﻿Au nom de Dieu, le Tout miséricorde, le Miséricordieux
Louange à Dieu, Seigneur des univers
le Tout miséricorde, le Miséricordieux
le roi du Jour de l’allégeance.
C’est Toi que nous adorons, Toi de qui le secours implorons.
Guide-nous sur la voie de rectitude
la voie de ceux que Tu as gratifiés, non pas celle des réprouvés, non plus que de ceux qui s’égarent.
A L M
Voilà l’Écrit que nul doute n’entache, en guidance à ceux qui veulent se prémunir
ils croient au mystère, accomplissent la prière, font dépense sur Notre attribution
ils croient à la descente sur toi opérée, à celle avant toi opérée ; ils ont certitude, eux, de la vie dernière.
Ceux-là suivent la guidance venue de leur Seigneur : ce sont eux les triomphants.
Quant à ceux qui dénient, égal est pour eux que tu leur donnes l’alarme ou ne la donnes : ils ne croient pas.
Dieu leur a posé un sceau sur le cœur et sur l’ouïe, une taie sur les regards ; ils vont à un châtiment terrible.
Il s’en trouve parmi les gens pour dire : « Nous croyons en Dieu et au Jour dernier », sans être pour cela des croyants
trahissant Dieu et ceux qui croient, ils ne trahissent qu’eux-mêmes, et n’en ont pas conscience
il y avait une maladie dans leur cœur : Dieu les grandit en maladie ; il leur revient un châtiment douloureux, à la mesure de leur mensonge !
Si on leur dit : « Gardez-vous de faire dégât sur la terre », ils répondent : « Meilleure nous la rendons »
eh bien ! ce sont eux, les faiseurs de dégât, mais ils n’en ont pas conscience.
Si on leur dit : « Croyez comme croient les vrais hommes », ils répondent : « Nous croirions, nous, comme croient les sots ? », eh bien ! ce sont eux, les sots, mais ils ne le savent
s’ils rencontrent de ceux qui croient, ils disent : « Nous croyons » ; et puis, restés seuls avec leurs démons, leur confient : « Nous sommes toujours des vôtres. Nous ne parlions que par dérision »
or c’est bien Dieu qui les prend en dérision, tant qu’Il fournit à leur extravagante démesure.
Ceux qui auront acheté l’errance contre la guidance, eh bien ! leur négoce n’aura pas gagné, ils ne se seront pas bien guidés
leur semblance est celle de qui allume un feu : vienne la flamme à éclairer autour de lui, Dieu emporte leur lumière et les abandonne dans les ténèbres, à ne plus rien voir
sourds, muets, aveugles, perdus sans retour !
Ou bien c’est comme une nuée d’averse dans le ciel, chargée de ténèbres, de tonnerre et d’éclairs ; ils s’enfoncent les doigts dans les oreilles à chaque coup de tonnerre pour échapper à la mort — Dieu encercle les dénégateurs
— l’éclair manque leur emporter la vue ; chaque fois qu’il les éclaire, ils marchent dedans ; quand sur eux reviennent les ténèbres, ils se figent ; si Dieu voulait, Il leur emporterait la vue et l’ouïe. — Dieu est Omnipotent.
— Humains, adorez votre Seigneur, qui vous a créés, comme Il a créé vos devanciers, escomptant que vous vous prémunissiez.
— Pour vous Il fit de la terre une couche, du ciel une voûte ; du ciel Il fit descendre de l’eau et par elle fait sortir tels fruits qu’Il vous attribue. Ne donnez pas à Dieu d’égaux, maintenant que vous savez...
— Au cas où vous douteriez de ce que Nous faisons descendre sur Notre serviteur, produisez une sourate semblable à ceci ! Appelez vos témoins en dehors de Dieu, pour autant que vous soyez véridiques
à défaut de le faire, et point ne le ferez, prémunissez- vous contre ce Feu qui a pour combustible aussi bien des humains que des pierres, et qui est tout apprêté pour les dénégateurs...
Porte la bonne nouvelle à ceux qui auront cru, effectué l’œuvre salutaire : ils auront des jardins de sous lesquels des ruisseaux coulent. Chaque fois qu’ils auront un fruit en attribution, ils se diront : « C’est celui-là même qui nous était naguère attribué », car il leur sera donné tout pareil. Ils auront là-bas des épouses de pureté, ils seront là-bas éternels...
— Dieu ne répugne pas à tirer semblance d’un ciron ni de ce qui le dépasse. Quant à ceux qui croient, ils savent bien que c’est là le Vrai, venant de leur Seigneur. Quant aux dénégateurs, ils se demandent : « Qu’est-ce que Dieu peut bien vouloir sous cette semblance ? » Il est vrai que par là Il en égare d’aussi nombreux qu’Il en dirige. — Il n’égare par là que les scélérats
ceux qui dénouent leur pacte avec Dieu après s’y être engagés, ou rompent des solidarités qu’il ordonne, ou font dégât sur la terre : ceux-là sont les perdants.
Comment opposez-vous un déni à Dieu, quand une fois morts Il vous a fait vivre, et puis vous fera mourir, et puis encore vivre, et puis que vous Lui serez ramenés ?
C’est Lui qui pour vous créa ce qu’il y a sur la terre en totalité, puis, s’en prenant droit au ciel, en sept cieux l’équilibra — De toute chose Il est Connaissant.
lors ton Seigneur dit aux anges : « Je vais instituer un lieutenant sur la terre ». Ils dirent : « Quoi ! Tu rendrais tel celui qui tant y fait dégât et qui verse le sang, alors que nous autres célébrons par la louange Ta transcendance et sainteté ? » Il dit : « Moi, Je sais ce que vous ne savez pas »
Il apprit à Adam tous les noms, qu’ensuite Il énonça aux anges, leur disant : « Informez-Moi de ces noms, pour autant que vous soyez véridiques »
ils dirent : « A Ta transcendance ne plaise. Nous n’en savons que ce que Tu nous en a appris. Il n’est que Toi de Connaissant, de Sage »
Il dit : « Adam, informe-les de leurs noms ». Quand Adam les eut informés de leurs noms, Il dit : « Ne vous avais-Je pas dit que Je suis le plus savant du mystère des cieux et de la terre ? Et Je sais ce que vous publiez comme ce que vous cachez ».
Lors Nous dîmes aux anges : « Prosternez-vous devant Adam ». Ils le firent, à l’exception d’Iblis. Il s’y refusa par orgueil : le premier des dénégateurs ! ...
Et Nous dîmes à Adam : « Habitez, ton épouse et toi, le Jardin. Mangez de ses fruits sans contrainte, de partout où vous voudrez. Mais de cet arbre n’approchez, sans quoi vous seriez tous deux des iniques entre tous ».
C’est juste sur quoi Satan les fît trébucher : il les fît donc sortir de là où ils étaient. Nous leur dîmes : « Descendez. L’un à l’autre vous serez ennemis. Vous trouverez sur la terre établissement, et jouissance pour un temps ».
Or Adam recueillit de son Seigneur certaines paroles, le Seigneur sur lui S’était repenti, car Il est l’Enclin-au- repentir, le Miséricordieux.
Nous dîmes : « Descendez-en tous. Quand vous viendra de Moi une guidance, alors qui suivra Ma guidance… — Pour eux point de crainte à se faire, non plus qu’ils n’auront deuil.
Quant aux dénégateurs, quant à ceux qui démentiront Nos signes, ceux-là seront les compagnons du Feu : ils y seront éternels ».
Fils d’Israël, rappelez-vous Mon bienfait par Moi prodigué. Acquittez-vous de votre pacte envers Moi, que Je M’acquitte du Mien envers vous. Seulement, ayez de Moi l’épouvante
croyez en ce que J’ai fait descendre pour avérer votre legs. Ne soyez pas les premiers à y opposer un déni. Ne vendez pas Mes signes à vil prix, mais envers Moi vous prémunissez
ne mélangez pas de faux le Vrai, ne refoulez pas le Vrai, alors que vous savez
accomplissez la prière, acquittez la purification, inclinez-vous avec ceux qui s’inclinent.
Iriez-vous prescrire à autrui la piété en vous oubliant vous-mêmes, maintenant que vous pouvez réciter l’Écrit ? Ne raisonnez-vous pas ?
Armez-vous de la patience et de la prière. Oh ! celle-ci paraît bien lourde, si ce n’est aux craignants Dieu
convaincus d’avoir rencontré leur Seigneur et de retourner à Lui.
Fils d’Israël, rappelez-vous Mon bienfait par Moi prodigué, et que Je vous élus sur les univers
prémunissez-vous contre le Jour où nulle âme ne paiera rançon pour aucune autre, où nulle intercession ne sera acceptée d’elle, nulle compensation reçue, non plus qu’ils ne trouveront, eux, de secourant.
Lors, Je vous sauvai du peuple de Pharaon qui vous imposait les pires tourments : il égorgeait vos fils, épargnant vos femmes : en quoi il y avait rude épreuve venue à vous de votre Seigneur
lors Nous fendîmes devant vous la mer, et vous sauvâmes, en engloutissant le peuple de Pharaon, et cela sous vos propres yeux.
lors Nous assignâmes Moïse à quarante nuits. Après quoi vous autres vous donnâtes le veau d’or, en iniques que vous êtes
après quoi, malgré cela, Nous passâmes sur votre faute, attendant de vous gratitude
lors Nous confiâmes à Moïse l’Écrit et le Critère, escomptant que vous vous guidiez bien
lors Moïse dit à son peuple : « O mon peuple, vous fûtes iniques envers vous-mêmes d’adopter le veau. Alors, repentez-vous envers votre Créateur ! alors, donnez-vous la mort ! cela vaudrait mieux pour vous auprès de votre Créateur. Et pourtant, Il S’est repenti à votre endroit. Il est l’Enclin-au-repentir, le Miséricordieux »
lors vous dîtes : « O Moïse, nous ne te ferons créance que nous n’ayons vu Dieu d’évidence ». Et la foudre vous prit, sous vos propres yeux.
et puis Nous vous ressuscitâmes après votre mort, attendant votre gratitude...
Nous vous ombrageâmes de la nuée et sur vous Nous fîmes descendre la manne et les cailles : « Mangez de choses bonnes que Nous vous attribuons ». Ce n’est pas à Mon dam, mais au leur qu’ils firent preuve d’iniquité
lors Nous dîmes : « Entrez dans cette cité, mangez-en d’où vous voudrez sans contrainte, mais entrez par la porte en vous prosternant, avec cette formule : “Rémission !”, dans l’espoir que Nous vous pardonnions vos péchés, et Nous donnerons plus aux bel-agissants »
mais les transgresseurs substituèrent à la formule une autre que celle qui leur avait été prescrite. Nous fîmes descendre sur ceux qui avaient fait preuve d’iniquité une fureur venue du ciel, à raison de leur scélératesse.
Lors Moïse sollicita du ciel de l’eau pour son peuple. Nous dîmes : « Frappe la pierre de ton bâton ». Il en surgit douze sources. Chacun parmi les gens put connaître son abreuvoir. « Mangez et buvez de ce que Dieu vous attribue. Ne faites point de dégât criminel sur la terre »
lors vous dîtes : « O Moïse, nous ne supporterons plus un manger uniforme. Invoque donc pour nous ton Seigneur, qu’Il nous fasse sortir, entre autres légumes que fait pousser la terre, de ses concombres, de ses aulx, de ses lentilles ou de ses oignons « Faut-il, leur dit-il, que vous échangiez ce qui est meilleur contre ce qui est plus vil ? Descendez en Égypte et vous y satisferez votre demande ». Dès lors leur furent infligées la vilenie et la bassesse ; ils prirent site dans le ressentiment de Dieu. Ce fut pour avoir opposé leur déni aux signes de Dieu, tué les prophètes à contre-vérité ; et cela même à raison de ce qu’eux- mêmes étaient rebelles et transgresseurs.
— Ceux qui croient, ceux qui suivent le Judaïsme, les Chrétiens, les Mandéens, quiconque croit en Dieu et au Jour dernier, effectue l’œuvre salutaire, ceux-là trouveront leur salaire auprès de leur Seigneur. Il n’est pour eux de crainte à nourrir, et ils n’éprouveront nul regret.
— Lors Nous reçûmes votre alliance, élevâmes sur vous le Mont : « Ce que Nous leur avons donné, tenez- le avec force. Rappelez-vous-en le contenu, dans l’espoir de vous prémunir ». 
Après quoi vous fîtes volte-face. N’eût été la grâce de Dieu sur vous et Sa miséricorde, perdants vous seriez entre tous.
Vous connaissez ceux d’entre vous qui ont transgressé le sabbat ; aussi leur avons-Nous dit : « Soyez d’ignobles singes »
Nous tirions ainsi d’eux sanction exemplaire pour le présent et pour le futur : une édification à l’usage de ceux qui veulent se prémunir.
Lors Moïse dit à son peuple : « Dieu vous commande de sacrifier une vache ». Ils dirent : « Nous prends-tu en moquerie ? » Il dit : « Dieu me préserve d’être un tel païen ! »
ils dirent : « Invoque pour nous ton Seigneur, qu’Il nous précise ce qu’elle doit être. — Dieu, répondit-il, dit que ce doit être une vache ni vieille ni toute jeune, mais intermédiaire entre les deux. Faites donc ce qui vous est ordonné »
ils dirent : « Invoque pour nous ton Seigneur, qu’Il nous en précise la robe ». Il dit : « Dieu dit qu’elle doit être fauve, de couleur vive, réjouissante aux regards »
ils dirent : « Invoque pour nous ton Seigneur, qu’Il nous précise ce qu’elle doit être, car à nos yeux tous les bovins sont pareils. Alors seulement, si Dieu veut, nous nous guiderons juste, vraiment »
il dit : « Dieu dit : “C’est une vache encore indocile à retourner la terre ou à irriguer le labour, mais exempte de tache et de défaut” ». Ils dirent : « A présent tu nous apportes du vrai ». Ils sacrifièrent la bête, en rechignant.
Lors, vous avez commis un meurtre et vous vous le renvoyez les uns sur les autres — Mais Dieu est capable de mettre au jour ce que vous refoulez.
— Nous dîmes : « Frappez-le avec un tronçon de la bête ». — C’est ainsi ! Dieu fait revivre les morts. Il vous découvre de Ses signes, dans l’attente que vous raisonniez.
Bien loin de là ! Vos cœurs, après cela, durcirent, se firent comme de la pierre, ou même la passèrent en dureté. Car il est de la nature de la pierre que des ruisseaux en fusent, de sa nature qu’elle se fissure et qu’en sorte de l’eau, de sa nature qu’elle dévale, et cela par crainte de Dieu — Dieu n’est pas inattentif à vos agissements.
Quoi ! vous ambitionnez qu’ils vous fassent créance, alors qu’une coterie d’entre eux, après avoir entendu de Dieu la parole, la falsifiait, bien que l’ayant reçue en raison et savoir...
Quand ils rencontrent les croyants, ils disent : « Nous croyons ». Et puis, revenus seuls avec les leurs, ils se confient : « Quoi ! vous les entretiendriez de ce sur quoi Dieu vous donne ouverture, pour qu’ils en tirent contre vous argument auprès de votre Seigneur ? » — N’allez-vous pas raisonner ?
Serait-ce qu’ils ignorent que Dieu connaît ce qu’ils cachent comme ce qu’ils publient ?...
Il s’en trouve parmi eux d’incultes, qui ne connaissent l’Écrit qu’à travers leurs appétences, et se bornent à conjecturer...
Malheur à ceux qui transcrivent l’Écrit de leurs mains et puis s’en vont dire : « Ceci vient de Dieu », pour en faire négoce à vil prix. Malheur à eux pour ce qu’auront écrit leurs mains, malheur à eux pour les gains qu’ils en tirent !...
« Le Feu, disent tels autres, ne nous touchera que durant un nombre compté de jours ». Dis-leur : « Serait- ce que vous avez noué pacte auprès de Dieu, Lequel ne saurait manquer à Son pacte, ou bien que vous parlez sur Dieu en toute ignorance ? »...
Ah non ! qui s’est acquis un mal, et qu’encercle désormais son péché... : voilà les compagnons du Feu ; ils y sont éternels
tandis que ceux qui auront cru, effectué l’œuvre salutaire : voilà les compagnons du Jardin ; ils y sont éternels.
Lors Nous reçûmes l’alliance des Fils d’Israël : « N’adorez que Dieu, tout en agissant bellement envers vos père et mère, envers les proches, les orphelins, les miséreux. Tenez à autrui langage honnête, accomplissez la prière, acquittez la purification ». Et puis vous fîtes volte-face, sauf un petit nombre, et vous vous dérobez.
Lors Nous reçûmes votre alliance : « Ne répandez pas votre propre sang. Ne vous évincez pas de vos propres terroirs ». Qui plus est, tout cela, vous vous y êtes engagés en en portant témoignage
et puis, vous que voici, vous vous entretuez, vous évincez un parti d’entre vous de son terroir, après vous être coalisés contre eux dans le péché, l’agression. S’il vous échoit des prisonniers, vous prélevez sur eux rançon, alors que cela vous était prohibé, et même de les évincer. Ne croiriez-vous qu’à une portion de l’Écrit, en en déniant le reste ? Ceux d’entre vous qui commettent cela n’auront pour récompense que la tribulation dans la vie d’ici-bas et d’être au Jour de la résurrection renvoyés au tourment le plus sévère — Dieu n’est pas inattentif à ce que vous commettez.
— Ceux qui achètent la vie d’ici-bas au prix de la vie dernière, point ne sera sur eux allégé le tourment, pas plus qu’ils ne seront secourus.
— Oui, Nous avons confié l’Écrit à Moïse et fait venir sur ses traces après lui les envoyés. Nous avons muni de preuves Jésus fils de Marie et l’avons conforté de l’Esprit de sainteté. Mais, n’est-ce pas, chaque fois qu’un envoyé est venu contrarier vos passions, votre orgueil démentit les uns et mit à mort les autres.
Ils disent : « Nos cœurs sont opaques » — C’est plutôt que Dieu les maudit en leur dénégation. Car il est bien rare qu’ils croient.
Et quand leur vint de Dieu un Écrit pour avérer leur legs et bien que jusque-là ils eussent cherché à dominer par lui les dénégateurs, quand donc leur fut venu ce qu’ils ne pouvaient que reconnaître, ils le dénièrent — Malédiction de Dieu sur les dénégateurs !
— Funeste achat de leur personne au prix d’un déni de ce que Dieu a fait descendre, et cela par dépit qu’il fît descendre de Sa grâce sur quiconque Il voulait d’entre Ses serviteurs ! Colère sur colère : tel fut désormais leur site — Aux dénégateurs le tourment d’infamie !...
— Quand on leur dit : « Croyez en ce que Dieu a fait descendre », ils répondent : « Nous ne croyons qu’à ce qui est descendu sur nous autres ». Mais ils dénient ce qui est venu après, bien que ce soit le Vrai, venu en confirmation de leur propre legs. Dis : « Alors, pourquoi précédemment tuiez-vous les prophètes de Dieu, si vous étiez croyants ? »
Oui, Moïse vous était venu avec les preuves. Et puis, vous vous êtes donné le veau et ce fut par votre iniquité propre...
Lors Nous reçûmes votre pacte, élevâmes par-dessus vous le Mont. « Tenez avec force ce que nous vous apportons ! Écoutez ! » Ils répondirent : « Écoute et rébellion ! », imprégnés qu’ils étaient du veau jusqu’au fond du cœur, à force de reniement. Dis : « Funeste commandement de votre croyance, pour autant que vous soyez des croyants ! »
Dis : « S’il est vrai que la demeure dernière auprès de Dieu vous soit réservée à l’exclusion d’autrui, soupirez après la mort, pour autant que vous soyez véridiques »
mais jamais ils ne soupireront après elle, par crainte de ce qu’ont avancé leurs mains… — Dieu est Connaissant des iniques
... et vraiment tu les trouves, plus que personne, cramponnés à la vie, plus que les associants. Tel d’entre eux souhaite se prolonger mille ans ; mais la longévité ne l’éloignerait pas du tourment — Dieu est Clairvoyant sur leurs agissements...
Dis : « Qui peut se vouloir l’ennemi de Gabriel, lui qui fait descendre (le message) sur ton cœur, avec la permission de Dieu, en tant qu’avération de ce qui avait cours, et que guidance et que bonne nouvelle aux croyants
qui peut se vouloir l’ennemi de Dieu et de Ses anges et de Ses envoyés, de Gabriel et de Michel… — Dieu est l’ennemi des dénégateurs ».
Oui, Nous avons fait descendre sur toi des signes probatoires : seuls les dénient les scélérats.
N’est-ce pas que chaque fois qu’ils nouaient un pacte, une coterie d’entre eux le rejetait ? — Ou plutôt, la plupart d’entre eux ne croient point.
Lorsqu’un envoyé leur était venu de la part de Dieu, confirmant leur legs, une coterie d’entre eux, qui avaient reçu l’Écriture, rejetait l’Écrit de Dieu derrière leur dos, comme s’ils ne savaient pas
ils s’attachent à ce que des satans récitent sur le règne de Salomon. Or Salomon n’était pas un dénégateur ; mais bien le furent les satans qui enseignaient aux hommes la magie et ce qui est descendu sur les deux anges de Babel, Hârût et Mârût. Ces deux-là n’enseignaient à personne, au point qu’ils disaient : « Nous ne sommes que tentation. Garde-toi de la dénégation ». Les Juifs apprenaient de ces deux-là comment séparer l’époux et l’épouse, sans que cela pût leur servir à nuire à quiconque, sauf sur l’ordre de Dieu ; ils apprenaient ce qui ne nuisait qu’à eux-mêmes sans les avantager en rien ! Et ils savaient pourtant qu’un tel achat aliène à l’acheteur son lot dans la vie dernière : funeste négoce de leur personne ! S’ils avaient su !
Ah ! s’ils avaient cru, se fussent prémunis, sûr qu’une rétribution de devers Dieu pour eux eût mieux valu ! S’ils avaient su !...
Vous qui croyez, ne dites pas : râ'inâ « Aie pour nous des égards ! » mais : nzurnâ « Aie de nous sollicitude ! » — Écoutez ! Tandis qu’aux dénégateurs un tourment douloureux !
Les dénégateurs, parmi les Gens du Livre, non plus que les associants n’aiment que rien de bon ne descende sur vous de votre Seigneur. Or Dieu privilégie de Sa miséricorde qui Il veut —Dieu est maître de la grâce grandiose.
— Nous n’abrogeons un verset, ni ne le faisons passer à l’oubli, sans en apporter de meilleur ou d’analogue. — Ne sais-tu pas que Dieu est Omnipotent ?...
Ne sais-tu pas qu’à Dieu appartient la royauté des cieux et de la terre ? Hors Dieu vous n’avez protecteur ni secourant.
Ou serait-ce que vous voulez interroger votre Prophète comme le fut jadis Moïse ? Quiconque fait échange de la foi contre la dénégation a perdu le droit chemin...
Beaucoup de Gens du Livre aimeraient vous faire, après avoir cru, apostasier : c’est l’effet d’une envie du fond de leur âme, puisque le Vrai s’est déjà pour eux déployé. Eh bien ! remettez, effacez, jusqu’à ce que Dieu délivre Son décret… — Dieu est Omnipotent.
— ... accomplissez la prière, acquittez la purification. Tout bien dont vous aurez fait pour vous-mêmes l’avance, en Dieu vous le retrouverez. — Dieu est Clairvoyant sur vos actions, 
Ils disent : « N’entreront au Jardin que ceux qui auront été Israélites ou Chrétiens » : telles sont en tout cas leurs aspirations. Dis : « Avancez votre argument, pour autant que vous soyez véridiques »…
— Non ! Celui qui soumet à Dieu sa face, à condition d’agir bellement, aura son salaire en son Seigneur. Pour eux point de crainte à nourrir, et ils n’éprouveront nul regret.
— ... Les Juifs disent : « Les Chrétiens ne se fondent sur rien ». Les Chrétiens disent : « Les Juifs ne se fondent sur rien » ; et cela bien que les uns et les autres récitent l’Écriture. De même ceux qui n’ont de science aucune tiennent pareil langage. Dieu tranchera entre eux au Jour de la résurrection sur l’objet de leur différend.
Est-il pire attentat que d’empêcher dans des lieux consacrés à Dieu le rappel de Son nom, et que s’affairent à les ruiner ceux-là mêmes qui devraient n’y entrer qu’avec crainte ? A eux tribulation dans ce monde, et tourment terrible dans la vie dernière !
— A Dieu l’orient et l’occident. De quelque côté que vous vous tourniez, là est la face de Dieu. Dieu est Immense et Connaissant.
— Ils disent : « Dieu s’est donné un enfant ». A Sa transcendance ne plaise ! Bien plutôt disons qu’il possède tout ce qui est aux cieux et sur la terre, et que tout Lui rend dévotion
Créateur intégral des cieux et de la terre, dès qu’il décrète une chose, Il n’a qu’à dire : « Sois » et elle est.
Ceux qui ne savent pas disent : « Ah ! si Dieu nous parlait, ou que nous vînt un signe »... Ainsi avaient parlé leurs devanciers : de même que leurs langages, leurs cœurs se ressemblaient. — Nous avons déjà explicité Nos signes pour un peuple de certitude.
Nous t’envoyâmes le Vrai, porter la bonne nouvelle et donner l’alarme, sans que tu aies à répondre des compagnons de la Géhenne.
Juifs ni Chrétiens ne seront contents de toi que tu ne rallies leur appartenance. Dis : « Guidance de Dieu est la seule guidance ». Si tu ralliais leurs passions après ce qui t’est venu de science, tu n’aurais plus en Dieu protecteur ni secourant.
Ceux à qui Nous avons confié l’Écrit le récitent de sûre récitation. C’est qu’ils y croient. Quiconque le dénie... ceux-là sont les perdants.
Fils d’Israël, rappelez-vous Mon bienfait, par Moi prodigué et que Je vous élus sur les univers
prémunissez-vous contre le Jour où nulle âme ne paiera pour aucune autre, où nulle compensation ne sera pour elle admise, ni d’intercession acceptée, non plus qu’ils ne trouveront, eux, de secourant.
Lors Abraham, son Seigneur l’éprouva par des paroles, auxquelles Abraham satisfit totalement. « Moi, dit Dieu, Je t’institue en modèle pour les hommes. — Et qui d’autre parmi ma descendance ?, demanda Abra­ham. — Mon pacte, dit Dieu, ne s’étend pas aux injustes ».
Lors Nous constituâmes la Maison en lieu de retour et de sauveté pour les hommes — Faites de la station d’Abraham un emplacement de prière… — Nous impartîmes à Abraham et à Ismaël d’avoir à purifier Ma Maison pour qui voudrait tourner autour, y faire retraite, s’incliner, se prosterner
lors Abraham dit : « Mon Seigneur, fais de ce lieu une ville sûre, attribue de ses fruits à son peuple, à qui d’entre eux croira en Dieu et au Jour dernier». Dieu dit : « Qui déniera, Je ne lui accorderai que jouissance passagère, et puis le contraindrai au torrent de Feu ». — Destination funeste !
— Et tandis qu’Abraham élevait les assises de la Maison avec l’aide d’Ismaël : « Notre Seigneur, veuille l’accepter de nous ! Tu es l’Entendant, le Connaissant
Notre Seigneur, fais aussi qu’à Ta volonté nous soyons de Ceux-qui-se-soumettent, fais de notre descendance une communauté qui se soumette à Toi. Instruis-nous sur nos rites. Repens-Toi en notre faveur. Tu es l’Enclin-au-repentir, le Miséricordieux.
Notre Seigneur, dépêche parmi eux un envoyé de leur race leur réciter Tes signes, leur enseigner l’Écrit et la sagesse, les épurer. Tu es le Tout-Puissant, le Sage ».
— Eh ! qui renâclerait, sinon le sot volontaire, à la cohorte d’Abraham, Notre élu en ce monde et qui, dans la vie dernière, est assurément du nombre des justes ?
Lors son Seigneur lui dit : « Soumets-toi ». Et lui : « Je me soumets au Seigneur des univers ».
Telle fut aussi la recommandation d’Abraham à ses fils. Et Jacob : « Mes enfants, Dieu a choisi pour vous la religion : ne mourez que vous ne soyez de Ceux-qui-se- soumettent »
— Auriez-vous été témoins du moment où la mort pressa Jacob ? Il dit à ses fils : « Qu’adorerez-vous après moi ? » Ils dirent : « Nous adorerons ton Dieu et le Dieu de tes pères Abraham, Ismaël et Isaac. C’est un Dieu unique. A Lui nous nous soumettons ».
Cette communauté-là est révolue. A elle ses acquis, à vous les vôtres. Vous n’avez pas à répondre de leurs actions.
Ils disent : « Soyez Juifs ou Chrétiens pour bien vous guider ». Dis : « Ou plutôt de la cohorte d’Abraham, en tant que croyant originel, lui qui ne fut absolument pas un associant ».
Dites : « Nous croyons en Dieu et en ce qui est descendu sur nous, en ce qui est descendu sur Abraham, Ismaël, Isaac, Jacob, les Lignages, en ce qui fut donné à Moïse, à Jésus, fut donné aux prophètes de la part de leur Seigneur. De tous ceux-là nous ne séparons pas un seul, puisque c’est à Lui que nous nous soumettons ».
S’ils ont croyance analogue à la vôtre, c’est donc que bien ils se guident ; s’ils s’en détournent, ils ne sont que des schismatiques. A leur égard tu feras de Dieu ta suffisance. Il est l’Entendant, le Connaissant.
Une teinture de Dieu ! Mais qui peut mieux teindre que Dieu, quand nous L’adorons…
— Dis : « Allez-vous argumenter contre nous sur Dieu, alors qu’il est votre Seigneur comme Le nôtre, que nos actes sont à nous, à vous les vôtres, et qu’à Lui foncièrement nous nous vouons ?
... Ou direz-vous qu’Abraham, Ismaël, Isaac, Jacob et les Lignages aient été soit des Juifs, soit des Chrétiens ? » Dis : « Est-ce vous qui en savez davantage, ou bien Dieu ? » — Quel pire attentat que de refouler en soi-même un témoignage venu de Dieu ? Dieu n’est pas inattentif à ce que vous commettez.
Cette communauté-là est révolue. A elle ses acquis, à vous les vôtres. Vous n’avez pas à répondre de leurs actions.
 Les sots parmi ces gens-là diront : « Qui les fait renoncer à la direction sur laquelle ils réglaient leur prière ? » Dis : « A Dieu l’orient comme l’occident, Il guide qui Il veut vers une voie de rectitude ». 
Ainsi vous constituons-Nous communauté médiane, pour que vous témoigniez des hommes, et que l’Envoyé témoigne de vous. Nous n’avons institué la direction sur laquelle tu te réglais que pour distinguer qui suivait le Prophète de qui tournait les talons. Même si c’était là chose grave, elle ne le fut point pour ceux que Dieu guidait. Dieu pour autant n’allait pas laisser perdre votre croyance. Il est Tendre envers les hommes, Miséricordieux.
Que de fois Nous voyons ton visage virevolter en direction du ciel ! Eh bien ! que Je te tourne vers un orient susceptible de te contenter ! Tourne donc ton visage du côté du Sanctuaire consacré. — Où que vous soyez, tournez votre visage de ce côté- là. Les détenteurs de l’Écriture savent bien qu’en cela réside le Vrai, venant de leur Seigneur. — Dieu n’est pas inattentif à leurs agissements.
— Quelque signe, il est vrai, que tu produises aux détenteurs de l’Écriture, ils n’adopteraient ta direction de prière, non plus que toi la leur. Ainsi les uns refusent-ils celle des autres. Mais si tu suivais leurs passions après ce qui t’est venu de science, tu serais inique entre tous.
Or ceux que Nous avons dotés de l’Écriture la connaissent comme ils connaissent leurs fils. Mais un parti d’entre eux refoule sciemment le Vrai.
Le Vrai procède de ton Seigneur. Ne sois pas parmi les douteurs.
A chacun une direction vers où se tourner (dans la prière). Mais faites assaut de bonnes œuvres, où que vous soyez, car Dieu vous rejoindra tous — Dieu est Omnipotent.
D’où que tu ailles en expédition, tourne ton visage du côté du Sanctuaire consacré : c’est là le Vrai, de par ton Seigneur — Dieu n’est pas inattentif à vos agissements.
D’où que tu ailles en expédition, tourne ton visage du côté du Sanctuaire consacré. Où que vous soyez, tournez de son côté votre visage, pour éviter de fournir à autrui quelque argument contre vous, si ce n’est aux iniques : ces derniers, ne les craignez point, mais craignez-Moi, pour que Je parachève sur vous Mon bienfait, dans l’attente que bien vous vous guidiez.
De même avons-Nous envoyé parmi vous un envoyé de votre race pour réciter Nos signes, vous purifier, vous enseigner l’Écrit et la sagesse, vous enseigner ce que vous ne saviez pas
aussi, souvenez-vous de Moi, et Je me souviendrai de vous. Manifestez-Moi de la gratitude, et non du déni.
Vous qui croyez, demandez une aide à la patience, à la prière — Dieu est avec les patients.
N’appelez pas ceux qui périssent sur le chemin de Dieu des morts, mais des vivants ; seulement vous n’en avez pas conscience.
Que cependant Nous vous éprouvions par un peu de crainte, de faim, de diminution dans vos biens, votre personne et vos fruits ! Portez-en la bonne nouvelle aux patients
à ceux qui, lorsqu’un malheur les touche, disent : « Nous appartenons à Dieu, nous retournerons à Lui »
sur ceux-là (veillent) les prières de leur Seigneur et Sa miséricorde ; ce sont eux qui bien se guident.
Çafâ et Marwa font partie des repérages de Dieu. Quiconque visite la Maison en pèlerinage communautaire ou privé pourra sans faillir tourner de l’un à l’autre. — Prendre l’initiative d’un bien... : Dieu est Sachant- gré, Connaissant.
— Quiconque refoule ce que Nous avons fait descendre de preuves et de guidance, après même les avoir explicitées aux hommes dans l’Écriture, ceux-là Dieu les maudisse, et les maudisse qui les peut maudire
exception en faveur de ceux qui reviennent repentants, se réforment explicitement : ceux-là Je me repens en leur faveur car Je suis l’Enclin-au-repentir, le Miséricordieux
cependant les dénégateurs, et qui demeurent tels à leur mort, que ceux-là subissent la malédiction de Dieu, des anges et des hommes en totalité
que de l’éternité sur eux le tourment ne s’allège et qu’il ne leur soit pas fait sursis !...
 Votre Dieu est unique. Il n’est de Dieu que Lui, le Tout miséricorde, le Miséricordieux...
Vraiment, il y a dans la création des cieux et de la terre dans l’alternance du jour et de la nuit, dans la course des navires sur la mer, chargés d’utilités pour les hommes, dans l’eau que Dieu fait descendre du ciel et dont Il fait revivre la terre après l’avoir fait mourir, avant d’y répandre des animaux de toute espèce, dans la modulation des vents et des nuages, Ses commissionnés entre le ciel et la terre, il y a vraiment dans tout cela des signes pour un peuple capable de raisonner
et pourtant il s’en trouve parmi les hommes pour, en place de Dieu, adopter de Ses égaux (prétendus) et les aimer d’un même amour… — (Non !) ceux qui croient aiment Dieu intensément ! — Si les iniques pouvaient voir, alors ils verraient le tourment et que la force revient à Dieu totalement, et que Dieu est implacable en Son châtiment.
Quand les suivis se désolidariseront de leurs suiveurs, verront le châtiment, et qu’entre les uns et les autres se rompront les attaches
et que les suiveurs diront: « Ah! si nous pouvions rebrousser la course, nous nous désolidariserions d’eux comme ils le font de nous ! » C’est ainsi : Dieu leur fera remonter leurs actions en soupirs sur eux-mêmes — Mais pour autant ils ne sortiront plus du Feu.
Hommes, mangez de ce que la terre offre de licite et de bon, gardez-vous de suivre les pas de Satan : il est pour vous un ennemi déclaré
il ne vous enjoint que le mal, l’opprobre et à dire sur Dieu ce que vous ne savez pas...
Si on leur dit : « Ralliez ce que Dieu a fait descendre », ils disent : « Bien plutôt rallierons-nous ce que nous avons trouvé déjà en cours auprès de nos pères ». Eh bien ! et si leurs pères ne raisonnaient aucunement, non plus qu’ils ne se guidaient justement ?
La semblance des dénégateurs est comme de mener à grands cris (un bétail) qui n’entend que l’appel ou l’invective : sourds, muets, aveugles, incapables sont-ils de raisonner...
Vous qui croyez, mangez des choses bonnes que Nous vous attribuons. Soyez-Lui reconnaissants, pour autant que vous soyez de Ses adorateurs
Il ne prohibe pour vous que les chairs mortes, le sang, la viande de porc ou dédiée à un autre que Dieu. Qui en consomme toutefois par nécessité, non par insolence non plus que par transgression, sur lui point de péché — Dieu est Tout pardon, Miséricordieux.
Ceux qui refoulent ce que Dieu fait descendre de l’É­criture et en font négoce à vil prix, ceux-là ne mangeront dans leur ventre que du feu ; Dieu ne leur parlera pas au Jour de la résurrection, non plus qu’Il ne les purifiera. Ils vont à un tourment douloureux
ce sont ceux qui achètent l’errance contre la guidance, le châtiment contre le pardon. Quelle endurance au Feu !
— Car Dieu fait descendre l’Écrit avec le Vrai. Ceux qui divergent à propos de l’Écrit se rendent gravement schismatiques...
— La piété ne consiste pas à tourner votre tête du levant au couchant. Mais la piété consiste à croire en Dieu, au Jour dernier, aux anges, à l’Écrit, aux prophètes, à donner de son bien, pour attaché qu’on y soit, aux proches, aux orphelins, aux miséreux, aux enfants du chemin, aux mendiants, et pour (l’affranchissement) de nuques (esclaves), à accomplir la prière, à acquitter la purification, à remplir les pactes une fois conclus, à prendre patience dans la souffrance et l’adversité au moment du malheur : ceux-là sont les véridiques, ce sont eux qui se prémunissent.
Vous qui croyez, le talion vous est prescrit en cas de meurtre : « Libre pour libre, esclave pour esclave, femme pour femme ». Si l’on bénéficie toutefois de mansuétude de la part d’un frère (en religion), alors qu’à (revendication bornée) aux convenances réponde paiement fait de bonne grâce. C’est là un allégement édicté par votre Seigneur, une miséricorde. Quiconque outrepasse après ces dispositions-là, court à un douloureux châtiment.
Dans l’exercice du talion, vous pouvez gagner une vie, ô dotés de moelles ! Peut-être allez-vous vous prémunir…
— Il vous est prescrit, quand la mort se présente à l’un de vous et qu’il laisse du bien, de tester en faveur de ses père et mère et de ses plus proches, selon les convenances : obligation pour quiconque se prémunit.
Qui modifie l’acte après l’avoir entendu, son péché ne retombe que sur les modificateurs. — Dieu est Entendant, Connaissant.
— Qui, redoutant de la part d’un testateur partialité ou péché, opère une conciliation entre ayants droit, nul péché pour lui — Dieu est Tout pardon, Miséricordieux.
Vous qui croyez, le jeûne vous a été prescrit, comme à vos devanciers, dans l’attente que vous vous prémunissiez
durant un nombre limité de jours. A quiconque d’entre vous serait malade, ou se trouverait en voyage, incombe un même nombre de jours pris ailleurs. A ceux qui en sont capables (mais le rompent), incombe comme rançon de nourrir un pauvre — Quiconque fait mieux, spontanément, c’est pour lui meilleur — Si vous jeûnez, c’est parce que le jeûne est meilleur pour vous, pour autant que vous sachiez
— Le mois de ramadan est celui pendant lequel fut commencée la descente du Coran, en tant que guidance pour les hommes et que preuves ressortissant de la guidance et de la démarcation (entre le bien et le mal). Quiconque parmi vous sera témoin de la naissance de ce mois, le jeûnera. A qui serait malade, ou se trouverait en voyage, incombe un même nombre de jours pris ailleurs. Dieu n’exige de vous que l’aisé, Il n’exige pas de vous le malaisé. A vous de parfaire le nombre imparti, en glorifiant Dieu de Sa guidance... — Peut-être Lui en aurez-vous gratitude.
— Que si Mes adorateurs t’interrogent sur Moi, Je suis tout proche à exaucer l’invocation de qui M’invoque, quand on M’invoque. Puissent-ils donc Me répondre, puissent- ils croire en Moi dans l’espoir d’aller selon la droiture...
Vous est rendu licite, durant une nuit de jeûne, le rapport avec vos femmes. Ne sont-elles pas votre vêture, et vous la leur ? Dieu sait bien que vous vous fraudiez vous- mêmes. Il S’est repenti en votre faveur. Il a passé sur votre faute. Donc, désormais, ayez commerce avec elles. Désirez à la mesure de ce que Dieu vous assigne... Mangez et buvez jusqu’à ce qu’un fil blanc se laisse par vous distinguer d’un fil noir, à l’aurore. Après quoi, jeûne complet jusqu’à la nuit suivante... Cependant, n’ayez pas rapport avec elles quand vous faites retraite dans les sanctuaires... — Ce sont là normes expresses de Dieu. Ne les serrez pas de trop près... C’est ainsi que Dieu explicite Ses signes aux hommes, dans l’attente qu’ils se prémunissent.
— Ne dévorez pas mutuellement vos biens dans la vanité. N’en faites pas médiation auprès des juges pour manger une part du bien d’autrui, dans le péché, et cela en toute connaissance...
Ils t’interrogent sur les premières lunaisons. Dis : « Ce sont des jalons du temps à l’usage des hommes, et pour le pèlerinage ». La piété ne consiste pas pour vous à entrer dans les maisons par l’arrière, mais à se prémunir. Entrez donc dans les maisons par leurs portes et prémunissez-vous envers Dieu, dans l’espoir de triompher.
— Combattez sur le chemin de Dieu ceux qui vous combattent, sans pour autant commettre d’agression : Dieu déteste les agresseurs
tuez-les où vous les aurez accrochés. Évincez-les d’où ils vous auront évincés. Car le trouble est plus grave que le meurtre. Mais ne les combattez pas auprès du Sanctuaire consacré, à moins qu’ils ne vous le disputent par combat. S’ils le faisaient, alors combattez-les pareillement — telle soit la récompense des dénégateurs...
cependant s’ils en finissaient… — alors Dieu est Tout pardon, Miséricordieux.
— ainsi combattez-les jusqu’à ce qu’il n’y ait plus trouble, et que la religion soit rendue à Dieu — cependant s’ils en finissaient… — alors plus d’offensive, sinon contre des iniques.
Mois consacré pour mois consacré ; la (règle) du talion s’applique aux temps et aux lieux consacrés. Qui vous agresse, agressez-le d’agression équivalente. Mais prémunissez-vous envers Dieu. Sachez bien que Dieu est avec ceux qui se prémunissent.
Faites dépense sur le chemin de Dieu. Ne vous lancez pas de vos propres mains dans la destruction. Agissez bellement : Dieu aime les bel-agissants.
Accomplissez le pèlerinage communautaire et le privé pour l’amour de Dieu. En cas d’empêchement majeur, recourez alors à une offrande facile. Ne vous rasez pas la tête avant que l’offrande ne parvienne en son lieu. Qui d’entre vous serait malade, ou souffrant d’une affection de la tête, sa rançon consistera en jeûne, aumône, ou quelque observance. Une fois en situation de sécurité, à qui aura pu jouir du pèlerinage privé dans l’attente du communautaire, alors (incombe) une offrande facile. Qui n’en trouve pas s’imposera un jeûne de trois jours en cours de pèlerinage, et de sept après le retour, soit au total dix jours pleins. Cela pour ceux dont la parentèle n’était pas présente aux alentours du Sanctuaire consacré. Mais prémunissez-vous envers Dieu, sachez-Le terrible en Ses punitions.
Le pèlerinage communautaire a lieu en des mois déterminés. Qui se l’impose durant ces mois s’abstiendra de rapport sexuel, de tout libertinage, de toute dispute en cours de pèlerinage. Ce que vous faites de bien, Dieu le connaît. Faites-en votre viatique. Le meilleur viatique consiste à se prémunir. Prémunissez-vous envers Moi, ô dotés de moelles !
Pas de faute pour vous à quêter une grâce de votre Seigneur. Quand vous vous répandez du haut d’Arafât, rappelez le nom de Dieu auprès du repère consacré. Rappelez-Le, comme Il vous accorde Sa guidance, même si auparavant vous étiez de ceux qui s’égarent
puis répandez-vous de là d’où on le fait communément, en implorant le pardon de Dieu — Dieu est Tout pardon, Miséricordieux.
— après vous être acquittés de vos rites, rappelez le nom de Dieu, comme vous faites celui de vos ancêtres, voire d’un rappel plus intense… Il en est parmi ces gens-là qui disent : « Mon Dieu, donne-nous dans ce monde »... Ceux-là n’auront nulle part de la vie dernière
d’autres disent : « Donne-nous Ton bienfait dans cette vie-ci, puis Ton bienfait dans l’autre, en nous préservant du tourment du Feu »
ceux-là auront leur lot de ce qu’ils se seront acquis — Dieu est prompt à faire le compte.
— Rappelez Dieu pendant des jours dénombrés. Cependant, qui les abrège en deux jours n’encourt nul péché ; qui les prolonge n’encourt aucun péché, à condition de se prémunir. Donc prémunissez-vous envers Dieu. Sachez que vers Lui vous serez rassemblés.
Il s’en trouve aussi, de qui te charme le propos sur la vie d’ici-bas ; tel va jusqu’à prendre Dieu à témoin de ce qu’il a dans le cœur : or, il est le plus acharné des adversaires
à peine a-t-il tourné le dos qu’il se démène sur la terre à y faire dégât, à ruiner labour, engendrement. — Or Dieu déteste le dégât
— on peut bien lui dire : « Prémunis-toi envers Dieu ». La puissance le prend par le péché. Assez pour lui que la Géhenne, exécrable couche.
— Tel se trouve, en revanche, payer du prix de sa personne son désir de complaire à Dieu. — Or Dieu est Tendre envers Ses adorateurs.
— Vous qui croyez, entrez en masse dans la paix, gardez-vous de suivre les pas de Satan, il est pour vous un ennemi déclaré.
Si vous glissez après que vous sont venues les preuves, sachez bien que Dieu est Puissant et Sage.
Qu’attendent-ils, sinon que Dieu leur vienne dans une nuageuse pénombre, les anges avec Lui et que tout soit consommé ? — A Dieu est ramenée toute chose.
— Interroge les Fils d’Israël : combien ne leur avons- Nous pas apporté de signes explicites ! Qui changerait le bienfait de Dieu après qu’il lui est échu ? — Dieu est terrible en Sa punition.
Elle se pare si bien, aux yeux des dénégateurs, la vie de ce monde, qu’ils tournent en dérision les croyants. Mais ceux qui se prémunissent seront placés plus haut qu’eux au Jour de la résurrection — Dieu pourvoit celui qu’Il veut sans compter.
Les hommes ne formaient qu’une communauté unique. Alors Dieu envoya les envoyés leur porter la bonne nouvelle et leur donner l’alarme. Avec eux Il faisait descendre l’Écrit porteur de Vérité pour décider entre les hommes sur l’objet de leurs différends. De différends, d’ailleurs, il ne s’en produisit que du fait des destinataires de l’Écrit, une fois qu’ils en avaient reçu les preuves, et par leur réciproque impudence. Mais Dieu avait guidé les croyants à diverger, avec Son autorisation, sur tels points de la Vérité... — Dieu guide qui Il veut sur la voie de la rectitude
— ... ou prétendriez-vous entrer au Jardin sans aucunement passer par des épreuves analogues à celles de vos devanciers révolus ? Calamité, douleur les affectèrent ; ils furent secoués au point que l’Envoyé et ses compagnons dans la foi s’écrièrent : « A quand le secours de Dieu ? » — Or le secours de Dieu est toujours proche...
On t’interroge : « En vue de faire dépense ? » Dis : « Ce dont vous faites dépense en bien doit aller aux père et mère, puis aux plus proches, aux orphelins, aux pauvres, à l’enfant du chemin ». — Ce que vous faites de bien, Dieu en est le Connaissant.
— Il vous est prescrit de combattre : et pourtant vous y répugnez. Aussi bien se peut-il que vous répugniez à une chose, et qu’elle soit pour votre bien ; il se peut que vous en chérissiez une autre, et qu’elle soit pour votre mal — Dieu sait, vous ne savez pas.
— On t’interroge sur le mois où il est prohibé de combattre. Dis : « Combattre en cette période est chose grave. Élever des obstacles sur le chemin de Dieu, le dénier, élever des obstacles sur celui du Sanctuaire consacré, en expulser les fidèles sont choses plus graves en Dieu ». Car le trouble est plus grave que le meurtre. Or ils s’acharnent à vous combattre pour vous faire apostasier, s’ils le pouvaient, alors que celui des vôtres qui le ferait et mourrait dans la dénégation — eh bien ! tous ceux-là, leurs actions crèveront en ce monde et dans la vie dernière. — Ce sont les compagnons du Feu. Ils y seront éternels,
tandis que ceux qui croient, ont fait exode, font effort sur le chemin de Dieu, ceux-là peuvent espérer la compassion de Dieu — Dieu est Tout pardon, Miséricordieux.
Ils t’interrogent sur l’alcool et sur le jeu d’argent. Dis : « En l’un comme en l’autre résident un péché grave et certaines utilités pour l’homme, mais dans les deux cas, le péché l’emporte sur l’utilité ». Ils t’interrogent sur quoi faire dépense. Dis : « L’excédent ». C’est ainsi que Dieu vous explicite Ses signes, dans l’attente que vous réfléchissiez
à la vie immédiate et à la dernière. ... Ils t’interrogent sur les orphelins. Dis : « Améliorer leur sort, c’est bien. Si vous les accueillez dans l’intimité, qu’ils soient vos frères ». Dieu distingue l’homme d’amélioration de l’homme de dégât. S’Il voulait, Il vous accablerait. — Dieu est Puissant et Sage.
— N’épousez pas des associantes, qu’elles ne croient. Une esclave croyante vaut assurément mieux qu’une associante, cette dernière vous plût-elle. Ne donnez pas en mariage vos filles à des associants, qu’ils ne croient. Un esclave croyant vaut assurément mieux qu’un associant, ce dernier vous plût-il. Ceux-là convient au Feu; alors que Dieu convie au Jardin, à la rémission par Lui permise. Il explicite Ses signes pour les hommes, dans l’attente que les hommes méditent
ils t’interrogent sur les menstrues. Dis : « C’est une affection ». Isolez-vous des femmes en cours de menstruation. N’approchez d’elles qu’une fois purifiées. Quand elles seront en état, allez à elles par où Dieu l’a pour vous décrété — Dieu aime les enclins au repentir. Il aime les scrupuleux de pureté.
vos femmes sont votre semaille. Allez à votre semaille de la façon que vous voulez. Tirez-en une avance pour vous-mêmes, en vous prémunissant envers Dieu ; sachez que vous Le rencontrerez : de cela porte la bonne nouvelle aux croyants…
Ne faites pas de Dieu, dans vos serments, un empêchement d’être pieux, de vous prémunir, d’exercer la conciliation. — Dieu est Entendant, Connaissant.
Dieu ne vous tient pas grief du verbiage en vos serments. Mais Il vous tient grief de ce que s’acquiert votre cœur. — Dieu est Tout pardon, Longanime.
Pour ceux qui s’abstiennent par imprécation de leurs femmes, mise en observation de quatre mois. S’ils se reprennent… — Dieu est Tout pardon, Miséricordieux.
s’ils persistent dans la répudiation, Dieu est Entendant, Connaissant
quant aux répudiées, mise en observation de leur personne pour une durée de trois menstruations. Il ne leur est pas licite de celer ce que Dieu crée en leur matrice Pour autant qu’elles croient en Dieu et au Jour dernier. Leur mari aura priorité pour les reprendre, s’il préfère une réconciliation. Les femmes ont droit à l’équivalent de ce qui leur incombe selon les convenances. Les hommes ont toutefois sur elles préséance d’un degré — Dieu est Puissant et Sage.
la répudiation, même redoublée, laisse faculté soit de retenir l’épouse selon les convenances, soit de la libérer généreusement. Il ne vous est permis de rien récupérer sur elles de vos dons, à moins que tous deux ne craignent de ne pas satisfaire aux normes expresses de Dieu. Si vous craignez de la part de vous deux le non- respect de ces normes, point de faute pour eux à ce qu’elle se libère par rançon. — Telles sont les normes de Dieu. Ne les transgressez pas. Qui transgresse les normes de Dieu, ce sont eux les iniques.
— Une fois répudiée, l’épouse n’est plus licite à l’ancien mari, qu’elle n’ait épousé un autre mari. Si ce tiers la répudiait, nulle faute pour les deux premiers à se marier derechef, s’ils s’estiment capables de satisfaire aux normes de Dieu. — Telles sont les normes de Dieu. Il les explicite à un peuple capable de connaissance.
— Si vous répudiez des femmes, et qu’elles aient rempli leur délai, ou bien retenez-les selon les convenances, ou bien libérez-les selon les mêmes convenances. Ne les retenez pas en vue de leur nuire, en purs transgresseurs : qui le ferait serait inique envers lui- même. — Ne tournez pas les signes de Dieu en dérision. Rappelez les bienfaits qu’Il vous prodigue, ce qu’il a sur vous fait descendre de l’Écrit et de la sagesse, pour vous en édifier. — Prémunissez-vous envers Dieu. Sachez que Dieu de toute chose est Connaissant...
— Si vous avez répudié une femme et qu’elle ait rempli son délai, n’élevez pas de difficultés contre son remariage avec un nouveau mari, s’ils se sont mis d’accord selon les convenances. Que cela édifie quiconque d’entre vous croit en Dieu et au Jour dernier. Agir de la sorte sera pour vous plus propre et plus pur. — Dieu sait, vous ne savez pas.
— Les mères allaitent leurs nourrissons deux ans entiers, pour quiconque veut que l’allaitement se parachève, à charge pour celui à qui l’enfant est né de pourvoir à l’entretien de la femme et à son habillement, selon les convenances... Nulle âme ne soit imposée qu’à sa capacité... Nulle mère ne soit lésée du fait de son enfant, non plus que celui à qui l’enfant est né... A l’héritier, même obligation. Si le père et la mère s’entendent pour un sevrage, après consultation réciproque et mutuel consentement, nulle faute à leur charge. Si vous voulez mettre vos enfants en nourrice, nulle faute à vous, pourvu que vous livriez votre prestation selon les convenances. Prémunissez-vous envers Dieu. — Dieu est Clairvoyant sur vos actions.
Ceux d’entre vous qui sont par Dieu récupérés laissant des veuves, celles-ci seront mises en observation de leur personne quatre mois et dix jours. Le délai rempli, vous n’encourriez nulle faute en raison de ce qu’elles feraient de leur personne dans les limites des convenances. — Dieu de tous vos actes est Informé.
Nulle faute ne s’attache pour vous à demander l’une de ces (veuves) en mariage, si vous vous en tenez au sous- entendu, ou gardez la chose en vous-mêmes. Dieu sait que vous en viendrez à les nommer ! En tout cas, ne leur faites pas de promesse secrète, sauf à observer un langage de convenance. En définitive, ne vous décidez à la conclusion d’un mariage qu’une fois expiré le délai prescrit. — Sachez que Dieu connaît ce qu’il y a dans votre cœur. Prenez-y garde, tout en sachant que Dieu est Tout-Puissant, Longanime.
Nulle faute pour vous à répudier vos femmes sans les avoir touchées, ni leur avoir assigné de droit à votre charge, pourvu que vous leur affectiez — l’aisé selon ses possibilités, l’indigent selon les siennes — un don d’usage conforme aux convenances : obligation pour les bel-agissants
si vous les répudiez avant de les avoir touchées, mais après leur avoir assigné un droit, vous devrez la moitié de ce que vous aurez assigné, à moins que l’épouse ne vous en fasse remise gracieuse, elle ou celui dont dépendait la conclusion du mariage : pour elles, accorder cette remise, c’est être plus proche de se prémunir. Mais n’oubliez pas entre vous la libéralité. — Dieu est Clairvoyant sur vos actions.
Soyez assidus aux prières, surtout à la prière médiane. Dressez-vous vers Dieu en dévotion
si vous avez à craindre, priez pendant la marche ou à cheval ; quand vous êtes en sûreté, rappelez Dieu de la manière qu’Il vous a apprise, et que vous ne saviez pas...
Que ceux d’entre vous qui sont par Dieu récupérés laissant des veuves, leur lèguent un bien d’usage pour un an, dont elles ne puissent être évincées. Si elles s’en allaient (d’elles-mêmes), nulle faute à vous de ce qu’elles feraient de leur personne selon les convenances — Dieu est Puissant et Sage.
les répudiées auront un bien d’usage conforme aux convenances : obligation pour ceux qui se prémunissent.
Ainsi, Dieu vous explicite Ses signes, dans l’attente que vous vous raisonniez.
N’en as-tu pas vu sortir de leurs demeures par milliers, redoutant la mort ? Dieu leur a dit : « Mourez », puis les fit vivre. Dieu est plein de grâce envers les hommes, mais la plupart n’en ont aucune gratitude...
Combattez sur le chemin de Dieu. Sachez que Dieu est Entendant, Connaissant...
Qui va faire à Dieu un beau prêt, Dieu le lui revaudra au centuple. Dieu resserre et déploie. C’est à Lui que de vous il sera fait retour.
N’as-tu pas vu le conseil des Fils d’Israël après Moïse, lorsqu’ils dirent à un prophète qu’ils avaient : « Envoie-nous un roi, pour que nous combattions sur le chemin de Dieu ». Il dit : « Serait-il possible, s’il vous est prescrit de combattre, que vous ne combattiez pas ? » Ils dirent : « Il ferait beau voir que nous ne combattions pas sur le chemin de Dieu, après avoir été exilés de nos demeures et de nos fils ! » Mais quand le combat fut prescrit, ils tournèrent le dos, à l’exception d’un petit nombre... — Dieu est Connaissant des iniques.
— Leur prophète leur dit : « Dieu vous a envoyé pour roi Saül. — Comment, dirent-ils, aurait-il sur nous royauté ? Nous y avons plus de droit que lui, puisqu’il n’a pas été doté largement de biens ». Il dit : « Dieu l’a élu sur vous et grandi plus que vous en ampleur de la connaissance et du corps ». — Dieu donne Sa royauté à qui Il veut. Il est Immense, Connaissant.
— Leur prophète leur dit : « Le signe de sa royauté sera qu’il vous rapporte la châsse convoyée par les anges et qui renferme une sérénité venant de votre Seigneur et des reliques des familles de Moïse et d’Aaron. Là réside pour vous un signe, si vous êtes des croyants »
quand Saül eut fait mouvement avec l’armée, il dit : « Dieu va vous éprouver par une rivière. Quiconque en boira n’est pas des miens. Quiconque s’abstiendra d’y goûter sera des miens, sauf à n’en boire qu’une gorgée dans la main ». Or tous en burent, à l’exception d’un petit nombre. Et quand ils eurent passé, lui et ceux qui croyaient en lui : « En ce jour, dirent-ils, nous ne sommes pas de force contre Goliath et son armée ». Mais ceux qui pensaient à la rencontre de Dieu : « Que de fois, dirent-ils, un petit groupe n’en a-t-il pas vaincu un grand, par la permission de Dieu ! » — Dieu est avec les patients.
— lorsqu’ils furent en vue de Goliath et de son armée, ils dirent : « Seigneur, répands sur nous patience, affermis nos pas, secoure-nous contre le peuple des dénégateurs »
aussi les mirent-ils en déroute, par la permission de Dieu. David tua Goliath. Dieu lui donna la royauté, la sagesse, l’instruisit sur ce qu’Il voulut. — Si Dieu ne repoussait pas les hommes les uns par les autres, la terre en serait gâtée. Mais Dieu regorge en grâce à l’égard des univers.
— Ce sont là des signes de Dieu. Nous te les récitons dans le Vrai : tu es d’entre les envoyés...
Ces envoyés, Nous donnons la précellence à certains d’entre eux sur d’autres. Il en est à qui Dieu parla. Il a élevé certains sur d’autres en degrés… Nous conférâmes à Jésus fils de Marie les preuves, le confortâmes de l’Esprit de sainteté... Si Dieu l’avait voulu, les hommes venus ensuite ne se seraient pas entre-tués, après que de telles preuves leur furent venues. Mais ils entrèrent en différend. Certains crurent, d’autres dénièrent. Si Dieu l’avait voulu, ils ne se fussent pas entre-tués — Mais Dieu fait ce qu’il veut...
Vous qui croyez, faites dépense de ce que Dieu vous attribue, avant que n’arrive un Jour qui ne connaîtra plus de transaction, plus d’intimité amie, non plus que d’intercession — Les dénégateurs, ce sont les iniques.
— Dieu : il n’est de dieu que Lui, le Vivant, l’Agent suprême. Somnolence ne le prend, non plus que sommeil. A Lui appartient ce qu’il y a dans les cieux et sur la terre. Qui oserait intercéder auprès de Lui, si ce n’est sur Sa permission, Lui qui sait l’imminent et le futur des hommes, alors qu’eux n’embrassent même pas une parcelle de Sa connaissance, excepté ce qu’il veut ? Son siège s’étend aux cieux et à la terre, dont la sauvegarde ne lui coûte aucun labeur. Il est le Sublime, le Grandiose...
Point de contrainte en matière de religion : droiture est désormais bien distincte d’insanité. Dénier l’idole, croire en Dieu, c’est se saisir de la ganse solide, que rien ne peut rompre. Dieu est Entendant, Connaissant.
Dieu est le protecteur des croyants. Ils sortent par Lui des ténèbres vers la lumière, tandis que les dénégateurs ont pour protecteur l’idole, qui les refoule de la lumière vers les ténèbres. Ce sont les compagnons du Feu ; ils y seront éternels...
N’as-tu pas vu celui qui tirait argument contre Abraham, à propos de son Seigneur, de ce que Dieu lui eût donné la royauté ? Lors Abraham dit : « Mon Seigneur est Celui qui fait vivre et mourir. — C’est moi, dit l’autre, qui fais vivre et mourir ». Abraham dit : « Dieu amène le soleil de l’orient. Amène-le donc de l’occident ! » Confondu fut le dénégateur — Dieu ne guide pas le peuple des iniques...
— Tout comme celui qui passa par une cité vidée de fond en comble, et dit : « Comment Dieu ferait-il revivre cette cité une fois morte ? » En conséquence, Dieu le fit mourir pour cent ans, puis le ressuscita : « Combien de temps, lui demanda-t-Il, es-tu resté mort ? » L’homme dit : « Je suis resté un jour ou seulement une partie d’un jour. — Non pas ! , dit Dieu, tu es resté cent ans. Et pourtant regarde ta nourriture et ta boisson : elles ne sont pas avariées. Regarde ton âne. De toi Nous voulons faire un signe pour les hommes. Regarde ces ossements, comme Nous les ressuscitons, puis les habillons de chairs ». Et l’autre, quand cela fut pour lui bien distinct : « Je sais que Dieu est Omnipotent ».
Lors Abraham dit : « Mon Seigneur, fais-moi voir comme tu ressuscites les morts ». Dieu dit : « Faute de quoi, tu ne croirais plus ? » Lui : « Mais si ! Ce n’est que pour tranquilliser mon cœur ». « Prends quatre oiseaux, dit Dieu, serre-les contre toi. Puis, places-en un tronçon sur chaque colline, et puis appelle-les. Ils te viendront à tire d’aile. Sache que Dieu est Puissant et Sage ».
La semblance de ceux qui font dépense de leurs biens sur le chemin de Dieu est celle d’un grain dont poussent sept épis, chacun portant cent grains : Dieu opère cette multiplication pour qui Il veut. Il est Immense, Connaissant
ceux qui font dépense de leurs biens sur le chemin de Dieu, et qui plus est ne font pas suivre leur dépense d’étalage ni de vexation, trouveront leur salaire en leur Seigneur. Pas de crainte à se faire pour eux, non plus qu’ils n’auront deuil
une seule parole de convenance ou de clémence vaut mieux qu’aumône que suivrait vexation. — Dieu est Suffisant-à-Soi, Longanime.
— Vous qui croyez, n’annulez pas vos aumônes par l’étalage et la vexation : comme celui qui fait dépense de son bien pour la montre, non par croyance en Dieu non plus qu’au Jour dernier. Sa semblance est celle d’une roche que couvrirait l’humus : une averse la touche et n’en laisse que la pierre nue ; on n’a plus pouvoir sur rien de ce qu’on s’est acquis — Dieu ne guide pas le peuple des dénégateurs.
— La semblance de ceux qui font dépense sur leur bien par désir de l’agrément de Dieu et pour se conforter personnellement, est celle d’un jardin sur une colline : l’averse le touche, en multiplie les nourritures ; à défaut d’averse qui le touche, seulement une rosée... — Dieu est Clairvoyant sur vos actions.
Aucun de vous aimerait-il avoir un verger de palmiers et de vignes de sous lequel des ruisseaux coulent, et qui lui donne tous les fruits ? Mais voici que la vieillesse l’accable, avec des enfants en bas âge, et que des vents de feu accablent le jardin et le laissent tout brûlé... — Ainsi Dieu vous explicite Ses signes, dans l’attente que vous réfléchissiez.
— Vous qui croyez, faites dépense sur les choses bonnes que vous aurez acquises et que nous aurons fait sortir pour vous de la terre. N’en recherchez pas, pour faire dépense, les plus viles, et que vous ne prendriez vous-mêmes qu’en fermant les yeux —Sachez que Dieu est Suffisant-à-Soi, Digne-de- louange.
— Satan vous promet la misère, vous enjoint l’opprobre. Dieu vous promet pardon et grâce de par Lui. — Il est Immense, Connaissant.
— Il dote de la sagesse qui Il veut. Quiconque a reçu la sagesse a déjà reçu beaucoup de bien. — Mais ne méditent là-dessus que ceux dotés de moelles. 
— Pour dépense que vous fassiez, vœu que vous formuliez, Dieu en a connaissance. — Les iniques ne trouvent point de secourant.
— Si vous publiez vos aumônes, très bien pour elles ! Mais si vous les cachez en en faisant aux miséreux, meilleur sera-ce pour vous, car Nous les ferons valoir pour vous en expiation de telles de vos méchancetés. — Dieu est Informé de vos agissements.
— Les guider ne t’incombe, mais c’est Dieu qui guide qui Il veut. — Faire dépense du meilleur, c’est le faire pour vous- mêmes, à condition de ne le faire que par désir de la Face de Dieu. Le meilleur que vous aurez dépensé vous sera soldé sans que vous subissiez la moindre injustice.
— A ceux que l’indigence a traqués sur le chemin de Dieu, au point de ne pouvoir où aller sur la terre... l’ignorant penserait qu’ils ont suffisance tant ils restent décents, mais tu les reconnais à leur trait distinctif : ils ne sollicitent pas avec insistance. — Ce dont vous faites dépense sur votre meilleur, Dieu en est Connaissant.
Ceux qui sur leur avoir font dépense nuit et jour, en secret et en public, trouveront en Dieu leur salaire. — Pour eux point de crainte à avoir, non plus qu’ils n’auront deuil.
Ceux qui mangent l’usure ne se lèveront qu’à la façon de celui que l’atteinte de Satan aura fracassé. Cela parce qu’ils se disent : « La vente n’est autre qu’analogue à l’usure ». Or Dieu autorise la vente et prohibe l’usure. Celui qui se sera laissé édifier par son Seigneur, donc en aura fini avec l’usure, gardera toutefois son gain antérieur, quitte à ce que son décret revienne à Dieu. Qui récidive... ce sont les compagnons du Feu : ils y seront éternels.
Dieu anéantit le croît usuraire, et fait grossir l’aumône. Dieu déteste tout pécheur plongé dans la dénégation.
Ceux qui croient, pratiquent l’œuvre salutaire, accomplissent la prière, acquittent la purification auront leur salaire auprès de leur Seigneur. Point de crainte sur eux à se faire, non plus qu’ils n’auront deuil.
Vous qui croyez, prémunissez-vous envers Dieu. Abandonnez ce qu’il vous reste à percevoir d’usuraire, si vous êtes croyants
si vous ne le faites pas, attendez-vous à la guerre que vous feront Dieu et Son Prophète. En revanche si vous vous repentez, vous garderez votre principal, sans lésion à subir non plus que vous n’en aurez exercé.
S’il s’agit d’un débiteur dans la gêne, qu’un répit lui soit accordé jusqu’aux jours d’aisance. Et si vous lui faites aumône, meilleur sera-ce pour vous, si vous saviez...
Prémunissez-vous contre le Jour où il sera de vous fait à Dieu retour, où toute âme recouvrera ses acquis, sans la moindre injustice...
Croyants, si vous convenez d’une dette à terme fixé, mettez-la par écrit. Que l’inscrive parmi vous un scribe, en toute équité ; qu’il ne se refuse pas à l’écrire selon ce que Dieu lui a appris ; qu’il écrive donc sous la dictée du débiteur ; qu’il se prémunisse envers Dieu, son Seigneur ; qu’il ne rabatte rien sur la somme. Si le débiteur est incapable ou faible, ou ne puisse dicter en personne, que dicte son ayant cause en toute équité. Prenez deux témoins parmi vos mâles, et s’il ne s’en trouve pas deux, eh bien ! un seul, plus deux femmes, parmi les témoins agréés. Car si l’une s’égare, l’autre lui rendra la mémoire. Et que les témoins ne refusent pas si on les requiert. Ne répugnez pas à mettre par écrit la dette petite ou grande, jusqu’à son terme : cela sera pour vous plus équitable en Dieu, plus valable comme témoignage, plus propre à épargner le doute. A moins qu’il ne s’agisse d’une affaire tout-venant, réglable entre vous : alors point de faute à ne l’écrire pas. Requérez témoignage de vos actes contractuels. Un scribe ne doit point subir de pression, non plus qu’un témoin. Si vous en êtes la cause, ce sera de votre part vilenie. Prémunissez- vous envers Dieu, et Dieu vous dispensera la science, Lui, Connaissant de toute chose.
Si vous êtes en voyage, et ne trouviez pas de scribe, alors remettez un gage dont il soit pris réception. S’il est fait un dépôt entre les mains d’autrui, le dépositaire devra rendre le dépôt, et se prémunir envers Dieu son Seigneur. N’étouffez pas le témoignage ; qui l’étouffe, son cœur est tout péché. Or Dieu de tout ce que vous faites est Connaissant.
A Dieu appartient ce qui est aux cieux et sur la terre. Que vous publiiez ce que vous avez en l’âme ou que vous le celiez, Dieu va le prendre en compte, de sorte qu’Il pardonne à qui Il veut, tourmente qui Il veut : Il est Omnipotent.
L’Envoyé croit en ce dont la descente s’opère sur lui de la part de son Seigneur. Ainsi font les croyants : tous croient en Dieu et Ses anges, Ses Écritures, Ses envoyés, sans faire aucune différence entre Ses envoyés ; tous ont dit : « Entendre, c’est obéir ! » Ton pardon, notre Seigneur. Tu es la destination de tout.
Dieu n’impose à une âme que selon sa capacité. En sa faveur ce qu’elle aura acquis, à sa charge ce qu’elle aura commis. Notre Seigneur, ne nous en veuille pas de nos omissions, non plus que de nos erreurs. Notre Seigneur, ne nous fais pas porter un faix aussi lourd qu’à nos devanciers. Notre Seigneur, ne nous fais pas porter plus que nous ne pouvons. Passe sur nos fautes, pardonne-nous, aie de nous miséricorde. Tu es notre Maître. Viens à notre secours contre le peuple du déni.
A L M
Dieu — il n’est de dieu que Lui, le Vivant, l’Agent suprême —
fait descendre sur toi l’Écrit dans la Vérité, pour avérer ce qui a cours. Il avait fait descendre la Torah et l’Évangile auparavant, comme guidance pour les hommes. Il a fait descendre le Critère.
A ceux qui dénient les signes de Dieu revient un dur châtiment. Car Dieu est Tout-Puissant, Maître-de-vengeance
Dieu : rien ne Lui reste caché sur la terre ni dans les cieux
c’est Lui qui vous façonne dans les matrices, à Sa volonté… — Il n’est de dieu que Lui, le Tout-Puissant, le Sage
— ... Lui qui a fait descendre sur toi l’Écrit, dont tels signes, sa partie-mère, sont péremptoires, et tels autres ambigus. Qui porte au cœur la déviance, eh bien ! il s’attache à l’ambigu, par passion du trouble, passion de déchiffrer l’ambigu, alors que Dieu seul a la science de le déchiffrer, et que ceux de science bien assise se bornent à dire : « Nous y croyons : tout cela vient de notre Seigneur » — Mais ne méditent que ceux dotés de moelles.
Notre Seigneur, ne laisse pas dévier notre cœur après nous avoir guidés, dispense-nous de Ton sein miséricorde. — C’est Toi le Dispensateur.
— Notre Seigneur, Tu es le rassembleur des humains au Jour qui ne fait pas de doute — Dieu ne manque pas au rendez-vous.
— Quant aux dénégateurs, de rien ne leur auront servi contre Dieu biens ni progéniture : ce seront eux les aliments du Feu.
Ainsi de la conduite de la famille de Pharaon et de ceux qui les ont devancés : ils démentirent Nos signes, et Dieu les saisit par leurs péchés mêmes — Dieu est terrible en Sa punition.
— Dis aux dénégateurs : « Vous serez vaincus, et rassemblés vers la Géhenne » — Oh ! la couche effroyable !
— Vous avez reçu un signe dans la rencontre de deux troupes, l’une combattant sur le chemin de Dieu, l’autre qui déniait : celle-ci voyait en celle-là, du regard des yeux, le double d’elle-même. — Dieu conforte de Son secours qui Il veut. En quoi réside une leçon pour les êtres de clairvoyance.
Comme il se pare aux yeux des humains l’amour des objets de désirs : les femmes, les fils, les monceaux qu’on amoncelle d’or et d’argent, les chevaux blasonnés, les troupeaux, le labour ! Mais, ce ne sont là que jouissances d’ici-bas ; en Dieu seul réside la splendeur du retour.
Dis : « Est-ce que je ne vous annonce pas mieux que tout cela pour ceux qui se prémunissent envers leur Seigneur : des jardins de sous lesquels des ruisseaux coulent, et ils y seront éternels, des épouses de pureté, l’agrément émané de Dieu ? » …  — Dieu est Clairvoyant sur Ses adorateurs
... « ceux qui disent : “Notre Seigneur, nous croyons ; alors remets-nous nos péchés, protège-nous du Feu”
les patients, les véridiques, les dévotieux, les charitables, ceux qui implorent leur pardon à la dernière veille de la nuit ».
Dieu témoigne qu’il n’est de dieu que Lui, (comme en témoignent) aussi les anges et les êtres de science, (et c’est là de Sa part) accomplir l’équité. — Il n’est de dieu que Lui, le Tout-Puissant, le Sage.
La religion en Dieu est l’Islam. Ceux qui avaient déjà reçu l’Écriture ne divergèrent qu’après avoir reçu la connaissance, et par mutuelle impudence. — Quiconque dénie les signes de Dieu, Dieu est prompt à en demander compte.
— S’ils argumentent contre toi, dis : « Je soumets ma face à Dieu, moi et quiconque me suit ». Et dis à ceux qui ont reçu l’Écriture et aux incultes : « Est-ce que vous vous soumettez ? » S’ils le font, c’est qu’ils se dirigent bien. S’ils se dérobent, seule t’incombait la communication. — Dieu est Clairvoyant sur Ses adorateurs.
— Ceux qui dénient les signes de Dieu et tuent les prophètes, à contre-vérité, tuent ceux des humains qui propagent l’équité, annonce-leur un châtiment douloureux
ceux-là de qui les actions crèvent dans ce monde et dans la vie dernière, et qui ne trouveront pas de secourant.
N’as-tu pas regardé ceux qui avaient reçu une part de l’Écrit ? Les appelle-t-on à un arbitrage mutuel par l’Écrit de Dieu, quantité d’entre eux se dérobent alors et s’écartent
c’est qu’ils se disent : « Le Feu ne nous touchera qu’un nombre limité de jours » : ils sont séduits, dans leur religion, par leur propre fabulation
qu’arrivera-t-il quand Nous les rassemblerons en vue du Jour qui ne fait pas de doute, et où toute âme soldera ses acquis, sans que personne ne soit lésé ?
Dis : « O mon Dieu, souverain de toute royauté, Tu en dotes qui Tu veux, la ravis à qui Tu veux, rends puissant ou bien humilies qui Tu veux ; dans Ta main tout bien réside ; Tu es Omnipotent.
Tu fais entrer la nuit dans le jour et le jour dans la nuit ; Tu fais sortir le vivant du mort et le mort du vivant ; Tu fais attribution à qui Tu veux sans compter ».
Que les croyants ne prennent pas de dénégateurs comme alliés au lieu de croyants. Le faire, ce serait vous couper totalement de Dieu, à moins que ce ne soit dans le but de vous prémunir contre eux ; néanmoins Dieu vous met en garde contre Lui-même  — Dieu est la destination de tout.
Dis : « Que vous cachiez ce qu’il y a dans votre poitrine ou le publiiez, Dieu le connaît, comme Il connaît ce qu’il y a dans les cieux et sur la terre ». — Dieu est Omnipotent.
... au Jour où chaque âme trouvera étalé ce qu’elle aura fait de bien comme de mal. Avec ce qu’elle aura fait de mal, elle voudrait prendre de loin ses distances. — Dieu vous met en garde contre Lui-même ; Dieu est Tendre à Ses adorateurs.
Dis : « Si vous aimez Dieu, suivez-moi pour que Dieu vous aime et vous pardonne vos péchés ». — Dieu est Tout pardon, Miséricordieux.
Dis : « Obéissez à Dieu et à Son Envoyé ». S’ils se dérobent… — Dieu n’aime pas les dénégateurs.
— Dieu élut Adam et Noé, et la famille d’Abraham, et celle de 'Imrân sur les univers
en tant qu’ils descendaient les uns des autres — Dieu est Entendant, Connaissant...
— Lors la femme de 'Imrân dit : « Seigneur mien, je Te voue, libéré (de tout autre lien), ce que porte mon sein. Accepte-(le) de moi. Tu es l’Entendant, le Connaissant
quand elle l’eut mis au monde, elle dit : « Seigneur mien, je l’ai mis au monde, dans l’état de fille »… — Dieu seul peut savoir ce qu’elle avait mis au monde — ... « garçon n’est point comme fille ! Je l’ai dénommée Marie. Je la place sous Ton recours, elle et sa progéniture à venir, contre Satan le lapidé ».
Donc son Seigneur l’accueillit d’accueil gracieux et la fit pousser de belle poussée, sous la responsabilité de Zacharie. Chaque fois qu’il allait la voir dans le Saint des saints, il trouvait auprès d’elle une attribution. Il dit : « O Marie, d’où cela te vient-il ? — Cela vient de Dieu », dit-elle — Dieu attribue à qui Il veut sans compter.
— là-même Zacharie invoqua son Seigneur : « O mon Seigneur, dit-il, accorde-moi de Ton sein une progéniture vertueuse. Tu es Entendant de l’invocation »
en effet les anges l’appelèrent, alors qu’il priait debout dans le Saint des saints : « Dieu te fait l’annonce de Jean, en tant qu’avérateur d’une parole de Dieu venue, et que noble, et que continent, et que prophète d’entre les justifiés ».
— « Mon Seigneur, dit-il, comment aurais-je un garçon, quand la vieillesse me rattrape et que ma femme est stérile. — C’est ainsi », dit Dieu. — Dieu effectue ce qu’Il veut.
— Il dit (encore) : « Mon Seigneur, institue pour moi un signe ». — « Ton signe, dit-il, sera de ne parler à personne de trois jours que par mimique. En outre rappelle intensément ton Seigneur, exalte Sa transcendance soir et matin ».
Lors les anges dirent : « Marie, Dieu t’a élue et t’a purifiée : Il t’a élue sur les femmes des univers
Marie, sois dévote envers ton Seigneur, incline-toi et te prosterne avec les prosternants ».
Cela fait partie des histoires venues du mystère, et que Nous te révélons. Tu n’étais pas non plus en leur compagnie, quand ils jetèrent leur calame pour savoir lequel prendrait soin de Marie : tu n’étais pas présent à leur débat...
Lors les anges dirent : « Marie, Dieu te fait l’annonce d’une Parole de Lui venue. Son nom est le Messie Jésus fils de Marie, prodigieux dans cette vie et dans l’autre, et du petit nombre des rapprochés (de Dieu)
il parlera aux hommes du berceau comme à l’âge adulte, et sera du nombre des justifiés ».
— « Mon Seigneur, dit-elle, comment enfanterais-je sans qu’un homme ne m’ait touchée ? — C’est ainsi », dit-Il — Dieu crée ce qu’Il veut. S’il décrète une chose, il Lui suffit de dire : « Sois », et elle est.
— « Il lui enseignera l’Écriture et la sagesse, la Torah et l’Évangile
et en tant qu’envoyé aux Fils d’Israël : “ Je viens à vous muni d’un signe de votre Seigneur. Je vais créer pour vous d’argile une forme d’oiseau ; j’y soufflerai, et ce sera, avec la permission de Dieu, un oiseau ; je guérirai l’aveugle et le lépreux ; je ferai, avec la permission de Dieu, vivre les morts ; je vous informerai de ce que vous mangez et de ce vous thésaurisez dans vos demeures ”... — En quoi réside pour vous un signe, si vous êtes croyants.
... et en tant qu’avérateur des prescriptions en cours de la Torah : ...“et pour vous rendre licites certaines choses qui vous avaient été interdites. Je viens à vous muni d’un signe de votre Seigneur. Donc, prémunissez- vous envers Dieu, et m’obéissez.
Dieu est mon Seigneur et votre Seigneur : adorez-Le ”. Ceci est la voie de rectitude ».
Mais quand Jésus eut essuyé d’eux la dénégation, il dit : « Qui prend mon parti pour aller à Dieu ? » Les apôtres dirent : « Nous prenons le parti de Dieu. Nous croyons en Dieu. Témoigne que nous sommes de Ceux-qui-se- soumettent.
Notre Seigneur, nous croyons en ce que Tu as fait descendre, nous suivons l’envoyé. Inscris-nous parmi les témoignants ».
Et l’on monta contre lui des stratagèmes, à quoi Dieu répondit par les Siens. Il est le plus fort en stratagèmes.
Lors Dieu dit : « Jésus, voici que Je te recouvre, t’élève vers Moi, te purifie de ceux qui ont dénié, et place ceux qui t’ont suivi au-dessus de ceux qui t’ont dénié, et cela jusqu’au Jour de la résurrection : après quoi il sera fait de vous vers Moi retour, et Je trancherai entre vous l’objet de votre différend.
Quant aux dénégateurs, eh bien ! Je les châtierai d’un dur châtiment dans ce monde et dans l’autre ; ils ne trouveront pas de secourants
tandis que ceux qui auront cru, effectué les œuvres salutaires, eh bien ! Je leur solderai leur salaire ». — Dieu n’aime pas ceux qui commettent l’iniquité.
— Ce que Nous t’énonçons-là fait partie des signes et du sage Rappel.
La semblance de Jésus au regard de Dieu est celle d’Adam, que Dieu créa de terre, puis Il lui dit : « Sois », et il fut.
Le Vrai ne procède que de ton Seigneur. Ne sois pas à ce point douteur !
Si l’on t’oppose là-dessus des arguments, après ce que t’est venu de science, dis : « Venez, confrontons nos fils et les vôtres, nos épouses et les vôtres, nos personnes et les vôtres. Qui plus est, livrons-nous à l’exécration réciproque, appelons la malédiction de Dieu sur qui aura menti ».
Ceci est la narration de Vérité. Il n’est point de dieu, si ce n’est Dieu. Dieu est Tout-Puissant et Sage.
 S’ils se dérobent... Dieu est Connaissant des faiseurs de dégât.
Dis : « O Gens du Livre, venez à une formule moyenne entre vous et nous : de n’adorer que Dieu sans rien Lui associer, de ne pas nous prendre les uns les autres pour maîtres en place de Dieu ». S’ils se dérobent, eh bien ! dites : « Témoignez que nous sommes de Ceux-qui-se- soumettent ».
Gens du Livre, pourquoi m’opposer des arguties à propos d’Abraham, quand la descente de la Torah comme de l’Évangile ne fut opérée qu’après lui ? — Alors, vous ne raisonnez pas ?
Vous que voici, vous argumentiez sur ce dont vous avez connaissance. Pourquoi le faire sur ce dont vous n’avez nulle science ? C’est Dieu qui sait, et vous ne savez pas
Abraham n’était ni juif ni chrétien, mais c’était un croyant originel, un de Ceux-qui-se-soumettent. Il n’était absolument pas un associant.
Les plus proches d’Abraham sont assurément ceux qui l’ont suivi, et ce prophète-ci, et ceux qui croient. Et Dieu est le protecteur des croyants.
Un groupe de Gens du Livre voudrait bien t’égarer, ils n’égarent qu’eux-mêmes, et cela sans s’en rendre compte.
— Gens du Livre, pourquoi déniez-vous les signes de Dieu, alors que vous en êtes témoins ?
Gens du Livre, pourquoi vêtir le Vrai du faux ? Pourquoi occulter le Vrai, alors que vous savez ?
Un groupe de Gens du Livre s’est dit : « Croyons en ce qui est descendu sur les croyants, croyons-y au début du jour, et dénions-le à sa fin » — Peut-être reviendront-ils ?
— Ne croyez qu’aux adeptes de votre religion. Dis : « La guidance est celle de Dieu (seul) ». (Ne croyez pas) que personne ait reçu ce que vous avez reçu, ou qu’on puisse auprès de Dieu vous opposer des arguments. Dis : « La grâce est entre les mains de Dieu. Il la dispense à qui Il veut » — Dieu est Immense, Connaissant.
Il privilégie de Sa grâce qui Il veut. Dieu est Maître de la grâce insigne.
Parmi les Gens du Livre, il en est qui, leur confierais-tu un quintal, te le rendraient ; il en est qui, si tu leur confiais un seul denier, ne te le rendraient qu’après longue insistance de ta part. Cela tient à ce que selon leurs dires « il n’y a pour les incultes contre nous nul recours ». Ainsi profèrent-ils sur Dieu un mensonge, et ils le savent bien.
Oui, s’acquitter de son engagement, c’est se prémunir, et Dieu aime ceux qui se prémunissent.
Ceux qui vendent à vil prix leur pacte avec Dieu, et leurs serments, ceux-là n’auront nulle part dans la vie dernière. Dieu ne leur parlera pas, ni ne les regardera au Jour de la résurrection, ni ne les purifiera. Ils subiront un douloureux châtiment.
Il est parmi eux un parti qui se tord la langue sur l’Écriture, pour vous faire croire que c’est de l’Écriture, alors que ce n’en est pas, et qui disent que cela vient de Dieu, alors que cela ne vient pas de Lui ; ils profèrent ainsi sur Dieu le mensonge, et ils le savent...
Aucun humain n’a droit d’aller, ayant reçu de Dieu l’Écriture, la norme, la prophétie, dire aux autres : « Soyez pour moi, de préférence à Dieu, des adorateurs ». Mais non ! Soyez des Hommes-du-Seigneur, à raison même de votre enseignement de l’Écriture, à raison de votre étude de l’Écriture ! »
 Il ne vous commande pas de vous donner comme maîtres les anges non plus que les prophètes... Comment vous commanderait-Il la dénégation, une fois devenus Ceux-qui-se-soumettent...
... et quand Dieu reçut l’engagement des prophètes : « Compte tenu de ce que Je vous ai conféré de l’Écriture et de la sagesse, et que de plus un envoyé vous est venu pour avérer le message : croire en ce prophète et lui porter assistance », et Il ajouta : « Déclarez-vous être tenus par ces termes de Mon pacte ? » Ils dirent : « Nous le déclarons ». Il dit : « Alors, témoignez ; Je serai avec vous le premier à témoigner »
Quiconque après cela se dérobe... ce sont eux les scélérats.
— Aspirent-ils à une religion autre que celle de Dieu, alors qu’à Lui se soumettent tous les habitants du ciel et de la terre, bon gré mal gré, et qu’il sera fait d’eux à Lui retour ?
Dis : « Nous croyons en Dieu et en ce qui est descendu sur nous, et en ce qui est descendu sur Abraham, Ismaël, Isaac, Jacob, les Lignages, en ce qui vint à Moïse, à Jésus, aux prophètes de la part de leur Seigneur. Parmi eux nous n’en distinguons pas un seul, en tant qu’à Dieu nous nous soumettons ».
Qui soupire après une religion autre que l’Islam, cela de lui ne sera point accepté, et dans la vie dernière, il sera parmi les perdants.
Comment Dieu guiderait-Il un peuple qui dénie après avoir cru et avoir témoigné que l’Envoyé est véridique, après que leur furent venues les preuves ? Dieu ne guide pas un peuple d’iniquité
ceux-là auront pour rétribution de porter la malédiction de Dieu, des anges et des hommes unanimes
éternels en enfer, point ne s’allégera sur eux le châtiment ; de sursis ils n’auront point
exception faite de ceux qui se seront repentis par la suite, se seront réformés — Dieu est Tout pardon, Miséricordieux.
— En revanche, ceux qui deviennent dénégateurs après avoir cru, et desquels, au surplus, s’aggrave le déni, leur repentir ne sera pas agréé… — Ce sont eux les égarés
les dénégateurs, et qui mourront en dénégateurs, de nul d’entre eux ne sera accepté le poids de la terre en or, s’ils l’offraient pour rançon. A ceux-là revient un châtiment douloureux, ils ne trouveront pas de secourants...
Vous n’atteindrez à la vertu qu’en faisant dépense sur ce que vous aimez : si peu que vous en dépensiez, Dieu en sera Connaissant...
Toute nourriture était licite pour les Fils d’Israël, sauf ce qu’Israël s’interdit à lui-même, avant que ne descendît la Torah. Dis : « Apportez la Torah, récitez-la, si vous êtes véridiques ».
Celui qui a fabulé sur Dieu, après coup, le mensonge... ce sont eux les iniques.
Dis : « Dieu dit vrai. Suivez la cohorte d’Abraham, en tant que croyant originel : il n’était absolument pas un associant ».
La première Maison instituée pour les habitants de Bakka, en bénédiction et guidance pour les univers
renferme des signes d’évidence : la station d’Abraham, et que tout entrant s’y trouve en sûreté, et que, pour Dieu, le pèlerinage à la Maison s’impose à quiconque en a la possibilité. Quant aux dénégateurs... Dieu peut bien se passer des univers.
Dis : « Gens du Livre, pourquoi déniez-vous les signes de Dieu, alors que Dieu est Témoin de ce que vous faites ? »
Dis : « Gens du Livre, pourquoi faire obstacle aux croyants sur le chemin de Dieu, pourquoi le vouloir tortueux ? Pourtant, vous êtes des témoins. Et Dieu n’est pas indifférent à ce que vous faites.
Vous qui croyez, si vous cédez à une coterie de ceux qui ont reçu l’Écriture, ils feront de vous, après que vous aurez cru, des dénégateurs
mais comment le seriez-vous, quand on vous récite les signes de Dieu, que Son Envoyé vit parmi vous, et que celui qui se fortifie de Dieu a déjà reçu de Lui guidance vers une voie de rectitude ?
 vous qui croyez, prémunissez-vous envers Dieu de Son prémunir véritable. Puissiez-vous ne mourir qu’en esprit de soumission
fortifiez-vous du lien de Dieu, collectivement, ne vous divisez pas, rappelez-vous le bienfait que Dieu vous prodigua quand vous étiez ennemis : Il réconcilia vos cœurs et par son bienfait vous devîntes frères ; vous étiez sur la lèvre d’un précipice de feu : Il vous en sauva — C’est ainsi que Dieu explicite pour vous Ses signes, escomptant que bien vous vous dirigiez.
— que de vous se forme une communauté qui appelle au bien, ordonne le convenable, proscrive le blâmable : ce seront eux les triomphants
n’imitez pas ceux qui se divisèrent, entrèrent en différend après que leur furent venues les preuves : ceux-là subiront un terrible châtiment
le Jour où blanchiront des faces, où noirciront des faces. Quant à ceux de qui elles auront noirci : « Vous M’avez dénié après avoir cru ? eh bien ! goûtez le châtiment à raison de votre dénégation »
quant à ceux de qui les faces auront blanchi, eh bien ! ils habiteront la miséricorde de Dieu, pour l’éternité.
Ce sont là les signes de Dieu. Nous te les récitons dans la vérité. Dieu ne veut pas d’iniquité pour les univers.
A Dieu appartient tout ce qui est aux cieux et sur la terre. C’est à Dieu que de toute chose il est fait retour.
Vous aurez été la meilleure communauté jamais produite aux hommes pour ordonner le convenable, proscrire le blâmable et croire en Dieu. Si les Gens du Livre étaient des croyants, mieux pour eux cela vaudrait. Or il en est qui croient. Mais la plupart sont des scélérats.
Ils ne vous causeront d’autre mal que par la calomnie, et s’ils venaient à vous combattre, ils vous tourneraient le dos, sans même trouver de secourants
l’humiliation tombera sur eux partout où ils seront accrochés, à moins d’une sauvegarde de Dieu et d’une sauvegarde humaine. Le ressentiment de Dieu sera leur site, l’indigence sur eux tombera : et cela parce qu’ils déniaient les signes de Dieu et tuaient les prophètes, à contre-vérité, et cela à raison de leur rébellion, de leur transgression.
Il n’en est pas de même, entre les Gens du Livre, d’une communauté s’activant à réciter les signes de Dieu pendant la nuit, avec des prosternations
qui croient en Dieu et au Jour dernier, ordonnent le convenable, interdisent le blâmable, font assaut de bonnes actions : ceux-là sont du nombre des justes
en ce qu’ils font de bien, ils ne seront point déniés — Dieu est Connaissant de ceux qui se prémunissent.
— Tandis que les dénégateurs, à rien ne leur serviront auprès de Dieu biens ni progéniture. Ceux-là seront les compagnons du Feu : ils y seront pour l’éternité
la semblance de ce qu’ils dissipent en cette vie d’ici-bas est celle d’un vent de glace affligeant l’emblavure de gens iniques à eux-mêmes : il le détruit ; ce n’est pas Dieu qui leur fut inique, mais ils le furent à eux-mêmes,
Vous qui croyez, ne prenez pas d’intimes hors des vôtres, sans quoi ils ne vous épargneraient aucun gâchis, par propension à vous mettre en peine : la haine éclate en leur bouche, mais ce que leur poitrine cache est plus sinistre encore. Nous vous explicitons Nos signes, pour autant que vous raisonniez.
Vous voilà bien ! Vous les aimez sans qu’eux vous aiment. Vous, vous croyez à l’Écrit dans sa totalité. Eux, quand ils vous rencontrent, disent : « Nous croyons ». Puis, une fois seuls, de rage contre vous ils se mordent les doigts. Dis : « Crevez de votre rage ! » — Dieu est Connaissant de l’être des poitrines.
si du bonheur vous advient, il leur fait mal. Si c’est du mal, ils s’en réjouissent. Mais si vous êtes patients et vous prémunissez, leur intrigue ne vous nuira en rien. Tout ce qu’ils peuvent faire, Dieu l’encercle.
Lors tu quittas les tiens de bon matin, pour installer les croyants à leurs places de combat… — Dieu est Entendant, Connaissant.
— lors deux partis d’entre vous furent tentés de mollir, bien que Dieu fut leur protecteur à tous deux et qu’à Dieu n’ont qu’à s’en remettre les croyants...
Dieu t’aura bien secouru à Badr quand vous étiez si bas ! — Prémunissez-vous envers Dieu, dans l’espoir de lui devoir gratitude
— lors te voilà disant aux croyants : « Ne vous suffira- t-il donc pas que votre Seigneur vous grossisse d’une descente de trois mille anges ?...
— Mais oui ! — Si vous êtes patients et vous prémunissez... et qu’ils vous arrivent en cet instant-là... votre Seigneur vous grossira de cinq mille anges porteurs d’oriflammes
— Il est vrai que Dieu n’opère ainsi qu’à titre de bonne nouvelle, et pour en pacifier votre cœur… — Quoi qu’il en soit, le secours ne peut venir que de Dieu Tout-Puissant et Sage
— ... et pour rogner la pointe des dénégateurs, ou les atterrer, et qu’ils s’en retournent déconfits
— sans que tu prennes aucune part au décret — ...ou bien revenir sur eux de Sa rigueur, ou les châtier, car ils sont des iniques.
A Dieu appartient ce qui est aux cieux et sur la terre. Il pardonne à qui Il veut, châtie qui Il veut. — Dieu est Tout pardon, Miséricordieux.
Vous qui croyez, ne mangez pas de l’usuraire, doublement redoublé (du principal) : prémunissez-vous envers Dieu, dans l’espoir d’être parmi les triomphants
prémunissez-vous contre le Feu déjà prêt pour les dénégateurs...
obéissez à Dieu et à Son Envoyé, dans l’espoir d’être reçus dans Sa miséricorde...
faites assaut en vue d’obtenir de votre Seigneur un pardon, un jardin à l’échelle des cieux et de la terre, déjà prêt pour ceux qui se prémunissent.
Ceux qui font dépense en temps de largesse et temps de dureté, ceux qui contiennent leur ressentiment, ceux qui effacent l’injure subie… — Dieu aime les bel-agissants.
ceux qui, s’ils commettent une turpitude, ou font preuve d’iniquité envers eux-mêmes rappellent Dieu et implorent le pardon de leurs péchés… — Qui pardonnerait les péchés, sinon Dieu ?... — ceux qui dans leurs agissements ne s’obstinent, maintenant qu’ils savent...
tous ceux-là trouveront leur rétribution dans le pardon de leur Seigneur, et des jardins de sous lesquels des ruisseaux coulent, et où ils seront éternels. — Merveille que le salaire des agissants !
— Mais avant vous déjà ont passé des précédents. Dès lors cheminez sur la terre ; regardez la fin de ceux qui démentaient.
Ceci est un clair exposé à l’intention des hommes, une guidance, une édification pour ceux qui se prémunissent.
 Ne faiblissez pas, n’ayez pas deuil : vous êtes au plus haut tant que vous croyez.
Une blessure vous afflige, blessure pareille affligea l’autre peuple : de telles journées, nous en faisons alterner entre les hommes : c’est façon pour Dieu de reconnaître les croyants et de se donner parmi vous des martyrs… — Dieu n’aime pas les iniques
— ... façon pour Dieu de mettre à l’épreuve les croyants et d’anéantir les dénégateurs.
 Ou prétendriez-vous entrer au Jardin sans que Dieu ne reconnaisse ceux qui firent effort parmi vous, ne reconnaisse les patients ?
Vous escomptiez la mort avant de l’avoir rencontrée, eh bien ! vous l’avez vue les yeux ouverts
Muhammad n’est qu’un envoyé : d’autres envoyés ont passé avant lui. Alors, s’il meurt de mort naturelle ou s’il est tué, vous vous retournerez sur vos talons ? Se retourner sur ses talons ne nuit à Dieu en rien, mais Dieu récompense ceux qui témoignent leur gratitude.
Il n’appartient à aucune âme de mourir qu’avec la permission de Dieu, selon le terme fixé sur le Livre. Qui veut récompense de la vie d’ici-bas, Nous lui en accordons quelque chose. Qui veut celle de la vie dernière, Nous la lui accorderons, et rétribuerons ceux qui témoignent leur gratitude...
De combien de prophètes le combat n’a-t-il pas été partagé par les spirituels, en grand nombre ! eh bien, ces derniers ne faiblissaient pas devant les épreuves subies sur le chemin de Dieu, ils n’ont défailli ni renoncé… — Dieu aime les patients
— leur propos se réduisait à dire : « Notre Seigneur, pardonne-nous nos péchés, nos outrances de comportement, affermis nos pas, secours-nous contre un peuple de dénégation »
et Dieu leur accorda la récompense d’ici-bas et la splendeur de celle de la vie dernière. — Dieu aime les bel-agissants. 
— Vous qui croyez, si vous cédez aux dénégateurs, ils vous feront revenir sur vos pas, et vous vous retournerez perdants
Mais non ! Dieu est votre protecteur ; Il est le meilleur des secourants.
Nous lancerons dans le cœur des dénégateurs l’épouvante d’avoir associé à Dieu ce sur quoi n’est descendu nulle justification : leur refuge sera le Feu — Horrible séjour pour les iniques !
... et Dieu avéra pour vous Sa promesse, quand vous étiez, avec Sa permission, en train de massacrer l’ennemi, jusqu’au moment où vous mollissez ; vous vous disputez sur la tactique, vous vous rebellez, après qu’Il vous a fait entrevoir ce que vous souhaitiez. Il en est parmi vous qui optent pour ce monde, d’autres qui optent pour la vie dernière. Pis que cela : Il vous détourne de l’adversaire, pour vous mettre à l’épreuve. Et pourtant Il a effacé vos fautes... — car Dieu est Maître de grâces envers les croyants
— lors vous prenez du champ sans vous retourner sur personne, bien que l’Envoyé vous rappelle sur vos arrières. Aussi Dieu vous dispense-t-Il chagrin sur chagrin, pour couvrir en vous le deuil des chances manquées, et des dommages subis… — Dieu est Informé de ce que vous faites
— et puis encore, après tous ces chagrins, Il fit descendre sur vous la paix sous la forme d’un sommeil qui submergea l’une de vos troupes, tandis qu’une autre, préoccupée d’elle-même, conjecturait sur Dieu, à contre-vérité, conjecture de paganisme : « N’avons-nous, disaient-ils, quelque part au décret ?... » Dis : « Le décret revient à Dieu dans sa totalité ». Ils cachaient en eux- mêmes ce qu’ils n’osaient te manifester. Ils se disaient : « Si nous avions eu une part dans la décision, nous n’aurions pas été ici tués ». Dis : « Même si vous étiez restés dans vos demeures, ceux dont la mort était écrite n’en seraient pas moins sortis vers leur (dernière) couche ». Et c’était aussi pour que Dieu éprouvât ce qu’il y avait dans leur poitrine, épurât leur cœur — Car Dieu est Connaissant de l’être des poitrines.
— Ceux d’entre vous qui firent volte-face le jour de la rencontre des deux multitudes, Satan seul les a fait glisser, à raison de tels de leurs acquis, mais Dieu a effacé leur (faute) — Car Dieu est Tout pardon, Longanime.
— Vous qui croyez, ne faites pas comme les dénégateurs, qui disent de leurs frères disparus en voyage ou en expédition : « S’ils étaient restés parmi nous, ils ne seraient pas morts, ou bien n’auraient pas été tués ». Dieu fasse de tels propos un gémissement dans leur cœur : c’est Dieu qui fait vivre et qui fait mourir — Dieu est Clairvoyant sur tout ce que vous faites.
Assurément, si vous tombez sur le chemin de Dieu, ou mourez... le pardon de Dieu et Sa miséricorde valent mieux que ce que vous pouvez accumuler
que vous mouriez (naturellement) ou soyez tués, c’est devant Dieu que vous serez rassemblés.
C’est par quelque miséricorde venue de Dieu que tu te montres si accommodant à leur égard ; eusses-tu fait preuve de rudesse, de dureté de cœur, qu’ils se seraient dispersés d’autour de toi. Efface leurs fautes, implore pour eux le pardon, consulte-les sur la tactique. Mais quand tu auras pris ta décision, remets-t’en à Dieu. — Dieu aime ceux qui s’en remettent à Lui.
— Si Dieu vous accorde Son secours, vous n’aurez pas de vainqueurs ; s’Il vous délaisse, qui d’autre que Lui pourrait vous secourir ? — Qu’à Lui les croyants s’en remettent !
— Il n’est pas d’un prophète de (laisser sa troupe) prélever une part du butin. Qui en prélèverait devrait se présenter avec son prélèvement au Jour de la résurrection, au Jour où toute âme sera recouvrée selon ses acquis, sans que personne soit lésé.
Celui qui s’attache à l’agrément de Dieu serait-il pareil à celui qui fait site de Sa colère, et de qui le refuge sera la Géhenne ? — Exécrable destination !
— Ils différeront en Dieu par le degré — Car Dieu sur ce qu’ils font est Clairvoyant.
— Dieu fut libéral envers les croyants de mander parmi eux un Envoyé de leur race pour leur réciter Ses signes, les épurer, leur enseigner l’Ecriture, la sagesse, bien qu’ils eussent été auparavant dans un criant égarement...
Ayant subi un malheureux accident, après en avoir infligé le double à l’ennemi, vous vous êtes dit : « Comment cela a-t-il pu arriver ? » Dis : « Cela est venu de vous-mêmes ». — Dieu a pouvoir de toute chose.
— ... et ce qui vous fut infligé le jour de la rencontre entre les deux multitudes, eh bien ! ce fut avec la permission de Dieu. Que le sachent les croyants !
Et que les hypocrites sachent... On leur avait dit : « Venez, combattez sur le chemin de Dieu », ou bien : « Gardez les arrières ». Eux dirent : « Si nous avions connaissance d’un combat, bien sûr que nous vous suivrions ! » Ce jour-là ils furent plus près de la dénégation que de la croyance. Ils disaient de leur bouche ce qu’ils n’avaient pas au cœur. — Dieu sait mieux que personne ce qu’ils occultent...
A ceux qui dirent à leurs frères, pour expliquer leur inertie : « S’ils nous avaient écoutés, ils auraient échappé au massacre », dis : « Bannissez donc de vos âmes la mort, si vous êtes véridiques »
et ne prends pas ceux qui furent tués sur le chemin de Dieu pour des morts. Oh non ! ils vivent en leur Seigneur, à jouir de l’attribution
joyeux de ce qu’Il leur dispense de Sa grâce, et d’avance contents pour ceux de leurs émules qui ne les ont pas encore rejoints : point de crainte à se faire sur eux, non plus qu’ils n’ont de mélancolie
d’avance contents d’un bonheur venant de Dieu et d’une grâce insigne — Dieu ne laisse pas perdre le salaire des croyants.
— A ceux qui auront dûment répondu à Dieu et à Son Envoyé après que les eut affligés la blessure, à ceux d’entre eux qui auront bellement agi, reviendra un salaire insigne.
Ceux à qui l’on a dit : « Une coalition contre vous s’est formée, ayez crainte », et que cela n’a fait que grandir dans la foi : « Dieu nous suffise, dirent-ils, et gloire au Répondant ! »
eh bien ! ils s’en sont retournés munis d’un bonheur venu de Dieu et d’une grâce, sans qu’aucun mal pût les affecter, attachés qu’ils sont à l’agrément de Dieu, le Maître de la grâce insigne...
ce n’avait été là que Satan faisant peur à ses liges. N’ayez d’eux aucune crainte, mais de Moi, si vous êtes croyants. 
Que ne t’attristent pas ceux qui font assaut de dénégation : ils ne font pas à Dieu le moindre mal. C’est Dieu qui ne veut pas leur assigner de part dans la vie dernière : ils subiront un douloureux châtiment 
ceux qui achetèrent la dénégation au prix de la croyance, ne feront pas à Dieu le moindre mal : ils subiront un châtiment douloureux
qu’ils n’aillent pas croire, les dénégateurs, que Notre ajournement soit pour eux un bien. Nous les ajournons pour les faire grandir en péché et qu’ils subissent un châtiment ignominieux
Dieu n’admet pas de laisser les croyants dans la situation où vous êtes sans faire la différence entre l’infâme et le bon. Il n’admet pas pour autant de vous donner regard sur le mystère. Mais Il choisit comme envoyés ceux qu’Il veut. Croyez en Dieu, croyez en Ses envoyés. Si vous croyez et vous prémunissez, vous aurez un salaire insigne.
Qu’ils n’aillent pas, ceux qui sont si avares de ce que Dieu leur accorde de Sa grâce, croire que ce soit pour leur bien ; oh non ! c’est un mal : ils porteront au col, le Jour de la résurrection ce dont ils auront été avares — à Dieu l’Héritage des cieux et de la terre. Dieu est Informé de ce que vous faites
— Dieu a bien entendu le propos de ceux qui disaient : « Dieu a besoin, et nous avons suffisance ». Nous consignerons leur propos avec le meurtre qu’ils ont commis, à contre-vérité, sur la personne des prophètes. Et Nous dirons : « Goûtez le châtiment de brûlure
et cela pour ce dont leurs propres mains auront fait l’avance ». — Dieu n’est pas enclin à l’iniquité envers Ses serviteurs.
A ceux qui disent : « Dieu a requis de nous pacte de ne croire à aucun envoyé tant qu’il ne nous produirait pas une offrande que dévorât le feu (céleste) », dis : « Des envoyés vous sont déjà venus avant moi avec les preuves, et avec ce que vous dites ; pourquoi les avoir tués, si vous êtes véridiques ? »
s’ils te démentent, ainsi avaient-ils fait des envoyés d’avant toi, venus pourtant avec les preuves, les psaumes, et l’Écriture de lumière…
Toute âme goûte la mort. Seulement vos salaires vous seront acquittés au Jour de la résurrection. Qui échappe au Feu et sera introduit au Jardin : donc, pour lui, le triomphe — Car la vie d’ici-bas n’est que jouissance d’illusion…
Sûrement que vous êtes éprouvés dans vos biens et dans votre personne ; que vous entendez de ceux qui reçurent l’Écriture avant vous et des associants bien des calomnies. Mais si vous endurez et vous prémunissez !... — Voilà un principe de base.
Quand Dieu reçut l’engagement de ceux qu’Il avait dotés de l’Écriture : « Explicitez-la aux humains, ne la refoulez pas », ils la rejetèrent derrière leur dos et l’aliénèrent à vil prix. — Exécrable aliénation !
— Qu’ils n’aillent pas croire, ceux qui, tout contents de leur contribution, voudraient être loués pour ce qu’ils n’ont pas fait ... eh bien ! non, ne va pas les croire quittes du châtiment : ils en subiront un douloureux.
— A Dieu la royauté des cieux et de la terre, Dieu est Omnipotent.
— Dans la création des cieux et de la terre, dans l’alternance de la nuit et du jour réside un signe pour ceux dotés de moelles
rappeler Dieu assis, debout, sur le côté, réfléchir sur la création des cieux et de la terre : « Notre Seigneur, Tu n’as pas créé tout cela dans le faux, à Ta transcendance ne plaise. Alors sauve-nous du châtiment du Feu ».
« Notre Seigneur, c’est Toi qui fais entrer (le coupable) dans le Feu : Tu l’avais déjà mis à mal ». — Les iniques ne trouvent pas de secourant.
— « Notre Seigneur, nous avons entendu quelqu’un appeler à la croyance : “ Croyez en votre Seigneur ”. C’est pourquoi nous croyons en notre Seigneur. Aussi pardonne-nous nos fautes, ignore nos mauvaisetés, recouvre-nous parmi les vertueux ».
« Notre Seigneur, donne-nous ce que Tu nous as promis sur la tête de Tes envoyés. Ne nous mets pas à mal le Jour de la résurrection. Non, Tu ne failliras pas au rendez-vous »
et leur Seigneur leur répond : « Moi Je ne laisse perdre l’action d’aucun agissant parmi vous, homme ou femme, en réciprocité. Quant à ceux qui firent exode, furent évincés de leurs demeures, souffrirent sur Mon chemin, combattirent et furent tués, oh ! que Je passe sur leurs mauvaisetés, que Je les fasse entrer dans des jardins de sous lesquels des ruisseaux coulent, en récompense de par Dieu ». — En Dieu réside la splendeur de la récompense.
Qu’elle ne te donne pas le change, l’agitation des dénégateurs par la contrée
piètre jouissance, après quoi leur asile sera la Géhenne — Oh ! détestable couche...
— Tandis que ceux qui se seront prémunis envers leur Seigneur auront des jardins de sous lesquels des ruisseaux coulent ; ils y seront éternels, en prémices de devers Dieu. — Tout ce qui est en Dieu est un bien pour les vertueux.
Parmi les Gens du Livre, il en est qui croient en Dieu et en ce qui est sur vous descendu, comme en ce qui est descendu sur eux, ont la crainte de Dieu, n’aliènent pas à vil prix les signes de Dieu. A ceux-là reviendra leur salaire en leur Seigneur — Dieu est Prompt à faire le compte.
— Vous qui croyez, soyez patients, rivalisez de patience, tenez-vous en alerte, prémunissez-vous envers Dieu, dans l’espoir d’être des triomphants.
Humains, prémunissez-vous envers votre Seigneur. Il vous a créés d’une âme unique, dont il tira pour celle-ci une épouse ; et de l’une et de l’autre Il a répandu des hommes en nombre, et des femmes. Prémunissez-vous envers Dieu, de qui vous vous réclamez dans votre mutuelle sollicitation, et aussi envers les matrices. — Dieu soit là-dessus votre surveillant !
— Rendez aux orphelins leurs biens : ne substituez pas l’infâme à ce qui est bon, ne mangez pas de leur bien ajouté au vôtre : ce serait coulpe grave
si vous craignez de n’être pas équitables en matière d’orphelins... alors épousez ce qui vous plaira d’entre les femmes, par deux, ou trois, ou quatre. Mais si vous craignez de n’être pas justes, alors seulement une, ou contentez-vous de votre droite propriété, plus sûr moyen d’échapper à la partialité.
Donnez aux femmes sans contrepartie leurs dons nuptiaux ; si toutefois elles vous en faisaient pour une part remise gracieuse et spontanée, alors mangez-en tranquillement, que bien vous fasse !
Ne donnez pas aux incapables de votre bien, que Dieu assigne à votre subsistance ; mais vous devez là-dessus les pourvoir et les vêtir, non sans leur tenir langage honnête.
— Mettez les orphelins à l’épreuve jusqu’à leur nubilité. Si vous distinguez en eux un droit jugement, rendez-leur leur bien sans l’avoir mangé en dissipations pour prévenir leur majorité : que le riche s’en fasse scrupule ; que le nécessiteux en mange en toute honnêteté ; quand vous leur rendrez leur bien, requérez-en contre eux témoignage. Et Dieu suffise comme comptable !
Aux hommes une quotité de ce qu’auront laissé leurs père et mère et leurs proches. Aux femmes une quotité de ce qu’auront laissé leurs père et mère et leurs proches. Peu ou beaucoup, c’est quotité d’obligation.
Quand les proches assisteront au partage, et les orphelins et les indigents, prélevez de quoi leur en attribuer, non sans leur tenir langage honnête.
Qu’ils craignent, ceux qui laissent après eux une progéniture encore en bas âge pour laquelle on puisse craindre ; qu’ils se prémunissent envers Dieu, et tiennent propos de raison.
Ceux qui mangent du bien des orphelins, dans l’iniquité, mangent du feu dans leur ventre : ils brûleront en Enfer.
