﻿Au nom de Dieu le Miséricordieux plein de miséricorde.
Louange à Dieu le Seigneur des mondes,
le Miséricordieux plein de miséricorde,
le maître du jour du jugement.
C’est toi que nous adorons, c’est toi que nous implorons.
Conduis-nous vers le droit chemin,
le chemin de ceux que tu combles de bienfaits, non de ceux qui t’irritent ni de ceux qui s’égarent.
Alif. Lâm. Mîm.
Ce livre, certes, est le guide des fidèles
qui croient à l’insondable, font la prière et donnent de nos dons,
qui croient à ce qui t’est révélé, à ce qui fut révélé avant toi et qui sont sûrs de l’autre vie.
Ils sont guidés par leur Seigneur, à eux le bonheur.
Les infidèles, avertis-les, ne les avertis pas, c’est pareil, ils ne croient pas.
Dieu a scellé leur cœur et leurs oreilles, ils ont un bandeau sur les yeux, à eux le tourment sans borne.
Certains disent : Nous croyons en Dieu et au jour dernier, mais ils ne croient pas.
Ils veulent tromper Dieu et les croyants, mais ils ne trompent qu’eux-mêmes et ils ne s’en doutent pas.
Ils ont dans le cœur un mal et Dieu aggrave ce mal, à eux l’affreux tourment car ils mentent.
On leur dit : Ne semez pas le désordre sur terre. Ils disent : Nous mettons de l’ordre,
mais ils sèment le désordre et ils ne s’en doutent pas.
On leur dit : Croyez comme ceux-ci. Ils disent : Croire comme les stupides ? mais ils sont les stupides et ils ne le savent pas.
Ils disent aux croyants : Nous croyons. Mais en secret ils disent à leurs satans : Nous ne sommes qu’à vous, nous nous moquions.
Or Dieu se moque d’eux et les maintient dans la révolte, ils s’y enfoncent en aveugles.
Ils ont troqué le chemin contre l’erreur, mauvais marché, plus de chemin !
C’est comme d’allumer un feu et, quand le feu éclaire, Dieu leur prend leur lumière et les laisse dans la nuit où ils ne peuvent plus voir.
Ils sont sourds, muets et aveugles et ne peuvent plus revenir.
C’est comme la nuée pluvieuse du ciel, pleine de ténèbres, de tonnerres et d’éclairs, où ils se bouchent les oreilles contre la foudre, contre la mort, car Dieu cerne les incroyants.
L’éclair leur prend presque les yeux. Ils font un pas à sa lumière et les voilà dans le noir, ils s’arrêtent. Si Dieu voulait, il leur prendrait les yeux et les oreilles, oui Dieu peut tout.
Hommes, adorez votre Seigneur qui vous a créés vous et vos devanciers. Peut-être serez-vous fidèles.
Il vous a fait la terre pour lit, le ciel pour abri et descendre l’eau du ciel pour que vous ayez des fruits. N’ajoutez pas des dieux à Dieu, vous qui savez.
Doutez-vous de ce que nous révélons à notre esclave ? Apportez une sourate pareille. Appelez, si vous dites vrai, tous vos témoins, autres que Dieu.
Mais si vous ne pouvez pas, et vous ne pourrez pas, craignez cette combustion d’hommes et de pierres prête pour les incroyants.
Annonce à ceux qui croient et dont les œuvres sont fidèles qu’ils auront des jardins où les ruisseaux circulent. Quand on leur donnera des fruits, ils diront : C’est ce qu’on nous donnait. Et ce sera pareil. Ils auront des épouses pures, ils seront là pour toujours.
Dieu ne méprise pas de donner en exemple un moustique quelconque et plus petit encore. Les croyants savent que c’est la vérité de leur Seigneur, mais les incroyants disent : Que veut dire Dieu par cet exemple ? Combien il en égare et combien il en guide ! mais il n’égare que les mauvais
qui rompent l’alliance de Dieu qu’ils ont conclue, tranchent les liens qu’établit Dieu et sèment le désordre sur terre. A eux la perdition.
Comment êtes-vous si incroyants ? Dieu vous a donné la vie quand vous étiez morts. Il vous donnera la mort et vous redonnera la vie et vous serez ramenés à lui.
Il a créé pour vous tous les êtres de la terre, puis il s’est tourné vers le ciel et a façonné les sept cieux. Certes il sait tout.
Quand ton Seigneur disait aux anges : Je vais m’établir sur terre un héritier, ils ont dit : Y établiras-tu un semeur de désordre et un verseur de sang, alors que nous chantons ta louange et clamons ta sainteté ? Il répondit : Je sais ce que vous ne savez pas.
Il instruisit Adam de tous les noms, puis il les présenta aux anges et leur dit : Nommez-moi ceux-là, si vous dites vrai.
Ils répondirent : Gloire à toi ! nous savons seulement ce que tu nous enseignes, car toi tu sais, tu es le sage.
Il dit : Adam, révèle-leur les noms. Adam leur révéla les noms et Dieu dit : N’ai-je pas dit que je sais le secret des cieux et de la terre ? Je sais ce que vous montrez et ce que vous cachez.
Quand nous avons dit aux anges : Prosternez-vous devant Adam, ils se sont prosternés sauf Iblis qui refusa avec orgueil et fut de ceux qui ne croient pas.
Et nous avons dit : Adam, habite ce jardin avec ta femme, rassasiez-vous de tout à votre guise, mais ne touchez pas à cet arbre, vous seriez coupables.
Or le satan les fit broncher dessus, il les fit sortir de là. Nous avons dit : Descendez, il y a haine entre vous. Vous aurez la terre pour séjour et son usage pour un temps.
Mais Adam reçut des paroles de son Seigneur. Son Seigneur lui est revenu, il est celui qui revient, celui qui a pitié.
Nous avons dit : Descendez tous, puis je vous guiderai et ceux qui me suivront n’auront ni crainte ni tristesse.
Mais les infidèles qui nieront nos signes seront pour toujours les hôtes du feu.
Vous les fils d’Israël, souvenez-vous du bienfait dont je vous ai comblés. Soyez fidèles à mon alliance, je serai fidèle à votre alliance. Mais craignez-moi.
Croyez à ce que je révèle et qui confirme ce que vous saviez. Ne soyez pas les premiers à ne pas croire. Ne vendez pas mes versets à vil prix. Soyez-moi fidèles.
N’affublez pas d’erreur la vérité, ne cachez pas la vérité, vous qui savez.
Faites la prière, acquittez l’aumône, inclinez-vous avec ceux qui s’inclinent.
Commanderez-vous la piété aux autres si vous l’oubliez vous-mêmes, vous qui récitez le livre ? Ne comprenez-vous pas ?
Recourez à l’endurance et à la prière. La prière est à charge, sauf pour les humbles.
Ils songent qu’ils vont rencontrer leur Seigneur, qu’ils vont revenir à lui.
O Fils d’Israël, souvenez-vous du bienfait dont je vous ai comblés. Je vous ai mis au-dessus des mondes.
Craignez le jour où personne n’aidera plus personne. Les prières seront inutiles, les rançons ne seront plus reçues, il n’y aura plus de recours.
Quand nous vous sauvâmes des gens de Pharaon, ils vous tourmentaient, ils égorgeaient vos fils et ils gardaient vos femmes, c’était une rude épreuve de votre Seigneur.
Quand nous scindâmes pour vous la mer, nous vous avons sauvés, nous avons si noyé sous vos yeux les gens de Pharaon.
Quand nous retînmes Moïse, quarante nuits, vous avez derrière lui adopté le Veau, vous avez été coupables.
Mais nous avons pardonné, peut-être nous saurez-vous gré.
Nous donnions à Moïse le livre et le critère : peut-être alliez-vous être guidés.
Et Moïse disait à son peuple : Mon peuple, tu t’es fait tort en adoptant le Veau, reviens à ton Créateur, donne-toi la mort, c’est le mieux devant ton Créateur, et il te reviendra, il est celui qui revient, celui qui a pitié.
Et vous disiez : Moïse, nous ne te croirons pas à moins d’avoir vu Dieu en face. Eh bien, pendant que vous regardiez, la foudre vous a pris
mais nous vous avons rappelés de la mort, peut-être nous saurez-vous gré.
Nous vous ombragions de la nuée, nous faisions pleuvoir sur vous la manne et les cailles : Mangez le régal que nous vous donnons. Ils ne nous lésaient pas, ils se lésaient eux-mêmes.
Nous disions : Entrez dans cette ville vous rassasier à votre guise, franchissez la porte, prosternez-vous et demandez pardon, nous pardonnerons vos fautes, nous comblerons les bons.
Eh bien, les coupables changèrent nos paroles et nous avons lancé sur les coupables une colère du ciel parce qu’ils étaient pervers.
Moïse demandait de l’eau pour son peuple et nous dîmes : Frappe le rocher avec ton bâton, douze sources ont jailli ; chaque tribu savait où boire : Mangez et buvez ce que Dieu vous partage et ne semez pas le désordre comme des semeurs de désordre.
Vous disiez : Moïse, si nous ne supporterons plus un aliment unique, prie ton Seigneur qu’il nous donne des produits de la terre, du légume, du concombre, de l’ail, de la lentille et de l’oignon. Il dit : Voudriez-vous échanger le meilleur contre le pire ? Descendez en Égypte, vous y trouverez ce que vous cherchez. Alors ils ont été frappés d’humiliation et de pauvreté, ils ont subi la colère de Dieu parce qu’ils ne croyaient pas aux signes de Dieu et qu’ils tuaient à tort les prophètes, parce qu’ils étaient des révoltés, des transgresseurs.
Mais les croyants, les juifs, les chrétiens, les sabéens, ceux qui croient en Dieu et au jour dernier et dont l’œuvre est fidèle, leur salaire est près de leur Seigneur, ils n’auront ni crainte ni tristesse.
Nous recevions votre serment et dressions la montagne au-dessus de vous : Tenez cette révélation, ne l’oubliez pas, peut-être serez-vous fidèles.
Eh bien, vous avez tourné le dos, et sans la grâce de Dieu et sa miséricorde vous seriez perdants.
Ceux qui violaient le sabbat, vous savez que nous leur avons dit : Soyez des singes qu’on rejette.
Nous faisions là un exemple pour le passé et pour l’avenir et un avertissement pour les fidèles.
Quand Moïse disait à son peuple : Dieu vous ordonne d’égorger une vache, ils dirent : Te moques-tu de nous ? Il répondit : Dieu me garde d’être un ignorant.
Ils dirent : Prie ton Seigneur qu’il nous indique comment elle est. Il dit : C’est une vache ni trop vieille ni trop jeune mais entre les deux. Faites ce qu’on vous ordonne.
Ils dirent : Prie ton Seigneur qu’il nous indique sa couleur. Il répondit : Dieu dit : Une vache jaune, d’une couleur éclatante et d’aspect agréable.
Ils dirent : Prie ton Seigneur qu’il nous indique comment elle est, car pour nous les vaches se ressemblent, mais si Dieu veut, nous serons guidés.
Il répondit : Dieu dit : Une vache inasservie au labour et à l’arrosage et sans défaut ni tache. Ils ont dit : Maintenant tu nous apportes la vérité. Et ils ont égorgé, mais ils avaient failli ne pas le faire. 
Vous aviez tué quelqu’un et vous en accusiez les uns les autres, mais Dieu a fait voir ce que vous cachiez.
Nous avons dit : Frappez le cadavre avec un morceau de la vache. C’est ainsi que Dieu fait revivre les morts et voir ses signes, peut-être comprendrez-vous.
Mais vos cœurs se sont endurcis. Ils sont comme la pierre ou plus durs encore, car il y a des pierres d’où jaillissent des ruisseaux, oui, qui se fendent et d’où sort l’eau, oui, qui dévalent par crainte de Dieu. Or Dieu n’est pas sans regarder vos actes.
Pouvez-vous espérer qu’ils partageront votre foi quand certains d’entre eux écoutent la parole de Dieu et la frelatent après l’avoir comprise, alors qu’ils savent ?
Ils disent aux croyants : Nous croyons. Mais, une fois seuls, ils se disent : Dirions-nous ce que Dieu nous a révélé pour qu’on en tire grief contre nous devant notre Seigneur ? ne le comprenons-nous pas ?
Eh bien, ne savent-ils pas que Dieu sait ce qu’ils cachent autant que ce qu’ils ébruitent ?
Il y a parmi eux des illettrés qui ne savent du livre que leurs rêves, ils inventent tout.
Malheur à ceux qui écrivent eux-mêmes le livre et disent : Il vient de Dieu. Et ils le vendent à vil prix. Malheur à eux pour ce qu’ils ont écrit. Malheur à eux pour ce qu’ils ont gagné.
Ils disent : Le feu ne nous touchera qu’un certain nombre de jours. Réponds : Avez-vous un pacte avec Dieu ? car Dieu ne viole pas son pacte. Ou affirmez-vous de Dieu ce que vous ne savez pas ?
Non. Ceux qui font le mal, leur faute les enveloppe, ils seront pour toujours les hôtes du feu.
Mais ceux qui croient et dont l’œuvre est fidèle seront pour toujours les hôtes du jardin.
Nous faisions alliance avec les fils d’Israël : N’adorez que Dieu, soyez bons pour vos père et mère, pour votre proche, pour les orphelins et les pauvres, bénissez les hommes, faites la prière, acquittez l’aumône. Eh bien vous avez tourné le dos, vous vous êtes éloignés, sauf quelques-uns.
Nous faisions alliance avec vous : Ne versez pas le sang, ne vous chassez pas de vos maisons. Eh bien vous acceptiez, vous étiez témoins,
et vous êtes ces juifs qui vous entretuez, vous chassez les uns les autres de vos maisons et faites assaut de fautes et de torts. Et ceux qui sont pris vous payez leur rançon, vous qui n’aviez pas le droit de les chasser. Est-ce que vous croyez à une part du livre sans croire à l’autre ? Le salaire de cette conduite ne sera que honte en cette vie ? Et le jour de la résurrection, ils seront rejetés au plus affreux tourment. Car Dieu n’est pas sans regarder vos actes.
Ceux qui achètent cette vie aux dépens de l’autre, rien n’allégera leur tourment, ils seront sans recours.
Nous avons donné le livre à Moïse et ensuite nous avons envoyé des apôtres. Nous avons donné des preuves à Jésus fils de Marie et l’avons soutenu d’esprit saint. Mais chaque fois qu’un apôtre apportait ce qui ne vous plaisait pas, est-ce qu’avec orgueil vous n’avez pas démenti les uns et tué les autres ?
Ils disent : Nos cœurs sont voilés. Non, Dieu les maudit pour leur manque de foi. Comme ils ont peu de foi !
Dieu leur envoie un livre qui confirme ce qu’ils savaient. Et eux qui imploraient une victoire sur les incroyants, quand on leur confirme ce qu’ils savaient, ils ne veulent plus croire. Eh bien, Dieu maudisse les incroyants.
Contre quel mal ils ont troqué leur âme ! Ils ne croient pas à ce que Dieu révèle, ils se révoltent contre ce que Dieu révèle à ses esclaves choisis. Ils en subissent colère sur colère. Aux incroyants la honte du tourment.
On leur dit : Croyez à ce que Dieu révèle. Ils répondent : Nous croyons à ce qui nous fut révélé. Et ils ne croient pas à la révélation suivante qui est vraie et qui confirme ce qu’ils savaient. Demande-leur : Pourquoi avoir tué les prophètes de Dieu si vous êtes croyants ?
Oui, Moïse vous est venu avec des preuves, mais derrière lui vous adoptiez le Veau, vous étiez coupables.
Nous faisions alliance avec vous et dressions la montagne au-dessus de vous : Tenez cette révélation, écoutez-la. Eh bien ils ont dit : Nous entendons mais nous n’obéissons pas. Et le Veau leur abreuva le cœur parce qu’ils étaient des infidèles. Dis-leur : A quel mal vous mène votre foi si c’est là votre foi ?
Dis-leur : Est-ce que la demeure dernière auprès de Dieu n’est réservée qu’à vous ? Alors souhaitez la mort si vous dites vrai.
Mais à cause de leurs actes ils ne la souhaiteront jamais, car Dieu connaît les coupables.
Certes, ils sont les hommes les plus avides de vivre, plus même que ceux qui ajoutent des dieux. Et ils voudraient vivre chacun mille ans, mais leur durée ne les sauverait pas du tourment, car Dieu n’est pas sans voir leurs actes.
Dis-leur : Quiconque a en haine Gabriel... mais c’est avec permission de Dieu qu’il met dans ton cœur cette révélation pour confirmer les précédentes pour guider les croyants et leur annoncer la bonne nouvelle...
Quiconque a en haine Dieu et ses anges et ses messagers et Gabriel et Michel... eh bien, Dieu a en haine les incroyants.
Oui, nous te révélons des versets péremptoires et seuls les pervers les récusent.
Chaque fois qu’ils font un pacte, faut-il que certains d’entre eux le rejettent ? Certes la plupart ne croient pas.
Quand un messager de Dieu vient leur confirmer ce qu’ils savent, certains qui ont le livre rejettent derrière leur dos le livre de Dieu comme s’ils ne savaient pas.
Ils suivent les dires des satans sous le règne de Salomon. Salomon n’était pas un incroyant, mais les satans étaient des incroyants. Ils enseignaient la magie et les révélations des deux anges de Babylone Hârout et Mârout mais ceux-ci n’instruisaient personne sans avoir dit d’abord : Nous ne sommes qu’une tentation, ne sois pas un infidèle. Ils apprenaient d’eux ce qui pouvait diviser l’homme d’avec sa femme, mais ils ne pouvaient nuire qu’avec permission de Dieu. Ce qu’ils apprenaient leur était nuisible et ne pouvait leur servir. Ils savent pourtant que quiconque fait cette emplette n’aura pas de part à l’autre vie. Mauvais marché. S’ils avaient su !
S’ils avaient cru, s’ils avaient été fidèles leur salaire eût été meilleur. S’ils avaient su !
Vous qui croyez ne dites pas : Considère-nous. Dites : Regarde-nous. Et écoutez : Aux incroyants l’affreux tourment.
Ceux qui ont le livre sans la foi et ceux qui ajoutent des dieux ne veulent pas que votre Seigneur vous donne une révélation. Mais Dieu fait miséricorde à qui il veut, Dieu dispose d’une grâce sans borne.
Que nous abrogions ou effacions un verset, nous en apportons un pareil ou un meilleur. Ne sais-tu pas que Dieu peut tout ?
Ne sais-tu pas que le règne des cieux et de la terre est à Dieu et que vous n’avez de maître ni de recours que Dieu ?
Allez-vous questionner votre apôtre comme ils ont questionné Moïse ? Quiconque troque la foi contre l’incroyance s’écarte du droit chemin.
Beaucoup qui ont le livre voudraient refaire de vous des incroyants après que vous avez cru. La vérité s’est montrée à eux et main­tenant ils sont jaloux, mais pardonnez, oubliez, et Dieu viendra donner ses ordres. Oui, Dieu peut tout.
Faites la prière, acquittez l’aumône. Ce que vous prêtez vous le retrouverez près de Dieu, car Dieu voit vos actes.
Ils disent : N’entreront au jardin que les juifs et les chrétiens. Mais ils le rêvent. Réponds : Apportez votre preuve si vous dites vrai.
Non. Ceux qui se soumettent à Dieu et font le bien, leur salaire est près de Dieu, ils n’auront ni crainte ni tristesse.
Les juifs disent : Les chrétiens ne se fondent sur rien. Les chrétiens disent : Les juifs ne se fondent sur rien. Et pourtant ils récitent le livre. Tous les ignorants tiennent le même langage. Dieu décidera entre eux au jour de la résurrection.
Quoi de plus coupable qu’empêcher dans les mosquées de Dieu d’invoquer son nom ou que vouloir les détruire ? Ils n’y entreront qu’avec crainte. A eux la honte en cette vie et le tourment sans borne dans l’autre.
Le levant et le couchant sont à Dieu. Où que vous vous tourniez, là est la face de Dieu. Dieu est sans borne et il sait tout.
Ils disent : Dieu adopte un fils. Non, gloire à lui ! A lui sont les êtres des cieux et de la terre, tous lui sont voués.
Il est créateur des cieux et de la terre. Quand il donne un ordre, il dit seulement : Soit. Et c’est.
Les ignorants disent : Pourquoi Dieu ne nous parle-t-il pas, ou un signe ne nous vient-il pas ? Leurs devanciers en disaient autant. Leurs cœurs sont pareils. Mais nous avons montré nos signes à des gens sûrs de leur foi.
Nous t’avons envoyé avec la vérité pour annoncer et avertir. On ne te demandera pas compte des hôtes de la fournaise.
Les juifs ni les chrétiens ne seront contents de toi que si tu suis leur religion. Dis : Le chemin de Dieu est le chemin. Si avec ce que tu sais tu suis leurs passions, tu seras en face de Dieu sans maître ni recours.
Ceux qui ont reçu le livre et le récitent comme il faut, ceux-là y croient. Ceux qui n’y croient pas sont perdants.
Fils d’Israël, souvenez-vous du bienfait dont je vous ai comblés. Je vous ai mis au-dessus des mondes.
Craignez le jour où personne n’aidera plus personne ; les rançons ne seront plus reçues, les prières seront inutiles, il n’y aura plus de recours. 
Le Seigneur d’Abraham l’éprouvait par des commandements ; lui les accomplissait et il lui fut dit : Je ferai de toi un guide pour les hommes. Il demanda : Et ma descendance ? Il lui fut dit : Mon pacte ne vaut pas pour les coupables.
Quand nous faisions du temple un lieu de visitation et un refuge pour les hommes : Adoptez pour prier le lieu où se tint Abraham, nous avons ordonné à Abraham et Ismaël : Purifiez mon temple pour ceux qui y tournent, qui s’y retirent, qui s’y inclinent et s’y prosternent.
Quand Abraham disait : Seigneur, fais-en une ville sûre, fournis de fruits ses habitants, ceux d’entre eux qui croient en Dieu et au jour dernier, eh bien Dieu dit : Ceux qui ne croient pas n’en profiteront guère, je les réduirai au tourment du feu. Quel mauvais avenir !
Quand Abraham et Ismaël établissaient les assises du temple : Seigneur, accepte-les, toi qui entends et qui sais.
Seigneur, fais que nous te soyons soumis, fais de notre descendance un peuple qui te soit soumis. Montre-nous nos rites. Reviens de ta rigueur, tu es celui qui revient, celui qui a pitié.
Seigneur, envoie-leur un messager de chez eux qui leur récite tes versets, leur enseigne le livre et la sagesse et les purifie. Toi, tu es le puissant, le sage.
Qui a en haine la religion d’Abraham sinon celui dont l’âme est folle ? Nous avons choisi Abraham en cette vie, oui, et dans l’autre il est parmi les justes.
Quand son Seigneur lui disait : Sois soumis, il répondait : Je suis soumis au Seigneur des mondes.
Et Abraham le recommandait à ses fils. Et de même Jacob : Ah ! mes fils, Dieu vous a choisi la religion, ne mourez que soumis à lui.
Étiez-vous là quand la mort s’approchait de Jacob et qu’il disait à ses fils : A présent, qu’adorerez-vous ? et que ses fils répondaient : Ton Dieu, le Dieu de tes pères Abraham, Ismaël et Isaac, le Dieu unique et nous lui sommes soumis.
Ce peuple a passé. A eux leurs mérites et à vous les vôtres. On ne vous demandera pas compte de leurs actes.
Ils disent : Soyez juifs ou chrétiens, vous serez bien guidés. Réponds : Non. Suivez la religion d’Abraham, ce sincère qui n’ajoutait pas des dieux.
Dites : Nous croyons en Dieu, à ce qu’il nous révèle, à ce qu’il révélait à Abraham, Ismaël, Isaac, Jacob et les Tribus, à ce que leur Seigneur donnait à Moïse et à Jésus, à ce qu’il donnait aux prophètes. Nous ne faisons pas de différence entre eux, et nous lui sommes soumis.
S’ils croient à ce que vous croyez, ils sont bien guidés. S’ils s’en détournent, ils font schisme. Dieu te suffira contre eux, il entend et il sait.
Imprégnation de Dieu ! Qui donc imprègne mieux que Dieu ? Nous sommes ses adorateurs.
Dis : Est-ce que vous disputerez de Dieu contre nous ? Il est notre Seigneur autant que le vôtre. A nous nos actes, à vous les vôtres. Mais nous ne sommes qu’à lui.
Direz-vous qu’Abraham, Ismaël, Isaac, Jacob et les Tribus étaient des juifs ou des chrétiens ? Réponds : Est-ce Dieu ou vous qui savez le mieux ? Quoi de plus coupable que de cacher le témoignage de Dieu ? Dieu n’est pas sans regarder vos actes.
Ce peuple a passé. A eux leurs mérites, à vous les vôtres. On ne vous deman­dera pas compte de leurs actes.
Les insensés diront : Qui les a détournés de leur orientation première ? Réponds : le levant et le couchant sont à Dieu. Il guide qui il veut dans le droit chemin.
Ainsi avons-nous fait de vous un peuple médian, que vous soyez témoins à l’égard des hommes et que le messager soit témoin à votre égard. Nous n’établissions ton orientation que pour savoir qui suivait le messager et qui tournait les talons. Certes, elle était étrange, mais non pour ceux que Dieu guide. Dieu ne peut égarer votre foi. Oui, Dieu est bon pour les hommes, il a pitié.
Nous t’avons vu la face souvent tournée vers le ciel. Nous te donnerons donc une orientation qui te plaise. Tourne ta face vers la mosquée sainte. Où que vous soyez, tournez vers elle votre face. Ceux qui ont le livre savent que c’est la vérité de leur Seigneur. Et Dieu n’est pas sans regarder leurs actes.
Tu peux apporter n’importe quel signe à ceux qui ont le livre, ils n’adoptent pas ton orientation. Et toi, tu n’adopteras pas la leur. Les uns, d’ailleurs, n’ont pas la même que les autres. Toi, si avec ce que tu sais, tu suivais leurs passions, tu ferais partie des coupables.
Ceux à qui nous avons donné le livre le connaissent comme ils connaissent leurs fils. Certains cachent la vérité mais ils la savent.
La vérité vient de ton Seigneur. Ne sois pas de ceux qui doutent.
A chacun son orientation. Mais rivalisez en œuvres bonnes. Où que vous soyez, Dieu vous rassemblera tous. Oui, Dieu peut tout.
D’où que tu viennes, tourne ta face vers la mosquée sainte. Oui, c’est la vérité de ton Seigneur. Et Dieu n’est pas sans regarder vos actes.
D’où que tu viennes, tourne ta face vers la mosquée sainte. Où que vous soyez, tournez vers elle votre face pour que personne n’ait de griefs contre vous, sauf les coupables, mais ne les craignez pas, c’est moi qu’il faut craindre, et pour que j’achève de vous combler de bienfaits. Peut-être serez-vous guidés.
Ainsi nous vous avons envoyé un messager de chez vous, il vous récite nos versets, vous purifie, vous enseigne le livre et la sagesse, vous enseigne ce que vous ne saviez pas.
Souvenez-vous de moi et je me souviendrai de vous. Sachez-moi gré, ne soyez pas ingrats.
Vous qui croyez, recourez à l’endurance et à la prière car Dieu est avec les endurants.
Ne dites pas que ceux qui sont tués sur le sentier de Dieu sont morts. Non. Ils vivent et vous ne vous en doutez pas.
Certes, nous vous éprouverons par de la peur, de la faim, des pertes de bien, de personnes et de fruits, mais annonce la bonne nouvelle aux endurants
qui disent quand le sort les atteint : Nous sommes à Dieu, nous revenons à lui.
A eux la bénédiction et la miséricorde de leur Seigneur car ils sont bien guidés.
Safa et Marwa sont des indices de Dieu. Quiconque fait au temple le pèlerinage ou la visite ne pèche pas s’il fait le tour des deux hauteurs. Et celui qui de bon gré fait bien, Dieu est reconnaissant et il sait.
Ceux qui cachent les preuves et le chemin une fois que nous les avons révélés par le livre, Dieu les maudit et les maudisseurs les maudissent.
Mais ceux qui reviennent à moi, s’amendent et qui avouent ce qu’ils cachaient, je leur reviendrai, je suis celui qui revient, celui qui a pitié.
Aux incroyants qui meurent en incroyants, la malédiction de Dieu, des anges et de tous les hommes,
pour toujours, et rien n’allégera leur tourment, ils n’auront plus rien à attendre.
Votre Dieu est un Dieu unique. Nul n’est Dieu que lui le miséricordieux plein de miséricorde.
Dans la création des cieux et de la terre, dans l’alternance de la nuit et du jour, dans les vaisseaux qui voguent sur la mer avec ce qu’ils apportent de profitable, dans l’eau que Dieu envoie du ciel pour faire revivre la terre quand elle est morte et y répandre toutes sortes d’animaux, dans le régime des vents et dans les nuages dociles entre ciel et terre, il y a certes des signes pour ceux qui comprennent.
Certains adoptent des dieux à côté de Dieu et les aiment comme on aime Dieu, mais ce sont les croyants qui aiment le mieux Dieu. Quand les coupables verront le tourment, ils verront comme toute force n’est qu’à Dieu et comme Dieu est terrible en tourment.
Quand les dieux désavoueront leurs fidèles, ceux-ci verront le tourment, leur confiance se brisera
et ils diront : Puissions-nous revenir et les désavouer comme ils nous désavouent ! Dieu leur montrera leurs actes et ils se lamenteront et ils ne sortiront plus du feu.
Hommes, mangez sur terre tout régal permis et ne suivez pas le satan, il est votre ennemi juré.
Il ne vous ordonne que du mal et des infamies et de dire contre Dieu ce que vous ne savez pas.
Quand on leur dit : Suivez ce que Dieu révèle, ils répondent : Nous ne suivrons que la coutume de nos pères. Et si leurs pères n’avaient rien compris, n’avaient pas été bien guidés ?
Les incroyants sont comme une bête qu’on appelle et qui n’entend qu’une voix confuse. Sourds, muets et aveugles, ils ne comprennent pas.
Vous qui croyez, mangez tout régal que nous donnons et remerciez Dieu si c’est lui que vous adorez.
Dieu ne vous interdit que les bêtes mortes, le sang, la chair de porc et ce qui est consacré à d’autres qu’à Dieu. Mais qui en mange par contrainte et non par révolte ou transgression ne pèche pas car Dieu pardonne, il a pitié.
Certains cachent ce que Dieu a révélé du livre ou le vendent à vil prix, ils font entrer du feu dans leur ventre. Le jour de la résurrection Dieu ne leur parlera pas, il ne les purifiera pas. A eux l’affreux tourment.
Ceux qui troquent le chemin et le pardon contre l’erreur et le tourment, comment vont-ils endurer le feu ?
Car Dieu a révélé la vérité avec le livre et ceux qui se disputent sur le livre sont dans un schisme profond.
La piété n’est pas de tourner votre face vers le levant ou vers le couchant. La piété est de croire en Dieu et au jour dernier, aux anges, au livre et aux prophètes, de donner de son bien pour l’amour de Dieu aux proches, aux orphelins, aux pauvres, au voyageur et aux mendiants et pour affranchir les esclaves, et de faire la prière et d’acquitter l’aumône. Ceux qui remplissent leurs engagements, qui endurent l’adversité, le malheur et le danger sont dans le vrai, ils sont fidèles.
Vous qui croyez, on vous prescrit le talion pour les tués : homme libre pour homme libre, esclave pour esclave, femme pour femme. Mais celui à qui son frère pardonne un peu, qu’on le poursuive selon la coutume et qu’il paie de bon gré. C’est un allégement et une grâce de votre Seigneur. Quiconque alors y manquera sera durement châtié.
Il y a une vie pour vous dans le talion, vous qui êtes intelligents. Peut-être serez-vous fidèles.
Quand la mort s’approche de l’un de vous, s’il laisse un bien, qu’il teste pour ses père et mère et ses proches selon la coutume. C’est un devoir pour les fidèles.
Ceux qui entendent un testament et qui l’altèrent, le péché n’en retombe que sur eux car Dieu entend et il sait.
Mais si, craignant la partialité et le péché du testateur, on réconcilie les héritiers, alors on ne pèche pas, Dieu pardonne, il a pitié.
Vous qui croyez, le jeûne vous est prescrit comme à vos devanciers, peut-être serez-vous fidèles.
Un nombre de jours comptés. Si l’un de vous est malade ou en voyage, qu’il jeûne d’autres jours, en même nombre. Ceux qui pourraient jeûner, qu’ils paient pour rançon la nourriture d’un pauvre, et celui qui fait plus fait bien. Mais le mieux est le jeûne, si vous savez.
C’est en ce mois de ramadan que le Coran a été révélé pour guider les hommes, pour prouver le chemin et le critère. Celui qui voit la nouvelle lune de ce mois, qu’il jeûne tout le mois. Si l’un de vous est malade ou en voyage, qu’il jeûne d’autres jours en même nombre. Dieu veut vous aider et non vous gêner, mais terminez le nombre de jours. Et magnifiez Dieu qui vous guide. Peut-être lui saurez-vous gré.
Quand mes esclaves te questionnent sur moi, je suis proche, je réponds à celui qui m’appelle dès qu’il m’appelle. Qu’ils répondent à mon appel et qu’ils croient en moi. Peut-être seront-ils dans le vrai.
Il est permis la nuit du jeûne de vous approcher de vos femmes. Elles sont un vêtement pour vous et vous êtes un vêtement pour elles. Dieu sait que vous vous trahissiez, mais il est revenu, il a pardonné. Fréquentez-les donc et cherchez ce que Dieu prescrit. Mangez et buvez jusqu’à l’aube, jusqu’à distinguer le fil blanc du fil noir. Puis jeûnez jusqu’à la nuit. Mais ne les fréquentez pas quand vous êtes retirés dans la mosquée. Telles sont les lois de Dieu, ne les transgressez pas. Ainsi Dieu explique ses versets aux hommes, peut-être seront-ils fidèles.
Ne dévorez pas à tort vos biens les uns des autres, n’en faites pas des présents aux juges pour dévorer le bien des autres, car vous savez.
Ils te questionnent sur les nouvelles lunes. Réponds : Elles marquent les temps pour les hommes et pour le pèlerinage. La piété n’est pas d’entrer dans vos maisons par-derrière, la piété est d’être fidèle. Entrez dans vos maisons par la porte et soyez fidèles à Dieu. Peut-être aurez-vous le bonheur.
Combattez au sentier de Dieu ceux qui vous combattent, mais ne soyez pas transgresseurs, Dieu n’aime pas les transgresseurs.
Tuez-les où que vous les trouviez, chassez-les d’où ils vous chassaient. La persécution est pire que le meurtre. Mais ne les combattez pas près de la mosquée sainte avant qu’ils vous combattent. S’ils vous combattent, tuez-les, c’est le salaire des incroyants.
Mais s’ils s’arrêtent, Dieu leur pardonne, il a pitié.
Combattez jusqu’à ce que cesse la persécution et que le culte soit à Dieu. S’ils s’arrêtent, ne combattez plus, ne combattez que les coupables.
Mois sacré contre mois sacré, ce qui est sacré relève du talion. Quiconque transgresse contre vous, transgressez contre lui à transgression égale. Soyez fidèles à Dieu et sachez que Dieu est avec les fidèles.
Dépensez dans le sentier de Dieu et n’allez pas à votre perte. Faites le bien, car Dieu aime les bienfaisants.
Faites pour Dieu le pèlerinage et la visite. Et si vous êtes empêchés, envoyez ce qui vous est facile comme offrande. Ne vous rasez pas la tête avant que l’offrande ne soit au lieu d’immolation. Si l’un de vous est malade, s’il a un mal à la tête, il se rachètera par un jeûne, une aumône ou un sacrifice. En temps de paix, celui qui a fait la visite enverra ce qui lui est facile comme offrande en attendant le pèlerinage. S’il ne peut pas, faute d’avoir des parents près de la mosquée sainte, qu’il jeûne trois jours au pèlerinage et sept à son retour, dix jours en tout. Soyez fidèles, sachez que Dieu est terrible en tourment.
Les mois du pèlerinage sont connus. Pour le pèlerin plus de femmes, plus de libertinage, plus de disputes pendant le pèlerinage. Dieu sait le bien que vous faites. Prenez vos provisions mais la meilleure est la fidélité. Soyez-moi fidèles, vous qui êtes intelligents.
On ne vous fera pas grief de chercher alors une grâce du Seigneur. Quand vous arrivez d’Arafa, souvenez-vous de Dieu au sanctuaire, souvenez-vous de lui parce qu’il vous a conduits, vous qui vous égariez. 
Puis sortez par où sortent les gens et demandez pardon à Dieu, car Dieu pardonne, il a pitié.
Quand vous avez achevé les rites, souvenez-vous de Dieu comme vous vous souvenez de vos pères et mieux encore. Certains disent : Seigneur donne-nous une bonne part en cette vie. Point de part pour eux en l’autre vie.
D’autres disent : Seigneur donne-nous une bonne part en cette vie et une bonne part dans l’autre et garde-nous du tourment de feu.
Ils auront la part qu’ils auront gagnée. Dieu fait vite les comptes.
Souvenez-vous de Dieu pendant les jours comptés. Pour les fidèles, point de péché à se hâter au bout de deux jours, point de péché à s’attarder. Soyez fidèles à Dieu, car vous serez rassemblés vers lui.
Il y a un homme qui te plaît quand il parle de cette vie. Il prend Dieu à témoin de ce qu’il a dans le cœur. Mais c’est le pire des ennemis.
Dès qu’il peut, le voilà à semer le désordre sur terre, à ravager récolte et bétail. Et Dieu n’aime pas le désordre.
On lui dit : Sois fidèle à Dieu. Mais la puissance du péché le prend. Sa part c’est la géhenne et quel mauvais lit !
D’autres se sont voués à ne chercher que le plaisir de Dieu et Dieu est bon pour ses esclaves.
Vous qui croyez, entrez tout à fait dans l’Islam, ne suivez pas le satan, il est votre ennemi juré.
Si vous bronchez avec les preuves qui vous ont été données, eh bien sachez que Dieu est le puissant, le sage.
Qu’ont-ils à attendre sinon que Dieu vienne avec ses anges dans l’ombre des nuées quand l’ordre en sera donné, car tout ordre revient à Dieu.
Demande aux fils d’Israël combien de signes éclatants nous leur avons donnés. Quiconque altère le bienfait qu’il a reçu de Dieu, eh bien Dieu est terrible en châtiment.
Pour les incroyants cette vie est jolie, ils rient des croyants, mais les fidèles seront au-dessus d’eux le jour de la résurrection. Dieu comble qui il veut, sans compter.
Les hommes n’étaient qu’une seule nation et Dieu leur envoya les prophètes qui annoncent et avertissent. Il révéla par eux le livre de vérité pour trancher les disputes des hommes. Et, par orgueil, ceux qui reçurent le livre se disputèrent dessus malgré les preuves qu’ils avaient. Mais Dieu, par grâce, guida les croyants vers la vérité dont les autres disputaient. Dieu guide qui il veut dans le droit chemin.
Entrerez-vous au jardin sans avoir subi le sort de vos devanciers qui connurent la détresse, le malheur et les tremblements au point que l’apôtre et les croyants criaient : A quand le secours de Dieu ? Eh quoi ? le secours de Dieu est proche.
Ils te questionnent sur les largesses à faire. Réponds : Que vos largesses soient pour vos père et mère, vos proches, les orphelins, les pauvres et le voyageur. Dieu sait le bien que vous faites. 
On vous a prescrit le combat bien que vous ne l’aimiez pas. Vous pouvez ne pas aimer ce qui vous est bon et aimer ce qui vous est mauvais. Dieu sait et vous ne savez pas.
Ils te questionnent sur le mois sacré : Peut-on y combattre ? Réponds : Combat­tre en ce mois est grave, mais écarter du sentier de Dieu, être infidèle à Dieu et à la mosquée sainte et en chasser ceux qui y sont est plus grave encore devant Dieu. Per­sécuter est plus grave que tuer. Ils ne cesseront pas de vous combattre qu’ils ne vous aient détournés de votre religion s’ils le peuvent. Mais ceux de vous qui se détour­nent de leur religion et meurent en incroyants, leurs actes sont vains en cette vie et dans l’autre. Ils seront pour toujours les hôtes du feu.
Ceux qui croient, qui émigrent et qui combattent au sentier de Dieu espèrent la pitié de Dieu, car Dieu pardonne, il a pitié.
Ils te questionnent sur les boissons fermentées et sur le jeu de hasard. Réponds : Dans les deux il y a pour les hommes une grande faute et un mince avantage, une faute plus grande que l’avantage. Ils te questionnent sur les largesses à faire. Réponds : Selon ce que vous avez. Dieu vous explique ainsi ses versets. Peut-être réfléchirez-vous sur cette vie et sur l’autre. Ils te questionnent sur les orphelins. Réponds : Le mieux est de les élever.
Si vous les prenez avec vous, qu’ils soient vos frères, car Dieu sait qui sème le désordre et qui met de l’ordre. Si Dieu avait voulu vous seriez affligés. Oui Dieu est le puissant, le sage.
N’épousez pas celles qui ajoutent des dieux à moins qu’elles ne deviennent croyantes. Une esclave croyante vaut mieux qu’une femme de cette sorte, quelque envie que vous en ayez. Ne mariez pas vos filles à ceux qui ajoutent des dieux à moins qu’ils ne deviennent croyants. Un esclave croyant vaut mieux qu’un homme de cette sorte quelque envie que vous en ayez. Ils vous convient au tourment de feu, mais Dieu, par grâce, vous convie au jardin et au pardon. Et il explique ses versets aux hommes, peut-être réfléchiront-ils.
Ils te questionnent sur les menstrues. Réponds : C’est un mal. Écartez-vous des femmes pendant les menstrues, ne vous approchez pas d’elles avant qu’elles ne soient pures. Quand elles sont purifiées, venez à elles comme Dieu l’ordonne. Dieu aime ceux qui se repentent et qui se purifient.
Vos femmes sont pour vous un labour. Allez à votre labour à votre guise et travaillez d’avance pour votre salut et craignez Dieu, sachez que vous le rencontrerez. Toi, annonce aux croyants la bonne nouvelle.
Ne faites pas de Dieu, dans vos serments, un prétexte pour éviter d’être bons et fidèles et de réconcilier les hommes, car Dieu entend et il sait.
Dieu ne vous demande pas compte de vos vains serments, il vous reproche les œuvres de vos cœurs. Mais Dieu pardonne, il est patient.
Pour ceux qui jurent de ne pas approcher leurs femmes, un délai de quatre mois. S’ils reviennent, Dieu pardonne, il a pitié.
S’ils décident la répudiation, Dieu entend et il sait.
Les femmes répudiées attendront trois menstrues. On ne leur permet pas de cacher ce que Dieu crée dans leur ventre si elles croient en Dieu et au jour dernier. Et leurs maris ont droit de les reprendre pendant ce temps, s’ils veulent la réconciliation. A elles, à leur gré, les droits que leur donnent leurs devoirs. Mais les hommes ont le pas sur elles, et Dieu est le puissant, le sage.
Ils peuvent les répudier deux fois, donc les reprendre à l’amiable ou les libérer à l’amiable. On ne permet pas de reprendre ce qui fut donné en douaire sauf s’ils craignent tous deux de violer les lois de Dieu. En ce cas on ne fera pas grief de ce que rendra l’épouse. Telles sont les lois de Dieu, ne les transgressez pas. Ceux qui les transgressent sont coupables.
Si le mari répudie, elle ne lui est plus permise avant d’être mariée à un autre. Si l’autre la répudie, on ne fera pas grief qu’ils reviennent ensemble pourvu qu’ils pensent garder les lois de Dieu. Telles sont les lois de Dieu, il les explique à un peuple qui sait.
Quand vous répudiez vos femmes, une fois passé leur délai, reprenez-les à l’amiable ou libérez-les à l’amiable. Ne les retenez pas de force, ce serait une transgression et se léser soi-même. Ne vous moquez pas des versets de Dieu. Souvenez-vous du bienfait de Dieu, ce qu’il vous a révélé du livre et de la sagesse, ce par quoi il vous exhorte. Soyez fidèles à Dieu et sachez que Dieu sait tout.
Quand vous répudiez vos femmes, une fois passé leur délai, il ne faut pas les empêcher de se remarier, à leur gré. On y exhorte quiconque croit en Dieu et au jour dernier. C’est mieux et plus pur pour vous, car Dieu sait et vous ne savez pas.
Les mères qui veulent allaiter tout à fait allaiteront deux années entières. Au père de l’enfant de les nourrir et de les vêtir de bon gré, chacun selon ses moyens. Et qu’on ne fasse pas tort à la mère à cause de son enfant ni au père à cause de son enfant. A l’héritier les mêmes devoirs qu’au père. Si le père et la mère sont d’accord pour sevrer l’enfant, on ne leur en fera pas grief. Si vous mettez vos enfants en nourrice, on ne vous en fera pas grief pourvu que vous payiez de bon gré. Soyez fidèles à Dieu et sachez que Dieu voit vos actes.
Ceux qui meurent et laissent des femmes, que ces femmes attendent quatre mois et dix jours. Passé ce délai, on ne vous fera pas grief de ce qu’elles feront de plein gré, car Dieu est renseigné sur vos actes.
On ne vous fera pas grief d’une allusion à la demande en mariage ni d’en avoir en secret l’intention, Dieu sait que vous vous souviendrez d’elles. Mais ne proposez rien de secret, ne parlez que selon la coutume. Ne décidez pas du mariage avant la fin du délai. Sachez que Dieu sait ce qu’il y a dans vos âmes, prenez garde à lui. Et sachez que Dieu pardonne, il est patient.
On ne vous fera pas grief de répudier vos femmes sans les avoir touchées ni leur avoir fixé un douaire. Mais donnez-leur quelque avoir, l’homme aisé selon ses moyens, l’indigent selon ses moyens, de bon gré. C’est un devoir pour les bienfaisants.
Si vous les répudiez sans les avoir touchées mais que vous ayez promis un douaire, laissez-leur la moitié de ce qui fut promis, sauf si elles se désistent ou si se désiste celui qui concluait le mariage. Mais vous désister vous-mêmes est plus fidèle. Ne manquez pas de grâce entre vous, car Dieu voit ce que vous faites.
Soyez assidus aux prières et à la prière médiane et venez à Dieu avec piété.
Si vous êtes en péril, priez en marchant ou sur vos montures. Mais quand vous êtes en sécurité, invoquez Dieu comme il vous l’a appris et comme vous ne saviez pas.
Ceux qui sont rappelés à nous et qui laissent des épouses, que leur testament pourvoie à la vie des épouses pour un an, sans expulsion. Mais si elles s’en vont, on ne vous fera pas grief de ce qu’elles disposent d’elles-mêmes selon la coutume, car Dieu est le puissant, le sage.
Les répudiées ont droit à un avoir, selon la coutume. C’est un devoir pour les fidèles.
Dieu vous explique ainsi ses versets. Peut-être comprendrez-vous.
N’as-tu pas vu les gens qui sortaient par milliers de leurs demeures dans la crainte de mourir ? Dieu leur a dit : Mourez. Puis il les a fait revivre, car Dieu est plein de bonté pour les hommes, mais la plupart ne lui en savent pas gré.
Combattez dans le sentier de Dieu et sachez que Dieu entend et qu’il sait.
Quiconque fait à Dieu un beau prêt, Dieu le lui rend multiplié, car Dieu retient et donne et vous serez ramenés à lui.
N’as-tu pas vu les grands d’Israël, après Moïse, dire à un de leurs prophètes : Choisis-nous un roi et nous combattrons au sen­tier de Dieu ? Il répondit : Combattrez-vous si vous devez combattre ? Ils dirent : Est-ce que nous ne combattrons pas au sentier de Dieu quand nous sommes chassés de nos maisons, nous et nos fils ? Mais quand il leur a dit de combattre ils ont tourné le dos, à part quelques-uns. Dieu connaît les coupables.
Alors le prophète leur a dit : Dieu vous envoie Saül comme roi. Ils dirent : Comment Saül serait-il roi sur nous ? Nous avons plus de droit que lui et il n’est pas riche. Il leur dit : Dieu l’a choisi sur vous, il lui a donné plus haute taille et plus grande science. Dieu donne son règne à qui il veut. Dieu est sans borne et il sait.
Le prophète leur a dit : Comme signe de son règne, les anges vous apporteront l’arche d’alliance avec en elle une quiétude de votre Seigneur et une relique des familles de Moïse et d’Aaron. Certes c’est un signe pour vous si vous croyez.
Et Saül dit, quand il partit avec ses troupes : Dieu va vous éprouver avec la rivière. Quiconque y boit n’est pas des miens. Sera des miens qui n’en goûte pas, à moins qu’une fois dans le creux de sa main. Mais ils y ont bu, à part quelques-uns. Et, passé le gué, les croyants disaient : Aujourd’hui nous ne pourrons rien contre Goliath et son armée. Mais ceux qui espéraient rencontrer Dieu ont dit : Que de fois Dieu a permis qu’une petite troupe triomphe d’une grande ! Dieu est avec les endurants.
En s’avançant contre Goliath et son armée, ils ont dit : Seigneur, verse en nous l’endurance, affermis nos pieds, aide-nous contre le peuple incroyant.
Et ils le mirent en déroute avec la permission de Dieu. David tua Goliath et Dieu donna à David le règne et la sagesse et lui enseigna ce qu’il voulut. Si Dieu ne repoussait pas les hommes les uns par les autres, la terre serait corrompue. Mais Dieu est plein de bonté pour les mondes.
Tels sont les versets de Dieu, nous te les communiquons avec la vérité. Oui, tu es l’un des envoyés.
Nous avons mis certains messagers au-dessus de certains autres. Dieu a parlé aux uns et a haussé d’autres. Nous avons donné les preuves à Jésus fils de Marie et l’avons soutenu par l’esprit saint. Si Dieu avait voulu leurs successeurs ne se seraient pas entre-tués mais ils se sont disputés, certains ont cru, d’autres n’ont pas cru. Si Dieu l’avait voulu, ils ne se seraient pas entre-tués. Mais Dieu fait ce qu’il veut.
Vous qui croyez, donnez de nos dons avant le jour où il n’y aura plus de marchés, ni d’amis, ni de recours. Les infidèles seront coupables.
Dieu, nul n’est dieu que lui, le Vivant, le Mainteneur. Ni torpeur ni sommeil ne le prennent. A lui les êtres des cieux et de la terre. Qui intercéderait auprès de lui sans sa permission ? Il sait ce qui est devant eux et derrière eux, mais ils ne savent de sa science que ce qu’il veut. Son trône couvre les cieux et la terre. Il les conserve sans fatigue. Il est le Très-Haut, le sans-borne.
Point de contrainte en religion, car le vrai se distingue du faux. Quiconque ne croit pas aux Tâghout mais croit en Dieu tient l’anse la plus solide et sans fêlure, car Dieu entend et il sait.
Dieu est le maître des croyants. Il les mène des ténèbres aux lumières. Mais les incroyants ont pour maîtres les Tâghout qui les mènent de lumière en ténèbres. Ce sont là les hôtes du feu et ils y seront pour toujours.
N’as-tu pas vu celui qui prenait prétexte que Dieu l’avait fait roi pour disputer avec Abraham sur son Seigneur ? Abraham disait : J’ai pour Seigneur celui qui fait vivre et mourir. Il répondit : C’est moi qui fais vivre et mourir. Abraham dit : Dieu fait venir du levant le soleil, toi fais-le venir du couchant. Et l’infidèle fut confondu, car Dieu ne guide pas le peuple coupable.
Ou celui qui passait par une ville en ruine et disait : Comment Dieu ferait-il revivre cette ville ? Dieu le fit mourir et, le rappelant au bout de cent ans, il lui dit : Combien es-tu resté ? Il répondit : Un jour ou une fraction de jour ? Il lui fut dit : Non, tu es resté cent ans. Regarde ta nourriture et ta boisson, rien n’est gâté, mais regarde ton âne. Et nous ferons de toi un signe pour les hommes, regarde ces ossements, comment nous les ressuscitons et les revêtons de chair. A cette vue l’homme a dit : Je sais que Dieu peut tout.
Souviens-toi d’Abraham qui disait : Seigneur, montre-moi comment tu fais revivre les morts. Il lui fut dit : Est-ce que tu ne crois pas ? Il répondit : Si, mais rassure mon cœur. Il lui fut dit : Prends quatre oiseaux, serre-les contre toi, puis mets-en un mor­ceau sur chaque montagne et rappelle-les. Ils reviennent à toi à tire-d’aile. Sache donc que Dieu est le puissant, le sage.
Ceux qui dépensent sur le sentier de Dieu sont comme un grain d’où sortent sept épis de chacun cent grains. Dieu rend au double à qui il veut, Dieu est sans borne et il sait.
Ceux qui dépensent au sentier de Dieu sans se vanter de leur dépense ni faire de tort, leur salaire est près de leur Seigneur. Ils n’auront plus ni crainte, ni tristesse.
Politesse et pardon valent mieux que l’aumône avec une vexation, car Dieu se suffit et il patiente.
Vous qui croyez, n’annulez pas vos aumônes en les mentionnant et en faisant tort, comme ceux qui donnent avec ostentation devant les hommes sans croire en Dieu ni au jour dernier. Ils sont comme une roche couverte de terre, l’averse les met à nu et ils n’ont rien gagné, car Dieu ne guide pas le peuple des incroyants.
Ceux qui dépensent pour plaire à Dieu et affermir leur âme sont un jardin sur la colline. L’averse le fertilise ou, faute d’averse, la rosée, car Dieu voit vos actes.
Aimeriez-vous un jardin de palmiers et de vignes où les ruisseaux circulent, où poussent toutes sortes de fruits ? Mais si vous voilà vieux et sans enfants qu’encore chétifs et qu’un vent de feu brûle ce jardin ? Dieu explique ainsi ses versets, peut-être réfléchirez-vous.
Vous qui croyez, donnez du meilleur de vos biens, et de ce que nous faisons germer du sol. Ne cherchez pas à donner du moins bon, ce que vous n’auriez pris que si vous aviez les yeux fermés. Sachez que Dieu se suffit mais qu’il mérite louange. 
Le satan vous menace de pauvreté et vous commande des infamies, mais Dieu vous offre son pardon et sa grâce. Dieu est sans borne et il sait.
Il donne la sagesse à qui il veut. Et qui reçoit la sagesse reçoit un grand bien. Mais seuls s’en souviennent les intelligents.
Quelque don que vous donniez, quelque vœu que vous fassiez, Dieu le sait. Mais les coupables sont sans recours.
Si vous donnez ouvertement, c’est bien. Si vous cachez ce que vous donnez aux pauvres, c’est mieux et Dieu efface une part de vos méfaits, car Dieu est renseigné sur vos actes.
Tu n’as pas à les guider, Dieu guide lui-même qui il veut. Et vos dépenses en bienfaits vous seront profitables, car c’est rechercher la face de Dieu. Vos dépenses en bienfaits vous seront rendues et vous ne serez pas lésés.
Les pauvres qui sont dévoués au sentier de Dieu, qui n’ont plus de quoi voyager et que l’ignorant croit riches parce qu’ils ne demandent rien, tu les reconnais à leur air, ils ne mendient pas. A eux tes bienfaits et Dieu le saura.
Ceux qui donnent de leurs biens nuit et jour, en secret comme en public, leur salaire est près de leur Seigneur. Ils n’auront plus ni crainte ni tristesse.
Mais ceux qui se nourrissent d’usure se lèveront le jour du jugement comme sursaute quelqu’un que touche le satan. Ils disent : Le commerce est comme l’usure. Mais Dieu permet le commerce et non l’usure. Celui qui cesse quand son Seigneur l’exhorte, garde ses profits et en répondra devant Dieu. Mais ceux qui récidivent seront pour toujours les hôtes du feu.
Dieu annulera les profits de l’usure et fera fructifier l’aumône. Dieu n’aime ni l’incroyant ni l’impie.
Les croyants dont l’œuvre est fidèle et qui font la prière et acquittent l’aumône, leur salaire est près de leur Seigneur. Ils n’auront plus ni crainte ni tristesse.
Vous qui croyez, soyez fidèles à Dieu. Renoncez à ce qui reste d’usure, si vous croyez.
Sinon, attention à la guerre de Dieu et de son apôtre. Si vous revenez, il vous reste vos capitaux, vous ne léserez personne et vous ne serez pas lésés.
Et donnez sursis au débiteur gêné, attendez qu’il soit dans l’aisance. Mais mieux vaut remettre la dette, si vous savez.
Soyez fidèles de peur du jour où vous serez ramenés vers Dieu, où chacun recevra ce qu’il s’est acquis et où personne ne sera lésé.
Vous qui croyez, si vous avez une dette à terme, inscrivez-la. Qu’un scribe l’écrive avec exactitude. Qu’un scribe ne s’y refuse pas selon que Dieu l’a instruit. Qu’il écrive et que le débiteur dicte. Qu’il craigne son Seigneur et ne diminue pas la dette. Si le débiteur est sot ou faible ou s’il ne peut dicter, c’est à son répondant à dicter avec exactitude. Prenez à témoin deux de vos hommes ou, à défaut de deux hommes, prenez un homme et deux femmes, que si l’une se trompe l’autre la fasse se souvenir. Et que les témoins demandés ne se récusent pas. Ne dédaignez pas d’inscrire une dette petite ou grande, avec son terme. C’est plus équitable devant Dieu, plus correct pour les témoins, plus propre à écarter les doutes. A moins d’un marché entre vous de la main à la main : aucun grief alors à ne pas l’écrire. Prenez donc des témoins quand vous négociez, mais ne nuisez pas au scribe ni au témoin, ce serait pervers. Soyez fidèles à Dieu, car Dieu vous instruit, Dieu sait tout.
Si vous êtes en voyage et ne trouvez pas de scribe, donnez un gage. Si vous confiez un dépôt, que le dépositaire le restitue, qu’il soit fidèle à Dieu, son Seigneur. Ne cachez pas non plus de témoignage, ce serait pécher et Dieu sait vos actes.
A Dieu sont les êtres des cieux et de la terre. Que vous cachiez ou non ce qui est en vous, Dieu vous en demandera compte. Il pardonne à qui il veut et tourmente qui il veut. Dieu peut tout.
Le messager a cru ce que lui a révélé son Seigneur, les croyants aussi l’ont cru. Tous ont cru en Dieu, à ses anges et à ses messagers. Ils ont dit : Nous ne faisons pas de différence entre les messagers. Ils ont dit : Nous entendons et nous obéissons, pardonne-nous Seigneur, l’avenir n’aboutit qu’à toi.
Dieu n’oblige qu’à ce que peut chacun. Chacun n’aura pour soi et contre soi que ce qu’il se sera acquis. Seigneur, ne nous reprends pas pour nos oublis ou nos erreurs. Seigneur, ne nous accable pas d’autant de fardeaux que nos devanciers. Seigneur, ne nous accable pas de ce que nous ne pouvons pas porter. Efface, pardonne, aie pitié. Tu es notre maître, secours-nous contre le peuple des incroyants.
Alif. Lâm. Mîm.
Dieu, nul n’est dieu que lui, le Vivant, le Mainteneur.
Il te révèle le livre avec la vérité pour confirmer les révélations antérieures. Il a révélé la Thora et l’Évangile
jadis pour guider les hommes. Et il révèle le critère. Ceux qui ne croient pas aux versets de Dieu, à eux un châtiment terrible, car Dieu est le puissant et il dispose de la vengeance.
Rien n’est caché à Dieu sur terre ni dans le ciel.
C’est lui qui vous forme dans le sein de vos mères comme il veut. Nul n’est dieu que lui. Il est le puissant, le sage.
C’est lui qui t’a révélé le livre avec des versets confirmés qui sont la matrice du livre et d’autres qui sont équivoques. Quiconque a la déviation au cœur suit les équivoques par goût du trouble et de l’explication, mais Dieu seul connaît l’explication. Ceux qui sont enracinés dans la science disent : Nous y croyons, tout vient de notre Seigneur. Mais seuls s’en souviennent les intelligents.
Seigneur, ne fais pas dévier nos cœurs après nous avoir guidés. Donne-nous ta grâce, tu es celui qui donne.
Seigneur, tu rassembleras un jour les hommes ; certes, car Dieu ne manque pas à sa promesse.
Et devant Dieu ni leurs biens ni leurs enfants ne serviront aux incroyants, ceux-ci seront le combustible du feu
comme les gens de Pharaon et leurs devanciers. Ils niaient nos signes et Dieu les fit périr pour leurs péchés. Dieu est terrible en châtiment.
Dis aux infidèles : Vous serez vaincus et rassemblés dans la géhenne. Quel mauvais lit !
Vous avez eu un signe dans la rencontre de deux troupes. Les uns combattaient dans le sentier de Dieu, les autres étaient des incroyants. Ceux-ci voyaient de leurs yeux les premiers deux fois plus nombreux qu’eux car Dieu secourt qui il veut. Voilà de quoi réfléchir pour les clairvoyants.
Aimer les voluptés des femmes, les fils, les quintars d’or et d’argent thésaurisés, les chevaux de race, les troupeaux et les bonnes terres, cela paraît beau pour les hommes, ce sont les plaisirs de cette vie. Mais c’est le retour à Dieu qui est beau.
Dis : Vous annoncerai-je ce qui vaut le mieux ? Les fidèles auront, près de leur Seigneur, des jardins où les ruisseaux circulent. Ils seront là pour toujours. Ils auront des épouses pures et la joie de Dieu. Car Dieu n’est pas sans voir ses esclaves
qui disent : Seigneur, nous croyons, pardonne nos péchés, garde-nous du tourment de feu.
Ils sont endurants, véridiques, fervents et généreux. Ils implorent le pardon au point du jour.
Dieu atteste et avec lui les anges et les sages, que nul n’est dieu que lui, l’équitable. Nul n’est dieu que lui, le puissant, le sage.
Pour Dieu la religion c’est l’Islam. Ceux qui ont reçu le livre ne se sont disputés et jalousés qu’après avoir su. Ceux qui ne croient pas aux versets de Dieu, Dieu est prompt à leur demander compte. 
S’ils discutent, dis-leur : Je me suis soumis à Dieu, moi et ceux qui me suivent. Dis à ceux qui ont le livre et aux illettrés : Êtes-vous convertis à l’Islam ? S’ils se convertissent à l’Islam ils sont bien guidés. Et s’ils tournent le dos, à toi n’incombe que d’avertir. Dieu n’est pas sans voir ses esclaves.
Ceux qui ne croient pas aux versets de Dieu et qui tuent à tort les prophètes et qui tuent les prôneurs d’équité, annonce-leur l’affreux tourment.
Leurs œuvres sont vaines en cette vie et dans l’autre. Ils seront sans recours.
N’as-tu pas vu ceux qui ont eu part au livre ? Ils sont convoqués au livre de Dieu pour les départager, mais certains se détournent et s’écartent.
Ils ont dit : Le feu ne nous touchera que quelques jours. Les calomnies qu’ils inventent les trompent dans leur religion.
Qu’adviendra-t-il quand nous les rassemblerons pour le jour indubitable et quand chacun sera payé selon ses mérites ? Et ils ne seront pas lésés.
Dis : Seigneur, Maître du règne, tu donnes le règne à qui tu veux et tu ôtes le règne à qui tu veux, tu hausses qui tu veux et tu abaisses qui tu veux. Le bonheur est entre tes mains, tu peux tout.
Tu fais entrer la nuit dans le jour et entrer le jour dans la nuit. Tu fais sortir le vivant du mort et sortir le mort du vivant. Tu donnes à qui tu veux sans compter.
Que les croyants ne prennent pas d’incroyants pour alliés à la place de croyants. Qui agit ainsi n’a plus part à Dieu, à moins que vous ne vouliez éviter quelque danger de leur part. Dieu vous avertit de le craindre, l’avenir n’aboutit qu’à Dieu.
Dis : Cachez ou ébruitez ce que vous avez dans le cœur, Dieu le sait. Il sait ce qui est au ciel et sur la terre. Et Dieu peut tout.
Le jour où chacun trouvera devant soi le bien qu’il a fait et le mal qu’il a fait, il souhaitera entre lui et ce jour une grande distance. Mais Dieu vous avertit de le craindre, car Dieu est bon pour ses esclaves.
Dis : Si vous aimez Dieu, suivez-moi. Dieu vous aimera et vous pardonnera vos péchés, car Dieu pardonne, il a pitié.
Dis : Obéissez à Dieu et à l’apôtre. Alors s’ils tournent le dos, Dieu n’aime pas les ingrats.
Dieu a choisi entre les mondes Adam, Noé, la famille d’Abraham et la famille d’Amram
qui descendent les uns des autres. Dieu entend et il sait.
La femme d’Amram disait : Seigneur, je te voue à toi seul ce qui est dans mon ventre, accepte-le de moi, oui tu entends et tu vois.
Elle enfantait et disait : Seigneur, j’ai enfanté une fille. Et Dieu savait ce qu’elle avait enfanté. Un garçon n’aurait pas été comme une fille. Je la nomme Marie. Elle et sa descendance, je les mets sous ta protection contre le satan maudit.
Son Seigneur l’accueillit d’un bel accueil et la fit croître d’une belle croissance. Zacharie se chargea d’elle. Chaque fois qu’il entrait près d’elle dans le sanctuaire il trouvait près d’elle un repas. Il dit : Marie, comment as-tu cela ? Elle répondit : Cela vient de Dieu. Dieu donne à qui il veut sans compter.
Alors Zacharie pria son Seigneur : Seigneur, accorde-moi une descendance excellente. Tu es celui qui entends la prière.
Comme il priait debout dans le sanctuaire, les anges lui crièrent : Dieu t’annonce Jean qui va certifier une parole de Dieu, il sera un chef, un chaste, un prophète parmi les justes.
Il dit : Seigneur, comment aurais-je un garçon quand je suis vieux et que ma femme est stérile ? Il lui fut dit : Dieu fait ce qu’il veut.
Il dit : Seigneur, fixe-moi un signe. Il lui fut dit : Ton signe sera de ne pouvoir parler que par gestes pendant trois jours. Souviens-toi souvent de ton Seigneur, glorifie-le au crépuscule et à l’aube.
Les anges disaient : Marie, Dieu t’a choisie et purifiée, il t’a choisie entre les femmes des mondes.
Marie, sois fervente envers ton Seigneur, prosterne-toi, incline-toi avec ceux qui s’inclinent.
Ce sont des récits de l’insondable que nous te révélons, car tu n’étais pas là quand ils jetèrent leurs calames, à qui d’entre eux se chargerait de Marie. Tu n’étais pas là quand ils se disputèrent.
Les anges disaient : Marie, Dieu t’annonce une parole de lui, son nom est le messie Jésus fils de Marie. Il sera illustre en cette vie et dans l’autre et l’un des proches du Seigneur.
Il parlera aux hommes dès le berceau et dans l’âge mûr. Il sera parmi les justes.
Elle répondit : Comment aurais-je un enfant quand nul homme ne m’a touchée ? Il lui fut dit : Dieu crée ce qu’il veut. Quand il décide, il dit seulement : Soit. Et c’est.
Il lui enseignera le livre, la sagesse, la Thora et l’Évangile.
Et, il l’enverra en messager dire aux fils d’Israël : Je viens à vous avec un signe de votre Seigneur. Je vais pétrir d’argile une forme d’oiseau et y souffler et, avec la permission de Dieu, c’est un oiseau. Avec la permission de Dieu je vais guérir le muet et le lépreux et faire revivre les morts. Je vous dirai ce que vous mangez et ce que vous amassez dans vos maisons. Oui, c’est un signe pour vous si vous croyez.
Je viens confirmer ce que vous saviez par la Thora et vous déclarer permis une part de ce qui ne l’était pas. Je suis venu à vous avec un signe de votre Seigneur. Soyez fidèles à Dieu et obéissez-moi.
Dieu est mon Seigneur et votre Seigneur. Adorez-le. C’est le droit chemin.
Mais quand Jésus sentit qu’ils ne croyaient pas, il dit : Qui sont mes aides pour Dieu ? Et les apôtres répondirent : Nous sommes les aides de Dieu, nous croyons en Dieu, sois témoin que nous lui sommes soumis.
Seigneur, nous croyons à ce que tu révèles, nous suivons le messager, inscris-nous parmi les témoins.
Et les autres tramèrent, mais Dieu trama aussi et c’est Dieu qui trame le mieux.
Dieu disait : Jésus, je vais te rappeler à moi, te hausser à moi, te purifier des incroyants. Je vais, jusqu’au jour de la résurrection, mettre tes disciples au-dessus des incroyants. Alors vous retournerez à moi et moi je déciderai entre vous.
Les incroyants, je les tourmenterai terriblement en cette vie et dans l’autre et ils seront sans recours.
Les croyants dont les œuvres sont fidèles, il leur donnera leur juste salaire. Dieu n’aime pas les coupables.
Nous te récitons là une part des signes et du sage avertissement.
Devant Dieu, Jésus est comme Adam qu’il a créé de poussière. Il lui a dit : Sois. Et il fut.
La vérité vient de ton Seigneur. Ne sois pas de ceux qui doutent. 
Maintenant que tu sais, réponds à ceux qui discutent : Allons, appelons nos fils et vos fils, nos femmes et vos femmes et venons, nous et vous, et proférons l’imprécation pour faire tomber la malédiction de Dieu sur les menteurs.
Oui, c’est là le récit véridique. Et il n’y a pas d’autre dieu que Dieu. Certes oui, Dieu est le puissant, le sage.
S’ils tournent le dos, Dieu connaît les semeurs de désordre.
Dis : Vous qui avez le livre, venez dire une parole qui nous soit commune : n’adorer que Dieu, ne lui ajouter personne, n’avoir aucun autre seigneur que Dieu. Et s’ils tournent le dos : Soyez témoins que nous sommes musulmans.
Vous qui avez le livre, pourquoi discuter sur Abraham ? C’est après lui qu’on vous a révélé la Thora et l’Évangile, ne comprenez-vous pas ?
Vous discutez de ce que vous savez, mais pourquoi discuter de ce que vous ne savez pas ? car Dieu sait et vous ne savez pas.
Abraham n’a été ni juif ni chrétien, il était sincère et soumis à Dieu, il n’était pas de ceux qui ajoutent des dieux.
Oui, ceux qui sont le plus d’Abraham sont ceux qui le suivent comme font le prophète et les croyants. Et Dieu est le maître des croyants.
Certains qui ont le livre aimeraient vous égarer, mais ils n’égarent qu’eux-mêmes et ils ne s’en doutent pas.
Vous qui avez le livre, pourquoi ne pas croire aux versets de Dieu quand vous en êtes témoins ?
Vous qui avez le livre, pourquoi affubler d’erreur la vérité ? Pourquoi cacher la vérité quand vous savez ?
Certains qui ont le livre disent : Le matin croyez à ce qu’on révèle aux croyants et le soir n’y croyez plus, peut-être en reviendront-ils.
Ne vous fiez qu’à ceux qui sont de votre religion. Réponds-leur : La grâce est grâce de Dieu. Vous craignez qu’on reçoive ce que vous avez reçu et qu’on en tire grief contre vous devant votre Seigneur ? Dis : Mais la grâce est entre les mains de Dieu. Il la donne à qui il veut. Dieu est sans borne et il sait.
Il prend pitié de qui il veut, Dieu est maître d’une grâce sans borne.
Tel de ceux qui ont le livre, tu lui confies un quintar et il te le rend. Tel autre tu lui confies un dinar et il faut le harceler pour qu’il le rende, car il dit : Nous ne sommes pas tenus envers les illettrés. Mais ils mentent contre Dieu et ils le savent.
Quiconque tient parole et craint Dieu, eh bien Dieu aime les fidèles.
Ceux qui vendent le pacte de Dieu et leurs serments à vil prix n’ont pas part à l’autre vie. Dieu ne leur parlera pas, il ne les regardera pas le jour de la résurrection, il ne les purifiera pas. A eux l’affreux tourment.
Oui, certains d’entre eux bredouillent sur le livre pour faire croire que c’est dans le livre mais ce n’y est pas. Ils disent : Cela vient de Dieu. Mais cela ne vient pas de Dieu. Ils mentent contre Dieu et ils le savent.
Un homme à qui Dieu donne le livre, l’illumination et la prophétie ne peut dire : Soyez-moi fidèle plutôt qu’à Dieu. Mais : Soyez des maîtres puisque vous enseignez le livre, puisque vous l’étudiez.
Il ne vous demandera pas de prendre pour seigneurs des anges ou des prophètes. Vous demanderait-il de ne plus croire une fois que vous êtes musulmans ?
Dieu a fait un pacte avec les prophètes : Quand je vous envoie une part de livre et de sagesse, si un messager vient vous confirmer ce que vous savez, croyez en lui, portez-lui secours. Il dit : Acceptez-vous, vous y engagez-vous ? Ils ont dit : Nous acceptons. Il a dit : Alors, soyez-en témoins, et moi, avec vous, je suis parmi les témoins.
Ceux qui tournent alors le dos sont des pervers. 
Que cherchent-ils d’autre que la religion de Dieu, quand tous les êtres du ciel et de la terre se soumettent à lui de gré ou de force et qu’ils seront tous ramenés à lui ?
Dis : Nous croyons en Dieu, à ce qu’il nous révèle, à ce qu’il a révélé à Abraham, Ismaël, Isaac, Jacob et les Tribus, à ce qui fut révélé à Moïse, à Jésus et aux prophètes par leur Seigneur. Nous ne faisons pas de différence entre eux, nous lui sommes soumis.
Quiconque cherche une autre religion que l’Islam ne sera pas accepté. Et dans l’autre vie il sera parmi les perdants.
Comment Dieu guiderait-il ceux qui redeviennent incroyants après avoir cru, après avoir attesté que le messager dit vrai, après avoir reçu les preuves ? Dieu ne conduit pas un peuple de coupables.
Ils auront pour salaire la malédiction de Dieu, des anges et de tous les hommes.
Ils la subiront pour toujours sans que s’allège leur tourment, sans qu’il tarde,
à part ceux qui se repentent et s’amendent, car Dieu pardonne, il a pitié.
Ceux qui ne croient plus après avoir cru et qui redoublent d’incroyance, leur repentir ne sera pas reçu, ce sont les égarés.
Quiconque mourra dans l’incroyance ne pourra plus se racheter, même avec un tas d’or gros comme la terre. A eux l’affreux tourment sans recours.
Et vous n’atteindrez pas la piété à moins de donner de ce que vous aimez. Quoi que vous donniez, Dieu le sait.
Tout aliment était permis aux fils d’Israël sauf ce qu’Israël s’était lui-même interdit avant qu’ait été révélée la Thora. Dis-leur : Apportez la Thora et lisez-la si vous dites vrai.
Alors ceux qui mentent contre Dieu seront coupables.
Dis-leur : Dieu a dit vrai. Suivez la religion d’Abraham, un orthodoxe qui n’était pas de ceux qui ajoutent des dieux.
Oui, le premier temple qui fut fondé pour les hommes est celui de Bakka. Il est béni et il guide les mondes.
Là se trouvent les signes évidents, là se tint Abraham, là est la sécurité pour ceux qui entrent. Et Dieu a imposé aux hommes, du moins à ceux qui peuvent, le pèlerinage au temple. Quiconque ne croit pas... Dieu se suffit, il n’a pas besoin des mondes.
Dis : Vous qui avez le livre, pourquoi ne pas croire aux versets de Dieu, quand Dieu est témoin de vos actes ?
Dis : Pourquoi écarter les croyants du sentier de Dieu, pourquoi le gauchir vous qui en êtes témoins ? Dieu n’est pas sans regarder vos actes.
Vous les croyants, si vous écoutez certains de ceux qui ont le livre, ils vous rendront incroyants, vous qui avez cru.
Comment ne pas croire quand vous avez entendu les versets de Dieu et que son apôtre est parmi vous ? Quiconque se met sous la protection de Dieu est guidé dans le droit chemin.
Vous qui croyez, soyez fidèles à Dieu de toute la fidélité qui lui est due et ne mourez que soumis à lui.
Mettez-vous tous sous la protection de Dieu et ne vous divisez pas. Souvenez-vous du bienfait de Dieu. Quand vous étiez ennemis, il vous a réconciliés et vous êtes devenus frères par sa grâce. Vous étiez au bord d’un abîme de feu et il vous en a sauvés. Dieu vous explique ainsi ses signes, peut-être serez-vous guidés.
Formez une nation qui appelle au bien, ordonne le bien et interdise le mal. A ceux-là le bonheur.
Ne soyez pas comme ceux qui se sont divisés et disputés après avoir eu les preuves. A ceux-là le tourment sans borne
le jour où les visages deviendront les uns clairs, les autres sombres. A ceux dont seront assombris les visages : Êtes-vous devenus des incroyants après avoir cru ? Goûtez le tourment puisque vous n’avez plus cru.
Mais ceux dont seront éclaircis les visages seront pour toujours dans la grâce de leur Seigneur.
Voilà les versets de Dieu que nous te récitons avec vérité. Dieu ne veut pas léser les mondes.
A Dieu sont les êtres des cieux et de la terre. Et tout ordre revient vers Dieu.
Vous êtes la meilleure nation qu’il y ait eu chez les hommes : Vous ordonnez le bien, vous interdisez le mal et vous croyez en Dieu. Si ceux qui ont le livre croyaient, cela vaudrait mieux pour eux. Certains croient, mais la plupart sont pervers.
Ils ne vous nuiront guère. S’ils vous attaquent, ils tourneront le dos et seront sans recours.
Ils seront frappés d’humiliation où qu’ils se retirent, sauf s’ils ont un lien avec Dieu ou avec les hommes. Ils provoquent la colère de Dieu. Ils seront frappés de pauvreté parce qu’ils n’ont pas cru aux versets de Dieu et ont tué à tort les prophètes, parce qu’ils sont des révoltés, des transgresseurs.
Ils ne sont pas tous pareils. Chez ceux qui ont le livre, il y a une nation droite : ils récitent de nuit les versets de Dieu et se prosternent,
ils croient en Dieu et au jour dernier, ils ordonnent le bien et interdisent le mal, ils se hâtent de bien faire, ils sont parmi les justes.
Le bien qu’ils font ne leur sera pas dénié, car Dieu connaît les fidèles.
Mais ni leurs biens ni leurs enfants ne serviront aux incroyants devant Dieu. Ils seront pour toujours les hôtes du feu.
Leurs dépenses en cette vie sont comme un vent de grêle qui s’abat sur les récoltes d’un peuple injuste et les détruit. Dieu ne les lèse pas ils se lèsent eux-mêmes.
Vous qui croyez, ne prenez pas de confidents au-dehors, ils ne manqueraient pas de vous faire tort, ils voudraient votre perte. La haine leur sort de la bouche et leur cœur en cache encore plus. Voilà expliqués nos versets, si vous comprenez.
Vous les aimez mais ils ne vous aiment pas. Et vous croyez à tout le livre, mais, eux, quand ils vous rencontrent, ils disent : Nous croyons. Et une fois seuls, ils s’en mordent les doigts de rage. Dis-leur : Mourez de rage, Dieu connaît les pensées des cœurs.
Qu’un bonheur vous atteigne, ils en souffrent. Qu’un malheur vous atteigne, ils s’en réjouissent. Si vous êtes endurants et fidèles, leur machination ne vous fera aucun tort, car Dieu cerne leurs actes.
Quand tu quittais ta famille au matin pour placer les croyants à leurs postes de combat… Dieu entend et il sait.
Quand deux de vos groupes pensaient fléchir alors que Dieu était leur maître... Aux croyants de ne se fier qu’à Dieu.
Oui, Dieu vous a secourus à Badr quand vous étiez humiliés. Soyez fidèles à Dieu, peut-être lui saurez-vous gré.
Quand tu disais aux croyants : Est-ce qu’il ne suffit pas que votre Seigneur vous donne un renfort de trois mille anges ?
Et certes, si vous êtes endurants et fidèles et s’ils reviennent tout de suite contre vous, votre Seigneur vous donnera un renfort de cinq mille anges d’assaut.
Dieu n’a ainsi agi que pour vous annoncer la bonne nouvelle et pour rassurer vos cœurs. Car la victoire ne vient que de Dieu le puissant, le sage,
et pour tailler en pièces une part des incroyants ou les humilier et qu’ils s’en retournent déçus.
Tu n’es pour rien dans son décret. Il leur reviendra ou bien il les tourmentera d’avoir été coupables.
A Dieu sont les êtres des cieux et de la terre. Il pardonne à qui il veut et tourmente qui il veut. Dieu pardonne, il a pitié.
Vous qui croyez, ne vivez pas d’usure redoublée. Soyez fidèles à Dieu, peut-être aurez-vous le bonheur.
Gardez-vous de ce feu prêt pour les incroyants.
Écoutez Dieu et l’apôtre, peut-être obtiendrez-vous miséricorde.
Allez au-devant du pardon de votre Seigneur, vers le jardin aussi grand que le ciel et la terre. Il est pour les fidèles
qui sont généreux dans la richesse et dans la pauvreté, ceux qui domptent leur colère et oublient les offenses car Dieu aime les bienfaisants,
ceux qui après avoir fait des infamies ou s’être lésés eux-mêmes, invoquent Dieu et demandent pardon de leurs fautes, or qui sauf Dieu pardonne les fautes ? et ceux qui ne persistent plus dans leurs actes une fois qu’ils savent.
Ils auront pour salaire le pardon de leur Seigneur et des jardins où les ruisseaux circulent, ils y seront pour toujours. Comme est beau le salaire de ceux qui font le bien.
Il y a eu avant vous des châtiments exemplaires. Parcourez la terre et voyez la fin de ceux qui criaient au mensonge.
C’est un enseignement pour les hommes, pour guider et exhorter les fidèles.
Ne faiblissez pas, ne vous attristez pas, vous êtes les plus hauts si vous êtes croyants.
Vous êtes blessés, mais l’autre peuple a été blessé aussi. Ces journées, nous les faisons alterner chez les hommes pour que Dieu connaisse les croyants et prenne parmi vous des témoins, car Dieu n’aime pas les coupables,
pour que Dieu éprouve ceux qui croient et détruise les incroyants.
Pensez-vous entrer au jardin avant que Dieu ait connu ceux de vous qui furent combattants, avant qu’il ait connu les endurants ?
Certes, vous souhaitiez la mort avant de la rencontrer. Maintenant vous l’avez vue et vous restez à regarder.
Mahomet n’est qu’un messager. Des messagers ont passé avant lui. Quoi, s’il meurt ou s’il est tué, retournerez-vous sur vos pas ? Qui retourne sur ses pas ne fait aucun tort à Dieu, mais Dieu donne un salaire à ceux qui lui savent gré.
Personne ne meurt qu’avec la permission de Dieu écrite pour l’instant fixé. Qui veut son salaire en cette vie, nous le lui donnons et qui le veut dans l’autre, nous le lui donnons. Nous donnons un salaire à ceux qui nous savent gré.
Combien de prophètes ont combattu qui avaient nombre de disciples ! Ceux-ci ne fléchissaient pas sous les atteintes dans le sentier de Dieu, ils ne fai­blissaient pas, ils ne cédaient pas. Dieu aime les endurants.
Leurs seules paroles étaient : Seigneur, pardon pour nos péchés, pour nos excès. Affermis nos pas, secours-nous contre un peuple coupable.
Dieu leur donna leur salaire en cette vie et le plus beau salaire dans l’autre. Dieu aime les bienfaisants.
Vous qui croyez, si vous écoutez les incroyants, ils vous feront retourner sur vos pas et vous irez à votre perte.
Non, Dieu seul est votre maître, il est le meilleur recours.
Nous jetterons l’effroi dans le cœur des incroyants parce qu’ils ajoutent à Dieu des dieux qu’il n’autorise pas. Ils n’auront que le feu pour refuge. Combien mauvais l’abri des coupables !
Dieu a été fidèle à sa promesse, il a permis que vous les arrêtiez. Dieu vous a montré votre espérance, puis vous avez fléchi, vous vous êtes disputé le butin, vous vous êtes révoltés. Mais si certains de vous désirent cette vie, d’autres désirent l’autre. C’est pour vous éprouver que Dieu vous a fait reculer devant les incroyants. Certes, il a pardonné, car il dispose de sa grâce pour les croyants.
Quand vous fuyiez sans vous retourner sur personne, et derrière vous l’apôtre vous rappelait, Dieu a changé votre peine en une autre afin que ne vous désole ni ce qui vous échappait ni ce qui vous atteignait, car Dieu est renseigné sur vos actes.
Il a fait descendre une sécurité sur votre peine et le sommeil sur certains de vous. Les autres s’attristaient sur eux-mêmes et se trompaient sur Dieu comme se trompent les païens. Ils disaient : Avions-nous part à ce décret ? Réponds : Le décret entier est de Dieu. Mais ils cachent en eux-mêmes ce qu’ils ne te révéleront pas. Ils disent : Si nous avions eu part à ce décret nous n’aurions pas eu de tués ici. Réponds : Si vous étiez restés chez vous, ceux dont la mort était écrite seraient quand même allés à leur tombe. Dieu mettait vos cœurs à l’épreuve et les purifiait. Il a fait voir ce qu’il y avait dans vos cœurs. Dieu connaît le secret des cœurs.
Ceux qui ont tourné le dos le jour de la rencontre, c’est le satan qui les a fait broncher à cause de certains de leurs actes. Mais Dieu leur a pardonné, car Dieu pardonne, il est indulgent.
Vous qui croyez, ne soyez pas comme les incroyants. Ils disent quand leurs frères partent au loin ou à la guerre : S’ils étaient restés chez nous, ils ne seraient pas morts, ils ne seraient pas tués. Que Dieu leur laisse leur deuil. Dieu fait vivre et fait mourir. Dieu n’est pas sans voir vos actes.
Oui, que vous soyez tués dans le sentier de Dieu ou que vous y mouriez, un pardon et une grâce de Dieu valent mieux que leurs gains.
Que vous mouriez ou que vous soyez tués, oui, vous serez rassemblés vers Dieu.
Et c’est grâce à ton Seigneur que tu as été bon pour eux. Si tu t’étais montré rude et dur, ils se seraient séparés de toi. Pardonne-leur donc et demande pardon pour eux. Consulte-les, puis décide et fie-toi à Dieu. Dieu aime qu’on se fie à lui.
S’il vous aide, personne ne vous vaincra. S’il vous délaisse, qui d’autre vous aidera ? Que les croyants se fient à Dieu.
Mais un prophète n’a pas à frauder. Tout fraudeur vient avec sa fraude au jour de la résurrection, et chacun aura son salaire, et personne ne sera lésé.
Est-ce que celui qui va au gré de Dieu est comme celui qui provoque sa colère et n’a de refuge que dans la géhenne ? Quel mauvais avenir !
Ils sont à des degrés différents près de Dieu car Dieu voit bien leurs actes.
Oui, Dieu a été bon pour les croyants quand il leur a envoyé un apôtre de chez eux pour leur dire ses versets, pour les purifier, pour leur apprendre le livre et la sagesse, car ils étaient dans un bel égarement.
Eh quoi, un malheur vous atteint, mais le succès avait été double, et vous dites : Comment ce malheur ? Réponds : Il vient de vous. Et Dieu peut tout.
Dieu a permis votre revers le jour de la rencontre pour reconnaître les croyants
et reconnaître les hypocrites. On leur disait : Venez combattre dans le sentier de Dieu ou défendez-vous, ils répondaient : Certes nous irions, si nous savions combattre. Ils étaient ce jour-là plus infidèles que croyants. Ils disent ce qui n’est pas dans leur cœur, mais Dieu sait ce qu’ils cachent.
Ils n’ont pas bougé et ils disent de leurs frères : S’ils nous avaient écoutés, ils ne seraient pas tués. Dis : Écartez donc de vous la mort, si vous dites vrai.
Et ceux qui ont été tués sur le sentier de Dieu, ne les crois pas morts. Ils vivent près de leur Seigneur, ils ne manquent de rien.
La grâce que Dieu leur donne les emplit de joie et ils se réjouissent parce que ceux qui les rejoindront n’auront plus ni crainte ni tristesse.
Ils se réjouissent du bienfait et de la grâce de Dieu et parce que Dieu ne laisse pas perdre le salaire des croyants.
Et les blessés qui ont répondu à Dieu et à l’apôtre, leur salaire est sans borne s’ils sont bienfaisants et fidèles.
On leur disait : Vos ennemis concentrent leurs forces, craignez-les. Mais leur foi s’en accrut et ils dirent : Dieu nous suffit, il est le meilleur garant.
Et ils sont revenus avec le bienfait et la grâce de Dieu. Le malheur ne les a pas touchés. Ils allaient au gré de Dieu et Dieu dispose d’une grâce sans borne.
Certes le satan vous effraie avec ses clients, mais ne les craignez pas, craignez-moi, vous qui croyez.
Ne t’attriste pas de ceux qui s’enfoncent dans l’incroyance. Ils ne font aucun tort à Dieu. Dieu ne leur donnera aucune part à l’autre vie. A eux le tourment sans borne.
Ceux qui troquent la foi contre l’incroyance ne font aucun tort à Dieu. A eux l’affreux tourment.
Que les incroyants ne voient pas un avantage dans le délai que nous leur donnons. Ce délai ne sert qu’à accroître leur péché. A eux la honte du tourment.
Dieu ne saurait laisser les croyants dans l’état où vous êtes. Il distinguera le mauvais d’avec le bon. Dieu ne saurait vous montrer l’insondable, mais Dieu choisit les messagers qu’il veut. Alors croyez en Dieu et en ses messagers. Si vous êtes croyants et fidèles, à vous le salaire sans borne.
Que ceux qui sont avares des dons de Dieu n’y voient pas un avantage, c’est un mal. Le jour de la résurrection ils auront autour du cou les biens dont ils furent avares. Car les cieux et la terre sont à Dieu et Dieu est renseigné sur vos actes.
Oui, Dieu a entendu ceux qui disaient : Dieu est dans l’indigence, mais nous sommes à l’aise. Eh bien, nous inscrirons leurs dires et qu’ils tuèrent à tort les prophètes. Et nous dirons : Goûtez le tourment de la calcination.
C’est le salaire de vos actes. Dieu n’est pas injuste envers ses esclaves. 
Ceux-là disaient : Dieu nous a prescrit de ne croire en aucun prophète s’il ne nous apporte une offrande que le feu dévore... Réponds : Des prophètes avant moi ont apporté les preuves et ce dont vous parlez. Pourquoi les avoir tués, si vous dites vrai ?
Ils te traitent de menteur, mais ils ont traité de menteurs les apôtres précédents qui apportaient des preuves et les psaumes et le livre lumineux.
Toute âme goûte la mort. Et le jour de la résurrection vous recevrez votre salaire. Quiconque sera écarté du feu et introduit dans le jardin aura gagné, car cette vie n’était qu’une fausse joie.
Certes, vous serez éprouvés dans vos biens et vos personnes. Vous en entendrez de rudes de la part de ceux qui avaient le livre avant vous et de ceux qui ajoutent des dieux. Si vous êtes endurants et fidèles, voilà la fermeté qu’il faut.
L’alliance de Dieu avec ceux qui avaient le livre c’était : Montrez-le, aux hommes, ne le cachez pas. Mais ils l’ont jeté derrière leur dos, ils l’ont vendu à vil prix. Mauvais marché !
Ne compte pas que ceux qui se réjouissent de ce qu’ils ont fait et aiment être loués de ce qu’ils n’ont pas fait, ne compte pas qu’ils échappent au tourment. A eux l’affreux tourment.
Le règne des cieux et de la terre est à Dieu et Dieu peut tout.
Oui, dans la création des cieux et de la terre, dans l’alternance de la nuit et du jour, il y a des signes pour les intelligents.
Debout, assis ou couchés, ils se souviennent de Dieu, ils méditent la création des cieux et de la terre : Seigneur, tu n’as pas créé en vain. Gloire à toi. Garde-nous du tourment de feu.
Seigneur, tu couvres de honte ceux que tu fais entrer dans le feu. Et les coupables sont sans recours.
Seigneur, nous avons entendu qu’il nous était crié de croire : Croyez en votre Seigneur. Et nous avons cru. Seigneur, pardon pour nos péchés. Oublie nos fautes. Rappelle-nous avec les purs.
Seigneur, donne ce que tu promettais par tes messagers. Ne nous flétris pas au jour de la résurrection. Certes, tu ne manques pas à ta promesse.
Leur Seigneur les exauce : Je ne laisse perdre aucun de vos actes d’homme ou de femme, car vous tenez les uns des autres. Ceux qui ont émigré, qui ont été chassés de leur demeure et poursuivis dans mon sentier, qui ont combattu et ont été tués, j’efface leurs fautes. Je les ferai entrer dans des jardins où les ruisseaux circulent, salaire de Dieu. Oui, le plus beau salaire est près de Dieu.
Les incroyants vont et viennent dans le pays, mais ne t’y trompe pas,
piètre est leur joie, et leur refuge sera la géhenne. Quel mauvais lit !
Mais les fidèles du Seigneur auront des jardins où les ruisseaux circulent. Ils y seront pour toujours et reçus par Dieu. Tout don de Dieu est ce qui vaut le mieux.
Certains qui ont le livre croient en Dieu, certes, et à votre révélation comme à la leur. Humbles devant Dieu, ils ne vendent pas les versets de Dieu à vil prix. Ceux-là, leur salaire est près de leur Seigneur. Oui, Dieu est prompt dans ses comptes.
Vous qui croyez, soyez endurants, luttez d’endurance. Courage, soyez fidèles. Peut-être aurez-vous le bonheur.
O Hommes, soyez fidèles à votre Seigneur. Il vous a créés d’un seul être dont il a créé l’épouse et par eux il a multiplié les hommes et les femmes. Soyez fidèles à Dieu, que vous invoquez dans vos requêtes, et à vos liens de parenté. Dieu vous observe.
Donnez leurs biens aux orphelins, ne leur rendez pas du mauvais pour du bon, ne mangez pas leurs biens avec les vôtres, c’est un grave péché.
Si vous craignez d’être injustes pour les orphelins, épousez des femmes qui vous plaisent. Ayez-en deux, trois ou quatre mais, si vous craignez d’être injustes, une seule ou bien des esclaves de peur d’être injustes.
Donnez de bon gré un douaire à vos femmes, mais ce qu’il leur plaît de vous en laisser mangez-le sans inquiétude.
Ne confiez pas aux insensés ce que Dieu vous donne pour vivre. Donnez-leur le nécessaire, vêtez-les et parlez-leur de bon gré.
Éprouvez les orphelins jusqu’à l’âge de leur mariage. S’ils sont capables de se conduire, vous devez leur rendre leurs biens et non les gaspiller ou les prodiguer d’avance. Que le riche n’y touche pas, mais que l’indigent en mange à son gré. Quand vous leur rendez leurs biens, prenez des témoins bien que Dieu suffise à réclamer les comptes.
Aux héritiers une part de ce que laissent les père et mère et les proches. Aux héritières une part de ce que laissent les père et mère et les proches. Qu’il y ait peu ou beaucoup, une part fixée.
Quand des proches, des orphelins ou des pauvres assistent au partage, donnez-leur une part et parlez-leur de bon gré.
Que les tuteurs craignent pour leurs pupilles comme pour des descendants chétifs. Qu’ils soient fidèles à Dieu et parlent avec droiture.
Ceux qui mangent à tort le bien des orphelins, ce sera du feu dans leur ventre et ils iront dans le brasier.
Quant à vos enfants, Dieu ordonne : Au garçon une part comme pour deux filles. S’il n’y a que des filles, deux ou plus, à elles les deux tiers de l’héritage et, s’il n’y en a qu’une, la moitié. Aux père et mère, un sixième chacun si le défunt laisse un garçon et sinon, si le père et la mère héritent, un tiers. Mais s’il a des frères, un sixième à la mère, et cela une fois faits les legs et payées les dettes. Vous ne savez pas qui vous est le plus utile, de vos pères ou de vos fils. Ordre de Dieu. Dieu sait, il est le sage.
A vous la moitié des biens que laissent vos femmes si elles n’ont pas d’enfants, le quart si elles en ont un, une fois faits les legs et payées les dettes. A elles le quart des biens que vous laissez si vous n’avez pas d’enfant, le huitième si vous en avez un, une fois faits les legs et payées les dettes. Si quelqu’un, homme ou femme, laisse des biens sans avoir d’héritier direct et qu’il ait un frère ou une sœur, un sixième à chacun d’eux. S’ils sont plus d’un ils se partagent le tiers des biens, une fois faits les legs et payées les dettes, sans nuire à personne. Injonction de Dieu. Dieu sait et il est patient.
Ce sont des lois de Dieu. Quiconque obéit à Dieu et à son apôtre, Dieu le fera entrer pour toujours dans des jardins où les ruisseaux circulent, bonheur sans borne.
Quiconque se révolte contre Dieu et son apôtre et transgresse les lois entrera pour toujours dans le feu. A lui la honte du tourment.
Si vos femmes font une infamie, faites témoigner quatre d’entre vous. S’ils sont témoins, gardez ces femmes dans vos maisons jusqu’à ce que la mort les rappelle ou que Dieu leur ouvre un chemin.
Si deux d’entre vous font une infamie, sévissez. S’ils reviennent et s’amendent, laissez-les. Dieu revient, il a pitié.
