieu vous explique Ses versets. Peut-être réfléchirez-vous !
Ô croyants ! Faites l’aumône des meilleures choses que vous avez acquises et des fruits que Nous avons fait sortir de la terre pour vous et ne choisissez pas ce qui est vil pour le donner en aumône. Ne donnez pas ce que vous n’accepteriez vous-mêmes qu’en fermant les yeux. Sachez qu’en vérité Dieu se suffit à Lui-même. Il est Digne de louanges.
Satan vous fait craindre la pauvreté et vous ordonne les turpitudes, tandis que Dieu vous promet Son pardon et Ses bienfaits. Dieu est le Détenteur de l’immense grâce. Il est Omniscient.
Il donne la sagesse à qui Il veut. Celui à qui la sagesse a été donnée obtient un bien considérable ; mais il n’y a que les hommes doués de bon sens qui s’en souviennent. 
Quelque aumône que vous fassiez, quelque vœu que vous fassiez, Dieu le sait vraiment. Les injustes ne trouveront pas de défenseurs.
Si vous faites l’aumône au public, c’est louable ; si vous la faites parvenir aux pauvres d’une manière discrète, c’est encore mieux pour vous. Une telle conduite vous fera effacer une partie de vos péchés. Dieu est parfaitement Informé de ce que vous faites.
Tu n’es point chargé de mettre les incroyants sur la voie droite. C’est à Dieu qu’il appartient de diriger qui Il veut. Tout ce que vous donnerez en aumône est à votre avantage. Vous ne dépenserez que par amour pour la face de Dieu. Pour tout ce que vous aurez dépensé pour faire le bien, vous serez généreusement récompensés ; vous ne serez pas lésés.
Vos aumônes doivent êtres destinées aux nécessiteux qui se sont consacrés à la cause de Dieu et qui ne peuvent se déplacer pour travailler ; l’ignorant les croit riches à cause de leur attitude digne. Tu les reconnaîtras à leur aspect : ils n’importunent personne en leur demandant l’aumône. Dieu sait parfaitement tout ce que vous aurez dépensé pour faire le bien.
Ceux qui dépensent leurs biens, la nuit et le jour, en secret et en public, trouveront leur récompense auprès de leur Seigneur. Ils n’éprouveront alors aucune crainte et ils ne seront point affligés. 
Ceux qui se nourrissent du produit de l’usure se lèveront le Jour de la Résurrection tels des possédés violemment frappés par Satan. Il en sera ainsi parce qu’ils disent : « La vente est semblable à l’usure. » Mais Dieu a permis la vente et Il a interdit l’usure. Celui à qui parviendra cette exhortation de son Seigneur et qui mettra un terme à cette iniquité conservera ses acquis usuraires antérieurs. Son cas relève de Dieu. Quant à ceux qui retournent à l’usure, ils seront les hôtes du Feu. Ils y demeureront éternellement.
Dieu anéantira les profits de l’usure et fera fructifier le bénéfice des aumônes. Dieu n’aime pas tout homme mécréant et pécheur.
En vérité, ceux qui croient, font le bien, accomplissent la prière et s’acquittent de l’aumône légale trouveront leur récompense auprès de leur Seigneur. Ils n’éprouveront alors aucune crainte et ne seront point affligés.
Ô croyants ! Craignez Dieu ! Renoncez à ce qui vous reste encore des profits de l’usure si vous êtes croyants.
Si vous ne le faites pas, attendez-vous à une déclaration de guerre de la part de Dieu et de Son messager. Si vous vous repentez, il vous reste vos capitaux. Vous ne léserez personne et vous ne serez pas lésés.
Si votre débiteur se trouve dans la gêne, accordez-lui un délai jusqu’à ce qu’il soit en mesure de vous payer. Si vous faites l’aumône en renonçant à votre prêt, ce sera préférable pour vous, si vous savez !
Craignez le jour où vous serez ramenés à Dieu ; le jour où chaque âme recevra le prix de ses actes ; le jour où les hommes ne subiront aucune injustice.
 Ȏ croyants ! Lorsque vous contractez une dette payable à une échéance déterminée, mettez cela par écrit. Qu’un écrivain choisi parmi vous l’écrive fidèlement ; que l’écrivain ne refuse point de l’écrire selon ce que Dieu lui a enseigné ; qu’il écrive ce que le débiteur dicte ; qu’il craigne Dieu son Seigneur et qu’il ne retranche rien de ce qu’on lui dicte. Si le débiteur est débile ou incapable physiquement ou qu’il ne peut dicter lui-même, que son représentant dicte pour lui en toute fidélité. Faites témoigner deux témoins parmi vos hommes. Si vous ne trouvez pas deux hommes, ce sera un homme et deux femmes parmi ceux que vous agréez comme témoins, en sorte que, si l’une d’entre elles se trompe, l’autre lui rappelle ce qu’elle aura oublié. Que les témoins ne refusent pas, lorsqu’ils sont appelés à témoigner, de faire leurs dépositions. Ne négligez pas de consigner par écrit une dette, qu’elle soit petite ou grande, en indiquant le terme du paiement. Voilà ce qui est plus juste devant Dieu, mieux approprié pour le témoignage et plus apte à ôter toute espèce de doute ; à moins qu’il ne s’agisse d’une marchandise présente que vous négociez entre vous sur-le-champ : dans ce cas, il n’y a pas de faute à vous reprocher, si vous ne l’inscrivez pas. Prenez des témoins lorsque vous vous livrez à des transactions. Ne faites de violence ni à un écrivain ni à un témoin, sinon vous commettriez une perversité. Craignez Dieu ! Dieu vous instruit. Dieu connaît parfaitement toute chose.
Si vous êtes en voyage et que vous ne trouviez pas d’écrivain, le dépôt d’un gage suffit. Si l’un d’entre vous confie à un autre un objet, que celui à qui le gage est confié le restitue intact. Qu’il craigne Dieu, son Seigneur ! Ne refusez point de rendre témoignage. Certes, quiconque refuse de témoigner a un cœur de pécheur. Dieu sait parfaitement ce que vous faites.
Tout ce qui se trouve dans les cieux et tout ce qui se trouve sur la terre appartient à Dieu. Que vous manifestiez ce qui est en vous ou que vous le cachiez, Dieu vous en demandera compte. Il pardonnera à qui Il voudra et Il châtiera qui Il voudra. Dieu est Puissant sur toute chose.
Le Messager a cru à ce qui lui a été révélé de la part de son Seigneur. Les croyants y ont cru aussi. Tous ont cru en Dieu, en Ses anges, en Ses Livres et en Ses Envoyés. Nous ne faisons point de distinction entre Ses Envoyés. Ils ont dit : « Nous avons entendu et nous avons obéi ! Seigneur ! Nous Te demandons pardon, vers Toi est le retour final ! »
Dieu n’imposera à aucune âme une charge au-dessus de ses forces. Le bien qu’elle aura fait sera reconnu et le mal qu’elle aura accompli lui reviendra. Seigneur ! Ne nous tiens pas rigueur des fautes commises par oubli ou par erreur. Seigneur ! Ne nous accable pas de charges trop lourdes à l’instar de ceux qui ont vécu avant nous. Seigneur ! Ne nous impose pas ce que nous ne pouvons supporter. Sois indulgent à notre égard ! Pardonne-nous ! Accorde-nous Ta miséricorde ! Tu es notre Seigneur ! Fais-nous triompher sur les peuples mécréants !
Alif, Lâm, Mîm.
Dieu ! Il n’y a de Dieu que Lui, le Vivant, Celui qui subsiste par Lui-même.
Il a fait descendre sur toi le Livre avec la Vérité, confirmant les Livres révélés avant lui. Il a fait descendre la Torah et l’Évangile
auparavant pour servir de bonne Direction aux hommes, ainsi que le Livre de la distinction entre la Vérité et l’erreur. En vérité, ceux qui ne croient pas aux signes de Dieu subiront un terrible châtiment. Dieu est Tout-Puissant. Il détient le pouvoir de la vengeance.
Certes, rien de ce qui est sur la terre ou dans le ciel n’échappe à Dieu.
C’est Lui qui vous façonne comme Il veut dans les matrices de vos mères. Il n’y a de Dieu que Lui. Le Tout-Puissant, le Sage.
C’est Lui qui t’a révélé le Livre contenant des versets sans équivoque formant la Mère du Livre ainsi que d’autres versets pouvant prêter à des interprétations diverses. Ceux dont les cœurs penchent vers l’erreur s’attachent à ce qui est équivoque en recherchant la discorde et des interprétations tendancieuses. Mais nul autre que Dieu ne connaît l’interprétation du Livre. Les hommes versés dans les sciences disent : « Nous croyons au Livre ! Tous ses versets viennent de notre Seigneur. » Seuls les hommes doués de bon sens s’en souviennent.
Seigneur ! Ne fais pas dévier nos cœurs après nous avoir bien dirigés. Accorde-nous une miséricorde émanant de Toi. En vérité, Tu es le Suprême Dispensateur du bien.
Seigneur ! Tu es certes Celui qui réunira les hommes un jour au sujet duquel il n’y a aucun doute. Dieu ne manque pas à Sa promesse.
Quant aux mécréants, ni leurs richesses ni leurs enfants ne les mettront à l’abri du châtiment de Dieu. Voilà ceux qui serviront de combustible au Feu.
Tel a été le sort des gens de Pharaon et de ceux qui vécurent avant eux ; ils avaient traité de mensonges Nos signes. Dieu les a punis pour leurs péchés, car Dieu est terrible dans Son châtiment.
Dis aux mécréants : « Vous serez vaincus et vous serez rassemblés dans la Géhenne. Quel détestable lieu de repos ! »
Il y avait un signe pour vous dans les deux troupes qui s’affrontèrent. L’une combattait pour la cause de Dieu et l’autre était mécréante. Les mécréants voyaient de leurs propres yeux les croyants deux fois plus nombreux qu’eux-mêmes ; Dieu soutient de Son secours qui Il veut. Certes, il y a en cela un sujet à méditer pour ceux qui sont doués de clairvoyance.
L’amour des plaisirs tels que les femmes, les enfants, l’amoncellement de trésors faits d’or et d’argent, les chevaux de race, le bétail et les champs de culture, tout cela paraît beau aux hommes. Mais ce sont là des jouissances éphémères de la vie de ce monde, alors que c’est auprès de Dieu qu’il y a le plus beau lieu de retour.
Dis : « Vous annoncerais-je quelque chose de meilleur que tout cela ? » Il y a auprès de Dieu, pour ceux qui Le craignent, des Jardins au pied desquels coulent des fleuves, où ils demeureront éternellement, des épouses pures et la satisfaction de Dieu ‒ Dieu observe parfaitement Ses serviteurs ;
pour ceux qui disent : « Seigneur ! Nous avons cru ! Pardonne-nous nos péchés ! Préserve-nous du châtiment du Feu ! »,
ce sont les patients, les véridiques, les pieux ; ceux qui font l’aumône et qui implorent dès l’aube le pardon de leur Seigneur.
 En vérité, Dieu témoigne, ainsi que les anges et les hommes de sciences, qu’il n’y a de Dieu que Lui : Lui le Dieu de la justice. Il n’y a de Dieu que Lui : le Tout-Puissant, le Sage.
En vérité, la religion de Dieu est l’Islam. Ceux auxquels le Livre a été donné ne se sont divisés entre eux par jalousie qu’après avoir reçu la science. Que celui qui refuse de croire aux versets de Dieu sache que Dieu est prompt à demander des comptes.
S’ils te contredisent, dis-leur : « Je me suis entièrement soumis à Dieu, moi et ceux qui m’ont suivi. » Dis à ceux auxquels le Livre a été donné et aux illettrés : « Êtes-vous soumis à Dieu ? » S’ils se soumettent à Dieu, ils sont sur la bonne voie ; s’ils s’en détournent, tu es seulement chargé de transmettre le message. Dieu observe parfaitement Ses serviteurs.
Annonce un douloureux châtiment à ceux qui ne croient pas aux signes de Dieu et qui assassinent injustement les Prophètes et les hommes qui ordonnent la justice.
Voilà ceux dont les actions sont vaines en ce monde et dans la vie future : ils ne trouveront point de défenseurs. 
N’as-tu pas vu ceux qui ont reçu une partie du Livre et qui, pour certains d’entre eux, lorsqu’ils sont appelés au Livre de Dieu pour trancher leurs différends, s’en détournent et s’y opposent ?
C’est parce qu’ils ont dit : « Le Feu ne nous touchera que pendant un certain nombre de jours » ; ils se sont laissé égarer dans leur religion par tout ce qu’ils ont inventé.
Qu’adviendra-t-il d’eux lorsque Nous les rassemblerons un jour au sujet duquel il n’y a aucun doute, le jour où chaque homme recevra le prix de ses œuvres et où personne ne sera lésé ?
Dis : « Ô Dieu ! Souverain du Royaume ! Tu donnes la royauté à qui Tu veux et Tu arraches la royauté à qui Tu veux ; Tu honores qui Tu veux et Tu humilies qui Tu veux ; le bien est entre Tes mains. En vérité, Tu es Puissant sur toute chose.
Tu fais pénétrer la nuit dans le jour et Tu fais pénétrer le jour dans la nuit ; Tu fais sortir le vivant du mort et Tu fais sortir le mort du vivant ; Tu accordes des biens à qui Tu veux sans compter. »
Que les croyants ne prennent pas pour alliés des incroyants de préférence aux croyants. Celui qui agit ainsi désobéit à Dieu ; à moins qu’ils ne constituent un danger pour lui et qu’il cherche à se protéger d’eux. Dieu vous met en garde contre Lui-même. C’est vers Dieu que vous retournerez.
Dis : « Que vous cachiez ou que vous divulguiez ce qui est dans vos cœurs, Dieu le connaît. Il connaît ce qui est dans les cieux et ce qui est sur la terre. » Dieu est Omnipotent.
Le jour où chaque homme sera confronté avec le bien et le mal qu’il aura commis, il souhaitera qu’il y ait entre lui et les mauvaises actions qu’il aura commises une très longue distance. Dieu vous met en garde contre Lui-même. Dieu est Bienveillant envers Ses serviteurs.
Dis : « Si vous aimez Dieu, suivez-moi ; Dieu vous aimera et vous pardonnera vos péchés. Dieu est Celui qui pardonne. Il est Miséricordieux. »
Dis : « Obéissez à Dieu et à Son Envoyé. » S’ils désobéissent, sachez que Dieu n’aime pas les mécréants.
Certes, Dieu a choisi entre tous les hommes Adam, Noé, la famille d’Abraham et la famille d’Imran,
en tant que descendants les uns des autres. Dieu est Celui qui entend parfaitement. Il est Omniscient.
C’est ainsi que la femme d’Imran dit : « Seigneur ! Je voue à Ton culte exclusif ce qui est dans mon sein, accepte-le de ma part. Tu es, en vérité, Celui qui entend parfaitement et Tu es l’Omniscient. »
Lorsqu’elle eut accouché de l’enfant, elle dit : « Seigneur ! J’ai mis au monde une fille ! » ; Dieu savait ce qu’elle avait enfanté ; un garçon n’est pas semblable à une fille. « Je l’ai nommée Marie, je la mets sous Ta protection, elle et sa descendance, contre Satan le lapidé. »
Son Seigneur accueillit la petite fille favorablement, la fit croître d’une belle croissance et la confia à Zacharie. Chaque fois que Zacharie allait lui rendre visite dans le sanctuaire, il trouvait de la nourriture auprès d’elle. Il lui demandait alors : « Ô Marie ! D’où cela te vient-il ? » Elle répondait : « Cela vient de Dieu. » En vérité, Dieu accorde Ses biens sans compter à qui Il veut.
C’est alors que Zacharie invoqua son Seigneur et dit : « Seigneur ! Accorde-moi de Ta part une excellente descendance, car Tu es, en vérité, Celui qui exauce les prières. »
Tandis qu’il priait debout dans le sanctuaire, les anges l’appelèrent : « Dieu t’annonce la bonne nouvelle de la naissance de Jean qui confirmera la Vérité du Verbe émanant de Dieu. Il sera un chef, un homme chaste et un Prophète parmi les justes. »
« Seigneur ! Comment aurais-je un garçon, alors que la vieillesse m’a atteint et que ma femme est stérile ? », demanda Zacharie. « Il en sera ainsi ! Dieu fait ce qu’Il veut ! », lui fut-il répondu.
« Seigneur ! Donne-moi un signe ! », dit Zacharie. « Voici ton signe : pendant trois jours, tu ne parleras aux gens que par gestes, lui dit-on, invoque sans cesse ton Seigneur et glorifie Son nom au crépuscule et à l’aube ! »
Les anges dirent : « Ô Marie ! En vérité, Dieu t’a choisie, t’a purifiée et t’a élue parmi toutes les femmes de l’Univers.
Ô Marie ! Sois pieuse envers ton Seigneur, prosterne-toi et incline-toi avec ceux qui s’inclinent. »
Ceci fait partie des nouvelles concernant le Mystère que Nous te révélons. Tu n’étais pas parmi eux lorsqu’ils jetaient leurs roseaux pour tirer au sort afin de décider qui d’entre eux se chargerait de Marie ; tu n’étais pas non plus parmi eux lorsqu’ils s’en disputaient la garde.
Les anges dirent : « Ô Marie ! En vérité, Dieu t’annonce la bonne nouvelle d’un Verbe émanant de Lui dont le nom est le Messie, Jésus fils de Marie ; illustre dans la vie de ce monde et dans la vie future, et l’un des rapprochés de Dieu. 
 Il parlera aux hommes dans son berceau et en son âge mûr et il sera du nombre des justes. »
Elle dit : « Seigneur ! Comment aurais-je un fils alors qu’aucun homme ne m’a touchée ? » « Dieu crée ainsi ce qu’Il veut, lui fut-il répondu. Quand Il décide une chose, Il lui dit : “Sois !”, et elle est. »
Dieu lui enseignera le Livre, la sagesse, la Torah et l’Évangile.
Il sera le Messager de Dieu auprès des fils d’Israël et leur dira : « Je suis venu à vous, en vérité, avec un signe de votre Seigneur. Je crée d’argile pour vous comme une forme d’oiseau, puis je souffle en lui et il devient oiseau avec la permission de Dieu. Je guéris l’aveugle né et le lépreux et je rends la vie aux morts avec la permission de Dieu. Je vous dis ce que vous mangez et ce que vous cachez dans vos maisons. En vérité, il y a là pour vous un signe si vous êtes croyants !
Je viens pour confirmer ce qui existait avant moi de la Torah et pour vous permettre certaines choses qui vous ont été interdites. Je suis venu à vous avec un signe de votre Seigneur. Craignez Dieu et obéissez-moi !
En vérité, Dieu est mon Seigneur et votre Seigneur : adorez-Le ! C’est là le droit chemin. »
Après avoir constaté leur incroyance, Jésus dit : « Qui sont mes assistants dans la voie de Dieu ? » Les apôtres dirent : « Nous sommes les alliés de Dieu. Nous croyons en Dieu. Sois témoin de notre soumission.
Seigneur ! Nous croyons à ce que Tu as révélé, nous suivons le Messager, inscris-nous parmi les témoins. »
Les fils d’Israël complotèrent contre Jésus, mais Dieu déjoua leur complot. Dieu est plus fort que ceux qui complotent.
Dieu dit : « Ô Jésus ! En vérité, Je vais mettre fin à ta vie sur terre, t’élever vers Moi et te délivrer des mécréants. Je vais placer ceux qui t’ont suivi au-dessus des mécréants jusqu’au Jour de la Résurrection. Vous retournerez tous à Moi. Je jugerai entre vous et trancherai vos différends.
Quant aux incroyants, Je les châtierai d’un cruel châtiment dans ce monde et dans l’autre monde et ils ne trouveront pas de protecteurs. »
Quant à ceux qui croient et qui font le bien, Dieu leur donnera leur juste récompense. Dieu n’aime pas les injustes.
Voilà ce que Nous te communiquons des versets et du rappel de sagesse.
En vérité, le cas de Jésus auprès de Dieu est semblable au cas d’Adam. Dieu l’a créé de terre, puis Il lui a dit : « Sois ! », et il est.
La Vérité émane de ton Seigneur. Ne sois donc pas du nombre de ceux qui doutent.
Maintenant que tu es instruit à propos de Jésus, dis à celui qui te contredit à ce sujet : « Venez ! Appelons nos fils et vos fils, nos femmes et vos femmes, nous-mêmes et vous-mêmes et adjurons le Seigneur d’envoyer Sa malédiction sur les menteurs. »
Voilà le récit de la Vérité : il n’y a d’autre Dieu que Dieu. Certes, Dieu est le Tout-Puissant et le Sage.
S’ils se détournent, qu’ils sachent que Dieu connaît les corrupteurs.
Dis : « Ô gens du Livre ! Venez à une parole commune entre nous et vous : nous n’adorons que Dieu ; nous ne Lui associons rien d’autre et que nul parmi nous ne prenne de Seigneur en dehors de Dieu. » S’ils s’y refusent, dites-leur : « Soyez témoins que nous sommes soumis. »
« Ô gens du Livre ! Pourquoi vous disputez-vous au sujet d’Abraham alors que la Torah et l’Évangile n’ont été révélés qu’après lui ? Ne comprenez-vous donc pas ? »
Vous vous êtes bien disputés au sujet de choses dont vous êtes instruits : pourquoi vous disputez-vous au sujet de ce dont vous n’avez aucune connaissance ? Dieu sait, et vous, vous ne savez pas.
Abraham n’était ni Juif ni chrétien, mais il était un pur monothéiste soumis à Dieu ; il n’était pas du nombre des polythéistes.
Les hommes qui se réclament vraiment d’Abraham sont ceux qui l’ont suivi ainsi que ce Prophète et ceux qui ont cru. Dieu est le Maître des croyants.
Une partie des gens du Livre aurait bien voulu vous égarer. Or, ils n’égarent qu’eux-mêmes et ils n’en ont pas conscience.
Ô gens du Livre ! Pourquoi ne croyez-vous pas aux signes de Dieu, alors que vous en êtes témoins ?
Ô gens du Livre ! Pourquoi cachez-vous la Vérité en la revêtant d’un tissu de mensonges ? Pourquoi dissimulez-vous la Vérité alors que vous savez ?
Une partie des gens du Livre a dit : « Croyez à ce qui a été révélé aux croyants au début du jour et rejetez-le à son déclin afin qu’ils retournent à leurs anciennes croyances.
Ne croyez qu’à ceux qui suivent votre religion. » Dis-leur : « La voie droite est la voie de Dieu. » Ils disent encore : « Ne reconnaissez pas celui à qui a été faite une révélation pareille à la vôtre afin qu’il ne puisse pas argumenter contre vous auprès de Dieu. » Dis-leur : « La grâce est dans la main de Dieu ; Il la donne à qui Il veut. Dieu est le Détenteur de l’immense grâce. Il est Omniscient.
Dieu accorde spécialement Sa miséricorde à qui Il veut. La grâce infinie Lui appartient. »
Tel, parmi les gens du Livre, te rendra le quintal d’or que tu lui auras confié, tandis qu’un autre ne te restituera le dépôt d’un dinar que tu lui auras confié que si tu l’y contrains. Ils agissent ainsi parce qu’ils disent : « Les illettrés n’ont aucun moyen de nous contraindre. » Ils profèrent des mensonges contre Dieu alors qu’ils savent.
Au contraire, quiconque remplit ses engagements et craint Dieu, qu’il sache que Dieu aime ceux qui Le craignent.
En vérité, ceux qui vendent à vil prix leurs engagements et leurs serments avec Dieu n’auront aucune part dans la vie future ; Dieu ne leur parlera pas et ne les regardera pas le Jour de la Résurrection ; Il ne les purifiera pas : un châtiment douloureux leur est réservé. 
Certains d’entre eux altèrent les paroles du Livre en le lisant, afin de vous faire croire qu’elles proviennent du Livre alors qu’elles lui sont étrangères, et ils disent que cela vient de Dieu, mais cela ne vient pas de Dieu : ils profèrent ainsi des mensonges contre Dieu alors qu’ils savent.
Il n’appartient pas à un être humain à qui Dieu a donné le Livre, la sagesse et la prophétie de dire ensuite aux hommes : « Soyez mes adorateurs et non pas ceux de Dieu ! » Mais il dira plutôt : « Soyez les adorateurs de Dieu puisque vous enseignez le Livre et que vous l’avez étudié. »
Dieu ne vous ordonne pas de prendre pour seigneurs des anges et des Prophètes. Vous ordonnerait-Il la mécréance alors que vous Lui êtes soumis ?
Après avoir reçu l’engagement des Prophètes, Dieu dit : « Lorsqu’un Messager viendra à vous pour confirmer ce que vous aurez reçu de Moi, du Livre et de la sagesse, vous devrez croire en lui et vous devrez lui apporter votre soutien ! Y consentez-vous et acceptez-vous Mon pacte à cette condition ? » Ils répondirent : « Nous consentons ! » Dieu dit : « Soyez donc témoins et Je suis, avec vous, parmi les témoins. »
Quiconque après cet engagement chercherait à s’y soustraire sera du nombre des pervers.
Désirent-ils une autre religion que celle de Dieu, alors que tout ce qui est dans les cieux et sur la terre se soumet à Lui, de gré ou de force, et que c’est vers Lui qu’ils seront ramenés ?
Dis : « Nous croyons en Dieu, à ce qu’Il nous a révélé, à ce qui a été révélé à Abraham, à Ismaël, à Isaac, à Jacob et aux Tribus, à ce qui a été donné à Moïse, à Jésus et aux Prophètes de la part de leur Seigneur. Nous ne faisons aucune différence entre eux, et à Dieu nous sommes soumis. »
Le culte de celui qui recherche une autre religion que l’Islam n’est pas accepté et il sera dans l’autre monde du nombre des perdants.
Comment Dieu dirigerait-Il des gens qui ont mécru après avoir cru et après avoir été témoins de la véracité du Prophète et des preuves évidentes qui leur sont parvenues ? Dieu ne dirige point le peuple injuste,
voilà ceux qui auront pour rétribution la malédiction de Dieu, celle des anges et de tous les hommes.
Elle pèsera éternellement sur eux. Le châtiment ne leur sera pas allégé et ils n’auront aucun répit,
à l’exception de ceux qui par la suite se repentiront et pratiqueront la vertu, car, en vérité, Dieu est Celui qui pardonne et Il est Miséricordieux.
Quant à ceux qui redeviennent incroyants après avoir cru et qui s’entêtent dans l’incroyance, leur repentir ne sera pas accepté : voilà ceux qui sont égarés.
De plus, si les incroyants morts dans leur incroyance pouvaient donner tout l’or de la terre pour se racheter, cela ne serait accepté d’aucun d’entre eux : voilà ceux qui subiront un douloureux châtiment et qui ne trouveront point de défenseur.
Vous n’atteindrez la piété parfaite que lorsque vous aurez fait l’aumône de ce que vous aimez le plus. Quoi que vous donniez en aumône, Dieu le sait parfaitement.
Toute nourriture était licite pour les fils d’Israël, excepté celle qu’Israël s’était interdite à lui-même avant que la Torah n’ait été révélée. Dis : « Apportez donc la Torah et lisez-la si vous êtes véridiques. »
Quiconque ensuite forge des mensonges sur le compte de Dieu, voilà ceux qui sont injustes.
Dis : « Dieu dit la Vérité : suivez la religion d’Abraham, un vrai croyant ; il n’était pas du nombre des polythéistes. »
En vérité, le premier temple édifié pour les hommes est celui de La Mecque, temple béni et servant de bonne Direction pour les mondes.
On y trouve des signes évidents parmi lesquels la Station d’Abraham. Quiconque entre dans son enceinte est à l’abri de tout danger. Il est un devoir pour les hommes envers Dieu d’aller en pèlerinage à ce temple pour ceux qui en possèdent les moyens. Quant à celui qui refuse de croire, qu’il sache que Dieu peut se passer de l’Univers entier.
Dis : « Ô gens du Livre ! Pourquoi ne croyez-vous pas aux versets de Dieu ? Dieu est Témoin de vos actions. »
Dis : « Ô gens du Livre ! Pourquoi détournez-vous les croyants du droit chemin ? Vous voudriez que celui-ci soit tortueux, alors que vous êtes témoins ! Dieu n’est point inattentif à ce que vous faites. »
Ô croyants ! Si vous obéissez à certains de ceux qui ont reçu le Livre, ils vous rendront mécréants après que vous aurez eu la foi. 
Mais comment pourriez-vous ne pas croire, alors que les versets de Dieu vous sont récités et que le Messager de Dieu est parmi vous ? Celui qui s’attache fortement à Dieu sera dirigé dans la voie droite.
Ô croyants ! Craignez Dieu comme Il mérite d’être craint et ne mourez qu’étant soumis à Lui.
Attachez-vous tous fortement à la religion de Dieu et ne vous divisez pas. Souvenez-vous des bienfaits de Dieu sur vous ; Il a établi la concorde en vos cœurs, alors que vous étiez des ennemis les uns pour les autres et, par Sa grâce, vous êtes devenus un peuple de frères ; vous étiez au bord d’un abîme de feu et Il vous en a sauvés. Voici comment Dieu vous explique clairement Ses signes. Peut-être serez-vous bien dirigés !
Puissiez-vous former une communauté qui appelle les hommes au bien, recommande les bonnes actions et interdise ce qui est blâmable ! Les hommes qui agiront ainsi seront les bienheureux.
Ne soyez pas comme ceux qui se sont divisés et qui ont soulevé des controverses après que des preuves évidentes leur furent parvenues : voilà ceux qui éprouveront un grand châtiment.
Le jour où certains visages s’illumineront tandis que d’autres s’assombriront, on dira à ceux dont les visages seront assombris : « Êtes-vous devenus incroyants après avoir eu la foi ? Goûtez donc au châtiment pour avoir renié la foi. »
Quant à ceux dont les visages seront illuminés, ils jouiront de la miséricorde de Dieu dans laquelle ils demeureront éternellement.
Tels sont les versets de Dieu que Nous te récitons en toute vérité. Dieu ne veut point d’injustice dans l’Univers.
Tout ce qui se trouve dans les cieux et sur la terre appartient à Dieu ; toute chose revient à Dieu.
Vous formez la meilleure communauté qui ait été donnée aux hommes : vous ordonnez le bien et vous interdisez le mal, et vous croyez en Dieu. Si les gens du Livre croyaient, ce serait meilleur pour eux. Parmi eux, il y a des croyants, mais la plupart d’entre eux sont pervers.
Ils ne sauraient vous causer que des dommages insignifiants. S’ils vous combattent, ils abandonneront vite le combat et ils ne seront pas secourus.
Ils sont frappés d’humiliation là où ils se trouvent, à l’exception de ceux qui sont protégés par leur attachement à Dieu ou par une alliance conclue avec les hommes. Ils ont encouru la colère de Dieu et le malheur les a atteints pour n’avoir pas cru aux signes de Dieu, pour avoir tué injustement les Prophètes et aussi pour avoir désobéi et transgressé Ses lois.
Ils ne sont pas tous semblables : parmi les gens du Livre il y a une communauté droite dont les membres récitent les versets de Dieu durant la nuit et se prosternent ;
ils croient en Dieu et au Jour dernier ; ils ordonnent le bien et interdisent le mal et s’empressent d’accomplir les bonnes actions : voilà ceux qui sont au nombre des justes.
Quelque bien qu’ils fassent, il ne leur sera pas dénié, car Dieu connaît parfaitement ceux qui Le craignent. 
Les richesses et les enfants appartenant aux incroyants ne leur serviront à rien auprès de Dieu : voilà ceux qui seront les hôtes du Feu où ils demeureront éternellement.
Les dépenses qu’ils font dans la vie de ce monde sont comparables à un vent glacial qui s’abat sur une récolte appartenant à des hommes qui se sont fait tort à eux-mêmes et la détruit. Dieu ne les a point lésés, mais ils ont été plutôt injustes envers eux-mêmes.
Ô croyants ! Ne prenez de confidents que parmi vous. Les incroyants chercheraient à vous nuire ; ils souhaiteraient votre perte. Effectivement, leurs bouches expriment la haine, mais ce qui est caché dans leurs cœurs est pire encore. Nous vous avons expliqué clairement les signes, si toutefois vous les compreniez !
Vous, en fait, vous les aimez, alors qu’ils ne vous aiment pas, et vous croyez dans le Livre tout entier. Lorsqu’ils vous rencontrent, ils disent : « Nous croyons », mais, dès qu’ils sont entre eux, ils se mordent les doigts de rage contre vous. Dis-leur : « Mourez de votre rage ! » En vérité, Dieu connaît parfaitement le contenu des cœurs.
Si un bien vous touche, ils s’en affligent ; si un malheur vous atteint, ils s’en réjouissent. Si vous êtes patients et si vous craignez Dieu, leurs artifices ne vous causeront aucun mal. Dieu embrasse de Sa science toutes leurs actions.
Souviens-toi, ô Mohammed ! Lorsque tu as quitté ta famille un matin pour placer les croyants à des postes de combat ! Dieu entend parfaitement et Il est Omniscient ! 
Lorsque deux de vos troupes songèrent à fléchir, alors que Dieu est leur Protecteur. Les croyants doivent placer leur confiance en Dieu.
 Dieu vous a accordé la victoire à Badr alors que vous étiez inférieurs en nombre. Craignez Dieu ! Peut-être serez-vous reconnaissants !
Tu disais alors aux croyants : « Ne vous suffit-il pas que Dieu envoie trois mille anges à votre secours ? »
Mais oui ! Si vous êtes patients, si vous craignez Dieu et que vos ennemis viennent à fondre sur vous, Dieu vous enverra en renfort cinq mille anges portant des marques distinctives.
Dieu ne fait cela que pour vous annoncer une bonne nouvelle et pour que vos cœurs se rassurent. La victoire ne peut venir que de Dieu le Tout-Puissant, le Juste,
afin d’anéantir une partie des incroyants ou pour les humilier et qu’ils repartent vaincus.
Il ne t’appartient pas de décider de leur sort : soit que Dieu accepte leur repentir, soit qu’Il les châtie. Ce sont des injustes.
À Dieu appartient ce qui se trouve dans les cieux et ce qui se trouve sur la terre. Il pardonne à qui Il veut et Il châtie qui Il veut. Dieu est Celui qui pardonne. Il est Miséricordieux !
Ô croyants ! Ne vivez pas de l’usure produisant plusieurs fois le double. Craignez Dieu ! Peut-être serez-vous heureux !
Craignez le Feu préparé pour les incroyants !
Obéissez à Dieu et à l’Envoyé. Peut-être vous sera-t-il fait miséricorde !
Hâtez-vous vers le pardon de votre Seigneur et un Paradis aussi vaste que les cieux et la terre, préparé pour ceux qui craignent Dieu ;
pour ceux qui font l’aumône dans l’aisance ou dans l’adversité ; pour ceux qui maîtrisent leur colère ; pour ceux qui pardonnent aux hommes, car Dieu aime ceux qui font le bien ;
pour ceux qui, ayant commis un grand péché ou bien s’étant fait tort à eux-mêmes, invoquent Dieu pour Lui demander pardon pour leurs péchés. Quel est Celui qui pardonne les péchés, si ce n’est Dieu ? Ceux qui ne persistent point dans leurs agissements, alors qu’ils savent,
voilà ceux qui obtiendront leur récompense : un pardon de leur Seigneur et des Jardins au pied desquels coulent des fleuves où ils demeureront éternellement. Comme elle est magnifique la récompense de ceux qui font le bien !
Des événements ont eu lieu avant vous ; parcourez la terre et voyez quelle fut la fin de ceux qui criaient à l’imposture.
Le Coran est un exposé clair adressé aux hommes ; c’est un guide et une exhortation pour ceux qui craignent Dieu.
Ne perdez pas courage ; ne vous affligez pas alors que vous occupez un rang élevé, si vous êtes croyants.
Si un malheur vous atteint, un même malheur atteint le peuple mécréant. Nous faisons alterner les bons et les mauvais jours parmi les hommes, afin que Dieu reconnaisse ceux qui croient et qu’Il prenne des témoins parmi vous ‒ Dieu n’aime pas les injustes ‒,
 et afin que Dieu purifie les croyants et anéantisse les incroyants.
Comptez-vous entrer au Paradis avant que Dieu ne reconnaisse ceux d’entre vous qui ont combattu pour Sa cause et qu’Il ne reconnaisse ceux qui sont patients ?
Certes, vous aviez souhaité la mort en martyr avant de la rencontrer ; vous l’avez donc vue maintenant de vos propres yeux.
Mohammed n’est qu’un Envoyé que d’autres Envoyés ont précédé. S’il mourait ou s’il était tué, retourneriez-vous sur vos pas ? Quiconque retourne sur ses pas ne nuit en rien à Dieu. Dieu récompensera ceux qui sont reconnaissants.
Une personne ne meurt que par la permission de Dieu, d’après un écrit qui fixe le terme de sa vie. À quiconque désire la récompense de la vie de ce monde, Nous en donnons une part ; et à quiconque désire la récompense de la vie dernière, Nous en donnons une part ; Nous récompenserons ceux qui sont reconnaissants.
Que de Prophètes ont combattu en compagnie de nombreux disciples ! Ils ne se sont pas laissé abattre par les épreuves qu’ils avaient à subir pour la cause de Dieu ; ils n’ont pas faibli ; ils n’ont pas cédé. Dieu aime ceux qui sont patients.
Leur seule parole était de dire : « Seigneur ! Pardonne-nous nos péchés et nos excès dans notre conduite, affermis nos pas et fais-nous triompher sur le peuple mécréant. »
Dieu leur a donné la récompense de la vie d’ici-bas et la belle récompense de la vie future. Dieu aime ceux qui font le bien.
Ô croyants ! Si vous obéissez aux mécréants, ils vous feront revenir à vos erreurs passées et vous serez perdants.
Mais non ! C’est Dieu qui est votre Maître. Il est le Meilleur des assistants.
Nous jetterons l’épouvante dans les cœurs des mécréants pour avoir associé à Dieu des divinités auxquelles nul pouvoir n’a été concédé ; leur refuge sera le Feu. Quel affreux séjour pour les injustes !
Certes, Dieu a tenu Sa promesse envers vous, lorsque, avec Sa permission, vous anéantissiez vos ennemis, jusqu’au moment où vous avez fléchi ; lorsque vous avez contesté l’ordre donné. Vous avez désobéi après que Dieu vous eut fait entrevoir ce que vous souhaitiez. Il en est certains parmi vous qui désirent la vie présente et il en est d’autres qui désirent la vie future. Ensuite, Il vous a fait fuir devant eux pour vous éprouver, puis Il vous a pardonné. Dieu est Plein de bonté pour les croyants.
Lorsque vous preniez la fuite, sans vous préoccuper de personne, alors que l’Envoyé vous rappelait au combat à l’arrière des troupes, Dieu vous a infligé affliction sur affliction afin que vous ne vous chagriniez ni de ce qui vous échappait, ni de ce qui vous atteignait. Dieu est parfaitement Informé de ce que vous faites.
Puis, après l’affliction, Il fit descendre sur vous la sécurité : un sommeil enveloppa un groupe d’entre vous, tandis qu’un autre groupe était inquiet pour sa propre sécurité et se faisait des opinions sur Dieu qui n’étaient pas conformes à la Vérité ; des opinions appartenant à l’époque de l’ignorance. Ils disaient : « Y a-t-il quelque chose qui nous concerne, dans cette affaire ? » Dis-leur : « L’affaire tout entière appartient à Dieu. » Ils cachent en eux-mêmes ce qu’ils ne te montrent pas. Ils disent : « Si l’affaire avait dépendu de nous, nous n’aurions pas été tués ici. » Dis-leur : « Quand bien même seriez-vous restés dans vos maisons, ceux dont la mort était décrétée seraient sortis pour succomber à ce même endroit. » Tout cela pour que Dieu éprouve ce qui se trouve dans vos cœurs et pour qu’Il en purifie le contenu. Dieu connaît bien ce que recèlent les cœurs.
Ceux qui parmi vous ont déserté le jour où les deux troupes se sont rencontrées ont seulement cédé aux suggestions de Satan, à cause de quelques péchés qu’ils ont pu commettre. Mais Dieu leur a pardonné. En vérité, Dieu est Celui qui pardonne. Il est Plein de mansuétude.
 Ô croyants ! Ne ressemblez pas aux incroyants qui ont dit à leurs frères qui parcouraient la terre ou qui combattaient : « S’ils étaient restés avec nous, ils ne seraient pas morts et ils n’auraient pas été tués », pour que Dieu en fasse un sujet de regrets dans leurs cœurs. C’est Dieu qui fait vivre et qui fait mourir. Dieu voit parfaitement ce que vous faites.
Si vous êtes tués pour la cause de Dieu ou si vous mourez de mort naturelle, un pardon de Dieu et une miséricorde valent mieux que les richesses qu’ils amassent.
Si vous mourez ou si vous êtes tués, vous serez certainement rassemblés devant Dieu.
Tu as été conciliant à leur égard, par une miséricorde de Dieu. Si tu avais été rude et dur de cœur, ils se seraient séparés de toi. Pardonne-leur ! Implore pour eux le pardon de Dieu. Consulte-Ies sur toute affaire : une fois que tu as pris une décision, mets ta confiance en Dieu. En vérité, Dieu aime ceux qui ont confiance en Lui.
 Si Dieu vient à votre secours, nul ne pourra vous vaincre. S’il vous abandonne, qui, en dehors de Lui, pourra vous secourir ? C’est en Dieu que les croyants doivent placer leur confiance.
Il ne convient pas à un Prophète de frauder sur le butin. Quiconque fraude viendra, le Jour de la Résurrection, avec ce qu’il aura détourné. Chaque homme recevra le prix de ce qu’il aura accompli et personne ne sera lésé.
Pensez-vous que celui qui a suivi ce qui est agréable à Dieu est semblable à celui qui a encouru Sa colère et dont la demeure sera la Géhenne ? Quelle détestable fin !
Ils occuperont des degrés différents auprès de Dieu. Dieu voit parfaitement ce qu’ils font.
Dieu a accordé une grâce aux croyants en leur envoyant un Messager, pris parmi eux, qui leur récite Ses versets, qui les purifie, qui leur enseigne le Livre et la sagesse, bien qu’ils fussent auparavant dans un égarement manifeste.
Lorsqu’un malheur vous a atteints, alors que vous en aviez causé le double à vos ennemis, vous avez dit : « D’où nous vient cela ? » Dis-leur : « Cela vient de vous-mêmes. » En vérité, Dieu est Omnipotent.
Le malheur qui vous a frappés le jour où les deux troupes se sont rencontrées s’est produit avec la permission de Dieu afin qu’Il reconnaisse les croyants,
et afin qu’Il reconnaisse les hypocrites. On leur a dit : « Venez combattre pour la cause de Dieu ou bien défendez-vous ! » « Si nous savions qu’une guerre allait avoir lieu, nous vous aurions suivis », répondirent-ils. Ils étaient, ce jour-là, plus près de la mécréance que de la foi ; ils disaient avec leurs bouches ce qui n’était pas dans leurs cœurs. Mais Dieu connaît parfaitement ce qu’ils cachaient.
Ceux qui étaient restés dans leurs foyers dirent à leurs frères : « S’ils nous avaient obéi, ils n’auraient pas été tués. » Dis : « Empêchez la mort de vous atteindre, si vous êtes véridiques ! »
Ne crois surtout pas que ceux qui sont tués pour la cause de Dieu sont morts. Au contraire, ils sont vivants ; auprès de Dieu, ils jouissent de Ses bienfaits.
Ils seront heureux de la grâce que Dieu leur a accordée et se réjouissent du fait que ceux qui ne les ont pas encore rejoints et qui viendront après eux n’éprouveront plus aucune crainte et ne seront pas affligés ;
ils se réjouissent des bienfaits et de la grâce de Dieu. Dieu ne laisse pas perdre la récompense des croyants.
Ceux qui ont répondu à l’appel de Dieu et de l’Envoyé malgré les blessures reçues, ceux d’entre eux qui faisaient le bien et craignaient Dieu recevront une magnifique récompense.
Ceux auxquels les gens disaient : « Les hommes ont réuni leurs forces contre vous, craignez-les ! », cela ne fit qu’accroître leur foi et ils dirent : « Dieu nous suffit ! Il est notre Meilleur Protecteur ! » : 
c’est ainsi qu’ils revinrent chez eux, touchés par un bienfait et une grâce de Dieu sans avoir subi le moindre mal. Ils ont suivi ce qui est agréable à Dieu. Dieu est le Détenteur de l’immense grâce.
Satan est ainsi : il effraie ses suppôts. Ne les craignez pas, mais craignez-Moi si vous êtes croyants !
Que ceux qui se précipitent vers l’incroyance ne t’attristent point. Ils ne sauraient causer aucun dommage à Dieu ; Dieu ne veut leur accorder aucune part dans la vie dernière ; ils subiront un terrible châtiment.
Ceux qui achètent l’incroyance au prix de leur foi ne sauraient nuire en rien à Dieu : un châtiment douloureux leur est réservé.
Que les incroyants ne s’imaginent pas que le délai que Nous leur accordons soit un bien pour eux : le délai que Nous leur accordons augmentera leurs péchés. Un châtiment avilissant les attend.
Dieu n’aurait pas laissé les croyants dans la situation où vous vous trouvez, si ce n’est pour distinguer les hommes mauvais des hommes vertueux. Dieu ne vous fera pas connaître les Mystères, mais Dieu choisit qui Il veut parmi Ses messagers pour les communiquer. Croyez donc en Dieu et en Ses messagers ! Si vous croyez et si vous craignez Dieu, vous recevrez alors une magnifique récompense.
Que ceux qui sont avares de ce que Dieu leur a donné de Sa faveur ne pensent pas que cela soit un bien pour eux ; c’est au contraire un mal pour eux. Le Jour de la Résurrection, ils porteront autour du cou ce dont ils se montraient avares. À Dieu appartient l’héritage des cieux et de la terre. Dieu est parfaitement Informé de ce que vous faites.
Dieu a entendu les paroles de ceux qui ont dit : « Dieu est pauvre et nous sommes riches ! » Nous inscrivons leurs propos ainsi que le fait d’avoir tué injustement les Prophètes. Nous leur dirons : « Goûtez le châtiment du Feu ! »
Tel est le prix des actes perpétrés de vos propres mains. En vérité, Dieu n’est pas injuste envers Ses serviteurs.
Ils ont dit : « Dieu a conclu une alliance avec nous, nous ordonnant de ne croire en un Messager que lorsqu’il nous aura apporté une offrande que le feu du ciel consume. » Dis-leur : « Avant moi, des Envoyés sont venus à vous avec des preuves décisives et avec ce dont vous parlez. Pourquoi les avez-vous tués, si vous êtes sincères ? »
S’ils t’accusent de mensonge, sache que les Envoyés venus avant toi ont été également traités d’imposteurs. Ils étaient venus pourtant avec des preuves claires, avec les psaumes et avec le Livre lumineux.
Toute âme goûtera la mort. Vous recevrez votre rétribution le Jour de la Résurrection. Quiconque sera préservé du Feu et introduit au Paradis sera bienheureux, car la vie ici-bas n’est qu’une jouissance éphémère et trompeuse.
Certes, vous serez éprouvés dans vos biens et dans vos propres personnes, et vous entendrez, de la part de ceux auxquels le Livre a été donné avant vous et de la part des polythéistes, beaucoup de propos désagréables ; mais si vous faites preuve de patience et si vous craignez Dieu, voilà bien la meilleure résolution à prendre en toute affaire.
Dieu prit acte de l’engagement de ceux auxquels le Livre a été donné : « Vous devez faire connaître son contenu aux hommes et ne pas le tenir caché » ; mais ils l’ont rejeté derrière leur dos et l’ont vendu à vil prix. Quel détestable troc !
Ne pense pas que ceux qui se réjouissent de leurs œuvres et qui aiment à être loués pour ce qu’ils n’ont point fait soient à l’abri du châtiment ; un douloureux châtiment leur est réservé.
Le royaume des cieux et de la terre appartient à Dieu. Dieu est Puissant sur toute chose.
En vérité, dans la création des cieux et de la terre, dans l’alternance de la nuit et du jour, il y a des signes pour des hommes doués d’intelligence,
pour ceux qui invoquent Dieu, debout, assis ou couchés, et qui méditent sur la création des cieux et de la terre : « Seigneur ! Tu n’as point créé tout cela en vain ! Gloire à Toi ! Préserve-nous du châtiment du Feu.
Seigneur ! Tu couvres vraiment d’opprobre celui que Tu introduis dans le Feu. Il n’y a pas de défenseurs pour les injustes.
Seigneur ! Nous avons entendu l’homme qui appelait ; il nous invitait ainsi à la foi : “Croyez en votre Seigneur !”, et nous avons cru. Seigneur ! Pardonne-nous nos péchés, efface nos mauvaises actions et rappelle-nous à Toi avec ceux qui sont justes.
Seigneur ! Accorde-nous ce que Tu nous as promis par l’intermédiaire de Tes Messagers et ne nous afflige pas le Jour de la Résurrection, car, en vérité, Tu ne manques jamais à Ta promesse. »
Leur Seigneur a exaucé leurs prières : « Certes, Je ne laisse pas perdre la bonne action de celui qui l’accomplit parmi vous, qu’il soit homme ou femme ; les uns étant issus des autres. J’effacerai les mauvaises actions de ceux qui ont émigré, de ceux qui ont été expulsés de leurs maisons, de ceux qui ont souffert pour Ma cause, de ceux qui ont combattu et qui ont été tués ; je les ferai certainement entrer dans les Jardins au pied desquels coulent des fleuves : c’est la récompense de Dieu. » La plus belle récompense se trouve auprès de Dieu.
Que les tergiversations des mécréants dans le pays ne te troublent point.
C’est une jouissance éphémère ! La Géhenne sera ensuite leur refuge. Quel affreux lieu de repos !
Les Jardins sous lesquels coulent des fleuves sont promis à ceux qui craignent Dieu : ils y séjourneront éternellement ; ils seront les hôtes de Dieu. Il n’y a rien de plus beau pour les hommes justes que ce qu’ils trouvent auprès de Dieu.
En vérité, il y a parmi les gens du Livre des hommes qui croient en Dieu, à ce qui vous a été révélé, à ce qui leur a été révélé ; humbles devant Dieu, ils n’ont point vendu les versets de Dieu à vil prix : voilà ceux qui trouveront leurs récompenses auprès de leur Seigneur. Certes, Dieu est prompt dans Ses comptes.
Ô croyants ! Soyez patients ! Encouragez-vous mutuellement à la patience ! Soyez fermes ! Craignez Dieu afin que vous soyez heureux.
Ô hommes ! Craignez votre Seigneur qui vous a créés d’un seul être et, de celui-ci, créa son épouse, puis, de leur union, il fit naître beaucoup d’hommes et de femmes. Craignez Dieu au nom duquel vous vous implorez les uns les autres et craignez de rompre les liens de parenté. Dieu vous observe parfaitement.
Donnez aux orphelins les biens qui leur appartiennent, ne substituez pas ce qui est mauvais à ce qui est bon, ne mangez pas leurs biens en les confondant avec les vôtres : ce serait vraiment un grand péché.
Si vous craignez d’être injustes à l’égard des orphelins, épousez deux, trois ou quatre femmes parmi celles que vous trouverez agréables, mais si vous craignez d’être injustes envers elles, épousez une seule femme ou une captive de guerre en votre possession. Cela vous évitera d’être injuste.
Donnez de bon cœur à vos femmes leurs dots. Si de bonne grâce elles vous en remettent une partie, disposez-en à votre aise et en toute quiétude.
Ne remettez pas aux insensés les biens dont Dieu vous a confié la garde ; prélevez pour eux, sur ces biens, de quoi les nourrir et les vêtir et parlez-leur gentiment et convenablement.
Mettez les orphelins à l’épreuve jusqu’à ce qu’ils aient atteint l’âge de se marier. Une fois que vous constatez en eux une certaine maturité, remettez-leur les biens qui leur appartiennent. Ne dépensez pas ces biens en les gaspillant et en les dilapidant avant que les orphelins n’aient atteint leur majorité ; que le tuteur aisé s’abstienne d’en profiter et que celui qui est pauvre en use modérément. Lorsque vous leur remettez leurs biens, faites-le en présence de témoins. Mais Dieu suffit pour faire le compte de tout.
Aux hommes revient une part de ce qu’ont laissé le père et la mère ainsi que les proches ; aux femmes une part de ce qu’ont laissé le père et la mère ainsi que les proches : que les biens laissés soient importants ou négligeables, c’est une part déterminée.
Lorsque des proches parents non légataires, des orphelins et des pauvres assistent au partage, offrez-leur quelque chose de l’héritage et parlez-leur gentiment et convenablement.
Que les tuteurs qui redouteraient de laisser leurs propres enfants en bas âge après eux et qui seraient inquiets à leur sujet craignent Dieu et tiennent des propos justes.
En vérité, ceux qui dévorent injustement les biens des orphelins se nourrissent, en fait, d’un feu qui consumera leurs entrailles ; ils seront introduits dans le Brasier.
Voici ce que Dieu vous ordonne au sujet de vos enfants : attribuez au garçon dans l’héritage une part égale à celle de deux filles ; si les filles sont plus de deux, les deux tiers de l’héritage leur reviendront ; s’il n’y en a qu’une seule, elle recevra la moitié. Si le défunt a laissé un fils, chacun de ses père et mère aura un sixième de l’héritage, s’il n’a pas d’enfants et que ses parents héritent de lui, le tiers reviendra à sa mère ; s’il a des frères, le sixième reviendra à sa mère après que ses legs ou que ses dettes auront été acquittés. Vous ne savez pas si ce sont vos ascendants ou vos descendants qui vous sont le plus utiles. C’est une obligation imposée par Dieu. En vérité, Dieu est Omniscient et Sage.
Si vos épouses n’ont pas d’enfants, la moitié des biens quelles ont laissés vous revient ; si elles ont un enfant, un quart de ce qu’elles ont laissé vous revient, après que leurs legs ou que leurs dettes auront été acquittés. Vos épouses ont droit au quart de ce que vous laissez si vous n’avez pas d’enfant ; si vous avez un enfant, elles ont droit au huitième de ce que vous laissez après que vos legs ou que vos dettes auront été acquittés. Si un homme ou une femme meurt et, n’ayant ni parents ni enfants, laisse un héritage : s’il a un frère ou une sœur, le sixième en reviendra à chacun d’entre eux ; s’ils sont plusieurs frères et sœurs, ils se partageront le tiers de l’héritage après que ses legs ou que ses dettes auront été acquittés, sans préjudice pour quiconque. Tel est le commandement de Dieu. Dieu est Omniscient et Sage.
Telles sont les lois de Dieu. Quiconque obéit à Dieu et à Son Envoyé sera introduit dans des Jardins sous lesquels coulent des fleuves. Ils y demeureront éternellement. Voilà le bonheur sans limites !
Celui qui désobéit à Dieu et à Son Envoyé et qui transgresse Ses lois sera introduit dans le Feu où il demeurera éternellement. Un châtiment ignominieux lui est réservé.
Contre celles de vos femmes qui commettent l’adultère, demandez le témoignage de quatre hommes choisis parmi vous. S’ils témoignent contre elles, enfermez-les jusqu’à ce que la mort les emporte ou que Dieu leur procure un moyen de salut.
Punissez les deux individus d’entre vous qui commettent l’action infâme, mais s’ils se repentent et s’amendent, laissez-les alors en paix. Dieu est Celui qui accepte le repentir. Il est Miséricordieux.
Dieu pardonne à ceux qui font le mal par ignorance et qui se repentent sitôt après, voilà ceux à qui Dieu pardonne. Dieu est Omniscient et Sage.
Mais il n’y a pas de pardon pour ceux qui font le mal jusqu’au moment où la mort se présente à l’un d’entre eux et qui dit alors : « Oui, je me repens maintenant ! » ; il n’y a pas non plus de pardon pour ceux qui meurent en étant incroyants : voilà ceux pour lesquels Nous avons préparé un châtiment douloureux.
Ô croyants ! Il ne vous est pas permis de vous constituer héritiers de vos femmes contre leur gré, ni de les empêcher de se remarier dans le but de leur reprendre une partie de ce que vous leur aviez donné, à moins qu’elles n’aient commis manifestement une action infâme. Soyez honnêtes dans vos comportements envers elles. Si vous éprouvez de l’aversion pour elles, il se peut que vous éprouviez de l’aversion pour quelque chose dont Dieu a fait une source de bien.
Si vous voulez substituer une épouse à une autre et que vous avez donné un quintal d’or à l’une d’entre elles, n’en reprenez rien ; le reprendre serait une injustice et un péché évident.
Comment oseriez-vous le reprendre alors que vous étiez intimement liés les uns aux autres et que vos femmes ont contracté avec vous une alliance solennelle ?
N’épousez pas les femmes que vos pères ont épousées, exception faite pour le passé. Ce serait vraiment un acte abominable, détestable et une mauvaise voie.
Il vous est interdit d’épouser : vos mères, vos filles, vos sœurs, vos tantes paternelles, vos tantes maternelles, les filles de vos frères, les filles de vos sœurs, vos mères qui vous ont allaités, vos sœurs de lait, les mères de vos femmes, vos belles-filles qui sont sous votre tutelle et nées de vos femmes avec qui vous avez consommé le mariage. Toutefois, il n’y a pas de faute à vous reprocher si le mariage n’a pas été consommé. Vous sont interdites aussi les épouses de vos fils issus de votre chair, comme il vous est interdit d’épouser deux sœurs, exception faite pour le passé. En vérité, Dieu est Celui qui pardonne. Il est Miséricordieux. 
Vous sont interdites encore les femmes mariées, excepté celles qui seraient tombées entre vos mains comme captives de guerre. Voilà ce que Dieu vous a prescrit. Hormis les interdictions mentionnées, il vous est permis de rechercher des épouses en utilisant votre argent, d’une façon honnête et sans vous livrer à la débauche. Donnez à celles avec lesquelles vous avez cohabité la dot qui leur est obligatoirement due. Vous ne commettrez aucun péché dans le cas où vous déciderez d’un commun accord des concessions mutuelles, après avoir respecté ce qui est ordonné. Certes, Dieu est Omniscient et Sage.
Celui qui, parmi vous, n’a pas les moyens d’épouser des femmes libres et croyantes prendra parmi celles de vos captives de guerre croyantes. Dieu connaît mieux que quiconque votre foi. Vous êtes tous issus les uns des autres. Épousez-les avec la permission de leur famille et donnez-leur une dot convenable, comme à des femmes vertueuses et non comme à des débauchées ou à celles ayant des amants clandestins. Si, après l’affranchissement par le mariage, elles commettent une action infâme, qu’on leur inflige la moitié du châtiment que subiraient les femmes libres. Voilà ce qui est prescrit pour celui d’entre vous qui craint de tomber dans la débauche ; mais il est meilleur pour vous d’être patients. Dieu est Celui qui pardonne. Il est Miséricordieux.
Dieu veut vous éclairer et vous diriger sur la voie des hommes justes qui vous ont précédés. Il agréera votre repentir. Dieu est Omniscient et Sage.
Dieu veut agréer votre repentir, tandis que ceux qui suivent leurs passions veulent que vous empruntiez une pente dangereuse.
Dieu veut alléger vos obligations, car l’homme a été créé faible.
Ô croyants ! Que les uns ne privent pas les autres de leurs biens par des procédés malhonnêtes, sauf s’il s’agit d’un négoce par consentement mutuel. Ne vous suicidez pas ! En vérité, Dieu est Miséricordieux envers vous.
Nous jetterons au Feu celui qui agira méchamment et injustement : cela est facile pour Dieu !
Si vous évitez les plus grands péchés qui vous sont interdits, Nous pardonnerons vos fautes et Nous vous réserverons une entrée honorable au Paradis.
Ne convoitez pas les biens que Dieu a accordés à certains d’entre vous de préférence à d’autres ; aux hommes reviendra une part de ce qu’ils auront acquis par leurs œuvres et aux femmes pareillement. Demandez plutôt à Dieu qu’Il vous accorde de Sa grâce. En vérité, Dieu connaît parfaitement toute chose.
Nous avons désigné à chacun les héritiers légaux qui doivent recueillir la succession laissée par les parents, les proches et ceux dont vous êtes liés par un pacte : donnez-leur la part qui leur est due. Dieu est Témoin de toute chose.
Les hommes ont autorité sur les femmes en raison des qualités par lesquelles Dieu vous a élevés les uns au-dessus des autres et en raison des dépenses qu’ils font pour assurer leur entretien. Les femmes vertueuses sont obéissantes et préservent en l’absence de leur mari ce que Dieu a prescrit de préserver. Exhortez d’abord celles dont vous craignez la désobéissance, reléguez-les ensuite dans des lits à part et frappez-les enfin. Si elles vous obéissent, ne leur cherchez plus querelle. En vérité, Dieu est très Élevé, Il est Sublime.
Si vous craignez une séparation entre les deux époux, appelez un arbitre de la famille du mari et un arbitre de la famille de la femme. Si les deux époux désirent la réconciliation, Dieu rétablira la concorde entre eux. Certes, Dieu est Omniscient et Il est Instruit de tout.
Adorez Dieu et ne Lui donnez aucun associé. Témoignez de la bonté à vos parents, à vos proches, aux orphelins, aux pauvres, aux voisins proches, aux voisins étrangers, à vos compagnons, aux voyageurs et aux captifs qui sont sous votre responsabilité. Dieu n’aime pas celui qui est insolent et arrogant, 
ceux qui sont avares et qui ordonnent l’avarice aux hommes, ceux qui dissimulent les biens que Dieu leur a accordés. Nous avons préparé pour les incroyants un châtiment avilissant.
Dieu n’aime pas ceux qui font l’aumône par ostentation devant les gens et qui ne croient ni en Dieu ni au Jour dernier. Celui qui a Satan pour compagnon n’a qu’un détestable compagnon !
Quel dommage auraient-ils donc subi s’ils avaient cru en Dieu et au Jour dernier et s’ils avaient donné en aumônes une partie des biens que Dieu leur a accordés ? Dieu les connaît parfaitement.
Certes, Dieu ne lèse personne, fût-ce du poids d’un atome. S’il s’agit d’une bonne action, Il en multipliera la rétribution et accordera à son auteur une immense récompense de Sa part.
Que feront-ils lorsque Nous ferons venir un témoin de chaque communauté et que Nous te ferons venir comme témoin contre ces gens-là ?
Ce jour-là, ceux qui auront été incroyants et qui auront désobéi au Messager souhaiteront que la terre les recouvre. Ils ne pourront alors rien cacher à Dieu.
Ô croyants ! N’approchez pas de la prière alors que vous êtes en état d’ivresse ; attendez d’être en état de comprendre ce que vous dites. N’approchez pas de la prière non plus lorsque vous êtes impurs, jusqu’à ce que vous ayez pris un bain rituel, à moins que vous ne soyez en voyage. Si vous êtes malades ou en voyage, ou si vous venez de satisfaire à un besoin naturel, ou si vous avez touché des femmes et que vous ne trouviez pas d’eau, purifiez-vous avec du sable propre que vous passerez sur vos visages et sur vos mains. En vérité, Dieu est Indulgent ; Il est Celui qui pardonne.
N’as-tu pas remarqué que ceux qui ont reçu une partie du Livre achètent l’égarement et veulent vous faire perdre le droit chemin ?
Dieu connaît bien vos ennemis ; Dieu suffit comme Protecteur ; Dieu suffit comme Défenseur.
Certains parmi les juifs déforment les paroles révélées pour en altérer le sens et ils disent : « Nous avons entendu et nous avons désobéi. Écoute ! Puisses-tu n’être jamais entendu ! Favorise-nous ! » Ils déforment les mots avec l’intention de dénigrer la religion. S’ils avaient dit plutôt : « Nous avons entendu et nous avons obéi ; écoute-nous et sois patient à notre égard », ce serait meilleur pour eux et plus droit. Mais Dieu les a maudits à cause de leur incroyance. Leur foi est donc bien tiède.
Ô gens du Livre ! Croyez à ce que Nous avons révélé, confirmant ce que vous possédiez déjà, avant que Nous n’effacions les visages et que Nous les fassions retourner dans le sens opposé ou que Nous les maudissions comme Nous avons maudit les gens du Sabbat. L’ordre de Dieu est toujours exécuté.
Dieu ne pardonne pas qu’on Lui associe d’autres divinités, mais Il pardonne les péchés moins graves que celui-là à qui Il voudra. Celui qui associe à Dieu quoi que ce soit commet un énorme péché !
Ne vois-tu pas ceux qui se prétendent purs ? Cependant, c’est Dieu qui purifie qui Il veut. Personne n’éprouvera la moindre injustice.
Considère leur façon de forger des mensonges contre Dieu ! Cela suffit pour les rendre coupables d’un péché manifeste.
N’as-tu pas vu ceux auxquels une partie des Écritures a été donnée ? Ils croient aux idoles et aux fausses divinités et disent aux incroyants : « Vous êtes mieux dirigés que les croyants. »
Voilà ceux que Dieu a maudits. Or, tu ne trouveras pas de protecteurs pour celui que Dieu a couvert de Sa malédiction.
Posséderaient-ils une partie d’un vaste empire qu’ils ne donneraient aux gens la moindre pellicule de datte !
Ou bien seraient-ils jaloux des hommes à cause des bienfaits que Dieu leur a accordés ? Certes, Nous avons donné à la famille d’Abraham le Livre et la sagesse et Nous leur avons accordé un immense royaume.
Il en est parmi eux qui croient en lui et il en est d’autres qui s’en écartent ; la Géhenne leur suffira comme Brasier.
Nous précipiterons dans le Feu ceux qui ne croient pas à Nos versets. Aussitôt que leur peau sera brûlée, Nous la remplacerons par une autre peau pour leur faire éprouver le châtiment. En vérité, Dieu est Tout-Puissant et Juste.
Quant à ceux qui croient et qui font le bien, Nous les introduirons dans des Jardins sous lesquels coulent des fleuves, où ils demeureront pour l’Éternité ; ils y trouveront des épouses pures ; Nous les ferons entrer sous un ombrage merveilleux.
Dieu vous ordonne de restituer les dépôts à leurs ayants droit et de juger avec équité quand vous arbitrez entre les hommes. C’est une belle action que celle que Dieu vous recommande. En vérité, Dieu est Celui qui entend et qui voit parfaitement.
Ô croyants ! Obéissez à Dieu, obéissez au Messager et à ceux d’entre vous qui exercent l’autorité. Si un différend surgit, portez-le devant Dieu et devant l’Envoyé, si vous croyez en Dieu et au Jour dernier. C’est le meilleur moyen de trouver un bon arrangement.
N’as-tu pas vu ceux qui prétendent croire à ce que Nous t’avons révélé et à ce qui a été révélé avant toi ? Ils veulent recourir à l’arbitrage de la fausse divinité, alors qu’il leur a été ordonné de ne pas croire en elle ; Satan veut les jeter dans un profond égarement.
 Si on leur dit : « Venez à ce que Dieu a révélé et venez à l’Envoyé », tu verras les hypocrites se détourner de toi en s’éloignant.
Qu’adviendra-t-il lorsqu’un malheur les atteindra, sanctionnant les œuvres qu’ils ont accomplies de leurs propres mains ? Ils viendront à toi et jureront par Dieu : « Nous ne voulions que le bien et la concorde. »
Voilà ceux dont Dieu connaît ce que recèlent leurs cœurs. Ne leur tiens pas rigueur. Exhorte-les en leur adressant des paroles convaincantes et susceptibles de pénétrer leurs âmes.
Nous n’avons envoyé de Messager que pour qu’il soit obéi avec la permission de Dieu. Si ces gens, qui se sont fait tort à eux-mêmes, venaient à toi en implorant le pardon de Dieu et si le Messager demandait le pardon pour eux, ils trouveraient assurément Dieu prêt à accueillir leur repentir et à leur faire miséricorde.
Non ! Par ton Seigneur ! Ils ne croiront pas tant qu’ils ne t’auront pas fait juge de leurs différends, qu’ils n’éprouveront aucune gêne à suivre ce que tu auras décidé pour eux et qu’ils ne s’y soumettront totalement. 
Si Nous leur avions prescrit de donner la mort aux coupables d’entre eux ou de s’expatrier pour la cause de Dieu, ils ne l’auraient pas fait, à l’exception d’un petit nombre d’entre eux. S’ils avaient suivi les exhortations reçues, cela leur aurait été plus profitable et plus propre à raffermir leur foi.
Nous leur aurions alors donné une récompense sans limites ;
et Nous les aurions dirigés sur le droit chemin.
Ceux qui obéissent à Dieu et à Son Envoyé seront du nombre de ceux que Dieu a comblés de Ses bienfaits, parmi les Prophètes, les justes, les martyrs et les hommes vertueux. Voilà une magnifique compagnie !
Telle est la grâce de Dieu. La science de Dieu suffit à toute chose.
Ô croyants ! Prenez garde ! Partez en campagne par détachement ou partez en masse.
Certes, il y a parmi vous celui qui traînera afin de ne pas participer à la guerre sainte et qui dira quand un malheur vous atteint : « Dieu m’a fait une faveur en m’épargnant de combattre avec eux. »
Mais si une grâce de Dieu vous atteint, il dira, comme si nulle affection n’existait entre vous et lui : « Quel dommage ! Si j’avais été avec eux, j’aurais bénéficié d’un riche butin. »
Que ceux qui troquent la vie présente contre la vie future combattent pour la cause de Dieu. Nous accordons une énorme récompense à celui qui combat pour la cause de Dieu, qu’il soit tué ou qu’il soit vainqueur.
Qu’avez-vous à ne pas combattre pour la cause de Dieu et pour la cause des plus faibles parmi les hommes, les femmes et les enfants qui disent : « Seigneur ! Fais-nous sortir de cette cité dont les habitants sont injustes, donne-nous un protecteur de Ta part et envoie-nous un défenseur » ?
Les croyants combattent pour la cause de Dieu, tandis que les incroyants combattent pour la cause des idoles. Combattez donc les suppôts de Satan, car les stratagèmes de Satan sont certainement voués à l’impuissance.
N’as-tu pas remarqué ceux à qui il fut dit : « Cessez de combattre ! Accomplissez la prière ! Acquittez-vous de l’aumône légale ! », mais, quand le combat leur fut prescrit ensuite, voilà que certains d’entre eux se mirent à craindre les hommes autant que Dieu et même davantage encore ! Ils dirent : « Seigneur ! Pourquoi nous as-tu prescrit de combattre ? Pourquoi n’as-tu pas reporté cela à un peu plus tard ? » Dis-leur : « La jouissance de la vie de ce monde est éphémère, alors que la vie future est meilleure pour celui qui craint Dieu. Vous ne serez point lésés, pas même de l’équivalent d’une pellicule de datte.
Où que vous soyez, la mort vous atteindra, fussiez-vous dans des tours fortifiées. » Si un bien leur arrive, ils disent : « Cela vient de Dieu » ; si un mal les atteint, ils disent : « Cela vient de toi, ô Mohammed ! » Dis-leur : « Tout vient de Dieu ! » Mais qu’ont-ils donc ces gens à ne comprendre presque aucun discours ?
Ô homme ! Tout bien qui t’arrive vient de Dieu ; tout mal qui t’atteint vient de toi-même ! Nous t’avons envoyé aux hommes, ô Mohammed, comme Messager : Dieu suffit comme Témoin. 
Quiconque obéit au Messager obéit donc à Dieu ; quant à ceux qui se détournent, Nous ne t’avons pas envoyé vers eux pour être leur gardien.
Ils disent : « Nous obéissons ! », mais, sitôt sortis de chez toi, certains d’entre eux tiennent durant la nuit des propos contraires à tes paroles. Mais Dieu consigne par écrit leurs propos nocturnes. Éloigne-toi d’eux et mets ta confiance en Dieu. Dieu suffit comme Protecteur.
Ne méditent-ils pas sur le Coran ? S’il provenait d’un autre que Dieu, ils y trouveraient de nombreuses contradictions.
Dès qu’une nouvelle rassurante ou alarmante leur parvient, ils la divulguent autour d’eux sans s’assurer de sa véracité. S’ils la rapportaient d’abord au Messager et à ceux d’entre eux qui détiennent l’autorité, ceux qui désirent être informés apprendraient la Vérité de la bouche même de ces derniers. Si la grâce de Dieu et Sa miséricorde n’étaient pas sur vous, vous auriez certainement suivi Satan, à l’exception d’un petit nombre d’entre vous.
Combats donc pour la cause de Dieu. Tu n’es responsable que de toi-même. Encourage les croyants ; il se peut que Dieu mette fin à la violence des mécréants. Dieu est certainement redoutable dans Sa violence et Son châtiment est plus terrible encore.
Celui dont l’intercession aura un but louable en recueillera le fruit et celui qui intercédera dans un mauvais but en portera une part de responsabilité. Dieu est Témoin de toute chose.
Si on vous adresse une salutation, rendez-la d’une façon plus courtoise ou bien rendez simplement le salut. En vérité, Dieu tient le compte de tout.
Dieu ! Il n’y a de Dieu que Lui ! Il vous rassemblera assurément le Jour de la Résurrection ; il n’y a point de doute là-dessus. Qui est plus véridique que Dieu dans Sa parole ?
Pourquoi êtes-vous divisés en deux partis au sujet des hypocrites, alors que Dieu les a refoulés à cause de leurs agissements ? Voudriez-vous diriger ceux que Dieu a égarés ? Tu ne trouveras point de direction pour celui que Dieu égare.
Ils aimeraient que vous soyez mécréants comme ils le sont eux-mêmes, afin que vous soyez tous égaux. Ne prenez donc point d’alliés parmi eux jusqu’à ce qu’ils émigrent pour la cause de Dieu. S’ils se détournent, arrêtez-les et tuez-les partout où vous les trouverez. Ne prenez ni allié ni défenseur parmi eux,
excepté ceux qui se réfugient chez un peuple avec lequel vous avez conclu un pacte ou ceux qui viennent à vous, le cœur serré d’avoir à vous combattre ou à combattre contre leur propre peuple. Si Dieu l’avait voulu, Il les aurait poussés contre vous pour vous combattre. S’ils se tiennent éloignés, s’ils ne combattent pas contre vous, s’ils vous offrent la paix, Dieu ne vous permet plus alors d’engager des hostilités contre eux.
Vous trouverez d’autres gens parmi les hypocrites qui cherchent à gagner également votre confiance et celle de leur peuple. Chaque fois qu’ils sont poussés à la révolte, ils y retombent en masse. S’ils ne se tiennent pas à l’écart, loin de vous, s’ils ne vous offrent pas la paix, s’ils ne cessent pas de vous combattre, saisissez-les alors et tuez-les partout où vous les trouverez. Contre ces gens-là, Nous vous donnons un pouvoir absolu.
Il n’appartient pas à un croyant de tuer un croyant, si ce n’est par erreur. Celui qui tue un croyant par erreur devra affranchir un esclave croyant et sera tenu de payer à la famille du défunt le prix du sang, à moins que cette dernière n’y renonce par charité. Si le croyant qui a été tué appartient à un clan ennemi, l’auteur du meurtre devra affranchir un esclave croyant. S’il appartient à un peuple auquel vous êtes liés par un pacte, l’auteur du meurtre devra payer le prix du sang à la famille du défunt et affranchir un esclave croyant. S’il ne trouve pas d’esclave à affranchir, il jeûnera deux mois de suite, en signe de repentir ordonné par Dieu. Dieu est Omniscient et Sage.
Celui qui tuera volontairement un croyant aura la Géhenne pour rétribution ; il y demeurera éternellement. Dieu exercera Son courroux contre lui, le maudira et lui réservera un terrible châtiment.
Ô croyants ! Lorsque vous sortez pour combattre dans la voie de Dieu, soyez perspicaces et ne dites pas à celui qui vous adresse le mot « Paix !» : « Tu n’es pas croyant ! », convoitant ainsi les biens de la vie de ce monde, alors que le butin est abondant auprès de Dieu. Auparavant, vous étiez dans la même situation, mais Dieu vous a accordé Sa grâce. Soyez perspicaces ! En vérité, Dieu est parfaitement Informé de ce que vous faites.
Les croyants qui restent dans leurs foyers, à l’exception des handicapés physiques, et ceux qui combattent pour la cause de Dieu avec leurs biens et leurs personnes ne sont pas égaux. Dieu a assigné un rang plus élevé à ceux qui combattent avec leurs biens et leur personne qu’à ceux qui restent chez eux. Mais à tous, Dieu a promis une belle récompense. Toutefois, Dieu préfère ceux qui combattent pour Sa cause aux non-combattants et Il leur réserve une immense récompense :
un rang plus élevé de Sa part, ainsi qu’un pardon et une miséricorde. Dieu est Celui qui pardonne. Il est Miséricordieux.
Les anges diront à ceux qui auront été injustes envers eux-mêmes, au moment de recueillir leurs âmes : « Où en étiez-vous à propos de votre religion ? » « Nous étions impuissants sur la terre », répondront les injustes. Les anges demanderont : « La terre de Dieu n’était-elle pas assez vaste pour que vous puissiez émigrer ? » Voilà ceux dont le refuge est la Géhenne ‒ quelle détestable fin ! ‒ ;
à l’exception de ceux qui sont impuissants parmi les hommes, les femmes et les enfants, qui sont incapables de trouver le moyen de s’en sortir ;
voilà ceux qui obtiendront peut-être le pardon de Dieu. En vérité, Dieu est Celui qui efface les péchés. Il est Celui qui pardonne.
Celui qui émigre pour la cause de Dieu trouvera sur la terre de nombreux refuges et des biens en abondance. La récompense de celui qui quitte sa maison pour émigrer vers Dieu et Son Envoyé et qui est frappé par la mort incombe à Dieu. Dieu est Celui qui pardonne. Il est Miséricordieux.
Lorsque vous vous déplacez sur terre, il n’y a aucun inconvénient à ce que vous abrégiez la prière si vous craignez d’être attaqués par des mécréants, car ces derniers sont pour vous des ennemis déclarés.
Lorsque tu te trouves avec les croyants et que tu diriges pour eux la prière, qu’une partie d’entre eux se tienne pour prier, munie de ses armes, à tes côtés. Après s’être prosternés, qu’ils se tiennent derrière vous et que vienne alors un autre groupe n’ayant pas encore prié pour prier avec toi ; soyez vigilants et gardez vos armes. Les incroyants voudraient bien vous voir négliger vos armes et vos bagages afin de fondre massivement sur vous. Il n’y a pas de faute à vous reprocher si vous déposez vos armes lorsque vous êtes incommodés par la pluie ou lorsque vous êtes malades ; toutefois prenez garde ! Certes, Dieu a réservé aux incroyants un châtiment ignominieux.
Lorsque vous avez achevé la prière, continuez encore à invoquer Dieu, que vous soyez debout, assis ou couchés. Acquittez-vous de la prière lorsque vous êtes en sécurité, car la prière est prescrite aux croyants à des moments déterminés.
Ne faiblissez pas dans la poursuite de vos ennemis. Si vous souffrez, eux aussi souffrent comme vous, mais vous espérez de Dieu ce qu’ils ne sauraient espérer. Dieu est Omniscient et Sage.
Nous avons fait descendre sur toi le Livre avec la Vérité, afin que tu juges entre les hommes d’après ce que Dieu te fait connaître. Ne sois pas l’avocat des traîtres. 
Demande pardon à Dieu. En vérité, Dieu est Celui qui pardonne. Il est Miséricordieux.
Ne plaide pas en faveur de ceux qui se trahissent eux-mêmes. Dieu n’aime point celui qui est traître et pécheur.
Ils cherchent à se cacher des hommes, mais ils ne cherchent pas à se cacher de Dieu, alors qu’Il est auprès d’eux lorsqu’ils tiennent, la nuit, des propos que Dieu n’agrée pas. Dieu embrasse en Sa science tout ce qu’ils font.
Voilà que vous avez plaidé en faveur de ces gens-là dans la vie présente. Mais qui donc plaidera en leur faveur devant Dieu le Jour de la Résurrection ? Et qui donc sera leur protecteur ?
Toutefois, quiconque commet une faute ou se fait tort à lui-même et demande ensuite pardon à Dieu trouvera Dieu Clément et Miséricordieux.
Celui qui commet un péché le commet à son détriment. Dieu est Omniscient et Sage.
Quiconque commet une faute ou un péché, puis le rejette sur un innocent, se rend coupable d’une injustice et d’un péché manifeste.
Sans la grâce de Dieu et Sa miséricorde envers toi, certains de ces gens auraient tenté de t’égarer ; mais ils n’égarent qu’eux-mêmes et ne peuvent te nuire en rien. Dieu a fait descendre sur toi le Livre et la sagesse ; Il t’a appris ce que tu ne savais pas : la grâce de Dieu envers toi est immense.
Il n’y a rien de bon dans la plupart de leurs entretiens secrets, sauf la parole de celui qui ordonne une aumône ou une bonne action ou encore une réconciliation entre les hommes. Nous donnerons une énorme récompense à celui qui agit ainsi avec le désir de plaire à Dieu.
Celui qui se séparera du Messager après que la bonne Direction lui aura été clairement manifestée et qui suivra un chemin différent de celui des croyants, Nous l’abandonnerons dans la voie qu’il aura choisie et Nous le précipiterons dans la Géhenne. Quelle détestable fin !
Certes, Dieu ne pardonne pas qu’on Lui donne des associés, mais Il pardonne à qui Il veut pour des péchés moins graves que celui-ci. Celui qui donne des associés à Dieu s’égare profondément.
Ils n’invoquent en dehors de Dieu que des idoles portant des noms féminins. Ils n’invoquent qu’un démon rebelle ;
Dieu l’a maudit. Satan a dit : « Certes, je prendrai de Tes serviteurs un nombre déterminé ;
je les égarerai ; je leur inspirerai de vains désirs ; je leur ordonnerai de tendre les oreilles des bêtes de troupeaux et d’altérer la création de Dieu. » Quiconque prend Satan pour maître en dehors de Dieu est voué à une perte certaine.
Satan leur fait des promesses et leur inspire de vains désirs, mais ses promesses ne sont que des tromperies.
Voilà ceux dont le refuge sera la Géhenne ; ils ne trouveront aucun moyen d’y échapper. 
Quant à ceux qui croient et qui font le bien, Nous les introduirons dans des Jardins sous lesquels coulent des fleuves où ils demeureront pour l’Éternité. La promesse de Dieu est vraie. Et qui donc est plus véridique dans ses paroles que Dieu ?
Cela ne dépend ni de vos souhaits ni des souhaits des gens du Livre. Quiconque fait le mal sera rétribué en conséquence et ne trouvera en dehors de Dieu ni protecteur ni défenseur.
Les croyants, hommes ou femmes, qui font le bien entreront au Paradis et n’éprouveront aucune injustice, si petite soit-elle.
Qui donc professe la meilleure religion que celui qui se soumet à Dieu tout en pratiquant le bien et en suivant la religion d’Abraham, le monothéiste sincère ? Dieu a rapproché de Lui Abraham.
Tout ce qui est dans les cieux et tout ce qui est sur la terre appartient à Dieu. Dieu embrasse en Sa science toute chose.
Ils te consultent au sujet des femmes. Dis : « Dieu vous dicte Ses préceptes, en plus de ce qui vous a été lu dans le Livre, concernant les orphelines auxquelles vous ne donnez pas ce qui leur revient et que vous désirez épouser. Il vous dicte Ses préceptes aussi sur les garçons mineurs sans soutien. » Vous devez agir avec équité envers les orphelins. En vérité, Dieu connaît parfaitement le bien que vous faites. 
Quand une femme redoute l’indifférence ou l’aversion de son mari, il n’y a aucun inconvénient à ce qu’ils se réconcilient par des compromis réciproques ; la réconciliation vaut mieux que la séparation. Les hommes sont portés à l’avarice. Si vous faites le bien et si vous craignez Dieu, sachez que Dieu est parfaitement Informé de ce que vous faites.
Vous ne pouvez être parfaitement équitables envers vos épouses, même si tel est votre désir ; ne soyez donc pas trop partiaux en laissant l’une d’entre elles comme en suspens. Si vous établissez la concorde, si vous craignez Dieu, sachez qu’Il est Celui qui pardonne et qu’Il est Miséricordieux.
Si les époux se séparent, Dieu enrichira chacun d’entre eux de Ses bienfaits. Dieu est le Détenteur de toutes les richesses et Il est Juste.
Ce qui est dans les cieux et ce qui se trouve sur la terre appartient à Dieu. Certes, Nous avons recommandé à ceux qui ont reçu le Livre avant vous et à vous-mêmes de craindre Dieu. Si vous ne croyez pas, sachez que ce qui est dans les cieux et ce qui est sur la terre appartient à Dieu. Dieu se suffit à Lui-même. Il est Digne de louanges.
À Dieu appartient ce qui est dans les cieux et ce qui est sur la terre. Dieu suffit comme Protecteur.
Ô hommes ! S’Il le voulait, Dieu vous ferait disparaître et ferait venir d’autres hommes à votre place. Dieu est assez Puissant pour le faire.
Que celui qui désire la récompense de ce monde sache que la récompense de ce monde et celle de la vie future se trouvent auprès de Dieu. Dieu voit et entend parfaitement.
Ô croyants ! Soyez stricts dans l’application de la justice en témoignage de fidélité envers Dieu, même si c’est au détriment de vos propres personnes ou au détriment de vos père et mère et de vos proches. Qu’il s’agisse d’un riche ou d’un pauvre, Dieu a la priorité sur eux. Ne suivez pas les passions de peur que vous ne déviiez de la justice. Si vous portez un faux témoignage ou si vous refusez de témoigner, sachez que Dieu est parfaitement Informé de ce que vous faites.
Ô croyants ! Croyez en Dieu et en Son Envoyé, au Livre qu’Il a révélé, à Son Messager et au Livre qu’Il a révélé auparavant. Quiconque ne croit pas en Dieu, à Ses anges, à Ses Livres, à Ses Envoyés et au Jour dernier se trouve dans un profond égarement.
Ceux qui avaient cru et qui ensuite sont retournés à l’incroyance, puis ont cru de nouveau, puis sont retournés à l’incroyance, en la laissant s’accroître, Dieu ne leur pardonnera pas et ne les dirigera pas dans la voie droite.
Annonce aux hypocrites qu’ils subiront un châtiment douloureux.
Ils prennent des incroyants comme protecteurs de préférence aux croyants. Recherchent-ils la puissance auprès d’eux ? En vérité, la puissance appartient en totalité à Dieu.
Certes, Dieu vous a bien révélé ceci dans le Livre : « Lorsque vous entendez les mécréants nier et tourner en dérision les versets de Dieu, ne restez pas en leur compagnie tant qu’ils n’auront pas changé de sujet, sinon vous deviendrez leurs semblables. » En vérité, Dieu rassemblera ensemble dans la Géhenne les hypocrites et les mécréants.
Ils restent dans l’expectative, attendant la tournure des événements. Si Dieu vous accorde une victoire, ils disent : « N’étions-nous pas avec vous ? » ; si les incroyants obtiennent un avantage quelconque, ils disent : « N’avions-nous pas la supériorité sur vous ? Ne vous avions-nous pas défendus contre les croyants ? » Dieu jugera entre vous le Jour de la Résurrection. Dieu ne permettra pas alors aux mécréants de l’emporter sur les croyants.
Les hypocrites cherchent à tromper Dieu, mais c’est Lui qui les trompe. Quand ils se lèvent pour faire la prière, ils la font avec nonchalance et par ostentation devant les hommes, car ils se soucient fort peu de Dieu.
Ils sont indécis, n’appartenant ni aux uns ni aux autres. Tu ne pourras trouver le bon chemin pour celui que Dieu égare.
Ô croyants ! Ne prenez pas les mécréants comme protecteurs de préférence aux croyants. Voudriez-vous donner à Dieu une preuve évidente contre vous ?
Certes, les hypocrites séjourneront au fond de l’abîme du Feu. Tu ne trouveras pas de défenseur pour eux,
excepté ceux qui se repentent et se corrigent ; ceux qui s’attachent fermement à Dieu ; ceux qui vouent à Dieu un culte pur : voilà ceux qui seront en compagnie des croyants. Dieu accordera aux croyants une récompense magnifique.
Pourquoi Dieu vous infligerait-Il un châtiment si vous êtes reconnaissants et croyants ? Dieu est Reconnaissant et Omniscient.
Dieu n’aime point que l’on profère de méchantes paroles, sauf quand on a été injustement provoqué. Dieu est Celui qui entend parfaitement. Il est Omniscient.
Que vous divulguiez le bien ou que vous le cachiez, ou bien encore que vous pardonniez un mal, sachez que Dieu est Celui qui pardonne et qu’Il est le Tout-Puissant.
Ceux qui ne croient pas en Dieu et en Ses Messagers ; qui veulent faire une distinction entre Dieu et Ses Messagers en disant : « Nous croyons en certains d’entre eux et nous ne croyons pas en certains autres » ; et qui veulent prendre une voie intermédiaire entre la foi et la mécréance,
voilà ceux qui sont vraiment incroyants. Or, Nous avons préparé pour les incroyants un châtiment avilissant.
Dieu accordera leur récompense à ceux qui croient en Lui et en Ses Envoyés sans faire de distinction entre ces derniers. Dieu est Celui qui pardonne. Il est Miséricordieux.
Les gens du Livre te demandent de leur faire descendre un Livre du ciel. Ils avaient demandé à Moïse quelque chose de plus grave que cela quand ils avaient dit : « Fais-nous voir Dieu clairement. » C’est alors que la foudre les frappa en punition de leur injustice. Puis, ils prirent le veau pour objet de leurs adorations, bien que des signes évidents leur fussent déjà venus. Nous leur avons pardonné cela et Nous avons donné à Moïse des preuves évidentes.
Nous avons élevé le mont Sinaï au-dessus d’eux, en vertu de l’alliance contractée avec eux, et Nous leur dîmes : « Prosternez-vous en franchissant la porte » ; et Nous leur avons dit : « Ne transgressez pas le Sabbat » : Nous avons conclu avec eux une alliance solennelle.
Pour avoir rompu leur alliance ; pour n’avoir pas cru aux signes de Dieu ; pour avoir injustement tué des Prophètes ; pour avoir dit : « Nos cœurs sont insensibles », alors qu’en réalité Dieu a mis un sceau sur leurs cœurs à cause de leur mécréance, Nous les avons punis. Ils ne croient donc pas, à l’exception d’un petit nombre d’entre eux.
Nous les avons punis aussi à cause de leur mécréance et pour avoir proféré une monstrueuse calomnie contre Marie,
et pour avoir dit : « Vraiment, nous avons tué le Messie Jésus fils de Marie, le Messager de Dieu. » Mais ils ne l’ont point tué, ils ne l’ont point crucifié ; il s’agissait seulement de quelqu’un qui lui ressemblait. Ceux qui sont en désaccord à son sujet restent eux-mêmes dans le doute : ils n’en avaient pas une connaissance certaine ; ils ne suivaient que des conjectures ; ils n’étaient pas certains de l’avoir tué.
Mais Dieu l’a élevé vers Lui. Dieu est Tout-Puissant et Sage.
Il n’y aura personne parmi les gens du Livre qui ne croira pas en lui avant sa mort. Le Jour de la Résurrection, Jésus sera un témoin contre eux.
Nous avons interdit aux juifs d’excellentes nourritures qui leur étaient permises auparavant à cause de leurs injustices et pour avoir détourné des hommes de la voie de Dieu ;
parce qu’ils ont pratiqué l’usure qui leur a été défendue et parce qu’ils se sont accaparé illégalement les biens des gens. Nous avons préparé un châtiment douloureux à ceux d’entre eux qui sont incroyants.
Mais ceux d’entre eux qui sont versés dans la science ; les croyants qui croient à ce qui t’a été révélé et à ce qui a été révélé avant toi ; ceux qui accomplissent la prière ; ceux qui s’acquittent de l’aumône légale ; ceux qui croient en Dieu et au Jour dernier : voilà ceux auxquels Nous donnerons une immense récompense.
En vérité, Nous t’avons fait une révélation comme Nous avions fait une révélation à Noé et aux prophètes venus après lui. Nous avions fait une révélation à Abraham, à lsmaël, à Isaac, à Jacob, aux Tribus, à Jésus, à Job, à Jonas, à Aaron, à Salomon et Nous avions donné des psaumes à David.
Il y a des Envoyés dont Nous t’avons raconté l’histoire précédemment et des Envoyés dont Nous ne t’avons pas raconté l’histoire. Dieu a réellement parlé à Moïse.
Ce sont des Envoyés annonciateurs de la bonne nouvelle aux hommes et avertisseurs, afin qu’après la venue des Messagers les hommes n’aient aucun argument à opposer à Dieu. Dieu est Tout-Puissant et Sage.
Dieu témoigne de ce qu’Il t’a révélé. Il l’a révélé avec Sa science. Les anges en sont témoins, mais Dieu suffit comme Témoin.
Ceux qui n’ont pas cru et qui ont écarté les hommes du chemin de Dieu se trouvent dans un profond égarement ;
quant à ceux qui ne croient pas et qui pratiquent l’injustice, Dieu ne leur pardonnera pas et ne les dirigera pas sur le droit chemin,
si ce n’est le chemin de la Géhenne où ils demeureront éternellement : voilà ce qui est facile à Dieu.
Ô hommes ! Le Messager est venu à vous avec la Vérité émanant de votre Seigneur : croyez donc ! C’est un bien pour vous. Si vous ne croyez pas, sachez que ce qui est dans les cieux et ce qui est sur la terre appartient à Dieu. Dieu est Omniscient et Sage. 
Ô gens du Livre ! Ne dépassez pas les limites dans votre religion et ne dites sur Dieu que la Vérité. Oui, le Messie Jésus fils de Marie n’est que l’Envoyé de Dieu, Sa parole qu’Il envoya à Marie et un Esprit émanant de Lui. Croyez donc en Dieu et en Ses Envoyés ! Ne dites pas : « La Trinité », cessez de le faire ; ce sera mieux pour vous. En vérité, Dieu est un Dieu Unique. Gloire à Lui. Comment aurait-Il un fils ? À Dieu appartient ce qui se trouve dans les cieux et ce qui se trouve sur la terre. Dieu suffit comme Protecteur.
Le Messie n’a pas trouvé indigne de lui d’être le serviteur de Dieu, pas plus que les anges rapprochés de Lui. Que ceux qui refusent d’adorer Dieu et s’enflent d’orgueil sachent qu’il les rassemblera tous devant Lui.
Quant à ceux qui croient et qui font le bien, Dieu les rétribuera généreusement en y ajoutant un surcroît de Sa grâce. Mais Il fera subir un châtiment douloureux aux dédaigneux et aux orgueilleux ; ils ne trouveront en dehors de Dieu ni protecteur ni défenseur.
Ô hommes ! Une preuve évidente vous est parvenue de la part de votre Seigneur et Nous avons fait descendre sur vous une lumière éclatante.
Ceux qui croient en Dieu et qui s’attachent fermement à Lui, Il les fera entrer dans une miséricorde venue de Lui et dans Sa grâce ; il les dirigera vers Lui, dans un droit chemin. 
Ils te consulteront au sujet des successions, dis : « Dieu vous instruit au sujet des parents éloignés : si quelqu’un meurt sans laisser d’enfant, mais seulement une sœur, celle-ci aura la moitié de ce qu’il laissera ; un homme hérite de sa sœur si elle n’a pas d’enfant ; s’il y a deux sœurs, elles auront deux tiers de ce que le défunt aura laissé ; si le défunt laisse des frères et des sœurs, la part revenant à l’homme doit être égale à celle de deux femmes. Dieu vous donne des explications claires afin que vous ne vous égariez pas. Dieu connaît toute chose.
Ô croyants ! Respectez vos engagements. Les bêtes des troupeaux vous sont permises pour être consommées, sauf celles qui vous sont énumérées. Ne vous permettez point la chasse alors que vous êtes en état de sacralisation. En vérité, Dieu ordonne ce qu’Il veut.
Ô croyants ! Ne profanez ni les rites de Dieu, ni le mois sacré, ni les offrandes, ni les ornements, ni ceux qui se dirigent vers la Maison Sacrée, recherchant la grâce et la satisfaction de leur Seigneur. Une fois désacralisés, vous êtes libres de chasser. Que le ressentiment contre ceux qui vous repoussaient de la Mosquée Sacrée ne vous incite pas à commettre des actions injustes. Encouragez-vous mutuellement à la pratique du bien et à la piété et ne vous entraidez point dans le péché et le crime. Craignez Dieu ! En vérité, le châtiment de Dieu est terrible.
Il vous est interdit de consommer : la bête trouvée morte ; le sang ; la viande de porc ; tout ce qui a été immolé sous l’invocation d’un autre nom que celui de Dieu ; la bête étouffée ou assommée ou morte des suites d’une chute ou d’un coup de cornes, celle qu’un fauve a dévorée, sauf si vous avez eu le temps de l’égorger avant qu’elle ne soit morte ; la bête qui a été immolée aux autels des idoles. Il vous est également interdit de consulter le sort au moyen de flèches. Tout cela est perversité. Aujourd’hui, les incroyants désespèrent de vous détourner de votre religion. Ne les craignez pas ! Craignez-Moi ! Aujourd’hui, J’ai parachevé pour vous votre religion, Je vous ai comblé de Ma grâce et J’ai agréé l’Islam comme religion pour vous. Que celui qui serait contraint de consommer, durant une famine, ce qui est interdit sans vouloir commettre un péché sache que Dieu est Celui qui pardonne et qu’il est Miséricordieux.
Ils te demandent ce qui leur est permis. Dis : « Les bonnes choses vous sont permises ainsi que les proies saisies pour vous par les animaux que vous avez dressés, comme les chiens de chasse, en leur apprenant ce que Dieu vous a appris. Mangez donc ce qu’ils auront capturé pour vous après avoir invoqué sur ces prises le nom de Dieu. » Craignez Dieu ! En vérité, Dieu est prompt dans Ses comptes.
Aujourd’hui, la bonne nourriture vous est permise. La nourriture des gens auxquels le Livre a été donné vous est permise et votre nourriture leur est permise. Il vous est permis d’épouser les femmes croyantes et vertueuses et les femmes vertueuses appartenant au peuple auquel le Livre a été donné avant vous, si vous leur donnez leurs dots, avec contrat de mariage, et non comme des débauchés ou comme des amateurs de maîtresses. Celui qui rejette la foi perdra le fruit de ses bonnes œuvres et sera dans l’autre monde parmi les perdants.
Ô croyants ! Lorsque vous voulez accomplir la prière, lavez vos visages et vos mains jusqu’aux coudes, essuyez-vous la tête, lavez-vous les pieds jusqu’aux chevilles. Si vous avez cohabité avec vos femmes, purifiez-vous en prenant un bain ; si vous êtes malades ou en voyage, si l’un de vous vient de satisfaire un besoin naturel, si vous avez eu un rapport sexuel avec vos épouses et que vous ne trouviez pas d’eau, alors recourez à la purification avec du sable fin pur que vous passerez sur vos visages et sur vos mains. Dieu ne veut vous imposer aucune gêne, mais Il veut vous purifier et parachever Sa grâce sur vous ! Peut-être serez-vous reconnaissants !
Souvenez-vous donc de la grâce que Dieu vous a accordée et de l’alliance qu’Il a contractée avec vous lorsque vous avez dit : « Nous avons entendu et nous avons obéi ! » Craignez Dieu ! En vérité, Dieu connaît parfaitement le contenu des cœurs.
Ô croyants ! Soyez stricts dans vos devoirs envers Dieu et soyez des témoins équitables. Que la haine que vous éprouvez envers un peuple ne vous incite pas à commettre des injustices. Soyez justes ! La justice est très proche de la piété. Craignez Dieu ! Certes, Dieu est bien Informé de ce que vous faites.
Dieu a promis, à ceux qui croient et qui font le bien, un pardon et une énorme récompense.
Quant aux incroyants qui traitent Nos signes de mensonges, ils seront voués à la Géhenne.
Ô croyants ! Souvenez-vous des grâces que Dieu vous a accordées en repoussant la tentative de ceux qui voulaient porter la main sur vous. Craignez Dieu ! C’est en Dieu que les croyants mettent leur confiance.
Certes, Dieu a pris l’engagement avec les fils d’Israël et Nous avons désigné douze chefs parmi eux. Dieu a dit : « En vérité, Je suis avec vous si vous accomplissez la prière, si vous vous acquittez de l’aumône légale, si vous croyez en Mes Envoyés et si vous les assistez, si vous consentez un prêt généreux à Dieu. J’effacerai alors vos mauvaises actions et Je vous introduirai dans des Jardins sous lesquels coulent des fleuves. Celui qui, parmi vous, refuserait de croire après cela s’égarerait loin du droit chemin. »
C’est pour avoir violé leur engagement que Nous les avons maudits et que Nous avons endurci leurs cœurs. Ils altèrent le sens des paroles révélées et oublient une partie de ce qui leur a été rappelé. Tu ne cesseras pas de découvrir leur trahison, mis à part un petit nombre d’entre eux. Pardonne-leur donc et oublie leurs fautes, car Dieu aime ceux qui font le bien. 
Parmi ceux qui disent : « Nous sommes chrétiens », Nous avons pris leur engagement, mais ils ont oublié une partie de ce qui leur a été rappelé. Nous avons donc suscité entre eux l’inimitié et la haine jusqu’au Jour de la Résurrection : Dieu leur apprendra alors ce qu’ils ont fait.
Ô gens du Livre ! Notre Messager est venu à vous pour mettre en évidence une grande partie du Livre que vous cachiez et passer outre sur beaucoup d’autres passages. Une lumière éclatante et un Livre clair vous sont venus de Dieu,
par lequel Dieu dirigera vers les chemins du salut ceux qui cherchent à Lui plaire. Il les fera sortir des ténèbres vers la lumière éclatante avec Sa permission et les mettra sur le droit chemin.
Ceux qui disent : « Dieu est le Messie fils de Marie ! », sont des incroyants. Dis-leur : « Qui donc pourrait s’opposer à la volonté de Dieu, s’Il voulait faire périr le Messie fils de Marie, ainsi que sa mère et tous ceux qui sont sur la terre entière ?» À Dieu appartient la souveraineté des cieux, de la terre et de ce qui est entre eux. Il crée ce qu’Il veut. Dieu est Puissant sur toute chose.
Les juifs et les chrétiens ont dit : « Nous sommes les fils de Dieu et Ses préférés. » Dis : « Pourquoi vous châtie-t-Il alors pour vos péchés ? » Non ! Vous êtes plutôt des êtres humains faisant partie de Ses créatures. Il pardonne à qui Il veut et Il châtie qui Il veut. À Dieu appartient la souveraineté des cieux, de la terre et de ce qui est entre eux. La destination finale se fera vers Lui.
Ô gens du Livre ! Notre Messager est venu à vous pour vous éclairer, après une interruption de la prophétie, pour que vous ne disiez pas : « Nul annonciateur de bonne nouvelle, nul avertisseur n’est venu à nous ! » Voilà donc qu’un annonciateur de bonne nouvelle et un avertisseur est venu à vous. Dieu est Puissant sur toute chose.
Lorsque Moïse dit à son peuple : « Ô mon peuple ! Souvenez-vous du bienfait de Dieu à votre égard lorsqu’Il a suscité parmi vous des Prophètes et qu’Il a fait de vous des rois. Il vous a accordé des faveurs qu’Il n’avait jamais accordées à nul autre peuple parmi les mondes.
Ô mon peuple ! Entrez dans la terre sainte que Dieu vous a destinée et ne retournez pas sur vos pas de peur que vous ne marchiez à votre perte. »
Ils dirent : « Ô Moïse ! Il y a dans ce pays un peuple d’hommes forts et nous n’y entrerons jamais tant qu’ils n’en seront pas sortis. S’ils en sortent, alors nous y entrerons. »
Deux hommes d’entre ceux qui craignaient Dieu et auxquels Il avait accordé Sa grâce dirent : « Marchez sur eux et franchissez les portes : dès lors que vous les aurez franchies, vous vaincrez. Mettez votre confiance en Dieu, si vous êtes croyants. »
« Ô Moïse ! répondirent-ils, nous n’y entrerons certainement jamais tant qu’ils y seront. Va donc, toi et ton Seigneur, et combattez tous deux ; quant à nous, nous resterons ici. »
« Seigneur ! dit Moïse, je n’ai vraiment de pouvoir que sur moi-même et sur mon frère, juge donc entre nous et ce peuple pervers. »
Alors le Seigneur dit : « En vérité, ce pays leur est désormais interdit durant quarante ans pendant lesquels ils erreront sur la terre. Ne te tourmente donc pas pour ce peuple pervers. »
Raconte-leur en toute vérité l’histoire des deux fils d’Adam qui offrirent chacun un sacrifice à Dieu ; celui de l’un fut accepté et celui de l’autre fut rejeté. Ce dernier dit : « Certes, je vais te tuer. » « Dieu n’agrée que les offrandes de ceux qui Le craignent, répondit l’autre.
Si tu portes ta main sur moi pour me tuer, je ne porterai pas la mienne sur toi pour t’ôter la vie, car je crains Dieu, le Seigneur de l’Univers.
Je préfère que tu te charges ainsi de mes péchés et des tiens et que tu sois du nombre des hôtes du Feu ; telle est la rétribution des injustes. »
Sa passion l’incita à tuer son frère. Il le tua et se trouva au nombre des perdants.
Dieu envoya un corbeau qui se mit à gratter la terre pour lui montrer comment ensevelir le cadavre de son frère. Caïn dit : « Malheur à moi ! Suis-je incapable de faire comme ce corbeau pour ensevelir la dépouille de mon frère ? » Il se trouva alors du nombre de ceux qui sont pris de remords.
À cause de cela, Nous avons prescrit aux fils d’Israël : « En vérité, celui qui aura tué un seul homme, sans que celui-ci ait commis un meurtre ou des dépravations sur la terre, est considéré comme s’il avait tué l’humanité tout entière, et celui qui aura sauvé la vie d’un seul homme est considéré comme s’il avait sauvé la vie à l’humanité tout entière. » Nos Envoyés étaient venus à eux avec des preuves irréfutables, mais, en dépit de cela, beaucoup d’entre eux commirent des excès sur la terre.
La rétribution de ceux qui font la guerre à Dieu et à Son Envoyé et de ceux qui sèment le désordre sur la terre est qu’ils soient tués ou crucifiés, ou que leurs mains et leurs pieds opposés soient coupés, ou encore qu’ils soient expulsés du pays. Ce sera pour eux l’ignominie dans ce monde et un terrible châtiment dans la vie future,
sauf pour ceux qui se seront repentis avant que vous ne les ayez vaincus. Sachez qu’en vérité Dieu est Celui qui pardonne. Il est Miséricordieux.
Ô croyants ! Craignez Dieu et cherchez le moyen de vous rapprocher de Lui. Combattez pour Sa cause. Peut-être serez vous heureux !
Si les incroyants possédaient tout ce qui se trouve sur la terre, et même le double, et qu’ils l’offraient pour se racheter du châtiment du Jour de la Résurrection, on ne l’accepterait pas d’eux. Il leur est réservé un châtiment douloureux.
Ils voudront sortir du Feu, mais ils ne pourront pas en sortir. Leur châtiment sera perpétuel.
Vous couperez les mains du voleur et de la voleuse en punition de ce qu’ils ont commis, à titre de sanction de Dieu. Dieu est Tout-Puissant et Sage.
Dieu accueillera favorablement le repentir de celui qui se repentira de ses fautes et qui se corrigera. Certes, Dieu est Celui qui pardonne. Il est Miséricordieux.
Ne sais-tu pas qu’à Dieu appartient la royauté des cieux et de la terre ? Il châtie qui Il veut et Il pardonne à qui Il veut. Dieu est Puissant sur toute chose.
Ô Messager ! Ne t’afflige pas à cause de ceux qui se précipitent vers la mécréance parmi ceux qui disent de leurs bouches : « Nous croyons », alors que leurs cœurs ne croient pas et parmi ceux qui, pratiquant le judaïsme, aiment bien écouter le mensonge et écouter d’autres gens qui ne sont jamais venus à toi. Ils altèrent le sens des paroles révélées et disent : « Si on vous donne ceci, acceptez-le, sinon méfiez-vous-en ! » Tu ne peux rien faire en faveur de celui que Dieu veut égarer. Voilà ceux dont Dieu ne veut point purifier les cœurs. Ils seront couverts d’opprobre dans ce monde et subiront dans la vie future un terrible châtiment.
Ils sont attentifs au mensonge et amateurs de profits illicites. S’ils viennent à toi, juge entre eux ou détourne-toi d’eux : si tu te détournes d’eux, ils ne pourront te causer aucun mal ; si tu arbitres leurs différends, juge entre eux en toute équité, car Dieu aime ceux qui jugent avec équité.
Mais comment te prendraient-ils pour juge alors qu’ils ont la Torah qui renferme la loi de Dieu, puis s’en détournent ? Ces gens-là ne sont pas des croyants.
En vérité, Nous avons révélé la Torah où se trouvent une Direction et une lumière et d’après laquelle les Prophètes qui s’étaient soumis à Dieu, les rabbins et les prêtres rendaient la justice pour les pratiquants du judaïsme ; conformément au Livre de Dieu dont ils avaient la garde et dont ils étaient les témoins. Ne craignez pas les hommes ! Mais craignez-Moi ! Ne vendez pas Mes signes à vil prix ! Ceux qui ne jugent pas les hommes selon ce que Dieu a révélé sont des incroyants.
Nous leur avons prescrit dans la Torah : âme pour âme, œil pour œil, nez pour nez, oreille pour oreille, dent pour dent. Les blessures seront punies suivant la loi du talion, mais quiconque y renonce par charité obtiendra l’expiation de ses fautes. Ceux qui ne jugent pas les hommes d’après ce que Dieu a révélé sont des injustes.
Nous avons envoyé, à la suite des Prophètes, Jésus fils de Marie pour confirmer ce qui avait été révélé avant lui de la Torah. Nous lui avons donné l’Évangile où se trouvent une Direction et une lumière, qui confirme ce qu’il y avait avant lui de la Torah et pour servir de guide et d’exhortation pour ceux qui craignent Dieu.
Que les gens de l’Évangile jugent les hommes d’après ce que Dieu y a révélé. Ceux qui ne jugent pas les hommes d’après ce que Dieu a révélé sont des pervers.
Nous t’avons révélé le Coran contenant la Vérité, qui confirme le Livre qui était avant lui et qui fait autorité en matière d’Écriture sainte. Juge entre eux d’après ce que Dieu a révélé et ne suis pas leurs désirs en t’écartant de ce que tu as reçu de la Vérité. À chacun d’entre vous, Nous avons donné une législation et une voie à suivre. Si Dieu l’avait voulu, Il aurait fait de vous une seule communauté, mais Il a voulu vous éprouver en ce qu’Il vous a accordé. Cherchez à vous surpasser les uns les autres dans l’accomplissement des bonnes actions. Vous serez tous ramenés à Dieu, et Il vous informera alors au sujet de vos différends.
Juge entre eux d’après ce que Dieu a révélé. Ne te conforme pas à leurs désirs, prends garde qu’ils ne t’éloignent d’une partie de ce que Dieu t’a révélé. S’ils se détournent, sache que Dieu veut les punir pour certains de leurs péchés. Certes, beaucoup d’hommes sont pervers.
Désirent-ils être jugés suivant les coutumes païennes ? Qui donc est meilleur juge que Dieu envers un peuple qui croit fermement ?
Ô croyants ! Ne prenez pas pour alliés les Juifs et les chrétiens. Ils sont alliés les uns des autres. Celui qui parmi vous les prend pour alliés est des leurs. En vérité, Dieu ne dirige point le peuple injuste.
Tu verras ceux dont le cœur est atteint d’une infirmité rallier les incroyants en prétextant : « Nous craignons qu’un coup du sort ne nous atteigne. » Or, il se peut que Dieu accorde aux croyants la victoire ou fasse parvenir un ordre émanant de Lui. Alors, ils regretteront leurs pensées secrètes.
 Les croyants diront alors : « Est-ce donc ceux-là qui juraient par Dieu, en leurs serments solennels, qu’ils étaient avec vous ? » Leurs actions n’auront abouti à rien et ils se retrouveront parmi les perdants.
Ô croyants ! Si certains d’entre vous renient la foi, Dieu fera venir un peuple qu’Il aimera et qui L’aimera ; ils seront humbles à l’égard des croyants et fermes à l’égard des incroyants ; ils combattront pour la cause de Dieu et ne craindront point les reproches de celui qui blâme. Ceci est une grâce de Dieu. Il l’accorde à qui Il veut. Dieu est le Détenteur d’une immense grâce. Il est Omniscient.
Certes, Dieu est votre Allié, ainsi que Son Messager et les croyants qui accomplissent la prière, qui s’acquittent de l’aumône légale et qui s’inclinent devant Dieu.
Ceux qui prennent pour maîtres Dieu, Son Messager et les croyants forment le parti de Dieu et ils vaincront.
Ô croyants ! Ne prenez pas pour alliés ceux qui considèrent votre religion comme un sujet de raillerie et de jeu, parmi ceux auxquels le Livre a été donné avant vous et parmi les incroyants. Craignez Dieu, si vous êtes croyants !
Quand vous appelez à la prière, ils en font un sujet de plaisanterie et de jeu ; c’est parce que ces gens ne raisonnent pas.
Dis : « Ô gens du Livre ! Nous reprochez-vous le fait d’avoir seulement cru en Dieu, à ce qui nous a été révélé et à ce qui a été révélé auparavant ? La plupart d’entre vous sont des pervers ! »
Dis : « Vous annoncerais-je une rétribution pire encore que cela auprès de Dieu ? Ceux que Dieu a maudits ; ceux contre lesquels Il est courroucé et qu’Il a transformés en singes et en porcs ; ceux qui ont adoré des idoles : voilà ceux qui se trouvent dans la pire des situations et qui sont les plus égarés de la voie droite. »
Lorsqu’ils viennent à vous, ils disent : « Nous croyons », alors qu’ils arrivent avec la mécréance et repartent avec la mécréance. Dieu connaît parfaitement ce qu’ils cachent.
Tu verras un grand nombre d’entre eux se précipiter vers le péché et l’injustice et manger des gains illicites. Que leurs actions sont détestables !
Pourquoi les rabbins et les prêtres ne leur interdisent-ils pas de pécher en paroles et de manger des gains illicites ? Que leurs œuvres sont exécrables !