Dieu vous recommande, en ce qui concerne vos enfants : aux garçons l’équivalent de la part de deux femmes ; s’il y a plus de deux femmes, elles auront deux tiers de l’hoirie ; s’il n’y en a qu’une seule, elle aura la moitié. Quant au père et à la mère, à chacun d’eux un sixième de la succession, si le défunt n’a laissé qu’un garçon ; s’il n’en a pas laissé, et qu’héritent de lui ses père et mère : à la mère ira le tiers ; s’il y a des frères, à la mère ira le sixième, déduction faite de chose testée ou due...  — De vos père et mère ou de vos enfants, vous ne savez qui vous touche de plus près par le service rendu. — Tout cela d’obligation divine. Dieu est Connaissant et Longanime.
— A vous la moitié de ce qu’ont laissé vos épouses, à moins qu’elles n’aient une progéniture ; si c’est le cas, vous aurez le quart de leur succession, déduction faite de chose testée ou due. Elles auront le quart de ce que vous aurez laissé, si vous ne laissez pas de progéniture ; si c’est le cas, elles auront le huitième de votre succession, déduction faite de chose testée ou due. En cas de succession d’un homme ou d’une femme dépourvus de successibles directs, mais qui ait un frère ou une sœur, à chacun de ces deux derniers reviendra un sixième ; s’ils sont davantage, ils se partageront un tiers, déduction faite de chose testée ou due, sauf en cas de lésion. —Tout cela sur recommandation de Dieu. Dieu est Connaissant et Longanime.
Ce sont là des normes expresses de Dieu. — Quiconque obéit à Dieu et à Son Envoyé, Dieu le fera entrer dans des jardins de sous lesquels les ruisseaux coulent, et où ils seront éternels. — C’est là le triomphe insigne.
— Quiconque se rebelle contre Dieu et contre Son Envoyé, et transgresse Ses normes, Nous le ferons entrer dans le Feu, où il sera éternel ; il subira un châtiment d’ignominie.
Celles de vos femmes qui commettent la turpitude, eh bien ! requérez-en contre elles le témoignage de quatre des vôtres ; s’ils en témoignent, consignez (les coupables) à la maison jusqu’à ce que les récupère la mort, ou que Dieu leur ouvre un chemin
si deux d’entre vous commettent la turpitude, malmenez-les ; si tous deux se repentent et deviennent meilleurs, alors d’eux écartez-vous  — Dieu est Enclin-au-repentir, Miséricordieux.
Seulement le repentir de Dieu tient à ce qu’on n’ait commis le mal que par ignorance, et qu’on s’en soit aussitôt repenti ; dans ce cas, Dieu se repent en faveur de ces coupables.  — Dieu est Connaissant et Sage.
Ce n’est pas se repentir d’une faute que de commettre des choses mauvaises jusqu’à ce que, la mort pressant l’un de ces coupables, il dise : « A présent je me repens de ma faute ». Et non plus si l’on meurt dans le déni. A ceux-là Nous préparons un châtiment de douleur...
Vous qui croyez, il n’est pas pour vous licite d’hériter des femmes contre leur gré ou de leur soulever des difficultés pour leur ravir une part de ce que vous leur avez donné, à moins qu’elles ne se rendent coupables d’une turpitude prouvée. Fréquentez-les selon les convenances ; si elles vous inspirent de l’aversion, qui sait si votre aversion ne porte pas sur une chose où Dieu loge beaucoup de bien ?
Si vous voulez substituer une épouse à une autre, eussiez-vous donné à l’une d’elles un quintal d’or, n’en récupérez pas une miette. — Le feriez-vous, au prix d’une infamie, d’un péché flagrant ?
Et comment le feriez-vous, quand vous avez accédé l’un à l’autre, et qu’elles ont reçu de vous un si grave engagement ?
— N’épousez pas des femmes qu’auraient épousées vos pères — exception faite des situations acquises — : ce serait une turpitude, un inceste, un détestable chemin !
Vous sont interdites vos mères, filles, sœurs, tantes de père ou de mère, nièces de frère ou de sœur, mères et sœurs de lait, mères de vos épouses, pupilles encore dans votre giron et issues de vos femmes, si vous avez consommé l’union avec ces dernières (au cas inverse, nulle faute à vous), et encore les épouses des fils issus de vos reins, et de conjoindre deux sœurs, exception faite des situations acquises... — Dieu est Tout pardon, Miséricordieux.
— ... et encore les « préservées » d’entre les femmes. Tenez-vous en à vos droites propriétés. — Tout cela s’impose à vous de par l’Écrit de Dieu. — Vous est rendu licite tout ce qui n’est pas compris dans (l’énumération) précédente. (Vous pouvez donc) satisfaire votre désir, moyennant votre bien, en « préservants », non pas en débauchés. En tant que vous jouirez de ce qu’elles vous accordent, donnez-leur salaire (nuptial) : c’est obligatoire. Point de faute pour vous à convenir d’un supplément à l’obligation. — Dieu est Connaissant et Sage.
— Qui n’est pas en mesure d’épouser des « préservées » croyantes, qu’il recoure à des domestiques croyantes de votre propriété. (Dieu en sait plus que personne sur votre croyance : vous êtes tous d’une même espèce). Épousez-les donc avec le consentement des leurs, donnez-leur leur salaire nuptial selon les convenances, au titre de « préservées », non pas au titre de ribaudes ou de libertines. Une fois rendues « préservées », si elles commettent une turpitude, il leur incombera la moitié de ce qui incombe aux « préservées ». Cela pour qui d’entre vous redoute la compression : mais patienter vaudrait mieux pour vous — Dieu est Tout pardon, Miséricordieux.
— Dieu veut pour vous tout expliciter, vous guider dans le système de vos devanciers, et se repentir à votre endroit. — Il est Connaissant et Longanime.
Dieu veut se repentir à votre endroit, alors que les sectateurs des passions veulent vous faire gravement dévier
Dieu veut alléger pour vous les contraintes, car l’homme fut créé faible...
Vous qui croyez, ne mangez pas mutuellement votre bien par esprit de fausseté, mais qu’il y ait seulement entre vous négoce consenti. Ne vous entretuez pas ! — Dieu vous soit Miséricordieux !
Qui par agressivité et iniquité commettrait ce crime, Nous le ferons brûler au Feu — C’est pour Dieu bien facile.
— Si vous évitez les plus graves (des manquements) qui vous sont interdits, Nous couvrirons vos méchancetés et vous ferons entrer d’une entrée généreuse.
N’aspirez pas à ce dont Dieu avantage les uns sur les autres. Les hommes auront une part de ce qu’ils se seront acquis, les femmes une part de ce qu’elles se seront acquis. Demandez à Dieu un peu de Sa grâce. — Dieu de toute chose est Connaissant.
— A chacun Nous avons fixé des ayants droit sur ce que laissent ses père et mère, ses proches, ceux avec qui vos dextres ont noué pacte. Donnez-leur leur part. — Dieu de toute chose est Témoin…
— Les hommes assument les femmes à raison de ce dont Dieu les avantage sur elles et de ce dont ils font dépense sur leurs propres biens. Réciproquement, les bonnes épouses sont dévotieuses et gardent dans l’absence ce que Dieu sauvegarde. Celles de qui vous craignez l’insoumission, faites-leur la morale, désertez leur couche, corrigez-les. Mais une fois ramenées à l’obéissance, ne leur cherchez pas prétexte. — Dieu est Auguste et Grand.
— Si vous craignez la division entre époux, commettez un arbitre de la famille, un arbitre de celle de l’épouse. S’ils veulent un raccommodement, Dieu les y fasse réussir. — Dieu est Connaissant, Informé…
Adorez Dieu sans Lui associer personne, agissez bellement envers vos père et mère, les proches, les orphelins, l’indigent, le client apparenté ou lointain, le compagnon par proximité, le fils du chemin, votre droite propriété. — Dieu n’aime ni l’arrogance ni l’outrecuidance
ni ceux qui sont avares, encouragent les autres à l’avarice, dissimulant ce que Dieu leur a donné de Sa grâce… — Aux dénégateurs nous préparons un châtiment d’ignominie
... ni ceux qui font dépense de leur bien pour se faire voir des gens, non par croyance en Dieu et au Jour dernier, ni quiconque a Satan pour double — O double exécrable !
 que leur en eût-il coûté de croire en Dieu et au Jour dernier, de faire dépense sur l’attribution de Dieu ? — Dieu en tout est Connaissant...
— Dieu ne lèse pas du poids d’une fourmi. Si c’est une belle action, Il la redouble, ajoutant de Sa part un salaire grandiose.
Comment en serait-il autrement, quand Nous avons fait surgir de toute nation son témoin, et te produisons toi-même en témoin de tous ceux-là ?
Ils voudraient bien ce Jour-là, les dénégateurs, les rebelles à l’Envoyé, que la terre sur eux se nivelât : mais ils ne pourront à Dieu celer nul propos...
Vous qui croyez, n’approchez la prière ni en état d’ivresse, avant de savoir ce que vous dites, ni en état d’impureté, sauf quand vous êtes en chemin, avant d’avoir pratiqué une ablution générale, sauf si vous êtes malades, ou en voyage, ou revenant de déféquer, ou ayant touché à une femme, sans trouver d’eau : dans ce cas, recourez à un sol sain, effleurez-en votre figure et vos mains. — Dieu est Effaceur, Tout pardon.
N’en vois-tu pas qui ont reçu une part de l’Écriture, acheter l’égarement et vouloir que vous vous égariez du chemin ?
Dieu connaît mieux que personne vos ennemis. Qu’il vous suffise de Dieu comme protecteur. Qu’il vous suffise de Lui comme secourant...
Parmi les adeptes du Judaïsme, il en est qui déplacent les mots de leurs lieux ; ils disent : « Entendre, c’est pour nous désobéir », ou bien : « Entends qui l’on n’entend pas », « Aie pour nous des égards » ; tout cela par torsion de langue et pour attaquer l’allégeance. S’ils avaient dit : « Entendre, c’est pour nous obéir », ou bien : « Entends-nous, attends-nous », c’eût été assurément pour eux meilleur, et plus correct. — Dieu les maudisse pour leur déni : ils sont si peu à croire !
Vous qui avez reçu l’Écriture, croyez en ce que Nous faisons descendre pour avérer votre legs, avant que Nous n’aplatissions des faces et puis ne les rabattions en arrière, ou ne vous maudissions comme Nous maudîmes les Gens du sabbat. — Et l’ordre de Dieu fut exécuté !
— Dieu ne pardonne pas qu’on Lui associe personne, mais Il remettra un crime moins grave à qui Il veut. Quiconque donne un associé à Dieu fabule un énorme péché.
N’en vois-tu pas prétendre se purifier eux-mêmes ? Dieu seul purifie qui Il veut, sans que personne soit d’un brin lésé.
Vois comme ils fabulent à propos de Dieu : à soi seul, c’est là un péché manifeste.
N’en vois-tu pas qui, ayant reçu une part de l’Écriture, croient au Malin et à l’idole, et disent des dénégateurs : « Ceux-ci reçoivent meilleure guidance que les croyants »?...
— Dieu les a maudits. Quiconque est maudit de Dieu, tu ne lui trouves pas de secourant
— ou est-ce qu’ils auraient une part du royaume ? Ils n’en donneraient à personne un fétu !
— ou est-ce qu’ils envient aux humains ce que Dieu leur accorda de Sa grâce ? Eh oui ! Nous avons donné à la famille d’Abraham l’Écriture, la sagesse, Nous leur avons donné un royaume grandiose
il en est qui y croient, il en est qui s’y dérobent : leur suffise la Géhenne comme brasier !
Les dénégateurs de Nos signes, Nous les ferons brûler au Feu ! A mesure que leur peau se consume, Nous la remplaçons par une autre, afin de bien leur faire savourer le châtiment. — Dieu est Tout-Puissant et Sage.
— Tandis que ceux qui ont cru, effectué les œuvres salutaires, Nous les ferons entrer dans des jardins de sous lesquels des ruisseaux coulent et où ils seront éternels, à jamais ; ils y ont des épouses de pureté ; nous les abritons sous un ombrage impénétrable...
Dieu vous commande de remettre les dépôts à leurs ayants droit. Si vous arbitrez entre des parties, arbitrez selon la justice — Merveille de l’édification de Dieu ! Il est Entendant, Clairvoyant.
Vous qui croyez, obéissez à Dieu, obéissez à l’Envoyé et aux responsables d’entre vous. Si vous êtes en désaccord grave sur une affaire, déférez-la à Dieu et à l’Envoyé, pour autant que vous croyiez en Dieu et au Jour dernier. Cela sera meilleur pour vous, et de plus belle incidence.
N’en vois-tu pas qui prétendent croire à ce qui est sur toi descendu, à ce qui était avant toi descendu, et qui veulent s’en remettre à l’arbitrage de l’idole ? Ils ont pourtant reçu commandement de la renier ; mais Satan veut les égarer d’un égarement radical.
Quand on leur dit : « Venez à ce que Dieu a fait descendre, venez à l’Envoyé », tu vois les hypocrites s’écarter de toi décidément.
Alors comment ? qu’un accident malheureux les touche, par cela qu’ont avancé leurs mains, alors ils viennent te jurer par Dieu : « Nous ne voulions que bel- agir et conciliation »
ceux-là, Dieu sait bien ce qu’ils ont dans le cœur. Écarte-toi d’eux, non sans les avoir édifiés, leur avoir dit la parole qui les touche au fond d’eux-mêmes.
Nous n’avons envoyé d’Envoyé que pour qu’on lui obéît, avec la permission de Dieu. Quant à eux, si, victimes de leur propre iniquité, ils étaient venus à toi implorer le pardon de Dieu, et que pour eux l’Envoyé l’implorât, ils trouveraient Dieu Enclin-au-repentir, Miséricordieux.
Mais non, par ton Seigneur ! ils ne sont pas des croyants, tant qu’ils ne te prennent pas pour juge de ce qui fait entre eux conflit, et mieux encore n’acceptent ta décision sans la moindre contrariété intime, mais de totale adhésion.
Si Nous leur avions assigné de tuer les leurs ou de s’exiler de leur pays, (on comprend qu’) ils ne l’auraient pas fait, à l’exception d’un petit nombre ; mais s’ils avaient mis en pratique la morale qui leur est prêchée, c’eût été meilleur pour eux, et plus sûr pour les affermir
ainsi leur eussions-Nous attribué de Notre sein un salaire magnifique
les eussions-Nous guidés sur une voie de rectitude
car obéir à Dieu et à Son Envoyé, c’est rejoindre ceux que Dieu a gratifiés : prophètes, hommes de vérité, martyrs et justifiés — Oh ! la compagnie excellente !
Une telle grâce ne vient que de Dieu. Qu’il suffise de Dieu comme Connaissant !
Ô vous qui croyez, tenez-vous sur vos gardes, mobilisez- vous par échelons ou en masse.
Il en est un parmi vous qui, bien sûr, atermoie ; alors, en cas de malheureuse occurrence : « Dieu m’a gratifié, dira-t-il, de n’être pas tombé avec eux en martyr »
mais que vous arrive une grâce venue de Dieu, sûr qu’il va dire, comme s’il n’y avait jamais eu entre vous d’amitié : « Que n’étais-je avec eux pour triompher d’un grand triomphe ! »
Alors, qu’ils combattent sur le chemin de Dieu, ceux qui achètent la vie dernière au prix de celle d’ici-bas ! Car combattre sur le chemin de Dieu, c’est obtenir ou mort ou victoire : dans les deux cas Nous lui vaudrons un salaire magnifique.
Qu’avez-vous à vous abstenir de combattre sur le chemin de Dieu, quand il est tant d’opprimés d’entre les hommes et les femmes et les enfants à dire : « Notre Seigneur, fais-nous sortir de cette ville aux habitants iniques. Commets-nous de Ton sein un protecteur. Commets-nous de Ton sein un secourant ! »
Ceux qui croient combattent sur le chemin de Dieu ; les dénégateurs combattent sur le chemin de l’idole. Combattez les protégés de Satan : impuissante sera leur embûche...
N’en vois-tu pas à qui fut dit : « Retenez vos mains, accomplissez la prière, acquittez la purification », et qui, lorsqu’il leur fut assigné de combattre, voilà qu’un parti d’entre eux, craignant les hommes comme il faut craindre Dieu, et même davantage, s’est dit : « Notre Seigneur, pourquoi nous assignes-Tu de combattre ? Ah ! si Tu nous ajournais à court délai... » Dis : « Jouissance d’ici-bas n’est que peu de chose. Meilleure est la vie dernière pour quiconque se prémunit. Vous ne serez lésés d’un brin.
Où que vous soyez, vous atteindra la mort, fussiez-vous dans des tours formidables »… Si les touche un bonheur, ils disent : « Ceci vient de Dieu », et si c’est un mal, ils disent : « Cela vient de toi ». Dis : « Tout vient de Dieu ». — Qu’a donc ce peuple à ne pas pénétrer un langage ?
Tout bonheur qui t’arrive vient de Dieu ; tout malheur qui te frappe vient de toi-même. Nous t’avons mandé aux humains comme Envoyé. Qu’il suffise de Dieu comme témoin !
Obéir à l’Envoyé, c’est obéir à Dieu ; lui tourner le dos… Nous ne t’avons point envoyé pour être leur gardien.
« Obéissance ! », disent-ils, et puis, quand ils ont pris le large d’auprès de toi, un parti d’entre eux couve tout autre chose que ce qu’il avait dit ; mais ce qu’ils couvent, Dieu l’inscrit : éloigne-toi d’eux, remets-t’en à Dieu, et qu’il te suffise de Dieu comme répondant !
Que ne réfléchissent-ils sur le Coran ? S’il venait d’ailleurs que de Dieu, ils y trouveraient maintes discordances.
Quand leur arrive un cas qui puisse tranquilliser ou faire peur, ils l’ébruitent, alors que s’ils le déféraient à l’Envoyé et aux responsables, ne le traiteraient que ceux d’entre eux capables d’en découvrir la portée. N’étaient sur vous la grâce de Dieu et Sa miséricorde, vous auriez été, à l’exception d’une poignée, des sectateurs de Satan.
Combats donc sur le chemin de Dieu : tu en assumes seul la charge ; mobilise les croyants. Peut-être Dieu va- t-Il contenir la violence des dénégateurs. — Dieu est le plus terrible en Sa violence et Sa dissuasion.
— Qui intercède de belle intercession en gagnera une part ; qui intercède de mauvaise intercession, en subira une parcelle. — Dieu est Celui-qui-nourrit toute chose...
— Quand on vous salue, saluez plus bellement, ou tout au moins rendez la salutation. — De toute chose Dieu fait le compte.
— Assurément Dieu — il n’est d’autre dieu que Lui —, vous rassemblera au Jour de la résurrection, là-dessus pas de doute ! — Qui plus que Dieu serait véridique en son propos ?
Qu’avez-vous à vous scinder en deux partis à propos des hypocrites, alors que Dieu les a fait retomber au plus mal moyennant leurs propres acquis ? Est-ce que vous voudriez guider ceux que Dieu égare ? — Quiconque Dieu égare, tu ne trouves plus pour lui de chemin...
— Ils aimeraient bien que vous fussiez comme eux des dénégateurs, afin de venir avec vous à égalité. Ne contractez pas avec eux de liens de protection, tant qu’ils n’auront pas émigré sur le chemin de Dieu. S’ils faisaient volte-face, attrapez-les, tuez-les là où vous les trouverez. Ne vous donnez parmi eux protecteur non plus que secourant
exception faite des apparentés à un groupement auquel un pacte vous lie, ou de ceux qui vous arrivent le cœur serré d’avoir à vous combattre ou à combattre les leurs... Si Dieu voulait, Il leur aurait donné sur vous pouvoir : alors seulement ils pourraient vous combattre. Mais s’ils se tiennent à l’écart de vous, sans vous combattre, et vous lancent la paix, Dieu ne vous laisse plus contre eux de chemin.
Vous en trouverez d’autres qui ne veulent que tranquillité de votre chef, tranquillité du fait de leur peuple. Chaque fois qu’ils sont ramenés au trouble, ils retombent au plus mal. Eh bien ! s’ils ne se tiennent à l’écart de vous et ne vous lancent la paix et ne retirent leurs bras, attrapez-les, tuez-les où vous les accrocherez. Nous vous conférons quant à eux justification explicite.
Ils n’appartient pas à un croyant de tuer un croyant, sauf si c’est involontairement. En cas de meurtre involontaire, libération d’une nuque d’esclave croyante et compensation à payer à la famille, à moins que cette dernière n’en fasse aumône. Si la victime est d’un peuple qui vous soit ennemi, mais est croyante, eh bien ! libération d’une nuque croyante. Si elle est d’un peuple avec lequel vous avez un pacte : rançon à remettre à la famille, et libération d’une nuque croyante. Si le coupable n’a pas de quoi payer : jeûne de deux mois suivis, à titre de repentir agréé de Dieu. — Dieu est Connaissant et Sage.
Quiconque tue un croyant intentionnellement, sa rétribution sera la Géhenne, où il sera éternel. Dieu l’a en grande colère, le maudit et lui ménage un châtiment terrible...
Vous qui croyez, si vous vous lancez sur le chemin de Dieu, enquérez-vous avec soin. Ne dites pas à celui qui vous lance la paix : « Tu n’es pas un croyant », par convoitise d’un casuel de la vie d’ici-bas : il est en Dieu des butins innombrables. Ainsi étiez-vous naguère, mais Dieu vous fut libéral. Donc enquérez-vous avec soin  — Dieu est sur vos actions Informé.
— Les défaillants d’entre les croyants ne sont pas à égalité avec ceux qui font effort, sauf si les premiers souffrent de quelque mal. Ceux qui font effort de leurs biens et de leur personne sur le chemin de Dieu, Dieu, sur les défaillants, les favorisera d’un degré... — A tous Dieu fait promesse de splendeur, mais Il avantage ceux de l’effort sur les défaillants, d’un salaire magnifique
... de degrés (dans Sa grâce), Son pardon, Sa miséricorde. Dieu est Tout pardon, Miséricordieux.
— Ceux que les anges auront recouvrés en état d’iniquité contre soi, ils leur diront : « Où en étiez-vous ? », et ceux-ci répondront : « Nous étions des opprimés sur la terre ». Mais les anges : « La terre de Dieu n’était-elle pas assez large pour votre exode ? » Ceux-là, leur refuge sera la Géhenne — Affreuse destination !
exception faite des opprimés parmi les hommes, les femmes, les enfants incapables d’aucun stratagème et qui n’ont pas réussi à trouver un chemin
ceux-là peut-être Dieu effacera-t-Il leur (carence) : Il est Effaceur, Tout pardon.
Qui fait exode sur le chemin de Dieu trouve large espace pour narguer (l’agresseur). Qui sort de sa maison en exode vers Dieu et Son Envoyé, et puis que l’atteigne la mort, son salaire incombe à Dieu. — Dieu est Tout pardon, Miséricordieux.
— En déplacement sur la terre, nulle faute à vous de raccourcir la prière, si vous craignez un trouble de la part des dénégateurs : ils sont pour vous un ennemi déclaré.
Quand tu te trouves au milieu (des combattants) et diriges pour eux la prière, qu’un groupe d’entre eux se tienne à tes côtés, sans se dessaisir de ses armes ; quand ils se prosternent, que (la masse) se tienne derrière vous, et qu’un autre groupe, n’ayant pas encore prié, vienne le faire à tes côtés, non sans se tenir sur ses gardes, et en armes. Ils aimeraient tant, les dénégateurs, vous distraire de vos armes et équipements : alors ils volteraient sur vous d’une seule volte. En revanche, nulle faute à vous de déposer vos armes si la pluie vous empêche ou que vous soyez malades ; mais tenez-vous sur vos gardes... — Dieu ménage aux dénégateurs un châtiment d’ignominie.
... ayant effectué la prière, rappelez le nom de Dieu, que vous soyez debout, assis ou sur le côté. Quand vous êtes tranquillisés, accomplissez (intégralement) la prière, car pour les croyants elle s’inscrit à heures fixes...
Ne faiblissez pas dans votre désir de l’ennemi. Si vous avez à souffrir, ils souffriront comme vous, et sans pouvoir espérer ce que vous espérez de Dieu. — Dieu est Connaissant et Sage.
C’est Nous qui avons fait descendre sur toi l’Écrit porteur du Vrai pour que tu juges entre les hommes selon les vues que Dieu t’inspirera. Ne te fais pas le défenseur des dupeurs
demande le pardon de Dieu : Il est Tout pardon, Miséricordieux
ne dispute pas en faveur de ceux qui se dupent eux- mêmes. Dieu déteste le dupeur qui s’obstine au péché
ils peuvent se cacher des hommes ; ils ne peuvent se cacher de Dieu : Il est à leurs côtés quand ils couvent un propos qu’il désavoue — Dieu encercle tout ce qu’ils font
or vous voici à disputer en leur faveur sur des choses de la vie d’ici-bas. Mais qui disputera pour eux face à Dieu le Jour de la résurrection ? ou qui se fera leur répondant ?
Pourtant, qui perpètre un mal, fait preuve d’iniquité envers lui-même, puis demande pardon à Dieu, trouve Dieu Tout pardon, Miséricordieux.
Qui acquiert un péché ne l’acquiert que pour lui-même. — Dieu est Connaissant et Sage.
— Qui, s’étant acquis une faute ou un péché, l’impute à un innocent, se charge d’une énormité, d’un péché flagrant...
N’étaient sur toi la grâce de Dieu et Sa miséricorde, un parti d’entre eux aurait sûrement eu envie de t’égarer ; mais ils n’égarent qu’eux-mêmes : ils ne peuvent te nuire en rien, puisque Dieu a fait descendre sur toi l’Écrit, la sagesse, et t’a appris ce que tu ne connaissais pas. Et la grâce de Dieu sur toi est immense...
Il ne sort rien de bon du gros de leurs apartés, à moins qu’il ne s’y agisse d’ordonner une aumône ou quelque convenance, ou d’opérer une conciliation. Quiconque le fait par désir de l’agrément de Dieu, Nous lui vaudrons un salaire magnifique...
Qui rompt avec l’Envoyé après que la guidance se soit à lui manifestée, qui adopte un chemin autre que celui des croyants, de lui Nous Nous détournons autant qu’il se détourne, et le faisons brûler dans la Géhenne — Exécrable destination !...
— Dieu ne pardonne pas qu’on Lui donne un associé. Mais Il pardonne un péché moins grave à qui Il veut. Qui associe à Dieu s’égare d’un égarement radical.
Ils n’invoquent en Son lieu que femelles, ils n’invoquent qu’un Satan rebelle
Dieu l’a maudit, car il a dit : « Puissé-je prélever sur Tes adorateurs une part allouée
les égarer, leur donner de faux espoirs, leur commander, et ils échancreront les oreilles du troupeau ; oui, leur ordonner, et ils modifieront la création de Dieu ! » — Or qui prend Satan pour protecteur, en place de Dieu, perd d’une perte éclatante...
 il leur promet, leur fait espérer, mais Satan ne peut promettre qu’illusion
ceux-là auront pour refuge la Géhenne, sans y trouver d’échappatoire
tandis que ceux qui croient, effectuent les œuvres salutaires, Nous les ferons entrer dans des jardins de sous lesquels des ruisseaux coulent, et où ils seront éternels, à jamais. — C’est là divine promesse de vérité. Qui plus que Dieu serait véridique à parler ?
Il ne tient pas à vos espoirs, non plus qu’à ceux des Gens du Livre, que celui qui fait le mal en soit rétribué, ni qu’il trouve, en place de Dieu, un protecteur ou secourant
tandis que celui qui effectue l’œuvre salutaire, fut-il mâle ou femelle, pourvu qu’il soit croyant... ceux-là Nous les ferons entrer dans le Jardin, sans les léser d’un fétu.
Quoi de plus beau, en religion, que de soumettre sa face à Dieu, outre le bel-agir, et de rallier la cohorte d’Abraham, en croyant originel, Abraham que Dieu élut pour intime ami ?
A Dieu appartient tout ce qui est dans les cieux et sur la terre. Dieu étreint toute chose...
Ils te demandent d’opiner quant aux femmes. Dis : « Dieu même l’a fait quant à elles dans ce passage du Livre qui vous est récité en matière d’orphelins : les femmes que vous frustrez de ce qui leur est assigné quand vous avez, plus ou moins, envie de les épouser ; et des opprimés d’entre les enfants. “ Assurez aux orphelins l’équité ! ” » Tout bien que vous pratiquiez, Dieu en est Connaissant.
Si une femme craint de son mari désaffection, éloignement, point de faute pour l’un ni l’autre à s’entendre tous deux sur un accommodement, car mieux vaut l’accommodement, malgré la rapacité toujours présente dans les âmes... Si bellement vous agissez et vous prémunissez, Dieu, quoi que vous fassiez, en est Informé...
Vous ne pourrez être justes envers vos épouses, même si vous y veillez. Du moins, n’allez pas jusqu’au bout de votre penchant, jusqu’à laisser la (défavorisée) comme en l’air. Si vous vous amendez et prémunissez, Dieu est Tout pardon, Miséricordieux.
... si tous deux se séparent, à chacun Dieu suppléera de Sa largesse : — Dieu est Immense et Sage.
A Dieu appartient tout ce qui est dans les cieux et sur la terre. A vous comme à ceux qui avant toi ont reçu l’Écrit, Nous recommandons de se prémunir. Si vous déniez, à Dieu n’en revient pas moins tout ce qui est dans les cieux et sur la terre. — Dieu est Suffisant-à-Soi, Très-digne-de-louange
à Dieu appartient tout ce qui est dans les cieux et sur la terre. — Qu’il suffise de Dieu comme répondant.
S’il voulait, ô humains, Il vous ferait disparaître et vous remplacerait par d’autres — Dieu en a le pouvoir...
— Qui veut la récompense d’ici-bas, c’est en Dieu que résident et celle d’ici-bas et celle de la vie dernière. — Dieu est Entendant, Clairvoyant...
— Vous qui croyez, assumez l’équité, témoignez de Dieu, fut-ce à l’encontre de vous-mêmes, de vos père et mère, de vos proches, qu’il s’agisse d’un riche ou d’un indigent ; dans l’un comme dans l’autre cas, Dieu doit avoir la priorité. Ne suivez pas la passion plutôt que la justice. Si vous éludez ou vous dérobez, Dieu est Informé de vos agissements...
Vous qui croyez, croyez en Dieu et en Son Envoyé et à l’Écrit qu’Il fait descendre sur Son Envoyé et à l’Écriture que jadis Il a fait descendre. Quiconque dénie Dieu, Ses anges, Ses Écrits, Ses envoyés, le Jour dernier, celui-là s’égare d’un égarement extrême...
Ceux qui croient, puis dénient, puis croient, puis dénient, enfin s’enfoncent dans la dénégation, ceux-là Dieu Se refusera à leur pardonner, à les guider sur aucun chemin.
Fais annonce aux hypocrites qu’ils courent à un châtiment de douleur...
Ceux qui nouent avec les dénégateurs des liens de protection au lieu de le faire avec les croyants, n’est-ce pas qu’ils convoitent de détenir la puissance ? Or c’est à Dieu qu’appartient en totalité la puissance.
La descente de l’Écrit vous a souvent notifié que si vous entendez qu’on dénie ou moque les signes de Dieu, vous ne devez pas séjourner avec ceux qui le font, tant qu’ils n’ont pas engagé un autre propos : sans quoi vous seriez pareils à eux...
Ceux qui épient sur vous (l’événement), si la victoire vous advient de par Dieu : « N’étions-nous pas, disent-ils, des vôtres ?» ; si c’est aux dénégateurs qu’un lot échoit : « N’est-ce pas, disent-ils, que vous ayant à merci, nous vous préservions des croyants ? » Dieu jugera entre (eux et) vous au Jour de la résurrection. Dieu ne donnera pas prise aux dénégateurs sur les croyants.
Les hypocrites cherchent à abuser Dieu : c’est Lui qui les abuse ! Quand ils se lèvent pour prier, ils le font languissamment, et seulement pour la montre. Ils ne rappellent pas le nom de Dieu, sauf rarement
ils oscillent dans leur choix sans aller aux uns ni aux autres. — Celui que Dieu égare, tu ne lui trouveras pas de chemin...
Vous qui croyez, ne contractez pas de liens de protection avec les dénégateurs au lieu de le faire avec des croyants. Ou serait-ce que vous voudriez donner à Dieu contre vous un argument explicite ?
Les hypocrites sont au fin fond de l’abîme du Feu. Tu ne leur trouves pas de secourant
mais seulement ceux qui se repentent de l’erreur, se réforment, se fortifient en Dieu, Lui vouent la religion foncière : ceux-là sont avec les croyants. — Mais Dieu donnera aux croyants un salaire magnifique.
— Qu’aurait à faire Dieu de vous châtier si vous Lui vouez croyance et reconnaissance ? — Dieu est Reconnaissant, Connaissant.
— Dieu n’aime pas qu’on hausse le ton sur un mal subi, à moins qu’on n’ait subi une iniquité. — Dieu est Entendant, Connaissant.
— Que vous fassiez éclater un bien, ou le cachiez, ou encore effaciez un mal, Dieu seul est Effaceur Efficient.
Ceux qui dénient Dieu et Ses envoyés, ou veulent dissocier entre Dieu et Ses envoyés, et disent : « Nous croyons telle partie, nous dénions telle autre », et se ménagent un chemin d’entre-deux
ceux-là sont les dénégateurs, en vérité. Nous ménageons aux dénégateurs un châtiment d’ignominie
tandis que ceux qui croient en Dieu et à Ses envoyés, sans en dissocier aucun, ceux-là Nous leur donnerons leur salaire. — Dieu est Tout pardon, Miséricordieux.
Les Gens du Livre te demandent de faire descendre sur eux un Écrit du ciel. Or ils ont demandé à Moïse plus encore : « Fais-nous voir, lui dirent-ils, Dieu à découvert » ; et la foudre les saisit en leur iniquité. Pis encore : ils se donnèrent le veau, après que les preuves leur fussent venues. Et pourtant Nous effaçâmes tout cela et pourvûmes Moïse d’une justification éclatante
Nous exaltâmes sur leur tête le Mont de leur engagement, et leur dîmes : « Entrez par la porte en vous prosternant », et leur dîmes : « Ne transgressez pas le sabbat », et reçûmes d’eux un grave engagement.
Donc, pour leur rupture de leur engagement, pour leur déni des signes de Dieu, pour leur assassinat de prophètes à contre-vérité, pour leur parole : « Nos cœurs sont opaques »… — Non pas ! Seulement Dieu y posa le sceau de la dénégation, et ils ne sont pas croyants, ou si peu !
pour avoir dénié, pour avoir proféré sur Marie une calomnie énorme
pour avoir assuré : « Nous avons tué Jésus le Messie fils de Marie », l’Envoyé de Dieu !... Ils ne l’ont pas tué, ils ne l’ont pas crucifié, mais l’illusion les en a possédés. Ceux qui là-dessus controversent ne font qu’en douter, sans avoir en l’espèce d’autre science que de suivre la conjecture... Ils ne l’ont pas tué en certitude
mais Dieu l’éleva vers Lui — Dieu est Tout-Puissant et Sage.
Il n’en est pas un parmi les Gens du Livre qui ne soit appelé, certes, à croire en lui avant sa mort, de même qu’au Jour de la résurrection, il portera contre eux témoignage.
— ... donc à raison d’une iniquité imputable aux tenants du Judaïsme, Nous leur interdîmes des choses bonnes, qui leur étaient licites ; et ce fut aussi à raison des obstacles que souvent ils élèvent sur le chemin de Dieu
et de ce qu’ils prélèvent l’usure, bien qu’elle leur ait été interdite, et qu’ils mangent à mauvais escient le bien d’autrui, et que Nous ménageons aux dénégateurs un châtiment de douleur...
exception faite pour ceux de ferme science, pour les croyants qui croient en la descente sur toi opérée, en celle opérée avant toi, pour ceux qui accomplissent la prière, qui acquittent la purification, qui croient en Dieu et au Jour dernier... à tous ceux-là Nous adjugerons un salaire grandiose.
C’est Nous qui t’avons fait révélation, comme Nous l’avions fait à Noé, aux prophètes d’après lui, fait à Abraham, à Ismaël, à Isaac, à Jacob, aux Lignages, à Jésus, Job, Jonas, Aaron, Salomon… — Et Nous donnâmes les Psaumes à David
et à des envoyés parmi lesquels il en est de qui Nous te narrâmes l’histoire, et d’autres de qui Nous ne l’avons pas fait… — Et Dieu parla à Moïse, pris comme interlocuteur
au titre d’envoyés pour faire l’annonce et donner l’alarme, afin que les hommes ne pussent opposer à Dieu aucun argument après (la venue) des envoyés. — Dieu est Tout-Puissant et Sage.
— Mais c’est Dieu même qui témoigne de ce qu’Il fit sur toi descendre : Il l’a fait descendre de science sûre — Et les anges aussi en témoignent, bien qu’il suffise du témoignage de Dieu
— Tandis que ceux qui dénient, dressent des obstacles sur le chemin de Dieu, s’égarent d’un égarement extrême.
— Ceux qui dénient et commettent l’iniquité, Dieu n’est pas prêt à leur pardonner, non plus qu’à les guider sur aucune route
 si ce n’est celle de la Géhenne où ils seront éternels, à jamais — Et c’est chose à Dieu bien facile.
— Humains, les envoyés vous apportent de votre Seigneur la Vérité. Croyez : mieux pour vous vaudra. Si vous déniez... A Dieu appartient ce qui est dans les cieux et sur la terre. — Dieu est Connaissant et Sage. 
— Gens du Livre, ne vous portez pas à l’extrême en votre religion. Ne dites sur Dieu que le Vrai : seulement que le Messie Jésus, fils de Marie, était l’envoyé de Dieu, et Sa Parole, projetée en Marie, et un Esprit venu de Lui. Croyez en Dieu et aux envoyés, ne dites pas : « Trois » ; cessez de le dire : mieux cela vaudra pour vous ! Dieu est un dieu unique. A Sa transcendance ne plaise qu’Il eût un fils ! A Lui tout ce qui est aux cieux et sur la terre. Là-dessus qu’il suffise de Dieu comme répondant...
Il ne méprisait pas, le Messie, d’être un adorateur de Dieu, non plus que ne font les anges les plus rapprochés. Quiconque d’entre Ses esclaves, par superbe, méprise de L’adorer... Dieu les rassemblera vers Lui en totalité...
 Tandis que ceux qui croient, effectuent les œuvres salutaires, Il leur acquittera leur salaire, en y ajoutant de Sa grâce. Mais ceux qui, par superbe, méprisent de le faire, Il les châtiera d’un châtiment de douleur. Ils ne trouveront hors Lui ni secourant ni protecteur...
Humains, l’Irréfutable vous est venu de votre Seigneur. Nous avons fait descendre sur vous une lumière éclatante.
Quant à ceux qui croient en Dieu, de Lui se fortifient, Il les fera entrer dans une miséricorde venant de Lui, une grâce. Il les guide vers lui par une voie de rectitude...
Ils te demandent d’opiner. Dis : « Dieu opine à votre intention sur la succession sans successeurs directs. Si un homme meurt sans enfants à lui, mais laisse une sœur, elle aura la moitié de la succession ; réciproquement, il hérite de sa sœur, si elle ne laisse pas d’enfants ; s’il y avait deux sœurs, elles auraient à elles deux les deux tiers de la succession ; si ce sont des frères et des sœurs, au mâle ira une part égale à celle de deux femmes. — Dieu vous explicite tout cela afin que vous ne vous égariez point. De toute chose Il est Connaissant.
Vous qui croyez, remplissez intégralement vos contrats ! Licite vous est rendue la bête de troupeau, sauf les exceptions qui vous en sont récitées. Mais ne tenez pas pour licite, une fois que vous êtes en interdit, le gibier. — Dieu tranche ainsi qu’Il veut.
— Vous qui croyez, ne banalisez pas les repérages de Dieu, non plus que le mois sacré, ni l’animal d’offrande, ni les guirlandes, ni qu’on gagne en cortège la Maison sacrée en quête d’une grâce du Seigneur et de Son agrément. Une fois rendus à la vie banale, alors chassez. Que la rancune envers un peuple qui vous interdisait l’accès de l’Oratoire sacré ne vous vaille pas de devenir des agresseurs. Bien plutôt entraidez-vous à la piété et à vous prémunir ; ne vous entraidez pas au péché non plus qu’à l’agression, mais prémunissez-vous envers Dieu. — Dieu est terrible en Sa punition.
—Illicites vous sont rendus : la chair morte, le sang, la viande de porc, celle sur laquelle fut prononcé un nom autre que celui de Dieu, la bête étouffée, ou morte sous un coup, ou d’une chute, ou d’un coup de corne, ou à demi mangée par les fauves, sauf si vous pouvez encore l’égorger ; et ce qui fut immolé devant des bétyles, et de consulter le sort au moyen de flèches. —Tout cela n’est que scélératesse... —Aujourd’hui les dénégateurs désespèrent (de venir à bout) de votre religion. Ne les craignez pas ; craignez- Moi. Aujourd’hui J’ai parachevé pour vous votre religion, parfait pour vous Mon bienfait en agréant pour vous l’Islam comme religion... —Quiconque sera contraint par la famine, non par sa propre obliquité, au péché... —Dieu est Tout pardon, Miséricordieux. 
— On t’interroge sur ce qui leur est rendu licite. Réponds : « Vous sont rendues licites les choses bonnes ! »... Et puis, les rapaces devenus tels des chiens que vous instruisez d’une parcelle de ce dont Dieu vous a instruits vous-mêmes : eh bien ! mangez des prises que pour vous ils auront faites, sauf à rappeler sur elles le nom de Dieu. — Prémunissez-vous envers Dieu, car Il est prompt à faire le compte.
— Oui, de ce jour vous sont rendues licites les choses bonnes. Par exemple, la nourriture de ceux qui ont reçu l’Écriture avant vous est licite pour vous, comme pour eux la vôtre... Et les « préservées » parmi les croyantes, et les « préservées » parmi ceux qui ont reçu l’Écriture avant vous, si vous leur donnez leur salaire, en bons « préservants », non pas en tant que débauchés ni que libertins... — Quiconque est dénégateur de la foi, ses actions crèvent de leur enflure ; dans la vie dernière, il est parmi les perdants.
Vous qui croyez, si vous vous mettez en devoir de prier, alors rincez-vous le visage, et les mains jusqu’au coude, passez-vous la main sur la tête et sur les pieds jusqu’aux chevilles. Si vous êtes en état d’impureté, alors purifiez-vous. Si vous êtes malades, ou en voyage, ou revenez de la selle, ou avez touché à des femmes et ne trouviez pas d’eau, utilisez en substitution un sol sain pour en passer sur votre visage et vos mains. Dieu ne veut vous imposer aucune gêne, mais vous épurer, parfaire sur vous Son bienfait, escomptant que vous en aurez gratitude.
Ainsi rappelez-vous le bienfait de Dieu sur vous, et l’engagement qu’Il échangea avec vous, quand vous dîtes : « Entendre c’est obéir ». Prémunissez-vous envers Dieu. — Il est Connaissant de l’être des poitrines.
— Vous qui croyez, assumez Dieu, témoignez de l’équité. Que la rancune contre un peuple ne vous vaille pas de donner dans l’injustice. Soyez justes : c’est être au plus près de se prémunir. Prémunissez-vous envers Dieu — Dieu est Informé de vos actions.
— Dieu en a fait promesse à ceux qui croient, effectuent l’œuvre salutaire. Ils auront indulgence et magnifique salaire.
 Quant aux dénégateurs, à ceux qui traitent Nos signes de mensonge, ceux-là seront les compagnons de la Géhenne.
Vous qui croyez, rappelez-vous (cet) autre bienfait de Dieu : quand un certain peuple eut envie de porter sur vous la main, Il lui arrêta la main. Prémunissez-vous envers Dieu. — A Dieu les croyants s’en remettent.
— Dieu avait reçu le pacte des Fils d’Israël. Nous dégageâmes d’entre eux douze prophètes. Dieu dit : « Je suis avec vous. Assurément, si vous accomplissez la prière, acquittez la purification, croyez en Mes envoyés et les confortez et faites à Dieu généreuse avance, oh ! que Je passe sur vos mauvaisetés et vous fasse entrer dans des jardins de sous lesquels des ruisseaux coulent ! » — Quiconque d’entre vous, après cette (parole) resterait un dénégateur, aurait perdu le droit chemin.
— En conséquence, pour avoir rompu leur engagement, Nous les maudîmes et endurcîmes leur cœur au point qu’ils déplacèrent les paroles de leurs lieux, oubliant toute une part du Rappel qui leur aura été signifiée... tu ne failliras à percevoir d’eux encore une autre fourberie, à l’exception d’une poignée d’entre eux : accorde à ceux-là pardon, rémission. — Dieu aime les bel-agissants.
— De ceux aussi qui se qualifient de Nazaréens Nous avons reçu le pacte. Or ils oublièrent toute une part du Rappel qui leur a été (signifié). Donc entre eux Nous suscitâmes l’inimitié, la haine jusqu’au Jour de la résurrection. Alors Dieu les informera de ce qu’ils pratiquaient.
O Gens du Livre, Notre Envoyé est venu pour vous manifester le gros de ce que vous dissimuliez de l’Écrit ; il effacera le gros de vos défaillances. Voici que vous est venue de Dieu une lumière, un Écrit explicite
par quoi Dieu guide quiconque s’attache à Son agrément, c’est-à-dire au chemin du Salut : ainsi les fait-Il émerger des ténèbres vers la lumière, avec Sa permission, et les guide-t-Il sur une voie de rectitude.
Dénégateurs sont ceux qui assimilent à Dieu le Messie fils de Marie. Dis : « Qui pourrait le moindrement retenir Dieu d’anéantir le Messie fils de Marie et sa mère, et les habitants de la terre jusqu’au dernier ? » — Dieu possède la souveraineté des cieux et de la terre et de leur entre-deux. Il crée ce qu’Il veut. Il est Omnipotent.
Les Juifs disent, et les Nazaréens avec eux : « Nous sommes les fils de Dieu, Ses aimés ». Dis : « Alors, pourquoi vous tourmente-t-Il de vos péchés ? Bien plutôt êtes-vous des humains d’entre ceux qu’Il a créés : Il se montre indulgent à qui Il veut ; Il tourmente qui Il veut ». — A Lui la souveraineté des cieux et de la terre et de leur entre-deux. Il est la destination de tout.
— O Gens du Livre, Notre Envoyé vient à vous pour vous porter l’explicitation, après une pause (dans la succession) des prophètes, afin que vous ne disiez : « Il ne nous vient plus d’annonciateur ni de donneur d’alarme » : eh bien ! il vous est venu un annonciateur, un donneur d’alarme. — Dieu est Omnipotent.
Lors Moïse dit à son peuple : « O mon peuple, rappelez- vous le bienfait que Dieu vous a prodigué : Il a parmi vous établi des prophètes, Il a fait de vous des rois, vous a donné ce qu’Il n’avait donné à personne dans les univers
ô mon peuple, entrez dans la Terre sanctifiée que Dieu vous assigne, ne revenez pas en arrière : vous vous retourneriez en perdants ».
Ils lui dirent : « Moïse, il y a dans ce pays un peuple de colosses. Nous ne pourrons y entrer qu’ils n’en soient sortis : s’ils en sortent, à nous d’entrer ».
Deux craignants Dieu, gratifiés de Ses bienfaits, dirent : « Entrez chez eux par la porte ! Une fois entrés par là, vous serez des vainqueurs. A Dieu faites confiance, si vous êtes des croyants ! »
— « Moïse, dirent-ils, jamais nous n’y entrerons, tant qu’ils y seront. Vas-y, toi et ton Seigneur. Combattez tous deux, tandis qu’ici nous autres nous tiendrons en repos ».
— « O mon Seigneur, dit-il, je ne dispose que de mon frère et de moi. Isole-nous du peuple de scélératesse ! »
Il dit, et cette contrée leur fut en conséquence interdite quarante ans, durant lesquels ils demeurèrent par la terre errants. — Ne t’afflige pas pour le peuple de scélératesse.
Récite-leur encore l’histoire des fils d’Adam, en vérité, lorsque tous deux offrirent une oblation : accueillie de la part de l’un d’eux, elle ne le fut pas de l’autre. Ce dernier dit : « Oh ! que je te tue ! », et le premier : « Dieu n’accueille rien que de ceux qui se prémunissent
bien sûr, si tu portes la main sur moi pour me tuer, ce n’est pas moi qui porterai sur toi la mienne : moi je crains Dieu, Seigneur des univers.
moi je veux que tu endosses mon péché avec le tien, et sois donc parmi les compagnons du Feu ». — C’est la récompense des iniques.
— L’âme de Caïn fit prévaloir en lui le meurtre de son frère. Il le tua donc et se trouva du coup un perdant entre tous.
Alors Dieu manda un corbeau gratter le sol pour faire voir à Caïn comment cacher l’horreur de son frère. « Malheur à moi, dit-il, je n’étais pas capable, comme le corbeau, de cacher l’horreur de mon frère ». Il fut pris d’un intense remords.
C’est pourquoi Nous édictâmes, à l’intention des Fils d’Israël, que tuer une âme non coupable du meurtre d’une autre âme ou de dégât sur la terre, c’est comme d’avoir tué l’humanité entière ; et que faire vivre une âme c’est comme de faire vivre l’humanité entière. Oui, Nos prophètes leur vinrent avec des preuves. Pourtant, malgré cela, beaucoup d’entre eux commettent l’abus.
Seule rétribution de ceux qui combattent Dieu et Son Prophète et se démènent à faire dégât sur la terre : les tuer, ou les crucifier, ou leur couper les mains ou les pieds en diagonale, ou les bannir. Que ce leur soit ignominie en ce monde, outre un terrible châtiment dans la vie dernière
exception faite de ceux qui se seront repentis avant que vous ne les ayez appréhendés — Sachez que Dieu est Tout pardon, Miséricordieux.
Vous qui croyez, prémunissez-vous envers Dieu, aspirez à trouver vers Lui l’approche, faites effort sur Son chemin, dans l’espoir d’être des triomphants.
Les dénégateurs auraient-ils en entier les trésors de la terre, voire le double, pour se racheter du tourment au Jour de la résurrection, que leur rançon ne serait pas acceptée et qu’ils subiraient un châtiment de douleur
ils veulent sortir du Feu, ils ne peuvent en sortir. Ils subissent un châtiment implacable...
Le voleur, la voleuse, eh bien ! tranchez leurs mains en rétribution de ce qu’ils se sont acquis et pour l’exemplarité divine — Dieu est Tout-Puissant et Sage
toutefois qui se repent après avoir été inique et se réforme, eh bien ! Dieu se repent en sa faveur — Dieu est Tout pardon, Miséricordieux.
Ne sais-tu pas que Dieu possède la royauté des cieux et de la terre, qu’Il châtie qui Il veut, accorde Son indulgence à qui Il veut ? — Dieu est Omnipotent.
Ô Envoyé, ne t’attriste pas de cet acharnement dans la dénégation : que certains disent de la bouche croire, sans croire du cœur ; que certains, adeptes du Judaïsme, tout oreilles pour le mensonge, tout oreilles pour d’autres qui ne sont pas même venus à toi, détournent après coup les paroles de leurs lieux. « Si cela vous va, disent-ils, adoptez ! Sinon, méfiance ! » Décidément, celui que Dieu veut tenter, tu ne pourras pour lui rien obtenir de Dieu. Tels sont ceux de qui Dieu n’a pas voulu épurer le cœur : ils subissent l’ignominie en ce monde, et dans la vie dernière les attend un châtiment terrible
 ... tout oreilles pour le mensonge, affamés du frauduleux... eh bien ! s’ils recourent à toi, juge entre eux ou bien te détourne : si tu te détournes d’eux, ils ne pourront en rien te nuire ; si tu juges, alors, juge entre eux selon l’équité — Dieu aime les équitables.
— Comment se fait-il, d’ailleurs, qu’ils recourent à toi comme juge, quand ils ont la Torah, qui renferme la norme de Dieu : après quoi ils lui tournent le dos ! — Ceux-là ne sont pas des croyants.
C’est Nous qui avons fait descendre la Torah, où il y a guidance et lumière, pour que les prophètes se soumettant à Dieu jugeassent selon les normes entre les adeptes du Judaïsme ; et aussi les spirituels et les docteurs, en tant qu’ils sauvegardaient l’Écriture de Dieu et en témoignaient : ... « N’ayez pas peur des hommes ; ayez peur de Moi... Ne vendez pas Mes signes à vil prix » ... — Qui ne juge pas selon ce que Dieu a fait descendre... voilà les dénégateurs.
— Nous leur avons prescrit : âme pour âme, œil pour œil, nez pour nez, oreille pour oreille, dent pour dent ; compensation pour les blessures ; quiconque à titre d’aumône (renoncerait à la compensation) cela vaudrait pour lui expiation… — Qui ne juge pas selon ce que Dieu a fait descendre... voilà les iniques.
Nous mîmes sur leurs traces Jésus fils de Marie, en tant qu’avérateur de ce qui était en cours de la Torah, et Nous lui conférâmes l’Évangile, où il y a guidance et lumière, ... en tant qu’avérateur de ce qui était en cours de la Torah, que guidance et qu’édification pour ceux qui se prémunissent.
Que les adeptes de l’Évangile jugent selon ce que Dieu y a fait descendre. — Qui ne juge pas selon ce que Dieu y a fait descendre... voilà les scélérats.
— Enfin Nous avons fait descendre sur toi l’Écrit, dans le Vrai, pour avérer ce qui était en cours des Écritures, en l’englobant. Juge entre eux par ce que Dieu a fait descendre, ne te laisse pas entraver par leurs passions hors du Vrai… A chacun de Vous, Nous avons ouvert un accès, une avenue. Si Dieu avait voulu, Il aurait fait de vous une communauté unique : mais Il voulait vous éprouver en Ses dons. Faites assaut de bonnes actions vers Dieu. En Lui, pour vous tous, est le retour. Il vous informera de ce qu’il en est de vos divergences.
Oui, juge entre eux selon ce qu’a fait descendre Dieu. Ne cède pas à leurs passions. Prends garde qu’ils ne te tentent pour t’éloigner d’une part de ta révélation. S’ils tournent le dos, sache que Dieu veut seulement les frapper de quelques-uns de leurs péchés. — La plupart des humains sont des scélérats.
— Est-ce donc au jugement du paganisme qu’ils aspirent ? Qui peut juger plus bellement que Dieu, pour un peuple épris de certitude ?
Vous qui croyez, ne nouez ni avec les Juifs, ni avec les Chrétiens de rapports de protection. Qu’ils le fassent les uns avec les autres ! Quiconque d’entre vous en nouerait avec eux, conséquemment serait des leurs. — Dieu ne guide pas un peuple d’iniquité.
— Tu vois ceux qui ont au cœur une maladie s’empresser vers eux, se disant : « Nous craignons d’être affectés par un retournement de fortune ». Or peut-être Dieu va- t-Il apporter (aux croyants) l’ouverture ou telle occurrence par quoi ces (pusillanimes) se trouveront avoir à regretter ce qu’en eux-mêmes ils avaient dissimulé
et les croyants diront : « Sont-ce bien là ceux qui attestaient Dieu, par les plus graves de leurs serments, qu’ils étaient avec nous ? » Leurs actions auront crevé d’enflure ; ils se retrouveront perdants.
Vous qui croyez, quiconque parmi vous apostasierait... Dieu fera surgir un peuple qu’Il aime et qui L’aime, humble envers les croyants, superbe envers les dénégateurs, s’efforçant sur le chemin de Dieu sans craindre le reproche de personne. — Telle est la grâce de Dieu ; Il en gratifie qui Il veut. Dieu est Immense, Connaissant.
 — Vous n’avez de protecteur que Dieu et Son Envoyé, et ceux qui croient, ce sont eux qui effectuent la prière, acquittent la purification dans la prosternation...
... qui prend pour protecteur Dieu et Son Envoyé et ceux qui croient, eh bien ! c’est le parti de Dieu qui sera vainqueur.
Vous qui croyez, ne nouez pas de rapports de protection avec ceux qui tournent votre religion en moquerie, se jouant d’elle, parmi ceux qui ont reçu avant vous l’Écriture, non plus que parmi les dénégateurs. Prémunissez-vous de Dieu, si vous êtes des croyants.
 ... (avec ceux qui), si vous appelez à la prière, la tournent en dérision, se jouant d’elle — et cela parce qu’ils sont un peuple de déraison.
Dis : « Gens du Livre, n’avez-vous à nous reprocher que de croire en Dieu et en ce qu’Il a fait descendre sur nous, en ce qu’Il a fait descendre auparavant, et d’être vous-mêmes pour la plupart des scélérats ? »
Dis : « Vous annoncerai-je pis encore en fait de rétribution divine ? Ceux que Dieu, dans son courroux, maudit et transforma en singes et en porcs : les adorateurs de l’idole, ceux-là sont en pire posture et s’égarent plus gravement hors du droit chemin ».
Quand ils sont venus à vous, ils disaient : « Nous croyons ». Pourtant c’est en dénégateurs qu’ils sont entrés, et bien tels qu’ils sont sortis. Dieu sait parfaitement ce qu’ils refoulaient...
Combien n’en vois-tu pas s’acharner au péché, à l’agression, à leur manger frauduleux — Que détestable était leur agissement !
si seulement leurs spirituels et leurs docteurs leur interdisaient leurs propos de péché, leur manger frauduleux ! — Que détestable était leur comportement !
Les Juifs disent : « La main de Dieu est verrouillée ». Que les leurs soient verrouillées ! Maudits soient-ils pour leurs allégations ! Bien au contraire les mains de Dieu s’ouvrent largement, et prodiguent à Sa volonté. Mais bien sûr ! elle ne fait chez beaucoup d’entre eux, la descente opérée sur toi de la part de ton Seigneur, que les grandir en impudence et dénégation. Aussi bien avons-Nous jeté parmi eux l’inimitié, la haine jusqu’au Jour de la résurrection. Toutes les fois qu’ils allument un feu pour la guerre, Dieu l’éteint : ils ne s’en démènent pas moins à faire dégât sur la terre. Or Dieu n’aime pas les faiseurs de dégât...
Si seulement les Gens du Livre croyaient, se prémunissaient, Nous couvririons leurs méchancetés et les ferions entrer aux jardins de bonheur
si seulement ils mettaient en œuvre la Torah et l’Évangile et la descente sur eux opérée de la part de leur Seigneur, les nourritures afflueraient à eux de dessus leur tête et de dessous leurs pieds. Certes, il est parmi eux une communauté de juste milieu. Mais de beaucoup d’entre eux les actions sont mauvaises...
Communique, Envoyé, ce qui est descendu sur toi de ton Seigneur. Si tu négligeais de le faire, tu manquerais à la communication du message, quand Dieu te garde indemne (de la méchanceté) des hommes… — Dieu ne guide pas le peuple de dénégation.
Dis : « Gens du Livre, vous êtes complètement en l’air, tant que vous n’appliquez pas la Torah et l’Évangile et la révélation sur vous descendue de votre Seigneur ». Il est vrai que celle descendue sur toi du Tien ne fait que grandir beaucoup d’entre eux en impudence et dénégation ! — Ne t’afflige pas pour le peuple de dénégation...
Ceux qui croient, et les tenants du Judaïsme, et les Sabéens aussi, et les Chrétiens, à condition de croire en Dieu et au Jour dernier, et d’effectuer l’œuvre salutaire, point de crainte à nourrir sur eux, non plus qu’ils n’auront regret...
Oui, Nous avons reçu l’engagement des Fils d’Israël et Nous leur envoyâmes des envoyés. Chaque fois qu’il leur en venait pour réfréner leurs passions, ils démentaient les uns, en tuaient d’autres
ne pensant pas qu’il en résultât pour eux tribulation : ils furent aveugles et sourds. Malgré cela Dieu se repentit en leur faveur. Derechef beaucoup d’entre eux se montrèrent aveugles et sourds, alors que Dieu est Clairvoyant sur leurs actions.
Dénégateurs sont bien ceux qui disent que Dieu serait le Messie fils de Marie ; alors que le Messie a dit : « Fils d’Israël, adorez Dieu, mon Seigneur et Le vôtre ». Quiconque associe à Dieu, Dieu lui interdira le Jardin, il n’aura pour asile que le Feu. — Aux iniques, point de secourant !
Dénégateurs sont bien ceux qui définissent Dieu comme le troisième d’une triade. Il n’est de dieu qu’un dieu unique. S’ils n’en finissent avec ce propos, sûr que les dénégateurs d’entre eux seront frappés d’un châtiment de douleur
quoi ! ils ne se repentiraient pas à Dieu, n’imploreraient pas Son pardon ? — Dieu est Tout pardon, Miséricordieux.
— Il n’était, le Messie, fils de Marie, rien d’autre qu’un envoyé —des envoyés sont passés avant lui— et sa mère qu’un être de vérité, l’un et l’autre sujets à manger de la nourriture. — Vois comme Nous explicitons (aux Chrétiens) Nos signes, bien plus ! vois comme ils s’en détournent !
Dis : « Adoreriez-vous, en place de Dieu, cela qui ne peut vous valoir ni dommage ni avantage, alors que Dieu est l’Entendant, le Connaissant ? »
Dis : « Gens du Livre ! ne vous portez pas à l’extrême dans votre religion, à contre-vérité. Ne cédez pas aux passions d’un peuple qui jadis s’est égaré, en égara d’autres en grand nombre, et perdit le droit chemin ».
Maudits furent les dénégateurs d’entre les Fils d’Israël, par la voix de David et de Jésus fils de Marie, et cela parce qu’ils se montraient rebelles et transgresseurs
qu’ils ne s’interdisaient mutuellement aucun forfait à commettre — Funestes agissements !
Tu vois beaucoup d’entre eux nouer des liens de protection avec les dénégateurs. Oh ! sinistres avances que leur fait leur âme sur la colère de Dieu, et sur le châtiment où ils s’éterniseront
ah ! s’ils croyaient en Dieu et au Prophète et à ce qui sur lui est descendu, ils ne noueraient pas avec ceux-là de tels liens. Mais beaucoup d’entre eux sont des scélérats...
Sûr que la haine la plus farouche envers les croyants, tu la trouves chez les Juifs et chez les associants ; et la plus proche affinité avec les croyants, chez ceux qui se qualifient de Chrétiens : c’est qu’il y a parmi eux des pasteurs et des ermites, et qu’ils sont sans superbe
quand ils entendent ce qui est descendu sur l’Envoyé, tu vois leurs yeux épancher des larmes, tant ils y reconnaissent de vérité, au point de dire : « Notre Seigneur, nous croyons. Inscris-nous parmi les témoins
comment pourrions-nous ne point croire en Dieu et à ce qui nous est venu de Vrai, n’aspirer point à ce que notre Seigneur nous fasse entrer dans le peuple des justifiés ? »
— Que Dieu leur donne, en récompense de ce qu’ils disent, des jardins de sous lesquels des ruisseaux coulent, et où ils seront éternels — C’est la rétribution des bel-agissants
— Tandis que les dénégateurs, ceux qui dénient Nos signes, ceux-là seront les compagnons de la Géhenne.
Vous qui croyez, ne tenez pas pour interdites des choses bonnes parmi celles que Dieu vous rend licites ; ne commettez point pour autant de transgression — Dieu n’aime pas les transgresseurs
mangez de ce que Dieu vous attribue de licite et de bon, tout en vous prémunissant de Dieu, puisqu’en Lui vous croyez...
Dieu ne vous tient pas grief du verbiage de vos serments, mais bien de faillir à vos engagements. De quoi l’expiation consisterait à assurer à dix pauvres une nourriture de la moyenne dont vous nourrissez votre famille ; ou bien leur vêtement ; ou encore à affranchir une nuque d’esclave ; pour qui n’en aurait pas le moyen, un jeûne de trois jours : cela pour l’expiation (d’avoir violé) vos serments ; donc, restez-y fidèles. C’est ainsi que Dieu explicite pour vous Ses signes, escomptant que vous en aurez gratitude...
Vous qui croyez, l’alcool, le jeu d’argent, les bétyles, les flèches (divinatoires) ne sont que souillure machinée de Satan... Écartez-vous en, dans l’espoir d’être des triomphants
Satan ne veut qu’embusquer parmi vous la haine et l’exécration sous forme d’alcool et de jeux d’argent, vous empêcher de rappeler Dieu et de prier. N’allez- vous pas en finir ?
Obéissez à Dieu, obéissez à l’Envoyé, prenez garde ; si vous faites volte-face... alors sachez qu’à Notre Envoyé n’incombe que la communication explicite.
A ceux qui croient, effectuent l’œuvre salutaire, nulle faute n’est imputable en matière d’alimentation tant qu’ils se prémunissent et croient, effectuent l’œuvre salutaire, et derechef se prémunissent et croient, et derechef se prémunissent et bellement agissent. — Dieu aime les bel-agissants.
Vous qui croyez, Dieu vous met certainement à l’épreuve par ce peu de gibier qu’attrapent vos mains ou vos lances, pour savoir qui Le craint dans le secret. Qui passe outre à l’avertissement subira un châtiment douloureux.
Vous qui croyez, ne tuez pas de gibier en état d’interdit. Qui d’entre vous le ferait délibérément, sa rétribution équivaudra en bêtes de troupeau à ce qu’il aura tué, au jugement de justes de parmi vous et sous forme d’offrande directe à la Ka'ba. Ou bien une expiation, à savoir d’assurer la nourriture de pauvres ; ou encore l’équivalent de cela en jeûne : cela de sorte que (le fautif) goûte les tristes effets de son acte. Dieu efface alors ce qui a précédé ; en cas de récidive, Il se venge du coupable. — Dieu est Tout-Puissant, Maitre-de-vengeance.
— Licite vous est rendu le gibier de la mer, et ce qu’on y trouve de bon à manger : gros avantage pour vous et pour les voyageurs. Vous est prohibé le gibier de terre, tout le temps que vous êtes en interdit. — Prémunissez-vous envers Dieu, vers qui vous serez rassemblés.
Dieu a fait de la Ka'ba la Maison sacrée, en tant que structure pour l’humanité, et le mois sacré, les offrandes et les guirlandes. Cela pour vous enseigner que Dieu sait ce qu’il y a dans les cieux et sur la terre. — Et Dieu de toute chose est Connaissant.
— Sachez que Dieu est aussi Rigoureux dans la punition que Tout pardon et Miséricordieux.
Au Prophète n’incombe que la communication. Dieu connaît de vous ce que vous découvrez et ce que vous refoulez.
Dis : « Point ne s’équivalent le pernicieux et le bon, même si le premier te séduit par sa surabondance » ... Donc, prémunissez-vous envers Dieu, ô gens dotés de moelles, dans l’espoir d’être des triomphants.
Vous qui croyez, gardez-vous d’interroger sur des choses qui, à vous découvertes, vous feraient mal, et qui, si vous interrogiez sur elles en cours de descente du Coran, pourraient vous être rendues patentes, alors que Dieu les effaçait. — Dieu est Tout pardon, Longanime.
Un peuple d’avant vous avait posé des questions sur de telles choses ; pour comble, ils se retrouvèrent ainsi dénégateurs...
Dieu n’a institué ni bahîra, ni saiba, ni waçîla, ni hâmi. Mais les dénégateurs fabulent sur Lui le mensonge. La plupart déraisonnent
et si on leur dit : « Venez à ce que Dieu a fait descendre, venez à l’Envoyé », ils disent : « C’est bien assez pour nous que la croyance où nous avons trouvé nos pères ». Alors, et si leurs pères ne savaient rien de tout, se guidaient mal ?...
Vous qui croyez, prenez vos responsabilités. Qui s’égare ne peut vous nuire, si bien vous vous guidez. Dieu soit pour vous l’unanime référence. C’est Lui qui vous informera de ce que vous faisiez.
Vous qui croyez, le témoignage (valable) entre vous, quand la mort se présente à l’un des vôtres, (sera), au moment de tester, (celui de) deux personnes honorables prises parmi vous, ou de deux autres prises ailleurs, si vous-mêmes étiez en déplacement et que vous atteignît alors l’accident de la mort. Vous retenez ces deux personnes après la prière, de sorte qu’en cas d’un doute par vous émis, elles jurent : « A aucun prix, nous ne vendrons notre témoignage, fut-ce à l’un de nos proches ; et nous ne dissimulerons pas le témoignage de Dieu, sans quoi nous serions des pécheurs entre tous »
en conséquence, si l’on tombe sur des faits établissant un péché de ces deux-là, on leur substituera, dans leur rôle, deux autres témoins pris parmi les victimes du péché établi, les deux ayants droit prioritaires, et à qui l’on fera jurer : « Par Dieu, notre témoignage est plus véritable que le leur. Nous n’avons pas commis de transgression : sans quoi nous serions des iniques entre tous »
tel sera le moyen le plus propre à inciter les premiers à porter un témoignage intégral, de crainte que des serments, après les leurs, ne soient référés à autrui. — Prémunissez-vous envers Dieu ; écoutez. Dieu ne guide pas un peuple de scélérats.
... Au jour où Dieu rassemble les envoyés et dit : « Quelle réponse avez-vous reçue ? — Nous n’en avons aucune science, disent-ils, c’est Toi le Connaisseur des mystères »
lors Dieu dit : « Jésus fils de Marie, rappelle-toi Mon bienfait sur ta mère et sur toi, quand Je te confortai de l’Esprit de sainteté, te faisant parler dès le berceau comme à l’âge adulte ; que Je t’enseignai l’Écriture et la sagesse, la Torah, l’Évangile ; et que tu créais d’argile comme une forme d’oiseau, non sans Ma permission ; et que tu soufflais sur elle, non sans Ma permission ; et que tu guérissais l’aveugle et le lépreux, non sans Ma permission ; que tu faisais sortir les morts, non sans Ma permission. Et quand Je dissuadai les Fils d’Israël de te suivre : quand tu leur produisis avec des preuves, les dénégateurs d’entre eux dirent : « Ce n’est là que sorcellerie flagrante »
et que j’inspirai aux apôtres : « Croyez en Moi et à Mon Envoyé », et ils dirent : « Nous croyons. Témoigne que nous sommes de Ceux-qui-se-soumettent »
lors les apôtres dirent : « Jésus, fils de Marie, ton Seigneur pourrait-Il faire descendre du ciel parmi nous une table ? » Jésus dit : « Prémunissez-vous envers Dieu, si vous êtes croyants ».
— « Nous voulons y manger, dirent-ils, pour apaiser notre cœur, et savoir que tu nous as dit vrai, et que d’elle nous puissions bien haut témoigner ».
Jésus fils de Marie dit : « O mon Dieu, notre Seigneur, fais descendre sur nous une table du ciel. Nous en ferons une célébration annuelle pour le premier d’entre nous comme pour le dernier, en tant que signe de Toi venu. Pourvois- nous. Tu es le meilleur des pourvoyeurs »
lors Dieu dit : « Je la fais descendre sur vous, mais après cela, quiconque d’entre vous déniera, Je le châtierai d’un châtiment sans précédent dans les univers »
lors Dieu dit : « Jésus fils de Marie, est-il vrai que tu aies dit aux hommes : “ Tenez-nous, ma mère et moi pour deux dieux en place de Dieu ” ? — A Ta transcendance ne plaise!, dit Jésus, il n’est pas en mon pouvoir de m’arroger ce qui n’est point à moi en vérité. Si je l’avais dit, Tu l’aurais su, puisque Tu connais ce qui est en moi, quand moi j’ignore ce qui est en Toi : n’es-Tu pas le Connaisseur des mystères ?
je ne leur ai dit que ce que Tu m’as commandé : “ Adorez Dieu, mon Seigneur et Le vôtre ”. J’étais leur témoin tant que je fus parmi eux. Et quand Tu m’eus recouvré, c’est Toi qui fus leur surveillant, puisque c’est Toi qui de toute chose es Témoin
si Tu les châties, ne sont-ils pas Tes esclaves ? Si Tu leur pardonnes, n’es-Tu pas le Tout-Puissant, le Sage ? »
Dieu dit : « Voilà un Jour où l’esprit de vérité aura servi les êtres de vérité. Ils ont des jardins de sous lesquels des ruisseaux coulent et où ils sont éternels, à jamais ». — Dieu les ait en Son agrément, qu’ils L’aient dans le leur : c’est là le triomphe sublime
A Dieu la royauté des cieux et de la terre et de ce qu’ils contiennent. — Il est Omnipotent.
Louange à Dieu, qui a créé les cieux et la terre, établi les ténèbres et la lumière, après quoi les dénégateurs donnent à leur Seigneur des égaux !
c’est Lui qui vous a créés d’argile, puis décréta un terme, car tout terme est en Lui fixé, après quoi vous autres doutez !
c’est Lui, Dieu, aux cieux et sur la terre, qui sait de vous le secret et le publié ; donc Il sait ce que vous vous acquérez.
Et dire que pas un signe ne leur vient d’entre les signes de leur Seigneur sans qu’ils s’y soient dérobés !
Ainsi auront-ils démenti le Vrai quand il leur est venu : alors ils auront des nouvelles de cela qu’ils tournaient en dérision
N’ont-ils pas vu combien Nous avons fait périr avant eux de générations, auxquelles nous avions donné sur la terre des moyens que Nous ne vous avons pas donnés ? Nous envoyions sur elles le ciel à verse, faisions de dessous eux les rivières courir : et pourtant Nous les abolîmes par leurs péchés mêmes, et fîmes après eux monter d’autres générations.
Même si Nous avions fait sur toi descendre un Écrit sur une feuille à toucher de leurs mains, les dénégateurs diraient : « Ce n’est là que sorcellerie flagrante ».
« Ah !, disent-ils encore, si sur lui on avait fait descendre un ange ! » Or si Nous avions fait descendre un ange, le décret eût été accompli : ils ne seraient pas en sursis
et si Nous avions fait (de Notre Envoyé) un ange, assurément Nous lui aurions donné forme humaine, sur quoi Nous les aurions livrés à la même équivoque qu’ils ont commise.
On s’était bien moqué des envoyés d’avant toi : eh bien ! les moqueurs ont subi l’étreinte de cela même dont ils se moquaient.
 Dis : « Allez par la terre, et mieux encore : regardez quelle fut la fin de ceux qui démentaient ».
Dis : « A qui appartient ce qui est aux cieux et sur la terre ? » Dis : « A Dieu. Il S’assigne à Lui-même la miséricorde. J’atteste qu’Il vous réunira au Jour de la résurrection : nul doute là-dessus ». Ceux qui se seront perdus eux-mêmes, c’est qu’ils ne croient pas
à Lui appartient ce qui habite la nuit et le jour, Lui l’Entendant, le Connaissant.
Dis : « Irais-je me donner comme protecteur un autre que Dieu, Créateur des cieux et de la terre à partir de rien, Lui qui nourrit sans recevoir de nourriture ? » Dis : « Moi, j’ai reçu commandement d’être le premier à me soumettre ». Et garde-toi d’être des associants.
Dis : « Moi, je redoute, si je me rebellais contre mon Seigneur, le châtiment d’un Jour terrible »
celui de qui en ce Jour (le châtiment) sera détourné, c’est que Dieu l’aura pris en Sa miséricorde : ce sera pour lui le triomphe insigne.
Si Dieu te touche d’une douleur, nul autre que Lui ne peut t’en délivrer, s’Il te touche d’un bien, c’est qu’Il est Omnipotent
Il est l’Irrésistible, surplombant Ses adorateurs, et Il est le Sage, l’Informé.
Dis : « Que peut-il y avoir de plus auguste comme témoignage ? » Dis : « Dieu témoigne entre vous et moi que ce Coran m’est révélé pour que je vous donne l’alarme, à vous et à quiconque atteindra son message. Et vous, allez-vous témoigner qu’il est avec Dieu d’autres dieux ? » Dis : « Je me refuse à un tel témoignage ! » Dis : « De dieu unique, il n’est que Lui. Je me proclame innocent de ce que vous Lui associez ».
Ceux que Nous avons dotés de l’Écriture la connaissent comme ils connaissent leurs fils. Ceux qui se seront perdus eux-mêmes, c’est qu’ils ne croient pas
quoi de plus inique que de fabuler sur Dieu le mensonge, ou de démentir Ses signes ! Non, les iniques ne triomphent pas.
Au Jour où Nous les rassemblerons en totalité, Nous dirons aux associants : « Où sont vos prétendus associés ? »
alors leur scandale se réduit à dire : « Par Dieu notre Seigneur, nous n’étions point des associants »
regarde comme ils mentent sur eux-mêmes, tandis que loin d’eux va se perdre leur fabulation !
Il en est parmi eux qui t’écoutent, sauf que Dieu a mis sur leur cœur des voiles, afin qu’ils ne pénètrent pas (le message), et dans leurs oreilles une profonde surdité. Ils ont beau voir tant de signes, ils n’y croient pas, si bien que venant à toi seulement pour disputer, ils dénient : « Ce ne sont là que légendes d’Anciens »
 ils jettent l’interdit sur le Prophète, ils font le vide autour de lui, même s’ils ne font ainsi que se détruire eux-mêmes, sans s’en rendre compte
ah ! si tu pouvais les voir, bloqués sur le Feu, dire : « Puissions-nous être ramenés (à la vie) : nous ne démentirions plus les signes de notre Seigneur, nous serions des croyants exemplaires »
mieux que cela ! l’évidence les frappe de ce que naguère ils dissimulaient. S’ils étaient ramenés, ils récidiveraient dans ce qu’on leur a interdit — Ils ne font assurément que mentir
ils rediraient : « Il n’y a que ceci : notre vie d’ici-bas. Nous ne serons pas ressuscités ».
Ah ! si tu pouvais les voir, bloqués devant leur Seigneur ! Il leur dit : « Ceci n’est-il pas le Vrai ? — Mais oui, disent-ils, par notre Seigneur ! — Eh bien, dit-Il, goûtez le châtiment par cela même que vous avez dénié ».
Ils sont bien perdants, ceux qui démentaient la rencontre de Dieu ! au point que lorsque l’Heure fondra sur eux à l’improviste, ils diront : « Quel regret pour nous, de l’avoir ici-bas négligé ! » Ils n’en porteront pas moins sur le dos leur charge  — Chargement funeste !
— La vie d’ici-bas n’est que jeu, futilité. La demeure dernière prodigue tellement plus à qui se prémunit ! — N’allez-vous pas raisonner ?
— Nous savons bien que souvent tu t’attristes de leurs propos. Or ce n’est pas seulement toi qu’ils démentent : ce sont les signes de Dieu que renient ces iniques
avant toi maints envoyés ont été démentis : ils restèrent patients au démenti et à la calomnie jusqu’à ce que leur vînt Notre aide victorieuse. Rien ne peut se substituer aux paroles de Dieu. Elle t’est venue en partie, l’histoire de ceux qui furent envoyés
si leur éloignement t’accable et que tu eusses le pouvoir de chercher une galerie sous terre ou une échelle pour monter au ciel afin de leur rapporter un signe... si Dieu voulait Il les aurait regroupés sous la guidance : ne sois pas de ceux qui l’ignorent !
seuls ceux qui entendent font bonne réponse. Les morts, Dieu seul les ressuscitera. — Et puis vers Lui ils seront ramenés.
Ils disent encore : « Que n’a-t-on fait descendre sur lui un signe de la part de son Seigneur ? » Dis : « Dieu a pouvoir de faire descendre un signe ». — Mais la plupart d’entre eux ne le savent pas.
— Pas de bête sur la terre, ni d’oiseau volant de ses deux ailes qui ne constitue des nations pareillement à vous : dans le Livre Nous n’avons absolument pas omis la moindre chose. — Et puis vers le Seigneur ils seront rassemblés.
— Ceux qui démentent Nos signes sont sourds et muets, livrés aux ténèbres. Celui qu’Il veut, Dieu l’égare ; celui qu’Il veut, Dieu le met sur une voie de rectitude.
Dis : « Qu’en pensez-vous ? si le châtiment de Dieu vous frappe ou que l’Heure vous advienne, invoqueriez-vous un autre que Dieu, pour autant que vous soyez véridiques ? »
mais non ! C’est bien Lui que vous invoquez, pour qu’Il dissipe, s’Il le veut, ce qui motive votre invocation, et vous oubliez alors cela que vous Lui associez...
Oui, Nous avons envoyé (Notre message) à des communautés d’avant toi ; et c’est pourquoi Nous les saisîmes par le malheur et la calamité, dans l’attente de leur contrition
ah ! si, quand les toucha Notre rigueur, elles avaient témoigné de contrition ! Mais leur cœur s’endurcit, Satan leur parait leurs actes
quand elles eurent oublié l’objet du Rappel qui leur était signifié, Nous leur ouvrîmes les portes de toute chose jusqu’au moment où, joyeux de tous ces dons, Nous les saisîmes à l’improviste : et les voilà prostrées
tranché radicalement fut le peuple qui avait commis l’iniquité — Et louange à Dieu, Seigneur des univers !
Dis : « Qu’en pensez-vous ? si Dieu vous enlève l’ouïe avec la vue et vous pose un sceau sur le cœur, quel dieu autre que Dieu pourrait vous les rendre ? — Vois comme Nous modulons les signes. Après quoi ils s’en détournent !
Dis : « Qu’en pensez-vous ? si le châtiment de Dieu fond sur vous à l’improviste ou manifestement, sera-ce abolir rien d’autre que le peuple d’iniquité ?
Nous n’envoyons d’envoyé que porter la bonne nouvelle et donner l’alarme. En conséquence celui qui croit et s’amende, nulle crainte à se faire pour lui, non plus qu’il n’éprouvera regret
tandis que ceux qui démentent Nos signes, le châtiment les touche par leur propre scélératesse.
Dis : « Je ne vous dis pas disposer des réserves de Dieu, non plus que connaître le mystère. Je ne vous dis pas être un ange. Je ne fais que suivre ce qui m’est révélé » ... Dis : « Sont-ils à égalité, l’aveugle et le clairvoyant ? » — N’allez-vous pas réfléchir ?
— ... « donner par ceci l’alarme à ceux qui craignent d’être rassemblés devant leur Seigneur sans avoir hors Lui, ni protecteur ni intercesseur, et cela dans l’espoir qu’ils se prémunissent ».
— Ne chasse pas ceux qui invoquent leur Seigneur soir et matin parce qu’ils veulent Son visage. Dresser leur compte ne t’incombe pas plus qu’à eux de dresser le tien. Aussi, les chargerais-tu, qu’entre tous tu serais inique.
C’est ainsi : Nous mettons à l’épreuve les gens les uns par les autres, si bien que ceux-là disent : « Dieu n’avantage-t-Il pas ceux-ci d’entre les nôtres ? » Mais Dieu ne connaît-Il pas mieux que personne ceux qui Lui ont gratitude ?
 Que viennent à toi ceux qui croient à Nos signes, eh bien ! dis-leur : « Le salut sur vous !, votre Seigneur s’assigne à Lui-même la miséricorde : quiconque d’entre vous commet le mal par ignorance, puis fait retour à Dieu et s’amende, Dieu est Tout pardon, Miséricordieux ».
C’est ainsi que Nous articulons les signes, et c’est encore pour mettre en évidence le chemin des criminels.
Dis : « J’ai reçu l’interdiction d’adorer ceux qu’en place de Dieu vous invoquez ». Dis : « Je ne suivrai pas vos passions : ce serait pour moi m’égarer, m’exclure de ceux qui bien se dirigent ».
Dis : « Je me fonde sur une preuve venue de mon Seigneur, même si vous Le démentez. Je ne détiens pas ce dont vous pressez l’échéance, car le jugement n’est qu’à Dieu : il suit à la trace la Vérité » — Dieu est le Meilleur pour trancher.
Dis : « Si je détenais ce dont vous pressez l’échéance, l’affaire serait décidée entre vous et moi » — Dieu est le Meilleur pour connaître les iniques
Il tient les clefs du mystère ; Il est seul à les connaître ; Il sait ce qui habite la terre ferme et la mer. Pas de feuille qui tombe sans qu’Il ne le sache ; ni de grains dans les ténèbres du sol, ni rien de sec ni d’humide qui ne s’inscrive au Livre explicite
c’est Lui qui la nuit vous récupère, non sans connaître vos rapines du jour, après quoi Il vous fait ressurgir, pour qu’un terme fixé s’accomplisse, et puis vers Lui sera votre retour, et alors Il vous informera de ce que vous avez fait.
Il est l’Irrésistible, surplombant Ses adorateurs, Il vous envoie des gardiens, de sorte que l’un de vous, quand la mort lui advient, Nos émissaires le recouvrent sans la moindre négligence
et puis à Dieu ils sont ramenés, leur Maître de Vérité : n’est-Il pas Le seul à juger ? Le plus prompt à dresser le compte ?
Dis : « Qui vous sauve des ténèbres du continent et de la mer, de sorte que vous L’invoquez dans la contrition et l’humilité ? : “ Si de cela Tu nous sauves, sûr que nous Te serons entre tous reconnaissants ! ” »
Dis : « En effet Dieu vous sauve de cette occurrence et de toute tristesse. Et pour comble vous Lui donnez des associés ! »
Dis : « Il est Celui qui a pouvoir de vous dépêcher un châtiment de dessus vos têtes, de dessous vos pieds, ou de vous jeter dans la confusion des sectes, et de faire goûter aux uns la brutalité d’autrui ». — Regarde comme Nous modulons Nos signes, dans l’espoir qu’on comprenne à fond !
— Si ton peuple a démenti (un tel message), alors que c’est la Vérité, dis : « Je ne serai pas votre répondant ».
Toute annonce trouvera son gîte. Un jour vous le saurez.
Quand tu en vois s’en prendre à Nos Signes, écarte-toi d’eux, jusqu’à ce qu’ils abordent un autre sujet. Si Satan te le fait décidément oublier, ne t’attarde pas, après le Rappel, avec le groupe d’iniquité
leur compte n’incombe en rien à qui se prémunit, seul importe le Rappel — S’il les faisait se prémunir !
— Laisse ceux qui ont pris leur religion en jeu et futilité, et qu’abusa la vie de ce monde. Par ceci rappelle qu’une âme sera livrée à raison de ses propres acquis ; elle n’aura hors Dieu ni protecteur ni intercesseur ; même si elle offre rançon plénière, l’offre ne sera pas reçue d’elle. Ceux-là, réduits à la prostration par leurs propres acquis, auront breuvage bouillant et douloureux châtiment à raison de leur dénégation.
Dis : « Invoquerions-nous, hors Dieu, cela qui ne peut ni nous servir ni nous nuire ? Nous laisserions-nous ramener sur nos talons après avoir reçu de Dieu guidance, pareils à celui que les satans auront séduit sur la terre ? Quelle perplexité ! Il a des compagnons qui l’appellent à la guidance : « Reviens avec nous ! » Dis : « La guidance de Dieu est la seule guidance. Nous avons reçu commandement de nous soumettre au Seigneur des univers ».
Accomplissez la prière, et vous prémunissez envers Lui, car c’est vers Lui que vous serez rassemblés
Lui qui a créé les cieux et la terre dans la Vérité. Et le jour où Il dit : « Sois », cela est. Sa parole est Vérité. A Lui la royauté au Jour où dans la trompe il sera soufflé. Il est Connaissant du mystère et de la présence. Il est le Sage, l’Informé.
Lors Abraham dit à son père Azar : « Tu prends des idoles pour dieux ? Je te vois, ainsi que ton peuple, dans un égarement manifeste ».
Ainsi découvrions-Nous à Abraham la souveraineté des cieux et de la terre, pour le mettre au premier rang des êtres de certitude.
Donc, quand la nuit noire fut venue, il vit un astre, et dit : « C’est mon seigneur ! » Mais quand l’astre eut décliné : « Je ne me satisfais pas, dit-il, de ce qui est sujet au déclin »
quand il vit la lune monter dans sa splendeur, il dit : « Voici donc mon seigneur ». Or, quand elle eut décliné : « A moins que mon Seigneur ne me guide, dit-il, sûr que je vais être du peuple qui s’égare »
quand il vit le soleil monter dans sa splendeur, il dit : « Voici enfin mon seigneur : c’est le plus grand ! » Or, le voyant décliner : « O mon peuple, dit-il, je me proclame innocent de cela qu’à Dieu vous associez !
 je tourne ma face, en croyant originel, vers Celui qui a créé de rien les cieux et la terre : moi, je ne suis pas des associants ».
Son peuple d’argumenter contre lui : « Vous m’opposez sur Dieu des arguties, dit-il, alors qu’Il m’a pris sous Sa guidance, et que je ne crains nullement cela que vous Lui associez, mais seulement que mon Seigneur ait quelque dessein, car Sa science embrasse toute chose. N’allez- vous pas réfléchir ?
comment craindrais-je cela que vous Lui associez, alors que vous ne craignez pas d’associer à Dieu ce qu’il n’a pas fait descendre sur vous accompagné de la moindre justification ! Alors, lequel des deux partis a davantage droit à la sécurité, pour autant que vous sachiez ? »
— Ceux qui croient et n’ont pas obscurci leur foi d’iniquité, ceux-là ont la sécurité, ce sont eux qui bien se dirigent :
tel Notre argument, dont Nous munîmes Abraham contre son peuple. Nous élevons en degré qui Nous voulons. Ton Seigneur est Sage, Connaissant.
Nous lui accordâmes Isaac et Jacob, les guidâmes tous trois ; et Noé, Nous l’avions guidé avant lui ; et parmi sa descendance David, Salomon, Job, Joseph, Moïse, Aaron... Ainsi récompensons-Nous les bel-agissants
et Zacharie, Jean-Baptiste et Jésus, Élie, tous d’entre les justifiés
Ismaël, Élisée, Jonas, Loth : tous Nous les privilégiâmes sur les univers
avec certains de leurs ancêtres et de leur descendance et de leurs frères, et Nous les élûmes, et les guidâmes à la voie de rectitude.
— C’est là la guidance de Dieu : Il en guide qui Il veut parmi Ses adorateurs : s’ils avaient associé, tout ce qu’ils faisaient aurait crevé.
A ceux-là Nous conférâmes l’Écriture, la sagesse, la prophétie. Si ces gens-ci la dénient, Nous en avons chargé un peuple, qui n’en était pas dénégateur
ceux-là, Dieu les a guidés, donc à leur guidance te conforme. Dis : « Je ne vous demande pour autant aucun salaire. Ce n’est rien de moins qu’un Rappel à l’univers »
... non plus qu’ils n’ont mesuré Dieu à Sa vraie mesure, lorsqu’ils ont dit : « Dieu n’a fait descendre sur un humain rien du tout ». Dis : « Qui a fait descendre l’Écriture qu’apporta Moïse en tant que lumière et que guidance pour les hommes ? Vous la réduisez à des rouleaux que vous exhibez et en grande partie dissimulez, bien que vous en ayez appris ce que vous ne saviez ni vous ni vos pères ». Dis : « Dieu », et mieux : laisse-les s’amuser à leur indiscrétion.
Ceci est un Écrit que Nous avons fait descendre, béni, comme avération de ce qui est déjà en cours et pour que tu donnes l’alarme à la Mère des cités et à ce qu’il y a autour d’elle. Ils y croient, ceux qui croient à la vie dernière, et sont assidus à leurs prières.
Quoi de plus inique que de fabuler sur Dieu un mensonge, ou de dire : « Il m’a été révélé », alors que rien ne vous a été révélé, ou bien : « Je vais faire descendre l’analogue de ce que Dieu a fait descendre ». Ah ! si tu pouvais voir les iniques en proie aux tourbillons de la mort, et les anges étendant leurs mains : « Vomissez votre âme ! En ce Jour, vous subissez le châtiment d’ignominie pour ce que vous disiez sur Dieu à contre-vérité, vous qui par superbe refusiez Ses signes ! »
Et voici que vous Nous arrivez un par un, tels que la première fois Nous vous avons créés. Vous avez laissé derrière votre dos tout ce que Nous vous avions octroyé. Nous ne voyons plus avec vous les intercesseurs que vous supposiez avoir pour associés. La rupture entre eux et vous est consommée ; loin de vous s’en va se perdre cela que vous supposiez.
Dieu, qui fend la graine et le noyau, fait sortir le vivant du mort, sortir le mort du vivant — c’est votre Dieu, comment vous en laissez-vous aliéner ?
Lui qui fend le ciel sur la naissance du jour, fait de la nuit une quiétude, du soleil et de la lune une base de calcul — et cela par détermination du Tout-Puissant, Connaissant
Lui qui disposa pour vous les étoiles afin que bien vous vous guidiez dans les ténèbres du continent et de la mer… — Nous articulons les signes pour un peuple qui saurait
Lui qui vous développe à partir d’une âme unique : il faut donc un gîte et un réceptacle… — Nous articulons Nos signes pour un peuple qui comprendrait
Lui qui fait descendre du ciel une eau, dont Nous faisons sortir végétation de toute chose, sortir la verdure, sortir l’épi composite, le palmier avec des régimes débordant de ses spathes, et puis des jardins de vigne, d’oliviers et de grenadiers, similaires et jamais ressemblants... Oh ! regardez leur fruit fructifier et mûrir... — Que de signes en tout cela pour un peuple qui croirait !
Ils donnent à Dieu comme associés les djinns, qui pourtant sont Sa créature ; ils Lui supposent des filles et des fils, sans la moindre science. A la transcendance de Dieu ne plaise, Lui tellement au-dessus de leurs fabulations !
— Créateur absolu des cieux et de la terre, comment aurait-Il un enfant, sans avoir de compagne, alors qu’Il a tout créé, que de tout Il est Connaissant ?
Tel est Dieu votre Seigneur. Il n’est de dieu que Lui, seul Créateur de toute chose. Adorez-Le. Il est de toute chose Répondant
les regards ne peuvent L’atteindre, c’est Lui qui embrasse tous les regards. — Il est le Subtil, l’Informé.
Il vous est venu des éclairs de clairvoyance de la part de votre Seigneur. Quiconque a clairvoyance, c’est pour lui- même. Quiconque s’aveugle, c’est à son propre encontre. — Je ne suis pas votre gardien.
— Voilà comme Nous modulons Nos signes, fut-ce avec pour effet qu’ils disent : « Leçon apprise ! » et que Nous ne les explicitions qu’à un peuple capable de savoir.
Suis ce qui t’est révélé de la part de ton Seigneur : « Il n’est de dieu que Lui ». Détourne-toi des associants
si Dieu l’avait voulu, ils ne seraient pas des associants. Nous ne t’avons pas chargé de leur garde. Tu n’es pas leur répondant.
N’insultez pas ceux qu’ils invoquent en place de Dieu, car ils insulteraient Dieu par représailles, sans la moindre science. Ainsi parons-nous aux yeux de toute communauté ses actions, après quoi il est fait d’eux retour à leur Seigneur : alors Il les informera de leurs agissements.
Ils jurent par Dieu, à grand renfort de serments, que si leur advenait un signe, sûrement ils y croiraient. Dis : « Les signes ne viennent que de Dieu ». Qu’est-ce qui vous fait soupçonner que s’il leur en advenait, pour autant ils y croiraient ?
puisque Nous brouillons leur cœur et leurs regards : ainsi n’y ont-ils pas cru une première fois ; et Nous les laisserions divaguer dans leur impudence.
Même si Nous faisions descendre sur eux les anges, si les morts leur parlaient, si Nous rassemblions à leur merci toute chose, ils ne seraient pas capables de croire — sauf si Dieu voulait —, mais la plupart d’entre eux resteraient païens.
Ainsi dressons-Nous en ennemis de tout prophète des satans d’entre les humains et les djinns, les uns soufflant aux autres des joliesses de langage, en pure illusion… — Si Dieu voulait, ils ne l’auraient pas fait. Laisse-les à leur fabulation.
— ... pour que biaise de leur côté le cœur de quiconque ne croit pas à la vie dernière, qu’ils s’en satisfassent, et perpètrent ainsi tout ce qu’ils vont perpétrer.
— Puis-je donc convoiter comme juge un autre que Dieu, Lui qui a fait descendre sur vous l’Écrit en l’articulant, et puisque ceux que Nous avions dotés de l’Écriture savent bien qu’il descend de la part de votre Seigneur avec la Vérité ? ... — Donc ne sois pas de ceux qui doutent
— ... et puisque les paroles de ton Seigneur sont parfaites en justice et en vérité, que rien ne peut se substituer à Ses paroles, et qu’Il est l’Entendant, le Connaissant.
Si tu te conformes à la majeure partie des habitants de la terre, ils te fourvoieront du chemin de Dieu, en ce qu’ils ne suivent que la conjecture et se bornent à opiner.
Ton Seigneur connaît mieux que personne qui s’égare de Son chemin. Il connaît parfaitement qui bien se dirige.
Ainsi donc, mangez des viandes sur lesquelles a été prononcé le nom de Dieu, si vous croyez à Ses signes
en revanche, pourquoi vous abstenir de viandes sur lesquelles aura été prononcé Son nom, puisqu’à votre intention Il a détaillé ce qu’Il vous interdit sauf en cas de nécessité. Assurément beaucoup s’égarent du fait de leurs passions, sans la moindre science. Ton Seigneur connaît mieux que personne les trangresseurs.
Ne fuyez pas seulement l’apparent du péché, mais ce qu’il a d’interne. Qui s’acquiert le péché sera rétribué selon ce qu’il aura commis.
Ne mangez pas de viandes sur lesquelles n’aurait pas été prononcé le nom de Dieu : il y aurait là scélératesse. Les satans inspirent à leurs liges de vous porter la contestation. Si vous les suivez, à coup sûr vous voilà des associants
ou bien serait-il, celui qui était mort, et que Nous fîmes revivre, et à qui Nous conférâmes une lumière pour aller parmi les hommes, à la semblance de celui qui se meut dans les ténèbres sans pouvoir en sortir ? — Ainsi leurs actions se parent-elles aux yeux des dénégateurs
ainsi avons-Nous placé dans toute cité ses pires criminels pour y exercer leur intrigue. Or leur intrigue n’accable qu’eux-mêmes, mais ils ne s’en rendent pas compte
quand leur advient un signe, ils disent : « Nous n’y croirons pas avant d’être gratifiés de ce dont le furent les envoyés de Dieu ». Dieu sait parfaitement où loger Ses messages. Les criminels seront frappés d’humiliation en Dieu et d’un sévère châtiment, à raison de leurs intrigues...
Celui que Dieu veut guider, Il lui élargit la poitrine à l’Islam. Celui qu’Il veut fourvoyer, Il lui comprime la poitrine, et l’angoisse comme à qui essaierait d’escalader le ciel. — C’est ainsi, Dieu inflige l’opprobre à ceux qui ne croient pas...
— Mais voici, dans sa rectitude, la voie de ton Seigneur. — Nous articulons Nos signes, à l’intention d’un peuple attentif au Rappel
c’est à eux que reviendra la demeure de paix en leur Seigneur, car Il est leur protecteur, à raison de ce qu’ils faisaient.
Au Jour où Il les rassemblera jusqu’au dernier, Il dira : « O compagnie des djinns, vous avez abusé quant aux humains ! » Et leurs liges parmi les hommes diront : « Seigneur, nous avons profité les uns des autres : ainsi sommes-nous parvenus au terme fixé par Toi ». Il dira : « Le Feu soit votre asile, soyez-y pour l’éternité » — A moins que Dieu ne veuille... — Ton Seigneur est Sage, Connaissant.
— Ainsi donnons-Nous autorité à certains iniques sur d’autres, à raison de ce qu’ils s’acquièrent.
« ... O compagnie des djinns et des humains, ne vous est-il pas venu d’Envoyé de votre race pour vous relater Mes signes et vous donner l’alarme quant à la rencontre de cette Journée bien vôtre ? » Ils diront : « Nous témoignons contre nous-mêmes ». — En effet, la vie d’ici-bas les a séduits, et ils témoignent contre eux-mêmes d’avoir été dénégateurs.
C’est que ton Seigneur n’est pas un destructeur inique de cités dont les habitants vivraient dans l’indifférence.
Il y a pour tous des degrés proportionnés à leurs actions. Dieu n’est pas indifférent à ce qu’ils font
bien que ton Seigneur soit Suffisant-à-Soi-même et Maitre de miséricorde. S’il veut, Il peut vous anéantir et vous substituer après vous ce qu’il voudra, de même qu’il vous a fait croître de la descendance d’un autre peuple.
Ce qui vous est promis va venir certainement, vous ne rendrez pas la menace impotente.
Dis : « O mon peuple, agissez à votre niveau. Moi j’agis. Un jour vous saurez à qui revient la suite de la demeure ». — Non, les iniques ne seront pas les triomphants.
Ils attribuent à Dieu, sur le croît qu’il imprime au labour et au troupeau, une part. « Cela pour Dieu..., disent-ils — pure présomption —, et ceci pour nos associés ». Or ce qui est aux associés ne parvient pas à Dieu, tandis que ce qui est à Dieu parvient à leurs associés : règlement inepte !
 De même, aux yeux de beaucoup d’associants se pare, du fait de leurs associés, le meurtre de leurs enfants : cela pour les exterminer, et adultérer leur religion. — Si Dieu avait voulu, ils ne l’eussent pas fait. — Laisse-les à leur fabulation.
Ils disent encore : « Ces bêtes de troupeau, cette culture sont frappés d’interdit. Que personne n’en consomme, sinon qui nous voulons ! » Pure présomption ! D’autres bêtes, c’est seulement le dos qui se trouve interdit, tandis que sur d’autres ils ne prononcent pas le nom de Dieu ; et tout cela : pure fabulation sur Dieu, qui les rétribuera à raison de ce qu’ils fabulent.
Ils disent enfin : « Ce que ces bêtes de troupeau ont dans le ventre est voué à nos mâles, interdit à nos femmes. Si c’est un mort-né, il y aura dessus association ». — Dieu les rétribuera de leurs élucubrations. Il est le Sage, le Connaissant.
Quels perdants que ceux qui tuent leurs enfants par sottise, sans la moindre science, et interdisent ce que Dieu leur attribue, par pure fabulation sur Dieu ! Ils se sont égarés. Ils ne se sont pas bien guidés.
Et pourtant c’est Lui qui fait croître des jardins, en cultures étagées ou non étagées, les palmiers, les céréales aux mangers différents, les oliviers, les grenadiers similaires, et jamais ressemblants... Mangez-en le fruit dès qu’il fructifie, donnez-en, le jour de la récolte, ce qui est de droit, mais sans prodigalité. — Dieu n’aime pas les prodigues.
— ... « et d’entre les bêtes des troupeaux, celles qui (servent) à porter et celles (dont la toison fournit) la literie » ... Mangez de l’attribution de Dieu, ne vous attachez point aux pas de Satan : il est pour vous ennemi déclaré
... « huit demi-couples : en ovins, deux ; en caprins, deux » ! Dis : « A-t-Il interdit les deux mâles ou les deux femelles, ou tout contenu de la matrice des deux femelles ? Instruisez-moi de science sûre, pour autant que vous soyez véridiques »
... « en camelins, deux ; en bovins, deux » ! Dis : « A- t-Il interdit les deux mâles et les deux femelles, ou tout contenu de la matrice des deux femelles ? Ou pouvez- vous témoigner d’une recommandation telle que Dieu vous l’aurait faite ? » — Quoi de plus inique que de fabuler sur Dieu le mensonge, afin d’égarer les humains sans la moindre science ? Dieu ne guide pas un peuple d’iniquité.
Dis : « Je ne trouve pas dans ce qui m’est révélé d’interdiction à un mangeur de manger, sauf si c’était de la charogne, du sang répandu, de la viande de porc, car c’est souillure, ou encore l’infamie dont il est fait oblation à un autre que Dieu. Qui cependant y est contraint, sans impudence, non plus qu’outrance... ton Seigneur est Tout pardon, Miséricordieux.
Aux tenants du Judaïsme Nous avons interdit toute bête à sabot, le suif de bovins et caprins, sauf celui que portent le dos, les entrailles ou qui se mêle aux os : ce fut pour punir leur impudence — Nous disons là-dessus la stricte vérité
s’ils te démentent, alors dis-leur : « Votre Seigneur est Maître d’ample miséricorde. Mais Sa rigueur ne peut être détournée d’un peuple de criminels »...
Les associants diront : « Dieu l’eût voulu, que nous n’aurions pas été des associants, non plus que nos pères, et nous n’aurions interdit rien du tout ». Tel avait été le démenti de leurs devanciers, jusqu’au moment où ils durent goûter Notre rigueur. Dis : « Avez-vous là-dessus la moindre science ? eh bien ! produisez-la nous, car vous ne suivez que la conjecture, et vous vous bornez à opiner ».
Dis : « A Dieu appartient l’argument qui touche juste. L’eût-Il voulu, qu’il vous aurait guidés jusqu’au dernier ».
 Dis : « Va donc pour des témoins à vous, qui témoignent que Dieu aurait interdit ceci ou cela ». S’ils le faisaient, ne témoigne pas avec eux, ne suis pas les passions de ceux qui démentent Nos signes, ne croient pas à la vie dernière, donnent à Dieu des égaux...
Dis : « Venez ! que je vous énonce ce que votre Seigneur vous interdit : ne pas Lui associer qui que ce soit ; à l’égard de père et mère, se comporter bellement ; ne pas tuer vos enfants sous prétexte d’indigence : c’est Nous qui les pourvoirons eux et vous ; n’approchez pas de la turpitude, ou patente ou clandestine ; ne pas tuer une âme — Dieu la protège d’un interdit — si ce n’était à bon droit... — Voilà ce que Dieu vous recommande, escomptant que vous raisonniez
  ... et non plus n’approchez le bien de l’orphelin, si ce n’est de la meilleure sorte, jusqu’à ce qu’il ait atteint sa force adulte ; complétez le mesurage et la pesée équitablement... Nous ne chargeons une âme qu’à sa capacité... Quand vous parlez, restez équanimes, s’agisse-t-il d’un de vos proches ; soyez fidèles à votre pacte envers Dieu ». — Voilà ce que Dieu vous recommande, escomptant que vous vous souveniez.
 Tel est, dans sa rectitude, Mon sentier. Suivez-le. Ne suivez pas les chemins qui vous en fourvoiraient. — Voilà ce que Dieu vous recommande, escomptant que vous vous prémunissiez...
... Qui plus est, Nous donnâmes à Moïse l’Écriture, pour parfaire le bel-agissant, articuler en détail toute chose, dispenser guidance et miséricorde, escomptant qu’ils croiraient à la rencontre de leur Seigneur :
voici un Écrit que Nous avons fait descendre, béni : suivez-le donc ! Prémunissez-vous donc, dans l’espoir de Sa miséricorde.
... N’allez pas dire : « L’Écriture n’était descendue que sur deux compagnies avant nous, même si nous étions insoucieux de les étudier »
et ne pas dire non plus : « Si c’est sur nous que fût descendue l’Écriture, nous les surpasserions en guidance»... Il vous est venu en effet une preuve de la part de votre Seigneur, une guidance, une miséricorde. Quoi de plus inique que de démentir les signes de Dieu et de s’y dérober ? Nous rétribuerons ceux qui se dérobent à Nos signes d’un sévère châtiment, à raison de leur dérobade...
Attendent-ils seulement que leur viennent les anges, ou ton Seigneur lui-même, ou du moins quelque signe de ton Seigneur ? Le jour où leur viendrait quelque signe de ton Seigneur, de rien ne servirait à une âme de croire, si elle n’avait pas cru auparavant, et ne s’était acquis du mérite par sa croyance. Dis : « Attendez. Nous aussi attendons »...
Ceux qui ont démembré leur religion et constitué des schismes, en rien n’es-tu des leurs ; leur procès revient à Dieu : alors Il les informera de ce qu’ils faisaient...
Qui apportera une belle action en gagnera le décuple. Une mauvaise, il ne sera rétribué que de la pareille. Personne ne sera lésé...
Dis : « Moi, mon Seigneur m’a guidé à la voie de rectitude, en droite religion, dans la cohorte d’Abraham, en croyant originel : il était le contraire d’un associant ».
Dis : « Ma prière, mon observance, ma vie, ma mort ne se proposent que Dieu, Seigneur des univers
Il n’a pas d’associés. C’est de cela que j’ai reçu commandement. Je suis le premier de Ceux-qui-se-soumettent ».
Dis : « Pourrais-je aspirer à nul autre qu’à Dieu pour Seigneur ? Il est le Seigneur de toute chose. Nulle âme n’acquiert rien sans contrepartie, mais nulle n’est chargée du chargement d’une autre. Et puis vers votre Seigneur s’opérera votre retour ; alors Il vous informera de l’objet de vos différends.
C’est Lui qui vous a fait successeurs de la terre, a élevé les uns au-dessus des autres en degré, afin de vous éprouver en cela même qu’il vous accordait. Votre Seigneur est prompt dans la punition, Il est Tout pardon, Miséricordieux.
A L M Ç
Quel Écrit ! La descente en fut sur toi opérée — que ta poitrine n’en éprouve nulle angoisse — pour que par lui tu donnes l’alarme, et à titre de Rappel aux croyants.
— Suivez ce qui est descendu vers vous de votre Seigneur ; ne suivez pas, hors Lui, de protecteurs. — Mais combien peu vous êtes à méditer le Rappel !
— Et pourtant, que de cités n’avons-Nous pas abolies : Notre rigueur les assaillait de nuit, ou durant leur méridienne
sans leur laisser d’autre argument, sous l’assaut de notre violence, que d’avouer : « Nous étions iniques ! »
Sûr que Nous questionnerons les destinataires de l’envoi, comme Nous questionnerons les envoyés
oui, Nous leur ferons narration, de science certaine, car Nous ne saurions être absents.
Il y a, ce Jour-là, pesée de Vérité. Ceux de qui les balances sont lourdes, ce sont eux les bienheureux
ceux de qui elles sont légères se seront perdus eux- mêmes, par leur iniquité envers Nos signes.
Oui, Nous vous avons établis sur la terre, en vous y dotant de moyens d’existence. — Mais combien peu vous êtes à manifester de la reconnaissance !
— Nous vous avons créés, et de plus façonnés. Et pour comble Nous dîmes aux anges : « Prosternez-vous devant Adam ». Ils le firent, à l’exception d’Iblis, qui n’était pas des prosternants
Dieu lui dit : « Qu’est-ce qui t’empêche de te prosterner, quand Je te l’ai enjoint ? — Je vaux mieux qu’Adam, dit-il, Tu m’as créé de feu, lui d’argile »
 Dieu dit : « Alors, descends d’ici : tu n’es pas en mesure d’y faire l’orgueilleux. Sors. Abject sois-tu entre tous ! »
Satan dit : « Ajourne-moi au Jour de leur résurrection »
Dieu dit : « Ajourné sois-tu »
il dit : « De ce même égarement dont Tu m’as affligé, je veux hanter pour eux Ta voie de rectitude
que dis-je? fondre sur eux de devant, de derrière, de droite et de gauche : Tu n’en trouveras pas beaucoup pour T’être reconnaissants »
Dieu dit : « Sors d’ici dans la déchéance et l’exil. Quiconque parmi eux te suivra... que de vous tous ensemble J’emplisse la Géhenne ! »
et aussi : « Toi, Adam, ainsi que ton épouse, habitez le Jardin, mangez de ce que vous voudrez, mais n’approchez pas cet arbre : vous seriez des iniques ».
Alors Satan leur chuchota, de sorte à leur découvrir ce qui de leurs parties honteuses leur demeurait jusque- là caché : « Votre Seigneur ne vous a interdit cet arbre, dit-il, que pour vous empêcher d’être deux anges ou des éternels »
et de leur jurer: «Je suis pour vous le meilleur des conseillers »
ainsi perfidement les faisait-il dévaler. Alors, dès qu’ils eurent goûté à l’arbre, ils découvrirent leur sexe et commencèrent par tresser dessus des feuilles du Jardin. Cependant leur Seigneur les héla : « Ne vous avais-je pas interdit cet arbre, et prévenus que Satan est pour vous un ennemi déclaré ? »
— « Notre Seigneur, dirent-ils, nous deux, nous venons d’être iniques envers nous-mêmes. A moins que Tu ne nous pardonnes et ne nous dispenses Ta miséricorde, sûr que nous sommes des perdants entre tous »
Dieu dit : « Descendez ! L’un de l’autre ennemi vous serez. Toutefois sur la terre vous aurez établissement, et jouissance pour un temps
vous y vivrez, dit-Il, vous y mourrez, et puis l’on vous en fera sortir...
O Fils d’Adam, nous avons fait descendre sur vous une vêture pour cacher votre honte, et comme plumage, mais la vêture de se prémunir vaut davantage ». — Autant de signes de Dieu, destinés à vous faire méditer.
O Fils d’Adam, que ne vous séduise le Satan, de même qu’il fit sortir vos parents du Jardin en leur ôtant leur vêture leur découvrir leur honte. Car il vous voit, lui et sa gent, par où vous ne le voyez point. Nous avons donné les satans comme protecteurs aux incroyants...
Quand ils pratiquent une turpitude, ils disent : « Nous l’avons trouvée en usage chez nos pères. Dieu nous l’a donc prescrite ». Dis : « Quant à Dieu, Il ne prescrit pas la turpitude ! Imputez-vous à Dieu ce que vous ne savez point ? »
Dis : « Mon Seigneur prescrit l’équité. Redressez votre face en toute oraison. Invoquez-Le, Lui vouant la religion foncière : tel qu’il vous a instaurés vous reviendrez ».
Il en guida certains, Il rendit à d’autres l’errance inéluctable, et qu’ils se donnassent les satans pour protecteurs en place de Dieu, dans l’illusion de se bien diriger...
O Fils d’Adam, revêtez votre parure en toute oraison, mangez et buvez, mais sans excès : Il n’aime pas la démesure.
Dis : « Qui donc a interdit la parure de Dieu, qu’il a mise au jour pour Ses adorateurs, ou les choses bonnes d’entre Ses attributions ? » Dis : « Elles appartiennent aux croyants dans la vie d’ici-bas ; elles seront purifiées au Jour de la résurrection ». — Ainsi explicitons-Nous Nos signes, pour un peuple capable de savoir.
Dis : « Mon Seigneur interdit seulement la turpitude, ce qui est en elle ou patent ou clandestin, le péché, l’insolence à contre-vérité, et qu’à Dieu vous associiez cela sur quoi Il ne fait descendre aucune justification, et qu’à Dieu vous imputiez ce que vous ne savez point ».
Toute communauté a un terme. Quand le leur adviendra, ils ne pourront pas plus le retarder d’une heure, que l’avancer.
O Fils d’Adam, que viennent à vous des envoyés de votre peuple pour vous faire narration de Mes signes, et alors celui qui se sera prémuni et amendé, il n’y aura pas lieu de craindre pour lui, non plus qu’il n’aura deuil.
mais ceux qui par vaine superbe auront démenti Nos signes, ceux-là seront les compagnons du Feu, ils y seront éternels.
Or quelle plus noire iniquité, que de fabuler sur Dieu un mensonge, ou de démentir Ses signes ? Les coupables seront tributaires du lot que leur impartit le Livre, jusqu’à ce que Mes émissaires, arrivant pour les récupérer, disent : « Où est cela que vous invoquiez en place de Dieu ? — Ils s’en vont se perdre loin de nous », disent-ils, témoignant à l’encontre d’eux-mêmes d’avoir été des dénégateurs.