A Dieu seul de revenir quand ils font le mal sans savoir et reviennent aussitôt. Dieu revient à eux. Dieu sait, il est le sage.
Mais nulle rémission pour ceux qui font le mal et ne crient que devant la mort : A présent je me repens. Ni pour ceux qui meurent sans foi. Nous leur tenons prêt l’affreux tourment.
Vous qui croyez, il ne vous est pas permis de recevoir vos femmes par héritage contre leur gré. Ni de les contraindre pour leur reprendre une part de vos dons, à moins qu’elles n’aient fait une infamie flagrante. Vivez avec elles de bon gré. Si vous les avez en aversion, vous avez peut-être en aversion un grand bienfait de Dieu.
Si vous voulez changer d’épouse et que vous ayez donné à l’une un quintar, n’en reprenez rien. Pourriez-vous faire cette honte et ce péché ?
Comment reprendre, une fois que vous avez été unis et qu’elles ont reçu votre alliance solennelle ?
Désormais n’épousez plus celles que vos pères ont épousées. C’est une infamie, une horreur. Quel mauvais chemin !
Ne vous sont permises ni vos mères, ni vos filles, ni vos sœurs, ni vos tantes paternelles ou maternelles, ni vos nièces de frère ou de sœur, ni vos mères ou sœurs de lait, ni les mères de vos femmes, ni vos belles-filles qui sont chez vous et qui sont nées de femmes avec qui vous avez consommé le mariage, mais nul grief si elles sont nées de femmes avec qui le mariage n’a pas été consommé. Ni les femmes de vos fils, ni deux sœurs. Mais pour ce qui est fait, Dieu pardonne, il a pitié.
Ni les épouses, à part vos esclaves. Prescription de Dieu pour vous. Les autres vous sont permises en mariage, à vos dépens comme mari et non comme débauché. Celles que vous avez prises, donnez-leur le douaire qui est dû. Nul grief ensuite pour ce dont vous êtes convenus ensemble. Dieu le sait, il est le sage.
Quiconque de vous n’a pas les moyens d’épouser des dames croyantes, qu’il prenne des esclaves croyantes. Dieu connaît votre foi et vous tenez tous les uns des autres. Épousez-les avec la permission de leur maître. Donnez-leur un douaire selon la coutume, car elles sont des épouses et non des débauchées ou des preneuses d’amants. Une fois épouses, si elles font une infamie, à elles la moitié du tourment qu’encourent les dames. Ce mariage est pour ceux de vous qui craignent la débauche. L’endurance vaut mieux, mais Dieu pardonne, il a pitié.
Dieu veut vous éclairer et vous guider dans les traditions de vos devanciers, et revenir à vous. Dieu sait, il est le sage.
Dieu veut revenir à vous. Or les passionnés veulent vous entraîner sur la grande pente,
mais Dieu veut alléger votre tâche, car l’homme est créé faible.
Vous qui croyez, ne dévorez pas à tort vos biens entre vous, sauf dans le négoce et de gré mutuel. Et ne vous tuez pas, car Dieu a pitié de vous.
Quiconque passe outre et se rend coupable nous le jetterons dans le feu, Dieu le peut sans peine.
Si vous évitez les grands péchés qu’on vous interdit, nous oublierons vos méfaits et nous vous ferons entrer avec honneur.
Ne convoitez pas ce que Dieu a donné de plus à certains de vous. Les hommes auront chacun la part qu’ils auront acquise, les femmes chacune la part qu’elles auront acquise. Demandez plutôt à Dieu de sa grâce, car Dieu sait tout.
Nous vous avons donné à tous des héritiers : les père et mère, les proches, ceux que lient vos serments. Qu’on leur donne leur part, car Dieu est témoin de tout.
Les hommes ont autorité sur les femmes à cause des préférences de Dieu et à cause des dépenses des hommes. Les vertueuses sont dociles, elles protègent ce qui doit l’être selon la consigne de Dieu. Celles dont vous craignez la désobéissance, exhortez-les, reléguez-les dans leur chambre, frappez-les, mais si elles vous écoutent ne les querellez plus, car Dieu est sublime et grand.
Si vous craignez que deux époux se séparent, prenez un arbitre dans la famille du mari et un dans celle de la femme. Si les époux veulent se réconcilier, Dieu les fera s’entendre, car Dieu sait, il est renseigné.
Adorez Dieu et ne lui ajoutez pas des dieux. Bienfaisance à vos père et mère et à vos proches, aux orphelins et aux pauvres, au proche voisin et au voisin éloigné, au compagnon et au voyageur et à vos esclaves. Et Dieu n’aime pas le vantard insolent
ni les avares, prôneurs d’avarice, qui cachent ce que Dieu leur a donné de sa faveur. Car nous tenons prête pour les incroyants la honte du tourment.
Ni les généreux par ostentation. Ils ne croient pas en Dieu ni au jour dernier. Avoir le satan pour compagnon, quel mauvais compagnon ! 
Que leur coûtait-il de croire en Dieu et au jour dernier et de donner de ce que Dieu leur donnait ? Mais Dieu les connaît.
Dieu ne fait pas tort d’un atome. Un acte bon, il le paie au double. Il donne des salaires sans borne.
Que feront-ils quand nous te prendrons à témoin contre eux ? Car nous prendrons un témoin dans chaque nation.
Ce jour-là les incroyants qui se révoltaient contre l’apôtre se voudront sous terre, mais ils ne pourront rien cacher à Dieu.
Vous qui croyez, n’approchez pas de la prière quand vous êtes ivres, pas avant de savoir ce que vous dites ou, quand vous êtes souillés, sans vous laver, sauf si vous êtes en voyage. Si vous êtes malades ou en voyage ou si quelqu’un vient du lieu secret ou que vous ayez caressé vos femmes et que vous ne trouviez pas d’eau, prenez du sable propre pour vous frotter le visage et les mains, car Dieu est bon, il pardonne.
N’as-tu pas vu ceux qui ont une part du livre ? Ils achètent l’erreur et ils veulent vous faire perdre le chemin.
Mais Dieu connaît vos ennemis... Dieu est le maître qui suffit, le recours qui suffit.
Il y a des juifs qui changent le sens des mots. Ils disent : Nous avons écouté et désobéi. Ou bien : Entends sans qu’on te parle. Ou encore : Considère-nous. Ils gauchissent le langage et attaquent la religion. S’ils disaient : Nous avons écouté et obéi ! Ou : Entends ! Ou : Regarde-nous ! Ç’aurait été meilleur et plus vrai. Que Dieu maudisse ces infidèles. Ils n’ont guère de foi.
Vous qui avez le livre, croyez à ce que nous révélons et qui confirme ce que vous aviez. Croyez avant que nous n’effacions les visages et ne les ramenions à leur premier aspect ou que nous ne les maudissions comme nous maudissions les transgresseurs du sabbat ; et l’ordre de Dieu fut exécuté.
Dieu ne pardonne pas qu’on lui ajoute des dieux. Les autres péchés, Dieu les pardonne à qui il veut, mais ajouter des dieux est un péché sans borne.
N’as-tu pas vu ceux qui se purifient en vain ? Dieu purifie ceux qu’il veut et ils ne seront pas lésés d’une pellicule de datte.
Regarde les mensonges qu’ils forgent contre Dieu, c’est déjà un péché assez flagrant.
N’as-tu pas vu ceux qui ont une part du livre ? Ils croient aux Jibt et aux Tâghout et disent des incroyants : Ils sont mieux guidés que ceux qui croient.
Mais Dieu les a maudits et qui est maudit de Dieu n’a plus de recours.
Ont-ils part au règne, eux qui ne donnent pas une miette aux hommes ?
Sont-ils jaloux de ceux à qui Dieu donne sa grâce ? Nous avons donné à la famille d’Abraham le livre et la sagesse, nous lui avons donné un règne sans borne.
Certains y ont cru mais d’autres s’en sont écartés. La géhenne suffit comme brasier.
Ceux qui ne croient pas à nos versets, nous les pousserons au feu. Chaque fois que leur peau sera brûlée, nous leur donnerons une autre peau pour qu’ils goûtent le tourment, Dieu est le puissant, le sage.
Mais ceux qui croient et dont les œuvres sont fidèles, nous les ferons entrer dans les jardins où les ruisseaux circulent. Ils y seront pour toujours, ils auront des épouses purifiées. Nous les placerons sous de frais ombrages.
Dieu vous ordonne de restituer les dépôts et d’être justes dans les jugements. Dieu vous exhorte à ce qui vaut mieux. Dieu entend et il voit.
Vous qui croyez, obéissez à Dieu. Obéissez à l’apôtre et à ceux de vous qui détiennent l’autorité. Si vous avez un différend portez-le devant Dieu et devant l’apôtre, si vous croyez en Dieu et au jour dernier. C’est le mieux, c’est le meilleur moyen.
N’as-tu pas vu ceux qui prétendent croire à ce qui t’est révélé et à ce qui fut révélé avant toi ? Ils veulent pour juge le Tâghout, eux qui ont ordre de le renier. Mais le satan veut les jeter dans une vaste erreur.
Qu’on leur dise : Venez à la révélation de Dieu et à l’apôtre. Et tu verras ces hypocrites, comme ils s’écartent de toi !
Que feront-ils quand le malheur les atteindra à cause des œuvres de leurs mains ? et qu’ils viendront à toi en jurant par Dieu : Nous ne voulions que le bien et l’entente.
Dieu sait ce qu’ils ont dans le cœur. Écarte-toi d’eux, exhorte-les seulement, dis-leur des paroles pénétrantes sur leur cas.
Si nous envoyons un apôtre, c’est pour qu’il soit obéi, avec la permission de Dieu. Quand ils se lésaient eux-mêmes, s’ils étaient venus à toi, s’ils avaient demandé pardon à Dieu, si l’apôtre avait demandé pardon pour eux, ils auraient vu que Dieu revient, qu’il a pitié.
Non, par ton Seigneur, ils ne seront pas croyants tant qu’ils ne t’auront pas fait juge de leur litige, que ta décision ne leur sera plus une gêne et qu’ils ne se seront pas soumis tout à fait.
Si nous leur avions dit : Tuez-vous. Ou : Quittez vos maisons. Ils ne l’auraient pas fait, sauf quelques-uns. S’ils faisaient ce qu’on leur demande, cela vaudrait mieux pour eux, ils en seraient affermis,
nous leur donnerions un salaire sans borne,
nous les guiderions dans le droit chemin.
Ceux qui obéissent à Dieu et à l’apôtre sont avec les prophètes, les intègres, les témoins et les justes que Dieu a comblés de bienfaits. Et quels bons compagnons !
Telle est la grâce de Dieu. Dieu se suffit pour tout connaître.
Vous qui croyez, soyez en garde. Ne vous lancez que par petits groupes ou alors en masse.
Certes l’un de vous temporise et, si le malheur vous atteint, il dira : Dieu me comble, je n’étais pas avec eux au combat.
Mais s’il vous arrive une grâce de Dieu, il dira, comme s’il n’était pas des vôtres : Si seulement j’avais été avec eux, quel succès j’aurais obtenu !
Ceux qui troquent cette vie contre l’autre, qu’ils combattent au sentier de Dieu. Et ceux qui combattent au sentier de Dieu, s’ils sont tués ou s’ils sont vainqueurs, nous leur donnerons un salaire sans borne.
Pourquoi ne pas combattre au sentier de Dieu et pour les opprimés, hommes, femmes et enfants, qui disent : Seigneur, fais-nous sortir de cette ville de coupables, désigne-nous un maître, désigne-nous un recours ?
Les croyants combattent au sentier de Dieu et les incroyants au sentier des Tâghout. Combattez les clients du satan car les stratagèmes du satan ne sont pas forts.
N’as-tu pas vu ceux à qui on a dit : Posez les armes, faites la prière, acquittez l’aumône ? Quand on leur dit ensuite de combattre, certains ont peur des gens comme de Dieu et même plus. Ils disent : Seigneur, pourquoi nous ordonner le combat ? pourquoi pas un peu plus tard ? Réponds : La joie de cette vie est peu, l’autre vaut mieux pour le fidèle et vous ne serez pas lésés d’une miette.
Où que vous soyez, la mort vous trouvera, même dans de hauts donjons. S’il leur arrive du bien, ils disent : C’est de Dieu. S’il leur arrive du mal, ils disent : C’est de toi. Réponds : Tout vient de Dieu. Qu’ont-ils à ne pas comprendre un mot ?
Certes, le bien qui t’arrive vient de Dieu et le mal qui t’arrive vient de toi, mais nous t’avons envoyé aux hommes comme messager. Et Dieu est le témoin qui suffit.
Quiconque obéit au messager obéit à Dieu. Mais ceux qui tournent le dos, nous ne t’envoyons pas les protéger.
Ils disent : Oui, obéissance. Mais, une fois sortis de chez toi, certains ruminent dans l’ombre d’autres paroles que les tiennes. Écarte-toi d’eux et fie-toi à Dieu. Dieu est le protecteur qui suffit.
Est-ce qu’ils ne méditent pas le Coran ? S’il n’était pas de Dieu, ils y trouveraient maintes contradictions.
S’il leur arrive de quoi se tranquilliser ou s’alarmer, ils l’ébruitent. S’ils ne le rapportaient qu’au messager ou aux détenteurs de l’autorité, ceux qui cherchent la vérité la connaîtraient. Oui, sans la grâce et la miséricorde de Dieu, vous auriez suivi le satan, à part quelques-uns.
Combats au sentier de Dieu, tu n’auras charge que de ton âme, mais encourage les croyants. Peut-être Dieu fera-t-il cesser la violence des incroyants, car Dieu est le plus terrible en violence et en châtiment.
Quiconque intercède pour le bien en aura sa part, mais quiconque intercède pour le mal en aura le double, car Dieu veille à tout.
Si on vous salue bien, saluez aussi bien ou mieux, car Dieu tient compte de tout.
Dieu, nul n’est dieu que lui. Il vous rassemblera au jour de la résurrection, nul doute. Qui dit vrai plus que Dieu ?
Pourquoi deux partis au sujet des hypocrites ? Que Dieu les refoule à cause de leurs gains. Voulez-vous guider ceux que Dieu égare ? Tu ne trouveras pas de sentier pour ceux que Dieu égare.
Ils aimeraient vous voir infidèles comme eux, pareils à eux. Ne prenez pas d’amis chez eux avant qu’ils émigrent dans le sentier de Dieu. S’ils tournent le dos, saisissez-les, tuez-les où que vous les trouviez. Ne prenez pas d’amis ni de secours chez eux,
à part ceux qui sont chez vos alliés ou ceux qui ont le cœur serré d’avoir soit à vous combattre, soit à combattre leur peuple. Si Dieu avait voulu, il les aurait incités à vous combattre. S’ils se tiennent à l’écart, s’ils ne vous combattent pas, s’ils se rendent à vous, Dieu ne vous laisse plus les quereller.
Vous en trouverez d’autres qui se veulent en confiance avec vous et en confiance avec leur peuple. Chaque fois qu’ils sont tentés ils retournent à la révolte. S’ils ne se tiennent pas à l’écart, s’ils ne se rendent pas à vous et ne déposent pas les armes, saisissez-les, tuez-les où que vous les trouviez. Nous vous donnons tout pouvoir sur eux.
Un croyant ne doit pas tuer un croyant, sauf par erreur. Quiconque tue par erreur un croyant, qu’il affranchisse un esclave croyant et verse le prix du sang à la famille du tué, quitte à elle de lui en faire grâce. Si le croyant tué est d’un peuple ennemi, affranchir un esclave croyant suffit. Si le tué est d’un peuple allié, il faut verser le prix du sang à la famille et affranchir un esclave croyant. Quiconque ne le pourra pas jeûnera deux mois de suite pour que Dieu revienne, car Dieu sait, il est le sage.
Mais qui tue de plein gré un croyant son salaire sera la géhenne pour toujours. Dieu s’irrite contre lui, le maudit et lui tient prêt le tourment sans borne.
Vous qui croyez, quand vous allez sur le sentier de Dieu, faites attention, ne dites pas à quelqu’un qui offre la paix : Tu n’es pas croyant. Cherchez-vous donc les biens de cette vie ? C’est près de Dieu qu’il y a du butin. Vous agissiez ainsi, mais Dieu vous a comblés. Faites attention, car Dieu est renseigné sur vos actes.
Les croyants qui restent chez eux sans être infirmes ne sont pas les égaux de ceux qui combattent corps et biens au sentier de Dieu. Dieu met ceux qui combattent corps et biens un degré au-dessus de ceux qui restent chez eux. Dieu promet à tous le meilleur, mais Dieu met les combattants au-dessus de ceux qui restent chez eux et il leur donne un salaire sans borne,
car il y a des degrés dans son pardon et dans sa grâce. Mais Dieu pardonne, il a pitié.
Ceux qui se lèsent eux-mêmes, les anges leur disent quand ils les rappellent : Où étiez-vous ? Ils répondent : Nous ne pouvions rien. On leur dit : Est-ce que la terre de Dieu n’était pas assez grande pour émigrer ? Leur refuge sera la géhenne, quel mauvais avenir !
Mais les opprimés, hommes, femmes et enfants sans moyens ni chemin,
peut-être Dieu leur pardonnera-t-il. Car Dieu pardonne, il efface.
Quiconque émigre dans le sentier de Dieu trouvera sur terre des moyens sans nombre et de l’espace. Quiconque quitte sa maison pour émigrer vers Dieu et vers son prophète, s’il est frappé de mort, son salaire incombe à Dieu, Dieu pardonne, il a pitié.
Quand vous parcourez la terre, on ne vous fera pas grief d’abréger la prière, si vous craignez que les incroyants ne vous surprennent, car ils sont vos ennemis jurés.
Quand tu fais la prière avec les croyants, que certains se tiennent debout en armes avec toi et que les croyants soient derrière vous. Une fois que ceux-ci se sont prosternés, que ceux qui n’ont pas fait la prière la fassent avec toi et que les autres alors prennent la garde, en armes. Les incroyants voudraient vous voir oublier armes et bagages pour fondre soudain sur vous. Nul grief à poser vos armes, si vous gêne la pluie ou la maladie, mais restez en garde. Dieu tient prêt pour les incroyants la honte du tourment.
Faites la prière et, debout, assis ou couchés, souvenez-vous de Dieu. Quand vous êtes en sécurité, faites la prière. Oui, la prière est prescrite aux croyants à temps fixe.
Ne faiblissez pas dans la poursuite de l’ennemi. Si vous souffrez, ils souffrent aussi, mais vous attendez de Dieu ce qu’ils n’attendent pas. Et Dieu le sait, il est le sage.
Nous t’avons révélé le livre de vérité pour que tu juges entre les hommes d’après ce que Dieu t’a fait voir. Ne te fais pas l’avocat des traîtres.
Demande pardon à Dieu. Dieu pardonne, il a pitié.
Ne plaide pas pour ceux qui sont traîtres à eux-mêmes. Dieu n’aime pas le traître impie.
Ils cherchent à se cacher des hommes, mais ils ne se cachent pas de Dieu qui est là, quand ils ruminent dans l’ombre les paroles que Dieu n’aime pas. Et Dieu cerne leurs actes.
Voilà que vous plaidez pour eux en cette vie, mais qui plaidera pour eux devant Dieu au jour de la résurrection ? qui sera leur protecteur ?
Quiconque agit mal ou se lèse soi-même, puis demande pardon ni à Dieu, eh bien Dieu pardonne, il a pitié.
Quiconque fait un péché, le fait contre soi-même. Et Dieu le sait, il est le sage.
Quiconque fait une faute ou un péché et en accuse un innocent se charge d’une infamie et d’un péché flagrant.
N’étaient la grâce et la miséricorde de Dieu pour toi, certains méditaient de t’égarer, mais ils n’égarent qu’eux-mêmes et ne te font aucun tort. Dieu t’a révélé le livre et la sagesse. Il t’a enseigné ce que tu ne savais pas et la grâce de Dieu pour toi a été sans borne.
Rien de bon dans la plupart de leurs conciliabules, sauf si quelqu’un ordonne l’aumône ou un bien évident ou l’entente entre les hommes. Celui-là, s’il cherche à plaire à Dieu, nous lui donnerons un salaire sans borne.
Quiconque a été guidé et se sépare de l’apôtre pour suivre un autre sentier que les croyants, nous le tournerons où il s’est tourné et nous le pousserons dans la géhenne. Quel mauvais avenir !
Dieu ne pardonne pas qu’on lui ajoute des dieux, mais il pardonne les autres péchés à qui il veut. Quiconque ajoute des dieux s’égare beaucoup.
Ils ne prient que des femelles. Ils ne prient que le satan rebelle,
maudit de Dieu. Il disait : Je te prendrai le nombre de tes esclaves qui se doit,
je les égarerai, je les leurrerai de désirs, je leur ordonnerai de fendre les oreilles du bétail, je leur ordonnerai de changer la création de Dieu. Quiconque prend le satan pour maître en face de Dieu, sa perdition est évidente.
Il leur fait des promesses, il les leurre de désirs, ses promesses sont trompeuses.
Leur refuge sera la géhenne, ils ne trouveront pas où fuir ailleurs. 
Mais ceux qui croient et dont les œuvres sont fidèles, nous les ferons entrer dans des jardins où les ruisseaux circulent. Ils y seront pour toujours, pour l’éternité, oui, promesse de Dieu. Et qui dit vrai plus que Dieu ?
Vos souhaits ni les souhaits de ceux qui ont le livre n’y peuvent rien, quiconque fait un mal aura son salaire et sera sans autre maître ni autre recours que Dieu.
Mais quiconque croit, homme ou femme, et fait le bien, entrera au jardin et ne sera pas lésé d’une pellicule de datte.
Quelle meilleure religion que se soumettre à Dieu et faire le bien, suivre la religion d’Abraham que Dieu a pris pour ami ?
A Dieu sont les êtres des cieux et de la terre. Dieu cerne tout.
On te questionne sur les femmes. Dis : Dieu et son livre vous répondent au sujet des orphelines à qui vous ne remettez pas ce qui est prescrit et que vous voulez épouser, au sujet des enfants qui sont opprimées sur terre. Vous devez être équitables envers les orphelines. Dieu est renseigné sur vos actes.
Si une femme craint que son mari soit dur ou indifférent, on ne fera pas grief d’un arrangement entre eux. S’arranger est un bien. L’âme est portée à l’avarice, mais si vous êtes bienfaisants et fidèles, Dieu est renseigné.
Vous ne pourrez pas être équitables entre vos femmes, même si vous le souhaitez. Mais ne soyez pas trop partiaux, n’en laissez pas une en suspens. Si vous établissez l’entente et êtes fidèles, Dieu pardonne, il a pitié.
Si deux époux se séparent, Dieu pourvoira chacun avec largesse. Dieu fait largesse, il est le sage.
A Dieu sont les êtres des cieux et de la terre. Oui, nous vous avons ordonné, comme à ceux qui eurent le livre avant vous, d’être fidèles à Dieu. Si vous êtes infidèles… A Dieu sont les êtres des cieux et de la terre. Dieu se suffit, mais il mérite louange.
A Dieu sont les êtres des cieux et de la terre. Et Dieu est le protecteur qui suffit.
Hommes, s’il veut, il vous fera disparaître et vous remplacera par d’autres. Dieu le peut.
Quiconque veut le salaire de cette vie, eh bien, le salaire de cette vie et de l’autre sont près de Dieu car Dieu entend et il n’est pas sans voir.
Vous qui croyez, soyez équitables, soyez les témoins de Dieu, même à vos dépens, même aux dépens de vos père et mère, de vos proches et du riche comme du pauvre, car Dieu est le maître de l’un comme de l’autre. Ne préférez pas la passion à l’équité. Si vous louvoyez, si vous déviez, Dieu est renseigné sur vos actes.
Vous qui croyez, croyez en Dieu et en son apôtre, au livre qu’il révèle à son apôtre et au livre qu’il a révélé avant. Quiconque ne croit pas en Dieu, à ses anges, à ses livres, à ses apôtres et au jour dernier s’égare beaucoup.
Ceux qui crurent puis furent infidèles, puis crurent encore et furent encore infidèles et infidèles de plus en plus, Dieu ne leur pardonne plus, il ne les guide plus.
Annonce aux hypocrites l’affreux tourment.
Ceux qui prennent des incroyants pour maîtres en face des croyants, est-ce qu’ils y cherchent la puissance ? La puissance n’est qu’à Dieu.
Il révèle dans le livre : Quand vous entendez qu’on ne croit pas aux versets de Dieu et qu’on s’en moque, ne restez pas là tant qu’on ne discutera pas d’autre chose. Si vous restez vous serez comme eux. Et Dieu rassemblera tous les hypocrites et tous les incroyants dans la géhenne.
Ils attendent ce qui vous viendra. Si Dieu vous donne la victoire, ils vous disent : N’étions-nous pas avec vous ? Si les incroyants en ont une part, ils leur disent : N’étiez-vous pas en notre pouvoir et ne vous avons-nous pas défendus contre les croyants ? Dieu jugera entre vous au jour de la résurrection. Dieu ne donnera pas de moyens aux incroyants contre les croyants.
Les hypocrites veulent tromper Dieu, mais c’est Dieu qui les trompe. Quand ils se lèvent pour la prière, ils se lèvent avec une nonchalance ostentatoire. A peine s’ils se souviennent de Dieu.
Ils hésitent, ils ne sont ni pour les uns ni pour les autres, car celui que Dieu égare, tu ne lui trouveras pas de chemin.
Vous qui croyez, ne prenez pas d’incroyants pour alliés plutôt que des croyants. Voulez-vous donner à Dieu un vrai grief contre vous ?
Les hypocrites sont au plus profond du feu et tu ne leur trouveras pas de recours,
à part ceux qui sont revenus et se sont amendés, qui se sont attachés à Dieu et lui ont voué un culte pur. Ceux-là sont avec les croyants. Et Dieu donne aux croyants un salaire sans borne.
Qu’est-ce que Dieu aurait à faire de votre tourment si vous lui savez gré et croyez en lui ? Dieu est reconnaissant, il sait.
Dieu n’aime pas qu’on ébruite le mal à moins qu’on ne soit lésé. Dieu vous entend, il vous connaît.
Que vous fassiez le bien en public ou en secret ou que vous pardonniez le mal, Dieu absout, il est le puissant.
Ceux qui ne croient pas en Dieu et en ses apôtres, qui veulent séparer Dieu de ses apôtres, qui disent : Nous croyons en certains et non en d’autres, et qui cherchent un sentier intermédiaire,
ceux-là certes, sont des incroyants. Et nous tenons prête pour les incroyants la honte du tourment.
Mais ceux qui croient en Dieu et en ses apôtres sans faire de différence entre aucuns, nous leur donnerons leur salaire, car Dieu pardonne, il a pitié.
Ceux qui ont le livre te demandent que tu leur fasses descendre un livre du ciel, mais ils en demandaient bien plus à Moïse. Ils disaient : Fais-nous voir Dieu en face. Pour cette impiété la foudre les emporta. Ils adoptaient le Veau après avoir eu des preuves. Nous avons effacé leur péché et donné une autorité évidente à Moïse.
Nous avons dressé la montagne au-dessus d’eux pour faire un pacte. Nous disions : Entrez par la porte, prosternez-vous. Nous disions : Ne transgressez pas le sabbat. Nous avons fait avec eux un pacte solennel.
Et nous les avons maudits parce qu’ils ont rompu le pacte, qu’ils n’ont pas cru aux signes de Dieu, qu’ils ont tué à tort les prophètes et qu’ils ont dit : Nos cœurs sont voilés. Mais c’est Dieu qui a scellé leurs cœurs à cause de leur incroyance, si bien qu’ils ne croient pas, à part quelques-uns.
Oui, parce qu’ils n’ont pas cru, qu’ils ont horriblement calomnié Marie,
qu’ils ont dit : Nous avons tué le messie Jésus fils de Marie, le messager de Dieu. Or ils ne l’ont ni tué ni crucifié, mais quelqu’un lui a ressemblé devant eux. Certes, ceux qui s’opposent à son sujet sont dans le doute, ils ne le connaissent pas, ils n’ont que des opinions, ils ne l’ont vraiment pas tué.
Mais Dieu l’a haussé à lui, Dieu est le puissant, le sage.
Or, personne des gens du livre qui ne se mette, avant sa mort, à croire en lui. Mais le jour de la résurrection, il témoignera contre eux.
Il y a de bonnes nourritures permises que nous avons interdites aux juifs à cause de leur iniquité, parce qu’ils s’écartaient trop du sentier de Dieu,
qu’ils pratiquaient l’usure et ce leur était interdit, qu’ils dévoraient injustement le bien des gens. Ceux d’entre eux qui ne croient pas, nous leur tenons prêt l’affreux tourment.
Mais ceux d’entre eux qui sont enracinés dans la science et les croyants qui croient à ce qu’on t’a révélé et à ce qui fut révélé avant toi, qui font la prière, acquittent l’aumône, croient en Dieu et au jour dernier, nous leur donnerons un salaire sans borne.
Nous t’avons commis la révélation comme à Noé, comme aux prophètes après lui, comme à Abraham, Ismaël, Isaac, Jacob et les Tribus, comme à Jésus, Job, Jonas, Aaron, Salomon et David à qui nous avons donné les psaumes.
Il y a les apôtres que nous t’avons fait connaître et ceux que nous ne t’avons pas fait connaître. Oui, Dieu parlait à Moïse.
Des apôtres pour annoncer et avertir et qu’après eux les hommes n’aient plus d’excuse devant Dieu. Car Dieu est le puissant, le sage.
Mais Dieu sera témoin de ce qu’il t’a révélé dans sa science. Les anges en seront témoins, mais Dieu est le témoin qui suffit.
Ceux qui ne croient pas et s’écartent du sentier de Dieu s’égarent beaucoup.
Ceux qui ne croient pas et sont injustes, Dieu ne leur pardonne pas. Il ne les guide pas dans la bonne voie,
mais sur la voie de la géhenne où ils seront pour toujours, pour l’éternité. Dieu le peut sans peine.
Hommes, l’apôtre est venu à vous avec la vérité de votre Seigneur. Croyez, cela vaudra mieux. Si vous ne croyez pas... A Dieu sont les êtres des cieux et de la terre, Dieu sait, il est le sage.
Vous qui avez le livre, n’outrez pas votre religion, ne dites sur Dieu que la vérité. Le messie Jésus fils de Marie n’est que l’apôtre de Dieu, sa parole jetée à Marie et un esprit de lui. Croyez en Dieu et en ses apôtres. Ne dites pas : Trois. Cessez, cela vaudra mieux. Dieu est un dieu unique, c’est tout. Gloire à lui. Quel enfant aurait-il ? A lui sont les êtres des cieux et de la terre. Dieu est le protecteur qui suffit.
Ni le messie ni les anges proches de Dieu ne dédaignent d’être les esclaves de Dieu. Ceux qui dédaignent avec orgueil de l’adorer, il les rassemblera tous devant lui.
Ceux qui croient et dont les œuvres sont fidèles, il leur donnera leur juste salaire et il y ajoutera de sa grâce. Ceux qui dédaignent avec orgueil de l’adorer, il leur donnera l’affreux tourment et ils seront sans maître ni recours en face de Dieu.
Hommes, vous avez une preuve de votre Seigneur, nous vous avons révélé une lumière éclatante.
Ceux qui croient en Dieu et se mettent sous sa protection, il les fera entrer dans sa miséricorde et sa grâce. Il les guidera vers lui par le droit chemin.
Ils te questionnent. Dis : Dieu vous éclaire sur la succession sans héritiers directs. Quand meurt un homme qui n’a pas d’enfants et qui a une sœur, à elle la moitié de ce qu’il laisse. Mais si c’est la sœur qui meurt sans enfants, il est le seul héritier. S’il a deux sœurs, à elles les deux tiers de ce qu’il laisse. S’il a des frères et des sœurs, chaque frère a deux fois plus que chaque sœur. Dieu explique de peur que vous vous égariez. Dieu sait tout.
Vous qui croyez, remplissez vos engagements. Les bêtes des troupeaux vous sont permises sauf celles qu’on va vous dire. Mais ne tuez pas de gibier, quand vous êtes consacrés au pèlerinage. Dieu ordonne ce qu’il veut.
Vous qui croyez, ne profanez ni les indices de Dieu, ni le mois sacré, ni les bêtes d’offrande, ni les guirlandes, ni les visiteurs du saint temple qui cherchent la grâce et le gré de leur Seigneur. Une fois redevenus profanes, allez à la chasse. Et que la haine contre un peuple qui vous écartait de la mosquée sainte ne vous incite pas à des transgressions. Entraidez-vous dans la piété et la fidélité, mais ne vous entraidez pas dans le péché et la transgression. Soyez fidèles à Dieu, car Dieu est terrible en châtiment.
Ne vous est permis ni bête morte, ni sang, ni chair de porc, ni ce qui est consacré à d’autres qu’à Dieu, ni bête étouffée ou assommée ou morte d’une chute ou d’un coup de corne ou dévorée par les fauves sauf si vous l’égorgez selon le rite, ni ce qui est immolé sur les pierres dressées, ni de consulter le sort par les flèches c’est une perversion. Aujourd’hui les incroyants sont au désespoir devant votre religion. Ne les craignez pas, craignez-moi. Aujourd’hui j’ai parfait votre religion et j’ai accompli pour vous mon bienfait. C’est mon gré que l’Islam soit votre religion. Si quelqu’un est contraint par la famine à du manger interdit mais sans chercher à mal faire, Dieu pardonne, il a pitié.
Ils te questionnent sur ce qui est permis. Réponds : Tout régal vous est permis. Mangez les proies. Les rapaces de chasse que vous avez domestiqués et dressés, comme Dieu vous l’a appris, mangez de ce qu’ils prennent pour vous, mais prononcez dessus le nom de Dieu et soyez fidèles à Dieu. Dieu est prompt à demander compte.
Aujourd’hui tout régal vous est permis. La nourriture de ceux qui ont le livre vous est permise et la vôtre l’est pour eux. Vous sont permises les dames chez les croyants et chez ceux qui ont eu le livre avant vous, une fois que vous leur avez donné leur douaire en hommes qui se marient et non en débauchés ni en preneurs de courtisanes. Mais quiconque rejette la foi, vains sont ses actes. Et dans l’autre vie il sera parmi les perdants.
Vous qui croyez, quand vous allez à la prière, lavez-vous le visage et les mains jusqu’aux coudes. Passez-vous la main sur la tête et sur les pieds jusqu’aux chevilles. Si vous êtes souillés, purifiez-vous. Si vous êtes malades ou en voyage ou si quelqu’un vient du lieu secret ou a caressé les femmes et que vous ne trouviez pas d’eau, prenez du sable propre pour vous frotter le visage et les mains. Dieu ne veut pas vous gêner, il veut vous purifier et parfaire son bienfait. Peut-être lui saurez-vous gré.
Souvenez-vous du bienfait de Dieu et de son alliance avec vous quand vous avez dit : Nous entendons et nous obéissons. Soyez fidèles à Dieu. Dieu connaît les pensées des cœurs.
Vous qui croyez, tenez-vous droits devant Dieu en témoins de la justice. Que la haine contre un peuple ne vous incite pas à l’injustice. Soyez justes, c’est la plus grande fidélité. Soyez fidèles à Dieu. Dieu est renseigné sur vos actes.
Dieu promet à ceux qui croient et dont les œuvres sont fidèles, son pardon et un salaire sans borne.
Mais les incroyants qui nient nos versets seront les hôtes de la fournaise.
Vous qui croyez, souvenez-vous du bienfait de Dieu quand les gens voulaient porter la main sur vous et qu’il a détourné leur main. Soyez fidèles à Dieu. Que les croyants se fient à Dieu.
Certes, Dieu a fait alliance avec les fils d’Israël. Nous avons suscité chez eux douze chefs. Et Dieu disait : Je suis avec vous si vous faites la prière et acquittez l’aumône, si vous croyez en mes apôtres et les aidez, si vous prêtez à Dieu avec noblesse. Oui, j’oublierai vos méfaits, je vous ferai entrer dans les jardins où les ruisseaux circulent. Mais celui de vous qui sera infidèle s’égarera loin de la voie droite.
Or, parce qu’ils ont rompu l’alliance, nous les avons maudits, nous avons endurci leurs cœurs. Ils changent le sens des mots, ils oublient une part de notre avertissement. Sans cesse tu t’apercevras de leurs trahisons, à part quelques-uns. Laisse, pardonne, Dieu aime les bienfaisants.
Nous avons reçu l’alliance de ceux qui disent : Nous sommes chrétiens. Mais ils ont oublié une part de notre avertissement et nous avons excité entre eux l’inimitié et la haine jusqu’au jour de la résurrection. Alors Dieu leur montrera leurs actes.
Vous qui avez le livre, notre apôtre est venu vous exposer une grande part du livre que vous cachiez et en effacer une grande part. Dieu vous envoie une lumière et un livre clair
par lequel Dieu guide ceux qui cherchent à lui plaire dans les sentiers du salut. Il les mène à son gré de ténèbres en lumière et les guide dans le droit chemin.
Certes ils sont incroyants ceux qui disent : Dieu, c’est le messie fils de Marie. Réponds : Qui peut empêcher Dieu de faire périr, s’il le veut, le messie fils de Marie et sa mère et tous les êtres de la terre ? A Dieu est le règne des cieux, de la terre et de l’entredeux. Il crée ce qu’il veut, il peut tout.
Juifs et chrétiens disent : Nous sommes les fils et les aimés de Dieu. Dis : Pourquoi donc vous punit-il de vos péchés ? Vous n’êtes que des mortels qu’il a créés. Il pardonne à qui il veut et punit qui il veut. A Dieu est le règne des cieux, de la terre et de l’entredeux. Et l’avenir n’aboutit qu’à lui.
Vous qui avez le livre, notre apôtre est venu vous instruire quand il n’y avait plus d’apôtres, de peur que vous ne disiez : Personne ne nous éclaire, personne ne nous avertit. Quelqu’un vient vous éclairer, vous avertir. Dieu peut tout.
Quand Moïse disait à son peuple : Mon peuple, souvenez-vous du bienfait de Dieu quand il a choisi chez vous des prophètes, qu’il a fait de vous des rois, qu’il vous a donné ce qu’il n’avait donné à personne au monde.
Mon peuple, entrez dans la terre sainte que Dieu vous destine. Ne retournez point sur vos pas, ce serait un retour de perdants.
Ils répondirent : Moïse, il y a là un peuple de géants, nous n’entrerons pas là avant qu’ils soient partis. Certes, s’ils en partent, nous entrerons.
Deux hommes qui craignaient Dieu et à qui Dieu avait accordé son bienfait ont dit : Attaquez-les par la porte. Quand vous l’aurez franchie, vous serez vainqueurs. Fiez-vous à Dieu, si vous croyez.
Ils répondirent : Moïse, nous n’entrerons pas là tant qu’il y aura des géants. Va devant avec ton Seigneur et combattez et nous attendrons ici.
Moïse dit : Seigneur, je ne réponds que de moi et de mon frère. Sépare-nous de ce peuple pervers.
Il lui fut dit : L’entrée leur est interdite. Ils erreront quarante ans alentour. Ne te désole pas pour ce peuple pervers.
Raconte-leur avec vérité l’histoire des deux fils d’Adam. Quand ils offraient l’offrande, celle de l’un était agréée et non celle de l’autre. Celui-ci cria : Je te tuerai. Son frère lui répondit : Dieu n’agrée que l’offrande des fidèles.
Si tu portes la main sur moi pour me tuer, moi je ne porterai pas la main sur toi pour te tuer, car je crains Dieu le Seigneur des mondes.
Je veux que tu te charges de mon péché et de ton péché et que tu sois parmi les hôtes du feu. C’est le salaire des injustes.
Comme son âme le portait à tuer son frère, il le tua et il fut parmi les perdants.
Dieu envoya un corbeau gratter la terre pour lui montrer comment ensevelir le corps de son frère. Malheur à moi, je ne suis même pas capable, comme ce corbeau, d’ensevelir le corps de mon frère. Et il fut de ceux qui ont du remords.
C’est pourquoi nous avons prescrit aux fils d’Israël que quiconque tue quelqu’un qui n’a ni tué ni semé le désordre, c’est comme s’il tuait tous les hommes. Mais quiconque sauve quelqu’un, c’est comme s’il sauvait tous les hommes. Et nos messagers sont venus à eux avec les preuves, mais eux pour la plupart ils furent ensuite sur la terre des effrénés.
Ceux qui font la guerre à Dieu et à son messager et cherchent le désordre sur terre, leur salaire sera d’être tués ou crucifiés ou d’avoir une main et le pied opposé coupés ou d’être bannis du pays. Ce sera leur honte en cette vie et ils auront dans l’autre le tourment sans borne,
sauf ceux qui se repentent avant de tomber en votre pouvoir, car Dieu pardonne, il a pitié, sachez-le.
Vous qui croyez, soyez fidèles à Dieu, essayez d’accéder à lui, combattez dans son sentier. Peut-être aurez-vous le bonheur.
Les incroyants, auraient-ils à offrir tout ce que contient la terre et encore autant pour se racheter du tourment au jour de la résurrection, ce ne serait pas agréé. A eux l’affreux tourment.
Ils voudront sortir du feu, ils n’en sortiront pas. A eux le tourment sans cesse.
Coupez la main du voleur et de la voleuse pour salaire de leurs gains et châtiment de Dieu, car Dieu est le puissant, le sage.
Mais le coupable qui se repent et s’amende, Dieu lui revient, Dieu pardonne, il a pitié.
Ne sais-tu pas que Dieu a le règne des cieux et de la terre ? Il tourmente qui il veut et pardonne à qui il veut. Dieu peut tout.
O apôtre, ne t’attriste pas de ceux qui se hâtent d’être infidèles, ceux qui ont dit avec leurs lèvres : Nous croyons, mais ils ne croient pas, et ceux des juifs qui n’écoutent que le mensonge. Ils espionnent pour d’autres qui ne viennent pas à toi. Ils changent le sens des mots. Ils disent : Si on vous dit ceci, acceptez, sinon gardez-vous. Celui que Dieu tente, tu ne peux rien pour lui en face de Dieu. Dieu n’a pas voulu purifier leurs cœurs. A eux la honte en cette vie, à eux le tourment sans borne dans l’autre.
Ils n’écoutent que le mensonge, ils sont gourmands de vénalités. S’ils viennent à toi, juge entre eux ou détourne-toi. Si tu te détournes, ils ne te feront aucun tort. Si tu juges entre eux, sois équitable. Dieu aime les équitables.
Mais comment te prendraient-ils pour juge ? ils ont la Thora où se trouve le Jugement de Dieu. Mais ils s’en détournent, ce ne sont pas des croyants.
Nous avons révélé la Thora qui guide et qui éclaire. C’est par elle que les prophètes soumis à Dieu jugeaient les juifs, leurs maîtres, leurs docteurs, par le livre de Dieu dont ils avaient la garde et dont ils étaient les témoins. Ne craignez pas les hommes, craignez-moi. Ne vendez pas mes versets à vil prix. Ceux qui ne jugent pas par la révélation de Dieu sont infidèles.
Nous y avons prescrit pour eux : Ame pour âme, œil pour œil, nez pour nez, oreille pour oreille, dent pour dent, le talion pour les blessures. Mais qui se désiste obtiendra pardon de ses fautes. Ceux qui ne jugent pas par la révélation de Dieu sont coupables.
Nous leur avons donné ensuite Jésus fils de Marie pour confirmer la Thora antérieure. Nous lui avons donné l’Évangile qui guide et qui éclaire pour confirmer la Thora antérieure, pour guider et exhorter les fidèles.
Ceux qui ont l’Évangile, qu’ils jugent par la révélation de Dieu. Ceux qui ne jugent pas par ce que Dieu y a révélé sont pervers.
Nous t’avons révélé le livre de vérité pour confirmer et vérifier le livre antérieur. Juge donc entre eux par la révélation de Dieu. Ne suis pas leurs passions loin de la vérité révélée. Nous vous avons donné à chacun une règle et un chemin. Si Dieu avait voulu il aurait fait de vous une nation unique. Mais il vous éprouve dans ses dons. Rivalisez en œuvres bonnes. Vous retournerez tous à Dieu et il vous résoudra vos divergences.
Juge entre eux par la révélation de Dieu. Ne suis pas leurs passions. Attention, ils tentent de t’écarter d’une part de ce que Dieu t’a révélé. S’ils tournent le dos, sache que Dieu veut les frapper pour certains de leurs péchés. Oui certes, beaucoup d’hommes sont pervers.
Veulent-ils un jugement de païens. Qui donc est meilleur juge que Dieu pour un peuple sûr de sa foi ?
Vous qui croyez, ne prenez pas de juifs et de chrétiens pour amis. Ils sont amis entre eux. Qui les prend pour amis sera des leurs, mais Dieu ne conduit pas le peuple coupable.
Tu vois ceux qui ont un mal dans le cœur courir à eux en se disant : Nous craignons que la malchance ne nous frappe. Peut-être Dieu donnera-t-il la victoire ou un ordre qui leur fera regretter ce qu’ils avaient dans l’âme.
Et les croyants diront : Est-ce que ceux-là ne juraient pas par Dieu, à grands serments, qu’ils étaient avec vous ? et leurs actions sont vaines et les voilà perdants.
Vous qui croyez, qui de vous rejette sa religion, alors Dieu suscitera d’autres hommes qu’il aimera et qui l’aimeront, humbles envers les croyants, fiers envers les incroyants. Ils combattront dans le sentier de Dieu et ne craindront le blâme de personne. Telle est la grâce de Dieu. Il la donne à qui il veut. Dieu est partout et il sait.
Vous n’avez d’amis que Dieu, que son apôtre, que ceux qui croient, qui font la prière, qui donnent de nos dons et qui s’inclinent.
Quiconque prend pour amis Dieu, son apôtre et les croyants... C’est le parti de Dieu, ce sont les vainqueurs.
Vous qui croyez, ne prenez pas pour amis ceux qui se moquent et s’amusent de votre religion, qu’ils aient le livre antérieur ou soient des incroyants. Soyez fidèles à Dieu, si vous croyez.
Quand vous appelez à la prière, ils s’en moquent, ils s’en amusent, car c’est un peuple qui ne comprend pas.
Dis : Vous qui avez le livre, que nous reprochez-vous sinon de croire en Dieu, à ce qu’il nous révèle et à ce qu’il révélait avant nous ? Mais la plupart sont pervers.
Dis : Puis-je vous annoncer pire salaire près de Dieu ? Ceux que Dieu a maudits, contre qui il s’est irrité, dont il a fait des singes et des porcs, et qui adoraient les Tâghout, eh bien à eux la plus mauvaise place. Ils sont les plus égarés, les plus loin du droit chemin.
Ils viennent vous dire : Nous croyons. Mais ils entrent en infidèles et ressortent de même. Or Dieu sait bien ce qu’ils cachent.
Tu en vois beaucoup qui courent au péché, à la transgression, à la vénalité. Combien mauvais leurs actes !
Pourquoi leurs maîtres et leurs docteurs n’empêchent-ils pas leurs paroles pécheresses et leurs nourritures vénales ? Combien mauvaises leurs œuvres !
Les juifs disent : La main de Dieu est fermée. Que soient fermées leurs mains, qu’ils soient maudits pour ce qu’ils ont dit. Non ! ses deux mains sont ouvertes et il donne comme il veut. La révélation de ton Seigneur ne fait qu’accroître la révolte et l’impiété de beaucoup. Nous avons excité entre eux l’inimitié et la haine jusqu’au jour de la résurrection. Chaque fois qu’ils ont allumé le feu de la guerre, Dieu l’a éteint. Ils s’efforcent de semer le désordre sur terre, mais Dieu n’aime pas les semeurs de désordre.
 Si ceux qui ont le livre avaient cru, s’ils avaient été fidèles, nous aurions effacé leurs méfaits, nous les aurions fait entrer dans les jardins du délice.
S’ils avaient pratiqué la Thora, l’Évangile, la révélation de leur Seigneur, ils auraient ce qui est au-dessus d’eux et sous leurs pieds. Il y a chez eux une nation qui ne dévie pas. Mais la plupart, combien mauvais leurs actes !
Apôtre, transmets la révélation de ton Seigneur, sinon tu n’as pas transmis son message. Mais Dieu te protégera des hommes, car Dieu ne guide pas le peuple infidèle.
Dis : Vous qui avez le livre, vous ne serez pas dans le vrai sans pratiquer la Thora, l’Évangile, la révélation de votre Seigneur. Mais la révélation de ton Seigneur ne fait qu’accroître la révolte et l’impiété de la plupart. Ne te désole pas sur le peuple incroyant.
Les croyants, les juifs, les sabéens et les chrétiens, ceux qui croient en Dieu et au jour dernier et dont les œuvres sont fidèles n’auront plus ni crainte ni tristesse.
Certes, nous avons fait alliance avec les fils d’Israël et leur avons envoyé des apôtres. Mais chaque fois qu’un apôtre leur apporte ce qui ne leur plaît pas, ils le traitent de menteur ou ils le tuent.
Ils pensaient ne jamais être tentés, ils ont été aveugles et sourds. Or Dieu leur est revenu, mais beaucoup sont à nouveau aveugles et sourds. Et Dieu n’est pas sans voir leurs actes.
Les infidèles ceux qui disent : Dieu c’est le messie fils de Marie. Mais le messie a dit : Fils d’Israël, adorez Dieu, mon Seigneur et le vôtre. Quiconque ajoute des dieux, Dieu lui interdit le jardin. Il n’aura de refuge que le feu. Les coupables seront sans recours.
Infidèles ceux qui disent : Dieu est le troisième de trois. Il n’y a de dieu qu’un Dieu seul. Les infidèles, si leur parole ne cesse pas, ils seront atteints de l’affreux tourment.
Est-ce qu’ils ne reviendront pas à Dieu lui demander pardon ? car Dieu pardonne, il a pitié.
Le messie fils de Marie n’est qu’un apôtre et d’autres apôtres passèrent avant lui. Sa mère était une juste. Et tous deux mangeaient. Vois comme nous expliquons les versets et vois comme ils s’en détournent.
Dis : Est-ce que vous adorerez en face de Dieu des dieux qui ne vous peuvent ni bien ni mal ? Mais Dieu entend et il sait.
Dis : Vous qui avez le livre, n’outrez pas votre religion, tenez-vous à la vérité, ne suivez pas la pente des égarés qui ont égaré beaucoup d’hommes et se sont égarés loin de la voie droite.
Les fils d’Israël qui furent infidèles ont été maudits par la bouche de David et par celle de Jésus fils de Marie pour avoir été des révoltés, des transgresseurs.
Ils ne s’incitaient pas entre eux à cesser leurs actes blâmables. Combien mauvais leurs actes !
Tu en vois beaucoup s’allier aux infidèles. Combien mauvaises leurs œuvres ! au point d’irriter Dieu. Ils seront pour toujours dans le tourment.
S’ils croyaient en Dieu, au prophète et à ce si qui lui est révélé, ils n’iraient pas s’allier ainsi. Mais beaucoup sont pervers.
Tu verras que les plus hostiles aux croyants sont les juifs et les ajouteurs. Tu verras que les plus près d’aimer les croyants sont ceux qui disent : Nous sommes chrétiens. C’est qu’il y a chez eux des prêtres et des moines et qu’ils sont sans orgueil.
Quand ils entendent ce qui est révélé à l’apôtre, tu vois leurs yeux ruisseler de larmes parce qu’ils reconnaissent la vérité. Ils disent : Seigneur, nous croyons, inscris-nous parmi les témoins.
Pourquoi ne croirions-nous pas en Dieu et à la vérité qui nous parvient ? Nous désirons que notre Seigneur nous fasse entrer avec les justes.
Dieu, pour salaire de leurs paroles, leur donne des jardins où les ruisseaux circulent. Ils y seront pour toujours. C’est le salaire des bienfaisants.
Mais les incroyants qui nient nos signes seront les hôtes de la fournaise.
Vous qui croyez, n’interdisez pas le régal que Dieu permet, ne soyez pas transgresseurs, Dieu n’aime pas les transgresseurs.
Mangez tout régal que Dieu permet, soyez fidèles à Dieu en qui vous croyez.
Dieu ne vous reprend pas sur vos serments futiles mais sur vos serments conclus. La rançon du parjure sera de nourrir dix pauvres comme vous nourrissez d’habitude vos proches, ou de vêtir dix pauvres, ou d’affranchir un esclave. Qui n’a pas de quoi se racheter jeûnera trois jours. C’est la rançon de vos serments quand vous y manquez. Tenez donc vos serments. Dieu explique ainsi ses versets. Peut-être lui saurez-vous gré.
Vous qui croyez, boissons fermentées et jeu de hasard, pierres dressées et flèches divinatoires sont une souillure et l’œuvre du satan, évitez-la. Peut-être aurez-vous le bonheur.
Par les boissons fermentées et le jeu de hasard le satan veut vous inciter à l’inimitié et à la haine, vous écarter de vous souvenir de Dieu, vous écarter de la prière. Alors, cesserez-vous ?
Obéissez à Dieu, obéissez à l’apôtre. Attention à ne pas vous détourner. Sachez que notre apôtre n’est chargé que d’avertir.
Aux croyants dont les œuvres sont fidèles, nul grief pour leur nourriture tant qu’ils sont fidèles et croyants, et que leurs œuvres sont fidèles, et qu’ils sont encore fidèles et croyants, et toujours fidèles et bienfaisants, car Dieu aime les bienfaisants.
Vous qui croyez, Dieu vous éprouve à propos du gibier, proie de vos mains ou de vos lances. Dieu veut savoir qui le craint dans le secret. Quiconque transgresse l’interdiction aura l’affreux tourment.
Vous qui croyez, ne tuez pas de gibier quand vous vous consacrez au pèlerinage. Que quiconque en tuerait de plein gré compense soit par une bête de troupeau équivalente tuée en offrande à la Kaaba, et deux hommes intègres en seront juges, soit en nourrissant un pauvre ou encore par un jeûne équivalent, en rançon de son acte. Dieu efface ce qui est passé, mais il tirera vengeance du récidiviste. Dieu est le puissant et il dispose de la vengeance.
Mais le gibier de mer vous est permis, mangez-en avec les voyageurs. C’est le gibier de terre qui vous est interdit quand vous vous consacrez au pèlerinage. Et soyez fidèles à Dieu vers qui vous serez rassemblés.
Dieu a institué la Kaaba, temple saint, station des hommes, le mois sacré, l’offrande des victimes et leurs guirlandes pour que vous sachiez que Dieu connaît les êtres des cieux et de la terre, car Dieu sait tout.
Sachez que Dieu est terrible en châtiment mais Dieu pardonne, il a pitié.
L’apôtre n’est chargé que d’avertir. Dieu sait ce que vous montrez et ce que vous cachez.
Dis : Le mauvais et le bon ne sont pas pareils même si le mauvais te plaît par sa quantité. Soyez donc fidèles à Dieu vous qui êtes intelligents. Peut-être aurez-vous le bonheur.
Vous qui croyez, ne questionnez pas sur ce qui, une fois révélé, vous ferait mal. Vous questionnez dessus, mais le Coran vous le révélera, Dieu vous pardonne. Dieu pardonne, il a pitié.
Un peuple avant vous questionnait ainsi et ils devinrent des incroyants.
Dieu n’a institué ni bahira, ni sâïba, ni wasila, ni hâmi, mais les incroyants forgent des mensonges contre Dieu et la plupart ne comprennent rien.
On leur dit : Venez à la révélation de Dieu et à l’apôtre. Ils répondent : Ce que suivaient nos pères nous suffit. Et si leurs pères n’avaient rien su, n’avaient pas été dans le bon chemin ?
Vous qui croyez, vous avez charge de vous-mêmes. L’égaré ne vous nuira pas si vous êtes dans le bon chemin. Vous retournerez tous à Dieu et il vous montrera vos actes.
Vous qui croyez, quand l’un de vous est près de mourir et veut tester, prenez parmi vous deux témoins intègres ou, si la mort vous atteint en voyage, deux étrangers. Vous retiendrez les témoins après la prière et, si vous avez des doutes, ils jureront par Dieu : Nous ne vendrons, même pas à un proche, ni nous ne cacherons ce témoignage de Dieu ou alors nous serions des impies.
Si on trouve à redire en eux, remplacez-les par deux autres plus intègres parmi ceux qui ont le plus de droit. Ils jureront par Dieu : Notre témoignage vaut mieux que celui des deux autres, nous ne sommes pas des transgresseurs ou alors nous sommes coupables.
C’est le meilleur moyen pour avoir un témoignage véritable et faire craindre aux parjures qu’on récuse leurs serments. Soyez fidèles à Dieu et écoutez. Dieu ne guide pas les pervers.
Le jour où Dieu réunira les apôtres il leur demandera : Que vous a-t-on répondu ? Ils diront : Nous ne savons rien, mais toi tu connais les mystères.
Quand Dieu disait : Jésus fils de Marie, souviens-toi de mon bienfait sur toi et sur ta mère... Je t’ai soutenu d’esprit saint quand tu parlais aux hommes dès ton berceau et dans ton âge mûr. Je t’ai enseigné le livre, la sagesse, la Thora et l’Évangile. Tu as créé d’argile une forme d’oiseau avec ma permission, tu y as soufflé et avec ma permission ce fut un oiseau. Tu as guéri le muet et le lépreux avec ma permission. Tu as fait ressortir les morts avec ma permission. J’ai écarté de toi les fils d’Israël quand tu venais à eux avec les preuves et que ceux qui ne croyaient pas criaient : C’est de la magie flagrante.
Quand je dévoilais aux apôtres qu’ils devaient croire en moi et en mon messager... Et ils répondirent : Nous croyons, sois témoin que nous sommes des soumis.
Quand les apôtres disaient : Jésus fils de Marie, ton Seigneur peut-il nous faire descendre du ciel une table servie ? Et il répondit : Soyez fidèles à Dieu si vous croyez.
Ils dirent : Nous voulons y goûter et rassurer nos cœurs, savoir que tu dis vrai et en être témoins.
Jésus fils de Marie dit : Mon Dieu, mon Seigneur, fais-nous descendre du ciel une table qui soit une fête pour nous tous, du premier jusqu’au dernier, et un signe de toi. Fais-nous ce don, toi qui donnes le mieux.
Alors Dieu dit : Je vais vous la faire descendre. Et qui de vous ensuite ne sera pas fidèle, je lui donnerai un tourment tel que je n’en donnerai de pareil à personne au monde.
Quand Dieu demandait : Jésus fils de Marie, as-tu dit aux hommes : Prenez-nous, moi et ma mère, comme des dieux à côté de Dieu ? Et il répondit : Gloire à toi, je n’ai pas à dire ce que je ne dois pas dire. Si je l’ai dit, tu le sais, car tu sais ce qu’il y a dans mon âme et moi je ne sais pas ce qu’il y a dans la tienne, toi qui connais les insondables.
Je ne leur ai dit que ce que tu m’as ordonné : Adorez Dieu mon Seigneur et le vôtre. J’ai été témoin contre eux tant que je suis resté chez eux. Et quand tu m’as rappelé à toi, c’est toi qui les as surveillés car tu es témoin de tout.
Si tu les tourmentes... oui ils sont tes esclaves. Si tu leur pardonnes... oui tu es le puissant, le sage.
Dieu dit : Voilà le jour où la justice profite aux justes. Ils auront des jardins où les ruisseaux circulent, ils y seront pour toujours, pour l’éternité. Ils ont été au gré de Dieu et Dieu a été à leur gré. Succès sans borne.
A Dieu est le règne des cieux, de la terre et de ce qu’ils contiennent. Il peut tout.
Louange à Dieu qui a créé les cieux et la terre et qui a établi les ténèbres et la lumière. Et pourtant les incroyants donnent des égaux à leur Seigneur.
Il vous a créés d’argile, il a décrété un terme pour chacun, un terme qu’il a fixé. Et pourtant vous en doutez.
Il est Dieu aux cieux et sur terre. Il sait ce que vous cachez et ce que vous ébruitez. Et il sait ce que vous méritez.
Aucun signe de leur Seigneur ne leur vient qu’ils ne s’en détournent.
Ils ont récusé la vérité qui venait à eux, mais ils vont avoir des nouvelles de ce qu’ils raillaient.
Est-ce qu’ils n’ont pas vu combien nous avons détruit de générations avant eux ? Nous les avions établies mieux que vous ne l’êtes sur la terre. Nous leur versions de bonnes pluies, nous faisions circuler des rivières à leurs pieds. Mais, pour leurs péchés, nous avons détruit ces générations et les avons remplacées par d’autres.
Même si nous t’avions envoyé un livre de parchemin et qu’ils l’aient touché de leurs mains, les incroyants auraient dit : Ce n’est qu’une sorcellerie flagrante.
Ils disent : Que ne lui a-t-on envoyé un ange ! Mais si nous avions envoyé un ange, c’en était fait d’eux, ils ne seraient plus à atten­dre.
Si nous avions fait de lui un ange, nous lui aurions donné un aspect d’homme, nous aurions déguisé comme ils déguisent.
Les envoyés précédents furent raillés aussi mais les moqueurs ont été enveloppés de ce qu’ils raillaient.
Dis : Allez sur la face de la terre voir ce qui est arrivé aux négateurs.
Dis : A qui sont les êtres des cieux et de la terre ? Dis : A Dieu et il s’est prescrit la miséricorde. Oui, il vous réunira le jour de la résurrection, nul doute. Mais ceux qui se perdent ne croient pas.
A lui sont les êtres du jour et de la nuit. Il entend et il sait.
Dis : Est-ce que je prendrais d’autre protecteur que Dieu qui a créé les cieux et la terre ? Il nourrit et on ne le nourrit pas. Dis : J’ai reçu ordre d’être le premier musulman. Et ne sois pas de ceux qui ajoutent des dieux.
Dis : Que je résiste à mon Seigneur et je crains le tourment d’un jour terrible.
Quiconque est épargné ce jour-là, c’est qu’il lui a fait miséricorde, et c’est le succès manifeste.
Si Dieu t’envoie un malheur, personne que lui ne peut le détourner et s’il t’envoie un bonheur... car Dieu peut tout.
Il est maître absolu de ses esclaves. Il est le sage et il est renseigné.
Dis : Quel est le meilleur témoin ? Dis : Dieu est témoin entre vous et moi. Ce Coran m’a été dévoilé pour vous avertir vous et ceux qu’il atteindra. Est-ce que vous attesterez qu’il y a d’autres dieux à côté de Dieu ? Dis : Moi, je ne l’attesterai pas. Dis : Oui unique est Dieu et je ne réponds pas des dieux que vous ajoutez.
Ceux qui ont reçu le livre le connaissent comme ils connaissent leurs fils. Mais ceux qui se perdent ne croient pas.
Quoi de plus coupable que de forger un mensonge contre Dieu ou de nier ses signes ? Les coupables n’auront pas le bonheur.
Le jour où nous les rassemblerons tous, nous dirons à ceux qui ajoutent des dieux : Où sont les dieux que vous inventiez ?
Ils ne trouveront au bout de leur révolte que cette réponse : Par Dieu notre Seigneur, nous n’avons pas ajouté.
Vois comme ils vont se démentir et abandonner leurs inventions.
Certains t’écoutent, mais nous avons enveloppé leur cœur pour qu’ils ne comprennent pas et appesanti leurs oreilles. Et s’ils voient un signe, ils n’y croient pas. Quand ils viennent discuter, les incroyants disent : Ce ne sont que de vieilles histoires.
Ils s’y opposent, ils s’en éloignent, mais ils ne perdent qu’eux-mêmes et ils ne s’en doutent pas.
Si tu les voyais, quand ils seront dans le feu à dire : Puissions-nous revenir sur terre ! Nous n’irions plus nier les signes de notre Seigneur, nous serions des croyants.
Non. Ils verront ce qu’ils cachaient. S’ils revenaient sur terre, ils retourneraient à ce qui leur est interdit, et ce sont des menteurs.
Ils disaient : Cette vie seule existe, nous ne serons pas rappelés.
Si tu les voyais devant leur Seigneur quand il leur dira : Est-ce que ce n’est pas la vérité ? Ils diront : Si, par notre Seigneur. Il dira : Goûtez le tourment pour ne pas avoir cru.
Ils seront perdus ceux qui nient la rencontre de Dieu. Quand l’heure les surprendra, ils diront : Malheur à nous, nous n’y étions pas prêts. Mais ils auront leur fardeau sur le dos et quel mauvais fardeau !
Cette vie n’est que plaisir et jeu, mais la demeure dernière est meilleure pour qui est fidèle, ne le comprendrez-vous pas ?
Certes, nous savons que leurs paroles t’attristent, mais ce n’est pas toi qu’ils démentent, ce sont les signes de Dieu que récusent les coupables.
D’autres apôtres avant toi furent traités de menteurs. Ils ont enduré d’être traités ainsi et malmenés jusqu’à la venue de notre secours. Mais personne ne change les paroles de Dieu. Car tu connais un peu l’histoire des envoyés.
L’indifférence des hommes te pèse. Si tu pouvais creuser un trou en terre ou mettre une échelle au ciel et leur donner un signe... Si Dieu voulait, il les réunirait dans le droit chemin. Ne sois donc pas un ignorant.
Ne répondent que ceux qui t’entendent. Et les insensibles, Dieu les rappellera, ils seront ramenés à lui.
Ils disent : Pourquoi ne lui est-il pas venu un signe de son Seigneur ? Dis : Dieu peut faire venir un signe, mais la plupart ne le savent pas.
Pas une bête sur terre, pas un oiseau volant de ses ailes qui ne forment des nations comme vous. Nous les avons tous inscrits et ils seront rassemblés vers leur Seigneur.
Ceux qui nient nos signes sont des sourds-muets dans les ténèbres. Dieu égare qui il veut et met dans le droit chemin qui il veut.
Dis : Que vous en semble ? Si le tourment ou l’heure de Dieu vous viennent, prierez-vous quelqu’un d’autre que Dieu ? dites la vérité.
Non. C’est lui que vous prierez et, s’il veut, il écartera ce pourquoi vous l’invoquiez et vous oublierez ce que vous inventiez.
Oui, nous avons envoyé des messagers à des nations précédentes et nous les avons frappées de malheurs et de malchances, peut-être allaient-ils crier grâce.
Que n’ont-ils crié grâce devant nos rigueurs ! Mais leurs cœurs étaient endurcis et le satan leur décorait leurs actes.
Quand ils oubliaient l’avertissement, nous leur avons ouvert les portes de toutes les abondances et, quand ils en exultaient, nous les avons soudain emportés et ils furent au désespoir.
Le peuple coupable fut exterminé jusqu’au dernier. Louange à Dieu le Seigneur des mondes.
Dis : Que vous en semble ? Si Dieu vous prend les oreilles et les yeux et scelle vos cœurs, quel autre dieu que Dieu vous les rendra ? Vois comme nous leur adressons les signes et ils s’en détournent.
Dis : Que vous en semble ? Quand le tourment de Dieu vous surprendra, ou se manifestera à vous, qui détruira-t-il sinon les coupables ?
Nous n’envoyons d’envoyés que pour annoncer et avertir. Quiconque croit et s’amende n’aura plus ni crainte ni tristesse.
Mais ceux qui nient nos signes, le tourment les atteindra parce qu’ils ont été pervers.
Dis : Non, vous dis-je, je n’ai pas les trésors de Dieu, je ne connais pas l’insondable. Non, vous dis-je, je ne suis pas un archange, mais je me conforme à ce qui m’est dévoilé. Dis : Est-ce que l’aveugle et l’homme qui voit sont pareils ? Réfléchissez donc.
Ceux qui craignent d’être rassemblés vers leur Seigneur, avertis-les ici qu’ils n’auront d’autre maître ni d’autre protecteur que Dieu. Peut-être seront-ils fidèles.
Ne repousse pas ceux qui prient leur Seigneur matin et soir et qui cherchent sa face. Tu n’es pas chargé de leur demander de compte pas plus qu’ils ne sont chargés de te demander de compte. Mais tu serais coupable de les repousser.
Nous les éprouvons ainsi les uns par les autres pour qu’ils disent : Dieu a-t-il choisi ceux-là pour les combler de bienfaits ? Mais Dieu connaît ceux qui lui savent gré.
Quand viennent à toi ceux qui croient en nos signes dis-leur : La paix soit sur vous. Votre Seigneur s’est prescrit la miséricorde. Ceux qui font le mal sans savoir et qui s’en repentent et s’amendent... car Dieu pardonne, il a pitié.
Ainsi expliquons-nous nos versets pour faire voir quel chemin prennent les coupables.
Dis : Il m’est interdit d’adorer les dieux que vous priez à côté de Dieu. Dis : Je ne suivrai pas vos passions car je m’égarerais, je ne serais plus guidé.
Dis : Je me fonde sur une preuve de mon Seigneur et vous dites que c’est un mensonge. Je n’ai pas là ce dont vous avez hâte : le jugement n’est qu’à Dieu. Il en décide selon la vérité, il est celui qui tranche le mieux.
Dis : Si j’avais là ce dont vous avez hâte, l’affaire entre vous et moi serait tranchée, car Dieu connaît les coupables.
Il a les clés de l’insondable, il est le seul à les connaître. Il sait ce qui est sur terre et en mer. Pas une feuille ne tombe à son insu. Pas une graine dans les ténèbres, pas un brin vert, pas un brin sec qui ne soient clairement inscrits.
La nuit il vous rappelle. Le jour il sait ce que vous faites. Le jour, il vous ressuscite pour accomplir le temps fixé. Vous retournerez à lui et il vous montrera vos actes.
Il est maître absolu de ses esclaves. Il vous envoie des gardes et, quand l’un de vous meurt, nos envoyés le reçoivent, ils n’y manquent pas.
Alors les hommes sont rendus à Dieu, leur maître véritable. N’est-il pas maître du jugement ? Il est le plus prompt à régler les comptes.
Dis : Qui donc vous sauve des ténèbres de la terre et de la mer et qui priez-vous alors avec humilité et en secret ? Certes, si cette fois il nous sauve, nous lui saurons gré.
Dis : Dieu vous en sauvera comme des autres malheurs et pourtant vous lui ajouterez des dieux.
Dis : Il peut vous envoyer le tourment d’en haut et d’en bas, ou vous diviser en sectes, ou vous faire goûter vos violences les uns par les autres. Vois les versets que nous leur adressons, peut-être comprendront-ils.
Ton peuple dit que c’est un mensonge alors que c’est la vérité. Réponds : Je n’ai pas à vous protéger.
Chaque prophétie en son temps. Bientôt vous saurez.
Quand tu les vois discuter nos versets, écarte-toi jusqu’à ce qu’ils discutent d’autre chose. Le satan peut te le faire oublier. Avertis-les, certes, mais dès que tu t’en souviens ne reste pas avec les coupables.
Les fidèles ne sont pas chargés de leur demander compte mais de les avertir et peut-être seront-ils fidèles.
Laisse ceux qui prennent leur religion pour un jeu et un amusement. Cette vie les trompe. Avertis-les ici, qu’ils n’aillent pas à leur perte par leurs actes, car ils n’auront d’autre maître ni d’autre protecteur que Dieu, toute compensation sera refusée. Ceux qui vont à leur perte par leurs actes, ils auront le breuvage bouillant et l’affreux tourment pour avoir été infidèles.
Dis : Prierons-nous en face de Dieu des dieux qui ne peuvent ni servir ni nuire. Quand Dieu nous a guidés reviendrons-nous en arrière comme celui que les satans détraquent sur la terre. Il s’égare bien que ses compagnons lui crient : Viens avec nous. Dis : Le chemin de Dieu est le chemin. On nous a donné ordre de nous soumettre au Seigneur des mondes.
Faites la prière et soyez-lui fidèles, car c’est vers lui que vous serez rassemblés.
Il a vraiment créé les cieux et la terre. Le jour où il dit : Sois, c’est. Sa parole est vérité. A lui le règne le jour où sonnera la trompette. Il connaît l’insondable autant que l’apparence. Il est le sage et il est renseigné.
Quand Abraham disait à son père Azar : Prendras-tu des idoles pour dieux ? je vous vois, toi et ton peuple, dans une erreur évidente...
Nous faisions voir à Abraham le règne des cieux et de la terre pour assurer sa foi.
Quand la nuit se déploya sur lui, il vit un astre. Il dit : C’est mon Seigneur. Et quand cet astre disparut, il dit : Je n’aimerai pas ceux qui disparaissent.
Quand il vit le lever de la lune, il dit : C’est mon seigneur. Mais quand elle disparut, il dit : Si mon Seigneur ne me guide pas, je serai parmi les égarés.
Quand il vit se lever le soleil, il dit : C’est mon seigneur, car c’est plus grand. Mais quand le soleil disparut, il dit : Mon peuple, je ne réponds pas des dieux que vous ajoutez.
Je me tourne en croyant sincère vers le créateur des cieux et de la terre, je ne suis pas de ceux qui ajoutent des dieux.
Son peuple vint discuter, mais il répondit : Venez-vous discuter de Dieu quand il m’a guidé ? Je ne crains pas les dieux que vous ajoutez, sauf si mon Seigneur décide autrement, car mon Seigneur cerne tout de sa science. Réfléchissez donc.
Craindrais-je les dieux que vous ajoutez quand vous ne craignez pas d’ajouter à Dieu des dieux qu’il n’autorise pas ? Quel est le parti le plus sûr ? Le savez-vous ?
Les croyants qui n’affublent pas d’injustice leur foi sont en sûreté dans le droit chemin.
Voilà les raisons que nous fournissions à Abraham contre son peuple. Nous haussons le rang de qui nous voulons. Ton Seigneur est le sage, il sait.
Nous lui avons donné Isaac et Jacob et les avons guidés chacun comme nous avions guidé Noé. Et, dans sa descendance, David, Salomon, Job, Joseph, Moïse, Aaron. Et nous donnons salaire aux bienfaisants.
Zacharie, Jean, Jésus, Élie furent parmi les justes.
Ismaël, Élisée, Jonas et Loth, nous les avons mis au-dessus des mondes.
Beaucoup de leurs pères, de leurs fils et de leurs frères, nous les avons choisis et guidés dans le droit chemin.
C’est le chemin de Dieu, il y guide qui il veut de ses esclaves, mais s’ils avaient ajouté des dieux, leurs actes auraient été vains.
Voilà ceux à qui nous avons confié le livre, l’illumination et la prophétie. Si maintenant leur descendance n’y croit pas, nous les confierons à un peuple qui ne les nie pas.
Voilà ceux que Dieu a guidés. Suis le même chemin. Dis : Je ne vous en demande pas de salaire. Ce n’est qu’un avertissement aux mondes.
Ils ne mesurent pas Dieu à sa mesure quand ils disent : Dieu ne révèle rien à un homme. Demande : Qui a donc révélé à Moïse le livre qui éclaire et qui guide, et que vous écrivez sur parchemin pour le montrer un peu et le cacher beaucoup, et qui vous enseigne ce que ni vous ni vos pères ne saviez ? Réponds : Dieu. Et laisse-les s’amuser aux discussions.
C’est un livre béni que nous révélons pour confirmer les précédents et avertir la Ville-mère et ses environs. Quiconque croit à l’autre vie croit à ce livre et est assidu à la prière.
Quoi de plus coupable que de forger un mensonge contre Dieu ou de dire, quand rien n’a été dévoilé : J’ai un dévoilement. Ou de dire : Je vais faire une révélation comme celle de Dieu. Si tu voyais les coupables quand ils seront dans les abîmes de la mort ! Les anges étendront les mains : Dehors vos âmes ! Aujourd’hui vous aurez pour salaire le tourment d’humiliation, car vous avez menti contre Dieu et vous êtes détournés de ses versets avec orgueil.
Vous nous revenez seuls comme nous vous avions créés la première fois. Nos dons, vous les avez laissés derrière vous. Et nous ne voyons pas ici vos protecteurs que vous prétendiez ajouter à Dieu. Les dieux que vous inventiez se sont donc séparés de vous, ils vous ont donc abandonnés.
Dieu qui fend le grain et le noyau, fait sortir le vivant du mort et le mort du vivant. Tel est Dieu. Comment vous en êtes-vous détournés ?
Il fend le ciel à l’aurore, il vous a donné la nuit pour repos, le soleil et la lune pour comput. Tel est le décret du puissant qui sait.
Il vous a donné les étoiles pour guides dans les ténèbres de la terre et de la mer. Nous expliquons les signes à un peuple qui peut savoir.
Il vous a fait naître d’un seul, par réceptacle et par dépôt. Nous expliquons les signes à un peuple qui peut comprendre.
Il a fait descendre l’eau du ciel. Nous suscitions ainsi la germination des plantes, et nous en suscitions la verdure où naissent les grains agglomérés et, de la spathe du palmier, les régimes de dattes qui pendent. Et des jardins de vignes, des oliviers, des grenadiers mêlés et différents. Regardez leurs fruits, quand ils donnent, et leur maturation. Oui, ce sont des signes pour un peuple croyant.
Ils ajoutent à Dieu des djinns qu’il a créés. Ils lui inventent des fils et des filles, sans savoir. Mais, gloire à lui ! il est sublime plus qu’ils ne le font.
Le créateur des cieux et de la terre aurait-il des enfants, lui qui n’a pas de compagne, lui qui a tout créé et qui sait tout ?
Tel est Dieu votre Seigneur. Nul n’est dieu que lui, le créateur de tout. Adorez-le, il est maître de tout.
Aucun regard ne peut l’atteindre, mais il atteint tous les regards. Il est subtil et il est renseigné.
Votre Seigneur vous appelle à voir clair. Qui voit clair c’est pour soi-même, et qui est aveugle c’est contre soi-même, je ne suis pas votre gardien.
Nous déployons les versets pour qu’on dise que tu as étudié et pour instruire ceux qui savent.
Suis ce que t’a dévoilé ton Seigneur. Nul n’est dieu que lui. Détourne-toi de ceux qui ajoutent des dieux.
Si Dieu voulait, ils ne lui ajouteraient rien. Mais nous ne t’avons pas fait leur gardien ni leur protecteur.
N’insultez pas les dieux qu’ils prient en face de Dieu, car ils outrageraient Dieu par rancune, sans savoir. Ainsi, chaque nation, nous lui avons décoré ses actes. Puis tous retourneront à leur Seigneur et il leur montrera leurs actes.
Ils jurent à grands serments par Dieu que, s’il leur venait un signe, ils y croiraient. Réponds : Il n’est de signe que près de Dieu. Mais qu’en savez-vous ? Si ce signe vient, ils ne croiront pas.
Nous retournerons leurs cœurs et leurs yeux comme la première fois où ils n’ont pas cru et nous les laisserons marcher en aveugles dans la révolte.
Si nous avions fait descendre des anges, parler les morts et tout rassemblé devant eux, ils ne croiraient quand même que si Dieu veut. Mais la plupart sont ignorants.
A chaque prophète nous avons suscité pour ennemi des satans hommes ou djinns qui s’inspirent entre eux des mensonges jolis. Ils s’en abstiendraient si Dieu voulait. Mais laisse-les avec leurs inventions.
Que les cœurs qui ne croient pas à l’autre vie inclinent au mensonge à leur gré et fassent ce qu’ils font.
Est-ce que je vais chercher d’autre juge que Dieu quand c’est lui qui vous a révélé le livre qui explique ? Ceux qui ont reçu le livre savent qu’il vient de ton Seigneur avec la vérité. Ne sois pas de ceux qui doutent.
Que s’accomplisse le décret de ton Seigneur dans la justice et la vérité ! Rien ne peut changer ses décrets, car il entend et il sait.
Si tu écoutes la plupart de ceux qui sont sur terre, ils t’égareront loin du sentier de Dieu, car ils ne font qu’inventer et supposer.
Ton Seigneur connaît ceux qui errent loin de son sentier et il connaît ceux qui sont en bonne voie.
Mangez donc ce sur quoi le nom de Dieu a été prononcé, si vous croyez en ses versets.
Qu’avez-vous à vous abstenir d’en manger quand le nom de Dieu a été prononcé ? On vous a expliqué ce qui, sauf cas de contrainte, vous est interdit. Beaucoup avec leurs passions égarent les gens, sans rien savoir. Mais Dieu connaît les transgresseurs.
Écartez-vous des péchés patents ou latents. Ceux qui commettent le péché auront le salaire de leurs actes.
Ne mangez pas ce sur quoi le nom de Dieu n’a pas été prononcé. Oui, ce serait perversité. Oui, les satans inspirent à leurs clients de discuter. Et si vous les écoutez, oui, vous ajouterez des dieux.
Quoi, le mort à qui nous redonnons la vie et à qui nous donnons la lumière pour marcher parmi les hommes ressemble-t-il au prisonnier des ténèbres ? Mais les actes des incroyants leur sont embellis.
Chaque ville, nous lui avons donné ses coupables pour chefs, pour qu’ils trament. Mais ils ne trament que contre eux-mêmes et ils ne s’en doutent pas.
Quand vient un verset ils disent : Nous ne croirons pas avant que nous soit donnée la même chose qu’aux apôtres de Dieu. Mais Dieu sait qui charger de son message. Les coupables seront frappés d’humiliation devant Dieu et d’un grand tourment à cause de ce qu’ils ont tramé.
Celui que Dieu veut guider, il lui ouvre le cœur à l’Islam. Celui que Dieu veut égarer, il lui comprime le cœur et l’oppresse comme s’il tentait de monter en l’air car Dieu fait peser la honte sur les incroyants.
Tel est le droit chemin de ton Seigneur. Ainsi expliquons-nous nos signes à ceux qui réfléchissent.
A eux la demeure de paix près de leur Seigneur. Il est leur protecteur à cause de leurs actes.
Et le jour où il va tous les rassembler : Ah ! race des djinns, vous avez abusé les hommes. Mais leurs clients répondront : Seigneur, nous avons profité les uns des autres et nous voici au terme que tu nous as fixé. Il leur sera dit : Le feu est votre refuge pour toujours, sauf volonté de Dieu. Car ton Seigneur est le sage, il sait.
Ainsi donnons-nous pouvoir à certains coupables sur d’autres à cause de leurs actes.
Ah ! race des djinns et des hommes, ne vous est-il pas venu des apôtres de chez vous pour vous expliquer mes signes et vous avertir de la rencontre d’aujourd’hui ? Ils répondront : Nous en témoignons contre nous-mêmes. Car cette vie les a trompés et ils témoigneront contre eux-mêmes qu’ils n’ont pas cru.
Non, ce n’est pas à tort que ton Seigneur détruit les villes quand les habitants restent païens.
Chacun est au rang que lui valent ses actes, car ton Seigneur ne détruit pas les villes injustes tant que leur peuple n’est pas encore averti.
Ton Seigneur se suffit, mais il dispose de la miséricorde. S’il voulait, il vous supprimerait et vous remplacerait par qui il voudrait, comme il vous a fait naître d’un peuple passé.
Oui, ce qui vous fut promis vient et ce n’est pas vous qui le réduirez à l’impuissance.
Dis : Mon peuple, agis à ta guise et moi, j’agis et bientôt vous saurez à qui est la demeure ultime. Les coupables seront sans bonheur.
Ceux qui ajoutent des dieux donnent à Dieu une part de ce qu’il fait naître de la terre et des bêtes et ils disent : Ceci est à Dieu, ils le prétendent, et cela aux dieux que nous lui ajoutons. Mais ce qui est à leurs dieux n’est plus à Dieu et ce qui est à Dieu passe à leurs dieux. Quelle erreur de jugement !
Leurs dieux leur embellissent leurs meurtres d’enfants. C’est pour leur perdition et pour dégrader leur culte. Si Dieu voulait, ils n’agiraient pas ainsi. Mais laisse-les à leurs inventions.
Ils disent : Voici des bêtes et une récolte intouchables. Ne s’en nourrira que qui nous voudrons. C’est ce qu’ils prétendent. Et des bêtes dont le dos est intouchable, et des bêtes sur qui le nom de Dieu n’est pas prononcé. C’est ce qu’ils inventent contre Dieu, mais ils auront le salaire de leurs inventions.
Ils disent : Ce qui est dans le ventre de ces bêtes est pur pour nos hommes et interdit à nos femmes. Mais une bête morte, ils se la partagent. Ils auront le salaire de leur argutie, car Dieu est le sage, il sait.
Ils sont perdants ceux qui ont la folie de tuer leurs enfants, sans rien savoir, et qui inventent contre Dieu d’interdire ce que Dieu leur donne. Ils sont égarés, ils ne sont pas en bonne voie.
C’est lui qui a fait croître les jardins en treille ou sans treillage, les palmiers et les céréales de toutes sortes, les oliviers et les grenadiers mêlés et différents. Mangez leurs fruits quand ils donnent. Acquittez-en les droits le jour de la récolte et ne soyez pas effrénés, car Dieu n’aime pas les effrénés.
Il a créé vos bêtes pour vous porter et vous vêtir. Mangez de ces dons de Dieu sans suivre les pas du satan qui est votre ennemi juré.
Il a créé quatre couples. Couple d’ovins, couple de caprins. Dis : A-t-il interdit les deux mâles ou les deux femelles ou leur portée ? Instruisez-moi, si vous dites vrai.
Couple de camélidés, couple de bovins. Dis : A-t-il interdit les deux mâles ou les deux femelles ou leur portée ? Étiez-vous là quand Dieu fit ce commandement ? Quoi de plus coupable que de forger un mensonge contre Dieu pour égarer les hommes, sans rien savoir ? Et Dieu ne guide pas les coupables.
Dis : Dans ce qui m’est dévoilé, je ne trouve de nourriture interdite que la bête morte, le sang versé, la chair de porc qui est une souillure et ce qui à tort a été consacré à d’autres qu’à Dieu. Mais quiconque est contraint, sans chercher révolte ou transgression, eh bien ton Seigneur pardonne, il a pitié.
Nous avons interdit aux juifs toute bête à ongles, nous leur avons interdit les graisses des bovins et des ovins à part celle du dos et des entrailles et celle qui est mêlée à l’os. Tel a été le salaire de leur révolte. Oui, nous sommes équitable.
S’ils te traitent de menteur, réponds : Votre Seigneur dispose d’une grande miséricorde mais sa colère ne peut être détournée des coupables.
Ceux qui ajoutent des dieux diront : Si Dieu avait voulu, ni nous ni nos pères n’aurions ajouté des dieux et nous n’aurions rien interdit. Ainsi criaient au mensonge leurs devanciers et ils ont subi notre colère. Dis : Avez-vous une science à expliquer ? Vous ne faites qu’inventer et supposer.
Dis : Dieu a les raisons péremptoires. S’il avait voulu, il vous aurait tous guidés.
Dis : Amenez vos témoins attester que Dieu interdit ceci. Mais, s’ils témoignent, ne témoigne pas avec eux. Ne suis pas les passions de ceux qui nient nos signes, qui ne croient pas à l’autre vie et qui donnent des égaux à leur Seigneur.
Dis : Venez, je vais vous annoncer ce que votre Seigneur vous interdit : Ne lui ajoutez rien. Bienfaisance à vos père et mère. Ne tuez pas vos enfants par crainte de disette, nous vous nourrirons vous et eux. Écartez-vous des infamies patentes ou latentes. Ne tuez personne à tort, Dieu l’interdit. Voilà ce que Dieu commande. Peut-être comprendrez-vous.
Ne touchez aux biens de l’orphelin que pour le mieux, jusqu’à sa majorité. Donnez juste mesure et juste poids. Nous n’imposons à chacun que ce qu’il peut. Que vos paroles soient justes, même à l’égard d’un proche. Et tenez le pacte de Dieu. Voilà ce qu’il commande. Peut-être vous en souviendrez-vous.
Tel est mon droit chemin. Suivez-le. Ne suivez pas les sentiers qui vous écartent de son sentier. Voilà ce qu’il commande. Peut-être serez-vous fidèles.
Puis nous avons donné à Moïse, en complément du bienfait, le livre qui explique tout, comme guide et comme grâce. Peut-être croiront-ils à la rencontre de leur Seigneur.
Et voici un livre béni que nous vous révélons. Suivez-le, soyez fidèles. Peut-être vous sera-t-il fait miséricorde.
Que vous ne disiez pas : Le livre n’a été révélé qu’à deux nations avant nous et nous n’en avons aucune connaissance.
Que vous ne disiez pas : Si le livre nous était révélé, nous serions en meilleure voie qu’eux. Mais une preuve de votre Seigneur, un guide et une grâce vous sont venus. Quoi de plus coupable que de nier les signes de Dieu et de s’en détourner ? Ceux qui s’en détournent, nous leur donnons le tourment mauvais pour salaire de s’être détournés.
Qu’attendent-ils ? La venue des anges, la venue de ton Seigneur, la venue de certains signes de ton Seigneur ? Le jour où ces signes viendront, quiconque n’aura pas cru avant ou dont la foi n’aura rien acquis, alors croire ne lui servira de rien. Dis : Attendez. Nous aussi nous attendons.
Ceux qui font un schisme dans leur religion ou qui forment des sectes, tu n’as pas à en répondre. Leur sort ne dépend que de Dieu qui leur montrera leurs actes.
Quiconque aura fait le bien en sera payé dix fois autant. Quiconque aura fait le mal n’en sera payé que d’autant et ne sera pas lésé.
Dis : Moi, mon Seigneur m’a guidé dans le droit chemin, la religion immuable, la religion d’Abraham, un orthodoxe qui n’ajoutait pas des dieux.
Dis : Ma prière et ma dévotion, ma vie et ma mort sont à Dieu le Seigneur des mondes.
Nul dieu à ses côtés, c’est l’ordre que j’ai reçu, je suis le premier musulman.
Dis : Irais-je chercher d’autre seigneur que Dieu qui est le Seigneur de tout ? Chacun ne mérite que pour son compte. Personne ne portera le fardeau d’un autre. Vous retournerez tous à votre Seigneur et il vous résoudra vos divergences.
Il a fait de vous les héritiers de la terre. Il vous a mis les uns au-dessus des autres pour vous éprouver dans ses dons. Ton Seigneur est prompt à châtier, mais certes il pardonne, il a pitié.
Alif. Lâm. Mîm. Sâd.
Que ce livre n’oppresse pas ton cœur. Il t’est révélé pour que tu avertisses et que les croyants se souviennent.
Suivez ce qu’on vous révèle de votre Seigneur et ne suivez pas d’autres maîtres que lui. Comme vous y pensez peu !
Que de villes nous avons détruites ! Notre colère les a frappées dans leur sommeil nocturne ou dans leur sieste.
Quand les a frappés notre colère, ils n’ont pu que crier : Oui, nous sommes coupables.
Certes, nous questionnerons ceux vers qui sont allés nos envoyés et certes, nous questionnerons aussi les envoyés.
Certes, nous leur raconterons leurs actes, nous qui savons, car nous étions là.
Ce jour-là, la pesée sera juste. Ceux dont les balances seront lourdes auront le bonheur.
Ceux dont les balances seront légères se seront perdus eux-mêmes parce qu’ils furent coupables envers nos signes.
Nous vous avons établis sur terre et vous y avons donné de quoi vivre. Combien vous en savez peu gré !
Nous vous avons créés, puis formés et nous avons dit aux anges : Prosternez-vous devant Adam. Ils se sont prosternés, à part Iblis qui ne se prosterna pas.
Il lui fut dit : Qu’est-ce qui t’empêche de te prosterner quand je te l’ordonne ? Il répondit : Je vaux mieux que cette créature. Tu m’as créé de feu et tu l’as créée d’argile.
Il lui fut dit : Descends d’ici, tu n’as pas à y faire l’orgueilleux. Sors, car te voilà humilié.
Il répondit : Laisse-moi attendre le jour où tu les ressusciteras.
Il lui fut dit : Il t’est donné d’attendre.
Il répondit : Puisque tu m’as égaré, je guetterai les hommes sur ton droit chemin.
Je les harcèlerai par-devant et par-derrière, à droite et à gauche. Et la plupart ne te sauront pas gré.
Il lui fut dit : Sors d’ici, infâme réprouvé. Ceux qui t’auront suivi, d’eux et de toi, j’emplirai la géhenne.
O Adam, habite ce jardin avec ta femme. Mangez de tout à votre guise, mais ne touchez pas à cet arbre, vous seriez coupables.
Le satan les tenta pour leur faire voir leur nudité qui leur était cachée. Il leur dit : Votre Seigneur vous interdit cet arbre par crainte que vous ne soyez des anges, que vous ne soyez des immortels.
Il leur jura : Oui, je suis pour vous un bon conseiller.
Il les fit tomber par tromperie. Ils goûtèrent à l’arbre, ils virent leur nudité et ils la couvrirent de feuilles du jardin. Leur Seigneur leur cria : Ne vous ai-je pas interdit cet arbre ? Ne vous ai-je pas dit que le satan est votre ennemi juré ?
Ils répondirent : Seigneur, nous nous sommes lésés nous-mêmes. Si tu ne pardonnes pas, si tu n’as pas pitié, nous sommes perdants.
Il leur fut dit : Descendez, il y aura haine entre vous. Vous aurez la terre pour séjour et son usage pour un temps.
Il leur fut dit : Vous y vivrez, vous y mourrez et vous en serez retirés.
Fils d’Adam, nous vous avons donné le vêtement et les atours qui cachent votre nudité, mais le meilleur vêtement est la piété. C’est un signe de Dieu. Peut-être réfléchiront-ils.
Fils d’Adam, que le satan ne vous tente pas comme il fit sortir du jardin votre père et votre mère, quand il leur arracha leur vêtement pour leur faire voir leur nudité. Ils vous voient, lui et les siens, et vous ne les voyez pas. Les satans, nous en avons fait les maîtres des incroyants.
Ceux-ci disent, quand ils font une infamie : Ainsi faisaient nos pères, ainsi nous l’ordonne Dieu. Réponds : Dieu n’ordonne pas d’infamies. Direz-vous sur Dieu ce que vous ignorez ?
Dis : Mon Seigneur ordonne l’équité. Acquittez-vous de la prière en tout lieu de culte, avec un culte pur. Vous avez été créés et vous vous en retournerez.
Il guide les uns, mais d’autres ont l’erreur sur eux, ils prennent les satans pour maîtres en face de Dieu et se figurent en bonne voie.
Fils d’Adam, prenez votre parure en tout lieu de culte. Mangez et buvez, mais ne soyez pas outranciers, car Dieu n’aime pas les impies.
Dis : Qui donc interdit les parures que Dieu a faites pour ses esclaves et le régal qu’il leur donne ? Dis : Ces biens sont aux croyants dès cette vie et ne seront qu’à eux le jour de la résurrection. Ainsi expliquons-nous nos versets à un peuple qui sait.
Dis : Mon Seigneur n’interdit que les infamies visibles ou cachées, le péché, la violence injuste et d’ajouter à Dieu des dieux qu’il n’autorise pas et de dire contre Dieu ce qu’on ne sait pas.
Chaque nation a un terme et, quand vient ce terme, elle ne peut le reculer ni l’avancer d’une heure.
Fils d’Adam, oui des apôtres de chez vous viennent vous dire mes signes. Quiconque craint Dieu et fait le bien n’aura ni crainte ni tristesse.
Mais quiconque nie nos signes et s’en détourne avec orgueil sera pour toujours l’hôte du feu.
Quoi de plus coupable que de forger un mensonge contre Dieu et de nier ses signes ? Ceux-là auront la part qui est inscrite pour eux. Nos émissaires viendront les rappeler et leur dire : Où sont les dieux que vous invoquiez à côté de Dieu ? Ils répondront : Ils nous ont abandonnés. Et ils témoigneront contre eux-mêmes qu’ils n’ont pas cru.
Il dira : Entrez dans le feu avec les nations de djinns et d’hommes qui disparurent avant vous. Et chaque nation qui entrera là maudira sa sœur. Quand elles y seront toutes, la dernière dira de la première : Seigneur, elle m’a égarée, donne-lui double tourment de feu. Il dira : A chacune le double, car vous ne savez rien.
Et la première dira à la dernière : Vous n’avez pas plus de mérite que nous ! Goûtez le tourment que vous méritez.
Ceux qui ont nié nos signes et s’en sont écartés avec orgueil, les portes du ciel ne leur seront pas ouvertes, ils n’entreront pas plus au jardin qu’un chameau dans le trou d’une aiguille. Ainsi payons-nous les pécheurs.
Ils auront un lit de géhenne avec couverture par-dessus. Ainsi payons-nous les coupables.
Mais ceux qui ont cru et dont les œuvres ont été fidèles, nous n’imposons à chacun que ce qu’il peut, ceux-là seront pour toujours les hôtes du jardin.
Nous leur ôterons du cœur la haine. Ils auront des ruisseaux à leurs pieds. Ils diront : Louange à Dieu qui nous a guidés ici. Nous nous serions égarés si Dieu ne nous avait guidés, mais les apôtres de notre Seigneur sont venus nous dire la vérité. Et on leur criera : Ce jardin vous est donné en héritage à cause de vos actes.
Les hôtes du jardin diront aux hôtes du feu : Nous trouvons vraies les promesses de notre Seigneur, trouvez-vous vraies les promesses de votre Seigneur ? Ils répondront : Oui. Et un héraut leur criera : Maudits de Dieu sont les coupables
qui détournaient du sentier de Dieu, qui voulaient le rendre tortueux et qui ne croyaient pas à l’autre vie.
