﻿Au nom de Dieu clément et miséricordieux.
Louange à Dieu, Seigneur des Mondes,
Le clément, le miséricordieux,
Souverain du jour du Jugement,
C’est Toi que nous adorons et c’est à Toi que nous demandons l’aide,
Dirige-nous dans la Voie Droite,
La Voie de ceux que Tu as comblés de Tes bienfaits, Non pas de ceux qui ont encouru Ta colère, ni de ceux qui s’égarent.
A.L.M.
Voilà le Livre sur lequel il n’y a point de doute, Direction pour ceux qui craignent (le Seigneur) ;
Pour ceux qui croient à l’invisible, qui font la Prière, et dépensent sur les biens que Nous leur dispensons ;
Pour ceux qui croient à la révélation qui t’est parvenue à toi et à ceux qui t’ont précédé ; pour ceux qui croient avec certitude à la Vie Future.
Ceux-là se trouvent être sur une Direction grâce à leur Seigneur, ceux-là seront Bienheureux.
Pour les impies, il leur est égal que tu les avertisses ou non : ils ne croiront pas.
Dieu a scellé leurs cœurs et leurs oreilles ; sur leurs yeux il est un bandeau. Un châtiment immense les attend.
Il est des hommes qui disent : Nous croyons en Dieu et au Jour Dernier tout en n’y croyant pas.
Ils cherchent à tromper Dieu et ceux qui croient ; mais ils ne trompent qu’eux-mêmes, sans le savoir.
Un mal est en leurs cœurs ; Dieu y ajoute un autre mal ; un châtiment douloureux leur est réservé, parce qu’ils ont traité les Prophètes de menteurs.
Lorsqu’on leur dit : Ne semez pas le scandale sur la terre, ils répondent : nous sommes plutôt des Réformateurs.
Certes, ce sont eux qui sèment le scandale, mais ils ne s’en rendent pas compte.
lorsqu'on leur dit : « croyez ainsi que croient vos semblables », ils répondent : « Croirons-nous comme croient les insensés ? ». N’est-ce pas plutôt eux qui sont des insensés ? mais ils ne le savent pas.
S’ils rencontrent des fidèles, ils disent : Nous croyons ; mais dès qu’ils se trouvent à l’écart, en société de leurs tentateurs, ils disent : Nous sommes avec vous, et nous ne faisons que les railler.
Dieu les raillera ; il les fera persister longtemps dans l’erreur et l’aveuglement.
Ce sont eux qui ont troqué l’erreur contre la Direction ; mais leur marché ne leur a point profité ; ils ne trouveront plus la bonne Direction.
Ils ressemblent à celui qui a allumé du feu : lorsque le feu a jeté sa clarté sur les objets d’alentour, Dieu l’a enlevée soudain, laissant les hommes dans les ténèbres où ils ne sauraient voir.
Ils sont sourds, muets et aveugles. Ils ne pourraient plus revenir sur leurs pas.
Ou bien ils ressemblent à ceux qui, lorsqu’un nuage gros de ténèbres, de tonnerre et d’éclairs, fond du haut des cieux, saisis par la frayeur de la mort, se bouchent les oreilles de leurs doigts, à cause du fracas du tonnerre. Mais Dieu enveloppe de tous côtés les Infidèles.
Peu s’en faut que la foudre ne les prive de la vue ; lorsque l’éclair brille, ils marchent à sa clarté, et lorsqu’il les abandonne dans l’obscurité, ils s’arrêtent. Si Dieu avait voulu, il leur aurait ôté la vue et l’ouïe, car Il est Tout-Puissant
O hommes ! adorez votre Seigneur, Celui qui vous a créés, vous et ceux qui vous ont précédés, (certainement vous serez pieux).
Celui qui vous a donné la terre pour lit et élevé les cieux comme un édifice au-dessus de vos têtes ; qui a fait descendre l’eau des cieux et qui, par elle, a fait germer les fruits destinés à vous nourrir. Ne donnez donc point de parèdres à Dieu alors que vous êtes savants.
Si vous avez des doutes sur le Livre que Nous avons envoyé à Notre serviteur, produisez une sourate pareille à celles qu’il renferme, et appelez, si vous êtes sincères, vos témoins à l’exclusion de Dieu.
Mais si vous ne le faites pas (et vous ne le ferez pas), redoutez le feu préparé pour les Infidèles, le feu dont les hommes et les pierres seront l’aliment.
Annonce à ceux qui ont cru et qui ont pratiqué les bonnes œuvres, qu’ils auront des jardins arroses de cours d’eau. Toutes les fois qu’ils recevront des fruits de ces jardins, ils s’écrieront : Voilà les fruits dont nous nous nourrissions autrefois sur terre. Ce seront des fruits ressemblants. Là, ils trouveront des épouses purifiées, là ils demeureront éternellement.
Dieu ne rougit pas de proposer en parabole un moustique et autres créatures supérieures. Les Croyants savent que c’est la vérité qui leur vient de leur Seigneur ; mais les Infidèles disent : « Qu’est-ce donc que Dieu a voulu nous dire en nous proposant cette parabole ? ». Par de telles paraboles, Il égare les uns et dirige les autres. —Mais il n’égare par cela que les Pervers,
Qui rompent le pacte de Dieu conclu antérieurement, qui séparent ce que Dieu avait ordonné de conserver uni et qui sèment le scandale sur la terre. Ceux-là sont les Perdants.
Comment pouvez-vous être Infidèles envers Dieu, vous qui étiez morts et à qui Il a donné la vie, qui serez morts et qu’il ressuscitera, et qui retournerez à Lui ?
C’est Lui qui a créé pour vous tout ce qui est sur la terre ; puis Il se porta vers le ciel et en forma sept cieux. En toutes choses, il est omniscient.
Lorsque ton Seigneur dit aux Anges : « Je vais établir sur la terre un vicaire », les Anges répondirent : « Y établiras-tu un être qui y sèmera le scandale et répandra le sang, pendant que nous glorifions Tes louanges et proclamons Ta Sainteté ? ». Le Seigneur répondit : Je sais ce que vous ne savez pas.
Et Il apprit à Adam tous les noms ; puis amenant devant les Anges les êtres désignés par ces noms, Il leur dit : Dites-moi les noms de ceux-ci, si vous êtes sincères.
Les anges répondirent : Gloire à Toi, nous ne possédons d’autre science que celle que Tu nous as enseignée ; Tu es l’Omniscient, le Sage.
Il dit : ô Adam, dis-leur les noms de tous ces êtres ; et lorsqu’il eut dit leurs noms, le Seigneur dit : Ne vous avais-je pas dit que je connais l’invisible des cieux et de la terre, ce que vous produisez au grand jour et ce que vous cachez ?
Lorsque Nous ordonnâmes aux Anges : Prosternez-vous devant Adam, ils se prosternèrent tous, excepté Iblis qui s’y refusa et s’enfla d’orgueil, il fut du nombre des Infidèles.
Nous dîmes : Adam, habite le Jardin avec ton épouse ; nourrissez-vous abondamment de ses fruits, de quelque côté du jardin qu’ils se trouvent ; seulement n’approchez pas de l’Arbre que voici, de peur que vous ne deveniez injustes.
Or le Démon les a fait glisser du jardin et les a fait quitter l’état où ils se trouvaient. Nous leur dîmes alors : Descendez de ce lieu ; ennemis les uns des autres, la terre vous servira de demeure et de jouissance pour une période déterminée.
Adam reçut de son Seigneur des paroles de prière ; Celui-ci lui pardonna. Il est le Révocateur, le Miséricordieux.
Nous dîmes : Descendez du Jardin, tous tant que vous êtes ; une Direction vous viendra de Ma part ; ceux qui suivront Ma Direction n’auront nulle crainte et ils ne seront point attristés.
Mais ceux qui seront Infidèles, qui traiteront Nos signes de mensonge, ceux-là seront les Hôtes du Feu, ils y resteront éternellement.
O enfants d’Israël ! souvenez-vous des bienfaits dont Je vous ai comblés. Soyez fidèles à mon alliance, et Je serai fidèle à la vôtre. Redoutez-Moi,
croyez au Livre que Je viens d’envoyer et qui confirme vos Ecritures ; ne soyez pas les premiers à lui refuser Votre croyance. Ne vendez pas mes versets à vil prix. Craignez-Moi.
Ne revêtez pas la Vérité de la robe du Mensonge ; ne cachez point la Vérité alors que vous savez.
Faites la Prière, donnez l’Aumône légale, inclinez-vous avec ceux qui s’inclinent en prière.
Commanderez-vous les bonnes actions aux autres pendant que vous vous oublierez vous-mêmes ? Vous lisez cependant l’Ecriture ; ne serez-vous donc jamais raisonnables ?
Puisez des forces dans la constance et la prière ; la prière est une charge, mais non pas pour les Humbles,
Qui pensent qu’ils reverront sûrement leur Seigneur et qu’ils retourneront auprès de Lui.
O enfants d’Israël ! souvenez-vous des bienfaits dont Je vous ai comblés, souvenez-vous que Je vous ai élevés au-dessus de tous les Hommes.
Redoutez un jour où nulle âme ne sera en rien récompensée pour une autre, où aucune intercession ne sera acceptée de sa part, où aucune compensation ne sera reçue et où les Infidèles ne seront pas secourus.
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Souvenez-vous lorsque Nous avons fendu la mer pour vous ; que Nous vous avons sauvés, et noyé le peuple de Pharaon sous vos yeux.
Lorsque Nous avons pactisé avec Moïse pendant quarante nuits, vous avez pris, pendant son absence, le Veau comme idole, et vous avez agi iniquement.
Nous vous avons pardonné ensuite, pensant que vous Nous seriez reconnaissants.
Lorsque Nous avons donné à Moïse l’Ecriture et la Séparation, pensant que vous seriez dans la bonne Direction.
Lorsque Moïse a dit à son peuple : O mon peuple vous avez agi iniquement envers vous-mêmes, en adorant le Veau. Revenez à votre Créateur et tuez-vous ; ceci vous servira mieux auprès de votre Créateur. Il vous pardonnera. Car Il est le Révocateur, le Miséricordieux.
Lorsque vous avez dit : O Moïse, nous ne croirons pas en toi avant que nous ayons vu Dieu manifestement. La Foudre vous a saisis soudain, sous vos propres regards.
Ensuite, Nous vous avons ressuscités après votre mort, pensant que vous seriez reconnaissants.
Nous avons fait planer le Nuage sur vos têtes, et Nous avons fait descendre sur vous la Manne et les Cailles « Mangez des mets délicieux que Nous vous avons accordés », ils n’ont pas agi iniquement envers Nous mais envers eux-mêmes.
Lorsque Nous avons dit : Entrez dans ce village, jouissez des biens qui s’y trouvent, au gré de vos désirs ; mais, en entrant dans le village prosternez-vous, et dites : « Indulgence ! ». Nous vous pardonnerons vos péchés et Nous donnerons davantage à ceux qui font le bien.
Mais, les injustes ont substitué à la parole qui leur avait été indiquée, une autre parole, et Nous avons fait descendre du ciel un châtiment sur les Injustes comme rétribution de leur perfidie.
Lorsque Moïse a demandé à Dieu de l’eau pour son peuple, Nous lui avons dit : « Frappe le rocher de ton bâton ». Douze sources ont jailli et chaque tribu a connu le lieu où elle devait se désaltérer. « Mangez et buvez des largesses de Dieu, et ne vous répandez pas sur la terre en Semeurs de Scandale ».
Lorsque vous avez dit : O Moïse ! nous ne pouvons supporter plus longtemps une seule et même nourriture ; prie ton Seigneur qu'il fasse pousser pour nous de ces produits de la terre, des légumes, des concombres, de l’ail, des lentilles et des oignons ». Moïse a dit : « Voulez-vous échanger ce qui est bon contre ce qui est mauvais ? Descendez en Egypte, vous y trouverez ce que vous demandez ». L'humiliation et la pauvreté ont été leur partage, et ils se sont attiré la colère de Dieu, parce qu’ils ne croyaient point à Ses signes et tuaient injustement leurs Prophètes. En effet, ils ont été désobéissants et transgresseurs.
Certes, ceux qui croient, ceux qui suivent la religion juive, les Chrétiens, les Sabéens, quiconque croit en Dieu et au Jour dernier et qui aura pratiqué les bonnes œuvres, tous ceux-là auront une rétribution de leur Seigneur ; la crainte ne descendra point sur eux, et ils ne seront point attristés.
Lorsque Nous avons accepté votre alliance et élevé au-dessus de vos têtes le mont Sinaï, Nous avons dit : Prenez avec fermeté les Lois que Nous vous donnons, et souvenez-vous de ce qu'elles contiennent. Certainement vous craindrez Dieu.
Mais vous vous en êtes éloignés dans la suite, et, n'étaient la grâce de Dieu et Sa miséricorde, vous auriez été parmi les Perdants.
Vous connaissez ceux d'entre vous qui ont transgressé le sabbat : Nous leur avons dit : Soyez de vils singes.
Et Nous les fîmes servir d'exemple terrible pour leurs contemporains, à leurs descendants, et une admonition pour tous ceux qui craignent Dieu.
Souvenez-vous lorsque Moïse a dit à son peuple : Dieu vous ordonne d'égorger une vache ; lui a-t-on demandé : Nous prends-tu en dérision ? —Que Dieu me préserve, a-t-il dit, d'être au nombre des Ignorants
—Prie ton Seigneur, a-t-on répondu, de nous expliquer clairement quelle doit être cette vache. —Dieu veut, a-t-il dit, qu’elle ne soit ni trop vieille ni trop jeune, mais qu’elle soit d’un âge moyen. Faites donc ce qui vous est ordonné.
Le peuple a ajouté : Prie ton Seigneur de nous expliquer clairement quelle doit être sa couleur. —Dieu veut, leur a dit Moïse, qu'elle soit jaune, d'une couleur fraîche, agréable à voir.
Le peuple a dit : Prie ton Seigneur de nous expliquer distinctement quelle doit être cette vache, les vaches se ressemblent, pour nous, mais si Dieu le veut, nous parviendrons à être dans la bonne direction.
Moïse a répondu : Dieu vous dit que ce ne soit pas une vache fatiguée par le labourage ou l’arrosage des champs, mais une vache sans défaut et sans aucune tache. —Maintenant, s’est écrié le peuple, tu nous as dit la vérité. —Ils ont égorgé la vache, et cependant ils avaient failli ne pas le faire.
Rappelez-vous lorsque vous avez assassiné une personne ; ce meurtre a été l’objet de vos disputes. Dieu fait voir au grand jour ce que vous cachez.
Nous avons commandé : « Frappez le mort avec un des membres de la vache » c’est ainsi que Dieu ressuscite les morts et fait briller à vos yeux Ses Signes ; peut-être finirez-vous par raisonner.
Vos cœurs se sont endurcis depuis ; ils sont comme des rochers ou plus durs encore, car parmi les rochers il en est d’où jaillissent des torrents, il en est qui se fendent et d’où sort de l’eau ; il en est qui s’affaissent par la crainte de Dieu, et certes Dieu n’est pas insoucieux de vos actions.
Désirerez-vous maintenant, ô musulmans ! que les Juifs deviennent croyants avec vous alors qu’un certain nombre d’entre eux entendaient la Parole de Dieu, l’altéraient ensuite après l’avoir comprise ?
Alors que, rencontrant les Fidèles, ils disent : Nous croyons, et que se trouvant seuls entre eux, ils disent : Raconterez-vous aux musulmans ce que Dieu vous a révélé, afin qu’ils s’en servent pour vous combattre devant votre Seigneur ? Ne raisonnerez-vous donc pas ?
Ignorent-ils donc que Dieu sait ce qu’ils cachent et ce qu’ils divulguent ?
Désirerez-vous qu’ils deviennent Croyants alors que parmi eux il y a des Gentils qui ne connaissent pas le Livre, mais seulement les contes mensongers, et qui n’ont pas de croyance ferme ?
Malheur à ceux qui, écrivant le Livre de leurs mains, disent, pour en tirer un vil salaire : Voilà le livre de Dieu ! Malheur à eux, à cause du gain qu’ils en ont retiré !
Ils ont dit : Le feu ne nous atteindra que pour un petit nombre de jours. Dis-leur : Auriez-vous reçu de Dieu un engagement ? (Dieu ne révoquera jamais son engagement !) ou bien avancez-vous au sujet de Dieu ce que vous ignorez ?
Bien loin de là : ceux qui n’ont pour tout gain que leurs mauvaises actions, ceux que leurs péchés enveloppent de tous côtés, ceux-là seront les Hôtes du Feu, et ils y demeureront éternellement.
Mais ceux qui ont cru et pratiqué le bien, ceux-là seront les Hôtes du Paradis et y demeureront éternellement.
Rappelez-vous quand Nous avons reçu l’alliance des enfants d’Israël, Nous leur avons dit : N’adorez que Dieu ; tenez une belle conduite envers vos père et mère, envers vos proches, envers les orphelins et les pauvres ; n’ayez que des paroles de bonté pour tous les hommes ; acquittez-vous de la prière et donnez l’Aumône légale. Excepté un petit nombre, vous vous êtes montrés récalcitrants, et vous vous êtes détournés de Nos commandements.
Quand Nous avons reçu votre alliance que vous ne verseriez point le sang de vos frères, et que vous ne vous banniriez point réciproquement de votre pays, vous y avez donné votre assentiment et vous en êtes vous-mêmes témoins.
Et cependant vous voilà en train de vous assassiner les uns les autres, d’expulser une partie d’entre vous de leur pays, et de vous prêter une assistance mutuelle pour les accabler de péchés et d’oppression ; s’ils deviennent vos captifs, vous les rachetez. Or il vous était défendu de les chasser de leur pays. Croirez-vous donc à une partie de votre Livre, et en rejetterez-vous une autre ? et quelle sera la récompense de ceux qui agissent de la sorte ? L’opprobre dans ce monde sera leur partage, et au Jour de la Résurrection ils seront refoulés vers le plus cruel des châtiments. Certes Dieu n’est pas insoucieux de vos actions.
Ceux qui ont troqué la vie de ce monde contre la Vie future, le châtiment ne sera point adouci pour eux, et ils n’auront aucun secours.
Nous avons donné le Livre de la loi à Moïse, et Nous l’avons fait suivre par d’autres Envoyés : Nous avons accordé à Jésus, fils de Marie, les Preuves de sa mission et Nous l’avons soutenu par le Saint-Esprit. Eh quoi ! Toutes les fois que les Envoyés du Seigneur vous apportent une doctrine qui froisse vos passions, leur résisterez-vous orgueilleusement, en accuserez-vous une partie de mensonge, et tuerez-vous les autres ?
Ils ont dit : Nos cœurs sont incirconcis. —Non ! que Dieu les maudisse à cause de leur incrédulité. Oh ! que leur croyance est minime !
Après qu’ils eurent reçu de la part de Dieu un livre confirmant leurs Ecritures (auparavant ils imploraient le secours de Dieu contre les incrédules), ce livre qui leur avait été prédit, ils ont refusé d’y ajouter foi. Que la malédiction de Dieu soit sur les Infidèles !
C'est un vil prix que celui contre lequel ils ont troqué leurs âmes. Ils ne croient point à ce qui est envoyé d’en haut, par rébellion, parce que Dieu a, par l’effet de Sa grâce, envoyé un livre à celui d’entre Ses serviteurs qu’il a voulu. Ils s’attirent de la part de Dieu colère sur colère. Un châtiment ignominieux est préparé aux Infidèles.
Lorsqu’on leur dit : Croyez à ce que Dieu a envoyé du ciel, ils répondent : Nous croyons aux Ecritures que nous avons reçues ; et ils rejettent le Livre venu depuis : et cependant ce Livre est la Vérité et confirme leurs Ecritures. Demande-leur : Pourquoi donc avez-vous tué auparavant les Prophètes de Dieu, si vous aviez la foi ?
Moïse était venu au milieu de vous avec des Preuves, et vous avez pris après lui le veau comme idole. Vous étiez injustes.
Souvenez-vous lorsque Nous avons accepté votre alliance et élevé au-dessus de vos têtes le mont Sinaï, Nous avons dit : Prenez avec fermeté les lois que Nous vous donnons, et écoutez-les. Ils ont répondu : Nous avons entendu, et nous avons désobéi ; et leurs cœurs étaient encore abreuvés du culte du veau. Dis-leur : Détestables suggestions que celles que vous inspire votre croyance, si vous en avez une !
Dis-leur ; S’il est vrai que la Vie Future vous soit réservée auprès de Dieu à l’exclusion des autres hommes, osez désirer la mort, si vous êtes sincères.
Mais non, ils ne la demanderont jamais, à cause de leurs œuvres, Dieu connaît les Injustes.
Certes tu les trouveras plus avides de vivre que tous les autres hommes ; tel d’entre les Associateurs voudrait vivre mille ans ; mais il ne saurait se soustraire au supplice, par cela seulement qu’il aurait vécu de longues années, car Dieu voit leurs actions.
Dis : Qui se déclare l’ennemi de Gabriel a tort car Gabriel, avec la permission de Dieu, a déposé en ton cœur le Livre destiné à confirmer les livres sacrés venus avant lui pour servir de Direction et d’Annonce aux Croyants.
Celui qui est l’ennemi de Dieu, de Ses Anges, de Ses Envoyés, de Gabriel et de Michel, aura Dieu pour ennemi, car Dieu est ennemi des Infidèles.
Nous t’avons envoyé des signes manifestes ; les Pervers seuls refuseront d’y croire.
trouvera-t-il une fraction parmi eux qui le mettra de côté ? Non ! la plupart d’entre eux ne croient pas.
Lorsqu’un Apôtre est venu au milieu d’eux de la part de Dieu, confirmant leurs livres sacrés, une fraction d’entre ceux qui avaient reçu les Ecritures a rejeté derrière son dos le Livre de Dieu, comme si elle ne le connaissait pas.
Ils ont suivi ce que les démons avaient imaginé sous le règne de Salomon ; mais ce n’est pas Salomon qui fut infidèle, ce sont les démons. Ils enseignent aux hommes la magie et la science qui avait été dispensée aux deux Anges de Babylone. Harout et Marout. Ceux-ci n’instruisaient personne dans leur art sans dire : « Nous sommes seulement une tentation, prends garde de devenir infidèle ». Les Démons apprenaient des deux Anges les moyens de semer la désunion entre le mari et son épouse : mais ils n’attaquaient personne sans la permission de Dieu ; cependant les hommes apprenaient ce qui leur était nuisible et qui ne pouvait leur être avantageux. Les Juifs savaient que celui qui avait acheté cet art était déshérité de toute part dans la Vie Future. Vil prix que celui pour lequel ils ont livré leurs âmes, s’ils l’eussent su !
La foi et la crainte du Seigneur leur auraient procuré une meilleure récompense, s’ils l’eussent su !
O vous qui croyez ! ne dites pas : « aie de la sollicitude pour nous », mais dites : « regarde-nous ». Ecoutez. Un châtiment douloureux attend les Infidèles.
Ceux qui sont incrédules parmi ceux qui possèdent les Ecritures, ainsi que les Associateurs, ne veulent pas qu’une faveur quelconque descende sur vous de la part de votre Seigneur ; mais Dieu accorde Sa grâce à qui Il veut. Dieu possède l’immense Faveur.
Si Nous abrogeons un verset de ce Livre, ou le faisons oublier, Nous le remplacerons par un autre, meilleur ou pareil. Ne sais-tu pas que Dieu est Tout-Puissant ?
Ne sais-tu pas que l’empire du ciel et de la terre appartient à Dieu, et que vous n’avez d’autre Protecteur ni de Défenseur que Lui ?
Exigerez-vous de votre Apôtre ce que les Juifs avaient exigé autrefois de Moïse ? Celui qui échange la Foi contre l’Incrédulité, celui-là s’égare du droit chemin.
Beaucoup d’entre ceux qui possèdent les Ecritures, excités par la jalousie, désirent vous faire retomber dans l’Incrédulité, après que vous eûtes reçu la foi et que la vérité eut apparu clairement à leurs yeux. Pardonnez et effacez, jusqu'à ce que vous receviez à cet égard les ordres de Dieu, Dieu est Tout-Puissant
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Ceux à qui Nous avons donné le Livre et qui le récitent comme il convient de le réciter, ceux-là y croient ; mais ceux qui n’y ajoutent pas foi seront les Perdants.
O enfants d’Israël ! souvenez-vous des bienfaits dont Je vous ai comblés ; souvenez-vous que Je vous ai élevés au-dessus de tous les Hommes.
Redoutez le jour où nulle âme ne sera en rien récompensée pour une autre, où ne sera reçue aucune compensation, où nulle intercession ne lui sera utile, où il n’y aura aucun secours à attendre.
Souvenez-vous lorsque le Seigneur a éprouvé Abraham par certaines prescriptions. Celui-ci accomplit Ses ordres et Dieu lui a dit : Je t’établirai guide des peuples. —Choisis-en aussi de ma descendance, dit Abraham. —Mon pacte, reprit le Seigneur, ne comprendra point les Injustes.
Souvenez-vous, lorsque Nous avons établi le Temple de la Mekke pour en faire la retraite et l’asile des Hommes. Nous avons dit : Prenez la station d’Abraham pour oratoire. Nous avons fait pacte avec Abraham et Ismaël en leur disant : Rendez pur Mon Temple pour ceux qui viendront faire la circumambulation, pour ceux qui y viendront se retirer pieusement, faire des génuflexions et des prostrations.
Lorsque Abraham a dit : Seigneur, accorde la sécurité à cette contrée et la nourriture de Tes fruits à ceux qui croiront en Dieu et au Jour Dernier, le Seigneur a répondu : Je l’accorderai aux Infidèles aussi, mais ils n’en jouiront qu’un espace j| de temps limité ; ensuite Je les refoulerai vers le châtiment du feu. Quel affreux avenir que le leur !
Lorsque Abraham et Ismaël ont élevé les fondements du Temple, ils se sont écrié : Agrée-le, ô notre Seigneur, car Tu entends et connais tout.
Fais, ô notre Seigneur, que nous soyons soumis à Toi, que notre postérité soit un peuple soumis à Toi ; enseigne-nous les rites sacrés, et pardonne-nous, car Tu es le Révocateur, le Miséricordieux.
Seigneur, suscite un apôtre au milieu d’eux, afin qu’il leur dise le récit. de Tes Signes, leur enseigne le Livre et la Sagesse, et qu’il les rende purs. Tu es le Puissant, le Sage.
Qui aura de l’aversion pour la religion d’Abraham, si ce n’est l’insensé ? Nous l’avons élu dans ce monde, et il sera dans l’autre au nombre des Justes.
Souvenez-vous lorsque Dieu dit à Abraham : Abandonne-toi à Moi, et qu’il répondit : Je m’abandonne à Dieu, maître de l’univers.
Abraham recommanda cette croyance à ses enfants, et Jacob en fit autant ; il leur dit : O mes enfants ! Dieu vous a choisi une religion, ne mourez pas sans l’avoir embrassée.
Etiez-vous présents, Enfants d’Israël, lorsque la mort vint visiter Jacob, et lorsqu’il demanda à ses enfants : Qu’adorerez-vous après ma mort ? Ils répondirent : Nous adorerons ton Dieu, le Dieu de tes pères, Abraham, Ismaël et Isaac, le Dieu unique auquel nous sommes soumis.
Cette génération a passé, elle a emporté avec elle le prix de ses œuvres ; vous, Enfants d’Israël, vous en recevrez aussi celui des vôtres, et on ne vous demandera point compte de ce que les autres ont fait.
On vous dit : ô Musulmans, soyez Juifs ou Chrétiens, et vous serez dans la bonne Direction. Répondez-Ieur : Nous sommes plutôt de la religion d’Abraham, vrai croyant, et qui n’était point au nombre des Associateurs.
Dites : Nous croyons en Dieu et à ce qui a été envoyé d’en haut à nous, à Abraham et à Ismaël, à Isaac, à Jacob, aux Douze Tribus ; nous croyons aux Livres qui ont été donnés à Moïse et à Jésus, à ce qui a été accordé aux prophètes par le Seigneur Nous ne mettons point de différence entre eux, et nous nous soumettons à Dieu.
S’ils adoptent votre croyance, ils sont dans la bonne Direction ; s’ils s’en éloignent, ils font une scission avec vous ; mais Dieu vous suffit, il entend et sait tout.
C’est une teinte divine ; et qui peut mieux donner une meilleure teinte que celle de Dieu ? Nous sommes Ses adorateurs.
Dis-leur : Argumenterez-vous contre nous au sujet de Dieu alors qu’il est notre Seigneur et le vôtre ? Nous; sommes responsables de nos actions et vous des vôtres. Nous sommes dévoués à Dieu.
Diront-ils qu’Abraham, Ismaël, Isaac, Jacob et les douze Tribus, étaient Juifs ou Chrétiens ? Dis-leur : Qui donc est plus savant, de Dieu ou de vous ? Et qui est plus coupable que celui qui cache le témoignage dont Dieu l’a fait le dépositaire ? Mais Dieu n’est point insoucieux de ce que vous faites.
Ces générations ont disparu. Elles ont emporté le prix de leurs œuvres, de même que vous emporterez celui des vôtres. On ne vous demandera point compte de ce qu’elles ont fait.
Les insensés parmi les hommes demanderont : Qu’est-ce qui les a détournés de leur Qibla, de celle qu’ils avaient d’abord adoptée ? Réponds-leur : L’Orient et l’Occident appartiennent à Dieu ; il conduit ceux qu’il veut dans le Droit Chemin.
C’est ainsi que Nous avons fait de vous, ô Croyants, une nation intermédiaire, afin que vous soyez témoins vis-à-vis de tous les hommes, et que l’Apôtre soit témoin par rapport à vous. Nous n’avons établi la précédente Qibla vers Jérusalem que pour distinguer celui d’entre vous qui aura suivi le Prophète de celui qui s’en détourne. Ce changement est une gêne, mais non pas pour ceux que Dieu dirige. Dieu ne souffrira pas que votre croyance soit sans fruit, car Il est plein de bonté et de miséricorde pour les hommes.
Nous t’avons vu tourner ton visage de tous les côtés du ciel ; nous voulons que tu le tournes vers une Qibla dans laquelle tu te complairas. Tourne-le donc vers la Mosquée Sacrée. En quelque lieu que vous soyez, tournez-vous dans cette direction. Ceux qui ont reçu les Ecritures savent que c’est la vérité qui vient du Seigneur, et Dieu n’est point insoucieux de leurs actions.
Certes, si tu viens à ceux qui ont reçu les Ecritures avec toutes sortes de Signes, ils n’adopteront pas ta Qibla. Toi tu n’adopteras pas non plus la leur. Chez eux-mêmes, les uns ne suivent point la Qibla des autres. Si, après la science que tu as reçue, tu suis leurs désirs, tu seras du nombre des Injustes.
Ceux à qui Nous avons donné les Ecritures connaissent l’Apôtre comme ils connaissent leurs propres enfants ; mais la plupart cachent la Vérité qu’ils connaissent.
La Vérité vient de ton Seigneur. Ne sois donc pas de ceux qui doutent.
Chaque peuple a une direction vers laquelle il se tourne en priant. Rivalisez dans les bonnes œuvres. Ou que vous soyez, Dieu vous rassemblera tous. Dieu est Tout-Puissant.
De quelque lieu que tu sortes, tourne ton visage vers la Mosquée Sacrée. C’est un précepte vrai venant de ton Seigneur. Dieu n’est point insoucieux de vos actions.
De quelque lieu que tu sortes, tourne ton visage vers la Mosquée Sacrée. En quelque lieu que vous soyez, tournez vos visages de ce côté-là, afin que les hommes n’aient aucun prétexte de dispute contre vous, (excepté les injustes d’entre les hommes. Ne les craignez point, mais craignez-Moi !), et afin que J’accomplisse mes bienfaits sur vous. Certainement vous serez dans la bonne Direction.
C’est ainsi que Nous avons envoyé vers vous un Apôtre pris parmi Vous, qui vous lit Nos versets, qui vous purifie et vous enseigne le Livre et la Sagesse et qui vous apprend ce que vous ignoriez.
Invoquez-Moi, et Je me souviendrai de vous ; rendez des actions de grâces, et ne soyez pas ingrats envers Moi.
O vous qui croyez ! cherchez le secours dans la constance et dans la prière. Dieu est avec les Constants.
Ne dites pas que ceux qui sont tués dans la voie de Dieu sont des morts. Non, ils sont vivants ; mais vous ne le sentez pas.
Certes, Nous vous éprouverons par un peu de terreur et de faim, par une réduction de vos biens et de vos effectifs et de vos récoltes. Mais annonce, ô Muhammad, d’heureuses nouvelles aux Constants.
Ceux qui, lorsqu’un malheur s’appesantit sur eux, s’écrient : Nous sommes à Dieu, et nous retournerons à Lui.
Sur ceux-là, les bénédictions du Seigneur et Sa miséricorde. Ceux-là sont dans la bonne Direction.
Safa et Al Marwa sont des « Monuments » de Dieu ; celui qui fait le pèlerinage de la Mekke ou fait la Umra, ne commet aucun péché s’il fait le tour de ces deux collines. Celui qui fait de son propre mouvement une pareille action, reçoit une récompense, car Dieu est reconnaissant et omniscient.
Ceux qui dérobent à la connaissance des autres les Preuves et la vraie Direction depuis que Nous les avons fait connaître dans le Livre (le Pentateuque), ceux-là seront maudits par Dieu et par tous ceux qui savent maudire.
Exceptés les coupables qui reviennent à Moi, qui se corrigent et font connaître la Vérité aux autres. A ceux-là, Je reviendrai aussi, car je suis le Révocateur, le Miséricordieux.
Ceux qui sont infidèles et qui meurent infidèles seront frappés de la malédiction de Dieu, des Anges et de tous les Hommes.
Ils en seront éternellement couverts ; leurs tourments ne s’adouciront point, et aucun délai ne leur sera accordé.
Votre Dieu est le même Dieu ; nul Dieu en dehors de lui, le Clément et le Miséricordieux.
Dans la création des cieux et de la terre, dans la succession alternative des jours et des nuits, dans les vaisseaux qui voguent à travers la mer apportant aux hommes gains et profits, dans cette eau que Dieu fait descendre du ciel et avec laquelle il fait revivre la terre, dans cette terre où Il a disséminé des animaux de toute espèce, dans les variations des vents et dans les nuages astreints au service entre le ciel et la terre, dans tout ceci il y a certes des Signes pour tous ceux qui sont raisonnables.
Il est des hommes qui placent à côté de Dieu des parèdres qu’ils aiment à l’égal de Dieu ; mais ceux qui croient aiment Dieu par-dessus tout. Ah ! si tu voyais les Injustes, au moment du châtiment, lorsqu’ils reconnaîtront qu’il n’y a d’autre puissance que celle de Dieu, et qu’il est terrible dans ses châtiments !
Et lorsque ceux qui étaient suivis se désolidariseront de ceux qui les suivaient, qu’ils verront le châtiment, et que tous les liens qui les unissaient seront rompus.
Et lorsque ceux qui suivaient s’écrieront : « Ah ! si nous pouvions retourner sur la terre, nous nous désolidariserons d’eux comme ils se désolidarisent maintenant de nous ». C’est ainsi que Dieu leur fera voir leurs œuvres. Ils pousseront des soupirs de regret, mais ils ne sortiront point du Feu.
O hommes ! nourrissez-vous de tous les fruits licites et délicieux de la terre. Ne marchez point sur les traces de Satan, car il est votre ennemi déclaré.
Il vous ordonne le Mal et les Infamies ; il vous apprend à dire de Dieu ce que vous ne savez pas.
Lorsqu’on dit aux Infidèles : Suivez la loi que Dieu vous a envoyée, ils répondent : Nous suivons les coutumes de nos pères. Eh quoi ! quand bien même leurs pères seraient des gens qui ne raisonnaient pas et qui n’étaient point dans la bonne Direction ?
Les Infidèles ressemblent au bétail contre lequel on crie et qui n’entend que le son de la voix et le cri (sans distinguer les paroles). Sourds, muets, aveugles, ils ne raisonnent pas.
O croyants ! nourrissez-vous des mets délicieux que Nous vous accordons, et rendez grâce à Dieu si c’est Lui que vous adorez.
Il vous est illicite de manger les animaux morts, le sang, la chair de porc, et tout animal sur lequel on aura invoqué un autre nom que celui de Dieu. Celui qui le ferait, contraint par la nécessité, et non comme rebelle et transgresseur, ne sera pas coupable. Dieu est absoluteur et miséricordieux.
Ceux qui dérobent aux hommes les préceptes du Livre envoyé d’en haut, par l’appât d’un vil intérêt, ceux-là se remplissent les entrailles de feu. Dieu ne leur adressera pas la parole au Jour de la Résurrection et ne les purifiera pas. Un supplice douloureux les attend.
Ceux qui troquent la Direction contre l’Egarement, et le Pardon contre le Châtiment, comment supporteront-ils le Feu ?
En effet, Dieu a envoyé le Livre avec la Vérité. Ceux qui se disputent à son sujet forment une scission qui les place bien loin de la Vérité.
La vertu ne consiste point en ce que vous tourniez vos visages du côté du levant ou du couchant : Vertueux sont ceux qui croient en Dieu et au Jour Dernier, aux Anges, aux Ecritures et aux Prophètes ; qui donnent —quoiqu’ils l’aiment— de l’argent à leurs proches, aux orphelins, aux pauvres, aux voyageurs, et aux mendiants ; qui rachètent les captifs, qui observent la Prière, qui font l’Aumône légale, remplissent les engagements qu’ils contractent, se montrent constants dans l’adversité, dans les temps durs et dans les temps de violence. Ceux-là sont sincères et ceux-là sont pieux.
O croyants ! là peine du talion vous est prescrite pour le meurtre. L’homme libre pour l’homme libre, l’esclave pour l’esclave, et la femme pour la femme. Celui qui obtiendra le pardon pour l’assassinat de son frère (musulman) sera poursuivi de la manière jugée convenable et devra payer de bonne grâce. C’est un adoucissement de la part de votre Seigneur et une grâce ; mais quiconque se rendra encore une fois coupable sera livré à un châtiment douloureux.
Dans la loi du talion est votre vie, ô hommes doués d’intelligence ! Peut-être finirez-vous par craindre Dieu.
Il vous est prescrit que lorsque l’un de vous se trouve à l’approche de la mort, il doit laisser par testament ses biens à ses père et mère et à ses proches d’une manière juste et convenable. C’est un devoir pour ceux qui craignent Dieu.
Celui qui, après avoir entendu les dispositions du testateur, les aura dénaturées, commet un péché. Ce péché ne retombe que sur celui qui aura changé le testament. Dieu entend et sait tout.
Celui qui, craignant une partialité ou une injustice de la part du testateur, aura réglé les droits des héritiers avec justice, n’est point coupable. Dieu est absoluteur et miséricordieux.
O croyants ! le jeûne vous est prescrit, de même qu’il a été prescrit à ceux qui vous ont précédés. Certainement vous serez pieux.
Le jeûne ne durera qu’un nombre de jours déterminé. Mais celui qui est malade ou en voyage jeûnera après un nombre de jours égal. Ceux qui, pouvant supporter le jeûne, ne le font pas, donneront à titre d’expiation la nourriture d’un pauvre. Quiconque donne volontairement plus en retire un avantage. Il vaut mieux que vous observiez le jeûne si vous connaissez la loi.
Le mois du jeûne est le mois du Ramadan, dans lequel le Coran est descendu d’en haut pour servir de Direction, et de Preuves aux hommes. Direction et Séparation entre le Rien et le mal. Quiconque aura aperçu la lune se disposera aussitôt à jeûner. Celui qui sera malade ou en voyage jeûnera dans la suite un nombre de jours égal. Dieu veut vous mettre à votre aise, Il ne veut point de choses difficiles. Accomplissez le nombre de jours voulu. Magnifiez Dieu parce qu’il vous dirige. Certainement vous serez reconnaissants.
Lorsque Mes serviteurs te parleront de Moi, dis-Ieur Je suis près d’eux, J’exaucerai la prière du suppliant qui Me prie ; qu’ils M’écoutent donc, qu’ils croient en Moi. Certainement ils marcheront droit.
Il vous est permis de vous approcher de vos femmes dans la nuit du jeûne. Elles sont vêtement pour vous et vous êtes vêtement pour elles. Dieu savait que vous vous leurriez vous-mêmes à cet égard. Il est revenu à vous et vous a pardonné. A présent, voyez vos femmes et recherchez ce que Dieu vous a permis. Il vous est licite de manger et de boire jusqu’au moment où vous pourrez distinguer un fil blanc d’un fil noir à l’aube. A partir de ce moment observez strictement le jeûne jusqu’à la nuit. N’ayez aucun commerce avec vos femmes alors que vous êtes en retraite dans les mosquées. Telles sont les lois de Dieu. N’en approchez point (de peur de les franchir). C’est ainsi que Dieu explique Ses Signes aux Hommes, peut-être seront-ils pieux.
Ne mangez point les uns les autres vos richesses d'une manière illicite ; ne les portez pas non plus aux juges dans le but de consumer injustement le bien d’autrui, alors que vous le savez.
Ils t’interrogeront sur les nouvelles lunes. Dis-leur : Ce sont des temps établis pour les hommes et le pèlerinage. La piété ne consiste pas à rentrer dans vos maisons par une ouverture pratiquée derrière, elle consiste à craindre Dieu. Venez donc à vos maisons par les portes d’entrée, et craignez Dieu. Certainement vous serez les bienheureux.
Combattez dans la voie de Dieu ceux qui vous feront la guerre. Mais ne les attaquez pas les premiers, Dieu n’aime point les transgresseurs.
Tuez-les partout où vous les trouverez, et chassez-les d’où ils vous auront chassés. Le polythéisme est pire que le carnage à la guerre. Ne leur livrez point de combat auprès de la Mosquée Sacrée à moins qu’ils ne vous y attaquent. S’ils le font, tuez-les. Telle est la récompense des Infidèles.
S’ils mettent un terme à ce qu’ils font, certes Dieu est absoluteur et miséricordieux.
Combattez-les jusqu’à ce qu’il n’y ait plus de polythéisme, et que tout culte soit celui de Dieu. S’ils mettent un terme à leurs actions, alors plus d’hostilités, si ce n’est contre les Injustes.
Le mois sacré pour le mois sacré, et les lieux sacrés tombent sous le talion. Quiconque agira violemment contre vous, agissez de même à son égard. Craignez Dieu, et apprenez qu’il est avec ceux qui craignent.
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Faites le pèlerinage de la Mekke, et la Umra en l’honneur de Dieu ; si vous en êtes empêchés, envoyez quelque offrande. Ne rasez point vos têtes jusqu’à ce que l’offrande sait parvenue à l’endroit où l’on doit l’immoler. Celui qui serait malade ou que quelque indisposition obligerait à se raser, sera tenu d’y satisfaire par le jeûne, par l’aumône ou par un sacrifice rituel. Lorsque vous êtes en sécurité, celui qui accomplit la Umra jusqu’au pèlerinage fera une offrande ; s’il n’en a pas les moyens, trois jours de jeûne en seront une expiation pendant le pèlerinage même, et sept après le retour ; dix jours en tout. Cette expiation est imposée à celui dont la famille ne se trouvera pas présente à la Mosquée Sacrée. Soyez pieux envers Dieu et sachez qu'il est terrible dans Ses châtiments.
Le pèlerinage se fera dans les mois que vous connaissez. Celui qui l'entreprendra doit s'abstenir des femmes, du libertinage et de toute controverse. Le bien que vous ferez sera connu de Dieu. Prenez un viatique. Le meilleur viatique cependant est la piété. Soyez pieux envers Moi, hommes doués d'intelligence.
Ce n'est point un crime de rechercher de la part de votre Seigneur l'accroissement de vos biens durant le pèlerinage. Lorsque vous retournerez du mont Arafa, invoquez le Seigneur près du Monument Sacré ; invoquez-Le, parce qu’il vous a dirigés, vous qui étiez naguère dans l'égarement.
Faites ensuite des processions dans les lieux où les autres les font. Implorez le pardon de Dieu, car Il est absoluteur et miséricordieux.
Lorsque vous aurez terminé vos rites, invoquez Dieu comme vous invoquez vos pères, et même plus vivement encore. Il est des hommes qui disent : Seigneur, donne-nous notre part de biens dans ce monde. Ceux-ci n'auront point de part dans la Vie Future.
Il en est d’autres qui disent : Seigneur, assigne-nous une belle part dans ce monde et une belle part dans l’autre, et préserve-nous du châtiment du Feu.
Ceux-ci auront la part qu'ils auront méritée. Dieu est prompt dans ses comptes avec les hommes.
Invoquez Dieu pendant un nombre de jours déterminé. Celui qui aura hâté le départ dans les deux jours, n’est point coupable ; celui qui l'aura retardé ne le sera pas non plus, si toutefois il craint Dieu. Craignez donc Dieu, et apprenez que vous serez un jour rassemblés devant Lui.
Tel homme excitera ton admiration par la manière dont il te parlera de la vie de ce monde ; il prendra Dieu à témoin des pensées de son cœur. Il est le plus acharné de tes adversaires.
A peine t'a-t-il quitté, qu’il parcourt le pays, y sème le scandale, cause des dégâts dans les campagnes et parmi les troupeaux. Dieu n'aime point le scandale.
Lorsqu’on lui dit : Crains Dieu, l’orgueil du crime s'empare de lui ; mais la Géhenne lui suffira. Quelle affreuse couche.
Tel autre s’est sacrifié soi-même pour rechercher la satisfaction de Dieu. Dieu est plein de bonté pour Ses serviteurs.
O Croyants ! entrez tous dans la religion de la Paix ; ne marchez pas sur les traces de Satan ; il est votre ennemi déclaré.
Si vous tombez dans le péché après avoir reçu les Preuves, sachez que Dieu est puissant et sage.
Qu’attendent-ils ? Que Dieu vienne à eux dans les ténèbres des nuages, accompagné de Ses Anges ? Alors tout sera consommé. Tout retournera à Dieu.
Demande aux enfants d’Israël combien de signes évidents Nous avons fait éclater à leurs yeux. Celui qui fera changer les faveurs que Dieu lui avait accordées qu’il sache que Dieu est terrible dans Ses châtiments.
La vie de ce monde a été embellie pour ceux qui ne croient pas et se moquent des Croyants. Ceux qui craignent Dieu seront au-dessus d’eux au Jour de la Résurrection. Dieu nourrit ceux qu’il veut sans leur compter Ses bienfaits.
Les hommes formaient autrefois une seule Communauté. Dieu envoya les Prophètes chargés d’annoncer et d’avertir. Il leur donna le Livre avec la Vérité, pour prononcer entre les hommes sur l’objet de leurs disputes. Or, ne se mirent à disputer que ceux qui ont reçu l’Ecriture, après que les Preuves leur furent données, par jalousie réciproque. Dieu dirigea ceux qui ont cru à la Vérité sur l’objet de leurs disputes, avec Sa permission car Il dirige ceux qu’il veut vers une voie droite.
Croyez-vous entrer dans le paradis sans avoir éprouvé les maux qu’ont éprouvés ceux qui vous ont précédés ? L’infortune et les calamités les touchèrent et ils furent terrifiés au point que l’Apôtre et ceux qui croyaient avec lui s’écrièrent : Quand donc arrivera le secours de Dieu ? —Répondez donc : Le secours de Dieu est proche.
Ils t’interrogeront, ô Muhammad, comment faut-il dépenser. Dis-leur : Le bien que vous dépenserez sera pour vos père et mère, les proches, les orphelins, les pauvres, les voyageurs. Le bien que vous ferez sera connu de Dieu.
On vous a prescrit la guerre, alors que vous l’avez en aversion. Il se peut que vous ayez de l’aversion pour ce qui vous est avantageux, et que vous aimiez ce qui vous est nuisible. Dieu le sait ; mais vous, vous ne le savez pas.
Ils t’interrogeront sur le mois sacré ; peut-on faire la guerre en ce mois ? Dis-leur : La guerre en ce mois est un péché grave ; mais se détourner de la voie de Dieu, ne point croire en Lui et à la Mosquée Sacrée, chasser de son enceinte ceux qui l’habitent, est un péché encore plus grave. Le polythéisme est pire que la guerre. Les Infidèles ne cesseront point de vous faire la guerre tant qu’ils ne vous auront pas fait renoncer à votre religion, s’ils le peuvent. Mais ceux d’entre vous qui renonceront à leur religion et mourront en état d’infidélité, ceux-là sont les hommes auxquels leurs œuvres ne profiteront ni dans cette vie ni dans l’autre. Ceux-là sont les Hôtes du Feu, où ils resteront éternellement.
Ceux qui croient, ceux qui ont émigré et combattent dans le Chemin de Dieu peuvent espérer Sa miséricorde, car Il est absoluteur et miséricordieux.
Ils t’interrogeront sur le vin et le jeu. Dis-leur : Dans l’un comme dans l’autre il y a un grand péché et des avantages pour les hommes, mais le péché l’emporte sur les avantages. Ils t’interrogent aussi sur ce qu’ils doivent dépenser en largesses. Réponds-leur : Donnez votre superflu. C’est ainsi que Dieu vous explique Ses Signes, afin que vous méditiez.
Sur ce monde et sur l’autre. Ils t’interrogent sur les orphelins. Dis-leur : il vaut mieux leur faire du bien. Si vous vivez avec eux, regardez-les comme vos frères. Dieu sait distinguer le Semeur de scandale d’avec le juste. Il peut vous affliger s’il le veut car Il est puissant et sage.
N’épousez point les femmes Associatrices tant qu’elles n’auront pas cru. Une esclave croyante vaut mieux qu’une femme libre mais Associatrice, quand même celle-ci vous plairait davantage. Ne donnez point vos filles aux Associateurs tant qu’ils n’auront pas cru. Un esclave croyant vaut mieux qu’un homme libre mais Associateur, quand même il vous plairait davantage. Les Infidèles vous appellent au Feu, et Dieu vous invite au Paradis et au Pardon, par Sa volonté seule. Il explique Ses Signes aux hommes, afin qu’ils les méditent.
Ils t’interrogeront sur la menstruation. Dis-leur : C’est malsain. Séparez-vous de vos épouses pendant ce temps, et n’en approchez que lorsqu’elles seront purifiées. Lorsqu’elles seront purifiées, venez à elles, comme vous l’ordonne Dieu. Il aime ceux qui se repentent, Il aime ceux qui observent la pureté.
Les femmes sont un champ de labour pour vous. Allez à votre champ comme vous voudrez, mais faites auparavant quelque chose en faveur de vos âmes. Craignez Dieu, et sachez qu’un jour vous serez en Sa présence. Annonce aux Croyants d’heureuses nouvelles.
Ne prenez pas Dieu pour objet préféré de vos serments afin de le craindre et d’établir la concorde parmi les hommes. Il sait et entend tout.
Dieu ne vous punira point pour une parole inconsidérée dans vos serments ; Il vous punira pour ce que vos cœurs auront acquis. Il est Absoluteur et longanime.
Ceux qui font vœu de s’abstenir de leurs femmes auront un délai de quatre mois pour réfléchir. Si pendant ce temps-là ils reviennent à elles, Dieu est Absoluteur et Miséricordieux.
Si la répudiation est fermement décidée, elle doit être exécutée, Dieu sait et entend tout.
Les femmes répudiées laisseront écouler le temps de trois menstrues avant de se remarier. Il n’est pas licite pour elles de cacher ce que Dieu a créé dans leur sein, si elles croient en Dieu et au Jour Dernier. Leurs maris sont plus désignés que quiconque pour les reprendre pendant ce délai, s’ils veulent la concorde. Aux épouses incombent des devoirs égaux à leurs droits. Tout cela de la manière reconnue convenable. Les époux se trouvent à un degré au-dessus d’elles. Dieu est puissant et sage.
La répudiation peut se faire deux fois. Ensuite, gardez votre épouse de la manière reconnue convenable ou bien renvoyez-la avec générosité. Il ne vous est pas licite de garder une partie des douaires que vous leur avez donnés, à moins que vous ne craigniez de ne point observer les lois de Dieu. Si vous craignez de ne point les observer, il ne résultera aucun péché pour les deux époux, de tout ce que la femme donnera pour se racheter. Telles sont les lois de Dieu. Ne les franchissez pas ; car celui qui franchit les lois de Dieu est injuste.
Si un mari répudie sa femme trois fois, il ne lui est licite de la reprendre que lorsqu’elle aura épousé un autre mari. Si celui-ci la répudie à son tour, il ne résultera aucun péché pour aucun des deux, s’ils se réconcilient, croyant pouvoir observer les lois de Dieu. Tels sont les lois que Dieu explique à des hommes qui savent réfléchir.
Lorsque vous répudiez une femme et que le moment de la renvoyer est venu, retenez-la selon l’usage reconnu, ou bien donnez-lui sa liberté selon l’usage reconnu. Ne la retenez point par force pour exercer quelque injustice envers elle ; celui qui agirait ainsi, agirait contre lui-même. Ne vous jouez pas des Signes de Dieu, et souvenez-vous de Ses bienfaits, du Livre et de la Sagesse qu’il a fait descendre sur vous et par lesquels Ils vous donnent des admonitions. Craignez Dieu et sachez que Dieu est, de toutes choses, omniscient.
Lorsque vous répudiez vos femmes et qu’elles auront attendu le temps nécessaire, ne les empêchez pas de renouer les liens du mariage avec leurs maris, si les deux époux se réconcilient selon l’usage reconnu juste. Cette admonition regarde ceux d’entre vous qui croient en Dieu et au Jour Dernier. Ce procédé est plus pur et plus méritoire. Dieu sait, et vous ne savez pas.
Les mères répudiées allaiteront leurs enfants pendant deux ans, si le père veut que l’allaitement soit complet. Le père de l’enfant est tenu de pourvoir à la nourriture et aux vêtements de la femme selon l’usage reconnu. Personne ne doit être chargé au-delà de ses possibilités. Aucune mère ne doit être lésée dans ses intérêts à cause de son enfant. Le père non plus. L’héritier du père est tenu aux mêmes devoirs. Si les époux préfèrent sevrer l’enfant (avant le terme) de consentement volontaire et après s’être consultés mutuellement, cela n’implique aucun péché. Si vous préférez mettre vos enfants en nourrice, il n’y aura aucun mal à cela, pourvu que vous payiez ce que vous avez promis selon l’usage reconnu. Craignez Dieu et sachez qu’il voit tout ce que vous faites.
Si ceux qui meurent laissent des femmes, celles-ci doivent attendre quatre mois et dix jours. Ce terme expiré, vous ne serez point responsable de la manière dont elles disposeront d’elles-mêmes selon l’usage reconnu bon. Dieu est instruit de ce que vous faites.
Il n’y aura aucun mal à ce que vous fassiez auprès de ces femmes allusion au mariage, ou que vous en gardiez le secret dans vos cœurs. Dieu sait bien que vous y penseriez ; mais ne leur faites point de promesses en secret, et ne leur tenez qu’un langage reconnu honnête. Ne décidez le mariage que lorsque le temps prescrit sera accompli, et sachez que Dieu connaît ce qui est dans vos cœurs. Prenez donc garde ; sachez qu’il est absoluteur et longanime.
Il n’y a aucun péché de répudier une femme avec laquelle vous n’aurez point cohabité, ou à qui vous n’aurez pas assigné de douaire. Donnez-leur le nécessaire (l’homme aisé selon ses moyens, l’homme pauvre selon les siens) d’une manière reconnue honnête et ainsi qu’il convient aux Bienfaisants.
Si vous répudiez une femme avant la cohabitation, mais après l’assignation du douaire, elle en gardera la moitié, à moins qu’elle ne se désiste ou que celui qui de sa main a lié le nœud du mariage ne se désiste. Se désister est plus proche de la piété. N’oubliez pas la générosité dans vos rapports. Dieu voit ce que vous faites.
Acquittez-vous des prières, et de la prière du milieu ; et levez-vous à la prière pénétrés de dévotion.
Si vous craignez quelque danger, vous pouvez prier debout ou à cheval. Quand vous êtes en toute sécurité, invoquez Dieu, car Il vous a enseigné ce que vous ne saviez pas.
Ceux d’entre vous qui mourront laissant après eux leurs femmes, leur assigneront un legs destiné à leur entretien pendant une année, et sans qu’elles soient obligées de quitter la maison. Si elles la quittent d’elles-mêmes, il ne saurait résulter aucun péché pour vous de la manière dont elles disposeront d’elles-mêmes selon l’usage reconnu bon. Dieu est puissant et sage.
Aux femmes répudiées une pension sera attribuée selon l’usage reconnu bon ; c’est un devoir pour les Pieux.
C’est ainsi que Dieu vous explique Ses signes. Certainement vous raisonnerez.
N’as-tu pas remarqué ceux qui, au nombre de plusieurs milliers, sortirent de leur pays par crainte de la mort ? Dieu leur a dit : Mourez. Puis Il les a rendus à la vie, car Dieu est plein de bonté pour les hommes ; mais la plupart des hommes ne Le remercient point.
Combattez dans le Chemin de Dieu, et sachez que Dieu entend et sait tout.
Qui veut faire un prêt magnifique à Dieu ? Dieu le multipliera à l’infini, car Dieu limite ou étend Ses faveurs à Son gré, et vous retournerez tous à Lui.
N’as-tu pas vu l’assemblée des enfants d’Israël après la mort de Moïse, lorsqu’ils dirent à un de leurs Prophètes : Désigne un roi, et nous combattrons dans le Chemin de Dieu. —Et lorsqu’on vous commandera le combat, leur répondit-il, ne vous y refuserez-vous pas ? —Et pourquoi ne combattrions- nous pas dans le Chemin de Dieu, dirent-ils, nous qui avons été chasses de notre pays et séparés de nos enfants ? Cependant, lorsque le combat leur a été prescrit, ils changèrent d’avis, un petit nombre excepté. Mais Dieu connaît les Injustes.
Le Prophète leur dit : Dieu a choisi Saül comme roi. —Comment, reprirent les Israélites, aurait-il le pouvoir sur nous ? Nous en sommes plus dignes que lui ; il n’a pas même l’avantage des richesses. Le Prophète reprit : Dieu l’a choisi pour vous commander, il lui a accordé plus de science et de force que vous. Dieu donne le pouvoir à qui Il veut. Il est immense et omniscient.
Le Prophète leur dit : En signe de son pouvoir viendra L’Arche d’Alliance. Elle vous apportera sécurité de la part de votre Seigneur, quelques reliques de la famille de Moïse et d’Aaron ; les Anges la porteront. Gela vous servira de signe si vous êtes Croyants.
Lorsque Saül partit avec ses soldats, il leur dit : Dieu va vous mettre à l’épreuve au bord de cette rivière. Celui qui s’y désaltérera ne sera point des miens ; celui qui s’en abstiendra (sauf à en puiser une fois dans le creux de la main) comptera parmi les miens. Excepté un petit nombre, tous les autres burent à leur gré. Lorsque le roi et les Croyants qui le suivaient eurent traversé la rivière, les autres s’écrièrent : Nous n’avons point de force aujourd’hui contre Goliath et ses soldats ; mais ceux qui crurent qu’au Jour Dernier ils verraient la face de Dieu dirent alors : Oh ! combien de fois, avec la permission de Dieu, une armée nombreuse fut vaincue par une petite troupe ! Dieu est avec les Constants.
Sur le point de combattre Goliath et son armée, ils s’écrièrent : Seigneur ! fais répandre sur nous la constance; affermis nos pas, et donne-nous la victoire sur ce peuple infidèle.
Et ils mirent l’ennemi en fuite grâce à Dieu. David tua Goliath ; Dieu lui donna par la suite le Royaume et la Sagesse ; Il lui apprit ce qu’il voulut. Si Dieu ne contenait les nations les unes par les autres, certes la terre serait perdue. Mais Dieu par Sa bonté oblige l’univers.
Tels sont les Signes de Dieu. Nous te les révélons, ô Muhammad, avec la Vérité. Certes, oui tu es du nombre des Envoyés.
Nous élevâmes les Apôtres les uns au-dessus des autres. Il en est ceux à qui Dieu a parlé. Il en est d’autres que Dieu a élevés. Nous avons donné à Jésus, fils de Marie, les Preuves et Nous l’avons fortifié par l’Esprit de la sainteté. Si Dieu avait voulu, ceux qui sont venus après eux et après l’apparition des Preuves, ne se seraient point entre-tués. Mais ils se mirent à disputer ; les uns crurent, d’autres furent incrédules. Si Dieu l’avait voulu, ils ne se seraient point entre-tués ; mais Dieu fait ce qu’il veut.
O croyants ! dépensez des biens que Nous vous avons départis, avant que vienne un jour où il n’y aura plus ni troc ni amitié ni intercession. Les infidèles sont les Injustes.
Dieu, il n’y a point d’autre Dieu que Lui est le Vigilant, le Vivant. Ni l’assoupissement ni le sommeil n’ont prise sur Lui. Tout ce qui est dans les cieux et sur la terre Lui appartient. Qui peut intercéder auprès de Lui sinon avec Sa permission ? Il connaît ce qui est devant les hommes et ce qui est derrière eux ; eux n’embrassent de Sa science que ce qu’il a voulu leur apprendre. Son trône s’étend sur les cieux et sur la terre, et leur garde ne Lui cause aucune peine. Il est le Très-Haut, le Grand.
Point de contrainte en religion. La distinction est faite entre la vraie route et l’égarement. Celui qui ne croira pas au Thagout et croira en Dieu aura saisi l’anse la plus solide et sans brisure. Dieu entend et connaît tout.
Dieu est le Patron de ceux qui croient ; Il les fera passer des ténèbres à la lumière. Quant aux Infidèles, les Thagout sont leurs patrons et les conduiront de la lumière dans les ténèbres ; ceux-là sont les Hôtes du Feu, où ils demeureront éternellement.
N’as-tu rien entendu de celui qui argumenta contre Abraham au sujet de ton Seigneur qui lui donna la royauté ? Abraham avait dit : Mon Seigneur est Celui qui donne la vie et la mort. —C’est moi, répondit l’autre, qui donne la vie et la mort. —Dieu, reprit Abraham, amène le soleil de l’orient ; fais-le venir d’occident. L’infidèle resta confondu. Dieu ne dirige point les peuples injustes.
Ou bien n’as-tu pas entendu parler de ce voyageur qui, passant un jour près d’une ville renversée jusque dans ses fondements, s’écria : Comment Dieu fera-t-il revivre cette ville morte ? Dieu le fit mourir et il resta ainsi pendant cent ans ; puis Il le ressuscita et lui demanda : Combien de ternes es-tu demeuré ici ? —Un jour, ou une fraction d’un jour, répondit le voyageur. —Non, reprit Dieu, tu es resté ici durant cent ans. Regarde ta nourriture et ta boisson ; elles ne sont point encore gâtées ; et puis regarde ton âne (il n’en reste que des os). Nous avons voulu faire de toi un Signe pour les hommes. Vois comment nous redressons les ossements et les couvrons ensuite de chair. Le voyageur s’écria : Je reconnais que Dieu est en toute chose omnipotent.
Souviens-toi lorsque Abraham dit à Dieu : Seigneur, fais-moi voir comment Tu ressuscites les morts. Dieu lui dit : Ne crois-tu point encore ? —Si, reprit Abraham ; mais afin que mon cœur soit parfaitement rassuré. Dieu lui dit alors : Prends quatre oiseaux et coupe-les en morceaux ; disperse leurs membres sur la cime des montagnes, appelle-les ensuite : ils viendront à toi rapidement ; et sache que Dieu est puissant et sage.
Ceux qui dépensent leurs richesses dans le Chemin de Dieu ressemblent à un grain qui produit sept épis et dont chacun donne cent grains. Dieu augmente les biens de celui qu’il veut. Il est immense et omniscient.
Ceux qui dépensent leurs richesses dans le Chemin de Dieu, mais qui par la suite ne divulguent pas le mal, auront une récompense auprès de leur Seigneur ; la crainte ne descendra point sur eux, et ils ne seront point attristés.
Une parole selon l’usage reconnu honnête, vaut mieux qu’une aumône suivie d’un mal. Dieu est riche et longanime.
O Croyants ! ne rendez point vaines vos aumônes par la divulgation et le mal, comme agit celui qui fait des largesses par ostentation, qui ne croit point en Dieu et au Jour Dernier. Il ressemble à une colline rocailleuse couverte de terre ; qu’une averse fonde sur cette colline, elle n’y laissera qu’un rocher. De pareils hommes ne tireront aucun profit de leurs œuvres, car Dieu ne dirige point les Infidèles.
Ceux qui dépensent leur avoir recherchant la satisfaction de Dieu, et pour affermir leurs âmes, ressemblent à un jardin sur une colline ; une pluie abondante l’arrose, et les fruits sont portés au double. Si une pluie n’y tombe pas, ce sera la rosée. Dieu voit ce que vous faites.
Quelqu’un de vous voudrait-il avoir un jardin planté de palmiers et de vignes, arrosé par des courants d’eau, riche en toute espèce de fruits, et qu’au milieu de ces jouissances la vieillesse le surprenne, qu’il ait des enfants encore chétifs, et qu’un tourbillon gros de flammes consume ce jardin ? C’est ainsi que Dieu vous explique Ses Signes ; peut-être les méditerez-vous.
O Croyants ! faites dépense des meilleures choses que vous avez acquises, des fruits que Nous avons fait sortir pour vous de la terre. Ne distribuez pas en largesses la partie la plus vile de vos biens. Telle que vous ne la recevriez pas vous-mêmes, à moins de fermer les yeux. Sachez que Dieu est riche et comblé de louanges.
Le Démon vous menace de la pauvreté et vous commande la turpitude alors que Dieu vous promet Son pardon et Ses bienfaits. Dieu est immense et omniscient.
Il donne la sagesse à qui Il veut ; et quiconque a obtenu la sagesse a obtenu un bien immense : mais il n’y a que les hommes doués d’intelligence qui se corrigent.
Quelle que soit l’aumône que vous ferez, quel que soit le vœu que vous formerez, Dieu les connaîtra. Les Injustes n’auront point d’armes.
Faites-vous l’aumône au grand jour ? elle est la bienvenue ; la faites-vous secrètement et secourez- vous les pauvres ? cela sera mieux pour vous et cela fera effacer vos péchés. Dieu est instruit de ce que vous faites.
Tu n’es point chargé de diriger les infidèles. C’est Dieu qui dirige ceux qu’il veut. Tout ce que vous aurez dépensé en largesses c’est pour vous-mêmes et vous ne dépenserez que dans le désir de contempler la face de Dieu. Quelque dépense que vous fassiez en bonnes œuvres, elle vous sera rendue et vous ne serez point traités injustement.
Il est parmi vous des pauvres qui, occupés uniquement à combattre dans le Chemin de Dieu, n’ont pas les moyens de courir le pays pour recueillir les profits du commerce : l’ignorant les croit riches, car ils sont modestes ; Tu les reconnaîtras à leurs marques ; ils n’importunent point les hommes par leurs demandes. Tout ce que vous aurez donné à ces hommes, Dieu le saura.
Ceux qui feront l’aumône le jour et la nuit, en secret et en public, en recevront la récompense de Dieu. La crainte ne descendra point sur eux, et ils ne seront point attristés.
Ceux qui mangent le produit de l’usure se lèveront au Jour de la Résurrection comme celui que le Démon a souillé de son contact. Et cela parce qu’ils disent : Le commerce est comme l’usure. Dieu a permis le commerce, Il a interdit l’usure. Celui à qui parviendra cet avertissement de son Seigneur, et qui mettra un terme à cette iniquité, gardera les profits acquis ; son sort dépendra alors de Dieu. Ceux qui retourneront à l’usure seront les Hôtes du Feu, où ils demeureront éternellement.
Dieu anéantit le produit de l’usure et multiplie la récompense des aumônes. Dieu hait tout homme incrédule et criminel.
Ceux qui croient et pratiquent les bonnes œuvres, qui observent la Prière et donnent l’Aumône légale, recevront une récompense de leur Seigneur ; la crainte ne descendra point sur eux, et ils ne seront point attristés.
O vous qui croyez ! craignez Dieu et abandonnez ce qui vous reste encore de l’usure, si vous êtes croyants.
Si vous ne le faites pas, attendez-vous à une guerre sans merci de la part de Dieu et de Son Envoyé. Si vous vous repentez, votre capital vous restera. Vous ne lèserez personne, et personne ne vous lésera.
Si votre débiteur éprouve de la gêne, attendez qu’il soit plus aisé. Si vous lui remettez sa dette, ce sera plus méritoire pour vous, si vous le savez.
Craignez le jour où vous retournerez à Dieu, où toute âme sera rétribuée selon ses œuvres ; nul n’y sera lésé.
O vous qui croyez ! lorsque vous contractez une dette solvable à terme fixé, mettez-le par écrit. Qu’un secrétaire la mette fidèlement par écrit. Que le secrétaire ne refuse point d’écrire selon la science que Dieu lui a enseignée ; qu’il écrive, et que le débiteur dicte ; qu’il craigne son Seigneur, et ne fasse aucun oubli. Si le débiteur ne jouit pas de ses facultés, s’il est faible, ou s’il n’est pas en état de dicter lui-même, que son représentant dicte fidèlement pour lui. Appelez deux témoins choisis parmi vous ; si vous ne trouvez pas deux hommes, appelez-en un seul et deux femmes parmi les témoins agréés par vous, afin que, si l’une oublie, l’autre puisse rappeler le fait. Les témoins ne doivent pas refuser de faire leurs dépositions toutes les fois qu’ils en seront requis. Ne dédaignez point de mettre par écrit une dette, qu’elle soit petite ou grande, en indiquant le terme du payement. Ce procédé est plus juste devant Dieu, mieux accommodé au témoignage, et plus propre à ôter toute espèce de doute, à moins que ce ne soit un paiement comptant ; alors il ne saurait y avoir de péché si vous ne mettez pas la transaction par écrit. Appelez des témoins dans vos transactions, et ne faites violence ni au secrétaire ni au témoin ; si vous le faites, ce sera perversité de votre part. Craignez Dieu : c’est Lui qui vous instruit, et Il est instruit de toutes choses.
Si vous êtes en voyage, et que vous ne trouviez pas de secrétaire, déposez un cautionnement. Mais si l’un confie à l’autre un objet ; que celui à qui le gage est confié le restitue intact, qu’il craigne Dieu son Seigneur. Ne refusez point de rendre témoignage ; quiconque le refuse a le cœur corrompu. Mais Dieu, de vos actions, est instruit.
Tout ce qui est dans les cieux et sur la terre appartient à Dieu ; que vous produisiez vos actions au grand jour ou que vous les cachiez, Il vous en demandera compte ; Il pardonnera à qui Il voudra, et punira qui Il voudra. Dieu sur toute chose est tout-puissant.
L’Apôtre a cru en ce que son Seigneur lui a envoyé. Les fidèles chacun d’eux a cru en Dieu, à ses Anges, à ses livres et à Ses Envoyés. Ils disent : Nous ne faisons point de différence entre les Envoyés de Dieu. Nous avons entendu et nous obéissons. Pardon, ô Seigneur ! nous reviendrons tous à Toi.
Dieu n’imposera à aucune âme un fardeau au-dessus de ses forces. Ce qu’elle aura fait sera allégé pour elle ou contre elle. Seigneur, ne nous punis pas des fautes commises par oubli ou par erreur. Seigneur, ne nous impose pas un fardeau semblable à celui que Tu avais imposé à ceux qui ont vécu avant nous. Seigneur, ne nous charge pas de ce que nous ne pouvons supporter. Efface nos péchés, pardonne-nous, fais-nous miséricorde ; tu es notre Seigneur. Donne-nous la victoire sur les infidèles.
A.L.M.
Dieu (il n’y a point d’autre Dieu que lui) est le Vivant, le Vigilant,
Il a fait descendre sur toi en toute vérité le Livre qui confirme les Ecritures qui l’ont précédé ; Il a fait descendre le Pentateuque et l’Evangile
pour servir de direction aux hommes. Il a fait descendre la Séparation. Ceux qui ne croiront point aux signes de Dieu éprouveront un châtiment terrible. Dieu est puissant, et Il sait tirer vengeance.
Rien de ce qui est dans les cieux et sur la terre ne Lui est caché,
C’est Lui qui vous forme, comme il Lui plaît, dans le sein de vos mères. Il n’y a point d’autre dieu que Lui. Il est le Puissant, le Sage.
C’est Lui qui a fait descendre sur toi le Livre. Il s’y trouve des versets évidents, qui sont comme la mère du Livre, et d’autres qui donnent lieu à des confusions. Ceux dont le cœur dévie de la vraie route suivent ce qui donne lieu à des confusions, par désir du schisme et par désir de l’interprétation ; mais il n’y a que Dieu qui en connaisse l’interprétation. Les hommes d’une science solide diront : Nous croyons en ce Livre, tout ce qu’il renferme vient de notre Seigneur. Oui, il n’y a que les hommes doués d’intelligence qui se corrigent.
Seigneur ! ne fais pas dévier nos cœurs, maintenant que Tu nous a dirigés. Accorde-nous Ta miséricorde, car Tu es le Dispensateur Suprême.
Seigneur ! Tu rassembleras le genre humain en un jour au sujet duquel il n’y a point de doute. Certes, Dieu ne manque point à Sa promesse.
Pour les infidèles, leurs richesses ni leurs enfants ne leur serviront de rien auprès de Dieu. Ce sont eux qui seront l’aliment du Feu.
Tel a été le sort du peuple de Pharaon et de ceux, qui l’ont précédé. Ils ont traité Nos signes de mensonges. Dieu les a saisis pour leurs péchés. Il est terrible dans Ses châtiments.
Dis aux incrédules : Bientôt vous serez vaincus et rassemblés dans l’Enfer. Quel affreux séjour !
Dans ces deux troupes qui en vinrent aux mains, l’une combattant dans la voie de Dieu, l’autre infidèle, il y avait un signe pour vous. Les infidèles voyaient de leurs yeux deux fois plus de Musulmans qu’il n’y en avait ; Dieu assiste de Son secours celui qu’il veut. Certes, il y a en cela un avertissement pour les hommes clairvoyants.
L’amour des plaisirs, tels que les femmes, les enfants, les trésors entassés d’or et d’argent, les chevaux superbes, les troupeaux, les champs de labour, tout cela paraît beau aux hommes, mais ce ne sont que les jouissances temporaires de ce monde ; la retraite délicieuse est auprès de Dieu.
Dis : Puis-je vous annoncer quelque chose de mieux ? Chez leur Seigneur, ceux qui sont pieux, trouveront des jardins arrosés par des fleuves, ou ils demeureront éternellement ; des épouses purifiées, et la satisfaction de Dieu. Dieu regarde ses serviteurs
Ceux qui disent : Seigneur, nous avons cru ; pardonne-nous nos péchés et préserve-nous du tourment du feu,
et ceux qui ont été constants, véridiques, pieux, charitables, et implorent le pardon de Dieu à chaque lever de l’aurore.
Dieu a rendu ce témoignage : qu’il n’y a point d’autre Dieu que Lui ; les anges et les hommes doués de science et de droiture attestent qu’il n’y a point d’autre Dieu que Lui qui assure la justice, le Puissant, le Sage.
La religion aux yeux de Dieu est l’Islam. Ceux qui suivent les Ecritures ne se sont divisés entre eux que lorsqu’ils ont reçu la Science, et par jalousie entre eux. Celui qui refusera de croire aux signes de Dieu éprouvera combien Il est prompt à demander compte.
S’ils avancent des arguments contre toi, dis leur : Je me suis abandonné entièrement à Dieu, ainsi que ceux qui me suivent. Dis à ceux qui ont reçu les Ecritures et aux Gentils avez-vous embrassé l'islamisme ? S’ils le font, ils seront sur la droite voie ; s’ils tergiversent, tu n’es chargé que de la transmission. Dieu voit Ses serviteurs.
Ceux qui ne croient pas aux Signes de Dieu, qui, sans raison, assassinent leurs Prophètes, et ceux d’entre eux qui leur prêchent la justice, annonce-leur un châtiment douloureux.
Ils ont rendu vaines leurs œuvres dans ce monde et dans l’autre. Ils n’auront point de défenseurs.
N’as-tu pas vu ceux qui ont reçu une part des Ecritures recourir au Livre de Dieu, pour qu’il prononce dans leurs différends, et puis une partie d’entre eux tergiverse et se détourne du Livre ?
C’est qu’ils se sont dit : Le Feu ne nous atteindra que pendant un petit nombre de jours. Leurs mensonges les rendent aveugles sur leurs croyances.
Que sera-ce lorsque nous les rassemblerons en un jour au sujet duquel il n’y a point de doute, le jour où toute âme recevra le prix de ses œuvres et où ils ne seront pas lésés ?
Dis : Seigneur, le pouvoir est entre Tes mains ; Tu le donnes à qui Tu veux, et Tu l’ôtes à qui il Te plaît ; Tu élèves qui Tu veux, et Tu abaisses qui Tu veux. Le bien est entre Tes mains, car Tu es, sur toute chose, omnipotent.
Tu fais emboîter la nuit au jour et le jour à la nuit, Tu fais sortir la vie de la mort et la mort de la vie. Tu accordes la nourriture à qui Tu veux sans compte ni mesure.
Que les croyants ne prennent point pour alliés des infidèles plutôt que des croyants. Ceux qui le feraient n’ont plus aucun lien avec Dieu, à moins que vous n’ayez à craindre quelque chose de leur côté. Dieu vous met en garde de Lui-même. C’est auprès de Lui que vous retournerez.
Dis-leur : Soit que vous cachiez ce qui est dans vos cœurs, soit que vous le produisiez au grand jour, Dieu le sait. Il connaît ce qui est dans les cieux et sur la terre. Il est tout-puissant.
Le jour où toute âme retrouvera le bien qu’elle a fait devant elle et le mal qu’elle a commis, elle désirera en être séparée par un espace immense. Dieu vous met en garde de Lui-même, Dieu regarde Ses serviteurs d’un œil bienveillant.
Dis-leur : Si vous aimez Dieu, suivez-moi ; Dieu vous aimera, Il vous pardonnera vos péchés, Il est absoluteur et miséricordieux.
Obéissez à Dieu et à Son Prophète ; mais, si vous tergiversez, sachez que Dieu n’aime point les Infidèles.
Dieu a choisi de préférence à tous les humains Adam et Noé, la famille d’Abraham et celle de Imrân.
Ces familles sont sorties les unes des autres. Dieu sait et entend tout.
Rappelle-toi lorsque l’épouse de Imrân adressa cette prière à Dieu : Seigneur, je T’ai consacré le fruit de mon sein, il T’appartiendra entièrement ; agrée-le, car Tu entends et connais tout.
Lorsqu'elle eut enfanté, elle dit : Seigneur, j’ai mis au monde une fille (Dieu savait bien ce qu’elle avait mis au monde) le garçon n’est pas comme la fille et je l’ai nommée Marie ; je la mets sous Ta protection, elle et sa postérité, afin que Tu les préserves des ruses du Démon le lapidé.
Le Seigneur accueillit favorablement la petite fille ; Il la fit grandir d’une belle manière. Zacharie eut soin de l’enfant ; or toutes les fois qu’il allait visiter Marie dans le sanctuaire, il voyait de la nourriture auprès d’elle. D’où te vient, lui demanda-t-il, cette nourriture ? —Elle me vient de Dieu, répondit-elle, car Dieu nourrit abondamment ceux qu’il veut, sans compter.
Zacharie se mit alors à prier Dieu. Seigneur, s’écria-t-il, accorde-moi une postérité bénie ; Tu exauces les prières.
Les Anges l’appelèrent pendant qu’il priait dans le sanctuaire. Dieu t’annonce la naissance de Jean, qui confirmera la vérité du Verbe de Dieu ; ce sera un chef, un homme chaste, et un prophète vertueux.
Seigneur, d’où me viendrait cet enfant ? demanda Zacharie ; la vieillesse m’a atteint, et ma femme est stérile. L’Ange lui répondit : C’est ainsi que Dieu fait ce qu’il veut.
Zacharie dit : Seigneur, donne-moi un signe. —Voici le signe, répondit l’Ange : pendant trois jours tu ne parleras aux hommes que par des gestes. Invoque beaucoup Dieu, et célèbre Ses louanges le matin et le soir.
Rappelle-toi quand les anges dirent : ô Marie, Dieu t’a choisie et t’a purifiée. Il t’a élue parmi toutes les femmes de l’univers.
O Marie ! sois pieuse envers ton Seigneur, prosterne-toi et fléchis le genou devant Lui avec ceux qui fléchissent le genou.
Cela fait partie des récits de l’invisible que Nous te révélons. Tu n’étais pas parmi eux lorsqu’ils jetaient leur calame à qui aurait soin de Marie ; tu n’étais pas parmi eux quand ils se disputaient Marie.
Rappelle-toi quand les Anges dirent : ô Marie, Dieu t’annonce un Verbe émanant de Lui. Il se nommera le Messie, Jésus fils de Marie, illustre dans ce monde et dans l’autre, et un des familiers de Dieu ;
il parlera aux Hommes, enfant au berceau et homme fait, et il sera du nombre des Vertueux.
Seigneur, répondit Marie, comment aurais-je un fils ? aucun homme ne m’a approchée. —C’est ainsi, reprit l’Ange, que Dieu crée ce qu’il veut. Il dit : Sois, et la chose est.
Il lui enseignera le Livre et la Sagesse, la Thora et l’Evangile.
Jésus sera son Envoyé auprès des enfants d’Israël. Il leur dira : Je viens vers vous, accompagné d’un signe de votre Seigneur, je formerai d’argile la silhouette d’un oiseau, je soufflerai dessus, et avec la permission de Dieu l’oiseau sera vivant ; je guérirai l’aveugle de naissance et le lépreux ; je ressusciterai les morts avec la permission de Dieu ; je vous dirai ce que vous aurez mangé et ce que vous aurez amassé dans vos maisons. Tous ces faits seront autant de signes pour vous, si vous êtes croyants.
Je viens pour confirmer la Thora, que vous avez reçu avant moi ; je vous permettrai l’usage de certaines choses qui vous étaient illicites. Je viens avec un signe de la part de votre Seigneur. Craignez-Le et obéissez-moi.
Il est mon Seigneur et le vôtre. Adorez-Le : c’est le sentier droit.
Lorsque Jésus s’aperçut de l’infidélité des Juifs, il s’écria : Qui m’assistera dans le sentier de Dieu ? —C’est nous, répondirent les Apôtres, qui seront tes aides dans le sentier de Dieu. Nous croyons en Dieu, et tu témoigneras que nous nous soumettons à sa volonté.
Seigneur, nous croyons à ce que Tu nous envoies, et nous suivons l’Apôtre. Inscris-nous au nombre de ceux qui rendent témoignage.
Les Juifs imaginèrent des artifices contre Jésus. Dieu en imagina contre eux ; et certes Dieu est le plus habile.
Rappelle-toi quand Dieu dit : O Jésus, j’ai l’intention de te faire mourir, de t’élever à Moi, de te purifier des Incrédules et de ceux qui te suivront au-dessus de ceux qui ne croient pas, jusqu’au Jour de la Résurrection. Vous retournerez tous à Moi, et Je jugerai vos différends.
Je punirai les Infidèles d’un châtiment cruel dans ce monde et dans l’autre. Ils ne trouveront point de protecteur.
Ceux qui croient et pratiquent les bonnes œuvres, Dieu leur donnera leur récompense, car Il n’aime pas les Injustes.
Voilà les Signes et la sage Invocation que Nous te récitons.
Jésus est aux yeux de Dieu à l’image d’Adam. Dieu le forma de poussière, puis Il dit : Sois, et il fut.
C’est la Vérité qui vient de ton Seigneur. Ne sois donc pas parmi les sceptiques.
A ceux qui disputeront avec toi à ce sujet, depuis que tu en as reçu la connaissance parfaite, réponds : Venez, appelons nos enfants et les vôtres, nos femmes et les vôtres, venons nous-mêmes et vous-mêmes, et puis adjurons le Seigneur chacun de son côté, et que la malédiction de Dieu soit sur les menteurs.
Ce que je vous prêche est la vérité même. Il n’y a point d’autres divinités que Dieu ; il est le Puissant, le Sage.
S’ils tergiversent, certes Dieu connaît les Semeurs de scandale.
Dis : O gens des Ecritures ! venez à un terme d’entente entre vous et nous : nous n’adorerons que Dieu, nous ne Lui associerons personne et nous ne prendrons pas les uns les autres pour des seigneurs à côté de Dieu. S’ils s’y refusent, dites-leur : Vous êtes témoins vous-mêmes que nous sommes musulmans.
O vous qui avez reçu les Ecritures ! pourquoi vous disputez-vous au sujet d’Abraham ? La Thora et l’Evangile n’ont été descendus qu’après lui. Ne comprendrez-vous donc jamais ?
Vous voilà donc argumentant au sujet de choses dont vous êtes instruits, mais pourquoi cherchez-vous à argumenter au sujet de celles dont vous n’avez aucune connaissance ? Dieu ; sait ; mais vous, vous ne savez pas.
Abraham n’était ni juif ni chrétien ; il était hanîf et soumis à Dieu, et il n’associait point d’autres êtres à Dieu.
Ceux qui tiennent le plus de la croyance d’Abraham sont ceux qui le suivent. Tel est le Prophète et les Croyants. Dieu est le protecteur des Croyants.
Une partie de ceux qui ont reçu les Ecritures désireraient vous égarer ; mais ils n’égarent qu’eux-mêmes, et ils ne le sentent pas.
O vous qui avez reçu les Ecritures ! pourquoi ne croyez-vous pas aux Signes de Dieu quand vous en avez été témoins ?
O vous qui avez reçu les Ecritures ! pourquoi revêtez-vous la Vérité de la robe du Mensonge ? pourquoi la cachez-vous, vous qui la connaissez ?
Une partie de ceux qui ont reçu les Ecritures ont dit : Croyez au Livre envoyé aux Croyants le matin, et rejetez leur croyance le soir ; de cette manière ils abandonneront leur religion.
N’ajoutez foi qu’à ceux qui suivent votre religion. Dis¬leur : La vraie Direction est celle qui vient de Dieu ; elle consiste en ce que les autres participent à la révélation qui vous a d’abord été donnée. Disputeront-ils avec vous devant le Seigneur ? Dis-leur : Les faveurs sont dans les mains de Dieu ; Il les accorde à qui Il veut. Il est immense et omniscient.
Il accorde particulièrement Sa miséricorde à qui Il voudra. Il est le Dispensateur des grâces immenses.
Parmi ceux qui ont reçu les Ecritures il en est à qui tu peux confier la valeur d’un qintar et qui te le rendront intact ; il en est d’autres qui ne te restitueront pas le dépôt d’un dinar, si tu ne les y contrains. Ils agissent ainsi parce qu’ils disent : Nous ne sommes tenus à rien envers les Gentils. Ils prêtent un mensonge à Dieu alors qu’ils savent.
Celui qui remplit ses engagements et qui a une conduite de piété envers Dieu saura que Dieu aime les Pieux.
Ceux qui troquent le pacte de Dieu et leurs serments contre vil prix, n’auront aucune part dans la Vie Future, Dieu ne leur adressera pas une seule parole. Il ne jettera pas un seul regard sur eux au Jour de la Résurrection, Il ne les absoudra pas ; un châtiment douloureux leur est destiné.
Certes, quelques-uns d’entre eux torturent les paroles des Ecritures avec leurs langues pour faire croire que cela fait partie des Ecritures. Non, cela ne fait point partie des Ecritures. Ils disent : Cela vient de Dieu. Non, cela ne vient point de Dieu. Ils prêtent des mensonges à Dieu alors qu’ils savent.
Il n’appartient pas à un mortel à qui Dieu a donné le Livre, la Sagesse et la Prophétie, de dire aux hommes : Soyez mes adorateurs au lieu d’être ceux de Dieu. Mais il pourra dire : Soyez des docteurs en religion, puisque vous connaissez le Livre et que vous l’étudiez,
Dieu ne vous commande pas d’adorer les Anges ni les Prophètes. Vous ordonnerait-il de vous faire incrédules après que vous êtes devenus musulmans ?
Rappelle-toi lorsque Dieu reçut le pacte des Prophètes et qu’il leur a dit : Voici le Livre et la Sagesse que Je vous donne. Croyez en lui et aidez-le de tout votre pouvoir. Y consentez-vous et acceptez-vous le pacte à cette condition ? Ils répondirent : Nous y consentons. —Soyez donc témoins, reprit le Seigneur, Moi aussi Je serai témoin.
Quiconque, après cet engagement, chercherait à s’y soustraire, sera du nombre des Pervers.
Eh quoi ! désirent-ils une autre religion que celle de Dieu, pendant que tout ce qui est dans les cieux et sur la terre se soumet à Ses ordres de gré ou de force, et que tout doit un jour retourner à Lui ?
Dis : Nous croyons en Dieu, à ce qu’il nous a envoyé, à ce qu’il a révélé à Abraham, Ismaël, Jacob, Isaac, et aux douze tribus ; nous croyons aux livres saints que Moïse, Jésus et les Prophètes ont reçus de leur Seigneur ; nous ne mettons aucune différence entre eux. Nous sommes soumis à Dieu.
Quiconque désire une autre religion que l’Islam, sa religion ne sera point agréée, et il sera dans l’autre monde du nombre des Perdants.
Comment Dieu dirigerait-il ceux qui, après avoir cru et rendu témoignage à la vérité de l’Apôtre, après avoir reçu les Preuves, retournent à l’infidélité ? Dieu ne dirige point les Injustes.
Leur récompense sera la malédiction de Dieu, des Anges et de tous les hommes ensemble.
Ils en seront éternellement couverts. Leur supplice ne s’adoucira point, il ne leur sera pas accordé de délai.
Il n’en sera pas de même de ceux qui reviendront au Seigneur par leur repentir et qui pratiqueront la vertu, car Dieu est absoluteur et miséricordieux.
Ceux qui redeviennent infidèles après avoir cru, et qui ne font ensuite qu’accroître leur infidélité, le repentir de ceux-là ne sera point accueilli. Ceux-là sont les Egarés.
Pour ceux qui étaient infidèles et moururent infidèles, autant d’or que la terre en peut contenir ne saurait les racheter. Ils auront un châtiment cruel et n’auront point de défenseur,
Vous n’atteindrez à la vertu parfaite que lorsque vous aurez fait l’aumône de ce que vous chérissez le plus. Et tout ce que vous aurez donné, Dieu le saura.
Toute nourriture était licite pour les enfants d’Israël, excepté celle qu’Israël s’était interdite lui-même, avant que la Thora fût venue. Dis-leur : Apportez la Thora, et lisez si vous êtes sincères.
Quiconque forge après cela des mensonges sur le compte de Dieu est du nombre des Injustes.
Dis-leur : Dieu ne dit que la vérité. Suivez donc la religion d’Abraham, qui était hânif et n’associait point d’autres êtres à Dieu.
Le premier temple qui ait été fondé parmi les hommes, est celui de Bakka, temple béni et Direction pour l’Univers.
Vous y verrez des signes évidents. Là est la station d’Abraham. Quiconque entre dans son enceinte est à l’abri de tout danger. En faire le pèlerinage, est un devoir envers Dieu pour quiconque est en état de le faire. Quant aux Infidèles, qu’importe ! Dieu peut se passer de l’univers entier.
Dis : ô vous qui avez reçu les Ecritures ! pourquoi refusez-vous de croire aux Signes de Dieu, alors que Dieu est témoin de vos actions ?
Dis-leur : O vous qui avez reçu les Ecritures ! pourquoi repoussez-vous du Chemin de Dieu ceux qui ont cru ! Vous voudriez le rendre tortueux, et cependant vous le connaissez. Mais Dieu n’est point insoucieux de ce que vous faites.
O croyants ! si vous écoutez quelques-uns d’entre ceux qui ont reçu les Ecritures, ils vous feront devenir infidèles après que vous avez eu la foi.
Mais comment pourriez-vous rester incrédules lorsqu’on vous récite les Signes de Dieu et que Son Envoyé est au milieu de vous ? Celui qui s’attache fortement à Dieu sera dirigé dans la Voie Droite.
O Croyants ! soyez pieux envers Dieu comme Il le mérite et ne mourrez pas sans vous être faits musulmans.
Attachez-vous tous fortement à Dieu et ne vous en séparez jamais ; et souvenez-vous de Ses bienfaits lorsque, ennemis que vous étiez, Il a réuni vos cœurs, et que par les effets de Sa grâce vous êtes devenus des frères. Vous étiez au bord de l’abîme du feu, et Il vous en a retirés. C’est ainsi qu’il vous fait voir Ses Signes, afin que vous vous dirigiez.
Afin que vous deveniez un peuple invitant les autres au Bien, ordonnant ce qui est louable et interdisant ce qui est blâmable. Les hommes qui agiront ainsi seront bienheureux.
Ne soyez point comme ceux qui, après avoir été témoins des Preuves, se sont divisés et ont forme des schismes ; ceux-là éprouveront un châtiment cruel,
au jour où il y aura des visages clairs et des visages sombres. Dieu dira à ceux dont les visages seront sombres : N’est-ce pas vous qui, après avoir cru, devîntes infidèles ? Allez goûter le châtiment pour prix de votre incrédulité.
Ceux dont les visages seront clairs éprouveront la miséricorde de Dieu et en jouiront éternellement.
Voilà les Signes de Dieu que Nous te récitons en toute vérité, car Dieu ne veut pas être injuste à l’égard de l’Univers.
A Lui appartient tout ce qui est dans les cieux et sur la terre, et tout retournera à Lui.
Vous êtes le peuple le plus excellent qui ait jamais surgi parmi les Hommes ; vous ordonnez ce qui est louable et interdisez ce qui est blâmable, et vous croyez en Dieu. Si les hommes qui ont reçu les Ecritures voulaient croire, cela ne tournerait qu’à leur avantage ; mais quelques-uns d’entre eux croient, tandis que la plupart sont pervers.
Ils ne sauraient vous causer que des dommages insignifiants. S’ils vous font la guerre, ils vous tourneront bientôt le dos et ne seront point secourus.
Partout où ils s’arrêteront, l’opprobre s’étendra comme une tente sur leurs têtes, s’ils ne cherchent une alliance avec Dieu ou avec les hommes. Ils s’attireront la colère de Dieu, et la misère s’étendra encore comme une tente au-dessus de leurs têtes. Ce sera le prix de ce qu’ils ont refusé de croire aux Signes de Dieu, et assassinés injustement les Prophètes ; ce sera le prix de leur rébellion et de leurs iniquités.
Tous ceux qui ont reçu les Ecritures ne se ressemblent pas. Il en est qui sont droits ; ils passent des nuits entières à évoquer les Signes de Dieu et à se prosterner.
Ils croient en Dieu et au Jour Dernier ; ils ordonnent le louable et interdisent le blâmable ; ils courent vers les bonnes œuvres à l’envi les uns des autres ; ils sont Vertueux.
Quelque bien que vous fassiez, vous ne serez point frustrés de sa récompense. Dieu connaît les Pieux.
Quant aux Infidèles, leurs richesses et leurs enfants ne leur seront d’aucune utilité auprès de Dieu ; ils seront les Hôtes du Feu et y demeureront éternellement.
Les dépenses qu’ils font dans ce monde sont comme un vent glacial qui souffle sur les champs d’hommes injustes envers eux-mêmes et qui les détruit. Ce n’est point Dieu qui les traite iniquement, ils ont été iniques envers eux-mêmes.
O Croyants ! ne formez pas de liaisons intimes en dehors de vous ; les Infidèles ne manqueraient pas de vous corrompre : ils aimeraient que vous soyez dans la peine. Leur haine perce dans leurs paroles ; mais ce que leurs cœurs recèlent est pire encore. Nous vous avons expliqué les Signes, si toutefois vous savez raisonner.
Vous voilà en train de les aimer, et ils ne vous aiment point. Vous croyez au Livre entier ; lorsqu’ils vous rencontrent, ils disent : Nous avons cru ; mais à peine vous ont-ils quittés, qu’enflammés de colère, ils se mordent les doigts de rage contre vous. Dis-leur : Mourrez dans votre rage ; Dieu connaît le fond des cœurs.
Le bien qui vous arrive les afflige. Qu’il vous arrive un malheur, ils sont remplis de joie ; mais si vous avez de la constance et de la piété, leurs artifices ne pourront vous nuire, car Dieu embrasse de Sa science toutes leurs actions.
Rappelle-toi le jour où tu es parti le matin pour préparer aux fidèles des postes de combat, et Dieu écoutait et savait tout.
Rappelle-toi le jour où deux cohortes de votre armée allaient prendre la fuite alors que Dieu était leur protecteur. Que les croyants mettent donc leur confiance en Dieu.
Dieu vous a secourus à la journée de Badr, où vous étiez si faibles. Craignez donc Dieu, et rendez-lui des actions de grâces.
En ce temps-là, toi, ô Muhammad tu disais aux Fidèles : Ne vous suffit-il pas que Dieu vous secoure de trois mille Anges descendus du ciel.
Oui. Si vous avez de la constance et si vous êtes pieux et que les ennemis viennent de nouveau fondre sur vous, votre Seigneur vous assistera de mille Anges tout équipés.
Dieu vous l’apprend comme une heureuse nouvelle, afin que vos cœurs se rassurent ; or la victoire ne vient que du Dieu puissant et sage.
Dieu vous apprend qu’il taillera en pièces les infidèles, qu’ils les culbutera, qu’ils seront renversés, défaits, sans ressource.
Tu n'as rien à voir dans cette affaire : soit que Dieu leur pardonne ou qu'il les châtie ; ce sont des Injustes.
A Dieu appartient tout ce qui est dans les cieux et sur la terre : Il pardonne à qui Il veut et châtie celui qu'il veut. Il est absoluteur et miséricordieux.
O Croyants ! ne vous livrez pas à l’usure en portant votre capital au double, et toujours au double. Craignez le Seigneur, et vous serez bienheureux.
Craignez le feu préparé aux Infidèles ;
obéissez à Dieu et à l'Envoyé, afin d'obtenir la miséricorde de Dieu.
Précipitez-vous vers un pardon émanant de votre Seigneur et vers un paradis, vaste comme les cieux et la terre, destiné aux hommes pieux,
A ceux qui font l’aumône dans l’aisance comme dans la gêne, à ceux qui savent maîtriser leur colère, et qui pardonnent aux hommes qui les offensent. Certes Dieu aime les Bienfaisants.
A ceux qui, après avoir commis une action malhonnête ou qui se sont conduits avec iniquité envers eux-mêmes, invoquent aussitôt Dieu, lui demandent pardon de leurs péchés (car quel autre que Dieu a le droit de pardonner ?) et ne persévèrent point dans les péchés, alors qu’ils savent.
Ceux-là auront pour récompense un pardon de leur Seigneur, et des jardins arrosés par des courants d’eau. Ils y resteront éternellement. Quelle est belle la récompense de ceux qui agissent !
Avant vous, il y eut des châtiments infligés aux Impies. Parcourez la terre, et voyez quelle a été la fin de ceux qui criaient au mensonge.
Ceci est une déclaration adressée aux Hommes, une Direction et un avertissement pour ceux qui craignent.
Ne perdez point courage, ne vous attristez point, vous serez supérieurs si vous êtes croyants.
Si des blessures vous atteignent, des blessures semblables ont atteint les autres. Nous alternons les revers et les succès parmi les hommes, afin que Dieu connaisse les Croyants, qu'il choisisse parmi vous ses témoins. Il n’aime pas les injustes
Afin d'éprouver les Croyants et de détruire les Infidèles.
Croyez-vous entrer au Paradis avant que Dieu ne reconnaisse ceux d’entre vous qui ont combattu et ceux qui ont été constants ?
Vous souhaitez la mort avant de la rencontrer : vous l’avez vue et vous attendez.
Muhammad n’est qu’un Apôtre. D’autres Apôtres avant lui ont disparu. S’il meurt ou s’il est tué, retournerez-vous sur vos pas ? Celui qui retourne sur ses pas ne saurait nuire à Dieu, et Dieu récompense ceux qui sont reconnaissants.
Il n’appartient à personne de mourir sinon avec la permission de Dieu. C’est écrit et fixé. Celui qui désire la récompense de ce monde, Nous la lui accorderons ; Nous accorderons aussi celle de la Vie Future à celui qui la désirera, et nous récompenserons ceux qui sont reconnaissants.
Plus d’un prophète a eu à combattre, suivi d’innombrables disciples. Ils ne se sont point laissé abattre par les revers essuyés dans la voie de Dieu ; ils n’ont point faibli, ils n’ont point cédé. Certes Dieu aime les Constants.
Ils se bornaient à dire : Seigneur, pardonne-nous nos fautes, les écarts dont nous nous sommes rendus coupables dans notre conduite ; raffermis nos pas, et prête-nous Ton assistance contre les Infidèles.
Dieu leur accorda la récompense de ce monde et une belle récompense dans l’autre. Dieu aime les Bienfaisants.
O Croyants ! si vous obéissez aux Infidèles, ils vous feront revenir à vos erreurs, et vous retomberez dans la perdition.
Mais Dieu est votre Patron et votre meilleur Défenseur.
Nous jetterons l’épouvante dans le cœur des Infidèles parce qu’ils ont associé à Dieu des divinités, sans que Dieu leur ait donné aucun pouvoir à ce sujet ; le Feu sera leur demeure. Qu’il est affreux le séjour des Injustes.
Dieu a déjà accompli Ses promesses, lorsque, avec Sa permission, vous avez contenu vos ennemis ; mais votre courage a fléchi, et vous vous êtes disputés sur les ordres du prophète ; vous les avez violés, après qu’il vous eut fait voir ce qui était l’objet de vos vœux. Une partie d’entre vous désirait les biens de ce monde, les autres désiraient la Vie Future. Dieu vous a fait prendre la fuite devant vos ennemis pour vous éprouver ; mais Il vous a pardonné ensuite, parce qu’il est plein de bonté pour les fidèles.
Tandis que vous preniez la fuite et que vous ne vous retourniez vers personne, le Prophète sur vos arrières vous rappelait au combat. Dieu vous avait accablés de soucis successifs, afin que vous ne ressentiez plus de chagrin à cause de ce qui vous échappa et du malheur qui vous atteignit. Dieu est instruit de toutes vos actions.
Après ce revers, Dieu fit descendre la sécurité et le sommeil sur une partie d’entre vous. Les passions ont suggéré aux autres de vaines pensées à l’égard de Dieu, des pensées d’avant l’Islam. Y pouvions-nous quelque chose ? disaient-ils. Réponds-leur : C’est Dieu qui peut tout. Ils cachaient au fond de leurs âmes ce qu’ils ne te manifestaient pas. Ils disaient : Si nous pouvions quelque chose, certes nous n’aurions pas été défaits ici, Dis-leur : Quand vous seriez restés dans vos maisons, ceux dont le trépas était écrit là-haut seraient venus succomber à ce même endroit, afin que le Seigneur éprouvât ce que vous cachiez dans vos seins, et débrouillât ce qui était au fond de vos cœurs. Dieu connaît ce que les cœurs recèlent.
Ceux qui se retirèrent le jour de la rencontre des deux armées furent séduits par le Démon, en punition de quelque faute qu’ils avaient commise. Dieu leur a pardonné, parce qu’il est absoluteur et longanime.
O croyants ! ne ressemblez pas aux Infidèles qui disent de leurs frères, quand ceux-ci voyagent ou quand ils vont à la guerre : S’ils étaient restés avec nous, ils ne seraient pas morts, ils n’auraient pas été tués. Dieu a voulu que ce qui est arrivé jetât dans leurs cœurs d’amers regrets. Dieu donne la vie et la mort, et Il voit vos actions.
Si vous mourez de mort naturelle ou si vous êtes tués en combattant dans le Chemin de Dieu, ce pardon venu de Dieu et cette miséricorde valent certes mieux que les richesses qu’ils ramassent.
Que vous mouriez de mort naturelle ou que vous soyez tués, Dieu vous rassemblera au Jour Dernier.
C’est par quelque grâce de Dieu, ô Muhammad ! que tu as été doux avec eux. Si tu avais été plus sévère et plus dur, ils se seraient séparés de toi. Sois donc indulgent pour eux, prie Dieu de leur pardonner, consulte-le dans les affaires, et, lorsque tu entreprends quelque chose, mets ta confiance en Dieu, car Il aime ceux qui ont mis en Lui leur confiance.
Si Dieu vient à votre secours, nul ne pourra vous vaincre. S’il vous abandonne, qui pourra vous secourir en dehors de Lui ? Qu’en Dieu les Croyants mettent leur confiance !
Ce n’est pas le prophète qui frauderait. Celui qui fraude paraîtra avec l’objet de sa fraude au Jour de la Résurrection. Alors toute âme recevra le prix de ses œuvres, et personne ne sera traité avec injustice.
Pensez-vous que celui qui aura suivi la satisfaction de Dieu sera traité comme celui qui a mérité Sa colère ? Sa demeure sera le Feu. Quel détestable avenir.
Ils occuperont des degrés différents auprès de Dieu. Dieu voit leurs actions.
Dieu a déjà fait éclater Sa bienfaisance pour les Fidèles en leur envoyant un Apôtre d’entre eux pour leur réciter Ses Signes, les purifier et les instruire dans le Livre et dans la Sagesse, eux qui étaient naguère dans un égarement manifeste.
Lorsqu’un revers vous a atteints pour la première fois (et vous aviez précédemment fait éprouver à vos ennemis le double de vos malheurs), vous avez dit : D’où nous vient ce malheur ? Réponds-leur : De vous-mêmes. Dieu est tout-puissant.
Le revers que vous avez éprouvé le jour où les deux armées se sont rencontrées eut lieu avec la permission de Dieu, afin qu’il distinguât les Fidèles des Hypocrites.
Quand on leur cria : Avancez, combattez dans le sentier de Dieu, repoussez l’ennemi, ils répondirent : Si nous savions combattre, nous vous suivrions. Ce jour-là ils étaient plus près de l’infidélité que de la foi. Ils prononçaient de leurs lèvres ce qui n’était point dans leurs cœurs ; "mais Dieu connaît ce qu’ils cachent.
A ceux qui, restés dans leurs foyers, disent : Si nos frères nous avaient écoutés, ils n’auraient pas été tués, réponds : Mettez-vous donc à l’abri de la mort, si vous êtes véridiques.
Ne croyez pas que ceux qui ont succombé en combattant dans le Chemin de Dieu soient morts ; ils sont vivants auprès de Dieu, et reçoivent de Lui leur nourriture.
Remplis de joie à cause des bienfaits dont Dieu les a comblés, ils se réjouissent de ce que ceux qui marchent sur leurs traces, et qui ne les ont pas encore atteints, seront à l’abri des frayeurs et qu’ils ne seront pas attristés.
Ils se réjouissent des bienfaits de Dieu et de Sa générosité, de ce qu’il ne laisse point perdre la récompense des Croyants.
Ceux qui après le revers (à Ohod) obéissent à Dieu et au Prophète, qui font le bien et craignent le Seigneur, ceux-là recevront une récompense magnifique.
Ceux qui, lorsqu’on leur annonça : les ennemis réunissent leurs forces, craignez-les, virent s’accroître leur foi et dirent : Dieu nous suffit, c’est un excellent protecteur.
Ceux-là retournèrent comblés de faveurs de la part de Dieu ; aucun malheur ne les atteignit ; ils ont recherché la satisfaction de Dieu. Dieu est d’une libéralité infinie.
Voilà le Démon qui intimide ses adhérents ; ne le craignez point, mais craignez-Moi, si vous êtes fidèles.
Que ceux qui courent à pas précipités vers l’incrédulité ne s’attristent pas ; ils ne sauraient causer le moindre dommage à Dieu. Dieu leur refusera toute part dans la Vie Future ; un châtiment terrible leur est réservé.
Ceux qui troquent leur foi contre l’incroyance ne sauraient causer aucun dommage à Dieu. Un châtiment douloureux les attend.
Que les infidèles ne s’imaginent point que, si nous leur accordons une longue vie, c’est un bien. Nous leur accordons longue vie pour qu’ils multiplient leurs iniquités. Un châtiment avilissant les attend.
Dieu ne saurait laisser les Croyants dans l’état où vous êtes ; jusqu’à ce qu’il sépare le mauvais du bon. Dieu ne saurait vous dévoiler l’invisible. Il choisit les Envoyés qu’il Lui plaît. Croyez donc en Dieu et en ses Envoyés ; si vous croyez, et si vous êtes pieux, vous recevrez une récompense généreuse.
Que les hommes avares des biens que Dieu leur dispense ne s’imaginent point que cela leur profitera ; loin de là, cela leur portera malheur. Les biens dont ils sont avares seront attachés à leur cou en guise de collier, au jour de leur Résurrection. L’héritage des cieux et de la terre appartient à Dieu ; Il est instruit de toutes vos actions.
Dieu a entendu la voix de ceux qui ont dit : Dieu est dans le besoin, et nous sommes riches. Nous tiendrons compte de leurs paroles et du sang des Prophètes assassinés injustement, et Nous leur dirons : Subissez le châtiment du Feu,
En prix de ce qu’ont fait vos mains, car Dieu n’est pas injuste envers Ses serviteurs.
De ceux qui ont dit : Dieu est convenu avec nous que nous ne serons tenus à un Apôtre que lorsqu’il présentera une offrande que le feu du ciel consume, réponds : Vous aviez avant moi des Apôtres avec les Preuves et le pacte dont vous parlez ; pourquoi donc les avez- vous tués ? dites-le, si vous êtes véridiques.
Muhammad, s’ils te traitent d’imposteur, les Apôtres envoyés avant toi ont été traités de même, bien qu’ils eussent apporté les Preuves, les Ecritures et le Livre qui éclaire.
Toute âme goûtera la mort. Certes, vous ne recevrez au jour de la Résurrection que vos récompenses. Celui qui aura évité le Feu et qui entrera dans le Paradis, celui-là a triomphé, car la vie d’ici-bas n’est qu’une jouissance trompeuse.
Vous serez éprouvés dans vos biens et dans vos personnes. Vous entendrez beaucoup d’injures de ceux qui ont reçu les Ecritures avant vous et dès Associateurs ; si vous êtes constants et pieux, sachez qu’une telle conduite est bonne à suivre.
Rappelle-toi lorsque Dieu a stipulé avec les Juifs qu’ils auraient à expliquer le Pentateuque aux hommes, et qu’ils ne le cacheraient pas. Ils l’ont jeté par-dessus leurs épaules et l’ont troqué à vil prix. Vilaine marchandise que celle qu’ils auront reçue en retour !
Ne pensez pas que ceux qui se réjouissent de ce qu’ils ont fait et qui aiment à être loués de ce qu’ils n’ont point fait, soient à l’abri des châtiments. Un châtiment douloureux les attend.
Le royaume des cieux et de la terre est à Dieu ; Dieu ; a le pouvoir sur toutes choses.
Certes, dans la création des cieux et de la terre, dans l’alternation des nuits et des jours, il y a des signes pour les hommes doués d’intelligence,
Qui, debout, assis, couchés, invoquent Dieu et méditent sur la création des cieux et de la terre. Seigneur, disent-ils, Tu n’as point créé tout cela en vain. Par Ta Gloire, non ! Préserve-nous de la peine du feu.
Seigneur, celui que Tu jetteras dans le Feu sera couvert d’opprobre. Les Injustes n’auront pas de défenseurs.
Seigneur, nous avons entendu quelqu’un appeler à la foi en disant : Croyez en Dieu. Et nous avons cru. Seigneur, pardonne-nous nos fautes, efface nos péchés, et fais que nous mourions avec les Justes.
Seigneur, accorde-nous ce que Tu nous as promis par Tes Apôtres, et ne nous afflige pas au Jour de la Résurrection ; certes, Tu ne manques point à Tes promesses.
Leur Seigneur les a exaucés et leur a dit : Je ne laisse point perdre une seule œuvre d’aucun d’entre vous, ni homme, ni femme. Vous êtes issus les uns des autres. J’effacerai les péchés de ceux qui auront émigré ou auront été chassés de leur pays, qui auront souffert dans Mon Chemin, qui auront combattu et succombé. Je les introduirai dans des Jardins arrosés de cours d’eau. C’est la récompense de Dieu ; et certes Dieu dispose de la Belle Récompense.
Que la prospérité des Infidèles (en ce pays) ne t’éblouisse point. C’est une jouissance de courte durée. Leur demeure sera le Feu. Quel affreux refuge !
Mais ceux qui craignent le Seigneur habiteront les Jardins arrosés par des cours d’eau ; ils y demeureront éternellement, faveur de la part de Dieu. Certes tout ce qui vient de Dieu vaut mieux pour les Justes.
Parmi les Détenteurs de l’Ecriture, il en est qui croient en Dieu, au Livre envoyé à vous et aux livres envoyés à eux, qui s’humilient devant Dieu et ne vendent point ses Signes pour un vil prix.
Ils trouveront leur récompense auprès de Dieu, qui est prompt à régler les comptes.
O croyants ! soyez constants ; luttez de constance les uns avec les autres et de courage ! Craignez Dieu ! Vous serez heureux.
Hommes ! craignez votre Seigneur, qui vous a créés tous d’un seul individu ; il créa de lui sa compagne, et puis, de ces deux êtres, fit sortir tant d’hommes et de femmes. Craignez Dieu au nom duquel vous vous faites des demandes mutuelles. Respectez les liens de parenté. Dieu observe vos actions.
Restituez aux orphelins devenus majeurs leurs biens ; ne substituez pas le mauvais au bon. Ne mangez pas leurs biens en les confondant avec les vôtres ; c’est un crime énorme.
Si vous craignez d’être injustes envers les orphelins (vous craindrez encore plus d’être injustes envers les femmes), n’épousez donc, parmi celles qui vous plaisent, que deux, trois ou quatre. Si vous craignez encore d’être injustes, n’en épousez qu’une seule ou simplement des esclaves. Cette conduite vous aidera plus facilement à n’être pas partiaux.
Assignez librement à vos femmes leurs douaires ; et, s’il leur plaît de vous en remettre une partie, jouissez-en commodément et à votre aise.
Ne remettez pas aux insensés les biens que Dieu vous a dispensés pour vivre ; mais fournissez-leur la nourriture et les vêtements, et dites-leur des paroles selon l’usage convenable.
Eprouvez les orphelins jusqu’à l’âge où ils pourront se marier, et, si vous leur trouvez un jugement sain, alors remettez-leur leur fortune. Gardez-vous de la consumer par la prodigalité et la précipitation. Avant qu’ils ne grandissent, que le tuteur riche s’abstienne de toucher au bien de ses pupilles. Celui qui est pauvre peut en user selon l’usage convenable. Au moment où vous leur remettez leurs biens, faites-vous assister par des témoins. Dieu vous suffit pour tenir les comptes.
Les hommes ont une part des biens laissés par leurs père et mère et leurs proches ; les femmes ont aussi une part de ce que laissent leurs père et mère et leurs proches. Que l’héritage soit considérable ou de peu de valeur, une part déterminée leur est due.
Lorsque les parents, les orphelins et les pauvres sont présents au partage, donnez-leur quelque chose, et tenez-leur un langage selon l’usage convenable.
Qu’ils soient emplis de crainte ceux qui, s’ils laissaient des enfants en bas-âge, craindraient pour eux. Qu’ils soient pieux envers Dieu et n’aient qu’une parole selon l’usage reconnu convenable.
Ceux qui mangent iniquement l’héritage des orphelins mangent du feu qui brûlera leurs entrailles. Ils seront exposés à un brasier.
Dieu vous commande, au sujet de vos enfants, de donner au garçon une part égale à celle de deux filles ; si l’héritage revient à des femmes, elles en auront les deux tiers si elles sont plus de deux ; s’il n’y en a qu’une seule, elle recevra la moitié. Les père et mère du défunt auront chacun le sixième de ce qu’il a laissé, s’il a un enfant ; s’il n’en a aucun et qu’héritent de lui ses père et mère, la mère aura un tiers ; s’il a des frères, la mère aura un sixième, après que les legs et les dettes du testateur auront été acquittés. Vous ne savez pas qui de vos parents ou de vos fils vous sont plus utiles. C’est une prescription imposée par Dieu. Il est omniscient et sage.
Vous recevrez la moitié de ce que laissent vos épouses si elles n’ont pas d’enfants, et le quart seulement si elles ont des enfants, après déduction des legs et dettes. Vos épouses auront le quart de votre succession si vous n’avez pas d’enfants, et le huitième si vous avez un enfant, après déduction des legs et dettes. Si un homme ou une femme sans ayant-droit laissent un frère ou une sœur, à chacun des deux revient un sixième de la succession ; s’ils sont plusieurs frères ou sœurs, ils concourront au tiers de la succession, après déduction des legs et dettes. Sans préjudice des héritiers. C’est ce que Dieu vous recommande. Il est omniscient et longanime.
Telles sont les lois de Dieu. Ceux qui obéissent à Dieu et à Son Apôtre seront introduits dans des jardins arrosés par des cours d’eau ; ils y demeureront éternellement ? Voilà la Grande Réussite.
Celui qui désobéira à Dieu et à Son Apôtre, et qui transgressera les lois de Dieu, sera précipité dans le Feu, où il restera éternellement. Il subira un châtiment avilissant.
Contre celle de vos femmes coupable de turpitude, appelez quatre témoins parmi vous. Si leurs témoignages se réunissent contre elle, enfermez-la dans la maison jusqu’à ce que la mort la visite ou que Dieu lui procure un moyen.
Au couple, parmi vous, qui se rend coupable de turpitude, infligez une correction sévère ; s’ils se repentent et se corrigent, laissez-les tranquilles. Dieu aime à pardonner et Il est miséricordieux.
Il n’appartient qu’à Dieu d’accorder Son pardon à ceux qui ont péché par ignorance, et qui se repentent aussitôt. Dieu leur pardonne, car Il est omniscient et sage.
Le pardon n’est pas pour celui qui commet constamment les mauvaises actions, et qui s’écrie, à l’approche de la mort : « Maintenant, je me repens ». Il n’est pas pour ceux qui meurent infidèles. Pour ceux-là, Nous avons préparé un châtiment douloureux.
O Croyants ! il ne vous est pas permis de vous constituer héritiers de vos femmes contre leur gré, ni de les empêcher de se remarier, dans l’intention de leur enlever une part de ce que vous leur avez donné, à moins qu’elles ne soient coupables d’une turpitude manifeste. Fréquentez-les selon l’usage reconnu. Si vous éprouvez de l’aversion pour vos femmes, il se peut que vous ayez de l’aversion pour quelque chose alors que Dieu y avait mis un bien immense.
Si vous voulez changer une femme à qui vous avez donné un qitâr en douaire pour une autre, ne touchez pas à ce douaire. Voudriez-vous le lui arracher par une injustice et une iniquité évidentes ?
Comment le lui arracher après avoir cohabité avec elle, et après qu’elle a reçu votre alliance ?
N’épousez pas les femmes qui ont été les épouses de vos pères, exception faite du passé, c’est une turpitude, c’est une abomination et un mauvais usage.
Il vous est illicite d’épouser vos mères, vos filles, vos sœurs, vos tantes paternelles et maternelles, vos nièces, filles de vos frères ou de vos sœurs, vos nourrices, vos sœurs de lait, les mères de vos femmes, les filles confiées à votre tutelle et nées de femmes avec lesquelles vous avez cohabité. Mais, si vous n’avez pas cohabité avec elles, il n’y a aucun crime à épouser leurs filles. N’épousez pas non plus les filles de vos fils que vous avez engendrés, ni deux sœurs ensemble, exception faite du passé. Dieu est absoluteur et miséricordieux.
Il vous est licite d’épouser des femmes vertueuses, excepté celles qui seraient tombées entre vos mains comme esclaves. C’est la prescription de Dieu pour vous. Il vous est licite de vous procurer grâce à votre fortune des épouses parmi celles qui n’ont pas été mentionnées. Et cela en ménage égal et non en fornication. Les femmes avec lesquelles vous avez cohabité donnez-leur leurs douaires ; ceci est obligatoire. Il n’y a aucun crime de faire des conventions en sus de ce qui est imposé par la loi. Dieu est omniscient et sage.