Dieu dit : « Entrez parmi les nations révolues avant vous de djinns et d’humains, dans le Feu ». Chaque fois que l’une y entre, elle maudit sa sœur. Et cela jusqu’à ce que toutes s’y rejoignant, la dernière d’entre elles accusant la première, dise : « Notre Seigneur ! ils nous avaient égarés. Inflige-leur double châtiment de Feu ». Dieu dit : « A chacune le double »... — Mais vous ne savez pas !
et la première, alors, rétorque à la dernière : « Dès lors vous n’avez sur nous aucun privilège. Goûtez donc au châtiment, par cela que vous vous êtes acquis ».
Ceux qui, par superbe, démentirent Nos signes, ne voient pas s’ouvrir les portes du ciel, pas plus qu’ils n’entrent au Jardin, jusqu’à ce que le chameau ne pénètre dans le chas d’une aiguille. — C’est ainsi que Nous rétribuons les criminels
ils ont la Géhenne pour couche et, par-dessus eux, comme couverture. C’est ainsi que Nous rétribuons les iniques
tandis que ceux qui ont cru, effectué les œuvres salutaires… — Nous n’imposons une âme qu’à sa capacité ...ceux- là sont les compagnons du Jardin et y sont éternels.
Nous avons retiré de leur poitrine ce qui reste de ressentiment. De dessous eux coulent des rivières. Ils disent : « Louange à Dieu qui nous a guidés à ceci, alors que nous n’aurions pu nous guider si Dieu ne nous avait guidés. Oui, des envoyés de notre Seigneur nous ont apporté le Vrai ». Et (les élus) sont appelés : « Voici le Jardin dont vous fûtes faits les héritiers, à raison de ce que vous pratiquiez ».
Et les compagnons du Jardin appellent les compagnons du Feu : « Nous avons bien trouvé ce que nous avait promis notre Seigneur, véritable. Et vous, avez- vous trouvé ce dont votre Seigneur vous avait menacés, véritable ? — Oh oui ! », disent les autres ; et parmi eux un héraut de crier la malédiction de Dieu sur les iniques
sur ceux qui interceptent le chemin de Dieu, et le veulent tortueux, et de la vie dernière sont, eux, dénégateurs.
Entre les deux places règne une occultation. Sur ses redans se dressent des personnages qui reconnaissent chacun à sa marque. Ils appellent « le salut sur vous » les compagnons du Jardin, qui n’y sont pas encore entrés, malgré leur fougue
quand leurs regards se reportent en direction des compagnons du Feu, ils disent : « Seigneur, ne nous confonds pas avec le peuple d’iniquité ! »
Les gardiens des redans appellent encore certains humains qu’ils ont reconnus à leur marque : « De rien ne vous auront servis, disent-ils, votre multitude non plus que votre superbe
n’en voilà-t-il pas que Dieu, juriez-vous, n’atteindrait pas de Sa miséricorde ? Entrez, vous autres, au Jardin sans qu’on ait à craindre pour vous, ni que vous ayez deuil ».
Et les compagnons du Feu appellent ceux du Jardin : « Oh ! épanchez sur nous un peu d’eau, ou de ce que Dieu vous attribue ». Mais les autres disent : « Dieu interdit l’une et l’autre chose aux dénégateurs ».
Ceux qui auront traité leur religion en jeu et futilité, ceux qu’aura abusés la vie d’ici-bas, Nous les oublierons en ce Jour comme ils ont oublié la rencontre de ce Jour bien à eux, et comme ils ont dénié Nos signes
et pourtant Nous leur avions dûment apporté un Écrit, l’articulant de science certaine, en tant que guidance et miséricorde pour un peuple capable de croire.
Serait-ce qu’ils en attendent seulement la mise en œuvre ? Le Jour où elle surviendra, les oublieux de naguère avoueront : « Les envoyés de notre Seigneur nous ont bien apporté le Vrai. Aurons-nous des intercesseurs qui puissent intercéder pour nous ? Sinon, qu’on nous ramène et alors nous agirons au rebours de nos actions d’antan ». Ils se seront perdus eux-mêmes, et loin d’eux ira se perdre cela qu’ils avaient fabulé.
Votre Seigneur, c’est Dieu, qui a créé en six jours les deux et la terre, après quoi Il s’installa sur le Trône, fit que la nuit couvrit le jour, à force d’ardeur à le poursuivre, et mit le soleil et la lune en service à Son ordre. N’est-Il pas le Maître de la création et du décret ? — Béni soit Dieu, Seigneur des univers !
— Invoquez votre Seigneur, humblement, en secret. Il déteste les transgresseurs.
Ne faites pas dégât sur la terre, après qu’elle fut (créée) si bonne. Invoquez Dieu dans la crainte et dans le désir. La miséricorde de Dieu est proche des bel- agissants.
C’est Lui qui envoie les vents comme annonciateurs dans l’imminence de Sa miséricorde, si bien qu’une fois chargés de lourds nuages, Nous en poussions l’un vers un terrain mort, où Nous faisons descendre l’eau. Grâce à elle, Nous faisons sortir de tous les fruits. Ainsi ferons-Nous sortir les morts. — Peut-être allez-vous méditer.
— Mais le bon terrain, la végétation en fuse par licence de Dieu, tandis que du sol vicié, elle ne sort qu’avec mesquinerie... Ainsi modulons-Nous les signes à l’intention d’un peuple capable de reconnaissance.
Oui, Nous avons envoyé à son peuple Noé, qui leur dit : « O mon peuple, adorez Dieu, sans avoir d’autre dieu que Lui. Je crains pour vous le châtiment d’un Jour terrible »
le conseil de son peuple dit : « Nous voyons bien que tu es dans un extrême égarement »
— « O mon peuple, dit-il, il n’y a point en moi d’égarement. Tout au contraire, je suis un envoyé du Seigneur des univers
venu vous communiquer des signes de mon Seigneur et vous porter un bon conseil. Je sais de par Dieu ce que vous ne savez point
ou serait-ce qu’il vous étonne qu’un Rappel vous advienne de votre Seigneur par la voix d’un homme choisi entre vous pour vous donner l’alarme, et que vous vous prémunissiez, dans l’espoir d’être reçus dans Sa miséricorde ? »
Cependant ils le démentirent, mais Nous le sauvâmes, lui et ses compagnons de l’arche, et Nous engloutîmes ceux qui ont démenti Nos signes — C’était un peuple d’aveuglement.
— Et puis à ceux de 'Ad (Nous avons envoyé) leur frère Hûd, qui leur dit : « O mon peuple, adorez Dieu, sans avoir d’autre dieu que Lui. Quoi ! n’allez-vous pas vous prémunir ? »
mais le conseil — des dénégateurs entre tous parmi son peuple — dit : « Nous te voyons en pleine absurdité. Nous sommes convaincus que tu es un imposteur »...
— « O mon peuple, dit-il, il n’y a point en moi d’absurdité. Tout au contraire, je suis un envoyé du Seigneur des univers
venu vous communiquer des messages de mon Seigneur, et je suis pour vous un sûr conseiller
ou serait-ce qu’il vous étonne qu’un Rappel vous advienne de votre Seigneur par la voix d’un homme choisi entre vous pour vous donner l’alarme ? Rappelez- vous qu’il vous a subrogés au peuple de Noé, grandis en avantages corporels. Aussi rappelez-vous les bienfaits de Dieu, dans l’espoir d’être des triomphants ».
« Est-ce que tu nous es venu, dirent-ils, nous faire adorer Dieu uniquement, et que nous abandonnions ce qu’adoraient nos pères ? Eh bien ! amène-nous ce dont tu nous menaces, pour autant que tu dises vrai ».
Il dit : « Déjà se sont abattus sur vous, de par votre Seigneur, opprobre et courroux. Oseriez-vous disputer avec moi sur des noms que vous et vos pères avez donnés et où Dieu n’a pas fait descendre la moindre justification ? Eh bien ! attendez. Je reste avec vous à attendre ».
Alors Nous le sauvâmes, lui et les siens, par miséricorde de par Nous ; et Nous exterminâmes ceux qui avaient démenti Nos signes et ne croyaient pas.
Et puis à ceux deThamûd (Nous avons envoyé) leur frère Çâlih, qui leur dit : « O mon peuple, adorez Dieu, sans avoir d’autre dieu que Lui. Il vous est advenu de votre Seigneur une preuve : la chamelle de Dieu, comme signe pour vous ; laissez-la paître la terre de Dieu ; ne l’effleurez d’aucun mal, sans quoi vous saisirait un douloureux châtiment
rappelez-vous quand Il fit de vous des lieutenants, après 'Ad, et vous donna site sur la terre : vous mordiez sur ses plaines pour des citadelles, vous affouilliez ses montagnes en maisons. Rappelez-vous donc les bienfaits de Dieu. Ne commettez pas le mal sur la terre, en y portant le dégât ».
Mais le conseil, autant dire les superbes d’entre son peuple, dirent aux humiliés, autant dire à ceux d’entre eux qui croyaient : « Vous le savez, vous, que Çâlih est envoyé de la part de son Seigneur ? » Ils dirent : « Sûr que nous croyons au message pour lequel il est envoyé »
mais les superbes de dire : « Mais nous, nous dénions ce à quoi vous autres croyez ».
En conséquence, ils coupèrent les jarrets de la chamelle, emportés par l’impudence loin du commandement de leur Seigneur : « Çâlih, dirent-ils, amène-nous ce dont tu nous menaçais, pour autant que tu sois un envoyé »...
 C’est pourquoi les saisit le tremblement. Au matin, dans leurs demeures ils se trouvèrent gisants
alors lui, d’eux se détournant : « O mon peuple, dit-il, je vous ai bien transmis le message de mon Seigneur, je vous ai porté le bon conseil, mais vous n’aimez pas qu’on vous conseille ».
Et puis Loth, quand il dit à son peuple : « N’est-ce pas que vous vous adonnez à une infamie où personne ne vous avait devancés dans les univers ?
vous vous en prenez aux hommes avec concupiscence, au lieu de femmes. Que dis-je ? Vous êtes un peuple de démesure »
pour seule réponse, son peuple dit : « Bannissons de notre cité ces puritains ! »
Cependant Nous le sauvâmes, lui et sa famille, à l’exception de sa femme, qui était des révolus
sur eux Nous fîmes pleuvoir une pluie… — Vois donc quelle fut la fin des criminels.
— Et puis à Madyan (Nous avons envoyé) leur frère Shu'ayb, qui leur dit : « O mon peuple, adorez Dieu, sans avoir d’autre dieu que Lui. Il vous est venu de votre Seigneur une preuve. Ainsi donc, faites la mesure complète et juste la pesée ; ne dépréciez pas la marchandise offerte ; abstenez-vous de dégât sur la terre, qui fut créée si bonne : cela sera pour vous un bien, à condition d’être croyants
ne hantez pas de votre menace toute voie, n’interceptez pas, non plus que n’essayez de rendre tortueux le chemin de Dieu pour qui croirait en Lui. Rappelez- vous le petit nombre que vous étiez avant qu’Il ne vous multipliât. Considérez quelle fut la fin des faiseurs de dégât.
S’il en est parmi vous un certain nombre pour croire à ce pour quoi je fus envoyé, et d’autres qui n’y croient pas, patientez jusqu’à ce que Dieu tranche entre nous, puisque Il est le meilleur à pouvoir trancher ».
Le conseil, autant dire les superbes d’entre son peuple, dit : « Nous jurons de te bannir, Shu'ayb, toi et tes compagnons de croyance, de cette cité, à moins que tu ne reviennes à notre secte ». Il dit : « Même si c’était de force ?
nous nous rendrions coupables de fabuler sur Dieu un mensonge, si nous revenions à votre secte après qu’Il nous en a sauvés. Du reste, il ne nous serait possible d’y revenir que si Dieu le voulait. Notre Seigneur embrasse toute chose en Sa science. A Lui nous nous en remettons. Notre Seigneur, ouvre entre nous et notre peuple l’ouverture de vérité. N’es-Tu pas le meilleur à donner ouverture ? »
mais le conseil, autant dire les dénégateurs, dit : « Si vous prenez le parti de Shu'ayb, vous serez donc perdants ».
Alors les saisit le tremblement. Ils se trouvèrent au matin dans leurs demeures, gisants
ceux qui avaient démenti Shu'ayb, ce fut comme s’ils n’avaient jamais demeuré là, ceux qui avaient démenti Shu'ayb, ce furent eux les perdants
et lui, d’eux se détournant : « O mon peuple, je vous avais transmis les messages de mon Seigneur, et vous avais porté le bon conseil. Comment m’attristerais-je sur le sort d’un peuple de déni ? »
Bref, Nous n’avons jamais dépêché de prophète dans une cité sans en saisir les habitants du malheur et de la souffrance, dans l’attente de leur contrition
bien plus ! Nous substituions le bienfait à la disgrâce, jusqu’à ce qu’ils vinssent à foisonner et à se dire : « La souffrance et la prospérité se sont relayées sur nos pères ». Alors Nous les saisissions à l’improviste, quand ils s’y attendaient le moins
si les gens des cités avaient cru, s’étaient prémunis, Nous leur aurions ouvert des bénédictions du ciel et de la terre. Mais ils démentirent : alors Nous les saisîmes par cela même qu’ils s’étaient acquis
alors les gens des cités sont-ils sûrs que Notre violence ne va pas les frapper de nuit, pendant leur sommeil ?
les gens des cités sont-ils sûrs qu’elle ne va pas les frapper en plein jour, pendant qu’ils s’amusent ?
ou seraient-ils assurés contre la ruse de Dieu ? Se croire assurés contre la ruse de Dieu ne peut être que le fait d’un peuple de perdants
ou n’y a-t-il pas guidance, pour ceux qui héritent la terre après d’autres occupants, dans le fait de savoir que, si Nous voulions, Nous les aurions accablés de leurs péchés et scellerions leur cœur jusqu’à les empêcher d’entendre ?
Ces cités-là, de qui Nous te narrons telles vicissitudes, leurs envoyés leur sont venus munis de preuves : mais leurs habitants étaient incapables de croire à ce qu’ils avaient précédemment démenti. — Ainsi Dieu pose-t-Il un sceau sur le cœur des dénégateurs.
— Pourtant Nous n’avions pas trouvé la plupart d’entre eux (engagés par) un pacte, même si chez la plupart Nous trouvions la scélératesse.
Bien plus, Nous envoyâmes après eux Moïse, avec Nos signes, à Pharaon et à son conseil, et ils furent iniques envers ces signes. — Vois donc quelle fut la fin des fauteurs de dégât !
— Moïse dit : « O Pharaon, je suis un envoyé du Seigneur des univers
avéré à ne dire sur Dieu que le Vrai : je vous arrive muni d’une preuve de la part de mon Seigneur. Laissez partir avec moi les Fils d’Israël ».
— « Si tu apportes un signe, dit Pharaon, produis-le, pour autant que tu sois véridique ».
Alors Moïse jeta son bâton et voici que ce fut distinctement un serpent
il sortit sa main et voici qu’elle apparut toute blanche aux regards.
Le conseil issu du peuple de Pharaon dit : « Celui-ci est sûrement un sorcier expert
il veut vous évincer de votre terre. — Que recommandez-vous ? »
— « Traînez-le en longueur, lui et son frère, et pendant ce temps, envoyez des rassembleurs dans les villes
vous en ramener tout sorcier expert ».
Donc les sorciers vinrent à Pharaon et lui dirent : « Un salaire, pour sûr, nous est dû, si c’est nous qui l’emportons ».
— « Mais oui, dit Pharaon, je vais vous faire de mes proches ».
Ils dirent : « Moïse, ou tu vas être le premier à jeter, ou c’est nous qui jetons ? »
— « Jetez », dit-il. Or en jetant, ils fascinèrent les yeux des gens, qu’ils s’appliquaient à terrifier, et firent un grand tour de sorcellerie
mais Nous révélâmes à Moïse : « Jette ton bâton », et le bâton d’engloutir leur imposture.
Le Vrai éclata. Nuls, furent leurs agissements
vaincus en la rencontre, ils subirent un piteux retournement
jetés à terre, les sorciers se prosternant
dirent : « Nous croyons au Seigneur des univers
au Seigneur de Moïse et d’Aaron ».
— « Quoi !, dit Pharaon, vous y croyez avant d’en avoir reçu de moi l’autorisation ? C’est là sûrement une intrigue que vous montez dans la ville afin d’en évincer les habitants. Vous allez voir !
 je m’en vais, je le jure, vous couper les mains et les pieds en diagonale, et mieux encore : vous crucifier jusqu’au dernier ».
Ils dirent : « Ainsi retournerons-nous à notre Seigneur
vous ne vous indignez contre nous que de nous voir croire aux signes de notre Seigneur, quand ils nous sont advenus. Seigneur, verse-nous la patience, et recouvre- nous en tant qu’à Toi nous nous soumettons. »
Or le conseil issu du peuple de Pharaon dit : « Laisseras- tu Moïse et son peuple faire dégât sur la terre et te quitter ainsi que tes dieux ? » « L’on tuera », dit-il, « leurs fils, en épargnant leurs femmes, pour montrer sur eux notre toute-puissance ».
Moïse dit à son peuple : « Demandez assistance à Dieu, ayez patience. La terre n’appartient qu’à Dieu. Il en fait hériter qui Il veut parmi Ses adorateurs. La suite revient à ceux qui se prémunissent »
ils dirent : «Nous aurons subi l’oppression avant ta venue et depuis ta venue ! » Il dit : « Peut-être votre Seigneur va-t-il abolir votre ennemi et faire de vous Ses lieutenants sur la terre, aussi examine-t-Il votre comportement ».
A coup sûr Nous avons accablé la gent de Pharaon d’années (mauvaises) et d’une diminution des fruits de la terre, escomptant qu’ils entendraient le Rappel
or, que leur vînt la prospérité, ils disaient : « Cela nous est bien dû » ; si les frappait le mal-être, ils en attribuaient le mauvais sort à Moïse ; mais n’est-ce pas que leur mauvais sort était en Dieu ? La plupart ne le savaient point
« Quelque signe, dirent-ils, que tu puisses nous produire pour nous ensorceler, nous ne te croirons point »
C’est pourquoi Nous leur envoyâmes l’inondation, les sauterelles, les poux, les grenouilles, le sang : autant de signes distincts, que négligea leur superbe : c’était un peuple de crime.
Pourtant, quand sur eux s’abattit la fureur, ils dirent : « Moïse, invoque pour nous ton Seigneur, en vertu du pacte qu’Il t’a consenti. Si sur nous tu dissipes la fureur, oh oui ! nous te croirons, et renverrons avec toi les Fils d’Israël ».
Et quand sur eux Nous eûmes dissipé la fureur jusqu’à un certain terme, et qu’ils l’eurent atteint, voilà qu’ils se dédirent
alors Nous nous sommes vengés d’eux. Nous les engloutîmes dans l’abîme pour avoir démenti Nos signes, et y être restés indifférents.
Et Nous donnâmes en héritage au peuple des opprimés les orients et les Occidents de la terre par Nous bénie. Ainsi s’accomplit la splendide parole de ton Seigneur sur les Fils d’Israël, à raison de leur patience, et Nous détruisîmes ce que Pharaon bâtissait sans trêve avec son peuple, et leurs cultures étagées.
Et Nous fîmes passer aux Fils d’Israël la mer. Ils tombèrent sur un peuple assidu au culte des idoles : « Moïse, dirent-ils, donne-nous un dieu pareil aux dieux qu’ils ont ». Moïse leur dit : « Décidément, vous êtes un peuple de païens !
Ces gens-là, leur système est voué à la perdition, de même qu’à la nullité tout ce qu’ils font ».
« Y a-t-il un autre que Dieu, ajouta-t-il, que je puisse souhaiter pour vous comme dieu, alors qu’Il vous a élus sur les univers ? »
Nous vous avions naguère sauvés de la gent de Pharaon, qui vous imposait de durs tourments, exterminait vos fils en laissant vivre vos femmes : ce fut pour vous une terrible épreuve de votre Seigneur
Nous traitâmes avec Moïse durant trente nuits, que nous parfîmes de dix autres. — Ainsi s’accomplit l’assignation fixée par ton Seigneur : quarante nuits. — Moïse dit à son frère Aaron : « Supplée-moi auprès de notre peuple, fais pour le mieux, ne suis pas le chemin des fauteurs de dégât ».
Or quand Moïse vint à Notre assignation, et que son Seigneur lui parla, il dit : « Mon Seigneur, laisse-moi voir, que je Te contemple ». Dieu dit : « Tu ne Me verras pas ; mais regarde la montagne : si elle restait ferme en sa place, alors tu Me verrais ». Or quand son Seigneur eut éclaté sur la montagne, Il la pulvérisa et Moïse tomba foudroyé. Puis revenant à lui, il dit : « O Transcendance ! Je me repens à Toi. Je suis le premier des croyants ».
Dieu dit : « Moïse, Je t’ai élu d’entre les humains pour recevoir Mon message et Ma parole. Prends ce que Je te donne et sois-M’en reconnaissant ».
Nous lui prescrivîmes de toute chose, sur les Tables, en forme d’édification et en explicitant toute chose. « Ainsi, tiens-les ferme, et ordonne à ton peuple d’en appliquer la splendeur ». Je vous ferai voir la demeure des scélérats.
Je détournerai de Mes signes ceux qui témoignent de superbe sur la terre à contre-vérité : quelque signe qu’ils voient, ils ne croient à aucun ; s’ils voient le chemin de droiture, ils ne l’adoptent pas pour chemin ; mais s’ils voient le chemin de l’errance, ils en font leur chemin. Cela pour avoir démenti Nos signes, y être restés indifférents.
Ceux qui démentent Nos signes et la rencontre de la vie dernière, leurs actions crèvent : seront-ils rétribués d’autre chose que de leurs actions ?
Ainsi le peuple de Moïse, après (qu’il les eut quittés), se donna-t-il un veau fait de leurs bijoux : un corps inerte doué d’un meuglement ! Ne voyaient-ils pas qu’il ne leur parlait pas plus qu’il ne les guidait sur un chemin quelconque ? Ils se le donnèrent par un comble d’iniquité !
Quand piteusement déçus, ils reconnurent s’être égarés, ils dirent : « A moins que notre Seigneur ne nous accueille en Sa miséricorde et ne nous pardonne, oh ! nous sommes des perdants s’il en fut ! »
Quand Moïse fut revenu à son peuple, plein de courroux et de consternation, il dit : « Piètre successeur que vous m’avez donné après mon départ ! Vous vouliez donc hâter le décret de votre Seigneur ? » Il jeta les Tables, empoigna par les cheveux son frère et le tira à lui. « Fils de ma mère, dit Aaron, le peuple m’a réduit à rien ; peu s’en faut qu’ils ne m’aient tué. Ne procure pas de mon fait une mauvaise joie aux ennemis. Ne m’assimile pas à ce peuple d’iniquité ».
Moïse dit : « Seigneur, pardonne-moi, ainsi qu’à mon frère, prends-nous en Ta miséricorde, Toi, le plus Miséricordieux des miséricordieux
ceux qui se sont donné le veau, un courroux les frappera de la part de leur Seigneur, outre la vilenie dans l’existence d’ici-bas » — Ainsi rétribuons-Nous ceux qui fabulent
pourtant, ceux qui commettent des choses mauvaises, et puis après les avoir commises se repentent et croient, Dieu, malgré cela, leur est Tout pardon, Miséricordieux.
Quand le courroux se fut tu en Moïse, il reprit les Tables, dont la transcription porte guidance et miséricorde à ceux qui craignent, eux, leur Seigneur
il choisit en tant que son peuple soixante-dix hommes pour répondre à Notre assignation. Quand le tremblement les eut saisis, il dit : « O mon Seigneur, si Tu l’avais voulu, Tu les aurais abolis ainsi que moi. Mais vas-Tu nous abolir pour ce qu’ont commis des insensés d’entre nous ? Ce ne fut qu’un effet de l’épreuve dont Tu égares qui Tu veux, ou diriges qui Tu veux. C’est Toi notre protecteur. Pardonne-nous. Sois-nous Miséricordieux, Tu es le meilleur qui puisse pardonner
écris pour nous du bonheur dans ce monde et dans la vie dernière. Oui, nous revenons à Toi repentants ». Dieu dit : « De Mon tourment Je frappe qui Je veux, bien que Ma miséricorde ombrage toute chose. J’écrirai (Ma miséricorde) en faveur de tous ceux qui se prémunissent, acquittent la purification, de ceux qui croient, eux, à Nos signes
en faveur de ceux qui suivent l’Envoyé, le Prophète natif, qu’ils trouvent chez eux inscrit dans la Torah comme dans l’Évangile : il leur commande le convenable et leur proscrit le blâmable, leur rend licites les choses bonnes, illicites les pernicieuses, et fait d’eux tomber les pesanteurs et les entraves qui les écrasaient ; oui, en faveur de ceux qui croient en lui, le soutiennent, l’assistent, suivent la lumière descendue avec lui ; tous ceux-là sont, eux, les triomphants ».
Dis : « Humains, je suis un Envoyé de Dieu à vous tous ensemble, Lui qui possède le royaume des cieux et de la terre — il n’est de dieu que Lui — qui fait vivre et mourir. Croyez en Dieu et en Son Envoyé, le Prophète natif, qui croit en Dieu et en Ses paroles ; Suivez-le dans l’espoir de vous bien diriger.
Il y a cependant parmi le peuple de Moïse une communauté qui dans le Vrai se guide et cultive selon lui la justice.
 Nous rompîmes Israël en douze lignées, formant des communautés distinctes. Et Nous révélâmes à Moïse, quand son peuple lui eut demandé de l’eau : « Frappe de ton bâton la pierre ». Il en jaillit alors douze sources. Chacune des tribus connut son abreuvoir. Nous attardâmes sur eux le nuage, et fîmes descendre la manne et les cailles : « Mangez des choses bonnes que Nous vous attribuons ». Aussi bien n’est-ce pas envers Nous, mais envers eux-mêmes qu’ils se montraient iniques.
Et quand il leur fut dit : « Etablissez-vous dans cette cité. Mangez-y d’où vous voudrez ; mais prononcez “ Soumission ”, et entrez par la porte en vous prosternant : vos erreurs vous seront pardonnées, mais Nous donnerons davantage aux bel-agissants. »
Seulement les iniques d’entre eux y substituèrent une formule différente de celle indiquée. Alors Nous leur envoyâmes du ciel une fureur à raison de leur iniquité.
Interroge-les encore sur la cité de Front-de-mer, quand ils transgressaient le sabbat si du poisson venait ce jour- lâ sans pêcher, alors qu’aux jours non sabbatiques il n’en venait pas : ainsi les éprouvions-Nous à raison de leur scélératesse.
Et quand une communauté d’entre eux objecta (à des justes) : « Pourquoi édifier un peuple que Dieu va faire périr ou tourmenter d’un dur tourment ? »  « Pour nous mettre à couvert, dirent-ils, à l’égard de votre Seigneur, et dans l’espoir qu’eux se prémunissent »
et comme ceux-ci ont oublié le Rappel qui leur a été fait, Nous sauvâmes ceux qui interdisaient le mal et saisîmes les iniques d’un châtiment douloureux — Funeste scélératesse !
— et comme ils ont, dans leur impudence, violé l’interdiction qui leur avait été pourtant faite, Nous leur dîmes : « Soyez des singes dégoûtants ! »
 et quand ton Seigneur se jura d’envoyer contre eux, jusqu’au Jour de la résurrection, quelqu’un qui leur vaudrait un dur châtiment… — Ton Seigneur est Prompt à punir, et cependant Tout pardon, Miséricordieux.
Bref Nous les rompîmes sur la terre en tribus et parmi eux se trouvèrent des justes, et d’autres qui l’étaient moins ! Nous les éprouvâmes par le bon comme par le mauvais, escomptant ainsi les ramener.
Ils eurent pour successeurs après eux des remplaçants ; bien qu’ayant hérité de l’Écriture, ils se saisissaient du casuel de ce bas-monde en disant : « Il nous pardonnera », — tout prêts, s’il leur venait encore semblable casuel, à s’en saisir. L’alliance de l’Écriture ne les rendait-elle pas redevables de ne dire sur Dieu que le Vrai ? Ils en ont pourtant étudié le contenu : la demeure dernière est préférable aux yeux de ceux qui se prémunissent — N’allez-vous pas raisonner ?
— Ceux qui se cramponnent à l’Écriture, accomplissent la prière, Nous ne ferons pas perdre le salaire de ceux qui font le bien.
Et quand Nous agitâmes le Mont sur leur tête, comme si ce fût une nuée, au point de leur faire croire qu’il allait sur eux s’effondrer... Tenez ferme à ce que Nous vous avons donné. Rappelez-vous en le contenu, dans l’espoir de vous prémunir.
Et quand ton Seigneur préleva des Fils d’Adam, de leurs reins leur progéniture et les rendit témoins sur eux-mêmes : « Ne suis-Je pas votre Seigneur ? — Mais oui ! nous en témoignons », de sorte que vous ne puissiez dire au Jour de la résurrection : « Nous n’y avons pas fait attention »
ou encore : « C’est que nos pères étaient des associants jadis, et nous étions leur progéniture, venant après eux. Allons-nous donc être abolis pour ce que faisaient les tenants du faux ? »
Ainsi explicitons-Nous les signes, et peut-être qu’ils reviendront.
Récite-leur l’histoire de celui que Nous avons gratifié de Nos signes, mais qui s’en dépiauta ; Satan se fit de lui un adepte et désormais entre tous il erra
si Nous avions voulu, Nous l’aurions exalté par Nos signes, mais il s’est affaissé sur la terre pour suivre sa passion. Sa semblance est celle d’un chien qui halète, que tu l’excites ou que tu le laisses en paix : telle la semblance de ceux qui démentent Nos signes. Recours donc à la narration, dans l’espoir qu’ils réfléchissent.
Funeste semblance que celle de ceux qui démentent Nos signes. C’est contre eux-mêmes que se retourne leur iniquité…
Celui que Dieu guide est celui qui bien se dirige. Celui qu’Il égare, ceux-là sont les perdants...
Oui, Nous avons créé pour la Géhenne bien des djinns et des humains : ils ont des cœurs pour ne pas savoir, des yeux pour ne point voir, des oreilles pour ne point entendre. Ceux-là ressemblent à du bétail, et même leur égarement va plus loin : ce sont les indifférents...
A Dieu appartiennent les noms les plus beaux. Invoquez-Le par eux, sans vous soucier de ceux qui là- dessus dévient : ils recevront le salaire de ce qu’ils font.
Il y a cependant parmi ceux que Nous avons créés, une communauté qui guide dans le Vrai et cultive selon lui la justice
tandis que ceux qui démentent Nos signes, Nous les mènerons progressivement par où ils ne savent pas
 il est vrai qu’avec eux Je temporise : puissance et stratagème...
N’ont-ils pas réfléchi à ce que leur concitoyen, loin d’être un fol, vient leur donner l’alarme explicitement ?
n’ont-ils pas regardé le royaume des cieux et de la terre, et tout ce que Dieu a créé de choses, ni vu que peut- être leur terme approche ? Alors à quel langage après celui-ci pourraient-ils ajouter foi ?
ceux que Dieu fourvoie ne trouvent plus de guide, Nous les abandonnons à leur divagation impudente...
On t’interroge sur l’Heure : « A quand son ancrage ? » Dis : « La connaissance n’en réside qu’en mon Seigneur. Lui seul, le moment venu, la fera éclater. Qu’elle sera lourde aux cieux et à la terre ! D’autant qu’elle ne vous prendra qu’à l’improviste ». On t’interroge dessus comme si tu l’avais scrutée. Dis : « La connaissance n’en réside qu’en Dieu ». Mais la plupart des hommes ne le savent pas...
Dis : « Je ne m’arroge personnellement ni avantage ni dommage, sinon ce que Dieu voudra. Si j’avais connaissance du mystère, j’abonderais en biens, nul mal ne m’effleurerait. Mais je ne suis là que pour donner l’alarme, porter l’annonce à un peuple capable de croire »...
C’est Lui qui vous a créés d’une âme unique, dont Il tira l’épouse (de l’homme), pour que ce dernier trouvât auprès d’elle la paix. Quand il l’eut couverte, elle conçut un léger fardeau, avec lequel elle se déplaçait. Quand elle fut alourdie, ils invoquèrent tous deux Dieu leur Seigneur : « Si Tu nous accordes comme enfant un juste, nous Te serons entre tous reconnaissants ».
mais quand Il leur eut accordé un juste, ils prêtèrent à Dieu des associés en ce qu’Il leur avait accordé, Lui, tellement au-dessus de tout ce qu’on Lui associe !
n’est-ce pas Lui associer cela qui ne crée rien, tout en étant créé ?
(des spectres) qui ne peuvent ni assister (les hommes), ni être d’eux assistés
et qui, si tu les conviais à la guidance, ne pourraient vous suivre : même résultat pour vous, que vous les conviiez ou restiez muets
car ceux que hors Dieu vous invoquez ne sont que des adorateurs vos pareils. Eh bien ! invoquez-les, qu’ils vous exaucent, pour autant que vous soyez véridiques
auraient-ils des pieds pour aller, des mains pour forcer, des yeux pour distinguer, des oreilles pour entendre ? Dis : « Invoquez donc vos associés, ou mieux : tendez- moi des embûches, ne me faites pas languir !
mon protecteur c’est Dieu, qui fait descendre l’Écrit, et prend en charge, Lui, les justes
ceux que hors Lui vous invoquez ne peuvent pas plus vous assister que s’assister eux-mêmes
 les appelleriez-vous à la guidance, qu’ils n’entendent pas ; tu les vois te regarder sans te distinguer »
Sois (pourtant) indulgent, ordonne selon les convenances, (mais) écarte-toi des païens.
Si quelque agacerie vient de Satan t’agacer, cherche en Dieu refuge : Il est Entendant, Connaissant.
Ceux qui se prémunissent, quand les touche un fantasme venu de Satan, n’ont qu’à formuler le Rappel, et les voici revenus à la clairvoyance
tandis que leurs frères lâchent la bride à leur errance sans plus la contenir.
Quand tu ne leur apportes pas de signe, ils te demandent : « Que n’en choisis-tu pas un (pour nous) ? » Dis : « Mais je ne fais que suivre ce qui m’est révélé de la part de mon Seigneur. Tout ceci n’est qu’éclairs de clairvoyance venus de votre Seigneur, en guidance et miséricorde à l’intention d’un peuple capable de croire ».
Quand le Coran est psalmodié, écoutez, faites silence en vous-mêmes, dans l’espoir d’obtenir miséricorde.
Rappelle ton Seigneur en ton âme, dans la crainte et l’humilité, à voix contenue, soir et matin. Ne sois pas des indifférents.
Ceux qui sont auprès de ton Seigneur, point d’orgueil qui les détourne de L’adorer, de proclamer Sa transcendance, de se prosterner devant Lui.
On t’interroge sur le butin. Dis : « Le butin revient à Dieu et à l’Envoyé ». Ainsi donc, prémunissez-vous, réformez vos rapports mutuels, obéissez à Dieu et à Son Envoyé, si vous êtes des croyants.
Les croyants sont ceux de qui le cœur s’effare au moindre rappel de Dieu, la foi grandit à la récitation de Ses signes, et qui font confiance à leur Seigneur
qui accomplissent la prière, et sur ce que Nous leur attribuons font dépense
voilà les croyants, véritablement : de hauts degrés les attendent auprès de leur Seigneur, et belle indulgence et généreuse attribution.
Ainsi Dieu te fit-Il sortir de ta maison avec le Vrai, fût- ce contre le gré, bien sûr, d’un parti de croyants.
Ils te contestaient sur le Vrai, après sa manifestation, comme s’ils étaient poussés vers la mort les yeux grands ouverts.
Lors Dieu vous promet l’une des deux troupes : « Elle est à vous » ; or vous souhaiteriez que fut à vous celle qui ne peut vous poindre ; mais Dieu veut que le Vrai s’avère par Sa parole, et anéantir les dénégateurs
 pour avérer le Vrai, et dissiper le faux, fut-ce contre le gré des criminels.
Lors vous appelez votre Seigneur au secours ; Il vous exauce : « Moi Je vais vous conforter de mille anges se faisant suite »...
— Dieu n’opérait ainsi que pour la bonne nouvelle et afin de tranquilliser votre cœur, tant il est vrai qu’il n’est d’aide victorieuse que venue de Lui, Tout-Puissant et Sage.
— ... lors Il vous couvre d’une torpeur, sécurité de Lui venue, fait descendre sur vous de l’eau du ciel pour vous en purifier, dissiper sur vous la souillure de Satan, ceindre votre cœur, affermir vos pieds
lors ton Seigneur inspire aux anges : « Je suis avec vous. Affermissez ceux qui croient. Je jetterai l’épouvante au cœur de ceux qui dénient. Frappez-leur le haut du cou ; faites-leur sauter les doigts »
— Cela parce qu’ils se sont séparés de Dieu et de Son Envoyé. Quiconque se sépare de Dieu et de Son Envoyé... eh bien ! Dieu est rigoureux dans Son châtiment.
— « Voilà pour vous ! Goûtez-y donc ! Aux dénégateurs le châtiment du Feu ! »
— Vous qui croyez, si vous rencontrez en ordre de bataille les dénégateurs, ne leur tournez pas le dos !
qui ce jour-là le ferait, sauf pour biaiser par ruse de guerre, ou pour se regrouper, aura site dans le courroux de Dieu ; son refuge sera la Géhenne — Horrible destination !
— Donc, ce ne fut pas vous qui les tuiez : Dieu les tuait ; non plus que toi qui lançais (des traits) quand tu en lançais : mais Dieu lançait. Et ce fut aussi de Sa part soumettre les croyants à une épreuve salutaire. — Dieu est Entendant, Connaissant.
— Voilà pour vous ! — Dieu exténue le stratagème des dénégateurs.
— Vous demandiez une victoire ? Eh bien ! vous l’avez ! Alors, mieux vaut pour vous en finir. Si vous recommencez, Nous recommencerons. De rien ne vous servira votre rassemblement, même s’il était nombreux, puisque Dieu est avec les croyants.
Vous qui croyez, obéissez à Dieu et à Son Envoyé ; ne vous dérobez pas à Lui, du moment que vous l’entendez
ne soyez pas non plus pareils à ceux qui dirent : « Nous entendons », alors qu’ils n’entendaient pas
les plus viles des bêtes devant Dieu sont bien les sourdes, les muettes, qui de raison sont incapables
si Dieu leur avait reconnu quelque mérite, Il leur aurait accordé d’entendre ; mieux même : l’eût-Il fait, qu’ils se déroberaient encore, par esprit d’opposition.
Vous qui croyez, répondez positivement à Dieu et à Son Envoyé, quand il vous appelle à ce qui vous donne la vie. Sachez que Dieu intervient entre l’homme et son propre cœur, et qu’un Jour vers Lui vous serez rassemblés.
Prémunissez-vous contre un désordre qui n’affecterait pas exclusivement les iniques d’entre vous — Sachez que Dieu est terrible en Sa punition.
— Rappelez-vous, lorsque vous n’étiez qu’une poignée d’opprimés sur la terre, craignant que l’adversaire ne fît de vous qu’une bouchée : asile Dieu vous donna, de Son aide victorieuse Il vous conforta, choses bonnes Il vous attribua. — Peut-être en aurez-vous gratitude.
Vous qui croyez, ne trahissez pas Dieu, non plus que l’Envoyé, ce qui serait trahir des dépôts à vous confiés, du moment que vous savez
ne reconnaissez en vos biens, en vos enfants, que tentation, mais qu’en Dieu réside un salaire grandiose.
Vous qui croyez, si vous vous prémunissez envers Dieu, Il fera jouer en votre faveur la démarcation, couvrira vos actions mauvaises, vous pardonnera — Dieu est maître de la Grâce suprême.
Lors les dénégateurs usent contre toi de stratagèmes, pour t’arrêter, te tuer ou te bannir. Leurs stratagèmes... mais Dieu use des siens. — Et Dieu est le plus fort de tous en stratagèmes...
Quand on leur récite de Nos versets, ils disent : « Assez entendu ! Si nous voulions, nous en prononcerions de pareils. Ce n’est là que fable d’Anciens ».
Lors ils ont dit : « Mon Dieu, si c’est bien là une vérité venant de Toi, eh bien ! fais pleuvoir sur nous des pierres du ciel, ou inflige-nous un châtiment douloureux »
mais Dieu Se refuse à les châtier tant que tu habites avec eux ; Dieu ne veut pas Se faire Celui-qui-les-châtie, alors qu’ils peuvent encore demander pardon
et pourtant comment peuvent-ils échapper à Son châtiment ? Ils interceptent l’approche du Sanctuaire consacré, et cela sans en être les préposés, car ses préposés ne peuvent être que des prémunis — Mais la plupart d’entre eux l’ignorent
leurs prières devant la Maison ne consistent qu’en sifflements et battements de mains. « Eh bien ! goûtez le châtiment par cela même que vous déniiez »...
Les dénégateurs prodiguent leurs biens pour intercepter le chemin de Dieu. Qu’ils les prodiguent donc, après quoi ils n’en tireront qu’amertume et, pis que cela, seront vaincus. Les dénégateurs seront rassemblés dans la Géhenne
pour que Dieu discrimine le bon du pernicieux, amoncelle le pernicieux, en fasse un bloc à reléguer dans la Géhenne : ce sont bien eux les perdants !
Dis aux dénégateurs que s’ils en finissent, Notre indulgence leur sera acquise pour les faits antérieurs. S’ils recommencent... eh bien ! le système des Anciens est passé !
 Ainsi donc, faites-leur la guerre, jusqu’à ce qu’il n’y ait plus de trouble, et que toute religion n’aille qu’à Dieu. S’ils en finissent… — Dieu voit clair sur leurs actions
s’ils se dérobent, sachez que Dieu est votre Maître — Ô Maître merveilleux et Victorieux secours !
Sachez que d’un butin quelconque, un cinquième revient à Dieu ainsi qu’à l’Envoyé, aux proches, aux orphelins, aux pauvres, au fils du chemin, pour autant que vous croyiez en Dieu et à ce que Nous avons fait descendre sur Notre adorateur le jour de la discrimination, le jour où se rencontrèrent les deux masses — Dieu est Omnipotent.
— lors vous étiez sur la pente la plus proche, eux sur la plus lointaine, et les cavaliers en contrebas de vous. Même s’il avait fallu convenir (d’une rencontre), vous auriez manqué au rendez-vous. Mais assurément Dieu tranche d’un destin déjà consommé, en sorte que probante soit la destruction ou la vie de quiconque ce jour- là périrait ou survivrait — Dieu est Entendant, Connaissant.
lors Dieu te les fait voir dans ton rêve en petit nombre. S’Il te les avait fait voir nombreux, sûr que vous auriez molli, vous vous seriez disputés sur la décision à prendre. Dieu vous l’épargna — Il est Connaissant de l’être des poitrines.
— lors Il vous les fait voir, lors de la rencontre, peu nombreux à vos yeux, et Il vous amoindrit aux leurs, cela pour que Dieu tranchât d’un destin consommé. — C’est à Dieu que de toute chose il est fait retour.
— Vous qui croyez, quand vous rencontrerez un attroupement, tenez ferme, rappelez Dieu bien fort, dans l’espoir d’être des triomphants
obéissez à Dieu et à Son Envoyé, ne disputez pas de sorte à mollir et que votre souffle ne retombe. Armez- vous de patience — Dieu est avec les patients.
ne soyez pas comme ceux qui sortirent de leur demeure pleins de jactance et d’ostentation, pour intercepter le chemin de Dieu — Et pourtant Dieu encercle ce qu’ils font.
— lors Satan, qui leur dorait leurs actions : « Il n’y a pas d’homme, en ce jour, leur dit-il, capable de vous vaincre, puisque je suis votre compère ». Or quand les deux masses furent en vue l’une de l’autre, il tourna sur ses talons : « Je me désolidarise de vous, dit-il, car je vois ce que vous ne voyez pas. J’ai peur de Dieu ». — Car Dieu est terrible dans Sa punition.
— lors les hypocrites et Ceux-au-cœur-malade dirent : « (Ces croyants), leur religion les abuse, eux et quiconque fait confiance à Dieu » — Et pourtant Dieu est Tout-Puissant et Sage.
— Ah ! si tu voyais les anges, quand ils récupèrent les dénégateurs, les frapper de face et par-derrière « Et goûtez au supplice du feu
à raison de cela qu’ont avancé vos mains ». — Dieu n’est pas Enclin à l’injustice envers les adorateurs.
— Telle la conduite de la gent de Pharaon, ainsi que de leurs devanciers : ils dénièrent les signes de Dieu. Alors Dieu les prit à leurs propres péchés. — Dieu est Fort, Terrible en Sa punition.
— Cela parce que jamais Dieu ne transforme le bienfait par Lui accordé à un peuple sans que ce dernier ne se transforme lui-même. — Dieu est Entendant, Connaissant.
— Telle la conduite de la gent de Pharaon, ainsi que de leurs devanciers : ils démentirent les signes de leur Seigneur. Alors Nous les anéantîmes par leurs propres péchés. Nous engloutîmes le peuple de Pharaon : tous étaient des iniques...
La plus vile des bêtes pour Dieu, ce sont les dénégateurs, parce qu’ils ne croient pas...
Ceux de qui tu as requis un pacte, mais qui le rompent en toute occasion, loin de se prémunir
en conséquence, ou bien accroche-les à guerre ouverte, et repousse par cet exemple leurs émules — Peut-être vont-ils réfléchir
ou bien tu redoutes fortement d’un peuple quelque traîtrise : alors prends sur lui les devants de la rupture, pour rétablir l’égalité. — Dieu n’aime pas ceux qui trahissent.
— Que les dénégateurs ne pensent pas avoir réchappé. Ils ne Nous réduiront pas à l’impotence
préparez contre eux ce que vous pouvez réunir d’armement et de chevaux en alerte, pour épouvanter l’ennemi de Dieu, le vôtre, et outre ceux-là, d’autres que vous ne connaissez point, mais que Dieu connaît. Quoi que vous dépensiez sur le chemin de Dieu, cela vous sera acquitté sans que vous subissiez la moindre injustice.
En revanche, s’ils penchent pour la paix, penches-y toi- même, sans cesser de faire confiance à Dieu, qui est l’Entendant, le Connaissant
 s’ils voulaient te duper, qu’il te suffise de Dieu, Lui qui t’a déjà soutenu de Son aide victorieuse, et des croyants
puisqu’Il a mis entre leurs cœurs tellement d’affinité, qu’au prix de tous les trésors de la terre, tu ne pourrais les lier ainsi, mais c’est bien Dieu qui les rend affinitaires, Lui Tout-Puissant, et Sage...
Prophète, qu’il te suffise de Dieu et de qui te suit parmi les croyants…
Prophète, exhorte les croyants à la guerre. S’il en est parmi vous seulement vingt à être patients, ils en vaincront deux cents ; s’il en est cent, ils vaincront mille dénégateurs, car c’est un peuple incapable de sûre connaissance.
Il est vrai que pour l’instant Dieu allège sur vous l’exigence, car Il sait ce qu’il persiste en vous de faiblesse. S’il en est parmi vous une centaine à être patients, ils en vaincront deux cents et s’il en est mille, ils en vaincront deux mille, avec la permission de Dieu, car Dieu est avec les patients.
Il n’appartient à un prophète de faire prisonnier que le gisant à terre, meurtri. Vous voulez le casuel de cette terre ; Dieu veut la vie dernière. — Dieu est Tout-Puissant et Sage.
— N’eût été un Écrit venu antérieurement de Dieu, vous auriez été accablés en vos prises par un terrible châtiment.
Donc, sur votre butin, mangez ce qui est licite et bon, à charge de vous prémunir envers Dieu. — Dieu est Tout pardon, Miséricordieux.
— Prophète, dis à ceux tombés prisonniers en vos mains : « Si Dieu discerne quelque bien dans votre cœur, Il vous apportera mieux que ce qui vous aura été pris. Il vous pardonnera ». — Dieu est Tout pardon, Miséricordieux.
— S’ils voulaient te trahir, ils ont trahi Dieu naguère, et c’est pourquoi Dieu les a livrés, Lui le Connaissant, le Sage…
Ceux qui croient, ont fait exode, ont fait effort de leurs biens et de leur personne sur le chemin de Dieu ; ceux qui leur ont procuré asile et protection, ceux-là peuvent se prendre pour protecteurs mutuellement. Ceux qui croient, mais sans avoir fait exode, vous ne leur devez pas protection tant qu’ils n’auront pas fait exode. Si toutefois ils vous demandent assistance pour cause de religion, vous leur devez cette assistance, sauf à l’encontre de ceux auxquels vous lie un engagement mutuel — Dieu est Clairvoyant sur vos actions.
Les dénégateurs assurent leur protection mutuelle. Si vous n’en faites pas autant, il y aura du trouble sur la terre, un horrible dégât.
Ceux qui croient, ont fait exode, font effort sur le chemin de Dieu, et ceux qui leur procurent asile et protection, ce sont eux les croyants véritables. Il leur revient large indulgence et généreuse attribution.
Ceux qui se sont convertis tardivement, mais auront fait exode, font effort avec vous, ceux-là sont des vôtres... Quant aux parents par les femmes, ils ont priorité les uns sur les autres selon le Livre de Dieu. — Dieu de toute chose est Connaissant...
Dénonciation, de par Dieu et Son Envoyé à l’adresse de ceux des associants auxquels vous liait un pacte.
Ainsi donc, allez et venez par la terre durant quatre mois. Et sachez bien que vous n’êtes pas (de taille) à rendre Dieu impotent, mais que Dieu accable les dénégateurs.
Notification, de par Dieu et Son Envoyé, le jour du Pèlerinage solennel : Dieu dénonce (les accords consentis) aux associants, Son Envoyé aussi. Si vous vous repentez, mieux sera-ce pour vous. Si vous vous dérobez, sachez que vous n’êtes pas de taille à rendre Dieu impotent. Et fais l’annonce aux dénégateurs d’un douloureux châtiment.
Exception est faite en faveur des associants qui, liés à vous par un pacte, n’y auront pas fait la moindre brèche, non plus que soutenu personne contre vous : dans ce cas, honorez pleinement leur pacte pour la durée de leur engagement. — Dieu aime ceux qui se prémunissent.
— Une fois dépouillés les mois sacrés, tuez les associants où vous les trouverez, capturez-les, bloquez-les, tendez-leur toutes sortes d’embûches. Seulement, s’ils se repentent, accomplissent la prière, acquittent la purification, dégagez-leur le chemin. — Dieu est Tout pardon, Miséricordieux.
— Si quiconque parmi les associants te demande sauvegarde, accorde-lui sauvegarde pour lui permettre d’entendre la parole de Dieu, voire fais-lui regagner son lieu de sûreté, considérant qu’ils sont un peuple dénué de science.
Comment les associants se prévaudraient-ils auprès de Dieu et de Son Envoyé d’un pacte, sauf de celui que vous auriez conclu près de l’Oratoire consacré ? Du moins, tant qu’ils agiraient correctement à votre égard, agissez correctement au leur. — Dieu aime ceux qui se prémunissent.
— Comment serait-ce possible, alors que s’ils prennent sur vous l’avantage, ils ne respectent en vous ni liens ni obligations, et que, vous donnant satisfaction de la bouche, ils disent « non » du cœur ? — La plupart sont des scélérats
— ils ont aliéné à bas prix les signes de Dieu, interceptent Son chemin — Que leurs actions sont détestables !
— ils ne respectent en un croyant ni lien ni obligation : ce sont eux les transgresseurs !
En revanche, s’ils se repentent envers Dieu, accomplissent la prière, acquittent la purification, alors les voici vos frères en religion… — Nous articulons Nos signes à l’intention d’un peuple (capable) de science.
... Si après un pacte ils violent leurs serments et dénigrent votre religion, alors combattez les meneurs de la dénégation, pour qui les serments ne comptent pas, dans l’espoir qu’ils en finissent
ne combattriez-vous point un peuple qui viola ses serments, eut projet de bannir l’Envoyé, et ce sont eux qui commencèrent contre vous la première fois ? Les craignez-vous ? Dieu est bien plus digne de votre crainte, si vous êtes des croyants
combattez-les ; que Dieu par vos mains les châtie, les mette à mal, contre eux vous assiste, et guérisse ainsi les cœurs du peuple des croyants
de leur cœur pourtant qu’Il bannisse la rancune. Dieu Se repent sur qui Il veut. — Il est Connaissant et Sage.
— Imaginiez-vous pouvoir rester à l’écart, sans que Dieu connaisse ceux d’entre vous qui font effort et n’ont pas adopté de confident intrus en place de Dieu, de Son Envoyé et des croyants ? — Dieu est Informé de tous vos actes.
— Il n’appartient pas aux dénégateurs de fréquenter les oratoires de Dieu, puisqu’ils témoignent contre eux- mêmes de leur dénégation. Ceux-là, toutes leurs entreprises crèvent. Ils seront dans le Feu pour l’éternité.
Ne met en honneur les oratoires de Dieu que celui qui croit en Dieu et au Jour dernier, accomplit la prière, acquitte la purification, redoute Dieu seul — Peut-être sont-ils ceux qui entre tous bien se guident.
— Donner à boire aux pèlerins, entretenir le Sanctuaire consacré, pouvez-vous faire que ce soit comme croire en Dieu et au Jour dernier, s’efforcer sur le chemin de Dieu ? L’un et l’autre ne s’équivalent en Dieu — Dieu ne dirige pas un peuple d’iniquité.
Mais ceux qui croient, ont fait exode, s’efforcent de leurs biens et de leur personne sur le chemin de Dieu, s’élèvent plus haut en degrés auprès de Dieu. — Ce seront eux les glorifiés
leur Seigneur leur dispense la bonne nouvelle d’une miséricorde venant de Lui, d’un agrément plénier, de jardins où les attend un bonheur perdurable
— Ils seront à jamais éternels. — Dieu : en Lui réside un salaire grandiose...
Vous qui croyez, ne gardez avec vos pères non plus qu’avec vos frères de rapports de protection, s’ils préfèrent décidément la dénégation à la croyance. Qui d’entre vous en garderait... ce sont eux les coupables d’iniquité.
Dis : « Si vos pères, vos fils, vos frères, vos épouses, votre clan, des biens que vous vous seriez acquis, un négoce que vous craindriez de compromettre, plaisantes demeures, si tout cela vous était plus cher que Dieu et Son Envoyé et l’effort sur Son chemin, alors morfondez-vous jusqu’à ce que Dieu fasse intervenir Son décret ». — Dieu ne guide pas le peuple des scélérats.
— Dieu vous a secourus, entre autres occurrences, lors de la journée de Hunayn, quand, vous complaisant à votre masse, laquelle ne devait en rien vous servir, vous vous êtes trouvés à l’étroit sur la terre, si vaste soit-elle et, bien pis, avez fait volte-face.
 Alors Dieu fit descendre Sa sérénité sur Son Envoyé et sur les croyants, fit descendre des armées jusque-là invisibles et châtia les dénégateurs. — Voilà bien la rétribution des dénégateurs !
— mieux encore Il s’est repenti après (la victoire) en faveur de qui Il voulait. — Dieu est Tout pardon, Miséricordieux.
— O vous qui croyez, les associants : ce n’est qu’être impur. Qu’ils n’approchent pas du Sanctuaire consacré après cette année-ci. Si vous craignez de ce fait un marasme, Dieu y pourvoie pour vous de Sa grâce, s’Il le veut. — Il est le Connaissant, le Sage.
— Combattez ceux qui ne croient pas en Dieu ni au Jour dernier, ni n’interdisent ce qu’interdisent Dieu et Son Envoyé, et qui, parmi ceux qui ont reçu l’Écriture, ne suivent pas la religion du Vrai — et cela jusqu’à ce qu’ils paient d’un seul mouvement une capitation en signe d’humilité.
Les Juifs disent Esdras fils de Dieu ; les Chrétiens disent le Messie fils de Dieu : ce n’est là qu’un propos de leur bouche analogue à celui des dénégateurs de jadis — Dieu les combatte ! Comment à ce point se fourvoyer !
ils se donnent pour maîtres leurs docteurs et leurs moines en place de Dieu, (et font de même) du Messie fils de Marie. Et pourtant il leur a été commandé de n’adorer qu’un seul Dieu — il n’est de dieu que Lui, tellement au-dessus de ce qu’ils Lui associent !
ils veulent éteindre de leur bouche la lumière de Dieu, alors que Dieu se refuse à ce qui n’est point accomplissement de Sa lumière — et cela fût-ce contre le gré des dénégateurs.
— C’est Lui qui a envoyé Son Envoyé avec la guidance et la religion du Vrai, pour faire prévaloir celui-ci sur la religion en entier — et cela fût-ce contre le gré des associants.
Vous qui croyez, soyez sûrs que beaucoup de docteurs et de moines mangent dans la fausseté les biens des ouailles, et interceptent le chemin de Dieu. Ceux qui thésaurisent l’or et l’argent, bien loin d’en faire dépense sur le chemin de Dieu, annonce-leur un châtiment douloureux
pour le jour où l’or et l’argent portés au rouge dans le feu de Géhenne leur brûleront le front, les flancs, le dos : « Voilà ce que vous avez thésaurisé pour vous- mêmes. Savourez donc ce que vous thésaurisiez ! »...
Le nombre des mois est en Dieu de douze selon le Livre de Dieu, et cela du jour où Il a créé les cieux et la terre. Sur ces douze mois, quatre sont sacrés. Telle est la religion perdurable. Ne commettez pas durant (ces quatre mois) d’injustice, (laquelle se retournerait) contre vous- mêmes. Combattez toutefois les associants de la manière qu’ils vous combattent : sans distinction. — Sachez que Dieu est avec les prémunis.
— Le mois intercalaire constitue un surcroît de dénégation, par quoi s’égarent les dénégateurs, qu’ils le banalisent une année, ou l’interdisent une autre année, afin de retomber juste sur le nombre de mois interdits par Dieu, et, en définitive, de banaliser ce que Dieu interdit. Elle peut bien à leurs yeux se parer, l’horreur de leurs actes, Dieu ne guide pas le peuple des dénégateurs.
Vous qui croyez, qu’aviez-vous, quand il vous fut dit de vous mobiliser sur le chemin de Dieu, à traîner sur place ? Était-ce par contentement de la vie d’ici-bas, de préférence à la vie dernière ? Mais la jouissance de la vie d’ici-bas, par rapport à la vie dernière, est si peu de chose !
Faute de vous mobiliser, (Dieu) vous châtierait d’un châtiment douloureux ; Il vous substituerait un peuple autre que vous, sans que vous puissiez Lui faire le moindre mal. — Dieu est Omnipotent.
— Si vous ne portez pas assistance (à l’Envoyé), Dieu l’assista quand, banni par les dénégateurs avec un seul compagnon, tous deux se trouvaient dans une grotte. Lors il dit à son compagnon : « Ne sois pas triste : Dieu est avec nous ». Et Dieu fit descendre sur lui Sa sérénité, le conforta d’armées invisibles à vos yeux, et mit à bas la parole des dénégateurs, alors que la Parole de Dieu fut la plus haute. — Dieu est Tout-Puissant et Sage.
— Mobilisez-vous, (avec un équipement) lourd ou léger, efforcez-vous de vos biens et de votre personne sur le chemin de Dieu. En quoi réside pour vous un bien, pour peu que vous sachiez.
S’il se fut agi d’un casuel facile et d’un parcours restreint, ils t’auraient suivi. Mais la distance leur parut lointaine. Ils jureront : « Par Dieu, si nous avions pu, nous serions partis en campagne avec vous ». Ce disant, ils se détruisent eux-mêmes, car Dieu sait qu’ils ne sont que des menteurs.
— Dieu efface ton (erreur) ! Pourquoi le leur as-tu permis ? Pour faire éclater à tes yeux quels étaient les véridiques, et connaître les menteurs ?
ils n’ont pas besoin de ta permission, ceux qui croient en Dieu et au Jour dernier, pour s’efforcer de leurs biens et de leur personne : Dieu est connaissant de ceux qui se prémunissent
 à te demander permission, il n’y eut que ceux qui ne croient en Dieu ni au Jour dernier : leur cœur s’abandonne au doute, et leur doute les livre à l’hésitation
s’ils avaient voulu partir (en expédition) ils s’y seraient préparés en s’équipant. Mais Dieu ne voulait pas qu’ils prissent élan : Il les paralysa. Il fut dit : « Restez parmi les défaillants »
s’ils étaient partis avec vous, ils ne vous auraient apporté que gâchis, ils n’auraient pris votre amble que par désir de vous jeter dans le trouble, et ils auraient trouvé parmi vous des oreilles complaisantes — Mais Dieu est Connaissant des iniques.
— le trouble, ils y aspiraient de longue date : n’avaient- ils pas retourné pour toi les choses jusqu’à ce qu’advint le Vrai et que la cause de Dieu l’emportât, à leur grand déplaisir ?
 Il en est encore un qui dit : « Donne-moi ta permission, mais épargne-moi la tentation ! » Or dans la tentation ne sont-ils pas déjà tombés ? — La Géhenne assiège les dénégateurs.
— S’il t’arrive un bien, cela leur fait mal. Si c’était un mécompte, ils diraient : « Nous avions pris les devants ! », et ils se détourneraient, non sans exulter.
Dis : « Il ne nous arrivera que ce que Dieu nous a assigné. C’est Lui notre Maître. A Lui que fassent confiance les croyants ».
Dis : « Pouvez-vous guetter en nous rien d’autre que l’une ou l’autre des deux splendeurs ? Tandis qu’en vous nous guettons que Dieu vous frappe d’un tourment de par Lui ou par nos mains. Eh bien ! guettez, avec vous nous guettons ».
Dis : « Faites dépense de bon ou de mauvais gré, votre dépense ne sera pas accueillie tant que vous resterez un peuple de scélératesse ».
— Ce qui empêchait leur dépense d’être accueillie, c’est seulement qu’ils dénient Dieu et Son Envoyé, qu’ils ne viennent à la prière que languissamment, ne font dépense que de mauvais gré.
— Ne t’en laisse pas accroire par leurs biens et leurs enfants. Dieu veut seulement les en tourmenter dans la vie d’ici-bas, et leur faire vomir leur âme en état de dénégation...
Ils jurent Dieu qu’ils sont des vôtres. Or ils ne sont pas des vôtres, mais c’est un peuple pusillanime
s’ils trouvaient un refuge, ou des antres, une galerie, ils s’y déporteraient comme s’emballe un cheval !
Il en est encore parmi eux qui te dénigrent en matière d’aumônes. S’ils en recevaient une miette, ils seraient contents ; comme ils n’en reçoivent pas, les voilà enragés
ah ! s’ils pouvaient se contenter de ce que Dieu et Son Envoyé leur donnent, et dire : « Ce sera bien assez pour tous que Dieu nous donne de Sa grâce, Lui et Son Envoyé. Nous ne soupirons qu’après Dieu »...
 Les aumônes ne doivent revenir qu’aux besogneux et aux indigents, à la rétribution des collecteurs, au ralliement des bonnes volontés, à affranchir des nuques (esclaves), à libérer des insolvables, à aider au chemin de Dieu et à secourir le fils du chemin : autant d’obligations de par Dieu — Dieu est Connaissant et Sage.
Il en est encore parmi eux qui, pour desservir l’Envoyé, l’accusent de n’être contre eux qu’oreille. Dis : « Une oreille pour vous bénéfique, puisque, croyant en Dieu, il donne créance aux croyants, oui, une miséricorde pour ceux d’entre vous qui croient, tandis que ceux qui desservent l’Envoyé subiront un châtiment douloureux »...
Ils vous jurent Dieu, afin de vous satisfaire. Or Dieu (et Son Envoyé) a davantage de droits à ce qu’ils Le satisfassent, pour autant qu’ils sont des croyants
ne savent-ils pas que quiconque fait front à Dieu (et à Son Envoyé), conséquemment sera châtié du feu de la Géhenne où il restera pour l’éternité ? — Accablement suprême !
Les hypocrites affectent l’effroi de voir descendre contre eux une sourate qui démasque le fond de leur cœur. Dis : « Ironisez ! Dieu va mettre au jour ce que vous craignez ».
Les questionnerais-tu, qu’ils diraient : « Nous parlions inconsidérément, par jeu ». Dis : « Est-ce bien sur Dieu, Ses signes et Son Envoyé que vous ironisiez ?
point d’excuse ! Vous en êtes à la dénégation après la croyance. Même s’il était passé sur l’erreur d’une catégorie d’entre vous, une autre catégorie serait châtiée à raison de sa culpabilité ».
Les hypocrites, hommes et femmes, unanimes, commandent le blâmable et proscrivent le convenable ; ils referment leurs mains ; ils ont oublié Dieu, au point qu’Il les oublie. Les hypocrites, ce sont eux les scélérats.
Dieu a promis aux hypocrites, hommes et femmes, ainsi qu’aux dénégateurs, le feu de Géhenne pour l’éternité, tel sera leur partage ; Dieu les maudit ; ils subiront un châtiment perdurable.
Ainsi en fut-il de vos devanciers. Ils vous surpassaient en force, en biens, en enfants : ils ont donc joui de leur lot. Eh bien ! vous avez joui du vôtre comme vos devanciers ont fait du leur ; vous parlez aussi inconsidérément qu’eux : leurs actions ont crevé en ce monde et dans la vie dernière ; ce furent eux les perdants
ne leur était-elle pas venue, l’histoire de leurs propres devanciers : les peuples de Noé, de 'Ad, de Thamûd, le peuple d’Abraham, de Madyan, les cités aberrantes ? Leurs envoyés leur étaient venus munis de preuves ; Dieu ne pouvait leur être inique : ce sont eux qui le furent pour eux-mêmes...
Les croyants et les croyantes sont en rapports mutuels de protection : ils commandent le convenable et proscrivent le mauvais ; ils accomplissent la prière, acquittent la purification, obéissent à Dieu et à Son Envoyé : ce sont eux que Dieu aura en Sa miséricorde.  — Dieu est Tout-Puissant et Sage.
— Dieu promet aux croyants et aux croyantes des jardins de sous lesquels des ruisseaux coulent et où ils seront éternels, des demeures excellentes aux jardins d’Éden. Mais l’agrément de Dieu est plus précieux encore : c’est le triomphe grandiose.
Prophète, fais effort contre les dénégateurs et les hypocrites, traite-les rudement : ils n’auront d’autre refuge que la Géhenne — Exécrable destination…
— Ils jurent Dieu n’avoir pas dit, et pourtant ils l’ont dite, la parole de dénégation ! Ils sont devenus dénégateurs après avoir embrassé l’Islam, pour avoir souhaité et n’avoir pas réussi ; et le seul reproche qu’ils peuvent faire, c’est que Dieu (et Son Envoyé) les ait enrichis de Sa grâce. Alors, s’ils se repentent, ce sera pour eux un bien ; s’ils se dérobent, Dieu les châtiera d’un châtiment douloureux en ce monde et dans l’autre. Ils ne trouveront sur terre ni protecteur ni secourant.
— Il en est même parmi eux qui firent pacte avec Dieu : « Si nous bénéficiions d’un peu de Sa Grâce, sûr que nous ferions l’aumône et deviendrions de petits saints »
mais quand ils eurent bénéficié d’un peu de Sa grâce, ils s’en montrèrent avares, se dérobèrent, se détournèrent
Il fit s’ensuivre l’hypocrisie dans leur cœur jusqu’au Jour de Sa rencontre, pour avoir failli à Dieu dans leur promesse et pour avoir menti
ne savaient-ils pas que Dieu connaissait leur secret et leur intime entretien, que Dieu est Connaissant des mystères ?...
Dénigrer ceux des croyants qui prennent l’initiative d’aumônes, ou ces autres qui ne trouvent à donner que leur peine corporelle, ironiser sur eux, c’est appeler sur soi l’ironie de Dieu et subir un châtiment douloureux
implore pour eux le pardon, ou ne le fais pas : le ferais-tu soixante-dix fois pour eux, que Dieu ne leur pardonnerait pas, et cela parce qu’ils ont dénié Dieu et Son Envoyé. — Dieu ne guide pas un peuple de scélératesse.
— Quelle joie pour ces retardataires que de rester à leur place, défaillants à l’Envoyé ! Ils se refusaient à faire effort de leurs biens et de leur personne sur le chemin de Dieu : « Pas de mobilisation, disaient-ils, pendant les chaleurs ! » Dis : « Le feu de Géhenne est plus fort en chaleur », pour le cas où ils comprendraient
eh bien ! qu’ils rient un peu : ils pleureront beaucoup, en rétribution de ce qu’ils se seront acquis.
Si Dieu te remet en rapport avec un groupe d’entre eux et qu’ils te demandent la permission de partir en campagne, eh bien ! dis : « Vous ne partirez jamais avec moi, vous ne combattrez pas avec moi d’ennemi. Vous étiez bien contents, la première fois, de rester sur place. Restez donc avec les défaillants ! »
ne prie jamais sur aucun d’eux s’il meurt, ni ne te recueille sur sa tombe ; dénégateurs à Dieu et à Son Envoyé, ils seront morts en état de scélératesse
ne t’en laisse pas accroire par leurs biens et leurs enfants. Dieu ne veut que les en tourmenter dans la vie d’ici-bas et leur faire vomir leur âme en état de dénégation.
Quand descendit une sourate : « Croyez en Dieu, faites effort avec Son Envoyé », certains d’entre eux, qui avaient des moyens, t’ont demandé dispense, te disant : « Laisse-nous avec ceux qui restent sur place »
 ils se sont satisfaits de rester parmi ceux qu’on laisse en arrière, leur cœur était scellé, ils ne pénètrent rien.
 L’Envoyé, cependant, et ceux qui croient avec lui, firent effort de leurs biens et de leur personne : ceux-là auront les faveurs (de cette vie et de l’autre) ; ceux-là seront les glorifiés
Dieu leur ménage des jardins de sous lesquels des ruisseaux coulent ; ils y seront pour l’éternité ; c’est là le triomphe insigne.
Il en vint aussi, de chez les Bédouins, qui avançaient des excuses pour recevoir dispense. Sont restés sur place ceux qui démentaient Dieu et Son Envoyé. Les dénégateurs d’entre eux subiront un châtiment douloureux.
On ne doit pas s’en prendre aux faibles, aux malades, à ceux qui ne trouvaient pas de quoi suffire à la dépense, s’ils sont sûrs pour Dieu et Son Envoyé. — Ne pas s’en prendre aux bel-agissants… — Dieu est Tout pardon, Miséricordieux.
non plus qu’à ceux qui vinrent te trouver pour que tu leur fournisses une monture; tu leur dis: « Je ne trouve pas de quoi vous monter » ; ils s’en retournèrent les yeux débordant de larmes, bien tristes de ne pouvoir y subvenir
qu’on s’en prenne seulement à ceux qui te demandèrent dispense bien qu’étant riches : ils se satisfaisaient de rester avec les défaillants. Dieu scella leur cœur, ils ne savent point.
A votre retour parmi eux, voilà qu’ils vous présentent des excuses. Dis : « Pas d’excuses ! Nous ne vous croirons pas. Dieu nous a informés de vos histoires. Dieu considérera vos actes, ainsi que Son Envoyé. Qui plus est vous serez rendus à Celui qui connaît l’absence et la présence : alors Il vous informera de vos agissements »
ils vous prêteront serment par Dieu, lors de votre retour auprès d’eux, pour que vous ignoriez (leurs fautes). C’est cela : ignorez-les eux-mêmes ! Ils se sont salis. Leur refuge sera la Géhenne, en rétribution de ce qu’ils se seront acquis
par leurs serments, ils cherchent à vous satisfaire. Eh bien ! même s’ils vous satisfaisaient, Dieu ne peut Se satisfaire d’un peuple de scélérats.
Les Bédouins vont plus loin que quiconque dans la dénégation, l’hypocrisie, la propension à ignorer les normes expresses que Dieu a fait descendre sur Son Envoyé — Or Dieu est Connaissant et Sage.
— il en est parmi les Bédouins qui ne voient qu’exaction dans les perceptions légales ; ils guettent sur vous les retournements du sort ; que le sort se retourne contre eux, en mal ! — Dieu est Entendant, Connaissant.
— il en est aussi parmi eux qui croient en Dieu et au Jour dernier, mais ne voient dans ces redevances que des approches en direction de Dieu. Aussi bien les prières de l’Envoyé ne constituent-elles pas une approche en leur faveur ? Dieu incluera (ces croyants) dans Sa miséricorde. — Dieu est Tout indulgence et Miséricordieux, 
Les précurseurs, les tout premiers d’entre les émigrés et les partisans, et ceux qui les escortèrent de bel-agir, que Dieu soit d’eux satisfait comme ils l’auront été de Lui. Il leur a ménagé des jardins sous lesquels des ruisseaux coulent ; ils y seront éternels. — C’est là le triomphe grandiose.
Parmi les Bédouins qui vous entourent, il est des hypocrites, et parmi les Médinois des enragés dans l’hypocrisie : tu ne les connais pas, mais Nous les connaissons. Nous les châtierons par deux fois, et, pis encore, ils seront ramenés à un terrible tourment.
D’autres reconnaissent leurs péchés : ils mêlent un comportement salutaire à un autre, mauvais. Peut-être Dieu se repentira-t-Il en leur faveur. — Il est Tout pardon, Miséricordieux.
— Prélève sur leurs biens une aumône pour les en purifier, les épurer ; prie pour eux : tes prières leur sont apaisement. — Dieu est Entendeur, Connaissant.
— Ne savaient-ils pas que Dieu seul peut accepter le repentir de Ses adorateurs, prélever sur eux les aumônes ? — Dieu est l’Enclin-au-repentir, le Miséricordieux.
— Dis : « Agissez ! Dieu examinera votre comportement, et l’Envoyé et les croyants. Vous serez ramenés au Connaissant du mystère et de la présence. Il vous informera de vos agissements ».
D’autres restent dans l’expectative quant au décret de Dieu, s’Il va les tourmenter ou pour eux Se repentir ? — Il est Connaissant et Sage…
— Ceux qui ont adopté un oratoire (particulier) pour gravement nuire et manifester la dénégation, et diviser les croyants, et préparer les voies à ceux qui naguère combattaient Dieu et Son Envoyé, même s’ils jurent n’avoir voulu par là que la splendeur, Dieu témoigne qu’ils ne sont que des menteurs
ne t’y dresse jamais. Un oratoire dès le premier jour fondé sur la volonté de se prémunir a plus de droits à ce que tu t’y dresses : il y a là des hommes qui aiment à se purifier — Et Dieu aime ceux qui se purifient.
— lequel vaut mieux ? Celui qui fait reposer sa bâtisse sur la volonté de se prémunir envers Dieu et sur Son agrément, ou celui qui la fait reposer sur la lèvre d’une falaise croulante : avec elle il va s’écrouler dans le feu de Géhenne — Dieu ne guide pas un peuple scélérat
— l’oratoire qu’ils avaient bâti persistera comme un doute dans leur cœur, à moins que leur cœur n’en éclate — Dieu est Connaissant et Sage.
 Dieu acquiert des croyants leur personne et leurs biens en contrepartie du Jardin. Ils combattent sur le chemin de Dieu jusqu’à tuer, ou bien être tués, contre une promesse à quoi Dieu s’engage dans la Torah et l’Évangile et le Coran. Qui plus fidèlement s’acquitterait de son pacte que Dieu ? Réjouissez-vous donc de la réciprocité que vous avez conclue — C’est là le triomphe grandiose
oui, ceux qui se repentent, qui adorent, qui louangent, qui jeûnent, qui s’inclinent et se prosternent et ceux qui commandent le convenable et proscrivent le blâmable, et ceux qui sauvegardent les normes de Dieu... : (de cela) fais annonce aux croyants.
Il n’appartient ni à l’Envoyé ni aux croyants de demander pardon pour les associants, même comptant parmi leurs proches, une fois bien établi que ceux-là seront les hôtes de l’Enfer
le pardon demandé par Abraham pour son père ne se justifiait que par une promesse qu’il en avait faite à celui-ci. Après quoi, une fois établi que son père était un ennemi de Dieu, il se désolidarisa de lui. Abraham était à la fois sensible et longanime...
Dieu ne peut vouloir égarer un peuple, l’ayant d’abord guidé, qu’après lui avoir explicité les moyens de se prémunir — Dieu de toute chose est Connaissant...
— Dieu possède la royauté des cieux et de la terre : Il fait vivre ; Il fait mourir ; vous n’avez hors Lui ni protecteur ni secourant...
Dieu s’est repenti envers l’Envoyé, les émigrants et les partisans qui suivirent l’Envoyé à l’heure difficile, après que les cœurs d’une part d’entre eux eussent failli dévier : alors Il se repentit pour eux… — Il leur est Tendre et Miséricordieux.
et encore envers ces trois qui furent laissés en arrière, au point que la terre, pour vaste qu’elle soit, sur eux se resserra, et que sur eux leur âme aussi se resserra : ils conclurent qu’on ne se réfugie de Dieu que vers Lui ; alors Il se repent envers eux pour qu’ils se repentent. — Dieu est l’Enclin-au-repentir, le Miséricordieux...
Vous qui croyez, prémunissez-vous envers Dieu. Soyez avec les véridiques...
Il n’appartient ni aux Médinois ni aux Bédouins d’alentour de rester en arrière de l’Envoyé de Dieu, en se donnant sur lui la préférence. Et cela parce que nulle soif, nulle fatigue, nulle faim ne les attendent sur le chemin de Dieu ; qu’ils n’y feront nul pas provoquant la rancune des dénégateurs ; qu’ils ne feront sur l’ennemi nulle prise sans que leur soit inscrite une œuvre salutaire — Dieu ne laisse pas perdre la rétribution des bel-agissants
— ils ne font aucune dépense grande ou petite, ils ne franchissent pas une ravine, que ce ne leur soit inscrit en vue de la récompense de Dieu, pour plus qu’ils n’auront fait.
Les croyants n’ont pas à se mobiliser en masse. Pourquoi ne se mobiliserait pas sur chaque fraction une compagnie, afin d’acquérir une connaissance rigoureuse de la religion et de donner l’alarme aux leurs, une fois revenus chez eux ? — Ainsi se tiendraient-ils en alerte...
— Vous qui croyez, combattez ceux des dénégateurs qui vous sont limitrophes. Faites-leur éprouver quelque rudesse. — Sachez que Dieu est avec ceux qui se prémunissent...
— Lorsqu’une sourate descend, il en est parmi eux qui disent : « Lequel d’entre vous grandit-elle dans la foi ? » Eh bien ! ceux qui croient, elle les grandit dans la foi, ils s’en épanouissent
tandis que ceux au cœur malade, elle les grandit dans leur souillure : ils mourront en état de dénégation
ne voient-ils pas qu’ils sont ainsi mis à l’épreuve chaque année une ou deux fois ? Malgré quoi ils ne se repentent non plus qu’ils ne se rappellent
dès que descend une sourate, ils se regardent les uns les autres : « Y a-t-il quelqu’un pour nous voir ? », et puis ils se détournent. Dieu détourne leur cœur, à raison même de leur manque de pénétration.
Il vous est venu un Envoyé élu parmi vous-mêmes. Lourdes lui sont vos fatigues. Vous êtes sa passion. Aux croyants vont sa tendresse et sa miséricorde.
— S’ils se dérobent, dis : « Dieu me suffise ! Il n’est de dieu que Lui. A Lui je fais confiance. Il est le Seigneur du Trône sublime ».
A L R Ce sont là des signes de l’Écrit de sagesse.
Est-ce un sujet d’étonnement pour les hommes que Nous révélions à un homme d’entre eux : « Donne l’alarme aux humains, porte aux croyants la bonne nouvelle qu’ils ont auprès de leur Seigneur préséance dans l’esprit de Vérité ». Et les dénégateurs de dire : « Ce n’est que sorcellerie flagrante ! »
Votre Seigneur c’est Dieu, qui a créé la terre en six jours : après quoi Il s’installa sur Son Trône, à régler l’ordonnance de tout. Point d’intercesseur, s’Il ne l’a dûment autorisé. Voilà Dieu, votre Seigneur. — Adorez-Le, donc. N’allez-vous pas méditer ?
— En Lui est votre lieu de retour, oui, pour tous, conformément à la promesse de Dieu dans la Vérité. C’est Lui qui instaure la création, puis la recommence, pour rétribuer ceux qui ont cru, effectué les œuvres salutaires, dans l’équité. Ceux qui auront dénié auront pour leur part bouillant breuvage et douloureux châtiment, par cela même qu’ils auront dénié.
C’est Lui qui a fait du soleil un flamboiement, de la lune une lumière, qu’Il mesure en stations pour vous faire connaître le nombre des ans et le calcul. Dieu n’a créé tout cela que dans le Vrai. Il explicite Ses signes pour ceux capables de connaître.
— Dans l’alternance de la nuit et du jour, dans tout ce que Dieu a créé aux cieux et sur la terre résident des signes pour ceux capables de se prémunir.
— Quant à ceux qui n’appréhendent pas Notre rencontre, se satisfont de la vie d’ici-bas, y trouvent leur quiétude, restent indifférents, eux, à Nos signes
de ceux-là le Feu sera le refuge, par cela même qu’ils se seront acquis.
En revanche ceux qui auront cru, effectué les œuvres salutaires, Dieu les guide par leur foi même ; de sous eux des ruisseaux coulent dans les jardins du bonheur
leur appel ne consiste qu’à (proclamer): « Transcendance, ô mon Dieu ! » ; un « salut ! » les y accueille ; leur appel se conclut sur : « Louange à Dieu, Seigneur des univers ! »
— Si Dieu mettait à presser le malheur des hommes l’empressement de ces derniers au bonheur, leur terme serait déjà accompli. Mais qui n’escompte pas Notre rencontre, Nous le laissons divaguer dans son impudence...
Quand la souffrance touche un homme, il Nous appelle à son côté, qu’il soit assis ou debout. Mais à peine avons-Nous dissipé sa souffrance, qu’il passe comme s’il ne Nous avait pas appelé pour la moindre douleur à le poindre. Ainsi leurs actions se parent-elles aux yeux des outranciers...
Oui, Nous avons aboli les générations avant vous, dès lors qu’elles s’obstinaient à l’iniquité, bien que leurs envoyés leur eussent apporté les preuves, sans être crus pour autant. Ainsi rétribuons-Nous tout peuple de crime
et puis Nous fîmes de vous après eux leurs successeurs sur la terre, afin de voir comment vous agiriez.
— Or, quand on leur récite de Nos signes en tant que preuves, ceux qui n’escomptent pas Notre rencontre disent : « Apporte-nous un Coran autre que celui-ci », ou bien « remplace-le ». Dis : « Il ne tient pas à moi de le remplacer de mon propre chef. Je ne fais que suivre ce qui m’est révélé. Je crains, si j’étais rebelle à mon Seigneur, le châtiment d’un Jour terrible »
dis : « Si Dieu l’avait voulu, je ne vous l’aurais pas récité, et Dieu ne vous l’aurait pas fait saisir. La preuve c’est qu’avant cela je sois resté parmi vous tout un âge d’homme ». — Ne raisonnez-vous point ?...
— Quoi de plus inique que de fabuler sur Dieu le mensonge, ou de démentir Ses signes ? — Dieu ne rendra point gagnants les criminels...
— Ils adorent, en dehors de Dieu, cela qui ne peut leur valoir ni dommage ni avantage, et disent : « Ceux-là ne sont que nos intercesseurs auprès de Dieu ». Dis : « Prétendez-vous informer Dieu de rien qu’Il ignore aux cieux ou sur la terre ? » — O Transcendance, tellement au-dessus de ce qu’on Lui associe !
Les humains ne constituaient qu’une communauté unique. Dès lors ils entrèrent en divergence. Ne fut intervenue précédemment une parole de ton Seigneur, il eût été tranché entre eux sur l’objet de leur divergence...
Ils disent encore : « Que n’est-il descendu sur lui un signe de son Seigneur ? » Dis : « Le mystère n’appartient qu’à Dieu. Attendez. Moi je suis avec vous de ceux qui attendent »…
... et si Nous faisons goûter aux gens une miséricorde après l’atteinte d’un malheur, les voici à ruser quant à Mes signes. Dis : « Dieu est plus prompt encore à ruser », et Nos envoyés inscrivent vos ruses... 
C’est Lui qui vous fait aller sur la terre ferme et sur la mer. Si bien que quand vous êtes sur des navires, et que ces navires les emportent sous un bon vent, dans l’allégresse générale, alors les assaille une bourrasque ; de toute part déferlent sur eux les vagues ; on se voit encerclé, on invoque Dieu, on Lui voue la foncière religion : « Si Tu nous sauves de ce péril, oh ! comme nous Te serons reconnaissants ! »
et après qu’Il les aura sauvés, les voici qui se déchaînent sur la Terre, à contre-vérité. — O humains, vous déchaîner, c’est le faire à votre propre dam. Jouissance de la vie d’ici-bas ; et puis vers Nous votre retour ! alors Nous vous informerons de ce que vous faisiez.
Semblance de la vie d’ici-bas : ce n’est qu’une eau que Nous faisons tomber du ciel ; par elle s’enchevêtrent les plantes de la terre : de quoi nourrir hommes et troupeaux. Lorsque enfin la terre a repris son éclat, sa parure, et que ses habitants présument d’exercer sur elle un pouvoir, Notre décret survient, de nuit ou de jour, et Nous la transformons en chaumes, comme si la veille elle n’avait pas foisonné. Ainsi détaillons-Nous Nos signes pour ceux capables de penser...
Dieu convie à la demeure de paix. Il guide qui Il veut à une voie de rectitude
aux bel-agissants reviendra la plus belle, avec un surcroît. Poussière ni vilenie n’abîmeront leur visage. — Voilà les compagnons du Jardin, ils y seront éternels.
— Mais ceux qui auront acquis les choses mauvaises, mauvaise à proportion sera la rétribution. Vilenie les abîmera, eux et leurs biens. Contre Dieu ils ne trouveront nul qui les préserve. Ce sera comme si des pans de nuit obscure occultaient leur visage. — Voilà les compagnons du Feu, ils y seront éternels.
— Au Jour où Nous les rassemblerons en totalité, Nous dirons aux associants : « Prenez votre place, vous et vos associés », tout en les mettant à part les uns des autres. Et leurs associés diront : « Ce n’est pas nous que vous adoriez
suffise à Dieu, comme témoignage entre vous et nous, que de votre adoration nous ne nous souciions pas ».
Là, toute âme subira l’épreuve de ce dont elle aura fait l’avance. Ils seront rendus à Dieu, leur Maître véritable, et loin d’eux ira s’égarer cela qu’ils fabulaient.
Dis : « Qui donc vous a pourvus du ciel et de la terre ? N’est-ce pas Celui qui domine l’ouïe et la vue, fait sortir le vivant du mort et le mort du vivant, Celui qui règle l’ordonnance de toute chose ? » Ils répondront : « Dieu ». Alors dis : « Pourquoi donc ne pas vous prémunir ? »
Voilà Dieu, votre Seigneur véritable. Hors de la Vérité, il n’est qu’égarement — comment vous en laissez-vous détourner ?
Ainsi s’avère la parole de Dieu sur les scélérats : « Ils ne croient pas ».
Dis : « En est-il un parmi vos associés qui instaure la création, puis la recommence ? » Dis : « Or Dieu l’instaure, puis la recommence » — Comment s’en laisser aliéner ?
— Dis : « En est-il un parmi vos associés qui guide au Vrai ? » Dis : « Or Dieu guide au Vrai. Alors Celui qui guide au Vrai n’a-t-Il pas les titres les plus vrais à être suivi, ou celui qui bien ne se guide, sauf à être lui-même guidé ? » — Qu’avez-vous (comme argument) ? Quelle (autre) conclusion pouvez-vous tirer ?
— Mais la plupart d’entre eux ne suivent qu’une conjecture. Or la conjecture ne dispense en rien du Vrai — Dieu est Connaissant de ce qu’ils pratiquent.
Ce Coran-ci eût été impossible, en dehors de Dieu, à combiner. Aussi bien vient-il avérer les messages en vigueur, et détailler l’Écrit qu’aucun doute n’entache. Il vient du Seigneur des univers.
Diront-ils quand même : « Il l’a combiné » ? Dis : « Amenez une sourate pareille, invoquez qui vous pouvez en dehors de Dieu, pour autant que vous soyez véridiques ».
Mais non ! ils se bornent à démentir ce que leur connaissance est loin d’embrasser, même quand leur en advient la mise en œuvre. Ainsi leurs prédécesseurs avaient-ils démenti : or vois quelle fut la fin des iniques.
Il en est parmi eux qui y croient, d’autres qui n’y croient pas. Ton Seigneur connaît parfaitement les faiseurs de dégât.
S’ils te démentent, tu n’as qu’à dire : « A moi mes œuvres, à vous les vôtres. Vous n’êtes pas solidaires de ce que je fais, ni moi de ce que vous faites ».
Il en est parmi eux qui te prêtent l’oreille. Ainsi, te ferais-tu entendre des sourds, s’ils ne veulent pas raisonner ?
Il en est parmi eux qui te regardent. Dirigeras-tu les aveugles, s’ils ne voient pas clair ?
Dieu n’est nullement inique envers les hommes. C’est à leur propre encontre que les hommes le sont.
 Au Jour où Nous les rassemblerons comme s’ils n’étaient demeurés qu’une heure de la journée, et que mutuellement ils se reconnaîtront, perdants seront ceux qui auront démenti la rencontre de Dieu — Ils ne se seront pas bien dirigés.
Que nous te laissions voir une part de ce dont Nous les menaçons, ou que Nous récupérions ta vie, c’est à Dieu qu’il sera d’eux fait retour ; bien plus, Dieu aura été témoin de leurs actions
chaque communauté aura eu son envoyé. Une fois venu leur envoyé, il sera décidé d’eux équitablement, sans qu’ils subissent la moindre iniquité.
Ils disent encore : « A quand cette menace, pour autant que vous soyez véridiques ? »
dis : « Je ne possède quant à moi aucun pouvoir de nuire ou d’aider, si ce n’est la volonté de Dieu ». Toute communauté aura son terme. Une fois advenu, ils ne pourront le retarder d’une heure, non plus que l’avancer.
Dis : « Que vous en semble ? Son châtiment, qu’il vous arrive de jour ou de nuit, qu’est-ce que les coupables pourraient en hâter ?
ne sera-ce qu’alors, une fois échu, que vous y croirez ?... et maintenant vous vous bornez à en presser l’échéance ! »...
... Alors il est dit à ceux qui ont commis l’iniquité : « Goûtez le châtiment d’éternité. Est-ce vous rétribuer d’autre chose que de vos propres acquis ? »
 Ils t’interrogent encore : « Est-ce bien le Vrai ? » Dis : « Oui, par mon Seigneur, c’est le Vrai. Ce n’est pas vous qui pourrez le rendre impotent ».
Toute âme d’iniquité, qui posséderait les contenus de la terre, les proposerait alors pour sa rançon. Mais (les criminels) refoulent leur regret quand ils voient le châtiment, bien qu’il soit décidé d’eux équitablement et qu’ils n’aient à subir la moindre injustice.
Dieu ne possède-t-Il pas ce qu’il y a dans le ciel et sur la terre ? La promesse de Dieu n’est-elle pas le Vrai ? Mais la plupart d’entre eux ne le savent pas.
C’est Lui qui fait vivre et mourir ; à Lui qu’il sera de vous fait retour.
O humains, ce qui vous est venu de votre Seigneur, c’est une édification, une guérison du dedans des poitrines, une guidance et une miséricorde en faveur des croyants.
Dis : « La grâce de Dieu et Sa miséricorde, comme elles leur portent la joie ! C’est tellement meilleur que tout ce qu’ils peuvent accumuler ! »
Dis : « Que vous en semble ? ce que Dieu fait descendre sur vous d’attribution, en rendre une part interdite et une autre licite »... dis : «Est-ce Dieu qui vous y autorise, ou vous qui sur Dieu le fabulez ? »
Que pourront bien conjecturer, au Jour de la résurrection, ceux qui fabulent sur Dieu le mensonge ? Dieu abonde en grâces à l’égard des humains. Mais la plupart ne Lui en savent pas gré...
Tu ne t’occupes de rien de conséquent, tu ne récites venant de Dieu rien du Coran, vous n’agissez nulle action, que Nous ne soyons de vous Témoin quand vous vous y engagez. Il n’échappe pas à votre Seigneur le poids d’un atome sur la terre ni dans le ciel, ni rien de plus infime ou de plus grand, que cela ne figure à l’Écrit explicite.
... si ce n’est les rapprochés de Dieu : point de crainte à se faire pour eux, non plus qu’ils n’auront deuil
ceux qui ont cru et se prémunissaient
 à eux la bonne nouvelle pour la vie d’ici-bas comme pour la vie dernière… — Rien ne peut se substituer aux paroles de Dieu — C’est là le triomphe suprême.
— Que ne t’attristent pas leurs propos. Puissance n’est qu’à Dieu, sur toute chose. Il est l’Entendant, le Connaissant.
N’est-ce pas qu’à Dieu appartiennent les habitants du ciel et de la terre ? Quant à cela que suivent ceux qui invoquent en place de Dieu des associés, ils ne suivent que la conjecture, même si ce n’est qu’à tout hasard...
C’est Lui qui a fait à votre intention la nuit pour votre repos, le jour pour la clairvoyance — En quoi résident des signes pour ceux qui entendraient.
— Ils disent : « Dieu s’est donné une progéniture »… — O Transcendance ! Il est Celui-qui-se-suffit-à-Soi- même ; à Lui appartient ce qui est dans les cieux et sur la terre — Vous n’avez pas la moindre justification pour dire cela. Proférez-vous sur Dieu ce que vous ne savez pas ?
Dis : « Ceux qui fabulent sur Dieu le mensonge ne seront pas des triomphants ».
Jouissance sur la terre, après quoi vers Nous il est fait d’eux retour ; alors Nous leur faisons goûter le châtiment horrible, par cela même qu’ils auront dénié.
Récite-leur l’histoire de Noé. — Lors il dit à son peuple : « O mon peuple, si c’en est trop pour vous que ma présence parmi vous et que mon rappel obstiné des signes de Dieu, eh bien ! c’est à Lui que je m’en remets. Arrêtez donc avec vos associés votre plan ; bien mieux : ne le laissez pas dans le vague ! bien mieux : exécutez-le sur moi, sans me faire languir.
Si vous faites volte-face, eh bien ! je ne vous ai pas demandé de salaire : mon salaire n’incombe qu’à Dieu. J’ai reçu commandement d’être au premier rang de Ceux-qui-se-soumettent ».
Ainsi donc ils le démentirent. Alors Nous le sauvâmes avec ses compagnons dans la nef. D’eux Nous fîmes des successeurs, après avoir englouti ceux qui ont démenti Mes signes. — Vois la fin de ceux à qui l’alarme a été donnée.
— Après lui, Nous envoyâmes des envoyés à leurs peuples respectifs. Ils leur vinrent avec les preuves. Mais ces peuples n’étaient pas de taille à croire à ce qu’on avait jusque-là démenti. C’est ainsi que Nous scellons le cœur des transgresseurs.
Et puis Nous envoyâmes Moïse et Aaron, munis de Nos signes, à Pharaon et à son conseil. Ces derniers firent les fiers : c’était un peuple de crime
et quand le Vrai leur fut venu de Nous ils dirent : « Ce n’est là que sorcellerie flagrante ».
« Répondez-vous au Vrai, quand il vous est venu, dit Moïse, “ C’est de la sorcellerie ” », alors que des sorciers ne peuvent triompher ?
— « Serait-ce, dirent-ils, que tu viens nous infléchir de l’état de choses où nous avons trouvé nos pères, pour vous arroger tous deux la domination du pays ? D’ailleurs nous ne vous croyons pas »
Pharaon dit : « Amenez-moi tout sorcier expert »
une fois venus les sorciers, Moïse leur dit : « Projetez quoi que vous ayez à projeter »
quand ils l’eurent projeté, Moïse dit : « Votre exploit n’est que sorcellerie. Dieu va l’annuler » — Dieu ne mène pas à bien l’action des faiseurs de dégât
Dieu avère le Vrai par Sa parole, fut-ce contre le gré des criminels.
— Et pourtant ne fit créance à Moïse qu’une lignée parmi son peuple : on redoutait quelque épreuve de Pharaon et de son conseil. Pharaon s’élevait sur la terre, et il était terriblement outrancier.
Moïse dit : « O mon peuple, si vous croyez en Dieu, eh bien ! remettez-vous-en à Lui, pour autant que vous soyez de Ceux-qui-se-soumettent ».
— « Nous nous en remettons à Dieu, dirent-ils, Seigneur, ne fais pas de nous l’occasion d’une épreuve pour le peuple des iniques
sauve-nous par Ta miséricorde du peuple des dénégateurs ».
Et Nous révélâmes à Moïse et à son frère : « Donnez site à votre peuple en Égypte par des demeures. Qu’on s’oriente sur vos demeures pour l’accomplissement de la prière. Moïse, porte la bonne nouvelle aux croyants ».
Moïse dit : « Notre Seigneur, si Tu as pourvu Pharaon de biens et de parures en la vie d’ici-bas, ô notre Seigneur, à telles fins qu’ils s’écartent de Ton chemin, Seigneur, efface leurs richesses, endurcis leur cœur, et qu’ils ne croient qu’après avoir vu le châtiment de douleur ».
Dieu dit : « Demande exaucée ! Vous deux tenez la rectitude. Ne suivez pas le chemin de ceux qui ne savent point ».
Et Nous fîmes franchir aux Fils d’Israël la mer. Pharaon les poursuivit avec ses armées, dans l’impudence et l’agression, jusqu’à ce que le rattrapât la noyade. Alors il dit : « Je crois qu’il n’est d’autre dieu que Celui en qui croient les Fils d’Israël. Moi je suis de Ceux-qui-se-soumettent ».
— « A présent, bien que naguère tu fusses un rebelle, faiseur de dégât
aujourd’hui cependant Nous te sauvons en ton corps, afin que tu sois pour ceux d’après toi un signe, même si beaucoup d’entre eux restent indifférents à Nos signes ».
Ainsi avons-Nous donné site aux Fils d’Israël en site de vérité, les pourvoyant de choses bonnes. Mais ils entrèrent en divergence, et ce fut après avoir reçu la connaissance. C’est ton Seigneur qui entre eux décidera, au Jour de la résurrection, de l’objet de leur divergence.
S’il te reste un doute à propos de ce qu’en toi Nous avons fait descendre, interroge ceux qui psalmodient l’Écriture depuis avant toi. C’est bien le Vrai qui t’est venu de ton Seigneur. Ne te mets pas au premier rang des disputeurs,
ne sois pas, oh non ! de ceux qui dénient les signes de Dieu : tu serais alors un perdant entre tous !
Ceux sur qui s’avèrent les paroles de ton Seigneur ne croient
même si tous les signes leur adviennent, qu’après avoir vu le châtiment de douleur.
Que n’y a-t-il eu de cité pour croire, et que sa foi lui servît ! si ce n’est le peuple de Jonas. Quand ils crurent, Nous dissipâmes sur eux le tourment d’infamie en la vie d’ici-bas, et de celle-ci leur donnâmes pour un temps jouissance.
— Si ton Seigneur le voulait, sûr que les habitants de la terre croiraient tous jusqu’au dernier. Mais toi, peux-tu contraindre les gens à croire ?
Il n’est au pouvoir d’aucune âme de croire, si ce n’est sur licence de Dieu. Et Dieu jette l’opprobre sur ceux qui se refusent à la raison.
Dis : « Considérez ce qu’il y a dans les cieux et sur la terre ». Mais ni signes ni alarme ne suffisent à un peuple d’incroyance
alors, n’attendent-ils que journées semblables à celles de leurs devanciers révolus ? Dis : « Eh bien ! attendez. Je suis avec vous de ceux qui attendent ».
Encore avons-Nous sauvé Nos envoyés, et aussi les croyants. C’est ainsi. Impératif est pour Nous de sauver les croyants...
Dis : « O humains, s’il vous reste un doute sur ma religion, voici : je n’adore pas ceux qu’en place de Dieu vous adorez. Mais j’adore Dieu, qui va vous recouvrer à votre mort. J’ai reçu commandement d’être le premier des croyants
et de... “ Lève ta face droit à la religion, en croyant originel. Ne sois pas, non ! des associants
n’invoque en place de Dieu quiconque ne peut ni te servir ni te nuire ” ». Le ferais-tu, que tu serais inique entre tous
si Dieu te touche d’un malheur, nul ne t’en dégagera que Lui. S’Il te veut du bien, nul ne peut rebrousser Sa grâce : Il en atteint qui Il veut parmi Ses adorateurs. — Il est le Tout pardon, le Miséricordieux.
— Dis : « O humains, le Vrai vous est advenu de votre Seigneur. Qui bien se dirige, ne le fait que pour lui- même. Qui s’égare, ne le fait qu’à son propre dam. Et moi, je ne suis pas votre répondant ».
Suis ce qui t’est révélé, patiente jusqu’à ce que Dieu prononce Son jugement. Il est le meilleur des juges.
A L R (C’est) un Écrit aux signes puissamment structurés, et de plus articulés, venu du sein d’un Sage, d’un Informé :
« N’adorez que Dieu »... Moi je vous porte en Son nom l’alarme et la bonne nouvelle
... « implorez le pardon de votre Seigneur », et mieux : « revenez à Lui repentants, afin qu’il vous fasse jouir jouissance belle jusqu’à un terme fixé, et dispense Sa grâce éternelle à tout être de grâce ». Et s’ils se dérobaient... « je crains pour vous le châtiment d’un Jour terrible »
— En Dieu votre retour ! Il est Omnipotent.
Ne voilà-t-il pas qu’ils rétractent leur poitrine pour se dissimuler à Lui ? Mais n’est-ce pas que, même enfouis sous leurs vêtures, Il connaît le secret qu’ils recèlent aussi bien que ce qu’ils publient ? Il est le Connaissant de l’être des poitrines.
Point de bête sur la terre dont l’attribution n’incombe à Dieu, ni dont Il ne sache et le gîte et le réceptacle : tout figure au Livre explicite
c’est Lui qui a créé les cieux et la terre en un laps de six jours, tandis que Son Trône surplombait les eaux. (Il le fit) pour éprouver qui de vous serait le meilleur dans l’agir. Or si tu dis : « Vous êtes ressuscités après la mort », sûr que les dénégateurs disent : « Ce n’est là que magie flagrante »
et si Nous ajournons leur châtiment pour une durée déterminée, sûr qu’ils disent : « Qu’est-ce donc qui Le retient ? »… — Ne va-t-il pas venir, le Jour où ils ne trouveront plus d’échappatoire, et que les étreigne cela qu’ils tournent en dérision ?
— ... et si Nous faisons goûter à l’homme une miséricorde de par Nous, et puis que Nous l’en dépouillions, comme il est prompt au reniement et au désespoir !
et si Nous le faisons goûter au bonheur après que l’a touché le malheur, sûr qu’il dit : « Finis pour moi les mauvais jours ! », tant il est exagéré dans la joie et dans l’orgueil...
Exception faite de ceux qui s’arment de patience, effectuent les œuvres salutaires : ceux-là obtiennent indulgence et vaste salaire...
Alors, peut-être bien que tu en rabats sur ce qui t’est révélé, quitte à en suffoquer dans ta poitrine, quand ils disent : « Ah ! s’il était descendu sur lui un trésor, ou que l’accompagnât un ange ». Or tu n’es là que pour donner l’alarme, et Dieu est Répondant de toute chose.
Ou encore ne disent-ils pas : « C’est un faux de lui » ? Dis : « Eh bien ! amenez dix sourates pareilles à cela, et qui soient des faux, par l’invocation de qui vous pourrez hors Dieu, si vous êtes véridiques »
et comme ils ne pourront s’exécuter : « Sachez que la descente n’en procède que de la science de Dieu, et qu’il n’est de dieu que Lui. Donc, vous êtes de ceux- qui-se-soumettent ? »
— Qui aspire à la vie d’ici-bas et à ses parures, Nous leur solderons ce qu’ils y auront fait : ils ne subiront pas de perte !
voilà ceux qui, dans la vie dernière, n’ont pour partage que le Feu : leurs réalisations d’ici-bas ont crevé, nulles ont été leurs œuvres !
Alors, être muni d’une preuve venue de votre Seigneur, s’entendre énoncer l’Écrit par un témoin de par Lui, outre qu’il y a eu avant (ce témoin) l’Écriture de Moïse, en tant que préambule et que miséricorde, ... ceux-là croient à ce message-ci ; et quiconque parmi les factions le dénie a rendez-vous avec le Feu. N’aie aucun doute sur le message ! il est le Vrai, procédant de ton Seigneur ; seulement la plupart s’obstinent à ne pas croire.
Quoi de plus inique que de fabuler sur Dieu un mensonge ? Ceux-là seront confrontés avec leur Seigneur, et les témoins diront : « Voilà ceux qui ont menti sur leur Seigneur ». — N’est-ce pas que la malédiction de Dieu écrase les iniques ?
Ceux qui s’écartent du chemin de Dieu, aspirent à le rendre tortueux, parce qu’ils dénient, eux, la vie dernière
ceux-là n’auront pas réduit Dieu à l’impotence sur la terre. Ils n’auront pas trouvé, hors Dieu, de protecteur. Leur châtiment sera double de n’avoir su ni entendre, ni discerner
ceux-là se seront perdus eux-mêmes, pendant que loin d’eux ira se perdre ce qu’ils avaient fabulé
nul doute qu’ils ne soient dans la vie dernière, eux, des perdants absolus
tandis que ceux qui auront cru, effectué les œuvres salutaires, ressenti contrition devant leur Seigneur, ceux-là seront les compagnons du Jardin, ils y seront éternels.
La semblance des deux compagnies est celle de l’aveugle et sourd par rapport à qui voit clair et bien entend. L’un et l’autre sont-ils égaux en semblance ? N’allez-vous pas méditer ?
Oui, Nous avons envoyé à son peuple Noé. « Je suis pour vous un donneur d’alarme explicite
 n’adorez que Dieu. Moi, je crains pour vous le châtiment d’un jour de douleur ».
Mais le conseil de dire —c’étaient les dénégateurs d’entre son peuple — : « Nous ne voyons en toi qu’un humain comme nous. Nous ne te voyons suivi que par notre canaille : encore est-ce d’un premier mouvement. Nous ne vous reconnaissons sur nous aucun avantage. Bien plutôt, nous conjecturons que vous mentez ».
Il dit : « O mon peuple, que vous en semble ? Si je suis armé d’une preuve venue de mon Seigneur, et que Celui-ci m’a doté d’une miséricorde, et que vous y restiez aveugles, irions-nous vous les imposer contre votre volonté ?
O mon peuple, je ne vous demande pour ce message point d’argent, puisque mon salaire n’incombe qu’à Dieu. Je ne repousse pas ceux qui sont des croyants, puisqu’ils rencontrent déjà leur Seigneur. Mais moi je ne vois en vous qu’un peuple d’ignorants.
O mon peuple, qui me secourrait contre Dieu si je les repoussais ? N’allez-vous pas méditer ?
Je ne me vante pas auprès de vous de détenir les trésors de Dieu. Je n’ai du mystère nulle science. Je ne prétends pas du tout être un ange. Mais ceux que votre regard dédaigne, je ne leur dis pas non plus que Dieu ne leur accordera pas un bien, car Dieu est le seul à connaître l’intime de leur âme : dirais-je cela, que je serais inique entre tous ».
Ils dirent : « Noé, tu nous portes la contestation. Tu ne nous la portes que trop ! Amène-nous ce que tu nous promets, pour autant que tu sois un véridique ».
— « C’est à Dieu seul, dit-il, de vous l’amener s’Il le veut. Vous ne Le réduirez pas à l’impotence !
de rien ne vous servirait mon admonestation, à supposer que je voulusse vous admonester, si Dieu veut vous rendre insensés : Il est votre Seigneur ; c’est à Lui qu’il sera de vous fait retour ».
— Ne disent-ils pas qu’il a fabulé (le message) ? Dis : « Si je l’ai fabulé, qu’en retombe sur moi le crime. Mais de vos crimes à vous je me proclame innocent ».
Et Noé reçut révélation : « Tu ne seras pas cru de ton peuple, sinon par qui croyait déjà. Ne t’attriste pas de leur comportement
construis l’arche sous Nos yeux et selon Notre inspiration. Ne M’importune plus à propos des iniques : ils sont engloutis ».
Le voilà donc à fabriquer l’arche. Chaque fois que passait là un membre du conseil de son peuple, ce passant se moquait de lui. Noé dit : « Vous vous moquez de nous ? Nous nous moquerons de vous comme vous vous moquez
demain vous saurez sur qui va s’abattre un châtiment qui le mette à mal, outre qu’un châtiment (plus terrible) l’habitera pour toujours ».
Ainsi en fut-il jusqu’à ce qu’advînt notre décret et que le four bouillonnât. Nous dîmes : « Chargez-y deux partenaires de chaque espèce, en plus de ta famille (excepté celui que visait une parole antérieure) et des croyants ». (Mais ses compagnons dans la croyance n’étaient qu’une poignée).
Il dit : « Embarquez-y ! Au nom de Dieu navigation et mouillage ! Mon Seigneur est Tout pardon, Miséricordieux ».
Et la voici qui les emporte dans des vagues hautes comme des montagnes. Noé héla son fils, qui se tenait à l’écart : « Mon petit, embarque avec nous. Ne reste pas avec les dénégateurs »
le fils dit : « Je chercherai refuge sur une montagne qui me préserve du flot. — En ce jour, dit Noé, n’est préservé du décret de Dieu, que celui que Dieu prend en Sa miséricorde ». Et les vagues furent entre le père et le fils, et le fils fut parmi les premiers engloutis...
Et il fut dit : « Terre, ravale tes eaux, et toi, ciel, te dégage ! » L’eau baissa, le décret se paracheva. L’arche s’installa sur le mont Jûdi. Et il fut dit : « Arrière ! » au peuple des iniques.
Noé appela son Seigneur : « Seigneur, dit-il, mon fils est de ma race, Ta promesse n’en est pas moins le Vrai : Tu es le Juge entre tous à rendre justice ».
Dieu dit : « Noé, il n’est plus de ta race : c’était un acte non salutaire. Ne Me sollicite pas, non ! sur ce dont tu n’as pas connaissance. C’est Moi qui te mets en garde contre une coupable ignorance ».
Noé dit : « Seigneur, en Toi soit mon refuge contre toute idée de Te solliciter sur ce dont je n’ai pas connaissance. A moins que Tu ne m’octroies pardon et miséricorde, entre tous je serai perdant ».
Il fut dit : « Noé, débarque avec un salut de Notre part, et des bénédictions sur toi et telles des communautés qui t’accompagnent, tandis qu’à d’autres Nous accorderons jouissance, avant que de par Nous ne les frappe un châtiment de douleur ».
C’est là une histoire d’entre celles du mystère. Nous te la révélons, car auparavant vous ne la connaissiez ni toi ni ton peuple. Arme-toi de patience. La suite appartient à ceux qui se prémunissent.
De même à ceux de 'Ad (J’envoyai) Hûd, leur frère. « O mon peuple, leur dit-il, adorez Dieu. Vous n’avez de dieu que Lui. Et pourtant vous ne faites que fabuler
ô mon peuple, je ne vous demande pour ce message nul salaire, puisque mon salaire incombe à Celui qui m’a créé de rien. N’allez-vous pas raisonner ?
ô mon peuple, implorez le pardon de votre Seigneur. Mieux encore : revenez à Lui par le repentir, et qu’Il envoie sur vous se déverser le ciel, et qu’Il grossisse encore en force votre force. Ne vous détournez pas criminellement ».
Ils dirent : « Hûd, tu ne nous apportes de preuve aucunement. Nous ne sommes pas gens à abandonner nos dieux sur la foi de tes dires, non plus que nous ne te croyons
ce que nous disons c’est seulement qu’un de nos dieux t’afflige d’une disgrâce. —J’atteste, dit Hûd, le témoignage de Dieu, et témoignez vous-mêmes que je suis innocent de cela que vous associez à Dieu
à l’exclusion de Lui. Déchaînez tous contre moi vos stratagèmes ! Bien plus : ne me faites pas languir
je m’en remets à Dieu, mon Seigneur et Le vôtre : point d’animal qu’Il ne maîtrise par la touffe du front ! Mon Seigneur dispose du chemin de rectitude
si vous vous dérobez, je vous aurai du moins transmis ce pour quoi je fus envoyé ; puis mon Seigneur vous substituera un peuple autre que vous, sans que vous puissiez en rien Lui nuire. Mon Seigneur de toute chose est Gardien ».
— Et quand advint Notre décret, Nous sauvâmes Hûd et ses compagnons dans la croyance, en vertu d’une miséricorde de par Nous, les sauvâmes du châtiment énorme.
Voilà pour 'Ad qui récusa les signes de son Seigneur, désobéit à Son envoyé, pour suivre la fantaisie de tout tyran rebelle
c’est pourquoi une malédiction fut dépêchée à leurs trousses en ce monde et au Jour de la résurrection. N’est-ce pas que 'Ad avait dénié son Seigneur ? Arrière, n’est-ce pas ? ceux de 'Ad, le peuple de Hûd !
A ceux deThamûd (J’envoyai) leur frère Çâlih « O mon peuple, leur dit-il, adorez Dieu. Vous n’avez d’autre dieu que Lui. C’est Lui qui vous a fait croître à partir de la terre et vous la fait mettre en valeur. Implorez-Le pour qu’Il vous pardonne. Mieux encore, revenez à Lui par le repentir. Mon Seigneur est tout proche, Il aime à exaucer ».
Ils dirent : Çâlih, tu étais parmi nous jusqu’ici un sujet d’espérance. Vas-tu nous interdire d’adorer ce qu’adoraient nos pères, quand nous autres, sur ce à quoi tu nous convies, éprouvons un doute ravageur ? »
— « O mon peuple, dit-il, que vous semble ? Si Dieu m’a muni d’une preuve et gratifié d’une miséricorde de par Lui, qu’est-ce qui pourrait me défendre de Dieu au cas où je Lui désobéirais ? Vous n’auriez fait ainsi qu’aggraver ma perte »
et encore : « Mon peuple, voici la chamelle de Dieu : c’est un signe. Laissez-la paître sur la terre de Dieu, ne l’effleurez d’aucun mal, sans quoi vous saisirait un châtiment immédiat ».
Or ils lui tranchèrent les jarrets. Alors il leur dit : « Jouissez en votre terroir durant trois jours ». La menace ne devait pas se démentir.
Notre décret advenu, Nous sauvâmes Çâlih et ses compagnons dans la croyance par une miséricorde de par Nous, le sauvâmes en ce jour de l’ignominie. — Ton Seigneur est le Fort, le Tout-Puissant.
— La clameur emporta les fauteurs d’iniquité, qui se trouvèrent au matin gisant dans leur demeure
comme s’ils n’y avaient jamais habité. N’est-ce pas que Thamûd avait dénié son Seigneur ? Arrière, n’est-ce pas ? ceux de Thamûd !