Les Juifs disent : « La main de Dieu est fermée ! » Que leurs propres mains soient fermées et qu’ils soient maudits à cause de ce qu’ils ont dit. Au contraire, les mains de Dieu sont largement ouvertes. Il accorde Ses dons comme Il veut. Certes, ce qui est descendu vers toi de la part de ton Seigneur accroîtra chez la plupart d’entre eux la rébellion et la mécréance. Nous avons suscité parmi eux l’inimitié et la haine qui dureront jusqu’au Jour de la Résurrection. Toutes les fois qu’ils allumeront le feu de la guerre, Dieu l’éteindra. Ils s’efforcent de semer le désordre sur la terre et Dieu n’aime pas les semeurs de désordre. 
 En vérité, si les gens du Livre croyaient et craignaient Dieu, Nous aurions effacé leurs mauvaises actions et Nous les aurions introduits dans les Jardins de la félicité.
S’ils avaient observé la Torah, l’Évangile et ce qui leur avait été révélé par leur Seigneur, ils auraient certainement joui des biens du ciel, qui est au-dessus d’eux, et des biens de la terre, qui est sous leurs pieds. Il y a parmi eux des gens qui agissent avec droiture, mais beaucoup d’entre eux commettent des actions exécrables.
Ô Messager ! Transmets ce qui t’a été révélé de la part de ton Seigneur. Si tu ne le faisais pas, tu n’aurais pas fait connaître Son message. Dieu te protégera des hommes. Certes, en vérité, Dieu ne dirige point le peuple mécréant.
Dis : « Ô gens du Livre ! Vous ne vous appuyez sur rien tant que vous n’observez pas les prescriptions de la Torah, de l’Évangile et ce qui vous a été révélé par votre Seigneur. » Certes, ce qui est descendu vers toi de la part de ton Seigneur accroîtra chez la plupart d’entre eux la rébellion et la mécréance. Ne t’afflige pas au sujet des incroyants.
En vérité, les croyants, les juifs, les sabéens et les chrétiens qui croient en Dieu, au Jour dernier et qui font le bien n’éprouveront plus aucune crainte et ne seront point affligés.
Certes, Nous avons pris l’engagement des fils d’Israël et Nous leur avons envoyé des Messagers ; mais, chaque fois qu’un Messager est venu à eux avec ce qui contrariait leurs désirs, ils traitaient les uns d’imposteurs et assassinaient les autres.
Ils ont pensé que leurs crimes resteraient impunis, ils sont devenus aveugles et sourds. Ensuite Dieu leur a pardonné. Puis, beaucoup d’entre eux sont redevenus aveugles et sourds. Dieu voit parfaitement ce qu’ils font.
Certes, ceux qui disent : « Dieu est le Messie fils de Marie ! », sont incroyants. Or le Messie a dit : « Ô fils d’Israël ! Adorez Dieu ! Il est mon Seigneur et votre Seigneur. » En vérité, Dieu interdit le Paradis à quiconque attribue des associés à Dieu ; sa demeure sera le Feu. Il n’y aura point de défenseurs pour les injustes.
Certes, ceux qui disent : « Dieu est le troisième d’une trinité ! », sont des incroyants. Il n’y a de Dieu qu’un Dieu Unique. S’ils ne cessent pas de tenir un pareil langage, un douloureux châtiment atteindra ceux d’entre eux qui sont incroyants.
Pourquoi donc ne se repentent-ils pas et n’implorent-ils pas le pardon de Dieu ? Dieu est Celui qui pardonne. Il est Miséricordieux.
Le Messie fils de Marie n’est qu’un Envoyé que d’autres Envoyés ont précédé. Sa mère était une femme véridique ; ils mangeaient tous deux de la nourriture. Vois comment Nous leur expliquons les signes et vois également comment ils s’en détournent.
Dis : « Adorez-vous en dehors de Dieu ce qui ne peut ni vous nuire ni vous être utile ? » Dieu est Celui qui entend parfaitement. Il est Omniscient.
Dis : « Ô gens du Livre ! Ne dépassez point les limites de la religion, contrairement à la Vérité ! Ne vous conformez pas aux penchants des hommes qui se sont égarés autrefois et qui ont entraîné, dans l’égarement, beaucoup d’hommes hors du droit chemin ! »
Ceux qui ont été incroyants parmi les fils d’Israël ont été maudits par la bouche de David et de Jésus fils de Marie pour avoir été désobéissants et transgresseurs.
Ils ne s’interdisaient pas mutuellement les actions blâmables qu’ils faisaient. Que leurs actions étaient donc détestables !
Tu verras un grand nombre d’entre eux s’allier avec les mécréants. Ce qu’ils ont commis est si ignoble qu’ils ont encouru le courroux de Dieu. Ils seront voués au châtiment éternel.
S’ils avaient cru en Dieu, au Prophète et à ce qui a été révélé à celui-ci, ils n’auraient pas pris pour alliés les mécréants ; mais beaucoup d’entre eux sont pervers.
Tu reconnaîtras que les hommes les plus hostiles aux croyants sont les Juifs et les polythéistes et que ceux qui sont les plus proches des croyants par l’amitié sont ceux qui disent : « Nous sommes chrétiens », parce qu’il y a parmi eux des prêtres et des moines qui ne s’enflent pas d’orgueil.
Lorsqu’ils entendent ce qui a été révélé au Messager, tu vois leurs yeux déborder de larmes, car ils ont reconnu la Vérité. Ils disent : « Seigneur ! Nous croyons ! Inscris-nous au nombre des témoins !
Pourquoi ne croirions-nous pas en Dieu et à ce qui nous est parvenu de la Vérité ? Nous désirons qu’Il nous introduise au Paradis en la compagnie des justes. »
En récompense de leurs affirmations, Dieu leur accordera des Jardins sous lesquels coulent des fleuves où ils demeureront éternellement. Telle est la récompense des gens qui font le bien.
Quant à ceux qui n’auront pas cru et qui auront traité Nos signes de mensonges, ils seront les hôtes de l’Enfer.
Ô croyants ! Ne déclarez pas illicites les excellentes choses que Dieu vous a permises. Ne transgressez point Ses préceptes. Dieu n’aime pas les transgresseurs.
Mangez de ce que Dieu vous a accordé de licite et de bon. Craignez Dieu en qui vous croyez.
Dieu ne vous tiendra pas rigueur des serments faits à la légère, mais Il vous sanctionnera pour des serments contractés délibérément. L’expiation en sera de nourrir dix pauvres de ce dont vous nourrissez généralement votre famille, ou de les vêtir, ou d’affranchir un esclave. Celui qui n’aura pas les moyens de le faire devra jeûner trois jours. Telle est l’expiation de vos serments lorsque vous aurez juré. Soyez donc fidèles à vos serments ! C’est ainsi que Dieu vous explique Ses versets. Peut-être serez-vous reconnaissants !
Ô croyants ! Les boissons enivrantes, le jeu de hasard, les pierres dressées et les flèches divinatoires sont une abomination et une œuvre de Satan. Evitez-les ! Peut-être serez-vous heureux !
En vérité, Satan veut susciter parmi vous l’inimitié et la haine au moyen des boissons enivrantes et du jeu de hasard. Il veut ainsi vous détourner du souvenir de Dieu et de la prière. Ne vous en abstiendrez-vous donc pas ?
Obéissez à Dieu ! Obéissez au Messager ! Et prenez garde ! Mais si vous vous détournez des lois divines, sachez qu’il n’incombe à Notre Envoyé que de transmettre le message clairement.
Ceux qui croient et qui pratiquent le bien n’encourront aucune rigueur pour avoir consommé antérieurement ce qui est prohibé pourvu qu’ils aient craint Dieu, qu’ils aient eu la foi et pratiqué le bien, puis continuent de craindre Dieu et de croire, puis craignent Dieu et accomplissent de bonnes actions, car Dieu aime ceux qui font le bien.
Ô croyants ! Dieu va certainement vous éprouver à propos de quelque gibier que peuvent vous procurer vos mains et vos lances, afin qu’Il sache celui qui Le craint en secret. Quiconque transgressera par la suite sera livré à un châtiment douloureux.
Ô croyants ! Ne tuez pas le gibier lorsque vous êtes en état de sacralisation. Celui qui, parmi vous, en tuerait intentionnellement se rachètera en envoyant en offrande à la Kaaba une bête de troupeau équivalente au gibier tué, sur estimation de deux hommes intègres d’entre vous ; ou bien en donnant, par une expiation, de la nourriture aux pauvres pour une valeur équivalente au gibier tué ; ou bien encore en observant un jeûne équivalent afin qu’il goûte les conséquences de son acte. Dieu pardonne les transgressions antérieures à la prohibition ; mais celui qui récidive encourra la vengeance de Dieu. Dieu est Tout-Puissant. Il est le Maître de la vengeance.
Il vous est permis de pêcher en mer et de vous nourrir de ses produits ; c’est une subsistance pour vous et pour les voyageurs. Mais le gibier de la terre vous est interdit tant que vous êtes en état de sacralisation. Craignez Dieu vers qui vous serez rassemblés !
Dieu a fait de la Kaaba une maison sacrée, destinée à être une station pour les hommes. Il a institué le mois sacré, les offrandes et les signes distinctifs, afin que vous sachiez que Dieu connaît ce qui est dans les cieux et ce qui est sur la terre et que Dieu est Omniscient.
Sachez que Dieu est terrible dans Son châtiment et qu’Il est aussi Celui qui pardonne et Celui qui est Miséricordieux.
Il n’incombe à l’Envoyé que de transmettre le message. Dieu sait ce que vous divulguez et ce que vous tenez caché.
Dis : « Ce qui est mauvais ne saurait égaler ce qui est bon, même si l’abondance de ce qui est mauvais te plaît davantage. » Ô vous qui êtes doués de bon sens, craignez Dieu ! Peut-être serez-vous heureux !
Ô croyants ! Ne posez point de questions à propos de choses qui vous nuiraient si elles vous étaient dévoilées. Cependant, si vous posez des questions à leur sujet au moment où le Coran est révélé, elles vous seront expliquées. Dieu vous pardonne. Dieu est Celui qui pardonne et Celui qui est Plein d’indulgence.
Avant vous, des hommes avaient posé des questions au sujet desquelles ils devinrent incroyants.
Dieu n’a institué ni Bahira, ni Saïba, ni Wassila, ni Ham. Cependant, les incroyants forgent des mensonges contre Dieu et la plupart d’entre eux ne raisonnent pas.
Lorsqu’on leur dit : « Venez vers ce que Dieu a révélé et vers l’Envoyé », ils répondent : « La croyance de nos pères nous suffit. » Quand bien même leurs pères ne savaient rien et n’étaient pas bien dirigés !
Ô croyants ! Ne vous souciez que de vous-mêmes ! Celui qui s’égare ne saurait vous nuire si vous êtes bien dirigés. Vous retournerez tous à Dieu et Il vous fera connaître ce que vous faisiez.
Ô croyants ! Quand la mort se présente à l’un d’entre vous, prenez à témoin au moment de faire le testament deux hommes intègres d’entre vous ou bien deux hommes étrangers si vous êtes en voyage et que le malheur de la mort vous surprend. Si vous doutez de leur bonne foi, vous les retiendrez après la prière et vous leur ferez prêter ce serment devant Dieu : « Nous ne vendrons à aucun prix notre témoignage, pas même à nos proches, et nous ne cacherons pas le témoignage de Dieu, car nous serions alors du nombre des pécheurs. »
Si l’on découvre que ces deux témoins sont de mauvaise foi, deux autres témoins choisis parmi les proches parents du défunt testamentaire prendront leur place et prêteront serment devant Dieu en ces termes : « En vérité, notre témoignage est plus juste que celui des deux autres ; nous ne sommes pas transgresseurs, sinon nous serions alors du nombre des injustes. »
Il sera plus facile par ce moyen d’obtenir que les hommes rendent un témoignage vrai et de leur faire craindre que d’autres serments ne viennent se substituer aux leurs. Craignez Dieu et écoutez ! Dieu ne dirige point les hommes pervers.
Le jour où Dieu rassemblera les Messagers, Il dira : « Que vous a-t-on répondu ? » « Nous n’en savons rien. En vérité, Toi seul connais les Mystères incommunicables », répondront-ils.
Dieu dit : « Ô Jésus fils de Marie ! Souviens-toi de Mes bienfaits à ton égard et à l’égard de ta mère. Je t’ai fortifié par l’Esprit de Sainteté. Dans ton berceau, tu parlais aux hommes ainsi que lorsque tu parvins à un âge mûr. Je t’ai enseigné le Livre, la sagesse, la Torah et l’Évangile. Avec Ma permission, tu créais une forme d’oiseau, tu soufflais en elle et elle devenait oiseau. Tu guérissais l’aveugle-né et le lépreux avec Ma permission. Tu ressuscitais les morts avec Ma permission. J’ai empêché les fils d’Israël de te nuire lorsque tu es venu à eux avec des preuves éclatantes. » Ceux d’entre eux qui étaient incroyants dirent : « Tout cela n’est que de la magie pure ! »
J’ai révélé aux apôtres ceci : « Croyez en Moi et en Mon Envoyé. » Ils dirent : « Nous croyons ! Sois témoin que nous sommes vraiment soumis. »
Les apôtres dirent : « Ô Jésus fils de Marie ! Ton Seigneur peut-Il faire descendre du ciel sur nous une table servie ? » Jésus leur répondit : « Craignez Dieu, si vous êtes croyants ! »
Ils dirent : « Nous voulons en manger et que nos cœurs soient rassurés ; nous saurons ainsi que tu nous as dit la Vérité et nous en serons les témoins. »
« Ô Dieu, notre Seigneur ! dit Jésus Fils de Marie, fais descendre du ciel sur nous une table servie ! Ce sera pour nous un festin, pour le premier et pour le dernier d’entre nous, et un signe venu de Toi. Accorde-nous notre subsistance, car Tu es le Meilleur des dispensateurs de tous les biens. »
Dieu dit alors : « En vérité, Je la fais descendre sur vous, mais quiconque après cela refuse de croire, Je le châtierai d’un châtiment dont Je n’ai encore châtié personne dans l’Univers. »
Dieu dit : « Ô Jésus fils de Marie ! Est-ce toi qui as dit aux hommes : “Prenez-moi, ainsi que ma mère, pour deux divinités en dehors de Dieu” ? » « Gloire à Toi ! dit Jésus. Il ne m’appartient pas de déclarer ce que je n’ai pas le droit de dire. Si je l’avais dit, Tu l’aurais su. Tu sais ce qui est en moi et j’ignore ce qui est en Toi. En vérité, Toi seul connais les Mystères incommunicables.
Je ne leur ai dit que ce que Tu m’as ordonné de dire : “Adorez Dieu mon Seigneur et votre Seigneur !” Je fus témoin contre eux aussi longtemps que je suis resté avec eux. Quand Tu as mis fin à ma vie sur terre, c’est Toi qui les observais, car Tu es Témoin de toute chose.
Si Tu les châties, ce sont en vérité Tes serviteurs et si Tu leur pardonnes, Tu es certes le Tout-Puissant et le Sage. » 
Dieu dit : « Voilà le jour où la sincérité des véridiques leur sera profitable. Ils demeureront pour l’Éternité dans des Jardins au pied desquels coulent des fleuves. » Dieu sera satisfait d’eux et ils seront satisfaits de Lui. Voilà le bonheur suprême.
À Dieu appartient le royaume des cieux et de la terre et de tout ce qu’ils contiennent. Dieu est Puissant sur toute chose !
Louange à Dieu qui a créé les cieux et la terre et qui a établi les ténèbres et la lumière. Cependant, les incroyants donnent des égaux à leur Seigneur.
C’est Lui qui vous a créés d’argile et a décidé un terme à la vie de chaque être et un autre terme fixé auprès de Lui. Pourtant vous en doutez encore.
Il est Dieu dans les cieux et sur la terre. Il connaît ce que vous cachez et ce que vous divulguez ; Il connaît vos actions.
Aucun signe parmi les signes de leur Seigneur ne leur parvient sans qu’ils s’en détournent.
Lorsque la Vérité leur est venue, ils l’ont traitée de mensonge, ils auront bientôt des nouvelles de ce dont ils se moquaient.
Ne voient-ils pas combien de générations Nous avons fait périr avant eux ? Nous leur avions accordé sur terre ce que Nous ne vous avions pas accordé ; Nous leur avions envoyé du ciel des pluies abondantes ; Nous avions fait couler des fleuves à leurs pieds ; puis Nous les avons anéanties à cause de leurs péchés et Nous avons créé après eux d’autres générations.
Même si Nous avions fait descendre sur toi un Livre écrit sur un parchemin et qu’ils l’aient touché de leurs mains, les incroyants auraient dit : « Cela n’est que de la magie manifeste ! »
Ils disent : « Pourquoi n’a-t-on pas descendu un ange vers lui pour l’assister ? » Si Nous avions fait descendre un ange, l’ordre aurait été exécuté sans délai.
Si nous avions fait du Messager un ange, Nous lui aurions donné une forme humaine et Nous les aurions mis dans la même confusion que celle dans laquelle ils se débattent.
Certes, on s’est moqué déjà des Messagers venus avant toi, mais les railleurs ont été enveloppés par le châtiment à cause de ce dont ils se moquaient.
Dis : « Parcourez la terre et voyez la fin de ceux qui traitaient la Vérité de mensonge. »
Dis : « À qui appartient ce qui est dans les cieux et sur la terre ? » Dis : « À Dieu ! » Il s’est prescrit à Lui-même la miséricorde. Il vous rassemblera sûrement au Jour de la Résurrection, sur lequel il n’y a aucun doute. Ceux qui causent leur propre perte sont ceux qui ne croient pas.
À Dieu appartient ce qui existe dans la nuit et le jour. Il est Celui qui entend parfaitement et qui est Omniscient.
Dis : « Prendrais-je pour protecteur un autre que Dieu, le Créateur des cieux et de la terre, alors qu’Il nourrit les créatures et qu’Il n’est point nourri ? » Dis : « J’ai reçu l’ordre d’être le premier à me soumettre ; ne soyez donc pas du nombre des polythéistes. »
Dis : « Je crains, si je désobéis à mon Seigneur, le châtiment d’un jour terrible. »
Celui qui en sera épargné ce jour-là, Dieu lui aura fait miséricorde voilà le bonheur évident.
Si Dieu te frappe d’un malheur, nul en dehors de Lui ne pourra t’en délivrer ; mais s’Il t’accorde un bien, sache qu’Il est Puissant sur toute chose.
Il est le Maître absolu de Ses serviteurs. Il est le Sage et le parfaitement Informé. 
Dis : « Qu’y a-t-il de plus grand en fait de témoignage ? » Dis : « Dieu est Témoin entre moi et vous. Ce Coran m’a été révélé pour que je vous avertisse, vous et ceux auxquels il parviendra. Témoignerez-vous vraiment qu’il y a d’autres dieux à côté de Dieu ? » Dis : « Moi, je ne témoignerai pas. » Dis : « En vérité, Il est un Dieu Unique ; et moi, je suis innocent de ce que vous Lui associez. »
Ceux auxquels Nous avons donné le Livre connaissent le Messager comme ils connaissent leurs propres enfants ; ceux qui causent leur propre perte sont ceux qui ne croient pas.
Qui est plus injuste que celui qui invente des mensonges contre Dieu ou que celui qui traite Ses signes de mensonges ? Les injustes ne prospéreront jamais.
Le jour où Nous les rassemblerons tous, Nous dirons aux polythéistes : « Où sont donc ceux que vous prétendiez être les associés de Dieu ? »
Dans leur désarroi, ils ne pourront alors que dire : « Nous jurons par Dieu, notre Seigneur, que nous n’étions pas polythéistes ! »
Vois comment ils mentent contre eux-mêmes et comment leurs inventions ont disparu !
Certains d’entre eux t’écoutent, mais Nous avons mis un voile sur leurs cœurs afin qu’ils ne comprennent rien et Nous avons endurci leurs oreilles. Quand bien même ils verraient toutes sortes de preuves, ils n’y croiraient pas ! Les incroyants viendront même discuter avec toi et diront : « Ce ne sont que des fables appartenant aux anciens ! »
Ils empêchent les gens de suivre le Prophète et s’en éloignent eux-mêmes, mais ils ne font que se perdre eux-mêmes et ils n’en ont pas conscience.
Si tu les voyais au moment où, placés devant le Feu, ils s’écrieront : « Hélas ! Si nous pouvions être ramenés sur terre, nous ne traiterions plus de mensonges les signes de notre Seigneur et nous serions du nombre des croyants. »
C’est ainsi que leur apparaîtra clairement ce qu’ils dissimulaient auparavant. Même s’ils étaient ramenés sur la terre, ils reviendraient à ce qui leur était interdit : ce sont vraiment des menteurs.
Ils disent : « Il n’y a d’autre vie que notre vie présente et nous ne serons pas ressuscités. »
Si tu les voyais lorsqu’ils comparaîtront devant leur Seigneur. Il leur dira : « Ceci n’est-il pas la Vérité ? » Ils répondront : « Oui, par notre Seigneur ! » « Goûtez alors au châtiment, dira le Seigneur, pour prix de votre mécréance. »
Ceux qui traitent de mensonge la rencontre de Dieu sont les perdants. Quand l’Heure viendra soudainement à eux, ils diront : « Malheur à nous ! Nous avons été négligents en ce qui la concerne. » Ils porteront alors le poids de leurs péchés sur leur dos. Cette charge n’est-elle pas exécrable ?
La vie de ce monde n’est que jeu et divertissement, alors que la demeure de la vie future est meilleure pour ceux qui craignent Dieu. Ne le comprendrez-vous donc pas ?
Certes, Nous savons que leurs propos te chagrinent. Ce n’est pas toi qu’on traite de menteur, ce sont les signes de Dieu que les injustes traitent d’imposture.
Avant toi des Messagers ont été traités de menteurs. Ils supportèrent patiemment d’être traités de menteurs et d’être persécutés jusqu’à ce que Nous les ayons secourus. Nul ne peut modifier les paroles de Dieu et il t’est déjà parvenu une partie de l’histoire des Envoyés.
L’indifférence des incroyants te pèse tellement que, si tu le pouvais, tu creuserais un tunnel dans la terre ou tu construirais une échelle pour atteindre le ciel afin de leur rapporter un signe miraculeux. Si Dieu l’avait voulu, il les aurait tous mis sur la voie droite. Ne sois donc pas du nombre des ignorants. 
Seuls ceux qui écoutent répondent à l’appel de la foi. Quant aux morts, Dieu les ressuscitera, puis ils retourneront à Lui.
Ils disent : « Pourquoi n’a-t-on pas fait descendre un signe sur le Prophète Mohammed de la part de son Seigneur ? » Dis : « Dieu a le pouvoir de faire descendre un signe ! Mais la plupart d’entre eux ne savent pas. »
Il n’y a point de bêtes sur la terre ni d’oiseaux volant de leurs ailes qui ne forment comme vous des communautés. Nous n’avons rien négligé dans le Livre. Puis ils seront ramenés devant leur Seigneur.
Ceux qui traitent Nos signes de mensonges sont sourds, muets et plongés dans les ténèbres. Dieu égare qui Il veut et conduit qui Il veut dans le droit chemin.
Dis : « Si le châtiment de Dieu venait à vous ou que l’Heure du Jugement vous surprenait, invoqueriez-vous un autre que Dieu, si vous êtes véridiques ? »
Non ! C’est bien Lui que vous invoqueriez. Il vous délivrerait, s’Il le voulait, de ce dont vous Lui demandiez d’être délivrés et vous oublieriez ce que vous Lui aviez associé.
Nous avons envoyé avant toi des Messagers à des communautés. Nous les avons frappées ensuite de malheur et d’adversité afin de les inciter à implorer la bonté divine !
Si seulement elles Nous avaient supplié lorsque Notre rigueur les a touchées ! Bien plus, leurs cœurs s’étaient endurcis et Satan avait embelli à leurs yeux leurs propres actions.
Lorsqu’ils eurent oublié ce qui leur avait été rappelé, Nous ouvrîmes devant eux les portes de tous les biens jusqu’au moment où, plongés dans la joie à cause des biens qu’ils reçurent, Nous les emportâmes brusquement ; et les voilà dans le désespoir. 
C’est ainsi que les injustes furent exterminés jusqu’au dernier. Louange à Dieu, le Seigneur de l’Univers !
Dis : « Que vous en semble ? Si Dieu vous privait de l’ouïe, de la vue et rendait vos cœurs insensibles, quelle divinité, autre que Dieu, vous les rendrait ? » Vois comment Nous clarifions les versets et comment ensuite ils s’en détournent !
Dis : « Que vous en semble ? Si le châtiment de Dieu s’abattait sur vous à l’improviste ou après vous avoir été annoncé, qui donc serait anéanti, si ce n’est le peuple injuste ? »
Nous n’envoyons les Messagers que comme annonciateurs de la bonne nouvelle et comme avertisseurs : ceux qui croient et qui font le bien n’éprouveront alors aucune crainte et ne seront point affligés ;
quant à ceux qui traitent Nos signes de mensonges, ils seront atteints par le châtiment à cause de leur perversité.
Dis : « Je ne prétends point détenir les trésors de Dieu ni connaître le Mystère. Je ne vous dis pas que je suis un ange, je ne fais que suivre ce qui m’a été révélé. » Dis : « L’aveugle est-il semblable à celui qui voit ? » Ne réfléchissez-vous donc pas ?
Mets en garde, par le Coran, ceux qui ont peur d’être rassemblés devant leur Seigneur. Ils n’auront d’autre protecteur ni d’autre intercesseur que Dieu. Peut-être Le craindront-ils !
Ne repousse point ceux qui invoquent leur Seigneur matin et soir et qui recherchent Sa face. Il ne t’appartient pas de leur demander des comptes sur quoi que ce soit ; comme tu n’as aucun compte à leur rendre sur quoi que ce soit. Si tu les repoussais, tu serais alors du nombre des injustes.
C’est ainsi que Nous les avons éprouvés les uns par les autres afin qu’ils disent : « Est-ce là ceux d’entre nous sur lesquels Dieu a répandu Ses faveurs ? » Dieu ne connaît-Il pas mieux que quiconque ceux qui sont reconnaissants ?
Lorsque ceux qui croient en Nos versets viennent à toi, dis-leur : « Que la paix soit sur vous ! Votre Seigneur s’est prescrit à Lui-même la miséricorde. Que celui d’entre vous qui commet un mal par ignorance et qui ensuite s’en repent et fait le bien sache que Dieu est Celui qui pardonne et qu’Il est Miséricordieux. »
Voilà comment Nous expliquons Nos versets afin que la voie des coupables soit clairement connue.
Dis : « Il m’est interdit d’adorer ceux que vous invoquez en dehors de Dieu. » Dis : « Je ne suivrai pas vos désirs, sinon je m’égarerais et je ne serais plus du nombre de ceux qui sont bien dirigés. »
Dis : « Je m’appuie vraiment sur une preuve évidente de mon Seigneur et vous la traitez de mensonge. Le châtiment que vous voulez hâter n’est pas en mon pouvoir. Le Jugement n’appartient qu’à Dieu. Il fera connaître la Vérité et Il est le Meilleur des juges. »
Dis : « Si ce dont vous voulez hâter la venue était en mon pouvoir, l’affaire serait réglée entre vous et moi. » Dieu connaît parfaitement les injustes.
Dieu possède les clefs du Mystère, que Lui seul connaît. Il connaît ce qui est sur la terre et dans la mer : nulle feuille ne tombe sans qu’Il le sache ; il n’y a pas un seul grain dans les ténèbres de la terre ni rien de tendre ou de desséché qui ne soit mentionné dans un Livre évident.
C’est Lui qui vous rappelle durant la nuit, et Il sait ce que vous avez accompli le jour. Puis, Il vous ressuscite le jour afin que s’accomplisse le terme fixé. Ensuite, vous reviendrez à Lui et Il vous informera de ce que vous avez fait.
Il est le Maître absolu de Ses serviteurs. Il envoie vers vous des anges gardiens ; lorsque la mort atteindra l’un d’entre vous, Nos Envoyés recueilleront son âme sans aucune négligence.
Les hommes seront ensuite ramenés à Dieu, leur Maître, le Juste. N’est-ce pas à Lui que le Jugement appartient ? Il est plus prompt à régler les comptes.
Dis : « Qui donc vous délivrera des ténèbres de la terre et de la mer ? » Vous implorez Dieu humblement et secrètement en disant : « Si vraiment Tu nous délivres de cela, nous serons du nombre de ceux qui sont reconnaissants !
Dis : « Dieu vous délivrera de cela et de toute affliction, puis vous Lui donnez des associés. »
Dis : « Il a le pouvoir de vous envoyer un châtiment du ciel ou de dessous vos pieds, ou bien de vous multiplier en sectes afin de faire goûter aux uns la violence des autres. » Regarde comment Nous exposons les signes. Peut-être comprendront-ils !
Ton peuple a traité cela de mensonge alors que c’est la Vérité. Dis : « Je ne puis me porter garant pour vous.
Chaque nouvelle est annoncée en son temps. Vous le saurez bientôt. »
Quand tu vois ceux qui palabrent à propos de Nos versets, éloigne-toi d’eux jusqu’à ce qu’ils parlent d’autre chose. Dans le cas où Satan te fait oublier cette recommandation, aussitôt que tu t’en ressouviens, ne reste pas en compagnie des injustes.
Ceux qui craignent Dieu n’ont pas à rendre compte pour ces gens-là, mais seulement de leur faire entendre le rappel. Peut-être craindront-ils Dieu !
Éloigne-toi de ceux qui considèrent leur religion comme un jeu et un divertissement et que la vie de ce monde a trompés. Rappelle-leur tout cela par le Coran, de peur qu’une personne ne soit entraînée à sa perte à cause de ce qu’elle aura perpétré. Il n’y aura alors pour elle, en dehors de Dieu, ni protecteur ni intercesseur et quelle que soit la compensation qu’elle offrirait, elle ne serait point acceptée. Voilà ceux qui sont perdus à cause de leurs œuvres ; ils auront de l’eau bouillante pour tout breuvage et subiront un châtiment douloureux pour prix de leur incroyance.
Dis : « Invoquerions-nous en dehors de Dieu ce qui ne peut ni nous être utile ni nous nuire ? Reviendrons-nous sur nos pas, vers l’idolâtrie, après que Dieu nous a dirigés dans le droit chemin ? » Comme celui que les démons ont séduit et qui erre perplexe sur la terre, alors que ses compagnons l’appellent vers la voie droite : « Viens avec nous ! » Dis : « En vérité, c’est la voie de Dieu qui est la voie droite et il nous est ordonné de nous soumettre au Seigneur de l’Univers. »
Accomplissez la prière et craignez Dieu, c’est devant Lui que vous serez rassemblés.
C’est Lui qui a créé, en toute vérité, les cieux et la terre. Le jour où Il dit : « Sois ! », elle est. Sa parole est la Vérité. À Lui appartiendra la royauté, le Jour de la Résurrection où l’on soufflera dans la trompette. Il connaît ce qui relève du Mystère et ce qui est apparent. Il est le Sage et le parfaitement Informé.
Abraham dit à son père Azar : « Prendras-tu des idoles pour divinités ? Je te vois, toi et ton peuple, dans un égarement évident ! »
Ainsi, avons-Nous montré à Abraham le royaume des cieux et de la terre pour qu’il soit du nombre de ceux qui croient avec une profonde conviction.
Lorsque la nuit l’enveloppa, il vit une étoile et dit : « Voici mon Seigneur ! » ; mais, lorsque l’étoile disparut, il s’écria alors : « Je n’aime pas les choses qui disparaissent ! »
Lorsqu’il vit la lune se lever, il dit : « Voici mon Seigneur ! » ; mais, lorsque la lune disparut, il s’écria : « Si mon Seigneur ne me dirige pas, je serai du nombre des égarés ! »
Lorsqu’il vit le soleil se lever, il dit : « Voici mon Seigneur ! C’est le plus grand ! » ; mais, lorsque le soleil disparut, il s’écria : « Ô mon peuple ! Je suis innocent de ce que vous associez à Dieu.
Je tourne mon visage en vrai croyant vers Celui qui a créé les cieux et la terre et je ne suis pas du nombre des polythéistes ! »
Son peuple disputa avec lui. Il dit alors : « Vous disputerez-vous avec moi au sujet de Dieu, alors qu’Il m’a dirigé vers le droit chemin ? Je ne crains rien de ce que vous Lui associez, sauf ce que voudra bien mon Seigneur. La science de mon Seigneur embrasse toute chose. Ne réfléchirez-vous donc pas ?
Comment redouterais-je ce que vous Lui associez, alors que vous ne craignez pas d’associer à Dieu ce à quoi Il n’a conféré aucun pouvoir sur vous ? Lequel des deux partis est digne de foi ? Si vous compreniez ! »
Ceux qui croient et qui ne revêtent pas leur foi d’injustice, voilà ceux qui sont en sécurité et qui sont bien dirigés.
Tel est l’argument que Nous avons fourni à Abraham contre son peuple. Nous élevons le rang de qui Nous voulons. En vérité, ton Seigneur est Sage et parfaitement Informé.
Nous lui avons donné Isaac et Jacob. Nous les avons dirigés tous les deux. Nous avions dirigé Noé auparavant, et parmi ses descendants, David, Salomon, Job, Joseph, Moïse et Aaron. C’est ainsi que Nous récompensons ceux qui font le bien.
De même Zacharie, Jean, Jésus et Élie ; ils étaient tous du nombre des justes.
De même Ismaël, Élisée, Jonas et Loth ; nous avons préféré chacun d’entre eux à tous les hommes de leurs générations,
ainsi que plusieurs de leurs ancêtres, de leurs descendants et de leurs frères. Nous les avons choisis et Nous les avons dirigés sur une voie droite.
Telle est la direction de Dieu. Il dirige qui Il veut parmi Ses serviteurs. S’ils avaient été polythéistes, leurs actions auraient été vaines.
Voilà ceux auxquels Nous avons donné le Livre, la sagesse et la prophétie. Si ces gens-ci ne croient pas aux versets de Dieu, Nous en avons confié le dépôt à des gens qui ne sont pas incroyants.
Voilà ceux que Dieu a dirigés. Suis donc leur direction. Dis : « Je ne vous demande aucun salaire pour cela, ce n’est qu’un rappel adressé aux mondes. »
Ils n’ont pas estimé Dieu comme Il le mérite lorsqu’ils disent : « Dieu n’a jamais rien révélé à un être humain. » Dis : « Qui donc a révélé le Livre avec lequel Moïse est venu, et qui est une lumière et une direction pour les hommes ? Vous l’écrivez sur des feuillets que vous montrez aux gens tout en cachant une grande partie de son contenu. Vous avez été instruits, vous et vos ancêtres, de ce que vous ne saviez pas. » Dis : « C’est Dieu. » Laisse-les ensuite se divertir dans leurs vaines discussions.
Ceci est un Livre que Nous avons révélé, un Livre béni, confirmant ce qui existait déjà avant lui, afin que tu avertisses les habitants de la mère des cités et ceux des alentours. Ceux qui croient à la vie future croient à ce Livre et seront assidus à leurs prières.
Qui est plus injuste que celui qui forge un mensonge contre Dieu ou qui dit : « Il m’a été révélé », alors que rien ne lui a été révélé, ou celui qui dit : « Je vais faire descendre un livre pareil à celui que Dieu a fait descendre. » Si tu voyais les injustes lorsqu’ils seront dans les affres de la mort et que les anges, les mains tendues, leur diront : « Rendez vos âmes ! Vous allez être rétribués aujourd’hui par le châtiment de l’humiliation pour avoir dit sur Dieu le contraire de la Vérité et pour vous être détournés, par orgueil, de Ses versets. »
Voici que vous êtes venus à Nous, un par un, tels que Nous vous avons créés une première fois, laissant derrière vous tout ce que Nous vous avions accordé ; et Nous ne voyons guère avec vous vos intercesseurs que vous prétendiez être des associés. Les liens qui vous unissaient sont rompus. Ceux que vous prétendiez être vos intercesseurs vous ont abandonnés. 
En vérité, Dieu fend le grain et le noyau ; Il fait sortir le vivant du mort et Il fait sortir le mort du vivant : tel est Dieu. Comment vous laissez-vous donc détourner de Lui ?
Il fait poindre l’aurore ; Il a établi la nuit pour le repos ; Il a fait du soleil et de la lune une mesure du temps. Tel est l’arrêt du Tout-Puissant, l’Omniscient.
C’est Lui qui a établi pour vous les étoiles, pour que vous vous dirigiez d’après elles dans les ténèbres de la terre et de la mer. Certes, Nous exposons les signes aux hommes qui savent.
C’est Lui qui vous a fait naître d’un seul être, réceptacle et dépôt. Nous exposons ainsi les signes pour ceux qui comprennent.
C’est Lui qui fait descendre l’eau du ciel avec laquelle Nous faisons croître la végétation de toute plante. Nous faisons sortir la verdure d’où Nous faisons surgir les grains superposés les uns sur les autres et de la spathe du palmier des régimes de dattes pendantes. Nous faisons croître des jardins plantés de vignes, des oliviers et des grenadiers semblables ou différents les uns des autres. Regardez leurs fruits lorsqu’ils fructifient et qu’ils mûrissent ! En vérité, il y a dans tout cela des signes pour un peuple qui croit.
Ils ont attribué à Dieu des djinns comme associés, alors que c’est Dieu qui a créé les djinns. Ils ont désigné pour Lui des fils et des filles dans leur ignorance. Gloire à Dieu ! Il est Elevé au-dessus de ce qu’ils Lui attribuent.
Créateur des cieux et de la terre, comment aurait-il un fils, alors qu’Il n’a pas de compagne ? C’est Lui qui a créé toute chose. Il est Omniscient.
Tel est Dieu, votre Seigneur. Il n’y a de Dieu que Lui, le Créateur de toute chose. Adorez-Le ! Il veille sur tout.
Les regards ne peuvent L’atteindre, mais Il atteint les regards. Il est le Subtil et le parfaitement Informé.
Des preuves évidentes vous sont venues de la part de votre Seigneur : qui est clairvoyant, l’est pour soi-même ; qui est aveugle, l’est à son détriment. Je ne suis pas un gardien pour vous.
C’est ainsi que Nous expliquons les versets, afin qu’ils disent : « Tu as étudié » et pour que Nous les exposions clairement à des gens qui comprennent.
Conforme-toi à ce qui t’est révélé de la part de ton Seigneur. Il n’y a de Dieu que Lui. Détourne-toi des polythéistes.
Si Dieu l’avait voulu, ils n’auraient pas été polythéistes. Nous ne t’avons point chargé de veiller sur eux et tu n’es point leur garant.
N’insultez pas les divinités qu’ils invoquent en dehors de Dieu, sinon ils insulteraient Dieu par agressivité et par ignorance. C’est ainsi que Nous avons embelli aux yeux de chaque communauté ses propres actions. Ensuite, ils retourneront vers leur Seigneur qui leur fera connaître alors ce qu’ils faisaient.
Ils ont juré par Dieu, en leur serment le plus solennel, que si un miracle leur parvenait, ils y croiraient certainement. Dis : « En vérité, les miracles dépendent de Dieu ! » Qu’en savez-vous ? Il se peut que si un miracle s’accomplissait, ils n’y croiraient pas pour autant.
Nous détournerons leurs cœurs et leurs yeux de la Vérité parce qu’ils n’y ont pas cru la première fois et Nous les laisserons se débattre aveuglément dans leur égarement.
Même si Nous avions fait descendre les anges vers eux et que les morts leur avaient parlé, même si Nous avions rassemblé toutes choses devant eux, ils n’auraient cru que si Dieu l’avait voulu. Mais la plupart d’entre eux sont ignorants.
C’est ainsi que Nous avons suscité à chaque Prophète un ennemi : des démons parmi les hommes et les djinns qui suggèrent les uns aux autres de belles paroles trompeuses. Si ton Seigneur l’avait voulu, ils ne l’auraient pas fait. Laisse-les donc, eux et ce qu’ils inventent,
pour que les cœurs de ceux qui ne croient pas à la vie future soient intéressés par tout cela et s’y complaisent ; et pour qu’ils accomplissent les actes qu’ils ont à accomplir.
Chercherais-je un autre juge que Dieu, alors que c’est Lui qui a fait descendre vers vous le Coran clairement exposé ? Ceux auxquels Nous avons donné le Livre savent qu’il a été révélé par ton Seigneur en toute vérité. Ne sois donc pas du nombre de ceux qui doutent.
La parole de ton Seigneur s’est accomplie en toute vérité et en toute justice. Nul ne peut modifier Ses paroles. Il est Celui qui entend parfaitement et qui est Omniscient.
Si tu obéis au plus grand nombre de ceux qui sont sur la terre, ils t’égareront de la voie de Dieu, car ils ne suivent que des conjectures et n’émettent que des hypothèses invraisemblables.
En vérité, Dieu connaît parfaitement ceux qui s’égarent de Son chemin et Il connaît parfaitement ceux qui sont bien dirigés.
Mangez donc de toute viande sur laquelle le nom de Dieu a été invoqué, si vous croyez en Ses versets.
Qu’avez-vous à ne pas manger de la nourriture sur laquelle le nom de Dieu a été invoqué, alors qu’Il vous a déjà indiqué ce qui vous était interdit, sauf dans le cas où vous êtes contraints par la nécessité ? Certes, beaucoup d’hommes égarent leurs semblables par leurs passions et par leur ignorance. Ton Seigneur est Celui qui connaît parfaitement les transgresseurs.
Évitez de commettre le péché, qu’il soit apparent ou caché. Certes, les pécheurs seront rétribués pour ce qu’ils auront accompli.
Abstenez-vous de manger de la viande sur laquelle le nom de Dieu n’a pas été prononcé, car ce serait alors une perversité. Les démons inspirent à leurs suppôts de disputer avec vous. Si vous leur obéissez, vous deviendrez certainement des polythéistes.
Celui qui était mort et que Nous avons ramené à la vie, à qui Nous avons donné une lumière pour marcher au milieu des hommes, est-il semblable à celui qui est dans les ténèbres d’où il ne sortira pas ? C’est ainsi que les actions des incroyants sont revêtues d’une belle apparence à leurs yeux.
Ainsi, Nous avons suscité dans chaque cité des dirigeants criminels pour y semer le mal, mais ils ne font du mal qu’à eux-mêmes et ils n’en ont pas conscience.
Lorsqu’un signe leur parvient, ils disent : « Nous ne croirons pas tant que nous n’aurons pas reçu un don semblable à celui qui a été accordé aux Envoyés de Dieu. » Dieu sait mieux que quiconque à qui confier Son message. Ceux qui ont commis des crimes seront atteints par l’humiliation et par un châtiment auprès de Dieu à cause de leurs complots.
Dieu ouvre à l’Islam le cœur de celui qu’Il veut diriger et Il resserre et oppresse le cœur de celui qu’Il veut égarer, comme si celui-ci s’efforçait de monter au ciel. Telle est la punition que Dieu infligera à ceux qui ne croient pas.
Voici le droit chemin de ton Seigneur. Nous avons clairement exposé les versets à un peuple qui réfléchit.
La demeure de la paix leur est destinée auprès de leur Seigneur. Il sera leur Protecteur, en récompense de leurs bonnes actions.
Le jour où Il les rassemblera tous, Il dira : « Ô assemblée des djinns ! Vous avez trompé beaucoup d’hommes ! » Leurs suppôts parmi les hommes répondront : « Seigneur ! Nous nous rendions les uns aux autres des services réciproques ; nous avons atteint le terme que Tu nous as fixé. » Dieu dira : « Le Feu est votre demeure pour l’Éternité, sauf si Dieu en décide autrement. » En vérité, Dieu est Sage et Omniscient.
Ainsi, Nous donnons à certains hommes injustes une autorité sur d’autres, à cause de ce qu’ils ont accompli.
« Ô assemblée de djinns et des hommes ! Des Messagers choisis parmi vous ne sont-ils pas venus à vous pour vous communiquer Mes versets et vous avertir de la rencontre de ce jour que voici ? » Ils diront : « Nous témoignons contre nous-mêmes. » La vie de ce monde les a trompés et ils ont témoigné contre eux-mêmes qu’ils étaient incroyants.
C’est ainsi que Dieu ne commet jamais d’injustice en détruisant des cités, dont les habitants n’ont pas été auparavant avertis.
Il y a pour tous les hommes des degrés en rapport avec leurs œuvres. Ton Seigneur n’est point inattentif à ce que vous faites.
Ton Seigneur est Celui qui se suffit à Lui-même. Il est le Maître de la miséricorde. Il vous fera disparaître s’Il le veut, puis Il vous remplacera par ce qu’Il voudra, tout comme Il vous a fait naître d’un autre peuple.
En vérité, ce qui vous est promis se réalisera sûrement et vous n’êtes pas en mesure d’empêcher son avènement.
Dis : « Ô mon peuple ! Agissez selon vos volontés ; moi j’agis selon la mienne. » Vous saurez bientôt qui aura le meilleur sort. Certes, les injustes ne prospéreront jamais.
Ils destinent à Dieu une part de la récolte et des troupeaux qu’Il a Lui-même créés. Ils disent : « Ceci est à Dieu, selon leur prétention, et ceci appartient à nos divinités. » Mais ce qui est destiné à leurs divinités ne parvient pas à Dieu, tandis que ce qui est destiné à Dieu parvient à leurs divinités. Que leur jugement est détestable !
Ainsi, les divinités des polythéistes leur ont fait croire qu’il était bon de tuer leurs enfants pour les entraîner à leur perte et pour rendre leur religion obscure. Si Dieu l’avait voulu, ils ne l’auraient pas fait. Laisse-les donc à ce qu’ils inventent.
Ils disent : « Voici des animaux et des récoltes réservés, nul ne doit en manger, hormis celui que nous voulons » ; c’est ce qu’ils prétendent. Il y a des animaux sur le dos desquels il est interdit de charger un fardeau et des animaux sur lesquels ils ne prononcent pas le nom de Dieu en les égorgeant. Ils inventent tout cela sur le compte de Dieu. Ils seront rétribués pour ce qu’ils auront inventé.
Ils ont dit : « Ce qui se trouve dans le ventre de ces animaux est licite aux mâles d’entre nous et interdit à nos épouses. » S’il s’agit d’une bête morte, tous y participent. Dieu les rétribuera pour leurs mensongères prescriptions. En vérité, Dieu est Sage et Omniscient.
Ceux qui sont insensés et ignorants, qui tuent leurs enfants, qui déclarent illicite ce que Dieu leur a accordé pour subsistance, inventant ainsi des mensonges contre Dieu, sont des perdants. Ils se sont égarés et ils ne sont pas sur le droit chemin.
C’est Lui qui a créé des jardins en treilles et ceux qui ne sont pas en treilles, les palmiers et les céréales comme nourritures aux goûts variés, les oliviers et les grenadiers semblables ou dissemblables. Mangez de leurs fruits quand ils en produisent et acquittez-en les droits le jour de la récolte. Ne commettez pas d’excès. En vérité, Dieu n’aime pas ceux qui commettent des excès.
Il a créé pour vous des bestiaux dont certains portent des fardeaux et d’autres servent de nourriture. Mangez de ce que Dieu vous a accordé et ne suivez pas les pas de Satan. Il est, en vérité, votre ennemi déclaré. 
Il a créé huit animaux par couples, dont deux parmi les ovins et deux parmi les caprins. Dis : « A-t-Il déclaré illicite les deux mâles ou les deux femelles, ou bien ce que renferment les matrices des deux femelles ? Faites-le-moi savoir en connaissance de cause, si vous êtes véridiques ! »
Dieu a créé deux animaux parmi les camélidés, mâle et femelle, et deux parmi les bovins. Dis : « A-t-Il déclaré illicite les deux mâles ou les deux femelles, ou bien ce que renferment les matrices des deux femelles ? Étiez-vous témoins lorsque Dieu vous a recommandé cela ? » Qui donc est plus injuste que celui qui invente des mensonges contre Dieu afin d’égarer les hommes. Certes, Dieu ne dirige point le peuple injuste.
Dis : « Je ne trouve pas d’interdiction dans ce qui m’a été révélé au sujet de la nourriture à part la bête trouvée morte, le sang répandu, la viande de porc, car c’est une souillure, ou ce qui par perversité a été sacrifié à une divinité autre que Dieu. » Quant à celui qui est contraint d’en consommer sans être rebelle ni transgresseur, ton Seigneur est, certes, Celui qui pardonne et Il est Miséricordieux.
À ceux qui pratiquent le judaïsme, Nous avons interdit toute bête ayant des ongles ; Nous leur avons interdit aussi la graisse des bovins et des ovins, à l’exception de celle de leur dos et de leurs entrailles et de celle qui est mêlée aux os : c’est ainsi que Nous les avons punis pour leur rébellion. Certes, Nous sommes véridiques.
S’ils t’accusent d’imposture, dis-leur : « Votre Seigneur détient une immense miséricorde, mais Sa rigueur ne saurait être détournée d’un peuple criminel. »
Les polythéistes diront : « Si Dieu l’avait voulu, ni nous ni nos pères ne Lui aurions associé personne et nous n’aurions rien déclaré d’illicite. » Voici comment ceux qui les ont précédés criaient aux mensonges jusqu’au moment où ils éprouvèrent Notre rigueur. Dis : « Avez-vous quelque science à nous produire ? En fait, vous ne suivez que des conjectures et vous ne faites que mentir. »
Dis : « C’est à Dieu qu’appartient l’argument décisif ; s’Il l’avait voulu, Il vous aurait tous mis dans la bonne Direction. »
Dis : « Amenez donc vos témoins pour attester que Dieu a interdit cela. » S’ils témoignent, ne témoigne pas avec eux. Ne te conforme pas aux désirs de ceux qui traitent Nos versets de mensonges, de ceux qui ne croient pas à la vie future et qui donnent des égaux à Dieu.
Dis : « Venez ! Je vous dirai ce que Dieu a interdit : ne Lui associez rien ; soyez bons envers vos parents ; ne tuez point vos enfants par crainte de la pauvreté, Nous vous accordons votre subsistance ainsi que la leur ; n’approchez point les péchés abominables, apparents ou cachés ; ne tuez point votre prochain injustement, car Dieu vous l’a interdit. » Voilà ce que Dieu a recommandé. Peut-être comprendrez-vous !
Ne touchez au bien de l’orphelin que pour un meilleur usage et ce jusqu’à ce qu’il ait atteint sa majorité ; donnez le poids exact et la mesure juste. Nous n’imposons à personne plus que ce qu’il ne peut supporter. Quand vous prononcez un jugement, soyez impartiaux même s’il s’agit d’un parent proche. Soyez fidèles à vos engagements envers Dieu. Voilà ce qu’Il vous a recommandé. Peut-être réfléchirez-vous !
Tel est, en vérité, Ma voie droite. Suivez-la donc. Ne suivez pas les chemins qui vous éloigneraient des chemins de Dieu. Voilà ce qu’Il vous a recommandé. Peut-être Le craindrez-vous !
Nous avons ensuite donné le Livre à Moïse, modèle parfait pour celui qui fait le bien. C’est une explication de toute chose, une bonne Direction et une miséricorde. Peut-être croiront-ils à la rencontre de leur Seigneur !
Voici ce Coran béni que Nous avons fait descendre ; suivez-le donc et craignez Dieu ! Peut-être vous sera-t-il fait miséricorde !
Vous ne direz plus : « Le Livre n’a été révélé qu’à deux communautés avant nous et nous avons négligé ses enseignements.
Vous ne direz pas non plus : « Si c’était sur nous que le Livre était descendu, nous aurions été mieux dirigés qu’eux. » Voilà donc que votre Seigneur vous fait parvenir une preuve évidente qui est une bonne Direction et une miséricorde. Qui donc est plus injuste que celui qui traite de mensonge les versets de Dieu et qui s’en détourne ? Nous infligerons à ceux qui se détournent de Nos versets un douloureux châtiment pour s’en être détournés. 
Qu’attendent-ils pour croire ? Que les anges viennent à eux ou que ton Seigneur arrive ? Ou encore que les signes de ton Seigneur se manifestent ? Le jour où les signes de ton Seigneur se manifesteront, la profession de foi ne sera d’aucune utilité pour celui qui n’aurait fait aucun bien. Dis : « Attendez ! Nous aussi, nous attendons ! »
Ceux qui suscitent des divisions dans leur religion et qui forment des sectes ne te concernent en rien. Leur sort, en vérité, dépend de Dieu ; Il les informera plus tard de ce qu’ils ont fait.
Quiconque viendra avec une bonne action recevra en récompense dix fois autant ; celui qui viendra avec une mauvaise action ne sera rétribué que par son équivalent : personne ne sera lésé.
Dis : « En vérité, mon Seigneur m’a dirigé dans le droit chemin. C’est une religion immuable : la religion d’Abraham, le croyant sincère ; il n’était pas du nombre des polythéistes. »
Dis : « En vérité, ma prière, mes pratiques religieuses, ma vie et ma mort appartiennent à Dieu, le Seigneur de l’Univers,
Il n’a point d’associé. Voilà ce qui m’a été ordonné. Je suis le premier de ceux qui se soumettent à Dieu. »
Dis : « Chercherais-je un autre Seigneur que Dieu, alors qu’Il est le Seigneur de toute chose ? » L’homme ne commet le mal qu’à son propre détriment. Nul ne portera le fardeau d’un autre. Vous reviendrez ensuite à votre Seigneur qui vous informera sur l’objet de vos désaccords.
C’est Lui qui a fait de vous les successeurs sur terre des générations passées. Il a élevé certains d’entre vous de plusieurs degrés au-dessus des autres, afin de vous éprouver en ce qu’Il vous a accordé. En vérité, ton Seigneur est prompt dans Son châtiment. Certes, Il est aussi Celui qui pardonne et Celui qui est Miséricordieux.
Alif, Lâm, Mîm, Çâd.
Un Livre est descendu sur toi. Qu’il n’y ait aucune gêne dans ton cœur à son sujet, afin que tu avertisses les hommes grâce à lui et qu’il soit un rappel pour les croyants.
Suivez ce qui est descendu sur vous de la part de votre Seigneur ; ne suivez point d’autres maîtres en dehors de Lui. Que vous réfléchissez peu !
Que de cités n’avons-Nous pas détruites ! Notre châtiment a atteint leurs habitants durant le sommeil de la nuit ou pendant la sieste du jour.
Lorsque Notre rigueur les frappa, leur seul cri fut alors : « Oui, nous avons été injustes ! »
Nous interrogerons certainement ceux à qui des messages sont parvenus et Nous interrogerons aussi les Messagers.
Nous leur raconterons leurs propres actions, en toute connaissance, car Nous n’étions point absents.
Ce jour-là, la pesée sera équitable, ceux dont les bonnes actions pèseront lourd seront les bienheureux ;
quant à ceux dont les bonnes actions seront légères, voilà ceux qui auront causé la perte de leur âme pour avoir été injustes envers Nos signes.
Nous vous avons établis sur la terre et Nous vous y avons donné les moyens de vivre. Comme vous êtes peu reconnaissants !
Certes, Nous vous avons créés, puis Nous vous avons formés, puis Nous avons dit aux anges : « Prosternez-vous devant Adam ! » Ils se prosternèrent à l’exception d’Iblis qui ne fut pas de ceux qui se prosternèrent.
Dieu dit : « Qu’est-ce qui t’empêche de te prosterner lorsque Je te l’ai ordonné ? » Iblis répondit : « Je suis meilleur que lui : Tu m’as créé de feu et Tu l'as créé d’argile. »
« Descends d’ici ! répondit le Seigneur. Tu n’as pas à te montrer orgueilleux en ce lieu. Sors ! Tu es vraiment du nombre de ceux qui sont méprisés. »
Iblis dit : « Accorde-moi un délai jusqu’au jour où les hommes seront ressuscités. »
Dieu dit : « Tu es de ceux à qui ce délai est accordé. »
« Puisque Tu m'as conduit à l'égarement, reprit Iblis, je les guetterai sur Ta voie droite,
puis je les harcèlerai par-devant et par-derrière, puis sur leur droite et sur leur gauche. Tu ne trouveras chez la plupart d’entre eux aucune reconnaissance. »
« Sors d’ici méprisé et banni ! dit le Seigneur. Je remplirai la Géhenne de ceux qui t’auront suivi et de vous tous. »
« Ô Adam ! Habitez le Paradis, toi et ton épouse, et mangez de ses fruits partout où vous voudrez, mais n'approchez point de l’arbre que voici, sinon vous seriez du nombre des injustes. »
Satan les tenta afin de leur montrer leur nudité qui leur était encore cachée. Il leur dit : « Dieu ne vous a interdit cet arbre qu’afin que vous ne deveniez ni anges, ni immortels. »
Il leur jura : « Vraiment, je suis pour vous un bon conseiller. »
Il les trompa par sa séduction. Quand ils eurent goûté aux fruits de l’arbre, leur nudité leur apparut. Ils se mirent alors à la couvrir avec les feuilles du Paradis. Leur Seigneur les interpella alors : « Ne vous ai-Je pas interdit cet arbre ? Ne vous ai-Je point dit que Satan est votre ennemi déclaré ? »
Adam et Ève dirent : « Ô notre Seigneur ! Nous avons agi injustement envers nous-mêmes. Si Tu ne nous pardonnes pas, si Tu ne nous fais pas miséricorde, nous serons certainement du nombre des perdants. »
Dieu dit : « Descendez ! Vous serez ennemis les uns des autres. Vous trouverez sur la terre un séjour et une jouissance temporaire. »
Il ajouta : « Vous y vivrez, vous y mourrez et On vous en fera sortir. »
Ô fils d’Adam ! Nous avons fait descendre sur vous des vêtements pour cacher votre nudité, ainsi que des parures, mais le vêtement de la piété est meilleur encore. Voilà un des signes de Dieu. Peut-être s’en souviendront-ils ?
Ô fils d’Adam ! Que Satan ne vous tente point, comme au jour où il a fait sortir vos parents du Paradis. Il leur ôta leur vêtement pour leur faire voir leur nudité. Lui et ses suppôts vous voient d’où vous ne les voyez pas. Nous avons donné les démons comme maîtres à ceux qui ne croient pas.
Quand ceux-ci commettent un acte abominable, ils disent : « C’est une coutume léguée par nos pères et que Dieu nous a ordonnée. » Dis : « En vérité, Dieu n’ordonne point l’abomination. Dites-vous sur Dieu ce que vous ne savez pas ?»
Dis : « Mon Seigneur a ordonné l'équité. Prosternez-vous en tout lieu de prière et invoquez-Le en Lui rendant un culte pur. De même qu’Il vous a créés, vous retournerez à Lui. » 
Il a dirigé certains hommes, alors que d’autres ont mérité d’être égarés, car ils ont pris les démons pour maîtres en dehors de Dieu et ils s’imaginent être bien dirigés.
Ô fils d’Adam ! Mettez vos plus beaux habits en tout lieu de prière. Mangez et buvez et ne commettez pas d’excès, car Dieu n’aime pas ceux qui commettent des excès.
Dis : « Qui donc a déclaré illicites les beaux vêtements et les excellentes nourritures que Dieu a accordés à Ses serviteurs ? » Dis : « Ceci appartient aux croyants dans ce monde et leur sera destiné exclusivement au Jour de la Résurrection. » Ainsi Nous expliquons les versets à des gens qui savent.
Dis : « Mon Seigneur a seulement interdit les actes abominables apparents ou cachés, le péché et la violence injuste. Il vous a interdit de Lui donner des associés, à qui Il n’a conféré aucun pouvoir, et de dire contre Dieu ce que vous ne savez pas. »
Un terme est fixé à chaque communauté. Quand leur terme arrive, les hommes ne peuvent ni le faire reculer ni l’avancer, fût-ce d'une heure.
Ô fils d’Adam ! Si des Envoyés, pris parmi vous, viennent pour transmettre Mes signes, sachez que ceux qui craignent Dieu et pratiquent le bien n'auront alors plus rien à craindre et ne seront pas affligés.
Quant à ceux qui traitent Nos signes de mensonges et qui s’en détournent par orgueil : voilà ceux qui seront les hôtes du Feu ; ils y demeureront éternellement.
Qui donc est plus injuste que celui qui invente un mensonge contre Dieu ou qui traite Ses signes de mensonges ? Ceux-là subiront leur sort conformément à ce qui est inscrit dans le Livre jusqu’au moment où Nos Envoyés viendront leur ôter l’âme. Ils leur demanderont : « Où sont ceux que vous invoquiez en dehors de Dieu ? » Ils répondront : « Ils nous ont abandonnés » ; ils témoigneront alors contre eux-mêmes qu’ils étaient incroyants.
Dieu dira : « Entrez dans le Feu auprès des communautés de djinns et d'hommes qui vous ont précédés. » Chaque fois qu’une communauté entrera, elle maudira celle qui l’aura précédée. Puis, lorsque toutes s’y retrouveront, la dernière arrivée dira de la première : « Seigneur ! Voilà ceux qui nous ont égarés ; inflige-leur donc un double châtiment du Feu. » Dieu dira : « À chacun le double, mais vous n’en savez rien. »
La première arrivée dira à la dernière : « Vous n’avez aucun avantage sur nous ; goûtez le châtiment que vous ont valu vos actes. »
En vérité, les portes du ciel ne seront pas ouvertes à ceux qui auront traité Nos versets de mensonges et s’en seront écartés par orgueil ; et ils n’entreront au Paradis que quand le chameau passera à travers le chas de l’aiguille. C’est ainsi que Nous rétribuons les coupables.
La Géhenne leur servira de lit et des couvertures de feu les envelopperont. C’est ainsi que Nous rétribuons les injustes.
Quant à ceux qui croient et qui font le bien, qu'ils sachent que Nous n’imposons à un être humain que ce dont il est capable : voilà ceux qui seront les hôtes du Paradis ; ils y séjourneront éternellement.
Nous extirperons de leurs cœurs tout ressentiment qui s'y trouve encore ; des fleuves couleront à leurs pieds ; ils diront : « Louange à Dieu qui nous a conduits en ces lieux ! Nous n’aurions pas été guidés si Dieu ne nous avait pas guidés. Les Messagers de notre Seigneur sont venus avec la Vérité ! » ; On leur proclamera : « Voici le Paradis dont vous héritez en récompense de ce que vous avez fait. »
Les hôtes du Paradis crieront aux hôtes de l’Enfer : « Nous avons trouvé vrai ce que notre Seigneur nous avait promis. Avez-vous trouvé vrai à votre tour ce que votre Seigneur vous avait promis ? » « Oui ! », répondront-ils. Un crieur parmi eux proclamera alors : « Que la malédiction de Dieu soit sur les injustes
qui détournent les hommes du chemin de Dieu, qui veulent le rendre tortueux et qui ne croient pas à la vie future ! »
Il y aura un rideau de séparation entre le groupe du Paradis et celui de l’Enfer. Sur les murailles, se tiendront des hommes se connaissant les uns et les autres d’après leurs traits distinctifs. Ils diront aux hôtes du Paradis : « Que la paix soit sur vous ! » Ils n'ont pu y entrer bien qu’ils le désirent ardemment.
Lorsque leurs regards se porteront sur les hôtes du Feu, ils diront : « Seigneur ! Ne nous mets pas avec le peuple injuste ! »
Les gens qui seront sur les murailles crieront aux hommes qu’ils reconnaîtront à leurs marques distinctives : « Vos richesses accumulées et votre orgueil démesuré ne vous ont guère servis. »
Est-ce donc ces gens-là au sujet desquels vous juriez que Dieu ne leur accorderait pas Sa miséricorde ? Entrez au Paradis ! Vous serez à l'abri de toute crainte et vous ne serez point affligés.
Les hôtes du Feu crieront aux hôtes du Paradis : « Répandez sur nous un peu d’eau ou quelque chose des biens que Dieu vous a accordés ! » Ceux-ci répondront : « Dieu a interdit l’un et l’autre aux incroyants
qui ont pris leur religion comme un jeu et un divertissement et que la vie de ce monde a trompés. » Nous les oublions aujourd’hui comme ils ont oublié la rencontre de ce jour que voici, parce qu’ils niaient Nos signes.
Certes, Nous leur avons apporté un Livre que Nous avons détaillé et dont Nous avons connaissance : c’est une Direction et une miséricorde pour un peuple qui croit.
Attendent-ils encore la réalisation de ses prédictions ? Le jour où cette réalisation se produira, ceux qui avaient auparavant oublié le Livre diront : « Les Messagers de notre Seigneur nous avaient bien apporté la Vérité. Existe-t-il pour nous des intercesseurs qui puissent intercéder en notre faveur ? Ou bien pourrons-nous revenir sur la terre pour agir autrement ? » Ils ont été les artisans de leur propre perte et les divinités qu’ils avaient inventées les ont abandonnés.
En vérité, votre Seigneur est Dieu ; Celui qui a créé les cieux et la terre en six jours, puis s’est établi sur le Trône. Il couvre la nuit avec le jour, qui à son tour la poursuit rapidement. Le soleil, la lune et les étoiles sont soumis à Son ordre. La création et l'ordre ne Lui appartiennent-ils pas ? Béni soit Dieu le Seigneur de l’Univers.
Invoquez votre Seigneur, humblement et en secret. En vérité, Il n’aime pas les transgresseurs.
Ne semez point le désordre sur la terre après qu’elle a été réformée. Invoquez votre Seigneur avec crainte et espoir, car la miséricorde de Dieu est proche de ceux qui font le bien.
C’est Lui qui envoie les vents comme une bonne annonce de Sa miséricorde : lorsqu’ils portent de gros nuages, Nous les dirigeons vers une terre morte ; Nous en faisons descendre l’eau avec laquelle Nous faisons pousser toutes sortes de fruits, ainsi Nous ferons sortir les morts. Peut-être réfléchirez-vous !
Dans une bonne terre, les plantes poussent à profusion avec la permission de leur Seigneur et, dans une mauvaise terre, elles ne sortent que médiocrement. Ainsi Nous expliquons les versets pour des hommes reconnaissants.
Certes, Nous avons envoyé Noé à son peuple. Il leur dit : « Ô mon peuple ! Adorez Dieu ! Il n’y a pas pour vous un autre Dieu que Lui. Je crains vraiment pour vous le châtiment d’un jour terrible. »
Les chefs de son peuple dirent : « Nous te voyons dans un égarement manifeste ! »
« Ô mon peuple ! répondit Noé. Je ne suis pas égaré. Je suis plutôt un Envoyé du Seigneur de l'Univers.
Je vous transmets les messages de mon Seigneur. Je suis pour vous un bon conseiller et je sais, par la grâce de Dieu, ce que vous ne savez pas.
Etes-vous étonnés qu’un rappel de votre Seigneur vous soit parvenu par l’intermédiaire d’un homme pris parmi vous pour vous avertir et pour que vous craigniez Dieu ? Peut-être vous sera-t-il fait miséricorde. »
Mais ils le traitèrent d’imposteur. Nous le sauvâmes dans l'arche, lui et les siens, et Nous engloutîmes ceux qui avaient traité Nos signes de mensonges. C’était vraiment un peuple aveugle.
Au peuple de Ad, Nous avons envoyé leur frère Houd. Il dit : « Ô mon peuple ! Adorez Dieu ! Il n’y a pas pour vous un autre Dieu que Lui. Ne Le craindrez-vous pas ? »
Les chefs de son peuple qui ne croyaient pas dirent : « Nous voyons bien ta démence ! Nous pensons que tu es un imposteur ! »
« Ô mon peuple ! répondit Houd. Je ne suis pas fou ! Je suis plutôt un Envoyé du Seigneur de l’Univers ;
je vous communique les messages de mon Seigneur ; je suis pour vous un conseiller sincère et fidèle.
Êtes-vous étonnés qu’un rappel de votre Seigneur vous soit parvenu par l’intermédiaire d’un homme pris parmi vous pour vous avertir ? Souvenez-vous lorsque votre Seigneur vous a fait succéder au peuple de Noé et qu’Il vous a accordé la force et la puissance ; souvenez-vous des bienfaits de Dieu. Peut-être serez-vous heureux ! »
« Es-tu venu, dirent-ils, pour que nous adorions un seul Dieu et que nous abandonnions ce que nos ancêtres adoraient ? Fais donc venir ce dont tu nous menaces, si tu es sincère. »
« Bientôt, reprit Houd, le châtiment et la colère du Seigneur vont s'abattre sur vous. Allez-vous discuter avec moi au sujet des noms que vous et vos ancêtres avez donnés aux divinités, auxquelles Dieu n’a donné aucun pouvoir ? Attendez donc ! Je suis avec vous parmi ceux qui attendent ! »
Nous l’avons sauvé, lui et les siens, par une miséricorde émanant de Notre part et Nous avons exterminé ceux qui traitaient Nos signes de mensonges et qui n’étaient guère croyants.
Au peuple de Thémoud, Nous avons envoyé leur frère Saleh. Il dit : « Ô mon peuple ! Adorez Dieu ! Il n’y a pas pour vous d’autre Dieu que Lui. Une preuve évidente vous est venue de la part de votre Seigneur : voici la chamelle de Dieu, c’est un signe qui vous est destiné ; laissez-la paître sur la terre de Dieu et ne lui faites aucun mal, sinon un châtiment douloureux vous atteindrait.
Souvenez-vous ! Il vous a fait succéder au peuple de Ad et vous a établis sur la terre ; vous avez construit des châteaux dans ses plaines et vous avez taillé des demeures dans ses montagnes. Souvenez-vous des bienfaits de Dieu et ne semez point la corruption sur la terre. »
Les notables qui, parmi son peuple, étaient pleins d’orgueil, dirent aux opprimés, à ceux d’entre eux qui avaient la foi : « Savez-vous que Saleh est un Envoyé de son Seigneur ? » Ils répondirent : « Oui, nous croyons au message dont il est chargé. »
Ceux qui étaient pleins d’orgueil dirent : « Nous ne croyons certainement pas en ce que vous croyez. »
Ils tuèrent la chamelle, désobéissant ainsi à l’ordre de leur Seigneur et dirent : « Ô Saleh ! Fais donc venir sur nous ce que tu nous promets si tu es du nombre des Envoyés. »
Un cataclysme les saisit et, le lendemain matin, ils gisaient dans leurs demeures.
Saleh s’éloigna d'eux en disant : « Ô mon peuple ! Je vous ai fait parvenir le message de mon Seigneur ; j’ai été pour vous un bon conseiller, mais vous n’aimez pas les conseillers sincères. »
Souvenez-vous de Loth ! Il dit à son peuple : « Vous livrez-vous à cet acte abominable que nul parmi les mondes n’a commis avant vous ?
Vous assouvissez vos désirs charnels sur les hommes à la place des femmes ! Certes, vous êtes un peuple outrancier. »
La seule réponse de son peuple fut de dire : chassez-le de votre cité, ce sont des gens qui affectent la pureté. »
Nous l'avons sauvé ainsi que sa famille, à l'exception de son épouse qui fut parmi les exterminés.
Nous avons fait pleuvoir sur eux une pluie dévastatrice. Regarde quelle a été la fin des criminels !
Au peuple de Madian, Nous avons envoyé leur frère Choaïb qui leur dit : « Ô mon peuple ! Adorez Dieu ! Il n’ya pa pour vous d'autre Dieu que Lui. Une preuve évidente vous est venue de la part de votre Seigneur. Donnez la mesure juste et le poids exact et ne causez pas de tort aux gens dans leurs biens, ne semez pas la corruption sur la terre après que l'ordre y a été instauré, cela est meilleur pour vous si vous êtes croyants. 
Ne vous mettez pas sur les chemins pour menacez et détourner de la voie de Dieu celui qui croit en Lui, en voulant la rendre tortueuse. Souvenez-vous quand vous étiez un petit nombre et qu’Il vous a multipliés. Voyez plutôt quelle a été la fin des corrupteurs. 
Si une partie d’entre vous croit au message avec lequel j’ai été envoyé et qu’une partie n’y croit pas, patientez jusqu’à ce que Dieu juge entre nous. Il est le Meilleur des juges. »
Les notables qui, parmi son peuple, étaient pleins d’orgueil, dirent : « Nous te chasserons certainement de notre cité, ô Choaïb ! Ainsi que ceux qui ont cru avec toi, à moins que vous ne reveniez à notre religion. » Choaïb dit : « Comment ! Même si nous la détestons ?
Certes, si nous revenions à votre religion, nous serions coupables d’avoir inventé des mensonges contre Dieu, après qu’il nous en eut délivrés. Nous ne devons plus y retourner, à moins que Dieu, notre Seigneur, le veuille. La science de notre Seigneur s’étend à toute chose. Nous nous confions à Dieu. Seigneur ! Prononce, en toute vérité, un jugement entre nous et notre peuple, car Tu es le Meilleur des juges. »
Les notables qui, parmi son peuple, étaient incroyants, dirent : « Si vous suivez Choaïb, vous serez certainement des perdants. »
Un cataclysme s’abattit sur eux et, le lendemain matin, ils gisaient dans leurs demeures.
Ceux qui avaient traité Choaïb d’imposteur disparurent comme s’ils n’avaient jamais vécu sur terre. Ce sont ceux qui avaient traité Choaïb d’imposteur qui furent les véritables perdants.
Choaïb se détourna d’eux en disant : « Ô mon peuple ! Je vous ai transmis le message de mon Seigneur ; j’ai été pour vous un bon conseiller. Comment éprouverais-je de la tristesse au sujet d’un peuple mécréant ? »
Nous n’avons envoyé aucun Prophète dans une cité sans accabler ses habitants coupables d’adversités et de malheurs afin de les inciter à implorer la bonté divine !
Nous avons ensuite changé le mal en bien à tel point qu’ils disaient, oublieux de tout : « Nos ancêtres avaient déjà éprouvé la joie et la douleur. » Nous les avons alors emportés brusquement sans qu’ils l’eussent pressenti.
Si les habitants de ces cités avaient cru, s’ils avaient craint Dieu, Nous aurions certainement répandu sur eux les bénédictions du ciel et de la terre. Mais ils ont crié au mensonge ; nous les avons alors châtiés à cause de leurs mauvaises actions.
Les habitants des cités sont-ils sûrs que Notre châtiment ne les atteindra pas la nuit, pendant leur sommeil ?
Les habitants des cités sont-ils sûrs que Notre châtiment ne les atteindra pas le jour, pendant qu’ils se livrent à leurs divertissements ?
Se croient-ils à l’abri des stratagèmes de Dieu ? Seuls les perdants se croient à l’abri des stratagèmes de Dieu.
N’est-il pas prouvé à ceux qui héritent de la terre après ses premiers occupants, que si Nous le voulions, Nous leur enverrions quelque adversité à cause de leurs péchés et Nous mettrions un sceau sur leurs cœurs au point qu’ils n’entendraient plus rien ?
Voici les cités dont Nous te racontons l’histoire. Leurs Envoyés étaient pourtant venus à eux avec des preuves évidentes ; mais ils ne pouvaient croire à ce qu’ils avaient auparavant traité d’imposture. Voilà comment Dieu met un sceau sur le cœur des incroyants.
Nous n’avons trouvé chez la plupart d’entre eux aucune fidélité à leur engagement et Nous avons trouvé qu’un grand nombre d’entre eux étaient pervers.
Après eux, Nous avons envoyé Moïse avec Nos signes à Pharaon et à ses notables, mais ils se montrèrent injustes envers Nos signes. Considère donc quelle fut la fin des corrupteurs !
« Ô Pharaon ! dit Moïse. Je suis, en vérité, un Envoyé du Seigneur des mondes.
Mon devoir est de ne dire que la Vérité sur Dieu. Je suis venu à vous avec une preuve manifeste émanant de votre Seigneur. Laisse donc partir avec moi les fils d’Israël. »
Pharaon dit : « Si tu es venu avec un miracle, montre-le donc, si tu es véridique ! »
Moïse jeta son bâton, et voilà qu’il fut un véritable serpent !
Puis il sortit sa main, et elle apparut toute blanche à ceux qui regardaient.
Les notables du peuple de Pharaon dirent : « Voilà, certes, un magicien savant
qui veut vous chasser de votre pays. » « Ou ordonnez-vous ? »
Ils dirent : « Fais-les attendre, lui et son frère, et envoie dans les cités des hommes qui rassembleront
et qui t’amèneront tous les savants magiciens. »
Les magiciens vinrent auprès de Pharaon et demandèrent : « Obtiendrons-nous vraiment une récompense si nous sommes vainqueurs ? » 
« Oui ! répondit Pharaon. Et vous serez certainement du nombre de mes rapprochés. »
Les magiciens dirent : « Ô Moïse ! Est-ce toi qui jettes ou bien est-ce à nous de jeter ? »
Il répondit : « Jetez les premiers ! » Ils jetèrent et ensorcelèrent les yeux des gens ; ils les effrayèrent, car ils déployèrent une puissante magie.
Nous avons révélé à Moïse : « Jette ton bâton ! » ; et voici que ce bâton engloutit tout ce que les magiciens avaient inventé.
Ainsi, la Vérité se manifesta et leurs manœuvres furent vaines.
C’est alors qu’ils furent vaincus et ils se retirèrent, humiliés.
Les magiciens se jetèrent à terre, prosternés.
Ils dirent : « Nous croyons au Seigneur des mondes !
Au Seigneur de Moïse et d’Aaron ! »
Pharaon dit : « Croirez-vous donc en lui avant que je ne vous l’autorise ? Certes, ceci est une ruse que vous avez manigancée dans la ville pour en expulser les habitants. Vous saurez bientôt.
Certes, je vous ferai couper les mains et les pieds alternativement, puis je vous ferai tous crucifier. »
Ils répondirent : « En vérité, nous retournerons vers notre Seigneur.
Tu nous reproches seulement d’avoir cru aux signes de notre Seigneur lorsqu’ils nous sont parvenus. Seigneur ! Fais que nous soyons patients et reçois-nous soumis à Ta volonté ! »
Les dignitaires du peuple de Pharaon dirent : « Vas-tu laisser Moïse et son peuple semer le désordre sur la terre et te laisser choir, toi et tes divinités ? » « Nous tuerons leurs fils, répondit Pharaon, nous épargnerons leurs femmes et nous les dominerons en exerçant sur eux une sévère autorité ! »
Moïse dit à son peuple : « Demandez l’aide de Dieu et soyez patients. En vérité, la terre appartient à Dieu et Il en fait hériter qui Il veut parmi Ses serviteurs. La fin heureuse sera pour ceux qui Le craignent. »
Le peuple de Moïse dit : « Nous avons été persécutés avant que tu viennes à nous et après ton arrivée parmi nous. » « Il se peut, répondit Moïse, que votre Seigneur anéantisse votre ennemi et fasse de vous ses successeurs sur terre pour voir comment vous vous comporterez. »
Certes, Nous avons éprouvé le peuple de Pharaon par des années de disette et des pénuries de fruits de la terre afin qu’ils réfléchissent.
Lorsqu’un bien leur arrivait, ils disaient : « Ceci nous est dû » ; mais quand un malheur les atteignait, ils rendaient Moïse et ses compagnons responsables de leur sort. En vérité, leur sort dépend uniquement de Dieu ; mais la plupart d’entre eux ne savent pas.
Ils dirent : « Quel que soit le miracle que tu nous apportes pour nous ensorceler, nous ne croirons pas en toi. »
C’est alors que Nous avons envoyé contre eux une pluie diluvienne, les sauterelles, les poux, les grenouilles et le sang comme signes manifestes, mais ils s’enflèrent d’orgueil ; c’était un peuple criminel !
Quand le châtiment tomba sur eux, ils dirent : « Ô Moïse ! Invoque ton Seigneur pour nous, en vertu de l’engagement qu’Il a conclu avec toi. Si tu écartes de nous le châtiment, nous croirons certainement en toi et nous laisserons partir avec toi les fils d’Israël. »
Mais lorsque Nous eûmes reporté le châtiment au terme qu’ils devaient atteindre, ils violèrent leurs engagements.
Nous nous sommes alors vengés d’eux ; Nous les avons engloutis dans la mer, parce qu’ils ont traité Nos signes de mensonges et n’y ont prêté aucune attention.
Nous avons donné en héritage aux gens qui avaient été opprimés les contrées orientales et les contrées occidentales de la terre que Nous avions bénie. Ainsi s’accomplit la très belle promesse de ton Seigneur envers les fils d’Israël pour avoir été patients. Nous avons détruit ce que Pharaon et son peuple avaient fabriqué et ce qu’ils avaient édifié.
Nous avons fait traverser la mer aux fils d’Israël. Ils arrivèrent auprès d’un peuple adorant leurs idoles. Ils dirent : « Ô Moïse ! Fais-nous un dieu semblable à leurs dieux. » « Vous êtes un peuple ignorant ! répondit Moïse,
le culte auquel s’adonnent ces gens-là sera détruit et leurs actions sont vaines. »
Il ajouta : « Chercherais-je pour vous une autre divinité que Dieu, alors qu’Il vous a préférés à tous les autres peuples ? »
Nous vous avons délivrés des gens de Pharaon. Ils vous infligeaient les pires châtiments ; ils tuaient vos fils et épargnaient vos femmes : ce fut pour vous une terrible épreuve de la part de votre Seigneur.
Nous donnâmes un rendez-vous à Moïse de trente nuits que Nous complétâmes par dix autres nuits, en sorte que le temps fixé par son Seigneur se termina au bout de quarante nuits. Moïse dit à son frère Aaron : « Remplace-moi auprès de mon peuple, agis avec justice et ne suis point le chemin des pervers. »
Lorsque Moïse vint à Notre rencontre et que son Seigneur lui parla, il dit : « Seigneur ! Montre-Toi à moi pour que je Te voie ! » Le Seigneur dit : « Tu ne Me verras pas, mais regarde la montagne : si elle reste à sa place, immobile, alors tu Me verras. » Mais lorsque son Seigneur se manifesta à la montagne, Il la pulvérisa et Moïse tomba foudroyé. Lorsqu’il revint à lui, il dit : « Gloire à Toi ! Je me repens à Toi, et je suis le premier des croyants. »
Le Seigneur dit : « Ô Moïse ! Je t’ai préféré à tous les hommes pour que tu transmettes Mes messages et Ma parole ! Prends ce que Je t’ai donné et sois du nombre de ceux qui sont reconnaissants. »
 Nous avons écrit pour lui sur les tables une exhortation sur tous les sujets et une explication détaillée sur toute chose. « Prends-les donc avec une ferme résolution et ordonne à ton peuple de se conformer à ce qu’elles contiennent de meilleur. Bientôt Je vous ferai voir le séjour des pervers.
J’écarterai bientôt de Mes signes ceux qui, sans raison, s’enorgueillissent sur terre. S’ils voyaient tous les miracles, ils n’y croiraient pas ; s’ils voyaient la voie droite, ils ne l’emprunteraient pas ; s’ils voyaient le chemin de l’égarement, ils le prendraient aussitôt comme chemin. Ils se comportent ainsi parce qu’ils traitent Nos signes de mensonges et qu’ils ne s’en soucient guère.
Les œuvres de ceux qui traitent Nos signes de mensonges et qui ne croient point à la vie future sont vaines. Seront-ils rétribués pour autre chose que pour ce qu’ils ont fait ? »
Pendant l’absence de Moïse, son peuple avait pris pour idole un veau fabriqué avec leurs bijoux : un corps mugissant. Ne voyaient-ils pas qu’il ne leur parlait pas et qu’il ne les guidait guère ? Ils l’adoptèrent comme divinité, faisant preuve d’iniquité.
Lorsqu’ils éprouvèrent des regrets et se rendirent compte de leur égarement, ils s’écrièrent : « Si notre Seigneur ne nous fait pas miséricorde et ne nous pardonne pas, nous serons certainement du nombre des perdants. »
Lorsque Moïse revint vers son peuple, courroucé et affligé, il dit : Combien est détestable ce que vous avez fait en mon absence ! Voulez-vous hâter l’ordre de votre Seigneur ? » Il jeta les tables, saisit son frère par la tête en l’attirant à lui. « Ô fils de ma mère ! s’écria Aaron. Le peuple m’a humilié et ils ont failli me tuer : ne donne pas l’occasion à mes ennemis de se réjouir de mon malheur et ne me mets pas au nombre des gens injustes ! »
« Seigneur ! dit Moïse. Pardonne-moi ainsi qu’à mon frère, fais-nous entrer au sein de Ta miséricorde. Tu es le plus Miséricordieux de ceux qui font miséricorde. »
Certes, ceux qui ont adopté le veau comme divinité encourront la colère de leur Seigneur et l’humiliation en cette vie. Ainsi, Nous rétribuons ceux qui forgent des mensonges.
Quant à ceux qui ont accompli de mauvaises actions et qui ensuite se sont repentis et ont cru, ton Seigneur leur pardonnera certainement. Il est Miséricordieux.
Quand la colère de Moïse se fut apaisée, il prit les tables sur lesquelles sont inscrites une direction et une miséricorde pour ceux qui craignent leur Seigneur.
Moïse choisit soixante-dix hommes parmi son peuple en vue de Notre rencontre. Lorsque le tremblement de terre les saisit, il dit : « Seigneur ! Si Tu l’avais voulu, Tu aurais pu les anéantir avant ce jour, et moi avec eux. Nous feras-Tu périr à cause de ce qu’ont fait les insensés d’entre nous ? Cela n’est qu’une épreuve de Ta part, par laquelle Tu égares qui Tu veux et Tu diriges qui Tu veux. Tu es notre Maître ! Pardonne-nous ! Fais-nous miséricorde ! Tu es le Meilleur de ceux qui pardonnent ! 
Accorde-nous une belle récompense dans ce monde et dans la vie future. Nous revenons à Toi. » Le Seigneur dit : « J’infligerai Mon châtiment à qui Je veux. Ma miséricorde s’étend à toute chose : Je la prescrirai à ceux qui Me craignent, s’acquittent de l’aumône légale et croient en Nos signes ;
pour ceux qui suivent l’Envoyé, le Prophète illettré qu’ils trouvent mentionné chez eux, dans la Torah et l’Évangile. Il leur ordonne le bien et leur interdit le mal ; il déclare licites pour eux les excellentes nourritures et illicite ce qui est impur ; il ôte les liens et les chaînes qui pesaient sur eux. Ceux qui croiront en lui, le soutiendront, l’assisteront et suivront la lumière descendue avec lui : voilà ceux qui seront heureux. »
Dis : « Ô hommes ! En vérité, je suis pour vous tous un Messager de Dieu, à qui appartient la royauté des cieux et de la terre. Il n’y a de Dieu que Lui. C’est Lui qui fait vivre et qui fait mourir. Croyez donc en Dieu et en Son Envoyé, le Prophète illettré qui croit en Dieu et en Ses paroles. Suivez-le afin que vous soyez bien dirigés. »
Il y a, parmi le peuple de Moïse, une communauté qui dirige les hommes selon la Vérité grâce à laquelle ils observent la justice. 
Nous les avons partagés en douze Tribus formant autant de communautés. Nous avons révélé à Moïse, lorsque son peuple lui demanda de l’eau : « Frappe le rocher avec ton bâton. » Douze sources en jaillirent et chacun des groupes sut où il devait boire ; Nous les couvrîmes d’un nuage pour leur procurer de l’ombre ; Nous fîmes descendre sur eux la manne et les cailles : mangez des excellentes nourritures que Nous vous avons accordées. Ce n’est pas envers Nous qu’ils ont été injustes, mais ils l’ont été envers eux-mêmes.
Lorsqu’il leur fut dit : « Habitez cette cité ; mangez de ses produits partout où vous voudrez ; dites : “Pardon”, et entrez par la porte en vous prosternant. Nous vous pardonnerons alors vos péchés et Nous donnerons davantage à ceux qui font le bien »,
ceux d’entre eux qui étaient injustes substituèrent d’autres paroles à celles qui leur étaient dites. Nous avons alors envoyé sur eux un châtiment du ciel parce qu’ils étaient injustes.
Interroge-les sur la cité située au bord de la mer, dont les habitants transgressaient le Sabbat lorsque les poissons affluaient à la surface de l’eau le jour du Sabbat et disparaissaient les autres jours. Ainsi, Nous les éprouvions parce qu’ils étaient pervers.
Lorsqu’une de leurs communautés dit : « Pourquoi exhortez-vous un peuple que Dieu va anéantir ou punir d’un terrible châtiment ? », ils répondirent : « C’est pour nous disculper devant votre Seigneur, et parce qu’il se peut qu’ils craignent Dieu. »
Lorsqu’ils oublièrent ce qui leur était rappelé, Nous sauvâmes ceux qui interdisaient le mal et Nous infligeâmes un douloureux châtiment à ceux qui étaient injustes à cause de leur perversité.
Lorsqu’ils se rebellèrent contre ce qui leur fut interdit, Nous leur avons dit : « Soyez transformés en singes abjects ! »
Ton Seigneur annonça alors qu’Il enverrait contre eux ceux qui leur feraient éprouver les pires châtiments. Certes, ton Seigneur est prompt à châtier, mais Il est aussi Celui qui pardonne et Celui qui est Miséricordieux.
Nous les avons divisés sur la terre en communautés. Il y a parmi eux des justes et d’autres qui ne le sont pas ; Nous les avons éprouvés par le bien et par le mal. Peut-être reviendraient-ils dans le droit chemin !
Leurs successeurs, après eux, héritèrent du Livre. Ils disent en s’emparant des biens mal acquis de ce monde : « Cela nous sera pardonné. » Si d’autres biens semblables s’offraient à eux, ils s’en empareraient encore. N’avait-on pas pris d’eux l’alliance du Livre qui les obligeait à ne dire sur Dieu que la Vérité ? Pourtant, ils avaient étudié ce qui s’y trouve. La vie future est meilleure pour ceux qui craignent Dieu. Ne comprendrez-vous donc pas ?
Que ceux qui se conforment au Livre et accomplissent la prière sachent que Nous ne laisserons certainement pas perdre la récompense de ceux qui s’amendent. 
Lorsque Nous avons élevé la montagne au-dessus d’eux comme si elle avait été une ombre, ils pensèrent qu’elle allait tomber sur eux. Nous leur dîmes : « Prenez avec une ferme résolution ce que Nous vous donnons et rappelez-vous son contenu ; peut-être craindrez-vous Dieu ! »
Quand Ton Seigneur tira des corps des fils d’Adam leurs descendants, Il les fit témoigner contre eux-mêmes : « Ne suis-Je pas votre Seigneur ? » Ils répondirent : « Oui, nous en témoignons ! » Afin que vous ne disiez pas, le Jour de la Résurrection : « Vraiment, nous n’y avons pas fait attention », 
ou que vous ne disiez encore : « Nos pères étaient autrefois polythéistes et nous sommes leurs descendants. Nous feras-Tu périr à cause des actions commises par des imposteurs ? »
C’est ainsi que Nous expliquons les signes. Peut-être reviendront-ils de leur égarement !
Raconte-leur l’histoire de celui auquel Nous avions transmis Nos signes et qui s’en détourna : Satan le poursuivit et il fut du nombre des égarés.
Si nous l’avions voulu, nous l’aurions élevé grâce à Nos signes, mais il s’est attaché à la terre et a suivi sa passion ; il ressemble au chien qui halète quand tu le chasses et qui halète quand tu le laisses tranquille : tel est l’exemple des gens qui traitent Nos signes de mensonges. Raconte-leur ces récits ! Peut-être réfléchiront-ils !
Quel mauvais exemple donnent ceux qui traitent Nos signes de mensonges ! Ils se font du tort à eux-mêmes.
Celui que Dieu dirige est bien dirigé ; quant à ceux qu’Il égare, voilà les perdants.
Nous avons destiné à l’Enfer beaucoup de djinns et d’hommes. Ils ont des cœurs avec lesquels ils ne comprennent rien ; ils ont des yeux avec lesquels ils ne voient rien ; ils ont des oreilles avec lesquelles ils n’entendent rien : voilà ceux qui sont comme des bestiaux ou même plus égarés encore ; tels sont les insouciants.
À Dieu appartiennent les plus beaux noms. Invoquez-Le par ces noms et éloignez-vous de ceux qui profanent Ses noms ; ils seront rétribués pour ce qu’ils ont fait.
Parmi ceux que Nous avons créés, il y a une communauté qui se dirige selon la Vérité et qui, grâce à celle-ci, rend la justice.
Quant à ceux qui traitent Nos signes de mensonges, Nous les conduirons à leur perte graduellement, par des chemins qu’ils ignorent. 
Je leur accorderai un délai, car Mon stratagème est sûr.
Ne réfléchissent-ils donc pas ? Leur compagnon n’est pas un démoniaque ; il est seulement un avertisseur explicite.
N’ont-ils pas médité sur le royaume des cieux et de la terre et sur toutes les choses créées par Dieu ? Leur fin est peut-être proche ? A quel autre discours croiront-ils après le Coran ?
Celui que Dieu égare ne trouvera pas de guide ; Il les laissera errer dans leur égarement.
Ils t’interrogent au sujet de l’Heure : « Quand aura-t-elle lieu ? » Dis : « La connaissance de l’Heure, en vérité, n’appartient qu’à Dieu : personne, à part Lui, ne saurait révéler son terme ; elle sera pesante dans les cieux et sur la terre ; elle vous surprendra, à l’improviste. » Ils t’interrogent comme si tu en étais averti. Réponds-leur : « Seul Dieu en a connaissance », mais la plupart des hommes ignorent cette vérité.
Dis : « Je ne détiens pour moi aucun pouvoir de me procurer ce qui m’est utile ou d’éloigner ce qui m’est nuisible, si ce n’est ce que Dieu veut. Si je connaissais le Mystère, je posséderais des biens en abondance, et le mal ne me toucherait jamais. Je ne suis qu’un avertisseur et un annonciateur de bonnes nouvelles pour un peuple qui croit. »
C’est Lui qui vous a créés d’un seul être dont Il a tiré son épouse pour qu’il trouve la sérénité auprès d’elle. Lorsqu’il eut cohabité avec elle, celle-ci conçut et sa grossesse fut légère pendant quelque temps. Lorsqu’elle s’alourdit, tous deux invoquèrent Dieu leur Seigneur : « Si Tu nous donnes un enfant sain, nous serons certainement reconnaissants ! »
Après qu’Il leur eut donné un enfant sain, tous deux attribuèrent à Dieu des associés parmi ceux qu’Il leur avait donnés ; mais Dieu est très Elevé au-dessus de ce qu’on Lui associe.
Lui associe-t-on des divinités qui ne créent rien et qui sont elles-mêmes créées
et qui ne peuvent ni leur venir en aide, ni se secourir elles-mêmes ?
Si tu les appelles à la vraie Direction, ils ne vous suivront pas : ça leur est égal que vous les invoquiez ou que vous gardiez le silence.
En vérité, ceux que vous invoquez en dehors de Dieu sont des serviteurs semblables à vous. Invoquez-les donc ! Qu’ils vous répondent, si vous êtes véridiques !
Ont-ils des pieds pour marcher ? Ont-ils des mains pour frapper ? Ont-ils des yeux pour voir ? Ont-ils des oreilles pour entendre ? Dis : « Invoquez vos associés ! Usez de ruses contre moi ! Faites-le sans m’accorder de répit !
En vérité, mon Maître est Dieu, qui a fait descendre le Livre, et c’est Lui qui protège les justes.
Les divinités que vous invoquez en dehors de Lui ne peuvent ni vous porter secours ni se secourir elles-mêmes ;
si tu les appelles vers le droit chemin, elles n’entendent pas ; tu les vois les yeux fixés sur toi, mais elles ne voient pas. »
Pratique le pardon, ordonne le bien et évite les ignorants.
Dans le cas où une tentation de Satan t’incite à faire le mal, cherche refuge auprès de Dieu en L’invoquant. En vérité, Il est Celui qui entend parfaitement. Il est Omniscient.
Lorsque des suggestions de Satan atteignent ceux qui craignent Dieu, ceux-ci se souviennent de Dieu et deviennent aussitôt clairvoyants,
alors que les démons maintiennent leurs partisans dans l’égarement et ceux-ci s’y enfoncent de plus en plus.
Quand tu ne leur apportes pas un miracle, ils disent : « Pourquoi ne l’inventes-tu pas toi-même ? » Dis-leur : « En vérité, je ne fais que suivre ce qui m’est révélé de la part de mon Seigneur. Ces versets du Coran sont des preuves éclatantes émanant de votre Seigneur, une bonne Direction et une miséricorde pour des gens qui croient. »
Lorsque le Coran est récité, écoutez-le et taisez-vous ! Peut-être vous sera-t-il fait miséricorde !
Invoque ton Seigneur en toi-même, à mi-voix, avec humilité et crainte, matin et soir et ne sois pas du nombre de ceux qui sont négligents.
En vérité, ceux qui séjournent auprès de ton Seigneur ne dédaignent pas de L’adorer : ils célèbrent Sa gloire et se prosternent devant Lui.
Ils t’interrogent au sujet du butin. Dis : « Le butin appartient à Dieu et à Son Envoyé. Craignez Dieu ; maintenez la concorde entre vous ; obéissez à Dieu et à Son Envoyé, si vous êtes croyants. »
En vérité, les croyants sont ceux dont les cœurs frémissent à l’invocation de Dieu ; ceux dont la foi augmente lorsqu’on leur récite Ses versets et qui se confient en leur Seigneur ;
ceux qui accomplissent la prière et qui donnent en aumônes une partie des biens que Nous leur avons accordés,
ceux-là sont les vrais croyants. Des degrés élevés leur sont réservés auprès de leur Seigneur, ainsi qu’un pardon et une généreuse récompense.
Ainsi, c’est au nom de la Vérité que ton Seigneur t’a fait sortir de ta demeure, alors qu’une partie des croyants éprouvaient de l’aversion pour cette mesure.
Ils contestent la Vérité après qu’elle fut clairement apparue, comme si on les poussait à la mort et qu’ils la voyaient.
Lorsque Dieu vous promettait que l’un des deux groupes se rendrait à vous, vous désiriez que ce fût celui qui était désarmé, alors que Dieu voulait faire triompher la Vérité par Ses paroles et exterminer les mécréants jusqu’au dernier,
afin de faire éclater la Vérité et anéantir ce qui est faux, en dépit de l’aversion qu’éprouvent les coupables.
Lorsque vous imploriez le secours de votre Seigneur, il vous exauça : « Je vous envoie en renfort mille anges qui interviendront les uns après les autres. »
Dieu n’a fait cela que pour vous annoncer une bonne nouvelle et pour que vos cœurs retrouvent la paix. La victoire ne peut provenir que de Dieu. En vérité, Dieu est Tout-Puissant et Sage.
Lorsqu’Il vous plongea dans le sommeil, signe d’une sécurité venue de Lui, du ciel Il fit descendre sur vous de l’eau, afin de vous purifier et d’éloigner de vous toute souillure de Satan et de fortifier vos cœurs et raffermir vos pas.
Ton Seigneur révélait aux anges : « Certes, Je suis avec vous : affermissez donc les croyants, Je vais jeter l’effroi dans les cœurs des mécréants ; frappez-les au cou et frappez-les sur chaque phalange des doigts. »
Il en fut ainsi, parce qu’ils ont désobéi à Dieu et à Son Messager. Dieu est terrible dans Son châtiment envers celui qui désobéit à Dieu et à Son Messager.
Telle est votre rétribution ! Subissez-la donc ! Le châtiment du Feu est destiné aux mécréants.
Ô croyants ! Lorsque vous rencontrerez les mécréants en marche contre vous, ne leur tournez pas le dos.
Quiconque tournera le dos en ce jour, à moins que ce ne soit pour revenir à la charge ou pour se rallier à une autre troupe, celui-là encourt la colère de Dieu et son refuge sera la Géhenne. Quel affreux sort !
Ce n’est pas vous qui les avez tués, mais c’est Dieu qui les a tués ; lorsque tu lançais, ce n’est pas toi qui lançais, mais c’est Dieu qui lançait pour éprouver ainsi les croyants au moyen d’une belle épreuve de Sa part. En vérité, Dieu est Celui qui entend parfaitement. Il est Omniscient.
Il en est ainsi : Dieu réduit à néant la ruse des incroyants.
Si vous espériez une victoire, mécréants, vous êtes servis ; si vous renoncez à votre hostilité contre le Messager, ce serait meilleur pour vous ; si vous recommencez, Nous recommencerons aussi. Vos troupes, aussi nombreuses soient-elles, ne vous serviront à rien, car Dieu est avec les croyants.
Ô croyants ! Obéissez à Dieu et à Son Envoyé et ne vous détournez pas de lui quand vous entendez ses paroles.
Ne soyez pas comme ceux qui ont dit : « Nous avons entendu », alors qu’ils n’entendent pas.
En vérité, au regard de Dieu, les pires des bêtes sont les sourds et les muets qui ne raisonnent pas.
Si Dieu avait reconnu quelques bonnes dispositions en eux, Il leur aurait fait entendre Son enseignement. Mais, même s’Il le leur avait fait entendre, ils s’en seraient certainement détournés et s’en seraient éloignés.
Ô croyants ! Répondez à Dieu et à Son Messager lorsqu’il vous appelle à ce qui vous fait vivre. Sachez qu’en vérité Dieu s’interpose entre l’homme et son cœur et que vous serez tous rassemblés devant Lui.
Craignez une épreuve qui n’atteindra pas exclusivement ceux d’entre vous qui sont injustes et sachez que Dieu est terrible dans Son châtiment. 
Souvenez-vous lorsque vous étiez peu nombreux et opprimés sur terre, craignant que les hommes ne vous enlèvent : Dieu vous a donné alors un refuge, vous a assistés de Son secours et vous a accordé d’excellentes nourritures. Peut-être serez-vous reconnaissants !
Ô croyants ! Ne trahissez pas Dieu et Son Envoyé ; vous trahiriez ainsi la responsabilité qui vous a été confiée, alors que vous savez.
Sachez qu’en vérité vos biens et vos enfants constituent pour vous une tentation et qu’une immense récompense se trouve auprès de Dieu.
Ô croyants ! Si vous craignez Dieu, Il vous accordera la faculté de discerner la Vérité de l’erreur ; Il effacera vos péchés et Il vous pardonnera. Dieu est le Détenteur de la grâce incommensurable.
Voilà que les mécréants complotent contre toi pour t’emprisonner, pour t’assassiner ou pour t’expulser. Ils tramèrent un complot et Dieu complota contre eux. Dieu est le Plus Fort en stratagèmes.
Lorsque Nos versets leur étaient récités, ils disaient : « Certes, nous avons entendu ! Si nous le voulions, nous dirions des paroles semblables ; mais ce ne sont que des histoires racontées par les anciens. »
Ils dirent alors : « Ô Dieu ! Si cela est la Vérité émanant de Toi, fais tomber du ciel des pierres sur nous, ou bien envoie-nous un châtiment douloureux. »
Mais Dieu n’a pas à les châtier alors que tu te trouves parmi eux ; Il n’a pas à les punir non plus alors qu’ils implorent Son pardon.
Mais rien n’empêchera Dieu de les châtier quand ils repousseront les croyants du Temple Sacré, bien qu’ils n’en soient pas les gardiens, car les gardiens du Temple sont ceux qui craignent Dieu ; mais la plupart d’entre eux l’ignorent.
Leur prière à la Maison Sacrée n’est que sifflements et battements de mains. Goûtez donc au châtiment de votre incroyance.
Certes, les incroyants dépensent leurs biens pour détourner les hommes du chemin de Dieu. Ils les dépenseront, mais ils regretteront de l’avoir fait, car ils seront vaincus et les incroyants seront ensuite réunis dans la Géhenne
pour que Dieu sépare le mauvais du bon ; qu’Il entasse les mauvais les uns sur les autres ; qu’Il les amoncelle tous ensemble et qu’Il les précipite dans la Géhenne, ceux-là seront les perdants.
Dis à ceux qui ne croient pas que, s’ils mettent fin à leur mécréance, il leur sera pardonné ce qui est passé. Mais s’ils recommencent, qu’ils se rappellent alors l’exemple des anciens peuples.
Combattez-les jusqu’à ce qu’il n’y ait plus de sédition et que le culte soit entièrement rendu à Dieu. S’ils cessent de vous combattre, qu’ils sachent que Dieu voit parfaitement ce qu’ils font.
S’ils tournent le dos, sachez que Dieu est votre Maître. Quel excellent Maître ! Quel excellent Protecteur !
Sachez que de tout butin que vous avez pris, la cinquième part revient à Dieu, au Messager et à ses proches, aux orphelins, aux pauvres et aux voyageurs en détresse, si vous croyez en Dieu et à ce que Nous avons révélé à Notre serviteur le jour du discernement, le jour où les deux groupes armés s’étaient rencontrés. Dieu est Puissant sur toute chose.
Lorsque vous étiez sur le versant le plus proche et vos ennemis sur le versant éloigné, tandis que la caravane se trouvait plus bas que vous. Si vous vous étiez donné rendez-vous, votre rencontre aurait pu ne pas avoir lieu. Mais il fallait que Dieu accomplisse un ordre qui devait être exécuté pour que celui qui devait mourir périsse, pour une raison évidente, et pour que celui qui resterait en vie survive, pour la même raison. En vérité, Dieu est Celui qui entend parfaitement. Il est Omniscient.
Dieu te faisait voir en songe tes ennemis peu nombreux. S’Il te les avait fait voir en grand nombre, vous auriez été découragés et vous vous seriez disputés sur la décision à prendre. Mais Dieu vous en a préservés. En vérité, Il connaît parfaitement le contenu des cœurs.
Lorsque vous les avez rencontrés, Dieu les fit voir peu nombreux à vos yeux de même qu’Il vous faisait paraître à leurs yeux peu nombreux, afin qu’Il parachève un ordre qui devait être exécuté. Les décisions dépendent de Dieu.
Ô croyants ! Quand vous vous trouvez en face d’une troupe enne­mie, soyez fermes et invoquez sans cesse le nom de Dieu. Peut-être serez-vous victorieux !
Obéissez à Dieu et à Son Envoyé ; ne vous livrez pas à de vaines disputes, sinon vous fléchiriez et vous perdriez vos forces. Soyez patients ; Dieu est avec ceux qui sont patients.
Ne soyez pas comme ceux qui sortirent de leurs demeures avec arrogance pour être vus des hommes et pour les détourner de la voie de Dieu. Dieu est parfaitement Informé de tout ce qu’ils font.
Satan embellit à leurs yeux leurs propres actions lorsqu’il dit : « Nul parmi les hommes ne peut vous vaincre : je suis votre soutien. » Mais, lorsque les deux troupes furent en présence, il leur tourna le dos en disant : « Certes, je vous désavoue, car je vois ce que vous ne voyez pas. Je crains Dieu ! Dieu est redoutable dans Son châtiment. »
Les hypocrites et ceux dont les cœurs sont malades disaient : « Voilà ceux que la religion a trompés ! » Mais celui qui met sa confiance en Dieu sait qu’en vérité Dieu est Tout-Puissant et Juste.
Si tu voyais les anges ôter l’âme des incroyants ! Ils frapperont leurs visages et leurs dos : « Goûtez le châtiment du Feu !
Pour le prix de ce que vos mains ont perpétré. » Dieu n’est pas injuste envers Ses serviteurs.
Il en fut de même des gens de Pharaon et de ceux qui vécurent avant eux. Ils n’avaient pas cru aux signes de Dieu. Il les a alors anéantis à cause de leurs péchés. Dieu est Fort et Son châtiment est terrible.
Il en est ainsi, parce que Dieu ne change point un bienfait dont Il a gratifié un peuple tant que ce peuple ne change pas ce qui est en lui-même. Dieu est Celui qui entend parfaitement et qui est Omniscient.
Il en fut de même des gens de Pharaon et de ceux qui vécurent avant eux. Ils avaient traité de mensonges les signes de leur Seigneur. Nous les avons fait périr alors à cause de leurs péchés ; Nous avons englouti les gens de Pharaon, car ils étaient tous injustes.
Les pires des êtres devant Dieu sont vraiment ceux qui n’ont pas cru et qui restent infidèles,
ceux-là mêmes avec lesquels tu as conclu un pacte, qui violent à chaque fois leurs engagements et qui ne craignent pas Dieu.
Si tu parviens à les saisir pendant la guerre, inflige-leur un châtiment exemplaire pour disperser ceux qui se trouvent derrière eux. Peut-être réfléchiront-ils !
Si tu crains vraiment la trahison de la part d’un peuple, rejette le pacte auquel vous êtes liés en agissant de la même manière à son égard. En vérité, Dieu n’aime pas les traîtres.
Que les incroyants n’espèrent pas nous échapper, car ils ne sauraient affaiblir la puissance de Dieu.
Pour combattre contre eux, préparez tout ce dont vous pouvez disposer de forces et de cavaleries équipées, afin d’effrayer l’ennemi de Dieu et le vôtre ainsi que d’autres encore que vous ne connaissez pas, mais que Dieu connaît. Tout ce que vous aurez dépensé pour la cause de Dieu vous sera rendu entièrement et vous ne serez nullement lésés.
S’ils recourent à la paix, fais de même et confie-toi à Dieu car, en vérité, Il est Celui qui entend parfaitement et qui est Omniscient.
S’ils veulent te tromper, Dieu te suffira. C’est Lui qui t’a assisté de Son secours ainsi que celui des croyants.
Il a uni leurs cœurs dans la foi. Si tu avais dépensé toutes les richesses de la terre, tu ne serais pas parvenu à unir leurs cœurs. Mais Dieu a réalisé cette union entre eux, car Il est Tout-Puissant et Sage.
Ô Prophète ! Dieu te suffit, à toi et à ceux des croyants qui te suivent.
Ô Prophète ! Encourage les croyants au combat. S’il se trouve parmi vous vingt croyants endurants, ils vaincront deux cents incroyants ; s’il s’en trouve cent, ils vaincront mille incroyants, car ce sont vraiment des gens qui ne comprennent pas.
Maintenant, Dieu a allégé votre tâche, car Il connaît votre faiblesse : s’il se trouve parmi vous cent croyants endurants, ils vaincront deux cents incroyants ; s’il s’en trouve mille, ils vaincront deux mille incroyants avec la permission de Dieu. Dieu est avec ceux qui sont endurants.
Il ne convient à aucun Prophète de faire des prisonniers sans avoir vaincu les mécréants sur la terre. Vous désirez les biens de ce monde, tandis que Dieu veut pour vous le bonheur éternel de la vie future. Dieu est Tout-Puissant et Sage.
Sans une prescription préalable de Dieu, un énorme châtiment vous aurait atteints à cause de ce dont vous vous étiez emparés.
Mangez donc ce qui est licite et pur du butin que vous avez pris. Craignez Dieu ! En vérité, Dieu est Celui qui pardonne. Il est Miséricordieux.
Ô Prophète ! Dis à ceux des captifs qui sont entre vos mains : « Si Dieu reconnaît quelque bien en vos cœurs, Il vous accordera de meilleures choses que celles qui vous ont été prises et Il vous pardonnera. Dieu est Celui qui pardonne. Il est Miséricordieux. »
S’ils veulent te trahir, c’est qu’ils ont déjà trahi Dieu auparavant, mais Dieu vous a permis de les vaincre. Dieu est Omniscient et Sage.
Ceux qui ont cru, qui ont émigré et qui ont combattu pour la cause de Dieu avec leurs biens et leurs personnes, ainsi que ceux qui ont donné l’hospitalité aux croyants et qui les ont secourus, sont alliés les uns des autres. Quant aux croyants qui n’ont pas encore émigré, vous ne serez liés à eux que lorsqu’ils auront émigré. S’ils vous demandent de l’aide au nom de la religion, vous devez les secourir, sauf s’il s’agit de combattre un peuple auquel vous êtes liés par un pacte. Dieu voit parfaitement ce que vous faites.
Les mécréants sont alliés les uns des autres. Si vous n’agissez pas suivant ces prescriptions, il y aura sur la terre des rébellions et de graves désordres.
Ceux qui ont cru, qui ont émigré et qui ont combattu pour la cause de Dieu ; ainsi que ceux qui ont offert l’hospitalité aux croyants et qui les ont secourus, voilà ceux qui sont, en toute vérité, des croyants. Le pardon leur est acquis ainsi qu’une généreuse récompense.
Ceux qui après cela ont cru et émigré et qui ont combattu avec vous, ceux-là sont des vôtres. Cependant, ceux qui sont liés par les liens de parenté sont encore plus proches les uns des autres d’après le Livre de Dieu. En vérité, Dieu est Celui qui sait tout.
Désaveu de la part de Dieu et de Son Messager aux polythéistes avec lesquels vous avez conclu un pacte.
Parcourez la terre durant quatre mois et sachez que vous ne réduirez pas Dieu à l’impuissance. Dieu couvrira de honte les mécréants.
Une proclamation de Dieu et de Son Messager adressée aux hommes le jour du grand pèlerinage : « Certes, Dieu et Son Messager désavouent les polythéistes. Si vous vous repentez, cela vaudra mieux pour vous ; mais si vous vous détournez, sachez que vous ne réduirez pas Dieu à l’impuissance. » Annonce aux mécréants un châtiment douloureux,
à l’exception des polythéistes avec lesquels vous avez conclu un pacte, qui n’ont violé aucune de ses clauses et qui n’ont aidé personne à lutter contre vous : respectez alors pleinement le pacte conclu avec eux, jusqu’au terme convenu. En vérité, Dieu aime ceux qui Le craignent.
À l’expiration des mois sacrés, tuez les polythéistes partout où vous les trouverez : capturez-les, assiégez-les et dressez-leur des embuscades. Mais s’ils se repentent, s’ils font la prière, s’ils s’acquittent de l’aumône légale, alors laissez-les en paix. Dieu est Celui qui pardonne. Il est Miséricordieux.
Si un polythéiste demande ta protection, accueille-le pour lui permettre d’entendre la parole de Dieu, puis fais-le reconduire en un lieu sûr, car ce sont des gens qui ne savent pas.
Comment les polythéistes pourraient-ils se prévaloir d’un pacte de Dieu et de Son Envoyé, excepté ceux avec lesquels vous avez déjà conclu un pacte auprès de la Mosquée Sacrée ? Aussi longtemps qu’ils seront loyaux avec vous, soyez loyaux envers eux. Dieu aime ceux qui Le craignent.
Comment observeraient-ils ce pacte ? S’ils l’emportent sur vous, ils ne respecteront à votre égard ni lien de parenté, ni foi jurée. Ils cherchent à vous plaire avec leurs belles paroles, mais leurs cœurs sont insoumis ; la plupart d’entre eux sont pervers.
Ils troquent à vil prix les signes de Dieu et détournent les gens de Son chemin. Leurs actes sont détestables.
Ils ne respectent à l’égard d’un croyant ni lien de parenté, ni pacte conclu. Tels sont les transgresseurs.