Entre les deux, il y a une tenture avec, sur les franges, des hommes qui reconnaissent chacun à ses traits. Ils disent aux hôtes du jardin : Paix sur vous, les autres n’y entrent pas malgré leur désir.
Et quand ils regardent les hôtes du feu, ils disent : Seigneur, ne nous mets pas avec les coupables.
Les hôtes des franges disent à des hommes dont ils reconnaissent les traits : Vos richesses ni votre orgueil ne vous servent à rien.
Et est-ce là ceux dont vous juriez que Dieu ne leur ferait pas miséricorde ? Entrez au jardin, vous n’aurez ni crainte ni tristesse.
Les hôtes du feu crieront aux hôtes du jardin : Donnez-nous de l’eau ou des dons de Dieu. Les autres répondront : Dieu l’interdit aux infidèles
qui prenaient leur religion pour un amusement et un jeu, et cette vie les trompait. Oui, ce jour-là, nous les oublierons comme ils oubliaient qu’ils allaient rencontrer ce jour, et ils récusaient nos versets.
Oui, nous leur avons donné le livre et nous l’avons expliqué avec science pour guider les croyants et leur faire miséricorde.
Qu’attendent-ils ? l’interprétation ? Le jour où viendra l’interprétation, ceux qui l’ont oubliée diront : Les apôtres de notre Seigneur étaient venus dire la vérité, mais maintenant qui va intercéder pour nous ? pourrons-nous être renvoyés pour agir autrement que nous ne faisions ? Car ils se sont perdus eux-mêmes et les dieux qu’ils inventaient les ont abandonnés.
Votre Seigneur est Dieu qui a créé les cieux et la terre en six jours, puis il s’est assis sur le trône. Il fait que la nuit poursuive le jour et le recouvre, que le soleil, la lune et les étoiles soient soumis à son ordre. N’est-ce pas lui qui crée et qui ordonne ? Béni soit Dieu le Seigneur des mondes.
Priez humblement en secret votre Seigneur car il n’aime pas les transgresseurs.
Ne semez pas le désordre sur terre une fois qu’il y est mis ordre. Priez avec crainte et désir. La grâce de Dieu est proche des bienfaisants.
Il déchaîne les vents, les précurseurs de sa grâce. Une fois qu’ils sont lourds de nuées, nous poussons leur pluie vers un pays mort. Nous y faisons ruisseler l’eau et sortir toutes sortes de fruits. Ainsi ferons-nous sortir les morts. Peut-être y penserez-vous.
Un bon pays, les plantes y sortent avec permission de Dieu. Un mauvais pays, elles n’y sortent qu’éparses. Nous adressons nos signes à ceux qui nous savent gré.
Oui, nous avons envoyé Noé dire à son peuple : Mon peuple, adorez Dieu, vous n’avez d’autre dieu que lui. Je crains pour vous le tourment d’un jour terrible.
Les grands de son peuple répondirent : Nous te voyons là dans une erreur flagrante.
Il dit : Mon peuple, il n’y a pas d’erreur en moi, je suis apôtre du Seigneur des mondes.
Je vous avertis de la part de mon Seigneur, je vous conseille, car Dieu m’a fait savoir ce que vous ne savez pas.
Êtes-vous étonnés qu’un avertissement de votre Seigneur vous vienne par un homme de chez vous, pour vous avertir d’être fidèles, pour que peut-être il vous soit fait miséricorde ?
Ils l’ont traité de menteur, mais nous l’avons sauvé dans l’arche, lui et ceux qui étaient avec lui. Et nous avons noyé ceux qui niaient nos signes, car c’étaient des aveugles.
Et envoyé Houd dire aux Ad, ses frères : Mon peuple, adorez Dieu, vous n’avez d’autre dieu que lui. Ne serez-vous pas fidèles ?
Les grands du peuple ne croyaient pas, ils répondirent : Nous te voyons là en pleine folie, nous pensons que tu es un menteur.
Il dit : Mon peuple, il n’y a pas de folie en moi, je suis apôtre du Seigneur des mondes.
Je vous avertis de la part de mon Seigneur, je vous conseille bien.
Êtes-vous étonnés qu’un avertissement de votre Seigneur vous vienne par un homme de chez vous, pour vous avertir ? Souvenez-vous, après le peuple de Noé, Dieu vous a donné la terre et la grandeur. Souvenez-vous des bienfaits de Dieu. Peut-être aurez-vous le bonheur.
Ils répondirent : Es-tu venu pour nous faire adorer Dieu seul et délaisser les dieux de nos pères ? Fais venir ce que tu annonces si tu dis vrai.
Il dit : Que la fureur et la colère de Dieu tombent sur vous. Allez-vous disputer avec moi sur des dieux que vous et vos pères avez nommés sans que Dieu les autorise ? Attendez. Et moi je reste avec ceux qui attendent.
Et nous l’avons sauvé par notre grâce, lui et ceux qui étaient avec lui. Et nous avons exterminé ceux qui niaient nos signes, car ce n’étaient pas des croyants.
Et envoyé Salih dire aux Thamoud, ses frères : Mon peuple, adorez Dieu, vous n’avez d’autre dieu que lui. Voici une preuve de votre Seigneur, la chamelle de Dieu est un signe pour vous. Laissez-la brouter sur la terre de Dieu, ne lui faites pas de mal ou bien l’affreux tourment vous prendra.
Souvenez-vous, Dieu vous a faits héritiers après les Ad. Il vous a installés sur la terre, vous bâtissez des châteaux dans les plaines, vous creusez des demeures dans les montagnes. Souvenez-vous des bienfaits de Dieu et n’allez pas semer le désordre sur terre.
Les grands de son peuple dirent avec orgueil aux opprimés qui croyaient : Savez-vous si Salih est envoyé de Dieu ? Les autres répondirent : Nous croyons à son message.
Les orgueilleux dirent : Vous y croyez, mais nous n’y croyons pas.
Et ils tuèrent la chamelle, ils se révoltèrent contre leur Seigneur, ils dirent : Salih, fais venir ce que tu annonces si tu es un envoyé.
Et le cataclysme les surprit. Et le matin, voilà qu’ils étaient gisants dans leurs demeures.
Alors Salih se détourna d’eux, il dit : Mon peuple, je vous ai avertis de la part de mon Seigneur, je vous ai conseillés mais vous n’aimiez pas les conseils.
Et Loth disait à son peuple : Allez-vous faire cette infamie que personne au monde n’a faite avant vous ?
Vous qui couchez avec des hommes au lieu de femmes, certes, vous êtes des effrénés.
Pour toute réponse, ils dirent : Chassez de la ville ces gens qui se purifient.
Mais nous l’avons sauvé, lui et les siens sauf sa femme qui restait en arrière.
Et nous avons fait pleuvoir sur les autres. Vois donc la fin des criminels.
Et envoyé Shoaïb dire aux Madian, ses frères : Mon peuple, adorez Dieu, vous n’avez d’autre dieu que lui. Voici une preuve de votre Seigneur. Faites bonne mesure, bon poids et ne lésez personne et ne semez pas le désordre sur la terre qui est en ordre. C’est pour votre bien, si vous êtes croyants.
N’allez pas sur les chemins écarter du sentier de Dieu ceux qui croient en lui, les menacer, chercher à rendre le sentier tortueux. Souvenez-vous de votre petit nombre quand il vous a rendus nombreux. Et voyez quelle fut la fin des semeurs de désordre.
Si certains de vous croient à ce que je suis envoyé dire et d’autres non, endurez jusqu’à ce que Dieu juge entre nous. Il est le meilleur juge.
Les grands de son peuple qui étaient orgueilleux dirent : Nous te chasserons de chez nous, Shoaïb, avec ceux qui croient en toi, à moins que vous ne reveniez à notre religion. Il dit : Quoi ? de force ?
Ce serait mentir contre Dieu que de revenir à votre religion quand Dieu nous en a sauvés. Comment y revenir, à moins que Dieu notre Seigneur le veuille ? Notre Seigneur a connaissance de tout. Nous nous fions à Dieu. Seigneur, décide avec justice entre notre peuple et nous, car c’est toi qui décides le mieux.
Les grands qui ne croyaient pas dirent : Certes, si vous suivez Shoaïb, vous serez perdants.
Le cataclysme les surprit. Et le matin voilà qu’ils étaient gisants dans leurs demeures.
Ceux qui traitaient Shoaïb de menteur furent comme s’ils n’y avaient pas vécu. Ceux qui traitaient Shoaïb de menteur furent perdants.
Alors Shoaïb se détourna d’eux, il dit : Mon peuple, je vous ai avertis de la part de mon Seigneur, je vous ai conseillés. Est-ce que je vais m’affliger pour des incroyants ?
Nous n’envoyons jamais un prophète dans une ville sans la frapper de malheur et de détresse, pour que peut-être elle s’humilie,
nous changeons ensuite le mal en bien. Mais les gens prospèrent, ils disent : Nos pères aussi connurent le malheur et le bonheur. Alors nous les surprenons, quand ils ne s’en doutent pas.
Si les gens des villes avaient été croyants et fidèles, nous leur aurions donné les bénédictions du ciel et de la terre. Mais ils criaient au mensonge et nous les avons surpris comme ils le méritaient.
Est-ce que les gens des villes sont à l’abri de notre colère, la nuit quand ils dorment ?
Est-ce que les gens des villes sont à l’abri de notre colère, le matin quand ils s’amusent ?
Est-ce qu’ils sont à l’abri des desseins de Dieu ? Seuls les perdants se croient à l’abri des desseins de Dieu.
Est-ce que de nouveaux héritiers de la terre ne sont pas guidés quand ils voient comme nous pourrions si nous le voulions les frapper pour leurs péchés et sceller leur cœur, et ils n’entendraient plus ?
Nous te racontons un peu l’histoire des villes. Leurs apôtres y sont venus avec les preuves, mais les gens n’allaient pas croire à ce qu’ils avaient d’abord nié. Ainsi Dieu scelle le cœur des incroyants.
Nous n’avons trouvé chez la plupart aucun respect d’alliance. Oui, la plupart, nous les avons trouvés pervers.
Nous avons ensuite envoyé Moïse avec nos signes vers Pharaon et vers ses grands, mais ils les ont méprisés. Vois donc quelle fut la fin des semeurs de désordre.
Moïse dit à Pharaon : Je suis apôtre du Seigneur des mondes.
Je n’ai que la vérité à dire sur Dieu. Je viens à vous avec une preuve de votre Seigneur. Renvoie donc, avec moi, les fils d’Israël.
Il répondit : Tu viens avec un signe ? montre-le donc si tu dis vrai.
Moïse jeta son bâton qui soudain fut un vrai serpent.
Moïse tira sa main qui soudain fut blanche aux yeux de tous.
Les grands de Pharaon dirent : Certes, c’est un sorcier habile,
il veut vous chasser de votre terre. ‒ Alors que décidez-vous ?
Ils répondirent : Fais-le attendre avec son frère et envoie des agents dans les villes
pour t’amener tout sorcier habile.
Les sorciers vinrent et dirent à Pharaon : Serons-nous vraiment payés si nous sommes les vainqueurs ?
Il répondit : Oui et vous serez de nos familiers.
Ils dirent alors à Moïse : A toi ou à nous de jeter en premier ?
Il répondit : A vous. Alors ils jetèrent leurs bâtons, fascinèrent les yeux, effrayèrent les gens par un grand déploiement de sorcellerie.
Mais nous dévoilâmes à Moïse de jeter son bâton qui happa les inventions des sorciers.
La vérité parut. Le travail des sorciers fut vain.
Ils furent vaincus et humiliés.
Les sorciers tombèrent prosternés.
Ils dirent : Nous croyons au Seigneur des mondes,
au Seigneur de Moïse et d’Aaron.
Pharaon dit : Allez-vous croire en lui sans ma permission ? C’est un stratagème que vous avez tramé dans la ville pour en chasser le peuple, mais vous allez voir.
Oui, je vous ferai couper la main droite et le pied gauche, oui, je vous ferai tous crucifier.
Ils répondirent : Et nous retournerons à notre Seigneur.
Tu nous châties parce que nous croyons aux signes qui nous viennent de notre Seigneur. Seigneur, donne-nous l’endurance, et fais que nous mourions soumis.
Les grands de Pharaon dirent : Laisseras-tu Moïse et les siens semer le désordre sur terre et te quitter, toi et tes dieux ? Il répondit : Nous tuerons leurs fils et garderons leurs femmes. Nous sommes leur maître absolu.
Moïse dit à son peuple : Demandez aide à Dieu et soyez endurants. La terre est à Dieu, il en fait hériter qui il veut d’entre ses esclaves. Mais l’issue finale est aux fidèles.
Ils répondirent : Nous avons souffert avant et après ta venue. Il dit : Peut-être votre Seigneur fera-t-il périr votre ennemi et vous fera-t-il hériter de la terre pour voir comment vous agirez.
Oui, les gens de Pharaon, nous les avons frappés de disette et de pénurie pour des années. Peut-être se souviendront-ils.
Mais quand revint la prospérité, ils dirent : C’est notre dû. Et quand un mal les atteignait, ils attribuaient leur malchance à Moïse et à son peuple. La malchance leur venait de Dieu, mais la plupart ne le savaient pas.
Ils disaient : Quelque signe dont tu nous fascines, nous ne croirons pas en toi.
Nous leur avons alors envoyé l’inondation, les sauterelles, les poux, les grenouilles et le sang, signes flagrants. Mais ils s’enorgueillirent et ils furent criminels.
Quand la colère tomba sur eux, ils dirent à Moïse : Prie pour nous ton Seigneur par son pacte avec toi. Si tu écartes sa colère, nous croirons en toi et renverrons avec toi les fils d’Israël.
Mais quand, au terme fixé, nous avons écarté la colère, ils se sont parjurés.
Alors nous nous sommes vengés d’eux, nous les avons engloutis dans l’abîme parce qu’ils avaient nié nos signes, n’y avaient pas fait attention.
Et nous avons donné en héritage aux opprimés le levant et le couchant de la terre bénie. La belle promesse de ton Seigneur aux fils d’Israël s’est accomplie parce qu’ils étaient endurants. Et nous avons détruit ce que Pharaon et son peuple avaient fait et bâti.
Nous avons fait passer la mer aux fils d’Israël et ils ont trouvé un peuple en prière devant ses idoles et ils ont dit à Moïse : Donne-nous un dieu pareil à ces dieux-là. Il répondit : Vous êtes des ignorants.
La conduite de ces gens les détruit, leurs œuvres sont vaines.
Il dit encore : Vais-je vous chercher d’autre dieu que Dieu qui vous a mis au-dessus des mondes ?
Nous vous avons sauvés des gens de Pharaon qui vous accablaient de tourments, qui tuaient vos fils et gardaient vos femmes, c’était une rude épreuve de votre Seigneur.
Nous avons fixé à Moïse trente nuits et nous les avons complétées par dix autres pour qu’il rencontre son Seigneur quarante nuits. Moïse avait dit à son frère Aaron : Remplace-moi auprès de mon peuple, maintiens l’ordre, ne suis pas le sentier des semeurs de désordre.
Moïse vint à notre rencontre et son Seigneur lui parla. Moïse dit alors : Seigneur, montre-toi à moi, que je puisse te regarder. Il lui fut répondu : Tu ne peux pas me voir. Regarde la montagne. Si elle reste en place, tu me verras. Or dès que son Seigneur se montra, la montagne fut réduite en poudre et Moïse tomba foudroyé. Quand il fut ranimé, il dit : Gloire à toi ! Je reviens à toi, je suis le premier croyant.
Il lui fut dit : Moïse, je t’ai choisi entre les hommes pour mon message et ma parole. Prends mes dons et sache-m’en gré.
Et nous lui avons écrit sur les tables des commandements sur tout et des explications sur tout : Prends-les bien et ordonne au peuple d’y tenir. Je vous montrerai le séjour des pervers.
Je détournerai de mes signes ceux qui sur terre s’enorgueillissent à tort. S’ils voient un signe, ils n’y croient pas. S’ils voient le vrai chemin, ils ne le prennent pas. S’ils voient le faux chemin, ils le prennent parce qu’ils nient nos signes et n’y font pas attention.
Vaines sont les œuvres de ceux qui nient nos signes et la rencontre de l’autre vie. Quel salaire auront-ils sinon celui de leurs actes ?
Une fois Moïse parti, son peuple adopta un veau fait de leurs parures, un corps mugissant. N’ont-ils pas vu qu’il ne leur parlait ni ne les guidait ? Mais ils l’ont adopté, ils ont été coupables.
Quand ils s’en aperçurent et se virent dans l’erreur, ils dirent : A moins que notre Seigneur n’ait pitié et ne pardonne, nous sommes perdants.
Moïse revint à son peuple, triste et fâché, il leur dit : De quelle mauvaise façon vous m’avez remplacé en mon absence ! Vouliez-vous hâter l’ordre de votre Seigneur ? Il jeta les tables et tira à lui son frère par la tête. L’autre dit : O fils de ma mère, ils m’ont opprimé, ils ont failli me tuer. Ne donne pas de joie à mes ennemis, ne me compte pas parmi les coupables.
Moïse dit : Seigneur, pardonne-nous, à moi et à mon frère, fais-nous entrer dans ta miséricorde, car tu es le plus miséricordieux des miséricordieux.
Ceux qui ont adopté le Veau seront atteints par la colère de leur Seigneur et humiliés en cette vie. Tel est le salaire de ceux qui forgent le mensonge.
Mais ceux qui font le mal puis s’en repentent et croient, oui, Dieu, ensuite, leur pardonnera, il aura pitié.
Moïse, passée sa colère, reprit ses tables. Et leur texte est un guide et une grâce pour ceux qui craignent leur Seigneur.
Moïse choisit dans son peuple soixante-dix hommes pour notre rencontre. Mais, quand ils furent emportés par le cataclysme, il dit : Seigneur, si tu avais voulu, tu nous aurais détruits plus tôt, eux et moi. Est-ce que tu nous détruiras tous à cause de la folie de certains ? Ce n’est qu’une épreuve par laquelle tu guides qui tu veux et égares qui tu veux, car tu es notre maître. Pardonne, aie pitié, c’est toi qui pardonnes le mieux.
Inscris une belle part pour nous en cette vie et dans l’autre. Nous revenons à toi. Il lui fut répondu : Mon tourment atteint qui je veux et ma miséricorde s’étend à tout. Je l’inscris une belle part pour les fidèles qui acquittent l’aumône, croient à nos signes
et suivent l’apôtre, le prophète illettré annoncé dans la Thora et dans l’Evangile pour ordonner le bien et interdire le mal, leur permettre de manger le bon et leur interdire le mauvais, leur ôter leurs fardeaux et leurs entraves. Ceux qui croient en lui, l’aident, le soutiennent et suivent la lumière qui lui est révélée, à eux le bonheur.
Dis aux hommes : Je suis pour tous l’apôtre de Dieu. A lui est le règne des cieux et de la terre. Nul n’est dieu que lui. Il fait vivre et il fait mourir. Croyez en Dieu et en son apôtre, ce prophète illettré qui croit en Dieu et en ses décrets. Suivez-le, peut-être serez-vous guidés.
Et il y a dans le peuple de Moïse un groupe qui se guide sur la vérité et pratique la justice.
Nous les avions partagés en douze tribus et, quand le peuple de Moïse lui demanda de l’eau, nous lui avons dit : Frappe le rocher avec ton bâton. Douze sources ont jailli, chaque tribu savait où boire. Et nous les ombragions de la nuée, nous faisions pleuvoir sur eux la manne et les cailles : Mangez le régal que nous vous donnons. Ils ne nous ont pas lésé, ils se sont lésés eux-mêmes.
Quand il leur était dit : Habitez cette ville, rassasiez-vous-y à votre guise, et demandez pardon... Franchissez la porte et prosternez-vous. Nous pardonnerons vos fautes, nous comblerons les bons.
Mais les coupables changèrent nos paroles et nous leur avons lancé une colère du ciel parce qu’ils étaient coupables.
Questionne-les sur cette ville maritime dont les gens violaient le sabbat parce que les poissons venaient à la surface le jour du sabbat et non les autres jours. Ainsi les éprouvions-nous parce qu’ils étaient pervers.
Quand un groupe d’entre eux disait : Pourquoi exhorter un peuple que Dieu va détruire ou tourmenter d’un grand tourment ? on leur répondit : Pour que votre Seigneur n’ait pas à nous blâmer, peut-être seront-ils fidèles.
Or ils ont oublié l’exhortation et nous avons sauvé ceux qui leur interdisaient le mal, mais les coupables, nous les avons frappés d’un terrible tourment parce qu’ils étaient pervers.
Ils se sont révoltés contre l’interdiction et nous leur avons dit : Soyez des singes qu’on rejette.
Et ton Seigneur annonça qu’il leur enverrait quelqu’un pour les tourmenter jusqu’au jour de la résurrection. Car ton Seigneur est prompt dans ses châtiments, mais certes, il pardonne, il a pitié.
Nous les avons partagés en nations sur terre. Les uns sont des justes, les autres non. Nous les avons éprouvés par le bonheur et par le malheur, peut-être reviendront-ils.
Après eux leurs successeurs qui ont hérité du livre prennent ce qu’offre cette vie et disent : On nous pardonnera. Ils prennent tout ce qui s’offre. Est-ce que l’alliance du livre n’exige pas qu’ils disent la vérité sur Dieu ? Ils ont étudié le texte. Mais mieux vaut la demeure dernière pour les fidèles, ne le comprenez-vous pas ?
pour ceux qui s’attachent au livre et font la prière, car nous ne laissons pas perdre le salaire des réformateurs.
Quand nous dressions la montagne au-dessus d’eux comme un dais, et ils pensaient qu’elle allait leur tomber dessus : Tenez ferme ce don et souvenez-vous-en, peut-être serez-vous fidèles…
Quand, des reins des fils d’Adam, ton Seigneur tira leurs descendants, il les prit à témoin contre eux-mêmes : Ne suis-je pas votre Seigneur ? Ils répondirent : Oui, nous en sommes témoins. C’était de peur que vous ne disiez au jour de la résurrection : Nous ne nous en doutions pas.
Ou que vous disiez : Nos pères, avant nous, ajoutaient des dieux et nous leur avons succédé. Est-ce que tu vas nous détruire à cause des imposteurs ?
Ainsi expliquons-nous les signes. Peut-être les hommes nous reviendront-ils.
Raconte-leur l’histoire de celui à qui nous donnions nos signes et qui s’en défit. Le satan le poursuivit, ce fut un égaré.
Si nous avions voulu, nous l’aurions haussé, mais il s’attachait à la terre, il suivait sa passion. Il était comme le chien qui grogne si tu l’attaques et qui grogne si tu le laisses. Tel fut le peuple qui niait nos signes. Raconte-leur les récits, peut-être réfléchiront-ils.
Triste, l’image de ce peuple qui niait nos signes ! Ils ns se lésaient eux-mêmes.
Celui que Dieu guide est en bonne voie, mais ceux qu’il égare sont perdants.
Nous avons voué à la géhenne beaucoup de djinns et d’hommes qui ont un cœur et ne comprennent pas, des yeux et ne voient pas, des oreilles et n’entendent pas. Ils sont comme des bêtes et plus égarés encore. Ils ne font attention à rien.
Dieu a les plus beaux noms. Appelez-le de ces noms et laissez ceux qui les blasphèment, ils auront le salaire de leurs actes.
Il y a parmi nos créatures une nation qui se guide sur la vérité et pratique la justice,
mais ceux qui nient nos signes, nous les atteindrons sans qu’ils sachent par où.
Je leur laisse un répit, mais mon stratagème est sûr.
Est-ce qu’ils ne réfléchissent pas ? Leur compagnon n’est pas un démoniaque, il n’est là que pour les avertir.
Est-ce qu’ils ne regardent pas le règne des cieux et de la terre et toute la création de Dieu ? Peut-être sont-ils déjà près de leur terme. S’ils ne croient pas à ce discours, y en aura-t-il d’autres ?
Plus aucun guide pour les gens que Dieu égare. Il les laisse s’enfoncer en aveugles dans leur révolte.
Ils te questionnent sur l’heure : Quand viendra-t-elle ? Réponds : Mon Seigneur seul en a connaissance. Lui seul la manifestera en temps voulu. Elle sera lourde dans les cieux et sur la terre, mais elle ne viendra à vous qu’à l’improviste. Ils te questionnent comme si tu connaissais le moment. Réponds : Dieu seul en a connaissance. Mais la plupart ne le savent pas.
Dis encore : Je n’ai de profits ou pertes que ce que Dieu veut. Si je connaissais l’insondable, j’aurais de grands biens et aucun mal ne m’atteindrait. Mais je ne suis chargé que d’avertir et d’annoncer à ceux qui croient.
Il vous a créés d’un seul homme dont il a tiré une femme pour que cet homme demeure avec elle. L’homme l’a couverte et elle portait d’abord sans peine son fardeau léger. Quand elle s’alourdit, ils prièrent Dieu leur Seigneur : Si tu nous donnes un bon fils, nous t’en saurons gré.
Il leur donna un bon fils, mais ils ajoutèrent des dieux à Dieu en retour de ses dons. Combien Dieu est plus sublime que ce qu’ils lui ajoutent.
Lui ajouteront-ils des dieux qui ne créent pas et qui sont créés,
qui ne peuvent les aider ni s’aider eux-mêmes ?
Appelez-les dans la bonne voie, ils ne vous suivent pas. Que vous les appeliez ou que vous vous taisiez, c’est pareil.
Ceux que vous priez en face de Dieu ne sont que des esclaves comme vous. Priez-les et qu’ils vous exaucent, si vous dites vrai.
Est-ce qu’ils ont des jambes qui marchent, des mains qui saisissent, des yeux qui voient, des oreilles qui entendent ? Dis : Priez vos dieux et complotez contre moi, ne me faites pas attendre.
Moi, mon maître est le Dieu qui révèle le livre et protège les justes.
Ceux que vous priez en face de lui ne peuvent aider personne ni s’aider eux-mêmes.
Appelle-les dans la bonne voie, ils ne t’entendent pas, tu les vois et ils te regardent sans te voir.
Sois indulgent, ordonne le bien, écarte-toi des ignorants.
Si une suggestion du satan s’insinue en toi, cherche refuge en Dieu qui entend et qui sait.
Qu’un songe du satan approche les fidèles, ils prient et alors ils voient clair
bien que leurs frères veuillent les pousser dans l’erreur et s’y acharnent.
Quand tu viens avec un verset, ils disent : Est-ce que tu ne l’as pas inventé ? Réponds : Je ne fais que suivre ce que me dévoile mon Seigneur. C’est un appel de votre Seigneur à la clairvoyance, un guide, une grâce pour ceux qui croient.
Quand le Coran est récité, écoutez-le en silence. Peut-être vous sera-t-il fait miséricorde.
Souviens-toi de ton Seigneur en ton âme avec humilité et crainte, et sans hausser la voix, matin et soir et fais attention. 
Ceux qui sont près de ton Seigneur ne dédaignent pas de l’adorer. Ils chantent sa gloire, ils se prosternent devant lui.
Ils te questionnent sur le butin. Dis : Il est à Dieu et à l’apôtre, soyez fidèles à Dieu, soyez en paix entre vous, écoutez Dieu et son apôtre, si vous croyez.
Les croyants sont ceux dont le cœur frémit à la seule mention de Dieu et dont la foi augmente au récit de ses versets. Ils se fient à leur Seigneur,
ils font la prière et donnent de nos dons,
ils sont les vrais croyants. A eux d’avoir rang près de leur Seigneur, à eux le pardon et le beau don.
Ton Seigneur te faisait sortir de chez toi avec la vérité mais certains croyants la détestaient.
Aussi ils te que­rellent sur la vérité flagrante, comme poussés à la mort en la regardant.
Dieu vous promettait un des deux groupes : Il sera à vous. Et vous désiriez le moins redoutable, mais Dieu voulait par ses décrets instaurer la vérité et détruire les incroyants jusqu’au dernier,
instaurer la vérité et détruire l’erreur malgré les criminels.
Vous imploriez votre Seigneur et il vous répondait : Oui je vais vous envoyer mille anges qui se suivent.
Dieu annonçait la bonne nouvelle pour vous mettre le cœur en paix, car la victoire ne vient que de Dieu. Oui, Dieu est le puissant, le sage.
Dieu vous couvrait de sommeil et de sa sécurité, il faisait descendre sur vous une eau du ciel pour vous purifier, pour vous ôter la souillure du satan et ramener vos cœurs et raffermir vos pas.
Votre Seigneur disait aux anges : Je suis avec vous, affermissez les croyants. Je vais jeter l’effroi dans le cœur des incroyants, frappez-les sur la nuque, frappez-leur les doigts.
Ils se sont séparés de Dieu et de son apôtre et pour quiconque se sépare de Dieu et de son apôtre alors oui, Dieu est terrible en châtiment.
Alors goûtez-y. Oui les incroyants auront le tourment de feu.
Vous, les croyants quand vous rencontrez les incroyants en marche, ne tournez pas le dos.
Quiconque tourne alors le dos, à moins que ce ne soit pour combattre ou pour rejoindre une bande, s’attire la colère de Dieu et n’aura de refuge que la géhenne. Quel mauvais avenir !
Vous ne les avez pas tués, c’est Dieu qui les a tués. Tu n’as pas jeté quand tu jetais, c’est Dieu qui a jeté pour que les croyants éprouvent sa grâce. Oui Dieu entend et il sait.
Oui Dieu réduit à rien le stratagème des incroyants.
Vous qui cherchiez la victoire, la voilà devant vous, la victoire. Si vous cessez, c’est bien pour vous. Si vous recommencez nous recommencerons et si grand soit votre nombre il ne servira de rien, car Dieu est avec les croyants.
Croyants, écoutez Dieu et son apôtre, ne vous détournez pas quand vous entendez.
Ne soyez pas comme ceux qui disent qu’ils entendent quand ils n’entendent pas.
Les pires bêtes, pour Dieu, sont les sourds et les muets qui ne comprennent rien.
Si Dieu avait trouvé du bon en eux, il les aurait fait entendre. Mais qu’il les ait fait entendre, ils se seraient quand même détournés, écartés.
Croyants, répondez à Dieu, et à l’apôtre, quand il vous appelle à ce qui fait vivre. Sachez que Dieu passe entre l’homme et son cœur et que vous serez rassemblés vers lui.
Gardez-vous de la tentation, elle n’atteint pas que les injustes. Sachez que Dieu est terrible en châtiment.
Souvenez-vous du temps de votre petit nombre quand vous étiez opprimés sur la terre et que vous aviez peur d’être capturés. Il vous a donné refuge, il vous a aidés de son secours, il vous a nourris de régals. Peut-être lui saurez-vous gré.
Croyants, ne trahissez pas Dieu ni l’apôtre, ne trahissez pas sciemment ce qu’on vous confie, vous qui savez.
Et sachez que vos biens et vos enfants ne sont qu’une tentation et que le salaire sans borne est près de Dieu.
Croyants, si vous êtes fidèles à Dieu, il vous donnera un critère, il vous remettra vos fautes et vous les pardonnera car Dieu dispose d’une grâce sans borne.
Quand les incroyants tramaient de te prendre, de te tuer ou de te bannir, ils tramaient mais Dieu tramait aussi et c’est Dieu qui trame le mieux.
Quand nos versets leur étaient récités, ils disaient : Nous entendons, nous en dirions autant si nous voulions, ce ne sont là que des histoires d’anciens.
Ils disaient : Dieu, si c’est là ta vérité, fais pleuvoir sur nous des pierres du ciel ou frappe-nous d’un affreux tourment.
Mais Dieu n’est pas à les tourmenter quand tu es parmi eux, Dieu n’est pas à les tourmenter quand ils demandent pardon.
Et pourquoi Dieu ne les tourmenterait-il pas quand ils écartent de la mosquée sainte ? Ils ne sont pas ses serviteurs, les fidèles seuls sont ses serviteurs. Mais la plupart ne savent pas.
Leur prière à la mosquée n’est que sifflements et battements de mains. Goûtez le tourment pour votre incroyance.
Les incroyants dépensent pour écarter du sentier de Dieu. Ils dépenseront et ils se lamenteront car ils seront vaincus. Les incroyants seront rassemblés dans la géhenne
pour que Dieu puisse distinguer le méchant du bon, mettre méchant sur méchant et les entasser tous dans la géhenne, car ils sont perdants.
Dis aux incroyants que s’ils cessent, le passé leur sera pardonné. Mais s’ils recommencent, le sort des anciens est connu.
Combattez-les pour anéantir la tentation et pour qu’il n’y ait de culte qu’à Dieu. Mais s’ils cessent, Dieu n’est pas sans voir leurs actes.
S’ils tournent le dos, sachez que Dieu est votre maître, le meilleur maître et le meilleur secours.
Tout butin que vous prenez, sachez qu’il y en a le cinquième pour Dieu, pour l’apôtre et ses proches, pour les orphelins, les pauvres et le voyageur, si vous croyez en Dieu et à ce qu’il a révélé à son esclave, le jour du critère, le jour du heurt des deux troupes, car Dieu peut tout.
Vous étiez sur le versant le plus proche, et eux sur le plus éloigné et la caravane au-dessous de vous. Si vous aviez convenu d’une rencontre, vous n’auriez pas voulu de cette rencontre-là, mais Dieu a fait ce qui devait être fait, pour que quiconque périsse, périsse avec une preuve, et que quiconque survive, survive avec une preuve. Oui, Dieu entend et il sait.
Dieu, en songe, te les montrait peu nombreux. S’il te les avait montrés nombreux vous auriez perdu courage, vous auriez discuté. Mais Dieu vous sauvait, il sait le fond des cœurs.
A la rencontre, il vous les montrait peu nombreux et il vous diminuait à leurs yeux pour que Dieu fasse ce qui devait être fait car tout ordre revient à Dieu.
Croyants qui rencontrez une troupe, tenez ferme et souvenez-vous sans cesse de Dieu, peut-être aurez-vous le bonheur.
Écoutez Dieu et son apôtre sans contester, sinon vous fléchirez et le bon vent tournera. Soyez endurants car Dieu est avec les endurants.
Ne soyez pas comme ceux qui sortaient de chez eux avec jactance et ostentation pour écarter du sentier de Dieu, et Dieu cernait leurs actes.
Le satan embellissait leurs actes : Aucun homme aujourd’hui ne vous vaincra, je vous protégerai. Mais quand les deux troupes s’entr’aperçurent, il tourna les talons : Je ne réponds plus de vous, je vois ce que vous ne voyez pas et j’ai peur de Dieu, car Dieu est terrible en châtiment.
Les hypocrites et ceux qui ont le mal dans le cœur disaient : Leur religion les trompe. Non ! Quiconque se fie à Dieu, eh bien Dieu est le puissant, le sage.
Si tu voyais quand les anges rappelleront les incroyants ! ils leur frapperont la face et le bas du dos : Goûtez le tourment de la calcination,
c’est le salaire de vos actes, Dieu n’est pas injuste envers ses esclaves.
C’est comme pour les gens de Pharaon et d’avant qui n’ont pas cru aux signes de Dieu, Dieu les a frappés pour leurs péchés. Oui Dieu est fort. Il est terrible en châtiment.
C’est que Dieu ne change pas le bienfait dont il comble un peuple si ce peuple ne change pas ce qu’il a dans l’âme, car Dieu entend et il sait.
C’est comme pour les gens de Pharaon et d’avant qui ont nié les signes de leur Seigneur, nous les avons fait périr pour leurs péchés, nous avons englouti les gens de Pharaon, ils étaient tous coupables.
Les pires bêtes, aux yeux de Dieu, sont les incroyants qui s’entêtent à ne pas croire.
Tu as fait un pacte avec eux et ils le violent tout le temps, ils ne craignent pas Dieu.
Certes, tu vas les affronter à la guerre, eh bien disperse du même coup ceux qui sont derrière eux, peut-être réfléchiront-ils.
Certes, tu vas craindre la trahison de certains, eh bien rejette alors tout net leur alliance car Dieu n’aime pas les traîtres.
Que les incroyants ne pensent pas vous devancer, ils ne sauraient vous échapper.
Tenez prêt contre eux ce que vous pouvez de forces et de chevaux pour effrayer l’ennemi de Dieu et votre ennemi et d’autres que vous ne connaissez pas mais que Dieu connaît. Ce que vous dépensez dans le sentier de Dieu vous sera rendu et vous ne serez pas lésés.
S’ils cherchent la paix, cherche-la aussi et fie-toi à Dieu, c’est lui qui entend et qui sait.
S’ils veulent te tromper, que Dieu te suffise. Il t’a aidé de son secours et de celui des croyants,
il a uni leurs cœurs. Aurais-tu dépensé tout ce qui est sur terre, tu n’aurais pas uni leurs cœurs, mais Dieu les a unis, il est puissant et sage.
Prophète, que Dieu te suffise, qu’il suffise aux croyants qui te suivent.
Prophète, incite les croyants à combattre : Si vingt de vous sont endurants, ils seront vainqueurs de deux cents, et cent seront vainqueurs de mille incroyants qui sont des gens qui ne comprennent rien.
Dieu voit de la faiblesse en vous, il vous allège la tâche aujourd’hui : Si cent de vous sont endurants, ils seront vainqueurs de deux cents, et mille seront vainqueurs de deux mille, avec permission de Dieu, car Dieu est avec les endurants.
Un prophète n’a pas à faire de prisonniers avant d’avoir prévalu sur le terrain. Vous voulez les biens de ce monde mais Dieu veut l’autre pour vous car Dieu est puissant et sage.
Sans une consigne antérieure de Dieu vous auriez payé d’un grand tourment ce que vous avez pris.
Mangez de votre butin ce qui est permis et bon et soyez fidèles à Dieu. Oui, Dieu pardonne, il a pitié.
Prophète, dis aux prisonniers qui sont entre vos mains : Si Dieu voit du bon dans vos cœurs, il vous donnera mieux que ce qu’on vous a pris et il vous pardonnera, car Dieu pardonne, il a pitié.
Veulent-ils te trahir ? ils ont déjà trahi Dieu et il a triomphé, car Dieu sait, il est le sage.
Les croyants qui ont émigré et qui ont combattu corps et biens dans le sentier de Dieu et ceux qui les ont abrités et secourus, les voilà apparentés entre eux. Les croyants qui n’ont pas émigré, vous ne leur êtes pas apparentés tant qu’ils n’ont pas émigré. Mais s’ils vous demandent secours au nom de la religion, à vous de les secourir, sauf contre vos alliés. Dieu n’est pas sans voir vos actes.
Les incroyants sont apparentés entre eux et si vous ne secourez pas les croyants, il y aura tentation sur terre et grand désordre.
Les croyants qui ont émigré et combattu dans le sentier de Dieu et ceux qui les ont abrités et secourus sont les vrais croyants. A eux le pardon et le beau don.
Ceux qui ont cru plus tard et qui ont émigré et combattu à vos côtés sont aussi des vôtres, mais ceux du même sang sont plus proches entre eux dans le livre de Dieu, car Dieu sait tout
Immunité de par Dieu et son apôtre pour ceux qui ajoutent des dieux mais avec qui vous avez fait un pacte :
Allez sur la terre pendant quatre mois et sachez que vous n’échapperez pas à Dieu, Dieu couvrira de honte les incroyants.
Proclamation de Dieu et de son apôtre, aux hommes, le jour majeur du pèlerinage : Dieu et son apôtre sont déliés envers ceux qui ajoutent des dieux. Si vous vous repentez, ce sera bien pour vous. Si vous vous détournez, sachez que vous n’affaiblirez pas Dieu. Annonce aux incroyants l’affreux tourment.
Les incroyants avec qui vous avez fait un pacte et qui ne vous ont pas fait tort et n’ont aidé personne contre vous, eh bien respectez ce pacte jusqu’à son terme car Dieu aime les fidèles.
Une fois passés les mois sacrés, tuez les incroyants où que vous les trouviez. Prenez-les, assiégez-les, dressez-leur des embuscades. S’ils se repentent, font la prière, acquittent l’aumône, laissez-leur le champ libre, car Dieu pardonne, il a pitié.
Si l’un de ceux qui ajoutent des dieux te demande asile, donne-lui asile qu’il entende la parole de Dieu, puis fais-le parvenir à son lieu de sécurité, car ils ne savent pas.
Comment ceux qui ajoutent des dieux auraient-ils un pacte avec Dieu et son apôtre ? sauf ceux avec qui vous avez fait un pacte près de la mosquée sainte. Tant qu’ils sont droits envers vous soyez droits envers eux, car Dieu aime les fidèles.
Comment avoir un pacte avec ceux qui, s’ils triomphent de vous, ne respectent ni alliances ni engagements ? Ils consentent en paroles mais leur cœur est rebelle et la plupart sont pervers.
Ils vendent à vil prix les versets de Dieu et ils écartent de son sentier. Oui, mauvais leurs actes.
Ils ne respectent envers les croyants ni alliance ni engagement. Ils sont des transgresseurs.
S’ils se repentent, font la prière et acquittent l’aumône, ils deviennent vos frères de religion. Oui, nous expliquons nos versets à un peuple qui sait.
Mais s’ils violent un pacte qu’ils ont juré et attaquent votre religion, combattez ces maîtres d’incroyance qui violent les serments, peut-être cesseront-ils.
Ne combattrez-vous pas ces gens qui ont violé leurs serments et voulu bannir l’apôtre et vous ont attaqués les premiers ? Les craignez-vous ? C’est Dieu qui mérite d’être craint, si vous êtes croyants.
Combattez-les. Dieu les châtiera par vos mains et les couvrira de honte. Il vous aidera contre eux, il guérira le cœur des croyants,
il chassera la colère de leur cœur. Dieu revient à qui il veut, Dieu sait, il est le sage.
Pensez-vous que vous serez abandonnés ? Dieu ne connaît-il pas ceux de vous qui combattent sans autre allié que Dieu, son apôtre et les croyants ? Dieu est renseigné sur vos actes.
Ceux qui ajoutent des dieux n’ont pas à servir la mosquée de Dieu en professant l’incroyance. Vaines sont leurs œuvres et ils seront pour toujours dans le feu.
Ne serviront la mosquée de Dieu que ceux qui croient en Dieu et au jour dernier, font la prière, acquittent l’aumône et ne craignent que Dieu. Peut-être seront-ils bien guidés.
Pensez-vous que donner à boire aux pèlerins et servir la mosquée sainte vaille autant que croire en Dieu et au jour dernier et combattre dans le sentier de Dieu ? Non, ce n’est pas égal aux yeux de Dieu et Dieu ne guide pas les coupables.
Les croyants qui émigrent dans le sentier de Dieu et combattent corps et biens ont le plus haut rang près de Dieu, ils sont gagnants.
Leur Seigneur leur annonce grâce et joie de sa part et des jardins de délices incessantes
où ils seront pour toujours, pour l’éternité, car près de Dieu le salaire est sans borne.
Croyants, ne soyez pas amis de vos pères et de vos frères s’ils aiment mieux l’incroyance que la foi. Ceux de vous qui les prennent pour amis sont coupables.
Dis : Si vos pères, vos fils, vos frères, vos femmes, votre clan, vos gains, le négoce dont vous craignez le déclin et les maisons qui vous sont agréables vous sont plus chers que Dieu, son apôtre et son combat, attendez-vous à voir venir l’ordre de Dieu. Non, Dieu ne guide pas les pervers.
Certes, Dieu vous a secourus plus d’une fois et à la journée d’Honaïn quand vous étiez fiers de votre nombre qui ne vous servit de rien. La vaste terre vous parut trop étroite et vous tourniez le dos,
mais Dieu fit descendre sa quiétude sur son apôtre et sur les croyants. Et il fit descendre des armées que vous n’avez pas vues et châtia les incroyants, car c’est le salaire des incroyants.
Dieu reviendra ensuite à qui il voudra, Dieu pardonne, il a pitié.
Croyants, les incroyants ne sont que souillure. Qu’ils n’approchent plus de la mosquée sainte après cette année-ci. Si vous craignez la pénurie, Dieu par grâce vous donnera ce qu’il faut s’il veut, car Dieu sait, il est le sage.
Ceux qui ne croient pas en Dieu et au jour dernier et n’interdisent pas ce qu’interdisent Dieu et son apôtre et ont le livre sans pratiquer la religion vraie, combattez-les jusqu’à ce qu’ils paient le tribut directement et humblement.
Les juifs disent : Ozaïr est fils de Dieu. Les chrétiens disent : Le messie est fils de Dieu. Paroles de leur bouche pareilles aux paroles des incroyants antérieurs. Dieu les combatte ! Grave est leur égarement.
Ils ont pris leurs docteurs et leurs moines et le messie fils de Marie comme seigneurs à côté de Dieu, mais ils avaient ordre de n’adorer que Dieu seul. Nul n’est dieu que lui. Gloire à lui ! il est au-dessus de ce qu’ils lui ajoutent.
Ils veulent avec leurs mensonges éteindre la lumière de Dieu, mais Dieu a décidé de parfaire sa lumière malgré les incroyants.
Il a envoyé son apôtre comme guide avec la religion vraie pour la faire triompher de toutes les religions malgré les ajouteurs.
Croyants, beaucoup de docteurs et de moines dévorent les biens des gens au nom de l’erreur et les écartent du sentier de Dieu. Ceux qui thésaurisent l’or et l’argent sans rien dépenser dans le sentier de Dieu, annonce-leur l’affreux tourment,
le jour l’or et l’argent seront surchauffés au feu de la géhenne pour leur marquer le front, les flancs et le dos : Voilà vos trésors, goûtez à vos trésors.
Aux yeux de Dieu, dans le livre de Dieu, depuis qu’il a créé les cieux et la terre, il y a douze mois dont quatre sont sacrés, c’est la religion immuable. Ne vous combattez pas pendant les mois sacrés, mais les ajouteurs combattez-les tous car tous ils vous combattent toujours. Et sachez que Dieu est avec les fidèles.
Le mois intercalaire n’est qu’un surcroît d’incroyance pour égarer les incroyants. Ils le disent sacré telle année et non telle autre pour se conformer au nombre prescrit par Dieu, mais ils permettent ce que Dieu interdit. Et ils trouvent belle leur mauvaise œuvre, car Dieu ne guide pas les incroyants.
Croyants, quand on vous dit : Au combat dans le sentier de Dieu ! pourquoi rester cloués au sol ? Aimez-vous mieux cette vie que l’autre ? La joie de cette vie est infime à côté de l’autre.
Si vous n’allez pas au combat, Dieu vous frappera d’un affreux tourment et vous remplacera par un autre peuple. Vous ne sauriez nuire à Dieu, car Dieu peut tout.
Si vous ne secourez pas l’apôtre, Dieu l’a secouru. Quand il était banni par les incroyants avec un seul compagnon et qu’ils étaient tous deux dans la grotte, il lui disait : Ne sois pas triste, Dieu est avec nous. Alors Dieu a fait descendre sur lui sa présence et l’a soutenu d’armées que vous n’avez pas vues. Dieu rabaissa la parole des incroyants et la parole de Dieu fut la plus haute, car Dieu est le puissant, le sage.
Légers ou lourds, allez au combat. Combattez corps et biens dans le sentier de Dieu. C’est bon pour vous, si vous savez.
Pour une affaire proche ou un court voyage ils t’auraient suivi, mais grande leur parut la distance. Ils vont jurer par Dieu : Si nous avions pu nous serions partis avec vous. Mais ils se perdent car Dieu sait qu’ils mentent.
Que Dieu te pardonne ! mais pourquoi leur avoir permis de rester, avant de savoir s’ils disaient vrai et quels sont les menteurs ?
Ceux qui croient en Dieu et au jour dernier ne te demandent pas de permission pour combattre corps et biens. Oui, Dieu connaît les fidèles.
Seuls te demandent permission ceux qui ne croient pas en Dieu et au jour dernier. Ils doutent en leur cœur et dans le doute ils hésitent.
S’ils avaient voulu partir au combat, ils se seraient préparés. Mais Dieu n’a pas aimé qu’ils partent et il leur a ôté l’élan. On leur a dit : Restez avec ceux qui restent.
S’ils étaient partis avec vous ils n’auraient qu’accru vos embarras, semé le désordre pour vous tenter. Et leurs espions sont parmi vous, mais Dieu connaît les coupables.
Déjà ils ont suscité la tentation et troublé tes projets, mais la vérité est venue et l’ordre de Dieu a triomphé malgré eux.
Certains te disent : Permets-moi de rester, ne m’induis pas en tentation. Mais ils sont tombés dans la tentation. Et la géhenne cerne les incroyants.
Si tu as un succès, ils en ont de la peine. Si tu as un revers, ils disent : Nous nous étions prémunis. Et ils se détournent et se réjouissent.
Dis : Nous n’aurons que ce que Dieu a écrit pour nous. Il est notre maître. Que les croyants se fient à Dieu.
Dis : Que pouvez-vous attendre pour nous sauf l’un des deux beaux destins ? Et nous attendons pour vous que Dieu vous frappe de tourment lui-même ou par nos mains. Alors attendez, nous attendons aussi.
Dis : Dépensez bon gré mal gré, rien n’est accepté de vous car vous êtes des pervers.
Ce qui empêche leurs dépenses d’être acceptées c’est qu’ils ne croient pas en Dieu ni en son messager, c’est qu’ils ne viennent à la prière qu’avec paresse et ne dépensent que de mauvais gré.
Que leurs biens ni leurs enfants ne te séduisent. Oui Dieu veut en faire un tourment en cette vie et que leur âme les quitte en pleine incroyance.
Ils jurent par Dieu qu’ils sont des vôtres, mais ils ne sont pas des vôtres, ils ont seulement peur.
S’ils trouvaient un refuge ou des grottes ou des souterrains, ils y courraient au galop.
Certains te blâment sur les aumônes, contents s’ils en reçoivent mais fâchés s’ils n’en reçoivent pas.
Que ne se contentent-ils des dons de Dieu et de son apôtre. Que ne disent-ils : Dieu nous suffit, Dieu avec son apôtre nous donne de sa grâce, nous n’avons désir que de Dieu.
Les aumônes sont pour les pauvres, les indigents, les trésoriers de ces aumônes, les cœurs ralliés, les esclaves, les débiteurs, le combat de Dieu et le voyageur. Ordre de Dieu, car Dieu sait, il est le sage.
Certains attaquent le prophète et disent : Il est tout oreille. Réponds : Tout oreille pour votre bien. Il croit en Dieu et il croit les croyants. Aux croyants la miséricorde et aux détracteurs de l’apôtre l’affreux tourment.
Ils font des serments par Dieu devant vous pour vous plaire, mais s’ils sont croyants, ils feraient mieux de plaire à Dieu et à son apôtre.
Ne savent-ils pas que quiconque s’oppose à Dieu et à son apôtre sera pour toujours dans le feu de la géhenne ? Là est la honte sans borne.
Les hypocrites craignent qu’on ne révèle contre eux une sourate qui leur montre ce qu’ils ont dans le cœur. Réponds : Riez ! Dieu suscitera ce que vous craignez.
Si tu les questionnes ils disent : Nous discutions et plaisantions. Dis : Est-ce que vous avez ri de Dieu, de ses versets et de son apôtre ?
Pas d’excuses, vous êtes des incroyants après avoir été croyants. Si nous pardonnons aux uns nous châtierons les autres car ils sont criminels.
Les hypocrites, hommes et femmes, s’ordonnent entre eux le mal et s’interdisent le bien. Leurs mains sont fermées. Ils oublient Dieu et lui les oublie. Les hypocrites sont des pervers.
Dieu a promis aux hypocrites, hommes et femmes, et aux incroyants le feu de la géhenne. Ils y seront pour toujours, cela leur suffira. Dieu les maudisse ! Leur tourment ne cessera pas.
Vos devanciers qui avaient plus de force, plus de biens et plus d’enfants ont profité de leur lot, profitez du vôtre comme ils profitaient du leur. Vous avez contesté comme eux. Vaines en cette vie et dans l’autre les actions de ces gens-là. Ils sont perdants.
N’ont-ils pas entendu l’histoire de leurs devanciers ? le peuple de Noé, les Ad, les Thamoud, le peuple d’Abraham, les Madianites et les Villes Abolies. Leurs apôtres leur apportèrent des preuves, Dieu ne les lésait pas, ils se sont lésés eux-mêmes.
Mais croyants et croyantes sont amis entre eux, ordonnent le bien, interdisent le mal, font la prière, acquittent l’aumône, écoutent Dieu et son apôtre. Dieu leur fait miséricorde car Dieu est le puissant, le sage.
Dieu a promis aux croyants et aux croyantes des jardins où les ruisseaux circulent. Ils y seront pour toujours, ils auront des demeures agréables dans les jardins d’Éden et une joie de Dieu plus grande encore. Succès sans borne.
Prophète, combats les incroyants et les hypocrites, sois dur contre eux. Leur refuge sera la géhenne, quel mauvais avenir !
Ils jurent par Dieu qu’ils n’ont rien dit, mais ils ont proféré l’incroyance, ils ont été des incroyants après avoir été musulmans. Ils voulaient ce qu’ils n’ont pas eu. Ils n’ont eu que la grâce de Dieu et de son apôtre. S’ils se repentent, ce sera un bien pour eux. S’ils se détournent, Dieu les frappera d’un affreux tourment en cette vie et dans l’autre et ils n’auront sur terre ni aide ni protecteur.
Certains ont fait un pacte avec Dieu : S’il nous donne de sa grâce nous donnerons de ses dons et nous serons des justes.
Et quand ils ont sa grâce ils en sont avares, ils tournent le dos, ils s’écartent.
Il leur a donc mis l’hypocrisie dans le cœur jusqu’au jour où ils comparaîtront devant lui pour avoir manqué à leur promesse et avoir menti à Dieu.
Ne savent-ils pas que Dieu connaît leurs secrets et leurs conciliabules ? que Dieu connaît tout l’insondable ?
Ils blâment les croyants qui ne sont pas regardants en aumônes et ceux qui les tirent de leur nécessaire, et ils en rient, mais Dieu rira d’eux car ils auront un affreux tourment.
Demande pardon pour eux ou ne demande pas pardon, demande même soixante-dix fois pardon pour eux, Dieu ne leur pardonnera pas. Ils ne croient pas en Dieu et en son apôtre, et Dieu ne guide pas les pervers.
Ceux qui restent chez eux se réjouissent de rester loin de l’apôtre de Dieu. Ils répugnent à combattre corps et biens dans le sentier de Dieu. Ils disent : Ne partez pas pendant les chaleurs. Réponds : Le feu de la géhenne sera plus chaud. S’ils comprenaient !
Qu’ils rient un peu et pleurent beaucoup pour salaire de leurs gains.
Si Dieu te ramène vers certains d’entre eux et qu’ils te demandent alors permission de combattre, réponds : Vous ne partirez plus jamais avec moi, vous ne combattrez plus jamais d’ennemis avec moi. La première fois vous avez trouvé bon de rester chez vous, restez donc avec ceux qu’on laisse à l’arrière.
Et jamais tu ne prieras sur leurs morts ni ne t’arrêteras sur leurs tombes. Ils ne croient pas en Dieu et en son apôtre et ils meurent pervers.
Que ni leurs biens ni leurs enfants ne te séduisent. Dieu ne veut par là que les châtier en cette vie et que leur âme les quitte en pleine incroyance.
Qu’une sourate descende dire : Croyez en Dieu et partez au combat avec son apôtre, alors les mieux nantis te demandent permission : Laisse-nous avec ceux qui restent.
Ils acceptent d’être avec ceux qui restent, ils ont le cœur scellé, ils ne comprennent pas.
Mais l’apôtre et les croyants ont combattu corps et biens. A eux le profit, à eux le bonheur.
Dieu leur a préparé des jardins où les ruisseaux circulent. Ils y seront pour toujours. Succès sans borne.
Certains Bédouins sont venus avec des excuses demander permission. Ceux qui traitaient de menteurs Dieu et son apôtre sont restés chez eux. Eh bien l’affreux tourment frappera ces incroyants.
Mais nul grief aux faibles, aux malades ou aux démunis, s’ils sont loyaux envers Dieu et son apôtre. On ne s’en prend pas à ceux qui font bien. Oui, Dieu pardonne, il a pitié.
On ne s’en prendra pas à ceux qui viennent te demander une monture et dont les yeux s’emplissent de larmes quand tu réponds : Je n’ai pas de monture pour vous. Ils s’en retournent tristes de ne pouvoir faire la dépense.
On ne s’en prendra pas à ceux qui font bien. Mais on s’en prendra à ceux qui te demandent permission alors qu’ils sont riches. Ils acceptent de rester avec les femmes à l’arrière. Dieu a scellé leur cœur, ils ne savent pas.
Ils s’excusent quand vous êtes de retour. Dis : Pas d’excuses ! nous n’y croyons pas. Dieu nous a donné de vos nouvelles. Dieu et son apôtre verront vos actes et vous serez ramenés à celui qui sait le visible et l’insondable. Alors il vous dira ce que vous faisiez.
Ils vont jurer par Dieu quand vous serez de retour pour que vous oubliiez. Oui, oubliez-les, ils ne sont que souillure, et leur refuge est la géhenne, c’est le salaire qu’ils ont gagné.
Ils vous conjurent de les recevoir. Quand vous les recevriez, Dieu ne reçoit pas les pervers.
Les Bédouins sont les plus infidèles, les plus hypocrites, les plus aptes à ignorer les lois que Dieu révèle à son apôtre, mais Dieu sait, il est le sage.
Certains Bédouins prennent leurs dépenses pour une peine et attendent vos revers. A eux les revers mauvais, car Dieu entend et il sait. 
Certains Bédouins croient en Dieu et au jour dernier et prennent leurs dépenses pour une offrande à Dieu et pour un moyen d’obtenir la bénédiction de l’apôtre. Oui, c’est leur offrande et Dieu les fera entrer dans sa miséricorde, car Dieu pardonne, il a pitié.
Les premiers émigrés et les auxiliaires et ceux qui les ont suivis dans le bien sont au gré de Dieu et Dieu est à leur gré. Il leur prépare des jardins où les ruisseaux circulent. Ils y seront pour toujours, pour l’éternité. Succès sans borne.
Certains Bédouins des environs et certains Médinois sont des hypocrites. Ils sont des démons en hypocrisie. Tu ne les connais pas mais nous les connaissons. Nous les tourmenterons deux fois et ils seront livrés au tourment sans borne.
D’autres reconnaissent leurs péchés, ils mêlent cette œuvre bonne à leurs œuvres mauvaises. Peut-être Dieu reviendra-t-il. Dieu pardonne, il a pitié.
Prends-leur une aumône pour les purifier et les rendre purs. Et prie sur eux. Ta prière les mettra en repos, car Dieu entend et il sait.
N’ont-ils pas appris que Dieu seul reçoit le repentir de ses esclaves et accepte les aumônes et que Dieu est celui qui revient, celui qui a pitié ?
Dis : Agissez ! Dieu, l’apôtre et les croyants vont voir vos actes. Et vous serez ramenés à celui qui sait le visible et l’insondable. Alors il vous dira ce que vous faisiez.
D’autres sont dans l’attente de la décision de Dieu, s’il les tourmentera ou s’il leur reviendra, mais Dieu sait, il est le sage.
Certains se font une mosquée nuisible et infidèle pour diviser et pour piéger au profit de ceux qui ont combattu Dieu et son envoyé. Ils jureront : Nous ne voulons que le bien. Mais Dieu est témoin qu’ils sont des menteurs.
N’entre pas dans leur mosquée. La mosquée fidèle du premier jour est plus digne de toi. Y vont ceux qui aiment se purifier et Dieu aime ceux qui se purifient.
Qui vaut le mieux ? l’homme qui bâtit sur la fidélité et le gré de Dieu ou l’homme qui bâtit sur une rive rongée dont l’écroulement l’entraîne dans le feu de la géhenne, car Dieu ne guide pas les coupables.
La bâtisse qu’ils ont bâtie sera sans cesse un doute dans leur cœur jusqu’à ce que leur cœur se déchire. Oui Dieu sait, il est le sage.
Dieu achète aux croyants leur âme et leurs biens pour qu’ils aient le jardin. Ils combattent dans le sentier de Dieu. Ils tuent ou sont tués. Promesse de Dieu dans la Thora, dans l’Évangile et dans le Coran. Et qui mieux que Dieu tient son engagement ? Réjouissez-vous du marché conclu. Succès sans borne.
Ils se repentent, ils adorent, ils louent, ils glorifient, ils s’inclinent, ils se prosternent, ils ordonnent le bien, ils interdisent le mal, ils observent les lois de Dieu. Annonce-le aux croyants.
Le prophète et les croyants n’ont pas de pardon à demander pour les ajouteurs, car seraient-ils des proches, ils savent qu’ils seront les hôtes de la fournaise.
Abraham demanda le pardon pour son père parce qu’il lui en avait fait promesse, mais quand il vit que son père était ennemi de Dieu, il ne s’en mêla plus. Or Abraham était bon et patient.
Dieu n’égare pas un peuple qu’il a guidé et auquel il a montré ce qu’il faut craindre, car Dieu sait tout.
A Dieu est le règne des cieux et de la terre. Il fait vivre et mourir. Vous n’avez pas d’autre maître ni d’autre recours que Dieu.
Oui, Dieu est revenu à son prophète et aux émigrés et aux auxiliaires qui l’ont suivi à l’heure du danger. Oui, il est revenu à eux, il est bon pour eux, il a pitié bien que le cœur de certains ait failli dévier.
De même pour les trois qui étaient restés chez eux, la vaste terre leur fut trop étroite, leur âme leur fut trop étroite, ils ne virent plus de refuge contre Dieu qu’en lui-même, eh bien Dieu est revenu à eux pour qu’ils reviennent à lui. Dieu est celui qui revient, celui qui a pitié.
Croyants, soyez fidèles à Dieu, soyez avec ceux qui disent vrai.
Les Médinois et les Bédouins des environs n’ont pas à rester chez eux quand part l’apôtre de Dieu ni à aimer mieux leur vie que la sienne. Car, dans le sentier de Dieu, la soif, la fatigue et la faim qu’ils éprouveront, ce qu’ils fouleront de sol à la fureur des incroyants et tout avantage qu’ils remporteront sur l’ennemi, seront certes inscrits à leur compte comme autant d’œuvres fidèles. Et Dieu ne laisse pas perdre le salaire de ceux qui font bien.
Toute dépense qu’ils font, petite ou grande, toute vallée qu’ils franchissent, c’est inscrit à leur compte pour que Dieu leur paie leurs actes au mieux.
Mais les croyants n’ont pas tous à partir en guerre ensemble. Pourquoi ne pas lancer un groupe de chaque clan pour s’instruire de la religion et instruire leur clan au retour ? Peut-être seront-ils sur leurs gardes.
Croyants, combattez les incroyants qui sont dans vos parages et qu’ils vous trouvent durs. Sachez que Dieu est avec les fidèles.
Quand on révèle une sourate, certains disent : Peut-elle accroître la foi de quelqu’un ? Oui elle accroît la foi des croyants et ils s’en réjouissent,
mais ceux qui ont le mal dans le cœur ajoutent souillure sur souillure et meurent dans l’incroyance.
Ne voient-ils pas qu’ils sont tentés une ou deux fois par an ? Ne reviendront-ils pas ? Ne réfléchiront-ils pas ?
Quand on révèle une sourate, ils se regardent les uns les autres, ils se disent : Quelqu’un nous voit-il donc ? Puis ils se détournent. Dieu détourne leur cœur parce qu’ils ne comprennent pas.
Un apôtre de chez vous est venu à vous. Le mal que vous faites lui pèse. Il est anxieux pour vous. Il est doux pour les croyants, il a pitié.
S’ils se détournent, dis : Dieu me suffit. Il n’y a de dieu que lui. Je me fie à lui. Il est le Seigneur du trône sans borne.
Alif. Lâm. Râ. Voici les versets du livre sage.
Quoi d’étonnant que nous disions à un homme : Avertis les hommes, annonce aux croyants qu’ils auront la préséance près de Dieu ? Mais les incroyants disent : C’est un vrai sorcier.
Votre Seigneur est le Dieu qui a créé les cieux et la terre en six jours et s’établit sur le trône. Il gouverne tout. Personne n’intercède sans sa permission. Tel est Dieu, votre Seigneur. Adorez-le. Est-ce que vous ne réfléchissez pas ?
Vous retournerez tous à lui, oui, promesse de Dieu en vérité. Il crée la vie puis il la recrée pour payer leur juste salaire aux croyants dont l’œuvre est fidèle. Aux infidèles le breuvage bouillant et l’affreux châtiment de l’infidélité.
Il a fait du soleil une clarté, et de la lune une lumière et il lui a fixé des phases pour que vous sachiez compter les années et calculer les dates. Dieu n’a pas créé cela en vain et il explique ses signes aux gens qui savent.
Oui, l’alternance de la nuit et du jour et ce que Dieu a créé aux cieux et sur terre sont des signes pour les fidèles.
Ceux qui n’espèrent pas en notre rencontre, ceux qui ne sont pas attentifs à nos signes,
le feu sera leur refuge en châtiment de leurs actes.
Mais les croyants dont l’œuvre est fidèle seront guidés par leur Seigneur à cause de leur foi et des ruisseaux circuleront à leurs pieds dans les jardins du délice.
Là, leur invocation sera : Gloire à toi, notre Dieu. Là, leur salutation sera : Paix. La fin de leur invocation sera : Louange à Dieu, le Seigneur des mondes.
Si Dieu mettait à hâter le malheur des hommes la hâte qu’ils mettent à chercher le bonheur, leur terme serait déjà là. Mais ceux qui ne comptent pas nous rencontrer, nous les laissons s’enfoncer en aveugles dans leur révolte.
Que le malheur touche un homme assis ou debout, il nous appelle, mais dès son mal écarté, il passe, il oublie son appel, car les effrénés trouvent beau leur chemin.
Nous avons fait périr les générations avant vous quand elles devinrent injustes et refusèrent de croire leurs apôtres qui venaient à eux avec des preuves. Ainsi payons-nous les coupables,
et nous avons fait de vous, après eux, les héritiers de la terre pour voir comment vous agirez.
Ceux qui ne comptent pas nous rencontrer disent, quand on leur récite nos versets explicites : Apporte un autre Coran ou change celui-ci. Réponds : Ce n’est pas à moi de le changer. Je m’en tiens à ce qui m’est dévoilé. Si je désobéis à mon Seigneur, je crains le tourment d’un jour terrible.
Dis : Si Dieu avait voulu, je ne vous aurais pas récité ce Coran, Dieu ne vous l’aurait pas fait connaître. Je suis resté toute une vie chez vous avant ce Coran, ne comprenez-vous pas ?
Quoi de plus coupable que de mentir contre Dieu ou de nier ses versets. Certes, les criminels n’auront pas le bonheur.
Ce qu’ils adorent à côté de Dieu ne peut ni leur nuire ni leur servir. Ils disent : Ce sont nos intercesseurs auprès de Dieu. Réponds : Apprendrez-vous à Dieu quelque chose qu’il ne sache pas aux cieux et sur la terre ? Gloire à lui ! il est plus sublime que ce que vous ajoutez.
Les hommes ne formaient qu’une seule nation, mais ils se divisèrent or, n’eût été une décision antérieure de ton Seigneur, leur dissentiment serait déjà tranché.
Ils disent : Que Dieu n’a-t-il fait descendre un signe sur lui ! Réponds : L’insondable n’est qu’à Dieu. Attendez, moi aussi j’attends.
Quand nous faisons goûter aux hommes une grâce après leur détresse, ils trament contre nos signes. Dis : Dieu trame plus vite et nos anges inscrivent vos stratagèmes.
C’est lui qui vous fait aller sur terre et sur mer. Et quand vous êtes sur les embarcations et qu’elles voguent par bon vent, ceux qu’elles portent se réjouissent. Mais que la tempête les assaille, que les vagues les assaillent de toutes parts, ils se voient cernés, ils prient Dieu avec ferveur : Si tu nous sauves, nous te saurons gré.
Et une fois qu’il les a sauvés, les voilà insolents et injustes sur terre. Hommes, votre insolence tournera contre vous. Sitôt cette vie, vous retournerez vers nous et nous vous montrerons vos actes.
Cette vie n’est qu’une ondée que nous versons du ciel pour imbiber les plantes dont se nourrissent hommes et bêtes. Et quand la terre se pare et s’embellit, les habitants croient cette parure en leur pouvoir. Mais un jour ou une nuit, notre ordre la frappe et voilà le sol nu comme s’il n’avait rien eu la veille. Nous en faisons une éteule, comme si elle ne portait rien la veille. Ainsi expliquons-nous nos signes aux gens qui se souviennent.
Dieu vous appelle à la demeure de paix et il guide qui il veut sur le droit chemin.
A ceux qui font bien, le meilleur salaire et même plus. Oppression ni poussière n’assombriront leur face. Ils seront pour toujours les hôtes du jardin.
Ceux qui auront mal fait, le mal paiera leur mal. L’oppression les assombrira. Personne ne les défendra contre Dieu. Leur face semblera tout enténébrée de lambeaux d’une nuit noire. Ils seront pour toujours les hôtes du feu.
Le jour où nous les rassemblerons tous, nous dirons aux ajouteurs : A votre place, vous et les dieux que vous ajoutiez. Et nous les séparerons, et les dieux ajoutés diront : Ce n’est pas nous que vous adoriez.
Dieu suffit comme témoin entre vous et nous. Eh bien, nous ne sentions pas votre adoration.
Alors chaque âme ressentira ce qu’elle aura fait. Ils seront livrés à Dieu leur vrai maître et ce qu’ils inventèrent s’éloignera d’eux.
Dis : Qui vous donne la nourriture du ciel et de la terre ? Qui est le maître de l’oreille et des yeux ? Qui fait naître le vivant du mort et le mort du vivant ? Qui gouverne ? Ils répondront : Dieu. Dis : Alors, ne serez-vous pas fidèles ?
Tel est Dieu, votre Seigneur véritable. Et, hors de la vérité, qu’y a-t-il à part l’erreur ? Alors, comment vous détournez-vous ?
Ainsi s’accomplit la parole de ton Seigneur sur les pervers : Ils ne croiront pas.
Dis : Quel dieu ajouté crée la vie puis la recrée ? Dis : Dieu seul crée la vie puis la recrée. Comment vous détournez-vous ?
Dis : Y a-t-il un de vos dieux ajoutés qui guide vers la vérité ? Dis : Dieu seul guide vers la vérité. Vaut-il mieux suivre le guide de vérité ou quelqu’un qui ne guide qu’autant qu’il est guidé. Alors qu’avez-vous ? Comment jugez-vous ?
La plupart ne font que supposer, mais que vaut une supposition contre la vérité ? Certes, Dieu sait ce qu’ils font.
Certes, ce Coran ne pouvait être inventé par un autre que Dieu. Mais il confirme les messages antérieurs et explique le Seigneur des mondes, certitude indubitable.
S’ils disent : Cet homme invente, réponds : Apportez une sourate pareille, priez-en qui vous pourrez autre que Dieu, si vous dites vrai.
Au lieu de croire, ils nient ce qu’ils ne comprennent pas, ce dont l’explication ne leur est pas encore parvenue. Leurs devanciers aussi criaient au mensonge, mais regarde la fin des coupables.
Il y en a qui croient et d’autres qui ne croient pas, mais ton Seigneur connaît les semeurs de désordre.
S’ils te traitent de menteur, réponds : A moi mes actes, à vous les vôtres. Vous n’êtes pas chargés de mes œuvres ni moi des vôtres.
Il y en a qui viennent t’écouter mais feras-tu entendre les sourds ? Que ne comprennent-ils !
Il y en a qui viennent te regarder, mais vas-tu guider les aveugles ? Que ne voient-ils !
Non, Dieu ne lèse pas les hommes, les hommes se lèsent eux-mêmes.
Le jour où il les rassemblera, comme s’ils n’avaient demeuré qu’une heure, ils se reconnaîtront les uns les autres. Ceux qui niaient qu’ils rencontreraient Dieu seront perdants. Ils n’étaient pas guidés.
Que nous te fassions voir une part de ce que nous leur avons promis ou que nous te rappelions avant, ils retourneront vers nous. Et Dieu sera témoin de leurs actes.
Chaque nation a son apôtre et quand viendra son apôtre, le débat sera tranché avec équité, personne ne sera lésé.
Ils disent : Pour quand cette promesse, si vous dites vrai ?
Réponds : Je ne peux rien faire qui me serve ou me nuise qu’autant que Dieu le veut. Chaque nation a son terme. Quand il vient, elle ne peut le reculer ni l’avancer d’une heure.
Dis : Quoi ? si le tourment va vous atteindre de jour ou de nuit, est-ce que les criminels veulent le hâter ?
Est-ce quand il sera là que vous y croirez ? Maintenant vous y croyez, mais vous vouliez alors le hâter.
On dira aux coupables : Goûtez le tourment perpétuel. N’est-ce pas le salaire que vous avez gagné ?
Ils te demandent : Est-ce vrai ? Réponds : Oui, par mon Seigneur, oui c’est vrai. Et vous n’échapperez pas à Dieu.
Si l’âme coupable possédait tout sur terre, elle le donnerait pour sa rançon. Certes ils cacheront leur regret quand ils verront le tourment, mais leur cause sera tranchée avec justice, ils ne seront pas lésés.
Est-ce que tous les êtres des cieux et de la terre ne sont pas à Dieu ? Est-ce que la promesse de Dieu n’est pas vraie ? Mais la plupart ne savent pas.
Certes, il fait vivre et mourir et vous serez ramenés à lui.
Hommes, il vous est venu de votre Seigneur un avertissement, une guérison des cœurs, un guide, une grâce pour les croyants.
Dis : C’est de la grâce de Dieu et de sa miséricorde qu’ils se réjouissent plus que des biens qu’ils amassent.
Dis : Ce que Dieu vous donne, quand vous y distinguez le permis et l’interdit, eh bien, dis : Est-ce un ordre de Dieu ou votre invention ?
Le jour de la résurrection, que penseront ceux qui inventaient contre Dieu ? Oui, Dieu dispose de grâces pour les hommes, mais la plupart n’en savent pas gré.
Tu ne te trouveras dans aucune circonstance, tu ne réciteras rien du Coran, vous ne ferez pas un acte que nous n’en soyons à l’instant témoins. Pas un atome au ciel ou sur terre n’échappe à ton Seigneur. Rien de plus grand ou de plus petit qu’un atome qui ne soit inscrit dans le livre explicite.
Non, les proches de Dieu n’auront plus ni crainte ni tristesse.
Aux croyants, aux fidèles,
la bonne nouvelle en cette vie et dans l’autre. Et les paroles de Dieu ne changent pas. Succès sans borne.
Ne t’afflige pas de leurs dires. Toute la puissance est à Dieu qui entend et qui sait.
Est-ce que tous les êtres des cieux et de la terre ne sont pas à Dieu ? Ceux qui prient des dieux à côté de Dieu, que suivent-ils ? Ils ne suivent que des suppositions et ne disent que des inventions.
Il a fait la nuit pour votre repos et le jour pour vous éclairer. Ce sont là des signes pour quiconque entend.
Ils disent : Dieu adopte des fils. Mais gloire à lui ! il se suffit. A lui sont tous les êtres des cieux et de la terre. Vous n’avez pas de preuve de vos dires. Inventerez-vous contre Dieu ce que vous ne savez pas ?
Dis : Ceux qui inventent des mensonges contre Dieu n’auront pas le bonheur.
Passée cette vie, ils retourneront vers nous et nous leur ferons goûter l’affreux tourment pour avoir été des infidèles.
Récite-leur l’histoire de Noé quand il dit à son peuple : Mon peuple, si vous pèse que je demeure parmi vous et que je vous rappelle les signes de Dieu, eh bien je me fie à Dieu. Arrangez-vous avec les dieux que vous ajoutez et n’ayez plus d’inquiétude pour votre projet. Décidez de moi, ne me faites plus attendre.
Si vous tournez le dos, je ne vous demande pas de salaire, Dieu se charge de mon salaire, moi j’ai ordre d’être soumis.
Ils le traitèrent de menteur, mais nous l’avons sauvé dans l’arche avec les siens. Nous en avons fait les seuls héritiers et avons englouti ceux qui niaient nos signes. Vois la fin de ceux qui furent avertis.
Nous avons ensuite envoyé des apôtres à leurs peuples. Ils vinrent avec des preuves, mais nul peuple ne crut à ce qu’il avait nié d’abord. Ainsi scellons-nous les cœurs des transgresseurs.
Nous avons ensuite dépêché Moïse et Aaron avec nos signes vers Pharaon et ses grands qui s’enorgueillirent et furent un peuple criminel.
Oui, quand la vérité leur est venue de nous, ils ont dit : C’est de la sorcellerie flagrante.
Moïse répondit : Direz-vous quand vient la vérité : C’est de la sorcellerie ? Mais les sorciers n’auront pas le bonheur !
Ils dirent : Es-tu venu nous détourner du culte que nous tenons de nos pères ? et voulez-vous dominer, à vous deux, la terre ? Nous ne croyons pas en vous.
Pharaon dit : Amenez-moi tout sorcier habile.
Les sorciers vinrent et Moïse leur dit : Jetez ce que vous avez à jeter.
Ils jetèrent et Moïse dit : Voilà de la sorcellerie, Dieu va la réduire à rien. Dieu livre au désordre l’œuvre des semeurs de désordre.
Dieu instaure la vérité par sa parole malgré la répugnance qu’en ont les criminels.
Seul crut à Moïse, un groupe de ses jeunes malgré la crainte de ce que pouvaient Pharaon et ses grands, car Pharaon était altier sur terre et effréné.
Moïse dit : Mon peuple, si vous croyez en Dieu, fiez-vous à lui, si vous êtes musulmans.
Ils répondirent : Nous nous fions à lui. Seigneur, empêche les coupables de nous tenter,
sauve-nous des incroyants par ta miséricorde.
Et nous dévoilâmes à Moïse et à son frère : Faites des maisons pour votre peuple en Égypte, et faites-en des maisons de prière, et faites la prière. Annonce-le aux croyants.
Moïse dit : Seigneur, tu as donné à Pharaon et à ses grands richesses et splendeurs en cette vie pour qu’ils égarent de ton sentier. Seigneur, efface leurs biens, endurcis leur cœur et qu’ils ne croient pas avant de voir l’affreux tourment.
Dieu dit : Votre prière est exaucée, allez le droit chemin, ne suivez pas le sentier de ceux qui ne savent pas.
Et nous fîmes franchir la mer aux fils d’Israël. Et Pharaon et ses troupes les poursuivirent avec injustice et violence mais, au moment d’être englouti, il dit : Je crois ; nul n’est dieu que celui en qui croient les fils d’Israël ; je suis de ceux qui lui sont soumis.
Maintenant ? Toi qui te révoltais et semais le désordre ?
Eh bien, aujourd’hui nous sauvons ton corps pour que tu serves de signe à tes successeurs bien que peu d’hommes se soucient de nos signes.
Et nous avons établi les fils d’Israël en lieu excellent et leur avons donné un régal. Mais ils se divisèrent quand la science vint à eux. Ton Seigneur tranchera leur dissentiment le jour de la résurrection.
Si tu as un doute sur ce que nous te révélons, questionne ceux qui ont lu le livre avant toi. Mais la vérité t’est venue de ton Seigneur, n’aie pas de doute.
Ne nie pas les signes de Dieu ou bien tu seras perdant.
Ceux sur qui s’accomplit la parole de Dieu ne croiront pas
avant de voir l’affreux tourment, même si chaque signe les avait atteints.
Est-ce qu’une seule ville a cru et profité de sa foi ? A part le peuple de Jonas. Quand ils ont cru, nous avons écarté d’eux en cette vie l’infamant tourment et leur avons donné le temps de vivre.
Si ton Seigneur voulait, tous ceux qui sont sur terre croiraient. Est-ce à toi de forcer les gens à croire ?
Personne ne croit qu’avec permission de Dieu, et il verse sa colère sur les gens qui ne comprennent pas.
Dis : Regardez les êtres des cieux et de la terre. Mais ni signes ni menaces ne sont utiles aux incroyants.
Qu’attendent-ils sinon des jours comme ceux de leurs devanciers ? Dis : Attendez, moi aussi j’attends.
Puis, nous sauverons nos apôtres et les croyants. Oui, nous le devons, nous sauverons les croyants.
Dis : Hommes, si vous avez des doutes sur ma religion, moi je n’adore pas ceux que vous adorez à côté de Dieu. Je n’adore que Dieu qui vous rappellera, car j’ai reçu ordre d’être croyant.
Et : Tourne-toi vers le culte avec sincérité et ne sois pas de ceux qui ajoutent des dieux.
Ne prie pas, à côté de Dieu, ce qui ne peut servir ni nuire ou bien tu seras coupable.
Si Dieu te frappe d’un mal, personne que lui ne peut l’écarter et, s’il te veut du bien, personne ne peut détourner de toi sa grâce. Il la donne à ceux de ses esclaves qu’il veut, il pardonne, il a pitié.
Dis : Hommes, la vérité vous est venue de votre Seigneur. Quiconque se dirige bien c’est à son profit. Quiconque s’égare c’est à ses dépens. Je ne suis pas votre gardien.
Suis ce qui t’est dévoilé. Endure jusqu’à ce que Dieu juge, il est le meilleur des juges.
Alif. Lâm. Râ. Livre dont les versets ont été confirmés puis expliqués par le sage, le renseigné.
N’adorez que Dieu. Moi je vous ai avertis de sa part, j’annonce.
Demandez pardon à votre Seigneur et revenez à lui. Il vous donnera une belle part jusqu’au terme fixé. Il donne sa grâce à tout homme de grâce. Mais si vous tournez le dos, je crains pour vous le tourment du grand jour,
car vous retournerez tous vers Dieu et il peut tout.
Pour se cacher de lui ils replient leurs cœurs, mais ils ont beau se couvrir de vêtements, il sait ce qu’on cache comme ce qu’on montre, il connaît le fond des cœurs.
Il n’y a de bête sur terre que Dieu ne se charge de nourrir, dont il ne sache le gîte et le repaire, et tout est dans le livre explicite.
Quand son trône était sur les eaux, il a créé les cieux et la terre en six jours pour voir qui de vous agirait le mieux. Si tu leur dis : Vous serez ressuscités après la mort, les incroyants répondront : C’est de la sorcellerie flagrante.
Si nous différons leur tourment jusqu’au jour fixé, ils disent : Qu’est-ce qui l’arrête ? Mais le jour où il viendra, rien ne pourra le détourner d’eux. Ils seront enveloppés de ce dont ils riaient.
Que nous fassions goûter à l’homme notre miséricorde et l’en privions ensuite, le voilà dans le désespoir et l’ingratitude.
Mais si nous lui faisons goûter un bonheur après un malheur, il dit : Les malheurs m’ont quitté. Et le voilà dans l’exultation et la gloriole.
Sauf les endurants dont les œuvres sont fidèles. A eux le pardon et le grand salaire.
Peut-être laisses-tu une part de ce qui t’est dévoilé et ton cœur en est oppressé parce qu’ils disent : Que n’a-t-on fait descendre un trésor sur lui ou venir un ange avec lui. Mais toi, tu n’as qu’à avertir, c’est Dieu seul qui est gardien de tout.
S’ils disent : Il invente, réponds : Apportez dix pareilles sourates, inventez-les, priez-en qui vous pourrez autre que Dieu, si vous dites vrai.
S’ils ne vous exaucent pas sachez que cette révélation vient de la science de Dieu et nul n’est dieu que lui. Vous soumettrez-vous ?
Ceux qui veulent cette vie et ses agréments, nous les payons selon leurs actes et ils ne seront pas lésés.
Ils n’obtiendront dans l’autre vie que le feu, car leurs actes ne valent rien et leurs œuvres sont vaines.
Quoi ? même quelqu’un qu’éclaire son Seigneur ? Un témoin de son Seigneur lui fait le récit, et jadis le livre de Moïse fut un guide et une grâce. Ceux-là y croient. Mais les incrédules des ligues ont rendez-vous avec le feu. N’aie pas de doute, c’est la vérité de ton Seigneur, mais la plupart ne croient pas.
Qui est plus coupables que ceux qui forgent le mensonge contre Dieu ? Ceux-là, quand ils seront présentés à leur Seigneur, les témoins diront : Ils ont menti contre leur Seigneur. Est-ce que les coupables ne seront pas maudits de Dieu ?
Ils écartent du sentier de Dieu, ils le veulent tortueux, ils ne croient pas à l’autre vie.
Mais ils n’affaibliront pas Dieu sur terre et ils ne trouveront pas de protecteurs hors de Dieu. Leur tourment sera double car ils n’ont pu ni entendre ni voir.
Ils se sont perdus, et les dieux qu’ils inventaient disparaîtront.
Dans l’autre vie, certes, ils seront les grands perdants.
Mais les croyants dont les œuvres sont fidèles et qui s’humilient devant leur Seigneur seront pour toujours les hôtes du jardin.
Deux groupes, d’un côté l’aveugle et le sourd et de l’autre celui qui voit et celui qui entend, est-ce qu’ils se valent ? Ne réfléchirez-vous pas ?
Nous avons envoyé Noé dire à son peuple : Mon peuple, je vous en avertis en clair,
n’adorez que Dieu, je crains pour vous le tourment d’un jour affreux.
Les grands de son peuple qui étaient incroyants répondirent : Nous ne voyons en toi qu’un homme comme nous. Nous ne te voyons suivi que des plus vils de nous qui ne réfléchissent pas. Nous voyons que vous n’avez rien de plus que nous. Nous pensons que vous êtes des menteurs.
Noé dit : Quoi, mon peuple ? Je me fonde sur une preuve de mon Seigneur, et sa grâce m’est venue à votre insu, mais vous l’imposerions-nous quand vous y répugnez ?
Mon peuple, je ne vous en demande pas d’argent, Dieu seul se charge de mon salaire. Je ne repousse pas ceux qui comptent rencontrer leur Seigneur, mais je vois que vous êtes des ignorants.
Mon peuple, si je les repoussais, qui me défendrait contre Dieu ? Quoi, ne réfléchirez-vous pas ?
Je ne vous dis pas : J’ai les trésors de Dieu. Je ne connais pas l’insondable. Je ne vous dis pas : Je suis un ange. Mais je ne dis pas à ceux que vous méprisez : Dieu ne vous donnera rien. Car Dieu sait ce qu’ils ont dans l’âme et je serais coupable.
Ils répondirent : Noé, tu nous querelles et tu nous querelles trop. Apporte ce que tu promets, si tu dis vrai.
Il dit : Dieu seul l’apportera, s’il veut, et vous n’y pourrez rien.
Quand je vous conseillerais, mes conseils ne vous serviront de rien si Dieu veut vous égarer. Il est votre Seigneur et vous retournerez vers lui.
S’ils disent : Il invente, réponds : Si j’invente, eh bien que mon crime retombe sur moi, mais je suis innocent de vos crimes.
Il fut révélé à Noé : Ne croira parmi ton peuple que qui croit déjà. Ne t’afflige donc pas de ce qu’ils font.
Construis l’arche sous nos yeux d’après notre révélation. Et ne m’implore pas pour les coupables, ils seront engloutis.
Il construisit l’arche et les grands de son peuple riaient quand ils passaient près de lui. Il dit : Riez de nous et nous rirons de vous autant que vous riez.
Vous saurez alors sur qui tombe l’infamant tourment, sur qui s’abat pour toujours le tourment.
Et notre ordre fut donné. Le four bouillonna et nous dîmes : Prends dans l’arche un couple de chaque espèce et ta famille, sauf l’homme qu’une sentence a frappé, tous les croyants, mais il y avait peu de croyants.
Noé leur dit : Montez dans l’arche. Et voyage et mouillage soient au nom de Dieu, car mon Seigneur pardonne, il a pitié.
Elle les fit voguer sur des vagues pareilles à des monts. Noé appela son fils resté à l’écart : Mon fils, monte avec nous, ne reste pas avec les incroyants.
Il répondit : Je vais me réfugier sur une montagne hors de portée des flots. Noé dit : Personne aujourd’hui ne te mettra hors de portée de l’ordre de Dieu sinon lui-même qui a pitié. Et les vagues montèrent entre eux, et le fils fut englouti.
Et il fut dit : O terre, absorbe tes flots, ô ciel, arrête-toi. Les flots furent absorbés, l’ordre fut accompli, l’arche mouilla au mont Joudi. Et il fut dit : Arrière les coupables.
Noé pria son Seigneur et dit : Seigneur, mon fils est de ma famille et ta promesse est vérité et tu es le meilleur des juges.
Dieu répondit : Non, il n’est pas des tiens, il a mal fait. N’implore pas sans savoir. Attention à ne pas être un ignorant,
Noé dit : Seigneur, je m’abrite en toi contre l’envie de t’implorer sans savoir. Pardonne-moi, aie pitié de moi ou bien je serais perdant.
Il fut dit à Noé : Descends de l’arche. Sur toi les bénédictions, ainsi que sur les nations issues de ceux qui sont avec toi. Mais certaines nations nous leur donnerons la jouissance de cette vie, puis l’affreux tourment les atteindra.
Ce sont là des récits de l’insondable que nous te révélons. Ni toi ni ton peuple ne les connaissiez. Sois endurant, l’issue est aux fidèles.
Et aux Ad, leur frère Houd. Il leur dit : Mon peuple, adorez Dieu, vous n’avez de dieu que lui, mais vous en inventez.
Mon peuple, je ne vous demande pas de salaire. Mon créateur se charge seul de mon salaire. Ne comprendrez-vous pas ?
Mon peuple, demandez pardon à votre Seigneur, revenez à lui, il vous donnera la pluie à verse, il vous fortifiera encore plus. Ne tournez pas le dos en criminels.
Ils répondirent : Houd, tu n’apportes pas de preuve. Nous ne quitterons pas nos dieux sur ta seule parole. Nous ne te croyons pas.
Nous disons simplement qu’un de nos dieux t’a frappé d’un mal. Houd répondit : Dieu soit témoin et soyez vous-mêmes témoins que je suis innocent des dieux que vous ajoutez
à côté de lui. Tramez tous contre moi, ne me faites pas attendre.
Moi je me confie à Dieu, mon Seigneur et le vôtre, car il n’y a pas de créature qu’il ne tienne par les cheveux, et il est sur le droit chemin.
Si vous tournez le dos, moi je vous ai livré le message pour lequel je vous ai été envoyé. Et mon Seigneur vous remplacera par d’autres, vous ne lui nuisez pas, car Dieu est gardien de tout.
Et notre ordre fut donné, mais par grâce nous sauvâmes Houd et ceux qui avaient cru avec lui. Nous les sauvâmes d’un tourment compact.
Ainsi furent les Ad. Ils niaient les signes de leur Seigneur, ils se révoltaient contre ses apôtres, ils suivaient des rebelles violents.
Et frappés de malédiction en cette vie, ils le seront aussi le jour de la résurrection. Oui, les Ad renièrent leur Seigneur. Oui, arrière les Ad, peuple de Houd.
Et aux Thamoud, leur frère Salih. Il leur dit : Mon peuple, adorez Dieu, vous n’avez de dieu que lui. Il vous a faits de terre et vous a multipliés. Demandez-lui pardon et revenez à lui. Mon Seigneur est proche et il exauce.
Ils répondirent : Salih, tu étais notre espérance. Mais nous interdis-tu d’adorer ce qu’adoraient nos pères ? Et nous doutons fort du culte auquel tu nous convies.
Il dit : Quoi, mon peuple ? Je me fonde sur une preuve de mon Seigneur, sa grâce m’est venue, mais si je me révoltais, qui me défendrait contre Dieu ? Vous ne pourriez qu’accroître ma perte.
Mon peuple, voici pour signe la chamelle de Dieu. Laissez-la brouter sur la terre de Dieu. Ne lui faites pas de mal ou bien le tourment vous atteindra vite.
Mais ils la sacrifièrent et il leur dit : Profitez de votre séjour trois jours encore. Promesse qui ne sera pas démentie.
Et notre ordre fut donné, mais par grâce nous sauvâmes de la honte de ce jour Salih et ceux qui avaient cru avec lui, car ton Seigneur a la force et la puissance.
Un cri saisit les coupables. Et le matin ils gisaient dans leurs demeures
comme s’ils n’y avaient pas habité. Oui, les Thamoud furent infidèles à leur Seigneur. Oui, arrière les Thamoud.
Nos messagers portaient une bonne nouvelle à Abraham. Ils dirent : Paix. Il répondit : Paix et apporta vite un veau rôti.
Mais il vit que leurs mains n’y touchaient pas, il s’étonna et il s’effraya. Ils dirent : Ne crains pas, nous sommes envoyés au peuple de Loth.
Et sa femme restait debout à rire quand nous annonçâmes Isaac et, après Isaac, Jacob.
Elle dit : Malheur ! est-ce que, vieille comme je suis, je vais enfanter ? et mon mari est un vieillard. Il y a de quoi s’étonner.
Ils répondirent : Ne t’étonne pas de l’ordre de Dieu. La grâce et les bénédictions de Dieu soient sur vous, gens de cette maison, Dieu est digne d’éloge et de gloire.
La crainte quitta Abraham quand il reçut la bonne nouvelle et il se mit à plaider pour le peuple de Loth,
car Abraham était bon, humble, repentant.
O Abraham, laisse donc. L’ordre de ton Seigneur est donné, un tourment irrévocable va les atteindre.
Et quand nos messagers vinrent chez Loth, il en fut affligé et oppressé. Il dit : C’est un jour terrible.
Son peuple, coutumier d’infamies, accourut. Il leur dit : O mon peuple, voici mes filles, ce serait plus pur pour vous, mais craignez Dieu et ne m’outragez pas dans mes hôtes. N’y a-t-il pas d’homme sensé parmi vous ?
Ils répondirent : Tu sais bien que nous ne réclamons pas tes filles, tu sais bien ce que nous voulons.
Il dit : Si j’étais plus fort que vous ! Si j’avais un puissant appui !
Les hôtes dirent à Loth : Nous sommes envoyés de ton Seigneur. Les gens ne t’atteindront pas. Pars en fin de nuit avec ta famille. Que personne de vous ne se retourne sauf ta femme qui sera atteinte de ce qui va les atteindre. Ce sera à l’aube et l’aube est proche.
Et notre ordre fut donné et nous renversâmes la ville sous une pluie de briques,
des briques marquées de marques chez ton Seigneur, et qui ne sont jamais loin des coupables.
Et aux Madian, leur frère Shoaïb. Il leur dit : Mon peuple, adorez Dieu, vous n’avez d’autre dieu que lui. Ne faites pas mauvaise mesure, mauvais poids. Je vous vois dans l’aisance mais je crains pour vous le tourment d’un jour qui vous enveloppe.
Mon peuple, soyez justes, faites bonne mesure, bon poids, ne lésez personne dans ses biens et ne semez pas le désordre sur terre.
Ce qui vous restera près de Dieu est le meilleur pour vous, si vous croyez. Mais je ne suis pas votre gardien.
Ils répondirent : Shoaïb, est-ce que ta dévotion t’ordonne de nous interdire ce qu’adoraient nos pères et d’user de nos biens à notre guise ? tu es pourtant patient et sensé.
Shoaïb dit : Mon peuple, est-ce que je ne me fonde pas sur une preuve de mon Seigneur ? est-ce qu’il ne m’a pas donné un beau don ? Mais je ne veux pas vous contrarier par mes interdictions. Je ne veux que mettre de l’ordre autant que je peux. Je ne suis aidé que par Dieu. Je me fie à lui, je retourne à lui.
Qu’à me séparer de vous, je ne vous vaille pas d’être frappés du coup qui frappa le peuple de Noé, le peuple de Houd ou le peuple de Salih. Et le peuple de Loth n’est pas loin de vous.
Demandez pardon à votre Seigneur, revenez à lui. Mon Seigneur est plein de miséricorde et d’amour.
Ils répondirent : Shoaïb, nous ne comprenons rien à ce que tu dis et nous te voyons sans force parmi nous. N’était ton clan, nous t’aurions lapidé, car tu n’as pas pouvoir sur nous.
Il dit : Mon peuple, est-ce qu’à vos yeux mon clan a plus de pouvoir que Dieu à qui vous tournez le dos ? Mais mon Seigneur cerne vos actes.
Mon peuple, agissez à votre guise, j’agis aussi et vous saurez qui fut menteur et qui va subir l’infamant tourment. Guettez, je guette aussi.
Et notre ordre fut donné, mais par grâce nous sauvâmes Shoaïb et ceux qui avaient cru. Un cri saisit les coupables. Et le matin ils gisaient dans leurs demeures
comme s’ils n’y avaient pas habité. Oui, arrière les Madian, comme on a dit : Arrière les Thamoud.
Et nous avons envoyé Moïse avec nos signes et un pouvoir flagrant,
vers Pharaon et ses grands qui suivaient les ordres de Pharaon. Mais Pharaon n’était pas guidé
et, le jour de la résurrection, il précédera son peuple, il le mènera à la source du feu, quelle mauvaise source !
Frappés de malédiction en cette vie, ils le seront aussi le jour de la résurrection. Quelle mauvaise étrenne ils recevront !
Nous te récitons les récits des villes dont certaines sont encore debout et d’autres déjà moissonnées.