Celui qui ne sera pas assez riche pour épouser des muhsana croyantes, prendra des esclaves croyantes. Dieu connaît votre foi. Vous participez les uns des autres. N’épousez les esclaves qu’avec la permission de leurs maîtres. Donnez-leur leurs douaires selon l’usage reconnu, en tant que femmes vertueuses, n’ayant ni forniqué ni pris d’amants. Si après le mariage elles commettent une turpitude, qu’on leur inflige la moitié de la peine prononcée contre les femmes vertueuses. Ces dispositions sont prises en faveur de celui qui craint de pécher. Mais si vous vous absteniez, cela serait plus méritoire. Dieu est absoluteur et miséricordieux.
Dieu veut vous éclairer, vous guider dans le chemin de ceux qui vous ont précédés et vous pardonner. Il est omniscient et sage.
Dieu veut vous pardonner ; mais ceux qui suivent leurs passions veulent vous écarter du droit chemin.
Dieu veut alléger vos devoirs, car l’Homme a été créé faible.
O Croyants ! ne mangez pas vos biens entre vous en choses vaines, à moins qu’il ne s’agisse d’un commerce résultant d’un mutuel accord : ne vous tuez pas, entre vous, Dieu est miséricordieux envers vous.
Quiconque agira ainsi par hostilité et injustice, Nous le ferons consumer par le Feu. Certes, cela sera facile à Dieu.
Si vous évitez les grands péchés qui vous sont défendus, Nous effacerons vos fautes, et Nous vous aménagerons une entrée honorable au Paradis.
Ne convoitez pas les biens par lesquels Dieu a avantagé les uns sur les autres. Les hommes auront chacun une part de ce qu’ils auront gagné, et les femmes aussi. Demandez à Dieu qu’il vous accorde de ses bienfaits. Il est, de toute chose omniscient.
Nous avons désigné à chacun des héritiers qui doivent recueillir la succession laissée par les père et mère, par les roches et par ceux avec lesquels vous êtes liés par un serment, donnez à chacun sa part. Dieu est témoin de toutes choses.
Les hommes sont responsables des femmes à cause des qualités par lesquelles Dieu a avantagé les uns plutôt que les autres et parce que les hommes dépensent de leurs biens pour leurs femmes. Les femmes vertueuses font oraison et protègent « l’invisible » comme Dieu fies] a protégées [elles-mêmes]. Celles dont vous craignez l’inobéissance, réprimandez-les ; mais, aussitôt qu’elles vous obéissent, ne leur cherchez point querelle. Dieu est élevé et grand.
Si vous craignez une scission entre les deux époux, appelez un arbitre de la famille du mari et un autre de la famille de l’épouse. Si les deux époux désirent la réconciliation, Dieu les fera vivre en bonne intelligence. Il est savant et informé.
Adorez Dieu et ne Lui associez rien. Témoignez de la bonté à vos père et mère, à vos proches, aux orphelins, aux pauvres, aux clients qui vous sont liés par le sang, à ceux liés par le voisinage, à vos compagnons, aux voyageurs et à vos esclaves. Dieu n’aime pas les orgueilleux et les présomptueux.
Il n’aime pas les avares qui recommandent l’avarice aux autres et cachent les biens que Dieu leur a accordés. Nous avons préparé aux infidèles un châtiment avilissant.
Il n’aime pas ceux qui font l’aumône par ostentation et qui ne croient point en Dieu et au Jour Dernier. Quiconque a le démon pour compagnon, a un bien mauvais compagnon.
Qu’auraient-ils perdu à croire en Dieu et au Jour Dernier, à faire l’aumône des biens que Dieu leur a accordés ? Dieu connaît les actions de l’homme.
Dieu ne fera tort à qui que ce soit, pas même du poids d’un atome ; si c’est une bonne action, il la doublera et accordera une récompense généreuse.
Que feront les infidèles lorsque Nous ferons comparaître un témoin de chaque nation et lorsque Nous te ferons venir, ô Muhammad ! comme témoin de cette nation-ci ?
En ce jour terrible, les Infidèles et ceux qui ont désobéi à l’Apôtre aimeraient mieux que la terre les engloutît. Mais ils ne sauront cacher aucune parole à Dieu.
O Croyants ! ne vous apprêtez point à prier lorsque vous êtes ivres : attendez que vous puissiez comprendre ce que vous dites. Ne le faites point quand vous êtes souillés : attendez que vous ayez fait vos ablutions, à moins que vous ne soyez en voyage. Si vous êtes malade ou en voyage, si vous avez satisfait vos besoins naturels ou si vous avez eu commerce avec une femme et que vous ne trouviez pas d’eau, frottez-vous le visage et les mains avec du sable. Dieu est indulgent et absoluteur.
N’as-tu pas remarqué ceux qui ont reçu une part des Ecritures ? Ils achètent l’égarement et voudraient que vous vous égariez vous-mêmes du droit chemin ;
mais Dieu connaît mieux que personne vos ennemis. Dieu suffit comme protecteur. Dieu suffit comme défenseur.
Parmi les Juifs, il en est qui déforment les Paroles, en modifient le sens, et qui disent : Nous avons entendu et nous avons désobéi. Ecoute sans que tu puisses entendre et considère-nous. Ils font cela en déformant leur prononciation avec leurs langues et par hostilité à la Religion. Que ne disent-ils plutôt : Nous avons entendu et nous obéirons ? Ecoute-nous et jette un regard sur nous. Ce langage leur serait bien plus profitable et serait plus loyal. Que Dieu les maudisse à cause de leur infidélité. Ils ne croient que très peu.
Vous qui avez reçu les Ecritures, croyez à ce que Dieu a fait descendre pour confirmer vos livres sacrés, avant que Nous effacions les traits de vos visages et que nous les tournions du côté opposé. Croyez avant que Nous vous maudissions, comme nous avons maudit ceux qui violaient le Sabbat ; l’ordre de Dieu fut aussitôt accompli.
Dieu ne pardonnera point qu’on Lui associe d’autres divinités ; Il pardonnera les autres péchés à qui Il voudra, car celui qui associe à Dieu d’autres divinités, commet un grand péché.
N’as-tu pas vu ces hommes qui se font passer pour des purs ? Mais Dieu purifie ceux qu’il voudra. Personne n’éprouvera la moindre injustice de Sa part.
Regarde comme ils forgent des mensonges à l’égard de Dieu ? Cela suffit pour les rendre coupables d’un péché flagrant.
N’as-tu pas remarqué ceux qui, après avoir reçu une partie des Ecritures, croient au Jibt et au Thagout, et qui disent des infidèles : « ils suivent une Direction meilleure que celle des croyants » ?
Ce sont eux que Dieu a couverts de Sa malédiction. Quiconque a subi la malédiction de Dieu, tu ne lui trouveras point de défenseur.
Ont-ils une part dans le Royaume ? ils ne donneront pas une obole à leurs semblables.
Envieront-ils les bienfaits que Dieu a accordés à d’autres ? Nous avons cependant donné à la famille d’Abraham les Ecritures, la Sagesse et un grand royaume.
Parmi eux, les uns croient aux Ecritures, les autres s’en éloignent. Mais la Géhenne leur suffira comme brasier.
Ceux qui refuseront de croire à Nos Signes, Nous les approcherons d’un feu ardent. Aussitôt que leur peau sera consumée par le feu, Nous leur en donnerons une autre, pour leur faire goûter le Supplice. Dieu est puissant et sage.
Ceux, au contraire, qui croiront et pratiqueront les bonnes œuvres seront introduits dans des Jardins arrosés de cours d’eau ; ils y demeureront éternellement ; ils y trouveront des femmes purifiées, et des ombrages délicieux.
Dieu vous commande de rendre le dépôt à qui il appartient, et de juger vos semblables avec équité. C’est une belle action que celle que Dieu vous recommande. Il entend et voit tout.
O Croyants : obéissez à Dieu, obéissez à l’Apôtre et à ceux d’entre vous qui détiennent le Pouvoir. Portez vos différends devant Dieu et devant l’Apôtre, si vous croyez en Dieu et au Jour Dernier. C’est mieux et cela procède d’une interprétation meilleure.
N’as-tu pas vu ceux qui prétendent croire aux Livres envoyés à toi et avant toi, demander à être jugés devant Thagout, bien qu’il leur fût ordonné de ne pas croire en lui ? Mais le Démon veut les pousser dans un égarement sans bornes.
Quand on leur dit : « Revenez au Livre que Dieu a fait descendre et à l’Apôtre », tu vois les Hypocrites s’éloigner résolument de toi.
Que feront-ils, lorsque, pour prix de leurs œuvres, une grande calamité s’appesantira sur eux et qu’ils viendront vers toi, et jureront par Dieu : « Nous n’avons voulu que le bien et la concorde » ?
Ceux-là, Dieu sait ce qu’il y a au fond de leurs cœurs. Romps avec eux ; fais-leur des admonitions et dis-leur, sur eux-mêmes des paroles pénétrantes.
Quelque Apôtre que Nous ayons envoyé, c’est uniquement pour qu’il soit obéi avec la permission de Dieu. Si, ayant eu un comportement inique à l’égard d’eux-mêmes, ils étaient venus vers toi et avaient demandé pardon à Dieu et que l’Apôtre eût demandé pardon pour eux, ils auraient trouvé auprès de Dieu clémence et miséricorde.
Non, par ton Seigneur, ils n’auront point la foi jusqu’à ce qu’ils aient sollicité ton arbitrage pour leurs différends. Ensuite, ne trouvant eux-mêmes aucune difficulté à croire ce que tu auras décidé, ils se laisseront faire.
Si Nous leur avions prescrit de se donner la mort à eux- mêmes ou d’abandonner leurs demeures, peu d’entre eux l’auraient fait. Cependant, s’ils avaient fait ce qu’on leur avait expliqué, cela leur aurait été plus profitable et plus propre à raffermir leur foi.
Nous les aurions récompensés de Notre part, magnifiquement,
et Nous les aurions guidés vers un sentier droit.
Ceux qui obéiront à Dieu et à l’Apôtre entreront dans la communion des Prophètes, des Justes, des Martyrs et des Hommes vertueux que Dieu a comblés de Ses bienfaits. Quelle belle communion que la leur !
Ce bienfait vient de Dieu. Dieu suffit comme omniscient.
O Croyants ! soyez prudents : jetez-vous au combat soit par petits groupes, soit en masse.
Il en est certes parmi vous qui se traînera lentement à votre suite. Si vous éprouvez des revers, il dira : Dieu m’a témoigné une grâce particulière, puisque je n’ai pas assisté au combat.
Si Dieu vous donne la victoire, il dira (comme si aucune amitié n’existait entre vous et lui) : Plût à Dieu que j’eusse combattu avec eux ! j’aurais emporté une grande victoire.
Que ceux qui troquent la Vie d’ici-bas contre la Vie Future, combattent dans la Voie de Dieu ; ceux qui combattent dans la Voie de Dieu, qu’ils succombent ou qu’ils soient vainqueurs, Nous leur donnerons une récompense généreuse.
Et pourquoi ne combattrez-vous pas dans le Chemin de Dieu et des Faibles, hommes, femmes et enfants, qui s’écrient : Seigneur, fais-nous sortir de cette ville dont les habitants sont injustes. Envoie-nous un Protecteur de Ta part, donne-nous un Défenseur de Ta part.
Les Croyants combattent dans le Chemin de Dieu, et les Infidèles dans le chemin de Thagout. Combattez donc les suppôts de Satan. Certes les stratagèmes de Satan sont bien impuissants.
N’as-tu pas remarqué ceux à qui on a dit : Arrêtez-vous de combattre, vaquez à la Prière et faites l’Aumône : lorsque ensuite il leur est ordonné de combattre, quelques-uns d’entre eux, craignant les hommes autant ou plus que Dieu même, se sont écriés : Seigneur, pourquoi nous ordonnes-Tu la guerre ? Que ne nous laisses-Tu un délai assez court ? Réponds-leur : Le Monde d’ici-bas ne représente qu’une jouissance passagère, la Vie Future est meilleure pour ceux qui craignent Dieu. Là vous ne serez nullement lésés.
En quelque lieu que vous soyez, la mort vous atteindra, quand bien même vous seriez dans des tours élevées. Les infidèles remportent-ils quelque avantage, ils disent : Cela vient de Dieu. Essuient-ils quelque disgrâce, ils s’écrient : Cela vient de toi, Prophète. Dis-leur : L’un et l’autre viennent de Dieu. Qu’a-t-il donc, ce peuple, qui est presque incapable de comprendre aucun Discours ?
Le bien qui t’arrive vient de Dieu. Le mal qui t’arrive vient de toi. Nous t’avons envoyé vers les hommes avec la mission d’Apôtre, comme témoin. Dieu suffit comme témoin.
Celui qui obéit à l’Apôtre obéit à Dieu. De ceux qui se détournent, sache que Nous ne t’avons pas envoyé pour en être le protecteur.
Ils disent devant toi : Nous obéissons. Sortis de chez toi, un grand nombre d’entre eux couvent dans la nuit des idées contraires à tes paroles ; mais Dieu met par écrit ce qu’ils couvent la nuit. Romps avec eux, et recherche l’appui de Dieu. Il te suffira comme appui.
Que n’examinent-ils pas attentivement le Coran ? Si un autre que Dieu en était l’auteur, ils y trouveraient une foule de contradictions.
Lorsqu’ils ont une nouvelle qui leur inspire de la sécurité ou de la peur, ils la divulguent aussitôt. S’ils la confiaient à l’Apôtre ou à ceux parmi eux qui détiennent le pouvoir, ceux qui désireraient la savoir l’apprendraient de la bouche de ces derniers. N’étaient la grâce de Dieu et Sa miséricorde, vous suivriez le Démon, en dehors d’un petit nombre.
Combats dans le Chemin de Dieu. Tu n’as charge que de toi-même. Exhorte les Croyants. Peut-être Dieu arrêtera-t-il la violence des Infidèles. Il est plus fort qu’eux, et Ses châtiments sont plus terribles.
Celui dont l’intercession est bonne en recueillera une part ; celui dont l’intercession est mauvaise, en recevra la double peine. Dieu observe tout.
Lorsqu’on vous salue d’une certaine manière, rendez un salut plus courtois encore, ou au moins semblable. Dieu tient compte de tout.
Dieu est le seul Dieu. Il vous rassemblera assurément au Jour de la Résurrection. Il n’y a point de doute. Qui est plus véridique en ses paroles que Dieu ?
Pourquoi êtes-vous divisés en deux partis au sujet des Hypocrites ? Dieu les a fait rétrograder en prix de leurs actes. Voulez-vous conduire ceux que Dieu a égarés ? A celui que Dieu égare, tu ne trouveras jamais de chemin.
Ils voudraient que vous fussiez infidèles comme eux. Ainsi vous seriez tous égaux. Ne formez point de liaison avec eux jusqu’à ce qu’ils aient émigré sur le Chemin de Dieu. S’ils font volte-face, saisissez-les et mettez-les à mort où que vous les trouviez. Ne cherchez parmi eux ni allié ni défenseur,
Excepté ceux qui sont liés à un peuple avec lequel vous avez conclu un accord ou ceux qui se présentent à vous tiraillés par le dilemme de vous faire la guerre ou de la faire à leur propre tribu. Si Dieu avait voulu, il leur aurait donné pouvoir sur vous, et ils vous combattraient assurément. S’ils demeurent inoffensifs et ne portent pas les armes contre vous, et s’ils vous offrent la paix, Dieu vous donne aucun prétexte à les attaquer.
Vous en trouverez d’autres qui chercheront à gagner également votre confiance et celle de leur peuple. Chaque fois qu’ils retournent à la sédition, ils échouent. S’ils ne demeurent pas à l’écart, s’ils ne vous offrent pas la paix et ne cessent pas le combat, saisissez-les et mettez-les à mort où que vous les trouviez. Nous vous donnons sur eux un pouvoir évident.
Il n’appartient à un Croyant de tuer un autre Croyant, si ce n’est involontairement. Celui qui en tuera un involontairement sera tenu d’affranchir un esclave croyant et de payer à la famille du mort le prix du sang, à moins que celle-ci n’en fasse aumône. Si le mort faisant partie d’un clan ennemi est en réalité un Croyant, un esclave croyant sera affranchi. S’il s’agit d’un individu d’une nation alliée, on affranchira un esclave croyant, et on payera à la famille du mort le prix du sang. Celui qui n’en a pas les moyens, jeûnera deux mois de suite pour obtenir le pardon de Dieu. Dieu est omniscient et sage.
Celui qui tuera un Croyant volontairement aura la Géhenne pour récompense ; il y demeurera éternellement. Dieu, irrité contre lui, le maudira et le condamnera à un supplice terrible.
O Croyants ! lorsque vous partez en guerre pour la Cause de Dieu, soyez circonspects. Ne dites pas à celui que vous rencontrerez et qui vous adressera le salut de la paix : « Tu n’es pas Croyant ! ». Vous recherchez, en ce faisant, les contingences de la vie immédiate. Il existe auprès de Dieu des richesses infinies. Telle fut votre conduite passée. Puis Dieu vous a favorisés. Soyez donc clairvoyants. Dieu est instruit de toutes vos actions.
Les Fidèles qui restent dans leurs foyers sans y être contraints par la nécessité ne sont pas les égaux de ceux qui combattent dans le Chemin de Dieu, de leurs biens et de leurs personnes. Dieu a assigné à ceux-ci un rang plus élevé qu’à ceux-là. A tous, Il a promis la Belle Récompense ; mais Il a destiné aux Combattants une récompense plus grande qu’à ceux qui restent dans leurs foyers.
Un rang plus élevé, pardon et miséricorde. Certes Dieu est absoluteur et miséricordieux.
Les Anges, en ôtant la vie à ceux qui avaient agi iniquement envers eux-mêmes, leur demandèrent : Que faisiez- vous ? Ils répondirent : Nous étions les faibles de la terre. Les Anges leur dirent : La terre de Dieu n’est-elle pas assez vaste ? Ne pouviez-vous pas émigrer ? La Géhenne sera leur demeure, à tous. (Quel détestable devenir !).
Hormis les faibles d’entre les hommes, les femmes et les enfants qui étaient incapables d’imaginer une ruse, ni de se diriger dans le bon Chemin.
Ceux-là obtiendront peut-être le pardon de Dieu. Dieu est absoluteur et miséricordieux.
Celui qui émigre pour la Cause de Dieu trouvera sur la terre d’autres Emigrés et des biens en abondance. Pour celui qui aura quitté son foyer, émigrant vers Dieu et son Envoyé et que la mort viendra surprendre en route, sa rétribution sera à la charge de Dieu. Dieu est absoluteur et miséricordieux.
Quand vous voyagerez dans le pays, il n’y aura aucun mal à écouter vos prières, si vous craignez que les infidèles ne vous inquiètent : les infidèles sont vos ennemis déclarés.
Lorsque tu seras au milieu de tes troupes, Muhammad, et que tu diriges la Prière, qu’une partie se prépare à la Prière avec toi et qu'elle prenne ses armes. Lorsque vous vous prosternez, l'autre partie doit vous couvrir, derrière vous. Que cette partie vienne, qui n'a pas encore fait la prière, et qu’elle prie avec toi. Qu’elle soit prudente et qu'elle garde les armes. Les infidèles voudraient bien que vous abandonnassiez vos armes et vos bagages, afin de fondre à l’improviste sur vous. Si la pluie vous incommode, ou si vous êtes malades, ce ne sera point un péché d'ôter vos armes ; toutefois prenez garde. Dieu prépare aux Infidèles un supplice avilissant.
La prière terminée, invoquez encore Dieu, debout, assis ou couchés sur vos côtés. Aussitôt que vous vous sentez en sécurité, célébrez la Prière. La Prière est pour les Croyants une prescription attachée à certaines heures fixes.
Ne faiblissez point dans la poursuite de ce peuple. Si ; vous souffrez, ils souffrent comme vous ; mais vous pouvez espérer de Dieu ce qu’ils ne sauraient espérer. Dieu est omniscient et sage.
Nous avons fait descendre le Livre avec la Vérité, afin que tu juges entre les hommes d’après ce que Dieu t’a montré. N’en défends pas les traitres.
Implore le pardon de Dieu. Il est absoluteur et miséricordieux.
Ne discute pas en faveur de ceux qui agissent traîtreusement envers eux-mêmes. Dieu n’aime pas l'homme traitre et pécheur.
Ils peuvent se dérober aux regards des hommes, mais ils ne se déroberont pas à Dieu. Il est à leurs côtés, quand dans la nuit ils tiennent des discours qui Lui déplaisent. Dieu embrasse de Sa science tout ce qu’ils font.
Vous voilà arrivés à discuter en leur faveur dans ce monde. Qui donc discutera avec Dieu en leur faveur au Jour de la Résurrection ? Qui donc sera leur avocat ?
Quiconque commet une mauvaise action, agit iniquement envers soi-même, mais implore ensuite le pardon de Dieu, Le trouve absoluteur et miséricordieux.
Quiconque commet un péché, le commet à son détriment. Dieu est omniscient et sage.
Quiconque commet une faute ou un péché, et puis les rejette sur un homme innocent, endosse la responsabilité d’une infamie et d’un péché flagrant.
N’était la grâce de Dieu et Sa miséricorde envers toi, une partie de ce peuple aurait résolu de t’égarer ; mais ils n’égareront qu’eux-mêmes et ne pourront te nuire. Dieu a fait descendre sur toi le Livre et la Sagesse ; Il t’a appris ce que tu ne savais pas. La grâce de Dieu a été grande envers toi.
Rien de bon n’entre dans la plupart de leurs entretiens secrets, en dehors des paroles de celui qui recommande l’aumône ou la concorde entre les hommes. Quiconque fait cela par désir de satisfaire Dieu, Nous lui accorderons une récompense immense.
Celui qui fera scission avec le Prophète après que la vraie Direction lui a apparu, celui qui suivra un autre chemin que celui des Croyants, Nous le laisserons dans la situation qu’il s’est choisie, et Nous l’exposerons à la Géhenne. Quel affreux devenir.
Dieu ne pardonnera pas qu’on Lui associe d’autres divinités ; Il pardonnera les autres péchés à qui Il voudra. Car celui qui associe à Dieu d’autres divinités se trouve bien loin dans l’égarement.
Ils n’invoquent en dehors de Dieu que les divinités femelles ; plutôt que Dieu, ils n’invoquent qu’un démon rebelle.
Que la malédiction de Dieu soit sur lui. Il a dit : Je m’emparerai d’un certain nombre de Tes serviteurs.
Je les égarerai, Je leur inspirerai des désirs, Je leur ordonnerai de fendre les oreilles de certains animaux, Je leur ordonnerai d’altérer la création de Dieu. Quiconque prend le Démon pour patron plutôt que Dieu, s’expose à une perte évidente.
Il leur fait des promesses et leur inspire des désirs ; mais le Démon ne promet que pour aveugler.
Ceux-là auront la Géhenne pour refuge, et ils ne pourront échapper à ce sort.
Ceux qui croient et pratiquent les bonnes œuvres, Nous les introduirons dans des Jardins arrosés de cours d’eau ; ils y resteront éternellement. C’est une promesse réelle de Dieu. Et qui est plus véridique dans ses paroles que Dieu ?
Cela ne saurait être selon vos désirs, ni selon les désirs des Détenteurs de l’Ecriture. Quiconque aura fait le mal sera rétribué par le mal, et ne trouvera aucun patron ni aucun défenseur, en dehors de Dieu.
Hommes ou femmes, ceux qui pratiqueront les bonnes œuvres, et qui seront en même temps croyants, entreront au Paradis et ne seront aucunement lésés.
Qui professe une meilleure religion que celui qui s’est abandonné tout entier à Dieu, qui fait le bien et suit la croyance d'Abraham, le vrai croyant ? Dieu a pris Abraham pour ami.
A Dieu appartient tout ce qui est dans les cieux et sur la terre. Dieu entoure toute chose.
Ils te consultent au sujet des femmes. Dis-leur : Dieu vous a instruits là-dessus, ainsi que vous avez lu dans le Coran les préceptes relatifs aux orphelines, à qui vous ne donnez pas ce qu’on vous a prescrit, et que vous refusez d’épouser. Dieu ainsi que le Coran vous instruisent au sujet des enfants faibles et vous prescrivent d’agir en toute équité avec les orphelins. Quelque bonne action que vous fassiez, Dieu en sera instruit.
Si une femme craint la violence de son mari ou son indifférence, ils ne seront pas coupables, s’ils s’arrangent à l’amiable ; l’arrangement est préférable. L’être humain est porté à l’avarice ; si vous faites le bien et si vous êtes pieux, sachez que Dieu est averti de tout ce que vous faites.
Vous ne pourrez jamais traiter également toutes vos femmes, quand même vous le désireriez ardemment. Gardez-vous donc de suivre entièrement votre inclination, et de laisser l’une de vos épouses comme en suspens ; mais si vous établissez la concorde et si vous êtes pieux, Dieu est absoluteur et miséricordieux.
Si les deux époux se séparent, Dieu les comblera de Sa Sagesse. Il est immense et sage.
A Lui appartient ce qui est dans les cieux et sur la terre. Nous avons déjà recommandé à ceux qui, avant vous, ont reçu les Ecritures, ainsi qu’à vous-mêmes, de craindre Dieu. Si vous êtes incrédules, sachez que tout ce qui est dans les cieux et sur la terre Lui appartient. Dieu est riche et comblé de louanges.
A Lui appartient tout ce qui est dans les cieux et sur la terre. Dieu suffit comme protecteur.
O Hommes ! s’il veut, Il peut vous faire disparaître et créer d’autres hommes à votre place. Certes, Dieu est assez puissant pour le faire.
Quelqu’un désire-t-il la récompense de ce monde ? La récompense de ce monde, comme celle de l’autre, est auprès de Dieu. Il entend et voit tout.
O Croyants ! soyez stricts observateurs de la justice, témoignez pour Dieu, dussiez-vous témoigner contre vous-mêmes, contre vos père et mère, contre vos proches, que ce soit un riche ou un pauvre. Dieu en est plus responsable que vous. Ne suivez point vos passions, en vous montrant inéquitables. Si vous déformez votre témoignage ou si vous vous refusez à le faire, sachez que Dieu est instruit de ce que vous faites.
O Croyants ! croyez en Dieu, en Son Apôtre, au Livre qu’il vous a envoyé et aux Ecritures révélées avant lui. Celui qui ne croit pas en Dieu, en Ses Anges, à Ses Livres, à Ses Apôtres et au Jour Dernier, est très loin dans l’égarement.
Ceux qui crurent et retournèrent à l’incrédulité, puis crurent de nouveau, et ensuite redevinrent incrédules en laissant accroître leur infidélité, Dieu ne leur pardonnera pas et ne les conduira pas dans le chemin droit.
Annonce aux Hypocrites un supplice douloureux,
A ces Hypocrites qui cherchent leurs alliés parmi les Infidèles plutôt que parmi les Croyants. Recherchent-ils la puissance auprès d’eux ? La puissance appartient toute à Dieu.
On vous a déjà révélé dans le Coran que, lorsque vous entendez renier les Signes de Dieu, ou les prendre en dérision, vous n’avez pas à rester avec des gens, jusqu’à ce qu’ils parlent d’un autre sujet ; autrement vous deviendriez leurs semblables. Dieu réunira ensemble les Hypocrites et les Infidèles dans la Géhenne.
Ce sont ceux qui attendent les événements qui vous concernent. Si Dieu vous accorde la victoire, ils disent : Ne sommes-nous pas avec vous ? Si la fortune est pour les Infidèles, ils disent à ceux-ci : Ne vous avions-nous pas dominés, et ne vous avons-nous pas protégés contre les Croyants ? Dieu jugera entre vous au Jour de la Résurrection. Il ne donnera pas aux Infidèles l’avantage sur les Croyants.
Les Hypocrites cherchent à tromper Dieu ; c’est Dieu qui les trompera. Quand ils se disposent à faire la prière, ils le font avec paresse ; ils prient ostensiblement devant les hommes, mais ils ne pensent que très peu à Dieu.
Flottant entre les deux attitudes, ils n’appartiennent ni aux uns, ni aux autres. Mais celui que Dieu égare ne trouvera pas la route.
O Croyants ! ne prenez point d’alliés parmi les Infidèles plutôt que parmi les Croyants. Voulez-vous fournir à Dieu un argument évident contre vous ?
Les hypocrites seront relégués au degré inférieur. Tu ne leur trouveras point de Défenseur.
Excepté ceux qui se seront repentis et corrigés, qui se seront fermement attachés à Dieu et montrés sincères dans leur foi, ceux-là seront avec les Croyants. Dieu décernera aux croyants une récompense magnifique.
Pourquoi Dieu vous infligerait-il le châtiment, si vous êtes reconnaissants et si vous avez cru ? Dieu est reconnaissant et omniscient.
Dieu n’aime point que Ton divulgue les paroles mauvaises, à moins qu’on ne soit victime de l’oppression. Dieu entend et sait tout.
Soit que vous divulguiez le bien ou que vous le cachiez, soit que vous pardonniez le mal, Dieu est absoluteur et puissant.
Ceux qui ne croient pas en Dieu et en Ses Apôtres, qui veulent séparer Dieu de Ses Apôtres, qui disent : Nous croyons aux uns, mais nous ne croyons pas aux autres, cherchant ainsi à trouver un terme moyen entre la foi et l’incrédulité,
Ceux-là sont véritablement infidèles. Nous avons préparé pour les Infidèles un supplice avilissant.
Ceux qui croient en Dieu et en Ses Apôtres, et ne mettent point de distinction entre aucun d’eux, obtiendront leurs récompenses. Dieu est absoluteur et miséricordieux.
Les Détenteurs de l’Ecriture te demandent de leur faire descendre un livre du ciel. Ils avaient demandé à Moïse quelque chose de plus ; ils lui disaient : Fais-nous voir Dieu distinctement ; mais la foudre fondit sur eux en punition de leur injustice. Puis ils prirent pour idole le Veau, après qu’ils eurent déjà reçu les Preuves Evidentes. Mais Nous leur pardonnâmes, et Nous donnâmes à Moïse un Pouvoir éclatant.
Nous élevâmes au-dessus de leurs têtes le mont Sinaï en vue d’un Pacte avec eux, et Nous leur dîmes : Franchissez la porte de la ville en vous prosternant ; et Nous leur dîmes : Ne transgressez pas le Sabbat. Nous avons conclu avec eux un Pacte solennel.
Parce qu’ils ont violé leur Pacte, nié les Signes de Dieu, mis injustement à mort les Prophètes, dit : Nos cœurs sont incirconcis, Nous les avons maudits. Oui, Dieu a scellé leurs cœurs, parce qu’ils sont infidèles. Ainsi rares sont ceux qui croient parmi eux.
Parce qu’ils n’ont point cru en Jésus et qu’ils ont inventé contre Marie un mensonge monstrueux,
Nous les avons maudits. Et parce qu’ils ont dit : Nous avons mis à mort le Messie, Jésus fils de Marie, l’Apôtre de Dieu. Non, ils ne Pont point crucifié ; ce n’était que son sosie. En vérité, ceux qui n’étaient pas d’accord au sujet de Jésus ont des doutes sur sa crucifixion. Ils ne le savaient pas de science certaine, ils ne le savaient que d’opinion. Ils ne l’ont point tué réellement.
Dieu l’a élevé à Lui, et Dieu est puissant et sage.
Il n’est pas un seul homme parmi les Détenteurs des Ecritures, qui ne croie en lui avant sa mort. Au Jour de la Résurrection, Jésus donnera son témoignage au sujet de ces gens.
Pour prix de leur injustice, et parce qu’ils détournèrent les autres du Chemin de Dieu, nous avons déclaré illicites pour eux des aliments délicieux qui leur étaient d’abord licites,
Et parce qu’ils pratiquèrent l’usure qui leur a été défendue et qu’ils mangèrent le bien des autres injustement. Nous avons préparé aux Infidèles parmi eux un châtiment douloureux.
Mais les hommes de science solide parmi eux, ainsi que les Croyants qui croient à ce qui a été révélé à toi et avant toi, ceux qui observent la Prière, qui font l’Aumône légale, qui croient en Dieu et au Jour Dernier, à tous ceux-là Nous accorderons une récompense magnifique.
Nous t’avons donné la révélation, comme Nous l’avions donnée à Noé et aux Prophètes venus après lui. Nous l’avons donnée à Abraham, à Ismaël, à Isaac et à Jacob, aux douze tribus, à Jésus, Job, Jonas, Aaron, Salomon, et Nous donnâmes à David les psaumes,
des Envoyés dont Nous t’avons déjà parlé ; il en est d’autres dont Nous ne te parlerons pas. Dieu a parlé réellement à Moïse.
Il est des Envoyés qui furent chargés d’annoncer et d’avertir, afin que les hommes n’aient aucun argument contre Dieu après la mission des Apôtres. Dieu est puissant et sage.
Mais Dieu lui-même est témoin de ce qu’il t’a envoyé en connaissance de cause ; les Anges en sont témoins, aussi Dieu suffit comme témoin.
Ceux qui ne croient pas, qui détournent les autres du Chemin de Dieu, sont dans l’égarement sans fin.
Ceux qui ne croient pas et agissent avec iniquité, Dieu ne leur pardonnera pas et ne leur montrera aucun chemin,
Si ce n’est le chemin de la Géhenne, où ils demeureront éternellement ; cela est facile à Dieu.
O hommes ! L'Apôtre vous apporte la Vérité de la part de votre Seigneur. Croyez donc, cela vaudra mieux pour vous. Si vous restez incrédules, sachez que tout ce qui est dans les cieux et sur la terre appartient à Dieu. Il est omniscient et sage.
O vous qui avez reçu les Ecritures ! dans votre religion, ne dépassez pas la mesure, ne dites de Dieu que ce qui est vrai. Le Messie, Jésus, fils de Marie, n'est que l'Apôtre de Dieu et Son Verbe qu’il jeta à Marie ; Jésus est un esprit venant de Dieu. Croyez donc en Dieu et à Ses Apôtres, et ne dites point : il y a trinité. Cessez de le faire, cela vous sera plus avantageux. Car Dieu est unique. Loin de Sa gloire qu’Il ait eu un fils. A Lui appartient tout ce qui est dans les cieux et sur la terre. Dieu suffit comme Protecteur.
Le Messie ne dédaigne pas d'être le serviteur de Dieu, pas plus que les Anges qui approchent du Seigneur. Ceux qui dédaignent de L’adorer et qui s’enflent d’orgueil, Dieu les rassemblera tous devant Lui.
Ceux qui croient et pratiquent les bonnes œuvres, Dieu leur donnera exactement leur rétribution. Il leur ajoutera d’autres faveurs, quant à ceux qui auront manifesté du dédain et de l’orgueil, Il leur fera subir un châtiment douloureux. Ils ne trouveront ni patron ni Défenseur en dehors de Dieu.
O Hommes ! une preuve vous est venue de votre Seigneur. Nous avons fait descendre pour vous la lumière éclatante.
 Dieu fera entrer dans Sa miséricorde et Sa grâce ceux qui croient en Lui et s’attachent fermement à Lui ; Il les dirigera vers une Voie droite.
Ils te consulteront. Dis-leur : Dieu vous instruit au sujet des parents sans héritiers. Si un homme meurt sans enfants, mais ayant une sœur, celle-ci aura la moitié de ce qu’il laisse. L’homme aussi sera son héritier, si elle n’a aucun enfant. S’il y a deux sœurs, elles auront deux tiers de ce que l’homme aura laissé ; s’il y a des frères et des sœurs, le fils aura la part de deux filles. Dieu vous l’explique clairement, de peur que vous ne vous égariez. Dieu sait toutes choses.
O Croyants ! soyez fidèles à vos engagements. Il est licite pour vous de vous nourrir de la chair de vos troupeaux, exception faite des animaux indiqués par ailleurs. Illicite pour vous est ce que vous tuez à la chasse, pendant la période de sacralisation. Dieu décide comme Il lui plaît.
O Croyants ! ne déclarez pas non sacrés les cérémonies religieuses, le mois sacré, les offrandes, et les ornements dont on pare les victimes, ni ceux qui se pressent à la maison de Dieu pour y chercher la faveur et la satisfaction de leur Seigneur. Le pèlerinage accompli, vous pouvez vous livrer à la chasse. Que le ressentiment contre ceux qui cherchaient à vous repousser de La Mosquée Sacrée ne vous porte pas à des actions injustes. Aidez-vous plutôt mutuellement à exercer la vertu et la piété ; mais ne vous aidez point dans le péché et dans l’hostilité. Craignez Dieu, car Ses châtiments sont terribles.
Sont illicites pour vous les animaux morts, le sang, la chair de porc, tout ce qui a été tué sous l’invocation d’un autre nom que celui de Dieu, les animaux étouffés, assommés, tués par quelque chute ou d’un coup de corne, ceux attaqués par les fauves (à moins que vous ne les ayez purifiés en les atteignant avant leur mort), ainsi que ceux égorgés devant les idoles. Si vous vous fiez à la consultation des flèches, ce sera une impiété. Aujourd’hui, les Infidèles désespèrent de vous faire renier votre religion ; ne les craignez point, craignez-Moi. Aujourd’hui J’ai parfait votre religion et mis le comble à Mes bienfaits pour vous. Je suis satisfait de vous donner l’Islam pour religion. Celui qui, cédant à la famine, et sans dessein de mal faire, aura mangé de la viande illicite, celui-là sera absout, car Dieu est absoluteur et miséricordieux.
Ils te demanderont ce qui leur est licite. Réponds-leur : Les bons aliments vous sont licites ainsi que la proie des animaux de chasse que vous aurez dressés à la manière des chiens, d’après la science que vous avez reçue de Dieu. Mangez ce qu’ils vous auront procuré alors que vous aviez invoqué le nom de Dieu. Craignez-Le, car il est prompt à demander compte.
Aujourd’hui on déclare licites pour vous les bons aliments ; la nourriture de ceux qui ont reçu les Ecritures est licite pour vous, et la vôtre l’est également pour eux. Il vous est licite d’épouser les femmes vertueuses et celles Croyantes qui ont reçu les Ecritures avant vous, pourvu que vous leur assigniez leurs douaires. Tout cela en mariage légal et non en fornication ou en les prenant comme concubines. Celui qui trahira sa foi, vaines seront ses actions, et sera dans l’autre monde au nombre des Perdants.
O Croyants I quand vous vous disposez à faire la Prière, lavez-vous le visage et les mains jusqu’aux coudes ; essuyez- vous la tête et les pieds jusqu’aux chevilles. Purifiez-vous après la cohabitation avec vos épouses ; mais, lorsque vous êtes malades ou en voyage, lorsque vous aurez satisfait vos besoins naturels, et lorsque vous aurez eu commerce avec une femme, si vous ne trouvez pas d’eau, frottez-vous le visage et les mains avec du sable pur. Dieu ne veut vous imposer aucune gêne ; mais Il veut vous rendre purs et mettre le comble à Ses bienfaits, afin que vous Lui soyez reconnaissants.
Souvenez-vous donc de Ses bienfaits à votre égard et du pacte qu’il a conclu avec vous, quand vous prononçâtes ces mots : Nous avons entendu et nous obéirons. Craignez Dieu, car Il connaît le fond de vos cœurs.
O vous qui croyez ! soyez stricts observateurs des droits de Dieu, témoignez pour la Justice ; que la haine ne vous entraîne point à l’injustice. Soyez justes ; la justice tient de près à la piété. Craignez Dieu, Dieu connaît vos actions.
Dieu a promis à ceux qui croient et pratiquent les bonnes œuvres qu’ils auront pardon et récompense magnifique.
Ceux qui ne croient pas, et qui traitent Nos Signes de mensonges, ceux-là seront voués au Feu.
O Croyants ! souvenez-vous des Bienfaits de Dieu à votre égard : lorsque ces hommes ont résolu de porter leurs bras sur vous et qu’il repoussa leurs bras. Craignez Dieu ; c’est en Dieu que les Croyants doivent chercher appui.
Dieu accepta l’alliance des enfants d’Israël. Nous leur donnâmes douze chefs. Dieu leur dit : Je serai avec vous. Si vous vous acquittez exactement de la Prière, si vous faites l’Aumône, si vous croyez en Mes Envoyés, si vous les aidez et si vous faites à Dieu un prêt généreux, J’effacerai vos offenses et vous introduirai dans les Jardins arrosés de cours d’eau. Celui qui, après ces avertissements, refuse de croire, celui-là s’égare du droit chemin.
C’est parce qu’ils ont violé le pacte conclu, que Nous les avons maudits et que Nous avons endurci leurs cœurs. Ils déforment le texte de l’Ecriture et oublient une partie de ce qui leur fut enseigné. Tu ne cesseras, Muhammad, de découvrir leur fraude à tous, hormis un petit nombre d’entre eux. Oublie leurs fautes et pardonne-leur. Dieu aime ceux qui font le Bien.
Nous avons aussi accepté l’alliance de ceux qui se disent chrétiens ; mais eux aussi ont oublié une partie de ce qui leur fut enseigné. Nous avons suscité au milieu d’eux l’inimitié et la haine, qui doivent durer jusqu’au Jour de la Résurrection. Dieu leur apprendra ce qu’ils étaient en train de faire.
O vous qui avez reçu les Ecritures : Notre Envoyé vous est parvenu et vous a exposé beaucoup de passages que vous cachiez, et il a passé outre sur beaucoup d’autres. Dieu vous a envoyé une Lumière et un Livre évident
 par lequel Dieu guide ceux qui recherchent Sa Satisfaction dans le chemin du salut, Il les fait passer des ténèbres à la lumière, et les dirige dans la Voie droite.
Infidèles sont ceux qui disent que Dieu c’est le Messie, fils de Marie. Réponds-leur : Qui pourrait arrêter le bras de Dieu s’il voulait anéantir le Messie, fils de Marie, et sa mère, et tous les êtres de la terre ? A Dieu appartient la souveraineté des cieux et de la terre et de tout ce qui se trouve entre eux. Il crée ce qu’il veut, et sur toute chose, il est omnipotent.
Nous sommes les fils de Dieu et ses amis, disent les Juifs et les Chrétiens. Réponds-leur : Pourquoi donc vous châtie-t-il pour vos péchés ? Non, vous n’êtes qu’une partie des hommes qu’il a créés ; Il pardonne à qui Il veut et châtie qui Il veut. A Lui appartient la souveraineté des cieux, de la terre, et de tout ce qui est entre eux. A Lui tout aboutira un jour.
O vous qui avez reçu les Ecritures, Notre envoyé est venu à vous pour vous expliquer la Religion à un moment de la cessation des Apôtres, afin que vous ne disiez pas : Il ne nous vient personne pour nous apporter des promesses ou des menaces. Non pas ! L’un d’eux est au milieu de vous. Dieu est tout puissant.
Rappelez-vous lorsque Moïse dit aux Israélites : Souvenez-vous des bienfaits que vous avez reçus de Dieu : Il a choisi des prophètes parmi vous, Il vous a fait rois et Il vous a accordé des faveurs qu’il n’avait jamais accordées à aucune autre nation.
Entre, ô mon peuple ! dans la Terre Sainte que Dieu t’a destinée ; ne retournez pas en arrière, de peur que vous ne marchiez à votre perte.
Ils répondirent : Moïse, cette terre est habitée par des géants. Tant qu’ils l’occuperont, nous n’y entrerons point. S’ils en sortent, nous sommes disposés à y entrer.
Présentez-vous à la porte de la ville. Alors deux hommes parmi ceux qui craignent le Seigneur, qui étaient comblés de Ses bienfaits dirent : vous ne serez pas plutôt entrés que vous serez vainqueurs. Mettez votre confiance en Dieu si vous êtes fidèles.
O Moïse, dit le peuple, nous n’arriverons jamais à y pénétrer tant qu’ils y seront. Partez, ton Seigneur et toi et combattez tous deux. Nous demeurerons ici.
Seigneur s’écria Moïse, je n’ai de pouvoir que sur moi et sur mon frère. Sépare-nous de ce peuple pervers.
Alors le Seigneur dit : Cette terre leur sera interdite. Pendant quarante ans ; ils erreront dans le désert ; et toi, ne l’attriste pas pour ce peuple pervers.
Raconte-leur en révélant la vérité, l’histoire des deux fils d’Adam qui présentèrent leurs offrandes. L’offrande de l’un fut acceptée, celle de l’autre fut rejetée. Ce dernier dit à son frère : je vais te tuer. —Dieu répondit l’autre, ne reçoit que les offrandes des Pieux.
Si tu étends la main sur moi pour me tuer, je n’étendrai pas la mienne pour te tuer, car je crains Dieu, Seigneur de l’univers.
Je veux que tu partes chargé de ce crime et de tes autres crimes, et que tu sois voué au Feu, récompense des injustes.
Et son âme lui ayant permis de tuer son frère, il le tua et fut au nombre des perdants.
Dieu envoya un corbeau qui grattait la terre pour lui montrer comment il devait enterrer le cadavre de son frère. Malheureux que je suis, s’écria le meurtrier, suis-je devenu débile au point de ne pas pouvoir, comme ce corbeau, enterrer le cadavre de mon frère ? Il devint de ceux que hante le remords.
C’est pourquoi Nous avons décidé pour les fils d’Israël que celui qui aura tué un homme sans que celui-ci ait commis un meurtre ou semé le scandale dans le pays, sera considéré comme s’il avait tué tout le genre humain ; et celui qui aura rendu la vie à un homme sera considéré comme le sauveur du genre humain. Nos Envoyés sont venus à eux avec les preuves. Mais en dépit de cela, la plupart d’entre eux transgressent encore les lois sur la terre.
Voici quelle sera la récompense de ceux qui combattent Dieu et son Apôtre et qui emploient toutes leurs forces à semer le scandale sur la Terre : Ils seront tués ou crucifiés, ils auront les mains et les pieds alternés ou coupés, ils seront bannis de leur pays. Ce sera pour eux l’opprobre dans ce monde et dans l’autre, ils auront un supplice immense.
Sauf ceux qui se seront repentis avant que vous les ayez dominés. Sachez que Dieu est absoluteur et miséricordieux.
O Croyants ! craignez Dieu. Désirez le moyen d’accéder auprès de Lui, combattez sur son Chemin. Certainement vous serez heureux.
Si les infidèles possédaient toutes les richesses que la terre contient, et en plus de cela autant de richesses encore pour se racheter du supplice au Jour de la Résurrection, leurs offres ne seraient point acceptées. Ils auront un châtiment cruel.
Ils voudraient sortir du Feu, mais ils n’en sortiront jamais. Ils auront un châtiment permanent.
Vous couperez la main du voleur, homme ou femme, en punition de son crime. C’est la peine venant de Dieu. Il est puissant et sage.
Quiconque se sera repenti de ses injustices et se sera corrigé, Dieu lui pardonnera. Il est absoluteur et miséricordieux.
Ne sais-tu pas que Dieu est le souverain des cieux et de la terre ? Il châtie qui Il veut, et pardonne à qui Il veut. Il est tout-puissant.
Apôtre, ne t’afflige pas à cause de ceux qui se précipitent vers l’Infidélité parmi ceux qui disent de leurs bouches : « Nous croyons » tandis que leurs cœurs ne croient pas et parmi les Juifs qui prêtent avidement l’oreille aux mensonges et qui prêtent avidement l’oreille pour d’autres personnes qui n’étaient pas venues à Toi et qui déforment les paroles bien établies de l’Ecriture. Ils avaient dit à leurs émissaires : S’il vous est présenté la même chose que ceci, acceptez-la, sinon défiez-vous en. Celui que Dieu voudra égarer, tu ne pourras rien pour lui. Ceux dont Dieu n’aura pas voulu purifier le cœur seront couverts d’opprobre dans ce monde, et auront dans l’autre un châtiment terrible.
Ils prêtent avidement l’oreille aux mensonges, ils acceptent avidement les biens illicites. S’ils ont recours à ton jugement, juge entre eux ou abstiens-toi. Si tu t’abstiens, ils ne pourront te nuire ; mais, si tu te charges de juger, fais-le avec équité, car Dieu aime ceux qui jugent avec équité.
Mais comment te prendraient-ils pour arbitre alors qu’ils ont la Thora où se trouve le jugement de Dieu ? Ils sont capables, après tout cela de s’écarter de ton jugement. Ce ne sont pas des croyants.
Nous avons fait descendre la Thora qui contient la Lumière et la Direction. Les Prophètes qui se sont soumis à Dieu jugeaient les Juifs d’après ce Livre ; les docteurs et les prêtres jugeaient d’après les parties du livre de Dieu, dont ils avaient le dépôt ; ils étaient témoins de la Vérité. Ne craignez point ces hommes, craignez-moi, et ne vendez point Mes Signes pour un prix infime. Ceux qui ne jugeront pas conformément à la vérité que Dieu a fait descendre sont les Infidèles.
Dans la Thora, Nous avons prescrit aux Juifs : Ame pour âme, œil pour œil, nez pour nez, oreille pour oreille, dent pour dent. Les blessures seront punies par la loi du talion. Celui qui fera aumône du prix du sang expiera par cela ses péchés. Ceux qui ne jugeront pas d’après la révélation de Dieu sont les Injustes.
Sur les pas des autres prophètes. Nous avons envoyé Jésus, fils de Marie, pour confirmer la Thora. Nous lui avons donné l’Evangile qui contient la Lumière et la direction et confirme la Thora, laquelle contient aussi Direction et Avertissement pour ceux qui craignent Dieu.
Que ceux qui ont l’Evangile, jugent d’après ce que Dieu a révélé dans ce Livre. Ceux qui ne jugeront pas d’après la révélation de Dieu sont les pervers.
Nous t’avons envoyé le Livre contenant la Vérité, confirmant les Ecritures qui l’ont précédé et témoignant de leur authenticité. Juge entre eux tous, selon la révélation de Dieu et garde-toi de suivre leurs désirs en t’éloignant de la Vérité qui t’est parvenue. Nous avons assigné à chacun de vous une Loi divine et une méthode. Si Dieu l’avait voulu, Il aurait fait de vous tous une seule et même communauté ; mais Il a voulu vous éprouver en ce qu’il vous a donné. Courez à l’envi les uns des autres vers les bonnes actions ; c’est à Dieu que vous retournerez ; Il vous expliquera l’objet de vos désaccords.
Juge entre eux selon les commandements de Dieu, n’écoute pas leurs désirs et garde toi de te laisser détourner par eux d’une partie de ce que Dieu a fait descendre sur toi. S’ils s’éloignent, sache que c’est pour quelques péchés que Dieu veut les punir. Certes beaucoup d’hommes sont pervers.
Est-ce le jugement de l’Anté-Islam qu’ils cherchent ? Cependant qui peut bien être meilleur juge que Dieu pour un peuple qui a la foi.
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Tu vois évidemment ceux dont le cœur est atteint d’un mal se précipiter à qui mieux mieux auprès des Infidèles, ils disent en s’excusant : Nous craignons les vicissitudes du sort. Peut-être Dieu apporte-t-il la Victoire, ou autre chose venant de Lui. Alors, ils regretteront d’avoir eu de telles pensées.
Les fidèles diront alors : Sont-ce ceux qui juraient, par des serments solennels, qu’ils étaient de notre parti ? Leurs œuvres sont vaines. Ils sont aujourd’hui perdants.
O vous qui croyez ! Quiconque renie sa religion, Dieu le fera, remplacer par un autre peuple que Dieu aimera et qui aimera Dieu, un peuple humble envers les Croyants, et fier envers les Infidèles ; qui combattra pour la Cause de Dieu, et ne craindra point le blâme de qui que ce soit. C’est la Faveur de Dieu, Il l’accorde à qui Il veut. Il est vaste et omniscient.
Vos protecteurs ne sont que Dieu, Son Apôtre et ceux qui croient, qui s’acquittent avec exactitude de la Prière, font l’aumône et s'nclinent.
Ceux qui prennent pour protecteurs Dieu, son Apôtre, et ceux qui croient auront la victoire car le parti de Dieu est le parti des vainqueurs.
O Croyants ! ne prenez pas comme alliés ceux qui, parmi les détenteurs de l’Ecriture, ont fait de votre religion un objet de railleries et de jeux, ni ceux qui étaient infidèles. Craignez Dieu si vous êtes croyants.
Quand vous appelez à la Prière, ils s’en font un objet de railleries et de jeux. Tout cela parce qu’ils sont des gens qui ne raisonnent pas.
Vous qui avez reçu l’Ecriture, qu’avez-vous à nous reprocher sinon que nous croyons en Dieu, à ce qui nous a été révélé et à ce qui a été envoyé antérieurement et puis, que la plupart d’entre vous soient pervers.
Dis-leur encore : vous annoncerai-je quelque rétribution plus terrible que celle que Dieu leur réserve. Ceux que Dieu a maudits, ceux contre lesquels il est courroucé, qu’il a transformé en singes et en porcs, qui adorent Thagout, ceux-là auront une détestable place et sont bien loin du droit chemin.
Lorsqu’ils se présentent devant vous, ils disent : nous croyons. Ils entrent avec l’infidélité et ils sortent avec elle. Mais Dieu connaît ce qu’ils cachent.
Parmi eux tu verras un grand nombre courir au plus pressé vers l’hostilité, vers l’injustice et l’acquisition de biens illicites. Que leurs actions sont abominables !
Que les docteurs et les prêtres ne les empêchent-t-ils pas de dire des infâmies et de se nourrir de biens illicites ! Que d’horreurs ne commettent-ils pas ?
La main de Dieu est liée disent les juifs. Que leurs mains soient liées à leur cou ; qu’ils soient maudits pour prix de leurs blasphèmes. Non, les mains de Dieu sont ouvertes ; Il distribue ses dons comme Il veut. Ce que Dieu a fait descendre sur toi ne fera qu’accroître leur rébellion et leur infidélité. Mais Nous avons jeté au milieu d’eux l’inimitié et la haine jusqu’au jour de la Résurrection. Toutes les fois qu’ils allument le feu de la guerre ; Dieu l’éteint. Ils parcourent le pays pour semer le scandale. Mais Dieu n’aime point ceux qui sèment le scandale.
Si les Détenteurs des Ecritures avaient cru et craint Dieu, nous aurions effacé leurs péchés, Nous les aurions introduits dans les Jardins des Délices.
S’ils avaient la Thora et l’Evangile, et les livres que le Seigneur leur a envoyés, ils auraient profité des biens qui se trouvent sous leurs pas et au-dessus de leurs têtes. Il en est parmi eux qui agissent avec droiture ; mais pour la plupart, oh ! que leurs actions sont détestables !
O Envoyé ! Fais connaître tout ce que Dieu t’a révélé ; car, si tu ne le fais pas, tu n’auras pas rempli ta Mission. Dieu te mettra à l’abri des violences des hommes ; Il n’est pas le Guide des Infidèles.
Dis : ô Détenteurs de l’Ecriture ! : Vous ne vous appuierez sur rien de solide, tant que vous n’aurez pas applique la Thora et l’Evangile, et ce que Dieu a fait descendre sur vous. Le Livre que tu as reçu, ô Muhammad ! ne fera qu’accroître la rébellion et l’infidélité d’un grand nombre d’entre eux ; mais ne t’attriste pas sur le sort des Infidèles.
Ceux qui croient, les Juifs, les Sabéens, les Chrétiens, tous ceux qui croient en Dieu et au Jour Dernier et qui pratiquent le bien, ceux-là seront exempts de toute crainte et ne seront point attristés.
Nous avons accepté le pacte des Fils d’Israël, et Nous leur avons envoyé des Apôtres ; toutes les fois que les Apôtres leur annonçaient des vérités contraires à leurs désirs, ils accusaient les uns d’imposture et assassinaient les autres.
Ils ont pensé qu’ils ne seraient pas tourmentés ; ils sont devenus aveugles et sourds. Dieu leur a pardonné ensuite ; un grand nombre d’entre eux devinrent sourds et aveugles de nouveau ; Dieu voit clairement leurs actions.
Ce sont des Infidèles ceux qui disent : Dieu, est le Messie, fils de Marie. Le Messie n’a-t-il pas dit lui-même : O Fils d’Israël adorez Dieu, qui est mon Seigneur et le vôtre ? Quiconque associe quelqu’un à Dieu, Dieu lui interdira l’entrée du Paradis, et sa demeure sera le Feu. Les Injustes n’auront pas de Défenseurs.
Infidèles sont ceux qui disent : Dieu est le troisième d’une Trinité. Il n’est point de Dieu qu’un seul et même Dieu. S’ils ne cessent pas, un châtiment douloureux atteindra les infidèles parmi eux.
Ne retourneront-ils pas au Seigneur ? n’imploreront-ils pas Son pardon ? Il est absoluteur et miséricordieux.
Le Messie, fils de Marie, n’est qu’un Apôtre ; d’autres Apôtres l’ont précédé. Sa mère était une femme vertueuse. Ils se nourrissaient comme tous les humains. Regarde d’une part comme Nous leur expliquons Tes Signes, et regarde ensuite comme ils s’en détournent.
Dis-leur : Adorez-vous en dehors de Dieu ce qui n’est capable ni de vous nuire ni de vous être utile, tandis que Dieu entend et sait tout ?
Dis, O détenteurs de l’Ecriture, ne vous avancez pas dans l’exégèse de votre Religion plus loin que la vérité et ne suivez point les penchants d’un peuple égaré avant vous, et qui avait égaré la plupart des hommes, il s’était égaré de la Voie droite.
Ceux qui ont été infidèles parmi les Fils d’Israël ont été maudits par la bouche de David et de Jésus, fils de Marie, parce qu’ils ont été rebelles et transgresseurs.
Ils ne s’interdisaient pas mutuellement de recommencer les mauvaises actions qu’ils commettaient. Que leurs actions sont détestables !
Tu vois un grand nombre d’entre eux prendre alliance parmi les infidèles. Que leurs actions sont abominables ! elles ont provoqué le courroux de Dieu ! ils seront voués éternellement au supplice.
S’ils eussent cru en Dieu, au Prophète et en ce qu’il a reçu, ils n’auraient jamais recherché l’alliance des infidèles ; mais la plupart d’entre eux ne sont que des pervers.
Tu trouveras certainement que ceux qui nourrissent la haine la plus violente contre les fidèles sont les Juifs et ceux qui ont donné des Associés à Dieu. Tu trouveras certainement que ceux qui ont le plus de sympathie pour les Croyants sont les hommes qui se disent Chrétiens ; c’est parce qu’ils ont des prêtres et des moines, hommes exempts de tout orgueil.
Lorsque ceux-ci entendent les versets du Coran, tu vois leurs yeux se remplir de larmes, car ils ont reconnu la vérité. Ils s’écrient : O Seigneur ! nous croyons. Inscris-nous parmi les Témoins.
Pourquoi ne croirions-nous pas en Dieu et à la Vérité qui nous vient alors que nous espérons que notre Seigneur nous fasse entrer au Paradis avec les Vertueux.
Pour récompense de leurs paroles, Dieu leur accorde des Jardins arrosés de cours d’eau, où ils demeureront éternellement ; c’est la récompense de ceux qui font le bien.
Mais ceux qui ne croient pas, qui traitent Nos Signes de mensonges, sout voués au Feu.
O Croyants ! ne déclarez pas illicites les choses bonnes que Dieu a permises. Ne transgressez point Ses préceptes, car il n’aime pas les transgresseurs.
Nourrissez-vous des aliments licites et bons que Dieu vous accorde, et craignez Dieu en qui vous croyez.
Dieu ne vous reprochera pas un serment inconsidéré ; mais Il vous reprochera de manquer à un engagement que vous avez pris sur la foi du serment. Pour vous racheter, il vous faudra nourrir dix pauvres selon la ration moyenne que vous donnez à vos familles, ou bien les vêtir, ou bien affranchir un esclave. Celui qui n’en a pas les moyens jeûnera trois jours. Telle sera l’expiation de votre serment. Tenez donc vos serments. C’est ainsi que Dieu vous explique Ses Signes. Peut-être serez-vous reconnaissants.
O croyants ! les boissons fermentées, les jeux de hasard, les statues et les flèches du pari ne sont que souillure présentée par Satan. Eloignez-vous en, et vous serez heureux.
Satan, par les boissons fermentées et les jeux de hasard, ne désire qu’exciter l’inimitié et la haine entre vous et vous éloigner de l’invocation de Dieu et de la Prière. Ne vous en abstiendrez-vous donc pas ?
Obéissez à Dieu, obéissez à l’Apôtre, et tenez-vous sur vos gardes ; car, si vous vous détournez des préceptes, sachez que Notre Envoyé n’est tenu que de les transmettre d’une maniéré évidente.
Ceux qui croient et pratiquent les bonnes œuvres ne seront point repris pour ce qu’ils auront mangé lorsqu’ils sont pieux et croyants et pratiquent les bonnes œuvres, lorsqu’ils sont encore pieux et pratiquent encore les bonnes œuvres et lorsqu’ils sont toujours pieux et font encore le bien. Certes, Dieu aime ceux qui font le bien.
O vous qui croyez ! Dieu cherche à vous éprouver, quand Il vous offre dans votre pèlerinage un riche gibier à la portée de vos mains et de vos lances. Il fait cela pour savoir qui Le craint réellement. Quiconque, après cela, se fera coupable subira un châtiment douloureux.
O vous qui croyez ! ne vous livrez point à la chasse pendant le pèlerinage. Quiconque tuera un animal à la chasse sera tenu de le compenser ou bien par un animal domestique d’égale valeur ; deux hommes justes d’entre vous désigneront l’animal qui sera envoyé en offrande à la Kaaba, ou bien par la nourriture donnée à un pauvre, ou bien par le jeûne d’une période équivalente, afin que le coupable éprouve les mauvaises suites de son action. Dieu ne tiendra pas compte des infractions passées, mais celui qui retombera dans le péché encourra la vengeance de Dieu. Certes, Dieu est puissant et vindicatif.
Il vous est permis de vous livrer à la pêche et de recueillir la nourriture que vous offre la mer, c’est une nourriture et un viatique pour vous, mais la chasse vous est interdite tant que vous êtes sacralisés pour le pèlerinage à la Mecque. Craignez Dieu autour de Qui vous serez rassemblés.
Dieu a fait de la Kaaba le Temple Sacré recevant les pratiques des hommes ; Il a institué le Mois Sacré, l’offrande et les ornements qui parent les victimes, afin que vous sachiez qu’il connaît tout ce qui se passe aux cieux et sur la terre et qu’il est de toute chose omniscient.
Apprenez aussi que Dieu est terrible dans Ses châtiments, mais en même temps absoluteur et miséricordieux.
L’Apôtre n’est tenu que de transmettre. Dieu connaît ce que vous manifestez et ce que vous cachez.
Dis : Le bon et le mauvais ne sauraient être égaux, même si la plupart de ce qui est mauvais te plaisait. O hommes doués d’intelligence ! craignez Dieu, et vous serez heureux.
O vous qui croyez ! n’interrogez point au sujet des choses qui, si elles vous étaient dévoilées, pourraient vous déplaire. Si vous le demandez quand le Coran aura été révélé en entier, elles vous seront expliquées. Dieu vous pardonnera votre curiosité, parce qu’il est absoluteur et miséricordieux.
Avant vous il y eut des hommes qui ont absolument voulu les connaître ; leur connaissance les a rendus infidèles.
Dieu n’a rien prescrit au sujet des animaux bahira, saïba, yasila et hami ; les infidèles forment des mensonges à l’égard de Dieu ; mais la plupart d’entre eux ne raisonnent pas.
Lorsqu’on leur dit : Venez à la religion qui vous a été révélée et à Son Apôtre, ils répondent : la croyance que nous avons trouvée à nos pères nous suffit. Peu leur importe que leurs pères n’aient eu ni science ni bonne direction !
O croyants ! occupez-vous de vous-mêmes. L’égarement des autres ne vous nuira point si vous êtes guidés. Vous retournerez tous à Dieu qui vous tiendra compte de vos œuvres.
O croyants ! voici les conditions du témoignage au moment où la mort visite quelqu’un d’entre vous et qu’il se dispose à faire un testament : trouvez parmi vous deux hommes justes ou étrangers si vous êtes en voyage de par le monde et que le malheur de la mort vous surprenne ; vous retiendrez ces deux hommes après la prière, et, si vous doutez de leur bonne foi, vous leur ferez prêter ce serment devant Dieu : Nous ne vendrons pas notre témoignage à quelque prix que ce soit, pas même à nos parents, et nous ne cacherons pas un témoignage requis au nom de Dieu, car nous serions parmi les criminels.
Si Ton découvre que ces deux témoins avaient commis un péché, deux autres prendront leur place : les plus méritants parmi ceux qui ont le plus de droit au testament. Ils prêteront serment devant Dieu en ces termes : Notre témoignage est plus vrai que celui des deux autres ; nous n’avancerons rien de faux, autrement nous serions au nombre des injustes.
Ainsi il sera plus facile d’obtenir que les hommes rendent un témoignage authentique ou qu’ils craignent que d’autres ne soient faits après les leurs. Craignez donc Dieu et écoutez- Le ; Il ne dirige point les Pervers.
Le jour où Dieu rassemblera les Apôtres et qu’il leur demandera : Que vous a-t-on répondu ?, ils diront : Ce n’est pas nous qui avons la science. Toi seul connais les secrets de l’invisible.
Rappelle-toi lorsque Dieu dit : O Jésus, fils de Marie, Souviens-toi des bienfaits que j’ai répandus sur toi et sur ta mère, lorsque Je t’ai fortifié par l’Esprit Saint ; tu parleras aux hommes de ton berceau et au déclin de l’âge. Je t’ai enseigné le Livre, la Sagesse, la Thora et l’Evangile ; tu formas d’argile la figure d’un oiseau, par Ma permission ; Ton souffle l’anima par Ma permission ; tu guéris un aveugle de naissance et un lépreux par Ma permission ; tu fis sortir les morts de leur tombeau par Ma permission. Je détournai de toi les mains des Juifs lorsque tu leur apportas les Preuves. Les incrédules d’entre eux s’écrièrent : Tout ceci n’est que de la magie pure.
Lorsque nous avons révélé aux Apôtres : Croyez en Moi et en Mon Envoyé, ils répondirent : Nous croyons que Tu es témoin et que nous nous sommes soumis à Dieu.
O Jésus, fils de Marie ! dirent les Apôtres, ton Seigneur peut-il nous faire descendre des cieux une table toute servie ? Craignez le Seigneur, leur répondit Jésus, si vous êtes croyants.
Nous désirons, dirent-ils, en manger et que nos cœurs soient rassurés.
Jésus, fils de Marie, dit : Dieu, notre Seigneur, fais-nous descendre une table du ciel ; qu’elle soit un festin pour le premier ou le dernier d’entre nous, et un Signe de Ta part. Accorde-le nous. Tu es le meilleur de ceux qui accordent les bienfaits.
Dieu dit alors : Je vous la ferai descendre ; celui qui, après ce miracle, sera incrédule, subira un châtiment tel que nul autre au monde n’en subira de pareil.
Dieu dit : O Jésus, fils de Marie, est-ce toi qui dis aux hommes : Prenez pour moi et ma mère comme divinité en plus de Dieu ? Jésus répondit : Par Ta gloire, non. Il ne m’appartient jamais de dire ce qui n’est pas vérité pour moi. Si je l’ai dit, Tu le sais déjà. Tu sais ce qui est au fond de mon âme, alors que j’ignore ce qui est au fond de la Tienne. Toi seul connais bien les secrets de l’invisible.
Je ne leur ai dit que ce que Tu m’as ordonné : Adorez Dieu, mon Seigneur et le vôtre. Tant que je demeurais sur la terre, je pouvais témoigner contre eux ; et, lorsque Tu m’as appelé à Toi, Tu avais les yeux sur eux, car Tu es témoin de toute chose.
Si Tu les punis, cela est possible car ils sont Tes serviteurs ; si Tu leur pardonnes, cela est possible aussi car Tu es le Puissant, le Sage.
Dieu dit alors : voici le jour où les justes gagneront à leur justice ; les Jardins arrosés par des fleuves seront leur séjour éternel. Dieu sera satisfait, et ils seront satisfaits de Dieu. C’est le succès immense.
A Dieu appartient la souveraineté des cieux et de la terre et de tout ce qu’ils contiennent. Il est tout puissant.
Louange à Dieu qui a créé les cieux et la terre, qui a établi les ténèbres et la lumière ! Après tout cela, les Incrédules donnent des égaux à leur Seigneur.
C’est Lui qui vous a créés à partir de l’argile et a décrété un terme à votre vie. Ce terme est bien déterminé. Après tout cela, vous doutez encore.
Il est Dieu dans les cieux et sur la terre ; il connaît ce que vous cachez et ce que vous dévoilez ; Il connaît les œuvres que vous avez acquises.
Il ne leur apparaît un seul Signe d’entre les Signes de leur Seigneur sans qu’ils ne s’en détournent.
Ils ont traité de mensonge la Vérité qui vint à eux ; bientôt il leur viendra des nouvelles relatives à l’objet de leurs railleries.
N’ont-ils pas vu combien de générations Nous avons anéanties avant eux ? Nous les avions établies plus solidement que vous ; Nous fîmes tomber sur elles des pluies abondantes ; Nous fîmes couler des rivières sous leurs pieds ; puis Nous les anéantîmes pour leurs péchés, et Nous fîmes surgir à leur place une génération nouvelle.
Quand bien même Nous t’aurions fait descendre du ciel un livre en feuillets, et que les Infidèles l’eussent touché de leurs mains, ils diraient encore : C’est de la magie pure.
Ils disent : Si un Ange était au moins descendu vers Lui ! Si Nous avions envoyé un Ange, l’ordre de les faire périr aurait été exécuté ; ils n’auraient pas eu un instant de répit.
Si nous avions voulu faire de Notre Envoyé un Ange, Nous l’aurions envoyé sous la forme humaine. Nous aurions ainsi créé à leurs yeux la confusion qu’ils s’étaient créés eux-mêmes.
Avant toi d’autres Apôtres ont été l’objet des railleries ; le châtiment dont ils se moquaient enveloppa les moqueurs.
Dis-leur : Parcourez la terre, et voyez quelle a été la fin de ceux qui traitaient nos Apôtres de menteurs
Demande : A qui appartient tout ce qui est dans les cieux et sur la terre ? C’est à Dieu. Il s’est prescrit la miséricorde. Il vous rassemblera au Jour de la Résurrection. Il n’y a point de doute là-dessus. Ceux qui perdent leur âme ne croiront pas.
A Lui appartient tout ce qui existe dans la nuit et dans le jour; Il entend et sait tout.
Dis : Prendrai-je pour Patron un autre que Dieu, le créateur des cieux et de la terre ? Il nourrit et Il n’est point nourri. Dis : J’ai reçu l’ordre d’être le premier de ceux qui se soumettent à Dieu. Il m’a été dit : Ne sois point parmi les Polythéistes.
Dis : Je crains, en désobéissant à mon Seigneur, d’encourir la peine du Grand Jour.
Celui dont est écarté ce jour-là le supplice a déjà acquis la miséricorde de Dieu. C’est là le succès évident.
Si Dieu t’atteint d’un mal, Lui seul pourra t’en délivrer ; s’il t’accorde un bien, c’est qu’il est tout-puissant.
Il est le Dominateur. Il est au-dessus de Ses serviteurs ; Il est le Sage et l’Informé.
Demande : Qu’y a-t-il de plus grand comme témoignage ? Réponds : Dieu est témoin entre vous et moi. Ce Coran m’a été révélé, afin que je vous avertisse, vous et ceux à qui il parviendra. Allez-vous donc témoigner qu’il y a d’autres dieux à côté de Dieu ? Dis : Moi, je ne témoignerai pas de cela. Dis : En vérité, Il est le Dieu unique, et je suis innocent de ce que vous Lui associez.
Ceux à qui Nous avons donné les écritures connaissent Muhammad, comme ils connaissent leurs propres fils ; mais ; ceux qui perdent leur âme ne croiront point.
Qui est plus injuste que celui qui invente des mensonges à rencontre de Dieu, ou qui traite Ses Signes de mensonges ? Assurément les injustes ne réussiront jamais.
Un jour Nous les rassemblerons tous ; Nous dirons alors à ceux qui associent : Où sont les parèdres que vous prétendiez être les Associés de Dieu ?
Ils n’auront d’autre excuse que de dire : Par Dieu, notre Seigneur, nous n’étions point des Associateurs.
Regarde comme ils se mentent à eux-mêmes, et comme se sont écartées d’eux les divinités qu’ils avaient inventées.
Il en est parmi eux qui viennent t’écouter ; mais Nous avons mis plus d’une enveloppe sur leur cœur afin qu’ils ne comprennent pas le Coran. Nous avons durci leurs oreilles. S’ils voient chaque Signe, ils n’y croiront pas. Venant ensuite discuter avec toi, les incrédules d’entre eux diront : Ce ne sont là que fables des anciens.
Ils interdisent aux autres d’aller vers le Prophète et s’en éloignent eux-mêmes ; mais ils ne perdent que leurs propres armes et ils ne s’en rendent pas compte.
Si tu les voyais au moment où, placés devant le Feu, ils s’écrieront : Plût au Ciel que nous soyons au monde, oh ! nous ne traiterions plus de mensonge les Signes de Notre Seigneur, nous serions croyants.
Non, ce n’est qu’une pensée naguère inavouée, qui surgit au grand jour ; s’ils étaient renvoyés sur la terre, ils retourneraient au culte interdit, car ils ne sont que des menteurs.
Ils disent : Il n’y a que notre vie d’ici-bas, et nous ne serons point ressuscités.
Si tu les voyais au moment où ils seront amenés devant leur Seigneur, Il leur dira : ceci n’est-il pas vrai ? —Oui, par notre Seigneur répondront-ils —Goûtez donc le supplice, dira le Seigneur, pour prix de votre incrédulité.
Ils ont perdu ceux qui traitaient de mensonges la comparution devant Dieu lorsque enfin l’heure les surprendra inopinément, ils diront : Malheur à nous pour ce que nous avons négligé sur la terre ! Ils porteront leurs fardeaux, et quel mauvais fardeau !
La Vie de ce monde n’est que jeu et frivolité ; la Vie Future vaut mieux pour ceux qui craignent. Ne raisonnerez-vous pas ?
Nous savons bien que leurs paroles t’affligent vraiment. Ce n’est pas toi qu’ils accusent de mensonge ; les infidèles nient les Signes de Dieu.
D’autres Apôtres ayant toi ont été traités de menteurs ; ils supportèrent avec constance les accusations de mensonge et les sévices, jusqu’à ce que vînt Notre assistance. Nul ne pourrait changer les paroles de Dieu. Certes, tu connais l’histoire des Apôtres.
L’éloignement des Arabes te pèse ; certes, si tu le pouvais, tu désirerais pratiquer un tunnel dans la terre ou dresser une échelle vers le ciel pour leur faire voir quelque Signe. Si Dieu voulait, il les aurait réunis tous dans la bonne Direction. Ne sois donc pas au nombre des ignorants.
Seuls répondront à ton appel ceux qui écoutent ; les morts, Dieu les ressuscitera, et ils retourneront ensuite à Lui.
Ils disent : Si au moins un Signe de la part de son Seigneur descendait vers lui. Dis-leur : Dieu est assez puissant pour faire descendre un Signe. Mais la plupart ne savent pas.
Il n’est point de bête, sur la terre, ni d’oiseau volant de ses ailes, qui ne forment une communauté comme vous. Nous n’avons rien négligé dans le Livre. Toutes les créatures seront rassemblées auprès de leur Seigneur.
Ceux qui traitent Nos Signes de mensonges sont sourds et muets, errant dans les ténèbres. Dieu égare celui qu’il veut, et conduit celui qu’il veut dans le droit chemin.
Si le châtiment divin vous surprenait, si l’Heure arrivait, invoqueriez-vous un autre que Dieu ? si vous êtes véridiques !
C’est Lui que vous invoqueriez ; s’il veut, Il vous délivrera des peines pour lesquelles vous l’aviez prié, et vous fera oublier les divinités que vous Lui associez.
Nous avons déjà organisé des missions vers des nations qui ont existé avant toi. Nous les surprîmes par la misère et le malheur, dans l’espoir de les voir s’humilier.
Que ne se sont-ils humiliés lorsque Notre épreuve les toucha ! Au contraire, leurs cœurs s’endurcirent, Satan a embelli leurs actions.
Et lorsqu’ils eurent oublié l’Epreuve qui leur servait de leçon, Nous ouvrîmes devant eux les portes de tous les biens. Quand ensuite ils se trouvèrent plongés dans la joie à cause des biens qu’ils avaient reçus, Nous les saisîmes tout à coup, et les voilà dans le désespoir.
Ce peuple Injuste fut anéanti jusqu’au dernier. Louange à Dieu, Seigneur de l’Univers.
Dis-leur : Que vous en semble ? Si Dieu vous privait de l’ouïe et de la vue, s’Il mettait un sceau sur vos cœurs, quelle autre divinité que Dieu vous les rendrait. Regarde comme Nous présentons les Signes, et cependant les Infidèles s’en détournent.
Dis-leur aussi : Que vous en semble ? Si le châtiment de Dieu vous surprend inopinément, ou s’il tombe au grand jour, quel peuple sera anéanti sinon le peuple des Injustes ?
Nos Envoyés ne viennent que pour avertir et pour annoncer les bonnes nouvelles. Quiconque croit et se corrige sera à l’abri de toute crainte et ne sera point attristé.
Ceux qui traitent Nos Signes de mensonges seront atteints par le supplice pour prix de leur perversité.
Dis-leur : Je ne vous dis pas que je possède les trésors de Dieu. Je ne connais pas l’invisible ; Je ne vous dis pas que je suis un Ange : je ne fais que suivre ce qui m’est révélé. Dis-leur : L’aveugle et celui qui voit sont-ils égaux ? N’y réfléchirez-vous pas ?
Avertis, par le Coran, ceux qui craignent qu’un jour ils seront rassemblés devant leur Seigneur et qu’ils n’auront d’autre Patron ni d’autre Intercesseur que Dieu : peut-être Le craindront-ils.
Ne repousse point ceux qui invoquent le Seigneur matin et soir et qui désirent Sa Face. Il ne t’appartient pas de juger leurs intentions, comme il ne leur appartient pas de juger les tiennes. Si tu les repoussais, tu agirais comme les Injustes.
C’est ainsi que Nous avons éprouvé les hommes les uns par les autres, afin qu’ils disent: Sont-ce là ceux que Dieu a comblés parmi nous de Ses bienfaits ? —Dieu ne connaît-il pas ceux qui sont reconnaissants.
Lorsque ceux qui auront cru à Nos Signes viendront à toi, dis-leur : La paix soit avec vous ! Votre Seigneur s’est prescrit la Miséricorde. Si quelqu’un d’entre vous commet une mauvaise action par ignorance, et s’en repent ensuite et se corrige, il saura que Dieu est absoluteur et miséricordieux.
C’est ainsi que Nous développons Nos Signes, afin que le chemin des Criminels ressorte clairement.
Dis-leur : Il m’a été défendu d’adorer ceux que vous invoquez à l’exclusion de Dieu. Dis : Je ne suivrai pas vos désirs. Autrement, je m’égarerais et je ne ferais jamais partie de ceux qui sont sur la bonne Direction.
Dis : Je m’en tiens à une Preuve émanant de mon Seigneur. Vous n’aviez pas cru en Lui. Ce que vous voulez hâter n’est pas en mon pouvoir : la décision n’appartient qu’à Dieu. Il fera connaître la Vérité, Il est le meilleur des Juges.
Dis-leur : S’il était dans mon pouvoir de hâter ce que vous voulez hâter, l’affaire serait réglée entre vous et moi. Dieu connaît mieux que personne les Injustes.
Il a les clefs de l’invisible, Lui seul les connaît. Il sait ce qui est sur la terre et au fond des mers. Il ne tombe pas une seule feuille qu’il n’en ait connaissance. Il n’y a pas un seul grain dans les ténèbres de la terre, un brin vert ou desséché qui ne soit inscrit dans un Livre évident.
C’est Lui qui vous rappelle pendant la nuit, qui sait ce que vous avez fait pendant le jour ; Il vous ressuscite pendant le jour, afin que le terme fixé d’avance soit accompli ; vous retournerez ensuite à Lui, et alors Il vous redira ce que vous aviez fait.
Il est le Maître absolu au-dessus de Ses serviteurs ; Il envoie des Anges qui vous surveillent ; lorsque la mort visite l’un d’entre vous, Nos Messagers reçoivent Son dernier souffle ; ils ne commettent aucune négligence.
Ensuite ces hommes sont rendus à Dieu leur véritable Maître. N’est-ce pas à Lui qu’appartient le jugement ? Il est prompt à faire rendre compte.
Dis-leur : Quel est celui qui vous délivre des ténèbres de la terre et de la mer quand vous invoquez Dieu humblement et en secret, disant : S’il nous délivre de cette infortune, nous Lui serons reconnaissants ?
Dis : C’est Dieu qui vous délivre de cette infortune et de tout souci. Néanmoins vous Lui associez d’autres divinités.
Dis-leur : C’est Lui qui peut envoyer un châtiment sur vos têtes ou le faire surgir sous vos pieds, vous diviser en partis innombrables et faire éprouver aux uns les violences des autres. Voilà comment Nous savons développer les signes pour qu’ils comprennent.
Ton peuple a traité le Coran de mensonge, alors que le Coran est la Vérité. Dis-leur : Je ne suis point chargé de vos intérêts ;
chaque chose a son terme fixe. Vous le saurez.
Lorsque tu vois les incrédules entamer la conversation sur Nos Signes, éloigne-toi d’eux jusqu’à ce qu’ils abordent un autre sujet. Le Démon peut te faire oublier ce précepte. Aussitôt que tu t’en ressouviendras, ne reste pas avec les Injustes.
Il n’appartient pas à ceux qui craignent Dieu de demander compte aux Incrédules mais ils doivent les édifier afin qu’ils craignent Dieu, eux aussi.
Laisse ceux qui regardent leur religion comme un jeu et une frivolité et qui sont trompés par la vie de ce monde. Edifie-les grâce au Coran afin qu’aucune âme ne soit livrée à sa perte à cause de ses actions. Il n’y aura pour ces âmes aucun autre protecteur ni intercesseur, hormis Dieu. Quand même elles offriraient leur équivalent en compensation, cela sera refusé. Ceux qui seront voués à la perte éternelle à cause de leurs actions auront pour boisson l’eau bouillante, et un supplice cruel sera le prix de leur incrédulité.
Dis : Invoquerons-nous, à l’exclusion de Dieu, ceux qui ne peuvent nous être utiles ou nous nuire ? Retournerons-nous sur nos pas après que Dieu nous a dirigés, pareils à celui que les Démons ont égaré sur la terre et qui est demeuré perplexe pendant que ses compagnons l’appelaient à la bonne Direction et lui criaient : Viens à nous ? Dis : La Direction de Dieu, voilà la vraie Direction ! Nous avons reçu l’ordre de nous soumettre au Seigneur des Mondes.
Accomplissez la Prière, et craignez Dieu ; c’est devant Lui que vous serez rassemblés.
C’est Lui qui a créé les cieux et la terre agissant selon la Vérité. Le jour où Il dit : Sois, et la chose est, Sa Parole est bien la Vérité. A Lui seul appartient le Royaume au jour où l’on soufflera dans la trompette. Il est celui qui connaît l’invisible et le visible ; il est le Sage, le bien Informé.
Rappelle-toi lorsque Abraham dit à son père Azar : Prendras-tu des idoles pour dieux ? Je vous vois ton peuple et toi dans un égarement évident.
Nous fîmes voir à Abraham le royaume des cieux et de la terre, afin qu’il fût parmi les convaincus.
Quand la nuit l’eût environné de ses ombres, il vit une étoile, et s’écria : Voilà mon Seigneur ! L’étoile disparut. Il dit alors : Je n’aime point ceux qui disparaissent.
Quand il vit la lune se lever, il dit : Voilà mon Seigneur ! et, lorsqu’elle se coucha, il s’écria : Si mon Seigneur ne me dirige pas, je serai certes parmi les Egarés.
Quand il vit le soleil se lever, il dit : Voici mon Seigneur, celui-ci est bien plus grand ! Mais, lorsque le soleil se coucha, il s’écria : O mon peuple, je suis innocent de ce que vous associez à Dieu.
Je tourne ma face vers Celui qui a créé les cieux et la terre ; je suis hânif, et nullement du nombre de ceux qui associent.
Son peuple argumenta contre lui. —Argumenterez-vous contre moi, leur dit-il, au sujet de Dieu, alors qu’il m’a dirigé vers le chemin droit ? Je ne crains point ceux que vous Lui associez, à moins qu’il ne veuille quelque chose, car Il embrasse tout dans sa science. N’y réfléchirez-vous pas ?
Et comment craindrais-je ceux que vous Lui associez, quand vous ne craignez pas de Lui avoir associé des divinités pour lesquelles Il ne vous a donné aucun pouvoir ? Lequel des deux partis est le plus digne d’être en sûreté ? Dites, si vous le savez.
Ceux qui croient et qui ne revêtent point leur foi du voile de l’injustice, ceux-là jouiront de la sécurité, ceux-là sont sur le droit Chemin.
Tel est notre argument. Nous le donnâmes à Abraham contre son peuple. Nous élevons à des degrés différents ceux qu’il nous plaît. Ton Seigneur est sage et omniscient.
Nous avons donné à Abraham, Isaac et Jacob, et Nous les avons dirigés tous deux. Antérieurement Nous avons dirigé Noé et parmi Ses descendants Nous avons dirigé aussi David et Salomon, Job, Joseph, Moïse et Aaron. C’est ainsi que Nous récompensons ceux qui font le bien.
Zacharie, Jean, Jésus et Elie ; tous étaient parmi les Vertueux.
Ainsi que Ismaël, Elisée, Jonas et Loth, Nous les avons tous élevés au-dessus de tous les humains.
Nous avons dirigé aussi d’autres hommes parmi leurs pères, leurs enfants et leurs frères. Nous les avons élus et conduits vers une Voie Droite.
Telle est la Direction de Dieu ; d’après elle, Il dirige celui qu’il veut d’entre Ses serviteurs. Si les Hommes Lui avaient associé d’autres dieux, il est certain que leurs œuvres seraient vaines pour eux.
Ceux-là sont les hommes à qui Nous avons donné l’Ecriture, la Clairvoyance et la Prophétie. Si leur postérité n’y croit pas à présent, sachez que Nous les avons confiés à un autre peuple qui ne les nie pas.
Ceux-là ont été dirigés par Dieu. Suis donc leur Direction. Dis : Je ne vous demande point de salaire pour ma Mission ; ce n’est qu’une instruction pour l’univers.
Les Juifs n’ont pas apprécié Dieu comme Il le mérite, lorsqu’ils disent : Il n’a jamais rien révélé à l’homme. Dis-leur : Qui donc a révélé le Livre que Moïse apporta pour être la Lumière et la Direction des hommes ? Ce Livre que vous écrivez sur des feuillets dont vous montrez quelques-uns, et dont vous cachez une grande partie ? Le Coran vous a appris ce que vous ne saviez pas, ni vous ni vos pères. Dis-leur : C’est Dieu [qui en est l’auteur !], et puis laisse-les se divertir par leurs frivoles discours.
C’est un Livre que Nous avons fait descendre, un Livre béni, corroborant les Ecritures antérieures, afin que tu avertisses, Muhammad, la Mère des Cités (la Mecque) et le reste du monde qui l’entoure. Ceux qui croient à la Vie Future croiront à ce Livre et observeront la Prière.
Qui est plus injuste que celui qui invente des mensonges sur le compte de Dieu ou qui dit : « Je ferai descendre un livre pareil à Celui que Dieu a fait descendre » ? Oh ! si tu voyais les Injustes dans les angoisses de la mort, lorsque les Anges, étendant leurs bras sur eux, prononceront ces mots : Dépouillez-vous de vos âmes ; aujourd’hui vous allez être punis par un supplice ignominieux pour prix de vos discours mensongers au sujet de Dieu et de votre orgueil à l’égard de Ses Signes.
Vous êtes revenus à Nous, un à un, tels que Nous vous créâmes la première fois ; vous avez laissé derrière vous les biens que Nous vous avons accordés. Nous ne voyons pas avec vous vos intercesseurs que vous avez prétendu être les Associés de Dieu [en Son pouvoir] sur vous. Les liens qui vous unissaient sont rompus, et ceux que vous prétendiez être les Associés de Dieu se sont écartés de vous.
C’est Dieu qui fait éclater le grain et le noyau ; Il fait sortir le Vivant de ce qui est mort, et le Mort de ce qui est vivant. Tel est Dieu : pourquoi donc vous détournez-vous de Lui ?
Il fait éclater l’aurore. Il fit de la nuit un moment de repos et créa le soleil et la lune pour le comput des temps. Tel est l’arrêt du Puissant, de l’Omniscient.
C’est Lui qui a placé pour vous les étoiles, afin que vous soyez dirigés dans les ténèbres, sur la terre et sur les mers. Nous avons développé les Signes pour un peuple qui sait.
C’est Lui qui vous a créés à partir d’un seul individu ; vous avez un réceptacle dans les reins de vos pères, et un dépôt dans le sein de vos mères. Nous avons développé les Signes pour un peuple qui comprend.
C’est Lui qui fait descendre l’eau du ciel. Par elle Nous fîmes pousser les germes de toutes les plantes ; par elle Nous fîmes sortir la verdure d’où sortent les grains disposés par séries, et les palmiers dont la spathe donne des régimes serrés. Nous fîmes sortir des jardins plantés de vignes, des oliviers et des grenadiers qui ressemblent ou qui diffèrent les uns des autres. Jetez vos regards sur leurs fruits lorsqu’ils en ont, considérez leur maturité. Certes, en tout ceci, il y a des Signes pour un peuple qui croit.
Ils ont associé à Dieu les Génies créés par Lui. Dans leur ignorance, ils Lui inventent des fils et des filles. Il est trop généreux et trop haut pour leur description.
Créateur du ciel et de la terre, comment aurait-il des enfants, Lui qui n’a point de compagne, qui a créé toute chose et qui connaît toute chose ?
Tel est Dieu, votre Seigneur ; il n’y a point d’autre dieu que Lui. Créateur de toute chose, adorez-Le ; il veille sur toute chose.
La vue ne saurait L’atteindre ; Lui, Il atteint la vue, Il est le Bienveillant, l’instruit.
Des signes clairs vous sont venus de la part de votre Seigneur. Quiconque est clairvoyant l’est à son profit ; quiconque demeure aveugle, l’est à son détriment. Moi, je ne suis point votre gardien.
C’est ainsi que Nous développons les Signes, afin qu’ils te disent : Tu as bien étudié, et afin que Nous expliquions le Coran à un peuple qui sait.
Suis ce qui t’a été révélé par ton Seigneur. Il n’y a point d’autre Dieu que Lui, et éloigne-toi de ceux qui associent.
Si Dieu avait voulu, ils ne Lui auraient associé personne. Nous ne t’avons point chargé d’être leur gardien et tu n’es pas leur avocat.
N’injurie point les divinités qu’ils invoquent à l’exclusion de Dieu, de peur que par hostilité et sans le savoir ils n’injurient Dieu à leur tour. C’est ainsi que Nous avons appelé l’attention de chaque peuple sur ses actions futures. Plus tard ils retourneront à leur Seigneur, qui leur redira ce qu’ils faisaient.
Ils ont juré devant Dieu, par le serment le plus solennel que si un Signe leur parvenait, ils y croiraient. Dis : Dieu dispose à son gré des Signes. Qui pourra vous faire sentir, une fois les Signes produits, qu’ils ne croient toujours pas ?
Nous détournerons leurs cœurs et leurs yeux, comme la première fois lorsqu’ils n’ont point cru et Nous les laisserons dans leur égarement errer en aveugles.
Quand bien même Nous aurions fait descendre vers eux les Anges, quand bien même les morts leur auraient parlé, quand bien même Nous aurions rassemblé devant eux tout ce qui existe, ils n’auraient pas cru sans la volonté de Dieu ; mais la plupart d’entre eux sont dans l’ignorance.
C’est ainsi que Nous avons suscité un ennemi à chaque Prophète, parmi les hommes et les Djinns démoniaques qui se communiquent les uns aux autres le clinquant des discours par pure tromperie. Si Dieu avait voulu, ils ne l’auraient pas fait. Laisse-les donc à leurs mensonges.
Ils forgent ces mensonges par pure tromperie et pour que les cœurs de ceux qui ne croient pas à la Vie Future s’y complaisent, y trouvent satisfaction et accomplissent les actions qu’ils ont accomplies.
Chercherai-je un autre arbitre que Dieu, alors que c’est Lui qui vous a fait descendre le Livre clairement développé ? Ceux à qui Nous avons donné les Ecritures savent bien qu’il a été révélé par Dieu avec la Vérité. Ne sois donc point de ceux qui doutent.
La parole de ton Seigneur sera réalisée selon la vérité et la justice. Nul ne peut changer Ses paroles. Il entend et sait tout.
Si tu obéis à la plupart de ceux qui se trouvent sur terre, ils t’écarteront du chemin de Dieu ; ils n’avancent que des objections et ne sont que des menteurs.
Ton Seigneur connaît le mieux celui qui s’égare de Son Chemin et connaît le mieux ceux qui sont dans la bonne Direction.
Mangez de toute nourriture sur laquelle a été prononcé le nom de Dieu, si vous croyez à Ses Signes.
Et pourquoi ne mangeriez-vous pas de la nourriture sur laquelle a été prononcé le nom de Dieu, quand Dieu vous a déjà énuméré les aliments qu’il déclare illicites pour vous, sauf lorsque vous êtes contraints ? Beaucoup d’hommes égarent les autres par leurs passions et par leur ignorance ; mais Dieu connaît bien les transgresseurs.
Laissez donc le péché tant extérieur qu’intime. Ceux qui commettent un péché seront rétribués selon ce qu’ils auront accompli.
Ne mangez rien des nourritures sur lesquelles le nom de Dieu n’a pas été prononcé : c’est perversité. Les Démons exciteront leurs alliés pour la discussion avec vous. Si vous leur obéissez, vous êtes assurément des Associateurs.
Celui qui était mort et à qui Nous avons donné la Vie, à qui Nous avons donné une lumière pour marcher au milieu des hommes, sera-t-il semblable à celui qui marche dans les ténèbres et n’en sortira point ? C’est ainsi que les actions des Infidèles leur paraissaient attrayantes.
C’est ainsi que, dans chaque cité, Nous avons placé certains grands qui sont en même temps des criminels, afin qu'ils soient fourbes, mais ils ne sont fourbes que contre eux-mêmes. Ils ne le sentent même pas.
Lorsqu’un Signe leur apparaît, ils disent : Nous ne croirons pas, tant que nous ne verrons pas un Signe pareil à ceux qui ont été accordés aux Envoyés de Dieu. Dieu sait mieux que quiconque où il doit placer Sa mission. La honte devant Dieu et un châtiment terrible atteindront les criminels pour prix de leurs fourberies.
Celui que Dieu voudra diriger, Dieu lui ouvre le cœur à l’Islam. Celui qu’il voudra égarer, Il lui rend le cœur étroit et embarrassé, comme cherchant à s’évader vers le ciel. Telle est la punition dont Dieu atteindra ceux qui ne croient pas.
Voici le Chemin de ton Seigneur : il est tout droit. Nous avons déjà expliqué clairement les Signes à ceux qui réfléchissent.
La demeure de la Paix leur est réservée, près de leur Seigneur ; Il sera leur Patron, en récompense de leurs œuvres.
Au jour où Il les rassemblera tous, Il dira : Assemblée de Djinns, vous avez trop abusé des Hommes. —Seigneur, diront leurs alliés parmi les Hommes, nous nous rendions service les uns aux autres. Nous voici parvenus au terme que Tu nous as fixé. —Le feu sera votre demeure, reprendra Dieu ; vous y resterez éternellement, à moins qu’il ne plaise autrement à Dieu ; Ton Seigneur, sage et omniscient.
C’est ainsi que, parmi les Injustes, Nous donnons les uns comme chefs aux autres, pour prix de leurs œuvres.
O assemblée d’Hommes et de Djinns ! n’avez-vous pas eu des Apôtres choisis parmi vous qui vous racontaient Mes Signes, qui vous avertissaient de la rencontre d’aujourd’hui ? Ils répondront : Nous témoignons contre nous-mêmes. La vie de ce monde les a aveuglés, et Ils témoigneront contre eux-mêmes qu’ils auront été infidèles.
Il en est ainsi, parce que Dieu n’anéantit pas les cités injustement et en prenant les habitants à l’improviste.
Chacun occupera une place correspondant à ses œuvres. Ton Seigneur n’est point inattentif à ce que font les hommes.
Ton Seigneur est le Riche. Celui qui a la Miséricorde ; s’il voulait, Il vous ferait disparaître, et vous remplacerait par tels autres peuples qu’il voudrait, de même qu’il vous a fait sortir des générations passées.
Ce que l’on vous annonce aura lieu. Vous ne sauriez réduire [Dieu] à l’impuissance.
Dis-leur : O mon peuple ! agis selon ta situation, moi j’agirai aussi. —Vous apprendrez. Qui obtiendra la Demeure éternelle du Paradis. Les Injustes ne réussissent jamais.
Ils destinent à Dieu une partie de ce qu’il a fait prospérer de leurs récoltes et de leur bétail : Ceci est à Dieu, prétendent-ils, et ceci aux Parèdres que nous Lui associons. Mais ce qui était destiné aux Parèdres de leur invention n’arrive jamais du côté de la part de Dieu, et ce gui était destiné à Dieu arrive du côté de la part de leurs Parèdres. Que leurs pratiques sont détestables !
C’est ainsi que leurs Parèdres ont suggéré à beaucoup de ces Associateurs de tuer leurs enfants, afin de les perdre et de jeter la confusion sur leur religion. Si Dieu l’avait voulu, les Associateurs n’auraient jamais agi ainsi ; mais laisse-les avec leurs inventions.
Ils disent : Ces animaux et ces récoltes sont défendus ; nul autre que ceux que nous voulons (prétendent-ils) ne doit s’en nourrir. Ce sont des animaux qui ne doivent pas être utilisés pour le transport, d’autres sur lesquels ils ne prononcent pas le nom de Dieu, inventant tout cela à l’encontre de Dieu. Il les rétribuera de leurs inventions.
Ils disent : Ce que de tels animaux portent dans le ventre, sera licite pour les hommes d’entre nous ; illicite pour nos femmes. Mais, si le petit est mort-né, ils sont tous de compagnie à le manger. Dieu les récompensera de leurs distinctions. Il est sage et omniscient.
Ils ont perdu, ceux qui tuent leurs enfants par folie et par ignorance, ceux qui déclarent illicite, par pure invention contre Dieu, ce qu’il leur a accordé. Ils sont égarés, ils ne sont point dans la bonne Direction.
C’est Lui qui a créé des Jardins, avec des treillis et sans treillis, qui a créé les palmiers et les céréales de tant d’espèces, les oliviers et les grenadiers semblables et différents. Il a dit : Nourrissez-vous de leurs fruits lorsqu’ils en donnent et acquittez vos droits le jour de la récolte ; évitez les excès, car Dieu n’aime point ceux qui commettent des excès.
Il vous a été accordé des animaux pour votre transport, et d’autres pour vous couvrir. Nourrissez-vous de ce que Dieu vous a accordé et ne suivez pas les traces de Satan, car il est pour vous un ennemi déclaré.
Il vous a accordé huit pièces de bétail formant des couples, deux ovins et deux caprins. Demande-leur : Est-ce les mâles que Dieu a déclaré illicites ou bien les femelles, ou bien ce que renferment les entrailles des femelles ? Instruisez-moi, si vous êtes véridiques.
Deux camélidés et deux bovins. Demande-leur : Est-ce les mâles que Dieu a déclaré illicites ou bien les femelles ? Etiez-vous présents quand Dieu vous a conseillé tout cela ? Et qui est plus injuste que celui qui invente un mensonge sur le compte de Dieu pour égarer les hommes, alors qu’il ne sait rien ? Dieu ne dirige point les injustes.
Dis-leur : Je ne trouve, dans ce qui m’a été révélé, d’autre défense, pour celui qui veut se nourrir, que les animaux morts, le sang qui a coulé et la chair de porc (c’est malsain), ou bien aussi ce qui a été tué sous l’invocation d’un autre nom que celui de Dieu. Quiconque y est forcé en mange sans désobéissance et sans intention de pécher, doit savoir que Dieu est absoluteur et miséricordieux.
Pour les Juifs, Nous avons déclaré illicites tous les animaux qui n’ont pas la corne du pied fendue ; Nous avons également déclaré illicite pour eux la graisse des bovins et des ovins, excepté celle du dos et des entrailles, et ce qui est attaché aux os. C’est pour les punir de leurs iniquités. Nous sommes, certes, véridiques.
S’ils t’accusent d’imposture, dis-leur : Votre Seigneur est d’une miséricorde immense, mais Sa force ne saurait être détournée du peuple des criminels.
Ceux qui associent d’autres divinités à Dieu diront : Si Dieu l’avait voulu, ni nous ni nos pères ne Lui aurions associé (d’autres divinités) ; nous n’aurions déclaré illicite aucune chose. C’est ainsi que ceux qui les ont précédés accusaient d’imposture d’autres Apôtres, jusqu’au moment où ils éprouvèrent Notre force. Dis-leur : Si vous en avez quelque connaissance, faites-la voir ; mais vous ne vous livrez qu’à des conjectures, et vous n’êtes que des menteurs.
Dis : A Dieu seul appartient l’argument péremptoire. S’il avait voulu, Il vous aurait tous dirigés.
Dis-leur : « Faites venir vos témoins qui attestent que Dieu a déclaré illicites ces animaux ». S’ils témoignent, toi, ne témoigne pas avec eux, et ne suis point les passions de ceux qui traitent Nos Signes de mensonges, qui ne croient pas à la Vie Future, et qui donnent des égaux à leur Seigneur.
Dis-leur : Venez, que je vous lise ce que votre Seigneur vous a déclaré illicite pour vous : Ne Lui associez aucun être ; traitez vos père et mère avec générosité ; ne tuez pas vos enfants par crainte de l’indigence ; c’est Nous qui vous donnerons de quoi vivre ainsi qu’à eux ; soyez éloignés aussi bien du dehors que de l’intérieur des turpitudes ; ne tuez point la personne humaine que Dieu a déclarée sacrée, Voilà ce que Dieu vous a recommandé. Certainement vous réfléchirez.
Ne touchez point au bien de l’orphelin, à moins que ce ne soit pour son profit, et ce, jusqu’à l’âge de puberté. Faites bonne mesure et bon poids avec équité. Nous n’imposons à aucune âme que ce dont elle est capable. Quand vous prononcez un jugement, prononcez-le avec justice, même à l’égard d’un parent. Soyez fidèles à l’alliance du Seigneur. Voilà ce que Dieu vous a recommandé, certainement vous vous souviendrez.
Voilà mon chemin, tout droit. Suivez-le, et ne suivez point plusieurs chemins qui vous conduiraient dans des directions diverses, loin du chemin de Dieu. Voici ce que Dieu vous a recommandé. Ainsi, vous serez pieux.
Ensuite, Nous avons donné l’Ecriture à Moïse, complément de Bienfaits pour celui qui fait le bien, une explication détaillée en toute matière, Direction et Miséricorde. Ainsi les Fils d’Israël croiront probablement à la rencontre avec leur Seigneur.
Et ce Coran, c’est un livre béni que Nous avons fait descendre ; suivez-le et soyez pieux. Certainement vous serez traités avec miséricorde.
Vous ne direz plus : Les Ecritures ont été envoyées d’en haut à deux nations qui nous ont précédés, les Juifs et les Chrétiens ; quant à nous, nous avons été dans l’ignorance de leurs études sacrées.
Vous ne direz plus : Si l’on avait fait descendre les Ecritures sur nous, nous aurions été mieux dirigés qu’eux. Une Preuve est cependant venue vers nous de la part de votre Seigneur, ainsi qu’une Direction et une Miséricorde. Et qui est plus injuste que celui qui traite de mensonges les Signes de Dieu, et qui s’en détourne ? Nous punirons ceux qui se détournent de Nos Signes d’un supplice douloureux, parce qu’ils se sont détournés de Nos Signes.
Attendent-ils que les Anges [de la Mort] viennent à eux, ou que ton Seigneur vienne Lui-même, ou que quelque Signe de ton Seigneur les surprenne ? Le jour où quelque Signe de ton Seigneur viendra vers eux, sa foi ne profitera plus à celui qui n’aura pas cru auparavant, ou qui n’aura fait aucune bonne œuvre. Dis-leur : Attendez, nous attendrons aussi.
Ceux qui scindent leur foi et qui se partagent en sectes, tu n’auras aucun rapport avec eux. Leur affaire ne concerne que Dieu, qui leur rappellera ensuite ce qu’ils ont fait.
Quiconque a fait une bonne œuvre en recevra la récompense décuplée ; celui qui a commis une mauvaise action en recevra rétribution équivalente. Ils ne seront point traités avec injustice.
Dis-leur : Moi, mon Seigneur m’a conduit vers un chemin tout droit. C’est une religion sans détour, dans la croyance d’Abraham qui était hânif et qui n’était pas parmi ceux qui associaient.
Dis : Ma prière et mes actes de dévotion, ma vie et ma mort appartiennent à Dieu, Seigneur des Mondes.
Il n’a point d’Associé. Il m’a été ordonné de révéler cela et je suis le premier des Musulmans.
Désirerais-je avoir pour Seigneur un autre que Dieu, qui est le Seigneur de toutes choses ? Toute âme n’accomplit des péchés que pour son propre compte ; aucune ne portera le fardeau d’une autre. Vous retournerez enfin à votre Seigneur, qui vous déclarera ce sur quoi vous étiez en désaccord les uns avec les autres.
C’est Lui qui vous a établis sur la terre, pour remplacer vos devanciers. Il vous a élevés les uns au-dessus des autres, afin de vous éprouver par cela même qu’il vous donne. Votre Seigneur est prompt dans ses châtiments, mais il est absoluteur et miséricordieux.
A.L.M.S.
Un livre qu’on a fait descendre sur toi (qu’il n’y ait eu en ton cœur aucune gêne à son sujet), afin que tu avertisses par lui, et qu’il serve d’admonition aux Croyants.
Suivez ce qui vous est venu de votre Seigneur, et ne suivez point d’autres patrons que Lui. Oh ! que vous y pensez peu !
Que de cités Nous avons détruites ! Notre Force en a surpris les habitants, les uns dans la nuit, les autres au moment de la sieste.
Ils n’eurent pour toute réponse au moment où notre Force les a surpris que de s’écrier : « Oui, nous avons été injustes ».
Nous demanderons compte aux peuples à qui Nous avons envoyé des Apôtres. Nous interrogerons les Envoyés eux-mêmes.
Nous leur raconterons leurs propres actions en toute connaissance ; car Nous n’étions point absents.
Ce jour-là, la pesée sera accomplie avec équité ; ceux qui feront pencher la balance seront bien heureux.
Ceux, dont les bonnes œuvres, sont de faible poids auront perdu leurs âmes, parce qu’ils ont été injustes envers Nos Signes.
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Dieu lui dit : Qu’est-ce qui t’a empêché de t’incliner devant lui, quand je te l’ai ordonné ? Je vaux mieux que lui, dit Iblis ; Tu m’as créé de feu, et lui, Tu l’as créé d’argile.
Sors d’ici, lui dit le Seigneur, il ne te sied pas de t’enfler d’orgueil dans ces lieux. Sors d’ici, tu seras au nombre des méprisables.
Donne-moi du répit jusqu’au jour où les hommes seront ressuscités.
Tu l’as, reprit le Seigneur.
Je jure par la tentation que Tu m’as fait subir, reprit Iblis, que je guetterai les Hommes dans Ta Voie droite.
Puis je les assaillirais par-devant et par-derrière ; je me présenterai à leur droite et à leur gauche. La plupart d’entre eux ne te seront point reconnaissants.
Sors d’ici ! lui dit le Seigneur, couvert d’opprobre et repoussé au loin. Qui te suivra, je remplirai de lui et de ses semblables la Géhenne.
O Adam, habite, toi et ton épouse le Jardin, Mangez des fruits partout où vous voudrez, seulement n’approchez point de l’arbre que voici, de peur que vous ne deveniez des Injustes.
Le Démon mit en œuvre ses suggestions pour leur montrer leur nudité qui leur était cachée. Il leur dit : Votre Seigneur ne vous a interdit cet arbre qu’afin que vous ne deveniez pas des anges, et que vous ne soyez pas immortels.
Il leur jura qu’il était leur conseiller fidèle.
Il les séduisit en les aveuglant ; et lorsqu’ils eurent goûté de l’arbre, leur nudité leur apparut, et ils se mirent à se couvrir de feuilles du Jardin. Le Seigneur leur cria alors : Ne vous ai-je point défendu cet arbre ? Ne vous ai-je point dit que le Démon est votre ennemi déclaré ?
Adam et Eve répondirent : O notre Seigneur ! Nous avons été injustes à l’égard de nous-mêmes ; et si Tu ne nous pardonnes pas, si Tu n’as pas pitié de nous, nous serons du nombre des perdants.
Descendez, leur dit Dieu, vous serez ainsi que vos enfants ennemis les uns des autres. Vous trouverez sur la terre un séjour et une jouissance pour un temps déterminé.
Vous y vivrez et vous y mourrez, et vous en sortirez un jour.
O Fils d’Adam ! Nous vous avons envoyé des vêtements pour couvrir votre nudité, et des parures, mais le vêtement de la piété vaut encore mieux. Cela fait partie des Signes de Dieu : peut-être les Hommes le méditeront-ils ?
O Fils d’Adam ! que le Démon ne vous séduise pas comme il fit sortir vos père et mère du Paradis ; il leur ôta leur vêtement pour leur faire voir leur nudité. Lui et ses suppôts vous voient d’où vous ne les voyez pas. Nous les avons donnés pour patrons à ceux qui ne croient pas.
Quand les incrédules ont commis quelque turpitude infâme, ils disent : Nous l’avons vu pratiquer par nos pères, et Dieu nous l’a aussi ordonné. Dis-leur : Dieu n’ordonne point la turpitude, allez-vous dire de Dieu ce que vous ne savez pas ?
Dis-leur : Mon Seigneur ordonne l’équité. Tournez vos faces vers Dieu dans chaque lieu de prière, invoquez-Le, Lui vouant entièrement votre culte. De même qu’il vous a fait sortir du néant, Il vous ramènera à Lui.
Il dirige les uns d’entre vous, et laisse les autres dans un égarement mérité. Ceux-ci ont pris les Démons pour patrons plutôt que Dieu, et ils se croient dans la bonne direction.
O Fils d’Adam ! mettez vos plus beaux habits toutes les fois que vous vous rendez à quelque mosquée. Mangez et buvez, mais sans excès, car Dieu n’aime point ceux qui commettent des excès.
Dis-leur : Qui peut défendre de se parer d’ornements que Dieu a produits pour Ses serviteurs, ou de se nourrir d’aliments délicieux qu’il leur accorde ? Dis : Ces biens, dans ce monde, sont pour les Croyants [et les autres] mais au jour de la Résurrection, ils leur appartiendront exclusivement. C’est ainsi que Nous expliquons les Signes à ceux qui savent.
Dis-leur : Dieu n’a déclaré illicites que les turpitudes ouvertes ou secrètes, le péché, toute violence injuste, de Lui associer ce au sujet duquel Il n’a pas révélé de preuves et de dire de Lui ce que vous ne savez pas.
Chaque nation a son terme. Quand son terme est arrivé, elle ne saurait ni le reculer, ni l’avancer d’un instant.
O Fils d’Adam ! si des Apôtres parmi vous viennent, certes, vous racontent Mes Signes. Quiconque se comporte pieusement et pratique la vertu sera à l’abri de toute crainte et ne sera point attristé.
songes et s’enflent d’orgueil, seront livrés au Feu et y demeureront éternellement.
Qui est plus injuste que celui qui forge des mensonges sur le compte de Dieu, ou qui traite Ses Signes d’impostures. Ces hommes auront, conformément à ce qui a été écrit, leur part des biens de ce monde. Quand enfin Nos Anges de la mort, en recevant leur âme, leurs demanderont : « Où sont les divinités que vous invoquiez à l’exclusion de Dieu? » ils répondront: « Elles nous ont quittés ». Ils témoigneront ainsi eux-mêmes qu’ils étaient infidèles.
Dieu leur dira : Entrez dans le Feu pour rejoindre les générations d’Hommes et de Djins qui ont disparu avant vous. Toutes les fois qu’une nouvelle génération y entre, elle maudit sa sœur. Lorsqu’elles seront enfin réunies ensemble, la dernière dira en montrant la première : Seigneur, voilà ceux qui nous ont égarés, inflige-leur un double châtiment du Feu ; et Dieu leur dira : « Chacun aura le double. Mais vous ne savez pas ».
Et la première dira à la dernière : « Quel avantage avez-vous sur nous ? Goûtez le châtiment que vous ont valu vos œuvres »,
Certes, ceux qui ont traité nos Signes de mensonges et qui se sont enflés d’orgueil devant eux, les portes du ciel ne s’ouvriront point pour eux ; ils n’entreront au Paradis que quand un chameau passera par le trou d’une aiguille. C’est ainsi que Nous récompensons les criminels.
Ils auront la Géhenne pour lit, et au-dessus d’eux, des couvertures de feu. C’est ainsi que Nous récompensons les Injustes.
Ceux qui auront cru et pratiqué les bonnes œuvres (Nous n’imposons à une âme que ce dont elle est capable !) seront les Hôtes du Paradis où ils demeureront éternellement.
Nous ôterons de leurs cœurs la moindre petite haine. Les rivières couleront sous leurs pas, et ils s’écrieront : Louange à Dieu qui nous a dirigés vers cette religion ! Certes, nous n’aurions jamais trouvé la bonne Direction nous-mêmes, si Dieu ne nous avait pas dirigés. Les Apôtres de notre Seigneur nous avaient bien apporté la Vérité. Une voix leur annoncera : Voici le Paradis que vous avez gagné par vos œuvres.
Et les Hôtes du Paradis crieront aux Hôtes du Feu : Nous avons trouvé vraies les promesses de Notre Seigneur, et vous, avez-vous trouvé vraies les promesses du Vôtre ? Et ils répondront : Oui ! Un héraut criera parmi eux : Malédiction de Dieu sur les Injustes.
Qui détournaient les autres du Chemin de Dieu, qui voulaient le rendre tortueux, et qui ne croyaient pas à la Vie Future !
Entre le Paradis et l’Enfer est une séparation. Sur les Aarâf se tiendront des hommes qui les connaîtront chacun à sa marque distinctive ; ils crieront aux Hôtes du Paradis : La paix soit avec vous. Les Réprouvés n’y sont pas entrés ; alors qu’ils l’espéraient vivement.
Et lorsque leurs regards se tourneront vers les Hôtes du Feu, ils s’écrieront : O notre Seigneur ! ne nous place pas avec le peuple des Injustes.
Ceux qui se tiendront sur les Aarâf crieront à des hommes qu’ils reconnaîtront à leurs marques distinctives : A quoi vous ont servi vos richesses amassées et votre orgueil ?
Sont-ce là les hommes dont vous aviez juré qu’ils n’obtiendraient jamais la miséricorde de Dieu ? Vous autres, entrez au Paradis, vous serez à l’abri de toute crainte et vous ne serez point attristés.
Les Hôtes du Feu crieront aux Hôtes du Paradis : Répandez sur nous un peu d’eau ou un peu de ce que Dieu vous a accordé —Dieu, répondront ceux-là, a interdit l’un et l’autre aux Infidèles,
Qui ont fait de la religion un jeu et une frivolité et que la vie du monde a séduits. Aujourd’hui Nous les oublions comme ils ont oublié leur rendez-vous d’aujourd’hui et comme ils ont nié la vérité de Nos Signes.
Nous leur avions cependant apporté un Livre, expliqué avec science, afin qu’il soit Miséricorde et Direction pour un peuple qui croit.
Attendent-ils encore son interprétation ? Le jour où son interprétation sera arrivée, ceux qui l’auront négligé dans le monde s’écrieront : Les Apôtres de Dieu nous enseignaient bien la Vérité. Ne trouverons-nous pas quelque intercesseur qui intercède pour nous, ou bien ne pourrions-nous pas retourner sur la terre et agir autrement que nous ne l’avons fait ? Mais alors ils se seront déjà perdus eux-mêmes et les divinités qu’ils avaient inventées auront disparu.
Votre Seigneur est Dieu qui créa les ceux et la terre en six jours et s’assit ensuite sur le Trône ; Il couvre la nuit avec le jour, qui, à son tour, la poursuit rapidement ; Il créa le Soleil et la lune et les étoiles, soumis à Son Ordre. La Création et l'Ordre, ne Lui appartiennent-ils pas ? Béni soit Dieu, Seigneur des Mondes.
Invoquez Votre Seigneur avec humilité et en secret. Il n’aime point les Transgresseurs.
Ne semez point le scandale sur la terre après la réforme qu’elle a eue ; invoquez Dieu par crainte et par espoir, car la Miséricorde de Dieu est proche des bienfaiteurs.
C’est Lui qui envoie les vents avant-coureurs de Sa grâce annonçant l’heureuse arrivée des nuages gros de pluie, et Nous les poussons vers le pays mort de sécheresse ; Nous en faisons descendre l’eau, et par elle, Nous faisons sortir tous les fruits. C’est ainsi que Nous ferons sortir les morts de leurs tombeaux, peut-être y réfléchirez-vous ?
Dans un bon pays, les plantes germent abondamment avec la permission de Dieu ; dans un mauvais, elles viennent clairsemées. C’est ainsi que Nous développons Nos Signes pour des hommes reconnaissants.
Nous avons envoyé Noé vers son peuple. Il dit : O mon peuple ! adore Dieu. Vous n’avez pas d’autres divinités que Lui ? Je crains pour vous le châtiment d’un Jour impressionnant.
L’Assemblée de son peuple dit : Nous voyons que tu es dans un égarement visible.
O mon peuple ! Je ne suis point dans l’égarement, mais je suis un Envoyé du Seigneur des Mondes.
Je vous communique les messages de mon Seigneur, et je vous donne des conseils salutaires. Je sais de la part de Dieu ce que vous ne savez pas.
Vous étonnez-vous de ce qu’une Edification de votre Seigneur vous arrive par un homme d’entre vous pour qu’il vous avertisse et qu’il vous soit possible d’éprouver la Miséricorde de Dieu ?
Mais ils le traitèrent d’imposteur. Nous l’avons sauvé ainsi que ses compagnons dans l’Arche et Nous avons noyé ceux qui ont traité Nos Signes de mensonges. C’était un peuple d’aveugles.
Nous avons envoyé leur frère Houd aux peuplades d’Ad. Il dit : O mon peuple ! adorez Dieu. Vous n’avez point d’autres divinités que Lui. Ne serez-vous donc jamais pieux ?
L’Assemblée des Incrédules de son peuple lui dit : Nous te voyons plongé dans la folie, et nous pensons que tu n’es qu’un imposteur.
O mon peuple ! lui dit Houd, ce n’est point de la folie, mais je suis un Envoyé du Seigneur des Mondes.
Je vous communique les messages de mon Seigneur, je suis votre conseiller sincère et fidèle.
Vous étonnez-vous de ce qu’une Edification de votre Seigneur vous arrive par un homme d’entre vous chargé de vous avertir ? Rappelez-vous qu’il vous a fait succéder au peuple de Noé, qu’il a développé votre taille. Souvenez-vous des bienfaits de Dieu, afin que vous soyez heureux.
Es-tu venu, lui dirent-ils, pour nous faire adorer Dieu seul et abandonner les divinités de nos Pères ? Fais donc que s’accomplisse ce que tu nous promets si tu es véridique.
Bientôt, reprit-il, malheur et colère vont fondre sur vous de la part de votre Seigneur. Disputerez-vous avec moi sur les noms que vos pères et vous avez donnés aux divinités, au sujet desquelles Dieu ne vous a révélé aucune probation ? Attendez seulement, et moi j’attendrai aussi avec vous.
Par l’effet de notre Miséricorde, Nous sauvâmes Houd et ceux qui étaient avec lui, et Nous exterminâmes jusqu’au dernier ceux qui avaient traité Nos Signes de mensonges, et qui ne croyaient pas.