Mais s’ils se repentent, accomplissent la prière et s’acquittent de l’aumône légale, ils deviennent vos frères en religion. Nous expliquons clairement Nos versets à des hommes qui comprennent.
S’ils violent leurs serments après avoir conclu un pacte et attaquent votre religion, combattez alors les chefs de la mécréance, car ils ne respectent point le serment. Peut-être cesseront-ils !
Ne combattrez-vous donc pas des hommes qui ont violé leurs serments et qui ont voulu chasser le Messager ? Ce sont eux qui vous ont attaqués les premiers. Les craindrez-vous ? C’est Dieu qui est Digne de votre crainte, si toutefois vous êtes croyants.
Combattez-les ! Dieu les châtiera par vos mains et les couvrira d’opprobre. Il vous donnera la victoire sur eux et guérira les cœurs d’un peuple croyant.
Il en dissipera la colère. Dieu accueille favorablement le repentir de qui Il veut. Dieu est Omniscient et Sage.
Pensez-vous que vous ne serez point mis à l’épreuve pour que Dieu reconnaisse ceux d’entre vous qui auront combattu pour Sa cause et qui n’auront pas pris d’autres alliés en dehors de Dieu, de Son Messager et des croyants ? Dieu est parfaitement Informé de ce que vous faites.
Il n’appartient pas aux polythéistes de fréquenter les mosquées de Dieu en portant contre eux-mêmes témoignage de leur mécréance : voilà ceux dont les œuvres sont vaines. Ils demeureront éternellement dans le Feu.
Seul fréquentera les mosquées de Dieu celui qui croit en Dieu et au Jour dernier ; celui qui accomplit la prière et s’acquitte de l’aumône légale ; et celui qui ne craint que Dieu, voilà ceux qui seront peut-être du nombre des bien dirigés.
Le fait de donner à boire aux pèlerins et d’assurer l’entretien de la Mosquée Sacrée est-il comparable au mérite de celui qui croit en Dieu et au Jour dernier et qui lutte pour la cause de Dieu ? Ils ne sont pas égaux devant Dieu ; Dieu ne dirige pas les gens injustes.
Ceux qui auront cru, qui auront émigré, qui auront combattu pour la cause de Dieu avec leurs biens et leur personne occuperont les plus hauts rangs auprès de Dieu, ils seront les bienheureux.
Leur Seigneur leur annonce une miséricorde de Sa part, Sa satisfaction et des Jardins où ils trouveront un délice permanent.
Ils y demeureront pour l’Éternité. Certes, il y a auprès de Dieu une énorme récompense.
Ô croyants ! Ne prenez point pour alliés vos pères et vos frères s’ils préfèrent la mécréance à la foi. Ceux d’entre vous qui les prendraient pour alliés seraient injustes.
Dis : « Si vos pères, vos fils, vos frères, vos épouses, votre clan, les biens que vous avez acquis, un négoce dont vous craignez le déclin et des demeures qui vous sont agréables vous sont plus chers que Dieu, Son Envoyé et la lutte pour la cause de Dieu, attendez-vous alors à ce que Dieu fasse parvenir Son ordre. » Dieu ne dirige point les gens pervers.
Dieu vous a secourus en de nombreuses régions et le jour de Honaïn où vous vous êtes complu dans votre grand nombre qui d’ailleurs ne vous servit à rien, quand la terre vous paraissait étroite alors qu’elle était vaste, et que vous avez tourné le dos à l’ennemi pour fuir.
Dieu fit ensuite descendre Sa quiétude sur Son Envoyé et sur les croyants. Il fit descendre des armées invisibles pour vous et châtia ceux qui ont mécru. Telle est la rétribution des incroyants.
Après cela, Dieu accueillera favorablement le repentir de qui Il veut. Dieu est Celui qui pardonne. Il est Miséricordieux.
Ô croyants ! Les polythéistes ne sont qu’impureté : ils ne s’approcheront donc plus de la Mosquée Sacrée après cette année-ci. Si vous redoutez une pénurie de vivres, Dieu vous enrichira bientôt par Sa grâce, s’Il le veut. En vérité, Dieu est Omniscient et Sage.
Combattez ceux qui ne croient ni en Dieu, ni au Jour dernier, qui n’interdisent pas ce que Dieu et Son Messager ont interdit, ainsi que ceux qui ne professent pas la religion de la Vérité parmi les gens du Livre, jusqu’à ce qu’ils paient la capitation de leurs propres mains et en toute humilité.
Les juifs ont dit : « Ozaïr est fils de Dieu ! » ; les chrétiens ont dit : « Le Messie est fils de Dieu ! » : telles sont les paroles qui sortent de leurs bouches. Elles ressemblent aux paroles des mécréants d’autrefois. Que Dieu les anéantisse ! Comme ils s’écartent de la Vérité !
Ils ont pris leurs rabbins et leurs moines ainsi que le Messie fils de Marie comme Seigneur en dehors de Dieu, alors qu’on leur a ordonné d’adorer un Dieu Unique : il n’y a de Dieu que Lui ! Gloire à Lui ! Il est au-dessus de ce qu’ils Lui associent.
Ils veulent éteindre avec leurs bouches la lumière de Dieu, alors que Dieu veut parachever Sa lumière en dépit des mécréants.
C’est Lui qui a envoyé Son Messager avec la bonne Direction et la religion de la Vérité pour la faire prévaloir sur toute autre religion en dépit des polythéistes.
Ô croyants ! Beaucoup de rabbins et de moines dévorent les biens des gens illégalement et détournent ceux-ci du sentier de Dieu. Annonce un châtiment douloureux à ceux qui thésaurisent l’or et l’argent et qui ne les dépensent pas dans le chemin de Dieu.
Le jour où ces métaux seront portés à incandescence dans le feu de la Géhenne et serviront à brûler leurs fronts, leurs flancs et leurs dos : « Voici ce que vous avez thésaurisé ; goûtez donc ce que vous thésaurisiez ! »
Certes, auprès de Dieu, le nombre des mois est de douze mois dans le Livre de Dieu, le jour où Il créa les cieux et la terre. Quatre d’entre eux sont sacrés. Telle est la religion de la rectitude. Ne vous faites pas tort à vous-mêmes durant ces quatre mois. Combattez les polythéistes tous ensemble comme ils vous combattent tous ensemble. Sachez que Dieu est avec ceux qui Le craignent.
Le report du mois sacré est un surcroît de mécréance qui égare davantage les mécréants : ils le déclarent non sacré une année et le déclarent sacré une autre année pour être en accord avec le nombre de mois que Dieu a déclarés sacrés. Ainsi, ils déclarent non sacré ce que Dieu a déclaré sacré. Leurs mauvaises actions leur semblent louables, mais Dieu ne guide point le peuple incroyant.
Ô croyants ! Qu’avez-vous donc, lorsqu’on vous dit : « Allez combattre pour la cause de Dieu » et que vous vous attardez en vous accrochant à la terre ? Préférez-vous la vie de ce monde à la vie future ? Comparées à la vie future, les jouissances éphémères de la vie de ce monde sont peu de chose.
Si vous ne sortez pas pour combattre, Dieu vous châtiera d’un châtiment douloureux : Il vous remplacera par un autre peuple et vous ne saurez Lui nuire en aucune manière. Dieu est Puissant sur toute chose.
Si vous ne secourez pas votre Prophète, Dieu l’a déjà secouru lorsque les mécréants l’ont expulsé, lui, le deuxième des deux, et qu’il disait à son compagnon lorsqu’ils se trouvèrent dans la caverne : « Ne t’afflige pas ! Dieu est avec nous ! » Dieu a fait descendre sur lui Sa quiétude. Il l’a soutenu par des armées que vous ne voyiez pas. La parole des mécréants fut abaissée. La parole de Dieu est bien la plus élevée. Dieu est Tout-Puissant et Sage.
Allez au combat, légèrement ou lourdement armés, et luttez pour la cause de Dieu avec vos biens et vos personnes. Ce sera plus avantageux pour vous, si vous comprenez.
S’il s’était agi d’une expédition facile ou d’un voyage court, ils t’auraient suivi, mais la distance leur a paru longue. Ils jureront par Dieu : « Si nous l’avions pu, nous serions partis avec vous ! » Ils se perdent eux-mêmes. Dieu sait parfaitement qu’ils sont menteurs.
Que Dieu te pardonne ! Pourquoi les as-tu dispensés du combat avant que tu ne puisses distinguer ceux qui sont sincères de ceux qui sont menteurs ?
Ceux qui croient en Dieu et au Jour dernier ne te demandent pas de dispense quand il s’agit de combattre pour la cause de Dieu avec leurs biens et leurs personnes. Dieu connaît parfaitement ceux qui Le craignent.
Certes, ce sont ceux qui ne croient ni en Dieu ni au Jour dernier qui te demandent d’être dispensés du combat. Leurs cœurs doutent et, dans leur incertitude, ils sont hésitants.
S’ils avaient voulu partir au combat, ils s’y seraient préparés, mais Dieu n’a pas voulu qu’ils partent. Il les a rendus paresseux et on leur a dit : « Restez avec ceux qui restent. »
S’ils étaient sortis avec vous, ils n’auraient fait qu’accroître vos embarras et ils auraient semé le désordre parmi vous pour vous inciter à la révolte, car certains d’entre vous les écoutent attentivement. Dieu connaît parfaitement les injustes.
Déjà auparavant, ils voulaient susciter la révolte et embrouiller tes affaires jusqu’à ce que la Vérité soit venue et que l’ordre de Dieu se soit manifesté en dépit de leur aversion.
Il en est parmi eux qui disent : « Dispense-moi de combattre et ne m’expose pas à la tentation du butin. » Or, c’est bien dans la tentation qu’ils sont tombés. Oui, la Géhenne cernera les mécréants !
Si un bien quelconque t’atteint, ils s’en affligent ; si un malheur te touche ils disent : « Nous avions pris nos précautions d’avance », ils se détournent et se réjouissent.
Dis : « Rien ne nous atteindra, sauf ce que Dieu nous a destiné. Il est notre Maître. C’est en Lui que les croyants doivent mettre leur confiance ! »
Dis : « Qu’attendez-vous donc pour nous, sinon l’une des deux plus belles choses, la victoire ou le martyre ? Tandis que nous attendons, pour vous, que Dieu vous fasse subir un châtiment venu de Sa part ou infligé par nos mains. Attendez donc ! Nous attendons avec vous ! »
Dis : « Faites l’aumône volontairement ou à contrecœur, elle ne sera pas acceptée parce que vous êtes des gens pervers. »
Ce qui a empêché que leurs aumônes soient acceptées est le fait qu’ils ne croyaient pas en Dieu et en Son Messager, qu’ils ne venaient que paresseusement à la prière et qu’ils ne faisaient l’aumône qu’à contrecœur.
Que leurs richesses et leurs enfants ne t’émerveillent point. Dieu ne veut par là que les châtier dans la vie présente et qu’ils meurent incroyants.
Ils jurent par Dieu qu’ils sont des vôtres, alors qu’ils ne le sont pas en réalité : ce sont des gens qui ont seulement peur.
S’ils trouvaient un refuge, des cavernes ou des souterrains, ils s’éloigneraient de vous pour s’y cacher en toute hâte.
Certains d’entre eux te critiquent au sujet des aumônes ; ils sont satisfaits quand on leur en donne et se fâchent quand on ne leur en donne pas.
S’ils s’étaient contentés de ce que Dieu et Son Envoyé leur donnent, s’ils disaient : « Dieu nous suffit ! Dieu nous accordera bientôt de Ses bienfaits, et Son Envoyé aussi ; c’est la grâce de Dieu que nous recherchons. »
Les aumônes sont destinées aux pauvres et aux nécessiteux ; à ceux qui sont chargés de les recueillir pour les répartir ; à ceux dont les cœurs sont à rallier ; au rachat des captifs ; à ceux qui sont chargés de dettes ; à la lutte pour la cause de Dieu et au voyageur. Tel est l’ordre de Dieu. Dieu est Omniscient et Sage.
Certains d’entre eux causent du tort au Prophète et disent : « Il est tout oreille. » Réponds : « Il est tout oreille pour votre bien. Il croit en Dieu et il fait confiance aux croyants. Il est une miséricorde pour ceux d’entre vous qui croient. Quant à ceux qui causent du tort au Messager de Dieu, ils subiront un châtiment douloureux. »
Ils jurent par Dieu pour vous plaire, mais c’est à Dieu et à Son Envoyé qu’ils devraient chercher à plaire, s’ils sont vraiment croyants.
Ne savent-ils pas que le feu de la Géhenne est destiné à celui qui s’oppose à Dieu et à Son Envoyé ? Il y demeurera pour l’Éternité. Telle est l’immense opprobre.
Les hypocrites craignent qu’une sourate ne soit révélée et qu’elle révèle aux croyants ce que recèlent leurs cœurs. Dis : « Moquez-vous ! En vérité, Dieu fera sortir ce que vous appréhendez ! »
Si tu les interrogeais, ils diraient : « Certes, nous bavardions et nous plaisantions. » Dis : « Vous moquez-vous de Dieu, de Ses versets et de Son Envoyé ? »
Ne vous excusez-vous pas ? Vous êtes devenus incroyants après avoir eu la foi ! Si Nous pardonnons à un groupe d’entre vous, nous en châtierons un autre pour avoir été coupables.
Les hommes hypocrites et les femmes hypocrites sont de la même espèce. Ils ordonnent le mal, interdisent le bien et ferment leurs mains pour ne pas faire l’aumône. Ils ont oublié Dieu et Dieu les a oubliés. En vérité, les hypocrites sont des pervers.
Dieu a promis aux hommes hypocrites, aux femmes hypocrites et aux incroyants le feu de la Géhenne ; ils y demeureront éternellement. Cela leur suffit. Dieu les maudit. Un châtiment permanent leur est réservé.
Il en fut de même pour ceux qui vous ont précédés. Ils étaient plus forts que vous, étaient plus riches et avaient plus d’enfants. Ils avaient joui de leur part en ce monde et vous avez joui de la vôtre, comme l’ont fait vos devanciers. Vous avez tenu de vains discours, pareils à ceux qu’ils tenaient. Voilà ceux dont les actions sont inutiles en ce monde et dans la vie future, voilà les perdants.
L’histoire de ceux qui vécurent avant eux ne leur est-elle pas parvenue ? Celle des peuples de Noé, des Adites, des Thémoudites, celle du peuple d’Abraham, des habitants de Madian ainsi que celle des cités qui furent renversées ? Leurs Messagers leur avaient apporté des preuves évidentes. Dieu ne les a point lésés ; ils se sont eux-mêmes lésés.
Les croyants et les croyantes sont alliés les uns des autres. Ils recommandent le bien et déconseillent le mal ; ils accomplissent la prière, s’acquittent de l’aumône légale et obéissent à Dieu et à Son Envoyé. Voilà ceux auxquels Dieu fera miséricorde. En vérité, Dieu est Tout-Puissant et Sage.
Dieu a promis aux croyants et aux croyantes des Jardins sous lesquels coulent des fleuves où ils demeureront éternellement ; ils auront d’excellentes habitations dans les Jardins d’Éden, avec la satisfaction de Dieu qui est encore plus belle : voilà le bonheur suprême !
 Ô Prophète ! Lutte contre les mécréants et les hypocrites et sois dur envers eux. Leur refuge sera la Géhenne. Quelle affreuse fin !
Ils ont prononcé la parole de l’incroyance, puis ils ont juré par Dieu qu’ils n’ont rien dit ; ils sont devenus incroyants après avoir embrassé l’Islam ; ils ont projeté un complot qu’ils n’ont pu réaliser ; ils n’ont aucun reproche à faire, si ce n’est que Dieu les a enrichis par Ses bienfaits, ainsi que par Son Envoyé. S’ils se repentaient, ce serait préférable pour eux. Mais s’ils se détournent, Dieu les châtiera d’un châtiment douloureux en ce monde et dans l’au-delà et ils ne trouveront sur la terre ni allié ni défenseur.
Certains d’entre eux se sont engagés envers Dieu en disant : « Si Dieu nous accordait une faveur, nous ferions sûrement l’aumône et nous serions du nombre des justes. »
Mais lorsque Dieu leur accorda de Sa grâce, ils s’en montrèrent avares, violèrent leur serment et se détournèrent.
Dieu a suscité alors l’hypocrisie dans leurs cœurs, jusqu’au jour où ils Le rencontreront, et ce pour ne pas avoir accompli ce qu’ils avaient promis à Dieu et pour avoir menti.
Ne savent-ils pas que Dieu connaît parfaitement leurs secrets et leurs conciliabules ? En vérité, Dieu connaît parfaitement les mystères.
Certains calomnient et se moquent aussi bien des croyants qui font des aumônes volontairement que de ceux qui ne donnent que selon leurs faibles moyens. Dieu se moquera de ces gens-là et les soumettra à un douloureux châtiment.
Que tu demandes pardon pour eux ou que tu ne le demandes pas, même si tu demandes pardon pour eux soixante-dix fois, Dieu ne leur pardonnera pas, parce qu’en vérité ils n’ont pas cru en Dieu et en Son Envoyé. Dieu ne dirige point les gens pervers.
Ceux qui sont restés à l’arrière de l’Envoyé de Dieu se sont réjouis de pouvoir rester chez eux, car ils éprouvaient de la répulsion à combattre pour la cause de Dieu avec leurs biens et leur personne. Ils ont dit : « Ne partez pas en campagne par ces chaleurs ! » Dis : « Le feu de la Géhenne est encore plus ardent ! » Si seulement ils comprenaient !
Qu’ils rient donc un peu et qu’ils pleurent beaucoup en punition de ce qu’ils ont fait.
Si Dieu te ramène vers un groupe d’entre eux et qu’ils te demandent la permission de partir en campagne, dis-leur : « Vous ne partirez plus jamais avec moi et vous ne combattrez plus jamais l’ennemi avec moi. Vous avez été très contents de rester chez vous une première fois ; demeurez donc avec ceux qui se tiennent à l’arrière. »
Si l’un d’entre eux vient à mourir, ne prie jamais pour lui et ne t’arrête pas devant sa tombe parce qu’ils n’ont pas cru en Dieu et en Son Envoyé, et ils sont morts pervers.
Que leurs richesses et leurs enfants ne te séduisent point. Dieu veut les punir à cause de ces dons dans la vie présente et qu’ils meurent incroyants.
Quand une sourate est révélée, prescrivant de croire en Dieu et de combattre pour Sa cause avec Son Envoyé, les plus riches d’entre eux te demandent de les dispenser du combat. Ils disent : « Laisse-nous avec ceux qui restent ! »
Ils sont contents de demeurer avec ceux qui sont restés à l’arrière. Leurs cœurs ont été scellés ; ils ne comprennent rien.
Mais l’Envoyé et ceux qui ont cru avec lui combattent pour la cause de Dieu avec leurs biens et leur personne. Voilà ceux à qui sont réservées les belles choses, voilà les bienheureux !
Dieu a préparé pour eux des Jardins sous lesquels coulent des fleuves. Ils y demeureront éternellement. Tel est le bonheur infini.
Ceux des nomades qui, prétextant des excuses, sont venus demander d’être dispensés du combat et ceux qui ont menti à Dieu et à Son Messager sont restés chez eux : un châtiment douloureux atteindra ceux d’entre eux qui sont mécréants.
Les faibles, les malades et ceux qui n’ont pas les moyens ne sont pas blâmables, s’ils ne sortent pas pour combattre, s’ils sont sincères envers Dieu et Son Messager. Aucun reproche n’est à faire à ceux qui font le bien, Dieu est Celui qui pardonne, Il est Miséricordieux ;
ni à ceux qui sont venus à toi pour que tu leur fournisses une monture et à qui tu as répondu : « Je n’ai aucune monture à vous donner », et qui sont repartis, les yeux débordant de larmes, tristes de ne pouvoir eux-mêmes faire face aux dépenses.
Il y a des raisons d’en vouloir à ceux qui sont riches et qui te demandent de les dispenser du combat. Ils ont préféré rester avec ceux qui sont demeurés à l’arrière. Dieu a mis un sceau sur leurs cœurs ; c’est qu’ils ne comprennent rien.
Quand vous revenez auprès d’eux, ils vous présentent leurs excuses. Dis : « Ne vous excusez pas ! Nous ne vous croyons pas ! Dieu nous a informés sur votre compte. Dieu et Son Envoyé verront vos actions, puis vous serez ramenés vers Celui qui connaît les choses visibles et invisibles et Il vous fera connaître ce que vous avez fait. »
Quand vous reviendrez vers eux, ils vous feront serment par Dieu de leur loyauté afin que vous ne leur fassiez pas de reproches. Détournez-vous d’eux. Ils sont une souillure. Leur refuge sera la Géhenne comme rétribution de ce qu’ils ont fait.
Ils vous feront des serments pour que vous acceptiez leurs excuses. Mais si vous êtes satisfaits d’eux, Dieu n’est pas satisfait d’un peuple pervers.
Les bédouins sont les plus endurcis dans l’incroyance et dans l’hypocrisie et les plus enclins à méconnaître les préceptes que Dieu a révélés à Son Envoyé. Dieu est Omniscient et Sage.
Il est des bédouins qui considèrent leurs dépenses dans le chemin de Dieu comme une charge onéreuse et guettent vos revers de fortune. Que le malheur retombe sur eux ! Dieu est Celui qui entend parfaitement et qui est Omniscient.
Certains bédouins croient en Dieu et au Jour dernier et considèrent ce qu’ils dépensent pour la cause de Dieu comme un moyen de se rapprocher de Dieu et de bénéficier des invocations de Son Messager. L’offrande n’est-elle pas vraiment un moyen de se rapprocher de Dieu ? Dieu les fera entrer en Sa miséricorde. En vérité, Dieu est Celui qui pardonne. Il est Miséricordieux.
Quant aux premiers arrivés parmi les émigrés de La Mecque et les auxiliaires de Médine, ainsi que ceux qui les ont suivis dans le bien, Dieu est Satisfait d’eux et ils sont satisfaits de Lui. Il leur a réservé des Jardins sous lesquels coulent des fleuves où ils demeureront éternellement. Tel est l’immense bonheur.
Parmi les bédouins qui vous entourent et parmi les habitants de Médine, il y a des hypocrites obstinés. Tu ne les connais pas, mais Nous, Nous les connaissons. Nous les punirons deux fois, puis ils seront livrés à un terrible châtiment.
D’autres ont reconnu leurs péchés : ils ont ainsi mêlé la bonne action à la mauvaise action. Il se peut que Dieu accepte leur repentir. En vérité, Dieu est Celui qui pardonne et qui est Miséricordieux.
Prélève sur leurs biens une aumône pour les purifier et pour les rendre ainsi plus méritants ; prie pour eux, car ta prière est un apaisement pour eux. Dieu est Celui qui entend parfaitement. Il est Omniscient.
Ne savent-ils pas que Dieu est Celui qui accepte le repentir de Ses serviteurs et qu’Il agrée les aumônes ? En vérité, Dieu est Indulgent envers les repentis. Il est Miséricordieux.
Dis : « Agissez donc ! Dieu verra vos actions, ainsi que Son Envoyé et les croyants ; vous reviendrez vers Celui qui connaît les choses visibles et invisibles et Il vous informera alors de ce que vous avez fait. 
D’autres sont en attente de la décision de Dieu : soit qu’Il les punisse, soit qu’Il leur pardonne. Dieu est Omniscient et Sage.
Ceux qui ont édifié une mosquée par mécréance, pour nuire aux croyants et semer la discorde entre eux, et cela au profit de ceux qui avaient combattu Dieu et Son Envoyé auparavant, ceux-là jureront en disant : « Nous ne voulions que le bien ! » Mais Dieu témoigne qu’ils sont menteurs.
N’accomplis aucune prière en ce lieu, car, en vérité, une mosquée fondée dès le premier jour sur la crainte de Dieu est plus digne d’être un lieu où tu feras ta prière. On y trouve des hommes qui aiment à se purifier. Dieu aime ceux qui se purifient.
Celui qui a fondé son édifice, animé par la piété et dans le but de plaire à Dieu n’est-il pas plus méritant que celui qui a fondé son édifice sur le bord d’une falaise croulante qui tombera en l’emportant dans le feu de la Géhenne ? Dieu ne dirige point le peuple injuste.
La construction qu’ils ont édifiée restera toujours une source de doute dans leurs cœurs jusqu’à ce que ceux-ci soient brisés en morceaux. Dieu est Omniscient et Sage.
Dieu a acheté aux croyants leurs propre personne et leurs biens pour leur donner en échange le Paradis. Ils combattront pour la cause de Dieu, ils tueront et ils seront tués. C’est une promesse qu’Il a faite en toute vérité dans la Torah, l’Évangile et le Coran. Qui donc est plus fidèle à Son engagement que Dieu ? Réjouissez-vous donc de l’échange que vous avez réalisé. Voilà le bonheur sans limites !
Les heureux élus sont aussi : ceux qui se repentent à Dieu ; ceux qui L’adorent ; ceux qui Le louent ; ceux qui parcourent la terre en se consacrant à la religion de Dieu ; ceux qui s’inclinent devant Dieu ; ceux qui se prosternent devant Dieu ; ceux qui ordonnent le bien ; ceux qui interdisent le mal ; ceux qui observent les lois de Dieu. Annonce la bonne nouvelle aux croyants.
Il n’appartient ni au Prophète ni aux croyants d’implorer le pardon de Dieu pour les polythéistes, fussent-ils leurs proches parents, dès l’instant qu’il leur apparaît clairement qu’ils seront les hôtes de l’Enfer.
Abraham n’a imploré le pardon de Dieu pour son père qu’à cause d’une promesse qu’il lui avait faite. Mais, dès qu’il vit clairement que son père était un ennemi de Dieu, il le désavoua. En vérité, Abraham était bon et indulgent.
Il ne convient pas à Dieu d’égarer un peuple après l’avoir mis sur le droit chemin, avant de lui avoir montré clairement ce qu’il doit craindre. En vérité, Dieu connaît parfaitement toute chose.
C’est à Dieu qu’appartient la royauté des cieux et de la terre. Il fait vivre et Il fait mourir. Vous n’avez, en dehors de Lui, ni maître ni défenseur.
Dieu a agréé le repentir du Prophète, des émigrés et des auxiliaires, qui l’ont suivi à un moment difficile, alors que les cœurs d’un groupe d’entre eux étaient sur le point de dévier. Il agréa leur repentir, car Il est Bienveillant et Miséricordieux à leur égard. 
Il a agréé aussi le repentir des trois hommes qui étaient restés à l’arrière, si bien que, toute vaste quelle fût, la terre leur paraissait exiguë à tel point qu’ils se sentaient oppressés et pensaient qu’il n’y avait aucun refuge en dehors de Dieu. Dieu a accueilli favorablement leur repentir pour qu’ils reviennent vers Lui. Dieu est Celui qui revient sans cesse vers le pécheur repentant. Il est Miséricordieux.
Ô croyants ! Craignez Dieu et soyez parmi ceux qui sont véridiques.
Les habitants de Médine et les nomades qui sont autour d’eux ne doivent pas rester en arrière du Messager de Dieu, ni préférer leurs propres vies à la sienne. C’est ainsi qu’ils n’éprouveront ni soif, ni fatigue, ni faim dans le chemin de Dieu, ne fouleront aucune terre en provoquant la colère des incroyants et n’obtiendront aucun avantage sur l’ennemi sans qu’une bonne action ne soit inscrite en leur faveur. En vérité, Dieu ne laisse pas perdre la récompense de ceux qui font le bien.
Ils ne feront aucune dépense, petite ou grande, et ne traverseront aucune vallée sans que cela ne soit inscrit à leur actif, afin que Dieu les récompense généreusement pour leurs bonnes actions.
Il n’appartient pas aux croyants de partir tous en campagne. Qu’un petit nombre de chaque groupe aille s’instruire dans la religion afin de pouvoir, à leur retour, avertir leur peuple. Peut-être alors, prendraient-ils garde ! 
Ô croyants ! Combattez ceux des incroyants qui vivent dans votre voisinage immédiat et qu’ils vous trouvent durs à leur égard. Sachez que Dieu est avec ceux qui Le craignent.
Quand une sourate est révélée, certains disent : « Quel est celui d’entre vous dont la sourate a augmenté la foi ? » Certes, elle augmente la foi de ceux qui croient et ils s’en réjouissent.
Quant à ceux dont les cœurs sont malades, elle ajoute une souillure supplémentaire à la souillure qu’ils portent déjà ; ils mourront dans leur incroyance.
Ne voient-ils pas qu’ils sont mis à l’épreuve une ou deux fois chaque année ? Et cependant, ils ne s’en repentent nullement et ne s’en souviennent plus.
Lorsqu’une sourate est révélée, ils se regardent les uns les autres et se disent : « Quelqu’un vous voit-il donc ? », et ils se retirent. Que Dieu détourne leurs cœurs, car ce sont des gens qui ne comprennent pas.
Un Messager, pris parmi vous, est venu à vous. Les épreuves que vous subissez lui pèsent ; votre salut lui tient à cœur. Il est bon et miséricordieux envers les croyants.
S’ils se détournent de ton message, dis : « Dieu me suffit ! Il n’y a de Dieu que Lui ! En Lui j’ai mis toute ma confiance. Il est le Seigneur du Trône immense. » 
Alif, Lâm, Râ. Voici les versets du Livre plein de sagesse.
Est-il étonnant pour les hommes que Nous ayons révélé à l’un d’entre eux : « Avertis les hommes et annonce la bonne nouvelle aux croyants qu’ils auront auprès de leur Seigneur une récompense méritée par leur foi sin­cère » ? Les incroyants ont dit : « C’est certainement un magicien avéré ! »
En vérité, votre Seigneur est Dieu qui a créé les cieux et la terre en six jours, puis s’est établi sur le Trône. Il règle l’ordre de la création, Il n’y a d’intercesseur qu’après Sa permission. Tel est Dieu, votre Seigneur ! Adorez-Le donc ! Ne réfléchissez-vous pas ?
Vous serez tous ramenés vers Lui. La promesse de Dieu est une Vérité. C’est Lui qui donne un commencement à la création, puis Il la renouvelle pour récompenser en toute équité ceux qui auront cru et qui auront accompli de bonnes actions. Quant à ceux qui auront été incroyants, une boisson brûlante et un châtiment douloureux leur sont réservés pour avoir été incroyants.
C’est Lui qui a fait du soleil une clarté et de la lune une lumière et en a déterminé les phases pour que vous connaissiez le nombre des années et le calcul du temps. Dieu n’a créé cela qu’en toute vérité. Il expose les signes pour les gens qui savent.
En vérité, il y a dans l’alternance de la nuit et du jour, dans ce que Dieu a créé dans les cieux et sur la terre des signes pour les gens qui Le craignent.
Quant à ceux qui n’attendent pas Notre rencontre ; à ceux qui sont satisfaits de la vie de ce monde ; à ceux qui y trouvent leur quiétude et qui ne prêtent aucune attention à Nos signes,
voilà ceux dont le refuge sera le Feu pour prix de leurs œuvres.
Quant à ceux qui croient et qui font le bien, leur Seigneur les dirigera dans le droit chemin à cause de leur foi ; des fleuves couleront à leurs pieds, dans les Jardins du délice.
Là, leur invocation sera : « Ô Dieu ! Gloire à Toi ! » ; leur salutation sera : « Paix ! » ; et la fin de leur invocation : « Louange à Dieu, Seigneur des mondes ! »
Si Dieu voulait hâter le mal destiné aux hommes avec autant d’empressement que ces derniers recherchent le bien, le terme de leur vie aurait été décrété ; mais Nous laissons ceux qui n’espèrent pas Notre rencontre se débattre dans leur égarement.
Dès qu’un malheur atteint l’homme, il Nous invoque, qu’il soit en position couchée, assis ou debout ; mais, aussitôt que Nous le délivrons de son mal, il continue dans sa désobéissance comme s’il ne Nous avait jamais imploré au moment où le mal le touchait. Ainsi, les actions des transgresseurs semblent belles à leurs auteurs.
Nous avons déjà anéanti des générations avant vous lorsqu’elles furent injustes. Pourtant leurs Messagers leur avaient apporté des preuves évidentes et elles n’y ont pas cru. C’est ainsi que Nous rétribuons les peuples criminels.
Après eux, Nous vous avons établis sur la terre pour leur succéder et pour voir comment vous agiriez.
Ceux qui n’attendent pas Notre rencontre disent, lorsque Nos versets aux preuves évidentes leur sont récités : « Apporte-nous un autre Coran ou bien change celui-ci. » Dis : « Il ne m’appartient pas de le changer de mon propre chef ; je ne fais que suivre ce qui m’est révélé ; en vérité, si je désobéis à mon Seigneur, je crains le châtiment d’un jour terrible. »
Dis : « Si Dieu l’avait voulu, je ne vous l’aurais pas récité et Il ne vous l’aurait pas fait connaître non plus. Je suis bien resté parmi vous pourtant pendant une assez longue période avant son annonce. Ne comprenez-vous donc pas ? »
Qui est plus injuste que celui qui forge un mensonge contre Dieu ou bien qui traite Ses versets de mensonges ? Vraiment, les criminels ne prospéreront jamais !
Ils adorent, en dehors de Dieu, des divinités qui ne peuvent ni leur nuire ni leur être utiles et ils disent : « Voici nos intercesseurs auprès de Dieu. » Dis : « Oseriez-vous informer Dieu d’associés et d’intercesseurs dont Il n’aurait aucune connaissance dans les cieux et sur la terre ? » Gloire à Lui ! Il est très Élevé au-dessus de ce qu’ils Lui associent !
Les hommes ne formaient à l’origine qu’une seule communauté [religieuse], puis ils divergèrent. Si ce n’était une décision prise par ton Seigneur auparavant, les litiges qui les opposaient auraient été tranchés.
Ils disent : « Si au moins on avait fait descendre sur lui un miracle de la part de son Seigneur ? » Dis-leur : « En vérité, le Mystère n’appartient qu’à Dieu. Attendez ! Je suis avec vous parmi ceux qui attendent ! »
Quand Nous faisons goûter aux hommes une miséricorde après qu’un malheur les a touchés, voilà qu’ils intriguent contre Nos signes. Dis : « Dieu est plus rapide en fait d’intrigues et Nos Envoyés inscrivent ce que vous manigancez. »
C’est Lui qui vous permet de parcourir la terre et la mer. Lorsque vous vous trouvez sur des embarcations que Nous faisons voguer grâce à un bon vent, les hommes sont heureux ; mais dès qu’un vent violent se lève et que les vagues se déchaînent de toutes parts au point qu’ils s’en trouvent encerclés, ils invoquent Dieu aussitôt en Lui rendant un culte pur en disant : « Certes, si Tu nous sauves de ce péril, nous serons du nombre de ceux qui sont reconnaissants ! »
Mais, lorsque Dieu les a sauvés, ils se montrent insolents et injustes sur terre. Ô hommes ! Votre insolence retombera sur vous-mêmes. Ceci n’est qu’une jouissance éphémère de la vie de ce monde, ensuite c’est vers Nous que vous retournerez et Nous vous ferons connaître alors ce que vous faisiez.
En vérité, la vie de ce monde est comparable à une eau que Nous faisons descendre du ciel et qui se mélange aux plantes de la terre dont se nourrissent les hommes et les bêtes. Lorsque la terre revêt sa magnifique parure et s’embellit, ses habitants s’imaginent alors qu’elle leur est acquise. C’est alors que Notre ordre l’atteint de nuit ou de jour et Nous en faisons un champ moissonné comme si elle n’avait pas été florissante la veille. Ainsi, Nous expliquons Nos signes à des hommes qui réfléchissent.
Dieu les appelle à la demeure de la paix et dirige qui Il veut sur le droit chemin.
Ceux qui auront fait le bien obtiendront la belle récompense et davantage encore ; nulle fumée noircissante et nulle humiliation ne couvriront leurs visages, voilà ceux qui seront les hôtes du Paradis où ils séjourneront éternellement.
À ceux qui auront accompli de mauvaises actions est destinée une rétribution égale au mal qu’ils ont commis. L’ignominie les couvrira comme si leurs visages se couvraient de lambeaux de ténèbres nocturnes ; ils ne trouveront aucun défenseur contre Dieu, voilà ceux qui seront les hôtes du Feu où ils demeureront éternellement.
Le jour où Nous rassemblerons tous les hommes, Nous dirons aux polythéistes : « Restez à vos places, vous et vos associés. » Nous les séparerons alors les uns des autres. Leurs associés diront : « Ce n’est pas nous que vous adoriez !
Dieu suffit comme Témoin entre nous et vous. En vérité, nous étions indifférents à votre adoration. »
Ainsi, chaque homme éprouvera les conséquences de ce qu’il aura accompli auparavant. Ils seront ramenés vers Dieu, leur vrai Maître, et leurs inventions s’évanouiront.
Dis : « Qui vous accorde la nourriture du ciel et de la terre ? Qui détient l’ouïe et la vue ? Qui fait sortir le vivant du mort et qui fait sortir le mort du vivant ? Qui règle l’ordre de la création ? » Ils répondront : « C’est Dieu ! » Dis : « Ne Le craindrez-vous pas ? »
Tel est Dieu votre Seigneur. Il est la Vérité. Qu’y a-t-il en dehors de la Vérité, sinon l’égarement ? Comment alors pouvez-vous vous en détourner ?
C’est ainsi que s’est réalisée la parole de ton Seigneur contre les pervers : ils ne croiront pas. 
Dis : « Existe-t-il parmi vos associés celui qui peut donner un commencement à la création et ensuite la renouveler ? » Dis : « Dieu donne un commencement à la création, puis Il la renouvelle. Comment pouvez-vous donc vous en éloigner ? »
Dis : « Qui donc parmi vos divinités dirige les hommes vers la Vérité ? » Dis : « Dieu dirige les hommes vers la Vérité. Celui qui dirige vers la Vérité n’est-il pas plus digne d’être suivi que celui qui ne dirige que dans la mesure où il est lui-même dirigé ? Qu’avez-vous donc ? Comment pouvez-vous juger ainsi ? »
La plupart des incroyants ne suivent que des opinions. Or, les opinions ne peuvent aucunement prévaloir contre la Vérité. En vérité, Dieu sait parfaitement ce que vous faites.
Ce Coran n’a pas été inventé par un autre que Dieu, mais il est la confirmation de ce qui existait déjà avant lui et l’explication détaillée du Livre sur lequel il n’y a point de doute et qui est révélé par le Seigneur des mondes.
Ils disent plutôt : « Il l’a inventé. » Réponds-leur : « Apportez donc une sourate semblable à celle du Coran et invoquez qui vous pourrez, en dehors de Dieu, si vous êtes véridiques. »
Bien au contraire, ils ont traité de mensonges ce qu’ils n’ont pas pris la peine de comprendre et dont les avertissements ne leur sont pas encore parvenus. Ainsi, ceux qui vivaient avant eux ont crié au mensonge. Considère donc quelle a été la fin des injustes !
Il en est parmi eux qui y croient et il en est qui n’y croient pas. Dieu connaît parfaitement les corrupteurs.
S’ils te traitent d’imposteur, dis-leur : « À moi mes actes et à vous les vôtres ; vous n’êtes pas responsables de ce que je fais et je suis innocent de ce que vous faites. »
Il en est parmi eux qui t’écoutent. Feras-tu entendre les sourds alors qu’ils ne comprennent rien ?
Certains d’entre eux te regardent. Dirigeras-tu les aveugles alors qu’ils ne voient rien ?
En vérité, Dieu ne commet aucune injustice envers les hommes, mais ce sont les hommes qui sont injustes envers eux-mêmes.
Le jour où Il les rassemblera, il leur semblera n’être restés sur terre qu’une heure du jour. Ils se reconnaîtront entre eux. Les perdants sont ceux qui traitent de mensonge la rencontre de Dieu, car ils n’étaient pas bien dirigés.
Que Nous te fassions voir une partie de ce dont Nous les menaçons ou que Nous te rappelions auprès de Nous, dans tous les cas ils reviendront vers Nous. Dieu est, en outre, Témoin de leurs actions.
Un Messager est envoyé à chaque communauté. Lorsque leur Messager viendra, tout sera jugé entre ses membres d’une façon équitable ; ils ne seront point lésés.
Ils disent : « À quand donc la réalisation de cette promesse, si vous êtes sincères ? »
Dis : « Je ne détiens pour moi-même ni le pouvoir d’empêcher le mal de m’atteindre, ni celui de me procurer le bien, excepté ce que Dieu veut. » Un terme est fixé à chaque communauté : lorsque son terme arrive, elle ne peut ni le retarder d’une heure ni l’avancer.
Dis-leur : « Que vous en semble ? Si le châtiment de Dieu vous sur­prenait pendant la nuit ou pendant le jour, pourquoi les coupables auraient-ils voulu alors hâter son avènement ?
Vous n’y croirez alors que lorsqu’il se produira ? C’est à ce moment seulement que vous y croyez, alors qu’auparavant vous réclamiez ironiquement son arrivée ?
On dira ensuite à ceux qui étaient injustes : « Goûtez au châtiment éternel ! Êtes-vous rétribués pour autre chose que pour ce que vous avez accompli ? »
Ils s’informeront auprès de toi : « Est-ce que tout cela est vrai ? » Réponds-leur : « Oui, par mon Seigneur, c’est la Vérité ! Et vous ne pourrez vous opposer à la puissance de Dieu. »
Si chaque homme injuste possédait tout ce qu’il y a sur terre, il le donnerait volontiers pour se racheter. Ils dissimuleront leurs regrets quand ils verront le châtiment. Il sera décidé entre eux en toute équité et personne ne sera lésé.
Tout ce qui est dans les cieux et sur la terre n’appartient-il pas, en vérité, à Dieu ? La promesse de Dieu n’est-elle pas la Vérité ? Mais la plupart des hommes ne le savent pas.
C’est Lui qui fait vivre et qui fait mourir, et c’est vers Lui que vous retournerez.
Ô hommes ! Une exhortation de votre Seigneur et une guérison pour les maux des cœurs vous sont parvenues, ainsi qu’une bonne Direction et une miséricorde à l’adresse des croyants.
Dis : « Qu’ils se réjouissent de la grâce et de la miséricorde de Dieu ; ceci est préférable à toutes les richesses qu’ils amassent. »
Dis : « Avez-vous considéré les biens que Dieu a fait descendre sur vous ? Vous avez interdit certaines choses et vous en avez permis d’autres. » Dis : « Dieu vous l’a-t-Il permis ou bien forgez-vous des mensonges contre Dieu ? »
Que penseront, le Jour de la Résurrection, ceux qui inventent des mensonges contre Dieu ? Certes, Dieu est le Dispensateur de la grâce envers les hommes ; mais la plupart d’entre eux ne sont pas reconnaissants.
Quelle que soit la situation où tu te trouves ; quel que soit le passage du Coran que tu liras ; quelque action que vous accomplissiez, Nous sommes témoins lorsque vous l’entreprenez. Le poids d’un atome ne saurait échapper à ton Seigneur, ni sur la terre, ni dans les cieux. Il n’y a rien de plus petit ou de plus grand que cela qui ne soit inscrit dans un Livre évident.
En vérité, les rapprochés de Dieu n’éprouveront plus aucune crainte et ne seront pas affligés.
Ceux qui croient en Dieu et qui Le craignent
recevront la bonne nouvelle en ce monde et dans la vie future. Il n’y a point de changement dans les paroles de Dieu. Tel est le bonheur sans limites.
Que leurs discours ne t’attristent pas. La puissance entière appartient à Dieu. Il est Celui qui entend parfaitement et qui est Omniscient.
Ce qui est dans les cieux et ce qui est sur la terre n’appartiennent-ils pas, en vérité, à Dieu ? Que suivent donc ceux qui invoquent des associés en dehors de Dieu ? Ils ne suivent que des conjectures et des hypothèses incertaines.
C’est Dieu qui a fait pour vous la nuit pour que vous vous reposiez et le jour pour que vous voyiez clair. En vérité, il y a là des signes pour des hommes qui entendent.
Ils ont dit : « Dieu s’est donné un fils ! » Gloire à Dieu ! Il se suffit à Lui-même. À Lui appartient ce qui est dans les cieux et ce qui est sur la terre. Quelle preuve avez-vous à ce sujet ? Dites-vous sur Dieu ce que vous ne savez pas ?
Dis : « Ceux qui forgent des mensonges contre Dieu ne réussiront jamais.
Ils jouiront temporairement des biens de ce monde, puis ils seront ramenés vers Nous. Ensuite Nous leur ferons goûter un châtiment terrible pour prix de leur mécréance.
Raconte-leur l’histoire de Noé lorsqu’il dit à son peuple : « Ô mon peuple ! Si mon séjour parmi vous et mon rappel des signes de Dieu vous paraissent insupportables, je mets ma confiance en Dieu. Concertez-vous avec vos associés et ne cachez pas vos desseins. Prenez alors une décision à mon sujet et ne me faites plus attendre.
Si vous vous détournez de mes exhortations, sachez que je ne vous ai demandé aucun salaire. Mon salaire n’incombe qu’à Dieu et j’ai reçu l’ordre d’être du nombre des soumis. 
Ils le traitèrent d’imposteur. Nous l’avons sauvé dans l’arche, lui et ceux qui se trouvaient avec lui ; Nous avons fait d’eux les successeurs sur terre des générations que Nous avions englouties pour avoir traité Nos signes de mensonges. Regarde quelle fut alors la fin de ceux qui avaient été avertis !
Nous avons envoyé après lui des Messagers à leurs peuples, qui sont venus à eux avec des preuves évidentes, mais ils n’étaient point disposés à croire à ce qu’ils avaient naguère traité de mensonges. C’est ainsi que Nous mettons un sceau sur les cœurs des transgresseurs.
Nous avons ensuite envoyé avec Nos signes Moïse et Aaron à Pharaon et à ses conseillers, mais ceux-ci s’enflèrent d’orgueil, car c’était un peuple coupable.
Quand la Vérité leur parvint de Notre part, ils dirent : « C’est de la magie manifeste ! »
Moïse dit : « Direz-vous de la Vérité quand elle vous est parvenue : “C’est de la magie !” ? » Certes, les magiciens ne prospéreront jamais.
Ils répondirent : « Es-tu venu pour nous détourner du culte pratiqué par nos pères et pour que le pouvoir sur cette terre appartienne à vous deux ? Nous ne croyons pas en ce que vous dites ! »
Pharaon dit : « Amenez-moi tous les grands magiciens. »
Lorsque les magiciens se présentèrent, Moïse leur dit : « Jetez ce que vous avez à jeter ! »
Lorsqu’ils eurent jeté, Moïse dit : « Ce que vous avez fait là est de la magie ; Dieu le réduira à néant, car, en vérité, Dieu ne fait point prospérer l’action des corrupteurs.
Dieu fera triompher la Vérité par Ses paroles, dussent les coupables en concevoir du dépit. »
Seul un groupe des descendants du peuple de Moïse crut en son message, de crainte que Pharaon et ses chefs ne les opprimassent, car Pharaon était arrogant sur la terre et il était au nombre des tyrans.
Moïse dit : « Ô mon peuple ! Si vous croyez en Dieu, mettez donc votre confiance en Lui, si vous Lui êtes soumis. »
Ils dirent alors : « Nous avons mis notre confiance en Dieu ! Ô Seigneur ! Ne nous livre point à l’oppression d’un peuple injuste !
Délivre-nous par Ta miséricorde de ce peuple mécréant ! »
Nous avons révélé à Moïse et à son frère : « Établissez pour votre peuple des maisons en Égypte, faites de ces demeures des lieux de recueillement et accomplissez la prière. Annonce la bonne nouvelle aux croyants. »
Moïse dit : « Seigneur ! Tu as accordé à Pharaon et à ses dignitaires des biens magnifiques et des richesses dans la vie de ce monde pour qu’ils écartent, Seigneur, les gens du droit chemin. Seigneur ! Anéantis leurs richesses et endurcis leurs cœurs afin qu’ils ne croient qu’au moment où ils verront le châtiment douloureux. »
Dieu dit : « Votre prière est exaucée ; marchez tous deux dans le sentier droit et ne suivez point ceux qui ne savent rien. »
Nous fîmes traverser la mer aux Fils d’Israël. Pharaon et ses armées les poursuivirent injustement et avec acharnement, jusqu’au moment où, sur le point d’être englouti, Pharaon s’écria : « Oui, je crois qu’il n’y a de Dieu que Celui auquel croient les fils d’Israël et je suis du nombre de ceux qui Lui sont soumis. »
Dieu dit : « C’est maintenant que tu crois, alors qu’auparavant tu étais rebelle et tu étais du nombre des pervers.
Aujourd’hui, Nous allons épargner uniquement ton corps sans vie pour que tu deviennes un signe pour ceux qui viendront après toi. Cependant, un grand nombre d’hommes ne prêtent aucune attention à Nos signes. »
Nous avons établi les fils d’Israël dans un pays paisible et Nous leur avons accordé d’excellentes nourritures. Ils ne furent en désaccord au sujet de la religion qu’au moment où la science leur parvint. En vérité, ton Seigneur jugera entre eux sur les raisons de leurs différends le Jour de la Résurrection.
Si tu es dans le doute au sujet de ce que Nous t’avons révélé, interroge ceux qui ont lu le Livre avant toi. Certes, la Vérité t’est parvenue de la part de ton Seigneur. Ne sois donc pas du nombre de ceux qui doutent ;
ne sois pas non plus du nombre de ceux qui ont traité de mensonges les versets de Dieu, tu seras alors parmi les perdants.
Certes, ceux contre qui la parole de ton Seigneur se réalisera ne croiront pas,
même si tous les signes leur parvenaient, jusqu’à ce qu’ils voient le châtiment douloureux.
S’il en était autrement, une cité qui aurait cru y aurait trouvé son salut dans la foi, mais il n’y eut que le peuple de Jonas ! Lorsque ces gens-là crurent, Nous éloignâmes d’eux le châtiment de l’infamie dans la vie de ce monde et Nous leur accordâmes une jouissance éphémère jusqu’au terme du délai imparti.
Si ton Seigneur l’avait voulu, tous les hommes de la terre auraient cru. Est-ce à toi de contraindre les hommes à devenir croyants,
alors qu’il n’appartient à aucune personne de croire sans la permission de Dieu ? Il fera subir le châtiment à ceux qui ne raisonnent pas.
Dis : « Contemplez ce qui est dans les cieux et ce qui est sur la terre. » Mais les signes et les avertissements ne seront d’aucune utilité à un peuple qui ne croit pas.
Qu’attendent-ils donc, sinon des jours néfastes semblables à ceux des hommes qui ont vécu avant eux ? Dis : « Attendez donc ! Je suis avec vous parmi ceux qui attendent. »
Nous sauverons ensuite Nos Messagers et les croyants, car il est un devoir pour Nous de sauver les croyants.
Dis : « Ô hommes ! Si vous avez des doutes au sujet de ma religion, sachez que je n’adore pas ceux que vous adorez en dehors de Dieu, mais que j’adore le Dieu qui vous fera mourir et il me fut ordonné d’être du nombre des croyants.
Il m’a été dit : “Prends la direction de la religion de la soumission, en monothéiste sincère et ne sois pas du nombre des polythéistes ;
n’invoque pas, en dehors de Dieu, ce qui ne peut ni t’être utile ni te nuire : si tu faisais cela, tu serais alors parmi les injustes.” » 
Si Dieu décide qu’un mal te touche, nul en dehors de Lui ne pourrait t’en délivrer ; s’Il veut pour toi un bien, nul ne saurait te priver de Sa grâce, car Il l’accorde à qui Il veut parmi Ses serviteurs. Il est Celui qui pardonne. Il est Miséricordieux.
 Dis : « Ô hommes ! La Vérité, émanant de votre Seigneur, vous est parvenue. Quiconque prend le droit chemin ne le prend que pour lui-même, et quiconque s’égare ne s’égare qu’à son propre détriment. Je ne suis pas un protecteur pour vous. »
Conforme-toi donc à ce qui t’est révélé et sois patient jusqu’au moment où Dieu aura jugé. Il est le Meilleur des juges !
Alif, Lâm, Râ. Voici un Livre dont les versets sont parfaitement établis, puis détaillés, émanant d’un Sage bien Informé.
« N’adorez que Dieu ! En vérité, je suis chargé de vous avertir et vous annoncer la bonne nouvelle de Sa part.
Demandez pardon à votre Seigneur et revenez à Lui en pécheurs repentants : Il vous accordera une belle jouissance en ce monde jusqu’à un terme fixé et Il attribuera la récompense à tout homme qui l’aura méritée. Si vous vous détournez, je crains pour vous le châtiment d’un grand jour.
Vous retournerez vers Dieu. Il est Puissant sur toute chose. »
Ne cherchent-ils pas à se cacher du Prophète en se courbant sur leurs poitrines ? Or, lorsqu’ils se couvrent de leurs vêtements, Dieu ne sait-Il pas ce qu’ils dissimulent et ce qu’ils divulguent ? En vérité, Il connaît le contenu des cœurs.
Il n’y a pas de bête sur terre dont la subsistance n’incombe à Dieu ; Il connaît son gîte et le lieu de sa mort. Tout est inscrit dans un Livre évident.
C’est Lui qui a créé les cieux et la terre en six jours, alors que Son Trône était sur l’eau ‒ pour vous éprouver et pour savoir qui d’entre vous accomplira les meilleures actions. Si tu dis : « Vous serez ressuscités après la mort », les incroyants diront : « C’est de la magie pure ! » ;
si Nous reportons à une date déterminée leur châtiment, ils disent : « Qu’est-ce qui le retient donc ? » Mais, le jour où il se produira, il ne sera pas détourné d’eux et ce dont ils se moquaient les enveloppera.
Si Nous faisons goûter à l’homme une grâce de Notre part et qu’ensuite Nous la lui retirons, le voilà désespéré et ingrat ;
si Nous lui faisons goûter un bienfait après qu’un malheur l’aura touché, il dira : « Les maux se sont éloignés de moi !» ; et le voilà joyeux et exubérant.
Il n’en sera pas ainsi pour ceux qui sont patients et qui font de bonnes œuvres. Voilà ceux qui obtiendront une immense récompense.
Peut-être négliges-tu une partie de ce qui t’est révélé et ressens-tu ton cœur se serrer quand ils disent : « Que n’a-t-on fait descendre sur lui un trésor ? », ou bien : « Pourquoi n’est-il pas accompagné d’un ange ? » En vérité, tu n’es qu’un avertisseur. Dieu se charge de diriger toute chose.
Disent-ils plutôt : « Il a inventé le Coran », dis-leur : « Apportez donc dix sourates forgées par vous et semblables à celles du Coran et invoquez qui vous pourrez en dehors de Dieu, si vous êtes véridiques. »
S’ils ne répondent pas, alors sachez qu’en vérité ceci a été révélé avec la science de Dieu. Il n’y a de Dieu que Lui. Lui êtes-vous soumis ?
Nous rétribuerons équitablement les œuvres de ceux qui préfèrent la vie de ce monde et ses vaines parures, et ils ne seront point lésés.
Voilà ceux qui n’auront dans la vie future que le Feu pour partage. Ce qu’ils ont accompli ici-bas sera réduit à néant ; leurs actions seront vaines.
Peut-on comparer ces gens-là à celui qui se fonde sur une preuve évidente, émanant de son Seigneur, qu’un témoin envoyé par Lui vient réciter, confirmant ainsi le Livre de Moïse qui était un guide et une miséricorde ? Voilà ceux qui croient à ce Coran. Quiconque parmi les factions refuse d’y croire aura rendez-vous avec le Feu. N’aie aucun doute au sujet de ce Livre. Oui, c’est la Vérité venant de ton Seigneur, mais la plupart des hommes ne croient pas.
Qui est plus injuste que celui qui forge un mensonge contre Dieu ? Ceux-là comparaîtront devant leur Seigneur et les témoins diront : « Voilà ceux qui ont menti contre leur Seigneur. » La malédiction de Dieu ne tombera-t-elle pas sur les injustes
qui détournent les gens de la voie de Dieu, s’évertuent à la rendre tortueuse et qui ne croient pas à la vie future ?
Voilà ceux qui ne pourraient s’opposer à la puissance de Dieu sur terre ; et il n’existe pour eux aucun allié en dehors de Dieu. Le châtiment sera double pour eux. Ils ne pouvaient pas entendre et ne voyaient rien non plus.
Ceux-là ont causé leur propre perte et leurs inventions se sont évanouies.
Il n’y a aucun doute, ils seront les grands perdants dans la vie future.
Certes, ceux qui croient, font le bien et sont humbles devant leur Seigneur, voilà ceux qui seront les hôtes du Paradis où ils demeureront éternellement.
Voilà à quoi ressemblent ces deux groupes d’hommes : le premier à l’aveugle et au sourd ; le deuxième à celui qui voit et celui qui entend. Sont-ils égaux ? Ne réfléchissez-vous donc pas ?
Certes, Nous avons envoyé Noé vers son peuple : « Je suis chargé, dit-il, de vous avertir clairement
pour que vous n’adoriez que Dieu, car je crains pour vous le châtiment d’un jour douloureux. »
Les chefs de son peuple, qui avaient mécru, dirent alors : « Nous ne voyons en toi qu’un homme semblable à nous. Nous ne te voyons suivi que par des gens méprisables qui n’ont aucune faculté de réflexion ; et nous ne voyons en vous aucune supériorité sur nous. Bien au contraire, nous vous prenons pour des menteurs. »
Noé dit : « Ô mon peuple ! Que diriez-vous si je me conformais à une preuve irréfutable émanant de mon Seigneur, qu’Il m’a accordé une miséricorde de Sa part et que vous ne la voyez pas à cause de votre aveuglement ? Devrions-nous vous l’imposer, alors qu’elle vous répugne ?
Ô mon peuple ! Je ne vous demande pas de me verser un salaire ; mon salaire n’incombe qu’à Dieu. Je ne repousserai pas ceux qui croient, car ils rencontreront certainement leur Seigneur, mais je vois que vous êtes des gens ignorants.
Ô mon peuple ! Qui donc me protégera contre Dieu si je les repousse ? Ne réfléchissez-vous pas ?
Je ne vous dis pas que je détiens les trésors de Dieu, je ne connais pas non plus le Mystère ; je ne vous dis pas que je suis un ange ; et je ne dis pas des gens que vous méprisez que Dieu ne leur accordera aucun bienfait. Dieu sait parfaitement ce qui est au fond d’eux-mêmes ; sinon je serais du nombre des injustes. »
Ils dirent : « Ô Noé ! Tu as discuté avec nous et tu as exagéré dans la discussion. Fais donc venir sur nous ce dont tu nous menaces, si tu es du nombre des véridiques. »
Noé répondit : « C’est Dieu seul qui vous l’apportera, s’Il le veut, et ce n’est pas vous qui Le rendrez impuissant.
Mais mes conseils ne vous serviraient à rien si je voulais vous conseiller et que Dieu veuille vous égarer. Il est votre Seigneur et à Lui vous retournerez. »
S’ils disent : « Il a inventé le Coran », réponds : « Que mon crime retombe sur moi si je l’ai inventé. Je suis innocent de ce dont vous m’accusez. »
Il fut révélé à Noé : « Nul parmi ton peuple ne croira, à part celui qui croyait déjà. Ne t’afflige point de ce qu’ils font ;
construis l’arche sous Nos yeux, suivant Notre révélation ; et ne me parle plus au sujet des injustes : ils seront noyés. »
Il se mit à construire l’arche. Chaque fois que les notables de son peuple passaient près de lui, ils le raillaient. Noé dit : « Si vous vous moquez de nous aujourd’hui, nous nous moquerons bientôt de vous comme vous vous moquez de nous.
Vous saurez alors sur qui tombera le châtiment humiliant et sur qui s’abattra le châtiment perpétuel. »
Lorsque Notre ordre vint et que la terre se mit à bouillonner, Nous dîmes : « Charge dans l’arche un couple de chaque espèce, ta famille aussi, ainsi que les croyants, à l’exception de ceux contre qui l’arrêt a été prononcé. » Or, ceux qui avaient cru avec lui étaient peu nombreux.
Noé dit : « Montez dans l’arche : au nom de Dieu elle voguera et s’arrêtera. » En vérité, Dieu est Celui qui pardonne. Il est Miséricordieux.
L’arche voguait avec eux au milieu de vagues semblables à des montagnes. Noé appela son fils, qui était en un lieu retiré : « Ô mon fils ! Monte avec nous et ne reste pas avec les mécréants ! »
« Je vais me réfugier sur une montagne qui me préservera de l’eau », répondit le fils de Noé. Noé dit : « Il n’y a rien aujourd’hui qui puisse préserver de l’ordre de Dieu, sauf celui à qui Il fera une miséricorde. » Les vagues les séparèrent et il fut du nombre de ceux qui furent engloutis.
Il fut dit : « Ô terre ! Absorbe ton eau ! Ô ciel ! Cesse de pleuvoir ! » Aussitôt l’eau fut absorbée. Ainsi l’ordre fut exécuté. L’arche s’arrêta sur le mont Joudi. Il fut dit : « Que le peuple injuste disparaisse ! »
Noé invoqua son Seigneur en disant : « Seigneur ! Mon fils est de ma famille. Ta promesse est certainement la Vérité et Tu es le plus Juste des Juges. »
Dieu dit : « Il n’est pas de ta famille, car il a commis un acte infâme. Ne me demande pas ce dont tu n’as aucune connaissance. Je t’exhorte pour que tu ne sois pas du nombre des ignorants. »
« Seigneur ! dit Noé, préserve-moi de te demander ce que j’ignore. Si Tu ne me pardonnes pas et si Tu ne me fais pas miséricorde, je serai du nombre des perdants. »
Il fut dit : « Ô Noé ! Débarque avec la paix que Nous te donnons et des bénédictions sur toi et sur les communautés de ceux qui sont avec toi. » Il y a des communautés auxquelles Nous accorderons une jouissance éphémère, puis un châtiment douloureux les atteindra de Notre part.
Cela fait partie des récits du Mystère que Nous te révélons et que ni toi ni ton peuple ne connaissaient auparavant. Sois patient ! En vérité, l’heureuse fin appartient à ceux qui craignent Dieu.
Au peuple de Ad, Nous avons envoyé leur frère Houd. Il dit : « Ô mon peuple ! Adorez Dieu ! Vous n’avez pas d’autre Dieu que Lui. Vous n’inventez que des mensonges.
Ô mon peuple ! Je ne vous demande pas un salaire pour cela ; mon salaire n’incombe qu’à Celui qui m’a créé. Ne raisonnez-vous donc pas ?
Demandez pardon à votre Seigneur, puis revenez vers Lui en pécheurs repentants : Il vous enverra du ciel une pluie abondante et Il ajoutera une force supplémentaire à votre force. Ne vous détournez pas de Lui en commettant de nouveaux crimes. »
Ils dirent : « Ô Houd ! Tu ne nous apportes aucune preuve évidente, nous n’abandonnerons pas nos divinités en obéissant à ta parole. Nous ne croyons pas en toi.
Nous disons simplement que l’une de nos divinités t’a frappé d’un mal. » « Je prends Dieu à témoin ! s’écria Houd. Et soyez témoins, vous aussi, que je suis innocent de ce que vous associez
en dehors de Lui ! Usez tous de stratagèmes contre moi et ne me faites point attendre.
Je mets ma confiance en Dieu, mon Seigneur et votre Seigneur. Il n’existe aucun être vivant qui ne soit soumis à Son pouvoir. Dieu dirige sur une voie droite.
Si vous vous détournez, je vous aurais transmis le message que j’étais chargé de vous faire parvenir. Mon Seigneur vous remplacera par un autre peuple et vous ne pourrez Lui nuire en rien, car, en vérité, Dieu veille sur tout. »
Lorsque Notre ordre arriva, Nous sauvâmes Houd et ceux qui croyaient avec lui par une miséricorde émanant de Nous. Nous les avons délivrés d’un terrible châtiment.
Les gens de Ad avaient nié les signes de leur Seigneur et avaient désobéi à Ses messagers. Ils suivaient les ordres de tout tyran rebelle.
Une malédiction les poursuivra en ce monde et au Jour de la Résurrection. En vérité, les gens de Ad n’ont pas cru en leur Seigneur. Malheur aux gens de Ad, peuple de Houd !
Au peuple de Thémoud, Nous avons envoyé leur frère Saleh. Il dit : « Ô mon peuple ! Adorez Dieu ! Il n’y a de Dieu que Lui. Il vous a créés de la terre où Il vous a établis. Implorez Son pardon puis revenez vers Lui en pécheurs repentants. En vérité, Dieu est proche et répond aux prières. »
Ils dirent : « Ô Saleh ! Tu étais un espoir pour nous auparavant. Nous interdis-tu d’adorer ce que nos pères adoraient ? Nous voilà bien dans un doute troublant au sujet de ce vers quoi tu nous appelles. »
Saleh dit : « Ô mon peuple ! Que diriez-vous si je m’appuie sur une preuve évidente émanant de mon Seigneur et qu’Il m’a accordé une miséricorde de Sa part ? Qui me protégera contre Dieu si je Lui désobéis ? Vous ne ferez qu’accroître ma perte.
Ô mon peuple ! Voici la chamelle de Dieu : elle est pour vous un signe ; laissez-la paître sur la terre de Dieu et ne lui faites aucun mal, sinon un châtiment proche vous saisira. »
Ils la tuèrent. Saleh dit : « Profitez de vos biens durant trois jours dans vos demeures. C’est une menace qui ne sera pas démentie. »
Lorsque Notre ordre vint, Nous sauvâmes de l’opprobre de ce jour Saleh et ceux qui croyaient avec lui par une miséricorde émanant de Nous. En vérité, ton Seigneur est le Fort et le Tout-Puissant.
Un Cri terrifiant s’abattit sur ceux qui étaient injustes : le lendemain ils gisaient dans leurs demeures
comme s’ils n’y avaient jamais habité. Les gens de Thémoud avaient effectivement renié leur Seigneur. Malheur aux gens de Thémoud !
Nos Envoyés allèrent trouver Abraham pour lui annoncer la bonne nouvelle. Ils dirent : « Paix ! » « Que la paix soit sur vous ! », répondit Abraham ; sans tarder il leur apporta un veau rôti.
Mais, lorsqu’il vit que leurs mains n’y touchaient pas, il eut quelques soupçons et prit peur d’eux. « Ne crains rien, dirent-ils, nous sommes envoyés au peuple de Loth. »
La femme d’Abraham était là et se tenait debout. Elle riait. Nous lui annonçâmes la bonne nouvelle de la naissance d’Isaac et après Isaac celle de Jacob.
Elle dit : « Malheur à moi ! Est-ce que je vais enfanter alors que je suis vieille et que mon mari que voici est un vieillard ? Voilà vraiment une chose étonnante ! »
Ils dirent : « T’étonneras-tu de l’ordre de Dieu ? Que la miséricorde de Dieu et que Ses bénédictions soient sur vous, ô gens de cette maison ! En vérité, Dieu est Digne de louanges et de gloire ! »
Lorsque la frayeur d’Abraham se dissipa et que la bonne nouvelle lui fut parvenue, il discuta avec Nous au sujet du peuple de Loth,
car Abraham était bon, indulgent et repentant.
« Ô Abraham ! Renonce à cela ! L’ordre de ton Seigneur arrive sûrement et un châtiment inéluctable les atteindra. » 
Lorsque Nos Messagers vinrent auprès de Loth, celui-ci s’en affligea et éprouva une grande gêne à cause d’eux. Il dit : « Voici un jour pénible ! »
Les gens de son peuple accoururent chez lui, car ces gens-là avaient commis auparavant de très mauvaises actions. Loth leur dit : « Ô mon peuple ! Voici mes filles ! Elles sont plus pures pour vous. Craignez Dieu, et ne me déshonorez pas auprès de mes hôtes. N’y a-t-il pas parmi vous un homme raisonnable ? »
Ils dirent : « Tu sais parfaitement que nous n’avons aucun droit sur tes filles et tu sais bien ce que nous voulons. »
Loth répondit : « Ah ! si j’avais assez de force pour vous résister, ou bien si je pouvais trouver un refuge auprès d’un soutien puissant ! »
Les émissaires dirent : « Ô Loth ! Nous sommes les Envoyés de ton Seigneur, ces gens-là ne parviendront pas jusqu’à toi. Pars avec ta famille à un moment de la nuit et que nul d’entre vous ne regarde en arrière, à l’exception de ta femme qui sera atteinte certainement par ce qui frappera les autres. » En vérité, ce dont ils sont menacés s’accomplira à l’aube. L’aube n’est-elle pas proche ?
Lorsque Notre ordre arriva, Nous renversâmes la cité de fond en comble et Nous fîmes pleuvoir abondamment sur cette cité des pierres d’argile,
portant une marque auprès de ton Seigneur. Pareille situation n’est guère éloignée des injustes.
Aux gens de Madian, Nous avons envoyé leur frère Choaïb. Il dit : « Ô mon peuple ! Adorez Dieu ! Vous n’avez pas d’autre Dieu que Lui ! Ne diminuez point la mesure et le poids. Je vois que vous vivez dans le bien-être et je crains pour vous le jour où le châtiment vous enveloppera de toutes parts.
Ô mon peuple ! Donnez la pleine mesure et le poids exact ; ne causez pas du tort dans les biens des hommes et ne semez pas la corruption sur terre.
Ce qui reste de la faveur de Dieu est meilleur pour vous si vous êtes croyants. Je ne suis point votre gardien. » Ils dirent :
« Ô Choaïb ! Est-ce que ce sont tes prières qui t’ordonnent de nous faire abandonner ce qu’adoraient nos pères, ou bien que nous ne disposions plus de nos richesses comme nous le voulons, toi qui es le bon et le raisonnable ? »
Choaïb dit : « Que diriez-vous si je me conformais à une preuve évidente émanant de mon Seigneur et qu’Il m’a accordé une belle part ? Je ne veux pas vous interdire des choses que je fais moi-même. Je veux seulement vous réformer autant que je le puis. Je ne peux réussir ma mission qu’avec l’aide de Dieu. En Lui je mets ma confiance et vers Lui je reviens repentant.
Ô mon peuple ! Puisse ma séparation d’avec vous ne pas vous valoir des maux semblables à ceux qui ont atteint le peuple de Noé, ou bien le peuple de Houd, ou bien le peuple de Saleh. Le peuple de Loth n’est pas très éloigné de vous.
Implorez donc le pardon de votre Seigneur et revenez vers Lui repentant. En vérité, Dieu est Miséricordieux et Plein d’amour. »
« Ô Choaïb ! dirent-ils. Nous ne comprenons pas grand-chose de ce que tu dis, nous voyons que tu es faible parmi nous et, si ce n’était à cause de ton clan, nous t’aurions certainement lapidé, car tu n’as aucune importance pour nous. »
Choaïb dit : « Mon clan vous paraît-il plus puissant que Dieu, à qui vous tournez manifestement le dos ? Dieu embrasse en Sa science tout ce que vous faites.
Ô mon peuple ! Agissez à votre façon ; quant à moi, je poursuis mon action et vous saurez bientôt qui sera frappé par un châtiment ignominieux et qui est l’imposteur. Attendez donc les conséquences de vos actes ! Moi aussi, j’attends avec vous. »
Lorsque vint Notre ordre, Nous sauvâmes Choaïb ainsi que ceux qui avaient cru avec lui par un effet de Notre miséricorde et un Cri terrible atteignit ceux qui étaient injustes : le lendemain, ils gisaient dans leurs demeures
comme s’ils n’y avaient jamais habité. Malheur aux gens de Madian ! De même qu’il fut dit : Malheur aux gens de Thémoud !
Nous avons aussi envoyé Moïse, avec Nos preuves et une autorité incontestable
à Pharaon et à ses conseillers. Mais ces derniers suivirent l’ordre de Pharaon, bien que son ordre fût déraisonnable.
Le Jour de la Résurrection, il marchera à la tête de son peuple pour le conduire à une source de Feu. Qu’il est affreux, l’abreuvoir où ils se désaltéreront !
Une malédiction les poursuivra ici-bas et au Jour de la Résurrection. Quel détestable cadeau que celui qui leur sera offert !
Cela fait partie des récits que Nous te racontons concernant les cités : certaines d’entre elles sont encore debout ; d’autres ont été complètement rasées.
Nous n’avons pas été injustes envers leurs habitants, mais ils l’étaient envers eux-mêmes. Les divinités qu’ils invoquaient en dehors de Dieu ne leur ont servi à rien lorsque l’ordre de ton Seigneur fut donné, sinon à accroître leur perte.
Tel est le châtiment de ton Seigneur quand Il frappe les cités injustes. En vérité, Son châtiment est douloureux et terrible.
Certes, il y a en cela un signe pour celui qui craint le châtiment de la vie future : ce sera un jour où tous les hommes seront rassemblés ; ce sera le jour du grand témoignage.
Nous ne le retarderons que pour un terme déterminé.
Le jour où cela arrivera, nulle âme ne parlera sans la permission de Dieu. Il y aura des gens malheureux et des gens heureux :
les malheureux seront dans le Feu où ils pousseront des gémissements et des sanglots,
ils y demeureront éternellement, aussi longtemps que dureront les cieux et la terre, à moins que Dieu n’en décide autrement, car, en vérité, ton Seigneur fait ce qu’Il veut ;
quant aux bienheureux, ils seront au Paradis où ils demeureront éternellement aussi longtemps que dureront les cieux et la terre, à moins que Dieu n’en décide autrement. Ce sera pour eux un don inaltérable.
Ne sois pas dans le doute au sujet de ce qu’adorent ces gens-là. Ils n’adorent que ce qu’adoraient leurs pères auparavant. Certes, Nous leur attribuerons exactement leur part, sans en rien diminuer.
Nous avons donné un Livre à Moïse, mais il y eut des divergences à son sujet. Si une parole de ton Seigneur n’était pas décrétée antérieurement, leurs différends auraient été jugés. Ils se trouvent, au sujet de ce Livre, dans un doute profond.
En vérité, ton Seigneur donnera à tous l’exacte rétribution de leurs œuvres, car Il est parfaitement Informé de ce qu’ils font.
Suis le droit chemin, comme tu en as reçu l’ordre, ainsi que ceux qui sont avec toi et qui se sont repentis. Ne transgressez point, car Dieu voit parfaitement ce que vous faites.
Ne sympathisez pas avec les injustes, car le Feu vous atteindrait. En dehors de Dieu, vous n’aurez point de défenseur et vous ne serez point secourus.
Accomplis la prière au commencement et à la fin du jour et à certaines heures de la nuit. Certes, les bonnes actions dissipent les mauvaises actions. Ceci est un rappel pour ceux qui se souviennent.
Sois patient ! En vérité, Dieu ne laisse pas perdre la récompense de ceux qui font le bien.
Si seulement il y avait dans les générations qui vous ont précédés des gens vertueux qui avaient interdit la corruption sur la terre ! Hélas ! Ils n’étaient qu’un petit nombre que Nous sauvâmes, alors que les injustes ont préféré le luxe dont ils jouissaient et se rendirent coupables.
Il ne convient pas à ton Seigneur d’anéantir injustement des cités dont les habitants sont intègres.
Si ton Seigneur le voulait, il aurait fait de tous les hommes une seule communauté. Or, ils sont continuellement en désaccord,
à l’exception de ceux auxquels Dieu a fait miséricorde. C’est pour cela qu’Il les a créés. Ainsi, la parole de ton Seigneur s’accomplit : « Je remplirai certainement la Géhenne de djinns et d’hommes réunis tous ensemble. »
Tout ce que Nous te racontons concernant les récits des Envoyés est destiné à raffermir ton cœur. Dans cette sourate te parviennent la Vérité ainsi qu’une exhortation et un rappel à l’adresse des croyants.
Dis à ceux qui ne croient pas : « Agissez à votre façon ; quant à nous, nous poursuivons notre action.
Et attendez ! Nous aussi, nous attendons ! »
Le Mystère des cieux et de la terre appartient à Dieu et c’est à Lui que revient l’ordre de toute chose. Adore-Le donc et mets ta confiance en Lui. Ton Seigneur n’est point inattentif à ce que vous faites.
Alif, Lâm, Râ. Voici les versets du Livre évident.
Nous l’avons révélé sous forme d’un Coran en langue arabe. Peut-être comprendrez-vous !
Grâce à la révélation du Coran que Nous te faisons, Nous te raconterons les plus belles histoires, bien que tu aies été auparavant du nombre des insouciants.
Rappelle que Joseph dit à son père : « Ô mon père ! J’ai vu onze étoiles ainsi que le soleil et la lune ; je les ai vus prosternés devant moi ! »
« Ô mon fils ! répondit Jacob. Ne raconte pas ton songe à tes frères, car ils trameraient un complot contre toi ; en vérité, Satan est pour l’homme un ennemi déclaré.
C’est ainsi que Dieu te choisira et t’apprendra l’interprétation des rêves. Il achèvera Ses bienfaits envers toi et envers la famille de Jacob comme Il a comblé auparavant tes deux ancêtres Abraham et Isaac. En vérité, ton Seigneur est Omniscient et Sage. »
Il y a vraiment en Joseph et ses frères des signes pour ceux qui posent des questions.
Lorsque ceux-ci dirent : « Joseph et son frère sont plus aimés que nous par notre père, bien que nous soyons plus nombreux : notre père se trouve dans un égarement évident.
Tuez Joseph ou éloignez-le dans n’importe quel pays : vous jouirez sans partage de l’affection de votre père et vous deviendrez des gens bien considérés. »
L’un des frères dit : « Ne tuez pas Joseph, mais jetez-le plutôt au fond d’un puits, si vous êtes absolument disposés à agir, en sorte qu’un voyageur de passage puisse le recueillir. »
Ils dirent : « Ô notre père ! Pourquoi ne nous fais-tu pas confiance au sujet de Joseph ? Pourtant nous ne lui voulons que du bien.
Laisse-le partir demain avec nous : il mangera des fruits des champs et il jouera ; et nous veillerons sur lui. »
J’éprouverai de la tristesse si vous l’emmenez avec vous, répondit le père, et je crains que le loup ne le dévore au moment où vous ne ferez pas attention à lui. »
Ils dirent : « Si le loup le dévorait, alors que nous sommes aussi nombreux, il faudrait que nous soyons écervelés ! » 
Lorsqu’ils l’emmenèrent et se concertèrent pour le jeter dans les profondeurs invisibles du puits, Nous lui révélâmes : « Certes, Tu leur rappelleras plus tard cette affaire alors qu’ils ne se doutent de rien maintenant. »
Le soir ils revinrent chez leur père en pleurant.
Ils dirent : « Ô notre père ! Nous étions partis pour jouer à la course et nous avions laissé Joseph auprès de nos effets ; et le loup l’a dévoré. Tu ne nous croiras pas, même si nous disons la vérité. »
Ils apportèrent sa tunique tachée d’un faux sang. « C’est vous-mêmes qui avez arrangé tout cela, dit le père, faisons preuve de patience ! C’est à Dieu qu’il faut demander secours contre ce que vous racontez. »
Une caravane arriva. Ses hommes envoyèrent un des leurs puiser de l’eau. Celui-ci fit descendre son seau dans le puits et s’écria : « Quelle bonne nouvelle ! Voici un jeune garçon ! » Ils le dissimulèrent telle une marchandise, mais Dieu savait parfaitement ce qu’ils allaient en faire.
Ils le vendirent à vil prix pour quelques pièces d’argent, car ils ne voulaient pas le garder.
Celui qui l’acheta du pays d’Égypte dit à sa femme : « Fais-lui bon accueil ; peut-être nous sera-t-il utile ou le prendrons-nous pour fils. » C’est ainsi que Nous avons établi Joseph en ce pays, et Nous lui avons appris l’interprétation des songes. Dieu est Souverain dans Ses décisions, mais la plupart des hommes l’ignorent.
Lorsque Joseph eut atteint sa maturité, Nous lui donnâmes la sagesse et la science : c’est ainsi que Nous récompensons ceux qui font le bien.
Celle qui l’avait reçu dans sa maison essaya de le séduire. Elle ferma les portes et lui dit : « Me voici à toi ! » Joseph dit : « Dieu m’en préserve ! En vérité, mon maître m’a fait un excellent accueil ; certes, les injustes ne prospèrent pas. »
Elle s’intéressait à lui et il se serait intéressé à elle s’il n’avait pas vu un signe évident de son Seigneur. Nous avons ainsi écarté de lui le mal et l’abomination. Certes, il était du nombre de nos serviteurs sincères.
Tous deux coururent vers la porte et elle déchira par-derrière la tunique de Joseph. Ils trouvèrent le mari devant la porte. Elle dit : « Que mérite celui qui a voulu déshonorer ta femme, sinon la prison ou un douloureux châtiment ? »
« C’est elle qui a tenté de me séduire ! », dit Joseph. Un homme de la famille de la femme témoigna : « Si la tunique est déchirée par-devant, c’est la femme qui dit la vérité et c’est Joseph qui est menteur,
mais si elle est déchirée par-derrière, c’est la femme qui ment et c’est Joseph qui dit la vérité. »
Lorsque le mari vit la tunique déchirée par-derrière, il dit : « En vérité, cela fait partie de vos ruses de femmes : vos ruses sont vraiment énormes !
Ô Joseph ! Sois discret sur cette affaire ! Et toi, femme, demande pardon pour ton péché, car, en vérité, tu es coupable. »
Des femmes disaient en ville : « La femme du grand intendant tente de séduire son valet ; il l’a rendue passionnément amoureuse de lui ; nous la voyons complètement égarée ! » 
Lorsqu’on lui rapporta leurs médisances, elle adressa à ces femmes une invitation et leur prépara un banquet en prenant le soin de donner à chacune d’elles un couteau. Elle dit alors à Joseph de paraître devant ces femmes. Quand elles l’eurent vu, elles le trouvèrent si beau qu’elles se coupèrent les mains. Elles dirent : « À Dieu ne plaise ! Celui-ci n’est pas un être humain ! Il ne peut être qu’un ange merveilleux ! »
La femme du grand intendant dit : « Voici donc celui au sujet duquel vous m’avez blâmée ! J’ai essayé de le séduire, mais il est resté pur. S’il ne fait pas ce que je lui ordonne, il sera jeté en prison et il sera parmi les misérables. »
Joseph dit : « Seigneur ! La prison m’est préférable au péché qu’elles m’incitent à commettre, mais si Tu ne détournes pas de moi leurs ruses, je céderai à leurs désirs et je serai du nombre des ignorants. »
Son Seigneur l’exauça. Il détourna de lui leurs ruses. Il est Celui qui entend parfaitement et qui est Omniscient.
Cependant, ils jugèrent bon de le mettre en prison pour un certain temps, bien qu’ils eussent vu des signes.
Deux jeunes gens entrèrent en même temps que lui en prison. L’un d’eux dit : « Je me suis vu en songe pressant du raisin » ; l’autre dit : « Je me suis vu en songe portant sur ma tête du pain que des oiseaux picoraient. Fais-nous connaître l’interprétation de tout ceci, car nous te voyons au nombre de ceux qui font le bien. »
Joseph dit : « Avant que la nourriture qui vous est destinée ne vous parvienne, je vous ferai connaître la signification de ceci d’après ce que m’a enseigné mon Seigneur. J’ai abandonné la religion d’un peuple qui ne croit pas en Dieu et qui nie la vie future ;
j’ai suivi la religion de mes pères ‒ Abraham, Isaac et Jacob. Nous ne pouvons rien associer à Dieu. C’est là une grâce de Dieu qui nous est accordée, ainsi qu’à tous les hommes ; mais la plupart d’entre eux ne sont pas reconnaissants.
Ô vous ! Mes deux compagnons de prison ! Des divinités séparées sont-elles préférables à Dieu l’Unique, le Dominateur suprême ?
Ce que vous adorez en dehors de Lui ne sont que des noms que vous avez inventés, vous et vos ancêtres, et auxquels Dieu n’a donné aucun pouvoir. Le Jugement n’appartient qu’à Dieu. Il a ordonné que vous n’adoriez que Lui. Telle est la religion immuable ; mais la plupart des gens ne le savent pas.
Ô vous ! Mes deux compagnons de prison ! L’un de vous deux sera un échanson et servira le vin à son maître, quant à l’autre, il sera crucifié et les oiseaux dévoreront sa tête. L’affaire sur laquelle vous me consultez est décrétée irrévocablement. »
Joseph dit ensuite à celui qui, à son avis, devait être libéré : « Parle de moi auprès de ton maître. » Mais Satan fit oublier à l’échanson de rappeler Joseph à son maître et Joseph resta quelques années en prison.
Le roi dit : « Je voyais en songe sept vaches grasses que dévoraient sept vaches maigres, et sept épis verts et autant d’autres desséchés. Ô conseillers ! Expliquez-moi ma vision si vous savez interpréter les visions. » 
« Ce n’est qu’un amas de rêves, dirent les conseillers du roi, et nous ne savons pas interpréter les rêves. »
Celui des deux prisonniers qui fut libéré et qui s’était enfin souvenu de Joseph après plusieurs années dit : « Moi je vous ferai connaître la signification de ceci. Envoyez-moi... »
« Ô Joseph le véridique ! Explique-nous ce que signifient sept vaches grasses que sept vaches maigres dévorent, et sept épis verts et sept autres desséchés pour qu’à mon retour, auprès des gens qui m’ont envoyé, je puisse leur faire connaître son interprétation exacte. »
Joseph dit : « Vous sèmerez pendant sept années comme d’habitude. Laissez en épis tout ce que vous aurez moissonné, sauf la petite quantité que vous consommerez ;
ensuite, viendront sept années de disette qui épuiseront ce que vous aurez amassé en leur prévision, excepté le peu que vous aurez économisé ;
puis, viendra une année durant laquelle les gens seront secourus par des pluies abondantes et iront au pressoir. »
« Amenez-le moi ! », dit le roi. Lorsque le messager du roi arriva auprès de Joseph, celui-ci lui dit : « Retourne auprès de ton maître et demande-lui quelle était la raison pour laquelle les femmes se firent des coupures aux mains ? En vérité, mon Seigneur connaît parfaitement leur ruse. »
Le roi demanda alors à ces femmes : « Quelle était donc votre intention quand vous avez tenté de séduire Joseph ? » Elles répondirent : « À Dieu ne plaise ! Il ne s’est rendu coupable d’aucun péché que nous sachions. » La femme du grand intendant ajouta : « Maintenant, la vérité s’est manifestée : c’est moi qui avais essayé de séduire Joseph et c’est lui qui dit la vérité.
Voilà pour que mon maître sache que je ne l’ai pas trahi en son absence et que Dieu ne mène pas à bonne fin la ruse des traîtres.
Je ne cherche pas à m’innocenter. En vérité, la nature de l’être humain incite au mal, à moins que mon Seigneur, par Sa miséricorde, ne le préserve du péché. Certes, mon Seigneur est Celui qui pardonne. Il est Miséricordieux. »
Le roi dit : « Amenez-le-moi ! Je vais l’attacher à ma personne. » Après que Joseph eut parlé, le roi lui dit : « Te voilà aujourd’hui placé auprès de nous à un poste d’autorité et de confiance. »
Joseph répondit : « Confie-moi les dépôts du pays. J’en serai l’intendant compétent. »
C’est ainsi que Nous avons établi Joseph sur ce pays ; il s’y installait partout où il le voulait. Nous accordons Notre miséricorde à ceux que Nous voulons et Nous ne laissons pas perdre la rétribution de ceux qui font le bien.
Cependant, la rétribution de la vie future est préférable pour ceux qui auront cru et vécu dans la crainte de Dieu.
Les frères de Joseph vinrent et se présentèrent devant lui. Il les reconnut, mais eux ne le reconnurent pas.
Lorsqu’il les eut pourvus de leurs provisions, il leur dit : « Amenez-moi un de vos frères né de votre père. Ne voyez-vous pas que je donne une bonne mesure et que je suis le meilleur des hôtes ?
Si vous ne me l’amenez pas, il n’y aura plus chez moi de blé pour vous et vous ne m’approcherez plus. »
Ils dirent : « Nous supplierons son père de le laisser partir avec nous et nous ferons tout pour y parvenir. »
Joseph ordonna à ses serviteurs de remettre dans les sacs de ses frères leurs marchandises : « Peut-être s’en apercevront-ils à leur arrivée chez eux et peut-être alors reviendront-ils ici. »
Quand ils furent de retour auprès de leur père, ils lui dirent : « Le blé nous sera refusé : laisse partir notre frère avec nous, nous ferons nos provisions et nous veillerons sur lui. »
Le père répondit : « Vais-je vous le confier comme auparavant je vous ai confié son frère ? Mais Dieu est le Meilleur Gardien et Il est le plus Miséricordieux de ceux qui font miséricorde. »
Lorsqu’ils ouvrirent leurs sacs, ils trouvèrent que leurs marchandises leur avaient été restituées. Ils dirent : « Que pourrions-nous désirer de plus ? Voici que nos marchandises nous ont été rendues ! Nous approvisionnerons notre famille, nous protégerons notre frère et nous obtiendrons, en plus, le chargement de blé d’un chameau : c’est une chose facile ! »
« Je ne l’enverrai avec vous, répondit Jacob, que lorsque vous auriez pris l’engagement devant Dieu de me le ramener, à moins que vous ne soyez réduits à l’impuissance. » Après qu’ils eurent pris cet engagement, Jacob dit : « Dieu est Garant de ce que nous disons. »
Il dit encore : « Ô mes fils ! N’entrez pas par une seule porte dans la ville, mais entrez par des portes différentes ! Je ne peux cependant vous être d’aucune utilité contre les desseins de Dieu. La décision n’appartient qu’à Dieu. En Lui je mets ma confiance et c’est en Dieu que les hommes qui se remettent entièrement à Lui placent leur confiance. »
Lorsqu’ils entrèrent dans la ville comme le leur avait ordonné leur père, cela ne leur servit à rien contre les arrêts de Dieu. Ce n’était qu’une précaution prise par Jacob personnellement et qu’il jugeait utile. Certes, Jacob possédait la science que Nous lui avions enseignée, mais la plupart des gens ne savent pas.
Lorsqu’ils pénétrèrent auprès de Joseph, celui-ci prit son frère Benjamin à part et lui dit : « Je suis ton frère ; ne t’attriste donc pas de ce qu’ils font. » 
Après qu’il leur eut fourni leurs provisions, il mit la coupe dans le sac de son frère Benjamin. Ensuite un crieur annonça : « Ô vous caravaniers ! Vous êtes des voleurs ! »
Les fils de Jacob retournèrent et demandèrent : « Qu’avez-vous perdu ? »
Ils dirent : « Nous cherchons la coupe du roi. Celui qui la rapportera recevra en récompense la charge de blé qu’un chameau peut transporter : j’en suis garant. »
« Par Dieu ! répondirent les fils de Jacob, vous savez bien que nous ne sommes pas venus ici pour corrompre cette contrée et que nous ne sommes pas des voleurs. »
Les égyptiens dirent : « Quelle sera donc la punition infligée au voleur si vous êtes des menteurs ? »
« Celui, répondirent-ils, dans le sac duquel on trouvera la coupe sera lui-même livré à titre de captif : voilà comment nous punissons les injustes. »
Joseph commença par fouiller leurs sacs avant celui de son frère, puis il la fit sortir du sac de son frère. Ainsi, Nous avions suggéré cette ruse à Joseph, car il ne pouvait pas se saisir de son frère selon la loi du roi sans que Dieu l’eût voulu. Nous élevons le rang de celui que Nous voulons. Au-dessus de tout homme détenant une certaine science, il y a Celui qui sait tout.
Les fils de Jacob dirent : « S’il a volé, son frère avait déjà volé avant lui. » Joseph ne répondit pas pour ne pas dévoiler sa pensée et dit en lui-même : « Vous êtes dans une condition plus à plaindre et Dieu sait parfaitement ce que vous racontez. »
« Ô toi le grand intendant ! dirent-ils. Il a un père très âgé : prends plutôt l’un d’entre nous à sa place ; nous voyons en toi un homme de bien. »
« Que Dieu nous préserve, dit-il, que nous prenions un autre que celui chez qui nous avons trouvé notre bien ! Sinon nous serions injustes ! »
Lorsqu’ils eurent perdu tout espoir de le convaincre, ils se retirèrent pour se concerter. L’aîné des frères dit : « Oubliez-vous que votre père vous a fait prendre un engagement devant Dieu et que déjà vous y avez manqué auparavant à propos de Joseph ? Quant à moi, je ne quitterai pas ce pays avant que mon père ne me le permette ou bien que Dieu ne juge en ma faveur, car Il est, en vérité, le Meilleur des juges.
Retournez chez votre père et dites : “Ô notre père ! Ton fils a vraiment commis un vol. Nous n’attestons que ce que nous savons. Nous ne pouvions nous mettre en garde contre les choses imprévues.
Interroge donc les habitants de la cité où nous étions et la caravane avec laquelle nous sommes venus ; nous sommes vraiment sincères.” »
Jacob dit : « Non ! Vous avez vous-mêmes plutôt arrangé tout cela. Faisons preuve de patience ! Dieu me les rendra peut-être tous les deux, car Il est, en vérité, l’Omniscient, le Sage. »
Il se détourna d’eux en disant : « Oh ! que ma douleur est grande pour Joseph ! Et ses yeux devinrent aveugles à cause de la tristesse éprouvée ; il était accablé de chagrin.
Ils dirent : « Par Dieu ! Tu ne cesseras d’évoquer Joseph jusqu’à ce que tu t’épuises ou que tu en meures. »
Jacob dit : « Je me plains seulement à Dieu de mon malheur et de mon chagrin, et je sais de Dieu ce que vous ne savez pas. 
Ô mes fils ! Allez et informez-vous partout de Joseph et de son frère et ne désespérez pas de la bonté de Dieu, car, en vérité, seuls les gens incroyants désespèrent de la bonté de Dieu. »
Quand ils pénétrèrent auprès de Joseph, ils dirent : « Ô grand intendant ! Le malheur nous a touchés, nous et notre famille, et nous apportons une marchandise sans grande valeur : donne-nous une pleine mesure et fais-nous l’aumône. Certes, Dieu récompense les gens charitables. »
« Savez-vous ce que, dans votre ignorance, vous avez fait de Joseph et de son frère ? », leur demanda-t-il.
« Serais-tu Joseph ? », lui dirent-ils. « Oui, je suis Joseph et voici mon frère Benjamin, répondit Joseph. Dieu nous a accordé Ses faveurs. Que celui qui Le craint et qui est patient sache qu’en vérité Dieu ne laisse pas perdre la récompense de ceux qui font le bien. »
Ils dirent : « Par Dieu ! Vraiment Dieu t’a préféré à nous parce que nous étions coupables. »
« Il n’y a pas de reproche à vous faire aujourd’hui, dit Joseph. Que Dieu vous pardonne ! Il est le plus Miséricordieux de ceux qui font miséricorde.
Emportez ma tunique que voici et appliquez-la sur le visage de mon père : il recouvrera la vue. Puis amenez-moi toute votre famille. »
Quand la caravane prit le chemin du retour, leur père dit : « Je sens vraiment l’odeur de Joseph, même si vous prétendez que je radote. »
Ils dirent : « Par Dieu ! Tu persistes encore dans ton ancien égarement ! »
Lorsque le porteur de la bonne nouvelle arriva, il appliqua la tunique sur le visage de Jacob et celui-ci recouvra la vue. Il dit : « Ne vous ai-je pas dit que je sais de Dieu des choses que vous ne savez pas ? »
« Ô notre père ! dirent ses fils, implore pour nous le pardon de Dieu, car nous avons commis un péché. »
« J’implorerai pour vous, dit le père, le pardon de mon Seigneur. Il est Celui qui pardonne et Il est Miséricordieux. »
Quand ils pénétrèrent auprès de Joseph, celui-ci fit un bon accueil à son père et à sa mère et leur dit : « Entrez en Égypte, s’il plaît à Dieu, en toute sécurité. »
Il fit monter son père et sa mère sur le trône. Ses parents ainsi que tous ses frères se prosternèrent devant lui. Il dit alors : « Ô mon père ! Voici l’interprétation de mon songe de jadis. Mon Seigneur l’a réalisé. Il a été bon quand Il m’a fait sortir de prison et qu’Il vous a fait venir du désert après que Satan eut suscité la discorde entre moi et mes frères. En vérité, Dieu est Plein de bonté en toutes Ses volontés. Certes, Il est l’Omniscient et le Sage.
Ô Seigneur ! Tu m’as conféré une certaine autorité et Tu m’as enseigné l’interprétation des songes. Créateur des cieux et de la terre, Tu es mon Maître en ce monde et dans l’autre. Accueille mon âme soumise à Ta volonté, et fais-moi rejoindre les justes. »
Voici donc un des récits concernant le Mystère que Nous te révélons. Tu n’étais pas auprès d’eux lorsque les frères de Joseph se concertèrent pour mettre à exécution leur forfait.
La plupart des gens ne sont pas croyants malgré ton ardent désir.
 Tu ne leur demandes pourtant aucun salaire. Ceci n’est qu’un rappel adressé aux mondes.
Que de signes dans les cieux et sur la terre auprès desquels les hommes passent et s’en détournent !
La plupart d’entre eux ne croient en Dieu qu’en Lui associant d’autres divinités.
Sont-ils donc sûrs que le châtiment de Dieu ne les enveloppera pas ou que l’Heure ne viendra pas soudainement sans qu’ils s’en rendent compte ?
Dis : « Voici ma voie ! J’appelle au chemin de Dieu, moi et ceux qui me suivent, sur des preuves évidentes. Gloire à Dieu ! Je ne suis pas du nombre des polythéistes. »
Nous n’avons envoyé avant toi que des hommes parmi les gens des cités auxquels Nous faisions des révélations. Ne parcourent-ils pas la terre pour voir la fin de ceux qui vécurent avant eux ? Certes, la demeure de la vie future est meilleure pour ceux qui craignent Dieu. Ne comprenez-vous pas ?
C’est au moment où les Messagers se désespéraient en réalisant qu’on les prenait pour des imposteurs que Notre secours leur parvenait. Nous sauvions alors ceux que Nous voulions, mais Notre rigueur n’épargnait guère les peuples coupables.
Dans leurs récits, il y a certes un enseignement pour les hommes doués d’intelligence. Ce Coran n’est pas un récit inventé, mais c’est la confirmation des messages transmis antérieurement ; un exposé détaillé de toute chose ; une bonne Direction et une miséricorde pour les gens qui croient.
Alif, Lâm, Mîm, Râ. Voici les versets du Livre. Ce qui t’a été révélé de la part de ton Seigneur est la Vérité, mais la plupart des gens ne croient pas.
Dieu est Celui qui a élevé les cieux sans colonnes visibles ; puis Il s’est établi sur le Trône ; Il a soumis le soleil et la lune, chacun d’eux poursuit sa course jusqu’à un terme fixé ; Il dirige parfaitement l’ordre de toute chose ; Il explique Ses versets. Peut-être croirez-vous fermement à la rencontre de votre Seigneur.
C’est Lui qui a étendu la terre ; Il y a placé des montagnes et des fleuves ; de chaque espèce de fruits, Il y a mis deux éléments de couple ; Il fait envelopper le jour par la nuit. En vérité, en tout cela, il y a des signes pour un peuple qui réfléchit.
Sur la terre, il y a des parcelles voisines les unes des autres, des jardins plantés de vignes, de céréales et des palmiers dattiers, réunis ou bien espacés. Ils sont arrosés avec la même eau, mais Nous rendons certains produits préférables à d’autres quant au goût : vraiment, il y a en cela des signes pour un peuple qui raisonne.
Si tu dois t’étonner, qu’y a-t-il de plus étonnant que de les entendre dire : « Se peut-il qu’étant changés en poussière, nous devenions ensuite une nouvelle création ? » Voilà ceux qui ne croient pas à leur Seigneur ; voilà ceux qui auront des carcans autour de leur cou ; ce sont eux qui seront les hôtes du Feu où ils demeureront éternellement.
Ils te demandent de hâter la venue du malheur avant celle du bonheur et pourtant de semblables choses ont eu lieu avant eux. Mais Dieu est le Maître du pardon pour les hommes, malgré leurs injustices, et Il est, aussi, redoutable dans Ses châtiments.
Les incroyants disent : « Pourquoi n’a-t-on pas fait descendre un miracle sur lui de la part de son Seigneur ? » En vérité, tu n’es qu’un avertisseur et chaque peuple a eu un guide chargé de le diriger.
Dieu sait ce que porte chaque femelle en son sein, et de combien la période de gestation est écourtée ou prolongée ; auprès de Lui, toute chose a sa propre mesure.
Il est Celui qui connaît ce qui relève du Mystère et ce qui est apparent. Il est le Grand, le Sublime.
Il n’y a aucune différence pour Lui entre celui qui parmi vous tient sa parole secrète ou celui qui la divulgue ; celui qui se cache la nuit ou celui qui se produit au grand jour.
Des anges gardiens sont attachés à l’homme, placés devant lui et derrière lui pour le protéger sur ordre de Dieu. En vérité, Dieu ne change pas ce qui est en un peuple tant que les hommes ne modifient pas ce qui est en eux-mêmes. Lorsque Dieu veut infliger un mal pour un peuple, nul ne peut le repousser, et ils n’ont aucun protecteur en dehors de Lui.
C’est Lui qui vous fait voir l’éclair, objet de crainte et d’espoir, et c’est Lui qui fait naître de gros nuages.
Le tonnerre célèbre Sa gloire, ainsi que les anges, sous l’effet de Sa crainte. Il envoie la foudre pour atteindre qui Il veut tandis que les hommes discutent au sujet de Dieu, alors qu’Il est terrible en Sa force.
C’est à Lui que s’adresse la véritable invocation. Ceux que les hommes invoquent en dehors de Lui ne leur répondent d’aucune façon : ils sont semblables à celui qui étend ses deux mains vers l’eau pour la porter à sa bouche, mais qui ne parvient jamais à l’atteindre. L’invocation des mécréants n’est qu’un égarement.
Devant Dieu se prosternent tous ceux qui se trouvent dans les cieux et sur la terre, de gré ou de force, ainsi que leurs ombres, le matin et le soir.
Dis : « Qui est le Seigneur des cieux et de la terre ? » Dis : « C’est Dieu ! » Dis : « Prendrez-vous en dehors de Lui des maîtres qui ne détiennent pour eux-mêmes ni le bien ni le mal ? » Dis : « L’aveugle est-il semblable à celui qui voit ? Les ténèbres sont-elles semblables à la lumière ? Ou bien ont-ils donné à Dieu des associés qui auraient créé comme Sa création, en sorte que les deux créations se confondent à leurs yeux ? » Dis : « Dieu est le Créateur de toute chose, Il est l’Unique et le Dominateur suprême. »
Il a fait descendre du ciel une eau qui coule dans les cours d’eau selon leur capacité. Le courant a charrié une écume flottante semblable à celle provenant de ce que l’on porte en fusion au feu pour en retirer des bijoux ou des outils. Ainsi, Dieu propose en parabole le vrai et le faux : l’écume est jetée au rebut, mais ce qui est utile aux hommes demeure sur la terre. C’est ainsi que Dieu propose des paraboles.
À ceux qui auront répondu affirmativement à leur Seigneur est destinée la très belle récompense. Quant à ceux qui n’auront pas répondu à Son appel, voilà ceux dont le compte est très mauvais : même s’ils possédaient tout ce qui se trouve sur la terre, ou même le double, et qu’ils l’offraient pour se racheter, leur refuge sera la Géhenne. Quel détestable lieu de repos !
Celui qui sait que ce qui t’est révélé de la part de ton Seigneur est la Vérité, serait-il semblable à l’aveugle ? Seuls ceux qui sont doués d’intelligence réfléchissent ;
ceux qui remplissent leur engagement envers Dieu et ne violent pas le pacte ;
ceux qui maintiennent les liens de parenté que Dieu a ordonné de maintenir, qui craignent leur Seigneur et qui redoutent que le compte de leurs œuvres ne soit mauvais ;
ceux qui font preuve de patience dans l’adversité, recherchant ainsi la bénédiction de leur Seigneur ; ceux qui accomplissent la prière, ceux qui font l’aumône discrètement ou publiquement des biens que Nous leur avons accordés ; ceux qui repoussent le mal par le bien : voilà ceux à qui est réservée la demeure finale,
les Jardins d’Éden où ils seront introduits avec leurs ascendants, leurs épouses et leurs descendants qui auront été justes. Les anges entreront auprès d’eux par toutes les portes.
Que la paix soit sur vous ! leur diront-ils, parce que vous avez été patients. Que votre ultime demeure est magnifique ! »
Ceux qui violent le pacte de Dieu après l’avoir accepté ; ceux qui rompent les liens que Dieu a ordonné de maintenir ; ceux qui sèment la corruption sur terre, voilà ceux qui seront maudits et qui séjourneront dans l’affreuse demeure.
Dieu dispense largement ou restreint Ses bienfaits à qui Il veut. Ils se réjouissent de la vie de ce monde. Mais qu’est-ce donc que la vie d’ici-bas comparée à la vie future, si ce n’est une jouissance éphémère ?
Les incroyants disent : « Pourquoi n’a-t-on pas fait descendre sur lui, de la part de son Seigneur, un miracle ? » Dis : « En vérité, Dieu égare qui Il veut et dirige vers Lui celui qui revient à Lui, repentant ;
ceux qui ont cru et dont les cœurs s’apaisent à l’invocation de Dieu ‒ les cœurs ne s’apaisent-ils pas au souvenir de Dieu ? ‒ ;
ceux qui croient et qui font le bien : tous ceux-là jouiront d’une magnifique retraite et connaîtront la félicité. »
C’est ainsi que Nous t’avons envoyé à une communauté que d’autres communautés avaient précédée pour que tu lui transmettes ce que Nous t’avons révélé, alors que les gens ne croient pas au Miséricordieux. Dis : « C’est Lui mon Seigneur ! Il n’y a de Dieu que Lui ! En Lui, je mets ma confiance et vers Lui je reviens repentant. »
S’il y avait un Coran qui aurait la vertu de faire mouvoir les montagnes, ou bien de fendre la terre, ou bien encore de faire parler les morts... Mais la décision appartient entièrement à Dieu. Les croyants ne savent-ils pas que si Dieu le voulait, Il mettrait tous les hommes sur la bonne voie ? Cependant, les incroyants ne cesseront pas d’être atteints par un cataclysme en raison de leurs agissements, ou bien il s’abattra près de leurs demeures jusqu’à ce que s’accomplisse la promesse de Dieu. En vérité, Dieu ne manque pas à Sa promesse.
Certes, avant toi, des Envoyés ont été tournés en dérision. J’ai accordé un répit aux incroyants, puis je les ai saisis. Quel fut alors Mon châtiment !
Est-ce à Celui qui observe attentivement toutes les actions des hommes et qui est Dieu qu’ils osent donner des associés ? Dis : « Nommez vos divinités ! Prétendez-vous informer Dieu de ce qu’Il ignorerait sur la terre ou bien ces divinités ne sont alors que de vaines paroles ? » Les ruses des incroyants leur furent embellies et ils ont été éloignés du droit chemin. Celui que Dieu égare ne trouve plus de guide.
Ils subissent un châtiment dans la vie présente, mais le châtiment de la vie dernière est plus terrible encore. Ils n’auront personne pour les protéger contre Dieu.
Le Paradis promis à ceux qui craignent Dieu est comparable à un Jardin au pied duquel coulent des fleuves ; sa nourriture et ses ombrages sont perpétuels : voilà la fin de ceux qui auront craint Dieu, tandis que la fin des incroyants sera le Feu.
Ceux auxquels Nous avons donné le Livre se réjouissent de ce qui t’est révélé. Certaines factions en rejettent une partie. Dis : « En vérité, j’ai reçu l’ordre d’adorer Dieu et de ne rien Lui associer. C’est Lui que j’invoque et mon retour se fera vers Lui. »
Ainsi Nous avons fait descendre le Coran en langue arabe sous forme de loi. Si tu suivais leurs désirs après que la science t’est parvenue, il n’y aurait pour toi ni maître ni protecteur contre Dieu.
Certes, Nous avons envoyé avant toi des Messagers et Nous leur avions donné des épouses et des enfants. Il n’appartient pas à un Messager d’apporter un miracle, si ce n’est avec la permission de Dieu. Il y a un Livre pour chaque échéance bien déterminée.
Dieu efface ou maintient ce qu’Il veut. La Mère du Livre se trouve auprès de Lui.
Que Nous te fassions voir l’accomplissement d’une partie de ce que Nous promettons aux hommes, ou que Nous te rappelions à Nous, ton devoir consiste seulement à transmettre le message et c’est à Nous qu’il appartient de demander des comptes.
Ne voient-ils pas que Nous intervenons sur la terre pour en rétrécir ses extrémités ? Dieu juge et personne ne peut s’opposer à Son Jugement. Il est prompt à régler les comptes.
Ceux qui ont vécu avant eux ont usé de stratagèmes, mais les stratagèmes appartiennent entièrement à Dieu. Il sait ce que chaque être humain acquiert par ses œuvres. Les incroyants sauront bientôt à qui appartiendra l’ultime demeure.
Les incroyants disent : « Tu n’es pas un Envoyé ! » Dis : « Dieu suffit comme Témoin entre moi et vous, et ceux qui possèdent la connaissance du Livre témoignent aussi. »
Alif, Lâm, Râ. Nous t’avons révélé ce Livre pour que tu fasses sortir les hommes des ténèbres vers la lumière et pour que tu les conduises, avec la permission de leur Seigneur, sur la voie du Tout-Puissant, Celui qui est Digne de louanges,
Dieu à qui appartient ce qui se trouve dans les cieux et ce qui est sur la terre. Malheur aux incroyants à cause d’un terrible châtiment qui les attend !
Ceux qui préfèrent la vie présente à la vie future et qui détournent les hommes de la voie de Dieu, en s’évertuant à la rendre tortueuse, voilà ceux qui sont dans un profond égarement.
Tout Messager envoyé par Nous ne s’exprimait que dans la langue de son peuple afin de l’éclairer. Dieu dirige alors qui Il veut et égare qui Il veut. Il est le Tout-Puissant et le Sage.
Certes, Nous avons envoyé Moïse avec Nos signes : « Fais sortir ton peuple des ténèbres vers la lumière et rappelle-lui les journées de Dieu. » En vérité, il y a en cela des signes pour tout homme constant et reconnaissant.
C’est ainsi que Moïse dit à son peuple : « Souvenez-vous des bienfaits de Dieu envers vous quand Il vous a délivrés des gens de Pharaon qui vous infligeaient les pires châtiments ; ils égorgeaient vos fils et épargnaient vos femmes. Il y avait là une terrible épreuve pour vous de la part de votre Seigneur. »
Votre Seigneur proclama alors : « Si vous êtes reconnaissants, j’accroîtrai Mes bienfaits pour vous ; mais si vous êtes ingrats, Mon châtiment sera terrible. »
Moïse dit alors : « Si vous êtes ingrats, vous et tous ceux qui sont sur la terre, sachez qu’en vérité Dieu se suffit à Lui-même et qu’Il est Digne de louanges. »
Les nouvelles de ceux qui vous ont précédés ‒ les peuples de Noé, de Ad et de Thémoud ‒ ne vous sont-elles point parvenues ? Ainsi que les nouvelles de ceux qui vécurent après eux et que Dieu seul connaît ? Leurs Messagers étaient venus à eux avec des preuves évidentes, mais ils portèrent leurs mains à la bouche et s’écrièrent : « Nous ne croyons vraiment pas au message que vous avez été chargés de nous faire parvenir et nous sommes dans un doute profond au sujet du culte auquel vous nous appelez. »
Leurs Messagers dirent : « Y a-t-il quelque doute au sujet de Dieu, Créateur des cieux et de la terre ? Il vous appelle pour vous pardonner une partie de vos péchés et vous donner un délai jusqu’à un terme fixé ! » Ils répondirent : « Vous n’êtes que des hommes semblables à nous et vous voulez nous détourner de ce que nos pères adoraient. Apportez-nous donc une preuve évidente. »
Leurs Messagers leur dirent : « Certes, nous ne sommes que des humains comme vous, mais Dieu accorde Sa faveur à qui Il veut parmi Ses serviteurs. Il ne nous appartient pas de vous apporter une preuve, si ce n’est avec la permission de Dieu. C’est en Dieu que les croyants doivent placer leur confiance ! »
Pourquoi donc ne placerions-nous pas notre confiance en Dieu, alors qu’Il nous a guidés sur nos chemins ? Nous endurerons sûrement avec patience les peines que vous nous causez. Ceux qui ont confiance en Dieu s’en remettent entièrement à Lui.
Ceux qui ont mécru dirent à leurs Messagers : « Nous vous expulserons certainement de notre territoire, à moins que vous ne reveniez à notre culte. » Leur Seigneur leur révéla : « Nous allons anéantir les injustes
et vous établir dans le pays après eux. Voilà pour celui qui craint Ma présence et qui redoute Ma menace. »
Ils demandèrent la victoire à Dieu, mais tout tyran insolent fut alors déçu.
La Géhenne est sa destination et il sera abreuvé d’une eau purulente
qu’il essaiera d’avaler par petites gorgées, mais c’est à peine s’il pourra l’avaler. La mort lui viendra de toutes parts, mais il ne pourra pas mourir et il subira un terrible châtiment.
Les actions de ceux qui ne croient pas en leur Seigneur sont comparables à de la cendre qu’un vent violent soulève par un jour de tempête. Ils ne tireront aucun profit de ce qu’ils ont accompli. Tel est le profond égarement.
Ne vois-tu pas que Dieu a créé les cieux et la terre pour une vraie raison ? S’Il le voulait, Il vous ferait disparaître et ferait venir de nouvelles créatures.
Cela n’est nullement difficile pour Dieu.
Ils comparaîtront tous devant Dieu. Les faibles diront à ceux qui s’enflaient d’orgueil : « Nous vous avions suivis ! Pouvez-vous nous être de quelque utilité contre le châtiment de Dieu ? » Les autres répondront : « Si Dieu nous avait guidés, nous vous aurions certainement guidés à notre tour. Il est indifférent pour nous de nous plaindre ou d’être patients ; nous n’avons aucun lieu où fuir. »
Lorsque tout sera accompli, Satan dira : « En vérité, Dieu vous a fait une promesse vraie, tandis que moi je vous ai fait une promesse que je n’ai pas tenue. Je n’avais aucun pouvoir sur vous, si ce n’est que je vous ai appelés et que vous avez répondu à mon appel. Ne me blâmez donc pas, mais blâmez-vous vous-mêmes ! Je ne puis vous porter secours et vous n’êtes d’aucun secours pour moi. Je vous renie pour m’avoir associé jadis à Dieu. » Certes, un douloureux châtiment est réservé aux injustes.