Oui, Nos envoyés portèrent à Abraham la bonne nouvelle. Ils le saluèrent. Il leur dit : « Salut ! » et s’empressa de leur revenir avec un veau rôti
quand il vit que leurs mains ne s’y portaient pas, la contrariété se mêla en lui à la crainte. Ils lui dirent : « N’aie pas peur ! Nous sommes envoyés au peuple de Loth »
son épouse était restée présente. Or elle éclata de rire, car Nous lui avions transmis la bonne nouvelle d’Isaac et, après Isaac, de Jacob
« Inouï !, dit-elle, j’enfanterais, alors que je suis une vieille, et mon époux, que vous voyez, en tant que cheikh ? Ce serait vraiment chose étonnante ! »
— « Tu t’étonnerais, dirent-ils, du décret de Dieu, quand la miséricorde et la bénédiction de Dieu sont sur vous, lignage de cette maison, promise qu’elle est à la louange et à la gloire ? »
Abraham, délivré de sa peur au reçu de la bonne nouvelle, Nous sollicita en faveur du peuple de Loth
— Abraham était longanime, aussi prompt aux soupirs qu’à la repentance
— « Abraham, laisse ce propos. Un décret de ton Seigneur est advenu. Ce qui leur arrive est sans recours ».
Quand Nos envoyés se présentèrent à Loth, il en eut mal, se sentant incapable de les protéger. « Une pénible journée ! » se dit-il.
En effet son peuple afflua vers lui, poussé (par le vice qui) depuis longtemps les adonnait aux infamies. Il leur dit : « O mon peuple, voici mes filles. Avec elles, votre impureté serait moindre. Mais plutôt prémunissez-vous de Dieu, ne me déshonorez pas en mes hôtes. N’y a-t-il parmi vous aucun homme de droiture ? »
Ils lui dirent : « Tu le sais bien, sur tes filles nous n’avons aucun droit. Et tu sais ce dont nous avons volonté ».
Il dit : « Ah ! que n’ai-je de force à vous opposer, d’appui ferme à quoi recourir ! »
Ses hôtes lui dirent alors : « O Loth, nous sommes les envoyés de ton Seigneur. Tu seras mis hors de leur atteinte. Pars avec ta famille à un moment de cette nuit. Que nul d’entre vous ne se retourne, sinon ton épouse, qu’accablera ce qui les aura accablés : leur rendez-vous est pour ce matin, et le matin n’est-il pas proche ? »
Notre décret advenu, Nous mîmes la cité sens dessus dessous, et fîmes pleuvoir sur elle, en sceaux superposés, des pierres
 à l’emblème de chez ton Seigneur. — Et cette (cité-ci) n’est pas tellement éloignée des iniques.
— A ceux de Madyan (J’envoyai) leur frère Shu'ayb qui leur dit : « O mon peuple, adorez Dieu . Vous n’avez d’autre dieu que Lui. Ne retranchez pas sur la mesure à grains, non plus que sur la balance. Je vous vois dans la prospérité, mais je crains pour vous le supplice d’un Jour où vous serez encerclés »
et encore : « O mon peuple, faites bonne mesure et juste pesée, ne faites pas subir de moins-value aux marchandises d’autrui, ne sévissez pas sur la terre en y causant du dégât
mieux vaut pour vous, si vous êtes des croyants, ce que Dieu fait durable. Mais je ne suis pas pour vous un gardien ».
Ils dirent : « O Shu'ayb, tes oraisons t’ordonnent-elles que nous abandonnions cela qu’adoraient nos pères, ou de disposer de nos biens à notre guise ? Il faut que tu sois le seul longanime et droit ! »
— « O mon peuple, dit-il, que vous en semble ? Si mon Seigneur m’a muni d’une preuve et gratifié d’une belle attribution de par Lui, et que je ne veuille pas me distinguer de vous en faisant des choses que je vous interdis... je ne veux que la réforme, autant que je le puisse, et réussir ne tient pour moi qu’à Dieu, et je m’en remets à Lui, et vers Lui je retourne...
ô mon peuple, puisse mon désaveu ne pas vous être imputé et que vous frappe le fléau qui frappa le peuple de Noé, celui de Hûd, celui de Çâlih… — quant à celui de Loth, il n’est pas de vous tellement éloigné.
—... implorez le pardon de votre Seigneur. Mieux encore : revenez à Lui par le repentir. Mon Seigneur est Miséricordieux, Tout amour ».
— « Shu'ayb, dirent-ils, nous ne pénétrons pas grand-chose de tes propos. Ce que nous voyons bien, c’est ta faiblesse parmi nous. Ne fut ta parentèle, nous te lapiderions. Tu n’as pas sur nous de droit ».
Il dit : « Alors, ô mon peuple, mon entourage aurait sur vous plus de puissance que Dieu, puisque vous Le rejetez derrière vous dans l’oubli ? Or mon Seigneur embrasse tout ce que vous faites »
et encore : « O mon peuple, agissez à votre niveau. Moi j’agis. Demain vous saurez sur qui va s’abattre le châtiment qui le mette à mal ; vous saurez qui aura été le menteur. Epiez (-en la venue) ; avec vous je l’épie ».
 Et Notre décret advenu, Nous sauvâmes Shuayb ainsi que ses compagnons dans la croyance, en vertu d’une miséricorde de par Nous. La clameur emporta les iniques. Ils se trouvèrent au matin gisant dans leur demeure
comme s’ils n’y eussent jamais habité. Arrière Madyan ! n’est-ce pas ? comme arrière Thamûd !
Oui, Nous avons envoyé Moïse avec Nos signes et justification explicite
à Pharaon et à son conseil. Ils suivirent l’ordre de Pharaon, et l’ordre de Pharaon était à contre-droiture
il devance son peuple au Jour de la résurrection pour les conduire à l’abreuvoir du Feu, funeste abreuvement dont s’abreuver !
en ce monde une malédiction fut dépêchée à leurs trousses ; au Jour de la résurrection, le funeste présent qui leur est présenté !...
Tout cela entre parmi les histoires que Nous te narrons des cités, les unes encore sur pied, les autres moissonnées déjà
ce n’est pas Nous qui leur fumes iniques : mais elles le furent à soi-même. De rien ne leur servirent leurs dieux, qu’en place de Dieu elles invoquaient, dès lors qu’advint le décret de ton Seigneur : ils ne firent qu’aggraver leur perdition.
Telle est la saisie de ton Seigneur quand il saisit les cités, pour leur iniquité, d’une prise de violence et de douleur
en quoi réside un signe pour quiconque redoute le châtiment de la vie dernière. C’est là un Jour d’attroupement pour les humains, un Jour de témoignage
que Nous retardons seulement jusqu’à un terme précompté
un Jour qui vienne, où nulle âme n’ose parler qu’Il ne l’y autorise. Parmi les rassemblés se distinguent l’heureux et le misérable
quant aux misérables, dans le Feu, soupirant et râlant
ils s’y éternisent pour la durée des cieux et de la terre (sauf ce que voudra ton Seigneur, car ton Seigneur est prompt à réaliser ce qu’Il veut)
quant aux heureux, dans le Jardin, ils s’éternisent pour la durée des cieux et de la terre (sauf ce que voudra ton Seigneur) d’une attribution sans faille...
Ne nourris pas le moindre doute sur cela qu’adorent ces gens-ci. Ils ne font qu’adorer comme adoraient leurs pères avant eux. Nous leur solderons leur lot sans en rien diminuer...
— Oui, Nous avons conféré à Moïse l’Écriture : elle fit l’objet de différends. Sans une parole antérieure de ton Seigneur, il aurait été tranché entre les adversaires. Mais là-dessus ils en sont restés au doute ravageur…
... Tous ceux à qui ton Seigneur en vérité solde leurs œuvres, Il est de ce qu’ils font exactement Informé...
Agis dans la rectitude, ainsi qu’il te fut ordonné, toi et quiconque avec toi se repent. Bannissez l’impudence ! Dieu sur ce que vous faites est Clairvoyant.
Ne vous appuyez pas sur qui aura commis l’injustice, de sorte que vous lèche le Feu. Vous n’avez pas de protecteur hors Dieu, non plus que vous ne trouvez (hors Lui) de secourant.
Accomplis la prière aux deux pointes du jour, et au cours des heures de la nuit (qui leur sont proches). Les actions belles dissipent les mauvaises. Que cela soit rappel à ceux qui pratiquent le Rappel...
Sois patient. Dieu ne laisse pas perdre le salaire des bel- agissants...
Ah ! si dans les générations d’avant vous les êtres de permanence qui interdisaient le dégât sur la terre n’avaient été si peu nombreux parmi ceux que Nous avons sauvés, alors que ceux qui commettent l’injustice perpétuaient leur vie de délicatesse en restant des criminels !...
Il n’était pas de ton Seigneur d’anéantir injustement les cités, si les habitants en eussent accepté la réforme...
Si ton Seigneur l’avait voulu, Il aurait fait de tous les humains une communauté unique, alors qu’ils persistent dans leurs différends
à l’exception de ceux à qui ton Seigneur dispense Sa miséricorde : aussi bien les a-t-Il créés pour ce destin. S’Il laissait Sa parole s’accomplir, la Géhenne s’emplirait des djinns et des humains en totalité...
Tout ce que Nous te narrons sur l’histoire des envoyés contient de quoi affermir ton cœur. Cette histoire-là porte le Vrai, une morale, un Rappel aux croyants.
Dis à ceux qui ne croient pas : « Agissez à votre niveau. Nous, nous agissons
attendez. Nous, nous attendons.
 A Dieu appartient le mystère des cieux et de la terre. De Lui relève l’intégralité du décret. Adore-Le. Remets- t’en à Lui. Ton Seigneur ne reste pas indifférent à vos actions ».
A L R Ce sont là des signes du Livre explicite
Nous l’avons fait descendre en forme de Coran arabe, escomptant que vous raisonniez.
Nous te narrons la narration la plus belle en te révélant ce Coran, bien que naguère tu aies été des indifférents.
Lors Joseph dit à son père : « Mon père, moi j’ai vu onze étoiles et le soleil et la lune, je les ai vus devant moi se prosternant »
Jacob dit : « Mon petit, garde-toi de narrer ta vision à tes frères, qu’ils ne machinent contre toi machination. Satan est de l’homme ennemi déclaré
ainsi ton Seigneur t’élit-Il et t’accorde-t-Il quelque savoir dans l’interprétation des occurrences. Il parachèvera sur toi son bienfait, ainsi que sur la lignée de Jacob comme Il avait fait jadis sur tes aïeux Abraham et Isaac. Ton Seigneur est Connaissant et Sage ».
— Assurément en Joseph et ses frères des signes résidaient pour quiconque interroge.
Lors ils se dirent : « Eh oui ! Joseph et son frère sont plus aimés de notre père que nous qui formons une bande. Notre père s’égare scandaleusement
tuons Joseph, ou reléguons-le en quelque terre, que la face de notre père pour nous se dégage, après quoi nous redeviendrons gens de vertu »
l’un d’eux opina : « Ne tuons pas Joseph, jetons-le dans les abysses du puits, et qu’un des rôdeurs le ramasse, au cas où nous prendrions ce parti ».
Ils dirent : « Père, qu’as-tu à ne pas nous faire confiance à l’endroit de Joseph, quand nous lui sommes si dévoués
envoie-le avec nous demain paître et folâtrer, à charge pour nous de le garder »
— « J’ai tristesse, dit Jacob, que vous l’emmeniez. J’ai peur que le loup ne le mange en profitant de votre négligence »
— « Si le loup le mangeait, dirent-ils, nous qui formons une bande, et c’est que nous serions nous-mêmes des perdants ».
L’ayant donc emmené et étant convenus de le placer dans les abysses du puits, et comme Nous lui eûmes révélé : « Tu leur dénonceras cet acte lorsqu’ils s’y attendront le moins »
quand le soir ils furent revenus à leur père, en larmes
ils dirent : « Père, nous étions partis faire la course, en laissant Joseph avec nos effets : le loup l’a mangé. Aussi bien ne nous crois-tu pas, même si nous disons la vérité »
 ils exhibèrent la chemise de Joseph avec un sang de mensonge. « Oh non ! leur dit Jacob, c’est votre âme qui vous a induits à commettre un acte... Patience est belle ! Dieu vienne m’aider contre ce que vous prétextez ! »
Survinrent des rôdeurs. Ils dépêchèrent leur pourvoyeur d’eau, qui fît descendre son outre : « Quelle aubaine ! c’est un jeune garçon ! » Ils firent de lui marchandise clandestine, bien que Dieu eût connaissance de leurs agissements
ils le vendirent à vil prix, pour une poignée de dirhams : en lui le monde ils méprisaient !
Son acheteur, qui était d’Égypte, dit à sa femme : « Ménage-lui bon accueil. Peut-être tirerons-nous de lui quelque avantage, ou l’adopterons-nous comme enfant ». C’est ainsi que Nous établîmes Joseph sur cette terre-là, Nous proposant de lui enseigner une interprétation des occurrences.  — Dieu est Triomphant en Son décret. Mais la plupart des hommes ne le savent.
— Quand Joseph eut atteint sa force adulte, Nous lui confiâmes sagesse et science : ainsi récompensons-Nous les bel-agissants.
Or celle en la maison de laquelle il vivait le sollicita de sa personne. Fermant les portes, elle lui dit : « Je suis à toi ! — Dieu m’en garde !, dit-il, c’est mon maître, il m’a fait bon accueil ». — Non, l’iniquité n’est pas gagnante !
Elle était en peine de lui, il l’eût été d’elle s’il n’eût vu un sûr signal de son Seigneur. Ainsi fîmes-Nous pour détourner de lui le mal et l’infamie : il était de Nos dévoués serviteurs
 ils se poursuivirent vers la porte ; elle lui déchira la chemise par-derrière; à la porte tous deux trouvèrent le maître. « Comment rétribuer, dit-elle, un qui a voulu du mal à ta famille, sinon par la geôle ou par un dur châtiment ? »
— « C’est elle, dit-il, qui m’a sollicité de ma personne ». Alors un témoin de sa famille à elle témoigna : « Si la chemise est déchirée par-devant, l’épouse est véridique, et lui est un grand menteur
si c’est par-derrière, elle a menti et lui est un grand véridique ».
Quand (le maître) eut vu que la chemise était trouée par-derrière, il dit : « Voilà bien de vos embûches féminines : terribles en vérité !
Joseph, passe là-dessus. Femme, demande pardon de ton méfait : tu as été fautive ».
Des femmes dans la ville dirent : « L’épouse de l’Excellence sollicite son servant de sa personne ! Il l’a blessée d’amour. Nous la voyons dans un égarement scandaleux »
quand on lui rapporta leur moquerie, elles les invita, leur prépara une collation à prendre accoudées, remit à chacune d’elles un couteau et dit à Joseph : « Produis­ toi à leurs yeux ». Quand elles le virent, elles le magnifièrent au point de se couper les doigts. « Révérence à Dieu, dirent-elles, celui-là n’est pas un humain : ce ne peut être qu’un ange sublime ! »
(l’épouse) leur dit : « Voilà donc celui qui m’a valu votre censure ! Oui-da, je l’ai sollicité de sa personne, et il n’a pas bronché. Alors s’il n’agit pas à ma volonté, qu’on l’emprisonne et qu’il soit humilié ! »
— « Mon Seigneur, se dit-il, j’aime mieux la prison que ce à quoi elles m’invitent. Seulement, si Tu ne détournes de moi leurs embûches, je me laisserai tenter par elles et me conduirai tout bonnement en païen ».
Son Seigneur fit droit à sa prière, en écartant de lui leurs embûches. — Il est l’Entendant, le Connaissant.
Plus encore : il leur parut bon, bien qu’ayant constaté ces signes, de l’emprisonner pour un temps
avec lui entrèrent en prison deux jeunes hommes. L’un dit : « Je me suis vu foulant du vin », et l’autre : « Et moi, je me suis vu portant sur la tête du pain dont mangeaient les oiseaux. Informe-nous de l’interprétation que tu en donnes. Nous voyons bien que tu es parmi les bel-agissants ».
Joseph dit : « Vous ne recevrez la pitance à vous deux attribuée, que je ne vous aie informés de l’interprétation de ces présages, avant qu’ils ne se réalisent sur vous. Ce n’est là qu’une partie de ce que m’a enseigné mon Seigneur. J’ai quitté la secte des gens ne croyant pas en Dieu et qui dénient, quant à eux, la vie dernière
pour revenir à celle de mes aïeux Abraham, Isaac, Jacob. Il n’est pas en notre pouvoir d’associer quiconque à Dieu. C’est là une grâce de Dieu sur nous et sur tous les hommes. Seulement la plupart ne Lui en savent pas gré.
O mes deux camarades de prison, des maîtres épars vaudraient-ils plus que Dieu l’Unique, l’Irrésistible ?
cela qu’en dehors de Lui vous adorez ne consiste qu’en noms dont vous les avez affublés, vous et vos pères, sans que Dieu n’y fît descendre la moindre justification. Le pouvoir n’appartient qu’à Dieu. Il commande que vous n’adoriez que Lui. Telle est la religion de droiture. Seulement, la plupart ne le savent pas.
O mes deux camarades de prison, eh bien ! l’un de vous servira le vin à son maître. L’autre, eh bien ! sera crucifié et les oiseaux mangeront son crâne. Ainsi a-t-il été décrété de la chose sur quoi vous me consultez ».
Il dit encore à celui dont il prévoyait que des deux il réchapperait : « Rappelle-moi à ton Seigneur ». Mais Satan fit oublier à celui-là le rappel de son Seigneur. Joseph demeura donc quelques années en prison.
Le roi dit : « Moi, je viens de voir sept vaches grasses, que dévoraient sept maigres, et puis sept épis verts et puis d’autres tout secs. Conseillers, donnez-moi avis sur ma vision, pour autant que vous soyez capables d’expliquer une vision »
ils dirent : « Quels fagots de songes ! Nous ne sommes pas, en matière d’interprétation de songes, des connaisseurs ».
Or celui des deux qui avait réchappé et, après une certaine durée, venait à se rappeler, dit : « Moi, je vous en rapporterai l’interprétation. Envoyez-moi »...
— « Joseph, être de vérité, donne-moi avis sur sept vaches grasses, que dévorent sept maigres, et sur sept épis verts et d’autres tout secs : j’espère revenir auprès de ces gens-là et de leur apporter peut-être la connaissance »
Joseph dit : « Vous cultiverez sept ans, régulièrement. Ce que vous aurez moissonné, vannez-le en épi, sauf une petite part, dont vous mangerez
après cela viendront sept années dures, qui mangeront ce que vous aurez pour elles anticipé, sauf une petite part, dont vous ferez des réserves
enfin viendra une année où l’on aura la pluie et de quoi faire marcher les pressoirs ».
Le roi dit : « Amenez-le moi ». Quand l’émissaire fut venu, Joseph lui dit : « Retourne à ton seigneur lui demander la confession des femmes qui se sont coupé les doigts... Mon Seigneur de leurs astuces est Connaissant »
 le roi dit aux femmes : « Que s’est-il passé pour vous, quand vous avez entrepris Joseph de sa personne ? — Révérence à Dieu !, dirent-elles, nous ne savons sur lui rien de mal ». La femme de l’Excellence dit : « A présent, la vérité s’installe. C’est moi qui l’entrepris sur sa personne. Lui est un véridique entre tous »
— ... « cela pour qu’il sache que je ne l’ai point trahi en son absence, et que Dieu ne guide pas (la machination) des perfides.
Oh ! je n’innocente pas mon âme. Assurément, l’âme est instigatrice de mal, si ce n’est en vertu de la miséricorde de mon Seigneur : mon Seigneur est Tout pardon, Miséricordieux ».
Le roi dit à nouveau : « Qu’on me l’amène. Je l’affecte à mon service particulier ». Et dès qu’il lui parla, lui dit : « Tu auras désormais auprès de moi pouvoir et crédit ».
— « Prépose-moi, dit Joseph, à tes entrepôts agricoles. Je suis homme d’économie et de savoir ».
C’est ainsi que Nous établîmes Joseph sur cette terre, à y prendre site là où il voulait. Nous touchons de Notre miséricorde juste qui Nous voulons et Nous ne laissons pas perdre le salaire des bel-agissants
mais le salaire de la vie dernière est plus précieux encore à ceux qui croient et se prémunissent.
Vinrent les frères de Joseph. A peine entrés auprès de lui, il les reconnut, tandis qu’eux le méconnurent
leur ayant fourni leur chargement, il leur dit : « Amenez- moi un frère du père que vous avez. Ne constatez-vous pas que je fais bonne mesure et suis le meilleur des hôtes ?
si vous ne le ramenez pas, point pour vous de mesurage céans, non plus que vous ne m’approcherez »
— « Nous entreprendrons son père, dirent-ils, à son sujet. C’est comme si nous le faisions déjà »
 il dit à ses gardes : « Remettez leur marchandise dans leurs bâts. Une fois retournés à leur famille, j’escompte qu’ils vont la reconnaître et peut-être revenir ».
Une fois retournés à leur père, ils dirent : « Père, on nous a interdit d’acheter du grain. Envoie avec nous notre frère, pour que nous puissions en obtenir, à charge pour nous de le garder ».
Jacob dit : « Vais-je vous faire à son endroit la confiance que je vous fis jadis à propos de son frère ? Dieu est le meilleur pour garder. Sa miséricorde surpasse celle de quiconque ».
Puis, déballant leurs effets, ils trouvèrent leur marchandise à eux restituée. « Père, dirent-ils, nous sommes comblés. Voici que notre marchandise nous a été rendue. Nous allons approvisionner notre famille en grains, et garder notre frère, et acheter en plus une charge d’âne : achat bien facile ! »
Jacob dit : « Je ne l’enverrai avec vous que si caution de Dieu vous me prêtez de me le ramener sans faute, à moins d’être vous-mêmes encerclés ». Quand ils eurent prêté caution, il dit : « Dieu soit le procureur de notre engagement »
il dit encore : « Mes fils, n’entrez pas par une seule porte, entrez par des portes distinctes. Je ne vous dispenserai en rien de l’intervention de Dieu, car la décision ne revient qu’a Dieu. Je m’en remets à Lui, et qu’à Lui s’en remettent ceux capables de s’en remettre à Lui ».
Quand ils furent entrés par où leur avait dit leur père — cela ne les dispensait en rien de l’intervention de Dieu ; ce n’avait été qu’une impulsion de l’âme de Jacob, et il y fît droit, en tant que titulaire d’un savoir que Nous lui avions enseigné, et que la plupart ignorent...
Quand ils entrèrent chez Joseph, il abrita son frère contre lui et lui dit : « C’est moi ton frère. Ne te désole pas de ce qu’ils faisaient ».
Quand il leur eût fourni leur chargement, il fit mettre la coupe dans la selle de son frère, puis fit proclamer par un hérault : « Caravaniers, vous venez de voler ! »
les frères leur firent face, disant : « Que cherchez-vous ? »
« Nous cherchons, dirent-ils, le hanap du roi. Qui le rapportera recevra une charge de bête. Je m’en porte comptable ».
« Par Dieu, dirent les frères, vous savez bien que nous ne sommes pas venus faire dégât sur la terre, non plus que nous ne sommes gens à voler »
les autres dirent : « Et quelle sera la punition, si vous êtes pris à mentir ? »
« Sa punition ?, dirent-ils, celui dans la selle de qui l’on retrouverait l’objet, sa punition ce serait lui-même. C’est ainsi que nous punissons les iniques ».
— On commença par leurs ballots avant ceux de leur frère, d’où l’on finit par extraire l’objet. — Telle fut Notre machination en faveur de Joseph. Il n’avait pas, selon la loi royale, pouvoir de retenir son frère si Dieu ne l’eût ainsi voulu — Nous élevons en degré qui Nous voulons. Par-dessus tout être de connaissance, Il est Connaissant.
— Les frères dirent : « S’il vole présentement, c’est qu’un frère à lui a jadis volé ». Joseph contint son propos en lui-même, sans le leur révéler. « Vous êtes, leur dit-il, en pire posture que lui. Dieu a connaissance entière de ce que vous prétextez ».
— « Excellence, dirent-ils, il a pour père un cheikh âgé. Prenez l’un de nous à sa place. Nous voyons à quel point vous êtes un bel-agissant ».
— « A Dieu ne plaise, dit-il, que nous en retenions un autre que celui dans les mains de qui nous avons retrouvé notre bien : ce serait être vraiment inique ».
Désespérant de lui, ils allèrent se concerter à l’écart. Leur aîné dit : « Ne savez-vous pas que notre père détient sur nous caution par Dieu, pour ne rien dire de notre abandon antérieur de Joseph ? Je ne viderai la contrée que mon père ne me l’ait permis, ou que Dieu m’ait absout, car Il est le Meilleur des juges
retournez à notre père et dites-lui : “ Père, ton fils a commis un vol. Nous n’avons témoigné que de ce que nous savions. Nous n’étions pas gardiens de l’absence.
Interroge la cité où nous séjournions, la caravane dans laquelle nous sommes venus. Nous disons la vérité ” ».
Jacob dit : « Votre âme vous a induits à un acte... Patience est belle ! Dieu peut-être me les rendra en totalité. Il est le Connaissant, le Sage »
 il leur tourna le dos, disant : « Oh ! mon deuil de Joseph ! » De chagrin ses yeux devinrent tout blancs, tellement il se contenait.
« Par Dieu !, dirent-ils, tu ne te lasseras de parler de Joseph jusqu’à véritablement te délabrer, te détruire !... »
il dit : « Je ne me plains de mon obsession, de ma tristesse que vers Dieu. Je sais de par Dieu ce que vous ne savez pas
mes enfants, partez. Enquérez-vous de Joseph et de son frère. Ne désespérez pas du souffle apaisant de Dieu ». — Ne désespère de ce souffle que le peuple des dénégateurs.
Quand ils furent entrés auprès de Joseph, ils lui dirent : « Excellence, le malheur nous accable, nous et les nôtres. Nous ne sommes venus qu’avec une piètre marchandise. Faites-nous bonne mesure. Faites-nous cette charité. Dieu récompense les charitables ».
— « Savez-vous, dit-il, ce que vous avez fait de votre frère Joseph, et de son frère, quand vous étiez dans l’ignorance ? »
— « Alors vous ?... Vous êtes véritablement Joseph ! » — « Je suis Joseph, dit-il, et voici mon frère. Dieu nous a comblés ». — Qui se prémunit et patiente, Dieu ne lui plaint pas le salaire des bel-agissants.
 « Par Dieu, dirent-ils, Dieu vous a privilégié sur nous. Pour sûr, nous étions fautifs »
— « Point de blâme sur vous, dit-il, en ce jour, Dieu vous pardonne. Sa miséricorde l’emporte sur celle de tous les miséricordieux
Partez avec ma chemise que voici. Jetez-la sur le visage de mon père. Il redeviendra clairvoyant. Puis revenez avec votre famille au complet ».
Quand la caravane eut rompu le contact, leur père dit : « Je retrouve l’odeur de Joseph. Si vous me taxiez de gâtisme... »
— « Par Dieu, dirent-ils, te voilà retombé dans ton premier égarement »
mais quand vint le porteur de la bonne nouvelle, il lui jeta la chemise. Jacob redevint voyant. Il dit : « Ne vous ai-je pas dit que je sais de par Dieu ce que vous ne savez pas ? »
— « O notre père, demande pardon de nos péchés. Nous étions fautifs »
— « J’implorerai pour vous, dit-il, le pardon de mon Seigneur. Il est Tout pardon, le Miséricordieux ».
Quand ils entrèrent auprès de Joseph, il abrita contre lui ses père et mère et leur dit : « Entrez en Égypte, si Dieu veut, en toute sûreté »
il les éleva sur le trône, mais tous devant lui tombèrent prosternés. « O mon père, dit-il, voilà mise en œuvre ma vision ancienne. Dieu en a fait une réalité. Il m’a bellement traité, en me tirant de la prison et en vous faisant sortir de parmi les Bédouins, après que Satan eut mis la dispute entre mes frères et moi. Mon Seigneur est gracieux à l’égard de quiconque Il veut. Il est le Connaissant, le Sage.
Seigneur, tu m’as donné une parcelle de royauté. Tu m’as enseigné une interprétation des occurrences. Créateur des cieux et de la terre à partir de rien, mon protecteur sois-tu ici-bas et dans la vie dernière, récupère-moi en état de soumission, et fais-moi rejoindre les justes ».
Cela fait partie des histoires du mystère que Nous te révélons, puisque aussi bien tu n’étais point parmi eux quand ils s’accordèrent sur leur acte en vue de tromper.
Seulement la plupart des hommes, même si tu t’y évertuais, ne seraient pas croyants
bien que pour cela tu ne leur demandes pas de salaire, ce n’est rien de moins qu’un Rappel lancé aux univers.
Combien de signes dans les cieux et sur la terre devant lesquels ils passent en se détournant !
la plupart ne croient en Dieu qu’en Lui donnant des associés
sur quoi s’assurent-ils que ne va pas les accabler une catastrophe en châtiment de Dieu, ne va pas les accabler l’Heure, à l’improviste, sans qu’ils en prennent conscience ?
Dis : « Ceci est mon chemin. J’appelle à Dieu dans la clairvoyance, moi et tous ceux qui me suivent. Gloire à la transcendance de Dieu, je ne suis pas des associants ».
Avant toi Nous n’avons envoyé que des hommes aux­quels il était fait révélation, parmi les habitants des cités. N’ont-ils pas assez parcouru la terre pour considérer quelle ne fut pas la fin des humains avant eux ? Combien meilleure est la demeure de la vie dernière pour ceux qui se sont prémunis ! Finirez-vous par raisonner ?
Et quand les envoyés désespéraient de s’estimer à ce point démentis, alors leur est venue Notre assistance, de sorte que Nous sauvons qui Nous voulons et que jamais Notre rigueur n’est détournée du peuple de crime.
Dans la narration de leur légende réside une leçon pour les êtres dotés de moelles. Ce n’est pas une affabulation, mais une avération des Écritures déjà en vigueur, une articulation de tout en détail, et la guidance et la miséricorde pour les croyants.
A L M R Voilà des signes de l’Écrit. La descente sur toi opérée à partir de ton Seigneur est le Vrai. Mais la plupart des humains ne croient pas.
C’est Dieu qui a élevé les cieux sans piliers que vous puissiez voir, et puis s’installa sur le Trône, a mis en service le soleil et la lune, chacun courant à un terme fixé. Il règle le décret, articule les signes, espérant vous donner de la rencontre de votre Seigneur certitude
c’est Lui qui a étendu la terre, y disposa des ancrages et des fleuves et toute sorte de fruits. Il y établit les partenaires des couples. Il fait couvrir le jour par la nuit… — En quoi résident des signes pour ceux capables de méditer.
... il est sur la terre des champs attenants les uns aux autres, des jardins de vigne, de céréales, de palmiers en touffe ou solitaires : une eau unique les irrigue et pourtant Nous privilégions l’un sur l’autre en nourritures — En quoi résident des signes pour ceux capables de raisonner.
Quel étonnement, s’il en fut, de les entendre dire : « Alors, une fois devenus poussière, nous bénéficierions d’une création nouvelle ? » Ceux qui dénient leur Seigneur, ceux-là porteront au col un carcan, ceux-là seront les hôtes du Feu, et ils y seront éternels
même s’ils te pressent d’avancer la chose mauvaise sur la bonne, alors qu’avant eux se sont consommées tant de sanctions exemplaires. Et pourtant ton Seigneur est plein d’indulgence pour les hommes, malgré leur iniquité — Et bien qu’il soit rude en Sa punition.
Les dénégateurs disent : « Que n’est descendu sur lui un signe de son Seigneur ?» Or tu n’es ici que pour donner l’alarme, puisque tout peuple doit avoir un guide.
 Dieu connaît ce que porte toute femelle, et la contraction comme la dilatation des matrices : toute chose trouve en Lui sa mesure
Connaissant du mystère et de la présence, le Très- Grand, le Très-Haut
pareils sont pour Lui qui d’entre vous dérobe Son propos et qui le dit à voix haute, qui se terre la nuit ou déambule le jour
puisque l’homme a des accompagnateurs qui le précèdent et le suivent pour le garder, de par l’ordre de Dieu… — Dieu ne modifie pas l’état d’un peuple, qu’ils ne l’aient modifié de leur propre chef. Si Dieu veut quelque mal à un peuple, ce dernier n’a pas d’échappatoire non plus que hors Lui de protecteur...
C’est Lui qui vous fait voir l’éclair, pour votre épouvante et votre convoitise, amoncelle les nuages alourdis
le tonnerre par la louange exalte Sa transcendance, et les anges aussi, dans la crainte de Lui, car Il décoche les foudres, en frappe ceux qu’Il veut, tandis qu’eux controversent sur Dieu  — Car Il est rude en Son stratagème.
— A Lui tout appel à la Vérité ! Ceux qu’on invoque en dehors de Lui n’exaucent personne, si ce n’est à la façon de qui ouvre les mains dans l’eau pour la porter à sa bouche, mais il n’y réussira point ! — L’invocation des dénégateurs ne s’agite que dans l’égarement.
— Vers Dieu se prosternent en revanche tous ceux qui sont aux cieux et sur la terre, bon gré, mal gré : ainsi fait leur ombre au matin et au crépuscule.
Dis : « Qui est le Seigneur des cieux et de la terre ? » Dis : « Dieu ». Dis : « Alors, vous vous donneriez hors Lui des protecteurs incapables pour eux-mêmes de ce qui sert ou de ce qui nuit ! » Dis : « L’aveugle égalerait-il le clairvoyant, et les ténèbres la lumière ? » Ou serait-ce qu’ils donnent à Dieu des associés qui aient créé comme Il a créé ? Alors c’est que pour eux « créer » prendrait un autre sens ! Dis : « C’est Dieu qui a créé toute chose ». — Il est l’Unique, l’Irrésistible
Il fait descendre une eau du ciel, des oueds se mettent à couler à leur mesure, le flux emporte un renflement d’écume ; du métal sous quoi vous poussez le feu, en quête d’un objet de parure ou d’usage, sort une écume pareille ; ainsi Dieu traite-t-Il le Vrai et le faux ; quant à l’écume elle s’évanouit en déchets, et ce qui est utile aux hommes se dépose sur le terrain.  — Ainsi Dieu use-t-Il de semblances.
— A ceux qui auront répondu à leur Seigneur revient la plus belle part. Ceux qui ne Lui auront pas répondu, même s’ils avaient la totalité des trésors de la terre, voire le double, à offrir pour rançon, ceux-là, leur compte restera mauvais. Ils auront pour asile la Géhenne — Exécrable couche !
— Alors, celui qui reconnaît dans la descente opérée sur toi de par Dieu le Vrai, serait-il l’égal de l’aveugle ? — Que là-dessus méditent ceux dotés de moelles.
— Tandis que ceux qui s’acquittent du pacte de Dieu, ne rompent pas l’engagement
ceux qui respectent les liens dont Dieu commande qu’on soit lié, qui craignent leur Seigneur, qui redoutent le compte mauvais
ceux qui patientent par désir de la Face de leur Seigneur, accomplissent la prière, font dépense sur Notre attribution en secret comme en public, repoussent par l’œuvre belle la mauvaise... à ceux-là revient l’ultime demeure
les jardins d’Eden. Ils y entrent avec les justifiés parmi leurs pères, leurs épouses, leur progéniture. Les anges entrent en leur honneur par chaque porte :
« Salut sur vous, pour votre patience ! Félicité dans l’ultime demeure ! »
Tandis que ceux qui déchirent le pacte de Dieu après s’y être engagés, rompent les liens dont Dieu ordonne qu’on soit lié, font dégât sur la terre, malédiction sur eux ! à eux la demeure mauvaise !...
Dieu répand Son attribution sur qui Il veut, et la mesure ; ils se réjouissent de la vie d’ici-bas ; mais la vie d’ici-bas, auprès de la dernière, n’est qu’usufruit passager...
Les dénégateurs disent encore : « Ah ! si de son Seigneur était sur lui descendu un signe !... » Dis : « Dieu égare qui Il veut, et guide à Lui les repentants ».
Ceux qui croient, de qui le cœur se rassérène au Rappel de Dieu… — De quoi d’autre que du Rappel de Dieu sérénité peut-elle venir au cœur ?
— ... ceux qui croient, effectuent les œuvres salutaires : — bonheur pour eux et splendide retour !
— Ainsi t’avons-Nous envoyé dans une communauté avant laquelle bien d’autres sont révolues, pour que tu lui récites ce que Nous t’avons révélé, bien qu’ils dénient le Miséricordieux. Dis : « Il est mon Seigneur. Il n’est d’autre dieu que Lui. A Lui je fais confiance. Vers Lui je reviens repentant »
 ... « Ah ! si c’était un Coran capable de faire marcher les montagnes, la terre se fendre, parler aux morts !...» Mais non ! A Dieu seul revient le décret, en totalité. Les croyants ne prennent-ils pas leur parti de ce que Dieu, s’il le voulait, aurait guidé les hommes en totalité ? Alors que les dénégateurs continuent à avoir pour lot, du fait de leurs actes, la catastrophe, à moins qu’elle ne règne à proximité de leur demeure jusqu’à ce qu’advienne la promesse de Dieu ?... — Car Dieu ne saurait faillir à son pacte.
— Oui, l’on s’est raillé des prophètes d’avant toi. Je laissai aux dénégateurs un répit, puis d’eux Je me saisis. Quelle ne fut pas Ma punition !
Alors, est-ce que Celui qui sur toute âme se dresse à raison de ce qu’elle s’est acquis... Et ils donnent à Dieu des associés ! Dis : « Nommez-les donc !... Iriez-vous donc informer Dieu de chose au monde qu’il ne sache pas ?... (Nommez-les) fût-ce d’un propos d’apparence »... Mais non : aux yeux des dénégateurs se pare leur machination ; leur chemin leur est coupé ! — Celui que Dieu égare n’a personne pour le guider.
— Ils subiront un châtiment dans la vie d’ici-bas et le châtiment de la dernière sera plus rigoureux, et ils n’auront personne pour les protéger de Dieu.
Semblance du Jardin promis à ceux qui se prémuniront : d’en dessous coulent des ruisseaux ; les nourritures en sont perdurables, ainsi que l’ombrage. Telle est l’issue des prémunis, et celle des dénégateurs : le Feu.
Ceux à qui Nous avons transmis l’Écriture se réjouissent de ce dont la descente est vers toi opérée. Mais il en est dans les factions qui en nient une part. Dis : « Je n’ai reçu commandement que d’adorer Dieu, de ne Lui associer personne. C’est à Lui que j’appelle, vers Lui qu’est mon retour ».
C’est bien ainsi que Nous l’avons fait descendre à titre de norme en langue arabe. Si tu suivais leurs passions après ce qui t’est venu de connaissance, tu n’aurais personne pour te protéger, te préserver de Dieu.
Oui, Nous avons envoyé des envoyés avant toi, et Nous les dotions d’épouses et de progéniture. Il n’appartient à nul envoyé de délivrer un signe, sinon sur l’ordre de Dieu. A chaque stade un Écrit.
Dieu abolit ce qui Il veut, ou le confirme : Il tient le Livre original.
Que Nous te fassions voir une part de ce que Nous leur promettons ou qu’auparavant Nous te récupérions pour toujours, à toi la communication seule incombe, à Nous le compte...
Ne constatent-ils pas que toute terre que Nous assaillons, Nous en rognons quelques pointes ? Dieu décide. Point de réplique à Sa décision. Il est rapide à faire le compte.
Leurs prédécesseurs aussi avaient machiné. A Dieu appartient la machination totale. Il sait ce que toute âme s’acquiert. Les dénégateurs sauront à qui revient l’ultime demeure...
 Les dénégateurs disent : « Tu n’es pas un envoyé ». Dis : « Dieu suffise comme témoin entre vous et moi, et aussi qui détient la science de l’Écriture ».
A L R Un Écrit que Nous faisons descendre à toi pour que tu tires les hommes des ténèbres à la lumière, avec l’autorisation de leur Seigneur, sur la voie du Tout-Puissant, du Digne-de-louange
c’est à Dieu qu’appartient tout ce qui est aux cieux et sur la terre. Malheur aux dénégateurs, en leur châtiment terrible
à ceux qui donnent préférence à la vie d’ici-bas sur la vie dernière, dressent des empêchements sur le chemin de Dieu, voudraient rendre ce chemin tortueux : ceux- là s’égarent bien loin !
Nous n’avons envoyé d’envoyé que dans la langue de son peuple, afin qu’il leur explicitât le message — Ainsi Dieu égare qui Il veut, Il guide qui Il veut. Il est le Tout-Puissant, le Sage.
Oui, Nous avons envoyé Moïse avec Nos signes : « Fais sortir ton peuple des ténèbres à la lumière. Rappelle-lui les journées de Dieu » — En quoi résident des signes pour tout être de patience et de gratitude.
Lors Moïse dit à son peuple : « Rappelez-vous le bienfait de Dieu sur vous, quand Il vous sauva de la race de Pharaon, qui vous valait de durs tourments, ne faisait qu’égorger vos fils en laissant vivre vos femmes : en quoi résidait une cruelle épreuve de la part de votre Seigneur.
Lors votre Seigneur promulgua : « Si vous êtes reconnaissants, Je jure d’augmenter sur vous (Mon bienfait) ; si vous le déniez, implacable soit Mon châtiment ».
Moïse dit : « Même si vous Le déniez, vous et tous ceux que porte la terre, jusqu’au dernier, Dieu est Celui qui Se-suffit-à-Soi-même, le Digne-de-louange »...
Ne vous est-elle pas arrivée, l’histoire de vos devanciers, les peuples de Noé, de 'Ad, de Thamûd, et de ceux qui vinrent après eux et que connaît Dieu seul ? Leurs envoyés leur sont venus avec des preuves, mais eux de porter leurs mains à leur bouche, en disant : « Nous dénions ce pour quoi vous fûtes envoyés. Nous restons, sur ce à quoi vous nous conviez, dans un doute sceptique ».
Leurs envoyés dirent : « Peut-il y avoir un doute sur Dieu, en tant qu’Il a créé de rien les cieux et la terre, et vous convie au pardon de tels de vos péchés, et vous ajourne à temps fixé ? » Ils dirent : « Vous n’êtes que des hommes comme nous. Vous voulez faire obstacle à ce qu’adoraient nos pères. Produisez-nous justification explicite ».
Leurs envoyés leur dirent : « Bien sûr, nous ne sommes que des humains comme vous. Mais Dieu comble quiconque Il veut d’entre ses adorateurs. Nous n’avons pas à vous produire de justification, si ce n’est sur licence de Dieu. A Dieu s’en remettent assurément les croyants
il n’est pas en notre pouvoir de ne point nous en remettre à Dieu, puisque c’est Lui qui nous guide sur nos chemins. Puissions-nous prendre en patience le mal que vous allez nous infliger ». — Qu’à Dieu s’en remettent tous ceux qui ne peuvent que s’en remettre à Lui !
 Les dénégateurs dirent à leurs envoyés : « Bannis soyez- vous de notre terre, à moins que vous ne reveniez à notre secte ». Lors leur Seigneur révéla aux envoyés : « Oui ! que Nous abolissions les iniques !
oui ! que Nous vous établissions sur leur terre après eux ! » Cela pour qui redoute Ma majesté, redoute Ma menace.
Ils espéraient dominer, alors qu’est déçu tout rebelle forcené
 il a la Géhenne aux trousses, ne peut boire que d’une eau pourrie
qu’il ingurgite sans même pouvoir l’avaler; de toute part l’assaille la mort, et pourtant il n’est pas mort : il a toujours aux trousses l’énorme châtiment.
Semblance de ceux qui dénient leur Seigneur; leurs œuvres sont comme la cendre que le vent pousse un jour d’ouragan ; ils n’ont pouvoir sur rien qu’ils se soient acquis : l’égarement illimité !
N’as-tu pas considéré que Dieu a créé les cieux et la terre dans le Vrai ? S’Il voulait, Il vous ferait disparaître et opérerait une nouvelle création
— Pour Dieu cela ne serait pas bien ardu...
Ils sont exposés devant Dieu jusqu’au dernier. Les faibles disent donc aux superbes de naguère : « Nous ne faisions que vous suivre. Dès lors, nous épargnerez-vous un peu du châtiment divin ? » Les autres répondent : « Dieu nous eût-Il guidés, nous vous aurions assurément guidés. Pour nous, s’affoler ou patienter reviennent au même : il n’y a pour nous plus d’échappatoire »
et Satan dit, le décret une fois consommé : « Dieu vous a fait promesse de vérité. Moi je vous en ai fait une, à laquelle j’ai manqué. Je n’avais sur vous d’autre pouvoir que de vous appeler : or vous exécutiez. Ne vous en prenez donc pas à moi, mais à vous-mêmes. Je ne vous porterai pas plus secours que vous à moi. Je renie d’avoir été naguère, par vous, associé à Dieu ». — Aux iniques un châtiment de douleur !...
— On fait entrer ceux qui ont cru, effectué les œuvres salutaires dans les jardins d’au-dessous desquels coulent des ruisseaux, et où ils seront éternels par ordre de leur Seigneur : ils y sont accueillis par un salut...
N’as-tu pas considéré comment Dieu tire semblance d’une parole bonne ? Ainsi du bon arbre dont la racine est ferme, la ramure dans le ciel
et qui donne ses nourritures en toute saison, par licence de son Seigneur… — Dieu use de semblances à l’intention des humains, escomptant qu’ils méditent
... et la semblance (tirée) d’une parole néfaste est celle d’un arbre néfaste, qui s’arrache de la croûte du terrain, faute d’assises.
Dieu affermit les croyants par le ferme langage dans la vie d’ici-bas et dans la vie dernière ; Il égare les iniques ; Il opère tout ce qu’Il veut.
N’as-tu pas considéré ceux qui échangent les bienfaits de Dieu contre un déni, installent leur peuple dans la demeure de perdition
dans la Géhenne où ils brûleront, assise exécrable !
ils donnent à Dieu des égaux, pour fourvoyer les autres de Son chemin. Dis : « Jouissez donc. Votre destination est le Feu ».
Dis à Mes adorateurs, qui sont croyants, (de continuer) à accomplir la prière, à faire dépense sur Notre attribution, en secret comme en public, avant que n’advienne un Jour où il n’y aura plus valeur d’échange ni surenchère d’ami...
C’est Dieu qui a créé les cieux et la terre et fait descendre du ciel une eau, dont Il tire certains fruits pour votre attribution, met à votre service les bateaux pour courir la mer avec Sa permission, à votre service les rivières
met à votre service le soleil et la lune en leur persévérance, à votre service la nuit et le jour
et vous donne une part de tout ce que vous demandez. Si vous dénombriez les bienfaits de Dieu, vous n’en feriez pas le compte — Mais l’homme est enclin à l’iniquité, au déni.
Lors Abraham dit : « Mon Seigneur, rends cet endroit sûr, éloigne-moi, ainsi que mes enfants, de l’adoration des idoles
Mon Seigneur, que d’humains n’ont-elles pas égarés ! Qui me suivra sera des miens. Qui me désobéira… — Tu es Tout pardon, Miséricordieux.
— ... Notre Seigneur, j’ai fixé une partie de ma progéniture dans une dépression impropre aux cultures, juste auprès de Ta Maison consacrée, notre Seigneur, pour qu’ils accomplissent la prière. Fais que des cœurs humains vers eux se précipitent. Fais-leur attribution des fruits : j’espère qu’ils en seront reconnaissants 
notre Seigneur, Tu connais ce que nous cachons comme ce que nous publions ». — Rien ne peut se cacher à Dieu ni sur la terre ni dans les cieux.
— « Louange à Dieu qui, malgré la vieillesse, m’a accordé Ismaël et Isaac. Mon Seigneur est Enclin à exaucer l’invocation
Mon Seigneur, fais de moi celui qui accomplit la prière, fais-le aussi de mes descendants, notre Seigneur, accepte mon invocation
notre Seigneur, pardonne-moi, ainsi qu’à mes parents, et aux croyants, le Jour où se dressera le compte »...
— Non, ne crois pas que Dieu reste indifférent aux actions des iniques. Seulement, Il les ajourne au Jour où le regard fixe, hagards,
le col tendu, ils courront, la tête basse, sans pouvoir ciller, le cœur béant...
Donne l’alarme aux humains pour le Jour où leur viendra le châtiment, et que les iniques diront : « Notre Seigneur, ajourne-nous à court délai pour nous laisser répondre à Ton appel en suivant les envoyés ». — Quoi ! n’avez-vous pas juré naguère qu’il n’y aurait pas pour vous de transfert ?
et pourtant vous habitiez le site de ceux qui furent iniques envers eux-mêmes, la façon dont Nous les traitâmes vous a été manifestée, et Nous avons usé envers vous de semblances !
— Quelque machination qu’ils aient machinées, elles ne firent que s’inscrire en Dieu, fussent-elles de taille à faire bouger les montagnes
— Non, ne compte pas que Dieu manque à la promesse qu’Il fit à Ses envoyés. Il est Tout-Puissant dans Sa vengeance
au Jour où la terre sera changée en autre chose que la terre, et pareillement les cieux, et qu’eux seront exposés devant Dieu l’Unique, l’Implacable
et tu vois, ce Jour-là, les criminels couplés dans des entraves
leur chemise de goudron, le feu leur couvrant la face...
de sorte que Dieu rétribue toute âme de ce qu’elle s’est acquis. — Dieu est Prompt à faire le compte.
Ceci est un message à l’intention des humains. Puissent-ils en recevoir l’alarme ! Puissent-ils connaître qu’il n’y a que Dieu l’Unique. Que méditent cela tous ceux dotés de moelles !
A L R  Ce sont là des signes du Livre, aussi bien que du Coran explicite.
Que de fois ils voudraient bien, les dénégateurs, avoir été Musulmans !
Laisse-les manger, jouir, s’étourdir d’espoirs (illusoires). Un Jour ils sauront !
Jamais Nous n’abolîmes de cité sans qu’elle n’eût un écrit reconnu
nulle communauté ne peut devancer son terme, non plus que l’ajourner.
Pourtant ils ont dit : « Toi sur qui s’opère la descente du Rappel, tu n’es qu’un possédé
à moins que tu ne nous amènes les anges, si tu es pour de bon véridique ».
Or Nous ne faisons descendre d’anges que (pour transmettre) le Vrai : ils ne peuvent donc être attendus
c’est Nous, en revanche, qui faisons descendre le Rappel, aussi bien que Nous en assurons la garde.
Avant toi, certes, Nous avons envoyé (des messages) dans les compagnies des Anciens
mais aucun envoyé ne leur est venu sans se faire prendre en dérision.
Ainsi faisons-Nous accéder le Rappel au cœur des criminels
ils refusent d’y croire : et voilà révolu le système des Anciens.
Même si Nous leur ouvrions sur le ciel une porte, par où ils puissent continuellement y monter
ils diraient : « C’est seulement que notre vue se trouble, ou plutôt nous sommes tous ensorcelés »...
Nous avons posé dans le ciel des châteaux, que Nous parons aux regards
et préservons de tout Satan lapidé
à moins que l’un d’entre eux n’en dérobe l’écoute, mais alors le pourchasse un éclatant météore.
Et la terre, Nous l’avons étendue, Nous y avons jeté des ancrages, et Nous y faisons pousser de toute chose dans la mesure
et Nous y avons logé des subsistances pour vous et pour qui vous ne pourvoyez point
il n’est rien dont Nous ne possédions les réserves, et Nous n’en faisons rien descendre que selon une mesure déterminée
Nous envoyons les vents fécondants, faisons descendre du ciel une eau dont Nous vous abreuvons sans que vous l’ayez emmagasinée
c’est Nous qui faisons vivre et qui faisons mourir, c’est Nous qui héritons
et Nous connaissons parmi vous ceux qui vont de l’avant et ceux qui traînent en arrière
c’est ton Seigneur qui les rassemblera. Il est le Sage, le Connaissant...
En vérité Nous avons créé l’homme d’une argile de boue croupie
Nous avions créé le démon, antérieurement, d’un feu de simoun…
Lors ton Seigneur dit aux anges : « Je suis en train de créer un humain d’une argile de boue croupie
quand Je l’aurai rendu complet, lui aurai insufflé de Mon Esprit, tombez devant lui prosternés ».
Les anges se prosternèrent tous avec ensemble
sauf Iblis, qui refusa tout prosternement.
« Iblis, dit Dieu, que ne te prosternes-tu parmi ceux qui se prosternent ? »
Il dit : « Je ne suis pas être à me prosterner devant un humain que Tu as créé d’une argile de boue croupie »
— « Alors, dit Dieu, sors d’ici. Tu n’es qu’un lapidé
malédiction sur toi jusqu’au Jour de l’allégeance ! »
Il dit : « Seigneur, fais-moi sursis jusqu’au Jour où ils seront ressuscités ».
Dieu dit : « Eh bien ! tu disposes d’un sursis
jusqu’au jour de l’Heure fixée ».
— « Seigneur, dit Iblis, de ce fourvoiement dont Tu m’accables, je jure de me parer sur la terre à leurs yeux, de sorte à les fourvoyer tous
à l’exception de Tes adorateurs dévoués ».
Dieu dit : « Voici, J’en réponds, une voie de rectitude :
que tu n’aies sur Mes adorateurs aucun pouvoir, sauf sur les fourvoyés qui t’auront suivi
la Géhenne sera leur synode général ».
— Elle a sept portes, dont chacune (prélèvera) parmi eux un lot dûment imparti
tandis que les prémunis, dans des jardins et des sources :
« Entrez avec un salut, en toute sûreté ».
— Nous aurons ôté de leur poitrine tout vestige de ressentiment ; en frères ils se feront face, sur des couches
où ne les effleurera aucune fatigue, pour n’en être plus jamais bannis.
Informe Mes adorateurs qu’aussi vrai que Je suis le Tout pardon, le Miséricordieux
Mon tourment sera le tourment douloureux...
Informe-les aussi des hôtes d’Abraham
quand ils entrèrent chez lui et lui dirent : « Salut ! », il dit : « Pour sûr, vous nous faites peur ».
— « N’aie pas peur, dirent-ils, nous venons te faire joyeuse annonce d’un garçon doué de connaissance »
il dit : « Vous me feriez une telle annonce, en dépit des atteintes de la vieillesse ? Et sur quoi la fondez-vous ? » 
ils dirent : « Nous te faisons annonce de vérité. Ne sois pas de ceux qui désespèrent »
il dit : « Et qui désespérerait de la miséricorde de son Seigneur, sinon les égarés ? »
Il dit encore : « Quelle est votre mission, vous qui êtes envoyés ? »
ils dirent : « Nous sommes envoyés à un peuple de criminels 
à l’exception de la famille de Loth, que nous sauverons en totalité...
— A l’exception de sa femme que Nous destinons à être du nombre des révolus ».
— Et quand les envoyés s’en furent venus à la famille de Loth
il leur dit : « Vous êtes des gens bizarres ».
— « Mais non !, dirent-ils, nous t’apportons l’objet même de leur controverse
nous t’apportons le Vrai, et nous sommes véridiques. 
Emmène ta famille au tournant de la nuit, marche sur leurs talons, qu’aucun de vous ne se retourne, allez jusqu’où il vous sera commandé ».
Ainsi Nous lui transmîmes le décret pris : le dernier de cette (troupe) en serait retranché au petit matin.
Les gens de la cité vinrent dans l’allégresse
« Ce sont mes hôtes, dit Loth, ne me faites pas affront
prémunissez-vous envers Dieu, ne m’ôtez pas l’honneur »
 ils dirent : « Ne t’avons-nous pas défendu contre le reste du monde ? »
il dit : « Voici mes filles, si vous devez perpétrer... »
— Par ta vie, l’égarement les rendait frénétiques
c’est pourquoi la clameur dès l’aube les emporta
Nous mîmes la cité sens dessus dessous ; sur eux Nous fîmes pleuvoir des pierres qui scellèrent (leur destin)
— En quoi résident des signes pour qui sait les reconnaître…
— La ville est sur un chemin pratiqué…
— En quoi réside un signe pour les croyants...
— Et ceux de la Brousse s’étaient montrés iniques
 aussi Nous sommes-Nous vengés d’eux… — Les deux villes constituent une direction bien distincte.
— Et ceux de Hijr ont démenti les envoyés
Nous leur apportâmes Nos signes, ils s’y sont dérobés
ils taillaient des demeures dans la montagne, se croyant en sûreté
pourtant la clameur les prit au matin
ce qu’ils s’étaient acquis ne leur servit à rien.
Et Nous n’avons créé les cieux, la terre et leur entre­deux que dans le Vrai. L’Heure approche. « Oh pardonne d’un pardon indulgent ». 
Ton Seigneur est le Créateur, le Connaissant.
Nous t’avons apporté les sept redoublements, le Coran sublime.
Ne laisse pas traîner ton regard sur les jouissances que Nous accordons à telle sorte d’entre eux, non plus que sur eux ne t’attriste, mais abaisse plutôt ton aile sur les croyants
dis : « C’est moi le donneur d’alarme explicite ».
De même avons-Nous fait descendre (le châtiment) sur les diviseurs
qui démembraient le Coran.
Alors ! par ton Seigneur ! puissions-Nous les tenir tous ensemble pour responsables
 de ce qu’ils ont commis !...
Publie ce qui t’est ordonné, détourne-toi des associants
contre les railleurs Nous te suffirons
qui placent à côté de Dieu un autre dieu : demain ils sauront.
Oh ! Nous savons bien que ta poitrine se serre du fait de ce qu’ils disent...
Exalte par la louange la transcendance de ton Seigneur, sois de ceux qui se prosternent
adore ton Seigneur, jusqu’à ce que t’arrive la certitude.
Il arrive, le décret de Dieu ! ne le précipitez pas ! Glorifié soit le Transcendant, tellement au-dessus de ce qu’on Lui associe !
Lui qui fait descendre des anges avec l’Esprit, de Sa sphère sur celui qu’Il veut parmi Ses adorateurs : « Donnez l’alarme : il n’est de dieu que Moi ; prémunissez-vous donc envers Moi ! »
Il a créé les cieux et la terre dans le Vrai, Lui tellement au-dessus de ce qu’on Lui associe !
Il a créé l’homme d’une goutte de liquide : et voilà l’homme contestataire déclaré !
et les troupeaux, Il les a créés pour vous, afin que vous en tiriez tiédeur, avantages, et que vous en mangiez
et qu’une beauté vôtre s’en dégage, quand vous les ramenez le soir, ou les pacagez
et qu’ils portent vos fardeaux en pays où vous ne parviendriez qu’à grand labeur des personnes… — Comme votre Seigneur est Tendre, Miséricordieux !
— ... et les chevaux, les mulets, les ânes pour les monter et pour l’apparat — Et Il crée d’autres choses que vous ne savez pas…
Sur Dieu s’axe le chemin ; d’aucuns en dévient ; si Dieu voulait, Il vous guiderait tous jusqu’au dernier...
C’est Lui qui fait descendre du ciel une eau dont une part sert de boisson, une autre fait croître la broussaille où l’on lâche les chameaux
pour vous Il fait pousser la céréale, l’olivier, les palmiers, les vignes et de tous les fruits — En quoi réside un signe pour ceux capables de réfléchir
Il a mis à votre service la nuit et le jour, le soleil et la lune, et les étoiles, qui vous servent sur Son ordre — En quoi réside un signe pour ceux capables de raisonner
et tout ce qu’il propage sur la terre de varié par les sortes — En quoi réside un signe pour ceux capables de méditer
c’est Lui qui a mis à votre service la mer, pour vous en fournir un manger de chair fraîche, et que vous en tiriez joyaux à revêtir : voyez les bateaux la fendre, — et que vous alliez quêter quelque peu de Sa grâce, et que vous en soyez peut-être reconnaissants...
— Il a lancé sur la terre des ancrages, pour qu’elle ne bouge sous vos pas, et des fleuves et des chemins pour que bien vous vous guidiez
et des repères, tels que les voyageurs se guident sur les étoiles...
Alors Celui qui crée serait comme qui ne crée pas ! — N’allez-vous pas méditer ?
— Si vous dénombriez le bienfait de Dieu, vous ne pourriez en faire le compte. — Dieu est Tout pardon, Miséricordieux
Dieu sait ce que vous tenez secret comme ce que vous publiez.
Ceux qu’on invoque en place de Dieu ne sauraient rien créer : ce sont eux qui sont créés
des morts, non des vivants, et n’ayant pas conscience de quand ils seront ressuscités !
Votre dieu est un Dieu Unique. Ceux qui ne croient pas à la vie dernière, c’est que leur cœur dit non, à force de superbe
or Dieu sait sans aucun doute ce qu’ils tiennent secret comme ce qu’ils publient. Il n’aime pas les superbes.
Quand on leur dit : « Qu’a fait descendre votre Seigneur ? », ils disent : « Fables d’Anciens ! »
de sorte qu’ils porteront leur charge entière au Jour de la résurrection, avec en outre une part de la charge de ceux qu’ils auront égarés sans la moindre science.  — Funeste chargement, n’est-il pas vrai ?
— Leurs devanciers avaient bien usé de stratagèmes. Dieu s’en prit à leur construction par les bases : de dessus eux les toits s’effondrèrent sur leur tête, tandis que le châtiment les frappait par où ils s’attendaient le moins
bien pis ! au Jour de la résurrection, Dieu les confondra, disant : « Où sont-ils, Mes associés, à propos desquels vous faisiez sécession ? » Alors diront ceux dotés de science : « Voici qu’en ce Jour confusion et malheur accablent les dénégateurs ».
Ceux qu’auront recouvrés les anges en état d’iniquité contre eux-mêmes, eh bien ! ils auront beau lancer leur reddition : « Nous ne faisions pas le moindre mal... » — Mais si ! Dieu est Connaissant de vos agissements.
— « Eh bien ! entrez par les portes de la Géhenne, et cela pour l’éternité ». — Lugubre asile pour les outrecuidants !
— Et il sera dit à ceux qui s’étaient prémunis : « Qu’a fait descendre votre Seigneur ? » Ils diront : « Pour le mieux ! Aux bel-agissants bienfait dans l’ici-bas, et mieux encore dans la dernière demeure ! » — Heureuse la demeure des prémunis !
— Dans les jardins d’Eden ils entreront, de sous lesquels des ruisseaux coulent. Ils y auront de tout à leur volonté — C’est ainsi que Dieu rétribue les prémunis
— Ceux qu’auront recouvrés les anges en état de bonté, ils leur diront : « Salut sur vous, entrez au Jardin, par cela même que vous faisiez... »
... Attendent-ils seulement que leur arrivent les anges, ou le décret de ton Seigneur ? Ainsi leurs devanciers s’étaient-ils comportés, non que Dieu leur fût inique, mais eux l’étaient contre eux-mêmes
de sorte que les rattrapa la méchanceté de leurs actions ; les assiégea cela même dont ils s’étaient raillés.
Les associants disent encore : « Si Dieu l’avait voulu, nous n’aurions rien adoré que Lui, nous, ni nos pères, non plus que nous n’aurions sans Lui rien interdit ». Ainsi leurs devanciers s’étaient-ils comportés. Mais quoi ! incombe-t-il aux envoyés rien d’autre que la communication explicite ?
Aussi bien avons-Nous mandé à chaque nation un envoyé : « Adorez Dieu, éloignez-vous de l’idole ». Or il en était parmi eux que Dieu guida sur la voie de rectitude, et d’autres pour qui l’égarement fut inéluctable. Cheminez donc par la terre et voyez quelles suites éprouvèrent ceux qui Nous ont démentis...
Pour opiniâtre que tu sois à les guider, Dieu, assurément, ne guide pas celui qu’Il égare. Et ceux-là ne peuvent avoir de secourants...
Ils affirment par Dieu, du plus grave de leurs serments : « Dieu ne ressuscite pas les morts ». Mais si ! en vertu d’une promesse du Vrai qui L’engage… — Seulement la plupart des hommes ne le savent pas
 ... afin d’élucider pour eux l’objet de leurs divergences à Son endroit, et que les dénégateurs sachent qu’ils ont menti...
Car Nous n’avons à dire à une chose, si Nous la voulons, que : « Sois », et elle est...
Ceux qui firent exode pour la cause de Dieu après avoir subi l’iniquité, Nous leur affecterons beau site dans le monde, et plus grand encore sera le salaire de la vie dernière… — Ah ! s’ils savaient !
... eux qui s’arment de patience, font confiance à leur Seigneur.
Avant toi Nous n’avons mandé que des hommes à qui Nous révélions… — Interrogez donc là-dessus les gens du Rappel, si vous ne savez pas
— ... munis des preuves et des textes. Et Nous avons fait vers toi descendre le Rappel pour que tu explicites aux humains ce qui à plusieurs reprises était vers eux descendu : Nous les engagions ainsi à réfléchir.
Peuvent-ils s’assurer, ces fauteurs de noirs stratagèmes, que Dieu ne va pas les abîmer dans la terre, les frapper d’un châtiment par où ils s’y attendent le moins
ou les saisir par leur agitation même, incapables qu’ils sont d’infirmer
ou les saisir après un long déclin, car votre Seigneur est Tendre et Miséricordieux ?
N’ont-ils pas vu, de toute chose par Dieu créée, les ombres se rabattre de la droite et de la gauche, se prosternant vers Dieu, dans la soumission ?
de même vers Dieu se prosterne tout ce qui est aux cieux et sur la terre ; de l’animal aux anges, (tous) abdiquent l’orgueil
redoutent leur Seigneur par-dessus eux, et font ce qui leur est commandé...
Dieu dit : « N’adorez pas deux divinités. Il n’est qu’un Dieu unique. C’est donc Moi seul qu’il faut craindre ».
— A Lui tout ce qui est aux cieux et sur la terre. A Lui religion persévérante. — Envers un autre que Dieu vous vous prémuniriez ?
Tout ce qui vous échoit de bonheur vient de Dieu. Et puis, quand une douleur vous touche, c’est vers Lui que vous clamez
et puis, une fois libérés par Lui de la douleur, voilà qu’un parti d’entre vous donne des associés à son Seigneur
de sorte à renier ce que Nous leur avons donné. — Eh bien ! jouissez ! Demain vous saurez !
Ils allouent à cela qu’ils ne savent point une part de Notre attribution. — Par Dieu ! vous rendrez compte de vos fabulations !
Ils impartissent à Dieu des filles — à Sa transcendance ne plaise ! — se réservant ce dont ils ont envie
quand on annonce à l’un d’eux une fille, son visage noircit, il doit se contenir
il se cache à tous, honteux de la funeste annonce : va- t-il ignominieusement la garder, ou l’escamoter dans la poussière ? — N’est-ce pas là un odieux jugement ?
— A ceux qui ne croient pas à la vie dernière revient le parangon du mal, à Dieu celui du sublime : Il est le Tout-Puissant, le Sage...
Si Dieu tenait rigueur aux hommes de leur iniquité, Il ne laisserait pas subsister un animal sur la terre ; mais Il les ajourne à terme fixé : quand leur terme adviendra ils ne pourront le retarder d’une heure, non plus que l’avancer.
Ils prêtent à Dieu ce qu’ils ont en aversion, et leurs langages forgent le mensonge comme quoi leur reviendrait la splendeur — Nul doute que c’est le Feu, et qu’ils s’y ruent.
— Par Dieu, Nous avons déjà mandé à des nations d’avant toi ; mais Satan leur para leurs agissements ; c’est encore lui leur protecteur aujourd’hui : ils vont à un châtiment de douleur.
Nous n’avons fait descendre sur toi l’Écrit que pour que tu leur élucides l’objet de leur différend, et puis encore à titre de guidance, de miséricorde pour ceux capables de croire.
Ainsi Dieu fait-Il descendre du ciel sur la terre une eau pour l’en faire revivre après qu’elle sera morte — En quoi réside un signe pour qui écouterait.
— Assurément réside une leçon pour vous dans les bêtes de troupeau. Nous vous abreuvons de ce qui dans leur ventre fait transition entre sang et chyme, un lait pur, si doux à passer pour qui en boit
des fruits des vignes et des palmiers, vous prélevez ce qui enivre et l’attribution profitable — En quoi réside un signe pour qui raisonnerait...
Ainsi ton Seigneur révèle-t-Il aux abeilles : « Accommodez-vous des demeures à partir des montagnes, des arbres et des ruchers
et encore butinez de tous les fruits. Dès lors, suivez les chemins de votre Seigneur, bien humbles ». De leur abdomen sourd une boisson de couleur variée qui recèle guérison pour les hommes — En quoi réside un signe pour qui réfléchirait.
Dieu vous a créés, et puis Il vous récupérera. Certains parmi vous sont ramenés à la déchéance de l’âge, de sorte à ne plus rien connaître, après avoir connu — Dieu est Connaissant, Omnipotent.
— Il avantage en attribution parmi vous les uns sur les autres. Or les avantagés ne sont nullement d’humeur à reporter l’attribution sur leurs esclaves, au point d’égaliser les parts. — Serait-ce donc qu’ils renient le bienfait de Dieu ? 
— Dieu vous donne des épouses à partir de vous- mêmes et à partir de vos épouses vous donne des fils et des petits-fils. Il vous fait attribution d’une part de choses bonnes. — Alors, est-ce au faux qu’ils croient, en déniant, eux, le bienfait de Dieu ?
Est-ce qu’ils adorent en place de Dieu cela qui ne leur vaut en attribution des cieux et de la terre rien du tout, ni ne le pourrait ?
Ne prêtez pas à Dieu des semblances. Dieu sait (le faire) et vous, vous ne le savez pas
Dieu tire semblance d’un esclave, propriété d’autrui, dénué de tout pouvoir, et d’un homme (libre) à qui Nous avons fait belle attribution, de sorte qu’il en fait dépense secrète et publique : l’un et l’autre sont-ils égaux ? — Louange à Dieu ! Mais la plupart ne le savent pas.
— Dieu tire encore semblance de deux hommes, l’un muet, dénué de tout pouvoir, reposant tout entier sur son maître : où que ce dernier le dirige, il n’en rapportera rien de bon. Est-il l’égal de celui qui prescrit la justice et se maintient sur la voie de rectitude ?
Dieu est Maître du mystère des cieux et de la terre. Ordonner l’Heure est pour Lui comme un clin d’œil, ou plus expéditif encore. — Dieu est Omnipotent…
Dieu vous a fait sortir du sein de votre mère, dénués de tout savoir ; Il vous a conféré l’ouïe, la vue, le foie, escomptant de vous gratitude...
Ne voit-on pas les oiseaux accomplir leur service dans le vide du ciel ? Rien d’autre ne les soutient que Dieu. — En quoi réside un signe pour qui croirait.
De vos maisons pour vous Dieu fit un séjour, et de la peau de vos bêtes des maisons que vous trouviez légères à la migration comme au campement. Et puis encore de leur laine, robe ou poil, des ustensiles et mobiliers pour un temps
des choses qu’Il a créées, Il fait pour vous de l’ombre ; des montagnes, Il fait pour vous des antres ; Il fait aussi des cottes pour vous défendre de la chaleur, et d’autres pour vous défendre de votre propre violence : ainsi parachève-t-Il sur vous Son bienfait, escomptant qu’à Lui vous vous soumettiez.
— S’ils se dérobent, seule t’incombe la communication explicite.
— Ils reconnaissent le bienfait de Dieu, puis alors le renient ; la plupart d’entre eux sont des dénégateurs...
— Au Jour où de chaque communauté Nous susciterons un témoin... que dis-Je ? forclos seront les dénégateurs, ils ne pourront conjurer le blâme
et quand les iniques verront le châtiment et qu’il n’y a pas pour eux d’allégement, non plus qu’il ne leur est fait de sursis
et quand les associants verront leurs associés, ils diront : « Notre Seigneur, voici nos associés, qu’en place de Toi nous invoquions ». Alors ils leur lanceront cette parole : « Vous autres n’étiez que des menteurs »
et vers Dieu en ce Jour ils lanceront leur reddition, tandis qu’ira se perdre loin d’eux cela qu’ils auront fabulé...
Ceux qui déniaient, s’écartaient du chemin de Dieu, Nous les grandirons en tourment, en plus de celui dû pour le dégât commis...
Au Jour où sur toute communauté Nous susciterons un témoin contre eux venu d’eux-mêmes, et te produirons comme témoin de ceux-ci, parce que Nous avons sur toi fait descendre l’Écrit en explicitation de toute chose et comme guidance et miséricorde et bonne nouvelle à Ceux-qui-se-soumettent...
Dieu ordonne la justice, le bel-agir, la libéralité envers les proches ; Il proscrit la turpitude, le blâmable, la démesure ; Il vous sermonne, attendant de vous que vous méditiez
acquittez-vous du pacte de Dieu quand vous l’avez souscrit, ne dénoncez pas vos serments une fois solennisés, après avoir appelé Dieu sur vous comme garant. — Dieu connaît vos agissements.
— Ne soyez pas comme celle qui détordait en brins son filé, après l’avoir serré bien fort ; ne faites pas de vos serments une astuce réciproque, pour gonfler une communauté au détriment d’une autre : ce n’est que façon pour Dieu de vous éprouver. Assurément, Il élucidera pour vous au Jour de la résurrection l’objet de votre différend...
Si Dieu l’eût voulu, Il aurait fait de vous une communauté unique. Mais Il égare qui Il veut, guide qui Il veut. Et pourtant vous aurez à rendre compte de vos actions.
 ... ne faites pas de vos serments une astuce réciproque, de sorte qu’un pied glisse après avoir tenu bon, et que vous goûtiez l’amertume de vous être écartés du chemin de Dieu, et que vous ayez à subir un terrible châtiment
ne vendez pas à vil prix le pacte de Dieu ; c’est en Dieu que réside pour vous le meilleur — Oh ! si vous saviez…
Ce qui est en vos mains s’épuise ; ce qui est en Dieu perdure. Oh ! les patients seront rétribués d’un salaire plus beau que ce qu’ils auront fait
qui effectue l’œuvre salutaire, fût-il mâle ou femelle, s’il est croyant, Nous lui ferons vivre une vie bonne : oh ! Nous les rétribuerons d’un salaire plus beau que ce qu’ils faisaient...
Quand tu veux psalmodier le Coran, demande à Dieu asile contre Satan le lapidé
Satan n’a nul pouvoir sur ceux qui croient, font confiance à leur Seigneur
son pouvoir se borne à ceux qui le prennent comme protecteur, à ceux qui par lui se font associants...
Quand Nous modifions par un verset la teneur d’un (autre) verset — Dieu est seul à savoir ce qu’Il fait descendre —, ils disent : « Ce n’est qu’un contre-facteur »... Mais non ! ce sont eux qui, pour la plupart, ne savent point...
 — ... dis : « L’Esprit de sainteté le fait descendre de ton Seigneur avec le Vrai, pour conforter ceux qui croient, et comme guidance et bonne nouvelle aux Musulmans ».
Nous savons bien qu’ils disent : « Il ne fait là que suivre la dictée d’un humain » : or la langue de celui qu’implique leur allégation est barbare, alors que ce texte est en claire langue arabe.
Ceux qui ne croient pas aux signes de Dieu, Il ne les guide pas : ils vont à un châtiment douloureux
seuls fabulent le mensonge ceux qui ne croient pas aux signes de Dieu : ceux-là sont, eux, les menteurs...
Quiconque renie Dieu après avoir cru en Lui, à l’exception de qui y fut forcé et de qui le cœur resta imperturbable dans sa foi, mais s’il s’est complu au reniement dans son cœur, sur ceux-là pèsera le courroux de Dieu : ils vont à un châtiment terrible
ce sera pour avoir préféré la vie d’ici-bas à la dernière ; et Dieu ne guide pas ceux capables de renier...
Ceux de qui Dieu a scellé le cœur, l’ouïe et la vue, ce sont, eux, les indifférents
nul doute que dans la vie dernière, ils ne soient, eux, les perdants.
Mieux : ton Seigneur, à ceux qui firent exode après avoir essuyé l’épreuve, et de surcroît auront fait effort et patienté, ton Seigneur après cette vie leur sera Tout pardon, Miséricordieux
au Jour où toute âme viendra plaider pour elle-même, où toute âme sera recouvrée en ce qu’elle aura fait, sans que personne ne subisse d’iniquité...
Dieu tire semblance d’une ville : elle était sûre et tranquille, l’attribution y affluait de toute part ; or elle dénia les bienfaits de Dieu, et voilà que Dieu leur fit goûter l’opacité de la faim et de la peur, à raison de ce qu’ils pratiquaient
il leur était venu de parmi eux-mêmes un envoyé ; or ils le démentirent : le châtiment les saisit en état d’iniquité.
Eh bien donc ! mangez de ce que Dieu vous attribue de licite et de bon. Soyez reconnaissants du bienfait de Dieu, pour autant que vous L’adoriez
Il ne vous a interdit que la charogne, le sang, la chair de porc, les viandes appropriées sous un nom autre que celui de Dieu ; quiconque cependant l’aurait fait sous la pression de la nécessité, et non pas d’intention, non plus qu’agressivement, Dieu lui sera Tout pardon, Miséricordieux.
Ne vous autorisez pas de ce que votre langue fabule le mensonge pour dire : « C’est licite », ou « c’est interdit », de sorte à forger le mensonge sur Dieu même. Ceux qui fabulent sur Dieu le mensonge ne seront pas des triomphants :
piètre jouissance, au regard du châtiment douloureux (qui les attend) !...
Aux adeptes du Judaïsme, Nous n’avons interdit que ce que Nous t’énumérâmes précédemment. Nous ne leur fûmes pas injustes : ce sont eux-mêmes qui le furent à soi...
Ton Seigneur, ceux qui ayant mal agi par ignorance se repentent ensuite et se réforment, Il leur est après cela, oui, Tout pardon et Miséricordieux...
Abraham fut un archétype, un dévot à Dieu, un croyant originel : d’aucune façon un associant !
il avait gratitude de Son bienfait : Dieu le guida sur la voie de rectitude
aussi bien lui accordâmes-Nous vie belle en ce monde, et dans la dernière, séjour parmi les justifiés.
Enfin Nous te révélâmes de suivre la secte d’Abraham en tant que croyant originel : il n’était d’aucune façon un associant !...
Bien plus : il n’y eut que le sabbat d’institué à la charge de ceux qui à son sujet entrèrent en divergence. Assurément ton Seigneur tranchera entre eux au Jour de la résurrection sur l’objet de leur différend.
Appelle au chemin de ton Seigneur par la sagesse et l’édification belle. Discute avec les autres en leur faisant la plus belle part. Du reste ton Seigneur est seul à savoir qui de Son chemin s’égare, et à savoir qui bien se guide.
S’il vous faut punir, que la peine infligée n’excède pas celle subie, ou si plutôt vous patientez, meilleur sera-ce pour qui aura patienté
patiente donc. Patience, il est vrai, ne t’est possible que par Dieu. Pour autant, d’eux ne te chagrine, ni ne t’angoisse de leurs machinations
Dieu est avec ceux qui se prémunissent : ce sont eux les bel-agissants.
O transcendance de Celui qui fit aller de nuit, en un instant de la nuit, Son adorateur de l’Oratoire consacré à l’Oratoire ultime dont Nous avons béni le pourtour, afin de lui découvrir de Nos signes ! — Il est l’Entendant, le Clairvoyant.
A Moïse aussi Nous avons conféré l’Écriture : Nous en fîmes guidance pour les Fils d’Israël... « Ne vous donnez hors Moi nul répondant »
... au titre de descendance de ceux qu’avec Noé Nous avons transportés : il fut un adorateur très reconnaissant.
A leur intention Nous avons statué dans l’Écriture : « Par deux fois, oui, vous allez faire gros dégât sur la terre, vous étant élevés, oui, à trop grande hauteur
aussi, quand adviendra la prophétie (attachée à) la première des deux, Nous déchaînons sur vous tels de Nos serviteurs à l’assaut furieux. Jusque dans les maisons ils vous pourchassent… — Et voilà promesse accomplie
 puis, en votre faveur, sur eux l’assaut Nous retournons. Nous vous prodiguons biens et fils. Nous vous rendons plus nombreux en cohortes...
— Si bellement vous agissez, c’est à votre avantage que vous aurez agi ; si mal vous agissez, ç’aura été contre vous-mêmes — et puis quand adviendra la prophétie de la seconde fois, qu’ils mettent à mal vos faces, qu’ils profanent le temple, comme ils l’avaient profané la première fois, qu’ils réduisent tout ce qu’ils dominent à néant
— Peut-être votre Seigneur vous fera-t-Il miséricorde — si vous recommencez, Nous recommencerons. Nous avons fait de la Géhenne pour les dénégateurs une prison ».
Voici le Coran qui guide à la voie la plus droite. Il apporte aux croyants la bonne nouvelle. Pour ceux qui effectuent les œuvres salutaires, magnifique sera la rétribution
tandis que ceux qui ne croient pas à la vie dernière, Nous leur ménageons un douloureux châtiment
seulement l’humain lance vers son propre malheur le même appel que vers le bonheur : l’humain n’est que précipitation...
Du jour et de la nuit, Nous avons fait deux signes ; Nous effaçâmes le signe de la nuit et fîmes celui du jour propice à la clairvoyance, pour vous permettre de quêter quelque grâce de votre Seigneur, et de connaître le nombre des ans, le calcul ; et Nous articulons tout distinctement.
Chaque humain, Nous lui attachons au col sa chance. Nous lui en tirerons au Jour de la résurrection un écrit qu’il trouvera déployé.
« Lis ton écrit. Il suffit de toi-même en ce Jour comme comptable »...
— Qui bien se guide le fait pour soi-même, qui s’égare le fait à son propre dam ; à nulle porteuse n’incombe la charge d’autrui. Aussi bien ne châtions-Nous qu’une fois dépêché un envoyé.
Quand Nous voulons abolir une cité, Nous (n’avons qu’à) commander à ses délicats : ils se livrent à la scélératesse ; la parole s’avère inéluctable, et Nous détruisons cette cité de fond en comble
combien de générations n’avons-Nous pas abolies (de la sorte) depuis Noé ! Qu’il suffise de ton Seigneur pour être, sur les crimes de Ses adorateurs, Informé, Clairvoyant...
Qui ne veut que la vie hâtive, en elle Nous lui hâtons ce que Nous voulons, pour qui Nous le voulons ; après quoi Nous lui constituons la Géhenne pour y brûler dans l’opprobre et déréliction.
Qui veut la vie dernière, et soutient vers elle l’allure qu’elle impose, à condition encore d’être croyant... ceux-là verront leur allure gratifiée
mais à chacun Nous aurons dispensé, aux uns comme aux autres, une part du don de ton Seigneur, un don nullement exclusif
considère cependant comme Nous privilégions les uns sur les autres ; eh bien ! la vie dernière comporte des degrés plus amples, et plus d’écarts dans l’octroi du privilège...
N’installe pas à côté de Dieu d’autres dieux : tu te morfondrais dans l’opprobre et l’abandon.
Ton Seigneur a décrété que vous L’adoriez Lui seul, et dans le bel-agir à l’égard des père et mère. Si chez toi ils atteignent au grand âge, l’un d’eux ou bien tous les deux, ne va pas leur dire : « Bof ! », ni les rudoyer ; dis ­leur des paroles généreuses
abaisse devant eux l’aile de la déférence, en esprit de miséricorde ; dis-toi : « Que Dieu les garde tous deux en Sa miséricorde, de même qu’ils m’ont élevé tout petit »…
— Votre Seigneur connaît le fond de votre âme, quand vous vous montrez bons ; mais aux vrais repentants Il est Tout pardon.
— Donne à tes proches leur droit, mais aussi au pauvre, au fils du chemin — Et cela sans prodigalité prodigue
car les prodigues sont frères de Satan, lequel renia son Seigneur
ou si tu t’écartes d’eux, désirant pour eux, espérant une miséricorde de ton Seigneur, au moins, tiens-leur langage de douceur.
Ne garde pas la main entravée à ton col et ne l’ouvre non plus trop large, ce qui t’exposerait ou au blâme ou à la déchéance
ton Seigneur épand l’attribution sur quiconque Il veut, ou la mesure : Il est sur Ses adorateurs Informé, Clairvoyant...
Ne tuez pas vos enfants par crainte de la pénurie : à Nous de leur octroyer comme à vous subsistance — Les tuer, c’est pure abomination !
N’approchez pas de la fornication — C’est une infamie, une voie funeste.
Ne tuez pas la personne : Dieu la protège par un interdit, sauf si c’était à bon droit. — Quiconque est injustement tué, Nous conférons un pouvoir à son ayant droit ; que ce dernier s’abstienne de surenchère sur le meurtre, il n’en sera que mieux secouru.
— N’approchez l’avoir des orphelins que de la plus belle sorte, tant qu’ils n’ont pas atteint leur force adulte. Libérez-vous de l’engagement, puisque l’engagement implique la responsabilité.
Au mesurage, complétez la mesure, ne pesez que sur droite balance — Ce n’en est que meilleur pour vous, et d’incidence plus belle.
N’imputez à personne ce dont vous n’avez pas connaissance. — L’audition, la vue et le cœur : de ces trois choses-là on est responsable.
Ne marche pas sur la terre avec ostentation. Tu ne pourrais la fendre, pas plus qu’égaler en hauteur les montagnes.
Tous (ces actes) constituent aux yeux de ton Seigneur chose mauvaise, détestable
tous (ces principes) s’inscrivent dans ce que ton Seigneur t’a révélé de la sagesse. — Non ! n’installe pas à côté de Dieu d’autres dieux : tu serais précipité dans la Géhenne, livré à l’opprobre et déréliction...
Dieu vous aurait-Il privilégié par des fils, en se réservant les anges pour filles ? — Vous proférez là une énormité...
— Voici le Coran. Nous y modulons le discours, afin de porter les hommes à méditer : mais cela ne fait qu’aviver leur dissentiment...
Dis : « S’il y avait avec Lui des dieux, comme vous l’alléguez, alors ils ne constitueraient qu’un accès auprès du Maître du Trône »
— A Sa transcendance ne plaise ! exalté soit-Il par-dessus leurs allégations !
Les sept cieux Le glorifient, et la terre, et leurs habitants. Il n’est aucune chose qui par la louange ne Le glorifie : seulement, vous ne pénétrez pas leur glorification. Il est toutefois Longanime, Tout pardon...
Quand tu psalmodies le Coran, Nous posons entre toi- même et ceux qui ne croient pas à la vie dernière un rideau caché
Nous posons sur leur cœur des voiles qui le leur rendent impénétrable, et dans leurs oreilles une surdité. En viens-tu à rappeler, en psalmodiant le Coran, Dieu en Son unicité, ils tournent le dos (pour manifester) leur dissentiment
Nous savons parfaitement dans quelle disposition ils écoutent quand ils t’écoutent ou quand ils se parlent en confidence : ils assurent alors, ces iniques : « Autant, pour nous, suivre un homme ensorcelé ! »
Vois combien ils t’appliquent de semblances : ils s’égarent, incapables de trouver un chemin…
Ils disent : « Alors, quand nous ne serons plus qu’ossements et détritus, on nous ferait ressurgir, d’une création nouvelle ? »
dis : « Soyez de pierre ou de fer
ou d’une nature défiant selon vos cœurs (la résurrection) ». Ils diront alors : « Qui nous recommencera ? » Dis : « Celui qui vous avait une première fois créés de rien ». Alors, hochant vers toi du chef, ils diront : « Pour quand cela ? » Dis : « Bientôt peut-être
viendra le Jour où Il vous convoquera et où vous répondrez par Sa louange, et où vous estimerez n’être demeurés qu’un instant ».
Dis à Mes adorateurs de parler de la plus belle sorte, car Satan met entre eux la discorde ; Satan est à l’homme ennemi déclaré.
Votre Seigneur sait parfaitement ce qu’il en est de vous. S’Il veut, Il vous tient en Sa miséricorde ; s’Il veut, Il vous tourmente. Nous ne t’avons pas envoyé à eux comme répondant.
Votre Seigneur connaît parfaitement ceux qui sont aux cieux et sur la terre. Nous donnons la précellence à certains prophètes sur d’autres. Ainsi conférâmes-Nous les Psaumes à David.
Dis : « Invoquez donc ceux que hors Dieu vous supposez : incapables sont-ils de dissiper ce qui vous fait du mal ou de le déplacer
ceux-là mêmes qui les invoquent n’aspirent qu’à une intercession auprès de leur Seigneur : qui d’entre eux s’approcherait le plus de Lui ? Et pourtant ils n’ont à espérer que Sa miséricorde, à redouter que Son châtiment. — Prendre garde au châtiment de ton Seigneur !...
— Il n’est pas de cité que Nous n’abolissions avant le Jour de la résurrection, ou à laquelle Nous n’infligions un dur châtiment — Cela figure textuellement dans l’Écriture...
— Une seule chose Nous retient d’envoyer des prodiges à l’appui : c’est que les Anciens en ont fait matière à démenti. N’avons-Nous pas donné à Thamûd la chamelle pour les éclairer ? Elle leur fut prétexte à sombre iniquité. Aussi désormais n’envoyons-Nous plus de signes à l’appui que pour effrayer
même quand Nous te dîmes que ton Seigneur assiège les hommes... Et la vision que Nous te manifestâmes : c’était seulement pour les mettre à l’épreuve ; de même l’arbre de malédiction dans le Coran. Mais Nous avons beau les effrayer, cela ne fait que les renforcer dans leur terrible impudence...
Lors Nous dîmes aux anges : « Prosternez-vous devant Adam ». Tous le firent, à l’exception d’Iblis : « Moi, dit- il, je m’inclinerais devant l’être que Tu as créé d’argile ? »
il dit aussi : « Que T’en semble ? cet être que Tu honores par-dessus moi, laisse-moi, m’ajournant au Jour de la résurrection, mettre la bride à sa descendance, excepté un petit nombre »
Dieu dit : « Va ! Ceux d’entre eux qui te suivront, la Géhenne les rétribuera d’une large rétribution
excite de ta voix parmi eux tous ceux que tu pourras, lance sur eux tes chevaux et tes fantassins, fais-toi leur associé de biens et de progéniture, promets- leur… — Mais Satan ne promet rien que d’illusoire
— Mes adorateurs, tu n’auras sur eux pouvoir aucun. Qu’il leur suffise de ton Seigneur pour répondant... »
Votre Seigneur est Celui qui pour vous fait avancer les navires sur la mer, afin que vous quêtiez un peu de Sa grâce — Il est pour vous Miséricordieux
— Dès que sur mer vous touche une avarie, ceux que hors Lui vous invoquez s’égarent. Il ne reste que Lui. Et quand Il vous a ramenés saufs au rivage, vous vous détournez — L’homme n’est qu’ingratitude
— êtes-vous sûrs qu’il ne va pas abîmer sous vos pieds le flanc de la terre ferme ou lancer sur vous un vent de cailloux, et pis encore sans que vous trouviez un répondant ?
êtes-vous sûrs qu’Il ne va pas une seconde fois vous ramener au large et déchaîner contre vous un ouragan qui vous engloutisse dans votre ingratitude, sans que vous puissiez contre Nous trouver de procureur ?
Mais nous sommes généreux envers les Fils d’Adam, Nous les transportons sur la terre et sur la mer, Nous leur attribuons bien des choses bonnes et les privilégions sur beaucoup d’autres de Nos créatures...
Au Jour où Nous appellerons par le nom de leurs conducteurs toutes les séries d’humains... alors qui aura reçu son écrit dans la main droite... eh bien ! ceux-là liront leur écrit et ne seront d’un brin lésés
qui aura été aveugle ici-bas, celui-là le sera aussi dans la vie dernière, et plus gravement encore égaré du chemin...
De peu s’en est fallu que leur tentation ne te fît lâcher ce que Nous te révélâmes pour forger contre Nous l’apocryphe, moyennant quoi ils t’auraient adopté pour leur intime ami
si Nous ne t’avions affermi, tu aurais failli leur faire un tant soit peu confiance
alors Nous t’aurions fait goûter double (supplice) en cette vie, et double dans la mort, sans espoir de trouver contre Nous de secourant
peu s’en est fallu qu’ils ne t’aient troublé au point de te faire vider le pays : alors ils ne s’y seraient guère attardés après toi !
telle fut la ligne suivie pour ceux qu’avant toi Nous avions envoyés comme envoyés : on ne trouve pas à Notre ligne d’inflexion...
Accomplis la prière entre le déclin du soleil et l’obscurcissement de la nuit ; la psalmodie du Coran à l’aube : le Coran de l’aube a des témoins
à des moments de la nuit, interromps le sommeil pour une oraison surérogatoire : peut-être que ton Seigneur te ressuscitera dans un séjour de louange...
Dis : « Seigneur, fais-moi entrer entrée de vérité, sortir sortie de vérité. Munis-moi de Ta part d’un pouvoir au secours décisif »...
Dis : « Le Vrai s’en est venu. Le faux a disparu. Le faux est propre à disparaître ».
De Coran, Nous ne faisons descendre que ce qui apporte aux croyants guérison, miséricorde ; mais cela-même ne fait qu’enfoncer les iniques dans leur perdition.
Quand sur l’homme Nous répandons Nos bienfaits, il se détourne, éloigne son flanc ; que le malheur le touche, il est prompt au désespoir...
Dis : « Chacun agit à son mode. Votre Seigneur sait parfaitement qui se guide le mieux sur le chemin...
On t’interroge sur l’Esprit. Dis : « L’Esprit est du ressort de Dieu et il ne vous a été donné de science qu’une part bien chétive »
Si Nous voulions, Nous te ravirions ce que Nous t’avons révélé, sans même que tu puisses contre Nous trouver de répondant
mais il n’en est rien, par miséricorde de ton Seigneur : grand privilège dont Il t’investit.
Dis : « Si les hommes et les génies s’unissaient pour produire rien de semblable au Coran, ils y échoueraient, même en se soutenant les uns les autres ».
Voici le Coran : Nous en tirons à l’intention des hommes modulation de toute semblance ; mais la plupart des hommes se refusent, si ce n’est au déni.
« Nous ne t’en croirions, disent-ils, que si tu faisais jaillir pour nous du terroir une source puissante 
ou si tu possédais un jardin de palmiers et de vignes, et que tu fisses jaillir au travers des ruisseaux jaillissants 
ou tomber sur nous le ciel, comme tu l’as prétendu, par pans entiers, ou si tu nous amenais Dieu et les anges par légions
ou si tu possédais une maison ornée d’enjolivures, ou si tu escaladais le ciel : encore ne croirions-nous à ton escalade que si tu en ramenais un écrit que nous autres pussions lire ». Dis : « A la transcendance de mon Seigneur ne plaise ! Suis-je autre chose qu’un envoyé humain ? »
or ce qui empêche les gens de croire, quand leur vient la guidance, c’est de se dire : « Comment Dieu enverrait-il un envoyé humain ? »
dis : « S’il y avait sur la terre des anges, à y aller et venir tranquillement, sur eux Nous aurions fait descendre du ciel un envoyé angélique »
dis : « Entre vous et moi, Dieu suffise comme témoin ! Sur ses adorateurs, Il est Informé, Clairvoyant »...
Celui que Dieu guide est celui qui bien se guide ; celui qu’Il égare... on ne lui trouvera pas hors Lui de protecteur. Ensemble Nous les jetterons sur la face au Jour de la Résurrection : aveugles, muets et sourds, leur asile est la Géhenne ; toutes les fois qu’elle se relâche, Nous leur ravivons le brasier
voilà leur récompense pour avoir dénié Nos signes : « Alors, disent-ils, quand nous ne serons plus qu’ossements et détritus, on nous ferait ressurgir d’une nouvelle création ? »
ne voient-ils pas que Dieu, Créateur du ciel et de la terre, a le pouvoir de créer leur réplique ? Il leur a fixé un terme indubitable. Mais les iniques se refusent, si ce n’est au déni...
Dis : « Et vous, si vous possédiez les trésors de miséricorde de mon Seigneur, vous les retiendriez, par crainte d’en faire dépense » — Telle est l’avarice de l’humain…
Oui, Nous avons conféré à Moïse neuf signes probatoires. Interroge donc les Fils d’Israël : quand il leur vint et que Pharaon lui dit : « Je pense vraiment, Moïse, que tu es un sorcier »
— « Tu sais bien, dit Moïse, que ces choses-ci, le seul qui les ait fait descendre est le Seigneur des cieux et de la terre, pour (vous) éclairer. Et moi je pense vraiment, Pharaon, que tu vas être exterminé ».
L’autre voulait le faire déguerpir du pays. Nous l’avons englouti, lui et les siens, jusqu’au dernier
après quoi Nous dîmes aux Fils d’Israël : « Demeurez dans le pays. Quand adviendra la promesse de la vie dernière, Je vous emmènerai en masse ».
Dans le Vrai Nous l’avons fait descendre : il est dans le Vrai descendu... Nous ne t’avons envoyé que comme porteur de bonne nouvelle et donneur d’alarme…
 ... sous la forme d’un Coran que Nous échelonnons, pour que tu le psalmodies aux hommes, dans la durée, puisque Nous le faisons descendre d’une descente répétée.
Dis : « Croyez-y, n’y croyez pas ! Ceux qui avant lui ont été dotés de la science, quand on le psalmodie devant eux, tombent sur la face, prosternés »
 ils disent : « O transcendance de notre Seigneur ! C’était la promesse de notre Seigneur ; la voilà réalisée »
 ils tombent sur la face, et pleurent, et Il les grandit en humilité.
Dis : « Invoquez Dieu, ou bien invoquez le Tout miséricorde. Sous quelque nom que vous L’invoquiez, c’est Lui qui a les noms les plus beaux. N’énonce pas ta prière à voix trop forte, non plus qu’assourdie : entre ceci et cela, tiens t’en à un juste chemin ».
Dis : « Louange à Dieu qui ne s’est pas donné de progéniture, n’a point d’associés dans la Royauté, ni besoin de protecteur contre la moindre vilenie. Exaltez-Le ! Exaltez-Le ! »
Louange à Dieu qui fit descendre sur Son adorateur l’Écrit exempt de détour
inflexible à te faire donner l’alarme quant à une violence terrible qui surgira de Son sein ; à te faire porter aux croyants qui effectuent les œuvres salutaires l’annonce qu’ils auront beau salaire
où reposer à jamais ;
te faire donner l’alarme à ceux qui disent : « Dieu s’est choisi une progéniture »
car ils n’en ont science aucune, pas plus que n’en avaient leurs pères, et c’est là une énormité de langage qui sort de leur bouche, même s’ils ne font que mentir !
Peut-être te morfonds-tu sur leurs pas de chagrin qu’ils refusent de croire à ce propos, de regret
mais Nous, si du couvert de la terre Nous faisons pour elle une parure, c’est afin de les éprouver : qui d’entre eux sera le plus beau dans l’agir ?
aussi bien transformons-Nous ce qui la couvre en arène dénudée...
... Tiendras-tu (l’aventure) des compagnons de la caverne et de l’épitaphe pour un prodige d’entre Nos signes ?
Lors ces jeunes hommes se réfugièrent dans la caverne et dirent : « Notre Seigneur, accorde-nous une miséricorde de Ton sein, ménage-nous de notre chef rectitude ».
Nous assourdîmes leurs oreilles dans la caverne pendant des années en nombre
puis les ranimâmes pour savoir lequel des deux partis serait le plus apte à compter le temps de leur séjour.
Nous allons te narrer leur histoire dans le Vrai. C’étaient des jeunes hommes croyant en leur Seigneur : Nous les grandîmes dans la guidance
Nous ceignîmes leur cœur quand ils se levèrent, de sorte qu’ils dirent : « Notre Seigneur est le Seigneur des cieux et de la terre, nous n’invoquerons point de dieu en dehors de Lui : nous aurions proféré une imposture
voici que notre peuple s’est donné des dieux en dehors de Lui ; faute d’apporter sur eux démonstration patente, rien n’est plus inique que de fabuler sur Dieu un mensonge
quand nous nous serons isolés d’eux et de cela qu’ils adorent à l’exclusion de Dieu, réfugions-nous dans la caverne, afin que notre Seigneur épanche sur nous un peu de Sa miséricorde et nous ménage de notre chef sollicitude >.
Tu aurais vu le soleil à son lever obliquer à droite de leur caverne et les laisser à son coucher sur la gauche, eux reposant dans une anfractuosité. Autant de signes de Dieu ! Quiconque Il guide, c’est lui qui bien se guide. Quiconque Il fait s’égarer, tu ne trouveras nul protecteur pour le ramener à la rectitude
tu les aurais crus éveillés, alors qu’ils dormaient, et que Nous les retournions sur la droite ou sur la gauche, tandis que leur chien étendait ses pattes à l’entrée. Aurais- tu plongé sur eux ton regard, que tu leur eusses tourné le dos pour fuir, tant ils auraient empli ton cœur de crainte.
Ainsi donc Nous les ranimâmes, pour les faire s’entre­questionner. L’un d’eux parla : « Combien de temps avons-nous séjourné ?». Les autres dirent : « Un jour » ou « une partie d’un jour », ou, mieux : « Notre Seigneur est seul à savoir le temps que nous avons séjourné... Envoyons donc l’un de nous à la ville, muni de cette pièce d’argent que nous possédons, examiner qui y (vend) la nourriture la plus pure, et nous en ramener quelque attribution. Qu’il se montre accommodant, et prenne bien garde de n’éveiller sur nous l’attention de personne
car s’ils nous découvraient, ils nous lapideraient, ou nous feraient revenir dans leur secte : alors à jamais nous ne serions des triomphants ».
Ainsi donc les fîmes-Nous découvrir par hasard, afin qu’on sût que la promesse de Dieu est Vérité et que l’Heure est inéluctable. Lors on s’entr’arracha leur sort. Certains disaient : « Murons-les sous une maçonnerie ; à leur Seigneur seul de connaître d’eux ! » Mais une opinion prévalut quant à leur sort : « Ménageons-nous sur eux un oratoire ! »
On dira : « Trois, plus leur chien pour quatrième ». Ou bien : « Cinq, plus leur chien pour sixième ». Autant conjecturer sur le mystère ! Et l’on dira : « Sept et enfin le chien pour leur huitième ». Dis : « A mon Seigneur seul de connaître leur nombre ». Bien peu savent ce qui en est des Dormants. Ne dispute à leur sujet que dispute d’apparences. Ne consulte sur eux aucun des leurs.
... Ne dis pas non plus d’une chose que tu vas la faire demain
sans ajouter : « Pourvu que Dieu le veuille ». Au cas où tu l’aurais oublié, rappelle le nom de ton Seigneur, et dis : « Puissé-je être par mon Seigneur guidé à plus près dans la rectitude ».
... « Ils ont séjourné dans leur caverne trois cents ans, auxquels on en ajouta neuf »
dis : « Dieu en sait plus que personne sur la durée de leur séjour ». — A Lui appartient le mystère des cieux et de la terre. Comme Il voit ! Comme Il entend ! On ne peut avoir, hors Lui, de répondant. Il n’associe personne à son pouvoir.
Récite ce qui t’est révélé de l’Écrit de ton Seigneur. Rien ne peut se substituer à Ses paroles. Il n’est hors Lui refuge aucun.
Fais patienter ton âme auprès de ceux qui invoquent leur Seigneur du matin jusqu’au soir, et aspirent à Sa Face. Que ton regard d’eux ne se détourne vers la parure de la vie d’ici-bas. Ne cède pas à celui dont Nous avons rendu le cœur indifférent à Notre Rappel, sectateur de ses passions, et de qui le comportement n’est qu’outrance.
Dis : « Le Vrai ne procède que de notre Seigneur. Que croie celui qui veut, et que dénie celui qui veut ». Nous avons apprêté pour les iniques un feu dont se refermeront sur eux les pavillons. Quand ils clameront au secours, le secours sera d’une fonte qui rôtira les visages, ô funeste breuvage et lugubre accoudoir !
tandis que ceux qui croient, pratiquent l’œuvre salutaire... Nous ne faisons perdre son salaire au bel-agissant
il y a pour ceux-là des jardins d’Éden, de sous lesquels des ruisseaux coulent. Ils s’y pareront de bracelets d’or, revêtiront des robes vertes de tulle et de brocart, accoudés sous des baldaquins, ô bienheureuse rétribution, merveilleux accoudoir !
Use à leur intention de la semblance de deux hommes. A l’un Nous avions dispensé deux jardins de vignes ceints de palmiers, et logé dans l’entre-deux des céréales
 les deux jardins donnèrent leurs nourritures, sans la moindre défaillance, car au travers de l’un et de l’autre Nous avions fait sourdre un ruisseau.
L’homme en eut force produit. Aussi, à son compère qui le raisonnait : « Combien, dit-il, je te surpasse en biens et te domine en nombre ! »
il rentra dans son jardin et dit, inique envers lui-même : « Je ne crois pas que jamais ceci disparaisse
 je ne crois pas à l’imminence de l’Heure. Au reste, si je suis ramené à mon Seigneur, je jure de trouver mieux que tout ceci en remplacement ! »
L’autre alors le raisonna : « Ainsi tu dénierais, lui dit-il, Celui qui t’a créé de terre, puis d’un peu de liquide, puis enfin t’a donné proportion d’homme ?
mais moi, c’est Dieu qui est mon Seigneur, et je n’associe personne à mon Seigneur
ah ! si, rentrant dans ton jardin, du moins tu avais dit : “ A la volonté de Dieu ! Il n’est de force qu’en Lui ! ” Si tu me vois inférieur à toi en biens et en progéniture
il se peut que mon Seigneur me donne un jour mieux que ton jardin, et que dans ce dernier Il envoie du ciel un décompte qui le transforme en arène glissante
ou que son eau ne s’abîme un matin sans que ta supplication n’y puisse rien ».
Effectivement l’homme se trouva encerclé par sa propre fructification : le voici qui se tord les mains d’avoir tant investi dans ces jardins, et que ceux-ci restent vide sur leurs échalas : « Ah !, dit-il, plût au ciel qu’à Dieu je n’eusse associé personne ».
Aucune coterie ne pouvait le secourir en dehors de Dieu : il ne reçut aucun secours...
— Où l’on voit qu’il n’est de protection qu’en Dieu, le Vrai, Lui le Meilleur dans la récompense, le Meilleur quant aux fins.
— Use encore, à leur intention, d’une semblance de la vie d’ici-bas : telle une eau que Nous avons fait descendre du ciel, et dont s’enchevêtrent les plantes de la terre, pour devenir un chaume que vanneront les vents. — Dieu est sur tout Dominant.
Biens et enfants ne sont que parure de la vie d’ici-bas. Les perdurables et salutaires valent mieux auprès de ton Seigneur pour la rétribution, mieux pour l’espérance
— Au Jour où Nous mettrons les montagnes en marche, où l’on verra la terre à découvert, où Nous aurons rassemblé les (morts) sans en laisser aucun
où ils seront en rangs présentés à ton Seigneur : « Vous voici revenus tels qu’une première fois Nous vous avons créés. Mais non ! vous présumiez que Nous ne vous fixerions pas de moment ! »
Déposé sera le registre. On verra les criminels, bouleversés de ce qu’il contient, dire : « Malheur à nous ! Pourquoi ce registre ne passe-t-il faute grave ni vénielle sans la prendre en compte ? » Ils trouveront en effet présentes leurs actions : car ton Seigneur n’est inique envers personne...
— Lors Nous dîmes aux anges : « Prosternez-vous aux pieds d’Adam ». Ils le firent, à l’exception d’Iblis (c’était l’un des djinns) : impudemment il désobéit à l’ordre de son Seigneur. Le prendrez-vous, lui et sa descendance, comme protecteurs au lieu de Moi, quand ils vous sont ennemis ? — Funeste substitution pour les iniques !
— Je ne les fis pas présents à la création des cieux et de la terre, non plus qu’à leur propre création. Je n’allais pas m’appuyer au bras des corrupteurs !
... en ce Jour où Il dira : « Appelez Mes associés, ou que vous présumiez tels ». Eux de les appeler, et les autres de ne pas répondre : entre les uns et les autres Nous aurons ouvert un abîme
les criminels verront le Feu, et eux-mêmes sur le point d’y tomber sans échappatoire possible...
Ainsi avons-Nous dans ce Coran modulé de toute semblance à l’intention des hommes, mais l’homme est de toute chose la plus disputeuse.
Ce qui empêche les gens, une fois touchés par la guidance, de croire et d’implorer le pardon de Dieu, c’est seulement l’idée que les accable de face le sort fatal des Anciens, que ne les accable le châtiment.
Or Nous n’envoyons les envoyés que porter la bonne nouvelle et l’alarme, mais les dénégateurs discutent en s’aidant du faux, s’efforçant de faire par lui glisser le Vrai, ou tournent Mes signes et l’alarme qui leur est donnée en dérision...
Quel être dépasse en iniquité celui qui, ayant reçu le rappel des signes de son Seigneur, s’y dérobe, oubliant ce qu’ont avancé ses propres mains ! Nous avons mis des taies sur leur cœur pour les empêcher de comprendre, bouché leurs oreilles : tu peux bien les appeler à la guidance, jamais en conséquence ils ne sauront se guider.
Ton Seigneur, le Tout pardon, le Maître de miséricorde, s’Il leur imputait ce qu’ils ont eux-mêmes acquis, hâterait sur eux le châtiment. Bien pis ! Ils ont déjà reçu une assignation à quoi ils ne pourront se soustraire
les cités que Nous avons détruites quand elles eurent commis l’iniquité, Nous avions assigné (tel moment) à leur destruction...
— Lors Moïse dit à son disciple : « Je n’aurai de cesse que je n’atteigne la jonction des deux mers, sans quoi j’irais indéfiniment ».
Quand ils eurent atteint une jonction entre elles, ils oublièrent leur poisson qui, se coulant, retrouva son chemin dans la mer.
Après avoir été plus outre, Moïse dit à son jeune compagnon : « Donne-moi à déjeuner : cette étape nous aura durement éprouvés »
mais l’autre dit : « Voyez cela ! Quand nous nous sommes abrités sous la roche, moi j’ai oublié le poisson. Il n’y a que Satan pour m’avoir fait oublier de t’en parler. Le poisson a retrouvé son chemin dans la mer, quel prodige ! »
Moïse dit : « De cela même nous étions en quête ». Ils retournèrent sur leurs pas à la trace
 ils trouvèrent un adorateur d’entre les Miens que Nous avons gratifié d’une miséricorde d’auprès de Nous et instruit d’une Science de Notre sein
Moïse lui dit : « Te suivrai-je, à charge que tu m’instruises d’une part de ce dont tu fus instruit à la voie droite ? »
l’autre dit : « Avec moi tu ne pourras faire preuve d’assez de patience
comment, du reste, en aurais-tu sur des choses dont tu n’embrasses pas entièrement la connaissance ? »
Moïse dit : « Tu me trouveras patient, s’il plaît à Dieu. Je ne te désobéirai en rien »
 l’autre dit : « Alors, si tu me suis, ne me questionne sur rien, jusqu’à ce que je fasse naître pour toi une occasion de Rappel ».
Tous deux s’en furent donc jusqu’à ce qu’ils montassent sur un navire, que l’autre saborda. Moïse dit : « Le saborder ! de sorte qu’en périssent les passagers ? Tu as commis une énormité »
il répondit : « Ne t’avais-je pas prévenu qu’avec moi tu n’aurais patience ? »
Moïse dit : « Ne me tiens pas rigueur d’avoir oublié. Oh ! n’accable pas mon sort à force de rigueur ! »
Tous deux s’en furent donc jusqu’à ce qu’ils avisassent un jeune homme, que l’autre tua. Moïse dit : « Tuer une âme innocente, en talion de nulle autre ! Tu as commis une horreur. »
l’autre répondit : « Ne t’avais-je pas prévenu qu’avec moi tu n’aurais patience ? »
Moïse dit : « Si désormais je t’interroge sur quoi que ce soit, ne me garde plus comme compagnon. Je t’en aurais moi-même fourni l’excuse ».
Tous deux s’en furent donc jusqu’à ce qu’ils trouvassent les gens d’une cité à qui ils demandèrent quelque nourriture. On leur refusa à tous deux l’hospitalité. Ils virent un mur menaçant ruine. L’autre le redressa. Moïse dit : « Que n’as-tu consenti à prendre pour ce travail un salaire ? »
il répondit : « Ceci marquera notre séparation. Mais que je t’informe du sens caché d’actions pour toi insupportables.
Pour ce qui est du navire, il appartient à de pauvres travailleurs de la mer. J’ai voulu le mettre à mal parce qu’ils avaient à leurs trousses un roi qui capturait tout navire et l’usurpait
 pour ce qui est du jeune homme, ses père et mère sont des croyants. Nous eûmes peur qu’il ne les accablât par son impudence et dénégation
et voulûmes que leur Seigneur leur donnât à sa place un meilleur que lui par la pureté, et plus proche par l’esprit de famille
pour ce qui est du mur, il appartenait à deux orphelins de la ville. Il recelait à sa base un trésor qui leur revenait, leur père ayant été un juste. Ton Seigneur a voulu qu’arrivés à leur force adulte, tous deux pussent déterrer leur trésor, au titre de miséricorde de ton Seigneur. En tout cela, je n’agissais pas de mon propre chef. Voilà le sens caché d’actions pour toi insupportables ».
On t’interroge sur Dhû'l-Qarnayn : Je vais vous réciter de son histoire ce qu’il en faut rappeler.
Nous l’avons conforté sur la terre, lui donnant sur toute chose des prises.
Il suivit une prise
jusqu’à ce que, parvenant au couchant du soleil, il découvrît qu’il se couchait dans une source bouillante. Auprès de là, il découvrit une peuplade. Nous dîmes : « O Dhû'l-Qarnayn, ou bien tu (les) châties, ou bien tu adoptes à leur égard beau traitement »
il dit : « Ou bien qui a commis l’abus, nous le châtions, après quoi il sera rendu à son Seigneur, qui lui infligera un châtiment plus sévère
ou bien qui a cru, pratiqué l’œuvre salutaire, aura pour récompense la plus belle, et nous lui tiendrons propos, quant à nous, de facilitation »...
Il suivit une autre prise
jusqu’à ce que, parvenant au levant du soleil, il trouvât qu’il se levait sur une peuplade à qui Nous n’avons pas donné, contre le soleil, de couvert.
Ce fut ainsi. Nous embrassions tout ce qu’il apprenait en Notre information.
Il suivit une autre prise
jusqu’à ce que, parvenant entre les deux digues, il découvrît en deçà une peuplade qui n’avait même pas pénétration d’un langage
mais (réussit à) lui dire : « O Dhû'l-Qarnayn, Gog et Magog font dégât sur la terre. Ne pourrions-nous te verser tribut, à charge qu’entre eux et nous tu établisses une digue ? »
il dit : « Mieux vaut pour moi cela dont mon Seigneur me conforte ! Aidez-moi cependant de votre force à établir entre eux et vous un remblai
apportez-moi des blocs de fer ». Jusqu’à ce qu’ayant comblé l’écart entre les deux falaises, il dît : « Soufflez ! » Et cela jusqu’à ce qu’il en fit du feu. Il dit : « Apportez du cuivre, pour que j’en verse dessus la fonte ».
Gog et Magog ne purent l’escalader ni le percer.
Dhû‘l-Qarnayn dit : « C’est là une miséricorde de mon Seigneur. Quand la promesse de mon Seigneur viendra, Il le nivellera. Promesse de mon Seigneur est vérité ».