Nous avons envoyé vers les Thamoud, Salih leur frère. Il leur dit : O mon peuple ! adorez Dieu, vous n’avez d’autres divinités que Lui. Une preuve vous vient de la part de votre Seigneur. Voici la chamelle de Dieu, elle sera pour vous un signe. Laissez-là paître sur la terre de Dieu, ne lui faites aucun mal, de peur qu’un châtiment douloureux ne tombe sur vous.
Souvenez-vous que Dieu vous a fait succéder au peuple d’Ad, qu’il vous a établis sur la terre. Dans ses plaines, vous avez élevé des châteaux, sur ses montagnes, vous avez construit des maisons. Souvenez-vous des bienfaits de Dieu et ne vous répandez pas sur la terre pour y causer le scandale.
Mais l’Assemblée enflée d’orgueil s’adressa à ceux d’entre eux qui avaient faibli et qui avaient cru : Etes-vous sûrs que Salih soit envoyé par son Seigneur ? —Nous croyons, reprirent-ils, à sa mission.
Quant à nous, nous n’admettons pas ce en quoi vous croyez, dirent ceux qui s’étaient enflés d’orgueil.
Ils tuèrent la chamelle, furent rebelles aux commandements de leur Seigneur et dirent ensuite à Salih : Fais donc que tes menaces s’accomplissent, si tu es réellement parmi les Envoyés de Dieu.
Alors un séisme violent les surprit : le lendemain on les trouva morts dans leurs habitations, face contre terre.
Salih les laissa en disant : O mon peuple, je vous ai pourtant communiqué le message de mon Seigneur, et je vous ai donné des conseils ; mais vous n’aimez point ceux qui vous donnent des conseils.
Nous avons aussi envoyé Loth. Il dit à son peuple : Commettrez-vous des turpitudes qu’aucun peuple n’a jamais commises avant-vous ?
Abuserez-vous des hommes au lieu de femmes pour assouvir vos appétits charnels ? En vérité, vous êtes un peuple livré aux excès.
Le peuple de Loth ne trouva d’autre réponse que de dire : Chassez-le de votre ville ainsi que sa famille. Ce sont des gens qui se piquent d’être purs.
Nous sauvâmes Loth et sa famille, excepté sa femme qui fut parmi les Retardataires.
Nous fîmes tomber sur eux une pluie de pierres. Regarde quelle a été la fin des Coupables.
Nous avons envoyé vers les Madianites Choaïb, leur frère, qui dit : O mon peuple ! Adore Dieu ; vous n’avez d’autres divinités que Lui. Une preuve vous est apparue de Votre Seigneur. Observez rigoureusement la mesure et le poids ; n’enlevez point aux hommes leur dû, ne semez point le scandale sur la terre, après la réforme qu’elle a eue. Cela est mieux pour vous, si vous êtes croyants.
Ne vous mettez pas sur toutes les routes à accabler de vos menaces et à détourner du Chemin de Dieu ceux qui croient en Lui ; vous voudriez rendre son Chemin tortueux. Rappelez-vous que vous n’étiez qu’un petit nombre, et qu’il vous a multipliés. Voyez plutôt quelle a été la fin de ceux qui provoquent le scandale.
Si une partie d’entre vous croit à Sa mission, tandis que l’autre n’y croit pas, faites preuve de constance jusqu’à ce que Dieu juge entre tous. Il est le meilleur des Juges.
L’Assemblée, enflée d’orgueil, dit à Choaïb : O Choaïb ! nous te chasserons de notre ville, ainsi que ceux qui ont cru avec toi, ou bien revenez à notre religion. —Comment ? dit Choaïb, même si nous avions de l’aversion pour elle ?
Nous serions coupables d’avoir inventé des mensonges au sujet de Dieu, si nous revenions à votre religion après que Dieu nous en a délivrés. Nous ne pourrions y revenir que par la volonté de Dieu, qui embrasse tout dans Sa science. C’est en Dieu que nous cherchons appui. Seigneur, décide entre notre peuple et nous selon la Vérité, car Tu es le meilleur de ceux qui décident.
L’Assemblée de ceux qui n’ont point cru parmi son peuple dit : Si vous suivez Choaïb, vous serez certes perdants.
Un séisme violent les surprit ; le lendemain on les trouva morts dans leurs habitations, face contre terre.
Ceux qui traitèrent Choaïb d’imposteur disparurent, comme s’ils n’avaient jamais habité là ; ceux qui traitèrent Choaïb d’imposteur sont les Perdants.
Choaïb les laissa en disant : O mon peuple ! je vous ai certes transmis les messages de Dieu, et je vous donnais des conseils salutaires. Mais pourquoi m’affligerais-je du sort d’un peuple infidèle ?
Nous n’avons jamais envoyé un Prophète vers une ville sans visiter ses habitants par la misère et les malheurs, afin qu’ils s’humilient.
Nous remplaçons ensuite leurs malheurs par la prospérité, au point qu’ils disaient, oublieux de tout : Le bonheur et le malheur visitaient aussi nos pères. Puis, soudain, Nous les saisîmes de châtiments au moment où ils n’y songeaient pas.
Si les habitants des villes avaient voulu croire et être pieux, Nous leur aurions ouvert les bénédictions du ciel et de la terre ; mais ils ont crié à l’imposture, et Nous les avons châtiés à cause de leurs œuvres.
Eh quoi ! Les habitants des villes ont-ils été sûrs que Notre force ne les surprendra pas dans la nuit, pendant qu’ils dormiront ?
Eh quoi ! Les habitants des villes ont-ils été sûrs que Notre force ne les surprendra pas à la clarté du jour, pendant qu’ils se livreront à leurs divertissements ?
Eh quoi ! Se croient-ils à l’abri des stratagèmes de Dieu ? Et qui donc se croira à l’abri des stratagèmes de Dieu, excepté le peuple des Perdants.
N’est-il pas évident aux yeux de ceux qui héritent de la terre après ses anciens habitants, que si Nous voulions, Nous les châtierons de leurs péchés et Nous imprimerions un sceau sur leurs cœurs, au point qu’ils n’entendraient plus ?
Nous te racontons, Muhammad, quelques histoires de ces villes. Des Apôtres sont venus à eux avec les Preuves Evidentes ; mais ces peuples ne pouvaient croire ce qu’ils avaient précédemment taxé de mensonges. C’est ainsi que Dieu scelle les cœurs des Incrédules.
Nous n’avons trouvé, chez la plupart, aucune fidélité à l’alliance ; Nous avons trouvé au contraire que le plus grand nombre était des Pervers.
A la suite de ces prophètes, Nous envoyâmes Moïse, armé de Nos signes, vers Pharaon et son Assemblée. Ils ont agi avec iniquité à l’égard de Nos signes. Regarde quelle a été la fin de ceux qui provoquent le scandale.
Moïse dit : O Pharaon, je suis un Envoyé du Seigneur des Mondes.
Je me dois de ne dire sur Dieu que la pure Vérité. Je viens chez vous avec une Preuve de votre Seigneur ; laisse partir avec moi les Fils d’Israël.—
Puisque tu es venu, dit Pharaon, avec un Signe, montre-le, si tu es véridique.
Moïse jeta son bâton, et tout d’un coup le bâton se changea en serpent très distinctement.
Moïse tira sa main, et la voilà d’une blancheur éclatante sous les yeux des spectateurs.
L’Assemblée du peuple de Pharaon s’écria : C’est un magicien habile !
Il veut vous faire sortir de votre pays : que pensez-vous qu’il faille faire ?
Les autres répondirent : Retiens-le ainsi que son frère, et envoyez dans toutes les villes des agents de recrutement.
Et qu’ils t’amènent tous les habiles magiciens.
Les magiciens se réunirent chez Pharaon, et dirent : Sans doute, nous aurons une récompense si nous l’emportons sur lui ?
Oui certes, répondit Pharaon, et vous serez au nombre des familiers de ma cour.
Les magiciens demandèrent à Moïse : Est-ce toi qui jetteras le premier, ou bien nous ?
Jetez les premiers, dit Moïse. Et ils jetèrent, et fascinèrent les regards des spectateurs et les épouvantèrent. Ils avaient étalé là une magie surprenante,
Alors Nous fîmes cette révélation à Moïse : Jette ton bâton ; et voici qu’il dévore tout ce que les magiciens ont lancé.
La Vérité apparut, et les opérations des magiciens s’évanouirent.
Ils furent vaincus, ce jour-là, et se retirèrent humiliés.
Les magiciens se prosternèrent
Et dirent : Nous croyons au Seigneur de l’univers,
Seigneur de Moïse et d’Aaron.
Pharaon leur dit : Vous avez cru en Lui avant que je vous en aie donné la permission ? Vous avez tout simplement concerté cette fourberie dans la ville pour en faire sortir les habitants. Bientôt vous verrez.
Je vous ferai couper la main droite et le pied gauche, et ensuite je vous ferai crucifier tous.
Ils répondirent : Nous devons tous retourner à notre Seigneur.
Tu veux te venger sur nous, parce que nous avons cru aux Signes de notre Seigneur quand ils nous furent parvenus. Seigneur, accorde-nous la constance et fais que nous mourions soumis à Toi.
L’Assemblée du peuple de Pharaon lui dit : Laisseras-tu Moïse et son peuple semer le scandale sur la terre et t’abandonner toi et tes divinités ? —Alors, répondit Pharaon, faisons mourir leurs enfants mâles et n’épargnons que leurs filles ; ainsi nous aurons le dessus sur eux.
Moïse dit alors à son peuple : Implorez l’assistance de Dieu et soyez constants. La terre est à Dieu, et Il la donne en héritage à celui de Ses serviteurs qu’il veut. La Fin Heureuse est pour les Pieux.
Nous étions opprimés avant toi, répondirent-ils, et nous le sommes encore. —Votre Seigneur veut exterminer vos ennemis, reprit Moïse, et vous faire héritiers de leur terre, pour voir comment vous vous conduirez.
Déjà Nous avons fait sentir aux peuples de Pharaon la disette et une pénurie de fruits dans la certitude qu’ils réfléchiraient.
Quand ensuite Nous leur avons accordé la prospérité, ils disaient : Voilà ce qui nous est dû. Quand un malheur leur arrivait ils l’attribuaient à la mauvaise fortune de Moïse et de ceux qui le suivaient. Leur mauvaise fortune vient de Dieu, mais la plupart ne l’entendent guère.
Ils dirent à Moïse : Tu as beau nous apporter des Signes pour nous fasciner, nous ne te croirons jamais.
Alors Nous envoyâmes contre eux le Déluge, les Sauterelles, la Vermine, les Grenouilles et le Sang, signes évidents ; mais ils s’enflèrent d’orgueil, et furent un peuple criminel.
Lorsque la calamité s’appesantit sur eux, ils dirent : O Moïse, prie ton Seigneur pour nous en vertu de l’alliance que tu as contractée avec Lui. Si tu nous délivres de cette calamité, nous t’ajouterons foi, et nous laisserons partir avec toi les Fils d’Israël.
Mais, aussitôt que Nous les eûmes délivrés de la calamité, ils violèrent leurs promesses.
Nous avons tiré vengeance d’eux et Nous les avons engloutis dans la Mer, pour avoir traité Nos Signes de mensonges, pour n’y avoir prêté aucune attention.
Nous avons donné en héritage à ceux qui étaient considérés comme faibles les contrées orientales et les contrées occidentales de la terre, sur lesquelles nous avons répandu Nos bénédictions. La magnifique promesse de ton Seigneur aux Fils d’Israël s’est accomplie, parce qu’ils ont été constants. Nous avons détruit les ouvrages et les édifices de Pharaon et de son peuple.
Nous avons fait traverser la mer aux Fils d’Israël. Ils ont rencontré un peuple qui passait son temps à adorer des idoles siennes. O Moïse ! dirent les Israélites, donne-nous une Divinité semblable à celles de ces gens. —En vérité, répondit Moïse, vous êtes un peuple d’ignorants.
Périssable est le culte que professent ces gens, et fausses sont leurs actions.
Moïse dit : Chercherai-je pour vous une divinité autre que Dieu qui vous a préférés à tous les peuples ?
Souvenez-vous, lorsque Nous vous avons délivrés de la famille de Pharaon, qui vous infligeait le châtiment le plus terrible, qui tuait vos fils et maltraitait vos filles. C’était une dure épreuve de la part de votre Seigneur.
Nous fîmes promesse à Moïse de lui parler après trente nuits, que nous complétâmes par dix autres nuits, en sorte que le délai fixé par son Seigneur fut de quarante nuits. Moïse dit alors à son frère Aaron : Remplace-moi auprès de mon peuple, agis avec justice, et ne suis point le chemin de ceux qui provoquent le scandale.
Lorsque Moïse arriva à Notre rendez-vous et que son Seigneur lui eut parlé, il dit : Seigneur, montre-Toi à moi, afin que je Te contemple. —Tu ne peux Me voir, reprit Dieu : regarde plutôt la Montagne ; si elle reste immobile à sa place tu seras capable de Me voir. Et lorsque Dieu se manifesta à la Montagne, Il la réduisit en poussière. Moïse tomba foudroyé. Revenu à lui, il s’écria : Gloire à Toi ! Je retourne à Toi pénétré de repentir, et je suis le premier des Croyants.
O Moïse ! dit le Seigneur, Je t’ai choisi de préférence à tous les hommes et Je t’ai désigné en te confiant Ma Mission et en t’adressant la Parole. Prends ce que Je te donne, et sois parmi les Reconnaissants.
Nous avons écrit pour lui, sur les Tables, une Exhortation pour chaque sujet et une Explication détaillée sur toute chose. Emporte-les avec fermeté, et commande à ton peuple de les observer de son mieux. Je vous montrerai le séjour des Pervers.
J’écarterai de Mes Signes ceux qui s’enorgueilliront sur la terre sans avoir la Vérité. S’ils voient tous les Signes, ils n’y croiront pas. S’ils voient au contraire le Chemin de l’Egarement, ils le prendront. Il en sera ainsi, parce qu’ils ont traité Nos Signes de mensonges et n’y prêtaient aucune attention.
Ceux qui traitent de mensonges Nos Signes et le rendez-vous de la Vie Future, vaines seront leurs œuvres. Seraient-ils récompensés autrement qu’ils n’ont agi ?
Les gens de Moïse fabriquèrent, pendant son absence, de leurs bijoux, un veau qui avait un corps et qui mugissait. Ne voyaient-ils pas qu’il ne pouvait ni leur parler, ni les diriger dans aucun Chemin ? Ils prirent ce veau pour objet de leur culte, et ils agirent avec iniquité.
Et lorsqu’ils se furent repentis, et qu’ils eurent reconnu leur égarement, ils s’écrièrent : Si notre Seigneur n’a pas pitié de nous, et s’il ne nous pardonne pas, nous serons parmi les Perdants.
Moïse, revenu au milieu de son peuple, rempli de colère et de tristesse, s’écria : Quelle détestable action vous avez commise pour me remplacer ! Voulez-vous hâter la vengeance de Dieu ? Il jeta ensuite les tables, saisit son frère par la tête et l’attira vers lui. —O fils de ma mère ! cria Aaron, le peuple m’a considéré comme un homme faible : peu s’en est fallu qu’il ne m’ait tué : ne va pas réjouir mes ennemis en me punissant, et ne me mets pas au nombre des Injustes !
Seigneur ! s’écria Moïse, pardonne-moi et à mon frère ; donne-nous une place dans Ta Miséricorde, car Tu es le plus miséricordieux de tous les Miséricordieux.
Ceux qui adorèrent le Veau encourront une colère de la part de leur Seigneur et une humiliation dans ce monde. C’est ainsi que Nous rétribuerons ceux qui forgent des mensonges.
Ceux qui, après avoir commis une mauvaise action, reviennent à Dieu et croient, savent que Dieu sera, après tout cela, absoluteur et miséricordieux.
Lorsque la colère de Moïse se calma, il ramassa les Tables de la Loi. Les textes en renfermaient une Direction et une Miséricorde pour ceux qui redoutent leur Seigneur.
Moïse prit dans son peuple soixante-dix hommes pour Notre Rencontre. Lorsqu’un violent tremblement de terre les eut emportés, Moïse s’écria : Seigneur, Tu aurais pu les anéantir avant ce jour, et moi avec eux. Nous feras-Tu périr tous à cause des crimes de quelques insensés ? Ce n’est qu’une de ces épreuves par lesquelles Tu égares qui Tu veux et diriges qui Tu veux. Tu es notre Patron. Pardonne-nous nos fautes et sois Miséricordieux envers nous ; Tu es le meilleur de ceux qui pardonnent.
Assigne-nous une belle part dans ce Monde et dans l’Autre : nous retournons à Ton judaïsme. Mon Châtiment, reprit Dieu, tombera sur qui Je voudrai ; Ma Miséricorde embrasse toute chose ; Je la destine à ceux qui sont pieux, qui font l’Aumône légale et qui croient à Mes Signes ;
Et qui suivent l’Envoyé, le Prophète illettré qu’ils trouveront indiqué dans leurs Livres : dans le Pentateuque et dans l’Evangile ; qui leur commande le Bien et leur interdit le Mal ; qui déclare licite pour eux l’usage des aliments excellents et illicites les aliments impurs ; qui ôtera les fardeaux et les chaînes qui les accablaient. Ceux qui croiront en lui et qui l’assisteront, qui suivront la lumière descendue avec lui, ces hommes-là seront les Bienheureux.
Dis-leur : O hommes ! je suis l’Apôtre de Dieu envoyé vers vous tous ; Dieu à qui revient le Royaume des cieux et de la terre ; il n’y a point d’autre dieu que Lui ; Il donne la vie et la mort. Croyez en Dieu et en Son Envoyé, le Prophète illettré, qui croit, lui aussi en Dieu et en Sa parole. Suivez-le, et vous serez certainement dans le droit Chemin.
Il y a parmi le peuple de Moïse un certain nombre d’hommes qui prennent la Vérité pour guide et qui par elle pratiquent la Justice.
Nous avons partagé les Hébreux en douze tribus formant autant de nations, et Nous avons révélé à Moïse, lorsque son peuple lui eut demandé de la pluie : Frappe le rocher de ton bâton ; et le rocher se fendit en douze sources. Chaque tribu savait à laquelle elle devait boire. Puis Nous fîmes planer sur eux un nuage, et Nous leur envoyâmes la Manne et les Cailles. Nourrissez-vous des délices que Nous vous accordons. Ce n’est pas à Nous qu’ils ont fait du mal ; c’est à eux-mêmes.
Rappelle lorsqu’on leur disait : Habitez cette Ville, et nourrissez-vous de ses produits là où il vous plaira, Dites : « Pardon ! ». Entrez par la porte de la ville en vous prosternant. Alors Nous vous pardonnerons vos péchés, et Nous augmenterons les richesses des Bienfaiteurs.
Mais les Injustes parmi eux ont substitué d’autres paroles à celles qui leur furent dites. Nous envoyâmes alors contre eux un châtiment du ciel pour prix de leur injustice.
Interroge-les, Muhammad, sur cette ville située sur le bord de la mer, dont les habitants transgressaient le sabbat, lorsque, le jour du sabbat, les poissons venaient paraître à la surface de l’eau et qu’ils disparaissaient les autres jours. C’est ainsi que Nous les éprouvions, parce qu’ils étaient des Pervers.
Rappelle lorsqu’une partie d’entre eux disaient : Pourquoi exhortez-vous des gens que Dieu exterminera ou châtiera d’un châtiment terrible ? —C’est pour avoir une excuse devant Dieu, et pour que ces gens deviennent pieux répondirent les autres.
Et lorsque les Injustes eurent oublié ces exhortations, Nous sauvâmes ceux qui interdisaient le mal, et Nous surprîmes les Injustes par un châtiment terrible, pour prix de leur perversité.
Lorsqu’ils franchirent ce qu’on leur avait défendu de franchir, Nous leur dîmes : Soyez changés en singes abjects.
Rappelle lorsque ton Seigneur déclara alors qu’il enverrait contre eux une nation qui, jusqu’au Jour de la Résurrection, leur fera éprouver des maux terribles ; car ton Seigneur est prompt dans Ses châtiments, mais Il est Absoluteur et Miséricordieux.
Nous les avons dispersés sur la terre, formant plusieurs communautés distinctes. Il en est des vertueux, et d’autres qui ne le sont pas. Nous les avons éprouvés par les bons événements et par les mauvais, afin qu’ils reviennent à Nous.
Après ceux-ci vinrent leurs successeurs qui avaient reçu l’Ecriture en héritage. Ils se mirent à amasser les biens passagers de ce monde, et dirent : il nous sera pardonné. Si on leur en offre de nouveaux, ils les reçoivent encore, comme s’ils ne s’étaient pas engagés ; par un pacte dans l’Ecriture de ne dire que la Vérité sur le compte de Dieu, et comme s’ils n’avaient pas étudié l’Ecriture. Le séjour de l’Autre Monde a plus de valeur pour ceux qui sont pieux. Allez-vous donc raisonner ?
Ceux qui s’attachent fermement à l’Ecriture, qui observent la Prière savent que Nous ne laissons point perdre la récompense des Vertueux.
Rappelle aussi quand Nous élevâmes la Montagne du Sinaï comme un ombrage au-dessus de leurs têtes, ils crurent qu’elle allait tomber sur eux. Nous leur dîmes alors : Prenez avec force les Ecritures que Nous vous donnons et souvenez-vous de ce qu’elles contiennent. Certainement vous serez pieux.
Rappelle aussi lorsque Dieu tira un jour des reins des Fils d’Adam tous leurs descendants, et leur fit rendre un témoignage contre eux-mêmes. Il leur dit : Ne suis-Je pas votre Seigneur ? Ils répondirent : Oui, nous l’attestons. Nous l’avons fait afin que vous ne disiez pas au Jour de la Résurrection : Nous avions ignoré tout cela.
Ou que vous ne disiez pas : Nos pères, avant nous, associaient d’autres divinités à Dieu ; nous sommes leur postérité, nous perdras-Tu pour les actions de ceux qui ont menti ?
C’est ainsi que Nous développons Nos Signes ; peut-être reviendront-ils a Dieu.
Raconte-leur l’histoire de celui auquel Nous avons fait voir Nos Signes, et qui s’en détourna. Le Démon le prit en charge, et il fut parmi les Egarés.
Or, si Nous avions voulu, Nous l’aurions élevé par ces Signes ; mais il demeura attaché à la terre et suivit ses passions. Son exemple rappelle celui du chien. Si tu donnes la chasse au chien, il aboie, si tu t’éloignes de lui il aboie encore. Voilà à quoi ressemblent ceux qui traitent Nos Signes de mensonges. Répète-leur ces récits, afin qu’ils réfléchissent.
C’est à quelque chose de bien mauvais que ressemblent ceux qui ont traité Nos Signes de mensonges. C’est à eux-mêmes qu’ils font du mal.
Celui que Dieu dirige est le Bien Dirigé, et celui qu’il égare, celui-là est le Perdant.
Nous avons créé pour la Géhenne un grand nombre de Djinns et d’Hommes. Ils ont des cœurs avec lesquels ils ne comprennent rien, ils ont des yeux avec lesquels ils ne voient rien, ils ont des oreilles avec lesquelles ils n’entendent rien. Ceux-là sont les Insoucieux.
Dieu a les noms les plus beaux. Invoquez-Le par ces noms, et éloignez-vous de ceux qui les appliquent à tort. Ils recevront la récompense de leurs œuvres.
Il est, parmi ceux que Nous avons créés, une nation qui se dirige selon la Vérité et qui, grâce à elle, pratique la Justice.
Ceux qui traitent Nos Signes de mensonges, Nous les anéantirons peu à peu, sans qu’ils s’en aperçoivent.
Je leur donnerai le temps, car Mes stratagèmes sont inébranlables.
Ne réfléchiront-ils pas que leur homme Muhammad n’est point possédé. Il est simplement un homme qui avertit clairement.
Que ne tournent-ils leurs regards vers le Royaume des cieux et de la terre, sur toutes les choses que Dieu a créées, et sur le fait que leur terme s’approche peut-être ? En quel autre récit, après le Coran, croiront-ils ?
Celui que Dieu égare ne trouve plus de Guide ; Dieu le laissera errer aveuglément.
Ils te demandent à quand est fixée l’arrivée de l’Heure. Dis-leur : La connaissance en est réservée à mon Seigneur. Personne ne saurait la faire venir en son temps, excepté Lui. Elle pèse aux cieux comme à la terre. Elle ne vous arrivera qu’inopinément. Ils te le demandent comme si tu en avais la connaissance. Dis-leur : La connaissance en est auprès de Dieu ; mais la plupart des hommes ne savent pas.
Dis-leur : Je n’ai pouvoir ni de me procurer ce qui m’est utile, ni d’éloigner ce qui m’est nuisible, qu’autant que Dieu le veut. Si j’avais connaissance de l’invisible j’accumulerais les richesses et aucun malheur ne pourrait m’atteindre. Mais je ne suis qu’un homme envoyé auprès d’un peuple croyant pour annoncer et avertir.
C’est Lui qui vous a créés tous d’une seule personne. Il en a produit son épousé afin qu’il demeurât avec elle, et, lorsque l’homme eut cohabité avec elle, elle porta d’abord un fardeau léger, et marchait sans peine ; puis, lorsqu’il devint plus pesant, les deux époux adressèrent cette prière à Dieu leur Seigneur : Si Tu nous donnes un fils bien fait, nous Te serons reconnaissants.
Et lorsque Dieu leur eut donné un fils bien fait, ils donnèrent des Associés à Dieu en retour de ce qu'Il leur avait accordé. Mais Dieu est trop élevé pour qu’on Lui donne des Associés.
Lui associeront-ils les divinités qui ne peuvent rien créer et qui sont créées elles-mêmes, qui ne peuvent les aider en rien, ni s’aider elles-mêmes ?
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Si vous les appelez à la Direction, ils ne vous suivront pas. Si vous les y appelez ou si vous restez muets, cela est égal pour eux.
Ceux que vous invoquez à l’exclusion de Dieu sont Ses serviteurs comme vous ; priez-les donc et qu’ils vous exaucent, si vous êtes véridiques.
Ont-ils des pieds pour marcher ? ont-ils des mains pour attaquer ? ont-ils des yeux pour voir ? ont-ils des oreilles pour entendre ? Dis-leur, ô Muhammad : Appelez vos Associés, imaginez contre moi quelque ruse, et ne me donnez pas de répit. Je ne crains rien.
Car mon patron est Dieu, celui qui a fait descendre le Livre et qui protégé les Vertueux.
Mais ceux que vous invoquez à l’exclusion de Dieu ne peuvent vous aider ni s’aider eux-mêmes.
Si tu les appelles à la Direction, ils ne t’entendent pas ; ils te regardent, mais ils ne voient rien.
Sois indulgent, ordonne le bien et écarte-toi des Ignorants.
Si quelque suggestion du Démon te tourmente, cherche refuge auprès de Dieu, car Il entend et sait tout.
Ceux qui sont pieux, lorsqu’un fantôme tentateur suscité par le Démon leur apparaît, se souviennent de Dieu et deviennent aussitôt clairvoyants.
Leurs frères, au contraire, sont maintenus [par les Démons] dans leur égarement, et ne sauraient s’en défaire.
Quand tu ne leur apportes pas de Signe, ils te disent : Que ne l’inventes-tu donc ? Dis-leur : Je ne fais que suivre ce qui m’est révélé par mon Seigneur. Ce Coran est un sujet de réflexion de la part de votre Seigneur, c’est une Direction, une Miséricorde pour ceux qui croient.
Quand on fait la lecture du Coran, soyez attentifs et écoutez en silence, afin que vous obteniez la Miséricorde de Dieu.
Invoque ton Seigneur au fond de toi-même, avec humilité et crainte, sans ostentation de paroles, le matin et le soir, et ne sois pas parmi les Distraits.
Ceux qui sont auprès de ton Seigneur ne dédaignent pas de Lui adresser la prière ; ils célèbrent Sa Gloire et se prosternent devant Lui.
Ils t’interrogeront, ô Muhammad, au sujet du butin. Réponds-leur : Le butin appartient à Dieu et à l’Apôtre. Craignez Dieu. Cherchez à vous arranger à l’amiable entre vous, et obéissez à Dieu et à Son Envoyé, si vous êtes Croyants.
Les vrais Croyants sont ceux dont les cœurs sont pénétrés de crainte lorsque le nom de Dieu est prononcé, dont la foi augmente à chaque lecture de Ses versets, et qui en leur Seigneur cherchent tout appui,
Qui observent la Prière, et font l’aumône des biens que Nous leur avons dispensés.
Ceux-là sont les vrais Croyants ; ils auront des degrés (hiérarchisés) auprès de leur Seigneur, pardon et une richesse abondante.
De même que Dieu te fit sortir de ta demeure avec la Vérité (l’Hégire), encore qu’une partie des Croyants ne le fit qu’à contrecœur ;
De même, ils discutent à présent avec toi sur la Vérité (la Juste Guerre) après qu'elle fut clairement expliquée, comme si on les élit conduits à une mort certaine qu’ils voyaient de leurs propres yeux.
Rappelle-leur lorsque le Seigneur vous avait promis que l’une des deux troupes vous serait livrée ; vous aviez désiré que ce ne fût pas la plus forte. Le Seigneur cependant a voulu établir la Vérité grâce à Ses paroles, et exterminer jusqu’au dernier des Infidèles.
Pour établir la Vérité et anéantir le Mensonge, dussent les Coupables en concevoir du dépit.
Rappelle-leur : Lorsque vous implorâtes l’assistance de votre Seigneur, Il vous exauça. Je vous appuierai, dit-Il, d’un rempart de mille Anges se succédant sans intervalle.
Il ne vous accorda ce rempart qu’afin de porter dans vos cœurs la bonne nouvelle et la confiance. Toute victoire ne vient que de Dieu, Dieu est puissant et sage.
Et lorsque, en signe de sécurité de Sa part, Il vous enveloppa dans le sommeil, qu’il fit descendre l’eau du ciel pour vous purifier, pour éloigner de vous l’abomination de Satan, pour consolider vos cœurs par la foi et affermir vos pas.
Et lorsque ton Seigneur dit aux Anges : Je suis avec vous. Allez affermir les Croyants. Moi, Je jetterai la terreur dans le cœur des Infidèles. Frappez sur les têtes, et frappez sur les doigts.
Cela parce qu’ils se sont égarés de Dieu et de Son Apôtre. Quiconque se sépare de Dieu et de Son Apôtre, Dieu lui fera éprouver combien Il est terrible dans Ses châtiments.
Telle est votre punition ! Goûtez-la ! Pour les Infidèles, c’est le châtiment du Feu.
O Croyants ! lorsque vous rencontrerez l’armée ennemie marchant en ordre, ne lui tournez pas le dos.
Quiconque leur tournera le dos au jour du combat, à moins que ce ne soit pour revenir à la charge ou pour rallier un autre détachement musulman, sera chargé de la colère de Dieu. Sa demeure sera la Géhenne ; quel affreux séjour !
Ce n’est pas vous qui les avez tués, c’est Dieu. Quand tu lançais des projectiles, ce n’est pas toi qui les lançais, c’était Dieu, afin de toucher les Fidèles par une belle faveur. Dieu entend et sait tout.
Oui, il en est ainsi. Dieu mettra au néant les ruses des Infidèles.
Vous avez désiré la victoire comme preuve, ô Infidèles, la victoire la voilà. Si vous mettez fin à votre hostilité, cela vous sera plus avantageux. Si vous y revenez, Nous y reviendrons aussi. Votre armée ne vous servira à rien, quelque nombreuse qu’elle soit, car Dieu est avec les Croyants.
O Croyants ! obéissez à Dieu et à Son Apôtre ; ne vous en éloignez jamais alors que vous entendez.
Ne ressemblez pas à ceux qui disent : Nous avons entendu et qui n’ont rien entendu.
Il n’y a point d’êtres plus vils auprès de Dieu que les sourds et les muets qui ne raisonnent pas.
Si Dieu leur eût connu quelque bonne disposition, Il leur aurait donnée l’ouïe ; mais, s’ils l’avaient, ils se détourneraient et s’éloigneraient de Lui.
O Croyants ! répondez à l’appel de Dieu et de l’Apôtre quand celui-ci vous appelle à ce qui vous fait vivre, et sachez que Dieu se glisse entre l’homme et son cœur, et que vous serez un jour rassemblés autour de Lui.
Redoutez une certaine tentation : les injustes ne seront pas les seuls qu’elle atteindra. Sachez que Dieu est terrible dans Ses châtiments.
Souvenez-vous du temps où, faibles et en petit nombre sur la terre, vous craigniez d’être exterminés par vos ennemis ; Mais Dieu vous a donné refuge, Il vous a assistés de Son secours, et a pourvu à votre subsistance. Peut-être serez-vous reconnaissants.
O croyants ! gardez-vous de tromper Dieu et l’Apôtre. Ne trahissez pas la confiance mise en vous, alors que vous savez.
Sachez que vos richesses et vos enfants sont un sujet de tentation, et que la récompense que Dieu vous prépare est magnifique.
O croyants ! si vous craignez Dieu, Il créera entre le Mal et vous une séparation ; Il expiera vos fautes, Il vous pardonnera. Dieu possède la Faveur Immense.
Souviens-toi, Muhammad, quand les Infidèles tramaient un complot contre toi, quand ils voulaient te saisir, te tuer ou te chasser. Dieu à Son tour complota contre eux. Certes Dieu est le plus habile à nouer un complot.
Souviens-toi quand on leur relatait Nos Signes ; ils disaient : « Nous les avons déjà entendus. Il ne tiendrait qu’à nous de produire de semblables discours. En fait, ce ne sont que légendes des Anciens ».
Souviens-toi quand ils disaient : Dieu ! si le Coran est réellement la Vérité, fais pleuvoir du ciel les pierres sur nos têtes, ou bien fais-nous éprouver quelque châtiment douloureux.
Mais Dieu n’a pas l’intention de les punir, alors que tu es au milieu d’eux ; Il ne les punit pas non plus pendant qu’ils implorent Son pardon.
Cependant, qu’est-ce qui L’empêcherait de les châtier alors qu’ils éloignent les Fidèles de la Mosquée Sacrée, quoiqu’ils n’en soient pas les gardiens ? Ses gardiens sont ceux qui craignent Dieu ; la plupart d’entre eux ne savent pas.
Leur prière à la Maison de Dieu n’était que sifflement et battement de mains. Goûtez le châtiment pour avoir été infidèles.
Les Infidèles dépensent leurs richesses pour détourner les autres du Chemin de Dieu ; Ils les dépenseront toutes. Un repentir amer en sera le fruit, et ils seront vaincus. Les Infidèles seront réunis dans la Géhenne.
Dieu séparera le Méchant du Bon ; Il mettra les Méchants les uns sur les autres, il en formera un tas, et le mettra au feu de la Géhenne. Ceux-là sont les Perdants.
Dis aux Infidèles que, s’ils mettent fin à leur impiété, Dieu leur pardonnera le passé ; mais, s’ils y retombent, ils ont devant eux l’exemple des anciens peuples.
Combattez-les jusqu’à ce qu’il n’y ait plus de Tentation et que le Culte soit rendu exclusivement à Dieu ; s’ils mettent un terme à leurs impiétés, Dieu le saura car Dieu voit toutes leurs actions.
S’ils tournent le dos, sachez que Dieu est votre Seigneur : quel excellent Seigneur et quel excellent Défenseur !
Sachez que, lorsque vous avez fait un butin, la cinquième part en revient à Dieu, à l’Apôtre, aux Parents, aux Orphelins, aux Pauvres et aux Voyageurs, si vous croyez en Dieu, à ce que Nous révélâmes à Notre Serviteur dans la Journée de la Séparation, dans la journée où les deux armées se rencontrèrent (Dieu est tout-puissant !).
Cette journée où vous étiez campés sur le passage le plus rapproché, vos ennemis sur le passage le plus éloigné de la vallée ; et que la caravane était plus bas. Si vous aviez pris un rendez-vous vous l’auriez manqué ; mais la rencontre eut lieu, afin que Dieu accomplît un ordre qui devait être exécuté. Afin que celui qui devait périr, pérît sur Preuve, et que celui qui devait survivre, survécût également sur Preuve. Dieu sait et entend tout.
Souviens-toi, ô Muhammad ! que Dieu te montra en songe l’armée ennemie peu nombreuse. S’il te l’eût montrée plus forte, vous auriez tous perdu courage, et vous auriez soulevé à ce propos des disputes ; Dieu a voulu vous en préserver. Il connaît ce que recèle le cœur des hommes.
Souviens-toi, quand vous vous trouvâtes en face des ennemis, Dieu les fit voir peu nombreux à vos yeux ; Il diminua votre nombre à leurs yeux pour accomplir un ordre qui devait être exécuté. C’est à Lui que reviennent toutes les choses.
O Croyants ! quand vous êtes en face d’une troupe armée, soyez inébranlables. Invoquez Dieu bien souvent afin que vous réussissiez.
Obéissez à Dieu et à Son Envoyé. Ne soyez pas en dispute perpétuelle car vous perdriez courage et votre prestige s’évanouirait. Soyez constants, Dieu est avec les Constants.
Ne soyez pas comme ces Mecquois qui sortirent avec jactance et ostentation de leurs demeures et qui détournaient les hommes du Chemin de Dieu.
Ne soyez pas comme eux, lorsque le Démon leur présenta leurs actions sous une belle apparence, et leur dit : Aujourd’hui nul ne pourra vous vaincre ; je suis votre allié. Mais, quand les deux armées furent en présence, il leur tourna le dos en disant : Je ne me mêle pas de vos affaires ; je vois ce que vous ne voyez pas, je crains Dieu car Ses châtiments sont terribles.
Souviens-toi, Muhammad, des Hypocrites et de ceux dont le cœur est atteint d’un mal lorsqu’ils disaient de vous : « Leur croyance les rend aveugles ». Mais celui qui s’appuie sur Dieu triomphe car Dieu est puissant et sage.
Si tu voyais ce spectacle, lorsque les Anges ôtent la vie aux Infidèles et qu’ils les frappent au visage et aux reins, en leur criant : Goûtez la peine du Feu.
Ce supplice est l’œuvre de vos mains. Dieu n’est point injuste pour Ses serviteurs.
Leur sort ressemble à celui des partisans de Pharaon et des peuples qui les ont précédés. Ils avaient renié les Signes de Dieu. Dieu les anéantit à cause de leurs péchés. Il est fort et terrible dans Ses châtiments.
C’est parce que Dieu ne change point les bienfaits dont Il comble les hommes, tant qu’ils ne pervertissent point leurs cœurs. Il entend tout et Il est omniscient.
Leur sort ressemble à celui des partisans de Pharaon et des peuples qui les ont précédés. Ils ont traité de mensonges les Signes de leur Seigneur. Nous les avons anéantis à cause de leurs péchés, et Nous avons submergé les partisans de Pharaon. Tous n’étaient que des Injustes.
Il n’y a point auprès de Dieu de créature plus vile que ces Infidèles qui ne veulent pas croire,
Que ceux avec qui tu as fait un pacte et qui le rompent à tout moment, et qui ne sont jamais pieux.
Si tu parviens à les saisir pendant la guerre, disperse par eux ceux qui les suivent, afin que ceux-ci se souviennent.
Si tu appréhendes quelque trahison de la part d’une peuplade alliée, rejette son alliance en accord avec elle ; Dieu n’aime point les traîtres.
Ne crois pas que les Infidèles aient le dessus, car ils ne sauraient acculer Dieu à l’impuissance.
Mettez donc sur pied toutes les forces et la cavalerie dont vous disposez, pour en intimider les ennemis de Dieu et les vôtres, et d’autres encore que vous ne connaissez pas et que Dieu connaît. Tout ce que vous aurez dépensé sur le Chemin de Dieu vous sera payé, et vous ne serez point lésés.
S’ils inclinent à la paix, tu t’y prêteras aussi et appuie-toi sur Dieu, car Il entend et sait tout.
S’ils ont l’intention de se trahir, Dieu te suffira : c’est Lui qui t’a aidé par Son assistance et par celle des Croyants. Il a uni leurs cœurs. Quand bien même tu aurais dépensé toutes les richesses de la terre, tu n’y serais pas parvenu tout seul. Mais Dieu les a unis, car Il est puissant et sage.
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O Prophète ! Dieu et ceux des Croyants qui te suivent te suffisent.
O Prophète ! encourage les Croyants à combattre. Vingt hommes constants d’entre vous terrasseront deux cents Infidèles. Cent en mettront mille en fuite, parce que les Infidèles ne comprennent pas.
Mais Dieu va à présent vous alléger votre tâche ; Il sait que vous accusez une certaine faiblesse, et mille triompheront de deux mille par la, permission de Dieu. Dieu est avec les Constants.
Il n’a jamais été donné à aucun prophète de faire des prisonniers tant qu’il n’a pas exterminé les Infidèles. Vous désirez le bien de ce monde, et Dieu veut vous donner ceux de l’Autre. Il est puissant et sage.
Si une prescription de Dieu ne vous y avait pas autorisés précédemment, vous auriez expié ce que vous avez pris par un châtiment douloureux.
Nourrissez-vous des biens enlevés à l’ennemi, lorsqu’ils sont licites et excellents, et craignez le Seigneur. Il est absoluteur et miséricordieux.
O Prophète ! dis aux prisonniers qui sont entre vos mains : Si Dieu voit de la droiture dans vos cœurs, Il vous donnera des richesses plus précieuses que celles qu’on vous a enlevées, et Il vous pardonnera, parce qu’il est absoluteur et miséricordieux.
S’ils veulent te tromper, ils ont trompé Dieu auparavant. Mais Dieu les a livrés à toi. Dieu est omniscient.
Ceux qui croient, qui ont émigré, qui ont participé à la Juste Guerre, de leurs biens et de leurs personnes, dans la voie de Dieu, ceux qui ont donné asile et prêté assistance, ceux-là seront considérés comme alliés les uns des autres. Ceux qui croient, mais qui n’ont point émigré, ne seront point compris dans vos relations d’alliance, jusqu’à ce qu’ils aient émigré eux aussi. Mais, s’ils implorent votre assistance en considération de votre religion commune, vous les assisterez, à moins que ce ne soit contre des gens auxquels vous êtes liés par un pacte. Dieu voit vos actions.
Les Infidèles sont les alliés les uns des autres. Si vous n’agissez pas de cette façon, le désordre et le scandale envahiront la terre.
Ceux qui croient, qui ont émigré, qui ont fait la Juste Guerre dans la voie de Dieu, ceux qui ont donné asile et prêté assistance, ceux-là sont les véritables Croyants. Le Pardon du Seigneur et les Bienfaits généreux leur reviennent de droit.
Ceux qui ont cru et émigré depuis et qui ont fait la Juste Guerre avec vous, ceux-là font partie de votre communauté. Les hommes unis par les liens du sang sont plus proches les uns des autres. Cela est écrit dans le Livre de Dieu. Dieu, de toute chose, est omniscient.
Voici la déclaration d’immunité de la part de Dieu et de Son Envoyé, à ceux d’entre les Polythéistes avec qui vous avez fait alliance.
« Voyagez dans le pays pendant quatre mois en sécurité, et sachez que vous ne réduirez pas Dieu à l’impuissance et que Dieu couvrira d’opprobre les Infidèles ».
Voici la proclamation de la part de Dieu et de son Envoyé adressée aux Hommes pour le Jour du Grand Pèlerinage : « Dieu est libre de tout engagement envers les Polythéistes, ainsi que Son Apôtre. Si vous vous convertissez, cela vous sera plus avantageux ; si vous tournez le dos, sachez que vous ne réduirez pas Dieu à l'impuissance ». Annonce un châtiment douloureux à ceux qui ne croient pas.
Sauf ceux des Polythéistes avec qui vous avez conclu un pacte, et qui ne Pont point violé, ni prêté à personne aucun secours contre vous. Gardez fidèlement envers eux les engagements contractés jusqu'à l'expiration du terme. Dieu aime ceux qui sont pieux.
Les mois sacrés expirés, tuez les Polythéistes partout où vous les trouverez, faites-les prisonniers, assiégez-les et guettez-les à toute embuscade ; mais s'ils se convertissent, s’ils observent la Prière, s'ils font l’Aumône légale, alors Iaissez-les tranquilles, car Dieu est absoluteur et miséricordieux.
Si quelque Polythéiste te demande un asile, accorde-le-lui, afin qu'il puisse entendre la parole de Dieu, puis fais-le reconduire en un lieu où il se sent en sécurité. Ceci t'est prescrit, parce que ce sont des gens qui ne savent pas.
Comment pourrait-il y avoir un pacte entre Dieu, Son Apôtre et les Polythéistes ? (sauf ceux avec qui vous l’avez conclu auprès de la Mosquée Sacrée). Tant qu'ils agissent loyalement avec vous, agissez loyalement avec eux. Dieu aime ceux qui sont pieux.
Comment pourrait-il y avoir un tel pacte avec les Infidèles alors que, s'ils ont le dessus, ils n'auront aucun égard ni aux liens du sang ni à la foi jurée ? Ils cherchent à vous satisfaire en paroles alors que leurs cœurs sont réticents et alors que la plupart d'entre eux sont des Pervers.
Ils ont troqué les Signes de Dieu, contre un vil prix, et ils ont détourné les autres de Son Chemin. Que leurs actions sont mauvaises !
Ils n’ont aucun égard aux liens du sang ni à la foi jurée dans leurs rapports avec les Croyants. Ceux-là sont les Transgresseurs.
Mais s'ils se convertissent, s’ils s’acquittent de la Prière, s'ils font l'Aumône légale, ils sont vos frères en religion. Nous expliquons distinctement Nos Signes à un peuple qui comprend.
Si, par contre, ils violent leurs serments après avoir conclu un pacte et attaquent votre Religion, combattez les dirigeants de l’Infidélité. Ce sont des gens pour lesquels il n’y a point de serments sacrés. Probablement, ils cesseront.
Ne combattrez-vous pas un peuple qui a violé ses serments, qui a eu l’intention de chasser l’Apôtre ? Ce sont eux qui ont été les agresseurs. Les craindriez-vous ? Dieu mérite bien plus que vous Le craigniez, si vous êtes Croyants.
Combattez-les afin que Dieu les châtie par vos mains et les couvre d’opprobre, afin qu’il vous donne la victoire sur eux, et guérisse les cœurs des Croyants,
Et afin qu’il anéantisse la colère dans leurs cœurs. Dieu pardonne à celui qu’il veut, car Il est omniscient et sage.
Pensez-vous que vous serez abandonnés, comme si Dieu ne connaissait pas ceux d’entre vous qui combattent, et qui ne recherchent d’autre alliance que celle de Dieu, de Son Apôtre et des Croyants ? Dieu est instruit de ce que vous faites.
Les Polythéistes ne doivent pas séjourner dans les Mosquées de Dieu, eux qui témoignent de leur propre incrédulité. Ceux-là, leurs œuvres sont vaines. Ils demeureront éternellement dans le Feu.
Seuls séjourneront dans les Mosquées de Dieu ceux qui croient en Dieu et au Jour Dernier, qui observent la Prière et font l’Aumône légale, et qui ne craignent que Dieu ; ceux-ci seront probablement dirigés dans la Droite voie.
Mettrez-vous ceux qui sont chargés d’abreuver les Pèlerins et qui séjournent dans la Mosquée Sacrée, au même niveau que celui qui croit en Dieu et au Jour Dernier et qui fait la juste guerre dans le Chemin de Dieu ? Non, ils ne seront point égaux devant Dieu. Dieu ne dirige point les Injustes.
Ceux qui croient, qui ont émigré, qui combattent dans le Chemin de Dieu, de leurs biens et de leurs personnes, occuperont un degré plus élevé devant Dieu. Ce sont ceux-là qui auront réussi.
Leur Seigneur leur annonce une Miséricorde sienne et une Satisfaction, des jardins où ils goûteront un bien-être permanent.
Ils y demeureront éternellement, à jamais, car Dieu dispose d’immenses récompenses.
O Croyants ! n’ayez point pour alliés vos pères et vos frères, s’ils préfèrent l’incrédulité à la foi. Quiconque les considère comme alliés dans ces conditions est un injuste.
Si vos pères et vos fils, vos frères et vos épouses, votre famille, des biens que vous avez acquis, et un commerce dont vous craignez la ruine, et les habitations dans lesquelles vous
Dieu vous a secourus dans maintes occasions et à la journée de Hounain où vous vous êtes complus dans votre grand nombre qui ne vous servit à rien : quelque vaste qu’elle soit, la terre vous parut alors étroite, vous avez tourné le dos et pris la fuite.
Puis Dieu fit descendre Sa quiétude sur Son Apôtre et sur les Croyants ; Il fit descendre des armées invisibles pour vous, et Il châtia ceux qui ne croyaient pas. C’est la rétribution des Incrédules.
Après cela, Dieu pardonnera à ceux qu’il voudra, car Il est absoluteur et miséricordieux.
O Croyants ! les Polythéistes sont immondes ; cette année expirée, ils ne doivent point s’approcher de la Mosquée Sacrée. Si vous craignez une crise économique, Dieu vous rendra riches, s’il le veut, par les trésors de sa Grâce. Il est omniscient et sage.
Faites la guerre à ceux qui ne croient point en Dieu ni au Jour Dernier, qui ne regardent point comme illicite ce que Dieu et Son Apôtre ont déclaré illicite, et à ceux d’entre les Détenteurs de l’Ecriture qui ne professent pas la croyance de la Vérité. Faites-leur la juste guerre jusqu’à ce qu’ils payent le tribut tous sans exception, et qu’ils soient humiliés.
Les Juifs disent : Ozaïr est le fils de Dieu. Les Chrétiens disent : Le Messie est le fils de Dieu. Telles sont les paroles de leurs bouches ; elles ressemblent à celles des infidèles d’autrefois. Que Dieu les combatte ! Comme ils s’écartent de la Vérité.
Ils ont pris leurs docteurs, leurs moines et le Messie, fils de Marie pour leurs Seigneurs, à l’exclusion de Dieu ; et cependant il ne leur a été ordonné que d’adorer un seul Dieu, hormis lequel il n’y a point d’autre dieu. Loin de Sa gloire les divinités qu’ils Lui associent !
Ils veulent éteindre la lumière de Dieu avec leurs bouches ; mais Dieu veut absolument rendre Sa lumière plus parfaite, dussent les Infidèles en concevoir du dépit.
C’est Lui qui a envoyé son Apôtre avec la Direction et la Religion de la Vérité, pour l’élever au-dessus de toutes les autres, dussent les Polythéistes en concevoir du dépit.
O Croyants ! un grand nombre de docteurs et de moines consument illégalement les biens des autres et détournent les hommes du Chemin de Dieu. Ceux qui amassent ; For et l’argent, et ne le dépensent point dans le Chemin de Dieu, annonce-leur un châtiment douloureux.
Le jour où le feu de la Géhenne sera allumé, des marques brûlantes seront imprimées avec cet or et cet argent sur leurs fronts, sur leurs flancs et sur leurs dos, et on leur dira : Voilà ce que vous avez amassé pour vos âmes. Goûtez ce que vous avez amassé.
Le nombre des mois est de douze devant Dieu. Il en est ainsi dans le livre de Dieu depuis le jour où Il créa les cieux et la terre. Quatre de ces mois sont sacrés ; c’est la religion droite. Pendant ces mois n’agissez point avec iniquité envers vous- mêmes, mais combattez les Polythéistes à n’importe quel mois, de même qu’ils vous combattent dans tous les temps, et sachez que Dieu est avec les Pieux.
Le mois correctif est le comble de l’incrédulité. Cela égare encore plus les infidèles. Ils le déclarent sacré dans une année, et non sacré dans une autre, pour accomplir le nombre des mois rendus sacrés par Dieu, de façon qu’ils rendent non sacré ce que Dieu a déclaré sacré. Leurs mauvaises actions leur paraissent embellies. Dieu ne dirige point les Infidèles.
O Croyants ! qu’avez-vous donc, lorsqu’au moment où l’on vous a dit : Allez combattre dans le Chemin de Dieu, vous vous êtes montrés lourds et comme attachés à la terre ? Avez-vous préféré la vie de ce Monde à la Vie future ? Les jouissances d’ici-bas sont bien peu de chose, comparées à la Vie Future.
Si vous ne marchez pas au combat, Dieu vous châtiera d’un châtiment douloureux, Il vous remplacera par un autre peuple, et vous ne saurez Lui nuire en aucune manière. Dieu est tout-puissant.
Si vous ne secourez pas votre Prophète, Dieu l’a déjà secouru, lorsque les Infidèles l’ont chassé lui et son unique compagnon. Le Prophète lui disait lorsqu’ils étaient dans la Grotte : Ne t’afflige point, car Dieu est avec nous. Dieu a fait descendre Sa quiétude sur lui, Il l’a soutenu par des armées invisibles, et Il a abaissé la parole des Infidèles. La Parole de Dieu est bien la plus élevée. Dieu est puissant et sage.
Chargés ou légers, marchez et combattez dans le Chemin de Dieu, de vos biens et de vos personnes. Cela vous sera plus avantageux, si vous le savez.
S’il s’était agi d’un succès facile à emporter, d’une expédition très proche, ils t’auraient suivi ; mais la route leur parut longue, et cependant ils jureront par Dieu, et diront : Si nous l’avions pu, nous aurions fait l’expédition avec vous. Ils se perdent eux-mêmes ; Dieu sait bien qu’ils mentent.
Que Dieu te pardonne ! pourquoi leur as-tu permis de rester avant qu’il te fût démontré quels sont ceux qui avaient une excuse valable et quels sont les menteurs ?
Ceux qui croient en Dieu et au Jour Dernier ne te demanderont point la permission de ne pas combattre de leurs biens et de leurs personnes. Dieu connaît ceux qui sont pieux.
Ceux-là t’en demanderont la permission, qui ne croient point en Dieu ni au Jour Dernier. Leurs cœurs doutent, et dans leur doute, ils chancellent.
S’ils avaient eu l’intention d’aller à la Juste Guerre, ils auraient fait des préparatifs. Mais il a déplu à Dieu qu’ils y allassent ; il les a rendus paresseux, et on leur a dit : Restez avec ceux qui restent.
S’ils étaient allés avec vous, ils ne vous auraient apporté qu’un motif de diversion supplémentaire ; ils auraient mis le désordre dans vos rangs, ils auraient cherché à exciter la rébellion : or, il y a parmi vous des hommes qui les écoutent avidement. Et Dieu connaît bien les Injustes.
Déjà précédemment, ils ont cherché à faire naître la dissension ; ils ont longuement machiné contre toi, jusqu’au moment où vint la Vérité et qu’apparut l’Ordre de Dieu en dépit d’eux.
Il en est parmi eux qui disent : Exempte-nous de la guerre ; ne nous expose pas à la rébellion. N’y sont-ils pas déjà tombés ? Mais la Géhenne environnera les Infidèles.
Si tu obtiens un succès, ce succès leur cause de la peine ; si un revers t’atteint, ils disent : Nous avons pris nos précautions d’avance. Puis ils tournent le dos, et se réjouissent.
Dis-leur : Il ne nous arrivera que ce que Dieu nous a destiné ; Il est notre Maître. Que les Croyants s’appuient sur Lui.
Dis-leur : Que pouvez-vous attendre pour nous sinon l’une des deux Belles Destinées : La Victoire ou le Martyre ? Quant à nous, nous attendons que Dieu vous visite d’un châtiment de Sa part ou de nos propres mains. Eh bien ! attendez ; nous attendrons aussi avec vous.
Dis-Ieur : Dépensez vos biens en aumônes spontanément ou à contre-cœur ; ils ne seront point acceptés, car vous êtes un peuple de Pervers.
Quel autre obstacle y a-t-il à ce que leurs dons ne soient pas acceptés, si ce n’est qu’ils ne croient pas en Dieu et en Son Apôtre, qu’ils ne font la Prière qu’avec paresse, qu’ils ne font l’Aumône légale qu’à contre-cœur ?
Que leurs richesses et leurs enfants ne te séduisent point. Dieu veut les tourmenter par cela dans ce monde ; Il veut qu’ils rendent l’âme tout en demeurant infidèles.
Ils jurent par Dieu qu’ils sont de votre parti, et ils n’en sont point ; mais c’est un peuple qui a peur.
Qu’ils trouvent un asile sûr, des cavernes ou un endroit quelconque où se réfugier, ils te tournent le dos et y courent à toutes jambes.
Il en est parmi eux qui te calomnient au sujet des aumônes. Si on leur en donne, ils sont satisfaits ; si on les leur refuse, les voilà qui s’irritent.
Que ne sont-ils satisfaits de ce que Dieu et Son Apôtre leur attribuent ? Que ne disent-ils : Dieu nous suffit, Dieu nous donnera Ses Faveurs ainsi que Son Apôtre ; c’est à Dieu uniquement que nous adressons nos désirs ?
En effet, les aumônes sont destinées aux Indigents et aux Pauvres, à ceux qui les recueillent, à ceux dont les cœurs ont été gagnés à l’Islam, au rachat des esclaves, aux insolvables, pour la cause de Dieu et pour les Voyageurs. Ceci est obligatoire de par Dieu. Il est omniscient et sage.
Il en est parmi eux qui font du mal au Prophète ; ils disent : Il est tout oreille. Réponds-leur : Il est tout oreille pour votre bien ; il croit en Dieu et a confiance dans les Croyants. Il est aussi Miséricorde pour ceux d’entre vous qui croient. Ceux qui font du mal à l’Apôtre de Dieu éprouveront un châtiment douloureux.
Ils jureront devant vous par Dieu pour vous plaire ; cependant Dieu et Son Apôtre méritent bien plus qu’ils cherchent à leur plaire, s’ils sont croyants.
Ne savent-ils pas que celui qui s’oppose à Dieu et à Son Apôtre a pour lui le feu de la Géhenne et qu’il y restera éternellement ? C’est le grand opprobre.
Les Hypocrites craignent qu’une sourate ne leur descende et ne dévoile ce qui est en leurs cœurs. Dis : Moquez-vous. —Dieu fera sortir au grand jour ce que vous appréhendez.
Si tu les questionnes, ils diront : Nous discutions et nous plaisantions. Dis-leur : Vous moquerez-vous de Dieu, de Ses Signes et de Son Apôtre ?
Ne cherchez point à vous excuser : Vous êtes devenus infidèles après avoir cru. Si Nous pardonnons à un groupe d’entre vous, Nous en châtierons l’autre, et cela parce qu’ils sont criminels.
Les Hypocrites, hommes et femmes se ressemblent tous. Ils ordonnent le Ma] et interdisent le Bien et ferment leurs mains pour l’aumône. Ils oublient Dieu ; Dieu les oubliera à Son tour. Les Hypocrites sont les pervers.
Dieu menace du feu de la Géhenne les Hypocrites, hommes et femmes, et les Infidèles ; ils y resteront éternellement. La Géhenne leur suffira. Que Dieu les maudisse ! Un supplice incessant leur est réservé.
Vous êtes, ô Hypocrites, comme ceux qui vous ont précédés. Ils avaient plus de force, plus de richesses et plus d’enfants que vous : ils ont joui de leur part [des biens de ce monde]. Vous aussi, vous avez joui de votre part comme le faisaient vos devanciers ; vous avez discuté comme ils avaient discuté. Que leurs actions soient vaines dans ce Monde et dans l’Autre. Ils sont les Perdants.
N’ont-ils point entendu l’histoire de leurs devanciers, du peuple de Noé, des Ad, des Thamoud, du peuple d’Abraham, des habitants de Madian et des Villes Renversées ? Les Apôtres vinrent à eux avec les Preuves. Ce n’est point Dieu qui a été injuste envers eux, ce sont eux-mêmes qui se sont fait du tort.
Les Croyants, hommes et femmes, sont des alliés les uns pour les autres ; ils ordonnent le Bien et interdisent le Mal ; ils observent la Prière, font l’Aumône légale, obéissent à Dieu et à Son Apôtre. Ceux-là, Dieu les entourera de Sa Miséricorde, car Dieu est puissant et sage.
Dieu a promis aux Croyants, hommes et femmes, des Jardins arrosés par des rivières ; ils y demeureront éternellement, ils auront des habitations agréables dans les Jardins d’Eden et, plus grande que tout, une Satisfaction de la part de Dieu. C’est là le Succès immense.
O Prophète ! combats les Infidèles et les Hypocrites ; traite-les avec rigueur. Leur demeure c’est la Géhenne. Quel détestable séjour !
Les Hypocrites jurent par le nom de Dieu de n’avoir pas dit ce qu’on leur reproche. Cependant ils ont bel et bien dit la parole d’incrédulité et ils sont devenus infidèles après avoir embrassé l’Islam. Ils ont préparé un complot, mais ne l’ont point réussi. Ils n’ont aucun reproche à formuler sinon que Dieu, secondé de Son Apôtre, les a enrichis de Sa Bonté. S’ils se convertissent, cela leur sera plus avantageux ; mais s’ils tournent le dos à la Religion, Dieu les châtiera d’un châtiment douloureux dans ce Monde et dans l’Autre. Sur la terre, ils ne trouveront ni Patron, ni Défenseur.
Il en est parmi eux qui ont pris cet engagement avec Dieu : S’il nous accorde des dons de Sa Bonté, nous ferons l’aumône et nous serons parmi les Vertueux.
Et lorsque Dieu, par Sa Bonté, les eut comblés de Ses dons, ils se sont montrés avares, ont tourné le dos et se sont éloignés.
Dieu a remplacé en leurs cœurs ce sentiment par une hypocrisie qui durera jusqu’au jour où, comparaissant devant Lui, ils viendront rendre compte d’avoir violé les promesses faites à Dieu et d’avoir menti.
Ne savent-ils pas que Dieu connaît leurs secrets et leurs entretiens cachés et qu’il connaît parfaitement les « Invisibles » ?
Ils calomnient les Croyants qui font des aumônes surérogatoires, ou qui ne donnent que ce qu’ils peuvent. Ils les raillent, mais Dieu les raillera à Son tour. Un châtiment douloureux les attend.
Implore le pardon pour eux ou ne l’implore pas, peu importe. Si tu implores leur pardon soixante-dix fois, Dieu ne leur pardonnera pas, car ils ne croient point en Lui, ni en Son Apôtre. Dieu ne dirige point les pervers.
Ceux qui restèrent dans leurs foyers à l’époque de l’expédition de Tabouk étaient enchantés de rester en arrière de l’Apôtre de Dieu ; il leur répugnait de faire la juste guerre dans le Chemin de Dieu, avec leurs biens et leurs personnes. Ils disaient : Ne partez pas par ces chaleurs. Dis-leur : Le feu de la Géhenne est plus brûlant. Ah ! s’ils le comprenaient !
Qu’ils rient un peu en ce monde ! un jour ils pleureront beaucoup en récompense de leurs œuvres.
Si Dieu te donne l’occasion de retrouver l’un de ces groupes et que ces hommes te demandent la permission d’aller en expédition, dis-leur : Vous n’irez jamais à la juste guerre avec moi, jamais vous ne combattrez un ennemi avec moi. La première fois vous avez été satisfaits de ne pas partir ; restez maintenant avec ceux qui restent.
S’il meurt quelqu’un d’entre eux, ne prie jamais pour lui, ne t’arrête jamais sur sa tombe, car ils n’ont point cru en Dieu et en Son Apôtre. Ils mourront en pervers.
Que leurs richesses et leurs enfants ne te séduisent pas. Dieu veut les tourmenter par cela dans ce monde ; Il veut qu’ils rendent l’âme tout en demeurant incrédules.
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Ils ont été satisfaits de rester en arrière. Le sceau a été imprimé sur leurs cœurs ; ils ne comprennent rien.
Mais l’Apôtre et ceux qui ont cru avec lui combattent de leurs biens et de leurs personnes dans le Chemin de Dieu. A eux sont réservés tous les biens, et ils seront les Bienheureux.
Dieu a préparé pour eux des. Jardins arrosés de cours d’eau ; ils y resteront éternellement. C’est le Succès immense.
Ceux qui avaient une excuse parmi les Bédouins sont venus pour demander d’être exemptés de la guerre. Ceux qui accusent de mensonge Dieu et Son Apôtre sont restés chez eux. Un châtiment douloureux attend ceux d’entre eux qui n’ont point de foi.
Les faibles, les malades, ceux qui n’ont point de moyens, ne seront point tenus d’aller à la juste guerre, pourvu qu’ils soient sincères envers Dieu et Son Apôtre. On ne peut inquiéter ceux qui font le Bien (Dieu est absoluteur et miséricordieux !)
Ni ceux, non plus qui sont venus te demander de leur donner des montures, et à qui tu as répondu : « Je n’ai point de montures à vous donner » et qui s’en retournèrent les larmes aux yeux, affligés de ce qu’ils n’eussent point de quoi se les procurer eux-mêmes.
On agira contre ceux qui te demanderont l’exemption, quoiqu’ils soient riches : ils ont accepté de rester avec ceux qui restent. Dieu a apposé un sceau sur leurs cœurs. Ils ne savent rien.
Quand vous revenez au milieu d’eux après le combat, ils présentent des excuses. Dis-leur : Ne vous excusez point, nous ne vous croyons pas. Dieu nous a renseignés sur votre compte. Dieu et Son Apôtre verront vos actions. Vous retournerez un jour à Celui qui connaît le Monde Visible et l’invisible, et qui vous redira ce que vous avez fait.
Quand vous serez de retour au milieu d’eux, ils vous adjureront, au nom de Dieu, de les épargner. Laissez-les tranquilles, ils sont immondes. La Géhenne leur servira de demeure, en récompense de leurs œuvres.
Ils vous adjureront de les agréer comme auparavant ; si vous les agréez ; rappelez-vous que Dieu n’agrée jamais les Pervers.
Les Bédouins sont les plus endurcis dans leur impiété et dans leur hypocrisie, les plus aptes à ignorer les lois que Dieu a révélées a Son Apôtre. Dieu est omniscient et sage.
Il en est, parmi les Bédouins, qui considèrent les dépenses qu’ils font pour l’Islam comme fonds perdus ; ils attendent que le sort tourne contre vous. Que le sort tourne contre eux de la pire manière ! Dieu entend et sait tout.
Il en est, parmi les Bédouins, qui croient en Dieu et au Jour Dernier, qui considèrent leurs dépenses comme un moyen de s’approcher de Dieu et d’obtenir les prières de l’Apôtre. Certainement leurs dépenses les approcheront de Dieu. Il les fera participer à Sa Miséricorde, car Il est absoluteur et miséricordieux.
Les plus anciens, les premiers d’entre les Emigrés et les Défenseurs et ceux qui les ont imités dans leur belle conduite, seront satisfaits de Dieu comme Il sera satisfait d’eux. Il leur a promis des Jardins arrosés par des cours d’eau ; ils y resteront éternellement. C’est un succès immense.
Il est, parmi les Bédouins, qui habitent autour de vous et parmi les habitants de Médine, des hommes endurcis dans leur hypocrisie. Tu ne les connais pas, mais Nous les connaissons. Nous les punirons deux fois, puis ils seront livrés à un châtiment douloureux.
D’autres ont reconnu leurs péchés ; ils ont ainsi mêlé de bonnes actions à d’autres actions mauvaises. Peut-être Dieu leur pardonnera-t-Il, car Il est absoluteur et miséricordieux.
Prends une aumône de leurs biens afin de les purifier et de les relaver de leurs péchés; prie pour eux, car tes prières leur apporteront la paix. Dieu entend et sait tout.
Ne savent-ils pas que Dieu accepte le repentir de Ses Serviteurs et qu’il accepte l’Aumône ? il est l’Absoluteur, le Miséricordieux.
Dis : Agissez ; Dieu verra votre action, ainsi que Son Apôtre et les Croyants. Vous retournerez un jour à Celui qui connaît le Monde Visible et l’invisible ; alors Il vous redira ce que vous avez fait.
D’autres attendent la décision de Dieu : soit qu’il les punisse, soit qu’il leur pardonne. Dieu est omniscient et sage.
Il en est qui ont pris une Mosquée à eux pour nuire aux Croyants, par infidélité, dans le but de les désunir et pour qu’elle serve de guet à ceux qui ont déjà fait la guerre à Dieu et à Son Apôtre. Ils jureront en disant : Nous n’avons voulu que le Bien. Dieu est témoin qu’ils mentent.
N’y mets jamais le pied. Une Mosquée bâtie dès le premier jour sur la piété mérite mieux que tu y entres. Il s’y rassemble des hommes qui désirent se purifier. Dieu aime ceux qui aspirent à la pureté.
Quel est le meilleur ? celui qui a établi les fondements de son édifice sur la crainte de Dieu et sur Sa Satisfaction, ou bien celui qui les a assis sur le bord d’une falaise minée qui s’écroule avec lui dans le feu de la Géhenne ? Dieu ne dirige pas le peuple des Injustes.
L’édifice qu’ils ont construit ne cessera d’être en leurs cœurs un prétexte au doute, jusqu’à ce que leurs cœurs soient brisés en morceaux. Dieu est omniscient et sage.
Dieu a acheté des Croyants leurs biens et leurs personnes pour leur donner le Paradis en retour ; ils combattront dans le Chemin de Dieu, ils tueront et seront tués. C’est là une promesse de Dieu. Elle est vraie et Dieu la reconnaît : Il l’a faite dans le Pentateuque, dans l’Evangile et dans le Coran ; qui donc est plus fidèle à son alliance que Dieu ? Réjouissez-vous du pacte que vous avez contracté ; c’est là le Succès immense.
Ceux qui se sont repentis, ceux qui adorent Dieu, ceux qui Le louent, ceux qui Le célèbrent, ceux qui font des génuflexions, ceux qui se prosternent, ceux gui recommandent le Bien, ceux qui interdisent le Mal, ceux qui observent les lois de Dieu. Annonce la bonne nouvelle aux Croyants.
Il ne sied point au Prophète ni aux Croyants d’implorer le pardon de Dieu pour les Polythéistes, fussent-ils leurs parents, après qu’il est devenu évident qu’ils seront livrés au Feu.
Abraham n’implora le pardon de Dieu pour son père que parce qu’il le lui avait promis ; mais quand il lui fut démontré que son père était l’ennemi de Dieu, il se désolidarisa de lui ; Abraham était humble et longanime.
Il ne sied point à Dieu d’égarer un peuple, après l’avoir dirigé dans le chemin droit. Il leur a montré d’abord ce qu’ils doivent éviter. Dieu est omniscient.
C’est à Dieu qu’appartient le royaume des cieux et de la terre ; Il donne la vie et la mort ; hors de Lui il n’y a ni Patron ni Défenseur.
Dieu pardonna au Prophète et aux Emigrés, ainsi qu’aux Défenseurs qui l’avaient suivi aux heures difficiles, alors que les cœurs d’une grande partie d’entre eux étaient si près de défaillir. Il leur pardonna parce qu’il est bienveillant et miséricordieux.
Il pardonna aussi aux Trois qui, étant laissés en arrière, se sentirent tellement à l’étroit dans la terre si vaste. Leurs âmes furent oppressées et ils pensèrent qu’il n’existait contre la colère de Dieu aucun refuge sinon Dieu Lui-même. Dieu a quitté Sa rigueur afin qu’eux aussi quittent leurs fautes. Dieu est le Révocateur, le Miséricordieux.
O Croyants ! craignez Dieu, et soyez avec les Véridiques.
Il n’appartenait pas aux habitants de Médine et aux Bédouins d’alentour de rester aux arrières de l’Apôtre ni de préférer leur propre pensée à la sienne. En effet la moindre soif, la moindre fatigue, le moindre besoin dont ils souffriront dans le Chemin de Dieu, la moindre avance qu’ils auront effectuée à la grande colère des Infidèles et la moindre atteinte qu’ils auront portée à l’ennemi, ne resteront pas sans qu’en récompense, une œuvre pie ne soit portée à leur actif. Certes, Dieu ne laisse point perdre la récompense de ceux qui font le bien.
Ils ne feront pas une aumône, petite ou grande, ils ne franchiront pas une vallée [en allant à la juste guerre], sans que cela soit inscrit, afin que Dieu les récompense de leurs meilleures actions.
Il n’appartenait pas aux Croyants de partir tous ensemble à la guerre. Il vaut mieux qu’il en reste quelques-uns dans chaque tribu pour apprendre leur religion et instruire leurs contribules à leur retour. Peut-être ceux-ci se tiendront-ils sur leurs gardes ?
O Croyants ! combattez les Infidèles qui sont vos voisins immédiats ; qu’ils vous trouvent toujours durs à leur égard. Sachez que Dieu est avec les Pieux.
Quand une nouvelle sourate est révélée, il en est parmi eux qui disent : Cette nouvelle sourate a-t-elle augmenté la foi de quelqu’un d’entre vous ? Quant aux Croyants, oui, elle augmente leur foi, et ils s’en réjouissent.
Quant à ceux dont les cœurs sont atteints d’un mal, elle n’ajoute qu’abomination sur leur abomination, et ils meurent incrédules.
Ne voient-ils pas qu’ils sont éprouvés une ou deux fois par an ? Et cependant ils ne quittent pas leurs fautes et ne se corrigent point.
Lorsqu’une nouvelle sourate est révélée, ils se regardent mutuellement en se disant : Quelqu’un nous voit-il ? Et puis ils tournent le dos et s’en vont. Que Dieu détourne leur cœur de la Vérité, parce qu’ils ne la comprennent pas.
Un Apôtre, choisi parmi vous, est venu à vous ; Vos iniquités lui pèsent ; il désire ardemment votre bien ! Il est plein de bonté et de miséricorde pour les Croyants.
S’ils se détournent, dis-leur : Dieu me suffit. Il n’y a point d’autre dieu que Lui. C’est sur Lui que je m’appuie ; Il est le Maître du grand Trône.
A.L.R. Voici les Signes du Livre Sage.
Est-ce sujet d’étonnement pour les Hommes que Nous ayons révélé ceci à l’un d’entre eux : Avertis les Hommes, et annonce à ceux qui croient qu’ils ont auprès de leur Seigneur un mérite déjà reconnu pour leur vertu. Les Infidèles ont dit : Cet homme est un sorcier avéré.
Votre Seigneur est Dieu, qui créa les cieux et la terre en six jours et s’assit ensuite sur le Trône pour organiser la Création. Nul intercesseur sans Sa permission. C'est Lui, Dieu, votre Seigneur, adorez-Le. Ne réfléchirez-vous pas ?
C’est à Lui que vous retournerez tous. Telle est la promesse véritable de Dieu ; Il procède à une première création, puis [par la Résurrection], Il accomplit la seconde, afin de récompenser Ceux qui croient et pratiquent les bonnes œuvres en toute équité. Ceux qui ne croient pas auront pour breuvage l’eau bouillante et un châtiment douloureux en prix de leur incrédulité.
C’est Lui qui a donné le soleil pour la lumière et la lune pour la clarté, qui a déterminé les phases de celle-ci afin que vous connaissiez le nombre des années et le comput. Dieu n’a créé tout cela que dans un but sérieux ; Il explique Ses Signes à un peuple qui sait.
Certes, dans l’alternative du jour et de la nuit, dans tout ce que Dieu a créé, dans les cieux et sur la terre, il y a des Signes pour un peuple qui veut être pieux.
Ceux qui n’espèrent point Nous rencontrer, qui sont satisfaits de la vie ici-bas et s’y confient en toute quiétude, ceux qui ne prêtent aucune attention à Nos Signes,
Ceux-là auront le Feu pour demeure, comme prix de leurs œuvres.
Ceux qui auront cru et pratiqué les bonnes œuvres, Dieu les dirigera grâce à leur foi. Sous leurs pieds couleront des ruisseaux, dans les Jardins du Délice.
Pour toute invocation, ils répéteront dans ce séjour : Gloire à Toi, ô Dieu ! et leur salutation sera le mot : Paix ! Leur dernière invocation sera : Louange à Dieu, Seigneur de l’univers !
Si Dieu voulait hâter le Mal pour les Hommes, comme ils s’empressent eux-mêmes de demander le Bien, leur fin serait bientôt arrivée. Mais Nous laissons ceux qui n’espèrent point Nous rencontrer s’abandonner aveuglément à leur égarement.
Qu’un mal atteigne l’homme, il Nous appelle à ses côtés, assis ou debout ; mais, aussitôt que Nous l’en avons délivré, le voilà qui marche à son aise comme s’il ne Nous avait pas invoqué pour un mal qui l’a récemment atteint. Ainsi sont faussement embellies les actions des Extrémistes.
Cependant, avant vous, Nous avons déjà anéanti plusieurs générations, lorsque, à la suite de leurs iniquités, leurs Apôtres sont venus à elles avec des Preuves. Elles notaient pas disposées à croire. C’est ainsi que Nous récompensons les peuples coupables.
Nous vous avons établis leurs successeurs dans ce pays-ci, afin de voir comment vous agirez.
Lorsqu’on relate Nos Signes évidents à ceux qui n’espèrent point Nous rencontrer, ceux-ci disent : Apporte-nous un Coran autre que celui-ci ou bien change-le. Dis-leur : Il ne m’appartient pas de le changer de mon propre chef : je ne sais que ce qui m’a été révélé. Je crains, si je désobéis à mon Seigneur, le châtiment d’un Jour redoutable.
Dis-leur : Si Dieu l’avait voulu, je ne vous les aurais pas relatés et vous n’en auriez pas pris connaissance. Je suis pourtant demeuré au milieu de vous une bonne partie de ma vie avant de vous communiquer le Coran ! Ne raisonnerez-vous donc pas ?
Qui est plus injuste que celui qui invente des mensonges sur le compte de Dieu ou qui traite Ses Signes d’impostures ? En vérité, les Coupables ne réussissent pas.
Ils adorent à l’exclusion de Dieu des divinités gui ne sauraient leur faire du mal ni leur faire du bien. Ils disent : Voici nos intercesseurs auprès de Dieu. Dis-leur : Ferez-vous connaître à Dieu quelque chose, dans les cieux ou sur la terre, qu’il ne connaisse pas ? Il est trop glorieux et trop haut pour qu’on Lui associe d’autres divinités.
Les Hommes ne formaient d’abord qu’une seule communauté ; ils se divisèrent par la suite ; n’était une parole antérieure de ton Seigneur, une décision aurait été prise au sujet de leurs divisions.
Ils disent : Si au moins quelque signe lui était révélé de la part de son Seigneur ! Dis-leur : L’Invisible appartient uniquement à Dieu. Attendez seulement ! Moi aussi, j’attendrai avec vous.
Quand Nous faisons miséricorde aux Hommes, après les malheurs qui les avaient atteints, voici qu’ils ont recours aux subterfuges à l’égard de Nos Signes. Dis-leur : Dieu est plus adroit à manier le subterfuge ; Nos Emissaires inscrivent les vôtres.
C’est Lui qui vous conduit sur terre et sur mer. Lorsqu’ils montèrent dans les vaisseaux et voguèrent poussés par un vent doux, ils se réjouirent ; un vent violent s’éleva et les flots les assaillirent de tous côtés à tel point qu’ils s’en crurent enveloppés. Ils invoquèrent alors Dieu en Lui vouant exclusivement la Religion : Si Tu nous sauves cette fois-ci, nous Te serons reconnaissants.
Mais, lorsqu’il les eut sauvés, voici qu’ils se montrèrent insolents sur la terre, sans être fondés sur la vérité. O Hommes ! votre insolence est en réalité commise contre vous-mêmes. Jouissance de ce monde ! Ensuite, c’est à Nous que vous retournerez : là, Nous vous rappellerons ce que vous avez fait.
Le monde d’ici-bas ressemble à l’eau que Nous faisons descendre du ciel ; elle se mêle aux plantes de la terre dont se nourrissent les Hommes et les Animaux. Puis, une fois que la terre, l’ayant absorbée, s’en pare et s’en embellit, ses habitants croient qu’ils sont les maîtres de cette récolte, Notre arrêt la surprend durant la nuit ou pendant le jour, et Nous en faisons un champ moissonné, comme s’il n’y eût rien existé la veille. C’est ainsi que Nous expliquons Nos Signes pour un peuple qui réfléchit.
Dieu appelle à la Demeure du Salut et dirige celui qu’il veut vers un chemin droit.
A ceux qui ont fait le bien, la Récompense Magnifique et bien plus. Ni la noirceur, ni l’humiliation ne terniront l’éclat de leurs visages. Ce sont les Hôtes du Paradis ; ils y resteront éternellement.
A ceux qui se seraient rendus coupables de mauvaises actions, chaque mauvaise action sera rétribuée par la pareille ; l’humiliation les couvrira et ils n’auront point de protecteur contre Dieu. On dirait que leurs visages sont couverts de lambeaux de nuit épaisse. Ce sont les Hôtes du Feu ; ils y demeureront éternellement.
Un jour, Nous les réunirons tous, et Nous dirons ensuite à ceux qui donnaient des Associés à Dieu : A vos places, vous et vos Associés ! Nous aurons établi une distinction entre les Hommes. Leurs Associés leur diront : Ce n’est pas nous que vous adoriez.
Dieu nous suffit comme témoin, entre vous et nous. Nous ne nous étions pas même aperçus de vos adorations.
Alors, toute âme éprouvera ce qu’elle aura fait : ceux qui donnaient des Associés à Dieu seront tous rendus à Dieu, leur véritable Seigneur, et disparaîtront les divinités qu’ils avaient inventées.
Dis-leur : Qui vous fournit la nourriture du ciel et de la terre ? Qui dispose de l’ouïe et de la vue ? Qui fait sortir l’être vivant du Mort et qui fait sortir le Mort du Vivant ? Qui organise l’univers ? Ils répondront : C’est Dieu. Dis-leur : Serez-vous donc pieux ?
C’est là Dieu, votre Seigneur véritable. Qu’y a-t-il au-delà de la Vérité, sinon l’erreur ? Comment se fait-il que vous vous en détourniez ?
Ainsi se justifie la parole de Dieu au sujet des Pervers. C’est parce qu’ils ne croient pas.
Dis-leur : L’un de vos Associés peut-il procéder à une première création et en accomplir, [par la Résurrection] la seconde ? Dis plutôt : C’est Dieu qui procède à une première création et, par la Résurrection en accomplit la seconde. Comment se fait-il que vous vous éloigniez de la foi ?
Dis-leur : Quelqu’un de vos Associés peut-il diriger vers la Vérité ? Dis : C’est Dieu qui dirige vers la Vérité. Qui donc est plus digne d’être obéi, de celui qui dirige vers la Vérité ou de celui qui ne dirige qu’autant qu’il est dirigé soi-même ? Qu’avez-vous donc à juger de la sorte ?
La plupart d’entre eux ne suivent qu’une hypothèse ; mais l’hypothèse ne tient aucunement lieu de vérité, et Dieu sait ce que vous faites.
Le Coran n’est point inventé par un autre que Dieu ; il est donné pour confirmer ce qui était avant lui et pour expliquer les Ecritures qui viennent du Maître de l’univers. Nul doute à cet égard !
Disent-ils : C’est lui [Muhammad] qui l’a inventé ! Réponds-leur : Composez donc une seule sourate semblable ; appelez-y même tous ceux que vous pouvez, hormis Dieu, si vous êtes véridiques.
Mais ils accusent de mensonge ce qu’ils sont incapables d’embrasser avec leur science et dont l’explication ne leur est pas encore parvenue. D’autres, avant eux, ont crié aussi à l’imposture. Regarde quelle a été la fin des Injustes.
Il en est, parmi eux, qui croient ; il en est qui ne croient pas. Ton Seigneur connaît mieux que personne les Semeurs de Scandale.
S’ils te traitent d’imposteur, dis-leur : Mes actions m’appartiennent, et à vous les vôtres. Vous êtes innocents de ce que je fais, et moi de ce que vous faites.
Il est parmi eux des hommes qui viennent pour t’écouter sans rien entendre. Peux-tu faire entendre les sourds s’ils ne comprennent rien ?
Il en est d’autres qui te regardent sans rien voir. Peux-tu diriger les aveugles s’ils ne voient rien ?
Dieu ne commet pas d’injustice envers les Hommes ; les Hommes en commettent envers eux-mêmes.
Le jour où Il les rassemblera, on pourra croire, à les voir, qu’ils ne sont restés [dans le tombeau] qu’une heure de temps. Ils se reconnaîtront entre eux. Alors ceux qui ont traité de mensonge la Rencontre de Dieu et qui n’étaient pas dirigés dans la droite voie, seront les Perdants.
Que Nous te fassions voir une partie des peines dont Nous les menaçons, ou que Nous te fassions mourir [auparavant], c’est à Nous qu’ils retourneront tous ; Dieu sera témoin de leurs actions.
Chaque nation a eu son Apôtre ; et lorsque l’Apôtre vient à eux, la justice est établie parmi eux et ils ne sont nullement lésés.
Ils disent : Quand donc ces menaces seront-elles accomplies ? Dites-le-nous, si vous êtes véridiques.
Dis-leur : Je n’ai aucun pouvoir sur ce qui me fait du bien ou me cause du mal, sinon autant que cela plaît à Dieu. Chaque nation a son terme ; lorsque ce terme sera venu, elle ne saurait le retarder ni l’avancer d’une heure.
Dis-leur : Qu’en pensez-vous ? Le châtiment de Dieu peut vous surprendre pendant la nuit ou pendant le jour ! Qu’est-ce que les Coupables veulent hâter ?
Y croirez-vous au moment où il viendra vous surprendre ? Que n’y croyez-vous plutôt maintenant que vous voudriez le hâter.
On dira alors aux Injustes : Goûtez le châtiment éternel ! seriez-vous rétribués autrement que selon vos mérites ?
Ils voudront apprendre de toi s’il en sera véritablement ainsi. Dis-leur : Oui, j’en jure par mon Seigneur, c’est la vérité ; et vous ne pouvez pas réduire Dieu à l’impuissance.
Certes, si toute âme qui a commis des iniquités possédait toutes les richesses de la terre, elle les donnerait pour se racheter. Les Infidèles cacheront leur dépit lorsqu’ils verront le châtiment qui les attend. Il sera jugé entre eux avec équité et ils ne seront pas lésés.
Oui ! Tout ce qui est dans les cieux et sur la terre appartient à Dieu ! Oui ! Les promesses de Dieu sont vraies ! Mais la plupart des Hommes ne savent pas.
Il donne la vie et Il fait mourir. A Lui, vous retournerez.
O Hommes ! il vous est venu un Rappel de la part de votre Seigneur, un Remède pour le mal qui ronge les cœurs, une Direction et une Miséricorde pour les Croyants.
Dis-leur : De la Bonté de Dieu et de Sa miséricorde, de cela, qu’ils se réjouissent ; cela leur sera plus avantageux que les richesses qu’ils amassent.
Demande-leur : Dites-moi ! parmi les dons que Dieu a fait descendre sur vous, vous avez déclaré illicites certaines choses, et licites certaines autres. Dis : Est-ce Dieu qui vous y a autorisés ou bien forgez-vous des mensonges contre Lui ?
Mais que penseront, au Jour de la Résurrection, ceux qui forgent des mensonges sur le compte de Dieu ? Certes, Dieu est d’une bonté infinie envers les Hommes ; mais la plupart d’entre eux ne Lui sont pas reconnaissants.
Tu ne te trouveras pas dans une circonstance quelconque, tu ne liras pas un seul mot du Coran, vous ne ferez les uns et les autres aucune œuvre, sans que Nous soyons témoin. Le poids d’un atome sur la terre ou dans les cieux ne saurait échapper à ton Seigneur. Il n’y a rien de plus petit ou de plus grand qui ne soit inscrit clairement.
Certes, les amis de Dieu seront à l’abri de toute crainte et ne seront point attristés.
A ceux qui croient et qui sont pieux,
A ceux-là la bonne nouvelle dans ce Monde et dans l’Autre. Nul changement dans les paroles de Dieu. C’est là le succès immense !
Que leurs discours ne t’affligent pas ! La puissance appartient à Dieu en totalité. Il est Celui qui entend. Il est omniscient.
Certes, tout ce qui est dans les cieux et sur la terre appartient bien à Dieu. Que suivent ceux qui invoquent à côté de Dieu des Associés ? Ils ne suivent qu’une hypothèse vaine et ne font que mentir.
C’est Lui qui a établi la nuit pour votre repos, et le jour lumineux pour le travail. Certes, il y a en cela des Signes pour ceux qui écoutent.
Ils disent : Dieu a un fils. Par Sa gloire, non ! Il se suffit à Lui-même ; à Lui appartient tout ce qui est dans les cieux et sur la terre. Avez-vous reçu quelque pouvoir pour parler ainsi ? Déclarez-vous au nom de Dieu ce que vous ne savez pas ?
Dis-leur : Ceux qui inventent des mensonges sur le compte de Dieu ne réussiront jamais.
Une petite jouissance en ce Monde et ensuite un retour vers Nous ; puis, Nous leur ferons goûter le châtiment terrible, en prix de leur incrédulité.
Raconte-leur l’histoire de Noé qui dit à son peuple : O mon peuple ! si mon séjour au milieu de vous et mon explication des signes de Dieu vous sont insupportables, rappelez-vous que je m’appuie sur Dieu. Prenez donc une décision en accord avec vos Associés. Que cette décision ne soit pas un souci pour vous. Décidez de moi et ne me faites point attendre.
Si vous me tournez le dos, sachez que je ne vous demande aucune rétribution ; ma rétribution n’incombe qu’à Dieu ; Il m’a ordonné de me soumettre à Lui.
Mais son peuple l’a traité d’imposteur. Nous l’avons sauvé, lui et ceux qui étaient avec lui dans l’Arche. Nous en avons fait les Survivants de l’Humanité ; Nous avons noyé ceux qui traitaient Nos Signes de mensonges. Voilà quelle a été la fin de ceux que Noé avertissait.
Nous envoyâmes, par la suite, d’autres Apôtres, chacun vers son propre peuple ; ils vinrent à eux avec les Preuves ; mais ces peuples n’étaient point enclins à croire en ce qu’ils ont naguère traité de mensonge. C’est ainsi que Nous scellons les cœurs des Transgresseurs.
Nous envoyâmes ensuite Moïse et Aaron, accompagnés de Nos Signes, vers Pharaon et son peuple ; ceux-ci s’enflèrent d’orgueil et devinrent coupables.
Lorsque la Vérité leur fut venue de Notre part, ils dirent : C’est de la magie pure.
Moïse leur dit alors : Quand la Vérité vous apparaît pourquoi demandez-vous si c’est de la magie ? Les magiciens ne réussiront jamais.
Es-tu venu, répondirent-ils, pour nous détourner de ce que nous avons vu pratiquer par nos pères, et pour que le pouvoir dans ce pays appartienne à vous deux ? Nous ne vous croyons pas.
Pharaon dit alors : Faites venir tous les magiciens habiles. Et lorsque les magiciens arrivèrent, Moïse leur dit : Jetez ce que vous avez à jeter.
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Et lorsqu’ils eurent jeté tout ce qu’ils avaient à jeter, Moïse reprit : Ce que vous faites n’est que magie, Dieu en montrera la vanité,
car Dieu ne fait point réussir les actions des Semeurs de Scandale.
Mais personne ne crut en Moïse, excepté quelques jeunes de son propre peuple, malgré la crainte de Pharaon et de son Assemblée ; car Pharaon était, en vérité, puissant dans le pays, et il commettait des excès.
Moïse dit alors à son peuple : O mon peuple ! si vous croyez en Dieu, appuyez-vous sur Lui, si vous êtes réellement soumis.
Ils répondirent : C’est sur Dieu que nous nous appuyons. Seigneur, ne fais pas de nous la tentation de ce peuple injuste.
Par Ta Miséricorde, délivre-nous du peuple des Infidèles.
Nous fîmes alors à Moïse et à son frère cette révélation : Choisissez en Egypte des demeures pour votre peuple et orientez-les vers la qibla ! Observez exactement la prière. Annoncez de joyeuses nouvelles aux Croyants.
Seigneur ! s’écria Moïse, Tu as donné à Pharaon et à son Assemblée les richesses et la splendeur dans ce monde afin, Seigneur, qu’ils s’égarent de Ton chemin ; dénature leurs richesses, Seigneur, et endurcis leurs cœurs ; qu’ils ne croient point jusqu’à ce qu’ils éprouvent le châtiment terrible.
Votre prière est exaucée, répondit Dieu. Marchez droit et ne suivez point le chemin de ceux qui ne savent pas.
Nous fîmes franchir la Mer aux Enfants d’Israël. Pharaon et ses armées les poursuivirent avec ardeur et acharnement jusqu’au moment où, débordé par les flots, il s’écria : Je crois qu’il n y a point d’autre dieu que Celui en qui croient les Enfants d’Israël. Je suis de ceux qui s’abandonnent à Lui.
Oui, [tu dis cela] maintenant ; mais naguère tu as désobéi, et tu étais du nombre des Semeurs de Scandale.
Aujourd’hui, Nous sauvons ton corps, afin que tu sois un signe d’avertissement pour tes successeurs. Cependant la plupart des Hommes ne prêtent aucune attention à Nos Signes.
Nous avons placé les Enfants d’Israël dans des positions respectables et Nous leur avons donné d’excellentes nourritures. Ils ne se divisèrent que lorsqu’ils eurent reçu la science. Ton Seigneur prononcera entre eux, au Jour de la Résurrection, au sujet de leurs dissentiments.
Si tu es dans le doute sur ce que Nous avons fait descendre sur toi, interroge ceux qui lisent les Ecritures révélées précédemment. La Vérité est descendue sur toi, de la part de Dieu. Ne sois donc pas parmi les Sceptiques.
Ne sois donc pas de ceux qui traitent de mensonges les Signes de Dieu, de peur d’être du nombre des Perdants.
Ceux qui ont mérité l’arrêt de Dieu ne croiront
(même si tous les Signes leur étaient parvenus) que lorsqu’ils auront vu le châtiment douloureux.
Que n’y a-t-il une ville qui ait cru et qui ait trouvé le salut en sa foi. [Nul ne l’a fait] en dehors du peuple de Jonas ! Lorsqu’ils eurent cru, Nous écartâmes d’eux le châtiment d’opprobre en ce monde et Nous les laissâmes profiter jusqu’à un certain temps.
Si Dieu avait voulu, tous les Hommes de la terre, sans exception, auraient cru. Veux-tu contraindre les Hommes à devenir Croyants ?
Il n’appartient pas à une âme de croire, sans la permission de Dieu. Il déversera Son indignation sur ceux qui ne comprennent pas.
Dis : Contemplez ce qui est dans les cieux et sur la terre. Mais les Signes et les Avertissements ne seront d’aucune utilité à ceux qui ne croient pas.
Attendez-vous quelque autre dénouement que celui subi par les générations qui vous ont précédés ? Dis : Attendez ! Moi aussi, j’attendrai avec vous.
Puis, Nous sauverons Nos Envoyés et ceux qui auront cru. Il est juste que Nous sauvions les Croyants.
Dis : O Hommes ! si vous êtes dans le doute au sujet de ma religion, je vous déclare que je n’adore point ceux que vous adorez à l’exclusion de Dieu ; j’adore Dieu qui vous fera mourir. Il m’a été ordonné d’être du nombre des Croyants.
Il m’a été dit : Présente ta face exclusivement à la Religion, en vrai hanîf, et ne sois pas de ceux qui associent.
N’invoque point, à l’exclusion de Dieu, ce qui ne saurait ni te servir ni te nuire. Si tu le fais, tu feras partie des Injustes.
Si Dieu te visite d’un mal, nul autre que Lui ne peut t’en délivrer ; s’il te destine quelque bien, nul ne saurait t’en priver. Il l’accorde à ceux qu’il veut d’entre Ses serviteurs. Il est l’Absoluteur, le Miséricordieux.
Dis : O Hommes ! la Vérité vous est venue de votre Seigneur ; quiconque prend le droit chemin, le prend pour son bien ; quiconque s’égare, s’égare à son détriment. Je ne suis point chargé de vos intérêts.
Suis donc ce qui t’est révélé, et sois constant jusqu’au moment où Dieu aura jugé. Il est le meilleur des Juges.
A.L.R, un Livre dont les Versets ont été fixés, puis développés. C’est l’œuvre d’un Sage instruit.
N’adorez donc que Dieu ! Moi, je viens de Sa part pour avertir et annoncer.
Implorez le pardon de votre Seigneur et revenez à Lui ; Il vous fera jouir des biens d’ici-bas, jusqu’à un terme fixé. Il accordera Sa faveur à tout homme de bien. Mais, si vous vous détournez, je crains pour vous le châtiment d’un grand jour.
Vous retournerez à Dieu ; sur toute chose, Il est omnipotent.
Certes, les Incrédules, pour cacher leurs desseins, enveloppent leurs cœurs d’un double voile. Lorsqu’ils cherchent à se dérober sous leurs vêtements, Dieu sait ce qu’ils cachent et ce qu’ils laissent paraître. Il connaît ce que les cœurs renferment.
Il n’est de créature sur la terre dont la subsistance n’incombe à Dieu ; Dieu sait où elle s’installe et où elle trouvera la mort. Tout est inscrit dans un Livre évident.
C’est Lui qui a créé les cieux et la terre en six jours ; Son Trône était établi sur les eaux. Dieu voulait vous éprouver pour savoir qui de vous agira le mieux. Quand tu dis : Vous serez ressuscités après votre mort, les Infidèles répondent : C’est de la pure sorcellerie.
Et si Nous différons le châtiment jusqu'à un moment déterminé, ils disent : Qu'est-ce qui L'en empêche ? —Oui ! le jour où le châtiment arrivera, il ne sera pas détourné. Ce qui était l’objet de leurs railleries les enveloppera de toutes parts.
Certes, si Nous faisons goûter à l'Homme une grâce accordée par Nous et si Nous l’en privons ensuite, le voilà ingrat et désespéré.
Lui faisons-Nous goûter la félicité après le malheur, il s’écrie : Les malheurs m'ont quitté enfin. Et le voilà joyeux et glorieux.
Ne réagissent pas ainsi ceux qui persévèrent et font le bien. Ceux-là obtiendront le Pardon et la Récompense Magnifique.
Il se peut que tu négliges de transmettre une partie de ce qui t'a été révélé et que tu sois dans l'angoisse quand les Incrédules te disent : « Ah ! si un trésor lui était envoyé d’en haut ou si un Ange était venu l’assister ! ». Tu n’es chargé que d’avertir. Dieu est chargé de toute chose.
Diront-ils : Il Ta inventé, ce Coran. Réponds-leur : Eh bien ! apportez dix sourates pareilles ; inventez-les et appelez pour vous y aider tous ceux que vous pourrez, hormis Dieu. Faites-le, si vous êtes véridiques.
Si vous n’y arrivez pas, Incrédules, apprenez qu’il est descendu avec la science de Dieu et qu’il n’y a point de Dieu que Lui. Allez-vous vous soumettre à Lui ?
Ceux qui désirent la vie de ce monde et ses charmes, Nous tiendrons compte très exactement de leurs œuvres ; ils ne seront point lésés.
Ce sont ceux-là qui n’auront dans la Vie Future que le Feu pour partage ; ce qu’ils ont fait ici-bas se réduira à rien ; leurs actions seront vaines.
Ceux qui s’appuient sur une Preuve venant de leur Seigneur, corroborée par un Témoin envoyé par Dieu et auparavant, par l’Ecriture de Moïse, Guide et Miséricorde [Ceux-là sont-ils semblables aux autres ?] Ceux-là croient en ce Livre ; mais quiconque n’y croit pas parmi les Partis arabes, son rendez-vous sera avec le Feu. Ne sois donc pas en doute au sujet de ce Livre. Il est la Vérité même, venant de ton Seigneur ; mais la plupart des Hommes ne croient pas.
Qui est plus injuste que celui qui invente des mensonges sur le compte de Dieu ? Ces hommes comparaîtront un jour devant leur Seigneur ; les Témoins diront : Voilà ceux qui ont menti au sujet de leur Seigneur. Que la malédiction de Dieu soit sur les Injustes !
Ceux qui détourneront les autres du Chemin de Dieu et voudraient le rendre tortueux, qui ne croient pas à la Vie Future,
ceux-là ne rendront point Dieu impuissant sur la terre et ne trouveront aucun soutien en dehors de Lui. Le châtiment qui les attend sera porté au double. Ils ne pouvaient entendre et ils ne voyaient pas.
Ce sont eux qui se sont perdus eux-mêmes : les mensonges qu’ils avaient inventés ne leur servent plus à rien.
Nul doute qu’ils ne soient dans l’autre Monde les plus grands Perdants.
Ceux qui croient et font le bien, qui se font humbles devant leur Seigneur, seront les hôtes du Paradis, où ils resteront éternellement.
L’exemple de ces deux groupes rappelle celui de l’aveugle sourd et de l’homme qui voit et entend. Sont-ils égaux?
Nous envoyâmes Noé à son peuple. Il dit : « Je suis envoyé pour vous avertir clairement.
N’adorez que Dieu. Je crains pour vous le châtiment d’un jour terrible ».
L’Assemblée du peuple incrédule lui dit : Nous ne voyons en toi qu’un homme comme nous, et nous voyons que tu n’es suivi que par les plus vils d’entre nous qui n’ont pas même réfléchi. Nous ne voyons en vous aucun mérite qui vous rende supérieurs à nous. Bien plus, nous vous croyons menteurs.
O mon peuple ! reprit Noé, qu’en pensez-vous ? Si je m’appuie sur une Preuve venant de mon Seigneur et s’il m’a accordé Miséricorde de Sa part et que tout cela vous échappe, devrai-je vous l’imposer alors que cela vous répugne ?
O mon peuple ! je ne vous demande pas d’argent en retour ; mon salaire est exclusivement à la charge de Dieu et je ne repousserai pas ceux qui croient qu’ils rencontreront leur Seigneur. Mais je vois que vous êtes un peuple qui ignore.
O mon peuple ! qui donc m’assistera contre Dieu, si je les repousse ? N’y réfléchirez-vous pas ?
Je ne vous dis pas : « Les trésors de Dieu sont à ma disposition ». Je ne connais pas l’invisible. Je ne vous dis pas : « Je suis un ange ». Je ne dirai pas à ceux que vos yeux regardent avec mépris que Dieu ne leur accordera aucun bienfait. Dieu sait mieux que quiconque ce qui est au fond de leurs âmes. Si je disais cela, je serais du nombre des Injustes.
Ils répondirent : Noé ! tu as déjà discuté avec nous, et la discussion a été longue. Fais donc arriver ce dont tu parles, si tu es véridique.
C’est Dieu qui le fera arriver, s’il le veut, et ce n’est pas vous qui le rendrez impuissant, répondit Noé.
Mes conseils, si je voulais vous conseiller, ne vous serviraient à rien quand Dieu voudrait vous égarer. Il est votre Seigneur et c’est à Lui que vous retournerez.
Te diront-ils : Il a inventé ce qu’il révèle ? Dis-leur : Si je l’ai inventé, ma faute retombera sur moi, mais je suis innocent des vôtres.
Il a été révélé à Noé ceci : Ne croiront parmi ton peuple que ceux qui ont cru. Ne t’afflige donc point de leurs actions.
Construis l’Arche sous Nos yeux et d’après Notre révélation. Ne Nous parle plus en faveur des Injustes : ils seront submergés.
Il s’est donc mis à construire l’Arche et, chaque fois qu’un groupe parmi son peuple passait auprès de lui, il le raillait. —Si vous nous raillez, dit Noé, bientôt nous vous raillerons à notre tour comme vous nous raillez.
Bientôt vous saurez qui aura un châtiment humiliant et sur qui s’abattra un châtiment perpétuel.
Quand enfin Notre ordre fut donné et que la Fournaise bouillonna, Nous dîmes à Noé : Emporte dans cette Arche un couple de chaque espèce, ta famille (excepté celui sur qui le jugement a été déjà prononcé) et tous ceux qui ont cru : seul un petit nombre avait cru avec Noé.
Noé leur dit : Montez dans l’Arche. Au nom de Dieu, elle voguera et elle s’arrêtera. Mon Seigneur est absoluteur et miséricordieux.
L’Arche voguait avec eux au milieu des flots soulevés comme des montagnes. Noé cria à son fils qui était à l’écart : O mon enfant ! monte avec nous et ne sois pas avec les Incrédules.
Le fils avait répondu : Je me réfugierai sur une montagne qui me mettra à l’abri des eaux. Et Noé de dire : Nul ne sera aujourd’hui à l’abri du Décret de Dieu, excepté celui à qui Il fait miséricorde. Les flots les séparèrent, et le fils de Noé fut parmi les Noyés.
Et il fut dit : O terre ! absorbe tes eaux ; ô ciel ! arrête-toi ; les eaux diminuèrent ; le Décret fut exécuté. L’Arche s’arrêta sur Al-Joudi. Et il fut dit : Loin d’ici les peuples injustes !
Noé invoqua son Seigneur et dit : Seigneur ! mon fils est de ma famille ; Tes promesses sont la Vérité, et Tu es le meilleur des Juges.
Dieu répondit : Noé ! il n’est point de ta famille. Il a commis une action impure. Ne me demande point ce que tu ne sais pas. Je t’explique pour que tu ne sois pas parmi les Ignorants.
Seigneur ! je me réfugie auprès de Toi contre la tentation de Te demander ce que je ne sais pas. Si Tu ne me pardonnes et si Tu ne me fais miséricorde, je serai parmi les Perdants.
Et il lui fut dit : O Noé ! débarque avec, de Notre part, salut et bénédictions, sur toi et sur les peuples qui sont avec toi. Il est des peuples que Nous ferons jouir des biens du monde ; plus tard, un châtiment terrible les atteindra.
Voilà une histoire relevant de l’invisible. Nous te la révélons alors que vous n’en avez jusqu’ici aucune connaissance, ni toi ni ton peuple. Sois constant ; La Fin Heureuse est pour les Pieux.
Nous envoyâmes au peuple d’Ad leur frère Houd. Il leur dit : O mon peuple ! adorez Dieu. Vous n’avez point d’autre dieu que Lui. Vous ne faites là qu’inventer des mensonges.
O mon peuple ! je ne vous demande aucune rétribution ; ma rétribution n’incombe qu’à Celui qui m’a créé. Ne raisonnerez-vous donc pas ?
O mon peuple ! implorez le pardon de votre Seigneur ; revenez à Lui, Il vous enverra du ciel une pluie abondante. Il fera accroître vos forces. Ne vous en allez pas pour commettre de nouveaux crimes.
O Houd ! répondirent-ils, tu ne nous apportes aucune Preuve ; nous n’abandonnerons point nos divinités à ta paroie seule ; nous ne croirons pas en toi.
Nous pensons tout simplement qu’un de nos dieux t’a frappé de quelque mal. Il répondit : Je prends Dieu à témoin ; vous aussi, vous êtes témoins que je suis innocent de ce que vous associez d’autres divinités
En dehors de Dieu. Machinez contre moi de connivence avec vos divinités et ne me faites point attendre ;
J’ai cherché appui en Dieu, qui est mon Seigneur et le vôtre. Il n’existe pas une seule créature qu’il ne tienne par le bout de la chevelure. Mon Seigneur est sur une voie droite.
Si vous tournez le dos, je vous ai fait connaître, quant à moi, ma mission auprès de vous. Mon Seigneur mettra un autre peuple à votre place. Vous ne pourrez Lui causer aucun mal. Mon Seigneur contrôle toute chose.
Lorsque Notre Ordre vint, Nous sauvâmes, par une Miséricorde Nôtre, Houd et ceux qui ont cru avec lui ; Nous les avons sauvés d’un châtiment terrible.
Voilà le peuple d’Ad : il avait nié les Signes de son Seigneur ; il a désobéi à Ses Apôtres et suivi les ordres de tout homme puissant et rebelle.
La malédiction les poursuit en ce Monde et au Jour de la Résurrection. En vérité, Ad a été incrédule envers son Seigneur. Loin d’ici, Ad, peuple de Houd !
Nous envoyâmes aux Thamoud leur frère Salih, qui leur dit : O mon peuple ! adorez Dieu. Vous n’avez d’autre Dieu que Lui. Il vous a créés de la terre et Il vous y a installés pour la peupler. Implorez Son pardon ; revenez à Lui. Mon Seigneur est proche et exauce les prières.
Ils répondirent : O Salih ! tu étais jusqu’ici l’objet de nos espérances. Nous défendras-tu à présent d’adorer ce que nos pères adoraient ? Nous avons de grands doutes sur ce à quoi tu nous appelles.
O mon peuple ! répondit-il, songez-y : si je me fonde sur une Preuve venue de mon Seigneur et s’il m’a accordé une miséricorde de Sa part, qui donc m’assistera contre Lui si je Lui désobéis ? Vous ne sauriez qu’accroître ma perte.
O mon peuple ! voici la chamelle de Dieu : elle sera un Signe pour vous ; laissez-la paître tranquillement sur la terre de Dieu, ne lui faites aucun mal ; sinon un châtiment immédiat s’abattrait sur vous.
Ils tuèrent la chamelle; Salih leur dit alors : Jouissez encore de la vie pendant trois jours dans vos maisons, car c’est là une menace qui ne sera point démentie.
Lorsque Notre Ordre vint, Nous sauvâmes, par une Miséricorde Nôtre, Salih et ceux qui ont cru avec lui ; Nous les sauvâmes de l’opprobre de ce jour-là. Ton Seigneur est le Fort, le Puissant.
Un cri violent surprit ceux qui ont été injustes ; le lendemain, ils étaient morts, accroupis dans leurs demeures,
Comme s’ils n’y avaient jamais habité. En vérité, Thamoud a été incrédule envers son Seigneur. Loin d’ici Thamoud !
Nos Envoyés allèrent vers Abraham, porteurs d’une heureuse nouvelle. Ils lui dirent : Salut ! —Salut ! répondit-il ; et il ne fut pas longtemps à apporter un veau grillé.
Et lorsqu’il vit que leurs mains ne touchaient pas le mets préparé, il se méfia d’eux et il conçut de la frayeur. —N’aie pas peur, lui dirent-ils ; nous sommes envoyés vers le peuple de Loth.
La femme d’Abraham qui se tenait là debout se mit à rire. Nous lui annonçâmes Isaac, et après Isaac, Jacob.
Malheureuse que je suis ! dit-elle, moi, enfanter alors que je suis si vieille et que mon mari est un vieillard ! Ceci est bien extraordinaire !
T’étonneras-tu donc de l’Ordre de Dieu ? lui dirent-ils. Sa miséricorde et Ses bénédictions sont sur vous, famille de cette maison. Dieu est digne de gloire et de louanges.
Lorsque la frayeur d’Abraham se dissipa, et que l’heureuse prédiction lui fut faite, il discuta avec Nous au sujet du peuple de Loth ;
Abraham était longanime, humble, enclin à l’indulgence.
O Abraham ! cesse d’en parler, car l’Ordre de ton Seigneur est déjà venu ; un châtiment irrévocable les atteindra.
Lorsque Nos envoyés arrivèrent chez Loth, il s’en attrista et se sentit dans l’embarras. —C’est un jour difficile, dit-il.
Des hommes de son peuple se portèrent en foule chez lui. Ils commettaient auparavant des turpitudes. Il leur dit : Voici mes filles ; elles sont plus pures pour vous. Craignez Dieu et ne me déshonorez pas dans mes hôtes. N’y a-t-il pas un homme droit parmi vous ?
Tu sais, lui dirent-ils, que nous n’avons rien à démêler avec tes filles ; tu sais bien ce que nous voulons.
Ah ! si j’avais assez de force pour vous résister, ou si je pouvais trouver asile auprès d’un chef puissant.
O Loth ! lui dirent Nos Messagers, nous sommes les Envoyés de ton Seigneur ; ils ne te toucheront pas. Sors avec ta famille cette nuit même ; mais que personne d’entre vous ne se retourne pour regarder. Ta femme seule le fera ; le châtiment qui lés surprendra tombera aussi sur elle. L’échéance est à l’aube. L’aube n’est pas loin.
Lorsque Notre Ordre vint, Nous renversâmes cette ville de fond en comble ; Nous fîmes pleuvoir sur elle des briques de terre cuite, tombant continuellement et portant les noms des victimes,
marqués auprès de ton Seigneur. Elles ne sont d’ailleurs pas trop loin des Injustes.
Nous envoyâmes au peuple de Madian leur frère Choaïb. O mon peuple ! leur dit-il, adorez Dieu ; vous n’avez point d’autre Dieu que Lui ; ne diminuez pas la mesure et le poids. Je vous vois dans l’aisance ; mais je crains pour vous le châtiment d’un Jour qui vous enveloppera tous.
O mon peuple ! observez strictement les poids et les mesures, avec justice ; ne lésez pas les hommes dans leurs biens ; ne semez pas le Scandale sur la terre.
Ce qui vous restera [par la faveur] de Dieu est bien meilleur pour vous, si vous êtes Croyants. Je ne suis point votre gardien.
Ils lui dirent : O Choaïb ! sont-ce tes prières qui t’enjoignent de nous faire abandonner ce qu’adoraient nos pères ou de nous empêcher de faire avec nos biens ce qu’il nous plaît ? Cependant, tu es un homme longanime et droit.
O mon peuple ! répondit Choaïb, songez-y : si je me fonde sur une Preuve venue de mon Seigneur et s’il m’a accordé une belle part de Ses biens, dois-je faire le mal ? Je n’ai nullement l’intention de faire autrement que vous et de me permettre les actions que je vous défends. Je ne veux que vous corriger, autant que je le puis ; ma seule assistance me vient de Dieu ; c’est sur Lui que je m’appuie, et c’est à Lui que je retournerai repentant.
O mon peuple ! puisse ma séparation d’avec vous ne pas vous valoir des maux pareils à ceux qui accablèrent le peuple de Noé, le peuple de Houd et le peuple de Salih ! Le peuple de Loth n’est pas éloigné de vous.
Implorez le pardon de votre Seigneur et revenez à Lui. Certes, mon Seigneur est miséricordieux et plein d’amour.
O Choaïb ! répondit le peuple, nous ne comprenons pas trop ce que tu veux dire ; nous te voyons faible parmi nous. Si nous n’avions égard à ton clan, nous t’aurions lapidé. Tu n’aurais pas eu le dessus.
O mon peuple ! dit Choaïb, mon clan vous est-il donc plus cher que Dieu ? Vous laissez Dieu derrière vous. Mon Seigneur embrasse de Sa connaissance ce que vous faites.
O mon peuple ! agissez selon vos possibilités ; j’agirai de mon côté. Vous apprendrez bientôt. Sur qui tombera le châtiment ignominieux et qui de nous est menteur. Attendez ; moi aussi j’attendrai avec vous.
Lorsque Notre Ordre vint, Nous sauvâmes, par une Miséricorde Nôtre, Choaïb et ceux qui ont cru avec Lui. Un cri violent surprit les Injustes; le lendemain, on les trouva morts, accroupis dans leurs demeures,
Comme s’ils n’y avaient jamais habité. Loin d’ici Madian ! comme il a été dit : Loin d’ici Thamoud !
Nous envoyâmes Moïse, accompagné de Nos signes et d’un pouvoir incontestable,
vers Pharaon et son Assemblée. Celle-ci suivit les ordres de Pharaon ; mais les ordres de Pharaon n’étaient pas justes.
Pharaon marchera à la tête de son peuple au Jour de la Résurrection ; il le fera descendre dans le Feu. Quelle affreuse descente !
La malédiction les suit en ce Monde et les suivra au Jour de la Résurrection. Quel affreux présent leur sera donné !
Voilà une partie de l’histoire des Cités que Nous te racontons. Quelques-unes d’elles sont debout, d’autres par terre, comme moissonnées.
Ce n’est pas Nous qui avons agi avec injustice envers leurs habitants, ce sont eux-mêmes. Les divinités qu’ils invoquaient à l’exclusion de Dieu ne leur ont servi de rien au moment où vint l’Ordre de Dieu. Elles n’ont fait qu’accroître leur défaite.
Quand Dieu s’empare des cités injustes, c’est ainsi qu’l] s’en empare. Il s’en empare terriblement, avec violence.
Certes, il y a en ceci un Signe pour celui qui craint le supplice de l’Autre Monde. Ce sera un jour où tous les Hommes seront rassemblés, ce sera un jour mémorable !
Nous ne le différons qu’à un terme déjà fixé.
Ce jour-là, aucune âme n’élèvera la parole qu’avec la permission de Dieu. Parmi les Hommes, tel sera réprouvé, tel autre bienheureux.
Ceux qui seront malheureux seront précipités dans le Feu ; ils y pousseront des soupirs et des sanglots.
Ils y demeureront éternellement tant que dureront les cieux et la terre, à moins que ton Seigneur ne le veuille autrement. Ton Seigneur fait bien ce qu’il veut.
Ceux qui, au contraire, seront bienheureux seront dans le Paradis ; ils y séjourneront éternellement, tant que dureront les cieux et la terre, à moins que ton Seigneur ne le veuille autrement. C’est là un don permanent.
Ne sois donc point dans le doute sur ce qu’adorent ces Infidèles. Ils adorent ce qu’adoraient avant eux leurs pères. Nous leur payerons leur part sans diminution quelconque.
Nous donnâmes l’Ecriture à Moïse ; il y eut des divergences [parmi le peuple] à ce sujet. N’eût été une Parole prononcée précédemment par ton Seigneur, certes, une décision aurait été prise à leur égard. En vérité, ils se trouvent dans un doute troublant au sujet de ce livre.
Dieu payera à tous le prix de leurs œuvres, Il est instruit de tout ce qu’ils font.
Sois droit, comme tu en as reçu l’ordre, ainsi que ceux qui se sont convertis avec toi. Ne commettez point d’iniquités. Il voit vos actions.
Ne vous fiez pas à ceux qui ont été injustes, de peur que le Feu ne vous atteigne ; vous n’aurez point de protecteur contre Dieu, vous ne serez point secourus.
Fais la prière aux deux extrémités du jour et aux premières heures de la nuit ; les bonnes actions effacent les mauvaises. C’est là un rappel pour ceux qui se souviennent.
Sois constant, car Dieu ne laissera point périr la récompense de ceux qui font le bien.
Que n’y a-t-il eu, parmi les générations qui vous ont précédés, des gens pratiquant la vertu et interdisant le scandale sur la terre ! Ils ne furent jamais qu’en petit nombre. Ce sont eux que Nous avons sauvés. Mais les Injustes optèrent pour le luxe, et furent coupables.
Ton Seigneur n’anéantit point injustement les cités alors que leurs habitants sont vertueux.
Si Dieu avait voulu, Il aurait fait de tous les Hommes une seule nation. Mais ils ne cesseront d’être en désaccord entre eux,
excepté ceux à qui Dieu aura fait miséricorde. Il les a créés d’ailleurs pour le désaccord ou pour cette miséricorde. La parole de ton Seigneur s’accomplira : Je remplirai la Géhenne de Djinns et d’Hommes à la fois.
Nous te racontons les récits de Nos Envoyés, pour en affermir ton cœur. A travers ces récits, la vérité descend sur toi, ainsi qu’une admonition et un rappel pour les Croyants.
Dis à ceux qui ne croient pas : Agissez selon vos possibilités, nous agirons aussi ;
attendez, nous attendrons aussi.
A Dieu appartient l’invisible des cieux et de la terre ; tout revient à Lui. Adore-Le et appuie-toi sur Lui. Ton Seigneur n’est point inattentif à ce qu’ils font.
A. L. R. Ce sont les Signes du Livre évident.
Nous l’avons fait descendre sous la forme d’un Coran arabe, afin que vous compreniez.
Nous te racontons les plus beaux récits en te révélant ce Coran, encore que tu fusses naguère du nombre des Inattentifs.
Rappelle-toi quand Joseph dit à son père : O mon père ! j’ai vu en songe onze étoiles, le soleil et la lune, je les ai vus se prosternant devant moi.
Mon cher fils, répondit le père, garde-toi bien de raconter ton songe à tes frères, de peur qu’ils n’imaginent contre toi quelque artifice, car le Démon est l’ennemi déclaré de l’homme.
C’est ainsi que Dieu te prendra pour son élu et t’enseignera l'interprétation des rêves ; Il te comblera de Ses bienfaits, toi et la famille de Jacob, comme Il en a comblé auparavant tes aïeux Abraham et Isaac. Ton Seigneur est omniscient et sage.