Ceux qui croient et qui font de bonnes actions seront introduits dans les Jardins sous lesquels coulent des fleuves pour y demeurer éternellement avec la permission de leur Seigneur ; et là, leur salutation sera le mot : « Paix ! »
N’as-tu pas vu comment Dieu propose en parabole une bonne parole ? Elle est comparable à un bel arbre dont la racine est ferme et dont la ramure est dans le ciel.
Il donne ses fruits à tout moment avec la permission de son Seigneur. Dieu propose Ses paraboles aux hommes. Peut-être réfléchiront-ils.
Une mauvaise parole est semblable à un mauvais arbre, déraciné de la surface de la terre et qui n’a point de stabilité.
Dieu affermit ceux qui croient par une parole ferme dans la vie présente et dans la vie future, tandis qu’Il égare les injustes. Dieu fait ce qu’Il veut.
Ne vois-tu pas ceux qui ont échangé les bienfaits de Dieu contre l’ingratitude et qui ont établi leur peuple dans la demeure de la perdition,
dans la Géhenne où ils brûleront ? Quel affreux lieu de séjour !
Ils ont donné à Dieu des égaux afin d’égarer les hommes de Sa voie. Dis : « Jouissez de cette vie éphémère, car, en vérité, votre destination sera le Feu. »
Dis à Mes serviteurs croyants d’accomplir la prière, de faire l’aumône secrètement ou publiquement en la prélevant sur les biens que Nous leur avons accordés, avant que vienne le jour où il n’y aura ni rachat ni amitié.
C’est Dieu qui a créé les cieux et la terre et qui a fait descendre du ciel une eau grâce à laquelle Il fait pousser des fruits pour vous nourrir ; Il a soumis pour vous le vaisseau qui par Son ordre vogue sur la mer ; Il a soumis pour vous les fleuves ;
Il a assujetti pour vous le soleil et la lune qui gravitent avec régularité ; et Il a assujetti pour vous la nuit et le jour ;
Il vous a donné de tout ce que vous Lui avez demandé. Si vous comptiez les bienfaits de Dieu, vous ne sauriez les dénombrer. En vérité, l’homme est très injuste et très ingrat.
« Ô mon Seigneur ! dit Abraham. Fais de cette cité un lieu sûr ; préserve-moi ainsi que mes enfants d’adorer des idoles !
Ô mon Seigneur ! Elles ont déjà égaré un grand nombre de personnes. Quiconque me suit est des miens, mais quiconque me désobéit... Tu es, certes, Celui qui pardonne et Tu es Miséricordieux.
Ô notre Seigneur ! J’ai établi une partie de ma descendance dans une vallée stérile, près de Ta Maison Sacrée. Ô notre Seigneur ! Afin qu’ils accomplissent la prière, fais en sorte que s’inclinent vers eux les cœurs d’une partie des hommes ; accorde-leur des fruits de la terre pour leur subsistance. Peut-être seront-ils reconnaissants !
Ô notre Seigneur ! Tu sais parfaitement ce que nous cachons et ce que nous divulguons, et rien n’échappe à Dieu sur la terre et dans le ciel.
Louange à Dieu ! Il m’a donné Ismaël et Isaac dans ma vieillesse ! Certes, mon Seigneur est Celui qui entend parfaitement les prières.
Ô mon Seigneur ! Fais que j’accomplisse assidûment la prière, ainsi qu’une partie de ma descendance. Ô notre Seigneur ! Exauce ma prière !
Ô notre Seigneur ! Pardonne-moi, ainsi qu’à mes parents et aux croyants, le Jour de la reddition des comptes ! »
Ne pense point que Dieu soit inattentif aux actions des injustes. Il leur accorde un délai jusqu’au jour où les regards se figeront d’horreur ;
courant en toute hâte, la tête immobile, leurs yeux seront hagards et leurs cœurs vides.
Avertis les hommes du jour où le châtiment les atteindra. Ceux qui auront été injustes diront alors : « Ô notre Seigneur ! Accorde-nous un court délai, nous répondrons à Ton appel et nous suivrons les Messagers. » N’aviez-vous pas juré autrefois qu’il n’y aura pour vous aucun changement ?
Vous aviez habité les maisons de ceux qui s’étaient fait du tort à eux-mêmes, vous étiez parfaitement au courant du traitement que Nous leur avions réservé et Nous vous avions cité des exemples.
Ils ont usé de stratagèmes, mais leurs stratagèmes sont connus de Dieu, même s’ils étaient assez puissants pour faire disparaître les montagnes.
Ne pense point que Dieu manque à la promesse qu’Il a faite à Ses Messagers. En vérité, Dieu est Tout-Puissant ; Il est le Maître de la vengeance.
Le jour où la terre sera remplacée par une autre terre et où les cieux seront remplacés par d’autres cieux, les hommes comparaîtront alors devant Dieu, I’Unique, le Dominateur suprême.
Ce jour-là, tu verras les coupables enchaînés les uns aux autres,
leurs vêtements seront faits de goudron et le feu couvrira leurs visages,
afin que Dieu rétribue chaque homme selon ce qu’il aura accompli. Certes, Dieu est prompt dans Ses comptes.
Ceci est un message adressé aux hommes, afin qu’ils soient avertis et qu’ils sachent qu’en vérité Dieu est Unique, et pour que les hommes doués d’intelligence réfléchissent. 
 Alif, Lâm, Râ. Voici les versets du Livre et d’un Coran explicite.
Peut-être que les incroyants auraient aimé être des musulmans.
Laisse-les manger, jouir un temps et se bercer d’espérance : ils sauront bientôt !
Nous n’avons détruit aucune cité qui n’ait eu un terme fixé à sa destruction.
Nulle communauté ne devance ni ne retarde son terme.
Ils ont dit : « Ô toi sur qui on a fait descendre le Coran ! Tu es certainement fou !
Pourquoi ne nous viendrais-tu pas accompagné d’anges, si tu es du nombre des véridiques ? »
Nous ne faisons descendre les anges qu’avec la Vérité et les incroyants n’auront alors aucun répit.
En vérité, c’est Nous qui avons fait descendre le Coran et c’est Nous qui en sommes les gardiens.
Certes, Nous avons envoyé des Messagers avant toi parmi les peuples des anciens.
Aucun Messager n’est venu à eux sans qu’ils se soient moqués de lui.
C’est ainsi que Nous agissons dans les cœurs des coupables.
Ils ne croient pas en lui malgré les épreuves subies traditionnellement par les anciens.
Même si Nous leur ouvrions une porte du ciel et qu’ils puissent y monter sans interruption,
ils diraient : « Nos yeux sont certainement troublés », ou bien : « Nous sommes des hommes ensorcelés.
Certes, Nous avons placé des constellations dans le ciel et Nous l’avons embelli pour réjouir ceux qui le contemplent ;
Nous l’avons protégé contre tout démon banni.
Si quelqu’un s’en approche pour écouter, il est alors poursuivi par une flamme brillante.
Quant à la terre, Nous l’avons étendue ; Nous y avons placé des montagnes et Nous y avons fait croître de toutes choses dans de justes proportions ;
Nous y avons mis des aliments pour vous et pour des créatures que vous ne nourrissez pas.
Il n’y a rien dont Nous n’ayons les réserves auprès de Nous et Nous ne le faisons descendre que dans une proportion déterminée.
Nous envoyons les vents fécondants et Nous faisons descendre du ciel une eau dont Nous vous abreuvons et que vous n’êtes pas en mesure de conserver.
En vérité, c’est bien Nous qui donnons la vie et faisons mourir, et c’est bien Nous qui héritons de tout.
Certes, Nous connaissons ceux d’entre vous qui sont partis les premiers et Nous connaissons ceux qui restent.
Oui, c’est ton Seigneur qui les rassemblera, car c’est Lui le Sage et l’Omniscient.
Nous avons créé l’homme d’argile, extraite d’un limon malléable.
Quant au djinn, Nous l’avions créé auparavant du feu d’une chaleur ardente.
Souviens-toi que Dieu dit aux anges : « Je vais créer l’homme d’argile extraite d’un limon malléable :
lorsque Je l’aurai harmonieusement formé et que J’aurai insufflé en lui de Mon Esprit, courbez-vous pour vous prosterner devant lui. » 
Les anges se prosternèrent tous ensemble,
à l’exception d’Iblis qui refusa de se prosterner.
Dieu dit : « Ô Iblis ! Pourquoi n’es-tu pas du nombre de ceux qui se prosternent ? »
 « Je n’ai pas à me prosterner devant un homme que Tu as créé d’argile, extraite de limon malléable », répondit Iblis.
Dieu dit : « Sors d’ici ! Tu es banni !
La malédiction pèsera sur toi jusqu’au Jour de la Résurrection. »
« Seigneur ! dit Iblis, accorde-moi un délai jusqu’au jour où les hommes seront ressuscités. »
Dieu dit : « Tu es de ceux à qui ce délai est accordé,
jusqu’au Jour du terme fixé. »
« Seigneur ! dit Iblis, puisque Tu m’as égaré, je leur montrerai le mal sur la terre sous de belles apparences et je les égarerai tous,
à l’exception cependant de ceux de Tes serviteurs qui sont sincères. »
Dieu dit : « Voilà une voie droite qui mène vers Moi !
En vérité, tu n’auras aucun pouvoir sur Mes serviteurs, à l’exception de celui qui te suivra parmi les égarés.
La Géhenne sera sûrement leur lieu de rendez-vous à tous.
Elle a sept portes : à chacune de ses portes est réservé un groupe déterminé.
Certes, ceux qui craignent Dieu seront au milieu des Jardins et des sources :
entrez-y en paix et en sécurité ;
Nous avons ôté toute rancune de leurs cœurs ; ils vivront comme des frères sur des lits de repos, les uns en face des autres ;
nulle fatigue ne les atteindra en ce lieu et ils n’en seront jamais expulsés.
Informe Mes serviteurs que Je suis, en vérité, Celui qui pardonne et Celui qui est Miséricordieux
et que Mon châtiment est, certes, le châtiment douloureux.
Informe-les au sujet des hôtes d’Abraham.
En rentrant chez lui, ils dirent : « Paix ! » Il dit : « Nous avons peur de vous. »
« N’aie pas peur ! lui répondirent-ils, nous t’annonçons la bonne nouvelle de la naissance d’un garçon plein de savoir. »
 « M’annoncez-vous, dit Abraham, cette bonne nouvelle alors que la vieillesse m’a atteint ? Que m’annoncez-vous donc ? »
« Nous t’annonçons, dirent-ils, la bonne nouvelle en toute vérité ; ne sois donc pas du nombre de ceux qui désespèrent ! »
Qui désespère de la miséricorde de son Seigneur, dit Abraham, sinon ceux qui sont égarés ? »
Il ajouta : « Quel est donc l’objet de votre mission, ô Envoyés ? »
Ils dirent : « Nous sommes envoyés au peuple criminel,
à l’exception de la famille de Loth que Nous sauverons,
sauf sa femme ; Nous avions décrété qu’elle serait du nombre des exterminés. »
Lorsque les Envoyés vinrent auprès de la famille de Loth,
celui -ci dit : « Vous êtes des gens inconnus ! »
Ils répondirent : « Nous sommes plutôt venus à toi en apportant ce dont ils doutaient.
Nous sommes venus à toi avec la Vérité. Nous sommes véridiques.
Pars donc avec ta famille en fin de nuit, marche derrière elle et que nul d’entre vous ne se retourne. Allez là où on vous l’ordonne. »
Nous lui signifiâmes cet ordre parce que ces gens-là seront, au matin, anéantis jusqu’au dernier.
Les habitants de la ville vinrent en quête de la bonne nouvelle.
Loth dit : « Ceux-ci sont mes hôtes, ne me déshonorez donc pas ;
craignez Dieu et ne me couvrez pas de honte ! »
« Ne t’avons-nous pas, répondirent-ils, interdit de t’occuper du monde ? »
« Voici mes filles, dit Loth, si vous êtes vraiment décidés à commettre l’infamie ! »
Par ta vie ! Dans leur ivresse, ces gens s’égarent.
Au lever du soleil, ils furent saisis par un affreux Cri ;
Nous renversâmes cette cité de fond en comble et Nous fîmes pleuvoir sur ses habitants des pierres d’argile.
En vérité, il y a là des signes pour ceux qui savent tirer enseignement de ce qu’ils observent ;
cette cité se trouve sur un chemin connu de tous.
Certes, il y a en cela des signes pour les croyants.
Les habitants d’El-Aïka étaient injustes :
Nous Nous sommes donc vengés d’eux. Ces deux cités, situées sur une route visible, sont un exemple évident pour les hommes.
Les habitants d’Al Hijr ont traité de menteurs les Messagers ;
Nous leur avons apporté Nos signes, mais ils s’en étaient détournés.
Ils taillaient dans les montagnes des demeures en toute sécurité.
Le Cri terrifiant les saisit au matin ;
ce qu’ils possédaient ne leur a point profité.
Nous n’avons créé les cieux, la terre et ce qui se trouve entre eux que pour une vraie raison. L’Heure arrivera sûrement. Pardonne-leur donc d’un beau pardon.
En vérité, ton Seigneur est le Créateur de toute chose et Il est l’Omniscient.
Nous t’avons, certes, donné les sept versets que l’on répète constamment ainsi que le Coran sublime.
Ne regarde surtout pas avec envie les choses que Nous avons accordées à certains couples d’entre eux, à titre de jouissance temporaire ; ne t’afflige pas à cause d’eux ; sois bienveillant à l’égard des croyants.
Dis : « Oui ! Je suis l’avertisseur explicite »,
comme il a été révélé aux gens du Livre qui se sont scindés en sectes
et qui ont qualifié le Coran d’œuvre décousue.
Par ton Seigneur ! Nous les interrogerons tous
 sur leurs actions.
Proclame ce qui t’est ordonné et détourne-toi des polythéistes.
Nous t’avons effectivement défendu contre les railleurs
qui placent une autre divinité à côté de Dieu. Ils sauront bientôt.
Nous savons bien que ton cœur se serre à cause de ce qu’ils disent.
 Glorifie les louanges de ton Seigneur et sois du nombre de ceux qui se prosternent.
Adore ton Seigneur jusqu’à ce que te parvienne la certitude.
L’ordre de Dieu arrive. Ne cherchez donc pas à hâter son accomplissement. Gloire à Dieu ! Il est très Élevé au-dessus de ce qu’on Lui associe.
Il fait descendre les anges, chargés de la révélation qui provient de Son ordre, sur qui Il veut parmi Ses serviteurs : « Avertissez les hommes qu’en vérité, il n’y a de Dieu que Moi, craignez-Moi donc ! »
Il a créé les cieux et la terre pour une vraie raison. Il est très Élevé au-dessus de ce qu’on Lui associe.
Il a créé l’homme d’une goutte de sperme ; et voilà que l’homme devient un adversaire déclaré.
Il a créé pour vous les bestiaux : vous en retirez des vêtements chauds, d’autres avantages encore et vous vous en nourrissez ;
ils vous procurent un sentiment de plaisir quand vous les ramenez le soir et quand vous les lâchez le matin pour le pâturage ;
ils portent vos fardeaux vers un pays que vous n’atteindriez qu’avec peine. Votre Seigneur est Compatissant et Miséricordieux.
Il a créé pour vous les chevaux, les mulets et les ânes pour que vous les montiez et pour l’apparat. Il crée ce que vous ne savez pas.
Il incombe à Dieu d’indiquer le droit chemin. Certains suivent des chemins détournés. Or, Dieu vous guiderait tous s’Il le voulait.
C’est Lui qui fait descendre du ciel l’eau qui vous sert de boisson et qui fait croître les plantes dont vous nourrissez vos troupeaux.
Grâce à cette eau, Il fait encore pousser pour vous les céréales, les oliviers, les palmiers, les vignes et toutes sortes de fruits. En vérité, il y a en cela un signe pour des gens qui réfléchissent.
Il a mis à votre service la nuit et le jour, le soleil et la lune ; les étoiles sont soumises à Son ordre. Il y a là vraiment des signes pour des gens qui raisonnent.
Ce qu’Il a créé pour vous sur la terre est de couleurs variées. Certes, il y a en cela un signe pour des gens qui réfléchissent.
C’est Lui qui a mis à votre service la mer afin que vous en mangiez une chair fraîche et que vous en retiriez des parures que vous portez. Tu vois les bateaux fendre les flots pour que vous partiez en quête de Ses bienfaits. Peut-être serez-vous reconnaissants !
Il a placé des montagnes immobiles sur la terre afin qu’elle ne vacille pas sous vos pas, des fleuves et des chemins pour que vous vous guidiez,
ainsi que des points de repère ‒ les hommes se dirigent d’après les étoiles.
Celui qui crée est-il semblable à celui qui ne crée rien ? Ne réfléchissez-vous pas ?
Si vous comptiez les bienfaits de Dieu, vous ne sauriez les dénombrer. En vérité, Dieu est Celui qui pardonne, Il est Miséricordieux.
Dieu sait ce que vous cachez et ce que vous divulguez.
Les divinités qu’ils invoquent ne créent rien : elles sont elles-mêmes créées ;
elles sont mortes et non pas vivantes ; et elles ignorent quand seront ressuscités leurs adorateurs.
Votre Dieu est un Dieu Unique. Ceux qui ne croient pas à la vie future ont des cœurs qui nient tout et ils sont remplis d’orgueil.
Nul doute que Dieu sait ce qu’ils cachent et ce qu’ils divulguent. Certes, Dieu n’aime pas les orgueilleux.
Si on leur demande : « Qu’est-ce que votre Seigneur a fait descendre ? », ils répondent : « Des légendes appartenant aux anciens. » 
Qu’ils portent donc, au Jour de la Résurrection, tous les fardeaux  de leurs propres œuvres ainsi qu’une partie des fardeaux de ceux qu’ils égarent sans le savoir. Que leur fardeau est détestable !
Certes, ceux qui ont vécu avant eux ont comploté, mais Dieu sapa les fondements mêmes de leur bâtisse ; le toit s’écroula alors au-dessus d’eux et le châtiment les surprit d’où ils ne l’avaient pas pressenti.
Puis, le Jour de la Résurrection, Dieu les couvrira d’opprobre et dira : « Où sont Mes associés pour lesquels vous combattiez ? » Ceux qui auront reçu la science diront : « L’ignominie et le malheur accableront aujourd’hui les mécréants. »
Ceux à qui les anges auront ôté la vie, alors qu’ils étaient injustes envers eux-mêmes, se soumettront et diront : « Nous ne faisions aucun mal ! » Mais si ! Dieu sait parfaitement ce que vous faisiez.
« Entrez donc par les portes de la Géhenne pour y demeurer éternellement. Qu’il est détestable le séjour des orgueilleux ! »
On dira à ceux qui craignaient Dieu : « Qu’est-ce que votre Seigneur a fait descendre ? » Ils répondront : « Un bien ! » Une récompense est accordée ici-bas à ceux qui font le bien, mais la demeure de la vie future est encore meilleure. Que la demeure de ceux qui craignent Dieu est agréable !
Des Jardins d’Éden où ils entreront et sous lesquels coulent des  fleuves ; ils y trouveront tout ce qu’ils voudront : Dieu récompense ainsi ceux qui Le craignent.
Les anges recueillent les âmes des hommes de bien et leur disent : « Que la paix soit sur vous ! Entrez au Paradis en récompense des bonnes actions que vous avez accomplies ! »
Les incroyants attendent-ils que les anges viennent à eux ou que survienne l’ordre de ton Seigneur ? Ceux qui les ont précédés ont agi ainsi. Dieu ne les a point lésés, mais ils étaient injustes envers eux-mêmes.
Les méfaits qu’ils auront commis retomberont sur eux ; et ce dont ils se moquaient les cernera de toutes parts.
Les polythéistes diront : « Si Dieu l’avait voulu, nous n’aurions rien adoré en dehors de Lui, aussi bien nous que nos pères, et nous n’aurions rien interdit en dehors de Ses interdits. » Les gens qui vécurent avant eux agissaient ainsi. Qu’incombe-t-il aux Messagers, sinon de transmettre le message en toute clarté ?
Or, Nous avons envoyé un Messager à chaque communauté : « Adorez Dieu ! Éloignez-vous des fausses divinités ! » Il y en eut parmi eux que Dieu a dirigés ; d’autres méritèrent l’égarement. Parcourez donc la terre et voyez quelle fut la fin de ceux qui criaient au mensonge.
Même si tu désirais ardemment qu’ils soient guidés, Dieu ne dirige point ceux qui choisissent l’égarement et il n’y a pas pour eux de protecteurs.
Ils ont juré par Dieu, en prononçant leurs serments les plus solennels : « Dieu ne ressuscitera pas celui qui est mort. » Bien au contraire ! C’est une promesse véritable qui Lui incombe, mais la plupart des hommes ne le savent pas.
Il les ressuscitera pour leur exposer clairement les raisons de leurs divergences et pour que les incroyants sachent qu’ils ont été des menteurs.
En vérité, quand Nous voulons une chose, Notre seule parole est de dire : « Sois ! », et elle est.
Nous installerons certainement dans une demeure agréable ici-bas ceux qui ont émigré pour la cause de Dieu après avoir subi des injustices, mais la récompense de la vie future sera plus grande encore, s’ils savaient !
Eux, qui ont fait preuve de patience et qui ont mis leur confiance en leur Seigneur !
Avant toi, Nous n’avons envoyé que des hommes auxquels Nous avons fait des révélations. Interrogez donc les gens auxquels le rappel a été adressé, si vous ne savez pas !
Nous avons envoyé des Messagers avec des preuves évidentes et des Écritures saintes ; Nous avons fait descendre sur toi le Coran pour que tu exposes clairement aux hommes ce qui leur avait été envoyé et afin qu’ils réfléchissent.
Ceux qui trament des méfaits, sont-ils sûrs que Dieu ne les fera pas engloutir par la terre ou que le châtiment ne les atteindra pas là où ils ne s’y attendront pas ?
Ou qu’il ne les surprendra pas pendant leurs activités, alors qu’ils sont incapables de le repousser ?
Ou qu’il ne les saisira pas dans un moment de terreur ? Mais votre  Seigneur est Compatissant et Miséricordieux.
N’ont-ils pas vu que tout ce que Dieu a créé incline son ombre à droite et à gauche en se prosternant humblement devant Dieu ?
Tout être vivant dans les cieux et sur la terre se prosterne devant  Dieu, ainsi que les anges, et ne s’enfle point d’orgueil.
Ils craignent leur Seigneur au-dessus d’eux et ils font ce qui leur est  ordonné.
Dieu a dit : « N’adorez pas deux dieux. En vérité, il n’est qu’un Dieu Unique. Craignez-Moi donc ! »
À Lui appartient ce qui est dans les cieux et ce qui est sur la terre. L’obéissance perpétuelle lui est due. Craindrez-vous un autre que Dieu ?
Tous les biens dont vous jouissez proviennent de Dieu. Si un malheur vous touche, c’est à Lui que vous adressez vos supplications.
Mais aussitôt qu’Il vous a délivrés du mal, voilà que certains d’entre vous donnent des associés à leur Seigneur,
niant ainsi ce que Nous leur avons donné. Jouissez donc de la vie présente ! Bientôt vous saurez !
 Ils affectent une partie des biens que Nous leur avons accordés à des divinités qu’ils ne connaissent pas. Par Dieu ! Vous serez certainement interrogés sur ce que vous avez inventé.
Ils attribuent des filles à Dieu. Gloire à Lui ! Et ils s’attribuent à eux-mêmes ce qu’ils désirent.
Lorsqu’on annonce à l’un d’entre eux la naissance d’une fille, son visage s’assombrit et une grande colère l’envahit.
Il se cache des gens à cause du malheur qui lui a été annoncé. Va-t-il garder cette enfant malgré la honte ou bien l’enterrera-t-il ? Leur jugement n’est-il pas détestable ?
Ceux qui ne croient pas à la vie future représentent l’exemple idéal  du mal, tandis qu’à Dieu s’applique la perfection suprême. Il est le Tout-Puissant et le Sage.
Si Dieu s’en prenait aux hommes à cause de leurs injustices, Il ne laisserait aucune créature vivante sur la terre, mais Il leur accorde un délai jusqu’au terme fixé. Lorsque leur terme arrivera, ils ne pourront ni le retarder ni l’avancer, fût-ce d’une heure.
Ils attribuent à Dieu ce qu’ils détestent pour eux-mêmes et leurs langues profèrent un mensonge lorsqu’ils disent qu’une belle récompense leur est réservée. C’est le Feu, sans nul doute, qui leur sera réservé et ils y seront précipités les premiers.
Par Dieu ! Nous avons envoyé avant toi des Messagers à des communautés, mais Satan a embelli à leurs yeux leurs propres actions. C’est lui qui est leur maître aujourd’hui. Un châtiment douloureux les attend.
Nous n’avons fait descendre sur toi le Livre qu’afin que tu leur exposes clairement l’objet de leurs divergences, comme une bonne Direction et une miséricorde pour des hommes qui croient.
Dieu a fait descendre une eau du ciel grâce à laquelle il redonne la vie à la terre après sa mort. En vérité, il y a là un signe pour des hommes qui entendent.
Il y a vraiment un enseignement pour vous dans les bêtes de troupeaux : Nous vous abreuvons de ce qui est dans leurs entrailles, provenant de la conjonction entre le contenu de l’intestin et le sang ; un lait pur, facile à absorber pour ceux qui le boivent.
Des fruits, des palmiers et des vignes, vous retirez une boisson enivrante et un aliment excellent. Certes, il y a en cela un signe pour des gens qui comprennent.
Ton Seigneur révéla aux abeilles : « Établissez vos demeures dans les montagnes, dans les arbres et dans les ruches que les hommes aménagent ;
puis mangez de toutes les espèces de fruits et suivez les chemins de votre Seigneur, rendus faciles pour vous. » De l’intérieur de leurs corps sort une liqueur aux couleurs variées, dans laquelle les hommes trouvent un remède. Il y a en cela un signe pour des hommes qui réfléchissent.
Dieu vous a créés, puis vous rappellera à Lui. Tel parmi vous atteindra l’âge de la décrépitude au point qu’il ne saura rien de ce qu’il aura appris. En vérité, Dieu est Omniscient et Tout-Puissant.
Dieu a favorisé certains d’entre vous par rapport à d’autres dans la répartition des biens. Mais ceux qui ont été favorisés ne sont nullement disposés à reverser leurs biens à leurs captifs au point que ceux-ci deviennent leurs associés à part égale. Nieront-ils donc les bienfaits de Dieu ?
Dieu vous a donné des épouses issues de vous-mêmes et, de vos épouses, Il vous a donné des enfants et des petits-enfants. Il vous a accordé aussi d’excellentes choses. Vont-ils donc croire à ce qui est faux et nier les bienfaits de Dieu ?
Ils adorent en dehors de Dieu ce qui ne peut leur procurer aucune nourriture des cieux ou de la terre et qui n’est capable de rien.
N’attribuez donc pas des égaux à Dieu, car, en vérité, Dieu sait, et vous, vous ne savez pas.
 Dieu vous propose en parabole un serviteur esclave n’ayant aucun pouvoir et un homme libre à qui Dieu a accordé beaucoup de biens dont il dépense une partie en aumônes discrètement et publiquement. Ces deux hommes sont-ils égaux ? Louange à Dieu ! Mais la plupart des hommes ne savent pas.
Dieu propose encore en parabole deux hommes dont l’un est muet, qui ne peut rien faire et qui est à la charge de son maître. Quel que soit le lieu où celui-ci l’envoie, il ne lui rapporte aucun avantage. Cet homme serait-il l’égal de celui qui ordonne l’équité et qui marche dans le droit chemin ?
À Dieu appartient le Mystère des cieux et de la terre. L’ordre concernant l’Heure se passera comme en un clin d’œil ou plus bref encore. En vérité, Dieu est Puissant sur toute chose.
Dieu vous a fait sortir du ventre de vos mères, alors que vous ne saviez rien. Il vous a donné l’ouïe, la vue et l’intelligence. Peut-être serez-vous reconnaissants !
N’ont-ils pas vu les oiseaux soumis au vol dans l’espace du ciel sans que rien, en dehors de Dieu, ne les soutienne ? Il y a vraiment en cela des preuves pour des gens qui croient. 
Dieu a fait de vos maisons des lieux d’habitation, tout comme Il vous a procuré des maisons faites de peaux de bêtes que vous trouvez légères le jour où vous vous déplacez et le jour où vous campez. De leur laine, de leur poil et de leur crin, Il vous a procuré des effets et des objets utiles pour un usage temporaire.
Parmi ce que Dieu a créé, Il vous procure des ombrages ; Il vous procure des abris dans les montagnes, des vêtements qui vous protègent de la chaleur ainsi que des armures qui vous protègent de votre propre violence. Ainsi, Dieu parachève Ses bienfaits envers vous. Peut-être Lui serez-vous soumis !
S’ils s’en détournent, sache que tu es chargé seulement de transmettre le message en toute clarté.
Ils reconnaissent les bienfaits de Dieu, puis ils les renient. La plupart d’entre eux sont des incroyants.
Le jour où Nous susciterons de chaque communauté un témoin, on ne permettra pas alors aux incroyants de faire valoir leurs excuses ni de s’amender.
Quand les injustes verront le châtiment, celui-ci ne sera pas allégé pour eux et il ne leur sera accordé aucun répit.
Quand les polythéistes apercevront ceux qu’ils auront associés à Dieu, ils diront : « Seigneur ! Voici les divinités que nous invoquions en dehors de Toi. » Mais leurs associés leur riposteront : « Vous êtes assurément des menteurs ! »
Ce jour-là, les idolâtres offriront à Dieu leur soumission ; c’est alors que s’évanouira ce qu’ils avaient inventé.
Nous infligerons châtiment sur châtiment aux incroyants qui détournaient les hommes de la voie de Dieu et qui semaient la corruption.
Le jour où Nous susciterons dans chaque communauté un témoin qui déposera contre eux, Nous te ferons venir comme témoin chargé de déposer contre ces gens-là. Nous avons descendu sur toi le Livre qui contient l’explication claire de toute chose, l’indication de la bonne Direction, une miséricorde et une bonne nouvelle pour ceux qui sont soumis.
En vérité, Dieu ordonne l’équité, la bienfaisance, l’assistance aux proches parents ; Il interdit la turpitude, l’acte répréhensible et l’injustice ; Il vous exhorte afin que vous réfléchissiez.
Soyez fidèles au pacte de Dieu après l’avoir conclu et ne violez pas vos serments après les avoir solennellement prêtés et avoir pris Dieu comme garant contre vous. Dieu sait vraiment ce que vous faites.
Ne ressemblez pas à celle qui défaisait le fil de sa quenouille après l’avoir solidement filé en prenant vos serments comme un moyen de vous tromper les uns les autres sous prétexte qu’une telle communauté est plus nombreuse et plus riche qu’une autre. Certes, ce n’est qu’une épreuve à laquelle Dieu vous soumet et Il vous montrera clairement, le Jour de la Résurrection, ce sur quoi vous étiez en désaccord.
Si Dieu l’avait voulu, Il aurait fait de vous une seule communauté,  mais Il égare qui Il veut et Il dirige qui Il veut. Vous serez interrogés sur ce que vous faisiez.
Ne faites pas de vos serments un moyen d’intrigues entre vous, de peur que vos pieds ne glissent après avoir été fermes ; ainsi vous goûteriez au malheur pour avoir écarté les hommes du chemin de Dieu et vous subiriez un châtiment terrible.
Ne troquez pas à vil prix le pacte de Dieu. En vérité, ce qui se trouve auprès de Dieu est meilleur pour vous, si vous saviez !
Ce que vous possédez est périssable, tandis que ce qui se trouve auprès de Dieu est durable. Certes, Nous accorderons la plus belle récompense à ceux qui auront été patients en fonction de leurs meilleures actions.
Quiconque fait le bien tout en étant croyant, qu’il soit homme ou femme, Nous lui accorderons une vie heureuse et Nous lui attribuerons une récompense digne de ses œuvres.
Lorsque tu lis le Coran, demande la protection de Dieu contre Satan le banni,
car Satan n’a aucun pouvoir sur les croyants qui mettent leur confiance en leur Seigneur.
Son pouvoir s’exerce seulement sur ceux qui le prennent pour maître et qui, à cause de lui, deviennent polythéistes.
Lorsque Nous remplaçons un verset par un autre verset, et Dieu sait parfaitement ce qu’Il révèle, ils disent : « Tu n’es qu’un imposteur ! » Non, mais la plupart d’entre eux ne savent rien.
Dis : « L’Esprit de Sainteté l’a fait descendre avec la Vérité de la part de ton Seigneur pour raffermir ceux qui croient, pour les diriger et pour annoncer la bonne nouvelle aux soumis. »
Nous savons bien qu’ils disent : « C’est un homme qui lui enseigne le Coran. » Or, la langue de celui auquel ils font allusion est une langue étrangère, alors que celle-ci est une langue arabe claire.
En vérité, Dieu ne dirige point ceux qui ne croient pas aux versets de Dieu. Un châtiment douloureux leur est réservé.
Ceux qui ne croient pas aux versets de Dieu sont les seuls à inventer ce mensonge ; tels sont les menteurs.
Celui qui renie Dieu après avoir cru ‒ non pas celui qui y a été contraint alors que son cœur demeure paisible dans la foi ‒ ainsi que celui qui ouvre délibérément son cœur à la mécréance, sur ceux-là il y aura la colère de Dieu ; et un terrible châtiment les atteindra.
Il en est ainsi parce qu’ils ont préféré la vie de ce monde à la vie future. Certes, Dieu ne guide pas les incroyants.
Voilà ceux dont Dieu a scellé le cœur, l’ouïe et la vue ; voilà ceux qui sont insouciants.
Nul doute qu’ils seront les perdants dans la vie future.
Quant à ceux qui ont émigré après avoir subi des épreuves et qui ont ensuite lutté pour la cause de Dieu avec persévérance, ton Seigneur sera à leur égard Plein de pardon et de miséricorde.
Rappelle le jour où chaque personne viendra plaider pour elle-même. Chaque âme recevra alors l’exacte rétribution pour ce qu’elle aura accompli ; personne ne sera lésé.
Dieu vous propose pour parabole une cité qui jouissait de la sécurité et de la tranquillité ; d’abondantes richesses lui venaient de partout, mais elle se montra ingrate envers les bienfaits de Dieu. C’est alors que Dieu lui fit goûter la violence de la faim et de la peur en punition de ses agissements.
Un Messager, pris parmi eux, leur fut envoyé, mais ils le traitèrent d’imposteur. C’est alors que le châtiment les atteignit pour avoir été injustes.
Nourrissez-vous de ce que Dieu vous a accordé de licite et d’agréable ; remerciez Dieu pour Ses bienfaits, si c’est Lui que vous adorez.
Il vous a, en effet, interdit de consommer la bête trouvée morte, le sang, la chair de porc et toute bête sur laquelle un autre nom que celui de Dieu aura été invoqué. Mais pour quiconque en mange sous contrainte, et qui n’est ni rebelle ni transgresseur, Dieu est Celui qui pardonne, Il est Miséricordieux.
Ne dites pas selon ce que vos langues profèrent comme mensonges : « Ceci est licite et cela est illicite », en inventant des mensonges contre Dieu. En vérité, ceux qui inventent des mensonges contre Dieu ne seront jamais heureux.
Ce sera pour eux une jouissance éphémère qui sera suivie d’un châtiment douloureux.
À ceux qui suivaient le judaïsme, Nous avions interdit ce que Nous t’avons relaté précédemment ; Nous n’avons pas été injustes envers eux, mais ils étaient injustes envers eux-mêmes.
À l’égard de ceux qui ont fait le mal par ignorance et qui, après s’être repentis, se sont amendés, Dieu est, certes, après cela, Celui qui pardonne et Celui qui est Miséricordieux.
Abraham était, en vérité, le guide parfait d’une communauté : soumis à Dieu, un croyant intègre et il n’était pas du nombre des polythéistes,
reconnaissant envers Dieu pour Ses bienfaits. Dieu l’avait élu et guidé sur une voie droite.
Nous lui avons accordé une belle récompense dans ce monde et il sera certainement dans la vie future parmi les justes.
Nous t’avons ensuite révélé : « Suis la religion d’Abraham, le vrai croyant. Il n’était pas du nombre des polythéistes. »
Le Sabbat n’a été imposé qu’à ceux qui étaient en désaccord à son sujet. Certes, ton Seigneur jugera entre eux le Jour de la Résurrection sur l’objet de leurs différends.
Appelle les hommes dans la voie de Dieu par la sagesse et la bonne exhortation ; discute avec eux de la meilleure façon, car c’est ton Seigneur qui connaît le mieux celui qui s’égare de Son chemin, comme Il connaît parfaitement ceux qui sont bien dirigés.
Si vous châtiez, que ce soit un châtiment équivalent au tort qui vous a été fait. Si vous faites preuve de patience, ceci vaudra mieux pour ceux qui sont patients.
Sois patient ! C’est avec l’aide de Dieu que la patience est possible. Ne t’afflige pas à cause d’eux ; ne sois pas angoissé à cause de leurs intrigues.
En vérité, Dieu est avec ceux qui Le craignent et avec ceux qui font le bien.
Gloire à Celui qui a fait voyager de nuit Son serviteur de la Mosquée Sacrée à la Mosquée éloignée dont Nous avons béni les alentours afin de lui montrer certains de Nos signes. En vérité, Dieu est Celui qui entend et Celui qui voit parfaitement.
Nous avons donné à Moïse le Livre et Nous en avons fait un guide pour les fils d’Israël : « Ne prenez pas de protecteur en dehors de Moi ! »
Ô postérité de ceux que Nous avons transportés avec Noé ! Celui-ci était vraiment un serviteur reconnaissant.
Nous avons décrété dans le Livre à l’adresse des fils d’Israël : « Vous commettrez deux fois des iniquités sur la terre et vous vous enorgueillirez d’une façon démesurée. »
Lorsque vint l’accomplissement de la première de ces deux promesses, Nous envoyâmes contre vous Nos serviteurs, dotés d’une puissance terrible. Ils pénétrèrent à l’intérieur des maisons et cette promesse se réalisa.
Ensuite, Nous vous laissâmes prendre une revanche sur eux et Nous accrûmes vos richesses et le nombre de vos enfants. Nous avons fait de vous un peuple nombreux.
Si vous faites le bien, vous le faites pour vous-mêmes ; si vous faites le mal, vous le faites contre vous-mêmes. Lorsque le terme de la dernière prédiction arriva, ce fut pour que vos ennemis vous affligent et s’introduisent dans le temple, comme la première fois, pour détruire entièrement tout ce dont ils s’étaient emparés.
Il se peut que votre Seigneur vous fasse miséricorde. Mais si vous recommencez, nous recommencerons. Nous avons destiné la Géhenne à être la prison des mécréants.
 En vérité, ce Coran guide vers ce qu’il y a de plus droit et il annonce aux croyants qui font le bien la bonne nouvelle : ils recevront une magnifique récompense.
Nous avons préparé un châtiment douloureux à ceux qui ne croient pas à la vie future.
L’homme appelle de ses vœux le mal de la même façon qu’il appelle le bien, car l’homme est très impatient.
Nous avons fait de la nuit et du jour deux signes ; Nous avons  effacé le signe de la nuit, tandis que Nous avons rendu visible le signe du jour pour que vous recherchiez les bienfaits de votre Seigneur et que vous sachiez le nombre des années et le calcul du temps ; Nous avons expliqué toute chose d’une manière détaillée ;
Nous avons attaché au cou de chaque homme son œuvre : le Jour de la Résurrection, Nous lui présenterons un livre qu’il trouvera ouvert. 
« Lis ton livre ! Il suffit que tu fasses toi-même ton compte aujourd’hui. »
Quiconque est bien dirigé n’est dirigé que pour lui-même et quiconque est égaré n’est égaré qu’à son propre détriment. Nul ne portera la charge d’autrui. Nous n’avons jamais châtié un peuple avant de lui avoir envoyé un Messager.
Lorsque Nous voulons détruire une cité, Nous ordonnons à ses citoyens opulents de se conformer à Nos prescriptions. Mais, au cas où ils se livrent à des perversités, la parole prononcée se réalise alors et Nous la détruisons entièrement.
Que de générations après Noé avons-nous détruites ! Ton Seigneur suffit pour connaître et pour voir parfaitement les péchés de Ses serviteurs.
Pour celui qui désire les biens de la vie immédiate, Nous nous empressons de donner ce que Nous voulons à qui Nous voulons. Puis, Nous l’introduirons à la Géhenne où il brûlera, méprisé et réprouvé.
Ceux qui préfèrent la vie future et qui font des efforts pour l’obtenir tout en étant croyants, voilà ceux dont le zèle sera reconnu.
Nous accordons abondamment à tous ‒ à ceux-ci et à ceux-là ‒ les dons de ton Seigneur ; les dons de ton Seigneur ne seront refusés à personne.
Regarde comment Nous avons préféré certains d’entre eux à d’autres ! Mais, dans la vie future, il y aura des degrés élevés et d’importants privilèges encore.
N’associe point à Dieu une autre divinité, sinon tu serais méprisé et reprouve.
Ton Seigneur a décrété que vous n’adoriez que Lui ; que vous soyez bons à l’égard de vos parents. Si l’un d’entre eux ou bien tous les deux ont atteint la vieillesse auprès de toi, ne leur dis pas « Ouf ! », ne les brusque pas, mais adresse-leur des paroles respectueuses.
Par miséricorde abaisse pour eux l’aile de l’humilité et dis : « Seigneur ! Fais leur miséricorde pour m’avoir élevé depuis que j’étais tout petit. »
Votre Seigneur connaît parfaitement ce qui est au fond de vous-mêmes. Si vous êtes justes, Il est, en vérité, Celui qui pardonne à ceux qui reviennent vers Lui repentants.
Donne au proche parent ce qui lui est dû, ainsi qu’au pauvre et au voyageur nécessiteux, et ne sois pas prodigue.
Les prodigues sont les frères de Satan ; or Satan est très ingrat envers son Seigneur.
Si tu t’éloignes d’eux, obligé toi-même d’avoir recours à la miséricorde de ton Seigneur, adresse-leur une parole bienveillante.
Ne porte pas ta main fermée à ton cou par avarice et ne l’ouvre pas démesurément par prodigalité, sinon tu te retrouverais blâmé et chagriné.
En vérité, ton Seigneur accorde largement Ses dons ou les restreint à qui Il veut. Il est bien Informé sur Ses serviteurs et Il les voit parfaitement.
Ne tuez point vos enfants par crainte de la pauvreté : c’est Nous qui leur accordons leur subsistance avec la vôtre ; les tuer serait un énorme péché.
N’approchez pas la fornication, car c’est une abomination et un mauvais chemin.
Ne tuez pas l’homme que Dieu vous a interdit de tuer, sauf pour une juste cause. Nous donnons au proche parent de l’homme qui a été tué injustement le pouvoir de le venger, mais qu’il ne commette point d’excès dans le meurtre, car il est déjà assisté par la loi.
Ne touchez aux biens de l’orphelin que pour un meilleur usage et ce jusqu’à ce qu’il ait atteint sa majorité. Respectez vos engagements, car on vous en demandera compte.
Donnez la pleine mesure quand vous mesurez et pesez avec une balance exacte. C’est mieux pour vous et le résultat en sera meilleur.
N’affirme pas ce dont tu n’as aucune connaissance. En vérité, il sera demandé compte de tout : de l’ouïe, de la vue et du cœur.
Ne marche pas sur la terre avec orgueil : tu ne saurais fendre la terre ni jamais atteindre la hauteur des montagnes.
Tout ce qui est mauvais dans tout cela est détestable devant Dieu.
Tout cela fait partie de ce que ton Seigneur t’a révélé de la sagesse. Ne place à côté de Dieu aucune autre divinité, sinon tu seras précipité dans la Géhenne, plein de remords et réprouvé.
Votre Seigneur aurait-Il choisi pour vous des fils et se serait-Il donné des filles parmi les anges ? En vérité, vous dites là des paroles monstrueuses !
Certes, Nous avons exposé tout ceci dans le Coran pour que les hommes réfléchissent. Mais cela ne fait qu’augmenter leur répulsion.
Dis : « S’il y avait des divinités avec Lui comme ils le prétendent, elles chercheraient une voie pour atteindre le Maître du Trône. »
Gloire à Lui ! Il est très Élevé et infiniment au-dessus de ce qu’ils disent. 
Les sept cieux, la terre et tout ce qui s’y trouve célèbrent Ses  louanges. Il n’y a rien qui ne célèbre Sa gloire et Ses louanges, mais vous ne comprenez pas leur façon de Le glorifier. Vraiment, Dieu est Plein de mansuétude et Il pardonne.
Quand tu lis le Coran, Nous plaçons entre toi et ceux qui ne croient pas à la vie future un voile invisible.
Sur leurs cœurs, Nous avons placé un voile et Nous avons rendu leurs oreilles pesantes pour qu’ils ne le comprennent pas. Lorsque tu évoques dans le Coran ton Seigneur l’Unique, ils tournent le dos par répulsion.
Nous savons parfaitement dans quel but ils viennent t’écouter, et aussi quand ils sont en conciliabules et que les injustes disent : « Vous ne suivez qu’un homme ensorcelé ! »
Considère ce à quoi ils te comparent. Mais ils sont dans l’égarement et ils ne sauront plus retrouver le chemin de la Vérité.
Ils disent : « Quand nous serons ossements et poussière, serons-nous ressuscités en une nouvelle création ? »
Dis : « Soyez pierre ou fer,
ou toute autre créature que vous puissiez imaginer. » Ils répondront : « Et qui nous fera retourner à la vie ? » Dis : « Celui qui vous a créés la première fois. » Alors, ils secoueront la tête dans ta direction et ils demanderont : « Quand cela aura-t-il lieu ? » Réponds : « Il se peut que ce soit proche.
Le jour où Dieu vous appellera, vous lui répondrez en Le louant, et vous penserez n’être restés que peu de temps sur terre. »
Dis à Mes serviteurs d’exprimer les meilleures paroles, car Satan sème la discorde entre eux ; Satan est réellement l’ennemi déclaré de l’homme.
Votre Seigneur vous connaît parfaitement : s’Il le veut, Il vous fera miséricorde et, s’Il le veut, Il vous châtiera. Nous ne t’avons pas envoyé pour que tu sois leur protecteur.
Ton Seigneur connaît parfaitement ce qui est dans les cieux et sur la terre. Nous avons préféré certains Prophètes à d’autres. Nous avons donné les psaumes à David.
Dis : « Invoquez en dehors de Dieu ceux que vous prétendez être des divinités, ils ne peuvent ni dissiper votre mal ni le détourner. »
Ceux-là mêmes qu’ils invoquent recherchent le moyen de se rapprocher de leur Seigneur, espèrent Sa miséricorde et craignent Son châtiment, car le châtiment de ton Seigneur est redoutable.
Il n’est point de cité injuste que Nous ne fassions détruire avant le  Jour de la Résurrection ou que Nous ne punissions d’un terrible châtiment sans que cela soit écrit dans le Livre des décrets immuables.
Rien ne Nous empêche d’envoyer des miracles, si ce n’est que les anciens les avaient traités de mensonges ; Nous avions apporté aux Thémoudites la chamelle qui était un miracle visible et, cependant, ils l’ont tuée injustement. Nous n’envoyons des miracles qu’à titre de menace.
Rappelle-toi lorsque Nous t’avons dit : « En vérité, Dieu embrasse les hommes en Sa puissance et en Sa science. » Nous n’avons fait de la vision que Nous t’avons montrée ainsi que de l’arbre maudit mentionné dans le Coran qu’une épreuve pour les hommes. Nous les menaçons, mais cela ne fait qu’accroître leur grande perversité.
Lorsque Nous avons dit aux anges Adam ! », ils se prosternèrent, à l’exception d’Iblis qui dit : « Vais-je me prosterner devant celui que Tu as créé d’argile ? »
Et il ajouta : « Que T’en semble ? Si Tu me laisses en vie jusqu’au Jour de la Résurrection, j’égarerai toute la postérité de celui que Tu honores plus que moi, à l’exception d’un petit nombre d’entre eux. »
Dieu dit : « Va-t’en ! La Géhenne sera une juste rétribution pour toi  et pour quiconque te suivra parmi sa descendance !
Attire par ta voix ceux que tu pourras parmi eux ; rassemble contre  eux ta cavalerie et tes fantassins ; associe-toi à eux dans leurs biens et leurs enfants et fais-leur des promesses ! » Or Satan ne fait que les tromper par ses promesses.
« Certes, tu n’as aucun pouvoir sur Mes serviteurs. Ton Seigneur  suffit comme Protecteur. »
Votre Seigneur est Celui qui fait voguer pour vous le vaisseau sur la mer pour que vous recherchiez Ses bienfaits, car Il est, en vérité, Miséricordieux à votre égard.
Quand un malheur vous touche en mer, ceux que vous invoquez en dehors de Lui s’évanouissent. Mais lorsqu’Il vous a sauvés et rendus à la terre ferme, vous vous détournez : l’homme est très ingrat.
Êtes-vous sûrs que Dieu ne vous fera pas engloutir par un pan de la terre ou qu’Il n’enverra pas contre vous un ouragan sans que vous puissiez alors trouver de protecteur ?
Ou bien êtes-vous sûrs qu’Il ne vous ramènera pas une seconde fois en mer, qu’Il ne déchaînera pas un vent violent et qu’Il ne vous fera pas engloutir à cause de votre ingratitude ? Alors, vous ne trouverez personne pour vous défendre contre Nous.
Certes, Nous avons honoré les Fils d’Adam : Nous les avons portés  sur terre et sur mer, Nous leur avons accordé d’excellentes nourritures et Nous les avons préférés vraiment à la plupart de Nos créatures.
Le jour où Nous appellerons tous les groupements d’hommes par  leurs guides, ceux à qui On remettra leur livre dans la main droite le liront pour en prendre connaissance : ils ne subiront pas la moindre injustice.
Quiconque aura été aveugle dans ce monde sera aveugle dans l’autre monde et plus égaré encore.
Ils ont failli te détourner de ce que Nous t’avons révélé pour que tu  Nous imputes de fausses révélations ; ils t’auraient alors pris pour ami intime.
Si Nous ne t’avions pas raffermi, tu aurais bien failli t’incliner quelque peu vers eux.
Alors, Nous t’aurions fait goûter le double tourment de la vie et le double tourment de la mort, puis tu n’aurais point trouvé d’assistance contre Nous.
Ils ont failli t’inciter à fuir le pays pour t’en chasser, mais ils n’y seraient restés ensuite que peu de temps après toi.
Telle fut la règle appliquée à ceux de Nos Messagers que Nous avons envoyés avant toi ; tu ne trouveras pas de changement dans Notre règle.
Accomplis la prière du déclin du soleil jusqu’à l’obscurité de la nuit ; fais aussi la lecture du Coran à l’aube, car la lecture de l’aube a des témoins ;
consacre une partie de la nuit à des prières surérogatoires. Peut-  être que ton Seigneur t’accordera, le Jour de la Résurrection, un rang digne de louanges.
Dis : « Seigneur ! Fais-moi entrer d’une entrée conforme à la Vérité ; fais-moi sortir d’une sortie conforme à la Vérité ; et accorde-moi de Ta part un pouvoir qui me protège. »
Dis encore : « La Vérité est venue, l’erreur a disparu, car l’erreur  est vouée à disparaître. »
Nous faisons descendre du Coran ce qui est guérison et miséricorde pour les croyants. Cependant, il ne fait qu’accroître la perte des injustes.
Quand Nous comblons l’homme de bienfaits, il se détourne et s’éloigne de la voie droite ; quand un malheur le touche, il est profondément désespéré.
Dis : « Chacun agit à sa façon, alors que Dieu connaît parfaitement celui qui est dirigé dans le droit chemin. »
Ils t’interrogeront au sujet de l’âme. Dis : « L’âme relève de l’ordre de mon Seigneur et, en fait de science, vous n’avez reçu que très peu de chose. »
Si Nous voulons, Nous pouvons certainement faire disparaître ce que Nous t’avons révélé. Tu ne trouveras ensuite aucun protecteur contre Nous,
si ce n’est par une miséricorde de ton Seigneur, car, en vérité, Sa grâce à ton égard est immense.
 Dis : « Si les hommes et les djinns s’unissaient pour produire quelque chose de semblable à ce Coran, ils ne produiraient rien qui lui ressemble, même s’ils s’entraidaient. »
Nous avons présenté aux hommes dans ce Coran toutes sortes d’exemples, mais la plupart des gens s’obstinent dans leur mécréance.
Ils dirent : « Nous ne croirons pas en toi à moins que tu ne fasses  jaillir pour nous une source d’eau vive de la terre ;
ou que tu n’aies un jardin de palmiers et de vignes entre lesquels tu feras jaillir des ruisseaux en abondance ;
ou que tu ne fasses tomber sur nous le ciel en morceaux comme tu le prétends ; ou que tu ne fasses venir Dieu et les anges en face de nous ;
ou que tu n’aies une maison ornée d’or ; ou que tu ne sois monté au  ciel. Cependant, nous ne croirons à ton ascension que lorsque tu feras descendre sur nous un livre que nous puissions lire. » Dis : « Gloire à mon Seigneur ! Que suis-je, sinon un être humain et un Messager ? »
Rien n’empêchait les gens de croire lorsque la bonne Direction leur  était parvenue, si ce n’est qu’ils disaient : « Dieu a-t-il envoyé un être humain comme Messager ? »
Dis : « S’il y avait sur terre des anges marchant paisiblement, Nous  aurions certainement fait descendre du ciel un ange Messager. »
Dis : « Dieu suffit comme Témoin entre vous et moi ; Il est, en vérité,  bien Informé sur Ses serviteurs et Il les voit parfaitement. »
Celui que Dieu dirige est bien dirigé, mais, pour ceux qu’Il égare, tu ne trouveras pas de maître pour eux en dehors de Lui. Le Jour de la Résurrection, Nous les rassemblerons face contre terre, aveugles, muets et sourds : la Géhenne sera leur demeure ; chaque fois que son Feu s’affaiblira, Nous attiserons pour eux la flamme ardente.
 Telle sera leur rétribution pour n’avoir pas cru en Nos signes et pour avoir dit : « Quand nous serons ossements et poussière, serons-nous ressuscités en une nouvelle création ? »
Ne voient-ils pas que Dieu, qui a créé les cieux et la terre, a aussi le pouvoir de les créer de nouveau ? Il leur a fixé un terme sur lequel il n’y a aucun doute, mais les injustes s’obstinent dans leur mécréance.
Dis : « Si c’était vous qui possédiez les trésors de la miséricorde de mon Seigneur, vous les conserveriez de peur de les dépenser. » L’homme est très avare.
Certes, Nous avons donné à Moïse neufs signes évidents ‒ interroge les fils d’Israël ‒ lorsqu’il vint à eux et que Pharaon lui dit : « Ô Moïse ! Je pense que tu es ensorcelé ! »
« Tu sais bien, répondit Moïse, que seul le Seigneur des cieux et de la terre a fait descendre ces signes pour vous éclairer. Ô Pharaon ! Je pense vraiment que tu es perdu. »
Pharaon voulut les chasser du pays, mais Nous l’avons noyé avec tous ceux qui se trouvaient avec lui.
Nous dîmes ensuite aux fils d’Israël : « Habitez la terre ! Et lorsque  la promesse de la vie dernière s’accomplira, Nous vous ferons venir tous ensemble. »
C’est en toute vérité que Nous avons fait descendre le Coran et c’est avec la Vérité qu’il est descendu. Nous ne t’avons envoyé que pour annoncer la bonne nouvelle et pour avertir les hommes.
Nous avons fragmenté ce Coran pour que tu le lises lentement aux hommes. Nous l’avons réellement fait descendre.
Dis : « Croyez-y ou n’y croyez pas ; ceux à qui la science a été donnée avant sa révélation tombent prosternés, le menton contre terre, lorsqu’on leur récite le Coran. »
Ils disent : « Gloire à notre Seigneur ! La promesse de notre Seigneur s’est accomplie. »
Et ils tombent, le menton contre terre en pleurant, et cela augmente leur humilité.
Dis : « Invoquez Dieu ou bien invoquez le Miséricordieux, quel que soit le nom sous lequel vous L’invoquez, les plus beaux noms Lui appartiennent. N’élève pas la voix dans ta prière et ne prie pas à voix basse, mais cherche un ton intermédiaire. »
Dis : « Louange à Dieu qui ne S’est pas donné de fils, qui n’a point d’associé en la Royauté, et qui n’a jamais eu de protecteur pour Le défendre de l’humiliation. » Exalte hautement Sa Grandeur !
Louange à Dieu qui a fait descendre le Livre où Il n’a point mis d’ambiguïté.
Un Livre d’une parfaite droiture pour avertir les hommes d’un châtiment terrible de Sa part et pour annoncer aux croyants qui font le bien une belle récompense
dont ils jouiront éternellement,
ainsi que pour avertir ceux qui disent : « Dieu s’est donné un fils ! »
Ils n’en ont aucune connaissance, pas plus que leurs pères. La parole qui sort de leurs bouches est monstrueuse. Ils ne profèrent qu’un mensonge.
Tu vas peut-être te consumer de chagrin parce qu’ils se détournent de la foi et ne croient pas à ce récit.
Nous avons embelli ce qui se trouve sur la terre pour éprouver les hommes et savoir qui d’entre eux agira le mieux.
Puis, Nous transformerons ce qu’elle contient en un sol aride.
Te rends-tu compte que les hommes de la caverne et d’Arraquim constituent une merveille parmi Nos signes ?
Lorsque les jeunes gens se réfugièrent dans la caverne, ils dirent :  « Seigneur ! Accorde-nous une miséricorde de Ta part et fais que notre sort soit conforme à la voie droite. »
Nous avons frappé de surdité leurs oreilles dans la caverne pendant de nombreuses années.
Ensuite, Nous les avons ressuscités afin de savoir lequel des deux groupes saurait le mieux calculer la durée exacte de leur séjour.
Nous allons te raconter leur histoire, en toute vérité. C’étaient des jeunes gens qui croyaient en leur Seigneur et Nous les avions affermis dans la voie droite.
Nous avions fortifié leurs cœurs lorsqu’ils s’étaient levés pour dire : « Notre Seigneur est le Seigneur des cieux et de la terre. Nous n’invoquons aucune divinité en dehors de Dieu, sinon nous proférerions une abomination.
Ces gens-là, qui sont des nôtres, ont adopté des divinités en dehors de Lui. Peuvent-ils au moins nous apporter une preuve évidente en faveur de leur culte ? Qui donc est plus injuste que celui qui invente un mensonge contre Dieu ? »
Quand vous vous serez séparés de ces gens-là et de ce qu’ils adorent en dehors de Dieu, réfugiez-vous dans la caverne : votre Seigneur répandra alors sur vous Sa miséricorde et réglera votre sort d’une manière convenable.
Tu aurais vu le soleil à son lever s’écarter à droite de la caverne et s’en éloigner à sa gauche à son coucher, tandis que les jeunes gens demeuraient dans un endroit spacieux de la caverne ! C’est là un des signes de Dieu. Celui que Dieu dirige est bien dirigé, mais tu ne trouveras aucun maître pour guider celui que Dieu égare.
Tu les aurais crus éveillés, alors qu’ils dormaient. Nous les retournions tantôt sur le côté droit, tantôt sur le côté gauche, tandis que leur chien se tenait à l’entrée de la caverne, les deux pattes de devant étendues. Si tu les avais aperçus, tu aurais sûrement pris la fuite et tu aurais été saisi d’une terrible frayeur.
C’est ainsi que Nous les réveillâmes afin de leur permettre de s’interroger mutuellement. L’un d’entre eux demanda : « Combien de temps êtes-vous restés ici ? » Ils répondirent : « Nous sommes restés un jour ou une partie d’un jour. » « Dieu sait mieux que quiconque, dirent-ils, le temps que vous avez passé ici. Envoyez donc l’un d’entre vous à la ville avec votre argent que voici pour y chercher le meilleur aliment et vous apporter de quoi vous nourrir. Qu’il se comporte donc avec civilité pour n’attirer l’attention de personne sur ce qui vous concerne.
Si ces gens-là vous découvraient, ils vous lapideraient ou bien vous obligeraient à suivre leur culte et plus jamais alors vous ne seriez heureux. » 
C’est ainsi que Nous les fîmes connaître afin que leurs concitoyens sachent que la promesse de Dieu est une Vérité et qu’il n’y a point de doute au sujet de l’Heure. Aussi se disputèrent-ils à leur sujet et dirent : « Construisez au-dessus d’eux un édifice ; Dieu est parfaitement Informé à leur sujet. » Ceux dont l’avis prévalut dirent : « Édifions un sanctuaire au-dessus d’eux. »
Ils diront : « Ils étaient trois et leur chien était le quatrième » ; ils diront aussi en conjecturant sur le Mystère : « Ils étaient cinq et leur chien était le sixième » ; ils diront encore : « Ils étaient sept et leur chien était le huitième. » Dis : « Mon Seigneur est parfaitement Informé sur leur nombre. Peu de gens cependant le savent. » Ne discute à leur sujet que d’une façon claire et ne consulte personne en ce qui les concerne.
Et ne dis jamais à propos d’une chose : « Je la ferai sûrement demain »,
sans ajouter : « Si Dieu le veut ! » Invoque ton Seigneur lorsque tu oublies et dis : « Il se peut que Dieu me dirige vers ce qui est plus proche du droit chemin. »
Ils demeurèrent dans leur caverne trois cents ans auxquels s’ajoutèrent neuf années.
Dis : « Dieu est parfaitement Informé sur le temps pendant lequel ils demeurèrent. À Lui appartient le Mystère des cieux et de la terre ; Il voit et Il entend parfaitement ; ils n’ont aucun Maître en dehors de Lui et Il n’associe personne à Ses décisions. »
Récite ce qui t’a été révélé du Livre de ton Seigneur. Nul ne peut modifier Ses paroles et nulle part tu ne trouveras de refuge en dehors de Lui.
Prends patience en restant en compagnie de ceux qui, matin et soir, invoquent leur Seigneur en désirant Sa face, et que tes yeux ne se détachent point d’eux en désirant le clinquant de la vie de ce monde. N’obéis point à celui dont Nous avons rendu le cœur insouciant à Notre rappel, à celui qui suit aveuglément ses penchants et dont le comportement est outrancier.
Dis : « La Vérité émane de votre Seigneur. Que celui qui le veut croie donc et que celui qui le veut mécroie. » En vérité, Nous avons préparé pour les injustes un Feu dont les flammes les cerneront. S’ils demandent à boire, On leur servira un liquide semblable à du métal fondu qui brûlera les visages. Quelle affreuse boisson ! Quelle détestable demeure !
Ceux qui auront cru et qui auront accompli de bonnes actions ne seront pas privés de la récompense réservée à ceux qui font le bien :
voilà ceux qui auront les Jardins d’Éden sous lesquels coulent les fleuves. Ils y seront parés de bracelets d’or et seront vêtus d’habits verts, de soie et de brocart ; ils seront accoudés sur des divans merveilleux. Quelle belle récompense ! Quel magnifique séjour !
Propose-leur la parabole de deux hommes. À l’un d’entre eux,  Nous avions donné deux jardins de vignes que Nous avions entourés de palmiers et séparés par des champs de blé.
Les deux jardins donnaient de bonnes récoltes sans que rien n’y manquât et Nous avions fait jaillir un ruisseau entre les deux jardins.
Cet homme fit donc une très bonne récolte de fruits. Au cours d’une conversation, il dit à son compagnon : « Je suis plus riche que toi, et plus puissant aussi, grâce à ma nombreuse famille. »
Injuste envers lui-même, il entra dans son jardin et dit : « Je ne pense pas que ceci périsse jamais !
Je ne pense pas que l’Heure du Jugement dernier ait jamais lieu : s’il arrive que je sois ramené vers mon Seigneur, j’aurai certainement un sort bien meilleur encore. »
Son compagnon avec qui il conversait lui dit : « Serais-tu devenu ingrat envers Celui qui t’a créé de terre, puis d’une goutte de sperme, et qui, enfin, t’a donné la forme parfaite d’un homme ?
Quant à moi, je proclame que Dieu est mon Seigneur ! Et je n’associe personne à mon Seigneur.
Que ne dis-tu plutôt en entrant dans ton jardin : “Telle est la volonté de Dieu ! Il n’y a de puissance qu’en Dieu !” Si tu me vois moins pourvu que toi en biens et en enfants,
il se peut que mon Seigneur me donnera bientôt en échange quelque chose de meilleur que ton jardin contre lequel Il enverra un fléau du ciel ‒ ton jardin sera réduit alors à un sol dénudé ‒,
ou bien encore il se peut que l’eau qui l’arrose disparaîtra sous terre et tu ne pourras plus la retrouver. »
Sa récolte fut détruite et, le lendemain matin, il se tordait les mains, regrettant les dépenses qu’il avait faites, car les ceps de vigne furent complètement ravagés. Il dit alors : « Plût à Dieu que je n’eusse associé personne à mon Seigneur ! »
Il n’y eut aucun parti pour le secourir contre Dieu, et il ne put se secourir lui-même.
En pareil cas, la souveraine protection appartient à Dieu qui est la Vérité. C’est Lui qui accorde la meilleure récompense et qui procure la plus heureuse issue.
Propose-leur la parabole de la vie de ce monde : elle est semblable à une eau que Nous avons fait descendre du ciel pour que la végétation de la terre s’en imprègne, mais bientôt elle devient une herbe desséchée que les vents dispersent aussitôt. Dieu est Puissant sur toute chose.
Les richesses et les enfants sont les ornements de la vie de ce monde, mais les bonnes actions impérissables obtiendront auprès de ton Seigneur une meilleure récompense et suscitent les plus belles espérances.
Le jour où Nous mettrons les montagnes en mouvement et que tu verras clairement la terre nivelée comme une plaine, Nous rassemblerons tous les hommes sans en oublier un seul.
Ils comparaîtront devant ton Seigneur, rangés en ordre : « Vous voilà venus à Nous comme Nous vous avons créés la première fois. Pourtant, vous prétendiez que Nous ne vous avions pas fixé de rendez-vous ! »
Le livre sera posé. Tu verras alors les coupables effrayés au sujet de son contenu. Ils diront : « Malheur à nous ! Qu’a donc ce livre à n’omettre de mentionner ni péché véniel ni péché capital ? » Toutes leurs actions leur seront présentées. Ton Seigneur ne lésera personne.
Lorsque Nous dîmes aux anges : « Prosternez-vous devant  Adam ! », ils se prosternèrent tous, à l’exception d’Iblis qui faisait partie des djinns et qui se révolta contre l’ordre de son Seigneur. Le prendrez-vous, ainsi que sa descendance, pour maîtres en dehors de Moi, alors qu’ils sont vos ennemis ? Quel mauvais échange ce serait pour les injustes !
Je ne les ai pas pris comme témoins de la création des cieux et de la terre, ni de leur propre création ; Je n’ai pas pris comme aides ceux qui égarent les hommes.
Le jour où Dieu dira : « Appelez donc ceux que vous prétendiez être Mes associés ! », ils les invoqueront, mais ces derniers ne leur répondront pas : c’est parce que Nous les aurons séparés par un abîme.
Les criminels verront le Feu ; ils seront convaincus d’y être précipités et ne trouveront aucun moyen d’y échapper.
Certes, Nous avons proposé toutes sortes de paraboles dans ce Coran à l’intention des hommes. L’homme est cependant le plus contestataire des êtres.
Qu’est-ce donc qui empêche les hommes de croire, lorsque la bonne Direction leur est parvenue, et d’implorer le pardon de leur Seigneur, si ce n’est qu’ils veulent subir le sort réservé aux anciens ou être mis en face du châtiment ?
Nous n’envoyons les Messagers que comme annonciateurs de bonnes nouvelles et comme avertisseurs. Les mécréants usent d’arguments faux pour rejeter la Vérité ; ils se moquent de Mes signes ainsi que de ce dont ils ont été avertis.
Qui donc est plus injuste que celui qui se détourne des signes de son Seigneur, après que ceux-ci lui ont été rappelés, et qui oublie ce que ses mains ont accompli ? Certes, Nous avons recouvert leurs cœurs de voiles pour qu’ils ne comprennent pas le Coran et Nous les avons rendus durs d’oreilles : même si tu les appelles vers la voie droite, ils ne s’y dirigeront jamais.
Ton Seigneur est Celui qui pardonne. Il est le Détenteur de la miséricorde. S’Il usait de rigueur envers eux à cause de ce qu’ils ont commis, Il hâterait leur châtiment ; mais un rendez-vous leur est fixé auquel ils ne sauraient manquer.
Rappelle-toi ces cités que Nous avons fait périr lorsque leurs peuples furent injustes et après avoir fixé le moment de leur destruction.
Un jour, Moïse dit à son valet : « Je ne cesserai de marcher jusqu’à ce que je sois parvenu au confluent des deux mers, dussé-je marcher durant de longues années. 
  Lorsqu’ils furent arrivés au confluent des deux mers, ils oublièrent leur poisson qui reprit alors librement son chemin dans la mer.
Puis, lorsqu’ils dépassèrent cet endroit, Moïse dit à son valet : « Apporte-nous notre déjeuner, car ce voyage nous a vraiment causé une grande fatigue. »
 « N’as-tu pas remarqué, répondit l’autre, que lorsque nous nous sommes abrités près du rocher, j’ai oublié le poisson ? Seul Satan a pu me le faire oublier pour que je n’y pense pas. Il a repris son chemin vers la mer. C’est une chose étrange ! »
C’est bien ce que nous voulions ! », répondit Moïse. Puis ils retournèrent sur leurs pas en suivant leurs traces.
Ils trouvèrent l’un de Nos serviteurs à qui Nous avions accordé une  miséricorde émanant de Nous et à qui Nous avions enseigné une science de Notre part.
Moïse lui dit : « Puis-je te suivre pour que tu m’enseignes un peu de  sagesse à laquelle tu as été initié ? »
Le serviteur dit : « Tu ne saurais être patient avec moi :
pourrais-tu supporter des choses dont tu n’as aucune  connaissance ?
« Tu me trouveras patient s’il plaît à Dieu, dit Moïse, et je ne désobéirai point à tes ordres. »
Le serviteur dit : « Si tu veux m’accompagner, ne me pose pas de question avant que je ne t’en donne l’explication. »
Ils partirent alors tous les deux jusqu’à ce qu’ils montèrent sur un bateau. C’est alors que le serviteur y fit une brèche. Moïse lui dit : « Est-ce pour noyer ses passagers que tu as pratiqué cette brèche dans le bateau ? Tu viens de commettre un acte abominable ! »
« Ne t’avais-je pas dit, répondit le serviteur, que tu ne saurais être patient avec moi ? »
« Ne m’en veux pas d’avoir oublié, reprit Moïse, ne m’impose pas cependant des épreuves trop difficiles ! »
Ils poursuivirent leur route ensemble jusqu’au moment où ils rencontrèrent un jeune homme. Le serviteur le tua. « As-tu tué, dit Moïse, un être innocent qui n’a tué personne ? Tu viens de commettre certainement un acte affreux ! »
« Ne t’avais-je pas dit, reprit le serviteur, que tu ne saurais être patient avec moi ? »
« Si désormais, dit Moïse, je t’interroge sur quoi que ce soit, tu ne me permettras plus de t’accompagner. Tu seras alors bien excusé de te séparer de moi. »
Ils se remirent en route et arrivèrent aux portes d’une cité habitée. Ils demandèrent à manger à ses habitants, mais ces derniers refusèrent de leur accorder l’hospitalité. Ensuite, les deux voyageurs trouvèrent un mur en ruine qui menaçait de tomber. Le serviteur le redressa. Moïse lui dit alors : « Si tu le voulais, tu pourrais réclamer un salaire pour cela ! »
Le serviteur dit alors : « Le moment de notre séparation est venu. Maintenant je vais te donner l’explication que tu étais impatient de savoir.
Pour ce qui est du bateau, il appartenait à de pauvres gens qui travaillaient en mer. Je voulais le rendre défectueux, car, derrière eux, il y avait un monarque qui s’emparait injustement de tous les bateaux.
Quant au jeune homme, son père et sa mère étaient croyants et Nous avons craint qu’il ne les entraînât dans la rébellion et la mécréance ;
Nous avons voulu que leur Seigneur leur donnât en échange un enfant meilleur que celui-ci, plus vertueux et plus digne d’affection.
En ce qui concerne le mur, il appartenait à deux garçons orphelins originaires de cette ville. Or il y avait sous le mur un trésor leur appartenant. Leur père était un homme juste : ton Seigneur a donc voulu qu’ils découvrent leur trésor à leur majorité par un effet de Sa miséricorde. Je n’ai pas fait tout cela de ma propre initiative. Voilà l’explication que tu étais impatient de connaître ! »
Ils t’interrogent au sujet de Dhoul Qarnaïn. Dis : « Je vais vous raconter quelques faits mémorables de son histoire. »
Nous lui avions donné les moyens d’affermir sa puissance sur terre et de parvenir à toutes ses fins.
Il suivit une route
jusqu’à ce qu’il arrivât au couchant du soleil ; il trouva que le soleil se couchait sur une source boueuse près de laquelle vivait une certaine peuplade. Nous lui dîmes : « Ô Dhoul Qarnaïn ! Tu peux ou bien châtier ce peuple, ou bien te montrer bienveillant à son égard. »
Il dit : « Nous châtierons tout homme injuste, puis il retournera vers son Seigneur qui lui infligera un châtiment plus douloureux encore.
Quant à celui qui croit et qui fait le bien, il obtiendra une très belle récompense et nous ne lui donnerons que des ordres faciles à exécuter. »
Puis, il suivit un autre chemin
jusqu’à ce qu’il eût atteint le levant ; il vit que le soleil se levait sur un peuple auquel Nous n’avions rien donné pour se protéger contre son ardeur.
Il en fut ainsi. Nous embrassons en Notre science tout ce qu’il détenait.
Il suivit ensuite un autre chemin
jusqu’à ce qu’il parvienne à un pays situé entre les deux digues ; il trouva derrière elles une peuplade qui ne comprenait presque aucun langage.
Ces gens dirent : « Ô Dhoul Qarnaïn ! Les peuples de Gog et Magog commettent des injustices sur terre. Pourrions-nous te payer un tribut pour que tu élèves une barrière entre eux et nous ? »
« La puissance que m’a accordée mon Seigneur, répondit Dhoul Qarnaïn, est bien meilleure que ce que vous voulez me donner : aidez-moi seulement avec zèle et je construirai un rempart entre vous et eux.
Apportez-moi des blocs de fer jusqu’à ce que l’espace compris entre les deux montagnes soit comblé. » Il leur dit alors : « Soufflez ! » Lorsqu’il eut fait du fer une fournaise, il dit : « Apportez-moi de l’airain fondu que je verserai sur ce fer. »
Ainsi, les Gog et Magog ne purent ni escalader le rempart ni le percer.
« Cet ouvrage, dit Dhoul Qarnaïn, est un effet de la miséricorde de mon Seigneur ! Quand viendra l’arrêt de la promesse de mon Seigneur, Il le réduira en poussière. La promesse de mon Seigneur est une Vérité. »
Ce jour-là, Nous laisserons les hommes déferler comme des flots les uns sur les autres. On soufflera dans la trompette, puis On les rassemblera tous ensemble.
Nous présenterons, ce jour-là, la Géhenne aux mécréants
dont les yeux étaient voilés devant Mon rappel et qui ne pouvaient rien entendre non plus.
Les mécréants pensent-ils donc pouvoir prendre Mes serviteurs pour maîtres en dehors de Moi ? Certes, Nous leur avons préparé la Géhenne pour demeure.
Dis : « Voulez-vous que Nous vous apprenions lesquels sont les grands perdants en actes ?
Ceux dont l’effort est vain dans la vie présente et qui croient cependant avoir bien agi ? »
Tels sont les hommes qui ne croient pas aux signes de leur Seigneur et à Sa rencontre. Leurs actions sont vaines et Nous ne leur accorderons aucune valeur le Jour de la Résurrection.
Leur rétribution sera l’Enfer pour avoir mécru et pour s’être moqués de Mes signes et de Mes Messagers.
En vérité, ceux qui croient et qui pratiquent le bien demeureront dans les Jardins du Paradis
où ils habiteront éternellement et ne désireront aucun changement.
Dis : « Si la mer était une encre pour écrire les paroles de mon Seigneur, la mer tarirait certainement avant que ne tarissent les paroles de mon Seigneur, même si Nous apportions encore une quantité d’encre égale à la première. »
Dis : « Je suis en fait un être humain semblable à vous et il m’est révélé cependant que votre Dieu est un Dieu Unique. Celui qui espère rencontrer son Seigneur doit accomplir de bonnes actions et n’associer aucune autre créature dans l’adoration de son Seigneur. »
Kâf, Hâ, Yâ, Aîn, Çâd.
Voici le récit de la miséricorde de ton Seigneur envers Son serviteur Zacharie
lorsque celui-ci invoqua son Seigneur d’une invocation secrète :
Seigneur ! dit-il. Mes os sont affaiblis et ma tête s’est enflammée de cheveux blancs. Jamais, en T’implorant, je n’ai été déçu.
Je crains le comportement de mes proches après ma mort. Ma femme est stérile. Accorde-moi de Ta part un descendant
qui héritera de moi et de la famille de Jacob. Seigneur ! Fais qu’il Te soit agréable ! »
« Ô Zacharie ! Nous t’annonçons la bonne nouvelle d’un garçon dont le nom sera Jean. Personne avant lui n’a porté ce nom. »
« Seigneur ! dit Zacharie, comment aurais-je un garçon, alors que ma femme est stérile et que j’ai atteint l’âge de la décrépitude ? »
« Il en sera ainsi ! lui fut-il répondu. Ton Seigneur a dit : “Cela M’est facile. Je t’ai créé toi-même auparavant, alors que tu n’étais rien.” »
Zacharie dit : « Seigneur ! Accorde-moi un signe ! » « Voici quel sera ton signe : quoique bien portant, tu ne pourras pas, durant trois jours entiers, parler aux hommes ! », lui fut-il dit.
Zacharie sortit alors du sanctuaire, se dirigea vers son peuple et lui fit signe de glorifier Dieu matin et soir.
Ô Jean ! Tiens fermement au Livre ! Nous lui avons donné la sagesse, alors qu’il était encore enfant
ainsi que la tendresse et la pureté du cœur, par une grâce émanant de Nous. Il craignait Dieu,
il était bon envers ses parents, il n’était ni violent ni désobéissant.
Que la paix soit sur lui le jour où il naquit, le jour où il mourra et le jour où il sera ressuscité !
Mentionne Marie dans le Livre. Elle alla s’isoler loin de sa famille dans un lieu situé à l’est de la ville.
Elle mit un voile entre elle et les siens. Nous lui envoyâmes alors Notre Esprit qui se présenta devant elle sous la forme d’un homme parfait.
Elle dit : « Je cherche une protection auprès du Miséricordieux contre toi, si toutefois tu crains Dieu ! »
Il répondit : « En vérité, je ne suis que l’Envoyé de ton Seigneur pour t’offrir un enfant pur. »
Elle dit : « Comment pourrais-je avoir un enfant alors qu’aucun homme ne m’a touchée et que je ne suis point une débauchée ? »
Il dit : « Il en sera ainsi. Ton Seigneur a dit : "Cela M’est facile.” Nous ferons de lui un signe pour les hommes et une miséricorde de Notre part. » La décision fut exécutée :
elle devint enceinte de l’enfant, puis se retira avec lui en un lieu éloigné.
Les douleurs de l’enfantement la surprirent auprès d’un tronc de palmier. Elle dit alors : « Plût à Dieu que je fusse morte avant cet instant et tomber à jamais dans l’oubli ! »
Une voix l’appela de sous elle : « Ne t’afflige pas ! Ton Seigneur a fait jaillir une source à tes pieds.
Secoue vers toi le tronc du palmier, il en tombera sur toi des dattes fraîches et mûres.
Mange, bois et réjouis-toi. S’il t’arrive de rencontrer un être humain, dis-lui : “J’ai voué un jeûne au Miséricordieux. Je ne parlerai à personne aujourd’hui.” »
Elle retourna auprès des siens, portant le nouveau-né dans ses bras. Ils dirent : « Ô Marie ! Tu as commis quelque chose de monstrueux !
Ô sœur d’Aaron ! Ton père n’était pas un méchant homme et ta mère n’était pas de mœurs légères. »
Marie fit signe de s’adresser à l’enfant : « Comment, dirent-ils, parlerons-nous à un petit enfant encore au berceau ? »
Celui-ci dit : « En vérité, je suis le serviteur de Dieu. Il m’a donné le Livre ; Il a fait de moi un Prophète ;
Il a fait de moi une source de bénédictions où que je sois ; Il m’a recommandé la prière, l’aumône légale tant que je vivrai
et la bonté envers ma mère ; Il ne m’a fait ni violent ni malheureux.
Que la paix soit sur moi le jour où je naquis, le jour où je mourrai et le jour où je serai ressuscité ! »
Voilà la Vérité sur Jésus fils de Marie dont ils doutent encore.
Il ne convient pas que Dieu se donne un fils. Gloire à Lui ! Lorsqu’il décide une chose, Il lui dit : « Sois ! », et elle est.
« En vérité, Dieu est mon Seigneur et votre Seigneur. Adorez-le ! Telle est la voie droite ! »
Les sectes divergèrent entre elles. Malheur aux incroyants lors de l’avènement d’un jour terrible !
Ils entendront et verront bien le jour où ils viendront à Nous. Mais les injustes se trouvent aujourd’hui dans un égarement manifeste. 
Avertis-les du Jour des regrets, lorsque la décision aura été arrêtée. Cependant, ils ne s’en soucient guère ici-bas et persistent dans l’incroyance.
Certes, c’est Nous qui hériterons de la terre et de tout ce qui s’y trouve. Ils seront ramenés vers Nous.
Mentionne Abraham dans le Livre. En vérité, ce fut un juste et un Prophète.
Un jour il dit à son père : « Ô père ! Pourquoi adores-tu ce qui ne peut ni entendre, ni voir, ni t’être d’aucun secours ?
Ô père ! J’ai reçu une science qui ne t’est pas parvenue. Suis-moi, je te dirigerai sur une voie droite.
Ô père ! N’adore pas Satan, car Satan a vraiment désobéi au Miséricordieux !
Ô père ! J’ai bien peur qu’un châtiment du Miséricordieux ne t’atteigne et que tu ne deviennes un suppôt de Satan. »
« Ô Abraham ! Éprouverais-tu de l’aversion pour mes divinités ? répondit le père d’Abraham. Si tu ne cesses pas, je te lapiderai. Éloigne-toi de moi pour bien longtemps. »
Abraham dit : « Que la paix soit sur toi ! J’implorerai pour toi le pardon de mon Seigneur, car Il est Bienveillant envers moi.
Je m’éloigne de vous, ainsi que de ce que vous invoquez en dehors de Dieu. J’invoque mon Seigneur. J’espère ne pas être malheureux dans les prières que j’adresse à mon Seigneur. »
Quand Abraham se fut séparé de ces gens-là et de ce qu’ils adoraient en dehors de Dieu, Nous lui avons donné Isaac et Jacob et Nous avons fait de chacun d’eux un Prophète.
Nous leur avons accordé Notre miséricorde ainsi que la langue Nous leur avons accordé Notre miséricorde ainsi que la langue sublime de la Vérité.
Mentionne Moïse dans le Livre. C’était un élu, un Messager et un Prophète.
Nous l’avons appelé du côté droit du mont Sinaï et Nous l’avons fait approcher de Nous, tel un confident.
Par un effet de Notre miséricorde, Nous lui avons donné son frère Aaron comme Prophète.
Mentionne Ismaël dans le Livre. Il était sincère dans ses promesses. C’était un Messager et un Prophète.
Il ordonnait à sa famille la prière et l’aumône légale, il était agréé auprès de son Seigneur.
Mentionne Idris dans le Livre. C’était un véridique et un Prophète.
Nous l’avons élevé à un haut rang.
Voilà ceux que Dieu a comblés de Ses bienfaits parmi les Prophètes de la descendance d’Adam ; parmi ceux que Nous avons portés dans l’arche avec Noé ; parmi la postérité d’Abraham et d’Israël ; parmi ceux que Nous avons dirigés et que Nous avons élus. Quand les versets du Miséricordieux leur étaient récités, ils se jetaient à terre et se prosternaient en pleurant.
D’autres générations leur succédèrent. Elles délaissèrent la prière et suivirent leurs passions : ils connaîtront un triste sort,
excepté ceux qui reviennent à Dieu, ceux qui croient et qui pratiquent le bien. Voilà ceux qui pénétreront au Paradis et qui ne seront pas lésés.
Les Jardins d’Éden sont promis par le Miséricordieux à Ses serviteurs qui ont cru au Mystère, car, en vérité, Sa promesse se réalisera.
Ils n’y entendront aucune parole vaine, mais seulement le mot : « Paix ! », ils y recevront leur nourriture matin et soir ;
tel est le Paradis dont hériteront ceux de Nos serviteurs qui craignaient Dieu.
Nous ne descendons que sur l’ordre de ton Seigneur. À Lui seul appartient tout ce qui est devant nous, tout ce qui est derrière nous et tout ce qui est entre l’un et l’autre. Ton Seigneur n’oublie rien.
Il est le Seigneur des cieux et de la terre et de ce qui se trouve entre eux. Adore-Le donc, et sois constant dans Son adoration. Lui connais-tu un homonyme ?
L’homme dit : « Lorsque je serai mort, me fera-t-on sortir vivant de ma tombe ? »
L’homme ne se souvient-il donc pas que Nous l’avons créé auparavant, alors qu’il n’était rien ?
Par ton Seigneur ! Nous les rassemblerons certainement, eux et les démons. Puis, Nous les placerons agenouillés autour de la Géhenne,
puis Nous arracherons de chaque groupe ceux qui étaient les plus arrogants envers le Miséricordieux,
car Nous connaissons parfaitement ceux qui auront mérité d’y être brûlés.
Il n’y aura aucun d’entre vous qui n’y sera précipité : ainsi en a décidé ton Seigneur par un arrêt irrévocable.
Nous sauverons ensuite ceux qui craignaient Dieu et Nous y laisserons les injustes, agenouillés.
Lorsque Nos versets évidents leur sont récités, les mécréants disent aux croyants : « Lequel des deux groupes jouit du meilleur séjour sur cette terre et représente la meilleure société ? »
Combien de générations n’avons-Nous pas anéanties avant eux ! Et qui les surpassaient cependant en richesses et en splendeur !
Dis : « Que le Miséricordieux prolonge la vie de ceux qui sont dans l’égarement, ils n’en verront pas moins s’accomplir ce qui leur est promis : soit le châtiment, soit l’avènement terrible de l’Heure. Ils sauront dès lors qui des croyants ou des incroyants sera dans la pire des situations et lequel d’entre eux disposera de l’armée la plus faible. »
Dieu accroît la rectitude de ceux qui suivent le droit chemin. Les bonnes œuvres durables obtiennent auprès de ton Seigneur une meilleure récompense et une fin heureuse.
As-tu vu celui qui ne croit pas à Nos signes et qui dit : « Je n’en aurai pas moins richesses et enfants » ?
Est-il au courant de l’inconnaissable ou bien a-t-il conclu un engagement avec le Miséricordieux ?
Bien au contraire ! Nous noterons tout ce qu’il dit et Nous accroîtrons son châtiment.
C’est Nous qui hériterons de ce dont il parle, tandis qu’il viendra à Nous tout seul.
Ils ont adopté des divinités en dehors de Dieu pour qu’elles soient leurs protecteurs.
Bien au contraire ! Ces divinités renieront leur adoration et deviendront leurs adversaires.
Ne vois-tu pas que Nous avons envoyé des démons contre les mécréants pour les inciter au mal ?
Ne cherche pas à hâter leur châtiment. Nous tenons un compte précis de leurs actes.
Le jour où Nous rassemblerons ceux qui craignent Dieu avec toutes les marques d’honneur devant leur Seigneur,
tandis que Nous pousserons les criminels vers la Géhenne comme on conduit un troupeau à l’abreuvoir,
nul ne saura faire valoir une intercession, excepté ceux qui avaient fait une alliance avec le Miséricordieux.
Ils ont dit : « Le Miséricordieux s’est donné un fils ! »
Vous avancez là une chose abominable !
Peu s’en faut que les cieux ne se fendent à ces mots, que la terre ne s’entrouvre et que les montagnes ne s’affaissent entièrement,
du fait qu’ils ont attribué un fils au Miséricordieux.
Il ne convient nullement au Miséricordieux de se donner un fils.
Tous ceux qui peuplent les cieux et tous ceux qui vivent sur la terre se présentent en serviteurs auprès du Miséricordieux.
Certes, Il les a dénombrés et bien comptés.
Chacun d’entre eux viendra seul devant Lui au Jour de la Résurrection.
Dieu accordera Son amour à ceux qui croient et qui accomplissent de bonnes actions.
Nous avons rendu le Coran facile à comprendre en ta langue, afin que tu t’en serves pour annoncer la bonne nouvelle à ceux qui craignent Dieu et que tu avertisses un peuple hostile.
Combien de générations n’avons-Nous pas anéanties avant eux ! Peux-tu en retrouver un seul survivant ? En entends-tu le moindre bruit ?
Tâ, Hâ.
Nous n’avons pas fait descendre sur toi le Coran pour que tu sois malheureux,
mais plutôt pour servir de rappel à celui qui craint Dieu.
C’est une révélation émanant de Celui qui a créé la terre et les cieux sublimes.
Le Miséricordieux s’est établi en Majesté sur le Trône.
À Lui appartient ce qui est dans les cieux, ce qui est sur la terre, ce qui est entre eux et ce qui est sous la terre.
Si tu fais entendre ta parole à haute voix, Dieu connaît, en vérité, ce qui est secret et ce qui est plus intime encore.
Dieu ! Il n’y a d’autre Dieu que Lui. Les noms les plus beaux Lui appartiennent.
L’histoire de Moïse t’est-elle parvenue ?
Ayant aperçu un feu, il dit à sa famille : « Restez ici ! J’aperçois un feu. Peut-être vous en apporterai-je un tison ou bien me servirai-je de ce feu pour me diriger dans ma route. »
Lorsqu’il s’en approcha, une voix l’appela : « Ô Moïse !
En vérité, Je suis ton Seigneur ! Enlève tes sandales, tu es dans la vallée sainte de Towa.
Je t’ai choisi ! Écoute ce qui va t’être révélé.
Je suis Dieu, en vérité ! Il n’y a d’autre Dieu que Moi ! Adore-Moi donc ! Fais la prière en invoquant Mon nom !
Oui, l’Heure viendra, mais Je la tiens secrète afin que chaque être humain soit rétribué selon ses œuvres.
Que celui qui n’y croit pas et qui suit ses passions ne te détourne pas de cette Vérité, sinon tu périras.
Que tiens-tu dans ta main droite, ô Moïse ? »
« C’est mon bâton, répondit Moïse, sur lequel je m’appuie et avec lequel j’abats des feuilles d’arbres pour mes moutons ; il me sert aussi à d’autres usages. »
« Jette-le, ô Moïse ! »
Il le jeta et voici qu’il devint un serpent qui se mit à ramper.
Dieu dit : « Reprends-le et ne crains rien ! Nous le rendrons à son premier état.
Serre ta main contre ton côté, elle en sortira toute blanche, sans aucun mal, ce sera un autre signe
pour te montrer certains de Nos plus grands signes.
Va trouver Pharaon, c’est un vrai tyran. »
Moïse dit : « Seigneur ! Fais que mon cœur soit paisible,
facilite ma mission.
Délie ma langue de tout embarras,
afin qu’ils comprennent mes paroles.
Donne-moi un assistant de ma famille,
que ce soit mon frère Aaron ;
fais-en mon soutien ;
associe-le à ma mission,
afin que nous puissions Te glorifier davantage
et T’invoquer sans cesse,
car Tu nous connais si bien, Seigneur ! »
Dieu dit : « Ô Moïse ! Ta prière est exaucée.
Nous t’avons déjà accordé une faveur une première fois,
lorsque Nous avons révélé à ta mère ce qui fut révélé :
“Mets ton fils dans un coffret que tu laisseras flotter dans le fleuve, pour que le fleuve le ramène sur la rive et que Mon ennemi qui est aussi le sien le recueille.” J’ai répandu sur toi l’affection de tous par un effet de Ma bonté et afin que tu sois élevé sous Mes yeux.
C’est ainsi que ta sœur, venant à passer, dit : “Puis-je vous indiquer quelqu’un qui se chargera de lui ?” Nous t’avons ainsi rendu à ta mère pour quelle se réjouisse et quelle ne s’attriste plus. Ensuite, tu as tué un homme et Nous t’avons épargné des souffrances. Nous t’avons soumis à diverses épreuves. Tu as habité durant quelques années parmi les gens de Madian. Tu es venu ensuite conformément à un ordre, ô Moïse !
Je t’ai choisi pour Moi-même.
Partez, toi et ton frère, avec Mes signes et ne négligez pas d’invoquer Mon nom ;
allez trouver Pharaon, c’est un vrai tyran ;
parlez-lui sur un ton affable ! Peut-être réfléchira-t-il ou éprouvera-t-il de la crainte. »
« Seigneur ! dirent alors Moïse et Aaron, nous craignons qu’il ne s’emporte contre nous et qu’il ne commette quelque excès. »
Dieu dit : « Ne craignez rien ! En vérité, Je suis avec vous : J’entends et Je vois.
Allez donc tous deux chez lui et dites-lui : “Nous sommes, en vérité, deux Messagers de ton Seigneur. Laisse partir avec nous les fils d’Israël et cesse de les châtier. Nous t’apportons un signe de la part de ton Seigneur. Que la paix soit sur ceux qui suivent la bonne voie.
Il nous a été révélé que le châtiment atteindra ceux qui crient au mensonge et qui se détournent de la Vérité.” »
Pharaon dit : « Qui donc est votre Seigneur, ô Moïse ? »
« Notre Seigneur, dit Moïse, est Celui qui a donné à chaque chose sa propre nature et qui dirige dans la voie droite. »
Pharaon dit : « Qu’est-il advenu des premières générations ? »
Moïse répondit : « La connaissance de leur sort est auprès de mon Seigneur, inscrite dans un Livre. Mon Seigneur ne commet point d’erreur et n’oublie point. »
C’est Lui qui a fait pour vous de la terre un berceau ; Il y a tracé pour vous des chemins ; Il fait descendre du ciel une eau avec laquelle Nous faisons croître des couples de plantes variées.
Mangez et faites paître vos troupeaux. En vérité, il y a là des signes pour ceux qui sont doués d’intelligence.
De la terre Nous vous avons créés, en elle nous vous ferons retourner et d’elle Nous vous ferons sortir une fois encore.
Certes, Nous avons montré à Pharaon tous Nos signes, mais il cria au mensonge et refusa d’y croire.
« Es-tu venu, ô Moïse ! dit Pharaon, pour nous chasser de notre pays au moyen de ta magie ?
Nous allons t’opposer une magie semblable. Fixe donc entre nous et toi un rendez-vous dans un lieu convenable et engageons-nous à nous y rendre les uns et les autres. »
« Que votre rendez-vous soit le jour de la fête, répondit Moïse, lorsque les gens seront réunis au cours de la matinée. »
Pharaon se retira, rassembla ses artifices et vint au jour fixé.
Moïse leur dit alors : « Malheur à vous ! N’inventez pas de mensonges contre Dieu, sinon Il vous enverra Son châtiment pour vous punir. Celui qui forge un mensonge contre Dieu est perdu ! »
Ils discutèrent entre eux de leur affaire et gardèrent leur concertation secrète.
Ils dirent : « Voici deux magiciens qui veulent vous chasser de votre pays par leurs sortilèges et abolir votre doctrine exemplaire.
Rassemblez vos artifices et venez en rangs. Honneur à celui qui triomphera aujourd’hui. »
Ils dirent : « Ô Moïse ! Est-ce toi qui jettes ou serons-nous les premiers à jeter ? »
« Jetez plutôt ! », dit Moïse. Il lui sembla alors, sous l’effet de leur magie, que leurs cordes et leurs bâtons se mettaient à courir.
Moïse fut saisi d’une frayeur secrète.
Nous lui dîmes : « N’aie pas peur ! C’est toi qui auras le dessus.
Jette ce qu’il y a dans ta main droite : cela va dévorer ce qu’ils ont fabriqué. Ce qu’ils ont fabriqué est une ruse de magicien ; or le magicien ne prospère jamais, où qu’il aille. »
Les magiciens tombèrent prosternés aussitôt en disant : « Nous croyons au Seigneur d’Aaron et de Moïse. »
Pharaon dit : « Avez-vous cru en lui avant que je ne vous y autorise ? Il est certainement votre chef et c’est lui qui vous a enseigné la magie. Je vous ferai sûrement couper main et jambe opposées, puis je vous ferai crucifier sur des troncs de palmiers. Vous saurez alors qui, du Dieu de Moïse ou de moi, dispose du châtiment le plus cruel et le plus durable ! »
Les magiciens dirent : « Nous ne pouvons désormais te préférer aux preuves décisives qui nous sont parvenues, ni à Celui qui nous a créés. Fais donc exécuter tes décisions ! Tu décides seulement pour la vie de ce monde.
Oui, nous croyons en notre Seigneur pour qu’Il nous pardonne nos fautes et ces tours de magie auxquels tu nous as contraints. Dieu est Meilleur et Il est Éternel. »
En vérité, la Géhenne est destinée à celui qui se présentera devant son Seigneur chargé de péchés, où il ne pourra ni mourir ni vivre.
Ceux qui se présenteront devant leur Seigneur, étant croyants et ayant pratiqué le bien, voilà ceux qui accéderont aux rangs les plus élevés,
aux Jardins de l’Éden sous lesquels coulent des fleuves. Ils y demeureront pour l’Éternité. Telle est la récompense de celui qui se sera purifié.
Nous révélâmes ceci à Moïse : « Pars de nuit avec Mes serviteurs et ouvre-leur un passage à sec dans la mer. Ne crains pas d’être rejoint ! Sois donc rassuré ! »
Pharaon les poursuivit avec ses armées, mais ils furent complètement submergés par les flots.
C’est ainsi que Pharaon égara son peuple au lieu de le mettre sur le droit chemin.
Ô fils d’Israël ! Nous vous avons délivrés de vos ennemis. Nous vous avons donné rendez-vous sur le flanc droit du mont Sinaï. Nous avons fait descendre sur vous la manne et les cailles.
Mangez des excellentes nourritures que Nous vous avons accordées et ne soyez pas ingrats, sinon Ma colère s’abattrait sur vous. Quiconque encourt Ma colère sera perdu.
En vérité, Je suis Celui qui pardonne volontiers à celui qui revient de ses erreurs, croit sincèrement en Moi, fait le bien et suit le droit chemin.
« Pourquoi t’es-tu hâté de t’éloigner de ton peuple, ô Moïse ? »
« Ils me suivent de près, répondit Moïse, et je me suis hâté vers Toi, Seigneur, pour t’être agréable. »
Dieu dit : « Nous avons mis ton peuple à l’épreuve après ton départ et le Samaritain les a égarés. »
Moïse revint vers son peuple, courroucé et très peiné. « Ô mon peuple ! dit-il. Votre Seigneur ne vous a-t-il pas fait une belle promesse ? L’alliance vous a-t-elle paru trop longue ? Ou bien avez-vous désiré que la colère de Dieu tombe sur vous en trahissant votre engagement envers moi ? »
« Nous n’avons pas violé de notre plein gré notre engagement envers toi, dirent-ils, mais nous avons été obligés de porter de lourdes charges de bijoux ayant appartenu aux égyptiens. Nous les avons jetées, tout comme les a jetées le Samaritain. »
Puis il leur a fait sortir un corps de veau mugissant. Ils dirent alors : « Voici votre dieu et le dieu de Moïse ; ce dieu que Moïse a dû oublier ! »
Ne voyaient-ils pas que ce veau ne leur répondait pas, et qu’il ne pouvait ni leur nuire ni leur être utile ?
Pourtant, Aaron leur avait bien dit auparavant : « ô mon peuple ! Ceci n’est pour vous qu’une tentation. En vérité, votre Seigneur est le Miséricordieux. Suivez-moi donc et obéissez à mes ordres ! »
Jamais, dirent-ils, nous ne cesserons de l’adorer tant que Moïse ne sera pas de retour parmi nous. »
Moïse dit : « Ô Aaron ! Qu’est-ce qui t’a empêché, lorsque tu les as vus s’égarer,
de me suivre ? As-tu désobéi à mon ordre ? »
« Ô fils de ma mère ! répondit Aaron. Ne me tire ni par la barbe ni par la tête. J’ai craint seulement que tu me dises : “Tu as semé la division parmi les fils d’Israël et tu n’as pas observé mes instructions.” »
« Qu’as-tu à répondre, ô Samaritain ? », demanda Moïse.
« J’ai vu, dit-il, ce qu’ils ne voyaient pas. J’ai pris une poignée laissée par la trace de l’Envoyé et je l’ai lancée. Voilà ce que mon âme m’a suggéré. »
« Va-t’en ! Dit Moïse. Tu seras contraint, durant cette vie de dire : “Ne me touchez pas !” Dans l’autre vie, un rendez-vous est fixé pour toi auquel tu ne saurais manquer. Regarde ton dieu que tu as adoré avec tant de dévotion, nous le brûlerons et nous en disperserons totalement les cendres dans la mer. »
En vérité, seul votre Dieu est Dieu. Il n’y a de Dieu que Lui. Sa science s’étend à toute chose.
C’est ainsi que Nous te relatons certaines histoires d’autrefois. Nous t’avons aussi envoyé le rappel de Notre part.
Ceux qui s’en détournent porteront le Jour de la Résurrection un lourd fardeau.
Ils le porteront pour l’Éternité. Quel détestable fardeau ce sera pour eux le Jour de la Résurrection !
Le jour où l’On soufflera dans la trompette, ce jour-là, Nous rassemblerons les coupables, hagards.
Ils se diront alors tout bas, les uns aux autres : « Vous n’êtes restés sur terre que dix jours. »
Nous savons parfaitement ce qu’ils diront lorsque l’un d’entre eux, dont la conduite aura été exemplaire, dira : « Vous n’êtes restés qu’un seul jour sur terre ! »
Ils t’interrogeront au sujet des montagnes. Dis : « Dieu les réduira en poussière ;
Il en fera une plaine nivelée
où tu ne verras ni sinuosité ni vallonnement. »
Ce jour-là, les humains suivront directement celui qui les appellera, les voix s’abaisseront devant le Miséricordieux ; tu n’entendras qu’un léger bruit.
Ce jour-là, l’intercession ne profitera qu’à celui en faveur de qui le Miséricordieux l’aura permise et dont Il agréera la parole.
Il sait parfaitement ce qui se trouve devant les hommes et ce qui se trouve derrière eux, alors que la science des hommes ne peut L’atteindre.
Tous les visages s’humilieront devant le Vivant, Celui qui subsiste par Lui-même. Celui qui s’est chargé d’iniquités sera malheureux,
tandis que le croyant qui aura fait le bien n’aura à craindre ni injustice ni oppression.
C’est ainsi que Nous avons révélé un Coran en langue arabe dans lequel Nous avons formulé de sévères avertissements. Peut-être finiront-ils par craindre Dieu ou déclenchera-t-il en eux des réflexions !
Que Dieu soit exalté ! Il est le Roi ! Il est la Vérité ! Ne te hâte pas de réciter le Coran avant que ne soit achevée pour toi sa révélation. Dis : « Seigneur ! Accrois ma science ! »
Certes, Nous avons fait auparavant une recommandation à Adam, mais il l’oublia aussitôt : Nous n’avons pas trouvé en lui une ferme résolution.
Lorsque Nous avons dit aux anges : « Prosternez-vous devant Adam », ils se prosternèrent, à l’exception d’Iblis qui refusa.
Nous dîmes à Adam : « Celui-là est vraiment un ennemi pour toi et pour ton épouse. Prenez garde qu’il ne vous fasse sortir du Paradis, car tu seras alors malheureux.
Au Paradis, tu ne connaîtras ni la faim ni la nudité,
tu n’y auras pas soif et tu n’y souffriras pas de la chaleur du soleil. »
Satan le tenta en lui disant : « Ô Adam ! Veux-tu que je te montre l’arbre de l’immortalité et un royaume impérissable ? »
Adam et Ève mangèrent des fruits interdits : alors leur nudité leur apparut ; ils se mirent à se couvrir avec des feuilles des arbres du Paradis. Ainsi, Adam désobéit à son Seigneur et s’égara.
Son Seigneur l’a ensuite élu ; Il a accepté son repentir et Il l’a mis dans le droit chemin.
Dieu dit : « Descendez tous ensemble du Paradis, ennemis les uns des autres. Une Direction vous parviendra de Ma part : quiconque suivra Ma direction ne s’égarera pas et ne sera pas malheureux ;
mais quiconque se détournera de Mon rappel mènera certainement une vie pénible et Nous le ferons comparaître aveugle au Jour de la Résurrection. »
Il dira : « Seigneur ! Pourquoi m’as-tu fait comparaître aveugle, alors que je voyais clair auparavant ? »
Dieu dira : « Nos signes te sont parvenus, mais tu les as oubliés ; de même tu seras oublié aujourd’hui. »
Ainsi, Nous rétribuerons quiconque aura commis des excès et n’aura pas cru aux révélations de son Seigneur. Certes, le châtiment de la vie future sera plus douloureux et plus durable encore.
Ne voient-ils pas combien de générations Nous avons fait périr avant eux ? Ne se promènent-ils pas dans ce qui fut leurs demeures ? En vérité, il y a là des signes pour ceux qui sont doués de raison.
N’eussent été une parole préalable et un terme déjà fixé de la part de ton Seigneur, leur châtiment aurait été immédiat.
Supporte patiemment ce qu’ils disent ; célèbre les louanges de ton Seigneur avant le lever du soleil, avant son coucher et pendant la nuit ; célèbre Sa gloire à l’aube et au crépuscule. Peut-être seras-tu agréé !
Ne regarde pas avec envie les jouissances éphémères que Nous avons accordées à plusieurs groupes d’entre eux : ce n’est là que le décor de la vie présente destiné à les éprouver. Les biens de ton Seigneur sont bien meilleurs et plus durables.
Ordonne la prière à ta famille et prie toi-même avec persévérance. Nous ne te réclamons aucun bien : c’est Nous qui te donnons le nécessaire. La fin heureuse est réservée à ceux qui craignent Dieu.
Ils ont dit : « Que n’est-il venu à nous avec un signe de son Seigneur ? » La preuve évidente contenue dans les premiers Livres ne leur est-elle donc pas parvenue ?
Si Nous les avions fait périr par un châtiment avant la révélation du Coran, ils auraient certainement dit : « Seigneur ! Pourquoi ne nous as-Tu pas envoyé de Messager ? Nous aurions alors suivi Tes signes avant d’être humiliés et de tomber dans l’opprobre. »
Dis : « Chacun de nous attend. Attendez donc ! Vous saurez bientôt quels sont ceux qui sont sur la voie droite et quels sont ceux qui sont bien dirigés. »
Le temps approche où les hommes rendront compte, alors que dans leur insouciance ils s’en détournent.
Aucun nouveau rappel de leur Seigneur ne leur parvient sans qu’ils l’écoutent en s’amusant.
Leurs cœurs sont distraits. Les injustes tiennent des entretiens secrets et disent : « Est-il donc autre chose qu’un homme semblable à vous ? Allez-vous accepter la magie alors que vous voyez clair ? »
Dis : « Mon Seigneur sait tout ce qui se dit au ciel et sur la terre. Il est Celui qui entend et qui sait tout. »
Mais ils dirent : « Ce n’est qu’un amas de rêves ! Ou bien il l’a inventé ! Ou c’est plutôt un poète ! Qu’il nous apporte donc un signe, comme il en a été envoyé aux anciens. »
Pas une seule cité parmi celles que Nous avons fait périr avant eux n’avait cru. Ceux-ci croiront-ils ?
Nous n’avons envoyé avant toi que des hommes à qui Nous faisions parvenir des révélations. Interrogez donc les hommes qui détiennent les Écritures saintes, si vous ne savez pas !
Nous n’en avons pas fait des corps qui ne mangeaient pas de nourriture, et ils n’étaient pas immortels.
Puis, Nous avons réalisé la promesse qui leur avait été faite en les sauvant avec ceux que Nous avions sauvés et Nous avons anéanti les transgresseurs.
Nous avons fait descendre vers vous un Livre qui contient pour vous un rappel. Ne comprenez-vous donc pas ?
Que de cités injustes n’avons-Nous pas anéanties ! Et Nous avons créé d’autres peuples après eux !
Lorsqu’ils sentirent Notre violence, ils s’enfuirent hâtivement.
« Ne fuyez pas ! Revenez à vos jouissances et à vos demeures. Peut-être serez-vous interrogés ! »
Ils dirent : « Malheur à nous ! Nous étions vraiment injustes ! »
Telles furent leurs lamentations, qui ne cessèrent qu’au moment où Nous les eûmes réduits semblables à une moisson sèche.
Nous n’avons pas créé le ciel, la terre et tout ce qui se trouve entre eux pour Nous divertir.
Si Nous avions voulu prendre un divertissement, Nous l’aurions pris de Nous-même, si vraiment Nous avions voulu le faire.
Bien au contraire ! Nous lançons la Vérité contre l’erreur pour la détruire ; et voilà que l’erreur disparaît. Malheur à vous ! À cause de ce que vous attribuez injustement à Dieu.
Ceux qui sont dans les cieux et ceux qui sont sur la terre appartiennent à Dieu. Ceux qui sont auprès de Lui ne ressentent, en L’adorant, ni arrogance ni lassitude.
Ils exaltent Sa gloire nuit et jour sans jamais s’interrompre.
Les polythéistes ont-ils tiré de la terre des divinités capables de ressusciter les morts ?
Si des divinités autres que Dieu existaient, le ciel et la terre seraient corrompus. Gloire à Dieu le Seigneur du Trône ! Il est bien au-dessus de ce qu’ils Lui attribuent.
Nul ne Lui demandera compte de Ses actions, mais les hommes auront à rendre compte des leurs. 
Ont-ils pris des divinités en dehors de Dieu ? Dis-leur : « Apportez votre preuve ! » Ceci est un rappel pour les hommes qui sont avec moi où l’on trouve, également, un rappel pour ceux qui étaient avant moi. Mais la plupart d’entre eux ne connaissent pas la Vérité et, de ce fait, s’en écartent.
Nous n’avons envoyé avant toi aucun Messager à qui Nous n’ayons révélé : « Il n’y a point d’autre Dieu que Moi : adorez-Moi ! »
Ils ont dit : « Le Miséricordieux s’est donné un fils. » Gloire à Dieu ! Ils sont plutôt des serviteurs honorés.
Ils ne devancent jamais Dieu dans Sa parole et agissent sur Son ordre.
Dieu sait ce qui est devant eux et ce qui est derrière eux. Ils ne peuvent intercéder qu’en faveur de ceux que Dieu agrée et ils sont pénétrés de Sa crainte.
Et quiconque d’entre eux dirait : « Je suis un dieu en dehors de Dieu » aurait pour récompense la Géhenne. C’est ainsi que Nous récompensons les injustes.
Les mécréants n’ont-ils pas vu que les cieux et la terre formaient une masse compacte, que Nous les avons séparés et que Nous avons fait de l’eau toute chose vivante ? Ne croiront-ils donc pas ?
Nous avons placé dans la terre des montagnes fermes, afin qu’elle ne vacille point avec les hommes, et Nous y avons placé des défilés servant de chemin pour leur faciliter le passage ;
Nous avons fait du ciel une voûte protégée : mais ils se détournent de Nos signes.
C’est Dieu qui a créé la nuit et le jour, le soleil et la lune, chacun de ces astres voguant dans une orbite.
Nous n’avons accordé l’immortalité à aucun homme avant toi. Si tu mourais, seraient-ils immortels ?
Toute âme doit goûter la mort. Nous vous éprouvons par le mal et par le bien pour vous tenter et vous serez ramenés vers Nous.
Quand les mécréants te voient, ils ne font que se moquer de toi : « Est-ce celui-là qui dit du mal de vos divinités ? », et ils nient obstinément le rappel du Miséricordieux.
L’homme a été créé impatient dans sa nature. Je vous ferai voir Mes signes, ne cherchez point à en hâter l’avènement.
Ils disent : « À quand cette promesse, si vous êtes véridiques ? »
Ah ! Si seulement les incroyants savaient le moment où ils ne pourront détourner le feu ni de leur visage, ni de leur dos et où ils n’auront aucun secours !
Mais non ! Cela leur arrivera à l’improviste et les plongera dans la stupeur. Ils ne pourront pas le repousser et On ne leur accordera aucun délai.
On s’est moqué des Messagers venus avant toi, mais les railleurs ont été enveloppés par ce dont ils se moquaient.
Dis : « Qui pourra vous défendre la nuit et le jour contre le Miséricordieux ? » Néanmoins, ils se détournent du rappel de leur Seigneur.
Ont-ils donc, en dehors de Nous, des divinités qui peuvent les protéger ? Or, celles-ci ne peuvent ni se secourir elles-mêmes ni se faire assister contre Nous.
Cependant, nous avons accordé des jouissances éphémères à ces hommes ainsi qu’à leurs pères durant une assez longue vie. Ne voient-ils pas que Nous intervenons sur la terre pour en réduire les limites ? Seront-ils alors les vainqueurs ?
 Dis : « Je ne fais que vous avertir par la révélation. » Mais les sourds n’entendent pas l’appel quand on les avertit.
Si un souffle du châtiment de ton Seigneur les atteignait, ils diraient certainement : « Malheur à nous ! Nous étions injustes. »
Au Jour de la Résurrection, nous dresserons des balances justes. Personne ne sera lésé en rien, ne serait-ce du poids d’un grain de moutarde que Nous aurions apporté. Nous suffisons largement à faire les comptes.
 Nous avons déjà apporté à Moïse et à Aaron le Livre du discernement comme une lumière et un rappel pour ceux qui craignent Dieu,
ceux qui redoutent leur Seigneur dans Son Mystère et qui sont émus en pensant à l’Heure.
Ce Coran que nous avons fait descendre est un rappel béni. Allez-vous donc le renier ?
Certes, Nous avons mis auparavant Abraham sur la bonne Direction et Nous savions parfaitement qu’il en était digne.