Ce Jour-là Nous laisserons les uns déferler sur les autres. De la trompe il sera soufflé. Nous les rassemblerons du grand rassemblement
en ce Jour pour les dénégateurs Nous déploierons la Géhenne, du grand déploiement
eux dont une taie fermait les yeux à Mon Rappel, et qui ne pouvaient pas entendre...
Les dénégateurs s’imaginent-ils pouvoir se donner parmi Mes adorateurs, hors Moi, des protecteurs ? Eh bien ! Nous avons apprêté pour les dénégateurs en prémices la Géhenne...
Dis : « Vous informerai-je des plus perdants en leurs œuvres ? »
Ceux-là dont l’élan se fourvoya dans la vie d’ici-bas, et qui s’imaginaient que c’était là pour eux bel artifice,
ceux-là qui dénièrent les signes de leur Seigneur et Sa rencontre : leurs actions ont crevé d’enflure. Je ne leur attribuerai nul poids au Jour de la résurrection
telle sera leur rétribution : la Géhenne, pour avoir dénié, pour avoir tourné en dérision Mes signes et Mes envoyés
tandis que ceux qui croient, effectuent les œuvres salutaires auront en prémices les jardins du Paradis
où ils seront éternels, sans nulle envie d’y rien substituer.
Dis : « Si la mer se faisait d’encre pour (écrire) le langage de mon Seigneur, elle s’y épuiserait, même si Nous en doublions l’étendue, avant que ne s’épuisât le langage ».
Dis : « Je ne suis qu’un humain comme vous, mais à qui la révélation vient que votre dieu est Dieu l’Unique. Qui espère rencontrer son Seigneur, qu’il effectue l’œuvre salutaire, et n’associe personne à son Seigneur dans l’adoration ».
K H Y CA Ç
Rappel de la miséricorde que (prodigua) ton Seigneur à Son esclave Zacharie.
Lors ce dernier invoqua son Seigneur d’une invocation secrète
il dit : « Seigneur, les os me lâchent, j’ai la tête allumée de blancheur, et pourtant jamais Tu n’as laissé mon invocation frustrée, Seigneur
et je redoute après moi la parentèle, ma femme étant stérile. Aussi procure-moi de Ton sein un ayant cause
lequel, héritant de moi, soit l’héritier de la race de Jacob ; et fais, Seigneur, qu’il T’agrée »
« Zacharie, Nous te faisons l’annonce d’un garçon du nom de Jean : Nous ne lui avons jusqu’ici point donné d’homonyme »
« Seigneur, dit-il, comment me viendrait un garçon quand ma femme est stérile, et que j’en suis venu, de vieillesse, à sécher ? »
« C’est ainsi, dit Dieu. Ton Seigneur dit : “ C’est pour Moi bien facile ”. Ne t’ai-Je créé naguère, quand tu n’étais rien ? »
— « Seigneur, dit Zacharie, donne-moi un signe ». Dieu dit : « Ton signe va être de ne pouvoir parler à autrui de trois journées, bien qu’indemne de toute infirmité ».
Il se produisit hors du temple à son peuple, auquel il fit entendre d’avoir à exalter soir et matin la transcendance...
« Jean, saisis-toi ferme de l’Écriture ». Car Nous lui conférâmes la norme tout enfant
et puis, une tendresse émanée de Notre sein, une entière pureté ; il était de ceux qui se prémunissent
pieux envers ses père et mère, nullement impérieux non plus que rebelle.
Salut sur lui du jour de sa naissance, au jour où il mourra, comme au jour où vivant il ressuscitera.
Rappelle dans l’Écrit Marie. Lors elle s’isola des siens dans un lieu oriental
et se couvrit encore d’eux par un voile. Nous lui envoyâmes Notre Esprit, qui revêtit pour elle la semblance d’un humain parfait
elle dit : « Mon refuge contre toi soit le Tout miséricorde, si tu es de ceux qui se prémunissent ! »
« Je ne suis, dit-il, qu’un envoyé de ton Seigneur, venu te faire présent d’un garçon tout pur »
« Comment, dit-elle, aurais-je un garçon, quand nul époux ne m’a touchée, et que je ne suis pas une gaupe ? »
il dit : « C’est ainsi. Ton Seigneur dit : “ C’est pour Moi bien facile ” », afin de faire de lui un signe pour les hommes et par miséricorde de Notre part. Et ce fut chose accomplie.
Elle le conçut, et s’isola avec lui en un lieu lointain
les douleurs la firent s’adosser au fût du palmier ; elle dit : « Qu’avant cela ne suis-je morte, et ne suis-je oubliable oubliée ! »
il l’appela de sous elle : « N’aie chagrin. Le Seigneur a mis sous toi une gloire
secoue vers toi ce fût de palmier, pour en faire pleuvoir des dattes mûres toutes cueillies
mange et bois, rends à ton œil la fraîcheur. Au premier humain que tu verras, dis : “ J’ai fait vœu au Tout miséricorde de jeûner. Je ne parlerai ce jour à personne ” ».
Elle revint à son peuple, portant l’enfant. Ils dirent : « Marie, tu as commis une chose épouvantable !
sœur d’Aaron, ton père n’était pas homme de mal, non plus que ta mère une gaupe ! »
Elle désigna l’enfant. Ils dirent : « Comment parlerions-nous à qui n’est qu’un enfant au berceau ? »
or il dit : « Je suis un esclave de Dieu. Il m’a conféré l’Écriture, Il m’a fait prophète
m’a rendu béni où que j’aille, m’a recommandé la prière, le prélèvement purificateur, pour tant que je vivrai
et d’être pieux envers ma mère. Il n’a pas fait de moi un impérieux misérable.
Salut sur moi du jour de ma naissance au jour où je mourrai, comme au jour où vivant je ressusciterai »...
— Voilà Jésus fils de Marie, en dire de Vérité, sur quoi ils controversent.
Dieu n’avait pas à se donner de progéniture, à Sa transcendance ne plaise ! Une fois Son décret pris, Il n’a qu’à dire : « Sois », et cela est.
...et que : « Dieu est mon Seigneur et le vôtre. Adorez-Le. Voici la voie de rectitude ».
Cependant parmi eux, les factions entrèrent en divergence. Malheur aux dénégateurs une fois mis en présence d’un Jour terrible !
Entends-les, vois-les ! au Jour où ils viendront à Nous. Et pourtant les iniques, aujourd’hui, sont dans l’égarement radical
donne-leur l’alarme quant au Jour du gémissement, lorsque le décret s’accomplira et qu’ils seront demeurés eux dans l’indifférence, eux dans l’incroyance 
car c’est Nous qui hériterons de la terre, et de tous ceux qu’il y a sur elle, et c’est à Nous que de tous il sera fait retour.
Rappelle dans l’Écrit Abraham : ce fut un être de vérité, un prophète.
Lors il dit à son père : « Pourquoi, cher père, adorez- vous cela qui n’entend ni ne voit, ni ne peut vous servir en rien ?
cher père, il m’est venu de science, à moi, ce qui ne vous est point venu. Suivez-moi. Je vous guiderai sur une voie parfaite
cher père, n’adorez pas Satan, car Satan fut rebelle au Tout miséricorde
cher père, je crains que ne vous frappe un châtiment venu du Tout miséricorde, de sorte à faire de vous un féal de Satan ».
« Toi, serais-tu dégoûté de mes dieux ?, dit le père, Abraham, si tu ne cesses, je jure de te lapider ! Va-t-en de moi pour longtemps ».
Abraham dit : « Salut sur vous. J’implore pour vous le pardon de mon Seigneur : Il m’est accueillant
je m’écarte de vous tous, comme de cela que vous invoquez en place de Dieu. J’invoquerai mon Seigneur : peut-être ne laissera-t-Il pas mon invocation frustrée ».
Quand il se fut écarté d’eux tous, comme de cela qu’ils adoraient en place de Dieu, Nous lui fîmes présent d’Isaac et de Jacob, et de chacun fîmes un prophète
et Nous leur avons accordé une part de Notre miséricorde, et les avons pourvus d’une sublime langue de vérité.
Rappelle dans l’Écrit Moïse : ce fut un dévoué, ce fut un prophète, un envoyé.
Nous le hélâmes du versant sud du Mont et le rapprochâmes en aparté
Nous lui accordâmes de par Notre miséricorde Aaron son frère avec qualité de prophète.
Rappelle dans l’Écrit Ismaël : ce fut un avérateur de la promesse, ce fut un prophète, un envoyé
il enjoignait aux siens la prière, la pureté, il agréait à son Seigneur...
Rappelle dans l’Écrit Idrîs : il fut un être de vérité, un prophète
Nous le ravîmes en haut lieu...
Tels furent les gratifiés de Dieu parmi les prophètes de la postérité d’Adam, et parmi ceux que Nous transportâmes avec Noé, et de la postérité d’Abraham et d’Israël, et parmi ceux que Nous avons élus et guidés. Dès qu’on leur récitait des signes du Tout miséricorde, ils tombaient prosternés, en pleurs.
Mais ensuite leur succédèrent d’indignes remplaçants qui laissèrent perdre l’oraison pour suivre leurs passions : c’est à calamité qu’ils aboutiront
exception faite de qui se repent vers Dieu, croit, effectue l’œuvre salutaire : ceux-là entreront au Jardin sans subir la moindre injustice
— Jardins d’Eden dont le Tout miséricorde a promis à Ses adorateurs, dans le mystère, que c’était assurément promesse accordée
on n’y entend point verbiages : rien que « salut ! » Ils y auront soir et matin leur attribution
tel le Jardin que Nous donnons en héritage à ceux qui se prémunissent d’entre Nos adorateurs...
« Nous n’assumons descente que sur l’ordre de ton Seigneur. A Lui nos instances et nos suites et ce qu’il y a dans l’entre-deux. Ton Seigneur n’est pas oublieux
— Lui, Seigneur des cieux et de la terre et de l’entre- deux. Adore-Le. Sois patient à L’adorer. Lui connais-tu un homonyme ? »...
— L’homme peut bien dire : « Une fois mort, m’en fera-t-on sortir vivant ? »
est-ce que l’homme ne se rappelle plus que Nous l’avons naguère créé quand il n’était rien ?...
Alors, par ton Seigneur, J’en jure, Nous les rassemblerons, ainsi que les satans, et puis les ferons comparaître autour de la Géhenne, à croupetons
et puis de toute compagnie, oui, Nous prélèverons qui à l’égard du Tout miséricorde aura déployé le plus d’impudence
mieux encore, Nous reconnaîtrons parfaitement ceux qui sont les plus dignes d’y brûler
— Il n’en est aucun parmi vous qui n’y arrive, puisque c’est là pour ton Seigneur sentence irréversible.
— en revanche, Nous sauverons les prémunis, tout en y laissant les iniques à croupetons...
Quand on leur récite comme preuves Nos signes, les dénégateurs disent aux croyants : « Lequel des deux partis a position meilleure et plus belle coterie ? »
et pourtant combien n’en avons-Nous pas détruit avant vous, de générations mieux équipées et plus belles à voir?
Dis : « Quiconque est dans l’égarement, que le Tout miséricorde le prolonge en durée, jusqu’à ce qu’ils voient ce qui leur a été promis : ou châtiment terrestre ou l’Heure dernière » ; alors ils sauront lequel est en position pire et plus faiblement soutenu
et puisse Dieu rajouter en guidance à ceux qui bien se guident ! Ce sont les permanences salutaires qui trouveront auprès de ton Seigneur la meilleure récompense et les suites les plus belles...
N’as-tu pas vu celui qui, déniant Nos signes, disait : « Sûr que je serai doté de biens et de progéniture »?
avait-il vue sur le mystère, ou reçu un pacte du Tout miséricorde ?
non pas ! Nous inscrirons ce qu’il dit et lui prolongerons en durée son châtiment
Nous hériterons de lui ce qu’il dit, et bien seul il Nous arrivera...
Ils se donnent en place de Dieu des dieux, pour s’en renforcer
non pas ! ceux-ci renieront leur adoration et leur porteront contradiction...
Ne vois-tu pas que Nous envoyâmes les satans sur les dénégateurs pour les plonger dans la perturbation ! 
ne précipite rien contre eux ! C’est à Nous de leur compter leur compte
au Jour où Nous rassemblerons les prémunis en cortège vers le Tout miséricorde
et pousserons les coupables de la Géhenne comme bêtes à l’abreuvoir
sans qu’il y ait pouvoir d’intercession pour personne, hors celui qui en aura reçu pacte du Tout miséricorde... 
Et ils disent : « Le Tout miséricorde s’est donné une progéniture » !...
— Ici vous vous portez à l’abominable
presque de quoi faire les cieux se fendre, la terre s’entrouvrir, les montagnes tomber en décombres 
attribuer au Tout miséricorde une progéniture ! 
quand il est inconcevable que le Tout miséricorde s’en donnât
puisque quiconque est aux cieux et sur la terre s’avoue adorateur du Tout miséricorde 
Il les dénombre, fait leur décompte 
et tous s’en vont à Lui, le Jour de la résurrection, individuellement
tandis que ceux qui croient, effectuent l’œuvre salutaire, le Tout miséricorde les comblera d’amour…
Nous le facilitons sur ta langue pour que tu en fasses heureuse annonce aux prémunis, et donnes par lui l’alarme à un peuple de réfractaires…
Combien n’en avons-Nous pas détruit, avant eux, de générations ! Perçois-tu quiconque d’entre elles ? Entends-tu venir d’elles le moindre chuchotement ?
Taha
Nous n’avons pas fait descendre sur toi le Coran pour ta tribulation
mais seulement comme Rappel à qui redoute
comme descente de par le Créateur de la terre et des empyrées
le Tout miséricorde, sur Son Trône siégeant
Maître de tout ce qui est aux cieux, sur la terre, dans leur entre-deux, et par-dessous l’humus
Lui qui, si tu publies la parole, sait l’arcane et ce qui est encore plus caché
Dieu, il n’est de dieu que Lui, Il porte les noms les plus beaux.
T’est-il parvenu le récit de Moïse ?
Lors il vit un feu et dit aux siens : « Restez. Je discerne un feu. Peut-être vais-je vous en rapporter un tison, ou trouver sur le feu guidance ».
Quand il y parvint, il fut appelé : « Moïse !
c’est Moi ton Seigneur. Retire tes sandales. Tu te trouves dans le Val sacré de Tuwâ.
Moi Je t’ai choisi. Écoute donc ce qui va être révélé.
Moi, c’est Moi Dieu — il n’est de dieu que Moi — adore-Moi donc, accomplis la prière en Rappel de Moi
l’Heure vient, Je la cache presque, afin que toute âme soit rétribuée à raison de ses œuvres
ne t’en laisse détourner par qui, faute d’y croire, ne suit que ses passions, car tu serais perdu.
Mais qu’est-ce que cette chose-ci, Moïse, à ta main droite ? »
il dit: « Mon bâton, pour m’appuyer, fourrager avec pour mes moutons, et il sert encore à d’autres usages »
Dieu dit : « Moïse, jette-le »
Moïse le jeta, et voici que ce fut une vipère qui filait
Dieu dit : « Attrape-la. N’aie pas peur. Nous lui rendrons sa première allure
et puis serre ta main sur ton côté : elle en sortira toute blanche, mais sans aucun mal : autre signe
mais c’est pour te découvrir certains de Nos signes majeurs.
Va-t-en à Pharaon, il est coupable d’outrance »
— « Seigneur, dit Moïse, élargis-moi la poitrine
facilite-moi ma mission
et dénoue un nœud de ma langue
pour qu’on pénètre mon propos
et donne-moi un assistant d’entre les miens
Aaron, mon frère
conforte par lui mon dos
donne-lui part à ma mission
afin que sans trêve nous proclamions Ta transcendance
sans trêve le Rappel de Toi
en ce que Tu fus sur nous Clairvoyant »
Dieu dit : « Tu as déjà obtenu l’objet de ta demande, Moïse
Nous t’avons été libéral une autre fois déjà
quand Nous fîmes à ta mère certaine révélation :
“ Jette-le dans le coffre, jette le coffre à la mer, et que la mer le relance au rivage, et que le recueille un ennemi de Moi, ennemi de soi-même ”. Et J’émanai sur toi une force d’amour, afin que selon Mon regard tu fusses façonné.
Un jour passait ta sœur. Elle dit : “ Vous guiderai-je à qui pour vous le prenne en charge ? ” Ainsi fîmes-Nous de toi retour à ta mère, pour rafraîchir ses yeux et qu’elle n’eût plus de chagrin. Et puis tu as tué une personne. Nous t’épargnâmes l’affliction, mais Je t’éprouvai d’une mise â l’épreuve. Des années tu séjournas chez ceux de Madyan. Enfin tu revins, Moïse, en temps prescrit
quand Je t’eus pour Moi-même façonné.
Allez-vous-en, toi et ton frère, porter Mes signes, sans faillir à Mon Rappel
allez à Pharaon, il est coupable d’outrance
tenez-lui langage conciliant dans l’espoir qu’il médite ou qu’il craigne ».
Ils dirent tous deux : « Seigneur, nous redoutons qu’il nous devance ou ne s’obstine dans l’outrance »
Dieu dit : « N’ayez pas peur. Je serai avec vous à entendre et à voir
allez tous deux à Pharaon, et dites-lui : “ Nous sommes deux envoyés de ton Seigneur. Renvoie avec nous les Fils d’Israël, sans plus les tourmenter. Nous venons à toi pourvus d’un signe de ton Seigneur ” — Salut sur qui suit Sa guidance
Il nous a été révélé : “ Tourment sur celui qui dément et se dérobe ! ” »
Pharaon dit : « Et quel est donc votre Seigneur, Moïse, à tous deux ? »
Moïse dit : « Notre Seigneur est Celui qui donne à toute chose sa nature, et encore une guidance ».
Pharaon dit : «Alors qu’en est-il des générations premières ? »
Moïse dit : « Science d’elles ne réside qu’en mon Seigneur, sur un Livre. Mon Seigneur ne s’égare ni n’oublie »...
... Lui qui a fait pour vous de la terre un berceau, pour vous y a pratiqué des chemins, et du ciel fait descendre de l’eau, dont Nous tirons tant d’espèces de plantes
« Mangez, paissez vos troupeaux » — En quoi réside un signe pour les êtres de conscience
— « D’elle Nous vous avons créés, à elle Nous vous ferons revenir, et d’elle une seconde fois vous ferons ressortir »...
... Nous eûmes beau manifester à Pharaon tous Nos signes, il les démentit, s’y refusa
 « Moïse, dit-il, ne viens-tu pas nous évincer de notre terre par ta sorcellerie ?
eh bien ! je te rendrai sorcellerie pareille. Conviens entre nous et toi d’un rendez-vous, à ne manquer ni nous ni toi, en lieu d’équité »
Moïse dit : « Vous avez rendez-vous au jour de la parure, quand les gens se rassemblent au matin ».
Pharaon se retira pour conjoindre son stratagème, puis il revint.
Moïse leur dit : « Malheur à vous ! Ne fabulez pas sur Dieu le mensonge, qu’il ne vous anéantisse de son tourment — C’est l’échec, pour quiconque fabule ».
Ils tiraillèrent entre eux leur plan, gardant secret leur conciliabule
« Ces deux-là, se disaient-ils, sont des sorciers, qui veulent, pour sûr, nous évincer de notre terre par leur sorcellerie, nous dérober notre coutume exemplaire
conjoignons notre stratagème ! Qui dit mieux : allons-y en rangs ! Triomphe en ce jour qui au plus haut prétend ! »
Ils dirent : « Moïse, ou bien tu lances, ou bien c’est à nous de lancer les premiers »
il dit : « Mais oui ! lancez donc ». Et voici que leurs cordes et leurs bâtons lui parurent, du fait de leur sorcellerie, filer
Il en conçut de la peur au fond de lui-même, Moïse
Nous lui dîmes : « N’aie pas peur. C’est toi qui es le plus haut
lance ce que tient ta droite, engloutis leur contre­façon : ce qu’ils ont pratiqué n’est qu’un tour de sorciers ». — Et le sorcier ne triomphe pas en toute occurrence.
C’est pourquoi les sorciers tombèrent prosternés, disant : « Nous croyons en le Seigneur d’Aaron et de Moïse ».
Pharaon dit : « Quoi ! vous croyez à Moïse avant que je ne vous le permette ? Sûr qu’il est votre maître, il vous en remontre en sorcellerie. Je jure de vous tronçonner les mains et les pieds en diagonale, et de vous mettre en croix sur des stipes de palmiers, et que vous allez apprendre lequel de nous est le plus terrible en son châtiment, et plus durable ».
Ils dirent : « Nous ne te ferons pas prévaloir sur ce qui nous est venu de preuves. Par Celui qui nous a créés de rien, tranche ce qui est de ton ressort : il se réduit, ton ressort, à cette vie du bas-monde
quant à nous, nous croyons en notre Seigneur : puisse- t-Il remettre nos péchés, et la sorcellerie que tu nous a imposée. Dieu est Meilleur et plus Durable ».
— Qui se présente à son Seigneur en criminel, assurément lui échoit la Géhenne, où il n’y aura pour lui ni vie ni mort
qui se présente à Dieu en croyant, aura effectué les œuvres salutaires… — A ceux-là les plus hauts degrés
les jardins d’Éden, de sous lesquels des ruisseaux coulent, et où ils seront éternels. — Telle est la récompense de qui se sera purifié.
— Nous révélâmes à Moïse : « Emmène Mes esclaves avant le jour, fraie-leur une route à sec dans la mer, n’aie pas peur d’être rejoint, sois sans crainte ».
Pharaon les poursuivit avec son armée, et la mer l’occulta de son occultation
— Pharaon avait égaré son peuple, au lieu de le guider.
Fils d’Israël, Nous vous avons sauvés de votre ennemi, vous donnâmes assignation sur le versant droit du Mont, fîmes descendre pour vous et la manne et la caille
Mangez des choses bonnes que Nous vous attribuons, sans outrance qui sur vous attire Ma colère : celui qui attire sur lui Ma colère s’est déjà abîmé
en revanche J’aime à pardonner à qui se repent, croit, œuvre salutairement, et de plus bien se guide...
 « Moïse, qu’est-ce qui te presse en avant de ton peuple ? »
Moïse dit : « Ils me suivent sur mes traces, tandis que je me presse vers Toi, Seigneur, pour Te contenter ».
Dieu dit : « Mais Nous, après ton départ, Nous avons tenté ton peuple. Le Samaritain les a égarés ».
Alors Moïse revint à son peuple, empli de regret et de courroux : « O mon peuple, dit-il, votre Seigneur ne vous a-t-Il pas fait belle promesse ? Serait-ce que l’alliance ait pour vous trop duré, ou que vous vouliez attirer sur vous le courroux de votre Seigneur, pour manquer ainsi à mon assignation ? »
— « Nous n’étions pas, dirent-ils, maîtres de n’y pas manquer. On nous a fait emporter des charges de bijoux de ce peuple ; nous les jetâmes (à fondre) »… — Et le Samaritain jeta de même
et fit surgir pour eux un veau : une masse douée de beuglement. Ils dirent : « Voici votre dieu. » Quant au dieu de Moïse, eh bien ! (le Samaritain) l’oublia.
— Ne voyaient-ils pas que cette masse ne leur rendait nul propos, ne leur valait avantage ni dommage ?
Déjà Aaron avait dit : « O mon peuple, ce n’est là pour vous que tentation. Votre maître n’est autre que le Tout miséricorde. Suivez-moi ; obéissez à mon commandement »
mais ils s’étaient dit : « Nous ne lui cesserons nos dévotions que Moïse ne soit de retour ».
Moïse dit : « Aaron ! qu’est-ce qui t’a retenu, les voyant s’égarer ?
tu ne me suis donc plus ? Tu te rebelles contre mon commandement ? »
Aaron dit : « Fils de ma mère, ne m’attrape ni par la barbe ni par les cheveux. J’avais peur de t’entendre dire : “ Tu as divisé les Fils d’Israël, tu n’as pas observé mes instructions ” ».
Moïse dit : « Et maintenant, à quoi prétendais-tu, Samaritain ? »
Ce dernier dit : « J’eus voyance de ce qu’ils ne voyaient pas. Je saisis donc une poignée sur la trace de l’envoyé et la jetai, mû par une impulsion de mon âme ».
Moïse lui dit : « Alors va-t-en ! Qu’il t’appartienne, toute ta vie, de crier : “ Intouchable ! ”. Tu as reçu une assignation à laquelle tu ne saurais faillir. Regarde ton dieu, à la dévotion de qui tu t’obstines. Nous allons le brûler, je le jure, et puis dispersons-le en poudre dans la mer »...
— Votre dieu n’est autre que Dieu. Il n’est de dieu que Lui, qui embrasse toute chose de Sa science.
Ainsi, parmi les vicissitudes, t’en narrons-Nous à titre de précédents, et c’est du même coup te conférer de Notre sein un Rappel.
Qui s’en écarte, portera le faix au Jour de la résurrection 
pour l’éternité, chargement exécrable au Jour de la résurrection
au Jour où il sera soufflé dans la trompe, où Nous rassemblerons les criminels hagards
se disant entre eux d’une voix éteinte : « Nous n’y sommes restés que dix (nuits) »
mais Nous savons mieux que personne ce qu’ils disent, puisque leur plus fort raisonneur dit : « Nous n’y sommes restés qu’un jour »…
On t’interrogera sur les montagnes. Dis : « Mon Seigneur les dispersera en poussière
Il fera d’elles une aire toute plane
où ne se verront plus détours ni reliefs ».
Ils suivront en ce Jour le Convocateur sans détour, les voix s’abaisseront devant le Tout miséricorde, on n’entendra plus que chuchotements
en ce jour ne servira point l’intercession, sauf venue de ceux à qui le Tout miséricorde en aura donné licence, et dont Il agréera le propos
aussi bien sait-Il ce qui leur est imminent et ultérieur, et que leur science ne peut embrasser
leurs faces se soumettront au Vivant, à l’Agent Suprême. Confondu sera tout porteur d’iniquité
tandis que celui qui aura effectué des œuvres salutaires, tout en étant croyant, n’aura à craindre iniquité ni préjudice.
Ainsi l’avons-Nous fait descendre sous forme de Coran arabe, en y modulant la menace, escomptant qu’ils se prémunissent ou qu’il suscite en eux un Rappel
Exalté soit Dieu, le roi de Vérité. Ne prétends pas hâter le Coran, avant que la révélation ne s’en décrète en toi. Dis : « Seigneur, grandis-moi en connaissance ».
Auparavant, Nous avons accordé à Adam un pacte, mais il l’oublia, et Nous le trouvâmes irrésolu.
Lors Nous dîmes aux anges : « Prosternez-vous devant Adam ». Ils le firent, à l’exception d’Iblis, qui s’y refusa.
Nous dîmes : « Adam, c’est un ennemi pour toi et pour ton épouse. Puisse-t-il ne pas vous faire sortir tous deux du Jardin, pour votre malheur.
Ici tu as privilège de ne ressentir ni la fatigue, ni la nudité
ni la soif, ni le plein soleil ».
Or Satan, néfaste suggestion, leur dit : « Adam, te guiderai-je à l’arbre de l’éternité et à un royaume indestructible ? »
Tous deux en mangèrent. Aussitôt leurs parties honteuses leur apparurent, ils se mirent à tresser dessus des feuilles du Jardin. Ainsi Adam fut-il rebelle à son Seigneur, déraisonna
par la suite son Seigneur l’élirait et, se repentant sur lui, le guiderait.
Dieu dit : « Descendez-en en totalité. Chacun de vous sera l’ennemi de chacun. Cependant que de Moi vous vienne une guidance. Qui suit Ma guidance ne s’égare ni ne peine
qui s’écarte de Mon Rappel aura vie d’étroitesse. Nous le rassemblerons au Jour de la résurrection, aveuglé
à dire : « Seigneur, pourquoi me rassembles-Tu aveuglé alors que j’étais clairvoyant ? »
et Il dira : « C’est ainsi. Notre signe t’est venu, tu l’as oublié. De même en ce Jour es-tu l’oublié ».
Ainsi rétribuons-Nous l’outrancier qui ne croit pas aux signes de son Seigneur. Et le châtiment de la vie dernière est plus terrible encore et plus durable !
Ne trouvaient-ils pas guidance en ce qu’avant eux Nous eussions aboli tant de générations dont ils foulent le site ? — En quoi réside un signe pour les êtres de conscience.
— S’il n’y avait eu parole antérieure de la part de ton Seigneur... (le châtiment) eût collé (au crime), s’il n’y avait eu de terme fixé.
Sois constant devant leurs propos ! Proclame par la louange la transcendance de ton Seigneur avant le lever du jour, avant son coucher, à certains moments de la nuit. Ainsi donc, proclame la transcendance aux extrêmes du jour afin d’être en contentement...
Ne laisse traîner ton regard sur ce dont Nous accordons jouissance à telles de leurs familles, en fleur de la vie d’ici-bas : c’est pour les en éprouver ! L’attribution de ton Seigneur est meilleure et plus durable…
Ordonne aux tiens la prière, sois-y toi-même constant. Nous ne te demandons aucune attribution, c’est Nous qui t’attribuons. Les fins reviennent à ce qu’on se prémunisse...
Ils peuvent bien dire : « S’il ne nous amène de son Seigneur un signe... ». Alors ne leur est-elle pas venue, la preuve de ce qu’il y a dans les chartes premières ?...
Si Nous les avions détruits pour les châtier, ils pourraient dire : « Seigneur, pourquoi ne nous as-Tu pas envoyé d’envoyé, de sorte que nous suivions Tes signes avant d’être avilis et mis à mal ?... »
Dis : « Chacun aux aguets ! Guettez et vous saurez qui sont les compagnons de la juste voie, et qui bien se dirige ».
Elle approche des humains, la reddition des comptes. Et ils se détournent indifférents !
 il ne leur arrive de leur Seigneur nul Rappel, en son renouveau, qu’ils ne l’écoutent sans interrompre leurs jeux
la frivolité au cœur. Et les injustes en secret se confient : « Celui-là est-il rien d’autre qu’un humain comme vous ? Vous laisseriez-vous prendre à la sorcellerie, vous si clairvoyants ? »
Dis : « Mon Seigneur sait ce qui se dit au ciel et sur la terre. Il est l’Entendant, le Connaissant ».
Ils vont jusqu’à dire : « Un fagot de songes ! Encore les a-t-il inventés. Et même, c’est un poète. Qu’il nous produise donc un signe, sur le mode des premiers envoyés ! »
Aucune avant eux ne croyait, parmi les cités que Nous avons abolies : pour autant, est-ce qu’ils croient ?
Nous n’avons envoyé avant toi que des hommes, qui recevaient une révélation. Interrogez plutôt les Gens du Rappel, si vous ne le savez pas.
Nous ne faisions pas de ces hommes des corps dispensés de manger, non plus qu’ils n’étaient immortels
bien plus : Nous avérâmes en eux la promesse, et les sauvâmes avec qui Nous voulions, tandis que Nous abolissions les outranciers.
Oui, Nous avons fait descendre sur vous un Ecrit, por­teur d’un Rappel bien vôtre — N’allez-vous pas raisonner ?
Combien n’avons-Nous pas fracassé de cités, pour leur injustice, et développé après elles un peuple bien autre
aux premiers signes de Notre rigueur, ils quittent au galop la cité
« Ne galopez pas ! Revenez plutôt à la vie délicate dont vous étiez gratifiés en vos demeures ». — Peut-être là-dessus serez-vous questionnés.
— « Malheur à nous, disaient-ils, d’avoir vécu dans l’iniquité »
et leur appel ainsi se répétait jusqu’à ce que Nous les transformions en éteules flétries...
Nous n’avons pas créé le ciel et la terre non plus que leur entre-deux, par jeu
au cas où Nous aurions voulu Nous donner divertissement, Nous l’eussions tiré de Notre sein, tant qu’à faire
mais non ! Nous assénons au faux le Vrai, qui lui casse la tête, et voici le faux qui disparaît. — Malheur à vous en vos affabulations !
— A Lui appartient ce qui est aux cieux et sur la terre. Ceux qui sont auprès de Lui ne sont pas trop orgueilleux pour L’adorer, non plus qu’ils ne se lassent
de Le glorifier nuit et jour sans contestation...
 ... ou serait-ce qu’ils tireraient de la matière terrestre des dieux capables de ressusciter les morts ?
S’il y avait aux cieux et sur la terre des dieux et non Dieu seul, quel ravage là-haut comme ici-bas ! — N’en plaise à la transcendance du Seigneur du Trône, en dépit de leurs affabulations !
— Lui n’est pas questionné sur ses actes, eux le sont.
... ou serait-ce qu’ils se donnent, en place de Lui, des dieux ? Dis : « Amenez votre justification. Ceci est Rappel de ceux qui m’accompagnent et de ceux qui me précédèrent ». — Mais bien pis ! la plupart d’entre eux, loin de reconnaître le Vrai, s’y dérobent.
— Nous n’avons pas envoyé d’envoyé avant toi sans qu’il lui fût fait révélation de ce qu’« il n’est de dieu que Moi. Adorez-Moi »...
Ils disent encore : « Le Tout miséricorde s’est donné une progéniture ». A Sa transcendance ne plaise ! Ce ne sont que des adorateurs privilégiés
ils n’anticipent pas sur Lui par le dire, ils n’agissent que sur Son ordre
Lui sait ce qui est en avant d’eux et ce qui vient derrière, ils n’intercèdent que pour celui qu’Il agrée, et sont, eux, tout émus de Sa crainte
qui d’entre eux dirait : « C’est moi Dieu et non pas Lui », Nous rétribuerions cela de la Géhenne. — C’est ainsi que Nous rétribuons les iniques…
— Les dénégateurs ne voient-ils pas que les cieux étaient continus avec la terre, et que Nous les avons séparés, et qu’à partir de l’eau Nous avons constitué toute chose vivante ?... — Ne vont-ils pas croire ?
— et que Nous avons assuré sur la terre des ancrages, afin qu’elle ne tremble pas sous les humains, et ménagé de larges avenues afin qu’ils se dirigent bien
et fait du ciel un toit préservé — Alors qu’ils se détournent de Ses signes !
— C’est Lui qui a créé la nuit et le jour, le soleil et la lune, qui tous nagent en cycle…
Nous n’avons doté nul homme avant toi de l’immortalité. Alors, si tu meurs, étaient-ils, eux, des immortels ?
toute âme goûte la mort. Nous vous tentons par le malheur comme par le bonheur : c’est une mise à l’épreuve. A Nous de vous tous il sera fait retour...
— Quand les dénégateurs te voient, ils ne te prennent qu’en dérision : « Est-ce celui-ci qui médit de nos dieux ? » alors qu’eux, c’est le Rappel du Tout miséricorde qu’ils dénient.
 L’homme a été créé tout précipitation. Je vous ferai voir Mes signes : ne M’en pressez pas
ils disent : « Pour quand cette promesse, si vous êtes véridiques ? »
ah ! si les dénégateurs savaient quand ils ne pourront défendre leur visage du feu, non plus que leur échine, et cela sans personne qui les secoure
bien plus ! elle leur viendra à l’improviste, elle les frappera de stupeur, ils ne pourront la repousser, ils n’obtiendront pas de sursis.
Avant toi, certes, on a pris des Envoyés en dérision. Les railleurs subirent en conséquence l’étreinte de cela qu’ils ont pris en dérision.
Dis : « Qui pourrait nuit et jour vous préserver du Tout miséricorde ? » — Mais non ! Ils se dérobent au Rappel de leur Seigneur.
— ... ou serait-ce qu’ils ont en dehors de Nous des dieux pour les protéger ? Ils ne peuvent pas plus se secourir eux-mêmes que ne les protège aucune compagnie
Pis encore ! ces gens-là, Nous leur accordons jouissance comme Nous avons fait à leurs pères, au point que l’âge leur parût long. Ne voient-ils pas qu’à peine occupons-Nous une terre, Nous l’écourtons de ses saillants ? — Seraient-ce eux les vainqueurs ?
Dis : « Je ne fais que vous donner l’alarme : par vertu de la révélation », encore que les sourds n’entendent pas l’appel quand l’alarme leur est donnée
pourtant, à la première bouffée qui les atteigne du châtiment de ton Seigneur, sûr qu’ils diront : « Malheur à nous dans notre iniquité ! »
et Nous dresserons les justes balances pour le Jour de la résurrection. Nulle âme ne sera lésée en rien. Nous restituerons jusqu’au poids d’un grain de moutarde. Et qu’il suffise de Nous pour faire le compte.
Oui, Nous avons conféré à Moïse et à Aaron le Critère, une Lumière, un Rappel à l’intention de ceux qui se prémunissent
qui craignent leur Seigneur dans le mystère, et qu’émeut l’Heure dernière.
— Voici un Rappel béni : Nous l’avons fait descendre, osez-vous le nier ?
— Oui, Nous avons jadis conféré à Abraham la droite direction, et Nous savions ce qui en était de lui.
Lors il dit à son père et à son peuple : « Qu’est-ce que ces statues auxquelles vous êtes si dévots ? »
ils dirent : « Nous avons trouvé nos pères les adorant »
il dit : « Sûr que vous étiez, comme vos pères, dans un radical égarement »
 ils dirent : « Nous apportes-tu le Vrai, ou n’es-tu qu’un plaisantin ? »
il dit : « Mais non ! votre Seigneur est celui des cieux et de la terre, celui qui les a créés de rien. Moi, sur cela, je porte témoignage
par Dieu ! puissé-je jouer un tour à vos idoles dès que vous aurez le dos tourné ! »
Il les mit en pièces, sauf une grosse qu’ils avaient, comptant qu’à elle ils s’en prendraient
ils dirent : « Qui a fait cela à nos dieux ? Un inique entre tous ! »
ils se dirent : « On a entendu un jeune homme en médire. On l’appelle Abraham »
ils dirent: « Amenez-le donc sous les yeux des gens, qu’ils puissent témoigner »
ils dirent : « C’est toi, Abraham, qui as fait cela à nos dieux ? »
il dit : « Oh non ! c’est leur gros que voici. Posez-leur la question, si d’aventure ils parlaient »
ils revinrent à eux-mêmes, se disant : « Les iniques, c’est nous ».
Après quoi, basculant sur leur tête : « Tu sais bien que ceux-ci ne parlent pas »
il dit : « Alors vous adorez, en place de Dieu, cela qui ne peut ni vous servir ni vous nuire en rien ?
fi donc de vous-mêmes et de cela que vous adorez en place de Dieu ! N’allez-vous pas raisonner ? »
Ils dirent : « Brûlons-le. Allons au secours de nos dieux, c’est le moins que nous puissions faire »
Nous dîmes : « O feu, deviens du froid » — Et salut sur Abraham
Ils ont voulu le prendre à un stratagème. Nous fîmes d’eux les perdants
Nous le sauvâmes, ainsi que Loth, à destination de la terre en laquelle Nous avons béni les univers
Nous lui fîmes d’Isaac et de Jacob présent supplémentaire. De tous, Nous fîmes des justes
Nous fîmes d’eux des modèles guidant selon Notre ordre, leur révélâmes la pratique du bien, l’accomplissement de la prière, le prélèvement purificateur, outre qu’ils étaient pour Nous des adorants.
Et Loth, Nous lui conférâmes la norme et la connaissance, et Nous le sauvâmes de la cité qui pratiquait les infamies : peuple de mal, de perversion
Nous l’admîmes en Notre miséricorde. Il est parmi les justes.
Et Noé quand jadis il lança son appel, Nous l’avons exaucé, et donc sauvé avec les siens de la noire détresse
Nous le fîmes prévaloir sur le peuple qui démentait Nos signes : peuple de mal, que Nous engloutîmes jusqu’au dernier.
Et David et Salomon, quand ils eurent à juger de l’emblavure où avait divagué de nuit le troupeau collectif. Nous fûmes, de leur jugement, témoins
c’est à Salomon que Nous fîmes comprendre l’espèce. A tous deux pourtant Nous conférâmes la norme et la connaissance. Et Nous soumîmes les montagnes à Nous exalter avec David, ainsi que les oiseaux : Nous étions les opérateurs
et Nous lui apprîmes à fabriquer à votre intention des vêtures qui vous fortifient contre votre violence. — En serez-vous reconnaissants ?
— Et à Salomon le vent, qu’il courût en bourrasque sur son ordre vers la terre par Nous bénie… — Puisque de toute chose Nous avons la science
— Et parmi les démons qu’il y en eût à plonger pour lui et à exécuter d’autres travaux encore, tandis que Nous nous faisions leurs surveillants.
Et Job quand il appela son Seigneur : « La souffrance me touche, quand Tu es le plus Miséricordieux à faire miséricorde »
donc Nous l’exauçâmes, fîmes disparaître ce qu’il éprouvait de souffrance, lui rendîmes les siens et avec eux d’autres en nombre pareil, par miséricorde de Nous, et comme Rappel aux adorants.
Et Ismaël, et Idrîs, et Dhû‘l-Kifl : — Tous étaient parmi les patients
— Nous les reçûmes en Notre miséricorde, ils sont parmi les justes.
Et Dhû'l-Nûn, quand il partit en fureur, présumant que Nous n’avions rien décrété pour lui. C’est pourquoi il dut appeler dans les ténèbres : « Il n’est de dieu que Toi. Gloire à Ta transcendance. J’étais parmi les iniques »
donc Nous l’exauçâmes, le sauvâmes du désespoir. — Ainsi sauvons-Nous les croyants.
Et Zacharie, quand il appela son Seigneur : « Seigneur, ne me laisse pas solitaire, bien que tu sois le meilleur des héritiers »
donc Nous l’exauçâmes, lui accordâmes Jean, après lui avoir apprêté son épouse. Tous faisaient assaut dans les œuvres du bien, Nous invoquaient dans l’appétence ou la crainte, sans dépouiller quant à Nous leur componction.
Et celle qui préserva son sexe, et en qui Nous insufflâmes de Notre Esprit, et de qui Nous fîmes, ainsi que de son fils, un signe pour les univers...
Cette communauté-ci est la vôtre, en tant que communauté unique : ne suis-je pas votre Seigneur (à tous) ? Adorez-Moi.
De fait, ils entre-déchirèrent leur observance, bien que tous appelés à Nous revenir...
Qui effectue des œuvres salutaires, pourvu qu’il croie, son zèle ne s’expose à aucun déni : Nous en tenons pour lui registre.
Interdiction sur une cité par Nous abolie que son peuple y fasse retour
avant qu’elle ne soit ouverte à Gog et à Magog et qu’ils ne déboulent de toutes les collines
et que n’approche la promesse du Vrai : et voilà que, hagards, les dénégateurs diront : « Malheur à nous d’avoir vécu dans l’insouciance (des fins), bien pis : dans l’iniquité ! »
« Vous et cela que vous adorez en place de Dieu n’êtes que charbons jetés dans la Géhenne où vous affluez comme à l’abreuvoir »
s’ils étaient des dieux, ils n’y afflueraient pas, alors qu’eux et vous tous y serez éternels
et qu’ils y exhalent leur propre gémissement, bien loin de pouvoir vous entendre.
Tandis que ceux en faveur desquels Nous anticipâmes la splendeur, ceux-là de la Géhenne seront tenus éloignés
ils n’en entendront pas le bruit étouffé ; ils s’éterniseront en ce que leur âme aura convoité
sans que les endeuille la grande épouvante ; les anges les ont accueillis : « Voici la Journée vôtre, celle qui vous fut promise »
ce Jour-là Nous replions le ciel comme on replie l’écrit pour le sceller. De même que Nous avons instauré une création première, Nous recommençons à créer. Promesse à Notre charge, et Nous réalisons.
Oui, Nous avons écrit dans le psaume, après le Rappel, que « la terre serait l’héritage des justes parmi Mes adorateurs »
en quoi réside un message pour un peuple capable d’adorer.
Nous ne t’avons envoyé que par miséricorde pour les univers.
Dis : « Il m’est seulement révélé que vous n’avez que Dieu dans Son unicité. A Lui vous soumettez-vous ?
s’ils se détournent, dis : «Je vous ai avertis tous à égalité, même si je ne sais si la promesse à vous faite est proche ou bien lointaine
Dieu connaît d’un langage ce qui s’en exprime tout haut et ce que vous en celez
même si je ne sais s’il y aura pour vous mise à l’épreuve et jouissance pour un temps ».
Dis : « Mon Seigneur, tranche selon le Vrai. — Notre Seigneur est le Tout miséricorde, Lui de qui nous implorons l’aide contre vos affabulations ».
Humains, prémunissez-vous envers votre Seigneur. — Le tremblement de l’Heure sera chose énorme
le Jour où vous la verrez, toute allaitante en oubliera son allaité, toute enceinte en perdra son fruit ! Tu verras les gens ivres, et ils ne le seront pas. — Mais le châtiment de Dieu est terrible.
Et cependant il en est parmi les hommes pour disputer sur Dieu sans la moindre science, et suivre tout satan de rébellion
quand il est écrit de Satan que quiconque se fait son lige, il l’égare et le guide au tourment infernal !
Humains, vous demeureriez dans le doute quant à la Résurrection ? Eh bien ! Nous vous avons créés de poussière, puis d’une goutte de liquide, puis d’un accrochement, puis d’une mâchure, soumise à création échelonnée, cela pour vous démontrer (Notre pouvoir). Et Nous fixons dans les matrices ce que bon Nous semble, jusqu’à un terme déterminé, et puis enfin Nous vous faisons sortir enfant, après quoi Nous visons à vous faire atteindre votre force adulte ; et certains parmi vous sont récupérés (jeunes), et d’autres ramenés au plus débile de l’âge, au point de ne rien connaître après avoir connu. Ainsi vois- tu la terre languir, et quand Nous faisons descendre de l’eau sur elle, s’émouvoir, gonfler, faire pousser un peu de chaque merveilleuse espèce
cela parce que Dieu, c’est Lui le Vrai, qu’Il fait revivre les morts, qu’Il est Omnipotent
et que l’Heure vient, sans le moindre doute, et que Dieu ressuscitera les hôtes des tombeaux.
Et cependant il en est parmi les hommes pour disputer sur Dieu sans la moindre science, sans guidance, sans écrit de lumière
se rengorgeant de sorte à égarer les autres du chemin de Dieu. Abomination sur lui en ce monde ! Et Nous lui ferons goûter, au Jour de la résurrection, le tourment du feu dévorant
cela par ce qu’auront avancé tes mains, car Dieu n’est pas injuste envers Ses adorateurs.
Et cependant il en est parmi les hommes pour n’adorer Dieu que de guingois : si du bien l’affecte, il se tient tranquille ; si c’est du trouble, il fait volte-face : il aura perdu l’ici-bas et la vie dernière… — C’est là la perte radicale
— ... il invoque, au lieu de Dieu, cela qui ne peut ni lui nuire ni le servir… — C’est là l’égarement extrême.
— il invoque ce dont le nuire est plus probable que le servir  — Malheur au suzerain peu sûr et malheur au féal !
— Tandis que Dieu fera entrer ceux qui croient, effectuent l’œuvre salutaire dans des jardins de sous lesquels des ruisseaux coulent — Dieu opère ce qu’Il veut.
— Celui qui conjecturait que Dieu laisserait (le Prophète) sans secours en ce monde et dans l’autre n’a qu’à tendre une corde jusqu’au ciel et puis la couper : qu’il voie si son stratagème va supprimer l’objet de sa rage !
Ainsi faisons-Nous descendre des signes explicites — Dieu guide celui qu’Il veut.
— Ceux qui croient, les adeptes du Judaïsme, les Man- déens, les Chrétiens, les Zoroastriens, les associants : entre tous Dieu tranchera au Jour de la résurrection. — Dieu de toute chose est Témoin.
— Dieu : ne vois-tu pas vers Lui se prosterner les hôtes des cieux, les hôtes de la terre, le soleil et la lune, les étoiles, les montagnes, les arbres, les animaux, beaucoup parmi les hommes, tandis que sur beaucoup d’autres le châtiment s’impose ? — Celui que Dieu humilie, nul ne peut l’honorer. Dieu opère ce qu’Il veut.
— Voici deux adversaires, qui s’opposent à propos de leur Seigneur. Aux dénégateurs, des vêtures de feu taillées ; sur leurs têtes une eau bouillante se déverse
de quoi leur dissoudre les entrailles et la peau
et les accablent les verges de fer
chaque fois que de chagrin ils en veulent sortir, ils y sont ramenés : « Savourez le tourment du feu dévorant ».
Tandis que Dieu fait entrer ceux qui ont cru, effectué les œuvres salutaires dans des jardins de sous lesquels les ruisseaux coulent ; ils y sont parés de bracelets d’or, avec des perles, leurs vêtements sont tissés de soie
outre qu’ils ont été guidés à la parole excellente, guidés à la voie du Louangé.
Les dénégateurs, ceux qui dressent des obstacles sur le chemin de Dieu, et de l’Oratoire consacré que Nous avons institué pour les hommes, à égalité pour le résidant et l’itinérant... et quiconque aurait volonté d’injustice et de déviation, Nous lui ferions goûter d’un châtiment douloureux.
Lors Nous assignâmes à Abraham l’emplacement de la Maison : « Ne M’associe personne, purifie Ma Maison à l’intention de ceux qui en font le tour, et s’inclinent et se redressent dans la prosternation
lance parmi les hommes l’appel au pèlerinage : qu’ils te viennent à pied ou sur quelque bête amaigrie, affluant de tout profond défilé
pour connaître leur propre avantage et rappeler le nom de Dieu, en des jours bien connus, sur Notre attribution, sous la forme d’une bête de troupeau : « Mangez- en et nourrissez-en le malheureux indigent »
et puis qu’ils éliminent leurs excroissances, qu’ils s’acquittent de leurs vœux, qu’ils fassent le tour de la franche Maison.
Voilà. Et qui magnifie ce que Dieu a consacré, cela lui sera (compté pour) un bien auprès de son Seigneur. Licites vous sont rendues les bêtes de troupeau, sauf les exceptions qui vous en ont été énumérées. Écartez-vous de la souillure qui vient des idoles ; écartez-vous de la parole d’imposture
en croyants originels à l’égard de Dieu, au rebours des associants : qui associe à Dieu, c’est comme s’il dégringolait du ciel, et qu’alors un oiseau le happe ou que le vent l’abîme en un lieu perdu
 Voilà. Et qui magnifie les observances de Dieu, eh bien ! elles relèvent de l’effort des cœurs pour se prémunir
vous en tirez des avantages jusqu’à un terme fixé, et puis leur aboutissement est la franche Maison.
A chaque communauté Nous avons établi un lieu rituel, pour que (les fidèles) rappellent le nom de Dieu sur Son attribution, sous forme d’une bête de troupeau. Votre dieu est un Dieu unique. Soumettez-vous à Lui. Fais-en l’annonce aux humbles
dont le cœur, au seul rappel de Dieu, frémit, à ceux qui accomplissent la prière, témoignent de patience à l’épreuve, et qui font dépense sur Notre attribution.
De (chamelles) ventrues Nous vous prescrivons (l’immolation) au titre d’observance de Dieu : elles vous seront bénéfiques ; rappelez sur elles, quand elles sont en rangs, le nom de Dieu ; une fois affalées sur le côté, mangez-en, donnez-en à manger au suppliant et au quémandeur. — Ainsi mettons-Nous (ces bêtes) à votre disposition, escomptant que vous en aurez gratitude.
Ne parviendront (en effet) à Dieu ni leur viande ni leur sang. Ce qui Lui parvient, c’est que vous vous prémunissiez. Ainsi les met-Il à votre disposition pour que vous glorifiiez Dieu de cette guidance. Fais-en l’annonce aux bel-agissants.
Dieu prend la défense de ceux qui croient, Il n’aime pas l’homme de traîtrise et de dénégation.
Permission est donnée à ceux qui combattent pour avoir subi l’iniquité… — Dieu de les secourir est Capable.
— ... à ceux qui furent évincés de leurs demeures à contre-droit, et seulement parce qu’ils disaient : « Notre Seigneur est Dieu »… — Si Dieu ne repoussait les humains les uns par les autres, combien ne seraient pas abattus de campaniles, d’églises, de synagogues, de mosquées où résonne sans trêve le rappel du nom de Dieu ! Et que Dieu secoure qui Le secourt ! — Il est Fort, Tout-Puissant.
— ... à ceux qui, si Nous leur en donnons capacité sur la terre, accomplissent la prière, acquittent la purification, prescrivent le convenable et proscrivent le blâmable. — A Dieu la fin de toute chose !...
Ils te démentent ? Ainsi avant eux ont démenti les peuples de Noé, de 'Ad et de Thamûd
et le peuple d’Abraham et le peuple de Loth
et ceux de Madyan. Démenti fut Moïse. J’accordai donc sursis aux dénégateurs, et puis Je me saisis d’eux, et quel n’était pas Mon courroux !
que de cités n’avons-Nous pas détruites pour leur iniquité ! Les voilà toutes vides sur leurs assises, avec leurs puits hors de service et leurs fortins encore maçonnés
n’ont-ils pas cheminé sur la terre, ayant un cœur apte à raisonner (sur ces vicissitudes), des oreilles capables d’en entendre (parler) ? Or, ce ne sont pas les regards qui sont aveugles, mais s’aveuglent les cœurs qui battent dans les poitrines.
Ils te pressent d’avancer le châtiment. Dieu ne saurait faillir à Sa promesse. Seulement un jour de ton Seigneur vaut mille ans de vos computs.
A combien de cités n’avais-Je pas accordé sursis, malgré leur iniquité ? et puis Je m’emparai d’elles. Et vers Moi destination de tout.
Dis : « Humains, je ne suis pour vous qu’un donneur d’alarme explicite ».
Dès lors ceux qui croient, effectuent les œuvres salutaires (peuvent s’attendre) à une indulgence et à une généreuse attribution
tandis que ceux qui s’acharnent à infirmer Nos signes, ceux-là de la Géhenne seront les compagnons.
Nous n’avons pas envoyé avant toi d’envoyé ou de prophète en qui Satan, quand ils éprouvaient une aspiration, n’y mêlât de ses projections. Mais Dieu abroge les projections de Satan, et de plus rend péremptoires Ses propres signes… — Dieu est Connaissant et Sage.
— ... afin de réduire ce qu’aura introduit Satan à une tentation pour ceux au cœur malade, ceux au cœur de pierre, et c’est pourquoi les iniques vont si loin dans la scission
et pour qu’ils sachent bien, ceux dotés de science, que ceci est bien le Vrai, venu de ton Seigneur ; qu’ils croient donc en Lui, que leur cœur s’humilie devant Lui. — Dieu guide ceux qui croient sur la voie de rectitude.
 Il est vrai que les dénégateurs resteront en chicane sur le message jusqu’à ce que l’Heure ne leur advienne à l’improviste, ou le tourment d’un Jour néfaste
la royauté, en ce Jour, à Dieu reviendra, de sorte que ce soit à Lui de trancher entre eux. Ceux qui auront cru, effectué les œuvres salutaires iront aux jardins de bonheur
tandis que les dénégateurs, ceux qui démentent Nos signes, ceux-là subiront un châtiment de vilenie
quant à ceux qui ont fait exode sur le chemin de Dieu, et puis encore y furent tués ou sont morts (de mort naturelle), Dieu assurément leur attribuera splendide attribution. — Il est par excellence Celui qui attribue
— Il les fera entrer l’entrée de contentement — Dieu est Connaissant, Longanime.
Voilà. Et puis qui se borne (à répliquer) à une exaction par la pareille, mais par surcroît essuie une nouvelle injure, assurément Dieu le secourra, assurément Dieu lui sera Clément, Indulgent
et cela de la même façon que Dieu, qui fait entrer la nuit dans le jour, fait entrer le jour dans la nuit. — Dieu est Entendant, Connaissant
— Et cela du fait que Dieu c’est le Vrai, et que ce que vous invoquez en Sa place, c’est le faux. — Dieu est l’Auguste, le Grandiose…
— Ne vois-tu pas que Dieu fait descendre une eau du ciel, et la terre au matin verdoyer ? — Il est le Subtil, l’Informé
— A Lui appartient tout ce qui est dans les cieux et sur la terre — Il est Celui-qui-se-suffit, le Louangé
— Ne vois-tu pas que Dieu a mis à votre service ce qui est dans la terre, et les vaisseaux qui sur Son ordre courent sur la mer, et qu’il retient le ciel de tomber sur la terre : il ne s’en abstient que par Son ordre — Dieu est aux humains Tendre, Miséricordieux
— C’est Lui qui vous a fait vivre, et puis vous fera mourir, et enfin vous fera revivre — Mais l’homme est plein d’ingratitude…
A chaque communauté Nous avons établi un lieu pour l’exercice de ses rites. Ne te laisse pas, non ! contester sur cet article : borne-toi à invoquer ton Seigneur. Assurément que tu agis selon la guidance, dans la rectitude
s’ils te contestent, dis : « Dieu est seul à même de connaître vos agissements
 c’est Dieu qui tranchera entre vous au Jour de la résurrection sur l’objet de vos divergences ».
Ne sais-tu pas que Dieu sait tout ce qu’il y a dans les cieux et sur la terre : cela figure dans un Livre — Et c’est pour Dieu bien aisé…
— Quoi ! ils adorent en place de Dieu cela qu’aucune justification n’escorte, dont ils n’ont pas la moindre science, et alors que les injustes ne trouveront point de secourant !...
Si on leur récite comme preuve Nos signes, tu reconnais sur la face des dénégateurs de la répulsion ; peu s’en faut qu’ils ne fassent violence à qui leur récite Nos signes. Dis : « Puis-je vous faire pire annonce que ce Feu promis par Dieu aux dénégateurs ? » — Destination funeste !
— Humains, il va être usé d’une semblance : prêtez-y l’oreille. Ceux que vous invoquez en place de Dieu sont impuissants à créer une mouche, même s’ils se mettaient à tous pour y réussir ; et si la mouche leur enlevait une chose, ils ne pourraient sur elle la récupérer — Sollicités aussi faibles que leurs solliciteurs !
— Ils n’ont pas évalué Dieu au vrai de Sa valeur — Il est Fort, Tout-Puissant...
— Dieu a choisi des envoyés parmi les anges et parmi les hommes — Dieu est Entendant, Clairvoyant
— Il sait ce qu’ils ont devant eux et ce qui leur vient derrière. A Dieu de toute chose il sera fait retour...
Croyants, inclinez-vous, prosternez-vous, adorez votre Seigneur, faites le bien, dans l’espoir de triompher
efforcez-vous en Dieu du vrai de Son effort. Il vous a élus. Il ne met aucune gêne pour vous dans la religion, en tant que fidèles à la communauté de votre père Abraham. C’est lui qui jadis vous a nommés Ceux-qui-se- soumettent. Qu’en cela l’Envoyé soit votre témoin, et vous les témoins des hommes. Élevez la prière. Acquittez la purification. Faites de Dieu votre rempart. Il est votre Maître : heureux Maître, et sûr Secourant !
Comblés sont les croyants
ceux qui dans leur prière témoignent d’humilité
qui s’écartent du verbiage
qui produisent à charge de purification
qui contiennent leur sexualité
(si ce n’est avec leurs épouses ou droites propriétés, en quoi ils ne sont pas blâmables
mais s’abandonner plus outre au désir serait transgression)
qui respectent les dépôts et leurs engagements
qui sont assidus à la prière
ceux-là sont les héritiers
ils hériteront du Paradis pour y être éternels.
— Oui, Nous avons créé l’homme d’une quintessence d’argile
puis Nous en fîmes une goutte de liquide, déposé en réceptacle sûr
puis ce peu de liquide, Nous le créâmes adhérence, et créâmes l’adhérence mâchure, et créâmes la mâchure ossature, et revêtîmes l’ossature de chair, après quoi Nous le promûmes d’une autre création… — Béni soit Dieu, le plus beau des créateurs !
— ... et puis après vous êtes des morts
et puis au Jour de la résurrection vous êtes ressuscités.
— Oui, Nous avons créé par-dessus vous sept orbites, non sans sollicitude envers la créature
et du ciel Nous faisons descendre l’eau selon une mesure, et sur la terre Nous la stabilisons, alors que Nous avons pouvoir de la faire évanouir
et Nous en faisons croître pour vous des vergers de palmiers et de vignes, qui vous offrent des fruits multiples, dont vous mangez
et un arbre issu du Mont Sinaï : on en récolte l’onguent et un (fameux) condiment pour les mangeurs.
Et quelle édification ne réside pas pour vous dans les bestiaux ! Nous vous abreuvons du contenu de leur ventre et vous tirez d’eux de multiples avantages, outre que vous en mangez
et que sur leur dos, à l’égal de navires, vous êtes transportés.
Oui, Nous avons envoyé Noé à son peuple. Il leur dit : « O mon peuple, adorez Dieu. Vous n’avez de dieu que Lui. Pourquoi ne pas vous prémunir ? »
Mais ceux du conseil, ces dénégateurs d’entre son peuple, dirent : « Ce n’est qu’un homme comme nous, qui veut prévaloir sur nous. Si Dieu l’avait voulu, Il aurait fait descendre des anges : or nous n’avons rien entendu de tel concernant nos premiers pères
il n’est qu’un homme possédé par des djinns. Mettons- le en observation pour un temps ».
Il dit : « Mon Seigneur, secours-moi de cela même sur quoi ils me démentent ».
Nous lui révélâmes : « Fabrique le bateau sous Nos yeux et selon Notre inspiration. Quand viendra le décret et que le four arrivera à ébullition, embarques-y deux partenaires de chaque (espèce), ainsi que les tiens, sauf celui d’entre eux qu’a déjà exclu la sentence... Ne m’entretiens pas de ceux qui ont commis l’iniquité : ils sont d’ores et déjà engloutis
... Une fois installés, ta compagnie et toi, sur le bateau, dis : “ Louange à Dieu qui nous sauve du peuple des iniques ”
 dis : “ Mon Seigneur, fais-moi descendre descente de bénédiction, n’es-Tu pas le Meilleur à faire descendre ?...”»
En quoi résident des signes, assurément, même si Nous le mettions à l’épreuve...
Et puis Nous développâmes après eux une autre génération.
Donc Nous envoyâmes chez eux un envoyé de leur race : « Adorez Dieu. Vous n’avez de dieu que Lui. Pourquoi ne pas vous prémunir ? »
Mais ceux du conseil, dénégateurs d’entre son peuple, de ceux qui démentaient la rencontre de la vie dernière parce que Nous leur avions donné le luxe dans celle d’ici-bas, dirent : « Ce n’est qu’un homme comme nous, qui mange de ce que nous mangeons, boit de ce que nous buvons
si nous obéissons à un homme comme nous... à coup sûr nous voici perdants
ne nous promet-il pas qu’une fois morts et réduits à la poussière et à des ossements, on nous fera sortir de notre tombe ?
loin, loin sommes-nous de ce qui nous est promis !
 il n’y a que notre vie d’ici-bas : mourir comme nous vivons ; être ressuscités, que non pas !
il n’est, lui, qu’un homme qui fabule un mensonge sur Dieu. Nous, lui ajouter créance, que non pas ! »
— « Mon Seigneur dit-il, secours-moi de cela même sur quoi ils me démentent ».
Dieu dit : « Sous peu, un beau matin, puissent-ils, oui, avoir à regretter ! »
En conséquence la clameur les prit, à bon droit ! Nous les réduisîmes en déchets. A bas le peuple des iniques !
Et puis Nous développâmes après eux d’autres générations...
— Nulle nation n’avance son terme non plus qu’elle ne l’ajourne.
... et puis Nous envoyâmes Nos envoyés par intervalles. Chaque fois qu’une nation recevait le sien, elle le démentait. Et Nous fîmes les peuples se suivre, et Nous les réduisîmes à la légende. A bas tout peuple d’incroyance !
Puis Nous avons envoyé Moïse et son frère Aaron, munis de Nos signes et d’un pouvoir explicite
à Pharaon et à son conseil, lesquels se montrèrent orgueilleux, étant peuple d’arrogance.
— « Quoi !, dirent-ils, nous ajouterions créance à deux hommes comme nous, quand le peuple dont viennent ces deux-ci nous sert en esclavage ? »
ils le démentirent et furent en conséquence du nombre des abolis.
A Moïse Nous avons donné l’Écrit, escomptant qu’ils se guideraient bien.
Du fils de Marie et de sa mère Nous avons fait un signe ; Nous les avons tous deux recueillis sur une spacieuse et jaillissante colline…
« Envoyés, mangez des choses bonnes, œuvrez salutairement ; de ce que vous faites Je suis Connaissant.
Cette communauté-ci est la vôtre, en tant que communauté unique : ne suis-Je pas votre Seigneur (à tous) ? Envers Moi prémunissez-vous.
De fait, ils entre-déchirèrent leur (observance) selon (plusieurs) Ecritures, chaque parti se complaisant à celle qu’il détenait
eh bien ! laisse-les dans leur remous pour un temps.
... S’imaginent-ils que ce que Nous leur dispensons de fils et de richesses
ne soit de Notre part que façon de hâter pour eux les biens (éternels) ? Mais non ! ils n’ont pas conscience.
Tandis que ceux qu’émeut la crainte de leur Seigneur
qui croient aux signes de leur Seigneur
qui n’associent nul autre à leur Seigneur
qui donnent ce qu’ils peuvent donner sans que leur cœur dépouille la crainte du retour à leur Seigneur
c’est de leur part hâter les biens (véritables) et y arriver avant tous les autres.
Assurément, Nous ne chargeons toute âme qu’à sa capacité. Il est par-devers Nous un Livre qui articule le Vrai : les pécheurs ne sont pas lésés.
Mais non ! à leur cœur, plongé dans le remous, la leçon échappe ; ils commettent des actions mauvaises et s’y obstinent
au point que quand Nous saisissons leurs privilégiés par le châtiment, les voici qui hurlent
« Ne hurlez pas en ce jour. Vous ne trouverez pour Nous échapper aucun secours
sur vous s’égrenaient Nos signes ; vous reculiez sur vos talons
et trop fiers pour le (message), vous divaguiez à la veillée ».
Est-ce donc faute de déployer la parole, ou que leur soit advenu ce qui n’était pas advenu à leurs pères premiers
ou qu’ils ne reconnaissent pas leur Envoyé, mais le sus­pectent
ou le traitent de possédé par les djinns, alors que, tout au rebours, il leur apporte le Vrai ? — Mais eux, pour la plupart, répugnent au Vrai.
— Or si le Vrai se prêtait à leurs passions, quel ravage ne serait-ce pas aux cieux, sur la terre et parmi ses habitants ! — Oh non ! Nous leur apportons leur Rappel, mais à leur Rappel eux se dérobent.
 — Serait-ce alors que tu leur demandes tribut ? Mais la rétribution de Dieu est la meilleure, puisqu’Il est, Lui, le meilleur des pourvoyeurs
tu ne fais, toi, que les appeler à une voie de rectitude
mais ceux qui ne croient pas à la vie dernière obliquent hors de la voie.
Aurions-Nous d’eux miséricorde, les délivrerions-Nous de ce qu’ils portent en eux de malheur, ils s’acharneraient à leur impudence, à leur extravagance
Nous avons eu beau les saisir par le châtiment, ils ne se sont pas pour autant rendus à leur Seigneur, pas plus qu’ils n’éprouvent de componction
 jusqu’à ce que Nous ouvrions sur eux une porte donnant sur un châtiment majeur, et les voilà soudain désespérés.
... Et c’est Lui qui a suscité pour vous l’ouïe, et la vue, et le cœur — Mais que chétive est votre reconnaissance !
— Lui qui vous a répandus sur la terre : et c’est vers Lui que vous serez rassemblés
 Lui qui fait vivre et mourir, de qui relève l’alternance de la nuit et du jour — Ne raisonnez-vous pas ?
— Mais non ! ils parlent comme faisaient les Anciens
ils disent : « Comment, une fois morts, devenus os et poussière, serions-nous vraiment ressuscités ?
cette promesse-là, nos pères, comme nous, l’ont entendue : ce ne sont que légendes d’Anciens ».
Dis : « A qui sont la terre et les habitants, pour peu que vous sachiez ? »
ils répondront : « A Dieu ». Dis : « Alors, pourquoi ne pas réfléchir ? »
Dis : « Qui donc est le Maître des sept cieux, le Maître du Trône sublime ? »
 ils répondront : « Dieu ». Dis : « Alors, pourquoi ne pas vous prémunir ? »
Dis : « Qui tient dans sa main la souveraineté de toute chose, qui protège et ne saurait être protégé, pour peu que vous sachiez ? »
ils répondront : « Dieu ». Dis : « Alors, pourquoi vous laisser ensorceler ? »
Bien plutôt Nous leur apportons le Vrai, tandis qu’ils s’obstinent au mensonge.
— Dieu ne s’est pas donné de progéniture ; il n’y a pas avec Lui d’autre dieu. Sans quoi chaque dieu accaparerait sa création, l’un cherchant à surpasser l’autre. A la transcendance de Dieu ne plaise, en dépit de leurs affabulations !
Il est Connaissant du mystère et de la présence. Exalté soit-Il sur cela qu’ils Lui associent !
Dis : « Seigneur, s’il faut que Tu me fasses voir ce qui leur est promis
Seigneur, ne me relègue pas dans le peuple des iniques »
— Oui, de te faire voir ce que Nous leur promettons, le pouvoir Nous avons
repousse la mauvaiseté par ce qui est le meilleur. Nous, Nous sommes mieux que personne au fait de ce qu’ils fabulent...
Dis : « Seigneur, en Toi soit mon refuge contre les pressions des satans
en Toi soit mon refuge contre leur approche même »...
 ... Au point que lorsque la mort advient à l’un d’eux, il dise : « Seigneur fais-moi revenir
dans l’esprit d’agir salutairement en ce que j’ai délaissé ». — Non pas ! ce n’est qu’une parole qu’il ne cesse de dire tandis que de derrière les morts un seuil se referme jusqu’au Jour de la résurrection.
Du Jour où il aura été sonné dans la trompe, plus de parentèle entre les morts, non plus qu’ils ne s’interrogent.
Celui dont la balance est lourde... ceux-là sont les comblés
celui de qui elle est légère... ceux-là se seront eux- mêmes perdus, et s’éternisent dans la Géhenne
 le feu lèche leur face, béante sur un rictus.
 ... « Ou n’est-ce pas que Mes signes s’égrenaient sur vous, mais que vous les démentiez ? »
— « Seigneur, disent-ils, c’est que notre malheur en nous l’emportait : bien que nous fussions gens à nous égarer
Seigneur, fais-nous en sortir ! Si nous récidivions, iniques nous serions ».
Dieu dit : « Arrière ! Restez-y, sans m’adresser la parole ».
Il y avait une troupe de Mes adorateurs qui disait : « Sei­gneur, nous croyons. Pardonne-nous, prends-nous en miséricorde : Tu es le Meilleur qui prenne en miséricorde »
vous en fîtes des objets de dérision, au point d’en oublier le Rappel, si fort d’eux vous riiez
en ce Jour Je les récompense de leur patience en faisant d’eux les comblés.
Dieu dit : « Combien de temps êtes-vous demeurés sur la terre, en nombre d’années ? »
— « Nous y sommes demeurés, disent-ils, un jour ou seulement une fraction d’un jour. — Interroge là-dessus ceux qui savent compter ».
 Dieu dit : « Si vous y êtes restés si peu, oh! si vous saviez !...
pensiez-vous que Nous vous ayons créés en pure gratuité, et que de vous-mêmes il ne Nous fût pas fait retour ? »
Exalté soit Dieu, le Roi de Vérité. Il n’est dieu que Lui, le Maître du Trône généreux.
Quiconque invoque avec Dieu un autre dieu, le fait sans justification aucune. Seulement son compte est dans les mains du Seigneur. Dieu ne comble pas les dénégateurs.
Dis : « Seigneur, pardonne-nous, prends-nous en miséricorde. Toi le Meilleur pour prendre en miséricorde ».
Une sourate que Nous avons fait descendre avec des dispositions obligatoires. Et Nous y avons fait descendre des signes d’évidence, escomptant que vous méditiez.
Quant à celle ou celui qui se rend coupable de fornication, flagellez chacun de cent coups. Par respect de la religion de Dieu, ne vous laissez pas émouvoir de pitié pour eux, si vous croyez en Dieu et au Jour dernier. Qu’un groupe de croyants soit témoin du châtiment.
Fornicateur n’épouse que fornicatrice ou qu’associante ; fornicatrice n’épouse que fornicateur ou associant : pareil acte est interdit aux croyants.
Qui accuse une préservée sans produire, à l’appui, quatre témoins, infligez-lui quatre-vingts coups ; n’acceptez plus d’eux un témoignage, à jamais : voilà bien les scélérats
sauf pour eux à se repentir après leur faute, et à se réformer — Dieu est Tout indulgence, Miséricordieux
— Ceux qui accusent leurs épouses, sans avoir d’autres témoins qu’eux-mêmes, chacun devra proférer quatre attestations par Dieu qu’il a dit vrai
plus une cinquième consistant à appeler sur soi la malédiction divine, au cas où il en aurait menti
cependant, on épargnera le châtiment à l’épouse si elle profère quatre attestations devant Dieu comme quoi il en a menti
plus une cinquième consistant à appeler sur soi la colère divine au cas où il aurait dit vrai.
N’était sur vous la grâce de Dieu et Sa miséricorde, et qu’il ne fut l’Enclin-au-repentir, le Sage…
Que les auteurs de la calomnie soient un quarteron des vôtres, n’estimez pas qu’il en résulte pour vous du mal : mais non ! c’est un bien pour vous. A tout individu d’entre eux la part qu’il se sera acquise du péché ! Quant à celui d’entre eux qui en assume la gravité, qu’il s’attende à un terrible châtiment !
ah ! si, quand vous l’avez entendu, croyantes et croyants avaient d’eux-mêmes présumé le bien, et dit : « Ce n’est que flagrante calomnie... » !
ah ! si les calomniateurs avaient appuyé leur accusation de quatre témoins ! ainsi donc, n’ayant pas produit de témoins, sont-ils au regard de Dieu des menteurs.
N’eût été sur vous la grâce de Dieu, et Sa miséricorde en ce monde et dans la vie dernière, vous subiriez certainement, rien que pour les propos que vous avez répandus, un châtiment terrible
puisque vous accueillez sur votre langue et articulez de votre bouche ce sur quoi vous ne savez rien, pensant que c’est véniel, alors qu’au regard de Dieu c’est terrible
Ah ! si, entendant (la calomnie) vous vous étiez dit : « Nous n’avons pas le droit d’en parler ». — O transcendance ! L’effroyable imposture !
— Dieu vous commande de ne pas recommencer la pareille, au grand jamais, si vous êtes des croyants.
Dieu explicite à votre intention les signes. — Il est Connaissant et Sage.
— Ceux qui aimeraient que l’opprobre s’ébruite parmi les croyants subiront un châtiment douloureux en ce monde et dans l’autre. — Dieu sait, vous ne savez point.
— N’eût été sur vous la grâce de Dieu et Sa miséricorde, et que Dieu ne fut envers vous Tendre et Miséricordieux...
— Vous qui croyez, ne suivez point les pas de Satan. Qui suit les pas de Satan, celui-ci ne vous enjoint que l’opprobre, le blâmable — N’eût été sur vous la grâce de Dieu et Sa miséricorde... nul d’entre vous n’eût jamais été pur. Mais Dieu purifie qui Il veut. — Dieu est Entendant, Connaissant.
— Que parmi vous les privilégiés par l’aisance ne jurent pas de donner aux parents, à l’indigent, à ceux qui font exode sur le chemin de Dieu ; qu’ils effacent et pardonnent : n’aimez-vous pas que Dieu vous soit Indulgent ? — Dieu est Tout indulgence, Miséricordieux.
— Que ceux qui accusent des préservées, naïves mais croyantes, soient maudits en ce monde et dans l’autre ; qu’ils subissent un châtiment terrible
au Jour où contre eux leur propre langue, leurs mains, leurs pieds porteront témoignage de ce qu’ils auront fait
ce Jour-là Dieu leur acquittera leur récompense de vérité, et ils savent que Dieu est le Vrai qui s’explicite.
Les vilaines aux vilains et les vilains aux vilaines ! Les vertueuses aux vertueux et les vertueux aux vertueuses ! Ceux-ci sont innocents de ce que disent ceux-là ; à eux indulgence plénière et généreuse attribution.
Vous qui croyez, n’entrez pas dans des maisons qui ne sont pas vôtres sans vous être fait bienvenir, non plus que sans saluer les occupants : cela sera bien à vous. — Espérons que vous vous rappellerez…
— Si vous n’y trouvez personne, n’y entrez pas avant d’en avoir reçu permission. Si l’on vous dit de repartir, repartez donc, ce sera de votre part plus net. — Dieu est de tout ce que vous faites Connaissant.
Point de blâme sur vous à entrer dans des maisons inhabitées où se trouverait un objet à vous. — Dieu sait ce que vous publiez et ce que vous dissimulez.
— Dis aux croyants de baisser les yeux et de contenir leur sexe : ce sera de leur part plus net. — Dieu est de leurs pratiques Informé.
— Dis aux croyantes de baisser les yeux et de contenir leur sexe ; de ne pas faire montre de leurs agréments, sauf ce qui en émerge, de rabattre leur fichu sur les échancrures de leur vêtement. Elles ne laisseront voir leurs agréments qu’à leur mari, à leurs enfants, à leurs pères, beaux-pères, fils, beaux-fils, frères, neveux de frères ou de sœurs, aux femmes (de leur communauté), à leurs captives, à leurs dépendants hommes incapables de l’acte, ou garçons encore ignorants de l’intimité des femmes. Qu’elles ne piaffent pas pour révéler ce qu’elles cachent de leurs agréments. — Par-dessus tout, repentez-vous envers Dieu, vous tous les croyants, dans l’espoir d’être des triomphants...
 — Mariez les femmes de votre communauté, et les vertueux parmi vos esclaves hommes et femmes ; s’ils sont dans le besoin, Dieu leur suffira par Sa grâce — Dieu est Libéral, Connaissant.
Que ceux qui ne trouvent pas de quoi se marier s’efforcent à la chasteté jusqu’à ce que Dieu leur suffise par Sa grâce. Ceux qui parmi vos droites propriétés soupirent après un écrit (d’affranchissement), eh bien ! délivrez-le-leur, si vous constatez en eux du bien, et faites leur remise de cette part de Dieu dont Il vous gratifie. Vos jeunes esclaves, si elles veulent être des préservées, ne les contraignez pas, par désir du casuel d’ici-bas, à la prostitution. Si on les contraignait, Dieu leur sera, parce que contraintes, Tout indulgence, Miséricordieux...
Oui, Nous avons fait descendre sur vous des signes d’évidence, une semblance tirée de vos devanciers révolus, une édification pour qui veut se prémunir.
Dieu est la lumière des cieux et de la terre. Semblance de Sa lumière : une niche où brûle une lampe, la lampe dans un cristal ; le cristal, on dirait une étoile de perle : elle tire son aliment d’un arbre de bénédiction, un olivier qui ne soit ni de l’est ni de l’ouest, dont l’huile éclaire presque sans que la touche le feu. Lumière sur lumière ! Dieu guide à Sa lumière qui Il veut... — Et Il use, à l’intention des hommes, de semblances, car Dieu est Connaissant de toute chose
— ... en ces maisons que Dieu a permis d’élever et qu’y soit rappelé Son nom. Là, célèbrent Sa transcendance du matin au crépuscule
des hommes que nulle affaire, nul commerce ne distraient du Rappel de Dieu, de l’accomplissement de la prière, du versement de la purification, et qui redoutent le Jour où se révulseront les regards et les cœurs
afin que Dieu les rétribue de plus beau qu’ils n’auront fait, avec en surplus une part de Sa grâce — Car Dieu gratifie qui Il veut sans compter.
 Tandis que les dénégateurs, leurs actions sont comme le mirage d’un bas-fond. L’assoiffé le prend pour de l’eau, jusqu’au moment d’y parvenir : il trouve alors que ce n’était rien. Mais il y trouve Dieu recouvrant sur lui Son compte — Car Dieu est rapide à faire le compte.
Ou comme des ténèbres sur une mer profonde. Une vague le couvre par-dessus lui, et par-dessus la vague une nuée, des ténèbres par couches amoncelées. S’il fait sortir sa main, il ne la voit même pas — Celui en qui Dieu ne met pas Sa lumière, n’a plus lumière aucune.
— Ne vois-tu pas Sa transcendance célébrée de quiconque habite la terre ou les cieux ? Les oiseaux éployés, chacun d’eux sait bien Le prier, célébrer Sa transcendance — Dieu de tout ce qu’ils font est Connaissant.
 A Dieu la royauté des cieux et de la terre. Vers Dieu la destination de tout.
N’as-tu pas vu Dieu rassembler un nuage, puis l’agglomérer, puis le concentrer ; tu vois alors sortir une bruine de ses béances ; et Dieu fait descendre du ciel, comme des montagnes qu’il y eût là-haut, des chutes de grêle : Il en frappe qui Il veut ; les détourne de qui Il veut ; la lueur de Son éclair manque emporter la vue.
Dieu commute la nuit et le jour. — Grande leçon en cela pour les clairvoyants !
Dieu a créé toute bête à partir de l’eau. Les unes marchent sur le ventre, d’autres sur leurs deux pieds, d’autres sur quatre : Dieu crée ce qu’Il veut — Il est Omnipotent.
— Oui, Nous avons fait descendre des signes probatoires. Dieu guide qui Il veut à une voie de rectitude.
Ils disent cependant : « Nous croyons en Dieu et à l’Envoyé ». Puis un parti d’entre eux, après une telle parole, se dérobe : ce ne sont pas des croyants !
quand on les convie à Dieu et à Son Envoyé, pour qu’Il décide entre eux, voilà qu’un parti s’écarte
alors que s’ils avaient pour eux le Vrai, ils viendraient à Lui docilement.
Ont-ils au cœur une maladie, ou bien le doute, ou craignent-ils que Dieu soit injuste envers eux, ainsi que Son Envoyé ? — Non, ce sont eux les iniques !
— Tandis que les croyants, quand on les convie à Dieu et à Son Envoyé, pour qu’entre eux Il décide, se bornent à dire : « Entendre c’est obéir », ce sont eux les triomphants !
Qui obéit à Dieu et à Son Envoyé, redoute Dieu, se prémunit envers Lui, ce sont eux les excellents !
— Ils ont juré devant Dieu, du plus fort de leurs serments, de partir en campagne si tu les y invitais. Dis : « Ne jurez pas ! Obéissance bien connue... Dieu est Informé de vos agissements »
dis : « Obéissez à Dieu, obéissez à l’Envoyé ». Si vous vous dérobez, il ne lui incombera que sa propre charge, et à vous la vôtre. En revanche si vous obéissez, vous vous serez bien guidés. — Quant à l’Envoyé, seule lui incombe la communication explicite...
— Dieu a promis à ceux d’entre vous qui croient, effectuent les œuvres salutaires, qu’Il ferait d’eux Ses lieutenants sur la terre, comme Il a fait de leurs devanciers ; qu’Il consolidera pour eux la religion que pour eux Il agrée, qu’Il substituera à leur peur la sécurité, à condition qu’ils M’adorent, sans rien d’autre M’associer — Après une telle (promesse), ceux qui dénient, ceux- là sont entre tous des scélérats.
— Accomplissez la prière, acquittez la purification, obéissez à l’Envoyé, dans l’espoir d’être pris en Sa miséricorde...
Ne tenez pas les dénégateurs pour invincibles sur la terre. Leur asile sera le Feu — Exécrable destination !
Vous qui croyez, que vos droites propriétés et ceux d’entre vous qui n’ont pas encore l’âge de raison vous demandent permission (d’entrer) en trois occurrences : avant la prière de l’aube, alors que vous avez mis bas vos vêtements à la méridienne, et après la prière du soir : trois moments (où se découvre) votre intimité. Nul blâme, en revanche, ni pour eux ni pour vous, hors ces occurrences d’aller et venir de l’un à l’autre. — C’est ainsi que Dieu explicite pour vous Ses signes. Il est Connaissant et Sage.
— Quand vos garçons atteignent l’âge de raison, qu’ils vous demandent donc permission (d’entrer), comme faisaient leurs prédécesseurs. — C’est ainsi que Dieu explicite pour vous Ses signes. Il est Connaissant et Sage.
— Les femmes ménopausées n’escomptant plus mariage, point de blâme pour elles à mettre bas leurs vêtements, à condition de ne pas exhiber quelque agrément. Toutefois, si elles s’en font scrupule, mieux sera- ce pour elles. — Dieu est Entendant, Connaissant.
— Pour l’aveugle non plus, pour le boiteux non plus, et non plus pour le malade... Et non plus pour vous à manger, aussi bien que dans vos maisons, dans celle de votre père ou de votre mère, ou de vos frères, ou de vos sœurs, ou de vos oncles ou tantes paternels, ou de vos oncles ou tantes maternels, ou dans toute demeure dont vous ayez les clefs, ou dans celle de votre ami, point de blâme à manger soit en groupe soit séparément. Si vous entrez dans des maisons, saluez-vous réciproquement d’une salutation en Dieu benoîte et courtoise — C’est ainsi que Dieu explicite pour vous Ses signes, dans l’attente que vous raisonniez.
— Seulement les croyants, ceux qui croient en Dieu et à Son Envoyé, s’ils sont avec ce dernier pour une affaire commune, qu’ils ne partent qu’après lui en avoir demandé la permission. Ceux qui t’en auront demandé la permission, ceux-là seront les croyants en Dieu et à Son Envoyé. Quand ils te demandent permission pour une affaire les concernant, donne cette permission à qui tu veux, et demande pour eux le pardon de Dieu. — Dieu est Tout indulgence et Miséricordieux.
Ne traitez pas l’appel de l’Envoyé parmi vous comme n’importe quel appel que vous vous lancez l’un à l’autre : Dieu connaît bien ceux de vous qui s’esquivent grâce à des connivences. Qu’ils prennent garde, ceux qui contreviennent à Son ordre, de ne pas succomber au trouble ou que ne les frappe un châtiment douloureux !
Est-ce que tout ce qui est aux cieux et sur la terre ne revient pas à Dieu ? Il connaît bien votre situation. Au Jour où d’eux à Lui il sera fait retour, Il les informera de ce qu’ils auront pratiqué. — Dieu est de toute chose Connaissant.
Béni soit Celui qui opéra la descente du Critère sur Son adorateur, pour faire de ce dernier un donneur d’alarme aux univers
Celui à qui appartient la royauté des cieux et de la terre, qui ne S’est pas donné de progéniture, ne S’associe nul autre dans la royauté, a créé toute chose en y mettant la juste mesure
pourtant ils se donnent en Sa place des dieux qui ne créent rien : eux-mêmes créés, ils n’ont pouvoir de leur apporter dommage non plus qu’avantage, n’ont pouvoir ni de mort, ni de vie, ni de résurrection.
Les dénégateurs ont dit : « Ce n’est là qu’une mystification, qu’il combine en se faisant aider par un groupe d’autres gens ». Ils se sont ainsi rendus coupables d’une calomnieuse agression
 ils ont encore dit : « Fables d’Anciens : il les consigne sous dictée au commencement et à la chute du jour »
dis : « Il l’a fait descendre, Celui qui connaît le secret des cieux et de la terre, parce qu’Il est le Tout pardon, le Miséricordieux ».
Ils ont encore dit : « Qu’est-ce que cet Envoyé qui prend de la nourriture, circule dans les marchés ! Ah ! si l’on avait fait descendre un ange pour donner avec lui l’alarme
si l’on lui avait lancé un trésor, ou qu’il eût un verger pour en manger ! » Et ces iniques de dire : « Vous ne faites que suivre un homme ensorcelé ».
Vois comme ils usent sur toi de semblances : donc ils s’égarent, donc ils échouent à trouver un chemin...
Béni soit Celui qui, s’Il le veut, fera pour toi sortir de ces peines un bien supérieur : des jardins de sous lesquels des ruisseaux coulent, et qui t’affectera des châteaux…
Bien plus, ils démentent l’Heure ; or Nous aménageons à qui dément l’Heure un brasier
qui d’eux, à peine les aperçoit-il de loin, se fait entendre en fureur et hoquets
une fois précipités en lieu d’étroitesse, entravés à plusieurs, ils appellent de là-bas la destruction.
« N’appelez pas en ce Jour une seule destruction mais une multiplication de destruction ! »
Dis : « Cela vaut-il mieux, ou bien le Jardin d’éternité promis à ceux qui se prémunissent, comme leur rétribution et destination ? »
Ils ont là tout ce qu’ils veulent, pour l’éternité — Promesse due, incombant à ton Seigneur
— Le Jour où Nous confrontons (les coupables) avec cela qu’en place de Dieu ils ont adoré… — Il dit (aux faux dieux) : « N’est-ce pas vous qui avez égaré du chemin ces Miens adorateurs ? ou sont-ce eux qui se sont égarés ? »
« A Ta transcendance ne plaise !, disent-ils, nous n’étions pas fondés à adopter en Ton lieu des patrons, mais Tu leur as comme à leurs pères accordé jouissance au point qu’ils oublièrent le rappel et ne furent plus qu’un peuple à l’abandon ».
De la sorte eux-mêmes vous démentent par vos allégations. Vous ne trouverez pas d’esquive, non plus que de secours. Quiconque parmi vous est inique, Je lui fais goûter un terrible châtiment.
Nous n’avons pas envoyé avant toi d’envoyés, qu’ils ne prennent de la nourriture, ne circulent dans les marchés. Nous avons fait des uns parmi vous une tentation pour les autres. — Etes-vous capables de patience ? Car Dieu est Clairvoyant...
— Ceux qui n’aspirent point à Notre rencontre ont encore dit : « Si l’on ne fait descendre sur nous les anges et que nous ne voyons notre Seigneur... » — Mais c’est s’en trop accroire ; impudente est leur impudence !
le Jour où ils verront les anges, ce ne sera pas une bonne nouvelle, ce Jour-là, pour les criminels ; alors ils pourront bien clamer : « Asile inviolable ! »
Nous nous penchons sur ce qu’ils ont pu agir d’actions, et Nous en faisons poussière dansante.
Les compagnons du Jardin, ce Jour-là, sont gratifiés d’un gîte meilleur, d’une plus belle méridienne
au Jour où le ciel s’est fendu sur la nuée et que s’opère la descente des anges
la royauté de Vérité, ce Jour-là, est au Tout miséricorde, Jour bien ardu pour les dénégateurs
au Jour où l’inique se mord les mains, disant : « Ah ! si j’avais pris avec l’Envoyé mon chemin !
Malheur à moi d’avoir élu Un tel pour intime !
après que le Rappel m’eut touché, il m’en a fourvoyé ». — Comme Satan fait défection à l’homme !...
— « Seigneur, dit l’Envoyé, mon peuple tient ce Coran pour chose à fuir ».
— C’est ainsi ! Nous donnons à chaque prophète des ennemis parmi les criminels. Aie suffisance de ton Seigneur en tant que secours et que guide.
Les dénégateurs ont encore dit : « Ah ! si la descente du Coran s’était faite sur lui d’une seule venue ! » — C’est ainsi ! pour le fixer dans ton cœur ; et (dans ce but aussi) Nous en espaçons la diction
et puis l’on ne te saisit de nulle semblance que Nous ne t’apportions le Vrai, avec plus beau qu’elle en déploiement...
Quant à ceux qui sont rassemblés sur leur face en direction de la Géhenne, pire est leur place et plus erratique leur chemin.
Oui, Nous avons conféré à Moïse l’Écriture, et commis avec lui son frère Aaron comme assistant
Nous dîmes : « Allez tous deux vers le peuple qui dément Nos signes » : Nous les détruisîmes de fond en comble.
Et le peuple de Noé, quand il eut démenti les envoyés : Nous les engloutîmes pour faire d’eux un signe à l’usage des hommes. Nous ménageons aux iniques un douloureux châtiment.
Et puis ceux de 'Ad et de Thamûd et les gens de Rass, avec entre les uns et les autres de multiples générations
et pour chacun d’eux nous usions de semblances, et tous Nous les abolîmes d’abolition.
— Ils sont effectivement passés devant la cité qui reçut la pluie funeste. Ne la distinguaient-ils pas ? C’est plutôt qu’ils n’aspirent pas à la résurrection... 
— Quand ils te considèrent, ils ne font que te prendre en dérision : « Est-ce bien là celui que Dieu comme Envoyé nous dépêche ?
de peu s’en serait fallu qu’il ne nous égarât de nos dieux, si nous n’avions été pour eux patients ». — Ils sauront, quand ils verront le tourment, qui se sera le plus égaré du chemin.
Prétends-tu que celui qui s’est donné pour dieu sa propre passion, tu aurais à te faire son répondant ?
Crois-tu que pour la plupart ils entendent, ou bien raisonnent? Ils sont seulement comme les troupeaux, et plus faciles encore à perdre le chemin.
Ne regardes-tu pas vers ton Seigneur, comme il fait s’étendre l’ombre ? S’Il le voulait, Il la rendrait immobile — De plus Nous lui donnons le soleil pour guide
et puis encore Nous la reployons à Nous en douceur.
— C’est Lui qui pour vous fait de la nuit une vêture, du sommeil une pause, du jour une résurrection 
Lui qui envoie les vents s’épandre en courriers de Sa miséricorde — Et Nous faisons descendre du ciel une eau de pureté
pour en faire revivre une terre morte et en abreuver parmi Notre création gens et troupeaux par multitudes
entre eux, Nous la modulons afin qu’ils méditent — Mais la plupart se refusent, si ce n’est à la dénégation...
— L’eussions-Nous voulu, Nous aurions dépêché dans toute cité quelqu’un lui donner l’alarme…
Ne cède pas aux dénégateurs. Par ceci combats-les d’un grand combat…
— ... C’est Lui qui, lâchant à leur gré les deux mers, celle- ci douce et suave, celle-là salée et saumâtre, a ménagé entre l’une et l’autre un seuil, une barrière inviolable
Lui qui de l’eau a créé l’homme, puis l’institua par le lignage et l’alliance — Car ton Seigneur en est capable.
— et pourtant ils adorent, en place de Dieu, cela qui ne leur apporte ni dommage ni avantage ; le dénégateur contre son Seigneur prend parti. 
Nous ne t’avons envoyé que pour porter la bonne nouvelle et donner l’alarme
dis : « Je ne vous demande pour ceci nul salaire, sinon que tout volontaire se donne vers son Seigneur un chemin ». 
Remets-t-en au Vivant, à l’Immortel, exalte par la louange Sa transcendance. Il Lui suffit de Lui-même pour être informé des fautes de Ses adorateurs.
Lui qui créa les cieux et la terre et leur entre-deux, en l’espace de six jours, et puis s’installa sur le Trône, le Tout miséricorde, eh bien ! interroge sur Lui qui est informé.
Quand on leur dit : « Prosternez-vous devant le Tout miséricorde », ils disent : « Qu’est-ce que le Tout miséricorde ? Nous prosterner devant qui tu nous ordonnes ! » Et cela les grandit en révolte…
— Béni soit Celui qui a placé dans le ciel des châteaux, y a placé le soleil comme flambeau, une lune éclairante 
qui a mis la nuit et le jour en alternance pour l’homme désireux de méditer ou désireux de remercier.
Les adorateurs du Tout miséricorde sont ceux qui vont par la terre modestement… — si des païens les interpellent, ils disent : « Salut » 
— ... ceux qui passent la nuit à se prosterner et à se redresser pour leur Seigneur
ceux qui disent : « Notre Seigneur, détourne de nous le tourment de Géhenne » — C’est un tourment implacable
funeste comme gîte et comme séjour.
— ... ceux qui, lorsqu’ils font dépense, ne se montrent ni prodigues ni ladres — mais qu’il y ait entre ceci et cela juste mesure
— ... ceux qui n’invoquent pas d’autres dieux avec Dieu, ne font pas périr une âme, celle-ci étant protégée par Dieu d’un interdit (sauf à bon droit), se gardent de la fornication — Qui perpètre cela rencontre péché majeur
Dieu lui redouble son tourment au Jour de la résurrection, Il l’y éternise dans la vilenie 
exception faite de qui se repent, croit, effectue l’œuvre salutaire..., ceux-là Dieu substitue à leurs mauvaises actions de belles, car Dieu est Tout pardon, Miséricordieux
— celui qui se repent, effectue l’œuvre salutaire, revient à Dieu d’un valable repentir.
... ceux qui ne portent pas de faux témoignages et qui, s’ils passent devant le verbiage, passent avec gravité 
ceux qui, entendant le Rappel des signes de leur Seigneur, ne se jettent pas à terre en sourds et en aveugles 
ceux qui disent: «Notre Seigneur, accorde-nous fraîcheur des yeux en nos épouses et nos progénitures, et fais de nous un modèle pour ceux qui veulent se prémunir » 
ceux-là auront les chambres pour salaire de leur patience. Ils y seront accueillis par : « Bienvenue » et : « Salut »
ils y seront pour l’éternité dans la splendeur du séjour et du gîte.
Dis : « Mon Seigneur ne se met pas en peine de vous, sinon quand vous appelez. Or vous avez démenti (Son message. A votre crime) collera (le châtiment) ».
T S M
Ce sont là des signes de l’Écrit explicite.
Peut-être te morfonds-tu (de l’angoisse) qu’ils ne soient jamais des croyants
si Nous voulions, Nous ferions contre eux descendre du ciel un signe dont leur col demeurerait subjugué
bien qu’il ne leur vienne du Tout miséricorde nul renouveau du Rappel, qu’ils ne persistent à s’y dérober
c’est ainsi qu’ils ont démenti ; eh bien ! ils recevront des nouvelles de ce dont ils ont coutume de se railler...
Ou serait-ce qu’ils ne regardent pas la terre, comme Nous y faisons pousser de toute espèce généreuse ?
— En quoi réside un signe : la plupart ne croient pas pour autant
— Ton Seigneur n’en est pas moins le Miséricordieux, le Tout-Puissant.
Lors ton Seigneur appela Moïse : « Va-t’en au peuple d’iniquité
le peuple de Pharaon » — Ils refusaient de se prémunir.
— Moïse dit : « Seigneur, je crains qu’ils ne me démentent
ma poitrine s’obstrue, ma langue ne se délie. Envoie chercher Aaron
d’autant qu’ils ont un crime à ma charge : j’ai bien peur qu’ils ne me mettent à mort ».
Dieu dit : « Non ! allez-vous-en tous deux porter Nos signes. Avec vous Nous serons à l’écoute ».
Tous deux s’en vinrent à Pharaon : « Nous sommes, dirent-ils, un envoyé du Seigneur des univers
renvoie avec nous les Fils d’Israël ».
Pharaon dit : « Ne t’avons-nous pas éduqué parmi nous tout petit ? Tu as passé chez nous des années de ta vie
et pourtant tu commis la chose par toi commise, alors que tu étais en pleine dénégation ».
Moïse dit : « Oui, je l’ai commise, alors que j’étais en pleine errance
c’est pourquoi je vous ai fui par crainte de vous. Depuis, Dieu m’a conféré un pouvoir, m’a fait de ceux qui sont envoyés
beau bienfait que tu me prodigues : d’avoir réduit en esclavage les Fils d’Israël ! »
Pharaon dit : « Qu’est-ce donc que le Seigneur des univers ? »
Moïse dit : « Le Seigneur des cieux et de la terre et de leur entre-deux, pour autant que vous soyez accessibles à la certitude »...
Pharaon dit à son entourage : « Vous n’écoutez pas ? »
... « Il est, poursuivit Moïse, votre Seigneur, et celui de vos ancêtres premiers »...
Pharaon dit : « Votre envoyé, spécialement envoyé à vous, n’est bien sûr qu’un insensé ! »
Moïse continua : ... « Seigneur de l’orient et de l’occident et de leur entre-deux, pour autant que vous raisonniez ».
Pharaon dit : « Si tu te donnes un autre que moi comme dieu, je jure de faire de toi un misérable prisonnier ».
Moïse dit : « Et si je t’apporte une chose d’évidence ? »
Pharaon dit : « Apporte toujours, si tu es un véridique ».
Moïse projeta son bâton. Et voici que ce fut d’évidence un serpent
il retira sa main, et voici qu’elle fut toute blanche aux regards.
Pharaon dit au conseil qui l’entourait : « C’est, bien sûr, un sorcier habile
il veut par sa sorcellerie vous évincer de votre terre. Que recommandez-vous ? »
Ils dirent : « Traîne-le en longueur, lui et son frère, envoie par les villes des rassembleurs
qui te ramèneront tout sorcier habile ».
On réunit donc les sorciers au rendez-vous d’un jour convenu
l’on dit aux gens : « Êtes-vous au complet ? »
(Peut-être n’aurons-nous qu’à suivre les sorciers, si ce sont eux les vainqueurs).
Quand les sorciers furent venus, ils dirent à Pharaon : « Aurons-nous pour de bon un salaire, si nous sommes, nous, les vainqueurs ? »
— « Bien sûr, dit Pharaon, et du même coup vous serez de mes proches ».
Moïse leur dit : « Lancez quoi que vous ayez à lancer »,
ils lancèrent donc leurs cordes et leurs bâtons, disant : « Par la toute-puissance de Pharaon... » (Sûr que nous serons les vainqueurs).
Moïse lança son bâton. Et voici qu’il engloutit leur imposture
une force lança les sorciers prosternés
« Nous croyons, disaient-ils, au Seigneur des univers
au Seigneur de Moïse et d’Aaron ».
Pharaon leur dit : « Quoi, vous croyez à lui avant que je ne vous en aie intimé commandement ? Certes, vous avez trouvé votre maître, il vous en remontre en sorcellerie. Mais vous allez voir. Je jure de vous couper les mains et les pieds en diagonale, de vous mettre en croix jusqu’au dernier ! »
Ils dirent : « A cela point de mal ! Nous devons bien retourner à notre Seigneur,
notre seule convoitise est que notre Seigneur nous pardonne nos péchés, en tant que les premiers des croyants ».
Et Nous révélâmes à Moïse : « Pars avant le jour avec Mes adorateurs. Vous serez poursuivis ».
Pharaon envoya en effet dans les villes des rassembleurs
« Ces gens-là ne forment qu’une bande infime
pour sûr ils nous offensent
mais nous sommes une société bien sur ses gardes ».
Eh bien ! Nous les aurons évincés de jardins et de sources
et de trésors et de généreux séjour !
Ainsi en fut-il. Et nous aurons donné (tout cela) en héritage aux Fils d’Israël.
Quoi qu’il en soit, l’armée de Pharaon les poursuivit en direction de l’est
quand les deux masses furent en vue l’une de l’autre, les compagnons de Moïse dirent : « Nous voilà rejoints ».
Moïse dit : « Mais non ! avec moi j’ai mon Seigneur. Il me guidera ».
Donc Nous inspirâmes à Moïse : « Frappe de ton bâton la mer ». Celle-ci conséquemment se fendit en deux parois, chacune pareille à une montagne énorme.
Nous en rapprochâmes les autres
et sauvâmes Moïse et ses compagnons jusqu’au dernier
et de surcroît engloutîmes les autres.
En quoi réside un signe : la plupart ne croient pas pour autant
ton Seigneur n’en est pas moins le Tout-Puissant, le Miséricordieux.
Récite leur aussi l’histoire d’Abraham.
— Lors il dit à son père et à son peuple : « Qu’adorez-vous ? »
Ils dirent : « Idoles nous adorons d’assidue dévotion ».
— « Vous entendent-elles, dit-il, quand vous les invoquez ?
ou bien vous valent-elles avantage ou dommage ? »
Ils dirent : « Oh non ! Mais nous avons trouvé nos pères procédant ainsi ».
Il dit : « Alors voyez-vous bien cela que vous adorez
vous et vos pères premiers ?
eh bien ! les dieux ne sont pour moi qu’ennemis, sauf le Seigneur des univers,
Celui qui m’a créé, donc me guide
Lui qui me donne à boire et à manger
qui me guérit en cas de maladie
qui me fera mourir et puis revivre
et de qui je convoite le pardon de mon péché au Jour de l’allégeance...
Seigneur, gratifie-moi d’un pouvoir, fais-moi rejoindre les justifiés
confère-moi, jusque parmi les derniers hommes, une langue de Vérité
installe-moi parmi les héritiers du Jardin de bonheur
pardonne à mon père, bien qu’il fut de ceux qui s’égarent
ne m’accable pas au Jour de leur résurrection ».
— Au Jour où ni biens ni fils à rien ne serviront
mais seulement de venir à Dieu d’un cœur intègre
en ce Jour, le Jardin sera rapproché de ceux qui se prémunissent
la Géhenne découverte à ceux qui se fourvoient
et il leur sera dit : « Où est cela que vous adoriez
en place de Dieu ? Vont-ils vous secourir, ou se secourir eux-mêmes ? »
En elle ils seront culbutés, avec ceux qui se fourvoient
et avec les armées d’Iblis, tous au complet
ils diront, une fois dedans, en grande querelle
« Par Dieu ! Nous nous égarions d’évidence
quand nous égalions au Seigneur des univers
mais c’est seulement que nous égaraient les criminels
aussi n’avons-nous pas d’intercesseur
non plus que d’amis intimes
ah ! si nous pouvions revenir en arrière, entre tous nous serions des croyants ».
— En quoi réside un signe : la plupart ne croient pas pour autant
ton Seigneur n’en est pas moins le Tout-Puissant, le Miséricordieux.
Le peuple de Noé a démenti les envoyés
lors leur frère Noé leur dit : « Pourquoi ne pas vous prémunir ?
je suis pour vous un sûr envoyé
prémunissez-vous envers Dieu et m’obéissez
je ne vous demande pour autant nul salaire ; mon salaire n’incombe qu’au Seigneur des univers.
Prémunissez-vous envers Dieu et m’obéissez ».
Ils dirent : « Quoi ! nous croirions à toi, qui rallies seulement la canaille ? »
Il dit : « Ma science ne s’étend pas à ce qu’ils faisaient
leur demander des comptes, cela n’incombe qu’à mon Seigneur — oh ! si vous preniez conscience !...
moi je n’ai pas qualité pour repousser les croyants :
je ne suis qu’un donneur d’alarme explicite ».
— « Noé, dirent-ils, si tu n’en finis pas, sois-tu entre tous lapidé ! »
Il dit : « Seigneur, mon peuple m’a démenti
ouvre entre eux et moi une issue, et me sauve, avec ce qu’il y a de croyants entre mes compagnons ».
Nous le sauvâmes donc, avec ses compagnons, sur l’arche surchargée
pour ensuite engloutir le restant.
— En quoi réside un signe : la plupart ne croient pas pour autant
ton Seigneur n’en est pas moins le Tout-Puissant, le Miséricordieux.
Ceux de ‘Ad ont démenti les envoyés
— Lors Hûd, leur frère, leur dit : « Pourquoi ne pas vous prémunir ?
je suis pour vous un sûr envoyé
prémunissez-vous envers Dieu et m’obéissez
je ne vous demande pour autant nul salaire : mon salaire n’incombe qu’au Seigneur des univers.
Qu’avez-vous à construire sur chaque colline un signal de vanité
à vous doter de châteaux dans l’illusion de vous éterniser
et quand vous exercez la violence, à le faire en forcenés ?
Prémunissez-vous envers Dieu et m’obéissez
prémunissez-vous envers Celui qui vous dispense ce que vous savez
vous dispense des troupeaux et des fils
et des jardins et des sources
moi je crains pour vous le châtiment d’un Jour terrible ».
Ils dirent : « Il nous est égal que tu nous sermonnes ou ne joues plus au sermonneur
ce n’est là (en nous) que naturel d’Anciens
et nous ne sommes pas d’humeur à nous laisser châtier ».
Donc ils démentirent, donc Nous les avons abolis. — En quoi réside un signe : la plupart ne croient pas pour autant
ton Seigneur n’en est pas moins le Tout-Puissant, le Miséricordieux.
Ceux de Thamûd ont démenti les envoyés.
Lors Çâlih leur frère leur dit : « Pourquoi ne pas vous prémunir ?
je suis pour vous un sûr envoyé
prémunissez-vous envers Dieu et m’obéissez
je ne vous demande pour autant nul salaire ; mon salaire n’incombe qu’au Seigneur des univers.
Serez-vous maintenus dans les biens d’ici-bas, en sécurité
parmi des jardins et des sources
des céréales, des palmiers aux spathes gracieuses
même si vous entaillez les montagnes, ingénieusement, d’habitations
prémunissez-vous envers Dieu et m’obéissez
ne suivez pas l’injonction des outranciers
qui font dégât sur la terre, loin de l’améliorer ».
Ils dirent : « Tu es fameusement ensorcelé
tu es seulement un humain comme nous. Amène donc un signe, si tu es véridique ».
Il dit : « Voici une chamelle. Qu’elle ait un tour d’abreuvement, et vous l’autre tour, à jour fixé
ne l’effleurez d’aucun mal, ou vous saisirait le châtiment d’un Jour terrible ».
Et pourtant ils l’abattirent, mais eurent le matin suivant à le regretter
car les saisit le châtiment — En quoi réside un signe : la plupart ne croient pas pour autant
ton Seigneur n’en est pas moins le Tout-Puissant, le Miséricordieux.
Le peuple de Loth a démenti ceux qu’on lui envoyait
lors leur frère Loth leur dit : « Pourquoi ne pas vous prémunir ?
je suis pour vous un sûr envoyé
prémunissez-vous envers Dieu, et m’obéissez
je ne vous demande pour cela nul salaire : mon salaire n’incombe qu’au Seigneur des univers.
Quoi ! de tout l’univers, aux garçons vous allez
délaissant ce que Dieu a créé pour vous en vos épouses ? Oh ! peuple de transgression ! »
Ils dirent : « Si tu n’en finis pas, sois-tu radicalement banni ! »
Il dit : « Moi, votre acte, je suis de ceux qui l’abhorrent le plus
Seigneur, sauve-moi, avec, ma famille, de ce qu’ils font ».
Nous les sauvâmes donc, avec sa famille au complet
moins une vieille qui resta parmi les révolus
et alors Nous détruisîmes les autres
en faisant pleuvoir sur eux une pluie, funeste pluie sur ceux qu’avait touchés l’alarme !
— En quoi réside un signe : la plupart ne croient pas pour autant
ton Seigneur n’en est pas moins le Tout-Puissant, le Miséricordieux.
Ceux de la Brousse ont démenti les envoyés
Shu‘ayb leur dit : « Pourquoi ne pas vous prémunir ?
je suis pour vous un sûr envoyé
prémunissez-vous envers Dieu et m’obéissez
je ne vous demande pour cela nul salaire : mon salaire n’incombe qu’au Seigneur des univers.
Faites juste mesure, ne soyez pas fraudeurs invétérés
pesez sur la droite balance
ne lésez pas les gens dans leurs intérêts, ne faites pas dégât sur la terre par l’exaction
prémunissez-vous envers Celui qui vous a créés de la pâte même des Anciens ».
Ils dirent : « Tu es fameusement ensorcelé
tu n’es qu’un humain comme nous, sauf que nous te tenons pour un menteur fieffé
fais donc tomber sur nous un pan du ciel, si tu es véridique ».
Il dit : « Mon Seigneur connaît mieux que personne vos agissements ».
Eux donc le démentirent, donc les saisit le châtiment du Jour de l’ombre, ce fut le châtiment d’un Jour terrible.
— En quoi réside un signe : la plupart ne croient pas pour autant
ton Seigneur n’en est pas moins le Tout-Puissant, le Miséricordieux.
C’est véritablement descente opérée par le Seigneur des univers
transmise par l’Esprit fidèle
sur ton cœur, pour que tu sois entre tous un donneur d’alarme
(et cela) en langue arabe expressive
et dont il est fait sûre mention dans les Écritures des Anciens
ou alors ne serait-ce pas pour eux un signe que ce soit, connu des docteurs d’Israël ?
L’eussions-Nous fait descendre sur quelque non-Arabe
il aurait pu le leur psalmodier sans qu’ils en devinssent des croyants
ainsi lui donnons-Nous accès au cœur des criminels
mais ils n’y croient pas avant le constat du châtiment cruel
aussi le châtiment leur advient-il à l’improviste, sans qu’ils s’en rendent compte
de sorte qu’ils disent : « Nous est-il fait sursis ? »
or Notre châtiment, est-ce qu’ils peuvent l’avancer ?
Penses-tu que si pour des années Nous leur accordions jouissance
et qu’alors seulement leur advînt ce qui leur était promis
à quoi leur servirait d’avoir joui ?
Jamais pourtant Nous n’avons aboli de cité sans qu’elle n’eût ses donneurs d’alarme
(sous forme) de Rappel, car Nous ne sommes pas enclins à l’iniquité.
Ce ne sont pas les satans qui en ont contrefait la descente
 ils n’en ont pas la mission ni la possibilité
ils sont même tenus à l’écart de l’écoute.
N’invoque avec Dieu nul autre dieu : tu serais entre tous justiciable du châtiment.
Donne l’alarme au cercle le plus proche de ton groupement
abaisse une aile indulgente sur ceux qui te suivent en croyants
si l’on se rebelle contre toi, dis : « Je m’innocente de votre agissement »...
Remets-t-en au Tout-Puissant, au Miséricordieux
qui te voit quand (la nuit) tu te dresses
et t’actives parmi les prosternants
Il est l’Entendeur, le Connaissant.
Vous annoncerais-je sur qui (s’opère) la descente contrefaite de Satan ?
elle s’opère sur tout imposteur et pécheur :
ils tendent l’écoute, mais la plupart sont des menteurs.
Quant aux poètes, ne les suivent que les fourvoyés
ne vois-tu pas qu’ils brament dans toute vallée
et qu’ils disent ce qu’ils ne font pas ?
Exception faite de ceux qui croient, effectuent des œuvres salutaires, rappellent Dieu sans trêve : ils sont secourus après avoir subi l’iniquité, tandis que ceux qui l’ont commise sauront quel retournement ils vont subir.
T S. Ce sont là des signes du Coran, d’un Livre explicite
en tant que guidance et que bonne nouvelle pour les croyants
ceux qui élèvent la prière, acquittent la purification : ils ont certitude, eux, de la vie dernière
tandis que ceux qui ne croient point à la vie dernière, Nous leur parons leurs actions au point de les faire extravaguer
ce sont eux qui subiront le pire châtiment : dans la vie dernière ils seront, eux, les pires des perdants
quant à toi, il t’est donné le Coran du sein d’un Sage, d’un Connaissant.
Lors Moïse dit aux siens : « Je perçois un feu. Je vous en rapporterai une information, ou un brandon en flamme dont vous pourriez vous réchauffer ».
Quand il y parvint, il fut appelé : « Béni Celui qui est dans le feu et qui l’entoure — O transcendance de Dieu, Seigneur des univers !
— Moïse, Moi Je suis Dieu, le Tout-Puissant, le Sage
jette ton bâton »... Quand il l’eut vu tressauter comme un aspic, il fit volte-face sans esprit de retour. « Moïse, n’aie crainte ! auprès de Moi les envoyés ne craignent rien
mais seulement qui a failli ». — Et même Il substitue au mal le bien. — « Je suis le Tout pardon, le Miséricordieux
rentre la main dans ton encolure : elle en sortira blanche, quoique sans mal ». — Entre neuf signes destinés à Pharaon et à son peuple. — C’était un peuple de scélératesse.