En vérité, il y a dans l'histoire de Joseph et de ses frères des Signes évidents pour ceux qui s'interrogent.
Rappelle-toi quand ses frères se dirent entre eux : « Joseph et son frère Benjamin sont plus chers à notre père ; et pourtant nous autres, sommes plus nombreux. En vérité, notre père est dans une erreur évidente.
Tuez Joseph, ou bien éloignez-le quelque part ; les regards de votre père seront exclusivement pour vous. Ensuite, vous vous conduirez en hommes vertueux »,
L'un d’entre eux dit alors : « Ne mettez pas à mort Joseph ; jetez-le plutôt au fond d'un puits, si vous voulez absolument vous en défaire ; quelque voyageur viendra et le ramassera ».
Les frères de Joseph dirent à Jacob : « père ! pourquoi ne veux-tu pas nous confier Joseph ? nous lui voulons cependant du bien.
Laisse-le partir avec nous ; il s’ébattra et il jouera avec nous ; nous le surveillerons bien ».
J'éprouverai du chagrin, dit Jacob, si vous l'emmenez ; je crains qu'un loup ne le dévore dans un moment d’inattention de votre part.
Si le loup le dévore alors que nous sommes plusieurs, nous serions vraiment des incapables.
Puis ils emmenèrent Joseph avec eux et, d'un commun accord, ils le jetèrent au fond d'un puits. Nous fîmes cette révélation à Joseph : Tu leur rediras un jour ce qu’ils ont fait et ils ne comprendront pas.
Le soir, ils se présentèrent devant leur père en pleurant.
Père ! dirent-ils, nous nous sommes éloignés pour faire de la course et nous avons laissé Joseph auprès de nos affaires. Et voici qu'un loup l'a dévoré. Mais, tu ne nous croiras pas, quoique nous disions vrai.
Puis ils lui montrèrent sa chemise tachée d’un autre sang. Jacob leur dit : Dites plutôt que vos âmes vous ont fait accomplir une vilaine action. Patientons doucement et implorons le secours de Dieu dans le malheur que vous venez de m’apprendre.
Des voyageurs vinrent à passer par là ; ils envoyèrent l’homme chargé de leur apporter de Peau. Celui-ci, ayant lancé son seau dans le puits, s’écria : « Quelle heureuse nouvelle ! voici un enfant ». Ils le cachèrent pour le vendre ; mais Dieu connaissait leurs actions.
Ils le vendirent pour un vil prix, pour quelques dirhams. Ils tenaient peu à le garder.
Celui qui l’acheta dit à sa femme : Fais-lui une hospitalité généreuse ; il peut nous être utile un jour, ou bien nous l’adopterons. C’est ainsi que Nous avons établi Joseph dans ce pays-là ; Nous lui apprîmes l’interprétation des rêves. Dieu est puissant dans Ses œuvres ; mais la plupart des Hommes ne savent pas.
Lorsque Joseph parvint à l’âge de puberté, Nous lui donnâmes la Sagesse et la Science : c’est ainsi que Nous récompensons ceux qui font le bien.
La femme dans la maison de laquelle il se trouvait tenta de le séduire ; elle ferma les portes de l’appartement et lui dit : Je suis à toi. —Dieu m’en préserve ! répondit Joseph. [Ton mari] est mon maître et il m’a donné généreuse hospitalité. Les Injustes ne réussiront certes pas.
Ils auraient cédé l’un à l’autre si Joseph n’avait reçu la Démonstration de son Seigneur. Nous fîmes ainsi pour le détourner du mal et de la turpitude, car il était de Nos serviteurs dévoués.
Alors tous les deux s’élancèrent vers la porte ; lui pour fuir, elle pour le retenir ; la femme déchira la tunique de Joseph par derrière. Ils trouvèrent le mari derrière la porte.— —Que mérite, dit la femme, celui qui a formé des intentions coupables à l’égard de ton épouse, sinon la prison ou une punition terrible ?
C’est elle dit Joseph, qui a tenté de me séduire. Un parent de la femme porta le témoignage suivant : Si la tunique est déchirée par devant, c’est la femme qui dit la vérité et c’est Joseph qui est menteur.
Mais, si elle est déchirée par derrière, c’est la femme qui a menti, et c’est Joseph qui dit la vérité.
Le mari examina la tunique et vit qu’elle était déchirée par derrière.— « Voilà de vos fourberies ! s’écria-t-il. Vos fourberies, femmes, sont grandes.
Joseph, oublie cette aventure ; et toi, femme ! demande pardon de ton péché, car tu étais dans l’erreur ».
Les femmes de la ville se racontaient l’aventure en disant : La femme du Maître Puissant tente de séduire son esclave, qui l’a rendue folle de lui. Nous la voyons vraiment dans un égarement évident.
Lorsque la femme du Maître Puissant eut entendu ces propos, elle envoya des invitations à ces femmes, leur prépara des fruits et donna à chacune d’elles un couteau : puis, elle dit à Joseph : « montre-toi à elles » ; et, quand elles l’eurent vu, elles furent saisies par sa beauté et se tailladèrent les mains dans leur trouble, en s’écriant : « O Dieu ! ce n’est pas un homme, c’est un ange adorable ! ».
Voilà, leur dit-elle, celui qui m’a attiré vos blâmes. Certes, j’ai tenté de le séduire, mais il a préféré rester chaste ; s’il refuse cependant de faire ce que je lui ordonne, il sera jeté en prison et réduit à un état misérable.
Seigneur, s’écria Joseph, la prison est préférable au crime auquel ces femmes m’invitent ; et si Tu ne détournes de moi leurs machinations, je risquerai de me porter vers elles et d’être parmi les Ignorants.
Dieu l’exauça et détourna de lui leurs machinations. Dieu entend et sait tout.
Cependant, il leur plut, même après les signes de son innocence, de le jeter pour quelque temps en prison.
Deux jeunes hommes entrèrent en prison en même temps que lui. L’un d’eux dit : « J’ai rêvé cette nuit que je pressais du raisin. Et moi, dit l’autre, j’ai rêvé que je portais sur ma tête des pains que les oiseaux venaient becqueter. —Donne-nous l’interprétation de ces songes, car nous te tenons pour un homme de bien ».
Joseph leur répondit : Il ne vous arrivera de voir en songe un moyen de vivre qui vous est attribué sans que je ne vous aie donné l’interprétation de votre songe avant même qu’il ne se réalise. Cette science me vient de Dieu. J’ai abandonné la religion d’un peuple qui ne croit point en Dieu et qui nie la Vie Future.
J’ai suivi la religion de mes ancêtres, Abraham, Isaac et Jacob. Il ne nous appartient pas d’associer aucune créature à Dieu. Cela vient de la faveur de Dieu envers nous et envers tous les Hommes ; mais la plupart des Hommes ne sont point reconnaissants.
O mes compagnons de prison ! une multitude de Seigneurs vaut-elle mieux que Dieu l’Unique, le Dominateur.
Vous n’adorez en dehors de Dieu que de vains noms, inventés par vous et par vos pères. Dieu ne vous a donné aucun pouvoir à ce sujet. La Décision suprême n’appartient qu’à Dieu ; Il vous commande de ne point adorer d’autre dieu que Lui. C’est la Religion droite ; mais la plupart des Hommes ne savent pas.
O mes compagnons de prison ! l’un de vous sera l’échanson de son maître ; l’autre sera crucifié, et les oiseaux viendront se repaître de sa tête. Tranchée est l’affaire sur laquelle vous m’avez consulté !
Puis Joseph dit à celui qu’il considérait comme devant être libéré : « Rappelle-moi au souvenir de ton maître ». Le Démon lui fit oublier de parler de Joseph à son maître et Joseph resta encore quelques années en prison.
Le roi d’Egypte dit : J’ai vu en songe sept vaches grasses, dévorées par sept vaches maigres puis, sept épis verts et sept autres desséchés ! Assemblée ! expliquez-moi ma vision, si vous savez expliquer les songes.
Images incohérentes d’un songe ; nous n’entendons rien à l’explication des songes.
Celui des deux prisonniers qui avait été élargi leur dit (il s’était souvenu de Joseph, après quelques années) : Je vous en donnerai l’explication. Laissez-moi partir dans cette mission.
O Joseph ! homme véridique, explique-nous ce que signifient sept vaches grasses que sept vaches maigres dévorent, puis sept épis verts et sept desséchés, afin que je retourne auprès de l’Assemblée et qu’elle en connaisse l’explication.
Joseph lui répondit : Vous sèmerez pendant sept années consécutives ; le blé que vous aurez moissonné, laissez-le en épi, excepté le peu nécessaire à votre nourriture.
Ensuite viendront sept années dures qui consumeront tout ce que vous aurez mis de côté en leur prévision, excepté le peu que vous épargnerez.
Puis viendra une année pendant laquelle les habitants de ce pays auront beaucoup de pluies et feront fonctionner leurs pressoirs.
Alors le roi dit : « Amenez-moi cet homme ». Lorsque le messager vint trouver Joseph, celui-ci lui dit : « Retourne auprès de ton maître, et demande-lui ce que voulaient faire ces femmes qui s’étaient tailladé les mains : mon Seigneur connaît parfaitement leurs machinations ».
Le roi demanda alors à ces femmes : « Que s’est-il passé lorsque vous avez tenté de séduire Joseph ? —A Dieu ne plaise ! répondirent-elles ; il ne s’est rendu coupable d’aucun péché que nous sachions ». Et la femme du Maître Puissant ajouta : « Maintenant, la vérité éclate ; c’est moi qui avais tenté de séduire Joseph ; il a toujours dit la vérité ».
[Joseph dit] : « J’ai exigé cela pour que mon ancien maître sache que je ne l’ai point trahi pendant son absence et que Dieu ne mène pas à bonne fin les machinations des Trompeurs.
Je ne me dirai pas non plus entièrement innocent ; l’âme humaine encourage au mal, sauf lorsque mon Seigneur fait Miséricorde. Mon Seigneur est absoluteur et miséricordieux ».
Le roi dit alors : « Amenez-moi Joseph, je le prendrai à mon service particulier ». Et, quand il lui eut parlé, il lui dit : « Aujourd’hui, tu es auprès de nous investi d’autorité et de notre confiance ».
Joseph lui dit : « Donnez-moi l’intendance des magasins du pays. Je suis bon conservateur et je suis savant ».
C’est ainsi que Nous avons établi solidement Joseph dans ce pays ; il pouvait choisir sa demeure partout où il voulait. Nous comblons de Nos faveurs ceux que Nous voulons et Nous ne laissons point se perdre la récompense de Ceux qui font le Bien.
Mais la récompense de la Vie Future est préférable pour ceux qui croient et qui sont pieux.
Il advint que les frères de Joseph vinrent en Egypte et se présentèrent devant lui. Joseph les reconnut ; mais eux ne le reconnurent pas.
Lorsqu’il les eut pourvus de leurs provisions, il leur dit : Amenez-moi votre frère qui est resté avec votre père. Ne voyez-vous pas que je vous donne bonne mesure et que je reçois bien mes hôtes ?
Si vous ne me l’amenez pas, vous n’aurez plus de blé et vous ne m’approcherez plus.
Nous nous efforcerons, dirent-ils, de l’obtenir de son père. Nous vous promettons de le faire.
Puis Joseph dit à ses gens : Remettez dans leurs bagages les denrées apportées en prix de leur blé. Ils s’en apercevront certainement à leur arrivée chez eux et ils reviendront ici pour le restituer.
Quand ils furent de retour auprès de leur père, ils lui dirent : On nous refusera le blé à l’avenir ! laisse partir notre frère avec nous pour en chercher. Nous prendrons soin de lui.
Ma confiance en vous à son sujet répondit le père serait- elle autre que ma confiance en vous lors du départ de son frère ? Dieu est le meilleur gardien : Il est le plus miséricordieux des Miséricordieux.
Et lorsqu’ils défirent leurs bagages, ils trouvèrent que les denrées leur avaient été rendues. O père ! dirent-ils, que pouvons-nous désirer de plus ? Voici nos denrées qui nous sont rendues. Nous approvisionnerons nos familles, nous prendrons soin de Benjamin et nous aurons pour lui la charge d’un chameau en plus. C’est là chose facile en Egypte.
Je ne le laisserai pas partir avec vous, dit Jacob, à moins que vous ne preniez l’engagement devant Dieu que vous me le ramènerez sain et sauf, s’il ne vous arrive quelque événement majeur. Lorsqu’ils le lui eurent promis, Jacob s’écria : Dieu est Témoin de ce que nous disons.
Puis il leur dit : « O mes fils ! en arrivant en Egypte, n’entrez point tous par la même porte, mais par plusieurs à la fois. D’ailleurs, je ne vous servirai à rien contre les décrets de Dieu, car la Décision suprême appartient à Dieu. Je m’appuie sur Lui et c’est sur Lui que doivent s’appuyer ceux qui s’appuient ».
Ils entrèrent donc dans la ville, suivant l’ordre de leur père ; mais cette précaution ne pouvait leur être d’aucune utilité contre les arrêts de Dieu. Ce n’était là qu’une idée venue à l’esprit de Jacob et qu’il a voulu exécuter. Or Jacob possédait la science que Nous lui enseignâmes ; mais la plupart des Hommes n’en ont point.
Et quand ils se présentèrent devant Joseph, il retint son frère Benjamin et lui dit : « Je suis ton frère, ne t’afflige plus de ce qu’ils ont fait ».
Joseph, les ayant pourvus de leurs provisions, glissa une coupe à boire dans les bagages de son frère Benjamin ; puis, par ses ordres, un héraut cria après eux : « Hé ! voyageurs ! êtes-vous donc des voleurs ? ».
Les fils de Jacob retournèrent sur leurs pas et s’écrièrent : « Que cherchez-vous ?
Nous cherchons, leur répondit le héraut, la coupe du roi. Quiconque la restituera, recevra en récompense la charge d’un chameau ; j’en suis garant.
—Par Dieu, répondirent les fils de Jacob, vous savez que nous ne sommes point venus ici pour semer le scandale ; nous ne sommes point des voleurs.
Et si vous mentez, dirent les Egyptiens, quelle sera la peine du responsable ?
Celui, répondirent-ils, dans les bagages duquel sera trouvée la coupe, vous sera livré en expiation. C’est ainsi que nous punissons les Injustes ».
Joseph commença par fouiller dans leurs sacs avant de fouiller dans celui de son frère, puis il tira la coupe du sac de son frère. C’est ainsi que Nous avons suggéré cet artifice à Joseph ; il n’aurait pas pu, d’après la loi du roi d’Egypte, s’emparer de la personne de son frère, à moins que Dieu ne l’eût voulu. Nous élevons le rang de celui que Nous voulons. Au-dessus de chaque Savant, Il est un plus grand Savant.
Les fils de Jacob dirent alors : « Si Benjamin a commis ce vol, son frère en avait commis un autre avant lui ». Joseph se promit de ne pas oublier leur insulte, mais ne voulut rien leur montrer. Il disait en lui-même : « Vous êtes dans la pire des situations. Dieu sait mieux ce à quoi vous faites allusion ».
« O seigneur tout-puissant ! dirent-ils alors, il a un père, homme âgé et respectable ; prends plutôt l’un d’entre nous à sa place. Nous te considérons parmi les hommes qui font le Bien.
A Dieu ne plaise ! répondit Joseph, que je prenne un autre que celui chez qui notre bien a été trouvé. Si je le faisais, j’agirais injustement ».
Quand ils eurent désespéré de le convaincre, ils se retirèrent pour se consulter. L’aîné dit : « Ne savez-vous pas que votre père a reçu de vous un engagement fait devant Dieu ? Ne vous rappelez-vous pas quel crime vous avez déjà commis à l’égard de Joseph ? Je ne quitterai pas le pays avant que mon père ne me l’ait permis ou que Dieu n’ait jugé en notre faveur, car Il est le meilleur des Juges.
Retournez auprès de votre père, et dites-lui : Père ! ton fils a commis un vol ; nous ne pouvions témoigner qu’en fonction de notre connaissance. Nous ne pouvions être garant de l’invisible.
Fais prendre des renseignements dans la ville où nous étions et auprès de la caravane avec laquelle nous sommes arrivés, et tu verras que nous disons la vérité ».
Mais Jacob leur dit [Je pense] plutôt que votre âme vous a suggéré le mal. Patientons doucement ! Peut-être Dieu me les rendra-t-Il tous. Il est l’Omniscient, le Sage ».
Il s’éloigna donc d’eux, et s’écria : « Comme je regrette Joseph ! » Et ses yeux blanchirent de tristesse et il se sentit accablé.
Ses fils lui dirent : « Par Dieu, tu ne cesseras donc de parler de Joseph jusqu’à ce que tu ailles à ta perte ?
Je me plains simplement de mon affliction et de ma douleur devant Dieu. Je sais, de la part de Dieu, ce que vous ne savez pas.
O mes fils ! allez et informez-vous partout de Joseph et de son frère et ne désespérez pas de la grâce de Dieu ; seuls les Ingrats désespèrent de la grâce de Dieu ».
Revenus chez Joseph, ils lui dirent : « Seigneur tout-puissant ! la misère s’est appesantie sur nous et sur notre famille ; nous n’apportons qu’un rebut de marchandises ; fais-nous bonne mesure et fais-nous l’aumône. Dieu récompensera ceux qui font l’aumône.
Savez-vous ce que vous avez fait de Joseph et de son frère, quand vous étiez plongés dans l’ignorance ?
Serais-tu donc Joseph ? lui dirent-ils. —Je suis Joseph, et celui-ci est mon frère. Dieu nous a comblés. Quiconque est pieux et constant sait que Dieu ne laissera pas se perdre la récompense de ceux qui font le Bien.
Par Dieu, répondirent-ils, Dieu t’a préféré à nous. Nous étions dans l’erreur.
Point de reproches à vous faire aujourd’hui ; Dieu vous pardonnera vos fautes, car Il est le plus miséricordieux des Miséricordieux.
Allez et emportez ma tunique que voici ; couvrez-en le visage de mon père, il recouvrera la vue. Puis amenez-moi toute votre famille ».
Quand la caravane se détacha, Jacob dit : Je sens l’odeur de Joseph ; mais vous allez penser que je suis en délire ?
Par Dieu, lui répondit-on, tu es dans ton ancien égarement.
Lorsque le messager porteur de l’heureuse nouvelle arriva il jeta la tunique de Joseph sur le visage de Jacob et Jacob recouvra la vue. « Ne vous ai-je pas dit, reprit le vieillard, que je sais, de la part de Dieu, ce que vous ne savez pas ?
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Quand Jacob et sa famille arrivèrent chez Joseph, celui-ci réserva un accueil tout particulier à son père et à sa mère ; il dit ! : Entrez en Egypte, s’il plaît à Dieu, en toute sécurité.
Il plaça sur un siège élevé ses père et mère et toute la famille se prosterna devant lui. « O mon père ! dit Joseph, voilà l’explication de mon songe d’autrefois : Dieu Ta réalisé ; Il a été bienfaisant envers moi quand Il me délivra de la prison et quand il vous amena du désert auprès de moi, après que le Démon m’eut séparé de mes frères. Mon Seigneur est plein de bonté pour ce qu’il veut. Il est l’Omniscient, le Sage.
Seigneur, Tu m’as accordé ma part du pouvoir et Tu m’as appris l’interprétation des songes. Créateur des cieux et de la terre, Tu es mon Patron en ce Monde et en l’Autre ; fais-moi mourir soumis à Toi, et fais-moi rejoindre les Vertueux ».
Ce récit, [ô Muhammad], est du nombre des nouvelles de l’invisible que Nous te révélons. Tu n’étais pas présent quand les frères de Joseph ourdirent en commun leur machination.
La plupart des Hommes, quel que soit ton désir, ne croiront pas.
Tu ne leur demandes pas de salaire pour ce Coran : c’est simplement un Avertissement pour l’Univers.
Combien de signes, dans les cieux et sur la terre, ne rencontrent-ils pas, mais ils s’en détournent.
La plupart ne croient point en Dieu, sans Lui donner des Associés.
Sont-ils donc sûrs que le Châtiment de Dieu ne les enveloppera pas, que l’Heure ne les surprendra pas à l’improviste et sans qu’ils ne s’y attendent ?
Dis-leur : Voici mon Chemin ; j’appelle à Dieu en toute clairvoyance. Moi et celui qui me suit. Gloire à Dieu. Je ne suis point parmi les Polythéistes.
Nous n’avons envoyé avant toi que des hommes choisis parmi les habitants des cités, auxquels Nous faisions des révélations. N’ont-ils pas voyagé dans le pays ? n’y ont-ils pas remarqué quelle a été la fin de ceux qui ont vécu avant eux ? Certes, la demeure de l’Autre Monde est d’un plus haut prix pour ceux qui sont pieux. Ne raisonnerez-vous donc pas ?
Lorsqu’à la fin, Nos Apôtres désespérèrent et crurent qu’ils étaient traités d’imposteurs, Notre assistance leur arriva ; Nous sauvons ceux que Nous voulons et Notre force ne saurait être détournée des peuples des Coupables.
L’histoire des Apôtres est remplie d’exemples instructifs pour les hommes doués d’intelligence. Ce livre n’est point un récit inventé à plaisir mais il corrobore les Ecritures révélées avant lui et donne l’explication de toute chose. Il est une Direction et une Miséricorde pour un peuple qui croit.
A. L. M. R. Tels sont les Signes du Livre. Ce qui t’est descendu de la part de ton Seigneur est la Vérité ; cependant la plupart des Hommes ne croient pas.
Dieu est Celui qui éleva les cieux sans colonnes visibles, Il s’assit ensuite dignement sur le Trône. Il a soumis le soleil et la lune, poursuivant l’un et l’autre une course bien déterminée ; Il organise l’Univers et développe les Signes. Certainement vous serez convaincus de rencontrer votre Seigneur.
C’est Lui qui étendit la terre, y forma des montagnes stables et des fleuves, qui, pour toutes les espèces de fruits, a établi des couples et qui fait envelopper le jour par la nuit. Certes, il y a en cela des Signes pour un peuple qui réfléchit.
Sur la terre, il y a des parcelles de terre avoisinant, il y a des jardins couverts de vignes, des champs de blés et des palmiers isolés ou réunis sur un tronc. Ils sont arrosés par la même eau, et c’est Nous qui les rendons supérieurs les uns aux autres, quant au goût. Certes, il y a en cela des Signes pour un peuple qui raisonne.
Si quelque chose doit t’étonner, cette réflexion des Infidèles est bien un sujet d’étonnement : « Se peut-il qu’étant changés en poussière, nous devenions ensuite une création nouvelle ? ». Ceux-là sont ceux qui ne croient point en Dieu ; ceux-là sont ceux qui auront des chaînes à leur cou, ceux-là sont les Hôtes du Feu.
Ils te solliciteront de hâter plutôt le Mal que le Bien alors que des peines exemplaires ont déjà été infligées avant eux. Certes, Ton Seigneur possède un pouvoir d’absolution pour les Hommes, malgré leur iniquité ; certes, ton Seigneur est terrible dans Ses châtiments.
Les Incrédules disent : Que n’est-il descendu sur lui un Signe de la part de son Seigneur ? Tu n’es qu’un homme chargé d’avertir. Chaque peuple a un Guide.
Dieu sait ce que toute femme porte et de quelle manière se développe ou se rétrécit son sein. Tout, auprès de Lui, est évalué.
Il connaît l’invisible et le Monde Visible. Il est le Grand, le Très-Haut.
Il Lui est égal que l’un d’entre vous cache son discours ou le proclame tout haut, qu’il s’enveloppe dans la nuit, ou qu’il se produise au grand jour.
Tout homme a des Anges placés devant lui et derrière lui, qui se succèdent sans cesse par ordre de Dieu. Dieu ne changera point la situation d’un peuple tant que ce peuple ne se sera pas changé lui-même. Quand Il veut du mal à un peuple, rien ne peut Lui faire obstacle ; les Hommes n’ont pas d’autre protecteur que Lui.
C’est Lui qui vous fait voir l’éclair pour vous inspirer la crainte et l’espérance. C’est Lui qui élève les nuages chargés de pluie.
Le tonnerre célèbre Ses louanges ainsi que les Anges, pénétrés de frayeur. Il lance la foudre et atteint ceux qu’il veut pendant qu’ils se disputent à Son Sujet, car Il est d’une puissance formidable.
A Lui la prière de la Vérité ; ceux qui implorent d’autres dieux ne seront pas plus exaucés que ne sera satisfait celui qui tend ses deux mains vers l’eau pour la porter à sa bouche. La prière des Infidèles n’est que peine perdue.
Devant Dieu, se prosterne tout ce qui est dans les cieux et sur la terre, bon gré mal gré. Ainsi que l’ombre [de toute la création], le matin et le soir.
Demande-leur : Quel est le Seigneur des cieux et de la terre ? Réponds avec eux : C’est Dieu. Dis-leur alors : Pourquoi donc chercher en dehors de Lui des patrons incapables de se procurer le moindre bien ou de repousser le moindre dommage ? Dis-leur : L’aveugle est-il l’égal de celui qui voit ; les ténèbres sont-elles à l’égal de la lumière ? Donneront-ils pour Associés à Dieu des divinités qui auraient créé quelque chose comme Dieu l’a fait, en sorte que les deux créations se confondent à leurs yeux ? Dis plutôt : Dieu est créateur de toute chose ; Il est l’Unique, le Dominateur.
Du ciel, Il fit descendre de l’eau ; des torrents coulèrent selon l’importance de leurs lits ; le courant emporta l’écume qui surnageait. Les métaux fondus au feu pour la fabrication des bijoux et des ustensiles produisent une écume pareille. C’est ainsi que Dieu propose des paraboles.
La belle Récompense est pour ceux qui répondent à leur Seigneur ; mais à ceux qui n’y répondent pas, (S’ils possédaient tout ce que la terre contient et même le double, ils l’auraient donné en rançon), pour ceux-là, il y a un compte affreux. Leur demeure est la Géhenne. Quelle détestable couche !
Celui qui sait que le Livre que Dieu a fait descendre sur toi est la Vérité est-il semblable à celui qui reste aveugle ? Réfléchiront ceux doués de bon sens.
Ceux qui sont fidèles au pacte de Dieu et ne violent point son alliance ;
Ceux qui respectent le lien que Dieu a ordonné de respecter, qui redoutent leur Seigneur et craignent d’avoir à rendre compte de mauvaises actions ;
Ceux qui ont été constants, désirant voir la face de leur Seigneur, qui se sont acquittés de la Prière, qui ont dépensé en secret ou en public une part des biens que Nous leur avons dispensés et qui ont répondu au mal par le bien, ceux-là auront pour séjour la Demeure éternelle,
Des Jardins d’Eden où ils entreront ainsi que ceux parmi leurs pères, leurs épouses et leurs enfants qui auront été vertueux. Les Anges entreront chez eux par toutes les portes.
La paix soit avec vous, leur diront-ils, parce que vous avez été constants. Excellente est la Demeure éternelle !
Ceux qui violent le pacte de Dieu après L'avoir accepté, qui tranchent le lien que Dieu a ordonné de respecter et sèment le Scandale sur la terre, ceux-là la malédiction les attend et ils auront pour séjour la Demeure détestable.
Dieu dispense largement Ses bienfaits à qui Il veut, ou les mesure. Ils se réjouissent des biens de ce Monde; mais la Vie d’ici-bas, comparée à la Vie Future, n’est qu’une jouissance passagère.
Les Infidèles disent : Que n’est-il descendu sur lui un Signe de la part de son Seigneur ? Dis-leur : Dieu égare celui qu’il veut et dirige vers Lui celui qui se repent,
Ainsi que ceux qui croient et dont les cœurs trouvent la quiétude en invoquant Dieu. Oui ! les cœurs trouvent bien la quiétude en invoquant Dieu !
Ceux qui croient et pratiquent les bonnes œuvres, la béatitude et la plus belle retraite seront leur partage.
Ainsi, Nous t’avons envoyé à un peuple que d’autres peuples ont précédé, afin que tu leur récites Nos révélations. Ils ne croient point au Clément. Dis-leur : C’est mon Seigneur, il n’y a point d’autre dieu que Lui. Je m’appuie sur Lui. C’est à Lui que je retournerai.
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Avant toi, Nous avons envoyé d’autres Apôtres, à qui Nous avons donné des épouses et une descendance. Il n’appartenait à aucun d’eux d’apporter un Signe sans la permission de Dieu. Chaque délai est fixé par écrit.
Dieu efface ce qu’il veut, ou le maintient. La base de l’Ecriture est entre Ses mains.
Soit que Nous te fassions voir l’accomplissement d’une partie de Nos menaces, soit que Nous te rappelions à Nous avant ce terme, ta mission est de communiquer. C’est à Nous qu’il appartient de demander un compte sévère.
Ne voient-ils pas que Nous pénétrons dans leur pays et que Nous le réduisons de tous côtés ? Dieu juge, et personne ne révise Ses arrêts. Il est prompt dans Ses comptes.
Ceux qui furent avant eux ont, eux aussi, bien machiné ; mais Dieu est maître de toute machination : Il connaît les œuvres de chacun. Les Infidèles apprendront bientôt à qui appartiendra la Demeure Eternelle.
Les Infidèles disent : Tu n’es point un Envoyé. Réponds-leur : Il me suffit que Dieu et ceux qui possèdent la Science de l’Ecriture soient des témoins entre vous et moi.
A. L. R. Livre que Nous t’avons envoyé pour faire passer les Hommes des Ténèbres à la Lumière, et les conduire, avec la permission de leur Seigneur, vers le Chemin du Puissant, le Loué,
De Dieu, qui possède ce qui est dans les cieux et sur la terre. Malheur aux Infidèles à cause d’un châtiment terrible,
Les Infidèles qui préfèrent la Vie d’ici-bas à la Vie Future, qui éloignent les Hommes de la voie de Dieu et cherchent à la rendre tortueuse ! Ceux-là sont bien dans un égarement sans fin.
Nous n’avons envoyé aucun Apôtre qui n’eût parlé dans la langue de son peuple pour leur expliquer sa mission. Dieu égare celui qu’il veut et dirige celui qu’il veut. Il est le Puissant, le Sage.
Nous envoyâmes Moïse, accompagné de Nos Signes. Nous lui dîmes : Fais sortir ton peuple des Ténèbres à la Lumière. Rappelle-lui les Journées de Dieu. Il y a certes en cela des Signes pour tout homme constant et reconnaissant.
Moïse dit à son peuple : Souvenez-vous des bienfaits de Dieu, lorsqu’il vous a délivrés de la famille de Pharaon, qui vous opprimait par des châtiments cruels, immolait vos fils et abusait de vos filles. C’était une dure épreuve de la part de votre Seigneur.
Souvenez-vous du jour où votre Seigneur fit entendre ces paroles : Si vous êtes reconnaissants, J’augmenterai Mes Bienfaits ; mais si vous êtes infidèles, sachez que Mes châtiments sont terribles.
Quand vous seriez infidèles, vous et tous les habitants de la terre, cela ne ferait rien car Dieu est riche et loué.
N’avez-vous jamais entendu l’histoire des peuples qui vous ont précédés, des peuples de Noé, d’Aad, de Thamoud. Et ceux qui vécurent après eux et que Dieu seul connaît ? Leurs Apôtres sont venus à eux accompagnés des Preuves ; mais les Infidèles portèrent leurs mains à la bouche et s’écrièrent : Nous ne croyons pas à l’objet de votre mission, et nous sommes dans un grand doute sur ce culte auquel vous nous appelez.
Leurs Apôtres répondirent : Y a-t-il quelque doute au sujet de Dieu, Créateur des cieux et de la terre, qui vous appelle pour effacer vos péchés et vous donner du répit jusqu’à un délai déterminé ? Ils dirent : Vous n’êtes que des hommes comme nous ; vous voulez nous détourner des divinités qu’adoraient nos pères. Montrez-nous donc un pouvoir évident.
Leurs Apôtres leur dirent : Certes nous ne sommes que des hommes comme vous ; mais Dieu répand Ses grâces sur ceux qu’il veut d’entre Ses serviteurs, et il ne nous appartient pas de vous montrer aucun pouvoir. Si ce n’est avec la permission de Dieu. C’est sur Dieu que les Croyants doivent s’appuyer.
Et pourquoi ne nous appuierons-nous pas sur Lui, alors qu’il nous a dirigés sur notre chemin ? Nous supportons avec patience le mal que vous nous faites. C’est sur Dieu que doivent s’appuyer ceux qui s’appuient.
Nous vous chasserons certainement de notre pays, dirent les Infidèles à leurs Apôtres, ou bien rentrez dans notre religion. Leur Seigneur fit aux Apôtres cette révélation : Nous anéantirons certes les Injustes.
Vous habiterez leur pays après eux. C’est la récompense de ceux qui craignent Ma position et Ma menace.
Les Apôtres demandèrent l’assistance de Dieu, et tout homme rebelle et orgueilleux échoua.
La Géhenne est au bout de son chemin, et il sera abreuvé d’une eau infecte.
Il l’avalera à petites gorgées, et elle aura peine à passer. La mort l’assaillira de tous côtés, et il ne mourra pas. Au bout de son chemin, il y a un tourment terrible.
Les œuvres de ceux qui n’ont pas cru en leur Seigneur sont semblables aux cendres dont s’empare le vent par un jour orageux. Ils se trouveront incapables d’obtenir une rétribution de leurs œuvres. Certes, c’est là l’égarement sans fin.
N’as-tu pas vu que Dieu a créé avec un souci de vérité les cieux et la terre ? S’il le veut, Il peut vous faire disparaître et amener une création nouvelle.
Cela n’est pas difficile pour Dieu.
Tous les Hommes paraîtront devant Dieu ; les faibles de la terre diront aux puissants : Nous marchions à votre suite, allez-vous nous servir à quelque chose contre le châtiment de Dieu ? Ils répondront : Si Dieu nous avait dirigés, nous vous aurions dirigés. Prendre peur ou demeurer constants cela est pareil pour nous : il n’y a point de refuge pour nous.
Et quand le jugement fut prononcé, le Démon leur dit : Dieu vous a fait une promesse véritable. Moi, je vous ai fait aussi des promesses, mais je vous ai trompés. Je n’avais aucun pouvoir sur vous, sinon que je vous appelle et que vous me répondiez. Ne me faites point de reproches, n’en faites qu’à vous-mêmes. Je ne puis ni vous donner du secours ni en recevoir de vous. Je n’ai jamais cru à votre manière de m’associer à Dieu. Les Injustes auront un châtiment douloureux.
Ceux qui auront cru et pratiqué les bonnes œuvres seront introduits dans des Jardins arrosés de cours d’eau ; ils y demeureront éternellement avec la permission de leur Seigneur. Ils seront salués par ce mot : Paix.
N’as-tu pas vu la parabole que Dieu fait d’une parole excellente ? C’est un arbre excellent dont les racines sont solidement fixées dans la terre, et dont les rameaux s’élèvent dans les cieux.
Il porte des fruits en toute saison, avec la permission de Dieu. Le Seigneur parle aux Hommes par paraboles, afin qu’ils se rappellent.
La parole mauvaise est comme un arbre mauvais : il est à fleur de terre et n’a point de stabilité.
Dieu affermira les Croyants dans cette Vie et dans l’Autre, par la parole ferme. Il égarera les Injustes, Dieu fait ce qu’il veut.
N’as-tu pas vu ces hommes qui, payant d’ingratitude les bienfaits du Seigneur, ont fait descendre leurs peuples dans le séjour de la perdition,
Dans la Géhenne, où ils seront brûlés ? Quel détestable séjour !
Ils donnent des parèdres à Dieu pour égarer les Hommes loin de Son Chemin. Dis-leur : Jouissez ! votre devenir sera le Feu.
Dis à Mes serviteurs qui croient, qu’ils ont à s’acquitter de la Prière, à dépenser en secret ou en public des biens que Nous leur dispensons, avant qu’arrive un jour où il n’y aura plus ni commerce ni amitié.
C’est Dieu qui a créé les cieux et la terre; Il a fait descendre une eau du ciel par laquelle Il a fait sortir les fruits, nourriture pour vous ; Il vous a soumis les vaisseaux qui fendent la mer par Son ordre ; Il vous a soumis les fleuves ;
Il a soumis le soleil et la lune, poursuivant leur course inexorable ; Il vous a soumis le jour et la nuit ;
Il vous a donné tous les biens que vous lui avez demandés. Comptez les bienfaits de Dieu si vous le pouvez ! Mais l’Homme est bien injuste et très ingrat.
Rappelle-toi quand Abraham dit : Seigneur, fais que cette cité demeure en sécurité, et préserve-moi ainsi que mes enfants du cuite des idoles.
Seigneur ! elles ont déjà égaré un grand nombre d’hommes. Celui qui me suivra est des miens ; celui qui me désobéit... Seigneur, Tu es absoluteur et miséricordieux.
Seigneur ! j’ai établi une partie de ma famille dans une vallée sans ressources agricoles près de Ta demeure Sacrée, Seigneur, afin qu’ils accomplissent la Prière. Donne à une partie de l’Humanité de bonnes dispositions en leur faveur ; comble-les de fruits. Certainement ils Te seront reconnaissants.
Seigneur ! Tu sais ce que nous recélons et ce que nous produisons au grand jour. Rien n’échappe à la connaissance de Dieu, ni dans les cieux ni sur la terre.
Louange à Dieu qui, malgré ma vieillesse, m’a donné Ismaël et Isaac ! En vérité, Mon Seigneur entend les vœux.
Seigneur, fais que j’observe la Prière et qu’elle soit observée par une partie de ma postérité. Seigneur, daigne entendre mes vœux.
Pardonne-moi ainsi qu’à mes père et mère et aux Croyants, le jour où le Jugement sera rendu.
Ne pense surtout pas, Muhammad, que Dieu soit inattentif aux actions des Injustes. Il leur a donné simplement un délai jusqu’à un jour où les yeux seront écarquillés d’étonnement.
Courant en toute hâte, la tête levée, ils auront le regard immobile et le cœur vide. Avertis donc les Hommes du jour où le châtiment les attendra.
Seigneur ! s’écrieront les Injustes, accorde-nous encore quelque délai, fût-il bref. Nous répondrons à Ton appel, nous obéirons à Tes Apôtres. Il leur sera répondu : N’avez-vous donc pas juré auparavant qu’il n’y aurait pas de changement dans le monde ?
Vous avez habité les demeures de ceux qui furent injustes envers eux-mêmes, et vous avez su comment Nous avons agi avec eux. Nous vous avons proposé des paraboles.
Les Infidèles ont mis en œuvre leurs machinations. Dieu était le maître de leurs machinations, quand bien même elles eussent été assez puissantes pour remuer les montagnes.
Ne pense pas que Dieu manque à la promesse faite à Ses Apôtres. Il est puissant et vindicatif.
N’oublie pas que le jour où la terre et les cieux seront remplacés par une autre terre et par d’autres cieux, où les Hommes comparaîtront devant Dieu, l’Unique, le Victorieux,
Ce jour-là, tu verras les Criminels dans les chaînes, en compagnie de leurs démons ;
Leurs tuniques seront de goudron, le feu couvrira leurs visages,
afin que Dieu rétribue chaque âme selon ses œuvres. Il est prompt dans Ses comptes.
C’est un communiqué adressé aux Hommes. Qu’ils soient avertis et sachent que Dieu est un, et que les Hommes doués d’intelligence se rappellent.
A. L. R. Tels sont les Signes du Livre, d’un Coran explicite.
Peut-être les Infidèles voudraient-ils avoir été musulmans.
Laisse-les se repaître, jouir de la vie et se bercer d’espérance. Bientôt ils sauront.
Nous n’avons anéanti aucune ville qui n’ait eu un livret connu.
Aucun peuple ne peut avancer ni retarder son terme.
Ils disent : O toi qui as reçu le Coran d’en haut ! tu es certes un possédé.
Que ne viendrais-tu, accompagné des Anges, si tu étais du nombre des Véridiques ?
Nous ne faisons descendre les Anges que pour un motif sérieux. Alors les Infidèles n’auront aucun délai.
C’est Nous qui avons fait descendre le Coran, et Nous le conservons avec soin.
Déjà, avant toi, Nous envoyâmes des Missions parmi les sectes des Anciens.
Nul Apôtre n’allait chez eux sans devenir l’objet de leurs railleries.
C’est ainsi que Nous mettons les mêmes sentiments dans les cœurs des Coupables.
Ils ne croient pas en Muhammad, bien que l’exemple des Anciens soit là,
Si Nous leur ouvrions une porte du ciel, et pendant qu’ils y monteraient,
Ils diraient encore : Nos yeux sont obscurcis, ou plutôt nous sommes sous l’influence d’un enchantement.
Nous avons établi les signes du zodiaque dans les cieux, et Nous les avons disposés en ordre, pour ceux qui regardent.
Nous les défendons de l’atteinte de tout démon lapidé.
Si quelqu’un d’entre eux s’y glisse pour écouter, il est atteint par un trait de feu éclatant.
Nous avons étendu la terre, Nous y avons lancé des montagnes, et Nous y avons fait éclore toutes choses en proportion.
Nous y avons mis des aliments pour vous et des êtres que vous n’êtes pas chargés de nourrir.
Il n’est rien dont les trésors n’existent chez Nous, et Nous ne les faisons descendre que dans une proportion déterminée.
Nous avons envoyé les vents qui fécondent. Nous avons fait descendre du ciel l’eau dont Nous vous abreuvons et dont vous ne possédez point les sources.
C’est Nous qui faisons vivre et mourir ; Nous seuls héritons de tout.
Nous connaissons déjà ceux d’entre vous qui marchent en avant et ceux qui restent en arrière.
Ton Seigneur, c’est Lui qui les rassemblera un jour. Il est sage et omniscient.
Nous avons créé l’Homme d’argile, sorte de boue noire malléable.
Et les Djinns avant lui, Nous les avions créés d’un feu très ardent.
Souviens-toi lorsque Dieu dit aux Anges : Je vais créer un être humain à partir d’une argile, sorte de boue noire malléable.
Lorsque J’aurai parfait ses formes et lui aurai soufflé de Mon Esprit, prosternez-vous devant lui.
Les Anges se prosternèrent tous ensemble.
Excepté Iblis ; il refusa d’être avec ceux qui se prosternaient.
Dieu lui dit alors : O Iblis! qu’as-tu à ne pas te prosterner avec les autres ?
Je ne suis pas fait pour me prosterner devant un mortel que Tu as créé d’argile, sorte de boue noire malléable !
Dieu lui dit : Alors sors d’ici; tu seras lapidé.
La malédiction pèsera sur toi jusqu’au jour du Jugement Dernier.
Il répondit : O Seigneur ! donne-moi du répit jusqu’au Jour où les Hommes seront ressuscités.
Dieu lui dit : Tu seras parmi ceux qui ont du répit
Jusqu’au moment convenu.
Seigneur, dit Iblis, je jure par le fait que Tu m’aies circonvenu, que je m’évertuerai à tout leur parer sur la terre et je chercherai à les circonvenir tous,
Excepté ceux de Tes serviteurs qui sont dévoués.
Dieu répondit : C’est précisément le chemin droit ;
Car tu n’as aucun pouvoir sur Mes serviteurs, tu n’en auras que sur ceux des Egarés qui te suivront.
La Géhenne est certes le séjour qui leur est promis à tous.
Elle a sept portes ; à chacune se tiendra un groupe d’entre eux.
Quant à ceux qui sont pieux, ils auront des Jardins et des sources vives.
Entrez-y en paix, et à l’abri de toute crainte.
Nous aurons ôté de leurs cœurs toute haine ; vivant comme frères, ils prendront leur repos sur des lits, se faisant face.
La fatigue ne les y atteindra pas, et ils ne seront jamais expulsés de cette demeure.
Apprends à Mes Serviteurs, o Muhammad, que Je suis l’Absoluteur, le Miséricordieux,
Et que Mon châtiment est le Châtiment douloureux.
Apprends-leur l’histoire des hôtes d’Abraham.
Lorsqu’ils entrèrent chez lui et dirent : Salut, il s’écria : Vous nous faites peur.
Ils répondirent : N’aie pas peur, nous venons t’annoncer un fils qui aura du savoir.
Il leur répondit : M’annoncez-vous cela encore que je sois accablé de vieillesse ? Que m’annoncez-vous donc ?
Nous te l’annonçons sérieusement. Ne désespère donc point.
Et qui désespérera, dit-il, de la Miséricorde de Son Seigneur, sinon les Egarés ?
Messagers, dit-il, quel est le but de votre mission ?
Nous sommes envoyés contre un peuple criminel, reprirent-ils,
Ne sera épargnée que la famille de Loth, que nous allons certainement sauver tout entière,
Sauf sa femme, elle est destinée à rester parmi les Retardataires.
Lorsque les Envoyés vinrent chez la famille de Loth,
Celui-ci leur dit : Vous m’êtes inconnus.
Ils répondirent : Non point, nous venons à vous avec le châtiment qu’ils révoquent en doute.
Nous venons avec la Vérité, nous sommes certes véridiques.
Marche une partie de la nuit avec ta famille. Toi, ferme la marche. Qu’aucun de vous ne se retourne. Allez où l’on vous ordonne.
Nous lui signifiâmes cet ordre : ce peuple devait être anéanti jusqu’au dernier, avant le matin.
Les habitants de la ville vinrent tout joyeux chez Loth.
Il leur dit : Ce sont mes hôtes, ne me déshonorez pas.
Craignez Dieu et ne me couvrez pas d’opprobre.
Ils répondirent : Ne t’avons-nous pas défendu de donner asile à qui que ce soit au monde ?
Voici mes filles, dit Loth, si vous avez l’intention de faire quelque chose.
Par ta vie, ô Muhammad ! ils étaient comme étourdis dans leur ivresse quand,
Au lever du soleil, un cri violent les surprit.
Nous avons renversé cette ville de fond en comble, et Nous avons fait pleuvoir sur ses habitants des briques cuites.
Certes, il y a en cela des Signes pour ceux qui examinent avec attention.
Cette ville était sur une route bien identifiée.
Certes, il y a en cela des Signes pour les Croyants.
Les habitants du Fourré [de Madian] étaient des Injustes.
Nous en tirâmes vengeance. Ces deux cités occupent d’ailleurs une situation bien évidente.
Les habitants de Hijr (Egra) ont traité d’imposteurs les Apôtres.
Nous leur avons fait voir Nos Signes ; mais ils s’en sont détournés.
Ils taillaient des maisons dans les rochers, en toute sécurité.
Le cri violent les surprit au lever du matin.
Leurs acquisitions ne leur servirent à rien.
Nous n’avons créé les cieux et la terre et tout ce qui est entre eux que dans un but sérieux ! L’Heure reviendra sûrement. Toi, Muhammad ! pardonne gracieusement.
Car ton Seigneur est le Créateur, l’Omniscient.
Déjà Nous t’avons donné les sept Versets Répétés, ainsi que le grand Coran.
N’étends point tes regards sur les biens dont Nous faisons jouir plusieurs des Infidèles, ne t’attriste point à cause d’eux, et sois bienveillant envers les Croyants.
Dis-leur : Je suis l’Avertisseur qui vous explique.
De même, Nous avons puni ceux qui partagent,
Qui scindent le Coran en parties.
Par ton Seigneur, ô Muhammad ! Nous les interrogerons tous.
Sur toutes leurs actions.
Fais donc connaître ce que l’on t’a ordonné, et éloigne-toi de partisans de l’Associationisme.
Nous te suffisons contre les Moqueurs.
Qui placent à côté de Dieu une autre divinité. Bientôt, ils sauront.
Nous savons que ton cœur se serre parfois à leurs propos.
Mais célèbre, malgré tout, les louanges de ton Seigneur, et sois parmi ceux qui se prosternent.
Adore ton Seigneur jusqu’à l’Arrivée Certaine [de la mort].
L’Ordre de Dieu est arrivé [en puissance]. Ne le hâtez pas. Dieu est trop glorieux, trop auguste pour les divinités qu’on Lui associe.
Il fait descendre les Anges avec l’Esprit, selon Son Ordre, sur ceux qu’il veut d’entre Ses serviteurs. Il leur dit : Avertissez les Hommes qu’il n’y a point d’autre dieu que Moi. Craignez-Moi donc.
Il a créé les cieux et la terre dans un but sérieux ; Il est trop auguste pour les divinités qu’on Lui associe.
Il a créé l’Homme d’une goutte de sperme, et voilà que l’Homme dispute ouvertement.
Il a créé sur la terre les bêtes de somme ; vous en tirez des tissus qui vous tiennent chaud et d’autres avantages encore ; vous vous en nourrissez.
Elles constituent pour vous un beau spectacle quand vous les ramenez le soir, et quand vous les lâchez le matin pour, le pâturage.
Elles portent vos fardeaux dans des pays que vous n’atteindriez, sans elles, qu’avec beaucoup de peine. Certes, votre Seigneur est bienveillant et miséricordieux.
Il vous a donné des chevaux, des mulets et des ânes, pour vous servir de monture et d’apparat. Il a créé ce dont vous ne vous doutez pas.
Il se charge de montrer le Droit Chemin. Il en est qui s’en éloignent. S’il le voulait, Il vous dirigerait tous.
C’est Lui qui a fait descendre du ciel l’eau qui vous sert de boisson et qui fait croître les plantes dont vous nourrissez vos troupeaux.
Avec l’eau, Il fait pousser les céréales, l’olivier, le palmier, la vigne et toutes sortes de fruits. Certes, il y a en cela des Signes pour un peuple qui réfléchit.
Il a soumis pour vous la nuit et le jour, le soleil et la lune. Les étoiles aussi vous sont soumises en vertu de Son Ordre. Certes, il y a en cela des Signes pour un peuple qui raisonne.
Il en est ainsi de tout ce qu’il a créé sur la terre, aux couleurs variées. Certes, il y a en cela des Signes pour un peuple qui se souvient.
C’est Lui qui a soumis la mer pour que vous en mangiez des chairs fraîches, pour que vous en retiriez des ornements dont vous vous parez, pour que vous y voyiez les vaisseaux fendre les flots et enfin pour que vous recherchiez une part de Sa Faveur. Peut-être serez-vous reconnaissants.
Il a établi sur la terre de hautes montagnes bien stables, afin qu’elles ne se meuvent pas avec vous ; Il a tracé des fleuves et des chemins, afin que vous soyez dirigés.
Il a posé des repères. [La nuit], l’on se dirige aussi d’après les astres.
Celui qui crée sera-t-Il semblable à celui qui ne crée rien. Ne réfléchirez-vous pas ?
Si vous vous mettez à compter les bienfaits de Dieu, vous serez incapables de les dénombrer ; Dieu est absoluteur et miséricordieux.
Dieu connaît ce que vous cachez et ce que vous produisez au grand jour.
Les dieux qu’ils invoquent, en dehors de Dieu, ne peuvent rien créer, et sont créés eux-mêmes.
Ces dieux sont des morts, et non point des vivants ; ils ne savent point. Quand les Hommes seront ressuscités.
Votre Dieu est un même et seul Dieu ; ceux qui ne croient pas à la Vie Future, leurs cœurs sont sceptiques et ils sont orgueilleux.
Sans aucun doute, Dieu connaît ce qu’ils cachent et ce qu’ils produisent au grand jour. Il n’aime pas les Orgueilleux.
Quand on leur demande : Qu’a fait descendre votre Seigneur ? ils disent : des légendes d’Anciens.
Ils porteront le fardeau de leurs propres œuvres intégralement et une partie du fardeau de ceux qu’ils ont égarés, sans savoir. Quel détestable fardeau que le leur !
Avant eux, d’autres peuples avaient agi en fourbes. Dieu attaqua leur édifice par les fondements ; le toit s’écroula sur leurs têtes, et le châtiment les surprit par où ils ne le pressentaient pas.
Par la suite, Il les couvrira d’opprobre, au Jour de la Résurrection. Il leur demandera : Où sont donc Mes Associés au sujet desquels vous fîtes tant de scissions ? Ceux qui ont reçu la science s’écrieront : Aujourd’hui, l’opprobre et le mal tomberont sur les Infidèles.
Lorsque les Anges viendront ôter la vie à ceux qui se seront conduits injustement 'envers eux-mêmes, ceux-ci feront leur soumission et diront : Nous n’avons fait aucun mal. Que si ! répondront les Anges, et Dieu sait bien ce que vous avez fait.
Franchissez les portes de la Géhenne, vous resterez éternellement. Qu’il est détestable le séjour des Orgueilleux !
On dira à ceux qui ont craint Dieu : Qu’a fait descendre votre Seigneur ? Une grâce, répondront-ils. A ceux qui ont fait le bien, un bien en ce monde. Mais la Vie future est encore meilleure. Quel beau séjour que celui des Hommes pieux !
Ils entreront dans les jardins d’Eden, où couleront des rivières. Ils y trouveront tout ce qu’ils désireront. C’est ainsi que Dieu récompense les Hommes Pieux.
Ceux que les Anges de la mort surprendront en état de pureté, il leur sera dit : Que la paix soit sur vous ! Entrez au Paradis, pour prix de vos œuvres.
Les Infidèles attendent-ils que les Anges [de la mort] les surprennent, ou que l’Ordre de Dieu s’accomplisse ? Ainsi ont agi ceux qui furent avant eux ; Dieu n’a pas été injuste à leur égard, ils furent injustes envers eux-mêmes.
Les crimes qu’ils avaient commis retombèrent sur eux, et ce qui était l’objet de leurs railleries les a environnés de tous côtés,
Ceux qui avaient associé d’autres divinités à Dieu disent : Si Dieu avait voulu, nous et nos pères, nous n’aurions adoré que Lui seul ; nous n’aurions rien considéré comme sacré, en dehors de Lui-même. Ceux qui les ont précédés ont agi de même. Les Apôtres sont-ils tenus de faire autre chose qu’une communication, claire et nette.
Nous avons envoyé un Apôtre vers chaque peuple, qui disait : Adorez Dieu et évitez le Thaghout. Il y en eut parmi eux que Dieu a dirigés ; il y en eut d’autres qui ont été destinés à l’égarement. Parcourez la terre, et voyez quelle a été la fin de ceux qui ont crié à l’imposture.
Si tu désires qu’ils soient dirigés, sache que Dieu ne dirige pas celui qu’il a égaré. Ils n’auront point de défenseur.
Ils jurent par Dieu, de leur plus grand serment, que Dieu ne ressuscitera pas celui qui est mort. Que si ! Dieu a fait vraiment cette promesse qui sera réalisée ; mais la plupart des Hommes ne savent pas.
Il le fera pour leur montrer clairement ce qui était le sujet de leurs disputes, et afin que les Infidèles reconnaissent qu’ils avaient menti.
Nous Nous bornons à dire, quand Nous voulons une chose : Sois ! et elle est.
Ceux qui ont émigré pour Dieu après avoir souffert de l’oppression, Nous leur accorderons certes une excellente situation ici-bas. Mais la récompense de la Vie Future est encore plus magnifique. Oh ! Si les autres pouvaient savoir.
[Même récompense pour] ceux qui sont constants et qui s’appuient sur leur Seigneur.
Les Apôtres que Nous avons envoyés avant toi n’étaient que des hommes à qui Nous faisions révélation. Demandez-le aux Hommes de Science [religieuse], si vous ne le savez pas.
Nous les avons envoyés avec les Preuves et les Ecritures. A toi aussi, Nous avons donné le Livre, afin que tu expliques aux Hommes ce qui leur a été envoyé, et afin qu’ils se rappellent.
Ceux qui, pour le mal, ont mis en œuvre des machinations, sont-ils sûrs que Dieu ne fera pas s’entr’ouvrir la terre sous leurs pas, ou que le châtiment ne viendra pas les surprendre par là où ils ne le pressentent pas ?
Ou bien qu’il ne les surprendra pas pendant leurs allées et venues, car ils sont incapables de l’arrêter,
Ou qu’il ne les châtiera pas alors qu’ils seront en crainte ? Mais Dieu est plein de bonté et de miséricorde.
N’ont-ils pas vu que tout ce que Dieu a créé incline son ombre à droite et à gauche, prosterné devant Lui, tout humilié ?
Devant Dieu se prosterne tout ce qui est dans les cieux et sur la terre, ainsi que les Anges qui ne s’enflent pas d’orgueil.
Ils craignent leur Seigneur qui est au-dessus d’eux, et ils exécutent Ses ordres.
Dieu a dit : N’adorez point deux dieux. Il n’est qu’un seul Dieu. Moi [seul], craignez-Moi donc !
A Lui appartient tout ce qui est dans les cieux et sur la terre. Obéissance perpétuelle Lui est due. Craignez-vous un autre que Dieu ?
Quelque bienfait que vous ayez, il vient de Dieu. Lors qu’ensuite un malheur vous atteint, c’est à Lui que vous adressez vos supplications.
Mais aussitôt qu’il fait disparaître votre malheur, voici qu’un groupe d’entre vous donne des Associés à leur Seigneur,
Pour se montrer ingrats envers ce que Nous leur avons dispensé. Jouissez de vos biens actuels, bientôt vous saurez.
Ils affectent une part des biens que Nous leur avons accordés à des divinités qui sont inconnues pour eux.
Ils attribuent des filles à Dieu (loin de Sa gloire ce blasphème !), pendant qu’ils ont, eux, les fils qu’ils désirent.
Lorsque l’on annonce à quelqu’un d’entre eux la naissance d’une fille, son front se rembrunit, et il se sent comme suffoqué.
Il se cache des siens, à cause de la désastreuse nouvelle. Doit-il garder sa fille [se demande-t-il] et en subir la honte, ou l’enfouir dans la terre ? Que leurs jugements sont déraisonnables !
A ceux qui ne croient pas à la Vie Future est réservé l’archétype du Mal. Dieu a l’Archétype idéal. Il est le Puissant, le Sage.
Si Dieu voulait châtier les Hommes de leur injustice, Il ne laisserait aucune créature vivante sur la terre ; mais Il leur accorde un délai jusqu’au terme fixé. Lorsque le terme sera arrivé, ils ne sauront ni le retarder ni l’avancer d’un seul instant.
Ils attribuent à Dieu ce qu’ils abhorrent ; leurs langues profèrent un mensonge quand ils disent quelle belle Récompense leur est réservée. Sans aucun doute, ce qui leur est réservé, c’est le Feu. Ils y seront précipités les premiers.
Par Dieu, Nous avons envoyé avant toi des Apôtres aux différents peuples. Le Démon leur avait embelli leurs actions. Aujourd’hui il est leur patron ; mais un châtiment douloureux les attend.
Nous ne t’avons envoyé le Livre que pour te permettre de leur expliquer l’objet de leurs controverses. C’est aussi une Direction et une Miséricorde pour un peuple qui croit.
Dieu a envoyé du ciel une eau par laquelle Il rendit la vie à la terre, naguère morte. Certes, il y a en cela un Signe pour un peuple qui entend.
En vérité il est, dans les animaux, un enseignement pour vous. Nous vous faisons boire ce qui, dans leurs entrailles, est entre les aliments élaborés et le sang : le lait pur, agréable à ceux qui le boivent.
Des fruits du palmier et de la vigne, vous retirez une boisson enivrante et une excellente nourriture. Certes, il y a en cela un Signe pour un peuple qui raisonne.
Ton Seigneur a fait cette révélation aux abeilles : « Faites-vous des maisons dans les montagnes, dans les arbres et dans les constructions des hommes.
Nourrissez-vous ensuite de tous les fruits, et voltigez dans les chemins frayés par votre Seigneur ». De leurs entrailles, sort une liqueur de différentes espèces qui contient un remède pour les hommes. Certes, il y a en cela des Signes pour un peuple qui réfléchit.
Dieu vous a créés, et Il vous fera mourir. Tel d’entre vous parviendra cependant à l’âge de décrépitude, au point qu’il oubliera tout ce qu’il aura appris. Dieu est omniscient et omnipotent.
Dieu a favorisé quelques-uns d’entre vous plus que les autres dans la distribution de Ses dons. Mais ceux qui ont été favorisés font-ils participer à ces biens leurs esclaves, au point que tous y aient une part égale ? Nient-ils les bienfaits de Dieu ?
Dieu, de vous-mêmes, a créé pour vous des épouses. De vos épouses, Il vous a donné des fils et des petits-fils ; Il vous a dispensé d’excellentes nourritures. Croiront-ils donc au Faux et, envers les bienfaits de Dieu, seront-ils ingrats ?
Adoreront-ils, à côté de Dieu, des êtres qui ne peuvent rien leur procurer, ni du ciel ni de la terre, et qui n’ont aucun pouvoir ?
N’attribuez donc point à Dieu des parèdres. Dieu sait tout, et vous ne savez rien.
Dieu vous propose en parabole un homme esclave qui ne dispose de rien, et un autre homme à qui Nous avons attribué une belle fortune dont il dépense publiquement et en secret ; ces deux hommes sont-ils égaux ? Non, Dieu soit loué ! Mais, la plupart d’entre eux ne savent pas.
Dieu vous propose encore en parabole deux hommes, dont l’un est muet, incapable de rien faire, et qui est un fardeau pour son maître ; quelque part qu’il l’envoie, il ne lui rapporte rien de bon : un tel homme est-il l’égal de celui qui commande selon toute justice dans une voie droite ?
L’Invisible des cieux et de la terre appartient à Dieu. L’Ordre relatif à l’Heure est comme un clin d’œil, ou peut-être plus rapide encore. Dieu est tout-puissant.
Dieu vous a fait sortir des entrailles de vos mères, dénués de toute connaissance; puis Il vous a donné l’ouïe, la vue et d’autres facultés. Certainement, vous serez reconnaissants.
N’avez-vous pas vu les oiseaux assujettis à la volonté de Dieu, au milieu de l’espace des cieux ? Nul autre que Dieu ne les maintient en vol ! Certes, il y a en cela des Signes pour un peuple qui croit.
Dieu a fait de vos tentes des demeures reposantes ; Il vous a procuré, grâce à des peaux de bestiaux, des tentes dont vous appréciez le poids léger quand vous vous mettez en marche ou quand vous vous arrêtez ; Il vous a procuré, grâce à leur laine, à leur poil ou à leur crin, des objets et des ustensiles dont vous vous servez pendant un certain temps.
Dieu vous a procuré, dans les objets de Sa création, des ombrages ; Il vous a donné, dans les montagnes, des retraites ; Il vous a donné des vêtements qui vous abritent de la chaleur, et des vêtements qui vous garantissent contre vos propres forces : c’est ainsi qu’il vous comble de Ses bienfaits, afin que vous vous soumettiez [à Lui].
S’ils te tournent le dos, qu’importe ? O Muhammad ! tu n’es chargé que de leur communiquer clairement Notre message.
Ils connaissent les bienfaits de Dieu, et cherchent à les nier ensuite. La plupart d’entre eux sont incrédules.
Rappelle-toi le jour où Nous ferons sortir un témoin de chaque nation ! alors, on ne permettra point aux Infidèles de faire valoir des excuses, et ils ne seront point pardonnés.
Alors, les Injustes verront de leurs yeux le Supplice. Il ne sera pas adouci pour eux. Aucun délai ne leur sera accordé.
Rappelle-toi quand les partisans de l’Associationisme apercevront leurs Associés et diront : « Seigneur, voici nos Associés que nous adorions en dehors de Toi » ; mais ceux-ci leur riposteront : Vous n’êtes que des menteurs.
Ce jour-là les partisans de l’Associationisme offriront leur soumission à Dieu, et les divinités qu’ils avaient inventées disparaîtront.
A ceux qui n’ont point cru et qui ont détourné les autres du chemin de Dieu, Nous ferons subir châtiment sur châtiment, en prix du scandale qu’ils provoquaient.
Rappelle-toi le jour où Nous ferons sortir au milieu de chaque nation un témoin contre elle, issu d’elle-même, et où Nous t’amènerons, Muhammad ! en qualité de témoin contre cette nation-ci. Nous t’avons révélé le Livre qui contient l’explication de toute chose et qui est une Direction, une Miséricorde et une heureuse nouvelle pour les Musulmans.
En vérité, Dieu ordonne la Justice, la Bienfaisance et la Libéralité envers les proches parents ; Il interdit la Turpitude, les Actes répréhensibles et la Tyrannie ; Il vous avertit, afin que vous réfléchissiez.
Soyez fidèles au pacte de Dieu une fois que vous l’avez conclu ; ne violez point les serments que vous avez faits solennellement en prenant Dieu pour caution, Dieu sait ce que vous faites.
Ne ressemblez point à cette femme qui défaisait ce qu’elle avait soigneusement filé, ne faites point entre vous de serments fallacieux, violables selon qu’une communauté est plus ou moins importante qu’une autre. Dieu cherche à vous éprouver à cet égard ; au Jour de la Résurrection, Il vous éclairera sûrement sur l’objet de vos controverses.
Si Dieu avait voulu, Il aurait fait de vous une seule communauté, mais Il égare celui qu’il veut, et dirige celui qu’il veut : vous serez sûrement interrogés sur ce que vous faisiez.
Ne faites point entre vous de serments fallacieux, de peur que vos pieds, fermement posés, ne viennent à glisser, et que vous n’éprouviez le Malheur pour avoir détourné les autres du Chemin de Dieu. Un supplice terrible vous serait réservé.
Ne troquez point le pacte de Dieu contre un objet de vil prix. Ce qui est auprès de Dieu est bien meilleur pour vous, si vous pouviez savoir.
Ce que vous possédez s’épuise, ce qui est auprès de Dieu reste. Nous donnerons aux Constants la récompense qui leur est due, en prix de leurs meilleures œuvres.
Quiconque, homme ou femme, fait une bonne action, tout en ayant la foi, Nous lui accordons une Vie Heureuse. Nous leur accorderons la récompense qui leur est due, en prix de leurs meilleures œuvres.
Quand tu lis le Coran, cherche auprès de Dieu un refuge contre le Démon, le lapidé.
Le Démon n’a point de pouvoir sur ceux qui croient et qui s’appuient sur leur Seigneur.
Son pouvoir s’étend sur ceux qui le prennent comme Patron et qui associent d’autres divinités à Dieu.
Lorsque Nous remplaçons un verset par un autre (Dieu connaît mieux que quiconque ce qu’il révèle !), ils disent : « Tu ne fais que mentir ». Non ! mais la plupart d’entre eux ne savent pas.
Dis-leur que l’Esprit-Saint t’a apporté [Le Coran] de la part de ton Seigneur, avec la Vérité, pour affermir les Croyants, et comme Direction et heureuse nouvelle pour les Musulmans.
Nous savons bien qu’ils disent : « C’est tout simplement un mortel qui l’instruit ». La langue de celui qu’ils veulent insinuer est une langue barbare, alors que vous avez là une langue arabe, claire et pure.
Ceux qui ne croient point aux Signes de Dieu, certes Dieu ne les dirige point ; un châtiment cruel leur est réservé.
Seuls commettent le mensonge ceux qui ne croient point aux Signes de Dieu ; ce sont les Menteurs.
Quiconque, après avoir cru, redevient infidèle, à moins qu’il ne fût contraint alors que son cœur demeurait paisible dans la foi —contrairement à celui qui ouvre son cœur à l’infidélité—, sur lui tombera le courroux de Dieu et il subira un châtiment terrible.
Et cela, parce qu’ils ont préféré la Vie de ce Monde à celle de l’Autre et parce que Dieu ne dirige point les Infidèles.
Ce sont ceux sur les cœurs, les yeux et les oreilles de qui Dieu a apposé un sceau. Ce sont les Inattentifs.
 Nul doute qu’ils ne soient les Perdants dans l’Autre Vie.
Mais ton Seigneur, pour ceux qui ont émigré après avoir subi l’épreuve, qui, depuis, ont fait la juste guerre et ont été constants, ton Seigneur, après cette épreuve, sera absoluteur et miséricordieux.
Rappelle-toi le jour où toute âme plaidera pour elle- même, et où elle sera rétribuée selon ses œuvres, où nul ne sera lésé.
Dieu vous propose en parabole une ville qui jouissait de la sécurité et de la tranquillité et qui recevait sa nourriture en abondance, de toutes parts ; Mais elle se montra ingrate envers les bienfaits de Dieu. Dieu l’a visitée de la faim et de la peur, en prix des œuvres de ses habitants.
Un Apôtre, parmi eux, était venu vers eux. Ils le traitèrent d’imposteur ; le Châtiment les saisit alors qu’ils étaient injustes.
Nourrissez-vous des aliments que Dieu vous accorde, des aliments licites et excellents, et soyez reconnaissants des bienfaits de Dieu, si c’est Lui que vous adorez.
Il a seulement déclaré illicites pour vous les bêtes mortes, le sang et la chair de porc, ainsi que tout ce qui a été consacré à un autre que Dieu ; mais, celui qui en mange par nécessité, sans être insolent ou transgresseur, saura que Dieu est absoluteur et miséricordieux.
Ne dites point au sujet de ce que vos langues décrivent mensongèrement : Ceci est licite et ceci est illicite ; vous forgeriez là des mensonges contre Dieu ; ceux qui forgent des mensonges contre Dieu ne réussiront point.
Ils auront une brève jouissance, puis un châtiment douloureux.
Aux Juifs, Nous avions déclaré illicite ce dont Nous t’avons instruit précédemment : Nous ne les avons point lésés ; ce sont eux qui se sont lésés eux-mêmes.
Pour ceux qui auraient fait le mal par ignorance, mais qui seraient revenus à Dieu et se seraient corrigés, ton Seigneur sera, après cette épreuve, absoluteur et miséricordieux.
Abraham était un Guide soumis à Dieu, en hanîf ; il n’était point au nombre des Partisans de l’Associationisme.
Il était reconnaissant [à Dieu], de Ses bienfaits ; Dieu l’avait élu et dirigé vers une Voie Droite.
Nous lui accordâmes une belle récompense dans ce Monde, et il est certes au nombre des Vertueux dans l’Autre.
Nous t’avons révélé ensuite de suivre la religion d’Abraham, qui était un hanîf, et n’était point au nombre des Partisans de l’Associationisme.
Le Sabbat a été institué simplement contre ceux qui se sont divisés à son sujet. Ton Seigneur décidera entre eux de leurs différends au Jour de la Résurrection.
Appelle les Hommes au chemin de ton Seigneur par la Sagesse et par la Bonne Parole ; Discute avec eux de la manière la meilleure. Ton Seigneur connaît le mieux ceux qui s’égarent de Son chemin et Il connaît le mieux ceux qui sont bien dirigés.
Si vous exercez une punition, faites qu’elle soit analogue à celle que vous avez soufferte ; mais, si vous préférez la supporter avec patience, cela profitera mieux à ceux qui auront souffert avec patience.
Prends plutôt patience : la patience n’est possible qu’avec l’aide de Dieu. Ne t’attriste point à cause d’eux ; que ton cœur ne soit pas dans l’angoisse à cause de leurs machinations.
Dieu est avec les Hommes Pieux et avec ceux qui font le Bien.
Gloire à Celui qui a transporté pendant la nuit Son serviteur de la Mosquée Sacrée à la Mosquée Extrême dont nous avons béni l’enceinte, afin de lui faire voir Nos Signes. Dieu entend et voit tout.
Nous donnâmes à Moïse l’Ecriture, et Nous en fîmes une Direction pour les Enfants d’Israël : Ne prenez point d’autre défenseur que Moi.
O postérité de ceux que Nous sauvâmes dans l’Arche avec Noé ! Noé était un serviteur reconnaissant.
Nous avions déclaré aux Enfants d’Israël dans l’Ecriture : Vous sèmerez par deux fois le scandale sur la terre, et vous vous enorgueillirez d’un orgueil démesuré.
Lorsque l’accomplissement de la première promesse arriva, Nous envoyâmes contre vous des Serviteurs Nôtres, hommes d’une force terrible ; ils pénétrèrent jusque dans vos demeures et la prédiction fut accomplie.
Ensuite, Nous vous laissâmes prendre votre revanche sur eux, et Nous accrûmes vos richesses et vos enfants ; Nous avons fait de vous un peuple nombreux.
Si vous faites le bien, vous le faites pour vous ; si vous faites le mal, vous le faites à vous-mêmes. Lorsque le terme de l’autre menace arriva, Nous les envoyâmes de nouveau pour vous affliger, pour entrer dans votre temple, comme ils y pénétrèrent la première fois, et pour démolir tout ce qui leur tombait sous la main.
Peut-être votre Seigneur vous fera-t-Il miséricorde ; mais si vous recommencez, Nous recommencerons. Nous avons destiné la Géhenne à être la prison des Infidèles.
En vérité, ce Coran dirige vers le plus droit chemin ; il annonce aux Croyants qui pratiquent les bonnes œuvres, qu’ils recevront une grande récompense,
Et à ceux qui ne croient point à la Vie Future, que Nous leur avons préparé un Supplice douloureux.
L’homme formule des vœux pour le mal avec la même précipitation qu’il le fait pour le bien. L’homme est enclin à la précipitation.
Nous fîmes de la nuit et du jour deux Signes. Nous rendîmes le Signe de la nuit obscur, et Nous rendîmes visible celui du jour, afin que vous cherchiez à obtenir quelque bienfait de votre Seigneur et que vous connaissiez le nombre des années et le comput. Nous avons développé clairement toute chose.
Nous avons attaché au cou de chaque homme son Destin. Au Jour de la Résurrection, Nous lui montrerons un livret, qu’il trouvera ouvert.
Lis ton livret, lui dirons-Nous ; il suffit que tu fasses toi-même ton compte aujourd’hui.
Quiconque suit le droit chemin, le suit seulement pour soi-même ; quiconque s’égare, s’égare à son propre détriment. Aucune âme ne portera le fardeau d’une autre. Nous ne punissons jamais avant d’avoir envoyé un Apôtre.
Lorsque Nous voulons détruire une cité, Nous envoyons un ordre à ses riches, qui se mettent à pécher. La cité se trouve alors mériter la Parole, et Nous l’anéantissons.
Depuis Noé, que de nations Nous avons exterminées ! Ton Seigneur suffit, quant aux péchés de Ses serviteurs, pour être bien informé et bien clairvoyant.
Quiconque désire le monde d’ici-bas, Nous lui accordons promptement ce que Nous voulons, à qui Nous voulons ; ensuite, Nous lui préparons la Géhenne ; il y sera brûlé, couvert de réprobation, rejeté de partout.
Quiconque désire la Vie Future, qui fait les efforts nécessaires pour l’obtenir, qui, en outre, est croyant, verra ses efforts bien récompensés.
Nous accorderons en abondance Nos grâces à tous, à ceux-ci et à ceux-là. Les grâces de ton Seigneur ne seront pas refusées.
Vois comme Nous les avons élevés les uns au-dessus des autres. Mais la Vie Future a des degrés plus élevés et des supériorités plus grandes encore.
Ne mets point d’autres dieux à côté de Dieu, car tu serais couvert de honte et tu serais abandonné.
Ton Seigneur a décrété que vous n’adoriez que Lui et que vous soyez bons envers vos père et mère. Que l’un d’eux atteigne la vieillesse auprès de toi ou qu’ils y parviennent tous deux, ne leur dis jamais : « Fi donc ! » et ne les brusque pas dans tes propos. Adresse-leur des paroles douces.
Déploie devant eux l’aile de la déférence, par tendresse, et dis : Seigneur, aie pitié d’eux, comme ils eurent pitié de moi, petit enfant qu’ils élevaient.
Votre Seigneur connaît mieux que personne le fond de vos cœurs. Si vous êtes vertueux, sachez qu’il est absoluteur envers ceux qui reviennent à Lui.
Donne à ton proche ce qui lui est dû, ainsi qu’au Pauvre et au Voyageur ; et ne dissipe pas trop tes biens.
Les dissipateurs sont les frères des Démons. Le Démon a été ingrat envers son Seigneur.
Si tu t’écartes de ceux qui sont dans le besoin parce que tu attends toi-même une faveur de la part de ton Seigneur avec beaucoup d’espoir, parle-leur au moins avec douceur.
N’aie pas la main constamment fermée et comme liée à ton cou et ne l’ouvre pas non plus toute large. Ainsi tu ne seras ni blâmé [d’être avare], ni démuni [à force d’avoir dépensé].
Ton Seigneur accorde Ses dons largement ou avec mesure à ceux qu’Il veut. Au sujet de Ses serviteurs, Il est bien informé et très clairvoyant.
Ne tuez point vos enfants par crainte de pauvreté ; C’est Nous qui leur donnerons leur nourriture ainsi qu’à vous. La coutume de les tuer constituait un péché atroce.
N’approchez pas de la fornication, car c’est une turpitude et une bien mauvaise route.
Ne tuez point la personne humaine que Dieu a déclaré sacrée, sauf s’il s’agit d’une juste cause ; pour celui qui serait tué injustement, Nous avons donné à ses ayant-droit pouvoir de le venger ; mais que celui-ci ne dépasse pas la limite en tuant ; il sera certes assisté.
Ne touchez pas aux biens de l’orphelin que de la manière la plus louable, jusqu’à ce qu’il ait atteint sa majorité. Remplissez vos engagements, car on vous en demandera compte.
Quand vous mesurez, donnez juste mesure. Pesez avec une balance juste. Ceci vaut mieux, et c’est plus beau.
Ne poursuis point ce que tu ne connais pas. L’ouïe, la vue, le cœur, de tout cela, il vous sera demandé compte.
Ne marche point orgueilleusement sur la terre : [quelque grand que tu veuilles paraître], tu ne saurais ni percer la terre, ni égaler la hauteur des montagnes.
Ce qu’il y a de mauvais en tout cela est détestable auprès de ton Seigneur.
Ces préceptes font partie de la Sagesse que ton Seigneur t’a révélée. Ne place point un autre dieu à côté de Dieu, car tu serais précipite dans la Géhenne, couvert de réprobation et rejeté de toutes parts.
Qu’est-ce à dire ? Dieu vous a-t-il favorisés en vous donnant des fils, et a-t-Il pris des filles parmi les Anges ? En vérité, vous proférez là une parole abominable !
Nous avons pourtant procédé à de longs développements dans ce Coran, afin que les Hommes réfléchissent ; mais cela n’a fait qu’augmenter leur aversion.
Dis-leur : « S’il y avait d’autres dieux à côté de Dieu, comme vous le dites, ces dieux désireraient à coup sûr évincer le Possesseur du Trône ».
Dieu est trop glorieux et trop auguste pour les paroles qu’ils profèrent.
Les sept cieux, la terre et tout ce qu’ils renferment, célèbrent Sa Gloire. Il n’est point de chose qui ne célèbre Sa Gloire ! Mais, vous ne comprenez pas leur incantation. Dieu est longanime et absoluteur.
Quand tu lis le Coran, Nous élevons entre toi et ceux qui ne croient point à la Vie Future un voile protecteur ;
Nous recouvrons leurs cœurs de pellicules, afin qu’ils ne comprennent pas ; Nous lançons la surdité dans leurs oreilles. Quand tu prononces dans le Coran le nom de ton Seigneur, l’Unique, ils tournent le dos et s’éloignent par aversion.
Nous savons mieux que quiconque dans quel but les Infidèles t’écoutent quand ils t’écoutent attentivement ou en chuchotant entre eux, les Injustes disant : « Vous ne suivez là qu’un homme ensorcelé ».
Regarde à quoi ils te comparent ! Mais ils sont dans l’égarement, et ne sauront retrouver le chemin.
Ils disent : Est-ce que, lorsque nous serons devenus os et poussière, nous pourrons être ressuscités par un nouvel acte de création ?
Dis-leur : Soyez pierre, fer,
ou telle autre matière qui paraît impossible à votre esprit, [vous serez quand même ressuscités]. Ils diront encore : Et qui nous fera retourner à la vie ? Dis : Celui qui vous a créés la première fois. Alors ils secoueront la tête de ton côté puis demanderont : Quand cela ? Réponds : Il est probable que ce soit très proche,
Le jour où Dieu vous appellera de vos tombeaux, Vous Lui répondrez en Le louant. Il vous semblera n’y avoir demeuré que très peu de temps.
Dis à Mes serviteurs de prononcer la Parole la plus douce, car le Démon pourrait semer la discorde entre eux. Le Démon est l’ennemi déclaré de l’Homme.
Votre Seigneur vous connaît mieux que quiconque ; s’il veut, Il vous fera miséricorde ; s’il veut, Il vous châtiera. Nous ne t’avons pas envoyé, ô Muhammad ! pour être leur avocat.
Ton Seigneur connaît mieux que personne ce qui est dans les cieux et sur la terre. Nous avons élevé les Prophètes les uns au-dessus des autres, et Nous avons donné les Psaumes à David.
Dis : Appelez ceux que vous prétendez être des dieux en dehors de Lui. Ils ne pourront vous délivrer du mal, ni le détourner.
Ceux qu’ils invoquent désirent ardemment eux-mêmes parvenir jusqu’à leur Seigneur; c’est à qui sera le plus près de Lui ; ils espèrent Sa miséricorde et craignent Son châtiment. Car, du châtiment de ton Seigneur, l’on doit prendre garde.
Il n’est de cité que Nous ne fassions disparaître ou châtions sévèrement, avant le Jour de la Résurrection. C’est écrit dans le Livre.
Rien ne Nous aurait empêché de t’envoyer avec les Signes [miraculeux], si les peuples d’autrefois n’avaient déjà traité de mensonges les précédents. Nous avons apporté aux Thamoudites la chamelle comme un Signe bien visible, et cependant ils l’ont maltraitée. Nous n’envoyons les Signes [miraculeux] que pour faire peur.
Rappelle-toi lorsque Nous t’avons dit : ton Seigneur environne les Hommes de tous côtés. Nous ne t’avons accordé la vision que tu as eue, Nous ne t’avons fait voir l’Arbre maudit dans le Coran, que pour jeter au milieu des Hommes un sujet de tentation. Nous leur faisons peur, mais cela ne fait qu’accroître leur grande rébellion.
Rappelle-toi lorsque Nous dîmes aux Anges : Prosternez-vous devant Adam. Ils se prosternèrent, Iblis excepté. Me prosternerai-je, dit-il, devant celui que Tu as créé d’argile ?
Il ajouta : Que T’en semble ? Cet homme que Tu as élevé au-dessus de moi, eh ! bien si Tu me donnes du répit jusqu’au Jour de la Résurrection, j’exterminerai, un petit nombre excepté, toute sa postérité.
Dieu répondit : va-t'en. Ceux qui te suivront d’entre les Hommes et toi-même, vous aurez tous la Géhenne pour récompense, ample récompense de vos crimes.
Attire par ta voix ceux que tu pourras ; fonds sur eux avec tes cavaliers et tes fantassins ; sois leur associé dans leurs richesses et leurs enfants, et fais-leur des promesses. (Les promesses du Démon ne font qu’aveugler les Hommes !).
Mais tu n’auras aucun pouvoir sur Mes serviteurs. Ton Seigneur leur suffira comme Protecteur.
Votre Seigneur est Celui qui fait voguer pour vous les vaisseaux à travers les mers, afin que vous cherchiez les dons de Sa générosité. Il est miséricordieux pour vous.
Lorsqu’un malheur vous atteint sur mer, ceux que vous invoquez vous abandonnent, excepté Dieu. Mais, lorsqu’il vous a sauvés et rendus à la terre ferme, vous vous éloignez de Lui. En vérité, l’Homme est ingrat.
Etes-vous sûrs qu’il ne vous fera pas engloutir par quelque partie de la terre ou qu’il n’enverra pas contre vous un ouragan ? Vous ne trouverez alors aucun protecteur.
Etes-vous sûrs qu’il ne vous ramènera pas une seconde fois sur la mer, qu’il n’enverra pas contre vous un vent violent et qu’il ne vous submergera pas, en prix de votre incrédulité ? Alors vous ne trouverez personne qui Nous poursuive pour cela.
Nous honorâmes les Fils d’Adam. Nous les portâmes sur la terre et sur les mers ; Nous leur donnâmes excellents, et Nous leur accordâmes une grande supériorité sur beaucoup de ceux que Nous avons créés.
Rappelle-toi le Jour où Nous ferons venir les peuples, leurs chefs en tête. Celui qui recevra son livret dans sa main droite, celui-là lira son livret et nul ne sera lésé d’un seul brin.
Celui qui est aveugle dans ce Monde le sera également dans l’Autre, et se trouvera sur le Chemin du plus funeste égarement.
Peu s’en est fallu que les Infidèles ne t’aient éloigné par leurs tentations de ce que Nous t’avons révélé, et ne t’aient porté à inventer autre chose. Oh ! alors ils t’auraient regardé comme leur ami.
Si Nous ne t’avions point raffermi, tu aurais certes failli pencher quelque peu envers eux.
Alors Nous t’aurions fait éprouver deux fois les malheurs de la vie et deux fois ceux de la mort, et tu n’aurais point trouvé d’assistance contre Nous.
Peu s’en est fallu que les Infidèles ne t’aient fait abandonner ce pays pour t’en faire sortir. Oh ! alors, ils n’y auraient pas demeuré longtemps après toi.
C’est la loi de ceux de Nos Apôtres envoyés avant toi. Tu ne saurais trouver de changement dans Notre Loi.
Acquitte-toi de la Prière depuis le moment où le soleil décline jusqu’à l’arrivée des ténèbres de la nuit. Fais aussi la Lecture de l’Aube ; la Lecture de l’Aube n’est pas sans témoins.
Dans la nuit, consacre tes veilles à la Prière. Ce sera pour toi une œuvre surérogatoire. Il se peut que Dieu t’élève dans ces veilles à une place glorieuse.
Dis : Seigneur, fais-moi faire une entrée satisfaisante, et une sortie aussi satisfaisante, et accorde-moi de Ta part un pouvoir porteur de secours.
Dis encore : La Vérité est arrivée, et le Mensonge s’est évanoui ; le Mensonge est destiné à s’évanouir.
Nous révélons du Coran des versets qui sont guérison et miséricorde pour les Croyants. Quant aux injustes, cela ne fera qu’accentuer leur perte.
Quand nous accordons quelque bienfait à l’Homme, il se détourne et se met à l’écart. Lorsqu’un malheur le touche, il est bien désespéré.
Dis : chacun agit à sa manière ; mais votre Seigneur connaît bien celui qui suit le chemin le plus droit.
Ils t’interrogeront au sujet de l’Ame. Dis-leur : l’Ame relève de la science de mon Seigneur. Vous, vous n’avez reçu que peu de science.
Si Nous voulions, Nous retirerions ce que Nous t’avons révélé, et tu ne saurais trouver personne qui se chargeât de cette cause, auprès de Nous.
Si Nous ne l’avons pas fait c’est par miséricorde de ton Seigneur. En vérité, Sa bienveillance à ton égard est immense.
Dis : Quand les Hommes et les Djinns se réuniraient pour produire un livre semblable à ce Coran, ils ne produiraient rien de pareil, lors même qu’ils s’aideraient mutuellement.
Nous avons développé dans ce Coran toute sorte de paraboles pour l’instruction des Hommes ; mais la plupart des Hommes ne veulent rien d’autre que de rester infidèles.
Ils disent : Nous ne te croirons pas avant que tu ne fasses jaillir de la terre une source d’eau vive ;
Ou que tu n’aies un jardin planté de palmiers et de vignes et que tu n’y fasses jaillir des ruisseaux dans tous les sens.
Ou que tu ne fasses tomber sur nous, comme tu l’as prétendu, des pans du ciel, ou que tu n’amènes Dieu et les Anges devant nous,
Ou que tu n’aies une maison ornée de dorures, ou que tu ne montes aux cieux ; nous ne croirons d’ailleurs pas que tu y sois monté, jusqu’à ce que tu nous fasses descendre un Livre que nous puissions lire. Réponds-leur : Gloire à mon Seigneur ! Suis-je donc autre chose qu’un homme et un Apôtre ?
Qu’est-ce donc qui a empêché les Hommes de croire, lorsque la Direction est venue à eux, sinon qu’ils ont dit : Dieu aurait-il envoyé un simple mortel comme Apôtre ?
Dis-leur : S’il y avait sur la terre des Anges vivant tranquillement, Nous leur aurions envoyé un Ange comme Apôtre.
Dis-leur : Dieu suffit comme témoin entre vous et moi, car Il connaît et voit Ses serviteurs.
Celui que Dieu dirige est bien sur le droit chemin ; celui que Dieu égare, tu ne lui trouveras aucun patron en dehors de Lui. Au jour de la Résurrection, Nous les réunirons tous, prosternés sur leurs faces, aveugles, muets et sourds. La Géhenne sera leur refuge. Pour eux, Nous la rallumerons toutes les fois qu’elle s’éteindra.
Telle sera leur rétribution parce qu’ils n’ont point cru à Nos Signes, et parce qu’ils ont dit : Eh quoi ! une fois que nous ne serons qu’os et poussière, serons-nous ressuscités en une nouvelle création ?
Ne voient-ils pas que Dieu, qui a créé les cieux et la terre, peut aussi créer des corps semblables aux leurs ? Il a fixé pour eux un terme sur lequel il n’y a point de doute ; mais les Injustes ne veulent rien d’autre que de rester infidèles.
Dis-leur : Si vous disposiez des trésors de la faveur de mon Seigneur, vous les serreriez, de peur de les dépenser. En vérité, l’Homme est parcimonieux.
Nous avons accordé à Moïse neuf Signes évidents ; interroge plutôt les Enfants d’Israël, lorsque Moïse se présenta à eux et que Pharaon lui dit : je pense, Moïse, que tu es ensorcelé.
Tu sais bien, répondit Moïse, que nul n’a envoyé ces Signes évidents, Sinon le Seigneur des Cieux et de la Terre, pour vous éclairer ; Je pense ô Pharaon ! que tu es perdu.
Pharaon voulut les expulser du pays, et Nous Pavons submergé, lui et ses compagnons,
Nous dîmes ensuite aux Enfants d’Israël : Habitez cette terre, et lorsque le terme de la Vie Future sera arrivé, Nous vous réunirons tous ensemble.
En vérité, Nous fîmes descendre le Coran et en vérité, il est descendu. Et toi, O Muhammad ! Nous ne t’avons envoyé que pour annoncer et pour avertir.
Nous avons partagé le Coran en parties, afin que tu le récites aux hommes par pauses. Nous l’avons fait descendre progressivement.
Dis-leur : Croyez en Lui ou n’y croyez pas, peu importe ! Ceux à qui la science a été donnée précédemment se prosternent et tombent sur leurs faces quand il leur est récité.
Gloire à notre Seigneur ! s’écrient-ils. Les promesses de Notre Seigneur sont accomplies.
Ils tombent sur leurs faces, en pleurant, et leur humilité ne fait que s’accroître.
Dis : Invoquez Dieu ou invoquez le Miséricordieux ; de quelque nom que vous l’invoquiez, [peu importe] : les plus beaux Noms Lui appartiennent. Ne prononce ta prière ni d’une voix trop élevée, ni d’une voix trop basse. Cherche le juste milieu entre les deux.
Dis : Louange à Dieu qui n’a point de fils, qui n’a pas d’Associé au Pouvoir. Il n’a point de protecteur chargé de le préserver de l’humiliation. Proclame ouvertement sa grandeur.
Louange à Dieu, qui a fait descendre sur Son serviteur le Livre et qui n’y a point mis de tortuosités.
Livre droit destiné à avertir d’un châtiment terrible de la part de Dieu, et à annoncer aux Croyants qui font le bien une belle récompense
dont ils jouiront éternellement.
Destiné aussi à avertir ceux qui disent : Dieu a un fils.
Ils n’en ont aucune connaissance, pas plus que leurs pères. C’est une parole bien monstrueuse que celle qui sort de leurs bouches. Ils ne disent que mensonge.
S’ils ne croient pas à ce livre, tu es certainement capable de mourir de chagrin en les voyant se détacher de toi.
Tout ce qui sert d’ornement à la terre, Nous l’avons donné pour éprouver lequel d’entre les Hommes aura les meilleures œuvres.
En vérité, Nous réduisons la parure de la terre en poussière infertile.
Penses-tu que les Compagnons de la Caverne et d’Al-Raqûn soient parmi Nos signes un événement extraordinaire ?
Lorsque ces jeunes gens se furent retirés dans la caverne, ils s’écrièrent : Seigneur ! accorde-nous miséricorde de Ta part, et assure-nous une conduite droite.
Nous frappâmes leurs oreilles de surdité, dans la caverne, pendant un certain nombre d’années.
Nous les réveillâmes ensuite pour voir qui d’entre eux saurait mieux compter le temps qu’ils y étaient restés.
Nous te racontons leur histoire, en toute vérité. C’étaient des jeunes gens qui croyaient en leur Seigneur, et que Nous avons toujours bien dirigés.
Nous fortifiâmes leurs cœurs, lorsqu’ils se levèrent, et dirent : Notre Seigneur est le Seigneur des cieux et de la terre ; nous n’invoquerons point d’autre dieu que Lui, autrement nous prononcerions un blasphème.
Notre peuple que voici adore d’autres divinités que Dieu ; peut-il donc nous apporter une preuve évidente en faveur de leur existence ? Et qui est plus injuste que celui qui a forgé un mensonge sur le compte de Dieu ?
Ils se dirent alors : Une fois que vous les aurez quittés, ainsi que les idoles qu’ils adorent en dehors de Dieu, retirez-vous dans la caverne, votre Seigneur vous accordera une part de sa miséricorde et disposera vos affaires pour le mieux.
Tu aurais vu le soleil, quand il se levait, passer à droite de l’entrée de la caverne, et, quand il se couchait, s’en éloigner à gauche ; et ils se trouvaient au beau milieu de la caverne. C’est un des Signes de Dieu. Celui que Dieu dirige est le bien dirigé ; mais celui que Dieu égare, tu ne saurais lui trouver aucun patron pour le guider.
Tu aurais cru qu’ils étaient réveillés, et cependant ils dormaient ; Nous les retrouvions tantôt sur le côté droit et tantôt sur le côté gauche ; et leur chien était couché, les pattes de devant étendues, à l’entrée de la caverne. Si tu les avais vus dans cet état, tu aurais pris la fuite et tu aurais été empli de frayeur.
C’est ainsi que Nous les réveillâmes ensuite, afin qu’ils s’interrogeassent mutuellement. L’un d’entre eux demanda : Combien de temps êtes-vous restés ici ? —Un jour, répondit l’autre, ou une partie seulement de la journée. —Dieu sait mieux que personne, reprirent les autres, le temps que vous avez passé ici. Envoyez quelqu’un d’entre vous avec cet argent à la ville ; qu’il s’adresse à celui qui aura les meilleurs aliments, qu’il vous en apporte pour votre nourriture, mais qu’il se comporte avec civilité, et ne découvre à personne votre retraite.
Car si les habitants en avaient connaissance, ils vous lapideraient ou vous forceraient à reprendre leur religion. Alors tout bonheur disparaîtrait pour vous.
C’est ainsi que Nous les fîmes découvrir par leur peuple, afin que celui-ci apprenne que les promesses de Dieu sont véritables et qu’il n’y a point de doute sur la venue de l’Heure. Nous les fîmes découvrir au moment où le peuple se disputait à leur sujet. Construisons un mur qui les cache, disaient les uns, car leur Seigneur sait mieux que quiconque leur histoire. Ceux qui eurent le dernier mot dans cette affaire dirent : Nous y élèverons une chapelle.
Les uns diront : Ils étaient trois, leur chien était le quatrième. Les autres diront : Ils étaient cinq, leur chien était le sixième. Ils le feront pour scruter l’invisible. D’autres encore diront : Ils étaient sept, et leur chien était le huitième. Dis : Mon Seigneur sait mieux que personne combien ils étaient. Il n’y a qu’un petit nombre qui le sait. Aussi ne dispute point à ce sujet, si ce n’est pour la forme, et ne demande point [aux Détenteurs de l’Ecriture] leur avis à ce sujet.
Ne dis jamais : Je ferai telle chose demain,
sans ajouter : S’il plaît à Dieu. Invoque ton Seigneur, si tu viens à oublier, et dis : Peut-être mon Seigneur me dirigera-t-Il vers une meilleure connaissance de cette histoire.
Ces jeunes gens demeurèrent dans leur caverne trois cents ans, plus neuf.
Dis : Dieu sait mieux que personne combien de temps ils y demeurèrent ; l’invisible des cieux et de la terre Lui appartient. Oh ! comme Il sait bien voir et comme Il sait bien entendre ! Les Hommes n’ont point de patron en dehors de Lui; Dieu n’associe personne dans Ses arrêts.
Récite ce qui t’a été révélé du Livre de ton Seigneur : Personne n’est capable de changer Sa Parole ; en dehors de Lui, tu ne trouverais aucun refuge.
Efforce-toi d’être attentif à ceux qui, matin et soir, invoquent le Seigneur désirant Sa face. Ne détourne point tes yeux d’eux pour rechercher le brillant de ce monde, et n’obéis point à celui dont Nous avons rendu le cœur insouciant de Nous, qui suit ses passions et dont toutes les actions ne sont qu’un excès.
Dis : C’est la Vérité qui vient de votre Seigneur ; que celui qui veut croire, croie, et que celui qui veut être infidèle, le soit. Quant à Nous, Nous avons préparé pour les Injustes un feu dont l’immense bûcher les enveloppera de toutes parts. Quand ils imploreront du secours, on leur donnera une eau ardente comme du métal fondu, qui brûle les visages. Quel détestable breuvage ! quel détestable lieu de repos !
Ceux qui auront cru et pratiqué les bonnes œuvres savent que Nous ne ferons certes pas périr la récompense de celui qui a bien agi.
A ceux-ci les Jardins d’Eden ; sous leurs pieds couleront des cours d’eaux ; ils s’y pareront de bracelets d’or, se vêtiront de robes vertes de soie et de brocart, accoudés sur des divans. Quelle belle récompense ! quel admirable lieu de repos !
Propose-leur en parabole ces deux hommes : à l’un d’eux Nous donnâmes deux jardins plantés de vignes; nous entourâmes ces jardins de palmiers, et entre les deux nous plaçâmes des champs de céréales.
Les deux jardins portèrent des fruits et donnèrent une récolte qui ne lésa en rien le propriétaire.
Nous avions fait couler une rivière au milieu de ces jardins. L’homme prit des fruits. Il dit alors à son voisin au cours de la conversation : Je suis plus riche que toi, et plus puissant de par ma famille.
Il entra [avec son compagnon] dans son jardin et, coupable envers lui-même, il s’écria : Je ne pense pas que ce jardin ne périsse jamais.
Je ne pense pas que l’Heure arrive jamais ; et, si je suis rappelé devant mon Seigneur, j’aurai en échange un jardin encore plus beau que celui-ci.
Son ami lui dit, en toute réponse : es-tu donc ingrat à l’égard de Celui qui t’a créé de terre, puis de sperme, et qui enfin t’a donné les proportions parfaites de l’homme ?
Quant à moi, Dieu est mon Seigneur, et je n’associerai nul autre à mon Seigneur.
Que n’as-tu plutôt dit, en entrant dans ton jardin : Il arrivera ce que Dieu voudra ; il n’y a point de force si ce n’est en Dieu. Si tu me vois plus pauvre et ayant moins d’enfants que toi,
Il se peut que mon Seigneur m’accorde mieux que cela, qu’il fasse tomber dans ton jardin les foudres du ciel et le réduise un beau matin en roche polie et glissante.
Il se peut que ses eaux disparaissent sous terre, où tu ne saurais les retrouver.
La récolte fut enveloppée par tous ces dangers. Le propriétaire se mit à se tordre les mains, regrettant ses dépenses, car les vignes tombaient sur des échalas, dépouillées de leurs fruits, et il s’écriait : Plût à mon Seigneur que je ne Lui eusse associé aucun autre dieu !
Il n’avait point de troupe armée qui l’eût secouru contre Dieu ; il ne pouvait pas se secourir lui-même.
La protection n’appartient qu’à Dieu seul, le Dieu vrai. Il est le meilleur pour la récompense, Il est le meilleur pour l’accueil final.
Propose-leur la parabole de la Vie ici-bas. Elle ressemble à une eau que Nous avons fait descendre du ciel ; les plantes de la terre se mêlent à elle ; le lendemain ce ne sont que plantes sèches, dispersées par les vents. Dieu est tout-puissant.
Les richesses et les enfants sont les ornements de la Vie ici-bas ; mais les bonnes œuvres qui restent, obtiennent auprès de ton Seigneur une meilleure récompense et donnent de plus belles espérances.
Rappelle-toi le jour où Nous ferons marcher les montagnes, et où tu verras la terre nivelée comme une plaine ; Nous rassemblerons les Hommes, sans en oublier un seul.
Ils paraîtront devant ton Seigneur rangés en ordre. Dieu leur dira : Vous paraissez devant Nous dans l’état où Nous vous avons créés pour la première fois. Mais, vous pensiez que Nous ne vous fixerions pas de rencontre.
Le livret où sont inscrites les actions de chacun sera posé ; tu verras les Coupables saisis de frayeur, à cause de ce qu’il contient : « Malheur à nous ! diront-ils. Quel est le secret de ce livret qui n’a omis ni les petites choses ni les plus grandes ? ». Toutes leurs actions leur seront présentées. Ton Seigneur ne lésera personne.
Quand Nous dîmes aux Anges : Prosternez-vous devant Adam, ils se prosternèrent tous, à l’exception d’Iblis, qui était un des Djinns ; il se révolta contre les ordres de Dieu. Prendrez-vous donc plutôt Iblis et sa race pour patron en dehors de Moi, alors qu’ils sont vos ennemis ? Quel détestable échange pour les Injustes.
Je ne les ai point pris à témoin pour créer les cieux et la terre et les créer eux-mêmes ; Je n’ai point appelé à mon aide ceux qui s’égarent.
Rappelle-toi le jour où Dieu dira aux Infidèles : Appelez ceux que vous avez prétendu être Mes Associés. Ils les appelleront, mais ils n’obtiendront aucune réponse. Nous avons mis entre eux un abîme.
Les Coupables voient alors le Feu, pensent qu’ils vont y être infailliblement précipités et qu’ils ne trouveront aucun moyen d’y échapper.
Nous avons développé dans ce Coran toutes sortes de paraboles à l’usage des Hommes ; mais l’Homme est l’être le plus enclin à la discussion.
Qu’est-ce donc qui empêche les Hommes de croire, quand la Direction leur a été donnée ? qu’est-ce qui les empêche d’implorer le pardon de Dieu ? A moins qu’ils n’attendent de subir le sort des Anciens, ou d’être surpris par le châtiment qui les prendra de face.
Nous n’envoyons les Apôtres qu’avec la mission d’avertir et d’annoncer. Les Incrédules discutent en se fondant sur le Faux pour effacer la Vérité, ils prennent Mes Signes et les Avertissements pour l’objet de leurs railleries.
Qui donc est plus injuste que celui à qui on rappelle les Signes de son Seigneur et qui s’en détourne et oublie ses propres actions ? Nous avons recouvert leurs cœurs de plus d’une enveloppe, pour qu’ils ne comprennent point le Coran, et Nous avons jeté la surdité dans leurs oreilles. Quand même tu les appellerais à la Bonne Direction, ils ne seront jamais bien dirigés. 
Ton Seigneur est l’Absoluteur, dispensateur de miséricorde ; s’il voulait les punir de leurs œuvres, Il aurait précipité un châtiment. Mais ils ont pour cela un terme fixé auquel ils n’échapperont pas.
Nous avons détruit ces anciennes cités, à cause de l’injustice de leurs habitants. Précédemment Nous avions annoncé l’arrivée de ce châtiment.
Rappelle le jour où Moïse dit à son serviteur : Je ne cesserai de marcher jusqu’à ce que je sois parvenu au confluent des deux mers, dussé-je marcher pendant des années.
Lorsqu’ils furent arrivés au confluent des deux mers, ils s’aperçurent qu’ils avaient oublié leur poisson, qui retrouva rapidement son chemin dans la mer.
Ils passèrent outre, et Moïse dit à son serviteur : Sers-nous notre repas, nous avons éprouvé beaucoup de fatigues dans ce voyage.
Vois-tu ? reprit son serviteur. Lorsque nous nous sommes arrêtés auprès de ce rocher, j’ai oublié le poisson. Seul le Démon a pu me le faire oublier; et le poisson a pris miraculeusement son chemin dans la mer.
C’est ce que nous désirions, reprit Moïse. Et ils retournèrent tous deux sur leurs pas.
Ils rencontrèrent un de Nos serviteurs à qui Nous avons accordé miséricorde de Notre part et à qui Nous avons dispensé une Science Nôtre.
Puis-je te suivre, lui dit Moïse, afin que tu m’apprennes la droiture, d’après la science que tu as reçue ?
L’inconnu répondit : Tu ne pourras jamais supporter ma société.
Et comment pourrais-tu supporter certaines choses dont tu ne comprendras pas le sens ?
S’il plaît à Dieu, répondit Moïse, tu me trouveras patient, et je ne désobéirai point à tes ordres.
Eh bien ! si tu me suis, dit l’inconnu, ne m’interroge pas sur quoi que ce soit, avant que je ne t’en aie parlé moi-même.
Ils se mirent donc en route tous deux, et tous deux montèrent dans un bateau ; l’inconnu troua le bateau. —L’as-tu troué, demanda Moïse, pour noyer ceux qui sont dedans ? Tu viens de commettre là une action monstrueuse.
Ne t’ai-je pas dit que tu ne pourrais pas supporter ma société ? répondit l’inconnu.
Ne me blâme pas, reprit Moïse, d’avoir oublié tes ordres, et ne m’impose point des obligations trop difficiles.
Ils repartirent, et ils marchèrent jusqu’à ce qu’ils eussent rencontré un jeune homme. L’inconnu tua le jeune homme. —Eh quoi ! s’exclama Moïse tu viens de tuer un homme innocent qui n’a tué personne ! Tu as commis là une action détestable.
Ne t’ai-je point dit que tu ne pourrais jamais supporter ma société ? répondit l’inconnu.
Si je t’interroge encore une seule fois, s’écria Moïse, tu ne me permettras plus de t’accompagner. Maintenant excuse-moi.
Ils repartirent, et ils marchèrent jusqu’à ce qu’ils fussent arrivés aux portes d’une ville. Ils demandèrent l’hospitalité aux habitants; ceux-ci refusèrent de les recevoir. Ils trouvèrent un mur dans la ville menaçant ruine. L’inconnu le consolida. —Si tu avais voulu, lui dit Moïse, tu aurais pu réclamer ton salaire.
Ici nous nous séparerons, reprit l’inconnu. Je vais toutefois t’apprendre l’interprétation des choses que tu as été impatient de savoir.
Le navire appartenait à de pauvres gens qui travaillaient sur mer ; je voulus l’endommager, parce que derrière ces gens il y avait un roi qui s’emparait de tous les navires, injustement.
Quant au jeune homme, ses parents étaient croyants, et nous avons craint qu’il ne les infectât de sa perversité et de son incrédulité.
Nous avons voulu que Dieu leur donnât en retour un autre enfant plus pur et plus affectueux.
Le mur était l’héritage de deux enfants, orphelins, de cette ville. Sous ce mur était un trésor qui leur appartenait. Leur père était un homme de bien. Le Seigneur, par une miséricorde Sienne, a voulu les laisser atteindre d’abord leur majorité et leur permettre ainsi de prendre possession du trésor. Ce n’est point de mon propre chef que j’ai fait tout cela. Voilà l’interprétation des actes que tu as été impatient de comprendre.
Ils t’interrogent, ô Muhammad : au sujet de Dhoul’ Qarnaïn. Réponds : Je vous raconterai son histoire.
Nous affermîmes sa puissance sur la terre, et Nous lui donnâmes pour toute chose un moyen de l’accomplir,
 Il utilisa donc un de ses moyens
Et marcha jusqu’à ce qu’il fut arrivé au couchant du soleil ; il vit le soleil se coucher dans une source boueuse ; auprès d’elle il trouva établie une peuplade. Nous lui dîmes : O Dhoul’Qarnaïn ! tu peux châtier ce peuple, ou le traiter avec générosité.
Nous châtierons, répondit-il, tout homme injuste ; ensuite nous le livrerons à son Seigneur, qui lui fera subir un supplice affreux.
Mais quiconque aura cru et pratiqué le bien obtiendra comme récompense la Belle Sanction, et nous ne lui donnerons que des ordres faciles à exécuter.
Dhoul’Qarnaïn de nouveau utilisa un autre moyen et marcha
Jusqu’à ce qu’il arrivât à l’endroit où le soleil se lève ; il se levait sur un peuple auquel Nous n’avons rien donné pour se mettre à l’abri de son ardeur.
Oui, il en était ainsi, et Nous connaissons tous ceux qui étaient avec Dhoul’Qarnaïn.
Puis il utilisa un autre moyen et marcha
Jusqu’à ce qu’il arrivât entre les deux Barrages, au pied desquels habitait un peuple qui comprenait à peine ce qu’on lui disait.
Ce peuple lui dit : O Dhoul’Qarnaïn ! voici que Gog et Magog sèment le désordre sur la terre. Pouvons-nous te demander, moyennant impôt d’élever un barrage entre eux et nous ?
La puissance que m’accorde mon Seigneur, répondit-il est préférable. Aidez-moi seulement avec force, et j’élèverai une muraille entre eux et vous.
Apportez-moi des blocs de fer. Lorsqu’il en eut comblé l’intervalle entre les deux barrages, il dit : Soufflez. Lorsqu’ils eurent rendu le fer incandescent comme le feu, il dit : Apportez-moi de l’airain fondu, afin que je le jette dessus.
Gog et Magog ne purent ni escalader le mur ni le percer.
Cet ouvrage, dit Dhoul’ Qarnaïn, est un effet de la miséricorde de mon Seigneur. Quand la Promesse du Seigneur sera arrivée, Il le réduira en pièces ; les promesses de Dieu sont vraies.
Ce jour-là, Nous les laisserons se presser en foule comme les flots les uns sur les autres. On sonnera la Trompette, et Nous réunirons tous les Hommes ensemble.
Ce jour-là, Nous offrirons la Géhenne aux Infidèles,
Ceux dont les yeux portent des œillères qui les empêchent de voir Mon Rappel et qui étaient incapables d’entendre.
Les Infidèles ont-ils donc pensé qu’ils pouvaient prendre, en dehors de Moi, Mes serviteurs comme patrons ? Nous avons préparé pour les Infidèles la Géhenne comme demeure.
Dis ! Vous ferons-Nous connaître ceux qui ont le plus perdu à leurs œuvres ?
Ce sont ceux dont les efforts dans ce monde ont été en pure perte, et qui croyaient cependant avoir bien agi ?
Ce sont ceux qui n’ont point cru aux Signes de leur Seigneur et à Sa Rencontre ; leurs actions sont vaines, et Nous ne leur assignerons pas de poids au Jour de la Résurrection.
Telle sera leur récompense. Ce sera la Géhenne parce qu’ils ont été infidèles et ont fait de Mes Signes et de Mes Apôtres l’objet de leur risée.
Ceux qui croient et pratiquent le bien auront pour demeure les Jardins du Paradis.
Ils les habiteront éternellement et ne désireront aucun changement à leur sort.
Dis : Si la mer se changeait en encre pour écrire les paroles de Dieu, la mer se tarirait avant les paroles de Dieu, quand même nous y emploierions en plus une autre mer pareille.
Dis : Je suis tout simplement un homme comme vous. Il m’a été révélé que votre Dieu est un Dieu unique. Quiconque espère voir un jour la face du Seigneur, qu’il pratique le bien et qu’il n’associe personne au culte de son Seigneur.
K. H. Y. S.
Récit de la miséricorde de ton Seigneur envers Son serviteur Zacharie,
lorsque celui-ci invoqua secrètement son Seigneur
Et dit : Seigneur, mes os se dérobent sous moi, et ma tête se couvre de la flamme de la canitie. Je n’ai jamais été malheureux Seigneur dans mes prières à Toi.
Je crains les miens après ma mort. Ma femme est stérile. Donne-moi un héritier qui vienne de Toi,
Qui hérite de moi, qui hérite de la famille de Jacob ; et fais ô Seigneur ! qu’il Te soit agréable.
O Zacharie : Nous t’annonçons un fils. Son nom sera Jean. Avant lui personne n’a porté ce nom.
Zacharie dit : Seigneur ! comment aurais-je un fils ? Mon épouse est stérile, et moi je suis arrivé à l’âge de décrépitude.
Il en sera ainsi dit le Seigneur. Ton Seigneur a dit : Ceci M’est aisé. Car Je t’ai créé quand tu n’étais rien.
Seigneur, donne-moi un signe. —Ton signe sera que tu ne parleras pas aux hommes pendant trois journées consécutives.
Zacharie sortit du sanctuaire vers son peuple, et lui fit signe de louer Dieu matin et soir.
« Jean ! prends le Livre avec force ! ». Nous avons donné à Jean la Sagesse quand il n’était qu’un enfant.
Ainsi que tendresse, de Notre part, et candeur.
Il était pieux et bon envers ses parents. Il n’était violent ni rebelle.
Que la paix soit sur lui au jour où il naquit, au jour où il mourra, et au jour où il sera ressuscité !
Parle dans le Coran de Marie, comme elle se retira de sa famille dans un endroit vers l’est.
Elle se couvrit d’un voile qui la déroba à leurs regards. Nous envoyâmes vers elle Notre esprit. Il prit devant elle la forme d’un homme, d’une figure parfaite.
Elle lui dit : Je cherche auprès du Miséricordieux un refuge contre toi. Si tu Le crains.
Il répondit : Je suis tout simplement l’Envoyé de ton Seigneur, chargé de te donner un fils pur.
Comment, répondit-elle, aurais-je un fils alors que nul homme ne m’a touchée, et que je ne suis point une dissolue.
Il répondit : Il en sera ainsi ; ton Seigneur a dit : Ceci M’est aisé. Il sera Notre signe devant les Hommes et une miséricorde de Notre part. L’Ordre est déjà prononcé.
Elle devint grosse de l’enfant, et se retira ainsi dans un endroit éloigné.
Les douleurs de l’enfantement la surprirent auprès d’un tronc de palmier. Plût à Dieu, s’écria-t-elle, que je fusse morte avant ceci et que je fusse oubliée d’un oubli éternel.
Une voix cria de dessous elle : Ne t’attriste point. Ton Seigneur a fait couler un ruisseau à tes pieds.
Secoue le tronc du palmier, des dates mûres tomberont vers toi.
Mange et bois et que tes yeux retrouvent la fraîcheur ; et, si tu vois un homme, Dis-lui : J’ai voué un jeûne au Miséricordieux ; aujourd’hui je ne parlerai à aucun mortel.
Elle alla chez sa famille, portant l’enfant dans ses bras. On lui dit : O Marie ! tu as fait une chose étrange.
O sœur d’Aaron ! ton père n’était pas un homme de mal ni ta mère une femme dissolue.
Marie leur fit signe [d’interroger] l’enfant : Comment, dirent-ils, parlerons-nous à un enfant au berceau ?
Je suis le serviteur de Dieu, dit l’enfant. Il m’a donné le Livre et m’a fait prophète.
Il a voulu que je sois béni, partout où je me trouverai ; Il m’a recommandé de faire la Prière et l’Aumône légale, tant que je vivrai ;
Et d’être pieux avec ma mère. Il ne m’a fait violent ni misérable.
La paix sera sur moi au jour où je naquis, au jour où je mourrai et au jour où je serai ressuscité.
Tel était, selon la parole de la Vérité, Jésus, fils de Marie, sur lequel ils élèvent des doutes.
Il n’était pas de Dieu d’avoir un enfant. Loin de Sa gloire ce blasphémé ! Quand Il décide d’une chose, Il dit : Sois ! et elle est.
Dieu est mon Seigneur et le vôtre. Adorez-Le. C’est une voie droite.
Les Partis se divisèrent entre eux. Malheur à ceux qui ne croient pas, lorsqu’ils assisteront à un jour terrible.
Comme ils entendront bien et verront clair le jour où ils viendront devant Nous. Aujourd’hui les Injustes sont dans un égarement manifeste.
Avertis-les du jour des Regrets, du jour où l’Ordre sera accompli, alors qu’ils seront plongés dans l’insouciance, et qu’ils resteront incrédules.
C’est Nous qui hériterons de la terre et de tous ceux qui y vivent ; c’est à Nous qu’ils retourneront.
Parle aussi dans le livre, d’Abraham ; il était juste et prophète.
Rappelle quand il dit à son père : Père ! pourquoi adores-tu ce qui n’entend ni ne voit, et qui ne saurait te servir à rien ?
Père ! il m’a été révélé, en fait de science, des connaissances que tu n’as point reçues. Suis-moi ; je te dirigerai sur un chemin droit.
Père ! n’adore point le Démon, car il a été rebelle envers le Miséricordieux.
Père ! je crains qu’un châtiment du Miséricordieux ne t’atteigne, et que tu ne deviennes l’allié du Démon.
Son père lui répondit : Tu as donc de l’aversion pour mes divinités ? O Abraham ! si tu ne cesses d’agir de la sorte, je te lapiderai. Quitte-moi pour de longues années.
Que la paix soit sur toi, répondit Abraham ; j’implorerai pour toi le pardon de mon Seigneur, car Il est bienveillant pour moi.
Je m’éloigne de vous et des divinités que vous invoquez à l’exclusion de Dieu. Moi, je prie mon Seigneur : peut-être ne serais-je pas malheureux dans les prières que je Lui adresse.
Quand il se fut séparé d’eux et des divinités qu’ils adoraient à l’exclusion de Dieu, Nous lui donnâmes Isaac et Jacob, et Nous les avons faits prophètes tous deux.
Nous leur accordâmes une part de Notre Miséricorde et la langue sublime de la véracité.
Parle aussi, dans le Livre, de Moïse. Il était dévoué ; il était Envoyé et Prophète.
Nous lui parlâmes du côté droit du mont Sinaï, et Nous le fîmes approcher pour un entretien secret.
Par l’effet de Notre miséricorde, Nous lui donnâmes son frère Aaron comme prophète.
Parle aussi, dans le Livre, d’Ismaël. Il était fidèle à ses promesses, Envoyé et Prophète.
Il ordonnait à son peuple de faire la Prière et l’Aumône légale. Il était agréé auprès de son Seigneur.
Parle aussi, dans le Livre, d’Idris. Il était véridique et Prophète.
Nous l’avons élevé à une place sublime.
Voilà ceux que Dieu a comblés de Ses bienfaits, tous parmi les Prophètes de la postérité d’Adam, parmi ceux que Nous avons conduits sur l’Arche avec Noé, parmi la postérité d’Abraham et d’Israël et parmi ceux que Nous avons dirigés et élus. Lorsqu’on leur récitait les Signes du Miséricordieux, ils se prosternaient la face contre terre en pleurant.
D’autres générations leur succédèrent, qui laissèrent la Prière se perdre et suivirent leurs appétits. Elles ne rencontreront que le Mal,
à l’exception de ceux qui reviennent à Dieu, qui croient et pratiquent le bien, ceux-là entreront au Paradis et ne seront nullement lésés,
Ce Paradis, Jardins d’Eden, que le Miséricordieux a promis à Ses serviteurs dans l’invisible. Sa promesse sera accomplie.
Ils n’y entendront nul bavardage, mais le mot « Paix ». Ils recevront la nourriture le matin et le soir.
Tel est le Paradis que Nous donnerons en héritage à ceux d’entre Nos serviteurs qui ont été pieux.
Nous, Anges, ne descendons du ciel que par l’Ordre de ton Seigneur. A Lui seul appartient ce qui est devant nous, derrière nous, et ce qui est entre les deux. Ton Seigneur n’est point oublieux.
Il est le Seigneur des cieux, de la terre et de ce qui existe entre eux. Adore-Le et persévère dans ton adoration. Lui connais-tu un Homonyme ?
L’Homme dit : Quand je serai mort, sortirai-je de nouveau vivant ?
L’Homme ne se souvient-il pas que Nous l’avons créé quand il n’était rien ?
Par ton Seigneur, Nous les rassemblerons tous ainsi que les démons, puis Nous les placerons autour de la Géhenne, à genoux.
Puis nous arracherons de chaque secte ceux qui ont été les plus rebelles envers le Miséricordieux.
C’est Nous qui connaissons le mieux ceux qui méritent le plus d’être brûlés.
Il n’y aura pas un seul parmi vous qui n’y soit précipité ; c’est un arrêt fixé, décidé par ton Seigneur.