Nous n’avons pas lésé les gens, ils se sont lésés eux-mêmes. Les dieux qu’ils priaient en dehors de Dieu ne leur servirent de rien quand l’ordre de ton Seigneur fut donné. Au contraire, leur défaite fut pire.
Tel est le triomphe de Dieu quand il s’empare des villes coupables, un triomphe violent, terrible.
C’est un signe pour qui craint le tourment de l’autre vie, le jour où les hommes seront tous rassemblés, jour solennel,
jour que nous ne différons que jusqu’à une date fixée.
Ce jour-là personne ne parlera sans sa permission. Et ils seront malheureux ou heureux.
Les malheureux seront dans le feu à gémir et à sangloter.
Ils y seront pour toujours, tant que dureront les cieux et la terre, sauf contrordre de Dieu, car ton Seigneur fait ce qu’il veut.
Mais les heureux seront pour toujours dans le jardin, don perpétuel, tant que dureront les cieux et la terre, sauf contrordre de Dieu.
Ne sois pas dans le doute sur ce qu’adorent ces gens, ils n’adorent que ce qu’ont adoré leurs pères. Nous leur paierons leur salaire sans en rien diminuer.
Nous avons donné le livre à Moïse, mais ils se sont divisés dessus. Sans une décision ancienne de ton Seigneur, leur dissentiment serait déjà tranché, mais ils restent dans le doute.
... Oui, à tous, ton Seigneur paiera le salaire de leurs actes, car il est renseigné sur leurs actes.
Va le droit chemin comme on te l’ordonne et, avec toi, ceux qui se repentent. Ne vous révoltez pas, Dieu n’est pas sans voir vos actes.
Ne vous appuyez pas sur les coupables ou bien le feu vous atteindra. Vous n’avez d’autres protecteurs que Dieu et, après, vous n’aurez plus de recours.
Fais la prière aux deux bouts du jour et aux bords de la nuit. Les œuvres bonnes effacent les mauvaises. Avis à qui se souvient.
Sois endurant, Dieu ne perd pas le salaire de ceux qui agissent bien.
Pourquoi, dans les générations passées, y eut-il si peu de fidèles à combattre le désordre et à être sauvés ? Les coupables cherchaient le luxe et furent des criminels.
Ton Seigneur n’est pas injuste, il ne détruit pas des villes dont les habitants sont des justes.
Si ton Seigneur avait voulu, il aurait fait de tous les hommes une seule nation, mais ils ne font que se diviser,
sauf ceux dont ton Seigneur a pitié. Ainsi sont créés les hommes, ainsi s’accomplira cette parole de ton Seigneur : J’emplirai de djinns et d’hommes la géhenne.
Mais nous te récitons les histoires des apôtres pour affermir ton cœur. Ainsi te vient la vérité pour exhorter et avertir les croyants.
Dis aux incroyants : Agissez à votre guise, nous agissons aussi,
et attendez, nous attendons aussi.
A Dieu est l’insondable des cieux et de la terre et tout ordre retourne à lui. Adore-le, fie-toi à lui. Non, ton Seigneur n’est pas sans regarder leurs actes.
Alif. Lâm. Râ. Versets du livre explicite.
Nous révélons un Coran arabe. Peut-être comprendrez-vous.
Et en te dévoilant ce Coran, nous te récitons les plus beaux récits dont tu ne te doutais pas.
Une fois Joseph dit à son père : Mon père, j’ai vu onze étoiles et le soleil et la lune, je les ai vu se prosterner devant moi.
Son père lui répondit : Mon fils, ne raconte pas ta vision à tes frères, ils trameraient une ruse contre toi, car le satan est l’ennemi juré de l’homme.
Mais ton Seigneur t’a choisi, il t’enseignera l’interprétation des récits. Il te comblera de bienfaits, toi et la famille de Jacob comme il a comblé tes aïeux Abraham et Isaac. Oui, ton Seigneur sait, il est le sage.
Certes, il y a en Joseph et ses frères des signes pour quiconque cherche.
Ses frères se dirent : Joseph et son frère sont plus aimés que nous de notre père, mais nous sommes plus nombreux, notre père est dans une erreur flagrante.
Tuez Joseph ou éloignez-le en quelque pays. Alors la face de votre père se tournera vers vous et alors nous serons des gens de bien.
L’un d’eux répondit : Ne tuons pas Joseph, jetons-le plutôt au fond du puits, si vous voulez, et des voyageurs le recueilleront.
Ils dirent à Jacob : Père, pourquoi ne pas nous confier Joseph ? Nous lui voulons du bien.
Envoie-le demain avec nous, qu’il se promène et s’amuse et nous veillerons sur lui.
Il répondit : Je serai triste si vous l’emmenez, j’aurai peur qu’un loup le dévore à votre insu.
Ils dirent : Si un loup le dévorait malgré notre nombre, c’est que nous jouerions de mais chance.
Ils emmenèrent Joseph et s’entendirent pour le jeter au fond du puits. Mais nous lui révélâmes : Un jour tu leur diras ce qu’ils ont fait, maintenant ils ne comprennent pas.
Le soir ils vinrent en pleurs dire à leur père :
Père, pour nous mesurer à la course, nous avions laissé Joseph près des bagages et un loup l’a dévoré. Tu ne vas pas nous croire, mais nous disons vrai.
Et ils montrèrent sa tunique tachée d’un autre sang. Jacob répondit : Vos âmes vous ont inspiré cela. Mais patience ! J’appelle Dieu à l’aide contre vos dires.
Vinrent des voyageurs. Ils envoyèrent l’homme de corvée descendre son seau. Il dit : Bonne nouvelle ! voilà un garçon. Et ils le cachèrent pour le vendre, mais Dieu voyait leur acte.
Ils le vendirent à vil prix, quelques drachmes, car ils n’en faisaient pas cas.
L’Égyptien qui l’acheta dit à sa femme : Accueille-le bien, il peut nous être utile, ou nous pourrions l’adopter. C’est ainsi que nous établîmes Joseph dans le pays. Et nous lui enseignâmes l’interprétation des récits, car Dieu est maître de son œuvre, mais la plupart ne le savent pas.
Quand Joseph fut nubile, nous lui donnâmes l’illumination et la science. Ainsi payons-nous ceux qui agissent bien.
La maîtresse de maison le tenta. Elle ferma les portes et lui dit : Viens à moi. Il dit : Dieu me garde ! Mon Seigneur m’a bien accueilli. Les coupables n’auront pas le bonheur.
Elle le désirait et il l’aurait désirée s’il n’avait vu un signe de son Seigneur. C’est ainsi que nous écartâmes de lui le mal et la honte, car il était de nos vrais esclaves.
Il courut à la porte et elle courut lui déchirer sa tunique par-derrière. Ils trouvèrent le maître à la porte et elle dit : Quel sera le salaire de celui qui veut toucher à ta femme, sinon la prison ou un affreux tourment ?
Joseph dit : C’est elle qui m’a tenté. Pris à témoin, un parent de la femme affirma : Si la tunique est déchirée devant, elle dit vrai et il est menteur,
mais si la tunique est déchirée derrière, elle est menteuse et il dit vrai.
Le maître vit que la tunique était déchirée derrière. Il dit : Voilà bien votre ruse de femme. Oui, votre ruse est sans borne.
Joseph, laisse cela. Et toi, femme, demande pardon de ta faute car tu as péché.
Et les femmes de la ville disaient : La femme du Puissant a tenté son valet. Elle est folle de lui. Nous la voyons en plein égarement.
Elle l’entendit et leur envoya des invitations. Elle prépara un banquet et leur donna à chacune un couteau. Elle dit à Joseph : Viens devant elles. Quand elles le virent, elles le trouvèrent si beau qu’elles se tailladèrent les mains. Elles dirent : Gloire à Dieu ! ce n’est pas un homme, c’est un archange.
Elle dit : Et vous me blâmiez ! Oui, je l’ai tenté mais il est resté pur. Et maintenant s’il ne m’écoute pas, il ira en prison et sera misérable.
Il dit : Seigneur, je préfère la prison à leurs avances. Mais si tu ne me détournes pas de leurs ruses, je succomberai comme un ignorant.
Son Seigneur l’exauça et écarta leurs ruses, car il entend et il sait.
Alors, malgré ces signes, ils trouvèrent bon de le jeter en prison pour un temps.
Deux jeunes gens entrèrent en prison avec lui. Le premier dit : Je me suis vu presser du raisin. Et l’autre : Je me suis vu porter sur ma tête des pains que les oiseaux picoraient. Interprète-nous ces songes car nous te trouvons sensé.
Il répondit : Avant que vous ayez votre pitance, avant que vos songes s’accomplissent, je les aurai interprétés, car mon Seigneur me l’a enseigné. Oui, j’ai laissé la religion de ceux qui ne croient pas en Dieu et ne croient pas à l’autre vie.
J’ai suivi la religion de mes pères Abraham, Isaac et Jacob. Nous n’avons pas à ajouter à Dieu quoi que ce soit. C’est une grâce de Dieu pour nous et pour tous les hommes, mais la plupart n’en savent pas gré.
Compagnons de prison, est-ce que les dieux multiples valent mieux que le Dieu unique, absolu ?
Vous n’adorez, hors de Dieu, que des noms inventés par vous ou par vos pères. Dieu ne leur a pas donné d’autorité, et le jugement n’est qu’à Dieu. Il vous ordonne de n’adorer que lui.  Voilà la vraie religion, mais la plupart ne le savent pas.
Compagnons de prison, l’un de vous servira le vin à son maître. L’autre sera crucifié et les oiseaux lui picoreront la tête. L’ordre sur lequel vous me consultez est décrété.
Et il dit à celui qui d’après lui devait être sauvé : Souviens-toi de moi auprès de ton maître. Mais le satan lui faisait oublier d’invoquer son Seigneur et Joseph resta des années en prison.
Puis le roi dit : J’ai vu sept vaches grasses mangées par sept vaches maigres, et aussi sept épis verts et sept épis secs. O grands, expliquez-moi mon songe si vous pouvez interpréter les songes.
Ils répondirent : Amas de visions ! Nous ne savons pas interpréter les visions.
Mais celui des deux prisonniers qui avait été sauvé se souvint après si longtemps : Moi j’aurai l’interprétation, envoyez-moi :
O Joseph, homme intègre, explique-nous les sept vaches grasses mangées par sept vaches maigres, et les sept épis verts et autant d’épis secs. Peut-être vais-je retourner vers les hommes, peut-être sauront-ils.
Joseph répondit : Pendant sept ans vous sèmerez comme d’habitude, mais ne mangez que peu de vos moissons, laissez le reste dans les épis.
Puis viendront sept ans de disette qui dévoreront ce que vous avez amassé en prévision, mais gardez-en un peu.
Puis reviendra une année où les gens seront heureux et iront au pressoir.
Le roi dit : Amenez-moi Joseph. Joseph dit au messager : Va demander à ton maître ce que cherchaient les femmes qui se tailladaient si les mains, car mon Seigneur connaît leurs ruses.
Le roi dit aux femmes : Que cherchiez-vous quand vous tentiez Joseph ? Elles répondirent : A Dieu ne plaise ! nous ne lui avons pas connu de faute. Et la femme du Puissant dit : Maintenant la vérité éclate, c’est moi qui l’ai tenté, c’est lui qui disait vrai.
Qu’il sache que je ne l’ai pas trahi à son insu, car Dieu ne guide pas la ruse des traîtres.
Non, je ne m’innocente pas, mais l’âme pousse au mal, à moins que mon Seigneur n’ait pitié, car mon Seigneur pardonne, il a pitié.
Le roi dit : Amenez-moi Joseph que je le prenne à mon service. Et après quelques paroles, il lui dit : Maintenant tu resteras près de moi, tu auras ma confiance et mon autorité.
Joseph répondit : Mets-moi à la tête des magasins du pays, j’en serai un gardien expert.
C’est ainsi que nous établîmes Joseph dans le pays et il pouvait s’installer où il voulait, car nous donnons notre grâce à qui nous voulons et ne perdons pas le salaire de qui agit bien,
mais le salaire de l’autre vie est le meilleur pour les croyants fidèles.
Les frères de Joseph vinrent et entrèrent chez lui. Et Joseph les reconnut mais eux ne le reconnaissaient pas.
Il leur fournit des provisions et leur dit : Amenez-moi votre frère consanguin. Vous voyez, je vous fais bonne mesure et suis plus accueillant.
Mais si vous ne l’amenez pas, vous n’aurez pas de grain chez moi et ne m’approcherez plus.
Ils répondirent : Nous persuaderons notre père de le laisser venir, voilà ce que nous ferons.
Joseph dit à ses valets : Remettez dans leurs bagages les marchandises qu’ils ont apportées en paiement. Peut-être les reconnaîtront-ils, de retour chez eux, et reviendront-ils.
Revenus près de leur père, ils dirent : Père, on nous a refusé le grain. Envoie notre frère avec nous et nous aurons du grain. Oui, nous veillerons sur notre frère.
Il dit : Irais-je vous le confier comme je vous ai jadis confié son frère ? Dieu est le meilleur gardien et le plus miséricordieux des miséricordieux.
Ils ouvrirent leurs bagages et trouvèrent que leurs marchandises leur étaient rendues. Ils dirent : Père, que désirer de plus ? Nos marchandises nous sont rendues. Nous retournerons chercher des provisions pour notre famille, nous aurons soin de notre frère et nous aurons la charge de grain d’un chameau en plus, ce sera facile.
Jacob répondit : Je ne vous le confierai pas sans que vous me juriez par Dieu de me le ramener à moins d’être anéantis. Ils jurèrent et Jacob dit : Dieu est garant de votre parole.
Et il dit : Mes fils, n’entrez pas tous là-bas par la même porte, entrez par des portes différentes. Mais je ne vous servirai de rien contre Dieu, la décision n’est qu’à Dieu. Je me fie à lui et que se fient à lui ceux qui se fient.
Ils entrèrent comme leur père l’avait ordonné, mais ce ne leur servit de rien contre Dieu. C’était le désir de Jacob, sa volonté, car il avait la science, nous la lui avions enseignée, mais la plupart ne savent pas.
Ils entrèrent chez Joseph. Joseph retint son frère et lui dit : Je suis ton frère, ne t’inquiète pas de ce qu’ils ont fait.
Il leur fournit des provisions et fit mettre sa coupe dans le bagage de son frère. Et il fit annoncer par le héraut : Voyageurs, vous êtes des voleurs.
Ils se retournent et disent : Que cherchez-vous ?
On leur répond : Nous cherchons la coupe du roi. Quiconque la rapportera aura la charge de grain d’un chameau, nous le garantissons.
Ils disent : Par Dieu, vous savez, nous ne sommes pas venus semer le désordre dans le pays, nous ne sommes pas des voleurs.
On leur répond : Quel sera le salaire du vol si vous mentez ?
Ils disent : Le salaire du vol ? Celui dans le bagage de qui sera trouvée la coupe servira de salaire. Tel sera son salaire. Voilà comme nous payons les coupables.
On commença par leurs bagages avant celui de son frère. Puis on tira la coupe du sac de son frère. Nous fîmes tramer à Joseph cette ruse. Il ne pouvait se saisir de son frère selon la loi du roi sans que Dieu le veuille. Nous haussons qui nous voulons. Et au-dessus de tous ceux qui savent il y a le plus savant.
Ils dirent : S’il est voleur, son frère fut voleur avant lui. Joseph garda sa pensée dans son cœur sans la leur montrer et dit seulement : Vous êtes dans la pire situation et Dieu sait ce que vous racontez.
Ils dirent : O Puissant, il a un père très vieux. Prends l’un de nous à sa place. Nous te savons généreux.
Il dit : Dieu me garde de prendre un autre que celui chez qui nous avons trouvé notre bien, car nous serions coupable.
Ils furent au désespoir et ils se consultèrent à l’écart. L’aîné dit : Vous savez ce que notre père nous a fait jurer par Dieu et ce que nous avions fait jadis à Joseph. Je ne quitterai pas ce pays sans que mon père me le permette ou que Dieu juge en ma faveur, car il est si le meilleur des juges.
Retournez dire à notre père : Père, ton fils a été voleur, nous n’affirmons que ce que nous savons. Nous ne pouvions garantir l’imprévisible.
Questionne la ville où nous étions et la caravane avec qui nous sommes venus. Oui, nous disons vrai.
Jacob répondit : Non ! Votre âme vous a inspiré un complot. Mais patience ! Peut-être Dieu me les rendra-t-il tous les deux car il sait, il est le sage.
Et il tourna le dos et dit : Hélas, Joseph ! Et, de tristesse, ses yeux devinrent blancs, mais il se contint.
Ils lui dirent : Par Dieu, tu ne cesseras de penser à Joseph jusqu’à te consumer et mourir.
Il répondit : Je ne me plains qu’à Dieu de mon malheur et de mon affliction et je sais de Dieu ce que vous ne savez pas.
Mes fils, allez vous enquérir de Joseph et de son frère. Ne désespérez pas de l’esprit de Dieu. Les incroyants seuls désespèrent de l’esprit de Dieu.
Quand ils entrèrent chez Joseph, ils dirent : O Puissant, nous et notre famille sommes atteints par le malheur. Nous n’apportons que des marchandises de rebut, mais fais-nous bonne mesure, fais-nous l’aumône, Dieu rétribue les charitables.
Joseph répondit : Savez-vous ce que vous avez fait de Joseph et de son frère quand vous étiez ignorants ?
Est-ce que tu serais Joseph ? Je suis Joseph et voici mon frère. Dieu nous a comblés. Quiconque est fidèle et endurant, eh bien, Dieu ne perd pas le salaire de ceux qui agissent bien.
Ils dirent : Par Dieu ! Dieu t’a préféré à nous et nous avons été coupables.
Il répondit : On ne vous reproche plus rien aujourd’hui. Dieu vous pardonnera, il est le plus miséricordieux des miséricordieux.
Emportez ma tunique et posez-la sur la face de mon père, il recouvrera la vue. Et amenez-moi toute votre famille.
Quand la caravane revint, Jacob dit : Je sens l’odeur de Joseph, ne me démentez pas.
Ils lui répondirent : Par Dieu, tu es encore dans ton égarement de jadis.
Mais quand le messager de bonne nouvelle arriva et lui posa la tunique sur la face, il recouvra la vue et dit : Ne disais-je pas que je sais de Dieu ce que vous ne savez pas ?
Ils dirent : Père, demande pardon à Dieu pour nos péchés, car nous avons été coupables.
Je demanderai pardon pour vous à mon Seigneur, il pardonne, il a pitié.
Ils entrèrent tous chez Joseph. Il accueillit ses père et mère et dit : Entrez en paix en Égypte si Dieu le veut.
Il fit monter ses père et mère à son trône. Ils se prosternèrent devant lui. Il dit : Père, voilà expliqué mon songe de jadis. Mon Seigneur l’a rendu vrai. Il a été bon pour moi, il m’a sorti de prison, il vous a amenés du désert, une fois que le satan se fut mis entre mes frères et moi. Mon Seigneur est doux pour ce qu’il veut, il sait, il est le sage.
Seigneur, tu m’as donné de l’autorité, tu m’as enseigné à interpréter les récits. Créateur des cieux et de la terre, tu es mon protecteur en cette vie et dans l’autre. Que je meure soumis et que tu m’appelles parmi les justes.
C’est là un des récits de l’insondable que nous te dévoilons ; tu n’étais pas avec eux quand ils s’entendirent pour tramer.
Mais, quel qu’en soit ton désir, la plupart n’y croiront pas.
Tu ne leur en demandes pas de salaire. Ce n’est qu’un avertissement pour les mondes.
Et que de signes dans les cieux et sur la terre ! mais les gens passent auprès et s’en détournent.
La plupart ne croient en Dieu qu’en lui ajoutant des rivaux.
Sont-ils sûrs de ne pas être enveloppés par le tourment de Dieu ? de ne pas être atteints à leur insu par l’heure soudaine ?
Dis : Voici mon sentier. Avec clairvoyance, moi et ceux qui me suivent, nous appelons à Dieu. Gloire à Dieu ! je ne lui ajoute rien.
Nous avons envoyé avant toi des hommes des villes avec notre révélation. Est-ce que les gens d’ici n’ont pas couru la terre et vu la fin de leurs devanciers ? Oui, l’autre vie est la meilleure pour les fidèles. Ne comprendrez-vous pas ?
Quand les apôtres étaient au désespoir et se voyaient traités de menteurs, ils eurent notre secours, et ceux que nous voulûmes furent sauvés. Mais notre rigueur ne peut être détournée des criminels.
Il y a dans ces récits un enseignement pour les intelligents. Ce ne sont pas des inventions mais la confirmation des messages antérieurs, l’explication de tout, un guide, une grâce pour les croyants.
Alif. Lâm. Mîm. Râ. Versets du livre. Ce qui t’a été révélé par ton Seigneur est la vérité, mais la plupart ne croient pas.
Dieu a placé haut les cieux sans piliers visibles et il s’est établi sur son trône. Il a soumis le soleil et la lune qui courent chacun à un terme fixé. Il gouverne l’ordre et il explique ses signes. Peut-être serez-vous persuadés de la rencontre de votre Seigneur.
Il a déployé la terre, il y a placé les montagnes et les fleuves, il y a fait croître par couples tous les fruits. Il recouvre de nuit le jour. Ce sont des signes pour ceux qui réfléchissent.
Des parcelles différentes voisinent sur la terre, des jardins de vigne, des blés, des palmiers isolés ou en touffes. La même eau arrose tout, mais nous rendons certains produits meilleurs que d’autres. Ce sont des signes pour ceux qui comprennent.
Si tu peux t’étonner, étonne-toi de ceux qui disent : Serons-nous recréés une fois que nous serons poussière ? Ceux-là ne croient pas à leur Seigneur. A eux le carcan. Et ils seront pour toujours les hôtes du feu.
C’est plutôt le malheur que le bonheur qu’ils te demandent de hâter. Il y a pourtant eu des exemples de châtiments avant eux. Oui, ton Seigneur dispose de pardon pour les hommes malgré leur iniquité mais ton Seigneur est terrible en châtiment.
Les incroyants disent : Pourquoi ne lui est-il pas envoyé un signe de son Seigneur ? Mais ton rôle n’est que d’avertir. Chaque peuple a son guide.
Dieu sait ce que porte chaque femelle et ce que dure chaque gestation. Tout a, près de lui, sa mesure.
Il connaît le visible et l’insondable. Il est grand, sublime.
Pareils sont à ses yeux celui qui cache ses dires et celui qui les ébruite, celui qui se cache la nuit et celui qui se montre le jour.
Chacun a devant et derrière soi des anges qui l’observent par ordre de Dieu. Et Dieu ne change rien dans les hommes tant qu’ils n’ont pas changé ce qui est en eux. Que Dieu veuille les châtier, rien n’y mettra obstacle, ils n’ont pas d’autre protecteur que lui.
Il vous fait voir l’éclair, espoir et crainte, et forme de lourdes nuées.
C’est sa gloire que célèbrent avec crainte le tonnerre et les anges. Il lance la foudre, il atteint qui il veut pendant qu’ils disputent de Dieu. Oui, terrible est sa violence.
La vérité ne vous appelle qu’à lui. Ceux qui prient d’autres dieux, ces dieux ne les exauceront pas. L’eau n’arrive pas aux lèvres d’un homme qui se contente de tendre ses paumes vers elle. Oui, la prière des incroyants n’est qu’égarement.
Tous les êtres des cieux et de la terre se prosternent de gré ou de force devant Dieu, et même leur ombre, matin et soir.
Dis : Qui est le Seigneur des cieux et de la terre ? Dis : Dieu. Dis : Alors, lui préférerez-vous des protecteurs qui ne peuvent rien pour eux-mêmes en bien comme en mal ? Dis : Est-ce que l’aveugle et celui qui voit sont pareils ? Est-ce que les ténèbres et la lumière sont pareilles ? Les dieux qu’ils ajoutent à Dieu ont-ils créé une création comme la sienne et qu’on puisse trouver pareille ? Dis : Dieu seul a tout créé, il est unique, absolu.
Il fait pleuvoir l’eau et elle s’écoule par les vallées selon la mesure de chacune, mais le flot charrie une écume flottante. Et sur ce qu’on fait fondre au feu pour fabriquer outils ou bijoux, il y a aussi une écume. C’est ce que Dieu compare au vrai et au faux. L’écume va au rebut et il reste l’utile. Dieu compare ainsi.
Ceux qui répondent à leur Seigneur auront la plus belle part. Ceux qui ne lui répondent pas, auraient-ils tout ce qui est sur terre à offrir en rançon, et même le double, auront de mauvais comptes à rendre. Ils n’auront de refuge que la géhenne, quel mauvais lit !
Est-ce que celui qui sait vraie la révélation de ton Seigneur est pareil à l’aveugle ? Les intelligents seuls y pensent.
Ceux qui restent fidèles à l’alliance de Dieu et ne rompent pas leur adhésion,
ceux qui maintiennent les liens que Dieu ordonne d’établir et redoutent leur Seigneur et craignent les mécomptes,
ceux qui sont endurants et cherchent la face de leur Seigneur, ceux qui font la prière et donnent de nos dons en public et en secret et rendent le bien pour le mal, à eux la demeure dernière,
jardins d’Éden où ils entreront avec ceux de leurs pères, de leurs femmes et de leurs fils qui furent justes. Et les anges entreront par chaque porte leur dire :
Paix sur vous pour avoir été endurants. Oui, la demeure dernière est la meilleure.
Mais ceux qui rompent l’alliance de Dieu après leur adhésion et tranchent les liens que Dieu ordonne d’établir, et sèment le désordre sur terre, à eux la malédiction, à eux la mauvaise demeure.
Dieu dispense ou mesure ses dons à qui il veut. Les gens se réjouissent de cette vie mais cette vie est brève auprès de l’autre.
Les incroyants disent : Pourquoi ne lui est-il pas envoyé un signe de son Seigneur ? Réponds : Dieu égare qui il veut et guide vers lui quiconque se repent.
Les croyants dont le cœur se rassure à la pensée de Dieu, et quel cœur ne se rassure à la pensée de Dieu ?
les croyants dont les œuvres sont fidèles, à eux le bonheur, à eux le beau retour.
Nous t’envoyons à une nation qui succède à bien d’autres pour que tu récites nos révélations, mais ils ne croient pas au Miséricordieux. Dis : C’est mon Seigneur. Nul n’est dieu que lui. Je me fie à lui, je retourne vers lui.
Quand le Coran ferait mouvoir les montagnes, éclater la terre ou parler les morts... non, à Dieu seul de tout gouverner. Les croyants ne voient-ils pas que si Dieu voulait, il guiderait tous les hommes. Mais les malheurs ne cesseront d’accabler les incroyants pour les payer de leurs actes ou de s’installer près d’eux jusqu’à la venue de la promesse de Dieu. Et Dieu ne manque pas à sa promesse.
Oui, on se moquait des apôtres précédents. J’ai donné un répit aux incroyants puis je les ai saisis et quel châtiment !
Celui qui surveille les actes de chacun... Mais ils ajoutent des dieux à Dieu. Dis : A les nommer, lui apprendrez-vous quoi que ce soit qu’il ignore sur terre ? ou parlez-vous pour rien ? La ruse des incroyants leur paraît belle, mais ils s’écartent du sentier. Ceux que Dieu égare n’ont plus de guide.
A eux le tourment dès cette vie, mais le tourment est pire dans l’autre et personne pour les protéger contre Dieu.
Image du jardin promis aux fidèles : des cours d’eau en bas, de l’ombre et des fruits sans cesse. Voilà où vont les fidèles, mais les infidèles vont dans le feu.
Ceux qui ont le livre se réjouissent de ce que nous te révélons, mais il y a des ligues qui en rejettent une part. Dis : J’ai ordre de n’adorer que Dieu et de ne lui ajouter personne. C’est à lui que je vous appelle et vers lui que je retourne.
Ainsi nous t’avons révélé une sagesse en langue arabe. Si tu suis leurs passions après la science que tu as reçue, tu n’auras contre Dieu ni recours ni protecteur.
Nous avons envoyé des apôtres avant toi et leur avons donné des épouses et une descendance. Un apôtre n’apporte de signe qu’avec la permission de Dieu, mais chaque époque a son livre.
Dieu efface et confirme ce qu’il veut. Il a la source du livre.
Que nous te fassions voir une part de ce que nous leur promettons ou que nous te rappelions avant, ton rôle n’est que d’avertir, c’est nous qui demanderons compte.
Est-ce qu’ils ne voient pas que nous visitons leur pays ? que nous le réduisons de toutes parts ? Dieu juge et personne qui puisse s’opposer à son jugement. Il a vite fait de demander compte.
Leurs devanciers aussi tramaient, mais Dieu est maître de tous les stratagèmes. Il sait ce que fait chacun et les incroyants sauront à qui sera la demeure dernière.
Les incroyants disent : Tu n’es pas un envoyé. Réponds : Dieu et ceux qui connaissent le livre me suffisent comme témoins contre vous.
Alif. Lâm. Râ. Livre que nous t’avons révélé pour qu’avec permission de Dieu tu fasses venir les hommes des ténèbres à la lumière, au chemin du puissant, de celui qui mérite louange,
Dieu à qui sont les êtres des cieux et de la terre. Mais aux incroyants, le malheur du grand tourment.
Ils aiment mieux cette vie que l’autre, ils écartent du sentier de Dieu, ils veulent tortueux ce sentier, ils sont dans une erreur sans borne.
Les apôtres que nous avons envoyés n’ont éclairé chaque peuple qu’en son propre langage. Mais Dieu égare ou guide qui il veut. Il est le puissant, le sage.
Nous avons envoyé Moïse avec nos signes : Fais passer ton peuple des ténèbres à la lumière. Rappelle-lui les jours de Dieu. Ce sont des signes pour les endurants qui savent gré.
Moïse disait à son peuple : Rappelez-vous le bienfait de Dieu quand il vous a sauvés des gens de Pharaon qui vous infligeaient un terrible tourment, tuaient vos fils et gardaient vos femmes, c’était une grande épreuve de votre Seigneur,
et quand votre Seigneur a proclamé : Si vous me savez gré, j’ajouterai à mes bienfaits, mais si vous êtes ignorants mon tourment est terrible.
Moïse disait : Si vous êtes ingrats, vous et tous les autres sur terre, eh bien, Dieu se suffit, mais il mérite louange.
N’avez-vous pas entendu l’histoire de vos devanciers, le peuple de Noé, les Ad, les Thamoud, dont Dieu seul connaît les successeurs. Leurs apôtres leur apportaient des preuves. Mais eux, les mains à la bouche, répondaient : Nous ne croyons pas à votre message, nous doutons beaucoup de votre appel.
Les apôtres dirent : Peut-on douter de Dieu qui a créé les cieux et la terre ? Il vous appelle pour vous pardonner vos fautes et vous donner un délai jusqu’à date fixe. Ils répondirent : Vous n’êtes que des hommes comme nous et vous voulez nous écarter de ce qu’adoraient nos pères, mais apportez une autorité évidente.
Les apôtres dirent : Oui, nous ne sommes que des hommes comme vous, mais Dieu comble ses esclaves choisis. Nous ne pouvons apporter d’autorité qu’avec la permission de Dieu. Les croyants doivent se fier à Dieu.
Nous ne pouvons que nous fier à Dieu, il nous guide dans notre sentier et nous endurerons vos persécutions. Ceux qui se fient n’ont qu’à se fier à Dieu.
Les incroyants dirent à leurs apôtres : Revenez à notre religion ou nous vous bannissons du pays. Alors Dieu révéla aux apôtres : Nous allons détruire les coupables
et vous installer à leur place sur cette terre. Voilà pour ceux qui craignent ma présence et craignent ma menace.
Ils appelèrent la victoire de Dieu et tout insolent rebelle fut perdant.
La géhenne le guette. Il n’y boira que du pus,
à petites gorgées qu’à grand-peine il avalera. La mort lui viendra de partout mais il ne pourra mourir, il sera guetté par un tourment compact.
Ceux qui ne croient pas à leur Seigneur, leurs œuvres sont la cendre qu’emporte le vent un jour d’orage. Ils n’y peuvent plus rien, leur égarement est sans borne.
Ne vois-tu pas que Dieu a vraiment créé les cieux et la terre ? Mais s’il veut, il vous balaiera et fera une création nouvelle.
Ce n’est pas difficile pour Dieu.
Quand tous comparaîtront devant Dieu, les faibles diront aux superbes : Nous qui vous suivions, pouvez-vous maintenant nous dégager un peu du tourment de Dieu ? Les superbes répondront : Si Dieu nous avait guidés, nous vous aurions guidés. Mais maintenant, c’est pareil pour nous de nous agiter ou d’endurer, il n’y a plus de refuge pour nous.
Quand tout sera accompli, le satan dira : Dieu vous a fait une promesse véritable mais moi, je vous ai fait une promesse que je n’ai pas tenue car je n’avais pas de pouvoir sur vous sauf de vous appeler, et vous me répondiez. Ne vous en prenez pas à moi, ne vous en prenez qu’à vous. Je ne peux rien pour vous et vous ne pouvez rien pour moi. Je ne croyais pas aux dieux que vous ajoutiez. Les coupables vont avoir un affreux tourment.
Mais les croyants dont les œuvres sont fidèles vont entrer dans des jardins où les ruisseaux circulent. Ils y seront pour toujours, avec permission de Dieu. Ils y seront reçus par ce mot : Paix !
Ne vois-tu pas à quoi Dieu compare la bonne parole ? A un bon arbre dont la racine tient ferme, dont le branchage monte au ciel
et dont les fruits abondent en toute saison avec permission de Dieu. Dieu propose des paraboles aux hommes, peut-être réfléchiront-ils.
Mais la mauvaise parole est comme un mauvais arbre qui est coupé à ras de terre et qui ne tient plus.
Dieu affermit ceux qui se fient à ses fermes révélations sur cette vie et sur l’autre, mais Dieu égare les coupables. Dieu fait ce qu’il veut.
Ne vois-tu pas ceux qui répondent au bienfait de Dieu par l’incroyance et installent leur peuple dans la demeure de perdition ?
Ils vont à la géhenne, quel mauvais logis !
Ils ont donné à Dieu des égaux qui écartent de son sentier. Dis : Profitez de cette vie, car votre avenir est le feu.
Dis à mes esclaves les croyants de faire la prière et de donner de nos dons en public et en secret avant que ne vienne le jour où il n’y aura plus de rançons ni d’amis.
Dieu a créé les cieux et la terre. Il a fait pleuvoir l’eau du ciel pour que vous ayez des fruits. Il vous a soumis les navires pour qu’ils voguent sur son ordre. Il vous a soumis les fleuves.
Il vous a soumis le soleil et la lune dans leur gravitation. Il vous a soumis la nuit et le jour.
Il vous a donné tout ce que vous lui avez demandé. Est-ce que vous pourriez dénombrer les bienfaits de Dieu ? Mais l’homme est coupable et ingrat.
Abraham disait : Seigneur, fais que cette ville soit en sûreté et garde-nous, moi et mes fils, d’adorer les idoles.
Oui, Seigneur, elles ont égaré beaucoup de gens. Qui me suivra sera mien, mais qui se révoltera... Tu pardonnes, tu as pitié.
Seigneur, j’ai établi une partie de ma descendance dans une vallée inculte près de ton saint temple, Seigneur, pour qu’ils fassent la prière. Tourne vers eux des cœurs et donne-leur des fruits. Peut-être en sauront-ils gré.
Seigneur, tu sais ce que nous ébruitons et ce que nous cachons. Rien n’est caché à Dieu sur terre ni dans le ciel.
Louange à Dieu qui, malgré ma vieillesse, m’a donné Ismaël et Isaac. Oui, mon Seigneur, entends la prière.
Seigneur, fais que je fasse la prière et que ma descendance la fasse. Seigneur, exauce ma prière.
Seigneur, le jour du jugement, pardonne-nous, à moi, à mes pères et aux croyants.
Ne pense pas que Dieu soit sans regarder ce que font les coupables. Il leur donne seulement un délai jusqu’au jour où ils auront les yeux exorbités,
où ils seront des suppliants, la tête levée, le regard fixe, le cœur vide.
Annonce aux hommes le jour où le tourment viendra et où les coupables diront : Seigneur, encore un petit délai, que nous répondions à ton appel et suivions tes apôtres. Mais quoi, n’aviez-vous pas juré que vous n’auriez pas de déclin ?
Vous habitiez où avaient habité avant vous les coupables et vous saviez les exemples que nous en avions fait.
Ils tramaient des ruses, mais Dieu voyait leurs ruses, des ruses à ébranler les montagnes.
Ne pense pas que Dieu manque à la promesse faite à ses apôtres. Dieu dispose de puissance et de vengeance.
Le jour où cette terre sera remplacée par une autre et ces cieux par d’autres, tous les hommes comparaîtront devant le Dieu unique, absolu.
Ce jour-là, tu verras les criminels, deux à deux, dans les fers
avec des tuniques de goudron et la face dans le feu,
car Dieu paie à chacun son dû. Dieu a vite fait de demander compte.
Avis aux hommes, pour qu’ils soient avertis, pour qu’ils sachent qu’il n’y a qu’un Dieu, pour que les intelligents y pensent.
Alif. Lâm. Râ. Versets du livre et du Coran explicite.
Peut-être les incroyants souhaiteront-ils avoir été musulmans.
Laisse-les manger, profiter, s’amuser d’espoirs. Bientôt ils comprendront.
Nous n’avons détruit aucune ville sans qu’ait été inscrit son destin.
Aucune nation ne peut hâter ni différer son terme.
Ils disent : Toi qui as été averti d’en haut, tu es un possédé,
fais-toi escorter d’anges si tu dis vrai.
Les anges ne viendront pas en vain et ce jour-là il n’y aura plus de délai.
C’est nous qui avons envoyé l’avertissement et c’est nous qui le garantissons.
Nous en avons envoyé d’autres avant toi chez les adeptes des anciens.
Aucun apôtre n’est venu à eux sans qu’ils s’en moquent.
Voilà ce que nous mettons dans le cœur des criminels.
Ils ont beau connaître le sort des anciens, ils ne croient pas en toi.
Si nous leur ouvrions une porte dans le ciel et qu’ils puissent y monter,
ils diraient : Ce n’est qu’une hallucination, nous sommes ensorcelés.
Nous avons pourvu le ciel de constellations, nous l’avons orné pour ceux qui regardent.
Et nous le protégeons contre les satans maudits.
S’il s’en glisse un pour écouter furtif, une flamme éclatante le frappe.
Nous avons déployé la terre, nous avons jeté dessus des montagnes et fait germer de tout avec mesure.
Nous y avons mis des aliments pour vous et pour les êtres que vous ne nourrissez pas.
Nous avons des trésors de tout mais nous ne vous envoyons que ce qu’il faut.
Nous déchaînons les vents fécondants et faisons pleuvoir l’eau, que vous en buviez sans en avoir gardé.
Nous faisons vivre et nous faisons mourir et nous sommes le seul héritier.
Nous connaissons ceux qui se dépêchent et ceux qui s’attardent.
Ton Seigneur les rassemblera. Il est le sage, il sait.
L’homme, nous l’avons créé d’une boue d’argile malléable,
mais les djinns, nous les avions créés de feu brûlant.
Ton Seigneur dit aux anges : Avec une boue d’argile malléable je vais créer un homme,
le façonner, lui insuffler mon souffle de vie et vous vous prosternerez devant lui.
Et tous les anges se prosternèrent
sauf Iblis qui refusa.
O Iblis, pourquoi ne pas te prosterner ?
Il répondit : Je n’ai pas à me prosterner devant un homme que tu as créé d’une boue d’argile malléable.
Il lui fut dit : Sors d’ici, tu es maudit.
La malédiction est sur toi jusqu’au jour du jugement.
Il répondit : Seigneur, donne-moi un répit jusqu’au jour de la résurrection.
Il lui fut dit : Sois de ceux qui ont un répit
jusqu’au jour de l’instant fixé.
Il répondit : Seigneur, puisque tu m’as égaré, je leur embellirai tout sur la terre pour les égarer tous
sauf tes esclaves véritables.
Dieu dit : Voici mon droit chemin,
tu n’auras aucun pouvoir sur mes esclaves mais seulement sur les égarés qui te suivront.
Et la géhenne sera leur lieu de rendez-vous.
Elle a sept portes, chaque porte aura son groupe déterminé.
Mais les fidèles seront parmi les jardins et les sources.
Entrez-y en paix, en toute sûreté.
Nous aurons arraché de leur cœur toute rancune, ils seront frères, assis les uns en face des autres.
Aucune peine ne pourra plus les atteindre et ils ne seront jamais chassés de là.
Apprends à mes esclaves que moi, certes, je pardonne, j’ai pitié,
mais je châtie affreusement.
Apprends-leur les hôtes d’Abraham
qui entraient chez lui et lui disaient : Paix. Il répondit : Je suis troublé devant vous.
Ils dirent : Ne te trouble pas, nous t’annonçons un fils qui aura la science.
Me l’annoncez-vous quand je suis atteint de vieillesse ? que m’annoncez-vous là ?
Nous t’annonçons la vérité, ne désespère pas.
Il répondit : Qui est-ce qui désespère de la miséricorde de son Seigneur sinon les égarés ?
Mais quelle est votre mission, messagers ?
Nous sommes envoyés vers des criminels,
mais nous sauverons toute la famille de Loth
excepté sa femme destinée à rester en arrière.
Et les messagers vinrent chez Loth.
Il leur dit : Vous êtes des inconnus.
Ils répondirent : Non, nous t’apportons ce que ton peuple nie,
nous t’apportons la vérité, nous disons vrai.
Pars en fin de nuit avec ta famille, ferme la marche et que personne de vous ne se retourne. Allez où on vous ordonne.
Nous lui avons donné cet ordre car le matin ce peuple devait être détruit jusqu’au dernier.
Les gens de la ville venaient joyeux.
Il leur dit : Ce sont mes hôtes, ne me déshonorez pas.
Craignez Dieu et ne me couvrez pas de honte.
Ils répondirent : Ne t’avons-nous pas naguère interdit de t’occuper de personne ?
Il dit : Voici mes filles, si vous voulez.
Mais, par ta vie ! ils étaient aveuglés d’ivresse.
A l’aube, un cri les saisit.
Nous renversâmes la ville sous une pluie de briques.
Ce sont des signes pour ceux qui font attention.
Oui, elle était sur un sentier bien tracé.
C’est un signe pour les croyants.
Et les gens du bocage aussi furent coupables.
Nous en avons tiré vengeance. Ce sont deux exemples explicites.
Les habitants de Hijr aussi ont traité de menteurs nos envoyés.
Nous leur avons montré nos signes, mais ils se sont détournés.
Tranquilles, ils se creusaient des demeures dans la montagne.
Mais le matin un cri les saisit
et leur œuvre ne leur servit de rien.
Ce n’est pas en vain que nous avons créé les cieux et la terre et tout ce qui est entre eux. Oui, l’heure vient. Pardonne d’un beau pardon.
Ton Seigneur est le créateur et il sait.
Nous t’avons donné les sept versets qu’on répète et le grand Coran.
Ne fais pas attention aux profits que nous laissons à certains, ne t’en afflige pas, veille seulement sur les croyants
et dis : J’avertis clairement.
Nous nous manifesterons aux conjurés
qui mettent en pièces le Coran.
Oui, par ton Seigneur ! nous leur demanderons à tous
ce qu’ils ont fait.
Publie ce qu’on t’ordonne et détourne-toi des ajouteurs.
Nous te suffisons contre les moqueurs
qui ajoutent des dieux à Dieu. Bientôt ils comprendront.
Nous savons que leurs dires te serrent le cœur,
mais célèbre la louange de ton Seigneur. Sois de ceux qui se prosternent.
Adore ton Seigneur jusqu’à ce que vienne à toi la certitude.
L’ordre de Dieu vient. Ne le hâtez pas. Gloire à Dieu ! il est plus sublime que ce qu’on lui ajoute.
Par son ordre il fait descendre les anges avec la révélation, sur qui il veut de ses esclaves. Avis, nul n’est dieu que moi, soyez-moi fidèles.
Ce n’est pas en vain qu’il a créé les cieux et la terre. Combien il est plus sublime que ce qu’on lui ajoute.
Il a créé l’homme d’une goutte de sperme, et l’homme est un querelleur juré !
Il a créé les bêtes pour vous : Elles vous fournissent chaleur, services et nourriture.
Et vous les trouvez belles quand vous les ramenez le soir ou les emmenez le matin.
Elles portent vos fardeaux à des pays que vous n’atteindriez qu’avec peine. Oui, votre Seigneur est bon, il a pitié.
Chevaux, mulets et ânes comme montures et comme apparat. Et il a créé encore d’autres êtres que vous ignorez.
Dieu se charge du droit chemin. Et il en est qui s’en détournent. S’il voulait il vous guiderait tous.
Il fait pleuvoir pour vous l’eau dont vous buvez et dont croissent les fourrages que vous donnez.
Avec elle il fait pousser pour vous les céréales, les oliviers, les palmiers, les vignes et tous les autres fruits. C’est un signe pour ceux qui réfléchissent.
Il vous soumet la nuit et le jour, le soleil et la lune. Les étoiles aussi sont soumises à son ordre. Ce sont des signes pour ceux qui comprennent.
Tout ce qu’il produit sur terre de diverses couleurs est un signe pour ceux qui y pensent,
Il vous soumet la mer pour que vous en tiriez des chairs fraîches à manger et des ornements à porter. Vous y voyez les navires voguer pour aller chercher sa grâce. Peut-être lui saurez-vous gré.
Il a jeté des montagnes sur la terre pour qu’elle ne bouge pas avec vous. Et des fleuves et des chemins : peut-être vous guiderez-vous.
Et des points de repère car les gens se guident sur les étoiles.
Est-ce que le créateur est comme ceux qui ne créent pas ? Est-ce que vous n’allez pas réfléchir ?
Est-ce que vous pourrez dénombrer les bienfaits de Dieu ? Oui, Dieu pardonne, il a pitié.
Dieu sait ce que vous cachez comme ce que vous ébruitez.
Les dieux qu’ils prient à côté de Dieu n’ont rien créé et ils ont été créés.
Ils sont morts, ils ne vivent plus, ils ne savent même pas quand ils seront ressuscités.
Votre Dieu est un Dieu unique. Ceux qui ne croient pas à l’autre vie sont des négateurs et des orgueilleux.
Certes Dieu sait ce qu’ils cachent comme ce qu’ils ébruitent et il n’aime pas les orgueilleux.
On leur dit : Qu’a révélé votre Seigneur ? Ils répondent : Des histoires d’anciens.
Qu’ils portent donc leur fardeau le jour de la résurrection et une part du fardeau de ceux qu’avec leur ignorance ils ont égarés. Quel mauvais fardeau !
Leurs devanciers avaient tramé, mais Dieu frappa leur édifice à la base et le toit leur croula dessus et le tourment leur est venu sans qu’ils se soient douté par où.
Le jour de la résurrection, il les couvrira de honte. Il dira : Où sont ces dieux que vous m’ajoutiez et pour qui vous vous sépariez ? Et ceux qui ont reçu la science diront : Honte aujourd’hui et malheur aux incroyants
quand les anges rappellent ceux qui se sont fait tort. Ils feront soumission : Nous ne faisions pas de mal. Si ! et Dieu sait ce que vous faisiez.
Entrez par les portes dans la géhenne et restez-y pour toujours. Quel mauvais logis pour les orgueilleux !
Il sera dit aux fidèles : Qu’a révélé votre Seigneur ? Ils répondront : Un bienfait. Ceux dont l’œuvre en cette vie est bonne, leur vie sera bonne, mais le séjour dans l’autre sera meilleur. Quel beau séjour pour les fidèles !
Ils entreront dans les jardins d’Éden où les ruisseaux circulent et ils auront ce qu’ils voudront. C’est le salaire que Dieu paie aux fidèles
quand les anges rappellent les purs et leur disent : Paix sur vous, entrez dans le jardin, c’est le salaire de vos actes.
Mais qu’attendent les incroyants ? que les surprennent les anges ou l’ordre de Dieu ? C’est ce que faisaient leurs devanciers. Dieu ne les a pas lésés, ils se lésèrent eux-mêmes.
Leurs actes retomberont sur eux et le malheur dont ils se moquaient les enveloppera.
Ceux qui ajoutent des dieux à Dieu disent : Si Dieu avait voulu, nous et nos pères n’aurions adoré personne d’autre que lui, nous n’aurions rien interdit sans son ordre. C’est ce que disaient leurs devanciers. Mais le rôle des apôtres n’est que d’avertir clairement.
Nous avons envoyé un apôtre à chaque nation : Adorez Dieu, détournez-vous des Tâghout. Alors il y eut ceux que Dieu guidait et ceux sur qui devait tomber l’égarement. Parcourez la terre, voyez la fin de ceux qui criaient au mensonge.
Tu voudrais les guider ? Dieu ne guide pas ceux qui s’égarent. Ils n’auront pas de secours.
Ils jurent par Dieu à grands serments : Dieu ne ressuscitera pas un mort. Si ! sa promesse s’accomplira. Mais la plupart ne le savent pas.
Il leur montrera ce qui les divise et les incroyants sauront qu’ils étaient des menteurs.
Quand nous voulons une chose, nous n’avons qu’à dire : Soit, et c’est.
Ceux qui ont émigré pour Dieu après avoir été opprimés, nous les rétablirons de belle façon en cette vie, mais leur salaire sera meilleur dans l’autre. S’ils savaient !
Ils furent endurants, ils se fièrent à leur Seigneur.
Nous n’avons envoyé avant toi que des hommes à qui nous donnions la révélation. Si vous ne le savez pas demandez aux gens qui ont l’avertissement.
A qui nous donnions les preuves et les écritures et nous t’avons révélé l’avertissement pour que tu expliques aux hommes ce qu’on leur révèle. Peut-être s’en souviendront-ils.
Ceux qui trament le mal sont-ils sûrs que Dieu ne les engloutira pas dans la terre ou que le tourment ne les frappera pas sans qu’ils se doutent par où,
qu’il ne les frappera pas quand ils vont et viennent et sans qu’ils y puissent rien,
qu’il ne les frappera pas en pleine crainte ? Mais votre Seigneur est bon, il a pitié.
Est-ce qu’ils n’ont pas vu que toute créature de Dieu a une ombre qui s’allonge à droite et à gauche, humblement prosternée devant Dieu ?
Tout animal et tout ange des cieux et de la terre se prosternent sans orgueil devant Dieu.
Ils craignent leur Seigneur au-dessus d’eux et font ce qu’on leur ordonne.
Dieu dit : N’ayez pas deux dieux. Il n’y a qu’un Dieu. Craignez-moi.
A lui les êtres des cieux et de la terre. A lui perpétuelle obéissance. Est-ce que vous serez fidèles à d’autres qu’à Dieu ?
Tout ce qui vous est bon vient de Dieu. Vous le priez quand le malheur vous touche,
mais une fois délivrés certains d’entre vous ajoutent des dieux à leur Seigneur
sans nous savoir gré de nos dons. Profitez. Bientôt vous comprendrez.
Ils donnent à des dieux qu’ils ne connaissent pas une part de nos dons. Par Dieu ! on vous demandera compte de vos inventions.
Ils attribuent à Dieu des filles. Gloire à lui ! mais eux ne désirent avoir que des fils.
Quand on leur annonce la naissance d’une fille, leur visage s’assombrit, ils suffoquent,
ils se cachent de leurs proches à cause de la triste nouvelle, ils hésitent à garder cette fille pour leur déshonneur ou à l’enfouir dans la poussière. Que mauvais sont leurs jugements !
Ceux qui ne croient pas à l’autre vie, leur exemple est mauvais, mais Dieu, son exemple est sublime car il est le puissant, le sage.
Si Dieu châtiait les hommes pour leurs fautes, il ne laisserait plus de vivants sur terre. Mais il diffère jusqu’à un terme fixé et, quand ce terme viendra, ils ne pourront le retarder ni l’avancer d’une heure.
Ils attribuent à Dieu ce qu’ils ont en aversion, et leur bouche profère un mensonge quand ils disent qu’ils auront un beau salaire. Ils auront le feu, oui ils y seront les premiers.
Par Dieu ! les peuples, nous leur avons envoyé des apôtres avant toi, mais le satan leur embellissait leurs actes. Il est aujourd’hui leur patron, ils auront un affreux tourment.
Nous t’avons révélé le livre pour que tu leur expliques ce qui les divise. C’est un guide et une grâce pour ceux qui croient.
Dieu fait pleuvoir une eau qui fait revivre la terre morte.  C’est vraiment un signe pour ceux qui entendent.
Et il y a une leçon pour vous dans vos troupeaux. Le lait pur que nous vous faisons boire, si doux à boire, vient de leur ventre entre l’excrément et le sang.
Les fruits du palmier ou de la vigne vous servent à faire une boisson enivrante et un régal. C’est vraiment un signe pour ceux qui comprennent.
Ton Seigneur a fait une révélation aux abeilles : Prenez des demeures dans les montagnes, dans les arbres ou dans les constructions des hommes
et mangez de tous les fruits et suivez les sentiers que vous fraie votre Seigneur. Et de leur ventre sort une liqueur de diverses couleurs où il y a un remède pour les hommes. C’est vraiment un signe pour ceux qui réfléchissent.
Dieu vous crée puis il vous rappelle. Certains vont jusqu’à la décrépitude et ne savent plus ce qu’ils ont su. Mais Dieu sait et il peut.
Dieu favorise de ses dons tels de vous plus que d’autres. Mais les favorisés ne donnent pas de nos dons à leurs esclaves pour égaliser les parts. Est-ce qu’ils ne nient pas là les bienfaits de Dieu ?
Dieu vous donne des épouses de votre race, il vous donne des fils de vos épouses et des petits-fils, il vous nourrit de régals. Est-ce qu’ils vont croire aux faux dieux sans savoir gré à Dieu de ses bienfaits ?
Est-ce qu’ils vont adorer, à côté de Dieu, des dieux qui ne leur obtiennent rien du ciel ni de la terre et ne peuvent rien ?
Ne donnez pas d’égaux à Dieu, Dieu sait et vous ne savez pas.
Dieu compare un esclave propriété de son maître et qui ne peut disposer de rien et quelqu’un à qui nous avons accordé un beau don et qui en dépense en public et en secret. Sont-ils égaux ? Mais la plupart ne savent pas.
Dieu compare deux hommes : l’un est muet et ne peut rien, il est à charge à son maître et ne rapporte rien où qu’on l’envoie. Est-il égal à celui qui prône la justice et qui est sur le droit chemin ?
A Dieu est l’insondable des cieux et de la terre. Oui, l’heure sera décidée en un clin d’œil ou même plus vite, oui Dieu peut tout.
Dieu vous fait sortir du ventre de vos mères sans que vous sachiez rien. Et il vous donne les oreilles, les yeux et le cœur. Peut-être lui saurez-vous gré.
Ne voient-ils pas les oiseaux soumis dans l’espace du ciel ? Dieu seul les soutient. C’est vraiment un signe pour ceux qui croient.
Dieu vous donne des abris pour demeures. Il vous donne les peaux de vos bêtes pour vos abris. Vous les trouvez légers pour vous déplacer et vous établir. Et la laine, le poil, le crin pour vos effets, pour si en profiter un temps.
Il a créé pour vous les ombrages, les retraites dans les montagnes, les vêtements contre la chaleur, les vêtements contre les violences. Il vous comble de son bienfait. Peut-être serez-vous soumis.
S’ils tournent le dos, ton rôle n’est que d’avertir clairement.
Ils connaissent le bienfait de Dieu et ils le nient car la plupart n’en savent pas gré.
Le jour où nous susciterons un témoin dans chaque nation, alors les incroyants n’auront plus le droit de parler et ils ne pourront plus se repentir,
alors les coupables verront le tourment et rien ne l’allégera et rien ne le différera,
alors les ajouteurs verront les dieux qu’ils ajoutaient à Dieu et ils diront : Seigneur, voici ceux que nous t’ajoutions et que nous invoquions à côté de toi. Mais ceux-ci leur répondront : Vous n’êtes que des menteurs.
Les ajouteurs voudront se soumettre à Dieu car les dieux qu’ils inventaient les quitteront.
Mais nous infligerons aux incroyants qui s’écartaient du sentier de Dieu, tourment sur tourment pour les désordres qu’ils semaient.
Oui, un jour nous susciterons de chaque nation un témoin contre elle et nous te ferons témoin contre ton peuple, car nous t’avons révélé le livre comme une explication de tout, un guide, une miséricorde et une bonne nouvelle pour les musulmans.
Dieu ordonne l’équité, la bienfaisance, la libéralité envers les proches. Il interdit l’infamie, le blâmable et la superbe. Il vous exhorte, peut-être réfléchirez-vous.
Soyez fidèles au pacte de Dieu quand vous y êtes engagés. Ne violez pas vos serments solennels quand vous avez pris Dieu pour garant. Dieu sait ce que vous faites.
Ne soyez pas comme la femme qui défaisait en brins ce qu’elle avait solidement filé. Ne vous servez pas des serments pour intriguer entre vous selon que telle nation devient plus forte qu’une autre. Dieu vous éprouve seulement et, le jour de la résurrection, il vous montrera ce qui vous divisait.
Si Dieu avait voulu, il aurait fait de vous une seule nation. Mais il égare qui il veut et il guide qui il veut et on vous demandera compte de vos actes.
N’intriguez pas entre vous avec vos serments sinon vous glisserez après avoir eu le pied ferme. Vous goûterez le malheur pour vous être écartés du sentier de Dieu et vous aurez le tourment sans borne.
Ne vendez pas à vil prix le pacte de Dieu. Ce qui est près de Dieu vaut mieux pour vous, si vous pouvez savoir.
Ce que vous avez s’épuise, ce qui est près de Dieu demeure. Et nous donnerons aux endurants leur salaire selon ce qu’ils auront fait de mieux.
Tout croyant, homme ou femme, dont l’œuvre est fidèle, nous lui ferons vivre une vie meilleure et lui donnerons le salaire de ce qu’il aura fait de mieux.
Quand tu récites le Coran, cherche refuge en Dieu contre le satan maudit,
car il n’a pas pouvoir sur les croyants qui se fient à leur Seigneur,
il n’a pouvoir que sur ceux qui le suivent et ajoutent des dieux.
Nous remplaçons parfois un verset par un autre, car Dieu sait bien ce qu’il révèle. Mais ils disent : Tu inventes. Car la plupart ne savent pas.
Réponds : Ton Seigneur le révèle par l’esprit saint avec vérité pour affermir les croyants, pour guider et annoncer la bonne nouvelle aux musulmans.
Nous savons bien qu’ils disent : Celui qui l’instruit n’est qu’un homme. Mais celui auquel ils pensent est de langue barbare alors que ceci est en claire langue arabe.
Ceux qui ne croient pas aux versets de Dieu, il ne les guide pas, ils auront l’affreux tourment.
Ceux qui ne croient pas aux versets de Dieu, inventent des mensonges, ils sont des menteurs.
Quiconque renie Dieu après avoir cru en lui, non celui qui renie par contrainte et dont l’âme reste sûre de sa foi, mais ceux dont le cœur s’ouvre à l’infidélité, à eux la colère de Dieu et le grand tourment.
C’est pour avoir mieux aimé cette vie que l’autre, car Dieu ne guide pas les incroyants.
Dieu scelle leur cœur, leurs oreilles et leurs yeux, ils n’ont cure de rien.
Ils sont perdants, certes, dans l’autre vie.
Mais ceux qui ont émigré après avoir subi l’épreuve et qui ont ensuite combattu avec endurance, à eux le pardon et la pitié de ton Seigneur,
le jour où chacun plaidera pour soi, où chacun sera payé de ses actes et où personne ne sera lésé.
Dieu cite l’exemple d’une ville qui était en paix et sûreté. Les richesses lui affluaient de partout. Mais elle nia les bienfaits de Dieu. Dieu les enveloppa de faim et de peur pour prix de leurs actes.
Un apôtre de chez eux leur est venu, ils l’ont traité de menteur et le tourment a emporté les coupables.
Mangez ce qui est permis et bon de ce que Dieu vous donne et remerciez Dieu de ses bienfaits si vous l’adorez.
Dieu ne vous interdit que la bête morte, le sang, la chair de porc et ce qui a été consacré à d’autres qu’à Dieu. Mais quiconque en mange par contrainte et non par révolte ou transgression, eh bien Dieu pardonne, il a pitié.
Ne dites pas avec votre langue menteuse : Ceci est permis, cela est interdit, pour inventer des mensonges contre Dieu. Ceux qui inventent des mensonges contre Dieu n’auront pas le bonheur.
Ils ne profiteront guère et ils auront l’affreux tourment.
Nous avions interdit aux juifs ce que nous venons de t’énumérer. Nous ne les avions pas lésés, ils se sont lésés eux-mêmes.
Mais ton Seigneur, pour ceux qui ont péché par ignorance et qui s’en repentent et se corrigent, eh bien ton Seigneur pardonne, il a pitié.
Abraham était un modèle humble devant Dieu, sincère et il n’ajoutait pas des dieux.
Il savait gré de ses grâces à Dieu qui l’avait choisi et le guidait dans le droit chemin.
Oui, nous lui avons donné en cette vie une belle part et, dans l’autre, il est parmi les justes.
Nous t’avons révélé : Suis avec sincérité la religion d’Abraham qui n’ajoutait pas des dieux.
Le sabbat n’a été imposé qu’à ceux qui se querellent dessus. Le jour de la résurrection, ton Seigneur décidera entre eux sur ce qui les divise.
Appelle au sentier de ton Seigneur avec sagesse et belle exhortation. Discute avec eux le mieux possible. Mais ton Seigneur connaît ceux qui s’égarent de son sentier et il connaît ceux qui sont bien guidés.
Si vous châtiez, châtiez comme on vous a châtiés. Mais si vous êtes patients, c’est mieux d’être patient.
Sois patient, car la patience te vient de Dieu. Ne t’afflige pas à cause d’eux et que leurs stratagèmes ne t’angoissent pas.
Dieu est avec les fidèles qui agissent bien.
Gloire à celui qui fit faire à son esclave, de la mosquée sainte à la mosquée lointaine dont nous avons béni les entours, un voyage nocturne pour lui montrer certains de nos signes. Oui Dieu entend et il voit.
Nous avons donné le livre à Moïse pour guider les fils d’Israël : N’ayez d’autre protecteur que moi,
ô descendants de ceux que nous portâmes avec Noé, qui fut un esclave reconnaissant.
Nous avons inscrit dans le livre un décret sur les fils d’Israël : Vous sèmerez deux fois le désordre sur terre et vous serez d’une grande arrogance.
La première fois que s’accomplira la promesse nous enverrons contre vous des esclaves à nous terriblement forts. Ils fouleront vos maisons. Cette promesse sera tenue.
Mais nous vous donnerons une revanche sur eux, nous accroîtrons vos biens et vos fils et nous vous ferons plus nombreux.
Le bien ou le mal que vous faites, vous vous le faites à vous-mêmes. Et l’autre fois ils vous affligeront le visage, ils entreront dans le temple comme la première fois et détruiront de destruction toute hauteur.
Peut-être votre Seigneur aura-t-il pitié. Mais si vous y revenez, nous y reviendrons, nous avons fait de la géhenne une geôle pour les incroyants.
Certes ce Coran mène au droit chemin, il annonce un grand salaire aux croyants dont les œuvres sont fidèles
et un affreux tourment que nous avons préparé à ceux qui ne croient pas en l’autre vie.
L’homme souhaite le mal comme il souhaite le bien. L’homme a trop de hâte.
Nous avons fait deux signes de la nuit et du jour, mais nous avons voilé le signe de la nuit et rendu clair le signe du jour pour que vous cherchiez les dons de votre Seigneur et sachiez calculer les ans et le calendrier. Nous expliquons tout en clair.
Nous attachons le sort de chaque homme à son cou. Et le jour de la résurrection nous lui montrerons son livre ouvert :
Lis dans ton livre, tu peux faire le compte aujourd’hui toi-même.
Quiconque suit le bon chemin c’est pour soi et quiconque s’égare c’est contre soi. Personne ne portera le fardeau d’un autre. Nous ne châtions pas avant d’avoir envoyé un apôtre.
Quand nous voulons détruire une ville, nous y installons les riches comme chefs. Alors ils se montrent pervers et c’est la sentence contre la ville, nous la détruisons.
Que de générations nous avons détruites depuis Noé ! Ton Seigneur est assez renseigné, il voit bien les fautes de ses esclaves.
Quiconque tient à cette vie, nous donnons tout de suite ce que nous voulons à qui nous voulons et nous lui préparons la géhenne où il tombera en infâme rebut.
Ceux qui tiennent à l’autre vie et font effort pour elle avec foi, leur effort sera reconnu.
Mais nous donnons de nos dons aux uns comme aux autres. Les dons du Seigneur ne sont refusés à personne.
Regarde comme nous plaçons les uns au-dessus des autres, mais l’autre vie a de plus grands degrés, de plus grandes supériorités.
Et ne mets pas d’autres dieux à côté de Dieu ou bien tu seras un infâme rebut.
Ton Seigneur vous a ordonné de n’adorer que lui et d’être bons pour vos père et mère. Si l’un d’eux ou les deux atteignent la vieillesse près de toi, ne dis pas : Fi ! ne les brusque pas, ne leur parle qu’avec respect.
Baisse vers eux l’aile de ta déférence avec tendresse et dis : Seigneur, aie pitié d’eux comme ils firent pour moi quand ils m’élevaient.
Votre Seigneur connaît bien le fond de vos cœurs et si vous êtes purs, et il pardonne à ceux qui se repentent.
Donne son dû au proche, au pauvre, au voyageur, mais ne gaspille pas,
car les gaspilleurs sont les frères des satans et le satan ne sait pas gré à son Seigneur.
Si tu dois t’écarter d’eux pour chercher une grâce que tu espères de ton Seigneur, donne-leur des paroles plus douces.
Ne garde pas ta main fermée vers ton cou, mais ne l’ouvre pas trop large non plus, tu serais blâmé et tu tomberais dans la misère.
Ton Seigneur dispense ou mesure ses dons à qui il veut. Il est renseigné sur ses esclaves, il n’est pas sans les regarder.
Ne tuez pas vos enfants par crainte de la pauvreté. Nous leur donnerons leur nourriture comme à vous. Les tuer est une grande faute.
N’en venez pas à la débauche, c’est une infamie et un mauvais sentier.
Ne tuez personne, Dieu l’interdit, sauf en juste cause. Quiconque est tué injustement, nous donnons droit de vengeance à son proche mais qu’il n’excède pas les limites du meurtre et il sera secouru.
Ne touchez aux biens de l’orphelin avant sa majorité que de façon louable. Tenez votre engagement car il en sera demandé compte.
Remplissez la mesure quand vous mesurez et ne pesez qu’avec une balance exacte. C’est le mieux pour vous, c’est le meilleur calcul.
Ne cours pas après ce que tu ignores, c’est seulement de tout ce que tu auras entendu, vu et compris qu’on te demandera compte.
Ne foule pas la terre avec insolence, tu ne peux scinder la terre, tu ne peux égaler en hauteur les monts.
Tout cela est mauvais, ton Seigneur le déteste.
Voilà une sagesse que Dieu t’a révélée. Et n’ajoute pas d’autres dieux à Dieu sinon tu seras jeté dans la géhenne en infâme rebut.
Est-ce que votre Seigneur vous aurait choisi pour vous donner des fils et n’aurait pris pour lui que des filles chez les anges ? Vous dites là une monstruosité.
Nous leur avons adressé le Coran pour qu’ils réfléchissent mais ce n’a qu’accru leur répugnance.
Dis : S’il y avait, comme ils le disent, des dieux à côté de lui, ceux-ci chercheraient un chemin vers le maître du trône.
Gloire à lui ! il est bien plus haut que vous ne le dites !
Les sept cieux et la terre et les êtres des cieux et de la terre le célèbrent. Rien qui ne célèbre sa louange, mais vous ne comprenez pas cette célébration. Et il patiente, il pardonne.
Quand tu récites le Coran, nous tendons un voile épais entre toi et ceux qui ne croient pas à l’autre vie.
Nous mettons de la grosse toile sur leur cœur pour qu’ils ne comprennent pas, et une charge dans leurs oreilles. Quand tu invoques dans le Coran ton Seigneur unique, ils tournent le dos de répugnance.
Nous savons bien ce qu’ils écoutent quand ils t’écoutent ou qu’ils sont en conciliabules et que les coupables disent : Vous suivez un ensorcelé.
Regarde à quoi ils te comparent. Mais ils s’égarent et ne peuvent retrouver le sentier.
Ils disent : Quand nous ne serons plus qu’ossements et cendres, serons-nous recréés ?
Réponds : Oui, que vous soyez pierre ou fer
ou n’importe quoi d’imaginable. Ils disent : Qui nous relèvera ? Réponds : Celui qui vous a créés une première fois. Ils secouent la tête et disent : Quand sera-ce ? Réponds : Peut-être est-ce proche.
Le jour où il vous appellera, votre réponse sera sa louange et vous penserez n’être demeurés que peu de temps.
Dis aussi à mes esclaves de ne dire que les meilleures paroles car le satan se glisse entre eux, et le satan est l’ennemi juré de l’homme.
Votre Seigneur vous connaît. S’il veut il aura pitié et s’il veut il châtiera. Nous ne t’avons pas chargé de leur protection.
Votre Seigneur connaît les êtres des cieux et de la terre. Oui, nous avons préféré certains prophètes à d’autres et nous avons donné les Psaumes à David.
Dis : Priez vos prétendus dieux, ils ne peuvent écarter de vous le malheur ni le changer.
Ceux-mêmes qu’ils invoquent essaient d’arriver à leur Seigneur à qui en sera le plus proche. Ils espèrent sa miséricorde et craignent son châtiment, car le châtiment de ton Seigneur est effrayant.
Il n’y a de ville que nous ne devions détruire ou châtier d’un terrible châtiment avant le jour de la résurrection, c’est inscrit dans le livre.
Ce qui nous empêche d’envoyer des signes, c’est que les anciens les ont niés. Nous avions clairement montré la chamelle aux Thamoud et ils n’y ont pas cru. Nos signes ne sont que des avertissements.
Nous te disions : Ton Seigneur cerne les hommes. C’est pour les tenter que nous t’avons fait voir une vision et l’arbre maudit dans le Coran. Mais nos avertissements ne font qu’accroître leur révolte.
Nous disions aux anges : Prosternez-vous devant Adam. Et ils se sont prosternés sauf Iblis qui a dit : Vais-je me prosterner devant quelqu’un que tu as créé d’argile ?
Il a encore dit : Tu lui donnes plus d’honneur qu’à moi, mais si tu me laisses jusqu’au jour de la résurrection, je maîtriserai ses descendants sauf quelques-uns.
Dieu répondit : Va, toi et ceux qui te suivront vous aurez la géhenne pour salaire et largement.
Entraîne avec ta voix ceux que tu pourras, fonds sur eux avec ta cavalerie et ton infanterie. Sois leur associé pour leurs richesses et leurs enfants. Fais-leur des promesses, ces promesses du satan qui ne sont qu’un leurre.
Mais tu ne peux rien sur mes esclaves. Ton Seigneur suffit à les protéger.
Votre Seigneur fait voguer vos navires sur la mer pour que vous cherchiez ses dons. Il est miséricordieux envers vous.
Et quand un malheur vous atteint sur mer, tous ceux que vous invoquez sont loin sauf lui, mais une fois qu’il vous a sauvés et ramenés à terre, vous vous détournez car l’homme est ingrat.
Êtes-vous sûrs qu’il ne vous engloutira pas dans une faille de la terre ou ne déchaînera pas contre vous un ouragan ? et vous n’aurez plus de protecteur.
Êtes-vous sûrs qu’il ne vous ramènera pas en mer une autre fois et ne déchaînera pas contre vous une tornade qui vous engloutisse pour avoir été ingrats ? et alors vous n’aurez personne qui vous aide contre nous.
Oui nous donnons de la gloire aux fils d’Adam, nous les portons sur terre et sur mer, nous les nourrissons de régals et les plaçons bien au-dessus de beaucoup de nos créatures.
Le jour où nous rappellerons tous les hommes avec leurs chefs, ceux à qui on donnera leur livre dans la main droite le liront et ne seront pas lésés d’une miette.
Quiconque est aveugle en cette vie sera aveugle dans l’autre et le plus égaré en chemin.
Un peu plus ils t’écartaient de notre révélation et tu en inventais une autre contre nous. Alors ils t’auraient pris pour ami.
Si nous ne t’avions raffermi, tu aurais failli pencher un peu vers eux.
Alors nous t’aurions fait goûter le double de la vie et le double de la mort. Et tu n’aurais plus eu de secours contre nous.
Ils te poussaient à bout dans le pays pour que tu le quittes. Mais ils n’y seraient guère demeurés après toi.
C’est la tradition des apôtres que nous avons envoyés avant toi, et tu peux être sûr que notre tradition ne varie jamais.
Fais la prière au déclin du soleil jusqu’à l’entrée de la nuit. Et fais récitation à l’aube, la récitation de l’aube se fait devant témoin.
La nuit, fais une veille à titre surérogatoire. Peut-être ton Seigneur te haussera en un lieu de gloire.
Dis : Seigneur, fais-moi entrer avec justice et sortir avec justice et donne-moi de ton pouvoir, de ton secours.
Dis : La vérité est venue, l’erreur s’en est allée. L’erreur est ce qui s’en va.
Nous révélons par le Coran un remède, une grâce pour les croyants. Et la perdition des coupables s’en accroît.
Quand nous comblons l’homme de bienfaits, il se détourne, il s’éloigne. Et quand les malheurs l’atteignent, il est au désespoir.
Dis : Chacun agit à sa guise mais Dieu sait celui qui suit le meilleur chemin.
Ils te questionnent sur l’esprit. Réponds : L’esprit est né d’un ordre de mon Seigneur mais nous n’avons que peu de science.
Si nous voulions, nous remporterions ce que nous t’avons révélé et personne ne te protégerait contre nous
sinon la pitié de ton Seigneur, car sa grâce pour toi est grande.
Dis : Si hommes et djinns s’unissaient pour produire quelque chose de pareil à ce Coran, ils ne pourraient rien produire de pareil, même s’ils s’entraidaient.
Nous offrons dans ce Coran toutes sortes d’exemples aux hommes, mais la plupart ne veulent que ne pas croire.
Ils disent : Nous ne te croirons pas avant que tu fasses jaillir de terre une source pour nous
ou que tu aies un jardin de palmiers et de vignes et y fasses jaillir des ruisseaux jaillissants
ou que tu fasses tomber, comme tu le prétends, des pans de ciel sur nous ou venir Dieu et ses anges à ton secours
ou que tu aies une maison ornée de dorures ou que tu montes au ciel. Et encore nous ne croirons pas à ton ascension avant que tu fasses descendre un livre que nous lisions. Réponds : Gloire à mon Seigneur ! Je ne suis qu’un homme, un apôtre.
Rien ne les empêche de croire quand on leur donne un guide, mais ils disent : Est-ce que Dieu envoie un homme pour apôtre ?
Réponds : Si des anges marchaient tranquillement sur terre, nous leur enverrions un ange pour apôtre.
Dis : Dieu suffit comme témoin entre vous et moi. Il est renseigné sur ses esclaves, il n’est pas sans les regarder.
Celui que Dieu guide est bien guidé. Ceux qu’il égare n’auront pas d’autre patron. Le jour de la résurrection, nous les traînerons tous sur leur face, sourds, muets et aveugles. La géhenne sera leur refuge et on la ranimera si elle s’éteint.
C’est leur salaire pour avoir nié nos signes, pour avoir dit : Quand nous ne serons plus qu’ossements et cendres, serons-nous recréés ?
Ne voient-ils pas que Dieu a créé les cieux et la terre et peut leur recréer des corps pareils aux premiers ? Il leur a fixé un terme dont on ne peut douter, mais les coupables n’admettent que l’incroyance.
Dis : Si vous aviez tous les trésors de la grâce de mon Seigneur, vous les enfermeriez de peur d’en faire dépense car l’homme est avare.
Oui, nous avons donné à Moïse neuf signes éclatants. Questionne les fils d’Israël quand il vint aux Égyptiens et que Pharaon lui dit : Moïse, je crois que tu es ensorcelé.
Il répondit : Tu sais bien que seul le Seigneur des cieux et de la terre envoie ces signes pour appeler à voir clair. Certes, Pharaon, je te crois perdu.
Et Pharaon voulut les arracher du pays, mais nous l’engloutîmes avec tous les siens.
Après sa mort, nous dîmes aux fils d’Israël : Habitez le pays et, quand s’accomplira la promesse de l’autre vie, nous vous ferons venir en foule.
Nous l’avons révélé avec vérité. Et il est venu avec vérité. Nous ne t’avons envoyé que pour annoncer et avertir.
Nous avons fragmenté le Coran pour que tu ne le récites aux hommes que peu à peu, mais certes nous l’avons révélé.
Dis : Croyez-y ou n’y croyez pas. Ceux qui ont déjà reçu la science tombent sur la face quand on le leur récite
et disent : Gloire à notre Seigneur ! la promesse de notre Seigneur s’accomplit.
Ils tombent sur la face et ils pleurent et leur humilité s’accroît.
Dis : Priez Dieu ou priez le Miséricordieux. Sous quelque nom que vous le priiez, il a les plus beaux noms. Ne prie ni à voix trop haute ni à voix trop basse, cherche un chemin entre les deux.
Dis : Louange à Dieu qui n’a pas d’enfants, qui ne partage sa royauté avec personne et n’a besoin de personne pour le protéger de l’oppression. Et proclame d’une grande proclamation sa grandeur.
Louange à Dieu qui a révélé le livre à son esclave sans y mettre de détours,
un livre droit pour menacer de sa grande rigueur et pour annoncer aux croyants dont les œuvres sont fidèles un beau salaire
à perpétuité,
pour menacer ceux qui disent : Dieu a des enfants.
Ni eux ni leurs pères n’y connaissent rien. Leur bouche profère
une monstruosité, ils mentent.
Peut-être vas-tu te consumer de chagrin sur eux s’ils ne croient pas à ce récit.
Nous avons fait de tout ce qui est sur terre une parure pour voir qui d’entre eux agira le mieux,
mais certes nous dénuderons la terre. Ne penses-tu pas que les hommes de la caverne et du Raqîm soient une merveille parmi nos signes ?
Quand ces jeunes gens se réfugièrent dans la caverne, ils dirent : Seigneur, aie pitié de nous, donne-nous le droit chemin.
Et ils n’entendirent plus rien dans la caverne pendant un nombre donné d’années.
Puis nous les réveillâmes pour voir lequel des deux groupes calculerait le mieux la durée de leur séjour.
Nous te racontons leur histoire véritable. C’étaient des jeunes gens qui croyaient en leur Seigneur et nous les avons affermis dans la bonne voie.
Nous fortifiâmes leur cœur quand ils se levèrent. Ils dirent : Notre Seigneur est le Seigneur des cieux et de la terre. Nous ne prierons jamais d’autres dieux que lui, ce serait monstrueux.
Notre peuple a adopté d’autres dieux que lui. S’ils fournissaient au moins une preuve évidente. Mais quoi de plus coupable que d’inventer des mensonges contre Dieu ?
Si vous quittez ces gens et ce qu’ils ajoutent à Dieu pour vous réfugier dans la caverne, votre Seigneur répandra sur vous de sa miséricorde et adoucira votre sort.
Tu aurais vu le soleil à son lever s’écarter à droite de leur caverne et à son coucher les effleurer à gauche, eux qui étaient au centre de la caverne. C’est là un signe de Dieu. Celui que Dieu guide est bien guidé mais celui qu’il égare n’aura plus de patron pour le guider.
Tu aurais cru qu’ils veillaient mais ils dormaient. Nous les retournions sur le côté droit et sur le côté gauche et leur chien avait les pattes étendues sur le seuil. Si tu les avais aperçus, tu te serais enfui, saisi de frayeur.
Nous les réveillâmes et ils se questionnèrent entre eux. L’un disait : Combien de temps êtes-vous restés ? Ils répondirent : Un jour ou une fraction de jour. Et ils dirent : Notre Seigneur sait mieux combien de temps nous sommes restés. Envoyons l’un de nous à la ville avec cette monnaie chercher l’aliment le plus pur pour vous en rapporter. Qu’il se montre poli et n’attire pas l’attention sur nous.
Si les gens nous trouvent, ils nous lapideront ou ils nous reprendront dans leur religion et nous n’aurons plus jamais le bonheur.
Mais nous les fîmes découvrir pour que les gens comprennent que la promesse de Dieu est vraie et qu’il n’y a pas à douter de l’heure. Ils se querellèrent à leur sujet. Les uns disaient : Construisons sur eux, car leur Seigneur les connaît assez. Les autres qui eurent le dessus disaient : Érigeons un sanctuaire.
Ils vont dire : Ils étaient trois et le quatrième était leur chien. D’autres, visant l’insondable : Ils étaient cinq et le sixième était leur chien. Ou bien : Ils étaient sept et le huitième était leur chien. Réponds : Mon Seigneur sait leur nombre mais peu de gens le savent. N’en discute pas sinon pour la forme et ne questionne personne là-dessus.
Ne dis jamais de rien : Je ferai cela demain,
sans ajouter : Si Dieu veut. Quand tu oublies, invoque ton Seigneur, dis : Peut-être mon Seigneur me guidera-t-il au plus proche du chemin droit.
Et ils séjournèrent dans leur caverne trois cents ans et encore neuf ans.
Réponds : Dieu sait la durée de leur séjour. A lui est l’insondable des cieux et de la terre. Combien il voit, combien il entend ! On n’a pas d’autre protecteur que lui et il n’associe personne à sa décision.
Récite ce qui t’est révélé du livre de ton Seigneur. Personne n’altère ses paroles. Tu n’as de refuge que lui.
Sois endurant avec ceux qui prient leur Seigneur matin et soir, ils désirent sa face. Ne regarde pas ailleurs par désir des charmes de cette vie. N’écoute pas celui dont nous distrayons le cœur de penser à nous, il suit ses passions et fait l’insolent.
Et dis : La vérité vient de votre Seigneur. Y croie qui veut, n’y croie pas qui ne veut pas. Nous avons préparé pour les coupables un feu dont les flammes les envelopperont. S’ils crient au secours, nous les secourrons avec une eau comme du bronze en fusion pour leur brûler la face. Quel mauvais breuvage, quel affreux séjour !
Les croyants dont les œuvres sont fidèles, nous ne perdrons pas le salaire de ceux qui font le bien.
Ils auront les jardins d’Éden, les ruisseaux circuleront à leurs pieds, ils seront parés de bracelets d’or, vêtus de vêtements de soie verte et de brocart, accoudés sur des trônes. Le beau salaire, le bon séjour !
Donne-leur l’exemple de deux hommes : L’un, nous lui donnâmes deux jardins de vignes entourés de palmiers et séparés par un champ
avec un ruisseau entre eux. Les jardins donnèrent leur récolte sans leurrer leur maître
et il eut des fruits. Il dit à son ami au cours d’une conversation : J’ai plus de biens que toi et je suis plus puissant par le nombre de mon clan.
Et il entra dans son jardin et il se lésa lui-même en disant : Je ne pense pas que ceci périsse jamais.
Je ne pense pas que l’heure vienne. Et si je retourne à mon Seigneur, j’aurai encore mieux que ce jardin.
Son ami lui dit au cours d’une conversation : Ne sais-tu pas gré à celui qui te créa de terre puis de sperme et te donna forme humaine ?
Pour moi, Dieu est mon Seigneur et je n’ajoute personne à mon Seigneur.
Pourquoi ne pas être entré dans ton jardin en disant : Comme Dieu voudra, il n’y a de force qu’en Dieu ? Tu me vois moins riche que toi de biens et d’enfants,
mais peut-être Dieu me donnera-t-il mieux que ton jardin et déchaînera-t-il contre lui les traits du ciel pour le réduire à un sol nu,
ou bien le ruisseau s’enfoncera en terre et tu ne le retrouveras plus.
Or les fruits furent détruits et le maître du jardin se tordit les mains d’avoir fait des dépenses pour sa treille réduite à rien. Il criait : Si seulement je n’avais ajouté personne à mon Seigneur.
Et il n’avait pas de troupes pour le secourir contre Dieu. Il ne fut pas secouru.
Car la protection ne vient que du Dieu vrai. Il donne le meilleur salaire, la meilleure issue.
Donne-leur comme exemple de cette vie l’eau que nous faisons descendre du ciel pour nourrir les herbes de la terre. Ces herbes se dessèchent et le vent les disperse, car Dieu peut tout.
Vos biens et vos fils font le charme de cette vie, mais seules demeurent les œuvres bonnes, elles ont le meilleur salaire près de Dieu, la meilleure espérance.
Le jour où nous ferons marcher les montagnes, tu verras la terre nivelée et nous rassemblerons tous les hommes sans en laisser un.
Ils seront présentés en rangs à ton Seigneur. Vous reviendrez à nous tels que nous vous avons créés la première fois. Mais vous prétendiez que nous ne pouvions pas fixer la rencontre.
Le registre sera posé et tu verras les coupables effrayés de son contenu. Ils diront : Malheur ! pourquoi ce registre inscrit-il tout sans rien omettre de grand ni de petit ? Certes ils y trouveront inscrits tous les actes et ton Seigneur ne lésera personne.
Nous avions dit aux anges : Prosternez-vous devant Adam. Et ils se prosternèrent tous sauf Iblis, un des djinns. Lui s’écarta de l’ordre de Dieu. Est-ce que vous le prendrez comme patron à ma place avec ses clients qui sont vos ennemis ? Quel mauvais échange font les coupables !
Je ne les ai pas pris pour témoins de la création des cieux et de la terre ni de leur propre création. Je ne prends pas pour aides les égareurs.
Un jour il dira : Appelez ceux que vous prétendiez à mes côtés. Ils les prieront et n’en seront pas exaucés car nous mettrons un abîme entre eux.
Les criminels verront le feu et comprendront qu’ils vont y tomber sans trouver d’issues.
Certes nous avons offert aux hommes toutes sortes d’exemples dans ce Coran, mais l’homme est un grand discuteur.
Rien n’empêchait les hommes de croire ou de demander pardon à leur Seigneur quand on leur a donné un guide, mais le sort de leurs devanciers devait les atteindre ou le tourment les frapper de front.
Nous n’envoyons d’apôtres que pour annoncer et avertir, mais les incroyants arguent de l’erreur pour rejeter la vérité. Ils se moquent de nos signes et de nos avertissements.
Quoi de plus coupable, une fois averti par les signes de Dieu, que de s’en détourner et d’oublier ses propres actes ? Nous mettons des sacs sur leur cœur pour qu’ils ne comprennent pas et un défaut dans leurs oreilles. Tu auras beau les appeler dans le bon chemin, ils ne seront jamais dans le bon chemin.
Ton Seigneur pardonne, il est le maître de la miséricorde. S’il voulait les punir de leurs actes, il aurait hâté leur tourment. Mais un rendez-vous leur est fixé et ils n’y échapperont pas.
Ces villes, nous les avons détruites parce qu’elles étaient coupables, et nous avions fixé un temps pour leur destruction.
Un jour, Moïse disait à son serviteur : Je n’aurai de cesse que je n’aie atteint le confluent des deux mers, dussé-je marcher pendant des âges.
Et quand ils atteignirent le confluent des deux mers, ils oublièrent leur poisson qui reprit son chemin dans la mer.
Quand ils eurent dépassé ce lieu, Moïse dit à son serviteur : Donne-nous notre déjeuner, nous éprouvons la fatigue de ce voyage.
Il répondit : Que vas-tu dire ? Quand nous nous sommes arrêtés au rocher, j’ai oublié le poisson. Le satan me l’a fait oublier pour que je n’y pense pas et le poisson, par un prodige, a repris son chemin dans la mer.
Moïse dit : C’est ce que je désirais. Et ils revinrent sur les traces de leurs pas.
Ils rencontrèrent un de nos esclaves à qui nous avions donné de notre grâce et enseigné de notre science.
Moïse lui dit : Puis-je te suivre que tu m’enseignes un peu de ce qu’on t’a enseigné sur le vrai chemin ?
Il répondit : Tu n’auras pas assez de patience avec moi.
Comment serais-tu patient devant ce que tu ne comprends pas ?
Moïse dit : Si Dieu veut, je serai patient et ne te désobéirai pas.
Il répondit : Si tu me suis, ne me questionne sur rien sans que je t’en parle le premier.
Ils partirent. Ils montèrent sur un bateau et notre esclave y fit une brèche. Moïse dit : As-tu fait une brèche au bateau pour engloutir ceux qui y sont ? Ton acte est détestable.
Il répondit : Ne t’ai-je pas dit que tu n’aurais pas de patience avec moi ?
Moïse dit : Ne me reproche pas cet oubli, mais ne m’éprouve pas outre mesure.
Ils repartirent. Ils rencontrèrent un jeune homme et notre esclave le tua. Moïse dit : N’as-tu pas tué un innocent qui n’avait tué personne ? Ton acte est blâmable.
Il répondit : Ne t’ai-je pas dit que tu n’aurais pas de patience avec moi ?
Moïse dit : Si je te questionne encore, ne me garde plus avec toi, je te demande pardon.
Ils repartirent. Ils arrivèrent à une ville et y demandèrent à manger. Les habitants ne voulurent pas les recevoir. Ils virent un mur qui menaçait ruine et notre esclave l’étaya. Moïse dit : Si tu voulais, tu leur réclamerais un salaire pour ton geste.
Il répondit : Cette fois nous allons nous séparer, mais je t’expliquerai ce qui t’a fait manquer de patience.
Le bateau était à de pauvres marins. Je l’ai endommagé à cause d’un roi derrière eux qui s’appropriait de force tout bon bateau.
Le jeune homme avait des père et mère croyants et nous avons craint qu’il ne leur imposât sa révolte et son incroyance.
Nous avons voulu que leur Seigneur leur donne en échange un fils plus pur et plus digne de leur affection.
Le mur appartenait à deux orphelins de la ville. Il y avait sous ce mur un trésor pour eux. Leur père était vertueux et ton Seigneur a voulu par bonté leur laisser atteindre leur majorité pour découvrir leur trésor. Je n’ai pas agi de mon chef. Voilà expliqué ce qui t’a fait manquer de patience.
Ils te questionnent sur Dhoul Qarnaïn. Réponds : Je vais vous dire son histoire.
Nous l’avons établi sur la terre et lui avons donné pouvoir sur tout.
Il suivit un chemin
jusqu’au couchant. Il vit le soleil se coucher dans une source bouillante et il vit des gens auprès. Nous dîmes à Dhoul Qarnaïn : A toi de les châtier ou d’être bon pour eux.
Il répondit : Nous châtierons tout coupable puis il sera rendu à son Seigneur qui le châtiera plus durement encore,
mais tout croyant dont l’œuvre est fidèle aura le plus beau salaire et nous lui donnerons des ordres faciles.
Puis il suivit un chemin
jusqu’au levant. Il vit le soleil se lever sur des gens que nous n’avions pas abrités contre le soleil.
Ainsi en fut-il et nous savons ce qu’il possédait.
Puis il suivit un chemin
jusqu’entre les deux digues. Il vit derrière elles des gens qui comprennent à peine un langage.
Ils dirent à Dhoul Qarnaïn : Les Gog et les Magog sèment le désordre sur terre. Ferais-tu une digue entre eux et nous ? et nous te paierions tribut.
Il répondit : Les pouvoirs que Dieu m’a donnés valent mieux. Aidez-moi bien et je vous ferai un rempart.
Apportez-moi des blocs de fer. Il en combla l’espace entre les deux monts et dit : Soufflez. Il mit le fer en fusion et dit : Apportez-moi du bronze que je le verse dessus.
Et les Gog et les Magog ne purent escalader ce rempart ni faire une brèche.
Il dit : C’est une grâce de mon Seigneur. Quand mon Seigneur accomplira sa promesse il rasera ce rempart. Et la promesse de mon Seigneur est infaillible.
Ce jour-là, nous laisserons les hommes se confondre en un flot. La trompette sonnera et nous les rassemblerons.
Ce jour-là, nous mettrons la géhenne devant les incroyants
qui furent aveugles et sourds à mes avertissements.
Est-ce que les incroyants pensent pouvoir prendre mes esclaves comme patrons à ma place ? Nous avons préparé la géhenne pour loger les incroyants.
Dis : Vous ferai-je savoir ceux qui sont les plus perdants par leurs œuvres,
ceux dont l’effort s’égare en cette vie alors qu’ils pensent faire bien ?
Ce sont ceux qui ne croient pas aux signes de leur Seigneur et ne comptent pas le rencontrer. Vaines sont leurs œuvres et, le jour de la résurrection, ils ne pèseront pas lourd.
Leur salaire sera la géhenne pour avoir été incroyants et s’être moqués de mes signes et de mes apôtres.
Mais les croyants dont l’œuvre est fidèle auront les jardins du paradis pour séjour.
Ils y seront pour toujours et ne désireront pas de changement.
Dis : Si la mer était de l’encre pour écrire les décrets de mon Seigneur et même si nous la grossissions d’une autre mer pareille, la mer serait tarie avant que ne soient taris les décrets de mon Seigneur.
Dis : Je ne suis qu’un homme comme vous, mais il m’est révélé que votre Dieu est un Dieu unique. Quiconque espère rencontrer son Seigneur doit faire œuvre fidèle et n’ajouter personne au culte de son Seigneur.
Kâf. Hâ. Yâ. Aïn. Sâd.
Récit de la miséricorde de ton Seigneur envers son esclave Zacharie.
Quand il invoqua en secret son Seigneur,
il lui dit : Seigneur, mes os fléchissent en moi et ma tête est allumée de blancheur. Et jamais je ne t’ai prié sans succès,
mais je crains ceux qui me succéderont à ma mort. Ma femme est stérile mais donne-moi un fils
pour hériter de moi et de la famille de Jacob. Et fais, Seigneur, qu’il soit à ton gré.
O Zacharie, nous t’annonçons un fils. Son nom est Jean, un nom que nous n’avons encore donné à personne.
Il répondit : Seigneur, comment aurai-je un fils ? Ma femme est stérile et je suis à l’âge de la décrépitude.
Il lui fut dit : Ce sera ainsi. Ton Seigneur a dit : Ce m’est facile à moi qui t’ai créé quand tu n’étais rien.
Il répondit : Seigneur, donne-moi un signe. Il lui fut dit : Voici ton signe, tu ne pourras parler aux gens pendant trois jours entiers.
Il sortit du sanctuaire vers son peuple. Il leur fut révélé : Glorifiez Dieu matin et soir.
O Jean, tiens ferme le livre. Et nous lui donnâmes l’illumination dès l’enfance
et de la tendresse et la pureté. Il fut fidèle,
bon pour ses père et mère et sans violence ni révolte.
Paix sur lui le jour de sa naissance, le jour de sa mort et le jour de sa résurrection.
Mentionne aussi Marie dans le livre. Elle se retira de sa famille vers un lieu oriental.
Elle tendit un voile entre elle et eux. Nous lui envoyâmes notre esprit qui prit devant elle la forme d’un homme parfait.
Elle dit : Je me réfugie contre toi dans le Miséricordieux. Puisses-tu être fidèle.
Il répondit : Je ne suis que le messager de ton Seigneur pour te faire don d’un fils pur.
Elle dit : Comment aurai-je un fils ? Aucun homme ne m’a touchée, je ne suis pas une prostituée.
Il répondit : Ce sera ainsi ! Ton Seigneur a dit : Ce m’est facile et nous ferons de lui un signe pour les gens et une grâce. L’ordre est donné.
Elle fut enceinte de l’enfant et se retira avec lui à l’écart.
Les douleurs la prirent près d’un palmier. Elle dit : Si seulement j’étais morte et oubliée d’un grand oubli.
L’enfant à ses pieds lui dit : Ne t’afflige pas. Ton Seigneur a mis un ruisseau à tes pieds.
Secoue le palmier, il fera tomber de fraîches dattes mûres.
Mange et bois, sèche tes yeux. Quand tu verras un homme, dis : Je voue un jeûne au Seigneur, je ne parlerai à personne aujourd’hui.
Elle revint vers les siens avec l’enfant. Ils dirent : Marie, ton acte est monstrueux.
O sœur d’Aaron, ton père n’était pas indigne ni ta mère dissolue.
Marie indiqua l’enfant. Ils dirent : Comment parler à un enfant au berceau ?
Mais l’enfant dit : Je suis un esclave de Dieu. Il m’a donné le livre et il m’a fait prophète.
Il m’a béni où que j’aille et m’a ordonné la prière et l’aumône tant que je vivrai,
et la bonté envers ma mère. Il ne m’a fait ni violent ni misérable.
Que la paix soit sur moi le jour de ma naissance, le jour de ma mort et le jour de ma résurrection.
C’est Jésus fils de Marie. Parole de vérité qu’ils mettent en doute.
Dieu n’adopterait pas un fils. Gloire à lui ! Quand il veut une chose il dit : Soit. Et c’est.
Dieu est mon Seigneur et votre Seigneur. Adorez-le. C’est le droit chemin.
Les ligues se sont opposées entre elles, mais malheur aux incroyants quand ils verront le jour redoutable.
Certes, le jour de leur retour à nous, ils entendront et ils verront, mais aujourd’hui les coupables sont dans une erreur flagrante.