— Aussi bien, quand Nos signes leur furent venus pour leur ouvrir les yeux : « Ce n’est là, dirent-ils, que sorcellerie flagrante »,
ils les renièrent, malgré la certitude de leur âme, par iniquité, hauteur : vois donc quelle fut la fin des fauteurs de dégât.
Oui, Nous avons conféré la science à David et à Salomon. Tous deux disaient : « Louange à Dieu qui nous privilégie sur beaucoup de Ses adorateurs croyants ».
Salomon hérita de David. Il dit : « Humains, on nous a enseigné le langage des oiseaux, nous sommes gratifiés de tout ». — C’était là le privilège éclatant.
Et fut rassemblée par Salomon son armée de djinns, d’hommes et d’oiseaux, à sa discrétion
ils arrivèrent enfin à la vallée des fourmis. Une fourmi dit : « Allons, fourmis, rentrons dans nos demeures, que Salomon ne nous écrase avec ses soldats, sans même s’en rendre compte ».
Salomon modéra en sourire le rire que lui inspirait ce propos : « Seigneur, dit-il, confirme-moi dans l’action de grâces pour le bienfait que Tu m’as dispensé comme à mes père et mère, et dans l’accomplissement de l’œuvre salutaire qui puisse Te contenter. Fais-moi entrer par Ta miséricorde au nombre de Tes adorateurs justifiés ».
Après avoir cherché parmi les oiseaux, il dit : « Comment ne vois-je pas la huppe ? Serait-elle parmi les manquants ?
que je lui inflige une punition sévère ! ou même l’égorge, à moins qu’elle ne me présente une justification explicite »
or, sans l’avoir trop fait attendre, elle dit : « J’ai embrassé de mon savoir ce que tu ne sais pas. Je t’arrive de Saba avec une information de certitude
j’ai trouvé qu’une femme est leur reine : elle est comblée de tout, possède un trône magnifique
j’ai trouvé qu’elle et son peuple se prosternent devant le soleil en place de Dieu. Satan leur pare leurs actions et les détourne du chemin, de sorte qu’ils ne se dirigent pas bien ».
— Quoi ! Ne pas se prosterner devant Dieu qui met au jour ce qu’il y a de plus caché aux cieux et sur la terre, et connaît ce que vous celez comme ce que vous publiez !
Dieu — il n’est de dieu que Lui —, c’est Lui le Seigneur du Trône souverain.
Salomon dit : « Nous verrons si tu dis vrai ou si tu n’es qu’une menteuse effrontée
pars avec ce mien écrit, et lance-le-leur, et puis prends quelque distance et observe leur réponse ».
La reine dit : « Conseil, il m’a été lancé un écrit généreux
 il est de Salomon. Le voici : “Au nom de Dieu, le Tout miséricorde, le Miséricordieux :
n’allez pas vous croire supérieurs à moi. Venez à moi faire votre soumission” ».
La reine dit : « Conseil, éclairez-moi sur ma décision. Je ne trancherai rien qu’en votre présence »,
ils dirent : « Nous sommes gens de vigueur et de coups durs. La décision te revient. Vois toi-même que décider ».
— « Les rois, dit-elle, quand ils envahissent une cité, y font grand dégât, et réduisent les puissants de son peuple à la vilenie ». — Ils en usent ainsi
« c’est pourquoi je leur dépêche un messager avec un présent, puis j’attends pour voir ce que rapportent les messagers ».
Quand le messager vint à Salomon, ce dernier lui dit : « Vous me feriez largesse d’argent ? Mais Dieu m’a donné davantage qu’à vous ! A vous plutôt, de faire bombance avec votre présent !
Toi, retourne aux tiens. Je jure de les assaillir avec une armée à laquelle ils ne peuvent faire face, et de les expulser de leur cité, avilis et humiliés !
Conseil, dit-il, qui va m’apporter le trône de la reine avant qu’ils ne m’apportent leur soumission ? »
Un polisson de djinn dit : « Je vais te l’apporter avant que tu ne lèves la séance, je suis aussi sûr que fort »
mais un autre, qui avait quelque connaissance de l’Écriture, dit : « Je te l’apporterai avant que tu n’aies cillé ». Quand Salomon eut vu le trône bien en place auprès de lui, il dit : « Cela n’est dû qu’à la grâce de mon Seigneur, aux fins de m’éprouver : serai-je reconnaissant ou ingrat ? » — Qui témoigne de gratitude ne le fait que pour lui-même, qui témoigne d’ingratitude... mon Seigneur est Suffisant-à-Soi, Généreux
il dit : « Transformez-lui son trône. Nous allons voir si elle réussit ou si elle échoue (à le reconnaître)
quand elle fut venue, il lui fut dit : « Ton trône est-il bien ainsi ? » — « On dirait que c’est lui », répondit-elle. — « Mais nous avions été dotés de la connaissance avant elle, étant déjà de Ceux-qui-se-soumettent »
tandis qu’elle trouvait un obstacle en cela qu’elle adorait en place de Dieu, appartenant à un peuple de dénégation.
— On lui dit : « Entre dans le palais ». A sa vue, elle crut voir une nappe d’eau et dénuda ses jambes. Salomon dit : « C’est un palais lissé de verre ». « Mon Seigneur, dit-elle alors, j’étais inique envers moi-même. Avec Salomon je me soumets à Dieu, Seigneur des univers ».
Oui, Nous avons envoyé aux gens de Thamûd leur frère Çâlih : « Adorez Dieu ». Les voilà divisés en deux partis hostiles.
« O mon peuple, dit-il, pourquoi me pressez-vous d’avancer le mauvais sur le bon ? Si vous implorez votre pardon, peut-être Dieu vous prendra-t-Il en Sa miséricorde »
ils dirent : « Mauvais augure nous tirons de toi et de tes adeptes ». — « Votre augure, dit-il, est en Dieu ! Ou plutôt, vous êtes un peuple mis à l’épreuve ».
Il y avait dans le canton une dizaine de fauteurs de dégât sur la terre, des bons à rien
qui se dirent : « Faisons par Dieu serment de l’agresser la nuit, ainsi que les siens. Et puis disons à son ayant droit que nous n’avons pas été témoins du meurtre de son cousin : manière d’être véridiques ».
Ils tendirent leur embûche, et Nous la Nôtre, à leur insu
vois comment finit la leur : Nous les exterminâmes avec leur peuple jusqu’au dernier.
Voilà leurs demeures vidées, par cela même qu’ils ont commis l’iniquité. — En quoi réside un signe, assurément, pour un peuple qui saurait.
— Mais nous sauvâmes ceux qui croyaient, se prémunissaient.
Et Loth, quand il dit à son peuple : « Vous vous livrez à l’infamie, étant clairvoyants ?
Quoi ! vous portez votre désir sur des mâles, au lieu de femmes ? Bien pis ! vous êtes un peuple païen ! »
La réponse de son peuple ne fut que de se dire : « Expulsons de notre cité la famille de Loth ; ils font les puritains ».
Mais Nous le sauvâmes avec les siens, sauf son épouse qu’un destin Nôtre attarda parmi les révolus
et Nous fîmes sur eux pleuvoir une pluie, pluie funeste sur des gens à qui avait été donnée l’alarme !...
Dis : « Louange à Dieu ! Salut sur Ses élus d’entre Ses adorateurs ». — Dieu ne vaut-Il pas mieux que cela que vous Lui associez ?...
— Lui qui créa les cieux et la terre, et fait pour vous descendre une eau du ciel, dont Nous faisons pousser des vergers merveilleux, quand il n’était pas en votre pouvoir d’y faire pousser des arbres… — Avec Dieu peut-il y avoir un dieu ? Mais non ! C’est un peuple d’obliquité.
Lui qui rend stable la terre, la sillonne de rivières, la fixe par des ancrages, interpose un seuil entre les deux mers, avec Dieu peut-il y avoir un dieu ? — Mais la plupart ne le savent...
Lui qui exauce quand on L’invoque dans la nécessité, dissipe le mal, établit les hommes lieutenants sur la terre, avec Dieu peut-il y avoir un dieu ? — Mais combien peu vous méditez !
Lui qui vous dirige dans les ténèbres du continent et de la mer, envoie les vents s’épandre aux devants de Sa miséricorde, avec Dieu peut-il y avoir un dieu ? — Dieu si haut par-dessus tout ce que l’on Lui associe…
Lui qui instaure la création, puis la recommence, vous attribue des biens du ciel et de la terre, avec Dieu peut-il y avoir un dieu ? — Dis : « Produisez vos arguments, si vous êtes véridiques ! »
Dis : « Pas un des habitants des cieux ni de la terre n’a science du mystère, mais Dieu seul. Ils n’ont pas conscience de quand ils ressusciteront ».
— Bien pis ! leur science se rejoint en matière de vie dernière. Ou plutôt ils en restent quant à celle-ci au doute, ou plutôt à l’aveuglement.
Les dénégateurs disent : « Une fois devenus terreau comme nos pères, nous en serions sortis ?
cette promesse nous a bien été faite, comme à nos pères jadis, mais ce ne sont là que fables d’Anciens ».
Dis : « Allez par la terre et regardez quelle fut la fin des criminels »
de leur sort ne te chagrine, n’éprouve de leur subterfuge nulle angoisse.
Ils disent : « Et pour quand cette promesse, si vous êtes véridiques ? »
Dis : « Peut-être portez-vous déjà en croupe une part de ce dont vous pressez la venue ».
Ton Seigneur a beau être complaisant envers les humains, la plupart ne lui en savent aucun gré
or ton Seigneur connaît ce que renferme leur poitrine autant que ce qu’ils publient 
nul mystère dans le ciel ni sur la terre qui ne figure au Livre explicite.
Le Coran que voici relate sur les Fils d’Israël le plus gros de leurs sujets de différends
il est assurément guidance, miséricorde pour les croyants
ton Seigneur tranche entre eux par Son jugement, puisqu’Il est le Tout-Puissant, le Connaissant.
Remets-t-en à Dieu, tu es dans le Vrai explicite
tu ne peux faire que les morts entendent, ni que les sourds entendent l’appel s’ils tournent le dos
tu n’es pas un guide des aveugles contre leur errance, tu ne peux faire entendre que ceux qui croient à Nos signes : ce sont Ceux-qui-se-soumettent.
Quand tombera sur eux la parole, nous lâcherons sur eux une bête sortie de terre et elle leur parlera : « Les hommes n’avaient pas certitude de Nos signes »
au Jour où dans chaque communauté Nous rassemblerons une multitude de ceux qui auront démenti Nos signes, et Nous les tiendrons à Notre discrétion
ils arrivent enfin, Il dit alors : « N’est-ce pas que vous démentiez Mes signes, sans en avoir science complète ? Et quoi d’autre faisiez-vous ? »
et la parole tombe sur eux à raison de leur iniquité, de sorte qu’ils ne trouvent rien à articuler.
Ne voient-ils pas que Nous avons fait la nuit pour leur repos, le jour pour la clairvoyance ? — En quoi résident assurément des signes pour un peuple de croyants
... au Jour où il est soufflé dans la trompe et que l’épouvante saisit l’habitant du ciel et de la terre, à l’exception de qui Dieu veut, et tous humblement Lui arrivent...
A voir les montagnes tu les croirais inertes, alors qu’elles vont de l’allure des nuages, par l’opération de Dieu, Expert en toute chose. Il est Informé de votre agissement…
Qui arrive avec l’action belle obtient bien mieux qu’elle. Contre l’épouvante d’un tel Jour ils sont assurés
qui arrive avec une mauvaise, leur visage culbute dans le Feu. — Serez-vous rétribués d’autre chose que de vos actes ?
« Moi j’ai seulement reçu l’ordre d’adorer le Seigneur de ce territoire, Lui qui le frappe d’un interdit, pour que toute chose Lui en revienne. J’ai reçu l’ordre d’être entre tous de Ceux-qui-se-soumettent
et de réciter le Coran »… — Qui suit la sainte direction ne le fait que pour lui-même. Quant à celui qui s’égare, dis : « Je ne suis là que pour donner l’alarme »...
Dis : « Louange à Dieu. Il vous fera voir Ses signes de sorte que vous les reconnaissiez ». Car votre Seigneur n’est pas indifférent à vos actions.
T S M
Ce sont là des signes de l’Écrit explicite.
Nous allons pour toi réciter un épisode de l’histoire de Moïse avec Pharaon, en toute vérité, à l’intention d’un peuple qui croirait.
Pharaon s’élevait sur la terre ; il en avait réparti le peuple en clientèles, faisant d’un certain groupe des opprimés, dont il égorgeait les fils, épargnant leurs femmes : il était entre tous un fauteur de dégât
alors que Nous voulons répandre Nos grâces sur les opprimés de la terre, faire d’eux des préposés, faire d’eux les héritiers
les établir sur la terre, et faire voir à Pharaon, à Hâmân et à leurs armées de la part (des opprimés) cela même qu’appréhendaient (leurs oppresseurs).
Nous inspirâmes à la mère de Moïse : « Allaite-le ; quand tu concevras pour lui des craintes, jette-le dans le fleuve, sans crainte ni deuil, car Nous te le rendons, le mettons au nombre des envoyés ».
Il fut recueilli par la femme de Pharaon, pour leur devenir inimitié et deuil : Pharaon, Hâmân et leurs armées étaient dans la faute
la femme de Pharaon lui dit : « Fraîcheur des yeux pour toi et pour moi ! Si vous ne le tuez pas, sans doute nous rendra-t-il service, ou l’adopterons-nous pour enfant » — Belle inconscience !
La mère de Moïse en eut le cœur si vide qu’elle faillit le faire reconnaître, sauf que Nous ceignîmes son cœur, afin qu’elle se comportât en vraie croyante
elle dit à sa sœur : « Suis sa trace », et l’autre garda l’œil sur lui, de loin, à leur insu.
Nous lui interdîmes de prime abord tous les allaitements. La sœur dit alors : « Vous mènerai-je à une famille qui pour vous le prenne en charge ? Ils lui seront dévoués »
ainsi le rendîmes-Nous à sa mère, pour la fraîcheur de ses yeux, et qu’elle n’eût plus deuil et sût que la promesse de Dieu est Vérité. — Mais la plupart ne le savent pas.
— Quand il eut atteint sa force adulte et son mûr équilibre, Nous lui conférâmes norme et science : telle est Notre récompense aux bel-agissants
il pénétra dans la capitale, en un moment d’inattention des habitants. Il y trouva deux hommes à se battre, l’un de sa clientèle et l’autre de l’ennemi. Celui de sa clientèle l’appela au secours contre l’ennemi. Moïse asséna à ce dernier un coup de poing, qui fut mortel. — Voilà bien une œuvre de Satan. C’est un ennemi qui égare.
Il dit : « Seigneur, j’ai été inique envers moi-même. Pardonne-moi ». Et Dieu lui pardonna. — Il est le Tout pardon, le Miséricordieux.
— Il dit : « Seigneur, en vertu du bienfait que Tu me prodigues, jamais je ne prendrai le parti des coupables ».
 Il vécut désormais dans la ville craintif, aux aguets. Or voici que celui-là que la veille il avait secouru, réclama encore son aide. « Tu es un tout fou, évidemment », lui dit Moïse.
Il se disposait néanmoins à accabler leur adversaire commun, quand celui-ci dit : « Moïse, veux-tu donc me tuer, comme hier tu en as tué un autre ? C’est vouloir agir en forcené sur la terre, plutôt que de se proposer en conciliateur ».
Sur ces entrefaites accourut du fond de la ville un homme qui dit : « Moïse, le conseil délibère sur toi pour te mettre à mort. Sors du pays. C’est un bon avis que je te donne ».
Moïse en sortit craintif et aux aguets, disant : « Seigneur, sauve-moi d’un peuple d’iniquité ».
Il prit la direction de Madyan, se disant : « Sans doute mon Seigneur me guide-t-Il au droit chemin ».
Arrivant à un point d’eau de Madyan, il trouva une foule de gens qui abreuvaient leurs troupeaux, tandis que derrière eux deux femmes contenaient le leur. « Quel ennui avez-vous ?, dit-il. — Nous ne pouvons, dirent-elles, abreuver que quand les bergers auront dégagé : notre père est un cheikh âgé ».
Il abreuva leurs bêtes, puis s’en retourna à l’ombre, disant : « Seigneur, le moindre bien que Tu fasses descendre sur moi, j’en suis indigent ! »
Or l’une des deux vint à lui, d’une démarche pudique : « Mon père, dit-elle, t’invite pour te récompenser en prix d’avoir pour nous abreuvé ». Quand il fut allé à leur père et lui eut narré narration, celui-ci dit : « N’aie plus de crainte. Tu es sauvé du peuple d’iniquité ».
Une des deux filles dit : « Père, engage-le, tu ne peux engager meilleur que celui qui tout ensemble est fort et sûr ».
Il dit à Moïse : « Moi, je veux te donner en mariage l’une de mes deux filles que voici, à charge pour toi de me servir huit ans ; en achever dix sera laissé à ta discrétion : je ne veux t’imposer rien de trop pénible. Tu trouveras en moi, si Dieu veut, un juste scrupuleux ».
Moïse dit : « Que cela soit donc entre toi et moi. Que j’accomplisse l’une ou l’autre des deux durées, je n’en éprouverai aucun passe-droit. Dieu soit mandataire de notre engagement ».
Quand Moïse eut accompli le terme et s’en fut allé avec sa famille, il distingua un feu sur le versant du Mont. Il dit aux siens : « Faites halte. Je distingue un feu. J’espère vous en rapporter quelque information, ou un brandon en flamme qui vous réchaufferait ».
Arrivé là-bas, il fut appelé de la rive occidentale de la vallée, sur l’aire bénie, à partir du buisson : « Moïse ! Je suis Dieu, Seigneur des univers.
Jette ton bâton»... quand Moïse l’eut vu tressauter comme un serpent, il fit volte-face sans esprit de retour... « Moïse, n’aie pas peur, tu es en toute sécurité
introduis la main dans ton encolure, elle en ressortira toute blanche, sans le moindre mal : ramène l’aile à toi, au lieu de t’affoler : ce sont là deux arguments de la part de ton Seigneur, à l’intention de Pharaon et de son conseil » — C’était un peuple de perversité.
— Il dit : « Seigneur, j’ai tué une personne des leurs : je crains qu’ils ne me tuent
mon frère Aaron est doué d’une langue plus éloquente que moi. Envoie-le avec moi comme second, pour m’avérer : je crains qu’ils ne me démentent ».
Dieu dit : « Je soutiendrai ton bras par ton frère et vous conférerai une justification. Ils ne pourront, en vertu de Nos signes, vous atteindre : vous deux, et qui vous suivra, serez les vainqueurs ».
Quand Moïse leur eut apporté Nos signes comme preuves, les Égyptiens dirent : « Ce n’est là que sorcellerie, élucubration, puisque nous n’avons pas entendu cela du temps de nos premiers pères ».
— « Dieu seul, dit Moïse, sait qui de Sa part a reçu guidance, et qui a pour fin la Demeure. En tout cas, Il ne laisse pas les iniques triompher ».
Pharaon dit : « Conseillers, je ne vous reconnais d’autre dieu que moi. Hâmân, soumets au feu de l’argile, bâtis-moi une tour qui me donne vue sur le dieu de Moïse, bien que je tienne ce dernier pour un grand menteur ».
— Ainsi étalait-il sa superbe, lui et ses armées, sur la terre, à contre-vérité, pensant qu’ils n’auraient à faire vers Nous retour.
— Mais Nous les saisîmes, lui et ses armées, et les précipitâmes dans la mer — Vois quelle fut la fin des iniques.
— Nous avons fait d’eux les modèles des invitants au Feu. Le Jour de la résurrection, ils ne trouveront personne pour les secourir.
Nous les aurons poursuivis ici-bas d’une malédiction, et le Jour de la résurrection, ils seront hideux entre tous.
Oui, Nous avons donné à Moïse l’Écriture, après avoir aboli les générations premières : éclairs dispensés aux humains, guidance et miséricorde, et cela dans l’espoir qu’ils réfléchiraient.
Tu n’étais pas sur le versant occidental quand Nous assignâmes à Moïse sa mission, pas plus que tu ne fus parmi les témoins directs...
En revanche, Nous avons développé bien des nations, sur lesquelles s’étira la durée... pas plus que tu n’étais à demeure chez les Madyanites, à leur réciter Nos signes... Mais Nous étions Celui qui envoie
... non plus que tu n’étais au flanc du Mont quand Nous appelâmes Moïse. Mais (tu es ici) par miséricorde de ton Seigneur, pour donner l’alarme à un peuple qui n’en a pas reçu avant toi, et cela dans l’espoir qu’ils réfléchiraient.
Si un malheur les frappait de par ce qu’ont avancé leurs mains, alors ils diraient : « Seigneur, ah ! si Tu nous avais envoyé un envoyé, pour que nous suivions Ton signe et soyons de zélés croyants ! »...
et puis, quand le Vrai leur fut arrivé de Notre part, ils ont dit : « Ah ! s’il avait reçu les mêmes dons que Moïse ! » Or n’est-ce pas qu’ils ont dénié ce dont Moïse jadis fut doté, mais ils ont dit : « Ce sont deux sorciers qui se prêtent main forte », et ont dit : « Nous dénions l’un et l’autre »
dis : « Amenez donc de devers Dieu une Écriture plus propre que ces deux-ci à guider, que je la suive ; pour autant que vous soyez véridiques »
et s’ils ne peuvent te répondre, alors sache qu’ils ne font que suivre leurs passions. — Qui s’égare plus loin que ceux qui suivent leurs passions, sans nulle guidance de Dieu ? — Dieu ne guide pas le peuple des iniques.
— Oui, Nous avons fait que les atteignît la parole, dans l’espoir qu’ils réfléchiraient.
Ceux à qui Nous avons jadis apporté l’Écriture, ceux-là croient au message
quand on le récite à leur intention, ils disent : « Nous y croyions déjà. C’est là le Vrai, venant de notre Seigneur. Dès avant (ce dernier message) nous étions de Ceux-qui-se-soumettent »
ceux-là recevront deux fois leur salaire pour avoir été patients, avoir repoussé le mal par le bel-agir, et sur Notre attribution fait dépense.
Et s’ils entendent le verbiage, ils s’en détournent, disant : « A nous nos actions, à vous les vôtres. Salut sur vous ! Nous n’éprouvons pas la moindre inclination envers les païens »...
Tu ne guides pas, toi, ceux que tu aimes. C’est Dieu qui guide qui Il veut. C’est Lui qui en sait le plus sur ceux qui justement se guident.
Ils disent : « Si nous suivions avec toi la direction, nous serions spoliés de notre terre ». Ne les avons-Nous pas établis sur un territoire interdit et sûr où confluent les fruits de toute chose, en attribution de Notre sein ? Mais la plupart ne le savent pas
et pourtant, combien n’en avons-Nous pas aboli, de cités à l’existence insolente ! Vois leur habitat : l’on ne l’habite plus depuis eux, que si peu ! C’est Nous qui en avons hérité
il est vrai que ton Seigneur n’abolissait pas les cités avant d’avoir envoyé à leur cité mère un envoyé réciter aux hommes Nos signes. Nous n’abolissions les cités, que leur peuple n’eût fait preuve d’iniquité...
Toute chose à vous accordée n’est que jouissance et parure d’ici-bas, tandis que ce qui est en Dieu vaut mieux, perdure — Ainsi, vous ne raisonnez pas ?
Alors, celui auquel Nous l’avons promis de belle promesse, et qui le rencontre effectivement, serait comme celui auquel Nous ne donnons que jouissance de la vie d’ici-bas et qui sera ensuite, au Jour de la résurrection, au premier rang des comparus ?
en ce Jour où Dieu les appelle, disant : « Où sont Mes associés, ou du moins que tels vous prétendiez ? »
et ces derniers, sur qui tombe la parole inéluctable, disent : « Seigneur, ceux que nous avons perdus, nous ne les avons perdus que de notre propre perdition. Devant Toi nous nous désolidarisons d’avoir été par eux adorés »
et il est dit : « Appelez vos associés ». Ils les appellent, mais les autres ne leur répondent pas, ayant vu le châtiment — Ah ! s’ils s’étaient bien guidés !...
au Jour où Il les appelle, disant : « Qu’avez-vous répondu aux envoyés ? »
et l’histoire, ce Jour-là, devient pour eux aveugle, sans qu’ils puissent même les uns les autres s’entraccuser.
En revanche, qui se repent, croit, effectue l’œuvre salutaire, peut-être sera-t-il entre tous triomphant.
Ton Seigneur crée ce qu’Il veut et choisit : eux n’ont pas le choix. — Transcendance à Dieu Très-Haut, par-dessus tout ce qu’on Lui associe !
— Ton Seigneur sait aussi bien ce que cèlent les poitrines que ce qu’elles publient.
Il est Dieu ; il n’est de dieu que Lui ; à Lui louange dans la première et dans la dernière ; à Lui le Jugement ; c’est à Lui que de vous il sera fait retour...
Dis : « Qu’en pensez-vous ? si Dieu eût fait sur vous la nuit perpétuelle jusqu’au Jour de la résurrection, quel dieu autre que Dieu vous rendrait-il une lumière ? »… — N’entendez-vous pas ?
Dis : « Qu’en pensez-vous ? si Dieu eût fait sur vous le jour perpétuel jusqu’à la résurrection, quel dieu autre que Dieu vous rendrait-il la nuit pour reposer ? »… — N’avez-vous pas clairvoyance ?
... « alors qu’entre autres effets de Sa miséricorde, Il a institué la nuit et le jour pour que tout ensemble vous trouviez votre repos et quêtiez de Ses grâces, et que peut-être vous en soyez reconnaissants »
... en ce Jour où Il les appelle, disant : « Où sont Mes associés, ou du moins que tels vous prétendiez ? »
Et Nous avons extrait de chaque communauté un témoin et Nous avons dit : « Amenez votre argument ». Or ils savent que le Vrai revient à Dieu. — Loin d’eux va s’égarer cela qu’ils ont fabulé.
Coré faisait partie du peuple de Moïse. Il les exploitait, car Nous lui avions accordé tellement de trésors que les clefs en eussent accablé de leur poids toute une troupe d’hommes robustes. Lors son peuple lui dit : « N’exulte pas ! »… — Dieu n’aime pas les exultants
... « reporte ton désir sur ce qui peut t’assurer la demeure dernière, sans du reste oublier ta part dans l’ici-bas. Agis bellement, comme Dieu le fait envers toi. N’aspire pas à faire dégât sur la terre. Dieu n’aime pas les fauteurs de dégât ».
Il dit : « Ce qui me fut accordé, je ne le dois qu’à une science qui réside en moi ». — Ne savait-il pas que Dieu a détruit avant lui bien des générations, qui surpassaient Coré par la virulence et par la multitude ? — Point n’est besoin d’interroger les coupables sur leurs fautes.
— Donc il se produisit à son peuple dans toute sa parure. Ceux qui ne veulent que la vie d’ici-bas dirent : « Plaise au ciel que nous soit accordé l’analogue de ce qui l’est à Coré ! Quel destin magnifique que le sien ! »
Mais les dotés de science dirent : « Malheur à vous ! La récompense divine est meilleure pour qui croit, effectue l’œuvre salutaire » — Mais une telle rencontre n’échoit qu’aux patients,
alors Nous l’engloutîmes dans la terre avec son palais, sans même qu’une poignée d’hommes vînt le soutenir à l’exclusion de Dieu. — Il n’était pas des secourus.
Au matin, ceux qui la veille ambitionnaient sa place, disaient : « Oh ! tout se passe comme si Dieu répandait Son attribution sur qui Il veut parmi Ses adorateurs ou bien la mesurait. Si c’était à nous qu’Il l’avait prodiguée c’est nous qu’Il aurait engloutis. Oh ! tout se passe comme si le triomphe échappait aux dénégateurs ».
Telle est la demeure dernière. Nous l’attribuons à ceux qui ne veulent pas d’élévation sur la terre, non plus que du dégât. La fin appartient à ceux qui se prémunissent.
Qui vient avec un bel-agir obtiendra mieux encore. Qui vient avec l’action mauvaise... eh bien! la récompense des coupables de mauvaises actions ne consistera que dans ce qu’ils auront fait.
Celui qui fait du Coran ta mission, sûrement te ramène en un lieu de retour. Dis : « Mon Seigneur sait parfaitement qui apporte la guidance et qui est dans un égarement manifeste »
tu n’osais espérer que l’Écrit te fut lancé, si ce n’est par une miséricorde de ton Seigneur. Ne prête pas main-forte aux dénégateurs
que ne te détourne des signes de Dieu, après qu’en ait été sur toi opéré la descente... Invoque ton Seigneur, ne sois pas des associants
n’invoque pas avec Dieu un autre dieu. Il n’est de dieu que Lui. Toute chose s’abolit à l’exception de Sa face. A Lui le Jugement. C’est à Lui qu’il sera de vous fait retour.
A L M
Les hommes pensent-ils qu’on va les laisser dire : « Nous croyons », sans une mise à l’épreuve ?
Nous avons bien éprouvé leurs prédécesseurs… — Assurément Dieu connaît ceux qui disent la vérité, comme Il connaît ceux qui mentent
... ou pensent-ils Nous échapper, ceux qui pratiquent les choses mauvaises ? — Mauvais serait leur jugement !
Pour qui escomptait la rencontre de Dieu, sûrement arrive le terme fixé par Dieu, Lui, l’Entendant, le Connaissant.
Qui faisait effort ne l’aura fait que pour lui-même : Dieu peut bien se passer des univers
et ceux qui auront cru, effectué les œuvres salutaires, Nous couvrons, oui, leurs actions mauvaises, et les rétribuons, oui, de plus beau qu’ils n’auront agi.
Ainsi avons-Nous recommandé à l’homme belle conduite à l’égard de ses père et mère, mais s’ils faisaient sur toi pression pour que tu M’associes ce qui heurte ta connaissance, ne leur obéis pas. Vers Moi sera votre retour : Je vous informerai alors de ce que vous pratiquiez
tandis que ceux qui croient, effectuent les œuvres salutaires, oh ! que Je les mette au nombre des justifiés !
Du reste il en est parmi les hommes qui disent : « Nous croyons en Dieu ». Mais que l’un souffre en Dieu quelque dommage, et il confond une épreuve essuyée des hommes avec le châtiment de Dieu. Qu’en revanche il l’emporte grâce à une assistance de ton Seigneur, sûr qu’il va dire : « Nous étions des vôtres ! » Dieu n’aurait-Il donc pas l’entière connaissance de ce que recèlent les cœurs des univers ?
— En vérité Dieu connaît les croyants, connaît les hypocrites.
— Et les dénégateurs ont dit aux croyants : « Suivez votre chemin, et nous nous chargeons de vos fautes ». Or ils ne se chargent en rien des leurs propres : ils ne font que mentir
sûr qu’ils seront chargés de leurs pesanteurs, et d’autres pesanteurs en plus des leurs ; sûr qu’ils seront questionnés au Jour de la résurrection sur cela qu’ils fabulaient !
Oui, Nous avons envoyé Noé à son peuple. Il était demeuré parmi eux mille ans moins cinquante, quand le déluge les saisit en état d’iniquité.
Nous le sauvâmes avec les compagnons de l’arche, et fîmes de l’événement un signe pour les univers.
Abraham aussi. Lors il dit à son peuple : « Adorez Dieu, prémunissez-vous envers Lui. Quel bien ce serait pour vous, si vous pouviez savoir !
seulement, vous adorez en place de Dieu des idoles, vous créez une imposture : ceux qu’en place de Dieu vous adorez n’ont sur vous pouvoir de rien vous attribuer ! Quêtez l’attribution en Dieu seul : adorez-Le donc, ayez-Lui gratitude. C’est à Lui que de vous il sera fait retour
si vous démentez, c’est aussi ce qu’ont fait avant vous d’autres nations. A l’envoyé n’incombe que l’explicite communication ».
Ne voient-ils pas comment Dieu instaure la création, puis la recommence ? C’est pour Dieu bien facile...
— Dis : « Allez par la terre. Considérez comme Il a ins­tauré la création, après quoi Dieu génère la génération dernière »… — Dieu est Omnipotent.
Il châtie qui Il veut, prend qui Il veut en miséricorde, à Lui vous serez ramenés
... « vous n’êtes pas de taille à Le rendre impotent sur la terre, pas plus que dans le ciel. Hors Dieu il n’est pour vous protection non plus qu’assistance ».
Ceux qui dénient les signes de Dieu et Sa rencontre, ceux-là désespèrent de Ma miséricorde. Il leur revient un châtiment douloureux.
La seule réponse de son peuple fut de dire : « Tuons-le », ou bien : « Brûlons-le ». Mais Dieu le sauva du feu. — En quoi réside un signe pour un peuple qui croirait.
— Abraham poursuivit : « Vous n’avez adopté ces idoles en place de Dieu que par complaisance mutuelle pour la vie d’ici-bas. C’est pourquoi, au Jour de la résurrection, vous vous renierez, vous vous maudirez les uns les autres. Votre asile sera le Feu. Vous ne trouverez pas de secourants ».
Seul Loth le crut. Abraham dit : « Moi, je vais faire exode vers mon Seigneur ». — Il est le Tout-Puissant, le Sage.
— Nous lui accordâmes Isaac et Jacob, établîmes dans son lignage la prophétie, l’Écriture, et le rétribuâmes en ce monde et dans la vie dernière où il est certes au premier rang des justifiés.
Et Loth. Lors il dit à son peuple : « Vous perpétrez une infamie où personne dans les univers ne vous a devancés
n’est-il pas vrai que vous allez aux garçons, coupez le chemin, vous portez dans votre assemblée au mauvais dessein ? » Pour toute réponse, son peuple dit : « Amène-nous donc le châtiment de Dieu, si tu es tellement véridique »
il dit : « Seigneur, accorde-moi Ton assistance contre ce peuple de dégât ».
Aussi lorsque Nos émissaires vinrent porter la bonne nouvelle à Abraham, ils dirent : « Nous allons abolir les habitants de cette cité ». — Ses habitants commettaient l’iniquité.
— Abraham dit : « Pourtant Loth y est ! — Nous savons parfaitement, dirent-ils, qui y est. Nous le sauverons, oui, avec les siens, à l’exception de sa femme ». — Elle faisait partie des révolus.
— Quand Nos émissaires vinrent à Loth, il eut à pâtir de leur fait, dans son impuissance à les protéger. Mais ils dirent : « N’aie crainte non plus que deuil. Nous sommes ceux qui te sauvent, toi et les tiens, sauf ta femme ». — Elle faisait partie des révolus.
— « même nous allons faire tomber sur les habitants de cette cité une fureur du ciel, à raison de leur perversité ».
De cette cité Nous avons laissé subsister un signe visible, à l’intention de qui raisonnerait.
Et à ceux de Madyan leur frère Shu‘ayb, qui leur dit : « O mon peuple, adorez Dieu, appréhendez le dernier Jour, ne sévissez pas sur la terre en fauteurs de dégât »
or ils démentirent ; c’est pourquoi les saisit la perturbation : ils se trouvèrent au matin gisants dans leurs demeures.
Et ceux de ‘Ad et de Thamûd, desquels l’évidence ressort pour vous de leurs habitations. Satan leur parait leurs agissements, il leur interceptait le chemin, et pourtant ils avaient clairvoyance.
Et aussi Coré, Pharaon, Hâmân : Moïse leur vint avec les preuves. Ils se conduisaient en superbes sur la terre : aucun n’en réchappa.
Tous Nous les avons pris à leur péché. Il en fut parmi eux à qui Nous envoyâmes un vent de cailloux, d’autres qu’emporta la clameur, d’autres sous qui Nous fîmes s’abîmer le sol, d’autres enfin que Nous engloutîmes. Dieu se refusait à leur être inique ; ce sont eux qui à soi-même le furent.
La semblance de ceux qui se donnent en place de Dieu des protecteurs est celle de l’araignée se donnant une maison : la plus faible des maisons est, assurément, celle de l’araignée. — S’ils pouvaient savoir !
— Dieu le sait : cela qu’en Son lieu vous invoquez n’est rien, alors que Dieu est le Tout-Puissant, le Sage.
Voilà les semblances dont Nous usons à l’intention des hommes. Mais il n’est que ceux qui savent pour en tirer raison.
Dieu a créé les cieux et la terre dans le Vrai. — En quoi réside un signe pour les croyants...
Récite ce qui t’est révélé de l’Écrit ; accomplis la prière. La prière réfrène l’infâme et le blâmable : le Rappel de Dieu est majeur. Quoi qu’il en soit Dieu connaît ce que vous pratiquez.
— Ne controversez avec les Gens du Livre que de la plus belle sorte, sauf avec ceux d’entre eux qui auraient fait preuve d’iniquité. Dites, par exemple : « Nous croyons à la descente sur nous opérée, à la descente sur vous opérée. Notre Dieu ne fait qu’un avec le vôtre. A Lui nous nous soumettons ».
— C’est bien ainsi : Nous avons fait sur toi descendre l’Écrit, et ceux à qui Nous avions déjà conféré l’Écriture croient en elle, et il y en a parmi eux pour croire en l’Écrit. Seuls les dénégateurs récusent Nos signes.
Pourtant naguère tu ne récitais le texte d’aucune Écriture, pas plus que tu n’en retraces de ta droite : et c’est cela qui fait douter les tenants du faux !
Bien plutôt (le message) consiste-t-il en signes probatoires au cœur de ceux dotés de connaissance. Seuls les iniques récusent Nos signes
ils disent : « Si du moins venaient le gratifier des signes descendus de son Seigneur ! » Dis : « Les signes résident en Dieu. Je ne suis là qu’un donneur d’alarme explicite ».
— Ne leur suffit-il donc pas que Nous ayons fait sur toi descendre l’Écrit pour le leur réciter ? — En quoi réside une miséricorde, un Rappel pour ceux capables de croire.
— Dis : « Dieu suffise entre vous et moi comme témoin. Il sait ce qu’il y a dans les cieux et sur la terre. Les croyants du faux, les dénégateurs de Dieu, ce sont eux les perdants ».
— Ils te pressent d’avancer le châtiment. N’y eût-il un délai fixé, que le châtiment les aurait déjà frappés. Mais sûr, c’est à l’improviste qu’il leur arrivera, sans qu’ils s’en doutent
ils te pressent d’avancer le châtiment ! Mais sûr que la Géhenne encercle (déjà) les dénégateurs
un jour le châtiment viendra les couvrir, de sur leur tête à sous leurs pieds, et Il dira : « Savourez ce que vous pratiquiez ».
O Mes adorateurs, vous qui croyez, vaste est Ma terre. Alors, adorez-Moi,
toute âme un jour goûte la mort, après quoi c’est vers Nous que de vous il est fait retour
ceux qui auront cru, effectué les œuvres salutaires, Je les établirai au Jardin dans des loges de sous lesquelles des ruisseaux coulent ; ils y seront éternels. — Merveilleux salaire des agissants !
... ceux qui patientent, à leur Seigneur font confiance.
Combien, parmi les animaux, ne peuvent prendre en charge leur propre attribution ! C’est Dieu qui la leur attribue, comme à vous, car c’est Lui l’Entendant, le Connaissant.
Si tu leur demandes : « Qui a créé les cieux et la terre, mis en service le soleil et la lune ? », sûr qu’ils répondent : « Dieu ». — Comment dès lors se laissent-ils mystifier ?
— Dieu répand l’attribution sur quiconque Il veut d’entre Ses adorateurs, ou bien la lui mesure. — Dieu de toute chose est Connaissant…
— Si tu leur demandes : « Qui fait descendre l’eau du ciel, et en fait revivre la terre après qu’elle soit morte ? » sûr qu’ils répondent : « Dieu ». Dis : « Louange à Dieu ! » — Mais la plupart sont incapables de raisonner.
— La vie d’ici-bas n’est que jeu, divertissement. La demeure dernière est la plénitude du vivre. — Ah ! s’ils savaient !...
— Quand ils montent sur un navire, ils invoquent Dieu, Lui vouent la religion foncière, puis quand Il les a ramenés saufs au rivage, voilà qu’ils Lui donnent des associés
eh bien ! qu’ils renient ce que Nous leur avons donné ! qu’ils jouissent ! Demain ils sauront.
Ne voient-ils pas que Nous avons institué une aire d’interdit et de sécurité, quand tout autour on se pourchasse ? Ne croiront-ils donc qu’au faux, en déniant le bienfait de Dieu ?
Quoi de plus inique que de fabuler sur Dieu le mensonge, ou de démentir le Vrai quand il vous advient ? — N’est-ce pas qu’il y a dans la Géhenne un asile pour les dénégateurs ?
Tandis que ceux qui en Nous firent effort, oui, guidons-les sur Nos chemins. — Assurément que Dieu est avec les bel-agissants !
A L M
Rome a été vaincue
en terre d’en deçà. Mais Rome, après avoir été vaincue, vaincra
dans moins de dix ans. Le décret en revient à Dieu pour l’après comme pour l’avant, et les croyants devront se réjouir ce jour-là
du secours de Dieu, lequel l’accorde à qui Il veut, Lui, le Tout-Puissant, le Miséricordieux.
C’est là promesse de Dieu, lequel ne saurait faillir à sa promesse : mais la plupart ne le savent pas
ils ne savent qu’une apparence issue de la vie d’ici-bas, indifférents qu’ils sont, eux, à la vie dernière.
Que n’ont-ils réfléchi au fond d’eux-mêmes sur ce que Dieu n’a créé les cieux et la terre et leur entre-deux que dans le Vrai et jusqu’à un terme fixé, même si beaucoup d’humains dénient la rencontre de leur Seigneur ?
que n’ont-ils parcouru la terre et considéré quelle fut la fin de leurs devanciers ? Pourtant ceux-ci les surpassaient en force, ils ont fait bouger la terre, ils l’ont mise en valeur plus que ceux-là ne font ; et leurs envoyés leur vinrent avec les preuves ; et alors ce n’est pas Dieu qui leur fut injuste, mais ils le furent à eux-mêmes.
Bien plus ! la pire fin des mal-agissants est d’avoir démenti les signes de Dieu, de les avoir tournés en dérision.
C’est Dieu qui instaure la création, puis la recommence, après quoi c’est à Lui qu’il est de vous fait retour.
Le Jour où l’Heure viendra, les criminels resteront hébétés
ils ne trouveront pas d’intercesseurs en leurs associés, associés qu’ils renieront
le Jour où l’Heure viendra, ce Jour-là ils se disperseront
tandis que ceux qui auront cru, effectué les œuvres salutaires, dans un verger exulteront
quant aux dénégateurs, à ceux qui auront démenti Nos signes et Ma rencontre dans la vie dernière, ceux-là dans le tourment demeureront...
« Transcendance de Dieu »... quand vous êtes au soir et au petit matin.
« Gloire à Lui aux cieux et sur la terre »... lors de vos relevées et de vos midis !
Il fait sortir le vivant du mort, Il fait sortir le mort du vivant, Il fait vivre la terre après sa mort : ainsi vous fera-t-on sortir.
Il y a parmi Ses signes qu’Il vous ait créés de poussière, et puis une fois humains vous vous répandez
... parmi Ses signes qu’Il ait créé pour vous à partir de vous-mêmes des épouses, afin qu’auprès d’elles vous trouviez l’apaisement ; qu’Il ait entre elles et vous établi affection et miséricorde… — En quoi résident des signes pour un peuple capable de réfléchir
... parmi Ses signes, la création des cieux et de la terre et la différence de vos langues et de vos sortes. — En quoi résident des signes pour ceux qui savent
... parmi Ses signes, votre sommeil nocturne et diurne, votre quête d’un peu de Sa grâce. — En quoi résident des signes pour un peuple capable d’entendre
... parmi Ses signes, qu’Il vous fasse voir l’éclair, pour votre peur et votre convoitise, et descendre du ciel une eau dont Il vivifie la terre après qu’elle soit morte. — En quoi résident des signes pour un peuple capable de raisonner
... parmi Ses signes que le ciel et la terre subsistent par Son décret, et qu’à Son premier appel aussitôt de la terre vous sortiez.
De Lui relève tout être du ciel et de la terre, et chacun Lui voue soumission
c’est Lui qui instaure la création, puis la recommence. — Ce qui est pour Lui bien facile ; à Lui revient la plus haute semblance des cieux et de la terre. — Il est le Tout-Puissant, le Sage.
Il va tirer pour vous semblance de vous-mêmes : auriez-vous en ceux qui sont votre droite propriété des associés qui soient à égalité avec vous sur ce que Nous vous attribuons, de sorte que vous les craigniez comme vous vous craignez vous-mêmes ? Ainsi détaillons-Nous les signes pour un peuple capable de raisonner
mais non ! les iniques suivent leurs passions à contre-connaissance. Qui guiderait celui que Dieu égare ? — Ils ne trouveront pas de secourant.
— Ainsi donc, redresse ta face vers la religion, en croyant originel, en suivant la prime nature selon laquelle Dieu a instauré les humains, sans qu’il y ait de substitution possible à la création de Dieu : c’est là la droite religion, mais la plupart ne le savent pas.
... revenant à Lui, prémunissez-vous, accomplissez la prière, ne soyez pas des associants
ni de ceux qui rompent leur religion en appartenances, chaque secte se complaisant en sa particularité.
Quand une douleur touche les hommes, ils invoquent leur Seigneur, ils reviennent à Lui. Et puis, quand Il leur fait goûter quelque miséricorde, voici qu’une coterie d’entre eux donne à leur Seigneur des associés
de sorte à renier ce que Nous leur apportons. — Jouissez donc ! Un jour vous saurez !
... Ou serait-ce que Nous aurions fait sur eux descendre une justification qui confirmât leur propos de donner à Dieu des associés ?...
Quand nous faisons goûter aux gens quelque miséricorde, ils s’en réjouissent. Et si un mal les frappe par cela même qu’ont avancé leurs mains, voilà qu’ils désespèrent
serait-ce qu’ils ne voient pas que Dieu répand Ses dons sur quiconque Il veut, ou bien les mesure ? — En quoi résident des signes pour un peuple capable de croire.
Donne au proche son dû, ainsi qu’à l’indigent, au fils du chemin : ce sera un bien pour ceux qui veulent la Face de Dieu : ce sont eux les triomphants
ce que vous donnez en usure pour grossir sur les biens d’autrui ne grossira pas auprès de Dieu. En revanche, ce que vous acquittez en vue de la purification, par désir de la Face de Dieu... : ce sont eux qui recevront le double.
C’est Dieu qui vous créa, qui vous fit attribution, puis vous fait mourir et puis vivre derechef. En est-il parmi vos associés qui soit capable d’aucune de ces opérations ? A Sa transcendance ne plaise, Lui tellement au-dessus de ce qu’on Lui associe.
Le dégât se manifesta d’abord sur le continent et sur la mer par l’acquêt des mains humaines, pour donner aux hommes un avant-goût partiel de leurs actions mauvaises, et qui sait ? les faire revenir.
Dis : « Allez par la terre, et voyez quelle fut la fin de vos devanciers, dont la plupart étaient des associants ».
 Alors, redresse ta face vers la droite religion avant que n’arrive un Jour qui de par Dieu ne puisse être conjuré. — Ce Jour-là ils seront séparés.
— Quiconque aura dénié, sur lui pèsera sa dénégation. Qui aura effectué l’action salutaire. — c’est pour eux-mêmes qu’ils auront aplani leur couche
... de sorte qu’Il rétribue ceux qui croient, effectuent l’action salutaire, alors qu’Il déteste les dénégateurs.
... parmi Ses signes, qu’Il envoie les vents en porteurs de la bonne nouvelle, pour vous faire goûter de Sa miséricorde, et que les navires courent par Son ordre, et que vous quêtiez un peu de Sa grâce. — Si vous en étiez reconnaissants !
Oui, Nous avons envoyé avant toi des envoyés à leur peuple, ils leur venaient donc avec les preuves : et c’est pourquoi Nous Nous sommes vengé de ceux qui commettaient le crime, car c’était pour Nous un dû que de faire prévaloir les croyants...
C’est Dieu qui envoie les vents, ils soulèvent un nuage, que Dieu épand sur le ciel comme Il veut, ou bien fragmente, et tu vois l’ondée sortir de ses béances, et quand Il en touche quiconque Il veut parmi Ses adorateurs, les voilà tous en joie
pour abattus qu’auparavant ils fussent, avant que ne s’opérât sur eux la descente de cette pluie
ainsi donc, suis la trace de la miséricorde de Dieu, comme Il fait vivre la terre après sa mort : Celui-là fait assurément revivre les morts. — Dieu est Omnipotent.
—... et si Nous dépêchions un vent et qu’ils voient tout jaunir, ils demeureraient après cela dans leur dénégation !
Bien sûr tu ne peux faire entendre aux morts, non plus qu’aux sourds, l’invocation, quand ils tournent le dos
ce n’est pas à toi de guider les aveugles hors de leur errance, puisque tu ne te fais entendre que de celui qui croit en Nos signes. — Et ils sont de Ceux-qui-se-soumettent.
— C’est Dieu qui vous a créés à partir de faiblesse, puis établi vigueur après faiblesse, puis après vigueur rétabli faiblesse et canitie. — Il crée ce qu’Il veut, Il est le Connaissant, l’Omnipotent.
Au Jour où l’Heure se lève, les criminels jurent qu’ils ne sont pas demeurés plus d’une heure (dans leur tombe) : ainsi étaient-ils mystifiés
tandis que ceux dotés de la science et de la foi disent : « Vous êtes demeurés conformément au Livre de Dieu jusqu’au Jour de la résurrection ». Voici le Jour de la résurrection. Mais vous ne saviez pas.
Ce Jour-là ne peut servir aux iniques aucune de leurs excuses, ils ne sont pas admis à se disculper.
Oui, dans ce Coran, Nous tirons, à l’intention des hommes, parti de toute semblance, car si vous venez aux dénégateurs avec un signe, sûr qu’ils disent : « Vous n’êtes que des tenants du faux »
ainsi Dieu scelle-t-Il le cœur de ceux qui ne savent pas !
Sois patient. La promesse de Dieu, c’est le Vrai. Ne te laisse pas troubler par les incapables de certitude.
A L M
Ce sont là des signes de l’Écrit de sagesse
en guidance et miséricorde aux bel-agissants
qui accomplissent la prière, acquittent la purification, ont certitude, eux, de la vie dernière
ceux-là se conforment à une guidance de leur Seigneur ; ceux-là sont les triomphants.
Par contre ceux d’entre les humains qui achètent l’entretien frivole, de sorte à fourvoyer autrui du chemin de Dieu, sans connaissance aucune, et à tourner ce chemin en dérision, ceux-là subiront un châtiment d’ignominie
et qui, à la récitation de Nos signes, s’en détourne par orgueil, comme s’il ne les entendait pas, ou avait l’oreille dure, eh bien ! fais-lui l’annonce d’un châtiment douloureux
tandis qu’à ceux qui croient, effectuent les œuvres salutaires, reviendront les jardins du bonheur
où ils seront éternels, selon la promesse de Dieu en Vérité. — Il est le Tout-Puissant, le Sage.
Il a créé les deux sans support que vous puissiez voir, fiché dans la terre des ancrages, pour qu’elle ne tremble sous vos pas, disséminé sur elle des spécimens de tous les animaux ; sur elle Nous faisons descendre de l’eau du ciel et y faisons pousser de toute espèce bienfaisante.
Voilà la création de Dieu. « Faites-moi donc voir ce qu’ont créé ceux qui ne sont pas Lui ! » Mais quoi ! les iniques sont dans un égarement manifeste !
Oui, Nous avons donné à Luqmân la sagesse : « A Dieu sois reconnaissant ». — Qui est reconnaissant ne l’est qu’à soi-même. Qui dénie ce bienfait... Eh bien ! Dieu est Celui-qui-se-suffit, le Louangé.
Lors, sermonnant son fils, Luqmân disait : « Mon petit, n’associe à Dieu personne. Lui associer quiconque est iniquité »...
Nous-même avons recommandé à l’homme ses père et mère : sa mère ne l’a-t-elle pas porté, malaise sur malaise, et mis deux ans à le sevrer ? Sois-M’en reconnaissant, comme à tes père et mère. Je suis la destination de tout
s’ils faisaient cependant tous deux pression sur toi pour te faire M’associer ce qui heurte ta connaissance, ne leur obéis pas, tout en les escortant ici-bas de convenances, mais suis le chemin de qui s’en revient à Moi, d’autant que c’est vers Moi qu’est votre lieu de retour, et qu’alors Je vous informerai de ce que vous pratiquiez.
« Mon petit, fut-ce du poids d’un grain de moutarde, dans un rocher, dans les cieux ou sous la terre, Dieu le rapportera »… — Il est le Subtil, l’Informé.
— « Mon enfant, accomplis la prière, prescris le convenable et proscris le blâmable, sois patient aux vicissitudes »… — Ce sont là des préceptes de rigueur.
... « ne te rengorge pas sur les autres. Ne marche pas sur terre avec pétulance »… — Dieu déteste l’outrecuidant, le fanfaron
... « mesure ta démarche, mets une sourdine à ta voix ». — La plus infecte des voix est bien celle des ânes !...
Ne considérez-vous pas que Dieu a mis à votre service ce qu’il y a dans les cieux et ce qu’il y a sur la terre, qu’Il abonde sur vous en grâces patentes et secrètes ? Et pourtant, que de gens disputent sur Dieu sans connaissance non plus que guidance, sans Écrit rayonnant !
Quand on leur dit : « Suivez ce que Dieu a fait descendre », ils disent : « Bien plutôt suivrons-nous ce que nous avons trouvé en cours chez nos pères ». Et si c’est Satan qui les appelait de la sorte au tourment de l’Enfer ?
Tandis que celui qui soumet à Dieu sa face, agit bellement, s’agrippe à l’anse très sûre… — Dieu qui est la fin de toute chose.
— Quiconque dénie, que son déni ne t’attriste... Vers Nous sera leur retour, et Nous les informerons de ce qu’ils pratiquaient. — Dieu est le Connaissant de l’être des poitrines.
Nous leur accordons jouissance petite et puis les acculons à châtiment brutal.
Si tu leur demandes : « Qui a créé les cieux et la terre ? », ils ne peuvent répondre que : « Dieu ». Alors dis : « Louange à Dieu ! » — Mais non ! la plupart ne savent pas.
— A Dieu appartient tout ce qui est dans les cieux et sur la terre. — Dieu est Celui-qui-se-suffit, le Louangé.
— Tout ce qu’il y a d’arbres sur la terre se ferait calame, et d’encre se ferait la mer, se grossit-elle de sept autres mers, que ne s’épuiserait pas la parole de Dieu, le Tout-Puissant, le Sage
votre création, votre résurrection ne sont pas plus pour Lui que celle d’une âme unique. — Dieu est Entendant, Clairvoyant.
Ne vois-tu pas que Dieu fait pénétrer le jour dans la nuit, la nuit dans le jour, qu’Il a mis en service le soleil et la lune, faisant voguer chacun jusqu’au terme fixé ? — Dieu est sur ce que vous faites Informé.
— Tout cela en ce qu’Il est le Vrai. Ce que vous invoquez hors Lui n’est que fausseté. — Dieu est le Sublime, l’Immense.
— Ne vois-tu pas les navires voguer sur la mer par la grâce de Dieu pour vous manifester l’un de Ses signes ? — En quoi résident des signes pour celui qu’arment la patience et la reconnaissance.
— Que vienne à les couvrir une vague pareille à des ombres, ils invoquent Dieu, Lui vouent la religion première, et puis quand Il les a sauvés, ramenés au rivage, tel d’entre eux garde la voie moyenne, et il n’est pour abjurer Nos signes que tout perfide, impudent dénégateur.
Humains, prémunissez-vous envers votre Seigneur. Craignez un Jour où nul géniteur ne rachètera sa progéniture, pas plus que nulle progéniture ne rachètera en rien son géniteur. La promesse de Dieu est Vérité. Que ne vous dupe la vie d’ici-bas, que sur Dieu ne vous abuse le dupeur.
Car Dieu tient la science de l’Heure, comme Il fait tomber la pluie. Il connaît ce qu’il y a dans les matrices, alors que nulle âme ne connaît ce qu’elle acquiert pour demain, que nulle âme ne connaît sur quelle terre elle mourra. Dieu est le Connaissant, l’Informé.
A L M
La descente de l’Écrit, que nul doute n’entache, procède du Seigneur des univers.
— Où vont-ils dire : « Il l’a inventé » ? — Oh non ! C’est la Vérité, venant de ton Seigneur te faire donner l’alarme à un peuple que n’avait touché avant toi nul donneur d’alarme. — S’ils pouvaient se bien guider !...
C’est Dieu qui a créé les cieux et la terre et leur entre­deux, en six jours, puis après s’installa sur le Trône. Vous n’avez hors Lui nul patron, nul intercesseur. — N’allez-vous pas méditer ?
— Il agence du ciel vers la terre le décret, qui remonte à Lui : tout cela en un jour, valant mille ans de votre compte.
C’est Lui le Connaissant du mystère et de la présence, le Tout-Puissant, le Miséricordieux
qui si bellement fît toute chose par Lui créée. Il instaura la création de l’homme à partir d’une argile
puis fît sa progéniture de l’essence d’un humble liquide
et puis l’équilibra, lui insuffla de Son souffle, fît pour vous l’ouïe et la vue et les entrailles. — Mais que chétive est votre reconnaissance !
Ils disent aussi : « Quoi, perdus dans la terre, nous participerions d’une création nouvelle ? » Bien plutôt renient-ils la rencontre de leur Seigneur.
Dis : « Il vous récupérera, l’ange de la mort à vous commis ; puis à votre Seigneur il sera de vous fait retour ».
Si tu voyais quand les criminels, la tête affaissée devant leur Seigneur : « Seigneur, nous avons vu et entendu : fais-nous revenir, que nous effectuions l’œuvre salutaire : désormais nous avons certitude ».
Si Nous voulions, Nous aurions conféré à toute âme sa guidance ; mais inéluctable s’impose une Mienne parole : « Que J’emplisse la Géhenne tout ensemble de djinns et d’humains,
Savourez donc le crime d’avoir oublié la rencontre de votre Jour que voici : Nous vous oublions aussi ! Savourez le tourment d’éternité pour ce que vous pratiquiez ».
Ne croient à Nos signes que ceux qui, s’ils les entendent rappeler, tombent prosternés, exaltent par la louange la transcendance de leur Seigneur, dépouillent tout orgueil,
ceux qui détachent leurs flancs de leur couche pour invoquer leur Seigneur dans la crainte et l’appétence, et sur Notre attribution font dépense.
Nulle âme ne peut connaître ce qui s’occulte pour eux de fraîcheur des yeux, en récompense de ce qu’ils pratiquaient
quoi ! celui qui croyait recevrait le même traitement que le scélérat ? — Égaux ils ne sont pas !
Ceux qui croyaient, effectuaient l’œuvre salutaire auront les jardins du refuge en prémices pour leurs actions
les scélérats auront comme refuge le Feu ; chaque fois qu’ils en voudront sortir, ils y seront ramenés, et il leur sera dit : « Savourez le châtiment du Feu, que vous démentiez ».
« Mais faisons-leur, oui ! savourer le châtiment mineur avant le châtiment majeur, dans l’attente qu’ils Nous reviennent ».
— Quoi de plus inique que celui qui, bien qu’ayant reçu le Rappel des signes de son Seigneur, s’y dérobe ? — Nous Nous vengeons des criminels.
Oui, Nous avons donné à Moïse l’Écriture —ne conçois pas le moindre doute sur sa rencontre — et Nous en fîmes guidance pour les Fils d’Israël
parmi eux Nous constituâmes des chefs de file pour les guider à Notre ordre, parce qu’ils étaient patients et avaient la certitude de Nos signes
— C’est Dieu qui, au Jour de la résurrection, tranchera entre eux sur l’objet de leur différend.
— ... Ou ne trouveraient-ils pas guidance dans le fait que Nous ayons détruit avant eux tant de générations qui foulaient leur site ? — En cela réside un signe. N’entendent-ils donc pas ?
— Ou ne voient-ils pas que Nous amenons l’eau à la terre nue et en faisons sortir des grains pour qu’ils en mangent, eux et leur bétail ? — Ne voient-ils donc pas clair ?
— Ils ont beau dire : « Pour quand le triomphe, si vous êtes véridiques ? »
dis : « Au jour du triomphe, pour les dénégateurs il ne sera plus temps de croire, non plus qu’ils n’obtiendront sursis »
écarte-toi d’eux. Attends : ils attendent aussi.
Prophète ! prémunis-toi envers Dieu ; ne cède ni aux dénégateurs ni aux hypocrites. — Dieu est Connaissant et Sage,
attache-toi à ce qui t’est révélé venant de ton Seigneur. — Dieu est Informé de tous vos agissements.
— Remets-t’en à Dieu. — Dieu suffit comme répondant.
— Dieu ne loge pas deux cœurs au-dedans de l’homme, non plus qu’Il ne fait vos mères des épouses que vous répudiiez par assimilation de vos rapports à l’inceste ; non plus qu’Il ne fait vos fils de ceux que vous adoptez : ce n’est là que langage à vous, sortant de votre bouche, quand Dieu seul dit le Vrai et guide sur le chemin
donnez-leur le nom de leur père : c’est plus équitable auprès de Dieu ; si vous ignorez leur père, qu’on les tienne pour vos frères en religion ou pour vos clients. Toutefois nul blâme à vous de l’erreur commise mais seulement de ce qu’aurait délibéré votre cœur. — Dieu est Tout pardon, Miséricordieux.
— Le Prophète est plus proche des croyants qu’eux-mêmes ; ses épouses sont leurs mères. Les parents naturels ont priorité réciproque, d’après le Livre de Dieu, sur les croyants avec ceux de l’exode. Agissez toutefois selon les convenances envers ceux à qui vous lie un rapport de clientèle. — Cela figure en toutes lettres sur le Livre.
— Lors Nous reçûmes des prophètes leur engagement : de toi, de Noè, d’Abraham, de Moïse, de Jésus fils de Marie… — Engagement capital !
— ... afin qu’Il questionnât les véridiques sur leur esprit de vérité, tandis qu’Il ménage aux dénégateurs un châtiment douloureux.
— Vous qui croyez, rappelez-vous le bienfait de Dieu, quand vous assaillirent des armées, et que Nous dépêchâmes contre elles l’ouragan et des armées que vous ne pouviez voir… — Tandis que Dieu voit clair dans vos actes.
— Lors elles surgirent pour vous de dessus et de dessous, et que fléchirent les regards, et que les cœurs montèrent dans les gorges et que vous conjecturiez force conjectures sur Dieu…
— En l’occurrence furent bien éprouvés les croyants, secoués d’une violente secousse.
... et qu’on entendit les hypocrites et ceux au cœur malade dire : « La promesse à nous faite par Dieu ainsi que par Son Envoyé n’était qu’illusion ».
et qu’un groupe d’entre eux disait : « Gens de Yathrib, vous ne pouvez tenir : donc, retirez-vous » ; cependant qu’un autre parti demandait permission au Prophète : « Nos maisons, disaient-ils, restent à découvert » : elles n’étaient pas à découvert, mais ils voulaient fuir
leur ville eût été envahie de toute part, bien pis ! les eût-on sollicités d’abjurer, qu’ils se seraient exécutés. — Et cela ne les y aurait maintenus qu’un instant !
et pourtant ils avaient conclu un pacte avec Dieu de ne pas faire volte-face. — Exigible était le pacte de Dieu !
— Dis : « A rien ne vous servira de fuir, que vous fuyiez mort violente ou mort naturelle, de toute façon vous n’aurez joui que petitement ».
Dis : « Qui pourrait vous soustraire à l’atteinte de Dieu, qu’il vous veuille du mal, ou miséricorde ? » — Ils ne trouvent, hors Dieu, protecteur ni secourant.
— Dieu connaît parmi vous les dresseurs d’obstacles, et ceux qui disent à leurs frères : « En avant avec nous ! » et s’exposent aux coups petitement
par avarice envers vous. Quand vient (le moment de) la peur, tu les as vus te regarder roulant des yeux, comme livrés à l’hébétude de la mort. Il est vrai que la peur en allée, ils vous déchirent de langues acérées, avares qu’ils sont du butin. Ceux-là ne sont pas des croyants, Dieu fera crever leurs actions. — C’est pour Lui bien facile.
— ils se figurent les coalisés encore là. Si les coalisés attaquaient, eux se voudraient au désert, parmi les Bédouins, quitte à s’enquérir de vos nouvelles. S’ils demeuraient parmi vous, ils ne prendraient part au combat que petitement.
— Vous avez en l’Envoyé de Dieu un beau parangon pour ceux qui aspirent à Dieu, au Jour dernier, et rappellent Dieu sans trêve.
— Quand les croyants ont vu la coalition, ils se sont dit : « C’est bien là ce qu’a promis Dieu, et Son Envoyé. Dieu était donc véridique, et Son Envoyé ». Cela n’a fait que les grandir en foi, en abnégation
il est parmi les croyants de vrais hommes qui avérèrent les termes de leur pacte avec Dieu, d’autres qui accomplirent leur vœu, d’autres qui attendent, mais sans le moindre gauchissement
que Dieu récompense les véridiques de leur esprit de vérité, qu’Il châtie les hypocrites, s’Il le veut, à moins qu’en leur faveur Il ne se repente. — Il est Tout indulgence, Miséricordieux.
— Dieu a renvoyé les dénégateurs enragés de n’être arrivés à rien de bon. Les croyants, au combat, ont fait de Lui leur suffisance. — Dieu est Fort, Tout-Puissant.
— Il fit descendre de leurs fortins des Gens du Livre partisans de la coalition et jeta l’effroi dans leur cœur. Une multitude vous en tuiez, et l’autre vous faisiez prisonnière.
Il vous a rendus héritiers de leur terre et de leurs maisons et de leurs biens, et encore d’une terre que vous n’aviez pas encore foulée. — Dieu a pouvoir de toute chose.
Prophète, dis à tes épouses : « Si vous êtes enclines à vouloir la vie d’ici-bas, avec ses parures, venez donc que je vous alloue avantage, et vous donne gracieux congé
mais si vous êtes enclines à vouloir Dieu, Son Envoyé et la demeure dernière, Dieu ménage aux bel-agissantes d’entre vous une rétribution magnifique ».
O femmes du Prophète, celle d’entre vous qui commettrait une infamie prouvée, doublé du double serait son châtiment. — Ce serait pour Dieu bien facile.
tandis que parmi vous la dévotieuse à Dieu et à Son Envoyé, celle qui effectue l’œuvre salutaire, Nous lui accorderons deux fois son salaire, et déjà lui ménageons une généreuse attribution.
O femmes du Prophète, vous n’êtes les pareilles d’aucune autre femme, si vous vous prémunissez et ne tenez pas un langage d’invite, qui porte à la convoitise ceux au cœur malade. Observez les convenances du parler
gardez-vous dans vos maisons, abstenez-vous des exhibitions du premier paganisme, accomplissez la prière, acquittez la purification, obéissez à Dieu et à Son Envoyé : Dieu ne veut qu’écarter de vous la souillure, ô maisonnée, et vous garder toutes pures,
rappelez-vous ce qui se récite dans vos maisons des signes de Dieu et de la sagesse. — Dieu est Subtil, Informé.
— Ceux et Celles-qui-se-soumettent, les croyants et les croyantes, les dévotieux et les dévotieuses, les hommes et les femmes de véridicité, de patience et de crainte, ceux et celles qui font l’aumône, jeûnent, contiennent leur sexe, pratiquent assidûment le Rappel, Dieu leur ménage Son indulgence, un salaire grandiose.
Au croyant non plus qu’à la croyante, une fois que Dieu a tranché, avec Son Envoyé, sur un cas, il ne reste plus le choix sur leur propre cas. — Qui se rebelle contre Dieu et Son Envoyé se trouve dans l’égarement manifeste.
— Lors tu disais au gratifié de Dieu, à ton gratifié : « Retiens ton épouse, même si cela te contrarie, et prémunis-toi envers Dieu » : c’était refouler en ton âme ce que Dieu fait à présent éclater ; craindre les hommes, alors que Dieu a tellement plus de droit à ta crainte... Aussi quand Zayd eut cessé les rapports avec elle, Nous te la fîmes épouser, de sorte qu’il n’y ait pas de gêne pour les croyants quant aux épouses de leurs fils adoptifs une fois que ces derniers ont cessé les rapports avec elles — Décret de Dieu : chose exécutoire.
— Point de gêne non plus pour le Prophète en ce que Dieu lui imposait selon Sa règle à l’égard des (prophètes) révolus. — Décret de Dieu : destin et mesure !
Ceux qui communiquent les messages de Dieu Le craignent sans craindre personne d’autre que Lui : Dieu leur suffit comme comptable.
Muhammad n’est père d’aucun de vos mâles, mais l’Envoyé de Dieu, le Sceau des prophètes. — Dieu de toute chose est Connaissant.
— Vous qui croyez, rappelez Dieu d’un rappel incessant
proclamez Sa transcendance du petit matin au crépuscule
c’est Lui qui prie sur vous avec Ses anges, pour vous tirer des ténèbres à la lumière. — Il est Miséricordieux aux croyants.
La parole qui va les accueillir, le Jour où ils Le rencontreront, c’est : « Salut ! » — Il leur ménage un généreux salaire.
— Prophète, Nous t’avons envoyé pour témoigner, porter la bonne nouvelle, donner l’alarme
appeler à Dieu, sur Son ordre, être un flambeau rayonnant
annonce aux croyants que Dieu leur réserve une grâce insigne
ne cède pas aux dénégateurs, non plus qu’aux hypocrites. Néglige leur malfaisance. Remets-t’en à Dieu. — Dieu suffît comme répondant.
— Vous qui croyez, si vous épousez des croyantes, et puis les répudiez avant de les avoir touchées, vous ne devez pas leur imposer de délai arbitraire ; bien plutôt avantagez-les et donnez-leur gracieux congé.
Prophète, Nous te rendons licites tes épouses, aux­quelles tu as donné leur douaire ; et tes droites propriétés au titre du butin que Dieu t’accorda ; et les filles de tes oncles ou de tes tantes paternels et maternels, qui ont fait exode avec toi ; et telle croyante, si elle fait don de sa personne au Prophète, à condition que le Prophète veuille bien la prendre en mariage. — Cela pour toi seul, à l’exclusion des croyants : Nous savons bien quelles obligations Nous leur avons imposées quant à leurs épouses et à leurs droites propriétés. Cela pour qu’il n’y ait pas là pour toi de gêne. — Dieu est Tout indulgence, Miséricordieux.
— Tu ajournes celles d’entre elles qu’il te plaît ; tu fais accueil à celles qu’il te plaît, et puis encore à celles que tu désirerais parmi les délaissées. Nulle gêne pour toi en cela : c’est le plus sûr moyen de leur rendre fraîcheur des yeux, de dissiper leur chagrin, de les satisfaire toutes de ce que tu leur accorderais. — Dieu sait ce qu’Il y a dans votre cœur. Il est Connaissant, Longanime.
Illicites te sont les femmes, hors celles-là, et que tu les échanges pour en épouser d’autres, dût te plaire leur beauté, mais seulement s’il s’agit de tes droites propriétés. — Dieu de toute chose est Surveillant.
Vous qui croyez, n’entrez pas dans les demeures du Prophète sans être invités à un repas, ni sans en attendre le moment. En revanche, quand vous y êtes invités, eh bien ! entrez. Après avoir mangé, dispersez-vous, sans devenir familiers (jusqu’à prolonger) l’entretien : cela blesserait le Prophète, mais la honte qu’il en éprouverait pour vous l’emporterait. — Dieu pour le Vrai n’éprouve aucune honte ! — Si vous avez un objet à demander à ses épouses, demandez-le de derrière une tenture : à quoi s’attache davantage de pureté pour votre cœur et pour le leur. Il ne vous appartient pas de blesser l’Envoyé de Dieu, non plus que d’épouser de ses femmes après lui. —Cela jamais ! Ce serait en Dieu très grave.
— Quoi que vous publiiez ou celiez, Dieu de toute chose est Connaissant.
A elles point de blâme du fait de leurs père, fils, neveux de frère ou de sœur, de leurs servantes, ou leurs captives pourvu qu’elles-mêmes se prémunissent envers Dieu — Dieu de toute chose est Témoin.
Dieu et Ses anges prient sur le Prophète. Vous qui croyez priez aussi sur lui, formulez sur lui un salut plénier
ceux qui blessent Dieu et Son Envoyé, Dieu les maudit dans ce bas monde et dans l’autre. — Il leur ménage un châtiment d’ignominie.
— Ceux qui blessent les croyants et les croyantes pour autre chose que leurs acquis, se chargent d’un attentat et d’un péché criant.
Prophète, dis à tes épouses, à tes filles, aux femmes des croyants de revêtir leurs mantes : sûr moyen d’être reconnues (pour des dames) et d’échapper à toute offense. — Dieu est Tout indulgence, Miséricordieux.
Si les hypocrites n’en finissent, et ceux au cœur malade, et les diffuseurs malveillants de Médine, oh ! Nous allons te soulever contre eux de sorte qu’ils ne puissent plus qu’un instant voisiner avec toi dans la ville.
— « Maudits ! Où que vous les accrochiez, emparez-vous d’eux, tuez-les jusqu’au dernier ! »
Telle fut la règle de Dieu à l’égard des révolus de jadis. A la règle de Dieu, rien ne peut être substitué.
On t’interroge sur l’Heure : Dis : « La science n’en revient qu’à Dieu ». — Comment te le faire saisir ? L’Heure est peut-être toute proche.
— Dieu maudit les dénégateurs, et leur ménage l’Enfer
ils y seront éternels, à jamais, incapables de trouver protecteur ni secourant
en ce Jour où leur face se tordra dans le Feu et qu’ils diront : « Ah ! si nous avions obéi à Dieu, obéi à l’Envoyé ! »
et diront : « Seigneur, nous obéissions à nos grands, à nos nobles : ils nous ont égarés du chemin.
— Notre Seigneur, inflige-leur châtiment double et malédiction majeure ! »
Vous qui croyez, n’imitez pas ceux qui calomnièrent Moïse ; mais Dieu l’innocenta de leurs dires : il garde en Dieu sa noblesse.
Vous qui croyez, prémunissez-vous envers Dieu, ne tenez que le propos adéquat
qu’Il réforme vos actions, qu’Il vous pardonne vos péchés. — Quiconque obéit à Dieu, à l’Envoyé, connaît le triomphe insigne.
Nous proposâmes le dépôt aux cieux, à la terre et aux monts : ils déclinèrent de s’en charger, tant ils en éprouvaient de transe. L’homme, lui, s’en est chargé… — Par comble d’ignorance et d’iniquité.
... afin que Dieu châtie les hypocrites hommes et femmes, les associants et les associantes : qu’Il se repente sur les croyants et les croyantes. — Il est Tout indulgence, Miséricordieux.
Louange à Dieu, à qui appartient tout ce qui est aux cieux et sur la terre, et à qui revient la louange dans la dernière. — Il est le Sage, l’Informé.
— Il sait ce qui pénètre dans la terre et ce qui en sort, ce qui descend du ciel et ce qui y monte. — Il est le Miséricordieux, le Tout pardon.
— Les dénégateurs disent : « L’Heure ne nous adviendra pas ». Dis : « Mais si, par mon Seigneur, sûrement elle vous adviendra ». — Savant du mystère, ne Lui échappe le poids du moindre corpuscule dans les cieux ou sur la terre, non plus qu’il n’est chose plus infime ou plus considérable qui ne figure sur un Livre explicite
si bien qu’Il récompense ceux qui ont cru, effectué les œuvres salutaires : à ceux-là toute indulgence et généreuse attribution
tandis que ceux qui se seront démenés contre Nos signes, croyant les rendre impotents, ceux-là subiront un tourment de furieuse douleur.
Et pourtant, ceux qui ont reçu la connaissance voient que le message descendu sur toi de par ton Seigneur est bien le Vrai, et qu’il guide à la voie du Tout-Puissant, du Louangé.
Il est vrai que les dénégateurs disent : « Vous montrerons-nous (cette curiosité ?), un personnage qui vous annonce qu’une fois dépecés en mille pièces, vous participerez d’une nouvelle création ?
Est-ce qu’il fabulerait sur Dieu un mensonge, ou s’il est possédé des djinns ? » Non ! mais ceux qui ne croient pas à la vie dernière, d’eux-mêmes se livrent au châtiment, à l’égarement radical
ne considèrent-ils pas, de la terre et du ciel, leur pressante conjoncture et ce qui les talonne ? Si Nous voulions, Nous les engloutirions dans le sol, Nous précipiterions sur eux un pan du ciel. — En quoi réside un signe pour tout adorateur résipiscent.
Oui, Nous avons imparti à David une grâce de Nous venue : « Montagnes, faites-lui écho, ainsi que vous, les oiseaux ». Nous lui amollissions le fer.
« Fabrique des cottes de mailles, ajustes-en les rivets »… Mais sans oublier l’action salutaire. Sur tout ce que vous faites, Je suis Clairvoyant.
A Salomon le vent Nous soumîmes : un mois à l’aller, un mois au retour. Pour lui Nous fîmes couler la source de cuivre. Parmi les djinns il y en eut pour travailler à sa discrétion, par ordre de son Seigneur : qui d’entre eux dévierait de Notre ordre, Nous lui ferions goûter au châtiment de l’Enfer
ils lui fabriquaient ce qu’il voulait en fait de temples, de statues, de plats spacieux comme citernes, et de marmites bien stables. « Fais, ô race de David, preuve de gratitude », mais peu de Mes adorateurs sont enclins à la gratitude.
Quand Nous eûmes sur lui décrété la mort, il n’y eut pour la trahir que la bête de la terre, qui rongeait son sceptre. Lorsqu’il s’écroula, les djinns surent d’évidence que s’ils avaient connu le mystère, ils ne seraient pas restés livrés au châtiment de vilenie.
Oui, pour Saba résidait en ses demeures un signe : deux jardins à droite et à gauche. « Mangez de l’attribution de votre Seigneur. Soyez-Lui reconnaissants ». — O bon pays ! Seigneur Tout indulgent !
— Cependant ils se dérobèrent. Aussi Nous déchaînâmes sur eux le flux de ‘Arim, leur remplaçâmes leurs deux jardins par deux jardins offrant pour toute nourriture des épineux, des tamaris, de rares jujubiers sauvages
et voilà ! Nous les avons rétribués pour avoir dénié. Mais qui rétribuerions-Nous, sinon le dénégateur obstiné ?
Nous avons ménagé entre eux et les cités par Nous bénies des cités découvertes, entre lesquelles avons équilibré les étapes. « Parcourez-les de nuit et de jour, en toute sécurité »
or ils dirent : « Notre Seigneur, espace nos itinéraires » : ils se montraient iniques envers eux-mêmes. Alors Nous les réduisîmes à la légende, après les avoir en mille pièces dépecées. — En quoi réside un signe pour tout homme de patience et de gratitude.
— Iblis a vérifié contre eux sa conjecture : ils se firent ses suivants, à l’exception d’un groupe de croyants
bien qu’il n’eût sur eux nulle justification, sauf celle de Nous faire distinguer qui croit à la vie dernière de qui en doute. — En tout cas ton Seigneur de toute chose est gardien.
Dis : « Invoquez donc ceux qu’en place de Dieu vous présumez. Ils n’ont pouvoir au ciel pas le poids d’un œuf de fourmi, non plus que sur la terre. Pas plus sur celle-ci qu’en celui-là ils n’ont d’association. Et Dieu ne compte parmi eux nul auxiliaire »
nulle intercession ne peut valoir auprès de Lui, sinon de qui en aura reçu l’autorisation, de sorte que la crainte une fois retombée dans le cœur (des coupables), ils demandent : « Qu’a dit notre Seigneur ? — Le Vrai ! », répondent (les intercesseurs). — C’est Lui le Sublime, l’Immense.
— Dis : « Qui des cieux et de la terre vous fait attribution ? », réponds : « Dieu », et « assurément nous (ou bien « vous ») sommes dans la bonne direction », ou bien « dans l’égarement manifeste »...
Dis : « Vous ne serez pas questionnés sur nos crimes, ni nous sur ce que vous pratiquiez ».
Dis : « Notre Seigneur nous réunira, et puis à l’un de nous, par le Vrai, Il donnera l’ouvert ». — Il est Celui-qui-ouvre, le Connaissant.
Dis : « Faites-moi donc voir ceux qu’en associés vous Lui accolez ». — Oh non ! c’est Lui le Tout-Puissant, le Sage.
Nous ne t’avons envoyé aux humains qu’en leur totalité, pour porter l’annonce et donner l’alarme. Mais la plupart ne le savent pas
ils disent : « A quand cette promesse, pour autant que vous soyez véridiques ? »
dis : « Vous avez rendez-vous pour un Jour que vous ne pouvez différer d’une heure, non plus qu’avancer ».
Les dénégateurs disent : «Nous ne croyons pas à ce Coran, non plus qu’aux (Ecritures) déjà en cours ». Si tu voyais alors les iniques, maintenus debout devant leur Seigneur, se répercuter les uns sur les autres l’accusation ! Les humiliés de naguère disent aux superbes : « N’eût-ce été de vous, nous serions des croyants ! »
et les superbes de dire aux humiliés : « Est-ce nous qui vous interceptâmes la guidance quand elle vous fut venue ? Mais non ! Vous étiez des criminels »
et les humiliés de dire aux superbes : « Mais non ! C’est par votre astuce de jour et de nuit que vous nous portiez à dénier Dieu et à lui donner des égaux ». Ainsi laissent-ils éclater le regret à la vue du châtiment, tandis que Nous plaçons des chaînes au col des dénégateurs. — Sont-ils rétribués d’autre chose que de ce qu’ils fabriquaient ?
— Nous n’avons envoyé dans aucune cité personne donner l’alarme que les délicats de la cité ne dissent : « Nous dénions ce pour quoi vous êtes envoyés ».
« Nous sommes, disent-ils, les mieux pourvus de biens et d’enfants. Nous ne sommes point passibles d’un châtiment »
dis : « C’est mon Seigneur qui répand l’attribution sur quiconque Il veut, ou bien la mesure. Mais la plupart ne le savent pas »
ni vos biens ni vos enfants ne sont à même de vous rapprocher de Nous d’un pas, sinon qui aura œuvré salutairement. Ceux-là auront rétribution du double, par cela même qu’ils auront pratiqué, et ils seront en sécurité dans les loges
tandis que ceux qui se démènent à propos de Nos signes, croyant les rendre impotents, ceux-là sont exposés au feu du châtiment.
Dis : « Mon Seigneur répand sur qui Il veut d’entre ses adorateurs l’attribution, ou bien la mesure. La moindre chose dont vous fassiez dépense, Il vous la remplace. Il est le Meilleur de ceux qui attribuent ».
Un Jour Nous les rassemblerons en masse, et Nous dirons alors aux anges : « Est-ce que ceux-ci vous adoraient ? »
— « A Ta transcendance ne plaise !, disent-ils, c’est Toi qui nous protège, pas eux. Même, ils adoraient les djinns, en qui la plupart croyaient ».
— Ainsi donc ce Jour-ci, nul de vous n’a possibilité d’en servir un autre, non plus que de lui nuire. Et Nous disons aux fauteurs d’iniquité : « Goûtez au châtiment du Feu, que vous démentiez ».
Si on leur récite de Nos signes en tant que preuve, ils disent : « Ce n’est là qu’un homme qui veut nous détourner de ce qu’adoraient nos pères ». Ils disent aussi : « Ce n’est là qu’imposture, affabulation ». Et ceux qui ont dénié le Vrai quand il leur est advenu disent : « Ce n’est là que sorcellerie flagrante »
et bien que Nous ne leur ayons pas donné d’Écriture à étudier non plus qu’envoyé personne avant toi donner l’alarme.
Leurs devanciers aussi ont démenti. Et pourtant ils n’étaient pas porteurs du dixième de ce dont Nous avons dotés ceux-ci ; malgré quoi ils ont démenti mes Envoyés : quel ne fut pas Mon ressentiment !
Dis : « Mon édification se réduit à l’Unique : vous dire de vous redresser pour Dieu, avec autrui ou individuellement, et surtout de réfléchir. Votre compagnon n’est pas habité des djinns. Il n’est qu’un homme qui vous donne l’alarme dans l’imminence d’un dur châtiment
dis : « Je ne vous demande pas un salaire : gardez-le pour vous. Mon salaire n’incombe qu’à Dieu ». — Il est Témoin de toute chose…
— Dis : « Mon Seigneur a pour projectile la Vérité, Lui, profond Connaisseur des mystères »
dis : « Elle est arrivée, la Vérité ! Et elle ne laisse à la fausseté initiative ni réplique »
dis : « Si je m’égare, je m’égare à mon propre dam ; si bien je me guide, c’est par la révélation de mon Seigneur » — Il est Entendant, Tout proche
— Ah ! si tu voyais leur épouvante de se voir la retraite coupée, surpris d’un lieu tout proche
en vain disent-ils : « Nous croyons en Lui ». Comment atteindraient-ils l’eau d’un lieu si lointain ?
eux qui naguère l’ont dénié, calomniant le mystère à partir d’un lieu lointain ?
Car s’interpose entre eux et ce qu’ils convoitent la même distance qui accabla leurs partisans anticipés, coupables du même doute ravageur.
Louange à Dieu, Créateur intégral des cieux et de la terre, Lui qui fait des anges Ses émissaires, ailés par deux, trois ou quatre : Il complète la création comme Il veut. — Dieu est Omnipotent.
Ce que Dieu ouvre aux humains de Sa miséricorde, nul ne le peut retenir ; ce qu’Il en retient, nul, hors Lui, nul ne le peut relâcher. — Il est le Tout-Puissant, le Sage.
Humains rappelez les bienfaits de Dieu sur vous. Y aurait-il un autre créateur que Dieu pour vous attribuer des biens du ciel et de la terre ? — Il n’est de dieu que Lui. Alors comment vous laisser mystifier ?
S’ils te démentent, pareillement furent démentis les Envoyés d’avant toi. — C’est à Dieu que des conjonctures il est fait retour.
— Humains, la promesse de Dieu est le Vrai. Que ne vous abuse la vie d’ici-bas. Que sur Dieu ne vous illusionne le maître d’illusion
Satan vous est ennemi. Traitez-le en ennemi. Il n’appelle que sa clique à devenir des compagnons de l’Enfer.
— Aux dénégateurs revient un dur châtiment. A ceux qui auront cru, effectué les œuvres salutaires, reviennent une indulgence, un large salaire.
— Est-ce que celui pour qui se pare la méchanceté de son action au point de la trouver belle… — Car Dieu égare qui Il veut, guide qui Il veut ...eh bien ! n’épuise pas pour eux ton âme en soupirs. — Dieu est Connaissant de leurs pratiques.
— C’est Dieu qui envoie les vents qui soulèvent un nuage. Nous poussons le nuage sur une contrée morte et l’en faisons revivre après qu’elle soit morte. — Ainsi de la résurrection.
Qui veut la puissance, c’est à Dieu qu’est la puissance, en totalité. Vers Lui monte la parole bonne ; l’action salutaire, c’est Lui qui l’élève. A ceux qui machinent les choses mauvaises revient un dur châtiment. — Et leur machination d’elle-même se ruine.
Dieu vous a créés de terre, et puis d’un peu de liquide, après quoi Il vous a appariés. Nulle femelle ne porte ni ne se délivre qu’Il n’en ait connaissance. Nul ne voit prolonger son grand âge ou n’est frustré de l’âge que ce ne soit inscrit. — Et c’est pour Dieu bien facile.
Point ne s’équivalent les deux mers, celle-ci douce, désaltérante, passant bien quand on en boit, l’autre salée, saumâtre. Et pourtant de l’une comme de l’autre vous mangez viande fraîche, et cherchez à extraire joyaux à revêtir, et l’on voit des navires les fendre pour que vous quêtiez un peu de Sa grâce. — Puissiez-vous en être reconnaissants !
Il glisse la nuit dans le jour, glisse le jour dans la nuit. Il a mis en service le soleil et la lune, chacun d’eux courant à un terme fixé. — C’est Dieu votre Seigneur. A Lui la royauté ! — Ceux qu’en Son lieu vous invoquez n’ont pas royauté sur un zeste !
Si vous les invoquez, ils n’entendent même pas votre appel ; l’entendraient-ils qu’ils ne pourraient l’exaucer. Au Jour de la résurrection, ils renieront d’avoir été vos associés. — Nul t’en avertira comme un bien Informé.
Humains, vous les indigents à l’égard de Dieu, alors qu’Il se suffit, Lui, le Louangé
s’Il veut, Il vous abolira, et vous substituera une autre créature.
Et cela pour Dieu ne serait pas un exploit !...
Nulle porteuse ne porte la charge d’une autre. Si, la trouvant lourde, elle appelle pour qu’on la lui porte, en rien n’en sera-t-elle déchargée, fût-ce par un proche. Il t’incombe seulement de donner l’alarme à ceux qui craignent leur Seigneur au fond du mystère, accomplissent la prière, acquittent la purification, et ce n’est là que se purifier pour soi-même. — Dieu est la destination de tout.
Point ne s’équivalent l’aveugle et le clairvoyant
ni les ténèbres et la lumière
ni l’ombrage et la canicule
ne s’équivalent les vivants et les morts. Dieu ne fait entendre que celui qu’Il veut. Tu n’es pas à même de faire entendre les hôtes des tombes
tu n’es là que pour donner l’alarme.
Nous t’avons envoyé dans le Vrai porter la bonne nouvelle et donner l’alarme. Point de communauté où ne soit passé un donneur d’alarme
s’ils te démentent, pareillement ont agi leurs prédécesseurs : leurs propres envoyés leur sont venus avec les probations, les Psaumes, l’Ecriture de lumière
et puis Je me saisis des dénégateurs, et quel n’était pas Mon courroux !...
N’as-tu pas vu comme Dieu fait descendre du ciel une eau dont Nous faisons sortir des fruits de variétés diverses ? De même sur les montagnes règnent des traînées blanches, des rouges de variétés diverses et de ténébreuses noirceurs
de même parmi les humains et les animaux et le bétail, il en est de variétés diverses. C’est ainsi, mais seuls craignent Dieu, parmi Ses adorateurs, ceux qui connaissent. — Dieu est Tout pardon, Tout-Puissant.
Ceux qui sans trêve récitent l’Écrit de Dieu, ayant accompli la prière, fait dépense en secret et en public sur Son attribution, peuvent espérer un négoce sans déperdition
en ce que Dieu leur acquitte leur salaire, en leur ajoutant de Sa grâce. Il est Tout pardon, Gratifiant.
— Ce que Nous te révélons du Livre est le Vrai, qui vient avérer le message en cours. — Dieu sur Ses adorateurs est Informé, Clairvoyant.
Bien plus, Nous avons donné l’Écrit en héritage à ceux que Nous avons élus parmi Nos adorateurs. Il en est en effet parmi eux d’iniques envers soi-même, d’autres tenant un juste milieu, d’autres enfin qui l’emportent par les œuvres de bien, avec la permission de Dieu — C’est là la grâce insigne.
Les jardins d’Eden : ils y entrent, ils y sont parés de bracelets d’or, avec des perles, leur vêture y est de soie
ils disent : « Louange à Dieu qui chasse de nous le regret. Notre Seigneur est Tout pardon, Gratifiant
c'est Lui qui nous a établis par Sa grâce dans la demeure de permanence où ne nous atteint aucune fatigue, ne nous atteint aucune lassitude ».
Tandis que les dénégateurs ont le feu de la Géhenne. Sur eux point de décret leur permettant de mourir, non plus que sur eux ne s’allégera le tourment. C’est ainsi que Nous rétribuons tout dénégateur opiniâtre
 ils clament : « Notre Seigneur, laisse-nous sortir, que nous effectuions l’œuvre salutaire, au rebours de ce que nous faisions ! » — Mais n’avons-Nous pas assez prolongé votre âge pour que pût souscrire au Rappel qui voulait bien se rappeler, d’autant qu’une sommation vous est venue ?... Alors savourez ! — Pour les iniques, point de secourant.
Dieu connaît le mystère des cieux et de la terre. Il est le Connaissant de l’être des poitrines.
Il a fait de vous Ses lieutenants sur la terre. Qui Le dénie, sa dénégation retombe sur lui-même. La dénégation ne fait qu’aggraver contre les dénégateurs l’exécration de leur Seigneur. Leur dénégation ne fait qu’aggraver leur perte.
Dis : « Que vous semble de vos associés, que vous invoquiez en place de Dieu ? Faites-moi voir ce qu’ils ont créé de la terre, ou s’ils ont une participation dans le ciel ! Ou si Nous leur avons délivré un écrit pour s’en prévaloir en tant que preuve ! » Mais non ! les iniques ne se promettent les uns aux autres que dans l’illusion.
C’est Dieu qui retient le ciel et la terre de se disloquer. S’ils se disloquaient, nul, hors Lui, ne pourrait les retenir — Il est Longanime, Tout pardon.
Ils jurent par Dieu, de leurs plus redoutables serments, que s’il leur était venu un donneur d’alarme sûr, ils s’en seraient laissé guider mieux qu’aucune nation. Or en fait, quand il leur en fut venu un, cela ne fit que les grandir en dissentiment
par superbe sur la terre, par astuce mauvaise. — Et l’astuce mauvaise n’assiège que les siens. — A quoi s’attendent-ils d’autre qu’à la règle que subirent les Anciens ? Car à la règle de Dieu, tu ne saurais trouver de substitution ; à la règle de Dieu, tu ne saurais trouver de modification.
N’ont-ils pas assez cheminé sur la terre pour constater quelle fut la fin de leurs devanciers ? Pourtant ceux-ci les surpassaient en force. Dieu n’est pas tel que Le rende impotent quoi que ce soit au ciel ou sur la terre. — Il est Connaissant, Omnipotent.
Si Dieu imputait aux humains ce qu’ils s’acquièrent, Il n’épargnerait nul animal sur le dos de la terre ; seulement Il les ajourne à un terme fixé. — Que leur terme arrive, et Dieu est Clairvoyant sur Ses adorateurs.
Yâsîn
Par le Coran de sagesse…
assurément tu es au nombre des envoyés
sur une voie de rectitude
... descente de par le Tout-Puissant, le Miséricordieux
pour que tu donnes l’alarme à un peuple aux ancêtres duquel elle n’a pas été donnée : d’où son indifférence.
Certes la parole pèse, inéluctable, sur la plupart d’entre eux, obstinés dans l’incroyance
c’est Nous qui avons mis à leur col des chaînes qui leur montent au menton : cols raidis, tête baissée, tels des chameaux assoiffés
Nous qui avons posé une barrière devant eux, derrière eux une autre barrière, et les occultons de sorte qu’ils ne distinguent plus rien
même effet sur eux que tu leur donnes l’alarme ou non : pas davantage ils ne croiront.
Tu ne donnes l’alarme qu’au sectateur du Rappel, au craignant du Miséricordieux dans le mystère : à celui-là porte la bonne nouvelle d’un pardon, d’une généreuse rétribution.
C’est Nous qui ressuscitons les morts, inscrivons leurs avances aussi bien que leurs traces, et toute chose dénombrons sur un Original explicite.
Applique-leur la semblance des gens de la cité, quand vinrent à elle les envoyés
Nous leur en envoyâmes deux, qu’ils démentirent, alors Nous les confortâmes d’un troisième, et ils dirent : « Vers vous nous sommes envoyés ».
— « Vous n’êtes, dirent les autres, que des hommes comme nous. Le Tout miséricorde n’a fait descendre rien du tout. Vous ne dites là que mensonge »
ils dirent : « Notre Seigneur le sait bien, que nous sommes véritablement envoyés à vous
mais seule nous incombe la communication explicite »
les autres dirent : « Nous tirons de vous sinistre augure. Si vous n’en finissez pas, nous jurons de vous lapider, et de vous faire échoir un douloureux châtiment »
ils dirent : « Votre sinistre augure ne tient qu’à vous-mêmes. Si seulement vous cédiez au Rappel ! Mais non ! vous êtes un peuple d’outrance ».
Alors du fond de la ville accourut un homme : « O mon peuple, dit-il, suivez les envoyés !
suivez ceux qui ne vous demandent nul salaire et bien se dirigent
moi, quelle raison aurais-je de ne point adorer mon Créateur ? N’est-ce pas à Lui que de vous il sera fait retour ?
prendrais-je en Son lieu des dieux de qui, si le Tout miséricorde me voulait du mal, l’intercession ne me vaudrait rien, et qui ne pourraient me sauver ?
ne serais-je pas, alors, dans l’erreur radicale ?
Moi, je crois en votre Seigneur. Ecoutez-moi donc »
il lui fut dit : « Entre au Paradis ». Et lui : « Oh ! si mon peuple savait
ce que me pardonna mon Seigneur, en me mettant au nombre des gratifiés ! »
Après lui Nous ne fîmes pas descendre sur son peuple une armée du ciel, pas plus que Nous n’avions à la faire descendre
puisqu’il n’y eut qu’une clameur unique, et les voilà tombés en cendres.
Misère des adorateurs ! Aucun envoyé ne leur vient qu’ils ne le tournent en dérision !
ne voient-ils pas combien Nous avons avant eux détruit de générations, qui parmi eux jamais ne reviendront
bien que tous ensemble par devant Nous soient tenus à comparution ?...
Encore un signe pour eux : la terre morte, Nous la faisons revivre, Nous en faisons sortir du grain, bon à manger
Nous y installons des jardins de palmiers et de vignes, et ça et là Nous en faisons jaillir des sources
pour qu’ils mangent de son fruit, grâce au travail de leurs mains. — En auront-ils quelque reconnaissance ?
— Gloire à la transcendance de Celui qui a tout apparié dans Sa création : leur personne, et ce qui pousse sur la terre, et ce qui leur reste inconnu !
Autre signe pour eux : la nuit, dont Nous dépiautons le jour, et les voici dans les ténèbres
et que le soleil coure vers un sien reposoir, et ce n’est là que juste réglage du Tout-Puissant, du Connaissant
et que de la lune Nous ayons réglé les phases, jusqu’à ce qu’elle prenne la forme d’une palme d’antan
et que ni le soleil n’ait pour loi de rattraper la lune, ni la nuit n’avance sur le jour, mais que l’un et l’autre nagent en cycle.
Un autre signe encore : que nous ayons porté leur descendance sur le bateau surchargé
et créé pour eux à sa semblance sur quoi monter
si Nous voulions, Nous les engloutirions, sans qu’ils puissent crier à l’aide, bien loin d’être sauvés
sinon par Notre miséricorde, et pour la jouissance d’un temps...
Et quand on leur dit : « Prémunissez-vous contre l’imminent et contre l’ultérieur dans l’espoir d’être pris en miséricorde »
il n’est de signe d’entre les signes de leur Seigneur dont ils ne se soient détournés.
Quand on leur dit : « Faites dépense sur l’attribution de Dieu », les dénégateurs répondent aux croyants : « Quoi ! nous donnerions à manger à ceux que Dieu, s’Il voulait, nourrirait ? Vous êtes dans un égarement manifeste ».
Ils disent encore : « A quand cette fameuse promesse, pour autant que vous disiez vrai ? »
Ils n’attendent qu’une clameur unique, elle les saisira en pleine contestation
sans leur laisser loisir d’aucune recommandation, non plus qu’aux leurs ils ne retourneront
il sera soufflé dans, la trompe et voici que de leur tombe vers leur Seigneur ils se précipiteront :
« Malheur à nous ! Qui nous éveille de notre dortoir ? C’est cela qu’a promis le Tout miséricorde, et sur quoi furent véridiques les envoyés ».
Aussi bien n’y aura-t-il qu’une clameur unique, et voici qu’en masse devant Nous vous devrez comparaître
en ce Jour, nulle âme qui subisse de lésion. C’est seulement de vos œuvres que vous êtes rétribués.
En ce Jour les hôtes du Jardin sont tout occupés de leur joie
d’être avec leurs épouses, sous les ombrages, accoudés sur des lits à baldaquin
d’avoir le fruit de joie, d’avoir tout leur souhait :
— « Salut ! » dit de la part d’un Seigneur Miséricordieux
mais : « Soyez à part en ce Jour, ô coupables !
n’avais-Je pas requis de vous pacte, ô Fils d’Adam, que vous n’adoreriez point Satan, car il est votre ennemi déclaré
pour M’adorer. — C’est la voie de rectitude.
— or il a égaré parmi vous d’immenses multitudes. Alors vous ne raisonniez pas ?
Voici donc la Géhenne à vous promise
en ce Jour brûlez-y de ce que vous déniiez ».
En ce Jour Nous scellons leur bouche. C’est leurs mains qui Nous parlent, leurs pieds qui témoignent de ce qu’ils acquéraient.
Si Nous voulions, Nous aurions blanchi leurs yeux, et ils se précipiteraient sur la voie : comment feraient-ils pour la distinguer ?
si Nous voulions, Nous les aurions pétrifiés sur place, de sorte qu’ils ne puissent aller ni retourner.
Celui dont Nous prolongeons la vie, Nous le rebroussons dans sa stature. Ne raisonnent-ils pas ?
Nous ne lui avons pas enseigné la poésie, qui ne convenait pas à sa mission. Il n’est que Rappel, Coran explicite
il doit donner l’alarme à qui est vivant ; et la Parole pèse, inéluctable, sur les dénégateurs...
... Ou ne verraient-ils pas que Nous avons pour eux créé, du travail de Nos mains, des bestiaux, qu’ils tiennent en propriété ?
Nous les leur avons soumis. Des uns ils font leur monture, et des autres une nourriture
ils en tirent avantage et breuvage. N’en sauront-ils pas gré ?
Ils se sont donné, en place de Dieu, des dieux, escomptant leur secours
dieux impuissants, qui ne seront qu’une troupe appelée contre eux à comparaître.
Que leur propos ne t’afflige. Nous savons ce qu’ils tiennent secret comme ce qu’ils publient.
L’homme ne voit-il donc pas que Nous l’avons créé d’un peu de liquide, et voici qu’il devient un contestataire déclaré !
il Nous applique une semblance, il oublie d’avoir été créé, disant : « Qui fera vivre des os une fois désagrégés ? »
dis : « Celui-là les fera vivre qui une première fois les a mis au jour. Il est de toute création Connaissant ».
C’est Lui qui pour vous loge du feu dans des fragments de l’arbre vert, et voici que vous en tirez la flamme
quoi ! Celui qui a créé les cieux et la terre ne serait plus capable d’en créer la pareille ? Mais si : puisqu’Il est le Créateur Connaissant...
Son ordre, quand Il veut une chose, tient à ce qu’il dise : « Sois », et elle est.
Gloire à la transcendance de Celui qui a dans Sa main la souveraineté de toute chose : et c’est à Lui que de vous il sera fait retour.
Par les (cohortes) qui se rangent en rangs
qui lancent l’objurgation
qui scandent le Rappel
assurément votre Dieu est unique
Il est le Seigneur des cieux et de la terre, et de leur entre-deux, le Seigneur des orients.
Oui, Nous avons paré le ciel inférieur d’une parure : les astres
et pour qu’elle le protégeât des satans récalcitrants.
— Ils ne peuvent tendre l’oreille au synode sublime sans recevoir des traits de toute part
l’éjection s’ajoutant au châtiment sempiternel
à moins que d’aventure l’un d’eux ne subtilise... et qu’alors le poursuive un météore perçant.
— Aussi bien, consulte-les : sont-ils plus difficiles à créer que ceux que Nous créâmes, oui, créâmes d’argile agglutinée ?
Mais non ! tu t’étonnes que (les païens) se moquent ?
Ayant reçu le Rappel, ils ne rappellent pas
à la vue d’un signe, ils redoublent de moquerie
disant : « Ce n’est là que magie flagrante
quoi ! une fois morts, devenus os et poussière, nous serions vraiment ressuscités ?
nous ou bien nos premiers ancêtres ? »
Dis : « Mais oui ! et vous serez humiliés ».
— Il n’y aura qu’une clameur unique, et leurs yeux verront
ils diront : « Malheur à nous ! Voici le Jour de l’allégeance ».
— Eh oui ! le Jour de la sentence, que si bien vous démentiez.
« Rassemblez les iniques avec leurs partenaires, et avec cela qu’ils adoraient
en place de Dieu, guidez-les au sentier de Géhenne
tenez-les-y, qu’ils soient interrogés.
Qu’avez-vous à ne point vous assister l’un l’autre ? »
Mais non ! ce Jour-là ils auront capitulé
les uns accosteront les autres, à se questionner :
« C’est vous qui nous interceptiez la droite ! »
« Non pas, mais c’est vous qui n’étiez pas des croyants
nous n’avions sur vous aucun pouvoir, mais vous étiez peuple de démesure
c’est ce qui a rendu sur vous tous inéluctable la parole de notre Seigneur. Et voilà que nous savourons !...
nous vous avons rendus fous et nous-mêmes l’étions ».
En effet de ce Jour ils s’associent dans le châtiment.
— Nous, c’est ainsi que Nous traitons les coupables
eux, quand on leur disait : « Il n’est de dieu que Dieu », recouraient à l’orgueil
disant : « Quoi ! Nous abandonnerions nos dieux pour un poète insensé ? »
— Oh que non ! porteur du Vrai, il avérait les envoyés.
... « Et vous, oui, vous savourez le châtiment de douleur
ce n’est que rétribution de ce que vous pratiquiez »
Exception faite des fonciers adorateurs de Dieu
ceux-là recevront une attribution fixée
de fruit, on leur fera honneur
dans les jardins du bonheur
sur des lits en face à face
on fera circuler parmi eux une coupe toujours jaillissante
blanc délice pour les buveurs
qui jamais n’entête ni ne fait déraisonner
auprès d’eux il y aura de celles aux larges yeux, au regard contenu
(belles) comme l’œuf (d’autruche) caché dans le sable.
Les uns avisent les autres à se questionner
l’un prend la parole et dit : « J’avais un inséparable
qui me demandait : “Es-tu des avérateurs ?”
est-ce qu’une fois morts, devenus os et poussière, nous sommes vraiment rétribués ? »
Il ajouta : « Pouvez-vous regarder en bas ? »
l’on regarda et l’on vit l’autre au beau milieu de la Géhenne
le premier lui dit : « Par Dieu, tu as failli causer ma perdition
sans le bienfait de Dieu, j’eusse été des comparaissants
n’est-ce pas que nous autres ne mourons
que de notre mort première, exempts de châtiment ? »
— Voilà bien le triomphe insigne !
Qu’en vue de pareils biens agissent les agissants !
n’est-ce pas là meilleure provende que l’arbre de Zaqqûm ?
— Nous en avons fait une épreuve pour les iniques
c’est un arbre qui croît au fond de la Géhenne
dont les spathes ressemblent à des têtes de satans
ils en mangeront à s’emplir le ventre
rien pour le faire passer que mixture de sanie.
Ainsi donc la Géhenne est leur lieu de retour.
Certes, ils avaient trouvé leurs pères dans l’errance
alors ils se sont laissé emporter sur leurs traces.
Avant eux, ont erré la plupart des Anciens
et pourtant Nous avons envoyé parmi eux des donneurs d’alarme
vois plutôt la fin de ceux à qui fut donné l’alarme
Exception faite des fonciers adorateurs de Dieu
Noé jadis Nous appela. Gloire à qui répond !
Nous le sauvâmes avec les siens de l’affliction terrible
de sa progéniture Nous fîmes les survivants…
Nous l’avons maintenu jusqu’aux races ultimes
Salut sur Noé au sein des univers !
ainsi récompensons-Nous les bel-agissants
entre tous Nos adorateurs, il était croyant
qui plus est, Nous livrâmes les autres à l’engloutissement.
Parmi ses continuateurs, fut certes Abraham.
Lors il approcha son Seigneur d’un cœur intègre
lors il dit à son père, à son peuple : « Qu’adorez-vous ?
est-ce par imposture que vous voulez des dieux en place de Dieu ?
quelle fausse idée vous vous faites du Seigneur des univers ! »
Il ne jeta qu’un regard vers les étoiles
et dit : « Je suis contaminé »
ils se dérobèrent à lui faisant volte-face
subrepticement il alla vers leurs dieux et dit : « Quoi ! vous ne mangez pas ?
qu’avez-vous à ne parler même pas ? »
subrepticement il leur porta un coup de sa droite
on revint donc à lui précipitamment
« Adorerez-vous, dit-il, ce que vous sculptez
quand Dieu vous a créés vous et vos fabrications ? »
eux dirent : « Bâtissons-lui un bâti et jetons-le au cœur du brasier ».
Et puis ils voulurent le prendre par ruse, mais Nous leur donnâmes le dessous.
Il dit : « J’émigre vers mon Seigneur. Lui me guidera
ô mon Seigneur, accorde-moi quelques justes ».
Nous lui fîmes donc l’annonce d’un garçon longanime
quand ce dernier parvint à l’âge actif, il lui dit : « Mon enfant je me suis vu en rêve t’égorger. Examine quel parti prendre ». Le fils dit : « Père, faites ce dont vous avez reçu commandement. Vous me trouverez, si Dieu veut, patient entre tous ».
Ayant ainsi tous deux manifesté leur soumission, il le jeta à terre sur la tempe
alors Nous l’appelâmes : Abraham !
tu as avéré la vision. Ainsi les bel-agissants Nous rétribuons
ce n’était là qu’épreuve d’élucidation ».
Nous le rachetâmes contre une prestigieuse victime.
Nous l’avons maintenu jusqu’aux ultimes
Salut sur Abraham au sein des univers
ainsi récompensons-Nous les bel-agissants
entre tous Nos adorateurs, il était croyant.
Nous lui fîmes l’annonce d’Isaac, en tant que prophète d’entre les justifiés
Nous le bénîmes, Isaac et lui, mais, parmi leur progéniture, il y aurait bel-agissant et coupable d’iniquité flagrante envers soi-même.
Jadis Nous prodiguâmes nos biens à Moïse, à Aaron
et les sauvâmes tous deux, ainsi que leur peuple, de la terrible affliction
et les secourûmes, si bien qu’ils furent vainqueurs.
Nous leur donnâmes l’Ecriture porteuse d’évidence
les guidâmes sur la voie de rectitude
Nous les avons maintenus jusqu’aux ultimes
Salut sur Moïse et sur Aaron
ainsi récompensons-Nous les bel-agissants
entre tous Nos adorateurs, ils étaient croyants.
Elie, encore, fut certes des envoyés.
 Lors il dit à son peuple : « N’allez-vous pas vous prémunir ?
quoi ! vous invoquez Baal, et délaissez le plus beau des Créateurs
Dieu votre Seigneur et Celui de vos premiers ancêtres ? »
Donc ils le démentirent. Assurément ils sont des déférés
à l’exception des stricts adorateurs de Dieu.
Nous l’avons maintenu jusqu’aux ultimes
Salut sur la famille de Yâsîn !
ainsi récompensons-Nous les bel-agissants
entre tous Nos adorateurs, il était des croyants.
Loth, encore, fut certes des envoyés.
Nous le sauvâmes avec sa famille au complet
hormis une vieille d’entre les révolus
après quoi Nous abolîmes tous les autres.
— Vous passez devant eux matin
et soir, ne raisonnez-vous pas ?
Jonas, encore, fut certes des envoyés
lors il gagna fugitif le navire surchargé
tira au sort et fut le plus malchanceux
la baleine l’avala sur sa faute
n’eût été qu’il exaltait la transcendance
il serait resté dans son ventre jusqu’au Jour de la résurrection.
Nous le rejetâmes en piteux état sur une plage nue
et fîmes s’étaler sur lui une plante feuillue.
Nous l’envoyâmes à cent mille païens ou davantage
ils crurent, et Nous leur accordâmes jouissance pour un temps.
Demande-leur si les filles reviennent à ton Seigneur, et à eux les garçons
ou bien si Nous avons créé les anges femelles, et qu’ils puissent en témoigner
leur imposture ne va-t-elle pas jusqu’à dire :
« Dieu engendra... » — Ils en ont menti !
— « Il choisit les filles de préférence aux garçons »
— Qu’est-ce qui vous permet d’en juger ?
êtes-vous si incapables de méditer
ou disposez-vous d’un pouvoir explicite ?
produisez donc votre écrit, si vous êtes véridiques !
Ils allèguent aussi entre Dieu et les djinns une parenté. — Mais les djinns ont bien su qu’ils étaient comparaissants...
O transcendance de Dieu, si loin de ce qu’ils fabulent !
... à l’exception des fonciers adorateurs de Dieu.
Car vous-mêmes et cela que vous adorez
ne pouvez contre Lui tenter
que ceux qui alimenteront la Géhenne.
« Alors qu’il n’est aucun de nous qui n’ait son endroit fixé
que nous sommes au vrai ceux qui nous rangeons en rangs
que nous sommes au vrai ceux qui exaltons la transcendance ».
Et si les (dénégateurs) en viennent à dire :
« Ah ! si nous tenions des Anciens un Rappel
nous serions les plus stricts des adorateurs de Dieu »
eh bien ! ils l’ont dénié : c’est pourquoi ils sauront.
Car antérieure fut Notre parole, à l’intention des envoyés d’entre Nos adorateurs
à savoir qu’ils seraient, eux, les secourus
et que Notre armée serait celle des vainqueurs.
Détourne-toi d’eux pour un temps
suis-les des yeux : ils les auront ouverts
vont-ils encore presser Notre châtiment ?
quand il s’abattra sur leur aire, mauvais matin sera-ce pour ceux à qui aura été donnée l’alarme
détourne-toi d’eux pour un temps
suis-les des yeux : ils les auront ouverts.
O transcendance de ton Seigneur, Seigneur de la puis­sance, si loin de ce qu’ils fabulent !
Salut sur ceux qui furent envoyés !
Louange à Dieu, Seigneur des univers.
Ç. Par le Coran porteur du Rappel !...
— Mais non ! ceux qui dénient ont la puissance, agitent la discorde...
— Combien n’en avons-Nous pas détruit avant eux, de générations ! Elles appelèrent à l’aide quand il n’était plus temps d’en réchapper.
— Ils s’étonnent que soit venu leur donner l’alarme l’un des leurs ; les dénégateurs disent : « C’est un sorcier, un imposteur
ne veut-il pas faire des dieux un dieu unique ? absurdité, vraiment ! »
Le conseil les lâcha : « Allons-nous-en ! Soyons patients pour nos dieux. Provocations que tout cela !
nous n’avions rien entendu de tel, fut-ce de la dernière secte : c’est pure élucubration
comment le Rappel serait-il descendu sur lui parmi nous ? » Le pire c’est qu’ils mettent en doute Mon Rappel même. Ou plutôt, ils n’ont pas encore goûté Mon châtiment.
Ou est-ce qu’ils disposeraient des réserves de miséricorde de ton Seigneur, le Tout-Puissant, le Dispensateur ?
ou qu’ils posséderaient la royauté des cieux et de la terre et de leur entre-deux ? Alors qu’ils y montent par les cordes !
... mais il n’y a ici qu’une armée de factions en déroute.