Puis Nous sauverons ceux qui ont été pieux et Nous laisserons les Injustes à genoux.
Lorsqu’on leur récite Nos versets clairs et probants, les Incrédules disent aux Croyants : Lequel de nos deux partis occupe une place plus élevée ? lequel forme une plus belle assemblée.
Oh ! combien de générations n’avons-Nous pas anéanties avant eux qui les surpassaient cependant en richesse et en splendeur !
Dis-leur : Que Dieu prolonge la vie de ceux qui sont dans l’égarement ! Jusqu’au moment où ils verront de leurs yeux ce dont ils sont menacés : le Châtiment ou bien l’Heure. Alors ils apprendront qui occupe la plus mauvaise place et qui est le plus faible en troupes,
Dieu dirigera toujours mieux ceux qui ont été bien dirigés. Les bonnes actions qui restent sont destinées à recevoir une meilleure récompense et une plus belle fin auprès de ton Seigneur.
As-tu vu celui qui n’ajoutait pas foi à Nos Signes, et qui disait : J’ai des richesses et des enfants ?
A-t-il donc découvert l’invisible, ou bien a-t-il conclu un pacte avec le Miséricordieux ?
Non point ! Nous enregistrons ses paroles et Nous prolongerons son supplice.
Nous lui enlèverons les biens dont il parle, et il comparaîtra devant Nous, tout seul.
Ils ont pris en dehors de Dieu d’autres divinités pour s’en faire une puissance.
Non point ! Ces divinités désavoueront le culte qu’ils leur rendaient et seront leurs adversaires.
Ne vois-tu pas que Nous envoyons vers les Infidèles des démons pour les exciter au mal ?
Ne cherche donc point à hâter leurs supplices ; Nous leur comptons Nous-même leurs jours.
Le jour où Nous rassemblerons les Pieux, en délégation, vers le Miséricordieux,
Où Nous pousserons les coupables en troupeaux vers la Géhenne,
Les Infidèles ne seront en possession d’aucune intercession, à l’exception de ceux qui avaient conclu un pacte avec le Miséricordieux.
Ils disent : Le Miséricordieux a un fils.
Vous dites là une chose abominable.
-
Ils attribuent un fils au Miséricordieux !
alors qu’il ne Lui sied point d’avoir un fils.
Tous ceux qui sont dans les cieux et sur la terre ne peuvent rien autre que venir auprès du Miséricordieux, en serviteurs.
Il les a comptés et dénombrés tous.
Tous paraîtront devant Lui au Jour de la Résurrection individuellement.
Ceux qui croient et pratiquent les bonnes œuvres trouveront l’Amour du Miséricordieux.
Nous avons rendu le Coran facile en te le donnant dans ta langue, afin que, par lui, tu annonces de belles promesses aux Pieux et lance des avertissements à un peuple hostile.
Combien de générations n’avons-Nous pas anéanties avant eux ? Sens-tu la présence d’un seul homme de ces générations anéanties ? Entends-tu le moindre bruit de leur côté ?
T. H.
Nous ne t’avons pas envoyé le Coran pour que tu te surmènes.
Mais simplement pour que ce soit un rappel pour celui qui craint Dieu.
Il a été révélé par Celui qui a créé la terre et les cieux sublimes.
Le Miséricordieux qui se tient dignement sur le Trône.
A Lui appartient ce qui est dans les cieux, sur la terre, entre les deux et sous le sol.
Si tu pries à voix haute, tu le fais inutilement car Dieu sait bien ce qui se dit en secret et ce qui est plus caché encore.
Dieu, il n’y a point d’autre dieu que Lui, a les plus beaux noms.
L’histoire de Moïse est-elle parvenue jusqu’à toi ?
Lorsqu’il aperçut le feu, il dit à sa famille : Restez ici, je viens d’apercevoir un feu. Peut-être vous en apporterai-je un tison, ou bien je pourrai, à l’aide du feu, me diriger dans mon voyage.
Et lorsqu’il s’en approcha, une voix lui cria : O Moïse !
En vérité, Je suis ton Seigneur ; ôte tes sandales, tu es dans la vallée sainte de Thouwa.
Je t’ai élu. Ecoute attentivement ce qui te sera révélé.
Moi, je suis Dieu, il n’y a point d’autre dieu que Moi. Adore-moi donc et fais la Prière pour M’invoquer.
Car l’Heure viendra inexorablement. Je ne cesse pas de la cacher. Afin que toute âme soit rétribuée pour ses œuvres.
Que celui qui ne croit pas et suit ses passions, ne te détourne pas de cette vérité, car tu périrais.
Qu’as-tu là, Moïse, dans ta main droite ?
C’est mon bâton, dit-il, sur lequel je m’appuie et avec lequel j’arrache les feuilles des arbres pour mon troupeau, et il me sert encore à d’autres usages.
Dieu dit : Jette-le, ô Moïse !
Et Moïse le jette, et voici qu’il devient un serpent qui se met à ramper.
Dieu dit : Prends-le et ne crains rien ; Nous le rendrons à son ancien état.
Serre ta main contre ton côté gauche, elle deviendra blanche sans aucun mal. C’est un autre signe.
Pour te faire voir ensuite les plus grands de Nos signes,
Va trouver Pharaon. Il s’est montré trop rebelle.
—Seigneur, dit Moïse, ouvre ma poitrine,
Rends ma tâche facile,
Et dénoue le nœud de ma langue,
Afin que Ton comprenne ma parole.
Donne-moi un conseiller choisi dans ma famille ;
Que ce soit mon frère Aaron.
Fortifie-moi par lui,
Et associe-le à mon œuvre,
Afin que nous célébrions sans cesse Ta gloire
et que nous T’invoquions sans cesse ;
Car Tu nous a protégés du regard.
Dieu répondit : ta demande est agréée, ô Moïse !
Nous avons été bienveillant envers toi, une première fois.
Lorsque Nous révélâmes ces paroles à ta mère :
« Mets ton fils dans un coffre et lance-le dans le Fleuve. Le Fleuve le ramènera au rivage. Un ennemi pour Moi et pour lui l’accueillera ». J’ai répandu sur toi un Amour mien. Afin que tu fusses élevé sous Mes yeux.
Un jour, ta sœur se promenait disant : Voulez-vous que je vous indique une nourrice ? Nous te rendîmes alors à ta mère, pour qu’elle se consolât et qu’elle cessât de s’affliger. Puis tu as tué un homme ; Nous te sauvâmes du souci, et Nous t’éprouvâmes par de nombreuses épreuves. Tu as habité plusieurs années parmi les Madianites; ensuite tu es venu ici en vertu d’un ordre, ô Moïse !
Je t’ai formé pour Moi-même.
Partez, toi et ton frère, accompagnés de Mes signes, et ne négligez point Mon invocation.
Allez à Pharaon qui s’est montré trop rebelle.
Parlez-lui un langage doux ; peut-être réfléchira-t-il ou craindra-t-il.
Ils répondirent : Seigneur, nous craignons qu’il nous fasse violence ou qu’il ne se montre trop rebelle.
Dieu leur dit : Ne craignez rien, Je suis avec vous, J’entends et Je vois.
Allez et dites-lui : Nous sommes les Envoyés de ton Seigneur ; renvoie avec nous les Enfants d’Israël et ne les accable pas de supplices. Nous venons chez toi avec un Signe de ton Seigneur. Que le salut soit sur celui qui suit la route droite.
Il nous a été révélé que le châtiment est réservé à celui qui crierait à l'imposture et qui tournerait le dos.
Qui donc est votre Seigneur, ô Moïse ! demanda Pharaon.
Notre Seigneur est Celui qui a donné la forme à tout ce qui existe, et qui le dirigera ensuite dans la voie droite.
Quel fut donc, demanda Pharaon, le sort des générations passées ?
La connaissance en est auprès de mon Seigneur, répondit Moïse, renfermée dans un Livre. Notre Seigneur ne se trompe pas et n'oublie rien.
Lui, qui vous a donné la terre pour berceau, qui a tracé des routes pour vous, qui a fait descendre du ciel une eau avec laquelle Dieu fit germer des familles de plantes, si diverses.
Nourrissez-vous et paissez vos troupeaux. Il y a certes en cela des signes pour les Hommes doués d'intelligence.
De terre, Nous vous avons créés, à elle Nous vous ferons retourner et d’elle, Nous vous ferons sortir une seconde fois.
Nous fîmes voir à Pharaon Nos Signes, sans exception ; mais il les traita de mensonges et refusa d'y croire.
Il dit : ô Moïse ! es-tu donc venu pour nous chasser de notre pays par ta sorcellerie ?
Nous te ferons voir une sorcellerie semblable. Donnez-nous un rendez-vous, nous n'y manquerons pas : toi non plus, tu n’y manqueras pas. Que ce soit dans un endroit aussi près d’ici que de chez toi.
Moïse répondit : votre rendez-vous sera pour le Jour de la Fête. Que le peuple soit rassemblé en plein jour.
Pharaon se retira ; il prépara ses artifices, et vint au jour fixé.
Moïse dit : Malheur à vous ! Gardez-vous d’inventer des mensonges sur le compte de Dieu. Car Il vous atteindrait de son châtiment. Ceux qui inventaient des mensonges ont échoué.
Les gens se concertèrent et se parlèrent en secret.
Ces deux hommes, dirent-ils, sont des magiciens ; ils veulent vous chasser de votre pays par leur magie et faire disparaître votre méthode magistrale.
Réunissez vos artifices, puis venez en rangs. Aujourd’hui celui qui aura le dessus connaîtra un grand succès.
-
Il répondit : Lancez plutôt vous. Et voici que, par l’effet de leur magie, leurs cordes et leurs baguettes lui parurent ramper.
Moïse conçut en lui-même une frayeur secrète.
Nous lui dîmes : Ne crains rien, car tu auras le dessus.
Jette ce que tu tiens dans la main droite : ce bâton dévorera ce qu’ils ont imaginé ; ce qu’ils ont imaginé n’est qu’un artifice de magicien, et le magicien ne réussit jamais où qu’il aille.
Les magiciens se prosternèrent alors en disant : Nous avons cru au Seigneur d’Aaron et de Moïse.
Comment ! dit Pharaon, vous avez cru en lui sans attendre ma permission ? A coup sûr, il est votre maître, qui vous a enseigné la magie. Je vous ferai, certes, couper les mains droites et les pieds gauches, et vous ferai crucifier sur les troncs de palmiers. Vous saurez certes qui de nous, de Dieu ou de moi, est plus terrible et plus constant dans ses châtiments.
Les magiciens reprirent : Nous ne te mettrons pas au-dessus des Preuves que nous avons eues, ni au-dessus de Celui qui nous a créés. Décide ce que tu voudras, tu ne peux décider que pour ici-bas.
Quant à nous, nous avons cru en notre Seigneur, afin qu’il nous pardonne nos péchés et les artifices magiques auxquels tu nous as contraints. Dieu est meilleur et éternel.
En vérité, celui qui se présentera à son Seigneur, chargé de fautes, aura la Géhenne. Il n’y mourra pas et n’y vivra pas.
Mais ceux qui se présenteront devant Lui en Croyant ayant pratiqué les bonnes œuvres, tous ceux-là occuperont les places les plus élevées du Paradis,
Jardins d’Eden où coulent des rivières ; ils y resteront éternellement. C’est la récompense de celui qui s’est purifié.
Nous révélâmes à Moïse ces paroles : Emmène Mes serviteurs pendant la nuit et fraye-leur à travers la mer un chemin sec. Ne crains point d’être rejoint et n’aie pas peur.
Pharaon les poursuivit avec son armée, mais les eaux de la mer les engloutirent.
 Pharaon a égaré son peuple ; il ne l’a pas conduit dans le droit chemin.
O Enfants d’Israël ! Nous vous avons délivrés de votre ennemi et Nous vous avons fait promesse sur le flanc droit du Mont Sinaï ; Nous vous avons donné la Manne et la Caille.
Jouissez des mets délicieux que Nous vous donnons et évitez l’excès, de peur que Mon courroux ne s’appesantisse sur vous ; car celui sur qui tombe Mon courroux, sombre dans l’abîme.
Je suis absoluteur pour celui qui se repent, croit, fait le bien et se maintient dans la bonne Direction.
Qu’est-ce qui t’a fait arriver avant ton peuple ? dit Dieu à Moïse.
Le Voici sur mes pas. Je m’empressais d’aller vers Toi, Seigneur, pour que Tu sois satisfait.
Le Seigneur dit : Nous avons tenté ton peuple, après ton départ : le Samaritain les a égarés.
Moïse retourna au milieu de son peuple, enflammé de colère et accablé de tristesse. Et dit : O mon peuple ! Dieu ne vous a-t-Il pas fait une belle promesse ? Le temps vous a-t-il paru trop long ? ou bien avez-vous voulu que la colère de votre Seigneur tombât sur vous en manquant votre rendez-vous avec moi ?
Nous n’avons point manqué ton rendez-vous de notre propre gré, mais nous avons emporté des charges et des ornements du peuple égyptien et nous les avons jetés (et le Samaritain jeta également ses bijoux) dans le feu.
Il en retira pour le peuple un veau, ayant un corps et poussant rugissement. On nous a dit : « Voici votre Dieu et le Dieu de Moïse ; en réalité, Moïse l'a oublié ».
Eh ! quoi ! n’ont-ils pas vu que ce veau ne leur répondait pas et qu’il ne pouvait leur être utile, ni nuisible ?
Aaron leur avait bien dit : O mon peuple ! ce veau n’est qu’une tentation. Votre Seigneur, c’est le Miséricordieux. Suivez-moi et obéissez à mes ordres.
Nous ne cesserons d’adorer ce veau, répondirent-ils, jusqu’à ce que Moïse soit de retour.
Moïse dit à Aaron : Qu’est-ce qui t’a empêché de me suivre lorsque tu les as vus s’égarer ?
Veux-tu désobéir à mes ordres ?
O fils de ma mère ! répond Aaron, cesse de me tirer par la barbe et par la tête. J’ai craint que tu ne dises : tu as semé la scission entre les Enfants d'Israël et tu n’as pas attendu mes ordres.
Moïse dit : Et toi, ô Samaritain ! quel a été ton dessein ?
Il répondit : J’ai vu ce qu’eux ne voyaient pas. J’ai pris une poignée de poussière sous les pas de l’Envoyé de Dieu et je l’ai jetée sur le veau ; mon esprit me l’a suggéré ainsi.
Va-t-en, lui dit Moïse, Ton châtiment dans ce monde est que tu dises à tous ceux que tu vois : Ne me touchez pas. En outre, il t’est réservé un rendez-vous auquel tu ne saurais échapper. Jette les yeux sur cette divinité que tu as adorée avec tant de dévotion. Nous la brûlerons, nous la réduirons en poudre et la jetterons dans la mer.
Votre divinité c’est Dieu ; il n’y a point d’autre divinité que Lui ; Il embrasse tout de Sa science.
C’est ainsi que Nous te racontons les histoires d’autrefois ; en outre, Nous t’avons envoyé de Notre part un Rappel.
Quiconque s’en détourne portera son fardeau au Jour de la Résurrection.
Il le portera éternellement. Quelle insupportable charge ce sera, au Jour de la Résurrection !
Au jour où l’on soufflera dans la Trompette et où Nous rassemblerons les Coupables,
Ils se diront à voix basse : Vous n’êtes restés que dix jours sur la terre.
Nous savons bien ce que voudront dire les meilleurs d’entre eux quand ils répondront : Vous n’y êtes restés qu’un jour.
Ils t’interrogeront au sujet des montagnes. Dis-leur : Mon Seigneur les dispersera comme poussière.
Il les changera en plaines unies
où tu n’apercevras plus aucune dépression, aucune élévation.
Ce jour-là ils suivront sans détours l’Ange qui les appellera, les voix s’abaisseront devant le Miséricordieux et tu n’entendras que le bruit sourd des pas.
Ce jour-là l’Intercession ne pourra profiter qu’à celui en faveur de qui le Miséricordieux l’a permise et à qui Il permettra de parler,
Il connaît ce qui est devant eux et ce qui est derrière eux. Mais, eux, ne L’embrassent point de leur science.
Les fronts seront baissés devant le Vivant, l’immuable. Celui qui sera chargé d’iniquités échouera.
Celui qui fait le bien, s’il est en même temps croyant, n’aura point à craindre l’injustice ni d’être lésé.
Ainsi, Nous avons fait descendre le Coran, livre arabe, et Nous y avons répandu des menaces ; peut-être finiront-ils par être pieux, peut-être ce Coran fera-t-il naître en eux des souvenirs.
Exalté soit Dieu, le Souverain, la Vérité. Ne te hâte point de diffuser le Coran, avant qu’il ne te soit complètement révélé. Dis plutôt : Seigneur ! augmente ma science.
Auparavant, Nous avions fait un pacte avec Adam, mais il l’oublia ; Nous ne lui avons pas trouvé de résolution ferme.
Et lorsque Nous dîmes aux Anges : Prosternez-vous devant Adam, ils le firent, excepté Iblis qui s’y refusa.
Nous dîmes à Adam : Celui-ci est ton ennemi et l’ennemi de ton épouse. Prenez garde qu’il ne vous chasse du Paradis car vous seriez alors malheureux.
Il te sera donné au Paradis de ne souffrir ni de la faim ni de la nudité.
Tu n’y souffriras ni de la soif, ni de la chaleur.
Le Démon lui fit des suggestions : O Adam ! lui dit-il, veux-tu que je te montre l’Arbre de l’Immortalité et un royaume indestructible.
Ils mangèrent le fruit de l’Arbre ; leur nudité leur apparut et ils se mirent à se couvrir des feuilles du Paradis. Adam désobéit à son Seigneur et s’égara.
Dieu en fit par la suite Son élu; Il lui pardonna et le dirigea.
Dieu dit : descendez du Paradis. Une partie de votre postérité sera ennemie de l’autre. Un jour, une Direction vous viendra de Moi. Celui qui suivra Ma Direction ne s’égarera point et ne sera point malheureux.
Mais celui qui se détournera de Mon Rappel mènera une vie misérable. Nous le ferons comparaître, aveugle, au Jour de la Résurrection.
Il dira : Seigneur ! pourquoi m’as-Tu fait comparaître aveugle, moi qui voyais auparavant !
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C’est ainsi que Nous rétribuerons tout homme qui a commis des excès et qui ne croit pas aux Signes de son Seigneur. Certes le châtiment de l’Autre Monde sera plus terrible et plus durable.
Cela ne leur donne-t-il pas une Direction que Nous ayons anéanti tant de générations avant eux ? Ils foulent la terre qu’elles habitaient. Il y a certes en cela des Signes pour les Hommes doués d’intelligence.
N’était une parole de ton Seigneur, prononcée d’avance, le châtiment se serait attaché à eux et n’était le délai fixé.
Supporte avec patience leurs discours et célèbre les, louanges de ton Seigneur avant le lever et le coucher du soleil, et pendant la nuit; célèbre-Le aux extrémités du jour. Certainement tu seras satisfait.
Ne porte point tes yeux sur les divers biens dont Nous faisons jouir certains d’entre eux, fleurs de ce monde, que Nous leur donnons pour les éprouver. Les bienfaits de ton Seigneur [au Paradis] sont meilleurs et plus durables.
Commande la Prière à ta famille, fais-la sans te lasser : Nous ne te demandons point de subvenir à tes besoins ; c’est Nous qui te nourrissons. La fin heureuse est réservée à la piété.
Ils disent : Que ne nous fait-il voir un Signe de la part de son Seigneur ? N’ont-ils pas une Preuve évidente dans les Anciennes Ecritures ?
Si Nous les avions anéantis par Notre châtiment, avant ta venue, ô Muhammad, ils auraient dit : Seigneur, pourquoi ne nous as-Tu point envoyé d’Apôtre ? Nous aurions suivi Tes Versets plutôt que de tomber dans l’avilissement et dans l’opprobre.
Dis : Chacun attend. Attendez, vous aussi, vous saurez bientôt quels sont les Hommes, la Voie droite et qui s’est bien dirigé.
Le temps approche où les Hommes rendront compte. Cependant, plongés dans l’insouciance, ils se détournent.
Il ne leur arrive jamais un nouveau Rappel de leur Seigneur, sans qu’ils l’écoutent tout en s’amusant,
Le cœur insoucieux. Les Injustes se sont dits en secret : Est-il donc autre chose qu’un mortel comme nous ? Assisterez- vous à ces sorcelleries alors que vous avez des yeux pour voir ?
Dis : Mon Seigneur connaît les discours tenus au ciel et sur la terre ; Il entend et sait tout.
Bien plus, ils disent : Images incohérentes d’un rêve ; ou il l’a inventé, ou c’est un poète; qu’il nous montre un Signe comme en montraient les Apôtres d’autrefois.
Aucune des villes que Nous avons détruites n’a cru. Ne croiront-ils donc pas ?
Avant toi, Nous n’avons envoyé que des hommes, recevant révélation. (Interrogez ceux qui possèdent les Ecritures, si vous êtes sans savoir !).
Nous ne leur donnâmes point un corps qui pût se passer de nourriture ; ils n’étaient point immortels.
Nous avons tenu ensuite la promesse que Nous leur avions faite et Nous les avons sauvés, ainsi que ceux qu’il Nous a plu de sauver. Nous avons anéanti ceux qui les traitaient d’imposteurs.
Nous avons fait descendre sur vous un livre qui contient des avertissements pour vous. N’entendrez-vous pas raison ?
Que de villes avons-Nous détruites, qui étaient injustes et que Nous avons remplacées par d’autres.
Quand ils ont senti Notre force, voici qu’ils se sont mis à courir, fuyant leurs villes.
Ne fuyez pas ; revenez à vos jouissances et à vos demeures. Peut-être vous en sera-t-il demandé quelque compte.
Ils répondaient : Malheur à nous ! nous étions injustes.
Ils ne cessèrent de répéter ces paroles jusqu’à ce que Nous les eûmes étendus inertes comme le blé moissonné.
Nous n’avons pas créé le ciel, la terre, et ce qui est entre eux, par simple jeu.
Si Nous avions voulu Nous divertir, Nous aurions cherché auprès de Nous-même matière à divertissement, si jamais Nous avions eu à le faire.
Mais nous lançons la Vérité à la face du Mensonge, elle le blesse à la tête et le voilà qui se meurt. Malheur à vous, à cause de ce que vous dites.
A Lui appartient tout ce qui est dans le ciel et sur la terre. Ceux qui sont auprès de Lui ne dédaignent point de L’adorer et ne s’en lassent pas.
Ils Le glorifient jour et nuit, sans répit.
Ont-ils pris, de la terre, des dieux capables de ressusciter les morts ?
S’il y avait dans le ciel ou sur la terre un autre dieu que Lui, le ciel et la terre en seraient déréglés. Loin de la gloire de Dieu, Maître du Trône, ce qu’ils disent.
Ils ne Lui ont jamais demandé compte de Ses actes, et il leur sera demandé compte des leurs.
Ont-il pris, à l’exclusion de Dieu, d’autres divinités ? Dis-leur : Apportez vos preuves. Voici, quant à moi, le Livre qui s’adresse à mes Contemporains et voilà les Livres qui s’adressent à ceux qui ont vécu avant moi ! Mais la plupart d’entre eux ne connaissent point la Vérité et s’en détournent.
Nous n’avons envoyé aucun Apôtre avant toi sans lui révéler qu’il n’y a point d’autre dieu que Moi. Adorez-Moi donc.
Ils ont dit : Le Miséricordieux a des enfants. A Dieu ne plaise ! Ces prétendus enfants de Dieu ne sont que Ses serviteurs honorés.
Ils ne Lui parlent jamais les premiers, ils exécutent Ses ordres.
Il sait tout ce qu’ils ont fait et tout ce qu’ils feront ; ils ne peuvent intercéder que pour celui que Dieu agrée et ils tremblent de frayeur devant Lui.
Quiconque parmi eux dirait : Je suis un dieu à côté de Dieu, aurait pour récompense la Géhenne. C’est ainsi que Nous récompensons les Injustes.
Les Infidèles ne voient-ils pas que les cieux et la terre formaient une masse compacte, que Nous les avons séparés, et qu’au moyen de l’eau, Nous avons donné la vie à toutes choses ? Ne croiront-ils donc pas ?
Nous avons établi sur la terre des montagnes stables, afin que la terre ne s’ébranlât pas avec les Hommes. Nous avons pratiqué dans ces montagnes des passages constituant des voies de communications naturelles, afin qu’ils puissent se diriger.
Nous avons fait du ciel une voûte qui ne risque pas de s’effondrer et, cependant, ils se détournent des Signes que le ciel renferme.
C’est Lui qui a créé la nuit et le jour, le soleil et la lune, chacun de ces astres évoluant dans une sphère à part.
Nous n’avons accordé l’immortalité à aucun de tes prédécesseurs. Eh quoi ! Si tu viens à mourir, eux croient-ils être immortels ?
Toute âme goûtera la mort. Nous vous éprouverons, inévitable tentation, par le Mal et par le Bien, et vous serez ramenés à Nous.
Lorsque les Infidèles te voient, ils te prennent tout simplement pour l’objet de leurs railleries. Est-ce cet homme, disent-ils, qui parle de vos dieux avec mépris ? Quant à eux, ils ne croient pas à la parole du Miséricordieux.
L’Homme a été créé de précipitation ; Je vous ferai voir Mes Signes. Vous, ne Me demandez pas de faire vite.
Ils diront : Quand donc s’accompliront ces menaces, si vous dites vrai ?
Ah ! si les Infidèles savaient l’heure où ils ne pourront écarter le feu de leurs visages ou de leurs dos et où ils ne seront point secourus.
Cette Heure les saisira plutôt à l’improviste et ils en seront stupéfaits ; ils ne sauront la repousser et il ne leur sera accordé aucun répit.
D’autres Apôtres avant toi furent raillés ; mais ceux qui s’étaient moqués d’eux furent promptement assiégés par ce châtiment même dont ils se gaussaient.
Dis-leur : Qui peut vous défendre, de nuit ou de jour, du Miséricordieux ? Cependant ils se détournent de la Parole de leur Seigneur !
Ont-ils des dieux capables de les défendre contre Nous ? Ces dieux ne sauraient se secourir eux-mêmes, et les Infidèles ne seront pas secondés contre Nous.
Oui, Nous leur avons donné de jouir des biens de ce monde, à eux ainsi qu’à leurs pères, quelque longue que leur paraisse leur vie. Ne voient-ils pas que Nous abordons leur pays en en resserrant les limites de toutes parts ? Sont-ils donc les Vainqueurs ?
Dis-leur : Je vous avertis seulement d’après ce qui m’a été révélé, mais les sourds n’entendent point la Prière, lorsqu’on leur adresse des avertissements.
Qu’un seul souffle du châtiment de Dieu les atteigne, ils crieront : Malheur à nous ! nous étions certes injustes.
Pour le Jour de la Résurrection, Nous placerons les balances Justes. Aucune âme ne sera lésée, en quoi que ce soit ; quand bien même une action correspondrait au poids d’un grain de moutarde, Nous la mentionnerons. Nous sommes suffisants pour tenir les comptes.
Nous avons donné à Moïse et Aaron le Livre de la Séparation, Lumière et Avertissement pour les Hommes Pieux.
Qui craignent leur Seigneur dans le secret et appréhendent l’arrivée de l’Heure.
Ce Livre-ci, le Coran, est un Rappel béni que Nous avons fait descendre, Seriez-vous tentés de ne pas le reconnaître ?
Nous avions donné auparavant la Rectitude à Abraham, (Nous le connaissions bien !)
Quand il dit à son père et à son peuple : Que signifient ces statues que vous adorez avec tant d’assiduité ?
Ils répondirent : Nous avons trouvé nos pères les adorer.
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Nous apportes-tu la Vérité, ou bien es-tu parmi les plaisantins, demanda le peuple ?
Sachez plutôt que votre Seigneur est le Seigneur des cieux et de la terre qu’il a créés, et que moi, je suis parmi ceux qui en témoignent.
J’en jure par Dieu, je jouerai un tour à vos idoles aussitôt que vous serez partis.
Et il les mit en pièces, excepté la plus grande, afin que les Infidèles s’en prissent à elle.
Ils dirent : Qui a agi ainsi avec nos divinités ? Celui qui a agi de la sorte est certes parmi les Injustes.
Nous avons entendu, dirent les uns, un jeune homme nommé Abraham médire de nos dieux.
Amenez-le, dirent les autres, au vu de tout le monde, afin que tout le monde témoigne.
Ils dirent : est-ce toi, Abraham, qui as fait cela à nos dieux ?
C’est plutôt cette grande idole que voici ; interrogez-la pour voir si elle parle.
Et ils se tournèrent vers eux-mêmes et dirent : En vérité, c’est vous qui êtes les Injustes.
Puis ils firent volte-face et dirent à Abraham : Tu sais bien que ces idoles ne parlent pas.
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Adorez-vous, en dehors de Dieu, reprit-il, ce qui ne peut vous être utile, ni nuisible ? Fi donc de vous et de ce que vous adorez en dehors de Dieu ! N’entendrez-vous pas raison ?
Brûlez-le ! s’écrièrent-ils, et défendez vos dieux, si vous voulez faire quelque chose.
Nous avons dit : O feu ! sois paix et fraîcheur pour Abraham !
Ils avaient voulu lui faire du mal ; mais Nous avons fait d’eux les plus grands Perdants.
Nous le sauvâmes, ainsi que Loth, et Nous le transportâmes vers la Terre que Nous avions bénie en faveur du monde entier.
Nous lui donnâmes Isaac et Jacob, comme une faveur surérogatoire et Nous fîmes, d'eux tous, des Justes.
Nous fîmes d’eux des chefs qui dirigent les Hommes selon Notre Ordre et Nous leur inspirâmes la pratique des bonnes œuvres, l’accomplissement de la Prière et l’acquittement de l’Aumône légale. A notre culte, ils étaient fidèles.
Nous donnâmes à Loth la Science et la sagesse ; Nous le sauvâmes de la ville qui se livrait aux turpitudes. Certes, c’était un peuple mauvais et pervers.
Nous le comprîmes dans Notre miséricorde, car il était du nombre des Justes.
Souviens-toi de Noé quand il invoqua avant tout son Seigneur, Nous l’exauçâmes et Nous le sauvâmes, ainsi que sa famille, de la grande calamité.
Nous le secourûmes contre le peuple qui traitait Nos Signes de mensonges. C’était un mauvais peuple. Nous le fîmes noyer tout entier.
Souviens-toi aussi de David et de Salomon quand ils eurent à juger d’un champ où les moutons d’une certaine famille avaient causé des dégâts. Nous fûmes témoin à leur jugement.
Nous inspirâmes Salomon dans cette affaire. A tous les deux, Nous apportâmes la Science et la Sagesse et Nous forçâmes les montagnes et les oiseaux à célébrer avec David Nos louanges. Oui, Nous l’avons bien fait.
Nous apprîmes à David l’art de fabriquer des cottes de mailles pour vous ; c’est pour vous mettre à l’abri des violences que vous exercez entre vous. N’êtes-vous pas reconnaissants ?
Nous soumîmes à Salomon le vent impétueux, soufflant à ses ordres, vers le pays que Nous avons béni. Nous savions toute chose.
Et parmi les Démons, Nous lui en soumîmes qui plongeaient pour pêcher des perles pour lui et qui exécutaient d’autres menus travaux. Nous les surveillions Nous-même.
Souviens-toi de Job quand il appela son Seigneur : Voici la misère qui m’atteint ; mais, Tu es le plus miséricordieux des Miséricordieux.
Nous l’exauçâmes et Nous fîmes disparaître la misère qui l’accablait ; Nous lui rendîmes sa famille et le double encore, par un effet de Notre miséricorde et comme Souvenir pour ceux qui Nous adorent.
Souviens-toi d’Ismaël, d’Idris, de l’Homme à la Charge, qui tous étaient parmi les Constants.
Nous les comprîmes dans Notre Miséricorde, car ils étaient du nombre des Justes.
Souviens-toi de l’Homme au Poisson aussi, qui s’en alla plein de colère, croyant que Nous n’avions plus de pouvoir sur lui. Mais il cria ensuite du sein des ténèbres : Il n’y a point d’autre dieu que Toi, Gloire à Toi ! J’ai été parmi les injustes.
Nous l’exauçâmes et Nous le sauvâmes de l’angoisse. C’est ainsi que Nous sauvons les Croyants.
Souviens-toi de Zacharie quand il pria son Seigneur : Seigneur, ne me laisse point seul sans enfant, Toi qui es le meilleur des Héritiers.
Nous l’exauçâmes et lui donnâmes Jean. Nous rendîmes sa femme capable de lui donner des enfants. Ils cherchaient à se surpasser dans les bonnes œuvres. Ils Nous invoquaient avec crainte et, devant Nous, étaient très humbles.
Et souviens-toi de celle qui a conservé sa virginité ; Nous soufflâmes en elle de Notre esprit et Nous fîmes d’elle et de son fils, un Signe pour l’univers.
Voilà votre communauté religieuse, communauté unique. Je suis votre Seigneur, adorez-Moi.
Mais les Hommes ont formé des scissions entre eux. Toutefois, chacun d’eux retournera à Nous.
Quiconque fera le bien et sera en même temps croyant, ses efforts ne seront point méconnus ; Nous les ferons inscrire.
Il est impossible pour une cité, par Nous anéantie, que son peuple revienne à elle.
Avant que le passage ne soit ouvert à Gog et Magog et qu’ils ne déferlent rapidement de toutes les montagnes.
La promesse véritable s’approche et voici que les regards des Infidèles se trouvent fixés avec stupéfaction. Malheur à Nous ! diront-ils. Nous étions insouciants de ce jour, et nous étions injustes.
En vérité, vous et les idoles que vous adorez à côté de Dieu, vous êtes la pâture de la Géhenne. Vous y serez infailliblement précipités.
Si ces idoles étaient des dieux, elles n’y seraient pas précipitées. Tous y resteront pour l’éternité.
Ils y pousseront des gémissements mais ils n’entendront rien.
Ceux à qui Nous avions précédemment fait la Belle Promesse seront éloignés de la Géhenne.
Ils n’entendront pas le moindre bruit venant d’elle et jouiront éternellement des objets de leurs désirs.
La Terreur Suprême ne les attristera pas ; les Anges les accueilleront par ces paroles : Voici votre jour, celui qui vous a été promis.
Ce jour-là Nous plierons le ciel, de même que l’on plie le manuscrit avant de le cacheter. Comme Nous avons procédé une première fois à la création, de même Nous la Ferons une deuxième fois. C’est une promesse Nôtre. Nous l’accomplirons.
Nous avons écrit dans les Psaumes, après les versets de la Glorification, que la terre sera l’héritage des Justes parmi Nos serviteurs.
Il y a certes dans ce Livre une instruction pour un peuple pratiquant.
Nous ne t’avons envoyé, ô Muhammad, que par miséricorde pour l’univers.
Dis-leur : Il m’a été simplement révélé que votre Dieu est un même et seul Dieu. Deviendrez-vous Musulmans ?
Mais, s’ils tournent le dos, dis-leur : Je vous ai tous avertis, sans distinction et je ne sais si ce dont vous êtes menacés est proche ou éloigné.
Certes, Dieu connaît la parole prononcée à haute voix et sait ce que vous recélez.
Je ne sais si ce que je vous annonce est fait pour vous éprouver et vous donner jouissance en ce monde jusqu’à un certain temps.
Dis : Seigneur, juge selon la Vérité. Notre Seigneur est le Miséricordieux dont nous implorons l’aide contre vos assertions mensongères.
Hommes ! craignez votre Seigneur, car le séisme à l’Heure du Jugement sera une chose terrible.
Le jour où vous le verrez, la nourrice laissera tomber l’enfant qu’elle allaite et, de frayeur, toute femelle mettra bas ce qu’elle porte. Les Hommes te sembleront ivres et, en réalité, ils ne le seront point. Mais, le châtiment de Dieu est terrible.
Il est des hommes qui discutent de Dieu, sans aucune connaissance et qui suivent tout démon rebelle.
Il a été écrit qu’il égarerait quiconque l’aura pris pour allié, et qu’il le conduirait au supplice du Feu.
Hommes ! si vous doutez de la Résurrection, considérez que Nous vous avons créés de poussière, puis d’une goutte de sperme, qui devint grumeau de sang ; puis d’un morceau de chair tantôt formé, tantôt informe pour vous démontrer Notre puissance. Nous laissons demeurer dans les entrailles ce qu’il Nous plaît jusqu’à un terme marqué, et puis, Nous vous en faisons sortir, tendres enfants. Puis, Nous vous laissons atteindre l’âge mûr ; les uns meurent avant, d’autres parviennent à l’âge décrépit, au point d’oublier tout ce qu’ils savaient autrefois. Tu vois la terre inerte ; que Nous y fassions descendre de l’eau, la voilà qui palpite, se gonfle, et fait germer toute espèce de végétaux luxuriants.
C’est parce que Dieu est la Vérité même, qu’il ressuscite les morts et qu’il est omnipotent.
C’est parce que l’Heure doit venir —on ne peut en douter !— et que Dieu rappellera à la vie les Hôtes des tombeaux.
Il est des hommes qui discutent de Dieu, sans aucune connaissance, sans Direction et sans un Livre qui les éclaire.
Simplement en se détournant, pour égarer leurs semblables du Chemin de Dieu. L’opprobre est réservé à ces hommes dans ce Monde ; dans l’autre, Nous leur ferons goûter le supplice du Feu.
Ceci est en prix de ce qu’ont fait vos mains. Dieu n’est point injuste à l’égard de Ses Serviteurs.
Tel parmi les hommes adore Dieu, mais en équilibre instable ; qu’il lui arrive quelque bonheur, il en jouit avec tranquillité ; qu’une épreuve le surprenne, le voilà qui tourne le dos. Il perd ainsi le Monde d’ici-bas et l’Au-delà. C’est là la Perte Evidente.
Il invoque, en dehors de Dieu, ce qui ne saurait lui nuire ni lui être utile. C’est là l’égarement le plus grand.
Il invoque ce qui est certes plus prompt à nuire qu’à être utile. Quel détestable patron, quel détestable compagnon !
Dieu introduira ceux qui auront cru et pratiqué le bien dans des Jardins arrosés de cours d’eau ; Dieu fait ce qu’il veut.
Que celui qui pense que Dieu ne secourra pas [Muhammad] ni dans ce monde ni dans l’autre, suspende une corde vers le haut, s’y attache et la tranche ; il verra si ses artifices feront disparaître ce qui l’irrite.
C’est ainsi que Nous avons révélé le Coran en versets évidents. C’est ainsi que Dieu dirige ceux qu’il veut.
Ceux qui croient, ceux qui pratiquent le Judaïsme, les Sabéens, les Chrétiens, les Zoroastiens et les partisans de l’Associationnisme, Dieu procédera, le Jour de la Résurrection, à une séparation entre eux ; car Dieu est témoin de toutes choses.
Ne vois-tu pas que tout ce qui est dans les cieux et sur la terre se prosterne devant Dieu : le soleil, la lune, les étoiles, les montagnes, les arbres, les animaux et un grand nombre d’Hommes ? Un grand nombre d’Hommes a déjà mérité le supplice. Celui que Dieu rendra méprisable, qui l’honorera ? Dieu fait ce qu’il Lui plaît.
Voici deux clans adverses qui se disputent au sujet de leur Seigneur. Mais, pour les Infidèles, seront taillés des vêtements de feu, et l’eau bouillante sera versée sur leurs têtes.
Leurs entrailles et leur peau en seront consumées ;
 ils seront frappés de gourdins de fer.
Toutes les fois que, transis de douleur, ils voudront s’en évader, on les y fera rentrer, et on leur criera : Goûtez le supplice de la brûlure.
Dieu introduira ceux qui ont cru et pratiqué le bien, dans des Jardins arrosés de cours d’eau ; ils y seront parés de bracelets d’or et de perles ; ils s’y vêtiront de soie.
C’est qu’ils ont été dirigés vers les Belles Paroles, puis dirigés vers la Voie du Seigneur loué.
Ceux qui ont été incrédules, qui empêchent l’accès du Chemin de Dieu et de la Mosquée Sacrée que Nous avons établis pour tous les Hommes (ceux qui y font retraite comme ceux de passage). Ceux qui voudraient le profaner en commettant une injustice; à tous ceux-là, Nous ferons goûter un tourment cruel.
Souviens-toi lorsque Nous avons indiqué à Abraham l’emplacement de la Maison de Dieu, en lui disant : Ne M’associe aucune autre divinité ; purifie Ma Maison pour accueillir ceux qui feront des exercices circumambulatoires, ceux qui y feront retraite et ceux qui prient par génuflexions et prosternations.
Annonce aux Hommes le Pèlerinage : ils te rejoindront à pied ou montés sur des chameaux prompts à la course, surgissant des chemins les plus éloignés.
Ils te rejoindront pour participer à des activités qui leur seront profitables et pour invoquer, à des jours déterminés, le nom de Dieu sur la nourriture qu’il leur a accordée en leurs troupeaux. Mangez de leur chair, et nourrissez-en le pauvre qui se trouve dans le dénuement absolu.
Ils auront ensuite à mettre fin à leur négligence physique ; ils devront accomplir les vœux qu’ils ont formés, et qu’ils fassent la circumambulation autour de la Maison Antique.
Il en est ainsi ! Respecter ce que Dieu a déclaré sacré constitue, pour celui qui le fait, un grand bien auprès de son Seigneur. Licite est pour vous la chair des animaux, à l’exception de ceux qui ont été déjà signalés. Fuyez l’abomination des idoles, évitez toute parole de mensonge.
Soyez hanîfs envers Dieu, ne Lui associant aucun autre être ; quiconque associe une autre divinité à Dieu est semblable à l’homme qui choit du ciel : les oiseaux rapaces s’en emparent au vol ou bien le vent l’emporte dans l’abîme.
Il en est ainsi ! Respecter les offrandes de Dieu cela tient de la piété des cœurs.
Vous retirerez de ces animaux consacrés aux offrandes de nombreux avantages jusqu’à un temps déterminé. Ensuite, leur route se terminera dans la Maison Antique.
Pour chaque communauté, Nous avons institué un rite de sacrifice, afin que les Hommes invoquent le nom de Dieu sur la nourriture qu’il leur accorde dans leurs troupeaux. Votre Dieu est un même et seul Dieu. Soumettez-vous à Lui. Annonce la bonne nouvelle aux Humbles,
Dont les cœurs sont saisis de frayeur quand ils entendent prononcer le nom de Dieu, qui supportent avec patience les maux qui les visitent, qui observent la Prière et dépensent des biens que Nous leur avons accordés.
Nous avons destiné les chameaux pour faire partie des offrandes de Dieu ; vous y trouvez aussi d’autres avantages. Prononcez donc le nom de Dieu sur ceux que vous allez immoler, debout sur trois pattes, attachés par la quatrième. Quand la victime tombe sur le côté, mangez-en et donnez-en à celui qui accepte l’offre, ainsi qu’à celui qui la réclame. C’est dans ce sens, que Nous vous les avons soumis. Peut-être serez-vous reconnaissants.
Ni la chair ni le sang des victimes n’arriveront jusqu’à Dieu ; c’est votre piété qui monte vers Lui ; c’est dans ce sens qu’il vous a soumis ces animaux afin que vous Le glorifiez pour vous avoir dirigés sur le droit chemin. Annonce la bonne nouvelle à Ceux qui font le bien.
Dieu défend certes ceux qui croient. Dieu n’aime certes point tout perfide infidèle.
L’autorisation a été donnée aux Musulmans de combattre en considération des injustices qu’ils avaient subies ; Dieu est certes bien capable de les assister.
Ce sont ceux qui ont été injustement chassés de leurs foyers, uniquement pour avoir dit : Notre Seigneur est Dieu ! Si Dieu n’eût repoussé une partie des hommes par les autres, monastères, églises, synagogues et mosquées (où pourtant le nom de Dieu est invoqué sans cesse) auraient été détruits de fond en comble.
Il assistera ceux qui, installés par Nous sur la terre, observent exactement la Prière, font l’Aumône légale, ordonnent le Bien et interdisent le Mal. Vers Dieu est la fin de toute chose.
S’ils t’accusent d’imposture, ô Muhammad ! songe donc qu’avant eux les peuples de Noé, d’Ad, de Thamoud,
d’Abraham, de Loth
et des Madianites, en accusaient leurs Prophètes. Moïse aussi a été traité de menteur. J’ai accordé un long délai aux Incrédules, puis, Je les ai châtiés. Quelle ne fut pas Ma réprobation !
Combien de cités avons-Nous détruites alors qu’elles étaient injustes. A présent, ce ne sont que des toits n’abritant personne ; combien de puits sont comblés, combien de châteaux splendides, abandonnés !
N’ont-ils pas voyagé dans le pays avec des cœurs pour comprendre et des oreilles pour entendre ? Non ! ce ne sont pas leurs yeux qui ne voient pas, mais ce sont leurs cœurs, palpitant dans leurs poitrines, qui sont aveugles.
Ils te demanderont de faire hâter le châtiment, alors que Dieu ne manque jamais à Ses promesses. Un jour, auprès de ton Seigneur, égale mille ans de votre comput.
A combien de cités n’avons-Nous pas accordé un délai, alors qu’elles étaient injustes ! A la fin, Je les ai châtiées. C’est à Moi que tout aboutira.
Dis : Hommes ! je suis simplement chargé de vous avertir d’une manière explicite.
Ceux qui ont cru et pratiqué le bien obtiendront le Pardon et des faveurs généreuses.
Ceux, au contraire, qui s’efforcent d’agir contre Nos Signes, voulant réduire les Musulmans à l’impuissance, ceux-là seront les Habitants de l’Enfer.
Nous n’avons envoyé avant toi aucun Apôtre, aucun Prophète que le Démon ne troublât, dans la lecture du Livre révélé, par quelque addition étrange ; mais Dieu abroge ce que le Démon glisse et Il établit solidement Ses versets. Dieu est omniscient et sage.
Dieu permet d’ailleurs l’action du Démon dans l’intention d’éprouver ceux dont le cœur est rongé d’un mal et ceux dont le cœur est endurci, (les Injustes ont des opinions bien divergentes !),
Et dans l’intention aussi de faire connaître à ceux qui ont reçu la science que le Coran est la Vérité qui provient de ton Seigneur. Ainsi, ils y croient et leurs cœurs s’humilient devant Lui ; Dieu guidera ceux qui croient vers un Chemin droit.
Les Infidèles ne cesseront point d’en douter jusqu’à ce que la Mort les surprenne soudain, ou qu’un châtiment par un jour néfaste les visite.
Le Jour de la Résurrection, le Pouvoir est à Dieu, qui jugera entre les Hommes. Ceux qui auront cru et pratiqué les bonnes œuvres iront habiter les Jardins du Délice.
Ceux qui ont été Infidèles et qui ont traité Nos Signes de mensonges, ceux-là seront livrés à un supplice ignominieux.
Ceux qui ont émigré pour la cause de Dieu et qui, par la suite, sont morts au champ d’honneur ou de leur mort naturelle, Dieu leur accordera une belle part de Ses bienfaits. Dieu est le meilleur des Donateurs.
Il les introduira dans un lieu dont ils seront satisfaits. Dieu est omniscient et longanime.
Il en est ainsi. Celui qui, ayant exercé des représailles en rapport rigoureux avec l’outrage reçu, en recevra un nouveau, sera assisté par Dieu Lui-même. Dieu aime à grâcier et à pardonner.
Il en est ainsi de la puissance de Dieu qui fait entrer la nuit dans le jour et le jour dans la nuit ; Il entend et voit tout.
Il en est ainsi de la puissance de Dieu qui est la Vérité même, et parce que les divinités qu’ils invoquent à l’exclusion de Dieu sont un mensonge, et que Dieu est le Sublime, le Grand.
N’as-tu pas vu que Dieu fait descendre une eau du ciel par laquelle, le lendemain, la terre se couvre de verdure. Dieu est prévenant et instruit.
A Lui appartient tout ce qui est dans les cieux et sur la terre ; il est le Riche, le Glorieux.
N’as-tu pas vu que Dieu vous a soumis les bêtes de somme, qui sont sur la terre ainsi que les vaisseaux, qui voguent sur les mers, avec Sa Permission ; Il retient le ciel, afin qu’il ne s’affaisse pas sur la terre, sauf quand Il le permettra. Dieu est certes plein de bonté et de miséricorde pour les Hommes.
C’est Lui qui vous a donné la vie, qui vous fera mourir et qui, enfin, vous redonnera la vie. En vérité, l’Homme est ingrat.
Pour chaque communauté Nous avons institué un rite qu’elle observe. Que toute controverse cesse donc entre vous à ce sujet. Invite-les vers ton Seigneur. Tu es, en vérité, dans le Chemin droit.
S’ils disputent encore, dis-leur : Dieu sait mieux que quiconque ce que vous faites.
Dieu se prononcera au Jour de la Résurrection au sujet de ce qui vous sépare, Croyants et Incrédules.
Ne sais-tu pas que Dieu sait tout ce qui est dans les cieux et sur la terre ? Tout est inscrit dans un livre, la connaissance en est aisée pour Dieu.
Ils adorent, en dehors de Dieu, des divinités au sujet desquelles ils n’ont reçu aucun pouvoir et dont ils ne savent rien. Mais les Injustes n’auront aucun protecteur.
Quand on lit aux Infidèles Nos versets d’une manière claire et nette, tu vois l’aversion se peindre sur leurs fronts ; ils se jetteraient presque sur ceux qui leur récitent Nos versets. Dis-leur : Vous annoncerai-je quelque chose de plus terrible encore ? C’est le Feu que Dieu a promis à ceux qui ne croient pas. Et quelle affreuse fin !
Hommes ! une parabole vous est proposée; écoutez-là. Ceux que vous invoquez en dehors de Dieu ne sauraient créer des mouches, quand bien même ils se réuniraient tous pour le faire ; et si les mouches venaient à leur enlever quelque chose, ils ne sauraient le leur arracher. L’adoré et l’adorateur sont également impuissants.
Ces hommes n’ont point apprécié Dieu à Sa juste valeur ; Dieu est certes fort et puissant.
Il choisit Ses Envoyés parmi les Hommes et parmi les Anges ; Il entend et voit tout.
Il connaît ce qui est devant eux et derrière eux. C’est à Dieu que tout aboutit.
O vous qui croyez ! fléchissez vos genoux, prosternez-vous, adorez votre Seigneur, faites le bien. Certainement vous serez heureux.
Faites la Juste Guerre pour Dieu comme Il le mérite ; c’est Lui qui vous a élus. Il ne vous a rien commandé de difficile dans votre religion, la religion de votre père Abraham ; Il vous a nommés Musulmans bien avant le Coran.
Heureux sont les Croyants.
Qui font la Prière avec humilité,
Qui évitent tout bavardage,
Qui font l’Aumône légale,
Qui se refusent à toute jouissance
en dehors de leurs épouses et de leurs femmes esclaves ! Dans ce cas, ils n’encourront aucun blâme.
Mais, celui qui porte ses désirs sur quelqu’un d’autre est transgresseur.
Heureux aussi ceux qui, pour les dépôts qu’on leur confie, et pour leurs engagements, sont honnêtes,
Ceux qui observent strictement la Prière,
Ceux-là sont les véritables Héritiers
Qui hériteront du Paradis pour y demeurer éternellement.
Nous avons créé l’Homme d’un extrait d’argile ;
Ensuite, Nous l’avons fait d’une goutte de sperme fixé dans un réceptacle solide.
Ensuite, du sperme, Nous fîmes un grumeau de sang; du grumeau de sang, Nous fîmes un embryon, de l’embryon Nous formâmes des os et Nous revêtîmes les os de chair. Ensuite, Nous l’avons formé par une seconde création. Béni soit Dieu, le meilleur des Créateurs !
En vérité, après cette création, vous mourrez ;
Puis, vous renaîtrez le Jour de la Résurrection.
Nous créâmes au-dessus de vous les sept cieux. Nous n’étions point distrait vis-à-vis de la Création.
Nous avons fait descendre du ciel une certaine quantité d’eau ; Nous l’avons laissée sur terre et Nous pouvons aussi l’en faire disparaître.
Au moyen de cette eau, Nous avons fait surgir, pour vous, des jardins de palmiers et de vignes. Vous y trouvez des fruits en abondance et vous vous en nourrissez.
Nous créâmes aussi un arbre poussant au Mont Sinaï, qui produit l’huile et un aliment pour ceux qui se nourrissent.
Vous avez, dans les animaux, une véritable leçon : Nous vous donnons à boire du lait contenu dans leurs entrailles ; vous y trouvez de nombreux avantages et vous vous nourrissez de leur viande.
Vous voyagez tantôt montés sur leur dos et tantôt sur des navires.
Nous envoyâmes Noé vers son peuple. Il leur dit : O mon peuple ! adorez Dieu ; vous n’avez d’autres divinités que Lui. Ne Le craindrez-vous donc pas ?
Mais l’Assemblée des Incrédules parmi son peuple s’écria : Ce n’est qu’un mortel comme nous, mais il veut se distinguer de nous ; si Dieu avait voulu envoyer quelqu’un, il aurait envoyé des Anges. Nous n’avons rien entendu de pareil auprès de nos ancêtres.
Ce n’est qu’un homme possédé par les Djinns. Laissez-le tranquille pendant un certain temps.
Seigneur, dit Noé, viens à mon aide, car voilà qu’ils me traitent d’imposteur.
Alors Nous lui révélâmes : Construis l’Arche sous Nos yeux et d’après Notre révélation. Aussitôt que Notre Ordre te parviendra et que la Fournaise débordera. Embarque dans cette Arche un couple de chaque espèce animale, ainsi que ta famille, excepté celui dont il a été question précédemment. Ne Me parle plus en faveur des Injustes. Ils seront engloutis.
Lorsque tu auras pris place dans l’Arche, au milieu de ceux qui sont avec toi, dis alors : Louange à Dieu, qui nous a délivrés du peuple injuste.
Dis aussi : Seigneur, fais-moi débarquer en un lieu béni ; Tu sais mieux que tout autre procurer une descente heureuse.
Il y a certes, dans cet événement, des Signes, Nous avons fait cela en guise d’épreuve.
Nous fîmes surgir après le peuple de Noé une autre génération.
Nous leur envoyâmes un Apôtre qui était un des leurs : Adorez Dieu, disait-il, Vous n’avez d’autres divinités que Lui ! Ne Le craindrez-vous pas ?
Mais l’Assemblée de ce peuple, Assemblée qui était impie, niait la Rencontre de la Vie Future et se trouvait grâce à Nous, dans le bien-être ici-bas, s’écria : Cet homme n’est qu’un mortel comme vous ; il mange de ce que vous mangez, et il boit de ce que vous buvez.
Si vous en êtes à obéir à un mortel comme vous, assurément vous êtes des Perdants.
Vous promet-il qu’une fois morts et transformés en os et en poussière, vous serez de nouveau sortis du néant ?
Promesses oh ! combien irréalisables !
Il n’est rien d’autre que notre vie ici-bas ; nous mourons, nous vivons et nous ne serons point ressuscités.
Ce n’est qu’un homme qui a forgé des mensonges au nom de Dieu ; nous ne le croirons pas.
Seigneur, s’écria-t-il, viens à mon aide, car voilà qu’ils me traitent d’imposteur.
Très bientôt, dit le Seigneur, ils s’en repentiront.
Le Grand Cri les saisit au nom de la Vérité, et Nous les transformâmes en débris desséchés. Loin d’ici le peuple des Injustes.
Ensuite, Nous fîmes surgir d’autres générations après eux.
Aucune nation n’avance ni ne recule son terme.
Ensuite, Nous envoyâmes Nos Apôtres successivement. Chaque fois qu’un Apôtre se présenta devant son peuple, celui-ci le traita d’imposteur ; Nous avons fait succéder un peuple à un autre et Nous en avons fait des sujets de légendes. Loin d’ici ce peuple qui ne croit pas.
Puis, Nous avons envoyé Moïse et son frère Aaron, accompagné de Nos Signes et munis d’un pouvoir évident,
Vers Pharaon et son Assemblée ; ceux-ci s’enflèrent d’orgueil : c’était un peuple altier.
Croirons-nous, disaient-ils, à deux mortels comme nous alors que leur propre peuple se trouve être notre esclave !
Ils les traitèrent donc d’imposteurs et furent du nombre des anéantis.
Nous donnâmes à Moïse l’Ecriture afin de permettre à son peuple de se diriger.
Nous fîmes du fils de Marie, ainsi que de sa mère, un Signe. Nous leur donnâmes pour refuge une certaine colline où la sécurité est totale et l’eau abondante.
Apôtres ! Prenez votre nourriture parmi les bons aliments, pratiquez le bien. En vérité, Je suis au courant de ce que vous faites.
Votre communauté que voici est une seule et même communauté. Je suis votre Seigneur, craignez-Moi.
Mais les peuples se sont divisés en différentes sectes, chaque parti se réjouissant de ce qu’il détient.
Laisse-les dans leur erreur pour un certain temps.
S’imaginent-ils qu’en leur donnant tant de biens et tant d’enfants,
ce n’était qu’empressement de Notre part à leur accorder le bien-être ? Mais ils ne s’en rendent pas compte.
Au contraire, ceux que la crainte de leur Seigneur a marqués.
Ceux qui croient aux Signes de leur Seigneur,
Ceux qui n’associent point d’autres divinités à leur Seigneur,
Qui donnent ce qu’ils donnent, les cœurs emplis de crainte pensant qu’ils retourneront auprès de leur Seigneur,
Ceux-là participeront à la course vers le bien-être et y arriveront les premiers.
Nous n’imposons à aucune âme que ce dont elle est capable. Nous détenons un livret qui dit la Vérité ; les Hommes ne seront nullement lésés.
Mais leurs cœurs sont plongés dans l’erreur au sujet de ce Coran. Ils accomplissent d’autres actions en dehors de celles des Croyants.
Lorsqu’enfin Nous aurons frappé les plus aisés d’entre eux de Notre châtiment, ils crieront tumultueusement.
Ne criez pas aujourd’hui, leur sera-t-il dit ; vous n’obtiendrez de Nous aucun secours.
On vous lisait autrefois Nos Versets, mais vous vous en éloigniez en rebroussant chemin.
Enflés d’orgueil, forts de leur retraite, devisant dans la nuit et oubliant le Coran,
Eh quoi ! n’ont-ils pas médité le sens de ce Coran ou bien leur est-il venu une révélation contraire à ce que connaissaient leurs ancêtres lointains ?
Ne reconnaissent-ils pas leur Apôtre, au point de le renier ?
Ou bien, diront-ils qu’il est possédé par ces Djinns ? Cependant il leur a apporté la Vérité ; mais la plupart d’entre eux ont de l’aversion pour la Vérité.
Si la vérité avait été conforme à leurs passions, les cieux, la terre et tout ce qu’ils renferment en seraient déréglés. Non ! Nous leur avons envoyé un Coran qui prépare leur renommée mais, eux, se désintéressent de leur renommée.
Leur demanderas-tu une récompense ? La récompense de ton Seigneur vaut mieux ; Il est Le meilleur dispensateur des biens.
Tu les appelles, certes, vers une voie droite,
Mais ceux qui ne croient pas à la Vie Future s’écartent de cette Voie.
Si Nous leur avions témoigné de la compassion et si Nous les avions délivrés du mal qui les opprimait, ils n’en auraient pas moins persévéré dans leur aveugle tyrannie.
Nous les avons d’ailleurs soumis à leur Seigneur et ils ne s’humilieront pas.
Lorsqu’enfin Nous ouvrîmes devant eux une porte libérant un supplice terrible, les voilà qui s’abandonnent au désespoir.
C’est Dieu qui vous a donné l’ouïe, la vue et un cœur. Peu d’entre vous se montrent reconnaissants !
C’est Lui qui vous a fait naître sur la terre et c’est à Lui que vous retournerez.
C’est Lui qui donne la Vie et la Mort ; de Lui, dépend la succession alternative des jours et des nuits. Ne comprendrez- vous donc pas ?
Non, ils raisonnent plutôt comme raisonnaient les hommes d'autrefois.
Ils disent : Voyons ! Une fois morts et réduits en poussière et ossements, serons-nous donc ranimés de nouveau ?
Une telle promesse a été faite jadis, à nous ainsi qu’à nos pères ; mais ce ne sont là que légendes des Anciens.
Demande-leur : A qui appartiennent la terre et sa population ? Dites-le si vous le savez.
Ils répondront : A Dieu. Dis-leur alors : Ne méditerez-vous donc pas ?
Demande-leur : Quel est le Seigneur des sept cieux et du Trône Sublime ?
Ils répondront : C’est Dieu. Dis-leur alors : Ne le craindrez-vous donc pas ?
Demande-leur : Qui détient le pouvoir sur toutes choses ? Qui protège et n’a besoin de la protection de personne ? Dites-le, si vous le savez.
Ils répondront : C’est Dieu. Dis-leur alors : Comment donc vous laissez-vous fasciner par des mensonges ?
Oui, Nous leur avons apporté la Vérité ; assurément, ce ne sont que des menteurs.
Dieu n’a point de fils et il n’est d’autre dieu avec Lui ; autrement, chaque Dieu s’emparerait de sa création, et certains dieux auraient cherché la suprématie au détriment des autres. Dieu est trop glorieux pour ces attributs qu’ils forgent,
Lui qui connaît l’invisible et le Visible ; Il est trop sublime pour qu’on Lui associe quelqu’un.
Dis : Seigneur ! fais-moi voir les châtiments qui leur sont promis,
Seigneur ! ne me place point parmi les Injustes !
Nous sommes, certes, capables de te faire voir ce qui leur a été promis.
En attendant, réponds au mal qu’ils te font par un bien plus grand ; Nous savons mieux que personne ce qu’ils inventent.
Et dis : Seigneur ! je cherche refuge auprès de Toi contre les suggestions des Démons.
Je me réfugie auprès de Toi, Seigneur ! afin qu’ils n’aient aucun pouvoir sur moi.
Lorsqu’enfin la mort se présente à l’un d’entre eux, celui-ci s’écrie : Seigneur, fais-moi retourner sur terre.
Certainement, je pratiquerai le bien en compensation de ce que j’avais négligé. —Non point ! répondra le Seigneur. Ce ne sont que des mots ! Derrière eux, une barrière, les empêchant de retourner sur leurs pas, sera debout jusqu’au jour où ils seront ressuscités.
Lorsqu’il sera soufflé dans la Trompette, il n’y aura plus de généalogies pour les Hommes et ils ne s’interrogeront plus les uns les autres.
Ceux dont les bonnes actions auront fait pencher la balance, ceux-là sont les Bienheureux.
Ceux dont les bonnes actions n’auront pas fait pencher la balance, ceux-là sont les hommes qui se sont perdus eux-mêmes. Dans la Géhenne, ils resteront éternellement,
Les visages roussis par le feu, les lèvres tordues.
Ne vous a-t-on pas lu Mes versets, leur sera-t-il demandé ? Vous les avez traités de mensonges.
Ils diront : Seigneur, notre mauvaise fortune a prévalu contre nous, et nous étions un peuple égaré.
Seigneur ! retire-nous d’ici ; si nous retombons dans nos crimes, nous serons certes des Injustes.
Il leur sera répondu : Gardez-y un silence avilissant et ne M’adressez pas la parole.
Il fut un temps où un groupe de Mes Serviteurs répétait : Seigneur, nous croyons, efface nos péchés et fais-nous Miséricorde ; Tu es le plus Miséricordieux,
Vous en avez fait l’objet de vos railleries au point d’en avoir oublié Mes Avertissements. En ce temps-là, vous riiez d’eux.
Aujourd’hui Je les ai récompensés de leur constance. Ce sont eux les Bienheureux.
Il leur sera demandé : Combien d’années êtes-vous restés sur la terre ?
Ils répondront : Nous n’y sommes restés qu’un jour, ou une partie d’un jour. Interrogez plutôt ceux qui savent compter.
Effectivement, vous n’y êtes restés que peu de temps —si vous saviez —par rapport à ce qui vous reste.
Pensiez-vous que Nous vous ayons créés en vain, et que vous ne réapparaîtriez plus devant Nous ?
Dieu est haut, Il est le véritable Roi ; il n’y a pas d’autre dieu que Lui. Il est le Maître du Noble Trône.
Celui qui invoque, à côté de Dieu, une autre divinité au sujet de laquelle il n’a aucune preuve, celui-là aura son compte auprès de son Seigneur. Les Infidèles ne réussiront certes pas.
Dis : Seigneur, pardonne et fais miséricorde, Tu es le meilleur des Miséricordieux.
Voici une Sourate que Nous avons fait descendre et que Nous imposons [comme base juridique]. Nous y avons fait descendre également d’autres versets clairs, afin que vous vous rappeliez.
A l’homme et à la femme ayant eu des relations coupables, vous infligerez cent coups de fouet. Ne vous laissez pas aller à l’indulgence pour eux, dans le domaine de la religion de Dieu, si vous croyez en Dieu et au Jour Dernier. Que la punition soit appliquée en présence d’un certain nombre de Croyants.
Un homme ayant eu des relations coupables ne doit épouser qu’une femme ayant eu des relations coupables ou qui associe d’autres divinités à Dieu. Une femme ayant eu des relations coupables ne doit épouser qu’un homme ayant eu des relations coupables ou qui associe d’autres divinités à Dieu. Ces alliances sont illicites pour les Croyants.
Ceux qui lancent des propos malveillants au sujet d’une femme vertueuse, sans pouvoir produire quatre témoins, infligez-leur quatre-vingts coups de fouet ; au surplus, vous n’admettrez jamais leur témoignage en quoi que ce soit, car ce sont des Pervers ;
Sauf ceux qui se repentent de leur méfait et se corrigent ; car Dieu est absoluteur et miséricordieux.
Ceux qui accuseront leurs femmes et qui n’auront d’autres témoins à produire qu’eux-mêmes, jureront, en guise de témoignage, quatre fois par Dieu qu’ils disent la vérité
Et appelleront, la cinquième fois, la malédiction de Dieu sur eux, s’ils ont menti.
On n’infligera aucune peine à la femme, si elle jure quatre fois par Dieu que son mari a menti,
Et qu’elle appelle, la cinquième fois, la colère de Dieu sur elle si le mari a dit la vérité.
N’étaient la bienveillance de Dieu et Sa miséricorde et n’était le fait qu’il soit clément et sage, [le châtiment serait déjà là].
Ceux qui ont avancé des propos malveillants (au sujet de Aïcha) sont un groupe des vôtres ; ne regardez pas ce fait comme un mal, au contraire c’est un bien pour vous. Chacun de ceux qui ont jasé sera responsable de ce qu’il aura dit ; celui qui en est le principal auteur en éprouvera un châtiment douloureux.
Lorsque vous avez entendu l’accusation, que n’avez-vous, Croyants et Croyantes, pensé du bien de vous-mêmes ? Que n’avez-vous dit : C’est une calomnie caractérisée.
Pourquoi les calomniateurs n’ont-ils pas produit quatre témoins ? Ne les ayant pas produits devant Dieu, ce sont eux les Menteurs.
N’étaient la bienveillance de Dieu à votre égard et Sa miséricorde dans cette Vie et dans l’Autre, un châtiment terrible vous aurait déjà atteint en punition des bruits que vous avez fait courir quand vos langues proféraient la calomnie,
quand vos bouches annonçaient ce dont vous n’aviez aucune connaissance Vous considériez cela comme chose bénigne alors que c’était devant Dieu une chose considérable.
Que n’avez-vous pas dit plutôt, en entendant ces bruits : il ne nous appartient pas de parler de cela. Gloire à Dieu ! c’est un mensonge monstrueux !
Dieu vous exhorte à ne plus jamais refaire pareille chose, si vous êtes Croyants.
Dieu développe pour vous les Versets. Il est omniscient et sage.
Ceux qui aiment que l’usage de la calomnie se répande parmi les Croyants éprouveront un châtiment pénible. Dans ce Monde et dans l’Autre. Dieu sait et vous ne savez pas.
N’étaient la bienveillance de Dieu à votre égard et Sa miséricorde et n’était le fait qu’il soit indulgent et miséricordieux, [le châtiment vous aurait déjà atteint].
O Croyants ! ne suivez pas les traces du Démon ; car celui qui suit ses traces ordonne la Turpitude et le Blâmable. N’étaient la bienveillance de Dieu et Sa miséricorde à votre égard, nul d’entre vous n’aurait jamais été purifié ; mais Dieu purifie celui qu’il veut : il entend et voit tout.
Que les favorisés et les personnes aisées parmi vous ne jurent point de ne faire aucune largesse à leurs parents, aux pauvres et à ceux qui ont émigré pour la cause de Dieu : qu’ils passent l’éponge et leur pardonnent d’avoir jasé. Ne voudriez-vous pas que Dieu vous pardonne ? Dieu est absoluteur et miséricordieux.
Ceux qui lancent des propos malveillants contre les femmes vertueuses, étrangères [à ces propos] et Croyantes, ceux-là seront maudits dans ce Monde et dans l’Autre. Un châtiment terrible leur est réservé,
Le jour où leurs langues, leurs mains et leurs pieds témoigneront contre eux.
Ce jour-là, Dieu acquittera leurs dettes avec exactitude ; ils reconnaîtront alors que Dieu est la Vérité évidente,
Les femmes et les paroles impudiques pour les hommes mauvais ; les hommes mauvais pour les femmes et les paroles mauvaises ; les femmes bonnes pour les hommes bons, et les hommes bons pour les femmes bonnes. Ceux-ci sont innocentés des propos calomnieux de ceux-là. Un pardon et une généreuse donation les attendent.
O Croyants ! n’entrez pas dans une maison qui n’est pas la vôtre avant d’y être invités et avant d’avoir salué ceux qui l’habitent. Cette conduite vaudra mieux pour vous. Certainement vous vous corrigerez.
Si vous n’y trouvez personne, n’entrez pas et attendez qu’on vous y autorise. Si l’on vous dit : Retirez-vous, retirez-vous aussitôt. C’est plus correct. Dieu connaît vos actions.
Il n’y aura aucun mal si vous entrez dans une maison non habitée dans laquelle vous avez affaire. Dieu sait ce que vous manifestez et ce que vous cachez.
Dis aux Croyants de baisser leurs regards et d’être chastes. Ils en seront plus purs. Dieu est instruit de tout ce qu’ils font.
Dis aux Croyantes de baisser leurs yeux et d’être chastes, de ne laisser voir de leurs charmes que le visage et les mains, de se couvrir la tête d’un voile rabattu sur les épaules et la gorge, de ne se montrer qu’à leurs maris ou à leurs pères, ou aux pères de leurs maris, à leurs fils ou aux fils de leurs maris, à leurs frères ou aux fils de leurs frères, aux fils de leurs sœurs, ou à leurs femmes, ou à leurs esclaves, ou aux domestiques mâles qui ne pensent pas aux femmes, ou aux enfants qui ne se rendent pas encore compte des différences sexuelles. Que les Croyantes, en marchant, ne posent point les pieds de manière à faire deviner leurs charmes cachés. Revenez tous à Dieu, afin que vous soyez heureux.
Mariez les célibataires d’entre vous ainsi que vos esclaves Croyants, hommes ou femmes ; si les célibataires se sentent trop pauvres, pour se marier, Dieu, par Sa bienveillance, leur permettra de subvenir à leurs besoins ; car Dieu est immense et omniscient.
Que ceux qui ne peuvent trouver un parti à cause de leur pauvreté vivent dans la continence jusqu’à ce que Dieu, par Sa bienveillance, leur permette de subvenir à leurs besoins. Si l’un de vos esclaves vous demande son affranchissement par écrit accordez-le-lui si vous l’en jugez digne. Donnez-leur quelque peu de ces biens que Dieu vous a accordés. Ne forcez point vos servantes à se prostituer pour vous gagner les biens passagers de ce monde, si elles désirent demeurer vertueuses. Si quelqu’un les y forçait, Dieu leur pardonnerait à cause de la contrainte ; Il est absoluteur et miséricordieux.
Nous avons fait descendre à votre intention des Versets clairement développés, des exemples tirés des peuples qui ont existé avant vous et une leçon pour les Pieux.
Dieu est la lumière des cieux et de la terre. Sa lumière est pareille à une niche dans laquelle il y a une lampe. La lampe est placée dans un cristal. Le cristal paraît comme un astre étincelant ; on rallume avec l'huile d'un arbre béni, l'olivier, qui n'est ni d'Orient ni d’Occident. Son huile éclaire presque naturellement même si le feu ne la touche point. Lumière sur Lumière. Dieu conduit vers Sa lumière qui Il veut. Dieu propose aux Hommes des paraboles ; Dieu de toute chose est omniscient.
Dans des maisons que Dieu a permis d'élever et dans lesquelles Il a ordonné que Son nom soit invoqué,
Célèbrent Sa gloire, matin et soir, des Hommes que le commerce et les affaires ne détournent point de l’invocation de Dieu, de l'observance de la Prière et du payement de l'Aumône légale. Ils redoutent un certain jour où les cœurs et les regards des Hommes seront troublés ;
Afin que Dieu les récompense de leurs excellentes œuvres, qu'il leur accorde encore plus de Ses faveurs. Dieu donne la richesse à qui Il veut, sans compter.
Pour les Incrédules, leurs œuvres sont comme un mirage dans un désert plat. L'homme altéré de soif le prend pour de l'eau. Lorsqu'enfin il y arrive, il ne trouve rien. Mais il trouvera à la place Dieu qui lui présentera son compte. Dieu est prompt dans Ses comptes.
Leurs œuvres ressemblent encore aux ténèbres étendues sur une mer profonde que couvrent des flots surmontés d'autres flots encore sur lesquels planent des nuages. Des ténèbres entassées sur d’autres ténèbres. Lorsqu’on étend la main, on n’arrive presque pas à la voir. Celui à qui Dieu ne donne pas de Lumière n’aura pas de Lumière.
N’as-tu pas vu que la gloire de Dieu est célébrée par ceux qui sont dans les cieux et sur la terre, et par les oiseaux étendant leurs ailes ? Dieu connaît la prière de chacun et sa manière de Le glorifier ; Dieu d’ailleurs sait tout ce qu’ils font.
A Dieu appartient le Royaume des cieux et de la terre. C'est à Dieu que tout aboutit.
N'as-tu pas vu que Dieu pousse les petits nuages, qu’il les réunit ensuite et en fait des masses épaisses ? De ces gros nuages, tu vois sortir la pluie ; Il fait descendre du ciel —des montagnes de nuages qui s’y trouvent— une grêle, dont Il atteint ceux qu’il veut et qu’il détourne de ceux qu’il veut. L’éclat des éclairs enlève presque la vue.
Dieu a fait succéder tour à tour le jour et la nuit. Il y a certes en ceci un exemple frappant pour les Hommes qui ont une vue juste des choses.
Il a créé chaque animal à partir d’une eau. Les uns se déplacent sur leur ventre, d’autres sur deux pattes, d’autres enfin sur quatre. Dieu crée ce qu’il veut. Sur toute chose, Dieu est omnipotent.
Nous avons fait descendre des Versets clairement développés. Dieu dirige ceux qu’il veut vers un Chemin droit.
Les Hypocrites disent : Nous avons cru en Dieu et à l’Apôtre et nous obéirons. Puis une partie d’entre eux fait volte-face. Ce ne sont point des Croyants.
Quand on les appelle devant Dieu et Son Apôtre afin que celui-ci rende la justice parmi eux, voici qu’une partie d’entre eux s’y oppose.
Si le droit est de leur côté, ils viennent à lui, dociles et empressés.
Un mal ronge-t-il leurs cœurs, ont-ils quelque doute ou bien craignent-ils que Dieu et Son Apôtre ne soient partiaux à leur égard ? —Non ! mais ce sont des Injustes.
Les seuls mots que prononcent les Croyants quand on les appelle devant Dieu et Son Apôtre afin que celui-ci rende la justice parmi eux, sont : Nous avons entendu et nous obéissons. Ce sont les Bienheureux.
Quiconque obéit à Dieu et à Son Envoyé, quiconque craint Dieu et se conduit pieusement, ceux-là sont ceux qui réussiront.
Ils ont juré par le nom de Dieu, le plus solennel des serments, que, si tu leur en donnes l’ordre, ils marcheront certes au combat. Dis-leur : Ne jurez point, c’est une obéissance nette qu’on vous demande. Dieu est au courant de vos actions.
Dis-leur : Obéissez à Dieu et obéissez à l’Apôtre. Si vous vous refusez à obéir, les choses en resteront simplement là : l’Apôtre sera tenu de remplir son devoir de transmetteur et vous serez tenu d’accomplir votre devoir d’obéissance. Si vous leur obéissez, vous vous trouverez dans la bonne Direction. L’Apôtre n’est tenu que de faire claire communication.
Dieu a promis à ceux, parmi vous, qui auront cru et pratiqué les bonnes œuvres, de les constituer héritiers de la terre, ainsi qu’il l’a fait pour ceux qui les ont précédés ; Il leur a promis d’établir fermement leur religion, cette religion qu’il a choisie pour eux, et de changer leur inquiétude en sécurité. Ils M’adoreront et ne M’associeront rien. Ceux qui, après cela, demeurent infidèles, ceux-là sont les Pervers.
Observez exactement la Prière, faites l’Aumône légale, obéissez à l’Apôtre. Certainement vous éprouverez la Miséricorde de Dieu.
N’allez pas croire que les Infidèles puissent mettre en échec la puissance de Dieu sur la terre. Leur demeure c’est le Feu. Et quel affreux séjour !
Ô Croyants ! que vos esclaves, vos enfants qui n’ont point atteint l’âge de puberté, avant d’entrer chez vous, vous en demandent la permission, dans ces trois cas : avant la prière de l’aurore, lorsque vous quittez vos habits à midi, et après la prière du soir ; ces trois moments doivent être respectés, par décence. Il n’y aura aucun mal ni pour vous, ni pour eux, s’ils entrent à d’autres heures sans permission, ils circuleront toute la journée parmi vous et vous serez en promiscuité les uns avec les autres. C’est ainsi que Dieu vous explique les Signes. Dieu est omniscient et sage.
Lorsque vos enfants auront atteint l’âge de puberté, ils devront, à toute heure, demander la permission d’entrer comme l’avaient demandée ceux qui avaient atteint cet âge avant eux. C’est ainsi que Dieu vous explique Ses Signes. Dieu est omniscient et sage.
Les femmes qui n’enfantent plus, et qui n’espèrent plus pouvoir se marier, peuvent, sans inconvénient, ôter leurs vêtements extérieurs, sans cependant afficher leurs ornements ; mais si elles s’en abstiennent, cela leur vaudra mieux. Dieu entend et sait tout.
Nul inconvénient pour l’aveugle, le boiteux ou le malade, de manger à votre table, ni pour vous, si vous faites vos repas dans vos maisons, dans celles de vos pères ou de vos mères, de vos frères, de vos oncles et de vos tantes paternels, de vos oncles et de vos tantes maternels, dans les maisons dont vous avez les clefs, dans celles de vos amis. Il n’y a aucun inconvénient, pour vous, à manger en commun ou séparément. Quand vous entrez dans une maison, présentez vos salutations, salutations de la part de Dieu, bénies et excellentes. C’est ainsi que Dieu vous explique les Signes, afin que vous compreniez.
Les vrais Croyants sont ceux qui croient en Dieu et en son Apôtre et qui, lorsqu’ils se retrouvent en réunion avec ce dernier pour quelque affaire d’intérêt commun ne partent pas avant de lui avoir demandé la permission. Ceux qui te la demandent ce sont ceux qui croient en Dieu et en Son Apôtre. S’ils te la demandent pour s’occuper de quelque affaire les concernant, tu peux l’accorder à qui tu voudras. Implore pour eux le Pardon de Dieu. Dieu est absoluteur et miséricordieux.
N’appelez point l’Apôtre avec cette familiarité que vous mettez à vous appeler entre vous. Dieu connaît ceux qui se retirent de la réunion en secret, se cachant les uns derrière les autres. Que ceux qui désobéissent à Ses ordres redoutent l’arrivée de quelque malheur ou d’un châtiment terrible.
Oui, c’est à Dieu qu’appartient tout ce qui est dans les cieux et sur la terre. Il connaît la nature de votre foi. Le jour où les Hommes seront ramenés devant Lui. Il leur rappellera leurs œuvres. Dieu, de toute chose, est omniscient.
Béni soit Celui qui a envoyé du ciel la Séparation [entre la Vérité et l’Erreur] à Son Serviteur, afin qu’il se charge d’avertir les Hommes.
Béni soit Celui qui a le Royaume des cieux et de la terre ; Il n’a point de fils, Il n’a point d’associé à Son Empire ; Il a créé toute chose et en a fixé le destin.
Les Idolâtres ont pris d’autres dieux que Lui, dieux qui ne peuvent rien créer et ont été créés eux-mêmes,
Qui ne peuvent se faire ni du bien ni du mal, qui ne disposent ni de la Vie, ni de la Mort, ni de la Résurrection.
Les Incrédules disent : Ce Livre n’est qu’un mensonge forgé par lui et d’autres personnes qui l’ont aidé. Ce n’est là qu’injustice et perfidie de leur part.
Ce sont légendes des Anciens, disent-ils encore, qu’il a fait mettre par écrit et qui lui sont dictées matin et soir.
Dis : Celui qui connaît les secrets des cieux et de la terre a envoyé ce Livre. Il est absoluteur et miséricordieux.
Ils disent : Qu’est-ce donc que cet Apôtre ? Il prend des repas et fait son marché. Que ne fait-on pas descendre un Ange pour l’aider à avertir les Hommes. Que ne lui lance-t-on pas un trésor, ou que n’a-t-il pas un jardin qui lui fournisse sa nourriture ! Les Injustes disent : Vous ne suivez qu’un homme ensorcelé.
Regarde comme ils décrivent ta situation. Ils sont dans l’erreur et ne peuvent trouver aucun moyen d’en sortir.
Béni soit Celui qui, s’il le veut, te donnera mieux que cela : des Jardins où coulent des cours d’eau et Il te donnera des palais.
Mais ils nient l’existence de l’Heure. Nous avons préparé pour ceux qui nient l’existence de l’Heure, un brasier ardent.
Lorsque ce brasier les verra de loin, il fera entendre un mugissement de rage et un grondement.
Et lorsqu’ils y seront précipités, entassés à l’étroit, attachés dans leurs chaînes, à ce moment-là, ils appelleront la Mort.
N’appelez pas une seule mort, appelez-en plusieurs, leur dira-t-on.
Dis-leur : Ceci vaut-il mieux que le Paradis de l’Immortalité, qui a été promis aux hommes pieux ? Ce Paradis sera pour eux une récompense et un aboutissement.
Ils y trouveront tout ce qu’ils peuvent désirer. Ils y seront immortels. C’est une promesse faite par ton Seigneur et ils pourront en réclamer l’accomplissement.
Le jour où Il les réunira ainsi que les divinités qu’ils adoraient en dehors de Dieu, Il demandera : Est-ce vous qui avez égaré Mes serviteurs que voici, ou bien ont-ils eux-mêmes perdu la route ?
Les prétendues divinités répandront : Gloire à Toi nous n’aurions pas dû rechercher d’autre patron que Toi ; mais Tu les as laissés jouir de la vie, eux et leurs pères, à tel point qu’ils oublièrent la Révélation et qu’ils se comportèrent en peuple perdu.
Vos dieux ont donc démenti vos déclarations ? Vous ne saurez obtenir ni la levée d’un châtiment, ni l’arrivée d’un secours. Quiconque de vous agira avec iniquité éprouvera un châtiment terrible.
Nous n’avons envoyé que des Apôtres qui prenaient des repas et faisaient, comme Muhammad, leur marché. Nous vous éprouvons les uns par les autres, pour voir si vous serez constants. Ton Seigneur est clairvoyant.
Ceux qui n’espèrent point Nous rencontrer disent : Ah ! si on faisait descendre les Anges vers nous, ou si nous voyions notre Seigneur de nos yeux. Ils sont enflés d’orgueil et commettent un crime énorme.
Le jour où ils verront les Anges, il n’y aura pas de bonne nouvelle pour les Coupables, qui crieront : cherchons un refuge sûr.
Alors, Nous Nous tournerons vers leurs œuvres et Nous les réduirons en poussière dispersée.
Ce jour-là, les Hôtes du Paradis auront une résidence plus belle que celle qu’avaient les Impies ici-bas et un lieu de sieste plus agréable.
Le jour où le ciel se fendra suivant la forme des nuages, et où l’on fera descendre les Anges précipitamment,
Le Vrai Royaume appartiendra, ce jour-là, au Miséricordieux. Ce sera un jour difficile pour les Infidèles.
Ce jour-là, l’injuste se mordra les mains et dira : Oh ! que ne suis-je entré en relation avec l’Envoyé.
Malheur à moi ! Plût à Dieu que je n’eusse pas pris un tel comme ami intime.
Il m’a détourné de la Révélation après qu’elle me fut parvenue. Oui, le Démon se désolidarise de sa victime.
L’Envoyé dit : Seigneur ! mon peuple a adopté à l’égard de ce Coran une politique qui consiste à l’ignorer.
C’est ainsi que Nous avons donné à tous les Prophètes des ennemis sortis des rangs des Criminels ; mais ton Seigneur te suffira comme guide et assistant.
Les Incrédules disent : Que ne lui a-t-on envoyé le Coran en un seul corps ? —Nous L'avons envoyé sous cette forme afin de raffermir ton cœur ; Nous en avons espacé la psalmodie.
Ils ne te proposeront pas de parabole, sans que Nous t’apportions la Vérité là-dessus et une explication meilleure.
Ceux qui seront rassemblés et entraînés, la face contre terre, vers la Géhenne, ceux-là auront la plus mauvaise place et auront suivi le chemin le plus éloigné de la Vérité.
Nous avons apporté l’Ecriture à Moïse, et Nous avons placé à ses côtés son frère Aaron en tant que collaborateur.
Nous leur dîmes : Allez vers le peuple qui a traité Nos Signes de mensonges. Nous fîmes périr par la suite ce peuple d’une manière sévère.
Evoque aussi le sort du peuple de Noé, lorsque ce peuple traita les Apôtres d’imposteurs. Nous l’engloutîmes et Nous en fîmes un Signe pour l’Humanité. Nous avons préparé aux Injustes un supplice douloureux.
Evoque aussi le sort de Ad, de Thamoud, des Habitants du Puits de Rass ainsi que le sort de tant d’autres générations intermédiaires.
A chacun de ces peuples, Nous avons proposé de nombreuses paraboles. Chacun de ces peuples, par Nous, a été exterminé entièrement.
Les Infidèles de la Mecque ont souvent passé près de la ville sur laquelle Nous avons fait tomber la pluie du Mal. Ne la voient-ils donc pas lors de leurs voyages ? Mais ils ne s’attendent point à être ressuscités un jour.
Lorsqu’ils te voient, ils ne font que te rallier. Est-ce cet homme, disent-ils, que Dieu a envoyé comme Apôtre ?
Il a failli nous détourner de nos dieux, si nous n’avions pas été constants dans notre religion. Lorsqu’ils verront approcher le châtiment, ils apprendront qui suit le chemin le plus éloigné de la Vérité.
Te crois-tu l’Avocat de celui qui s’est inventé un dieu qui l’égare ?
Ou bien escomptes-tu que la plupart d’entre eux entendent ou comprennent ? On ne peut certes les comparer qu’à des bêtes ou plutôt ils sont encore plus égarés que les bêtes.
N’as-tu pas vu comment ton Seigneur fait régner longtemps l’ombre de la nuit ? S’il avait voulu, Il l’aurait faite permanente. Nous avons fait du soleil son critère.
Nous absorbons par la suite cette ombre d’une manière imperceptible.
C’est Lui qui a institué à votre intention la nuit comme manteau, le sommeil comme repos et le jour comme résurrection.
C’est Lui qui envoie les vents, annonçant Sa Miséricorde. Nous faisons alors descendre du ciel une eau pure,
Par laquelle Nous revivifions une cité mourante et désaltérons, parmi Nos créatures, un nombre infini d’animaux et d’hommes.
Nous la faisons couler de tous côtés parmi eux, afin qu’ils se souviennent, mais la plupart des Hommes ne veulent qu’être ingrats.
Si Nous avions voulu, Nous aurions envoyé dans chaque cité quelqu’un pour les avertir.
Ne cède point aux Infidèles et combats-les vigoureusement avec ce Coran,
C’est Lui qui a rapproché les Deux Eaux, l’une douce et buvable, l’autre salée et non buvable. Il a placé entre elles une barrière et une paroi étanche.
C’est Lui qui, de l’eau, a créé les êtres humains. Il en fit aussi l’aboutissement d’une généalogie et le point de départ d’une autre, par alliance. Ton Seigneur est omnipotent.
Ils adorent, à l’exclusion de Dieu, ce qui ne peut leur être utile, ni leur nuire. L’Infidèle, contre son Seigneur, apporte son concours au Démon.
Nous ne t’avons envoyé que pour annoncer la bonne nouvelle et pour avertir
Dis-leur : Je ne vous demande pour ma mission aucun salaire. Exception faite de ceux qui désirent prendre un Chemin conduisant vers leur Seigneur.
Appuie-toi sur le Vivant qui ne meurt point, Glorifie Ses louanges. Pour être informé des péchés de Ses serviteurs, Il est suffisant.
C’est Lui qui a créé les cieux, la terre et tout ce qui se trouve entre eux, en six jours ; puis Il s’est assis dignement sur le Trône. Il est le Miséricordieux. Interroge les hommes instruits en Sa Science.
Quand on leur dit : Prosternez-vous devant le Miséricordieux, ils demandent : Qu’est-ce que le Miséricordieux ? Allons-nous nous prosterner sur ton ordre ? Et leur aversion augmente.
Béni soit Celui qui a placé au ciel des constellations, qui y a placé le soleil et une lune qui éclaire.
C’est Lui qui a établi la nuit et le jour, se succédant tour à tour pour celui qui veut méditer ou manifester sa gratitude.
Les Serviteurs du Miséricordieux sont ceux qui marchent sur la terre avec modestie et qui répondent : Salut ! aux Ignorants qui leur adressent la parole ;
Qui vouent leurs nuits à leur Seigneur, prosternés ou debout ;
Qui disent : Seigneur ! éloigne de nous le supplice de la Géhenne ; son supplice est permanent ;
La Géhenne est un mauvais séjour, c’est une mauvaise résidence.
Qui, dans leurs dépenses, ne sont ni prodigues ni avares, mais qui se tiennent au juste milieu,
Qui n’invoquent avec Dieu aucune autre divinité ; qui ne tuent la personne humaine que Dieu a déclaré sacrée qu’au nom de la Vérité et qui ne se livrent pas à des relations coupables. Celui qui le fait commet un péché.
Au jour de la Résurrection, le châtiment lui sera doublé ; il le subira éternellement, couvert d’ignominie.
Exception faite des Repentis, qui auront cru et pratiqué les bonnes œuvres ; ceux-là, Dieu changera leurs mauvaises actions en bonnes ; car Dieu est absoluteur et miséricordieux.
Celui qui se repent et fait le bien, revient totalement à Dieu.
Ceux qui ne portent point de faux témoignages et qui, venant à surprendre une conversation déplacée, continuent noblement leur chemin,
Ceux qui, lorsqu’on évoque pour eux les Signes de leur Seigneur, ne s’affolent pas comme s’ils étaient sourds et aveugles,
Ceux qui disent : Seigneur ! accorde-nous, en nos épouses et en nos enfants, une fraîcheur pour les yeux, et fais de nous un guide pour les Hommes Pieux,
Ceux-là auront pour récompense les appartements Supérieurs du Paradis grâce à leur constance. Là, ils recevront vœux et salutations.
Là ils séjourneront éternellement. Quel beau séjour, quelle belle résidence !
Dis : Dieu ne se soucierait nullement de vous, n’étaient vos prières. Vous avez crié à l’imposture ! Bientôt le châtiment ne vous lâchera plus.
T. S. M.
Tels sont les Signes du Livre Evident.
Vas-tu donc te laisser dépérir parce qu’ils ne veulent pas croire ?
Si Nous voulons, Nous enverrons du ciel un Signe devant lequel ils courberont longtemps l’échine, en signe de soumission,
Il ne leur parvient aucun nouveau rappel du Miséricordieux sans qu’ils ne s’en détournent.
Maintenant qu’ils ont crié au mensonge, ils auront bientôt des nouvelles de ce dont ils se gaussaient.
N’ont-ils donc pas vu la terre ? N’ont-ils pas vu combien d’espèces utiles Nous y fîmes pousser ?
Certes, il y a en cela un Signe, mais la plupart des Hommes ne devaient pas devenir des Croyants.
En vérité, ton Seigneur est le Puissant, le Miséricordieux.
Souviens-toi lorsque ton Seigneur appela Moïse et lui dit : Rends-toi auprès du peuple injuste,
Le peuple de Pharaon. Ne seront-ils donc jamais pieux ?
Seigneur ! Je crains qu’ils ne me traitent d’imposteur,
Que mon cœur ne soit pris d’angoisse, et que ma langue ne puisse me servir. Appelle plutôt mon frère Aaron.
Ils ont en plus un crime à me reprocher et je crains qu’ils ne me mettent à mort.
Pas du tout, répondit Dieu. Allez tous deux, porteurs de Nos Signes ; Nous serons avec vous, et Nous écouterons.
Allez auprès de Pharaon et dites-lui : Nous représentons la Mission du Maître de l’Univers.
Laisse partir avec nous les Enfants d’Israël.
Mais Pharaon dit à Moïse : Ne t’avons-nous pas élevé tout enfant parmi nous ? Tu as passé plusieurs années de ta vie chez nous.
Tu as commis l’action que tu sais ; tu es parmi les Ingrats.
Oui ! répondit Moïse. J’ai commis cette action alors que j’étais au nombre des Egarés.
Je vous ai fui par crainte ; mais mon Seigneur m’a accordé la Sagesse et m’a compté parmi Ses Envoyés.
Tu me reproches mes bienfaits, toi qui as réduit les Enfants d’Israël en esclavage.
Qu’est-ce donc, dit Pharaon, que le Maître de l’Univers ?
C’est le Maître des cieux, de la terre et de tout ce qui est entre eux, dit Moïse. Etes-vous convaincus ?
Eh bien ! Avez-vous entendu ? dit Pharaon à ceux qui l’entouraient.
Moïse reprit : C’est votre Seigneur et le Seigneur de vos ancêtres les plus éloignés.
Votre Apôtre, envoyé expressément pour vous est un possédé, dit Pharaon.
Moïse continua : C’est le Seigneur de l’Orient et de l’Occident et de tout ce qui est dans l’intervalle. Raisonnerez-vous ?
Si tu prends pour dieu un autre que moi, dit Pharaon, je te ferai mettre en prison.
Alors même que je te ferais voir quelque preuve évidente ? dit Moïse.
Fais-la voir, dit Pharaon, si tu es véridique.
Moïse jeta son bâton et voici que le bâton se changea en un véritable serpent.
Puis il sortit la main de sa poche et voici qu’elle parut blanche à tous les spectateurs.
Pharaon dit à l’Assemblée, autour de lui : En vérité, ce ne peut être qu’un magicien très savant.
Par ses sorcelleries, il veut vous chasser de vos terres. Que décidez-vous ?
L’Assemblée répondit : Accorde-lui un délai ainsi qu’à son frère et envoie, en attendant, tes agents de recrutement dans les villes
pour te ramener tous les magiciens, très savants.
Les magiciens furent rassemblés à un moment donné d’un jour donné.
Il fut demandé au peuple : Y assisterez-vous.
Afin que nous puissions suivre les magiciens, s’ils Remportent ?
Quand les magiciens furent rassemblés, ils dirent à Pharaon : Pouvons-nous compter sur une récompense certaine, si nous sommes vainqueurs ?
Oui, répondit Pharaon et, en ce cas, vous serez du nombre de nos Favoris.
Moïse leur dit alors : Jetez ce que vous avez à jeter.
Ils jetèrent leurs cordes et leurs bâtons et dirent : Par la puissance de Pharaon, c’est nous qui serons sûrement les vainqueurs.
Moïse jeta son bâton, et le voici qui dévore les illusions qu’ils ont fait naître
Et les magiciens de se jeter, prosternés.
Et de s’écrier : Nous croyons au Maître de l’Univers,
Le Seigneur de Moïse et d’Aaron !
Vous avez cru en lui, dit Pharaon, avant que je ne vous le permette ! Il est donc votre chef qui vous a appris la magie. —Mais bientôt apprenez-le. Je vous ferai trancher les membres, mains droites et pieds gauches et vous ferai crucifier tous.
Nous n’y verrons aucun mal, répondirent-ils. C’est à notre Seigneur que nous retournerons.
Nous osons espérer que notre Seigneur nous pardonne nos péchés, puisque nous avons été les premiers Croyants.
Nous fîmes cette révélation à Moïse : Pars cette nuit avec Mes serviteurs. Vous serez d’ailleurs poursuivis.
Pharaon envoya dans les villes ses agents de recrutement.
Ces Israélites, faisait-il proclamer, ne sont qu’une poignée d’agitateurs peu nombreux ;
Ils ont certes une conduite propre à soulever notre colère.
Quant à nous, nous sommes nombreux et sur nos gardes !
C’est ainsi que Nous leur avons fait quitter jardins et ruisseaux,
Trésors et superbes demeures.
Oui, il en fut ainsi, et Nous donnâmes aux Enfants d’Israël toutes ces richesses en héritage.
Au lever du soleil donc, les Egyptiens poursuivaient toujours les Israélites.
Lorsque les deux armées se découvrirent l'une l’autre, les Compagnons de Moïse s’écrièrent : Ils vont sûrement nous rattraper.
Point du tout, dit Moïse. Mon Seigneur est avec moi. Il me guidera.
Nous fîmes cette révélation à Moïse : Frappe la mer de ton bâton. Et la mer se fendit en deux : chaque partie se dressait comme une grande montagne.
Puis Nous y fîmes engager les autres.
Nous sauvâmes Moïse et tous ceux qui étaient avec lui.
Et nous submergeâmes les autres.
Certes il y a en cela un Signe ; mais la plupart d’entre eux ne devaient pas devenir Croyants.
En vérité, Ton Seigneur est le Puissant, le Miséricordieux.
Raconte-leur l’histoire d’Abraham,
Lorsqu’il dit à son père et à son peuple : Qu’adorez- vous ?
Nous adorons des idoles, dirent-ils, et nous passons notre temps à célébrer leur culte.
Vous entendent-elles quand vous les invoquez ? demanda Abraham.
Vous feront-elles du bien ? peuvent-elles vous faire quelque mal ?
Non, dirent-ils, mais nous avons trouvé nos pères agissant de la sorte.
Avez-vous réfléchi, demanda Abraham, à ce que vous adorez et
ce qu’adoraient vos ancêtres les plus éloignés ?
Ces idoles sont des ennemis pour moi. Moi, je n’adore que le Seigneur des Mondes,
Qui m’a créé et qui me dirige dans la voie droite ;
C’est Lui qui me procure nourriture et boisson ;
C’est Lui qui me guérit quand je suis malade ;
C’est Lui qui me fera mourir, et qui me ressuscitera ensuite ;
C’est Lui qui, je l’espère, me pardonnera mes péchés au Jour du Jugement Dernier.
Seigneur ! donne-moi la sagesse, et place-moi au nombre des Vertueux.
Fais que les générations futures tiennent à mon sujet le langage de la Vérité.
Mets-moi au nombre des Héritiers du Jardin des Délices.
Pardonne à mon père ! Oui, il était du nombre des Egarés.
Ne m’avilis pas le jour où les Hommes seront ressuscités,
Le jour où les richesses et les enfants ne seront d’aucune utilité,
Si ce n’est pour celui qui viendra à Dieu avec un cœur pur.
On fera alors approcher le Paradis pour les Pieux,
Surgir l’Enfer pour les Egarés.
On leur demandera: Où sont ceux que vous adoriez
A l’exclusion de Dieu ? Vous aideront-ils à présent ou bien s’aideront-ils eux-mêmes ?
Alors ils seront tous précipités dans l’Enfer, faux dieux et Egarés,
Ainsi que les armées d’Iblis, tout entières.
Les Egarés se disputant en Enfer diront,
Par Dieu ! nous étions purement et simplement dans l’erreur la plus évidente,
Quand nous vous mettions à égalité avec le Seigneur de l’Univers.
Seuls les Coupables nous ont égarés.
A présent, nous n’avons point d’intercesseur,
Point d’ami intime.
Ah ! s’il nous était permis de revenir une seule fois sur la terre, nous serions au nombre des Croyants !
Certes il y a en cela un Signe, mais la plupart d’entre-eux ne devaient pas devenir Croyants.
En vérité, ton Seigneur est le Puissant, le Miséricordieux.
Le peuple de Noé a aussi traité les Apôtres d’imposteurs.
Lorsque leur frère Noé leur dit : Ne serez-vous donc jamais pieux ?
Je suis pour vous un Envoyé honnête.
Craignez Dieu, et obéissez-moi.
Je ne vous demande pas de salaire pour cela, car mon salaire n’incombe qu’au Seigneur de l’Univers.
Craignez donc Dieu, et obéissez-moi.
Ils répondirent : Croirons-nous en toi alors que ce sont les plus vils qui te suivent ?
Je n’ai pas connaissance de ce qu’ils avaient fait, répondit Noé.
Ils ne doivent en rendre compte qu’à Mon Seigneur; puissiez-vous l’appréhender.
Je ne suis pas l’homme qui repousserait les Croyants.
Je ne suis qu’un homme chargé d’avertir clairement.
Si tu ne cesses ta propagande, Noé, dirent-ils, tu seras lapidé.
Noé dit : Seigneur ! mon peuple m’accuse de mensonge.
Décide entre eux et moi ; sauve-moi ainsi que les Croyants qui m’accompagnent.
Nous le sauvâmes, ainsi que ceux qui étaient avec lui dans l’Arche bondée.
Ensuite, Nous submergeâmes le reste des Hommes.
Il y a certes en cela un Signe; mais la plupart d’entre eux n’allaient pas devenir Croyants.
En vérité, ton Seigneur est le Puissant, le Miséricordieux.
Le peuple d’Ad a aussi traité les Apôtres d’imposteurs.
Lorsque leur frère Houd leur dit : Ne serez-vous donc jamais pieux ?
Je suis pour vous un Envoyé honnête.
Craignez Dieu et obéissez-moi.
Je ne vous demande pas de salaire pour cela, car mon salaire n’incombe qu’au Seigneur de l’Univers.
Qu’avez-vous à bâtir sur chaque colline des monuments pour votre plaisir ?
A élever des édifices tels qu’on croirait que vous êtes immortels ?
A être tyranniquement violents, lorsque vous attaquez ?
Craignez donc Dieu et obéissez-moi,
Craignez Celui qui vous a accordé ce que vous savez ;
Qui vous a accordé des troupeaux et des enfants,
Des jardins et des ruisseaux.
Je crains pour vous le châtiment d’un jour impressionnant.
Ils répondirent : Il nous est égal que tu fasses ton sermon ou que tu ne le fasses pas.
Notre attitude n’est autre que celle-là même qu’adoptaient les Anciens.
Nous ne serons jamais châtiés.
Ils le traitèrent d’imposteur. Nous les exterminâmes donc. Certes, il y a en cela un Signe, mais la plupart d’entre eux ne devaient devenir Croyants.
En vérité, ton Seigneur est le Puissant, le Miséricordieux.
Le peuple de Thamoud a traité aussi les Apôtres d’imposteurs.
Lorsque leur frère Salih leur dit : Ne serez-vous donc jamais pieux ?
Je suis pour vous un Envoyé honnête.
Craignez Dieu et obéissez-moi.
Je ne vous demande pas de salaire pour cela, car mon salaire n’incombe qu’au Seigneur de l’Univers.
Pensez-vous rester toujours ici-bas, en sécurité
Au milieu des jardins et des ruisseaux,
Des champs de céréales et des palmiers aux fruits bons et tendres ?
Taillerez-vous toujours des maisons dans le roc habilement ?
Craignez donc Dieu et obéissez-moi.
N’obéissez point aux ordres des Excessifs
Qui commettent des dégâts sur la terre et n’y apportent aucune réparation.
Ils lui répondirent : Tu es tout simplement un ensorcelé.
Tu n’es qu’un mortel comme nous : fais-nous voir un signe, si tu dis vrai.
Voici une chamelle; elle aura sa ration d’eau un certain jour, et vous la vôtre à un autre jour fixe.
Ne lui faites aucun mal, sinon le tourment d’un jour impressionnant vous surprendra.
Ils la tuèrent cependant. Aussitôt, ils se trouvèrent regretter leur acte.
Le tourment les a surpris. Certes, il y a en cela un Signe. Mais la plupart d’entre eux n’allaient pas devenir Croyants.
En vérité, ton Seigneur est le Puissant, le Miséricordieux.
Le peuple de Loth a aussi traité les Apôtres d’imposteurs,
Lorsque Loth, leur frère, leur dit : Ne serez-vous donc jamais pieux ?
Je suis pour vous un Envoyé honnête,
Craignez Dieu et obéissez-moi.
Je ne vous demande pas de salaire pour cela ; mon salaire n’incombe qu’au Seigneur de l’Univers.
Aurez-vous des rapports avec les mâles parmi le genre humain
et abandonnerez-vous les épouses que Dieu a créées pour vous ? En vérité, vous êtes un peuple transgresseur.
Ils lui répondirent : Si tu ne cesses, ô Loth, ta propagande, tu seras expulsé.
J’ai en horreur ce que vous faites, ajouta Loth,
Seigneur ! Délivre-moi et ma famille de ce qu’ils font.
Nous le sauvâmes et sa famille tout entière,
Excepté une femme âgée qui fut parmi les Retardataires.
Puis Nous exterminâmes les autres.
Nous fîmes tomber sur eux une certaine pluie ; combien mauvaise fut la pluie qui fondit sur les hommes inutilement avertis !
Certes, il y a en cela un signe ; mais la plupart d’entre les hommes ne devaient pas devenir Croyants.
En vérité, ton Seigneur est le Puissant, le Miséricordieux.
Les Habitants du Fourré ont aussi traité les Apôtres d’imposteurs
Lorsque Choaïb leur dit : Ne serez-vous donc jamais pieux ?
Je suis pour vous un Envoyé honnête.
Craignez Dieu et obéissez-moi.
Je ne vous demande pas de salaire pour cela, mon salaire n’incombe qu’au Seigneur de l’Univers.
Faites juste mesure et ne trompez pas vos semblables.
Pesez avec une balance exacte.
Ne lésez point les hommes dans leurs biens et ne propagez point le désordre sur la terre.
Craignez Celui qui vous a créés ainsi que les générations précédentes.
Ils lui répondirent : Tu es tout simplement un ensorcelé.
Tu n’es qu’un mortel comme nous et nous pensons que tu n’es qu’un imposteur.
Fais donc tomber sur nous un pan du ciel, si tu dis vrai.
Dieu connaît mieux que quiconque vos actions, reprit Choaïb.
Ils le traitèrent donc d’imposteur; le tourment du Jour du Nuage les surprit : c’était le tourment d’un Jour impressionnant.
Certes, il y a en cela un signe. Mais la plupart des Hommes ne devaient devenir Croyants.
En vérité, ton Seigneur est le Puissant, le Miséricordieux.
Le Coran est la révélation du Seigneur de l’Univers.
L’Esprit fidèle (L’Archange Gabriel) Ta descendu du ciel,
Sur ton cœur, afin que tu fusses parmi les hommes chargés d’avertir.
Il est en langue arabe claire et pure.
Il a été prédit par les Ecritures des Anciens.
N’est-ce pas un signe pour eux, que les docteurs des Enfants d’Israël en aient eu connaissance ?
Si nous l’avions révélé à un homme d’une nation étrangère,
Et qu’il l’eût récité aux Infidèles, ils n’y auraient pas ajouté foi.
C’est ainsi que Nous avons glissé l’incrédulité dans les cœurs des Coupables.
Ils n’y croiront pas avant de voir le châtiment cruel.
Ce châtiment fondra sur eux à l’improviste, sans qu’ils le sentent.
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Eh bien ! chercheront-ils aujourd’hui à hâter Notre Châtiment ?
Que t’en semble ? Si, après les avoir laissés jouir des biens de ce monde pendant de longues années,
Le châtiment dont on les menaçait les surprend à la fin,
A quoi leur serviront leurs jouissances ?
Nous n’avons point détruit de cité qui n’ait eu des hommes pour l’avertir
Et l’exhorter. Nous n’avons pas été injustes.
Ce ne sont pas les Démons qui sont descendus du ciel avec le Coran.
Cela ne leur sera jamais possible. Ils en sont d’ailleurs incapables.
Ils sont tenus à l’écart pendant son audition.
N’invoque donc point une autre divinité en même temps que Dieu, sinon tu serais parmi les Châtiés.
Avertis tes plus proches parents.
Sois d’un abord facile pour les Croyants qui t’ont suivi.
Si les uns te désobéissent, tu leur diras : Je suis innocent de vos œuvres.
Appuie-toi sur le Puissant, le Miséricordieux,
Qui te voit quand tu le lèves pour la Prière,
et quand tu observes les autres Fidèles en état de dévotion.
C’est Lui qui entend et sait tout.
Vous dirai-je sur qui descendent les Démons ?
Ils descendent sur tout menteur livré au péché.
Ils lancent des fragments de ce qu’ils ont entendu. Or la plupart sont des menteurs.
Les poètes aussi sont suivis par les Egarés.
Ne vois-tu pas qu’ils s’aventurent sur n’importe quel terrain ?
Et disent ce qu’ils ne font pas ?
Sauf ceux qui ont cru, qui pratiquent le bien, invoquent souvent le nom de Dieu et se défendent quand ils sont attaqués. Ceux qui ont été injustes apprendront quel sort leur est réservé.
T. S. Tels sont les Signes du Coran, Livre évident.
Direction et Heureuse Nouvelle pour les Croyants,
Qui observent la Prière, font l'Aumône légale et ont la conviction que la Vie Future existe.
Ceux qui ne croient pas à la Vie Future, Nous avons embelli leurs œuvres à leurs propres yeux ; ils sont désorientés.
C'est à eux qu’est réservé le plus cruel châtiment en ce Monde et dans l'Autre. Ils seront les plus grands Perdants.
En vérité, Muhammad, tu reçois le Coran de la part d'un Sage omniscient.
Rappelle lorsque Moïse dit à sa famille : J’aperçois un feu. J’en tirerai une indication pour notre route ou bien je vous en apporterai un tison ardent, pour que vous ayez de quoi vous réchauffer.
Lorsqu’il y arriva, une voix se fit entendre : Bénis soient celui qui est près du feu et ceux qui sont autour! Gloire à Dieu, Seigneur de l’Univers !
O Moïse ! Je suis Dieu le Puissant, le Sage.
Jette ton bâton. Lorsque Moïse le vit se remuer comme un serpent, il prit la fuite et ne revint pas, ensuite, sur ses pas. O Moïse ! dit la voix, n’aie crainte ! Les Envoyés n’éprouvent pas de crainte auprès de Moi.
Mais pour celui qui, après avoir été injuste, fait le bien à la place du mal, Je suis absoluteur et miséricordieux.
Porte ta main dans ta poche, elle en sortira toute blanche, sans que ce soit par maladie. Ce sera un des neuf Signes à l’adresse de Pharaon et de son peuple ; c’est un peuple pervers.
Quand Nos Signes frappèrent leurs yeux en toute clarté, ils s’écrièrent : C’est de la magie pure.
Ils les nièrent par orgueil et injustice, alors qu’au fond d’eux-mêmes ils étaient convaincus de leur authenticité. Considère donc quelle fut la fin des Semeurs de scandale.
Nous avons accordé à David et à Salomon une certaine science. Ils dirent : Louange à Dieu qui nous a élevés au-dessus de tant de Ses serviteurs croyants !
Salomon fut l’héritier de David ; il dit : Hommes ! il nous a été enseigné le langage des oiseaux et il nous a été accordé toutes sortes de choses. C’est là la Faveur Evidente.
Et Salomon assembla ses troupes : Djinns, Hommes, et Oiseaux. Rangés par groupes, ils se mirent en marche.
Lorsqu’ils arrivèrent enfin à la Vallée des Fourmis, une Fourmi s’écria : O Fourmis ! rentrez dans vos demeures, de peur que Salomon et ses troupes ne vous écrasent, sans faire attention.
Salomon sourit à ces paroles puis éclata de rire, et dit : Seigneur ! Inspire-moi pour que je Te sois reconnaissant pour les bienfaits dont Tu m’as comblé ainsi que mes pères, et Inspire-moi pour que je pratique de bonnes actions qui Te satisfassent. Fais-moi entrer, par Ta miséricorde, au sein de Tes Serviteurs Vertueux.
Il passa en revue les oiseaux et dit : Pourquoi ne vois-je pas ici la Huppe ? Est-elle absente ?
En vérité, je la ferai souffrir cruellement ou bien je l’égorgerai, à moins qu’elle ne me donne une raison indiscutable.
La Huppe ne demeura pas longtemps absentée. Elle dit en arrivant : J’ai appris ce que tu ne sais pas ; je viens de Saba avec des nouvelles sûres.
J’y ai trouvé une femme régnant sur ce pays. Elle possède toutes sortes de biens et elle a un trône splendide.
J’ai vu qu’elle se prosternait avec son peuple devant le Soleil, à la place de Dieu : le Démon a embelli leurs œuvres à leurs yeux ; il les a détournés du vrai Chemin et ils ne trouvent point la Direction.
Que ne se prosternent-ils pas devant Dieu qui fait sortir ce qui est caché dans les cieux et la terre, qui connaît ce que vous cachez et ce que vous publiez !
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Nous verrons, dit Salomon, si tu as dit vrai ou si tu as menti.
Pars avec cette lettre, jette-la au milieu de leur assemblée puis tiens-toi à l’écart ; tu verras quelle sera leur réponse.
La huppe partit et s’acquitta de sa mission. La reine dit à l’Assemblée! Une lettre honorable vient de m’être lancée.
Elle est de Salomon ; elle dit : Au nom de Dieu clément et miséricordieux,
Ne soyez pas orgueilleux avec moi. Venez à moi, soumis [à la vraie religion].
Assemblée, dit la Reine, conseillez-moi dans cette affaire ; je ne déciderai rien sans que vous soyez à mes côtés.
Nous sommes un peuple fort et d’un courage immense, répondit l’Assemblée. Mais c’est à toi qu’il appartient de donner des ordres. Considère donc ce que tu vas décider.
Lorsque les rois entrent dans une ville, dit la Reine, ils la ravagent et les citoyens les plus imposants deviennent les plus misérables. C’est ainsi que les expéditeurs de cette lettre agiront.
Je vais donc leur envoyer un présent, et j’attendrai la réponse que m’apporteront nos émissaires.
Lorsque la délégation arriva chez Salomon, celui-ci dit : Ainsi donc vous m’apportez de l’argent ? Ce que Dieu m’a donné vaut mieux que ce qu’il vous a donné. Mais à vous, de pareils présents, vous procurent une joie immense.
Retournez parmi les vôtres. Nous marcherons sur eux avec une armée à laquelle ils ne sauraient résister. Nous les chasserons de leur patrie, avilis et humiliés.
Il ajouta à l’adresse de son Assemblée : Qui d’entre vous m’apportera le trône de la Reine avant que son peuple ne vienne à moi, soumis à la vraie religion.
Moi, répondit un rebelle parmi les Djinns, je te l’apporterai avant que tu n’aies levé la séance. Je suis assez fort pour cela et je suis fidèle.
Celui qui avait une certaine connaissance des Ecritures dit à Salomon : Je te l’apporterai en un clin d’œil. Et lorsque Salomon vit le trône placé devant lui, il dit : « C’est une marque de la bonté de mon Seigneur pour éprouver si je serai reconnaissant ou ingrat. Quiconque est reconnaissant l’est pour soi ; quiconque est ingrat, Dieu peut s’en passer, car mon Seigneur est riche et généreux.
Rendez-lui son trône méconnaissable. Nous verrons si elle le reconnaîtra quand même.
Lorsqu’elle se présenta devant Salomon, on lui demanda : Ton trône est-il ainsi ? Elle répondit : On dirait que c’est lui. Nous avions reçu la science avant elle, pensa Salomon. En plus, nous sommes Croyants.
Elle a été empêchée de croire que les divinités qu’elle adorait à l’exclusion de Dieu. Elle était d’un peuple Infidèle.
On lui dit ensuite : Entrez au Palais. Quand elle vit le dallage, elle crut que c’était une pièce d’eau et releva sa robe, découvrant ainsi ses jambes. Ce dallage est de cristal dit Salomon. Seigneur, dit-elle, je me suis fait du tort en adorant les idoles ; maintenant, je me soumets, comme Salomon, à Dieu, le Seigneur de l’Univers.
Nous avons envoyé vers les Thamond, leur frère Salih avec ce message : Adorez Dieu ! Mais voici qu’ils se divisèrent en deux partis opposés.
O mon peuple ! leur disait Salih, pourquoi voulez-vous hâter le Mal plutôt que le Bien. Que n’implorez-vous le pardon de Dieu, afin qu’il vous soit fait miséricorde !
Nous augurons mal de toi et des tiens. —Votre mauvais augure dépend de Dieu répondit-il ; mais vous êtes un peuple vivant une épreuve.
Il y avait dans la Cité neuf individus qui semaient le désordre dans le pays, et ne faisaient rien de bon.
Ils se dirent entre eux : Prêtons serment devant Dieu pour tuer, pendant la nuit, Salih et les siens ; nous dirons ensuite au responsable de sa vengeance : Nous n’avons pas été présents à la mort des siens ; nous disons la vérité.
Ils imaginèrent cette ruse et Nous en imaginâmes une autre alors qu’ils ne s’en doutaient pas.
Considère quel a été le résultat de leur ruse : Nous les avons exterminés, ainsi que tout leur peuple.
Voilà leurs demeures, désertes, en prix de leur injustice. Certes il y a en cela un Signe pour un peuple qui sait.
Nous sauvâmes ceux qui avaient cru et qui étaient pieux.
Rappelle quand Loth dit à son peuple : Commettrez-vous la turpitude, alors que vous êtes lucides.
Aurez-vous des rapports charnels avec les hommes plutôt qu’avec des femmes ? Vous êtes un peuple ignorant.
Pour toute réponse, son peuple dit : Chassons la famille de Loth de notre cité ; ce sont des hommes qui recherchent la chasteté.
Nous le sauvâmes et sa famille, à l’exception de sa femme, que Nous avons destinée à rester parmi les Retardataires.
Nous fîmes tomber sur eux une pluie de pierres. Bien mauvaise fut la pluie tombant sur des Hommes qu’on avertissait en vain !
Dis : Louange à Dieu ! Paix à Ses serviteurs qu’il a élus ! Préférez-vous Dieu ou bien les idoles qu’on Lui associe ?
Vous préférez, n’est-ce pas, Celui qui a créé les cieux et la terre et qui a fait descendre pour vous l’eau du ciel ? Avec cette eau, Nous avons fait surgir des jardins aux multiples splendeurs dont vous étiez incapables de faire pousser les arbres. Est-il un autre dieu avec Dieu ? [Evidemment non !]. Mais c’est un peuple qui attribue des parèdres à Dieu !
Vous préférez, n’est-ce pas, Celui qui a fait de la terre une plate-forme stable, qui l’a sillonnée de rivières, dotée de montagnes et qui institua entre les Deux Eaux une séparation ? Est-il un autre dieu avec Dieu ? [Evidemment non !]. Mais la plupart ne le savent pas.
Vous préférez, n’est-ce pas, Celui qui exauce le malheureux quand il Le prie, qui soulage du mal et qui a fait de vous des générations se succédant sur la terre ? Est-il un autre dieu avec Dieu ? [Evidemment non !]. Mais, fort rarement, vous vous en souvenez.
Vous préférez, n’est-ce pas, Celui qui vous guide à travers les ténèbres de la terre ferme et de la mer et qui envoie les vents précurseurs de Sa miséricorde ? Est-il un autre dieu avec Dieu ? [Evidemment non!]. Dieu est trop au-dessus de ce qu’on Lui associe.