Avertis-les du jour de lamentation. L’ordre sera donné. Mais ils ne font pas attention, ils ne croient pas.
Nous sommes l’héritier de la terre et de tous les êtres, ils reviendront tous à nous.
Mentionne aussi Abraham dans le livre. Il fut intègre et prophète.
Il dit à son père : Mon père, pourquoi adorer ce qui n’entend rien, ne voit rien et ne te sert de rien ?
Mon père, j’ai reçu un savoir que tu n’as pas reçu. Suis-moi que je te guide sur une voie droite.
Mon père, n’adore pas le satan, il s’est révolté contre le Miséricordieux.
Mon père, j’ai peur que le Miséricordieux ne t’atteigne d’un tourment et que tu ne sois un client du satan.
Il répondit : Aurais-tu mes dieux en haine, ô Abraham ? Cesse ou je te lapiderai. Éloigne-toi de moi pour un temps.
Abraham dit : Paix sur toi. Je demanderai pardon pour toi à mon Seigneur. Il a été bon pour moi.
Je m’écarte de vous et de ce que vous priez à la place de Dieu. Je prie mon Seigneur. Peut-être ne serai-je pas sans succès dans ma prière à mon Seigneur.
Il s’écarta d’eux et de ce qu’ils adoraient à la place de Dieu. Nous lui donnâmes Isaac et Jacob et les fîmes chacun prophète.
Nous leur donnâmes de notre grâce et un langage de haute vérité.
Mentionne aussi Moïse dans le livre. Il fut dévoué, il fut apôtre et prophète.
Nous l’avons appelé sur le flanc droit du mont, nous le fîmes approcher en tête à tête.
Par grâce, nous lui donnâmes son frère Aaron comme prophète.
Mentionne aussi Ismaël dans le livre. Il fut fidèle à sa promesse, il fut apôtre et prophète.
Il ordonna à sa famille la prière et l’aumône. Il fut au gré de son Seigneur.
Mentionne aussi Enoch dans le livre. Il fut intègre et prophète
et nous le haussâmes à un rang sublime.
Tels sont ceux que Dieu a comblés, prophètes de la race d’Adam et de ceux que nous fîmes monter avec Noé, de la race d’Abraham et d’Israël et de ceux que nous avons guidés, que nous avons choisis. Quand les versets du Miséricordieux leur étaient récités, ils se prosternaient et pleuraient.
Ceux qui vinrent après eux délaissèrent la prière et suivirent leurs passions. Ils vont rencontrer la perdition,
sauf ceux qui se repentent, les croyants dont l’œuvre est fidèle, eux ils entreront au jardin et ne seront pas lésés,
au jardin d’Éden que le Miséricordieux promit à ses esclaves dans l’insondable. Et sa promesse s’accomplira.
Ils n’entendront plus de bavardage mais seulement : Paix ! Ils auront leur nourriture matin et soir.
Tel est le jardin que nous donnerons en apanage à nos esclaves fidèles.
Nous ne descendrons que sur ordre de ton Seigneur. A lui ce qui est dans nos mains et derrière nous et entre les deux. Ton Seigneur n’oublie pas,
Seigneur des cieux, de la terre et de l’entre-deux. Adore-le, persévère dans son adoration. Connais-tu quelqu’un qui ait le même nom que lui ?
L’homme dit : Quand je serai mort, va-t-on me ressortir vivant ?
Est-ce que l’homme oublie que nous l’avons créé une première fois quand il n’était rien ?
Par ton Seigneur ! oui, nous les rassemblerons et les satans avec eux. Oui, nous les mettrons à genoux autour de la géhenne.
Oui, nous tirerons de chaque groupe le plus rebelle au Miséricordieux.
Oui, nous savons ceux qui méritent le plus d’y être jetés.
Il n’y a personne de vous qui n’y aille. C’est une décision arrêtée de ton Seigneur.
Puis nous sauverons les fidèles et y laisserons les coupables à genoux.
Quand nos clairs versets leur sont récités, les incroyants disent aux croyants : Qui de nos deux groupes a la meilleure place et forme la plus belle assemblée ?
Mais que de générations avant eux nous avons fait périr qui étaient plus riches et plus belles !
Dis : Que le Miséricordieux prolonge la vie des égarés et ils verront leur châtiment ou l’heure dont on les menace et ils sauront qui a la plus mauvaise place et la plus faible armée.
Dieu guide de mieux en mieux ceux qui sont bien guidés. Leurs traces fidèles ne s’effacent pas, elles leur valent le meilleur salaire et la meilleure issue près de ton Seigneur.
Regarde celui qui ne croit pas à nos signes et qui dit : Certes on me donnera des biens et des enfants.
Est-ce qu’il connaît l’insondable ? est-ce qu’il a un pacte avec le Miséricordieux ?
Que non ! Nous inscrivons ce qu’il dit et nous prolongerons son châtiment.
Nous hériterons de ce dont il parlait et il viendra seul devant nous.
Ils ont pris d’autres dieux que Dieu pour avoir un soutien.
Que non ! Ces dieux renieront leurs adorateurs et s’en feront les adversaires.
Regarde comme nous envoyons les satans exciter les incroyants.
Ne te hâte pas contre eux. Nous comptons leurs jours.
Un jour nous rassemblerons les fidèles en groupe autour du Miséricordieux
et nous pousserons comme à l’abreuvoir les criminels vers la géhenne.
Il n’y aura plus d’intercession sauf pour ceux qui ont fait un pacte avec le Miséricordieux.
Ils disent : Le Miséricordieux a des enfants.
Vous proférez là une monstruosité
à faire se briser les cieux, se fendre la terre, éclater les montagnes.
Comment attribuer des enfants au Miséricordieux ?
Ce n’est pas au Miséricordieux d’avoir des enfants.
Tous les êtres des cieux et de la terre viennent en esclaves au Miséricordieux.
Il les a dénombrés, il en a fait le compte.
Chacun va venir à lui le jour de la résurrection,
et les croyants dont l’œuvre est fidèle, le Miséricordieux leur donnera d’être aimés.
Nous y aidons par ton langage qui en avise les fidèles et en avertit les discuteurs.
Que de générations avant eux nous avons fait périr ! En trouves-tu un seul survivant ? en entends-tu le moindre murmure ?
Tâ. Hâ.
Nous ne t’avons pas révélé le Coran pour ton malheur,
mais pour l’avertissement de quiconque a crainte.
Révélation du créateur de la terre et des cieux hauts.
Le Miséricordieux est assis sur son trône.
A lui sont les êtres des cieux et de la terre, ainsi que ce qui est entre eux et sous le sol.
Tu élèves la voix, mais ne sait-il pas les secrets et plus profonds qu’eux ?
Dieu, nul n’est dieu que lui. Il a les plus beaux noms.
Est-ce qu’on t’a transmis l’histoire de Moïse ?
Quand il vit un feu, il dit à sa famille : Restez là, j’aperçois un feu, peut-être vous en rapporterai-je un tison ou me guiderai-je avec ce feu.
Quand il y arriva, il lui fut crié : Moïse !
Je suis ton Seigneur. Ote tes sandales. Oui, tu es dans la sainte vallée de Towâ.
Je t’ai choisi. Écoute ce qui t’est révélé.
Oui, je suis Dieu. Nul n’est dieu que moi. Adore-moi. Fais la prière en mémoire de moi.
Oui, l’heure vient, j’ai beau la cacher, pour que chaque âme soit payée de ses efforts.
Que celui qui n’y croit pas et qui suit ses passions ne te détourne pas ou bien tu périrais.
Moïse, que tiens-tu dans ta main droite ? 
Il répondit : Mon bâton. Je m’appuie dessus, il me sert aussi à rabattre les feuilles pour mes moutons et à d’autres usages.
Il lui fut dit : Jette-le, Moïse.
Il le jeta et ce fut un serpent qui rampait.
Il lui fut dit : Prends-le, n’aie pas peur, nous en referons ce qu’il était.
Et porte la main à ton flanc, elle en sortira blanche sans dommage : nouveau signe
pour t’indiquer de plus grands signes.
Va vers Pharaon qui s’est révolté.
Moïse répondit : Seigneur, ouvre-moi mon cœur,
rends-moi facile ma tâche.
Dénoue le nœud de ma langue
qu’ils comprennent ma parole.
Donne-moi un aide de ma famille,
mon frère Aaron,
que j’en sois fortifié.
Associe-le à ma tâche
que nous t’exaltions beaucoup
et nous souvenions beaucoup de toi.
Certes, tu n’as pas été sans nous regarder.
Il lui fut dit : Ta demande est exaucée, Moïse.
Oui, nous t’avons donné une première grâce
quand nous révélions à ta mère ce qui lui était révélé :
Jette-le dans une caissette et jette-la sur le fleuve, que le fleuve la rejette à la rive. Mon ennemi et le sien la prendra. Oui, j’ai fait que tu sois aimé pour que tu sois élevé sous mes yeux.
Ta sœur alla dire : Vous indiquerai-je quelqu’un qui se charge de lui ? Et nous te renvoyâmes à ta mère pour qu’elle sèche ses larmes et ne s’afflige plus. Puis tu tuas un homme et nous te sauvâmes de l’affliction et t’éprouvâmes d’épreuves. Puis tu demeuras des années chez les Madian. Puis tu es venu ici sur ordre, ô Moïse,
car je t’ai voulu pour moi.
Va, toi et ton frère, avec mes signes. Ne négligez pas de faire songer à moi.
Allez vers Pharaon qui s’est révolté.
Parlez-lui avec douceur. Peut-être se souviendra-t-il ou craindra-t-il.
Ils répondirent : Seigneur, nous avons peur qu’il se fâche ou se révolte.
Il leur fut dit : N’ayez pas peur, je serai près de vous pour entendre et pour voir.
Allez vers lui, dites-lui : Nous sommes les apôtres de ton Seigneur. Renvoie les fils d’Israël avec nous, ne les tourmente plus. Nous t’apportons un signe de ton Seigneur. Paix sur quiconque suit la bonne voie.
Il nous a été révélé que sera châtié quiconque crie au mensonge et se détourne.
Pharaon dit : Qui est votre Seigneur, ô Moïse ?
Moïse répondit : Notre Seigneur a formé tous les êtres et les a guidés.
Pharaon dit : Mais qu’advient-il des générations passées ?
Moïse répondit : La connaissance en est chez mon Seigneur dans un livre. Dieu ne s’égare ni n’oublie.
Il a fait de la terre votre berceau, il y a tracé des chemins pour vous, il a fait pleuvoir l’eau par qui nous faisons pousser par couples les plantes.
Mangez, faites paître vos troupeaux. Certes, ce sont là des signes pour les intelligents.
Nous vous avons créés de terre. Nous vous y ferons retourner et nous vous en ferons encore ressortir.
Nous montrâmes tous nos signes à Pharaon. Il cria au mensonge, il nia.
Il dit : Es-tu venu nous chasser du pays avec tes sortilèges, ô Moïse ?
Nous t’opposerons des sortilèges pareils. Fixe-nous un rendez-vous, nous n’y manquerons pas ni toi non plus, et fixe un lieu convenable.
Moïse répondit : Rendez-vous le jour de la fête. Que les gens soient rassemblés en plein jour.
Pharaon alla préparer ses ruses et il vint.
Moïse leur dit : Malheur à vous ! n’inventez pas de mensonge contre Dieu ou il vous frappera de tourment. Quiconque invente un mensonge est perdu.
Les gens de Pharaon se querellaient entre eux mais en secret.
Ils dirent : Ce sont deux sorciers qui veulent nous chasser du pays avec leurs sortilèges et abolir votre art magnifique.
Rassemblez vos ruses et venez en cortège. Heureux qui aura le dessus aujourd’hui.
Ils dirent : Moïse, est-ce toi ou nous qui jetterons les premiers ?
Il répondit : Jetez les premiers. Et, par sortilège, leurs cordes et bâtons lui parurent ramper.
Moïse sentit une peur en lui.
Nous lui dîmes : N’aie pas peur, tu as le dessus.
Jette ce que tient ta main droite, que cela dévore leurs inventions. Leurs inventions sont des ruses de sorcier. Le sorcier ne réussit pas partout.
Les sorciers tombèrent prosternés. Ils dirent : Nous croyons au Seigneur d’Aaron et de Moïse.
Pharaon dit : Vous croyez en lui sans ma permission. Moïse est donc votre maître en sortilèges. Mais je vous ferai couper la main droite et le pied gauche. Je vous ferai crucifier à des troncs de palmiers. Vous saurez qui de nous châtie le plus fort et le plus longtemps.
Ils répondirent : Nous ne te préférons pas aux preuves qui nous sont données ni à celui qui nous a créés. Décide ce que tu veux, tu ne décides que de cette vie.
Nous croyons en notre Seigneur pour qu’il nous pardonne nos fautes et les sortilèges que tu nous imposais. Dieu est le meilleur et le plus durable.
Oui, quiconque vient devant son Seigneur en criminel, à lui la géhenne et il ne peut plus ni mourir ni vivre.
Mais quiconque vient devant son Seigneur en croyant dont l’œuvre est fidèle, à lui les plus hauts rangs,
les jardins d’Éden où les ruisseaux circulent, et il y demeure à perpétuité. C’est le salaire de ceux qui se purifient.
Oui, nous avons révélé à Moïse : Emmène de nuit mes esclaves. Trace-leur une route à sec dans la mer. N’aie pas peur si on te poursuit, ne crains rien.
Et Pharaon les poursuivit avec ses armées mais elles furent submergées par les flots.
Pharaon a égaré son peuple, il ne l’a pas guidé.
Fils d’Israël, nous vous avons sauvés de votre ennemi et nous vous avons donné rendez-vous sur le flanc droit du mont. Nous avons fait pleuvoir sur vous la manne et les cailles :
Mangez ces régals que nous vous donnons, mais sans excès ou bien ma colère sera sur vous. Et quiconque a sur soi ma colère va à l’abîme.
Certes je pardonne à quiconque se repent, croit, agit bien et suit la bonne voie.
Dieu dit : Qui t’a fait te hâter loin de ton peuple, ô Moïse ?
Moïse répondit : Ils suivent mes pas, je me suis hâté pour être à ton gré.
Dieu dit : Nous avons tenté ton peuple derrière toi : Le Samaritain les a égarés.
Moïse revint vers son peuple avec colère et tristesse. Il dit : Mon peuple, est-ce que votre Seigneur ne vous a pas fait une belle promesse ? Est-ce que l’engagement fut trop long ? Avez-vous désiré la colère de votre Seigneur que vous ayez manqué à mon rendez-vous ?
Ils répondirent : Nous ne voulions pas manquer à ton rendez-vous, mais nous étions chargés des parures des Égyptiens et nous avons dû les jeter et le samaritain aussi les a jetées
et il en a sorti un veau pour eux, un corps mugissant. Alors ils dirent : Voici votre dieu, le dieu de Moïse que Moïse a oublié.
Est-ce qu’ils ne voyaient pas que le veau ne leur parlait pas et ne leur pouvait ni bien ni mal ?
Aaron leur avait dit : Mon peuple, vous n’êtes que tentés par ce veau. Votre Seigneur a pitié, suivez-moi, obéissez-moi.
Ils avaient répondu : Nous resterons auprès du veau tant que Moïse ne sera pas de retour.
Moïse dit : Aaron, qu’est-ce qui t’a retenu, quand tu les vis s’égarer ?
pourquoi ne pas m’avoir suivi ? Tu m’as donc désobéi ?
Aaron répondit : Fils de ma mère, ne me prends pas par la barbe ni par la tête. Je craignais que tu ne dises : Tu as divisé les fils d’Israël, tu n’as pas observé ma parole.
Moïse dit : Et toi, Samaritain, que dis-tu ?
Le Samaritain répondit : Je voyais ce qu’eux ne voyaient pas. J’ai pris de la poussière dans l’empreinte de pas de l’envoyé et je l’ai lancée. Mon âme m’y poussait.
Moïse dit : Va-t’en. A toi de crier en cette vie : Ne me touchez pas. Mais tu as un rendez-vous auquel tu ne manqueras pas. Et regarde le dieu devant qui tu fais tes dévotions tout le jour. Nous allons le brûler et en disperser les cendres dans la mer.
Vous n’avez de dieu que Dieu. Nul n’est dieu que lui. Il cerne tout de sa science.
Ainsi te racontons-nous les histoires du passé et t’apportons-nous un avertissement.
Quiconque s’en détourne portera un fardeau le jour de la résurrection.
Il le portera éternellement, quel fardeau pour lui au jour de la résurrection,
jour où on sonnera de la trompette ! Ce jour-là nous rassemblerons les criminels effrayés.
Ils se diront tout bas : Nous ne sommes demeurés que dix nuits.
Certes, nous savons ce qu’ils s’entendront répondre. Celui dont le chemin fut exemplaire leur dira : Vous n’êtes demeurés qu’un jour.
Ils te questionnent sur le sort des montagnes. Réponds : Mon Seigneur les dispersera en poussière.
Il laissera la terre basse et plate.
Tu n’y verras ni détours ni hauteurs.
Ce jour-là ils suivront sans détours le convocateur. Ils baisseront la voix devant le Miséricordieux. Tu n’entendras plus qu’un chuchotement.
Ce jour-là l’intercession ne sera utile qu’à celui pour qui le Miséricordieux la permettra, pour qui il acceptera qu’on parle.
Il sait ce qu’ils ont dans les mains et derrière eux, mais eux ne le cernent pas de leur science.
Les visages s’abaisseront devant le Vivant, le Mainteneur. Quiconque se sera chargé de fautes sera perdu,
mais le croyant dont l’œuvre est fidèle n’a pas à craindre d’injustice ni d’oppression.
Nous l’avons donc révélé dans un Coran arabe et y avons déployé des menaces. Peut-être seront-ils fidèles ou bien ce Coran les avertira.
Exalté soit Dieu, le Souverain, le Véritable. Ne te hâte pas de réciter le Coran avant d’avoir reçu toute la révélation. Dis : Seigneur, accrois ma science.
Oui nous avions fait alliance avec Adam, mais il l’a oublié. Nous ne l’avons pas trouvé ne ferme.
Nous avions dit aux anges : Prosternez-vous devant Adam. Et ils se prosternèrent sauf Iblis qui refusa.
Nous avions dit : Adam, celui-là est ton ennemi et celui de ta femme. Qu’il ne vous fasse pas sortir du jardin, tu serais misérable.
A toi de ne pas y avoir faim, de ne pas être nu,
de ne pas avoir soif, de ne pas souffrir du soleil.
Mais le satan lui dit pour le tenter : Adam, t’indiquerai-je l’arbre d’immortalité et un règne impérissable ?
Ils en mangèrent. Leur nudité leur apparut et ils se mirent des feuilles du jardin. Adam avait désobéi, il s’était égaré.
Mais son Seigneur le choisit, lui pardonna et le guida.
Dieu dit : Descendez ensemble. Il y a haine entre vous. Certes je guiderai et quiconque me suivra ne s’égarera pas et ne sera pas misérable,
mais quiconque se détournera de mon avertissement, oui, à lui une vie d’angoisse. Et le jour de la résurrection nous le ramènerons aveugle.
Il dira : Seigneur, pourquoi m’as-tu ressuscité aveugle, moi qui voyais clair ?
Il lui sera répondu : Nos signes te sont venus et tu les as oubliés. Eh bien aujourd’hui, on t’oublie.
Ainsi paierons-nous l’effréné qui n’a pas cru aux signes de son Seigneur. Oui, le tourment de l’autre vie est le plus dur et le plus durable.
Est-ce que ne les guide pas que nous ayons fait périr avant eux tant de générations dont ils foulent les demeures ? Ce sont là des signes pour les intelligents.
Sans une parole de ton Seigneur leur fixant un terme, ils seraient déjà atteints.
Endure leurs discours. Célèbre la louange de ton Seigneur avant le lever et avant le coucher du soleil. Et la nuit, exalte-le aux deux bords du jour. Peut-être seras-tu à son gré.
Ne fais pas attention aux profits que nous laissons à certains, c’est le clinquant de cette vie pour les tenter, mais les dons de ton Seigneur sont meilleurs et plus durables.
Ordonne à ta famille la prière et ne te lasse pas de faire la prière. Nous ne te demandons pas de nous fournir, c’est nous qui te fournissons. L’issue n’est qu’à la fidélité.
Ils disent : Que n’est-il venu avec un signe de son Seigneur. Mais est-ce que ne leur est pas venue la preuve de ce que contiennent les feuillets d’autrefois ?
Si nous les avions fait périr de tourment avant ta venue, ils auraient pu dire : Seigneur, que ne nous as-tu envoyé un apôtre, nous aurions suivi tes signes et ne serions pas écrasés de honte.
Réponds : Chacun attend. Attendez, vous saurez bientôt qui de nous est dans la bonne voie, qui de nous est bien guidé.
Le règlement de compte approche mais les hommes n’en ont pas souci, ils s’en détournent.
Tout nouvel avis de leur Seigneur, ils ne l’écoutent que pour en rire.
Leur cœur s’en amuse. Les coupables se disent en secret : Cet homme n’est qu’un homme comme nous. Passerez-vous à la sorcellerie, vous qui voyez clair ?
Il a dit : Mon Seigneur sait ce qui se dit dans le ciel et sur la terre, il entend et il sait.
Mais ils ont répondu : Amas de rêves ! il les invente, il est poète. Qu’il nous donne un signe comme en reçurent les anciens.
Mais nous avons jadis détruit toutes les villes incroyantes. Ne croiront-ils pas non plus ?
Ceux que nous avons envoyés avant toi étaient des hommes que nous inspirions. Questionnez ceux qui ont été avertis, si vous ne savez pas.
Nous n’en avons pas fait des corps qui ne mangent pas. Et ils n’étaient pas éternels.
Mais nous leur avons tenu promesse, nous les avons sauvés eux et ceux que nous voulûmes et nous avons détruit les effrénés.
Oui nous avons révélé un livre pour vous avertir, ne comprendrez-vous pas.
Que de villes coupables nous avons écrasées et remplacées par d’autres peuples !
Quand ils ont senti nos rigueurs, ils se sont hâtés de fuir les villes.
Ne fuyez pas, revenez à votre luxe et à vos demeures, peut-être vous en sera-t-il demandé compte.
Ils répondront : Malheur ! nous étions coupables.
Telle sera leur clameur et nous ferons d’eux une moisson sans vie.
Nous n’avons pas créé le ciel, la terre et l’entre-deux par amusement.
Si nous voulions nous divertir, il suffisait de nous, si nous voulions.
Mais nous lançons la vérité sur l’erreur pour l’écraser et elle l’effondre. Malheur à vous pour vos inventions.
A lui sont les êtres des cieux et de la terre. Ses familiers ne se croient pas trop grands pour l’adorer sans relâche.
Ils le célèbrent nuit et jour sans se lasser.
Ont-ils adopté des dieux terrestres qui font revivre ?
S’il y avait dans le ciel et sur la terre d’autres dieux que Dieu, le ciel et la terre seraient corrompus. Combien Dieu, Seigneur du trône, a plus de gloire qu’ils ne disent ?
Il ne lui est pas demandé compte de ses actes, mais il leur est demandé compte des leurs.
Ont-ils adopté d’autres dieux ? Dis : Apportez vos preuves. Avis à ceux qui sont avec moi, avis à ceux qui furent avant moi. Mais la plupart ignorent la vérité, ils s’en détournent.
Tout apôtre avant toi, nous l’avons envoyé avec cette révélation : Il n’y a de Dieu que moi, adorez-moi.
Ils ont répondu : Le Miséricordieux s’est donné des enfants. Gloire à lui ! ce ne sont là que des esclaves honorés.
Ils ne devancent pas ses paroles, ils n’agissent que sur son ordre.
Il sait ce qu’ils ont devant eux et derrière eux. Ils n’intercéderont que pour ceux qu’il agrée, ils sont émus de crainte.
Que l’un d’eux dise : Je suis un dieu à côté de Dieu, nous le paierons de la géhenne, nous payons ainsi les coupables.
Les incroyants n’ont-ils pas vu que les cieux et la terre étaient chaos et que nous les avons séparés et avons formé toute chose vivante à partir de l’eau ? Ne croiront-ils pas ?
Nous avons posé des monts sur la terre pour qu’elle ne bouge pas sous eux et laissé des passages aux hommes pour cheminer, peut-être s’y guideront-ils.
Nous avons fait du ciel une voûte protégée, mais ils se détournent de ses signes.
Il a créé la nuit et le jour, le soleil et la lune qui voguent chacun dans leur orbe.
Nous n’avons donné l’immortalité à aucun homme avant toi. Est-ce qu’ils seront immortels alors que tu mourras ?
Toute âme goûtera la mort. Nous vous éprouverons par le mal et par le bien pour vous tenter et vous serez ramenés vers nous.
Quand les incroyants te voient, ils se moquent de toi : Est-ce là l’homme qui dénigre nos dieux ? Et ils ne croient pas à l’avertissement du Miséricordieux.
L’homme est pétri d’impatience. Je vais vous montrer mes signes mais ne me demandez pas de me hâter.
Ils disent : Pour quand cette promesse si vous dites vrai ?
Ah ! si les incroyants connaissaient le moment où ils ne pourront soustraire au feu leur face ni leur dos, car ils seront sans recours.
Ce sera une soudaineté, ils en seront stupéfaits et ne pourront la repousser. Ils n’auront plus alors à attendre.
Oui, on riait de tes devanciers, mais les rieurs ont été enveloppés de ce dont ils riaient.
Dis : Qui est-ce qui vous défendra, de nuit ou de jour, contre le Miséricordieux ? Mais ils ne se soucient guère de l’avis de leur Seigneur.
Ou bien ont-ils d’autres dieux que nous qui les défendent ? Ces dieux ne peuvent se secourir eux-mêmes et n’ont pas d’alliés contre nous.
Non, nous leur avons donné de profiter, eux et leurs pères, jusqu’au terme d’une longue vie, mais ne voient-ils pas que nous visitons leur pays et le réduisons de toutes parts ? Sont-ils vainqueurs ?
Dis : Je ne fais que vous avertir par la révélation, mais les sourds qu’on avertit n’entendent pas l’appel.
Certes, si le châtiment de ton Seigneur les effleure de son souffle, ils disent : Malheur ! nous sommes coupables.
Eh bien, le jour de la résurrection nous aurons des balances justes et personne ne sera lésé de rien. Le poids d’une graine de sanve, nous le fournirons. Nous suffisons à faire les comptes.
Oui, nous avons donné le critère à Moïse et à Aaron, une lumière, un avis aux fidèles,
à ceux qui redoutent leur Seigneur insondable et que son heure émeut.
Cet avis béni que nous avons révélé, le nierez-vous ?
Oui, nous avons donné la droiture à Abraham. Nous le connaissions.
Il disait à son peuple et à son père : Que sont ces statues devant lesquelles vous vous tenez ?
Ils répondirent : Nos pères les adoraient.
Il dit : Vous et vos pères, vous êtes dans une erreur flagrante.
Ils répondirent : Dis-tu vrai ou plaisantes-tu ?
Il dit : Votre Seigneur est le Seigneur des cieux et de la terre. Il les a créés et j’en suis témoin.
Par Dieu ! je tramerai contre vos idoles quand vous aurez le dos tourné.
Et il les mit en pièces sauf la plus grande. Peut-être s’en prendront-ils à elle.
Ils dirent : Celui qui a traité ainsi nos dieux est coupable.
Ils dirent : Nous avons entendu un jeune homme les dénigrer, il se nomme Abraham.
Ils dirent : Amenez-le devant les gens, peut-être témoigneront-ils.
Ils dirent : Est-ce toi, ô Abraham, qui a traité ainsi nos dieux ?
Il répondit : Non, c’est le plus grand. Questionnez-les, s’ils peuvent parler.
Revenus à eux, ils dirent : Vous êtes coupables.
Mais se retournant, ils dirent : Tu sais bien qu’ils ne parlent pas.
Il répondit : Adorez-vous hors de Dieu ce qui ne peut en rien vous servir ou vous nuire ?
Honte à vous et à ce que vous adorez hors de Dieu. Ne comprendrez-vous pas ?
Ils dirent : Brûlez-le et secourez vos dieux si vous voulez.
Nous dîmes : O feu, sois fraîcheur et paix pour Abraham.
Ils voulaient perdre Abraham et nous avons fait d’eux les pires perdants.
Nous l’avons sauvé et Loth avec lui et nous les avons menés à un pays béni pour les mondes.
Nous lui avons donné par surcroît Isaac et Jacob dont nous fîmes des justes.
Nous en fîmes des chefs qui guident sur notre ordre. Nous leur révélâmes les œuvres bonnes, la prière et l’aumône, et ils nous furent dévoués.
Nous avons donné à Loth l’illumination et la science et nous l’avons sauvé de la ville infâme et de la race mauvaise et perverse.
Nous l’avons fait entrer en notre miséricorde et il fut parmi les justes.
Et Noé qui nous invoquait, nous l’avons exaucé. Nous l’avons sauvé du cataclysme catastrophique et sa famille avec lui.
Nous l’avons secouru contre le peuple qui niait nos signes, un peuple mauvais que nous engloutîmes tout entier.
Et David et Salomon qui jugeaient l’affaire de l’emblavure dévastée par les moutons des gens, nous avons été témoin de leur jugement.
Nous avons fait comprendre l’affaire à Salomon. Nous leur avons donné à tous deux l’illumination et la science. Nous avons contraint les montagnes et les oiseaux à nous célébrer avec David, oui nous les y avons contraints.
Nous lui avons appris à vous fabriquer des cottes de mailles qui vous protègent contre les coups. En savez-vous gré ?
Nous avons soumis à Salomon le vent qui, sur son ordre, souffle en tempête vers le pays béni. Nous sommes renseigné sur tout.
Certains satans plongeaient pour lui dans la mer ou lui faisaient d’autres travaux et nous les surveillions.
Et Job qui invoquait son Seigneur disait : Oui, le mal m’a atteint mais tu es le plus miséricordieux des miséricordieux.
Nous l’avons exaucé, nous avons écarté de lui le mal, nous lui avons rendu sa famille au double, par miséricorde et pour avertir ceux qui nous adorent.
Et Ismaël et Enoch et Dhoulkifl qui étaient endurants,
nous les avons fait entrer en notre miséricorde, ils sont parmi les justes.
Et l’homme au poisson partait en colère, pensant que nous ne pouvions rien contre lui. Mais, une fois dans les ténèbres, il nous invoqua, il dit : Nul n’est dieu que toi. Gloire à toi. J’ai été coupable.
Nous l’avons exaucé, nous l’avons sauvé de l’affliction. Ainsi sauvons-nous les croyants.
Et Zacharie qui invoquait son Seigneur disait : Seigneur, ne me laisse pas seul, toi le meilleur des héritiers.
Nous l’avons exaucé, lui avons rétabli son épouse et lui avons donné Jean. Ils s’empressèrent de bien agir, ils nous prièrent avec amour et crainte, ils furent humbles devant nous.
Et celle qui s’est gardée vierge, nous lui avons insufflé de notre esprit et avons fait d’elle et de son fils un signe pour les mondes.
Oui, votre nation est une seule nation, je suis votre Seigneur, adorez-moi.
Ils ont beau s’être divisés, ils seront tous ramenés vers nous.
Tout croyant dont l’œuvre est fidèle, son zèle ne sera pas effacé, nous l’inscrivons.
Mais il est interdit aux gens d’une ville que nous avons détruite d’y revenir
avant que ne soient déchaînés les Gog et les Magog qui surgiront de chaque hauteur.
La vraie promesse approche, les regards des incroyants se figent : Malheur ! nous n’en avions pas souci et pire, nous étions coupables.
Vous et vos dieux autres que Dieu, vous êtes le combustible de la géhenne, vous allez aboutir à la géhenne.
S’ils étaient dieux, ils ne seraient pas menés là, mais ils vont y être pour toujours.
Ils vont y gémir. Et là ils seront sourds.
Ceux qui auront reçu le beau salaire seront loin,
ils n’entendront pas le sifflement, ils auront pour toujours ce qu’ils désiraient.
La grande frayeur ne les affligera pas, les anges les accueilleront : Voici le jour qui vous était promis,
jour où nous plions le ciel comme un écrit qu’on scelle. Nous avons créé la première création, eh bien de même nous la recréerons. C’est notre promesse et nous l’accomplirons.
Après l’avertissement, nous avons écrit dans les psaumes : La terre, nos esclaves justes en hériteront,
avis à nos adorateurs.
Nous ne t’avons envoyé qu’à titre de miséricorde pour les mondes.
Dis : Il m’est seulement révélé que votre Dieu est un Dieu unique. Êtes-vous soumis ?
S’ils se détournent, dis-leur : Je vous avertis en toute équité, mais je ne sais si ce qu’on vous promet est près ou loin.
Dieu sait ce qui se dit à haute voix et il sait ce que vous cachez.
Moi, je ne sais si c’est pour vous une tentation, un profit précaire.
Dis : Seigneur, juge selon la vérité. Notre Seigneur est le Miséricordieux. C’est lui le recours contre vos inventions.
Hommes, soyez fidèles à votre Seigneur. Le tremblement de terre de l’heure sera terrible.
Le jour où vous la verrez toute nourrice oubliera son nourrisson, toute femme enceinte avortera et tu verras les hommes comme ivres alors qu’ils ne le seront pas. Dieu tourmentera durement.
Il y a des hommes qui discutent de Dieu sans savoir et suivent tout satan rebelle.
Il est écrit de lui qu’il égarera ses clients et les mènera au tourment du brasier.
Hommes, si vous doutez de l’avertissement, nous vous avons créés de poussière, puis de sperme, puis de caillot, puis de masse flasque formée ou non. Nous vous l’expliquons. Nous déposons dans la matrice ce que nous voulons jusqu’à un terme fixé et nous vous en faisons sortir, enfants jusqu’à l’âge mûr. Puis certains sont rappelés et d’autres rejetés à la décrépitude jusqu’à ne plus savoir ce qu’ils savaient. Tu vois la terre morte et, quand nous faisons pleuvoir, elle remue, elle gonfle, elle fait pousser de tout par beaux couples.
C’est parce que Dieu est le véritable, et il rend la vie aux morts, il peut tout.
Oui, l’heure vient où Dieu ressuscitera ceux qui sont dans les tombes.
Il y a des hommes qui discutent de Dieu sans savoir, sans guide, sans livre lumineux.
Ils inventent des détours pour écarter du sentier de Dieu. A eux la honte en cette vie. Et le jour de la résurrection, ils goûteront le tourment de la calcination.
Voilà pour vos actes. Car Dieu n’est pas injuste envers ses esclaves.
Il y a des hommes qui n’adorent Dieu qu’avec hésitation. S’ils ont du bonheur, ils le goûtent en paix, mais dès qu’ils sont tentés, ils se détournent. Ils perdent cette vie et l’autre. Perte éclatante.
Ils prient hors de Dieu ce qui ne peut leur servir ni leur nuire. Erreur sans borne.
Ils prient celui qui pourrait plutôt leur nuire que leur servir. Mauvais patron, certes, et mauvais compagnon.
Mais les croyants dont l’œuvre est fidèle, Dieu les fera entrer dans des jardins où les ruisseaux circulent. Dieu fait ce qu’il veut.
Quiconque pense que Dieu ne le secourra ni en cette vie ni dans l’autre, qu’il tende une corde jusqu’au ciel et qu’il la tranche, il verra si sa ruse détruit ce qui l’irrite.
Nous l’avons ainsi révélé en versets clairs. Mais Dieu guide qui il veut.
Le jour de la résurrection, Dieu décidera entre les croyants, les juifs, les sabéens, les chrétiens, les mages et ceux qui ajoutent des dieux. Car Dieu est témoin de tout.
Ne vois-tu pas se prosterner devant Dieu les êtres des cieux et de la terre, le soleil, la lune et les étoiles, les montagnes, les arbres, les animaux et nombre d’hommes ? Mais pour beaucoup, le tourment est inéluctable, car il n’y a personne pour honorer celui que Dieu méprise. Et Dieu fait ce qu’il veut.
Deux adversaires sont là à se disputer au sujet de leur Seigneur. Eh bien, on taillera des vêtements de feu pour les incroyants, on leur versera de l’eau bouillante sur la tête.
Leurs entrailles et leur peau en seront consumées.
A eux les fouets de fer.
Chaque fois qu’ils voudront en sortir poussés par la souffrance, on les y ramènera : Goûtez le tourment de la calcination.
Mais les croyants dont l’œuvre est fidèle, Dieu les fera entrer dans des jardins où les ruisseaux circulent. Ils y seront parés de bracelets d’or et de perles et vêtus de soie.
Ils ont été guidés vers la belle parole, ils ont été guidés vers le chemin de l’Admirable.
Ceux qui n’ont pas cru et qui s’écartent du sentier de Dieu et de la mosquée sainte que nous avons établie pour les hommes, qu’ils résident près d’elle ou qu’ils soient nomades, eh bien, quiconque la profane par injustice, nous lui ferons goûter l’affreux tourment.
Quand nous avons établi pour Abraham le lieu du temple, nous avons dit : Ne m’ajoute rien, purifie mon temple pour ceux qui y tournent, s’y tiennent debout, s’y inclinent et s’y prosternent.
Appelle les hommes au pèlerinage. Ils viendront à pied ou sur toute monture efflanquée. Ils viendront vers toi par tout défilé
témoigner des dons qu’ils ont reçus et, aux jours fixés, invoquer le nom de Dieu sur la bête de troupeau qu’il leur a accordée : Mangez-en et donnez-en au malheureux et à l’indigent.
Qu’ils mettent fin alors à leurs interdits, qu’ils acquittent leurs vœux, qu’ils tournent autour du temple antique.
Voilà. Et quiconque exalte les sacrements de Dieu, c’est un bien pour lui devant son Seigneur. Les bêtes de troupeau vous sont permises sauf celles qu’on vous a mentionnées. Evitez la souillure des idoles, évitez les paroles mensongères,
soyez sincères envers Dieu et ne lui ajoutez rien. Quiconque ajoute à Dieu, c’est comme s’il était précipité du ciel, enlevé par des oiseaux et précipité par le vent dans un coin perdu.
Voilà. Et quiconque exalte les sacrements de Dieu, c’est une fidélité du cœur.
Vous profitez de ces bêtes jusqu’au terme fixé puis elles sont immolées au temple antique.
Nous avons donné à chaque nation ses rites pour invoquer le nom de Dieu sur la bête de troupeau qu’il leur a attribué. Mais votre Dieu est un Dieu unique, soumettez-vous à lui. Annonce ainsi la bonne nouvelle aux humbles
dont le cœur frémit quand Dieu est invoqué, à ceux qui endurent l’épreuve, à ceux qui font la prière et donnent de nos dons.
Nous mettons les bêtes d’offrande parmi les sacrements de Dieu. C’est un bien pour vous. Invoquez sur elles le nom de Dieu quand elles sont apprêtées pour le sacrifice et, quand elles gisent sur le flanc, mangez-en et donnez-en au pauvre discret. Nous vous les avons soumises, peut-être en saurez-vous gré.
Ni leur chair ni leur sang ne touchent Dieu mais votre fidélité le touchera. Il vous les a soumises, pour que vous proclamiez la grandeur de Dieu qui vous a guidés. Annonce ainsi la bonne nouvelle à ceux qui agissent bien.
Dieu prend la défense des croyants, Dieu n’aime pas le traître incroyant.
Combattre est permis à ceux qui sont lésés, parce qu’ils sont attaqués, et Dieu peut les secourir,
à ceux qui sont à tort chassés de leur maison pour avoir dit : Notre Seigneur est Dieu. Si Dieu n’avait repoussé certains hommes par d’autres, les ermitages seraient détruits, les synagogues, les oratoires, les mosquées où le nom de Dieu est invoqué si souvent, mais Dieu vient au secours de ceux qui viennent à son secours. Oui, Dieu est fort et puissant
pour ceux qui, établis par nous sur terre, font la prière et acquittent l’aumône, ordonnent le bien et interdisent le mal. Et la fin de tout est à Dieu.
S’ils te traitent de menteur, est-ce qu’avant eux n’ont pas crié au mensonge le peuple de Noé, les Ad, les Thamoud,
le peuple d’Abraham, le peuple de Loth
et les Madian ? Et Moïse fut traité de menteur. J’ai donné du répit aux incroyants, puis je les ai saisis et quelle réprobation que la mienne !
Que de villes nous avons détruites parce qu’elles étaient coupables ! Et les voilà sous leurs toits écroulés. Que de puits à l’abandon, que de fiers palais !
Ne parcourent-ils pas la terre, n’ont-ils pas des cœurs pour comprendre ou des oreilles pour entendre ? Car ce ne sont pas les yeux qui s’aveuglent, mais les cœurs dans les poitrines.
Ils te demandent de hâter le tourment, mais Dieu ne manquera pas à sa promesse bien qu’un jour pour Dieu soit comme mille ans pour vous.
Que de villes coupables à qui j’ai donné du répit, puis je les ai saisies car l’avenir est à moi.
Dis : Hommes, je ne fais que vous avertir clairement.
Les croyants dont l’œuvre est fidèle auront le pardon et le beau don.
Mais ceux qui s’échinent contre nos versets pour nous affaiblir seront les hôtes de la fournaise.
Nous n’avons jamais envoyé d’apôtres ou de prophètes avant toi sans que le satan intervienne dans les vœux qu’ils formulent. Mais Dieu abroge ce que lance le satan et il confirme ses versets, car Dieu sait, il est le sage.
Ce que lance le satan, Dieu en fait une tentation pour ceux qui ont un mal dans le cœur et dont le cœur est endurci. Certes, les coupables sont dans un schisme profond.
C’est pour que ceux qui ont reçu la science sachent que ce Coran est la vérité qui vient de ton Seigneur. Ils y croiront et leurs cœurs s’humilieront devant lui. Oui, Dieu guide les croyants dans le droit chemin.
Les incroyants continueront d’en douter jusqu’à la venue de l’heure soudaine, quand leur viendra le tourment d’un jour dévastateur.
A Dieu sera le règne ce jour-là et il les jugera. Les croyants dont l’œuvre est fidèle seront dans les jardins du délice.
Les incroyants qui nient nos versets auront la honte du tourment.
Ceux qui ont émigré dans le sentier de Dieu et qui seront morts ou auront été tués, Dieu leur donnera un beau salaire. Dieu est celui qui paie le mieux.
Il les fera entrer là où ils se plairont. Oui, Dieu sait et il patiente.
Voici. Quiconque attaque comme on l’a attaqué, si on l’attaque encore, Dieu le secourra. Oui, Dieu pardonne, il a pitié.
Car Dieu fait entrer la nuit dans le jour et il fait entrer le jour dans la nuit. Dieu entend et il voit.
Car Dieu est la vérité et les autres qu’ils invoquent sont mensonge. Dieu est le très haut, le très grand.
Ne vois-tu pas que Dieu fait pleuvoir ? Et le matin la terre a reverdi. Dieu est doux et bien renseigné.
A lui les êtres des cieux et de la terre. Oui, Dieu se suffit, mais il mérite louanges.
Ne vois-tu pas que Dieu vous a soumis les êtres de la terre et le navire qui va sur mer par son ordre ? Il retient le ciel de tomber sur terre sans sa permission. Oui, Dieu est bon pour les hommes, il a pitié.
Il vous a fait vivre, il vous fera mourir et vous fera revivre. Mais l’homme est très ingrat.
Nous avons donné à chaque nation un rite qu’ils suivent. Qu’on ne te querelle pas là-dessus. Appelles-en à ton Seigneur, tu es dans la voie droite.
S’ils te querellent, réponds : Dieu connaît vos actes.
Le jour de la résurrection, Dieu tranchera sur ce qui vous divise.
Ne sais-tu pas que Dieu connaît ce qui est dans le ciel et sur la terre ? Tout est inscrit dans un livre, c’est facile pour Dieu.
Ils adorent hors de Dieu ce que Dieu n’autorise pas et dont ils ne savent rien, mais les coupables seront sans recours.
Quand nos versets sont récités comme preuves évidentes aux incroyants, tu peux voir la réprobation sur leur visage et peu s’en faut qu’ils ne se jettent sur les récitants. Dis : Vous avertirai-je de pire encore : le feu que Dieu promet aux incroyants ? Quel mauvais avenir.
Hommes, voici une parabole, écoutez-la : Ceux que vous priez hors de Dieu ne peuvent, même réunis, créer une mouche. Et qu’une mouche leur prenne quelque chose, ils ne peuvent le reprendre. Combien faibles ces sollicités et leurs solliciteurs !
Ils n’ont pas mesuré Dieu à sa mesure. Car Dieu est fort et puissant.
Dieu choisit ses envoyés parmi les anges et parmi les hommes. Dieu entend et il voit.
Il sait ce qui est devant vous et derrière vous. Et tout revient vers Dieu.
Vous qui croyez, inclinez-vous, prosternez-vous, adorez votre Seigneur, agissez bien. Peut-être aurez-vous le bonheur.
Combattez pour Dieu, il a droit à ce combat. Il vous a choisis, il ne vous a pas imposé de gêne dans votre religion, la religion de votre père Abraham. Il vous a donné le nom de musulmans comme autrefois pour que l’apôtre soit témoin contre vous et que vous soyez témoins contre les hommes. Faites la prière, acquittez l’aumône, mettez-vous sous la protection de Dieu, il est votre maître, le meilleur maître et le meilleur recours.
Heureux les croyants
qui sont humbles dans leur prière,
qui évitent la jactance,
qui acquittent l’aumône,
à qui suffisent leurs rapports
avec leurs femmes et leurs captives, car on ne peut les blâmer
mais ceux qui en désirent d’autres sont des transgresseurs.
Heureux les croyants qui respectent les dépôts et les engagements
et sont exacts à la prière.
Ils sont les héritiers,
ils hériteront du paradis pour toujours.
Nous avons fait l’homme avec de l’argile,
puis nous l’avons fait goutte de sperme dans un réceptacle
et nous l’avons coagulé en une masse molle et y avons formé des os que nous avons revêtus de chair pour en faire une autre créature. Béni soit Dieu le meilleur créateur.
Puis vous mourrez
et le jour de la résurrection vous serez rappelés.
Nous avons créé sept cieux au-dessus de vous, nous ne sommes pas sans regarder la création.
Nous avons fait pleuvoir avec mesure et maintenu l’eau sur terre alors que nous pouvions l’ôter.
Nous avons aussi fait pour vous des jardins de palmiers et de vignes avec beaucoup de fruits dont vous mangez,
et un arbre qui sort du mont Sinaï et qui produit de l’huile et un suc comestible.
Il y a certes pour vous un enseignement dans les troupeaux : nous vous abreuvons à leur ventre et ils vous rendent d’autres services, vous mangez leur chair
et vous êtes portés par eux comme par un navire.
 Nous avons envoyé Noé dire à son peuple : Mon peuple, adorez Dieu, vous n’avez d’autre dieu que lui. Ne serez-vous pas fidèles ?
Les grands, les incroyants de son peuple dirent : Il n’est qu’un homme comme vous et il veut se mettre au-dessus de vous, mais si Dieu avait voulu, il aurait envoyé des anges. Nous n’avons rien entendu de pareil chez nos premiers pères.
Ce n’est qu’un homme possédé par les djinns. Épiez-le quelque temps.
Il dit : seigneur, secours-moi, ils me traitent de menteur.
Nous lui révélâmes : Construis une arche sous nos yeux selon notre révélation. Quand notre ordre sera donné et que le four bouillonnera, fais entrer dans l’arche un couple de chaque espèce et toute ta famille sauf celui dont la sentence est déjà prononcée. Et ne m’invoque pas pour les coupables. Ils seront engloutis.
Quand tu seras installé dans l’arche avec tes proches, tu diras : Louange à Dieu qui nous a sauvés du peuple coupable.
Tu diras : Seigneur, mène-moi à bon port, tu es le meilleur pilote.
Certes ce sont là des signes. Nous éprouvons les hommes.
Nous avons ensuite formé de nouvelles générations
et envoyé à chacune un apôtre de chez elle pour lui dire : Adorez Dieu, vous n’avez de dieu que lui. Ne serez-vous pas fidèles ?
Les grands de son peuple ne crurent pas et nièrent la rencontre de l’autre vie. Nous les avions faits riches en cette vie, mais ils dirent : Il n’est qu’un homme comme vous, il mange comme vous et boit comme vous.
Si vous obéissez à un homme comme vous, vous serez perdants.
Vous promet-il, quand vous serez morts et ne serez qu’os et poudre, que vous en ressortirez ?
Du rêve, du rêve promesse pareille.
Il n’y a que cette vie-ci. Nous vivons, nous mourrons et nous ne serons pas rappelés.
Il n’est qu’un homme, il invente contre Dieu un mensonge, mais nous n’y croyons pas.
Il dit : Seigneur, secours-moi, ils me traitent de menteur.
Dieu dit : Bientôt ils seront pris de regret.
Et le cri de vérité les a saisis, nous avons fait d’eux des débris. Arrière les coupables !
Et nous avons ensuite formé de nouvelles générations.
Aucune ne hâte ni ne retarde son terme.
Nous avons envoyé nos apôtres à tour de rôle. Chaque fois qu’un apôtre venait à une nation, il était traité de menteur. Nous avons fait se succéder les nations et les avons fait passer en légendes. Arrière les incroyants !
Puis nous avons envoyé Moïse et son frère Aaron avec nos signes et un pouvoir manifeste
à Pharaon et à ses grands qui se montrèrent orgueilleux et firent les superbes.
Ils disaient : Croirons-nous deux hommes dont le peuple nous sert d’esclaves ?
Ils les traitaient de menteurs et furent anéantis.
Oui, nous avons donné le livre à Moïse. Peut-être seront-ils en bonne voie.
Et le fils de Marie et sa mère, nous en avons fait un signe et leur avons donné refuge sur une tranquille colline irriguée.
Vous les apôtres, mangez de nos régals et faites œuvre fidèle car je suis renseigné sur vos actes.
Votre nation est une nation unique et je suis votre Seigneur. Révérez-moi.
Mais ils se sont divisés en sectes et chaque ligue fut fière de son lot.
Laisse-les un peu à leur naufrage.
Voient-ils qu’à leur donner des fils et des biens
nous les poussons à bien agir ? Non, ils ne s’en doutent pas.
Mais ceux qu’emplit la crainte de leur Seigneur,
ceux qui croient aux signes de leur Seigneur,
ceux qui n’ajoutent pas des dieux à leur Seigneur,
ceux qui donnent ce qu’ils donnent et dont le cœur frémit de retourner à leur Seigneur,
ceux-là se hâtent de bien agir, ils y sont les premiers.
Nous n’imposons à chacun que ce qu’il peut. Nous avons près de nous un livre qui dit vrai et les hommes ne seront pas lésés.
Mais leurs cœurs là-dessus sont dans un abîme et d’autant piètres les actes qu’ils font.
Quand nous frapperons de tourment leurs riches, ils crieront.
Ne criez pas, ce jour-là, vous n’aurez pas de recours contre nous.
On vous a récité mes versets mais vous tourniez les talons.
Vous faisiez les superbes et passiez la nuit à parler fort.
N’ont-ils pas médité la parole qui leur venait. N’ont-ils pas reçu ce qui n’était pas venu à leurs ancêtres ?
N’ont-ils pas reconnu leur apôtre ? ils l’ont renié.
Diront-ils qu’il est possédé par les djinns ? Non, il leur est venu avec la vérité mais la plupart détestent la vérité.
Si la vérité était selon leurs passions, les cieux, la terre et ce qu’ils contiennent seraient corrompus. Mais nous sommes venus les avertir et ils se détournent de cet avertissement.
Leur demandes-tu un salaire ? Le salaire de ton Seigneur vaut mieux, ton Seigneur est celui qui paie mieux.
Oui, tu les appelles au droit chemin,
mais ceux qui ne croient pas à l’autre vie se détournent du chemin.
Si nous avions pitié d’eux et leur ôtions leur mal, ils continueraient de s’enfoncer en aveugles dans leur révolte.
Nous les avons tourmentés mais ils ne sont pas revenus à leur Seigneur. Ils ne le supplieront pas
tant que nous ne leur aurons pas ouvert la porte du tourment terrible. Alors ils seront au désespoir.
Dieu vous a donné des oreilles, des yeux et des entrailles. Que vous lui en savez peu gré !
Il vous a égaillés sur la terre et vous serez rassemblés vers lui.
Il fait vivre et mourir. A lui la succession de la nuit et du jour. Ne comprendrez-vous pas ?
Mais ils ont parlé comme les anciens,
ils ont dit : Quand nous serons morts et ne serons qu’os et poudre, serons-nous rappelés ?
Oui, on nous l’a promis comme à nos pères, mais ce n’est là que fables d’anciens.
Dis : A qui sont la terre et ses habitants, si vous le savez ?
Ils répondront : A Dieu. Dis : Alors, ne réfléchirez-vous pas ?
Dis : Qui est le Seigneur des sept cieux et du trône sans borne ?
Ils répondront : Dieu. Dis : Alors ne lui serez-vous pas fidèles ?
Dis : Qui a en main tout le règne ? Qui donne refuge et n’a pas besoin de refuge, si vous le savez ?
Ils répondront : Dieu. Dis : Alors comment êtes-vous si ensorcelés ?
Oui, nous leur avons apporté la vérité mais ils sont vraiment des menteurs.
Dieu ne s’est pas donné de fils, il n’y a pas de dieu avec lui, sinon chaque dieu aurait ses créatures et certains seraient au-dessus des autres. Combien il a plus de gloire que ce qu’ils inventent !
Il connaît le visible et l’insondable. Il est au-dessus de ce qu’ils lui ajoutent.
Dis : Seigneur, montre-moi ce qui leur est promis,
mais, Seigneur, ne me range pas parmi les coupables.
Nous pouvons te montrer ce que nous leur préparons,
mais repousse le mal par le bien. Nous savons ce qu’ils inventent.
Dis : Seigneur, je me réfugie en toi contre les suggestions des satans,
je me réfugie en toi contre leur présence autour de moi. 
Quand la mort vient à un homme, il dit : Seigneur, renvoie-moi sur terre,
peut-être y ferai-je l’œuvre fidèle que j’ai omise. Non, ce n’est qu’une parole qu’il dit et il y a une barrière derrière lui, jusqu’au jour du rappel.
Le jour où sonnera la trompette, il ne s’agira plus pour eux de généalogies, ils ne se questionneront plus.
Ceux dont les actes pèseront lourd auront le bonheur,
mais ceux dont les actes ne pèseront pas lourd sont ceux qui se seront perdus, ils seront pour toujours dans la géhenne,
la face brûlée de feu et la lèvre torte.
Ne vous a-t-on pas récité mes versets ? mais vous les avez niés.
Ils diront : Seigneur, notre malheur nous a vaincus et nous nous sommes égarés.
Seigneur, retire-nous de la géhenne et, si nous recommençons, alors oui, nous serons coupables.
Il dira : Restez-y et ne me parlez plus.
Certains de mes esclaves disaient : Seigneur, nous croyons, pardonne-nous, fais-nous miséricorde, tu es le plus miséricordieux.
Mais vous les avez raillés. Vous ne pensiez guère à l’avertissement quand vous vous moquiez d’eux.
Aujourd’hui je les paie de leur endurance. Oui, à eux le succès.
Il dira : Combien d’années êtes-vous restés en terre ?
Ils répondront : Un jour ou une fraction de jour, questionne ceux qui savent compter.
Il dira : Vous n’êtes restés que peu de temps. Si vous aviez su !
Pensiez-vous que nous vous avions créés pour rien et que vous ne seriez pas ramenés vers nous ?
Exalté soit Dieu, le roi de vérité. Il n’y a de dieu que lui, le Seigneur du noble trône.
Quiconque prie, avec Dieu, un autre dieu dont il n’a pas la preuve, en rendra compte à son Seigneur. Certes les incroyants n’auront pas le bonheur.
Dis : Seigneur, pardonne, fais miséricorde, tu es le plus miséricordieux.
Sourate que nous avons révélée et imposée et révélée en versets clairs. Peut-être réfléchirez-vous.
Le débauché et la débauchée, fouettez-les chacun de cent coups de fouet. N’ayez pas d’indulgence, respectez la religion de Dieu, si vous croyez en Dieu et au jour dernier. Qu’un groupe de croyants soit témoin de leur châtiment.
Le débauché n’épousera qu’une débauchée ou une ajouteuse, la débauchée qu’un débauché ou un ajouteur, ce qui est interdit aux croyants.
Ceux qui accusent les dames sans pouvoir produire quatre témoins, fouettez-les de quatre-vingts coups de fouet et n’acceptez plus leur témoignage, ce sont des pervers
sauf ceux qui se repentent et se corrigent car Dieu pardonne, il a pitié.
Ceux qui accusent leurs épouses sans avoir d’autres témoins qu’eux-mêmes, le témoignage de chacun sera d’attester quatre fois devant Dieu qu’ils disent vrai
et une cinquième fois pour appeler la malédiction de Dieu sur eux s’ils mentent.
On ne la châtiera pas si elle atteste quatre fois devant Dieu que l’accusateur ment
et une cinquième fois pour appeler sur elle, s’il dit vrai, la colère de Dieu.
N’étaient la grâce de Dieu sur vous et sa miséricorde... Oui, Dieu revient, il est le sage.
Il y a des calomniateurs parmi vous. N’y voyez pas un mal, c’est un bien pour vous. Chacun d’eux porte la faute qu’il a commise et celui qui en a la plus lourde part, à lui le tourment sans borne.
Si seulement croyants et croyantes, en l’entendant, avaient pensé en bien et dit : C’est une calomnie flagrante.
Si seulement ils avaient appelé quatre témoins. Ils n’ont pas produit de témoins, ils sont, devant Dieu, des menteurs.
N’étaient la grâce de Dieu sur vous et sa miséricorde en cette vie et dans l’autre, vous seriez frappés d’un tourment sans borne pour le mal où vous vous êtes lancés
quand vous avez colporté et répété ce que vous ne saviez pas. Vous pensez que ce n’est rien, mais devant Dieu c’est considérable.
Si seulement, en l’entendant, vous aviez dit : Nous n’avons pas à en parler, gloire à toi ! c’est une calomnie sans borne.
Dieu vous exhorte à ne plus jamais recommencer cela si vous êtes croyants.
Dieu vous explique les versets. Dieu sait, il est le sage.
Ceux qui aiment que l’infamie se répande parmi les croyants, à eux l’affreux tourment en cette vie et dans l’autre, car Dieu sait et vous ne savez pas.
N’étaient la grâce de Dieu sur vous et sa miséricorde... Oui, Dieu est bon, il a pitié.
Vous qui croyez, ne suivez pas les pas du satan. Ceux qui suivent les pas du satan, il leur ordonne l’infamie et le méfait. N’étaient la grâce de Dieu sur vous et sa miséricorde, personne de vous ne serait pur. Mais Dieu purifie qui il veut car il entend et il sait.
Que les heureux et les riches ne manquent pas de donner à leurs proches, aux pauvres et à ceux qui émigrent dans le sentier de Dieu. Qu’ils oublient, qu’ils pardonnent. N’aimez-vous pas que Dieu vous pardonne ? car Dieu pardonne, il a pitié.
Ceux qui accusent les dames croyantes inattentives seront maudits en cette vie et dans l’autre. A eux l’affreux tourment.
Ce jour-là leur langue, leurs mains et leurs pieds témoigneront contre eux de leurs actes.
Ce jour-là Dieu leur paiera leur juste salaire. Alors ils sauront que Dieu est la vérité évidente.
Les femmes mauvaises aux hommes mauvais et les hommes mauvais aux femmes mauvaises, mais les femmes bonnes aux hommes bons et les hommes bons aux femmes bonnes. Les bons sont innocentés des accusations des mauvais et ils ont le pardon et le beau don.
Vous qui croyez, n’entrez pas dans d’autres maisons que les vôtres sans permission et sans saluer les habitants. C’est mieux pour vous Peut-être réfléchirez-vous.
S’il n’y a personne, n’entrez pas sans permission. Si on vous dit de vous retirer, retirez-vous, c’est plus convenable, et Dieu sait ce que vous faites.
On ne vous fera pas grief d’entrer dans une maison inhabitée où se trouve un objet qui vous appartient. Mais Dieu sait ce que vous cachez comme ce que vous ébruitez.
Dis aux croyants de baisser les yeux et d’être chastes, c’est plus convenable et Dieu est renseigné sur ce qu’ils font.
Dis aux croyantes de baisser les yeux, d’être chastes, de ne montrer que le dehors de leur parure, de rabattre leur voile sur leur gorge, de ne montrer leur parure qu’à leur mari, leur père, leur beau-père, leurs frères, leurs neveux, leurs servantes, leurs esclaves et leurs eunuques ou aux impubères et de ne pas taper du pied pour montrer leur parure secrète. Revenez tous à Dieu, vous qui croyez. Peut-être aurez-vous le bonheur.
Mariez les célibataires et vos esclaves honnêtes, hommes ou femmes. S’ils sont pauvres, Dieu leur donnera l’aisance. Dieu est sans borne et il sait.
Que restent chastes ceux qui ne trouvent pas à se marier jusqu’à ce que Dieu leur donne l’aisance. Vos esclaves qui veulent un écrit d’affranchissement, vous n’avez qu’à leur donner si vous reconnaissez leur honnêteté. Et donnez-leur de ce que Dieu vous a donné. N’allez pas, par soif des biens de cette vie, contraindre à se prostituer vos servantes qui voudraient rester honnêtes. Quiconque les contraindra... Oui, celles qui sont contraintes, Dieu leur pardonne, il a pitié.
Nous vous avons révélé des versets explicites, des exemples d’autrefois et un avertissement pour les fidèles.
Dieu est la lumière des cieux et de la terre. Sa lumière est pareille à une niche avec une lampe, une lampe dans du verre, du verre comme un astre étincelant. Elle est allumée à un arbre béni, un olivier qui n’est ni d’Orient ni d’Occident et dont l’huile éclairerait sans que le feu la touche, lumière sur lumière ! Dieu guide qui il veut vers sa lumière, Dieu propose aux hommes des comparaisons, Dieu sait tout.
Elle est dans les maisons que Dieu a permis d’élever et où est invoqué son nom et où le célèbrent, matins et soirs,
les hommes qu’aucun négoce ou troc ne distrait de se souvenir de Dieu, de faire la prière et d’acquitter l’aumône, car ils redoutent le jour où cœurs et regards seront bouleversés,
pour que Dieu les paie de leurs meilleures actions et accroisse sur eux sa grâce. Oui, Dieu donne à qui il veut sans compter.
Mais les actions des incroyants sont pareilles à un mirage dans la plaine. L’homme altéré croit voir de l’eau et quand il y arrive il ne trouve rien. Ils trouveront Dieu qui leur paiera leur compte. Oui, Dieu est prompt à faire les comptes.
C’est comme des ténèbres sur une mer profonde que recouvrent vagues sur vagues et les nuées sont par-dessus. Ce sont ténèbres sur ténèbres. L’homme qui étend sa main peut à peine la voir. L’homme à qui Dieu ne donne pas de lumière n’a pas de lumière.
Ne vois-tu pas que Dieu est célébré par les êtres des cieux et de la terre et par les oiseaux déployés ? Dieu connaît la prière et la louange de chacun d’eux, Dieu sait ce qu’ils font.
A Dieu est le règne des cieux et de la terre. L’avenir n’aboutit qu’à Dieu.
Ne vois-tu pas que Dieu pousse les nuages et les amoncelle en masse ? Et tu vois l’averse sortir de leurs flancs. Il fait tomber du ciel ces montagnes de grêle. Il en frappe qui il veut, et en garde qui il veut. Peu s’en faut que l’éclair n’emporte les yeux.
Dieu fait alterner la nuit et le jour. C’est un enseignement pour ceux qui voient.
Dieu a formé d’eau tout animal. Certains rampent, d’autres marchent sur deux pattes ou sur quatre. Dieu crée ce qu’il veut, Dieu peut tout.
Certes, nous avons révélé des versets explicites. Dieu guide qui il veut dans le droit chemin.
Ils disent : Nous croyons en Dieu et à l’apôtre et nous obéissons. Mais certains tournent ensuite le dos, ce ne sont pas des croyants.
Quand on les convoque devant Dieu et l’apôtre pour que leurs différends soient tranchés, certains se détournent.
Mais s’ils avaient raison, ils viendraient, ils obéiraient.
Ont-ils un mal dans le cœur ? ont-ils des doutes ? craignent-ils que Dieu et son apôtre ne les oppriment ? Non, ils sont coupables.
Quand on convoque les croyants devant Dieu et son apôtre pour que leurs différends soient tranchés, ils disent : Entendu, nous obéissons. A eux le bonheur.
Ceux qui obéissent à Dieu et à son apôtre, ceux qui révèrent Dieu et lui sont fidèles, à eux le bonheur.
Ils jurent par Dieu à grands serments que, si tu leur en donnes l’ordre, ils iront au combat. Dis : Ne jurez pas car l’obéissance est de rigueur et Dieu est renseigné sur ce que vous faites.
Dis : Obéissez à Dieu et à l’apôtre. Si vous tournez le dos, il n’est chargé que de son rôle, mais vous êtes chargés du vôtre. Si vous obéissez vous êtes en bonne voie. L’apôtre n’est chargé que de parler clair.
Dieu a promis à ceux qui croient et dont l’œuvre est fidèle d’en faire ses héritiers sur la terre comme il fit pour leurs devanciers et d’établir leur religion qu’il agrée et de remplacer leur crainte par la sûreté. Ils m’adoreront, ils ne m’ajouteront rien. Et ceux qui alors ne croiront pas sont des pervers.
Faites la prière, acquittez l’aumône, obéissez à l’apôtre. Peut-être vous sera-t-il fait miséricorde.
Ne pensez pas que les incroyants affaibliront Dieu sur terre. Le feu sera leur refuge, mauvais avenir.
O croyants, que vos esclaves et vos impubères vous demandent la permission d’entrer chez vous à trois moments, avant la prière de l’aube, quand vous vous dévêtez pour la sieste et après la prière du soir, les trois moments où vous êtes dévêtus. Hors de ces moments, on ne leur fera pas grief, ni à vous, d’entrer les uns chez les autres. Dieu vous explique ainsi ses versets. Dieu sait, il est le sage.
Quand vos fils deviennent pubères, qu’ils vous demandent comme leurs aînés la permission d’entrer. Dieu vous explique ainsi ses versets. Dieu sait, il est le sage.
On ne fera pas grief aux femmes qui ne peuvent plus enfanter ni se marier de déposer leurs voiles mais sans montrer leur parure. Mais s’abstenir vaut mieux pour elles car Dieu entend et il sait.
On ne fera pas grief à l’aveugle, ni grief au boiteux, ni grief au malade, ni à vous de manger chez vous ou chez vos pères ou vos mères ou vos frères ou vos sœurs ou vos oncles ou tantes paternels ou maternels ou dans les maisons dont vous avez les clés ou chez votre ami. On ne fera pas grief de manger ensemble ou à part. Quand vous entrez dans une maison, saluez-vous les uns les autres d’une salutation de Dieu bénie et bonne. Dieu vous explique ainsi ses versets. Peut-être comprendrez-vous.
Seuls sont croyants ceux qui croient en Dieu et à son apôtre. Quand ils sont avec lui pour une affaire commune, ils ne s’en vont pas sans sa permission. Ceux qui te demandent la permission, ils croient en Dieu et à son apôtre. S’ils te demandent per­mission de s’en aller pour quelque affaire personnelle, permets à qui tu veux. Et implore pour eux le pardon de Dieu, car Dieu pardonne, il a pitié.
Ne prenez pas l’appel de l’apôtre pour un de vos appels. Dieu sait ceux qui se dérobent en secret. Ceux qui s’opposent à son ordre, qu’ils prennent garde : la tentation peut les atteindre, l’affreux tourment peut les atteindre.
Est-ce que les êtres des cieux et de la terre ne sont pas à Dieu ? Il sait dans quel état vous êtes et quel jour les hommes seront ramenés vers lui. Alors il leur montrera ce qu’ils ont fait. Oui, Dieu sait tout.
Béni soit celui qui a révélé le critère à son esclave pour qu’il avertisse les mondes,
celui qui a le règne des cieux et de la terre, qui n’a pas adopté de fils, qui n’a associé personne à son règne, qui a tout créé et qui a fixé chaque destin.
Ils ont adopté d’autres dieux qui ne créent pas et qui sont créés, qui ne peuvent nuire ni servir, qui ne peuvent faire vivre ni faire mourir ni faire revivre.
 Les incroyants disent : Ce n’est là qu’un mensonge, il l’a inventé et on l’y a aidé. Mais ils sont coupables, ils mentent.
Ils disent : Ce sont des histoires d’anciens qu’il a transcrites et qu’on lui dicte matin et soir.
Dis : Celui qui connaît les secrets des cieux et de la terre c’est lui qui a révélé cela. Il pardonne, il a pitié.
Ils disent : Qu’a cet apôtre à se nourrir, à aller au marché. Si seulement un ange était descendu avec lui nous avertir,
si un trésor lui avait été lancé, s’il avait un jardin dont se nourrir ! Les coupables disent : Vous suivez un ensorcelé.
Vois les comparaisons qu’ils font. Oui, ils s’égarent, ils ne trouvent pas de chemin.
Béni soit celui qui, s’il veut, te donnera des jardins où les ruisseaux circulent et où il y aura des châteaux pour toi.
Ils nient l’heure, mais nous avons préparé un brasier pour ceux qui nient l’heure. Quand le brasier les apercevra, ils l’entendront mugir et siffler.
Quand ils seront liés ensemble et jetés en tas, ils crieront : O destruction !
Ah ! n’appelez pas une destruction, appelez beaucoup de destructions.
Dis : Est-ce meilleur que le jardin éternel promis aux fidèles pour être leur salaire et leur avenir ?
Là ils auront toujours ce qu’ils voudront. Promesse de ton Seigneur, et il en répond.
Le jour où il les rassemblera avec ce qu’ils adoraient d’autre que Dieu, il dira : Est-ce que vous avez égaré mes esclaves ou se sont-ils perdus eux-mêmes ?
Ils diront : Gloire à toi ! il ne nous convenait guère d’avoir d’autres maîtres que toi, mais tu les laissais profiter, eux et leurs pères, alors ils ont oublié de t’invoquer et ils se sont perdus.
Vos dieux vous ont donc démentis, vous serez sans recours ni protection. Nous ferons goûter aux coupables le grand tourment.
Nous n’avons envoyé avant toi que des apôtres qui se nourrissaient et allaient au marché. Nous faisions de certains de vous une tentation pour les autres pour voir votre endurance, car ton Seigneur n’est pas sans voir.
Ceux qui ne comptent pas nous rencontrer disent : Si seulement on nous avait envoyé des anges ou si nous avions vu notre Seigneur. Mais ils sont pleins d’orgueil et d’insolence.
Le jour où ils verront les anges, malheur aux coupables ce jour-là, ils réclameront une barrière.
Nous avons regardé leurs œuvres, nous en avons fait une poussière éparse.
Mais ce jour-là, les hôtes du jardin auront le meilleur logis et le meilleur repos.
Le jour où les nuées fendront le ciel pour la descente des anges,
ce jour-là, le vrai règne sera au Miséricordieux. Ce sera un jour terrible pour les incroyants.
Ce jour-là, le coupable se mordra les mains :
Si seulement j’avais cheminé avec l’apôtre.
Malheur à moi ! si seulement je n’avais pas pris un tel pour ami.
Il m’a écarté de l’avertissement quand on m’avertissait. Oui, le satan abandonne l’homme.
L’apôtre a dit : Seigneur, mon peuple a pris en aversion ce Coran.
Nous avons ainsi donné à chaque prophète un ennemi d’entre les coupables. Mais ton Seigneur te suffit comme guide et comme défenseur.
Les incroyants disent : Si seulement le Coran lui était révélé tout d’un coup. Mais nous l’avons révélé pour affermir ton cœur, nous l’avons récité mot à mot.
Ils ne t’apportent aucune comparaison sans que nous te disions la vérité et la meilleure explication.
Ceux qui seront traînés sur la face à la géhenne seront dans la pire situation, le plus loin du sentier.
Nous avons donné le livre à Moïse et placé près de lui son frère Aaron pour l’aider.
Nous leur avons dit : Allez à ce peuple qui nie nos signes. Et nous avons détruit ce peuple.
Quand le peuple de Noé traitait de menteurs les apôtres, nous l’avons englouti, nous en avons fait un signe pour les hommes. Nous avons préparé pour les coupables l’affreux tourment,
pour les Ad, les Thamoud, les hommes du puits et beaucoup de générations intermédiaires.
Nous leur avions proposé des comparaisons, mais nous les avons tous fait périr.
Ils sont allés à la ville sur qui tomba la pluie fatale. Alors, ne la voyaient-ils pas ? Mais ils ne comptent pas revivre.
Quand ils te voient, ils ne font que rire de toi : Est-ce lui que Dieu envoie comme apôtre ?
Il nous aurait écartés de nos dieux si nous n’avions tenu à leur culte. Mais quand ils verront le tourment, ils sauront qui fut le plus loin du sentier.
Le vois-tu, celui qui prend pour Dieu sa passion ? Et toi, tu en serais le garant ?
Penses-tu que la plupart entendent ou comprennent ? Ils sont comme des bêtes et plus égarés encore.
Ne vois-tu pas comme ton Seigneur allonge l’ombre ? S’il voulait, il l’immobiliserait. Et nous lui avons donné le soleil pour guide,
et nous la ramenons à nous facilement.
Il vous a donné la nuit pour voile, le sommeil pour repos, il a fait du jour une résurrection.
Il déchaîne les vents pour annoncer sa miséricorde. Nous faisons pleuvoir l’eau pure
pour rendre vie au sol mort et abreuver les nombreux troupeaux et les hommes que nous avons créés.
Nous le leur avons expliqué pour qu’ils y pensent, mais la plupart n’aiment qu’être ingrats.
Si nous avions voulu, nous aurions envoyé à chaque ville quelqu’un pour l’avertir.
N’écoute pas les incroyants, combats-les rudement avec ce Coran.
Et c’est lui qui a fait confluer les deux mers, l’une douce et potable et l’autre saumâtre et imbuvable et il a mis entre elles une barrière, une limite infranchissable.
Il a formé d’eau un mortel dont il a tiré des hommes et des femmes. Ton Seigneur est tout-puissant.
Ils adorent hors de Dieu ce qui ne leur sert ni ne leur nuit. L’incroyant est l’allié des ennemis de ton Seigneur.
Nous ne t’avons envoyé que pour annoncer et pour avertir.
Dis : Je ne vous en demande pas de salaire, mais que celui qui veut suive le sentier vers son Seigneur.
Fie-toi au Vivant qui ne meurt pas. Célèbre sa louange. Il suffit à connaître les péchés de ses esclaves.
Il a créé en six jours les cieux et la terre et l’entre-deux et il s’est assis sur le trône, lui le Miséricordieux. Tu peux demander à qui le sait.
On leur dit : Prosternez-vous devant le Miséricordieux. Ils répondent : Qui est le Miséricordieux ? nous prosternerons-nous sur ton ordre ? Et leur répulsion s’accroît.
Béni soit celui qui mit dans le ciel les constellations et un luminaire et une lune qui éclaire.
Et c’est lui qui fait alterner la nuit et le jour pour qui veut y penser et en avoir gré.
Les esclaves du Miséricordieux sont ceux qui marchent humblement sur terre et disent : Paix ! aux ignorants qui leur parlent.
Ils passent la nuit debout ou prosternés devant leur Seigneur.
Ils disent : Seigneur, détourne de nous le tourment de la géhenne car c’est un perpétuel tourment.
Mauvais refuge, mauvais séjour que la géhenne.
Ils ne sont ni prodigues ni avares dans leurs dépenses mais juste entre les deux.
Ils ne prient pas un autre dieu à côté de Dieu. Ils ne tuent pas sans juste raison leur semblable, Dieu l’interdit. Ils ne se livrent pas à la débauche. Qui agit ainsi rencontre le péché,
son châtiment sera doublé le jour de la résurrection, et il sera pour toujours dans la honte.
Mais ceux qui se repentent, qui croient et dont l’œuvre est fidèle, Dieu changera leur mal en bien, car Dieu pardonne, il a pitié.
Quiconque se repent et agit bien revient vraiment à Dieu.
Ceux qui ne font pas de faux témoignages et qui traversent les futilités avec noblesse.
Ceux qui ne deviennent pas sourds et aveugles quand on leur rappelle les signes de leur Seigneur.
Ceux qui disent : Seigneur, rafraîchis nos yeux par nos épouses et par nos descendants et fais de nous des modèles pour les fidèles,
eh bien, ceux-là auront pour salaire la chambre, car ils furent endurants. Ils y recevront la salutation et la paix.
Ils y seront pour toujours. Agréable refuge, agréable logis.
Dis : Sans votre prière, mon Seigneur n’aura pas soin de vous. Vous avez crié au mensonge, vous en subirez la conséquence.
Tâ. Sîn. Mîm.
Versets du livre explicite.
Peut-être te consumes-tu de chagrin parce qu’ils ne croient pas.
Si nous voulions nous leur ferions descendre du ciel un signe et leurs nuques en resteraient courbées.
Mais à tout nouvel avis du Miséricordieux, ils se détournent,
ils crient au mensonge. Bientôt on leur annoncera ce qu’ils raillaient.
Ne voient-ils pas la terre, combien nous y faisons croître d’espèces utiles.
Oui, c’est là un signe, mais la plupart ne croient pas.
Certes, ton Seigneur est le puissant, il a pitié.
Ton Seigneur appelait Moïse : Va au peuple coupable,
ce peuple de Pharaon. Ne seront-ils pas fidèles ?
Moïse dit : Je crains qu’ils ne me traitent de menteur.
Mon âme s’angoisse et ma langue s’embarrasse. Envoie Aaron.
Ils ont un crime à me reprocher, j’ai peur qu’ils me tuent.
Dieu dit : Non, partez avec nos signes, nous sommes près de vous et nous écoutons.
Allez à Pharaon lui dire : Nous sommes messager du Seigneur des mondes,
renvoie avec nous les fils d’Israël.
Pharaon dit : Ne t’avons-nous pas élevé chez nous tout enfant ? N’es-tu pas resté chez nous des années de ta vie ?
Et tu as commis ce que tu as commis ! Tu es un ingrat.
Moïse répondit : Je l’ai commis quand j’étais encore égaré
et j’ai fui parce que je vous ai craints. Mais mon Seigneur m’a donné l’illumination et m’a envoyé.
Tu me reproches ton bienfait, et tu asservis les fils d’Israël !
Pharaon dit : Qui est le Seigneur des mondes ?
Moïse répondit : Le Seigneur des cieux, de la terre et de l’entre-deux. Si seulement vous croyiez !
Pharaon dit à son entourage : Avez-vous entendu ?
Moïse dit : Votre Seigneur et le Seigneur de vos premiers pères.
Pharaon dit : Cet apôtre qu’on nous envoie est un possédé.
Moïse dit : Le Seigneur de l’Orient, de l’Occident et de l’entre-deux. Si seulement vous compreniez !
Pharaon dit : Si tu adoptes un autre dieu que moi je te mettrai en prison.
Moïse dit : Et si je t’apportais une évidence ?
Pharaon dit : Apporte-la, si tu dis vrai.
Moïse jeta son bâton et ce fut un dragon.
Moïse étendit la main et elle fut blanche aux yeux de tous.
Pharaon dit aux grands de son entourage : C’est un habile sorcier.
Il veut vous chasser du pays par sa sorcellerie. Que décidez-vous ?
Ils répondirent : Fais-le attendre avec son frère et envoie des sergents dans les villes
pour t’amener tous les sorciers habiles.
On rassembla les sorciers à l’heure fixée du jour convenu.
On dit au peuple : Vous rassemblez-vous ?
Peut-être suivrons-nous les sorciers s’ils sont vainqueurs.
En arrivant, les sorciers dirent à Pharaon : Aurons-nous un salaire si nous sommes vainqueurs ?
Il répondit : Oui, vous serez de mes familiers.
Moïse leur dit : Jetez ce que vous avez à jeter.
Ils jetèrent leurs cordes et leurs bâtons en disant : Par la puissance de Pharaon nous serons vainqueurs.
Moïse jeta son bâton qui happa leurs inventions.
Les sorciers tombèrent prosternés.
Ils dirent : Nous croyons au Seigneur des mondes,
au Seigneur de Moïse et d’Aaron. 
Pharaon dit : Vous avez cru en lui sans ma permission, Moïse est donc votre maître en sorcellerie. Mais vous allez voir, je vous ferai couper la main droite et le pied gauche, oui je vous ferai tous crucifier.
Ils répondirent : Ce ne sera pas un mal, nous retournerons à notre Seigneur.
Nous désirons que notre Seigneur nous pardonne nos fautes, car nous sommes les premiers à croire.
Et nous avons révélé à Moïse : Pars de nuit avec mes esclaves, mais vous serez poursuivis.
Pharaon envoya des sergents dans les villes
dire : Ces gens ne sont qu’une petite troupe.
Ils veulent nous irriter,
mais nous sommes tous sur nos gardes.
Or nous les avons dépouillés de jardins et de sources,
de trésors et de bons logis.
Voilà. Et nous avons donné cela aux fils d’Israël.
Les gens les poursuivaient dans leur marche vers l’est.
Quand les deux armées se virent, les compagnons de Moïse dirent : Nous sommes rejoints.
Moïse répondit : Non, car mon Seigneur est avec moi pour me guider.
Et nous avons révélé à Moïse : Frappe la mer avec ton bâton. Elle se fendit et chaque bord fut une grande montagne.
Nous y avons fait avancer les autres.
Nous avons sauvé Moïse et tous les siens
et englouti les autres.
Oui, c’est là un signe, mais la plupart ne croient pas.
Certes, ton Seigneur est le puissant, il a pitié.
Récite-leur l’histoire d’Abraham.
Il dit à son père et à son peuple : Qu’adorez-vous ?
Ils répondirent : Nous adorons des idoles, nous leur resterons attachés.
Il dit : Vous entendent-elles quand vous priez ?
Vous servent-elles ? vous nuisent-elles ?
Ils répondirent : Non, mais nos pères faisaient ainsi.
Il dit : Voyez-vous ce que vous adorez,
vous et vos premiers pères ?
Ces idoles sont mes ennemies. Je n’adore que le Seigneur des mondes,
il m’a créé, il me guide,
il me donne à manger et à boire,
il me guérit quand je suis malade,
il me fera mourir et revivre.
Et je désire qu’il me pardonne mes fautes le jour du jugement.
Seigneur, donne-moi l’illumination et range-moi parmi les justes.
Donne-moi une langue qui dise vrai pour les générations à venir.
Range-moi parmi les héritiers du jardin de délice.
Pardonne à mon père, il s’était égaré.
Ne me fais pas honte le jour de la résurrection,
ce jour où ni biens ni fils ne serviront de rien,
sauf pour ceux qui iront à Dieu avec un cœur pur.
Le jardin sera rapproché des fidèles
et la fournaise se montrera aux égarés.
On leur dira : Où sont ceux que vous adoriez autres que Dieu ?
Vous secourent-ils ? Se secourent-ils ?
Ils seront jetés dans la fournaise avec les égarés,
avec toutes les légions d’Iblis.
Ils se querelleront, ils diront :
Par Dieu ! nous étions en erreur flagrante
quand nous vous égalions au Seigneur des mondes.
Les coupables nous égaraient.
Nous n’avons plus d’intercesseur,
plus d’ami ardent.
Si seulement nous pouvions retourner, nous serions croyants.
Oui, c’est là un signe, mais la plupart ne croient pas.
Certes ton Seigneur est le puissant, il a pitié.
Le peuple de Noé a traité de menteurs les envoyés
quand leur frère Noé disait : Ne serez-vous pas fidèles ?
Je suis pour vous un apôtre sûr.
Soyez fidèles à Dieu, écoutez-moi.
Je ne vous demande pas de salaire, c’est au Seigneur des mondes de me payer.
Soyez fidèles à Dieu, écoutez-moi.
Ils répondirent : Croirons-nous en toi quand ne te suivent que les plus méprisables ?
Il dit : J’ignore ce qu’ils faisaient,
c’est à mon Seigneur de les juger. Si seulement vous vous en doutiez !
Je ne repousserai pas les croyants.
Mon rôle est d’avertir clairement.
Ils répondirent : Si tu ne cesses pas, Noé, tu seras lapidé.
Il dit : Seigneur, mon peuple m’a traité de menteur,
tranche entre eux et moi, sauve-moi, sauve les croyants qui sont avec moi.
Nous l’avons sauvé avec les siens dans l’arche bondée
et avons englouti ensuite les autres.
Oui, c’est là un signe, mais la plupart ne croient pas.
Certes, ton Seigneur est le puissant, le miséricordieux.
Les Ad ont traité de menteurs les envoyés
quand leur frère Houd disait : Ne serez-vous pas fidèles ?
Je suis pour vous un apôtre sûr.
Soyez fidèles à Dieu, écoutez-moi.
Je ne vous en demande pas de salaire, c’est au Seigneur des mondes de me payer.
Bâtirez-vous sur chaque colline un édifice de plaisance ?
Vous ferez-vous des châteaux comme si vous ne mouriez pas ?
Et quand vous êtes violents, vous êtes des tyrans.
Soyez fidèles à Dieu, écoutez-moi.
Soyez fidèles à celui qui vous a nantis de ce que vous savez,
vous a pourvus de fils et des troupeaux,
des jardins et des sources,
car je crains pour vous le tourment du grand jour.
Ils répondirent : Tu peux nous exhorter ou ne pas nous exhorter, c’est pareil pour nous.
Nous agissons comme ont agi nos pères,
nous ne serons pas châtiés.
Ils le traitèrent de menteur et nous les avons fait périr. Oui, c’est là un signe, mais la plupart ne croient pas.
Certes, ton Seigneur est le puissant, il a pitié.
Les Thamoud ont traité de menteurs les envoyés
quand leur frère Sâlih disait : Ne serez-vous pas fidèles ?
Je suis pour vous un apôtre sûr.
Soyez fidèles à Dieu, écoutez-moi.
Je ne vous en demande pas de salaire, c’est au Seigneur des mondes de me payer.
Est-ce que vous serez toujours en sécurité ici,
parmi les jardins et les sources,
les céréales et les palmiers à dattes ?
Vous creuserez-vous avec art des demeures dans la montagne ?
Soyez fidèles à Dieu, écoutez-moi.
N’écoutez pas les effrénés,
ils corrompent la terre, ils ne font pas le bien.
Ils répondirent : Tu n’es qu’un ensorcelé.
Tu n’es qu’un homme, comme nous. Apporte-nous un signe, si tu dis vrai.
Il dit : Voici une chamelle. A elle de boire tel jour et à vous tel autre jour.
Ne lui faites aucun mal ou vous serez pris par le tourment le jour terrible.
Mais ils l’ont sacrifiée, puis ils s’en sont repentis,
car le tourment les a pris. Oui, c’est là un signe, mais la plupart ne croient pas.
Certes, ton Seigneur est le puissant, il a pitié.
Le peuple de Loth a traité de menteurs les envoyés
quand leur frère Loth disait : Ne serez-vous pas fidèles ?
Je suis pour vous un apôtre sûr.
Soyez fidèles à Dieu, écoutez-moi.
Je ne vous demande pas de salaire, c’est au Seigneur des mondes de me payer.
Est-ce que vous irez aux mâles de ce monde
et laisserez vos femmes que votre Seigneur a créées pour vous ? car vous êtes des transgresseurs.
Ils répondirent : Si tu ne cesses pas, Loth, tu seras chassé.
Il dit : J’ai vos actes en haine.
Seigneur, sauve-nous de leurs actes, moi et les miens.
Nous les avons sauvés, lui et tous les siens,
sauf une vieille qui s’attardait,
et avons anéanti les autres.
Nous avons fait pleuvoir sur eux. Quelle mauvaise pluie sur ceux qui étaient avertis !
Oui, c’est là un signe, mais la plupart ne croient pas.
Certes, ton Seigneur est le puissant, il a pitié.
Les hommes du bocage ont traité de menteurs les envoyés
quand Shoaïb leur disait : Ne serez-vous pas fidèles ?
Je suis pour vous un apôtre sûr.
Soyez fidèles à Dieu, écoutez-moi.
Je ne vous en demande pas de salaire, c’est au Seigneur des mondes de me payer.
Faites juste mesure, ne soyez pas de ceux qui font perdre.
Pesez avec une balance juste.
Ne lésez pas les gens dans leurs biens, ne soyez pas malfaisants, ne corrompez pas la terre.
Soyez fidèles à celui qui vous a créés vous et vos devanciers.
Ils répondirent : Tu n’es qu’un ensorcelé.
Tu n’es qu’un homme comme nous et nous pensons que tu mens.
Fais tomber le ciel en morceaux sur nous, si tu dis vrai.
Il dit : Mon Seigneur est renseigné sur vos actes.
Ils l’ont traité de menteur. Et le tourment du jour d’ombre les a pris, le tourment du jour grand.
Oui, c’est là un signe, mais la plupart ne croient pas.
Certes, ton Seigneur est le puissant, il a pitié.
Oui, c’est là une révélation du Seigneur des mondes,
elle est descendue par l’esprit fidèle
dans ton cœur pour que tu avertisses
en pure langue arabe.
Elle était dans les écrits des anciens.
N’est-ce pas un signe pour eux que les docteurs d’Israël la connaissent ?
Si nous l’avions révélée à un étranger,
il l’aurait lue devant eux sans qu’ils y croient.
Nous procédons ainsi dans les cœurs des criminels.
Ils ne croiront pas avant de voir l’affreux tourment.
Le tourment sera soudain sur eux sans qu’ils s’en soient doutés.
Alors ils diront : Est-ce qu’on va nous faire attendre ?
Eh bien, veulent-ils hâter le tourment ?
Ne vois-tu pas que si nous les laissons profiter quelques années encore
et qu’ensuite vienne à eux ce dont ils sont menacés,
leurs biens ne leur profiteront pas.
Nous n’avons pas détruit de ville sans lui avoir donné des avertisseurs
pour qu’elle y pense, et nous ne sommes pas injuste.
Ce ne sont pas les satans qui apportent la révélation,
ce n’est pas leur rôle, ils ne pourraient pas,
ils sont empêchés de l’entendre.
Ne prie donc pas d’autres dieux que Dieu, ou bien tu serais châtié.
Avertis tes proches dans ton clan.
Protège de ton aile les croyants qui te suivent.
S’ils se révoltent, dis-leur : Je ne suis pas chargé de vos actes.
Et fie-toi au Puissant, au Miséricordieux
qui te voit prier debout
et te joindre à ceux qui se prosternent,
car il entend et il sait.
Faut-il vous dire qui les satans visitent ?
Ils visitent tout fauteur de calomnie.
Ils entendent des bribes, mais la plupart sont menteurs.
Quant aux poètes, ce sont les égarés qui les suivent.
Ne les vois-tu pas errer dans les vallées
et dire ce qu’ils ne font pas ?
sauf ceux qui croient, ceux dont l’œuvre est fidèle et qui prient souvent Dieu et se défendent quand on les attaque. Mais les injustes vont savoir où ils vont.
Tâ. Sîn. Versets du Coran et du livre explicite.
C’est un guide et une bonne nouvelle pour les croyants
qui font la prière, acquittent l’aumône et sont sûrs de l’autre vie.
Ceux qui ne croient pas à l’autre vie, nous leur embellissons leurs actes et ils vont en aveugles.
A eux le pire tourment. Ils seront les grands perdants dans l’autre vie.
Oui, tu as reçu ce Coran de la part du Sage qui sait.
Moïse disait à sa famille : J’aperçois un feu, je vais vous en rapporter des nouvelles ou un tison ardent, peut-être vous réchaufferez-vous.
Quand il y arriva, il lui fut crié : Béni soit celui qui est dans ce feu et autour, gloire à Dieu, le Seigneur des mondes.
O Moïse, je suis Dieu, le Puissant, le Sage.
Jette ton bâton. Et quand Moïse vit celui-ci s’agiter comme un serpent, il tourna le dos, mais ne put faire un pas. O Moïse, n’aie pas peur. Les envoyés n’ont pas peur près de moi,
sauf les coupables. Mais s’ils passent du mal au bien, oui je pardonne, j’ai pitié.
Mets ta main dans ta tunique et elle en sortira blanche, mais sans dommage. C’est un des neuf signes pour Pharaon et son peuple, un peuple pervers.
Quand leur vinrent nos clairs signes, ils dirent : C’est de la sorcellerie flagrante.
Ils les ont niés à tort, par orgueil, car au fond ils y croyaient. Et vois comme ont fini ces semeurs de désordre.
Nous avons donné une science à David et à Salomon. Ils dirent : Louange à Dieu qui nous met au-dessus de beaucoup de ses esclaves croyants.
Salomon hérita de David et dit : O hommes, on nous a appris le langage des oiseaux et nous sommes comblé de biens. C’est là une grâce manifeste.
Salomon rassembla ses armées de djinns, d’hommes et d’oiseaux et les mit en rangs.
Quand elles arrivèrent à la vallée des fourmis, une fourmi dit : O fourmis, entrez dans vos demeures de peur que Salomon et ses armées ne vous écrasent à leur insu.
Salomon sourit de cette parole et dit : Seigneur, permets-moi de te remercier du bienfait dont tu nous as comblés, moi et mes parents, et d’accomplir le bien que tu agrées. Fais-moi entrer par ta miséricorde parmi tes esclaves justes.
Il passa en revue les oiseaux et dit : Pourquoi ne vois-je pas la huppe ? Est-elle absente ?
Je la châtierai fort ou je l’égorgerai, à moins qu’elle ne m’apporte une excuse probante.
Peu après, la huppe revint et dit : Je connais quelque chose que tu ne connais pas. Je t’apporte une sûre nouvelle des Saba.
J'ai vu qu’une femme est leur reine, elle est comblée de biens et elle a un grand trône.
J'ai vu qu’elle et son peuple se prosternent devant le soleil et non devant Dieu. Le satan leur a embelli leurs actions et les a écartés du sentier, ils ne sont pas guidés.
Ne se prosterneront-ils pas devant Dieu qui dévoile ce qui se cache au ciel et sur terre et sait ce que vous cachez comme ce que vous ébruitez.
Dieu, il n’y a de dieu que lui, est le Seigneur du trône sans borne.
Salomon dit : Nous allons voir si tu dis vrai ou si tu mens.
Pars avec ma lettre que voici, lance-la sur les Saba et attends à l’écart pour voir ce qu’ils répondront.
La reine dit : Vous les grands, on m’a lancé une noble missive.
Elle est de Salomon, elle dit : Au nom de Dieu le Miséricordieux plein de miséricorde,
ne faites pas les superbes avec moi, venez à moi en soumis.
La reine dit : Vous les grands, répondez sur cette affaire, je ne déciderai rien dont vous ne soyez témoins.
Ils répondirent : Nous sommes forts, notre puissance est terrible, mais l’affaire te regarde. Vois ce que tu veux faire.
Elle dit : Quand les rois entrent dans une ville, ils la saccagent et réduisent à la misère ses grands. Voilà ce qu’ils font.
Moi, je vais leur envoyer un présent et j’attendrai ce que rapporteront les émissaires.
Ils vinrent à Salomon qui leur dit : Quels présents m’apportez-vous ? Ce que Dieu m’a donné vaut mieux que ce qu’il vous a donné, mais vous êtes fiers de vos présents.
Retournez à vos gens, nous allons marcher contre eux, avec des armées irrésistibles, nous les chasserons de leur pays, ils seront humiliés et avilis.
Et il dit à ses grands : Qui de vous m’apportera ce trône avant que ces gens ne viennent se soumettre ?
Un diable des djinns dit : Je l’apporterai avant que tu te lèves de ta place, j’en suis capable, tu peux me croire.
Quelqu’un qui avait connaissance du livre dit : Je l’apporterai avant que ton regard revienne à toi. Quand Salomon vit le trône devant lui, il dit : C’est une grâce de mon Seigneur qui veut voir si je lui saurai gré ou si je serai ingrat. Quiconque sait gré, c’est pour son bien. Quiconque est ingrat, mon Seigneur se suffit et il est généreux.
Et il dit : Rendez son trône méconnaissable. Nous verrons si la reine est bien guidée ou non.
Quand elle arriva, on lui dit : Ton trône est-il ainsi ? Elle répondit : Il me semble que c’est lui, la science nous a déjà été donnée et nous sommes soumis.
Mais ce qu’elle adorait hors de Dieu l’avait détournée, elle était d’un peuple incroyant.
On lui dit : Entre dans le palais. Quand elle le vit, elle crut que c’était une pièce d’eau et découvrit ses mollets. Salomon lui dit : C’est un palais dallé de cristal. Elle dit : Seigneur, je me suis lésée moi-même. Je me soumets, avec Salomon, à Dieu le Seigneur des mondes.
Oui, nous avons envoyé aux Thamoud leur frère Salih leur dire : Adorez Dieu. Ils se divisèrent en deux groupes et se querellèrent.
Il leur dit : Mon peuple, pourquoi vous empresser au mal plus qu’au bien ? Pourquoi ne pas demander pardon à Dieu ? Peut-être vous fera-t-il miséricorde.