Avant eux ont démenti les peuples de Noé, de ‘Ad et de Pharaon, le maître des pilastres
et Thamûd et le peuple de Loth, et ceux de la Brousse… — Les voilà, les factions
— ... Nul d’entre eux qui ne démentît l’envoyé, ne rendît Mon châtiment inéluctable
ces gens n’attendent qu’une clameur unique et sans interruption
ils ont dit : « Seigneur, avance notre tessère précédemment au Jour du compte ».
Supporte leurs propos. Rappelle Notre adorateur David, être de véhémence : il était prompt au repentir.
C’est Nous qui soumîmes les montagnes à exalter avec lui tard le soir ainsi qu’au lever du soleil la transcendance
avec le rassemblement des oiseaux, et tous repentants.
Nous affermîmes sa royauté, le dotâmes de la sagesse, de l’art de trancher la plaidoirie.
L’histoire t’est-elle venue des plaideurs, quand, ayant sauté les murs du temple
ils s’introduisirent auprès de David ? Il en resta saisi. « N’aie crainte, lui dirent-ils, Nous sommes des plaideurs, dont l’un a fait injure à l’autre. Juge entre nous dans le Vrai, sans transgression, guide-nous au droit de la voie
celui-ci, qui est mon frère, possède quatre-vingt-dix-neuf brebis, je n’en ai qu’une. Il m’a dit : “Confie-la-moi”, et m’a tenu discours de maître ».
David dit : « Il fut injuste à ton égard en te demandant ta brebis en plus des siennes. Bien des partenaires se font injure l’un à l’autre. Seuls ceux qui croient, effectuent les œuvres salutaires... ils ne sont que poignée ! »... Soudain David pensa que Nous n’avons fait que le tenter. Il demanda pardon à son Seigneur, tomba prosterné dans la repentance.
Aussi lui avons-Nous pardonné cette faute. Auprès de Nous il a rang proche et splendeur de retour.
David, Nous t’avons donné lieutenance sur la terre. Juge entre les hommes selon le Vrai. Ne suis pas la passion, de sorte qu’elle t’égare du chemin de Dieu. Ceux qui s’égarent du chemin de Dieu subiront un dur châtiment, pour avoir oublié le Jour de la reddition des comptes.
Nous n’avons pas créé le ciel, non plus que la terre et leur entre-deux dans le faux. Telle est la conjecture des dénégateurs. Malheur de l’Enfer à ceux qui démentent !
— Ou serait-ce que Nous placerions ceux qui croient, effectuent les œuvres salutaires, à l’égal des fauteurs de dégât sur la terre ? Nous mettrions les prémunis à l’égal des scélérats ?...
... Un Écrit que Nous avons fait descendre sur toi, chargé de bénédiction, pour qu’on en déploie les signes, et que méditent ceux dotés de moelles...
... Nous accordâmes à David Salomon… — Gloire à l’adorateur en son repentir !
Lors un après-midi lui furent exposées des juments de race campant sur trois sabots
« Moi je préfère d’aimer le bonheur, se disait-il, au Rappel de mon Seigneur », et cela jusqu’à ce qu’elles se dérobèrent sous le voile (de la nuit)
« Ramenez-les-moi », et il se mit à leur flatter les jambes et le col.
Oui, Nous tentâmes Salomon, et jetâmes un corps sur son trône. Par la suite il se repentit
et dit : « Seigneur, pardonne-moi. Donne-moi un royaume inconcevable pour personne après moi : c’est Toi le Dispensateur ».
A son service Nous mîmes les vents : ils couraient sur son ordre en douceur où il voulait atteindre
et les démons, tous bâtisseurs ou plongeurs
et d’autres encore, couplés par des entraves
« Voilà Notre don. Répands-en, ou retiens-en sans compter ».
Auprès de Nous il eut rang proche et splendeur du retour.
Rappelle Notre adorateur Job quand il appela son Seigneur : « Moi, je suis harcelé par Satan de peines et de tourments »
« Tape du pied : voici frais lavage et breuvage »...
et Nous lui rendîmes les siens, augmentés d’un nombre égal, en miséricorde de Nous et Rappel pour ceux dotés de moelles.
— « Empoigne une touffe d’herbes, frappe avec, et ne te parjure pas ! » Nous le trouvâmes patient — Gloire à l’adorateur en sa repentance !
— Rappelle Nos adorateurs Abraham, Isaac, Jacob, êtres de véhémence et de clairvoyance
Nous les privilégiâmes d’une vocation exclusive : le Rappel de la demeure
ils sont auprès de Nous, élus parmi les meilleurs
et rappelle Ismaël, Élisée, Dhû‘l-Kifl : tous parmi les meilleurs.
— Voici le Rappel — Et puis aux prémunis échoit splendeur du retour
celle des jardins d’Eden, aux portes qui pour eux s’ouvrent toutes grandes
accoudés là, ils peuvent prétendre aux fruits multiples et au nectar
ils ont avec eux de celles au regard contenu, d’uniforme jeunesse
« C’est ce qui vous était promis pour le Jour de la reddition des comptes
c’est Notre attribution, qui ne s’épuise pas ».
— Voici!... — Et puis aux outranciers échoit la hideur du retour
celle de la Géhenne, qu’ils vont alimenter, oh ! la couche funeste !
— Voici!... — Eh bien ! qu’ils y goûtent eau bouillante, puanteur
— et il est d’autres sortes du même genre
— Voici une foule avec vous qui s’engouffre : « Malvenus soient-ils à se ruer dans le feu ! »
Et les autres : « Malvenus vous-mêmes ! C’est vous qui l’avez pour nous anticipé, établissement funeste ! »
et ils disent : « Notre Seigneur, celui qui l’a pour nous anticipé, accrois du double son tourment dans le feu ! »
et ils disent : « Comment se fait-il que nous ne voyions pas ici des hommes que nous tenions pour des misérables
et tournions en ridicule ? ou serait-ce que sur eux aient failli les regards ?...»
Voilà, au vrai, la dispute des hôtes du Feu.
Dis : « Moi, je ne suis ici que pour donner l’alarme : il n’est de dieu que Dieu l’Unique, l’irrésistible
le Maître des cieux et de la terre et de leur entre-deux, le Tout-Puissant, le Tout pardon »
Dis : « C’est une annonce grandiose
à laquelle vous vous dérobez
je n’avais nulle science du sublime synode, non plus que de leur dispute
il m’est révélé seulement d’être un donneur d’alarme explicite »…
... Lors ton Seigneur dit aux anges : « Je suis en train de créer un humain avec de l’argile
quand Je l’aurai rendu complet, lui aurai insufflé de Mon souffle, tombez devant lui prosternés »
les anges se prosternèrent tous avec ensemble
à l’exception d’Iblis qui témoigna de superbe : c’était entre tous un dénégateur.
Dieu dit : « Iblis, qu’est-ce qui t’empêche de te prosterner devant la création de Mes mains ? Est-ce par superbe, ou es-tu si haut placé ? »
il dit : « Je vaux mieux que lui : Tu m’as créé de feu, et lui d’argile »
Dieu dit : « Eh bien ! sors-en. Lapidé sois-tu !
et sur toi malédiction jusqu’au Jour de l’allégeance »
il dit : « Mon Seigneur, fais-moi sursis jusqu’au Jour où ils seront ressuscités »
Dieu dit : « Eh bien ! tu disposes d’un sursis
jusqu’au Jour de l’Heure fixée »
il dit : « Alors, par ta Toute-Puissance ! puissé-je tous les fourvoyer
sauf parmi eux Tes adorateurs dévoués »
Dieu dit : « Rien que le Vrai ! Et le Vrai Je déclare :
(Je jure) d’emplir la Géhenne de toi et de tous ceux d’entre eux qui te suivront, jusqu’au dernier ».
Dis : « Je ne vous demande pour cela nul salaire. Je ne suis pas de ceux qui se forcent
c’est bien là un Rappel aux univers
puissiez-vous en reconnaître bientôt l’annonce ».
La descente de l’Écrit procède de Dieu, le Tout-Puissant, le Sage.
— C’est Nous qui avons fait descendre sur toi l’Écrit dans la Vérité. Aussi, adore Dieu, Lui vouant la religion foncière
— N’est-ce pas Dieu que vise la religion foncière ? Quant à ceux qui se donnent hors Lui des protecteurs… — « Mais nous ne les adorons que pour qu’ils nous rapprochent de Lui en niveau »... C’est Dieu qui décidera entre eux de l’objet de leur divergence. — Dieu ne guide pas quiconque est menteur, prompt à dénier
même si Dieu avait voulu se donner une progéniture, Il eût choisi parmi Sa création ce qu’Il aurait voulu. — Oh transcendance ! Il est l’Unique, l’Irrésistible.
Il a créé les cieux et la terre dans la Vérité. Il enroule la nuit sur le jour, et le jour sur la nuit. Il affecte le soleil et la lune à courir chacun jusqu’à un terme fixé. — N’est-Il pas le Tout-Puissant, le Tout indulgence ?
Il vous a créés d’une âme unique, qu’ensuite à partir d’elle-même Il dota d’une épouse. Il fit descendre pour vous huit demi-paires de bétail. Sans cesse Il vous crée dans le sein de votre mère, création sur création, sous une triple ténèbre. — Voilà Dieu, votre Seigneur. A Lui revient la royauté. Il n’est de dieu que Lui. Alors, comment vous laisser détourner ?...
— Si vous le déniez, Lui n’a que faire de vous, encore que pour Ses adorateurs Il ne puisse se satisfaire de la dénégation. Si pour Lui vous avez gratitude, c’est pour vous qu’Il se satisfait… — Nulle porteuse ne porte la charge d’une autre. — ... et puis vers votre Seigneur vous serez ramenés ; alors Il vous informera de vos agissements. — Il est Connaissant de l’être des poitrines.
— Un malheur touche-t-il un humain, ce dernier invoque son Seigneur, et revient à Lui. Et puis, lui accorde-t-Il de par Lui un bonheur, l’humain oublie Celui qu’il invoquait naguère, et prête à Dieu des égaux, de sorte à fourvoyer autrui de Son chemin. Dis : « Jouis pour un temps de ta dénégation. Tu seras entre tous un compagnon du Feu ».
Quoi ! celui qui fait dévotion à telles heures de la nuit, et se prosterne et se redresse, a souci de la vie dernière, soupire après la miséricorde de son Seigneur... Dis : « Ceux qui savent seraient-ils à l’égal de ceux qui point ne savent ? » — Ils n’ont qu’à réfléchir, ceux dotés de moelles !
Dis : « O Mes adorateurs, vous qui croyez, prémunissez-vous envers votre Seigneur. Aux bel-agissants dans ce monde, bienfait : vaste est la terre de Dieu. Mais ce n’est qu’aux patients que sera soldé leur salaire au-delà de tout compte ».
Dis : « J’ai reçu commandement d’adorer Dieu en Lui vouant la religion foncière
j’ai reçu commandement d’être le premier de Ceux-qui-se-soumettent »
dis : « Je crains, si j’étais rebelle à mon Seigneur, le châtiment d’un Jour terrible »
dis : « Dieu j’adore, en Lui vouant la religion foncière
adorez donc qui vous voudrez en Sa place ! » — Dis : « Les perdants qui auraient ainsi perdu leur âme et leur lignée au Jour de la résurrection… — N’est-ce pas la perdition radicale ?
— ... ont sur leur tête des strates de feu, et sous leurs pieds des strates... » — Voilà par quoi Dieu épouvante Ses adorateurs. — Ainsi donc, ô Mes adorateurs, prémunissez-vous envers Moi.
Mais ceux qui s’écartent de l’idole et de son culte pour revenir à Dieu, à eux la bonne nouvelle ! — Porte à Mes adorateurs la bonne nouvelle.
— Ceux qui prêtent l’oreille à la parole et en suivent l’excellence, ceux-là sont les guidés de Dieu, ceux-là sont les dotés de moelles.
— Alors celui sur qui pèse inéluctable le langage du châtiment ? — Pourrais-tu donc, toi, sauver qui déjà est dans le Feu?
Mais ceux qui se sont prémunis envers leur Seigneur ont des loges sur lesquelles sont bâties d’autres loges, et de dessous lesquelles des ruisseaux coulent, selon la promesse de Dieu. — Dieu ne saurait faillir à Sa promesse.
Ne vois-tu pas que Dieu fait descendre du ciel une eau ? Il l’introduit sous forme de sources dans la terre, et puis en fait sortir des céréales de sortes diverses, et puis éclate leur exubérance ; et puis tu les vois jaunir ; et puis Il les transforme en détritus. — En quoi réside un Rappel pour ceux dotés de moelles.
N’est-ce pas que celui de qui Dieu ouvre la poitrine à l’Islam, celui-là se conforte d’une lumière de son Seigneur ? Malheur à ceux dont le cœur s’endurcit au Rappel de Dieu. — Ceux-là sont dans l’égarement radical.
Dieu fait descendre le plus beau des messages : un Écrit harmonieux en ses reploiements. Ils en ont la peau qui frissonne, ceux qui craignent leur Seigneur ! Mieux : elle s’attendrit, et c’est ce que fait leur cœur au Rappel de Dieu. — Telle la guidance venue de Dieu : Il en guide celui qu’Il veut ; celui qu’Il égare ne trouve pas de guide...
Alors celui qui aura prémuni sa face contre la dureté du tourment au Jour de la résurrection ? quand il sera dit aux iniques : « Savourez vos propres acquis »
leurs devanciers aussi auront démenti : le châtiment leur vient d’où ils ne s’attendaient pas.
Dieu leur fit savourer la vilenie dans la vie d’ici-bas ; assurément le châtiment de la vie dernière est plus terrible. — S’ils savaient !...
— Oui, Nous usons dans ce Coran de toutes les semblances à l’intention des humains, escomptant qu’ils réfléchissent
... en un Coran arabe et sans détour, escomptant qu’ils se prémunissent...
Dieu use de la semblance d’un homme qui dépend d’associés exigeants et d’un autre, lige d’un seul : sont-ils égaux en semblance ? Louange à Dieu ! Mais la plupart ne le savent pas...
Te voici mort, les voici morts
et puis, au Jour de la résurrection, devant Dieu vous poursuivrez la dispute.
Qui peut-être plus inique que celui qui aura menti sur Dieu ou démenti l’esprit de Vérité quand il se présente à lui ? N’est-ce pas que la Géhenne est l’asile des dénégateurs ?
en revanche, qui fait preuve d’esprit de Vérité et l’avère chez autrui... ceux-là sont les prémunis
ils auront au sein du Seigneur ce qu’ils veulent. — Telle est la récompense des bel-agissants.
— si bien que Dieu couvrira en eux les plus mauvaises de leurs actions et les rétribuera de leur salaire pour le plus beau de ce qu’ils auront fait.
Dieu ne suffirait-il pas à Son adorateur, qu’ils (cherchent à) t’effrayer de ceux qui ne sont pas Lui ? — Non, celui que Dieu égare ne peut trouver de guide
tandis que celui que Dieu guide ne peut trouver qui l’égare. — Dieu n’est-Il pas le Tout-Puissant, le Maître de vengeance ?
— Si tu leur demandes qui a créé les cieux et la terre, sûr qu’ils te répondent : « Dieu ». Alors dis : « Qu’en pensez-vous ? Alors cela qu’en place de Dieu vous invoquez, si Dieu me veut du mal, (bref vos idoles) sont-elles capables de m’en délivrer ? et s’Il m’accorde Sa miséricorde, sont-elles capables de la contenir ? » Dis : « Je me suffis de Dieu ». — A Dieu s’en remettent les remettants à Dieu.
— Dis : « O mon peuple, agissez sur votre mode. J’agis, moi. Un jour vous saurez
sur qui fondra le tourment d’infamie, et qui habitera le tourment perpétuel ».
— Nous, Nous avons fait sur toi descendre l’Écrit, à l’intention des humains, dans la Vérité. Qui bien se guide, le fait pour lui-même ; qui s’égare, le fait à son propre dam. Tu n’es pas leur répondant.
Dieu recouvre les âmes au moment de leur mort, et celles qui ne sont pas mortes, durant leur sommeil ; Il retient celles dont Il a décidé la mort, et renvoie les autres jusqu’à un terme fixé. — En quoi résident des signes pour un peuple capable de réfléchir.
... « Ou alors se seraient-ils donnés hors Lui des intercesseurs ? »... Dis : « Et le feraient-ils même, ces autres n’ont possibilité de rien et ne raisonnent pas ».
Dis : « A Dieu seul l’intercession en tout ! A Lui la royauté des cieux et de la terre ! et puis à Lui de vous il sera fait retour ».
Et pourtant au Rappel de Dieu dans son unicité s’insurge le cœur de ceux qui ne croient pas aux choses dernières, alors que la mention d’autres que Lui les fait exulter
dis : « C’est Vous, ô mon Dieu, Créateur intégral des cieux et de la terre, c’est Vous, Connaissant du mystère et de la présence, qui trancherez entre Vos adorateurs sur l’objet de leur différend ».
Si ce que renferme la terre revenait aux iniques en totalité, avec la pareille de surcroît, ils l’offriraient pour rançon de l’horreur du tourment au Jour de la résurrection, quand de par Dieu leur apparaîtra ce qu’ils se refusaient à prendre en compte
quand leur apparaîtra l’horreur de leurs acquis, et que cela même viendra les étreindre dont ils s’étaient raillés.
Un mal touche-t-il un homme ? il Nous invoque. Lui octroyons-Nous de par Nous un bonheur, il dit : « Je n’en suis gratifié qu’en raison d’un savoir ». Eh non ! ce n’était que mise à l’épreuve. Mais la plupart ne le savent point
leurs prédécesseurs l’ont déjà dit. Ce qu’ils se sont acquis, ne leur a nullement suffi
ils furent donc accablés par l’horreur de leurs acquis ; et les iniques d’entre ceux que voilà, l’horreur de leurs acquis les accablera. Ils ne réduiront pas Dieu à l’impotence.
Quoi ! ne savent-ils pas que Dieu répand l’attribution sur quiconque Il veut, ou bien la mesure ? — En quoi résident des signes pour un peuple qui croirait.
Dis : « O Mes adorateurs, vous qui tellement fûtes outranciers contre vous-mêmes, ne désespérez pas de la miséricorde de Dieu ». — Dieu est indulgent aux fautes, pour tous. — Il est le Tout indulgence, le Miséricordieux...
— Faites retour à votre Seigneur, à Lui soumettez-vous avant que sur vous le châtiment ne fonde : dès lors vous ne trouverez aucun secours
suivez la splendeur de ce qui est descendu sur vous de votre Seigneur, avant que sur vous le châtiment ne fonde à l’improviste, sans que vous en preniez conscience
Et que toute âme ne dise : « Oh ! quel regret d’avoir été si négligente à l’endroit de Dieu : j’étais au premier rang des railleurs »
ou ne dise : « Si Dieu m’avait guidée, je me serais entre toutes prémunie »
ou ne dise, à la vue du châtiment : « Oh ! si je pouvais rebrousser, comme je serais des bel-agissants ! »
— « Eh oui ! Mes signes te sont venus, tu les as démentis ; par mauvais orgueil, tu fus dénégateur entre tous ».
Et le Jour de la résurrection, on verra ceux qui auront menti sur Dieu, le visage tout noir. — N’y a-t-il pas dans la Géhenne un asile pour les superbes ?
— Alors que Dieu sauve ceux qui se sont prémunis et leur accorde le triomphe. Aucun mal ne les touche, pas plus qu’ils n’ont deuil
Dieu est le Créateur de toute chose. De toute chose Il est répondant
Il tient les clefs du ciel et de la terre. Ceux qui auront dénié Ses signes, ceux-là sont les perdants.
Dis : « Alors, c’est un autre que Dieu, que vous païens, me feriez adorer ? »
alors qu’il t’a été révélé, comme à tes prédécesseurs, que si tu associais quiconque à Dieu, tes œuvres crèveraient, que tu serais parmi les perdants ?
que non pas ! adore donc Dieu, et sois entre tous reconnaissant !...
Ils n’ont pas mesuré Dieu à Sa véritable mesure, alors que la terre toute entière, au Jour de la résurrection, est Sa prise, et que les cieux se reploient dans Sa droite. — O Sa transcendance et sublimité tellement au-dessus de ce qu’on Lui associe !
— Il est soufflé dans la trompe, foudroyé tout ce qui habite les cieux et la terre, à l’exception de qui Dieu voudra ; et puis il est soufflé dans la trompe une seconde fois : et voici qu’ils se dressent attentifs
et fulgure la terre de la lumière de son Seigneur. L’Écrit est mis en place. Sont amenés prophètes et témoins. Il est jugé entre les hommes dans la Vérité, sans la moindre iniquité
toute âme solde ses actions. Il sait parfaitement ce qu’on a pratiqué
les dénégateurs sont poussés dans la Géhenne par vagues successives, de sorte que, quand ils y arrivent, les portes s’en ouvrent largement, et les gardiens leur disent : « Des envoyés de chez vous ne vous sont-ils donc pas venus vous énoncer des signes de votre Seigneur, et vous donner l’alarme quant à la rencontre de ce Jour bien vôtre ? — Eh oui ! » disent-ils. Mais la parole de tourment accable les dénégateurs, inéluctable
il leur est dit : « Entrez par les portes de la Géhenne, vous y serez éternels ». — Funeste séjour des superbes !
Tandis que ceux qui se sont prémunis envers leur Seigneur sont poussés au Paradis par vagues, de sorte que quand ils y arrivent, les portes s’en ouvrent largement et les gardiens leur disent : « Salut soit sur vous ! Paix sur vous ! Entrez-y pour l’éternité »
ils disent : « Louange à Dieu. Nous avons avéré Sa promesse. De la terre Il nous a fait hériter. Nous aurons site au Paradis, là où nous voudrons ». — Faste salaire des agissants !
et l’on voit les anges en leur ronde autour du Trône exalter par la louange la transcendance de leur Seigneur. Et il a été décidé entre les hommes dans la Vérité, et il est répété : « Louange à Dieu, Seigneur des univers ».
H M
La descente de l’Écrit procède de Dieu, le Tout-Puissant, le Connaissant
Indulgent à la faute, Accueillant à ce que repentant on Lui revienne, Terrible en Sa punition, Absolu dans son décret. — Il n’est de dieu que Lui — ... destination de tout.
seuls disputent sur les signes de Dieu les dénégateurs. Que ne t’abuse pas leur agitation par les contrées.
Avant eux, a démenti le peuple de Noé, comme après lui les factions. Chaque communauté ne se soucie de son envoyé que pour se saisir de lui. Ils disputaient à l’aide du faux pour confondre le Vrai ! Mais d’eux Je Me saisis, et quelle ne fut pas Ma punition !
— Ainsi se réalisèrent sur les dénégateurs les paroles de ton Seigneur : ce sont les hôtes du Feu.
— Ceux qui portent le Trône et qui l’entourent exaltent par la louange la transcendance de leur Seigneur ; ils croient en Lui et implorent Son pardon pour les croyants : « Seigneur, Tu contiens toute chose en Ta science et Ta miséricorde. Pardonne à ceux qui reviennent à Toi repentants pour suivre Ton chemin, sauve-les du tourment de Géhenne
Seigneur, fais-les entrer dans les jardins d’Éden que Tu leur as promis, ainsi qu’aux justes d’entre leurs parents, leurs épouses et leur progéniture. C’est Toi qui es le Tout-Puissant, le Sage
prémunis-les contre les mauvaises actions, puisque celui que Tu en préserveras ce Jour-là, c’est que Tu l’auras déjà pris en Ta miséricorde ». — Et c’est là le triomphe insigne.
— Tandis qu’aux dénégateurs il est crié : « Récuser Dieu est plus grave que de se récuser soi-même quand, dûment appelés à la foi, vous déniez »
ils disent : « Seigneur, Tu nous as fait vivre deux fois, et deux fois mourir. Nous confessons nos fautes. Y a-t-il un chemin pour sortir ? »
— « Bien fait pour vous, puisqu’à l’invocation de Dieu dans son unicité vous répondiez par le déni, et par la croyance quand on Lui donnait des associés ». — Le jugement relève de Dieu le Sublime, le Formidable
c’est Lui qui vous manifeste Ses signes, fait pour vous descendre du ciel une attribution. — Mais là-dessus ne médite que le résipiscent.
— Invoquez Dieu, Lui vouant la religion foncière, fut-ce en dépit des dénégateurs.
(Il est) le Maître des hauts degrés, le titulaire du Trône, qui de Sa sphère projette l’esprit sur quiconque Il veut d’entre Ses adorateurs, afin que ce dernier donne l’alarme quant au Jour de confrontation…
le Jour où ils seront exposés, sans pouvoir à Dieu rien cacher d’eux-mêmes. A qui, ce Jour-là la royauté ? — A Dieu l’Unique, l’irrésistible.
— Ce Jour-là toute âme est rétribuée de son propre acquis. Point d’injustice en ce Jour. Dieu est prompt à dresser le compte.
Donne-leur l’alarme quant au Jour de l’imminence, lorsque les cœurs suffoquent, remontant à la gorge, et qu’il n’y a plus pour les iniques de ferveur amie ni d’intercession recevable
Il sait la trahison des yeux et le recel des poitrines
Il tranche selon le Vrai. Ceux qu’en place de Lui vous invoquez ne tranchent sur rien. — Dieu est l’Entendant, le Clairvoyant.
— Serait-ce qu’ils n’ont pas cheminé sur la terre, de sorte à constater ce que furent les fins de leurs prédécesseurs ? Ceux-ci pourtant les surpassaient par la force et par les traces imprimées à la terre. Or Dieu les saisit par leurs fautes mêmes : ils ne pouvaient trouver contre Dieu nul qui les prémunît
ainsi en fut-il, par cela même que les envoyés leur ont amené les preuves, mais qu’ils les ont déniées. C’est pourquoi d’eux Il se saisit. — Il est le Fort, le Terrible en Sa punition.
Oui, Nous avons envoyé Moïse avec Nos signes, une justification explicite
à Pharaon, Hâmân et Coré ils dirent : « Un sorcier ! un imposteur ! »
et quand il leur fut venu de Notre part avec le Vrai, ils dirent : « Tuons les fils de ses compagnons de croyance, en épargnant leurs femmes ». — La machination des dénégateurs ne s’inscrit que dans l’égarement
Pharaon dit : « Laissez-moi tuer Moïse. Il peut bien invoquer son Seigneur ! Moi je crains qu’il ne substitue une autre religion à la nôtre, et ne fasse prévaloir le dégât sur la terre ».
— « Mon Seigneur et le vôtre, dit Moïse, soit mon refuge contre tout superbe qui ne croie pas au Jour du compte ! »
Or un croyant de la parentèle de Pharaon, qui dissimulait sa foi, dit : « Allons-nous tuer un homme parce qu’il proclame : “J’ai Dieu pour Seigneur” ? — outre qu’il nous arrive muni de preuves de la part du Seigneur ? S’il se trouve mentir, qu’il porte son mensonge. Mais s’il dit vrai et que vous frappe une part seulement de ce dont il vous menace... » — Dieu ne guide pas l’outrancier, non plus que le menteur.
... « O mon peuple, c’est à vous qu’est la royauté. Aujourd’hui, vous prévalez sur la terre. Qui nous secourra contre la rigueur de Dieu, si elle nous frappe ? » Pharaon l’interrompit : « Je ne vous impose d’autre opinion que la mienne ! je ne vous guide qu’au chemin de droiture »
Mais celui qui croyait : « O mon peuple, dit-il, moi je redoute pour vous l’analogue de la journée des factions
l’analogue de ce qui en fut des peuples de Noé, de ‘Ad, de Thamûd et de leurs émules ». — Dieu répugne à l’iniquité envers Ses adorateurs
et encore : « O mon peuple, moi je redoute pour vous le Jour de l’interpellation réciproque
le Jour où vous ferez volte-face, sans pouvoir de quiconque attendre contre Dieu sauveté ». — Quiconque Dieu égare ne trouve personne qui le guide.
... « Joseph vous est venu jadis avec les preuves. Vous demeurâtes dans le doute sur ce qu’il vous apportait, jusqu’à ce que, lui disparu, vous dîtes : “Dieu n’enverra plus après lui d’envoyé” ». C’est ainsi que Dieu égare l’outrancier et le douteur.
— Ceux qui discutent sur les signes de Dieu sans justification pour les soutenir, c’est une abomination au regard de Dieu et des croyants. Ainsi Dieu scelle-t-Il tout cœur tyrannique et superbe.
Pharaon dit : « Hâmân, bâtis-moi une tour, je voudrais atteindre les cordes
les cordes du ciel, de façon à avoir vue sur le dieu de Moïse, encore que je tienne ce dernier pour menteur ». — Ainsi se parait aux yeux de Pharaon la méchanceté de son entreprise. Le chemin se fermait à lui. Son stratagème n’était que destruction.
— Celui qui croyait dit encore : « O mon peuple, suivez-moi : je vous guiderai au chemin de droiture
ô mon peuple, cette vie d’ici-bas n’est qu’usufruit. C’est la dernière qui est demeure de stabilité »...
— Qui fait une mauvaise action ne sera puni que de la pareille. Qui œuvre salutairement, qu’il soit mâle ou femelle, à condition de croire... Ceux-là entreront au Jardin et y recevront l’attribution sans compter.
...« O mon peuple, qu’ai-je donc à vous appeler au salut quand vous m’appelez au Feu
m’appelez à dénier Dieu, à Lui associer ce dont je n’ai nulle science, tandis que moi je vous appelle au Tout-Puissant, au Tout indulgence ?
nul doute que ce à quoi vous m’appelez ne soit indigne d’appel en ce monde non plus que dans l’autre, et que nous sommes ramenés à Dieu, et que les excessifs sont, eux, les hôtes du Feu
vous vous souviendrez de ce que je vous dis. Je confie mon décret à Dieu. Il voit clair sur les adorateurs ».
— Dieu le prémunit en effet contre le mal qu’ils machinaient contre lui. Et la race de Pharaon fut étreinte par le dur châtiment.
Au Feu ils sont exposés, du soir au matin. Le Jour où l’Heure surgit : « Faites entrer la race de Pharaon au plus intense du tourment »
Lors ils s’entraccusent dans le Feu. Les faibles disent aux superbes de naguère : « Nous n’étions que vos sectateurs. Allez-vous nous épargner une parcelle du Feu ? »
les superbes de naguère disent : « Nous y faisons un tout ». — Dieu a déjà tranché entre les adorateurs.
— Et les hôtes du Feu disent aux gardiens de la Géhenne : « Appelez votre Seigneur : qu’Il nous allège fut-ce d’un jour de tourment »
ceux-ci répondent : « Vos envoyés ne vous sont-ils pas venus avec les preuves ? » Les premiers disent : « Mais si ! » Et les autres disent : « Alors invoquez ! » — L’invocation des dénégateurs n’est que d’égarement.
— Quant à Nous, assurément Nous secourons Nos envoyés et ceux qui croient, aussi bien en ce bas monde qu’au Jour où se lèvent les témoins
le Jour où il ne sert en rien aux iniques de plaider, mais où leur sont dévolues la malédiction, l’horrible demeure…
— Oui, Nous avons donné à Moïse la guidance, fait hériter l’Écriture aux Fils d’Israël
en tant que guidance, que Rappel pour ceux dotés de moelles.
Sois patient. La promesse de Dieu, c’est le Vrai. Implore le pardon de ton péché. Glorifie la transcendance de ton Seigneur au soir et tôt le matin.
Ceux qui disputent sur les signes de Dieu sans justification venue les soutenir, n’ont dans la poitrine qu’un instinct de grandeur impossible à satisfaire. — Dès lors, souhaite un refuge en Dieu. Il est l’Entendant, le Clairvoyant.
A coup sûr la création des cieux et de la terre déborde-t-elle celle des humains. — Mais la plupart de ceux-ci ne le savent pas.
Ne s’équivalent l’aveugle et le clairvoyant, pas plus que le fauteur de mal et ceux qui effectuent les œuvres salutaires. — Mais qu’ils sont peu à méditer le Rappel !
L’Heure arrive, là-dessus aucun doute. — Mais la plupart des humains n’y croient pas.
Votre Seigneur dit : « Invoquez-Moi, que Je vous exauce. Ceux qui sont trop orgueilleux pour M’adorer entreront prostrés dans la Géhenne »...
C’est Dieu qui a fait pour vous la nuit, pour que vous vous y teniez en repos, et le jour pour la clairvoyance. Dieu est Maître de grâces qu’Il répand sur les humains. — Mais la plupart de ceux-ci ne Lui savent pas gré...
Tel est Dieu, votre Seigneur, Créateur de toute chose. Il n’est de dieu que Lui. Comment vous laissez-vous mystifier ?
ainsi sont fourvoyés ceux qui récusaient de Dieu les signes
Dieu qui pour vous a fait la terre stabilité, du ciel un édifice, et vous a imprimé une forme, une forme si belle ! et vous pourvoit de choses bonnes : tel est Dieu votre Seigneur, béni soit Dieu, Seigneur des univers !
Il est le Vivant. Pas de dieu si ce n’est Lui. Invoquez-Le. Vouez-Lui la religion foncière. Louange à Dieu, Seigneur des univers !
Dis : « Il m’est interdit d’adorer ceux qu’en place de Dieu vous adorez, du moment que me sont venues de mon Seigneur les preuves, et qu’il me fut commandé de me soumettre au Seigneur des univers ».
C’est Lui qui vous a créés d’une argile, puis d’un peu de liquide, puis d’un accrochement, puis vous fait sortir enfants pour que par la suite vous atteigniez votre force adulte, et qu’enfin vous deveniez des vieillards. (Bien qu’il y en ait parmi vous qui soient plus tôt recouvrés ; mais dans tous les cas vous parviendrez au terme fixé) — Et cela tout en escomptant que vous raisonniez.
Lui qui fait vivre et qui fait mourir. Décide-t-Il d’une chose ? Il Lui suffit de dire : « Sois », et elle est.
Ne vois-tu pas ceux qui disputent sur les signes de Dieu... comme ils sont menés à la dérive ?
ceux qui démentent l’Écrit et le message dont Nous munissons Nos envoyés, eh bien ! demain ils sauront
quand ayant au col les carcans et les chaînes, ils seront entraînés
dans l’eau bouillante, et puis dans le feu enfournés
et puis qu’il leur est dit : « Où donc est cela que vous associiez
en place de Dieu ? » Ils disent : « Ils errent loin de nous », ou plutôt : « Nous n’invoquions naguère rien du tout ! » — Ainsi Dieu égare-t-Il les dénégateurs.
— « C’est cela même d’où vous tiriez sur la terre, à contre-vérité, votre joie, votre jubilation
entrez par les portes de la Géhenne, pour y demeurer éternellement ». — Exécrable séjour des superbes !
— Patiente donc. La promesse de Dieu, c’est le Vrai. Nous jurons ou bien de te faire voir une part de ce que Nous leur avons promis, ou bien de te recouvrer toi-même avant qu’à Nous ils ne retournent.
Oui, Nous avons envoyé des envoyés avant toi. Il en est de qui Nous te narrâmes l’histoire, d’autres de qui Nous ne l’avons pas fait. Il n’appartient à nul prophète de produire un signe, sinon sur licence de Dieu. Quand vient l’ordre de Dieu, il est tranché selon le Vrai : à ce moment-là perdent les tenants du faux.
C’est Dieu qui pour vous a fait les bestiaux, afin que tels d’entre eux vous chevauchiez, ou de tels autres mangiez
et vous en tirez maints avantages et satisfaites sur leur dos une intention de vos cœurs, et sur elles vous transportez comme sur des navires.
Il vous découvre Ses signes. Lequel des signes de Dieu allez-vous nier ?
N’ont-ils pas cheminé sur la terre et contemplé la fin de leurs devanciers, qui les surpassaient pourtant en nombre et en force et en traces imprimées à la terre ? Mais de rien ne leur servit ce qu’ils avaient acquis
quand leurs prophètes leur eurent produit les signes, ils se targuèrent du peu qu’ils détenaient de science : et cela même les étreignit dont ils s’étaient raillés
alors, constatant Notre rigueur, ils dirent : « Nous croyons en Dieu l’Unique. Nous abjurons ce que nous Lui associions »
mais à rien ne leur servait de croire, une fois Notre rigueur par eux constatée… — Coutume immémoriale de Dieu quant à Ses adorateurs. — A ce moment-là perdent les dénégateurs.
H M
C’est une descente de par le Tout-Puissant, le Miséricordieux
c’est un Écrit dont les signes s’articulent en Coran arabe, à l’intention d’un peuple capable de connaissance…
... en porteur de bonne nouvelle et donneur d’alarme : cependant la plupart s’en détournent, de sorte qu’ils n’entendent pas.
Ils disent : « Notre cœur reste opaque à ton appel, nos oreilles sourdes, entre nous un écran s’interpose. Agis comme tu l’entends ! Nous autres allons agir »
dis : « Je ne suis qu’un humain comme vous, mais à qui se révèle l’unicité de votre Dieu. Allez vers Lui dans la rectitude ; demandez-Lui pardon ». — Malheur aux associants
à ceux qui n’acquittent pas la purification et qui dénient, eux, la vie dernière
tandis que ceux qui croient, effectuent les œuvres salutaires, auront un salaire sans contrepartie.
Dis : « Comment pouvez-vous dénier Celui qui a créé la terre en deux jours, et Lui supposer des égaux ? Il est le Seigneur des univers ».
(La terre) Il y posa d’en haut des ancrages, y mit la bénédiction, en proportionna les nourritures : juste en quatre jours, pour qui interroge
et puis Il fit face droit au ciel, qui n’était que fumée, et lui dit, ainsi qu’à la terre : « Venez bon gré malgré ». Tous deux répondirent : « Nous venons, obéissants ».
Il institua sept cieux en deux jours, et pour chaque ciel en inscrivit l’ordonnance : « Nous avons paré le ciel inférieur de lustres, et c’était aussi pour la sauvegarde ». — Tout fut ainsi mesuré par le Tout-Puissant, le Connaissant.
— S’ils se dérobent, dis : « Je vous donne l’alarme quant à une catastrophe pareille à celles de 'Ad et de Thamûd »
lors leur vinrent les envoyés, de par devant et de par derrière : « Que n’adorez-vous Dieu seul ! — Si notre Seigneur l’avait voulu, dirent-ils, Il aurait fait descendre des anges. Aussi dénions-nous ce pour quoi vous vous dites envoyés ».
Quant à ceux de ‘Ad, ils étalaient leur orgueil sur la terre, à contre-vérité : « Qui nous surpasse en force ? », disaient-ils. Ne voyaient-ils pas que Dieu leur Créateur les surpassait en force ? Et cependant ils récusaient Nos signes
contre eux Nous dépêchâmes un vent rugissant, en des jours sinistres, pour leur faire goûter le châtiment d’ignominie dans la vie d’ici-bas ; plus ignominieux encore serait celui de la vie dernière, et ils n’y trouve­raient nul secourant.
— Quant à ceux de Thamûd, Nous les avons guidés, mais ils préférèrent l’aveuglement à la guidance : donc se saisit d’eux la catastrophe du châtiment de vilenie, à raison de ce qu’ils s’étaient acquis
toutefois Nous sauvâmes ceux qui croyaient et s’étaient prémunis.
Un Jour Nous rassemblerons vers le Feu les ennemis de Dieu, à Notre discrétion.
Dès qu’ils y arrivent, contre eux témoignent leur ouïe, leur vue, leur peau de toutes leurs actions
en vain disent-ils à leurs peaux : « Pourquoi témoigner contre nous ? » — « Dieu, disent-elles, nous donne la parole, comme Il la donne à toute chose. — C’est Lui qui vous a créés une fois première ; c’est à Lui que de vous il sera fait retour ».
— Aucun voile ne peut vous dérober au témoignage de votre ouïe ni de votre vue ni de votre peau. Seulement vous présumiez que Dieu ne connaissait pas grand-chose de vos actes
cette présomption que vous présumiez de votre Seigneur vous accable maintenant : vous voici entre tous perdants.
 S’ils endurent, le Feu n’en est pas moins leur demeure ; s’ils implorent leur grâce, ils ne peuvent l’obtenir
Nous leur affections des complices qui leur embellissaient l’imminent et les suites. Sur eux inéluctablement s’accomplit la parole, visant des nations révolues d’hommes et de djinns : ce furent des perdants...
— Les dénégateurs disent encore : « Ne prêtez pas l’oreille à ce Coran. Couvrez-le de verbiage, manière de le vaincre ».
— Oui, Nous ferons goûter aux dénégateurs un tourment cruel, et les rétribuerons de pire encore qu’ils ne faisaient
telle sera la récompense des ennemis de Dieu : à eux le Feu ! qu’ils y trouvent leur maison d’éternité. Digne récompense pour ceux qui récusaient Mes signes !
— Les dénégateurs de notre Seigneur disent : « Fais-nous voir ceux d’entre les djinns et les humains qui nous ont égarés, que nous les foulions aux pieds, les refoulions encore plus bas ».
Tandis que ceux qui disent : « Nous n’avons que Dieu pour Seigneur », et de plus vont dans la rectitude, les anges sur eux se posent : « N’ayez crainte ni deuil. Réjouissez-vous du Jardin qui vous fut promis
nous vous aurons protégés dans la vie d’ici-bas comme dans la vie dernière, où vous aurez ce à quoi votre âme aspire, où vous aurez ce à quoi vous pouvez prétendre
en prémices du Tout pardon, du Miséricordieux »
— Quel plus beau propos que d’appeler à Dieu, en effectuant l’œuvre salutaire, et de proclamer : « Je me range parmi Ceux-qui-se-soumettent ».
Belle et mauvaise action ne s’équivalent : repousse (la mauvaise) par une plus belle, et voilà que celui qu’opposait à toi l’inimitié mutuelle prend les traits d’un allié chaleureux
c’est vrai qu’une telle (magnanimité), ne la rencontrent que les patients, ne la rencontre que le bénéficiaire d’une chance insigne
ou alors te démange une démoniaque démangeaison : dans ce cas réfugie-toi en Dieu : Il est l’Entendant, le Connaissant.
Parmi Ses signes, il y a la nuit et le jour, le soleil et la lune. Ne vous prosternez pas devant le soleil, non plus que devant la lune. Ne vous prosternez que devant Celui qui les créa, si c’est bien Lui que vous adorez
s’ils étaient trop orgueilleux pour le faire... alors que ceux qui dans le sein de ton Seigneur exaltent Sa transcendance de nuit comme de jour, n’en éprouvent aucune lassitude.
Parmi Ses signes, il y a que tu voies la terre affaissée, puis, quand Nous faisons sur elle descendre l’eau, s’émouvoir et gonfler. Assurément Celui qui la fait revivre, fait revivre les morts. — Il est Omnipotent.
Ceux qui biaisent avec Nos signes ne peuvent se cacher de Nous. Qui est projeté dans le Feu aurait-il la meilleure part, ou bien celui qui arrive en sûreté au Jour de la résurrection ? Agissez comme vous voudrez. — Dieu est Clairvoyant sur vos agissements.
Ceux qui ont dénié le Rappel ! quand il leur est advenu… — Et pourtant c’est un Écrit souverain
— Le faux ne l’affecte ni de devant ni de derrière. — C’est une descente venue du Sage, du Glorifié
il ne t’est dit que ce qui le fut aux envoyés d’avant toi : « Ton Seigneur est Maître d’indulgence autant que de punition douloureuse »
Si Nous en avions fait un Coran en langue barbare, ils auraient dit : « Ah ! si les signes en étaient articulés ! » Alors, tout ensemble barbare et arabe ? Dis : « Il est pour les croyants guidance et guérison. Ceux qui n’y croient pas ont dans l’oreille une surdité, le (message) est sur eux cécité. Ceux-là n’en perçoivent plus qu’un appel lointain ».
Oui, Nous avons donné l’Écrit à Moïse. Il souleva la dissension. N’eût été une parole venue de ton Seigneur, entre eux il eût été statué, puisque assurément ils persistent sur lui dans un doute ravageur.
Qui effectue une œuvre salutaire, c’est pour soi-même ; une mauvaise, c’est contre soi-même. Ton Seigneur n’est pas injuste envers Ses serviteurs.
A Lui est référée la science de l’Heure. Pas de fruit qui sorte de sa gousse, pas de femelle qui reste grosse ou mette bas, que cela ne figure en Sa connaissance... Un Jour Il hélera (les coupables) : « Où sont donc Mes associés ? » Ils diront : « Nous te déclarons que plus aucun de nous d’eux n’en témoigne ».
c’est que loin d’eux aura été se perdre cela que naguère ils invoquaient : ils se savent sans échappatoire...
L’homme ne se fatigue pas d’invoquer pour son bonheur ; qu’un malheur le frappe, et le voilà morne, désespéré
si Nous lui faisons goûter de Notre miséricorde après une douleur qui l’ait touché, sûr qu’il va dire : « C’est bien à moi ! Je ne crois pas à l’instance de l’Heure. Et fussé-je même rendu à mon Seigneur, que j’aurais auprès de Lui la plus belle part ». Ainsi donc Nous annonçons aux dénégateurs les suites de leurs actions, et Nous leur faisons goûter un lourd châtiment
si Nous prodiguons à un homme, il se détourne, s’éloigne ; que le malheur le touche, et le voilà plongé dans une invocation sans fin...
Dis : « Alors, que vous semble ? Si le message vient de Dieu et que pourtant vous le déniiez, qui donc s’égare plus gravement que le dissident radical ? »
Nous leur ferons voir Nos signes sur les horizons et dans leur âme, jusqu’à faire éclater (à leurs yeux) que c’est bien là le Vrai. — Or ne suffisait-il pas que Dieu soit présent à toute chose ?
— Ne sont-ils pas dans le doute quant à la rencontre de leur Seigneur ? — Est-ce que Son regard n’embrasse pas toute chose ?
H M
‘A S Q
C’est ainsi que te révèle, comme à tes devanciers, Dieu Tout-Puissant et Sage :
A Lui tout ce qu’il y a dans le ciel et ce qu’il y a sur la terre. — Il est le Sublime, l’Auguste.
Les cieux manquent se lézarder depuis leur faîte lorsque les anges exaltent par la louange la transcendance de ton Seigneur en implorant Son pardon pour les habitants de la terre. — N’est-ce pas que Dieu est le Tout indulgence, le Miséricordieux ?
Ceux qui se donnent en place de Lui des protecteurs, Dieu est leur surveillant. Tu n’as pas à te faire leur répondant.
Ainsi t’avons-Nous révélé un Coran en arabe pour que tu donnes l’alarme à la Mère des cités et à qui réside autour d’elle, l’alarme quant au Jour de résurrection. Celle-ci ne fait aucun doute : une troupe au Jardin, une troupe en Enfer
si Dieu voulait, Il en eût fait une communauté unique, mais Il ne fait entrer que ceux qu’Il veut en Sa miséricorde. — Quant aux iniques, ils ne trouvent protecteur ni secourant.
Ne serait-ce pas qu’ils ont adopté hors Lui des protecteurs ? Or c’est Lui le Protecteur, Lui qui fait vivre les morts, Lui l’Omnipotent
du reste quelque divergence que vous ayez à Son sujet, eh bien ! c’est à Dieu de la trancher. — Tel est Dieu mon Seigneur, à Lui je m’en remets, à Lui je fais retour.
Créateur intégral des cieux et de la terre, Il a tiré de vous-mêmes vos partenaires de couple, et des bêtes de troupeau les leurs, et par là vous multiplie. — Rien n’est à Sa semblance. Il est l’Entendant, le Clairvoyant.
Il tient les clefs des cieux et de la terre. Il répand l’attribution sur ceux qu’Il veut, ou bien la mesure. De toute chose Il est Connaissant.
Pour vous Il a édicté en fait de religion ce qu’à Noé Il recommanda, et Notre révélation à toi, et ce que Nous avons recommandé à Abraham, à Moïse, à Jésus : « Accomplir la religion ; n’en point faire matière à division »... Pour énorme que paraisse aux associants ce à quoi tu les convies, Dieu élit à Lui qui Il veut, guide vers Lui le résipiscent.
— De fait ils ne se sont divisés qu’après que leur fut advenue la connaissance, et par mutuelle impudence. N’eût précédé une parole de ton Seigneur, en direction d’un terme fixé, qu’entre eux il eût été tranché. Or ceux promus après eux à l’héritage de l’Écriture persistent quant à elle dans un doute ravageur.
— A cette religion appelle ! Va dans la rectitude, ainsi qu’il le fut ordonné ; ne suis pas leurs passions ; dis : « Je crois en ce que Dieu a fait descendre d’Écritures. J’ai reçu ordre d’établir entre vous la justice. Dieu est notre Seigneur et le vôtre. A vous vos œuvres, à nous les nôtres. Point d’argumentation entre vous et nous ! C’est Dieu qui nous confrontera ». — Vers Lui la destination commune.
Ceux qui argumentent sur Dieu après qu’on Lui a déjà répondu, leur argument s’effondre devant leur Seigneur. — Sur eux Son courroux ! A eux châtiment rigoureux !
— C’est Dieu qui a fait descendre l’Écrit avec la Vérité, fait descendre la balance. Qu’est-ce qui peut te faire comprendre que l’Heure est peut-être si près ?
ils veulent l’avancer, ceux qui n’y croient pas, alors qu’elle bouleverse les croyants, car ils savent qu’elle est le Vrai. N’est-ce pas que ceux qui chicanent sur l’Heure radicalement s’égarent ?
Dieu est libéral envers Ses adorateurs. Il attribue à qui Il veut. — Il est le Fort, le Tout-Puissant.
— Qui veut labour de la vie dernière, Nous lui amplifions son labour ; qui veut labour de la vie d’ici-bas, de celle-ci Nous lui accordons une miette, mais en annulant son lot dans la vie dernière.
... Ou serait-ce qu’ils ont des associés qui leur auraient édicté sous couleur de religion ce que Dieu n’autorise pas ? N’eût été la Parole décisive, entre eux il eût été tranché. — Aux iniques revient à coup sûr un châtiment douloureux
tu vois les iniques s’émouvoir de leurs acquis au moment où ceux-ci retombent sur eux. Tandis qu’aux croyants, à ceux qui effectuent les œuvres salutaires, revient, dans la luxuriance des jardins, tout ce qu’ils veulent en leur Seigneur. — Cela, c’est la grâce insigne.
— Et voilà ce dont Dieu fait l’annonce à Ses adorateurs qui croient, effectuent les œuvres salutaires. Dis : « Je ne vous demande pour cela nul salaire, mais seulement la sympathie due aux proches »... Qui réalise une action belle, Nous la lui grandissons en beauté. — Dieu est Tout indulgence, Tout reconnaissance.
... Ou serait-ce qu’ils disent : « Il fabule sur Dieu un mensonge »... Eh bien! si Dieu le voulait, Il scellerait ton cœur, et Dieu n’en dissiperait pas moins le faux, en rendant par Sa parole le Vrai inéluctable. — Il est le Connaissant de l’être des poitrines.
— C’est Lui qui accepte de Ses adorateurs le repentir, efface les actions mauvaises, bien qu’Il sache tout ce que vous commettez
Il exauce ceux qui croient, effectuent les œuvres salutaires, en leur accordant un surcroît de Sa grâce, tandis qu’aux dénégateurs revient un châtiment rigoureux
si Dieu avait épanché sur Ses adorateurs l’attribution, ils auraient couvert la terre d’impudence. Mais Il fait descendre selon Sa mesure ce qu’Il veut. — Il est sur Ses adorateurs l’Informé, le Clairvoyant.
C’est Lui qui fait descendre la pluie après qu’on a désespéré, et Il épand Sa miséricorde. — Il est le Protecteur, le Louangé
parmi Ses signes il y a la création du ciel et de la terre et de ce qu’en tous deux Il a dispersé d’animaux, gardant pouvoir de les rassembler quand Il voudra.
Nul malheur ne vous frappe que par l’acquis de vos mains. Encore en efface-t-Il beaucoup.
Vous ne L’infirmerez pas sur la terre. Vous n’avez hors Lui protecteur ni secourant.
Parmi Ses signes, il y a les navires courant la mer, pareils à des cimes
s’Il veut, Il apaise le vent, et ils stationnent en calme plat. — En quoi résident des signes pour tout être épris de patience et de gratitude.
— A moins qu’Il ne les fasse périr de leurs propres acquis, bien qu’Il en efface beaucoup
Il connaît ceux qui disputent sur Nos signes, et ne leur laisse pas d’échappatoire.
Pour grand que soit le don que vous avez reçu, il n’est que jouissance de la vie d’ici-bas. Ce qui est en Dieu vaut plus et dure davantage à ceux qui croient et s’en remettent à leur Seigneur
ceux qui évitent de commettre des péchés graves et les infamies et pour courroucés qu’ils soient, pardonnent
qui répondent à leur Seigneur, accomplissent la prière, soumettent leurs affaires à la concertation mutuelle, font dépense sur Notre attribution
et qui, impudemment agressés, se défendent
la rétribution d’une action mauvaise l’égalera en mauvaiseté. Toutefois, indulgence, conciliation : à Dieu en incombe le salaire. — Dieu n’aime pas les iniques.
— Pour sûr, celui qui se défend, une fois subie l’iniquité... ceux-là n’ouvrent contre eux aucun recours
n’ouvrent recours que ceux qui font subir l’iniquité aux humains, commettent l’agression sur la terre, à contrevérité. — A ceux-là revient un châtiment douloureux.
Mais patienter, pardonner, c’est vraiment un précepte de rigueur.
Celui que Dieu égare, en conséquence ne trouve hors Lui de protecteur. Tu entendrais les iniques, une fois en vue du châtiment, dire : « Y a-t-il moyen de rebrousser chemin ? »
Tu les verrais exposés au Feu, abîmés dans la honte, regarder à la dérobée. Et les croyants de dire : « Les per­dants sont ceux qui se sont perdus eux-mêmes, ainsi que les leurs, le Jour de la résurrection ». — N’est-ce pas que les iniques plongent dans un châtiment immuable ?
Point n’ont-ils de protecteurs pour les secourir en place de Dieu. — Celui que Dieu égare n’a plus aucun recours.
— Répondez à votre Seigneur avant que de Dieu n’advienne un Jour qui sera sans retour. Ce Jour-là, pour vous point de refuge ni de contestation.
S’ils se dérobent, aussi bien ne t’avons-Nous pas envoyé pour les garder. Seule t’incombe la communication. Nous, quand Nous faisons goûter à l’homme de Notre miséricorde, il exulte. Que le frappe un mal, par cela même qu’auront avancé ses mains, et l’homme se retrouve porté au reniement.
A Dieu la royauté des cieux et de la terre. Il crée ce qu’Il veut. Il accorde à qui Il veut des femelles, Il accorde à qui Il veut des mâles
ou les apparie en mâles et femelles, ou encore rend stérile qui Il veut. — Il est Connaissant, Tout-Puissant.
— Aucun humain n’a capacité que Dieu lui parle, si ce n’est par révélation, ou de derrière un voile, ou par l’envoi d’un envoyé : alors Il fait révéler sur Son ordre ce qu’Il veut. — Il est Sublime, Sage.
— Ainsi t’avons-Nous révélé un Esprit, venant de Notre sphère, quand tu ne savais ce qu’est le Livre, non plus que la foi. Mais Nous en fîmes une lumière, dont Nous guidons qui Nous voulons d’entre Nos adorateurs — même si c’est toi qui effectivement guides — sur une voie de rectitude
la voie de Dieu, à qui appartient ce qui est aux cieux, ce qui est sur la terre. N’est-ce pas que Dieu est la destination de toute chose ?
H M
Par l’Écrit explicite
Nous l’avons fait Coran arabe, escomptant que vous raisonniez
aussi bien demeure-t-il, sagesse sublime, dans l’Original en Notre sein.
— Alors, Nous vous tiendrions quittes du Rappel, quand vous êtes un peuple coupable d’outrance
et que Nous avons envoyé tant de prophètes chez les Anciens !
bien sûr, nul ne leur venait sans se faire prendre par eux en moquerie
aussi en avons-Nous détruit de plus formidables qu’eux, et c’en fut fait du parangon des Anciens.
Pourtant, si tu leur demandes qui a créé le ciel et la terre, à coup sûr ils diront que les a créés le Tout-Puissant, le Connaissant.
— Lui qui a pour vous aplani la terre, et y a pratiqué pour vous des chemins, comptant que vous vous guideriez bien
 Lui qui fait descendre l’eau du ciel, selon une mesure — Et de cette eau Nous faisons revivre un pays mort : ainsi serez-vous tirés de votre tombe.
— Lui qui a créé toutes les espèces, et vous pourvoit en navires et en bêtes de quoi monter dessus
pour que vous vous installiez sur leur dos et puis rappeliez, une fois installés, le bienfait de votre Seigneur, et disiez : « Gloire à la transcendance de Celui qui nous procure ce service, quand nous en serions incapables
et bien sûr que vers notre Seigneur nous basculerons ! »
Or ils font d’adorateurs de Dieu un prolongement de Lui-même : ingratitude flagrante de l’homme !
ou se serait-Il réservé des filles sur Sa création, vous donnant option sur les garçons ?
quand l’on fait à l’un d’eux l’annonce de ce dont il prête la semblance au Tout miséricorde, son visage noircit, il suffoque :
« Quoi ! un être élevé parmi les bijoux, imprécis dans la discussion ! »
et les anges, ces adorateurs du Tout miséricorde, ils en font des filles ! Auraient-ils été témoins de leur création ? — Leur témoignage reste consigné ; ils seront là-dessus questionnés.
En vain disent-ils : « Si le Tout miséricorde l’eut voulu, nous n’aurions pas adoré (de faux dieux) » ; de cela ils n’ont pas la moindre science, ils se bornent à des suppositions.
— Ou leur aurions-Nous donné une Écriture antérieure, à laquelle ils se cramponneraient ?
ils vont jusqu’à dire : « Dans quelque (direction) que nous ayons trouvé nos pères, nous nous guidons bien tant que nous suivons leurs traces »
ainsi n’avons-Nous envoyé avant toi personne à une cité lui donner l’alarme, sans faire dire aux délicats : « Nous avons trouvé nos pères fidèles à une voie. Sur leurs traces nous nous réglons »
dis : « Et si je vous apportais une guidance meilleure que celle où vous trouvâtes vos pères ? » Ils répliquent : « Le message en vue duquel vous vous dites envoyés, nous le dénions » 
c’est pourquoi Nous avons tiré d’eux vengeance : vois ce que fut la fin de tous ceux qui démentaient.
Lors Abraham dit à son père et à son peuple : « Moi je me proclame innocent de cela que vous adorez
sauf Celui qui m’a créé : à Lui de me guider ! »
De cela il fit une formule qui resterait parmi ses descendants, espérant qu’ils feraient retour
et même Je leur conférai jouissance, comme à leurs pères, jusqu’à ce que le Vrai leur vienne (par la bouche) d’un Envoyé explicite.
Seulement, quand le Vrai leur fut venu, ils dirent : « Ce n’est que sorcellerie. Nous le dénions ! »...
Ils disent encore : « Que ce Coran n’est-il descendu sur un grand des deux cités ? »
— Seraient-ce donc eux qui distribuent la miséricorde de ton Seigneur ? C’est bien Nous qui distribuons entre eux leur mode d’existence dans la vie d’ici-bas, élevons en degrés les uns sur les autres, en vue du service réciproque. La miséricorde de ton Seigneur vaut mieux que leur accumulation.
Ne fut-ce par crainte de retrouver tout le monde dans une direction unique, Nous aurions, pour ceux qui dénient le Tout miséricorde, mis à leurs maisons des toits d’argent, avec des escaliers pour y monter
à leurs maisons des portails, des lits où s’accouder
et des enjolivures, même si tout cela n’est que jouissance de la vie d’ici-bas, même si la vie dernière ne revient qu’à ceux qui se prémunissent devant ton Seigneur.
Celui dont la vue est trop basse pour distinguer le Rappel du Tout miséricorde, Nous faisons éclore pour lui un démon, qui sera son inséparable…
— (Les démons) leur interceptent le chemin, tandis qu’eux prétendent se bien guider.
— ... jusqu’à ce qu’il Nous arrive disant (au démon) : « Plût à Dieu que me séparât de toi la distance des deux orients, ô mon funeste inséparable ! »
— « De rien ne vous servira en ce Jour, quand vous fûtes iniques, d’être conjoints dans le châtiment »...
— Serais-tu donc capable de faire entendre les sourds, de guider les aveugles, ou qui s’égare radicalement ?
Ou bien Nous t’emporterons laissant pendante Notre vengeance
ou bien Nous te ferons voir accompli ce dont Nous les avons menacés ; de toute façon, Nous avons sur eux tout pouvoir.
Tiens-toi ferme à ce qui t’est révélé. Tu es sur une voie de rectitude.
C’est un Rappel pour ton peuple et pour toi. Demain vous serez questionnés
questionne ceux qu’avant toi Nous envoyâmes au titre d’envoyés : avons-Nous donné, hors le Tout miséricorde, des dieux à adorer ?
Nous avons envoyé Moïse, avec Nos signes, à Pharaon et à son conseil : « Je suis, leur dit-il, l’envoyé du Seigneur des univers »
mais quand il leur fut venu avec Nos signes, voilà qu’ils s’en moquèrent
or Nous ne leur découvrions aucun signe qui ne fut plus décisif que son similaire, et Nous les saisissions par le tourment, escomptant qu’ils feraient retour.
Ils dirent : « Sorcier, invoque pour nous ton Seigneur, de par les pouvoirs qu’Il t’a confiés, et pour sûr nous allons bien nous guider »
mais à peine les eûmes-Nous affranchis des tourments, qu’ils rompirent leur engagement.
Pharaon appela des gens de son peuple : « O mon peuple, leur dit-il, n’ai-je plus royauté sur l’Égypte, non plus que ces canaux ne coulent à mes pieds ? Ne voyez-vous plus clair ?
ne vaudrais-je pas mieux que celui-là, un homme de peu, incapable même de s’exprimer ?
encore si on lui avait lancé des bracelets d’or, ou que des anges fussent venus avec lui le soutenir ! »
Ainsi abusa-t-il son peuple, et ils lui obéirent, car ils étaient peuple de scélératesse
mais quand ils Nous eurent indigné Nous tirâmes d’eux vengeance, les engloutissant en totalité
Nous fîmes d’eux un précédent, un exemple à l’usage des derniers.
Quand on a tiré exemple du Fils de Marie, voilà du coup ton peuple en tumulte
« Nos dieux, disaient-ils, ne valent-ils pas mieux que lui ? » Ils ne te l’ont allégué que par esprit de controverse ; ou plutôt ce sont gens de dispute
il n’a été pourtant qu’un adorateur que Nous gratifiâmes, érigeâmes en exemple pour les Fils d’Israël.
Si Nous l’avions voulu, Nous aurions mis sur la terre, au lieu de vous, des anges pour vous succéder.
Il est science de l’Heure. Ne mettez pas l’Heure en doute. Suivez-Moi : c’est la voie de rectitude
que ne vous l’intercepte pas le démon : il est pour vous un ennemi déclaré.
Quand Jésus eut apporté les preuves, il dit : « Je viens à vous porteur de la sagesse, et pour élucider à votre intention tels objets de vos différends... Prémunissez-vous devant Dieu. Obéissez-moi
Dieu est mon Seigneur et Le vôtre. Donc, adorez-Le. C’est la voie de rectitude ».
Mais les factions parmi eux entrèrent en divergence. Malheur aux iniques dans le châtiment d’un Jour douloureux !
Attendent-ils seulement l’Heure ? qu’elle leur vienne à l’improviste, sans qu’ils s’en doutent ?
Les intimes ce Jour-là seront l’un à l’autre ennemis, excepté ceux qui se prémunissent 
« O Mes adorateurs, nulle crainte pour vous en ce Jour, non plus que n’ayez tristesse
vous qui crûtes à Nos signes, étiez de Ceux-qui-se-soumettent
entrez au Jardin vous et vos épouses, pour recevoir la joie ».
— On fait circuler parmi eux des plateaux d’or et des jattes, de quoi satisfaire l’appétit des âmes et la volupté des regards. « Ici vous serez éternels »
« Voilà le Jardin dont vos œuvres vous ont fait hériter 
vous y aurez profusion de fruits à manger »…
— Tandis que les criminels dans les tourments de la Géhenne s’éternisent
sans qu’il leur soit fait la moindre trêve ; ils sont là, hébétés de désespoir
Nous ne les traitons pas de façon inique ; ce sont eux qui étaient les iniques.
Ils appellent : « O Mâlik ! que ton Seigneur nous achève ! », et il répond : « Vous demeurez ».
— Nous vous avons apporté le Vrai ; mais pour la plupart vous répugniez au Vrai.
N’est-ce pas que s’ils combinent un stratagème, Nous y répondons par le Nôtre ?
ou s’imaginent-ils que Nous n’entendons leur secret ni leur conciliabule ? Que si ! Jusque parmi eux Nos envoyés en tiennent registre...
Dis : « Si le Tout miséricorde avait une progéniture, je serais, moi, le premier à l’adorer »
— A la transcendance ne plaise du Seigneur des cieux et de la terre, Seigneur du Trône, en dépit de leurs affabulations !...
— Laisse-les à leurs arguments oiseux, à leurs jeux, jusqu’à ce qu’ils rencontrent leur Journée, celle-là qui leur est promise...
— ... « C’est Lui qui dans le ciel est Dieu, sur la terre Dieu, Lui le Sage et le Connaissant...
Béni soit Celui qui possède la royauté des cieux et de la terre et de leur entre-deux, qui détient la science de l’Heure. Vers Lui il sera de vous fait retour »...
Ils n’auront pas pouvoir d’intercéder, ceux qui invoquent un autre que Lui, mais seulement ceux qui témoignent du Vrai, en pleine connaissance de cause...
Si tu leur demandes qui les a créés, bien sûr qu’ils répondent : « Dieu ». Alors, vers où se laissent-ils four­voyer ?...
Par sa parole : « Seigneur ! ces gens-là sont un peuple d’incroyance »
— Eh bien ! ignore-les. Dis : « Salut ! Un Jour vous saurez ».
H M
Par l’Écrit explicite
c’est Nous qui en avons commencé la descente par une Nuit de bénédiction... (c’était Nous les donneurs d’alarme)
(une Nuit) où tout ordre de sagesse est tranché
en tant qu’ordre venant de Nous… — C’était Nous les envoyeurs
... en miséricorde auprès de ton Seigneur. — C’est Lui l’Entendant, le Connaissant
Seigneur des cieux et de la terre et de leur entre-deux pour peu que vous soyez capables de certitude.
Il n’est de dieu que Lui, pour faire vivre et mourir, votre Seigneur, Celui de vos pères premiers.
— Mais quoi ! dans le doute ils se jouent.
— Eh bien ! guette le jour où le ciel s’emplira d’une fumée singulière
qui couvrira les humains. — Voici un châtiment douloureux !
— « Seigneur, fais cesser sur nous le châtiment. Nous sommes croyants ».
— Mais comment se souviendraient-ils du Rappel, quand leur était venu un Envoyé explicite ?
et puisqu’ils lui ont tourné le dos, disant : « Leçon apprise ! un possédé ! »
Nous suspendrions un peu sur vous le châtiment, que vous recommenceriez !
au Jour où Nous assènerons Notre plus grande rigueur, alors sera Notre vengeance.
Oui, Nous avons éprouvé avant eux le peuple de Pharaon : il lui vint un noble envoyé :
« Rendez-moi les adorateurs de Dieu ! Je suis pour vous un sûr envoyé
ne vous mettez pas au-dessus de Dieu. Je vous arrive muni d’une validation explicite
mon Seigneur et le vôtre soit mon secours, si vous me lapidez
si vous ne me croyez pas, de moi tenez-vous éloignés ».
Et d’invoquer son Seigneur : « C’est un peuple de crime »
— « Emmène avant le jour Mes adorateurs. On va vous poursuivre
laisse la mer s’entrouvrir. Eux, leur armée va s’y engloutir ».
Combien n’ont-ils pas laissé de jardins et de sources
d’emblavures, de généreux séjours
de bonheur où ils folâtraient !
Ce fut ainsi. De ces biens Nous fîmes hériter un autre peuple
sur eux ne pleurèrent ni la terre ni le ciel, pas plus qu’ils n’eurent de sursis.
Mais Nous avons sauvé les Fils d’Israël du tourment de vilenie
de Pharaon, superbe entre les déchaînés.
Oui, Nous les choisîmes, en pleine connaissance, parmi les univers
et leur prodiguâmes en signes de quoi décisivement les éprouver.
Certes, ceux-là disent :
« Il ne s’agit pour nous que de la première mort. Nous ne serons pas ressuscités
ramenez nos pères, si vous êtes véridiques ».
Vaudraient-ils mieux que la race des Tubba' et que leurs devanciers, par Nous abolis pour leurs crimes ?
Nous n’avons pas créé le ciel, la terre, ni leur entre-­deux par jeu
Nous ne les avons créés que dans le Vrai. Mais la plupart d’entre eux ne le savent pas…
Le Jour de la décision leur est à tous imparti
ce Jour où à nul protecteur de rien ne pourra servir son client, et où ils ne trouveront pas de secourant
sauf ceux à qui Dieu prodigue Sa miséricorde. — Il est le Tout-Puissant, le Tout miséricorde.
L’arbre de Zaqqûm
nourriture du pécheur endurci
bouillonne comme poix en fusion dans le ventre
comme bouillonne l’eau bouillante
— « Saisissez-le. Traînez-le au cœur de la Géhenne
et encore versez-lui sur la tête un tourment d’eau bouillante !
Savoure ! C’est toi le puissant, le généreux ! »
— Et c’est cela que vous mettiez en doute ?
— Tandis que les prémunis, dans un sûr séjour
parmi les jardins et les sources
vêtus de satin et de brocart, se font face.
Ainsi soit-il ! Nous leur aurons donné de blanches compagnes aux grands yeux
là ils peuvent prétendre à toute espèce de fruit sans inquiétude
ils ne goûtent pas la mort après leur mort première. Dieu les préserve du tourment de Géhenne
par une grâce de ton Seigneur. C’est là le triomphe insigne.
Nous n’avons facilité l’Écrit dans ta langue qu’escomptant qu’ils méditent
guette donc. Eux guettent déjà.
H M
La descente de l’Écrit procède de Dieu Tout-Puissant et Sage
aux cieux et sur la terre il est assurément des signes pour les croyants
et dans votre propre création, dans la multiplication des animaux, il est des signes pour un peuple capable de certitude
et aussi dans l’alternance de la nuit et du jour, et dans ce que Dieu fait descendre du ciel comme attribution, pour en faire revivre la terre après qu’elle soit morte, et dans la modulation des vents, il est des signes pour un peuple capable de raison.
Ce sont là des signes de Dieu, Nous te les énonçons dans le Vrai. — A quel langage, hors Dieu et Ses signes, pourraient-ils croire ?
Malheur à tout imposteur et pécheur
qui s’entend énoncer les signes de Dieu, et puis s’obstine en sa superbe comme s’il ne les avait pas entendus !... — Fais-lui l’annonce d’un châtiment douloureux
... ou s’il prend connaissance d’une parcelle de Nos signes, les tourne en dérision ! — Ceux-là peuvent s’attendre à un châtiment de vilenie 
— La Géhenne les talonne ; de rien ne leur serviront leurs acquis, non plus que cela qu’ils se seront donné comme protecteurs en place de Dieu — Ils subiront un châtiment terrible.
— Voici guidance. Quiconque aura dénié les signes de son Seigneur subira un châtiment d’une atroce furie.
— C’est Dieu qui a mis à votre service la mer pour qu’à Son ordre y courent les navires et que vous y quêtiez un peu de Sa grâce… — Ah ! si vous étiez reconnaissants !
— ... mis à votre service ce qu’il y a dans le ciel, ce qu’il y a sur la terre, tout cela de Lui procédant — En quoi résident des signes pour un peuple capable de réfléchir.
Dis à ceux qui croient d’être indulgents à ceux qui ne comptent pas sur les journées de Dieu, de sorte qu’Il rétribue Lui-même tout peuple de ses acquis.
Qui effectue une œuvre salutaire, c’est pour soi-même ; qui fait le mal, c’est contre soi-même ; et puis à votre Seigneur il sera de vous fait retour.
Oui, Nous avons donné aux Fils d’Israël l’Écriture et la norme et la prophétie ; Nous leur avons attribué des choses bonnes — Nous les avons privilégiés sur les univers
Nous leur avons apporté des preuves pertinentes. Ils entrèrent en divergence après que la connaissance leur fut venue, et par impudence réciproque. Ton Seigneur tranchera entre eux au Jour de la résurrection sur l’ob­jet de leur différend
De plus Nous t’avons mis sur une voie pertinente. Suis-la. Ne suis pas les passions de ceux qui ne savent point
ils ne peuvent en rien te dispenser de Dieu. Les injustes se protègent les uns les autres, c’est des prémunis que Dieu se fait le Protecteur.
Voici des éclairs pour les humains, et une guidance, une miséricorde pour un peuple capable de certitude.
... Ou bien croient-ils, en rapaces du mal, que Nous les traiterons comme ceux qui croyaient, effectuaient les œuvres salutaires, et qu’il en sera également (pour les uns et les autres) dans la vie et dans la mort ? — Funeste jugement !
Dieu a créé les cieux et la terre dans le Vrai, de sorte que toute âme soit rétribuée à raison de ses acquis : l’on ne sera nullement lésé.
Ne vois-tu pas, celui qui érige en divinité sa passion, et que Dieu égare en connaissance de cause, lui posant un sceau sur l’ouïe et sur le cœur, et une taie sur les yeux, qui le guiderait, à défaut de Dieu ? — Alors ! ne méditez-vous pas ?
Ils disent aussi : « Nous n’avons à nous que cette vie d’ici-bas, pour vivre et mourir. Seul le temps nous anéantit ». Mais de cela ils n’ont aucune science : ils se bornent à conjecturer
et quand Nos signes leur sont récités comme preuves, leur argument se réduit à dire ; « Faites revenir nos pères, si vous dites vrai ! »
Dis : « C’est Dieu qui vous fait vivre, et puis vous fait mourir et puis vous rassemble pour le Jour de la résurrection ». — Pas de doute sur ce Jour-là, mais la plupart des humains ne savent pas.
A Dieu la royauté du ciel et de la terre ! Le Jour où l’Heure se lèvera, ce Jour-là perdants seront les sectateurs du faux
tu verras chaque communauté assise sur ses talons, chacune sera confrontée avec son écrit : « Vous allez en ce Jour être rétribués de ce que vous pratiquiez ».
Voici Notre Écrit, qui prononce sur vous le Vrai. Nous faisions tenir registre de ce que vous pratiquiez ».
Quant aux croyants, à ceux qui effectuent l’œuvre salutaire, leur Seigneur les fera entrer dans Sa miséricorde — C’est le triomphe éclatant !
— Quant aux dénégateurs : « Mes signes ne vous étaient-ils pas énoncés ? Mais vous faisiez les superbes : vous étiez un peuple de crime
lorsqu’on disait : “ La promesse de Dieu, c’est le Vrai, l’Heure ne fait pas de doute ”, vous disiez : “ Nous ne savons ce que c’est que l’Heure ; nous nous en tenons à la conjecture ; nous n’avons cure de la certitude ” »
alors éclatera sur eux la méchanceté de leurs actions, et les étreindra cela même dont ils s’étaient raillés
il sera dit : « De ce Jour, Nous vous oublions comme vous avez oublié la rencontre de ce Jour bien vôtre. D’asile vous n’aurez que le Feu ; vous n’aurez pas de secourants
cela parce que vous avez pris en dérision les signes de Dieu, et que vous a séduits la vie de ce bas monde ». De ce Jour-là ils ne pourront sortir (de l’Enfer) ; ni même se disculper ne pourront.
A Dieu la louange, Seigneur des cieux, Seigneur de la terre, Seigneur des univers
à Lui la majesté aux cieux et sur la terre. Il est le Tout-Puissant, le Sage.
H M
La descente de l’Écrit procède de Dieu, le Tout-Puissant, le Sage
Nous n’avons créé le ciel ni la terre ni leur entre-deux que dans le Vrai, pour un terme fixé. Cependant, les dénégateurs se dérobent à l’alarme qui leur est donnée.
Dis : « Que vous en semble ? Cela qu’en place de Dieu vous invoquez... faites-moi voir ce qu’ils ont créé de la terre, ou s’ils sont associés (à l’ordonnance) des cieux ? Amenez-moi pour en témoigner un Écrit plus antique que celui-ci, ou quelque vestige de science, si vous êtes véridiques »...
Comment s’égarer plus gravement que d’invoquer, hors Dieu, qui ne peut vous répondre jusqu’au Jour de la résurrection... indifférents qu’ils sont, eux, à votre invocation ?
et quand les humains seront rassemblés, ennemis ils leur seront, et leurs adorateurs ils renieront.
Les dénégateurs, quand on récite devant eux Nos signes en tant que preuves, disent du Vrai, alors qu’il leur est advenu : « C’est sorcellerie flagrante »
ou vont-ils dire : « C’est un faux de lui ! » ? Dis : « Si c’est un faux de moi, alors vous n’êtes en rien maîtres de m’épargner les rigueurs de Dieu. Lui, en revanche, connaît parfaitement les mensonges que vous déversez sur Lui. Qu’Il suffise comme témoin entre vous et moi » — Il est le Tout pardon, le Tout miséricorde.
Dis : « Je ne suis pas une nouveauté parmi les envoyés, et j’ignore ce qui sera fait de moi comme de vous. Je me borne à suivre ce qui m’est révélé. Je ne suis qu’un donneur d’alarme explicite ».
Dis : « Que vous en semble ? Si (cet Écrit) vient de Dieu et que vous le déniiez, et qu’un témoin d’entre les Fils d’Israël témoigne de l’analogue au point de croire, alors que vous faites les superbes » — Dieu ne guide pas un peuple d’iniquité.
— Les dénégateurs disent aux croyants : « Si c’était meilleur, on ne nous y aurait pas devancés ». Donc, n’ayant pas vu juste à son endroit, ils diront : « Ce message-ci n’est qu’une vieille mystification ».
Or il y avait eu bien avant lui l’Écriture de Moïse, en tant que précédent et que miséricorde. Ceci est un Écrit qui vient l’avérer en langue arabe, afin que tu donnes l’alarme aux iniques et portes la bonne nouvelle aux bel-agissants.
Ceux qui disent : « Notre Seigneur est Dieu », puis vont tout droit, point de crainte à se faire pour eux, pas plus qu’ils n’auront deuil
ceux-là seront les compagnons du Jardin ; ils y seront éternels en rétribution de ce qu’ils auront fait.
Nous avons recommandé à l’homme bel-agir envers ses père et mère. Sa mère dans le malaise le porta, dans le malaise se délivra ; sa gestation et son allaitement durèrent trente mois ; jusqu’à ce qu’ayant atteint le plein de sa force adulte, à quarante ans, il se dise : « Seigneur, inspire-moi la gratitude des bienfaits que Tu me prodiguas, ainsi qu’à mes père et mère, et d’effectuer l’œuvre salutaire propre à Te contenter. Justifie-moi en ma descendance. Je reviens à Toi par la repentance : je suis de Ceux-qui-se-soumettent ».
Ceux-là, sera pris en compte le plus beau de leurs actions, il sera passé sur les mauvaises ; ils entreront parmi les compagnons du Jardin, selon la promesse de Vérité qui leur est faite.
Mais celui qui dit à ses père et mère : « Fi de vous deux ! Vous me promettez qu’on m’en fera sortir, alors que sont révolues les générations d’avant moi ? » Et tous deux d’implorer le secours de Dieu : « Malheur à toi ! Crois donc ! La promesse de Dieu est le Vrai ». Et lui de dire : « Tout cela n’est que fable d’Anciens »
sur ceux-là se réalise la parole qui condamna tant de nations révolues avant eux parmi les humains et les djinns. — Ce sont des perdants. 
A chacun son degré dans les actions commises : Il les fera solder leurs actions sans la moindre injustice
et au Jour où les dénégateurs seront exposés sur le Feu : « Vous avez épuisé vos bonnes choses durant votre vie d’ici-bas, à loisir vous en avez joui. Eh bien ! aujourd’hui vous vous voyez rétribués par le châtiment honteux, d’avoir fait les superbes sur la terre, à contrevérité, d’avoir vécu dans la scélératesse ».
Rappelle le frère de 'Ad, quand en al-Ahqâf il donna l’alarme à son peuple. De son temps et après lui auront passé bien d’autres alarmes. « N’allez-vous pas adorer Dieu seul ? Je redoute pour vous le châtiment d’un Jour terrible ».
— « Es-tu venu, dirent-ils, nous détourner de nos dieux ? Amène-nous ce dont tu nous menaces, si tu es des véridiques »
il dit : « La science n’en appartient qu’à Dieu. Je me borne à vous faire la communication en vue de laquelle je suis envoyé. Mais je vois bien que vous êtes un peuple d’ignorance ».
Or quand ils virent cela sous la forme d’un nuage se dirigeant sur leurs vallées, ils dirent : « C’est un nuage qui nous porte la pluie ». Eh non ! c’était ce dont vous hâtiez la venue : une tornade porteuse d’un châtiment cruel
la voici qui ravage tout par ordre de son Seigneur. Au matin, on ne distinguait plus que leurs habitats. Ainsi rétribuons-Nous le peuple des criminels.
Oui, Nous leur avons donné capacité sur des choses où Nous vous l’avons refusée. Nous les avons dotés de l’ouïe, du regard et du cœur. Mais ne leur servirent de rien ni le regard, ni l’ouïe, ni le cœur dès lors qu’ils récusaient les signes de Dieu : alors les étreignit cela même dont ils se raillaient.
C’est ainsi que Nous avons aboli ce qu’il y avait de cités sur votre pourtour, après avoir modulé Nos signes, dans l’espoir qu’elles Nous reviendraient
que ne les ont secourus ceux qu’ils s’étaient donnés hors Dieu comme dieux pour intercéder ! Mais loin d’eux ils allèrent s’égarer. Ainsi en fut-il de leur imposture, de leur fabulation.
Lors Nous rabattîmes vers toi une poignée de djinns pour écouter le Coran. Une fois en séance, ils se dirent : « Silence ! » et, quand ce fut fini, retournèrent à leur peuple pour lui donner l’alarme
« O notre peuple, dirent-ils, nous venons d’entendre un Écrit descendu après Moïse pour avérer le Message en cours ; il guide au Vrai et à une route de rectitude.
O notre peuple, répondez au héraut de Dieu, croyez en lui, afin que Dieu vous remette tels de vos péchés, et vous protège contre un châtiment cruel ».
— Qui ne répond pas au héraut de Dieu, ne rend pas Dieu impotent sur la terre, et ne trouve pas, hors Lui de protecteurs — Ceux-là sont dans un égarement manifeste.
— Ou ne voient-ils pas que Dieu, qui a créé les cieux et la terre, sans nulle fatigue de les créer, a puissance de faire revivre les morts ? — Mais si ! Il est Omnipotent.
— Et le Jour où les dénégateurs sont exposés sur le Feu : « N’est-ce pas dans le Vrai ? », ils disent : « Mais si ! notre Seigneur. — Savourez donc, dit-Il, le châtiment, par cela même que vous avez dénié ».
Alors patiente, comme patientèrent les êtres de rigueur d’entre les envoyés. Ne cherche à rien avancer pour les (dénégateurs) : ce sera, le Jour où ils verront l’effet de la menace, comme s’ils ne s’étaient attardés qu’une heure du jour… — Communication : « Qui subit la destruction, sinon le peuple de scélératesse ? »
Ceux qui dénient, et qui créent des empêchements sur le chemin de Dieu, Il fait se perdre leurs actions
tandis que ceux qui croient, effectuent les œuvres salutaires, croient en ce qui descend sur Muhammad, en tant que c’est le Vrai, venant de leur Seigneur, Il couvre leurs actions mauvaises, réforme leurs attitudes
et cela parce que les dénégateurs suivent le faux, tandis que les croyants suivent le Vrai, venant de leur Seigneur — Ainsi Dieu fixe-t-Il aux humains leurs exemples.
Aussi, quand vous aurez une rencontre avec les dénégateurs, un bon coup sur la nuque ! Une fois inanimés, serrez-leur bien l’entrave ; après quoi, faire grâce ou rançonner, jusqu’à ce que la guerre dépose sa charge. Si Dieu voulait, Il aurait d’eux triomphé. Mais (c’était) pour vous éprouver les uns par les autres. — Ceux qui auront combattu sur le chemin de Dieu, Il ne laissera pas se perdre leurs actions
— Il les guidera, réformera leurs attitudes
Il les fera entrer au Jardin qu’Il leur a fait connaître.
Vous qui croyez, si vous assistez Dieu, Il vous assistera, confortera votre foulée
tandis que les dénégateurs — malheur à eux — Il fera se perdre leurs actions
cela parce qu’ils répugnent à ce que Dieu fait descendre : alors Il fait crever leurs actions.
N’ont-ils pas cheminé sur la terre de sorte à constater quelle fut la fin de leurs prédécesseurs ? Dieu amoncela sur eux la destruction. Les dénégateurs connaîtront pareilles vicissitudes
cela parce que Dieu est le protecteur des croyants, et que les dénégateurs n’en ont aucun.
Dieu fait entrer ceux qui ont cru, effectué les œuvres salutaires, dans des jardins de sous lesquels des ruisseaux coulent, tandis que les dénégateurs, après courte jouissance, où ils se repaissent comme se repaissent les bestiaux, n’ont que le Feu pour demeure.
Combien de cités, plus formidables que la tienne, laquelle t’a banni, n’avons-Nous pas abolies, sans qu’elles trouvassent de secourant !
Alors celui qui se fonde sur une preuve venue de Dieu serait-il comme celui pour qui se pare la méchanceté de son action ? — Ils ne suivent que leurs passions.
— Semblance du Jardin dont les prémunis ont reçu la promesse : il y a là des ruisseaux d’eau toujours courante, et des ruisseaux de lait au goût inaltérable, et des ruisseaux de vin, délice des buveurs, et des ruisseaux de miel épuré. Ils y ont de tous les fruits, avec l’indulgence plénière de leur Seigneur : (serait-ce) comme de s’éter­niser dans le Feu ? On leur donne à boire d’une eau bouillante, leurs entrailles en sont déchirées...
Il en est pour te prêter une oreille attentive, jusqu’au moment où, sortis d’auprès de toi, ils disent à ceux qui ont reçu la science : « Que vient-il juste de dire ? » Ceux-là sont ceux de qui Dieu a scellé le cœur — Ils ne suivent que leurs passions.
— Tandis que ceux qui bien se guident, Il raffermit encore leur guidance, et leur donne de se prémunir.
Attendent-ils seulement l’Heure, qu’elle survienne à l’improviste ? — Les signes avant-coureurs en sont déjà venus. — Quand elle leur adviendra, que vaudra leur Rappel ?
— Sache donc qu’il n’est de dieu que Dieu. Implore le pardon des fautes pour toi, pour les croyants et pour les croyantes. — Dieu connaît tout ensemble (les lieux de) votre agitation et de votre séjour.
Ceux qui croient disaient : « Ah ! si une sourate (en ce sens) descendait ! » Mais quand la sourate est descendue, péremptoire, et stimulant au combat, tu vois ceux au cœur malade te couver du regard de l’hébétude devant la mort. Mieux vaudraient pour eux
l’obéissance, la parole de convenance. Quand la situation deviendra sérieuse, ce sera un bien pour eux que d’être véridiques envers Dieu
alors faut-il s’attendre à ce que, par votre dérobade, vous fassiez dégât sur la terre, mettiez en pièces vos liens de parenté ?
C’est ceux-là que Dieu maudit, car Il les rend sourds et Il aveugle leur regard
est-ce faute de méditer le Coran ? Certains cœurs ne sont-ils pas verrouillés ?
ceux qui ont fait volte-face après que se fut manifestée en eux la guidance, Satan les y induisit, et Dieu leur accorda délai
cela puisqu’ils ont dit aux mécontents de la descente venue de Dieu : « Nous vous suivrons pour une partie du projet » — Mais Dieu connaît leurs secrets.
— Que sera-ce donc lorsque les anges, les ayant recouvrés, les souffletteront sur la face et par derrière !
— Cela puisqu’ils auront suivi ce dont Dieu se courrouce, et qu’ils répugnent à Son contentement — Aussi fera-Il crever leurs entreprises...
— Ou encore ceux au cœur malade s’imagineraient-ils que Dieu ne fera pas éclater leur haine ?
— Si Nous voulions Nous te les découvririons : tu les reconnaîtras à leurs stigmates, oui, tu les reconnaîtras à leur fausse intonation — Dieu connaît toutes vos actions.
— Que Nous vous éprouvions au point de reconnaître parmi vous ceux qui font effort, les patients : oui, mettons votre chronique à l’épreuve !
Les dénégateurs, ceux qui créent des empêchements sur le chemin de Dieu, et se séparent de l’Envoyé, après que se sera manifestée à eux la guidance, n’auront fait à Dieu aucun mal. Il fera crever leurs actions.
Vous qui croyez, obéissez à Dieu, obéissez à l’Envoyé. Ne frappez pas de nullité vos actions
ceux qui dénient, créent des empêchements sur le chemin de Dieu, puis meurent en état de déni, eh bien ! Dieu ne leur pardonnera pas.
Aussi ne faiblissez pas, ne proposez pas la paix, alors que vous avez le dessus. Dieu est avec vous. Il n’endeuillera pas vos actes.
La vie d’ici-bas n’est que jeu, frivolité. Si vous croyez, vous prémunissez, Dieu vous donnera votre salaire, sans rien demander de vos biens
s’Il devait vous les demander, ce serait vous laisser pieds nus : vous seriez alors (réduits) à l’avarice et Il ferait éclater vos haines
vous êtes appelés, vous que voici, à faire dépense sur le chemin de Dieu. Il en est parmi vous qui font preuve d’avarice. Qui est avare, ne l’est qu’à l’encontre de soi-même. Dieu est Celui-qui-se-suffit, et vous êtes les indigents. Si vous faites volte-face, Il vous substituera un peuple autre que vous, ou mieux : qui ne vous ressemble pas.
C’est bien Nous qui pour toi ouvrons l’ouverture éclatante
telle aussi que Dieu te pardonne les premiers et les derniers de tes péchés, parachève sur toi Son bienfait et te guide sur une voie de rectitude
et que Dieu te secoure d’un secours souverain...
Lui qui fait descendre la sérénité au cœur des croyants pour que, déjà croyants, ils grandissent dans la croyance — A Dieu les armées des cieux et de la terre. Dieu est Connaissant et Sage.
— ... et qu’Il fasse entrer les croyants et les croyantes dans des jardins de sous lesquels des ruisseaux coulent et où ils seront éternels, et qu’Il couvre leurs actions mauvaises… — Cela sera en Dieu un triomphe splendide
— ... et qu’Il châtie les hypocrites hommes et femmes, les associants et les associantes, qui conjecturent sur Dieu conjecture mauvaise. Que sur eux se retourne le mal ! Dieu contre eux est entré en courroux. Il les a maudits, et leur ménage la Géhenne — Exécrable destination !
— A Dieu les armées des cieux et de la terre. Dieu est Tout-Puissant et Sage.
— C’est bien Nous qui t’envoyons comme témoin, porteur de bonne nouvelle, donneur d’alarme
pour vous faire croire en Dieu et à Son Envoyé, et qu’à Dieu vous prêtiez main-forte, et Le révériez et célébriez Sa transcendance de l’aube au crépuscule
ceux qui te font allégeance ne le font qu’à Dieu : c’est la main de Dieu qui se pose sur les leurs. Enfreindre (ce serment) c’est l’enfreindre à son propre dam. Qui s’acquitte de ce dont il a offert pacte à Dieu, Il lui accordera un salaire insigne.
Ils te diront, les retardataires d’entre les Bédouins : « Nos intérêts nous retenaient, nos familles. Demande pour nous pardon ». Ce sera dire de leur langue ce qu’ils n’ont pas dans le cœur. Dis : « Qui peut vous dérober à Dieu, s’Il vous veut une souffrance ou un avantage ? Mais non ! c’est Lui qui de toutes vos actions est Informé ».
Bien plus ! vous avez conjecturé que l’Envoyé et les croyants jamais ne reviendraient à leur famille. Cette idée resplendissait dans votre cœur et vous en tiriez conjecture mauvaise. Vous n’êtes qu’une brute peuplade.
Qui ne croit en Dieu ni à Son Envoyé... Pour les dénégateurs Nous préparons l’Enfer.
A Dieu la royauté des cieux et de la terre. Il pardonne à qui Il veut. Il punit qui Il veut, Lui Tout indulgence et Miséricordieux.
Les retardataires diront, quand vous fondrez sur le butin pour vous en saisir : « Laissez-nous vous suivre » ; ils voudraient ainsi changer le langage de Dieu. Dis : « Vous ne nous suivrez pas comme cela. Dieu a déjà parlé ». Ils diront : « C’est plutôt que vous nous en enviez une part ». Non pas ! mais c’est qu’eux n’en pénètrent pas grand-chose.
Dis aux retardataires parmi les Bédouins : « Vous serez appelés contre un peuple au bouillant courage, pour les combattre, à moins qu’ils ne se soumettent. Si vous obéissez, Dieu vous donnera beau salaire. Si vous vous dérobez comme déjà vous l’avez fait, Il vous châtiera d’un châtiment douloureux ».
Nul grief à l’aveugle, nul grief au boiteux, nul grief au malade. Qui obéit à Dieu et à Son Envoyé, Il le fera entrer dans des jardins de sous lesquels des ruisseaux coulent. Qui se dérobe, Il le châtie d’un châtiment douloureux.
Dieu fut content des croyants quand sous l’arbre ils te rendaient allégeance. Et Il savait ce qu’il y avait dans les cœurs. Il fit descendre en eux la sérénité et les récompensa d’un succès prochain
et d’un gras butin à saisir. — Dieu est Tout-Puissant et Sage.
— Dieu vous a promis un gras butin à saisir, et Il anticipera cette prise-ci, en contenant sur vous le bras des adversaires, pour que ce soit un signe à l’intention des croyants, et vous guider sur la voie de rectitude.
Il en est une autre, qui échappe à votre prise, mais que Dieu embrasse, Lui qui est Omnipotent...
Si les dénégateurs vous avaient combattus, ils auraient fait volte-face, sans même trouver protecteur ni secourant...
C’est la règle de Dieu, depuis les temps révolus. A la règle de Dieu, tu ne trouves nul substitut possible...
C’est Lui qui contient sur vous leurs mains et sur eux les vôtres au bas de La Mecque, après qu’Il vous eut donné sur eux l’avantage… — Sur ce que vous faites, Dieu est Clairvoyant.
— ... eux pourtant qui ont dénié, vous avaient interdit l’Oratoire consacré, empêchant les offrandes de parvenir au lieu de sacrifice. Si ne s’étaient mêlés à eux des croyants, hommes et femmes, inconnus de vous, et que vous auriez pu piétiner, endossant ainsi de leur fait sans le savoir une réprobation, donnant occasion à Dieu d’accueillir en Sa miséricorde qui Il veut... Si donc ils s’étaient tenus à part les uns des autres, Nous aurions infligé aux dénégateurs d’entre (cette multitude) un châtiment douloureux.
Lors Il mit la virulence au cœur des dénégateurs, la virulence du paganisme, tandis que Dieu faisait descendre Sa sérénité sur Son Envoyé et sur les croyants, et les contraignait à la parole qui prémunit : ils y avaient le plus de droit, ils en étaient les plus dignes. — Dieu est de toute chose Informé.
— Oui, Dieu s’est montré véridique envers Son Envoyé, en Sa vision de vérité. « Puisses-tu entrer dans l’Oratoire consacré, si Dieu veut, en toute sécurité, les cheveux rasés ou écourtés sur votre tête, sans avoir à craindre ». Il sait ce que vous ne savez pas. Et d’ici-là Il a décrété pour vous un succès prochain.
C’est Lui qui a envoyé Son Envoyé avec la guidance et la religion du Vrai, pour faire prévaloir celui-ci sur la religion en entier. Qu’il suffise de Dieu comme témoin
Muhammad est l’Envoyé de Dieu. Ceux qui sont avec lui témoignent de la rigueur aux dénégateurs, mais entre eux font preuve de miséricorde. Tu les vois s’incliner, se prosterner, quêter une grâce venue de Dieu et (aspirer à) Son contentement. Ils portent comme insigne sur le visage la trace de leur prosternation. Tel est leur modèle dans la Torah. Quant à leur modèle dans l’Évangile : « Comme après avoir fait taller le grain, Il renforce la pousse, la grossit, d’aplomb sur sa tige, pour l’émerveillement des laboureurs »... de quoi enrager les dénégateurs. Promesse de Dieu à ceux qui croient, à ceux qui parmi eux effectuent les œuvres salutaires : pardon et magnifique salaire.
Vous qui croyez, n’anticipez pas sur l’instance de Dieu et de Son Envoyé. Prémunissez-vous envers Dieu — Dieu est Entendant, Connaissant.
Vous qui croyez, ne couvrez pas de votre voix celle du Prophète, ne haussez pas le ton devant lui comme vous le faites entre vous, sans quoi vos actions crèveraient sans que vous en preniez conscience
ceux qui étouffent leur voix devant l’Envoyé de Dieu, c’est que Dieu a éprouvé leur cœur à force de se prémunir. Ils auront indulgence et salaire magnifique
ceux qui t’appellent du dehors des appartements le font pour la plupart faute de raisonner
s’ils patientaient jusqu’à ce que tu sortes les trouver, mieux pour eux cela vaudrait — Dieu est Tout pardon, Miséricordieux. 
— Vous qui croyez, si un scélérat vous livre une information, tirez-la au clair, de peur de tomber sur des gens par ignorance, et de devoir ensuite le regretter.
Songez qu’il y a parmi vous l’Envoyé de Dieu et que s’il vous suivait sur le gros de la décision, mal vous en aurait pris. Mais Dieu vous a fait aimer la foi et l’a dorée dans votre cœur autant qu’Il vous fait détester le déni, la scélératesse, la rébellion. Tels sont les êtres de droiture
par la grâce et le bienfait de Dieu — Dieu est Connaissant et Sage. 
— Si deux partis d’entre les croyants se combattent, eh bien ! réconcilie-les. Si l’un d’eux avait commis un passe-droit au détriment de l’autre, combattez le coupable jusqu’à ce qu’il fasse retour au commandement de Dieu. Alors, s’il fait retour, eh bien ! réconciliez les uns et les autres dans la justice : soyez équitables, Dieu aime ceux qui opèrent dans l’équité.
Les croyants ne sont que des frères. Donc, réconciliez vos frères. Prémunissez-vous envers Dieu dans l’espoir d’entrer vous-mêmes en Sa miséricorde.
Vous qui croyez, qu’un groupe n’en prenne pas un autre en raillerie : qui sait si l’autre ne vaut pas mieux que lui ? Et non plus que les femmes ne le fassent d’autres femmes : qui sait si ces dernières ne valent pas mieux qu’elles ? Entre vous, pas de mimique hostile. Ne vous donnez pas de surnoms injurieux. Fi du nom de « scélératesse » une fois dans la croyance. Quiconque ne se repentirait pas... voilà les injustes.
Vous qui croyez, évitez l’excès de conjecture. Une part de la conjecture est péché. Ne vous espionnez pas. Ne profitez pas de l’absence l’un de l’autre pour médire : l’un de vous aimerait-il manger de la chair de son frère mort ? Vous auriez cela en horreur. Prémunissez-vous envers Dieu. — Dieu est Enclin-au-repentir, Miséricordieux.
— Humains, Nous vous avons créés d’un mâle et d’une femelle. Si Nous avons fait de vous des peuples et des tribus, c’est en vue de votre connaissance mutuelle. Le plus digne au regard de Dieu, c’est celui qui se prémunit davantage — Dieu est Connaissant, Informé.
Les Bédouins disent : « Nous croyons ». Dis : « Vous ne croyez pas. Dites plutôt : “ Nous nous soumettons ”, tant que la foi n’a pas encore pénétré votre cœur. Cependant, si vous obéissez à Dieu et à Son Envoyé, Il ne vous frustrera pas de vos actions » — Dieu est Tout pardon, Miséricordieux.
— Les croyants sont seulement ceux qui croient en Dieu et à Son Envoyé, bien mieux, ne doutent pas, et font effort de leurs biens et de leur personne sur le chemin de Dieu — Voilà les véridiques.
— Dis : « Allez-vous apprendre à Dieu quelle est votre religion, quand Dieu connaît ce qu’il y a dans les cieux et sur la terre, et que Dieu est de toute chose Informé ? »
Ils te font comme une largesse de s’être soumis. Dis : « Votre soumission n’était pas pour moi largesse. Bien plutôt c’est Dieu qui vous en ferait une de vous avoir guidés à la foi, si vous êtes véridiques »
Dieu connaît le mystère des cieux et de la terre. Sur tout ce que vous faites Il est Clairvoyant.
Q Par l’auguste Coran...
Mais non ! ils s’étonnent qu’un des leurs soit venu donner l’alarme. Aussi les dénégateurs disent-ils : « Ce serait chose étonnante !
comment, une fois morts et devenus poussière ? absurdité qu’un tel retour ! »
— Nous savons bien à quoi la terre les réduit, Nous qui détenons un Livre gardien.
Mais non ! ils ont démenti le Vrai quand il leur est advenu, si bien qu’ils sont en plein désarroi.
Ne regardent-ils donc pas le ciel au-dessus d’eux, comme Nous l’avons bâti et paré sans la moindre faille
et la terre (comme) Nous l’avons aplanie, et y avons jeté des ancrages, et y faisons pousser de toute espèce merveilleuse
pour inspirer clairvoyance et Rappel à tout adorateur capable de revenir à Nous
(et comme) Nous faisons descendre du ciel une eau de bénédiction, pour en faire pousser des vergers et le grain de la moisson
les palmiers aux longs fûts dont les spathes s’étagent
en attribution à Nos adorateurs, et pour en faire revivre un pays mort : — Ainsi (en sera-t-il) de la sortie (des tombes).
Avant eux ont démenti le peuple de Noé, et ceux de Rass et de Thamûd
et ceux de 'Ad, et Pharaon, et les frères de Loth
et ceux de la Brousse, et le peuple des Tubba' : tous ont démenti mes Envoyés, sur tous s’avéra Ma menace.
Alors, la création première Nous aurait-elle fatigué ? Non pas ! Or ce qui les jette, eux, en pleine confusion c’est une création nouvelle.
Oui, Nous avons créé l’homme. Nous savons ce que lui chuchote son âme. Nous sommes plus proche de lui que sa veine jugulaire.
Quand viennent le recouvrer les deux qui en sont chargés, se tiennent à sa droite et à sa gauche deux veilleurs
le mourant ne prononce pas une parole sans avoir sur lui un surveillant toujours prêt
le vertige de la mort restitue le Vrai : «Voilà ce que tu éludais ».
Il sera soufflé dans la trompe. Ce sera le Jour de la menace
toute âme sera escortée d’un conducteur et d’un témoin.
« Oh ! sur cela comme tu étais indifférent ! Mais Nous t’avons enlevé ton bandeau. Ton regard, en ce Jour, est perçant ».
Son inséparable dira : « Voici ce que je tenais prêt ».
— « Jetez dans la Géhenne tout dénégateur obstiné, qui s’acharne
fait obstacle au bien, agresse autrui, propage le doute
celui qui met avec Dieu un autre dieu, jetez-le au plus fort du tourment ».
Et (l’autre) inséparable dira : « Notre Seigneur, ce n’est pas moi qui l’ai rendu transgresseur, mais lui qui s’égarait à fond ».
Dieu dira : « Ne disputez pas devant Moi, puisque auprès de vous J’ai pris les devants par la menace
en Moi point n’est remplaçable le propos, puisque Je hais d’être inique envers les adorateurs ».
Ce Jour-là Il demande à la Géhenne : « Es-tu remplie ? », et elle répond : « Y en a-t-il plus encore ? »
En ce jour le Paradis est rapproché des prémunis, guère loin !
— « Voici ce qui vous est promis, pour tout être de contrition et de sauvegarde
qui craint le Tout miséricorde au sein du mystère et lui arrive d’un cœur capable de Lui revenir.
Entrez en salut. C’est là le Jour d’éternité ».
Ils y ont à leur volonté, et Nous leur réservons plus encore.
Combien avant eux n’avons-Nous pas aboli de générations qui étaient plus formidables ! Et l’on chercha par les contrées s’il y avait une échappatoire !
— En quoi réside un Rappel, oui, pour quiconque possède un cœur, ou tend l’oreille, et porte témoignage.
Oui, Nous avons créé les cieux et la terre et leur entre-deux en six jours, sans que Nous effleurât la moindre fatigue.
Sois patient devant ce qu’ils disent. Exalte par la louange la transcendance de ton Seigneur avant le lever du soleil et avant son coucher
ainsi qu’à des moments de la nuit, et à la fin de la prosternation
prête l’oreille : au Jour où le Convocateur lancera son appel d’un lieu proche
au Jour où ils entendront une clameur dans le Vrai... alors sera le Jour de la sortie des tombes...
— C’est Nous qui faisons vivre et mourir. A Nous la destination de toute chose.
... au Jour où la terre se fendra sous leur ruée. Ce sera un rassemblement pour Nous bien facile !
Mieux que personne, Nous savons ce qu’ils disent. Tu ne disposes pas sur eux de coercition. Par le Coran porte au Rappel quiconque redoute Ma menace.
Vanner vannage
emporter une charge
légèrement courir
un décret répartir
(par cela Je le jure :) véridique est la promesse à vous faite
l’acte d’allégeance va échoir.
Mais quoi ! par le ciel ondoyant
vous persistez dans une parole divergente
est détourné (du Vrai) qui l’était déjà.
Mort à ceux qui faussement préjugent
restent distraits, eux, en plein remous
à demander : « Pour quand le Jour de l’allégeance ? »
— Au Jour où par le Feu ils seront éprouvés
« Savourez votre épreuve : cela même que vous précipitiez ».
Alors que les prémunis, dans des jardins, parmi des sources
se saisissent des dons de leur Seigneur : certes, ils étaient naguère des bel-agissants
rien qu’un peu de la nuit ils s’assoupissaient
dès avant l’aube leur pardon imploraient
réservaient sur leurs biens un droit au mendiant, au frustré...
Il y a sur la terre des signes pour l’être de certitude
il en est dans votre âme : ne distinguez-vous pas ?
dans le ciel résident votre attribution et la promesse qui vous est faite.
Alors, par le Seigneur du ciel et de la terre, tout cela est Vérité, aussi vrai que vous parlez.
T’est-il parvenu, le récit des hôtes honorés d’Abraham ?
Lors ils entrèrent chez lui, disant : « Salut ! » Il répondit : « Profond salut ! », bien qu’ils lui parussent étranges
il s’esquiva vers les siens, pour revenir avec un veau gras
qu’il mit à leur portée, disant : « N’allez-vous pas en manger ? »
il ressentait d’eux quelque frayeur. « N’aie crainte », lui dirent-ils, et ils lui firent l’annonce d’un garçon doué de connaissance
son épouse survint en tumulte, se souffletant les joues, à dire : « Quoi ! une vieille femme stérile ! »
ils dirent : « C’est ainsi ! Dieu a dit que ce garçon serait le sage, le connaissant »…
Abraham dit : « Ainsi, quelle est votre mission, envoyés ? »
« Nous sommes dépêchés à un peuple criminel 
afin de lui dépêcher des pierres d’argile 
marquées chez ton Seigneur à l’intention des outranciers ».
Nous fîmes donc sortir de la ville ce qu’il s’y trouvait de croyants
mais Nous n’y trouvâmes qu’une demeure de soumettants
et Nous y laissâmes un signe à l’intention de ceux qui craignent le châtiment douloureux…
Et encore (un signe) en Moïse. Lors Nous l’envoyâmes à Pharaon, muni d’une validation éclatante 
Pharaon se détourna sur ses bases, disant : « Un sorcier ou un fol »
alors Nous l’avons saisi avec son armée et livré au gouffre, car il s’était rendu coupable...
Et encore en ceux de 'Ad. Lors Nous envoyâmes sur eux le vent stérile
qui ne laissa rien de ce qu’il touchait sans le rendre pareil à l’os pourri...
Et encore en ceux de Thamûd. Lors il leur fut dit : « Jouissez pour un temps »
mais ils outrepassèrent l’ordonnance de leur Seigneur ; aussi la foudre les saisit-elle sous leur propre regard 
sans moyen d’y faire face, ni que personne les secourût...
... Et encore, avant eux, en le peuple de Noé. Il s’était montré peuple de scélératesse…
Et le ciel, Nous l’avons bâti en force : quelle n’est pas Notre profusion !
et la terre, Nous l’avons aplanie — O merveille de qui nous a donné ce lit !
et pour toute chose Nous avons créé deux termes, escomptant que vous méditiez...
— Oh ! fuyez vers Dieu. Je viens à vous de Lui vous donner explicitement l’alarme
Ne mettez aucun autre dieu avec Dieu : je viens à vous de Lui vous donner explicitement l’alarme.
— Ce fut ainsi. Nul envoyé ne vint à leurs devanciers sans se voir traiter de sorcier ou de fol
s’étaient-ils passé la consigne ? Pas même : c’est un peuple de transgresseurs
détourne-toi d’eux si tu veux rester sans blâme
exerce le Rappel : le Rappel est avantageux aux croyants.
Je n’ai créé les démons et les hommes que pour M’adorer
Je n’accepte d’eux redevance non plus que nourriture.
— C’est Dieu le Pourvoyeur, le Maître de force, le Véhément.
— Les fauteurs d’iniquité auront même part d’arrosage que leurs compagnons. Qu’ils ne Me pressent pas !
Malheur aux dénégateurs, à compter du Jour bien à eux qui leur est promis !
Par le Mont
par l’Écriture en lignes
sur un parchemin étalé
par la Maison fréquentée
par la voûte élevée
par la mer débondée
le châtiment de ton Seigneur à coup sûr s’abattra
sans que personne le puisse conjurer
au Jour où le ciel roulera d’un roulis
où les montagnes marcheront leur marche :
en ce Jour-là malheur à ceux qui démentent
à ceux qui se jouent mal à propos
au Jour où ils seront projetés dans le Feu de Géhenne
« Voici le Feu que vous démentiez
alors, n’est-ce que sorcellerie, ou ne voyez-vous pas clair ?
brûlez-y ! Endurez, n’endurez pas : vous pâtirez de même, en juste récompense de ce que vous pratiquiez ».
Tandis que les prémunis, dans jardins et bonheur
s’égaient du don de leur Seigneur, et d’être sauvés par leur Seigneur du tourment de Géhenne
« Mangez, buvez en paix, à raison de ce que vous pratiquiez »
accoudés sur des lits en rangs, Nous leur avons donné en compagnes de celles aux yeux noirs.
Les croyants, si leur progéniture les suivait dans la croyance, Nous leur avons accolé leur progéniture, sans les frustrer de la moindre de leurs actions — Chaque être est le gage de ses propres acquis.
— Nous leur dispensons fruits et viande à leur appétit
ils puisent à l’envi d’une jatte où ne gisent verbiages non plus qu’incitation au péché
entre eux circulent des échansons aussi beaux que la perle cachée
les uns face aux autres ils échangent des interrogations
« Naguère, disent-ils, nous étions parmi les nôtres dans la contrition
aussi Dieu nous fait-Il largesse, nous sauve du tourment de simoun
naguère nous L’invoquions, car Il est le Libéral, le Tout miséricorde ».
Lance donc le Rappel. Tu n’es, par le bienfait de ton Seigneur, ni un devin, ni un possédé.
Vont-ils dire : « C’est un poète. Nous n’avons qu’à épier sur lui l’outrage du temps » ?
dis : « Epiez toujours ! Je suis avec vous à épier ».
Serait-ce leur fameuse sagesse qui leur impose de parler ainsi, ou ne sont-ils qu’un peuple d’outrance ?
Vont-ils prétendre que c’est de sa part discours apocryphe ? — Mais non ! ils refusent la foi.
— Qu’ils amènent un propos semblable, s’ils sont véridiques !
Ont-ils été créés à partir de rien ? Ou seraient-ce eux les créateurs ?
ont-ils créé les cieux et la terre ? — Mais non ! ils refusent la certitude.
possèdent-ils les trésors de ton Seigneur, ou sont-ils les souverains ?
disposent-ils d’une échelle du haut de laquelle écouter (les cieux) ? Que celui d’entre eux qui écoute produise une justification probante...
... n’aurait-Il, Lui, que les filles, et vous les fils ?...
leur demandes-tu un salaire, de sorte à les alourdir d’une dette ?
tiennent-ils le mystère de sorte à le transcrire ?
ou veulent-ils te dresser des embûches ? Ce sont les dénégateurs qui vont, eux, y tomber !
ont-ils un dieu autre que Dieu ? Exaltée soit Sa transcendance à l’exclusion de ce qu’ils Lui associent !
S’ils voyaient crouler des pans du ciel, ils diraient : « Voilà des nuages qui s’amoncellent »
eh bien ! laisse-les jusqu’à ce qu’ils rencontrent leur Jour, celui où ils seront foudroyés
le Jour où de rien ne leur serviront leurs stratagèmes, où ils ne trouveront pas de secourant
d’ici-là les iniques pâtiront d’un châtiment (mineur), mais la plupart ne le savent pas.
Sois patient à l’arrêt de ton Seigneur. Tu es sous Nos yeux. Glorifie par la louange la transcendance de ton Seigneur quand tu te lèves
et une partie de la nuit glorifie-Le, et encore au déclin des étoiles.
Par l’étoile quand elle décline
votre compagnon ne s’égare ni n’est fol
ni ne tient langage de passion.
Ceci n’est que Révélation à lui révélée
dont l’instruisit un pouvoir intense
et pénétrant. Il planait
à l’horizon suprême
puis s’approcha jusqu’à rester suspendu.
Alors, se tenant à une distance de deux tensions d’arc, peut-être à moins
il révèle à l’adorateur de Dieu ce qu’il lui révèle.
Le cœur n’a pas menti sur ce qu’il a vu 
le chicaneriez-vous sur ce qu’il voit ?
Or il l’avait vu en une autre rencontre 
près du lotus des confins
où se trouve le Jardin du refuge
quand couvrait le lotus ce qui le couvre...
Son regard n’a pas dévié, non plus qu’outrepassé 
parmi les signes de son Seigneur, il a vu les plus grandioses.
Ainsi, vous auriez vu Allât et al-'Uzzâ
et Manât, cette autre troisième ?...
il vous reviendrait le mâle et à Lui la femelle ? 
quel partage inégal cela ferait !
Elles ne sont que les noms dont vous les avez nommées, vous et vos pères : Dieu n’a fait descendre en elles aucune justification — Ils ne suivent que la conjecture et les passions de l’âme, et cela bien que de leur Seigneur, certes, leur soit déjà venue la guidance.
— Alors l’homme réaliserait ses appétences
quand c’est à Dieu qu’appartient la fin comme le commencement ?
Combien d’anges au ciel de qui l’intercession à rien ne servira, sauf que Dieu l’autorise pour qui Il veut et qu’Il agrée ?