Vous préférez, n’est-ce pas, Celui qui procéda à la première création et qui ensuite accomplit la deuxième, qui vous donne votre Nourriture, du ciel et de la terre ? Est-il un autre dieu avec Dieu ? Dis-leur : Apportez vos preuves, si vous êtes véridiques.
Dis : Personne, au ciel et sur la terre, ne connaît l’invisible. Dieu seul le connaît. Personne n’a le moindre sentiment de l’heure à laquelle il sera ressuscité.
La somme de leurs connaissances sur la Vie Future depuis des générations, c’est qu’ils en doutent encore ou plutôt, ils sont aveugles à ce sujet.
Les Incrédules disent : Quand nous deviendrons poussière, ainsi que nos pères, serons-nous donc exhumés de nos tombes ?
Cela nous a été promis à nous et à nos pères auparavant, mais ce ne sont que fables des Temps Anciens.
Dis-leur : Parcourez la terre, et voyez quelle a été la fin des Coupables.
Ne t’afflige point ô Muhammad, du sort qui les attend et ne sois pas dans l’angoisse par crainte de leurs machinations.
Ils disent : Quand donc s’accomplira cette promesse si vous êtes sincères ?
Réponds-leur : Il se peut qu’une partie de ce que vous voulez hâter soit déjà à vos trousses.
Ton Seigneur est plein de bonté pour les Hommes ; mais la plupart d’entre eux ne sont pas reconnaissants.
Ton Seigneur connaît ce que leurs cœurs recèlent et ce qu’ils produisent au grand jour.
Il n’est de chose invisible dans les cieux et sur la terre qui ne soit inscrite dans un livre évident.
Le Coran que voici expose aux Enfants d’Israël la plupart des points qui les opposaient les uns aux autres.
C’est une Direction et une Miséricorde pour les Croyants.
Ton Seigneur décidera entre eux, avec Son Equité. Il est le Puissant, l’Omniscient.
Mets ta confiance en Dieu, car tu es dans la Vérité manifeste.
Tu ne saurais rien faire entendre aux morts ; tu ne saurais faire entendre aux sourds ton appel quand ils te tournent le dos.
Tu n'arriveras pas à diriger les aveugles hors de leur égarement. Tu ne te feras écouter que par ceux qui ont cru à Nos Signes et qui sont donc Musulmans.
Lorsque l’Arrêt de Dieu tombera sur eux, Nous ferons sortir de la terre une Bête qui leur criera : En vérité, les Hommes n’étaient pas convaincus de Nos Signes.
Ce jour-là, Nous rassemblerons dans chaque communauté un grand nombre de ceux qui ont traité Nos signes de mensonges ; ils seront répartis par groupes.
Quand enfin ils paraissent devant Dieu, Celui-ci leur dira : Avez-vous donc traité Mes Signes de mensonges sans vous être donné la peine de les comprendre ? En outre, quelles étaient vos pratiques ?
L’Arrêt de Dieu tombera sur eux à cause de leur injustice ; ils ne sauront prononcer un seul mot pour se défendre.
N’ont-ils pas vu que Nous avons fait la nuit pour leur repos, et le jour plein de clarté ? Certes, il y a en cela des Signes pour un peuple qui croit.
Au jour où l’on soufflera dans la Trompette, tous ceux qui seront dans les cieux et sur la terre seront saisis d’effroi, à l’exception de ceux que Dieu voudra. Tous viendront à Lui, pleins de soumission.
Tu verras les montagnes que tu crois immobiles, se déplacer à la vitesse des nuages. C’est l’œuvre de Dieu qui créa toute chose avec soin. Il est instruit de ce que vous faites.
Ceux qui se présenteront avec une bonne action auront ce jour-là une récompense merveilleuse et seront à l’abri de toute frayeur.
Ceux qui, au contraire, se présenteront avec une mauvaise action, seront précipités la face dans le feu. Ne seriez- vous rétribués qu’en fonction de vos œuvres ?
J’ai simplement reçu ordre d’adorer le Seigneur de cette cité qui l’a déclarée sacrée et à qui tout appartient. J’ai reçu ordre d’être parmi les Musulmans,
De publier le Coran. Quiconque se dirigera dans la voie droite, le fera pour son propre bien; quiconque s’égare, dis-lui : Je ne suis qu’un homme chargé d’avertir.
Dis : Louange à Dieu ! Bientôt, Il vous montrera Ses Signes et vous le reconnaîtrez. Ton Seigneur n’est point inattentif à ce que vous faites.
T. S. M.
Tels sont les Signes du Livre évident.
Nous te raconterons en toute vérité quelques traits de l’histoire de Moïse et de Pharaon, à l’intention d’un peuple qui croit.
Pharaon est devenu prépondérant sur la terre. Ayant divisé le peuple en différentes communautés, il s’employa a en déconsidérer particulièrement une. Il mettait à mort leurs fils et couvrait de honte leurs femmes. Il était donc parmi les Semeurs de Scandale.
Nous voulons, quant à Nous, combler de Nos faveurs la communauté déconsidérée en en faisant des guides et en leur donnant le pays en héritage.
Nous voulons établir leur puissance dans la région et montrer à Pharaon, à Haman et à leurs armées le danger qu’ils redoutaient.
Nous révélâmes à la mère de Moïse : Allaite-le. Dès que tu crains pour lui, jette dans le Fleuve. N’aie crainte et ne t’attriste pas, car Nous avons l’intention de te le restituer et d’en faire un envoyé.
La famille de Pharaon recueillit l’enfant afin qu’il devint pour elle un ennemi et une affliction. Certes, Pharaon, Haman et leurs armées étaient dans l’erreur !
La femme de Pharaon lui dit : Cet enfant sera la fraîcheur de tes yeux et des miens; ne le mettez pas à mort, peut- être nous sera-t-il utile ou l’adopterons nous un jour. Ils ne pressentaient rien.
La mère de Moïse se trouva le cœur vide. Elle aurait presque révélé l'origine de l'enfant si Nous n’avions pas raffermi son courage afin qu’elle fût du nombre des Croyants.
Elle dit à la sœur de Moïse : Suis-le. Sa sœur l’observa alors du coin de l’œil sans qu’on l’eut remarquée.
Or, Nous lui avions interdit le sein des nourrices étrangères. Sa sœur dit alors : Voulez-vous que je vous indique une famille qui s’en chargera pour vous et qui lui sera d’un grand dévouement ?
Ainsi Nous le rendîmes à sa mère, afin qu’elle retrouvât la fraîcheur de ses yeux, qu’elle ne s’attristât plus et qu’elle sût que la promesse de Dieu était vraie. Mais la plupart des Hommes ne le savent pas.
Lorsque Moïse eut atteint l’âge adulte, puis l'âge de, raison, Nous lui donnâmes la sagesse et là science : C'est ainsi que Nous récompensons ceux qui font le bien.
Un jour, il entra dans la ville sans se faire remarquer. Il vit deux hommes qui se battaient ; l’un était de sa propre communauté, l’autre était de la communauté ennemie. L’homme de sa communauté lui demanda secours contre l’homme de la communauté ennemie. Moïse frappa celui-ci du poing et le tua. Moïse dit : c’est une œuvre du Démon ; c’est un ennemi déclaré qui [nous] égare.
Seigneur, dit-il, je me suis fait du tort, pardonne-moi. Et Dieu lui pardonna. Dieu est Celui qui pardonne et qui fait miséricorde.
Seigneur, dit Moïse, par Ta bienveillance à mon égard, je ne serai jamais le soutien des Coupables.
Le lendemain il était dans la ville. Il avait peur et il s’attendait à tout. Voici que l’homme qu’il avait secouru la veille l’appelait à grands cris. Tu es manifestement un provocateur lui dit Moïse.
Et quand il voulut attaquer l’Egyptien, leur ennemi commun, l’Hébreu lui dit : Moïse voudrais-tu me tuer comme tu as tué hier un homme ? Tu ne cherches donc qu’à faire le tyran dans ce pays et tu ne veux pas être du nombre des Réformateurs !
Un homme arriva de l’extrémité de la ville en courant : O Moïse ! dit-il, l’Assemblée délibère pour te mettre à mort. Quitte la ville, je suis de bon conseil pour toi.
Moïse en sortit. Il avait peur et il s’attendait à tout. Seigneur, s’écria-t-il, sauve-moi du peuple des Injustes.
Ayant pris [sans le savoir] la route de Madian, il pensa : peut-être mon Seigneur me dirigera-t-il vers la meilleure route ; il y trouva une foule de gens qui abreuvaient leurs troupeaux.
Tout à fait à l’écart, il aperçut deux femmes qui empêchaient leurs bêtes de boire. Qu’est-ce qui vous arrive ? demanda-t-il —Nous n’abreuverons nos bêtes, répondirent-elles, que lorsque les bergers seront partis. Notre père est un vieillard impotent.
Moïse fit boire leur troupeau et, s’étant retiré à l’ombre pria : Seigneur ! j’ai besoin de toute ressource que Tu feras descendre sur moi.
Une des deux femmes revint à lui et, s’approchant timidement, lui dit : Mon père te demande pour te récompenser d’avoir abreuvé notre troupeau. Moïse alla le voir et lui raconta son histoire. Le vieillard lui répondit : Ne crains rien, te voici sauvé du peuple des injustes.
Une des deux femmes dit alors : Père ! engage-le à ton service : le meilleur engagement que tu puisses faire est de choisir un homme robuste et honnête.
Je veux te donner en mariage, dit le vieillard à Moïse, une de mes deux filles que voici, à condition que tu t’engages à me servir pendant huit ans. Si tu veux aller jusqu’à dix, c’est à ta guise. Je ne veux pas te l’imposer, et, s’il plaît à Dieu, tu me trouveras toujours équitable.
C’est convenu entre nous, répondit Moïse ; quel que soit le terme que j’accomplirai, aucune pression ne doit être exercée sur moi. Dieu est témoin de nos engagements.
Lorsque Moïse eut accompli son service et qu’il partit avec son épouse, il aperçut un feu du côté du Mont Sinaï. Restez ici, dit-il à sa famille, j’aperçois un feu ; j’en apporterai certainement une indication pour notre route ou un tison pour vous réchauffer.
Arrivé au feu, il fut interpellé du flanc droit de la Vallée, dans la Terre Bénie, du fond d’un buisson : ô Moïse ! c’est Moi ! Je suis Dieu, Seigneur des Mondes.
Jette ton bâton. Quand Moïse vit son bâton s’agiter comme un serpent, il prit la fuite et ne revint pas sur ses pas. O Moïse! lui cria la voix, reviens, ne crains rien, tu es en sûreté.
Porte ta main dans ta poche, elle en sortira toute blanche sans que ce soit par maladie. Croise les bras pour faire passer ta frayeur. Le serpent et la main blanche seront les deux arguments de ton Seigneur auprès de Pharaon et des grands de son royaume. C’est un peuple de Pervers.
Seigneur, répondit Moïse, j’ai tué un des leurs, et je crains qu’ils ne me mettent à mort.
Mon frère, Aaron, a l’élocution plus facile que moi ; envoie-le avec moi comme assistant pour confirmer des paroles, car je crains que les Egyptiens ne me traitent de menteur.
Nous fortifierons ton bras par ton frère, lui dit Dieu ; Nous vous donnerons un pouvoir tel, que les Egyptiens ne pourront jamais vous porter atteinte. Par Nos Signes, vous deux et ceux qui vous suivront serez les Vainqueurs.
Lorsque Moïse leur apporta Nos Signes, clairs et nets, ils s’écrièrent : Ce n’est que de la magie purement inventée ; nous n’avons point entendu pareille chose chez nos premiers ancêtres.
Mon Seigneur, leur dit Moïse, sait mieux que personne qui est venu de Sa Part avec la Direction, et qui obtiendra la Dernière Demeure. Les Injustes ne réussiront certes pas.
Pharaon, s’adressant à l’Assemblée, dit : Je ne vous connais d’autre Dieu que moi ; Haman, fais-moi cuire des briques et construis-moi une tour afin que je monte vers le Dieu de Moïse. En vérité, je le soupçonne fortement d’être un menteur.
Pharaon et ses troupes étaient enflés d’orgueil sur la terre d’Egypte, sans être pour cela dans la Vérité ; ils pensèrent qu’ils ne seraient pas ramenés auprès de Nous.
Nous le saisîmes ainsi que ses troupes ; Nous les précipitâmes dans la mer. Considère donc, ô Muhammad, quelle fut la fin des Injustes.
Nous en avons fait des guides qui appellent au Feu. Au jour de la Résurrection, ils ne seront pas assistés.
En ce monde, Nous avons attaché la malédiction à leur mémoire. Au Jour de la Résurrection, ils seront du nombre des Réprouvés.
A Moïse, Nous donnâmes l’Ecriture, après avoir anéanti les générations précédentes, base de clairvoyance pour les Hommes, Direction et Miséricorde. Certainement, ils se souviendront !
Tu n’étais pas, ô Muhammad, sur le versant occidental du Mont Sinaï, quand Nous confiâmes à Moïse sa mission ; tu n’y avais pas assisté.
Nous avons depuis donné la vie à plusieurs générations. Mais les siècles leur parurent trop longs ; tu ne demeuras point parmi les Madian leur relatant Nos Signes ; mais Nous, Nous envoyions les Prophètes.
Tu n’étais point sur le penchant du Mont Sinaï quand Nous appelâmes Moïse ; mais Nous t’envoyons par Miséricorde de la part de ton Seigneur afin que tu avertisses un peuple qui n’a point eu d’avertisseur avant toi (certainement, ils se souviendront !).
Et en prévision du cas où, atteints par un malheur —que leur propre conduite aurait provoqué —ces hommes s’écrieraient : Seigneur, que nous as-Tu envoyé un Apôtre ? Nous aurions suivi Tes Signes et nous aurions été Croyants.
Mais lorsque la Vérité leur fut venue de Notre part, ils dirent : Que n’a-t-il reçu des signes pareils à ceux de Moïse ? Eh ! n’ont-ils pas nié les Signes accordés autrefois à Moïse ? N’ont-ils pas dit : Le Coran et le Pentateuque ne sont que deux œuvres de sorcellerie qui se corroborent ? Nous nions l’une et l’autre.
Dis-leur : Apportez donc, émanant de Dieu, un autre livre qui soit un meilleur guide pour ces deux-là et je le suivrai si vous êtes véridiques.
S’ils ne donnent pas suite à ta demande, sache qu’ils suivent tout simplement leurs penchants. Or, est-il homme plus égaré que celui qui suit ses penchants, qui est sans aucune direction de la part de Dieu ? Certes, Dieu ne dirige point le peuple des Injustes.
Nous leur avons fait parvenir Notre Parole, afin qu’ils réfléchissent.
Ceux à qui Nous avons donné les Ecritures, avant le Coran, croient en celui-ci.
Quand on le leur récite, ils disent : Nous croyons en lui, c’est la Vérité qui vient de notre Seigneur. Nous étions monothéistes avant sa révélation.
Ceux-ci recevront double récompense, pour avoir été constants, pour avoir repoussé le mal par le bien et dépensé sur les biens que Nous leur avons accordés.
Quand ils entendent des paroles inconsidérées, ils s’en détournent en disant : Nous avons notre conduite, vous avez la vôtre. Salut sur vous ; nous ne recherchons point la compagnie des Ignorants.
Tu ne saurais, ô Muhammad, diriger qui tu voudras. Mais Dieu dirige ceux qu’il veut; Il connaît mieux que personne ceux qui suivent la Bonne Direction.
Ils ont dit : Si nous suivons la Direction en ta compagnie, nous serons arrachés de notre terre. Eh quoi! N’avons-nous pas établi pour eux un lieu sacré et sûr où affluent —en guise de donation de Notre part— toutes sortes de produits ? Mais la plupart d’entre eux ne savent pas.
Combien avons-Nous détruit de Cités dont la vie était prospère ! Voilà leurs maisons ; elles n’ont été que rarement occupées depuis lors. C’est Nous qui en avons recueilli l’héritage.
Ton Seigneur n’a jamais détruit de Cité avant d’avoir envoyé à leur métropole un Apôtre pour lui relater Nos Signes. Nous n’avons jamais détruit de Cité sans que les habitants en fussent injustes.
Quelque bien que vous possédiez, ce n’est là que jouissance et parure à l’échelle de ce monde, alors que ce qui est auprès de Dieu est meilleur et plus durable. Ne comprendrez- vous donc pas ?
Celui à qui Nous avons fait une belle promesse qu’il est sûr de voir se réaliser, est-il pareil à celui que Nous avons fait jouir des biens de ce monde, et qui, au Jour de la Résurrection, se trouvera en face [du Feu] ?
Mentionne le jour où Dieu les appellera et leur demandera : Où sont donc Mes Associés que vous prétendiez exister ?
Alors ceux qui auront mérité la Parole [qui les livre au Feu] diront : Seigneur, voici les hommes que nous avons induits en erreur; nous les avons induits en erreur comme nous avons été dans l’erreur nous-mêmes. Nous te déclarons que nous sommes irresponsables. En réalité, ce n’était pas Nous qu’ils adoraient.
Il sera dit ensuite : Invoquez vos Associés. Les Impies les invoquent. Mais ils ne sont pas exaucés. Ils découvrent le Châtiment. Ah ! S’ils avaient pu trouver la Bonne Direction !
Mentionne le jour où Dieu les appellera et leur demandera ; Qu’avez-vous répondu aux Envoyés de Dieu ?
Les informations [susceptibles d’être utilisées dans leur réponse] disparaîtront ce jour-là à leurs yeux ; ils ne s’interrogeront pas même les uns les autres.
Mais celui qui se sera repenti, qui aura cru et pratiqué le bien, peut-être, celui-là sera-t-il au nombre des Bienheureux.
Ton Seigneur crée ce qu’il Lui plaît et choisit [ce qu’il Lui plaît]. Il n’appartient nullement aux Impies de choisir. Gloire à Lui! Il est au-dessus de ce qu’ils Lui associent.
Ton Seigneur connaît ce que recèlent leur cœur et ce qu’ils produisent au grand jour.
Il est Dieu : Il n’y a point d’autre dieu que Lui; à Lui appartient la louange en ce Monde et dans l’Autre. A Lui appartient le Jugement. Vers Lui, vous retournerez.
Dis : Que vous en semble ? Si Dieu transforme votre nuit en une nuit permanente, jusqu’au jour de la Résurrection, quel autre dieu que Lui vous apportera la lumière ? Eh! Quoi ! N’entendez-vous donc pas ?
Dis encore : Que vous en semble ? Si Dieu transforme votre jour en un jour permanent, jusqu’au Jour de la Résurrection, quel autre dieu que Lui vous apportera la nuit pour votre repos. Eh quoi ! Ne voyez-vous donc pas ?
C’est par un effet de Sa miséricorde que Dieu a fait pour vous la nuit et le jour, pour votre repos et pour que vous recherchiez les Bienfaits de Sa grâce et aussi afin que vous soyez reconnaissants.
Mentionne le jour où Dieu les appellera et leur demandera : Où sont Mes Associés que vous prétendiez exister ?
Nous ferons sortir de chaque Nation un témoin et Nous dirons : Exposez vos arguments. Ils sauront alors que le droit à la divinité appartient à Dieu ; tout ce qu’ils avaient inventé disparaîtra.
Coré faisait partie de la Nation de Moïse. Or, il eut parmi ses semblables une conduite insolente. Nous lui avions donné tant de trésors que leurs clefs étaient trop lourdes pour une troupe d’hommes robustes. Son peuple lui dit : Ne te réjouis pas ! Dieu n’aime point ceux qui, [de leurs trésors], se réjouissent.
Recherche à travers les biens que Dieu t’a donnés l’Autre Monde, sans toutefois oublier ta part dans celui-ci. Sois bienfaisant comme Dieu l’a été envers toi ; ne recherche pas le scandale sur la terre, car Dieu n’aime point les Semeurs de Scandale.
Ce que je possède, je l’ai mérité grâce à ma seule science. Eh quoi ! Ne savait-il pas que Dieu a fait déjà périr avant lui tant de générations plus puissantes par leur force et plus importantes par leurs richesses ? D’ailleurs, il est inutile d’interroger les Coupables sur leurs péchés.
Coré, avec toute sa pompe fit une sortie parmi son peuple. Ceux qui désiraient bien vivre ici-bas dirent : Plût à Dieu que nous eussions des richesses comme Coré ! Vraiment, il a une fortune immense.
Mais ceux qui avaient reçu la science leur répondirent : Malheureux ! La récompense de Dieu est meilleure pour celui qui croit et pratique le bien. Nul ne la recueillera hormis les Constants.
Nous le fîmes disparaître lui et son palais au sein de la terre. Il ne se trouva aucun parti pour le secourir contre Dieu, et il ne fut donc point secouru.
Ceux qui, la veille encore, souhaitaient être à sa place, se trouvèrent dire : Malheureux que nous sommes ! Dieu répand ou mesure Ses bienfaits pour qui Il veut d’entre Ses Serviteurs. Sans la faveur de Dieu, nous aurions été engloutis par la terre.
Cette demeure de la Vie Future, Nous la réservons à ceux qui ne désirent point être supérieurs sur la terre et semer le scandale. La Fin heureuse sera pour les Pieux.
Quiconque apportera une bonne action, obtiendra une récompense meilleure que son action ; mais celui qui apportera une mauvaise action, qu’il sache que ceux qui font le mal ne seront rétribués qu’en fonction de leurs œuvres.
Celui qui t’a donné le Coran te ramènera sûrement à la Mecque. Dis : Mon Seigneur sait mieux que personne qui suit la Direction et qui se trouve dans un égarement manifeste.
Tu n’espérais point que le Coran te fût donné autrement que par la miséricorde de Ton Seigneur. Ne sois donc pas un secours pour les Infidèles.
Qu’ils ne t’écartent pas des Signes de Dieu après qu’ils t’ont été révélés. Et ne sois pas parmi les Partisans de l’Associationisme.
N’invoque nulle autre divinité avec Dieu : Il n’est de Dieu que Lui. Toute chose va inexorablement vers sa perte excepte la face de Dieu. A Lui.
A. L. M.
Les hommes s’imaginent-ils qu’il leur suffira de dire : Nous croyons, pour qu’on les laisse tranquilles et qu’on ne les mette pas à l’épreuve.
Nous avons pourtant mis à l’épreuve ceux qui les ont précédés. Certes Dieu connaîtra d’une manière manifeste ceux qui auront été sincères et connaîtra également les Menteurs.
Ceux qui commettent de mauvaises actions croient-ils plutôt qu’ils Nous échapperont ? Que leur jugement est mauvais !
Celui qui espère rencontrer Dieu, qu’il soit certain de l’échéance inexorable du délai fixé par Lui. Il sait et entend tout.
Quiconque combat, combat tout simplement pour soi-même. Dieu se passe certes de toutes les créatures du Monde.
Ceux qui ont cru et pratiqué les bonnes œuvres, Nous effacerons, certes, leurs mauvaises actions et Nous les rétribuerons pour les belles œuvres qu’ils ont accomplies.
Nous avons recommandé à l’Homme de pratiquer le bien à l’égard de ses père et mère. S’ils s’efforcent de t’amener à M’associer des divinités sur lesquelles tu ne sais rien, ne leur obéis pas. C’est à Moi que vous retournerez, et Je vous informerai alors de ce que vous faisiez.
Ceux qui ont cru et pratiqué les bonnes œuvres, Nous les mettrons au nombre des Vertueux.
Il est des hommes qui disent : Nous croyons. Quand ils subissent quelque mal pour la cause de Dieu, ils mettent la persécution des hommes sur le même plan que le châtiment de Dieu. Qu’une victoire vienne de la part de ton Seigneur et les voilà qui disent : Nous étions avec vous ! N’est-ce pas Dieu qui connaît le mieux ce qu’il y a dans les cœurs de toutes les créatures de l’Univers.
Dieu connaîtra d’une manière manifeste ceux qui ont cru, et Il connaîtra aussi les Hypocrites.
Les Incrédules dirent aux Croyants : Suivez notre chemin et nous porterons le fardeau de vos péchés, alors qu’ils ne portent absolument rien. Certes, ce sont des Menteurs.
Ils porteront leurs propres fardeaux et d’autres fardeaux en plus des leurs. Au Jour de la Résurrection, ils seront interrogés au sujet de leurs inventions mensongères.
Nous avons certes envoyé Noé vers son peuple ; il demeura au milieu d’eux mille années moins cinquante. Le Déluge les surprit alors qu’ils étaient injustes.
Nous le sauvâmes ainsi que les Passagers de l’Arche ; Nous fîmes de cet événement un Signe pour toutes les créatures de l’Univers.
Nous envoyâmes aussi Abraham. Il dit à son peuple : Adorez Dieu et craignez-Le. Cette conduite sera meilleure pour vous si vous voulez savoir.
Vous adorez en dehors de Dieu tout simplement des idoles. Vous inventez des blasphèmes. Ce que vous adorez en dehors de Dieu ne saurait vous procurer votre nourriture. Recherchez plutôt votre nourriture auprès de Dieu, adorez-le et rendez-Lui des actions de grâce ; vers Lui, vous retournerez.
Si vous criez au mensonge, d’autres peuples ont avant vous crié au mensonge. L’Envoyé de Dieu n’est tenu que de communiquer clairement [son message],
N’ont-ils pas considéré comme Dieu procède à une première création, et comme ensuite, [par la Résurrection], en accomplit une autre ? Cela est aisé pour Dieu.
Dis : Parcourez la terre et considérez comme Dieu a procédé à la première création. Ensuite, Dieu formera la deuxième création. Dieu est certes sur toute chose, omnipotent.
Il châtie qui Il veut et fait miséricorde à qui Il veut. Vers Lui, vous serez ramenés.
Vous ne saurez réduire Dieu à l’impuissance, ni dans le ciel, ni sur la terre. Vous n’avez ni patron ni protecteur, hormis Dieu.
Ceux qui ne croient point aux Signes de Dieu et à Sa Rencontre, ceux-là désespèrent de Ma miséricorde, ceux-là subiront un supplice douloureux.
Pour toute réponse, le peuple d’Abraham dit : Tuez-le ou brûlez-le vif. Mais Dieu le sauva du feu. Certes, il y a en ceci des Signes pour un peuple qui croit.
Vous n’avez pris des idoles en dehors de Dieu que par une certaine affection qui vous nuit ici-bas. Mais, au Jour de la Résurrection, vous vous renierez et vous vous maudirez les uns les autres; votre refuge sera le Feu, et vous n’aurez aucun protecteur.
Loth crut en Abraham et dit : émigre vers mon Seigneur, c’est Lui le Puissant, le Sage.
Nous donnâmes à Abraham, Isaac et Jacob ; Nous plaçâmes dans sa postérité la Prophétie et les Ecritures. Nous lui accordâmes récompense en ce Monde. Dans l’Autre, il sera au nombre des Vertueux.
Nous envoyâmes aussi Loth. Il dit à son peuple: Vous vous adonnez à la Turpitude d’une manière que nul autre avant vous n’a connue.
Eh quoi ! N’avez-vous pas de relations coupables avec les hommes, ne coupez-vous pas les grands chemins ; ne faites-vous pas le blâmable dans vos réunions ? Pour toute réponse, son peuple lui dit : Apporte-nous le châtiment de Dieu, si tu dis vrai.
Seigneur ! s’écria Loth, assiste-moi contre le peuple semeur de scandale.
Lorsque Nos Envoyés, porteurs d’une heureuse nouvelle se rendirent auprès d’Abraham, ils dirent : Nous allons anéantir les habitants de cette ville ; car ses habitants ont été injustes.
Loth est parmi eux, dit Abraham. —Nous savons, mieux que personne reprirent-ils, qui est parmi eux. Nous le sauverons ainsi que sa famille, à l’exception toutefois de sa femme, qui sera parmi les Retardataires.
Lorsque Nos Envoyés vinrent chez Loth, il en fut chagriné et se sentit impuissant à les protéger. Ils lui dirent : Ne crains rien, et ne t’attriste pas. Nous sommes chargés de te sauver ainsi que ta famille, à l’exception de ta femme, qui sera parmi les Retardataires.
Nous allons faire descendre du ciel un supplice sur les habitants de cette ville pour prix de leur perversité.
De cette ville nous avons laissé un Signe évident pour un peuple qui comprend.
Nous envoyâmes vers les Madian leur frère Choaïb, qui leur dit : O mon peuple ! adorez Dieu, ne perdez pas de vue le Jour Dernier et ne vous répandez pas sur la terre en semeurs de scandale.
Mais ils le traitèrent d’imposteur. Le cataclysme les surprit. Le lendemain, on les trouva morts, accroupis dans leurs demeures.
Nous anéantîmes Ad et Thamoud. Vous le voyez clairement aux ruines de leurs habitats. Le Démon avait embelli leurs actions à leurs yeux, et les avait éloignés de la voie droite. Pourtant, ils étaient clairvoyants.
Nous avons fait périr Coré, Pharaon et Haman, Moïse était allé auprès d’eux avec les Preuves. Mais, ils s’enflèrent d’orgueil sur la terre. Et ils ne purent devancer [Nos châtiments].
Chacun d’eux a été châtié en fonction de son péché : qui, par un ouragan que Nous envoyâmes, qui, par un cri terrible qui le surprit, qui, par la terre que Nous ouvrîmes pour l’engloutir qui enfin, par la noyade. Il ne sied pas à Dieu de les traiter injustement. En réalité, ils s’étaient causé du tort à eux-mêmes.
L’exemple de ceux qui ont pris des patrons en dehors de Dieu est semblable à celui de l’araignée qui prit sa toile pour demeure ; En vérité, la demeure la plus frêle est bien la demeure de l’araignée ; Ah! S’ils le savaient !
Dieu connaît ce qu’ils invoquent en dehors de Lui, quelque objet que ce soit. Il est le Puissant, le Sage.
Ces paraboles, Nous les proposons aux Hommes. Seuls ceux qui savent les entendent.
Dieu a créé les cieux et la terre, en vérité. Il y a certes en cela un Signe pour les Croyants.
Récite les passages du Livre qui t’ont été révélés ; acquitte-toi de la Prière. La prière préserve de la Turpitude et du Blâmable. L’invocation de Dieu est le plus grand des rites. Dieu connaît vos actions.
N’engagez des controverses avec les Hommes des Ecritures que de la manière la plus honnête, exception faite de ceux, parmi eux, qui ont été injustes. Dites : Nous croyons à ce qu’on a fait descendre sur nous ainsi qu’à ce qu’on a fait descendre sur vous. Notre Dieu est le même que le vôtre. Nous nous soumettons entièrement à Lui.
De même que [Nous avons fait descendre les Ecritures], Nous avons fait descendre sur toi le Coran. Ceux à qui nous avons donné les Ecritures y croient. Parmi tes compatriotes, il en est qui croient. Seuls les Infidèles récusent Nos Signes.
Avant ce Coran, tu n’avais jamais lu aucun livre. Tu n’en avais pas recopié de ta dextre non plus. Autrement les Partisans du Faux auraient eu des soupçons.
Le Coran est un ensemble de versets clairs et explicites, dans les poitrines de ceux qui ont reçu la science. Seuls les Injustes récusent Nos Signes.
Ils disent : Que ne fait-on descendre de la part de son Seigneur quelque Signe sur lui. Réponds : Les Signes sont uniquement auprès de Dieu. Je ne suis qu’un homme chargé d’avertir et qui vous parle clairement.
Ne leur a-t-il pas suffi que Nous ayons fait descendre sur toi le Coran qui leur est récité ? Certes, il y a en cela miséricorde et rappel pour un peuple qui croit.
Dis : Dieu me suffit comme témoin entre vous et moi. Il sait ce qui est dans les cieux et sur la terre. Ceux qui croient au Faux et nient l’existence de Dieu, ceux-là sont les Perdants.
Ils te demandent de hâter le châtiment. N’était ce délai fixé, le châtiment les aurait déjà atteints. Il leur arrivera d’ailleurs soudain et sans qu’ils le pressentent.
Ils te demandent de hâter le châtiment [ici-bas] alors que la Géhenne attend d’envelopper les Infidèles.
 Le jour où le supplice les enveloppera par-dessus leurs têtes et par-dessous leurs pieds, Dieu leur criera : Goûtez le fruit de vos œuvres.
O Mes serviteurs qui avez cru ! Ma terre est vaste, et c’est Moi que vous devez adorer.
Toute âme goûtera infailliblement la mort. Ensuite, c’est vers Nous que vous retournerez.
Ceux qui auront cru et pratiqué les bonnes œuvres Nous les logerons dans de hauts appartements du Paradis en bas desquels couleront des ruisseaux. Ils y demeureront éternellement, qu’il est beau le salaire des hommes actifs
Qui ont été constants et qui ont mis leur confiance en leur Seigneur.
Combien d’animaux n’emportent pas leur propre nourriture ! C’est Dieu qui les nourrit ainsi que vous-mêmes. Il est Celui qui entend, Il est l’Omniscient.
Si tu leur demandes : Qui a créé les cieux et la terre, qui a soumis le soleil et la lune ? Ils te répondront sûrement : C’est Dieu. Comment donc peuvent-ils mentir [par la suite] ?
Dieu accorde largement ou avec mesure la fortune à celui de Ses serviteurs qu’il veut. Dieu, de toutes choses, est Omniscient.
Si tu leur demandes : Qui fait descendre du ciel une eau qui revivifie la terre naguère morte ? ils te répondront sûrement : C’est Dieu. Dis : Dieu soit loué ! Mais la plupart d’entre eux ne raisonnent pas.
La Vie de ce Monde n’est que divertissement et jeu. Ensuite, la Demeure Dernière est la Vraie Vie. Ah ! s’ils pouvaient savoir !
Lorsqu’ils montent dans un vaisseau, ils invoquent Dieu, Lui Vouant un culte à Lui seul; mais, quand Il les a ramenés sains et saufs à la terre ferme, les voilà qui Lui associent d’autres divinités.
Afin de se montrer ingrats vis-à-vis de Nos Attributions et de jouir [des biens de ce Monde]. Mais bientôt, ils sauront.
Eh quoi ! n’ont-ils pas vu que Nous avons institué une enceinte sacrée où règne la sécurité pendant que, tout autour, les hommes sont attaqués et dépouillés ? Croient-ils au Faux et nient-ils les Bienfaits de Dieu ?
Eh bien ! Qui est plus injuste que celui qui invente des mensonges contre Dieu, ou qui nie la Vérité venue jusqu’à lui ?
Ceux qui auront fait la Juste Guerre pour Notre cause, Nous les dirigerons sur Nos chemins. Certes, Dieu est avec ceux qui font le Bien.
A. L. M.
Les Grecs ont été vaincus à nos portes.
Mais, après cette défaite, ils vaincront à leur tour.
Dans quelques années. Dans le passé comme dans le futur, tout dépend de Dieu. Ce jour-là les Croyants se réjouiront.
De la victoire remportée par la cause de Dieu. Dieu assiste qui Il veut ; Il est le Puissant, le Miséricordieux.
Promesse de Dieu. Et Dieu ne manque point à Sa promesse; mais la plupart des Hommes ne le savent pas.
Ils connaissent un aspect extérieur de la Vie de ce Monde et cependant ils sont insoucieux de la Vie Future.
N’ont-ils pas médité sur eux-mêmes ? Dieu n’a créé les cieux, la terre et tout ce qui est entre eux que dans un but sérieux et pour une durée déterminée. Un grand nombre de gens ne croient point à la Rencontre de leur Seigneur.
N’ont-ils point voyagé sur la terre ? Ils auraient vu quelle a été la fin de leurs prédécesseurs. Ils étaient plus puissants qu’eux. Ils ont exploite le sol et peuplé la terre plus qu’ils ne le firent. Leurs Apôtres se présentèrent à eux avec les Preuves. Dieu n’avait pas l’intention de les traiter injustement; mais eux-mêmes se firent du tort.
La fin de ceux qui commettaient de mauvaises actions sera la pire de toutes. Ils ont traité de mensonges les signes de Dieu et ils les tournaient en ridicule.
Dieu procède à la première création et accomplit ensuite la seconde. Enfin, c’est vers Lui que vous retournerez.
IL Le jour où l’Heure surgira, les coupables seront muets.
Ils ne trouveront pas d’intercesseurs parmi leurs Associés et ils les renieront même.
Le jour où l’Heure surgira, ce jour-là, les Hommes se diviseront [en deux groupes] :
Ceux qui auront cru et pratiqué les bonnes œuvres se divertiront dans un parterre de fleurs.
Ceux qui auront été incrédules, qui auront traité de songes Nos Signes et le Rendez-Vous de l’Autre Monde, ceux-là seront présentés au supplice.
[Dites] : Gloire à Dieu, quand vous entrez dans un soir nouveau et quand vous connaissez un matin nouveau,
(Dans les cieux et sur la terre c’est Lui qui est loué !) à l’entrée de la nuit et quand vous êtes à midi.
Il fait sortir le Vivant du Mort, et fait sortir le Mort du Vivant ; Il revivifie la terre naguère morte ; c’est ainsi que, vous aussi, vous serez ressuscités.
C’est un de Ses Signes que de vous avoir créés de poussière. Et vous voilà, par la suite, devenus hommes circulant de par le monde.
C’est un de Ses Signes que d’avoir créé; pour vous, de vous-mêmes, des épouses auprès desquelles vous rechercherez le calme. Il a mis entre vous l’affection et la compassion. Il y a, certes, en cela des Signes pour un peuple qui réfléchit.
C’est Un de Ses Signes aussi que la création des cieux et de la terré, la diversité de vos langues et de vos couleurs ; certes, il y a en cela des Signes pour ceux qui savent.
C’est un de Ses Signes aussi que votre sommeil la nuit et le jour, votre effort pour obtenir quelques-uns de Ses bienfaits. Il y a, certes, en cela des Signes pour un peuple qui entend.
C’est aussi un de Ses Signes qu’il fait briller à vos yeux l’éclair pour vous inspirer la crainte et l’espérance, qu’il fait descendre du ciel l’eau par laquelle Il revivifie la terre naguère morte. Il y a, certes, en cela des Signes pour un peuple qui raisonne,
C’est aussi un de Ses Signes que, par Son ordre, le ciel et la terre se maintiennent en équilibre. Puis, quand Il vous appellera, voici que tout à coup vous sortirez de la terre.
A Lui appartient tout ce qui est dans les cieux et sur la terre : chacun lui est docile.
C’est Lui qui procède à une première création et qui, [pendant la Résurrection], accomplit la seconde ; cela lui est extrêmement aisé. Il a l’Archétype Idéal dans les cieux et sur la terre. Il est le Puissant, le Sage.
Il vous propose une parabole tirée de vous-mêmes. Prenez-vous parmi vos esclaves des associés qui partagent à égalité avec vous les biens que Nous vous avons donnés ? Avez-vous à leur égard cette réserve que vous avez dans vos rapports entre vous ? C’est ainsi que Nous développons les Signes pour un peuple qui raisonne.
Mais ceux qui ont été injustes suivent leurs penchants sans savoir. Et qui dirigera ceux que Dieu a égarés ? Ils n’ont pas de protecteur !
Présente donc ta face exclusivement à la Religion, en hanif. C’est la réalisation de Dieu selon laquelle il créa les Hommes. Nul changement à la création de Dieu. Telle est la Religion immuable ; Mais la plupart des Hommes ne savent pas.
[Faites tous cela] en revenant à Dieu et en Le craignant ; observez la Prière et ne soyez point parmi les partisans de l’Associationisme !
Parmi ceux qui ont dispersé leur religion et se sont divisés en sectes où chaque parti se réjouit de ce qu’il a.
Lorsqu’un malheur touche les Hommes, ceux-ci, revenant à Lui, prient leur Seigneur pour qu’il leur fasse goûter Sa miséricorde. Quand ensuite Il leur fait goûter une Miséricorde de Sa part, voici qu’un groupe d’entre eux donne des Associés à Son Seigneur,
Afin de se montrer ingrat vis-à-vis de Nos attributions. Jouissez [des biens de ce monde]. Bientôt vous saurez.
Qu’y a-t-il donc ? Avons-Nous fait descendre sur eux quelque pouvoir qui parlât des divinités qu’ils associent à Dieu !
Quand Nous faisons goûter aux Hommes Notre grâce, ils s’en réjouissent ; mais, si un malheur les atteint, à cause de leurs propres œuvres, les voilà qui désespèrent.
Eh quoi ! N’ont-ils pas vu que Dieu accorde largement ou avec mesure la richesse à gui Il veut ? Il y a, certes, en cela des Signes pour un peuple qui croit.
Donne à ton proche parent ce qui lui est dû, ainsi qu’au pauvre et au voyageur. Ceci est mieux pour ceux qui désirent la Face de Dieu. Ceux-là seront les Bienheureux.
Ce que vous donnez à usure pour le grossir avec le bien des autres ne grossira pas auprès de Dieu; mais ce que vous donnez en aumône légale par désir de voir la Face de Dieu, ce bien-là vous sera double.
Dieu est Celui qui vous a créés et qui, par la suite, vous assure la nourriture ; Il vous fera ensuite mourir et puis revivre. Est-il un seul parmi vos Associés qui puisse réaliser la moindre chose de tout cela ? Gloire à Dieu ! Il est trop au-dessus de ce qu’ils Lui associent.
Le scandale apparut sur terre et sur mer, à cause de ce qu’on fait les Hommes ; cela, afin que Dieu leur fasse goûter le châtiment d’une partie de ce qu’ils ont fait. Peut-être se repentiront-ils.
Dis : Voyagez à travers la terre et considérez quelle a été la fin des peuples qui vous ont précédés; la plupart d’entre eux associaient d’autres divinités à Dieu.
Présente donc ta face à la Religion immuable avant que n’arrive, de la part de Dieu, un jour impossible à repousser. Ce jour-là, les Hommes se scinderont [en deux groupes].
Ceux qui auront été incrédules porteront la responsabilité de leur incrédulité et ceux qui auront pratiqué le bien auront préparé leur chemin [vers le Paradis].
Cette ségrégation sera faite afin que Dieu récompense de Sa générosité ceux qui ont cru et fait le Bien. Car Il n’aime point les Incrédules.
C’est un de Ses Signes, qu’il envoie les vents porteurs d’heureuses nouvelles : pour vous faire goûter [par la pluie qu’annonce le vent] un peu de Sa miséricorde ; pour qu’à Son ordre les vaisseaux voguent ; pour que vous recherchiez quelques-uns de Ses bienfaits et, enfin, pour que vous soyez peut- être reconnaissants.
Avant toi Nous avons envoyé des Apôtres auprès de leurs peuples. Ils leur apportèrent les Preuves. Nous avons donc tiré vengeance des Coupables et ce fut un devoir pour Nous d’assister les Croyants.
Dieu est celui qui envoie les vents. Les vents forment les nuages. Dieu étend ces nuages dans le ciel comme Il veut. Il en fait des cumulus. Tu vois sortir la pluie de leur sein ; et lorsqu’il la fait tomber sur ceux d’entre Ses serviteurs qu’il veut, les voilà qui se plongent dans l’allégresse,
Bien qu’ils fussent, avant cette pluie, paralysés de désespoir.
Regarde donc les traces de la Miséricorde de Dieu ; regarde comment Il revivifie la terre naguère morte. Ce même Dieu est certes Celui qui va ressusciter les Morts. Il est, sur toute chose, tout puissant.
Certes, si Nous envoyons, au contraire, un vent tel qu’ils voient [leurs récoltes] jaunir, les Hommes retomberont, après cela, dans l’ingratitude.
Tu ne feras pas entendre aux Morts ton appel et tu ne le feras pas entendre aux Sourds, quand, tournant le dos, ils s’en vont.
Tu ne dirigeras pas les Aveugles pour les tirer de leur égarement. Tu ne saurais te faire écouter que de ceux qui croient en Nos Signes. Ceux-là se feront Musulmans.
Dieu est celui qui vous a créé d’un élément faible; après la faiblesse, Il vous accorde la force, et, après la force, Il donne faiblesse et cheveux blancs. Il crée ce qu’il veut; Il est l’Omniscient, L’Omnipotent.
Le jour où l’Heure viendra, les coupables jureront, Qu’ils ne sont demeurés qu’un moment [dans les tombes]. C’est ainsi qu’ils mentaient sur la terre.
Mais ceux qui ont reçu la Science et la Foi leur diront : Vous y êtes demeurés, selon le Livre de Dieu, jusqu’au Jour de la Résurrection. Voilà le Jour de la Résurrection ! Mais vous étiez sans savoir.
Ce jour-là, les excuses des Injustes ne leur serviront à rien ; Ils ne seront plus invités à revenir à Dieu.
Nous avons proposé aux Hommes, dans ce Coran, toutes sortes de paraboles. Si tu leur apportes un Signe, les Incrédules diront certainement : Vous n’êtes que des Faussaires.
C’est ainsi que Dieu scelle les cœurs de ceux qui sont sans savoir.
Prends patience, car la promesse de Dieu est véritable. Que ceux dont la foi est incertaine ne te communiquent pas leur légèreté.
A. L. M.
Tels sont les Signes du Livre sage,
Direction et Miséricorde pour Ceux qui font le bien,
Qui s’acquittent de la Prière, qui font l’Aumône légale et sont convaincus de la Vie future.
Ceux-là, grâce à leur Seigneur, se trouvent sur une Direction et ceux-là sont les Bienheureux.
Tel parmi les Hommes achète des discours divertissants —encore qu’il fût sans aucune science— pour égarer les autres du chemin de Dieu. Il prend le chemin de Dieu en raillerie. De tels hommes auront un châtiment avilissant.
Lorsqu’on lui récite Nos versets, il s’en détourne, enflé d’orgueil, comme s’il ne les avait pas entendus, comme si ses oreilles étaient bouchées. Annonce-lui donc un châtiment douloureux.
Ceux qui auront cru et pratiqué les bonnes œuvres auront les Jardins du Délice.
Ils y demeureront éternellement. C’est là une promesse véritable de Dieu; Il est le Puissant, le Sage.
Il a créé les cieux et la terre sans colonnes visibles ; Il a jeté sur la terre des montagnes stables afin qu’elles ne bougent pas en vous emportant ; Il y a répandu des animaux de toute espèce. Nous avons fait descendre du ciel l’eau par laquelle nous avons fait pousser sur la terre toutes sortes de couples généreux parmi les plantes.
Voilà la création de Dieu; maintenant Faites-Moi voir ce qu’ont fait les autres divinités. Mais les injustes sont dans un égarement évident.
Nous donnâmes à Loqman la Sagesse, et Nous lui dîmes : Sois reconnaissant envers Dieu, car celui qui est reconnaissant le sera pour soi-même. Celui qui est ingrat, qu’il sache que Dieu est trop riche et trop bien loué.
Souviens-toi lorsque Loqman dit un jour à son fils, par admonition : mon cher fils ! n’associe point d’autres divinités à Dieu, car l’Associationisme est une injustice immense.
Nous avons recommandé à l’Homme ses père et mère [sa mère l’a porté dans son sein et a subi fatigue sur fatigue : il est sevré a deux ans !]. Sois reconnaissant envers Moi et envers tes parents. Vers Moi, tout aboutit.
S’ils font pression sur toi pour que tu M’associes ce dont tu n’as connaissance, ne leur obéis point; comporte-toi envers eux dans ce monde selon l’usage reconnu bon ; et suis le chemin de celui qui revient à Moi, repentant. Ensuite, c’est vers Moi que vous retournerez. Et Je vous dirai ce que vous avez fait.
O mon cher fils ! l’œuvre de l’Homme, fût-elle du poids d’un grain de moutarde, fût-elle dans le roc, au ciel ou sur la terre, Dieu la fera venir, car Il est subtil et informé.
O mon cher fils ! observe la Prière, ordonne le Bien, interdis le Mal et supporte avec patience ce qui t’arrive. Cela fait partie des bonnes résolutions à prendre.
Ne détourne pas le visage, par dédain pour les Hommes ; ne marche pas sur la terre avec orgueil. Dieu n’aime point tout présomptueux qui se vante.
Sois modeste dans ta démarche et baisse la voix. La plus désagréable des voix est bien celle de l’âne.
Ne voyez-vous pas que Dieu vous a soumis tout ce qui est dans les cieux et sur la terre ? Il vous a comblés de Ses bienfaits apparents et cachés. Il est des Hommes qui discutent de Dieu, sans aucune connaissance, sans Direction et sans un livre qui les éclaire.
Lorsqu’il leur est dit : Suivez ce que Dieu a fait descendre, ils disent : Nous suivrons plutôt l’usage que nous avons vu pratiquer par nos pères. Quoi ? Même si le Démon ne faisait que les inviter au supplice du Brasier ?
Celui qui soumet son visage à Dieu tout en faisant le bien, a saisi l’anse la plus solide. Vers Dieu est le terme de toute chose.
Celui qui est incrédule, que son incrédulité ne t’attriste pas, C’est à Nous qu’ils reviendront. Et Nous leur dirons ce qu’ils ont fait. Dieu connaît bien ce que les cœurs recèlent.
Nous leur donnons brève jouissance, puis Nous les réduirons à un rude tourment.
Si tu leur demandes : Qui a créé les cieux et la terre ? ils répondront : Dieu. Dis-leur : Louange à Dieu ! Mais la plupart d’entre eux ne savent pas.
A Dieu appartient ce qui est dans les cieux et sur la terre. Il est Le Riche, Le Loué.
Si tous les arbres de la terre étaient des plumes, si la mer, renforcée par sept autres mers, était d’encre, plumes et encre s’épuiseraient que les paroles de Dieu ne se seraient point épuisées. Dieu est puissant et sage.
Votre création ou votre résurrection sont pareilles que la Création ou la Résurrection d’une seule personne. Dieu voit et entend tout.
N’as-tu pas vu que Dieu fait entrer le jour dans la nuit et la nuit dans le jour ? Il a soumis le soleil et la lune ; chaque astre courant vers un terme déterminé. Dieu est informé de ce que vous faites.
C’est parce que Dieu est la Vérité et que ce qu’ils invoquent, en dehors de Lui, est le Faux. Certes, Dieu est le Sublime, le Grand.
N’as-tu pas vu que le vaisseau vogue dans la mer, par la grâce de Dieu, qui veut vous faire voir quelques-uns de Ses Signes ? Il y a, certes, en cela des Signes pour tout homme constant et reconnaissant.
Lorsque des flots, comme des ténèbres, enveloppent le vaisseau, les hommes invoquent Dieu, Lui vouant exclusivement la Religion ; mais, aussitôt qu’il les a sauvés [et débarqués] sur la terre ferme, tel d’entre eux est plus modéré. Mais seul niera Nos Signes qui est traître et ingrat.
Hommes ! craignez votre Seigneur et redoutez un jour où le père ne pourra rien pour son fils, ni l’enfant pour son père. La promesse de Dieu est véritable. Que la vie de ce Monde ne vous séduise pas ; que le Démon ne vous trompe pas sur Dieu.
Dieu a, auprès de Lui, la science de l’Heure. Il fait descendre la pluie. Il sait ce qu’il y a dans les entrailles des mères. Aucune âme ne sait ce qu’elle gagnera demain, aucune âme ne sait dans quelle contrée elle mourra. Dieu est omniscient et informé.
A. L. M.
La révélation du Livre ne comporte aucun doute ; elle est du Seigneur de l’Univers.
Diront-ils : Muhammad la inventée ! Non pas ! C’est la vérité émanant de ton Seigneur afin que tu avertisses un peuple auprès de qui nul avertisseur avant toi n’était venu. Probablement, ils suivront la bonne Direction.
Dieu est Celui qui a créé les cieux, la terre et ce qui est entre eux en six jours et qui s’est ensuite installé sur le Trône avec dignité. Vous n’avez, en dehors de Lui, aucun Patron, aucun intercesseur. Ne vous en souviendrez-vous donc pas ?
Il conduit le monde par Ordre allant du Ciel vers la terre. Puis l’Ordre remonte vers Lui en une journée longue de mille ans de votre comput.
Tel est Celui qui connaît l’invisible et le Visible, Dieu le Puissant, le Miséricordieux,
Celui qui excella dans la création de chaque chose et qui a créé l’homme, pour la première fois, à partir de l’argile.
Puis Il fit que sa progéniture sortit d’une goutte de liquide misérable.
Puis Il finit sa formation et insuffla en lui un peu de Son esprit, Il fit pour vous l’ouïe, la vue et les viscères. Rarement, vous êtes reconnaissants.
Ils disent : une fois disparus et absorbés par la terre, serons-nous donc créés une nouvelle foi ? Ils veulent dire plutôt qu’ils ne croient absolument pas à la rencontre de leur Seigneur.
Dis : l’Ange de la Mort, chargé de vous, vous fera rendre l’âme et c’est auprès de votre Seigneur qu’ensuite vous retournerez.
Ah ! si tu voyais les Coupables lorsqu’ils diront, la tête basse devant leur Seigneur : Seigneur, nous avons vu et entendu. Laisse-nous retourner sur terre et nous ferons de bonnes actions. Nous sommes convaincus.
Si nous avions voulu, Nous aurions permis à chaque personne de trouver la Direction. Mais cette Parole Mienne est vraie ! Certes, J’emplirai la Géhenne de Djinns et d’Hommes à la fois.
Goûtez le supplice parce que vous avez oublié l’arrivée de ce jour. Nous aussi Nous vous oublions. Goûtez le supplice éternel pour prix de vos actions.
Seuls croient en Nos Signes ceux qui —lorsqu’on les leur rappelle— tombent prosternés et glorifient la louange de leur Seigneur et qui ne s’enflent point d’orgueil.
Leurs flancs abandonnent leurs couches. Ils invoquent leur Seigneur par crainte et par espoir. Ils font défense de ce que Nous leur avons dispensé.
Nulle personne ne sait la joie qui est réservée aux Hommes en récompense de leurs actions.
Celui qui est Croyant est-il comme celui qui est Pervers ? Ils ne peuvent être égaux.
Ceux qui ont choisi de croire et accompli les bonnes œuvres connaîtront le havre du Paradis, demeure qui leur est apprêtée en récompense de leurs œuvres.
Ceux qui ont été pervers, connaîtront le havre du Feu. Chaque fois qu’ils voudront en sortir, ils y seront ramenés. Goûtez, leur dira-t-on, le supplice du Feu que vous aviez auparavant nié.
Nous leur ferons certes goûter le Supplice d’ici-bas avant le Grand Supplice. Probablement, ils reviendront de leur égarement.
Qui donc est plus injuste que celui qui, après qu’on lui a rappelé les Signes de son Seigneur, s’en détourne ? Nous nous vengerons bien des Coupables ?
Nous avions donné l’Ecriture à Moïse. Ne sois donc pas en doute de le rencontrer. Nous en avons fait une Direction pour les Enfants d’Israël.
Nous avons fait de quelques-uns d’entre eux des Guides qui dirigent selon Notre Ordre. Cela, lorsqu’ils firent preuve de constance et de conviction en Nos Signes.
C’est ton Seigneur qui tranchera entre eux au sujet de leurs disputes.
Eh quoi ! Ne leur sert-il à rien que Nous ayons fait périr tant de générations avant eux, dont ils foulent cependant les demeures ? Il est certes des Signes en cela ! N’entendent-ils donc pas ?
N’ont-ils donc pas vu que Nous acheminons l’eau vers la terre aride et que Nous faisons sortir, avec cette eau, des céréales dont se nourrissent leurs troupeaux et eux-mêmes ? Ne voient-ils donc pas ?
Ils demandent : à quand cette victoire si vous dites vrai ?
Réponds : le Jour de la Victoire, il sera inutile pour ceux qui ont été infidèles de croire et ils n’auront aucun répit.
Laisse-les donc et attends. Eux aussi attendront.
O Prophète ! sois pieux envers Dieu et n’obéis ni aux Infidèles, ni aux Hypocrites. Dieu est omniscient et sage.
Suis ce qui t’est révélé de la part de ton Seigneur. Dieu, de ce que vous faites, est bien informé.
Appuie-toi sur Dieu; Dieu suffit pour qu’on s’appuie sur Lui.
Dieu n’a nullement doté l’homme de deux cœurs en son sein. Il n’a nullement fait de vos épouses [que vous répudiez en disant : tu es pour moi comme le dos de ma main] vos véritables mères. Il n’a nullement fait de vos fils adoptifs vos véritables fils. Telles sont les paroles de vos bouches. Mais Dieu dit la Vérité et dirige vers le [droit] Chemin.
Appelez les enfants adoptifs du nom de leurs pères. Ce sera plus équitable devant Dieu. Si vous ne connaissez pas leurs pères, considérez-les comme vos frères en religion et vos parents. Nul grief contre vous pour vos erreurs mais seulement pour ce que font intentionnellement vos cœurs. Dieu est absoluteur et miséricordieux.
Le Prophète est plus près des Croyants qu’ils ne le sont à eux-mêmes ; ses épouses sont leurs mères. Les proches parents sont plus près les uns des autres, selon le Livre de Dieu, que les autres Croyants et les Emigrés. A moins que vous fassiez à vos parents adoptifs un don selon l’usage reconnu. Cela est de tout temps trace dans le Livre.
Souviens-toi lorsque Nous fîmes alliance avec les Prophètes, Nous le fîmes aussi avec toi, avec Noé, Abraham, Moïse et Jésus, fils de Marie ; Nous avons fait lourde alliance
Pour que Dieu fasse faire par les Véridiques un compte rendu [de leur mission]. Il a préparé aux Infidèles un châtiment terrible.
O Croyants ! souvenez-vous du bienfait de Dieu envers vous, lorsque vous fûtes surpris par les troupes et que Nous envoyâmes contre elles vent et autres troupes que vous ne voyiez pas. Dieu remarquait ce que vous faisiez.
Lorsque vos ennemis vous assaillirent du haut et du bas de la vallée, lorsque vos yeux s’égarèrent et que vos cœurs vous remontèrent à la gorge, lorsque vous vous livriez, au sujet de Dieu, à toutes sortes de conjectures.
Là, les Croyants furent éprouvés et violemment ébranlés.
Souvenez-vous lorsque les Hypocrites et ceux dont le cœur est rongé par le mal disaient : Dieu et Son Envoyé ne nous avaient fait qu’une fausse promesse !
Et lorsqu’un groupe d’entre eux dit : O habitants de Yathrib ! Vous ne pouvez pas tenir là. Retournez-vous-en ! Une partie d’entre eux demanda au Prophète la permission de se retirer, en disant : Nos maisons sont sans défense ! alors qu’elles ne l’étaient pas. Mais ils n’avaient pas d’autre désir que de fuir.
Si Yathrib était envahie et si on leur avait demandé de renier leur foi, ils l’eussent abandonnée et n’y seraient restés que fort peu de temps.
Ils avaient pourtant fait pacte avec Dieu de ne point tourner le dos. Or il est toujours demandé compte du pacte conclu avec Dieu.
Dis : il ne vous servira à rien de fuir la mort naturelle ou la mort au champ d’honneur; même si vous réussissez à fuir, vous ne jouiriez de la vie que peu de temps.
Dis : Qui pourrait vous soustraire à Dieu, s’il vous veut du mal ou s’il veut vous faire miséricorde ? Vous ne trouverez contre Lui patron ni défenseur.
Dieu connaît bien ceux qui provoquent le défaitisme et qui disent à leurs frères : Venez à nous ! et qui ne vont au combat que rarement,
Par avarice à votre égard. Mais lorsque vient le danger, tu les vois te regarder et rouler les yeux comme celui qui perd connaissance, au seuil de la mort. Une fois le danger écarté, ils vous assailliront de leurs langues acérées, par avarice à l’égard du butin. Ces hommes n’ont pas cru. Dieu rendra vaines leurs actions. Cela est aisé pour Dieu.
Ils croient encore que les Coalisés ne sont pas partis. Si les Coalisés reviennent, ces gens voudraient qu’ils fussent à la campagne, parmi les Bédouins, prenant de vos nouvelles. Si, par hasard, ils s’étaient trouvés parmi vous, ils n’auraient combattu que fort peu.
Vous avez dans l’Envoyé de Dieu un bel exemple, pour quiconque espère en Dieu et au Jour Dernier et qui invoque Dieu bien souvent.
Quand les Croyants virent les Coalisés, ils pensèrent : C’est bien ce que Dieu et Son Envoyé nous ont promis. Dieu et Son Envoyé ont dit la Vérité. Cela ne fit qu’accroître leur foi et leur soumission [à Dieu].
Il est parmi les Croyants des hommes qui ont respecté sincèrement le pacte conclu avec Dieu ; parmi eux, il en est qui sont déjà morts et il en est qui attendent sans avoir accusé le moindre changement.
Il en est ainsi afin que Dieu récompense de leur sincérité ceux qui ont été sincères et châtie les Hypocrites, s’il veut, ou qu’il leur pardonne. Dieu a toujours été absoluteur et miséricordieux.
Dieu repoussa les Infidèles, avec leur colère. Ils n’ont remporté aucun succès. Dieu épargna aux Croyants de Combattre. Dieu est fort et puissant.
Il a fait descendre de leurs fortins ceux des gens des Ecritures qui assistaient les Coalisés. Il a jeté la terreur dans leurs cœurs; vous en avez tué une partie, vous en avez réduit en captivité une autre.
Dieu vous a fait hériter de leur terre, de leurs maisons, de leurs richesses et d’une autre terre que vous n’aviez jamais foulée. Dieu est omnipotent.
O Prophète ! dis à tes épouses : Si vous désirez la vie de ce monde avec sa pompe, venez, je vous en accorderai la jouissance et je vous donnerai congé d’une belle manière.
Mais si vous désirez Dieu, Son Apôtre et la Vie Future, Dieu a préparé une récompense immense à celles parmi vous qui font le bien.
O femmes du Prophète ! Celle d’entre vous qui se rendra coupable d’une turpitude flagrante, subira un châtiment porté au double ; cela est aisé pour Dieu.
Celle d’entre vous qui obéira à Dieu et à Son Apôtre, qui pratiquera le bien, Nous lui accorderons double rétribution. Nous lui avons réservé une donation généreuse.
O femmes du Prophète ! Vous n’êtes point comme n’importe quelle autre femme ; si vous craignez Dieu, ne vous montrez pas malléables dans vos propos, de peur que l’homme dont le cœur est atteint d’un mal n’ait des vues sur vous. Tenez plutôt des propos selon l’usage reconnu honnête.
Restez dans vos maisons et n’exposez pas vos avantages à la manière du haut Anté-Islam. Observez la Prière, faites l’Aumône légale ; obéissez à Dieu et à Son Apôtre. Dieu veut tout simplement éloigner de vous la souillure, ô gens de la Famille, et vous purifier d’une manière absolue.
Relisez les Versets de Dieu et de la Sagesse qu’on récite dans vos maisons. Certes, Dieu est subtil et informé.
Les Musulmans et les Musulmanes, les Croyants et les Croyantes, les obéissants et les obéissantes, les hommes et les femmes véridiques, les hommes et les femmes constants, les hommes et les femmes humbles, les hommes et les femmes qui font l’aumône, les hommes et les femmes qui observent le jeûne, les hommes qui sont chastes et les femmes, les hommes qui invoquent beaucoup Dieu et les femmes, Dieu a préparé pour eux un pardon et un salaire immense.
Il ne sied pas à un Croyant, ni à une Croyante, lorsque Dieu et Son Apôtre ont décidé une chose, de prendre la liberté de choisir. Quiconque désobéit à Dieu et à Son Apôtre est dans un égarement manifeste.
Rappelle-toi lorsque tu disais à celui que Dieu avait obligé et que toi aussi avais obligé : Garde ton épouse et crains Dieu ; tu cachais en toi-même ce que Dieu devait mettre au grand jour. Lorsque Zaïd eut interrompu toute relation avec elle, Nous te la donnâmes en mariage, afin que ce ne soit pas pour les Croyants une gêne d’épouser les femmes de leurs fils adoptifs, lorsque ceux-ci auront interrompu toute relation avec elles. L’ordre de Dieu devait s’accomplir. Tu craignais [l’opinion] des gens alors que Dieu méritait le plus d’être craint.
Il n’y a point de gêne pour le Prophète à faire ce que Dieu lui a permis. C’est la loi de Dieu, à l’égard des Prophètes qui ont précédé Muhammad, [L’ordre de Dieu est un destin qui doit s’accomplir !].
Ces Prophètes communiquent le Message de Dieu, qui Le craignent et ne craignent personne que Lui. Dieu suffit pour veiller sur les comptes.
Muhammad n’a jamais été le père d’aucun homme parmi vous. C’est l'Envoyé de Dieu et le Sceau des Prophètes. Dieu est de toute chose omniscient.
O Croyants invoquez Dieu bien souvent et célébrez Sa Gloire à l’aube et au soir.
C’est Lui qui vous bénit ainsi que vous bénissent Ses Anges, afin de vous sortir des ténèbres vers la lumière; Il est toujours miséricordieux envers les Croyants.
La salutation [qu’il leur réserve], au Jour où ils Le rencontreront, sera : Paix. Il leur a préparé une rétribution généreuse.
O Prophète ! Nous t’avons envoyé en tant que témoin chargé d’annoncer et d’avertir,
Chargé d’appeler à Dieu aussi, avec Sa permission, et tu es un flambeau qui éclaire.
Annonce aux Croyants qu’ils auront, de la part de Dieu, une faveur immense.
N’obéis ni aux Infidèles ni aux Hypocrites. Laisse de côté la question de leurs tortures. Mets ta confiance en Dieu. Dieu suffit pour qu’on mette confiance en Lui.
O Croyants ! Lorsque vous épousez une Croyante et que vous la répudiez ensuite avant d’avoir eu commerce avec elle, vous n’avez pas le droit de lui imposer attente pendant un délai fixé par vous. Accordez-lui la jouissance [de quelque bien] et donnez-lui congé d’une belle manière.
O Prophète ! Nous avons déclaré licites pour toi tes épouses auxquelles tu as donné douaires ainsi que les esclaves que tu possédés, parmi ce que Dieu a fait tomber entre tes mains pendant la guerre, les filles de ton oncle paternel, de tes tantes paternelles, les filles de ton oncle maternel et les filles de tes tantes maternelles qui ont émigré avec toi, et toute femme Croyante qui se sera offerte au Prophète, si le Prophète veut l’épouser. Pour toi, à l’exclusion des Croyants.
Nous savons ce que Nous avons permis aux Croyants, au sujet de leurs épouses et de leurs esclaves. Afin qu’il n’y ait pas de gêne sur toi. Dieu est absoluteur et miséricordieux.
Tu peux faire attendre celle que tu voudras et recevoir dans ta couche celle que tu voudras. Celle que tu désires parmi celles que tu as déjà écartées, on ne peut te faire aucun grief à son sujet. Cette manière est plus propre à les consoler, a ne pas les attrister et à les rendre satisfaites de ce que tu leur accordes à toutes. Dieu connaît ce qui est dans vos cœurs ; Dieu est omniscient et longanime.
Il n’est pas licite pour toi de prendre d’autres femmes que celles que tu as, ni de les remplacer par d’autres, quand bien même leur beauté te plairait. Exception faite de tes esclaves. Dieu veille sur toute chose.
O Croyants ! n’entrez point dans les appartements du Prophète, sauf lorsque vous en avez la permission pour un repas. N’entrez pas sans attendre qu’il soit l’heure. Entrez-y lorsque vous y êtes appelés. Dès que vous avez fini de manger, dispersez-vous et ne restez pas complaisamment à deviser entre vous. Une telle conduite offenserait le Prophète. Il aurait honte de vous en faire la remarque. Mais Dieu n’a pas honte de dire la Vérité. Quand vous avez quelque chose à demander à ses épouses, demandez-le de derrière un voile. Une telle conduite est plus pure pour vos cœurs et les leurs. Il ne vous appartient pas d’offenser l’Envoyé de Dieu ni d’épouser jamais ses femmes après lui ; ce serait grave aux yeux de Dieu.
Si vous produisez une chose au grand jour, si vous la cachez, sachez que Dieu de toute chose a toujours été omniscient.
Vos épouses peuvent se découvrir devant leurs pères, leurs fils, leurs frères, les fils de leurs frères et de leurs sœurs, leurs femmes et devant leurs esclaves. Femmes ! Craignez Dieu. Il est témoin de toute chose.
Dieu et Ses Anges bénissent le Prophète. O vous qui croyez ! Bénissez-le et envoyez-lui le salut. supplice ignominieux.
Ceux qui offensent les Croyants et les Croyantes, en les accusant de ce qu’ils n’ont pas fait se rendent responsables d’une infamie et d’un péché caractérisé.
Ceux qui offensent les Croyants et les Croyantes, en les accusant de ce qu’ils n’ont pas fait se rendent responsables d’une infamie et d’un péché caractérisé.
O Prophète ! Dis à tes épouses, à tes filles et aux femmes des Croyants de rabattre [sur la figure] une partie de leur vêtement ; c’est le meilleur moyen pour qu’elles soient reconnues et qu’elles ne soient pas offensées. Dieu est absoluteur et miséricordieux.
Si les Hypocrites, ceux dont le cœur est rongé par un mal, ainsi que les Propagateurs de fausses nouvelles à Médine, ne cessent pas, Nous te lancerons contre eux. Ils n’auront l’honneur d’être tes voisins que très peu de temps.
Maudits ! En quelque lieu qu’ils soient, surpris, ils seront saisis et tués sommairement.
Telle a été la loi de Dieu pratiquée parmi ceux qui ont vécu auparavant. Tu ne trouveras aucun changement pour la loi de Dieu.
Les Hommes t’interrogent au sujet de l’Heure. Réponds : La connaissance en est auprès de Dieu seul. Qu’en sais-tu ? Peut-être l’Heure est-elle imminente ?
En vérité, Dieu a maudit les Infidèles et leur a préparé un brasier.
Ils y demeureront éternellement. Ils ne trouveront aucun patron, aucun défenseur.
Le jour où leurs visages seront retournés dans les flammes, ils s’écrieront : Plût à Dieu que nous eussions obéi à Dieu et obéi à l’Envoyé !
Ils diront aussi : Seigneur ! Nous avons suivi nos maîtres et nos grands, mais ils nous ont égarés du droit chemin.
Seigneur ! Porte au double leur supplice et prononce sur eux une grande malédiction.
O Croyants ! Ne soyez pas comme ceux qui offensèrent Moïse ; Dieu l’innocente de leurs assertions et Moïse fut un homme considéré devant Dieu.
O Croyants ! Craignez Dieu et dites des paroles sensées.
Ainsi Dieu corrigera vos actions et vous pardonnera vos péchés. Quiconque obéit à Dieu et à Son Apôtre, remporte un succès immense.
Nous avons proposé cette mission de confiance aux cieux, à la terre et aux montagnes; ils ont refusé de s’en charger et en éprouvèrent une certaine appréhension. Cependant l’Homme s’en est chargé. Il a toujours été injuste et ignorant.
[Cette proposition a été faite] afin que Dieu châtie les Hypocrites, hommes et femmes, les partisans de l’Associationisme, hommes et femmes, et qu’il pardonne aux Croyants et aux Croyantes. Dieu est absoluteur et miséricordieux.
Louange à Dieu à qui appartient ce qui est dans les cieux et sur la terre, à qui revient la louange dans l'Autre Monde et qui est le Sage, le bien Informé.
Il sait ce qui pénètre dans la terre et ce qui en sort, ce qui descend du ciel et ce qui y monte. Il est le Miséricordieux l’Absoluteur.
Ceux qui sont incrédules disent : l'Heure ne nous atteindra pas. Réponds : Si, elle vous atteindra ! par mon Seigneur, qui connaît l’invisible, à qui rien n’échappe, pas même le poids d’un atome dans les cieux et sur la terre, ni rien de plus petit ni rien de plus grand, sans que ce soit consigné dans un livre clair et net.
[L’Heure vous atteindra] afin que Dieu récompense ceux qui sont croyants et qui ont pratiqué les bonnes œuvres. Ceux- là auront pardon et ample richesse.
Ceux qui ont mené une action hostile à Nos Versets, espérant [Nous] réduire à l’impuissance, ceux-là subiront un tourment de malheur et de douleur.
Ceux qui ont acquis la Science qui est descendue de la part de son Seigneur considèrent que [ces versets] sont la Vérité et qu’ils dirigent vers le Chemin du Puissant et du Loué.
Ceux qui sont incrédules ont dit aussi : voulez-vous que nous vous indiquions un homme qui vous dira qu’une fois déchirés en mille morceaux épars, vous serez reconstitués par une nouvelle création ?
A-t-il donc forgé des mensonges contre Dieu ou bien est-il possédé par les Djinns ? Non pas ! [Seulement], ceux qui ne croient pas à la Vie Future sont dans le tourment et dans l’égarement incommensurable.
Eh quoi ! n’ont-ils pas considéré les cieux et la terre [qui les environnent] devant eux, derrière eux ? Si Nous voulons, Nous les ferons engloutir par la terre ou Nous ferons tomber sur eux un pan du ciel. Certes, il y a en cela un Signe pour tout Serviteur repentant.
Nous avons accordé une faveur à David : ô montagnes, avons-nous dit, accompagnez-le dans ses psalmodies, et vous, oiseaux, faites de même ! Nous avons amolli le fer, à son intention.
« Fais-en de grandes cottes de mailles. Mesure bien tes mailles. Faites bonne œuvre. Je vois bien ce que vous faites ».
Nous avons soumis le vent à Salomon : il souffla pendant un mois le matin et pendant un mois l’après-midi. Nous avons fait couler, à son intention, la Source d’airain. Nous lui avons soumis les Djinns aussi, qui travaillaient à son compte, avec la permission de son Seigneur. Quiconque, parmi eux, s’écartait de Notre Ordre, Nous lui faisions goûter le supplice du Brasier.
Ils lui construisaient ce qu’il voulait : temples, statues, soupières pareilles à des bassins et marmites fixes. O Famille de David. Agissez donc d’une manière qui montre votre reconnaissance. Rares sont, parmi Mes Serviteurs, les Reconnaissants.
Lorsque Nous décidâmes de sa mort, seule la bête —qui ronge— leur indiqua qu’il était décédé : elle avait rongé la canne qui le soutenait ; le cadavre échu, les Djinns se rendirent compte que s’ils avaient eu connaissance de l’invisible, ils n’auraient pas continué à endurer cette peine avilissante.
Le peuple de Saba avait en son propre pays un signe : deux immenses jardins s’étendant à droite et à gauche. Mangez de la subsistance que vous a accordée votre Seigneur et soyez reconnaissants envers Lui. Vous avez un pays excellent et un Seigneur absoluteur.
Mais le peuple de Saba se refusa à [toute reconnaissance]. Nous déchaînâmes contre eux les eaux de la Digue. Nous remplaçâmes leurs deux immenses jardins par deux autres jardins qui donnent des fruits amers, des tamarins et un peu de jujubes.
Ce fut Notre récompense pour leur ingratitude. Accor-dons-Nous une telle récompense a un autre qu’au très ingrat ?
Nous avons placé entre eux et les cités que Nous avons bénies une série interrompue de villes. Nous avons évalué les étapes [entre elles]. Voyagez entre ces villes, de jour ou de nuit, vous êtes en sécurité.
Seigneur, dit le peuple de Saba, allonge nos étapes ! Et ils se firent du tort à eux-mêmes. Nous en fîmes un exemple légendaire et Nous les déchirâmes en mille morceaux. Il y a certes en cela des Signes pour tout homme sachant être constant et reconnaissant.
L’opinion d’Iblis sur les Humains se vérifia à leurs dépens. Ils l’ont suivi, hormis un petit groupe de Croyants.
Il n’avait aucun pouvoir sur eux. Mais il fallait discerner celui qui croit à la Vie Future de celui qui en doute. Ton Seigneur garde bien chaque chose.
Dis : invoquez ceux que vous prétendiez exister en dehors de Dieu, qui ne possèdent pas même le poids d’un atome dans les cieux ou sur la terre et qui n’y ont aucun droit d’associé. Dieu n’a nullement besoin d’un aide parmi eux.
Nulle intercession n’est valable auprès de Lui sauf pour celui qui a obtenu sa permission. Quand enfin la frayeur aura disparu de leurs cœurs, les uns demanderont : Qu’a dit votre Seigneur ? Et les autres de répondre : La Vérité ! Il est l’Auguste, le Grand !
Demande-leur : Qui vous donne subsistance venant des cieux ou de la terre ? Réponds : Dieu ! En vérité vous et nous ne pouvons être que sur une bonne Direction ou dans un Egarement évident.
Dis-leur : On ne vous demandera pas compte de ce que nous avons commis et il ne nous sera pas demandé compte de ce que vous avez fait.
Dis encore : Notre Seigneur vous réunira ensemble. Puis Il tranchera entre nous, selon la vérité. Il est Celui qui sait trancher, Il est l’Omniscient.
Dis encore : Montrez-moi ceux que vous avez adjoints à Dieu, comme associés. Non ! [vous ne pouvez pas !]. Il est Dieu, le Puissant, le Sage.
Nous ne t’avons envoyé que pour l’Humanité entière, pour annoncer et avertir. Mais la plupart des Hommes ne savent pas.
Ils demandent : Quand donc arrivera votre menace ? si vous dites vrai ?
Réponds-leur : Vous avez rendez-vous un certain jour que vous ne sauriez retarder ni avancer d’un seul instant.
Ceux qui sont incrédules disent : Nous ne croirons jamais ni à ce Coran ni aux Ecritures qui Font précédé. Ah ! si tu pouvais assister au spectacle des Injustes lorsqu’ils seront arrêtés, debout devant leur Seigneur, se faisant des réflexions les uns aux autres. Ceux qui étaient considérés comme inférieurs diront à ceux qui s’étaient enflés d’orgueil : Sans vous, nous serions maintenant des Croyants.
Ceux qui s’étaient enflés d’orgueil répondront à ceux qui étaient considérés comme inférieurs : Est-ce nous qui vous avons empêchés de suivre la Direction une fois qu’elle vous est parvenue ? Non ! Mais vous étiez bien des criminels ?
Ceux qui étaient considérés comme inférieurs diront à ceux qui s’étaient enflés d’orgueil : Non point ! Mais c’était plutôt vos machinations ourdies nuit et jour, lorsque vous nous ordonniez de ne pas croire en Dieu et de lui donner des parèdres. A la vue du tourment, les uns et les autres cacheront leurs regrets. Nous mettrons des chaînes au cou des Infidèles. Seront-ils récompensés autrement qu’en fonction de leurs œuvres ?
Nous n’envoyons jamais un homme chargé d’avertir une Cité sans que les plus aisés de ses habitants s’écrient : Nous ne croyons pas en votre message.
Nous avons, ajoutent-ils, plus de richesses et plus d’enfants [que vous]. Nous ne serons sûrement pas châties.
Mon Seigneur accorde largement ou avec mesure Sa Faveur à qui Il veut. Mais la plupart des Hommes ne savent pas.
Ni vos richesses, ni vos enfants ne sont propres à vous rapprocher tout près de Nous. Exception faite de ceux qui croient et pratiquent les bonnes œuvres. Ceux-là auront une double récompense en prix de leurs actions. Ils seront en paix dans les hauts appartements [du Paradis].
Ceux qui s’évertuent contre Nos Signes, essayant de les rendre inefficaces, ceux-là seront présents au Supplice.
Dis : Mon Seigneur accorde largement Sa Faveur à qui Il veut d’entre Ses Serviteurs ou bien la lui accorde avec mesure. Quoi que vous dépensiez, Dieu vous le rendra. Il est le meilleur des Donateurs.
Le jour où Il les réunira les uns et les autres, Il demandera aux Anges : Ces gens-là, était-ce vous qu’ils adoraient ?
Gloire à Toi ! répondront les Anges : Tu es Notre Patron ! Nous n’avons rien à voir avec eux. Ils adoraient plutôt les Djinns. Tous croyaient en eux.
Aujourd’hui, vous ne pouvez, ni vous faire du bien les uns aux autres, ni du mal. Nous dirons à ceux qui furent injustes : Goûtez le supplice du Feu que vous traitiez de mensonge.
Lorsque Nos versets leur sont lus d’une manière claire et nette, ils s’écrient : Cet homme veut simplement nous détourner du culte de vos ancêtres. Ils disent aussi : Ce Coran n’est que mensonge, faussement attribué [à Dieu]. Ceux qui sont incrédules ont dit de la Vérité lorsqu’elle leur fut parvenue : Ce n’est que sorcellerie évidente !
Pourtant, Nous ne leur avons jamais envoyé [avec cette idée d’associationnisme] ni livres à étudier, ni apôtres, avant toi, pour les avertir.
Ceux qui furent avant eux, ont crié eux aussi au mensonge. Tes contemporains n’ont cependant pas atteint le dixième de ce que Nous avions accordé à leurs prédécesseurs. Ils ont donc traité Mes Envoyés d’imposteurs. Quelle ne fut Ma réprobation.
Dis : Je vous exhorte simplement à une seule chose : à vous lever uniquement pour Dieu, par deux ou individuellement et à méditer ! Vous saurez alors que votre Prophète n’est point possédé, qu’il est tout simplement un homme chargé de vous avertir à l’approche d’un tourment terrible.
Dis : Je ne vous ai demandé nul salaire. Cela est à vous. Mon salaire n’incombe qu’à Dieu. Il est témoin de toute chose.
Dis : Mon Seigneur lance la Vérité. Il est le connaisseur de tous les Invisibles.
Dis : La Vérité est venue î Le Faux a complètement disparu.
Dis: Si je m’égare, ce sera à mes dépens. Si Je suis dans la bonne Direction, c’est grâce à ce que me révèle mon Seigneur. Il entend tout, Il est tout proche.
Ah ! si tu pouvais [les] voir lorsqu’ils seront saisis d’effroi. Nulle échappatoire ! Ils seront saisis de tout près.
Nous croyons en Muhammad, diront-ils. Mais comment saisir la foi de si loin ?
Ils avaient été auparavant incrédules à son égard. Ils avaient lancé toutes sortes de conjectures, tout en étant si loin [de Lui].
Ils seront empêchés de réaliser leurs désirs, comme ce fut le cas jadis, de leurs semblables. Ils étaient dans un doute troublant.
Louange à Dieu, Créateur des Cieux et de la terre, qui emploie les Anges comme Messagers munis d’ailes, par deux, par trois ou par quatre. Il différencie les créatures comme Il veut. Dieu est sur toute chose omnipotent.
Quelque grâce que Dieu accorde aux Hommes, nul ne peut la retenir. Quelque faveur que Dieu retient nul ne peut la lâcher, par la suite. Dieu est le Puissant, le Sage.
Hommes, souvenez-vous des bienfaits de Dieu envers vous. Est-il d’autre Créateur que Dieu ? Il vous procure votre subsistance parmi les richesses du ciel et de la terre. Il n’est d’autre dieu que Lui. Comment donc déviez-vous vers l’Associationnisme ?
S’ils te traitent d’imposteur, d’autres Envoyés de Dieu ont été avant toi traités d’imposteurs. C’est à Dieu que reviennent toutes les affaires.
Hommes, la promesse de Dieu est la Vérité même. Que la vie ici-bas ne vous séduise pas. Que le [Démon Trompeur] ne vous séduise pas au sujet de Dieu.
Le Démon est pour vous un ennemi. Considérez-le donc comme tel. Il appelle simplement les hommes de son parti afin qu’ils soient les Hôtes de la Fournaise.
Ceux qui ont été incrédules auront un châtiment terrible. Ceux qui ont été croyants et qui ont pratiqué les bonnes œuvres, auront pardon et généreuse récompense.
Voyons ! Celui aux yeux de qui ses mauvaises actions ont été présentées sous un beau jour à tel point qu’il les croit bonnes, [est-il comme celui qui voit ses actions telles qu’elles sont en réalité ?]. Dieu égare qui Il veut. Ne te laisse donc pas dépérir en lamentations au sujet des Egarés. Dieu sait très bien ce qu’ils font.
C’est aussi Dieu qui a lâché les vents. Et voici qu’ils soulèvent des nuages que Nous dirigeons vers un pays mort. Nous, Nous en faisons revivre la terre, naguère morte. Il en sera de même pour la Résurrection.
Celui qui recherche la puissance, [qu’il sache] que la puissance est à Dieu, tout entière. Ceux qui trament de mauvais complots auront un châtiment terrible. Leur complot est voué à l’échec.
Dieu vous a créé de terre puis d’un embryon. Ensuite, Il vous groupa par couples. Aucune femelle ne peut concevoir ou mettre bas sans qu’il le sache. Aucune créature ne peut vivre longtemps ou pas assez sans que ce soit consigné par écrit. Cela est fort aisé pour Dieu.
Les Deux Eaux ne sont pas semblables : celle-ci est douce elle étanche la soif et elle est bonne à boire. Celle-là est salée et brûle [la gorge]. De l’une comme de l’autre vous mangez pourtant une chair fraîche et pêchez des ornements que vous portez. Sur l’une et sur l’autre, vous voyez les vaisseaux fendre les flots pour vous permettre de vous procurer quelque bienfait de Dieu, et pour que vous soyez reconnaissants.
Dieu fait emboîter la nuit dans le jour et fait emboîter le jour dans la nuit. Il a soumis le soleil et la lune, tous deux évoluant jusqu’à un terme fixé. Tel est Dieu, votre Seigneur. Il a la Royauté. Ceux que vous invoquez en dehors de Dieu, ne possèdent pas même l’enveloppe d’un noyau de datte.
Si vous les invoquez, ils n’entendent pas votre invocation. Si même ils entendent, ils ne vous exauceraient pas. Le Jour de la Résurrection, ils renieront votre associationisme. Personne ne peut te renseigner aussi bien que quelqu’un de bien informé.
Hommes ! C’est vous qui êtes pauvres et avez besoin de Dieu. Dieu est le Riche, le bien Loué.
S’il veut, Il vous fera disparaître et remplacer par une création nouvelle.
Cela n’est point malaisé pour Dieu.
Aucune âme ne portera les péchés d’une autre âme. Si une âme surchargée demande de l’aide pour son faix, on ne lui en prendra absolument rien, quand bien même elle appellerait un proche parent à son aide. Tu avertis simplement ceux qui craignent leur Seigneur, en vertu de l’invisible, et qui font la Prière. Quiconque se purifie, se purifie pour soi. C’est à Dieu que tout sera ramené.
L’aveugle n’est pas l’égal de celui qui voit.
Ni les ténèbres, ni la lumière.
Ni l’ombre, ni la chaleur torride.
Les Morts ne sont pas les égaux des Vivants. Dieu fait entendre qui Il veut. Mais toi, tu ne saurais faire entendre les Habitants des tombes.
Tu n’es qu’un homme chargé d’avertir.
Nous t’avons envoyé avec la Vérité, pour annoncer et avertir. Il n’est de communauté qui n’ait déjà eu un homme pour avertir.
S’ils te traitent d’imposteur, ceux qui furent avant eux ont aussi crié à l’imposture. Leurs Apôtres leur apportèrent Preuves, Feuillets [d’Abraham] et Ecriture Lumineuse.
Puis Je me suis emparé de ceux qui furent incrédules. Quelle fut ma réprobation.
N’as-tu pas vu que Dieu a fait descendre de l’eau du ciel. Grâce à cette eau, Nous avons fait sortir des fruits de toutes sortes. Dans les montagnes, il est des sentiers blancs, ou rouges et de diverses couleurs ; il est aussi des montagnes unies, toutes noires.
Parmi les Hommes, les bêtes de somme et les troupeaux, il est aussi diverses espèces. En vérité, ne craignent Dieu, de tous Ses Serviteurs, que ceux qui savent. Dieu est puissant et absoluteur.
Ceux qui lisent le Livre de Dieu, qui font la prière et dépensent, en secret et publiquement, sur la subsistance que Nous leur avons attribuée, peuvent espérer une source de gain intarissable.
Afin que Dieu leur remette leur récompense et augmente Ses bienfaits pour eux. Dieu est absoluteur et reconnaissant.
Ce que Nous t’avons révélé, comme Coran, est la Vérité même. Il confirme les Ecritures antérieures. Dieu est bien informé au sujet de Ses Serviteurs et très clairvoyant.
Nous avons, par la suite, donné en héritage l’Ecriture à ceux que Nous avons élus d’entre Nos Serviteurs. Il en est qui se font du tort à eux-mêmes, il en est qui sont modérés et d’autres enfin qui sont à l’avant-garde, grâce aux bonnes œuvres et avec la permission de Dieu. C’est la Faveur immense.
Ils seront introduits dans les Jardins de l’Eden. Là, ils seront parés de bracelets en or et de perles précieuses. Leurs vêtements seront de soie.
Louange à Dieu, diront-ils, qui a fait évanouir nos soucis. Notre Seigneur est certes absoluteur et reconnaissant,
Qui nous a installés dans la Demeure du Séjour, par un effet de Sa bienveillance. Là, nulle fatigue ne nous atteint, nulle lassitude ne nous touche.
Ceux qui ont été incrédules auront le Feu de la Géhenne : ils ne pourront ni mourir et en finir une fois pour toutes ni être soulagés d’une partie de leur tourment. C’est ainsi que Nous récompensons tout homme incrédule.
Ils crieront au secours, en pleine Géhenne ! Seigneur, diront-ils, laisse-nous sortir et nous ferons de bonnes actions au contraire de ce que nous avons fait ! Ne vous avons-Nous pas accordé, répondra le Seigneur, une longue vie telle que celui qui veut méditer ait le temps de le faire ? N’est-il pas venu quelqu’un pour vous avertir ? Goûtez donc [le châtiment]. Les Injustes n’ont aucun défenseur !
Dieu est Celui qui connaît l’invisible des Cieux et de la terre. Il connaît bien ce que renferment les cœurs.
C’est Lui qui vous établit comme « Délégués » sur la terre. Quiconque reste incrédule, son incrédulité lui incombera. Leur incrédulité n’ajoutera aux Incrédules que haine auprès de Dieu et elle ne leur apportera que perdition.
Demande-leur : Voyons ! Vos Associés que vous invoquez en dehors de Dieu, faites-moi voir ce qu’ils ont créé de par la terre ? Peut-être ont-ils participé à [la création] des cieux ? Ou bien leur avons-Nous envoyé quelque Livre [dans le sens de l’associationisme] ? et ils se fondent sur ses preuves ? Non ! Mais les Injustes ne peuvent se faire que des promesses fallacieuses.
En vérité, Dieu empêche les cieux et la terre de s’anéantir, personne d’autre ne saurait les retenir, par la suite. Dieu a toujours été longanime et absoluteur.
Ils avaient juré par Dieu, en leurs serments les plus solennels, que s’ils reçoivent un homme chargé de les avertir, ils seront sûrement la communauté qui suit le mieux la bonne Direction. Mais lorsque arriva l’homme chargé de les avertir, cela ne fit qu’augmenter leur répulsion.
Par orgueil sur la terre et par machination mauvaise. La mauvaise machination n’enveloppa que ses propres auteurs. Qu’attendent-ils d’autre que le [châtiment] traditionnel des Anciens ? Tu ne trouveras à la tradition de Dieu nulle possibilité de la changer. Tu ne trouveras à la tradition de Dieu nulle possibilité de la détourner.
N’ont-ils donc pas voyagé de par la terre et n’ont-ils pas vu quelle a été la fin des générations précédentes, qui pourtant étaient plus puissantes qu’eux ? Dieu ne saurait être réduit à l’impuissance par qui que ce soit dans les cieux ou sur la terre. Il a toujours été omniscient et omnipotent.
Si Dieu reprenait les Hommes à cause de leurs actions, Il ne laisserait sur la face du globe nulle créature. Seulement Dieu les renvoie à un terme fixé. Lorsque ce terme arrivera, [ils sauront] que Dieu a toujours eu les yeux sur Ses Serviteurs.
Y. S.
Par le Coran sage,
Tu es, en vérité, du nombre des Envoyés.
Tu es sur une Voie droite.
Qui est une Révélation du Puissant, le Sage.
Afin d’avertir un peuple dont les pères n’ont pas été avertis, et qui se trouvent dans l’insouciance.
La plupart d’entre eux ont mérité La Parole [du châtiment] puisqu’ils ne croiront jamais.
Nous avons mis des chaînes à leurs cous. Les chaînes leur montent jusqu’au menton. Ils en portent la tête haute et immobile.
Nous avons mis une barrière devant eux et une barrière derrière eux ; ils en sont enveloppés et ils ne voient pas.
Il leur est égal que tu les avertisses ou que tu ne les avertisses pas : ils ne croient pas.
Tu avertiras simplement celui qui suit le Coran et craint le Miséricordieux —selon l’invisible— Annonce à celui-là pardon et généreuse récompense.
C’est Nous qui ressuscitons les Morts, qui consignons ce qu’ils ont fait de leur vivant et ce qu’ils ont perpétué après eux. Nous avons enregistré toute chose dans un archétype évident.
Cite-leur la parabole des Habitants de la Cité, lorsqu’elle reçut les Envoyés.
Nous leur avions envoyé d’abord deux Apôtres. Ils les traitèrent d’imposteurs. Nous les assistâmes d’un troisième. Ils dirent : Nous sommes envoyés à vous.
Vous n’êtes que Mortels comme nous, dirent les habitants de la Cité. Le Miséricordieux n’a d’ailleurs rien fait descendre. Vous ne faites que mentir.
Notre Seigneur, dirent les Apôtres, sait bien que nous sommes envoyés à vous.
Notre devoir consiste uniquement à faire une Communication explicite.
Nous avons eu —en vous voyant— un mauvais pressentiment, dit le peuple —Si vous ne vous arrêtez pas, nous vous lapiderons sûrement et vous serez atteints par un supplice douloureux qui vous viendra de notre part.
Votre mauvais pressentiment vient de vous-même ! Tout cela parce que vous avez été rappelés [à la Religion] ? Mais vous êtes un peuple excessif.
Du bout de la ville, un homme vint en courant. O mon peuple, cria-t-il, suivez les Envoyés.
Suivez qui ne vous demande nul salaire, suivez ceux qui sont bien dirigés.
Pourquoi n’adorerai-je pas Celui qui m’a créé et vers qui vous retournerez ?
Prendrai-je en dehors de Lui des divinités dont l’intercession —si le Miséricordieux me veut du mal— me sera absolument inutile et qui sont incapables de me sauver ?
En ce cas, je serais dans un égarement manifeste !
J’ai [choisi] de croire en votre Seigneur ! Ecoutez-moi donc !
Alors, il lui fut dit : Entre au Paradis. Il répondit : Ah ! si mon peuple pouvait savoir
comme mon Seigneur m’a pardonné et placé parmi les Honorés !
Nous n’envoyâmes, après lui, absolument aucune légion du ciel contre son peuple. Nous n’avions d’ailleurs pas l’intention de le faire.
Ce ne fut qu’un seul cri et les voilà inertes !
Grands regrets sur les Hommes ! —Quelque Apôtre qu’il leur arrive, ils ne manquent pas de le railler.
N’ont-ils pas vu combien de générations Nous avons fait périr avant eux ? Et qu’elles ne peuvent renaître à cette époque-ci ?
En vérité, tous ensemble comparaîtront devant Nous.
Voici un Signe pour eux : La terre morte, Nous l’avons revivifiée et Nous en avons fait sortir des céréales. De ces céréales, les Hommes se nourrissent.
Nous y avons disposé des jardins, palmeraies ou vignobles ; Nous y avons fait jaillir les sources.
Afin qu’ils se nourrissent des fruits du Seigneur et de ce qu’ils préparent de leurs propres mains. Seront-ils donc reconnaissants ?
Gloire à Celui qui a créé toutes les espèces : ce qui pousse sur terre, les Humains eux-mêmes et ce qu’ils ne connaissent pas.
Voici un signe pour eux : la nuit dont Nous retirons le Jour [absorbons] et soudain ils se trouvent dans l’obscurité.
Le Soleil évolue jusqu’à une fin qui lui est destinée. C’est là l’organisation du Puissant omniscient.
La lune aussi, Nous lui avons fixé des phases à tel point qu’elle devient [fine et courbe] comme les vieilles palmes.
Ni le soleil ne saurait rejoindre la lune, ni la nuit devancer le jour. Chacun évolue dans sa sphère.
Voici un autre signe à leur adresse : Nous avons embarqué leurs enfants dans l’Arche bondée.
Nous avons créé pour eux d’autres vaisseaux sur lesquels ils peuvent monter.
Si Nous voulons, Nous les submergerons. Ils ne pourront appeler au secours et ils ne seront pas sauvés.
[Si Nous ne le faisons pas], ce n’est que par miséricorde de Notre part et pour leur permettre de jouir de la vie pour un temps.
Lorsqu’il leur est dit : Craignez ce qui a eu lieu et ce qui va se produire (Peut-être vous sera-t-il fait miséricorde !), [ils n’en font rien].
Il ne leur parvient, en effet, aucun signe, parmi les Signes de Dieu sans qu’ils en détournent.
Lorsqu’il leur est demandé : Dépensez sur les biens que Dieu vous a accordés, les incrédules disent aux Croyants : Nourrirons-nous ceux que Dieu nourrirait, s’il voulait ? Vous êtes tout simplement dans un égarement manifeste !
Ils disent aussi : A quand la réalisation de cette promesse, si vous dites vrai ?
Un seul cri les saisira alors, en pleine discussion.
Ils ne pourront alors ni faire leur testament, ni retourner auprès des leurs.
Puis, il sera soufflé dans la Trompette. Et voici que, sortant de leurs tombes, ils s’avanceront vers leur Seigneur.
Malheur à nous, s’écrieront-ils, qui donc nous a fait sortir de notre couche ? C’est là la promesse du Miséricordieux. Les Envoyés de Dieu ont dit vrai.
Ce ne fut qu’un seul cri et les voici tous présents devant Nous.
Aujourd’hui, il ne sera fait la moindre injustice à personne. Vous ne serez récompensés que selon vos œuvres.
Les Hôtes du Paradis, à présent, sont délicieusement occupés.
Eux et leurs épouses, sous de frais ombrages, sont étendus sur leurs lits.
Ils y trouvent des fruits et tout ce qu’ils désirent.
Paix ! Leur sera-t-il dit de la part d’un Seigneur miséricordieux.
Soyez exclus, maintenant, ô criminels !
N’ai-je pas stipulé à votre égard, ô Enfants d’Adam, de ne point adorer le Démon, car il est votre ennemi déclaré
Et de M’adorer, car c’est là un Chemin bien droit ?
Le Démon a déjà égaré une foule innombrable parmi vous. N’êtes-vous donc pas faits pour raisonner ?
Voici la Géhenne qui vous avait été promise.
Subissez-la aujourd’hui en prix de vos œuvres.
Aujourd’hui Nous apposons un sceau sur leurs bouches, et leurs mains Nous parleront et leurs pieds témoigneront de ce qu’ils s’étaient acquis.
Si Nous voulions, Nous leur boucherions les yeux. Ils se précipiteraient alors sur la Voie du Paradis. Mais comment la verraient-ils ?
Si Nous voulions, Nous les métamorphoserions sur place. Ils ne pourraient alors ni avancer ni reculer.
Celui que Nous laissons vivre longtemps, Nous le diminuons en son corps. Ne raisonneront-ils donc pas ?
Nous ne lui avons point enseigné la poésie. Il est [d’ailleurs] incapable d’en faire. Ceci est tout simplement une édification et un Coran explicite !
Afin d’avertir tout homme vivant et afin que l’Arrêt soit applicable aux Infidèles.
N’ont-ils pas vu que Nous avons créé pour eux, parmi tout ce que façonnèrent Nos mains, des troupeaux qu’ils possèdent entièrement.
Nous les leur avons soumis : ils s’en servent comme montures et en tirent leur nourriture aussi.
Ces troupeaux leur procurent de nombreux avantages et leur boisson. Ne seront-ils donc pas reconnaissants ?
Ils ont pris, en dehors de Dieu, d’autres divinités, espérant en être secourus.
Ces fausses divinités sont incapables de les secourir alors qu’eux leur servent de troupes toujours prêtes.
Que leurs paroles ne t’attristent pas ! En vérité, Nous savons ce qu’ils cachent et ce qu’ils divulguent.
L’Homme, n’a-t-il pas vu que Nous l’avons créé d’une goutte de sperme et qu’il se présente comme un adversaire déclaré ?
Il Nous avance une fable et oublie comment il fut créé lui-même. Il dit : Qui donc fera revivre les os une fois réduits en poussière ?
Réponds-Iui : Les fera revivre Celui qui les a créés la première fois et qui est, de toute création, omniscient,
Celui qui, à partir d’arbrisseaux verts, vous procura du feu dont vous vous servez.
Voyons ! Celui qui a créé les cieux et la terre ne serait- il pas capable de créer des êtres pareils ? Oui bien ! Il est le Créateur, l’Omniscient.
Son ordre —lorsqu’il veut une chose— consiste simplement à dire : Sois ! et elle est.
Gloire à celui qui tient dans Sa main le pouvoir sur toute chose et vers qui vous serez ramenés.
Par [les Anges] alignés en rangs,
Par les Anges qui repoussent nettement,
Par les Anges qui lisent [le Coran] en oraison.
Votre dieu est un même et seul Dieu.
C’est le Seigneur des Cieux et de la Terre et de ce qui est entre eux. C’est le Seigneur de l’Orient et de l’Occident.
Nous avons paré le ciel inférieur d’un ornement : ce sont les Astres.
Qui protègent aussi de tout Démon rebelle.
Les Démons ne peuvent entendre l’Assemblée Céleste [les Anges]. Ils sont visés de toutes parts
pour être chassés. Ils ont un supplice permanent.
N’entendra que celui qui a surpris une parole isolée. Une étoile filante le poursuit.
Consulte —les Hommes—. Sont-ils les plus forts de constitution ou bien Nos autres Créations ? Nous avons créé les Hommes d’une argile qui happe.
Tu t’étonnes et ils se gaussent.
Lorsqu’on leur rappelle [le Coran], ils ne se souviennent pas.
Lorsqu’ils voient un Signe, ils adoptent une attitude moqueuse.
Et disent : Ce n’est là que sorcellerie manifeste.
Eh quoi ! Une fois morts et réduits en poussière et ossements, serions-nous donc ressuscités ?
Et nos ancêtres les plus éloignés aussi ?
Dis : Oui, Vous serez ressuscités.
Un seul cri et les voilà soudain qui ouvrent les yeux.
Malheur à nous, diront-ils, voici le jour du Jugement.
Voici le jour de la Décision dont vous avez nié l’existence.
Il sera dit aux Anges : Rassemblez ceux qui ont été injustes ainsi que leurs épouses et les divinités qu’ils adoraient.
A l’exclusion de Dieu. Conduisez-les au Chemin de l’Enfer.
Arrêtez-les. Car ils vont être interrogés :
Qu’avez-vous à ne plus vous assister les uns les autres ?
En effet, ils sont plutôt soumis, aujourd’hui.
Ils se mettent à s’interroger les uns les autres.
Vous veniez bien à nous du côté droit, disent les uns—
Non ! Ce n’est pas cela ! Mais vous n’étiez pas Croyants, répondent les autres.
Nous n’avions aucun pouvoir sur vous. Mais vous étiez un peuple aberrant.
Nous tombons les uns et les autres sous la condamnation de Notre-Seigneur. Nous allons tous goûter [le supplice],
Nous vous avons laissé glisser dans l’erreur— Car nous aussi étions dans l’erreur.
En vérité, ce jour-là, ils subiront le supplice en commun.
C’est ainsi que Nous agissons à l’égard des Coupables.
Ils s’enflaient d’orgueil, lorsqu’il leur était déclaré : il n’est de divinité que Dieu.
Ils répondaient : abandonnerons-nous nos divinités pour un poète ensorcelé ?
Non point ! Il apporte la Vérité et il corrobore la vérité des Envoyés précédents.
Vous, vous allez goûter sûrement le supplice cruel.
Vous n’êtes rétribués qu’en fonction de ce que vous avez fait
Exception faite des Serviteurs de Dieu qui sont fidèles.
Ceux-là auront une attribution déterminée :
Ils auront des fruits et ils seront honorés.
Dans les Jardins du Délice.
Sur des lits installés les uns en face des autres.
Une coupe de liqueur céleste circulera parmi eux. Limpide,
 un délice pour les buveurs,
Sans ivresse, sans danger.
Ils auront auprès d’eux des jeunes filles, qui n’ont d’yeux que pour leurs époux, aux yeux grands et beaux.
Elles sont comme les œufs d’autruches, bien protégés.
Ils se mettront à s’interroger les uns les autres.
J’avais un ami, dit l’un
Qui me demandait : Es-tu de ceux qui croient à [la Vie Future] ?
Voyons ? Une fois morts et réduits en poussière et ossements, serions-nous donc passibles de Jugement.
Le même ajoute : Voulez-vous [le] voir avec moi ?
Et il jette un coup d’œil et voit son ami au beau milieu de l’Enfer.
Par Dieu, lui dit-il, tu as failli me perdre.
N’était le bienfait de mon Seigneur, je serais à présent parmi tes Compagnons de l’Enfer.
Les Compagnons du Paradis disent : Ne subirons-nous que
notre première mort ? Nous ne serons pas châtiés !
En vérité, cette situation est le succès immense.
C’est pour une pareille fin que doivent agir ceux qui agissent.
Cette situation est-elle mieux comme appât ou bien l’arbre Zaqoum ?
Que nous avons institué comme épreuve pour les Injustes.
C’est un arbre qui surgit dans les bas-fonds de l’Enfer.
Ses pousses sont pareilles à des têtes de serpents.
Les Impies en mangeront et s’en empliront le ventre.
Ils boiront par-dessus de l’eau bouillante et cela fera une mixture.
Après avoir bu, ils retourneront certes à l’Enfer.
Ils ont trouvé leurs pères dans l’égarement.
Ils se sont précipités sur leurs traces.
Avant eux, la plupart des peuples anciens se sont égarés eux aussi.
Nous avons envoyé parmi eux des hommes pour les avertir.
Regarde donc quelle fut la fin de ceux qui furent [pourtant] avertis.
Exception faite des Serviteurs de Dieu, qui sont fidèles.
Noé Nous avait invoqué. Parfaits sont ceux qui exaucent !
Nous l’avons sauvé, ainsi que sa famille du Sinistre impressionnant.
Nous avons fait perpétuer le genre humain à travers ses descendants.
Nous avons maintenu son bon souvenir parmi la Postérité.
Paix sur Noé, parmi toutes les créatures de l’Univers.
C’est ainsi que Nous récompensons Ceux qui font le Bien.
Il est de Nos Serviteurs qui croient.
Les autres, Nous les avons submergés,
Parmi les partisans, fut Abraham.
Lorsqu’il vint à son Seigneur, le cœur pur.
Lorsqu’il dit à son père et à son peuple : qu’adorez-vous ?
Voulez-vous, par le pire des mensonges, adorer d’autres divinités que Dieu ?
Quelle idée vous faites-vous donc du Seigneur de l'Univers.
Il observa un instant les astres
Et dit : je vais tomber malade.
Ils s’écartèrent de lui et s’en allèrent.
Abraham se rendit en secret à leurs divinités. Que ne mangez-vous donc, dit-il à celles-ci ?
Qu’avez-vous à ne dire mot ?
Puis il se précipita sur elles en les saccageant de la main droite.
Le peuple se lança vers lui en courant.
Adorez-vous ce que vous avez sculpté, leur cria-t-il,
Alors que c’est Dieu qui vous a créés vous et ce que vous faites ?
Faites une maçonnerie [construction] pour le brûler, cria le peuple. Puis, jetez-le dans le feu.
Ainsi ils lui voulurent du mal. Mais Nous fîmes d’eux les vaincus.
Je pars vers mon Seigneur dit Abraham. Il me dirigera.
Seigneur, donne-moi [un descendant] qui soit homme vertueux.
Nous lui annonçâmes la naissance d’un garçon longanime.
Lorsque son fils put marcher avec lui, il lui dit : mon cher fils, j’ai vu en songe que je t’égorgerai. Réfléchis et [dis- moi] ce que tu penses. L’enfant répondit : père, fais ce qu’on t’ordonne. Tu me trouveras, s’il plaît à Dieu, un homme résigné.
Lorsqu’ils eurent accepté leur sort et que le père eut renversé son fils, front contre terre,
Nous l’appelâmes : Abraham
Tu as prêté foi à ton songe. C’est ainsi que Nous récompensons ceux qui font le bien.
C’est là l’Epreuve évidente.
Nous remplaçâmes l’enfant par un sacrifice important.
Nous avons maintenu son bon souvenir parmi le Postérité.
Paix sur Abraham.
C’est ainsi que Nous récompensons ceux qui font le bien.
Il est de Nos Serviteurs qui croient.
Nous lui avons annoncé la mission d’Isaac comme Prophète parmi les Justes.
Nous l'avons béni ainsi qu’Isaac. Parmi leurs descendants il est ceux qui font le bien et ceux qui sont injustes envers eux-mêmes.
Nous avons été généreux à l’égard de Moïse et de Aaron.
Nous les avons sauvés ainsi que leur peuple du Sinistre Impressionnant.
Nous les avons assistés et ils furent les Vainqueurs.
Nous leur avons donné le Livre bien explicite.
Nous les avons dirigés sur la Voie droite.
Nous avons maintenu leur bon souvenir parmi la Postérité.
Paix sur Moïse et Aaron.
C’est ainsi que Nous récompensons Ceux qui font le bien.
Ils sont parmi Nos Serviteurs qui croient.
En vérité, Elie fut parmi les Envoyés.
Rappelle lorsqu’il dit à son peuple : ne serez-vous donc jamais pieux ?
Invoquez-vous Baal et délaisserez-vous le meilleur des Créateurs.
Dieu, votre Seigneur et le Seigneur de vos premiers ancêtres.
Mais ils le traitèrent d’imposteur et ils seront présents [dans la Géhenne],
Exception faite des Serviteurs de Dieu qui sont fidèles.
Nous avons maintenu son souvenir parmi la Postérité.
Paix sur Elie.
C’est ainsi que Nous récompenserons Ceux qui font le Bien.
Il est parmi Nos Serviteurs qui croient.
En vérité, Loth est parmi les Envoyés.
Rappelle lorsque Nous l'avons sauvé ainsi que son peuple, tous ensemble,
Exception faite d’une femme âgée demeurée parmi les Retardataires.
Puis Nous avons fait périr les autres.
Vous passez sur les lieux qu’ils ont occupés le matin
et le soir. Eh quoi ! Ne raisonnerez-vous pas ?
En vérité Jonas est parmi les Envoyés.
Rappelle lorsqu’il s’est réfugié dans le vaisseau chargé.
Il a accepté le tirage au sort et a perdu.
Le Poisson l’a avalé, Jonas était blâmable.
S’il n’était point parmi ceux qui invoquent Dieu,
Il serait resté dans le ventre du Poisson jusqu’au Jour de la Résurrection.
Nous l’avons fait rejeter au bord de la mer, mal en point.
Nous avons fait pousser pour l’abriter un calebassier.
Nous l’avons envoyé à cent mille ou même plus.
Ils ont cru. Nous leur avons donné jouissance pour un certain temps.
Consulte-les donc : les filles reviennent-elles à ton Seigneur et les garçons à eux ?
Avons-nous créé les Anges du sexe féminin devant eux ?
Pardi ! ils pousseront le mensonge jusqu’à dire
« Dieu a eu des enfants ». Alors qu’ils mentent.
A-t-il donc préféré les fils aux filles ?
C’est curieux comme vous jugez !
Eh quoi ! ne vous rappellerez-vous pas ?
Ou bien avez-vous une preuve indiscutable ?
Produisez donc votre livre, si vous dites vrai !
Ils ont, en plus, créé un lien de parenté entre lui et les Djinns. Les Djinns savent bien que de tels imposteurs seront présents [dans la Géhenne].
Dieu est trop glorieux pour ce qu’ils décrivent.
Exception faite des Serviteurs de Dieu qui sont fidèles
Vous et ce que vous adorez
Vous ne saurez
Excepté celui qui doit subir le Feu.
Il n’est parmi nous personne qui n’ait sa place bien indiquée.
C’est nous qui sommes alignés en rangs.
C’est nous qui glorifions Dieu.
Les Impies disent bien :
Si nous avions un mémoire des Anciens
Nous aurions été des fidèles Serviteurs de Dieu.
Mais ils n’ont pas cru au Coran. Bientôt, ils sauront,
Notre parole avait été précédemment donnée à Nos Serviteurs Envoyés :
Ce sont eux qui seront les assistés.
Ce sont nos armées qui vaincront.
Détourne-toi donc d’eux pour un moment.
Regarde-les et eux regarderont aussi.
Est-ce Notre supplice qu’ils réclament avec empressement ?
Lorsqu’il sera au milieu d’eux, ce sera une mauvaise matinée pour ceux qui furent avertis en vain.
Détourne-toi d’eux pour un moment.
Regarde et ils regardent aussi.
Ton Seigneur ; Seigneur de la Puissance est trop glorieux pour ce qu’ils disent.
Paix sur les Envoyés.
Louange à Dieu, Seigneur de l’Univers.
Sâd et le Coran doué de clarté.
Les Incrédules sont plutôt dans une attitude fière et hostile
Avant eux, combien de générations n’avons-Nous détruites qui invoquèrent Dieu à un moment où il n’était plus possible de se sauver.
Ils se sont étonnés de recevoir un homme chargé de les avertir qui fût sorti d’eux. Les Incrédules ont dit : c’est un sorcier menteur !
Comment a-t-il pu réduire toutes les divinités en un seul dieu ? C’est là une chose extraordinaire !
Leur Assemblée se sépara et proclama : partez et faites preuves de constance au sujet de vos divinités. Car c’est une chose [nouvelle] qu’on vous demande.
Nous n’en avons jamais entendu parler dans la dernière Religion [Christianisme]. Ce n’est donc que pure invention !
Est-ce à lui, d’entre nous tous, qu’a été révélé le Coran ? Ils sont plutôt en doute au sujet de Ma Révélation. C’est qu’ils n’ont pas encore goûté Mon Châtiment.
Eh quoi ! Ont-ils donc les trésors de la Miséricorde de ton Seigneur, le Puissant, le Donateur ?
Ou bien ont-ils le Royaume des cieux, de la terre et de ce qui est entre eux ? Si oui, qu’ils montent [au ciel] sur des échelles.
De quelque armée qu’ils disposent, ils seront vaincus.
Avant eux, ont crié à l'imposture, le peuple de Noé, les Ad et Pharaon, le Tyran aux épieux,
Ainsi que Thamoud, le peuple de Loth, les Hommes du Fourré. Ce sont là les Coalisés !
Aucun d'eux n’a manqué de traiter les Apôtres d’imposteurs. Mon châtiment s'impose donc.
Cette coalition-ci n’attend qu’un seul cri, irrévocable.
Seigneur, diront-ils, donne-nous vite notre livret, avant le Jour du Jugement.
Supporte patiemment leurs propos. Evoque le souvenir de Notre Serviteur David, aux nombreux gestes. Il était repentant.
Nous avons soumis les montagnes pour glorifier avec lui le nom du Seigneur, soir et matin.
Ainsi que les oiseaux en groupe. Montagnes et oiseaux dépendent de lui.
Nous avons raffermi son pouvoir. Nous lui avons donné la Sagesse et le verbe décisif.
T’est-il venu, ô Muhammad, l’histoire des Plaideurs, lorsqu’ils escaladèrent le sanctuaire [de David] ?
Ils firent irruption chez David et David eut peur. N’aie crainte, lui dirent-ils, Nous sommes deux parties adverses. Juge entre nous selon la Vérité, ne sois pas partial et montre nous la voie droite.
Voici mon frère qui a quatre-vingt-dix-neuf brebis et moi je n’en ai qu’une seule. Confie-la moi, me dit-il et il est arrivé à me convaincre.
Il a été injuste envers toi, répondit David, en te demandant d’ajouter ta brebis aux siennes. Nombreux sont les associés qui se lèsent les uns les autres. Exception faite de ceux qui croient et pratiquent les bonnes œuvres. Rares, ils sont. David comprit alors que Nous l’avions simplement mis à l’épreuve. Il demanda pardon à son Seigneur, tomba prosterné et revint à Dieu.
Nous lui pardonnâmes sa faute. Certes, Nous lui avons réservé une meilleure part [dans ce monde] et un beau séjour dans l’Autre.
David, Nous t’avons établi « lieutenant » sur la terre. Juge donc entre les Hommes, selon la Vérité. Ne suis pas ta passion, car elle t’égarerait loin du Chemin de Dieu ! Ceux qui s’égarent loin du Chemin de Dieu, auront un supplice cruel, pour avoir oublié le Jour du Jugement.
Nous n’avons nullement créé les cieux, la terre et ce qui est entre eux, en vain. C’est là l’opinion de ceux qui sont incrédules. Malheur à ceux qui sont incrédules car ils auront le Feu !
Mettrons-nous ceux qui auront cru et pratiqué les bonnes œuvres sur le même plan que ceux qui sèment le scandale sur la terre ? Mettrons-Nous les Pieux sur le même plan comme les libertins ?
C’est un Livre que Nous avons fait descendre pour toi. Livre béni. Afin que les Hommes en méditent les versets et que se souviennent les gens doués de raison.
Nous avons donné à David Salomon [pour fils]. Quel excellent Serviteur : il était repentant.
Rappelle-toi lorsqu’il lui fut présenté un certain après- midi des cavales de race.
J’ai préféré l’amour des biens, dit-il, à l’invocation de mon Seigneur, jusqu’à ce que le soleil se cacha [comme] derrière un voile.
Ramenez-moi ces chevaux, ajouta-t-il. Il se rua sur les chevaux, les dépeçant par les pattes et le cou.
Nous avons tenté Salomon derechef : Nous avons mis un fantoche sur son trône. Puis Salomon se repentit.
Seigneur, dit-il, pardonne-moi et accorde-moi un royaume qui ne se réalisera à personne d’autre après moi, Tu es, Toi, le Donateur.
Nous lui avons soumis le vent qui soufflait sur ses ordres, docilement, là où il voulait.
Nous lui avons soumis aussi les Démons; tous les bâtisseurs et tous les plongeurs,
Et d’autres Démons accouplés dans les chaînes.
Voici Notre don ! Fais en cadeau, Salomon, ou abstiens-toi, sans compter.
Nous lui avons réservé la meilleure part [dans ce Monde] et un beau séjour [dans l'Autre].
Rappelle Notre Serviteur Job lorsqu’il invoqua son Seigneur : Le démon m’a visité par une peine et une douleur.
Le Seigneur lui dit : Frappe le [sol] de ton pied. Tu as une eau fraîche pour te laver et en boire.
Nous lui avons rendu ses enfants et Nous lui en avons donné autant d’autres, par miséricorde de Notre part et comme enseignement pour les gens doués de raison.
Le Seigneur lui dit aussi : prends un faisceau [paquet] de brindilles et frappes-en [ta femme] pour que tu ne sois pas parjure. Nous l'avons trouvé constant. Quel excellent Serviteur : il était repentant !
Rappelle Nos Serviteurs : Abraham, Isaac et Jacob, aux gestes connus et au jugement clairvoyant.
Nous les avons voués exclusivement à un idéal pur : le souvenir de l’Au-delà.
Ils sont considérés auprès de Nous parmi les Elus, les Meilleurs.
Rappelle Ismaël, Elisée et l’Homme à sa charge : chacun d’eux était parmi les Meilleurs.
Ceci est un éloge [pour eux] et les Pieux auront un beau séjour dans l’Au-delà,
Des Jardins du Délice, avec les portes grandes ouvertes pour les accueillir.
Ils pourront s’y allonger, en demandant force fruits et de la boisson.
Ils auront auprès d’eux des jeunes filles aux regards exclusifs, toutes du même âge.
Voici ce qui vous est promis au Jour du Jugement.
Voilà Notre présent. Il n’a pas de fin.
Cela [pour les Croyants]. Pour les insoumis, le havre le plus sordide.
La Géhenne, qu’ils subiront. Quelle affreuse couche !
Ce châtiment, qu’ils le goûtent ! eau bouillante et sanie.
Ainsi que d’autres châtiments de même espèce, sous des formes variées.
Voici une fournée qui va être précipitée en Enfer avec vous, [Responsables, Ceux-ci diront :] Il n’y aura nulle largesse pour eux. Ils vont affronter le Feu.
Les [nouveaux] diront : c’est plutôt pour vous qu’il n’y aura nulle largesse. C’est vous qui nous aviez initiés à cette croyance. Quel affreux séjour !