Ils répondirent : Nous augurons mal de toi et des tiens. Il dit : Votre augure dépend de Dieu, vous n’êtes que tentés.
Il y avait dans la ville neuf personnages qui semaient le désordre sur la terre et ne faisaient rien de bien.
Ils dirent : Jurons par Dieu de le tuer la nuit avec les siens. Et nous dirons à son vengeur : Nous n’avons pas été témoins du meurtre des siens, nous disons vrai.
Ils tramèrent une ruse, mais nous avons tramé une ruse aussi, sans qu’ils s’en doutent.
Et regarde la fin de leur ruse : nous les avons exterminés eux et leur peuple.
Voici désertes leurs demeures parce qu’ils ont été coupables. Il y a là un signe pour ceux qui savent.
Mais nous avons sauvé les croyants fidèles.
Et Loth disait à son peuple : Allez-vous faire cette infamie, vous qui voyez ?
vous désirez des hommes au lieu de femmes, vous êtes des ignorants !
Pour toute réponse, son peuple dit : Chassez de la ville la famille de Loth qui se pique de pureté.
Mais nous l’avons sauvé, lui et les siens, sauf sa femme. Nous avions décrété qu’elle serait de ceux qui restent en arrière.
Et nous avons fait pleuvoir sur eux. Quelle mauvaise pluie sur ceux qui étaient avertis !
Dis : Louange à Dieu et paix aux esclaves qu’il a choisis. Est-ce Dieu le meilleur ou ce qu’on lui ajoute ?
N’est-ce pas lui qui a créé le ciel et la terre et qui a fait pleuvoir pour faire pousser les jardins pleins de beauté dont vous vous ne sauriez faire pousser les plantes ? Y a-t-il un dieu à côté de Dieu ? Non, mais ce peuple lui donne des égaux.
N’est-ce pas lui qui a établi la terre comme séjour, y a placé les rivières et y a fixé les montagnes et a mis une barrière entre les deux mers ? Y a-t-il un dieu à côté de Dieu ? Non, mais la plupart ne savent pas.
N’est-ce pas lui qui exauce le dénué qui le prie, et lui qui dissipe le mal, et lui qui fait de vous les héritiers de la terre ? Y a-t-il un dieu à côté de Dieu ? Combien peu vous y pensez.
N’est-ce pas lui qui vous guide la nuit sur terre et sur mer, lui qui déchaîne les vents pour annoncer sa miséricorde ? Y a-t-il un dieu à côté de Dieu ? Combien Dieu est plus sublime que ce qu’on lui ajoute.
N’est-ce pas lui qui crée la création, puis il la recrée, il vous nourrit des dons du ciel et de la terre ? Y a-t-il un dieu à côté de Dieu ? Dis : Apportez vos preuves si vous dites vrai.
Dis : Les êtres des cieux et de la terre ne connaissent pas l’insondable mais Dieu le connaît. Et eux ne savent pas quand ils ressusciteront.
Non, la connaissance de l’autre vie leur fait défaut, ils sont dans le doute à son sujet et même aveugles.
Les incroyants disent : Quand nous serons poussière comme nos pères, est-ce qu’on nous fera sortir ?
Certes, on nous l’a promis comme jadis à nos pères, mais ce ne sont que des histoires d’anciens.
Réponds : Allez par la terre voir la fin des criminels.
Ne t’afflige pas sur eux et ne sois pas dans l’angoisse à cause de ce qu’ils trament.
Ils disent : Pour quand cette promesse, si vous dites vrai ?
Réponds : Une part de ce que vous voulez hâter est peut-être déjà à vos trousses.
Oui, ton Seigneur est plein de bonté pour les hommes, mais la plupart n’en savent pas gré.
Oui, ton Seigneur sait ce qu’ils gardent dans leur cœur comme ce qu’ils ébruitent !
Il n’y a de secret dans le ciel et sur la terre qui ne soit écrit dans le livre explicite.
Ce Coran raconte aux fils d’Israël la plupart de leurs désaccords.
Certes, c’est un guide et une grâce pour les croyants.
Ton Seigneur juge entre eux, car il est le puissant et il sait.
Fie-toi à Dieu, tu es dans la vérité évidente.
Tu ne peux faire entendre les morts, ni non plus faire entendre l’appel aux sourds qui tournent le dos.
Tu ne peux guider les aveugles hors de leur égarement. Tu ne fais entendre que ceux qui croient à nos signes et se soumettent.
Quand la parole s’accomplira sur eux, nous ferons sortir de terre une bête qui leur dira que les hommes ne se fiaient pas à nos signes.
Le jour où nous rassemblerons, de chaque nation, une foule qui nia nos signes, on les mettra en rang.
A leur arrivée, nous leur dirons : N’avez-vous pas nié nos signes alors que vous ne les compreniez pas ? Ou bien que faisiez-vous ?
Et la parole s’accomplira sur eux parce qu’ils furent coupables. Et ils n’auront rien à dire.
Ne voyaient-ils pas que nous avions fait la nuit pour qu’ils reposent, le jour pour qu’ils voient clair ? Oui, c’étaient là des signes pour les croyants.
Le jour où la trompette sonnera, où les êtres des cieux et de la terre seront effrayés, sauf ceux que Dieu voudra, ils viendront tous à lui s’humilier.
Tu verras les montagnes que tu crois fixes passer comme des nuages. C’est l’œuvre de Dieu qui fait tout bien et est renseigné sur vos actes.
Ce jour-là, ceux qui apporteront une œuvre bonne recevront mieux encore et seront à l’abri de l’effroi.
Mais ceux qui apporteront une œuvre mau­vaise leur face sera plongée dans le feu : N’êtes-vous pas payés de vos actes ?
Je n’ai reçu ordre que d’adorer le Seigneur de cette ville qu’il a déclarée sainte. Tout est à lui. J’ai reçu ordre d’être musulman
et de réciter ce Coran. Quiconque est bien guidé l’est pour soi. Et quiconque s’égare, dis-lui : Mon rôle n’est que d’avertir.
Dis : Louange à Dieu. Il vous montrera ses signes et vous les reconnaîtrez, votre Seigneur n’est pas sans voir vos actes.
Tâ. Sîn. Mîm.
Versets du livre explicite.
Nous te récitons pour les croyants la véritable histoire de Moïse et de Pharaon.
Pharaon faisait le hautain sur la terre et divisait le peuple. Il opprimait un groupe dont il égorgeait les fils et ne laissait vivre que les filles. Il semait le désordre.
Mais nous voulions favoriser les opprimés de la terre, en faire des guides et des héritiers.
Nous voulions les établir sur la terre et infliger par eux à Pharaon, à Haman et à leurs armées ce qu’ils redoutaient.
Nous avons révélé à la mère de Moïse : Allaite-le et si tu crains pour lui, lance-le dans le fleuve. N’aie ni crainte ni tristesse, nous te le rendrons et en ferons un envoyé.
La famille de Pharaon le recueillit et il fut leur ennemi et leur affliction, car Pharaon, Haman et leurs armées étaient en faute.
La femme de Pharaon dit : Il nous consolera tous les deux. Ne le tuez pas. Peut-être nous servira-t-il ou le prendrons-nous pour fils. Ils ne se doutaient de rien.
La mère de Moïse eut le cœur vide et elle risquait de le laisser voir si nous n’affermissions son cœur, pour qu’elle reste croyante.
Elle dit à sa sœur : Suis-le. Et sa sœur l’observait à l’écart, mais eux ne se doutaient de rien.
Nous lui avions interdit les nourrices étrangères. Sa sœur leur dit : Vous indiquerai-je une famille qui se charge de lui et lui soit dévouée ?
Et nous rendîmes Moïse à sa mère pour la consoler. Elle ne fut plus triste, elle sut que la promesse de Dieu est vraie. Mais la plupart ne le savent pas.
Quand Moïse eut sa force et sa forme, nous lui avons donné l’illumination et la science. Ainsi payons-nous ceux qui agissent bien.
Il entra dans la ville à l’insu des habitants. Il vit deux hommes se battre, un de ses partisans et un de ses adversaires. Le partisan lui demanda aide contre l’adversaire. Moïse frappa ce dernier et le tua. Et il dit : C’est là le travail du satan, l’ennemi juré qui nous égare.
Il dit : Seigneur, je me suis lésé moi-même, pardonne-moi. Et Dieu lui pardonna, car il pardonne, il a pitié.
Moïse dit : Seigneur, par les bienfaits dont tu m’as comblé, je ne serai pas le défenseur des criminels.
Le lendemain, il était inquiet et aux aguets dans la ville, et l’homme qu’il avait secouru l’appela encore. Moïse lui répondit : Certes, tu es un égaré.
Mais quand il voulut frapper leur ennemi, celui-ci cria : Moïse, veux-tu me tuer comme celui que tu as tué hier ? Tu ne veux être qu’un tyran sur la terre et non un réformateur.
Un homme accourut du bout de la ville et dit : Moïse, les grands délibèrent pour te tuer. Va-t’en, c’est un bon conseil.
Moïse partit, inquiet et aux aguets. Il dit : Seigneur, sauve-moi de ce peuple coupable.
Il alla droit vers Madian et dit : Peut-être mon Seigneur me guidera-t-il sur la bonne voie.
Il arriva au point d’eau des Madian et y trouva des gens qui abreuvaient leurs bêtes. Mais deux femmes à l’écart retenaient les leurs. Il leur dit : Que faites-vous ? Elles répondirent : Nous n’abreuverons qu’après le départ des bergers, car notre père est très vieux.
Moïse abreuva leurs bêtes puis se retira à l’ombre et dit : Seigneur, j’ai besoin de ce que tu me donneras.
L’une des deux femmes vint, timide, lui dire : Mon père t’appelle pour te payer d’avoir abreuvé nos bêtes. Et Moïse vint lui faire son récit. Le vieillard dit : Ne crains rien, tu as échappé aux coupables.
L’une des deux femmes dit : Mon père, engage-le à ton service, il est le meilleur qu’on puisse engager, il est fort et sûr.
Le vieillard dit : Je voudrais te marier à l’une de mes deux filles, à charge que tu travailles huit ans pour moi. Tu pourras rester dix ans si tu veux, mais je ne veux rien t’imposer de trop et, si Dieu veut, tu me trouveras intègre.
Moïse répondit : C’est convenu et, que je reste huit ou dix ans, ce sera sans contrainte, Dieu en est garant.
Après le temps fixé, Moïse partit avec sa famille et il vit un feu vers le mont. Il dit : Restez là, je vois un feu. Peut-être en rapporterai-je des nouvelles ou un tison pour vous chauffer.
Quand il approcha, il lui fut crié, de la berge droite de la vallée, en terre bénie, au milieu de l’arbre : Moïse, je suis Dieu le Seigneur des mondes.
Jette ton bâton. Et Moïse vit celui-ci s’agiter comme des djinns. Il tourna le dos, mais ne put faire un pas.  Moïse, avance, n’aie pas peur, tu es de ceux qui n’ont rien à craindre.
Mets ta main dans ta tunique, elle en sortira blanche, mais sans dommage. Raidis ton bras contre la peur. Voilà deux preuves de ton Seigneur destinées à Pharaon et à ses grands qui sont pervers.
Moïse dit : Seigneur, j’ai tué un des Égyptiens et je crains qu’ils ne me tuent.
Mon frère Aaron parle mieux que moi. Envoie-le avec moi m’aider pour que je sois fort. Je crains que les Égyptiens ne me traitent de menteur.
Dieu dit : Nous te ferons aider par ton frère et nous vous donnerons autorité. Ils ne vous atteindront pas. Vous deux et ceux qui vous suivront serez vainqueurs grâce à nos signes.
Quand Moïse vint avec nos signes éclatants vers eux, ils dirent : Ce n’est que de la sorcellerie inventée. Nous n’en avons pas entendu parler chez nos premiers pères.
Moïse dit : Mon Seigneur sait à qui il donne de bien guider et à qui sera la demeure dernière. Mais les coupables n’auront pas le bonheur.
Pharaon dit : Vous, les grands, je ne vous connais d’autre dieu que moi-même. Toi Haman, fais cuire des briques et construis-moi une tour, peut-être me hausserai-je jusqu’au Dieu de Moïse. Mais je pense que Moïse ment.
Pharaon et ses armées s’enorgueillirent à tort sur la terre. Ils comptaient ne pas être ramenés vers nous.
Nous l’avons saisi lui et ses armées et nous les avons jetés dans le flot. Vois donc la fin des coupables.
Nous en avons fait des guides qui appellent à la fournaise, et le jour de la résurrection, ils seront sans recours.
Nous les avons poursuivis de malédictions en cette vie, et le jour de la résurrection, ils seront des damnés.
Oui, après avoir détruit les premières générations, nous avons donné le livre à Moïse comme un appel à la clairvoyance, un guide et une grâce pour les hommes, peut-être y penseront-ils.
Tu n’étais pas sur le versant occidental quand nous avons dicté l’ordre à Moïse, tu n’étais pas parmi les témoins.
Nous avons fait naître des générations qui vécurent longtemps. Tu n’étais pas chez les Madian à leur réciter nos versets, mais nous y avons envoyé quelqu’un.
Tu n’étais pas au flanc du mont quand nous appelâmes. Mais par une grâce de ton Seigneur, tu avertis un peuple que personne n’avait averti avant toi, peut-être y penseront-ils.
Si à cause de leurs œuvres un malheur les avait atteints, ils auraient dit : Seigneur, pourquoi ne pas nous avoir envoyé un apôtre ? nous aurions suivi tes signes, nous aurions été croyants.
Mais la vérité leur est venue et ils ont dit : Pourquoi ne lui est-il pas donné ce qui fut donné à Moïse ? Eh bien, n’ont-ils pas nié ce qui fut donné à Moïse ? Ils ont dit : Voilà deux sorciers qui se prêtent main-forte. Ils ont dit : Nous ne croyons à aucun d’eux.
Dis : Apportez un livre de Dieu pour guider mieux que ces deux-là et je le suivrai si vous dites vrai.
S’ils ne te répondent pas, alors sache qu’ils ne suivent que leurs passions sans que Dieu les guide. Et qui est plus égaré que celui qui ne suit que ses passions sans que Dieu le guide. Car Dieu ne guide pas les coupables.
Oui, nous leur avons fait parvenir la parole, peut-être y penseront-ils.
Ceux à qui nous avons donné un livre avant ce livre-ci croient à ce livre-ci.
Quand on le leur lit, ils disent : Nous y croyons, c’est la vérité de notre Seigneur, nous étions déjà soumis à Dieu.
Ils recevront double salaire pour avoir été endurants, pour avoir répondu au mal par le bien, pour avoir donné de nos dons.
Quand ils entendent des futilités, ils s’écartent et disent : A nous nos actes, à vous les vôtres. Paix sur vous. Nous n’aimons pas les ignorants.
Tu ne guides pas qui tu aimes, mais Dieu guide qui il veut et il sait qui est bien guidé.
Ils ont dit : Si nous suivions le bon chemin avec toi, nous serons arrachés à notre terre. Eh bien, ne leur avons-nous pas établi un sanctuaire sûr où sont apportés les fruits de toute sorte que nous leur donnons ? Mais la plupart ne savent pas.
Combien nous avons détruit de villes qui vivaient dans le luxe. Et voilà derrière eux leurs demeures désertes ou presque, mais nous en sommes l’héritier.
Ton Seigneur n’aurait pas détruit ces villes avant d’avoir envoyé dans leur métropole un apôtre leur réciter nos versets. Nous n’avons pas à détruire des villes qui ne sont pas coupables.
Tout ce qui vous est donné n’est que profit précaire et vaine parure de ce monde. Mais ce qui est près de Dieu vaut mieux et dure davantage. Ne comprenez-vous pas ?
Celui à qui nous faisons une belle promesse et qui la verra s’accomplir est-il comme celui à qui nous ne donnons que les profits de cette vie et qui comparaîtra le jour de la résurrection ?
Le jour où Dieu les appellera, il dira : Où sont ceux que vous prétendiez m’ajouter ?
Ceux contre qui s’accomplira la parole diront : Seigneur, ceux que nous égarions, nous les égarions comme nous étions nous-mêmes égarés. Nous nous innocentons devant toi. Ce n’est pas nous qu’ils adoraient.
On leur dira : Priez vos dieux. Ils les prieront mais ils ne seront pas exaucés et ils verront le tourment. Si seulement ils s’étaient bien guidés !
Le jour où Dieu les appellera, il dira : Qu’avez-vous répondu aux envoyés ?
Ce jour-là les récits des prophètes leur sembleront obscurs et ils ne se questionneront pas.
Le repenti qui croit et dont l’œuvre est fidèle, peut-être aura-t-il le bonheur.
Ton Seigneur crée ce qu’il veut. Il choisit, et les hommes n’ont pas à choisir. Gloire à Dieu ! Qu’il est plus sublime que ce qu’on lui ajoute.
Ton Seigneur sait ce qu’ils cachent dans leur cœur comme ce qu’ils ébruitent.
Il est Dieu. Nul n’est dieu que lui. A lui la louange en cette vie et dans l’autre. A lui est le jugement et c’est à lui que vous serez ramenés.
Dis : Qu’en pensez-vous ? Si Dieu déployait sans cesse la nuit sur vous jusqu’au jour de la résurrection, quel autre dieu que Dieu vous apporterait une lumière ? N’entendez-vous pas ?
Dis : Qu’en pensez-vous ? Si Dieu déployait sans cesse le jour sur vous jusqu’au jour de la résurrection, quel autre dieu que Dieu vous apporterait une nuit pour vous reposer ? Ne voyez-vous pas ?
Dans sa miséricorde, il a établi la nuit pour vous reposer et le jour pour vous mettre en quête de ses bienfaits, peut-être lui saurez-vous gré.
Le jour où Dieu les appellera, il dira : Où sont ceux que vous prétendiez m’ajouter ?
Nous prendrons un témoin dans chaque nation et nous dirons : Apportez votre preuve. Alors ils sauront que la vérité est à Dieu et que leurs inventions les abandonnent.
Coré était du peuple de Moïse, mais il se révolta contre lui. Nous lui avions donné des trésors dont les clés étaient trop lourdes pour une troupe d’hommes forts. Son peuple lui dit : Ne te réjouis pas, Dieu n’aime pas qu’on se réjouisse.
Recherche, parmi les dons de Dieu, la demeure dernière. N’oublie pas ton lot en cette vie et sois bon comme Dieu est bon pour toi. Ne recherche pas la corruption sur la terre, Dieu n’aime pas les semeurs de désordre.
Il répondit : Je ne dois qu’à ma science ce qui m’est donné. Est-ce qu’il ne savait pas que Dieu avait déjà fait périr des générations plus fortes que lui et plus nombreuses ? Mais les coupables ne sont pas questionnés sur leurs péchés.
Il se montra à son peuple dans tout son faste. Et ceux qui n’aimaient que cette vie dirent : Si seulement nous avions la même richesse que Coré, car grande est sa fortune.
Mais ceux qui avaient la science répondirent : Malheur à vous ! Mieux vaut le salaire que Dieu donne au croyant dont l’œuvre est fidèle. Seuls les si endurants le reçoivent.
Nous avons fait engloutir par la terre Coré et sa maison. Il n’eut pas de troupes pour le secourir contre Dieu, il fut sans recours.
Le matin, ceux qui, la veille, souhaitaient sa place dirent : Malheur, Dieu dispense et mesure ses dons à ceux de ses esclaves qu’il veut. Si Dieu n’avait déployé sa bonté sur nous, il nous aurait fait engloutir. Malheur, les incroyants n’ont pas le bonheur.
La demeure dernière nous la donnons à ceux qui ne veulent sur terre ni l’orgueil ni le désordre. L’issue est aux fidèles.
Quiconque viendra avec une œuvre bonne recevra mieux encore. Quiconque viendra avec une œuvre mauvaise, eh bien, ceux dont l’œuvre est mauvaise n’auront que le salaire de leur œuvre.
Celui qui t’a inspiré le Coran te ramènera à l’endroit du retour. Dis : Mon Seigneur sait bien qui vient guider et qui est en égarement flagrant.
Tu n’espérais pas que le livre te serait envoyé. Ce fut une grâce de ton Seigneur. Ne sois donc pas l’allié des incroyants.
Qu’ils ne te détournent pas des versets de Dieu qu’on t’a révélés. Convoque à ton Seigneur, et ne sois pas de ceux qui lui ajoutent des dieux.
Ne prie pas d’autres dieux à côté de Dieu. Nul n’est dieu que lui. Tout périt sauf sa face. A lui est le jugement et c’est à lui que vous serez ramenés.
Alif. Lâm. Mîm.
Les hommes pensent-ils qu’on va les laisser dire : Nous croyons, sans les éprouver ?
Certes, nous avons éprouvé leurs devanciers. Dieu saura ceux qui disent vrai et ceux qui mentent.
Ceux dont les œuvres sont mauvaises, pensent-ils nous échapper ? Ils se trompent beaucoup.
Celui qui compte rencontrer Dieu, eh bien, le jour de Dieu approche. Oui, Dieu entend et il sait.
Celui qui combat, combat pour soi, car Dieu se suffit et n’a pas besoin des mondes.
Les croyants dont l’œuvre est fidèle, nous les laverons de leurs fautes et les paierons de leurs meilleurs actes.
Nous avons ordonné à l’homme d’être bon pour ses père et mère, mais si ceux-ci te forcent à m’ajouter ce dont tu ne sais rien, ne leur obéis pas. Vous reviendrez vers moi et je vous montrerai vos actes.
Les croyants dont l’œuvre est fidèle, nous les mettrons parmi les justes.
Certains disent : Nous croyons en Dieu. Mais s’ils sont maltraités à cause de Dieu, ils prennent cette violence des hommes pour un châtiment de Dieu. S’il leur vient un secours de ton Seigneur, alors ils disent aux croyants : Oui, nous sommes avec vous. Mais est-ce que Dieu ne sait pas ce qu’il y a dans tous les cœurs des mondes ?
Oui, Dieu sait qui est croyant et il sait qui est hypocrite.
Les incroyants disent aux croyants : Suivez notre sentier, nous porterons le poids de vos fautes. Mais ils ne portent pas même une part de leurs fautes, ils mentent.
Certes, ils porteront leurs fardeaux, et d’autres fardeaux avec les leurs, et le jour de la résurrection, on leur demandera compte de leurs inventions.
Oui, nous avons envoyé Noé à son peuple et il y est demeuré neuf cent cinquante ans. Et le déluge emporta ce peuple coupable.
Mais nous avons sauvé ceux qui étaient dans l’arche et en avons fait un signe pour les mondes.
Et Abraham dit à son peuple : Adorez Dieu, soyez-lui fidèles. C’est mieux pour vous, si vous saviez !
Vous n’adorez hors de Dieu que des idoles et vous inventez un mensonge. Ceux que vous adorez hors de Dieu ne peuvent vous nourrir. Recherchez près de Dieu votre nourriture. Adorez-le et sachez-lui gré, car vous serez ramenés vers lui.
Si vous criez au mensonge, d’autres nations avant vous ont crié au mensonge. Le rôle de l’apôtre n’est que de parler clair.
Ne voient-ils pas comment Dieu crée la création et la recrée ? C’est facile à Dieu.
Dis : Parcourez la terre et voyez comment il a commencé la création. Eh bien Dieu la fera renaître une dernière fois, Dieu peut tout.
Il tourmente qui il veut et fait grâce à qui il veut et vous serez ramenés vers lui.
Vous ne pouvez l’affaiblir sur la terre ni dans le ciel. Vous n’avez ni protecteur ni secours hors de Dieu.
Ceux qui ne croient pas aux signes de Dieu ni à sa rencontre, c’est qu’ils désespèrent de ma miséricorde. A eux l’affreux tourment.
Son peuple répondit seulement : Qu’on le tue ou qu’on le brûle. Mais Dieu le sauva du feu. Voilà des signes pour ceux qui croient.
Abraham dit : C’est votre amour mutuel qui, en cette vie, vous a fait adopter des idoles au lieu de Dieu, mais le jour de la résurrection, vous vous renierez et maudirez les uns les autres. Vous aurez le feu pour refuge et serez sans recours.
Loth crut en lui et dit : Je me retire près de mon Seigneur, car il est le puissant, le sage.
Et nous avons donné Isaac et Jacob à Abraham et établi dans sa descendance la prophétie et le livre. Nous lui avons donné son salaire en cette vie, oui, et dans l’autre il est parmi les justes.
Et Loth dit à son peuple : Vous faites une infamie que personne au monde n’a faite avant vous.
Est-ce que vous irez à des mâles ? couperez-vous les chemins ? ferez-vous le mal dans vos assemblées ? Pour toute réponse, son peuple dit : Montre-nous le châtiment de Dieu, si tu dis vrai.
Il dit : Seigneur, sauve-moi de ces semeurs de désordre.
Quand nos envoyés annoncèrent à Abraham : Nous allons faire périr les gens de cette ville, car ils sont coupables,
il répondit : Mais Loth y habite. Ils dirent : Nous savons bien qui habite là, mais nous le sauverons, lui et sa famille, sauf sa femme qui restera en arrière.
Et quand nos envoyés vinrent chez Loth, il s’affligea de ne pouvoir les protéger. Ils lui dirent : N’aie ni crainte ni tristesse, nous te sauverons, toi et ta famille, sauf ta femme qui restera en arrière.
Mais nous allons faire tomber du ciel un cataclysme sur les gens de cette ville, car ils sont pervers.
Et nous en avons laissé un signe évident pour les intelligents.
Et aux Madian nous avons envoyé leur frère Shoaïb. Il leur dit : Mon peuple, adorez Dieu, espérez le jour dernier et ne semez pas le désordre sur la terre.
Ils le traitèrent de menteur. Le cataclysme les saisit et le matin ils gisaient dans leurs demeures.
De même, les Ad et les Thamoud, vous voyez leurs demeures. Le satan leur embellissait leurs actes et les détournait du sentier, mais ils auraient pu voir clair.
De même Coré et Pharaon et Haman, Moïse leur vint avec des preuves, mais ils s’enorgueillirent sur la terre et ne purent nous échapper.
Nous les emportâmes chacun pour son péché. Aux uns l’ouragan déchaîné. D’autres, le cri les saisit. D’autres, nous les engloutîmes dans la terre. D’autres, nous les noyâmes. Ce n’était pas à Dieu de les léser, ils se sont lésés eux-mêmes.
Ceux qui prennent d’autres protecteurs que Dieu sont comme l’araignée qui se tisse sa demeure. Oui, la plus frêle des demeures est celle de l’araignée. S’ils savaient !
Dieu sait que ce qu’on prie hors de lui n’est rien, car il est le puissant, le sage.
Nous proposons des comparaisons, mais ceux qui savent sont seuls à les comprendre.
Dieu a vraiment créé les cieux et la terre, et c’est bien là un signe pour les croyants.
Récite ce qui t’est révélé du livre et fais la prière, car la prière éloigne l’infamie et le péché, mais se souvenir de Dieu est plus grand et Dieu sait ce que vous faites.
Ne discutez que courtoisement avec ceux qui ont le livre, sauf avec ceux d’entre eux qui sont injustes. Dites : Nous croyons à ce qu’on nous a révélé et à ce qu’on vous a révélé. Notre Dieu est unique, le même que le vôtre et nous lui sommes soumis.
Nous t’avons ainsi révélé le livre. Ceux à qui nous avons révélé le livre y croient et il y a ici des gens qui y croient. Seuls les infidèles nient nos versets.
Tu ne récitais aucun livre avant celui-ci, tu n’en écrivais aucun. Les imposteurs, alors, auraient eu des soupçons.
Mais voilà de clairs versets dans les cœurs qui reçoivent la science. Seuls les coupables nient nos versets.
Ils disent : Que ne lui a-t-on révélé des signes de son Seigneur ! Réponds : Les signes sont en si Dieu, mon rôle n’est que d’avertir clairement.
Ne leur suffit-il pas que nous t’ayons révélé le livre qui leur est récité ? C’est une grâce et un avertissement pour ceux qui croient.
Dis : Dieu suffit comme témoin entre vous et moi. Il connaît les êtres des cieux et de la terre. Ceux qui croient à l’erreur et ne croient pas en Dieu sont les perdants.
Ils te demandent de hâter la venue du tourment. Si le terme n’était fixé, le tourment serait déjà sur eux. Il les surprendra, soudain, sans qu’ils s’en doutent.
Ils te demandent de hâter la venue du tourment, mais la géhenne va cerner les incroyants.
Ce jour-là, le tourment les enveloppera par-dessus et par-dessous et dira : Goûtez vos actes.
Vous, mes esclaves croyants, ma terre est vaste, adorez-moi.
Toute âme goûtera la mort et vous serez ramenés vers nous.
Les croyants dont l’œuvre est fidèle, nous les installerons pour toujours dans des chambres, au jardin où les ruisseaux circulent. Qu’il est beau le salaire de ceux qui font le bien,
des endurants qui se sont fiés à leur Seigneur !
Combien d’animaux n’ont pas souci de leur nourriture et Dieu les nourrit comme il vous nourrit, car il entend et il sait.
Si tu leur demandes : Qui a créé les cieux et la terre et soumis le soleil et la lune ? ils répondent : Dieu. Alors pourquoi sont-ils si stupides ?
Dieu dispense ou mesure ses dons à qui il veut parmi ses esclaves. Oui, Dieu sait tout.
Si tu demandes : Qui fait pleuvoir pour faire revivre la terre morte ? ils répondent : Dieu. Dis : Loué soit-il. Mais la plupart ne comprennent pas.
Cette vie n’est que jeu et passe-temps, mais la vraie vie est dans la demeure dernière. S’ils savaient !
Quand ils montent sur un navire, ils prient Dieu et lui vouent un culte pur. Et une fois qu’il les a ramenés saufs à terre, les voilà qui lui ajoutent des dieux.
Oui, qu’ils soient ingrats pour nos dons, qu’ils profitent, et bientôt ils sauront.
Ne voient-ils pas que nous avons établi un sanctuaire sûr tandis qu’à l’entour on enlève les gens ? Est-ce qu’ils vont croire à l’erreur au lieu de reconnaître les bienfaits de Dieu ?
Quoi de plus injuste que d’inventer un mensonge contre Dieu ou de nier la vérité qui est venue ? N’y a-t-il pas de logis dans la géhenne pour les incroyants ?
Mais ceux qui auront combattu pour nous, nous les guiderons dans nos sentiers. Oui, Dieu est avec ceux qui agissent bien.
Alif. Lâm. Mîm.
Les Romains ont été vaincus dans le pays voisin,
mais après leur défaite, ils seront vainqueurs dans quelques années.
Mais Dieu est le maître après comme avant, et les croyants se réjouiront ce jour-là
du secours de Dieu. Il secourt qui il veut, il est le puissant, il a pitié.
Promesse de Dieu. Et Dieu ne manque pas à sa promesse, mais la plupart ne savent pas.
Ils connaissent l’aspect de cette vie et ne se soucient pas de l’autre.
N’ont-ils pas réfléchi ? Certes, Dieu a vraiment créé les cieux, la terre et l’entre-deux avec leur délai fixé, mais beaucoup ne comptent pas rencontrer leur Seigneur.
Ne parcourent-ils pas la terre ? ne voient-ils pas la fin de leurs devanciers qui étaient plus forts qu’eux, avaient labouré la terre et l’avaient peuplée plus qu’eux ? Les apôtres de ces peuples vinrent avec des preuves, car Dieu n’avait pas à les léser, mais ils se sont lésés eux-mêmes.
La fin des malfaisants est mauvaise parce qu’ils nient les signes de Dieu et s’en moquent.
Oui, Dieu crée la création et il la recrée et vous serez tous ramenés vers lui.
Le jour où viendra l’heure, les criminels seront au désespoir.
Les dieux qu’ils ajoutent à Dieu n’intercéderont pas pour eux, et ils n’y croiront plus.
Le jour où viendra l’heure, ils se diviseront.
Les croyants dont l’œuvre est fidèle se réjouiront sur un parterre en fleur,
mais les incroyants qui nient nos signes et la rencontre de l’autre vie seront dans le tourment.
Gloire à Dieu quand vous atteignez le soir et quand vous atteignez le matin.
Louange à lui dans les cieux et sur la terre pendant la nuit et en plein midi.
Il fait sortir le vivant du mort et le mort du vivant. Il fait revivre la terre quand elle est morte et de même il vous ressuscitera.
Un de ses signes est de vous avoir créés de poussière et vous voici des hommes épars sur toute la terre.
Un de ses signes est d’avoir créé de vous des femmes près de qui vous reposer et d’avoir instauré entre vous l’amour et la bonté. Oui, ce sont là des signes pour ceux qui réfléchissent.
Un de ses signes est d’avoir créé les cieux et la terre et la diversité de vos idiomes et de vos couleurs. Oui, ce sont là des signes pour ceux qui savent.
Un de ses signes est votre sommeil de nuit et de jour, et aussi votre quête de ses bienfaits. Oui, ce sont là des signes pour ceux qui entendent.
Un de ses signes est de vous faire voir l’éclair, espoir et crainte, et faire pleuvoir pour faire revivre la terre morte. Oui, ce sont là des signes pour ceux qui comprennent.
Un de ses signes est que, sur son ordre, le ciel et la terre se maintiennent et puis quand il vous appellera, vous sortirez de terre.
A lui sont les êtres des cieux et de la terre et tous l’écoutent.
C’est lui qui crée la création puis il la recrée, ce lui est facile. Son exemple est sublime dans les cieux et sur la terre, car il est le puissant, le sage.
Il vous a proposé une comparaison de chez vous : Associez-vous vos esclaves aux biens que nous vous donnons jusqu’à en faire vos égaux ? Les craignez-vous comme vous vous craignez entre vous ? Ainsi expliquons-nous nos versets à ceux qui comprennent.
Mais les coupables suivent leurs passions sans rien savoir. Qui est-ce qui guidera ceux que Dieu égare ? Ils sont sans recours.
Tiens-toi tourné vers la religion en sincère, selon la nature que Dieu a donnée à l’homme en le créant. Il n’y a pas de changement dans la création de Dieu. C’est la religion immuable, mais la plupart ne le savent pas.
Revenez à lui, soyez-lui fidèles. Faites la prière et ne soyez pas de ceux qui lui ajoutent des dieux,
de ceux qui scindent la religion et forment des sectes, et chaque ligue est fière de son lot.
Quand un malheur atteint les hommes, ils reviennent à leur Seigneur et le prient. Et quand il leur fait goûter sa miséricorde, certains lui ajoutent des dieux,
sans nous savoir gré de nos dons. Profitez donc et vous allez savoir.
Leur avons-nous donc envoyé quelque autorité en faveur de ce qu’ils ajoutaient à Dieu ?
Quand nous faisons goûter aux hommes une grâce, ils s’en réjouissent, et si un mal les atteint à cause de leurs actes, ils sont au désespoir.
Ne voient-ils pas que Dieu dispense et mesure ses dons à qui il veut ? Oui, ce sont là des signes pour les croyants.
Donne leur dû au proche, au pauvre et au voyageur. C’est un bien pour ceux qui désirent la face de Dieu. A eux le bonheur.
Ce que vous prêtez à intérêt pour l’accroître du bien d’autrui ne s’accroît pas auprès de Dieu, mais l’aumône que vous donnez par désir de la face de Dieu, voilà ce qui double votre salaire.
C’est Dieu qui vous a créés, vous a nourris et vous fera mourir puis revivre. Est-il un seul de ceux que vous lui ajoutez qui puisse faire quoi que ce soit de pareil ? Gloire à lui ! il est plus sublime que ce qu’ils lui ajoutent.
Le désordre est venu sur terre et sur mer par l’œuvre des hommes pour que Dieu leur fasse goûter une part de leur œuvre. Peut-être se repentiront-ils.
Dis : Parcourez la terre et voyez la fin de vos devanciers. La plupart ajou­taient des dieux.
Tiens-toi tourné vers la religion immuable avant que ne vienne de Dieu un jour inéluctable. Ce jour-là, les hommes seront en deux groupes.
Les incroyants, leur incroyance tournera contre eux, mais les bienfaisants se seront préparé leur place.
Ainsi Dieu paiera-t-il de sa grâce les croyants dont l’œuvre est fidèle, car il n’aime pas les incroyants.
Un de ses signes est qu’il déchaîne les vents annonciateurs pour vous faire goûter de sa miséricorde, faire voguer le navire sur son ordre et que vous alliez en quête de ses dons. Peut-être lui saurez-vous gré.
Nous avons avant toi envoyé des apôtres chacun à son peuple. Ils sont venus avec des preuves et nous avons tiré vengeance des criminels, car c’était à nous de secourir les croyants.
Dieu déchaîne les vents pour soulever les nuages qu’il déploie dans le ciel comme il veut et qu’il met en pièces, et tu vois l’averse sortir de leurs flancs. Quand l’averse atteint ceux de ses esclaves qu’il veut, ceux-ci sont en liesse,
mais avant l’averse, ils étaient au désespoir.
Vois les traces de la miséricorde de Dieu : comment il fait revivre la terre morte. Certes, c’est lui qui rend la vie aux morts, car il peut tout.
Mais si nous déchaînons un vent jaune de sable, les hommes restent incroyants.
Non, tu ne feras pas entendre aux morts cet appel, tu ne le feras pas entendre aux sourds qui tournent le dos.
Tu ne guideras pas les aveugles, tu ne les tireras pas d’erreur. Tu ne fais entendre que ceux qui croient à nos signes, et ils deviennent soumis.
Dieu vous a créés faibles, puis il vous donne la force après la faiblesse, puis la faiblesse et la vieillesse après la force. Il crée ce qu’il veut, car il sait et il peut.
Le jour où surgira l’heure, les coupables jureront n’être restés qu’un moment. Telle sera leur stupidité.
Mais ceux qui ont reçu la science et la foi diront : Vous êtes restés dans le livre de Dieu jusqu’au jour de la résurrection et voici venu le jour de la résurrection, mais vous ne le saviez pas.
Ce jour-là, les excuses des coupables ne vaudront rien, on ne les entendra pas.
Nous avons proposé aux hommes dans ce Coran toutes sortes de comparaisons, mais quand tu apportes un signe aux incroyants, ils disent : Vous n’êtes que des imposteurs.
Dieu scelle ainsi le cœur de ceux qui ne savent pas.
Sois endurant. La promesse de Dieu est vraie. Que les incertains ne t’ébranlent pas.
Alif. Lâm. Mîm.
Versets du livre sage,
guide et grâce pour ceux qui agissent bien,
qui font la prière, acquittent l’aumône et sont sûrs de l’autre vie.
Voilà ceux qui sont guidés par leur Seigneur, voilà les heureux.
Tel ignorant achète des discours plaisants pour écarter du sentier de Dieu et s’en moquer. A eux la honte du tourment.
Quand on lui récite nos versets, il s’en détourne avec orgueil comme s’il n’entendait pas, comme s’il avait un défaut dans l’oreille. Annonce-lui l’affreux tourment.
Mais les croyants dont l’œuvre est fidèle auront les jardins du délice
pour toujours. Promesse de Dieu, oui, lui qui est le puissant, le sage.
Il a créé les cieux sans piliers visibles, il a fixé les monts sur la terre pour qu’elle ne bouge pas sous vos pieds, et il a mis toutes sortes d’animaux. Nous avons fait pleuvoir l’eau et croître par couples les plantes utiles.
Voilà ce que Dieu a créé. Montrez-moi donc ce que les autres ont créé. Les coupables sont dans une erreur flagrante.
Nous avons donné la sagesse à Loqman : Sache gré à Dieu. Qui lui sait gré sait gré pour soi. Qui est ingrat, Dieu se suffit, mais il mérite louange.
Quand Loqman exhortait son fils, il lui disait : Mon fils, n’ajoute rien à Dieu. Ajouter est une faute grave.
Nous avons ordonné à l’homme, à l’égard de ses père et mère, car sa mère l’a porté, faiblesse sur faiblesse, et il a été sevré à deux ans : Sache-nous gré à moi et à eux, car l’avenir est à moi.
S’ils te forcent à m’ajouter ce que tu ne connais pas, ne les écoute pas, mais sois convenable avec eux en cette vie. Suis le sentier de celui qui revient à moi, car vous reviendrez vers moi et je vous montrerai vos actes.
Mon fils, même ce qui ne pèse qu’un grain de sanve et se cache dans un rocher ou dans les cieux ou sur la terre, Dieu le fait voir. Dieu est subtil et renseigné.
Mon fils, fais la prière, ordonne le bien, interdis le mal, endure ce qui t’atteint. Ce sont là de bonnes dispositions.
Ne détourne pas ton visage des hommes. Ne marche pas sur la terre avec arrogance, car Dieu n’aime pas l’insolent plein de morgue.
Marche avec modestie, baisse un peu la voix car la voix de l’âne est la plus odieuse.
Ne voyez-vous pas que Dieu vous a soumis les êtres des cieux et de la terre et qu’il a versé sur vous ses bienfaits flagrants ou secrets ? Mais il y a des hommes qui disputent de Dieu sans savoir, sans avoir de guide ni de livre lumineux.
On leur dit : Suivez ce que Dieu révèle. Ils répondent : Non, nous ne suivons que la coutume de nos pères. Et si le satan les appelait au tourment du brasier !
Se soumettre à Dieu et bien agir, c’est prendre l’anse la plus solide, car toute fin est à Dieu.
Les infidèles, que leur infidélité ne t’attriste pas. Ils seront ramenés vers nous et nous leur montrerons leurs actes, car Dieu sait les pensées des cœurs.
Nous les ferons profiter un temps puis nous les livrerons au dur tourment.
Tu leur demandes : Qui créa les cieux et la terre ? Ils répondent : Dieu. Dis : Louange à Dieu. Mais la plupart ne savent pas.
A Dieu sont les êtres des cieux et de la terre. Dieu se suffit, mais il mérite louange.
Si tous les arbres servaient de calames et que toute la mer avec sept autres mers serve d’encre, ce ne serait pas assez pour écrire les décrets de Dieu, car Dieu est le puissant, le sage.
Votre création et votre résurrection c’est comme d’un seul homme pour lui, car Dieu entend et il voit.
Ne vois-tu pas que Dieu fait entrer la nuit dans le jour et entrer le jour dans la nuit. Il contraint le soleil et la lune à voguer vers leur terme. Et Dieu est renseigné sur vos actes.
Car Dieu est la vérité, ce qu’on prie d’autre que lui est l’erreur. Dieu est sublime et grand.
Ne vois-tu pas le navire voguer sur mer grâce à Dieu qui vous montre des signes. Certes, ce sont là des signes pour tous ceux qui endurent et qui savent gré.
Quand une vague ténébreuse les recouvre, ils prient Dieu, leur culte est pur. Et quand il les ramène sains et saufs au rivage, certains restent en bonne voie. Seul le traître ingrat nie nos signes.
Hommes, soyez fidèles à votre Seigneur. Craignez le jour où le père ne pourra plus rien pour son enfant ni l’enfant pour son père. La promesse de Dieu est vraie. Que cette vie ne vous trompe pas, que le trompeur ne vous trompe pas sur Dieu.
C’est Dieu qui a la science de l’Heure. Il fait descendre l’averse, il sait ce qui est dans les matrices. On ne sait pas ce qu’on gagnera demain, on ne sait pas où on mourra, mais Dieu sait tout, il est renseigné.
Alif. Lâm. Mîm.
Nul doute c’est le Seigneur des mondes qui a révélé le livre.
Est-ce qu’ils disent que tu l’as inventé ? Non, il est la vérité de ton Seigneur pour te faire avertir un peuple que personne avant toi n’était venu avertir. Peut-être seront-ils guidés.
Dieu a créé en six jours les cieux, la terre et l’entre-deux et il s’est assis sur le trône. Vous n’avez d’autre protecteur ni d’autre intercesseur que lui. Ne réfléchirez-vous pas ?
Du ciel, il ordonne tout sur la terre et tout remonte à lui en un jour qui dure mille de vos années.
Il connaît l’insondable comme l’évident, il est le puissant, le miséricordieux.
Il a réussi tout ce qu’il a créé. Il a formé l’homme avec de l’argile,
il lui a fait une descendance avec une goutte d’un vil liquide.
Il l’a formé harmonieusement et lui a insufflé de son esprit. Il vous a donné l’ouïe, la vue, le cœur. Combien peu vous lui savez gré.
Ils disent : Quand nous serons dissous dans la terre, est-ce que vraiment nous serons créés de nouveau ? Ils ne comptent pas rencontrer leur Seigneur.
Dis : L’ange de mort chargé de vous vous rappellera et vous serez ramenés vers votre Seigneur.
Si tu voyais les criminels, la tête basse devant leur Seigneur, quand ils diront : Seigneur, nous avons vu et entendu, ramène-nous sur terre, nous ferons œuvre fidèle, notre foi sera ferme.
Si nous avions voulu, nous aurions guidé chacun. Mais ma parole s’accomplira : J’emplirai la géhenne de djinns et d’hommes réunis.
Pour avoir oublié la rencontre de notre jour que voici, goûtez-y. Nous vous avons oubliés. Pour vos actes, goûtez le perpétuel tourment.
Ne croient en nos signes que ceux qui tombent en prosternement quand on les leur mentionne, exaltent la louange de leur Seigneur et sont sans orgueil.
Ils s’arrachent de leur lit pour prier leur Seigneur avec crainte et désir et pour donner de nos dons.
Personne ne sait quelle consolation leur est réservée pour salaire de leurs actes.
Est-ce que le croyant serait comme le pervers ? Non, ils ne seront pas égaux.
Les croyants dont l’œuvre est fidèle logeront dans les jardins du refuge pour salaire de leurs actes.
Mais le refuge des pervers sera le feu. Chaque fois qu’ils voudront en sortir, ils y seront ramenés et on leur dira : Goûtez ce tourment de feu que vous avez nié.
Certes, nous leur ferons goûter le tourment d’ici-bas avant le grand tourment. Peut-être reviendront-ils.
Quoi de plus coupable, une fois averti par les signes de son Seigneur, que de s’en détourner ? Mais nous nous vengerons des criminels.
Oui, nous avons donné le livre à Moïse. Ne doute pas de sa rencontre. Et nous en avons fait un guide pour les fils d’Israël.
Nous leur avons donné des conducteurs de chez eux pour les guider sur notre ordre parce qu’ils ont été endurants et sûrs de nos signes.
Ton Seigneur tranchera leurs différends le jour de la résurrection.
Est-ce que ne les guide pas de voir combien nous avons détruit avant eux de générations dont ils foulent les demeures. Oui, ce sont là des signes. N’entendent-ils pas ?
Ne nous ont-ils pas vu jeter la pluie sur la terre aride pour faire surgir les céréales dont ils mangent eux et leurs troupeaux. Ne voient-ils pas ?
Ils disent : A quand cette victoire, si vous dites vrai ?
Dis : Le jour de la victoire, les incroyants se mettront en vain à croire, ils n’auront plus rien à attendre.
Écarte-toi d’eux et attends. Ils attendent aussi.
Prophète, sois fidèle à Dieu. N’écoute ni les incroyants ni les hypocrites, car Dieu sait, il est le sage.
Suis ce que te révèle ton Seigneur, car Dieu est renseigné sur vos actes.
Fie-toi à Dieu, car Dieu suffit comme protecteur.
Dieu n’a pas mis deux cœurs dans la poitrine de l’homme. Il n’a pas fait que vos épouses répudiées soient comme vos mères, ni que vos fils adoptifs soient comme vos fils. Ce n’est là que paroles de votre bouche, mais Dieu dit la vérité et il guide sur le sentier.
Donnez à vos fils adoptifs le nom de leur père, c’est plus juste devant Dieu. Et si vous ignorez leur père, ils sont vos frères de religion, ils sont vos proches. On ne vous fait pas grief de vos erreurs mais de ce que préméditent vos cœurs, car Dieu pardonne, il a pitié.
Le prophète est plus proche des croyants qu’ils ne le sont entre eux et ses épouses sont leurs mères. Mais, d’après le livre de Dieu, la parenté est plus forte que les autres liens entre les croyants et les émigrés, à moins que vous ne vouliez du bien à vos amis. C’est mentionné dans le livre.
Quand nous avons fait alliance avec les prophètes, Noé, Abraham, Moïse, Jésus fils de Marie et toi, c’est une alliance solennelle que nous faisions
pour que Dieu demande compte de leur foi aux fidèles, mais il a préparé aux incroyants l’affreux tourment.
Croyants, souvenez-vous du bienfait de Dieu quand les bataillons marchèrent contre vous et que nous envoyâmes contre eux des tempêtes et des légions invisibles, car Dieu voit ce que vous faites.
Eux marchaient contre vous de toutes parts, et vos regards se détournaient, et vos cœurs vous remontaient à la gorge, et vous soupçonniez Dieu.
Les croyants étaient éprouvés et secoués d’une grande secousse.
Et quand les hypocrites et ceux qui ont un mal dans le cœur dirent : Dieu et son apôtre ne nous ont fait des promesses que pour nous tromper.
Et quand certains dirent : Gens de Yatrib, ce n’est pas votre place, allez-vous-en. Et certains demandèrent au prophète la permission de s’en aller : Nos maisons sont sans défense. Or elles n’étaient pas sans défense, mais ils voulaient fuir.
Si Yatrib avait été forcée et qu’on leur eût demandé le reniement, ils y auraient vite consenti.
Ils s’étaient pourtant engagés envers Dieu à ne pas tourner le dos. Certes, on leur demandera compte du pacte de Dieu.
Dis : Fuir ne vous servira de rien. Si vous fuyez la mort ou le combat, vous n’en profiterez pas longtemps.
Dis : Qui vous mettra hors d’atteinte de Dieu s’il vous veut un mal ou une grâce ? Ils ne trouveront de protecteur et de recours que Dieu.
Dieu connaît ceux de vous qui mettent des obstacles, ceux qui disent à leurs frères : Venez à nous ! et qui vont rarement au combat.
Ils sont ladres envers vous. Quand la peur les prend, tu vois qu’ils te regardent avec les yeux révulsés de quelqu’un qui s’évanouit à l’approche de la mort. Une fois la peur passée, ils vous blessent de leur langue aiguë, mais ils sont ladres pour faire le bien. Ils ne croient pas, mais Dieu rendra vains leurs actes, car c’est facile à Dieu.
Ils pensaient que les ligues ne s’en iraient pas, mais si les ligues reviennent, eux aimeraient se retirer au désert chez les Bédouins. Ils y demanderaient de vos nouvelles. S’ils restent parmi vous, ils ne combattront guère.
Mais l’apôtre de Dieu est un bel exemple pour vous, pour quiconque espère en Dieu et au jour dernier et se souvient souvent de Dieu.
Quand les croyants virent les ligues, ils dirent : Voilà ce que nous promettaient Dieu et son apôtre, Dieu et son apôtre avaient dit vrai. Cela augmente leur foi et leur soumission.
Il y a des croyants qui ont été fidèles à leur pacte conclu avec Dieu. Tel d’entre eux a atteint le terme de sa vie et tel autre attend, mais ils n’ont en rien changé.
Et Dieu paie de leur foi les fidèles, mais il châtie, s’il veut, les hypocrites ou accepte leur repentir, car Dieu pardonne, il a pitié.
Dieu a renvoyé les incroyants avec leur colère sans qu’ils aient rien gagné, Dieu a épargné le combat aux croyants, car Dieu est fort et puissant.
Il a fait descendre de leurs forteresses ceux des gens du livre qui soutenaient les ligues et il a jeté l’effroi dans leur cœur. Vous avez tué les uns et pris les autres.
Il vous a donné en héritage leur pays, leurs demeures et leurs biens et une terre que vous n’aviez jamais foulée, car Dieu peut tout.
Prophète, dis à tes épouses : Si vous désirez cette vie et son faste, venez, je vous en ferai profiter, je vous congédierai généreusement.
Mais si vous désirez Dieu, son apôtre et la demeure dernière, Dieu paiera un salaire sans borne à celles de vous qui agissent bien.
Femmes du prophète, celle de vous qui fera une infamie manifeste recevra deux fois un double châtiment, car c’est facile à Dieu.
Mais celle de vous qui sera dévouée à Dieu et à son apôtre et dont l’œuvre sera fidèle, nous lui donnerons deux fois son salaire, nous lui avons préparé un beau don.
Femmes du prophète, vous n’êtes pas comme les autres femmes. Si vous êtes fidèles, ne vous abaissez pas dans vos paroles de peur que ne vous convoite quiconque a un mal dans le cœur. Ayez un langage convenable.
Demeurez dans vos demeures, ne vous montrez pas dans vos atours comme les païennes d’autrefois. Faites la prière, acquittez l’aumône, écoutez Dieu et son apôtre. Dieu ne veut que vous éviter la souillure, ô gens de la maison, et vous purifier purement.
Souvenez-vous des versets de Dieu et de la sagesse qu’on a récités dans vos demeures, car Dieu est subtil, il est renseigné.
Musulmans et musulmanes, croyants et croyantes, hommes et femmes dévoués, sincères, endurants, hommes et femmes qui craignent Dieu, qui font l’aumône, qui jeûnent, qui sont chastes, qui prient souvent Dieu, Dieu leur a préparé le pardon et le salaire sans borne.
Quand Dieu et son apôtre ont décidé, un croyant ou une croyante n’ont plus à choisir. Quiconque n’écoute pas Dieu et son apôtre est dans une erreur flagrante.
Tu disais à celui que Dieu et toi aviez comblé de bienfaits : Garde ton épouse et sois fidèle à Dieu. Tu cachais en toi ce que Dieu allait montrer, tu craignais les gens, mais c’est Dieu qui mérite d’être craint. Quand Zaïd n’eut plus désir d’elle, nous t’avons marié à elle pour qu’on ne fasse pas de griefs aux croyants sur les femmes que leurs fils adoptifs ont répudiées, car l’ordre de Dieu doit être exécuté.
Nul grief au prophète sur ce que Dieu lui a imposé selon la coutume que Dieu avait établie pour ses devanciers, car l’ordre de Dieu est un décret décrété,
eux qui transmirent les messages de Dieu et le craignirent et ne craignirent que lui, car Dieu suffit à tenir les comptes.
Mahomet n’est père d’aucun homme, il est l’apôtre de Dieu et le sceau des prophètes. Et Dieu sait tout.
Croyants, souvenez-vous souvent de Dieu.
Glorifiez-le matin et soir.
Il se penche sur vous avec ses anges pour vous faire passer des ténèbres à la lumière, car il a pitié des croyants.
Le jour de sa rencontre, la salutation sera pour eux : Paix. Il leur a préparé le beau salaire.
Prophète, nous t’avons envoyé témoigner, annoncer, avertir,
convoquer à Dieu, avec sa permission, comme un luminaire qui éclaire.
Annonce aux croyants une grande grâce de Dieu.
N’écoute pas les incroyants ni les hypocrites. Laisse leurs méchancetés et fie-toi à Dieu, car Dieu suffit à protéger.
Croyants, quand vous épousez des croyantes et les répudiez sans les avoir touchées, vous n’avez pas à leur imposer une période d’attente. Donnez-leur quelques biens, congédiez-les généreusement.
Prophète, nous t’avons permis tes épouses à qui tu as donné un douaire, les captives que Dieu t’a fait acquérir à la guerre, les filles de tes oncles et tantes paternels, les filles de tes oncles et tantes maternels, celles qui ont émigré avec toi, toute croyante qui se donne au prophète s’il veut l’épouser. Tel est ton privilège mais non celui des croyants. Certes, nous savons ce que nous avons imposé aux croyants au sujet de leurs épouses et de leurs esclaves, mais qu’on ne te fasse pas de grief, car Dieu pardonne, il a pitié.
Aucun grief que tu fasses attendre une d’elles, si tu veux, ou reçoives une d’elles, si tu veux, ou recherches une de celles que tu avais écartées. C’est pour les consoler, leur ôter toute tristesse et qu’elles soient toutes heureuses de ce que tu leur accordes, car Dieu sait ce qu’il y a dans vos cœurs, Dieu sait tout et il patiente.
Mais il ne t’est plus permis de changer de femmes ni d’en prendre d’autres, sauf de tes esclaves, même si leur beauté te charme, car Dieu surveille tout.
Croyants, n’entrez pas dans les demeures du prophète, sauf s’il vous permet d’y prendre un repas et n’entrez pas avant le moment, mais quand on vous appelle. Dès le repas pris, retirez-vous sans vous mettre à des conversations familières. Ce serait offenser le prophète, car il a honte de vous, mais Dieu n’a pas honte de la vérité. Et si vous demandez un objet aux épouses, demandez-le à travers un voile, c’est plus pur pour vos cœurs et pour les leurs, car vous n’avez pas à offenser l’apôtre ni à épouser ses femmes après lui. Ce serait grave devant Dieu.
Que vous ébruitiez ou cachiez quelque chose, Dieu sait tout.
Aucun grief aux femmes du prophète pour être devant leur père, leurs fils, leurs frères, les fils de leurs frères ou de leurs sœurs ou leurs femmes ni devant leurs propres esclaves. Mais qu’elles soient fidèles à Dieu, car Dieu est témoin de tout.
Dieu et ses anges bénissent le prophète. Croyants, bénissez-le aussi, saluez-le.
Dieu maudit en cette vie et dans l’autre ceux qui offensent Dieu et son apôtre, il leur prépare la honte du tourment.
Ceux qui offensent sans raison les croyants et les croyantes se chargent d’une infamie et d’un péché flagrant.
Prophète, dis à tes femmes et à tes filles et aux femmes des croyants de se couvrir de leur voile. C’est le meilleur moyen pour elles d’être reconnues et de n’être pas offensées, car Dieu pardonne, il a pitié.
Certes si les hypocrites et ceux qui ont un mal dans le cœur et les alarmistes à Médine ne se calment pas, nous te mettrons en campagne contre eux et ils ne resteront plus longtemps tes voisins.
Maudits, où qu’ils soient, ils seront pris et tués
selon la coutume que Dieu a eue envers leurs devanciers, car tu ne trouveras pas de changement dans la coutume de Dieu.
On te questionne au sujet de l’heure. Dis : Dieu seul la sait. Toi, qu’en sais-tu ? Peut-être l’heure est-elle proche.
Oui, Dieu maudit les incroyants, il leur a préparé un brasier.
Ils y seront pour toujours, pour l’éternité, ils n’y auront ni protecteur ni recours.
Le jour où leur visage sera plongé dans le feu, ils diront : Malheur ! si seulement nous avions écouté Dieu ! si seulement nous avions écouté l’apôtre !
Et ils diront : Seigneur, nous avons écouté nos chefs et les grands et ils nous ont égarés loin du sentier.
Seigneur, donne-leur double tourment et maudis-les d’une grande malédiction.
Croyants, ne soyez pas comme ceux qui offensèrent Moïse. Dieu l’a innocenté de leurs calomnies, il fut à l’honneur devant Dieu.
Croyants, soyez fidèles à Dieu et parlez avec droiture,
il mettra ordre à vos actes et pardonnera vos péchés. Quiconque écoute Dieu et son apôtre aura un succès sans borne.
Nous avions proposé le Dépôt aux cieux, à la terre et aux montagnes, mais ils refusèrent de s’en charger, ils s’en effrayèrent. Alors l’homme s’en est chargé, mais il est coupable et ignorant.
C’est pourquoi Dieu tourmente hommes hypocrites et femmes hypocrites, ajouteurs et ajouteuses, c’est pourquoi Dieu revient vers les croyants et les croyantes, car Dieu pardonne, il a pitié.
Louange à Dieu à qui sont les êtres des cieux et de la terre. Et louange à lui dans l’autre vie car il est le sage et il est renseigné.
Il sait ce qui entre en terre et ce qui en sort, ce qui descend du ciel et ce qui y remonte et il a pitié, il pardonne.
Les incroyants ont dit : L’heure ne nous atteindra pas. Dis : Si, par mon Seigneur ! elle vous atteindra. Il connaît l’insondable. Pas un atome ne lui échappe dans les cieux ni sur la terre. Rien de plus grand ni de plus petit qui ne soit inscrit dans un livre explicite,
pour qu’il paie les croyants dont l’œuvre est fidèle. Ceux-là auront le pardon et le beau don.
Mais ceux qui s’efforcent d’affaiblir nos signes auront le tourment d’un supplice affreux.
Ceux qui ont reçu la science voient que ce que t’a révélé ton Seigneur est la vérité et guide sur le chemin du Puissant, de celui qui mérite louange.
Les incroyants disent : Vous montrerons-nous un homme qui vous prophétise qu’après avoir été réduits en poussière vous serez recréés ?
A-t-il inventé un mensonge contre Dieu ou a-t-il des djinns en lui ? Eh bien non, et ceux qui ne croient pas en l’autre vie, à eux le tourment et la grande erreur.
Ne voient-ils pas le ciel et la terre devant eux et derrière eux ? Si nous voulons, nous les engloutirons dans la terre ou nous ferons tomber sur eux un pan du ciel. Certes, c’est là un signe pour tous nos esclaves repentants.
Nous avons donné une grâce à David : Montagnes et oiseaux, répétez avec lui sa louange de Dieu. Et nous avons pour lui amolli le fer :
Façonne des cottes de mailles, mesure bien les mailles. Mais agissez bien, car je vois ce que vous faites.
A Salomon, le vent. Celui du matin soufflait pendant un mois, celui du soir soufflait pendant un mois. Nous avons pour lui fait couler les sources du bronze. Des djinns travaillaient pour lui avec la permission de Dieu. Ceux qui se seraient dérobés à notre ordre, nous leur aurions fait goûter le tourment du brasier.
Ils firent ce qu’il voulut : sanctuaires, statues, chaudrons grands comme des bassins, marmites solides. Famille de David, travaillez avec gratitude. Rares ceux de mes esclaves qui me savent gré.
Quand nous eûmes décrété sa mort, les djinns ne s’aperçurent pas de sa mort avant que la bête de la terre eût rongé son bâton. Alors son corps s’écroula et ils surent que s’ils avaient connu l’insondable, ils n’auraient pas subi aussi longtemps cette honte.
Les Saba avaient pour signe, dans leur pays, deux jardins, l’un à droite, l’autre à gauche : Mangez des dons de votre Seigneur et sachez-lui gré. Le pays est excellent et le Seigneur pardonne.
Mais eux se détournèrent et nous déchaînâmes contre eux l’inondation des barrages et nous changeâmes leurs deux jardins en jardins de fruits amers avec des tamaris et quelques jujubiers.
Nous les avons ainsi payés de leur incroyance. Qui payons-nous ainsi ? sinon l’incroyant.
Entre eux et les villes bénies, nous avions placé de distance en distance des villes à portée de vue : Passez entre elles, nuit et jour, en sécurité.
Ils dirent : Seigneur, allonge nos parcours. Mais ils se lésaient eux-mêmes. Nous avons fait d’eux une légende, car nous les avons détruits. Certes, ce sont là des signes pour tout endurant qui nous sait gré.
Iblis a accompli ses intentions à leur égard. Et ils l’ont suivi sauf quelques croyants.
Il n’avait pas pouvoir sur eux car nous dis­tinguions qui croit en l’autre vie et qui en doute. Car ton Seigneur surveille tout.
Dis : Priez ceux que vous prenez pour dieux en dehors de Dieu. Ils ont moins de poids qu’un atome dans les cieux et sur la terre. Ils n’y sont pas les associés de Dieu et il ne les prend pas pour aides.
Il n’y aura d’intercession utile devant Dieu que pour ceux pour qui il le permettra. Quand la frayeur les aura quittés, on leur demandera : Qu’a dit votre Seigneur ? Ils répondront : Il a dit la vérité, car il est le sublime, le très grand.
Dis : Qui vous donne votre nourriture des cieux et de la terre ? Dis : Dieu. C’est vous ou nous qui sommes guidés ou qui sommes dans l’erreur flagrante.
Dis : On ne vous demandera pas compte de nos actes et on ne nous demandera pas compte des vôtres.
Dis : Notre Seigneur nous réunira tous et jugera entre nous avec vérité. C’est lui qui tranche, car il sait tout.
Dis : Montrez-moi ceux que vous ajoutez à Dieu. A tort, car il est Dieu, le puissant, le sage.
Nous ne t’avons envoyé à tous les hommes que pour annoncer et avertir, mais la plupart ne le savent pas.
Ils disent : A quand l’accomplissement de cette promesse si vous dites vrai ?
Dis : Vous aurez un jour un rendez-vous dont vous ne pourrez retarder ni avancer l’heure.
Les incroyants disent : Nous ne croirons ni à ce Coran ni à ce qui l’a précédé. Mais si tu voyais les coupables quand ils seront debout devant leur Seigneur ! Ils s’interpelleront les uns les autres. Les humiliés diront aux orgueilleux : Sans vous, nous aurions été croyants.
Et les orgueilleux diront aux humiliés : Est-ce que nous vous empêchions de suivre la voie qui vous était montrée ? Mais vous étiez vous-mêmes des criminels.
Et les humiliés diront aux orgueilleux : Non, c’est à cause de vos stratagèmes jour et nuit ; vous nous sommiez de ne pas croire en Dieu et de lui donner des rivaux. Et ils cacheront leurs regrets quand ils verront le tourment et que nous mettrons le carcan au cou des incroyants. Ne seront-ils pas payés de leurs actes ?
Nous n’avons jamais fait avertir une ville sans que les riches ne disent : Nous ne croyons pas à ce message.
Sans qu’ils ne disent : Nous sommes nantis de biens et d’enfants et nous ne serons pas châtiés.
Dis : Certes, mon Seigneur multiplie ou mesure ses dons à qui il veut, mais la plupart ne le savent pas.
Ni vos biens ni vos enfants ne vous rapprocheront de nous. Mais les croyants dont l’œuvre est fidèle auront double salaire pour leur œuvre et seront en paix dans les chambres,
mais ceux qui s’efforcent d’affaiblir nos versets seront dans le tourment.
Dis : Certes, mon Seigneur multiplie ou mesure ses dons à ceux de ses esclaves qu’il veut. Et il vous rendra vos largesses, car c’est lui qui donne le mieux.
Le jour où il les réunira tous, il dira aux anges : Est-ce vous qu’ils adoraient ?
Les anges diront : Gloire à toi ! tu es notre seul maître. Non, ils adoraient des djinns en qui la plupart croyaient.
Ce jour-là personne de vous ne pourra faire de bien ou de mal à personne d’autre. Et nous dirons aux coupables : Goûtez ce tourment de feu que vous avez nié.
Quand on leur lit pour preuves nos versets, ils disent : Il n’est qu’un homme, il veut nous écarter de ce qu’adoraient nos pères. Ils disent : Il invente un mensonge. Quand la vérité leur parvient, les incroyants disent : C’est de la sorcellerie flagrante.
Nous ne leur avons pas donné de livre à étudier, nous n’avons envoyé personne avant toi les avertir.
Ils n’ont pas eu le dixième de ce que nous avions donné à leurs devanciers qui crièrent, eux aussi, au mensonge et qui traitèrent de menteurs mes apôtres, mais quelle réprobation fut la mienne !
Dis : Je ne vous exhorte qu’à vous tenir devant Dieu par deux ou tout seul et à méditer. Votre compagnon n’est pas un possédé. Il ne fait que vous avertir avant l’affreux tourment.
Dis : Je ne vous demande pas de salaire. C’est votre bien et c’est à Dieu de me payer, car il est témoin de tout.
Dis : Mon Seigneur lance la vérité. Et il connaît les insondables.
Dis : La vérité est venue et l’erreur ne peut rien créer ni rien recréer.
Dis : Si je m’égare, je m’égare à mes dépens. Mais si je suis guidé, c’est grâce à ce que mon Seigneur me révèle, car il entend et il est si proche.
Si tu voyais leur effroi quand ils seront assaillis de tout près sans pouvoir fuir.
Ils diront : Nous croyons en lui. Mais comment le pourraient-ils de si loin,
eux qui n’ont pas cru en lui et qui ont rejeté au loin l’insondable ?
Il y aura un obstacle entre eux et ce qu’ils désiraient comme il y en eut pour leurs pareils que secouait le doute.
Louange à Dieu, le créateur des cieux et de la terre. Il prend pour messagers les anges avec leurs deux, trois ou quatre ailes. Il ajoute à la création ce qu’il veut, car Dieu peut tout.
Personne ne peut retenir ce que Dieu donne de miséricorde aux hommes. Mais personne que lui ne peut envoyer ce qu’il retient, car il est le puissant, le sage.
Hommes, souvenez-vous des bienfaits de Dieu. Y a-t-il un autre créateur que lui pour vous nourrir des cieux et de la terre ? Nul n’est dieu que lui. Comment vous en êtes-vous détournés ?
S’ils te traitent de menteur, d’autres apôtres avant toi furent traités de même. Et tout retourne à Dieu.
Hommes, la promesse de Dieu est vraie. Que cette vie ne vous trompe pas, que la tromperie ne vous trompe pas sur Dieu.
Le satan est votre ennemi, regardez-le comme un ennemi. Il n’appelle ses partisans qu’à être les hôtes du brasier.
Oui, les incroyants auront un affreux tourment, mais les croyants dont l’œuvre est fidèle auront le pardon et un beau salaire.
Quoi, celui aux yeux de qui on embellit sa vilaine action, il la trouve belle, eh bien, Dieu égare qui il veut et guide qui il veut. Ne te lamente pas sur eux, car Dieu connaît bien leurs actes.
C’est Dieu qui déchaîne les vents pour soulever les nuages. Nous poussons les nuages vers une terre morte pour la faire revivre. Ainsi se fera la résurrection.
Quiconque veut la puissance, eh bien, toute la puissance est à Dieu. La parole excellente monte vers lui, et l’action fidèle, il la hausse, mais ceux qui trament des actions mauvaises auront un affreux tourment et leur stratagème sera perdu.
Dieu vous a créés de poussière, puis d’une goutte de sperme et vous a établis par couples. Nulle femelle ne porte ou ne met bas sans qu’il le sache. Nulle vie n’est prolongée ou abrégée qu’elle ne le soit dans un livre, car c’est facile à Dieu.
Les deux mers ne sont pas pareilles, l’une est buvable, douce, agréable à boire, l’autre est saumâtre et amère, mais de chacune vous tirez une chair fraîche pour votre nourriture et des joyaux pour votre parure et vous y voyez voguer le navire à la recherche des bienfaits. Peut-être en saurez-vous gré.
Il fait entrer la nuit dans le jour et le jour dans la nuit. Il a soumis le soleil et la lune qu’ils voguent chacun vers leur terme fixé. Tel est Dieu votre Seigneur. A lui le règne. Les autres que vous priez ne sont pas maîtres d’une pellicule de noyau de datte.
Si vous les priez, ils n’entendent pas et s’ils entendaient, ils ne pourraient vous répondre. Le jour de la résurrection, ils renieront le culte que vous leur rendiez. Personne ne peut mieux t’avertir que celui qui est renseigné.
Hommes, c’est vous qui avez besoin de Dieu et Dieu se suffit, mais il mérite louange.
S’il voulait, il vous ferait disparaître et ferait une autre création,
car ce n’est pas difficile pour Dieu.
Personne ne portera le fardeau d’un autre. Celui qui est surchargé aura beau se plaindre, personne ne l’aidera, pas même ses proches. Tu n’avertis que ceux qui craignent leur Seigneur dans l’au-delà l’insondable et font la prière. Et quiconque s’acquitte c’est pour son bien, car l’avenir est à Dieu.
L’aveugle n’est pas comme celui qui voit,
ni les ténèbres comme la lumière,
ni l’ombrage comme la torridité.
Les morts ne sont pas comme les vivants. Dieu se fait entendre de qui il veut, mais tu ne peux te faire entendre de ceux qui sont dans les tombeaux.
Tu n’as qu’à avertir.
Nous t’avons envoyé avec la vérité pour annoncer et avertir. Il n’y a pas de nation qu’on ne soit passé avertir.
S’ils te traitent de menteur leurs devanciers aussi criaient au mensonge quand leurs apôtres leur apportaient les preuves, les écritures et le livre de lumière.
Mais j’ai saisi les incroyants et quelle réprobation que la mienne !
Ne vois-tu pas que Dieu fait pleuvoir l’eau dont nous faisons sortir des fruits de couleurs diverses ? Et les montagnes ont des stries blanches, rouges ou d’autres couleurs ou très noires.
Les hommes, les animaux, le bétail sont aussi de couleurs diverses. Ne craignent Dieu que les savants d’entre ses esclaves, car Dieu est puissant mais il pardonne.
Ceux qui récitent le livre de Dieu et font la prière et donnent de nos dons en secret comme en public espèrent des bénéfices impérissables.
Il leur paiera tout leur salaire et même plus par sa grâce, car Dieu pardonne et il est reconnaissant.
Ce que nous t’avons révélé du livre est vérité et confirme ce qui vint avant. Oui, Dieu est renseigné sur ses esclaves et il les voit.
Nous avons choisi de nos esclaves pour qu’ils héritent du livre. Certains se lèsent eux-mêmes. D’autres prennent une voie moyenne. Et d’autres sont les premiers en bonnes actions, avec permission de Dieu. Grande grâce,
ils entreront aux jardins d’Éden, ils seront parés de bracelets en or et de perles, ils auront des vêtements de soie.
Ils diront : Louange à Dieu qui a écarté de nous la tristesse. Oui, notre Seigneur pardonne et il est reconnaissant.
Il nous a installés par sa grâce dans la demeure de permanence. Nulle peine ne nous atteindra, nulle fatigue ne nous atteindra.
Mais les infidèles, à eux le feu de la géhenne. Jamais ne sera décrétée leur mort, jamais ne sera allégé leur tourment. Ainsi payons-nous tout ingrat.
Ils crieront : Seigneur, fais-nous sortir, nous ferons œuvre fidèle contrairement à ce que nous faisions. Mais ne vous avions-nous pas donné longue vie pour que réfléchisse quiconque le peut ? Et on était venu vous avertir. Goûtez donc cela. Pas de recours pour les coupables.
Dieu connaît l’insondable des cieux et de la terre, il connaît les pensées des cœurs.
C’est lui qui a fait de vous les héritiers de la terre. Mais l’incroyant est un incroyant à ses dépens. L’incroyance des incroyants ne fait qu’accroître l’horreur que Dieu avait d’eux. L’incroyance des incroyants ne fait qu’accroître leur perte.
Dis : Voyons, les dieux que vous priez au lieu de Dieu, montrez-moi ce qu’ils ont créé de terrestre. Et ont-ils une part des cieux ? Leur avons-nous donné un livre où ils aient des preuves ? Non, les promesses que se font les coupables ne sont que duperie.
Dieu retient de tomber les cieux et la terre, s’ils tombaient, personne d’autre que lui ne pourrait les retenir, mais il est patient et il pardonne.
Ils jurent par Dieu avec les plus solennels serments que si on venait les avertir, ils seraient mieux guidés que toute autre nation. Mais quand on vient les avertir, ce ne fait qu’accroître leur répulsion,
leur orgueil sur la terre et leurs ruses mauvaises. Mais les ruses mauvaises ne prennent que ceux qui les trament. Que peuvent-ils attendre d’autre que le sort qu’ont eu les anciens ? car tu verras que la coutume de Dieu ne change pas, elle ne s’infléchit pas.
Ne parcourent-ils pas la terre ? Ne voient-ils pas la fin de leurs devanciers qui furent plus forts qu’eux ? Rien dans les cieux ni sur la terre ne saurait affaiblir Dieu, car il a la science et la puissance. Si Dieu reprenait les hommes pour leurs actes, il ne laisserait pas un vivant sur la face de la terre, mais il diffère jusqu’au terme fixé.
Et quand viendra leur terme, Dieu n’est pas sans voir ses esclaves.
Yâ. Sîn.
Par le sage Coran,
oui tu es l’un des envoyés
sur le droit chemin.
Révélation du puissant miséricordieux
pour avertir un peuple dont les ancêtres ne furent pas avertis et restèrent insouciants.
Oui, la parole s’est accomplie contre la plupart. Et ils ne croient pas.
Nous leur mettons le carcan au cou jusqu’au menton pour que leur tête ne bouge plus.
Nous mettons une barrière devant eux et une barrière derrière et les entourons pour qu’ils ne voient plus.
Avertis-les, ne les avertis pas, c’est pareil, ils ne croient pas.
Tu n’avertis que ceux qui suivent le rappel et craignent le Miséricordieux dans l’au-delà. Annonce-leur le pardon et le beau salaire.
Nous rendons vie aux morts. Nous avons inscrit leur œuvre et les traces qu’ils ont laissées, car nous tenons compte de tout dans un archétype explicite.
Cite-leur l’exemple des habitants d’une ville où vinrent les envoyés.
Nous avions dépêché deux envoyés et ils les traitèrent de menteurs. Nous avons aidé nos deux envoyés d’un troisième. Tous trois disaient : Nous sommes envoyés vers vous.
Les habitants ont dit : Vous n’êtes que des hom­mes comme nous, le Miséricordieux ne vous a rien révélé, vous mentez.
Les envoyés ont dit : Notre Seigneur sait que nous sommes envoyés vers vous.
Et nous n’avons qu’à transmettre clairement le message.
Les habitants ont dit : Nous augurons mal de vous. Si vous ne cessez, nous vous lapiderons, nous vous ferons subir un affreux tourment.
Les envoyés ont dit : Gardez votre augure. Si seulement vous étiez avertis ! mais vous êtes des effrénés.
Alors, du bout de la ville, un homme accourut dire : Mon peuple, suivez les envoyés.
Suivez-les, ils ne demandent pas de salaire, ils sont bien guidés.
Pourquoi n’adorerais-je pas celui qui m’a créé ? Vous serez ramenés vers lui.
Adopterais-je d’autres dieux que lui ? Si le Miséricordieux me voulait du mal, leur intercession ne me servirait à rien, ils ne me sauveraient pas.
Je serais en flagrante erreur.
Mais je crois en votre Seigneur. Écoutez-moi.
On lui dit : Entre au paradis. Il dit : Si seulement mon peuple savait
comment mon Seigneur m’a pardonné et m’a mis à l’honneur !
Après lui, nous n’avons fait descendre contre son peuple aucune armée du ciel, nous n’avons rien fait descendre.
Il y eut seulement un cri et ils furent morts. Qu’affligeants sont les hommes ! aucun apôtre ne vient à eux qu’ils ne rient de lui.
Ne voient-ils pas combien de générations précédentes nous avons détruites ?
Elles ne reviendront plus chez elles,
mais tous comparaîtront devant nous.
C’est pour eux un signe que nous fassions revivre la terre morte et en sortir les grains qu’ils mangent.
Nous y avons mis des jardins de palmiers et de vignes et fait jaillir les sources
pour qu’ils mangent des dons de Dieu et du produit de leurs mains. Ne nous en sauront-ils pas gré ?
Gloire à celui qui a créé toutes les espèces qui sortent de terre et que les hommes font croître ou qu’ils ignorent.
C’est pour eux un signe que nous dévêtions de clarté la nuit et ils sont alors dans les ténèbres le jour quand ils sont dans la nuit.
Et le soleil court vers son havre selon l’arrêt du Puissant qui sait.
Nous avons fixé des stations à la lune jusqu’à ce qu’elle s’effile comme une palme desséchée.
Ni le soleil ne peut rejoindre la lune, ni la nuit devancer le jour, chacun vogue dans son orbite.
C’est pour eux un signe que nous ayons chargé toute leur race sur un vaisseau bondé.
Et nous avons créé pour eux des vaisseaux pareils où ils montent.
Si nous voulions, nous les engloutirions et ils seraient sans recours. Ils ne sont sauvés
que par notre miséricorde pour profiter un certain temps.
On leur dit : Prenez garde à vos actes et à leur suite, peut-être vous sera-t-il fait miséricorde.
Mais nul signe de leur Seigneur ne leur vient sans qu’ils ne s’en détournent.
On leur dit : Donnez de ce que Dieu vous donne. Mais les incroyants disent aux croyants : Nourrirons-nous ceux que Dieu nourrirait s’il voulait ? vous êtes simplement en flagrante erreur.
Ils disent : A quand l’accomplissement de la promesse si vous dites vrai ?
Mais ils n’attendront guère. Un seul cri les saisira pendant leurs discussions.
Ils ne pourront ni tester ni retourner chez eux.
La trompette sonnera et, des tombeaux, ils se précipiteront vers leur Seigneur.
Ils diront : Malheur ! qui nous arrache à notre lit ? C’était la promesse du Miséricordieux, les envoyés ne mentaient pas.
Un seul cri, et tous comparaîtront devant nous.
Ce jour-là, personne ne sera lésé en rien, vous serez payés de vos actes.
Ce jour-là, les hôtes du jardin seront occupés à se réjouir.
Ils seront sous les ombrages à s’accouder sur des trônes avec leurs épouses.
Ils auront là des fruits et tout ce qu’ils demanderont.
On leur dira de la part d’un Seigneur miséricordieux : Paix.
Et vous les criminels, restez aujourd’hui à l’écart.
Ne vous ai-je pas exhortés, fils d’Adam : N’adorez pas le satan, il est votre ennemi juré.
Adorez-moi, c’est le droit chemin.
Le satan a égaré beaucoup d’entre vous. Ne le comprenez-vous pas ?
Voici la géhenne promise.
Tombez-y aujourd’hui pour avoir été des incroyants.
Ce jour-là, nous scellerons leur bouche mais leurs mains nous parleront et leurs pieds témoigneront de leurs actes.
Si nous voulions, nous effacerions leurs yeux et ils courraient sur le chemin, mais comment le verraient-ils ?
Si nous voulions, nous les pétrifierions sur place et ils ne pourraient ni partir ni revenir.
Nous courbons le corps de ceux à qui nous donnons grand âge. Ne comprennent-ils pas ?
Nous ne lui enseignons pas la poésie, ce n’est pas son fait, mais un avertissement et un Coran explicite
pour qu’il avertisse tout vivant que la parole s’accomplira contre les incroyants.
Ne voient-ils pas que parmi notre création nous leur avons créé les troupeaux qu’ils possèdent.
Nous les leur avons soumis pour qu’ils en fassent leurs montures ou leur nourriture.
Ils en tirent services et breuvages. N’en sauront-ils pas gré ?
Ils prennent pour recours d’autres dieux que Dieu,
mais ces dieux ne peuvent les secourir. Ces dieux leur seront une armée ennemie.
Ne t’afflige pas de leurs paroles. Nous savons ce qu’ils cachent comme ce qu’ils divulguent.
L’homme ne voit-il pas que nous l’avons créé d’une goutte de sperme ? Et le voilà qui discute ?
Il oublie qu’il est créé et nous lance ce proverbe : Qui fera revivre les ossements détruits ?
Dis : Les fera revivre celui qui les a créés une première fois, car il sait tout créer.
Il a mis du feu même dans l’arbre vert et vous vous en servez si pour l’allumer.
Celui qui a créé les cieux et la terre ne peut-il en créer de pareils ? Mais oui, c’est lui le créateur qui sait.
Quand il veut une chose, son ordre est seulement : Soit. Et c’est.
Gloire à celui qui règne sur tout. Vous serez ramenés vers lui.
Par ceux qui sont en rangs,
qui répriment,
qui récitent l’exhortation,
oui, votre Dieu est unique,
le Seigneur des cieux, de la terre et de l’entre-deux, le Seigneur des orients.
Oui, nous avons orné d’une parure d’étoiles le ciel le plus proche
pour le protéger contre tout satan rebelle.
Les satans ne peuvent entendre les sublimes conseillers, les satans sont harcelés de toutes parts,
ils sont repoussés dans le perpétuel tourment.
Et celui qui entendrait la moindre bribe, une flamme éclatante le frappe.
Demande : Sont-ils plus forts que les êtres que nous avons créés d’argile compacte ?
Tu t’étonnes et ils rient.
On a beau les avertir, ils ne se souviennent pas.
Ils ont beau voir un signe, ils rient,
ils disent : C’est de la sorcellerie flagrante ;
est-ce que morts, est-ce que devenus ossements et poussière, nous revivrons,
nous et nos ancêtres ?
Dis : Certes, oui et vous serez humbles.
Un seul cri, et ils verront.
Ils diront : Malheur ! c’est le jour du jugement,
c’est le jour de la décision. Vous l’aviez nié.
Rassemblez les coupables, leurs épouses et leurs dieux autres que Dieu.
Menez-les sur le chemin de la fournaise.
Arrêtez-les, on va les questionner :
Pourquoi ne vous entraidez-vous pas ?
Mais ce jour-là ils voudront se soumettre.
Ils se tourneront les uns vers les autres pour se questionner.
Les uns diront : Vous veniez à nous avec serments.
Les autres diront : Mais vous n’étiez pas croyants.
Nous n’avions pas pouvoir sur vous, c’est vous qui étiez en révolte.
La parole de notre Seigneur s’est accomplie contre nous. Et certes, nous allons la goûter.
Certes, nous vous avons poussé dans l’erreur, car nous étions aussi dans l’erreur.
Et ce jour-là, ils seront ensemble dans le tourment.
Ainsi traiterons-nous les criminels.
On leur disait : Il n’y a de dieu que Dieu. Mais ils avaient de l’orgueil,
ils disaient : Quitterons-nous nos dieux à cause d’un poète fou ?
Or il venait avec la vérité, il confirmait la vérité des prophètes.
Oui, vous allez goûter l’affreux tourment.
Vous serez payés de vos actes.
Mais les dévoués esclaves de Dieu
recevront le don qu’on sait,
des fruits, et seront à l’honneur
dans les jardins du délice,
étendus sur des lits les uns en face des autres.
Pour eux une coupe d’eau vive circulera,
pure, délicieuse à boire,
non enivrante, inépuisable.
Près d’eux seront les vierges chastes aux grands yeux
comme une secrète nacre.
Ils se tourneront les uns vers les autres pour se questionner.
L’un dira : J’avais un compagnon
qui disait : Es-tu de ceux qui affirment ?
Est-ce que morts, est-ce que devenus ossements et poussière nous serons jugés ?
Il dira : Voyez-vous là-bas ?
Et il regardera en bas et verra son compagnon au milieu de la fournaise.
Et il lui dira : Par Dieu ! tu as failli me mener à ma perte
et sans la grâce de mon Seigneur, je serais avec les réprouvés.
Ne sommes-nous morts
que de la première mort sans subir le tourment ?
Certes, c’est un grand succès.
Qu’agissent à ce prix ceux qui agissent.
N’est-ce pas un meilleur séjour que l’arbre Zaqqoum ?
Nous en faisons une épreuve pour les coupables.
C’est un arbre qui croît au fond de la fournaise.
Ses fruits sont comme des têtes de satans.
Les coupables en mangeront, s’en rempliront le ventre
et boiront par là-dessus un mélange bouillant
et retourneront à la fournaise.
Ils ont trouvé leurs ancêtres dans l’erreur
et ils ont couru sur leurs traces.
Oui, la plupart des anciens furent dans l’erreur.
Nous avons envoyé les avertir,
et vois, après qu’ils eurent été avertis, quelle fut leur fin
sauf les dévoués esclaves de Dieu.
Noé nous invoqua. Comme sont bons ceux qui exaucent ! 
Nous le sauvâmes, lui et ses siens, du cataclysme sans borne.
Nous avons fait survivre sa descendance
et avons perpétué sa mémoire.
Paix sur Noé dans les mondes.
Ainsi payons-nous ceux qui agissent bien.
Il était de nos esclaves croyants.
Et nous avons noyé les autres.
Abraham fut de ses partisans.
Il vint à son Seigneur avec un cœur pur.
Il dit à son père et à son peuple : Qu’adorez-vous ?
Cherchez-vous par égarement d’autres dieux que Dieu ?
Que pensez-vous du Seigneur des mondes ?
Et il regarda les étoiles
et il dit : Je suis malade.
Et ils lui tournèrent le dos.
Alors il se faufila près de leurs dieux et dit : Quoi ! vous ne mangez pas ?
Pourquoi ne parlez-vous pas ?
Et il se jeta dessus et les frappa de sa droite.
On accourut vers lui.
Il dit : Adorez-vous ce que vous sculptez ?
Mais c’est Dieu qui vous a créés vous et vos œuvres.
Ils dirent : Bâtissez un four et jetez-le dans la fournaise.
C’était leur stratagème mais nous les humiliâmes.
Il dit : Oui, j’irai près de mon Seigneur, il me guidera.
Seigneur, donne-moi un fils qui soit juste.
Et nous lui annonçâmes un fils patient.
Quand l’enfant eut l’âge d’aller avec son père, son père lui dit : Mon fils, je me suis vu en songe en train de t’immoler. Qu’en penses-tu ? Il dit : Mon père, fais ce qui t’est ordonné. Tu me trouveras endurant si Dieu veut.
Quand ils se furent soumis et qu’il eut mis son fils le front contre terre,
nous criâmes : Abraham,
tu as accompli ta vision. Ainsi payons-nous ceux qui agissent bien.
C’était là une épreuve décisive.
Nous rachetâmes l’enfant par un sacrifice solennel.
Et nous perpétuâmes sa mémoire.
Paix sur Abraham.
Ainsi payons-nous ceux qui agissent bien.
Il était de nos esclaves croyants.
Nous lui avons annoncé la naissance d’Isaac, un prophète intègre.
Nous avons béni Abraham et Isaac. Or, certains de leurs descendants agissent bien mais d’autres se lèsent eux-mêmes.
Nous avons comblé Moïse et Aaron.
Nous les avons sauvés d’un grand malheur, eux et leur peuple.
Nous les avons secourus et ils furent vainqueurs.
Nous leur avons donné le livre évident.
Nous les avons guidés dans le droit chemin.
Nous avons perpétué leur mémoire.
Paix sur Moïse et Aaron.
Ainsi payons-nous ceux qui agissent bien.
Ils étaient de nos esclaves croyants.
Élie fut de nos envoyés.
Il dit à son peuple : Ne serez-vous pas fidèle ?
Prierez-vous Baal et délaisserez-vous le meilleur des créateurs,
Dieu votre Seigneur et le Seigneur de vos premiers pères ?
 Ils le traitèrent de menteur, mais ils seront réprouvés
sauf les dévoués esclaves de Dieu.
Nous avons perpétué sa mémoire.
Paix sur Élie.
Ainsi payons-nous ceux qui agissent bien.
Il était de nos esclaves croyants.
Loth fut de nos envoyés.
Nous l’avons sauvé lui et toute sa famille
sauf une vieille femme qui restait en arrière.
Et nous avons détruit les autres.
Oui, vous passez sur eux le matin
et la nuit. Ne comprendrez-vous pas ?
Jonas fut de nos envoyés.
Il s’était enfui sur un navire bondé
et quand on tira au sort il fut perdant.
Mais quand le poisson l’avala, il se fit des reproches.
S’il n’avait été de ceux qui louent leur Seigneur,
il serait resté dans le ventre du poisson jusqu’au jour de la résurrection.
Nous l’avons rejeté malade sur la terre nue.
Nous avons fait croître au-dessus de lui un plant de calebassier.
Et nous l’avons envoyé vers plus de cent mille hommes.
Ils eurent foi et nous leur donnâmes de profiter pour un temps.
Demande-leur : Ton Seigneur a-t-il des filles tandis qu’ils ont des fils ?
Nous ont-ils vu créer des anges femelles ?
Diront-ils calomnieusement :
Dieu a engendré ? Ils mentent.
Il a préféré les filles aux fils ?
Qu’avez-vous ? Comment jugez-vous ?
Est-ce que vous ne réfléchissez pas ?
Ou bien détenez-vous une autorité manifeste ?
Apportez votre livre si vous dites vrai.
Ils établissent une filiation entre Dieu et les djinns. Mais les djinns savent qu’ils sont réprouvés.
Combien Dieu a plus de gloire que ce qu’ils inventent,
sauf les vrais esclaves de Dieu.
Certes, vous et vos dieux
ne séduirez contre lui
que quiconque est voué à la fournaise.
Personne de nous qui n’ait sa place assignée.
Oui nous sommes en rangs.
Oui nous exaltons Dieu.
Mais ces gens-là disent :
Si nous avions été avertis par les anciens
nous serions de vrais esclaves de Dieu.
Ils ne croient pas mais bientôt ils sauront.
Certes, notre parole a déjà été adressée à nos esclaves les messagers.
Ce sont eux qui sont secourus
car notre armée est victorieuse.
Détourne-toi de ces gens-là pour un temps.
Regarde-les, bientôt ils verront.
Est-ce qu’ils veulent hâter le tourment ?
Quand il sera sur leur seuil, quel mauvais matin pour ceux qui furent avertis.
Détourne-toi de ces gens-là pour un temps.
Regarde-les, bientôt ils verront.
Combien ton Seigneur, le Seigneur de puissance, a plus de gloire que ce qu’ils inventent.
Paix sur les envoyés.
Louange à Dieu, le Seigneur des mondes.
Çâd. Par le Coran qui avertit,
oui, les incroyants sont dans l’orgueil et dans le schisme.
Que de générations passées nous avons détruites. Elles appelaient quand il n’était plus temps qu’elles échappent.
Les incroyants s’étonnent que quelqu’un de chez eux vienne les avertir. Ils disent : C’est un sorcier, un menteur.
Est-ce qu’il réduit les dieux à un seul Dieu ? c’est vraiment admirable !
Leurs notables s’en vont et disent : Partez, soyez fidèles à vos dieux, c’est vraiment désirable.
Nous n’avions rien entendu de pareil dans la précédente religion. C’est une invention.
Est-ce à lui que l’avertissement est révélé chez nous ? Certes, eux doutent de mon avertissement. Certes, ils n’ont pas encore goûté le tourment.
Ont-ils les trésors de miséricorde de ton Seigneur le puissant donateur ?
Ont-ils le règne des cieux, de la terre et de l’entre-deux ? Qu’ils montent au ciel par des cordes.
Ce ne sont que des ligues qui seront mises en déroute.
Avant eux, crièrent au mensonge le peuple de Noé, les Ad, Pharaon avec ses épieux,
les Thamoud, le peuple de Loth, les gens du Bocage. Voilà les ligues.
Aucun d’eux qui n’ait traité de menteurs les apôtres et n’ait mérité le tourment.
Et ceux d’ici n’entendront qu’un cri sans reprise.
Ils disent : Seigneur, envoie-nous vite notre part avant le jour du jugement.
Supporte leurs dires. Et mentionne notre esclave David actif et repentant.
Nous lui avons soumis les montagnes, qu’elles nous louent avec lui soir et matin,
et les oiseaux assemblés, que tout revienne à Dieu.
Nous avons affermi son règne. Nous lui avons donné la sagesse et l’art d’arbitrer.
Est-ce que t’est parvenue l’histoire des plaideurs qui montaient au sanctuaire ?
Quand ils arrivèrent près de David et qu’il fut effrayé, ils lui dirent : N’aie pas peur. Nous sommes deux plaideurs en querelle. Arbitre entre nous selon la vérité. Ne sois pas partial, conduis-nous sur le droit chemin.
Cet homme est mon frère. Il a quatre-vingt-dix-neuf brebis et je n’ai qu’une brebis. Il m’a dit : Confie-la moi. Et il a eu le dessus dans la discussion.
David dit : Il t’a fait tort en ajoutant ta brebis aux siennes. Certes, beaucoup d’associés se font tort entre eux, sauf les croyants dont l’œuvre est fidèle, mais il y en a peu. Et David comprit que nous voulions l’éprouver. Il demanda pardon à son Seigneur, il tomba prosterné et se repentit.
Nous lui pardonnâmes. Il a place près de nous et bon refuge.
David, nous t’avons fait héritier sur terre. Arbitre entre les hommes selon la vérité. Ne suis pas ta passion, elle t’égarerait loin du sentier de Dieu. Ceux qui s’égarent loin du sentier de Dieu ont un affreux tourment pour avoir oublié le jour du jugement.
Nous n’avons pas en vain créé le ciel, la terre et l’entre-deux. Les incroyants le supposent, mais malheur aux incroyants, à cause du feu.
Traiterons-nous les croyants dont l’œuvre est fidèle comme les semeurs de désordre de la terre ? Traiterons-nous les fidèles comme les libertins ?
Voici un livre béni que nous t’avons révélé pour que les hommes en méditent les ver­sets et que les intelligents réfléchissent.
A David nous donnâmes Salomon, l’excellent esclave plein de repentir.
Le soir où on lui présentait les nobles cavales,
il dit : J’ai préféré ces biens au souvenir de mon Seigneur jusqu’à ce qu’un voile les cache.
Ramenez-les-moi. Et il leur trancha les jarrets et le cou.
Oui, nous avons éprouvé Salomon et placé un corps sur son trône, mais il se repentit.
Il dit : Seigneur, pardonne-moi, donne-moi un règne tel que personne n’en aura de semblable après moi. Tu es celui qui donne.
Nous lui soumîmes le vent qui soufflait doucement, sur son ordre, où il voulait
et les démons bâtisseurs ou plongeurs
et d’autres enchaînés par couples.
Voilà notre don. Dépense-le ou garde-le, sans compter.
Certes, Salomon a place près de nous et bon refuge.
Mentionne notre esclave Job. Il criait à son Seigneur : Le satan m’a atteint de douleur et de tourment.
Frappe du pied, voici de l’eau fraîche pour boire et te laver.
Et nous lui avons rendu au double sa famille par miséricorde pour avertir les intelligents.
Prends une touffe pour t’en servir mais ne blasphème pas. Et nous l’avons trouvé endurant, excellent esclave, plein de repentir.