C’est ainsi qu’il dit à son père et à son peuple : « Que sont ces statues auxquelles vous êtes si attachés ? »
Ils répondirent : « Nous avons trouvé nos pères attachés à leur adoration. »
Abraham dit : « Vous étiez certainement, vous et vos pères, dans un égarement évident. »
Ils dirent : « Nous viens-tu avec la Vérité ou bien es-tu de ceux qui plaisantent ? »
Il dit : « Bien au contraire ! Votre Seigneur est le Seigneur des cieux et de la terre ; c’est Lui qui les a créés et je suis là pour en témoigner.
Par Dieu ! Je jouerai un mauvais tour à vos idoles dès que vous aurez le dos tourné.
Il les mit en pièces, à l’exception de la plus grande ; peut-être ces gens s’en prendraient-ils à elle !
Ils dirent : « Qui a fait cela à nos divinités ? Il est vraiment injuste. »
Ils dirent : « Nous avons entendu un jeune homme médire de nos idoles. Il se nomme Abraham. »
Ils dirent : « Amenez-le en présence des gens afin qu’ils apportent leur témoignage. »
Ils dirent : « Est-ce toi, Abraham, qui as mis nos dieux dans cet état ? »
Il dit : « Non ! C’est le plus grand d’entre eux que voici qui a fait cela. Interrogez-les plutôt, si toutefois ils peuvent parler. »
Se ravisant alors, ils se dirent entre eux : « C’est vous qui êtes injustes ! »
Puis ils firent volte-face et dirent : « Tu sais bien que ceux-ci ne parlent pas. »
« Adorez-vous donc en dehors de Dieu ce qui ne peut ni vous être utile en quoi que ce soit ni vous nuire ? dit Abraham.
Honte à vous et à ce que vous adorez en dehors de Dieu ! Ne le comprenez-vous pas ? »
Des cris s’élevèrent alors : « Jetez-le au feu et secourez vos dieux, si vous voulez les faire triompher ! »
Nous dîmes alors : « Ô feu ! Sois fraîcheur salutaire pour Abraham ! »
Ils voulaient lui tendre un piège, mais Nous fîmes d’eux les plus grands perdants.
Nous le sauvâmes ainsi que Loth, en les conduisant vers un pays que nous avons béni pour les mondes ;
Nous lui donnâmes Isaac et Jacob, de surcroît, et nous en fîmes des justes ;
Nous en avons fait des dirigeants qui guident les hommes selon Notre ordre ; Nous leur avons révélé de pratiquer le bien, d’accomplir la prière et de s’acquitter de l’aumône légale. Ils étaient Nos serviteurs accomplis.
Nous avons donné à Loth la sagesse et la science ; Nous l’avons sauvé de la cité qui commettait des turpitudes : ces gens-là étaient vraiment des malfaisants et des pervers.
Nous l’avons fait entrer au sein de Notre miséricorde. Il était du nombre des justes.
Auparavant, Nous avions exaucé Noé qui Nous avait imploré. Nous avions sauvé, lui et sa famille, du terrible cataclysme ;
Nous l’avions secouru contre le peuple qui traitait Nos signes de mensonges : c’était vraiment un peuple pervers ; Nous les fîmes tous périr dans les flots.
Souviens-toi quand David et Salomon eurent à juger un différend à propos d’un champ de blé où des moutons appartenant à une peuplade allaient paître la nuit. Nous étions Témoin de leur jugement.
Nous inspirâmes alors à Salomon la vraie solution du litige. Nous avions donné à tous les deux la sagesse et la science. Nous assujettîmes les montagnes et les oiseaux à exalter Nos louanges avec David. C’est ainsi que Nous avons agi.
Nous lui avons appris la fabrication des cottes de mailles, à votre intention, pour vous protéger contre les coups violents que vous vous portez mutuellement. N’êtes-vous donc pas reconnaissants ?
Nous avons soumis à Salomon un vent impétueux qui soufflait, sur son ordre, à travers le pays que Nous avons béni. Nous étions informés de toute chose.
Parmi les génies, certains exploraient pour lui les fonds marins et exécutaient bien d’autres travaux encore, tandis que Nous veillions à leur parfaite soumission.
Souviens-toi de Job, quand il implora son Seigneur : « Je suis éprouvé et je souffre vraiment ; mais Tu es le Plus Miséricordieux de ceux qui font miséricorde ! »
Nous l’exauçâmes et Nous le délivrâmes des maux qui l’accablaient. Nous lui rétablîmes sa famille et Nous la rendîmes deux fois plus nombreuse par un effet de Notre grâce et pour servir d’exemple à Nos fidèles serviteurs.
Ismaël, Idris et Dhou-El-Kiffl méritent tous d’être cités : ils avaient fait preuve de constance.
Nous les avons fait entrer au sein de Notre miséricorde. Ils sont du nombre des justes. 
Souviens-toi de l’homme au poisson qui s’en allait plein de dépit ; il pensait que Nous n’allions pas le mettre à l’épreuve. Mais voici qu’il Nous implora dans les ténèbres : « En vérité, il n’y a d’autre Dieu que Toi ! Gloire à Toi ! Oui, j’étais du nombre des injustes ! »
Nous l’exauçâmes et Nous le délivrâmes de son angoisse. C’est ainsi que Nous sauvons les croyants.
Souviens-toi de Zacharie quand il implora son Seigneur : « Seigneur ! Ne me laisse pas seul sans descendance bien que Tu sois le Meilleur des héritiers. »
Son vœu fut exaucé. Nous lui donnâmes Jean pour fils ; ainsi Nous rendîmes son épouse capable d’enfanter. Tous les prophètes cités s’empressaient de faire le bien et Nous invoquaient dans un élan d’amour et de crainte. Ils étaient humbles devant Nous.
Souviens-toi de celle qui préserva sa chasteté. Nous insufflâmes en elle de Notre Esprit. Nous fîmes d’elle et de son fils un signe pour les mondes.
En vérité, cette communauté religieuse qui est la vôtre est une seule et unique communauté et Je suis votre Seigneur ! Adorez-Moi donc !
Les hommes se sont divisés en divers cultes, mais ils reviendront tous vers Nous.
L’effort de tout croyant dans l’accomplissement du bien ne sera pas méconnu, car, en vérité, Nous l’inscrivons.
Une interdiction pèsera sur la cité que Nous aurons anéantie. Ses peuples ne reviendront jamais.
Quand arrivera le jour où les deux peuples Gog et Magog se déchaîneront, ils dévaleront de toutes les pentes par vagues.
C’est alors que la vraie promesse s’approchera. Les yeux des mécréants se figeront, hagards : « Malheur à nous ! Nous avons été vraiment indifférents à son égard. Pire encore : nous avons été injustes. »
Vous serez vraiment, vous et tout ce que vous adorez en dehors de Dieu, le combustible de l’Enfer où vous serez introduits.
Si ces idoles étaient de vraies divinités, elles ne seraient pas conduites à la Géhenne. Ils y demeureront tous éternellement.
Les réprouvés y pousseront des gémissements, mais eux-mêmes ne pourront rien entendre.
En vérité, ceux à qui Nous avions promis précédemment la belle récompense seront éloignés du Feu.
Ils n’entendront pas le bruit de la Géhenne et jouiront éternellement de ce qu’ils désirent.
La grande terreur ne les affligera pas. Les anges les accueilleront par ces mots : « Voici le jour qui vous a été promis ! »
Le jour où Nous plierons le ciel comme on plie un parchemin sur lequel on écrit, de même que Nous avons procédé à la première création, Nous la recommencerons. C’est une promesse qui Nous incombe et Nous l’accomplirons.
N’avons-Nous pas écrit dans les psaumes, après l’avoir gravé dans le Livre céleste, qu’en vérité, seuls Mes serviteurs justes hériteront de la terre ?
Il y a en cela une communication adressée au peuple des adorateurs de Dieu.
Nous ne t’avons envoyé, ô Mohamed ! qu’à titre de miséricorde pour les mondes.
Dis : « En vérité, il m’est seulement révélé que votre Dieu est un Dieu Unique. Etes-vous soumis à Sa volonté ? »
S’ils se détournent, dis : « Je vous ai avertis en toute équité ; je ne sais si ce qui vous est promis est proche ou lointain.
Dieu sait ce qui se dit à haute voix et Il sait ce que vous cachez.
J’ignore si c’est pour vous une tentation ou une jouissance temporaire. »
Le Prophète dit : « Seigneur ! Juge selon la Vérité. Notre Seigneur est le Miséricordieux, Celui dont on implore l’assistance contre ce que vous inventez. »
Ô hommes ! Craignez votre Seigneur ! En vérité, le séisme de l’Heure sera terrible.
Le jour où vous la verrez, toute femme qui allaite oubliera son nourrisson et toute femme enceinte avortera ; tu verras les hommes ivres alors qu’ils ne le sont pas en réalité, car le châtiment de Dieu est très dur.
Il est des hommes qui discutent au sujet de Dieu sans détenir aucune science et qui suivent tout démon rebelle.
Il a été prescrit à l’égard de ce dernier qu’il égarera quiconque le prendra pour maître et qu’il le dirigera vers le châtiment de la Fournaise.
Ô hommes ! Si vous êtes dans le doute au sujet de la Résurrection, sachez qu’en vérité c’est Nous qui vous avons créés de terre, puis d’une goutte de sperme, puis d’une jonction cellulaire, puis d’un embryon formé normalement ou bien informe. Nous vous l’expliquons ainsi. Nous maintenons dans les matrices ce que Nous voulons jusqu’à un terme fixé. Puis, Nous vous en faisons sortir petit enfant pour que vous atteigniez ensuite votre maturité. Il en est parmi vous qui meurent encore jeunes, tandis que d’autres parviennent à l’âge de la décrépitude au point de ne plus rien savoir de ce qu’ils savaient auparavant. De même, tu vois la terre desséchée, mais dès que Nous y faisons descendre de l’eau, elle remue, se gonfle et fait germer toutes sortes de couples de belles espèces de plantes.
Il en est ainsi parce que Dieu est la Vérité ; Il rend la vie aux morts et Il est Omnipotent ;
parce que l’Heure viendra sûrement ‒ pas de doute à son sujet ‒ et parce que Dieu ressuscitera ceux qui sont dans les tombes.
Tel parmi les hommes discute au sujet de Dieu sans connaissance, ni direction, ni livre qui l’éclaire.
Il se détourne avec orgueil pour éloigner les hommes du sentier de Dieu. L’opprobre lui est réservé en ce monde, puis, le Jour de la Résurrection, Nous lui ferons goûter le châtiment du Feu.
Voilà la rétribution des actes que tu as accomplis. En vérité, Dieu n’est pas injuste envers Ses serviteurs.
Tel parmi les hommes adore Dieu avec hésitation : si un bien lui arrive, il en jouit tranquillement ; si une épreuve l’atteint, il se détourne aussitôt de la religion de Dieu, perdant ainsi la vie présente et la vie future. Voilà une perte évidente.
Il invoque en dehors de Dieu, ce qui ne peut ni lui nuire ni lui être utile : tel est l’égarement profond.
Il invoque celui qui cause plus de mal que de bien. Quel mauvais maître et quel mauvais compagnon !
Certes, Dieu introduira les croyants qui accomplissent de bonnes actions dans des Jardins sous lesquels coulent des fleuves. En vérité, Dieu fait ce qu’Il veut.
Que celui qui pense que Dieu ne secourra pas Mohammed dans ce monde et dans l’autre tende une corde vers le ciel, puis qu’il la coupe pour se pendre : il verra si sa ruse mettra fin à ce qui l’irrite.
C’est ainsi que Nous fîmes révéler le Coran en versets clairs. En vérité, Dieu dirige qui Il veut.
Le Jour de la Résurrection, Dieu jugera entre les croyants, les Juifs, les sabéens, les chrétiens, les mages et les idolâtres. Certes, Dieu est Témoin de toute chose.
Ne vois-tu pas que c’est devant Dieu que se prosternent tous ceux qui sont dans les cieux et tous ceux qui sont sur la terre : le soleil, la lune, les étoiles, les montagnes, les arbres, les animaux et beaucoup d’hommes ? Mais un grand nombre d’entre eux mérite le châtiment. Celui que Dieu humilie ne trouvera personne pour l’honorer. En vérité, Dieu fait ce qu’Il veut.
Voici deux clans adverses qui se disputaient au sujet de leur Seigneur. Aux incroyants seront taillés des vêtements de feu, sur leurs têtes sera versée de l’eau bouillante
qui consumera leurs entrailles et leur peau ;
il y aura pour eux des fouets de fer ;
chaque fois qu’ils voudront sortir de l’Enfer pour échapper à la souffrance, ils y seront ramenés : « Goûtez au châtiment du Feu ! »
Quant à ceux qui auront cru et qui auront accompli de bonnes actions, Dieu les introduira dans des Jardins sous lesquels coulent des fleuves. Là, ils seront parés de bracelets d’or et de perles, ils seront vêtus de soie.
Ils ont été dirigés vers la bonne parole. Ils ont été dirigés dans le chemin de Celui qui est Digne de louanges.
À ceux qui sont incroyants, qui éloignent les hommes du chemin de Dieu et de la Mosquée Sacrée que Nous avons établie pour les gens, qu’ils soient résidents ou de passage ; à ceux d’entre eux qui cherchent à commettre un sacrilège injustement, Nous ferons goûter un châtiment douloureux.
Souviens-toi que Nous avons indiqué à Abraham le lieu de la Maison ; ne Me donne aucun associé ; purifie Ma Maison pour ceux qui tournent autour de celle-ci, pour ceux qui s’y tiennent debout, pour ceux qui s’y inclinent et qui s’y prosternent ;
appelle les gens au pèlerinage, ils viendront vers toi, à pied ou sur toute monture, des contrées les plus éloignées
pour témoigner des bienfaits qui leur ont été accordés et pour invoquer le nom de Dieu aux jours fixés, au moment de sacrifier la bête des troupeaux qu’Il leur a accordée ‒ mangez-en vous-mêmes et nourrissez-en le pauvre malheureux.
Puis, qu’ils mettent fin à leurs interdits, qu’ils s’acquittent de leurs vœux et qu’ils fassent des circuits autour de l’Antique Maison.
Agissez ainsi. Celui qui respecte les préceptes sacrés de Dieu aura une récompense auprès de son Seigneur. Les bêtes des troupeaux ont été déclarées licites pour vous, à l’exception de celles qui vous ont été désignées. Abstenez-vous de la souillure des idoles et abstenez-vous des paroles mensongères,
comme de vrais croyants en Dieu et non comme des polythéistes. Quiconque associe quoi que ce soit à Dieu serait comme celui qui serait tombé du ciel et que les oiseaux auraient saisi, ou que le vent aurait précipité dans un lieu très éloigné.
Il en est ainsi : quiconque respecte les prescriptions de Dieu fait une action qui procède de la piété des cœurs.
Vous retirez de ces animaux consacrés aux offrandes de nombreux avantages jusqu’à un terme fixé. Le lieu de leur immolation est l’Antique Maison.
Nous avons institué à chaque communauté un rite sacrificiel afin qu’ils invoquent le nom de Dieu sur la bête des troupeaux qu’Il leur a attribuée. Votre Dieu est un Dieu Unique. Soumettez-vous donc à Lui. Annonce la bonne nouvelle aux humbles :
ceux dont les cœurs frémissent lorsque le nom de Dieu est prononcé ; ceux qui endurent patiemment ce qui les atteint ; ceux qui s’acquittent de la prière ; ceux qui donnent en aumônes une partie des biens que Nous leur avons accordés.
Nous avons destiné les chameaux de belle prestance pour servir aux rites de Dieu : il y a là un bien pour vous. Invoquez le nom de Dieu sur ces animaux quand ils sont prêts à être immolés. Une fois le sacrifice accompli, mangez-en et nourrissez-en le besogneux et le mendiant ; ainsi Nous les avons mis à votre service. Peut-être serez-vous reconnaissants !
Ni leur chair ni leur sang n’atteindront Dieu, mais votre piété Lui parviendra. Ces animaux sont mis à votre service afin que vous proclamiez la grandeur de Dieu pour vous avoir mis sur le droit chemin. Annonce la bonne nouvelle à ceux qui font le bien.
Certes, Dieu prend la défense des croyants. Dieu n’aime aucun traître ingrat. 
Ceux qui sont attaqués injustement sont autorisés à combattre pour se défendre ‒ or Dieu est Capable de les secourir ;
ainsi que ceux qui ont été expulsés de leurs maisons, contre toute justice, pour avoir dit seulement : « Notre Seigneur est Dieu ! » Si Dieu n’avait pas fait repousser certains hommes par d’autres, les ermitages auraient été détruits ainsi que des églises, des synagogues et des mosquées, où le nom de Dieu est fréquemment invoqué. En vérité, Dieu assistera ceux qui défendent Sa cause. Dieu est Fort et Tout-Puissant.
Dieu assistera ceux qui, si Nous leur accordons le pouvoir sur la terre, accomplissent la prière, s’acquittent de l’aumône légale, ordonnent le bien et interdisent le mal. La fin de toute chose appartient à Dieu.
S’ils te traitent d’imposteur, sache que le peuple de Noé, les Adites, les Thémoudites avant eux, ont aussi crié au mensonge ;
de même que le peuple d’Abraham, le peuple de Loth
et les gens de Madian. Moïse a été aussi traité d’imposteur. J’ai accordé alors un délai aux mécréants, puis Je les ai saisis. Quelle fut alors Ma réprobation !
Combien de cités n’avons-Nous pas détruites parce qu’elles étaient injustes ! Elles sont désertes et leurs toits se sont effondrés. Que de puits abandonnés et que de beaux palais désertés aussi !
Ne parcourent-ils pas la terre afin que leurs cœurs comprennent et que leurs oreilles entendent ? Ce ne sont pas les yeux qui sont aveugles, mais ce sont les cœurs contenus dans les poitrines qui sont atteints de cécité.
Ils te demandent de hâter l’arrivée du châtiment, mais Dieu ne manque jamais à Sa promesse. En vérité, un jour auprès de ton Seigneur équivaut à mille ans selon votre calcul.
À combien de cités n’ai-Je pas donné un répit alors qu’elles commettaient des injustices ! Puis Je les ai saisies. Le retour se fera vers Moi.
Dis : « Ô hommes ! Je ne suis pour vous qu’un avertisseur explicite. »
Ceux qui croient et qui accomplissent de bonnes actions obtiendront un pardon et de généreux dons ;
ceux qui s’opposent farouchement à Nos signes, voilà ceux qui seront les hôtes de la Géhenne. 
Nous n’avons envoyé avant toi ni Messager ni Prophète sans que Satan ne fasse des suggestions coupables dans ses désirs ; mais Dieu abroge ce que le démon suggère. Dieu confirme ensuite Ses versets. Dieu est Omniscient et Sage.
Dieu fait de ce que suggère le démon une tentation pour ceux dont les cœurs sont malades ou pour ceux dont les cœurs sont endurcis : les injustes sont plongés dans un égarement profond.
Quant à ceux qui détiennent la science, ils savent que ce Coran est la Vérité émanant de ton Seigneur : ils y croient et s’y soumettent en toute humilité. En vérité, Dieu dirige les croyants vers le droit chemin.
Les mécréants ne cesseront jamais d’en douter, jusqu’à ce que l’Heure les surprenne à l’improviste ou que les atteigne le châtiment d’un jour néfaste.
La souveraineté, ce jour-là, appartiendra à Dieu. Il jugera entre les hommes : ceux qui auront cru et qui auront accompli de bonnes actions seront dans les Jardins du délice ;
quant à ceux qui n’auront pas cru et qui auront traité Nos révélations de mensonges, voilà ceux qui subiront un châtiment avilissant.
Dieu accordera une belle récompense à ceux qui auront émigré pour la cause de Dieu et qui auront été tués en combattant, ou qui sont morts. En vérité, Dieu est le Meilleur Dispensateur de tous les biens.
Certes, Il les fera entrer dans un lieu qui leur plaira. Dieu est Omniscient et Magnanime. Il en est ainsi.
Dieu assistera celui qui, ayant exercé des représailles proportionnelles aux torts qu’il aura subis, est à nouveau victime d’un outrage. En vérité, Dieu est Indulgent. Il aime à pardonner.
Il en est ainsi parce que Dieu fait pénétrer la nuit dans le jour et qu’Il fait pénétrer le jour dans la nuit. Dieu est Celui qui entend et Celui qui voit parfaitement.
Il en est ainsi parce que Dieu est la Vérité, alors que ce qu’ils invoquent en dehors de Lui est faux. Dieu est le Très-Haut et le Très-Grand.
Ne vois-tu pas que Dieu lait descendre une eau du ciel grâce à laquelle la terre devient verte ? Dieu est Plein de bonté et Il est parfaitement Informé.
À Dieu appartient tout ce qui est dans les cieux et tout ce qui est sur la terre. Dieu est Celui qui se suffit à Lui-même et Il est Celui qui est Digne de louanges.
Ne vois-tu pas que Dieu vous a soumis tout ce qui est sur la terre ainsi que le vaisseau qui vogue sur la mer par Son ordre ? Il soutient le ciel afin qu’il ne s’affaisse pas sur la terre, sauf quand Il le permettra. En vérité, Dieu est Bienveillant envers les hommes. Il est Miséricordieux.
C’est Lui qui vous a donné la vie ; puis Il vous fera mourir ; ensuite Il vous fera revivre. Vraiment, l’homme est très ingrat !
À chaque communauté, Nous avons institué un culte auquel elle se conforme. Qu’ils ne discutent point donc avec toi sur ce sujet ! Appelle au culte de ton Seigneur. En vérité, tu es sur le droit chemin.
S’ils discutent avec toi, dis-leur : « Dieu sait parfaitement ce que vous faites ;
Dieu arbitrera vos différends le Jour de la Résurrection. »
Ignores-tu que Dieu sait ce qui est dans le ciel et ce qui est sur la terre ? En vérité, cela est consigné dans un Livre, c’est vraiment facile pour Dieu.
Ils adorent, en dehors de Dieu, ce à quoi Dieu n’a donné aucun pouvoir et ce dont ils ne savent rien. Les injustes n’auront aucun protecteur.
Lorsque Nos versets aux preuves évidentes leur sont récités, tu discerneras sur les visages des incroyants la réprobation ; peu s’en faut qu’ils ne se jettent sur ceux qui leur lisent Nos versets. Dis : « Vous informerais-je sur quelque chose de pire que cela : le Feu que Dieu a promis aux incroyants ? Quelle détestable fin ! »
Ô hommes ! Une parabole vous est proposée, écoutez-la : « Ceux que vous invoquez en dehors de Dieu ne sauraient même pas créer une mouche, dussent-ils unir leurs efforts pour cela. Si la mouche leur enlevait quelque chose, ils ne pourraient le lui reprendre. Le solliciteur et le sollicité sont également impuissants.
Ils n’ont pas estimé Dieu à Sa vraie valeur. En vérité, Dieu est Fort et Tout-Puissant.
Dieu choisit des Messagers parmi les anges et parmi les hommes. Certes, Dieu est Celui qui entend et qui voit parfaitement.
Il sait ce qui est devant eux dans la vie présente et ce qui est derrière eux dans la vie future. Dieu est le Terme de toute chose.
Ô croyants ! Inclinez-vous, prosternez-vous, adorez Dieu votre Seigneur ! Faites le bien ! Peut-être serez-vous heureux !
Combattez pour Dieu, comme il convient de le faire. C’est Lui qui vous a élus. Il ne vous a imposé aucune gêne dans la religion, celle de votre père Abraham. C’est ce dernier qui vous a donné le nom de musulmans, autrefois et dans ce Coran, afin que le Messager soit témoin contre vous et que vous soyez témoins vous-mêmes contre les hommes. Accomplissez donc la prière ; acquittez-vous de l’aumône légale ; attachez-vous fortement à Dieu : il est votre Maître. Quel excellent Maître ! Quel excellent Défenseur !
Heureux les croyants
qui sont humbles dans leurs prières ;
qui se détournent des propos vains ;
qui s’acquittent de l’aumône légale ;
qui se gardent de tout rapport charnel,
sauf avec leurs épouses ou leurs captives de guerre, car, dans ce cas, ils n’encourent aucun blâme,
quant à ceux qui convoitent d’autres femmes que celles-là, ce sont des transgresseurs ;
qui prennent soin des dépôts qui leur sont confiés, qui respectent leurs engagements,
et qui s’acquittent régulièrement de leurs prières :
ceux-là sont les héritiers
qui héritent du Paradis où ils demeurent éternellement.
Nous avons créé l’homme d’un extrait d’argile ;
puis Nous en avons fait une goutte de sperme déposée dans un réceptacle solide ;
puis, de cette goutte de sperme, Nous avons fait une jonction cellulaire; puis, de cette jonction cellulaire, Nous avons créé un embryon ; puis, de cet embryon, Nous avons créé des os et Nous avons revêtu les os de chair ; ensuite, Nous l’avons transformé en une autre création. Béni soit Dieu, le Meilleur des créateurs !
Puis, après cela, vous mourrez ;
puis, au Jour de la Résurrection, vous serez ressuscités.
Nous avons créé sept cieux au-dessus de vous et Nous ne sommes pas inattentifs à la création.
Nous avons fait descendre l’eau du ciel avec mesure, Nous l’avons maintenue sur la terre alors que Nous pourrions la faire disparaître.
Grâce à cette eau, Nous avons créé pour vous des jardins de palmiers et de vignes dans lesquels vous trouvez des fruits en abondance que vous mangez,
ainsi qu’un arbre qui pousse au mont Sinaï et qui produit de l’huile et un condiment pour les consommateurs.
En vérité, vous avez dans les bestiaux un sujet de méditation : Nous vous abreuvons du lait qui se trouve dans leurs entrailles ; vous en tirez de nombreux avantages et vous vous en nourrissez ;
vous voyagez tantôt sur leurs dos, tantôt sur des vaisseaux en mer.
Nous avons envoyé Noé à son peuple. Il dit : « Ô mon peuple ! Adorez Dieu ! Il n’y a pas pour vous d’autre Dieu que Lui ! Ne Le craignez-vous pas ? »
Les notables de son peuple, qui étaient incroyants, dirent : « Cet individu n’est qu’un être humain comme vous qui cherche à vous tenir sous son autorité. Si Dieu avait voulu, Il aurait fait descendre des anges. Nous n’avons jamais entendu parler de cela chez nos ancêtres les plus anciens.
Ce n’est qu’un homme certainement possédé par les démons. Observez-le donc quelque temps. »
Noé dit : « Seigneur ! Ils me traitent de menteur ! Envoie-moi Ton secours ! »
Nous lui révélâmes ceci : « Construis l’arche sous Nos yeux et selon Notre révélation. Quand Notre ordre viendra et que le four bouillonnera, embarque sur l’arche un couple de chaque espèce ainsi que ta famille, à l’exception de ceux d’entre eux contre qui la sentence a déjà été prononcée. Ne me parle pas au sujet des injustes : ils seront engloutis par les flots.
Lorsque tu seras installé dans le vaisseau, toi et ceux qui t’accompagneront, dis alors : “Louange à Dieu qui nous a sauvés du peuple injuste !”
Dis encore : “Seigneur ! Fais-moi débarquer dans un lieu béni, Tu es le Meilleur de ceux qui conduisent à bon port ! ” »
En vérité, il y a là des signes ! Certes, Nous soumettons les hommes à l’épreuve.
Nous avons créé après eux d’autres générations
auxquelles Nous avons envoyé un Messager, pris parmi eux, pour leur dire : « Adorez Dieu ! Vous n’avez pas d’autre Dieu que Lui. Ne Le craindrez-vous pas ? »
Les notables de son peuple qui avaient mécru, qui avaient traité de mensonge la rencontre de la vie future et que Nous avions enrichis dans la vie présente, dirent : « Celui-ci n’est qu’un être humain comme vous qui mange de ce que vous mangez et qui boit de ce que vous buvez.
Si vous obéissez à un homme semblable à vous, vous serez certainement du nombre des perdants.
Vous promet-il, lorsque vous serez morts et que vous serez devenus poussière et ossements, que vous serez sortis vivants de vos sépulcres ?
Pure illusion que ce que l’on vous promet !
Il n’y a que notre vie présente ; nous mourrons et nous vivons, et nous ne serons jamais ressuscités.
Celui-ci n’est qu’un homme qui a inventé un mensonge contre Dieu et nous ne croirons pas en lui. »
Le Messager dit : « Seigneur ! Prête-moi Ton assistance, car ils me traitent d’imposteur ! »
Dieu dit : « Bientôt, ils éprouveront des regrets : c’est certain. »
Un Cri violent les saisit en toute vérité ; Nous les rendîmes semblables à des débris emportés par le torrent. Malheur au peuple injuste !
Puis Nous avons créé d’autres générations après eux.
 Nulle communauté ne peut avancer ni reculer son terme.
 Ensuite, Nous envoyâmes Nos Messagers. Chaque fois qu’un Messager venait à sa communauté, ils le traitaient de menteur. Nous fîmes succéder un peuple à un autre et Nous en fîmes des thèmes de récits légendaires. Malheur aux gens qui ne croient pas !
Puis, Nous envoyâmes Moïse et son frère Aaron, avec Nos signes et un pouvoir évident,
à Pharaon et aux chefs de son peuple, mais ils se montrèrent orgueilleux. C’étaient des gens pleins d’arrogance.
Ils dirent : « Allons-nous croire en deux hommes comme nous, alors que le peuple à qui ils appartiennent nous est asservi ? »
Ils les traitèrent de menteurs et ainsi ils furent parmi ceux qui ont été anéantis.
Nous avions donné le Livre à Moïse afin que les Israélites soient bien dirigés.
Nous fîmes du fils de Marie et de sa mère un signe. Nous leur donnâmes asile sur une colline paisible où coule une source.
Ô Messagers ! Mangez des excellentes nourritures, faites le bien ; Je sais parfaitement ce que vous faites.
En vérité, cette communauté religieuse qui est la vôtre est une communauté religieuse unique et Je suis votre Seigneur ! Craignez-Moi donc !
Mais ils se sont divisés en différentes sectes et chaque secte s’est réjouie de sa croyance.
Laisse-les donc dans leur égarement pour un certain temps.
Pensent-ils que les biens et les enfants que Nous leur accordons
soient une récompense anticipée pour le bien ? Au contraire, mais ils n’en ont pas conscience.
En vérité, ceux qui sont pénétrés de la crainte de leur Seigneur ;
qui croient aux signes de leur Seigneur ;
qui n’associent rien à leur Seigneur ;
qui donnent en aumône une partie de ce qu’ils possèdent, alors que leurs cœurs sont pénétrés de crainte à la pensée qu’ils doivent retourner vers leur Seigneur :
voilà ceux qui se hâtent vers les bonnes actions et qui sont les premiers à les accomplir.
Nous n’imposons à chaque homme que ce qu’il peut supporter. Il y a auprès de Nous un Livre qui dit la Vérité. Les hommes ne seront point lésés.
Mais leurs cœurs sont plongés dans l’erreur au sujet de ce Coran. En outre, ils sont responsables d’autres actes répréhensibles qu’ils continuent toujours à commettre
jusqu’au moment où Nous saisirons par le châtiment les plus aisés d’entre eux : c’est alors qu’ils crieront au secours.
Il est inutile de crier ce jour-là, vous n’obtiendrez de Nous aucun secours.
Nos versets vous étaient communiqués, mais vous vous en détourniez,
enflés d’orgueil, et vous les dénigriez au cours de vos veillées.
N’ont-ils pas médité la parole du Coran ? Ou bien leur est-il parvenu ce que leurs premiers ancêtres n’avaient jamais reçu ?
Ne connaissent-ils pas leur Messager au point de le renier ?
Ou bien diront-ils qu’il est possédé par les démons ? Au contraire ! Il est venu à eux avec la Vérité, mais la plupart d’entre eux détestent la Vérité.
Si la Vérité se conformait à leurs passions, les cieux, la terre et tout ce qu’ils renferment seraient corrompus. Au contraire, Nous leur avons apporté un rappel qui les concerne, mais ils s’en détournent.
Leur réclames-tu une rétribution ? La rétribution de ton Seigneur est préférable, car Il est le Meilleur Dispensateur de tous les biens.
En vérité, tu les appelles vers le droit chemin.
Ceux qui ne croient pas à la vie future se détournent de la voie droite.
Si Nous leur faisions miséricorde et si Nous les avions délivrés du mal qui les accablait, ils n’en auraient pas moins persévéré aveuglément dans leur rébellion.
Nous leur avons infligé un châtiment, mais malgré cela ils ne se sont pas soumis à leur Seigneur, pas plus qu’ils ne Lui ont adressé d’humbles prières,
 jusqu’au jour où Nous ouvrirons à leur intention la porte du terrible châtiment. Ils en seront alors désespérés.
C’est Dieu qui a créé pour vous l’ouïe, la vue et les cœurs. Mais vous êtes peu reconnaissants.
C’est Lui qui vous a répandus sur la terre et c’est devant Lui que vous serez rassemblés.
C’est Lui qui donne la vie et qui fait mourir. L’alternance du jour et de la nuit dépend de Lui. Ne le comprenez-vous pas ?
Au contraire, ils tiennent les mêmes propos que les anciens.
Ils disent : « Lorsque nous serons morts et que nous deviendrons poussière et ossements, serons-nous vraiment ressuscités ?
Une telle promesse nous a été déjà faite auparavant, à nous et à nos ancêtres, mais ce ne sont que des contes d’anciens. »
Dis : « À qui appartiennent la terre et ceux qui s’y trouvent ? Si vous savez ! »
Ils diront : « À Dieu ! » Dis : « Pourquoi alors ne vous en souvenez-vous pas »
Dis : « Qui est le Seigneur des sept cieux et du Trône immense ? »
Ils diront : « Ils appartiennent à Dieu ! » Dis : « Ne Le craignez-vous donc pas ? »
Dis : « Qui détient en Sa main la royauté absolue de toute chose ? Qui donc protège et n’a pas besoin de protection ? Dites-le si vous le savez !
Ils répondront : « C’est Dieu ! » Dis : « Comment se fait-il que vous soyez ensorcelés ? »
Certes, Nous leur avons apporté la Vérité, mais ce sont assurément des menteurs.
Dieu ne s’est point donné de fils et il n’y a point de divinité à côté de Lui, sinon chaque divinité s’emparerait de ce qu’elle aurait créé et certaines d’entres elles exerceraient leur domination sur d’autres. Gloire à Dieu ! Il est bien au-dessus de ce qu’ils inventent !
Il connaît parfaitement ce qui est visible et ce qui est invisible. Il est très Elevé au-dessus de ce qu’ils Lui associent.
Dis : « Seigneur ! Si jamais tu me fais voir ce qui leur ai promis,
« Seigneur ! Fais que je ne sois du nombre des injustes ! »
Certes, Nous avons le pouvoir de te montrer ce que Nous leur promettons.
Repousse le mal par le bien. Nous savons parfaitement ce qu’ils inventent.
Dis : « Seigneur ! Je cherche Ta protection contre les tentations des démons ;
Seigneur ! Je cherche Ta protection contre leur présence auprès de moi. »
Lorsque la mort se présente à l’un d’eux, il dit : « Seigneur ! Fais que je revienne sur terre
afin que je fasse le bien que j’avais négligé. » Non hélas ! Ce n’est qu’une parole prononcée inutilement. Derrière eux est dressée une barrière jusqu’au jour où ils seront ressuscités.
Quand On soufflera dans la trompette, ce jour-là, il n’y aura plus de liens de parenté et ils ne se poseront plus de question.
Ceux dont les bonnes actions pèseront lourd, voilà ceux qui seront les bienheureux.
Tandis que ceux dont les bonnes actions seront insignifiantes, voilà ceux qui se sont perdus eux-mêmes : ils demeureront éternellement dans la Géhenne.
Le feu brûlera leur visage et leurs lèvres seront grimaçantes :
« Ne vous a-t-on pas communiqué Mes versets ? Et vous les avez traités de mensonges. »
Ils diront : « Notre malheur nous a vaincus et nous étions des gens égarés.
Seigneur ! Fais-nous sortir de la Géhenne et, si nous récidivons, nous serons alors vraiment des injustes. »
Dieu dira : « Demeurez-y, humiliés, et ne Me parlez plus.
Il y avait un groupe de Mes serviteurs qui disait : “Seigneur ! Nous croyons, pardonne-nous et fais-nous miséricorde, car Tu es le Meilleur des miséricordieux !”,
mais vous avez fait d’eux des sujets de moquerie, au point d’oublier de vous souvenir de Moi. Ils étaient l’objet de vos rires moqueurs.
Aujourd’hui, je les ai récompensés pour avoir été constants, ils sont les bienheureux. »
Dieu dira : « Combien d’années êtes-vous restés sur terre ? »
Ils répondront : « Nous y sommes restés un jour ou une partie du jour. Interroge plutôt ceux qui savent compter. »
Dieu dira : « Vous n’y êtes restés que peu de temps, si seulement vous l’aviez su !
Pensiez-vous que Nous vous avions créés sans but, et que vous ne seriez pas ramenés vers Nous ? »
Que Dieu soit exalté, le Roi de la Vérité ! Il n’y a de Dieu que Lui ! Le Seigneur du Trône sublime !
Quiconque invoque avec Dieu une autre divinité, sans avoir la preuve de son existence, devra en rendre compte à son Seigneur. En vérité, les incroyants ne sont pas heureux.
Dis : « Seigneur ! Pardonne et fais miséricorde ! Tu es le Meilleur des miséricordieux ! »
Voici une sourate que Nous avons révélée, que Nous avons imposée et où Nous avons révélé des versets clairs. Peut-être vous en souviendrez-vous !
Frappez la fornicatrice et le fornicateur de cent coups de fouet chacun. N’ayez aucune indulgence envers eux dans l’exécution de la loi de Dieu si vous croyez en Dieu et au Jour dernier ; et qu’un groupe de croyants soit témoin de leur punition.
Le fornicateur n’épousera qu’une fornicatrice ou une polythéiste, et la fornicatrice n’épousera qu’un fornicateur ou un polythéiste, et cela est interdit aux croyants.
Frappez de quatre-vingts coups de fouet ceux qui lancent des accusations contre les femmes chastes sans pouvoir produire quatre témoins ; et n’acceptez plus jamais leur témoignage. Voilà ceux qui sont pervers,
à l’exception de ceux qui, après cela, se repentent et s’amendent, car, en vérité, Dieu est Celui qui pardonne et Celui qui fait miséricorde.
Quant à ceux qui lancent des accusations contre leurs propres épouses sans avoir d’autres témoins qu’eux-mêmes, le témoignage de chacun d’eux consistera à témoigner quatre fois devant Dieu qu’il est du nombre des véridiques
et une cinquième fois pour appeler la malédiction de Dieu sur lui s’il a menti.
On n’infligera aucun châtiment à la femme si elle témoigne quatre fois devant Dieu que son mari est certainement du nombre des menteurs
et une cinquième fois pour appeler la malédiction de Dieu sur elle-même si son mari dit la vérité.
Sans la grâce de Dieu et Sa miséricorde sur vous [Il vous aurait punis à l’instant même pour vos péchés,] mais dans Sa sagesse, Dieu est Celui qui accueille le repentir.
Ceux qui ont colporté la calomnie forment une bande parmi vous. Ne pensez pas que ce soit un mal pour vous ; c’est au contraire un bien pour vous. Chacun d’entre eux aura à répondre du péché qu’il aura commis ; celui d’entre eux qui s’est chargé de la plus grande part subira un terrible châtiment.
Lorsqu’ils ont entendu cette calomnie, pourquoi les croyants et les croyantes n’ont-ils pas pensé en eux-mêmes du bien de cette affaire et n’ont-ils pas dit : « C’est une calomnie évidente » ?
Pourquoi n’ont-ils pas produit quatre témoins ? S’ils n’ont pas pu produire des témoins, c’est qu’ils sont des menteurs devant Dieu.
Sans la grâce de Dieu sur vous et Sa miséricorde en ce monde et dans la vie future, un énorme châtiment vous aurait déjà atteints en punition du mal dans lequel vous vous êtes lancés
lorsque vous colportiez la nouvelle avec vos langues et que vous disiez de vos bouches ce dont vous n’aviez aucune connaissance. Vous pensez que ce n’est rien, alors qu’auprès de Dieu cela est énorme.
Quand vous avez entendu cette calomnie, pourquoi n’avez-vous pas dit : « Nous ne devons pas en parler ! Gloire à toi ! C’est une médisance incommensurable. »
Dieu vous exhorte à ne plus jamais commettre une chose pareille à l’avenir, si vous êtes croyants !
Dieu vous expose clairement Ses versets. Dieu est Omniscient et Sage.
Ceux qui aiment que la turpitude se répande parmi les croyants subiront un châtiment douloureux en ce monde et dans la vie future. Dieu est Celui qui sait, et vous vous ne savez pas.
Sans la grâce de Dieu sur vous et Sa miséricorde... En vérité, Dieu est Plein de bonté, Il est Miséricordieux.
Ô vous qui croyez ! Ne suivez pas les traces de Satan ; celui-ci ordonne les turpitudes et les actions blâmables à ceux qui suivent ses traces. Sans la grâce de Dieu sur vous et Sa miséricorde, aucun d’entre vous n’aurait été pur ; mais Dieu purifie qui Il veut. Dieu est Celui qui entend parfaitement et Il sait tout.
Que ceux qui jouissent des bienfaits de Dieu et qui vivent dans l’aisance ne jurent pas de ne plus donner à leurs proches, aux pauvres et à ceux qui émigrent pour la cause de Dieu : qu’ils fassent grâce et qu’ils pardonnent. N’aimez-vous pas que Dieu vous pardonne ? Dieu est Celui qui pardonne, Il est Miséricordieux.
En vérité, ceux qui calomnient des femmes chastes, ingénues et croyantes, seront maudits, dans ce monde et dans la vie future, et subiront un châtiment terrible
le jour où leur langue, leurs mains et leurs pieds témoigneront contre eux de ce qu’ils ont fait.
Ce jour-là, Dieu leur donnera la juste rétribution qui leur est due : ils sauront alors que Dieu est la Vérité évidente.
Les mauvaises femmes aux hommes mauvais ; de même que les femmes vertueuses sont faites pour les hommes vertueux et les vertueux pour les vertueuses. Ces derniers sont innocentés des calomnies portées contre eux ; ils obtiendront auprès de leur Seigneur un pardon et une généreuse récompense.
Ô croyants ! N’entrez pas dans les maisons qui ne sont pas les vôtres sans demander la permission et sans saluer leurs habitants. Cela est préférable pour vous. Peut-être vous en souviendrez-vous !
Si vous n’y trouvez personne, n’y entrez pas avant d’en avoir obtenu la permission. Si on vous dit : « Retirez-vous ! », retirez-vous alors. C’est plus correct de votre part. Dieu connaît parfaitement vos agissements.
Il n’y a pas de reproche à vous faire si vous entrez dans des maisons inhabitées où se trouve un objet vous appartenant. Dieu sait ce que vous divulguez et ce que vous dissimulez.
Dis aux croyants de baisser les yeux, d’être chastes ; ce sera plus pur pour eux. En vérité, Dieu est parfaitement Informé de ce qu’ils font.
Dis aux croyantes de baisser les yeux ; d’être chastes ; de ne montrer de leurs atours que ce qui est visible ; de rabattre leurs voiles sur leurs poitrines et de ne montrer leurs atours qu’à leurs époux, ou à leurs pères, ou aux pères de leurs époux, ou à leurs fils, ou aux fils de leurs époux, ou à leurs frères, ou aux fils de leurs frères, ou aux fils de leurs sœurs, ou aux femmes musulmanes, ou aux captifs qu’elles détiennent, ou aux domestiques mâles impuissants, ou aux garçons impubères qui ignorent tout des parties cachées des femmes ; qu’elles ne frappent pas de leurs pieds le sol pour qu’on sache ce qu’elles portent comme parures cachées. Ô croyants ! Repentez-vous tous à Dieu ! Peut-être serez-vous heureux !
Mariez les célibataires qui sont parmi vous ainsi que ceux de vos serviteurs, hommes ou femmes, qui sont honnêtes. S’ils sont pauvres, Dieu les enrichira par Sa grâce, car elle est immense et Il est Omniscient.
Que ceux qui, faute de moyens, ne peuvent se marier, vivent dans la continence, jusqu’à ce que Dieu les enrichisse par Sa faveur. Établissez un contrat écrit d’affranchissement pour ceux de vos esclaves qui le désirent, si vous les en jugez dignes, et donnez-leur des biens dont Dieu vous a gratifiés. Ne contraignez pas vos femmes esclaves à se prostituer, en vue des biens de ce monde, alors qu’elles désirent se prémunir contre le péché. Si on les y contraint, Dieu leur accorde, après qu’elles ont été contraintes, Son pardon et Sa miséricorde.
En vérité, Nous vous avons fait parvenir des versets clairs et des exemples tirés de ceux qui ont vécu avant vous, ainsi qu’une exhortation pour ceux qui craignent Dieu.
Dieu est la Lumière des cieux et de la terre. Sa lumière est comparable à une niche où se trouve une lampe ; la lampe se trouve dans du cristal ; ce cristal est semblable à un astre brillant qui s’allume d’un arbre béni, un olivier qui ne provient ni de l’Orient ni de l’Occident, dont l’huile semble éclairer sans même que le feu la touche, lumière sur lumière. Dieu dirige vers Sa lumière qui Il veut et propose aux hommes des paraboles. Dieu connaît parfaitement toute chose.
Dans des mosquées que Dieu a permis d’élever pour que Son nom y soit invoqué, des hommes célèbrent Ses louanges à l’aube et au crépuscule ;
des hommes que nul commerce et nulle transaction ne distraient de l’invocation de Dieu, de l’accomplissement de la prière, de l’acquittement de l’aumône légale. Ils redoutent un jour où les cœurs et les regards seront bouleversés.
Dieu les récompensera généreusement pour le bien qu’ils auront fait et les comblera de Ses faveurs. Dieu accorde Ses bienfaits sans compter à qui Il veut.
Quant aux actions des incroyants, elles sont semblables à un mirage dans une plaine désertique que l’homme assoiffé prend pour de l’eau ; mais quand il y arrive, il ne trouve rien. Mais il y trouvera devant lui Dieu qui réglera son compte. Dieu est prompt dans Ses comptes.
Les actions des incroyants sont encore comparables à des ténèbres sur une mer profonde que recouvrent des vagues, sur lesquelles viennent monter d’autres vagues, au-dessus desquelles il y a d’épais nuages. Ce sont des ténèbres entassées les unes sur les autres. Si quelqu’un tend sa main, il ne la voit presque pas. Celui à qui Dieu ne donne pas de lumière n’a pas de lumière.
Ne vois-tu pas que tout ce qui se trouve dans les cieux et sur la terre célèbre la gloire de Dieu, ainsi que les oiseaux déployant leurs ailes ? Chacun d’eux ayant appris la manière de L’adorer et de Le glorifier. Dieu sait parfaitement ce qu’ils font.
La royauté des cieux et de la terre appartient à Dieu. C’est vers Dieu que sera le retour final.
Ne vois-tu pas que Dieu pousse les nuages, puis les amoncelle pour en faire une masse ? Tu vois, alors, la pluie sortir de leur profondeur. Dieu fait descendre du ciel de la grêle provenant des nuages comparables à des montagnes. Il en atteint qui Il veut et Il en préserve qui Il veut. Peu s’en faut que l’éclat de l’éclair ne ravisse la vue !
Dieu fait alterner la nuit et le jour. En vérité, il y a en cela un enseignement pour ceux qui ont des yeux pour voir.
Dieu a créé tout être vivant à partir de l’eau. Certains d’entre eux rampent sur le ventre, d’autres marchent sur deux pieds et d’autres encore marchent sur quatre : Dieu crée ce qu’Il veut. En vérité, Dieu est Puissant sur toute chose.
Certes, Nous avons fait descendre des versets clairs. Dieu dirige qui Il veut vers le droit chemin.
Ils disent : « Nous croyons en Dieu et au Messager et nous obéissons. » Ensuite, certains d’entre eux s’en détournent après cette déclaration. Voilà ceux qui ne sont pas croyants.
Lorsqu’ils sont appelés devant Dieu et Son Messager pour que celui-ci juge leurs différends, certains d’entre eux s’en éloignent.
Mais s’ils avaient le droit pour eux, ils viendraient à lui et obéiraient volontiers.
Leurs cœurs sont-ils malades ? Ou bien doutent-ils ? Ou bien craignent-ils que Dieu et Son Messager ne les oppriment ? Non ! C’est parce que ces gens-là sont injustes !
En vérité, lorsque les croyants sont appelés devant Dieu et Son Messager pour que celui-ci juge leurs différends, ils disent seulement : « Nous entendons et nous obéissons », voilà ceux qui sont heureux.
Ceux qui obéissent à Dieu et à Son Messager ; ceux qui craignent Dieu et Le redoutent, voilà ceux qui sont les bienheureux.
Ils jurent par Dieu en des serments solennels que si tu leur ordonnais de marcher au combat, ils le feraient. Dis-leur : « Ne jurez donc pas ! Votre obéissance verbale est bien connue. » Dieu est parfaitement Informé de ce que vous faites.
Dis-leur : « Obéissez à Dieu et obéissez au Messager ! » S’ils se détournent, le Messager n’est alors responsable que de ce dont il est chargé, et vous aurez à répondre de ce dont vous êtes chargés. Si vous lui obéissez, vous serez bien dirigés. Il n’incombe à l’Envoyé que la transmission claire de Ses messages.
Dieu a promis à ceux d’entre vous qui croient et qui accomplissent de bonnes actions d’en faire des successeurs sur terre, comme Il a fait succéder ceux qui vécurent avant eux, de faire triompher leur religion qu’Il a agréée pour eux et de changer leur inquiétude en sécurité. Ils M’adoreront et ne M’associeront rien. Ceux qui après cela seront incroyants, voilà les pervers.
Accomplissez la prière, acquittez-vous de l’aumône légale, obéissez au Messager. Peut-être vous sera-t-il fait miséricorde !
Ne pense pas que les incroyants puissent s’opposer à la puissance de Dieu sur terre. Le Feu sera leur refuge. Quelle affreuse destinée !
Ô vous qui croyez ! Que vos serviteurs et ceux d’entre vous qui n’ont pas encore atteint la puberté vous demandent la permission d’entrer chez vous à trois moments de la journée : avant la prière de l’aube ; au milieu de la journée, quand vous retirez vos vêtements ; et après la prière du soir. Ce sont trois moments d’intimité pour vous. En dehors de ces moments-là, il n’y a aucun mal, ni pour vous ni pour eux, si vous vous rendez les uns chez les autres. C’est ainsi que Dieu vous expose clairement Ses versets. Dieu est Omniscient et Sage.
Quand vos garçons parviennent à la puberté, qu’ils demandent la permission avant d’entrer chez vous, comme le font leurs aînés. C’est ainsi que Dieu vous expose clairement Ses versets. Dieu est Omniscient et Sage.
Il n’y a aucune faute à reprocher aux femmes qui, atteintes par la ménopause et n’espérant plus se marier, veulent enlever leurs voiles, sans exhiber cependant leurs parures. Mais il est préférable pour elles de s’en abstenir. Dieu est Celui qui entend parfaitement, Il est Omniscient.
Il n’y a pas de reproche à faire à l’aveugle, au boiteux et au malade. Pas plus qu’il n’y a de reproche à vous faire lorsque vous mangez dans vos maisons ; ou dans les maisons de vos pères, ou dans les maisons de vos mères, ou dans les maisons de vos frères, ou dans les maisons de vos sœurs, ou dans les maisons de vos oncles paternels, ou dans les maisons de vos tantes paternelles, ou dans les maisons de vos oncles maternels, ou dans les maisons de vos tantes maternelles, ou dans les maisons dont vous possédez les clefs, ou chez l’un de vos amis ; il n’y a pas de faute à vous reprocher si vous mangez ensemble ou séparément. Quand vous entrez dans des maisons, adressez-vous mutuellement une salutation émanant de Dieu, bénie et agréable. C’est ainsi que Dieu vous expose Ses versets. Peut-être comprendrez-vous !
Les vrais croyants sont ceux qui croient en Dieu et en Son Messager et qui, lorsqu’ils sont en sa compagnie pour discuter d’une affaire d’intérêt commun, ne se retirent pas avant de lui en avoir demandé la permission. Ceux qui sollicitent cette permission sont ceux qui croient en Dieu et en Son Messager. S’ils te demandent la permission pour une affaire personnelle, accorde-la à celui que tu voudras. Implore pour eux le pardon de Dieu, car Dieu est Celui qui pardonne. Il est Miséricordieux.
Ne considérez pas l’appel du Messager comme un appel que vous vous adresseriez les uns aux autres ; Dieu connaît ceux d’entre vous qui se retirent de l’assemblée secrètement. Que ceux qui désobéissent à Ses ordres prennent garde qu’une épreuve ne les touche, ou que ne les atteigne un châtiment douloureux.
Tout ce qui est dans les cieux et sur la terre n’appartient-il pas à Dieu ? Il connaît parfaitement l’état où vous vous trouvez et, le jour où les hommes seront ramenés vers Lui, Il leur rappellera ce qu’ils faisaient. Dieu connaît parfaitement toute chose.
Béni soit Celui qui a révélé le Livre du discernement à Son serviteur pour qu’il devienne un avertisseur pour l’Univers ;
Celui à qui appartient la royauté des cieux et de la terre, qui ne s’est pas donné de fils, qui n’a point d’associé en Sa royauté, qui a créé toute chose en lui donnant ses justes proportions.
Ils ont adopté en dehors de Lui des divinités qui ne créent rien, qui sont elles-mêmes créées et qui ne possèdent la faculté de faire ni le mal, ni le bien pour elles-mêmes ; elles ne détiennent ni la mort, ni la vie, ni la Résurrection.
Les incroyants disent : « Ce Livre n’est qu’une imposture qu’il a forgée, d’autres aussi l’ont aidé à le faire. » En disant cela, ils se sont rendus coupables d’injustice et de mensonge.
Ils disent : « Ce sont des contes d’anciens qu’il se fait écrire et qu’on lui dicte matin et soir. »
Réponds : « Celui qui connaît le secret dans les cieux et sur la terre l’a révélé. » En vérité, Il est Celui qui pardonne, Il est Miséricordieux.
Ils ont dit : « Ou est-ce donc que ce Messager qui mange de la nourriture et qui circule dans les marchés ? Que n’a-t-on fait descendre vers lui un ange pour prêcher en sa compagnie ?
Si seulement un trésor lui avait été octroyé ou s’il possédait un jardin dont il pourrait manger les fruits. » Les injustes ont dit : « Vous ne suivez qu’un homme ensorcelé. »
Considère les comparaisons qu’ils font en ce qui te concerne ; ils s’égarent complètement et ne pourront jamais trouver le droit chemin.
Béni soit Celui qui, s’Il le voulait, t’accorderait mieux que cela : des Jardins sous lesquels coulent des fleuves, ainsi que des palais.
Ils ont plutôt traité l’Heure de mensonge. Or, Nous avons préparé un Brasier pour ceux qui traitent l’Heure de mensonge.
Lorsque le Brasier les verra de loin, ils en entendront la fureur et le mugissement.
Quand ils seront précipités, enchaînés dans un espace étroit de ce Brasier, ils souhaiteront la mort.
Aujourd’hui, ne souhaitez pas la mort une seule fois, mais souhaitez plusieurs genres de mort.
Dis-leur : « Ce Brasier est-il meilleur que le Jardin de l’Éternité promis à ceux qui craignent Dieu, comme une récompense et une destinée finale ? »
Ils y trouveront tout ce qu’ils voudront dans leur séjour éternel ; c’est une promesse de la part de ton Seigneur et qui Lui incombe.
Le jour où Il les rassemblera avec ceux qu’ils adoraient en dehors de Dieu, Il dira : « Est-ce vous qui avez égaré Mes serviteurs que voici, ou bien ont-ils eux-mêmes perdu le droit chemin ? »
Ils répondront : « Gloire à Toi ! Il n’était pas convenable pour nous de prendre des maîtres en dehors de Toi, mais Tu leur as accordé des biens éphémères, à eux et à leurs pères, si bien qu’ils ont oublié l’invocation de Ton nom et qu’ils se sont perdus. »
Ceux que vous aviez adorés vous ont traités de menteurs. Vous ne pourrez ni échapper au châtiment, ni trouver un secours. Nous ferons goûter un grand châtiment à quiconque d’entre vous est injuste.
Nous n’avons envoyé avant toi que des Messagers qui mangeaient de la nourriture et qui circulaient dans les marchés. Nous vous éprouvons les uns par les autres afin de savoir si vous êtes constants. En vérité, ton Seigneur voit tout.
Ceux qui n’espèrent pas Notre rencontre disent : « Si seulement on avait fait descendre sur nous des anges, ou bien si nous pouvions voir notre Seigneur ! » Ils sont gonflés démesurément d’orgueil et dépassent les limites de l’insolence.
Le jour où ils verront les anges, ce ne sera pas une bonne nouvelle pour les coupables ce jour-là. Les anges diront alors à ces derniers : « Accès au Paradis absolument interdit. »
Nous avons considéré les œuvres qu’ils ont accomplies et Nous les avons réduites à une poussière disséminée.
Ce jour-là, les hôtes du Paradis auront la meilleure demeure et le plus beau lieu de repos.
Le jour où le ciel sera fendu par les nuées et où les anges seront descendus rapidement,
ce jour-là, la vraie royauté appartiendra au Miséricordieux ; ce sera un jour terrible pour les incroyants ;
le jour où l’injuste se mordra les deux mains en disant : « Plût à Dieu que j’eusse suivi le chemin avec le Messager !
Malheur à moi ! Si seulement je n’avais pas pris un tel pour ami !
Il m’a, en effet, égaré loin du rappel de Dieu après qu’il m’est parvenu. » Satan est un tentateur perfide envers l’homme.
Le Messager a dit : « Seigneur ! Mon peuple a pris ce Coran en aversion ! »
C’est ainsi que Nous suscitons à chaque Prophète un ennemi parmi les criminels. Mais ton Seigneur suffit comme Guide et comme Soutien.
Les incroyants disent : « Pourquoi n’a-t-on pas fait descendre sur lui le Coran en une seule fois ? » Nous l’avons révélé ainsi pour raffermir ton cœur ; aussi, Nous l’avons fait réciter avec soin.
Toutes les fois qu’ils te proposent des exemples, Nous t’apportons la Vérité avec la meilleure explication.
Ceux qui seront rassemblés et traînés à la Géhenne, la face contre terre, voilà ceux qui se trouveront dans la pire des situations et qui se seront égarés, loin du droit chemin.
Nous avons donné le Livre à Moïse et Nous l’avons fait assister par son frère Aaron.
Nous leur avons dit : « Allez vers le peuple qui a traité Nos signes de mensonges. » Puis Nous l’avons complètement anéanti.
Et le peuple de Noé, lorsqu’il accusa les Envoyés de mensonges ! Nous le fîmes engloutir par les eaux et Nous en fîmes un signe d’avertissement pour les hommes. Nous avons préparé pour les injustes un châtiment douloureux.
Il en fut de même pour les peuples de Ad, de Thémoud, les habitants de Rass et de nombreuses autres générations intermédiaires.
À tous ces peuples, Nous avons donné des exemples d’avertissement et Nous les avons tous fait périr.
Pourtant, les incroyants sont passés à côté de la cité sur laquelle est tombée une pluie fatale. Ne l’ont-ils donc pas vue ? Ils ne s’attendent plutôt pas à la Résurrection.
Quand ils te voient, ils ne font que te tourner en dérision : « Est-ce celui-là que Dieu a envoyé comme Messager ?
Il a bien failli nous détourner de nos divinités si nous ne leur étions pas demeurés attachés avec constance. » Mais ils sauront qui est le plus éloigné du droit chemin lorsqu’ils verront le châtiment.
N’as-tu pas vu celui qui prend sa passion pour sa divinité ? Serais-tu donc un garant pour lui ? 
Penses-tu que la plupart d’entre eux entendent ou raisonnent ? Ils ne sont comparables qu’à des bestiaux, ou plutôt plus égarés encore du droit chemin.
Ne vois-tu pas comment ton Seigneur étend l’ombre ? S’Il l’avait voulu, Il l’aurait rendue immobile ; Nous avons fait du soleil son guide ;
puis Nous la ramenons vers Nous avec facilité.
C’est Lui qui a fait pour vous de la nuit un vêtement, du sommeil un repos, et du jour un retour à la vie active.
C’est Lui qui déchaîne les vents, comme une annonce précédant Sa miséricorde. Nous faisons descendre du ciel une eau pure
pour faire revivre une contrée morte et en abreuver, parmi Nos créatures, un nombre infini de bestiaux et d’hommes.
Voilà ce que Nous leur exposons pour qu’ils s’en souviennent, mais la plupart des hommes se refusent à tout, sauf à être ingrats.
Si Nous l’avions voulu, Nous aurions envoyé dans chaque cité un avertisseur.
Ne te soumets pas aux incroyants et lutte contre eux vigoureusement avec le Coran.
C’est Dieu qui a fait confluer les deux mers : l’une est douce, agréable à boire ; l’autre est salée et amère. Il a établi entre les deux une zone intermédiaire et une barrière infranchissable.
C’est Lui qui, de l’eau, a créé une espèce humaine qu’Il unit par les liens de la parenté et de l’alliance. Ton Seigneur est Tout-Puissant.
Ils adorent, en dehors de Dieu, ce qui ne peut ni leur être utile ni leur nuire ; l’incroyant est l’auxiliaire des ennemis de Dieu.
Nous ne t’avons envoyé que pour annoncer la bonne nouvelle et pour avertir.
Dis-leur : « Je ne vous demande aucun salaire pour moi, si ce n’est que celui qui le voudra prenne le chemin indiqué par son Seigneur. »
Mets ta confiance en Celui qui est Vivant, l’Immortel, et célèbre Ses louanges. En vérité, Il suffit pour connaître parfaitement les péchés de Ses serviteurs.
Il est Celui qui a créé en six jours les cieux et la terre et ce qui se trouve entre eux et qui, ensuite, s’est installé en Majesté sur le Trône. Il est le Miséricordieux. Interroge donc celui qui est bien informé à Son sujet.
Quand on leur dit : « Prosternez-vous devant le Miséricordieux », ils disent : « Qui est le Miséricordieux ? Allons-nous nous prosterner devant celui que tu nous imposes ? » ; et cela ne fait qu’augmenter leur répulsion.
Béni soit Celui qui a placé des constellations dans le ciel et y a placé un luminaire et une lune éclairante ;
c’est Lui qui fait que la nuit succède au jour pour celui qui veut se souvenir ou manifester sa reconnaissance.
Les serviteurs du Miséricordieux sont ceux qui marchent humblement sur la terre et qui disent : « Paix ! » aux ignorants qui s’adressent à eux ;
ceux qui passent leurs nuits à prier, prosternés ou debout devant leur Seigneur ;
ceux qui disent : « Seigneur ! Éloigne de nous le châtiment de la Géhenne, car son châtiment est perpétuel ;
la Géhenne est un affreux lieu de séjour » ;
ceux qui, dans leurs dépenses, ne sont ni prodigues ni avares, mais qui entre les deux trouvent la juste mesure ;
ceux qui n’invoquent avec Dieu aucune autre divinité ; ceux qui ne tuent pas leur semblable que Dieu a interdit de tuer, sauf pour une juste raison ; ceux qui ne commettent pas l’adultère ‒ quiconque fait cela encourra la punition :
le Jour de la Résurrection, son châtiment sera doublé, il le subira éternellement, couvert d’ignominie,
 exception faite de ceux qui se repentent, qui croient et qui font le bien ; pour ceux-là, Dieu changera leurs mauvaises actions en bonnes actions, car Dieu est Celui qui pardonne, Il est Miséricordieux ;
celui qui se repent et accomplit de bonnes actions revient vers Dieu ‒ qui agréera son repentir ‒ ;
ceux qui ne portent pas de faux témoignages et qui, venant à passer auprès d’une frivolité, s’en écartent avec décence ;
ceux qui ne font pas les sourds et les aveugles lorsqu’on leur rappelle les versets de leur Seigneur ;
ceux qui disent : « Seigneur ! Accorde-nous la joie des yeux en nos épouses et en notre descendance et fais de nous des modèles de piété pour ceux qui craignent Dieu » :
voilà ceux qui auront pour récompense une place élevée au Paradis parce qu’ils ont été constants. Ils seront accueillis avec les mots : « Salut et paix ! »,
pour y demeurer éternellement. Quel beau lieu de séjour !
Dis : « Dieu ne se soucie pas de vous sans votre prière. Vous aviez crié au mensonge, le châtiment sera donc inéluctable. »
Tâ, Sîn, Mîm.
Voici les versets du Livre clair.
Il se peut que tu te consumes de chagrin parce qu’ils ne sont pas croyants.
Si Nous le voulions, Nous ferions descendre du ciel un miracle sur eux devant lequel leurs nuques resteraient courbées.
Aucun nouveau rappel ne leur parvient du Miséricordieux sans qu’ils s’en détournent.
Ils ont crié au mensonge ; bientôt, ils auront des nouvelles de ce dont ils se moquent.
Ne voient-ils pas la terre et que Nous y avons fait pousser d’excellentes espèces de toutes sortes ?
Certes, il y a là un signe, mais la plupart d’entre eux ne sont pas croyants.
En vérité, ton Seigneur est le Tout-Puissant, le Miséricordieux.
Rappelle-toi que ton Seigneur appela Moïse : « Rends-toi auprès du peuple injuste,
le peuple de Pharaon : ne Me craindront-ils pas?
Il dit : « Seigneur ! J’ai bien peur qu’ils ne me traitent de menteur,
que mon cœur ne se serre et que ma langue ne soit embarrassée. Envoie plutôt Aaron.
Ils ont un crime à me faire expier et j’ai peur qu’ils ne me tuent. »
Dieu dit : « Jamais ! Allez tous deux avec Nos signes. Nous serons avec vous et Nous écouterons.
Rendez-vous donc tous deux auprès de Pharaon et dites : “Nous sommes les Messagers du Seigneur de l’Univers
pour que tu laisses partir avec nous les fils d’Israël.” »
« Ne t’avons-nous pas élevé chez nous tout enfant ? dit Pharaon. N’as-tu pas demeuré parmi nous plusieurs années de ta vie ?
Puis, tu as commis l’acte que tu as fait à la manière d’un ingrat. »
Moïse dit : « Certes, j’ai commis cet acte alors que j’étais du nombre des égarés.
Je me suis enfui parce que j’ai eu peur de vous. Puis, mon Seigneur m’a accordé la sagesse et m’a désigné parmi Ses Messagers.
Est-ce là une faveur que tu me rappelles, alors que tu as réduit les fils d’Israël en esclavage ? »
Pharaon dit : « Qui donc est le Seigneur de l’Univers ? »
« C’est le Seigneur des cieux et de la terre et de tout ce qui est entre eux, si seulement vous pouviez en être convaincus ! », répondit Moïse.
« Avez-vous entendu ? », dit Pharaon à son entourage.
« C’est votre Seigneur et le Seigneur de vos premiers ancêtres ! », reprit Moïse.
« Votre Messager qui vous a été envoyé est vraiment un démoniaque », dit Pharaon.
Moïse dit : « C’est le Seigneur de l’Orient et de l’Occident et de ce qui se trouve entre eux, si seulement vous compreniez ! »
« Si tu prends, dit Pharaon, une autre divinité que moi, je te ferai mettre sûrement en prison. »
« Et si je t’apportais une preuve évidente ? », dit Moïse.
« Apporte-la, dit Pharaon, si tu es du nombre des véridiques ! »
Moïse jeta son bâton qui se transforma en un serpent véritable.
Puis, il sortit sa main de sa tunique et elle parut d’une blancheur éclatante à l’assistance qui regardait.
Pharaon dit aux dignitaires qui l’entouraient : « Certes, c’est un magicien savant.
Il veut vous chasser de votre pays avec sa magie : que décidez-vous ? »
Remets-les, lui et son frère, à plus tard, répondirent-ils, et dépêche des agents recruteurs dans les cités qui rassembleront
et t’amèneront tous les grands magiciens. »
Les magiciens furent donc réunis à l’heure fixée du jour convenu.
On dit également aux gens : « Voulez-vous venir en grand nombre
afin que nous suivions les magiciens, si ce sont eux qui l’emportent ? »
Quand les magiciens arrivèrent, ils dirent à Pharaon : « Obtiendrons-nous vraiment une récompense si nous sommes vainqueurs ? »
« Bien sûr que oui, répondit Pharaon, et vous ferez partie certainement de mes hommes rapprochés. »
Moïse leur dit : « Jetez ce que vous avez à jeter. »
Ils jetèrent donc leurs cordes et leurs bâtons en disant : « Par la puissance de Pharaon, c’est nous qui serons les vainqueurs ! »
Moïse jeta alors son bâton et voilà qu’il avala tous leurs artifices.
Les magiciens tombèrent alors, face contre terre,
en disant : « Nous croyons au Seigneur de l’Univers !
Le Seigneur de Moïse et d’Aaron ! »
Pharaon dit : « Avez-vous donc cru en lui avant que je ne vous le permette ? Il est certainement votre chef, celui qui vous a enseigné la magie ! Vous saurez bientôt ! Je vous ferai couper les mains et les pieds alternativement et je vous ferai tous crucifier. »
Les magiciens dirent : « Ce n’est pas grave puisque nous retournons vers notre Seigneur.
Nous désirons vivement que notre Seigneur nous pardonne nos fautes pour avoir été les premiers croyants. »
Nous révélâmes à Moïse : « Pars de nuit avec Mes serviteurs ! Vous serez poursuivis. »
Pharaon envoya des recruteurs de troupes dans les villes :
« Certes, il ne s’agit que d’une bande peu nombreuse,
mais ils nous contrarient vraiment.
Heureusement que nous sommes tous vigilants. »
C’est ainsi que Nous les fîmes sortir de leurs jardins et de leurs fontaines,
de leurs trésors et de leurs superbes demeures.
Il en fut ainsi. Nous avons donné tout cela en héritage aux fils d’Israël.
Au lever du soleil, ils se mirent à leur poursuite.
Quand les deux groupes furent en vue l’un de l’autre, les compagnons de Moïse s’écrièrent : « Nous allons être rejoints ! »
Moïse dit : « Jamais ! Car mon Seigneur est avec moi et Il me guidera. »
Alors, Nous révélâmes à Moïse : « Frappe la mer avec ton bâton » ; la mer se fendit en deux et chacune de ses parties devint semblable à une immense montagne.
Puis Nous fîmes approcher les autres.
Nous sauvâmes Moïse et tous ceux qui étaient avec lui.
Ensuite, Nous fîmes engloutir ses ennemis.
Certes, il y a là un signe, mais la plupart des hommes ne sont pas croyants.
En vérité, ton Seigneur est le Tout-Puissant, le Miséricordieux.
Raconte-leur l’histoire d’Abraham.
Il dit à son père et à son peuple : « Qu’adorez-vous ? »
Ils dirent : « Nous adorons des idoles et nous resterons attachés à leur culte. »
Abraham dit : « Vous entendent-elles lorsque vous les invoquez ?
Vous sont-elles utiles ? Peuvent-elles vous nuire ? »
« Non, dirent les idolâtres, mais nous avons trouvé nos ancêtres agissant ainsi. »
Et Abraham dit : « Voyez-vous ce que vous adorez,
vous et vos pères les plus anciens ?
Ces idoles sont pour moi des ennemis, car il n’existe qu’un seul Dieu de l’Univers :
c’est Lui qui m’a créé et qui me dirige dans le droit chemin ;
c’est Lui qui me nourrit et qui me donne à boire ;
c’est Lui qui me guérit lorsque je suis malade ;
c’est Lui qui me fera mourir et me rappellera à la vie ;
c’est Lui qui, j’espère, me pardonnera mes péchés au Jour du Jugement.
Seigneur ! Accorde-moi la sagesse et fais-moi rejoindre les justes !
Fais que ma langue énonce la Vérité pour les générations futures !
Permets-moi d’être du nombre des héritiers du Jardin des délices !
Pardonne à mon père, car il était parmi les égarés !
Ne me déshonore pas le jour où les hommes seront ressuscités ;
le jour où les richesses et les enfants ne seront d’aucune utilité,
sauf pour celui qui viendra à Dieu avec un cœur pur ! »
Le Paradis sera rapproché des hommes qui Le craignent ;
la Fournaise apparaîtra pour les coupables.
On leur dira : « Où sont donc ceux que vous adoriez
adoriez en dehors de Dieu ? Peuvent-ils vous secourir ou se secourir eux-mêmes ? »
Ils seront précipités en Enfer, eux et les coupables,
ainsi que toutes les armées de Satan.
Ils diront en se querellant :
« Par Dieu ! Nous étions vraiment dans un égarement évident,
quand nous vous considérions comme des égaux du Seigneur de l’Univers.
Seuls les criminels nous ont induits en erreur.
Il n’y a point pour nous d’intercesseurs
ni d’amis chaleureux.
Si nous pouvions retourner sur terre, nous serions alors croyants. »
Vraiment, il y a là un signe, mais la plupart d’entre eux ne sont pas croyants.
En vérité, ton Seigneur est le Tout-Puissant, le Miséricordieux.
Le peuple de Noé a traité les Envoyés de menteurs.
Lorsque leur frère Noé leur disait : « Ne craindrez-vous pas Dieu ?
Je suis pour vous un Messager digne de confiance :
craignez Dieu et obéissez-moi.
Je ne vous demande aucun salaire ; mon salaire n’incombe qu’au Seigneur de l’Univers.
Craignez Dieu et obéissez-moi »,
ils répondirent : « Croirons-nous en toi, alors que seuls les hommes les plus méprisables te suivent ? »
Noé dit : « Je n’ai aucune connaissance de ce qu’ils faisaient,
ils ne doivent rendre compte qu’à mon Seigneur. Puissiez-vous le comprendre !
Je ne peux repousser les croyants.
Je ne suis qu’un avertisseur explicite. »
Ils dirent : « Ô Noé ! Si tu ne cesses pas, tu seras certainement lapidé ! »
Il dit : « Seigneur ! Mon peuple m’a traité de menteur.
Tranche entre moi et eux en toute justice ; sauve-moi et sauve les croyants qui sont avec moi. »
Nous le sauvâmes ainsi que ceux qui étaient avec lui dans l’arche bondée.
Nous noyâmes ensuite le reste des hommes.
Il y a là vraiment un signe, mais la plupart d’entre eux ne sont pas croyants.
En vérité, ton Seigneur est le Tout-Puissant, le Miséricordieux.
Les Adites ont traité les Messagers de menteurs.
Lorsque leur frère Houd leur disait : « Ne craindrez-vous pas Dieu ? 
Je suis pour vous un Messager digne de confiance :
craignez Dieu et obéissez-moi.
Je ne vous demande aucun salaire ; mon salaire n’incombe qu’au Seigneur de l’Univers.
Bâtirez-vous sur chaque colline un énorme édifice pour des plaisirs futiles ?
Édifiez-vous des châteaux comme si vous deviez vivre éternellement ?
Quand vous commettez des violences, vous sévissez comme des tyrans.
Craignez Dieu et obéissez-moi ;
craignez Celui qui vous a donné en abondance ce que vous savez.
Il vous a donné en abondance des troupeaux et des enfants,
des jardins et des sources.
Vraiment, je redoute pour vous le châtiment d’un jour terrible »,
ils dirent : « Ça nous est égal que tu nous exhortes ou que tu ne nous exhortes pas :
tes exhortations ne sont que des histoires appartenant aux anciens ;
nous ne serons jamais châtiés. »
Ils le traitèrent d’imposteur et Nous les avons anéantis. Il y a là vraiment un signe, mais la plupart d’entre eux ne sont pas croyants.
En vérité, ton Seigneur est le Tout-Puissant, le Miséricordieux.
Les Thémoudites ont traité les Messagers d’imposteurs.
Lorsque leur frère Saleh leur disait : « Ne craindrez-vous pas Dieu ?
Je suis pour vous un Messager digne de confiance :
craignez Dieu et obéissez-moi.
Je ne vous demande aucun salaire ; mon salaire n’incombe qu’au Seigneur de l’Univers.
Pensez-vous qu’on vous laissera indéfiniment sur cette terre en sécurité,
au milieu des jardins et des sources,
des cultures, des palmiers dattiers chargés de fruits mûrs ?
Creuserez-vous toujours avec une grande passion des habitations dans les montagnes ?
Craignez Dieu et obéissez-moi.
N’obéissez pas aux ordres de ceux qui se livrent aux excès ;
ceux qui commettent des injustices sur terre et qui ne s’amendent pas »,
ils dirent : « Tu n’es certainement qu’un ensorcelé.
Tu n’es qu’un être humain comme nous. Apporte-nous donc un signe, si tu es véridique ! »
Il dit : « Voici une chamelle, elle boira sa portion d’eau un jour convenu et vous boirez la vôtre un autre jour ;
ne lui faites aucun mal, sinon le châtiment d’un jour terrible vous saisira. »
Ils la tuèrent, mais le lendemain ils eurent à le regretter.
En effet, le châtiment les saisit. Il y a là vraiment un signe, mais la plupart d’entre eux ne sont pas croyants.
En vérité, ton Seigneur est le Tout-Puissant, le Miséricordieux.
Le peuple de Loth a traité les Messagers de menteurs.
Lorsque leur frère Loth leur disait : « Ne craindrez-vous pas Dieu ?
Je suis pour vous un Messager digne de confiance :
craignez Dieu et obéissez-moi.
Je ne vous demande aucun salaire ; mon salaire n’incombe qu’au Seigneur de l’Univers.
Serez-vous les seuls dans l’Univers à accomplir des actes charnels sur les mâles parmi les humains ?
Et délaisserez-vous vos épouses créées pour vous par votre Seigneur ? Vous êtes plutôt un peuple transgresseur ! »,
ils lui répondirent : « Ô Loth ! Si tu ne cesses pas tes exhortations, nous te chasserons de la ville. »
Il dit : « Je déteste vraiment ce que vous faites.
Seigneur ! Délivre-moi ainsi que ma famille de ce qu’ils font ! »
Nous le sauvâmes alors, lui et toute sa famille,
à l’exception d’une vieille qui fut parmi les exterminés.
Puis, Nous anéantîmes les autres,
Nous fîmes pleuvoir sur eux une pluie dévastatrice. Et quelle pluie fatale pour ceux qui ont été avertis !
Il y a là vraiment un signe, mais la plupart d’entre eux ne sont pas croyants.
En vérité, ton Seigneur est le Tout-Puissant, le Miséricordieux.
Les gens d’El-Aïka ont traité les Envoyés d’imposteurs.
Lorsque Choaïb leur dit : « Ne craindrez-vous pas Dieu ?
Je suis pour vous un Messager digne de confiance :
craignez Dieu et obéissez-moi.
Je ne vous demande aucun salaire ; mon salaire n’incombe qu’au Seigneur de l’Univers.
Donnez la mesure exacte : ne soyez pas du nombre de ceux qui fraudent ;
pesez avec une balance juste ;
ne spoliez pas les gens dans leurs biens ; ne soyez pas des corrupteurs sur terre en y commettant du désordre.
Craignez Celui qui vous a créés, vous et les générations qui vous ont précédés ! »,
ils lui répondirent : « Tu n’es certainement qu’un ensorcelé,
tu n’es qu’un être humain, comme nous, et nous pensons vraiment que tu es un imposteur.
Fais donc tomber sur nous des fragments du ciel, si tu es véridique ! »
« Mon Seigneur sait très bien ce que vous faites », dit-il.
Ils le traitèrent de menteur : alors le châtiment du jour de l’ombre les saisit. Ce fut le châtiment d’un jour terrible.
Il y a là vraiment un signe, mais la plupart d’entre eux ne sont pas croyants.
Oui, ton Seigneur est le Tout-Puissant, le Miséricordieux.
En vérité, le Coran est une révélation du Seigneur de l’Univers,
descendu par l’Esprit fidèle
et déposé sur ton cœur pour que tu sois du nombre des avertisseurs,
en langue arabe claire.
En vérité, ce Coran est mentionné dans les Écritures des anciens Prophètes.
N’est-ce pas un signe pour eux que les savants des fils d’Israël le sachent ?
Si Nous l’avions révélé à un Prophète de langue étrangère
et que celui-ci le leur eût récité, ils n’y auraient pas cru.
C’est ainsi que Nous avons endurci les cœurs des criminels :
ils n’y croiront pas avant d’avoir vu le douloureux châtiment.
Ce châtiment fondra sur eux à l’improviste sans qu’ils le pressentent.
Ils diront alors : « Aurons-nous droit à un délai ? »
Cherchent-ils aujourd’hui à hâter Notre châtiment ?
Ne vois-tu pas que si Nous leur permettons de jouir des biens de ce monde pendant quelques années
et qu’ensuite vienne à eux ce dont on les menace,
les jouissances qu’On leur aurait accordées, alors, ne leur serviraient à rien ?
Nous n’avons point détruit de cité avant qu’elle n’ait eu ses avertisseurs
en guise de rappel. Nous ne sommes pas injustes.
Ce ne sont pas les démons qui sont descendus avec le Coran :
c’est une mission qui ne leur conviendrait pas, ils en sont incapables,
ils sont écartés de toute écoute dans le ciel.
N’invoque avec Dieu aucune autre divinité, sinon tu serais du nombre des châtiés.
Avertis les membres les plus proches de ta famille.
Sois bienveillant pour les croyants qui te suivent.
S’ils te désobéissent, dis-leur : « Je suis innocent de ce que vous faites. »
Mets ta confiance dans le Tout-Puissant, le Miséricordieux,
qui te voit quand tu te lèves pour prier
et quand tu te trouves parmi ceux qui se prosternent.
En vérité, Il est Celui qui entend parfaitement et qui sait tout.
Vous apprendrais-je sur qui descendent les démons ?
Ils descendent sur tout imposteur pécheur,
ils transmettent ce qu’ils ont entendu, mais la plupart d’entre eux sont menteurs.
Quant aux poètes, ils sont suivis par ceux qui sont égarés.
Ne vois-tu pas qu’ils divaguent sur tous les sujets
et qu’ils disent ce qu’ils ne font pas ?
 À l’exception de ceux qui croient et qui font le bien, qui invoquent souvent le nom de Dieu et qui se défendent lorsqu’ils sont victimes d’une injustice. Les injustes connaîtront bientôt le sort qui leur est réservé.
Tâ, Sîn. Voici les versets du Coran, ceux d’un Livre clair :
c’est une Direction et une bonne nouvelle pour les croyants
qui accomplissent la prière, s’acquittent de l’aumône légale et croient avec certitude à la vie future.
À ceux qui ne croient pas à la vie future, Nous avons embelli à leurs propres yeux leurs actions : ils sont égarés.
Voilà ceux qui subiront un châtiment cruel et qui seront dans l’autre monde les plus grands perdants.
En vérité, tu reçois le Coran de la part d’un Sage et d’un Omniscient.
Rappelle-toi que Moïse disait à sa famille : « J’ai aperçu un feu : bientôt je vous en apporterai des nouvelles ou bien je vous apporterai un tison ardent ; peut-être vous réchaufferez-vous. »
Lorsqu’il y arriva, on l’appela : « Béni soit Celui qui est dans le feu et Celui qui est tout autour ! Gloire à Dieu, le Seigneur de l’Univers ! 
Ô Moïse ! En vérité, je suis Dieu, le Tout-Puissant, le Sage.
Jette ton bâton ! » Lorsque Moïse le vit s’agiter tel un serpent, il se mit à courir sans se retourner. « Ô Moïse ! N’aie pas peur ! Les Messagers n’ont jamais peur auprès de Moi,
à l’exception de celui qui est injuste, puis a remplacé le mal par le bien. En vérité, Je suis Celui qui pardonne et qui est Miséricordieux.
Introduis ta main dans l’ouverture de ta tunique, elle en sortira toute blanche, sans aucun mal ; ce sera l’un des neufs signes destinés à Pharaon et à son peuple, car ce sont des gens pervers. »
Quand ils virent clairement Nos signes, ils dirent : « C’est de la magie pure
Ils ont tout nié injustement et par orgueil, alors qu’en eux-mêmes ils y croyaient avec certitude. Considère donc quelle fut la fin des corrupteurs !
Nous avons donné une science à David et à Salomon. Ils dirent : « Louange à Dieu qui nous a préférés à bon nombre de Ses serviteurs croyants. »
Salomon hérita de David. Il dit : « Ô hommes ! On nous a appris le langage des oiseaux et on nous a comblés de tous les bienfaits. En vérité, c’est une grâce incontestable. »
Les armées de Salomon, composées de génies, d’hommes et d’oiseaux, furent rassemblées et placées en rangs.
Lorsque tout ce cortège arriva dans une vallée pleine de fourmis, l’une des fourmis dit : « Ô fourmis ! Entrez dans vos demeures de peur que Salomon et ses armées ne vous écrasent sans s’en apercevoir. »
Salomon sourit en entendant ces paroles et dit : « Seigneur ! Permets-moi de Te rendre grâce pour les bienfaits que Tu m’as accordés ainsi qu’à mes parents ; que je fasse le bien que Tu agrées et admets-moi au sein de Ta miséricorde parmi Tes serviteurs vertueux. »
Salomon passa en revue les oiseaux, puis il dit : « Pourquoi ne vois-je pas la huppe ? Serait-elle absente ?
Certes, je lui infligerai un douloureux châtiment ou bien je l’égorgerai, à moins qu’elle ne me fournisse une excuse valable. »
La huppe ne tarda pas à venir et s’adressa à Salomon en disant : « J’ai appris ce dont tu n’as aucune connaissance ! Je t’apporte du pays de Saba une nouvelle certaine.
J’ai trouvé une femme régnant sur un peuple. Elle détient toutes sortes de choses et elle possède un trône magnifique.
Je l’ai trouvée, elle et son peuple, se prosternant devant le soleil au lieu d’adorer Dieu. Satan a embelli leurs actions à leurs propres yeux ; il les a détournés du droit chemin : ainsi, ils sont mal dirigés.
Pourquoi ne se prosternent-ils pas devant Dieu, Celui qui fait sortir ce qui est caché dans les cieux et sur la terre et qui sait ce que vous dissimulez et ce que vous cachez ?
Dieu ! Il n’y a d’autre divinité que Lui, le Seigneur du Trône Immense ! »
Salomon dit : « Nous verrons si tu dis la vérité ou si tu mens.
Pars avec ma lettre que voici, remets-la-leur ; puis tiens-toi à l’écart et attends leur réponse. »
La reine dit : « Ô notables ! Une noble lettre m’a été remise ;
elle vient de Salomon ; en voici la teneur : “Au nom de Dieu, le Clément, le Miséricordieux,
ne soyez pas hautains avec moi et venez plutôt à moi soumis.” »
Elle dit encore : « Ô notables ! Conseillez-moi au sujet de cette affaire : je ne déciderai rien sans que vous ne soyez témoins. »
Ils dirent : « Nous sommes détenteurs d’une force et d’une puissance redoutable ; cependant la décision t’appartient. C’est à toi de voir ce que tu veux ordonner. »
« En vérité, dit la reine, lorsque les rois entrent dans une cité, ils la détruisent et réduisent les plus puissants de ses habitants à une condition humiliante ; c’est ainsi qu’ils agissent.
Je vais leur envoyer un présent et je verrai ce que les émissaires rapporteront. »
Lorsque l’émissaire arriva auprès de Salomon, celui-ci dit : « Vous voulez donc me venir en aide avec vos richesses ? Ce que Dieu m’a donné est meilleur que ce qu’Il vous a accordé. Cependant, vous êtes très satisfaits de votre cadeau !
Retourne vers ces gens : nous allons marcher contre eux avec des armées auxquelles ils ne sauraient résister ; nous les chasserons de leur pays, avilis et humiliés. »
Salomon s’adressa à ses notables en disant : « Qui d’entre vous m’apportera le trône de la reine avant qu’ils ne viennent pour me faire leur soumission ? »
Le plus redoutable des djinns dit : « Moi je te l’apporterai avant que tu ne te lèves de ton siège : j’en suis vraiment capable et digne de confiance. »
Celui qui détenait une connaissance du Livre dit : « Moi je te l’apporterai avant que tu n’aies eu le temps de cligner de l’œil. » Lorsque Salomon vit le trône posé devant lui, il dit : « Voilà un effet de la grâce de mon Seigneur pour m’éprouver et savoir si je serai reconnaissant ou ingrat. En vérité, quiconque est reconnaissant l’est à son avantage ; quant à celui qui est ingrat, qu’il sache que Dieu se suffit à Lui-même et qu’Il est Généreux. »
Salomon dit encore : « Transformez-lui son trône. Nous verrons alors si elle est vraiment capable ou non de le reconnaître. »
Lorsqu’elle arriva, on lui demanda : « Ton trône est-il ainsi ? » « On dirait que c’est lui-même », dit-elle. « La science nous a été donnée avant elle et nous étions déjà soumis à Dieu », dit Salomon.
Ce qu’elle adorait en dehors de Dieu l’avait égarée du droit chemin, car elle faisait partie d’un peuple mécréant.
On lui dit : « Entre dans le palais ! » Quand elle le vit, elle crut voir une pièce d’eau profonde et découvrit ses jambes. Alors, Salomon dit : « C’est un palais pavé de cristal. » Elle dit : « Seigneur ! J’ai été injuste envers moi-même ; je me soumets avec Salomon à Dieu, le Seigneur de l’Univers ! »
Nous avons effectivement envoyé aux Thémoudites leur frère Saleh pour leur dire : « Adorez Dieu ! » Mais voilà qu’ils se scindèrent en deux groupes et se disputèrent.
Saleh dit : « Pourquoi vous empressez-vous à faire le mal plutôt que le bien ? Pourquoi ne demandez-vous pas pardon à Dieu ? Peut-être vous serait-il fait miséricorde. »
Ils dirent : « Nous avons tiré un mauvais présage de toi et de ceux qui sont avec toi. » « Votre présage dépend de Dieu, répondit Saleh, vous êtes un peuple soumis à une épreuve. »
Il y avait dans la ville neuf individus qui répandaient le désordre sur terre et qui n’avaient jamais fait une bonne action.
Ils dirent : « Nous faisons serment devant Dieu que nous tuerons Saleh et sa famille de nuit. Ensuite, nous dirons à celui de ses proches qui voudrait le venger que nous n’avons pas été témoins de l’assassinat de sa famille et que nous sommes sincères. »
Ils ourdirent une ruse sans se douter que Nous en ourdissions aussi une contre eux.
Considère la fin de leur ruse : Nous les avons tous exterminés, eux et leur peuple.
Voilà donc leurs demeures devenues désertes parce qu’ils avaient été injustes. Il y a là vraiment un signe pour des gens qui savent.
Nous avons cependant sauvé ceux qui croyaient et qui craignaient Dieu.
Nous avons aussi envoyé Loth qui dit à son peuple : « Vous livrez-vous à une turpitude alors que vous voyez clair ?
Vous assouvissez vos désirs charnels avec des hommes plutôt qu’avec des femmes. Vous êtes plutôt un peuple ignorant. »
Pour toute réponse, son peuple dit : « Chassez de votre cité la famille de Loth ; ce sont vraiment des gens qui affectent la pureté ! »
Nous le sauvâmes, lui et sa famille, à l’exception de sa femme dont Nous avions décrété qu’elle serait du nombre des exterminés.
Nous avons fait pleuvoir sur eux une pluie dévastatrice. Quelle pluie terrible que celle des gens qui avaient été avertis !
Dis : « Louange à Dieu ! Paix à Ses serviteurs qu’Il a élus ! » Qui donc est le Meilleur ? Est-ce Dieu ou bien ce qu’ils Lui associent ?
N’est-ce pas Lui qui a créé les cieux et la terre et qui, pour vous, fait descendre du ciel une eau avec laquelle Nous faisons pousser des plantes dans des jardins splendides dont vous ne sauriez faire pousser les arbres ? Existe-t-il une divinité à côté de Dieu ? Bien sûr que non ! Cependant, voilà des gens qui Lui donnent des égaux.
N’est-ce pas Lui qui a établi la terre comme un lieu de séjour, qui a fait jaillir des rivières à sa surface, qui y a placé des montagnes et élevé une barrière entre les deux mers ? Existe-t-il une divinité à côté de Dieu ? Bien sûr que non ! Cependant, la plupart des hommes ne savent pas.
N’est-ce pas Lui qui exauce le malheureux quand il Lui adresse une prière, qui le délivre du mal ? Qui vous fait succéder sur la terre, génération après génération ? Existe-t-il une divinité à côté de Dieu ? Comme vous réfléchissez peu !
N’est-ce pas Lui qui vous dirige dans les ténèbres de la terre et de la mer et qui envoie les vents, comme une bonne annonce procédant de Sa miséricorde ? Existe-t-il une divinité à côté de Dieu ? Dieu est très Élevé au-dessus de ce qu’ils Lui associent.
N’est-ce pas Lui qui commence la création, puis la renouvelle et qui vous accorde votre subsistance du ciel et de la terre ? Existe-t-il une divinité à côté de Dieu ? Dis : « Apportez donc votre preuve, si vous êtes véridiques ! »
Dis : « Ceux qui sont dans les cieux et sur la terre ne connaissent pas le Mystère. Dieu seul le connaît. » Ils ne savent pas quand ils seront ressuscités.
Bien plus ! Leur science concernant la vie future est nulle. Ils sont plutôt dans le doute à cet égard, ou plutôt aveugles à son sujet.
Les incroyants disent : « Quand nous et nos pères deviendrons poussière, nous fera-t-on vraiment sortir vivants de nos tombes ?
Cela nous a déjà été promis ainsi qu’à nos ancêtres avant nous. Ce ne sont que des histoires appartenant aux hommes d’autrefois. »
Dis : « Parcourez la terre et voyez quelle a été la fin des criminels. »
Ne t’afflige pas sur leur sort et ne sois pas dans l’angoisse à cause de leurs intrigues.
Ils disent : « Quand est-ce que se réalisera cette promesse, si vous êtes véridiques ? »
Réponds : « Il se peut qu’une partie de ce dont vous voulez hâter la venue soit déjà à vos trousses. »
En vérité, ton Seigneur est Plein de bonté à l’égard des hommes, mais la plupart d’entre eux ne sont pas reconnaissants.
Ton Seigneur connaît parfaitement ce que cachent leurs cœurs et ce qu’ils divulguent ;
il n’y a point de chose cachée dans le ciel et sur la terre qui ne soit inscrite dans un Livre évident.
En vérité, ce Coran expose clairement aux fils d’Israël la plupart des sujets sur lesquels ils ne sont pas d’accord.
Certes, il est aussi pour les croyants une bonne Direction et une miséricorde.
Dieu les jugera. Il est le Tout-Puissant et l’Omniscient.
Mets ta confiance en Dieu, car tu es vraiment dans la claire Vérité.
Tu ne saurais sûrement faire entendre les morts ni faire entendre l’appel aux sourds quand ils se détournent,
de même que tu ne saurais délivrer les aveugles de leur égarement. Tu ne feras entendre que ceux qui croient en Nos versets et qui sont soumis à Dieu.
Lorsque l’arrêt prononcé contre eux devra être exécuté, Nous ferons, pour eux, surgir de terre une bête qui proclamera : « En vérité, les hommes ne croyaient pas fermement à Nos signes ! »
Le jour où Nous rassemblerons, de chaque communauté, un groupe de ceux qui traitaient Nos signes de mensonges, ils seront disposés en rangs ;
quand ils se présenteront, Dieu dira : « Avez-vous traité Mes versets de mensonges sans avoir pris la peine de les comprendre ? Que faisiez-vous alors ? »
L’arrêt prononcé contre eux devra être exécuté parce qu’ils étaient injustes ; ils ne pourront rien dire.
Ne voient-ils pas que Nous avons établi la nuit pour qu’ils se reposent et le jour pour qu’ils voient clair ? En vérité, il y a là des signes pour des gens qui croient.
Le jour où l’On soufflera dans la trompette, ceux qui sont dans les cieux et ceux qui sont sur la terre seront terrifiés, à l’exception de ceux que Dieu voudra épargner. Et tous viendront à Lui, en toute humilité.
Tu verras les montagnes que tu croyais immobiles passer comme des nuages. Telle est l’œuvre de Dieu qui fait toute chose à la perfection. En vérité, Il est parfaitement Informé de ce que vous faites.
Ceux qui se présenteront avec de bonnes actions recevront des récompenses généreuses ; ils seront à l’abri de toute frayeur.
Quant à ceux qui se présenteront avec de mauvaises actions, ils seront précipités, la face dans le Feu. « Êtes-vous rétribués pour d’autres choses que pour ce que vous faisiez ? »
Dis-leur : « En vérité, j’ai seulement reçu l’ordre d’adorer le Seigneur de cette ville qu’Il a sanctifiée. À Lui appartient toute chose. J’ai reçu l’ordre d’être du nombre de ceux qui sont soumis
et de réciter le Coran. » Quiconque suit la voie droite le fera pour son propre bien. Quant à celui qui s’égare, tu lui diras : « En vérité, je suis seulement chargé de vous avertir. »
Dis : « Louange à Dieu ! Il vous fera voir Ses signes et vous les reconnaîtrez. » Ton Seigneur n’est pas inattentif à ce que vous faites.
Tâ, Sîn, Mîm.
Voici les versets du Livre clair.
Nous te racontons une partie de l’histoire de Moïse et de Pharaon, en toute vérité, à l’intention des gens qui croient.
Pharaon était hautain sur la terre ; il avait divisé ses habitants en clans pour en opprimer l’un d’entre eux, il égorgeait leurs fils et épargnait leurs filles : c’était un homme pervers.
Mais Nous voulions accorder Nos faveurs à ceux qui avaient été humiliés sur la terre et en faire des dirigeants, des héritiers,
leur donner des moyens de s’établir sur le pays et faire voir ainsi à Pharaon, à Hamann et à leurs armées les maux qu’ils redoutaient.
Nous révélâmes à la mère de Moïse ceci : « Allaite-le et, si tu crains pour lui, lance-le dans le fleuve. N’aie pas peur et ne t’attriste pas ; Nous te le rendrons et Nous en ferons un Messager. »
La famille de Pharaon le recueillit afin qu’il devienne pour eux un ennemi et une source d’afflictions. Certes, Pharaon, Hamann et leurs armées étaient coupables.
La femme de Pharaon dit : « Cet enfant sera la joie de nos yeux ! Ne le tuez pas ! Peut-être nous sera-t-il utile ou le prendrons-nous pour fils. » Ils ne pressentaient rien de ce qui devait arriver.
Le cœur de la mère de Moïse devint vide, si bien qu’elle faillit crier sa douleur et le dénoncer si Nous n’avions pas raffermi son cœur pour qu’elle reste au nombre des croyants.
Elle dit à la sœur de Moïse : « Suis-le des yeux ! » Celle-ci l’observait de loin, sans que personne ne s’en aperçût.
Nous avions interdit auparavant à Moïse le sein de toute nourrice étrangère. Sa sœur dit : « Puis-je vous indiquer une famille qui se chargera de l’enfant pour vous, tout en étant bienveillant à son égard ? »
Nous l’avions ainsi rendu à sa mère pour la réjouir, pour qu’elle ne s’attriste plus et pour qu’elle sache que la promesse de Dieu est vraie. Mais la plupart des gens ne savent pas.
Lorsque Moïse eut atteint sa maturité et son plein développement, Nous lui donnâmes la sagesse et la science : c’est ainsi que Nous récompensons ceux qui font le bien.
Il entra dans la ville à l’insu de ses habitants. Il y trouva deux hommes qui se battaient : l’un d’eux était de ses partisans et l’autre était de ses adversaires. L’homme de son parti l’appela à son secours contre son ennemi. Moïse lui donna un coup de poing et le tua, Moïse dit : « Voilà bien une inspiration de Satan ! C’est un ennemi qui égare manifestement les hommes. » Il dit :
« Seigneur ! J’ai commis une injustice envers moi-même, pardonne-moi ! » Dieu lui pardonna. En vérité, Il est Celui qui pardonne. Il est le Miséricordieux.
Moïse dit : « Seigneur ! Comme Tu m’as accordé Tes bienfaits, je ne serai jamais l’allié des criminels. »
Le lendemain matin, il se trouvait dans la ville, inquiet et regardant de tous côtés, et voici que l’homme qu’il avait secouru la veille, l’appelait à grands cris. « Tu es un vrai dévoyé ! », lui dit Moïse.
Lorsqu’il voulut porter un coup à leur ennemi commun, celui-ci dit : « Ô Moïse ! Voudrais-tu me tuer comme l’homme que tu as tué hier ? Tu veux donc devenir un tyran sur terre et tu ne veux pas être du nombre des conciliateurs ? »
Un homme vint en courant de l’extrémité de la ville et dit : « Ô Moïse ! Les dirigeants du peuple se concertent à ton sujet pour te tuer. Sors de la ville ! C’est un très bon conseil que je te donne. »
Moïse quitta la ville, inquiet et regardant de tous côtés. Il dit : « Seigneur ! Délivre-moi du peuple injuste.
S’étant dirigé du côté de Madian, il dit : « Il se peut que Dieu me mette sur le bon chemin. »
Quand il arriva au point d’eau de Madian, il y trouva des gens qui abreuvaient leurs troupeaux tandis que deux femmes se tenaient à l’écart et retenaient leurs bêtes. « Que se passe-t-il pour vous deux ? », leur demanda-t-il. « Nous n’abreuverons notre troupeau que lorsque les bergers seront partis, car notre père est très âgé », répondirent-elles.
Moïse fit boire leur troupeau, puis se retira pour se mettre à l’ombre et dit : « Seigneur ! J’ai un grand besoin du bien dont Tu voudras me gratifier ! »
L’une des deux femmes revint vers lui et, l’approchant avec pudeur, elle dit : « Mon père te demande pour te récompenser d’avoir abreuvé nos bêtes. » Lorsque Moïse se rendit auprès de lui et lui raconta son histoire, le vieillard dit : « N’aie aucune crainte ! Tu es délivré d’un peuple injuste. »
L’une des deux femmes dit : « Ô mon père ! Engage-le à ton service moyennant salaire. Le meilleur salarié que tu pourrais prendre doit être fort et digne de confiance. »
Le vieillard dit : « Je voudrais te marier à l’une de mes deux filles que voici, en échange de quoi tu seras à mon service durant huit ans. Si tu veux aller jusqu’à dix ans, ce sera de ton plein gré ; je ne veux rien t’imposer d’excessif et, s’il plaît à Dieu, tu trouveras en moi un homme intègre. »
Moïse dit : « C’est convenu entre nous deux : quel que soit celui des deux termes que j’accomplirai, tu ne m’en voudras pas. Dieu est Garant de ce que nous disons. »
Puis, lorsque Moïse eut accompli le terme fixé et qu’il se mit en route avec sa famille, il aperçut un feu du côté du mont Sinaï. Il dit à sa famille : « Demeurez ici ; j’aperçois un feu : peut-être vous en apporterai-je quelque nouvelle ou un tison de feu ; peut-être vous réchaufferez-vous. »
Quand il y arriva, On l’appela du côté droit de la vallée, dans le lieu béni, à partir de l’arbre : « Ô Moïse ! Je suis, en vérité, Dieu le Seigneur de l’Univers !
Jette ton bâton ! » Lorsque Moïse le vit s’agiter tel un serpent, il se mit à courir sans se retourner. « Ô Moïse ! Reviens, n’aie pas peur ; tu es parmi ceux qui sont en sécurité.
Introduis ta main dans l’ouverture de ta tunique : elle en sortira toute blanche, sans être atteinte d’aucun mal. Serre ton bras contre toi pour ne pas avoir peur. Voilà deux preuves, émanant de ton Seigneur, destinées à Pharaon et à ses notables : ce sont vraiment des gens pervers. »
« Seigneur ! dit Moise. J’ai tué un des leurs et je crains qu’ils ne me tuent.
Mon frère Aaron parle mieux que moi : envoie-le avec moi pour m’assister et confirmer ce que je dirai, car je crains qu’ils ne me traitent de menteur. »
Dieu dit : « Nous allons te faire aider par ton frère ; Nous vous donnerons des arguments irrésistibles ; ils ne vous atteindront pas. Grâce à Nos signes, vous serez tous deux vainqueurs ainsi que ceux qui vous suivront. »
Lorsque Moïse vint à eux avec Nos signes évidents, ils dirent : « Ce n’est là qu’une magie inventée, nous n’avions jamais entendu parler de cela chez nos premiers ancêtres. »
Moïse dit : « Mon Seigneur sait parfaitement qui est venu de Sa part avec la bonne Direction et à qui appartiendra la dernière demeure. Certes, les injustes ne prospéreront pas. »
Pharaon dit : « Ô notables ! Vous n’avez que je sache d’autre dieu que moi-même ! Ô Hamann ! Fais-moi cuire des briques d’argile et construis-moi une tour, peut-être verrai-je le Dieu de Moïse. Je pense vraiment que Moïse est un menteur. »
Pharaon et ses armées étaient pleins d’orgueil sur terre ; ils étaient injustes et pensaient qu’ils ne seraient pas ramenés vers Nous.
Alors, Nous le saisîmes, lui et ses armées, et Nous les précipitâmes dans la mer. Considère qu’elle a été la fin des injustes !
Nous en avons fait des chefs qui appellent au Feu : ils ne seront point secourus le Jour de la Résurrection.
Nous les fîmes suivre d’une malédiction en ce monde et, le Jour de la Résurrection, ils seront parmi les réprouvés.
Après avoir anéanti les anciennes générations, Nous avons donné le Livre à Moïse pour éclairer les hommes, leur indiquer la bonne Direction et leur faire miséricorde. Peut-être se souviendront-ils !
Tu n’étais point sur le versant occidental quand Nous avons donné l’ordre à Moïse et tu n’étais point parmi les témoins.
Mais Nous avons fait naître d’autres générations dont l’âge s’est prolongé. Tu n’habitais pas parmi les gens de Madian pour leur communiquer Nos versets. Mais c’est Nous qui envoyons des Messagers.
Tu n’étais pas non plus sur le versant du mont Sinaï lorsque Nous avons appelé Moïse. Mais voici une miséricorde de ton Seigneur pour que tu puisses avertir un peuple auquel nul avertisseur n’était venu avant toi. Peut-être se souviendront-ils !
Si un malheur les atteignait en punition de leurs actes, ils diraient : « Seigneur ! Pourquoi ne nous as-tu pas envoyé un Messager ? Nous aurions alors suivi Tes signes et nous aurions été croyants. »
Mais lorsque la Vérité leur est venue de Notre part, ils ont dit : « Si seulement on lui avait donné ce qui a été accordé à Moïse ! » N’avaient-ils pas renié ce qui avait été donné autrefois à Moïse ? Ils ont dit : « Ce sont deux œuvres de magie qui se soutiennent mutuellement ! » Ils ont dit encore : « Nous ne croyons ni en l’un ni en l’autre ! »
Dis : « Apportez donc un livre émanant de Dieu qui soit un meilleur guide pour les hommes que ces deux-là et je le suivrai, si vous êtes sincères ! »
S’ils ne te répondent pas, sache qu’ils ne font que suivre leurs passions. Qui donc est plus égaré que celui qui suit sa passion sans aucune direction émanant de Dieu ? Certes, Dieu ne dirige point les gens injustes.
En vérité, Nous leur avons fait parvenir la Parole. Peut-être réfléchiront-ils !
Ceux à qui Nous avions donné l’Écriture avant lui croient au Coran.
Quand on leur récite le Coran, ils disent : « Nous croyons en lui ; il est la Vérité, émanant de notre Seigneur ; nous étions déjà soumis avant sa venue. »
Ceux-ci recevront une double récompense parce qu’ils souffrent avec patience, parce qu’ils repoussent le mal par le bien, parce qu’ils donnent en aumônes une partie des biens que Nous leurs avons accordés ;
quand ils entendent des paroles offensantes, ils s’en détournent en disant : « À nous nos actions, à vous les vôtres. Que la paix soit avec vous ! Nous n’aimons guère la fréquentation des ignorants ! »
Tu ne diriges pas celui que tu aimes, mais Dieu dirige qui Il veut. Il connaît parfaitement ceux qui suivent la bonne Direction.
Ils disent : « Si nous suivions avec toi la bonne Direction, nous serions arrachés à notre terre. » Ne les avions-Nous pas établis sur un territoire sacré et sûr où sont apportés des fruits de toutes sortes que Nous leur avons accordés pour leur subsistance ? Mais la plupart d’entre eux ne savent pas.
Combien avons-Nous détruit de cités qui vivaient dans l’aisance, mais dont les habitants étaient ingrats ! Voilà qu’après eux leurs habitations sont presque inhabitées. En vérité, Nous en sommes les héritiers.
Ton Seigneur ne détruit aucune cité avant d’avoir envoyé dans sa métropole un Messager pour leur réciter Nos versets. Nous n’avons détruit que les cités dont les habitants étaient injustes.
Tout ce qui vous a été accordé n’est qu’une jouissance éphémère de la vie de ce monde et une vaine parure, alors que ce qui est auprès de Dieu est meilleur et plus durable. Ne comprenez-vous donc pas ?
Celui à qui Nous avons fait une belle promesse dont il verra l’accomplissement est-il comparable à celui à qui Nous avons donné des biens éphémères de la vie présente et qui sera ensuite, le Jour de la Résurrection, parmi ceux qui comparaîtront devant Nous ?
Dieu dira le jour où Il les appellera : « Où sont ceux que vous prétendiez M’associer ? »
Ceux contre qui se réalisera la parole diront : « Seigneur ! Voilà ceux que nous avons induits en erreur : nous les avons égarés comme nous l’avons été nous-mêmes ; nous les désavouons devant Toi ; ce n’est pas nous qu’ils adoraient. »
On leur dira : « Appelez vos associés ! » Ils les appelleront, mais ceux-ci ne leur répondront pas. Ils verront alors le châtiment et s’en voudront de ne pas avoir suivi le droit chemin.
Dieu dira le jour où Il les appellera : « Qu’avez-vous répondu aux Messagers ? »
Ce jour-là, leurs arguments deviendront obscurs et ils ne pourront plus s’interroger mutuellement.
Quant à celui qui se sera repenti, qui aura cru et qui aura fait le bien, peut-être sera-t-il parmi les heureux !
Dieu crée ce qu’Il veut et Il choisit. Les hommes n’ont guère le choix. Gloire à Dieu ! Il est bien Élevé au-dessus de ce qu’ils Lui associent.
Ton Seigneur sait ce que cachent leurs cœurs et ce qu’ils divulguent.
Il est Dieu. Il n’y a point d’autre divinité que Lui. À Lui la louange en ce monde et dans la vie dernière. À Lui appartient le Jugement et vers Lui vous serez ramenés.
Dis : « Que vous en semble ? Si Dieu vous plongeait dans une nuit sans fin jusqu’au Jour de la Résurrection, quelle divinité, autre que Dieu, vous apporterait une lumière ? N’entendez-vous pas ? »
Dis : « Que vous en semble ? Si Dieu vous plongeait dans un jour sans fin jusqu’au Jour de la Résurrection, quelle divinité, autre que Dieu, vous apporterait une nuit durant laquelle vous vous reposeriez ? Ne voyez-vous pas ? »
Dans Sa miséricorde, Il a établi pour vous la nuit et le jour, tantôt pour que vous vous reposiez, tantôt pour que vous recherchiez Ses bienfaits. Peut-être serez-vous reconnaissants !
Dieu dira le jour où Il les appellera : « Où sont ceux que vous prétendiez M’associer ? »
Nous ferons sortir un témoin de chaque communauté et Nous dirons : « Apportez donc vos preuves décisives ! » Alors, ils sauront que la Vérité appartient à Dieu et que ce qu’ils avaient inventé les a abandonnés.
En vérité, Coré appartenait au peuple de Moïse, mais il était injuste envers eux. Nous l’avons gratifié de tant de trésors dont les seules clefs étaient trop lourdes pour une troupe d’hommes robustes. Son peuple lui dit : « Ne te glorifie pas trop de tes richesses ; Dieu n’aime pas les arrogants !
Utilise plutôt les richesses que Dieu t’a accordées pour gagner la récompense de la vie future, sans pour autant oublier de bien vivre ta vie présente ; sois bon envers les autres comme Dieu l’est envers toi ; ne sème pas la corruption sur terre, car Dieu n’aime pas les corrupteurs. »
Coré dit : « Je ne dois ce qui m’a été donné qu’à une science que je détiens. » Ne savait-il pas que Dieu avait fait périr avant lui des générations plus redoutables que lui en force et beaucoup plus riches ? Les criminels ne seront pas interrogés sur leurs péchés.
Coré défila devant son peuple avec tout son apparat. Ceux qui aimaient jouir de la vie présente dirent : « Plût à Dieu que nous eussions des richesses pareilles à celles détenues par Coré. Vraiment, il a une chance terrible ! »
Ceux auxquels la science avait été donnée dirent : « Malheur à vous ! La récompense de Dieu est bien meilleure pour celui qui croit et qui fait le bien. Mais seuls les hommes patients l’obtiendront. »
Nous fîmes engloutir par la terre Coré et sa maison. Il n’y eut point de troupe pour le secourir, en dehors de Dieu, et ne put lui-même échapper au péril.
Ceux qui, la veille, avaient envié son sort dirent le lendemain matin : « Ne voyez-vous donc pas que Dieu dispense largement et restreint Ses dons à qui Il veut parmi Ses serviteurs ? Si Dieu ne nous avait pas accordé Ses faveurs, Il nous aurait fait engloutir. Ne voyez-vous donc pas ? Il est certain que les incroyants ne prospéreront jamais. »
Nous réservons la demeure de la vie future à ceux qui ne veulent être sur terre ni arrogants ni corrupteurs. Le dénouement heureux appartient à ceux qui craignent Dieu.
Celui qui viendra avec une bonne action recevra une généreuse récompense ; quant à celui qui viendra avec une mauvaise action, qu’il sache que ceux qui avaient commis de mauvaises actions ne seront rétribués que pour le mal qu’ils auront fait.
Celui qui t’a prescrit le Coran te ramènera certainement là où tout retournera. Dis : « Mon Seigneur connaît mieux que quiconque celui qui est venu indiquer la bonne Direction et celui qui se trouve dans un égarement évident. »
Tu n’espérais pas que le Livre te serait révélé. Il l’a été uniquement par une miséricorde de ton Seigneur. Ne sois donc pas un soutien pour les incroyants.
Qu’ils ne te détournent pas des versets de Dieu après qu’ils te seront révélés. Invite les hommes au culte de ton Seigneur. Ne sois pas du nombre des polythéistes.