Seigneur, diront-ils, celui qui nous a initiés à cette croyance, fais-lui subir dans le Feu un châtiment double.
Pourquoi, diront-ils encore, ne voyons-nous pas certaines personnes que nous comptions parmi les Méchants ?
Et dont nous nous étions gaussés ? [Ne sont-ils pas là] ou bien nos regards n’arrivent pas à les atteindre ?
Tout cela est vrai, la dispute des Hôtes du Feu !
Dis : Je suis tout simplement un homme chargé d’avertir. Il n’est de divinité que Dieu, l’Unique, le Dominateur,
Le Seigneur des cieux, de la terre et de ce qui se trouve entre eux, le Puissant, Celui qui sait absoudre.
Dis : C’est une annonce importante.
Vous vous en détournerez.
Je n’ai aucune connaissance des discussions de l’Assemblée Céleste (les Anges).
Il m’est simplement fait des révélations ; celle-ci en particulier : je ne suis qu’un homme chargé d’avertir clairement.
[L’Assemblée Céleste discutait] lorsque ton Seigneur dit aux Anges : Je vais créer un Mortel à partir de l’argile.
Quand je lui aurai donné une forme parfaite et que je lui aurai insufflé une parcelle de Mon esprit, jetez-vous devant lui en vous prosternant.
Les Anges se prosternèrent tous ensemble,
Excepté Iblis, qui s’enfla d’orgueil et fut au nombre des Ingrats.
Dieu dit alors : Iblis, qu’est-ce qui t’a empêché de te prosterner devant ce que J’ai créé de Mes mains ? Est-ce par orgueil [immérité], ou parce que tu es du nombre des Sublimes ?
Oui, répondit Iblis, je suis mieux que lui : Tu m’as créé de feu et Tu l’as créé d’argile !
Sors d’ici, s’écria Dieu, tu seras lapidé.
Ma malédiction te suivra jusqu’au Jour du Jugement.
Seigneur, implora Iblis, accorde-moi un délai, jusqu’au Jour de la Résurrection.
Tu as ton délai, dit le Seigneur
Jusqu’au jour du terme fixé.
Par Ta puissance, s’exclama Iblis, je les séduirai tous !
Exception faite de Tes Serviteurs fidèles.
En vérité, conclut le Seigneur —et je ne dis que la vérité.
J’emplirai la Géhenne de toi et de tous ceux, parmi eux, qui t’auront suivi.
Dis, ô Muhammad, je ne vous demande aucun salaire pour cela. Je ne suis point parmi les Faiseurs.
Ce n’est qu’un Rappel pour les Créatures de l’Univers
Dans quelque temps, Vous en aurez des nouvelles.
La révélation du Livre vient de Dieu, le Puissant, le Sage.
Nous avons fait descendre sur toi le Livre avec la Vérité. Adore donc Dieu, Lui vouant la Religion, exclusivement.
C’est à Dieu qu’appartient la Religion, exclusivement. Ceux qui se sont donné des patrons en dehors de Lui (pensant : Nous n’adorons ces faux dieux que pour qu’ils nous rapprochent tout près de Dieu !), ceux-là, Dieu décidera entre eux au sujet de leurs controverses. Dieu ne dirige point celui qui est un menteur et un ingrat.
Si Dieu avait voulu prendre un enfant, il aurait choisi, parmi ce qu’il crée, ce qui Lui plaît. Gloire à Lui. Il est Dieu, L’Unique, le Dominateur.
Il créa les cieux et la terre pour un but sérieux. Il englobe le jour dans la nuit et la nuit dans le jour. Il a soumis le soleil et la lune, chaque astre évoluant jusqu’à un terme fixé. C’est Lui, le Puissant, Celui qui sait absoudre.
Il vous a créés à partir d’un seul homme. Puis il en tira pour lui une épouse. Il vous a fait descendre pour vous huit bestiaux accouplés. Il vous crée dans le sein de vos mères, étape par étape, dans l’obscurité d’une triple enveloppe obscure. Tel est Dieu, votre Seigneur. Le Royaume Lui appartient. Il n’est d’autre dieu que Lui !
Si vous demeurez incrédules, [sachez] que Dieu se passera de vous. Il n’aime pas l’infidélité pour Ses Serviteurs. Si, au contraire, vous vous montrez reconnaissants, Il aimera cette attitude pour vous. Aucune âme ne se chargera du fardeau d’une autre. Ensuite, c’est à Dieu que vous retournerez. Alors, Il vous rappellera ce que vous faisiez.
Lorsqu’un mal atteint l’Homme, il prie Son Seigneur, tout repentant. Puis lorsque Dieu lui accorde une faveur de Sa part, l’Homme oublie ce pourquoi il avait prié naguère, donne des parèdres à Dieu. Et ainsi il s’égare de Son chemin. Dis-lui : jouis quelque peu de ton incrédulité. Car, tu es parmi les Hôtes du Feu.
Celui qui est plein de dévotion, qui passe la nuit tantôt prosterné, tantôt debout, redoutant l’au-delà et espérant la miséricorde de Son Seigneur, [est-il l’égal de l’impie ?] Dis : Ceux qui savent sont-ils les égaux de ceux qui ne savent pas ? Seuls les Hommes doués d’intelligence réfléchiront.
Répète ceci : O Mes Serviteurs qui avez choisi de croire, craignez votre Seigneur. Ceux qui auront fait le bien auront une belle récompense en ce monde. La terre de Dieu est vaste ! Certes les constants auront leur rétribution, sans compter.
Dis : Il m’a été ordonné d’adorer Dieu, Lui vouant la Religion, exclusivement.
Il m’a été ordonné [d’agir ainsi] afin que je sois le Premier Musulman.
Dis encore : Je redoute —si je désobéis à mon Seigneur— le Châtiment d’un jour impressionnant.
Dis encore : C’est Dieu que j’adore, Lui vouant exclusivement Ma religion.
Adorez donc qui il vous plaira, en dehors de Dieu ! Dis : Les Perdants, ce sont ceux qui se sont perdus eux-mêmes et les leurs, le Jour de la Résurrection. Oui ! C’est là la Perte la plus manifeste.
Ils auront au-dessus de leurs têtes des écrans de flammes et d’autres écrans sous leurs pieds. Avec cela, Dieu fait peur à Ses Serviteurs. O Mes Serviteurs, adorez-Moi.
Ceux qui ont évité le Taghout, se sont refusés à l’adorer et reviennent repentants à Dieu, ceux-là auront la Bonne Nouvelle. Annonce donc la Bonne Nouvelle à Mes Serviteurs,
Qui écoutent attentivement la Parole et la suivent en ce qu’elle a de meilleur. Ceux-là sont ceux que Dieu a dirigés. Ceux-là sont les Hommes doués d’intelligence.
Comment ! Celui qui a mérité la Sentence du Supplice, toi, [feras-tu quelque chose en sa faveur ?]. Toi, sauveras-tu ceux qui sont dans le Feu ?
Cependant, ceux qui ont craint leur Seigneur auront des appartements au-dessus desquels s’élèvent d’autres appartements. Sur le sol, les grands ruisseaux coulent. Promesse de Dieu ! Dieu ne manque point à Sa promesse.
N’as-tu pas vu que Dieu a fait descendre de l’eau du ciel ? Il l’a ensuite canalisée en sources souterraines. Puis grâce à cette eau, Il fait éclore des céréales, de diverses espèces. Les céréales mûrissent et tu les vois se dorer. Puis Dieu les transforme en tiges moissonnées. Il est certes en cela un Rappel à l’intention des gens doués d’intelligence.
Comment ! Celui à qui Dieu ouvre la poitrine [pour accueillir] l’Islam et qui suit donc une lumière émanant de Son Seigneur [est-il semblable à celui dont le cœur est fermé ?] Malheur à ceux dont les cœurs sont durs à cause de l’Edification de Dieu ! Ceux-là sont dans un égarement manifeste !
Dieu a fait descendre la meilleure Causerie [le Coran]. C’est un Livre harmonieux dans son ensemble, aux versets doubles, qui fait frissonner l’épiderme de ceux qui craignent leur Seigneur. Puis, leur épiderme et leur cœur s’adoucissent et répondent à l’Edification de Dieu. C’est là la Direction de Dieu. Grâce à elle, Il dirige qui Il veut. Celui que Dieu égare, n’aura aucun guide.
Comment ? Celui qui, le jour de la Résurrection, n’a que son visage pour se protéger du pire supplice, [est-il semblable à celui qui est en sécurité ?] A ces Injustes, il sera dit : goûtez ce que vous vous étiez acquis !
Ceux qui furent avant eux ont crié à l’imposture. Le Châtiment surprit venant d’un endroit qu’ils ne soupçonnaient point.
Dieu leur fit goûter l’opprobre dans la vie ici-bas. Certes, le châtiment de la Vie Future est bien plus important. Ah ! s’ils pouvaient savoir !
Nous avons proposé aux Hommes toutes sortes de paraboles en ce Coran, afin qu’ils méditent.
C’est un Coran arabe, sans ambages, afin qu’ils soient pieux.
Dieu propose cette parabole : un homme appartenant à plusieurs associés en rivalité et un autre homme appartenant exclusivement à un seul. Sont-ils égaux en situation ? La louange est à Dieu. Mais la plupart ne savent pas.
Tu es mortel et ils sont mortels.
Puis, le Jour de la Résurrection, vous vous disputerez devant votre Seigneur.
 donc est plus injuste que celui qui invente des mensonges sur Dieu et qui, dès réception du Message véridique, crie à l'imposture ? N’est-il pas, dans la Géhenne une place pour les Infidèles ?
Ceux qui ont apporté le message véridique ou ont cru en lui, ceux-là sont les hommes pieux.
Ils trouveront auprès de leur Seigneur tout ce qui leur plaira. C’est là la récompense de ceux qui font du bien.
Dieu effacera ce qu’ils firent de plus mauvais et leur donnera leur récompense au taux de ce qu’ils ont fait de meilleur.
Dieu n’est-il donc pas suffisant pour Son Serviteur ? Et ils te font peur avec ceux qui Lui sont inférieurs ! Celui que Dieu égare n’a aucun guide.
Celui que Dieu dirige, nul ne peut l’égarer, Dieu n’est-Il pas puissant et capable de se venger ?
Si tu leur demandes : Qui a créé les cieux et la terre ? ils répondent à coup sûr : Dieu ! Dis-leur alors : Croyez-vous que les divinités que vous priez en dehors de Dieu soient capables —si Dieu me veut du mal— de lever ce mal ? Ou s’il veut m’accorder une grâce, seront-elles à même d’intercepter Sa grâce ? Dis encore : Dieu me suffit. C’est sur Lui que s’appuient ceux qui veulent s’appuyer.
Dis : ô mon peuple, agissez selon vos responsabilités ! Moi aussi j’agirai de même. Et bientôt vous saurez.
Qui sera visité par un châtiment avilissant et qui sera subjugué par un châtiment permanent.
Nous avons fait descendre sur toi le Livre pour l’Humanité [entière] et avec la vérité. Quiconque trouvera la bonne Direction ce sera à son avantage. Quiconque s’égarera ce sera à ses dépens. Tu n’es point leur avocat.
Dieu recevra les âmes au moment de la mort —et pour les Vivants— pendant le sommeil : alors, Il retient les âmes pour lesquelles Il a décrété la mort et relâche les autres pour une période déterminée. Il y a certes en cela des Signes pour un peuple qui réfléchit.
Ils se sont trouvés [prétendent-ils] des intercesseurs entre Dieu et eux ! Dis-leur : quand bien même ils seraient sans aucun pouvoir et sans raison ?
Ajoute : C’est à Dieu qu’appartient entièrement le droit d’intercéder. Il possède le Royaume des cieux et de la terre. A la fin, c’est à Lui que vous retournerez !
Quand Dieu est invoqué Seul, un ressentiment envahit le cœur de ceux qui ne croient pas à la Vie Future. Quand leurs fausses divinités qui se trouvent en dehors de Lui sont invoquées, voici qu’ils sont rayonnants d’allégresse.
Dis : Dieu ! Créateur des cieux et de la terre, qui connais l’invisible et le Visible, c’est Toi qui jugeras entre Tes Serviteurs au sujet de leurs différends.
Si les Injustes possédaient toutes les richesses de la terre et autant de richesses encore, ils les auraient données, le Jour de la Résurrection, pour se racheter du Supplice terrible. Mais il leur apparaîtra de la part de Dieu des choses qu’ils ne s’étaient jamais imaginées.
Et leur apparaîtront les mauvaises actions qu’ils se seront acquises. Et les enveloppera, la menace, dont ils se gaussaient.
Lorsque l’Homme est atteint par un mal, il Nous prie donc. Mais lorsque, par la suite, Nous lui accordons une grâce Nôtre, il s’écrie : Ce que j’ai reçu, je savais [que je devais l’obtenir. Il devrait savoir] plutôt que c’était une épreuve. Mais la plupart ne savent pas.
Une telle réflexion a été déjà faite par les générations précédentes. Et pourtant leurs richesses amassées ne leur servirent à rien.
Le mal qu’ils s’étaient acquis est retourné contre eux. Ceux qui sont injustes, parmi tes contemporains seront eux aussi touchés par le mal qu’ils se sont acquis. Ils ne sauront réduire Dieu à l’impuissance.
Ne savent-ils donc pas que Dieu accorde largement ou avec mesure la subsistance à qui Il veut ? Il y a certes en cela des Signes pour un peuple qui croit.
Répète ceci : O Mes Serviteurs qui avez été excessivement injustes à l’égard de vous-même, ne désespérez pas de la miséricorde de Dieu. En vérité, Dieu pardonne tous les péchés. Il est l’Absoluteur, le Miséricordieux.
Revenez repentants vers votre Seigneur et soumettez- vous à Lui avant que vous surprenne le Châtiment. Car, alors, vous ne serez pas secourus.
Suivez le meilleur de ce qui vous a été révélé par votre Seigneur, avant que le châtiment ne vous surprenne brusquement sans que vous le pressentiez.
De crainte que quelqu’un ne dise : Mille regrets pour ce que j’ai laissé échapper dans le culte de Dieu, en ayant été avec les moqueurs.
Ou qu’il ne dise : Si Dieu m’avait dirigé, j’aurais été parmi les Hommes pieux.
Ou qu’il ne dise, à la vue du supplice : S’il m’était accordé un retour [sur la terre], je serais parmi ceux qui font le Bien.
Mais oui ! Tu as reçu Mes versets et tu les as traités de mensonges. Tu t'es enflé d’orgueil et tu fus parmi les Incrédules.
Le Jour de la Résurrection, tu verras ceux qui ont inventé des mensonges au sujet de Dieu, les visages sombres (ténébreux) —N’est-il pas, dans la Géhenne, une petite place pour les orgueilleux ?
Dieu sauvera ceux qui auront été pieux, grâce au succès qu’ils auront obtenu. Le mal ne les touchera point et ils ne seront pas attristés.
Dieu est le Créateur de toute chose. De toute chose, Il est le Gérant.
Il a les mots-clefs des cieux et de la terre. Ceux qui ont été incrédules à l’égard des Signes de Dieu, ceux-là sont les Perdants.
Dis : Est-ce un autre que Dieu que vous m’ordonnez d’adorer, O ignorants ?
Cette révélation a été faite à toi et à ceux qui t’ont précédé : Si tu associes quelqu’un [à Dieu], vaines seront sûrement tes œuvres et tu seras à coup sûr parmi les Perdants.
Dieu, plutôt, adoreras et sois parmi les reconnaissants.
Ils n’ont point apprécié Dieu à sa juste valeur alors que la terre le Jour de la Résurrection logera en son poing, alors que les cieux seront pliés dans Sa dextre ! Il est trop glorieux et trop auguste pour ce qu’ils Lui associent.
Il sera soufflé dans la Trompette et tous ceux qui se trouvent dans les cieux et sur la terre seront foudroyés. Exception faite de ceux que Dieu veut. Il sera soufflé dans la Trompette derechef et voici les Foudroyés debout, regardant ?
La Terre, alors brillera de la Lumière de son Seigneur. Les livrets seront déposés. On fera venir les Prophètes et les Témoins. Et le verdict sera prononcé parmi les Humains, selon la Vérité. Ils ne seront pas lésés.
Chaque personne recevra juste récompense de ce qu’elle aura fait. Dieu sait mieux que quiconque ce que les Hommes font.
Ceux qui auront choisi d’être incrédules seront conduits vers la Géhenne, par groupes. Quand enfin ils y arriveront, ses portes s’ouvriront et ses gardiens leur diront : N’avez-vous pas eu des Envoyés de Dieu, choisis parmi vous, qui vous lisaient les versets de votre Seigneur et qui vous avertissaient du Rendez-Vous d’aujourd’hui ? Certes oui ! répondirent-ils. Mais les Infidèles ont bien mérité la Sentence de leur châtiment.
Franchissez les portes de la Géhenne, leur sera-t-il dit, vous y serez éternellement. Qu’elle est détestable la place des Orgueilleux !
Ceux qui ont été pieux envers leur Seigneur seront conduits vers le Paradis, par groupes. Quand enfin, ils y arriveront, ils trouveront les portes déjà ouvertes et les gardiens leur diront : Salut sur vous ! Vous fûtes purs. Entrez au Paradis en immortels.
Eux de répondre : Louange à Dieu qui nous avait fait une promesse véridique et donné la terre en héritage. Nous nous installons au Paradis là où il nous plaît. Excellente est la récompense de ceux qui pratiquent.
Tu verras aussi les Anges, se pressant autour du Trône, célébrer la louange de leur Seigneur. Justice sera faite entre [les Humains], selon la Vérité. Et il sera dit [enfin] : louange à Dieu, Seigneur des Mondes !
H. M.
La révélation du Livre vient de Dieu, le Puissant, l’Omniscient,
Absoluteur du péché, accueillant la repentance; au châtiment terrible et à la longanimité infinie. Il n’est de Dieu que Lui. C’est à Lui que tout aboutit.
Ne discutent au sujet des Signes de Dieu que ceux qui ont choisi d’être incrédules. Que leurs activités dans le pays ne te leurrent pas.
Avant eux, le peuple de Noé a crié à l’imposture ainsi que les Coalisés, par la suite. Chaque nation a tenté de s’emparer de son Apôtre. Ils ont discuté, en se fondant sur le Faux, pour anéantir le Vrai. Mais, Je les ai saisis. Et quel ne fut pas mon Châtiment !
C’est ainsi que Ceux qui ont décidé d’être incrédules ont mérité la sentence de Dieu que voici : Ils sont les Hôtes du Feu !
Ceux qui soutiennent le Trône et ceux qui évoluent alentour, célèbrent la louange de Dieu, croient en Lui et implorent Son pardon en faveur des Croyants en disant : Seigneur, Tu contiens toute chose par Ta miséricorde et Ta science. Pardonne donc à ceux qui se sont repentis et qui ont suivi Ton chemin. Préserve-les du supplice de la Fournaise !
Seigneur, introduis-les dans les Jardins d’Eden que tu leur a promis à eux, aux vertueux d’entre leurs parents, leurs épouses et leurs enfants. Tu es certes le Puissant, le Sage.
Préserve-les des mauvaises actions. Celui que Tu préserves —en ce jour— des mauvaises actions. Tu lui as déjà fait miséricorde ! Et c’est là le Succès Immense.
Ceux qui ont été incrédules seront interpellés ainsi : Assurément, l’inimitié [que vous encourez] de la part de Dieu est plus grande que celle que vous pouvez avoir envers vous- mêmes. [Dieu ne vous aimera pas] parce que, invités à la Foi, vous vous refusâtes à croire.
Seigneur, s’écrieront-ils, Tu nous as fait mourir deux fois et Tu nous donnas la vie par deux fois aussi ! Nous reconnaissons nos péchés. Est-il quelque moyen d’en sortir ?
Ce châtiment [leur sera-t-il dit] vous le subissez parce que lorsque Dieu est invoqué seul, vous vous refusez à croire et s’il Lui est associé quelque divinité, vous croyez. C’est à Dieu de juger, l’Auguste, le Grand.
C’est Lui qui vous fait voir Ses Signes et qui fait descendre pour vous une subsistance du ciel. Ne se rappellera que celui qui se repent.
Priez donc Dieu, Lui vouant exclusivement le Culte, encore que les Infidèles ne le veuillent point.
Elevé dans Sa position, Possesseur du Trône, Il lance l’Esprit [de la Révélation] sur qui Il veut d’entre Ses Serviteurs dans le but d’avertir du Jour de la Rencontre,
Le Jour où ils surgiront [de leurs tombes] et où rien chez eux n’échappera aux regards de Dieu. A qui appartient le Royaume aujourd’hui ? A Dieu, l’Unique, le Dominateur.
Aujourd’hui chaque personne sera récompensée selon son acquit. Nulle iniquité aujourd’hui ! En vérité, Dieu est prompt à faire les comptes.
Avertis-les du Jour de la Toute Proche, le jour où, les cœurs [bloqués] au niveau de la gorge, ils seront dans l’angoisse. Aux injustes, point d’ami intime, point d’intercesseur efficace.
Dieu sait ce que recèlent vos cœurs.
Dieu juge selon la Vérité, Ceux qu’on invoque en dehors de Lui ne jugent rien du tout. Dieu est celui qui entend et voit.
N’ont-ils pas voyagé de par le monde et n’ont-ils pas considéré quelle fut la fin des peuples qui ont vécu avant eux ? Ils étaient plus puissants qu’eux par la force et les monuments qu’ils avaient élevés sur la terre. Dieu les a pourtant saisis à cause de leurs péchés. Ils n’eurent personne pour les préserver de Dieu,
Et de Son châtiment parce que, quoique leurs Apôtres fussent venus à eux avec les Preuves, ils se refusèrent à croire.
Nous avons certes envoyé Moïse, avec Nos Signes et un pouvoir indiscutable.
Vers Pharaon, Hâmân et Coré. Tous s’écrièrent : C’est un magicien menteur.
Lorsqu’il leur eut apporté la Vérité de Notre part, ils dirent : tuez les enfants de ceux qui ont cru avec lui ! Couvrez de honte leurs femmes ! Mais les machinations des Infidèles ne peuvent être que pure perte.
Laissez-moi tuer Moïse, dit Pharaon. Et qu’il prie Son Seigneur. Je crains fort qu’il ne vous fasse changer de religion ou qu’il ne fasse surgir le scandale sur la terre.
J’ai choisi, répondit Moïse, de me réfugier auprès de mon Seigneur et du vôtre, de tout homme orgueilleux qui ne croit pas au Jour du Jugement.
Or, quelqu’un parmi les proches de Pharaon, un Croyant qui cachait sa foi dit : tuerez-vous donc un homme pour avoir dit : « Mon Seigneur c’est Dieu ! » alors qu’il vous avait apporté les Preuves de la part de votre Seigneur ? S’il ment, son mensonge retombera sur lui ; s’il se trouve dire la vérité, vous encourez une partie des châtiments qu’il vous promet. Dieu ne dirige point celui qui est excessif et menteur.
O mon peuple ! vous avez à présent le pouvoir ; vous êtes prépondérants sur la Terre [d’Egypte]. Mais qui vous portera secours contre la violence de Dieu, si elle nous atteint un jour ? Pharaon répondit : Je ne fais voir que ce que je vois et ne vous dirige que vers le chemin de la rectitude.
Le Croyant ajouta : O mon peuple ! Je redoute pour vous un jour pareil à celui des Coalisés,
Pareil au [châtiment] chronique qui frappait le peuple de Noé, des Ad, des Thamoud et d’autres peuples postérieurs. Dieu ne veut point l’iniquité pour les Hommes.
O mon peuple ! je redoute pour vous le jour des cris d’Appel,
Le jour où vous vous retirerez en tournant le dos, n’ayant personne pour vous protéger de Dieu. Celui que Dieu égare ne trouvera aucun guide.
Jadis, Joseph était venu à vous, avec les Preuves. Vous n’avez pas cessé de douter de son message. Puis, une fois Joseph mort, vous vous êtes dit : Dieu n’enverra aucun Apôtre après lui. C’est ainsi que Dieu égare tout homme excessif et sceptique.
Ceux qui discutent sur les Signes de Dieu sans avoir reçu aucun pouvoir, leur attitude suscite une grande haine auprès de Dieu et des Croyants. C'est ainsi que Dieu appose un sceau sur tout cœur superbe et tyrannique.
Hâman, ordonna Pharaon, fais-moi construire une tour. Certainement j’aboutirai à ces Moyens,
Ces Moyens célestes. Je découvrirai ainsi le Dieu de Moïse. D’ailleurs, je crois bien que c'est un menteur. C’est ainsi que la mauvaise action de Moïse lui parut embellie et qu'il fut détourné de la bonne voie. Les machinations de Pharaon ne sont que pure perte.
Le Croyant dit aussi: ô mon peuple ! Suivez-moi et je vous dirigerai vers le chemin de la rectitude.
O mon peuple ! La vie ici-bas n’est que jouissance éphémère. La Vie Future est la Demeure stable.
Celui qui commet une mauvaise action ne recevra qu’une punition égale. Celui qui fait une bonne action, homme ou femme, tout en étant croyant, celui-là entrera au Paradis. Il y recevra sa subsistance, sans compter.
O mon peuple ! dit-il encore. Qu’ai-je donc à vous inviter au Salut, alors que vous m’invitez au Feu ?
Vous m’invitez à nier Dieu et à Lui associer des divinités sur lesquelles je ne sais absolument rien, et moi, je vous invite au Puissant qui sait absoudre.
Il n’est aucun doute que ce à quoi vous m’invitez n’a aucune raison en ce Monde, ni en l’Autre, que notre retour sera vers Dieu et que les Excessifs seront les Hôtes du Feu.
Vous vous souviendrez donc de mes paroles. Je me remets entre les mains de Dieu. Dieu voit bien les Hommes.
Dieu préserva donc [Moïse] de leurs mauvaises machinations, et le mauvais supplice enveloppa Pharaon et les siens.
Le Feu ! Ils seront présentés au Feu, matin et soir. Et au Jour de la Résurrection, [il sera dit] : faites entrer Pharaon et les siens dans le tourment le plus terrible.
Evoque le moment où, discutant entre eux au milieu du Feu, les Faibles diront à ceux qui s’étaient enflés d’orgueil : Nous vous avons suivis. Pourriez-vous donc nous éviter une partie de ce supplice ?
Ceux qui s’étaient enflés d’orgueil répondirent : Nous y sommes tous. Dieu a jugé entre les hommes.
Ceux qui seront dans le Feu diront aux gardiens de la Géhenne : Priez votre Seigneur pour qu’il allège notre supplice pendant une journée.
Les gardiens diront : Voyons ! les Envoyés de Dieu ne sont-ils pas venus à vous avec les Preuves —Oui répondront les Réprouvés. —Priez donc vous-mêmes diront les gardiens. La prière des Incrédules va en pure perte.
Nous portons secours à Nos Envoyés et aux Croyants en ce Monde et le Jour où se lèveront les Témoins.
Le jour où leur excuse sera inutile pour les Injustes, où ils seront maudits et recevront la pire demeure.
Nous avons donné à Moïse la Direction. Nous avons laissé aux Enfants d’Israël l’Ecriture en héritage.
Direction et Rappel pour les Hommes doués d’intelligence.
Prends patience ! La promesse de Dieu est vraie. Demande pardon de tes péchés. Glorifie la Louange de ton Seigneur le soir et le matin.
Ceux qui discutent sur les Signes de Dieu, sans avoir reçu aucun pouvoir, n’ont qu’orgueil en leurs cœurs. Ils n’arriveront jamais à leurs fins. Cherche donc refuge auprès de Dieu. Il est Celui qui entend et voit.
La Création des Cieux et de la Terre est plus importante que la création de l’Humanité. Mais la plupart des Hommes ne savent pas.
L’Aveugle et celui qui voit ne sauraient être égaux. Ni ceux qui ont choisi de croire et pratiqué les bonnes œuvres, et ceux qui font le mal. Il est rare que vous réfléchissiez !
L’Heure viendra. Nul doute à ce sujet. Mais la plupart des Hommes ne croient pas.
Votre Seigneur a dit : Priez-Moi et Je vous exaucerai ! Ceux qui dédaignent de M’adorer seront introduits dans la Géhenne, couverts d’humiliation.
Dieu est celui qui vous a fait la nuit pour vous reposer et le jour plein de clarté. En vérité, Dieu est plein de bonté envers les Hommes, mais la plupart des Hommes ne sont pas reconnaissants.
Tel est Dieu, votre Seigneur, le Créateur de toute chose. Il n’est de Dieu que Lui. Comment donc pouvez-vous vous en détournez ?
Ainsi, se détournent ceux qui récusaient Ses Signes.
Dieu est Celui qui a fait pour vous de la terre une plateforme stable, du ciel une voûte solide. Il vous a donné une forme et ce fut une belle forme. Il vous a procuré votre subsistance parmi les bonnes choses. Tel est Dieu votre Seigneur. Béni soit Dieu, Seigneur des Mondes !
Il est le Vivant. Il n’est de Dieu que Lui. Priez-Le en Lui vouant exclusivement la Religion. Louange à Dieu, Seigneur des Mondes.
Dis : Il m’a été interdit d’adorer ceux que vous invoquez en dehors de Dieu, lorsque les Preuves me furent apportées Il m’a été ordonné de me soumettre au Seigneur des Mondes.
C’est Lui qui vous a créés d’abord de terre, puis d’une goutte de sperme. Ce fut ensuite un embryon. Il vous fait sortir tout enfant et vous laisse attendre votre maturité puis attendre la vieillesse. Quelques-uns d’entre vous meurent auparavant. Il agit ainsi afin que vous atteigniez un âge déterminé et afin que vous raisonniez.
C’est Lui qui fait revivre et mourir. Quand Il a décidé une chose, il suffit qu’il dise : Sois ! et la chose est.
N’as-tu pas vu ceux qui disputent sur les Signes de Dieu comme ils s’en détournent ?
Ceux qui ont traité de mensonges le Livre et le message confiés à Nos Envoyés, apprendront leur châtiment.
Au moment où, les chaînes au cou, ils seront traînés avec leurs entraves
Dans le liquide bouillant, puis ils seront rôtis par le Feu.
Puis on leur demandera : où sont ceux que vous associez.
A Dieu ? Ils répondront : Ils ont disparu à nos yeux ! Ou plutôt, en réalité nous ne priions auparavant rien du tout ! C’est ainsi que Dieu égare les Infidèles.
Cet égarement est en prix de votre joie sur la terre pour la Non-Vérité.
Franchissez les portes de la Géhenne : vous y resterez éternellement. Qu’il est détestable le séjour des Orgueilleux.
Prends patience donc ! La promesse de Dieu est vraie. Que Nous te fassions voir un échantillon de Nos menaces contre eux ou que Nous te fassions mourir avant, c’est à Nous qu’ils retourneront.
Nous avons envoyé d’autres Apôtres avant toi. De certains, Nous t’avons conté leur vie, d’autres non. Il n’appartient pas à un Envoyé de Dieu de produire un Signe, sinon avec la permission de Dieu. Quand l’Ordre de Dieu arrive, il est appliqué selon la Vérité. C’est alors que les Partisans du Feu se trouvent perdants.
Dieu est Celui qui a fait pour vous les troupeaux afin que vous en ayez des montures et que vous en tiriez votre nourriture.
Vous y trouverez d’autres avantages encore. Vous réaliserez grâce à ces montures les projets chers à vos cœurs. Sur ces troupeaux, sur les vaisseaux, vous voyagerez.
Dieu vous fait voir Ses Signes. Quel Signe de Dieu oserez-vous nier ?
N’ont-ils pas parcouru la terre pour voir quelle fut la fin des peuples qui ont vécu avant eux ? Ils étaient plus nombreux et plus puissants qu’eux à travers leur force et leurs monuments dans le pays. Tout ce qu’ils possédaient ne leur servit à rien.
Lorsque leurs Apôtres furent venus vers eux, accompagnés des Preuves, ces peuples se réjouirent de leur propre savoir. Mais ce dont ils s’étaient gaussés les enveloppera.
Lorsqu’ils eurent vu Notre violence, ils s’écrièrent : Nous croyons en Dieu seul. Nous renions ce que nous Lui avions associé.
Mais leur foi ne pouvait pas leur être utile, au moment où ils virent Notre violence. C’est la Tradition de Dieu, déjà connue parmi Ses Serviteurs ! C’est à ce moment que les Infidèles se trouvent perdus.
H. M.
Révélation du Clément, le Miséricordieux.
C’est un Livre, dont les versets furent développés, en un Coran arabe, à l’intention d’un peuple qui sait.
Il annonce et il avertit. La plupart de ces Hommes s’en détournent ; ils ne l’écoutent pas attentivement.
Ils ont dit : Nos cœurs sont dans des enveloppes qui les séparent de ce à quoi tu nous invites. En nos oreilles est une surdité. Entre toi et nous est un voile. Agis donc, nous aussi nous agirons.
Réponds : Je suis un simple mortel comme vous. Il m’est révélé ceci : votre Dieu n’est qu’un même et seul Dieu ! Soyez droits [en vous avançant] vers Lui. Demandez-Lui, pardon. Malheur aux Partisans de l’Associationisme,
Qui ne font pas l’Aumône Légale et qui ne croient pas à la Vie Future !
Ceux qui ont choisi de croire et qui ont pratiqué le bien auront un salaire inaliénable.
Dis : Etes-vous donc décidés à nier Celui qui a créé la terre en deux jours et à Lui donner des parèdres, Lui le Seigneur des Mondes ?
Lui qui a placé ici-bas des montagnes stables, dominant toute la terre. Il a béni cette terre et y a évalué ses ressources ; tout cela en quatre jours très exactement, pour ceux qui veulent le savoir.
Puis Il se consacra au ciel qui n’était que fumée. Il dit à l’adresse du ciel et de la terre : Venez, de gré ou de force ! Et ils répondirent : Nous avons choisi de venir de notre gré !
Il en fit sept cieux en deux jours. Il communiqua à chaque ciel sa raison d’être, [Par révélation, il fit connaître à chaque ciel son rôle]. Nous avons enfin orné le ciel le plus bas de flambeaux [qui éclairent] et protègent. Telle est la règlementation du Puissant, de l’Omniscient.
Si les Hommes se refusent à croire, dis-leur : je vous annonce une foudre pareille à celle des Ad et des Thamoud,
Du temps où les Envoyés de Dieu vinrent à eux et essayaient de les convaincre par tous les moyens en disant : N’adorez que Dieu ! Mais ces peuples répondirent : Si notre Seigneur avait voulu, Il aurait fait descendre des Anges. Nous sommes donc incrédules en votre message.
Quant aux peuples de Ad, ils s’étaient enflés d’orgueil sur la terre, en se fondant sur la Non-Vérité. Ils s’écrièrent : Qui est plus puissant que nous ? —N’ont-ils donc pas vu que Dieu, qui les a créés, est bien plus puissant qu’eux. Mais ils se plaisaient à récuser Nos Signes.
Nous déchaînâmes contre eux un vent violent au cours des journées néfastes, afin de leur faire goûter, ici-bas, le châtiment avilissant. Mais le châtiment de la Vie Future est encore plus avilissant et ils ne bénéficieront d’aucun secours.
Quant au peuple de Thamoud, Nous commençâmes à les diriger. Mais ils préférèrent l’Aveuglement à la Direction. La foudre, châtiment de l’opprobre, les saisit en prix de leurs actions acquises.
Nous sauvâmes ceux qui ont choisi de croire et qui étaient pieux.
Le jour où les ennemis de Dieu seront rassemblés devant le Feu, ils seront répartis en groupes.
Quand enfin ils affronteront le Feu, leurs oreilles, leurs yeux et leurs épidermes témoigneront contre eux en rappelant leurs œuvres.
Pourquoi donc avez-vous témoigné contre nous, demanderont-ils à leurs épidermes ? Et les épidermes de répondre : Dieu nous a fait parler, qui a le pouvoir de faire parler toute chose, qui vous a créés une première fois et vers qui vous serez ramenés !
Vous ne vous cachiez pas pour échapper au témoignage de vos oreilles, de vos yeux et de votre épiderme. Vous croyiez que Dieu ne pouvait savoir grand-chose de ce que vous faisiez.
Cette opinion que vous aviez de votre Seigneur vous a tués. Et vous voilà parmi les Perdants.
S’ils se résignent, le Feu sera leur séjour. S’ils aspirent à refaire leur vie, ce retour ne leur sera accordé.
Nous attachâmes à leurs personnes des acolytes qui leur embellissaient leur vie présente et leur vie future. Ils méritèrent alors la Sentence [du Châtiment] comme tant d’autres communautés de Djinns et d’Humains ayant vécu avant eux. Tous étaient perdants.
Ceux qui se sont refusé à croire dirent : N’écoutez pas ce Coran. Brouillez sa lecture par le verbiage. Ainsi vous serez vainqueurs.
Nous ferons à coup sûr goûter aux Infidèles un supplice terrible et Nous les récompenserons selon leurs pires actions.
Telle est la récompense des ennemis de Dieu : le Feu ! Ils y trouveront une demeure éternelle, en récompense de ce qu’ils ont toujours récusé Nos Signes.
Ceux qui se sont refusé à croire dirent encore : Seigneur ! Montre-nous les Djinns et les Humains qui nous avaient égarés afin de les piétiner sous nos pas. Ainsi ils seront parmi les Inférieurs.
Ceux qui ont dit : « Notre Seigneur, c’est Dieu ! », et qui se sont conduits d’une manière correcte, les Anges descendront vers eux [en disant] : n’ayez crainte et ne vous attristez point ! Réjouissez-vous à l’idée du Paradis qui vous avait été promis.
Nous sommes vos patrons en ce Monde et en l’Autre. Durant la Vie Future, vous aurez ce que vos âmes désireront et vous aurez ce que vous demandez.
Apprêts de la part d’un Dieu absoluteur et miséricordieux.
Qui donc a meilleure parole que celui qui invite au culte de Dieu, qui fait le bien et qui déclare : Je suis au nombre des Musulmans.
Une bonne action n’est pas égale à une mauvaise action. Repousse [le mal] par la meilleure des actions. Et voilà que celui avec lequel tu as des relations inamicales devient comme un allié très zélé.
Il ne sera donné d’avoir une telle conduite qu’à ceux qui ont choisi d’être patients. Il ne sera donné d’avoir une telle conduite qu’à celui qui a une grande chance.
S’il t’arrive d’être le moins du monde tenté par le démon, cherche refuge auprès de Dieu. Dieu entend et sait tout.
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Alors disparaîtront ceux qu’ils priaient naguère. Ils penseront qu’il n’y aura pas de refuge pour eux.
L’Homme ne se lasse point d’appeler le Bien. Dès que le Mal le touche, le voilà qui perd espoir et se sent perdu.
Si Nous lui faisons goûter une grâce de Notre part après un malheur qui vient de le toucher, il dira sûrement : Ceci est à moi. Je ne pense pas que l’Heure vienne. Si par hasard je suis ramené à mon Seigneur, je trouverai auprès de Lui la meilleure part. Certes, Nous rappellerons aux Infidèles les actions qu’ils ont faites et Nous les ferons goûter un supplice rigoureux.
Lorsque Nous comblons l’Homme de faveurs, il se détourne et s’éloigne tant qu’il peut. Lorsque un malheur le touche, il devient homme aux prières interminables.
Dis : Que vous en semble ? Si ce Coran vient de la part de Dieu et si, malgré cela, vous vous refusez à y croire, qui donc est plus égaré que celui qui est dans une dissidence infinie ?
Nous leur ferons voir Nos Signes, de par le monde et en eux-mêmes jusqu’à ce qu’il leur apparaisse que ceci est la pure vérité. Ne suffit-il donc pas que ton Seigneur soit le témoin de toute chose ?
En vérité, ils doutent de la Rencontre de leur Seigneur. En vérité, Dieu embrasse toute chose !
H. M.
E. S. Q.
C’est ainsi que Dieu te fait des révélations, à toi et à ceux qui t’ont précédé, Dieu le Puissant, le Sage.
Il possède ce qu’il y a dans les cieux et sur la terre. Il est l’Auguste, l’immense.
Les cieux manquent de se fendre en mille morceaux à partir du haut. Les Anges célèbrent les louanges de leur Seigneur et demandent pardon pour les habitants de la terre. En vérité, Dieu est assurément l’Absoluteur, le Miséricordieux.
Ceux qui ont pris des Patrons en dehors de Dieu, Dieu en a la garde. Tu n’es point chargé de leurs affaires.
C’est ainsi que Nous t’avons révélé un Coran arabe afin d’avertir la Reine des Cités et la population alentour, afin d’avertir du Jour de la Réunion, sur lequel il n’est aucun doute. Ce jour-là, une partie de l’Humanité sera au Paradis, l’autre partie en enfer.
Si Dieu avait voulu, Il en en aurait fait une seule communauté. Mais Il fait entrer dans Sa Miséricorde qui Lui plaît. Pour les Injustes, il n’est aucun patron, aucun défenseur.
Pourtant, les Hommes ont pris d’autres patrons en dehors de Dieu. Dieu est le vrai Patron ! Il fait revivre les Morts et Il est sur toute chose omnipotent.
Quelque problème qui vous sépare, sa Solution est auprès de Dieu. Je m’appuie sur Lui, c’est vers Lui que je me retourne.
Il est le Créateur des cieux et de la terre. Il a fait pour vous et de vous des épouses. Il en fit de même pour le bétail. Ainsi Il vous fait multiplier. Rien ne Lui ressemble. Il entend et voit tout.
Il a les clefs des cieux et de la terre, Il accorde les richesses largement ou avec mesure à qui Il veut. Il est, de toute chose omniscient.
Il légiféra pour vous —en matière de religion— vous faisant les mêmes commandements que ceux faits à Noé, que les révélations faites à toi, Muhammad, et que les commandements faits à Abraham, à Moïse et à Jésus, à savoir : Honorez la Religion ! Ne vous divisez pas [sur l’essentiel] de la Foi ! Ce à quoi tu appelles les partisans de l’Associationisme leur paraît inabordable. Dieu élira pour cette nouvelle religion qui Il voudra et y dirigera tout homme repentant.
Ils ne se divisent d’ailleurs qu’après avoir reçu la science, par rivalité entre eux. N’était une Sentence de ton Seigneur qui a précédé et qui leur accorde un délai fixé, justice aurait été faite entre eux. En vérité, ceux qui ont reçu les Ecritures en héritage après eux, sont dans un doute troublant à ce sujet.
Aussi bien, prêche [l’unité de religion] et aie une conduite droite, comme tu en as reçu l’ordre. Ne suis pas leurs passions et dis simplement : Je crois en quelque Livre que Dieu ait fait descendre. J’ai reçu l’ordre d’établir la justice parmi vous. Dieu est notre Seigneur et le vôtre. Nous avons nos œuvres et vous avez les vôtres. Il n’y a plus lieu à aucune controverse entre vous et nous. Dieu nous réunira tous. C’est à Lui que tout aboutit.
Ceux qui continuent d’argumenter au sujet de Dieu, une fois que l’Humanité a répondu à Son appel, auprès de Dieu leur argument sera nul et non avenu. Ils subiront Son courroux et auront un châtiment terrible.
Dieu est Celui qui a fait descendre le Livre, empreint de Vérité, ainsi que la Balance (Le Droit Canon). Qu’en sais-tu ? Peut-être l’Heure est-elle très proche ?
Ceux qui n’y croient pas voudraient la hâter. Ceux qui y croient l’appréhendent, sachant qu’elle est Vérité. En vérité, ceux qui se disputent à l’envi au sujet de l’Heure sont bien dans un égarement sans fin.
Dieu est prévenant à l’égard de Ses Serviteurs. Il accorde Sa subsistance à qui Il veut. Il est le Fort, le Puissant.
A celui qui veut la récolte de l’Au-Delà, nous lui ferons fructifier sa récolte. Celui qui veut la récolte d’ici-bas, Nous lui en donnerons un peu. Mais, dans la Vie Future, il n'y aura pas de part pour lui.
Ont-ils plutôt des Associés qui légifèrent pour eux en matière de Religion et qui les autorisent à faire ce que Dieu n'a pas autorisé ? N'était la Parole décisive, justice aurait été faite entre eux. En vérité, les injustes auront un supplice douloureux.
Tu verras les Injustes appréhender les conséquences de leurs actes. Pourtant le châtiment leur tombera [éventuellement sur la tête]. Ceux qui ont cru et pratiqué les bonnes œuvres, tu les verras dans les Jardins du Paradis. Ils auront auprès de leur Seigneur tout ce qu'ils voudront. C'est là la Faveur immense.
C’est la joyeuse nouvelle que Dieu annonce à Ses Serviteurs qui ont choisi de croire et qui ont pratiqué les bonnes œuvres. Dis : Je ne vous demande pour cela aucun salaire, sinon quelque affection parce que je suis un des vôtres. Celui qui fait une bonne action, nous le récompenserons encore mieux. Dieu est absoluteur et reconnaissant.
Disent-ils plutôt : Il a inventé des mensonges au sujet de Dieu ! Si Dieu veut, Il apposera un sceau sur ton cœur. Dieu efface le Faux et corrobore le Vrai grâce à Sa Parole. En vérité, Il connaît bien ce que renferment les cœurs.
C'est Lui qui agrée le repentir de Ses Serviteurs, qui efface les mauvaises actions et sait ce que vous faites.
Il exauce ceux qui ont choisi de croire et pratiqué le bien. Il augmente Ses faveurs pour eux. Aux Infidèles, est réservé un supplice terrible.
Si Dieu avait largement dispensé les richesses à Ses Serviteurs, Ils auraient été tyranniques. Mais Il fait descendre avec mesure ce qu'il veut. Il est, au sujet de Ses Serviteurs, bien informé et très clairvoyant.
C'est Lui qui fait descendre la pluie, après que les Hommes en ont désespéré. Il répand ainsi Sa miséricorde. Dieu est le Patron, le Loué.
Parmi Ses Signes, il y a la création des cieux et de la terre et de tous les êtres qu’il y a disséminés. Il est bien capable, quand Il le voudra, de les réunir tous.
Quelque malheur qui vous arrive, c’est à cause de vos propres actions. Et pourtant, Dieu efface un grand nombre de péchés.
Vous ne saurez réduire [Dieu] à l'impuissance sur la terre. Vous n’avez, en dehors de Dieu, aucun patron, aucun défenseur.
Parmi Ses Signes, il y a les navires qui voguent, hauts comme des promontoires.
S’il veut, Il arrête les vents. Et voilà les navires immobiles à la surface de la mer. Il y a certes en cela des Signes pour tout homme qui sait être constant et reconnaissant.
Ou bien Il les fait périr en prix des œuvres de leurs [propriétaires]. Mais Il pardonne à un grand nombre d’entre eux.
Ceux qui disputent au sujet de Nos Signes savent bien qu’ils n’échapperont pas [au châtiment].
Quelque bien que vous ayez reçu, ce n’est là que jouissance [passagère] de la vie terrestre. Ce qui est auprès de Dieu est bien meilleur et plus durable, pour ceux qui ont choisi de croire et qui s’appuient sur leur Seigneur,
Pour ceux qui évitent les péchés graves et la turpitude et qui, ayant été mis en colère, pardonnent ;
Pour ceux qui ont répondu à leur Seigneur, qui ont fait la prière, qui se consultent mutuellement dans leurs affaires et qui dépensent pour la bonne cause sur les richesses que Nous leur avons accordées.
Et pour ceux qui, victimes d’une agression, savent se défendre.
Le châtiment d’un mal est un mal identique. Quiconque pardonne et arrange [les choses], sa récompense incombe à Dieu. Dieu n’aime pas les Injustes [agresseurs ou vengeurs] ;
Ceux qui, victimes d’une injustice, cherchent à se défendre, ceux-là ne sont nullement critiqués.
La critique s’adressera à ceux qui oppriment les Hommes et se conduisent en agresseurs sur la terre, contre tout droit. Ceux-là subiront un supplice douloureux.
Celui qui fait preuve de constance et pardonne, en vérité, il agit selon les meilleures dispositions.
Celui que Dieu égare n’a point de Patron, par la suite. Tu verras les Injustes dire, à la vue du Supplice : y a-t-il moyen de nous ramener [sur terre] ?
Tu verras comme ils seront présentés Au Feu, abattus d’humiliation, jetant des regards furtifs. Les Croyants diront : Les Perdants sont ceux qui se sont perdus eux-mêmes ainsi que les leurs, le Jour de la Résurrection. En vérité, les Injustes seront dans un Supplice permanent.
Il ne leur était pas destiné d’avoir des patrons pour les secours de Dieu. Celui que Dieu égare n’a point de route.
Répondez à votre Seigneur avant que n’arrive un jour que Dieu ne reculera pas. Ce Jour-là, vous n’aurez aucun refuge et vous n’aurez aucune possibilité de nier [vos actes].
S’ils se refusent [à croire, rappelle-toi] que Nous ne t’avons pas envoyé comme leur gardien. Tu ne dois que transmettre. Lorsque Nous faisons goûter à l’Homme une Miséricorde de Notre part, il s’en réjouit. Si un malheur atteint les Hommes, à cause de leurs propres œuvres, voilà que l’Homme devient un pur ingrat.
A Dieu appartient le Royaume des Cieux et de la Terre. Il crée ce qu’il veut. Il donne les filles à qui Il veut et à qui Il veut les garçons.
Ou bien Il leur donne les deux garçons et filles en même temps. Et Il rend qui Il veut stérile. Il est omniscient et omnipotent.
Il n’appartient pas à un Mortel que Dieu lui parle sinon par révélation ou de derrière un voile ; ou bien Il [lui] envoie un émissaire qui lui révélera avec la permission de Dieu ce qu’il voudra. Dieu est Auguste et Sage.
C’est ainsi que Nous t’avons envoyé l’Esprit (l’Archange) avec la révélation sur Notre ordre ? Tu ne savais pas ce qu’était l’Ecriture ni la Foi. Mais Nous avons fait de cela une lumière avec laquelle Nous dirigeons qui Nous voulons d’entre Nos Serviteurs ? En vérité, Tu diriges vers une voie droite,
La voie de Dieu, qui possède ce qu’il y a dans les cieux et sur la terre. En vérité, c’est vers Dieu qu’aboutissent toutes les Choses.
H. M.
Par le Livre évident,
En vérité, Nous en avons fait un Coran en langue arabe afin que vous raisonniez.
Et, dans l’Archétype des Ecritures, auprès de Nous, ce Coran est sublime et sage.
Eloignerons-Nous de vous le Coran parce que vous êtes une nation extrémiste ?
Combien de Prophètes n’avons-Nous pas envoyé parmi les peuples anciens !
Aucun prophète ne venait à eux sans essuyer leurs railleries.
Nous avons pourtant fait anéantir des hommes bien plus agressifs que cette nation extrémiste. D’ailleurs l’exemple des Anciens est déjà mentionné.
Si tu leur demandes : Qui a créé les cieux et la terre ? Ils répondront à coup sûr : Dieu, le Puissant, l’Omniscient les a créés !
Celui qui a fait de la terre votre berceau, qui y a tracé des routes pour vous afin que vous puissiez vous diriger.
Qui a fait descendre l’eau du ciel, avec mesure. Nous en fîmes revivre une région morte. De la même façon, vous serez extraits [de vos tombes].
Qui a créé tous les couples de la Création et a fait, des vaisseaux et des troupeaux, des montures pour vous,
Afin que vous vous installiez sur leur dos. Une fois installés sur vos montures, vous vous rappellerez les bienfaits de Votre Seigneur et vous direz : Gloire à Celui qui nous a soumis tout cela alors que nous en étions bien incapables !
En vérité, nous retournerons à notre Seigneur :
Cependant, ils ont considéré tel de Ses Serviteurs comme faisant partie de Lui. En vérité, l’Homme est indiscutablement un ingrat.
Dieu aurait-il pris des filles parmi ce qu’il a créé et vous aurait-il accordé le privilège des fils ?
Pourtant, lorsque l’on annonce à l’un de ces impies la naissance d’une fille semblable à celles qu’on attribue au Clément, son visage s’assombrit et le voilà plein de tristesse.
Dieu aurait-Il fait son enfant d’un être élevé dans la frivolité et la coquetterie et qui, dans la discussion ne sait jamais ce qu’il veut ?
Ces impies ont considéré les Anges —qui sont les Serviteurs du Clément— comme étant du sexe féminin. Ont-ils donc assisté à leur création ? Leur témoignage sera consigné et ils seront interrogés là-dessus.
Ils disent encore : Si le Clément avait voulu, nous n’aurions point adoré ces Anges. Ils n’en savent rien. Ils ne font que louvoyer !
Leur avons-Nous envoyé, avant celui-ci, un livre [dans ce sens] sur lequel ils se fonderaient à présent ?
Non pas ! Mais ils ont dit : Nous avons trouvé nos pères suivre une certaine voie. En vérité, nous marchions simplement sur leurs traces.
De même, Nous n’avons envoyé aucun homme chargé d’avertir une cité quelconque sans que les riches de cette cité déclarent : Nous avons trouvé nos pères suivre une certaine voie. En vérité, nous ne faisons que suivre leurs traces.
[Alors Notre Envoyé] de dire : Et si je vous apportais une meilleure direction que celle que vous avez trouvée suivie par vos pères ? Mais ils répondent : En vérité, nous ne croyons pas à votre mission !
Nous Nous vengeâmes d’eux. Considère donc quelle fut la fin de Ceux qui ont crié au mensonge.
Rappelle-toi lorsque Abraham dit à son père et à son peuple : Je suis innocent de ce que vous adorez,
Excepté Celui qui m’a créé, Lui, Il me dirigera.
Il fit de cette profession de foi une parole toujours valable parmi ses descendants. Peut-être reviendront-ils à Dieu.
Mais j’ai accordé longue vie et jouissance à tes contemporains ainsi qu’à leurs pères jusqu’au jour où ils reçurent la Vérité et un Envoyé de Dieu parlant clairement.
Lorsqu’ils reçurent la Vérité, ils s’écrièrent : c’est de la magie. Nous n’y croyons pas.
Ah ! Si le Coran avait été révélé à un citoyen considérable de l’une des Deux Cités.
Est-ce à eux de distribuer la miséricorde de ton Seigneur ? C’est Nous qui avons distribué leur subsistance entre eux dans ce Monde. Nous avons élevé les uns au-dessus des autres, à divers degrés, afin que les uns emploient les autres. La miséricorde de ton Seigneur est meilleure que tout ce qu’ils amassent.
N’était le [risque] de voir les Hommes former une seule communauté [impie], Nous aurions donné, à tous ceux qui se refusent à croire au Clément, des demeures avec des plafonds d’argent, des escaliers d’argent —qu’ils remontent ostensiblement—
Des portes d’argent, des lits d’argent également —sur lesquels ils s’étendent—
Et d’autres ornements encore ! Tout cela n’est que jouissance d’ici-bas alors que la Vie Future est destinée, aux yeux de ton Seigneur, pour les Hommes Pieux.
Celui qui n’accorde aucun regard au Rappel du Clément, Nous attachons un Démon à sa personne, qui devient son compagnon.
Ces démons les écartent en réalité du droit] Chemin cependant que les Hommes se croient bien dirigés.
Quand enfin l’Homme comparaît devant Nous, il s’écrie [à l’adresse de son démon] : Plût au ciel qu’il y eût entre toi et moi l’espace qui sépare l’Orient de l’Occident ! Quel détestable compagnon tu as été !
Mais cela ne vous servira à rien aujourd’hui, puisque vous fûtes injustes, d’être au supplice ensemble !
O Muhammad ! Feras-tu entendre les sourds, dirigeras-tu les aveugles et ceux qui sont dans un égarement manifeste ?
Que Nous t’emportions, —car Nous Nous vengerons sûrement d’eux !
Ou que Nous te fassions voir ce dont Nous les menaçons,— car Nous pouvons tout sur eux !
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En vérité, c’est là ta renommée et celle de ton peuple. Il vous sera demandé compte à ce sujet.
Demande [aux peuples] des Envoyés de Dieu qui t’ont précédé : Avons-Nous placé, en dehors du Clément, d’autres divinités dignes d’être adorées ?
Nous avons certes envoyé Moïse, accompagné de Nos Signes, à Pharaon et son Assemblée. Je suis l’Envoyé du Seigneur des Mondes, déclara Moïse.
Et lorsqu’il leur eut apporté Nos Signes, voilà qu’ils en rient.
Nous ne leur faisions voir aucun Signe qui ne fut plus extraordinaire que le précédent. Puis nous les surprîmes par le châtiment afin de les amener à résipiscence.
Ils demandèrent à Moïse : O Magicien ! Prie ton Seigneur en notre faveur, en vertu de la mission qu’il t’a confiée ! Nous nous dirigerons sûrement.
Mais lorsque Nous eûmes écarté d’eux le châtiment, les voilà qui renient soudain [leurs engagements].
Pharaon fit proclamer ceci parmi ses sujets : O mon peuple, N’ai-je pas le royaume d’Egypte. Ces fleuves ne coulent- ils pas sous ma loi ? Ne serez-vous pas lucides ?
Ne suis-je pas mieux que cet individu qui est de basse condition et qui sait à peine s’exprimer ?
Ah ! s’il avait au moins des joyaux [des ornements] en or ou si les Anges l’avaient accompagné
Pharaon réussit à secouer son peuple qui lui obéit. C’était bien un peuple pervers.
Lorsqu’ils Nous eurent ainsi courroucé, Nous Nous vengeâmes d’eux et les submergeâmes tous.
Nous en fîmes donc un exemple et une leçon pour la postérité.
Lorsque le Fils de Marie est cité en exemple, voilà que ton peuple s’agite.
Qui est mieux, vos divinités ou bien Lui ? Ils ne te le citent en exemple que pour l’amour de la discussion. En effet, c’est un peuple épris de controverse.
Jésus n’est qu’un Serviteur à qui Nous accordâmes Nos faveurs et dont Nous fîmes un modèle pour les Enfants d’Israël.
Si Nous voulions, Nous aurions fait naître de vous-mêmes des Anges qui vous succéderaient sur la terre.
Le retour de Jésus annoncera l’Heure. Ne la mettez pas en doute et suivez-moi ! Ceci est un droit chemin.
Que le Démon ne vous [en] empêche pas. Car il est pour vous un ennemi déclaré.
Lorsque Jésus fut venu avec les Preuves, il déclara : Je suis venu à vous pour vous apporter la Sagesse et vous expliquer quelques-uns des problèmes qui vous opposent. Craignez Dieu donc et obéissez-moi !
En vérité, Dieu est mon Seigneur et le vôtre. Adorez-Le c’est là le droit chemin !
Mais les Partis se divisèrent entre eux. Malheur à ceux qui ont été injustes : ils subiront le châtiment d’un Jour pénible.
Attendent-ils tout simplement l’Heure qui les surprendra soudain, sans qu’ils la pressentent ?
Les amis, ce jour-là, sont ennemis les uns pour les autres, hormis les hommes pieux !
O Mes Serviteurs ! N’ayez crainte aujourd’hui et ne soyez pas attristés.
Vous qui avez choisi de croire en Nos Signes et qui êtes Musulmans,
Entrez au Paradis, vous et vos épouses. La joie vous attend.
On passera parmi eux, leur présentant des coupes d’or et des gobelets. Au Paradis, il y aura tout ce qui correspond au désir de l’âme et au plaisir des yeux. Vous y resterez éternellement.
Tel est le Paradis dont vous héritez, en vertu de vos œuvres.
Vous y aurez des fruits en abondance dont vous vous nourrirez.
En vérité, les Coupables éprouveront éternellement le supplice de la Géhenne.
Il n’y aura nulle relâche pour eux et ils seront stupéfaits de désespoir.
Nous n’avons pas été injuste envers eux. Mais ce sont eux qui étaient les Injustes.
Ils crieront : Malik ! Que ton Seigneur nous fasse mourir. L’Ange répondra : Vous y resterez !
Nous t’avons apporté la vérité ! Mais la plupart d’entre vous n’aiment pas la Vérité.
Ont-ils préparé quelque Complot ? Nous aussi, Nous préparerons quelque chose.
Croient-ils plutôt que Nous n’entendons pas leurs propos secrets et leurs réflexions à haute voix ? Que oui ! en plus Nos émissaires; qui ne les quittent pas, consignent tout.
Dis : Si le Clément avait un enfant, j’aurais été le premier à L’adorer de cette façon.
Gloire au Seigneur des cieux et de la terre ; le Seigneur du Trône ! Il est trop glorieux pour ce qu’ils disent de Lui.
Laisse-les donc discuter et jouir jusqu’à ce qu’ils se trouvent en présence du Jour dont ils sont menacés !
C’est Lui qui est Dieu dans les cieux et Dieu sur la terre. Il est le Sage, l’Omniscient !
Béni soit Celui qui possède le Royaume des Cieux, de la terre et de ce qui se trouve entre eux, qui détient le secret de l’Heure et vers qui vous retournerez.
Ceux qu’ils invoquent en dehors de Dieu, n’ont aucun pouvoir d’intercession, hormis ceux qui attestent la Vérité en connaissance de cause.
Si tu leur demandes qui les a créés, ils répondront sûrement : Dieu ! Comment donc peuvent-ils deviner ?
[Dieu sait aussi] la parole du Prophète ; Seigneur ! c’est un peuple qui ne croit pas.
Laisse-les donc et dis : Salut ! Bientôt ils sauront.
H. M.
Par le Livre évident,
Nous l'avons fait descendre par une nuit bénie. Car Nous avions l'intention d’avertir.
C’est la nuit où tout ordre sage est élaboré,
Ordre émanant de Nous ! Car Nous devions envoyer des Prophètes
Par miséricorde de ton Seigneur. Il est celui qui entend. Il est l'Omniscient,
Le Seigneur des cieux, de la terre et de ce qui se trouve entre eux. Etes-vous convaincus ?
Il n’est de dieu que Lui. Il donne la vie et la mort. Il est votre Seigneur et le Seigneur de vos ancêtres les plus éloignés.
Mais ils sont dans le doute et ils s’amusent.
Attends donc le jour où le ciel se couvrira d’une fumée apparente,
Qui planera sur les Hommes. C’est un Châtiment douloureux.
Seigneur, s’écrieront-ils, délivre-nous de ce tourment et nous croirons.
Comment pourraient-ils s’amender à présent alors qu’un Envoyé de Dieu, au message explicite, étant venu à eux.
Ils s’écartèrent de lui en disant : C’est un initié ! C’est un possédé !
Nous diminuerons quelque peu le tourment ! Mais vous récidiverez.
Le jour où Nous procéderons à la grande attaque, ce sera pour Nous une vengeance.
Avant eux, Nous avons certes éprouvé le peuple de Pharaon : Un Envoyé de Dieu noble et généreux était venu à eux,
Leur déclarant : Rendez-moi les Serviteurs de Dieu. Je suis, pour vous, un Apôtre fidèle.
Ne soyez pas superbes vis à vis de Dieu. Je vous apporte un pouvoir indiscutable !
J’ai décidé de me réfugier auprès de mon Seigneur et du vôtre de crainte que vous ne me lapidiez.
Si vous ne croyez pas en moi, demeurez neutres.
Puis, [n’ayant pas été suivi], il pria son Seigneur en disant : Ces gens-là sont un peuple de criminels !
Pars pendant la nuit avec Mes Serviteurs, lui répondit le Seigneur. Vous serez d’ailleurs poursuivis.
Laisse [derrière toi] la mer séparée en deux. Pharaon et son armée y seront engloutis.
Combien de jardins, combien de rivières n’ont-ils pas abandonnés !
Combien de champs de céréales, combien de demeures somptueuses !
Et cette vie délicieuse dont ils jouissaient !
Il en fut ainsi, Nous donnâmes tout cela en héritage à une autre nation.
Leur perte n’a fait pleurer ni le ciel ni la terre. Ils ne devaient pas obtenir de répit.
Nous avons ainsi sauvé les Enfants d’Israël d’une situation avilissante,
En les délivrant de Pharaon qui était orgueilleux et excessif.
Certes, Nous les avons élus, en connaissance de cause, parmi toutes les créatures de l’Univers.
Nous leur avons accordé des Signes renfermant une épreuve indiscutable.
Tes contemporains, Muhammad, disent bien :
Ce ne sera qu’une simple mort et nous ne serons jamais ressuscités !
Ramenez donc nos ancêtres, si vous dites vrai !
Sont-ils donc mieux que le peuple de Tobbâr (Yémen) et les autres peuples anciens ? Nous les avons pourtant anéantis car ils étaient coupables.
Nous n’avons nullement créé les cieux, la terre et ce qu’il y a entre eux, par simple jeu.
Nous ne les avons créés que dans un but sérieux ! Mais la plupart des Hommes ne le savent pas.
En vérité, le Jour de la Décision, sera leur rendez-vous à tous.
Le Jour où aucun allié ne saura être utile en rien à aucun autre. Et ils ne seront pas secourus.
Exception faite de ceux à qui Dieu aura fait miséricorde. Dieu est le Puissant, le Miséricordieux.
En vérité, l’Arbre Al-Zaqqoum
Est la nourriture du Pêcheur.
Semblable au métal fondu, son fruit bouillonnera dans leurs entrailles,
[Ou] comme l’eau bouillante.
Prenez-le ! Trainez-le jusqu’au beau milieu de la Géhenne,
Puis arrosez sa tête avec supplice de l’eau bouillante !
Goûte de ce supplice ! lui sera-t-il dit. C’est toi le Puissant, le Généreux.
Voilà ce dont vous doutiez !
En vérité, les hommes pieux sont dans une demeure paisible.
Au milieu des jardins et des rivières.
Ils seront vêtus de soie et de brocart. Ils seront assis face à face.
Il en sera ainsi. Et Nous les marierons à des Houris, aux yeux beaux et grands.
Ils y demanderont toutes sortes de fruits et ils vivront en paix.
Ils n’y goûteront pas la mort, après leur premier trépas. Dieu les aura préservés du supplice de la Fournaise.
C’est une faveur de ton Seigneur. C’est là le succès Immense.
Nous avons rendu ce Coran aisé à comprendre en le révélant dans ta langue. Afin qu’ils se rappellent !
Attends. Eux aussi attendront.
H. M.
La révélation de ce livre est l’œuvre de Dieu, le Puissant, le Sage.
Il est certes dans les cieux et la terre des Signes pour les Croyants.
Dans le fait de vous avoir créés, dans tous les animaux qu’il a disséminés, il est certes des Signes pour un peuple convaincu.
Dans l’alternance du jour et la nuit, dans la grâce que Dieu fait descendre du ciel et avec laquelle Il revivifie la terre naguère morte, dans l’orchestration des vents, il est certes des Signes pour un peuple qui raisonne.
Tels sont les Signes de Dieu. Nous te les relatons selon la Vérité. En quel discours croiront-ils donc, après [celui] de Dieu et de Ses Signes ?
Malheur au menteur, au pécheur,
Qui, entendant relater les Signes de Dieu, s’enferre dans son orgueil comme s’il n’avait rien entendu. Annonce-lui donc un châtiment douloureux.
Quand il apprend quelques-uns de Nos Signes, il en fait l’objet de ses plaisanteries. A ceux-là, est réservé un châtiment avilissant.
La Géhenne est au bout de leur chemin. Ce qu’ils ont acquis ne leur servira de rien, ni les patrons qu’ils auront choisis en dehors de Dieu. Ils subiront un tourment immense.
Ce Coran est une Direction ! Ceux qui se refusent à croire aux Versets de leur Seigneur, subiront un supplice affreux et douloureux.
Dieu est Celui qui a soumis la mer pour vous afin que les vaisseaux voguent à sa surface —selon Son ordre—, afin que vous recherchiez quelques-uns de ses bienfaits et afin que vous soyez reconnaissants.
Il a également soumis pour vous tout ce qui existe dans les cieux et sur la terre ! Il est certes en cela des Signes pour un peuple qui réfléchit.
Demande aux Croyants de pardonner à ceux qui ne s’attendent pas aux Journées de Dieu, afin que Dieu récompense la nation en vertu de leurs œuvres acquises.
Celui qui fait le bien, il le fait pour soi. Celui qui fait le mal, le fait à ses dépens. C’est à Dieu que, par la suite, vous retournerez !
Nous avons accordé aux Enfants d’Israël les Ecritures, la Sagesse et la Prophétie. Nous leur avons dispensé d’excellentes nourritures. Nous les avons préférés à toutes les Créatures de l’Univers.
Nous leur avons donné des preuves relatives à l’Affaire (le Monothéisme ?). —Ils ne se divisèrent d’ailleurs qu’une fois qu’ils eurent reçu la Science, par pure rivalité entre eux. Ton Seigneur décidera entre eux le Jour de la Résurrection au sujet de leurs différends.
Ensuite, Nous te plaçâmes toi-même responsable d’une [nouvelle] voie [procédant] de la [même] Affaire (Monothéisme). Suis donc cette voie et ne suis pas les passions de ceux qui ne savent pas.
En vérité, ils ne te serviront de rien contre Dieu. Les Injustes sont des patrons les uns pour les autres. Mais Dieu est le Patron des Hommes pieux.
Le Coran est une somme de claires directives pour les Hommes. C’est une Direction et une Miséricorde pour un peuple convaincu.
Ceux qui ont commis de mauvaises actions estiment-ils que Nous les placerons, pour la vie et pour la mort, sur le même plan que ceux qui ont choisi de croire et qui ont pratiqué les bonnes œuvres ? Comme leur jugement est mauvais !
Dieu a créé les cieux et la terre dans un but équitable afin que chaque personne soit récompensée selon ses œuvres. Les Hommes ne seront pas lésés.
Voyons ! Celui qui a fait de sa propre passion une Divinité, Celui que Dieu a égaré en connaissance de cause, ayant apposé sur ses oreilles et son cœur un sceau, et couvert ses yeux d’un voile, celui-là, qui le dirigera en dehors de Dieu ? Ne vous rappellerez-vous pas ?
Ils disent : Ce n’est que notre vie ici-bas. Nous vivons et nous mourrons. Seul le temps nous détruit. [Ils le disent] alors qu’ils n’en ont aucune connaissance. Ils ne font que des hypothèses.
Quand Nos versets clairs et nets leur seront récités, ils n’ont d’autre argument que de dire : Ramenez donc nos pères si vous dites la vérité !
Réponds-leur : Dieu vous donne la vie, puis vous fait mourir, puis enfin Il vous rassemblera le Jour de la Résurrection —sur lequel il n’y a aucun doute. Mais la plupart des Hommes ne savent pas.
A Dieu appartient le Royaume des cieux et de la terre. Le Jour où l’Heure surviendra, ce jour-là, les Partisans du Faux perdront.
Tu verras chaque nation à genoux, chaque nation appelée pour son livret. Aujourd’hui vous serez récompensés selon vos œuvres !
Voici le livret —établi par Nos soins— qui parle contre vous en toute vérité. En effet, Nous consignions tout ce que vous faisiez.
Quant à ceux qui auront choisi de croire et auront pratiqué les bonnes œuvres, Dieu les fera entrer dans Sa miséricorde, C’est là le Succès immense !
Quant à ceux qui se sont refusés à croire, [ils s’entendront dire] : Mes versets ne vous étaient-ils pas lus ? Mais vous vous étiez enflés d’orgueil et vous fûtes un peuple criminel.
Lorsque l’on vous disait : La Promesse de Dieu est vraie. L’Heure est indubitable, vous répondiez : Nous ne savons pas ce qu’est l’Heure ! En vérité, nous n’avons que quelques conjectures et nous ne sommes nullement convaincus !
Et leurs mauvaises actions de leur apparaître. Et le supplice, jadis objet de leurs railleries, de les envelopper.
Il leur sera dit : Aujourd’hui Nous vous oublions comme vous oubliâtes le Rendez-vous de ce jour. Votre refuge sera le Feu et vous n’aurez aucun défenseur !
Il en est ainsi parce que vous vous êtes moqués des Signes de Dieu, parce que vous vous êtes laissés séduire par la vie terrestre. A présent, ils ne sortiront pas de [l’Enfer] et il ne leur sera pas permis de se repentir.
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H. M.
La révélation du Livre est l'œuvre de Dieu, le Puissant, le Sage.
Nous n'avons créé les cieux, la terre et ce qu’il y a entre eux que dans un but sérieux et pour un délai déterminé. Mais ceux qui se sont refusés à croire se détournent des avertissements.
Dis-leur : Voyons ! Ces divinités que vous adorez en dehors de Dieu, montrez-moi quelle partie de la terre elles ont créée ! Ont-elles plutôt quelque accointance au ciel ? Apportez- moi un Livre antérieur à celui-ci [qui parle dans votre sens] ou quelque vestige de quelque science, si vous êtes sincères.
Qui donc est plus égaré que celui qui prie des divinités qui ne l’exauceront pas —jusqu’au jour de la Résurrection— et qui sont insoucieuses de ses prières ?
Une fois les Hommes rassemblés pour le Jugement Dernier ces divinités seront leurs ennemis et renieront le culte que les Impies leur avaient voué.
Lorsque Nos versets, clairs et nets, sont lus pour les Incrédules, ceux-ci disent en parlant de la Vérité qui leur est parvenue : c’est de la magie, indiscutablement.
Ou bien ils disent : Ce Coran, il l’a forgé ! Réponds, Muhammad : Si je fais forger, vous ne saurez me préserver du châtiment divin. Dieu connaît mieux que personne la calomnie à laquelle vous vous laissez aller. Il suffit comme témoin entre vous et moi ! Il est l'Absoluteur, le Miséricordieux.
Dis encore : Je ne suis pas un Envoyé exceptionnel parmi les Envoyés de Dieu. Je ne sais pas même ce qu’il adviendra de moi ni de vous d’ailleurs. Je ne fais que suivre ce qui m’est révélé. Je ne suis qu’un homme chargé d’avertir d’une manière explicite.
Dis encore : Que vous en semble ? Si ce Coran vient de Dieu, alors que vous vous refusez à y croire et si un Témoin parmi les Enfants d’Israël atteste sa ressemblance [avec les Ecritures révélées] et y croit pendant que vous vous enflez d’orgueil, [ne serez-vous pas considérés comme des Injustes] ? En vérité, Dieu ne dirige pas le peuple des Injustes.
Ceux qui se sont refusés à croire disent à ceux qui ont choisi de croire : Si cette religion représentait quelque chose de bon, ils ne nous auraient pas devancés à l’embrasser. Et comme elle ne les a pas aidés a [améliorer leur niveau de vie, les Musulmans sont dans l’erreur]. Ceux qui se sont refusés à croire diront aussi : Ce Coran est une vieille escroquerie.
Pourtant, avant lui, a été reçue l’Ecriture de Moïse, Guide et Miséricorde. Ceci est un Livre qui corrobore le précédent, révélé en langue arabe afin d’avertir ceux qui ont été injustes et d’annoncer la bonne nouvelle à ceux qui ont fait le bien.
Ceux qui ont dit : Notre Seigneur, c’est Dieu ! et qui mènent ensuite une vie droite, ne doivent avoir aucune crainte et ne seront pas attristés.
Ce sont les Hôtes du Paradis, où ils demeureront éternellement, en récompense de leurs œuvres.
Nous avons recommandé à l’Homme d’être bienfaisant à l’égard de ses père et mère : sa mère Fa porté avec douleur et Fa mis au monde avec douleur. Pour le mettre au monde et pour le sevrer, il faut trente mois en tout. Quand enfin il atteint la fleur de l’âge et connaît son quarantième printemps, il dit : Seigneur ! inspire-moi pour Te remercier des bienfaits dont Tu m’as comblé ainsi que mes père et mère et pour accomplir de bonnes œuvres que tu agréeras. Fais que le bien soit permanent parmi mes enfants. Je me repens à Toi et me soumets.
Ce sont ceux dont nous accueillons les meilleures actions et passons sur les mauvaises. Ils sont parmi les Hôtes du Paradis. C’est là la promesse véridique qui leur avait été faite.
Celui qui aura dit à ses père et mère : Fi donc ! Me promettez-vous de sortir de ma tombe alors que tant de générations ont péri avant moi ! alors que ses père et mère implorent le secours de Dieu et disent : Malheureux ! Crois donc ! Certes, la promesse de Dieu est vraie ! Et lui de répondre : ce n’est là que légendes anciennes.
Les Hommes comme celui-là, ce sont eux qui ont mérité la Sentence, parmi tant d’autres nations de Djinns et d’Humains qui ont vécu avant eux. De tous temps, ils ont été les Perdants.
Aux uns et aux autres, seront réservées des positions hiérarchisées selon leurs œuvres. Dieu les rétribuera très exactement en fonction de leurs actions. Ils ne seront pas lésés.
Le jour où les Incrédules seront présentés devant le Feu, il leur sera dit : Vous avez gaspillé dans votre vie terrestre tout ce que vous aviez de bon. Vous en avez joui. Aujourd’hui vous recevez comme récompense le châtiment humiliant parce que vous étiez orgueilleux sur la terre, sans raison aucune, et parce que vous étiez pervers.
Rappelle le frère des Ad, lorsqu’il avertit son peuple dans la région d’Al Ahgâf —D’autres prophètes, avant lui, après lui, ont été envoyés ! —N’adorez que Dieu, demandait-il à son peuple. Je redoute pour vous le châtiment d’un jour impressionnant.
Es-tu venu pour nous détourner de nos divinités ? lui demanda le peuple. Fais donc venir ce dont tu nous menaces, si tu es sincère.
La science est uniquement auprès de Dieu ! répondit-il. Je ne fais que vous communiquer le message qu’on m’a confié. Mais je vois que vous êtes un peuple d’ignorants.
Lorsqu’ils aperçurent un nuage passager se diriger vers leurs vallées, ils s’écrièrent ; c’est un nuage passager qui nous apporte la pluie. C’était plutôt ce que vous réclamiez avec empressement. C’était un vent chargé d’un châtiment douloureux.
Un vent qui détruit tout, sur l’ordre de son Seigneur. Le lendemain, de ce peuple on ne voyait plus que les demeures. C’est ainsi que nous sanctionnons les peuples criminels.
Nous les avions établis au milieu d’avantages que Nous ne vous avons point accordés. Nous leur avons donné l’ouïe, la vue et un cœur. Mais l’ouïe, la vue et leur cœur ne leur servirent à rien, puisqu’ils récusaient les Signes de Dieu. Le Châtiment qui était naguère l’objet de leurs railleries les enveloppa.
Nous avons fait périr les Cités qui étaient autour de la vôtre (la Mecque). Nous avons multiplié les Signes dans l’intention de les voir se repentir.
Que les divinités qu’ils avaient prises comme intermédiaires entre Dieu et eux-mêmes ne les ont-elles secourus ! Mais ces divinités se sont dérobées à leurs [regards]. Telle est leur fantaisie et tel est le mensonge qu’ils avaient forgé.
Rappelle aussi le moment où Nous dirigeâmes sur toi un groupe de Djinns pour écouter le Coran. Présents [devant toi], ils se dirent : écoutons ! Une fois la lecture terminée, ils s’en retournèrent autour de leur peuple pour [l’] avertir.
Peuple, dirent-ils. Nous avons entendu [lire] un Livre révélé après celui de Moïse, corroborant les Ecritures antérieures, dirigeant vers la Vérité et vers le droit chemin.
Peuple, répondez au Prédicateur de Dieu et croyez en lui. Dieu vous pardonnera quelques-uns de vos péchés et vous épargnera un supplice douloureux.
Celui qui ne répondra pas au Prédicateur de Dieu, ne saura réduire [Dieu] à l’impuissance sur la terre. Il n’aura aucun patron, pour le défendre de Dieu. De tels êtres sont dans un égarement manifeste !
N’ont-ils pas considéré que Dieu —qui a créé les cieux et la terre sans en être fatigué— est capable de ressusciter les morts ? Oui bien ! Il est sur toute chose omnipotent.
Le jour où les Incrédules seront exposés au Feu, il leur sera demandé : Ceci est-il vrai ? Et ils répondront : oui, par notre Seigneur. Il leur sera alors dit : Goûtez donc le supplice, en prix de votre incrédulité.
Sois donc constant, ô Muhammad, comme furent constants les Envoyés de Dieu, promoteurs de grandes choses. Ne fais pas hâter leur [châtiment]. Le Jour où ils apercevront ce dont ils sont menacés, leur vie ne leur paraîtra pas plus longue qu’une heure de temps. Avis ! Qui sera anéanti si ce n’est le peuple pervers ?
Ceux qui se sont refusés à croire et qui ont empêché les autres de suivre le Chemin de Dieu, Dieu rendra vaines leurs actions.
Ceux qui ont choisi de croire, qui ont pratiqué les bonnes œuvres, qui ont cru en ce qui a été révélé à Muhammad —et c’est la Vérité venant de leur Seigneur !—, Dieu effacera leurs mauvaises actions et corrigera leur tournure d’esprit.
Il en est ainsi parce que les incrédules ont suivi le Faux et que les Croyants ont suivi la Vérité venant de leur Seigneur. C’est ainsi que Dieu explique aux Hommes leurs cas.
Dès que vous rencontrez ceux qui se sont refusés à croire, frappez donc au cou ! Quand enfin vous en aurez fait un grand carnage, faites des prisonniers, avec fermeté. Ensuite, après qu’on aura déposé les armes, vous les libérerez ou vous exigerez rançon. Il en est ainsi. Si Dieu le voulait. Il se vengerait d’eux. Mais, [Il ne le fait] pour vous éprouver les uns par les autres. Ceux qui sont morts sur le Chemin de Dieu, Dieu ne rendra pas vaines leurs actions.
Il les dirigera, corrigera leur tournure d’esprit
Et les fera entrer au Paradis dont Il leur avait donné un avant-goût.
O vous qui avez choisi de croire ! Si vous assistez Dieu [dans Sa cause], Il vous assistera et affermira vos pas.
Ceux qui se sont refusés à croire, malheur à eux ! Dieu rendra vaines leurs actions.
Parce qu’ils ont détesté ce que Dieu a révélé et Dieu considérera comme nulles toutes leurs actions.
N’ont-ils pas parcouru la terre pour voir quelle fut la fin de leurs prédécesseurs ? Dieu les a exterminés. Aux Incrédules est réservée une fin pareille !
Il en sera ainsi parce que Dieu est le Patron de ceux qui ont choisi de croire et que les Incrédules n’ont point de patron.
En vérité, Dieu fera entrer ceux qui ont choisi de croire et qui ont pratiqué les bonnes œuvres dans des Jardins dans lesquels couleront des rivières. Ceux qui se sont refusés à croire jouiront des biens de ce monde et s’empiffreront comme s’empiffrent les bestiaux. En définitive, le Feu sera un séjour pour eux.
Combien de cités, plus puissantes que la cité qui t’a réduit à l’exil, n’avons-Nous pas détruites. Elles n’eurent aucun défenseur !
Celui qui se fonde sur une preuve venant de son Seigneur est-il comparable à celui dont les mauvaises actions ont été embellies à ses propres yeux et qui a suivi sa passion ?
La parabole du Paradis, promis aux hommes pieux et que voici : il y coule des rivières d’une eau qui ne s’infecte jamais, des rivières de lait au goût non altéré, d’autres de vin, un délice pour les buveurs, d’autres enfin, de miel, passé au filtre. Ses Hôtes y trouveront toutes sortes de fruits et un pardon de la part de leur Seigneur, est-elle comparable à celle de l’Homme immortalisé dans le Feu, buvant une eau bouillante qui lui déchire les entrailles ?
Il en est parmi eux qui viennent t’écouter. Une fois qu’ils t’ont quitté, ils demandent à ceux qui détiennent la science : que vient-il de raconter à l’instant ? Ce sont ceux-là dont Dieu a scellé le cœur et qui suivent leurs passions.
Ceux qui ont été dirigés, Dieu leur montre encore plus leur Direction et leur explique en quoi consiste la piété.
Attendent-ils autre chose que l’Heure qui leur arrivera soudain ? Les Signes sont déjà là —Comment pourront-ils se rappeler lorsque elle les surprendra ?
Sache qu’il n’est de dieu que Dieu. Demande pardon de tes péchés ainsi que pour les Croyants et les Croyantes. Dieu connaît bien vos séjours successifs et votre refuge final.
Les Croyants disent : Ah ! si une sourate était descendue ! Et lorsque fut descendue une sourate parfaitement composée où il a été question de combat, tu as vu ceux dont les cœurs étaient rongés par le mal jeter vers toi les regards d’un homme défaillant à l’idée de la mort— Il eût été mieux pour eux
D’obéir et de tenir des propos convenables ! S’ils avaient été —les affaires ayant pris une tournure sérieuse— sincères envers Dieu, cela eût été mieux pour eux.
Seriez-vous —une fois nantis du pouvoir— enclins à semer le scandale sur la terre et à trancher les liens du sang ?
Ce sont eux que Dieu a maudits. Il les a rendus sourds et leur a ôté la vue.
Ne méditeront-ils donc pas le Coran ? Certains cœurs sont-ils [munis] de leurs verrous ?
Ceux qui —en apostasiant— reviennent sur leurs pas, après que la Direction leur apparut clairement, ceux-là ont été encouragés par le Démon qui flatte leurs espoirs.
En effet ils ont confié ceci à ceux qui ont les révélations de Dieu en horreur : Nous vous obéirons dans certains cas ! Dieu connaît bien leurs secrets.
Comment feront-ils au moment où les Anges viendront leur ôter la vie, les frappant sur le visage les frappant sur le derrière ?
Il en sera ainsi parce qu’ils ont suivi ce qui provoque le courroux de Dieu et parce qu’ils ont dédaigné ce qui Le satisfait. Dieu a considéré leurs actions comme nulles.
Ceux dont le cœur est rongé par le mal ont-ils donc escompté que Dieu ne dévoilera pas leur haine ?
Si Nous voulions, Nous te les aurions montrés et tu les aurais reconnus à leurs signes particuliers. Mais tu les reconnaîtras assurément à l’intonation de leur voix. Dieu connaît bien vos œuvres.
Nous vous éprouverons donc jusqu’à ce que se fassent connaître les combattants parmi vous et ceux qui seront constants et pour vérifier les échos relatifs à votre conduite.
Ceux qui se sont refusés à croire, qui ont empêché [les autres] de suivre le Chemin de Dieu et qui se sont séparés de Son Envoyé après que la Direction leur eut clairement apparu, ne nuiront absolument pas à Dieu. Mais Dieu considérera leurs actions comme nulles.
O vous qui avez choisi de croire, obéissez à Dieu, obéissez à l’Envoyé et ne rendez pas vaines vos actions.
Ceux qui se sont refusés à croire, qui ont empêché [les autres] de suivre le Chemin de Dieu et qui, enfin, sont morts dans l’impiété; Dieu ne leur pardonnera jamais.
Ne faiblissez donc pas et n’offrez pas la paix alors que vous êtes les plus forts et que Dieu est avec vous ! Dieu ne laissera pas perdre vos exploits.
La vie d’ici-bas n’est que jeu et divertissement ! Si vous vous faites croyants et pieux, Dieu vous remettra vos récompenses et ne vous demandera point [tous] vos biens.
Si Dieu vous les demande avec insistance, vous vous montrerez avares et Il fera transpirer vos haines.
Vous voilà donc invités à dépenser pour la cause de Dieu ! Quelques-uns d’entre vous se montreront avares. Mais celui qui se montre avare, le fait tout simplement à son détriment. Car Dieu est le Riche et vous, les nécessiteux ! Si vous reculez [devant la foi], Dieu vous remplacera par une autre nation qui ne lui ressemblera pas.
Nous t’avons accordé une victoire éclatante.
Afin que Dieu te pardonne tes erreurs anciennes et récentes, accomplisse Sa faveur envers toi et te dirige vers le droit chemin.
Et pour que Dieu t’assiste d’une manière puissante.
C’est Lui qui a fait descendre la quiétude dans le cœur : des Fidèles afin que leur foi soit sans cesse grandissante. Dieu possède les armées des cieux et de la terre. Dieu est omniscient et sage.
Et afin de faire entre les Croyants et les Croyantes des Jardins dans lesquels coulent des ruisseaux et où ils demeureront éternellement. Et afin d’effacer leurs mauvaises actions. Ceci est, aux yeux de Dieu, un succès immense.
Et afin de soumettre au supplice Hypocrites et Partisans de l’Associationisme, hommes et femmes, qui ont nourri de mauvaises pensées au sujet de Dieu. Puissent ces mauvaises pensées se réaliser à leur encontre ! Dieu, courroucé contre eux, les a maudits et leur a préparé la Géhenne. Quel mauvais aboutissement !
Dieu possède les armées des cieux et de la terre. Dieu est puissant et sage.
En vérité, Nous t’avons envoyé, ô Muhammad, en qualité de Témoin, d’Annonciateur et d’homme chargé d’avertir.
Afin que vous croyiez en Dieu et en Son Envoyé, afin que vous L’assistiez, L’honoriez et Le glorifiez, matin et soir.
En vérité, ceux qui te prêtent serment d’obédience prêtent en réalité serment d’obédience à Dieu, la main de Dieu étant au-dessus des leurs. Celui qui viole son serment, le fait à son détriment. Celui qui demeure fidèle au pacte conclu avec Dieu, Dieu lui remettra une récompense immense.
Les Bédouins demeurés chez eux [hors du combat] te diront : nous étions pris par la gestion de nos biens et nos affaires de famille. Demande donc pardon pour nous ! Ils disent de leurs bouches ce qui est étranger à leurs cœurs. Dis-leur : Qui donc pourrait faire quelque chose contre Dieu si Dieu a décidé de vous faire du mal ou du bien ? Mais Dieu était au courant de ce que vous faisiez.
En réalité, vous avez pensé que l’Envoyé de Dieu et les Croyants ne reviendraient jamais parmi les leurs. Cette idée prit une belle apparence dans votre imagination. Vous eûtes de mauvaises pensées et fûtes un peuple sans valeur.
Celui qui ne croit pas en Dieu et en Son Envoyé, doit savoir que Nous avons préparé pour les Infidèles un brasier ardent.
C’est à Dieu qu’appartient le Royaume des cieux et de la terre. Il pardonne à qui Il veut et châtie qui Il veut. En fait, Dieu est absoluteur et miséricordieux.
[Les Bédouins] demeurés chez eux diront quand vous partirez derechef pour vous emparer, [cette fois-ci], d’un gros butin : Laissez-nous vous suivre ! Ils veulent ainsi modifier les paroles de Dieu. Réponds-leur : vous ne nous suivrez pas ! C’est ainsi que Dieu l’a décidé auparavant ! Ils ajouteront encore : « Vous nous écartez plutôt par jalousie ». Non pas ! Mais ils ne comprennent que peu de choses.
Dis aux Bédouins demeurés chez eux : vous serez appelés à faire face à un peuple de grande puissance : vous le combattrez ou il se soumettra ! Si vous obéissez donc, Dieu vous accordera une belle récompense. Si vous reculez comme vous le fîtes déjà une fois, Dieu vous fera subir un châtiment douloureux.
Il n’est toutefois aucun reproche à faire à l’aveugle, ni au boiteux, ni au malade ! En plus, celui qui obéit à Dieu et à Son Envoyé, Dieu le fera entrer dans des Jardins où couleront des ruisseaux. Celui qui recule, Dieu lui fera subir un châtiment douloureux.
Dieu est satisfait des Croyants qui t’ont prêté serment d’obédiance sous l’arbre. Il a ainsi vérifié ce qu’il y a dans leurs cœurs. Aussi bien a-t-il fait descendre la quiétude sur eux et a-t-Il décidé de les récompenser par une victoire prochaine,
et par un gros butin dont ils s’empareront. Dieu est puissant et sage.
Dieu vous a promis un butin abondant que vous emporterez. Il s’empressa de vous donner celui-ci. Il retint le bras de vos ennemis qui vous menaçaient. [Il fit cela] afin que cette victoire soit un Signe pour les Croyants et afin de vous diriger vers le droit chemin.
Il est d’autres butins que vous n’avez pas pu prendre et que Dieu embrasse de Sa science. Dieu est, sur toute chose, omnipotent.
Si les Incrédules vous avaient livré combat, ils auraient vite battu en retraite. Par la suite, ils n’auraient trouvé ni patron ni défenseur.
C’est La Tradition de Dieu, en vigueur depuis longtemps. Tu ne saurais trouver un changement dans les Traditions de Dieu !
C’est Lui qui a retenu leurs bras qui vous menaçaient et qui a retenu vos bras qui les menaçaient, à l’intérieur du périmètre de la Mecque, après vous avoir donné un moment le dessus. Dieu voit bien ce que vous faites.
Ce sont eux qui ont refusé de croire, qui vous ont interdit l’accès de la Mosquée Sacrée et empêché les offrandes de parvenir au lieu licite de leur sacrifice. N’eût été la présence [parmi l’ennemi] d’hommes croyants et de femmes croyantes, que vous ne connaissiez pas et qui risquaient de tomber sous vos coups, vous entraînant, à votre insu, à être des criminels, [Dieu n’aurait pas suspendu les hostilités. Il en fut ainsi] afin que Dieu fasse entrer qui Il veut dans Sa miséricorde. Ah ! si il y avait eu ségrégation. Nous aurions certes fait subir aux Incrédules un supplice douloureux.
Car ceux qui ont refusé de croire entretiennent en leurs cœurs la fureur —la fureur de l’Anté-Islam ! Dieu a fait descendre Sa quiétude sur Son Envoyé et sur les Croyants. Il les a amenés à être fidèles à la Devise de la Piété. Ils en étaient les hommes les plus dignes; ils étaient faits pour elle. Dieu, de toute chose, est omniscient.
Dieu a fait voir à Son Envoyé la Vérité dans le songe que celui-ci a eu. Oui ! Vous entrerez assurément dans la Mosquée Sacrée, s’il plaît à Dieu, en toute sécurité, la tête proprement rasée ou les cheveux simplement coupés. Alors vous n’aurez rien à craindre. Dieu, en effet, sait ce que vous ne savez pas. Aussi bien a-t-il placé —avant cette entrée triomphale à la Mecque— une victoire imminente.
C’est Lui qui a envoyé Son Apôtre avec la Direction et la Religion de la Vérité pour l’élever au-dessus de toute autre religion. Dieu suffit comme témoin !
Muhammad, l’Envoyé de Dieu, et ceux qui sont avec lui sont sévères à l’égard des Infidèles, cléments entre eux. Tu les vois toujours en génuflexions ou prosternés, recherchant auprès de Dieu Sa faveur et Sa satisfaction. Leurs signes distinctifs sont [visibles] sur leurs visages. Voici leur parabole dans la Thora et dans l’Evangile : ils sont comme des semailles qui germent, donnent force à leurs pousses qui grossissent et se dressent sur leurs tiges à la grande admiration du cultivateur. Afin de faire mourir les Incrédules de rage, Dieu a promis à ceux d’entre les Hommes qui ont choisi de croire et qui ont pratiqué les bonnes œuvres, pardon et grande récompense !
O vous qui avez choisi de croire, ne devancez jamais [la décision] de Dieu et de Son Envoyé. Craignez Dieu ! Dieu entend et sait tout.
O vous qui avez choisi de croire, n’élevez jamais la voix au-dessus de celle du Prophète. —Ne lui parlez pas aussi haut que vous vous parlez entre vous de peur que vos actions ne soient vaines, sans vous en douter.
Ceux qui baissent la voix en présence de l’Envoyé de Dieu ; ceux-là —dont Dieu a éprouvé les cœurs pour la piété— auront pardon et grande récompense.
Ceux qui t’appellent en criant du dehors, pendant que tu es dans tes appartements, la plupart de ces gens-là ne raisonnent pas.
S’ils avaient attendu que tu fusses sorti pour les voir, cela aurait été mieux pour eux. Mais Dieu est absoluteur et Miséricordieux.
Croyant ! Si un homme pervers vous apporte une nouvelle quelconque, cherchez d’abord à y voir clair, de peur de porter atteinte à des personnes dont vous ne savez rien et de risquer ainsi de regretter vos actes.
Sachez que l’Envoyé de Dieu est à présent parmi vous avec un rôle tel que s’il vous obéissait dans de nombreuses affaires, vous deviendriez coupables. Mais Dieu vous a fait aimer la foi et l’a embellie dans vos cœurs et vous a fait détester l’incrédulité, la perversité et la désobéissance. De telles personnes sont d’une conduite irréprochable.
C’est une grâce et un bienfait de la part de Dieu. Dieu est Omniscient et Sage.
Si deux groupes de Croyants en viennent aux armes, amenez-les à composition. Si un groupe se rend coupable d’agression envers l’autre, combattez l’agresseur jusqu’à ce qu’il se soumette à l’Ordre de Dieu. S’il s’y soumet, amenez les deux groupes à composition sur les bases de la justice et soyez équitables ! Dieu aime les équitables.
En vérité, les Croyants sont frères ! Amenez donc vos frères à composition et craignez Dieu. Peut-être vous sera-t-il fait miséricorde.
O Croyants ! Ne vous moquez pas les uns des autres, car il se peut que ceux qui sont moqués, soient meilleurs que les moqueurs. Les femmes non plus, ne doivent pas se moquer les unes des autres, car celles dont on se moque peuvent être meilleures que les autres. Ne vous calomniez pas les uns les autres et ne vous appelez pas par des surnoms injurieux. Ceux qui ne se corrigent pas, ceux-là sont les Injustes !
O Croyants ! Evitez la plupart des préjugés. Certains préjugés sont en réalité des péchés. N’espionnez pas [vos semblables] et ne dites pas du mal des absents : quelqu’un d’entre vous aimerait-t-il à manger la chair de son frère mort ? Vous l’avez en horreur ! Craignez Dieu, Dieu est révocateur et miséricordieux.
Hommes ! En vérité, Nous vous avons créés à partir d’un homme et d’une femme et Nous fîmes de vous des peuples et des tribus afin que vous fassiez connaissance. Aux yeux de Dieu, le plus noble d’entre vous est celui-là qui est le plus pieux. Dieu est omniscient et bien informé.
Les Bédouins ont dit : Nous croyons. Réponds-leur : vous ne croyez pas ! Dites plutôt : Nous nous sommes convertis à l’Islam ! Car la foi n’a pas encore pénétré vos cœurs. Si vous obéissez à Dieu et à Son Envoyé, Dieu ne diminuera en rien la récompense de vos actions. Dieu est absoluteur et miséricordieux.
En vérité, les Croyants sont bien ceux qui croient en Dieu et en Son Envoyé et qui, depuis n’ont jamais été ébranlés par le doute et qui ont fait la juste guerre avec leurs biens et leurs personnes, sur le Chemin de Dieu. Ceux-là sont les Véridiques.
Dis : Enseignerez-vous votre religion à Dieu alors qu’il sait ce qu’il y a dans les cieux et sur la terre et que Dieu, de toute chose, est omniscient ?
Ils citent comme une faveur qu’ils t’auraient accordée, leur conversion à l’Islam. Dis-leur : Ne me citez comme faveur votre conversion à l’Islam. C’est Dieu qui devrait plutôt vous citer comme faveur le fait de vous avoir dirigés vers la Foi, si toutefois vous êtes sincères en votre foi.
En vérité, Dieu connaît l’invisible des cieux et de la terre. Dieu voit bien ce que vous faites.
Q. Par le Coran glorieux,
Ils ont été plutôt surpris qu’un homme d’entre eux fût venu pour les avertir ! C’est un [choix] surprenant, dirent les Infidèles.
[Serons-nous ressuscités], une fois morts et réduits en poussière ? Ce retour est impensable !
Nous savons déjà ce que la terre rongera de leurs corps. Nous avons auprès de Nous un Livre où tout est consigné.
Ils ont plutôt traité de mensonge la Vérité venue à eux. Ils se trouvent donc dans une position branlante.
N’ont-ils pas regardé le ciel au-dessus d’eux et [considéré] comment Nous l'avons édifié et sans qu’il y ait la moindre brisure.
Et la terre, que Nous avons étendue, sur laquelle Nous avons jeté des montagnes stables et fait pousser toutes sortes de végétations luxuriantes ?
[Nous avons fait tout cela] pour éclairer et édifier tout homme qui retourne à Dieu, repentant.
Nous avons fait descendre du ciel une eau bénie avec laquelle Nous fîmes surgir des jardins, des épis qu’on moissonne,
Et des palmiers élancés, chargés de fruits serrés.
Subsistance pour l’Humanité ! Avec cette eau, Nous avons revivifié une terre morte. De même sera votre sortie [de vos tombes].
Avant eux, le peuple de Noé a crié à l’imposture, ainsi que le peuple d’Al Rasse, les Thamoud,
Les Ad, le peuple de Pharaon et les frères de Loth,
Les Hommes du Fourré et le peuple de Tobbâa. Tous ont traité les Apôtres de menteurs ! Aussi Ma menace devient-elle légitime !
La première création Nous a-t-elle donc fatigué ? Mais ils sont néanmoins en pleine confusion au sujet d’une création nouvelle.
Nous avons certes créé l’Homme et Nous savons ce que lui confie son âme [les secrètes pensées de son âme]. Nous sommes plus près de lui que sa veine jugulaire.
Rappelle comme les Deux Anges Ecouteurs, l’un installé à sa gauche, l’autre à sa droite, recueillent [ses propos],
Il ne prononce pas un seul mot sans qu’il y ait auprès de lui un observateur à pied-d’œuvre.
Et l’ivresse de la mort à venir, pour de bon : Voici ce dont tu t’écartais !
Et de souffler dans la Trompette : Voici le jour tant annoncé !
Et chaque personne d’avancer, accompagnée d’un Ange-conducteur et d’un Ange-témoin.
Tu étais, Homme, dans l’insouciance de tout cela. Mais Nous avons ôté ton voile. Aujourd’hui ta vue est perçante !
Et l’Ange qui l’accompagne de dire : voici tout prêt le livret que j’ai par devers moi !
Et Dieu de commander aux deux Anges : Précipitez dans la Géhenne tout infidèle obstiné,
S’opposant au bien, transgresseur et sceptique.
Qui avait placé une autre divinité à côté de Dieu. Précipitez-le dans le supplice intense !
C’est alors que Son démon dira : Seigneur ! Je ne l’ai pas amené à la rébellion. Il était tout simplement dans un égarement sans fin.
Ne vous disputez pas devant Moi, dira le Seigneur, alors que Je vous avais au préalable envoyé Mes menaces !
Ma parole n’est pas faite pour être changée. Et je ne suis pas injuste envers Mes Serviteurs.
Rappelle-toi le Jour où Nous demanderons à la Géhenne: Es-tu comble ? et où elle répondra : Y en a-t-il encore ?
Le Paradis sera avancé tout près des Hommes pieux,
[Voici ce qui vous a été promis !] et près de tout homme repentant qui respectait [les lois de Dieu].
Qui a craint le Clément en secret et qui se présente avec un cœur contrit.
Il leur sera dit : Entrez-y en paix ! C’est le Jour de l’Immortalité.
Ils y trouveront tout ce qu’ils voudront et Nous aurons la possibilité de leur donner plus encore.
Combien de générations n’avons-Nous pas détruites avant eux, qui étaient plus puissantes qu’eux ! Fouinez donc de par le monde pour voir s’il y existe quelque échappatoire !
Il est certes en cela un rappel pour celui qui a un cœur ou celui qui prête l’oreille et assiste corps et âme.
Nous avons créé les cieux, la terre et ce qu’il y a entre eux en six jours et pas la moindre fatigue ne Nous effleura.
Supporte avec patience leurs réflexions. Célèbre les louanges de ton Seigneur avant le lever du soleil et avant son coucher.
Glorifie-Le une partie de la nuit et à l’issue des prières.
Ecoute attentivement le jour où le Héraut lancera son appel d’un endroit proche.
Le jour où ils entendront le Cri porteur de la Vérité. Voilà le Jour de la Résurrection !
C’est Nous qui donnons la vie et la mort. C’est à Nous que tout aboutit.
Le Jour où la terre, entr’ouverte, les laissera sortir vivement, ce sera pour Nous une résurrection bien aisée.
Nous savons mieux que personne ce qu’ils disent. Tu n’es pas chargé de les contraindre. Grâce au Coran, exhorte qui redoute Ma menace !
Par celles qui sèment à tout vent,
Par celles qui portent leur charge,
Par celles qui courent avec aisance,
Et par celles qui procèdent à un partage,
En vérité, ce qui vous est promis sera tenu,
En vérité, le Jugement aura lieu !
Par le ciel semé d’étoiles,
Vous êtes en contradiction !
Sera écarté du Prophète qui s’en sera écarté.
Mort aux Menteurs !
Qui sont plongés dans l’ignorance et l’insouciance.
Ils demandent : Quand viendra le Jour du Jugement ?
[Ce sera] le jour où ils seront éprouvés par le Feu !
Goûtez votre épreuve ! Voilà le châtiment dont vous réclamez la prompte venue !
En vérité, les Hommes pieux se trouvent parmi des Jardins et des sources.
Se servent de ce que Dieu leur a dispensé. Ils étaient auparavant des gens de bien.
La nuit ils ne se reposaient que fort peu.
L’aube les trouve en train d’implorer le pardon de Dieu.
Dans leurs biens, il y a une part qui revient de droit au Mendiant et à l’homme démuni.
Il est sur la terre des Signes pour les Convaincus,
Ainsi qu’en vous-mêmes ! Ne verrez-vous pas clair ?
Il y a au ciel votre subsistance et ce qui vous est promis.
Par le Seigneur du Ciel et de la terre, tout cela est aussi vrai que vous êtes doués de parole.
T’est-il parvenu le récit des hôtes d’Abraham qui étaient fort considérés ?
Lorsqu’ils entrèrent chez lui, ils dirent : Salut ! et Abraham répondit : Salut ! Mais je ne vous reconnais pas !
Puis il s’absenta un moment auprès de sa femme et revint avec un veau gras.
Il le leur présenta et dit : voulez-vous manger ?
[Voyant qu’ils ne mangeaient pas], il conçut une certaine appréhension. Mais ils lui dirent : N’aie pas peur ! et ils lui annoncèrent la naissance d’un fils qui sera savant.
Sa femme s’avança en criant. Elle se frappa le visage et s’écria : je suis une vieille femme stérile.
Les hôtes répondirent : c’est ce qu’a dit ton Seigneur. C’est Lui qui est le Sage, l’Omniscient.
Abraham demanda ensuite : quel est donc l’objet de votre visite, ô messagers ?
Nous sommes envoyés vers un peuple criminel répondirent les messagers,
Pour lancer sur eux des briques d’argile,
Marquées auprès de ton Seigneur, aux noms des Transgresseurs.
Nous fîmes alors sortir les Croyants qui se trouvaient dans la Cité.
Nous n’y trouvâmes d’ailleurs qu’une seule maison soumise à Dieu.
Nous laissâmes dans cette Cité un signe à l’attention de ceux qui redoutent le châtiment douloureux.
Il est un autre signe en Moïse que Nous envoyâmes à Pharaon avec un pouvoir indiscutable.
Mais Pharaon se retira dans sa tour d’ivoire et déclara : c’est un magicien ou un possédé !
Nous le saisîmes ainsi que son armée et Nous les laissâmes choir dans la mer. Pharaon était blâmable.
Un autre signe aussi apparut parmi les Ad : Nous déchaînâmes contre eux le vent qui propage la stérilité.
C’était un vent qui n’épargnait rien. Il ne souffle sur quelque objet qu’il ne laisse comme cendres.
Un autre signe aussi apparut parmi les Thamound, lorsqu’il leur fut déclaré : Jouissez encore quelque temps de la vie !
Ils dédaignèrent les commandements de leur Seigneur. Un cataclysme s’abattit sur eux. Ils le voyaient venir,
Mais ils ne pouvaient se tenir debout et il leur était impossible de se défendre.
Avant eux, Nous fîmes périr également le peuple de Noé. C’était un peuple pervers.
Nous avons édifié le ciel solidement. Car Nous sommes en vérité bien puissant !
Nous avons étendu la terre et Nous avons bien mené cette opération !
De toute chose, Nous avons créé un couple afin que vous vous rappeliez.
Sauvez-vous auprès de Dieu. Je viens de Sa part pour vous avertir clairement.
Ne mettez pas d’autre divinité à côté de Dieu ! Je viens de Sa part pour vous avertir clairement.
Oui ! il en est ainsi : aucun apôtre n’est venu auprès des peuples qui les ont précédés, qu’ils ne se soient écriés : C’est un magicien ou un possédé.
Se sont-ils donné le mot ? Ce sont plutôt des rebelles.
Détourne-toi d’eux et il ne te sera fait aucun reproche.
Rappelle [aux Hommes leur devoir]. Ce rappel est utile aux Croyants.
Je n’ai créé les Djinns et les Humains que pour qu’ils M’adorent.
Je ne leur demande point de frais. Je ne leur demande pas de Me nourrir.
Car c’est Dieu qui est le Dispensateur des richesses, le Détenteur de la force inébranlable.
Ceux qui ont été injustes ont donc, comme leurs prédécesseurs, leur part de péchés. Qu’ils ne réclament pas [le châtiment] avec empressement.
Malheur à ceux qui se sont refusés à croire au Jour dont ils sont menacés !
Par le Mont [Sinaï],
Par un Livre transcrit.
Sur un parchemin déployé,
Par le Temple prospère,
Par la voûte élevée,
Par la mer immense,
Le châtiment de ton Seigneur aura lieu !
Nul ne saurait le repousser !
Le jour où le ciel bouleversé chavirera,
Où les montagnes mobiles marcheront,
Ce jour-là, malheur aux esprits négateurs
Qui prenaient plaisir dans les vaines discussions !
Ce jour-là, ils seront précipités dans le Feu de la Géhenne avec violence,
Voilà le Feu dont vous avez nié l’existence !
Est-ce de la sorcellerie ? ou bien ne voyez-vous pas clair ?
Subissez ce Feu avec résignation ou sans résignation, ce sera égal pour vous. Car vous ne faites que récolter le prix de vos œuvres.
Les hommes pieux seront sûrement dans les Jardins, parmi les Délices,
Savourant avec volupté les dons de leur Seigneur. Leur Seigneur les a d'ailleurs préservés du châtiment de la Fournaise.
Mangez et buvez ! C'est de bon cœur ! C’est le prix de vos œuvres !
Ils seront étendus sur des rangées de lits. Nous les aurons mariés à des femmes aux yeux grands et beaux.
Ceux qui ont choisi de croire et qui ont été suivis dans leur foi, par leurs enfants, ceux-là nous les ferons rejoindre par leurs enfants. Nous ne diminuerons en rien leurs actions.
Nous leur avons dispensé des fruits et des viandes qu'ils aiment.
Ils y boivent à tour de rôle une coupe qui n’entraîne paroles déplacées ni péchés.
De jeunes garçons attachés à leur service circuleront parmi eux. Ils sont pareils à des perles soigneusement cachées.
Ils engageront la conversation les uns avec les autres :
Nous étions remplis de crainte naguère, quand nous étions parmi les nôtres,
Mais Dieu nous fit gracieuse rétribution et nous épargna le Supplice du vent brûlant.
En vérité, nous L’avions bien prié auparavant. Il est le Bon, le Miséricordieux !
Rappelle donc [les Commandements de Dieu]. Tu n’es, par la grâce de Ton Seigneur, ni un devin ni un possédé.
Diront-ils : C’est un poète ! Nous attendons sa réaction devant les vicissitudes du sort !
Réponds-leur : Attendez ! J’attends avec vous, moi aussi.
Est-ce leur fantaisie qui leur dicte cela ? Ou bien sont-ils tout simplement un peuple de Transgresseurs !
Diront-ils encore : Le Coran, il l’a forgé !... Non pas ! Mais en réalité, ils ne croient pas.
S’ils disent vrai, qu’ils apportent un discours qui égale le Coran !
Ont-ils été créés du néant ou bien sont-ils eux-mêmes les Créateurs ?
Ou bien ont-ils créé les Cieux et la Terre ? Mais en réalité, ils n’ont aucune conviction !
Possèdent-ils les Trésors de ton Seigneur ou bien sont-ils les Prépondérants ?
Ou bien ont-ils une échelle du haut de laquelle ils écoutent [les secrets célestes] ? Que celui qui a entendu apporte une preuve probante !
Ou bien Dieu aurait-il des filles alors que vous avez des garçons ?
Leur demanderas-tu une aide pécuniaire ? Les voilà accablés de dettes.
Ou bien ont-ils eu connaissance de l’invisible de façon à pouvoir écrire ?
Ou bien recherchent-ils une ruse ? En Vérité, ceux qui se sont refusés à croire, seront eux-mêmes les victimes de cette ruse.
Ou bien ont-ils une divinité autre que Dieu ? Gloire à Dieu ! Il est bien supérieur à ce qu’ils Lui associent.
Lorsqu’ils voient un pan du ciel s’écrouler, ils disent: C’est un nuage bien épais.
Laisse-les jusqu’à ce qu’ils rencontrent soudain le jour où ils seront foudroyés.
Ce jour-là, leur ruse ne leur sera d’aucune utilité et ils ne trouveront nul défenseur.
En vérité, il existe pour ceux qui furent injustes un autre supplice avant celui-là. Mais la plupart d’entre eux ne savent pas.
Résigne-toi et attends l’Arrêt de Ton Seigneur. Nous ne te perdons pas de vue: Glorifie la louange de Ton Seigneur à ton lever !
La nuit aussi, glorifie-Le quelque temps, ainsi qu’au moment où les étoiles pâlissent !
Par l’étoile lorsqu’elle tombe,
Votre Homme (Muhammad) ne s’égare ni ne se laisse séduire,
Il ne parle point selon ses propres passions.
C’est uniquement une révélation qui a lieu effectivement,
Qui lui est enseignée par un Ange aux forces redoutables.
Et au jugement solide. L’Ange se manifesta sous son aspect naturel à Muhammad.
Il était dans l’horizon Supérieur.
Puis il s’approcha du Prophète et se glissa [hors du Ciel].
Il fut tout près de lui, à une distance de deux arcs ou même plus près encore.
L’Archange révéla au Serviteur de Dieu ce qu’il devait lui révéler.
Le Cœur de Muhammad ne démentit pas sa vision.
Voyons ! Lui contesterez-vous ce qu’il a vu ?
Alors qu’il l’a revu lors d’une deuxième descente,
Au pied du Jujubier du Terme,
(Là est le Paradis-Refuge !),
Lorsque l’Arbre se laissait envahir comme il l’a été,
Le Prophète ne détourna pas son regard et ne le porta pas au-delà de l’apparition.
En vérité, il a vu les plus grands signes de Son Seigneur.
Avez-vous vu Al-Lât iet Al-Uzzâ
Ainsi que Manât, cette troisième divinité ?
Aurez-vous des fils et Dieu des filles ?
Ce serait un partage injuste.
Ce ne sont là que des noms que vous avez trouvés vous et vos pères. Dieu n’a fait descendre nulle preuve probante à leur sujet. Ils ne font certes que suivre leurs hypothèses et leurs passions. Cependant, la Direction leur était parvenue de la part de leur Seigneur.
L’Homme obtient-il tout ce qu’il désire ?
C’est à Dieu qu’appartiennent la Vie Future et la Vie ici- bas.
Combien d’anges sont-ils au ciel dont l’intercession ne saurait être efficace qu’une fois que Dieu l’aura permise à ceux qu’il veut et à ceux qu’il agrée.
Ceux qui ne croient pas à la Vie Future, donnent aux Anges des noms féminins,
Pourtant ils n’ont aucune connaissance sur ce sujet. Ils ne font que suivre leurs hypothèses. L’hypothèse ne saurait remplacer la vérité.
Détourne-toi donc de celui qui tourne le dos à Notre Rappel et qui n’a de désir que pour la Vie terrestre.
L’amour de la vie représente pour eux le plus haut degré de la Science. Ton Seigneur connaît mieux que personne qui s’égare de Son chemin et il connaît mieux que personne celui qui est bien dirigé.
C’est à Dieu qu’appartient ce qu’il y a dans les cieux et sur la terre afin qu’il rétribue ceux qui ont fait le mal selon leurs œuvres et qu’il accorde la meilleure récompense à ceux qui ont fait le bien,
Qui évitent les péchés graves et les turpitudes [et ne se rendent coupables] que de rares et légères erreurs. Ton Seigneur est d’une indulgence immense.
As-tu vu celui qui s’est reculé.
Qui a donné pendant quelque temps et qui s’est arrêté ?
Détient-il donc la connaissance de l’invisible et arrive-t-il à y voir clair ?
Ou bien n’a-t-il pas été informé de ce que renferment les Ecritures de Moïse.
Et d’Abraham, fidèle à ses promesses ?
[Ne sait-il pas] qu’aucune âme chargée de péchés ne portera le fardeau d’une autre,
Que l’homme ne revendiquera que ce qu’il aura accompli.
Que ses œuvres [seules] seront bientôt examinées ?
Qu’elles seront rétribuées de la manière la plus large ?
Que le Terme est auprès de Ton Seigneur,
Que c’est Lui qui a donné le rire et les pleurs,
Que c’est Lui qui a donné la Vie et la Mort,
Qu’il a créé les deux conjoints, l’homme et la femme,
A partir d’une goutte de sperme éjaculée ?
Qu’Il aura à procéder à la deuxième création ?
Que c’est Lui qui a dispensé richesses et bien-être ?
Que c’est Lui qui est le Seigneur de Sirius ?
Qu’Il a fait périr le peuple ancien de ’Ad,
Que des Thamoud, Il n’a laissé personne,
[Qu’il a fait périr] auparavant le peuple de Noé ? C’était, en vérité, le peuple le plus injuste et le plus rebelle !
La Ville Renversée, Il la fit sombrer dans l’abîme.
Et envahir par ce dont Il la fit envahir ?
Laquelle des merveilles de ton Seigneur contestes-tu ?
Le Coran est un avertissement du même genre que les avertissements précédents !
Prosternez-vous donc devant Dieu et adorez-Le !
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L’Heure approche et la Lune s’est fendue !
Si les Infidèles voient quelque signe, ils s’en détournent en déclarant : c’est toujours la même magie !
Ils ont donc crié aux mensonges et suivi leurs passions. Mais tout a une fin !
Il leur est parvenu tant de récits chargés de tant de menaces !
Autant de maximes pénétrantes ! Mais les avertissements se sont avérés inutiles.
Abandonne-les donc le jour où l’Ange convoquera [les Mortels] à quelque chose d’horrible.
Le regard consterné, ils sortiront de leurs tombeaux, semblables à une multitude de sauterelles grouillantes.
Tendus en direction de l’Ange qui les appelle, les Incrédules diront alors : ce sera une journée difficile !
Avant eux, le peuple de Noé a aussi crié au mensonge. Ils ont traité Notre Serviteur d’imposteur. Ils ont dit : C’est un possédé ; Et ils l’ont empêché [de remplir sa mission].
Noé pria son Seigneur en disant : Je suis vaincu, défends-moi donc !
Nous ouvrîmes les portes du Ciel et ce fut une pluie torrentielle.
Nous fîmes de la terre un réseau de sources jaillissantes. Et toutes ces eaux se rassemblèrent selon un processus prévu.
Nous fîmes monter Noé sur une embarcation faite de planches jointives,
Qui voguait sous Nos yeux protecteurs. C’était une récompense pour celui qui a été renié.
De cet événement, Nous avons fait un signe [pour la postérité]. Est-il quelqu’un qui se rappelle ?
Quel fut Mon châtiment et quels étaient Mes avertissements !
Nous avons rendu le Coran propre à amener les Hommes à se rappeler. Est-il quelqu’un qui se rappelle ?
Le peuple de ’Ad a crié à l’imposture. Quel ne fut mon Châtiment et quels n’étaient mes Avertissements !
Par un jour néfaste [qui leur parut] interminable, Nous lançâmes sur eux un ouragan,
Qui arrachait les Hommes tels des troncs de palmiers déracinés.
Quel fut donc Mon Châtiment et quels étaient Mes Avertissements !
Nous avons rendu le Coran propre à amener les Hommes à se rappeler. Est-il quelqu’un qui se rappelle ?
Thamoud a traité les Avertissements de mensonges.
Ils ont dit : Suivrions-nous un mortel d’entre nous ne représentant que lui-même ? Nous serions, ce faisant, dans un égarement total et une folie furieuse.