Mentionne nos esclaves Abraham, Isaac et Jacob, actifs et lucides.
Nous les avons purifiés par la pure pensée de l’autre séjour.
Et ils sont près de nous parmi les meilleurs élus.
Mentionne Ismaël, Élisée et Dhoulkifl, ils sont parmi les meilleurs.
C’est un avertissement. Les fidèles auront un bon refuge,
les jardins d’Éden dont les portes leur sont grandes ouvertes.
Accoudés là, ils demanderont beaucoup de fruits et de boissons.
Près d’eux seront des vierges, toutes du même âge, les yeux baissés.
Voilà ce qui vous est promis pour le jour du jugement.
Oui, c’est ce qu’on vous donnera pour toujours.
Ce sera ainsi. Mais les révoltés auront le pire refuge,
la géhenne où ils tomberont. Quel mauvais lit !
Qu’ils goûtent l’eau bouillante et le breuvage fétide
et le reste à l’avenant.
Et voilà une foule qui se précipite avec vous. Ils ne sont pas les bienvenus, ils tombent dans le feu.
Ils disent : Ah ! vous n’êtes pas bienvenus, vous qui nous valez cela. Quel mauvais logis.
Ils disent : Seigneur, double le tourment de feu de ceux qui nous l’ont valu.
Ils disent : Pourquoi ne voyons-nous pas ici les hommes que nous trouvions mauvais,
dont nous nous moquions et dont nous nous détournions.
Voilà quelle est la querelle des hôtes du feu.
Dis : Je ne fais qu’avertir. Il n’y a de dieu que Dieu, l’unique, le dominateur,
le Seigneur des cieux, de la terre et de l’entre-deux, le puissant qui pardonne.
Dis : C’est une annonce solennelle
et vous vous en détournez.
Je ne sais rien des discussions du grand conseil.
Il m’est seulement révélé que je n’ai qu’à avertir clairement.
Ton Seigneur disait aux anges : Je vais créer un homme avec de l’argile.
Quand je l’aurai façonné et lui aurai insufflé de mon esprit, tombez prosternés devant lui.
Tous les anges se prosternèrent
sauf Iblis qui s’enorgueillit et fut de ceux qui ne croient pas. Dieu dit : Iblis, qui t’a empêché de te prosterner devant ce que j’ai créé de mes mains ?
Est-ce l’orgueil ? Es-tu si altier ?
Iblis dit : Je vaux mieux que lui. Tu m’as créé de feu et tu l’as créé d’argile.
Dieu dit : Sors d’ici, tu es maudit.
Oui, sur toi ma malédiction jusqu’au jour du jugement.
Iblis dit : Seigneur, donne-moi délai jusqu’au jour de la résurrection.
Dieu dit : Tu es de ceux qui auront délai
jusqu’au jour de l’instant que je connais.
Iblis dit : Par ta puissance ! je les égarerai tous
sauf tes dévoués esclaves.
Dieu dit : Vérité ! je dis la vérité,
j’emplirai la géhenne de toi et de tous tes suiveurs.
Dis : Je ne vous demande pas de salaire, je ne suis pas de ceux qui cherchent à s’imposer.
Ce n’est qu’un avertissement pour les mondes.
Certes, vous en aurez des nouvelles dans quelque temps.
La révélation du livre de Dieu, le puissant, le sage.
Oui, nous t’avons révélé le livre avec vérité. Adore Dieu, ne sois qu’à lui.
Ne doit-on pas n’être qu’à Dieu ? Ceux qui prennent d’autres maîtres que Dieu disent : Nous les adorons pour qu’ils nous rapprochent de Dieu. Mais certes, Dieu tranchera leurs différends. Dieu ne guide pas le menteur incroyant.
Si Dieu avait voulu un enfant, il aurait choisi la créature qu’il aurait voulue. Mais gloire à lui ! il est Dieu, l’unique, le dominateur.
Il a vraiment créé les cieux et la terre. Il enroule la nuit sur le jour et il enroule le jour sur la nuit. Il a soumis le soleil et la lune qu’ils voguent à leur terme. N’est-il pas le puissant, celui qui pardonne ?
Il vous a créés d’un seul être dont il tira ensuite l’épouse. Il vous a donné quatre couples de bêtes pour vos troupeaux. Il vous a créés dans le sein de vos mères, création sur création dans de triples ténèbres. Tel est Dieu votre Seigneur. A lui le règne. Il n’y a d’autre dieu que lui. Comment vous êtes-vous détournés ?
Si vous êtes ingrats, Dieu se suffit et n’a pas besoin de vous, mais l’ingratitude de ses esclaves ne lui plaît guère. Si vous lui savez gré, il vous agrée. Personne ne portera le fardeau d’un autre. Puis votre retour sera vers votre Seigneur et vous montrera vos actes, car il connaît le fond des cœurs.
L’homme qu’atteint le malheur prie son Seigneur et revient à lui. Mais dès qu’il en reçoit un bienfait, il oublie celui qu’il priait et il donne des rivaux à Dieu pour écarter du sentier de Dieu. Dis : Profite un temps de ton incroyance, tu seras des hôtes du feu.
Mais le fidèle en prière pendant les heures nocturnes, prosterné ou debout, est attentif à l’autre vie et espère la miséricorde de son Seigneur. Eh bien dis : Ceux qui savent et ceux qui ne savent pas sont-ils égaux ? Seuls réfléchissent les intelligents.
Dis : Mes esclaves croyants, soyez fidèles à votre Seigneur. Ceux qui auront bien agi en cette vie seront bien payés. Vaste est la terre de Dieu. Les endurants auront un salaire sans borne.
Dis : J’ai ordre d’adorer Dieu, de n’être qu’à lui.
J’ai ordre d’être le premier musulman.
Dis : Je crains le tourment d’un jour terrible si je n’écoute pas mon Seigneur.
Dis : J’adore Dieu, je ne suis qu’à lui.
Adorez qui vous voulez d’autre. Dis : Les perdants sont ceux qui auront causé leur propre perte et celle des leurs le jour de la résurrection. N’est-ce pas une perdition manifeste ?
Ils auront un nuage de feu sur eux et sous eux. C’est ce dont Dieu menace ses esclaves. Mes esclaves, soyez-moi fidèles.
Ceux qui s’écartent des Taghout, qui ne veulent plus les adorer, qui reviennent à Dieu, à eux la bonne nouvelle. Annonce la bonne nouvelle à mes esclaves
qui entendent la parole et en suivent le meilleur. Ceux-là, Dieu les a guidés, ceux-là sont intelligents.
Mais celui contre qui s’accomplira la parole de tourment... Toi est-ce que tu sauveras quelqu’un qui est dans le feu ?
Mais ceux qui sont fidèles à leur Seigneur auront des chambres avec d’autres chambres construites au-dessus et des ruisseaux dessous, promesse de Dieu. Et Dieu ne manque pas à sa promesse.
Ne vois-tu pas que Dieu fait pleuvoir une eau qu’il mène dans la terre à des jaillissements pour qu’elle fasse pousser les plantes bigarrées qui se fanent ensuite ? Tu les vois jaunir et il en fait des brindilles sèches. Certes, c’est là un avertissement pour les intelligents.
Celui dont Dieu a ouvert le cœur à l’Islam est dans la lumière de son Seigneur. Malheur à ceux dont le cœur est fermé à l’avertissement de Dieu, ils sont dans une erreur flagrante.
Dieu révèle le plus beau récit, un livre où tout s’ajuste et se répond et dont frémit la peau de ceux qui craignent leur Seigneur, mais leur peau et leur cœur s’attendrissent à l’avertissement de Dieu. C’est un guide par quoi Dieu guide qui il veut. Mais ceux que Dieu égare n’ont pas de guide.
Celui qui se protégera la face contre le pire des tourments le jour de la résurrection, quand on dira aux coupables : Goûtez ce que vous avez gagné...
Leurs devanciers aussi crièrent au mensonge et le tourment les frappa par surprise.
Dieu leur a fait goûter la honte en cette vie, mais le tourment dans l’autre est plus grand. S’ils savaient !
Nous avons dans ce Coran offert aux hommes toutes sortes d’exemples. Peut-être réfléchiront-ils.
Un Coran arabe, sans détour. Peut-être seront-ils fidèles.
Dieu donne à comparer l’homme qui dépend d’une bande de querelleurs à l’homme qui dépend d’un seul homme. Sont-ils pareils ? Louange à Dieu ! Mais la plupart ne savent pas.
Tu mourras et ils mourront,
mais le jour de la résurrection, vous vous disputerez devant votre Seigneur.
Quoi de plus coupable que de crier au mensonge contre Dieu et de nier la vérité quand elle vient ? N’y a-t-il pas de logis pour les incroyants dans la géhenne ?
Ceux qui sont venus avec la vérité et ceux qui l’ont reconnue sont les fidèles.
Ils auront ce qu’ils voudront près de leur Seigneur. Tel est le salaire de ceux qui agissent bien.
Dieu les lavera de leurs plus mauvais actes et les paiera de leurs meilleurs actes.
Est-ce que Dieu ne suffit pas à son esclave quand ils t’effraient avec leurs dieux ? Celui que Dieu égare, personne ne le guide,
mais celui que Dieu guide, personne ne l’égare. Dieu n’est-il pas le puissant et le vengeur ?
Tu leur demandes : Qui a créé les cieux et la terre ? Certes, ils diront : Dieu. Dis : Que vous en semble ? si Dieu me veut du mal, les dieux y remédieront-ils ? s’il me veut une grâce, empêcheront-ils ? Dis : Dieu me suffit. Se fient à lui ceux qui se fient à lui.
Dis : Mon peuple, agissez à votre façon, j’agirai aussi et bientôt vous saurez
qui sera frappé d’un tourment de honte et sera pris d’un tourment perpétuel.
Nous t’avons révélé avec vérité le livre pour les hommes. Qui est en bonne voie l’est pour soi. Qui s’égare n’égare que soi. Tu n’es pas leur gardien.
Dieu rappelle les âmes lors de leur mort et il rappelle dans leur sommeil celles qui ne sont pas mortes. Il retient celles dont il a décrété la mort et relâche les autres jusqu’à leur terme. Certes, ce sont là des signes pour ceux qui réfléchissent.
Prendront-ils d’autres intercesseurs que Dieu ? Dis-leur : Et s’ils n’ont rien ? s’ils ne comprennent rien ?
Dis : Toute l’intercession n’est qu’à Dieu. A lui le règne des cieux et de la terre. Vers lui vous serez ramenés.
A la mention de Dieu seul, ceux qui ne croient pas à l’autre vie ont le cœur crispé, mais à la mention des autres dieux, ils ont le cœur en liesse.
Dis : Dieu, créateur des cieux et de la terre, toi qui connais l’insondable comme l’apparence, tu trancheras le différend de tes esclaves.
Si les coupables avaient au double tout ce qui est sur terre, ils le donneraient pour se racheter du pire tourment le jour de la résurrection. Mais Dieu leur montrera ce qu’ils ne comptaient pas voir,
ils verront le mal qu’ils ont gagné. Et ce qu’ils raillaient les enveloppera.
Quand un malheur atteint l’homme, il nous prie. Et quand nous lui donnons un bienfait, il dit : Je ne dois qu’à ma science ce qui m’est donné. Mais c’est une tentation et la plupart ne le savent pas.
Leurs devanciers parlaient de même et ce qu’ils avaient ne leur servit à rien.
Le mal de ce qu’ils avaient les atteignit. Et les coupables de maintenant seront atteints par le mal de ce qu’ils ont, car ils n’affaibliront pas Dieu.
Ne savent-ils pas que Dieu dispense ou mesure ses dons à qui il veut. Certes, ce sont là des signes pour ceux qui croient.
Dis : Vous mes esclaves qui avez été excessifs à vos dépens, ne désespérez pas de la miséricorde de Dieu, car Dieu pardonne tous les péchés. Oui, il est celui qui pardonne, le miséricordieux.
Revenez à votre Seigneur, soumettez-vous à lui avant que le tourment vous atteigne car ensuite vous serez sans recours.
Suivez ce que votre Seigneur vous a révélé de meilleur avant que le tourment vous atteigne soudain par surprise
et que chacun dise : Malheur à moi d’avoir si peu fait attention à Dieu, moi qui raillais ;
ou dise : Si Dieu m’avait guidé j’aurais été fidèle ;
ou dise devant le tourment : Si je pouvais recommencer, je serais de ceux qui agissent bien.
Mais mes signes sont venus à toi et tu les as niés avec orgueil, tu as été de ceux qui ne croient pas.
Le jour de la résurrection, ceux qui ont menti contre Dieu, tu verras leur visage enténébré. N’y a-t-il pas de logis pour les orgueilleux dans la géhenne ?
Dieu sauvera les fidèles et leur donnera le bonheur. Aucun malheur ne les atteindra plus, ils n’auront plus de tristesse.
Dieu est créateur de tout et gardien de tout.
Il a les clés des cieux et de la terre. Ceux qui ne croient pas aux signes de Dieu sont les perdants.
Dis : Ignorants, m’ordonnerez-vous d’adorer un autre que Dieu ?
Il t’a été révélé, à toi comme à tes devanciers : Si vous ajoutez des dieux, vains sont vos actes et vous êtes perdants.
Mais adore Dieu et sois de ceux qui lui savent gré.
Ils n’ont pas mesuré Dieu à sa vraie mesure. Le jour de la résurrection, toute la terre ne sera pour lui qu’une poignée et les cieux seront repliés dans sa main droite. Gloire à lui ! comme il est plus haut que ce qu’on lui ajoute !
Quand sonnera la trompette, ceux qui sont dans les cieux et sur la terre seront foudroyés sauf ceux que Dieu voudra. Et à la deuxième sonnerie, tous se relèveront et regarderont.
La terre brillera de la lumière de son Seigneur. Le livre sera posé. Prophètes et témoins seront amenés. Tous les hommes seront jugés avec justice et personne ne sera lésé.
Chacun recevra le salaire de ses actes, car Dieu sait ce qu’ils ont fait.
Les incroyants seront menés par groupes à la géhenne. A leur arrivée, les portes seront ouvertes et les gardes diront : Est-ce que des apôtres de chez vous ne sont pas venus vous réciter les versets de votre Seigneur et vous avertir de la rencontre d’aujourd’hui ? Ils répondront : Si. Et la parole du tourment s’accomplira contre les incroyants.
On leur dira : Franchissez pour toujours les portes de la géhenne. Combien mauvais le logis des orgueilleux !
Mais ceux qui furent fidèles à leur Seigneur seront menés par groupes au jardin. A leur arrivée, les portes seront ouvertes et les gardes diront : Paix sur vous. Vous avez été bons, entrez ici pour toujours.
Ils répondront : Louange à Dieu qui accomplit pour nous sa promesse et nous a donné ce pays en héritage. Et nous nous installons dans le jardin où nous voulons. Comme est beau le salaire de ceux qui font le bien !
Tu verras les anges en cercle autour du trône célébrer la louange de leur Seigneur. Les hommes seront jugés avec justice et on dira : Louange à Dieu le Seigneur des mondes.
Hâ. Mîm.
La révélation du livre vient de Dieu le puissant qui sait,
qui pardonne le péché, qui accepte le repentir, qui châtie durement, qui est plein de patience. Il n’y a de Dieu que lui. L’avenir n’aboutit qu’à lui.
Seuls les incroyants discutent les signes de Dieu. Que leur agitation dans ce pays ne te trouble pas.
Avant eux crièrent au mensonge le peuple de Noé puis les ligues. Chaque nation a voulu se saisir de l’apôtre qu’on lui envoyait et a discuté pour détruire la vérité par l’erreur. Mais je les ai saisis, et de quel châtiment je les ai châtiés !
Ainsi s’accomplit la parole de ton Seigneur contre les incroyants et ils seront les hôtes du feu.
Les anges qui portent le trône et ceux qui se tiennent autour célèbrent la louange de leur Seigneur. Ils croient en lui et demandent pardon pour les croyants : Seigneur qui cernes tout de ta miséricorde et de ta science, pardonne aux repentants qui suivent ton sentier. Épargne-leur le tourment de la fournaise.
Seigneur, fais-les entrer, avec ceux de leurs pères, de leurs épouses et de leurs descendants qui sont intègres, dans les jardins d’Éden que tu leur as promis, car tu es le puissant, le sage.
Garde-les du mal. Ceux qu’aujourd’hui tu gardes du mal tu leur feras miséricorde. Bonheur sans borne.
On criera aux incroyants : Dieu vous a plus en haine que vous ne vous haïssiez vous-mêmes quand, appelés à croire, vous êtes restés dans l’incroyance.
Ils diront : Seigneur, tu nous as fait mourir deux fois et vivre deux fois. Nous reconnaissons nos péchés, mais comment sortir d’ici ?
C’est que vous restiez incroyants quand on invoquait Dieu seul, mais vous croyiez aux rivaux qu’on lui ajoutait. Le jugement n’est qu’à Dieu le très haut, le très grand.
C’est lui qui vous montrait ses signes et vous faisait descendre du ciel votre nourriture, mais ne se souviennent de lui que ceux qui reviennent à lui.
Priez Dieu, ne soyez qu’à lui en dépit des incroyants.
A lui les degrés, à lui le trône. D’un ordre il lance l’esprit sur tel de ses esclaves qu’il veut pour annoncer le jour de la rencontre,
le jour où tous comparaîtront, et rien d’eux ne sera caché à Dieu. A qui sera le règne ce jour-là ? A Dieu, le seul, l’absolu.
Ce jour-là chacun sera payé de ses actes. Ce jour-là il n’y aura pas d’injustice, car Dieu fait vite les comptes.
Avertis-les du jour imminent où, le cœur angoissé, la gorge serrée, les coupables n’auront plus d’ardent ami ni d’intercesseur écouté.
Dieu sait les trahisons du regard et les secrets du cœur.
Dieu juge avec justice, les autres dieux ne jugent rien. Dieu est celui qui entend et qui voit.
Ne parcourent-ils pas la terre ? Ne voient-ils pas la fin de leurs devanciers qui furent plus forts qu’eux et firent plus de travaux sur la terre ? Et ils ont été saisis par Dieu pour leurs péchés et n’ont pas eu de protecteurs contre Dieu.
Parce qu’ils n’ont pas cru quand leurs apôtres leur apportaient des preuves, Dieu les a saisis, car il est fort et châtie durement.
Oui, nous avons envoyé Moïse avec nos signes et une autorité manifeste
à Pharaon, Haman et Coré. Ils dirent : C’est un sorcier, un menteur.
Quand il leur apporta notre vérité, ils dirent : Tuez les fils de ceux qui croient avec lui et gardez leurs femmes. Mais le stratagème des incroyants fut une erreur.
Pharaon dit : Laissez-moi tuer Moïse. Qu’il prie son Seigneur. Je crains qu’il change votre religion et sème le désordre sur la terre.
Moïse dit : Je me réfugie en mon Seigneur et votre Seigneur contre tout orgueilleux qui ne croit pas au jour du jugement.
Un homme croyant, des gens de Pharaon, cachait sa foi, mais il dit : Tuerez-vous un homme parce qu’il dit : Mon Seigneur est Dieu ? Cet homme vous apporte des preuves de votre Seigneur. S’il ment, que son mensonge lui retombe dessus. Mais s’il dit vrai, ses menaces vous atteindront. Car Dieu ne guide pas quelqu’un d’effréné et de menteur.
Mon peuple, aujourd’hui vous régnez, vous dominez la terre, mais qui va nous garder de la colère de Dieu si elle vient ? Pharaon dit : Je ne vous montre que ce que je vois, je ne vous guide que dans le droit chemin.
Le croyant dit : Mon peuple, je crains pour vous un jour comme celui des ligues,
un sort comme celui du peuple de Noé, des Ad, des Thamoud et de leurs successeurs. Dieu ne veut pas qu’on soit injuste envers ses esclaves.
Mon peuple, je crains pour vous le jour des interpellations,
le jour où vous tournerez le dos. Personne ne vous protégera contre Dieu car ceux que Dieu égare n’ont plus de guide.
Oui, Joseph vous a jadis apporté des preuves et vous n’avez cessé de les mettre en doute jusqu’à sa mort. Et vous avez dit : Dieu n’enverra plus d’apôtre après lui. Dieu égare ainsi l’infidèle et le douteur
et quiconque discute les signes de Dieu sans avoir reçu d’autorité. Il est détesté de Dieu et des croyants. Dieu scelle ainsi le cœur de tout orgueilleux tyran.
Pharaon dit : Haman, bâtis-moi une tour pour que j’atteigne les cordes,
les cordes du ciel pour monter vers le dieu de Moïse, car je crois que Moïse ment. L’œuvre mauvaise de Pharaon était embellie à ses yeux et il fut écarté du sentier. Le stratagème de Pharaon fut en pure perte.
Le croyant dit : Mon peuple, suivez-moi, je vous guiderai dans le droit chemin.
Mon peuple, cette vie ne profite qu’un temps, mais l’autre est une demeure permanente.
Quiconque agit mal sera payé d’un mal égal, mais le croyant ou la croyante dont l’œuvre est fidèle entrera au jardin et ce qu’il recevra sera sans mesure.
Mon peuple, qu’ai-je à vous convier au salut quand vous me conviez au feu ?
Vous me conviez à ne pas croire en Dieu, à lui ajouter des dieux que je ne connais pas, et moi je vous convie au Puissant qui pardonne.
Certes, les dieux auxquels vous me conviez n’ont de voix ni en cette vie ni dans l’autre. Certes, notre avenir n’aboutit qu’à Dieu et les effrénés seront les hôtes du feu.
Vous vous souviendrez de ce que je vous dis. Je remets mon sort à Dieu. Dieu n’est pas sans voir ses esclaves.
Dieu le sauva de leurs dangereux stratagèmes. Et le pire tourment enveloppa les gens de Pharaon.
Ils seront offerts au feu matin et soir. Et le jour où se lèvera l’heure, on dira : Mettez les gens de Pharaon au plus fort du tourment.
Quand ils se querelleront dans le feu, les faibles diront aux orgueilleux : Nous qui vous suivions, pouvez-vous nous épargner un peu de ce feu ?
Les orgueilleux diront : Nous y sommes tous, car Dieu a jugé ses esclaves.
Les hôtes du feu diront aux gardes de la géhenne : Priez votre Seigneur de diminuer d’un jour notre tourment.
Les gardes diront : Vos apôtres ne vous ont-ils pas apporté des preuves ? Ils répondront : Si. Les gardes diront : Alors priez. Mais la prière des incroyants s’égare.
Certes, nos apôtres et les croyants, nous les secourrons en cette vie et le jour où se lèveront les témoins,
le jour où les excuses des coupables seront vaines. Maudits seront-ils. Mauvais sera leur logis.
Certes, nous avons donné le guide à Moïse et le livre en héritage aux fils d’Israël
comme guide et avertissement pour les intelligents.
Sois endurant. La promesse de Dieu est vraie. Demande pardon de ton péché et célèbre la louange de ton Seigneur soir et matin.
Ceux qui discutent de Dieu sans avoir reçu d’autorité n’ont au cœur que de l’orgueil. Ils n’arriveront à rien. Réfugie-toi en Dieu car il entend et il voit.
Créer les cieux et la terre est plus grand que créer les hommes, mais la plupart ne le savent pas.
L’aveugle n’est pas comme celui qui voit ni le croyant dont l’œuvre est fidèle comme le malfaiteur, pour peu que vous réfléchissiez.
Oui, l’heure vient, certes, mais la plupart ne croient pas.
Votre Seigneur a dit : Priez-moi, je vous exaucerai. Ceux que l’orgueil empêche de m’adorer entreront humiliés dans la géhenne.
Dieu a fait la nuit pour vous reposer et le jour pour vous éclairer. Oui, Dieu accorde ses grâces aux hommes, mais la plupart ne lui en savent pas gré.
Tel est Dieu votre Seigneur le créateur de tout. Nul n’est Dieu que lui. Comment vous en êtes-vous détournés ?
Ainsi seront détournés ceux qui nient les signes de Dieu.
Dieu vous a fait la terre pour logis et le ciel pour abri. Il vous a façonné, vous a donné la plus belle forme et vous a donné des régals. Tel est Dieu votre Seigneur. Béni soit Dieu le Seigneur des mondes.
Il est le vivant. Nul n’est Dieu que lui. Priez-le, ne soyez qu’à lui. Louange à Dieu le Seigneur des mondes.
Dis : Quand les preuves me sont venues de mon Seigneur, il m’a été interdit d’adorer les dieux que vous priez. Il m’a été ordonné de me soumettre au Seigneur des mondes.
Il vous a créés de poussière, puis d’une goutte de sperme, puis d’un caillot. Il vous a fait surgir enfant, puis atteindre la maturité et devenir vieux, mais certains d’entre vous sont rappelés plus tôt. Vous allez à un terme fixé. Peut-être comprendrez-vous.
C’est lui qui fait vivre et mourir. Quand il donne un ordre il dit seulement : Soit. Et c’est.
Ne vois-tu pas comme s’égarent ceux qui discutent les signes de Dieu ?
Ceux qui nient le livre et le message de nos apôtres sauront bientôt.
Enchaînés, carcan au cou, ils seront traînés
dans l’eau bouillante puis jetés dans le feu.
On leur dira : Où sont les dieux que vous ajoutiez à Dieu ?
Ils diront : Ils nous ont abandonnés, ou plutôt nous n’invoquions que des riens. Dieu égare ainsi les incroyants.
Alors vous qui vous êtes réjouis à tort sur la terre et vous êtes enorgueillis,
franchissez pour toujours les portes de la géhenne. Mauvais le logis pour les orgueilleux !
Sois endurant. La promesse de Dieu est vraie. Nous te ferons voir un peu de ce que nous leur promettons ou bien nous te rappellerons avant. Mais tous seront ramenés vers nous.
Nous avons envoyé des apôtres avant toi. Il y en a dont nous t’avons raconté l’histoire et d’autres dont nous ne t’avons pas raconté l’histoire. Aucun apôtre n’a apporté de signe qu’avec la permission de Dieu. Quand vient l’ordre de Dieu, il est décrété avec justice et ceux qui tiennent à l’erreur sont perdants.
Dieu vous a donné des animaux comme montures ou comme nourriture,
pour vous en servir et pour atteindre ce que vous désirez. Et vous y êtes portés comme sur des navires.
Il vous montre ses signes. Quels signes de Dieu nierez-vous ?
Ne parcourent-ils pas la terre et ne voient-ils pas la fin de leurs devanciers qui furent plus nombreux et plus forts et firent plus de travaux sur la terre ? Mais ce qu’ils avaient gagné ne leur servit à rien.
Quand leurs apôtres leur apportaient des preuves, ils se montraient fiers de ce qu’ils détenaient eux-mêmes de science, mais ce qu’ils raillaient les enveloppa.
Devant notre violence ils dirent : Nous ne croyons qu’en Dieu, nous ne croyons plus aux dieux que nous lui ajoutions.
Mais leur foi devant notre violence ne leur servit à rien, car telle est la coutume antique de Dieu envers ses esclaves. Et les incroyants furent perdants.
Hâ. Mîm.
Révélation du Miséricordieux plein de miséricorde,
livre de versets explicites, Coran arabe pour ceux qui comprennent,
annonce et avertissement. Mais la plupart se détournent sans entendre.
Ils disent : Nos cœurs sont enveloppés contre votre appel, nos oreilles sont en défaut, il y a un voile entre nous et toi. Agis à ta guise, nous agissons à la nôtre.
Dis : Je ne suis qu’un homme comme vous. Il m’est seulement révélé que votre Dieu est un dieu unique. Allez droit à lui et demandez-lui pardon. Malheur à ceux qui ajoutent des dieux,
n’acquittent pas l’aumône et ne croient pas à l’autre vie.
Mais les croyants dont l’œuvre est fidèle auront un salaire que rien ne diminuera.
Dis : Ne croirez-vous pas à celui qui créa la terre en deux jours ? Lui donnerez-vous des rivaux ? Il est le Seigneur des mondes.
Il a fixé les montagnes sur la terre. Il a béni la terre, il y a réparti des nourritures en quatre jours nets pour ceux qui demandent.
Il s’est tourné vers le ciel qui n’était que fumée et a dit au ciel et à la terre : Venez de gré ou de force. Et ils répondirent : Nous venons dociles.
Il a établi sept cieux en deux jours et révélé à chaque ciel son ordre. Et le ciel le plus proche, nous l’avons orné de luminaires qui le gardent. Tel est le décret du Puissant qui sait.
S’ils se détournent, dis-leur : Je vous avertis d’une foudre comme celle des Ad et des Thamoud.
Les apôtres venaient de toutes parts leur dire : N’adorez que Dieu. Ils répondirent : Si notre Seigneur avait voulu, il aurait fait descendre des anges, mais votre message, nous n’y croyons pas.
Et les Ad s’enorgueillirent à tort sur la terre. Ils dirent : Qui est plus fort que nous ? Ne voyaient-ils pas que Dieu qui les avait créés était plus fort qu’eux ? Ils niaient nos signes.
Nous déchaînâmes contre eux, durant des jours néfastes, un vent hurlant pour leur faire goûter la honte du tourment en cette vie. Mais le tourment de l’autre a encore plus de honte et ils seront sans recours.
Les Thamoud nous les guidions, mais ils aimèrent mieux être aveugles que guidés. Et, à cause de leurs actes, la foudre du honteux tourment les emporta.
Mais nous sauvâmes les croyants fidèles.
Le jour où les ennemis de Dieu seront rassemblés pour le feu, ils seront répartis.
Quand ils arriveront, leurs oreilles, leurs yeux et leur peau témoigneront contre eux de leurs actes.
Ils diront à leur peau : Pourquoi témoigner contre nous ? Elle dira : Dieu nous donne la parole lui qui a donné parole à tout. Il vous a créés une première fois et vous êtes ramenés vers lui.
Vos oreilles, vos yeux et votre peau témoignent contre vous parce que vous ne pouviez vous cacher, vous qui pensiez que Dieu ignorait un grand nombre de vos actes.
Ce que vous pensiez de votre Seigneur vous a perdus et vous êtes perdants.
S’ils persistent, le feu est leur refuge, mais s’ils demandent grâce, on ne les écoute pas.
Nous leur avons donné des compagnons pour leur embellir ce qui était devant eux et derrière. La parole sur les nations de djinns ou d’hommes qui disparurent avant eux s’est accomplie contre eux et ils sont perdants.
Les incroyants disent : N’écoutez pas ce Coran, contestez-le, peut-être triompherez-vous.
Mais nous ferons goûter aux incroyants un dur tourment et leur donnerons un salaire pire que leurs actes.
Tel est le salaire des ennemis de Dieu. Le feu sera leur demeure d’éternité, le salaire de leurs négations.
Les incroyants disent : Seigneur, montre-nous les deux égareurs, un djinn et un homme, pour que nous les mettions sous nos pieds et qu’ils soient les plus humiliés.
Ceux qui disent : Notre Seigneur est Dieu, et qui marchent droit, les anges descendent leur dire : N’ayez ni crainte ni tristesse, réjouissez-vous du jardin promis.
Nous sommes vos amis en cette vie et dans l’autre. Vous aurez ce que vous voudrez, vous aurez ce que vous demanderez :
don du miséricordieux qui pardonne.
Quelle plus belle parole que de convoquer à Dieu en faisant œuvre fidèle et en disant : Je suis musulman ?
Le mal n’est pas égal au bien. Repousse le mal par le mieux. Alors ton ennemi te sera un ami ardent.
Ce n’est donné qu’aux endurants, à quiconque a déjà une part sans borne.
Mais si le satan t’incite, cherche refuge en Dieu qui entend et qui sait.
Le jour et la nuit, le soleil et la lune sont de ses signes. Ne vous prosternez pas devant le soleil ni devant la lune, prosternez-vous devant Dieu qui les a créés si c’est lui que vous adorez.
Qu’ils s’enorgueillissent, mais ceux qui sont près de ton Seigneur l’exaltent nuit et jour sans se lasser.
La terre que tu vois prostrée est de ses signes. Elle se ranime et reverdit quand nous faisons pleuvoir. Celui qui la fait revivre fait revivre aussi les morts, car il peut tout.
Ceux qui nient nos signes ne nous sont pas cachés. Vaut-il mieux être jeté au feu ou venir en sécurité au jour de la résurrection ? Faites ce que vous voulez, mais Dieu n’est pas sans voir vos actes.
Ils ne croient pas à l’avertissement venu, mais c’est un livre puissant !
L’erreur ne s’y glisse nulle part. C’est une révélation du Sage qui mérite louange.
On te dit ce qu’on a dit aux apôtres d’avant. Oui, ton Seigneur dispose du pardon et de l’affreux châtiment.
Si nous avions fait un Coran en langue barbare, ils auraient dit : Pourquoi ces versets inintelligibles ? Pourquoi parler en langue barbare à des Arabes ? Dis : Il guide et guérit les croyants. Mais les incroyants ont un défaut dans l’oreille, ils sont frappés d’aveuglement, ils sont appelés de très loin.
Nous avons donné le livre à Moïse, mais ils se sont querellés dessus. N’eût été une décision antérieure de ton Seigneur, leur sort serait déjà tranché, mais ils restent dans le doute profond.
Quiconque fait le bien le fait pour soi. Quiconque agit mal agit contre soi. Ton Seigneur n’est pas injuste pour ses esclaves.
A lui la connaissance de l’heure. Nul fruit ne sort de son enveloppe, nulle femelle ne porte ou ne met bas qu’il ne le sache. Un jour il criera : Où sont mes rivaux ? Ils diront : Nous t’annonçons qu’ils n’ont plus de témoins parmi nous.
Car les dieux qu’ils priaient les auront abandonnés et ils se trouveront sans refuge.
L’homme ne se lasse pas d’appeler le bonheur et si le malheur l’atteint il se désole et désespère.
Si nous lui faisons goûter une grâce après un malheur il dit : Ce m’est dû et je ne pense pas que l’heure vienne, mais si je suis ramené vers mon Seigneur j’aurai près de lui le beau salaire. Eh bien, les incroyants, nous leur montrerons leurs actes et leur ferons goûter un lourd tourment.
Quand nous comblons l’homme, il se détourne et s’éloigne, mais qu’un malheur l’atteigne, et le voilà en longues prières.
Dis : Que vous en semble ? Si vous ne croyiez pas à ce Coran et qu’il vienne de Dieu ? Quoi de plus coupable que de s’enfoncer dans le schisme ?
Nous leur montrerons nos signes dans l’univers et en eux jusqu’à ce qu’ils voient que ceci est vérité. Est-ce que ton Seigneur ne suffit pas comme témoin de tout ?
Eux, ne doutent-ils pas de rencontrer leur Seigneur ? Est-ce que Dieu ne cerne pas tout ?
Hâ. Mîm.
Aïn. Sîn. Qâf.
Révélation que Dieu, le puissant, le sage, te fait comme à tes devanciers.
A lui les êtres des cieux et de la terre. Il est le très haut, le sans borne.
Peu s’en faut que ne se fendent les cieux depuis leur faîte quand les anges célèbrent la louange de leur Seigneur et demandent son pardon pour les êtres de la terre. Dieu n’est-il pas celui qui pardonne, qui a pitié ?
Dieu voit bien ceux qui prennent d’autres maîtres que lui, et tu n’es pas leur gardien.
C’est un Coran arabe que nous te révélons pour que tu avertisses la ville mère et ses alentours, pour que tu avertisses du jour du rassemblement inéluctable où les uns seront au jardin et les autres dans le brasier.
Si Dieu avait voulu, il aurait fait des hommes une seule nation, mais il fait entrer qui il veut dans sa miséricorde. Les coupables n’ont ni protecteurs ni recours.
Prennent-ils d’autres maîtres que lui ? Mais Dieu est le maître, il fait revivre les morts, il peut tout.
Quels que soient vos différends, c’est à Dieu de trancher. Tel est Dieu mon Seigneur. Je me fie à lui, je reviens à lui.
Il a créé les cieux et la terre et vous a donné des femmes de votre race comme il a fait des couples dans vos troupeaux. Ainsi vous multiplie-t-il. Mais rien ne lui ressemble. Il entend et il voit.
Il a les clés des cieux et de la terre. Il dispense ou mesure ses dons à qui il veut. Il sait tout.
Le culte qu’il vous ordonne est celui qu’il avait recommandé à Noé. C’est ce que nous te révélons et avons ordonné à Abraham, à Moïse et à Jésus. Établissez le culte sans vous diviser. Mais ton appel est insupportable à ceux qui ajoutent des dieux. Dieu attire à lui qui il veut, il guide vers lui qui se repent.
Ils ne se sont divisés et querellés qu’après avoir reçu la science. N’eût été une décision antérieure de ton Seigneur leur fixant un délai, l’affaire serait déjà tranchée, mais ceux qui, après eux, ont hérité du livre restent dans le doute.
Appelle donc les hommes et va droit comme tu en as ordre, ne suis pas leurs passions. Dis : Je crois au livre que Dieu a révélé et j’ai ordre d’être juste envers vous. Dieu est notre Seigneur et votre Seigneur. A nous nos actes, à vous les vôtres. Pas de discussions entre nous. Et Dieu nous réunira, car l’avenir n’aboutit qu’à lui.
Ceux qui discutent de Dieu après la réponse, leur discussion ne vaut rien pour leur Seigneur, sa colère est sur eux. A eux le grand tourment.
Dieu a révélé le livre de vérité et la balance. Mais qui te renseignera ? l’heure est peut-être proche.
Ceux qui n’y croient pas cherchent à la hâter, mais les croyants la craignent, ils savent qu’elle est vraie. Est-ce que ceux qui doutent de l’heure ne sont pas dans une erreur profonde ?
Dieu est bon pour ses esclaves, il nourrit qui il veut, il est le fort, le puissant.
Quiconque veut le champ de l’autre vie, nous accroissons son champ, et quiconque veut le champ de cette vie, nous lui en donnons une part mais sans aucune dans l’autre vie.
Ont-ils des dieux qui leur aient tracé un chemin de religion que Dieu ne permet pas ? Sans la parole décisive, l’affaire serait tranchée. Mais les coupables auront un affreux tourment.
Tu verras les coupables trembler de leur gain quand le tourment s’abattra sur eux. Et les croyants dont l’œuvre est fidèle seront parmi les parterres du jardin. Ils obtiendront ce qu’ils voudront de leur Seigneur. Voilà la grande grâce.
Telle est l’annonce de Dieu à ses esclaves croyants dont l’œuvre est fidèle. Dis : Je ne vous demande pas d’autre salaire que votre affection pour vos proches. A quiconque agit bien, nous donnons mieux encore. Dieu pardonne et il sait gré.
Diront-ils : Il invente un mensonge contre Dieu ? Si Dieu voulait, il scellerait ton cœur. Mais Dieu efface l’erreur, il fait la vérité par sa parole. Et il sait les pensées des cœurs.
C’est lui qui reçoit le repentir de ses esclaves, il efface leurs actions mauvaises, il connaît vos actes.
Il exauce les croyants dont l’œuvre est fidèle et leur accroît sa grâce. Mais les incroyants auront le grand tourment.
Si Dieu dispensait trop ses dons à ses esclaves, ils seraient insolents sur la terre, mais il fait descendre ce qu’il veut avec mesure. Il est renseigné sur ses esclaves, il n’est pas sans les voir.
Il fait pleuvoir quand ils sont désespérés. Il étend sa miséricorde. Il est le maître qui mérite louange.
La création des cieux et de la terre et les animaux qu’il y dissémine, ce sont de ses signes. Il peut tout rassembler quand il voudra.
Qu’un malheur vous atteigne, c’est le salaire de vos actes. Mais Dieu en efface beaucoup.
Vous ne l’affaiblirez pas sur terre. Vous n’avez de protecteur et de recours que Dieu.
Les navires sur la mer comme des tertres, ce sont de ses signes.
Il calme les vents s’il veut et les navires sont immobiles sur la mer. Certes, ce sont là des signes pour tout endurant qui sait gré.
Ou bien il fait périr leurs navires à cause de leurs actes, mais il pardonne beaucoup.
Il sait ceux qui discutent nos signes et qui seront sans refuge.
Ce qui vous est donné ne profite qu’en cette vie, mais ce qui est près de Dieu vaut mieux et dure plus pour les croyants qui se fient à leur Seigneur,
qui évitent le péché grave et l’infamie, qui pardonnent dans leur colère,
qui répondent à leur Seigneur, qui font la prière, qui délibèrent entre eux de leurs affaires, qui donnent de nos dons,
qui s’entraident contre la violence,
Le mal est payé d’un mal égal. Mais quiconque pardonne et remet de l’ordre a son salaire près de Dieu, car Dieu n’aime pas les coupables.
Il n’y a pas à recourir contre le lésé qui se défend,
il n’y a à recourir que contre ceux qui lèsent les hommes et font à tort les insolents sur la terre. A eux l’affreux tourment.
Certes, l’endurant qui pardonne a raison,
mais celui que Dieu égare n’a pas d’autre protecteur. Tu verras les coupables, ils diront devant le tourment : Comment revenir sur terre ?
Tu les verras offerts à la géhenne, humiliés d’impuissance et jetant des regards furtifs. Et les croyants diront : Sont perdants, le jour de la résurrection, ceux qui se sont perdus eux-mêmes avec leurs familles. Est-ce que les coupables ne seront pas dans le perpétuel tourment ?
Ils n’auront pas de protecteurs qui puissent les secourir contre Dieu. Celui que Dieu égare ne trouve plus de chemin.
Répondez à votre Seigneur avant que ne vienne de Dieu le jour inéluctable. Ce jour-là, vous n’aurez plus de refuge ni rien à récuser.
S’ils se détournent, nous ne t’avons pas envoyé les protéger, tu n’as qu’à avertir. Quand nous faisons goûter à l’homme une de nos miséricordes, il s’en réjouit. Mais dès qu’un malheur l’atteint à cause de ses actes, l’homme est ingrat.
A Dieu est le règne des cieux et de la terre. Il crée ce qu’il veut. Il donne des filles à qui il veut, il donne des fils à qui il veut,
ou ensemble des fils et des filles, et il rend stérile qui il veut, car il sait et il peut.
Il n’a été donné à aucun mortel que Dieu lui parle sauf par révélation ou derrière un voile ou par un messager qui révèle ce que Dieu veut et permet. Il est le très haut, le sage.
Ainsi t’avons-nous révélé un esprit né de notre ordre. Tu ne connaissais ni le livre ni la foi, mais nous en avons fait une lumière par laquelle nous guidons ceux de nos esclaves que nous voulons. Certes, tu guides dans le droit chemin,
le chemin de Dieu à qui sont les êtres des cieux et de la terre. Est-ce que tout ne s’achemine pas vers Dieu ?
Hâ. Mîm.
Par le livre explicite !
Nous avons en fait un Coran arabe, peut-être comprendrez-vous.
Oui, et il est très haut et sage dans l’écriture mère près de nous.
Vous priverons-nous d’avertissement parce que vous êtes des effrénés ?
Que de prophètes nous avons envoyés aux anciens,
mais aucun prophète ne vint à eux sans qu’ils s’en moquent.
Alors nous détruisîmes des hommes plus forts que ceux-ci, oui l’exemple des anciens est connu.
Tu leur demandes : Qui a créé les cieux et la terre ? Ils diront : Le Puissant qui sait les a créés.
Oui, il vous a fait la terre pour berceau, il y a tracé des chemins pour que vous puissiez vous guider.
Il fait pleuvoir avec mesure l’eau par qui nous faisons revivre un sol mort. Ainsi vous fera-t-on sortir de vos tombes.
Il a créé toutes les espèces. Il vous a donné navires et bêtes pour vous porter
et vous vous y asseyez. Et vous vous souviendrez alors des bienfaits de votre Seigneur. Vous direz : Gloire à celui qui nous les a soumis, nous qui n’aurions pu les dominer.
Oui, nous nous tournons vers notre Seigneur.
Mais ils pensent que certains de ses esclaves font partie de lui. L’homme est vraiment ingrat.
Dieu se donnerait-il des filles de sa création tandis qu’il vous favorise de fils ?
L’homme assombrit son visage et suffoque si on lui annonce la naissance de ce qu’il prête au Miséricordieux,
de ce qui grandit parmi les colifichets et discute sans clarté.
Ils pensent que les anges qui servent le Miséricordieux sont féminins. Ont-ils été témoins de leur création ? Leur témoignage est inscrit et on leur en demandera compte. 
Ils disent : Si le Miséricordieux avait voulu, nous ne les aurions pas adorés. Ils n’en savent rien, ce sont des hypothèses.
Leur avons-nous donné auparavant un livre auquel s’attacher ?
Non. Et ils disent : Nous avons trouvé nos pères unanimes et nous suivons leur trace.
De même, avant toi, nous n’avons envoyé personne avertir une ville sans que les riches ne disent : Nous avons trouvé nos pères unanimes et nous suivons leur trace.
On leur a dit : Et si je vous indiquais un chemin plus droit que celui de vos pères ? Ils ont dit : Nous ne croyons pas à votre message.
Alors nous nous sommes vengé d’eux. Vois donc la fin de ceux qui criaient au mensonge.
Abraham disait à son père et à son peuple : Je répudie ce que vous adorez
sauf mon créateur, car il me guide.
Dieu perpétua cette parole chez les descendants d’Abraham. Peut-être reviendront-ils.
Bien plus, je leur ai donné les profits de cette vie, à eux et à leurs pères, jusqu’à ce que viennent à eux la vérité avec un apôtre explicite.
Mais quand la vérité est venue à eux, ils ont dit : C’est de la sorcellerie et nous n’y croyons pas.
Ils ont dit : Que ce Coran n’a-t-il été révélé à un homme considérable des deux villes.
Est-ce que ce sont eux qui dispensent la miséricorde de ton Seigneur ? C’est nous qui leur répartissons leur nourriture en cette vie et haus­sons certains plus que d’autres pour qu’ils se fassent servir par les autres. Mais la miséricorde de ton Seigneur vaut mieux que leurs profits.
S’il ne fallait empêcher les hommes d’être une seule nation, nous ferions pour les maisons de ceux qui ne croient pas au Miséricordieux des toits d’argent avec des escaliers d’accès
et, dans les maisons, des portes, des lits où ils s’accouderaient
et de l’ornement. Mais ce n’est profit qu’en cette vie, l’autre, près de Dieu, est aux fidèles.
Quiconque se ferme à l’avertissement du Miséricordieux, nous lui donnons un satan pour compagnon.
Oui, ils se croient guidés, mais les satans les écartent du sentier.
Quand cet homme vient à nous, il dit : Que n’y a-t-il entre toi et moi la distance d’un orient à l’autre. Quel mauvais compagnon !
Ce jour-là, il ne vous servira de rien, vous les coupables, d’être associés dans le tourment.
Toi, est-ce que tu feras que les sourds t’entendent ? est-ce que tu guideras les aveugles et les égarés ?
Nous irons avec toi nous venger d’eux
ou bien nous te montrerons ce que nous leur avons promis, car nous avons tout pouvoir sur eux.
Tiens à ce qui t’est révélé, tu es dans le droit chemin.
Oui, c’est un avertissement pour toi et pour ton peuple et on vous en demandera compte.
Questionne nos apôtres envoyés avant toi. Avons-nous mis à côté du Miséricordieux des dieux à adorer ?
Oui, nous avons envoyé Moïse avec nos signes vers Pharaon et ses grands. Moïse disait : Je suis l’apôtre du Seigneur des mondes.
Quand il vint à eux avec nos signes, ils les raillèrent
alors que nous ne montrions aucun signe qui ne fût plus grand que le précédent. Et nous les frappions de tourment. Peut-être nous reviendraient-ils.
Ils dirent : Sorcier, prie pour nous ton Seigneur au nom de l’alliance qu’il a faite avec toi et nous serons guidés.
Mais quand nous détournâmes d’eux le tourment, ils se parjurèrent.
Et Pharaon cria à son peuple : Peuple, le royaume d’Égypte n’est-il pas à moi avec ses fleuves qui coulent à mes pieds ? Ne le voyez-vous pas ?
Est-ce que je ne vaux pas mieux que ce misérable qui ne peut même pas s’exprimer clairement ?
Ah ! s’il avait des bracelets d’or ou si les anges l’accompagnaient !
Pharaon égara son peuple qui l’écoutait. Ils furent pervers.
Ils nous ont courroucé et nous nous sommes vengé d’eux, nous les avons tous engloutis.
Et nous en perpétuons le souvenir comme exemple pour leurs successeurs.
Quand le fils de Marie est proposé en exemple, voilà que ton peuple s’en détourne.
Ils disent : Nos dieux ne valent-ils pas mieux que lui ? Ils ne le citent que pour discuter. Ce sont des querelleurs.
Il n’était qu’un esclave à qui nous donnâmes notre grâce et que nous proposâmes en exemple aux fils d’Israël.
Et si nous voulions, nous tirerions de vous des anges qui vous succéderaient sur la terre.
Il est le signal de l’heure, ne la mettez pas en doute. Suivez-moi, c’est le droit chemin.
Que le satan ne vous égare pas, lui qui est votre ennemi juré.
Quand Jésus vint avec des preuves, il dit : Je vous apporte la sagesse pour élucider une part de vos différends. Craignez Dieu et écoutez-moi.
Dieu est mon Seigneur et votre Seigneur. Adorez-le, c’est le droit chemin.
Mais les ligues s’opposèrent : Malheur aux coupables à cause du tourment d’un jour affreux.
Est-ce qu’ils attendent l’heure ? Elle les surprendra brusquement sans qu’ils s’en doutent.
Ce jour-là les amis seront ennemis, sauf chez les fidèles.
Mes esclaves, n’ayez, ce jour-là, ni crainte ni tristesse.
Ceux qui croient à nos signes et sont soumis.
Entrez au jardin, vous serez fêtés avec vos épouses.
On fera circuler pour eux des plats d’or et des coupes et tout ce qui est désirable et qui plaît aux yeux. Et vous serez là pour toujours.
Ce jardin vous sera donné en héritage pour vous payer de vos actes
et vous y aurez beaucoup de fruits à manger.
Mais les criminels seront pour toujours dans le tourment de la géhenne.
Ils n’auront pas de répit, ils seront au désespoir.
Nous ne sommes pas injustes envers eux, ce sont eux les injustes.
Ils crieront : O Malik, que ton Seigneur nous achève ! Il dira : Demeurez.
Oui, nous vous avons apporté la vérité, mais la plupart détestent la vérité.
Est-ce qu’ils trament ? c’est nous qui tramons.
Pensent-ils que nous n’entendons pas leurs secrets et leurs conciliabules ? Si ! et nos messagers les inscrivent.
Dis : Si le Miséricordieux avait des enfants, je serais le premier à les adorer.
Mais gloire au Seigneur des cieux et de la terre, Seigneur du trône, plus qu’ils ne disent.
Laisse-les discuter et plaisanter jusqu’à ce qu’ils rencontrent le jour qui leur est promis.
Il est Dieu dans le ciel et Dieu sur la terre. Il est le sage, il sait.
Béni soit celui à qui est le règne des cieux, de la terre et de l’entre-deux. Il a la connaissance de l’heure et vous serez ramenés vers lui.
Leurs dieux ne pourront intercéder sauf ceux qui surent et attestèrent la vérité.
Tu leur demandes : Qui les a créés ? Ils répondent : Dieu. Alors, comment se sont-ils détournés ?
Il dit : Seigneur, ce peuple n’a pas foi.
Eh bien, détourne-toi d’eux et dis : Paix ! Bientôt ils sauront.
Hâ. Mîm.
Par le livre explicite !
Nous l’avons révélé en une nuit bénie. Oui, nous sommes celui qui avertit.
Nuit où nous décidons tout ordre sage,
ordre qui vient de nous. Oui, nous sommes celui qui les envoie
avec la grâce de ton Seigneur. Oui, il entend et il sait,
le Seigneur des cieux, de la terre et de l’entre-deux. Si seulement vous en étiez sûrs.
Nul n’est dieu que lui. Il fait vivre et mourir. Il est votre Seigneur et le Seigneur de vos premiers pères.
Mais les incroyants doutent et plaisantent.
Guette le jour où le ciel apportera une fumée manifeste
qui enveloppera les hommes. Voici l’affreux tourment.
Seigneur, éloigne de nous ce tourment, nous sommes croyants.
Comment l’avertissement les atteindrait-il alors qu’il leur est venu un apôtre explicite
dont ils se sont détournés en disant : C’est un apprenti, un démoniaque.
Nous allons éloigner un peu le tourment mais vous y reviendrez.
Le jour où nous les saisirons d’un grand saisissement, nous nous vengerons.
Nous avons éprouvé avant eux le peuple de Pharaon. Un noble apôtre était venu leur dire :
Rendez-moi les esclaves de Dieu. Je suis pour vous un apôtre sûr.
Ne vous dressez pas contre Dieu, je viens avec une autorité évidente.
Je me réfugie en mon Seigneur et votre Seigneur si vous voulez me lapider.
Éloignez-vous si vous ne croyez pas.
Il pria son Seigneur : Ces gens sont des criminels.
Pars de nuit avec mes esclaves, mais vous serez poursuivis.
Laisse un chemin ouvert dans la mer et une armée sera engloutie.
Combien ils quittèrent de jardins et de sources,
d’emblavures et de beaux logis
avec le luxe dont ils profitaient.
Voilà. Et nous fîmes qu’un autre peuple en hérite.
Ni le ciel ni la terre n’ont pleuré sur eux. Ils n’ont pas eu de délai.
Mais nous avons sauvé les fils d’Israël du tourment de honte
où les tenait Pharaon qui était un effréné altier.
Oui, nous les avons sciemment mis au-dessus des mondes
et leur avons apporté des signes avec une épreuve certaine.
On nous dit ici :
Il n’y a qu’une mort : la première et nous ne revivrons pas.
Faites revenir nos pères si vous dites vrai.
Eh bien, valent-ils mieux que le peuple de Tobba ou que leurs devanciers que nous avons détruits parce qu’ils étaient criminels ?
Nous n’avons pas créé par jeu les cieux, la terre et l’entre-deux.
Nous les avons vraiment créés. Mais la plupart ne le savent pas.
Le jour de la décision sera le rendez-vous de tous,
jour où personne ne pourra rien pour son ami. Ils seront sans recours,
sauf ceux à qui Dieu fera miséricorde, car il est le puissant miséricordieux.
Certes, l’arbre Zaqqoum
sera le manger du pécheur
comme du métal en fusion qui bouillonne dans le ventre,
comme de l’eau bouillante.
Prenez cet homme, emportez-le au milieu de la fournaise.
Versez le tourment bouillant sur sa tête.
Goûte. Est-ce toi le puissant, le généreux ?
Voilà ce dont vous doutiez.
Mais les fidèles seront en lieu sûr
parmi les jardins et les sources
et vêtus de satin et de brocart, et face à face.
Voilà. Et nous les marierons à des houris aux grands yeux.
Ils pourront demander en toute sûreté toutes sortes de fruits.
Ils ne goûteront plus jamais la mort après la première mort. Ils seront gardés du tourment de la fournaise
par la grâce de ton Seigneur. Bonheur sans borne.
Nous y aidons par ton langage. Peut-être y penseront-ils.
Attends, ils attendent aussi.
Hâ. Mîm.
La révélation du livre vient de Dieu le puissant, le sage.
Certes, dans les cieux et sur la terre, il y a des signes pour les croyants.
Votre création et la multiplication des animaux sont des signes pour ceux qui sont sûrs.
L’alternance du jour et de la nuit, la pluie que Dieu fait descendre pour faire revivre un sol mort et le déchaînement des vents sont des signes pour ceux qui comprennent.
Versets de Dieu que nous te récitons avec vérité. A quel discours croiront-ils après les signes de Dieu ?
Malheur au calomniateur plein de péchés.
Il entend réciter les versets de Dieu et s’obstine dans son orgueil comme s’il n’avait pas entendu. Annonce-lui l’affreux tourment.
Qu’il vienne à connaître un de nos signes et il s’en moque. A lui le tourment de honte.
La géhenne sera derrière eux. Leurs gains ne leur serviront à rien ni les dieux qu’ils ont pris pour maîtres au lieu de Dieu. A eux le tourment terrible.
Voici un guide. Ceux qui ne croient pas aux signes de leur Seigneur, à eux l’affreux tourment du supplice.
Dieu vous a soumis la mer pour qu’y vogue le navire sur son ordre, pour que vous alliez chercher ses bienfaits. Peut-être en saurez-vous gré.
Il vous a soumis les êtres des cieux. Tous les êtres de la terre viennent de lui. Certes, ce sont là des signes pour ceux qui réfléchissent.
Dis aux croyants de pardonner à ceux qui ne mettent pas leur espoir dans les journées de Dieu où Dieu paie à chacun son dû.
Qui fait le bien le fait pour soi, qui fait le mal le fait contre soi. Puis vous serez ramenés vers votre Seigneur.
Oui, les fils d’Israël, nous leur avons donné le livre, l’illumination et la prophétie. Nous les avons pourvus de beaux dons et les avons mis au-dessus des mondes.
Nous leur avons donné des preuves de notre ordre. Mais ils se sont querellés avec hargne après avoir reçu la science. Le jour de la résurrection ton Seigneur tranchera leurs différends.
Nous t’avons mis sur le chemin de notre ordre. Suis-le. Ne suis pas les passions des ignorants.
Ils ne te serviront à rien contre Dieu. Les coupables sont des maîtres les uns pour les autres, mais Dieu est le maître des fidèles.
Voici pour les hommes une clairvoyance, un guide, une miséricorde pour ceux qui sont sûrs.
Est-ce que ceux qui agissent mal pensent que nous les traiterons, dans la vie et dans la mort, comme les croyants dont l’œuvre est fidèle ? Combien ils en jugent mal !
Dieu a créé vraiment les cieux et la terre, mais pour payer à chacun son dû et personne ne sera lésé.
Que t’en semble ? l’homme qui prend sa passion pour dieu, c’est Dieu qui l’égare sciemment, qui lui ferme l’oreille et le cœur et lui bande les yeux, et qui d’autre que Dieu le guidera ? Ne réfléchiront-ils pas ?
Ils disent : Il n’y a que cette vie. Nous vivons et nous mourrons. C’est le temps qui nous fait mourir. Mais ils ne savent rien, ils ne font que supposer.
Quand on leur récite nos versets explicites, leur seul argument est de dire : Faites revenir nos pères si vous dites vrai.
Dis : Dieu vous fait vivre et il vous fera mourir et le jour de la résurrection il vous rassemblera. Certes mais la plupart ne le savent pas.
A Dieu est le règne des cieux et de la terre. Le jour où se dressera l’heure, ceux qui tiennent à l’erreur seront perdants.
Tu verras chaque nation agenouillée. Chaque nation sera appelée vers son livre : Aujourd’hui vous serez payés de vos actes.
Voici notre livre, il parle contre vous avec vérité car nous inscrivons vos actes.
Les croyants dont l’œuvre est fidèle, leur Seigneur les fera entrer dans sa miséricorde. Bonheur flagrant.
Et aux incroyants : Ne vous a-t-on pas récité nos versets ? mais vous avez été orgueilleux et criminels.
On vous disait : La promesse de Dieu est vraie, l’heure est certaine. Mais vous répondiez : Nous ne savons guère ce qu’est l’heure, nous supposons, nous ne sommes pas sûrs.
Alors ils verront leurs actions mauvaises et ce qu’ils raillaient les enveloppera.
On leur dira : Aujourd’hui nous vous oublions comme vous avez oublié que viendrait le jour qui est venu. Vous n’avez que le feu pour refuge et personne pour vous secourir.
Voilà ce que c’est que de railler les signes de Dieu. Cette vie vous a trompés. Ce jour donc ils ne sortiront plus de là. Ils ne rentreront plus en grâce.
Louange à Dieu, Seigneur des cieux, Seigneur de la terre, Seigneur des mondes.
A lui la grandeur dans les cieux et sur la terre. Il est le puissant, le sage.
Hâ. Mîm.
La révélation du livre vient de Dieu le puissant, le sage.
Nous n’avons créé que vraiment les cieux, la terre et l’entre-deux, mais pour un temps fixé. Et les incroyants se détournent de l’avertissement.
Dis : Voyez les dieux que vous priez à la place de Dieu, montrez-moi ce qu’ils ont créé de terrestre. Ont-ils une part dans les cieux ? Apportez-moi un livre antérieur ou une trace de science, si vous dites vrai.
Quoi de plus égaré que de prier, à la place de Dieu, les dieux qui n’exaucent pas, qui restent indifférents aux prières jusqu’à la résurrection,
qui seront hostiles aux hommes le jour du rassemblement et qui ne sauront aucun gré à leurs adorateurs ?
Quand on leur récite nos versets comme des preuves, les incroyants disent de la vérité qu’on leur apporte : C’est une sorcellerie flagrante.
S’ils disent : Il invente. Réponds : Si j’invente vous ne pouvez rien pour moi contre Dieu. Mais il sait ce que vous propagez et il suffit comme témoin entre vous et moi. Il pardonne, il a pitié.
Dis : Je ne suis pas une nouveauté parmi les apôtres. Je ne sais pas ce qu’on fera de moi et de vous. Je ne fais que me conformer à ce qui m’est révélé, je ne fais qu’avertir clairement.
Dis : Que vous en semble ? si ceci vient de Dieu et que vous n’y croyiez pas et qu’un fils d’Israël y reconnaisse les messages antérieurs et y croie alors que vous faites les orgueilleux ? Dieu ne guide pas les coupables.
Les incroyants disent des croyants : Si c’était un bien, il ne vous y aurait pas devancés. Mais ils ne sont pas guidés et ils disent : C’est un vieux mensonge.
Le livre de Moïse a été un guide et une grâce. Ce livre-ci le confirme en arabe pour avertir les coupables et annoncer la bonne nouvelle aux bons.
Ceux qui disent : Notre Seigneur est Dieu, et s’y tiennent n’auront plus ni crainte ni tristesse.
Ils seront les hôtes du jardin pour toujours, ce sera le salaire de leurs actes.
Nous avons ordonné à l’homme d’être bon pour ses père et mère. Sa mère l’a porté avec peine, enfanté avec peine. De la gestation au sevrage il y a trente mois. A sa maturité, à quarante ans, il dit : Seigneur, permets-moi de te remercier du bienfait dont tu nous as comblés moi et mes parents et de faire le bien que tu agrées. Rends bonne ma descendance. Je reviens à toi, je suis soumis.
Voilà ceux dont nous agréerons les actes les meilleurs et dont nous passerons sur les méfaits. Ils seront les hôtes du jardin. Vraie, la promesse qui leur est faite.
Celui qui dit à ses parents : Fi ! me promettez-vous la résurrection quand tant de générations ont péri avant moi ? Ses parents demandent l’aide de Dieu : Malheur à toi ! aie foi, la promesse de Dieu est vraie. Et il dit : Ce sont des histoires d’anciens.
Eh bien, sur lui s’accomplira la parole dite contre les nations passées de djinns et d’hommes. Tels sont les perdants.
Il y aura des degrés pour chacun selon ses actes. Dieu paiera à chacun son dû et personne ne sera lésé.
Le jour où seront offerts au feu les incroyants, on leur dira : Vous avez dissipé vos biens en cette vie, vous avez profité. Aujourd’hui le tourment de honte vous paie de votre orgueil indu sur terre et de votre perversité.
Souviens-toi du frère des Ad quand il avertit son peuple dans les dunes. D’autres ont averti avant et après lui. Il dit : N’adorez que Dieu, je crains pour vous le tourment d’un grand jour.
Ils dirent : Viens-tu nous détourner de nos dieux ? Montre ta promesse si tu dis vrai.
Il dit : Dieu seul a la science. Je ne vous dis que ce qu’on m’envoie dire. Mais je vois que vous êtes des ignorants.
Ils virent un nuage venir vers leurs vallées et ils dirent : C’est un nuage, il va pleuvoir. Non, c’est le vent de l’affreux tourment que vous vouliez hâter.
Il détruira tout par ordre de son Seigneur. Et le matin on ne voyait plus que leurs demeures. Ainsi payons-nous les criminels.
Nous les avions mis en meilleure position que vous. Nous leur avions donné des oreilles, des yeux, un cœur. Mais leurs oreilles, leurs yeux ni leur cœur ne leur ont servi à rien. Ils ont nié les signes de Dieu et ce qu’ils raillaient les enveloppa.
Oui, nous avons détruit des villes autour de vous. Nous leur avions montré nos signes, peut-être reviendraient-elles.
Si seulement les autres dieux auxquels elles sacrifiaient les avaient secourues ! mais ils les ont abandonnées. Tel était le mensonge qu’elles avaient inventé.
Nous t’avons amené une troupe de djinns pour écouter le Coran. Ils étaient là, ils disaient : Attention. Et après la lecture, ils s’en furent avertir leur peuple.
Ils dirent : Peuple, nous avons entendu un livre révélé après Moïse pour confirmer les messages précédents et guider vers la vérité et vers le droit chemin.
Peuple, répondez au héraut de Dieu, ayez foi en lui. Dieu vous pardonnera vos péchés et vous gardera de l’affreux tourment.
Celui qui ne répond pas au héraut de Dieu n’affaiblit pas Dieu sur terre et n’a plus d’autre protecteur, il est dans une erreur flagrante.
Ne voient-ils pas que Dieu qui, sans fatigue, a créé les cieux et la terre, peut faire revivre les morts ? Oui, il peut tout.
Le jour où les infidèles seront offerts au feu, on leur dira : N’était-ce pas vrai ? Ils diront : Si, par notre Seigneur. On leur dira : Goûtez le tourment pour avoir été infidèles.
Sois patient comme le furent les apôtres résolus. Ne hâte rien pour les infidèles. Quand ils verront ce qu’on leur a promis, ils penseront n’être restés qu’une heure du jour. Avis : Qui sera détruit sinon les pervers ?
Les incroyants et ceux qui écartent du sentier de Dieu, Dieu perdra leurs œuvres.
Mais les croyants dont l’œuvre est fidèle, ceux qui croient à ce qui est révélé à Mahomet, la vérité de leur Seigneur, Dieu effacera leurs actions mauvaises et mettra ordre à leur pensée.
Car les incroyants suivent l’erreur, mais les croyants suivent la vérité de leur Seigneur et Dieu les propose en exemple aux hommes.
Quand vous rencontrez des incroyants, frappez-leur la nuque jusqu’à les abattre et liez-les bien fort. Puis quand cesse le fardeau de la guerre, libérez-les ou exigez rançon. Voilà. Si Dieu voulait, il se déferait d’eux, mais il vous éprouve les uns par les autres. Ceux qui combattent dans le sentier de Dieu, Dieu ne perdra pas leurs œuvres.
Il les guidera, mettra ordre à leur pensée
et les fera entrer au jardin qu’il leur annonça.
Croyants, si vous aidez Dieu, il vous aidera, il affermira vos pas.
Mais malheur aux incroyants ! Dieu perdra leurs œuvres.
Oui, ils ont de la répugnance pour la révélation de Dieu et leurs œuvres seront perdues.
Ne parcourent-ils pas la terre ? ne voient-ils pas la fin de leurs devanciers ? Dieu a détruit ceux-là, et les incroyants auront la même fin,
car Dieu protège les croyants, mais les incroyants n’ont pas de protecteur.
Les croyants dont l’œuvre est fidèle, Dieu les fera entrer dans des jardins où les ruisseaux circulent. Les incroyants profitent, ils mangent comme des bestiaux, mais ils auront le feu pour logis.
Combien nous fîmes périr de villes plus fortes que ta ville qui t’a exilé. Et elles furent sans recours.
Celui qui se fonde sur une preuve de son Seigneur est-il comme celui qui trouve beaux ses actes mauvais et qui suit ses passions ?
Description du jardin promis aux fidèles : il y a là des ruisseaux d’eau incorruptible, des ruisseaux de lait inaltérable, des ruisseaux de vin délicieux, des ruisseaux de miel pur, toutes sortes de fruits et un pardon de leur Seigneur. Est-ce comme ceux qui seront dans le feu perpétuel, abreuvés d’eau bouillante qui leur déchire les entrailles ?
Il y en a qui t’écoutent et qui, sortis de chez toi, disent à ceux qui ont reçu la science : Qu’a-t-il dit tout à l’heure ? Dieu a scellé leur cœur et ils suivent leurs passions.
Mais ceux qui se guident bien, il les guide mieux encore et leur donne d’être fidèles.
Qu’attendent-ils ? sinon l’heure qui vient à l’improviste, car ses prodromes ont paru. Sera-t-il temps d’y songer quand elle sera là ?
Nul n’est dieu que Dieu, sache-le. Et demande pardon pour ton péché, pour les croyants, pour les croyantes. Car Dieu sait où vous peinez et où vous reposez.
Les croyants disent : Pourquoi ne révèle-t-on pas une sourate ? Mais quand on révèle une sourate claire qui mentionne de combattre, tu vois ceux qui ont un mal dans le cœur te regarder d’un regard de moribond, alors que le mieux pour eux
est d’obéir et de répondre comme il faut. Une fois l’affaire décidée, le mieux pour eux serait d’être vrais devant Dieu.
Si vous tournez le dos, ne risquez-vous pas de semer le désordre sur la terre et de rompre vos parentés ?
Dieu maudit ces gens-là, il les rend muets, il aveugle leurs yeux.
Ne vont-ils pas méditer le Coran ? ou leur cœur est-il verrouillé ?
Ceux qui tournent le dos quand on les guide, c’est que le satan les trompe et les mène.
Ils disent à ceux qui ont de la répugnance pour la révélation de Dieu : Nous vous obéirons un peu. Mais Dieu sait leurs secrets.
Que feront-ils quand les anges les rappelleront et leur frapperont la face et le dos ?
Ils ont suivi ce qui courrouce Dieu et répugné à ce qui lui plaît. Alors il perd leurs œuvres.
Ceux qui ont un mal dans le cœur pensent-ils que Dieu ne fera pas paraître leur haine.
Si nous voulions, nous te les ferions voir. Tu les reconnaîtrais à leur allure, tu les reconnaîtras à la fausseté de leurs paroles. Dieu connaît vos actes.
Nous vous éprouverons pour reconnaître ceux de vous qui combattent, ceux qui sont endurants et pour vérifier ce qu’on dit de vous.
Les incroyants qui écartent du sentier de Dieu et se séparent de l’apôtre après avoir été guidés, ne nuiront pas à Dieu et il perdra leurs œuvres.
Croyants, écoutez Dieu, écoutez l’apôtre, ne perdez pas vos œuvres.
Les incroyants qui écartent du sentier de Dieu et meurent dans l’incroyance, Dieu ne leur pardonne pas.
Ne fléchissez pas, ne demandez pas la paix quand vous êtes les plus forts. Dieu est avec vous et il ne vous ôtera pas vos actes.
Cette vie n’est que jeu et passe-temps, mais si vous êtes croyants et fidèles, il vous paiera sans vous demander vos richesses.
S’il vous les demandait jusqu’à vous gêner, vous deviendriez avares et il ferait paraître votre haine.
Voici, vous êtes conviés à dépenser dans le sentier de Dieu, mais certains sont avares. L’avare n’est avare qu’à ses dépens, car Dieu se suffit, mais vous êtes indigents. Si vous tournez le dos, il vous remplacera par un peuple qui ne vous ressemblera pas.
Oui, nous t’avons donné une éclatante victoire
pour que Dieu te pardonne tes premiers et tes derniers péchés, qu’il complète sa grâce en toi et qu’il te guide sur le droit chemin.
Dieu te donne un puissant secours.
Il fait descendre sa présence dans le cœur des croyants pour augmenter leur foi. A Dieu sont les armées des cieux et de la terre. Dieu sait, il est le sage.
Les croyants et les croyantes, il les fera entrer pour toujours dans des jardins où les ruisseaux circulent, et il effacera leurs actions mauvaises. Ce sera, près de Dieu, un bonheur sans borne.
Les hypocrites, hommes et femmes, ceux et celles qui ajoutent des dieux, ceux qui se trompent sur Dieu, il les tourmentera. A eux le malheur. Dieu se courrouce contre eux et les maudit. Il leur prépare la géhenne. Quel mauvais avenir.
A Dieu sont les armées des cieux et de la terre. Dieu est le puissant, le sage.
Nous t’avons envoyé témoigner, annoncer, avertir
pour que vous croyiez en Dieu et en son apôtre, et l’aidiez, et l’honoriez, et l’exaltiez à l’aube et au crépuscule.
Ceux qui te prêtent serment ne prêtent serment qu’à Dieu, la main de Dieu est sur leur main. Le parjure n’est parjure que contre soi, mais celui qui tient son serment envers Dieu, Dieu lui donnera un salaire sans borne.
Les Bédouins restés à l’arrière vont te dire : Nos biens et nos familles nous occupaient, demande pardon pour nous. Mais ce qu’ils disent n’est pas ce qu’ils pensent. Dis-leur : Qui peut quelque chose pour vous contre Dieu s’il vous veut du mal ou du bien ? car Dieu est renseigné sur vos actes.
Vous pensiez que l’apôtre et les croyants ne reviendraient plus dans leurs familles. Cette idée vous plaisait, mais votre supposition était fausse. Vous êtes un peuple perdu.
Quiconque ne croit pas en Dieu et en son apôtre, nous avons préparé un brasier pour les incroyants.
A Dieu est le règne des cieux et de la terre. Il pardonne à qui il veut et châtie qui il veut. Dieu pardonne, il a pitié.
Quand vous vous avancez vers le butin pour le prendre, ceux qui restèrent à l’arrière vont dire : Laissez-nous vous suivre. Ils voudraient changer la parole de Dieu. Dis-leur : Vous ne nous suivrez pas, Dieu l’avait dit. Ils diront : Vous êtes jaloux de nous. Mais c’est qu’ils ne comprennent guère.
Dis aux Bédouins restés à l’arrière : Vous êtes appelés contre un peuple redoutable, il faut les combattre ou qu’ils se fassent musulmans. Si vous obéissez, Dieu vous donnera un beau salaire. Si vous tournez le dos comme l’autre fois, il vous frappera d’un affreux tourment.
Mais nul grief à faire à l’aveugle, nul grief au boiteux, nul grief au malade. Quiconque obéit à Dieu et à son apôtre, Dieu le fera entrer dans des jardins où les ruisseaux circulent, mais quiconque tourne le dos Dieu lui donnera un affreux tourment.
Dieu a trouvé à son gré les croyants quand ils te prêtèrent serment sous l’arbre. Il a connu le fond de leur cœur. Il a fait descendre sur eux sa présence et leur a donné une prompte victoire
et beaucoup de butin à prendre. Dieu est le puissant, le sage.
Dieu vous promet beaucoup de butin à prendre. Il hâte l’affaire et détourne de vous la main de ces gens, que ce soit un signe pour les croyants, pour vous guider dans le droit chemin.
Et une autre affaire où vous ne pouvez rien, il la cerne, car Dieu peut tout.
Si les incroyants vous avaient attaqués, ils auraient tourné le dos et n’auraient eu ni protecteur ni recours,
car telle fut toujours la coutume de Dieu. Tu ne verras pas de changement dans la coutume de Dieu.
C’est lui qui a écarté leurs mains de vous et vos mains d’eux dans le val de La Mecque après vous avoir donné l’avantage, car Dieu n’est pas sans voir vos actes.
Tels sont les incroyants qui vous écartaient de la mosquée sainte et qui écartaient l’oblation de son lieu. Et vous ne pouviez reconnaître les croyants et les croyantes, vous risquiez de les fouler au pied à votre insu et de subir leurs représailles, car Dieu fait entrer dans sa miséricorde qui il veut. Mais si ceux-ci s’étaient signalés, nous aurions durement châtié les incroyants.
Les incroyants se prenaient de fureur, une fureur de païens, mais Dieu fit descendre sa présence sur son apôtre et sur les croyants et leur imposa une parole de fidélité. Ils en étaient les plus dignes, oui Dieu sait tout.
Dieu a montré qu’était vraie la vision de son apôtre. Si Dieu veut, vous entrerez dans la mosquée sainte en sécurité, la tête rasée, la barbe coupée. Dieu savait ce que vous ne saviez pas, il vous a donné une prompte victoire.
Il a envoyé son apôtre avec le guide et la vraie religion pour la faire triompher de toute religion, oui Dieu suffit comme témoin.
Mahomet est l’apôtre de Dieu. Ses partisans sont durs pour les incroyants, mais bons entre eux. Tu les vois s’incliner, se prosterner, rechercher la grâce de Dieu et son plaisir. La marque de leur prosternement est sur leur front. Voici à quoi les compare la Thora, à quoi les compare l’Évangile : au grain qui sort ses pousses et les fortifie, et elles grossissent, se tiennent droites et font plaisir au semeur. Et les incroyants s’en courroucent, mais les croyants dont l’œuvre est fidèle, Dieu leur promet le pardon et un salaire sans borne.
Croyants, n’anticipez pas sur Dieu et sur son apôtre. Soyez fidèles à Dieu. Oui Dieu entend et il sait.
Croyants, ne parlez pas plus fort que le prophète. Ne lui parlez pas aussi haut que vous parlez entre vous, vous perdriez vos œuvres sans vous en douter.
Ceux qui baissent la voix devant l’apôtre de Dieu, Dieu scrute la fidélité de leur cœur. A eux le pardon et un salaire sans borne.
La plupart de ceux qui t’interpellent de l’extérieur de tes chambres ne comprennent pas.
Mieux leur vaudrait attendre que tu sortes. Mais Dieu pardonne, il a pitié.
Croyants, si un pervers vous apporte une nouvelle, attention ! vous pourriez faire du tort à votre insu et avoir le lendemain à vous en repentir.
Sachez que l’apôtre de Dieu est parmi vous. S’il vous écoutait, ce serait souvent à vos dépens. Mais Dieu vous fait aimer la foi, il vous la fait trouver belle dans votre cœur, il vous fait détester l’incroyance, la perversité et la révolte. Tels sont ceux qui sont guidés,
 c’est une grâce et un bienfait de Dieu, Dieu sait, il est le sage.
Si deux groupes de croyants se combattent, rétablissez la paix entre eux. Si l’un attaque encore l’autre, combattez l’agresseur jusqu’à ce qu’il s’incline devant l’ordre de Dieu. S’il s’incline, établissez entre eux une paix juste. Soyez équitables. Dieu aime ceux qui sont équitables.
Les croyants sont frères. Établissez la paix entre vos frères et soyez fidèles à Dieu. Peut-être vous sera-t-il fait miséricorde.
Croyants, que certains ne raillent pas les autres. Peut-être ceux qu’on raille valent-ils mieux que ceux qui raillent. Que les femmes ne raillent pas les femmes. Peut-être celles qu’on raille valent-elles mieux que celles qui raillent. Ne vous accusez pas les uns les autres, ne vous lancez pas de mauvais surnoms. Le nom de pervers est mauvais entre croyants. Et ceux qui ne s’en repentent pas sont coupables.
Croyants, ne supposez pas trop sur autrui, certaines suppositions sont péchés. N’espionnez pas, ne médisez pas les uns des autres. Qui de vous aimerait manger la chair de son frère mort ? Vous l’auriez en horreur. Soyez fidèles à Dieu, Dieu est celui qui revient, il a pitié.
Hommes, nous vous avons créés d’un mâle et d’une femelle et vous avons constitués en peuples et en tribus pour que vous vous connaissiez les uns les autres. Mais devant Dieu, le plus noble c’est le plus fidèle, car Dieu sait, il est renseigné.
Les Bédouins disent : Nous croyons. Dis-leur : Vous ne croyez pas, dites plutôt : Nous nous soumettons, car la foi n’est pas encore entrée dans votre cœur. Si vous écou­tez Dieu et son apôtre, Dieu ne vous ôtera rien de vos œuvres, car Dieu pardonne, il a pitié.
Ne sont croyants que ceux qui ont cru en Dieu et en son apôtre, et n’ont plus douté, et ont combattu corps et biens dans le sentier de Dieu. Ceux-là sont sincères.
Dis : Apprendrez-vous à Dieu votre religion quand Dieu connaît les êtres des cieux et de la terre ? car Dieu sait tout.
Ils te rappellent leur soumission comme une grâce qu’ils auraient faite. Dis-leur : Ne rappelez pas votre soumission comme une grâce que vous m’auriez faite. C’est Dieu, à vrai dire, qui vous a fait une grâce en vous guidant vers la foi.
Dieu connaît l’insondable des cieux et de la terre, Dieu n’est pas sans voir vos actes.
Qâf. Par le glorieux Coran !
ils sont étonnés que quelqu’un de chez eux vienne les avertir. Les incroyants disent : Étrange,
quand nous serons morts et ne serons plus que poussière, revenir de si loin !
Nous savons ce que la terre en rongera mais, près de nous, un livre garde tout.
La vérité qui vient à eux, ils la nient, ils sont dans le désordre.
Ne voient-ils pas que nous avons bâti et orné, au-dessus d’eux, le ciel sans fissure ?
Nous avons déployé la terre, nous avons fixé des montagnes dessus et nous avons fait pousser toutes sortes de belles espèces. Attention !
Avis à tout esclave repentant.
Nous faisons descendre du ciel une eau bénie pour faire pousser les jardins, et le grain qu’on moissonne,
et le palmier altier avec ses régimes compacts,
un don pour nos esclaves. Ainsi faisons-nous revivre un sol mort, ainsi sera votre résurrection.
D’autres, avant eux, criaient au mensonge : le peuple de Noé, les hommes du puits, les Thamoud,
les Ad, Pharaon, les frères de Loth,
les gens du bocage, le peuple de Tobba. Tous ils traitèrent de menteurs les apôtres. Alors s’accomplit ma menace.
Pour avoir une fois créé, sommes-nous las ? Certes non, mais ils doutent que nous recréions.
Oui nous avons créé l’homme et nous savons ce que son âme lui suggère. Nous sommes plus près de lui que la veine de son cou.
Deux anges sont assis, l’un à sa droite, l’autre à sa gauche, pour recueillir ses paroles.
Et il ne dit pas une parole sans qu’un observateur ne soit près de lui prêt à inscrire.
Avec l’ivresse de la mort vient la vérité. Voilà de quoi tu t’écartais.
La trompette sonne. Voilà le jour promis.
Chacun vient avec un conducteur et un témoin.
Ah ! tu ne faisais pas attention, mais nous ôtons le voile, aujourd’hui ta vue est perçante.
Son compagnon dira : Voici ce que j’ai de prêt.
Alors vous deux, jetez à la géhenne l’incroyant têtu,
ennemi du bien, transgresseur et douteur.
Il ajoutait à Dieu d’autres dieux. Jetez-le dans le dur tourment.
Son compagnon dira : Seigneur, je ne l’ai pas poussé à la révolte, il était en grand égarement.
Dieu dira : Ne discutez pas devant moi, je vous avais menacé dès longtemps.
Ma parole ne change pas, je ne suis pas injuste envers mes esclaves.
Nous dirons ce jour-là à la géhenne : Es-tu remplie ? Elle dira : Y en a-t-il encore ?
Mais le jardin sera encore plus près des fidèles :
Voici ce qui vous était promis comme à tout repentant loyal
qui craint le Miséricordieux dans l’insondable et vient avec un cœur repentant.
Entrez en sécurité. Voilà le jour d’éternité.
Là les fidèles auront ce qu’ils voudront, et nous avons de quoi y ajouter.
Combien nous avons détruit de générations précédentes qui étaient plus fortes qu’eux. Cherchez sur la terre s’il y a un refuge.
Certes, c’est là un avertissement pour quiconque a un cœur et prête l’oreille, et est témoin.
Oui, nous avons créé les cieux, la terre et l’entre-deux en six jours sans que la fatigue nous prenne.
Supporte leurs dires. Célèbre la louange de ton Seigneur avant le lever du soleil et avant son coucher.
Exalte-le une partie de la nuit après le prosternement. 
Écoute. Le jour où le crieur criera de tout près,
le jour où ils entendront vraiment le cri, ce sera le jour de la résurrection.
Oui, nous faisons vivre et mourir et le retour se fera vers nous.
Le jour où la terre se fendra brusquement pour les rejeter, ce nous sera facile de les rassembler.
Nous savons bien ce qu’ils disent. Tu n’as pas à les contraindre mais, avec ce Coran, à avertir quiconque craint mes menaces.
Par les disperseurs qui dispersent,
qui portent leur charge,
qui courent agiles,
qui transmettent l’ordre,
oui, la promesse qui vous est faite est vraie,
oui, le jugement vient.
Par le ciel avec ses routes,
oui, vous divergez sur une parole
et le détourné s’en détourne.
Périssent les pronostiqueurs
plongés dans l’insouciance.
Ils disent : A quand le jour du jugement ?
Le jour où le feu les éprouvera.
Goûtez votre épreuve, voici ce que vous appeliez.
Mais les fidèles seront parmi les jardins et les sources
avec les dons de leur Seigneur. Ils étaient de ceux qui faisaient le bien.
La nuit, ils dormaient peu.
Au point du jour, ils imploraient le pardon.
une part de leurs biens revenait au mendiant et au miséreux.
Pour qui a la foi, il y a des signes sur la terre
et en vous. Ne les voyez-vous pas ?
Il y a pour vous un bien dans le ciel et ce qui vous est promis,
Par le Seigneur du ciel et de la terre, c’est vrai comme le fait que vous parliez.
Est-ce que t’est parvenue l’histoire des hôtes d’honneur d’Abraham ?
En entrant chez lui ils lui dirent : Paix. Il leur répondit : Paix, gens inconnus.
Il alla discrètement trouver sa femme et en revint avec un veau gras.
Il le leur offrit et dit : Ne mangez-vous pas ?
Il avait peur d’eux. Ils dirent : Ne crains rien. Et ils lui annoncèrent un fils sage.
La femme vint en criant. Elle se frappait le visage. Elle dit : une vieille femme stérile !
Ils dirent : Ton Seigneur a parlé ainsi et il est le sage, il sait.
Abraham dit : Envoyés, quelle est votre mission ?
Ils dirent : Nous sommes envoyés contre un peuple pécheur
pour leur lancer des briques
marquées chez ton Seigneur à l’intention des effrénés.
Oui, nous avons fait sortir les croyants de cette ville
où nous n’avions trouvé qu’une maison de musulmans,
Et nous avons laissé là, pour ceux qui craignent l’affreux tourment, un signe
comme en Moïse quand nous l’envoyâmes à Pharaon avec un pouvoir manifeste.
Mais Pharaon, sûr de sa puissance, se détourna en disant : C’est un sorcier ou un démoniaque.
Nous avons saisi Pharaon et ses armées et les avons jetés avec réprobation dans l’abîme.
De même chez les Ad, quand nous envoyâmes contre eux le vent dévastateur
qui ne laisse, où il souffle, rien qu’il n’ait réduit en poussière.
De même chez les Thamoud quand on leur disait : Profitez encore un peu.
Ils transgressèrent l’ordre de leur Seigneur et le cri les a saisis. Ils avaient les yeux ouverts,
mais ne pouvaient plus tenir debout ni se sauver.
De même encore chez le peuple de Noé, car ils étaient des pervers.
Le ciel, nous l’avons bâti solide et vaste.
La terre, nous l’avons déployée à la perfection.
Et nous avons tout créé par couple. Peut-être y penserez-vous.
Fuyez vers Dieu, je viens de sa part vous avertir clairement.
si N’ajoutez pas de dieux à Dieu, je viens de sa part vous avertir clairement.
Voilà. Et aucun apôtre n’est venu chez leurs devanciers sans qu’on dise : C’est un sorcier, un démoniaque.
Se sont-ils passé le mot ? Ce sont des rebelles.
Détourne-toi d’eux, tu ne seras pas blâmé.
Mais avertis, car l’avertissement est utile aux croyants.
Je n’ai créé les djinns et les hommes que pour qu’ils m’adorent.
Je n’attends pas leurs dons, je n’ai pas besoin qu’ils me nourrissent.
C’est Dieu qui donne, c’est lui qui a la force et la fermeté.
Certes, les cou­pables feront la même récolte que leurs devanciers, ils n’ont pas à hâter le jugement.
Malheur aux incroyants à cause du jour promis.
Par la montagne,
par un livre écrit
sur un parchemin déployé,
par le temple fréquenté,
par la haute voûte,
par la mer bouillante,
oui, le tourment vient
et personne ne le repoussera.
Le jour où le ciel tourbillonnera,
où les montagnes se mettront en marche,
malheur, ce jour-là, aux négateurs,
ceux qui s’amusent à discuter.
Ce jour-là, ils seront poussés d’un coup dans le feu de la géhenne.
Voilà le feu que vous avez nié.
Est-ce de la sorcellerie ? Ne voyez-vous rien ?
Affrontez. Et supportez ou ne supportez pas, c’est pareil. Vous n’êtes que payés de vos actes.
Mais les fidèles seront dans les jardins et les délices
avec les dons de leur Seigneur. Leur Seigneur les a gardés du tourment de la fournaise.
Mangez et buvez tranquilles, à cause de vos actes.
Accoudez-vous sur vos divans alignés. Nous leur donnerons pour épouses des houris aux grands yeux.
Les croyants que leurs descendants auront suivis dans la foi, nous les réunirons avec leurs descendants sans rien leur ôter de leurs œuvres, car chacun sera garant de ses propres actes.
Nous leur donnerons les fruits et les viandes qu’ils voudront.
Ils se passeront entre eux une coupe où il n’y aura ni bavardage ni incitation à pécher.
Et des jeunes gens, comme des perles cachées, circuleront à leur service.
Ils se tourneront, interrogateurs, les uns vers les autres.
Ils diront : Autrefois nous étions parmi les nôtres, mais nous vivions dans la crainte.
Mais Dieu nous a favorisés, il nous a gardés du tourment de feu dont le souffle tue.
Oui, nous l’invoquions. Oui, il est bon, il a pitié.
Avertis donc, car grâce à ton Seigneur tu n’es ni devin ni ensorcelé.
Diront-ils : Un poète ! nous l’attendons aux vicissitudes du trépas.
Réponds : Attendez. Je suis, chez vous, de ceux qui attendent.
Est-ce qu’ils revêtent ? Est-ce qu’ils sont en révolte ?
Diront-ils : Il invente. Mais c’est qu’ils n’ont pas foi.
Qu’ils apportent un récit pareil s’ils disent vrai.
N’ont-ils pas été créés de rien ? Sont-ils créateurs ?
Ont-ils créé les cieux et la terre ? Non, mais ils n’ont pas de certitude.
Disposent-ils des trésors de ton Seigneur ? Sont-ils ses intendants ?
Ont-ils une échelle pour monter écouter ? Que celui qui a écouté en fournisse la preuve.
Est-ce que Dieu aurait des filles et vous des fils ?
Leur demande-t-on un salaire ? Ils auraient une lourde dette.
Connaissent-ils l’insondable pour en écrire ?
Trament-ils une ruse ? Les infidèles en seront les victimes.
Ont-ils un autre dieu que Dieu ? Combien Dieu a plus de gloire que ce qu’on lui ajoute.
S’ils voyaient crouler un pan du ciel, ils diraient : C’est un amas de nuages.
Laisse-les jusqu’à ce qu’ils rencontrent le jour où ils seront foudroyés.
Ce jour-là leur ruse ne servira de rien, ils seront sans recours.
Il y a même auparavant un tourment pour les coupables, mais la plupart ne le savent pas.
Supporte le jugement de ton Seigneur, car tu es sous nos yeux. Célèbre la louange de ton Seigneur quand tu te lèves.
Glorifie-le à la nuit et au déclin des étoiles.
Par l’étoile à son couchant !
votre compagnon n’est pas égaré, il n’est pas dans l’erreur,
il ne parle pas à sa guise,
mais une révélation lui est révélée,
un redoutable l’a instruit.
Un énergique s’est tenu devant lui,
quand il était à l’horizon suprême, puis s’est approché,
s’est tenu en suspens
à deux portées d’arc, ou moins,
et a révélé une révélation à son esclave.
Le cœur n’a pas inventé ce qu’il a vu.
Contesterez-vous ce qu’il voit ?
Il l’a même vu une autre fois
près du jujubier des confins,
à côté du jardin de refuge,
quand le jujubier se couvrait de ce qui le couvrait,
ses yeux ne se sont pas détournés ni fixés ailleurs.
Oui, il a vu les plus grands signes de son Seigneur.
Voyez-vous la Lât et la Ozza
et cette troisième, la Manât ?
Auriez-vous le mâle et lui, la femelle ?
partage inique !
Ce sont des noms que vous leur avez donnés, vous et vos pères. Dieu ne les a pas autorisés. Ils ne suivent que des suppositions et des passions. Mais il leur était venu de leur Seigneur un guide !
L’homme aura-t-il ce qu’il désire ?
A Dieu est cette vie et l’autre.
Que d’anges dans les cieux ! et leur intercession ne servira, avec permission de Dieu, qu’à ceux que Dieu voudra et agréera.
Oui, ceux qui ne croient pas à l’autre vie donnent aux anges des noms féminins.
Ils ne savent rien, ils supposent. Mais les suppositions ne tiennent pas devant la vérité.
Écarte-toi de ceux qui tournent le dos à notre avertissement et ne désirent que cette vie.
Voilà le bout de leur science. Mais ton Seigneur connaît ceux qui s’égarent de son sentier et il connaît ceux qui sont bien guidés.
A Dieu sont les êtres des cieux et de la terre. Il punit de leurs actes ceux qui font le mal et donne le beau salaire à ceux qui font le bien. 
Ton Seigneur pardonne les vétilles à ceux qui évitent les fautes graves et les infamies. Il vous connaissait quand il vous a créés de limon ou quand vous étiez dans le ventre de vos mères. Ne croyez pas trop que vous êtes purs. Il connaît les fidèles.
Vois-tu celui qui tourne le dos,
et donne peu, et même refuse ?
A-t-il la science de l’insondable au point d’y voir clair ?
Ne lui a-t-on pas annoncé, dans les pages de Moïse
et du très fidèle Abraham,
que personne ne portera le fardeau d’autrui ?
L’homme n’aura que ce qu’obtint son effort.
Son effort sera reconnu
et pleinement payé.
Tout revient à ton Seigneur.
Il fait rire et pleurer.
Il fait vivre et mourir.
Il a créé le couple, mâle et femelle
d’une goutte de sperme semée.
A lui de recréer.
Il donne l’aisance et la richesse.
Il est le Seigneur de Sirius.
Il a fait périr les anciens Ad,
et les Thamoud jusqu’au dernier,
et, autrefois, le peuple de Noé car ils furent plus coupables encore et rebelles.
C’est lui qui fit tomber la ville renversée
et pleuvoir cette pluie sur elle.
Quel bienfait de ton Seigneur contestes-tu ? 
C’est un avertissement parmi les anciens avertissements.
Ce qui approche approche,
nul que Dieu ne le dévoile.
N’êtes-vous pas étonnés de ce langage ?
Allez-vous en rire au lieu d’en pleurer ?
Etes-vous distraits ?
Prosternez-vous devant Dieu et adorez-le.
L’heure approche. La lune se fend. 
S’ils voient un signe, ils s’en détournent, ils disent : Sorcellerie continuelle. 
Ils crient au mensonge et suivent leurs passions, mais tout décret s’accomplit. 
Il leur est venu des récits qui les mettaient en garde, 
une sagesse persuasive. Mais les avertissements ne leur suffisent pas. 
Détourne-toi d’eux. Le jour où le héraut les convoquera au malheur,
ils sortiront de leurs tombes, les yeux baissés et, comme des sauterelles éparses, 
accourront à l’appel. Les incroyants diront : Voilà un jour pénible.
Avant eux le peuple de Noé criait au mensonge et traita de menteur notre esclave en disant : C’est un démoniaque. Ils le repoussèrent. 
Il invoqua son Seigneur : Je suis vaincu, sauve-moi. 
Alors nous avons ouvert les portes du ciel à une pluie torrentielle 
et avons fait jaillir les sources de la terre. Toute l’eau se réunit comme c’était décrété. 
Mais nous portions Noé sur le vaisseau de planches ajustées 
qui vogua sous nos yeux. Tel fut le salaire de celui qu’ils renièrent. 
Et nous en fîmes un signe. Quelqu’un s’en souvient-il ? 
Comment ai-je châtié et comment ai-je averti ? 
Nous avons expliqué le Coran pour avertir. Quelqu’un s’en souvient-il ?
Les Ad criaient au mensonge. Comment ai-je châtié et comment ai-je averti ? 
Un jour funeste et long, nous avons déchaîné contre eux un vent mugissant 
qui arracha les hommes comme des souches de palmiers déracinés. 
Comment ai-je châtié et comment ai-je averti ?
Nous avons expliqué le Coran pour avertir. Quelqu’un s’en souvient-il ?
Les Thamoud niaient les avertissements. 
Ils dirent : Suivrons-nous un homme de chez nous ? Nous serions dans l’erreur et dans la folie. 
L’avertissement peut-il lui être confié alors que nous sommes là ? Non, c’est un menteur effronté. 
Le lendemain ils devaient savoir qui était le menteur effronté. 
Nous enverrons la chamelle pour les éprouver. Guette-les patiemment. 
Annonce-leur de partager l’eau et de ne boire chacun qu’à son tour.
Ils appelèrent leur frère. Il prit le couteau et sacrifia la chamelle. 
Comment ai-je châtié et comment ai-je averti ? 
Nous avons déchaîné contre eux un seul cri et ils furent comme un pré desséché. 