N’invoque aucune autre divinité avec Dieu. Il n’y a pas d’autre divinité que Dieu. Tout doit périr, sauf la face de Dieu. Le Jugement Lui appartient. À Lui vous serez ramenés.
Alif, Lâm, Mîm.
Est-ce que les hommes s’imaginent qu’On les laissera dire : « Nous croyons », sans être mis à l’épreuve ?
Nous avons mis à l’épreuve ceux qui les ont précédés ; Dieu connaît parfaitement ceux qui sont sincères et Il connaît les menteurs.
Ceux qui commettent de mauvaises actions, pensent-ils pouvoir Nous échapper ? Comme ils jugent mal !
Pour celui qui espère en la rencontre de Dieu, le terme fixé par Dieu approche certainement. Il est Celui qui entend et qui sait tout.
Quiconque lutte pour la cause de Dieu ne lutte, en réalité, que pour son bien, car Dieu se suffit à Lui-même et se passe volontiers de l’Univers.
Nous effacerons les péchés de ceux qui croient et qui font le bien et Nous leur offrirons les meilleures récompenses pour ce qu’ils auront accompli.
Nous avons recommandé à l’homme d’être bon envers son père et sa mère ; mais, s’ils te contraignent à M’associer ce dont tu n’as aucune connaissance, ne leur obéis pas. C’est vers Moi que se fera votre retour et je vous ferai connaître ce que vous avez fait.
Certes, Nous ferons entrer au Paradis ceux qui auront cru et qui auront accompli de bonnes actions, avec les justes.
Il y a des hommes qui disent : « Nous croyons en Dieu » ; mais, si on les fait souffrir pour la cause de Dieu, ils considèrent la persécution des hommes semblable au châtiment de Dieu. Et quand un secours de ton Seigneur arrivera, ils diront certainement : « N’étions-nous pas avec vous ? » Dieu ne connaît-Il pas le contenu des cœurs de tous les hommes ?
Dieu connaît parfaitement les croyants et Il connaît parfaitement les hypocrites.
Les mécréants disent aux croyants : « Suivez notre voie et nous porterons le poids de vos fautes », mais ils ne pourront guère porter le poids de leurs fautes. En vérité, ce sont des menteurs.
Ils porteront leurs fardeaux et d’autres fardeaux, en plus de leurs propres fardeaux, et ils seront interrogés le Jour de la Résurrection sur leurs inventions mensongères.
Nous avons envoyé Noé à son peuple. Il demeura avec lui neuf cent cinquante ans. Puis le déluge les emporta parce qu’ils étaient injustes.
Nous avons sauvé Noé ainsi que ceux qui se trouvaient dans l’arche : Nous en avons fait un signe pour les mondes.
Nous avons aussi envoyé Abraham. Il dit à son peuple : « Adorez Dieu et craignez-Le ! C’est pour votre bien, si vous saviez !
Ce ne sont que des idoles que vous adorez en dehors de Dieu : vous inventez un mensonge. En vérité, ceux que vous adorez, à l’exclusion de Dieu, ne peuvent vous procurer aucun moyen de subsistance ; recherchez plutôt vos moyens de subsistance auprès de Dieu. Adorez-le ! Soyez-Lui reconnaissants ! C’est vers Lui que vous serez ramenés. »
Si vous criez au mensonge, sachez que d’autres communautés avant vous ont crié au mensonge. Il incombe seulement à l’Envoyé la transmission de Son message en toute clarté.
Ne voient-ils pas comment Dieu commence la création, puis la renouvelle ? En vérité, cela est facile pour Dieu.
Dis : « Parcourez la terre et voyez comment Il a commencé la création ; ensuite, Dieu la fera renaître une autre fois. Dieu est Puissant sur toute chose. »
Il châtie qui Il veut, Il fait miséricorde à qui Il veut ; c’est vers Lui que vous serez ramenés.
Vous ne pourrez vous opposer à Sa puissance, ni sur la terre ni dans le ciel. Hormis Dieu, vous n’avez ni maître ni protecteur.
Ceux qui refusent de croire aux versets de Dieu et à Sa rencontre, voilà ceux qui désespèrent de Ma miséricorde, voilà ceux qui subiront un châtiment douloureux.
Pour toute réponse, le peuple d’Abraham dit : « Tuez-le ou brûlez-le ! », mais Dieu le sauva du feu. Il y a vraiment en cela des signes pour des gens qui croient.
Abraham dit : « Vous n’avez pris les idoles comme objet de votre culte que pour affermir les liens d’amitié entre vous en ce monde. Mais, le Jour de la Résurrection, vous vous renierez les uns les autres et vous vous maudirez les uns les autres, tandis que votre refuge sera le Feu et vous n’aurez aucun protecteur. »
Loth crut en la mission d’Abraham, lequel dit : « J’émigre vers mon Seigneur, car, en vérité, Il est le Tout-Puissant et le Sage ! »
Nous lui avons donné Isaac et Jacob et Nous avons établi la prophétie et le Livre dans sa descendance ; Nous lui avons accordé sa récompense dans ce monde et il sera, dans la vie future, parmi les justes.
Nous avons envoyé Loth à son peuple. Il dit : « Vous vous livrez à une action infâme que personne dans l’Univers n’a commise avant vous.
Eh quoi ! Vous pratiquez l’œuvre de chair entre hommes, vous vous livrez au brigandage en coupant les routes, et vous vous adonnez à des actions abominables dans vos assemblées. » Pour toute réponse, son peuple dit : « Si tu es véridique, fais donc venir sur nous le châtiment de Dieu ! »
« Seigneur, dit Loth, fais-moi triompher sur ce peuple de pervers ! »
Lorsque Nos émissaires porteurs de la bonne nouvelle vinrent trouver Abraham, ils dirent : « Nous allons anéantir les habitants de cette cité, car, en vérité, ils sont injustes. »
« Mais Loth y habite ! », dit Abraham. « Nous savons parfaitement qui y habite, dirent les émissaires, nous le sauverons, ainsi que sa famille, à l’exception toutefois de sa femme qui sera parmi ceux qui périront. »
Lorsque Nos Envoyés arrivèrent chez Loth, il fut affligé à cause d’eux, car il se sentait incapable de les protéger. Ils lui dirent : « Ne crains rien et ne t’afflige pas ; Nous te sauverons ainsi que les tiens, à l’exception de ton épouse qui sera parmi ceux qui périront.
Nous allons faire tomber du ciel un châtiment sur les habitants de cette cité parce qu’ils sont pervers. »
Nous avons fait de cette cité un signe évident pour des gens qui raisonnent.
Aux habitants de Madian, Nous avons envoyé leur frère Choaïb qui leur dit : « Ô mon peuple ! Adorez Dieu ! Attendez-vous au Jour dernier ! Ne commettez point d’injustices sur la terre ! »
Ils le traitèrent de menteur. Un cataclysme les surprit et, le matin suivant, ils gisaient sans vie dans leurs demeures.
Il en fut de même pour les Adites et les Thémoudites : vous le voyez clairement à travers leurs habitations en ruine. Satan avait embelli leurs actions à leurs yeux et les avait éloignés du droit chemin alors qu’ils étaient invités à être clairvoyants.
Coré, Pharaon et Hamann connurent le même sort : Moïse leur avait apporté des preuves claires, mais ils s’enorgueillirent sur la terre et ne purent échapper au châtiment.
Nous avons puni chacun d’entre eux selon son péché : il en est parmi eux sur qui Nous avons déchaîné un ouragan ; il en est parmi eux qu’un Cri terrible a saisis ; il en est parmi eux que Nous avons fait engloutir par la terre ; il en est parmi eux que Nous avons noyés. Il ne convenait pas à Dieu de les traiter injustement, mais ils étaient injustes eux-mêmes.
Ceux qui prennent des maîtres en dehors de Dieu ressemblent à l’araignée qui se construit une demeure ; mais la demeure de l’araignée est la plus fragile des demeures. Si seulement ils savaient !
Quoi qu’ils invoquent en dehors de Lui, Dieu le sait parfaitement. Il est le Tout-Puissant, le Sage.
Voilà des exemples que Nous proposons aux hommes, mais seuls ceux qui savent les comprennent.
Dieu a créé les cieux et la terre en toute vérité. Oui, il y a là un signe pour les croyants !
Récite ce qui t’est révélé du Livre et accomplis la prière car, en vérité, la prière interdit les turpitudes et les actes répréhensibles. L’invocation du nom de Dieu est ce qu’il y a de plus grand. Dieu sait parfaitement ce que vous faites.
Ne discutez avec les gens du Livre que de la meilleure façon, sauf avec ceux d’entre eux qui sont injustes. Dites : « Nous croyons à ce qui nous a été révélé et à ce qui vous a été révélé. Notre Dieu qui est votre Dieu est le Même et Unique Dieu et nous Lui sommes soumis. »
C’est ainsi que Nous t’avons révélé le Livre. Ceux à qui Nous avons donné le Livre croient en lui. Il en est parmi ceux-ci qui y croient. Seuls les incroyants récusent Nos versets.
Tu ne récitais aucun Livre avant le Coran, tu n’en écrivais aucun de ta main droite, sinon ceux qui nient la Vérité auraient eu des doutes.
Ce Coran est plutôt un ensemble de versets clairs dans les cœurs de ceux qui ont reçu le savoir ; seuls les injustes nient Nos versets.
Ils disent : « Si seulement des signes venus de la part de son Seigneur étaient descendus sur lui ! » Dis : « Les signes, en vérité, sont auprès de Dieu ; quant à moi, je ne suis qu’un avertisseur explicite. »
Ne leur a-t-il pas suffi que Nous t’ayons révélé le Coran qui leur est récité ? En vérité, il y a là une miséricorde et un rappel pour des gens qui croient.
Dis : « Dieu suffit comme Témoin entre moi et vous. Il connaît parfaitement ce qui se trouve dans les cieux et sur la terre. » Les perdants sont ceux qui croient à ce qui est faux et qui ne croient pas en Dieu.
Ils te demandent de hâter l’arrivée du châtiment. Si le terme n’en était pas fixé, le châtiment les aurait déjà atteints à l’improviste, sans qu’ils l’aient pressenti.
Ils te demandent de hâter la venue du châtiment, alors que, en vérité, la Géhenne cernera les incroyants.
Le jour où le châtiment les enveloppera par-dessus leur tête et par-dessous leurs pieds, Il leur dira : « Goûtez au châtiment pour ce que vous faisiez ! »
Ô vous ! Mes serviteurs croyants ! Ma terre est assez vaste ! C’est Moi que vous devez adorer !
Tout être vivant goûtera la mort. Ensuite, vous serez ramenés vers Nous.
Nous donnerons, à ceux qui croient et qui accomplissent de bonnes actions, des résidences au Paradis sous lesquelles coulent des fleuves, où ils demeureront pour l’Éternité. Quelle est belle la récompense de ceux qui auront fait le bien,
de ceux qui étaient patients et qui mettaient leur confiance en Dieu !
Combien d’animaux sont incapables d’assurer leur propre subsistance ! Et cependant, Dieu pourvoit à leur nourriture, ainsi qu’à la vôtre. Il est Celui qui entend et qui sait tout.
Si tu leur demandes : « Qui a créé les cieux et la terre et soumis le soleil et la lune ? », ils répondront certainement : « C’est Dieu ! » Pourquoi se détournent-ils alors de la Vérité ?
Dieu dispense avec largesse ou restreint Ses dons à qui Il veut, parmi Ses serviteurs. Dieu connaît parfaitement toute chose.
Si tu leur demandes : « Qui a fait descendre du ciel une eau grâce à laquelle Il rend la vie à la terre morte ? », ils répondront sûrement : « C’est Dieu ! » Dis : « Louange à Dieu ! » Et pourtant, la plupart des hommes ne raisonnent pas.
La vie de ce monde n’est que divertissement et jeu. En vérité, la vie future est la vraie vie, s’ils savaient !
Quand ils montent sur un bateau, ils invoquent Dieu, Lui vouant un culte pur ; mais une fois qu’Il les a sauvés, en les ramenant sur la terre ferme, ils Lui donnent des associés.
Qu’ils nient donc ce que Nous leur avons donné et qu’ils jouissent des biens de ce monde éphémère. Ils sauront bientôt...
Ne voient-ils pas que Nous avons établi un territoire sacré et sûr alors que tout autour d’eux des gens sont enlevés ? Croiront-ils donc à ce qui est faux et renieront-ils les bienfaits de Dieu ?
Qui donc est plus injuste que celui qui invente des mensonges contre Dieu, ou qui traite d’imposture la Vérité quand elle lui parvient ? N’y a-t-il pas dans la Géhenne un lieu de séjour pour les incroyants ?
Certes, Nous dirigeons sur Nos chemins ceux qui luttent pour Notre cause. En vérité, Dieu est avec ceux qui font le bien.
Alif, Lâm, Mîm.
Les romains ont été vaincus
dans le pays voisin. Mais, après leur défaite, ils seront vainqueurs
dans quelques années. À Dieu appartient la décision avant comme après cela. Ce jour-là, les croyants se réjouiront
de la victoire de Dieu. Il donne la victoire à qui Il veut. Il est le Tout-Puissant, le Miséricordieux.
C’est une promesse de Dieu. Dieu ne manque jamais à Sa promesse, mais la plupart des hommes ne le savent pas.
Ils connaissent l’aspect apparent de la vie de ce monde et vivent dans l’insouciance de la vie future.
N’ont-ils pas réfléchi en eux-mêmes ? Dieu n’a créé les cieux et la terre et ce qui se trouve entre eux qu’en toute vérité et pour une durée déterminée. En vérité, beaucoup d’hommes ne croient pas à la rencontre de leur Seigneur.
N’ont-ils pas parcouru la terre pour voir quelle a été la fin de ceux qui ont vécu avant eux ? Pourtant, ceux-là les surpassaient en force et en puissance ; ils avaient travaillé la terre et l’avaient peuplée plus qu’ils ne l’ont fait eux-mêmes. Leurs Messagers leur avaient apporté des preuves évidentes : ce n’est pas Dieu qui les traita injustement, ce sont eux qui furent injustes envers eux-mêmes.
  La fin de ceux qui faisaient le mal a été funeste pour avoir traité de mensonges les versets de Dieu et pour s’en être moqués.
Dieu donne un commencement à la création, puis la renouvellera. Ensuite, vous serez ramenés vers Lui.
Le jour où l’Heure surgira, les criminels seront désespérés ;
ils ne trouveront pas d’intercesseurs parmi les divinités qu’ils associaient à Dieu et les renieront même.
Le jour où l’Heure surgira, ce jour-là, ils se sépareront :
ceux qui auront cru et qui auront accompli de bonnes actions se réjouiront au Paradis ;
quant aux incroyants, qui auront traité de mensonges Nos versets et la rencontre de la vie future, ceux-là seront exposés au châtiment.
Célébrez la gloire de Dieu quand vous parvenez au soir et quand vous vous levez le matin.
 À Lui la louange dans les cieux et sur la terre, à l’entrée de la nuit et au milieu de la journée.
Il fait sortir le vivant du mort, et du mort Il fait sortir le vivant. Il rend la vie à la terre morte : c’est ainsi que vous serez ressuscités.
Parmi Ses signes : Il vous a créés de terre, puis vous voici des hommes qui se dispersent sur la terre.
Parmi Ses signes : Il a créé pour vous, tirées de vous-mêmes, des épouses afin que vous vous reposiez auprès d’elles et Il a fait naître entre vous l’amour et la bonté. En vérité, il y a là des signes pour des gens qui réfléchissent.
Parmi Ses signes : la création des cieux et de la terre, la diversité de vos langues et de vos couleurs. Certes, il y a là des signes pour les savants.
Parmi Ses signes : votre sommeil, la nuit et le jour, et votre quête de Ses bienfaits. Il y a là vraiment des signes pour des gens qui entendent.
Parmi Ses signes : Il vous montre l’éclair, objet de crainte et d’espoir ; Il fait descendre du ciel une eau grâce à laquelle Il rend la vie à la terre après sa mort. Il y a là certainement des signes pour des gens qui raisonnent.
Parmi Ses signes : le ciel et la terre se maintiennent dans l’espace par Son ordre. Puis, lorsqu’Il vous appellera d’un seul appel, vous surgirez de la terre aussitôt.
À Lui appartient tout ce qui est dans les cieux et sur la terre : tout Lui est soumis.
Dieu donne un commencement à la création, puis la renouvellera. Cela Lui est facile. À Lui appartient la transcendance absolue dans les cieux et sur la terre. Il est le Tout-Puissant, le Sage.
Il vous a proposé une parabole tirée de vous-mêmes. Avez-vous parmi vos esclaves des associés qui partagent les biens que Nous vous avons accordés de sorte que vous soyez tous égaux ? Les craignez-vous autant que vous vous craignez mutuellement ? Voilà comment Nous exposons des signes à des gens qui comprennent.
Néanmoins, les injustes suivent leurs passions sans discernement. Qui donc dirigera ceux que Dieu a égarés ? Personne ne viendra à leur secours.
Tiens-toi ferme, en monothéiste sincère, dans la religion naturelle que Dieu a donnée à tous les hommes ; il n’y a pas de changement dans la création de Dieu. Telle est la vraie religion, mais la plupart des gens ne savent pas.
Revenez repentants vers Dieu, craignez-Le. Accomplissez la prière et ne soyez pas du nombre des polythéistes ;
de ceux qui ont divisé leur religion et qui ont formé des sectes, chaque partie aimant se prévaloir de ce qu’elle détient et s’en réjouit.
Quand un malheur atteint les hommes, ils invoquent leur Seigneur et reviennent vers Lui ; mais, sitôt qu’Il leur envoie une miséricorde de Sa part, certains d’entre eux donnent des associés à leur Seigneur,
manifestant ainsi leur ingratitude envers les bienfaits dont Nous les avons comblés. Profitez des jouissances éphémères : vous saurez bientôt.
Avons-nous fait descendre sur eux une autorité qui leur parle de ce qu’ils Lui associent ?
Quand Nous faisons goûter aux hommes une miséricorde, ils s’en réjouissent ; mais, si un malheur les atteint en punition de ce qu’ils ont fait, ils sombrent dans le désespoir.
Ne voient-ils pas que Dieu dispense Ses dons ou les restreint à qui Il veut ? Certes, il y a là des signes pour des gens qui croient.
Donne au parent son dû, ainsi qu’au pauvre et au voyageur en détresse. Ce sera avantageux pour ceux qui recherchent la face de Dieu : ceux-là seront heureux.
Tout ce que vous donnez à usure pour augmenter vos biens, au dépens des biens d’autrui, ne s’accroît pas auprès de Dieu ; mais tout ce que vous donnez en aumônes légales, en désirant la face de Dieu, voilà ce qui multipliera vos récompenses.
C’est Dieu qui vous a créés ; puis Il vous a accordé vos moyens de subsistance ; puis Il vous fera mourir ; puis Il vous fera revivre. Y en a-t-il un seul qui soit capable, parmi ceux que vous Lui associez, de faire quelque chose de semblable à cela ? Gloire à Lui ! Il est bien au-dessus de ce qu’ils Lui associent !
Les malheurs sont apparus sur la terre et sur la mer à cause de ce que les hommes ont accompli de leurs mains et afin que Dieu leur fasse goûter une partie de leurs méfaits. Peut-être reviendront-ils à Dieu !
Dis : « Parcourez la terre et voyez quelle a été la fin de ceux qui ont vécu avant vous. La plupart d’entre eux étaient polythéistes. »
Tiens-toi ferme dans la vraie religion avant que ne vienne, de la part de Dieu, un jour qu’on ne peut repousser. Ce jour-là, les hommes seront divisés :
ceux qui auront mécru subiront les conséquences de leur incroyance ; ceux qui auront fait le bien en recueilleront le bénéfice.
C’est ainsi que Dieu récompensera par Sa grâce ceux qui auront cru et qui auront accompli de bonnes actions. En vérité, Il n’aime pas les incroyants.
Parmi Ses signes : Il envoie les vents comme annonciateurs de bonnes nouvelles, pour vous faire goûter de Sa miséricorde, pour que le vaisseau vogue par Son ordre et que vous recherchiez Ses bienfaits. Peut-être seriez-vous reconnaissants !
Avant toi, Nous avions envoyé des Messagers vers leurs peuples auxquels ils avaient apporté des preuves évidentes. Nous nous vengeâmes de ceux qui commirent des crimes. Il était juste pour Nous de secourir les croyants.
Dieu est Celui qui déchaîne les vents ; ceux-ci soulèvent des nuages ; Dieu les étend dans le ciel comme Il veut et les met en fragments ; c’est alors que tu vois sortir la pluie de leurs profondeurs : lorsqu’Il la fait tomber sur qui Il veut parmi Ses serviteurs, les voilà qui s’en réjouissent,
même s’ils étaient désespérés avant que la pluie ne soit tombée sur eux.
Considère donc les effets de la miséricorde de Dieu et comment Il rend la vie à la terre morte. Tel est, en vérité, Celui qui fait revivre les morts. Il est Puissant sur toute chose.
Si Nous envoyons un vent qui fera jaunir leurs végétations, ils deviennent tout à coup ingrats.
 Certes, tu ne peux te faire entendre des morts, pas plus que tu ne peux faire entendre l’appel aux sourds lorsqu’ils s’en éloignent en te tournant le dos.
Tu n’es pas celui qui dirige les aveugles pour les sortir de leur égarement. Tu ne fais entendre que ceux qui croient en Nos versets et qui sont alors entièrement soumis à Dieu.
Dieu est Celui qui vous a créés faibles ; puis, après la faiblesse, Il vous donne la force ; puis, après vous avoir donné la force, Il vous réduit à la faiblesse et à la vieillesse. Il crée ce qu’Il veut. Il est Omniscient. Il est Tout-Puissant.
Le jour où surgira l’Heure, les criminels jureront qu’ils ne sont restés qu’une heure sur terre. C’est ainsi qu’ils se détournaient de la Vérité,
tandis que ceux qui ont reçu la science et la foi diront : « Vous avez demeuré conformément au décret de Dieu jusqu’au Jour de la Résurrection : voilà le Jour de la Résurrection, mais vous ne le saviez pas. »
Ce jour-là, les excuses des injustes ne leur serviront à rien et On ne leur demandera point de s’amender.
Dans ce Coran, Nous avons proposé toutes sortes de paraboles pour les hommes. Si tu leur apportes un miracle, les incroyants diront certainement : « Vous n’êtes que des imposteurs. »
C’est ainsi que Dieu met un sceau sur les cœurs de ceux qui ne savent rien.
Sois donc patient ! Car la promesse de Dieu est une Vérité. Ne sois pas contrarié par le comportement de ceux qui sont sceptiques !
Alif, Lâm, Mîm.
Voici les versets du Livre plein de sagesse.
C’est un guide et une miséricorde pour ceux qui font le bien,
qui accomplissent la prière, s’acquittent de l’aumône légale et qui croient fermement à la vie future.
Voilà ceux qui suivent la direction de leur Seigneur. Ils sont les bienheureux.
Tel parmi les hommes, sous l’effet de son ignorance, achète des discours divertissants pour égarer les autres du chemin de Dieu et en fait un sujet de plaisanterie. Voilà ceux qui subiront un châtiment ignominieux.
Quand on lui récite Nos versets, il s’en détourne avec orgueil, comme s’il ne les avait pas entendus, comme s’il était sourd : annonce-lui un châtiment douloureux.
En vérité, ceux qui auront cru et qui auront accompli de bonnes actions habiteront les Jardins du délice ;
ils y demeureront éternellement, la promesse de Dieu est vraie. Il est le Tout-Puissant, le Sage.
Il a créé les cieux sans colonnes visibles ; Il a planté des montagnes dans la terre afin de l’empêcher de vaciller avec vous ; Il y a propagé des animaux de toutes espèces. Nous avons fait descendre du ciel une eau grâce à laquelle Nous avons fait pousser sur la terre de précieuses plantes, par couples, de toutes sortes.
Telle est la création de Dieu. Montrez-moi ce qu’ont créé les divinités [que vous adorez] en dehors de Lui. Les injustes sont dans un égarement manifeste.
Certes, Nous avons donné à Luqman la sagesse en lui prescrivant : « Sois reconnaissant envers Dieu, car quiconque est reconnaissant n’est reconnaissant que pour lui-même ; quant à l’ingrat, qu’il sache que Dieu se suffit à Lui-même et qu’Il est Digne de louanges. »
Rappelle-toi que Luqman disait à son fils en l’exhortant : « Ô mon fils ! Ne donne pas d’associé à Dieu ; le polythéisme est une énorme injustice. »
Nous avons recommandé à l’homme la bienveillance envers ses parents ; sa mère le porte en son sein et endure peine sur peine, et il n’est sevré qu’au bout de deux ans. Sois reconnaissant envers Moi, ainsi qu’envers tes parents. Le retour sera vers Moi.
Mais si tous deux te contraignent à M’associer ce dont tu n’as aucune connaissance, ne leur obéis pas ; comporte-toi, cependant, avec eux, en ce monde, d’une façon convenable. Suis le chemin de celui qui revient vers Moi. Vous retournerez tous vers Moi et Je vous ferai connaître alors ce que vous faisiez.
Ô mon fils ! Fût-ce l’équivalent du poids d’un grain de moutarde se trouvant caché dans un rocher, dans les cieux ou sur la terre, Dieu le produira au grand jour, car, en vérité, Dieu est Subtil et bien Informé.
Ô mon fils ! Accomplis la prière, ordonne ce qui est convenable, interdis le blâmable, supporte avec patience les maux qui peuvent t’atteindre : oui, tout cela fait partie des bonnes résolutions !
Ne détourne pas ton visage des hommes avec dédain, ne marche pas sur la terre avec arrogance : Dieu n’aime pas le présomptueux, plein de gloriole.
Sois modeste en ta démarche, parle sur un ton modéré ; la plus désagréable des voix est la voix des ânes.
Ne voyez-vous pas que Dieu a mis à votre service ce qui est dans les cieux et ce qui est sur la terre ? Il vous a comblés de Ses bienfaits apparents et cachés. Cependant, certains hommes discutent au sujet de Dieu sans aucune science, sans direction, ni livre propre à les éclairer.
 Si on leur dit : « Suivez ce que Dieu a révélé », ils répondent : « Nous suivons plutôt la religion de nos pères. » Et si Satan les appelait au châtiment du Brasier ?
Celui qui se soumet entièrement à Dieu et qui fait le bien saisit réellement l’anse la plus solide. La fin de toute chose appartient à Dieu.
Que l’incroyance de l’incroyant ne t’attriste pas : son retour se fera vers Nous et Nous lui ferons connaître ce qu’il faisait. Dieu connaît parfaitement le contenu des cœurs.
Nous les laisserons jouir des biens de ce monde peu de temps, puis Nous les contraindrons à un terrible châtiment.
Si tu leur demandes : « Qui a créé les cieux et la terre ? », ils répondront certainement : « C’est Dieu ! » Dis : « Louange à Dieu ! », mais la plupart d’entre eux ne savent pas.
Tout ce qui est dans les cieux et tout ce qui est sur la terre appartient à Dieu. Dieu se suffit à Lui-même, Il est Digne de louanges.
Quand bien même tous les arbres de la terre seraient des plumes pour écrire, quand bien même la mer serait un océan d’encre où conflueraient sept autres mers, les paroles de Dieu ne s’épuiseraient point pour autant. En vérité, Dieu est Puissant et Sage.
Votre création et votre résurrection à tous sont aussi faciles à Dieu que celle d’un seul homme. Dieu entend tout et voit parfaitement.
Ne vois-tu pas que Dieu fait pénétrer la nuit dans le jour, qu’Il fait pénétrer le jour dans la nuit, qu’Il astreint le soleil et la lune à poursuivre leur course propre jusqu’à un terme fixé ? En vérité, Dieu est parfaitement Informé de ce que vous faites.
Il en est ainsi parce que Dieu est la Vérité et que tout ce que vous invoquez en dehors de Lui est faux. Dieu est le Très-Haut, le Sublime.
Ne vois-tu pas voguer le vaisseau sur la mer par la grâce de Dieu, pour vous montrer quelques-uns de Ses signes ? Certes, il y a là, vraiment, des signes pour tout homme patient et reconnaissant.
Lorsque les vagues les recouvrent comme des ténèbres, ils invoquent Dieu en Lui vouant un culte sincère ; mais, aussitôt qu’Il les a sauvés en les ramenant à la terre ferme, certains d’entre eux deviennent hésitants. Seul l’homme traître et ingrat nie Nos signes.
Ô hommes ! Craignez votre Seigneur ! Redoutez un jour où un père ne sera d’aucun secours pour son fils, de même qu’un fils ne sera d’aucun secours pour son père. La promesse de Dieu est vraie. Que la vie de ce monde ne vous trompe pas, et que le séducteur ne vous induise pas en erreur au sujet de Dieu.
En vérité, Dieu détient la connaissance de l’Heure. Il fait tomber la pluie ; Il sait ce qu’il y a dans les matrices des mères. Nul ne sait ce qu’il acquerra demain ; nul ne sait en quel lieu, sur la terre, il mourra. En vérité, Dieu est Omniscient. Il est parfaitement Informé.
Alif, Lâm, Mîm.
La révélation du Livre provient du Seigneur de l’Univers, il n’y a point de doute là-dessus.
Diront-ils : « Il l’a inventé » ? Au contraire, ce Livre est la Vérité, émanant de ton Seigneur, pour que tu avertisses un peuple auquel nul avertisseur n’est venu avant toi, afin qu’il soit dirigé dans le droit chemin.
Dieu est Celui qui a créé en six jours les cieux et la terre et ce qui se trouve entre eux. Puis Il s’est établi sur le Trône. En dehors de Lui, vous n’avez ni maître ni intercesseur. Ne réfléchissez-vous donc pas ?
Il dirige toute chose du ciel à la terre, puis tout remonte vers Lui en un jour dont la durée est de mille ans selon votre calcul.
Tel est Celui qui connaît ce qui est invisible et ce qui est visible. Il est le Tout-Puissant, le Miséricordieux.
C’est Lui qui a bien fait tout ce qu’Il a créé et qui a commencé la création de l’homme à partir de l’argile ;
 puis Il tira sa descendance d’une eau vile ;
puis Il le forma harmonieusement et insuffla en lui de Son Esprit. Il vous a donné l’ouïe, la vue et le cœur. Que vous êtes peu reconnaissants !
Ils disent : « Quand nous aurons disparu dans la terre, redeviendrons-nous une nouvelle création ? » Ils ne croient plutôt pas à la rencontre de leur Seigneur.
Dis : « L’ange de la mort, auquel vous êtes confiés, recueillera votre âme, puis vous serez ramenés vers votre Seigneur. »
Si tu pouvais voir alors les coupables, la tête baissée devant leur Seigneur : « Seigneur, nous avons vu et nous avons entendu, fais-nous revenir sur terre, nous ferons le bien. Nous sommes convaincus maintenant. »
Si Nous l’avions voulu, Nous aurions donné à chaque être humain sa bonne Direction, mais Ma parole doit se réaliser : « Je remplirai la Géhenne de djinns et d’hommes, réunis.
Goûtez donc, pour avoir oublié la rencontre de votre jour que voici ! Nous aussi, Nous vous avons oubliés ; goûtez au châtiment éternel pour prix de vos actions. »
En vérité, seuls croient en Nos versets du Coran ceux qui tombent prosternés lorsqu’on les leur rappelle, qui exaltent les louanges de leur Seigneur, et qui ne sont point orgueilleux.
Ils s’arrachent de leurs lits pour invoquer Dieu avec crainte et espoir ; ils donnent en aumônes une partie des biens que Nous leur avons accordés.
Nul ne sait ce qui est réservé pour les hommes comme réjouissance pour les yeux, en récompense de ce qu’ils ont accompli.
Le croyant serait-il semblable au pervers ? Non ! Ils ne sont pas égaux.
Ceux qui croient et qui accomplissent de bonnes œuvres auront les Jardins du refuge comme lieu de séjour pour prix de leurs œuvres.
Quant aux pervers, ils auront le Feu pour refuge ; chaque fois qu’ils voudront en sortir, ils y seront ramenés. On leur dira : « Goûtez au châtiment du Feu que vous traitiez de mensonge. »
Nous leur ferons certainement goûter au châtiment ici-bas avant le grand châtiment. Peut-être reviendront-ils de leur égarement !
Qui est plus injuste que celui à qui les versets de Dieu sont rappelés et qui, ensuite, s’en détourne ? Certes, Nous nous vengerons des coupables.
Nous avons effectivement donné le Livre à Moïse ; ne doute point de sa rencontre ; nous en avons fait une bonne Direction pour les fils d’Israël.
Nous avons suscité des guides spirituels pris parmi eux : ils les dirigeaient suivant Notre ordre, tant ils étaient patients et croyaient fermement à Nos signes.
Certes, ton Seigneur jugera entre eux le Jour de la Résurrection au sujet de leurs divergences.
N’y a-t-il pas une indication pour eux dans le fait que Nous avons anéanti tant de générations antérieures dont ils foulent les habitations ? Il y a vraiment là des signes. N’écoutent-ils pas ?
Ne voient-ils pas que Nous poussons l’eau vers un sol aride ? Nous en faisons sortir grâce à elle des céréales dont ils se nourrissent, eux et leurs troupeaux. Ne voient-ils donc pas ?
Ils disent : « À quand cette victoire, si vous êtes véridiques ? »
Dis : « Le jour de la victoire, la foi de ceux qui auront été incroyants auparavant leur sera inutile ; aucun délai ne leur sera accordé. »
Éloigne-toi d’eux et attends. Eux aussi demeurent en attente.
Ô Prophète ! Crains Dieu ! N’obéis ni aux incroyants ni aux hypocrites. En vérité, Dieu est Omniscient et Sage.
Conforme-toi à ce qui t’est révélé par ton Seigneur. Dieu est parfaitement Informé de ce que vous faites.
Mets ta confiance en Dieu ! Dieu suffit comme Protecteur.
Dieu n’a pas mis deux cœurs dans la poitrine de l’homme. Il n’a point assimilé à vos mères vos épouses que vous répudiez en disant : « Tu es aussi illicite pour moi que le dos de ma mère », de même qu’Il n’a pas fait de vos enfants adoptifs vos propres enfants. Ce sont seulement des propos qui sortent de votre bouche, mais Dieu dit la Vérité et c’est Lui qui met l’homme dans le droit chemin.
Appelez vos fils adoptifs du nom de leurs pères : ce sera plus juste auprès de Dieu. Si vous ne connaissez pas leurs pères, ils sont alors vos frères en religion et vos alliés. Vous n’êtes pas coupables au sujet de ce que vous commettez par erreur, mais seulement de ce que vous avez prémédité en vos cœurs. Dieu est Celui qui pardonne, Il est Miséricordieux.
Le Prophète a plus de droit sur les croyants qu’ils n’en ont sur eux-mêmes. Ses épouses sont leurs mères. Les liens de parenté ont la priorité dans les successions sur les liens unissant les croyants et les émigrés, d’après le Livre de Dieu, à moins que vous ne fassiez un don en faveur de vos frères en religion. Voilà ce qui est écrit dans le Livre.
Souviens-toi que Nous avons pris des Prophètes leur engagement, ainsi que de toi, de Noé, d’Abraham, de Moïse et de Jésus fils de Marie ; Nous avons pris avec eux un engagement solennel
afin que Dieu puisse demander aux véridiques de rendre compte de leur sincérité. Et Il a préparé pour les incroyants un châtiment douloureux.
Ô croyants ! Souvenez-vous des bienfaits de Dieu envers vous lorsque des armées marchèrent contre vous et que Nous déchaînâmes contres elles un ouragan et des troupes invisibles. Dieu voit parfaitement ce que vous faites.
Quand ils vous attaquèrent de toutes parts, que les regards furent troublés, que vos cœurs remontaient aux gosiers et que vous vous faisiez au sujet de Dieu toutes sortes de suppositions :
les croyants furent alors mis à l’épreuve et furent violemment secoués.
Quand les hypocrites et ceux dont les cœurs sont malades disaient : « Dieu et Son Messager ne nous faisaient que de fausses promesses. »
De même, quand un groupe d’entre eux disait : « Ô gens de Yathrib ! Il n’y a pas de place ici pour vous, retournez chez vous ! » Un groupe d’entre eux demanda au Prophète la permission de se retirer en disant : « Nos demeures sont restées sans protection », alors qu’elles ne l’étaient pas ; ils avaient seulement l’intention de fuir.
Si une percée avait été faite sur eux en certains points de la ville et qu’on leur eût demandé ensuite de renier leur foi et de combattre les incroyants, ils y auraient consenti sans tarder,
alors qu’auparavant ils avaient pris l’engagement envers Dieu de ne pas retourner sur leurs pas. Or, il leur sera demandé de rendre compte de tout engagement vis-à-vis de Dieu.
Si vous fuyez la mort ou le combat, la fuite ne vous servira à rien ; de toute façon, vous ne jouirez de la vie que peu de temps.
Dis : « Qui donc peut vous protéger de Dieu, s’Il veut vous affliger d’un malheur ou s’Il veut vous accorder une miséricorde ? » Ils ne trouveront en effet, en dehors de Dieu, ni allié ni protecteur.
Dieu reconnaît sûrement ceux qui, parmi vous, incitent au découragement ainsi que ceux qui disent à leurs frères : « Joignez-vous à nous », tandis qu’ils ne déploient que peu d’ardeur au combat,
avares à votre égard. À l’approche du danger, tu les vois porter sur toi des regards d’agonisants, les yeux révulsés. Mais, lorsque la peur s’éloigne d’eux, ils vous blessent de leurs langues affilées, affichant leur avarice devant le bien à accomplir : tels sont ceux qui n’ont pas la foi. Dieu rendra vaines leurs actions. Cela est facile pour Dieu.
Ils pensent que les coalisés ne sont pas partis. Si les coalisés revenaient, ils souhaiteraient être des nomades parmi les bédouins et se contenteraient de prendre de vos nouvelles ; s’ils restent avec vous, ils ne combattront que rarement.
Vous avez dans l’Envoyé de Dieu un bel exemple pour celui qui espère en Dieu et au Jour dernier et qui invoque souvent le nom de Dieu.
Lorsque les croyants virent les coalisés, ils dirent : « Voilà ce que Dieu et Son Messager nous avaient promis ; Dieu et Son Envoyé disaient la Vérité. » Cela n’a fait qu’accroître leur foi et leur soumission.
Il y a parmi les croyants des hommes qui sont restés fidèles à leur engagement envers Dieu. Certains d’entre eux ont atteint le terme de leur vie pendant que d’autres attendent encore ; et leur attitude ne change jamais,
afin que Dieu récompense les véridiques de leur sincérité et châtie, s’Il veut, les hypocrites ou accepte leur repentir, car, en vérité, Dieu est Celui qui pardonne. Il est Miséricordieux.
Dieu a fait rebrousser chemin aux incroyants avec la rage au cœur de n’avoir obtenu aucun bien ; Dieu a épargné aux croyants le combat. Dieu est Fort et Puissant.
Il a fait descendre de leurs forteresses ceux des gens du Livre qui avaient soutenu les coalisés ; Il a jeté l’effroi dans leurs cœurs : vous avez alors tué une partie d’entre eux et vous en avez réduit une autre à la captivité.
Il vous a donné en héritage leurs terres, leurs demeures, leurs richesses et un pays que vos pieds n’avaient jamais foulé. Dieu est Puissant sur toute chose.
Ô Prophète ! Dis à tes épouses : « Si vous désirez la vie de ce monde et son faste, venez alors ! Je vous accorderai quelques avantages et vous libérerai par un divorce sans préjudice.
Mais si c’est Dieu que vous recherchez, ainsi que Son Envoyé et la vie future, sachez que Dieu a préparé une récompense sans limites pour celles d’entres vous qui font le bien. »
Ô femmes du Prophète ! Celle d’entre vous qui se rendra coupable d’une turpitude prouvée recevra le double du châtiment. Cela est facile pour Dieu.
Nous accorderons une double récompense à celle d’entre vous qui est entièrement soumise à Dieu et à Son Messager, à celle qui fait le bien, et Nous lui avons préparé une généreuse attribution.
Ô femmes du Prophète ! Vous n’êtes comparables à aucune autre femme. Si vous êtes pieuses, ne vous rabaissez pas dans votre langage, afin que celui dont le cœur est malade ne vous convoite pas : tenez plutôt un langage décent.
Restez dans vos foyers ! Ne vous exhibez pas à la manière des femmes de la première époque du paganisme ; acquittez-vous de la prière, faites l’aumône, obéissez à Dieu et à Son Messager. Ô gens de la maison du Prophète ! Dieu veut seulement éloigner de vous toute souillure et vous assurer une pureté parfaite.
Souvenez-vous des versets de Dieu et des prescriptions de sagesse qui sont récités dans vos demeures. Dieu est, en vérité, Bienveillant et bien Informé.
Certes, ceux qui sont soumis à Dieu et celles qui Lui sont soumises ; les croyants et les croyantes ; les hommes pieux et les femmes pieuses ; les hommes sincères et les femmes sincères ; les hommes patients et les femmes patientes ; les hommes et les femmes qui sont humbles ; les hommes et les femmes qui font l’aumône ; les hommes et les femmes qui pratiquent le jeûne ; les hommes et les femmes chastes ; les hommes et les femmes qui invoquent souvent le nom de Dieu, voilà ceux et celles pour lesquels Dieu a préparé un pardon et une immense récompense.
Lorsque Dieu et Son Envoyé ont décidé d’une chose, il ne convient pas à un croyant ou à une croyante de soumettre leur propre choix. Quiconque désobéit à Dieu et à Son Messager s’égare complètement et manifestement.
Rappelle-toi lorsque tu disais à celui que Dieu avait comblé de bienfaits et que tu avais comblé de bienfaits : « Garde ton épouse et crains Dieu. » Tu cachais en toi-même, par crainte du jugement des hommes, ce que Dieu allait rendre public, alors que c’est Dieu que tu devais craindre le plus. Quand Zayd eut cessé toute relation avec elle, Nous te l’avons donnée comme épouse, afin qu’il n’y ait aucun empêchement pour les croyants d’épouser les femmes de leurs fils adoptifs, quand ces derniers mettent fin à tout commerce avec elles. L’ordre de Dieu doit être exécuté.
Il n’y a aucun reproche à faire au Prophète sur ce que Dieu lui a imposé, conformément à la loi établie par Dieu pour ceux qui vécurent antérieurement ‒ l’ordre de Dieu est un décret immuable ‒,
ceux qui transmettaient les messages de Dieu et Le craignaient et ne redoutaient nul autre que Dieu. Dieu suffit pour tenir le compte de tout.
Mohammed n’a jamais été le père de l’un de vos hommes, mais il est l’Envoyé de Dieu et le Sceau des prophètes. Dieu connaît parfaitement toute chose.
Ô croyants ! Invoquez souvent le nom de Dieu !
Glorifiez-le au lever et au déclin du jour !
C’est Lui qui répand Sa bénédiction sur vous, ainsi que Ses anges, afin qu’il vous fasse sortir des ténèbres vers la lumière. Il est Miséricordieux envers les croyants.
Le jour où ils Le rencontreront, ils seront accueillis par la salutation : « Paix ! » Il leur a préparé, en outre, une généreuse récompense.
Ô Prophète ! Nous t’avons envoyé comme témoin, comme annonciateur de bonnes nouvelles et comme avertisseur.
Tu appelles les hommes à Dieu avec Sa permission ; tu es un flambeau lumineux.
Annonce aux croyants la bonne nouvelle : ils recevront de la part de Dieu une immense grâce.
N’obéis ni aux incroyants ni aux hypocrites et ne prête pas attention à leur méchanceté. Mets ta confiance en Dieu, car Dieu suffit comme Protecteur.
Ô croyants ! Quand vous épousez des croyantes et que vous les répudiez ensuite, sans les avoir touchées, vous ne pouvez leur imposer un délai d’attente. Accordez-leur quelques biens en compensation et libérez-les d’une manière convenable.
Ô Prophète ! Nous avons déclaré licites pour toi les épouses à qui tu as donné leur dot ; les captives que Dieu t’a destinées ; les filles de ton oncle paternel ; les filles de tes tantes paternelles ; les filles de ton oncle maternel ; les filles de tes tantes maternelles ; celles qui avaient émigré en ta compagnie, ainsi que toute femme croyante si elle fait don de sa personne au Prophète et pourvu que le Prophète ait voulu l’épouser : c’est là un privilège qui t’est accordé, à l’exclusion des autres croyants. Nous savons ce que Nous leur avons imposé à propos de leurs épouses et des captives qu’ils détiennent, afin que tu n’éprouves aucune gêne à ce sujet. Dieu est Celui qui pardonne. Il est Miséricordieux.
Il ne t’est fait aucun reproche si tu fais attendre celle d’entre elles que tu voudras ; si tu reçois chez toi celle que tu voudras ; ou si tu invites chez toi une parmi celles que tu avais écartées : voilà ce qui est le plus propre à les réjouir, à leur épargner de la tristesse et à faire en sorte qu’elles soient toutes contentes de ce que tu leur accordes. Dieu sait ce qui est en vos cœurs. En vérité, Dieu est Omniscient et Indulgent.
d’épouses, même si leur beauté te plaît, en dehors de tes captives de guerre. Dieu observe parfaitement toute chose.
Ô croyants ! N’entrez pas dans les appartements du Prophète sans avoir été invités à y prendre un repas, sans être là à attendre sa préparation. Mais, lorsqu’on vous appelle, alors entrez. Après avoir mangé, retirez-vous sans entreprendre des conversations familières, car cela offenserait le Prophète qui a honte de vous en parler, alors que Dieu n’a pas honte d’énoncer la Vérité. Quand vous demandez quelque chose aux épouses du Prophète, faites-le derrière un rideau ; cela est plus pur pour vos cœurs et pour leurs cœurs. Vous ne devez pas offenser l’Envoyé de Dieu, ni jamais épouser ses femmes après lui ; ce serait un énorme péché auprès de Dieu.
Quoi que vous divulguiez ou que vous teniez secret, Dieu connaît parfaitement toute chose.
Il n’y a aucun reproche à faire aux femmes du Prophète si elles paraissent dévoilées devant leurs pères, leurs fils, leurs frères, les fils de leurs frères, les fils de leurs sœurs et devant les femmes de ces derniers ou leurs propres esclaves. Qu’elles craignent Dieu. En vérité, Dieu est Témoin de tout.
Certes, Dieu et les anges bénissent le Prophète. Ô croyants ! Bénissez-le et adressez-lui vos salutations !
Oui, Dieu maudit, en ce monde et dans l’autre, ceux qui offensent Dieu et Son Messager ! Il leur a préparé un châtiment avilissant.
Ceux qui offensent injustement les croyants et les croyantes se chargent d’une calomnie et d’un péché évident.
Ô Prophète ! Dis à tes épouses, à tes filles et aux femmes des croyants de se couvrir de leurs voiles : c’est pour elles le meilleur moyen de se faire connaître et de ne pas être offensées. Dieu est Celui qui pardonne. Il est Miséricordieux.
Si les hypocrites, ceux dont les cœurs sont malades et les semeurs de trouble à Médine ne cessent pas, Nous t’inviterons certainement à les combattre ; et alors ils ne resteront pas longtemps dans ton voisinage :
maudits en quelque lieu où ils se trouveront, ils seront capturés et tués impitoyablement.
Telle est la loi de Dieu à l’égard de ceux qui vécurent autrefois ; tu ne trouveras aucun changement dans la loi de Dieu.
Les gens t’interrogent au sujet de l’Heure, dis : « En vérité, Dieu seul la connaît. » Qu’en sais-tu ? Il se peut que l’Heure soit proche !
Dieu maudit les incroyants : Il a préparé à leur intention un Brasier
où ils demeureront pour l’Éternité, sans trouver ni allié ni défenseur.
Le jour où leurs visages seront tournés et retournés dans le Feu, ils diront : « Hélas pour nous ! Si seulement nous avions obéi à Dieu et obéi au Messager ! »
Ils diront encore : « Seigneur ! Nous avons obéi à nos chefs et à nos notables. C’est eux qui nous ont écartés du droit chemin.  
Seigneur ! Inflige-leur deux fois le châtiment et maudis-les d’une grande malédiction ! »
Ô croyants ! Ne soyez pas comme ceux qui ont offensé Moïse. Dieu l’a innocenté de leurs calomnies, car il fut en honneur auprès de Dieu.
Ô croyants ! Craignez Dieu ! Et parlez avec droiture
afin qu’Il améliore vos actions et qu’Il vous pardonne vos péchés. Quiconque obéit à Dieu et à Son Envoyé jouira de la félicité suprême.
En vérité, Nous avions proposé le dépôt de la foi aux cieux, à la terre et aux montagnes. Ils ont refusé d’en assumer la responsabilité, car ils en ont été effrayés ; alors l’homme s’en est chargé, mais il est injuste et ignare.
Il en est ainsi afin que Dieu châtie les hommes hypocrites et les femmes hypocrites, les hommes polythéistes et les femmes polythéistes et afin que Dieu accepte le repentir des croyants et des croyantes. Dieu est Celui qui pardonne. Il est Miséricordieux.
Louange à Dieu à qui appartient tout ce qui est dans les cieux et tout ce qui est sur la terre ! À Lui la louange dans la vie future ! Il est le Sage, et le parfaitement Informé.
Il sait ce qui pénètre dans la terre et ce qui en sort, ce qui descend du ciel et ce qui y monte. Il est le Miséricordieux, Celui qui pardonne.
Les incroyants disent : « L’Heure ne nous atteindra pas ! » Dis : « Par mon Seigneur, Celui qui connaît le Mystère de l’Univers, elle vous atteindra certainement ! » Rien ne Lui échappe dans les cieux comme sur la terre, fût-ce le poids d’un atome. Il n’y a rien de plus petit ou de plus grand que cela qui ne soit inscrit dans un Livre clair,
afin qu’Il récompense ceux qui auront cru et qui auront accompli de bonnes œuvres : à ceux-là sont réservés un pardon et un don généreux.
Ceux qui s’efforcent de rendre impuissants Nos signes, voilà ceux qui subiront un châtiment d’un supplice douloureux.
Ceux qui ont reçu la science voient bien que ce qui est descendu sur toi de la part de ton Seigneur est la Vérité et dirige vers la voie du Tout-Puissant, de Celui qui est Digne de louanges.
Les incroyants disent : « Voulez-vous que l’on vous montre un homme qui vous prédit que lorsque vous serez entièrement décomposés, vous ressusciterez dans une nouvelle création ?
A-t-il inventé un mensonge contre Dieu ou bien est-il possédé par les démons ? » Non ! En réalité, ceux qui ne croient pas à la vie future sont voués au châtiment et à un égarement profond.
Ne voient-ils pas ce qui est devant eux et derrière eux et qui les entoure de toutes parts dans le ciel et sur la terre ? Si Nous le voulions, Nous les ferions engloutir par la terre ou bien Nous ferions tomber sur eux des pans du ciel. En vérité, il y a en cela une preuve pour tout serviteur repentant.
Certes, Nous avons accordé une grâce à David de Notre part : « Ô montagnes ! Ainsi que vous, oiseaux ! Célébrez avec lui les louanges de Dieu ! » ; Nous avons rendu le fer malléable à son intention :
« Façonne des cottes complètes et mesure bien les mailles ! Faites de bonnes actions. Je vois parfaitement ce que vous faites. »
À Salomon, Nous avons soumis le vent, dont le parcours du matin équivaut à un mois de marche et celui du soir à un mois de marche aussi ; Nous avons fait couler pour lui une source de cuivre ; parmi les djinns, certains étaient à son service avec la permission de son Seigneur ‒ quiconque d’entre eux déviait de Notre ordre subissait le châtiment du Brasier ‒,
ils fabriquaient pour lui ce qu’il voulait : des sanctuaires, des statues, des chaudrons aussi grands que des bassins, ainsi que de grandes marmites solidement fixées. Ô famille de David ! Travaillez et ayez de la gratitude. Parmi Mes serviteurs, très peu sont reconnaissants.
Lorsque Nous eûmes décrété sa mort, les djinns ne s’en rendirent compte que grâce au ver de terre qui avait rongé sa canne. Quand Salomon s’écroula, il devint évident pour les djinns que s’ils avaient connaissance du Mystère, ils ne seraient pas restés dans cette peine avilissante. 
Il y avait assurément, pour le peuple de Saba, un signe dans le pays qu’ils habitaient ; deux jardins, l’un à droite et l’autre à gauche : « Mangez de ce que votre Seigneur vous a accordé et soyez reconnaissants envers Lui : vous avez un très beau pays et un Seigneur qui pardonne. »
Mais ils se détournèrent de la vérité. C’est alors que Nous déchaînâmes contre eux l’inondation des digues : Nous changeâmes ainsi leurs deux jardins en deux autres jardins n’offrant plus que des arbustes aux fruits amers, des tamaris et quelques rares jujubiers.
Voici comment Nous les rétribuâmes pour leur incroyance. Saurions-Nous sanctionner ainsi quelqu’un d’autre que l’incroyant ?
Nous établîmes, entre eux et les villes que Nous avions bénies, d’autres villes à portée de vue dont Nous avions raccourci les étapes de voyage. « Voyagez entre elles, nuit et jour, en toute sécurité. »
Ils dirent : « Seigneur ! Allonge les distances entre nos étapes ! » Ils furent injustes envers eux-mêmes. C’est ainsi que Nous fîmes d’eux des sujets de légendes et Nous les dispersâmes dans tout le pays. En vérité, il y a en cela un signe pour tout homme patient et reconnaissant.
Certes, Iblis a concrétisé ses intentions à leur égard. Ils l’ont donc suivi, à l’exception d’un groupe de croyants.
Pourtant, il n’avait aucun pouvoir sur eux, si ce n’est que Nous voulions seulement distinguer celui qui croyait à la vie future de celui qui en doutait. Ton Seigneur veille sur toute chose.
Dis : « Invoquez ceux que vous prétendez être des divinités en dehors de Dieu. Elles ne possèdent même pas le poids d’un atome, ni dans les cieux ni sur la terre, comme elles n’ont jamais été associées à leur création ; et aucune aide de leur part ne parvient à Dieu.
L’intercession auprès de Dieu ne profitera qu’à celui en faveur duquel Il l’aura permise. Quand la frayeur se sera éloignée de leurs cœurs, ils diront : « Qu’a dit votre Seigneur ? » Ils répondront : « La Vérité : Il est le Très-Haut et le Sublime. »
Dis : « Qui donc vous accorde votre subsistance à partir des cieux et de la terre ? » Dis : « C’est Dieu. Qui d’entre nous est donc sur le droit chemin ou dans un égarement manifeste ? Est-ce nous ou bien vous ? »
Dis : « Vous ne serez pas interrogés sur ce que nous avons commis et nous ne serons pas interrogés sur ce que vous avez fait. »
Dis : « Notre Seigneur nous réunira tous et jugera entre nous selon la Vérité, car Il est le Grand Juge et l’Omniscient. »
Dis : « Montrez-moi ceux que vous Lui avez donnés comme associés. » Eh bien non ! Il est, en vérité, le Dieu Tout-Puissant, le Sage.
Certes, Nous t’avons envoyé comme annonciateur de la bonne nouvelle et comme avertisseur à l’humanité entière, mais la plupart des hommes ne savent pas.
Ils disent : « Quand donc cette promesse se réalisera, si vous êtes véridiques ? »
Dis : « Le rendez-vous est pour un jour que vous ne saurez ni reculer ni avancer d’une seule heure. »
Les incroyants disent : « Nous ne croirons jamais, ni à ce Coran, ni aux Livres qui l’ont précédé. » Ah ! Si tu voyais les injustes lorsqu’ils comparaîtront devant leur Seigneur et se renverront des reproches mutuels. Ceux qui auront été abaissés diront à ceux qui étaient orgueilleux : « Sans vous, nous aurions été croyants ! »
Ceux qui étaient orgueilleux répondront à ceux qui auront été abaissés : « Est-ce bien nous qui vous avons détournés de la bonne Direction, après qu’elle vous est parvenue ? Aucunement, vous étiez plutôt vous-mêmes coupables. »
Ceux qui auront été abaissés diront à ceux qui étaient orgueilleux : « Ce sont plutôt vos manifestations de nuit et de jour quand vous nous ordonniez de ne pas croire en Dieu et de Lui attribuer des associés. » Ils dissimuleront leurs regrets quand ils verront le châtiment. Nous mettrons des carcans au cou des incroyants. Seront-ils rétribués pour autre chose que pour ce qu’ils ont fait ?
Nous n’avons jamais envoyé d’avertisseur à une cité sans que les hommes vivant dans l’opulence aient dit : « Nous ne croyons pas au message avec lequel vous êtes envoyés. »
Ils ont dit aussi : « Nous possédons beaucoup de biens et d’enfants, nous ne serons donc pas châtiés. »
Dis : « En vérité, Dieu accorde Ses richesses à qui Il veut ou les restreint à qui Il veut. Mais la plupart des hommes ne le savent pas.
Ni vos richesses ni vos enfants ne vous rapprocheront davantage de Nous, à l’exception de ceux qui croient et qui font le bien. » Voilà ceux qui recevront une récompense qui sera multipliée pour ce qu’ils auront accompli et séjourneront dans les magnifiques salles du Paradis dans une paix totale.
Ceux qui s’efforcent de rendre Nos signes impuissants, voilà ceux qui seront exposés au châtiment.
Dis : « Certes, mon Seigneur dispense généreusement Ses dons ou les restreint à qui Il veut parmi Ses serviteurs. Tout ce que vous donnerez en aumône, Dieu vous le rendra. Il est le meilleur Dispensateur de tous les biens. »
Le jour où Il les rassemblera tous, Il dira aux anges : « Est-ce bien vous que ces gens-là adoraient ? »
Les anges répondront : « Gloire à Toi ! Tu es notre Unique Maître. Ces gens-là adoraient plutôt les djinns, auxquels croyaient la plupart d’entre eux. »
Ce jour-là, vous n’aurez aucun moyen de vous faire du bien ou du mal les uns aux autres, alors que Nous dirons à ceux qui auront été injustes : « Goûtez au châtiment du Feu que vous traitiez de mensonge ! »
Quand Nos versets aux preuves évidentes leur sont récités, ils disent : « Celui-ci n’est qu’un homme qui veut vous détourner de ce que vos pères adoraient. » Ils disent encore : « Ce Coran n’est qu’une imposture forgée. » Et les incroyants disent, lorsque la Vérité leur parvient : « Ceci n’est qu’une magie évidente ! »
Nous ne leur avions pas donné de livre à étudier et Nous ne leur avions envoyé aucun avertisseur avant toi.
Ceux qui vécurent avant eux avaient également crié au mensonge. Les incroyants de La Mecque n’ont pas atteint le dixième de ce que Nous avions accordé à leurs devanciers qui avaient également traité Mes Messagers de menteurs. Quelle fut alors Ma réprobation !
Dis : « Je ne vous exhorte qu’à une seule chose : soyez de bonne foi et recueillez-vous pour l’amour de Dieu, en vous mettant à deux ou séparément et réfléchissez. Votre compagnon n’est pas un possédé ; il est seulement chargé de vous mettre en garde contre un terrible châtiment. »
Dis : « Je ne vous demande aucun salaire ; gardez-le pour vous. Mon salaire n’incombe qu’à Dieu. Il est Témoin de toute chose. »
Dis : « Mon Seigneur fait connaître la Vérité. Il connaît parfaitement les Mystères. »
 Dis : « La Vérité est venue, le faux a disparu et ne reviendra jamais. »
Dis : « Si je suis égaré, je ne suis égaré qu’à mon propre détriment ; si je suis bien dirigé, c’est grâce à ce que mon Seigneur me révèle. Il est Celui qui entend tout et qui est Proche. »
Si tu voyais ! Lorsqu’ils seront saisis d’épouvante, sans possibilité pour eux de s’échapper, ils seront saisis de tout près
et ils diront alors : « Nous croyons en Lui. » Mais comment atteindront-ils la foi de si loin,
alors qu’auparavant ils n’y avaient pas cru et rejetaient au loin le Mystère ?
Ils seront empêchés d’atteindre ce qu’ils désirent, comme cela s’est produit auparavant avec leurs semblables, car, en vérité, ils se trouvaient dans un doute profond.
Louange à Dieu, Créateur des cieux et de la terre, qui a pris pour Messagers des anges pourvus de deux, de trois ou de quatre ailes ! Il ajoute à la création ce qu’Il veut. En vérité, Dieu est Puissant sur toute chose.
Personne ne peut retenir la miséricorde que Dieu accorde aux hommes et personne, après Lui, ne peut donner ce qu’Il retient. Il est le Tout-Puissant, le Sage.
Ô hommes ! Souvenez-vous des bienfaits de Dieu envers vous ! Existe-t-il, en dehors de Dieu, un créateur qui vous accorde du ciel et de la terre votre subsistance ? Il n’y a de Dieu que Lui. Comment pouvez-vous vous détourner de cette Vérité ?
S’ils te traitent d’imposteur, des Envoyés avant toi ont également été traités de menteurs ! Mais c’est à Dieu que les choses seront ramenées. 
Ô hommes ! La promesse de Dieu est une Vérité ! Que la vie présente ne vous trompe pas ! Que le séducteur ne vous induise pas en erreur au sujet de Dieu !
Certes, Satan est pour vous un ennemi. Considérez-le donc comme tel. Il appelle ses partisans pour qu’ils soient du nombre des hôtes de la Fournaise.
Les mécréants subiront un terrible châtiment, tandis que les croyants, qui pratiquent le bien, obtiendront un pardon et une magnifique récompense.
Qu’en est-il de celui dont on a embelli la mauvaise action au point qu’elle lui paraîtra louable ? En vérité, Dieu égare qui Il veut et guide qui Il veut. Que ton âme ne s’épuise point en regrets sur leur sort ; Dieu sait parfaitement ce qu’ils font.
C’est Dieu qui envoie les vents, lesquels soulèvent des nuages que Nous conduisons vers une terre morte. De cette manière, Nous rendons la vie à la terre après sa mort. C’est ainsi que se fera la Résurrection.
Quiconque désire la puissance devrait savoir que la puissance appartient entièrement à Dieu : la bonne parole monte vers Lui, et Il élève la bonne action. Quant à ceux qui complotent de mauvaises actions, ils seront soumis à un douloureux châtiment : les complots de ces gens-là seront voués à l’échec.
Dieu vous a créés de terre, puis d’une goutte de sperme. Il vous a établis ensuite par couples. Nulle femelle ne porte ni ne met bas sans qu’Il le sache ; aucune existence n’est prolongée ou abrégée sans que cela soit consigné dans un livre. Cela est vraiment facile pour Dieu.
Les deux mers ne sont pas identiques : l’eau de celle-ci est douce, bonne à boire, l’autre est salée et amère ; mais de l’une comme de l’autre, vous en retirez une chair fraîche que vous consommez et des parures que vous portez. Tu vois les vaisseaux fendre les eaux pour vous permettre de rechercher les bienfaits de Dieu. Peut-être serez-vous reconnaissants !
Il fait pénétrer la nuit dans le jour et le jour dans la nuit ; Il a soumis à Ses lois le soleil et la lune, chacun d’eux poursuit sa course jusqu’au terme fixé. Tel est Dieu, votre Seigneur. À Lui appartient la royauté. Quant à ceux que vous invoquez en dehors de Lui, ils ne possèdent même pas une pellicule de noyau de datte.
Si vous les invoquez, ils n’entendent pas vos prières ; et même s’ils entendaient, ils ne sauraient vous exaucer. Le Jour de la Résurrection, ils renieront votre polythéisme. Nul ne peut t’instruire comme Celui qui est parfaitement Informé.
Ô hommes ! Vous êtes des pauvres devant Dieu. Dieu est Celui qui se suffit à Lui-même. Il est Digne de louanges.
S’Il le voulait, Il vous ferait disparaître et ferait surgir une nouvelle création :
cela n’est pas difficile pour Dieu.
Aucun homme ne se chargera des péchés d’un autre. Si un être humain surchargé de péchés demande de l’aide, personne ne l’aidera à alléger son fardeau, même si c’est un proche parent. Tu es seulement chargé d’avertir ceux qui craignent Dieu dans Son Mystère et qui accomplissent la prière. Celui qui se purifie ne se purifie que pour lui-même. Le retour se fera vers Dieu.
L’aveugle n’est pas semblable à celui qui voit,
pas plus que les ténèbres à la lumière,
ni l’ombre à la chaleur brûlante.
Les vivants non plus ne sont pas semblables aux morts. Certes, Dieu fait entendre qui Il veut, alors que toi, tu ne peux faire entendre ceux qui sont dans les tombes.
Tu n’es qu’un avertisseur.
Nous t’avons envoyé avec la Vérité comme annonciateur de bonne nouvelle et avertisseur. Il n’existe pas de communauté où ne soit passé un avertisseur.
S’ils te traitent d’imposteur, ceux qui vécurent avant eux ont aussi crié au mensonge lorsque leurs Messagers se présentèrent à eux avec des preuves évidentes, des Écritures et le Livre lumineux.
J’ai puni ensuite ceux qui n’avaient pas cru. Quelle fut alors Ma réprobation !
Ne vois-tu pas que Dieu fait descendre du ciel l’eau grâce à laquelle Nous faisons pousser des fruits d’espèces variées ? Dans les montagnes, on y trouve des stries blanches, rouges et de diverses couleurs ou d’un noir profond ;
les hommes, les animaux et les bestiaux sont également de couleurs différentes ; en vérité, parmi les serviteurs de Dieu, les savants sont ceux qui Le craignent le plus. Certes, Dieu est Tout-Puissant. Il est Celui qui pardonne.
Ceux qui récitent le Livre de Dieu s’acquittent de la prière et donnent en aumône secrètement ou publiquement une partie des biens que Nous leur avons accordés, espérant ainsi faire un commerce prospère et impérissable :
Dieu multipliera leur récompense et les comblera de Ses bienfaits, car, en vérité, Il est Celui qui pardonne et Celui qui est Reconnaissant.
Ce que Nous t’avons révélé du Livre est la Vérité, confirmant ce qui l’a précédé. Certes, Dieu est parfaitement Informé sur Ses serviteurs et Il voit tout.
Nous avons ensuite donné le Livre en héritage à ceux de Nos serviteurs que Nous avons choisis. Parmi eux, il en est qui sont injustes envers eux-mêmes, d’autres qui se tiennent sur une voie moyenne et il en est qui devancent tous les autres dans les bonnes actions, avec la permission de Dieu. Telle est l’immense grâce.
Ils entreront dans les Jardins d’Éden, parés de bracelets d’or et de perles, leurs vêtements seront de soie.
Ils diront : « Louange à Dieu qui a éloigné de nous la tristesse ! En vérité, notre Seigneur est Celui qui pardonne et Celui qui est Reconnaissant.
Il nous a installés par un effet de Sa grâce dans la demeure éternelle où nulle fatigue ne nous touchera et nulle lassitude ne nous atteindra. »
Le feu de la Géhenne est réservé aux incroyants : leur mort ne sera jamais décrétée ; leur châtiment ne sera jamais allégé. C’est ainsi que Nous rétribuons tout négateur obstiné.
Du fond de l’Enfer, ils crieront : « Seigneur ! Fais-nous sortir d’ici, nous ferons le bien, contrairement à ce que nous faisions auparavant ! » Ne vous avions-Nous pas accordé une assez longue vie afin que celui qui devait réfléchir réfléchisse ? Pourtant, un avertisseur était venu à vous. Goûtez donc à votre châtiment. Il n’y a point de secours pour les injustes !
Certes, Dieu connaît le Mystère des cieux et de la terre. Il connaît parfaitement les secrets des cœurs.
C’est Lui qui a fait de vous les successeurs sur terre des générations passées. Quiconque est incroyant l’est à son détriment : l’incroyance n’ajoutera à l’incroyant qu’un surcroît d’opprobre auprès de Dieu ; l’incroyance des incroyants ne fait qu’accroître leur perte.
Dis-leur : « Ne voyez-vous pas vos associés que vous adorez en dehors de Dieu ? Faites-moi voir quelle partie de la terre ils ont créée ! Ont-ils été associés à la création des cieux ? » Leur avons-Nous envoyé un livre qui contient des preuves sur lesquelles ils s’appuient ? Non ! Mais les promesses que les injustes se font entre eux ne sont que tromperies.
En vérité, Dieu soutient les cieux et la terre pour qu’ils ne s’affaissent pas ; s’ils s’affaissaient, nul autre en dehors de Lui ne les soutiendrait. Certes, Il est Indulgent. Il est Celui qui pardonne.
Ils ont juré solennellement par Dieu que si un avertisseur venait à eux, ils seraient mieux dirigés qu’aucune autre communauté. Mais, lorsqu’un avertisseur est venu à eux, cela n’a fait qu’accroître leur répulsion,
par orgueil sur terre et à cause de leurs manœuvres perfides. Or, les manœuvres perfides n’enveloppent que leurs auteurs. Attendent-ils donc de subir un autre sort que celui des anciens ? Or, jamais tu ne trouveras de changement ni de variation dans la règle de Dieu.
N’ont-ils pas parcouru la terre pour constater ce qu’il est advenu de ceux qui vécurent avant eux et qui étaient pourtant beaucoup plus puissants qu’eux ? Rien, ni dans les cieux, ni sur la terre, ne pourrait réduire la volonté de Dieu à l’impuissance. En vérité, Dieu est Omniscient et Omnipotent.
Si Dieu avait voulu punir les hommes selon leurs œuvres, Il n’aurait laissé aucun être vivant sur la surface de la terre ; cependant, Il leur accorde un délai jusqu’à un terme fixé. Mais, quand leur terme arrivera, qu’ils sachent que Dieu observe parfaitement Ses serviteurs.
Yâ, Sîn.
Par le Coran, plein de sagesse !
Tu es, en vérité, du nombre des Envoyés
sur un droit chemin.
C’est une révélation émanant du Tout-Puissant, du Miséricordieux,
pour que tu avertisses un peuple dont les ancêtres n’ont pas été avertis et qui, de ce fait, est insouciant.
La parole s’est réalisée contre la plupart d’entre eux ; ils ne croiront donc pas.
Nous avons mis à leur cou des carcans jusqu’au menton, qui maintiennent leurs têtes droites et immobiles ;
Nous avons mis une barrière devant eux, une autre barrière derrière eux et Nous les avons enveloppés d’un voile pour qu’ils ne voient plus rien :
ainsi, il est indifférent pour eux que tu les avertisses ou que tu ne les avertisses pas, ils ne croiront jamais.
En vérité, tu es seulement chargé d’avertir celui qui suit le rappel et qui craint le Miséricordieux dans Son Mystère. Annonce-lui un pardon et une généreuse récompense.
Certes, c’est Nous qui ressuscitons les morts et qui inscrivons ce qu’ils ont fait sur la terre ainsi que les conséquences de leurs actes ; Nous faisons le compte de tout dans un Livre parfaitement clair.
Propose-leur la parabole des habitants de la cité quand ils reçurent la visite des Envoyés de Dieu.
Lorsque Nous leur avons envoyé deux Messagers, ils les traitèrent de menteurs. Nous en avons envoyé un troisième en soutien. Ils dirent : « En vérité, nous sommes envoyés vers vous. »
Les habitants de la cité répondirent : « Vous n’êtes que des êtres humains comme nous : le Miséricordieux n’a rien révélé. Vous n’êtes que des imposteurs ! »
Les Messagers dirent : « Notre Seigneur sait que nous sommes envoyés vers vous,
nous sommes chargés seulement de vous transmettre un message clair !
Ils répondirent : « Nous voyons en vous un mauvais présage. Si vous ne cessez pas vos prêches, nous vous lapiderons et vous subirez un douloureux châtiment de notre part. »
Les Messagers dirent : « Que votre mauvais présage vous accompagne ! Est-ce parce que l’on vous adresse le rappel que vous réagissez ainsi ? Vous êtes plutôt des gens transgresseurs ! »
Un homme vint en courant de l’extrémité de la ville et dit : « Ô mon peuple ! Suivez les Envoyés !
Suivez ceux qui ne vous réclament aucun salaire et qui sont sur la voie droite !
Pourquoi n’adorerais-je pas Celui qui m’a créé et vers qui vous retournerez tous un jour ?
Prendrais-je des divinités, en dehors de Lui ? Si le Miséricordieux me veut du mal, leur intercession ne me sera d’aucune utilité ; les divinités ne me sauveront pas.
Je serai alors dans un égarement manifeste.
Oui, je crois en votre Seigneur ! Écoutez-moi donc ! »
On lui dit : « Entre au Paradis ! » Il dit : « Hélas ! Si mon peuple savait
que Dieu m’a pardonné et qu’Il m’a mis parmi ceux qui sont honorés ! »
Après lui, Nous ne fîmes descendre du ciel aucune armée sur son peuple, car Nous n’avions pas de raison de la faire descendre :
il n’y eut qu’un seul Cri et ils furent exterminés.
Hélas ! Que les serviteurs de Dieu sont à plaindre ! Aucun Messager de Dieu ne vient à eux sans qu’ils ne se moquent de lui !
Ne voient-ils pas combien de générations Nous avons fait périr avant eux ? Et qui ne reviendront plus jamais parmi eux
alors que tous, sans exception, comparaîtront devant Nous ?
Il y a un signe pour eux dans la terre morte que Nous faisons revivre et d’où Nous faisons sortir des grains dont ils se nourrissent ;
Nous y avons mis des jardins de palmiers et de vignes, Nous y avons fait jaillir des sources,
pour qu’ils mangent de leurs fruits et de ce que leurs mains ont produit. Ne seront-ils pas reconnaissants ?
Gloire à Celui qui a créé des couples de toutes sortes : de ce que la terre fait pousser, de leurs propres personnes et de ce qu’ils ne connaissent pas encore !
Une preuve pour eux est la nuit dont Nous ôtons le jour, et les voilà plongés dans les ténèbres !
Et le soleil qui court vers son lieu de séjour ! Telle est la décision du Tout-Puissant, de l’Omniscient.
À la lune, Nous avons fixé des phases jusqu’à ce qu’elle devienne semblable à une vieille branche de palmier.
Le soleil ne peut rattraper la lune, et la nuit ne peut devancer le jour ; chacun d’eux vogue dans une orbite.
Le fait que Nous ayons chargé leur descendance sur un vaisseau bondé constitue un signe pour eux.
Nous en avons créé pour eux de semblables et sur lesquels ils montent :
si Nous le voulions, Nous les ferions engloutir par la mer ; ils ne trouveraient alors aucun secours et ne seraient pas sauvés,
sauf par une miséricorde de Notre part pour leur permettre de jouir encore quelque temps de ce monde.
Quand On leur dit : « Craignez les châtiments de la vie présente et ceux de la vie future ! Peut-être vous fera-t-On miséricorde ! »,
il ne leur parvient aucun signe, parmi les signes de Dieu, dont ils ne se détournent.
Lorsqu’On leur dit : « Donnez en aumône une partie des biens que Dieu vous a accordés », les incroyants disent aux croyants : « Est-ce à nous de nourrir celui que Dieu nourrirait s’Il le voulait ? Vous êtes vraiment dans un égarement manifeste ! »
Ils ajoutent encore : « Quand donc se réalisera cette promesse, si vous êtes véridiques ? »
Ils n’attendront pas. Un seul Cri les emportera au moment où ils seront en train de se disputer.
Ils ne pourront alors ni faire leur testament ni retourner dans leurs familles.
On soufflera dans la trompette : ils sortiront de leurs tombes pour se précipiter vers leur Seigneur.
Ils s’écrieront : « Malheur à nous ! Qui donc nous a arrachés à nos tombes ? Voilà ce qu’avait promis le Miséricordieux : les Envoyés disaient donc la Vérité ! »
Il n’y aura qu’un seul Cri et, aussitôt, ils comparaîtront tous devant Nous.
Ce jour-là, aucun être humain ne sera lésé en rien ; vous ne serez rétribués que pour ce que vous aurez fait.
Ce jour-là, les hôtes du Paradis se consacreront à une vie de joie et de bonheur,
en compagnie de leurs épouses ; reposant sous des ombrages, ils seront accoudés sur des lits somptueux ;
il y aura là pour eux des fruits et tout ce qu’ils demanderont ;
« Paix ! », telle est la parole qui leur sera adressée par un Seigneur Miséricordieux.
« Ô vous criminels ! Tenez-vous à l’écart, ce jour-là !
Ô fils d’Adam ! Ne vous ai-Je pas ordonné de ne pas adorer Satan ? N’est-il pas vraiment votre ennemi déclaré ?  
Et à M’adorer, puisque telle est la voie droite ?
Satan a égaré un grand nombre d’entre vous. Ne l’avez-vous pas compris ?
Voici la Géhenne qui vous a été promise !
Brûlez-y aujourd’hui, pour avoir refusé de croire. »
Ce jour-là, Nous apposerons un sceau sur leurs bouches, tandis que leurs mains nous parleront et leurs pieds témoigneront de ce qu’ils ont accompli.
Si Nous le voulions, Nous les frapperions de cécité ; ils chercheraient alors leur voie, mais comment pourraient-ils voir clairement ?
Si Nous le voulions, Nous les métamorphoserions en les immobilisant sur place : ils ne pourraient, dans ce cas, ni avancer ni reculer.
Nous affaiblissons la constitution physique et mentale de celui à qui Nous accordons une longue vie. Ne le comprennent-ils pas ?
Nous n’avons pas enseigné la poésie au Prophète ; cela ne lui convenait pas. Ceci n’est qu’un rappel, un Coran parfaitement clair
pour que l’Envoyé avertisse tout homme vivant et pour que la parole se réalise contre les incroyants.
Ne voient-ils pas que, parmi ce que Nos mains ont fait, Nous leur avons créé des bestiaux dont ils disposent en maîtres ?
Nous les leur avons soumis ; certains leur servent de montures et d’autres de nourriture ;
ils en retirent des produits utiles et des breuvages. Ne seront-ils donc pas reconnaissants ?
Ils adorent les divinités, en dehors de Dieu, dans l’espoir de trouver un secours auprès d’elles.
Mais ces divinités ne pourront pas les secourir ; ce sont au contraire les polythéistes qui servent d’armée auprès de ces divinités.
Que leurs discours ne t’attristent pas. Nous savons parfaitement ce qu’ils cachent et ce qu’ils divulguent.
L’homme ne voit-il pas que Nous l’avons créé d’une goutte de sperme ? Et voilà qu’il se dresse en adversaire déclaré !
Oubliant sa propre création, il Nous lance cette parabole : « Qui donc redonnera la vie aux ossements une fois qu’ils seront réduits en poussière ? »
Dis : « C’est Celui qui les a créés une première fois qui les fera revivre. Il détient une science infinie dans toute création.
C’est Lui qui, de l’arbre vert, a fait pour vous du feu dont vous utilisez la flamme.
Celui qui a créé les cieux et la terre n’est-Il pas capable de créer de nouveau des êtres semblables à eux ? Bien sûr que oui ! Car Il est le Parfait Créateur et l’Omniscient.
Quand Il veut une chose, Son ordre est de lui dire : « Sois ! », et elle est.
Gloire à Celui qui détient en Sa main la suprême royauté sur toute chose. C’est vers Lui que vous serez ramenés.
Par les anges qui sont rangés en ordre,
par ceux qui repoussent violemment,
par ceux qui récitent inlassablement les paroles du Seigneur.
En vérité, votre Dieu est Unique.
Il est le Seigneur des cieux, de la terre et de ce qui se trouve entre eux ; Il est le Seigneur des Orients.
Nous avons orné le ciel le plus proche de la terre d’un décor fait d’étoiles
afin de le protéger contre tout démon rebelle.
Les démons ne pourront écouter les êtres suprêmes, car ils seront harcelés de tous côtés,
ils seront repoussés et subiront un châtiment perpétuel ;
à moins que l’un d’eux ne saisisse au vol quelque information, mais il serait atteint alors par un météore transperçant.
Demande aux incroyants s’ils sont plus difficiles à créer que d’autres créatures que Nous avons créées ? Nous avons créé les hommes à partir d’une argile molle.
Or tu t’étonnes, et ils se moquent.
Si On leur rappelle le Coran, ils n’en tiennent pas compte ;
quand ils voient un signe, ils en font un sujet de plaisanterie,
et ils disent : « Ce n’est que de la magie manifeste !
Lorsque nous serons morts et que nous deviendrons poussière et ossements, serons-nous ressuscités ?
Et nos premiers ancêtres, ressusciteront-ils aussi ? »
Dis-leur : « Oui ! Et vous serez couverts d’opprobre. »
Il n’y aura qu’un seul Cri, et voilà qu’ils regarderont ;
ils s’écrieront alors : « Malheur à nous ! Voilà le Jour du Jugement ! »
« C’est le Jour de la décision que vous traitiez de mensonge !
Rassemblez ceux qui furent injustes, leurs épouses et ce qu’ils adoraient
en dehors de Dieu, puis conduisez-les sur le chemin de la Fournaise.
Arrêtez-les ! Car ils doivent être interrogés !
Pourquoi ne vous portez-vous pas mutuellement secours ? »
Mais ce jour-là, ils seront complètement soumis.
Alors, ils s’approcheront les uns des autres pour se faire des reproches mutuels.
Les incroyants diront : « C’est vous qui nous avez détournés de la voie droite. »
Les démons répondront : « Non, vous n’étiez plutôt pas croyants.
Nous n’avions aucun pouvoir sur vous, vous étiez au contraire des gens transgresseurs.
La parole de notre Seigneur s’est donc réalisée contre nous tous. Certes, nous allons tous goûter à la souffrance.
Nous vous avons induits en erreur, car nous étions égarés nous-mêmes. »
Ce jour-là, ils seront tous associés dans le châtiment :
c’est ainsi que Nous agissons envers les coupables.
Quand On leur disait : « Il n’y a point de divinité que Dieu », ils s’enflaient d’orgueil
et répondaient : « Allons-nous abandonner nos divinités pour un poète possédé par les démons ? »
Bien au contraire ! Il est venu avec la Vérité et pour confirmer les Messagers.
Certes, vous allez subir un châtiment douloureux,
et vous ne serez rétribués que pour ce que vous avez fait,
à l’exception des serviteurs sincères de Dieu.
À ceux-là est réservée la récompense promise :
toutes sortes de fruits ; ils seront honorés,
dans les Jardins des délices ;
ils se reposeront sur des lits, les uns en face des autres ;
On fera circuler entre eux une coupe d’une liqueur provenant d’une source,
une liqueur d’une blancheur éclatante et d’un goût délicieux,
qui ne provoque ni ivresse ni malaise d’aucune sorte ;
celles qui ont de grands yeux et dont les regards sont chastes leur tiendront compagnie,
semblables aux perles blanches dans leurs écrins.
Puis, les uns s’approcheront des autres pour converser.
L’un d’eux dira : « Oui, j’avais un ami sur terre
qui disait : “Es-tu vraiment de ceux qui croient au Jugement dernier ?
Lorsque nous serons morts, réduits en poussière et en ossements, serons-nous vraiment jugés ?” »
Il dira : « Voulez-vous voir d’en haut ? »
Il regardera et apercevra son ami au milieu de la Fournaise.
Il dira alors : « Par Dieu, tu as bien failli causer ma perte !
Sans la grâce de Dieu, j’aurais été du nombre des damnés !
N’est-il pas vrai que nous ne sommes morts
que de notre première mort et que nous n’avons pas été châtiés ? »
En vérité, c’est cela, le grand bonheur ;
c’est à cette fin que doivent œuvrer les hommes.
Ce lieu de séjour n’est-il pas meilleur que l’arbre Zaqqoum
dont Nous avons fait une épreuve pour les injustes ?
C’est un arbre qui sort du fond de la Fournaise,
ses fruits sont semblables à des têtes de démons.
En vérité, les injustes en mangeront et s’en empliront le ventre ;
ensuite, ils boiront d’une eau bouillante ;
puis ils retourneront à la Fournaise.
Ils ont trouvé leurs pères égarés,
et ils se sont précipités sur leurs traces.
En effet, la plupart des peuples anciens s’étaient égarés avant eux.
Nous leur avions cependant envoyé des Prophètes pour les avertir.
Regarde donc ce qu’il est advenu de ceux qui ont été avertis,
à l’exception des serviteurs sincères de Dieu !
Noé fit appel à Nous. Comme Ils sont généreux, ceux qui exaucent !
Nous l’avons sauvé, lui et sa famille, du grand cataclysme ;
Nous avons fait de sa descendance les seuls survivants.
Ainsi, Nous avons perpétué son souvenir dans la postérité :
que la paix soit sur Noé dans l’Univers !
 C’est ainsi que Nous récompensons les hommes de bien.
Certes, il était du nombre de Nos serviteurs croyants.
Ensuite, Nous avons noyé les autres.
Abraham appartenait à sa communauté.
Il vint à son Seigneur avec un cœur pur.
Il dit à son père et à son peuple : « Qu’adorez-vous ?
Cherchez-vous dans votre égarement des divinités en dehors de Dieu ?
Que pensez-vous du Seigneur de l’Univers ? »
Puis il regarda attentivement les étoiles
et dit : « Je suis malade ! » ;
ils le laissèrent et s’en allèrent.
Abraham s’approcha de leurs divinités et s’écria : « Pourquoi ne mangez-vous donc pas de la nourriture déposée en offrande ?
Pourquoi ne parlez-vous pas ? »,
il se rua alors sur elles en les frappant de sa main droite.
Les gens vinrent vers lui en courant.
Il dit : « Adorez-vous ce que vous sculptez vous-mêmes
alors que c’est Dieu qui vous a créés, vous et ce que vous faites ? »
Ils dirent : « Construisez pour lui un four et jetez-le dans la fournaise ! »
Ces gens voulurent lui causer du mal, mais Nous les avons humiliés.
Abraham dit : « Je vais aller vers mon Seigneur, il me guidera.
Seigneur ! Accorde-moi un fils qui soit parmi les justes. »
Nous lui annonçâmes alors la bonne nouvelle de la naissance d’un garçon d’un doux caractère.
Puis, lorsque ce dernier fut en âge d’accompagner son père, celui-ci dit : « Mon cher fils, il m’a été ordonné en songe de t’immoler : qu’en penses-tu ? » Il dit : « Cher père ! Exécute ce qui t’est ordonné ; s’il plaît à Dieu, je serai parmi ceux qui supportent l’épreuve. »
Puis, quand tous deux se furent soumis à la volonté de Dieu et qu’Abraham eut couché son fils le front à terre,
Nous l’appelâmes : « Ô Abraham !
Tu as cru en cette vision. C’est ainsi que Nous récompensons ceux qui font le bien. »
En effet, c’était là une épreuve décisive.
Nous avons racheté son fils par un sacrifice considérable.
Nous avons perpétué son souvenir dans la postérité :
Que la paix soit sur Abraham !
C’est ainsi que Nous rétribuons ceux qui font le bien.
Certes, il était du nombre de Nos serviteurs croyants.
Nous lui avons annoncé une bonne nouvelle : la naissance d’Isaac, un Prophète parmi les justes.
Nous avons béni Abraham et Isaac. Parmi leurs descendants, il y a ceux qui font le bien et ceux qui, manifestement, sont injustes envers eux-mêmes.
Nous avons comblé de Nos bienfaits Moïse et Aaron :
Nous les avons sauvés tous deux, ainsi que leur peuple du grand cataclysme ;
Nous les avons secourus et ils triomphèrent ;
Nous leur avons donné le Livre parfaitement clair ;
Nous les avons dirigés sur la voie droite ;
Nous avons perpétué leur souvenir dans la postérité :
que la paix soit sur Moïse et sur Aaron !
C’est ainsi que Nous récompensons ceux qui font le bien.
Ils étaient du nombre de Nos serviteurs croyants.
Élie était, certes, du nombre des Envoyés.
Il dit à son peuple : « Ne craignez-vous pas Dieu ?
Invoquez-vous Baâl et délaissez-vous le Meilleur des créateurs :
Dieu, votre Seigneur et le Seigneur de vos premiers ancêtres ? »
Ils le traitèrent de menteur ; ils comparaîtront devant Nous,
l’exception des serviteurs sincères de Dieu.
Nous avons perpétué son souvenir dans la postérité :
paix soit sur Élie !
C’est ainsi que Nous récompensons ceux qui font le bien.
Il était du nombre de Nos serviteurs croyants.
Loth était, certes, du nombre des Envoyés.
Nous l’avons sauvé, lui et toute sa famille,
à l’exception d’une vieille femme restée en arrière.
Nous avons ensuite anéanti les autres.
Vous passez près de leurs ruines le matin
et la nuit. Ne comprenez-vous donc pas ?
En vérité, Jonas était du nombre des Messagers.
Il s’enfuit sur le vaisseau surchargé ;
il prit part au tirage au sort qui le désigna pour être jeté à la mer.
Un poisson l’avala alors qu’il était blâmable ;
s’il n’avait pas été de ceux qui célèbrent la gloire de Dieu,
Il serait resté dans le ventre du poisson jusqu’au Jour de la Résurrection.
Nous l’avons rejeté, malade, sur la terre nue
et Nous avons fait croître au-dessus de lui un plant de citrouille .
Nous l’envoyâmes vers un peuple de cent mille âmes ou plus encore,
ils crurent en Dieu : Nous leur accordâmes une jouissance éphémère ici-bas.
Demande-leur : « Ton Seigneur a-t-Il des filles, alors qu’ils ont des fils ?
Ou bien avons-Nous créé des anges de sexe féminin et en sont-ils témoins ? »
Ne sont-ils pas allés dans leur imposture jusqu’à dire :
« Dieu a engendré ! » ? En vérité, ce sont des menteurs ;
Dieu aurait-il préféré des filles aux garçons ?
Qu’avez-vous donc à juger ainsi ?
Ne réfléchissez-vous pas ?
Ou bien alors détenez-vous une preuve incontestable à ce sujet ?
Apportez donc votre Livre, si vous êtes véridiques !
Ils ont établi une parenté entre Dieu et les djinns. Or, les djinns savent qu’ils comparaîtront devant Dieu.
Gloire à Dieu ! Il est bien au-dessus de ce qu’ils décrivent, 
à l’exception des serviteurs sincères de Dieu.
En vérité, ni vous ni ce que vous adorez
ne pourrez tenter personne,
sauf pour celui qui sera conduit en Enfer.
Les anges disent : « Il n’y en a pas un parmi nous qui n’ait une place désignée.
Nous sommes, certes, rangés en ordre ;
nous sommes ceux qui célébrons la gloire de Dieu. »
Les idolâtres avaient coutume de dire :
« Si seulement nous détenions un livre de rappel provenant des anciens,
nous serions certainement les serviteurs sincères de Dieu ! »
Ils n’ont pas cru au Coran ; ils verront bientôt.
Notre parole a déjà été adressée à Nos serviteurs, les Messagers,
qu’en vérité, ce sont eux qui seront secourus
et que Nos armées seront victorieuses.
Éloigne-toi d’eux un certain temps.
Observe-les ! Ils verront bientôt.
Sont-ils pressés de voir arriver Notre châtiment ?
Quand celui-ci s’abattra au milieu d’eux, quelle sera terrible la matinée de ce qui ont été avertis !
Éloigne-toi d’eux un certain temps.
Observe-les ! Ils verront bientôt !
Gloire à ton Seigneur ! Le Seigneur de la Toute-Puissance, très Éloigné de ce qu’ils décrivent !
Que la paix soit sur les Envoyés,
Louange à Dieu, Seigneur de l’Univers !
Çâd. Par le Coran, porteur du message !
Les incroyants sont plutôt pleins d’orgueil et vivent dans le schisme.
Que de générations avons-nous anéanties avant eux ! Tous, ils criaient au secours quand il était trop tard pour échapper au châtiment.
Ils se sont étonnés qu’un avertisseur, pris parmi eux, leur soit venu. Les incroyants ont dit : « C’est un sorcier et un grand menteur !
Va-t-il réduire les divinités à un seul Dieu ? Voilà une chose vraiment étrange ! »
Les notables du peuple se sont quittés en disant : « Repartez chez vous et restez fidèles au culte de vos dieux ! Car c’est vraiment là une chose préméditée contre vos divinités.
Nous n’avions jamais entendu dire cela dans la dernière religion ; ce n’est qu’une invention !
Est-ce donc, parmi nous, sur celui-ci que l’on a fait descendre le Coran ? » Ce sont eux plutôt qui doutent de Mon message, car ils n’ont pas encore goûté à Mon châtiment.
Détiennent-ils les trésors de la miséricorde de ton Seigneur, le Tout-Puissant, le Dispensateur par excellence des biens ?
Possèdent-ils la royauté des cieux, de la terre et de ce qui se trouve entre eux ? Qu’ils montent donc au ciel, en utilisant quelque moyen pour y parvenir !
Ce n’est qu’une armée de coalisés qui sera mise en déroute.
Avant eux, le peuple de Noé, celui de Ad et de Pharaon l’homme aux pieux avaient crié au mensonge ;
ainsi que les Thémoudites, le peuple de Loth et les gens d’El-Aïka : tel est le comportement des factieux.
Tous, sans exception, ont traité les Envoyés de menteurs : ils ont donc mérité Mon châtiment.
Ceux-là n’ont qu’à attendre un seul Cri qui ne sera pas répété !
Ils ont dit : « Seigneur ! Envoie-nous au plus tôt notre part du châtiment, avant le Jour du Jugement ! »
Supporte patiemment ce qu’ils disent et mentionne Notre serviteur David doué de force et plein de repentir.
Nous lui avons soumis les montagnes pour qu’elles célèbrent Nos louanges avec lui au soir et à l’aube,
ainsi que les oiseaux qui se rassemblaient autour de lui : ils obéissaient tous Dieu.
Nous avons affermi sa royauté, Nous lui avons donné la sagesse et la faculté de bien juger.
L’histoire des plaideurs ayant escaladé le mur du sanctuaire t’est-elle parvenue ?
Quand ils pénétrèrent auprès de David, il en fut effrayé. Ils dirent : « Ne crains rien ! Nous sommes deux plaideurs : l’un de nous deux ayant causé du tort à l’autre, juge entre nous en toute équité. Ne sois pas injuste et guide-nous vers le droit chemin.
Celui-ci est mon frère : il possède quatre-vingt-dix-neuf brebis, tandis que, moi, je n’en ai qu’une seule. Il m’a dit : “Confie-la-moi !”, et il a fait pression sur moi dans la discussion. »
David dit : « Certes, ton frère a été injuste envers toi en te demandant d’ajouter ta brebis aux siennes. » En vérité, la plupart des associés sont injustes les uns envers les autres, à l’exception de ceux qui croient et qui font le bien ; mais ceux-là sont peu nombreux. David pensa alors que Nous l’avions mis à l’épreuve ; il demanda pardon à son Seigneur, tomba prosterné et se repentit.
Nous lui pardonnâmes cela. Certes, il sera honoré auprès de Nous et il aura une belle demeure.
Ô David ! Nous avons fait de toi un lieutenant sur la terre : juge donc entre les hommes avec équité ; ne suis pas la passion, car elle t’égarera du chemin de Dieu. Ceux qui dévient de la voie de Dieu subiront un terrible châtiment pour avoir oublié le Jour du Jugement.
Ce n’est pas en vain que Nous avons créé le ciel, la terre et ce qui se trouve entre eux, comme le pensent les incroyants. Malheur aux incroyants à cause du Feu qui les attend !
Traiterons-Nous ceux qui croient et qui font le bien, comme ceux qui sèment la corruption sur la terre ? Ou bien traiterons-Nous les hommes pieux, comme ceux qui sont pervers ?
Voici un Livre béni : Nous l’avons fait descendre sur toi pour que les hommes méditent ses versets et pour que réfléchissent ceux qui sont doués d’intelligence.
À David, Nous avons donné Salomon : quel excellent serviteur ! Il était plein de repentir !
Un après midi, quand on lui présenta de magnifiques chevaux de course,
il dit : « J’ai préféré l’amour des biens de ce monde à l’invocation de mon Seigneur, jusqu’à ce que le soleil se soit couché derrière le voile de la nuit.
Ramenez-moi ces chevaux ! » Il se mit alors à leur couper les jarrets et le coup.
Certes, Nous avons tenté Salomon en mettant un corps sur son trône, mais il se repentit par la suite.
Il dit : « Seigneur ! Pardonne-moi et accorde-moi un royaume tel que nul autre, après moi, n’en aura de pareil, car Tu es le Dispensateur suprême ! »
Nous lui avons soumis le vent qui, sur son ordre, soufflait modérément là où il le voulait,
ainsi que des démons bâtisseurs ou plongeurs de toutes sortes,
et d’autres encore, enchaînés deux à deux.
« Voilà Notre don : distribue-le généreusement ou retiens-le sans avoir à en rendre compte. »
Certes, Salomon sera honoré auprès de Nous et aura une belle demeure.
Mentionne Notre serviteur Job, lorsqu’il appela son Seigneur : « Le démon m’a accablé de malheurs et de souffrances ! »
« Frappe la terre de ton pied ! Voici une eau fraîche pour te laver et pour boire ! »
Nous lui rendîmes sa famille, et deux fois plus nombreuse encore. Ce fut une miséricorde de Notre part et un souvenir pour les gens qui réfléchissent.
« Prends dans ta main un bouquet d’herbe avec lequel tu frapperas ta femme pour respecter ton serment. » Nous l’avons trouvé patient : quel excellent serviteur que Job ! Vraiment, il était plein de repentir !
Mentionne Nos serviteurs Abraham, Isaac et Jacob, hommes animés par une forte piété et clairvoyants :
Nous les avons rendus vertueux en leur rappelant la vie future.
Certes, ils se trouvent, auprès de Nous, parmi les meilleurs élus.
Mentionne Ismaël, Elisée et Dhoul Kifl : ils sont tous parmi les meilleurs serviteurs.
Ceci est un rappel. En vérité, c’est à ceux qui craignent Dieu qu’appartient la magnifique demeure :
des Jardins d’Éden dont les portes seront largement ouvertes pour eux ;
ils s’y reposeront en toute quiétude et, à leur demande, des fruits de toutes sortes et des boissons leur seront abondamment servis ;
celles dont les regards sont chastes et qui sont toutes d’un même âge se tiendront auprès d’eux :
voilà ce qui vous est promis pour le Jour du Jugement,
tels sont les biens inépuisables que Nous vous accordons.
Il en est ainsi. Mais le plus affreux séjour est réservé aux tyrans ;
ils seront précipités à la Géhenne ‒ quel détestable lieu de repos ! ‒ ;
il en sera ainsi ; ils y goûteront une eau bouillante et une boisson purulente,
et d’autres châtiments de même espèce.
Cette foule qui vous a suivis sera précipitée avec vous en Enfer. Ils ne seront pas les bienvenus, car ils seront exposés au Feu.
Ils disent à leurs chefs : « Pas de bienvenue pour vous plutôt ! Car c’est vous qui nous avez préparé cela ! » Quel affreux lieu de séjour !
« Seigneur ! ajouteront-ils. Inflige un double châtiment du Feu à ceux qui nous ont causé cela. »
Ils diront encore : « Pourquoi ne voyons-nous pas ici les hommes que nous considérions comme des malfaisants
et dont nous nous moquions : échappent-ils à nos regards ? »
Telles sont, en vérité, les disputes des hôtes de l’Enfer.
Dis : « Je ne suis qu’un avertisseur : il n’y a d’autre divinité que Dieu, l’Unique, le Dominateur suprême !
Le Seigneur des cieux, de la terre, et de ce qui se trouve entre eux ; le Tout-Puissant, Celui qui pardonne. »
Dis encore : « Ce Coran est un message solennel
dont vous vous détournez !
Je n’avais aucune connaissance des êtres supérieurs lorsqu’ils discutaient.
Il m’est seulement révélé que je suis un avertisseur chargé de transmettre un message clair. »
Quand ton Seigneur dit aux anges : « Je vais créer d’argile un être humain ;
lorsque Je l’aurai harmonieusement formé et que J’aurai insufflé en lui de Mon Esprit, vous aurez à vous prosterner devant lui », 
tous les anges se prosternèrent ensemble,
à l’exception d’Iblis qui s’enfla d’orgueil et fut ainsi du nombre des ingrats.
Dieu dit : « Ô Iblis ! Qui t’a empêché de te prosterner devant celui que J’ai créé de Mes mains ? Est-ce par orgueil ou bien te considères-tu parmi les êtres les plus élevés ? »
Iblis répondit : « Je suis meilleur que lui ! Tu m’as créé de feu alors que Tu l’as créé d’argile. »
Dieu dit : « Sors d’ici ! Tu es banni !
Ma malédiction sera sur toi jusqu’au Jour du Jugement ! »
Iblis dit : « Seigneur ! Accorde-moi un délai jusqu’au jour où les hommes seront ressuscités. »
Dieu dit : « Tu es de ceux auxquels un délai est accordé,
jusqu’au jour du terme fixé. »
Iblis dit : « Par Ta puissance, je les séduirai tous,
à l’exception de ceux d’entre Tes serviteurs qui sont sincères. »
Dieu dit : « La Vérité, et c’est la Vérité que Je dis !
Je remplirai la Géhenne de toi et de tous ceux d’entre eux qui t’auront suivi. »
Dis : « Je ne vous demande aucun salaire pour ce que je vous enseigne et je ne suis pas du nombre de ceux qui dépassent le cadre de leur mission.
Ce Coran est seulement un rappel adressé aux mondes.
Vous aurez sûrement des nouvelles de ce qu’il vous annonce dans quelque temps. »
La révélation du Coran vient de Dieu, le Tout-Puissant, le Sage.
Certes, Nous avons fait descendre sur toi le Livre en toute vérité. Adore donc Dieu et voue-Lui un culte exclusif.
N’est-ce pas à Dieu qu’est dû le culte pur ? Ceux qui prennent des maîtres en dehors de Dieu disent : « Nous ne les adorons que pour qu’ils nous rapprochent davantage de Dieu ! » En vérité, Dieu jugera entre eux dans le différend qui les oppose. Dieu ne dirige point le menteur, profondément ingrat.
Si Dieu avait voulu prendre un fils, Il aurait choisi parmi ce qu’Il a créé ce qu’Il aurait voulu. Gloire à Lui, Il est Dieu l’Unique, le Dominateur suprême !
Il a créé les cieux et la terre en toute vérité ; Il enroule la nuit sur le jour et Il enroule le jour sur la nuit ; Il a assujetti le soleil et la lune, l’un et l’autre poursuivent leurs courses jusqu’à un terme fixé. Dieu n’est-Il pas le Tout-Puissant, Celui qui pardonne les péchés ?
Il vous a créés d’un seul être, dont Il a ensuite tiré son épouse ; Il a créé pour vous huit couples de bestiaux ; Il vous a créés dans les ventres de vos mères, création après création, dans trois ténèbres : tel est Dieu votre Seigneur. La royauté Lui appartient. Il n’y a de Dieu que Lui. Comment pouvez-vous vous détourner de Lui ?
Si vous ne croyez pas, Dieu se suffit à Lui-même et n’a nullement besoin de votre gratitude. Cependant, l’incroyance de Ses serviteurs Lui déplaît ; Il aimerait que vous soyez reconnaissants. Personne ne portera les péchés d’un autre. Puis, vous retournerez vers votre Seigneur qui vous fera connaître ce que vous avez fait, car Il connaît parfaitement le secret des cœurs.
Quand un malheur atteint l’homme, il implore son Seigneur et revient vers Lui, repentant. Mais, dès qu’Il lui accorde de Sa part un bienfait, il oublie le mal pour lequel il a demandé à être secouru et donne des associés à Dieu pour égarer les hommes de Son chemin. Dis : « Jouis de ton incroyance un peu de temps, tu seras certainement du nombre des hôtes du Feu. »
Est-ce que celui qui, aux heures de la nuit, se livre à la piété, tantôt prosterné, tantôt debout, pensant avec crainte à la vie future et espérant la miséricorde de son Seigneur... Dis : « Ceux qui savent et les ignorants sont-ils égaux ? » En vérité, seuls les hommes ayant du bon sens réfléchissent.
Dis : « Ô mes serviteurs ! Vous qui croyez ! Craignez votre Seigneur ! » Ceux qui font le bien en ce monde obtiendront une belle récompense. La terre de Dieu est assez vaste. Certes, les persévérants recevront leurs pleines récompenses sans restriction aucune.
Dis : « Il m’a été ordonné d’adorer Dieu en Lui rendant un culte exclusif ;
il m’a été ordonné aussi d’être le premier de ceux qui se soumettent. »
Dis : « Je crains, si je désobéis à mon Seigneur, le châtiment d’un jour terrible. »
Dis : « C’est Dieu que j’adore en Lui vouant un culte exclusif.
Quant à vous, adorez qui vous voulez en dehors de Lui. » Dis : « Les perdants sont ceux qui perdront leur âme et leur famille le Jour de la Résurrection. » N’est-ce pas là une ruine évidente ?
Au-dessus de leurs têtes, il y aura une nuée de feu et au-dessous d’eux une autre nuée. Voilà ce dont Dieu menace Ses serviteurs. « Ô Mes serviteurs ! Craignez-Moi ! »
Il y a une bonne nouvelle pour ceux qui s’écartent du culte des divinités et reviennent à Dieu. Annonce la bonne nouvelle à Mes serviteurs
qui écoutent la parole et qui suivent ce qu’elle contient de meilleur : voilà ceux que Dieu dirige, voilà ceux qui sont doués de bon sens.
Sauveras-tu celui qui est dans le Feu, alors que la sentence du châtiment a été prononcée contre lui ?
Mais ceux qui craignent leur Seigneur habiteront des résidences, au-dessus desquelles d’autres résidences ont été construites, au pied desquelles coulent des fleuves : c’est une promesse de Dieu. Dieu ne manque pas à Sa promesse.
Ne vois-tu pas que Dieu fait descendre du ciel une eau qu’Il achemine dans la terre vers des sources jaillissantes, et grâce à laquelle Il fait germer des cultures de diverses espèces ? Celles-ci se fanent ensuite et tu les vois jaunir, puis devenir des brins desséchés. En vérité, il y a là matière à réflexion pour les hommes doués d’intelligence.
Celui dont Dieu a ouvert le cœur à l’Islam n’est-il pas éclairé par une lumière venue de son Seigneur ? Malheur à ceux dont les cœurs sont insensibles à l’évocation de Dieu ! Voilà ceux qui sont dans un égarement manifeste.
Dieu a fait descendre le plus beau des récits en un Livre dont les versets se ressemblent et se répètent. La peau de ceux qui craignent leur Seigneur en frissonne, puis leur peau et leur cœur s’adoucissent à l’invocation de Dieu. Telle est la Direction de Dieu d’après laquelle Il dirige qui Il veut. Mais celui que Dieu égare ne trouvera aucun guide.
Celui qui ne pourra se protéger le visage contre le pire châtiment le Jour de la Résurrection... On dira aux injustes : « Goûtez aux fruits de vos œuvres ! »
Ceux qui ont vécu avant eux ont traité Nos signes de mensonges : le châtiment les a surpris par où ils ne l’attendaient pas.
Dieu leur a fait goûter l’infamie en ce monde ; mais le châtiment de la vie future est plus grand encore, s’ils savaient !
Certes, Nous avons proposé dans ce Coran toutes sortes de paraboles aux hommes. Peut-être réfléchiront-ils !
Dans un Coran en langue arabe, exempt d’ambiguïté. Peut-être craindront-ils Dieu !
Dieu propose en parabole un homme dépendant d’associés querelleurs et un autre lié à un honnête homme : ces deux hommes sont-ils dans des conditions comparables ? Louange à Dieu ! Mais la plupart des gens ne savent pas.
Certes, tu mourras et ils mourront aussi.
Ensuite, au Jour de la Résurrection, vous vous disputerez auprès de Dieu.
Qui donc est plus injuste que celui qui invente des mensonges sur Dieu et qui traite de mensonge la Vérité lorsqu’elle lui parvient ? N’y a-t-il pas dans la Géhenne un lieu de séjour pour les incroyants ?
Celui qui a apporté la Vérité et celui qui y a cru, voilà ceux qui craignent Dieu.
Ils obtiendront auprès de Dieu tout ce qu’ils désireront : telle est la récompense des hommes de bien.
En effet, Dieu effacera leurs plus mauvaises actions et les rétribuera pour leurs œuvres les plus belles.
Dieu ne suffit-il pas à Son serviteur comme Protecteur ? Ils te font peur avec ce qu’ils adorent en dehors de Lui. Nul ne peut diriger celui que Dieu égare ;
personne ne peut égarer celui que Dieu dirige. Dieu n’est-Il pas le Tout-Puissant, le Maître de la vengeance ?
Si tu leur demandes : « Qui a créé les cieux et la terre ? », ils diront : « C’est Dieu ! » Dis : « Si Dieu voulait m’atteindre d’un mal, pensez-vous que ceux que vous invoquez en dehors de Lui pourraient m’en délivrer ? », ou encore : « S’Il voulait m’accorder une miséricorde, pourraient-ils retenir Sa miséricorde ? » Dis : « Dieu me suffit ! Ceux qui cherchent un appui s’en remettent à Lui. »
Dis : « Ô mon peuple ! Agissez à votre manière habituelle ; quant à moi j’agirai pour accomplir ma mission ! Vous saurez bientôt
qui subira un châtiment avilissant et sur qui s’abattra un tourment perpétuel. »
Certes, Nous avons fait descendre sur toi le Livre, en toute vérité, à l’intention des hommes. Celui qui suit le droit chemin le fait pour son propre avantage ; celui qui s’égare agit uniquement à son détriment : tu n’es point le garant des hommes.
Dieu accueille les âmes au cours de leur mort, ainsi que celles qui ne meurent pas au cours de leur sommeil ; Il retient celles dont la mort a été décrétée, et renvoie les autres jusqu’à un terme fixé. Il y a là certainement des signes pour des gens qui réfléchissent.
Prennent-ils des intercesseurs en dehors de Dieu ? Dis : « Le ferez-vous même s’ils ne détiennent aucun pouvoir et qu’ils sont privés d’entendement ? »
Dis : « L’intercession dépend entièrement de Dieu. À Lui appartient la royauté des cieux et de la terre ; puis vous serez ramenés vers Lui ! »
Lorsque le nom de Dieu l’Unique est invoqué, les cœurs de ceux qui ne croient pas à la vie future se crispent ; mais, lorsque les noms des idoles qui sont en dehors de Lui sont invoqués, ils se réjouissent alors.
Dis : « Ô Dieu ! Créateur des cieux et de la terre ! Toi qui connais le monde visible et le monde invisible, Tu jugeras entre Tes serviteurs et Tu arbitreras leurs différends ! »
Si les injustes possédaient tout ce que la terre contient et encore une autre quantité égale à la première, ils les donneraient volontiers pour se racheter de l’affreux châtiment au Jour de la Résurrection. Alors il leur apparaîtra, de la part de Dieu, ce qu’ils n’avaient jamais imaginé ;
ils verront le mal qu’ils ont fait et seront enveloppés par ce dont ils se moquaient.
Quand un malheur atteint l’homme, il Nous implore ; lorsque Nous lui accordons un bienfait, il s’écrie : « Je ne dois ce qui m’a été donné qu’à mon propre savoir ! » : c’est une épreuve plutôt, mais la plupart des hommes ne savent pas.
C’est ce que disaient ceux qui vécurent avant eux. Or, ce qu’ils avaient acquis ne leur servit à rien ;
ils furent atteints par les conséquences des mauvaises actions qu’ils avaient accomplies. Ceux qui, parmi ces gens, auront été injustes subiront également les conséquences du mal qu’ils auront fait, et ils ne pourront s’opposer à la puissance de Dieu.
Ne savent-ils pas que Dieu accorde avec largesse Ses dons ou qu’Il les restreint à qui Il veut ? Il y a vraiment là des signes pour des gens qui croient.
Dis : « Ô mes serviteurs ! Vous qui avez commis des excès à votre détriment, ne désespérez point de la miséricorde de Dieu. En vérité, Dieu pardonne tous les péchés, car Il est vraiment Celui qui pardonne. Il est le Miséricordieux. »
Revenez repentants vers votre Seigneur, soumettez-vous à Lui avant que ne vous atteigne le châtiment, car vous ne seriez point secourus.
Suivez la meilleure révélation qui vous est parvenue de la part de votre Seigneur avant que vous ne soyez saisis à l’improviste par le châtiment sans que vous ne le pressentiez ;
avant qu’un homme ne dise : « Malheur à moi ! À cause de mes négligences envers les obligations de Dieu. J’étais, certes, parmi les railleurs ! » ;
ou qu’il ne dise : « Si Dieu m’avait dirigé, j’aurais été certes parmi ceux qui Le craignent » ;
ou qu’il ne dise, en voyant le châtiment : « Si je pouvais revenir sur terre, je serais du nombre de ceux qui font le bien. »
Bien au contraire ! Mes preuves te sont parvenues et tu les as traités de mensonges : tu t’es montré orgueilleux et tu étais parmi les mécréants !
Le Jour de la Résurrection, tu verras ceux qui ont proféré des mensonges contre Dieu : ils auront des visages assombris. N’est-ce pas dans la Géhenne qu’il y aura une demeure pour les orgueilleux ?
Dieu sauvera ceux qui Le craignent pour leurs actions méritoires. Aucun mal ne les touchera, ils ne seront plus jamais affligés.
Dieu est le Créateur de toute chose et, de toute chose, Il est le Garant.
Il détient les clefs des cieux et de la terre. Ceux qui ne croient pas à Ses signes, ceux-là seront les perdants.
Dis : « Ô vous les ignorants ! Allez-vous m’ordonner d’adorer un autre que Dieu ? »
Il a été révélé, à toi, ainsi qu’à tes prédécesseurs, ceci : « Si tu donnes des associés à Dieu, tes œuvres seront vaines et tu seras certainement parmi les perdants.
Bien au contraire, adore Dieu et sois du nombre de ceux qui sont reconnaissants ! »
Ils n’ont pas estimé Dieu comme Il devait l’être, alors que la terre entière sera sous Sa poigne le Jour de la Résurrection et que les cieux seront pliés à Sa droite. Gloire à Lui ! Il est bien au-dessus de ce qu’ils Lui associent.
On soufflera dans la trompette, et voilà que ceux qui sont dans les cieux et ceux qui sont sur la terre seront foudroyés, à l’exception de ceux que Dieu voudra épargner. On y soufflera une seconde fois, et voici que toutes les créatures se lèveront et regarderont.
La terre resplendira de la lumière de son Seigneur ; le Livre sera exposé ; On fera venir les Prophètes et les témoins : les hommes seront jugés en toute équité, personne ne sera lésé.