Ceux qui ne croient pas à la vie dernière donnent bien aux anges des noms de femmes
c’est que, faute d’en rien connaître, ils ne font que suivre la conjecture — Or la conjecture ne dispense en rien de la Vérité.
— Détourne-toi de qui se dérobe à Notre Rappel et ne veut que la vie d’ici-bas
le voilà bien, l’empan de leur science ! Ton Seigneur, Lui, connaît de science totale qui s’égare de Son chemin, de science totale qui bien se guide.
A Dieu revient tout ce qu’il y a dans les cieux et sur la terre, pour rétribuer ceux qui font le mal à raison de leurs actions. Quant aux bel-agissants, Il les rétribue par la splendeur
à ceux qui évitent les fautes graves et les turpitudes, mais ne commettent que fautes légères, ton Seigneur est Large dans l’indulgence. Il vous connaissait de science totale quand de la terre Il vous a développés, et quand vous n’étiez que germe dans le sein de votre mère. Ce n’est pas à vous de vous innocenter ! Il sait de science totale qui se prémunit.
Alors n’as-tu pas vu celui-là faire volte-face
donner peu, s’arrêter au premier tuf ?
détiendrait-il la science du mystère, au point d’y voir ?
ou serait-ce faute d’information sur ce qu’enseignent les Tables de Moïse 
et d’Abraham le féal ?
Qu’aucune âme ne porte le faix d’une autre
que l’homme obtient seulement le fruit de sa tribulation
que sa tribulation sera considérée
qu’alors il en recevra l’exacte rétribution
et que vers ton Seigneur sont les fins
qu’Il est Celui qui fait rire et pleurer
vivre et mourir
Celui qui crée les partenaires du couple, mâle et femelle
d’une goutte de liquide éjaculé
Celui qui opère le développement second
qui fait qu’on se suffise ou qu’on acquière
qu’Il est le Seigneur de Sirius
qui détruisit 'Ad l’inaugurale
et Thamûd sans en rien laisser
comme Il a déjà fait du peuple de Noé, car ils avaient témoigné d’injustice extrême et d’outrance
Celui qui plongea dans l’abîme la cité subvertie
quand la recouvrit ce qui la recouvrit.
Alors, sur quel bienfait de ton Seigneur osent-ils te chicaner ?
voici une alarme parmi celles données en premier.
Imminente est l’imminente
personne, hors Dieu, ne peut la conjurer
De ce propos vous vous étonnez ? 
vous riez, au lieu de pleurer
vous osez vous rengorger ?
Ah ! Prosternez-vous devant Dieu ! Adorez !
L’Heure approche et la lune se fend
mais quand même ils verraient un signe, ils s’en détourneraient, disant : « Magie passagère »
n’ont-ils pas démenti, pour suivre leurs passions ? Or tout acte perdure
Et cependant leur sont parvenues des annonces, certaines portant défense
sagesse efficiente ! Mais de rien ne leur servent les signes d’alarme
détourne-toi d’eux. Un Jour l’appel les appelle à une chose effroyable
le regard affaissé, ils sortent des tombeaux, se répandent comme sauterelles
le col tendu, ils accourent à l’appel, et les dénégateurs disent : « Voici un Jour difficile ».
Avant eux le peuple de Noé l’a démenti : démentir Notre serviteur ! Ils le traitèrent de possédé. Il se vit opposer défense
donc il invoqua son Seigneur : « Je suis vaincu. A Toi de l’emporter ! »
C’est pourquoi Nous ouvrîmes les portes du ciel à l’eau en cataracte
fîmes fuser la terre en sources, toute l’eau se rejoindre dans des limites déjà mesurées
le transportâmes sur la chose de planches et de fibres
qui vogua sous Nos yeux en récompense au dénié.
Nous l’avons laissée en tant que signe. — Seulement est-il un homme pour méditer le Rappel ? 
— Quel ne fut pas Mon châtiment, après Mes alarmes !
Nous avons rendu le Coran facile, en vue du Rappel — Seulement est-il un homme pour méditer le Rappel ?
— Ceux de 'Ad ont démenti. Quel ne fut pas Mon châtiment, après Mes alarmes ! 
Nous leur dépêchâmes en un jour d’amère infortune un vent rugissant
qui arrachait les hommes comme fûts déchaussés de palmiers.
Quel ne fut pas Mon châtiment, après Mes alarmes !
Nous avons rendu le Coran facile, en vue du Rappel Seulement est-il un homme pour méditer le Rappel ?
Thamûd a démenti les alarmes
disant : « Un homme des nôtres, et tout seul, quoi ! nous le suivrions ? Alors, oui, nous serions dans l’errance, la folie !
le Rappel aurait-il été lancé sur lui entre nous tous ? Eh non ! C’est un menteur impudent ».
— Ils verront demain qui est le menteur impudent.
« Nous allons leur dépêcher la chamelle pour les éprouver. Attends-les, arme-toi de patience
annonce-leur que l’eau est entre eux divisée, chaque (ayant droit) se présentant ».
Ils firent appel à leurs acolytes. L’un prit sur lui d’abattre la chamelle.
Quel ne fut pas Mon châtiment, après Mes alarmes !
Nous dépêchâmes sur eux une clameur unique, et ils furent comme des fanes desséchées dans l’enclos
Nous avons rendu le Coran facile, en vue du Rappel — Seulement est-il un homme pour méditer le Rappel ?
— Le peuple de Loth a démenti les alarmes
Nous dépêchâmes sur eux un vent de cailloux, sauf la famille de Loth qu’avant l’aube Nous sauvâmes
pur bienfait de Notre part : ainsi récompensons-Nous la gratitude.
Loth leur avait donné l’alarme quant à Notre violence, mais ensemble ils mirent en doute les alarmes
ils le sollicitèrent de ses hôtes. C’est pourquoi Nous avons éteint leurs yeux. « Goûtez Mon châtiment après Mes alarmes ! »
Au petit matin les surprit un châtiment perdurable
« Goûtez Mon châtiment après Mes alarmes ! »
Nous avons rendu le Coran facile, en vue du Rappel — Seulement est-il un homme pour méditer le Rappel ?
— Les alarmes ont touché la gent de Pharaon
ils démentirent Nos signes en totalité. C’est pourquoi Nous les avons pris de la prise d’un sire omnipotent.
Serait-ce que vos dénégateurs valent mieux que tous ceux-là ? Ou que vous bénéficiez d’une immunité dans les Écritures ?
ou qu’ils disent : « Nous sommes une collectivité secourue » ?
Mais leur collectivité sera mise en déroute. Ils tourneront le dos
bien plus : l’Heure les attend, l’Heure plus noire et plus amère
Quant aux coupables, ils sont dans l’errance, la folie
un Jour ils seront traînés au feu sur le visage. « Goûtez au toucher de l’Enfer ! »
Quant à Nous, toute chose Nous avons créée à la mesure
Notre décret ne fait qu’un (avec son objet), comme l’éclair du regard.
Ainsi détruisîmes-Nous vos partisans — Seulement est-il un homme pour méditer le Rappel ?
— Toute chose qu’ils ont faite est dans les Écritures
toute, petite ou grande, y est mise en lignes.
En revanche ceux qui se prémunissent seront dans des jardins, au bord de ruisseaux
sur un siège de Vérité, chez un Roi omnipotent.
Le Tout miséricorde !
Il enseigna le Coran
ayant créé l’homme
Il lui enseigna de s’exprimer clairement.
Le soleil et la lune au calcul obéissent
la pousse végétale et l’arbre se prosternent
le ciel Il éleva, la balance Il posa.
— A charge de n’en pas faire un instrument d’abus.
« Accomplissez la pesée équitablement, ne rendez pas la balance perdante »
... la terre Il établit pour les vivants
avec ses fruits de gourmandise, les palmiers aux spathes abondantes
les grains riches en chaume et la plante odorante
— Alors vous deux, quel bienfait de votre Seigneur allez-vous démentir ?
... Il créa l’homme d’une argile telle la poterie
Il créa le djinn d’un magma de feu...
— Vous deux, quel bienfait de votre Seigneur allez-vous démentir ?
le Seigneur des deux orients, des deux occidents.
— Vous deux, quel bienfait de votre Seigneur allez-vous démentir ?
... Il a lâché les deux mers pour se rejoindre
avec entre elles deux un seuil à ne pas enfreindre...
— Vous deux, quel bienfait de votre Seigneur allez-vous démentir ?
... de l’une et l’autre s’extraient la perle et le corail...
— Vous deux, quel bienfait de votre Seigneur allez-vous démentir ?
à Lui les navires s’élevant sur la mer comme des cimes
— Vous deux, quel bienfait de votre Seigneur allez-vous démentir ?
... Quiconque ils portent est périssable
seule perdure la Face de ton Seigneur, pleine de majesté, digne de vénération
— Vous deux, quel bienfait de votre Seigneur allez-vous démentir ?
Tout habitant des cieux et de la terre Le sollicite, chaque jour Il s’affirme dans quelque intervention…
— Vous deux, quel bienfait de votre Seigneur allez-vous démentir ?
« Un jour de vous Nous aurons cure, ô Notre double arroi ! »
— Vous deux, quel bienfait de votre Seigneur allez-vous démentir ?
... « O compagnies des djinns et des hommes, si vous pouvez percer des espaces des cieux et de la terre, eh bien ! percez ! »… — Quittes à ne le faire qu’en vertu d’un pouvoir.
— Vous deux, quel bienfait de votre Seigneur allez-vous démentir ?
... au risque d’être atteints par des giclées de flamme et de cuivre en fusion, sans trouver aucun secourant…
— Vous deux, quel bienfait de votre Seigneur allez-vous démentir ?
Or donc quand le ciel se fissurera, rougeoyant comme le dépôt de l’huile…
— Vous deux, quel bienfait de votre Seigneur allez-vous démentir ?
... en ce Jour n’est questionné sur sa faute ni homme ni djinn
— Vous deux, quel bienfait de votre Seigneur allez-vous démentir ?
...les criminels, reconnaissables à leur marque, sont sai­sis par les pieds et la houppe...
— Vous deux, quel bienfait de votre Seigneur allez-vous démentir ?
— « Voici la Géhenne que démentaient les criminels » 
ils tournoient entre elle et une eau qui bout avec fureur
— Vous deux, quel bienfait de votre Seigneur allez-vous démentir ?
... en revanche qui a craint la comparution devant son Seigneur a deux jardins…
— Et vous, quel bienfait de votre Seigneur allez-vous démentir ?
… aux mille ramures...
— Et vous, quel bienfait de votre Seigneur allez-vous démentir ?
... deux sources y jaillissent…
— Et vous, quel bienfait de votre Seigneur allez-vous démentir ?
... en tous deux il y a deux espèces de tout fruit…
— Et vous, quel bienfait de votre Seigneur allez-vous démentir ?
accoudés sur des lits aux doublures de brocart, ils ont à portée la cueillette des deux jardins...
— Et vous, quel bienfait de votre Seigneur allez-vous démentir ?
... il y a là de celles au regard contenu, que nul homme, nul djinn avant eux n’auront ensanglantées...
— Et vous, quel bienfait de votre Seigneur allez-vous démentir ?
... on les croirait d’hyacinthe et de corail…
— Et vous, quel bienfait de votre Seigneur allez-vous démentir ?
bel-agir trouverait-il récompense autre que bel-agir ?
— Et vous, quel bienfait de votre Seigneur allez-vous démentir ?
En deçà de ces deux jardins, il en est deux autres…
— Et vous, quel bienfait de votre Seigneur allez-vous démentir ?
... de verdure assombris...
— Et vous, quel bienfait de votre Seigneur allez-vous démentir ?
... avec deux sources au jet puissant...
— Et vous, quel bienfait de votre Seigneur allez-vous démentir ?
... dans les deux il y a du fruit, du palmier, du grenadier...
— Et vous, quel bienfait de votre Seigneur allez-vous démentir ?
et dans tous il est de très bonnes et très belles…
— Et vous, quel bienfait de votre Seigneur allez-vous démentir ?
... yeux noirs sur la blancheur, préservées sous leurs tentes...
— Et vous, quel bienfait de votre Seigneur allez-vous démentir ?
...et qu’avant eux nul homme, nul djinn n’aura ensanglantées...
— Et vous, quel bienfait de votre Seigneur allez-vous démentir ?
... accoudés sur de verts tapis, et des splendeurs de fable…
— Et vous, quel bienfait de votre Seigneur allez-vous démentir ?
Béni soit le nom de ton Seigneur, majestueux et vénérable.
Quand l’échéante écherra
— nul démentir à son échéance —
abaissera, élèvera
quand la terre sera secouée d’un secouement
que les montagnes voleront en éclats
pour finir en poussière éparse
et qu’en trois ordres vous serez répartis
il y aura les compagnons de la droite… — Qu’est-ce que les compagnons de la droite ?
... les compagnons de la gauche… — Qu’est-ce que les compagnons de la gauche ?
— ... les En-avant… — les En-avant ?
— Ce sont les rapprochés.
Il est dans les jardins du bonheur
toute une troupe de premiers
(mais seulement) une poignée de derniers.
Sur des lits tressés
ils se font face, accoudés
entre eux circulent des échansons parés de gemmes
avec des jattes, des aiguières, une coupe de jaillissement 
qui ne leur cause migraine ni déraison
et puis des fruits à leur choix
des chairs d’oiseaux à leur appétit.
Il y a de celles aux yeux noirs
telles les semblances de la perle cachée
en récompense de leurs actions passées.
Ils n’entendent là verbiage non plus qu’incitation au péché
mais seulement une antienne : Salut ! Salut !
Et les compagnons de la droite… — Qu’est-ce que les compagnons de la droite ?
— Parmi les lotus sans épines
les gommiers au feuillage étagé
une ombre épandue
une eau ruisselante
des fruits à foison
ni coupés ni défendus
et des couches exaltées
par Nous intégralement suscitées
et vierges instituées
enjouées, d’égale jeunesse
pour ceux de la droite :
une troupe de premiers
et une troupe de derniers.
Et les compagnons de la gauche… — Les compagnons de la gauche ?
Dans le simoun, l’eau bouillante
l’ombre d’une noire fumée
sans générosité ni fraîcheur
eux qui vivaient naguère dans la délicatesse
s’obstinaient au blasphème majeur
disaient : « Quoi ? une fois morts, réduits à des os et à de la poussière, nous serions vraiment ressuscités
nous et nos ancêtres premiers ? »...
Dis : « Les premiers comme les derniers
vraiment sont poussés au rendez-vous d’un Jour connu d’avance.
Pis encore ! vous qui vous égariez, démentiez
vous voici mangeant de l’arbre Zaqqûm
à vous remplir le ventre
et par-dessus buvant de l’eau bouillante
comme boivent chameaux enfiévrés ».
— Telles seront leurs prémices, au Jour de l’allégeance.
— Si vous ne tenez cela pour vrai, c’est Nous qui vous avons créés
avez-vous idée de ce que vous éjaculez ?
est-ce vous qui le créez, ou bien Nous qui le créons ?
C’est Nous qui parmi vous mesurons la mort, Insurpassable que Nous sommes 
à vous substituer vos pareils et à vous développer en quelque chose d’inconnu de vous. 
Mais votre premier développement, vous l’avez connu : que ne le méditez-vous pas !
Avez-vous idée de ce que vous labourez ?
est-ce vous qui cultivez, ou si c’est Nous le cultivateur ?
si Nous voulions, Nous n’en aurions fait que déchets, et vous passeriez le temps en regrets
« Nous avons (travaillé) à perte »
ou plutôt : « Nous sommes entièrement frustrés ».
Avez-vous idée de l’eau que vous buvez ?
est-ce vous qui la faites descendre des nuages, ou Nous qui le faisons ?
si Nous voulions, Nous l’aurions faite saumâtre : que n’en avez-vous gratitude ?
Avez-vous idée du feu que par frottement vous obtenez ? 
est-ce vous qui avez développé l’arbre propice, ou Nous qui le développons ? 
Nous en avons fait un Rappel, outre son utilité pour le voyageur du désert…
Ah ! dis la transcendance du nom de ton Seigneur le Grandiose !
Non ! J’en jure par les positions des étoiles
— un terrible serment, si vous pouviez savoir —
ceci est une noble lecture
de passages d’un Livre caché
que touchent seulement les purifiés
une descente venant du Seigneur des univers.
Devant un tel langage, vous oseriez mollir ?
Ce qu’Il vous attribue, en tireriez-vous prétexte à démentir ?
Eh bien ! quand l’âme remonte à la gorge
et qu’alors vous restez à regarder
et que Nous Nous tenons plus près que vous (du mourant), sans que vous Nous distinguiez 
alors, si vous étiez autre chose que des liges
vous la feriez revenir, si vous êtes véridiques.
Ainsi donc, s’il est des rapprochés
repos, myrte et Jardin du bonheur.
S’il est de ceux de la droite
« Salut sur toi » parmi ceux de la droite.
S’il est des égarés qui démentent
à lui prémices d’eau bouillante
et d’alimenter la Géhenne.
Tout cela est la vraie certitude.
Donc, dis la transcendance du nom de ton Grandiose Seigneur !
Tout ce qui est aux cieux et sur la terre exalte la transcendance de Dieu : c’est Lui le Tout-Puissant, le Sage
à Lui la royauté des cieux et de la terre, Il fait vivre et mourir, Il est Omnipotent
Lui, l’Initial et le Final, le Manifeste et le Caché ; Lui, Connaissant de toute chose
C’est Lui qui a créé les cieux et la terre en six jours ; puis Il s’installa sur le Trône, d’où il connaît tout ce qui entre dans la terre et tout ce qui en sort, qui descend du ciel et qui y monte ; avec vous Il est où que vous soyez ; sur tout ce que vous faites Dieu est Clairvoyant
A Lui la royauté des cieux et de la terre — C’est à Dieu que de toute chose il est fait retour.
Il fait entrer la nuit dans le jour, Il fait entrer le jour dans la nuit ; c’est Lui le Connaissant de l’être des poitrines.
Croyez en Dieu et à Son Envoyé. Faites dépense sur quoi Il vous a conféré lieutenance. Ceux d’entre vous qui auront cru et fait dépense auront un salaire éminent.
Qu’avez-vous à ne pas croire en Dieu ? Alors que l’Envoyé vous appelle à croire en votre Seigneur : aussi bien en a-t-il reçu de vous l’engagement, si vous êtes croyants.
C’est Lui qui fait descendre sur Son serviteur des signes explicites, pour vous faire sortir des ténèbres au jour. — Dieu vous est Tendre et Miséricordieux.
Qu’avez-vous à ne point faire dépense sur le chemin de Dieu, quand à Dieu revient l’héritage des cieux et de la terre ? Ils ne sont point à égalité, parmi vous, ceux qui, dès avant le succès, firent dépense et combattirent. Ceux-là montent à un plus haut degré que ceux qui n’ont qu’après coup fait dépense et combattu. A chacun cependant Dieu a promis la splendeur — Dieu sur toutes vos actions est Informé.
— Qui va prêter à Dieu un beau prêt, de sorte que Dieu le lui double, en plus d’un généreux salaire ?
au Jour où tu verras croyants et croyantes, leur lumière aller devant eux et sur leur droite : « Bonne nouvelle pour vous : des jardins de sous lesquels des ruisseaux coulent, et où vous serez éternels »… — C’est là le triomphe grandiose. 
— Au Jour où les hypocrites hommes et femmes diront aux croyants : « Attendez-nous, laissez-nous allumer à votre lumière », il sera dit : « Revenez en arrière de sorte à quêter une lumière ! » Entre les uns et les autres il fut bâti un mur, avec une porte : du dedans loge la miséricorde ; devant la façade est le châtiment
les hypocrites appellent (les élus) : « N’étions-nous pas en votre compagnie ? — Mais si ! répondent les autres, seulement vous vous êtes laissé tenter, vous avez machiné, douté, vos impulsions vous ont dupés jusqu’à ce que vînt l’ordre de Dieu et que vous dupât sur Dieu le dupeur
ce Jour-ci nulle rançon n’est de vous acceptée, non plus que des autres dénégateurs. Votre asile est le Feu, il est le lieu de votre approche » — Exécrable destination !
N’est-il pas l’heure pour les croyants que leur cœur s’humilie au Rappel de Dieu et à cette part du Vrai qui est descendue, et qu’ils n’imitent pas ceux qui précédemment reçurent l’Écrit ? Le délai leur parut long, leur cœur s’endurcit ; beaucoup devinrent scélérats.
Sachez que Dieu fait revivre la terre après sa mort. Nous avons explicité pour vous Nos signes, attendant que vous raisonniez.
Ceux et celles qui avèrent (Nos signes) prêtent à Dieu un beau prêt, qu’Il leur doublera en plus d’un généreux salaire.
Ceux qui croient en Dieu et à Ses envoyés, voilà les êtres de vérité, les témoins en leur Seigneur. Ils auront leur salaire et leur lumière. Ceux qui dénient et démentent Nos signes, voilà les compagnons de la Géhenne.
Sachez que la vie d’ici-bas n’est que jeu, frivolité, parure, rivalité d’orgueil entre vous, joutes sur la quantité de biens ou le nombre d’enfants. A la semblance d’une ondée : la végétation qu’elle fait naître charme les dénégateurs, puis elle s’affole et tu la vois jaunir, et puis elle tombera en détritus. Il y aura dans la vie dernière châtiment terrible, indulgence de Dieu et Son contentement. Quant à la vie d’ici-bas, elle n’est que jouissance d’illusion.
Faites assaut (de mérites) en vue d’une indulgence venue de votre Seigneur, vers un Jardin dont l’immensité égale celle du ciel et de la terre : il est tout prêt pour ceux qui croient en Dieu et à Son Envoyé : c’est là la grâce de Dieu, Il en gratifie qui Il veut — Dieu est Maître de la grâce insigne.
Point d’accidents qui adviennent sur la terre ou en votre personne sans figurer au Livre avant que Nous ne les suscitions — Ce qui est à Dieu bien facile.
— (Cela) pour que vous ne vous affligiez pas de ce qui vous a manqué, ni n’exultiez de ce qu’Il vous a donné — Dieu n’aime pas l’orgueilleux qui s’illusionne
non plus que ceux qui font preuve d’avarice, ou recommandent l’avarice à autrui, ou font volte-face. — Dieu est Celui-qui-se-suffit, le Très-digne-de-louange.
Oui, Nous avons envoyé Nos Envoyés avec les preuves, et fait descendre avec eux l’Écriture et la balance, pour que les hommes mettent en œuvre l’équité... Nous avons aussi fait descendre le fer, où gît pour l’homme une violence terrible, aussi bien que des avantages, et pour que Dieu sache qui Le soutient, Lui et Ses envoyés, dans le mystère — Dieu est Fort, Tout-Puissant.
— Oui, Nous avons envoyé Noé, Abraham, établi dans leur descendance la prophétie et l’Écriture. Or il en est parmi eux qui bien se dirigent, et il en est aussi de scélérats
après quoi Nous fîmes suivre leurs traces à Nos envoyés, les fîmes suivre à Jésus fils de Marie. Nous lui donnâmes l’Évangile, et mîmes au cœur de ses adeptes tendresse et miséricorde... Le monachisme, ils l’innovèrent : Nous ne le leur avons pas prescrit, sauf pour quêter le contentement de Dieu ; mais ils ne l’observaient pas de vraie observance. Aussi avons-Nous donné à ceux d’entre eux qui croient leur salaire, mais beaucoup sont scélérats...
Vous qui croyez, prémunissez-vous envers Dieu et croyez à Son Envoyé, qu’Il vous accorde double part de Sa miséricorde... qu’Il vous dote d’une lumière grâce à laquelle vous avanciez, qu’Il vous témoigne Son indulgence. — Dieu est Tout indulgence, Miséricordieux. 
— ... parce que les Gens de l’Écriture ignorent qu’ils n’ont pouvoir sur nulle parcelle de la grâce de Dieu, que la grâce est dans la main de Dieu, et qu’Il l’accorde à qui Il veut. — Dieu est Maître de la grâce insigne
Dieu a bien entendu le propos de celle qui protestait auprès de toi contre (l’acte de) son époux, élevant sa plainte vers Dieu : et Dieu a bien entendu votre échange — Il est Entendant, Clairvoyant.
— Ceux d’entre vous qui portent contre leurs femmes l’« anathème du dos », ces dernières ne deviennent pas pour autant leur mère : ils n’ont d’autre mère que celle qui les a enfantés. Ils ne font là que proférer une parole blâmable s’il en fut, un non-sens — Mais Dieu est Celui-qui-efface, le Tout pardon.
— Ceux qui portent cet anathème contre (une de) leurs femmes, et de surcroît voudraient revenir à ce qu’ils se sont interdit, eh bien ! ils doivent l’affranchissement d’une nuque avant tout (nouveau) rapport... — C’est à quoi vous êtes exhortés. — Et Dieu sur tout ce que vous faites est Informé.
— ... à défaut d’en trouver (les moyens, ils doivent) un jeûne de deux mois suivis avant tout rapport ; ou faute de le pouvoir, donner à manger à soixante indigents. — Cela pour croire en Dieu et à Son Envoyé. — Voilà des normes expresses de Dieu. Aux dénégateurs revient un châtiment douloureux.
Ceux qui font preuve d’agressivité envers Dieu et Son Envoyé seront confondus comme le furent leurs devanciers : Nous avons déjà fait descendre des signes explicites. Aux dénégateurs revient un châtiment douloureux
le Jour où Dieu les ressuscitera jusqu’au dernier et les informera de leurs agissements, que Dieu aura dénombrés quand même ils auraient oublié — Dieu de toute chose est Témoin.
— Ne vois-tu pas que Dieu connaît ce qu’il y a dans les cieux et sur la terre, et qu’Il ne peut se tenir de conciliabule à trois sans qu’Il y soit en quatrième, ni à cinq sans qu’Il y soit en sixième, ni à moins ni à plus sans qu’avec eux Il ne soit où ils sont ? Et puis, au Jour de la résurrection, Il les informera de leurs agissements — Dieu de toute chose est Connaissant.
Ne vois-tu pas ceux à qui fut interdit le conciliabule revenir à ce qui leur fut interdit et tenir conciliabule de péché, d’agression, de rébellion contre l’Envoyé ? Quand ils t’abordent, ils t’adressent une salutation bien différente de celle de Dieu, tout en murmurant à part soi : « Comment Dieu ne nous punirait-Il pas de ce que nous disons ! » Assez pour eux que la Géhenne où ils brûleront — Quelle affreuse destination !
— Vous qui croyez, quand vous tenez conciliabule, ne le faites pas dans le péché, l’agression, la rébellion contre l’Envoyé ! Tenez conciliabule de piété, pour vous prémunir : prémunissez-vous envers Dieu auprès de qui vous serez rassemblés
tenir conciliabule ne vient que de Satan, dans le désir qu’il a d’endeuiller les croyants. Mais il ne peut leur nuire en rien, qu’avec la permission de Dieu — Qu’à Dieu fassent confiance les croyants !
— Vous qui croyez, quand on vous dit : « Donnez du large », dans la réunion, faites-le : Dieu vous fera largesse. Quand on vous dit : « Levez-vous », faites-le, et Dieu élèvera ceux d’entre vous qui croient et ceux qui furent gratifiés de degrés dans la connaissance. — Sur tout ce que vous faites Il est Informé.
— Vous qui croyez, quand vous devez tenir un entretien privé avec l’Envoyé, préludez à l’instant de cet entretien par une offrande. Il y aura là pour vous supplément de bien et de purification. Si vous ne trouvez… Dieu est Tout pardon, Miséricordieux
vous êtes affectés de devoir préluder à l’instant de votre entretien par des offrandes ? Si vous vous abstenez et que Dieu vous en excuse, eh bien ! accomplissez la prière, acquittez la purification, obéissez à Dieu et à Son Envoyé — Dieu est Informé de toutes vos actions.
— N’en as-tu pas vu pactiser avec un peuple réprouvé par Dieu, et qui ne soit des vôtres ni des leurs ? Ils jurent le mensonge, alors qu’ils savent
Dieu leur ménage un tourment terrible, car eux, mauvaises auront été leurs actions
ils se font de leurs serments une couverture ; ils s’écartent du chemin de Dieu : ils subiront un châtiment d’ignominie
de rien ne leur serviront biens ni enfants pour les soustraire à Dieu ; ce sont les compagnons du Feu, ils y seront éternels
du Jour où Dieu les aura en totalité ressuscités ; et eux de Lui jurer comme ils vous jurent, imaginant que cela vaut quelque chose : or ils ne sont que des menteurs
Satan s’est emparé d’eux au point de leur faire oublier le Rappel de Dieu ; ils forment le parti de Satan ; mais le parti de Satan, ce sont eux les perdants.
Ceux qui agressent Dieu et Son Envoyé, ceux-là entre tous seront humiliés
Dieu a écrit : « Oui, Je vaincrai, Moi et Mes envoyés » — Dieu est Fort, Tout-Puissant.
Tu ne trouveras pas un peuple croyant en Dieu et au Jour dernier pour nouer sympathie avec ceux qui font preuve d’agressivité envers Dieu et Son Envoyé, fussent-ils leurs pères, leurs fils, leurs frères ou de leur tribu. Ceux-là, Dieu a écrit la foi dans leur cœur. Il les conforte d’un Esprit venu de Lui. Il les fera entrer dans des jardins de sous lesquels des ruisseaux coulent et où ils seront éternels. Dieu les ait dans Son contentement, comme ils L’auront en le leur. Ils sont le parti de Dieu. Le parti de Dieu, ce sont eux les bienheureux.
Exaltent la transcendance de Dieu ce qui est aux cieux et ce qui est sur la terre — Il est le Tout-Puissant, le Sage.
— C’est Lui qui a expulsé de leur terroir les dénégateurs d’entre les Gens du Livre, au titre de premier regroupement : vous ne pouviez escompter qu’ils videraient ainsi les lieux ; ils s’imaginaient que leurs fortins les protégeraient contre Dieu. Mais Dieu les atteignit par où ils ne s’attendaient pas, et jeta dans leur cœur l’épouvante : ils détruisaient leurs maisons de leurs propres mains, à l’égal de celles des croyants — Tirez-en la leçon, vous doués de clairvoyance.
— Si Dieu ne les avait pas destinés à l’évacuation, Il les aurait châtiés en cette vie, outre que le châtiment du Feu les attend dans la vie dernière
cela parce qu’ils ont fait sécession de Dieu et de Son Envoyé. Or quiconque fait sécession de Dieu, Dieu sévèrement le punit.
Ce que vous avez coupé de palmiers nobles, ou laissé debout sur leur souche, ce fut avec la permission de Dieu, pour mettre à mal les scélérats
ce que Dieu attribua comme prise de guerre à Son Envoyé, vous n’avez pour y prétendre fait courir chevaux ni autres montures. C’est Dieu qui donne à Ses envoyés maîtrise sur celui qu’Il veut — Dieu est Omnipotent.
ce que Dieu attribua comme prise de guerre à Son Envoyé sur les gens des cités, eh bien ! cela revient à Dieu, à l’Envoyé, à la parentèle, aux orphelins, aux indigents, au fils du chemin... ; que ce ne soit pas une aubaine à se repasser entre riches de chez vous ! Ce que vous donne l’Envoyé, prenez-le. Ce qu’il vous interdit, tenez-vous le pour interdit — Prémunissez-vous envers Dieu. Dieu est sévère dans la punition.
— ... aux besogneux émigrés qui furent évincés de leur habitat et de leurs biens pour la quête d’une grâce de Dieu et de Son contentement, eux les soutiens de Dieu et de Son Envoyé. Ceux-là sont les véridiques.
Ceux qui dès avant eux avaient site dans le terroir et dans la foi, aiment ceux qui vers eux font exode, ils ne ressentent en leur poitrine aucune frustration devant ce que ces autres reçoivent : ils vont jusqu’à les préférer à soi, fussent-ils eux-mêmes en état de besoin — Et quiconque prémunit son âme contre l’avarice, ce sont là les triomphants.
— quant à ceux venus après eux : « Seigneur, disent-ils, pardonne-nous ainsi qu’à nos frères qui nous ont précédés dans la foi, ne mets pas en notre cœur d’amertume contre ceux qui croyaient déjà. Seigneur, Tu es Tendre et Miséricordieux ».
N’as-tu pas vu que les hypocrites disaient à leurs frères en dénégation parmi les Gens du Livre : « Si l’on vous expulse, nous jurons de partir avec vous. Nous ne suivrons personne contre vous, jamais. Si l’on vous combat, nous jurons de vous soutenir » ? Dieu est témoin qu’ils ne font que mentir
si on les expulse, eux ne partent pas ; si on les combat, ils ne les soutiennent pas. Du reste, s’ils les avaient soutenus, ils auraient tourné les talons, et de plus sans trouver eux-mêmes de soutien.
Vraiment, vous êtes en leur cœur plus terrifiants que Dieu. C’est que ce sont gens incapables de rien pénétrer
ils ne vous combattent collectivement que de l’intérieur de villes fortifiées ou de derrière des remparts. Leur virulence réciproque est formidable. On les prendrait pour une collectivité quand leurs cœurs sont multiplicité. C’est qu’ils sont gens incapables de raisonner.
Telle la semblance de leurs devanciers proches, ils ont goûté les ravages de leur comportement, outre qu’ils subiront un douloureux châtiment
telle la semblance de Satan quand il dit à l’homme : « Dénie ! », et quand celui-ci eut dénié, lui dit : « Innocent suis-je de toi : je redoute le Seigneur des univers »
et leur fin à tous deux fut d’être dans le Feu pour l’éternité — Digne rétribution des iniques.
O vous qui croyez, prémunissez-vous envers Dieu. Que l’âme contemple ce dont elle a fait l’avance pour demain. Prémunissez-vous envers Dieu. Dieu est Informé de vos agissements
ne soyez pas comme ceux qui ont oublié Dieu ; Il les a fait s’oublier eux-mêmes : ce sont eux les scélérats
ils ne sont pas à égalité, les compagnons du Feu et ceux du Jardin. Les compagnons du Jardin sont, eux, les glorifiés.
Si Nous avions fait descendre ce Coran sur une montagne, on aurait vu celle-ci se fendre de la crainte de Dieu. De telles semblances Nous usons à l’intention des hommes, dans l’attente qu’ils réfléchissent.
Il est Dieu, il n’est de dieu que Lui, Il est Celui qui connaît le mystère et la présence. Il est le Tout miséricorde, le Miséricordieux
Il est Dieu, il n’y a de dieu que Lui. Il est le Roi, le Très Saint, le Dispensateur de salut, l’Avérateur de la croyance, l’Englobant, le Dominateur, l’Irrésistible, le Magnanime. Soit exaltée Sa transcendance, bien loin de tout ce qu’ils Lui associent
Il est Dieu, le Créateur, le Suscitateur, le Formateur. A Lui les noms les plus beaux. Sa transcendance est exaltée par ce qui est aux cieux, ce qui est sur la terre. Il est le Tout-Puissant, le Sage.
Croyants, gardez-vous de pactiser avec Mes ennemis, qui sont les vôtres, en gaspillant sur eux votre affection, car, déniant ce qui vous est venu du Vrai, ils tiennent en exil l’Envoyé comme vous-mêmes, sous prétexte que vous croyez en Dieu votre Seigneur. (Gardez-vous de le faire) pour autant que votre exode atteste en vous l’effort fait sur Mon chemin et la convoitise de Mon contentement. Vous leur témoignez en secret de l’affection ? Je sais parfaitement ce que vous cachez comme ce que vous publiez. Qui le fait parmi vous perd le droit chemin.
Eux, quand ils vous accrochent, se conduisent à votre égard en ennemis, vous malmènent du bras et de la parole, souhaitant vous transformer en dénégateurs.
De rien ne vous serviront parentèle ni progéniture au Jour de la résurrection, pour qu’il soit tranché entre vous : Dieu sur tout ce que vous faites est Clairvoyant.
Un beau modèle vous fut procuré en Abraham et en ses adeptes, quand ils dirent à leur peuple : « Nous nous désolidarisons de vous et de ce que vous adorez en place de Dieu : nous vous renions ; qu’éclate entre vous et nous l’inimitié, la haine, à jamais, jusqu’à ce que vous croyiez en Dieu dans Son unicité ! »... Si ce n’est la parole d’Abraham à son père : « Puissé-je implorer pour toi le pardon, bien qu’incapable de te préserver en rien de Dieu ». — Notre Seigneur, à Toi nous faisons confiance, à Toi nous ferons retour, vers Toi la destination de tout !
Seigneur ne fais pas de nous tentation pour le dénégateur. Pardonne-nous, Seigneur. C’est Toi le Tout-Puissant, le Sage.
Oui ! un beau modèle vous fut en eux donné, à l’intention de quiconque aspire à Dieu et au Jour dernier. Quant à qui se dérobe... — Dieu est Celui-qui-se-suffit, le Louangé.
Il se peut que Dieu loge de l’affection entre vous et d’aucuns que vous teniez, de leur fait, pour ennemis. — Dieu est Omnipotent. Dieu est Tout pardon, Miséricordieux.
Dieu ne vous a pas interdit, ceux qui ne vous combattent pas pour cause de religion, ni ne vous évincent de votre habitat, de vous montrer envers eux vertueux, équitables : Dieu aime les équitables
Il interdit seulement, ceux qui vous combattent pour cause de religion, vous évincent de votre habitat ou concourent à votre éviction, de pactiser avec eux. — Qui pactise avec eux... ceux-là sont les iniques
— Vous qui croyez, si des croyantes vous arrivent en exode, soumettez-les à examen. Dieu a seul connaissance de leur foi. Si vous les reconnaissez pour croyantes, ne les renvoyez pas aux dénégateurs : elles ne leur sont plus licites, non plus qu’eux à elles. Toutefois, rendez-leur ce qu’ils auront dépensé pour elles. Point de grief pour vous à les épouser, sauf à leur remettre leur don nuptial. Ne vous cramponnez pas à la qualité de préservées qu’auraient (du fait de votre mariage avec elles) des dénégatrices. Réclamez seulement ce que vous avez dépensé pour elles, comme eux ce qu’ils ont dépensé. C’est là un jugement de Dieu se faisant juge entre vous — Il est Connaissant et Sage.
— Si quelqu’une vous échappe d’entre vos épouses (pour passer) aux dénégateurs, et que vous ayez établi un tour de compensation, eh bien ! donnez à ceux qui ont ainsi perdu leurs épouses l’équivalent de ce qu’ils auront dépensé pour elles. Prémunissez-vous envers Dieu, puisqu’en Lui vous croyez.
Prophète, quand des croyantes se présentent à toi pour faire allégeance, comme quoi elles n’associeront rien à Dieu, ne voleront, ne commettront l’adultère, ne tueront leurs nouveau-nés, ne commettront pas de faux à controuver entre leurs mains et leurs pieds, ne te désobéiront aucunement pour le convenable — accepte leur allégeance, implore en leur faveur le pardon de Dieu — Dieu est Tout-Puissant, Miséricordieux.
Vous qui croyez, ne pactisez pas avec des réprouvés de Dieu, qui désespèrent de la vie dernière comme les dénégateurs désespèrent des hôtes des tombeaux.
Transcendance de Dieu : L’exalte tout ce qui est aux cieux et sur la terre. Il est le Tout-Puissant, le Sage.
— Vous qui croyez, pourquoi dites-vous ce que vous ne faites pas ?
c’est chose grandement haïssable à Dieu que de dire ce que vous ne faites pas
Dieu aime ceux qui combattent sur Son chemin, en ligne, pareils à un mur scellé de plomb.
Lors Moïse dit à son peuple : « O mon peuple, pourquoi me faire du mal, quand vous savez que je suis l’envoyé de Dieu vers vous ? » Or, quand ils eurent dévié, Dieu fît (encore plus) dévier leur cœur — Dieu ne guide pas les êtres de scélératesse.
Lors Jésus fils de Marie dit : « Fils d’Israël, je suis l’envoyé de Dieu vers vous, venu confirmer la Torah en vigueur et faire l’annonce d’un envoyé qui viendra après moi et dont le nom sera Ahmad ». Or, quand il leur eut apporté les preuves, ils dirent : « C’est là sorcellerie flagrante »
Quoi de plus inique que de fabuler sur Dieu le mensonge, quand on est appelé à l’Islam ! — Dieu ne guide pas les êtres d’iniquité.
— Ils voudraient pouvoir de leur bouche éteindre la lumière de Dieu. Or Dieu va parachever Sa lumière, malgré qu’en aient les dénégateurs
c’est Lui qui a envoyé Son Envoyé avec la guidance et la religion du Vrai, pour faire prévaloir celui-ci sur la religion en entier, et cela fût-ce contre le gré des associants.
Vous qui croyez, vous guiderai-Je à un négoce qui vous sauve d’un châtiment douloureux ?
Croire en Dieu et à Son Envoyé, faire effort de vos biens et de votre personne sur le chemin de Dieu : voilà pour vous le meilleur parti, si vous pouviez savoir...
Il vous pardonnerait vos péchés, vous ferait entrer dans des jardins de sous lesquels les ruisseaux coulent, gîtes délicieux dans les jardins d’Éden — Voilà le triomphe insigne.
— Et (cette) autre chose que vous allez aimer : un secours venant de Dieu, un succès proche. Fais-en l’annonce aux croyants.
Vous qui croyez, faites-vous les soutiens de Dieu, comme Jésus fils de Marie le demanda aux Apôtres : « Quels seront mes soutiens vers Dieu ? » Les Apôtres dirent : « Nous sommes les soutiens de Dieu ». Une partie des Fils d’Israël crut, une autre dénia. Nous appuyâmes ceux qui croyaient contre leurs ennemis : les premiers se trouvèrent l’emporter.
Transcendance de Dieu : L’exaltent sans trêve ce qui est aux cieux, ce qui est sur la terre, Lui le Roi, le Très Saint, le Tout-Puissant, le Sage
Lui qui a envoyé au sein des incultes un Envoyé des leurs pour leur réciter Ses signes, les purifier, leur enseigner l’Écrit et la sagesse, bien que naguère ils fussent dans un égarement flagrant
ainsi qu’à d’autres de même sorte, qui ne les ont pas encore rejoints — Il est le Tout-Puissant, le Sage.
— Telle est la grâce de Dieu ; Il l’accorde à qui Il veut ; Il est Maître de la grâce insigne.
La semblance de ceux qui furent chargés de la Torah, mais qui n’en assument plus la charge, est celle de l’âne chargé de livres : malheureuse semblance d’un peuple qui dément les signes de Dieu ! Dieu ne dirige pas un peuple d’iniquité.
Dis : « Adeptes du Judaïsme, si vous vous prétendez les affidés de Dieu à l’exclusion des autres hommes, souhaitez donc la mort, tant qu’à être véridiques ! »
or jamais ils ne la souhaitent du fait de ce qu’ont avancé leurs mains : et Dieu connaît à fond les iniques
dis : « La mort que vous fuyez vous rattrapera, et vous serez renvoyés au Connaisseur du mystère et de la présence : alors Lui-même vous renseignera sur ce que vous pratiquiez ».
Vous qui croyez, quand on vous appelle à la prière à un moment d’un vendredi, empressez-vous au Rappel de Dieu. Laissez-là toute transaction : meilleur ce sera pour vous, si vous saviez…
une fois accomplie la prière, égaillez-vous sur la terre, et quêtez une part des grâces de Dieu. Rappelez Dieu fréquemment : dans l’espoir d’être des bienheureux.
Hélas ! à peine voient-ils un négoce, un divertissement, qu’ils s’y précipitent et te laissent planté. Dis : « Ce qui est en Dieu vaut mieux que tout négoce, que tout divertissement. Dieu est le meilleur qui puisse attribuer ».
Quand les hypocrites te sont venus, ils ont dit : « Nous témoignons que tu es l’Envoyé de Dieu ». Or Dieu sait que tu es bien Son Envoyé et Dieu témoigne que les hypocrites, pour sûr, ne font que mentir
la foi n’était pour eux qu’une couverture ; ils se sont détournés du chemin de Dieu : qu’affreuse était leur action !
c’est qu’ils ont cru, puis dénié : un sceau fut alors posé sur leur cœur, de sorte qu’ils ne peuvent rien pénétrer.
Quand tu les vois, leur stature te séduit ; s’ils parlent et que tu y prêtes l’oreille, ils se révèlent des poutres en mal d’appui. Ils s’imaginent que toute clameur les menace. Ce sont eux l’ennemi ! Défie-toi d’eux. Que Dieu les combatte ! Comme ils sont dévoyés !
Quand on leur dit : « Venez, afin que l’Envoyé de Dieu implore pour vous le pardon », ils biaisent du chef, on les voit se détourner : c’est par orgueil
cela revient au même, en ce qui les concerne, que tu implores leur pardon ou que tu ne le fasses pas : Dieu ne leur pardonnera pas. Il ne guide pas un peuple de scélératesse
eux qui disent : « Ne faites pas dépense pour ceux qui sont auprès de l’Envoyé de Dieu, jusqu’à ce qu’ils se dispersent ». Or Dieu tient les réserves des cieux et de la terre. Mais les hypocrites ne peuvent rien pénétrer
ils disent encore : « Si nous revenons à Médine, sûr que les plus puissants de la ville en expulseraient les plus faibles ». Or c’est à Dieu que revient la puissance, et à Son Envoyé, et aux croyants. Mais les hypocrites ne le savent pas.
Vous qui croyez, que biens ni enfants ne vous distraient du Rappel de Dieu. Qui le fait... ce sont eux les perdants
faites dépense sur Notre attribution avant que la mort n’atteigne l’un de vous et qu’il ne dise : « Ah ! Seigneur ! si Tu m’ajournais à court délai, de sorte à faire l’aumône et à prendre rang parmi les justifiés »
mais Dieu n’ajournera nulle âme une fois son terme arrivé. Dieu de tout ce que vous faites est Informé.
Transcendance de Dieu : L’exaltent ce qui est aux cieux, ce qui est sur la terre. A Lui la royauté ; à Lui la louange — Il est Omnipotent.
C’est Lui qui vous a créés, le dénégateur d’entre vous aussi bien que le croyant — Dieu sur ce que vous faites est Clairvoyant.
Il a créé les cieux et la terre dans le Vrai. Il vous a façonnés, et ce fut en formes excellentes — Vers Lui la destination de tout !
Il sait ce qui est aux cieux et sur la terre, Il sait ce que vous celez comme ce que vous publiez — Dieu est Connaissant de l’être des poitrines.
Ne vous est-elle pas venue, l’histoire des dénégateurs de jadis ? Eh bien ! ils goûtèrent en conséquence le désastre de leur comportement, ils subirent un douloureux châtiment
cela parce que leurs propres envoyés leur venaient avec les preuves, mais eux dirent : « Quoi ! des humains nous guideraient ? » Ainsi donc ils dénièrent, se dérobèrent : Dieu pouvait se passer d’eux — Il est Celui-qui-se-suffit, le Digne-de-louange.
Les dénégateurs prétendent qu’ils ne seront pas ressuscités. Dis : « Mais si ! par mon Seigneur, vous le serez, bien sûr, et de plus informés de vos agissements » — Ce sera pour Dieu bien facile.
Alors, croyez en Dieu et à Son Envoyé et à la lumière que Nous avons fait descendre — Dieu est de tout ce que vous faites Informé.
— Un jour Il vous réunira pour le Jour de la réunion. Ce Jour sera celui de l’alternance dans la lésion. Qui croit en Dieu, effectue l’œuvre salutaire, Nous couvrons ses méchancetés, Nous l’accueillons dans des jardins de sous lesquels des ruisseaux coulent : ils y seront éternels, à jamais... — Voilà le triomphe insigne!
tandis que ceux qui ont dénié, démenti Nos signes, ceux-là sont les compagnons du Feu : ils y seront éternels. — Funeste destination !
— Nul accident ne frappe qu’avec la permission de Dieu. Qui croit en Dieu, Dieu guide son cœur — Dieu est de toute chose Connaissant.
— Obéissez à Dieu, obéissez à l’Envoyé. Si vous vous dérobez, à Notre Envoyé n’incombe que la communication explicite.
Dieu, il n’est de dieu que Lui — Alors, qu’à Dieu fassent confiance les croyants.
Vous qui croyez, vous avez parmi vos épouses et vos enfants des ennemis. Défiez-vous-en. Cependant, si vous effacez, remettez, pardonnez — Dieu est Tout pardon, Miséricordieux.
vos biens, vos enfants ne sont que tentation. — C’est en Dieu que réside le salaire insigne.
— Prémunissez-vous envers Dieu autant que vous le pouvez, écoutez, obéissez, faites dépense, cela sera pour vous-mêmes un bien. Qui se prémunit contre l’avarice de son âme... ceux-là seront les bienheureux
si vous prêtez à Dieu un beau prêt, Il vous le doublera ; Il vous pardonnera. — Dieu est Reconnaissant et Sage.
Il connaît le mystère et la présence, le Tout-Puissant, le Sage.
Prophète, quand vous répudiez vos femmes, eh bien ! ne le faites qu’en respectant leur délai de viduité, qu’il faut exactement compter. Prémunissez-vous envers votre Seigneur. Ne les expulsez pas de leur logement ; qu’elles n’en sortent que si elles ont commis une infamie dûment prouvée... — Ce sont là des normes expresses de Dieu : qui les enfreint se rend inique vers soi-même. — ... qu’en sais-tu ? peut-être qu’après (cette rupture) Dieu suscitera du nouveau.
— Une fois qu’elles auront accompli leur terme, ou retenez-les selon les convenances, ou séparez-vous d’elles selon les convenances : de quoi faites témoigner des gens honorables parmi vous ; portez ce témoignage dans le respect de Dieu — C’est à quoi est exhorté qui croit en Dieu et au Jour dernier. Qui se prémunit envers Dieu, Dieu lui procure une issue
et lui fait attribution par où l’on ne s’y attend pas. Qui fait confiance à Dieu, Dieu lui sera suffisance — Dieu toujours réalise Ses fins. — Dieu pour toute chose établit une mesure.
— Celles de vos femmes qui désespèrent d’être menstruées, si toutefois vous avez un doute, leur délai sera de trois mois. De même pour celles non encore menstruées. Quant à celles en cours de grossesse, le terme sera qu’elles déposent leur faix. — Qui se prémunit envers Dieu, Dieu met en son affaire facilité
— C’est là un commandement de Dieu, qu’Il a fait descendre sur vous. — Quiconque se prémunit envers Dieu, Il ignore ses méchancetés, le gratifiera, et pourrait lui accorder un salaire grandiose.
— ... Affectez à leur logement une partie du vôtre, selon vos possibilités. Ne leur faites pas le moindre mal par des tracasseries. Si elles sont en cours de grossesse, pourvoyez à leur entretien jusqu’à ce qu’elles déposent leur faix. Si elles allaitent un enfant de vous, donnez-leur leur pension et concertez-vous avec elles sur ce que commandent les convenances ; si cela crée entre vous des tensions, une autre allaitera l’enfant
que l’homme aisé assure l’entretien à la hauteur de son aisance. Que celui à qui fut mesurée l’attribution le fasse sur ce que Dieu lui aura imparti ; Dieu ne charge une personne que selon ce qu’Il lui accorde. — Après difficulté, Il met facilité
Que de cités n’ont-elles pas dévié de l’ordonnance de leur Seigneur et de Ses envoyés ! Aussi exigeâmes-Nous d’elles un compte rigoureux et les avons-Nous châtiées d’un châtiment pénible
elles goûtèrent les ravages de leur comportement, dont la suite consomma leur perte
Dieu leur ménagea un châtiment rigoureux. Dès lors, prémunissez-vous envers Dieu, ô vous dotés de moelles, qui croyez. Dieu a fait descendre sur vous un Rappel
un Envoyé qui vous récite les signes probatoires de Dieu afin que ceux qui croient effectuent l’œuvre salutaire, et de les faire sortir des ténèbres à la lumière. Qui croit en Dieu, effectue l’œuvre salutaire, Il le fera entrer dans des jardins de sous lesquels des ruisseaux coulent : ils y seront éternels, à jamais — Splendide attribution que Dieu leur fait !
— C’est Dieu qui a créé sept cieux, et il en est de la terre comme des cieux. Son ordre s’étage entre cieux et terre, pour que vous sachiez que Dieu est Omnipotent, que Dieu toute chose embrasse en Sa connaissance.
Prophète, pourquoi t’interdire ce que Dieu te rendait licite, et cela par désir de complaire à tes épouses ? — Dieu est Miséricordieux, Tout indulgence
— Dieu vous a spécifié la façon de vous délier de tels serments : or Dieu est votre protecteur. — Il est le Connaissant, le Sage.
— Lors le Prophète tint à l’une de ses épouses un propos secret, qu’elle ébruita. Dieu fit éventer l’indiscrétion au Prophète, qui ne le fit savoir à l’épouse que pour une part, laissant l’autre de côté. Quant il l’eut avertie, elle lui demanda qui l’en avait avisé. « Celui qui m’en a avisé, dit-il, n’est autre que le Connaissant, l’Informé ».
— Si toutes deux vous vous repentez en Dieu, c’est que votre cœur incline (au bien). Si vous faites front contre lui, le Prophète, Dieu est son protecteur, et Gabriel, et ce qu’il y a de juste parmi les croyants, et de plus, les anges prennent son parti.
Il se peut que son Seigneur, s’il vous répudie, vous remplace par des épouses meilleures que vous, soumises, croyantes, dévotieuses, résipiscentes, adoratrices, itinérantes, qu’elles aient déjà été mariées ou soient encore vierges !
Vous qui croyez, prémunissez les vôtres et vous-mêmes contre ce Feu qu’alimentent les hommes et les pierres, et sur quoi veillent des anges rudes et violents : ils ne désobéissent à Dieu en rien qu’Il leur ordonne, ils exécutent tout ordre qu’Il leur donne.
Vous qui déniez, plus d’excuses pour vous ce Jour-là ! Seulement, vous serez rétribués de ce que vous pratiquiez.
O vous qui croyez, repentez-vous en Dieu d’un repentir sincère. Peut-être cependant votre Seigneur passera-t-Il sur vos méchancetés, et vous fera-t-Il entrer dans des jardins de sous lesquels des ruisseaux coulent. En ce Jour Dieu n’accable pas le Prophète non plus que ceux qui ont cru avec lui. Leur lumière va devant eux, et sur leur droite : « Seigneur, disent-ils, parachève sur nous notre lumière, pardonne-nous. Tu es Omnipotent ».
Prophète ! Combats les dénégateurs et les hypocrites. Sois rude à leur égard. Qu’ils n’aient d’asile que la Géhenne — Horrible destination !
Dieu use quant aux dénégateurs de la semblance des femmes de Loth et de Noé. Toutes deux étaient en puissance de deux adorateurs d’entre les Nôtres : des justes ; elles les trahirent : cela ne leur servit de rien contre Dieu. Il fut dit : « Entrez dans le Feu parmi tous les entrants ».
Dieu use quant aux croyants de la semblance de la femme de Pharaon, quand elle dit : « Seigneur, bâtis-moi près de Toi une demeure au Paradis, et sauve-moi de Pharaon et de ses œuvres. Sauve-moi d’un peuple d’iniquité ».
Et Marie fille de Joachim. Elle sut fortifier son sexe. Nous y insufflâmes de Notre Esprit. Elle avéra les paroles de Son Seigneur et des Écritures. Dévote fut-elle entre tous.
Bénédiction plénière sur Celui qui tient dans Sa main la royauté, l’Omnipotent
Lui qui a créé la mort et la vie afin de vous mettre à l’épreuve : qui d’entre vous serait mieux-agissant ?... — Il est le Tout-Puissant, le Tout pardon
Lui qui a créé sept cieux par niveaux : tu ne saurais percevoir de discordance dans la création du Tout miséricorde. Reportes-y le regard : y vois-tu la moindre faille 
Mieux encore ! reportes-y une seconde fois le regard : il retombe à toi rebuté, épuisé.
— Ainsi avons-Nous paré le ciel inférieur de luminaires, dont Nous faisons encore lapidation des satans ; pour ceux-ci Nous avons préparé le châtiment de la Fournaise
tout comme il y a pour ceux qui dénient leur Seigneur le châtiment de la Géhenne — Funeste destination !
Quand ils y sont précipités ils entendent d’elle un grondement, celui de son ébullition
peu s’en faut qu’elle n’explose de rage ; chaque fois qu’une troupe y est jetée, ses gardiens lui demandent : « Personne n’était donc venu vous donner l’alarme ? »
Ils disent : « Mais si ! il nous est venu un donneur d’alarme ; seulement nous l’avons démenti : “ Dieu, disions-nous, n’a fait descendre rien du tout — vous ne pouviez être que dans un formidable égarement ” »
Ils disent : « Si nous avions entendu ou bien raisonné, nous ne serions point des hôtes de la Fournaise ».
C’est là reconnaître leur faute. — Arrière donc, les hôtes de la Fournaise !
Tandis que ceux qui craignent leur Seigneur dans le mystère auront indulgence et salaire généreux...
Tenez vos propos secrets, publiez-les : Il est le Connaissant de l’être des poitrines
comment ne connaîtrait-Il pas, Lui qui a créé, outre qu’Il est le Subtil, l’Informé ?
Lui qui vous a rendu la terre obéissante. Marchez jusque sur les épaules de la terre, mangez-y de Son attribution, c’est vers Lui que de la terre vous resurgirez.
Etes-vous si sûrs que Celui qui est au ciel ne va pas faire basculer avec vous la terre ? La voici déjà qui s’agite !
êtes-vous si sûrs que Celui qui est au ciel n’y va pas envoyer un ouragan de cailloux ? Vous saurez alors ce qu’est Mon alarme
Leurs devanciers ont démenti : quelle ne fut pas Ma réprobation !
N’ont-ils pas regardé les oiseaux sur leur tête déployer leurs ailes et les reployer, sans que rien d’autre les soutienne que le Tout miséricorde ? — Il est le Clairvoyant sur toute chose.
Qui pourrait se faire armée pour vous secourir en place du Tout miséricorde ? — Les dénégateurs nagent dans l’illusion.
Qui pourrait vous donner l’attribution, s’Il suspendait la Sienne ? — Mais bien pis ! ils s’entêtent dans l’impudence et l’aversion.
Qui va la face penchée se guiderait-il mieux que celui qui va bien droit sur une voie de rectitude ?
Dis : « C’est Lui qui vous a mis au jour, vous a dotés de l’ouïe, de la vue et du cœur ». — Combien peu vous en savez gré !
Dis : « C’est Lui qui vous a multipliés sur la terre, et vers Lui vous serez rassemblés ».
Cependant ils disent : « A quand cette promesse, si vous êtes véridiques ? »
Dis : « La science n’en revient qu’à Dieu. Je ne suis, moi, qu’un donneur d’alarme explicite ».
Mais quand les dénégateurs la voient toute proche, leur visage se bouleverse. Il leur est dit : « Voilà ce que vous contestiez ».
Dis : « Qu’opinez-vous ?... Que Dieu me fasse périr ainsi que mes compagnons, ou qu’Il nous fasse miséricorde, qui pourrait sauver les dénégateurs d’un châtiment douloureux ? »
Dis : « Il est le Tout miséricorde. Nous croyons en Lui. Nous Lui faisons confiance. Vous saurez qui de nous est dans un égarement criant ».
Dis : « Qu’opinez-vous ? Si votre eau s’abîme un beau matin, qui donc vous pourvoira d’une eau à fleur du sol ? »
Nûn. Par le calame et ce qu’on met en lignes
tu n’es pas, grâce au bienfait de ton Seigneur, un fol
tu auras un salaire sans contrepartie
tu es porté par un caractère magnanime
aussi verras-tu clair, et ils verront
qui d’entre vous est mis à l’épreuve
ton Seigneur sait mieux que personne qui s’égare de Son chemin, Il sait mieux que personne qui bien se guide.
Dès lors, ne cède pas à ceux qui démentent
ils aimeraient ta complaisance, en échange de la leur 
Ne cède à nul prêteur de serments, à nul vilain
diffamateur, coureur de médisance
empêcheur du bien, virulent, pécheur consommé
grossier et par surcroît de souche rapportée
sous prétexte qu’il abonde en biens et en fils ;
quand on lui récite nos signes, il dit : «Fables d’Anciens ! »
Nous le marquerons sur le groin.
Nous les éprouvons comme Nous éprouvâmes les propriétaires du jardin, quand ils se furent juré d’en couper le fruit au matin
et cela sans (formuler de pieuse) réserve.
C’est pourquoi y rôda pendant leur sommeil un rôdeur de ton Seigneur
de sorte qu’au matin le jardin fut comme ténèbres.
Donc ils s’entr’appelèrent de bon matin :
« Courons à notre culture, si nous voulons la couper »
et de prendre le départ, non sans se dire tout bas :
« Que nul pauvre en ce jour à nos dépens n’y entre ! »
Ils partirent au matin, décidés, se croyant très forts
mais dès qu’ils l’eurent vu, se dirent : « Nous nous égarons
ou plutôt nous sommes ruinés ».
Le plus équilibré dit : « Ne vous avais-je pas dit : “ Pourquoi ne pas exalter la transcendance ? ” »
ils dirent : « Notre Seigneur, exaltée soit-elle ! Nous étions des iniques »
et ils se retournèrent l’un contre l’autre, échangeant le blâme
disant : « Malheur à nous dans notre démesure !
peut-être Dieu nous échangera-t-Il ce jardin contre un meilleur. Au Seigneur nous aspirons ».
Ainsi de leur châtiment. Plus dur encore est le châtiment de la vie dernière. S’ils avaient su !...
tandis que les prémunis auront en leur Seigneur les jardins du bonheur.
... Alors Nous traiterions Ceux-qui-se-soumettent à l’égal des criminels ?
Vous n’êtes pas en situation de juger
ou est-ce que vous auriez une Écriture à solliciter
où il vous revînt de prétendre à mieux ?
Nous tiendriez-vous par des serments valables jusqu’au Jour de la résurrection, pour juger à votre gré ?
— Demande-leur qui d’entre eux peut les garantir
— Ou serait-ce qu’ils ont des associés ? Alors qu’ils produisent leurs associés, s’ils sont véridiques
au Jour où la terreur éclatera, et qu’ils seront conviés à se prosterner, mais sans le pouvoir
le regard affaissé, de honte écrasés, car ils ont été déjà conviés à se prosterner, du temps qu’ils étaient saufs.
« Laisse-moi avec ceux qui démentent ce propos. Graduellement Je les prendrai par où ils ne savent
Je ne leur donne qu’un sursis, Mon stratagème est fort ».
— Ou serait-ce que tu leur réclames un salaire, de sorte à les grever d’une obligation ?
ou qu’ils accèdent au mystère au point d’en tirer eux-mêmes des Écritures ?
Prends avec patience l’arrêt de ton Seigneur... Ne fais pas comme l’Homme à la baleine, quand il invoqua dans la suffocation
ne l’eût rattrapé une grâce de son Seigneur, il aurait été vomi sur l’arène en état de blâme
mais son Seigneur l’élut, le mit au nombre des justifiés
… même si les dénégateurs manquent te faire glisser, par leur mauvais œil, quand ils entendent le Rappel et qu’ils te traitent de fol !
Or ce n’est rien moins qu’un Rappel lancé aux univers.
L’inéluctable…
Oh ! l’inéluctable !...
Qu’est-ce qui peut te faire saisir ce qu’est l’inéluctable ?...
Ceux de Thamûd et de 'Ad ont démenti la fracassante
eh bien ! ceux de Thamûd furent détruits par l’outre-passante
Ceux de 'Ad le furent par une tornade furieuse et mugissante
qu’Il déchaîna contre eux sept nuits et huit jours sans relâche, de sorte qu’on voyait leur peuple gisant comme souches creuses de palmiers
vois-tu d’eux un vestige ?
Pharaon, ceux d’avant lui, les cités d’imposture avaient commis la faute
ils s’étaient rebellés contre un envoyé de leur Seigneur : Il les prit d’une prise géante.
— Nous, quand l’eau eut débordé, vous avons transportés sur l’arche
afin d’en faire pour vous un Rappel, à conserver par toute oreille fidèle.
Donc, quand il sera soufflé dans la trompe ce ne sera qu’une seule fois
et la terre et les montagnes seront emportées et d’un seul coup s’aplaniront
ce Jour-là écherra l’échéante
le ciel se fendra, devenu flasque en ce Jour
sur ses bords se tiendront les anges ; au-dessus d’eux une huitaine portera le Trône de ton Seigneur.
Ce Jour-là vous comparaîtrez, nul recel en vous ne restera celé.
Ou bien quiconque aura reçu son écrit dans sa droite, dira : « Tenez ! lisez mon écrit !
je savais bien que je rencontrerais mon compte »
et il aura existence de contentement
dans un haut Jardin
aux cueillettes à sa portée
« Mangez, buvez en paix de ce que vous-mêmes dans les jours révolus aurez avancé ».
Ou bien quiconque aura reçu son écrit dans la gauche dira : « Oh ! si j’avais pu ne pas recevoir mon écrit
ne jamais connaître mon compte !
ah ! si ç’avait été définitif !
à rien ne m’auront servi mes richesses
en moi s’est abolie ma justification ».
— « Attrapez-le. Passez-lui un carcan
et encore mettez-le brûler dans la Géhenne
et puis encore dans une chaîne de soixante-dix coudées l’enroulez ! »
— Il ne croyait pas en Dieu le Sublime
il ne se pressait pas de nourrir l’indigent 
il ne trouvera ici, en ce Jour, pas plus d’intime
ni de nourriture, hormis de ghislîn
ce manger des seuls pécheurs...
J’en jure par ce que vous distinguez
et par ce que vous ne pouvez distinguer :
ceci est le dire d’un noble Envoyé
Non d’un poète — Que vous êtes peu à croire !
Non plus que d’un devin — Que vous êtes peu à méditer !
C’est descente s’opérant de par le Seigneur des univers.
— S’il Nous avait faussement fait dire ne fût-ce que certaines parmi tant de paroles
Nous l’aurions de la droite saisi
et de surcroît lui aurions tranché l’aorte
sans qu’aucun de vous pût lui faire rempart
Ceci est un Rappel à qui veut se prémunir
certes ! Nous en connaissons parmi vous pour le démentir
et que ceci fait assurément le désespoir des dénégateurs
parce que c’est le Vrai dans sa certitude.
Ah ! dis la transcendance du nom de ton sublime Seigneur !
D’aucuns souhaitent l’échéance d’un châtiment :
les dénégateurs (le subiront), sans que nul puisse le conjurer
de par Dieu, le Maître des paliers
par où les anges et l’Esprit montent vers Lui durant un jour qui dure cinquante mille ans.
Patiente donc digne patience
eux voient le châtiment lointain
Nous le voyons prochain.
Au Jour où les cieux seront comme les dépôts de l’huile
les montagnes comme laines à la teinture
où l’intime n’interrogera plus l’intime ami.
Dans le face à face de tous, le coupable, ce Jour-là, voudrait se racheter du tourment au prix de ses fils
de sa compagne, de son frère
de son clan tutélaire
de tous ceux qu’il y a sur la terre, si cela le sauvait.
Mais non ! ce n’est que Flamme
arracheuse des membres
elle appelle quiconque se détourna, se déroba 
accumula, thésaurisa.
Oui, l’homme fut créé impressionnable :
pusillanime dès que le mal le touche 
inabordable dès que le touche le bien !
Exception faite de ceux qui prient
et persévèrent dans la prière
qui affectent sur leurs biens un droit déterminé 
au pauvre qui demande comme à celui qui se tait 
ceux qui tiennent pour véridique le Jour de l’allégeance
ceux qui s’émeuvent du châtiment de leur Seigneur... 
un châtiment contre lequel il n’est point d’assurance
… ceux qui contiennent leur sexualité
sauf avec leurs conjoints ou leurs concubines (en cela point de blâme
mais qui convoite plus outre serait un transgresseur)
… ceux qui respectent le dépôt, le pacte
à leur témoignage font honneur 
ceux qui sont exacts à la prière 
— Ceux-lâ seront gratifiés dans des jardins.
Qu’ont-ils donc, les dénégateurs, à te fixer, le col tendu
s’attroupant de droite et de gauche ?
Serait-ce que chacun d’eux brûle d’entrer au Jardin de bonheur ?
Ah non ! Nous les avons créés de ce qu’ils savent
eh bien ! J’en jure par le Maître des orients et des occidents, Nous sommes de taille
à leur en substituer d’autres qui mieux vaillent, sans qu’on puisse Nous prévenir.
Laisse-les donc à leurs jeux importuns jusqu’à ce qu’ils rencontrent leur Jour, à eux promis
un Jour où ils sortiront de leur tombeau avec autant de précipitation que dans leur course à un bétyle
mais le regard abattu, couverts de honte : voilà le Jour à eux promis.
C’est Nous qui avons envoyé Noé à son peuple : « Donne l’alarme à ton peuple avant que ne leur advienne un châtiment douloureux »
il dit : « O mon peuple, je vais être pour vous un donneur d’alarme explicite
adorez Dieu, prémunissez-vous envers Lui, obéissez-moi
dans l’espoir qu’Il vous pardonne tels de vos péchés, vous ajourne à terme fixé ». — Le terme de Dieu, quand il arrive, rien ne l’ajourne, si vous saviez !...
— Il dit : « Seigneur, moi, j’ai appelé mon peuple de nuit et de jour
mais mon appel n’a fait que les grandir en dérobade
moi, chaque fois que je les appelais à Ton pardon, ils se mettaient les doigts dans les oreilles, se cachaient les yeux dans leurs vêtements, et s’obstinaient, en proie au mauvais orgueil
moi je les appelais tantôt à voix haute
et tantôt en public, et tantôt en secret
pour leur dire : “ Demandez pardon à votre Seigneur... — Il aime à pardonner
... Il dépêche sur vous le ciel en averse
vous pourvoit de biens et de fils, vous assigne des jardins, vous assigne des rivières
comment n’avez-vous souci de la majesté de Dieu
Lui qui vous a créés par phases ?
Ne voyez-vous pas comme Il a créé sept cieux par couches
établi en eux comme lumière la lune, et comme flambeau le soleil
Dieu qui de la terre vous fait pousser comme des plantes
puis y vous fera revenir, et vous en fera sortir pour toujours
Lui qui étend pour vous la terre comme tapis
afin que vous y cheminiez par vaux et chemins ” ».
Noé dit : « Seigneur, ils me sont rebelles, ils ne s’attachent qu’à ceux que biens et progéniture ne font que grandir en perdition »...
Ils combinèrent contre lui un stratagème exécrable
se disant : « Ne laissons pas nos dieux, ne laissons ni Wadd, ni Suwâ', ni Yaghûth, non plus que Ya'ûq, ni même Nasr »
— Ils en ont égaré beaucoup… — ... « que grandir les iniques en égarement ! ».
— Fautes pour lesquelles ils furent engloutis et jetés dans le feu, sans pouvoir, hors Dieu, trouver de secourant.
Et Noé dit : « Seigneur, ne laisse aucun des dénégateurs recevoir gîte sur la terre
si Tu en laisses, ils égareront Tes adorateurs, n’enfanteront que scélérat, dénégateur obstiné.
— Seigneur, pardonne-moi, ainsi qu’à mes parents, à qui entre dans ma maison en tant que croyant, aux croyants et aux croyantes. Ne grandis les iniques qu’en perdition ».
Dis : « Il m’est révélé qu’une poignée de djinns, ayant écouté, se dit : “ Nous venons d’entendre un Coran prodigieux
il guide à la droiture : nous croyons en lui ; nous n’associerons à notre Seigneur personne
et trop haute est la gloire de notre Seigneur pour qu’il se soit donné de compagne ou de progéniture
et notre insolent proférait sur Dieu une énormité
et nous avons pensé qu’humains ou djinns ne diraient plus sur Dieu de mensonge
et des individus d’entre les humains recouraient à des individus d’entre les djinns, lesquels ne faisaient qu’aggraver leur humiliation
et ils pensaient, comme vous pensiez, que Dieu ne manderait plus personne
et nous avons frôlé le ciel et nous l’avons trouvé rempli de gardiens virulents et de météores
et nous y tenions certains postes d’écoute — Mais quiconque maintenant écouterait, trouverait un météore aux aguets
et nous ne savons si c’est du mal qu’on veut (ainsi) aux habitants de la terre, ou si leur Seigneur attend d’eux qu’ils marchent droit
et il en est parmi nous d’édifiants et d’autres qui le sont moins : nos chemins s’effilochent
et nous pensons que nous ne pourrions déjouer Dieu sur la terre, nous ne le pourrions même en fuyant
et dès que nous eûmes entendu la guidance, en elle nous avons cru ”... — Qui croit en son Seigneur, en conséquence n’a pas à craindre lésion non plus qu’humiliation
... “ Et il en est parmi nous qui se soumettent à Dieu, et d’autres ennemis de l’équité ” ». — Qui s’est soumis à Dieu... ceux-là ont fait le juste choix de la droiture
les ennemis de l’équité fournissent du bois à la Géhenne.
S’ils étaient allés en rectitude sur la voie, Nous les aurions irrigués d’une eau profuse
pour les en éprouver; mais quiconque se détournerait du Rappel de son Seigneur, Celui-ci le plongerait dans un châtiment souverain.
Les oratoires n’appartiennent qu’à Dieu. N’invoque personne avec Dieu.
Et pourtant dès que l’adorateur de Dieu se fut dressé pour L’invoquer, ils se sont presque agglutinés contre lui !
« J’invoque seulement Dieu, dit-il, je ne Lui associe personne »...
Dis : « Je n’ai pouvoir sur vous ni de vous faire du mal, ni de vous faire aller droit »...
Dis : « Personne ne me protégera de Dieu. Hors Lui je ne trouverai point d’asile »
... « mais seulement pour une communication de par Dieu, en vue des messages ». — Quiconque est rebelle à Dieu et à Son Envoyé aura en partage le feu de la Géhenne : ils s’y éterniseront à jamais
jusqu’au moment où ils verront ce qui leur est promis ; ils sauront alors qui était le plus faible en assistance, le moindre par le nombre...
Dis : « Est-ce que je sais si la promesse qui vous est faite est proche, ou si mon Seigneur y affecte un délai ? »
Connaisseur du mystère, Il ne laisse dès lors surplomber Son mystère par personne
sauf pour celui qu’Il agrée parmi Ses envoyés, et encore glisse-t-Il devant et derrière lui des guetteurs
pour savoir s’ils ont bien communiqué les messages de leur Seigneur, car Il embrasse tout ce qui est en eux, dresse le compte de toute chose.
Toi, l’emmitouflé
lève-toi la nuit, rien qu’un peu :
une moitié de la nuit, que tu diminues cette moitié d’un moment
ou la rallonges. Et psalmodie le Coran distinctement.
Nous lancerons sur toi une parole dense :
l’effusion nocturne est plus ferme d’empreinte et plus directe de propos
tu fournis le jour une longue carrière
Rappelle le nom de ton Seigneur et te dévoue à Lui profondément
le Seigneur de l’orient et de l’occident — il n’est de dieu que Lui — prends-le pour répondant.
Supporte avec patience ce qu’ils disent, mets-toi à part d’eux, bellement
laisse-Moi avec ceux qui démentent, ces délicats, consens-leur un bref délai 
il est par devers Nous des entraves, un brasier
nourriture qui suffoque et tourment douloureux 
au Jour où bougeront la terre et les montagnes, où les montagnes ne seront plus que dunes croulantes.
Nous vous avons envoyé un Envoyé pour témoigner de vous : ainsi avions-Nous fait à Pharaon 
Pharaon se montra rebelle à l’Envoyé : Nous le prîmes d’une prise accablante.
Comment vous prémuniriez-vous, ayant démenti le Jour qui blanchit la tête des enfants
où le ciel se fissure, et s’effectue Sa promesse ?
Ce n’est là qu’un Rappel. Qui le veuille se donne un chemin vers son Seigneur.
Ton Seigneur sait bien que tu veilles un peu moins des deux tiers de la nuit, de sa moitié, ou de son tiers, avec une compagnie de tes proches. Or c’est Dieu qui mesure la nuit et le jour : Il vous sait incapables d’en faire le compte ; mais sur vous Il se repent. Donc psalmodiez ce que vous pouvez faire aisément du Coran. Il sait qu’il y a parmi vous des malades, d’autres qui parcourent la terre, en quête d’une grâce de Dieu, d’autres au combat sur le chemin de Dieu. Ainsi récitez-en ce qui en sera aisé, accomplissez la prière, acquittez la purification, faites à Dieu beau crédit : le bien dont vous aurez fait l’avance pour vous-mêmes, vous le retrouverez en Dieu, et ce sera en mieux, en salaire majoré. Demandez votre pardon à Dieu, le Tout pardon, le Miséricordieux.
Toi, qui t’es couvert d’une cape
lève-toi pour donner l’alarme
ton Seigneur magnifie
tes vêtements purifie
toute souillure fuis
ne donne pas à seule fin de plus obtenir 
sois constant à ton Seigneur.
Quand de la trompe il sera sonné 
ce sera lors un Jour malaisé 
peu propice aux dénégateurs.
Laisse-Moi seul avec celui que J’ai créé solitaire
et pourvu de biens illimités
et de fils présents à ses côtés
à qui J’ai tout facilité :
et il convoite que J’en rajoute ?
Ah non ! il se rebelle contre Nos signes 
à l’escalade Je l’épuiserai ! 
il a pensé, supputé
mortel, d’avoir si bien supputé !
— Oui, à mort, d’avoir si bien supputé !
Et puis encore il a considéré
pris de surcroît mine ombrageuse et maussade
pis encore : tourné le dos, fait le fier
et dit : « Ce n’est que magie traditionnelle
ce n’est que langage d’humain »...
Je le ferai brûler dans Saqar.
« Comment te faire saisir ce qu’est Saqar ? »
— Elle n’épargne ni rien ne laisse
son feu charbonne les peaux
dix-neuf y sont préposés
Nous n’avons institué comme ministres du Feu que des anges. Leur nombre, Nous ne le posons que pour éprouver les dénégateurs. N’en est accordée sûre connaissance qu’à ceux qui ont reçu l’Écriture, pour qu’ainsi grandisse la croyance, et ne soient induits à douter ni ceux qui ont reçu l’Écriture, ni les croyants, tandis que ceux qui portent au cœur un mal et les dénégateurs disent : « Qu’est-ce que Dieu peut bien viser sous cela comme semblance ? » — C’est ainsi ! Dieu égare quiconque Il veut, guide quiconque Il veut. Les armées de ton Seigneur, Il est seul à les connaître. Ce n’est là qu’un Rappel pour les humains.
— Oh non ! par la lune
par la nuit à son tournant
par le jour quand il se dévoile
c’est là une horreur sans égale
en porteuse d’alarme aux humains
à quiconque parmi vous se propose d’aller de l’avant ou de revenir en arrière.
Toute âme de ce qu’elle se sera acquis est le gage
hormis les compagnons de la droite.
Ils s’interrogeront dans les jardins
sur les coupables.
« Qu’est-ce qui vous a menés au Saqar ? »
et les autres de dire : « Nous n’étions pas de ceux qui prient
nous ne nourrissions pas les miséreux
mais participions aux discussions importunes 
nous démentions le Jour de l’allégeance 
jusqu’à ce que nous en fût venue la certitude ».
De rien ne leur servirait l’intercession d’intercesseurs. 
Aussi, pourquoi se détournent-ils du Rappel 
pareils à des onagres éperdus
en fuite devant un lion ?
Mais quoi ! chacun d’entre eux réclame des feuilles étalées
— Bien pis : c’est qu’ils ne redoutent pas la vie dernière…
Ah non ! ceci n’est qu’un Rappel
se rappellera qui veut
Mais vous ne vous rappellerez que si Dieu le veut. Il lui appartient qu’envers Lui vous vous prémunissiez. Il lui appartient de pardonner.
Oh ! J’en jure par le Jour de la résurrection 
Oh ! J’en jure par l’âme prompte à s’accuser !
L’homme Nous croit-il incapable de rassembler ses os ?
Oh que si ! Nous avons le pouvoir de rajuster jusqu’à ses phalanges
mais l’homme ne veut devant lui que mensonge
aussi demande-t-il : « A quand le Jour de la résurrection ? »
— Quand la vue sera hébétée
la lune éclipsée
la lune et le soleil réunis
ce Jour-là l’homme dira : « Par où en réchapper ? »
— « Eh non ! point de lieu préservé
en ton Seigneur, ce Jour, est la stabilité ! »
en ce Jour où l’homme reçoit l’annonce de ce qu’il a soit avancé soit ajourné.
Bien plus ! il se fait contre lui-même clairvoyance
même s’il profère ses faux-fuyants…
... N’agite pas ta langue pour le hâter :
à Nous de l’assembler et d’en fixer la lecture 
et quand Nous l’aurons lu, suis-en bien la lecture 
et c’est encore à Nous d’en assurer (les effets) d’expression
— Mais non ! vous aimez la vie hâtive 
et délaissez la vie dernière.
Il y aura ce Jour des visages éclatants
vers leur Seigneur regardant
ce Jour aussi de mornes visages
s’attendant à subir la marque
Oh ! quand (l’âme) remonte aux issues de la gorge
et qu’on dit : « Est-il encore un guérisseur ? » 
avec l’idée qu’il n’en est d’autre que la séparation 
et que détresse à détresse s’enroule
vers ton Seigneur, ce Jour, (le troupeau) est poussé... 
Aussi bien n’a-t-il pas reconnu la Vérité, ni prié 
mais il a démenti, s’est dérobé
et pour comble s’en revenait aux siens, se dandinant
— « Calamité sur toi ! calamité !
calamité et encore calamité ! »
— L’homme croirait-il qu’on le laisse en toute gratuité ?
ne fut-il pas cette goutte de liquide en sperme éjaculé
et puis fut adhérence, et puis Il créa, proportionna
en fit les deux partenaires du couple, le mâle et la femelle...
Celui-là n’est-Il pas de taille à faire revivre les morts ?
L’homme n’a-t-il pas subi une période de temps où il n’était rien qui se pût dénoter ?
— Oui, c’est Nous qui avons créé l’homme d’une combinaison de liquides, afin de l’éprouver, ce pour quoi Nous le dotâmes de l’ouïe et de la vue
Nous qui le guidâmes au chemin, que l’homme dût se montrer reconnaissant ou dénégateur
Nous qui préparons aux dénégateurs des chaînes, des carcans, un brasier…
Les vertueux boivent d’une coupe au mélange de camphre
en tant que source où s’abreuvent les esclaves de Dieu, et qu’ils font sans trêve jaillir
en s’acquittant des vœux, en redoutant le Jour où la douleur éploiera son vol
en dispensant la nourriture, pour prisée qu’elle soit, au pauvre, à l’orphelin, au captif
« Nous ne vous nourrissons que pour l’amour de Dieu. Nous n’attendons de vous récompense ni gratitude 
seulement nous craignons de notre Seigneur un Jour lugubre et rétif ».
Ainsi Dieu les prémunit-Il des misères de ce Jour, leur fait-Il rencontrer la splendeur et la joie 
Il leur donne pour avoir patienté récompense de soie et de Jardin
ils s’accotent là sous la tonnelle d’où ne s’éprouvent ni soleil ni froidure
dont l’ombrage les caresse et les cueillettes se livrent docilement
entre eux l’on fait circuler un vaisseau d’argent, des jattes qui sont cristalleries
cristalleries d’argent galbé
ils y boivent d’une coupe au mélange de gingembre
une source qu’il y a là et dont le nom est Salsabîl
entre eux circulent des échansons parés de gemmes : à les voir, tu les croirais perles éparses...
— Tu ne verrais, à bien y voir, que délice et grandiose souveraineté…
— … ils ont par-dessus eux des robes vertes d’étamine et de brocart, ils sont parés de bracelets d’argent... Leur Seigneur les abreuve d’un breuvage du pureté
« Cela pour votre récompense. Votre tribulation soit ainsi gratifiée ».
C’est Nous qui fîmes descendre sur toi le Coran d’une descente répétée.
Sois patient au décret de ton Seigneur. Ne suis parmi eux le pécheur, non plus que le dénégateur
rappelle le nom de ton Seigneur au début du jour, au crépuscule
et dans le cours de la nuit ; devant Lui prosterne-toi ; glorifie Sa transcendance toute une longue nuit.
Mais ils aiment la hâtive et laissent les poursuivre un Jour écrasant !
Et pourtant c’est Nous qui les avons créés, en serrant ferme leurs jointures. Or si Nous voulions, Nous remplacerions leurs pareils d’un total remplacement.
— Ceci est une invitation au Rappel : qui le veuille emprunte un chemin vers son Seigneur
bien que vous ne vouliez que si Dieu veut. Dieu est Connaissant et Sage
Il accueille qui Il veut dans Sa miséricorde ; aux injustes Il prépare un châtiment douloureux.
Par l’envoi plus serré que crinière
et son ouragan déchaîné
par le déploiement déployé
et la séparation opérée
et la lancée d’un Rappel
qui absolve et donne l’alarme,
la promesse qui vous est faite s’accomplit.
Quand les étoiles s’effaceront
quand les cieux se fendront
que les montagnes s’éparpilleront
qu’advenue sera l’heure des envoyés...
— A quel jour est-elle fixée ?
— Au Jour de la démarcation
(Qui te fera saisir ce qu’est le Jour de la démarcation ?) 
Malheur en ce Jour à qui dément !
— N’avons-Nous pas anéanti les premiers
pour les faire suivre des derniers ?
ainsi ferons-Nous des pécheurs
Malheur en ce Jour à qui dément !
Ne vous avons-Nous pas créés d’un humble liquide
que Nous plaçâmes en lieu approprié
pour une mesure de temps déterminé
par Nous mesurée... — Merveille d’en avoir le pouvoir !
Malheur en ce Jour à qui dément !
— N’avons-Nous pas fait de la terre un rassemblement
pour les morts et pour les vivants ?
et Nous y avons jeté ancrage gigantesque ; et Nous vous en faisons boire de l’eau douce…
Malheur en ce Jour à qui dément !
— Eh bien ! ruez-vous dans ce que vous démentiez !
ruez-vous dans une ombre aux trois replis
mais dépourvue d’ombrage, impuissante à protéger de la flamme
car elle projette des étincelles comme des châteaux
on dirait des multitudes fauves de chameaux...
Malheur en ce Jour à qui dément !
C’est un Jour où ils ne peuvent rien articuler
non plus qu’il ne leur est permis de se disculper
Malheur en ce Jour à qui dément !
Ce sera le Jour de la démarcation. Je vous ai fait rejoindre les premiers
s’il vous reste une astuce, usez-en contre Moi !
Malheur en ce Jour à qui dément !
Tandis que ceux qui se seront prémunis, parmi ombrages et sources
avec des fruits à leur appétit
« Mangez, buvez en paix de ce que vous-mêmes avez pratiqué :
ainsi récompensons-Nous les bel-agissants ».
Malheur en ce Jour à qui dément !
« Mangez et jouissez pour peu de temps : vous êtes des pécheurs ! »
Malheur en ce Jour à qui dément !
Quand on leur dit : « Inclinez-vous », ils ne le font point
Malheur en ce Jour à qui dément !
— A quel propos, après celui-ci, vont-ils ajouter foi ?
— Sur quoi ils s’interrogent ?
Sur l’annonce grandiose
objet de leur différend.
Ah non ! ils sauront
et puis encore ils sauront.
— N’avons-Nous pas fait de la terre une couche
avec les montagnes pour piliers ?
Nous vous avons créés partenaires de couple
Nous avons fait de votre sommeil une pause 
fait de la nuit une vêture
fait le jour (pour l’activité) de la vie
par-dessus vous bâti sept formidables
placé un flambeau rayonnant
des pressions fait descendre l’eau à verse
pour qu’en sortent grains, végétation
jardins touffus...
Oui, le Jour de la démarcation arrive à point nommé
ce Jour où il est soufflé dans la trompe, et par vagues vous affluez
le ciel s’ouvre, se transforme en portes
les montagnes s’émeuvent et deviennent un mirage.
Sûr que la Géhenne se tient aux aguets ! 
digne lieu de retour pour les outranciers 
ils y demeurent des âges
à n’y goûter fraîcheur ni breuvage
mais rien qu’eau bouillante, infection
en récompense appropriée.
Aussi bien n’appréhendent-ils pas la reddition du compte
ils ont démenti Nos signes d’un (violent) démenti 
mais Nous décomptons toute chose par écrit 
« Goûtez donc ! Je ne vous grandirai qu’en tourment ».
Tandis qu’aux prémunis, pour leur triomphe 
des vignes et des vergers 
des jouvencelles d’uniforme jeunesse 
des coupes toujours remplies 
qui ne feront entendre verbiage ni menterie 
en récompense de ton Seigneur, en don gratuit, proportionné.
Au Seigneur des cieux et de la terre et de ce qui est entre, au Tout miséricorde, ils n’ont point toutefois pouvoir de s’adresser
car en ce Jour, l’esprit et les anges debout en ligne ne parleront que sur l’autorisation du Tout miséricorde, et à charge de pertinence…
C’est là le Jour de Vérité : l’assume qui voudra en tant que retour à son Seigneur.
— Oui, Nous vous mettons en demeure d’un tourment proche, au Jour où l’homme contemplera ce qu’auront avancé ses mains, et où le dénégateur dira : « Ah ! si je n’étais que poussière !... »
Tirer à fond
s’élancer ardemment
filer grand’erre
ainsi tout devancer
ainsi mettre en œuvre un décret
(par cela Je le jure), au Jour où tremblera le tremblement 
suivi de son redoublement 
il y aura ce Jour des cœurs en transe
et s’affaisseront leur regard.
— « Quoi, disent-ils, nous serions pour de bon renvoyés à notre ornière 
une fois réduits à des os corrodés ! »
« Ce serait, disent-ils, funeste répétition ! »
Or il n’y aura qu’une semonce unique
et les voilà sur l’aire d’insomnie…
T’est-il parvenu, le récit de Moïse
quand son Seigneur le héla au val sacré de Tuwâ ?
« Va trouver Pharaon ; il fait preuve d’outrance
dis-lui : “ Est-il en toi de te purifier
et que je te guide vers ton Seigneur, de sorte à le craindre ? ” »
Il lui fit voir le signe majeur
mais l’autre démentit, se rebella
pis encore, tourna le dos pour s’affairer
et rassembla, et convoqua
disant : « Moi je suis votre seigneur très-haut ! »
Aussi Dieu le saisit-Il d’une peine exemplaire dans la vie dernière comme dans la première
— En quoi réside une leçon pour les craignants Dieu.
— Et vous, étiez-vous plus difficiles à créer, ou bien le ciel qu’Il a bâti ?
Il en éleva la hauteur, l’équilibra
Il en rendit la nuit plus noire en en faisant sortir le jour
après quoi la terre Il aplanit
en fit sortir son eau, son pâquis
et jeta l’ancre des montagnes
en jouissance pour vous et vos troupeaux...
Et quand viendra l’hydre géante
au Jour où l’homme se rappelle à quoi il s’affairait
où la Géhenne à qui voit se manifeste
eh bien ! quiconque fit preuve d’outrance
préféra la vie d’ici-bas
la Géhenne est son asile.
En revanche, quiconque a craint la séance de son Seigneur, a interdit l’âme aux passions
le Jardin est son asile.
Ils t’interrogent sur l’Heure : « A quand son ancrage ? »
Quelle qualité as-tu toi-même pour le rappeler ?
c’est ton Seigneur qui en a la science finale
tu n’es là que pour donner l’alarme à qui la craint.
— Ce sera, le Jour où ils la verront, comme s’ils n’avaient séjourné (au tombeau) qu’un soir ou son matin.
... Il a pris l’air sévère et s’est détourné
sous prétexte que l’aveugle l’abordait
— Comment peux-tu savoir si (l’aveugle) n’allait pas se purifier
ou pratiquer le Rappel, et que le Rappel lui fût profitable ?
Ou bien envers le suffisant
tu t’empresses :
il ne tient pas à toi qu’il ne se purifie !
ou bien envers qui t’aborde avec zèle
plongé dans la crainte
tu affectes la distraction !
Ah non ! ce n’était qu’un rappel…
Eh bien ! qui le veut pratique le Rappel
aux termes de feuilles glorifiées
sublimes et purifiées
aux mains de messagers
nobles et vertueux...
— Périsse l’homme pour un tel déni !
De quoi Dieu ne l’a-t-Il pas créé ?
d’un peu de liquide Il le crée, le proportionne
puis lui facilite la voie
puis le fait mourir, le met en tombe
et puis, quand Il veut, le ressuscite...
Mais non !... l’homme n’accomplit pas ce que Dieu lui ordonne.
Qu’il considère son manger
c’est Nous qui déversons l’eau à verse
puis fendons la terre de fentes
où Nous faisons pousser du grain
de la vigne, des herbes à sarcler
des oliviers, des palmiers
et des enclos touffus
et des fruits et des provendes
en jouissance pour vous et vos troupeaux.
Quand l’assourdissante viendra
en un Jour où l’homme fuira son frère
et sa mère et son père
et sa compagne et ses fils
ce Jour-là chacun d’entre eux de sa propre affaire aura suffisance
des faces resplendiront ce Jour-là
rieuses et contentes
d’autres seront terreuses ce Jour-là
accablées de poussière :
ce sont eux les dénégateurs, les scélérats.
Quand le soleil se reploiera
que les étoiles se terniront
que les montagnes seront rendues mouvantes
que (chamelles) pleines à dix mois seront délaissées
bêtes sauvages rassemblées
que les mers bouillonneront
que les âmes seront regroupées
l’enterrée vivante interrogée :
pour quelle faute on l’aura tuée ?
quand les rôles seront étalés
le ciel dépiauté
la Géhenne attisée
le Jardin rapproché
alors âme saura ce qu’elle doit présenter.
Eh bien non ! J’en jure par celles qui vont se tapir
véloces, dans leur gîte
par l’allée et venue des ombres de la nuit
par la première haleine du matin :
ceci est langage d’un noble émissaire
plein de force, d’un haut rang auprès du Maître du Trône
obéi là-haut, de toute sûreté
et votre compagnon n’est pas un possédé
or il l’a vu sur l’horizon distinctement
et il n'est pas avare de mystère.
Ceci n’est pas langage d’un Satan lapidé.
Où donc vous en aller
puisque ceci n’est autre qu’un Rappel lancé aux univers
pour qui d’entre vous veut la rectitude ?
— Mais vous ne la voulez qu’autant que le veuille le Seigneur des univers.
Quand le ciel se fendra
que s’éparpilleront les astres
que les mers se débonderont
que les tombes seront éventrées
toute âme saura ce qu’elle a soit avancé soit ajourné.
Humain ! qu’est-ce qui t’abuse sur ton Seigneur, le Généreux
qui t’a créé, accompli, ajusté
en telle forme qu’Il t’a voulu composé ?
oh non !... Et même vous démentez l’allégeance 
alors qu’il y a sur vous des gardiens
généreux pour inscrire
vos actions qu’ils connaissent si bien !
Sûr que les vertueux seront en félicité
que les libertins seront en Géhenne
ils y brûleront au Jour de l’allégeance
sans pouvoir recourir à l’absence.
— Mais qu’est-ce qui peut te faire comprendre ce qu’est le Jour de l’allégeance ?
Encore une fois : qu’est-ce qui peut te faire comprendre ce qu’est le Jour de l’allégeance ?
— Un Jour où nulle âme n’a pouvoir en faveur de nulle autre, un Jour où le verdict revient à Dieu seul.
Malheur aux escamoteurs
qui lorsqu’ils achètent aux gens leur prennent large mesure
et lorsqu’ils leur vendent, à la mesure ou au poids, leur font perdre
n’appréhendent-ils pas, ceux-là, d’être ressuscités
en un Jour solennel
un Jour où les hommes comparaîtront devant le Seigneur des univers ?
Ah ! sûr que l’écrit des scélérats est au Sijjîn.
— Qu’est-ce qui peut te faire comprendre Sijjîn ?
— C’est un écrit gravé.
Malheur en ce Jour à ceux qui démentent
ceux qui démentent le Jour de l’allégeance.
Ne le dément que tout transgresseur, obstiné dans le péché
quand on récite devant lui Nos signes, il dit : « Fables d’Anciens ! »
non pas ! mais leur cœur s’est souillé de leurs propres acquis
non pas ! mais de leur Seigneur, en ce Jour, ils sont occultés
et puis assurément ils brûleront dans la Géhenne
et puis encore il est dit : « Voilà ce que vous démentiez ! »
Ah non ! sûr que l’écrit des pieux est en 'Illiyûn
— Qu’est-ce qui peut te faire comprendre 'Illiyûn ?
— C’est un écrit gravé
que contemplent de Dieu les rapprochés.
Oui, les vertueux sont en félicité
sous des baldaquins, à regarder
sur leur visage se lit l’épanouissement du bonheur
on leur donne à boire d’un nectar scellé
l’arôme en est de musc… — Et que pour lui les rivaux rivalisent !
... il est tempéré (d’eau) de Tasnîm
en tant que source où boivent les rapprochés.
— Les criminels riaient bien des croyants
à leur passage ils se faisaient des clins d’yeux 
retournant aux leurs, ils s’en retournaient plaisantant
ils disaient à leur vue : « Ceux-là, pour sûr, s’égarent » 
et qu’eux-mêmes n’ont pas été envoyés pour les garder. 
En ce Jour, c’est aux croyants de rire des dénégateurs 
et de les regarder de leurs baldaquins.
Est-ce que les dénégateurs ne subiront pas la sanction de leurs comportements ?
Quand le ciel se sera fissuré
qu’il tendra l’oreille à son Seigneur, devant l’inéluctable
quand la terre s’aplatissant
rejettera ses contenus jusqu’à rester vide
et que, devant l’inéluctable, elle aussi tendra l’oreille à son Seigneur
toi, l’homme qui t’évertues si fort vers ton Seigneur, alors tu Le rencontreras.
Alors, qui recevra son écrit dans sa droite
la reddition de compte facile lui sera
il retourne aux siens dans la joie.
Qui recevra son écrit derrière son dos
pourra bien clamer sa détresse
tandis qu’il brûle dans l’Enfer.
Il avait été parmi les siens dans la joie
conjecturant qu’il n’y aurait pas pour lui de retour
mais si ! son Seigneur était sur lui Clairvoyant.
Oh ! J’en jure par la rougeur du couchant
par la nuit et ce qu’elle regroupe
par la lune dans sa plénitude
tu graviras, c’est sûr, palier sur palier.
Çà, qu’ont-ils à ne pas croire
à ne point se prosterner, quand on leur récite le Coran ?
les dénégateurs vont jusqu’à démentir
Dieu seul sait ce qu’ils ont au fond d’eux-mêmes !
Aussi fais-leur l’annonce d’un châtiment douloureux
exception faite de ceux qui croient, effectuent les œuvres salutaires : ils auront un salaire sans contrepartie.
Par le ciel et ses châteaux
par le Jour de la promesse
par témoignant et témoigné
périssent les Gens de la Fosse !
Le feu, comme ils l’alimentaient !
eux tout autour, à surveiller
témoins eux-mêmes de ce qu’ils perpétraient sur les croyants
à qui ils n’avaient à reprocher que de croire en Dieu Tout-Puissant, Digne-de-louange
Lui qui a la royauté des cieux et de la terre, et Dieu est Témoin de toute chose...
Quiconque aura éprouvé les croyants et les croyantes sans s’en être ensuite repenti subira le tourment de Géhenne, subira le supplice du Feu
tandis que ceux qui croient, effectuent l’œuvre salutaire, auront des jardins de dessous lesquels des ruisseaux coulent : c’est là le triomphe insigne !
Terrible est la violence de ton Seigneur
Lui qui instaure et recommence
le Tout pardon, l’Aimant
le Maître du Trône de gloire
exécuteur de ce qu’il veut...
T’est-il venu le récit des armées
de Pharaon, celui de Thamûd ?
mais quoi ! les dénégateurs s’obstinent à démentir
alors qu’à leurs trousses Dieu les assiège.
Silence ! Voici un Coran magnanime
issu d’une table bien gardée.
Par le ciel, par l’arrivant du soir…
— Qu’est-ce qui te fera comprendre ce qu’est l’arrivant du soir ?
— C’est l’étoile perçante
— Il n’est d’âme qui n’ait un gardien.
Que l’homme considère d’où il est créé :
il est créé du jaillissement d’un liquide
issu d’entre les lombes (de l’homme) et la gorge (de la femme) :
sûr que Dieu a pouvoir de lui donner retour
au Jour où les secrets seront mis à l’épreuve
et où l’homme n’aura plus force ni secourant.
Par le ciel aux constants retours
par la terre qui se fissure
ceci est parole de décision
et non pas de dérision.
Qu’ils ourdissent leur stratagème
de sorte que J’ourdisse le Mien !
Donne un sursis aux dénégateurs, un sursis passager.
Exalte la transcendance du nom de ton Seigneur, le Très-Haut
Lui qui créa, équilibra
Lui qui proportionna, guida
Lui qui fait sortir le pâquis
puis le transforme en déchets brunâtres...
Nous te le ferons psalmodier, n’oublie pas
sinon ce que Dieu voudra : Il sait ce qui est proféré ou celé.
Nous te facilitons l’aise éternelle
propage le Rappel, car bénéfique est le Rappel
l’observera celui qui craint
s’en écartera le misérable
aliment du Feu épouvantable
où de plus il ne vit ni ne meurt.
Bienheureux qui s’est purifié 
a rappelé le nom de son Seigneur, a prié.
Mais non ! vous choisissez la vie d’ici-bas
quand la dernière est meilleure, plus durable.
Tout cela figure sur les feuilles primordiales 
les feuilles d’Abraham et de Moïse.
T’est-elle parvenue, la nouvelle de l’occultante ?
Il y aura ce Jour des faces qui s’humilieront
fatiguées de leur tribulation.
Elles brûlent à flamme ardente
s’abreuvent à une source bouillante
elles n’ont pour nourriture que du darî '
cela ne profite au corps ni ne trompe la faim.
Il y aura ce Jour des visages radieux
contentés par leur propre zèle 
dans un haut Jardin
où ne s’entendent pas frivolités.
Il y a là une source vive
des lits surhaussés
des jattes à portée
des coussins disposés
des tapis déployés...
Que ne considèrent-ils les chameaux, comme ils furent créés
le ciel comme il fut élevé
les montagnes comme elles furent dressées
la terre comme elle fut étalée ?
Lance donc le Rappel : tu n’es là que celui qui rappelle
tu n’es pas pour eux celui qui régit
— Seulement qui se dérobe, dénie
Dieu lui infligera le châtiment majeur.
— C’est à Nous qu’ils feront retour
et ce sera encore à Nous de dresser leur compte.
Par l’aube
par dix nuits
par le pair et l’impair
par la dernière traite de la nuit...
— N’est-ce pas là un serment pour qui respecte l’interdit ?
— N’as-tu pas vu comme en usa ton Seigneur envers 'Ad
Iram au ferme poteau...
— Créature jamais ne les égala dans le monde
... envers ceux de Thamûd qui affouillaient la roche dans le val
envers Pharaon, maître des pilastres
ils commettaient l’outrance dans le monde
ils n’y faisaient qu’accroître le dégât
alors ton Seigneur sur eux déversa le fouet du supplice
— Oui, ton Seigneur est aux aguets.
L’homme, ou bien, quand son Seigneur l’éprouve par Ses libéralités et Ses bienfaits, se borne à dire : « Mon Seigneur m’est libéral »
ou bien, quand Il l’éprouve en lui mesurant Son attribution, se borne à dire : « Mon Seigneur me fait affront ».
Or bien plutôt c’est vous qui refusez toute libéralité à l’orphelin
non plus que vous n’exhortez à nourrir l’indigent
mais vous mangez l’héritage d’un appétit débordant
vous aimez la richesse d’un amour où tout passe.
Ah non !... ... Quand la terre sera pilée jusqu’à l’aplatissement
que se manifestera ton Seigneur avec les anges en rangs
qu’en ce Jour il sera fait surgir la Géhenne, ce Jour-là l’homme se rappellera… — Mais à quoi lui servira de se rappeler ?
— ... « Si j’avais, dira-t-il, fait avance en vue de ma vie ! »
Car en ce Jour nul autre ne sera tourmenté de son tourment
nul autre entravé de ses entraves.
« Quant à toi, ô âme rassérénée
reviens à ton Seigneur, agréante, agréée
entre au nombre de Mes (proches) serviteurs
entre dans Mon Jardin ».
Oh ! J’en jure par cette ville...
(bien qu’en cette ville ne te couvre aucune sauvegarde)
... par géniteur et progéniture
Nous avons créé l’homme pour l’affliction.
S’imagine-t-il que nul n’aura sur lui pouvoir ?
« J’ai ravagé, dit-il, mes biens à pleines touffes »
s’imagine-t-il que nul ne le voyait ?
ne lui avons-Nous pas donné deux yeux
une langue et deux lèvres ?
ne l’avons-Nous pas guidé vers la double rampe ?
Or il ne s’est pas lancé sur l’ascendante
— Comment te faire comprendre ce qu’est l’ascendante ?
— C’est d’affranchir une nuque
de nourrir au jour de famine
un orphelin efflanqué
ou un pauvre empoussiéré
et de plus d’être de ceux qui croient, se prêchent mutuellement la patience, se prêchent la compassion 
Ceux-là sont les compagnons du côté faste
tandis que les dénégateurs de Nos signes sont les compagnons du néfaste
le Feu sur eux s’est refermé.
Par le soleil en son premier éclat
par la lune, quand elle prend sa suite
par l’illumination du jour
par la nuit, quand elle l’occulte
par le ciel et ce qui l’a construit
par la terre et ce qui l’aplanit
par l’âme et ce qui l’équilibre
lui inspire la luxure ou de se prémunir
bienheureux sera qui la purifie
confondu sera qui l’opacifie.
Le démenti de Thamûd venait de leur outrance
quand ils déléguèrent le plus scélérat
un envoyé de Dieu leur avait dit la chamelle de Dieu, et de la faire boire
au lieu de quoi ils démentirent, coupèrent les jarrets de l’animal. Alors leur Seigneur contre eux pour leur péché fulmina, et tout nivela
sans crainte de représailles.
Par la nuit et son occultation
par le jour et son illumination
par ce qui a créé le mâle et la femelle
plurale est votre tribulation.
Celui qui donne, se prémunit
tient la splendeur pour véridique
Nous lui faciliterons l’aise éternelle.
Quant à l’avare, au suffisant
quant à celui qui dément la splendeur
Nous lui faciliterons le mésaise éternel
sans qu’à rien ne lui servent ses biens quand il s’abîmera.
Il ne Nous incombe que la guidance
à Nous revient la dernière comme la première
et c’est pourquoi Je vous donne l’alarme quant à un Feu flambant
où ne brûle que le plus misérable
qui dément et se dérobe.
L’évitera qui le mieux se prémunit
qui donne de son bien pour se purifier
de qui nul bienfait à personne ne vise la récompense
mais qui seulement convoite la Face de son Très-Haut Seigneur :
sûr qu’il aura contentement !
Par l’éclat du jour
par la nuit s’enténébrant
ton Seigneur ne te congédie pas plus qu’Il ne te déteste
et il est sûr que la vie dernière vaudra mieux pour toi que la première
ton Seigneur t’y prodiguera tout à ton contentement.
Ne t’a-t-Il pas trouvé orphelin ? Il t’abrita
trouvé dans l’errance ? Il te guida
trouvé nécessiteux ? Il te combla.
Va ! l’orphelin, ne lui fais pas violence
non plus que ne repousse le mendiant !
mais célèbre le bienfait de ton Seigneur.
Pour toi n’avons-Nous pas épanoui ta poitrine
ôté de toi la pesanteur
qui faisait gémir ton échine ?
N’avons-Nous pas exalté ton Rappel ?
Assurément le mésaise de plus d’aise s’accompagne
le mésaise de plus d’aise s’accompagne !
Alors, fais suivre toute vacance d’une contention (nouvelle)
et soupire après ton Seigneur.
Par la figue et l’olive
par le mont Sinaï
et cette ville sûre
Nous avons créé l’homme accompli de structure
puis l’avons ravalé au plus bas des plus bas...
Tandis que ceux qui croient, effectuent les œuvres salutaires, recevront un salaire sans contrepartie
— Qu’est-ce qui pourrait, après cela, te faire démentir l’allégeance ?
Dieu est le plus juste des justiciers.
Lis ! au nom de ton Seigneur qui créa
créa l’homme d’un accrochement…
Lis ! de par ton Seigneur Tout générosité,
Lui qui enseigna par le calame
enseigna à l’homme ce que l’homme ne savait pas.
Oh non ! l’homme ne tire qu’outrance
de s’attribuer suffisance.
C’est vers ton Seigneur qu’a lieu le retour.
Penses-tu qu’interdire 
à un adorateur de prier
penses-tu que ce soit suivre la guidance
ou faire qu’on se prémunisse ?
Ne vois-tu pas que s’il dément, se dérobe...
ne sait-il pas que Dieu le voit ?
Non ! faute à lui d’en finir, Nous l’entraînerons par la houppe
houppe de mensonge et d’erreur !...
eh ! qu’il appelle son clan
Nous appellerons les archanges.
Non ! ne le suis pas, mais prosterne-toi et de Dieu te rapproche !
C’est Nous qui le fîmes descendre dans la Nuit grandiose
Qu’est-ce qui peut te faire comprendre ce qu’est la Nuit grandiose ?
— La Nuit grandiose vaut plus qu’un millier de mois
en elle font leur descente les anges et l’Esprit, sur permission de leur Seigneur, pour tout décret.
— Salut soit-elle jusqu’au lever de l’aube !
Les dénégateurs parmi les Gens du Livre et les associants n’étaient pas déliés (de leur observance) tant que la preuve ne leur était venue :
un envoyé de par Dieu leur récitant des tables incorruptibles
où figurent des écrits de droiture.
Les Gens du Livre ne divergèrent qu’après que la preuve leur fut venue
et qu’ils eurent reçu commandement de n’adorer que Dieu, en Lui vouant la religion foncière, en bons croyants originels, d’accomplir la prière, d’acquitter la purification : c’est là religion de droiture.
Les dénégateurs parmi les Gens du livre et les asso­ciants sont dans le feu de Géhenne, pour l’éternité, en tant qu’ils sont le pire de la créature
tandis que ceux qui croient, effectuent les œuvres salutaires, ceux-là sont le meilleur de la créature.
Leur salaire réside en leur Seigneur : jardins d’Éden, de sous lesquels des ruisseaux coulent : ils y seront éternels, à jamais. Dieu les aura en Son contentement, comme ils L’auront en le leur. Voilà qui ne concerne que les craignants du Seigneur.
Quand la terre sera secouée de son secouement
que la terre vomira ses charges
que l’homme dira : « Qu’est-ce qu’elle a ? »
ce Jour-là elle rapportera sa chronique
car ton Seigneur lui fit révélation.
Ce Jour-là les hommes surgiront par troupes pour contempler leurs actions
qui aura fait un atome de bien le verra
qui aura fait un atome de mal le verra.
S’étrangler au vent du galop
faire jaillir le feu du choc des sabots
au petit matin donner l’assaut
dans un soulèvement de poussière
qui porte au cœur de la mêlée
par tout cela (Je jure que) l’homme est ingrat envers son Seigneur.
De cela il peut témoigner
mais l’amour des biens le rend avide.
Alors, ne le sait-il pas ? Quand l’intérieur des tombes sera bouleversé
et l’intérieur des poitrines récapitulé
leur Seigneur en ce Jour sera d’eux Informé.
La fracassante...
— Qu’est-ce que la fracassante ?
— Qu’est-ce qui peut te faire comprendre ce qu’est la fracassante ?...
Au Jour où les humains seront comme sauterelles répandus
où les montagnes seront comme touffes de laine qu’on carde
alors, celui de qui sera lourde la balance
connaîtra une vie à son contentement
celui de qui sera légère la balance
n’aura devant lui qu’un abîme...
— Qu’est-ce qui peut te faire comprendre ce que c’est ?...
— Du feu qui vous brûle.
Rivaliser par le nombre vous divertit
au point que vous rendez visite aux cimetières.
Oh non ! un Jour vous saurez
encore non ! un Jour vous saurez
toujours non ! si vous saviez de science certaine !...
Puissiez-vous voir la Géhenne
oui, puissiez-vous la voir d’un œil de certitude
et qu’en ce Jour on vous interroge sur votre présent bonheur !
Par le temps
l’homme est en perdition
exception faite de ceux qui croient, effectuent les œuvres salutaires, se conseillent mutuellement le bien, se conseillent mutuellement la patience.
Malheur à tout détracteur aux mimiques hostiles
qui accumule des biens, les multiplie
et se figure qu’ils le rendent éternel !
Non pas ! qu’il soit rejeté dans la Hutama !...
— Comment te faire comprendre ce qu’est la Hutama ?
— Un feu de Dieu qui flambe
et pénètre jusqu’au cœur
et se referme par-dessus
en gigantesques colonnes.
N’as-tu pas vu ce que ton Seigneur fit des Gens de l’Éléphant ?
n’a-t-Il pas plongé leur stratagème en plein fourvoiement ?
Contre eux Il envoya des oiseaux par vagues
leur lança des pierres en fait de sceau
Il les rendit pareils à un chaume dévoré.
Ne fût-ce que pour le rassemblement de Quraysh
leur rassemblement en vue de la caravane d’hiver et de celle d’été
puissent-ils adorer le Seigneur de cette Maison
qui leur fournit nourriture en place de faim, sûreté en place de crainte.
Ne vois-tu celui qui dément la religion ?
c’est le même qui repousse l’orphelin
n’insiste pas pour que soit nourri le miséreux...
Malheur à ceux qui priant
sont distraits de leur prière
et malgré de grands airs
vous refusent de l’aide.
Nous t’avons accordé l’affluence
ne prie que ton Seigneur, ne sacrifie qu’à Lui.
Qui te veut du mal, le mutilé c’est lui !
Dis : « O dénégateurs
je n’adorerai pas ce que vous adorez
non plus que vous n’êtes adorateurs de ce que j’adore
ni moi adorateur de ce que vous aurez adoré
ni vous adorateurs de ce que j’adore.
A vous votre religion, la mienne à moi ».
Quand va venir de Dieu le secours victorieux, l’ouverture
que tu verras les gens entrer dans la religion de Dieu par multitudes
alors exalte par la louange la transcendance de ton Seigneur, implore Son pardon : Il aime à Se repentir.
Sèchent les deux mains d’Abû Lahab ! qu’il sèche lui-même !
de rien ne lui serviront son bien ni son acquis
il brûlera d’un feu d’étincelles
auquel sa femme apportera du bois
le col (paré) d’une corde de fibres.
Dis : « Il est Dieu, Il est Un
Dieu de plénitude
qui n’engendra ni ne fut engendré
et de qui n’est l’égal pas un ».
Dis : « Mon refuge soit en le Seigneur du point du jour
contre le ravage causé par Sa créature
contre le ravage de l’heure où la nuit s’épaissit
contre le ravage de celles qui soufflent sur des nœuds
contre l’envie de l’envieux ».
Dis : « Mon refuge soit le Seigneur des hommes
le Roi des hommes
le Dieu des hommes
contre le ravage de l’instigateur sournois
qui chuchote dans la poitrine des hommes
(l’instigateur) de parmi les djinns et les hommes ».