Nous avons expliqué le Coran pour avertir. Quelqu’un s’en souvient-il ?
Le peuple de Loth niait les avertissements. 
Nous avons déchaîné contre eux un ouragan. Mais à l’aube nous sauvâmes la famille de Loth. 
Tel fut notre bienfait. Ainsi payons-nous ceux qui nous savent gré. 
Loth les avertissait que nous les saisirions, mais ils en ont douté.
Ils voulaient qu’il les laisse abuser de ses hôtes, mais nous avons aveuglé leurs yeux. Goûtez donc comment je châtie et comment j’avertis. 
Au point du jour un châtiment tout prêt vint les surprendre. 
Goûtez donc comment je châtie et comment j’avertis. 
Nous avons expliqué le Coran pour avertir. Quelqu’un s’en souvient-il ?
Les avertissements parvinrent aussi aux gens de Pharaon, 
mais eux aussi nièrent tous nos signes et nous les avons saisis avec puissance et toute-puissance. 
Vos incroyants valent-ils mieux que ceux-là ? Ou bien avez-vous, dans le livre, un acquittement ? 
Diront-ils : Nous pouvons ensemble nous défendre ? 
Eh bien, ensemble ils seront défaits et détaleront. 
L’heure est leur rendez-vous, l’heure très affreuse et très amère. 
Oui, les pécheurs sont dans l’erreur et la folie. 
Le jour où ils seront traînés sur la face vers le feu, on leur dira : Goûtez le contact de l’ignition. 
Oui, nous avons tout créé par un décret. 
Notre ordre est un seul mot comme un clin d’œil. 
Nous avons détruit vos partisans. Quelqu’un s’en souvient-il ? 
Tout ce qu’ils ont fait est dans les livres. 
Chaque chose petite ou grande est inscrite. 
Oui, les fidèles seront parmi les jardins, et les ruisseaux, 
dans un séjour de vérité près d’un roi tout-puissant.
Le Miséricordieux
a enseigné le Coran.
Il a créé l’homme
et lui a enseigné à s’exprimer.
Le soleil et la lune ont une marche calculée.
L’herbe et l’arbre se prosternent.
Il a élevé le ciel et établi la balance.
Ne fraudez pas avec la balance.
Évaluez le poids exact, ne faussez pas la balance.
Il a établi la terre pour les hommes.
Là, il y a des fruits, et des palmiers avec leurs fruits à enveloppe,
et les grains dans les épis, et la plante aromatique.
Vous deux, quel bienfait de votre Seigneur nierez-vous ?
Il a créé d’argile l’homme comme une poterie
et a créé de pur feu les djinns.
Vous deux, quel bienfait de votre Seigneur nierez-vous ?
Il est le Seigneur des deux orients et le Seigneur des deux occidents.
Vous deux, quel bienfait de votre Seigneur nierez-vous ?
Il a fait confluer les deux mers et elles se rencontrent,
mais elles ne dépassent pas la limite entre elles.
Vous deux, quel bienfait de votre Seigneur nierez-vous ?
Les perles et le corail viennent de ces deux mers.
Vous deux, quel bienfait de votre Seigneur nierez-vous ?
A lui sont sur mer les navires hauts comme des monts.
Vous deux, quel bienfait de votre Seigneur nierez-vous ?
Tout être qui est sur terre doit périr,
mais, souveraine et munifique, la face de ton Seigneur demeurera.
Vous deux, quel bienfait de votre Seigneur nierez-vous ?
Les êtres des cieux et de la terre l’implorent et chaque jour lui est une tâche nouvelle.
Vous deux, quel bienfait de votre Seigneur nierez-vous ?
Bientôt nous en serons à vous deux, les lourds,
vous deux, quel bienfait de votre Seigneur nierez-vous ?
Peuple des djinns et peuples des hommes, si vous pouvez sortir des espaces célestes et terrestres, sortez. Mais vous ne sortirez pas sans autorisation.
Vous deux, quel bienfait de votre Seigneur nierez-vous ?
On vous lancera du feu et du bronze en fusion et vous serez sans recours.
Vous deux, quel bienfait de votre Seigneur nierez-vous ?
Quand le ciel se fendra et sera écarlate comme graisse au feu,
vous deux, quel bienfait de votre Seigneur nierez-vous ?
Ce jour où hommes ni djinns ne seront plus questionnés,
vous deux, quel bienfait de votre Seigneur nierez-vous ?
Les criminels seront reconnus à leurs marques et saisis par les cheveux et par les pieds.
Vous deux, quel bienfait de votre Seigneur nierez-vous ?
Voilà la géhenne que niaient les criminels
et ils tournent entre elle et l’eau bouillante et brûlante.
Vous deux, quel bienfait de votre Seigneur nierez-vous ?
Il y aura deux jardins pour quiconque a craint le lieu de son Seigneur.
Vous deux, quel bienfait de votre Seigneur nierez-vous ?
Avec des frondaisons.
Vous deux, quel bienfait de votre Seigneur nierez-vous ?
Deux sources d’eau vive.
Vous deux, quel bienfait de votre Seigneur nierez-vous ?
Des fruits de toute espèce.
Vous deux, quel bienfait de votre Seigneur nierez-vous ?
On s’accoudera là sur des tapis à revers de brocart et les fruits des jardins seront à portée de main.
Vous deux, quel bienfait de votre Seigneur nierez-vous ?
Il y aura là celles qui baissent les yeux et que n’auront encore touchées hommes ni djinns.
Vous deux, quel bienfait de votre Seigneur nierez-vous ?
Elles seront comme le rubis et le corail.
Vous deux, quel bienfait de votre Seigneur nierez-vous ?
Est-ce que le bien n’est pas le salaire du bien ?
Vous deux, quel bienfait de votre Seigneur nierez-vous ?
En deçà, il y aura deux autres jardins.
Vous deux, quel bienfait de votre Seigneur nierez-vous ?
Ombragés de verdure.
Vous deux, quel bienfait de votre Seigneur nierez-vous ?
Avec deux sources jaillissantes.
Vous deux, quel bienfait de votre Seigneur nierez-vous ?
Des fruits, des palmiers, des grenadiers.
Vous deux, quel bienfait de votre Seigneur nierez-vous ?
Des vierges belles et bonnes.
Vous deux, quel bienfait de votre Seigneur nierez-vous ?
Des houris retirées dans leurs pavillons.
Vous deux, quel bienfait de votre Seigneur nierez-vous ?
Que n’auront encore touchées hommes ni djinns.
Vous deux, quel bienfait de votre Seigneur nierez-vous ?
On s’accoudera là sur des coussins verts et des tapis merveilleux.
Vous deux, quel bienfait de votre Seigneur nierez-vous ?
Béni soit le nom de ton Seigneur souverain, munifique.
Quand l’échéante écherra
personne n’en niera l’échéance.
Elle abaissera, elle haussera.
Quand la terre sera secouée de secousse,
quand les montagnes se mettront en marche
jusqu’à n’être que poussière éparse,
vous formerez trois groupes :
les gens de la droite, mais que sont les gens de la droite ?
les gens de la gauche, mais que sont les gens de la gauche ?
et les devanciers qui sont les devanciers.
Eux sont les plus près de Dieu
dans les jardins du délice,
beaucoup d’anciens
et peu de récents,
côte à côte sur des trônes
et accoudés face à face.
D’immortels jeunes gens circuleront parmi eux
avec des coupes, des aiguières et des gobelets d’un breuvage limpide
dont ils ne seront ni excédés ni enivrés,
avec des fruits qu’ils choisiront,
avec les chairs d’oiseaux qu’ils désireront.
Et des houris aux grands yeux
pareilles à la perle cachée,
pour salaire de leurs œuvres.
Ils n’entendront là ni bavardage ni incitation au péché,
pas d’autre parole que : Paix, paix.
Les gens de la droite, mais que sont les gens de la droite ?
seront parmi des jujubiers sans épines
et des acacias alignés,
sous d’amples ombrages,
près d’une eau vive,
avec une abondance de fruits
non encore cueillis mais non défendus.
Ils auront des lits élevés
et les parfaites que nous avons faites
et gardées vierges
et amoureuses et toutes du même âge
pour les gens de la droite,
beaucoup d’anciens
et beaucoup de récents.
Les gens de la gauche, mais que sont les gens de la gauche ?
seront dans un souffle tuant et une eau bouillante,
à l’ombre d’une fumée brûlante
sans fraîcheur ni munificence.
Ils vivaient dans l’aisance,
ils s’entêtaient dans le grand péché,
ils disaient : Une fois morts, une fois que nous serons poussière et ossements, est-ce qu’on nous ressuscitera ?
et nos premiers pères aussi ?
Dis : Les premiers et les derniers
seront rassemblés au rendez-vous d’un jour que nous savons.
Oui, égarés, oui, négateurs,
vous mangerez aux arbres Zaqqoum,
vous vous en remplirez le ventre
et boirez là-dessus de l’eau bouillante,
vous boirez comme des chameaux assoiffés.
Tel sera leur lot le jour du jugement.
Nous vous avons créés, pourquoi n’en convenez-vous pas ?
Voyez ce que vous engendrez,
est-ce vous ou nous qui le créons ?
Nous avons fixé votre mort, on ne vous devance pas,
et nous vous remplacerons par vos semblables et vous ferons renaître tels que vous n’en avez pas idée.
Certes, vous connaissez votre première naissance, pourquoi ne pas vous en souvenir ?
Voyez vos labours,
est-ce vous ou nous qui les ensemençons ?
Si nous voulions, nous les rendrions infertiles et vous iriez répétant :
Nous sommes endettés
ou plutôt nous sommes dépouillés.
Voyez l’eau que vous buvez,
est-ce vous ou nous qui l’avons précipitée du nuage ?
Si nous voulions, nous ferions de l’eau saumâtre. Que ne nous savez-vous gré !
Voyez le feu que vous allumez,
est-ce vous ou nous qui faisons croître l’arbre ?
C’est pour faire réfléchir les voyageurs du désert et leur être utile.
Glorifie le nom de ton Seigneur très grand.
Non, j’en jure par les couchers des étoiles,
et c’est un grand serment si vous saviez,
voici un magnanime Coran
dans un livre bien gardé
auquel les purs seuls peuvent toucher,
une révélation du Seigneur des mondes.
Mettrez-vous ce récit en doute ?
N’en aurez-vous gré qu’en le niant ?
Quand votre âme vous remonte à la gorge
et que vous la voyez,
nous en sommes plus près que vous bien que vous ne nous voyiez pas.
Mais si vous ne devez pas être jugés,
si vous dites vrai, faites revenir votre âme.
Si le mourant est des proches de Dieu,
à lui le repos, le parfum, le jardin du délice.
S’il est d’entre les gens de la droite :
Paix à toi parmi les gens de la droite.
Mais si c’est un négateur, un égaré,
à lui de loger dans l’eau bouillante,
d’être offert à la fournaise.
Oui, certes, c’est une vraie certitude.
Glorifie le nom de ton Seigneur très grand.
Les êtres des cieux et de la terre glorifient Dieu. Il est le puissant, le sage.
A lui le règne des cieux et de la terre. Il fait vivre et mourir. Il peut tout.
Il est le premier et le dernier. Il est apparent et caché. Il sait tout.
Il a créé les cieux et la terre en six jours puis il s’est établi sur le trône. Il sait ce qui entre dans la terre et qui en sort, ce qui descend du ciel et ce qui y monte. Il est avec vous où que vous soyez. Dieu n’est pas sans voir vos actes.
A lui le règne des cieux et de la terre. Et tout ordre retourne à lui.
Il fait entrer la nuit dans le jour et fait entrer le jour dans la nuit. Il connaît le fond des cœurs.
Croyez en Dieu et en son apôtre. Donnez de ce dont il vous a fait les héritiers. Les croyants qui donnent auront un grand salaire.
Pourquoi ne croyez-vous pas en Dieu quand l’apôtre vous appelle à croire en votre Seigneur qui fait alliance avec vous si vous êtes croyants.
C’est lui qui révèle à son esclave de clairs versets pour vous mener des ténèbres à la lumière. Oui, Dieu est bon pour vous, il a pitié.
Pourquoi ne pas dépenser dans le sentier de Dieu puisque Dieu hérite des cieux et de la terre ? Vous ne serez pas égaux à ceux de vous qui dépensent et combattent avant la victoire. Ceux-ci auront un plus haut rang que ceux qui dépensent et combattent après la victoire. Mais Dieu promet à tous un beau salaire, Dieu est renseigné sur vos actes.
Qui fait à Dieu un beau prêt, Dieu lui rendra le double et un noble salaire,
le jour où tu verras croyants et croyantes avec leur lumière qui courra devant eux et à leur droite. Ce jour-là : Bonne nouvelle pour vous, aujourd’hui vous serez pour toujours dans les jardins où les ruisseaux circulent, bonheur sans borne.
Ce jour-là les hypocrites, hommes et femmes, diront aux croyants : Attendez-nous que nous prenions de votre lumière. Les autres leur répondront : Retournez chercher de la lumière. Et il y aura une muraille entre eux avec une porte et, au-dedans, la miséricorde et, au-dehors, en face, le tourment.
Ils crieront aux croyants : N’étions-nous pas avec vous ? Les autres leur répondront : Si, mais vous vous êtes séduits vous-mêmes, vous avez tergiversé et douté, vos désirs vous ont trompés jusqu’au moment où l’ordre de Dieu est venu. Alors le trompeur vous a trompés sur Dieu.
Aujourd’hui on n’accepte plus de rançon de vous ni des incroyants. Vous n’avez plus de refuge que le feu, c’est lui votre maître. Quel mauvais avenir !
N’est-ce pas l’heure pour les croyants d’humilier leur cœur à l’appel de Dieu et à la révélation de la vérité ? Qu’ils ne soient pas comme ceux qui reçurent jadis le livre, trouvèrent le temps long, eurent le cœur endurci et furent nombreux à devenir pervers.
Sachez que Dieu fait revivre une terre morte. Nous avons expliqué les versets pour que vous compreniez.
Ceux et celles qui s’acquittent de l’aumône font un beau prêt à Dieu. Dieu leur rendra le double et un noble salaire.
Ceux qui ont cru en Dieu et en ses apôtres sont intègres. Ils sont témoins auprès de leur Seigneur. A eux leur salaire et leur lumière. Mais ceux qui ont nié nos versets seront les hôtes de la fournaise.
Sachez que cette vie n’est que jeu, amusement, parure, assaut d’orgueil, rivalité de richesses et de descendances. C’est comme une averse : la végétation qu’elle suscite plaît aux incroyants puis se flétrit. Tu la vois jaunir et se réduire à des brindilles sèches. Il y a dans l’autre vie soit le grand tourment, soit le pardon de Dieu et son plaisir, mais cette vie-ci n’est qu’un profit trompeur.
Elancez-vous vers un pardon de votre Seigneur, un jardin aussi vaste que le ciel et la terre et prêt pour ceux qui ont cru en Dieu et en ses apôtres. Telle est la grâce de Dieu, il la donne à qui il veut. Dieu dispose d’une grâce sans borne.
Aucun malheur n’atteint la terre ou vous qu’il n’ait été écrit dans un livre avant la création. C’est facile à Dieu.
C’est pour que vous ne soyez pas désespérés de ce qui vous échappe ni trop réjouis de ce qui vous est donné. Dieu n’aime pas l’insolent vantard
ni l’avare qui ordonne l’avarice. Car quiconque tourne le dos, Dieu se suffit mais il mérite louange.
Oui, nous avons envoyé nos apôtres avec des preuves et, avec eux, le livre et la balance pour que les hommes soient équitables, et aussi le fer utile et dangereux pour que Dieu dans l’insondable reconnaisse ceux qui l’aident et aident ses apôtres. Dieu est fort et puissant.
Nous avons envoyé Noé et Abraham et donné à leur descendance la prophétie et le livre, et certains sont guidés mais beaucoup sont pervers.
Nous leur avons donné pour successeurs nos autres apôtres et Jésus fils de Marie. Nous lui avons donné l’Évangile et nous avons mis au cœur de ses partisans la douceur, et la pitié, et le monachisme qu’ils ont inventé sans notre avis mais pour chercher à plaire à Dieu et qu’ils n’ont pas respecté. Nous donnons leur salaire à ceux d’entre eux qui croient, mais beaucoup sont pervers.
Croyants, soyez fidèles à Dieu, croyez en son apôtre, Dieu vous donnera double part de sa miséricorde. Il vous donnera une lumière pour marcher et il vous pardonnera, car Dieu pardonne, il a pitié.
Ceux qui ont le livre, qu’ils sachent qu’ils n’ont pas pouvoir sur la grâce de Dieu. La grâce de Dieu est aux mains de Dieu, il la donne à qui il veut, Dieu dispose d’une grâce sans borne.
Dieu a entendu celle qui plaidait devant toi au sujet de son époux et qui se plaignait à Dieu. Dieu entendit votre dialogue. Dieu entend et n’est pas sans voir.
Ceux de vous qui répudient leurs femmes comme dos de leurs mères, elles ne sont pas leurs mères, ils n’ont de mères que celles qui les ont enfantés. Ce qu’ils disent est blâmable et faux. Certes, Dieu pardonne, il a pitié.
Ceux qui répudient leurs femmes comme dos de leurs mères, puis reviennent à elles, affranchissez un esclave avant de vous retrouver. Vous y êtes exhortés et Dieu est renseigné sur vos actes.
Ceux qui ne le peuvent pas, qu’ils jeûnent deux mois de suite avant de se retrouver. Et si vous ne le pouvez non plus, alors nourrissez soixante pauvres. C’est pour que vous croyiez en Dieu et en son apôtre. Telles sont les lois de Dieu. Aux incroyants l’affreux tourment.
Ceux qui s’opposent à Dieu et à son apôtre seront humiliés comme le furent leurs devanciers. Nous avons révélé des versets clairs. Aux incroyants la honte du tourment
le jour où Dieu les rappellera tous pour leur montrer leurs actes, Dieu en aura fait le compte. Eux, ils les auront oubliés, mais Dieu est témoin de tout.
Ne vois-tu pas que Dieu connaît les êtres des cieux et de la terre. Point de conciliabules à trois dont il ne soit le quatrième, à cinq dont il ne soit le sixième, à moins ou plus, où que ce soit, dont il ne fasse partie. Le jour de la résurrection, il leur montrera leurs actes, car Dieu voit tout.
Ne vois-tu pas ceux à qui on défend les conciliabules ? Ils reviennent à ce qu’on leur défend, ils tiennent conciliabule pour pécher, transgresser, désobéir à l’apôtre. Quand ils viennent te saluer, ce n’est pas une salutation de Dieu, car ils se disent : Que Dieu ne nous châtie pas pour nos paroles. Mais la géhenne où ils tomberont leur fera leur compte. Quel mauvais avenir !
Croyants, si vous tenez conciliabule, que ce ne soit pas pour pécher, transgresser, désobéir à l’apôtre. Tenez conciliabule pour la bonté et la fidélité. Soyez fidèles à Dieu vers qui vous serez ramenés.
Les conciliabules viennent du satan pour affliger les croyants, mais il ne peut leur nuire qu’avec permission de Dieu. Que les croyants se fient à Dieu !
Croyants, faites place quand on vous dit : Faites place dans l’assemblée. Et Dieu vous fera place. Mais retirez-vous quand on vous dit : Retirez-vous. Dieu haussera le rang de ceux qui croient et reçoivent la science, car Dieu est renseigné sur vos actes.
Croyants, quand vous avez un entretien avec l’apôtre, faites une aumône auparavant, c’est mieux pour vous et plus pur, mais si vous ne pouvez pas, Dieu pardonne, il a pitié.
Craignez-vous de faire une aumône avant votre entretien ? Mais si vous n’en avez pas fait et que Dieu revienne à vous, alors faites la prière, acquittez l’aumône, écoutez Dieu et son apôtre, car Dieu est renseigné sur vos actes.
Ne vois-tu pas ceux qui prennent pour maîtres des gens contre qui Dieu est courroucé et qui ne sont ni des vôtres ni des leurs ? Ils font de faux serments alors qu’ils savent.
Dieu leur a préparé un grand tourment. Combien mauvaise leur conduite !
A l’abri de leurs serments, ils s’écartent du sentier de Dieu. A eux la honte du tourment.
Leurs biens ni leurs enfants ne leur serviront à rien contre Dieu. Ils seront les hôtes du feu. Ils y resteront toujours.
Le jour où Dieu les rappellera tous, ils lui feront des serments comme les serments qu’ils vous font, se croyant dans le vrai, mais ne sont-ils pas menteurs ?
Le satan est leur maître et il leur fait oublier l’avertissement de Dieu. C’est la ligue du satan. Est-ce que la ligue du satan ne sera pas la perdante ?
Ceux qui s’opposent à Dieu et à son apôtre seront les plus humiliés.
Dieu a écrit : Oui, je triompherai et mes apôtres aussi, car Dieu est fort et puissant.
Ceux qui croient en Dieu et au jour dernier, tu n’en trouveras pas qui se lient aux opposants de Dieu et de son apôtre, seraient-ils leur père, leur fils, leur frère ou quelqu’un de leur clan. Dieu a inscrit la foi au cœur des croyants, il les a assistés de son esprit. Il les fera entrer pour toujours dans des jardins où les ruisseaux circulent. Dieu les trouve à son gré et eux le trouvent au leur. Ce sont les partisans de Dieu. Est-ce que les partisans de Dieu n’auront pas le bonheur ?
Les êtres des cieux et de la terre glorifient Dieu, car il est le puissant, le sage.
C’est lui qui chassa de leurs demeures lors du premier rassemblement ceux des gens du livre qui ne croyaient pas. Vous ne pensiez pas qu’ils partiraient et eux pensaient que leurs fortins les défendraient contre Dieu. Mais Dieu les a atteints par où ils ne se doutaient pas. Il a jeté l’effroi dans leur cœur. Ils ont démoli de leurs mains leurs maisons avec l’aide des croyants. Tirez-en une leçon, vous qui savez voir.
Si Dieu n’avait ordonné leur bannissement, il les aurait tourmentés en cette vie. Mais, dans l’autre, ils auront le tourment du feu,
oui, car ils se sont séparés de Dieu et de son apôtre. Quiconque se sépare de Dieu, Dieu est terrible en châtiment,
Que vous coupiez un palmier ou le laissiez debout, c’est avec permission de Dieu et pour confondre les pervers.
Pour leur prendre le butin que Dieu donne à son apôtre vous n’avez fourni ni chevaux ni chameaux. Dieu donne à ses apôtres pouvoir sur qui il veut, car Dieu peut tout.
Ce que Dieu donne à son apôtre de butin pris sur les gens des villes, il est à Dieu, à l’apôtre, à ses proches, aux orphelins, aux pauvres, au voyageur. C’est pour qu’il ne revienne pas aux riches d’entre vous. Prenez ce que l’apôtre vous donne, respectez ce qu’il vous interdit et soyez fidèles à Dieu, car Dieu est terrible en châtiment.
Ce butin est aux émigrés indigents qui ont été privés de leur demeure et de leurs biens quand ils cherchaient la faveur de Dieu et sa grâce et aidaient Dieu et son apôtre. Ceux-là furent sincères.
Ceux qui se sont installés ici les premiers dans la foi aimeront les émigrés et ne seront pas jaloux de ce qu’on donne aux émigrés. Ils les préféreront à eux-mêmes mal­gré leur propre pauvreté. Ceux qui se gardent d’avidité, à eux le bonheur,
et à ceux qui, après eux, viennent dire : Seigneur, pardon pour nous et pour nos frères qui nous ont devancés dans la foi. Ne mets pas en nous de rancœur contre les croyants, Seigneur. Tu es bon, tu as pitié.
Ne vois-tu pas les hypocrites ? Ils disent à leurs frères qui ont le livre et ne croient pas : Si vous êtes chassés, nous partirons avec vous et n’obéirons à personne contre vous. Si on vous combat, nous irons à votre secours. Mais Dieu est témoin qu’ils mentent.
Si les autres sont chassés, ceux-ci ne partiront pas avec eux. Si on les combat, ils n’iront pas à leur secours ou, s’ils y vont, ils tourneront vite le dos et sans recours.
Vous jetez dans leur cœur plus d’effroi que Dieu, car ils ne comprennent pas.
Ils ne resteront ensemble à vous combattre que dans des places fortes ou derrière des remparts. Leur vaillance n’est grande que chez eux. Vous les croyez unis, mais ils sont divisés, car ils ne raisonnent pas.
Ils sont comme ceux qui, peu avant, goûtèrent le châtiment de leur conduite. A eux l’affreux tourment.
Ils sont comme le satan qui dit à l’homme : N’aie pas foi. Et quand l’homme n’a pas foi, il dit : Je ne suis pour rien dans tes actes, moi je crains Dieu, le Seigneur des mondes.
Leur fin à tous deux est dans le feu pour toujours. C’est le salaire des coupables.
Croyants, soyez fidèles à Dieu. Que chacun regarde ce qu’il a préparé pour demain. Soyez fidèles à Dieu, car Dieu est renseigné sur vos actes.
Ne soyez pas de ceux qui oublient Dieu car il les fait s’oublier eux-mêmes. Ce sont les pervers.
Les hôtes du feu et les hôtes du jardin ne sont pas égaux, car les hôtes du jardin ont le bonheur.
Si nous avions révélé ce Coran sur une montagne, tu aurais vu celle-ci s’humilier et se fendre par crainte de Dieu. Ce sont des exemples que nous proposons aux hommes. Peut-être réfléchiront-ils.
Dieu, nul n’est dieu que lui. Il connaît l’insondable comme le visible. Il est le Miséricordieux plein de miséricorde.
Dieu, nul n’est dieu que lui, le roi, le saint, la paix, le garant, le gardien, le puissant, le violent, le magnifique. Combien Dieu a plus de gloire que ce qu’on lui ajoute.
Dieu, le créateur, le novateur, le formateur, à lui les plus beaux noms. Les êtres des cieux et de la terre le glorifient. Il est le puissant, le sage.
Croyants, ne prenez pas pour amis vos ennemis et les miens, ne leur montrez pas d’affection, car ils ne croient pas à la vérité qui vous est venue. Ils bannissent l’apôtre et vous parce que vous croyez en Dieu votre Seigneur. Quand vous partez combattre dans mon sentier et cherchez à me plaire, leur témoignerez-vous de l’amitié en secret ? Je sais ce que vous cachez comme ce que vous ébruitez. Qui de vous agit ainsi s’égare loin du droit chemin.
S’ils vous rencontrent, ils vous seront hostiles, ils vous malmèneront en paroles et en actes. Ils aimeraient que vous ne soyez pas croyants.
Ni vos parents ni vos enfants ne vous seront utiles le jour de la résurrection. Dieu tranchera entre vous car il n’est pas sans voir vos actes.
Vous avez un bel exemple en Abraham et en ceux qui étaient avec lui quand ils dirent à leur peuple : Nous vous désavouons, vous et ce que vous adorez d’autre que Dieu. Nous vous renions. L’inimitié et la haine sont entre nous pour toujours, tant que vous ne croirez pas en Dieu seul. Mais Abraham disait à son père : Je demanderai pardon pour toi bien que je ne puisse rien pour toi auprès de Dieu. Seigneur, nous nous fions à toi, nous revenons à toi, car l’avenir n’est qu’à toi.
Seigneur, ne nous éprouve pas par les coups des incroyants. Pardon, Seigneur. Tu es le puissant, le sage.
Vous avez en eux un bel exemple pour quiconque attend Dieu et le jour dernier. Et quiconque tourne le dos, Dieu se suffit mais il mérite louange.
Dieu mettra peut-être de l’amitié entre vous et ceux que vous preniez pour ennemis, car Dieu le peut, Dieu pardonne, il a pitié.
Dieu ne vous interdit pas d’être bons et justes envers ceux qui ne vous ont pas combattus à cause de votre religion et ne vous ont pas chassés de vos demeures, car Dieu aime les justes.
Dieu vous interdit seulement de prendre pour amis ceux qui vous ont combattus à cause de votre religion et vous ont chassés de vos demeures ou ont aidé à votre expulsion. Ceux qui les prennent pour amis sont coupables.
Croyants, quand les croyantes émigrées viennent à vous, examinez-les, mais Dieu connaît leur foi. Si vous les reconnaissez croyantes, ne les renvoyez pas aux incroyants, elles ne leur sont plus permises, ni eux ne le sont pour elles. Rendez aux incroyants le douaire qu’ils ont donné. On ne vous fera pas grief d’épouser ces femmes, si vous leur donnez un douaire. Mais ne gardez pas d’incroyantes et réclamez ce que vous leur avez donné comme eux réclament ce qu’ils ont donné. Telle est la décision de Dieu. Il décide entre vous, car il sait, il est le sage.
Si une de vos épouses s’enfuit chez les incroyants et que vous preniez une revanche, rendez à ceux dont la femme s’est enfuie ce qu’ils avaient donné. Et craignez Dieu en qui vous croyez.
Prophète, quand les croyantes viennent prêter serment en jurant qu’elles n’ajouteront rien à Dieu, ne voleront pas, ne se débaucheront pas, ne tueront pas leurs enfants, ne feront pas d’infamies des mains et des pieds, ne te désobéiront pas en ce qui convient, alors reçois leur serment et demande pardon à Dieu pour elles, car Dieu pardonne, il a pitié.
Croyants, ne prenez pas pour amis les gens contre qui Dieu s’est courroucé, car ils ont désespéré de l’autre vie comme les incroyants désespèrent de ceux qui sont dans la tombe.
Les êtres des cieux et de la terre glorifient Dieu, car il est le puissant, le sage.
Croyants, pourquoi dites-vous ce que vous ne faites pas ?
Dieu déteste que vous disiez ce que vous ne faites pas.
Dieu aime ceux qui combattent dans son sentier, en rang serré, comme une bâtisse plombée.
Moïse disait à son peuple : Mon peuple, pourquoi me maltraitez-vous quand vous savez que je suis pour vous l’apôtre de Dieu ? Mais quand ils dévièrent, Dieu fit dévier leur cœur, car Dieu ne guide pas les pervers.
Jésus fils de Marie disait : Fils d’Israël, je suis pour vous l’apôtre de Dieu, je confirme ce qui est venu de la Thora et j’annonce après moi un apôtre à venir du nom de Très-Glorieux. Mais quand il vient avec des preuves, ils disent : C’est de la sorcellerie flagrante.
Quoi de plus coupable que d’inventer un mensonge contre Dieu quand on est appelé à l’Islam ? Et Dieu ne guide pas les coupables.
Ils veulent éteindre avec leur bouche la lumière de Dieu, mais Dieu va parfaire sa lumière malgré les incroyants.
C’est lui qui a envoyé son apôtre avec la vraie religion pour guide afin qu’elle prévale sur toute religion malgré ceux qui ajoutent des dieux.
Croyants, vous indiquerai-je un marché qui vous sauvera de l’affreux tourment ?
Vous croirez en Dieu et en son apôtre, vous combattrez corps et biens dans le sentier de Dieu. C’est le mieux pour vous, si vous saviez.
Et Dieu vous pardonnera vos péchés et vous fera entrer dans les jardins où les ruisseaux circulent et dans les chambres excellentes au jardin de l’Éden. Bonheur sans borne.
Et autre chose encore que vous aimerez : le secours de Dieu et la prompte victoire. Annonce-le aux croyants.
Croyants, soyez les aides de Dieu comme quand Jésus dit aux apôtres : Qui sont mes aides pour Dieu ? Et les apôtres dirent : Nous sommes les aides de Dieu. Une partie des fils d’Israël eut foi et l’autre n’eut pas foi. Mais nous soutînmes les croyants contre leurs ennemis et ils furent vainqueurs.
Les êtres des cieux et de la terre glorifient Dieu, le roi, le saint, le puissant, le sage.
Il a envoyé aux illettrés un apôtre de chez eux leur réciter ses versets, les purifier, leur enseigner le livre et la sagesse. Certes, ils étaient dans une erreur flagrante.
Et à d’autres des leurs qui ne les ont pas encore rejoints. Car il est le puissant, le sage.
Telle est la grâce de Dieu. Il la donne à qui il veut. Dieu dispose d’une grâce sans borne.
Ceux qui étaient chargés de la Thora et qui ne s’en chargent plus sont comme l’âne chargé de livres. Mauvais exemple que ces gens qui nient les versets de Dieu. Dieu ne guide pas les coupables.
Dis : Juifs, vous prétendez-vous seuls proches de Dieu ? Souhaitez mourir si vous dites vrai.
Mais à cause de leurs forfaits ils ne le souhaiteront jamais, car Dieu connaît les coupables.
Dis : La mort que vous fuyez vous rattrapera. Vous serez ramenés à celui qui connaît l’insondable comme le visible et il vous montrera vos actes.
Croyants, quand on appelle à la prière le vendredi, accourez vous souvenir de Dieu et laissez vos affaires. C’est le mieux pour vous, si vous saviez.
Une fois la prière finie, égaillez-vous dans le pays, recherchez-y la grâce de Dieu, mais souvenez-vous souvent de Dieu. Peut-être aurez-vous le bonheur.
Mais qu’ils entrevoient un marché ou un amusement, ils y courent et te laissent là. Dis-leur : Ce qui est près de Dieu vaut mieux qu’un amusement ou un marché. Dieu est le meilleur donateur.
Quand les hypocrites viennent à toi, ils disent : Nous attestons que tu es l’apôtre de Dieu. Oui, Dieu sait que tu es son apôtre, mais Dieu atteste que les hypocrites sont menteurs.
Ils se réfugient derrière leurs serments pour s’écarter du sentier de Dieu. Mauvais ce qu’ils font.
Ils ont été croyants puis incroyants et leur cœur a été scellé, ils ne comprennent plus.
Quand tu les vois, leur aspect te plaît. S’ils parlent, tu écoutes leurs dires. Ils sont comme de belles poutres. Mais ils pensent que tout cri est contre eux. Ils sont l’ennemi. Garde-toi d’eux. Que Dieu les combatte. Combien ils s’égarent !
On leur dit : Venez, l’apôtre de Dieu demandera pardon pour vous. Mais ils détournent la tête et tu les vois s’éloigner avec orgueil.
Demande ou non pardon pour eux, c’est pareil, Dieu ne leur pardonne pas. Dieu ne guide pas les pervers.
Ils disent : Ne dépensez rien pour ceux qui sont près de l’apôtre de Dieu et ils se sépareront de lui. Mais les trésors des cieux et de la terre sont à Dieu et les hypocrites ne le comprennent pas.
Ils disent : Si nous revenons à Médine, le plus fort chassera le plus faible. Mais la force est à Dieu, à son apôtre et aux croyants et les hypocrites ne le savent pas.
Croyants, que vos enfants ni vos biens ne vous distraient de penser à Dieu. Ou alors vous serez perdants.
Donnez de nos dons avant que la mort ne frappe l’un de vous et qu’il ne dise : Seigneur, que ne me laissais-tu le temps de donner et d’être juste.
Dieu ne donnera plus de délai quand le terme sera venu. Et Dieu est renseigné sur vos actes.
Les êtres des cieux et de la terre glorifient Dieu. A lui le règne. A lui la louange. Il peut tout.
C’est lui qui vous a créés et parmi vous, l’un n’est pas croyant, l’autre est croyant, mais Dieu voit vos actes.
Il a vraiment créé les cieux et la terre et vous a formés et bien formés. L’avenir n’aboutit qu’à lui.
Il connaît les êtres des cieux et de la terre. Il sait ce que vous cachez comme ce que vous ébruitez, car Dieu connaît le fond des cœurs.
Est-ce que ne vous est pas parvenue l’histoire des incroyants de jadis qui goûtèrent le salaire de leur conduite ? A eux l’affreux tourment.
Quand leurs apôtres vinrent à eux avec des preuves ils répondirent : Un humain nous guidera-t-il ? Et ils n’ont pas cru, ils ont tourné le dos. Dieu s’est éloigné d’eux, car Dieu se suffit, mais il mérite louange.
Les incroyants prétendent qu’ils ne seront pas rappelés. Réponds : Si ! par mon Seigneur, vous serez rappelés et on vous montrera vos actes, car c’est facile à Dieu.
Croyez donc en Dieu et en son apôtre et à la lumière que nous avons révélée, car Dieu est renseigné sur vos actes.
Le jour où il vous rassemblera pour le jour du rassemblement, ce sera le jour de la duperie réciproque. Les croyants dont l’œuvre a été fidèle, il effacera leurs actions mauvaises, il les fera entrer dans des jardins où les ruisseaux circulent et ils y seront pour toujours, pour l’éternité. Bonheur sans borne.
Mais les incroyants qui ont nié nos versets seront pour toujours les hôtes du feu. Mauvais avenir.
Nulle atteinte n’atteint qu’avec permission de Dieu. Celui qui croit en Dieu, Dieu guide son cœur. Dieu sait tout.
Ecoutez Dieu, écoutez l’apôtre. Si vous tournez le dos, notre apôtre n’a qu’à avertir clairement.
Dieu, nul n’est dieu que lui. Que les croyants se fient à Dieu.
Croyants, vos épouses, vos enfants sont un ennemi pour vous. Attention à eux. Mais si vous effacez, si vous passez outre, si vous pardonnez, Dieu pardonne, il a pitié.
Vos biens et vos enfants ne sont qu’une tentation, mais il y a près de Dieu un salaire sans borne.
Soyez fidèles à Dieu tant que vous pouvez. Écoutez, obéissez, donnez, c’est un bien pour vous. Ceux qui se gardent d’avarice auront le bonheur.
Si vous faites un beau prêt à Dieu, il vous rendra bien davantage et vous pardonnera, car Dieu est reconnaissant et patient.
Il connaît l’insondable comme le visible. Il est le puissant, le sage.
Prophète, quand vous répudiez vos femmes, répudiez-les dans le délai prescrit. Comptez-en les jours. Soyez fidèles à Dieu, votre Seigneur. Ne les chassez pas de leurs chambres, qu’elles n’en sortent pas sauf si elles ont fait une infamie flagrante. Telles sont les lois de Dieu. Quiconque transgresse les lois de Dieu se lèse soi-même, car tu ne sais pas, Dieu suscitera peut-être de l’imprévu.
Au bout du délai, retenez-les selon la coutume ou séparez-vous d’elles selon la coutume. Faites témoigner deux hommes intègres d’entre vous et que leur témoignage soit rendu devant Dieu. Voilà à quoi est exhorté quiconque croit en Dieu et au jour dernier. Quiconque est fidèle à Dieu, Dieu le tire d’affaire
et lui donne ses bienfaits par des voies inattendues. Quiconque se fie à Dieu, Dieu lui suffit. Dieu atteint ce qu’il se propose. Dieu a fixé une mesure à chaque chose.
Pour vos femmes qui n’attendent plus de menstrues, si vous avez des doutes, le délai sera de trois mois. De même pour celles qui n’en attendent pas encore. Pour celles qui sont enceintes, le terme sera l’accouchement. Quiconque est fidèle à Dieu, Dieu lui allège son sort.
Tel est l’ordre de Dieu, qu’il vous a révélé. Quiconque est fidèle à Dieu, Dieu lui efface ses actions mauvaises et lui augmente son salaire.
Installez-les selon vos moyens près de vos demeures. Ne cherchez pas à leur nuire, à les mettre dans la gêne. Si elles sont enceintes, pourvoyez-les jusqu’à l’accouchement. Si elles allaitent votre enfant, donnez-leur le salaire, décidez-en ensemble selon la coutume et, si vous ne pouvez vous mettre d’accord, prenez une nourrice pour l’enfant.
Que celui qui est à l’aise paie aisément, que celui qui est dans la gêne paie selon ce que Dieu lui a donné. Dieu n’impose à personne plus qu’il n’a donné. Après la gêne, Dieu donnera l’aisance.
Que de villes furent rebelles à l’ordre de Dieu et de ses apôtres ! Mais nous leur deman­dâmes compte durement et les tourmentâmes d’un tourment inouï.
Elles ont goûté le châtiment de leur conduite, car leur conduite les a menées à leur perte.
Dieu leur a préparé un dur tourment. Soyez fidèles à Dieu, vous les intelligents, vous les croyants. Dieu vous a révélé l’avertissement :
un apôtre qui vous récite les clairs versets de Dieu pour mener de ténèbres en lumière les croyants dont l’œuvre est fidèle. Quiconque croit en Dieu et fait œuvre fidèle, Dieu le fera entrer pour toujours, pour l’éternité, dans des jardins où les ruisseaux circulent. Dieu lui donne un beau don.
C’est Dieu qui a créé sept cieux et autant de terres. Et son ordre descend entre eux pour que vous sachiez que Dieu peut tout et que Dieu cerne tout de sa science.
Prophète, pourquoi, pour satisfaire tes femmes, t’interdis-tu ce que Dieu te permet ? Dieu pardonne, il a pitié.
Dieu vous impose de vous délier de vos serments. Dieu est votre maître, il sait, il est le sage.
Quand le prophète confia un secret à une de ses femmes, elle en fit part à une autre, mais Dieu montra cela au prophète qui n’en dévoila qu’une partie et garda l’autre cachée. Quand il le lui fit savoir, elle dit : Qui t’a renseigné ? Il dit : Celui qui sait et qui est renseigné m’a renseigné.
Si vous revenez à Dieu, c’est que vos cœurs ont fléchi. Mais si vous vous liguez contre le prophète, il a Dieu pour maître, et Gabriel et les croyants intègres et les anges pour soutiens.
S’il vous répudie, son Seigneur lui donnera peut-être, à votre place, des femmes qui valent mieux que vous, des musulmanes qui croient, prient, se repentent, adorent, jeûnent et qui ont eu mari ou sont encore vierges.
Croyants, gardez-vous, gardez les vôtres du feu dont hommes et pierres sont le combustible. Et autour il y a des anges rudes et durs qui ne désobéissent pas aux ordres de Dieu et font ce qui leur est ordonné.
Incroyants, ne vous excusez pas, ce jour-là vous ne serez payés que de vos actes.
Croyants, revenez à Dieu sincèrement. Peut-être votre Seigneur effacera-t-il vos actions mauvaises et vous fera-t-il entrer dans des jardins où les ruisseaux circulent, le jour où Dieu ne couvrira pas de honte le prophète ni ceux qui ont cru en lui. Leur lumière courra devant eux et à leur droite. Ils diront : Seigneur, complète notre lumière et pardonne-nous, car tu peux tout.
Prophète, combats les incroyants et les hypocrites, sois dur contre eux. Ils n’auront de refuge que la géhenne. Mauvais avenir.
Dieu propose en exemple aux croyants la femme de Noé et la femme de Loth. Elles étaient sous l’autorité de nos deux esclaves justes et elles les trahirent, mais ils ne purent rien pour elles auprès de Dieu. Il leur fut dit : Entrez dans le feu avec ceux qui y entrent.
Dieu propose en exemple aux croyants la femme de Pharaon. Elle criait : Seigneur, bâtis-moi une demeure près de toi dans le jardin, sauve-moi de Pharaon et de ses œuvres, sauve-moi du peuple coupable.
Et Marie, fille d’Amram, qui se gardait vierge et à qui nous insufflâmes de notre esprit, elle confirma les paroles et les livres de son Seigneur et elle fut adorante.
Béni soit celui aux mains de qui est le règne. Il peut tout.
Il a créé la vie et la mort pour voir qui de vous agit le mieux. Il est le puissant, il pardonne.
Il a créé sept cieux superposés. Tu ne vois pas de faille dans la création du Miséricordieux. Regarde encore. Y vois-tu une fissure ?
Regarde encore et encore. Ton regard revient las, épuisé.
Le ciel le plus proche nous l’avons orné de lampes, de quoi lapider les satans à qui nous avons préparé le tourment du brasier.
Ceux qui ne croient pas en leur Seigneur, à eux le tourment de la géhenne. Mauvais avenir.
Quand ils y sont jetés, ils l’entendent rugir, elle bouillonne,
elle va éclater de fureur. Chaque fois qu’un groupe y est jeté, les gardiens disent : Personne n’est donc venu vous avertir ?
Ils répondent : Certes, quelqu’un est venu nous avertir, mais nous avons crié au mensonge, nous disions : Dieu n’a rien révélé, vous êtes en grande erreur.
Et ils ajoutent : Si nous avions entendu ou compris, nous ne serions pas les hôtes du brasier.
Et ils avouent leurs péchés. Broyés soient les hôtes du brasier.
Mais ceux qui craignent leur Seigneur dans l’insondable, à eux le pardon et le grand salaire.
Cachez ou ébruitez vos dires, il connaît le fond des cœurs.
Ne connaît-il pas ses créatures ? Il est subtil et renseigné.
C’est lui qui vous a soumis la terre. Parcourez ses étendues, mangez des dons de Dieu, et la résurrection sera vers lui.
Êtes-vous sûrs que celui qui est au ciel ne vous engloutira pas dans la terre, car elle tremble ?
Êtes-vous sûrs que celui qui est au ciel ne déchaînera pas contre vous une tempête de pierres qui vous apprenne quel était mon avertissement ?
Oui, leurs devanciers criaient au mensonge. Mais quelle réprobation que la mienne !
Ne voient-ils pas au-dessus d’eux les oiseaux qui déploient ou replient leurs ailes ? Le Miséricordieux seul les soutient. Certes, il voit tout.
Qui donc vous serait une armée pour vous secourir contre le Miséricordieux ? Les incroyants sont simplement dans l’illusion.
Qui donc vous pourvoira si Dieu retient ses dons ? Mais les incroyants s’entêtent dans l’orgueil et la haine.
Celui qui marche la face au sol est-il mieux guidé que celui qui marche d’aplomb sur le droit chemin ?
Dis : C’est lui qui vous a fait naître, vous a donné des oreilles, des yeux et un cœur, mais vous lui en savez peu gré.
Dis : Il vous a égaillés sur la terre, mais vous serez rassemblés vers lui.
Ils disent : Pour quand cette promesse, si vous dites vrai ?
Réponds : Dieu seul le sait, moi je n’ai qu’à avertir clairement.
Quand ils verront de près le châtiment, leur visage d’incroyant sera bouleversé. On leur dira : Voilà ce que vous réclamiez.
Dis : Que vous en semble ? Que Dieu me fasse périr avec mes compagnons ou qu’il nous fasse miséricorde, qui protégera les incroyants contre l’affreux tourment ?
Dis : Il est le Miséricordieux. Nous croyons en lui et nous fions à lui. Bientôt vous saurez qui est dans l’erreur flagrante.
Dis : Que vous en semble ? Si votre eau se perd, qui vous donnera de l’eau vive ?
Nûn. Par le calame et ce qu’ils écrivent,
grâce à ton Seigneur, tu n’es pas un démoniaque.
Oui, tu auras un salaire irréprochable.
Oui, tu es d’un grand caractère.
Tu verras et ils verront
qui de vous est tenté.
Oui, ton Seigneur sait bien qui s’égare de son chemin et il sait bien qui est guidé.
N’écoute pas ceux qui crient au mensonge.
Ils voudraient que tu les flattes et ils te flatteraient.
N’écoute pas le jureur méprisable,
cet un infamant calomniateur,
et insolent transgresseur qui interdit le bien,
cet arrogant qui n’est qu’un bâtard.
Non. Même s’il a beaucoup de richesses et de fils.
Quand on lui récite nos versets, il dit : Ce sont des histoires d’anciens.
Nous allons lui marquer le groin.
Oui, nous les éprouverons comme nous avons éprouvé les propriétaires du jardin qui avaient juré de faire la récolte le matin,
sans formule de restriction.
Une intempérie de ton Seigneur sévit pendant leur sommeil
et le jardin fut comme récolté.
Le matin, ils s’interpellaient :
Allez de bonne heure au jardin pour faire la récolte.
Ils partaient se parlant à mi-voix :
Aujour­d’hui, aucun pauvre n’entrera dans le jardin malgré nous.
Ils partaient donc de bonne heure avec résolution.
A la vue du jardin, ils dirent : Nous sommes égarés
ou bien nous sommes dépouillés.
Le plus sage dit : Ne vous avais-je pas dit de rendre gloire à Dieu ?
Ils dirent : Gloire à notre Seigneur, nous sommes coupables.
 Et ils se tournèrent les uns vers les autres pour se faire des reproches.
Ils disaient : Malheur, nous avons été des rebelles.
Notre Seigneur nous donnera peut-être mieux en échange. Oui, nous avons grand désir de notre Seigneur.
Tel est le tourment. Mais le tourment de l’autre vie sera pire s’ils savaient.
Oui, aux fidèles les jardins du délice près de leur Seigneur.
Est-ce que nous traitons les musulmans comme les criminels ?
Qu’avez-vous ? Comment jugez-vous ?
Avez-vous un livre où vous instruire ?
Vous y trouverez ce qu’il faut.
Ou bien sommes-nous liés à vous par serment jusqu’au jour de la résurrection de sorte que ce soit vous qui décidiez ?
Demande-leur qui d’entre eux s’en porte garant.
Est-ce qu’ils ont d’autres dieux ? Qu’ils fassent venir leurs dieux s’ils disent vrai.
Le jour où on se découvrira la jambe, ils seront appelés à se prosterner et ne le pourront pas.
Ils baisseront les yeux et seront couverts de honte, car ils avaient été appelés à se prosterner quand ils le pouvaient.
Ne me parle plus de ceux qui nient cela. Nous les atteindrons sans qu’ils se doutent par où.
Je leur laisse un délai, car mon stratagème est sûr.
 Leur demandes-tu un salaire ? Lourde serait leur dette.
Connaissent-ils l’insondable pour l’écrire ?
Supporte le décret de ton Seigneur. Ne sois pas comme l’homme au poisson qui criait d’angoisse.
Sans un bienfait de ton Seigneur pour le sauver, il aurait été rejeté, infâme sur la terre nue.
Mais ton Seigneur l’a choisi et l’a rangé parmi les justes.
Peu s’en faut qu’à te regarder, quand ils entendent cet avertissement, les incroyants ne te fassent glisser, car ils disent : C’est un démoniaque.
Mais c’est un avertissement pour les mondes.
L’inéluctable.
Qu’est-ce que l’inéluctable ?
Comment saurais-tu ce qu’est l’inéluctable ?
Les Thamoud et les Ad ont nié la frappante.
Mais les Thamoud ont été détruits par la foudre
et les Ad ont été détruits par un vent mugissant, impétueux
que Dieu déchaîna, dévastateur, contre eux huit jours et sept nuits. Et tu les aurais vus gésir comme des troncs de palmiers creux.
En trouves-tu quelque vestige ?
Pharaon et ses devanciers et les villes renversées ont péché,
désobéi à l’apôtre de leur Seigneur. Il les emporta alors d’un coup irrésistible.
Certes, quand les eaux débordèrent nous vous avons portés sur l’arche
pour que ce vous soit un avertissement et que toute oreille attentive le retienne.
Quand la trompette sonnera un seul coup
et que la terre et ses montagnes seront saisies et broyées d’un seul broiement,
ce jour-là l’échéante écherra,
le ciel se fendra, ce jour-là il sera brisé
et les anges seront debout au bord. Ce jour-là huit anges porteront le trône de ton Seigneur sur leurs épaules.
Ce jour-là vous serez présentés et aucun de vos secrets ne sera caché.
Celui qui recevra son livre dans la main droite dira : Voici, lisez mon livre,
je savais que je trouverais mon compte.
Sa vie sera agréable
dans un haut jardin
dont les fruits mûrs seront à portée de sa main.
Mangez et buvez en paix à cause de vos actes passés.
Mais celui qui recevra son livre dans la main gauche dira : Si seulement on ne m’avait pas remis mon livre,
si seulement je n’avais pas connu mon compte.
Si seulement la mort avait été définitive !
Mes biens ne m’ont servi à rien.
Tout mon pouvoir s’est retiré de moi.
Alors saisissez-le, passez-lui le carcan,
et mettez-le dans le brasier,
et attachez-le d’une chaîne de soixante-dix coudées.
Il ne croyait pas en Dieu très grand.
Il n’incitait pas à nourrir le pauvre.
Aujourd’hui il n’a pas d’ami ici,
pas d’autre nourriture que du pus
dont seuls les pécheurs se nourrissent.
Non, j’en jure par tout ce que vous voyez
et tout ce que vous ne voyez pas,
c’est ici la parole d’un noble apôtre,
ce n’est pas la parole d’un poète, mais vous êtes si peu croyants,
ni la parole d’un devin, mais vous réfléchissez peu,
mais une révélation du Seigneur des mondes.
Si cet apôtre nous avait prêté des paroles,
nous l’aurions pris par la main droite
et lui aurions tranché l’aorte
sans que personne de vous puisse l’en garantir.
Oui, c’est un avertissement pour ceux qui craignent Dieu,
mais nous savons que certains de vous crient au mensonge.
Oui, les incroyants s’en lamenteront.
Oui, c’est la vraie vérité.
Glorifie le nom de ton Seigneur très grand.
Quelqu’un demande qu’un tourment tombe
sur les incroyants. Personne ne pourra repousser ce tourment ;
il vient de Dieu, maître des degrés.
Les anges et l’esprit montent vers Dieu en un jour de cinquante mille ans.
Patiente avec beaucoup de patience.
Les incroyants pensent que ce tourment est loin,
mais nous pensons qu’il est proche.
Ce jour-là le ciel sera du bronze en fusion,
les montagnes seront des flocons de laine.
L’ami ne s’enquerra pas de son ami
quand ils se verront. Le criminel voudra se racheter du tourment de ce jour-là aux dépens de ses fils,
de sa compagne, de son frère,
de son clan chez qui il vivait
et de tous les êtres de la terre pour être sauvé.
Non, c’est un brasier
qui arrache les membres
et appelle quiconque a reculé, tourné le dos,
amassé, thésaurisé.
Certes, l’homme a été créé versatile.
Dans le malheur, il est tremblant ;
dans le bonheur, il est jaloux ;
sauf ceux qui prient,
qui sont assidus à prier ;
ceux sur les biens de qui est fixé un droit ;
pour le mendiant et pour le déshérité ;
ceux qui attestent qu’il y a un jour de jugement
et craignent le tourment qu’envoie leur Seigneur,
car le tourment qu’envoie leur Seigneur est imprévisible ;
ceux qui n’ont de rapports
qu’avec leurs épouses et leurs captives de guerre, car ils ne sont pas à blâmer,
mais désirer d’autres femmes c’est être transgresseur ;
ceux qui respectent les dépôts et les engagements
et dont le témoignage est sûr
et qui font la prière ;
ceux-là seront honorés dans le jardin.
Qu’ont donc les incroyants à venir à toi
de droite et de gauche, par groupes ?
Est-ce qu’ils veulent entrer au jardin du délice ?
Non. Nous les avons créés de ce qu’on sait.
Non, j’en jure par le Seigneur des orients et des Occidents, nous pouvons
les remplacer par de meilleurs qu’eux. Personne ne nous devance.
Laisse-les discuter et s’amuser jusqu’au jour promis.
Ce jour-là ils sortiront des tombes et vite comme s’ils couraient à des autels de pierres dressées.
Et ils baisseront les yeux et seront couverts de honte. Ce sera leur jour promis.
Oui nous avons envoyé Noé à son peuple : Avertis ton peuple avant que ne l’atteigne un affreux tourment.
Il dit : Mon peuple, je vous avertis clairement.
Adorez Dieu, soyez-lui fidèle, écoutez-moi.
Il vous effacera vos péchés et vous donnera délai jusqu’à un terme fixé. Certes, quand échoit le terme de Dieu, on ne peut plus le différer. Si vous saviez !
Il dit : Seigneur, j’ai appelé mon peuple nuit et jour
et mon appel n’a pu que les faire fuir davantage.
Chaque fois que je les ai appelés pour que tu leur pardonnes, ils ont mis leurs doigts dans leurs oreilles, ils se sont enveloppés de leurs vêtements, ils se sont entêtés, ils se sont enorgueillis d’orgueil.
Oui, je les ai appelés à haute voix,
je les ai avertis en public et avisés en secret.
J’ai dit : Implorez le pardon de votre Seigneur, car il pardonne,
et il vous enverra la pluie abondante,
il accroîtra vos biens et vos fils, il vous donnera des jardins, il vous donnera des ruisseaux.
Pourquoi n’espérez-vous pas de bienveillance de Dieu,
lui qui vous a créés par étapes ?
Ne voyez-vous pas comment Dieu a créé sept cieux superposés
et y a mis la lune comme une clarté et le soleil comme une lampe ?
Dieu vous a fait croître de la terre.
Il vous y fera rentrer et vous en fera soudain ressortir.
Dieu a déployé pour vous le sol
pour que vous marchiez sur de vastes chemins.
Noé dit : Seigneur, ils m’ont désobéi, ils ont suivi celui dont biens et enfants n’ont qu’accru la perte.
Ils ont tramé une ruse sans borne.
Ils ont dit : N’abandonnez jamais vos dieux, n’abandonnez jamais Wadd ni Sowâ, ni Yaghout, ni Yaouq, ni Nasr.
Et ils ont égaré beaucoup de gens. Eh bien, les coupables n’accroissent que leur égarement.
A cause de leurs fautes ils furent engloutis et jetés au feu. Ils ne trouveront pas l’aide contre Dieu.
Noé dit : Seigneur, ne laisse pas d’incroyants circuler sur terre,
car si tu les laisses, ils égareront tes esclaves et n’engendreront que des pervers sans foi.
Seigneur, pardon pour moi, pour mes parents, pour le croyant qui entre chez moi et pour les croyants et les croyantes. Mais les coupables, accrois seulement leur perte.
Dis : Il m’a été révélé qu’un clan de djinns écoutaient et qu’ils dirent : Nous avons entendu un Coran merveilleux
qui guide sur le droit chemin et nous y croyons et nous n’ajouterons personne à notre Seigneur.
Notre Seigneur, exaltée soit sa grandeur, n’a ni compagne ni enfant.
C’est l’insensé de chez nous qui disait des extravagances contre Dieu.
Nous pensions qu’hommes ni djinns ne mentiraient contre Dieu,
mais des mâles de chez les humains cherchaient la protection des mâles de chez les djinns et ceux-ci accrurent la folie de ceux-là
qui pensèrent alors, comme vous, que Dieu ne ressusciterait personne.
Nous avons frôlé le ciel et l’avons trouvé plein de gardes redoutables et de flammes éclatantes.
Et nous nous y tenions à l’écoute, mais quiconque maintenant essaie d’écouter, rencontre une éclatante flamme aux aguets.
Et nous ne savions pas si on voulait du mal aux êtres de la terre ou si leur Seigneur leur voulait du bien.
Certains de nous sont justes et d’autres non, nos voies sont différentes.
Nous pensions que nous ne pourrions ni affaiblir Dieu sur terre ni lui échapper par la fuite.
Quand nous avons entendu le guide, nous y avons cru. Et qui croit en son Seigneur ne craint plus ni dommage ni affront.
Certains de nous se sont soumis et d’autres sont rebelles. Ceux qui se sont soumis ont choisi le droit chemin,
mais les rebelles sont des fagots pour la géhenne.
S’ils avaient persisté dans le bon chemin nous les aurions abreuvés d’eaux abondantes
pour les éprouver. Mais qui se détourne de l’avertissement de son Seigneur, son Seigneur le mènera à un tourment grandissant.
Les mosquées sont à Dieu, ne priez donc personne d’autre que Dieu.
Quand l’esclave de Dieu s’est levé pour le prier, peu s’en fallut qu’ils ne fussent en masse contre lui.
Dis : Je ne prie que mon Seigneur et ne lui ajoute personne.
Dis : Je n’ai pour vous rien de bon ni de mauvais.
Dis : Personne ne me protégera contre Dieu et je ne trouverai de refuge hors de lui
qu’en transmettant l’avertissement et les messages de Dieu. Quiconque désobéit à Dieu et à son apôtre aura le feu de la géhenne, il y sera pour toujours à perpétuité.
Quand ils verront ce qui leur fut promis, ils sauront qui avait le plus faible secours et le moins grand nombre.
Dis : Je ne sais si ce qui vous fut promis est proche ou si mon Seigneur en proroge le délai,
car il connaît l’insondable, mais il ne dévoile son mystère à personne
sauf à ceux qu’il agrée comme messagers et qu’il fait escorter de guetteurs par-devant et par-derrière
pour savoir s’ils transmettent les messages de leur Seigneur. Il cerne leurs faits et gestes, il tient compte de tout.
Toi qui t’es enveloppé,
veille une partie de la nuit,
la moitié ou un peu moins
ou plus et psalmodie bien le Coran.
Nous allons t’adresser une grave parole :
Oui, les heures de nuit font l’harmonie plus profonde et la récitation plus correcte,
car le jour tu as un long trajet.
Invoque le nom de ton Seigneur et voue-toi tout à lui,
le Seigneur de l’orient et de l’occident. Nul n’est Dieu que lui. Prends-le comme protecteur.
Supporte leurs dires, écarte-toi d’eux doucement.
Laisse-moi avec ceux qui crient au mensonge et vivent dans l’aisance. Donne-leur un peu de répit.
Oui, nous disposons de chaînes, et d’une fournaise,
et d’un mets suffocant et d’un tourment douloureux
pour le jour où la terre et les monts trembleront, où les monts seront comme des dunes écroulées.
Oui, nous vous avons envoyé un apôtre qui témoignera sur vous comme nous avons envoyé un apôtre à Pharaon.
Pharaon n’a pas écouté l’apôtre et nous l’avons châtié d’un dur châtiment.
Si vous ne croyez pas, comment vous défendrez-vous le jour où les enfants seront frappés de vieillesse,
car le ciel se fendra et la promesse s’accomplira.
C’est un avertissement. Prenne qui veut le chemin de son Seigneur.
Ton Seigneur sait que toi et certains de ceux qui sont avec toi, vous vous tenez en prière près des deux tiers ou de la moitié ou du tiers de la nuit. Dieu fixe la durée de la nuit et du jour. Il sait que vous ne la comptez pas bien et il vous pardonne. Récitez ce que vous pouvez du Coran. Il sait que certains de vous sont malades, que d’autres parcourent la terre à la recherche des bienfaits de Dieu et que d’autres combattent dans le sentier de Dieu, mais récitez ce que vous pouvez. Faites la prière, acquittez l’aumône, prêtez généreusement à Dieu. Le bien que vous faites est pour vous, vous le retrouverez près de Dieu comme un salaire meilleur et plus grand. Et demandez pardon à Dieu. Oui, Dieu pardonne, il a pitié.
Toi qui es couvert d’un manteau,
lève-toi et avertis.
Glorifie ton Seigneur.
Purifie tes vêtements.
Fuis l’abomination.
Ne crois pas que tu donnes trop.
Sois patient avec ton Seigneur.
Le jour où la trompette sonnera,
ce sera un jour terrible,
ardu pour les incroyants.
Laisse-moi seul avec celui que j’ai créé,
que j’ai nanti de biens sans nombre
et de fils qui l’entourent.
Je lui ai donné beaucoup de facilités
et il désire que je lui en donne davantage.
Mais attention, il a été rebelle à nos signes,
je vais lui faire gravir une rude côte.
Il a réfléchi, il a décidé.
Qu’il périsse ! Comment peut-il décider ?
Oui, qu’il périsse ! Comment peut-il décider ?
Il a regardé,
puis il s’est renfrogné et assombri
et il a tourné le dos avec orgueil.
Il a dit : Ce n’est que de la sorcellerie de seconde main,
ce n’est que de la parole humaine.
Eh bien, je le jetterai à l’ignition.
Comment saurais-tu ce qu’est l’ignition ?
Elle n’épargne rien, ne laisse rien.
Elle consume les chairs.
Ils sont dix-neuf à veiller sur elle.
Nous n’avons commis que des anges à la garde du feu, mais nous avons fixé ce nombre pour éprouver les incroyants, pour convaincre ceux qui ont le livre, pour accroître la foi des croyants, pour que ni ceux qui ont le livre ni les croyants ne soient dans le doute, pour que ceux qui ont un mal dans le cœur et les incroyants disent : Où Dieu veut-il en venir avec cet exemple ? Dieu égare ainsi qui il veut et guide qui il veut. Nul ne connaît les armées de ton Seigneur que lui-même. Avis aux humains.
Attention ! Par la lune,
par la nuit qui s’en va,
par l’aube qui brille,
oui, l’ignition est l’un des plus grands tourments,
avis aux humains,
à ceux de vous qui veulent avancer ou reculer.
Chacun est l’otage de ses actes,
sauf les gens de la droite.
Ceux-ci s’interrogent dans les jardins
sur les pécheurs :
Qu’est-ce qui vous a menés dans l’ignition ?
Ils répondent : Nous n’étions pas de ceux qui font la prière,
nous n’avons pas nourri le pauvre,
nous discutions avec les discuteurs,
nous avons nié le jour du jugement
jusqu’à ce que la certitude arrive.
Vaine leur sera l’intercession des intercesseurs.
Pourquoi se sont-ils détournés de l’avertissement
comme des onagres effarés
qui fuient devant le lion ?
Chacun voudrait qu’on lui apporte des feuillets déployés.
Attention ! ils ne craignent pas l’autre vie.
Attention ! c’est un avertissement.
S’en souviendra qui veut.
Mais ils ne s’en souviendront que Dieu le veut. C’est lui qu’il faut craindre, c’est de lui que vient le pardon.
Non, j’en jure par la résurrection.
Non, j’en jure par l’âme qui ne cesse pas ses reproches.
Est-ce que l’homme pense que nous ne rassemblerons pas ses ossements ?
Certes si ! et nous pouvons remettre en ordre ses phalanges,
Mais l’homme veut rester pervers.
Il demande : A quand le jour de la résurrection ?
Quand les yeux seront éblouis,
quand la lune sera éclipsée,
quand le soleil et la lune seront confondus,
ce jour-là l’homme dira : Où fuir ?
Non, il n’y a pas de refuge.
Ce jour-là tout retournera vers ton Seigneur.
Ce jour-là l’homme sera informé de ce qu’il a fait et omis.
Mieux, l’homme se verra lui-même,
même s’il donne des excuses.
N’agite pas ta langue pour te hâter en lisant le Coran.
A nous de le rassembler et de le réciter.
Quand nous le récitons, suis la récitation.
Puis à nous de l’expliquer.
Attention ! vous aimez l’éphémère
et délaissez l’autre vie.
Ce jour-là des visages brilleront
tournés vers leur Seigneur.
Mais ce jour-là d’autres visages seront sombres
à la pensée du lourd châtiment.
Attention ! quand l’âme remonte entre les clavicules,
on dit : Qui peut y remédier ?
On pense proche la séparation,
la jambe se crispe contre la jambe.
Ce jour-là l’homme est poussé vers son Seigneur.
Mais il n’a ni cru ni prié,
il a crié au mensonge et tourné le dos
et il est rentré chez lui avec orgueil.
Malheur à toi, oui, toi,
encore malheur à toi, oui, à toi.
L’homme pense-t-il qu’on le laissera libre ?
N’était-il pas une semence de sperme semée,
puis un caillot de sang ? Dieu l’a créé puis formé
et il en a tiré un couple, mâle et femelle.
Ne pourra-t-il pas alors rendre la vie aux morts ?
N’y a-t-il pas eu pour l’homme un temps où on ne faisait pas mention de lui ?
Oui, nous avons créé l’homme d’une goutte de sperme mêlée et, pour l’éprouver, nous lui avons donné d’entendre et de voir.
Oui, nous l’avons guidé sur le sentier qu’il en sache gré ou non.
Mais pour les incroyants, nous avons préparé chaînes, carcans et brasier.
Les bons boiront à une coupe dont le mélange sera de camphre,
source où boiront les esclaves de Dieu et ils les feront jaillir.
Ils tenaient leurs promesses, ils craignaient le jour dont le malheur survole tout.
Malgré la disette, ils nourrissaient le pauvre, l’orphelin et le prisonnier :
Nous vous nourrissons par amour de Dieu sans vous demander de salaire ni de gratitude.
Nous craignons le terrible et sombre jour de notre Seigneur.
Et Dieu les a gardés de ce mauvais jour, il leur fait trouver la fraîcheur et la joie.
Il les a payés de leur patience avec un jardin et de la soie.
Ils sont accoudés sur des trônes sans subir de soleil ni de froid.
Les ombrages sont près d’eux et les fruits à cueillir s’inclinent très bas.
Entre eux circuleront des vases d’argent et des coupes de cristal,
un cristal d’argent de grande valeur.
Ils boiront à une coupe dont le mélange sera de gingembre,
source là-bas nommée Salsabil.
Parmi eux circuleront des garçons toujours jeunes que tu verras comme des perles éparses.
Tu verras là-bas un délice et un faste royal.
Ils seront vêtus de satin vert et de brocart, parés de bracelets d’argent et leur Seigneur leur donnera une boisson pure à boire.
Oui, c’est votre salaire, car votre zèle a été reconnu.
Certes, nous t’avons révélé le Coran.
Supporte le décret de ton Seigneur. N’écoute pas le pécheur ou l’ingrat.
Invoque le nom de ton Seigneur à l’aube et au crépuscule.
Prosterne-toi la nuit devant lui. Glorifie-le la nuit longuement.
Ils aiment l’éphémère sans se soucier d’un jour grave.
Nous les avons créés et fortifiés, mais si nous voulons, nous les remplaçons par leurs semblables.
C’est un avertissement. Prenne qui veut le sentier de son Seigneur.
Mais vous ne le voudrez que si Dieu veut, car Dieu sait, il est le sage.
Il fait entrer dans sa miséricorde qui il veut mais il tient prêt pour les coupables un affreux tourment.
Par ceux qui sont envoyés coup sur coup
souffler la tempête,
par ceux qui déploient
et séparent
et lancent le rappel,
excuse ou avertissement,
oui, ce qui vous est promis va venir
quand s’effaceront les étoiles,
quand se fendra le ciel,
quand se pulvériseront les montagnes,
quand l’heure sera signifiée aux messagers.
A quand le jour d’échéance ?
Au jour de décision.
Comment saurais-tu ce qu’est le jour de décision ?
Ce jour-là, malheur à ceux qui crient au mensonge.
N’avons-nous pas détruit les premiers hommes
et fait que leur succèdent les derniers ?
Ainsi traitons-nous les criminels.
Ce jour-là, malheur à ceux qui crient au mensonge.
Ne vous avons-nous pas créés d’une eau méprisable
et mis dans un réceptacle solide
pour un temps déterminé ?
Tel est notre décret, et qui décréterait mieux ?
Ce jour-là, malheur à ceux qui crient au mensonge.
N’avons-nous pas fait de la terre le rendez-vous
des vivants et des morts ?
N’y avons-nous pas mis de hautes montagnes ? Ne vous avons-nous pas donné à boire de l’eau douce ?
Ce jour-là, malheur à ceux qui crient au mensonge.
Allez à ce que vous avez nié.
Allez vers l’ombre trifide
qui n’a pas de consistance et ne protège pas du feu,
car il jette des étincelles comme des tronches,
comme des masses jaunes.
Ce jour-là, malheur à ceux qui crient au mensonge.
Ce sera le jour où ils ne parleront plus,
on ne leur permettra pas de s’excuser.
Ce jour-là, malheur à ceux qui crient au mensonge.
Ce sera le jour de décision. Nous vous rassemblerons, vous et les anciens.
Si vous savez une ruse, tramez-la contre moi.
Ce jour-là, malheur à ceux qui crient au mensonge.
Certes, les fidèles auront des ombrages, des sources
et les fruits qu’ils voudront :
Mangez et buvez en sécurité, c’est le salaire de vos actes.
Ainsi payons-nous ceux qui agissent bien.
Ce jour-là, malheur à ceux qui crient au mensonge :
Mangez, profitez un peu, vous êtes des pécheurs.
Ce jour-là, malheur à ceux qui crient au mensonge.
On leur dit : Prosternez-vous et ils ne se prosternent pas.
Ce jour-là, malheur à ceux qui crient au mensonge.
A quel autre discours croiront-ils ?
Sur quoi se questionnent-ils les uns les autres ?
Sur la grande annonce
qui les divise.
Eh bien non ! ils vont savoir.
Non et non ! ils vont savoir.
N’avons-nous pas fait la terre comme un lit
et les montagnes comme des piquets ?
Nous vous avons créés par couples,
nous avons fait de votre sommeil un repos,
nous avons fait de la nuit un voile,
nous avons fait du jour votre vie.
Nous avons bâti sur vous sept firmaments,
nous y avons mis une lampe éblouissante.
Nous avons fait pleuvoir beaucoup d’eau des nuées
pour faire pousser les graines, les plantes,
les jardins touffus.
Certes, le jour de la décision est fixé,
jour où la trompette sonnera, et vous viendrez par groupes.
Le ciel sera ouvert comme des portes,
les montagnes seront en marche comme un mirage.
Certes, la géhenne sera aux aguets
comme refuge des rebelles.
Ils y seront pour des générations
sans y goûter de fraîcheur ni d’autre breuvage
qu’eau bouillante et boisson fétide,
leur juste salaire.
Ils n’attendaient pas de jugement,
ils niaient nos signes,
mais nous avons inscrit tous les comptes.
Goûtez. Nous n’accroîtrons que votre tourment.
Aux fidèles le succès,
jardins et vignes,
jeunes filles toutes du même âge,
coupes débordantes.
Ils n’entendront là ni bavardage ni mensonge.
Tel est le salaire bien compté que vous donne votre Seigneur,
le Seigneur des cieux, de la terre et de l’entre-deux, le Miséricordieux. Ils ne pourront lui parler,
le jour où l’esprit et les anges se tiendront en rang, ils ne parleront pas, sauf ceux à qui le Miséricordieux le permettra et ils diront la vérité.
Ce jour-là est vérité. Prenne qui veut refuge près de son Seigneur.
Nous vous avons avertis d’un tourment proche, le jour où l’homme verra son œuvre, et l’incroyant dira : Puissé-je être poussière !
Par celles qui tirent fort,
par celles qui courent, courent,
par celles qui nagent, nagent,
par celles qui devancent, devancent
et mènent à bien,
ce jour-là la vibration vibrera
et la suivante la suivra,
ce jour-là des cœurs trembleront
et des regards seront humiliés.
Ils disent : Est-ce qu’on nous ressuscitera
quand nous ne serons qu’ossements pourris ?
Ils disent : Ce serait un retour désastreux.
Il n’y aura qu’un cri
et ils se retrouveront sur la terre.
As-tu su l’histoire de Moïse ?
Son Seigneur l’appela dans la sainte vallée de Towâ :
Va vers Pharaon, il s’est révolté.
Dis-lui : Veux-tu te purifier ?
je te guiderai vers ton Seigneur et tu le craindras.
Et Moïse lui montra le grand signe,
mais Pharaon le nia et se révolta.
Vite, il tourna le dos.
Il rassembla ses gens et proclama :
Je suis votre plus haut Seigneur.
Et Dieu le frappa du tourment de l’autre vie et de celle-ci.
Voilà de quoi réfléchir pour qui craint Dieu.
Est-ce plus ardu de vous créer ou de bâtir le ciel ?
Il en a haussé la voûte et l’a façonnée.
Il y a assombri la nuit et en a fait jaillir la clarté.
Puis il a déployé la terre,
et en a fait surgir l’eau et les herbages.
Il a érigé les montagnes
pour vous et vos troupeaux.
Quand viendra le grand cataclysme,
le jour où l’homme se souviendra de ses travaux,
la fournaise apparaîtra à qui voit clair.
Et les révoltés
qui ont préféré cette vie
auront la fournaise pour refuge.
Mais ceux qui redoutaient de comparaître devant leur Seigneur et qui gardaient leur âme des passions
auront le jardin pour refuge.
Ils te questionnent sur l’heure : Quand sera-t-elle là ?
Qu’as-tu à en dire ?
A ton Seigneur de la fixer.
Tu n’as qu’à avertir ceux qui la craignent.
Le jour où ils la verront, ils penseront n’être restés qu’un soir ou la matinée.
Il s’est renfrogné et détourné
parce que l’aveugle est venu à lui.
Mais que sais-tu ? Peut-être celui-ci se purifiera-t-il,
réfléchira-t-il et ne sera-t-il pas averti en vain.
Quelqu’un dans l’aisance,
tu te préoccupes de lui
sans qu’il t’en chaille s’il ne se purifie pas.
Mais quelqu’un venu à toi avec zèle
et avec crainte,
tu t’en désintéresses.
Attention. C’est un avertissement.
S’en souvienne qui veut. 
C’est sur les feuillets vénérés, exaltés, purifiés,
entre les mains des scribes
nobles et purs.
Périsse l’homme. Quel impie !
De quoi l’a-t-il créé ?
D’une goutte de sperme. Il le crée
et fixe son destin
et lui facilite le chemin.
Il le fait mourir et mettre au tombeau
et le ressuscite s’il veut.
Mais l’homme ne fait pas ce que Dieu lui ordonne.
Que l’homme regarde sa nourriture :
nous avons versé, versé l’eau,
fendu, fendu la terre
et fait pousser grains,
vignes, légumes,
oliviers, palmiers,
jardins touffus,
fruits et pâturages
dont vous profitez, vous et vos troupeaux.
Quand viendra le fracas,
le jour où l’homme fuira son frère,
sa mère, son père,
sa femme et ses fils,
ce jour-là chacun d’eux aura de quoi ne songer qu’à soi.
Ce jour-là certains visages rayonneront
de rire et de joie.
Mais d’autres, ce jour-là, seront couverts de poussière,
couverts de ténèbres.
Ce sont les incroyants, les pervers.
Quand le soleil sera obscurci,
quand les étoiles seront ternies,
quand les montagnes seront en marche,
quand les chamelles prêtes à mettre bas seront négligées,
quand les bêtes fauves seront rassemblées,
quand les mers seront bouillantes,
quand les âmes seront triées,
quand on demandera à la fille ensevelie vivante
pour quel crime elle fut tuée,
quand les feuillets seront dépliés,
quand le ciel sera dépouillé,
quand la fournaise sera attisée
et que le jardin sera prêt,
chacun saura ce qu’il a fait.
Non, j’en jure par les planètes
qui glissent et passent,
par la nuit quand elle se déploie,
par l’aube quand elle prend son souffle,
c’est bien la parole d’un noble messager
doué de pouvoir, ferme près du maître du trône,
obéi et sûr.
Votre compagnon n’est pas un démoniaque,
il l’a vu à l’horizon éclatant.
Il n’est pas avare d’insondable.
Ce n’est pas la parole d’un satan maudit.
Où allez-vous ?
Ce n’est qu’un avertissement pour les mondes,
pour ceux de vous qui veulent le droit chemin.
Mais vous n’avez de vouloir que si Dieu, Seigneur des mondes, veut bien.
Quand le ciel se fendra,
quand les astres se disperseront,
quand les mers seront projetées,
quand les tombeaux seront bouleversés,
chacun saura ce qu’il a gagné ou perdu.
Homme, qu’est-ce qui t’a trompé sur ton généreux Seigneur
qui t’a créé, modelé, façonné ?
Il te compose dans la forme qu’il veut.
Et alors vous niez le jugement.
Mais il y a des gardiens sur vous,
de nobles scribes,
ils savent ce que vous faites.
Oui, les bons seront dans les délices,
mais les libertins seront dans la fournaise,
ils y tomberont le jour du jugement,
ils ne l’éviteront pas.
Comment saurais-tu ce qu’est le jour du jugement ?
Oui, comment sauras-tu ce qu’est le jour du jugement,
le jour où personne ne pourra rien pour personne ? Ce jour-là, ce sera à Dieu de décider.
Malheur aux fraudeurs
qui exigent qu’on leur fasse pleine mesure,
mais ne font ni pleine mesure ni juste poids.
Oublient-ils qu’ils seront ressuscités
le jour terrible,
le jour où les hommes seront debout devant le Seigneur des mondes ?
Attention, le livre des libertins est dans le Sijjîn.
Comment saurais-tu ce qu’est le Sijjîn ?
C’est un livre gravé.
Malheur ce jour-là à ceux qui ont crié au mensonge
et nié le jour du jugement.
Ne le nie que le transgresseur plein de péchés.
Quand on lui récite nos versets, il dit : Ce sont des histoires d’anciens.
Attention, leur œuvre leur rouille le cœur.
Attention, ce jour-là ils seront séparés de leur Seigneur.
Puis ils tomberont dans la fournaise.
On leur dira : Voilà ce que vous avez nié.
Attention, le livre des purs est dans l’Illiyoûn.
Comment saurais-tu ce qu’est l’Illiyoûn ?
C’est un livre gravé.
Les Proches en sont témoins.
Oui, les purs seront dans le délice.
Ils seront sur des trônes, ils regarderont.
Tu verras sur leur visage le reflet du délice.
Ils boiront d’un vin rare, cacheté
d’un cachet de musc et ceux qui en auront envie y auront droit,
et mêlé à l’eau du Tasnîm,
source dont boivent les Proches.
Ah ! les pécheurs riaient des croyants,
ils clignaient de l’œil en les croisant,
ils en plaisantaient en revenant chez eux.
Quand ils les voyaient, ils disaient : Ce sont des égarés.
Mais ils n’étaient pas chargés de les garder !
Aujourd’hui les croyants rient des infidèles,
ils sont sur des trônes, ils regardent
si les infidèles sont payés de leurs actes.
Quand le ciel se déchirera,
écoutera son Seigneur comme il le doit,
quand la terre se nivellera,
rejettera son contenu, se videra,
écoutera son Seigneur comme elle le doit,
homme, tu courras vers ton Seigneur et tu le rencontreras.
Celui qui recevra son livre dans la main droite
sera jugé avec indulgence
et s’en ira vers ses pareils, avec joie.
Mais celui qui recevra son livre derrière le dos
invoquera la destruction
et tombera dans le brasier.
Il se réjouissait sur la terre avec ses pareils,
il pensait qu’il ne reviendrait pas.
Mais si ! son Seigneur n’était pas sans le voir.
Non, j’en jure par le crépuscule,
par la nuit et ce qu’elle enveloppe,
et par la pleine lune,
vous remonterez étape par étape.
Pourquoi ne croient-ils pas ?
et, quand le Coran leur est récité, ne se prosternent-ils pas ?
Mais les incroyants crient au mensonge.
Et Dieu sait bien ce qu’ils cachent.
Promets-leur l’affreux châtiment,
sauf aux croyants dont l’œuvre est fidèle et qui auront un salaire que rien ne diminuera.
Par le ciel plein de constellations,
par le jour promis,
par le témoin et ce qu’il atteste,
les hommes du fossé ont été tués.
Le feu était alimenté.
Les gens assis autour,
témoins de ce qu’ils infligeaient aux croyants,
ne leur reprochaient que de croire en Dieu, le puissant qui mérite louange,
et à qui est le règne des cieux et de la terre. Mais Dieu est témoin de tout.
Oui, quiconque a persécuté croyants et croyantes et n’en a pas eu de repentir subira le tourment de la géhenne, le tourment de la calcination.
Mais les croyants dont l’œuvre est fidèle auront des jardins où les ruisseaux circulent. Bonheur suprême !
Oui, la rigueur de ton Seigneur est terrible.
Il crée et il recrée.
Il est celui qui pardonne, qui aime.
Il a le trône et la gloire.
Il fait ce qu’il veut.
As-tu su l’histoire des armées
de Pharaon et des Thamoud ?
Mais les incroyants nient toujours.
Et Dieu les cerne par-derrière.
Et ceci est un glorieux Coran
gardé sur une tablette.
Par le ciel et par l’étoile du soir,
mais comment saurais-tu ce qu’est l’étoile du soir ?
C’est l’astre à clarté perçante,
oui, chaque âme a son gardien.
Que l’homme regarde de quoi il a été créé.
Il a été créé d’une goutte répandue
qui sort d’entre les lombes et les côtes.
Oui, Dieu peut le recréer,
le jour où les secrets seront dévoilés,
et l’homme n’aura ni force ni secours.
Par le ciel saisonnier,
par la terre crevassée,
oui, voici une parole décisive
et non futile.
Oui, ils trament une ruse,
mais moi aussi je trame une ruse.
Donne un délai aux incroyants, donne-leur un peu de délai.
Glorifie le nom de ton Seigneur, le Très-Haut
qui crée et modèle,
qui destine et guide,
qui fait pousser l’herbage
et en fait un sombre fourrage.
Nous te ferons réciter et tu n’oublieras
que ce que Dieu voudra que tu oublies. Il connaît l’apparent et le caché.
Nous te faciliterons l’accès à la grande aise.
Avertis si l’avertissement est utile.
Quiconque craint y réfléchira,
mais le réprouvé s’en écartera
et tombera dans le feu sans borne
où il ne pourra ni mourir ni vivre.
Heureux quiconque se purifie,
invoque le nom de son Seigneur et fait la prière.
Vous qui préférez cette vie,
l’autre est meilleure et de plus de durée.
Oui, c’est dit dans les anciens feuillets,
les feuillets d’Abraham et de Moïse.
As-tu su le récit de l’enveloppant ?
Ce jour-là des visages baissés,
travaillés, harassés,
tomberont dans le feu ardent,
y boiront à une source bouillante
n’y mangeront que du dari
qui ne nourrit ni ne rassasie.
Ce jour-là des visages tranquilles,
contents de leurs efforts,
seront dans un haut jardin
sans entendre de bavardage.
Là, il y a une source vive,
des trônes élevés,
des coupes disposées,
des coussins arrangés,
des tapis déployés.
Ne voient-ils pas comment fut créé le chameau,
élevé le ciel,
érigée toute montagne
et déployée la terre ?
Avertis. Tu n’as qu’à avertir,
tu n’as pas à surveiller.
Mais quiconque se détourne et ne croit pas,
Dieu le châtiera du plus grand châtiment.
Oui, leur retour se fera vers nous
et ce sera à nous de leur demander compte.
Par l’aube,
par les dix nuits,
par le pair et l’impair,
par la nuit qui s’en va,
est-ce là un serment pour un intelligent ?
Ne vois-tu pas comment ton Seigneur a traité les Ad
d’Iram, la ville à colonnes
telle qu’il n’en fut jamais de pareille au monde,
et les Thamoud qui creusaient la roche dans la vallée,
et Pharaon avec ses épieux,
et tous les rebelles du monde
qui semaient le désordre ?
Ton Seigneur abattit sur eux le fouet du châtiment.
Oui, ton Seigneur est aux aguets.
L’homme, quand son Seigneur l’éprouve par les honneurs et les bienfaits, dit : Mon Seigneur m’a honoré.
Mais l’homme, quand son Seigneur l’éprouve par des restrictions, dit : Mon Seigneur m’a dédaigné.
Attention, vous n’honorez pas l’orphelin,
vous n’incitez pas à nourrir le pauvre,
vous dévorez avidement les héritages,
vous aimez trop la richesse.
Attention, quand la terre sera pulvérisée en poussière poudreuse,
quand viendra ton Seigneur avec ses anges rang par rang,
ce jour-là on amènera la géhenne et ce jour-là l’homme se souviendra, mais à quoi lui servira de se souvenir ?
Il dira : Malheur ! si seulement j’avais préparé ma vie.
Personne ce jour-là ne sera tourmenté d’un pareil tourment,
personne ne sera tant chargé de chaînes.
Toi, âme apaisée,
retourne satisfaite et satisfaisante vers ton Seigneur,
entre avec mes esclaves,
entre dans mon jardin.
Non, j’en jure par cette ville,
mais tu es libre de cette ville,
j’en jure par un père et son fils,
nous avons créé l’homme misérable.
Pense-t-il que personne ne puisse rien contre lui ?
Il dit : J’ai gaspillé beaucoup de richesses.
Pense-t-il que personne ne l’ait vu ?
Ne lui avons-nous pas donné deux yeux,
une langue et deux lèvres ?
Ne lui avons-nous pas présenté deux voies ?
Mais il n’a pas pris la voie montante.
Comment saurais-tu ce qu’est la voie montante ?
C’est affranchir un captif
ou nourrir en temps de disette
un parent orphelin
ou un pauvre poudreux.
C’est être de ceux qui croient, qui s’incitent entre eux à l’endurance, qui s’incitent entre eux à la miséricorde.
Tels sont les gens de la droite.
Mais ceux qui ne croient pas à nos versets sont les gens de la gauche,
le feu se refermera sur eux.
Par le soleil et sa lumière
et par la lune qui le suit,
par le jour qui le fait briller
et par la nuit qui l’enveloppe,
par le ciel et son bâtisseur,
par la terre et son déployeur,
par l’âme et son modeleur
qui lui inspire libertinage et fidélité,
heureux celui qui se purifie,
malheur à celui qui se rabaisse.
Les Thamoud rebelles crièrent au mensonge
et le réprouvé se leva 
quand l’apôtre de Dieu disait : Laissez la chamelle de Dieu, laissez son breuvage.
Les Thamoud le traitèrent de menteur et la sacrifièrent. Mais leur Seigneur les détruisit pour leurs péchés, les réduisit à rien
sans craindre leur disparition.
Par la nuit enveloppante,
par le jour rayonnant,
par la création du mâle et de la femelle,
oui, vos efforts sont différents.
Quiconque donne et est fidèle
et atteste le beau don,
nous lui faciliterons l’accès à la plus grande aise.
Quiconque lésine et est suffisant
et nie le beau don,
nous le mettrons dans la gêne.
Ses biens ne l’aideront pas quand il sera perdu.
Oui, à nous de guider.
Oui, à nous cette vie et l’autre.
Je vous ai avertis du feu qui flambe.
N’y tombe que le réprouvé
qui crie au mensonge et tourne le dos.
En est écarté le fidèle
qui donne de ses biens pour se purifier,
qui ne donne pas pour recevoir,
qui ne cherche que la face de son Seigneur sublime,
et certes, il sera comblé.
Par la matinée,
et la nuit quand elle se déploie,
ton Seigneur ne t’a ni abandonné ni haï.
Oui, l’autre vie te sera meilleure que celle-ci.
Oui, ton Seigneur te comblera et tu seras comblé.
Ne t’a-t-il pas trouvé orphelin ? et il t’a abrité,
trouvé errant ? et il t’a guidé,
trouvé pauvre ? et il t’a enrichi.
Ne brime donc pas l’orphelin,
ne repousse pas le mendiant
et raconte le bienfait de ton Seigneur.
Ne t’avons-nous pas ouvert le cœur
et ôté le fardeau
qui t’écrasait le dos ?
N’avons-nous pas exalté ton renom ?
Certes, près de la gêne, il y a l’aise.
Oui, près de la gêne, il y a l’aise.
Une fois libre, lève-toi
et aie désir de ton Seigneur.
Par le figuier et l’olivier,
par le mont Sinaï,
par cette ville de sûreté,
oui, nous avons créé l’homme dans sa plus belle stature,
puis nous l’avons rabaissé au plus bas,
sauf les croyants dont l’œuvre est fidèle et à qui est le salaire que rien ne diminuera.
Alors qu’est-ce qui te ferait nier le jugement ?
Dieu n’est-il pas le plus juste des juges ?
Récite au nom de ton Seigneur qui créa,
qui créa l’homme d’un caillot.
Récite. Ton Seigneur est le très généreux
qui enseigna par le calame,
qui enseigna aux hommes ce qu’ils ignoraient.
Attention, l’homme est rebelle
quand il se voit riche.
Mais le retour sera vers ton Seigneur.
Que t’en semble, celui qui empêche
un esclave de faire la prière,
que t’en semble, est-il en bonne voie,
ordonne-t-il la piété ?
ou est-ce qu’il crie au mensonge et tourne le dos ?
Ne sait-il pas que Dieu le voit ?
Attention, s’il ne cesse, oui, nous le traînerons par son toupet,
un toupet menteur et coupable.
Qu’il convoque son clan,
nous convoquerons la garde.
Attention, ne l’écoute pas. Prosterne-toi devant Dieu, rapproche-toi de Dieu.
Oui, nous l’avons révélé la nuit du décret.
Comment saurais-tu ce qu’est la nuit du décret ?
La nuit du décret vaut mieux que mille mois.
Les anges et l’esprit y descendent, avec permission de leur Seigneur, pour chaque ordre.
Elle est paix jusqu’au point du jour.
Les incroyants, qu’ils aient le livre ou qu’ils ajoutent des dieux, pouvaient continuer jusqu’à la venue de la preuve :
un envoyé de Dieu qui leur récite les feuillets purifiés
où sont les écritures véritables.
Mais les gens du livre ne se sont divisés qu’après la venue de la preuve,
alors qu’on leur ordonnait seulement d’adorer Dieu, de n’être qu’à lui, d’être orthodoxes, de faire la prière, d’acquitter l’aumône, car telle est la vraie religion.
Les incroyants, qu’ils aient le livre ou qu’ils ajoutent des dieux, iront dans le feu de la géhenne et y seront pour toujours. Ce sont les pires des humains.
Mais les croyants dont l’œuvre est fidèle sont les meilleurs des humains.
Ils auront pour salaire, près de leur Seigneur, les jardins d’Éden où les ruisseaux circulent. Ils y seront pour toujours, pour l’éternité. Ils seront au gré de Dieu et Dieu sera à leur gré. Voilà pour quiconque craint son Seigneur.
Quand la terre tremblera de tremblement,
quand la terre secouera ses fardeaux,
quand l’homme dira : Qu’a-t-elle ?
ce jour-là elle récitera son histoire
que son Seigneur lui a dévoilée.
Ce jour-là les gens sortiront par groupes pour qu’on leur montre leurs œuvres.
Qui aura fait le poids d’un atome de bien le verra.
Qui aura fait le poids d’un atome de mal le verra.
Par celles qui galopent haletantes
qui font jaillir les étincelles,
surgissent à l’aube,
soulèvent la poussière
et entrent dans Jama,
oui, l’homme est ingrat envers son Seigneur.
Oui, L’homme est témoin,
mais il aime trop les richesses.
Ne sait-il pas quand sera bouleversé le fond des tombes
et connu le fond des cœurs ?
Oui, ce jour-là leur Seigneur sera renseigné sur eux.
La frappante,
qu’est-ce que la frappante ?
Comment saurais-tu ce qu’est la frappante ?
C’est la journée où les hommes seront comme des papillons épars
et les monts comme de la laine cardée.
Celui dont l’œuvre a du poids
aura une vie heureuse,
mais celui dont l’œuvre est sans poids
ira dans l’abîme.
Comment saurais-tu ce qu’est l’abîme ?
C’est un feu ardent.
La concurrence vous occupe
jusqu’à ce que vous trouviez votre tombe.
Mais attention ! bientôt vous saurez.
Oui, attention ! bientôt vous saurez.
Attention ! si seulement vous saviez de science certaine !
Certes, vous verrez la fournaise.
Et certes, vous la verrez d’un œil certain.
Et certes, certes, on vous demandera compte de vos plaisirs.
Par l’instant,
oui, l’homme est en perdition,
sauf les croyants dont l’œuvre est fidèle et qui s’incitent entre eux à la vérité, s’incitent entre eux à l’endurance.
Malheur à l’acerbe calomniateur
qui amasse une fortune et en fait le compte.
Il pense être éternel par sa fortune.
Attention. Il sera jeté dans la Hotama.
Comment saurais-tu ce qu’est la Hotama ?
C’est l’ardent feu de Dieu
qui dévore jusqu’au cœur.
Certes, il se refermera sur eux
en hautes colonnes.
N’as-tu pas vu comment ton Seigneur a traité les gens de l’éléphant ?
N’a-t-il pas fait s’égarer leur stratagème ?
et envoyé contre eux des volées d’oiseaux
qui leur jetaient des briques ?
Et ils furent comme des épis mâchés.
A cause du pacte des Qoraïsh,
leur pacte pour la caravane l’hiver et l’été,
oui, qu’ils adorent le Seigneur de ce temple !
Il les a munis contre la famine et délivrés de la peur.
Vois-tu celui qui nie le jugement ?
C’est celui qui repousse l’orphelin
et n’incite pas à nourrir le pauvre.
Malheur à ceux qui font la prière
sans se soucier de la prière
mais seulement par ostentation
et qui refusent l’aide.
Oui, nous t’avons donné l’abondance.
Fais donc pour ton Seigneur la prière et le sacrifice.
Oui, celui qui te hait sera sans postérité.
Dis : Vous les incroyants,
je n’adore pas ce que vous adorez
et vous n’adorez pas ce que j’adore.
Non, je n’adore pas ce que vous adorez
et vous n’adorez pas ce que j’adore.
A vous votre religion, à moi la mienne.
Quand viennent le secours de Dieu et la victoire,
quand tu vois les hommes entrer à flots dans la religion de Dieu,
célèbre la louange de ton Seigneur et demande-lui pardon, car il est celui qui revient.
Périssent les mains d’Abou Lahab, périsse Abou Lahab.
Ses biens ni ses gains ne lui servent à rien.
Il sera offert au feu qui flambe
et sa femme, la porteuse de bois
avec une corde de fibre au cou.
Dis : Il est Dieu unique, 
Dieu indivisible. 
Il n’engendre pas, il n’est pas engendré.
Nul n’est son égal.
Dis : Je me réfugie près du Seigneur de l’aurore
contre le mal qu’il a créé,
contre le mal de l’obscurité quand elle se déploie,
contre le mal de celles qui soufflent sur les nœuds,
contre le mal du jaloux quand il jalouse.
Dis : Je me réfugie près du Seigneur des hommes,
roi des hommes
et Dieu des hommes,
contre le mal du tentateur furtif
qui susurre au cœur des hommes,
vienne-t-il des djinns ou des hommes.