La Révélation lui aurait-elle été adressée à lui seul d’entre nous tous ? C’est plutôt un menteur ambitieux.
Ils sauront demain quel est le menteur ambitieux.
Nous allons envoyer la chamelle pour les éprouver. Observe-les et souffre avec patience.
Apprends-leur que l’eau sera partagée entre eux et la chamelle, chacun devant s’abreuver à son tour.
Mais ils appelèrent un homme qui, acceptant la besogne, tua la chamelle.
Quel fut donc Mon Châtiment et quels étaient Mes Avertissements !
Nous lançâmes contre eux un seul cri et les voilà pareils au menu bois [que ramasse] le fermier.
Nous avons rendu Le Coran propre à amener les Hommes à se rappeler. Est-il quelqu’un qui se rappelle ?
Le peuple de Loth a traité les Avertissements de mensonges.
Nous avons déchaîné contre eux un orage de pierres. Seule la famille de Loth fut épargnée, que Nous sauvâmes au point du jour.
C’était une faveur de Notre Part. C’est ainsi que Nous récompensons celui qui est reconnaissant.
Loth les avait pourtant prévenus de Notre attaque. Mais ils se montrèrent sceptiques devant les Avertissements.
Ils avaient tenté d’abuser de ses hôtes. Nous effaçâmes leurs yeux et leur dirent : Goûtez Mon châtiment et [les conséquences de] Mes Avertissements.
Le lendemain matin, un supplice [interminable] s’emparait d’eux.
Goûtez donc Mon châtiment et les conséquences de Mes avertissements !
Nous avons rendu le Coran propre à amener les Hommes à se rappeler. Est-il quelqu’un qui se rappelle ?
Les Avertissements sont également parvenus à la famille de Pharaon.
Mais ils traitèrent de mensonge la totalité de Nos Signes.
Les incrédules parmi vous, Peuple arabe ! valent-ils mieux que ceux-là ? Ou bien avez-vous trouvé dans les Ecritures quelque promesse d’impunité ?
Disent-ils encore : Nous formons une coalition imbattable !
Oui, la coalition sera mise en déroute et ils battront tous en retraite.
Ou plutôt, l’Heure sera leur rendez-vous. L’Heure est bien plus terrible et bien plus amère.
En vérité, les Coupables sont dans l’égarement et [seront] dans la Fournaise.
Le jour où ils seront traînés, le visage contre terre, jusqu’au milieu du Feu, il leur sera dit : Goûtez les caresses de Saqar !
En vérité, Nous avons créé toute chose en vertu d’un ordre déterminé.
Notre ordre n’est qu’un seul acte, aussi rapide qu’un clin d’œil.
Nous avons certes fait périr des peuples semblables à vous. Est-il quelqu’un qui se rappelle ?
Tout ce qu’ils ont fait [est consigné] dans les Livres. Toute chose, petite ou grande, est écrite.
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Le Clément
A enseigné le Coran,
Créé l’Homme
et lui a enseigné le langage.
Le Soleil et la lune évoluent selon un certain calcul.
Les herbes et les arbres se prosternent.
Le Ciel, [siège des décrets divins], Il l'a élevé et mis à votre portée la Balance.
Ne fraudez pas avec la Balance.
Faites les pesées avec équité et que votre balance ne soit une cause de pertes pour les autres.
La Terre, Il l'a mise à la portée des Créateurs.
Il y a des fruits et des palmiers avec leurs régimes de dattes.
Il y a les grains et leurs coléoptiles. Il y a les plantes odoriférantes,
Lequel donc des bienfaits de votre Seigneur niez-vous, vous deux ?
Il a créé l’Homme d’une argile comme celle de la poterie.
Il a créé le Djinn d’un feu éclatant.
Lequel donc des bienfaits de votre Seigneur niez-vous, vous deux ?
Il est le Seigneur des Deux Levers du Soleil (été-hiver), le Seigneur des Deux Couchers.
Lequel donc des bienfaits de votre Seigneur niez-vous, vous deux ?
Il lança les Deux Eaux qui se rencontrent [parfois]
Tout en étant séparées par une barrière. L’une ne peut prendre le pas sur l’autre.
Lequel donc des bienfaits de votre Seigneur niez-vous, vous deux ?
De ces Eaux, on extrait perles et corail.
Lequel donc des bienfaits de votre Seigneur niez-vous, vous deux ?
A Lui appartiennent les vaisseaux voguant sur les mers, tels des promontoires.
Lequel donc des bienfaits de votre Seigneur niez-vous, vous deux ?
Tout ce qui est sur la terre est appelé à disparaître.
Il restera la Face de ton Seigneur, qui a la Majesté et la Noblesse.
Lequel donc des bienfaits de votre Seigneur niez-vous, vous deux ?
Ceux qui sont dans les Cieux et sur la Terre L’implorent. A chaque instant, il s’occupe d’une affaire nouvelle.
Lequel donc des bienfaits de votre Seigneur niez-vous, vous deux ?
Bientôt, Nous Nous occuperons exclusivement de vous deux, ô Djinns et Humains !
Lequel donc des bienfaits de votre Seigneur niez-vous, vous deux ?
O Peuple des Djinns et des Humains ! Si vous pouvez vous échapper des zones des cieux et de la terre, faites-le. Mais vous ne pourrez vous échapper qu’en vertu d’un certain pouvoir.
Lequel donc des bienfaits de votre Seigneur niez-vous, vous deux ?
Il sera lancé contre vous une gerbe de flammes et de l’airain [fondu]. Vous ne saurez vous défendre.
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Lequel donc des bienfaits de votre Seigneur niez-vous, vous deux.
Ce jour-là, aucun Humain, aucun Djinn ne sera interrogé sur ses péchés.
Lequel donc des bienfaits de votre Seigneur niez-vous, vous deux.
Les Coupables seront reconnus à leurs signes particuliers. Ils seront saisis par les cheveux et par les pieds.
Lequel donc des bienfaits de votre Seigneur niez-vous, vous deux ?
Voici la Géhenne dont les Coupables nient l’existence.
Ils circuleront entre elle et de l’eau bouillante à point.
Lequel donc des bienfaits de votre Seigneur niez-vous, vous deux ?
Pour ceux qui auront craint le Tribunal de leur Seigneur, il y aura deux Paradis.
Lequel des bienfaits de votre Seigneur niez-vous, vous deux ?
Deux Paradis aux arbres innombrables.
Lequel donc des bienfaits de votre Seigneur niez-vous, vous deux ?
Il y coulera deux sources.
Lequel donc des bienfaits de votre Seigneur niez-vous, vous deux ?
Il y aura, de chaque fruit, des espèces différentes.
Lequel donc des bienfaits de votre Seigneur niez-vous, vous deux ?
[Les Elus] pourront s’étendre sur des couches dont la doublure est de soie. Les fruits du Paradis, à la portée de la main, seront faciles à cueillir.
Lequel donc des bienfaits de votre Seigneur niez-vous, vous deux ?
Il y aura dans ce Paradis des jeunes filles au regard exclusif que n’aura touché Homme ni Djinn, avant leurs époux.
Lequel donc des bienfaits de votre Seigneur niez-vous, vous deux ?
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Est-il autre récompense pour le bien que le bien ?
Lequel donc des bienfaits de votre Seigneur niez-vous, vous deux ?
En dessous de ces deux Paradis, il y en aura deux autres.
Les Elus pourront s’étendre sur des Sofas verts et des tapis magnifiques.
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Quand [L’Heure] —qui aura lieu— arrivera,
Nulle âme ne saurait en nier l’avènement.
[L’Heure] abaissera [les uns] et élèvera [les autres]
Quand la terre sera ébranlée par un violent séisme,
Que les montagnes seront réduites en poudre,
Et qu’elles ne formeront plus que poussière éparse,
Vous serez répartis en trois groupes :
Ceux qui seront à droite [du Seigneur] (oh ! qu’est-ce que les hommes de la Droite !)
Ceux qui seront à gauche [du Seigneur] (oh ! qu’est-ce que les hommes de la Gauche !)
Et les tout premiers Croyants !
Ceux-ci sont les Favoris.
Ils seront dans le Jardin du Délice.
Ils seront nombreux parmi les Anciens,
Rares parmi les Modernes.
Ils seront sur des lits incrustés de pierreries
Où ils se reposeront, étendus, les uns en face des autres.
Des garçons à la jeunesse éternelle circuleront parmi eux,
avec des aiguières et des coupes d’un vin très fin,
Dont ils ne seront ni étourdis, ni enivrés,
Avec des fruits qu’ils choisiront.
Avec de la chair des oiseaux qu’ils aiment,
Il y aura des femmes avec des yeux grands et beaux,
Elles seront comme des perles soigneusement cachées.
Tout cela, en récompense de leurs actions.
Ils n’y entendront ni propos déplacés, ni allusions au péché.
Mais seulement des mots : Paix ! Paix !
Ceux qui seront à droite (oh ! qu’est-ce que les Hommes de la Droite !)
Se promèneront parmi des jujubiers sans épines,
Des bananiers chargés de fruits,
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Sans interruption ni interdiction.
Ils seront sur des lits élevés.
Ces femmes que Nous avons créées de rien,
Que Nous avons faites vierges,
Séduisantes et aussi jeunes les unes que les autres.
Sont pour ceux qui seront à droite.
Un grand nombre parmi les Anciens,
Un grand nombre parmi les Modernes !
Ceux qui seront à gauche (oh ! qu’est-ce que les Hommes de la Gauche !)
Seront dans une atmosphère torride, une eau bouillante
Et une ombre de noire fumée,
Ni fraîche, ni hospitalière ;
Auparavant ils étaient dans le luxe.
Ils s’obstinaient dans le Grand Blasphème.
Ils demandaient : Eh quoi ! quand nous serons morts, quand nous serons poussière et os, serons-nous ressuscités,
Nous et nos ancêtres les plus éloignés ?
Dis : Anciens et Modernes
Seront certes rassemblés pour le Rendez-vous d’un Jour connu !
En vérité, ô Hommes égarés, Esprits négateurs,
Vous vous nourrirez d’un arbre nommé Zaqqoûm.
Vous vous en remplirez le ventre,
Vous arroserez cela d’une eau bouillante,
Et vous boirez à la manière des chameaux étourdis.
Voilà la part qui leur est réservée le Jour du Jugement.
C’est Nous qui vous avons créés. Que n’y prêtez-vous foi !
Voyez-vous ce que vous éjaculez ?
Est-ce vous qui le créez ou bien sommes-Nous le seul Créateur ?
C’est Nous qui avons décrété la mort de chacun d’entre vous.
Nous vous remplacerons par d’autres et Nous vous créerons d’une nouvelle façon que vous ignorez.
Vous connaissez pourtant la première création. Que ne vous rappelez-vous pas !
Voyez-vous ce que vous labourez ?
Est-ce vous qui l’ensemencez ou bien sommes-Nous le seul Semeur ?
Si Nous voulions, Nous aurions dévasté vos récoltes et vous vous seriez mis à vous lamenter :
Nous méritons dommages et intérêts,
Nous sommes démunis !
Voyez-vous l’eau que vous buvez ?
Est-ce vous qui l’avez fait descendre depuis les nuages ou bien sommes-Nous les seuls à l’avoir fait ?
Si Nous voulions, Nous en aurions fait une eau saumâtre. Que n’êtes-vous reconnaissants !
Voyez-vous le feu que vous faites jaillir ?
Est-ce vous qui avez fait pousser l’arbre dont on fait jaillir l’étincelle ou bien sommes-Nous le Seul à l’avoir fait ?
C’est Nous qui en avons fait un enseignement et un objet utile pour les habitants du désert,
Glorifie donc le nom de ton Seigneur, le Très Grand.
Je n’ai pas besoin de jurer par les couchers des étoiles,
(Et c’est là certes —si vous saviez !— un serment solennel !)
Que c’est un Coran d’un bien immense !
Gardé dans un Livre soigneusement caché,
Que seuls les Purifiés touchent.
C’est une révélation de la part du Seigneur de l’Univers.
-
Exprimerez-vous votre reconnaissance en criant à l’imposture ?
Que ne feriez-vous pas quand le dernier soupir remonte à la gorge du mourant,
Quand vous avez les yeux fixés sur lui,
Alors que Nous sommes plus près de lui que vous-mêmes (mais vous ne pouvez nous voir !),
Que ne feriez-vous pas rentrer ce soupir si vous ne Nous devez rien
Et si vous dites vrai !
Si ce mourant est du nombre des favoris,
Ce sera pour lui le repos, les fleurs et les jardins du Délice.
S’il est parmi les Hommes de la Droite
Il lui sera dit : Salut à toi de la part des Hommes de la Droite !
S’il est enfin parmi les Hommes négateurs et égarés,
Sa part sera l’eau bouillante
Et le supplice de la Fournaise.
Ceci n’est que la Vérité indubitable.
Glorifie donc le nom de ton Seigneur, le Très Grand.
Ce qui est dans les cieux et sur la terre glorifie Dieu.
A Lui appartient le Royaume des cieux et de la terre. Il donne la Vie et la Mort. Sur toute chose, Il est omnipotent.
Il est le Premier et le Dernier, l'Apparent et le Caché. De toute chose, Il est omniscient.
C’est Lui qui a créé les cieux et la terre en six jours, puis Il s’est installé avec dignité sur le Trône. Il sait tout ce qui s’infiltre dans le sol et ce qui en sort, ce qui descend du ciel et ce qui y monte. Il est avec vous où que vous soyez. Dieu voit clairement tout ce que vous faites.
A Lui appartient le Royaume des cieux et de la terre. C’est à Dieu que toutes les affaires reviennent.
Il fait entrer la nuit dans le jour et fait entrer le jour dans la nuit. Il sait bien ce que renferment les cœurs.
Croyez en Dieu et en Son Envoyé. Faites dépense sur les richesses dont Il vous a confié la charge ! Car ceux d’entre vous qui auront décidé de croire et auront fait dépense utile, auront une récompense importante.
Qu’avez-vous à ne pas croire en Dieu alors que l’Envoyé vous appelle à croire en votre Seigneur ? Dieu a déjà conclu alliance avec vous, si tant est que vous croyiez [en quelque alliance].
C’est Lui qui fait descendre sur Son Serviteur des versets clairs et nets afin de vous sortir des ténèbres vers la lumière. En vérité, Dieu est, pour vous, indulgent et miséricordieux.
Qu’avez-vous à ne pas faire de dépense pour la cause de Dieu alors que Dieu possède l’héritage des cieux et de la terre ? Ceux qui, parmi vous, ont fait dépense et mené combat avant la Victoire, ne sont pas comme les autres. Ils sont même d’un rang plus élevé que ceux qui ont fait dépense et mené combat après la Victoire. Toutefois, Dieu a promis la plus belle récompense aux uns et aux autres. En vérité, Dieu est bien informé de vos actions.
Qui donc avancera à Dieu un prêt magnifique ? Dieu le lui portera au double ; il obtiendra une récompense généreuse.
[Evoque] le jour où tu verras les Croyants et les Croyantes s’avancer dans une lumière qui les précède et qui s’étend sur leur droite, lorsqu’il leur sera dit : L’heureuse nouvelle que l’on vous annonce aujourd’hui, ce sont ces jardins sillonnés de cours d’eau. Vous y resterez éternellement. C’est là l’immense Succès.
[Evoque] le jour où les Hypocrites, hommes et femmes, diront à ceux qui auront été croyants : Attendez que nous ayons pris un peu de votre lumière. Mais il leur sera répondu : Retournez sur vos pas et employez-vous à gagner votre lumière ! Une muraille est bientôt dressée entre eux. Elle aura une porte qui sera pleine de miséricorde à l’intérieur, et à l’extérieur exposée au supplice.
Les Hypocrites ajouteront : N’étions-nous pas avec vous ? Les Croyants diront : Si ! Mais vous avez succombé à la tentation, vous avez attendu pour voir comment les choses allaient tourner pour les Musulmans. Vous avez été sceptiques ; vous avez été séduits par vos rêves. Puis soudain l’Ordre de Dieu survint. Vous étiez trompés au sujet de Dieu par le Piégeur.
Aujourd’hui, aucune rançon ne sera acceptée de vous, ni de ceux qui ont été incrédules. Votre refuge sera le Feu, qui est votre Patron. Quel affreux aboutissement !
N’est-il pas temps pour ceux qui ont choisi de croire, de s’humilier intérieurement à l’évocation de Dieu et à la lecture de la Vérité (Coran) qui leur a été descendue et de ne point se conduire comme ceux qui avaient reçu jadis les Ecritures, qui ont trouvé le temps fort long, dont les cœurs se sont endurcis et dont beaucoup ont été pervers.
Sachez que Dieu revivifie la terre, naguère morte. Nous vous avons expliqué clairement les Signes. Certainement vous raisonnerez.
Ceux et celles qui font l’Aumône, ceux qui ont fait un prêt magnifique, recevront le double de ce qu’ils auront avancé et auront une généreuse récompense.
Ceux qui croient en Dieu et en Son Envoyé, ceux-là ce sont les Crédules et les Témoins auprès de leur Seigneur. Ils auront leur récompense propre et leur lumière propre.
Ceux qui se sont refusés à croire et qui ont traité Nos Signes de mensonges, ceux-là sont les Hôtes de la Fournaise. Sachez que la Vie ici-bas n’est que jeu, divertissement, coquetterie et émulation à qui sera le plus riche et aura le plus d’enfants. Elle est pareille à la petite pluie qui fait surgir une végétation séduisante pour les Infidèles. Soudain ces plantes se fanent. Tu les vois jaunir sous tes yeux puis elles ne sont que menu bois sec. Dans la vie Future, il y aura un supplice cruel, un pardon de la part de Dieu et une Satisfaction. La Vie ici-bas n’est qu’une jouissance trompeuse.
Courez à l’envi vers un pardon de la part de votre Seigneur et vers un Paradis aussi vaste que les cieux et la terre [réunis], préparé pour ceux qui auront cru en Dieu et en Ses Envoyés ! C’est là la faveur de Dieu ! Il l’accorde à qui Il veut. Dieu possède la Faveur immense.
Aucun malheur n’atteint la terre où vos propres personnes qui ne soit écrit dans un Livre, avant même que Nous ne l’ayons créé. Cela est aisé pour Dieu.
[Tout est écrit] afin que vous ne regrettiez point ce qui vous a échappé et que vous ne vous réjouissiez pas de ce que vous avez reçu. Dieu n’aime pas l’homme fier et vaniteux,
[Comme] tous ceux qui sont avares et invitent leurs semblables à le devenir. Celui qui recule [devant les dépenses pour la cause de Dieu saura] que Dieu est le Riche, le Loué.
Nous avons certes envoyé Nos Apôtres avec des Preuves. Nous avons fait descendre en même temps, le Livre et la Balance afin de permettre aux Hommes de pratiquer la Justice. Nous avons fait descendre le Fer, plein de vertus puissantes et d’utilités pratiques, afin que Dieu sût qui d’entre vous L’assistera, Lui invisible, et Ses Envoyés. Dieu est fort et puissant !
Nous avons certes envoyé Noé et Abraham. Nous avons établi parmi leurs descendants la Prophétie et les Ecritures. Il est parmi eux des hommes bien dirigés et beaucoup d’entre eux sont des pervers.
Nous avons envoyé ensuite d’autres Apôtres successifs. Nous leur avons fait succéder Jésus, fils de Marie, et Nous lui avons donné l’Evangile. Nous avons mis dans le cœur de ceux qui l’ont suivi une certaine charité, une certaine miséricorde et un certain désir de la vie monastique. Cette vie monastique est une innovation de leur part ; Nous ne la leur avons pas prescrite. Ils l’ont instituée uniquement dans le but de rechercher la satisfaction de Dieu. Cependant ils ne furent pas tous à l’observer comme il se devait. Nous avons donc prévu une juste récompense pour ceux d’entre eux qui ont été croyants. Mais nombreux, parmi eux, sont les pervers.
O vous qui avez choisi de croire, craignez Dieu et croyez en Son Envoyé. Dieu vous accordera une double part de Sa miséricorde, vous dotera d’une lumière qui guidera vos pas et vous pardonnera. Dieu est absoluteur et miséricordieux.
[Tout cela vous est expliqué] pour que les Gens de l’Ecriture sachent qu’ils n’auront aucun pouvoir sur qui que ce soit de la Faveur de Dieu et que la Faveur est entre les mains de Dieu : Il l’accorde à qui Il veut. Dieu détient la Faveur immense.
Dieu a certes entendu les propos de celle qui a engagé la discussion avec toi au sujet de son époux et qui a élevé des plaintes à Dieu. Dieu a entendu certes votre dialogue. En vérité, Dieu entend et voit tout.
Les quelques individus d’entre-vous qui —pour répudier leurs épouses— les comparent au dos de leurs mères, doivent enfin comprendre que leurs épouses ne sont pas leurs mères ! Leurs mères sont uniquement celles qui les ont mis au jour ! En vérité, ils profèrent là une formule blâmable et déformée. Toutefois, Dieu efface les péchés et les pardonne.
Ceux qui —pour les répudier— comparent leurs épouses au dos de leurs mères, puis reviennent sur leurs paroles, ceux- là doivent affranchir un esclave avant de reprendre commerce avec leurs femmes. C'est par un tel geste que l'on vous amène à vous amender. Dieu est bien informé de tous vos actes.
Celui qui ne peut le faire doit jeûner pendant deux mois consécutifs avant de reprendre commerce avec sa femme. Celui qui ne peut le faire doit subvenir à la nourriture de soixante pauvres. Il en est ainsi afin que vous croyiez en Dieu et en Son Envoyé. Telles sont les peines établies par Dieu. Aux Incrédules, un supplice douloureux est réservé.
Ceux qui se détachent hostilement de Dieu et de son Envoyé seront refoulés comme furent refoulés ceux qui les ont précédés. Nous avons certes fait descendre des Signes éclatants. Pour les Incrédules, il y aura un châtiment avilissant.
Evoque le jour où Dieu les ressuscitera tous, tant qu’ils sont, et leur rappellera ce qu’ils ont fait. Dieu a tout enregistré et eux, tout oublié. Dieu est témoin de toute chose.
N’as-tu pas vu que Dieu sait ce qu’il y a dans les cieux et sur la terre ? Il n’est d’entretien à trois sans qu’il soit le quatrième, ni à quatre sans qu’il soit le cinquième, ni à cinq sans qu’il soit le sixième, ni à moins de personnes ni à plus sans qu’il soit présent où qu’elles soient. Ensuite, Il leur rappellera au Jour de la Résurrection ce qu’elles auront fait. En vérité, Dieu est de toute chose, omniscient.
N’as-tu pas vu ceux à qui il a été défendu de parler à voix basse entre eux, revenir à ce qui leur a été défendu ? Ils recommencent à parler à voix basse entre eux, appelant au péché, à l’hostilité et à la désobéissance au Prophète. Quand ils viennent te voir, ils te saluent autrement que Dieu ne l’a fait. Ils se disent [en étant ainsi impolis] : Nous allons voir si Dieu nous punira pour ce que nous disons ! La Géhenne leur suffira, qu’ils affronteront. Quel affreux aboutissement !
O vous qui avez choisi de croire, lorsque vous parlez à voix basse entre vous, ne parlez pas de péché, d’hostilité et de désobéissance au Prophète. Parlez plutôt de bonté et de piété. Craignez Dieu auprès de qui vous serez rassemblés !
Echanger des propos à voix basse [en présence des Musulmans] c’est l’œuvre du Démon qui veut attrister ceux qui ont choisi de croire. Mais cela ne saurait leur nuire, sinon avec la permission de Dieu. C'est sur Dieu que doivent s'appuyer les Croyants.
O vous qui avez choisi de croire, s'il vous est dit : Installez-vous confortablement pendant la réunion ! faites-le. Dieu vous installera confortablement [au Paradis]. S’il vous est dit : Levez-vous ! faites-le. Dieu élèvera la position de ceux d’entre-vous qui auront choisi de croire et ceux qui auront reçu la science. Dieu est bien informé de ce que vous faites.
O vous qui avez choisi de croire, lorsque vous demandez audience à l’Apôtre, faites précéder cette audience d’une aumône ! Un tel geste est mieux pour vous et plus pur. Si vous ne le pouvez, [sachez] que Dieu est absoluteur et miséricordieux.
Appréhenderez-vous de faire précéder votre audience d'une aumône ? Si vous n’agissez pas de la sorte et que Dieu vous pardonne, observez [quand même] la Prière, faites l'Aumône légale et obéissez à Dieu et à Son Envoyé ! Dieu est bien informé de ce que vous faites.
N’as-tu pas vu ceux qui se sont rapprochés d’une communauté qui a mérité le courroux de Dieu ? Ces gens ne sont ni des vôtres, ni des leurs. Ils jurent pour soutenir des mensonges, en connaissance de cause.
Dieu leur a préparé un supplice cruel. En vérité, leurs actions étaient bien mauvaises !
Ils pensent que leurs serments seront une assurance pour eux. Ils ont écarté [leurs semblables] du Chemin de Dieu. Ils méritent donc un châtiment avilissant.
Ni leurs richesses, ni leurs enfants ne leur serviront à rien contre Dieu, (Ceux-ci sont les Hôtes du Feu; ils y demeureront éternellement !).
Le Jour où Dieu les ressuscitera tous, tant qu’ils sont, et où ils Lui jureront de même qu’ils l’ont fait devant vous. Ils penseront alors [qu'en jurant], ils sont arrivés à quelque chose. Oh ! Ce sont bien les grands Menteurs.
Le Démon a eu la main sur eux et leur a fait oublier le Souvenir de Dieu. Ce sont les Partisans du Démon. Oh ! Les Partisans du Démon sont bien les grands Perdants.
En vérité, ceux qui se détachent avec hostilité de Dieu et de Son Envoyé, ceux-là sont parmi les plus vils.
Dieu avait décrété : Je vaincrai assurément, Moi et Mes Envoyés ! Dieu est fort et puissant.
Tu ne trouveras aucun groupe, croyant en Dieu et en la Vie Future, sympathiser avec ceux qui se détachent hostilement de Dieu et de Son Envoyé, fussent-ils leurs pères, leurs enfants, leurs frères ou leur propre clan ! Ceux-là, Dieu a gravé la foi en leurs cœurs, Il les a soutenus grâce à un souffle de Sa part et Il les introduira dans des Jardins arrosés de cours d’eau. Ils y seront immortels. Dieu sera satisfait d’eux et ils seront satisfaits de Lui. Ceux-là sont les Partisans de Dieu. Oh ! les Partisans de Dieu sont les Bienheureux.
Tout ce qui est dans les cieux et sur la Terre Dieu. Il est glorifie le Puissant, le Sage.
C’est Lui qui fit sortir de leurs demeures, ceux les Gens d’entre de l’Ecriture qui se sont refusés à croire; ce fut leur premier exode. Vous ne croyiez pas qu’ils sortiraient. Eux, ils croyaient que leurs forteresses les protégeraient contre Dieu. Mais Dieu les a atteints par un côté qu’ils ne soupçonnaient pas. Il a jeté la terreur dans leurs cœurs. Leurs demeures ont été démolies par leurs mains et par celles des Croyants aussi. Considérez donc cela, Hommes clairvoyants !
Si Dieu n’avait pas décrété leur repli, ils les auraient châtiés ici-bas. [De toute façon], ils subiront, dans la Vie Future, le supplice du Feu.
Il en est ainsi parce qu’ils ont fait scission avec Dieu et Son Envoyé. Quiconque fait scission avec Dieu [doit se rappeler] que Dieu est terrible dans Ses châtiments.
Vous n’abattez aucun palmier, vous n’en épargnez aucun sans que ce soit avec la permission de Dieu. [Vous l’avez fait] pour que Dieu humilie les Pervers.
Ce que Dieu a livré à Son Envoyé, comme butin pris aux Infidèles, vous n’avez fait courir pour le prendre ni chevaux, ni autres montures. C’est simplement Dieu qui donne pouvoir à Ses Envoyés sur qui Il veut. Dieu est, sur toute chose, omnipotent.
Ce que Dieu a livré à Son Envoyé, comme butin pris aux Citadins, appartient à Dieu, à l’Envoyé de Dieu, aux proches parents, aux orphelins, aux pauvres, et aux voyageurs. Cela, afin que le butin ne soit pas un privilège pour les riches d’entre vous. Ce que l’Envoyé vous accordera, prenez-le, ce qu’il vous refusera, refusez-vous à le prendre. Craignez Dieu. Dieu est terrible dans Ses châtiments.
Le butin appartient aussi aux Emigrés nécessiteux qui ont été expulsés de leurs demeures, dépossédés de leurs biens, qui recherchent une faveur de la part de Dieu et une satisfaction et qui assistent Dieu et Son Envoyé. Ceux-là sont les Sincères.
Ceux qui s’étaient installés à Médine et dans la Foi, avant l’arrivée des Emigrés, aiment ceux qui ont émigré auprès d’eux. Ils n’ont pas la moindre convoitise pour le butin échu aux Emigrés. Ils les préfèrent à eux-mêmes, même s’ils sont eux-mêmes dans le dénuement. Ceux qui se défendent contre leur propre parcimonie, ceux-là sont les Bienheureux.
Ceux qui ont émigré par la suite, disent : Seigneur ! Pardonne-nous ainsi qu’à nos frères qui nous ont devancés dans a foi. Ne laisse aucune rancune contre les Croyants pénétrer nos cœurs Seigneur, Tu es bon et miséricordieux !
N’as-tu pas vu ceux qui se sont conduits avec hypocrisie, dire à leurs frères, les Incrédules parmi les gens du Livre : Si vous êtes expulsés, nous partirons avec vous. Nous n’obéirons jamais à personne dans aucune affaire contre vous. Si vous êtes attaqués, nous vous assisterons. Dieu est témoin qu’ils sont des menteurs.
Si les Infidèles sont expulsés, les Hypocrites ne partiront pas avec eux. S’ils sont attaqués, les Hypocrites ne les assisteront pas. Si même, ils les assistent, ils battront en retraite et finalement ils ne seront pas victorieux.
En vérité, la terreur secrète que vous leur inspirez est bien plus grande que celle que Dieu même leur inspire. C’est qu’ils sont en effet des hommes qui ne comprennent pas.
Ils ne vous combattent tous ensemble : Gens du Livre et Hypocrites, que lorsqu’ils sont dans des cités fortifiées ou derrière des murailles. Leur force est grande, entre eux. Tu les crois tous unis alors que leurs sentiments sont divisés. C’est qu’ils sont en effet des hommes qui ne raisonnent pas.
Les uns sont pareils à leurs prédécesseurs directs. Ils ont goûté les mauvaises conséquences de leur conduite et ils auront un châtiment douloureux...
Les autres sont pareils au Démon qui a dit à l’Homme ! Sois incrédule. Lorsque l’Homme se fit incrédule, le Démon lui dit : Je suis innocent de ta conduite. En vérité, je crains Dieu, le Seigneur de l’Univers.
Finalement, ils seront tous deux au Feu où ils resteront éternellement. C’est là la récompense des Injustes.
O vous qui avez choisi de croire, craignez Dieu ! Que chaque personne considère ce qu’elle a préparé pour demain. Craignez Dieu ! Dieu est bien informé de ce que vous faites.
Ne soyez pas comme ceux qui ont oublié Dieu et à qui Dieu a fait oublier leurs propres personnes. Ceux-là sont les Pervers.
Les Hôtes du Feu et les Hôtes du Paradis ne sont pas égaux : les Hôtes du Paradis sont les Gagnants.
Si Nous avions fait descendre ce Coran sur une montagne, tu l’aurais vue, pleine d’humilité, se fendre en mille morceaux, par crainte de Dieu. Ce sont là des paraboles que Nous proposons aux Hommes afin qu’ils réfléchissent.
Il est Dieu, en dehors duquel nulle divinité n’existe. Il connaît le Visible et l’invisible. Il est le Clément, le Miséricordieux.
Il est Dieu, en dehors duquel nulle divinité n’existe, le Souverain, le Saint, l’intègre, le Détenteur de la Sécurité, le Gardien, le Puissant, le Dominateur, le Superbe. Dieu est trop glorieux pour ce qu’ils Lui associent.
Il est Dieu, le Créateur, l’Inventeur, le Formateur. Les Noms magnifiques Lui appartiennent. Tout ce qu’il y a dans les cieux et sur la terre glorifie Dieu. Il est le Puissant, le Sage.
O vous qui avez choisi de croire ! ne prenez pas Mes ennemis et les vôtres comme alliés en leur faisant preuve d’amitié alors qu’ils ont renié la Vérité qui vous est parvenue. Ils ont expulsé l’Envoyé de Dieu ainsi que vous-mêmes parce que vous avez choisi de croire en Dieu, votre Seigneur. Si vous êtes bien sortis de votre ville pour mener la Juste Guerre sur Mon Chemin et pour rechercher la satisfaction, pourquoi donc leur vouer en secret tant d’amitié ? Pourtant je suis le mieux à connaître ce que vous cachez et ce que vous divulguez. Quiconque agit de la sorte s’égare de la Voie droite.
S’ils vous surprennent, ils se conduiront avec vous comme votre pire ennemi et donneront libre cours à leur haine, en gestes et en paroles. Ils auraient voulu vous voir apostasier.
Ni vos liens de parenté, ni vos enfants ne vous seront d’aucune utilité. Le jour de la Résurrection, Dieu vous séparera les uns des autres. Il voit bien ce que vous faites.
Vous avez un bel exemple dans la conduite d’Abraham et de ses compagnons, lorsqu’ils dirent à leur peuple : Nous sommes innocents de ce que vous faites et de ce que vous adorez en dehors de Dieu. Nous vous renions. Il y aura, entre vous et nous, hostilité et haine, pour toujours à moins que vous ne croyiez en Dieu seul. Conduite exemplaire, sauf lorsqu’Abraham dit à son père : J’implorerai certes pour toi le pardon de Dieu. Toutefois, je ne puis absolument rien pour toi, une fois le Jugement de Dieu prononcé ! Seigneur ! c’est sur Toi que nous avons décidé de nous appuyer et c’est vers Toi que nous avons décidé de revenir, repentants. C’est à Toi que tout aboutit.
Seigneur ! Ne fais pas de nous un objet de tentation pour les Infidèles. Pardonne-nous Seigneur !
Vous avez là un bel exemple [indispensable] pour Celui qui attend avec espoir Dieu et la Vie Future. Quiconque cherche liaison avec les Infidèles [doit se rappeler] que Dieu est le Riche, le Loué.
Il est à espérer que Dieu fera naître un jour l’amitié entre vos ennemis et vous-mêmes. Car Dieu est omnipotent.
Dieu ne vous défend pas d’être bons et justes à l’égard de ceux qui ne vous ont pas combattus, ni expulsés de vos demeures. En vérité, Dieu aime ceux qui sont justes.
Dieu vous défend simplement d’avoir la moindre liaison avec ceux qui vous ont combattus à cause de votre religion, qui vous ont expulsés de vos demeures ou qui ont aidé à le faire.
O vous qui avez choisi de croire ! quand des Croyantes émigrées vous rejoignent, soumettez-les à examen ! Dieu connaît mieux que quiconque la nature de leur foi. Si vous arrivez à conclure qu’elles sont croyantes, ne les renvoyez donc pas auprès des Polythéistes : Elles ne sont plus licites pour eux et ils ne sont plus licites pour elles. Remboursez à leurs époux polythéistes les douaires qu’ils avaient donnés. Il n’y a pas de mal à ce que vous les épousiez après leur avoir donné leurs douaires. Ne maintenez pas vos liens avec vos épouses polythéistes. Réclamez la restitution de vos douaires et les hommes polythéistes réclament les leurs. Tel est le jugement de Dieu, qui décide entre vous. Dieu est omniscient et sage.
Si l’une de vos épouses vous échappe pour passer du côté des Polythéistes et que ce soit par la suite votre tour de rembourser les douaires, faites parvenir à ceux des Polythéistes que leurs épouses ont quittés une somme égale à celles qu’ils avaient avancée et craignez Dieu en qui vous croyez.
O Prophète ! Quand les Croyants viennent te prêter serment d’allégeance en s’engageant à ne rien associer à Dieu, à ne point voler, à ne point avoir de relations coupables, à ne point tuer leurs enfants, à ne point commettre de mensonges monstrueux au sujet de ce qu’elles mettent au monde et à ne jamais te désobéir en ce qui est reconnu bon, prête-leur alors serment d’allégeance et demande pardon à Dieu pour elles ! Dieu est absoluteur et miséricordieux.
O vous qui avez choisi de croire ! ne nouez pas de relations avec des gens contre lesquels Dieu est courroucé. Ils désespèrent de la Vie Future comme désespèrent les Infidèles des Habitants des tombeaux.
Ce qui est dans les cieux et sur la terre glorifie Dieu. Il est le Puissant, le Sage.
O vous qui avez choisi de croire ! pourquoi dites-vous ce que vous ne faites point ?
Il est détestable —aux yeux de Dieu— que vous disiez ce que vous ne faites point.
En vérité, Dieu aime ceux qui combattent sur Son Chemin en rangs serrés, tels une muraille massive.
Rappelle lorsque Moïse dit à son peuple : O mon peuple ! Pourquoi me faites-vous du mal, alors que je suis l’Envoyé de Dieu auprès de vous ? Lorsque son peuple eut dévié, Dieu fit dévier leurs cœurs. Dieu ne dirige pas les hommes pervers.
Rappelle aussi lorsque Jésus, fils de Marie, dit : O Enfants d’Israël ! Je suis l’Envoyé de Dieu auprès de vous. Je viens confirmer la Thora qui m’a précédé et annoncer un autre Envoyé qui viendra après moi et qui aura pour nom Ahmad ! Mais lorsque Jésus leur eut apporté les Preuves, ils s’écrièrent : c’est de la magie évidente !
Qui donc est plus injuste que celui qui forge des mensonges au sujet de Dieu, dans le même temps qu’il est invité à embrasser l’Islam ?
Ils voudraient éteindre la Lumière de Dieu avec le souffle de leurs bouches. Mais Dieu parachèvera Sa lumière.
C’est Lui qui a dépêché Son Envoyé avec la Direction et la Religion de la Vérité afin de lui donner la supériorité sur toutes les autres religions, dussent les Partisans de l’Associationnisme en concevoir du dépit.
O vous qui avez choisi de croire ! voulez-vous que je vous indique un commerce qui vous sauvera d’un châtiment douloureux ?
Croyez en Dieu et en Son Envoyé, combattez sur le Chemin de Dieu, avec vos richesses et vos personnes ! Cela est mieux pour vous, si vous pouvez savoir.
Dieu vous pardonnera alors vos péchés et vous fera entrer dans des Jardins arrosés de cours d’eau et dans des demeures confortables, situées dans les Jardins d’Eden.
En plus de cela, vous aurez une autre récompense que vous aimerez : une assistance de la part de Dieu et une victoire imminente ! Annonce la bonne nouvelle aux Croyants !
O vous qui avez choisi de croire ! soyez ceux qui assistent Dieu ainsi que l’avait dit Jésus, fils de Marie à ses disciples. Qui m’assistera dans la cause de Dieu ? avait-il demandé. Ses disciples répondirent : Nous, nous assisterons Dieu ! Ainsi une partie des Enfants d’Israël a cru, l’autre partie s’est refusée à croire. Nous avons soutenu contre leurs ennemis ceux qui ont cru. Et ils furent victorieux.
Ce qui est dans les cieux et sur la terre glorifie Dieu, le Souverain, le Saint, le Puissant, le Sage.
C’est Lui qui a envoyé parmi les [Arabes] illettrés un Apôtre, sorti d’eux, qui leur récite les versets de Dieu, qui les purifie et leur enseigne le Livre et la Sagesse, encore qu’ils fussent auparavant dans un égarement manifeste.
Son enseignement continuera parmi d’autres générations de leurs descendances qui ne sont pas encore là ! Dieu est le Puissant, le Sage.
C’est là la Faveur de Dieu. Il l’accorde à qui Il veut.
La parabole de ceux qui ont été chargés de la Thora et qui, par la suite, ne s’en chargèrent pas est celle de l’âne chargé de livres. Que la parabole du peuple qui a renié les Signes de Dieu est détestable !
Dis : O vous qui pratiquez le Judaïsme, si vous prétendez être les alliés de Dieu, à l’exclusion de tout autre peuple, souhaitez donc la mort, si vous dites vrai !
Ils ne la souhaiteront jamais, à cause des actions dont ils sont responsables. Dieu connaît bien les Injustes.
Dis : La mort que vous fuyez vous rencontrera certes. Vous serez ensuite ramenés à Celui qui connaît le Visible et l’invisible et Il vous rappellera ce que vous avez fait.
O vous qui croyez ! Lorsque, le Vendredi, l’appel à la Prière se fait entendre, courrez donc vers le Prône de Dieu et abandonnez le négoce. Cela est mieux pour vous, si vous voulez savoir.
Une fois la Prière terminée, répandez-vous de par le monde et essayez de gagner une part de la Faveur de Dieu. Invoquez Dieu bien souvent. Certainement, vous serez bienheureux !
Lorsqu’ils remarquent un négoce ou un divertissement, ils s’y précipitent et te laissent, Muhammad, debout à faire ton sermon : Dis : Ce qu’il y a auprès de Dieu est mieux que le divertissement ou le négoce.
Quand les Hypocrites viennent à toi, ils disent : Nous attestons que tu es vraiment L'Envoyé de Dieu. Dieu sait parfaitement que tu es Son Envoyé ! Mais Dieu atteste que les Hypocrites mentent vraiment.
Ils avancent leurs serments en guise d’assurance pour eux. Ils empêchent les autres d’accéder au Chemin de Dieu. Leurs actes sont bien mauvais !
C’est qu’en effet, ils ont cru puis apostasié. Un sceau a été donc apposé sur leurs cœurs : ils ne comprennent plus.
Quand tu les vois, leur physique te plaît. S’ils parlent, tu écoutes attentivement ce qu’ils disent. Ils sont pareils à des poutres appuyées [contre le mur]. Ils pensent que chaque cri est un cri poussé contre eux. L’ennemi, c’est eux ! Méfie-toi d’eux ! Que Dieu les tue ! Comme ils s’éloignent de la Vérité !
Lorsqu’il leur est dit : Venez ! que l’Envoyé de Dieu demande pardon pour vous ! Ils détournent la tête et tu les vois s’opposer au pardon avec orgueil.
Il leur est égal que tu demandes pardon pour eux ou que tu ne le demandes pas. Dieu ne leur pardonnera pas. En vérité, Dieu ne dirige pas les Hommes Pervers.
Ce sont eux qui disent : Ne dépensez rien pour ceux qui sont chez l’Envoyé de Dieu ; ainsi ils seront amenés à l’abandonner. Pourtant, Dieu possède les Trésors des cieux et de la terre. Mais les Hypocrites ne comprennent point.
Ils disent aussi : Si nous revenons à Médine, le plus puissant expulsera assurément le plus humble. Pourtant, la puissance est à Dieu, à Son Envoyé et aux Croyants. Mais les Hypocrites ne savent rien.
O vous qui avez choisi de croire ! Que vos richesses et vos enfants ne vous distraient pas du culte de Dieu. Ceux qui seront ainsi distraits, ceux-là seront les Perdants.
Dépensez sur les biens que Nous vous avons accordés avant que la mort ne surprenne l’un d’entre vous et qu’il ne dise : Seigneur ! Si Tu m’accordais un bref délai ! Je ferais l’aumône et je serais parmi les Justes.
Mais Dieu ne prolongera le délai de personne, lorsque ; son terme est déjà venu. Dieu est bien informé de cè que vous; faites.
Ce qui est dans les cieux et sur la terre glorifie Dieu. A Lui revient la Royauté, à Lui revient la Louange. Il est, sur toute chose, omnipotent.
C’est Lui qui vous a créés : tel d’entre vous est infidèle, tel autre croyant. Dieu voit bien ce que vous faites.
Il a créé les cieux et la terre dans un but sérieux. Il vous a donné une forme et ce fut une belle forme. C’est à Lui que tout aboutit.
Il sait ce qui est dans les cieux et sur la terre. Il sait ce que vous tenez secret et ce que vous divulguez. Dieu sait bien ce que les poitrines renferment.
Il en a été ainsi parce qu’à leurs Apôtres qui leur apportaient les Preuves ils disaient : De simples mortels nous dirigeront-ils ? Ils se sont refusé à croire et se sont détournés. Dieu n’a pas besoin [d’eux]. Dieu est le Riche et le Loué.
Les Infidèles prétendent qu’ils ne seront pas ressuscités. Dis-Ieur : Que si ! Par mon Seigneur, vous serez ressuscités et l’on vous rappellera ensuite ce que vous avez accompli. Cela est aisé pour Dieu.
Croyez donc en Dieu, en Son Envoyé et en la Lumière que Nous avons fait descendre. Dieu est informé de ce que vous faites.
Evoque le Jour où Il vous réunira, pour le Jour de la Réunion.
C’est le Jour de la Vexation réciproque. Quiconque croit en Dieu et pratique le bien, Dieu effacera ses mauvaises actions et l’introduira dans des Jardins arrosés de cours d’eau. De tels hommes demeureront toujours immortels. C’est là le succès immense.
Ceux qui se sont refusé à croire et qui auront traité Nos Signes de mensonges, ceux-là seront les Habitants du Feu ; ils y demeureront éternellement. Quelle détestable fin !
Nul malheur n’arrive sans la permission de Dieu, Quiconque croit en Dieu, Dieu dirigera son cœur. Dieu est, de toute chose, omniscient.
Obéissez à Dieu et à l’Envoyé. Si vous vous détournez, sachez que Notre Envoyé n’est tenu que de transmettre clairement Notre message.
Dieu est celui en dehors duquel il n’y a aucune divinité. Que sur Dieu s’appuient les Croyants !
O vous qui avez choisi de croire ! Vous avez en vos épouses et vos enfants un ennemi possible. Mettez-vous en garde contre eux ! Si toutefois vous passez l’éponge, si vous vous montrez indulgents, et si vous pardonnez, cela vaudra mieux, car Dieu est absoluteur et miséricordieux.
Vos biens et vos enfants sont tout simplement une tentation. Dieu détient une récompense importante.
Craignez Dieu tant que vous pourrez : Ecoutez, obéissez et dépensez généreusement pour vous-mêmes. Ceux qui se préservent de leur propre parcimonie, ceux-là sont les Bienheureux.
Si vous avancez à Dieu un prêt magnifique, Dieu vous le portera au double et vous pardonnera. Dieu est reconnaissant et longanime.
Il connaît le Visible et l’invisible. Il est le Puissant, le Sage.
O Prophète ! Lorsque vous répudiez vos épouses, répudiez-les en fonction de leurs périodes. Calculez bien les périodes et craignez Dieu, votre Seigneur. Ne les expulsez pas de leurs demeures; elles ne les quitteront d’ailleurs pas à moins qu’elles n’aient été en flagrant délit de turpitude. Telles sont les lois de Dieu. Quiconque transgresse les lois de Dieu, s’est en réalité fait du tort à soi-même. Tu ne peux pas savoir si Dieu n’a pas l’intention de faire surgir quelque événement, par la suite.
Une fois leur délai écoulé, vous pourrez les retenir selon l’usage reconnu honnête ou bien les quitter selon le même bon usage. Requérez le témoignage de deux témoins équitables, choisis parmi vous. Faites faire le témoignage uniquement sous le signe de Dieu. Ces paroles profiteront à celui qui croit en Dieu et en la Vie Future. Quiconque craint Dieu, Dieu lui réservera une issue [salutaire]
Et lui accordera sa subsistance par le moyen auquel il s’attend le moins. Celui qui s’appuie sur Dieu, Dieu lui suffit. En vérité, Dieu atteint ce qu’il désire. Dieu a assigné à chaque chose une valeur.
Celles d’entre vos femmes qui n’ont plus l’espoir d’avoir leurs règles auront —en cas de doute— une période d’attente de trois mois. Celles qui n’ont pas eu leurs règles auront le même délai. Celles qui sont enceintes auront un délai qui expirera avec leur accouchement. Celui qui craint Dieu, Dieu lui facilitera les choses.
Tel est l’ordre de Dieu qu’il a fait descendre pour vous. Celui qui craint Dieu, Dieu lui effacera ses mauvaises actions et majorera sa récompense.
Donnez à celles qui sont en instance de divorce une place dans votre demeure, en rapport avec vos moyens. Ne les gênez pas en leur rendant la vie impossible. Si elles sont enceintes, subvenez à leurs besoins jusqu’à ce qu’elles accouchent. Si elles allaitent votre enfant, vous devrez les rétribuer. Discutez-en selon l’usage reconnu honnête. Si des difficultés surgissent entre vous, une autre femme allaitera l’enfant.
Que l’homme aisé dépense selon sa situation. Que l’homme dont les ressources sont limitées dépense selon ce que Dieu lui a attribué. Dieu n’impose rien à personne qui ne soit en rapport avec ce qu’il lui a attribué. Dieu fera succéder aux difficultés l’aisance.
Combien de cités se sont-elles rebellées contre l’Ordre de leur Seigneur et de Ses Envoyés. Nous leur avons fait rendre compte d’une manière violente. Nous leur avons fait subir un châtiment détestable.
Elles ont ainsi goûté les mauvaises conséquences de leur conduite. Leur conduite les a amenées à la perte.
Dieu a préparé pour ces cités un châtiment rigoureux. Craignez donc Dieu, ô gens doués d’intelligence ! qui avez décidé de croire. Dieu a fait descendre sur vous un Rappel,
Par le truchement d’un Envoyé qui vous récite les Versets clairs et nets de Dieu, afin de sortir des ténèbres pour la lumière ceux qui ont décidé de croire et qui ont pratiqué le bien. Quiconque croit en Dieu et pratique le bien, Dieu l’introduira dans des Jardins arrosés de cours d’eau. De tels hommes y demeureront toujours, immortels. Dieu a prévu une excellente rétribution pour eux.
C’est Dieu qui a créé sept cieux et autant de terres. L’Ordre se transmet à travers ces espaces, afin que vous sachiez que Dieu est, sur toute chose, omnipotent et que Dieu embrasse toute chose en Sa science.
O Prophète ! Pourquoi proclames-tu illicite ce que Dieu t’a rendu licite ? Est-ce par désir de donner satisfaction à tes épouses ? Mais Dieu est absoluteur et miséricordieux.
Dieu a prévu pour vous la possibilité de vous délier de vos serments. Dieu est votre Patron. Il est l’Omniscient, le Sage.
Le Prophète ayant confié quelque secret à Tune de ses épouses, celle-ci le répéta à sa co-épouse. Dieu en avisa le Prophète qui fit connaître à son épouse une partie de ce qu’il savait et en tut l’autre. Lorsque le Prophète en eut avisé son épouse, celle-ci lui demanda : Qui t’en a avisé ? Il répondit : Dieu l’Omniscient, le Bien Informé, m’en a avisé.
Si vous revenez à Dieu, vous deux [l’épouse indiscrète et sa confidente], Dieu considérera que vous avez eu une faiblesse et vous pardonnera. Si vous vous liguez contre le Prophète, rappelez-vous que Dieu est son Patron, ainsi que Gabriel, les Justes parmi les Croyants et tous les Anges qui le soutiendront.
Peut-être que son Seigneur —si le Prophète vous répudie— lui donnera-t-Il à votre place d’autres épouses meilleures que vous : des musulmanes, croyantes, pieuses, repentantes, dévotes et pouvant émigrer, déjà femmes ou encore vierges.
O vous qui avez choisi de croire ! épargnez à vos propres personnes et a vos familles un feu dont les Hommes et les pierres seront l’aliment. Il est surveillé par des Anges très forts et très sévères, qui ne désobéissent pas aux ordres déjà reçus de Dieu et qui feront ce qu’il leur sera ordonné.
O vous qui avez refusé de croire ! ne vous excusez pas aujourd’hui : vous recevrez uniquement le prix de vos actions.
O vous qui avez choisi de croire ! revenez à Dieu d’une manière sincère. Peut-être votre Seigneur effacera-t-il vos mauvaises actions et vous introduira-t-Il dans des Jardins arrosés de cours d’eau, en ce jour où Dieu ne couvrira pas d’opprobre le Prophète ni ceux qui ont choisi de croire avec lui. Leur lumière précédera leurs pas et rayonnera sur leur droite. Ils diront : Seigneur ! parachève pour nous notre lumière !
O Prophète ! fais la Juste Guerre aux Incrédules et aux Hypocrites. Sois dur avec eux ! Leur demeure sera la Géhenne : quel détestable aboutissement !
Dieu propose cet exemple à ceux qui se refusent à croire : La femme de Noé et la femme de Loth étaient donc chez deux hommes justes parmi Nos Serviteurs. Elles les trahirent. Leurs époux ne purent rien pour elles contre Dieu. Il sera dit à ces femmes : Entrez dans l’Enfer avec ceux qui y entrent.
Dieu propose cet autre exemple à ceux qui ont choisi de croire : l’épouse de Pharaon fit cette prière : Seigneur ! construis-moi auprès de Toi une demeure au Paradis ! Délivre-moi de Pharaon et de ce qu’il fait. Délivre-moi du peuple des Injustes.
Et l’exemple de Marie, fille de Imrân, qui est restée vierge et en qui Nous avons déposé un Souffle de Notre Esprit. Elle a prêté foi aux Paroles de son Seigneur et à Ses Ecritures. Elle a été parmi les Etres Pieux.
Béni soit Celui qui tient la Royauté en Sa main et qui, sur toute chose, est omnipotent.
Celui qui a créé la Mort et la Vie pour éprouver qui d’entre vous accomplira les meilleures œuvres.
C’est Lui qui a créé sept cieux superposés. Tu ne remarqueras nulle disproportion dans la Création du Clément. Regarde encore une fois ! Y vois-tu la moindre lacune ?
Regarde ensuite par deux fois encore. Alors tu baisseras des yeux déroutés et las.
Nous avons illuminé le ciel le plus bas avec des astres, chargés [en même temps] de lapider les Démons. Nous avons préparé pour les Démons le supplice du Brasier.
Ceux qui se sont refusés à croire en leur Seigneur subiront le supplice de la Géhenne. Quel détestable aboutissement !
Lorsqu’ils y seront précipités, ils entendront les rugissements qu’elle pousse tout en bouillonnant.
Elle manquera d’éclater, tellement elle sera furieuse [contre eux]. Chaque fois qu’une fournée y est précipitée, les gardiens leurs demanderont : N’avez-vous eu personne pour vous avertir ?
Et les Damnés répondront : Que si ! Il est venu à nous des hommes chargés de nous avertir. Nous avons crié au mensonge et dit : Dieu n’a absolument rien fait descendre. Vous tous, vous êtes simplement dans un égarement infini.
Ils diront aussi : Si nous avions bien écouté et bien raisonné, nous ne serions pas au nombre des Habitants du Brasier.
Ils reconnaissent donc leur péché ! Que les Habitants du Brasier soient bannis !
En vérité, ceux qui craignent leur Seigneur, en secret, auront pardon et grande rétribution.
Tenez vos propos secrets ou divulguez-les, Dieu connaît bien ce qu’il y a au fond des cœurs.
Ne connaît-il pas ceux qu’il a créés alors qu’il est le Subtil, le bien Informé ?
C’est Lui qui a rendu pour vous la terre pratiquable. Voyagez dans ses quatre coins. Profitez de Ses Faveurs, C’est à Lui que tout retournera.
Etes-vous sans crainte que Celui qui est dans le Ciel ne vous fasse engloutir dans la terre, lorsque, soudain, elle se mettra à trembler.
Ou bien êtes-vous sans crainte que Celui qui est dans le Ciel n’envoie sur vous une pluie de pierres ? Ainsi vous comprendriez la valeur de Mes menaces !
Certes, ceux qui furent avant eux ont eux aussi crié au mensonge ! Mais quelle ne fut ma réprobation !
N’ont-ils donc pas vu les oiseaux, au-dessus d’eux, déployant en vols parfaits leurs ailes ou les repliant ? Rien ne les retient, en dehors du Clément. En vérité, Il voit bien toute chose !
Ou bien dites-Moi qui sont donc ceux-là qui vous serviront d’armée pour vous assister contre le Clément ? Mais les Infidèles ne sont que dans l’erreur !
Ou bien qui est celui-là qui vous donnera votre subsistance si Dieu suspend Ses dons ? Mais les Infidèles persistent dans l’entêtement et l’éloignement.
Voyons ! Celui qui marche en tombant souvent, la face contre terre, est-il mieux dirigé que celui qui marche droit, sur une voie droite ?
Dis : C’est Lui qui vous a formés, qui vous a donné l’ouïe, la vue et le cœur. Il est rare que vous soyez reconnaissants.
Dis : C’est Lui qui vous a disséminés sur la terre et c’est à Lui que vous serez ramenés tous.
Ils disent : Quand donc s’accomplira cette menace, si vous dites vrai ?
Réponds : Le savoir est uniquement auprès de Dieu. Je suis tout simplement un homme chargé de vous avertir clairement
Mais lorsqu’ils auront vu cette menace se réaliser tout près d’eux, la contrariété se reflétera sur les visages des Infidèles et il leur sera dit : Voici ce que vous réclamiez !
Dis : Que vous en semble ? Que Dieu me fasse périr ainsi que ceux qui m’ont suivi ou qu’il nous fasse miséricorde, qui donc portera secours aux Infidèles contre un supplice douloureux ?
Dis : Il est le Clément. Nous avons choisi de croire en Lui. Nous nous appuyons sur Lui. Bientôt vous saurez qui est dans un égarement manifeste.
Dis encore : Que vous en semble ? Si l’eau qui vous est indispensable disparaît dans la terre, qui donc vous apportera de l’eau limpide ?
Par Noûn, par le Calame et ce que [les calames] tracent,
Tu n’es point —grâce à la Faveur de ton Seigneur— un possédé !
En vérité, tu auras une récompense ininterrompue.
En vérité, tu es d’une haute moralité.
Bientôt tu verras et eux aussi verront
Qui est l’ensorcelé d’entre vous.
Ton Seigneur connaît mieux que personne celui qui s’est égaré de Son chemin et Il connaît mieux que personne les Hommes bien dirigés.
N’obéis donc pas aux esprits négateurs.
Ils auraient aimé te voir conciliant pour l’être eux aussi.
N’obéis pas à tout homme faisant de fréquents serments, pauvre d’esprit,
Détracteur, colportant la calomnie
Et empêchant l’accomplissement du bien, extrêmement injuste et profondément pécheur,
Grossier et, après tout cela, bâtard !
Parce qu’il était riche et parce qu’il avait beaucoup d’enfants,
Il se permettait de dire —lorsqu’on lui lisait Nos versets : Légendes d’Anciens !
Bientôt Nous le marquerons sur le mufle.
Nous les (les Mecquois) avons éprouvés comme Nous avons éprouvé les Propriétaires du Verger, lorsque ceux-ci jurèrent d’en faire la cueillette le matin,
Sans avoir dit : S’il plaît à Dieu.
Un malheur venant de la part de ton Seigneur s’abattit sur le verger pendant que les propriétaires dormaient.
Le lendemain, le verger avait l’aspect d’un jardin où tout avait été cueilli,
Les propriétaires s’appelèrent donc les uns les autres, de bon matin, en criant :
Partez pour votre terre, si vous êtes décidés pour la cueillette.
Ils s’en furent donc, en faisant circuler doucement la consigne suivante :
Aujourd’hui aucun pauvre n’y mettra le pied !
Ils partirent donc décidés à s’opposer aux pauvres.
Mais lorsqu’ils aperçurent leur verger, ils s’écrièrent : Nous nous sommes égarés !
Ou plutôt, nous sommes dépossédés.
Le plus modéré d’entre eux s’écria alors : Ne vous avais-je pas dit : Ah ! Si vous glorifiez Dieu !
Ils s’écrièrent : Gloire à notre Seigneur ! Nous étions injustes.
Et ils s’adressèrent des reproches les uns aux autres.
Malheur à nous ! dirent-ils. Nous étions des Transgresseurs.
Peut-être notre Seigneur nous donnera-t-Il à la place, un autre verger encore plus beau ! En vérité, nous désirons [nous rapprocher] de notre Seigneur.
Tel est leur châtiment ! Le châtiment de l'Au-delà est assurément bien plus grand. Ah ! s’ils pouvaient savoir !
Les hommes pieux ont, auprès de leur Seigneur, des Jardins de Délice.
Voyons ! Mettrions-nous sur le même plan Musulmans et Criminels ?
Qu’avez-vous donc à juger de la sorte ?
Avez-vous un Livre que vous étudiez ?
Dans lequel vous pouvez procéder à un choix ?
Ou bien avez-vous de Notre part des serments solennels vous garantissant jusqu’au Jour de la Résurrection la faculté de décider ?
Demande-leur qui d’entre eux est garant ?
Ou bien ont-ils des Associés [qui partagent leurs opinions] ? Qu’ils amènent donc leurs Associés, s’ils sont véridiques,
Le jour où l’on sera prêt à prendre la fuite, où ils seront invités à se prosterner et ne pourront le faire.
Les regards baissés, ils seront accablés d’humiliation. On les avait invités à se prosterner alors qu’ils le pouvaient !
Laisse-Moi donc avec ceux qui renient ce Discours ! Nous les ferons approcher petit à petit [de l’enfer] sans qu’ils le sachent.
Je leur donnerai du répit. En vérité, Ma tactique est sûre.
Leur demanderas-tu une aide ? Ils te feront sentir qu’ils sont accablés de dettes !
Ont-ils donc connaissance de l’invisible en sorte qu’ils le mettent par écrit ?
Accepte avec patience la Décision de ton Seigneur. Ne sois pas comme [Jonas], l’Homme au Poisson, qui, excédé, s’était mis à crier.
N’eût été la grâce de son Seigneur qui l’avait secouru à temps, il aurait été abandonné dans le désert, accablé de reproches.
Dieu l’a donc élu et l’a placé au nombre des Vertueux.
En vérité, lorsqu’ils entendent le Rappel, les Incrédules te feraient presque trébucher par le [mauvais] œil. Ils diront : C’est vraiment un possédé.
En vérité, c’est tout simplement un Rappel pour toutes les créatures de l’Univers.
L’Heure de la Vérité !
Qu’est l’Heure de la Vérité ?
Sauras-tu toute l’importance de l’Heure de la Vérité ?
Les peuples de Thamoud et de ’Ad ont nié l’Heure qui frappe.
Les Thamoud furent détruits par le Fléau extraordinaire.
Les ’Ad furent détruits par un ouragan impétueux,
Que Dieu a soumis pour leur destruction pendant sept nuits et huit jours consécutifs. Tu aurais vu les hommes renversés par terre comme des troncs de palmiers creux.
Vois-tu à présent le moindre vestige de ce peuple ?
Puis vint Pharaon, précédé d’autres peuples et par les Cités Renversées, punies à cause de leur erreur.
Ils désobéirent tous à l’Envoyé de leur Seigneur. Dieu les saisit avec une violence sans mesure.
En vérité, lorsque les eaux du Déluge débordèrent, Nous vous fîmes monter sur l’Arche,
Pour faire de cet événement un enseignement pour vous et pour qu’une oreille attentive en garde le souvenir.
Lorsqu’il sera soufflé un seul coup dans la Trompette,
Et que la terre et les montagnes, soulevées, entreront soudain en collision,
Ce jour-là, l’événement a lieu.
Le Ciel se fendra ce jour-là. Il tombera en ruines.
Les Anges se tiendront à ses extrémités. Au-dessus d’eux, huit autres Anges soutiendront, ce jour-là, le Trône de ton Seigneur.
Ce jour-là, vous serez exposés : aucun de vos secrets ne demeurera caché.
Celui qui recevra son livret de la main droite dira : Tenez ! Lisez mon livret !
Moi, j’ai pensé que je serai un jour en face de mes comptes !
Celui-là aura une vie satisfaisante,
Dans un Paradis élevé,
Dont les fruits seront à la portée de la main.
Il sera dit : Mangez et buvez. C’est de bon cœur ! C’est la récompense des œuvres que vous avez accomplies jadis.
Celui qui recevra son livret de la main droite dira : Plût au Ciel que je n’eusse reçu mon livret,
Ni su le relevé de mon compte !
Plût au ciel que ma mort fût anéantissant !
Mes biens ne m’ont servi à rien.
Mon pouvoir m’a quitté et s’est évanoui.
Il sera dit alors : Saisissez-le et mettez-le aux fers.
Au Brasier ensuite, il faut l’exposer.
Puis, avec une chaîne longue de soixante-dix coudées, il faut le lier.
En vérité, il ne croyait pas en Dieu, le Très-Grand !
Il n’encourageait pas à nourrir le Pauvre.
Il n’aura aujourd’hui en cet endroit nul ami,
Nulle nourriture, sinon d’immondices.
Seuls les Pécheurs en mangeront !
J’en jure par ce qui vous est possible de voir
Et par ce que vous ne pouvez voir,
En vérité, Ce Coran est la parole transmise par un Envoyé généreux.
Ce n’est point la parole d’un poète. Il est rare que vous croyiez !
Ce n’est point la parole d’un devin. Il est rare que vous vous souveniez !
C’est une révélation émanant du Seigneur de l’Univers !
S’il avait forgé quelques paroles en Notre nom,
Nous l’aurions saisi par sa main droite
Et Nous lui aurions ensuite tranché l’artère [du cœur].
Personne parmi vous ne saurait s’y opposer.
En vérité, ce Coran est un Rappel pour les Hommes Pieux.
En vérité, Nous savons assurément qu’il y a parmi vous des esprits négateurs.
En vérité, ce Coran est cause de regrets pour les Infidèles.
En vérité, il est la véritable certitude.
Glorifie donc le nom de ton Seigneur, le Très Grand.
Quelqu’un a appelé un supplice réel,
Qui s’abattra sur les Infidèles sans rencontrer d’obstacles.
Et qui viendra de la part de Dieu, Maître des degrés de l’Ascension.
Les Anges et l’Esprit s’élèvent vers Lui en une journée longue de cinquante mille ans.
Sois d’une patience magnifique !
En vérité, les infidèles voient ce jour encore très loin
Et Nous, Nous le voyons bien proche.
Ce sera le Jour où le ciel paraîtra comme du métal fondu,
Où les montagnes paraîtront comme des flocons de laine.
Aucun ami proche ne s’inquiétera de son ami proche.
Ils se verront pourtant. Le coupable voudrait se racheter du châtiment de ce jour-là en livrant ses enfants,
Sa compagne et son frère,
Son clan qui l’héberge
Et tous ceux qui sont sur la terre, —pour enfin être délivré.
Non ! L’Enfer est une flamme
Qui arrache la peau,
Qui appelle tous ceux qui ont reculé devant la foi et se sont détournés d’elle,
Tous ceux qui ont amassé et thésaurisé.
En vérité, l’Homme a été créé versatile :
Quand le malheur le touche, il est terrifié ;
Quand le bonheur le touche, il est avare.
Exception faite de ceux qui font la Prière
Et qui observent régulièrement leurs prières,
De ceux qui prévoient sur leurs ressources une part connue
En faveur du mendiant et de l’homme démuni,
De ceux qui croient au Jour du Jugement,
De ceux qui ont une certaine appréhension à l’égard du châtiment de leur Seigneur,
(En vérité, il n’est pas possible de s’assurer contre le châtiment du Seigneur !).
De ceux qui se refusent à avoir des rapports
En dehors de leurs épouses et de leurs esclaves. (En ce cas, ils ne sont pas blâmables !
Ceux qui désirent d’autres personnes en dehors de cela, ceux-là sont les Transgresseurs !),
De ceux qui respectent les objets gardés par devers eux et qui respectent leurs engagements,
De ceux qui s’acquittent consciencieusement de leurs témoignages,
Et de ceux qui accomplissent scrupuleusement leurs prières.
Tous ceux-là seront dans des Jardins et seront traités généreusement.
Qu’ont donc les Infidèles à se presser autour de toi ?
Formant des cercles sur ta droite et sur ta gauche ?
Chacun d’eux convoite-t-il d’être introduit dans le Jardin des Délices ?
Non pas ! Nous les avons créés de ce qu’ils savent.
J’en jure par le Seigneur des Orients et des Occidents, Nous pourrons bien
Les remplacer par un peuple qui leur sera supérieur. Il sera d’ailleurs impossible de Nous devancer.
Laisse-les donc discuter et jouir jusqu’à ce qu’ils rencontrent le Jour qui leur a été promis.
Le jour où ils sortiront des tombes en toute vitesse comme s’ils se précipitaient vers des idoles,
Les yeux baissés, accablés par l’humiliation. Voilà le Jour qui leur avait été promis !
Nous avons certes envoyé Noé vers son peuple. Nous lui avons dit : Avertis ton peuple avant qu’il ne leur arrive un châtiment douloureux.
Il dit : O mon peuple ! Je suis un homme envoyé vers vous pour vous avertir clairement.
Je dois vous dire : Adorez Dieu, craignez-Le et obéissez- moi !
Dieu vous pardonnera alors une partie de vos péchés et vous donnera du répit pendant un délai déterminé. En vérité, le délai de Dieu quand il expire ne saurait être prolongé. Ah ! si vous le saviez !
Noé dit : Seigneur ! J’ai bien appelé mon peuple nuit et jour !
Mais mon appel ne les fit que s’éloigner encore de plus belle.
Chaque fois que je les appelle pour que Tu leur pardonnes, ils se bouchent les oreilles avec leurs doigts, se cachent sous leurs vêtements, s’obstinent et s’enflent d’un orgueil démesuré.
Puis, je me mis à les appeler ouvertement,
Puis, je me mis tour à tour à les appeler en public et à leur parler confidentiellement.
Je dis : Demandez pardon à votre Seigneur. En vérité, Il aime bien pardonner.
Il ouvre le ciel sur vous en pluies abondantes.
Il vous secondera avec les richesses et les enfants. Il vous réservera des jardins et des cours d’eau.
Qu’avez-vous à ne point croire à la grandeur de Dieu ?
Pourtant Il vous a créés par étapes.
N’avez-vous pas vu comment Dieu a créé sept cieux superposés ?
Il y a mis la lune pour sa clarté et le soleil comme une source lumineuse.
Dieu vous a fait pousser, comme les plantes, à partir de la terre.
Ensuite, Il vous y fera retourner puis Il vous en fera sortir, absolument.
Dieu a fait étendre pour vous la terre, comme un tapis,
Afin que vous y empruntiez des routes bien larges.
Puis Noé dit : Seigneur ! Ils me désobéissent et suivent ceux dont les richesses et les enfants n’ont fait qu’augmenter leur perte.
Ces chefs ont imaginé un stratagème extraordinaire,
Ils ont déclaré: N’abandonnez absolument pas vos divinités ! N’abandonnez ni Wadd, ni Souwâa, ni Yaghouth, ni Yaoûq, ni Nasr !
Ces chefs ont ainsi égaré beaucoup d’hommes. [Seigneur !] n’ajoute aux Injustes que de l’égarement.
A cause de leurs erreurs, ils furent submergés puis introduits en Enfer. Ils ne trouvèrent aucun défenseur contre Dieu.
Noé dit aussi : Seigneur ! Ne laisse sur la terre personne parmi les Infidèles !
Car si Tu les laisses, ils égareront Tes Serviteurs et ne mettront au monde que des pécheurs et des Infidèles.
Seigneur ! pardonne-moi, ainsi qu’à mes père et mère, à tout Croyant qui entre dans ma demeure, à tous les autres Croyants et les autres Croyantes. Ne fais accroître, pour les Injustes, que leur perte.
Prophète ! dis : Il m’a été révélé qu’un groupe de Djinns écouta et déclara ; Nous avons entendu un Coran merveilleux.
Il dirige vers la Rectitude. Nous avons donc décidé d’y croire. Nous n’associerons personne à notre Seigneur.
En vérité, Dieu (combien grande est la majesté de notre Seigneur !) n’a compagne, ni enfant.
Un homme insensé parmi nous disait au sujet de Dieu des choses incroyables.
Nous avions pensé que ni les Humains ni les Djinns ne forgeraient de mensonge au sujet de Dieu.
Certains individus parmi les Humains trouvaient refuge auprès de certains individus parmi les Djinns et cela augmenta l’insolence des Djinns.
Les Humains ont cru comme vous aviez cru vous-mêmes que Dieu ne ressusciterait personne.
Nous autres Djinns, avons tâté le ciel et avons trouvé qu’il était rempli de gardiens sévères et d’astres brûlants.
Nous pouvions auparavant nous installer à des postes d’écoute dans le ciel. Celui qui essaye d’écouter à présent, trouvera un astre qui le guette.
Nous ne savons pas si l’on veut du mal à ceux qui sont sur la terre ou si leur Seigneur veut leur bien.
Il est parmi nous des vertueux et d’autres personnes inférieures. Nous étions divisés en diverses écoles.
Nous pensons que nous ne réduirons pas Dieu à l’impuissance sur terre, ni en prenant la fuite.
Lorsque nous avons entendu la parole de la Direction, nous y avons cru. Celui qui croit en son Seigneur ne doit craindre ni d’être lésé ni d’être accablé par l’humiliation.
Il est parmi nous des Musulmans et d’autres qui sont des rebelles. Ceux qui se sont faits Musulmans, ceux-là ont choisi la Rectitude.
Quant aux rebelles, ils seront le bois qui alimentera la Géhenne.
Prophète, dis : S’ils avaient marché droit sur la Voie Idéale, Nous leur aurions accordé une eau abondante
En guise de tentation. Quiconque se détourne du Rappel de son Seigneur, Nous le ferons glisser dans un supplice bien pénible.
[Dis] : Les Mosquées sont à Dieu. N’invoquez donc personne à côté de Dieu.
[Dis] : Lorsque le Serviteur de Dieu s’est levé pour Le prier, ils faillirent s’entasser sur lui.
Dis : Je prie tout simplement mon Seigneur, Je ne Lui associe personne.
Dis : Je ne puis disposer pour vous ni du mal ni du bien.
Dis : En vérité, nul ne me portera secours contre Dieu. Je ne trouverai aucun moyen de Lui échapper.
Je ne puis disposer de rien, sinon de ce que Dieu me demande de communiquer et de Sa Mission. Ceux qui désobéissent à Dieu et à Son Envoyé auront le Feu de la Géhenne. Ils y demeureront éternellement, pour toujours.
Quand enfin ils aperçurent ce dont ils étaient menacés, ils sauront qui dispose de l’assistance la plus faible et du plus petit nombre [d’auxiliaires].
Dis : Je ne sais si ce dont vous êtes menacés est proche ou si mon Seigneur lui assignera un délai.
Dieu connaît l’invisible. Il ne montre son Invisible à personne. »
Excepté à tout Envoyé qu’il a agréé. En effet, Il glisse devant Son Envoyé et derrière lui des gardiens.
C’est pour qu’on sache que ces Envoyés ont bien transmis les Messages de leur Seigneur. Dieu embrasse dans Sa Science tout ce qu’ils ont par devers eux. Il a fait le recensement de tout ce qui existe.
Prophète emmitouflé dans tes vêtements,
Prie toute la nuit, en dehors de quelques heures,
La moitié de la nuit ou un peu moins
Ou un peu plus. Psalmodie lentement le Coran.
En vérité, Nous allons te confier des paroles chargées [de sens]
Lorsqu’on se lève la nuit, on présente un terrain plus vierge et on a l’élocution plus claire.
Tu as certes pendant la journée de longues occupations.
Invoque le nom de ton Seigneur et consacre-toi absolument à Lui.
Il est le Seigneur de l’Orient et de l’Occident. Il n’est de dieu que Lui. Prends-Le comme Patron !
Supporte patiemment leurs réflexions. Evite-les d’une manière courtoise.
Laisse-Moi avec les esprits négateurs, avec ces prépondérants. Donne-leur quelque répit,
Nous avons auprès de Nous des chaînes et une Fournaise,
Une nourriture qui étouffe et un supplice douloureux.
[Nous leur ferons goûter tout cela] le jour où la terre et les montagnes entreront en convulsion. Les montagnes seront comme une dune se dispersant à tout vent.
En vérité, Nous avons dépêché pour vous un Envoyé qui sera votre Témoin comme Nous avons dépêché à Pharaon un Envoyé.
Pharaon a désobéi à l’Envoyé, Nous l’avons saisi d’une manière rigoureuse.
Comment donc vous protègerez-vous —si vous vous refusez à croire— contre un jour qui frappera les nouveaux-nés de sénilité précoce ?
Le ciel en sera fendu. La promesse de Dieu sera accomplie.
Ces quelques versets sont un rappel. Celui qui veut, pourra se frayer un chemin vers son Seigneur.
En vérité, ton Seigneur sait que tu pries un peu moins des deux tiers de la nuit, parfois pendant la moitié ou le tiers de la nuit seulement, toi et un groupe de ceux qui sont avec toi, Dieu connaît bien la valeur de la nuit et du jour. Il sait que vous n’arriverez pas —tout en priant— à dénombrer les heures. Aussi bien vous a-t-Il pardonnés. Lisez donc la partie du Coran qu’il vous sera possible de lire. Dieu sait qu’il y aura parmi vous des malades, d’autres qui partiront à travers le monde, recherchant quelque avantage de la part de Dieu et d’autres enfin qui mèneront combat dans le Chemin de Dieu —Lisez donc la partie du Coran qu’il vous sera possible de lire. Faites la Prière, donnez l’Aumône légale et avancez à Dieu un magnifique prêt. Le bien que vous faites d’avance pour vous- mêmes, vous le trouverez auprès de Dieu, amélioré et rapportant une plus grande récompense. Demandez pardon à Dieu. Dieu est absoluteur et miséricordieux !
Prophète couvert du manteau,
Lève-toi et avertis !
Ton Seigneur magnifieras,
Tes vêtements purifieras
Et le mal éviteras !
Ne sois pas généreux dans l’intention de recevoir beaucoup.
A l’égard de ton Seigneur, sois constant.
Lorsqu’on soufflera dans la Trompette,
Ce sera une journée difficile
Pour les Infidèles, une journée impossible à endurer.
Laisse-Moi seul avec celui que J’ai créé,
A qui J’ai accordé une fortune immense,
Des enfants qui lui tiennent compagnie,
A qui J’ai tout facilité
Et qui, par surcroît, espère que J’augmente Mes dons,
Non ! Jamais ! Il s’est opposé obstinément à Nos Signes.
Je l’accablerai d’un malheur insurmontable.
En vérité, il a réfléchi et pesé ses mots.
Mais que Dieu le tue ! Comme il a bien pesé ses mots !
Que Dieu le tue ! Comme il a bien pesé ses mots !
Puis il considéra [la nouvelle Religion],
Fronça les sourcils, prit un air sombre,
En enfin s’en fut, plein d’orgueil.
Il dit : Ce n’est qu’une sorcellerie traditionnelle !
Ce n’est que parole de Mortels !
Bientôt Je lui ferai affronter le Feu de Saqar.
Sauras-tu toute l’importance de Saqar ?
Elle ne laisse rien, elle n’épargne rien.
Elle brûle la peau des Mortels.
Elle est gardée par dix-neuf [Anges].
Nous n’avons mis que des Anges pour garder l’Enfer. Nous n’avons fixé leur nombre que pour tenter les Infidèles, pour donner une conviction totale à ceux qui ont reçu les Ecritures, pour que ceux qui ont choisi de croire se renforcent dans leur foi, pour ne donner aucun sujet de doute à ceux qui ont reçu les Ecritures et aux Croyants et enfin pour que ceux dont le cœur est rongé par le mal ainsi que les Infidèles disent : Quel symbole Dieu veut-Il nous donner en fixant ce nombre ? C’est ainsi que Dieu égare qui Il veut et dirige qui Il veut. Nul ne connaît les armées de ton Seigneur, en dehors de Lui. Ce n’est là qu’un Rappel pour les Humains !
Non ! Par la lune,
Par la nuit qui tire à sa fin,
Par l’aube qui point,
Saqar est l’une des plus grandes [calamités],
Faite pour avertir les Humains,
Pour celui d’entre vous qui voudrait s’empresser [de faire le Bien] ou reculer.
Toute âme est tenue par ses œuvres.
Exception faite des Hommes de la Droite
Qui seront dans des Jardins à se poser des questions
Au sujet des Criminels.
Qu’est-ce qui vous a fait glisser dans Saqar ? demanderont-ils,
Nous n’étions pas parmi ceux qui faisaient leurs prières, répondront les Damnés.
Nous ne nourrissions pas le Pauvre,
Nous discutions plutôt inutilement avec ceux qui discutaient.
Nous traitions de mensonge le Jour du Jugement.
Jusqu’au moment où la [Mort] certaine nous surprit !
Alors l’intercession de ceux qui veulent bien s’en charger ne leur servira à rien.
En effet, pourquoi s’étaient-ils détournés du Rappel,
Pareils à des onagres effrayés,
En fuite devant un lion ?
En réalité, chacun d’eux veut recevoir du ciel un billet particulier.
Non ! En réalité, ils ne craignent pas la Vie Future.
Non ! Ceci est un Rappel.
Celui qui veut s’en souviendra !
Ils ne s’en souviendront que si Dieu le veut. Il est digne d’être craint ; il n’est pas indigne de Lui de pardonner.
J’en jure par le Jour de la Résurrection,
J’en jure par l’âme qui s’élève en censeur,
L’Homme imagine-t-il que Nous ne rassemblerons pas ses os ?
Que si ! Nous serons capable de reconstituer même son petit doigt.
Mais l’Homme veut demeurer insoucieux de l’Avenir.
Il demande : Quand sera le Jour de la Résurrection ?
Mais lorsque le regard sera consterné,
La lune éclipsée,
Lorsque le soleil et la lune seront réunis,
L’Homme dira alors : Où fuir ?
Non ! Il n’y a aucun refuge !
C’est auprès de ton Seigneur que, ce jour-là, les choses se stabiliseront.
L’Homme apprendra ce jour-là ce qu’il a fait et ce qu’il a négligé de faire.
En réalité, l’Homme est bien conscient de soi-même,
Même lorsqu’il vous jette à la vue toutes ses excuses.
N’agite pas ta langue pour lire le Coran plus vite.
C’est Nous qui le rassemblerons [pour toi] et qui te le ferons lire.
Lorsque Nous t’en montrons la lecture, suis cette lecture.
Puis, Nous devons te l’expliquer.
Mais non ! Vous aimez plutôt la Vie immédiate,
Et vous négligez la Vie dernière !
Ce jour-là, il y aura des visages épanouis
Qui regarderont leur Seigneur,
Ce jour-là, il y aura des visages contractés
S’attendant à subir une calamité,
Mais non ! Lorsque l’âme atteindra le haut de la poitrine
Et qu’il sera dit : qui va l’exorciser ?
Lorsque le Mourant pensera que c’est la fin,
Lorsque ses jambes se croiseront l’une sur l’autre,
Ce jour-là, l’âme sera conduite vers ton Seigneur.
Cet homme n’aura prêté foi à rien et n’aura pas fait sa prière.
Il aura au contraire crié au mensonge et se sera écarté de la Religion.
Cet homme-là s’est rendu ensuite auprès de sa famille, enflé d’orgueil.
Malheur à toi, malheureux !
Encore malheur à toi, malheureux !
L’Homme imagine-t-il qu’on le laissera à la dérive ?
N’a-t-il pas été une goutte de sperme éjaculé,
Puis un embryon ? Dieu le créa ensuite et lui donna une forme.
Dieu fit des deux sexes un mâle et une femelle.
Celui qui fit cela n’est-Il pas capable de ressusciter les Morts ?
Ne s'est-il pas écoulé un laps de temps où l’Etre humain n’était rien de définissable ?
En vérité, Nous avons créé l’Etre humain d’une goutte de sperme mélangé, afin de l’éprouver. Nous lui donnâmes l’ouïe et la vue.
Nous l’avons dirigé vers la Voie [droite]. Il se montra reconnaissant ou ingrat.
Nous avons préparé pour les Infidèles chaînes, fers et fournaise.
Les Justes boivent à une coupe dont la liqueur a la pureté du camphre.
Ils boivent à une source à laquelle se désaltèrent les Serviteurs de Dieu et qu’ils font jaillir à leur guise.
Ils respectaient, en effet, leurs engagements et craignaient un Jour dont le mal devait se répandre partout.
Ils donnaient nourriture —pour l’amour de Dieu— au Pauvre, à l’Orphelin et au Prisonnier.
Nous vous nourrissons uniquement pour l’amour de Dieu, disaient-ils. Nous ne voulons de votre part récompense ni remerciements.
En vérité, Nous craignons, de la part de notre Seigneur, un jour sombre et épouvantable.
Et Dieu les préserva du mal de ce jour et leur procura épanouissement et allégresse.
Il leur donna —en récompense de leur constance— le Paradis et ses soieries.
Là, ils sont étendus sur des lits de repos. Là, ils ne verront ni le soleil torride ni le vent glacial.
Là, les ombrages les couvrent de près, les fruits se penchent vers eux, pour qu’ils les cueillent.
On circule parmi eux avec un service d’argent et des coupes ayant la transparence du cristal
Et l’éclat de l’argent. Les coupes ont été conçues spécialement pour eux-mêmes.
Là, il leur sera offert une coupe dont le mélange, rappelant le gingembre,
Provient d’une source du Paradis appelée Salsabil.
Des adolescents éternellement jeunes circuleront parmi eux. A les voir, on les prendrait pour des perles éparses.
Quand tu regardes, tu verras partout délices et royaumes immenses.
Les Habitants du Paradis seront vêtus de soie et de brocart verts, parés de bracelets d’argent. Leur Seigneur leur offrira une boisson très pure.
Tout cela est votre récompense. Vos efforts ont été appréciés.
En vérité, c’est Nous qui avons fait descendre le Coran sur toi, par révélations successives.
Accepte avec patience la Décision de ton Seigneur. N’obéis à aucun pécheur parmi eux, à aucun infidèle.
Invoque le nom de ton Seigneur, matin et soir.
Prosterne-toi devant Lui une partie de la nuit. Glorifie-Le longuement pendant la nuit.
En vérité, ces gens aiment la Vie Immédiate et laissent derrière leur dos, un Jour lourd de conséquences.
Nous les avons créés et Nous avons joint solidement leurs articulations. Si Nous voulons, Nous les remplacerons par d’autres peuples semblables.
Ceci est un Rappel ! Celui qui veut, se frayera un Chemin vers son Seigneur.
Mais vous ne pouvez vouloir que si Dieu veut. En vérité, Dieu a toujours été omniscient et sage.
Il fait entrer qui Il veut dans Sa miséricorde. Pour les Injustes, Il a préparé un supplice douloureux.
Par celles qui sont envoyées, les unes après les autres,
Par celles qui soufflent impétueusement,
Par celles qui répandent largement,
Par celles qui discriminent nettement,
Par celles qui lancent un Rappel :
Excuse ou Avertissement,
En vérité, ce dont vous êtes menacés arrivera !
Lorsque les étoiles seront éteintes,
Lorsque le ciel sera fendu,
Lorsque les montagnes seront éparpillées,
Lorsque les Envoyés seront convoqués,
Pour quel jour seront-ils attendus ?
Pour le Jour de la Décision.
Sauras-tu toute l’importance du Jour de la Décision ?
Malheur aux esprits négateurs, ce jour-là !
N’avons-Nous pas anéanti les peuples Anciens ?
Ne les avons-Nous pas fait suivre par les Modernes ?
C’est ainsi que Nous agirons avec les Criminels.
Malheur aux esprits négateurs, ce jour-là !
Ne vous avons-Nous pas créés à partir d’une eau méprisable ?
Que Nous avons placée dans un réceptacle sûr,
Pour une période déterminée ?
Nous avons pu le faire. Quel excellent Créateur Nous fûmes.
Malheur aux esprits négateurs, ce jour-là !
N’avons-Nous pas fait de la terre un dépôt
Pour les Vivants et pour les Morts ?
N’y avons-Nous pas dressé des montagnes hautes et stables. Ne vous avons-Nous pas donné à boire une eau bien douce.
Malheur aux esprits négateurs, ce jour-là !
Allez vers ce que vous avez nié.
Allez vers l’ombre de cette fumée qui s’élève en trois colonnes.
Elle ne saurait vous abriter [de la chaleur] ni vous protéger des flammes.
Elle lancera des escarbilles grosses comme des maisons,
Jaunes comme des chameaux.
Malheur aux esprits négateurs, ce jour-là !
Voici le jour où ils ne pourront parler,
Où il ne leur sera pas permis de formuler des excuses.
Malheur aux esprits négateurs, ce jour-là !
Voici le Jour de la Décision : Nous vous avons réunis en même temps que les Anciens.
Si vous êtes forts en complots, complotez contre Moi.
Malheur aux esprits négateurs, ce jour-là !
En vérité, les Hommes Pieux seront parmi les ombrages et les sources,
Au milieu des fruits qu’ils aiment.
[Il leur sera dit] : Mangez et buvez ! C’est de bon cœur ! C’est en prix de vos œuvres.
En vérité, c’est ainsi que Nous récompensons ceux qui font le bien.
Malheur aux esprits négateurs, ce jour-là !
[A ceux-ci, il sera dit] : Mangez et jouissez un peu [de vos avantages]. Vous êtes des Criminels.
Malheur aux esprits négateurs, ce jour-là !
Lorsqu’il leur est demandé de faire génuflexion, ils ne font pas de génuflexion.
Malheur aux esprits négateurs, ce jour-là !
En quel autre Discours, après ce Coran, croiront-ils donc ?
Sur quoi s’interrogent-ils ?
Sur la grande nouvelle,
Au sujet de laquelle ils sont en désaccord.
Halte-là ! Bientôt vous saurez !
Encore une fois, halte !
N’avons-Nous pas fait de la terre une couche,
Des montagnes, autant de piquets ?
Nous vous avons créés par couples ;
Nous avons fait de votre sommeil un temps de repos ;
Nous avons fait de la nuit un manteau ;
Nous avons fait du jour un temps de vie ;
Nous avons édifié au-dessus de vos têtes sept cieux bien solides ;
Nous avons installé un flambeau plein de chaleur ;
Des nuages Nous avons fait descendre l’eau à profusion,
Pour faire surgir, grâce à elle, les céréales et les autres plantes,
Ainsi que des vergers touffus.
Certes le Jour de la Décision a toujours été un Rendez- vous.
Le jour où il sera soufflé dans la Trompette, vous viendrez en masse.
Le Ciel s’entrouvrira et ne sera plus que portes béantes.
Les montagnes seront mises en marche et paraîtront comme un mirage.
En vérité, la Géhenne est un poste de guet.
Pour les Tyrans, elle est une retraite.
Ils y demeureront des éternités.
Ils n’y goûteront pas la fraîcheur; et, pour toute boisson,
Ils auront eau bouillante et sanie.
C’est une récompense équitable.
En réalité, ils ne s’attendaient à aucun jugement.
Ils ont refusé absolument de croire à Nos Signes.
Mais Nous avons tout dénombré et tout consigné dans un livret.
Goûtez donc [ce châtiment]. Nous ne ferons que vous l’augmenter.
Il est pour les Hommes Pieux un bon succès.
Ce sera des jardins et des vignobles,
Des jeunes filles, au sein arrondi, toutes du même âge,
Et une coupe débordante.
Là, ils n’entendront bavardages ni mensonges.
Récompense de ton Seigneur ! Faveur suffisante !
C’est le Seigneur des cieux, de la terre et de ce qui est entre eux. C’est le Clément. Ses Créatures, n’ont pas le pouvoir de Lui parler.
Le Jour où l’Esprit et les Anges s’aligneront en rangs, ils ne parleront pas. Excepté celui que Dieu autorisera et qui parlera juste.
C’est là le Jour Vrai ! Celui qui veut, saura trouver une retraite auprès de Son Seigneur.
Certes Nous t’avons averti d’un châtiment imminent, le jour où l’Homme examinera ce que sa main aura accepté et où l’Impie s’écriera ; Plût au ciel que je fusse poussière !
Par [les Anges] qui arrachent [les âmes] violemment,
Par ceux qui les tirent doucement,
Par ceux qui planent dans l’espace,
Par ceux qui devancent rapidement,
Par ceux qui dirigent les affaires,
[Vous serez ressuscités] le jour où tout ce qui est stable entrera en mouvement,
Puis sera suivi par les cieux et les astres.
Ce jour-là, les cœurs battront à se rompre,
Et les regards seront humiliés.
Les Hommes demandent : Serons-nous ramenés sur nos pas
Quand bien même nous serions os putréfiés ?
Ils disent : Dans ce cas, notre retour à la vie serait notre perte !
Ce ne sera qu’un seul cri,
Et le voilà de nouveau sur la terre !
Le récit de Moïse t’est-il parvenu ?
Son Seigneur l’appela dans la Vallée Sacrée Towâ
Pars, lui dit-il, vers Pharaon ; Sa tyrannie a dépassé les bornes !
Dis-Iui as-tu envie de te purifier ?
Je te dirigerai vers Mon Seigneur et tu [Le] craindras.
Moïse lui fit voir le Signe le plus grand.
Pharaon se refusa à croire et se rebella
Puis il s’en fut et s’employa à faire le mal.
Il réunit ses hommes et déclara :
Je suis, dit-il, votre Seigneur très auguste.
Dieu le saisit et lui infligea le châtiment de la Vie Future et de la Vie ici-bas.
Il est en cela un enseignement pour qui sait craindre.
Etes-vous donc plus difficiles à créer que le ciel qu’il édifié ?
Il a fait sa voûte très haute et bien stable ;
Il a rendu sombre la nuit et a fait éclore le jour.
Ensuite, Il a fait étendre la terre.
Il en fit sortir l’eau et le pâturage.
Il a amarré les montagnes.
C’est une jouissance pour vous et vos troupeaux.
Quand la calamité Suprême arrivera,
Le jour où l’Homme se rappellera le fruit de ses efforts,
Où la Fournaise surgira aux yeux de tout le monde,
Alors, celui qui se rebella,
Qui préféra la vie ici-bas,
Aura la Fournaise comme demeure.
Celui qui craignit le moment où il se présenterait devant- son Seigneur, qui a empêché son âme de suivre ses penchants,
Aura le Paradis comme demeure.
Ils t’interrogent sur l’Heure. Quand jettera-t-elle l’ancre te demanderont-ils ?
Es-tu là pour leur en parler
C’est auprès de ton Seigneur que s’arrête toute connaissance à ce sujet.
Tu n’es chargé que d'avertir celui qui la craint.
Le jour où ils la verront, ils auront l’impression de n’être restés en vie qu’une après-midi ou une matinée.
Il a froncé les sourcils et s’est détourné
Parce que l’Aveugle est venu vers lui.
Qu’en sais-tu ? Peut-être que, lui aussi, voulait se purifier !
Ou tirer une leçon qui lui sera utile.
Mais celui qui se considère comme riche,
Celui-là, tu l’accueilles avec empressement.
Et qu’est-ce que cela te fait qu’il ne soit pas purifié ?
Celui qui est venu à toi en courant,
Tout craintif,
Celui-là, tu le reçois distraitement,
Halte-là ! C’est un Rappel
(Qui veut se rappelle !)
Consigné dans des Ecritures honorées,
Elevées et purifiées,
Entre les mains de Scribes
Nobles et justes
Mort à l’Homme ! Comme il est incrédule.
De quoi donc l’a-t-il créé ?
D'une goutte de sperme, Il l'a créé. Il lui a assigné des étapes.
Puis Il lui rendit le chemin facile ;
Puis Il le fit mourir et enterrer ;
Puis, s'il le veut, Il le ressuscite.
Halte-là ! l’Homme n'a pas encore accompli ce qui lui a été commandé.
Que l'Homme considère donc sa nourriture.
Nous avons versé de l'eau en abondance
Puis nous avons entrouvert quelque peu la terre.
Nous y avons fait pousser des céréales,
Des vignes et des arbrisseaux,
Des oliviers et des palmiers,
Des vergers immenses,
Des arbres fruitiers et des pâturages,
Jouissance pour vous et pour vos troupeaux.
Quand le cri assourdissant retentira,
Le jour où l'Homme fuira son frère,
Sa mère et son père,
Sa compagne et ses enfants,
Ce jour-là, chacun a une affaire qui le préoccupe suffisamment.
Ce jour-là, il y aura des visages brillants
Souriants et pleins d’espoir.
Ce jour-là, il y aura des visages couverts de poussière,
Et masqués par une ombre.
Ceux-ci sont les Impies et les Libertins.
Lorsque le soleil sera développé,
Lorsque les étoiles disparaîtront,
Lorsque les montagnes seront mises en marche,
Lorsque les chamelles pleines seront abandonnées,
Lorsque les Pauvres seront ressuscités,
Lorsque les océans commenceront à bouillonner,
Lorsque les âmes seront accouplées,
Lorsqu'on demandera à la jeune fille enterrée vivante
Pour quel crime elle a été mise à mort ?
Lorsque les livrets seront ouverts,
Lorsque le ciel sera « écorché »,
Lorsque la Fournaise sera ranimée,
Lorsque le Paradis sera avancé,
Toute âme saura ce qu’elle aura avancé.
J’en jure par les planètes lentes
Qui gravitent et disparaissent,
Par la nuit qui tombe,
Par le matin et son souffle,
Ceci est, en vérité, la parole transmise par un noble Messager,
Jouissant d’une certaine force auprès du Possesseur du Trône,
ayant une position solide.
Un homme obéi et, en plus, fidèle.
Il a vu l’Archange à l’horizon éblouissant.
[Muhammad] n’est point avare pour ce qu’il connaît de l’invisible.
Ceci n’est point la parole d’un démon lapidé.
Où allez-vous donc ?
C’est uniquement un Rappel pour toutes les Créatures de l’Univers.
Pour celui d’entre vous qui veut marcher droit.
Vous ne pourrez vouloir que si Dieu veut. Il est le Seigneur de l’Univers.
Lorsque le ciel se disloquera,
Lorsque les astres se disperseront,
Lorsque les océans jailliront,
Lorsque les sépulcres seront bouleversés,
Toute âme saura ce qu’elle aura accompli et ce qu’elle aura négligé.
Homme ! qu’est-ce qui t’a trompé sur ton Seigneur généreux,
Celui qui t’a créé, t’a constitué normalement et avec une certaine harmonie ?
Sous quelque forme qu’il désire, Il te fait surgir.
Non ! Mais vous traitez la Religion de mensonge.
Nous avons certes pour vous surveiller des gardiens,
Nobles Scribes,
Qui savent ce que vous faites.
En vérité, les Justes se trouvent dans la Fournaise !
Ils l’affronteront le Jour du Jugement dernier.
Ils ne pourront s’absenter de l’Enfer.
Sais-tu toute l’importance du Jour du Jugement ?
Oui ! sais-tu, encore une fois, toute l’importance du Jour du Jugement ?
Le Jour où aucune âme ne pourra rien pour une autre âme.
Ce jour-là, l’Ordre appartiendra à Dieu.
Malheur aux Fraudeurs !
Qui, lorsque les autres leur font la mesure, réclament une mesure bien pleine.
Mais qui, lorsqu’ils mesurent ou pèsent aux autres, leur causent des pertes.
Eh quoi ! Ces gens-là ne pensent-ils pas qu’ils seront ressuscités
Pour affronter un jour impressionnant,
Le Jour où les Hommes se lèveront en l'honneur du Seigneur de l'Univers ?
Halte-là ! Le livret des Libertins est au Sijjîne
Sauras-tu seulement l'importance du Sijjîne ?
C'est un livre plein de signes !
Malheur aux esprits négateurs, ce jour-là !
Qui nient le Jour du Jugement
Alors que seul le nie celui qui est transgresseur et pécheur.
Celui qui, lorsqu’on lui récite Nos versets, s’écrie : Ce sont légendes d'Anciens !
Halte-là ! Leurs propres œuvres ont plutôt subjugué leurs cœurs.
Halte-là ! En vérité, ils ne pourront pas voir leur Seigneur ce jour-là.
Puis, en vérité, ils affronteront la Fournaise.
Il leur sera dit ensuite : Voici ce que vous traitiez de mensonge.
Halte-là ! En vérité, le livret des Justes est au Illiyoûne.
Sauras-tu seulement l’importance du ’Illiyoûne ?
C'est un livre plein de signes.
Que voient ceux qui sont tout près de Dieu.
En vérité, les Justes sont dans le Délice.
Assis sur des lits de repos, ils promèneront leurs regards çà et là.
On reconnaît sur leurs visages l'épanouissement du bonheur.
Il leur sera offert à boire une liqueur pure et cachetée
D’un cachet de musc. C’est cela que doivent convoiter avec émulation ceux qui le veulent.
Cette liqueur sera mélangée avec de l'eau de Tasmine.
Tasmine est une source à laquelle boivent ceux qui sont tout près de Dieu.
En vérité, les Criminels s'étaient bien gaussés des Croyants
Lorsqu'ils les rencontraient, ils échangeaient des œillades entre eux.
Lorsqu’ils rentraient chez eux, ils se donnaient à cœur joie.
Lorsqu’ils les voyaient, ils disaient : ces gens sont assurément dans l’égarement.
Pourtant, ils n’ont pas été envoyés pour prendre soin d’eux.
Aujourd’hui donc ; les Croyants se gaussent des Infidèles.
Assis sur des lits de repos, ils promènent leurs regards çà et là.
Les Infidèles ont-ils bien eu la récompense de leurs œuvres ?
Lorsque le ciel se fendra,
Qu’il aura obéi à son Seigneur et il devait [le faire],
Lorsque la terre sera toute plate,
Qu’elle aura expulsé tout ce qu’elle renferme et qu’elle en sera vide.
Qu’elle aura obéi à son Seigneur et elle devait [le faire],
Alors, Homme ! tu avanceras avec effort vers ton Seigneur. Tu Le rencontreras.
Celui qui recevra son livret de la main droite,
Sera jugé à ton aise
Et retournera auprès des siens tout content.
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Par le ciel et les signes du Zodiaque,
Par le Jour Promis,
Par le Témoin et l’objet du Témoignage,
Ils furent bel et bien tués les Hommes du Gouffre
Rempli de feu bien entretenu.
Ils étaient assis autour de ce feu.
Ils sont témoins de ce qu’ils faisaient subir Croyants !
Ils ne leur en voulaient que parce qu’ils croyaient en Dieu, le Puissant, le Loué,
Qui a la possession des cieux et de la terre. Dieu est témoin de toute chose.
En vérité, ceux qui ont tourmenté les Croyants et les Croyantes et qui ne se sont pas repentis par la suite, subiront le supplice de la Géhenne. Le supplice du feu leur sera réservé.
En vérité, ceux qui ont choisi de croire et qui ont fait le bien, auront des Jardins arrosés de cours d’eau. C’est là le succès ; immense !
En vérité, la violence de ton Seigneur est grande.
En vérité, c’est Lui qui crée d’abord et qui crée une deuxième fois.
Il est l’Absoluteur, l’Affectueux,
Le Possesseur du Trône, le Glorieux.
Il fait ce qu’il veut.
Le récit des Légions est-il parvenu jusqu’à toi,
De Pharaon et de Thamound ?
Mais les Infidèles crieront au mensonge !
Dieu, derrière eux, les enveloppe.
Pourtant, c’est un Coran glorieux,
Inscrit sur des tablettes soigneusement gardées.
Par le ciel et par l’étoile du Voyageur,
(Sauras-tu l’importance de l’étoile du Voyageur ?
C’est l’étoile la plus brillante !)
En vérité, toute âme a un gardien.
Que l’homme considère de quoi il a été créé !
Il a été créé à partir d’un liquide éjaculé
Qui sort d’entre les reins et les côtes.
En vérité, le Créateur est capable de le ressusciter
Le Jour où les secrets seront examinés.
Alors, l’Homme n’aura ni force ni aide.
Par le ciel et sa pluie,
Par la terre et ses crevasses,
Ceci est une parole Décisive !
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Glorifie le Nom de ton Seigneur, le Très-Haut !
Qui a tout créé et le fit avec harmonie,
Qui a tout évalué et tout orienté,
Qui a fait sortir le pâturage
Et en a fait du fourrage brun.
Nous te ferons lire, n’oublie donc rien,
Excepté ce que Dieu veut ! En vérité, il connaît ce qui est public et ce qui est secret.
Nous te préparerons pour la Loi Aisée.
Rappelle, si le Rappel est utile.
Se rappellera celui qui craint.
S’en écartera le plus malheureux,
Qui affrontera le Grand Feu,
Où il ne pourra ni mourir ni vivre.
Heureux celui qui s’est purifié,
Qui a invoqué le nom de son Seigneur et qui a prié.
Mais, en réalité, vous préférez la Vie ici-bas
Alors que la Vie Future est bien meilleure et plus durable !
En vérité, tout ceci se trouve dans les Ecritures Anciennes,
Les Ecritures d’Abraham et de Moïse.
Est-ce que Ton fa fait le récit de la Journée Enveloppante ?
Ce jour-là, il y aura des visages humbles,
Des créatures qui peinent, accablées de fatigue.
Elles affronteront un Feu ardent
Et boiront à une source bouillante.
Elles n’auront pour toute nourriture que de l’euphorbe
Qui n’engraisse ni n’apaise la faim.
Ce jour-là, il y aura des visages épanouis,
Satisfaits de leurs efforts,
Dans un Paradis sublime,
N’y entendant nul bavardage.
Il y aura une source qui coule sans cesse,
Il y aura des lits hauts,
Des coupes posées,
Des coussins rangés,
Et des tapis étendus.
Que ne regardent-ils les chameaux comme ils ont été créés !
Le ciel, comme il a été élevé,
Les montagnes, comme elles furent installées,
Et la terre, comme elle fut aplatie.
Rappelle donc ! Tu es simplement un homme chargé de rappeler.
Tu n’es pas chargé de faire pression sur eux.
Exception faite de celui qui se détourne et se déclare impie.
Celui-là, Dieu lui fait subir le Supplice Suprême.
C’est à Nous, qu’ils retourneront.
C’est Nous qui, ensuite, leur ferons rendre compte.
Par l’Aube,
Par les Dix-Nuits,
Par tout ce qui est pair ou impair,
Par la nuit qui passe,
Y a-t-il en cela un serment [satisfaisant] pour quelqu’un doué de raison ?
N’as-tu pas vu comme ton Seigneur traita les Ad,
Iram, aux grandes constructions,
Iram, peuple, de par le monde, à nul autre pareil ?
Comme Il traita les Thamound qui avaient creusé le roc dans la Vallée ?
Comme Il traita Pharaon, l’homme aux épieux ?
Tous furent tyranniques dans leurs pays.
Ils y multiplièrent le scandale.
Ton Seigneur déversa sur eux des supplices combinés.
En vérité, ton Seigneur surveille [toujours] !
L’Homme, lorsque son Seigneur, voulant l’éprouver, le traite généreusement et lui accorde Ses bienfaits, dit : Mon Seigneur m’a traité généreusement !
Mais lorsque, voulant toujours l’éprouver, Il lui mesure Ses dons, l’Homme dit : Mon Seigneur m’a humilié.
Non pas ! Vous, vous ne traitez pas l’Orphelin avec générosité.
Vous n’encouragez pas à nourrir le Pauvre.
Vous dévorez l’héritage, sans distinguer ce qui vous revient et ce qui ne vous revient pas.
Vous aimez l’argent d’une passion infinie.
Halte-là ! Lorsque la terre sera ébranlée par une série de séismes,
Lorsque ton Seigneur arrivera avec les Anges,
Lorqu’on apportera alors la Géhenne, ce jour-là, l’Homme se rappellera. Mais à quoi lui servira qu’il se rappelle ?
Il dira : Plût au ciel que j’eusse fait quelque chose pour ma vie actuelle.
Ce jour-là, personne ne procédera à un châtiment pareil à celui de Dieu.
Personne ne fera mettre les chaînes comme Dieu.
O Ame tranquille !
Retourne à ton Seigneur, satisfaite et donnant satisfaction.
Entre donc parmi Mes Serviteurs.
Entre donc dans Mon Paradis.
J’en jure par cette cité,
(Pendant que tu résides en cette cité !)
Par le père et ce qu’il a engendré,
Nous avons certes créé l’Etre Humain pour les peines.
Imagine-t-il que nul ne pourra rien contre lui ?
Il se dit : J’ai dilapidé une fortune compacte !
Imagine-t-il que nul ne le voit
Ne l’avons-Nous pas doté d’une paire d’yeux,
D’une langue et de deux lèvres ?
Ne lui avons-Nous pas montré les Deux Chemins ?
Il n’a pas sauté l’Obstacle.
Sauras-tu toute l’importance de l’Obstacle ?
Affranchir un esclave,
Ou bien nourrir, en période de famine,
Un Orphelin proche parent
Ou un Pauvre dans le dénuement,
Puis être du nombre de ceux qui ont choisi de croire, qui se sont recommandé mutuellement la constance et qui se sont recommandé mutuellement la clémence.
Ceux-là sont les Hommes de la Droite
Ceux qui ont renié Nos Signes sont les hommes de la Gauche.
Ils seront dans un feu sans ouverture !
Par le Soleil et sa clarté,
Par la lune qui lui succède,
Par le Jour qui le fait rayonner,
Par la nuit qui le cache,
Par le ciel et son édification,
Par la terre et son aplanissement,
Par les âmes et sa constitution
(Dieu lui inspire la distinction entre son libertinage et sa piété !)
Heureux sera celui qui l'aura purifiée !
Malheureux sera celui qui l’aura diminuée !
Les Thamound ont crié au mensonge, du fait de leur tyrannie
Au moment où surgit le plus grand misérable de tout ce peuple,
L’Envoyé de Dieu leur dit : Prenez garde à la chamelle de Dieu et à son breuvage !
Mais le peuple se refusa à le croire. Ils égorgèrent la chamelle. Leur Seigneur les écrasa en prix de leur péché. Ce fut un châtiment général.
Il n’en craint pas les conséquences !
Par la nuit, quand elle couvre,
Par le jour, quand il se découvre,
Par la Création du Mâle et de la Femelle,
En vérité, le fruit de vos efforts est divers.
Celui qui a fait l’aumône, qui a été pieux,
Qui a cru en la [Parole] Magnifique,
Nous le préparerons à l’Aisance Suprême,
Celui qui s’est montré avare et suffisant,
Qui n’a pas cru en la [Parole] Magnifique,
Nous le préparerons à la Difficulté Suprême,
Sa fortune ne lui servira à rien quand il sera trépassé.
En vérité, Nous nous devons de donner la Direction,
En vérité, Nous détenons la Vie Future et la Vie Présente.
Je vous ai donc avertis d’un Feu qui flamboie
Que n’affrontera que le plus misérable,
Qui a crié au mensonge et s’est reculé.
L’évitera Celui qui a été le plus pieux,
Qui donne sa fortune pour se purifier.
Personne ne lui a rendu service pour qu’il lui fît des dons en guise de récompense.
Il ne l’a fait que dans le désir de rencontrer la face de son Seigneur, le Très Haut,
Bientôt, certes, il sera satisfait !
Par le matin,
Par la nuit, quand elle est installée,
Non ! ton Seigneur ne t’a ni abandonné ni boudé.
En vérité, la Vie Future sera meilleure pour toi que la Vie Première.
Bientôt ton Seigneur te comblera de Ses dons et tu seras satisfait.
Ne t’a-t-Il pas trouvé orphelin ? Il t’a alors abrité !
Ne t’a-t-Il pas trouvé égaré ? et Il t’a alors dirigé !
Ne t’a-t-Il pas trouvé pauvre ? et Il t’a alors enrichi !?
L’orphelin donc n’opprimeras !
Le mendiant ne repousseras !
Mais de la Faveur de ton Seigneur, tu parleras !
N’avons-Nous pas ouvert ta poitrine,
Déposé ton fardeau,
Qui avait fatigué ton dos,
Et porté bien haut ton nom ?
A côté de la Gêne donc, il y a bien l’Aisance,
En vérité, à côté de la Gêne, il y a bien l’Aisance.
Dès que tu as fini [une tâche] entreprends donc une autre !
A ton Seigneur, aspire !
Par le Mont des Figuiers, par le Mont des Oliviers,
Par le Mont Sinaï,
Par cette Cité paisible,
Nous avons certes créé l’Homme dans la plus belle des constitutions.
Puis Nous l’avons rendu le plus bas de toutes les basses créatures.
Exception faite de ceux qui ont choisi de croire et qui ont pratiqué le Bien. Ils auront eux, une récompense ininterrompue.
Qu’est-ce qui te fera encore nier le Jugement, ô Homme ?
Dieu n’est-Il pas le plus équitable des Juges ?
Lis au nom de ton Seigneur qui est le Créateur,
Il a créé l’Homme à partir de sang coagulé,
Lis ! Car ton Seigneur est le plus Généreux !
Qui a enseigné avec le calame !
Il a enseigné à l’Homme ce que l’Homme ne savait point.
Halte-là ! En vérité, l’Homme devient tyrannique
Dès qu’il se voit riche.
En vérité, c’est vers ton Seigneur que s’effectuera le Retour !
As-tu vu celui qui empêche
Un Serviteur de prier ?
Penses-tu qu’il soit dans la bonne Direction
Ou qu’il ordonne la piété ?
Penses-tu, au contraire, qu’il soit négateur et qu’il se soit détourné de la Foi ?
Ne sait-il donc pas que Dieu voit ?
Halte-là ! S’il ne s’arrête, Nous le traînerons certes dans la Géhenne, par la chevelure,
Chevelure de mensonge et de péché !
Qu’il fasse appel à son cercle !
Nous, Nous appellerons les Gardiens de l’Enfer !
Halte-là ! Ne lui obéis pas, Homme ! Prosterne-toi et rapproche-toi de Dieu.
En vérité, Nous l’avons fait descendre dans la Nuit du Prestige !
Sauras-tu seulement l’importance de la Nuit du Prestige ?
La Nuit du Prestige vaut mieux que mille mois.
Les Anges et l’Esprit descendent avec la permission de leur Seigneur, pour toutes sortes d’affaires,
Paix elle est jusqu’au lever de l’aurore.
Ceux qui, parmi les Gens de l’Ecriture, se sont refusé à croire et les Partisans de l'Associationisme ne devaient pas abandonner [leur culte] jusqu’à ce que leur a été parvenue la Preuve.
Un Envoyé de la part de Dieu lisant des Ecritures Purifiées
Qui renferment des Livres parfaits.
Ceux qui ont reçu les Ecritures n’ont fait scission qu’après que la Preuve leur fut arrivée.
Il ne leur fut rien ordonné sinon d’adorer Dieu, Lui vouant la Religion, en haniîfs, d’accomplir la Prière et de donner l’Aumône légale. C’est là, la Religion de la Communauté Parfaite.
En vérité, Ceux qui, parmi les Gens de l’Ecriture, se sont refusé à croire ainsi que les Partisans de l’Associationnisme seront dans le Feu de la Géhenne et y demeureront éternellement. Ceux-là sont le rebut de la Création.
En vérité, Ceux qui ont choisi de croire et qui ont pratiqué le bien, ceux-là sont l’élite de la Création.
Leur récompense sera, auprès de leur Seigneur, des Jardins d’Eden, où coulent des ruisseaux et où ils demeureront éternellement. Dieu sera satisfait d’eux et ils seront satisfaits de Lui. Une telle récompense est pour celui qui craint Son Seigneur.
Lorsque la terre subira son séisme,
Qu’elle éliminera les corps étrangers qui l’encombrent.
Que l’Homme se demandera : Qu’a-t-elle ?
Ce jour-là, elle racontera sa vie,
Parce que ton Seigneur le lui aura suggéré.
Ce jour-là, les Hommes de toutes conditions déferleront pour voir leurs œuvres.
Celui qui aura fait le poids d’un atome de bien, le verra
Et celui qui aura fait le poids d’un atome de mal, le verra.
Par les cavales qui galopent à perte d’haleine,
Par celles dont les sabots font jaillir des étincelles,
Par celles qui déclenchent, le matin, l’offensive,
Soulevant un nuage de poussière
Et surgissant au milieu de l’ennemi,
En vérité, l’Homme est ingrat envers son Seigneur.
D’ailleurs, de cela, il témoignera bien.
Il a, pour les richesses, un amour passionné.
Eh quoi ! Ne sait-il donc pas que, une fois expulsés ceux que les tombes renferment,
Recensés ce que les poitrines recèlent,
Leur Seigneur, ce jour-là, leur montrera qu’Il les connaît bien.
Celle qui frappe !
Qu’est-ce que Celle qui frappe ?
Sauras-tu seulement l’importance de Celle qui frappe ?
C’est le jour où les Hommes seront comme papillons dispersés,
Les montagnes, comme laine cardée.
Celui dont les œuvres ont bon poids,
Aura une vie satisfaisante.
Celui dont les œuvres ont mauvais poids,
Son chemin sera vers l’abîme.
Sauras-tu seulement son importance ?
C’est un Feu ardent !
L’émulation vous divertit.
Vous en arrivez à citer vos morts.
Halte-là ! Bientôt vous apprendrez !
Encore une fois : Halte-là ! Bientôt vous apprendrez !
Halte-là ! Si vous pouviez savoir avec certitude,
Vous verriez assurément la Fournaise [en image]
Ensuite vous la verrez certes en réalité.
Ce jour-là, il vous sera demandé compte de votre vie délicieuse.
Par le Temps,
En vérité, l’Homme est en perdition !
Exception faite de ceux qui ont choisi de croire, qui ont fait le bien, qui se sont recommandé mutuellement la Vérité et qui se sont recommandé la constance.
Malheur à tout calomniateur médisant,
Qui a amassé une fortune et qui passe son temps à compter.
Il imagine que sa fortune l’a rendu immortel.
Non pas ! Il sera abandonné dans la Hotama
Sauras-tu seulement l’importance de la Hotama ?
C’est le Feu de Dieu, tout pétillant,
Qui gagne les entrailles humaines.
C’est un Feu qui sera clos sur eux,
Parmi des colonnades infinies.
N’as-tu pas vu comment ton Seigneur a traité les Compagnons des Eléphants ?
N’a-t-il pas rendu vain leur stratagème ?
Il a envoyé contre eux des oiseaux, par vols,
Qui leur lançaient des pierres argileuses.
Il les a ainsi détruits comme des plantes rongées.
Parce que les Qoureich se sont habitués
A l’expédition d’hiver et à celle d’été,
Qu’ils adorent donc le Seigneur de ce Temple
Qui les a nourris, lorsqu’ils avaient faim et qui les a rassurés, lorsqu’ils avaient peur.
As-tu vu celui qui traite la Religion de Mensonge ?
C’est lui qui repousse l’Orphelin
Et qui n’incite pas à nourrir le Pauvre !
Malheur à ceux qui,
Dans leurs prières, font preuve de distraction.
Qui agissent par ostentation
Et qui empêchent l’entraide.
Nous t’avons donné le Fleuve Kawthar
Prie donc ton Seigneur et immole !
Celui qui te hait ne laissera rien derrière lui.
Dis : O Infidèles !
Je n’adorerai pas ce que vous adorerez,
Vous n’adorerez pas ce que j’adorerai.
Je ne suis pas en train d’adorer ce que vous adorez.
Vous n’adorez pas ce que j’adore.
Vous avez votre religion, j’ai la mienne !
Quand viendra l’assistance de Dieu et viendra la victoire,
Quand tu verras les Hommes entrer dans la Religion de Dieu en masse,
Glorifie alors les louanges de ton Seigneur et implore Son pardon. En vérité, Il a été toujours révocateur.
Que les mains d’Abou-Lahab périssent. Qu’il périsse lui- même.
-
Il affrontera bientôt un feu flamboyant.
Sa femme, porteuse de bois,
Aura au cou une corde tressée.
Dis : Il est Dieu, l'Unique !
Il est Dieu, le Seul !
Il n’a pas engendré et n’a pas été engendré !
Nul ne peut Lui être égal !
Dis : Je me réfugie auprès du Seigneur de l’Aube
Contre la méchanceté de ce qu’Il m’a créé,
Contre la méchanceté de la nuit lorsqu’elle s’installe,
Contre la méchanceté de celles qui soufflent sur les nœuds,
Contre la méchanceté de tout envieux.
Dis : Je me réfugie auprès du Seigneur des Hommes,
Le Souverain des Hommes,
Le Dieu des Hommes,
Contre le mal du Tentateur qui se cache,
Qui souffle ses idées dans les poitrines des Hommes :
Qu’il fut parmi les Djinns ou parmi les Humains !