Chaque âme recevra l’exacte rétribution de ce qu’elle aura fait, Dieu étant parfaitement Informé de ce qu’ils auront fait.
Les incroyants seront conduits par groupes à la Géhenne. À leur arrivée, ses portes s’ouvriront aussitôt, ses gardiens leur diront : « Des Messagers issus de vous-mêmes ne sont-ils pas venus à vous pour vous communiquer les versets de votre Seigneur et pour vous avertir de la rencontre du jour que voici ! » « Oui ! », répondront-ils, mais l’arrêt du châtiment sera exécuté avec justice contre les incroyants.
On leur dira : « Franchissez les portes de la Géhenne pour y demeurer éternellement ! » Qu’il est affreux, le séjour des orgueilleux !
Ceux qui auront craint leur Seigneur seront conduits par groupes au Paradis. À leur arrivée, ses portes s’ouvriront, ses gardiens leur diront : « Que la paix soit sur vous ! Vous avez été bons sur terre : entrez au Paradis pour y demeurer éternellement ! »
Les bienheureux diront : « Louange à Dieu ! Il a tenu Sa promesse envers nous. Il nous a donné en héritage la terre pour nous permettre de nous installer au Paradis, là où il nous plaira. » Que la récompense de ceux qui font le bien est excellente !
Tu verras les anges faisant cercle autour du Trône, célébrant les louanges de leur Seigneur. Toutes les créatures seront jugées en toute justice, et l’on dira : « Louange à Dieu, le Seigneur de l’Univers ! »
Hâ, Mîm.
La révélation du Livre émane de Dieu le Tout-Puissant, l’Omniscient,
Celui qui pardonne les péchés ; Celui qui accepte le repentir ; Celui qui est redoutable dans Son châtiment ; Celui qui accorde Ses bienfaits. Il n’y a de Dieu que Lui ! Vers Lui sera le retour.
Seuls les incroyants critiquent les signes de Dieu. Que leurs agissements dans le pays ne te trompent pas.
Avant eux, le peuple de Noé a crié au mensonge et, après celui-ci, les coalisés en ont fait autant. Chaque communauté a conçu le dessein d’éliminer Son Messager. Ils ont usé de faux arguments pour détruire la Vérité. Je les ai donc anéantis. Quel fut alors Mon châtiment !
Voilà comment se réalise la parole de ton Seigneur contre les incroyants. Ils seront les hôtes du Feu.
Les anges qui portent le Trône et ceux qui se tiennent tout autour célèbrent les louanges de leur Seigneur, croient en Lui et implorent Son pardon pour les croyants : « Seigneur ! Tu embrasses toute chose en Ta miséricorde et en Ta science : pardonne donc à ceux qui reviennent vers Toi repentants et qui suivent Ton chemin ! Épargne-leur le châtiment de la Géhenne !
Seigneur ! Introduis-les dans les Jardins d’Éden que Tu leur as promis, ainsi qu’aux justes, parmi leurs pères, leurs épouses et leurs descendants. Tu es le Tout-Puissant et le Sage !
Mets-les à l’abri des mauvaises actions, car celui que Tu auras préservé des mauvaises actions, Tu lui feras miséricorde ce jour-là. Voilà un immense bonheur ! »
On criera aux incroyants : « L’aversion de Dieu pour vous est plus grande que votre aversion pour vous-mêmes quand vous persistiez dans l’incroyance, alors que vous étiez appelés à la foi ! »
Ils diront : « Seigneur ! Tu nous as fait mourir deux fois et deux fois Tu nous as fait revivre. Nous avouons nos péchés. Y a-t-il un moyen de sortir de l’Enfer ? »
Il en est ainsi, car vous refusiez de croire quand l’unicité de Dieu était invoquée, alors que, si on Lui donnait des associés, vous croyiez en eux. Le Jugement appartient à Dieu, le Très-Haut, l’infiniment Grand.
C’est Lui qui vous fait voir Ses signes et qui fait descendre du ciel, pour vous, votre subsistance. Seul celui qui revient repentant vers Dieu réfléchit à tout cela.
Adorez Dieu en Lui vouant un culte exclusif, dussent les incroyants en concevoir du dépit.
Il est Élevé aux degrés les plus hauts, le Maître du Trône ; Il envoie l’Esprit qui provient de Son ordre sur qui Il veut, parmi Ses serviteurs, pour que celui-ci avertisse les hommes du jour de la rencontre.
Le jour où ils comparaîtront, rien de ce qui les concerne ne sera caché pour Dieu. « À qui donc appartiendra la royauté, ce jour-là ? À Dieu, l’Unique, le Dominateur suprême.
Ce jour-là, chaque âme sera rétribuée pour ce qu’elle aura accompli ; pas d’injustice ce jour-là. Certes, Dieu est prompt dans Ses comptes.
Avertis-les du jour qui approche, quand les cœurs terrifiés remonteront jusqu’à serrer les gorges. Les injustes ne trouveront aucun ami dévoué ni d’autre intercesseur écouté.
Dieu connaît la perfidie des yeux et ce que cachent les cœurs ;
Dieu juge en toute justice, tandis que ceux qu’ils invoquent, en dehors de Lui, ne peuvent rien juger. En vérité, Dieu est Celui qui entend et qui voit parfaitement.
N’ont-ils pas parcouru la terre pour voir le sort réservé à ceux qui vécurent avant eux ? Ces peuples étaient pourtant plus forts qu’eux et ont laissé sur terre d’importants vestiges. Dieu les a saisis à cause de leurs péchés et personne n’a pu les protéger contre Lui.
Ce fut ainsi parce qu’ils se montrèrent incroyants lorsque leurs Prophètes leur ont apporté des preuves incontestables. Dieu les a exterminés : en vérité, Dieu est Fort et Redoutable dans Son châtiment.
Nous avons envoyé Moïse, avec Nos signes et un pouvoir évident,
à Pharaon, à Hamann et à Coré. Mais ils dirent : « C’est un sorcier et un imposteur ! »
Lorsqu’il vint à eux avec la Vérité émanant de Nous, ils dirent : « Tuez les fils de ceux qui croient avec lui et laissez vivre leurs femmes ! mais les ruses des incroyants ne causent que leur perte.
Pharaon dit : « Laissez-moi tuer Moïse ! Et qu’il appelle donc son Seigneur ! Je crains qu’il ne change votre religion ou qu’il ne répande la corruption sur la terre ! »
Moïse dit : « Je cherche la protection de mon Seigneur et de votre Seigneur contre tout orgueilleux qui ne croit pas au Jour du Jugement. »
Un homme croyant, appartenant à la famille de Pharaon et qui dissimulait sa foi, dit : « Tuerez-vous un homme parce qu’il dit : “Mon Seigneur est Dieu !”, alors qu’il est venu à vous avec des preuves incontestables de la part de votre Seigneur ? S’il est menteur, son mensonge retombera sur lui ; s’il est de bonne foi, une partie de ce dont il vous menace vous atteindra : Dieu ne dirige pas celui qui est injuste et menteur.
Ô mon peuple ! Aujourd’hui, la royauté vous appartient et vous triomphez sur la terre, mais qui donc vous sauvera de la rigueur de Dieu quand elle nous atteindra ? » Pharaon dit : « Je ne vous indique que ce que je considère bon moi-même, et je ne vous guide que dans le chemin de la droiture. »
Celui qui était croyant dit : « Je crains pour vous un jour semblable à celui des coalisés,
semblable au sort infligé au peuple de Noé, aux Adites, aux Thémoudites et à ceux qui vécurent après eux. Dieu n’admet aucune injustice envers Ses serviteurs.
Ô mon peuple ! Je crains pour vous le jour où les hommes s’interpelleront les uns les autres ;
le jour où vous fuirez précipitamment : vous ne trouverez alors aucun défenseur contre Dieu. Celui que Dieu égare ne trouvera aucun guide. »
Certes, Joseph est venu auparavant vous apporter des preuves décisives. Or, vous n’avez jamais cessé de douter de ce qu’il vous a transmis. Mais lorsqu’il mourut vous avez dit : « Dieu n’enverra plus jamais de Messager après lui. » C’est ainsi que Dieu égare celui qui est transgresseur et celui qui doute.
Ceux qui discutent les versets de Dieu sans qu’aucune preuve ne leur soit parvenue sont haïs de Dieu et des croyants : c’est ainsi que Dieu met un sceau sur le cœur de tout tyran orgueilleux.
Pharaon dit : « Ô Hamann ! Construis-moi une tour : peut-être atteindrai-je les voies,
les voies des cieux ! Et apercevrai-je le Dieu de Moïse ; je pense que celui-ci est menteur ! » Ainsi les actions de Pharaon parurent belles à ses yeux et il fut écarté du droit chemin. Les fourberies de Pharaon furent vouées à l’échec.
Celui qui était croyant dit : « Ô mon peuple ! Suivez-moi, je vous dirigerai sur le droit chemin.
Ô mon peuple ! En vérité, la vie de ce monde n’est qu’une jouissance éphémère : la vie future est vraiment la demeure de la stabilité.
Celui qui commet une mauvaise action ne sera rétribué que par une sanction équivalente ; quant à ceux, hommes ou femmes, qui font le bien tout en étant croyants, ils entreront au Paradis où ils jouiront de tous les biens sans aucune restriction.
Ô mon peuple ! Alors que je vous appelle au salut, m’appellerez-vous au Feu ?
Vous m’invitez à renier Dieu et à Lui donner des associés, dont je n’ai aucune connaissance, alors que je vous convie vers le Tout-Puissant, vers Celui qui pardonne les péchés.
Il ne fait aucun doute que celui auprès duquel vous m’appelez ne peut exaucer une quelconque invocation, ni en ce monde, ni dans la vie future. En vérité, c’est vers Dieu que nous retournerons et les injustes seront les hôtes du Feu.
Vous vous souviendrez bientôt de ce que je vous dis. Je confie ma destinée à Dieu. Certes, Dieu a une parfaite connaissance des actions de Ses serviteurs. »
Dieu préserva ce croyant des méfaits de leurs ruses, alors qu’un terrible châtiment enveloppa les gens de Pharaon :
le Feu, auquel ils sont exposés matin et soir. Et le jour où l’Heure arrivera, On dira : « Introduisez les gens de Pharaon au sein du plus dur des châtiments ! »
Lorsqu’ils se disputeront en Enfer, les faibles diront aux orgueilleux : « Nous vous avions suivis sur la terre, pourriez-vous maintenant nous soulager d’une partie du Feu ? »
Les orgueilleux répondront : « Nous y sommes tous ; Dieu a jugé entre Ses serviteurs. »
Ceux qui seront dans le Feu diront aux gardiens de la Géhenne « Priez votre Seigneur d’alléger pendant un jour seulement notre châtiment. »  
Les gardiens diront : « Des Messagers envoyés vers vous ne vous ont-ils pas apporté des preuves évidentes ? » « Si ! », répondront les damnés. Les gardiens diront : « Eh bien ! Priez ! » Or, la prière des incroyants n’est qu’aberration !
 Certes, nous prêterons secours à Nos Envoyés et à ceux qui auront cru, durant leur vie en ce monde ainsi qu’au jour où les témoins se dresseront ;
 le jour où les excuses présentées par les injustes ne leur serviront à rien : ils seront maudits et la plus affreuse demeure leur sera destinée.
Nous avons donné à Moïse la bonne Direction et Nous avons donné le Livre en héritage aux fils d’Israël,
comme une orientation et un rappel aux gens doués d’intelligence.
Sois patient ! Certes, la promesse de Dieu est vraie ; implore le pardon de Dieu pour ton péché, célèbre les louanges de ton Seigneur le soir et le matin !
Ceux qui discutent au sujet des versets de Dieu, sans qu’aucune preuve ne leur soit parvenue, n’ont que de l’orgueil dans leurs cœurs ; ils n’atteindront pas leur but. Implore donc la protection de Dieu, car il est, en vérité, Celui qui entend et qui voit parfaitement.
La création des cieux et de la terre est quelque chose de plus grand que la création du genre humain ; mais la plupart des gens ne le savent pas.
L’aveugle ne peut égaler celui qui voit clair, pas plus que ceux qui croient et qui accomplissent de bonnes actions ne peuvent être comparés à celui qui fait le mal. Comme vous réfléchissez peu !
En vérité, l’Heure viendra, il n’y a pas de doute là-dessus ; mais la plupart des gens n’y croient pas.
Votre Seigneur a dit : « Implorez-Moi et Je vous exaucerai ! Ceux qui, par orgueil, refusent de M’adorer entreront dans la Géhenne, humiliés. »
C’est Dieu qui vous donne la nuit pour vous reposer et le jour pour vous permettre de voir clair. En vérité, Dieu est le Dispensateur des bienfaits envers les hommes, mais la plupart d’entre eux ne sont pas reconnaissants.
Tel est Dieu, votre Seigneur, le Créateur de toute chose. Il n’y a point d’autre Dieu que Lui : comment pouvez-vous vous détourner du droit chemin ?
C’est ainsi que se détournent ceux qui nient les signes de Dieu.
C’est Dieu qui a fait de la terre une demeure stable pour vous et du ciel un édifice ; Il vous a formés selon un modèle admirable ; Il vous a accordé d’excellentes nourritures ; tel est Dieu votre Seigneur ! Béni soit Dieu, le Seigneur de l’Univers !
Il est le Vivant. Il n’y a point d’autre Dieu que Lui : implorez-Le, en Lui vouant un culte exclusif. Louange à Dieu, le Seigneur de l’Univers !
Dis : « Il m’a été interdit d’adorer les divinités que vous invoquez en dehors de Dieu, lorsque les preuves évidentes me sont venues de la part de mon Seigneur, et il m’a été ordonné de me soumettre au Seigneur de l’Univers. »
C’est Lui qui vous a créés de terre ; puis d’une goutte de sperme ; puis d’une jonction cellulaire ; puis Il vous a fait sortir petit enfant, pour que vous atteigniez votre maturité et que vous deveniez ensuite des vieillards ‒ certains parmi vous meurent plus tôt ‒ : et c’est ainsi pour que vous parveniez à un terme fixé. Peut-être comprendrez-vous !
C’est Lui qui donne la vie et qui fait mourir. Quand Il décide une chose, Il lui dit : « Sois ! », et elle est.
N’as-tu pas vu comment ceux qui critiquent les versets de Dieu se laissent égarer ?
Ceux qui ont traité de mensonges le Livre et les messages de Nos Envoyés sauront bientôt,
lorsque, des carcans à leur cou, ils seront traînés avec des chaînes
dans l’eau bouillante et qu’ensuite ils seront exposés au Feu.
On leur dira alors : « Où sont donc ceux que vous avez associés
à Dieu ? », ils répondront : « Ils ont disparu, ou plutôt nous n’invoquions personne autrefois. » Voilà comment Dieu égare les incroyants !
Il en est ainsi parce que vous vous réjouissiez injustement sur la terre et que vous exultiez dans l’insolence.
Franchissez les portes de la Géhenne pour y séjourner éternellement. Que la demeure des orgueilleux est détestable !
Sois patient ! La promesse de Dieu est une Vérité. Que Nous te montrions une partie de ce dont Nous les menaçons, ou que Nous te rappelions auprès de Nous avant cela, c’est vers Nous qu’ils seront ramenés.
Certes, Nous avons envoyé des Messagers avant toi. Il en est parmi eux dont Nous t’avons raconté l’histoire et d’autres dont Nous ne t’avons pas raconté l’histoire. Il n’appartient à aucun Envoyé d’apporter un signe sans la permission de Dieu. Lorsque l’ordre de Dieu viendra, tout sera jugé en toute équité : ceux qui profèrent des mensonges seront alors les perdants.
Dieu est Celui qui a créé pour vous les animaux pour que certains d’entre eux vous servent de montures et d’autres de nourriture ;
pour que vous en retiriez aussi d’autres avantages, et que, grâce à eux, vous puissiez satisfaire aux choses qui vous tiennent à cœur. Ils vous servent, ainsi que les bateaux, de moyens de transport.
Dieu vous montre Ses signes. Lequel des signes de Dieu nierez-vous !
N’ont-ils pas parcouru la terre pour voir ce qu’il est advenu de ceux qui vécurent avant eux ? Ils étaient pourtant plus nombreux qu’eux, plus puissants, et avaient laissé d’importants vestiges sur la terre ; mais tout ce qu’ils avaient acquis ne leur a servi à rien.
Quand leurs Envoyés leur apportaient des preuves incontestables, ils s’enorgueillissaient des connaissances qu’ils détenaient ; mais ils furent enveloppés par ce dont ils se moquaient.
Puis, lorsqu’ils virent Notre violence, ils dirent : « Nous croyons en Dieu l’Unique et nous renions ce que nous Lui avons associé. »  
Mais leur foi ne leur servit plus à rien, dès lors qu’ils voyaient s’accomplir Notre rigueur : telle est la règle de Dieu, appliquée comme par le passé envers Ses serviteurs. C’est ainsi que les incroyants ont tout perdu.
Hâ, Mîm.
C’est une révélation émanant du Clément, le Miséricordieux,
C’est un Livre dont les versets sont clairement exposés ; un Coran en langue arabe, destiné à des hommes qui comprennent,
annonciateur d’une bonne nouvelle et avertisseur, mais la plupart d’entre eux s’en détournent. C’est qu’ils n’entendent rien.
Ils ont dit : « Nos cœurs sont enveloppés par un voile épais qui nous empêche de croire à ce vers quoi tu nous appelles, nos oreilles sont bouchées ; entre nous et toi, il y a un rideau qui nous sépare. Agis donc comme il te plaît et nous agirons comme il nous plaira. »
Dis : « Je ne suis qu’un mortel, comme vous, à qui il a été révélé que notre Dieu est un Dieu Unique. Suivez Son droit chemin et implorez Son pardon ! » Malheur aux polythéistes
qui ne s’acquittent pas de l’aumône légale et qui ne croient pas à la vie future !
En vérité, une récompense éternelle est accordée à ceux qui croient et qui accomplissent de bonnes œuvres.
Dis : « Renierez-vous vraiment Celui qui a créé la terre en deux jours, et Lui donnerez-vous des égaux ? C’est Lui le Seigneur de l’Univers ! »
Sur la terre, Il a placé des montagnes comme des piliers et Il l’a bénie ; Il y a déterminé ses nourritures en quatre jours d’égale durée, voilà la réponse à ceux qui t’interrogent.
Il s’adressa ensuite au ciel qui était alors une fumée et Il lui dit, ainsi qu’à la terre : « Venez tous deux, de gré ou de force ! » Ils dirent : « Nous venons, obéissants ! »
Il acheva la formation de sept cieux en deux jours et révéla à chaque ciel sa fonction. Nous avons orné le ciel le plus proche de la terre de luminaires et Nous l’avons pourvu d’une protection. Tel est l’ordre établi par le Tout-Puissant, l’Omniscient.
S’ils s’en détournent, dis-leur alors : « Je vous mets en garde contre une foudre semblable à la foudre qui frappa les Adites et les Thémoudites ! »
Quand les Envoyés vinrent à eux de toutes parts pour leur dire : « N’adorez que Dieu ! », ils répondirent : « Si notre Seigneur l’avait voulu, Il aurait fait descendre des anges. Nous ne croyons donc pas aux messages avec lesquels vous avez été envoyés. »
Quant aux hommes de Ad, ils se sont enflés d’orgueil injustement sur terre et ont dit : « Qui donc est plus puissant que nous ? » N’ont-ils pas vu que Dieu, qui les a créés, est plus Puissant qu’eux ? Cependant ils niaient Nos signes.
Nous déchaînâmes alors contre eux un vent mugissant en des jours néfastes pour leur faire subir le châtiment de l’ignominie dans la vie présente ; mais le châtiment de la vie future est plus ignominieux encore et ils ne seront guère secourus.
Quant aux gens de Thémoud, Nous les avons guidés, mais ils ont préféré l’aveuglement à la bonne Direction : c’est alors qu’ils furent saisis par la foudre du châtiment humiliant, en punition de ce qu’ils avaient accompli.
Nous sauvâmes cependant ceux qui croyaient et qui craignaient Dieu.
Le jour où les ennemis de Dieu seront rassemblés pour l’épreuve du Feu, ils y seront conduits par groupes.
Quand ils arriveront en Enfer, leurs oreilles, leurs yeux et leur peau témoigneront contre eux de ce qu’ils faisaient.
Ils diront à leurs peaux : « Pourquoi avez-vous témoigné contre nous ? », elles répondront : « C’est Dieu qui nous a fait parler, Lui qui fait parler toute chose. C’est Lui qui vous a créés une première fois et c’est vers Lui que vous retournerez. »
 Vous ne pouviez vous cacher au point que ni votre ouïe, ni vos yeux, ni votre peau ne puissent témoigner contre vous ; mais vous pensiez plutôt que Dieu ignorait un grand nombre de vos actions.
Telle était votre opinion sur votre Seigneur. C’est précisément cette fausse opinion sur Dieu qui vous a ruinés : vous vous retrouvez mainte­nant parmi les perdants.
S’ils persistent dans leur erreur, l’Enfer sera leur lieu de séjour ; s’ils viennent à demander des excuses, ils ne seront point excusés.
Nous leur avons attaché des compagnons qui leur ont embelli ce qui était entre leurs mains et ce qui se trouvait derrière eux : c’est ainsi que la sentence prononcée contre les communautés d’hommes et de djinns qui les ont précédés fut justifiée contre eux. En vérité, ce sont les perdants.
Les incroyants disent : « N’écoutez pas la récitation de ce Coran et faites du vacarme pendant sa lecture. Peut-être aurez-vous le dessus ! »
Nous ferons goûter aux incroyants un terrible châtiment et Nous les punirons sévèrement pour leurs mauvaises actions.
Ainsi la rétribution des ennemis de Dieu sera le Feu ; ils y trouveront la demeure de l’Éternité comme punition pour avoir nié Nos signes.
Les incroyants diront : « Seigneur ! Montre-nous ceux qui nous ont égarés parmi les djinns et les hommes : nous les placerons sous nos pieds, afin qu’ils soient au plus bas degré de l’Enfer. »
En vérité, les anges descendent sur ceux qui disent : « Notre Seigneur est Dieu », et suivent le droit chemin. « Ne craignez rien et ne vous affligez pas ! Réjouissez-vous de la bonne nouvelle du Paradis qui vous a été promis !
Nous sommes vos protecteurs dans la vie de ce monde et dans la vie future : vous y trouverez tout ce que vos âmes désireront et vous obtiendrez tout ce que vous demanderez,
comme un don accordé par Celui qui pardonne et qui est Miséricordieux. »
Qui pourrait détenir de plus belles paroles que celui qui invoque Dieu et qui accomplit de bonnes actions en disant : « Je suis de ceux qui se soumettent à la volonté de Dieu ! »
La bonne action n’est pas semblable à la mauvaise action ; rends le bien pour le mal et tu verras ton ennemi se changer en ami chaleureux.
Mais ce privilège n’est accordé qu’à ceux qui supportent le mal avec patience ; il n’est accordé qu’à ceux qui détiennent une grâce infinie.  
Si Satan t’incite au mal, implore donc la protection de Dieu : Il est Celui qui entend et qui sait tout.
Parmi Ses merveilles, il y a la nuit et le jour, le soleil et la lune. Ne vous prosternez ni devant le soleil ni devant la lune, mais prosternez-vous plutôt devant Dieu qui les a créés si c’est Lui que vous adorez.
S’ils se montrent orgueilleux, qu’ils sachent que ceux qui sont auprès de Dieu célèbrent Sa gloire la nuit et le jour sans jamais se lasser.
Parmi Ses signes, tu vois la terre humiliée ; mais, aussitôt que Nous faisons descendre sur elle l’eau du ciel, elle se ranime et reverdit. En vérité, Celui qui lui rend la vie est Celui qui fera revivre les morts. Certes, Il est Puissant sur toute chose.
Ceux qui dénaturent le sens de Nos versets ne Nous échappent pas. Celui qui sera précipité au Feu est-il meilleur que celui qui viendra en toute sécurité le Jour de la Résurrection ? Faites ce que vous voulez. Dieu voit parfaitement tout ce que vous faites.
Certains ne croient pas au Coran qui leur est parvenu, alors que c’est un Livre inattaquable :
l’erreur ne peut l’atteindre de nulle part. C’est une révélation émanent d’un Sage digne de louanges.
Il ne t’est dit que ce qui a été déjà dit aux Messagers venus avant toi. En vérité, ton Seigneur est le Détenteur du pardon et également le Détenteur du douloureux châtiment.
Si Nous en avions fait un Coran en langue étrangère, ils auraient dit : « Pourquoi ses versets n’ont-ils pas été exposés clairement ? Quoi ? Un Coran en langue étrangère et un Messager arabe ? » Dis : « Ce Coran est une bonne Direction et une guérison pour ceux qui croient. » Les incroyants sont atteints de surdité et frappés d’aveuglement en ce qui le concerne, comme si l’appel qui leur est adressé venait de trop loin pour être entendu.
Nous avions donné auparavant le Livre à Moïse, mais il fut l’objet de controverses. Si ce n’était pas une parole préalable de ton Seigneur, On aurait certainement jugé entre eux. À son sujet, ils sont vraiment dans un doute profond.
Quiconque fait le bien le fait pour lui-même, et quiconque agit mal le fait à son propre détriment. Ton Seigneur n’est point Injuste envers Ses serviteurs.
La connaissance de l’Heure appartient à Dieu. Aucun fruit ne sort de son enveloppe, nulle femelle ne conçoit ni ne met bas sans qu’Il le sache. Le jour où Dieu les interpellera : « Où sont Mes associés ? », ils répondront : « Nous t’annonçons qu’il n’y a point de témoin parmi nous ! »
Ils seront abandonnés par ceux qu’ils invoquaient auparavant et réaliseront alors qu’ils n’ont aucun refuge.
L’homme ne se lasse pas d’implorer le bien. Mais, dès qu’un malheur le touche, il est désespéré et affligé.
Si Nous lui faisons goûter une miséricorde de Notre part après qu’un malheur l’aura touché, il dira certainement : « Ceci m’est dû ! Et je ne pense pas que l’Heure aura lieu ; si je suis ramené vers mon Seigneur, je trouverai auprès de Lui la meilleure récompense. » Nous informerons ceux qui ont nié Nos signes de ce qu’ils auront fait et Nous leur ferons goûter un terrible châtiment.
Lorsque Nous comblons l’homme de bienfaits, il devient ingrat et orgueilleux ; si un malheur le touche, il se livre à de longues prières.
Dis : « Qu’en pensez-vous ? Si ce Coran provenait de Dieu et que vous le récusez : qui sera plus égaré que celui qui s’éloigne dans la dissidence ? »
Nous leur montrerons Nos signes dans l’Univers et en eux-mêmes, jusqu’à ce qu’il leur soit démontré que ce Coran est la Vérité. Ne suffit-il pas que ton Seigneur soit Témoin de toute chose ?
Ne doutent-ils vraiment pas de la comparution devant leur Seigneur ? La science de Dieu n’embrasse-t-elle pas toute chose ?
Hâ, Mîm.
 Aîn, Sîn, Qâf.
C’est ainsi que Dieu le Tout-Puissant, le Sage, t’adresse une révélation, comme à ceux qui ont vécu avant toi.
Tout ce qui est dans les cieux et tout ce qui est sur la terre Lui appartient. Il est le Très-Haut et le Sublime.
Peu s’en faut que les cieux ne se fendent depuis leur faîte, quand les anges célèbrent les louanges de leur Seigneur et implorent Son pardon pour ceux qui sont sur la terre. Dieu n’est-Il pas, en vérité, Celui qui pardonne, le Miséricordieux ?
Quant à ceux qui invoquent des maîtres en dehors de Lui, Dieu les observe attentivement : tu n’es pas leur garant.
Aussi, Nous te révélons un Coran en langue arabe pour que tu avertisses la mère des cités et ceux qui habitent dans ses alentours et pour que tu mettes en garde contre le Jour de la réunion sur lequel il n’y a aucun doute. Une partie d’entre eux sera au Paradis et une autre sera en Enfer.
Si Dieu l’avait voulu, Il aurait fait de tous les hommes une seule communauté, mais Il fait entrer qui Il veut dans Sa miséricorde. Les injustes ne trouveront ni protecteur ni défenseur.
Ont-ils pris des maîtres en dehors de Lui ? Pourtant, Dieu est le Seul Maître : c’est Lui qui fait revivre les morts et c’est Lui qui est Puissant sur toute chose.
Quel que soit le sujet de vos désaccords, le Jugement appartient à Dieu. Tel est Dieu mon Seigneur ! En Lui je mets ma confiance ! Vers Lui je reviens repentant !
Il est le Créateur des cieux et de la terre. Il vous a donné des épouses, issues de vous-mêmes, et des couples mâle et femelle dans l’espèce animale : par ce moyen, il vous multiplie. Il n’y a rien qui Lui ressemble. Il est Celui qui entend et qui voit parfaitement.
Les clefs des cieux et de la terre lui appartiennent. Il accorde généreusement ou modérément Ses richesses à qui Il veut. En vérité, Il est Omniscient.
Il a légiféré pour vous en matière de religion ce qu’Il avait prescrit à Noé, ce que Nous t’avons révélé et ce que Nous avions prescrit à Abraham, à Moïse et à Jésus. Acquittez-vous des obligations de la religion et n’en faites pas un sujet de division en formant des sectes ! Ce vers quoi tu appelles les polythéistes leur paraît pénible ; Dieu attire vers Lui qui Il veut et dirige celui qui se repent.
Ils ne se sont divisés qu’après avoir reçu la connaissance, par rivalité entre eux. Si ce n’était une parole préalable de ton Seigneur reportant le Jugement à un terme fixé, On aurait tranché entre eux. Certes, ceux qui ont hérité des Écritures après eux sont dans un doute troublant à son sujet.
Appelle donc à cette religion ; marche droit comme On te l’a ordonné ; ne suis pas leurs passions. Dis : « Je crois en tout Livre révélé par Dieu. On m’a ordonné d’être juste envers vous. Dieu est notre Seigneur et c’est aussi votre Seigneur ; à nous nos œuvres et à vous vos œuvres ; qu’il n’y ait plus de querelles entre nous et vous. Dieu nous réunira tous. C’est vers Lui que sera le retour. »
Les arguments de ceux qui discutent au sujet de Dieu n’ont plus aucune valeur auprès de leur Seigneur, après qu’il a été répondu à Son appel. Sa colère tombera sur eux et ils subiront un terrible châtiment.
C’est Dieu qui a fait descendre, en toute vérité, le Livre et la Balance. Qu’en sais-tu ? l’Heure est peut-être proche.
Ceux qui n’y croient pas cherchent à hâter sa venue ; les croyants la redoutent, car ils savent que c’est la Vérité. Ceux qui doutent de l’Heure, ne sont-ils pas dans un profond égarement ?
Dieu est Plein de bonté envers Ses serviteurs. Il accorde Ses bienfaits à qui Il veut. Il est le Fort et le Tout-Puissant.
Nous accroîtrons la moisson de celui qui désire labourer dans le champ de la vie future ; quant à celui qui désire labourer dans le champ de la vie présente, Nous lui accorderons ses produits, mais il n’aura aucune part dans l’au-delà.
Ont-ils des divinités qui leur auraient prescrit des lois, en matière de religion, que Dieu n’aurait pas permises ? Or, si l’arrêt décisif n’avait pas été prononcé, il aurait été tranché entre eux. Certes, les injustes connaîtront un châtiment douloureux.
Tu verras les injustes épouvantés par ce qu’ils ont accompli. Le châtiment s’abattra sur eux, alors que ceux qui auront cru et accompli de bonnes œuvres seront dans les Jardins du Paradis ; ils auront auprès de leur Seigneur tout ce qu’ils voudront : telle est l’immense grâce,
telle est la bonne nouvelle que Dieu annonce à ceux de Ses serviteurs qui croient et qui font le bien. Dis : « Je ne vous réclame aucun salaire pour cela, si ce n’est l’amour envers vos proches. » À quiconque accomplit une bonne action, Nous accorderons une récompense plus belle encore. En vérité, Dieu est Celui qui pardonne. Il est Reconnaissant.
Ou bien diront-ils : « Il a inventé un mensonge contre Dieu » ? Or, si Dieu le voulait, Il apposerait un sceau sur ton cœur. Par Ses paroles, Dieu efface l’erreur et confirme la Vérité ; Il connaît parfaitement le contenu des cœurs.
C’est Lui qui accepte le repentir de Ses serviteurs. Il pardonne les péchés et Il sait ce que vous faites ;
Il exauce ceux qui croient et qui pratiquent le bien : Il les comblera de Ses faveurs ; les incroyants subiront un terrible châtiment.
Si Dieu avait accordé largement Ses dons à Ses serviteurs, ils auraient été injustes sur la terre. Mais Il fait descendre avec mesure ce qu’Il veut. Il connaît bien Ses serviteurs et Il voit tout parfaitement.
C’est Lui qui fait pleuvoir abondamment lorsque les hommes sont désespérés. Il répand Sa miséricorde. Il est le Maître digne de louanges.
Parmi Ses signes, il y a la création des cieux, de la terre et des êtres vivants qu’Il y a disséminés ; Il a le pouvoir de les réunir quand Il le voudra.
Tout malheur qui vous atteint résulte de ce que vos mains ont perpétré. Dieu pardonne pourtant un grand nombre de vos péchés.
Vous ne seriez pas capables de vous opposer à la volonté de Dieu sur la terre. Vous n’avez, en dehors de Lui, ni protecteur ni défenseur.
Parmi Ses signes : les vaisseaux, semblables à des montagnes, traversent les mers ;
Il calme le vent quand Il le veut et les vaisseaux restent immobiles à la surface de l’eau ‒ il y a là vraiment des signes pour tout homme constant et reconnaissant ‒,
ou bien il les fait engloutir par la mer, en punition de ce qu’ils ont commis. Cependant, Il pardonne souvent.
Que ceux qui discutent Nos signes sachent qu’ils ne trouveront aucun refuge.
Tout ce qu’il vous a été donné n’est que jouissance éphémère de la vie présente. Ce qui se trouve auprès de Dieu est meilleur et plus durable pour ceux qui croient ; ceux qui mettent leur confiance en leur Seigneur ;
ceux qui évitent les péchés graves et les turpitudes ; ceux qui pardonnent après s’être mis en colère ;
ceux qui répondent à l’appel de leur Seigneur ; ceux qui s’acquittent de la prière ; ceux qui se concertent entre eux avant de prendre une décision ; ceux qui donnent en aumône une partie des biens que Nous leur avons accordés ;
ceux qui se défendent contre l’injustice.
La sanction pour une mauvaise action est une mauvaise action identique, mais celui qui pardonne et qui s’amende trouvera sa récompense auprès de Dieu. En vérité, Dieu n’aime pas les injustes.
Quant à ceux qui usent de représailles après avoir subi une injustice, ils ne seront point poursuivis.
La poursuite pour culpabilité concerne ceux qui sont injustes envers les hommes et qui commettent des violences sur la terre contre toute justice : voilà ceux qui subiront un châtiment douloureux.
Mais celui qui supporte patiemment et pardonne fera preuve, en vérité, d’une sage résolution.
Celui que Dieu égare ne trouvera aucun protecteur en dehors de Lui. Tu verras les injustes s’écrier à la vue du châtiment : « Y a-t-il un moyen pour revenir sur la terre ? » ;
tu les verras exposés à la Géhenne, confondus dans l’humiliation, jetant des regards furtifs. Ceux qui auront cru diront alors : « Les perdants, le Jour de la Résurrection, seront, certes, ceux qui auront causé leur propre perte et celle de leur famille. » Les injustes ne seront-ils pas livrés à un supplice perpétuel ?
Ils n’auront aucun protecteur, en dehors de Dieu, pour les secourir. Celui que Dieu égare ne trouvera aucune autre voie.
 Répondez à votre Seigneur avant l’arrivée d’un jour dont Dieu ne reportera jamais le terme : vous ne trouverez, ce jour-là, aucun refuge et il ne vous sera pas possible de nier vos péchés.
S’ils se détournent, sache que Nous ne t’avons pas envoyé pour veiller sur eux : tu es seulement chargé de transmettre le message. Lorsque Nous accordons à l’homme une miséricorde émanant de Nous, il s’en réjouit ; mais, si un mal l’atteint à cause de ce que ses mains ont perpétré, l’homme devient alors ingrat.
Le royaume des cieux et de la terre appartient à Dieu. Il crée ce qu’Il veut ; Il donne des filles à qui Il veut et Il donne des garçons à qui Il veut ;  
ou bien Il donne à la fois des garçons et des filles ; Il rend stérile qui Il veut. En vérité, Il est Omniscient et Omnipotent.
Il n’a pas été donné à un mortel que Dieu lui adresse la parole, si ce n’est par révélation, ou derrière un voile, ou bien encore en envoyant un Messager qui révèle avec Sa permission ce qu’Il veut. En vérité, Il est le Très-Haut et le Sage par excellence.
C’est ainsi que Nous t’avons révélé un Esprit provenant de Notre ordre. Tu n’avais auparavant aucune connaissance du Livre et de la foi : Nous en avons fait une lumière grâce à laquelle Nous dirigeons qui Nous voulons parmi Nos serviteurs. En vérité, tu guides vers le droit chemin ;
le chemin de Dieu à qui appartient tout ce qui est dans les cieux et tout ce qui est sur la terre. N’est-ce pas que toute chose retourne à Dieu ?
Hâ, Mîm.
Par le Livre clair !
En vérité, Nous en avons fait un Coran en langue arabe. Peut-être comprendrez-vous !
Certes, il est dans la Mère du Livre, auprès de Nous, sublime et plein de sagesse.
Allons-Nous vous priver du rappel parce que vous êtes un peuple transgresseur ?
Que de Prophètes avons-Nous envoyés aux anciens !
Mais aucun Prophète n’est venu à eux sans qu’il soit l’objet de leurs moqueries.
Nous avons alors anéanti des peuples plus redoutables que les incroyants de La Mecque ; l’exemple des anciens a été déjà cité.
Si tu leur demandes qui a créé les cieux et la terre, ils répondront : « C’est le Tout-Puissant, l’Omniscient qui les a créés ! »
C’est Lui qui a étendu pour vous la terre, comme un tapis, et y a disposé des chemins. Peut-être serez-vous bien dirigés !
C’est Lui qui a fait descendre du ciel une eau avec mesure, grâce à laquelle Nous ranimons une terre morte : c’est ainsi que, vous aussi, vous serez ressuscités.
C’est Lui qui a créé toutes les espèces par couples dans leur diversité ; Il vous a donné des vaisseaux et des bêtes de somme pour vous porter,
 afin que vous vous installiez commodément sur leur dos et que vous disiez, une fois bien installés dessus : « Gloire à Celui qui nous a soumis tout cela, autrement, nous n’aurions pu y parvenir.
C’est bien vers notre Seigneur que nous retournerons. »
Les polythéistes attribuent à Dieu une descendance parmi Ses serviteurs ; l’homme est vraiment très ingrat.
Dieu se serait-Il attribué des filles, parmi les êtres qu’Il a créés, et vous aurait-Il accordé de préférence des fils ?
Lorsqu’on annonce à l’un d’entre eux la naissance de ce qu’il attribue au Miséricordieux, son visage s’assombrit et un grand chagrin l’envahit.
« Eh quoi ! Une créature qui grandit au milieu des parures et qui est incapable de se défendre dans la discussion par une argumentation claire et convaincante ? »
Ils font des anges, qui sont les serviteurs du Miséricordieux, des êtres féminins. Ont-ils été témoins de leur création ? Leur témoignage sera mentionné par écrit et ils seront interrogés sur ce sujet.
Ils ont dit : « Si le Miséricordieux l’avait voulu, nous n’aurions pas adoré ces idoles » : ils n’en ont aucune connaissance ; ils ne se livrent qu’à des conjectures.
Leur avons-Nous donné, avant le Coran, un Livre auquel ils sont encore attachés ?
Non ! Ils disent plutôt : « Nous avons trouvé nos pères pratiquant un culte et nous nous guidons en suivant leurs traces. »
Ainsi, Nous n’avons envoyé avant toi aucun avertisseur à une cité sans que ceux de ses habitants vivant dans la richesse excessive disent : « Nous avons trouvé nos pères pratiquant un culte et nous nous conformons à leur exemple. »
Le Prophète dit : « Et si je vous apportais une direction meilleure que celle que vous avez trouvée chez vos pères ? » Ils répondirent : « Nous ne croyons pas au message avec lequel vous avez été envoyés. »
Nous nous sommes alors vengés d’eux. Considère donc la fin de ceux qui criaient au mensonge !
Mentionne Abraham lorsqu’il dit à son père et à son peuple : « Je suis totalement innocent de ce que vous adorez !
Je n’adorerai que Celui qui m’a créé, car c’est Lui qui me guidera vraiment. »
Il en fit une parole qui devait se perpétuer parmi sa descendance. Peut-être reviendront-ils !
J’ai accordé à ces gens et à leurs pères une jouissance éphémère jusqu’à ce que viennent à eux la Vérité et un Messager explicite.
Mais, quand la Vérité leur est parvenue, ils ont dit : « C’est de la magie ! Nous n’y croyons pas ! »
Ils ont dit encore : « Si au moins ce Coran avait été révélé à un personnage important de l’une des deux cités ! »
Sont-ils chargés de distribuer la miséricorde de ton Seigneur ? C’est Nous qui avons réparti entre eux leur subsistance dans la vie de ce monde et c’est Nous qui avons élevé de quelques degrés certains d’entre eux par rapport à d’autres, pour que les uns prennent les autres à leur service. Cependant, la miséricorde de ton Seigneur vaut mieux que les richesses qu’ils amassent.
S’il n’était à craindre que les gens ne deviennent une seule communauté de mécréants, Nous aurions pourvu les maisons de ceux qui ne croient pas au Miséricordieux de terrasses d’argent avec des escaliers pour y accéder ;
Nous aurions pourvu aussi ces maisons de portes et de lits de repos, sur lesquels ils s’accouderaient,
et de précieux ornements. Mais tout cela n’aurait été qu’une jouissance éphémère de la vie en ce monde : la vie future auprès de ton Seigneur appartient à ceux qui Le craignent.
Nous attachons un démon, pour être un compagnon inséparable à quiconque se détourne du rappel du Miséricordieux.
Certes, les démons détournent les hommes du droit chemin, alors même que ces derniers s’estiment être bien dirigés.
Lorsque cet homme se présentera devant Nous, il dira à son démon : « Plût à Dieu qu’il y eût entre nous la distance qui sépare les deux Orients. » Quel détestable compagnon !
Ce jour-là ne vous profitera point, puisque vous avez été injustes : vous serez certes associés dans le châtiment.
Feras-tu entendre les sourds ? Guideras-tu les aveugles ? Ou bien dirigeras-tu ceux qui sont dans un égarement manifeste ?
Soit que Nous te rappelions à Nous, auquel cas Nous nous vengerons d’eux ;
soit que Nous te montrions ce que Nous leur avons promis, car Nous les tenons en Notre pouvoir.
Attache-toi fermement à ce qui t’a été révélé, car tu es, en vérité, dans le droit chemin.
Certes, ceci est un rappel pour toi et pour ton peuple et vous serez interrogés à son sujet.
Interroge ceux de Nos messagers que Nous avons envoyés avant toi. Leur avons-Nous désigné des divinités pour être adorées en dehors du Miséricordieux ?
Nous avions envoyé Moïse avec Nos signes à Pharaon et à son peuple. Il dit : « Je suis l’Envoyé du Seigneur de l’Univers. »
Quand il se présenta à eux avec Nos signes, ils les tournèrent en dérision ;
chaque miracle que Nous leur montrions était plus grand que le précédent. Nous les avons saisis par le châtiment. Peut-être se seraient-ils repentis !
Ils dirent : « Ô magicien ! Implore pour nous ton Seigneur selon la promesse qu’Il t’a faite. Nous suivrons alors le droit chemin. »
Lorsque Nous les délivrâmes du châtiment, ils violèrent leurs serments.
Pharaon fit une proclamation à son peuple et dit : « Ô mon peuple ! Le royaume d’Égypte et ces fleuves qui coulent à mes pieds ne m’appartiennent-ils pas ? Ne voyez-vous donc pas ?
Ne suis-je pas meilleur que cet homme misérable et qui est incapable de bien s’exprimer ?
Si au moins on lui avait mis des bracelets d’or ou s’il était venu accompagné d’anges ! »
Pharaon égara son peuple, celui-ci lui obéit. Certes, c’était un peuple pervers.
Lorsqu’ils provoquèrent Notre colère, Nous nous vengeâmes d’eux ; ainsi, ils furent tous engloutis par la mer.
Nous en avons fait un précédent et un exemple pour la postérité.
Quand le fils de Marie est proposé en exemple, ton peuple s’en détourne.
Ils disent : « Nos divinités valent-elles mieux que le fils de Marie ou le fils de Marie que nos divinités ? » Ils ne t’ont proposé cette comparaison que pour polémiquer, car ce sont plutôt des gens contestataires.
Or, Jésus n’est qu’un serviteur auquel Nous avions accordé Notre grâce et dont Nous avions fait un signe aux fils d’Israël.
Si Nous l’avions voulu, Nous aurions établi sur la terre, à votre place, des anges pour vous succéder.
En vérité, Jésus est l’indice de l’approche de l’Heure : n’ayez aucun doute à son sujet et suivez-Moi. Voilà le droit chemin.
Que Satan ne vous égare point, car il est votre ennemi déclaré.
Quand Jésus vint à eux avec des preuves évidentes, il dit : « Je viens à vous avec la sagesse et pour vous éclairer sur certaines questions qui vous divisent. Craignez Dieu et obéissez-moi !
En vérité, Dieu est mon Seigneur et le vôtre. Adorez-le ! Voilà le droit chemin ! »
Les différentes sectes divergèrent entre elles. Malheur aux injustes à cause du jour d’un châtiment douloureux !
Qu’attendent-ils donc ? Que l’Heure les surprenne à l’improviste, sans qu’ils s’en rendent compte ?
Ce jour-là, les amis deviendront ennemis les uns des autres, à l’exception de ceux qui craignent Dieu.
« Ô Mes serviteurs ! N’ayez aucune crainte, ce jour-là ! Vous ne serez point affligés !
Vous qui croyiez en Nos signes et qui étiez soumis à Notre volonté
entrez au Paradis : vous et vos épouses, vous y serez honorés ! »
On fera circuler parmi eux des plateaux en or et des coupes ; il y aura là tout ce que les êtres humains désirent et tout ce qui réjouit les yeux ; vous y demeurerez pour l’Éternité :
tel est le Paradis dont vous hériterez, en récompense de ce que vous avez fait sur terre.
Il y aura là pour vous des fruits abondants et vous en mangerez.
Les criminels subiront éternellement le châtiment de la Géhenne
qui ne sera jamais interrompu pour eux ; ils seront plongés dans un cruel désespoir.
Nous n’avons pas été injustes envers eux, mais ils étaient eux-mêmes injustes.
Ils crieront : « Ô Malik ! Que ton Seigneur nous achève ! » Malik répondra : « En vérité, vous êtes là pour toujours ! »
Nous vous avions apporté la Vérité, mais la plupart d’entre vous avaient de l’aversion pour la Vérité.
Ont-ils décidé de mal agir ? Nous aussi, Nous agirons en conséquence.
Pensent-ils que Nous n’entendons pas leurs secrets et leurs confidences ? Mais si ! Nos Envoyés, placés auprès d’eux, notent tout par écrit.
Dis : « Si le Miséricordieux avait un fils, je serais le premier à l’adorer. »
Gloire au Seigneur des cieux et de la terre ! Le Seigneur du Trône ! Il transcende ce qu’ils décrivent !
Laisse-les tenir des discours frivoles et s’amuser jusqu’à ce qu’ils rencontrent le jour qui leur a été promis.
C’est Lui qui est Dieu dans le ciel et qui est Dieu sur la terre. Il est le Sage et l’Omniscient.
Béni soit Celui à qui appartient le royaume des cieux, de la terre et ce qui se trouve entre eux ! Il détient la connaissance de l’Heure. Vers Lui vous retournerez.
Ceux qu’ils invoquent en dehors de Dieu ne possèdent aucun pouvoir d’intercession auprès de Lui, à l’exception de ceux qui témoignent de la Vérité en connaissance de cause.
Si tu leur demandes qui les a créés, ils disent : « C’est Dieu ! » Comment se laissent-ils égarer alors ?
Le Prophète dit : « Ô mon Seigneur ! En vérité, ce sont des gens qui ne croient pas ! »
Pardonne-leur et dis : « Paix ! » Ils sauront bientôt.
Hâ, Mîm.
Par le Livre clair !
Nous l’avons fait descendre en une nuit bénie, car, en vérité, Nous avertissons toujours.
Durant cette nuit, tout ordre sage est décidé.
C’est un ordre émanant de Notre part. Oui, c’est Nous qui envoyons des Messagers
à titre de miséricorde de ton Seigneur. Il est Celui qui entend et qui sait tout.
Le Seigneur des cieux, de la terre et de tout ce qui se trouve entre eux, si vous croyiez avec certitude !
Il n’y a point d’autre Dieu que Lui. Il donne la vie et Il donne la mort. Il est votre Seigneur et le Seigneur de vos premiers ancêtres.
Or, ces gens-là, plongés dans le doute, s’en moquent.
Attends donc le jour où le ciel laissera apparaître une fumée visible
qui enveloppera les hommes : voici un châtiment douloureux !
« Notre Seigneur ! Épargne-nous ce châtiment ! Oui, maintenant nous croyons ! »
Comment le rappel leur profiterait-il alors qu’un Envoyé explicite leur est déjà venu ?
Ils se sont détournés de lui et ils ont dit : « C’est un homme instruit par d’autres et un possédé du démon ! »
Nous allons éloigner de vous pour peu de temps le châtiment, mais vous reviendrez sûrement à votre incroyance.
Le jour où Nous frapperons avec une terrible violence, ce sera Notre vengeance.
Nous avons éprouvé avant eux le peuple de Pharaon quand un noble Messager se présenta à eux :
« Livrez-moi donc les serviteurs de Dieu. Je suis pour vous, en vérité, un Messager digne de confiance.
Ne désobéissez pas à Dieu, je viens à vous avec une preuve incontestable.
Je cherche la protection de Celui qui est mon Seigneur et le vôtre pour que vous ne me lapidiez pas.
Si vous ne me faites pas confiance, éloignez-vous de moi. »
Il invoqua son Seigneur : « Ces gens-là sont vraiment des criminels ! »
« Pars de nuit avec Mes serviteurs ; vous serez poursuivis !
Tu laisseras la mer béante ; après votre traversée, l’armée de Pharaon y sera engloutie. »
Combien de jardins et de sources ils laissèrent derrière eux ;
de champs ensemencés, de superbes habitations ;
de délices au sein desquels ils vivaient agréablement !
Il en fut ainsi : Nous avons donné tous ces biens en héritage à un autre peuple.
Ni le ciel ni la terre ne pleurèrent sur eux et aucun délai ne leur fut accordé.
C’est ainsi que Nous avons sauvé les fils d’Israël du châtiment humiliant
de Pharaon qui était orgueilleux et injuste.
Nous les avons choisis à bon escient parmi tous les peuples de l’Univers ; 
Nous leur fîmes voir des signes qui constituaient de véritables épreuves.
Ces gens-là disent :
« Il n’y a pour nous qu’une seule mort : la première ; et nous ne serons guère ressuscités.
Faites donc revenir nos ancêtres, si vous êtes véridiques ! »
Seraient-ils meilleurs que le peuple de Toubâa et que les peuples antérieurs que Nous avons exterminés parce qu’ils étaient coupables ?
Ce n’est pas divertissement que Nous avons créé les cieux, la terre et tout ce qui se trouve entre eux ;
c’est en toute vérité que Nous les avons créés, mais la plupart des hommes ne savent pas.
Certes, le Jour de la décision sera leur rendez-vous à tous ;
le jour où l’ami dévoué ne pourra pas intercéder en faveur de son ami, ils n’auront aucun secours à attendre,
à l’exception de ceux à qui Dieu fera miséricorde. Il est, en vérité, le Tout-Puissant, le Miséricordieux.
Certes, l’arbre Zaqqoum
sera la nourriture du pécheur ;
il bouillonnera dans les entrailles, tel un métal en fusion,
comme de l’eau bouillante !
Saisissez cet homme et conduisez-le jusqu’au milieu de la Fournaise !
Puis, châtiez-le en versant sur sa tête de l’eau brûlante !
Goûte donc ! C’est bien toi le puissant, le noble !
En vérité, voilà ce dont vous doutiez !
Certes, ceux qui craignent Dieu séjourneront dans des résidences paisibles,
au milieu des Jardins et des sources,
revêtus d’habits de soie satinée et de brocart. Ils seront placés les uns en face des autres.
Il en est ainsi. Nous leur donnerons pour épouses de belles femmes aux grands yeux.
Là, ils pourront demander toutes sortes de fruits en toute quiétude.
Ils n’auront plus à subir l’épreuve de la mort, après l’avoir subie une première fois. Dieu les protégera du châtiment de la Géhenne.
C’est là une grâce de ton Seigneur, voilà donc le bonheur suprême !
Nous avons rendu ce Coran facile à comprendre en ta langue. Peut-être réfléchiront-ils !
Attends donc ce qui doit arriver ! Eux aussi attendent.
Hâ, Mîm.
La révélation du Livre émane de Dieu, le Tout-Puissant, le Sage.
En vérité, il y a des signes pour les croyants dans les cieux et sur la terre.
Dans votre propre création et dans les animaux qu’Il répand et qu’Il multiplie, il y a aussi des signes pour des gens qui croient fermement ;
dans l’alternance de la nuit et du jour, dans l’eau génératrice de bienfaits que Dieu envoie du ciel et grâce à laquelle Il fait revivre la terre morte, et dans la direction qu’Il imprime aux vents, il y a des signes pour les hommes qui raisonnent.
Voici les versets de Dieu que Nous te révélons en toute vérité. S’ils rejettent les versets de Dieu ainsi que Ses signes, en quel autre discours croiront-ils donc ?
Malheur à tout imposteur pécheur !
Il écoute les versets du Coran qu’on lui récite, mais il s’obstine dans son orgueil comme s’il ne les avait jamais entendus. Annonce-lui donc un châtiment douloureux.
S’il retient quelques-uns de Nos versets, il les tourne en dérision. Tels sont ceux qui subiront un châtiment humiliant.
La Géhenne les poursuit ; les richesses qu’ils ont acquises ne leur seront d’aucune utilité, pas plus que les maîtres qu’ils se sont donnés, en dehors de Dieu : un terrible châtiment les attend.
Ce Coran est l’indication d’une bonne Direction. À ceux qui ne croient pas aux signes de leur Seigneur est réservé un châtiment d’un supplice douloureux.
Dieu est Celui qui vous a soumis la mer pour que les vaisseaux y voguent sur Son ordre, et afin que vous recherchiez Ses bienfaits. Peut-être serez-vous reconnaissants !
Il vous a soumis tout ce qui est dans les cieux et tout ce qui est sur la terre ; tout vient de Lui. En vérité, il y a là des signes pour les gens qui réfléchissent.
Dis aux croyants de pardonner à ceux qui n’attendent pas les jours de Dieu durant lesquels Il rétribuera chacun selon ce qu’il aura accompli.
Quiconque fait le bien, le fait pour lui-même ; quiconque fait le mal, le fait à son propre détriment. Puis vous serez ramenés vers votre Seigneur.
Nous avions donné aux fils d’Israël le Livre, la sagesse et la prophétie et Nous leur avions accordé d’excellentes nourritures ; Nous les avions préférés à tous les autres peuples ;
Nous leur avions donné des preuves indiscutables de Notre ordre : ils ne furent en désaccord qu’après avoir reçu la science, injustes les uns envers les autres. Certes, ton Seigneur jugera entre eux, le Jour de la Résurrection, sur l’objet de leurs différends.
Nous t’avons ensuite mis sur la voie procédant de l’Ordre. Suis-la donc ! Ne suis pas les passions de ceux qui ne savent pas ;
ils ne te seront d’aucune utilité auprès de Dieu. Certes, les injustes sont alliés les uns des autres, alors que Dieu est le Maître de ceux qui Le craignent.
Ce Coran est une source de lumière pour les hommes et c’est aussi une bonne Direction et une miséricorde pour les gens qui croient avec certitude.
Ceux qui font le mal pensent-ils que Nous les traitons de la même manière que ceux qui croient et qui font le bien durant leur vie comme après leur mort ? Comme ils jugent mal !
Dieu a créé les cieux et la terre en toute vérité afin que chaque âme soit récompensée pour ce qu’elle aura fait. Les hommes ne seront nullement lésés.
Vois-tu celui qui prend sa passion pour une divinité ? Dieu l’égare sciemment, scelle son ouïe et son cœur et met un bandeau sur ses yeux. Qui donc le guidera, en dehors de Dieu ? N’y réfléchirez-vous pas ?
Ils disent : « Il n’y a pour nous que notre vie présente, nous mourrons et nous vivons. Seul le temps nous fait périr. » Ils ne détiennent aucune connaissance de cela ; ils ne font qu’émettre des conjectures.
Quand on leur récite Nos versets renfermant des preuves évidentes, leur seul argument est de dire : « Faites revenir nos ancêtres, si vous êtes véridiques ! »
Dis : « Dieu vous fait vivre, puis Il vous fait mourir. Il vous rassemblera ensuite, le Jour de la Résurrection : il n’y a aucun doute à ce sujet. » Mais la plupart des hommes ne savent pas.
Le royaume des cieux et de la terre appartient à Dieu. Le jour où l’Heure sonnera, ce jour-là, les négateurs de la Vérité seront perdus.
Tu verras chaque communauté agenouillée ; chaque communauté sera appelée devant son Livre. Aujourd’hui vous serez rétribués pour ce que vous avez fait.
Voici Notre Livre, il parle de vous en toute vérité, car Nous enregistrions tous vos actes.
Dieu fera entrer dans Sa miséricorde ceux qui auront cru et qui auront pratiqué le bien. Voilà un bonheur immense.
Quant à ceux qui auront été incroyants : Nos versets ne vous étaient-ils pas récités ? Vous étiez orgueilleux ! Vous êtes des gens coupables !
Quand On disait : « La promesse de Dieu est vraie. Il n’y a point de doute sur l’arrivée de l’Heure », vous avez dit : « Nous ne savons pas ce que c’est que l’Heure. Nous pensons que ce ne sont là que des conjectures et nous n’en avons aucune certitude. »
C’est alors que les désagréments de leurs mauvaises actions leur apparaîtront, et ce dont ils se moquaient les cernera.
Il leur sera dit : « Aujourd’hui Nous vous oublions comme vous avez oublié le Jour de la rencontre que voici. Votre refuge est le Feu ; personne ne vous portera secours.
Il en est ainsi parce que vous avez tourné en dérision les versets de Dieu et que la vie sur terre vous a trompés. » Ce jour-là, On ne les fera pas sortir de la Géhenne et ils ne seront pas appelés à se repentir.
À Dieu est destinée la louange : Seigneur des cieux, Seigneur de la terre, Seigneur de l’Univers.
À Lui la Grandeur absolue dans les cieux et sur la terre. Il est le Tout-Puissant, Il est le Sage.
Hâ, Mîm.
La révélation du Livre émane de Dieu, le Tout-Puissant, le Sage.
Nous n’avons créé les cieux, la terre et ce qui se trouve entre eux qu’en toute vérité et pour une durée déterminée, mais les incroyants se détournent de ce dont ils ont été avertis.
Dis : « Avez-vous considéré ceux que vous adorez en dehors de Dieu ? Montrez-moi donc ce qu’ils ont créé de la terre ! Ont-ils été associés à la création des cieux ? Apportez-moi un livre antérieur à celui-ci ou une quelconque trace de science, si vous êtes véridiques ! »
Qui donc est plus égaré que ceux qui invoquent, en dehors de Dieu, des divinités qui ne les exauceront pas et qui resteront indifférentes à leurs prières jusqu’au Jour de la Résurrection ?
Lorsque les gens seront rassemblés, ces divinités deviendront leurs ennemis et renieront leur adoration.
Quand on leur récite Nos versets aux preuves évidentes, les incroyants disent de la Vérité qui leur est parvenue : « C’est une magie manifeste ! »
Ou bien ils disent : « Il a inventé le Coran ! » Dis : « Si je l’ai inventé, vous ne pourrez pas me protéger contre Dieu ; Il sait parfaitement ce que vous propagez, Il suffit comme Témoin entre vous et moi. Il est Celui qui pardonne. Il est Miséricordieux. »
Dis : « Je ne suis pas un innovateur parmi les Envoyés ; j’ignore ce que l’on fera de moi et de vous. Je ne fais que suivre ce qui m’est révélé. Je ne suis qu’un avertisseur explicite. »
Dis : « Que direz-vous si ce Coran vient de Dieu et que vous n’y croyez pas, et qu’un témoin parmi les fils d’Israël en atteste la conformité à la Torah et y croit, tandis que vous vous enflez d’orgueil ? » En vérité, Dieu ne dirige guère les gens injustes.
Les incroyants disent aux croyants : « Si le Coran était un bien, ils ne nous auraient pas devancés pour y croire. » Mais, ayant refusé de se laisser diriger par ce Livre, ils disent : « C’est une vieille imposture ! »
Avant Lui fut révélé le Livre de Moïse comme guide et comme miséricorde. Et celui-ci est un Livre en langue arabe confirmant ce qui l’a précédé, destiné à avertir ceux qui sont injustes et à annoncer la bonne nouvelle à ceux qui font le bien.
En vérité, ceux qui disent : « Notre Seigneur est Dieu ! » et suivent le droit chemin seront à l’abri de toute crainte et de toute affliction.
Voilà ceux qui seront les hôtes du Paradis où ils demeureront pour l’Éternité en récompense de leurs œuvres.
Nous avons recommandé à l’homme la bonté envers son père et sa mère. Sa mère l’a porté avec peine et l’a enfanté avec peine ; sa gestation et son sevrage durent trente mois. Lorsqu’il atteint sa maturité et qu’il atteint quarante ans, il dit : « Seigneur ! Inspire-moi de la reconnaissance pour les bienfaits dont Tu m’as comblé, ainsi qu’envers mes parents, et de faire le bien qui Te plaît. Fais que ma postérité soit de bonne moralité. Je reviens vers Toi repentant et je suis de ceux qui Te sont soumis. »
Tels sont les hommes dont Nous acceptons les meilleures œuvres sans tenir compte de leurs fautes. Ils seront parmi les gens du Paradis. La promesse qui leur a été faite est véridique.
Quant à celui qui dit à ses parents : « Fi de vous ! Allez-vous me promettre que je sortirai vivant de ma tombe, alors qu’avant moi tant de générations sont passées ? » Tous deux imploreront en sa faveur le secours de Dieu. « Malheur à toi ! Crois ! La promesse de Dieu est vraie ! », mais il dira : « Ce ne sont que des histoires anciennes ! »
Voilà ceux qui auront mérité la sentence appliquée d’ailleurs contre les communautés des djinns et contre les communautés d’hommes qui ont vécu avant eux ; voilà, en vérité, les perdants.
Chacun d’eux occupera un rang correspondant à ce qu’il aura fait : Dieu rétribuera exactement leurs actions, ils ne seront point lésés.
Le jour où les incroyants seront exposés au Feu, on leur dira : « Vous avez dissipé les excellentes choses que vous possédiez durant votre vie sur la terre et vous en avez joui pleinement. Vous êtes rétribués aujourd’hui par le châtiment de l’humiliation parce que, sur la terre, vous avez été injustement orgueilleux et vous avez été pervers. »
Rappelle le souvenir du frère des Adites quand il avertit son peuple dans le pays d’El-Ahqaf, alors que les avertisseurs sont passés avant et après lui : « N’adorez que Dieu ! Je crains pour vous le châtiment d’un jour terrible ! »
Ils dirent : « Es-tu venu pour nous détourner de nos divinités ? Fais venir ce dont tu nous menaces, si tu es de ceux qui sont véridiques ! »
Il dit : « Dieu seul en a connaissance. Je vous transmets simplement le message avec lequel j’ai été envoyé, mais je vois que vous êtes des gens ignorants. »
Lorsqu’ils virent un nuage se diriger vers leur vallée, ils dirent : « Voici un nuage qui nous apporte de la pluie ! » Au contraire ! C’est ce que vous demandiez avec impatience : un vent qui contient un douloureux châtiment !
Il détruira tout sur l’ordre de son Seigneur ! Le lendemain matin, on ne voyait plus que leurs habitations. C’est ainsi que nous rétribuons les gens criminels.
Nous leur avions accordé plus de possibilités que ce que Nous vous avons accordé ; Nous leur avions donné l’ouïe, la vue et le cœur, mais ni leur ouïe, ni leur vue, ni leur cœur ne leur auront servi en quoi que ce soit pour avoir nié les signes de Dieu. Ils furent cernés par ce dont ils se moquaient.
Nous avons fait périr les habitants des cités autour de vous ; Nous leur avions adressé cependant Nos signes. Peut-être seraient-ils revenus de leurs égarements !
Pourquoi donc n’ont-ils pas été secourus par ceux qu’ils ont pris en dehors de Dieu comme divinités pour soi-disant les rapprocher de Lui ? Bien au contraire ! Ils les ont abandonnés : voilà ce que fut l’imposture de ces gens-là et leur invention imaginaire !
Rappelle-toi quand Nous avons amené un groupe de djinns devant toi pour écouter le Coran et que, une fois en ta présence, ils dirent : « Écoutez attentivement ! » Puis, quand ce fut terminé, ils retournèrent auprès de leur peuple en avertisseurs.
Ils dirent : « Ô notre peuple ! Nous venons d’entendre la lecture d’un Livre révélé après Moïse, confirmant les Livres qui l’ont précédé. Il guide vers la Vérité et vers le droit chemin.
Ô notre peuple ! Répondez au prédicateur de Dieu et croyez en Lui ; Dieu vous pardonnera une partie de vos péchés et vous préservera d’un châtiment cruel.
Celui qui ne répond pas au prédicateur de Dieu ne peut espérer affaiblir la puissance de Dieu sur la terre. Il n’aura pas de Maître en dehors de Lui. Ceux-là sont dans un égarement manifeste. »
Ne voient-ils pas que Dieu qui a créé les cieux et la terre sans avoir été fatigué par leur création possède le pouvoir de ressusciter les morts ? Bien sûr que oui ! En vérité, Il est Puissant sur toute chose.
Le jour où les incroyants seront exposés au Feu ‒ ceci n’est-il pas la Vérité ? ‒, ils diront : « Mais oui par notre Seigneur ! » Dieu dira : « Goûtez donc le châtiment en punition de votre incroyance ! »
Sois patient comme ont été patients les Envoyés qui étaient fermement résolus. Ne cherche point à hâter le châtiment des incroyants. Le jour où ils verront ce qui leur a été promis, il leur semblera n’être restés sur terre qu’une seule heure de la journée. Voilà une communication, en guise d’avertissement. Qui donc sera anéanti, sinon les gens pervers ?
Dieu rendra vaines les œuvres de ceux qui ne croient pas et qui détournent les gens de Son chemin.
Il effacera les péchés et améliorera la condition de ceux qui ont la foi, accomplissent de bonnes œuvres et croient en ce qui a été révélé à Mohammed et qui est la Vérité émanant de leur Seigneur.
Il en est ainsi parce que les incroyants se sont attachés à l’erreur et que les croyants ont suivi la Vérité de leur Seigneur. C’est ainsi que Dieu propose des exemples aux hommes.
Lorsque vous affrontez les incroyants au combat, frappez-les avec vos épées sur le cou jusqu’à ce que vous les ayez vaincus. Enchaînez-les solidement. Quand la guerre aura pris fin, libérez-les gracieusement ou contre une rançon. Il en est ainsi : si Dieu l’avait voulu, Il les aurait anéantis ; mais c’est pour vous éprouver les uns contre les autres. Il ne rendra pas vaines les actions de ceux qui sont tués dans la voie de Dieu :
Il les guidera et Il améliorera leur sort ;
Il les introduira dans le Paradis qu’Il leur a fait connaître.
Ȏ vous les croyants ! Si vous défendez la cause de Dieu, Il vous fera triompher et affermira vos pas.
Malheur aux incroyants : Dieu réduira à néant leurs œuvres.
Il en est ainsi parce qu’ils ont éprouvé de la répulsion pour ce que Dieu a révélé. Dieu rendra vaines leurs actions.
N’ont-ils pas parcouru la terre pour voir ce qu’il est advenu de leurs prédécesseurs ? Dieu les a exterminés. Un sort semblable est réservé aux incroyants.
Il en est ainsi, car Dieu est le Protecteur des croyants, tandis que les incroyants n’ont pas de maître.
En vérité, Dieu fera entrer ceux qui auront cru et qui auront accompli de bonnes œuvres dans des Jardins où coulent des fleuves ; alors que les incroyants jouissent des biens de ce monde et mangent comme mangent les bestiaux, mais leur lieu de séjour sera le Feu.
Que de cités, plus puissantes que la tienne qui t’a expulsé, n’avons-Nous pas anéanties, sans que personne ne leur prêtât secours !
Est-ce que celui qui se base sur une preuve évidente de son Seigneur est semblable à celui qui se complaît dans ses mauvaises actions et à ceux qui suivent leurs passions ?
Voici à quoi ressemble le Paradis promis à ceux qui craignent Dieu : il y aura là des fleuves dont l’eau est incorruptible, des fleuves de lait au goût inaltérable, des fleuves de vin exquis pour ceux qui en boivent, des fleuves de miel purifié ; ils y trouveront aussi des fruits de toutes sortes ainsi qu’un pardon de leur Seigneur. Ceux-là sont-ils semblables à ceux qui demeureront éternellement dans le Feu, à ceux qui seront abreuvés d’une eau bouillante qui leur déchirera les entrailles ?
Il y a parmi eux des hommes qui viennent t’écouter. Mais, à peine sortis de chez toi, ils demandent à ceux qui ont reçu la science : « Qu’a-t-il dit tantôt ? » Tels sont les hommes sur les cœurs desquels Dieu a apposé un sceau : ils suivent leurs propres passions.
Quant à ceux qui ont suivi la bonne voie, Dieu les dirigera encore mieux et leur inspirera la piété.
Qu’attendent-ils donc ? Qu’ils soient surpris par la brusque arrivée de l’Heure ? Or ses signes ont déjà paru. Mais à quoi leur servira le rappel, quand l’Heure se produira ?
Sache qu’en vérité il n’y a point d’autre divinité que Dieu. Implore le pardon pour ton péché, pour les croyants et les croyantes. Dieu connaît l’aboutissement de vos activités dans la vie présente, et votre lieu de séjour dans la vie future.
Les croyants disent : « Si seulement une sourate du Coran était révélée ! » Mais, lorsqu’une sourate explicite est révélée dans laquelle est mentionné le combat, tu vois ceux dont les cœurs sont malades te regarder du regard de celui qui s’évanouit devant la mort. Malheur à eux !
L’obéissance et un langage convenable leur seraient plus bénéfiques. Quand la guerre est décidée, il serait préférable pour eux d’être sincères envers Dieu.
Si vous vous en détournez, ne risqueriez-vous pas de répandre la corruption sur terre et de rompre vos liens de parenté ?
Ce sont ces hommes que Dieu a maudits : Il les a frappés de surdité et a aveuglé leurs yeux.
N’ont-ils pas médité le Coran ? Ou bien les cœurs de certains d’entre eux sont-ils fermés ?
Ceux qui sont revenus sur leurs pas après que le droit chemin leur a été clairement exposé ont été séduits et trompés par Satan.
Il en est ainsi parce qu’ils ont dit à ceux qui ont de l’aversion pour ce que Dieu a révélé : « Nous vous obéirons dans certaines choses. » Mais Dieu connaît leurs secrets.
Qu’adviendra-t-il d’eux lorsque les anges frapperont leurs visages et leurs dos et leur ôteront l’âme ?
Il en est ainsi parce qu’ils suivent ce qui provoque le courroux de Dieu et qu’ils éprouvent de l’aversion pour ce qui Lui plaît. Il rendra donc vaines leurs œuvres.
Ou bien est-ce que ceux dont les cœurs sont atteints d’une infirmité pensent que Dieu ne dévoilera jamais leur haine ?
Or, si Nous le voulions, Nous te les montrerions ; tu les reconnaîtrais sûrement à leurs traits et à leur langage vicieux. Dieu connaît parfaitement vos actions.
Nous vous mettrons à l’épreuve pour connaître ceux d’entre vous qui luttent pour la cause de Dieu, ceux qui sont persévérants, pour vérifier ce que l’on rapporte sur votre conduite.
En vérité, ceux qui sont incroyants et qui détournent les gens du chemin de Dieu, ceux qui se sont opposés au Messager après que la bonne Direction leur fut clairement exposée, tous ceux-là ne sauraient nuire aucunement à Dieu : Il rendra vaines leurs œuvres.
Ô vous qui croyez ! Obéissez à Dieu ! Obéissez à l’Envoyé ! Ne rendez pas vaines vos œuvres !
Dieu ne pardonnera jamais aux incroyants qui détournent les gens du chemin de Dieu et qui meurent ensuite dans l’incroyance.
Ne faiblissez pas ! Ne demandez pas la paix quand vous êtes les plus forts ! Dieu est avec vous ; Il ne vous privera pas de la récompense due à vos œuvres.
En vérité, la vie présente n’est que jeu et divertissement, alors que si vous croyez, si vous craignez Dieu, Il vous accordera votre récompense sans vous réclamer vos richesses.
S’Il vous les réclamait avec insistance, vous vous montreriez avares et Il ferait apparaître vos haines.
Vous voilà appelés à faire des dépenses dans le chemin de Dieu ; mais il y a parmi vous des avares. Or quiconque est avare l’est à son détriment. Dieu est Celui qui se suffit à Lui-même, et vous êtes pauvres. Si vous vous détournez, Dieu vous remplacera par un autre peuple qui ne vous ressemblera pas.
En vérité, Nous t’avons accordé une victoire éclatante
afin que Dieu te pardonne tes péchés passés et futurs ; qu’Il parachève Son bienfait envers toi ; qu’Il te dirige dans le droit chemin
et qu’Il t’assiste de Son puissant secours.
C’est Lui qui fait descendre la quiétude dans les cœurs des croyants afin qu’ils consolident leur foi. À Dieu appartiennent les armées des cieux et de la terre. Dieu est Omniscient et Sage.
Pour faire entrer les croyants et les croyantes dans les Jardins où coulent les fleuves et où ils demeureront éternellement, Dieu effacera leurs péchés. C’est un bonheur immense auprès de Dieu.
Dieu châtiera les hommes et les femmes hypocrites, les hommes et les femmes polythéistes, ceux qui pensent du mal de Dieu. Que les vicissitudes du sort les atteignent ! Dieu est Courroucé contre eux ; Il les a maudits ; Il a préparé pour eux la Géhenne. Quel affreux sort !
Les armées des cieux et de la terre appartiennent à Dieu. Dieu est Tout-Puissant et Sage.
En vérité, Nous t’avons envoyé comme témoin, comme annonciateur d’une bonne nouvelle et comme avertisseur,
afin que vous croyiez en Dieu et en Son messager, pour que vous l’assistiez, que vous l’honoriez et que vous célébriez les louanges de Dieu à l’aube et au crépuscule.
Certes, ceux qui te prêtent serment d’allégeance prêtent serment, en vérité, à Dieu. La main de Dieu est au-dessus de leurs mains : quiconque viole le serment le violera à son propre détriment. Dieu accordera une magnifique récompense à celui qui reste fidèle à l’engagement pris envers Lui.
Ceux des Arabes bédouins restés en arrière te disent : « Nos biens et nos familles nous ont retenus, implore donc le pardon de Dieu pour nous ! », ils disent avec leurs langues ce qui n’est pas dans leurs cœurs. Dis : « Qui donc peut intervenir pour vous contre la volonté de Dieu s’Il veut vous infliger d’un malheur ou vous accorder quelque bien ? Mais Dieu est parfaitement Informé de ce que vous faites.
Vous pensiez plutôt que jamais le Messager et les croyants ne retourneraient à leurs familles. Cette pensée plaisait à vos cœurs, vous avez eu des pensées coupables : vous êtes un peuple perdu. »
Que celui qui ne croit pas en Dieu et en Son Envoyé sache que Nous avons préparé une Fournaise brûlante pour les incroyants.  
Le Royaume des cieux et de la terre appartient à Dieu : Il pardonne à qui Il veut, Il châtie qui Il veut. Dieu est Celui qui pardonne. Il est Miséricordieux.
Ceux qui sont restés en arrière diront : « Quand vous vous mettrez en marche pour vous emparer du butin, permettez-nous de vous suivre », ils voudraient changer la parole de Dieu. Dis : « Jamais vous ne nous suivrez ; c’est ainsi que Dieu l’a décidé auparavant. » Ils diront : « C’est plutôt parce que vous nous enviez. » Bien au contraire ! Ce sont eux qui ne comprennent pas.
Dis à ceux des Arabes bédouins qui sont restés en arrière : « Vous serez appelés à marcher contre un peuple fort redoutable. Vous les combattrez, à moins qu’ils ne se soumettent à Dieu. Si vous obéissez, Dieu vous accordera une belle récompense ; si vous tournez le dos, comme naguère, Il vous infligera un douloureux châtiment. »
Nul reproche n’est à faire à l’aveugle, au boiteux et au malade s’ils s’abstiennent de combattre. Quiconque obéit à Dieu et à Son Envoyé sera introduit dans des Jardins où coulent des fleuves. Mais Dieu punira d’un douloureux châtiment quiconque tournera le dos à Ses commandements.
Dieu était satisfait des croyants quand ils te prêtaient serment d’allégeance sous l’arbre. Il connaissait le fond de leurs cœurs. Ainsi, Il a fait descendre sur eux Sa quiétude et Il les a récompensés par l’annonce d’une victoire proche
et d’un abondant butin dont ils s’empareront. Dieu est Tout-Puissant et Sage.
Dieu vous promet de nombreux butins que vous prendrez ; Il a hâté pour vous la conclusion de celle-ci ; Il a détourné de vous les bras de ces gens afin que tout cela soit un signe pour les croyants et qu’Il vous dirige dans le droit chemin ;
Il vous promet un autre butin que vous ne seriez pas capables de conquérir et que Dieu a embrassé en Sa puissance. Dieu est Puissant sur toute chose.
Si les mécréants vous avaient combattus, ils auraient battu en retraite et ils n’auraient trouvé ni allié ni protecteur.
Telle est la règle de Dieu appliquée aux générations passées ; tu ne trouveras aucun changement dans la règle de Dieu.
C’est Lui qui a empêché leurs mains de vous atteindre et vos mains de les atteindre dans la vallée de La Mecque, après vous avoir accordé la victoire sur eux. Dieu voit parfaitement tout ce que vous faites.
Ce sont ces mécréants qui vous ont empêchés de vous rendre à la Mosquée Sacrée et qui ont empêché les offrandes de parvenir à leur lieu de sacrifice. Si des hommes croyants et des femmes croyantes que vous ne connaissiez pas ne s’étaient pas mêlés aux incroyants, et que vous risquiez de massacrer, vous rendant ainsi coupables d’une action répréhensible à votre insu, il aurait été permis de livrer combat aux incroyants, afin que Dieu fasse entrer qui Il veut dans Sa miséricorde. S’ils s’étaient distingués les uns des autres, Nous aurions certainement infligé aux incroyants un châtiment douloureux.
Tandis que les incroyants éprouvèrent dans leurs cœurs la fureur, la fureur de l’ignorance, Dieu fit descendre sur Son Messager et sur les croyants Sa quiétude. Il leur imposa une parole de piété dont ils étaient les plus dignes et les plus méritants. Dieu connaît parfaitement toute chose.
Dieu a confirmé en toute vérité le songe annoncé à Son Envoyé : « Vous entrerez dans la Mosquée Sacrée, si Dieu le veut, en toute sécurité, cheveux rasés ou coupés court sans aucune crainte. » Il savait ce que vous ne saviez pas. Il vous avait accordé auparavant une prompte victoire.
C’est Lui qui a envoyé Son Messager avec la bonne Direction et la religion de la Vérité pour la faire triompher sur toute autre religion. Dieu suffit comme Témoin.
Mohammed est l’Envoyé de Dieu. Ses compagnons sont violents envers les incroyants et cléments entre eux. Tu les vois agenouillés, prosternés, recherchant les faveurs de Dieu et Sa satisfaction. Leurs visages sont marqués par la trace laissée par la prosternation. Voici l’image que l’On donne d’eux dans la Torah et dans l’Évangile : ils sont semblables à une semence qui fait sortir sa pousse, puis se raffermit, s’épaissit et se dresse ensuite sur sa tige, faisant l’admiration des semeurs. Les mécréants en conçoivent du dépit. Dieu a promis à ceux d’entre eux qui croient et qui font de bonnes œuvres un pardon et une généreuse récompense.
Ȏ vous les croyants ! N’anticipez point sur les ordres de Dieu et de Son Envoyé. Craignez Dieu. En vérité, Dieu est Celui qui entend et qui sait tout.
Ȏ vous les croyants ! N’élevez pas la voix au-dessus de celle du Prophète ; ne haussez pas la voix en lui parlant comme vous le faites entre vous, de crainte que vos œuvres ne deviennent vaines sans que vous vous en rendiez compte.
Certes, ceux qui baissent leur voix en présence de l’Envoyé de Dieu, voilà ceux dont Dieu a éprouvé le cœur en vue de la piété : ils obtiendront un pardon et une énorme récompense.
Ceux qui t’appellent à haute voix de l’extérieur de tes appartements sont pour la plupart des gens qui ne comprennent pas.
S’ils prenaient patience jusqu’à ce que tu sortes à leur rencontre, ce serait préférable pour eux. Dieu est Celui qui pardonne. Il est Miséricordieux.
Ȏ vous les croyants ! Si un homme pervers vous apporte une nouvelle, assurez-vous d’abord de sa véracité, de crainte de causer du tort à des gens par ignorance et que vous ne regrettiez par la suite ce que vous avez fait.
Sachez que l’Envoyé de Dieu est parmi vous. S’il vous obéissait dans de nombreux cas, vous seriez en grandes difficultés. Mais Dieu vous a fait aimer la foi et l’a embellie dans vos cœurs, alors qu’Il vous a fait détester l’incroyance, la perversité et la désobéissance. Voilà ceux qui sont bien dirigés.
C’est là, en effet, une grâce de Dieu et un effet de Sa générosité. Dieu est Omniscient et Sage.
Si deux groupes de croyants se combattent, arrangez une réconciliation entre eux ; si l’un d’entre eux se rebelle contre l’autre, combattez celui qui a agi injustement jusqu’à ce qu’il s’incline devant l’ordre de Dieu ; s’il s’incline, établissez entre eux la concorde avec justice et soyez équitables ! Dieu aime ceux qui sont équitables.
Les croyants sont des frères. Faites la paix entre vos frères ! Craignez Dieu ! Peut-être vous fera-t-On miséricorde.
Ȏ vous les croyants ! Ne vous moquez pas les uns des autres, car il se peut que ceux qui sont tournés en dérision fussent meilleurs que leurs railleurs ; que les femmes ne se moquent pas les unes des autres, car il se peut que celles-ci vaillent mieux que celles-là ; ne vous diffamez pas les uns les autres ; ne vous donnez pas de sobriquets injurieux les uns aux autres. Que le mot « perversion » est détestable lorsqu’on a déjà la foi ! Ceux qui ne se repentent pas sont des injustes.
Ô vous les croyants ! Évitez de trop soupçonner autrui ; certains soupçons sont, en vérité, des péchés. N’espionnez pas ! Ne médisez pas les uns des autres ! L’un d’entre vous aimerait-il manger la chair de son frère mort ? Non ! Vous en auriez horreur ! Craignez Dieu ! En vérité, Dieu aime à revenir vers le pécheur repentant. Il est Miséricordieux.
Ô vous les hommes ! Nous vous avons créés d’un mâle et d’une femelle ; Nous vous avons constitués en peuples et en tribus afin que vous vous connaissiez entre vous. Le plus noble d’entre vous est celui qui craint Dieu le plus. Certes, Dieu est Omniscient et bien Informé.
Les Arabes bédouins ont dit : « Nous croyons ! » Dis : « Vous ne croyez pas, mais dites plutôt : “Nous sommes soumis”, car la foi n’a pas encore pénétré dans vos cœurs ! » Si vous obéissez à Dieu et à Son Messager, Dieu ne vous fera perdre aucune de vos bonnes actions. Dieu est Celui qui pardonne. Il est Miséricordieux.
Les vrais croyants sont ceux qui ont cru en Dieu et en Son Envoyé, qui n’en doutent plus et qui combattent pour la cause de Dieu avec leurs biens et leur personne, voilà ceux qui sont sincères.
Dis : « Pensez-vous instruire Dieu sur votre religion ? » Dieu connaît parfaitement tout ce qui se trouve dans les cieux et sur la terre. Dieu est vraiment Informé sur toute chose.
Les Arabes bédouins te rappellent leur conversion à l’Islam comme le lait de t’avoir accordé une faveur. Dis : « Ne me rappelez pas votre conversion à l’Islam comme une faveur que vous me faites : bien au contraire, c’est Dieu qui vous rappelle la faveur qu’Il vous a accordée en vous dirigeant vers la foi, si vous êtes sincères ! »
En vérité, Dieu connaît les secrets des cieux et de la terre ; Dieu voit parfaitement ce que vous faites.
Qâf, par le Coran glorieux !
Mais les hommes s’étonnent que l’un d’entre eux soit venu les avertir. Les incroyants disent : « Voilà une chose étrange !
Lorsque nous serons morts et réduits en poussière, devrions-nous revivre ? Ce retour est trop éloigné. »
Nous savons combien la terre en dévore ; Nous détenons un Livre où tout est mentionné.
Ils traitent plutôt de mensonge la Vérité qui leur est venue ; les voilà bien dans une affaire inextricable.
N’ont-ils pas considéré le ciel au-dessus d’eux ? N’ont-ils pas vu comment Nous l’avons construit et embelli, et qu’il ne comporte aucune fissure ?
La terre ! Nous l’avons étendue ; Nous y avons disposé des montagnes ; Nous y avons fait pousser toutes sortes de belles espèces,
comme un appel à la clairvoyance et un rappel à tout serviteur repentant.
Nous faisons descendre du ciel une eau bénie avec laquelle Nous faisons croître des jardins et des grains qu’on moissonne,
ainsi que des palmiers, porteurs de régimes bien ordonnés :
c’est une nourriture pour les serviteurs. Avec l’eau, Nous rendons la vie à la terre morte. C’est ainsi que se fera la Résurrection.
Avant eux, le peuple de Noé, les hommes du puits et les Thémoudites ont crié au mensonge,
ainsi que les Adites, Pharaon, les frères de Loth,
les gens d’El-Aïka et le peuple de Toubâa. Tous avaient traité les Envoyés de menteurs. Ainsi Ma menace fut justifiée.
Avons-Nous été fatigué par la première création ? Non ! Cependant ils doutent au sujet d’une nouvelle création.
 Nous avons créé l’homme et Nous savons ce que lui suggère son âme ; Nous sommes plus près de lui que sa veine jugulaire.
 Lorsque les deux anges se tenant à sa droite et à sa gauche recueillent ses propos,
 l’homme ne prononce aucune parole sans avoir auprès de lui un observateur prêt à l’inscrire.
 L’étourdissement de la mort viendra pour dévoiler la Vérité. Voilà ce que tu cherchais à éviter.
On soufflera dans la trompette : voici le Jour de la menace.
Chaque être humain viendra accompagné par un guide et un témoin.
Tu vivais dans l’insouciance de tout cela ; Nous avons ôté ton voile, ta vue est perçante aujourd’hui.
Son compagnon dira : « Voilà celui dont j’ai la charge, prêt à subir son sort ! »
« Jetez dans la Géhenne, ordonnera le Seigneur, tout incroyant endurci,
opposant au bien, transgresseur, sceptique ;
jetez dans le terrible châtiment celui qui associait à Dieu une autre divinité. »
Son mauvais génie dira : « Seigneur ! Ce n’est pas moi qui l’ai incité à la transgression ; il se trouvait déjà dans un profond égarement ! »
Dieu dira : Ne vous disputez pas devant Moi ! Alors que Je vous ai déjà fait part de la menace.
Ma parole ne change pas. Je ne suis pas injuste envers Mes serviteurs. »
Le jour où Nous dirons à la Géhenne : « Es-tu remplie ? », elle répondra : « J’en veux davantage encore ! »
Le Paradis sera rapproché de ceux qui craignent Dieu.
Voici ce qui vous a été promis ainsi qu’à tout homme plein de repentir, respectueux des prescriptions divines,
qui craint le Miséricordieux en Son mystère et qui revient vers Lui avec un cœur contrit.
Entrez au Paradis en paix ! Voici le Jour de l’Éternité.
Ils y trouveront tout ce qu’ils voudront auprès de Nous, et davantage encore.
Que de peuples n’avons-Nous pas anéantis avant eux ! Ils étaient pourtant plus redoutables qu’eux. Ils avaient parcouru la terre. Ont-ils trouvé un refuge contre Notre châtiment ?
En vérité, il y a en cela un rappel pour quiconque a un cœur contrit, prête une oreille attentive et qui est témoin.
Nous avons créé les cieux, la terre et ce qui se trouve entre eux en six jours sans qu’On éprouve la moindre fatigue.
Supporte patiemment ce qu’ils disent et célèbre les louanges de ton Seigneur avant le lever du soleil et avant son coucher.
Célèbre Sa gloire une partie de la nuit et après les prosternations.
Sois à l’écoute ! Le jour où un crieur appellera d’un endroit proche ;
le jour où ils entendront le grand Cri, en toute vérité, ce sera le Jour de la Résurrection !
Oui, c’est Nous qui donnons la vie et qui faisons mourir et c’est vers Nous que se fera le retour,
le jour où la terre se fendra soudain devant eux pour les rejeter ; ce sera un rassemblement facile pour Nous.
Nous savons parfaitement ce qu’ils disent. Tu n’exerces sur eux aucune contrainte. Rappelle donc par le Coran celui qui craint Ma menace.
Par les vents qui éparpillent tout !
Par les nuages qui portent une charge !
Par les vaisseaux qui glissent avec aisance !
Par les anges qui transmettent un ordre !
En vérité, ce qui vous est promis est une certitude.
Oui, le Jugement aura lieu inéluctablement.
Par le ciel aux voies parfaitement tracées !
Certes, vous errez dans des discours opposés.
Quiconque se détourne de la foi en sera privé.
Que les menteurs soient maudits,
lesquels sont plongés dans l’insouciance !
Ils demandent : « Quand donc arrivera le Jour du Jugement ? »
Le jour où ils subiront l’épreuve du Feu :
« Goûtez à votre épreuve, voici ce dont vous cherchiez à hâter la venue ! »
En vérité, ceux qui craignent Dieu séjourneront au milieu des Jardins et des sources,
jouissant de ce que leur Seigneur leur aura accordé. Ils étaient auparavant parmi les gens qui pratiquaient le bien :
ils dormaient peu la nuit ;
ils imploraient le pardon de Dieu dès le lever de l’aurore ;
sur leurs richesses, une part revenait de droit au mendiant et au déshérité.
Il y a sur terre des signes pour ceux qui croient avec certitude
ainsi qu’en vous-mêmes : ne les voyez-vous pas ?
Il y a dans le ciel votre nourriture ainsi que ce qui vous est promis.
Par le Seigneur du ciel et de la terre ! C’est là une Vérité, comme le fait que vous parlez.
Le récit des hôtes honorés d’Abraham t’est-il parvenu ?
Quand ils entrèrent chez lui, ils dirent : « Paix ! » Abraham répondit : « Paix ! » ; c’étaient des gens inconnus.
Il alla discrètement vers sa famille et revint avec un vœu gras.
Il le présenta à ses hôtes. « N’en mangez-vous pas ? », dit-il.
Il prit peur d’eux. « N’aie aucune crainte ! », lui dirent-ils, et ils lui annoncèrent la naissance d’un garçon instruit.
Sa femme arriva. Elle poussa des cris, se frappa le visage et dit : « Ne suis-je pas une vieille femme stérile ? »
Ils dirent : « Ainsi ton Seigneur a dit ; Il est, en vérité, le Sage et l’Omniscient. »
Abraham dit : « Quelle est donc votre mission, ô Messagers ? »
Ils dirent : « Nous sommes envoyés à un peuple criminel
pour leur lancer des pierres d’argile
marquées auprès de ton Seigneur à l’intention des pervers ! »
Nous avons Fait sortir de cette cité les croyants qui l’habitaient ; 
Nous n’y avons trouvé qu’une seule maison habitée par des gens soumis à Dieu :
Nous avons laissé là un signe pour ceux qui craignent le châtiment douloureux.
il y a aussi un signe dans la mission de Moïse quand Nous l’envoyâmes à Pharaon avec une preuve évidente.
Mais Pharaon, confiant en sa puissance, se détourna de lui et dit : « C’est un magicien, ou un possédé du démon ! »
Nous l’avons saisi, lui et son armée, et Nous les avons précipités dans les flots, car Pharaon avait commis des actes répréhensibles.
Il en fut ainsi pour les Adites lorsque Nous avons déchaîné contre eux un vent dévastateur
qui transformait tout en cendres sur son passage.
Il en fut de même pour les Thémoudites lorsqu’On leur dit : « Jouissez des biens de ce monde encore pour un certain temps ! »
Ils furent rebelles aux ordres de leur Seigneur. La foudre les saisit tandis qu’ils la voyaient venir.
Ils furent cloués sur place et incapables de demander du secours.
Il en fut de même auparavant pour le peuple de Noé. C’étaient des gens pervers.
Le ciel, Nous l’avons construit par l’effet de Notre puissance et Nous l’étendons dans son immensité.
La terre, Nous l’avons déployée comme un tapis. Nous l’avons étendue d’une façon parfaite.
De toute chose Nous avons créé un couple, mâle et femelle. Peut-être réfléchirez-vous !
Fuyez donc vers Dieu. Je suis pour vous, de Sa part, un avertisseur explicite.
N’associez aucune autre divinité à Dieu. Je vous en avertis clairement, et toujours de Sa part.
Il en est ainsi : aucun Envoyé n’est venu aux hommes qui vécurent avant eux sans qu’ils aient dit : « C’est un magicien ou un possédé du démon ! »
Se sont-ils transmis cette formule ? Non ! Ce sont plutôt des gens transgresseurs !
Détourne-toi d’eux. Tu n’en seras pas blâmé.
Prêche le rappel, car, en vérité, le rappel profite aux croyants.
Je n’ai créé les djinns et les hommes que pour qu’ils M’adorent.
Je n’exige aucun bien de leur part, et Je n’exige guère qu’ils Me nourrissent.
En vérité, c’est Dieu qui est le Dispensateur de tous les biens ; Il est le Détenteur de la force inébranlable.
Certes, à ceux qui auront été injustes est réservé un châtiment comparable au châtiment dévolu à leurs semblables. Qu’ils ne cherchent donc pas à hâter le Jour du Jugement !
Malheur aux incroyants, à cause du jour dont ils sont menacés !
Par le mont Tor !
Par un Livre écrit
sur un parchemin déployé !
Par la maison peuplée !
Par le ciel élevé !
Par la mer en ébullition !
En vérité, le châtiment de ton Seigneur se produira inéluctablement.
Nul ne pourra le repousser.
Le jour où le ciel sera agité par de fortes ondulations
et que les montagnes se mettront en marche,
malheur, ce jour-là, à ceux qui crient au mensonge
et qui s’ébattent dans des discours frivoles !
Le jour où ils seront brutalement poussés dans le feu de la Géhenne :
« Voici le Feu que vous traitiez de mensonge !
Est-ce de la magie ou ne voyez-vous pas clair ?
Entrez-y ! Supportez-le patiemment ou ne le supportez pas : ce sera égal pour vous ! Vous n’êtes rétribués que pour ce que vous avez fait ! »
En vérité, ceux qui craignent Dieu seront dans des Jardins et dans la félicité,
jouissant de ce que leur Seigneur leur aura donné. Leur Seigneur les a préservés du châtiment de la Fournaise.
« Mangez et buvez en paix, en récompense de vos œuvres ! »
Ils seront accoudés sur des lits de repos bien rangés. Nous leur donnerons pour épouses de belles créatures aux grands yeux.
Quant aux croyants qui ont été suivis dans la foi par leurs enfants, Nous les réunirons avec leur postérité, Nous ne diminuerons en rien le mérite de leurs œuvres. Tout homme est tenu pour responsable de ce qu’il aura accompli.
Nous leur donnerons en abondance des fruits et des viandes qu’ils désireront ;
ils feront circuler entre eux une coupe qui ne provoquera ni paroles vaines ni incitation au péché ;
des éphèbes, mis à leur service et semblables à des perles cachées dans leurs écrins, circuleront parmi eux ;
s’avançant les uns vers les autres, ils s’interrogeront :
« Antérieurement nous vivions dans la crainte de Dieu, au milieu des nôtres, diront-ils,
Dieu est Bienveillant envers nous. Il nous a préservés du châtiment de l’Enfer.
Certes, nous l’invoquions auparavant. En vérité, Il est le Généreux, le Miséricordieux. »
Prêche le rappel donc. Tu n’es, par la grâce de ton Seigneur, ni un devin ni un possédé.
Ou bien ils diront : « C’est un poète ! Attendons pour lui les vicissitudes de la mort ! »
Dis : « Attendez ! Je suis avec vous parmi ceux qui attendent ! »
Leurs rêves leur ordonnent-ils de parler ainsi ? Ou bien sont-ils un peuple de tyrans ?
Ou bien ils diront : « Il a inventé le Coran ! » Non ! Ils ne croient plutôt pas.
Qu’ils produisent donc un récit semblable à celui-ci, s’ils sont véridiques !
Ont-ils été créés à partir de rien ? Ou bien sont-ils leurs propres créateurs ?
Ont-ils créé les cieux et la terre ? Non ! Ils ne sont plutôt pas convaincus !
Ont-ils eu en leur possession les trésors de ton Seigneur ? Ou bien sont-ils les maîtres souverains ?
Disposent-ils d’une échelle pour aller écouter aux portes du ciel ? Que celui d’entre eux qui écoute en apporte une preuve évidente !
Dieu aurait-il des filles et vous des fils ?
Leur demandes-tu un salaire ? Ils seraient alors chargés de dettes !
Détiennent-ils le Mystère de telle sorte qu’ils le mentionnent par écrit ?
Veulent-ils ourdir une ruse ? Ce sont ceux qui ont mécru qui en seraient victimes !
Ou bien ont-ils une divinité autre que Dieu ? Gloire à Dieu ! Il est bien au-dessus de ce qu’ils Lui associent !
S’ils voyaient un pan du ciel tomber, ils diraient : « Ce sont des nuages accumulés. »
Laisse-les donc jusqu’à ce qu’ils parviennent au jour où ils seront foudroyés ;
le jour où leur ruse ne leur servira à rien et où ils ne seront pas secourus.
En vérité, les injustes subiront un châtiment avant celui-ci, mais la plupart d’entre eux ne le savent pas.
Supporte patiemment la décision de ton Seigneur, car tu es, en vérité, sous Nos yeux. Célèbre les louanges de ton Seigneur quand tu te lèves ;
glorifie-Le une partie de la nuit et à la disparition des étoiles.
Par l’étoile lorsqu’elle disparaît !
Votre compagnon n’est pas égaré ; il n’est pas dans l’erreur ;
il ne parle pas sous l’effet de la passion.
C’est seulement une révélation qui lui est inspirée.
L’être à la force prodigieuse l’a lui a enseignée.
Celui qui possède la puissance se montra sous sa forme réelle
alors qu’il se trouvait à l’horizon supérieur.
Puis, il s’approcha et descendit encore plus bas ;
il était à deux portées d’arc ou moins encore.
Dieu révéla à Son serviteur ce qu’Il lui révéla.
Le cœur n’a pas menti en ce qu’il a vu.
Allez-vous donc lui contester ce qu’il voit ?
En vérité, il l’a vu une autre fois
à côté du lotus de la limite,
auprès duquel se trouve la demeure paradisiaque,
alors que le lotus était enveloppé par ce qui devait l’envelopper.
Son regard ne dévia pas et ne s’égara nullement.
Il a ainsi vu certaines des grandes merveilles de son Seigneur.
Avez-vous considéré Allatt et El-Ouzza, 
et Manatt, l’autre troisième ?
Serait-ce pour vous le garçon et pour Lui la fille ?
Voilà donc un partage injuste !
Ce ne sont que des noms que vous-mêmes et vos pères avez inventés ! Dieu ne vous a révélé aucune preuve à leur sujet. Ils ne suivent que des suppositions et ce qui passionne les âmes, alors que la bonne Direction leur est parvenue de leur Seigneur.
L’homme aura-t-il ce qu’il désire ?
La vie future et la vie présente appartiennent à Dieu.
Nombreux sont les anges dans les cieux dont l’intercession est vaine, sauf après que Dieu l’aura permise à qui Il voudra et avec Son consentement.
En vérité, ceux qui ne croient pas à la vie future donnent aux anges des noms de femmes ;
pourtant ils n’en ont aucune connaissance, ils ne suivent que des conjectures. Or, les conjectures ne servent à rien contre la Vérité.
Éloigne-toi donc de celui qui tourne le dos à Notre rappel et qui ne désire que la vie présente.
Voilà toute l’étendue de leur savoir. En vérité, ton Seigneur connaît parfaitement celui qui s’égare de Son droit chemin et Il connaît parfaitement celui qui est bien dirigé.
Tout ce qui se trouve dans les cieux et tout ce qui se trouve sur la terre appartient à Dieu. Il rétribue ceux qui font le mal d’après leurs œuvres et Il accorde à ceux qui font le bien la meilleure récompense.
Que ceux qui évitent les grands péchés et les turpitudes et qui ne commettent que des fautes légères sachent qu’en vérité Dieu pardonne largement. C’est Lui qui vous connaît le mieux puisqu’Il vous a créés de la terre et depuis que vous êtes des embryons dans les ventres de vos mères. Ne vantez pas vous-mêmes votre pureté ! C’est Lui qui connaît parfaitement ceux qui Le craignent.
As-tu vu celui qui s’est détourné de la foi ?
Il a peu donné, il s’est montré avare.
Détient-il la connaissance du Mystère qui lui permettrait de voir clairement les choses ?
N’a-t-il pas été informé du contenu des feuillets de Moïse,
et de ceux d’Abraham qui a accompli sa mission avec fidélité ?
Nul ne sera chargé du péché d’un autre ;
l’homme n’obtiendra que ce qu’il aura mérité par ses efforts.
En vérité, le résultat de son effort sera reconnu
et il sera ensuite pleinement récompensé.
Certes, tout revient à ton Seigneur :
c’est Lui qui fait rire et qui fait pleurer ;
c’est Lui qui fait mourir et qui fait vivre.
Il a créé le couple, le mâle et la femelle,
d’une goutte de sperme quand elle est répandue
et c’est à Lui qu’incombe l’autre création ;
c’est Lui qui enrichit et qui donne avec mesure ;
Il est le Seigneur de Sirius ;
c’est Lui qui a fait périr les anciens Adites,
ainsi que les Thémoudites ‒ Il n’en a pas laissé un seul ‒,
de même que le peuple de Noé antérieurement ‒ ceux-là étaient encore plus injustes et plus violents ‒ ;
Il a anéanti aussi les cités qui furent renversées,
elles furent recouvertes par ce qui devait les recouvrir.
Lequel des bienfaits de ton Seigneur mettras-tu en doute ?
Voici un avertissement parmi les avertissements anciens :
l’imminente approche ;
nul en dehors de Dieu ne peut la dévoiler.
Êtes-vous étonnés par ce discours
Vous en riez au lieu d’en pleurer.
Vous êtes dans l’insouciance totale !
Prosternez-vous plutôt devant Dieu et adorez-Le !
L’Heure du Jugement dernier approche et la lune s’est fendue.
S’ils voient un miracle, ils s’en détournent et disent : « C’est une magie persistante ! » ;
ils crient au mensonge et suivent leurs passions. Or toute chose arrivera à son terme.
Il y a pourtant dans les nouvelles qui leur sont parvenues des mises en garde
et une sagesse parfaite, mais les avertissements n’ont servi à rien.
Détourne-toi d’eux. Le jour où le crieur les appellera à quelque chose d’horrible,
les yeux baissés, ils sortiront des tombes semblables à des sauterelles dispersées.
Ils se précipiteront vers celui qui les aura appelés. Les incroyants diront alors : « Voilà un jour terrible ! »
Avant eux le peuple de Noé avait crié au mensonge. Ils traitèrent Notre serviteur d’imposteur et dirent : « C’est un possédé ! », et il fut repoussé.
Noé invoqua son Seigneur : « Dieu, je suis vaincu ! Fais triompher Ta cause ! » :
Nous ouvrîmes alors les portes du ciel à une eau torrentielle ;
Nous fîmes jaillir des sources de la terre ; les eaux se rencontrèrent conformément à Notre ordre ;
Nous portâmes Noé sur un assemblage de planches et de clous ;
l’arche vogua sous nos yeux : ce fut la récompense de celui qui avait été renié.
Nous en avons fait un signe. Y a-t-il quelqu’un qui réfléchit !
Quels furent donc Mon châtiment et Mes avertissements ?
Nous avons facilité la compréhension du Coran en vue de la réflexion. Y a-t-il quelqu’un qui réfléchit !
Les Adites ont crié au mensonge. Quels furent donc Mon châtiment et Mes avertissements !
Nous avons déchaîné contre eux un vent impétueux et glacial en un jour néfaste et interminable ;
ce vent arrachait les gens comme s’ils avaient été des souches de palmiers déracinés.
Quels furent donc Mon châtiment et Mes avertissements ?
Nous avons facilité la compréhension du Coran en vue de la réflexion. Y a-t-il quelqu’un qui réfléchit ?
Les Thémoudites ont traité de mensonges les avertissements :
ils dirent : « Allons-nous suivre un seul homme pris parmi nous ? Nous serions alors plongés dans l’égarement et la folie.
A-t-il été choisi parmi nous pour transmettre le message ? C’est plutôt un grand menteur et un prétentieux ! »
Demain, ils sauront qui est le grand menteur et le prétentieux !
Nous leur enverrons la chamelle pour les mettre à l’épreuve. Observe-les donc et sois patient.
Annonce-leur que l’eau doit être partagée, entre eux et la chamelle, et qu’ils pourront en boire chacun à son tour.
Ils appelèrent leur compagnon. Celui-ci prit son épée et tua la chamelle.
Quels furent donc Mon châtiment et Mes avertissements ?
Nous déchaînâmes alors contre eux un seul Cri ; ils devinrent semblables à l’herbe desséchée de l’étable.
Nous avons facilité la compréhension du Coran en vue de la réflexion. Y a-t-il quelqu’un qui réfléchit ?
Le peuple de Loth a traité de mensonges les avertissements :
Nous déchaînâmes un ouragan contre eux, excepté la famille de Loth que nous sauvâmes avant l’aube.
Ce fut un bienfait de Notre part : c’est ainsi que Nous récompensons ceux qui sont reconnaissants.
Noé les avait pourtant mis en garde contre Nos représailles. Mais ils mirent en doute les avertissements ;
ils ont essayé de le faire céder afin d’abuser de ses hôtes. C’est alors que Nous frappâmes leurs yeux de cécité. Goûtez donc Mon châtiment et Mes avertissements ! 
Le lendemain, à l’aube, un châtiment ininterrompu s’abattit sur eux.
Goûtez donc Mon châtiment et Mes avertissements !
Nous avons facilité la compréhension du Coran en vue de la réflexion. Y a-t-il quelqu’un qui réfléchit ?
Les avertissements sont parvenus aux gens de Pharaon,
ils traitèrent de mensonges tous Nos signes. Nous les avons saisis à la manière d’un Seigneur Tout-Puissant et Omnipotent.
Vos incroyants sont-ils meilleurs que ceux-là ? Ou bien y a-t-il pour vous une immunité dans les Écritures révélées ?
Ou bien ils diront : « Nous formons une assemblée nombreuse et nous vaincrons. »
Cette assemblée sera mise en déroute et ils battront en retraite.
Mais l’Heure du Jugement dernier sera celle de leur rendez-vous et sera plus douloureuse et plus amère encore que la défaite !
En vérité, les criminels se débattent dans l’égarement et la folie.
Le jour où ils seront traînés en Enfer sur le visage, il leur sera dit : « Goûtez au contact de l’Enfer Sakar ! »
Certes, Nous avons créé toute chose avec mesure ;
Notre ordre est une seule parole et il est rapide comme un clin d’œil ;
Nous avons exterminé des peuples semblables à vous. Y a-t-il quelqu’un pour s’en souvenir ?
Toutes leurs actions sont consignées dans les Livres,
tout fait, petit ou grand, y est mentionné.
En vérité, ceux qui craignent Dieu demeureront dans des Jardins au bord des fleuves,
dans un séjour de Vérité, auprès d’un Souverain Tout-Puissant.
Le Miséricordieux
a enseigné le Coran,
Il a créé l’homme,
Il lui a appris à s’exprimer clairement.
Le soleil et la lune obéissent à un calcul,
les étoiles et les arbres se prosternent.
Il a élevé le ciel et Il a établi la balance
afin que vous ne fraudiez pas sur le poids :
faites la pesée juste et ne faussez pas la balance.
Il a étendu la terre pour les créatures ;
on y trouve des fruits, des palmiers dont les fruits sont recouverts d’une enveloppe,
des grains dans leurs balles et des plantes aromatiques.
Lequel des bienfaits de votre Seigneur nierez-vous ?
Il a créé l’homme d’argile, semblable à celle utilisée en poterie ;
Il a créé les djinns d’un feu pur, sans fumée.
Lequel des bienfaits de votre Seigneur nierez-vous ?
Il est le Seigneur des deux levants et Celui des deux couchants.
Lequel des bienfaits de votre Seigneur nierez-vous ?
Il a fait confluer les deux mers pour quelles se rencontrent,
mais entre elles existe une barrière qu’elles ne doivent pas dépasser.
Lequel des bienfaits de votre Seigneur nierez-vous ?
Les perles et le corail proviennent de ces deux mers.
Lequel des bienfaits de votre Seigneur nierez-vous ?
Les vaisseaux qui traversent les mers comme des montagnes Lui appartiennent.
Lequel des bienfaits de votre Seigneur nierez-vous ?
Tout ce qui existe sur la terre disparaîtra ;
seule subsistera la Face de ton Seigneur, pleine de majesté et de noblesse.
Lequel des bienfaits de votre Seigneur nierez-vous ?
Tout ce qui se trouve dans les cieux et sur la terre implore Son aide ; chaque jour Il crée de nouvelles situations dans Son univers.
Lequel des bienfaits de votre Seigneur nierez-vous ?
Ô vous, les deux charges ! Nous allons bientôt Nous occuper de vous.
Lequel des bienfaits de votre Seigneur nierez-vous ?
Ô peuple des djinns et des hommes ! Si vous pouvez traverser les espaces célestes et terrestres, faites-le ! Mais vous ne pourrez les traverser qu’à l’aide d’un pouvoir.
Lequel des bienfaits de votre Seigneur nierez-vous ?
Il sera lancé contre vous des jets de feu et des éclats de cuivre incandescents et vous ne serez guère secourus.
Lequel des bienfaits de votre Seigneur nierez-vous ?
Quand le ciel se fendra, il deviendra rouge comme une fleur écarlate.
Lequel des bienfaits de votre Seigneur nierez-vous ?
Ce jour-là, ni les hommes ni les djinns ne seront questionnés sur leurs péchés.
Lequel des bienfaits de votre Seigneur nierez-vous ?
Les criminels seront reconnus à leurs marques distinctives ; ils seront saisis par les cheveux et les pieds.
Lequel des bienfaits de votre Seigneur nierez-vous ?
Voici la Géhenne que les criminels traitaient de mensonge ;
ils ne feront qu’aller et venir entre celle-ci et une eau bouillante.
Lequel des bienfaits de votre Seigneur nierez-vous ?
Deux Jardins sont destinés à celui qui aura craint de comparaître devant son Seigneur.
Lequel des bienfaits de votre Seigneur nierez-vous ?
Deux Jardins aux branches fleuries.
Lequel des bienfaits de votre Seigneur nierez-vous ?
Dans ces Jardins coulent deux sources.
Lequel des bienfaits de votre Seigneur nierez-vous ?
De chaque fruit, il y aura deux espèces.
Lequel des bienfaits de votre Seigneur nierez-vous ?
Les bienheureux seront accoudés sur des tapis aux revers de soie brodés d’or ; les fruits de ces deux Jardins seront à leur portée.
Lequel des bienfaits de votre Seigneur nierez-vous ?
Là, il y aura celles dont les regards sont chastes et que ni homme ni djinn n’aura touchées avant eux.
Lequel des bienfaits de votre Seigneur nierez-vous ?
Elles seront semblables à l’hyacinthe et au corail.
Lequel des bienfaits de votre Seigneur nierez-vous ?
La récompense du bien est-elle autre chose que le bien ?
Lequel des bienfaits de votre Seigneur nierez-vous ?
Il y aura deux autres Jardins en deçà des deux premiers.
Lequel des bienfaits de votre Seigneur nierez-vous ?
Deux beaux Jardins verdoyants.
Lequel des bienfaits de votre Seigneur nierez-vous ?
Dans lesquels jaillissent deux sources.
Lequel des bienfaits de votre Seigneur nierez-vous ?
Là, il y aura des fruits, des palmiers dattiers et des grenadiers.
Lequel des bienfaits de votre Seigneur nierez-vous ?
Il y aura des créatures vertueuses et belles.
Lequel des bienfaits de votre Seigneur nierez-vous ?
Il y aura des vierges aux grands yeux, vivant retirées sous leurs tentes.
Lequel des bienfaits de votre Seigneur nierez-vous ?
Que ni homme ni djinn n’aura touchées avant eux.
Lequel des bienfaits de votre Seigneur nierez-vous ?
Les élus s’accouderont sur des coussins verts et des tapis magnifiques.
Lequel des bienfaits de votre Seigneur nierez-vous ?
Béni soit le nom de ton Seigneur, Plein de majesté et de noblesse !
Lorsque l’Événement se produira,
nul ne saura nier sa venue.
Il abaissera et il élèvera.
Lorsque la terre sera violemment secouée,
lorsque les montagnes voleront en éclats
et deviendront une poussière disséminée,
vous formerez trois groupes :
les gens de la droite ‒ quels sont donc les gens de la droite ? ‒ ;
les gens de la gauche ‒ quels sont donc les gens de la gauche ? ‒ ;
et les premiers arrivés ! Ceux qui arriveront les premiers,
voilà ceux qui seront rapprochés de Dieu
dans les Jardins de la félicité !
Il y aura un grand nombre d’élus parmi les premières générations,
et un petit nombre parmi les dernières générations,
sur des lits somptueux ;
ils seront accoudés à leur aise, les uns en face des autres ;
des éphèbes d’une éternelle jeunesse circuleront autour d’eux
avec des calices, des aiguières et des coupes remplies d’une liqueur exquise
qui ne provoquera ni maux de tête ni enivrement ;
il y aura des fruits de leur choix,
ainsi que toute viande d’oiseaux qu’ils désireront;
il y aura des belles créatures aux grands yeux,
semblable à des perles cachées dans leurs écrins :
telle sera la récompense de leurs œuvres.
Ils n’entendront au Paradis ni parole vaine ni mensonge,
sauf le mot : « Paix ! Paix ! »
Les gens de la droite ‒ quels sont donc les gens de la droite ? ‒ :
ils seront parmi les lotus sans épines,
des bananiers chargés de fruits,
au milieu de spacieux ombrages
près d’une eau courante
et de fruits abondants
inépuisables et non interdits ;
ils se reposeront sur des lits élevés.
Les femmes du Paradis, c’est Nous qui les avons créées, en vérité, d’une façon parfaite :
Nous les avons faites vierges,
aimantes et d’une égale jeunesse ;
elles seront destinées pour les gens de la droite.
Il y en aura un grand nombre parmi les premières générations
et un grand nombre parmi les dernières générations.
Les gens de la gauche ‒ quels sont donc les gens de la gauche ? ‒ ;
ils seront exposés à un souffle brûlant et boiront de l’eau bouillante,
à l’ombre d’une fumée noire
ni fraîche ni bienfaisante.
Ils vivaient auparavant dans le luxe
et persistaient dans le grand péché ;
ils disaient : « Quand nous serons morts et que nous serons réduits à un amas de poussière et d’os, serons-nous vraiment ressuscités,
ainsi que nos premiers ancêtres ? »
Dis-leur : « En vérité, les premiers et les derniers
seront réunis à la date d’un jour connu.
Oui, certainement, ô vous les égarés ! Les négateurs !
Vous mangerez de l’arbre Zaqqoum ;
vous vous en remplirez le ventre ;
vous boirez ensuite de l’eau bouillante ;
vous boirez comme des chameaux assoiffés ! »
Tel sera leur sort le Jour du Jugement.
C’est Nous qui vous avons créés. Pourquoi ne croyez-vous donc pas à la Résurrection ?
Avez-vous réfléchi au sperme que vous éjaculez ?
Est-ce vous qui créez cela ou bien en sommes-Nous le Créateur?
Nous avons décrété la mort pour vous, et Nous ne sommes pas incapables
de vous remplacer par vos semblables et de vous faire renaître dans un état que vous ignorez.
Vous connaissez la première création ; pourquoi ne réfléchissez-vous pas ?
Avez-vous considéré ce que vous cultivez ?
Est-ce vous qui faites germer les grains ou sommes-Nous ceux qui les faisons pousser ?
Si Nous le voulions, Nous les rendrions complètement secs et vous ne cesseriez de le déplorer en vous lamentant :
« Nous voilà endettés !
Ou plutôt malheureux ! »
Avez-vous médité sur l’eau que vous buvez ?
Est-ce vous qui la faites précipiter des nuages ou bien sommes-Nous ceux qui la faisons descendre ?
Si Nous le voulions, Nous la rendrions saumâtre. Pourquoi n’êtes-vous pas reconnaissants ?
Avez-vous considéré le feu que vous obtenez par frottement ?
Est-ce vous qui avez créé l’arbre qui vous le donne ou bien en sommes-Nous le Créateur ?
Nous avons fait de cela un rappel du feu de l’Enfer et une chose utile pour les hommes du désert.
Glorifie donc le nom de ton Seigneur, le Sublime.
J’en jure par les trajectoires parcourues par les étoiles !
Et c’est là, en vérité, un serment solennel ! Si seulement vous saviez
que c’est, en vérité, un noble Coran,
contenu dans un Livre bien conservé auprès du Seigneur,
 que seuls ceux qui sont en état de pureté peuvent toucher !
C’est une révélation du Seigneur de l’Univers.
Traiterez-vous ce discours avec mépris ?
Témoignerez-vous de la reconnaissance en criant à l’imposture ?
Lorsque l’âme remonte à la gorge d’un mourant
et qu’à ce moment-là vous le regardez
Nous sommes plus près de lui que vous, mais vous ne vous en apercevez pas.
Si vous n’étiez pas vraiment du nombre de ceux qui subissent les lois de Dieu,
pourquoi ne feriez-vous pas revenir ce souffle de vie dans le corps du moribond, si vous êtes sincères ?
Si cet homme est parmi ceux qui sont rapprochés de Dieu,
il trouvera un pardon divin et des parfums exquis dans un Jardin de félicité.
S’il est du nombre des gens de la droite :
« Paix à toi ! Tu es parmi les gens de la droite ! »
Mais, s’il est du nombre des négateurs égarés,
il sera accueilli avec de l’eau bouillante
et sera introduit dans la Fournaise.
Ceci est la Vérité absolue.
Glorifie donc le nom de ton Seigneur, le Sublime !
Tout ce qui est dans les cieux et tout ce qui est sur la terre célèbre les louanges de Dieu. Il est le Tout-Puissant, le Sage.
L’Empire des cieux et de la terre Lui appartient ; Il fait vivre et Il fait mourir ; Il est Puissant sur toute chose ;
Il est le Premier et le Dernier ; Il est Celui qui est Visible et Celui qui est Invisible ; Il connaît parfaitement toute chose.
C’est Lui qui a créé les cieux et la terre en six jours, puis Il s’est établi sur le Trône ; Il sait ce qui entre dans la terre et ce qui en sort, ce qui descend du ciel et ce qui y monte ; Il est avec vous quel que soit le lieu où vous êtes. Dieu voit parfaitement ce que vous faites.
L’empire des cieux et de la terre Lui appartient et toute chose retourne à Dieu ;
Il fait pénétrer la nuit dans le jour et le jour dans la nuit ; Il connaît parfaitement le secret des cœurs.
Croyez en Dieu et en Son Envoyé et donnez en aumône une part des biens que Dieu vous a accordés. Ceux qui croient parmi vous et font l’aumône auront une magnifique récompense.
Qu’avez-vous à ne pas croire en Dieu alors que Son Envoyé vous appelle à croire en votre Seigneur ? Dieu a pris acte de votre engagement, si vous êtes croyants.
C’est Lui qui révèle à Son serviteur des versets clairs pour vous faire sortir des ténèbres vers la lumière, car, en vérité, Dieu est Plein de bonté et de miséricorde à votre égard.
Pourquoi ne dépensez-vous pas de vos biens pour la cause de Dieu, alors que l’héritage des cieux et de la terre Lui revient ? Ceux d’entre vous qui ont consenti des dépenses et combattu pour la cause de Dieu, avant la victoire, occuperont un degré plus élevé que ceux qui ont engagé des dépenses et combattu seulement après la victoire. Mais, à tous, Dieu promet la belle récompense. Dieu est parfaitement Informé de ce que vous faites.
Quiconque consentira un beau prêt à Dieu recevra de Sa part un double mérite et une généreuse récompense.
Le jour où tu verras les croyants et les croyantes accompagnés et entourés de leur lumière : « Voici une heureuse nouvelle pour vous aujourd’hui : des Jardins où coulent des fleuves ; vous y demeurerez pour l’Éternité ; c’est le bonheur suprême ! »
Le jour où les hypocrites, hommes et femmes, diront aux croyants : « Attendez-nous afin que l’on s’éclaire de votre lumière ! », On leur répondra : « Retournez en arrière, vous trouverez de la lumière ! » Une muraille comportant une porte sera dressée entre eux ; à l’intérieur de cette porte se trouve la miséricorde, alors que, à l’extérieur et en face de celle-ci, il y aura le châtiment.
Les hypocrites crieront aux croyants : « N’étions-nous pas avec vous ? » « Mais si, répondront ces derniers, seulement vous vous êtes fait du mal à vous-mêmes, vous avez intrigué, vous avez douté et nourri de vains espoirs jusqu’au moment où l’ordre de Dieu est arrivé. Le séducteur vous a trompés sur Dieu. »
Aujourd’hui, aucune rançon ne sera acceptée ni de vous ni des incroyants. Votre refuge est le Feu, il est désormais votre maître. Quelle affreuse fin !
Le moment n’est-il pas venu pour que les cœurs des croyants s’émeuvent à l’évocation de Dieu et à la Vérité révélée, afin qu’ils ne ressemblent pas à ceux qui reçurent le Livre auparavant et qui trouvèrent le temps si long que leurs cœurs s’endurcirent ? La plupart d’entre eux étaient pervers.
Sachez que Dieu rend la vie à la terre morte. Nous vous avons expliqué les signes. Peut-être comprendrez-vous !
Les hommes et les femmes charitables, qui consentent un beau prêt à Dieu, recevront de Sa part un double mérite et une généreuse récompense.
Ceux qui croient en Dieu et en Ses Envoyés sont des hommes véridiques, ils seront les témoins auprès de leur Seigneur et auront leur récompense et leur lumière ; ceux qui auront été incroyants et qui auront traité Nos signes de mensonges seront les hôtes de la Fournaise.
En vérité, sachez que la vie de ce monde n’est que jeu, divertissement, vaine parure, désir de gloriole entre vous et rivalité dans l’acquisition des richesses et des enfants. Elle est semblable à une pluie dont la végétation qui en résulte émerveille les incroyants. Mais voilà qu’elle se fane ; tu la vois jaunir ; ensuite elle devient une herbe desséchée. Il y aura dans la vie future un terrible châtiment, mais aussi un pardon de Dieu avec Sa bénédiction. La vie de ce monde n’est qu’une jouissance éphémère et trompeuse.
Hâtez-vous d’obtenir le pardon de votre Seigneur et un Paradis aussi large que le ciel et la terre, préparé pour ceux qui auront cru en Dieu et en Ses Envoyés. Telle est la grâce de Dieu. Il l’accorde à qui Il veut. Dieu est le Détenteur de la grâce incommensurable.
Nul malheur n’atteint la terre ou vos propres personnes sans que cela ne soit écrit dans un Livre avant que Nous ne l’ayons créé. En vérité, ceci est facile pour Dieu.
C’est ainsi, afin que vous ne vous chagriniez pas outre mesure pour ce qui vous échappe et que vous ne vous réjouissiez pas trop de ce que Dieu vous accorde. Dieu n’aime ni les vaniteux pleins de gloriole
ni les avares qui ordonnent l’avarice aux gens. Que celui qui tourne le dos à la charité sache que Dieu se suffit à Lui-même et qu’Il est Digne de louanges !
Nous avons envoyé Nos Messagers avec des preuves évidentes ; Nous avons fait descendre avec eux le Livre et la balance afin que les hommes observent l’équité ; Nous avons fait descendre le fer qui est source de malheurs terribles et d’avantages pour les hommes afin que Dieu sache, dans Son mystère, qui d’entre vous défend Sa cause et celle de Ses Envoyés. Dieu est Fort et Tout-Puissant.
Nous avions envoyé Noé et Abraham et Nous avions confié à leurs descendants la prophétie et le Livre. Tel parmi eux suivit la voie droite, mais la plupart furent pervers.
Nous avons envoyé sur leurs traces ensuite Nos Messagers. Aussi, Nous avons envoyé Jésus fils de Marie à qui Nous avons confié l’Évangile. Nous avons mis dans le cœur de ceux qui le suivirent de la bonté et de la compassion. Quant à la vie monastique qu’ils instaurèrent eux-mêmes, Nous ne la leur avions nullement prescrite ; ils étaient uniquement poussés par le désir de plaire à Dieu, mais ils ne l’ont pas observée comme ils le devaient. Nous avons accordé leurs récompenses à ceux qui ont cru parmi eux, mais beaucoup d’entre eux furent pervers.
Ô vous les croyants ! Craignez Dieu et croyez à Son Envoyé afin que Dieu vous accorde une double part de Sa miséricorde, qu’Il vous donne une lumière pour vous guider et qu’Il vous pardonne ‒ Dieu est Celui qui pardonne, Il est Miséricordieux ! ‒,
pour que les gens du Livre sachent qu’ils ne peuvent disposer de la grâce de Dieu, car, en vérité, la grâce est entre Ses mains : Il l’accorde à qui Il veut. Dieu est le Détenteur de la grâce incommensurable.
Dieu a entendu les propos de celle qui discutait avec toi au sujet de son mari et qui se plaignait à Dieu. Il a entendu votre discussion. En vérité, Dieu est Celui qui entend et qui voit tout.
Ceux d’entre vous qui répudient leurs femmes en prononçant la formule : « Tu es désormais interdite pour moi comme l’est le dos de ma mère ! », doivent savoir que leurs épouses ne sont pas leurs mères. Leurs mères sont seulement celles qui les ont enfantés : ils profèrent ainsi des paroles blâmables et fausses, mais Dieu est Indulgent et Il pardonne.
Ceux qui répudient leurs femmes en prononçant la formule : « Tu es désormais interdite pour moi, comme l’est le dos de ma mère ! » et qui reviennent sur leur décision devront affranchir un captif avant d’avoir des rapports conjugaux. C’est une exhortation qui vous concerne. Dieu est parfaitement Informé de ce que vous faites.
Celui qui ne trouvera point de captif ou d’esclave à libérer devra observer un jeûne de deux mois consécutifs avant d’avoir des rapports conjugaux. S’il ne peut supporter ce jeûne, il devra nourrir soixante pauvres. C’est ainsi, pour que vous croyiez en Dieu et en Son Envoyé. Tels sont les commandements de Dieu. Quant aux incroyants, ils subiront un châtiment douloureux.
Ceux qui désobéissent à Dieu et à Son Envoyé seront certainement humiliés comme le furent ceux qui vécurent avant eux. Nous avons fait descendre des versets clairs. Les incroyants subiront un châtiment avilissant.
Le jour où Dieu les ressuscitera tous, Il leur fera connaître leurs œuvres ; Dieu en a fait le compte exact alors qu’ils les ont oubliées. Dieu est Témoin sur toute chose.
Dieu connaît parfaitement tout ce qui se trouve dans les cieux et sur la terre. Il n’y a guère d’entretien à trois où Il ne soit le quatrième, à cinq où Il ne soit le sixième. Qu’ils soient moins ou plus nombreux, Il est avec eux en quelque lieu où ils se trouvent. Puis, Il leur fera connaître ce qu’ils ont fait au Jour du Jugement. En vérité, Dieu est Instruit de tout.
N’as-tu pas vu ceux à qui les entretiens secrets ont été interdits et qui reviennent à ces conciliabules malgré l’interdiction ? Ils se concertent pour pécher, transgresser et désobéir à l’Envoyé de Dieu. Lorsqu’ils viennent à ta rencontre, ils t’adressent une salutation qui n’est pas la même que celle que Dieu t’adresse en se disant en eux-mêmes : « Pourquoi Dieu ne nous châtie-t-Il donc pas pour ce que nous disons ? » La Géhenne leur suffira ; ils y seront précipités. Quelle affreuse fin !
Ô vous qui croyez ! Lorsque vous tenez un entretien privé entre vous, ne vous concertez pas pour pécher, transgresser ou désobéir à l’Envoyé de Dieu : entretenez-vous du bien et de la crainte de Dieu. Craignez Dieu, car vous serez rassemblés devant Lui.
Le conciliabule est inspiré par Satan pour affliger les croyants, mais il ne saurait leur nuire en rien sans la permission de Dieu. Que les croyants mettent donc leur confiance en Dieu.
Ô vous qui croyez ! Lorsqu’on vous dit : « Faites place aux autres dans les assemblées ! », faites-le, et Dieu vous accordera une place au Paradis ; lorsqu’on vous dit : « Levez-vous ! », exécutez-vous ! Dieu établira sur des degrés élevés ceux parmi vous qui croient et ceux qui ont reçu la science. Dieu est parfaitement Informé de ce que vous faites.
Ô vous qui croyez ! Lorsque vous avez un entretien confidentiel avec le Prophète, faites précéder cet entretien d’une aumône : c’est avantageux pour vous et plus pur. Si vous n’avez pas les moyens de le faire, sachez que Dieu est Celui qui pardonne et qu’Il est Miséricordieux.
Craignez-vous de vous appauvrir en faisant précéder d’une aumône votre entretien confidentiel avec le Messager de Dieu ? Lorsque vous ne le faites pas et que Dieu accepte votre repentir, accomplissez alors la prière, acquittez-vous de l’aumône légale et obéissez à Dieu et à Son Envoyé. Dieu est parfaitement Informé de ce que vous faites.
N’as-tu pas vu ceux qui ont pris pour alliés des gens contre lesquels Dieu est Courroucé et qui ne sont ni des vôtres ni des leurs ? Ils font de faux serments et ils le savent !
Dieu leur a préparé un terrible châtiment. Ce qu’ils ont fait est détestable !
Ils prennent leurs serments comme protection et se détournent de la voie de Dieu. Un châtiment avilissant leur est destiné.
Ni leurs richesses ni leurs enfants ne leur seront utiles auprès de Dieu : ces gens-là seront les hôtes du Feu ; ils y séjourneront pour l’Éternité.
Le jour où Dieu les ressuscitera tous, ils Lui feront des serments, comme ils vous faisaient des serments, pensant ainsi que cela leur servira à quelque chose. Alors, ne sont-ils pas de vrais menteurs ?
Satan s’est emparé d’eux jusqu’à leur faire oublier l’invocation de Dieu. Tels sont les sectateurs de Satan. Les partisans de Satan ne sont-ils pas les perdants ?
En vérité, ceux qui s’opposent à Dieu et à Son Envoyé, voilà ceux qui seront humiliés.
Dieu a écrit : « En vérité, Moi et Mes Envoyés, Nous vaincrons ! » Dieu est Fort et Tout-Puissant.
Tu ne trouveras pas de gens croyant en Dieu et au Jour dernier et témoignant en même temps de l’amour à ceux qui sont hostiles à Dieu et à Son Envoyé, fussent-ils leurs pères, leurs fils, leurs frères ou faisant partie de leurs clans. Dieu a imprimé la foi dans les cœurs de ces croyants et les a fortifiés d’un Esprit émanant de Lui : Il les fera entrer dans des Jardins où coulent des fleuves ; ils y demeureront pour l’Éternité. Dieu est Satisfait d’eux et ils sont satisfaits de Lui. Tels sont les partisans de Dieu. Les partisans de Dieu ne sont-ils pas les bienheureux ?
Tout ce qui est dans les cieux et tout ce qui est sur la terre célèbre les louanges de Dieu. Il est le Tout-Puissant, le Sage.
C’est Lui qui a chassé de leurs demeures ceux qui étaient incroyants parmi les gens du Livre lors du premier rassemblement. Vous ne pensiez pas qu’ils sortiraient ; ils s’imaginaient que leurs forteresses les protégeraient contre Dieu, mais Dieu les a surpris là où ils ne s’y attendaient pas. Il a jeté la terreur dans leurs cœurs de telle sorte qu’ils démolirent leurs maisons de leurs propres mains et de celles des croyants. Réfléchissez donc ! Ȏ vous qui êtes doués de raison !
Si Dieu n’avait pas décrété leur bannissement, Il les aurait certainement châtiés en ce monde. Néanmoins, ils subiront dans la vie future le châtiment du Feu.
Il en est ainsi parce qu’ils se sont opposés à Dieu et à Son Envoyé. Quiconque se dresse contre Dieu doit savoir que Dieu est implacable dans Son châtiment.
Les palmiers dattiers que vous avez coupés et ceux que vous avez laissés debout sur leurs racines le furent par la permission de Dieu, afin d’humilier les pervers.
Vous n’avez engagé ni chevaux ni d’autres montures pour vous emparer du butin pris sur eux et que Dieu a accordé à Son Envoyé. Mais Dieu donne la victoire à Ses Envoyés sur qui Il veut. Dieu est Puissant sur toute chose.
Le butin pris sur les habitants des cités et accordé par Dieu à Son Messager appartient à Dieu et à Son Envoyé, aux proches de celui-ci, aux orphelins, aux pauvres et aux voyageurs, afin qu’il ne soit pas dévolu exclusivement aux riches parmi vous. Prenez ce que vous donne l’Envoyé de Dieu ! Abstenez-vous de ce qu’il vous interdit ! Craignez Dieu ! En vérité, Dieu est terrible dans Son châtiment.
Le butin appartient aussi aux émigrés qui sont pauvres, qui ont été chassés de leurs maisons et dépouillés de leurs biens, alors qu’ils étaient en quête des faveurs de Dieu et de Sa satisfaction et voulaient faire triompher Sa cause et celle de Son Envoyé. Ceux-là sont véridiques !
Le butin revient aussi à ceux qui, avant eux, se sont établis dans le pays et dans la foi, qui aiment ceux qui émigrent vers eux, qui ne portent aucune envie à ces derniers pour ce qu’on leur a donné, préférant leurs hôtes à leurs propres personnes et ce, malgré leur pauvreté. Ceux qui maîtrisent leur avarice sont vraiment les bienheureux !
Ce butin est enfin destiné à ceux qui sont venus après eux en disant : « Seigneur ! Pardonne-nous ainsi qu’à nos frères qui nous ont précédés dans la foi ! Ne mets dans nos cœurs aucune rancune envers les croyants ! En vérité, tu es Bienveillant et Miséricordieux ! »
N’as-tu pas vu les hypocrites dire à leurs frères incroyants parmi les gens du Livre : « Si vous êtes expulsés, nous partirons avec vous, nous n’obéirons jamais à un ordre qui vous porte préjudice ; si vous êtes attaqués, nous vous porterons secours. » Dieu est cependant Témoin qu’ils sont menteurs.
Si les incroyants sont chassés, les hypocrites ne les suivront pas ; s’ils sont combattus, ils ne voleront pas à leur secours : s’ils osaient le faire, ils battraient en retraite aussitôt et ne connaîtraient jamais la victoire.
Vous inspirez certainement à leurs cœurs plus de terreur que ne leur en inspire Dieu Lui-même. Il en est ainsi, car ce sont des gens qui ne comprennent pas.
Ils ne seront ensemble pour vous combattre que retranchés dans des cités fortifiées ou derrière des remparts. Entre eux règnent de profondes dissensions ; vous les croyez unis, alors que leurs cœurs ont des sentiments divergents. Il en est ainsi parce que ce sont des gens qui ne raisonnent pas.
Ils sont semblables à ceux qui les ont précédés de très peu et qui ont goûté aux conséquences de leurs agissements : ils subiront un douloureux châtiment dans la vie future.
Ils sont semblables à Satan quand il dit à l’homme : « Sois incroyant ! » Mais quand celui-ci le devient, Satan lui dit : « Je suis innocent de ton acte ! Car je crains Dieu le Seigneur de l’Univers. »
Tous les deux termineront en Enfer ; ils y demeureront éternellement : telle est la rétribution des injustes.
 Ô vous les croyants ! Craignez Dieu ! Que chaque homme examine ce qu’il a préparé pour demain. Et craignez Dieu ! En vérité, Dieu est bien Informé de ce que vous faites.
Ne soyez pas comme ceux qui oublient Dieu ; Dieu fait qu’ils s’oublient eux-mêmes. Ceux-là sont des pervers !
Les hôtes de l’Enfer et les hôtes du Paradis ne connaîtront pas le même sort : les hôtes du Paradis seront les bienheureux.
Si nous avions fait descendre ce Coran sur une montagne, tu la verrais s’émouvoir et se fendre sous l’effet de la crainte de Dieu. Nous proposons de tels exemples aux hommes afin qu’ils réfléchissent !
Il est Dieu ! Il n’y a de Dieu que Lui ! Il connaît le monde invisible et celui qui est visible. Il est le Clément, le Miséricordieux.
 Il est Dieu, il n’y a de Dieu que Lui ! Il est le Souverain, le Saint, la Paix, le Témoin de Sa propre Vérité, le Maître absolu, le Tout-Puissant, le Fort, le Superbe. Gloire à Dieu ! Il est au-dessus de ce qu’on Lui associe !
Il est Dieu ! Il est le Créateur ! Celui qui donne un commencement à tout ; Celui qui forme et qui façonne ; Il détient les noms les plus beaux. Tout ce qui est dans les cieux et tout ce qui est sur la terre célèbre Ses louanges. Il est le Tout-Puissant et le Sage.
Ô vous les croyants ! Ne prenez pas pour alliés Mes ennemis et les vôtres en leur manifestant des marques d’amitié, alors qu’ils ne croient pas à la Vérité qui vous est parvenue. Ils ont chassé le Prophète et vous-mêmes parce que vous croyez en Dieu votre Seigneur. Si vous sortez pour combattre pour Ma cause et M’être agréables, leur témoignerez-vous une amitié secrète, alors que Je connais ce que vous cachez et ce que vous divulguez ? Quiconque d’entre vous agit ainsi s’égare loin du droit chemin.
Si vous tombez entre leurs mains, ils seront pour vous des ennemis, ils vous maltraiteront et leurs langues ne vous ménageront pas ; ils aimeraient que vous soyez incroyants.
Ni vos proches parents ni vos enfants ne vous seront utiles le Jour de la Résurrection. Dieu vous jugera. Il voit parfaitement ce que vous faites.
La conduite d’Abraham et de ceux qui étaient avec lui est un très bel exemple pour vous lorsqu’ils dirent à leur peuple : « Nous sommes innocents de vos agissements et de ce que vous adorez en dehors de Dieu. Nous vous renions ! Que l’inimitié et la haine règnent désormais entre nous jusqu’à ce que vous croyiez en un seul Dieu ! », exception faite de la parole d’Abraham adressée à son père : « J’implorerai le pardon de Dieu pour toi, bien que je ne puisse rien pour toi auprès de Lui. » Seigneur ! En Toi nous mettons notre confiance ! À Toi nous revenons repentants ! Vers Toi sera le retour !
Seigneur ! Fais en sorte que les incroyants ne nous fassent pas subir d’épreuves ! Seigneur ! Pardonne-nous ! En vérité, Tu es le Tout-Puissant, le Sage.
Vous avez en eux un très bel exemple pour celui qui espère en Dieu et au Jour dernier ; que celui qui se détourne de la voie droite sache que Dieu se suffit à Lui-même et qu’Il est Digne de louanges.
Peut-être que Dieu établira la concorde entre vous et ceux d’entre eux avec lesquels vous avez rompu. Dieu est Tout-Puissant, Il est Celui qui pardonne, Il est Miséricordieux.
Dieu ne vous interdit pas d’être bons et équitables envers ceux qui ne vous ont pas combattus à cause de votre religion et qui ne vous ont pas chassés de vos maisons. En vérité, Dieu aime ceux qui sont équitables. 
Dieu vous interdit seulement de vous lier d’amitié avec ceux qui vous ont combattus à cause de votre foi, ceux qui vous ont chassés de vos foyers et ceux qui ont participé à votre expulsion. Ceux d’entre vous qui se lient d’amitié avec eux, voilà ceux qui sont injustes.
Ô vous les croyants ! Quand les croyantes qui émigrent viennent à vous, assurez-vous de leur bonne foi en les mettant à l’épreuve. Dieu est mieux Informé que vous de leur foi. Si vous constatez qu’elles sont croyantes, ne les renvoyez pas vers les incroyants : elles ne sont plus licites pour eux et ils ne sont plus licites pour elles. Rendez aux incroyants ce qu’ils ont dépensé pour les épouser. Vous ne commettrez aucun mal si vous les épousez, à condition de leur verser leur dot. Rompez les contrats de mariage avec les incroyantes ; réclamez ce que vous avez dépensé pour le mariage et que les incroyants réclament ce qu’ils ont dépensé pour la même cause. Tel est le Jugement de Dieu ! Il arbitre vos différends. Dieu est Celui qui sait. Il est Sage.
Si quelqu’une de vos épouses s’enfuit chez les incroyants et que vous preniez votre revanche sur ces derniers, dédommagez celui dont l’épouse s’est enfuie de l’équivalent des dépenses qu’il a supportées pour l’épouser. Craignez Dieu en qui vous croyez !
Ô Prophète ! Lorsque les croyantes viennent te faire acte d’allégeance et te prêter serment qu’elles n’associeront rien à Dieu ; qu’elles ne commettront pas de vol ; qu’elles ne se livreront pas à l’adultère ; qu’elles ne tueront pas leurs propres enfants ; qu’elles ne forgeront aucune infamie ni de leurs mains ni de leurs pieds ; qu’elles ne te désobéiront pas en ce qui est juste : accepte leur serment d’allégeance et implore pour elles le pardon de Dieu. En vérité, Dieu est Celui qui pardonne, Il est Miséricordieux.
Ô vous les croyants ! Ne vous liez point d’amitié avec des gens qui ont encouru la colère de Dieu. Ils désespèrent de la vie future comme désespèrent les incroyants de ceux qui sont dans les tombes.
Tout ce qui est dans les cieux et tout ce qui est sur la terre célèbre les louanges de Dieu. Il est le Tout-Puissant, le Sage.
Ô vous les croyants ! Pourquoi dites-vous ce que vous ne faites pas ?
C’est une grande abomination auprès de Dieu que de dire ce que vous ne faites pas.
En vérité, Dieu aime ceux qui combattent pour Sa cause en rangs serrés, tel un édifice scellé avec du plomb.
Évoque Moïse quand il dit à son peuple : « Pourquoi me causez-vous du tort, alors que vous savez pertinemment que je suis le Messager de Dieu envoyé vers vous ? » Mais, lorsqu’ils dévièrent, Dieu fit dévier leurs cœurs. Dieu ne dirige guère le peuple pervers.
Évoque Jésus fils de Marie quand il dit : « Ô fils d’Israël ! En vérité, je suis le Messager de Dieu envoyé vers vous pour confirmer ce qui se trouve dans la Torah et vous annoncer la bonne nouvelle d’un Envoyé qui viendra après moi, dont le nom sera : Ahmed. » Or, lorsque Jésus vint à eux avec des preuves évidentes, ils s’écrièrent : « C’est de la magie pure ! »
Qui est plus injuste que celui qui forge des mensonges contre Dieu, alors qu’il est appelé à la soumission ? Dieu ne dirige point le peuple injuste.
Ceux-ci veulent éteindre la lumière de Dieu avec ce qu’expriment leurs bouches, mais Dieu parachève Sa lumière en dépit des incroyants.
C’est Lui qui a envoyé Son Messager pour communiquer la bonne Direction et la religion de la Vérité, et la faire prévaloir sur toute autre religion en dépit des polythéistes.
Ô vous les croyants ! Vous indiquerais-je un commerce qui vous sauvera d’un châtiment douloureux ?
Vous croyez en Dieu et en Son Envoyé ; vous combattrez pour la cause de Dieu avec vos biens et vos personnes. Cela est plus avantageux pour vous, si vous saviez !
Dieu vous pardonnera vos péchés et vous fera entrer dans les Jardins où coulent des fleuves, dans les demeures agréables des Jardins d’Éden. Voilà le bonheur suprême !
Il vous accordera encore autre chose que vous aimez : un secours venant de Dieu et une victoire proche. Annonce la bonne nouvelle aux croyants !
Ô vous les croyants ! Soyez les auxiliaires de Dieu, comme à l’époque où Jésus fils de Marie dit aux disciples : « Qui seront mes auxiliaires dans la voie de Dieu ? » « Nous sommes les auxiliaires de Dieu ! », répondirent les disciples. Un groupe des fils d’Israël crut et un autre groupe refusa de croire. Nous avons alors soutenu ceux qui ont cru contre leurs ennemis et, ainsi, ils ont remporté la victoire.
Ce qui est dans les cieux et ce qui est sur la terre célèbre les louanges de Dieu, le Roi, le Saint, le Tout-Puissant, le Sage.
C’est Lui qui a envoyé aux illettrés un Envoyé, pris parmi eux, pour leur communiquer Ses versets, les purifier, leur enseigner le Livre et la sagesse, alors qu’ils étaient auparavant dans un égarement évident.
Il a aussi envoyé à d’autres hommes, issus de ceux-là, et qui ne les ont pas encore rejoints. Il est le Tout-Puissant, le Sage.
Telle est la grâce de Dieu. Il l’accorde à qui Il veut. Dieu est le Maître de la grâce incommensurable !
Ceux qui ont reçu la Torah et qui n’appliquent plus son enseignement ressemblent à l’âne chargé de livres précieux. Ces gens, qui ont traité de mensonges les signes de Dieu, ont donné un exemple détestable. Dieu ne met pas dans le droit chemin le peuple injuste.
Dis-leur : « Ô vous qui pratiquez le Judaïsme ! Si vous prétendez être vraiment les alliés de Dieu, à l’exclusion des autres hommes, souhaitez donc la mort si vous êtes véridiques ! »
Mais ils ne la souhaitent jamais à cause de ce que leurs mains ont perpétré. Dieu connaît parfaitement les injustes.
Dis-leur : « En vérité, la mort que vous fuyez va vous rejoindre. Vous serez ensuite ramenés vers Celui qui connaît parfaitement ce qui est visible et ce qui est invisible. Il vous informera de ce que vous avez accompli ! »
Ô vous les croyants ! Lorsqu’on vous appelle à la prière du vendredi, empressez-vous d’aller invoquer Dieu ! Interrompez tout commerce ! Cela vous sera plus avantageux, si vous saviez !
Lorsque la prière est terminée, dispersez-vous dans le pays et recherchez les faveurs de Dieu. Invoquez souvent le nom de Dieu. Peut-être serez-vous heureux !
Dès qu’une occasion de négoce ou de divertissement leur est offerte, ils s’y précipitent en te laissant debout à célébrer la prière. Dis-leur : « Ce qui se trouve auprès de Dieu vaut mieux que le divertissement et le négoce ! » Dieu est le Meilleur Dispensateur de toutes les richesses.
Lorsque les hypocrites viennent à toi, ils disent : « Nous attestons que tu es l’Envoyé de Dieu ! » Dieu sait que tu es Son Envoyé et Dieu atteste que les hypocrites sont menteurs.
Ils se sont abrités derrière leurs serments et ils se sont éloignés du chemin de Dieu. Ce qu’ils ont fait est vraiment détestable !
Il en est ainsi parce qu’ils ont d’abord cru à la révélation, puis ils sont revenus à l’incroyance. Un sceau a été apposé sur leurs cœurs, ce qui fait qu’ils ne comprennent plus rien.
Lorsque tu les vois, tu admires leur physique ; lorsqu’ils parlent, tu écoutes volontiers ce qu’ils disent. Ils sont semblables à des bûches appuyées contre un mur ; ils s’imaginent que le moindre cri est dirigé contre eux. Ce sont des ennemis ! Méfie-toi d’eux ! Que Dieu les extermine ! Comment ont-ils été amenés à s’écarter du droit chemin ?
Quand on leur dit : « Venez ! l’Envoyé de Dieu implorera Dieu pour vous pardonner », ils détournent leurs têtes et tu les vois s’éloigner, pleins d’orgueil.
Peu importe ! Que tu implores ou non le pardon de Dieu pour eux, Dieu ne leur pardonnera pas. Dieu ne dirige point le peuple pervers.
C’est eux qui disent : « Ne dépensez pas pour entretenir ceux qui sont auprès de l’Envoyé de Dieu afin qu’ils se séparent de lui. » Les trésors des cieux et de la terre appartiennent à Dieu, mais les hypocrites ne comprennent pas.
Ils disent : « Si nous retournions à Médine, le plus fort en expulserait le plus faible. » La puissance appartient à Dieu, à Son Envoyé et aux croyants. Mais les hypocrites ne le savent pas.
Ô vous les croyants ! Que vos richesses et vos enfants ne vous distraient pas de l’invocation de Dieu. Certes, ceux qui agissent ainsi seront les perdants.
Faites l’aumône d’une partie des biens que Nous vous avons accordés avant que la mort ne surprenne l’un d’entre vous et qu’il ne dise : « Seigneur ! Si tu m’accordais un court délai, je ferais l’aumône et je serais parmi les justes. »
Or, Dieu ne reporte jamais l’échéance à un être humain quand le terme de son existence arrive. Dieu est parfaitement Informé de ce que vous faites.
Tout ce qui est dans les cieux et tout ce qui est sur la terre célèbre les louanges de Dieu. À Lui la royauté ! À Lui la louange ! Il est Puissant sur toute chose.
C’est Lui qui vous a créés ; tel parmi vous est incroyant et tel autre est croyant. Dieu voit parfaitement ce que vous faites.
Il a créé les cieux et la terre en toute vérité ; Il vous a formés harmonieusement : vous retournerez tous vers Lui.
Il sait ce qui est dans les cieux et ce qui est sur la terre ; Il sait ce que vous dissimulez et ce que vous divulguez : Dieu connaît parfaitement le contenu des cœurs.
Le récit de ceux qui furent incrédules autrefois et qui ont goûté les conséquences de leur conduite ne vous est-il pas parvenu ? Un châtiment douloureux leur est réservé,
car, lorsque les Messagers de Dieu venaient à eux avec des preuves évidentes, ils disaient : « Des mortels peuvent-ils nous guider ? » Ils furent incroyants et se détournèrent de la Vérité : Dieu se passa d’eux. Dieu se suffit à Lui-même, Il est Digne de louanges.
Les incroyants prétendent qu’ils ne seront pas ressuscités. Dis-leur : « Bien au contraire ! Par mon Seigneur, vous serez ressuscités vraiment et On vous fera connaître certainement ce que vous aurez accompli. Cela est facile pour Dieu. »
Croyez donc en Dieu, en Son Envoyé et à la lumière que nous avons fait descendre. Dieu est parfaitement Informé de tout ce que vous faites.
Le jour où Il vous rassemblera pour le Jour de la réunion, ce sera le Jour de la déception mutuelle. Dieu effacera les mauvaises actions de celui qui aura cru en Lui et aura pratiqué le bien ; Il le fera entrer dans des Jardins où coulent des fleuves ; ils y demeureront pour l’Éternité. Voilà le bonheur suprême !
Ceux qui n’ont pas cru et qui ont traité Nos signes de mensonges, voilà ceux qui seront les hôtes du Feu ; ils y demeureront pour l’Éternité. Quelle fin affreuse !
Aucun malheur n’atteint l’homme sans la permission de Dieu. Dieu dirige le cœur de celui qui croit en Lui. Dieu connaît parfaitement toute chose.
Obéissez à Dieu ! Obéissez à Son Envoyé ! Si vous vous en détournez, sachez qu’en vérité il n’incombe à Son Envoyé que la transmission claire de Nos messages.
Dieu ! Il n’y a point de Dieu que Lui ! C’est en Dieu que les croyants mettent leur confiance.
Ô vous les croyants ! Certaines de vos épouses et certains de vos enfants sont pour vous des ennemis. Méfiez-vous d’eux ! Mais si vous êtes indulgents, si vous passez outre, si vous pardonnez, sachez que Dieu est Celui qui pardonne et qui est Miséricordieux.
Certes, vos richesses et vos enfants sont pour vous une tentation, alors que c’est auprès de Dieu que se trouve une magnifique récompense.
Craignez Dieu autant que vous le pouvez ! Écoutez ! Obéissez ! Faites l’aumône ! Ce sera meilleur pour vous ! Ceux qui auront maîtrisé leur avarice, voilà ceux qui seront heureux.
Si vous faites un prêt généreux à Dieu, Il multipliera pour vous la récompense et Il vous pardonnera. Dieu est Reconnaissant et Plein de mansuétude.
Il connaît parfaitement ce qui est visible et ce qui est invisible. Il est le Tout-Puissant et le Sage !
Ô Prophète ! Quand vous voulez répudier vos femmes, répudiez-les au terme de leur délai d’attente légal. Comptez exactement le délai. Craignez Dieu votre Seigneur ! Ne les chassez pas de leurs maisons et qu’elles n’en sortent pas, à moins qu’elles n’aient commis une faute manifestement grave. Telles sont les lois de Dieu. Quiconque transgressera les lois Divines se fera du tort à lui-même. Tu ne le sais pas, Dieu pourra susciter d’ici là un heureux imprévu.
Lorsqu’elles ont atteint le délai légal, retenez-les d’une manière convenable ou bien séparez-vous d’elles d’une manière convenable. Prenez à témoin deux hommes équitables parmi vous et rendez témoignage devant Dieu. Voilà une exhortation à l’intention de celui qui croit en Dieu et au Jour dernier. Dieu donnera une issue favorable aux difficultés de celui qui Le craint.
Il lui accordera Ses bienfaits par des moyens sur lesquels il ne comptait pas. Dieu suffira à quiconque s’en remet à Lui. En vérité, Dieu mène Ses arrêts à bonne fin. Dieu a fixé une juste mesure pour chaque chose.
Si vous avez des doutes à propos de la période d’attente de vos femmes qui n’espèrent plus avoir de règles, leur délai est de trois mois ; de même pour celles qui n’ont pas encore leurs règles. Pour celles qui sont enceintes, leur délai d’attente prendra fin à leur accouchement. Dieu rend la vie facile à celui qui Le craint.
Tel est l’ordre de Dieu qu’Il vous a envoyé. Dieu efface les mauvaises actions et augmente la récompense de celui qui Le craint.
Faites habiter ces femmes répudiées, pendant leur délai d’attente, là où vous logez vous-mêmes et selon vos moyens. Ne leur causez pas de peine en les contraignant de vivre à l’étroit. Pour celles qui sont enceintes, pourvoyez à leurs besoins jusqu’à ce qu’elles aient accouché. Si elles allaitent votre enfant, versez-leur une pension. Concertez-vous à ce sujet d’une manière convenable. En cas de difficultés, prenez une nourrice pour l’enfant ;
que celui qui est dans l’aisance paye selon ses moyens ; que celui qui dispose de moyens limités, donne cependant en proportion de ce que Dieu lui a accordé. Dieu n’impose jamais à une personne une charge qui excède ses moyens. Dieu fera succéder l’aisance à la gêne.
Que de cités ont désobéi à l’ordre de leur Seigneur et de Ses Envoyés ! Nous leur en avons fait rendre compte sévèrement ; Nous leur avons infligé un châtiment douloureux :
elles goûtèrent donc les conséquences de leur arrogance dont l’aboutissement fut leur propre ruine.
Dieu leur a réservé un terrible châtiment. Craignez Dieu ! Ô vous qui êtes doués d’intelligence et qui croyez ! Dieu a fait descendre sur vous un rappel,  
un Envoyé qui vous récite les clairs versets de Dieu pour faire sortir des ténèbres vers la lumière ceux qui croient et qui accomplissent de bonnes actions. Dieu introduira dans les Jardins où coulent les fleuves ceux qui croient en Lui et font le bien ; ils y demeureront pour l’Éternité. Dieu leur accorde ainsi un don magnifique.
Dieu est Celui qui a créé sept cieux et autant de terres. Son ordre descend entre eux afin que vous sachiez que Dieu est Puissant sur tout et que Sa science embrasse toute chose.
Ô Prophète ! Pourquoi interdis-tu ce que Dieu a permis en vue de satisfaire tes épouses ? Dieu est Celui qui pardonne. Il est Miséricordieux.
Dieu vous prescrit un moyen de vous délier de vos serments. Dieu est votre Maître. Il est Omniscient et Sage.
Le Prophète confia un secret à l’une de ses épouses ; celle-ci le divulgua à sa compagne ; Dieu en informa le Prophète ; celui-ci dévoila une partie à l’indiscrète et garda l’autre partie cachée. Quand il lui en fit part, elle demanda : « Qui t’a donc mis au courant ? » « C’est l’Omniscient et le Bien Informé qui me l’a communiqué ! »
Si vous vous repentez à Dieu toutes les deux, ce serait mieux pour vous, car vos cœurs ont bien fléchi. Mais, si vous faites cause commune contre le Prophète, sachez que Dieu est son Maître et que ses soutiens sont l’archange Gabriel, les croyants intègres ainsi que les anges.
S’iI vous répudie, il se peut que son Seigneur lui donne en échange des épouses meilleures que vous : soumises entièrement à Dieu, croyantes, obéissantes, repentantes, adoratrices de Dieu, pratiquantes du jeûne, qu’elles aient été déjà mariées ou qu’elles soient vierges.
Ô vous les croyants ! Préservez vos personnes et vos familles d’un Feu dont les humains et les pierres seront le combustible. Des anges terribles et impitoyables veilleront autour du Feu ; ils ne désobéissent pas aux ordres de Dieu et exécutent tout ce qu’Il leur ordonne de faire.
Ô vous les incroyants ! Ne vous excusez pas aujourd’hui ! Vous ne serez récompensés que pour ce que vous avez fait.
Ô vous les croyants ! Revenez à Dieu avec un repentir sincère. Il se peut que votre Seigneur efface vos péchés et qu’Il vous fasse entrer dans des Jardins où coulent des fleuves le jour où Dieu épargnera l’humiliation au Prophète et à ceux qui auront cru avec lui. Leur lumière se répandra devant eux et à leur droite. Ils diront alors : « Seigneur ! Parachève pour nous notre lumière et pardonne-nous. En vérité, Tu es Puissant sur toute chose ! »
Ô Prophète ! Combats les incroyants et les hypocrites ; sois sévère envers eux : leur demeure sera la Géhenne. Quelle affreuse destinée !
Dieu propose aux incroyants cet exemple : la femme de Noé et la femme de Loth vivaient sous l’autorité de deux serviteurs intègres d’entre Nos serviteurs. Elles les trahirent ; ils ne purent rien pour elles face à Dieu. On leur a dit : « Entrez toutes les deux dans le Feu avec ceux qui y entrent. »
Dieu propose aux croyants l’exemple de la femme de Pharaon quand elle dit : « Seigneur ! Réserve-moi une demeure près de Ton royaume dans le Paradis et délivre-moi de Pharaon et de ses agissements ! Délivre-moi du peuple injuste ! »
Et Marie, la fille d’Imran, qui vécut dans la chasteté. Nous lui insufflâmes de Notre Esprit ; elle a cru aux paroles de son Seigneur et aux Livres révélés. Elle était du nombre de ceux qui obéissaient à Dieu.
Béni soit Celui qui tient en Sa main la Royauté. Il est Puissant sur toute chose.
C’est Lui qui a créé la mort et la vie pour vous éprouver et connaître ainsi celui d’entre vous qui agira le mieux. Il est le Tout-Puissant. Il est Celui qui pardonne.
Il a créé sept cieux superposés. Tu ne verras aucune imperfection dans la création du Miséricordieux. Regarde encore une fois : y vois-tu quelque faille ?
Lève les yeux encore deux fois : ton regard déçu et fatigué reviendra vers toi.
Nous avons orné le ciel le plus proche de luminaires dont Nous avons fait des projectiles pour lapider les démons auxquels Nous avons préparé le châtiment de l’Enfer.
Le châtiment de la Géhenne est réservé à ceux qui n’auront pas cru à leur Seigneur. Quelle affreuse fin !
Quand ils y seront précipités, ils entendront un mugissement alors quelle bouillonnera.
Peu s’en faut qu’elle n’éclate de fureur ! Chaque fois qu’un groupe de damnés y est jeté, ses gardiens leur demandent : « Un avertisseur n’est-il pas venu vous prévenir ? »
« Oui, répondront-ils, un avertisseur est venu à nous, mais nous avons crié au mensonge et nous avons dit : “Dieu n’a rien révélé, vous êtes seulement dans un égarement profond !” »
Et ils ajouteront : « Si nous avions écouté ou si nous avions réfléchi, nous ne serions pas parmi les hôtes du Brasier ! » ;
ils ont reconnu leurs péchés. Que les hôtes du Brasier soient exterminés
En vérité, ceux qui auront redouté leur Seigneur dans Son grand mystère obtiendront le pardon de leurs péchés et une grande récompense.
Que vous teniez vos propos secrets ou que vous les divulguiez, Dieu connaît parfaitement le contenu des cœurs.
Ne connaît-Il pas ce qu’Il a créé, alors qu’Il est le Subtil et le Bien Informé ?
C’est Lui qui a fait que la terre vous soit soumise. Parcourez donc ses vastes étendues et nourrissez-vous de ce que Dieu vous accorde. Vous retournerez vers Lui au Jour de la Résurrection.
Etes-vous sûrs que Celui qui est au ciel ne vous fera pas engloutir par la terre alors quelle tremble déjà ?
Êtes-vous sûrs que Celui qui est au ciel n’enverra pas contre vous un ouragan de pierres ? Ainsi vous reconnaîtrez Mon avertissement.
Ceux qui vécurent avant eux ont crié au mensonge. Quelle fut alors Ma réprobation !
Ne voient-ils pas au-dessus d’eux les oiseaux, déployant et repliant leurs ailes ? Qui les soutient dans les airs, si ce n’est le Miséricordieux ? En vérité, Il voit tout.
Quel est donc celui qui constituerait pour vous une armée capable de vous secourir, en dehors du Miséricordieux ? Vraiment les incroyants ne se font que des illusions.
Quel est donc celui qui assurerait votre subsistance si Dieu retenait Ses dons ? Certes, les incroyants persistent dans la tyrannie et la haine.
Celui qui marche la tête baissée est-il mieux dirigé que celui qui Celui qui marche le corps bien redressé en suivant le droit chemin ?
Dis-leur : « C’est Lui qui vous a créés ; Il vous a donné l’ouïe, la vue et les cœurs : que vous êtes peu reconnaissants ! »
Dis-leur : « C’est Lui qui vous a dispersés sur terre, et c’est devant Lui que vous serez rassemblés un jour. »
Ils disent : « Quand donc se réalisera cette promesse, si vous êtes véridiques ? »
Réponds-leur : « Dieu seul en a connaissance. En vérité, je ne suis qu’un avertisseur explicite. »
Mais, lorsque les incroyants verront le châtiment de près, leurs visages seront terrifiés. « Voilà ce que vous demandiez ! », leur sera-t-il dit.
Dis-leur : « Que vous en semble ? Que Dieu me fasse mourir, moi et mes compagnons, ou qu’il nous fasse miséricorde : qui protégera pour autant les incroyants d’un châtiment douloureux ? »
Dis-leur : « Il est le Miséricordieux. Nous croyons en Lui et c’est en Lui que nous mettons notre confiance. » Vous saurez bientôt qui se trouve dans un égarement manifeste.
Dis-leur : « Que vous en semble ? Si l’eau dont vous vivez venait à disparaître dans les profondeurs de la terre, qui donc vous donnerait une eau pure ? »
Nûn. Par la plume et par ce qu’ils écrivent !
Par la grâce de ton Seigneur, tu n’es pas un possédé du démon !
En vérité, une récompense éternelle t’est destinée.
Certes, tu possèdes des qualités sublimes.
Tu verras et les incroyants verront aussi
lequel d’entre vous est celui qui est en proie à la tentation.
En vérité, ton Seigneur connaît parfaitement ceux qui sont égarés, loin de Son chemin, et Il connaît ceux qui sont bien dirigés.
N’obéis guère à ceux qui crient au mensonge ;
ils aimeraient que tu sois plus accommodant avec leurs divinités pour qu’ils le soient eux aussi avec toi.
N’obéis pas à celui qui fait beaucoup de faux serments et qui est pervers,
au diffamateur, colporteur de calomnies,
à celui qui est très avare, à l’injuste, au pécheur,
à celui qui est cruel et adultérin de surcroît.
Ne lui obéis pas ! Même s’il possède beaucoup de biens et de nombreux enfants !
Quand on lui récite Nos versets, il s’écrie : « Mais ce sont de vieux contes ! » ;
Nous lui ferons une marque sur le museau.
Certes, Nous les avons éprouvés comme Nous avions éprouvé jadis les propriétaires du jardin qui jurèrent d’en cueillir les fruits le lendemain matin.
Ils avaient juré sans faire de réserve.
Or, durant leur sommeil, un fléau envoyé par ton Seigneur s’abattit sur leur jardin.
Au matin, le jardin était était détruit comme si on avait tout coupé.
Ce matin-là précisément, ils s’interpellèrent :
« Partez de bonne heure à votre jardin si vous voulez procéder à la récolte ! » 
Ils se mirent en route tout en causant entre eux à voix basse :
« Ne laissez entrer au jardin aucun pauvre aujourd’hui ! »
Ils partirent donc, bien décidés à ne rien donner aux nécessiteux.
Quand ils virent ce qu’était devenu le jardin, ils s’écrièrent : « Nous sommes vraiment des égarés,
nous sommes plutôt ruinés ! »
Le plus raisonnable d’entre eux dit : « Ne vous avais-je pas avertis ? Si seulement vous aviez rendu gloire à Dieu ! »
Ils dirent : « Gloire à notre Seigneur, en vérité, nous avons été injustes ! »
Ils s’adressaient les uns aux autres en se faisant mutuellement des reproches ;
ils dirent : « Malheur à nous ! Nous étions transgresseurs !
Il se peut que notre Seigneur nous donne, en échange de notre jardin, quelque chose de meilleur. En vérité, nous désirons vivement nous rapprocher de la voie de notre Seigneur ! »
Tel a été le châtiment. Mais le châtiment de la vie future sera plus dur encore ! S’ils le savaient !
Ceux qui craignent Dieu auront auprès de Lui les Jardins de la félicité.
Traiterons-Nous ceux qui sont soumis à Dieu de la même manière que les criminels ?
Qu’avez-vous pour juger ainsi ?
Ou bien détenez-vous un Livre révélé dont vous suivez les instructions,
et où vous trouveriez ce qui vous conviendrait ?
Ou bien serions-Nous liés par des serments qui Nous obligent jusqu’au Jour de la Résurrection et vous permettent d’obtenir ce que vous jugez avantageux ?
Demande-leur qui d’entre eux en est garant ?
Ont-ils des associés ? Qu’ils viennent donc avec leurs associés, s’ils sont véridiques !
Le jour où la jambe sera mise à nu, ils seront appelés à se prosterner, mais ils en seront incapables ;
leurs regards seront abaissés et les visages seront couverts par l’humiliation, alors qu’ils avaient été invités à se prosterner quand ils étaient sains et saufs.
Laisse-Moi donc m’occuper de ceux qui traitent de mensonge ce discours. Nous les conduirons graduellement à leur perte sans qu’ils s’en rendent compte.
Je leur accorde un délai, car, en vérité, Mon stratagème est sûr.
Leur réclames-tu un salaire ? Ils seraient alors accablés de dettes !
Ont-ils la connaissance du Mystère de telle sorte qu’ils le transcrivent ?
Supporte patiemment la décision de ton Seigneur et ne sois pas comme Jonas, l’homme au poisson, lorsqu’il criait et suffoquait !
Il aurait été rejeté en réprouvé sur la terre déserte si une grâce de ton Seigneur ne l’avait pas sauvé ;
son Seigneur l’a élu et l’a placé parmi les justes.
Peu s’en faut que les incroyants ne te transpercent de leurs regards quand ils entendent le Coran et qu’ils disent : « Il est certainement possédé par le démon ! »
Or, ce Coran n’est qu’un rappel adressé à l’Univers.
Par celle qui est inévitable !
Quelle est celle qui est inévitable ?
Comment pourrais-tu savoir ce qu’est celle qui est inévitable ?
Les Adites et les Thémoudites ont traité de mensonge le cataclysme :
Thémoudites ont été foudroyés par un grondement terrible ;
quant aux Adites, ils ont été anéantis par un ouragan mugissant et impétueux
que Dieu déchaîna contre eux pendant sept nuits et huit jours consécutifs. Tu aurais vu tout ce peuple gisant par terre comme des troncs de palmiers creux !
En vois-tu le moindre vestige ?
Pharaon, les peuples qui ont vécu avant lui et les cités renversées commirent des péchés :
ils ont désobéi à l’Envoyé de leur Seigneur, et Dieu les emporta avec une force effroyable.
Certes, lorsque les eaux du déluge débordèrent, Nous vous portâmes sur une arche rapide.
Nous vous adressons ces rappels pour qu’une oreille attentive en garde le souvenir.
Lorsqu’on soufflera une seule fois dans la trompette,
lorsque la terre et les montagnes seront soulevées d’un coup et réduites en poussière,
ce jour-là, l’Événement se produira ;
ce jour-là, le ciel se fendra et sera béant,
les anges se tiendront sur ses extrémités, tandis que huit d’entre eux porteront, ce jour-là, au-dessus d’eux, le Trône de ton Seigneur ;
ce jour-là, vous comparaîtrez, aucun de vos secrets ne restera caché.
Celui qui recevra son livre dans la main droite dira : « Tenez mon livre, lisez-le !
En vérité, je pensais toujours qu’il me faudrait un jour rendre compte. »
Cet homme jouira d’une vie heureuse
dans un Jardin bien élevé
dont les fruits seront à portée de main.
« Mangez et buvez en paix, leur sera-t-il dit, en récompense de ce que vous avez accompli durant les jours passés ! »
Quant à celui qui recevra son livre dans la main gauche, il dira : « Plût à Dieu qu’on ne m’eût pas présenté mon livre
et que je n’eusse pas connu mon compte !
Plût à Dieu que la mort fût définitive !
À quoi donc ont servi mes richesses ?
Mon autorité s’est éteinte ! »
« Saisissez-le ! Ligotez-le !
Jetez-le dans la Fournaise !
Attachez-le ensuite à une chaîne de soixante-dix coudées. »
En vérité, il ne croyait pas en Dieu, le Seigneur de l’Univers ;
il n’incitait personne à nourrir le pauvre.
Aussi, il ne trouvera ici, aujourd’hui, aucun ami dévoué pour le défendre
ni d’autre nourriture qu’un aliment infect
dont seuls les coupables se nourriront.
Je jure par ce que vous voyez
et par ce que vous ne voyez pas,
que ce Coran est, en vérité, la parole d’un noble Messager.
Ce n’est point la parole d’un poète, que vous êtes peu enclins à croire !
Ce ne sont pas les propos d’un devin ! Comme vous réfléchissez peu !
Ce Coran est une révélation du Seigneur de l’Univers.
Si l’Envoyé Nous avait attribué des paroles inexactes,
Nous l’aurions pris avec force du côté droit ;
Nous lui aurions ensuite tranché la veine du cœur ;
et aucun d’entre vous n’aurait été capable de Nous en empêcher.
En vérité, ce Coran est un rappel pour ceux qui craignent Dieu.
Certes, Nous savons que parmi vous certains le prennent pour une imposture,
mais à son sujet les incroyants auront beaucoup de regrets à se faire.
Ceci est la Vérité absolue !
Glorifie le nom de ton Seigneur, le Sublime dans Sa Grandeur !
Un homme a réclamé un châtiment réel.
Pour les incroyants, nul ne saura le repousser ;
il viendra de Dieu, Maître des degrés célestes.
Les anges et l’Esprit montent vers Lui en un jour dont la durée est de cinquante mille ans.
Fais preuve d’une belle patience !
Ils croient que le châtiment est très éloigné,
alors que Nous le voyons trop proche.
Ce jour-là, le ciel ressemblera à du métal fondu,
et les montagnes à des flocons de laine ;
aucun parent ne s’occupera de son proche,
et pourtant ils s’apercevront. Ce jour-là, le criminel aimerait se racheter du châtiment en livrant ses fils,
sa compagne, son frère,
son clan qui assurait sa protection,
et tout ce qui se trouve sur la terre, pourvu qu’il soit sauvé.
Mais non ! Car c’est un vrai Brasier
qui brûlera la peau du crâne.
Il appellera celui qui a tourné le dos à la Vérité et qui s’y opposé,
celui qui thésaurisait et ne faisait point l’aumône légale.
L’homme a été créé instable
abattu quand un malheur le touche ;
avare quand la prospérité lui sourit.
À l’exception de ceux qui prient
et qui sont constants dans leurs prières ;
de ceux qui prélèvent un droit reconnu obligatoire sur leurs biens,
destiné au mendiant et à celui qui vit dans l’indigence extrême ;
de ceux qui déclarent véridique l’avènement du Jour du Jugement ;
de ceux qui redoutent le châtiment de leur Seigneur.
Car, en vérité, nul n’est à l’abri du châtiment de son Seigneur,
à l’exception de ceux qui sont chastes
et qui n’ont de rapports charnels qu’avec leurs épouses ou leurs captives de guerre ‒ dans ce cas, ils ne sont pas blâmables ;
ceux qui convoitent d’autres femmes en dehors de ces cas-là sont transgresseurs ‒ ;
ceux qui gardent fidèlement les dépôts qui leur sont confiés et qui respectent leurs engagements ;
ceux qui tiennent à témoigner pour dire la Vérité ;
ceux qui s’acquittent régulièrement de leurs prières :
voilà ceux qui seront honorés dans les Jardins du Paradis.
Pour quelle raison les incroyants accourent-ils vers toi,
venant de droite et de gauche, formant des groupes ?
Chacun d’eux espère-t-il être introduit dans le Jardin du délice ?
Non ! Jamais ! Nous les avons créés de ce qu’ils savent.
J’en jure, par le Seigneur des Orients et des Occidents, que Nous sommes certainement capables
de les remplacer par des hommes meilleurs qu’eux, et nul ne peut Nous devancer.
Laisse-les palabrer et s’amuser jusqu’au moment où ils rencontreront le jour qui leur a été promis ;
le jour où ils sortiront des tombes précipitamment, comme s’ils couraient vers leurs statues de culte,
les yeux baissés, couverts par la honte et l’humiliation. Voilà le jour qui leur a été promis !
En vérité, Nous avons envoyé Noé à son peuple afin de l’avertir avant qu’un châtiment douloureux ne l’atteigne.
Il dit : « Ô mon peuple ! Je suis chargé de vous avertir clairement :
adorez Dieu ! Craignez-Le ! Obéissez-moi !
Il vous pardonnera vos péchés antérieurs et vous laissera vivre jusqu’au terme fixé, car, lorsque le terme fixé par Dieu arrive, il ne peut être retardé, si vous saviez !
Il dit : « Mon Seigneur ! J’ai appelé mon peuple nuit et jour,
mais mon appel n’a fait qu’augmenter leur éloignement.
Chaque fois que je les ai appelés pour que tu leur pardonnes, ils ont mis leurs doigts dans leurs oreilles, ils se sont enveloppés dans leurs vêtements, ils se sont obstinés dans leur impiété et ont affiché un orgueil extrême.
Puis, je les ai invités à ton culte ouvertement ;
je leur ai parlé en public ; je les ai appelés en secret ;
j’ai dit : « Implorez le pardon de votre Seigneur. Il est, en vérité, Celui qui pardonne !
Il vous enverra du ciel des pluies abondantes ;
Il accroîtra vos richesses et le nombre de vos enfants ; Il vous gratifiera de Jardins et de cours d’eau.
Qu’avez-vous à ne pas respecter la Toute-Puissance de Dieu
alors qu’Il vous a créés par phases successives ?
N’avez-vous pas vu comment Dieu a créé sept cieux superposés ?
Il y a placé la lune comme une lumière et le soleil comme un flambeau.
Dieu vous a fait surgir de la terre comme des plantes,
puis, Il vous y fera retourner et vous en fera ensuite sortir véritablement.
Dieu a étendu la terre pour vous comme un tapis
afin que vous vous déplaciez par des voies larges. »
Noé dit : « Mon Seigneur ! Ils m’ont désobéi ; ils ont suivi ceux dont les richesses et les enfants n’ont fait qu’accroître la perte ;
ils ont usé d’une tromperie abominable,
ils ont dit : “N’abandonnez guère vos divinités : n’abandonnez ni Wadd, ni Souaqh, ni Yaghout, ni Ya’ouq, ni Nasr !”
C’est ainsi qu’ils ont égaré un grand nombre d’hommes. Seigneur ! Augmente l’égarement des injustes ! »
Certes, en punition de leurs péchés, ils ont été noyés, puis introduits en Enfer. Ils ne purent trouver de protecteurs en dehors de Dieu.
Noé adressa cette prière à Dieu : « Seigneur ! Ne laisse subsister sur la terre aucun incroyant !
Si Tu les épargnais, ils égareraient certainement Tes serviteurs et n’enfanteraient que des pervers incroyants !
Seigneur ! Pardonne-moi ainsi qu’à mes parents, à celui qui, ayant la foi, entre dans ma maison, aux croyants et aux croyantes. Quant aux injustes, augmente leurs malheurs ! »
Dis : « Il m’a été révélé qu’un groupe de djinns m’écoutèrent. Ils dirent ensuite : “Oui, nous avons entendu un Coran merveilleux !
Il guide vers la voie droite ; nous y avons cru. Désormais nous n’associerons plus jamais personne à notre Seigneur.
En vérité, notre Seigneur, que Sa Grandeur soit exaltée, n’a pris ni compagne ni enfant.
Certes, un insensé parmi nous racontait des choses invraisemblables au sujet de Dieu,
alors que nous pensions vraiment que ni les hommes ni les djinns n’oseraient proférer de mensonges sur Dieu.
Or, il y avait des mâles parmi les humains qui cherchaient la protection des mâles parmi les djinns ; mais cela ne fit qu’augmenter l’égarement des hommes.
Oui, les djinns pensaient alors comme vous que Dieu n’enverrait jamais de Messager.
Nous avions approché le ciel, mais nous l’avions trouvé rempli de gardiens redoutables et de dards flamboyants.
Certes, nous prenions place au ciel pour écouter ce qui s’y passait ; mais quiconque veut écouter maintenant s’exposera à ces lancers de flammes toujours prêts à fondre sur lui.
Nous ne savions pas si un malheur était destiné aux habitants de la terre ou si leur Seigneur voulait les mettre sur la voie droite.
En vérité, il y a parmi nous des vertueux, tandis que d’autres ne le sont pas. Nous suivons des voies différentes.
Nous n’avions jamais pensé faire échouer la volonté de Dieu sur terre ni lui échapper en prenant la fuite.
Aussitôt que nous avons entendu la récitation du Coran, nous y avons cru, car quiconque croit en son Seigneur n’aura à craindre ni échec ni déshonneur.
Certains d’entre nous sont soumis à la volonté de Dieu, tandis que d’autres sont injustes. Ceux qui sont soumis ont choisi la voie droite ;
quant aux injustes, ils serviront de combustible à la Géhenne”. »
S’ils avaient choisi la voie de Dieu, Nous leur aurions envoyé une eau abondante
pour les éprouver. Quiconque se détourne du rappel de son Seigneur sera soumis à un châtiment sans cesse croissant.
Les mosquées sont consacrées à Dieu : n’y invoquez donc personne à côté de Dieu.
Quand le serviteur de Dieu se leva pour L’invoquer, peu s’en fallut que les djinns ne se ruassent en foule sur lui.
Dis-leur : « En vérité, j’invoque seulement mon Seigneur Dieu et je ne Lui associe personne ! »
Dis-leur : « Je ne détiens aucun pouvoir pour vous causer du mal ou pour vous faire embrasser la Vérité ! »
Dis-leur : « Certes, personne ne pourra me protéger contre Dieu et je ne trouverai pas de refuge en dehors de Lui,
sauf en vous transmettant Ses communiqués et Ses messages ! » Le feu de la Géhenne est certainement réservé à celui qui désobéit à Dieu et à Son Envoyé : il y demeurera pour l’Éternité.
C’est seulement au moment où ils verront ce qui leur avait été promis qu’ils sauront qui a le plus faible appui et qui est inférieur en nombre.
Dis-leur : « Je ne sais si la réalisation de ce dont vous êtes menacés est proche ou si un délai vous sera assigné par mon Seigneur ! »
Dieu Seul connaît le Mystère. Il ne dévoile Son Mystère à personne,
sauf à celui qu’Il agrée comme Envoyé et qu’Il fait assister de gardiens vigilants qui le précèdent et le suivent,
afin de s’assurer que les Envoyés transmettent effectivement les messages de leur Seigneur dont la science embrasse tout ce qui les concerne. Il détient le compte exact de toute chose.
Ô toi qui es enveloppé dans tes vêtements !
Lève-toi pour prier une partie de la nuit,
la moitié de la nuit ou un peu moins
ou un peu plus, et récite le Coran avec soin.
Nous allons te révéler des paroles d’une énorme importance.
En vérité, la prière de la nuit laisse une forte impression et te met dans de meilleures dispositions pour réciter le Coran,
car, dans la journée, tu as de nombreuses occupations.
Invoque le nom de ton Seigneur et consacre-toi entièrement à Lui ;
le Seigneur de l’Orient et de l’Occident ; il n’y a point d’autre Dieu que Lui : prends-Le donc pour Protecteur !
Supporte patiemment ce que disent les incroyants et éloigne-toi d’eux de la manière la plus convenable.
Laisse-Moi m’occuper de ceux qui crient au mensonge, alors qu’ils vivent dans l’aisance. Accorde-leur un court répit.
Certes, Nous leur réservons de lourdes chaînes, la Fournaise,
une nourriture qui reste au travers de la gorge et un châtiment douloureux,
le jour où la terre et les montagnes trembleront : les montagnes deviendront des tas de sable éparpillés.
Nous avons envoyé un Messager pour témoigner contre vous, comme Nous avions envoyé un Messager à Pharaon.
Pharaon a désobéi au Messager : Nous l’avons sévèrement châtié.
Si vous persistez à nier la Vérité, comment ferez-vous pour vous défendre le jour où les cheveux des enfants deviendront blancs de frayeur ?
Ce jour-là, le ciel se fendra ; la promesse de Dieu s’accomplira.
En vérité, ceci est un rappel ! Que celui qui le veut prenne donc la voie indiquée par son Seigneur.
Certes, ton Seigneur sait que tu restes en prière un peu moins des deux tiers ; parfois la moitié, parfois le tiers de la nuit ; un grand nombre de tes compagnons le font également. Dieu détermine la durée de la nuit et du jour : Il sait que vous ne faites pas le compte exact du temps et Il vous pardonne. Lisez du Coran ce qu’il est possible pour vous de lire ; Dieu sait qu’il y a parmi vous des malades, que certains parcourent le pays en quête des bienfaits de Dieu et que d’autres enfin combattent pour la cause de Dieu : lisez donc du Coran ce qu’il est possible pour vous de lire. Accomplissez la prière ; acquittez-vous de l’aumône légale ; faites à Dieu un prêt généreux : vous retrouverez auprès de Dieu sous la forme d’une récompense meilleure et plus avantageuse le bien que vous aurez fait pour vous-mêmes. Implorez le pardon de Dieu ! Il est, en vérité, Celui qui pardonne ! Il est le Miséricordieux !
Ô toi qui es revêtu d’un manteau !
 Lève-toi et avertis !
 Glorifie ton Seigneur !
Purifie tes vêtements !
Fuis l’abomination !
Ne donne point en espérant recevoir davantage !
Pour la cause de ton Seigneur, sois patient !
Lorsque l’on soufflera dans la trompette,
ce jour-là sera un jour terrible,
un jour pénible pour les incroyants ;
laisse-Moi m’occuper de cet être que J’ai créé seul.
Je lui ai donné une fortune considérable
et des enfants toujours à ses côtés ;
Je lui ai rendu la vie facile
et il désire que Je lui donne encore davantage.
Ah non ! Il était vraiment très hostile à Nos signes :
Je lui ferai gravir une pente rude.
Il a réfléchi et il a décidé :
qu’il périsse comme il l’a décidé !
Encore une fois : qu’il périsse comme il l’a décidé !
Ensuite il a regardé,
puis il s’est renfrogné et a pris un air grave ;
ensuite il a tourné le dos et s’est enflé d’orgueil.
Il a dit : « Ceci n’est que de la magie ancienne
Ceci n’est qu’un langage d’homme ! »
Je l’exposerai à l’ardeur de Sakar.
Comment pourrais-tu savoir ce qu’est Sakar ?
Il consume tout ; il ne laisse rien échapper ;
il brûle la chair des hommes ;
ses gardiens sont au nombre de dix-neuf.
Nous n’avons établi que des anges pour garder l’Enfer. Nous n’avons choisi leur nombre que pour éprouver les incroyants afin que ceux qui ont reçu le Livre croient fermement et que la foi des croyants augmente ; pour que ceux qui ont reçu le Livre et les croyants n’aient aucun doute ; pour que ceux dont les cœurs sont malades et les incroyants disent : « Quelle signification Dieu veut-Il donner avec cette parabole ? » Il en est ainsi : Dieu égare qui Il veut et guide qui Il veut ; nul autre que Lui ne connaît les armées de ton Seigneur. Ceci n’est simplement qu’un rappel pour les humains.
Non ! Par la lune !
Par la nuit quand elle se retire !
Par l’aurore quand elle éclaire !
En vérité, le feu de Sakar est l’un des plus grands malheurs !
C’est un avertissement pour les humains ;
pour ceux qui parmi vous veulent avancer dans la foi ou reculer pour s’en éloigner.
Tout homme est tenu pour responsable de ce qu’il a accompli,
sauf les gens de la droite.
Ceux-ci, dans les Jardins, s’interrogent
au sujet des criminels :
« Qu’est-ce qui vous a conduits dans le feu de Sakar ? »
Les damnés répondent : « Nous n’étions pas du nombre de ceux qui priaient ;
nous ne nourrissions pas le pauvre ;
nous passions notre temps à discuter vainement avec les vaniteux ;
nous traitions de mensonge le Jour du Jugement,
jusqu’au moment où la mort nous surprit ! »
L’intervention des intercesseurs leur sera inutile.
Mais qu’ont-ils donc à se détourner du rappel,
tels des ânes épouvantés
fuyant un lion ?
Chacun d’entre eux voudrait plutôt qu’on lui apporte personnellement des feuilles déployées.
Mais non ! Ils ne craignent pas plutôt la vie future.
Mais non ! En vérité, ceci est un rappel.
Quiconque le veut s’en souviendra.
Cependant ils ne se souviendront que si Dieu le voudra. Il est Celui qui est Digne d’être craint et Il est Celui qui est Disposé à pardonner.
Je jure par le Jour de la Résurrection !
Je jure par la nature de l’être humain qui ne cesse de blâmer !
L’homme pense-t-il que Nous ne rassemblerons pas ses os ?
Mais si ! Nous sommes capables de remettre exactement en ordre ses phalanges,
mais l’homme aime plutôt vivre dans le libertinage.
Il demande : « Quand donc arrivera le Jour de la Résurrection ? »
Lorsque la vue sera éblouie ;
lorsque la lune s’éclipsera ;
lorsque le soleil et la lune seront réunis,
ce jour-là, l’homme demandera : « Où fuir ? »
Non ! Il n’y a aucun refuge.
Ce jour-là, c’est vers ton Seigneur que se fera le retour ;
ce jour-là, l’homme sera informé de tout ce qu’il aura fait en bien ou en mal.
D’ailleurs, l’homme est le meilleur témoin de ce qu’il aura accompli,
même s’il présentera ses excuses.
Au moment de la révélation, ne remue point ta langue dans ton impatience de réciter le Coran ;
en vérité, c’est à Nous qu’il appartient de le rassembler et de le lire.
Lorsque Nous le récitons, suis sa récitation ;
ensuite c’est bien à Nous qu’il appartient d’en expliquer le sens.
Mais non ! Vous préférez la vie éphémère
et vous négligez la vie future.
Le Jour de la Résurrection, il y aura des mines réjouies
contemplant en extase leur Seigneur.
Ce jour-là, il y aura aussi des visages tristes
qui s’attendront à subir un supplice horrible.
Prenez garde ! Lorsque l’âme remonte vers le haut de la poitrine et s’apprête à quitter le corps,
on demandera : « Qui peut sauver notre agonisant ? »
Lorsque ce dernier pensera que la séparation est vraiment proche,
lorsqu’une jambe se raidira contre l’autre jambe,
ce jour-là, c’est vers ton Seigneur que se fera le retour.
Il n’a pas cru à la révélation, il n’a pas prié son Seigneur.
Bien au contraire ! Il a crié au mensonge et s’en est détourné.
Puis il est reparti vers les siens en se dandinant.
Malheur à toi ! Malheur !
Et encore : malheur à toi ! Malheur !
L’homme pense-t-il qu’on le laisse agir sans contrainte aucune ?
N’a-t-il pas été une goutte de sperme répandue ?
N’a-t-il pas été ensuite une jonction cellulaire ? Puis Dieu l’a créé et formé harmonieusement.
À partir de l’homme, Dieu forma un couple : le mâle et la femelle.
Celui qui fait tout cela ne serait-Il pas Capable de redonner la vie aux morts ?
Ne s’est-il pas écoulé un espace de temps durant lequel l’espèce humaine n’était même pas un objet dont on fasse mention ?
En vérité, Nous avons créé l’homme à partir d’une goutte de sperme et de mélanges divers pour le mettre à l’épreuve ; Nous lui avons donné l’ouïe et la vue ;
Nous lui avons clairement indiqué la voie à prendre, qu’il soit reconnaissant ou qu’il soit ingrat !
Nous avons préparé pour les mécréants des chaînes, des carcans et un Brasier brûlant.
Les hommes justes boiront à une coupe dont le mélange sera de camphre,
puisé à une source où se désaltéreront les serviteurs de Dieu et dont ils feront jaillir l’eau en abondance.
Sur terre, ils étaient fidèles à leurs promesses et craignaient le Jour du Cataclysme universel ;
ils nourrissaient le pauvre, l’orphelin et le captif, malgré leur propre dénuement :
« Nous vous nourrissons, en vérité, pour l’amour de Dieu, nous n’attendons de vous ni récompense ni gratitude ;
oui, nous redoutons de la part de notre Seigneur un jour menaçant et terrible ! »
Dieu les préservera des malheurs de ce jour, fera resplendir leurs visages et les comblera de joie.
En récompense de leur patience, Il leur accordera le Paradis et des habits de soie ;
ils y seront allongés sur des lits somptueux ; ils n’auront à subir ni soleil ardent ni froid glacial ;
les arbres du Paradis les couvriront de leurs ombrages et leurs fruits fortement inclinés seront à leur portée ;
on fera circuler autour d’eux des vases d’argent et des coupes en cristal,
des coupes ayant la pureté du cristal et l’éclat de l’argent qu’ils rempliront à leur gré ;
ils boiront à une coupe dont le mélange sera de gingembre
provenant d’une source nommée Salsabil ;
des éphèbes d’une éternelle jeunesse circuleront autour d’eux, en les voyant, tu les prendrais pour des perles éparpillées.
Si tu pouvais regarder là-bas, tu verrais un séjour de délices et un vaste Royaume.
Les hommes justes seront revêtus d’habits de satin vert et de brocart ; ils seront parés de bracelets d’argent ; leur Seigneur leur fera prendre une boisson très pure :
« En vérité, voilà ce que sera votre récompense ; vos efforts ont été ainsi reconnus ! »
Certes, c’est Nous qui avons fait descendre graduellement sur toi le Coran.
Supporte patiemment la décision de ton Seigneur et n’obéis ni au pécheur, ni au mécréant ingrat qui se trouve parmi eux ;
invoque le nom de ton Seigneur à l’aube et au crépuscule ;
prosterne-toi devant Dieu durant une partie de la nuit et célèbre Ses louanges longuement.
En vérité, ces gens-là aiment la vie éphémère et négligent un jour grave.
C’est Nous qui les avons créés. Nous leur avons donné une constitution solide, mais si Nous le voulions, Nous les remplacerions par d’autres hommes semblables à eux.
Certes, ceci est un rappel. Que celui qui le veut prenne donc la voie indiquée par son Seigneur.
Mais vous ne le voudrez que si Dieu le veut, car, en vérité, Dieu est Omniscient et Sage.
Il fera entrer dans Sa miséricorde qui Il voudra et, pour les injustes, Il a préparé un châtiment douloureux.
Par ceux qui sont envoyés par rafales !
Par ceux qui soufflent impétueusement !
Par ceux qui se déploient dans tous les sens !
Par ceux qui séparent la Vérité de l’erreur !
Par ceux qui font parvenir des rappels
en guise d’excuse ou d’avertissement !
En vérité, ce qui vous est promis se réalisera.
Lorsque les étoiles s’effaceront ;
lorsque le ciel se fendra ;
lorsque les montagnes seront soufflées ;
lorsque l’Heure sera fixée pour les Prophètes,
à quel jour aura-t-elle été reportée ?
Elle aura lieu au Jour du Jugement.
Comment pourrais-tu savoir ce qu’est le Jour du Jugement ?
Malheur, ce jour-là, à ceux qui nient Nos signes !
N’avons-Nous pas anéanti les premiers hommes ?
Et n’avons-Nous pas agi avec leurs successeurs de la même façon ?
C’est ainsi que Nous traitons les criminels.
Malheur, ce jour-là, à ceux qui nient Nos signes !
Ne vous avons-Nous pas créés d’une eau vile
que Nous avons placée dans un réceptacle sûr
pour une durée déterminée ?
Nous l’avons décidé ainsi. Béni soit l’Artisan de cette perfection !
Malheur, ce jour-là, à ceux qui nient Nos signes !
N’avons-Nous pas fait de la terre un lieu pour contenir
les vivants et les morts ?
Nous y avons établi des montagnes élevées et Nous vous avons donné à boire une eau douce.
Malheur, ce jour-là, à ceux qui nient Nos signes !
Allez donc vers ce que vous traitiez de mensonge !
Allez vers une ombre formant trois colonnes !
Elle ne vous procure aucune ombre et elle ne vous protège point contre les flammes.
Oui, elle projette des étincelles hautes comme des tours
et semblables à des chameaux jaunes.
Malheur, ce jour-là, à ceux qui nient Nos signes !
Ce sera le jour où ils ne parleront pas
et où il ne leur sera pas permis de présenter des excuses.
Malheur, ce jour-là, à ceux qui nient Nos signes !
Ce sera le Jour du Jugement : Nous vous réunirons, vous et ceux qui vous ont précédés.
Si vous avez un stratagème pour échapper au châtiment, utilisez-le !
Malheur, ce jour-là, à ceux qui nient Nos signes !
Certes, ceux qui craignent Dieu seront au milieu des ombrages et des sources ;
ils auront tous les fruits qu’ils désireront :
mangez et buvez en paix, en récompense de ce que vous aviez accompli.
En vérité, c’est ainsi que Nous rétribuons ceux qui font le bien.
Malheur, ce jour-là, à ceux qui nient Nos signes !
Mangez et jouissez pour quelque temps encore ici-bas ; vous êtes, en vérité, des criminels !
Malheur, ce jour-là, à ceux qui nient Nos signes !
Quand on leur dit : « Prosternez-vous ! », ils ne se prosternent pas.
Malheur, ce jour-là, à ceux qui nient Nos signes !
À quel discours après celui-ci croiront-ils ?
Sur quoi s’interrogent-ils ?
Sur la grande nouvelle
au sujet de laquelle ils sont divisés.
Mais non ! Ils sauront bientôt !
Encore une fois : non ! Ils sauront bientôt !
N’avons-Nous pas étendu la terre pour vous porter
et disposé des montagnes comme des piliers ?
Nous vous avons créés par couples ;
Nous avons fait de votre sommeil un repos ;
Nous avons fait de la nuit un voile ;
Nous avons fait du jour l’espace de temps réservé aux activités de la vie ;
Nous avons construit au-dessus de vous sept cieux inébranlables ;
Nous y avons placé un luminaire flamboyant ;
des nuées, Nous faisons descendre une eau abondante
avec laquelle Nous faisons pousser des grains et des plantes
ainsi que des jardins luxuriants.
En vérité, le Jour du Jugement est un terme fixé.
Le jour où l’on soufflera dans la trompette, vous viendrez par groupes ;
le ciel s’ouvrira et laissera apparaître des portes ;
les montagnes seront mises en marche, elles deviendront un mirage.
La Géhenne, toujours aux aguets,
sera pour les tyrans un refuge :
ils y demeureront des siècles ;
ils n’y goûteront ni fraîcheur ni boisson agréable,
excepté une eau bouillante et une boisson purulente
en guise de récompense équitable.
Certes, ils ne s’attendaient pas au Jugement,
ils traitaient Nos signes de mensonges.
Nous avons fait le compte de tout et Nous l’avons inscrit dans un livre.
Goûtez donc ! Nous ne ferons qu’accroître votre châtiment.
En vérité, ceux qui craignent Dieu connaîtront le bonheur :
des jardins et des vignes ;
de belles créatures vierges et d’une égale jeunesse ;
des coupes débordantes,
là, ils n’entendront ni paroles futiles ni mensonges.
C’est une récompense de ton Seigneur ; un don généreux et équitable
de la part du Seigneur des cieux, de la terre et de ce qui les sépare, le Clément, auxquels ils ne pourront adresser la parole.
Le jour où l’Esprit et les anges seront rangés en ordre, ils ne parleront pas, excepté celui à qui le Miséricordieux le permettra et qui dira des paroles justes.
Ce jour-là est un jour de Vérité. Quiconque le voudra prendra le droit chemin qui le rapprochera de son Seigneur.
Nous vous avons avertis d’un châtiment très proche, le jour où l’homme verra ce qu’il aura accompli durant sa vie sur terre, et où le mécréant s’écriera : « Plût à Dieu que je fusse poussière ! »
Par ceux qui arrachent avec violence
Par ceux qui recueillent avec douceur !
Par ceux qui voguent librement !
Par ceux qui courent plus rapidement que d’autres !
Par ceux qui exécutent des ordres !
Le jour où un bruit terrible se produira,
auquel un autre succédera :
ce jour-là, les cœurs seront saisis d’épouvante
et les yeux seront abaissés.
Les hommes diront : « Serons-nous ramenés à notre premier état
lorsque nous aurons été des ossements pourris ?
Ce serait donc un retour perdant ! »
Certes, il n’y aura qu’un seul Cri,
et les voilà tous à la surface de la terre !
L’histoire de Moïse t’est-elle parvenue ?
Son Seigneur l’appela dans la vallée sainte de Towa :
« Va trouver Pharaon, c’est un vrai tyran,
et dis-lui : “Es-tu disposé à te purifier ?
Je te guiderai vers ton Seigneur pour que tu Le craignes.” »
Puis il lui montra le grand miracle ;
Pharaon cria à l’imposture et désobéit ;
il s’en détourna et décida
un grand rassemblement de ses hommes, puis proclama:
« Je suis votre seigneur le très-haut ! »
Dieu lui fit subir le châtiment de l’au-delà et celui de la vie présente.
Il y a en cela un enseignement pour celui qui craint Dieu.
Êtes-vous plus difficiles à créer que le ciel qu’Il a édifié ?
Dieu a élevé sa voûte ; Il l’a construit harmonieusement ;
Il a assombri sa nuit et Il lui a donné sa clarté.
Ensuite Il a étendu la terre ;
Il en a fait sortir son eau et son pâturage ;
Il a solidement établi les montagnes
pour votre bien et celui de vos troupeaux.
Lorsque le grand cataclysme se produira,
le jour où l’homme se souviendra de ce qu’il aura accompli,
la Fournaise apparaîtra et deviendra visible pour ceux qui ont la faculté de voir.
Pour celui qui fut injuste,
pour celui qui aura préféré la vie présente :
certes, la Fournaise sera son refuge.
Quant à celui qui aura craint de comparaître devant son Seigneur et qui se sera efforcé d’interdire à son âme de suivre ses mauvaises passions :
le Paradis sera sa demeure.
Ils t’interrogent au sujet de l’Heure du Jugement dernier : « Quand aura-t-elle lieu ? »
Comment pourrait-elle te concerner ?
Il appartient à ton Seigneur d’en fixer le terme.
En vérité, tu es seulement chargé d’avertir ceux qui la redoutent !
Certes, le jour où ils la verront, il leur semblera n’être restés sur terre qu’un soir ou un matin.
Il s’est renfrogné et il s’est détourné
parce que l’aveugle est venu à lui.
Qu’en sais-tu ? Peut-être se purifiera-t-il,
ou réfléchira-t-il, et que le rappel lui sera profitable !
Quant à celui qui est plein d’orgueil,
tu t’en préoccupes :
peu t’importe s’il ne se purifie pas !
Mais de celui qui vient à toi plein de zèle
et craignant son Seigneur,
tu t’en désintéresses.
Eh bien non ! En vérité, ceci est un rappel :
qui donc le veut s’en souviendra !
Il est écrit sur des feuilles honorées,
sublimes et pures,
confiées aux mains d’ambassadeurs,
nobles et intègres.
Que l’homme ingrat périsse !
De quoi Dieu l’a-t-il créé ?
Il l’a créé d’une goutte de sperme et Il a fixé son destin ;
puis Il lui a indiqué la voie à suivre
Il l’a fait mourir et l’a fait mettre au tombeau ;
puis Il le ressuscitera quand Il le voudra.
Malheureusement, l’homme ne fait pas ce que Dieu lui ordonne.
Que l’homme considère donc sa nourriture !
Nous faisons pleuvoir abondamment,
puis Nous fendons la terre profondément
Nous en faisons sortir des grains de céréales,
des vignes et des légumes,
des oliviers, des palmiers,
des jardins touffus,
des fruits et des pâturages,
comme subsistance pour vous et pour vos animaux.
Mais, lorsque retentira le grand Cri,
le jour où l’homme fuira son frère,
sa mère, son père,
ainsi que sa compagne et ses enfants ;
ce jour-là, chacun aura assez de se préoccuper de son sort.
Ce jour-là, il y aura des visages rayonnants,
souriants et réjouis.
Ce jour-là, il y aura aussi des visages terreux,
enveloppés de ténèbres :
ceux-là sont les mécréants et les libertins.
Lorsque le soleil, ayant terminé sa course, s’éteindra ;
lorsque les étoiles n’auront aucun éclat ;
lorsque les montagnes seront mises en mouvement ;
lorsque les chamelles, près de mettre bas, seront abandonnées ;
lorsque les animaux sauvages seront rassemblés ;
lorsque les mers seront mises en ébullition ;
lorsque les êtres humains seront répartis par groupes ;
lorsque l’on demandera à la fille enterrée vivante,
pour quel crime elle a été tuée ;
lorsque les livres seront ouverts ;
lorsque le ciel sera déplacé ;
lorsque la Fournaise sera attisée ;
lorsque le Paradis sera rapproché :
toute personne saura alors ce qu’elle aura accompli.
Je jure par les étoiles qui gravitent,
qui courent, puis disparaissent ;
par la nuit quand elle s’étend ;
par l’aube quand elle répand ses lueurs,
que ce Coran est la parole d’un noble Messager,
doué de forces et honoré auprès du Maître du Trône,
obéi et fidèle à sa mission.
Votre compagnon n’est pas un possédé du démon :
il a vu l’archange Gabriel à l’horizon lumineux,
il n’est point discret sur le Mystère.
Ceci n’est pas la parole d’un démon maudit !
Où allez-vous donc ?
Ceci n’est qu’un rappel adressé aux mondes,
à l’intention de celui d’entre vous qui veut suivre la voie droite.
Mais vous ne le voudrez qu’autant que Dieu le Seigneur de l’Univers le veuille.
Lorsque le ciel se fendra ;
lorsque les étoiles seront dispersées ;
lorsque les mers déborderont ;
lorsque les tombes seront renversées,
toute personne saura alors ce qu’elle aura fait de bien et de mal.
Ô toi l’homme ! Comment donc as-tu été abusé au sujet de ton Noble Seigneur
qui t’a créé, puis constitué et équilibré parfaitement
dans la forme qu’il a bien voulu te donner ?
Mais non ! Vous traitez plutôt de mensonge le Jugement,
alors que veillent sur vous
de nobles gardiens qui écrivent vos actes
et qui savent parfaitement ce que vous faites.
En vérité, les hommes de bien seront dans la félicité,
tandis que les libertins seront dans une Fournaise
où ils seront précipités le Jour du Jugement
sans pourvoir y échapper.
Comment pourrais-tu savoir ce qu’est le Jour du Jugement ?
Encore une fois, comment pourrais-tu savoir ce qu’est le Jour du Jugement ?
C’est le jour où aucune âme ne pourra agir en faveur d’une autre âme : ce jour-là, la décision appartiendra à Dieu.
Malheur aux fraudeurs
qui exigent des gens une mesure pleine lorsqu’ils leur achètent quelque chose
et qui trichent eux-mêmes quand il s’agit de mesurer ou de peser pour les autres.
Ces gens-là ne pensent-ils pas qu’ils seront ressuscités
en un jour terrible ?
Ce jour-là, tous les hommes se lèveront pour comparaître devant le Seigneur de l’Univers.
Eh bien non ! Le livre des libertins est dans le Sijjine ;
comment pourrais-tu savoir ce qu’est le Sijjine ?
C’est un livre gravé.
Malheur, ce jour-là, à ceux qui criaient au mensonge ;
ceux qui traitaient de mensonge le Jour du Jugement.
Seul un transgresseur pécheur le traite de mensonge !
Quand on lui récite Nos versets du Coran, il dit : « Ce sont des contes appartenant aux anciens ! »
Eh bien non ! Leurs mauvaises actions ont endurci leurs cœurs.
Eh bien non ! Ils seront certainement exclus de la présence de leur Seigneur ;
puis ils seront précipités dans la Fournaise.
On leur dira alors : « Voici ce que vous traitiez de mensonge ! »
Par contre, le livre des hommes de bien est dans l’Illyoun ;
comment pourrais-tu savoir ce qu’est l’Illyoun ?
C’est un livre gravé.
Ceux qui sont proches de Dieu en sont témoins.
En vérité, les hommes de bien seront dans la félicité ;
installés sur des lits magnifiques, ils seront ravis par ce qu’ils verront.
Tu reconnaîtras sur leur visage l’éclat de la félicité ;
On leur donnera à boire une liqueur exquise, cachetée
par un cachet de musc : c’est à cette fin heureuse qu’aspirent les hommes justes en rivalisant dans l’accomplissement du bien.
La liqueur sera coupée à l’eau de Tasnime :
c’est une source à laquelle boiront les rapprochés de Dieu.
Certes, les criminels se moquaient des croyants :
quand ils passaient auprès d’eux, ils échangeaient des œillades ironiques ;
quand ils rentraient chez eux, ils en faisaient un sujet de plaisanterie.
Lorsqu’ils voyaient les croyants, ils disaient : « Ces gens-là sont sûrement des égarés ! »,
alors qu’ils n’ont pas été envoyés pour être leurs gardiens.
Mais, aujourd’hui, ce sont les croyants qui rient des mécréants :
installés sur des lits magnifiques, ils verront
comment les négateurs ont été récompensés pour leurs agissements !
Lorsque le ciel se fêlera,
qu’il aura obéi à son Seigneur en exécutant Ses ordres.
Lorsque la terre sera étendue,
Qu’elle rejettera ce qu’elle portait et quelle se videra :
elle aura obéi à son Seigneur en exécutant Ses ordres.
Ô homme ! En vérité, au terme d’une vie d’efforts, tu vas à la rencontre de ton Seigneur et tu Le rencontreras.
Celui qui recevra son livre dans la main droite
sera jugé avec clémence :
il retournera tout heureux vers sa famille.
Quant à celui qui recevra son livre derrière son dos,
il souhaitera sa propre mort :
il sera exposé aux flammes.
Il était heureux au sein de sa famille ;
vraiment, il ne pensait jamais comparaître devant Dieu.
Mais non ! Son Seigneur voyait parfaitement ses agissements.
Je jure par le crépuscule ;
par la nuit et ce qu’elle couvre ;
par la pleine lune,
que vous subirez une succession d’épreuves.
Pourquoi donc ne croient-ils pas ?
Pourquoi ne se prosternent-ils pas quand on leur récite le Coran ?
Bien au contraire ! Les incroyants crient au mensonge !
Mais Dieu sait parfaitement ce qu’ils dissimulent.
Annonce-leur un châtiment douloureux,
à l’exception de ceux qui auront cru et qui auront accompli de bonnes œuvres, car une récompense éternelle leur est destinée.
Par le ciel orné de constellations !
Par le jour promis !
Par le témoin et par ce dont il témoigne !
Maudits soient les gens du fossé,
rempli de feu, constamment alimenté !
Ils se tenaient assis tout autour
ils étaient témoins de ce que subissaient les croyants.
Ils ne les persécutaient que parce qu’ils avaient cru en Dieu, le Puissant, Celui qui est Digne de louanges,
Celui à qui appartient l’empire des cieux et de la terre. Dieu est Témoin de toute chose.
En vérité, ceux qui ont soumis les croyants et les croyantes à de cruelles épreuves et qui, ensuite, ne se sont pas repentis seront exposés au châtiment de la Géhenne et au supplice du Feu.
À ceux qui croient et qui accomplissent de bonnes actions, il y aura des Jardins où couleront des fleuves : voilà le bonheur suprême.
Oui, la riposte de ton Seigneur est terrible.
C’est Celui qui donne un commencement à la création et c’est Celui qui la renouvelle ;
Il est Celui qui pardonne et Celui qui aime les hommes ;
Il est le Maître du Trône glorieux ;
Il réalise ce qu’Il veut.
Le récit des armées t’est-il parvenu,
de Pharaon et Thémoud ?
Mais les incroyants crient toujours au mensonge,
alors que Dieu les cerne de toutes parts.
Ceci est plutôt un Coran sublime,
écrit sur une Table précieusement gardée.
Par le ciel et l’astre nocturne !
Comment pourrais-tu savoir ce qu’est l’astre nocturne ?
C’est une étoile scintillante.
Auprès de chaque être humain se tient un gardien.
Que l’homme considère donc de quoi il a été créé.
Il a été créé d’un liquide répandu,
sorti d’entre les lombes et les iliaques.
En vérité, Dieu a le pouvoir de le ressusciter.
Le jour où les secrets seront dévoilés,
l’homme ne trouvera alors ni force ni soutien.
Par le ciel qui renvoie l’eau sous forme de pluie !
Par la terre qui fait germer les plantes !
Oui, ce Coran sépare la Vérité de l’erreur ;
il n’est pas un discours frivole !
Certes, les mécréants préparent une ruse
et Moi aussi Je leur prépare une ruse.
Accorde donc un délai aux incroyants ; accorde-leur un court délai !
Célèbre le nom de ton Seigneur le Très-Haut
qui a tout créé d’une façon parfaite,
qui a fixé aux hommes leurs destins et qui les dirige.
C’est Lui qui fait germer l’herbe des pâturages
et la transforme ensuite en foin desséché.
Nous t’enseignerons la lecture du Coran et tu n’oublieras pas,
sauf ce que Dieu voudra bien te faire oublier. En vérité, Il connaît ce qui est divulgué et ce qui demeure secret.
Nous te faciliterons l’accès au bonheur.
Prêche le rappel, quand le rappel peut être salutaire :
celui qui craint Dieu y réfléchira ;
seul le réprouvé s’en écartera.
Il sera alors précipité dans le grand Feu
où, ensuite, il ne mourra pas et ne vivra pas.
Heureux est l’homme qui se purifie,
celui qui invoque le nom de son Seigneur et se recueille dans la prière.
Hélas ! Vous préférez la vie de ce monde
alors que la vie future est meilleure et plus durable.
En vérité, ceci est contenu dans les Livres anciens ;
les Livres d’Abraham et de Moïse.
Le récit concernant celle qui enveloppera tout t’est-il parvenu ?
Ce jour-là, des visages confus,
peinés et harassés
seront exposés à un feu ardent ;
ils seront abreuvés à une source bouillante ;
ils n’auront d’autre nourriture que des plantes épineuses
qui ne les engraisseront pas et qui ne calmeront pas leur faim.
Ce jour-là, il y aura aussi des visages épanouis,
satisfaits de leurs œuvres,
dans un Jardin élevé,
où ils n’entendront aucune parole futile ;
il y aura là une source vive ;
il y aura aussi des lits surélevés,
des coupes servies,
des coussins alignés
et des tapis étalés.
Ne voient-ils donc pas comment les chameaux ont été créés ?
Comment le ciel a été élevé ?
Comment les montagnes ont été placées ?
Comment la terre a été étendue ?
Prêche le rappel ! Car tu n’es que celui qui fait entendre le rappel ;
tu n’es pas chargé de les contraindre.
Quant à celui qui s’en détourne et qui ne croit pas,
Dieu lui fera subir le grand châtiment.
En vérité, c’est vers Nous que se fera leur retour
et c’est à Nous, ensuite, qu’il appartiendra de faire le compte de leurs actions.
Par l’aube !
Par les dix nuits !
Par le pair et l’impair !
Par la nuit quand elle s’écoule !
N’est-ce pas là un serment pour l’homme doué d’intelligence ?
N’as-tu pas vu comment ton Seigneur a traité le peuple de Ad
qui habitait Irem, la cité aux grandes colonnes,
dont jamais cité semblable ne fut construite dans le pays ?
Et les Thémoudites qui creusèrent le roc dans la vallée,
et Pharaon, l’homme aux pieux ?
Tous, ils avaient multiplié des injustices sur la terre
et y avaient semé le désordre :
ton Seigneur leur infligea, à tous, le fouet du châtiment.
Certes, votre Seigneur est Celui qui observe tout.
Quand, pour éprouver l’homme, son Seigneur l’honore et le comble de Ses bienfaits, il dit : « Mon Seigneur m’a honoré ! » ;
mais, lorsqu’Il l’éprouve en mesurant ses dons, l’homme s’écrie : « Mon Seigneur m’a avili ! »
Mais non ! C’est plutôt vous qui n’honorez pas l’orphelin ;
vous ne vous encouragez pas mutuellement à nourrir le pauvre ;
vous dévorez les héritages avec une avidité insatiable ;
vous aimez les richesses passionnément.
Prenez garde ! Quand la terre aura subi plusieurs tremblements successifs,
quand ton Seigneur apparaîtra et que les anges formeront des rangs :
ce jour-là, on présentera la Géhenne ; ce jour-là, l’homme se souviendra. Mais à quoi bon pour lui se souvenir alors ?
Il dira : « Plût à Dieu que j’eusse avancé quelque bien pour ma vie future ! »
Ce jour-là, nul ne châtiera comme Dieu châtie
et nul n’enchaînera comme Dieu enchaîne.
Ȏ toi âme apaisée !
Retourne à ton Seigneur, satisfaite et agréée !
Entre donc parmi Mes serviteurs ;
entre dans Mon Paradis !
Non ! Je jure par cette cité !
Et toi tu es un habitant de cette cité !
Par un père et ce qu’il engendre !
Nous avons créé l’homme pour qu’il endure !
Pense-t-il que personne ne pourra rien contre lui ?
Il dit : « J’ai dépensé une grande fortune ! »
Pense-t-il que personne ne l’a vu ?
Ne lui avons-Nous pas donné deux yeux,
une langue et deux lèvres ?
Ne lui avons-Nous pas indiqué les deux voies ?
N’aurait-il pas mieux valu pour lui qu’il gravisse la voie qui monte ?
Comment pourrais-tu savoir ce qu’est la voie qui monte ?
C’est de racheter un captif
ou de nourrir, en un jour de famine,
un proche parent orphelin
ou un pauvre dans la misère ;
c’est être aussi du nombre de ceux qui croient, de ceux qui s’encouragent mutuellement à la patience et de ceux qui s’encouragent mutuellement à la bonté du cœur :
tels sont les compagnons de la droite.
Ceux qui ne croient pas à Nos signes seront les compagnons de la gauche :
Le feu les cernera de toutes parts.
Par le soleil et sa clarté !
Par la lune quand elle le suit !
Par le jour quand il éclaire la terre !
Par la nuit quand elle l’enveloppe de son obscurité !
Par le ciel et par Celui qui l’a bien construit !
Par la terre et par Celui qui l’a bien étendue !
Par l’âme de l’être humain et par Celui qui l’a harmonieusement formée !
Il lui a inspiré son libertinage et sa piété.
Heureux est celui qui la purifie !
Mais celui qui la corrompt est perdu !
Les Thémoudites, dans leur arrogance, ont crié au mensonge
lorsque le plus misérable d’entre eux fut dépêché.
L’Envoyé de Dieu leur dit : « C’est la chamelle de Dieu, laissez-la boire ! »
ils le traitèrent de menteur et ils tuèrent la chamelle. À cause de leur péché, ils furent totalement exterminés par leur Seigneur
qui ne redoute guère les conséquences de leur disparition.
Par la nuit quand elle enveloppe la terre !
Par le jour quand il l’éclaire !
Par Celui qui a créé le mâle et la femelle !
En vérité, vos efforts ont des fins différentes.
Quant à celui qui fait l’aumône, qui craint son Seigneur,
qui déclare véridique la très belle récompense,
Nous lui faciliterons l’accès au bonheur.
Quant à l’avare orgueilleux,
qui traite de mensonge la très belle récompense,
Nous lui faciliterons l’accès au malheur :
sa fortune ne lui servira à rien quand il sera précipité dans l’abîme.
En vérité, l’indication de la direction des hommes Nous incombe.
Certes, la vie dernière et la vie présente Nous appartiennent.
Je vous ai donc avertis d’un Feu flamboyant.
Seul le réprouvé y sera exposé :
c’est celui qui a crié au mensonge et qui s’est détourné de la foi.
Mais celui qui craint Dieu en sera éloigné :
celui-là même qui donne de son bien pour se purifier.
Personne ne détient pour lui un bienfait en guise de récompense,
sinon celui qui sera animé par le désir d’être agréable à son Seigneur le Très-Haut,
et certainement il sera satisfait.
Par la lumière du jour !
Par la nuit quand elle s’étend !
Ton Seigneur ne t’a ni abandonné ni ni pris en aversion !
La vie future est meilleure pour toi que la vie présente.
Ton Seigneur t’accordera Ses dons et tu seras satisfait.
Ne t’a-t-Il pas trouvé orphelin ? Et Il t’a accordé un refuge ;
Il t’a trouvé égaré, et Il t’a guidé ;
Il t’a trouvé pauvre, et Il t’a enrichi.
Quant à l’orphelin, tu ne le maltraiteras point ;
quant au mendiant, tu ne le repousseras point ;
quant aux bienfaits de ton Seigneur, tu les feras connaître.
Ne t’avons-Nous pas accordé la paix du cœur ?
Ne t’avons-Nous pas déchargé du fardeau
qui accablait ton dos ?
N’avons-Nous pas élevé ta renommée ?
Certes, après la difficulté vient la facilité.
Oui, le bonheur succède au malheur.
Lorsque tu as du temps libre, recueille-toi dans la prière
et recherche avec ferveur l’amour de ton Seigneur.
Par le figuier et par l’olivier !
Par le mont Sinaï !
Par cette cité où règne la sécurité !
Nous avons créé l’homme dans la forme la plus parfaite ;
puis, Nous l’avons renvoyé vers le plus bas degré de la déchéance,
à l’exception de ceux qui auront cru et qui auront accompli de bonnes œuvres, car à ceux-là est réservée une récompense éternelle.
Qui pourra, après cela, te faire traiter le Jugement dernier de mensonge ?
Dieu n’est-Il pas le plus Équitable des juges ?
Lis au nom de ton Seigneur qui a créé !
Il a créé l’homme à partir d’une jonction cellulaire.
Lis, car ton Seigneur est le plus Généreux.
Il a enseigné au moyen de la plume.
Il a enseigné à l’homme ce qu’il ne savait pas.
Eh bien non ! En vérité, l’homme devient arrogant
dès qu’il se voit dans l’aisance.
Pourtant tout doit retourner vers ton Seigneur.
As-tu vu celui qui empêchait
un serviteur de prier Dieu ?
As-tu vu s’il était sur la bonne voie
et qu’il ordonnait la crainte de Dieu ?
Que t’en semble, s’il criait au mensonge et se détournait de la foi ?
Ne sait-il pas que Dieu voit tout ?
Non ! S’il ne cesse pas, Nous le saisirons par le toupet de son front,
un front menteur et coupable !
Qu’il appelle donc ses partisans !
Nous ferons appel aux gardiens de l’Enfer.
Non ! Ne lui obéis pas ! Mais prosterne-toi plutôt devant Dieu et rapproche-toi de Lui.
Nous avons fait descendre le Coran durant la nuit du Destin.
Comment pourrais-tu savoir ce qu’est la nuit du Destin ?
La nuit du Destin est préférable à mille mois.
Durant cette nuit, les anges et l’Esprit descendent, avec la permission de leur Seigneur, chargés de tout ordre.
C’est une nuit de paix jusqu’au lever de l’aurore.
Les incroyants, parmi les gens du Livre, et les polythéistes n’ont changé qu’après avoir reçu la preuve décisive.
Un Envoyé de Dieu récite des feuillets purifiés
contenant des Écritures conformes à la Vérité.
Ceux qui ont reçu le Livre ne se sont divisés qu’après la venue de la preuve décisive.
Il leur fut seulement ordonné d’adorer Dieu en Lui vouant un culte pur comme des croyants sincères, d’accomplir la prière et de s’acquitter de l’aumône légale : telle est la vraie religion.
Les incroyants, parmi les gens du Livre, et les polythéistes séjourneront pour l’Éternité dans le feu de l’Enfer : ce sont les pires êtres de la création.
Quant à ceux qui croient et qui accomplissent de bonnes actions, voilà, en vérité, les meilleurs êtres de la création :
auprès de leur Seigneur, ils auront pour récompense les Jardins d’Éden où coulent les fleuves ; ils y demeureront pour toute l’Éternité ; Dieu sera satisfait d’eux et ils seront satisfaits de Lui. Voilà pour celui qui redoute son Seigneur.
Lorsque la terre sera secouée par son propre tremblement ;
lorsque la terre rejettera ses lourdes charges
et que l’homme demandera : « Qu’a-t-elle ? »,
ce jour-là, elle racontera sa propre histoire,
d’après ce que ton Seigneur lui aura révélé.
Ce jour-là, les hommes se présenteront par groupes pour voir leurs œuvres :
celui qui aura fait le poids d’un atome de bien le verra
et celui qui aura fait le poids d’un atome de mal le verra.
Par les coursiers rapides et haletants !
Qui font jaillir des étincelles sous leurs pieds ;
qui attaquent dès l’aube
dans un tourbillon de poussière ;
qui occupent le centre du rassemblement ennemi !
En vérité, l’homme est ingrat envers son Seigneur.
Lui-même en est témoin.
Son amour pour les biens de ce monde est très fort.
Ne sait-il pas qu’au moment où le contenu des cimetières sera sens dessus dessous
et que les secrets des cœurs seront dévoilés,
ce jour-là, leur Seigneur sera parfaitement Informé de ce qui les concerne ?
Le cataclysme !
Qu’est-ce donc que le cataclysme ?
Comment pourrais-tu savoir ce qu’est le cataclysme ?
Ce sera le jour où les hommes seront semblables à des papillons dispersés,
et les montagnes à des flocons de laine cardée.
Celui dont les bonnes actions pèseront lourd
connaîtra une vie heureuse ;
quant à celui dont les bonnes actions seront d’un poids insignifiant,
il aura un abîme pour demeure.
Comment pourrais-tu savoir ce qu’est un abîme ?
C’est un Feu brûlant.
L’accumulation excessive des biens de ce monde vous préoccupe
jusqu’au moment où vous visitez les tombes.
Mais non ! Vous saurez bientôt !
Encore une fois, vous saurez bientôt !
Mais non ! Si seulement vous le saviez de science certaine !
Vous verrez certainement l’Enfer !
Oui, vous le verrez avec l’œil de la certitude.
Puis, on vous demandera compte des plaisirs qui vous ont été accordés.
Par le temps !
En vérité, l’homme est en perdition,
à l’exception de ceux qui croient, accomplissent de bonnes actions et se recommandent mutuellement la Vérité et la patience.
Malheur à tout diffamateur, calomniateur,
qui amasse des richesses et se complaît à les compter !
il s’imagine que ses richesses le rendront immortel.
Non, hélas ! Il sera précipité dans la Houtama.
Comment pourrais-tu savoir ce qu’est la Houtama ?
C’est le Feu de Dieu ; le Feu allumé
qui atteindra les cœurs des damnés :
il se refermera sur eux
en très longues colonnes.
N’as-tu pas vu comment ton Seigneur a traité les compagnons de l’Éléphant ?
N’a-t-il pas déjoué leurs stratagèmes ?
Il a envoyé contre eux des bandes d’oiseaux
pour leur lancer des pierres d’argile.
Ainsi, Il les a rendus semblables à de la paille mâchée.
En raison de la coutume des Koraïch ;
de leur coutume concernant l’envoi de la caravane d’hiver et celle de l’été !
Qu’ils adorent donc le Seigneur de ce temple !
Il les a préservés de la famine en leur procurant de la nourriture et les a délivrés de la peur en assurant leur sécurité.
Reconnais-tu celui qui traite de mensonge le Jugement de Dieu ?
C’est celui qui repousse l’orphelin
et qui n’incite personne à nourrir le pauvre.
Malheur à ceux qui prient
tout en étant négligents dans leurs prières !
Ce sont ceux qui l’accomplissent uniquement par ostentation
et qui refusent de venir en aide aux nécessiteux.
En vérité, Nous t’avons comblé de bienfaits ;
adresse donc tes prières à ton Seigneur et sacrifie pour Lui uniquement !
Certes, c’est celui qui te hait qui tombera dans l’oubli de la postérité.
Dis : « Ô vous incroyants !
Je n’adore pas ce que vous adorez
et vous n’adorez pas ce que j’adore.
Je n’adorerai jamais ce que vous adorez
et vous n’adorerez pas ce que j’adore.
À vous votre religion, et à moi la mienne. »
Lorsque le triomphe de Dieu ainsi que la victoire arrivent ;
lorsque tu vois les gens entrer en masse dans la religion de Dieu,
célèbre les louanges de ton Seigneur et implore Son pardon, car, en vérité, Il aime à pardonner au pécheur repentant.
Que les deux mains d’Abou Lahab périssent et qu’il périsse lui-même !
Sa fortune et tout ce qu’il a acquis ne lui serviront à rien :
il sera exposé à un Feu flamboyant,
ainsi que sa femme, porteuse de bois,
qui sera attachée au cou par une corde de fibres.
Dis : « Dieu est Unique !
Dieu est le Seigneur Imploré !
Il n’a pas engendré, Il n’a pas été engendré ;
Il n’a point d’égal. »
Dis : « Je cherche la protection auprès du Seigneur de l’aube naissante
contre le mal émanant de ce qu’Il a créé ;
contre le mal des ténèbres de la nuit lorsqu’elle s’étend ;
contre le mal de celles qui soufflent sur les nœuds ;
et contre le mal de l’envieux lorsqu’il porte envie ! »
Dis : « Je cherche la protection auprès du Seigneur des hommes,
Roi des hommes,
Dieu des hommes,
contre le mal de celui qui suggère les mauvaises pensées et se dérobe ;
qui souffle le mal dans les cœurs des hommes ;
qu’il soit des djinns ou des hommes ! »
