﻿Au nom de Dieu, le clément et qui manifeste sa clémence.
LOUANGE à Dieu, le maître des mondes,
LE clément et qui manifeste sa clémence.
SOUVERAIN au jour du jugement dernier.
C’EST toi que nous adorons, c’est toi dont nous implorons le secours.
MONTRE-NOUS le droit chemin,
LE chemin de ceux envers qui tu t’es montré généreux, non le chemin de ceux qui ont encouru ta colère, non le chemin des égarés.
Alif — Lam — Mim.
VOILA le Livre qui ne doit pas être mis en doute, le Livre qui doit servir de guide à ceux qui craignent,
A ceux qui croient au surnaturel, qui prient avec rectitude et qui remettent en circulation les biens que nous leur avons procurés.
A ceux qui tiennent pour vraies les révélations qui ont été reçues par toi et tes prédécesseurs et qui croient avec certitude à la vie future.
CEUX-LA seuls sont sur la voie tracée par leur maître et ceux-là seuls réussiront.
QUANT aux infidèles, c’est tout un que tu les avertisses ou non, car ils ne croiront jamais.
DIEU a fermé leurs cœurs et leur ouïe avec un sceau, sur leurs yeux il a mis un voile et il leur réserve un châtiment cruel.
IL y a des hommes qui disent : « Nous croyons en Dieu et au jour dernier » et qui pourtant ne sont pas des croyants.
DE tels hommes cherchent à tromper Dieu et les véritables croyants mais, à leur insu, ils ne trompent qu’eux-mêmes.
C’EST l’indice qu’ils ont un cœur malade. Leur mal, Dieu l’aggravera encore et Il leur infligera un châtiment douloureux pour les punir de leur hypocrisie.
SI on leur dit : « Ne faites pas de mal sur la terre », ils répondent : « Au contraire, nous faisons le bien. »
QU’Y faire ? Ils sont malfaisants et ils ne le savent pas.
ET si on leur dit : « Croyez comme les autres », ils répondent : « Vous voulez alors que nous croyions comme les faibles d’esprit ». Hélas ! ce sont eux les faibles d’esprit, mais ils ne le savent pas.
LORSQU’ILS rencontrent des croyants, ils disent : « Nous croyons » mais dès qu’ils ont rejoint leurs tentateurs, ils affirment : « Nous sommes avec vous, le reste est plaisanterie ! »
DIEU aussi plaisantera avec eux. Il les fortifiera dans leur aberration, les abandonnant à leur sort.
CES gens-là ont troqué la vérité contre l’erreur. Ils ont fait un marché de dupe. Ils se sont fourvoyés.
ILS ressemblent à quelqu’un qui aurait aspiré avidement après la lumière. A peine celle-ci a-t-elle répandu sa clarté autour de lui, que Dieu la fait disparaître. Comme lui, ils ont été plongés dans les ténèbres, ne voyant plus rien.
SOURDS, muets et aveugles, ils ne peuvent plus retrouver la bonne voie.
ON peut encore les comparer à ces gens qui, au moment où les nues éclatent en pluie, tonnerre et éclairs, se mettent les doigts dans les oreilles, terrorisés par le fracas de la foudre et la menace de la mort, cependant que Dieu encercle de tous côtés les infidèles.
PEU s’en faut que l’éclair ne leur ravisse la vue. A la moindre lueur, ils avancent, mais dès que le ciel s’obscurcit, ils s’arrêtent. Si Dieu veut, Il leur enlève l’ouïe et la vue, car Il est tout-puissant.
O hommes! adorez votre maître, Celui qui vous a créés, vous et ceux qui vous ont précédés. Peut-être ainsi obtiendrez-vous votre salut ?
C’EST Lui qui vous a donné la terre pour lit et le ciel pour abri. C’est Lui qui précipite la pluie du haut des cieux, qui par elle fait germer les récoltes pour votre satisfaction. Et puisque vous savez cela, ne Lui cherchez pas des égaux.
SI vous avez le moindre doute sur ce que nous avons révélé à notre Serviteur, tâchez de produire une sourate comme celle-ci et, pour cela, invoquez les intimes que vous vous êtes donnés en dehors de Dieu, si vous êtes de bonne foi.
MAIS si vous n’y parvenez pas, et à coup sûr, vous n’y parviendrez jamais, parez-vous contre le feu qu’alimenteront les hommes et les pierres, le feu destiné aux infidèles.
ANNONCE à ceux qui ont la foi et qui pratiquent les bonnes œuvres, qu’ils auront pour demeure des jardins arrosés d’eau vive. Chaque fois qu’ils seront gratifiés d’un des fruits de ces jardins, ils s’écrieront : « C’est bien là ce qui nous avait été annoncé autrefois, car tous ces fruits sont plus savoureux les uns que les autres ». Là, ils auront pour compagne des femmes exemptes de toute impureté. Là, leur bonheur n’aura pas de fin.
DIEU n’éprouve aucune honte à prendre n’importe quel objet comme exemple, depuis l’insecte le plus infime jusqu’à l’être le plus considérable de la création. Les croyants découvrent dans ces exemples une vérité de leur maître. Quant aux infidèles, au contraire, ils se demandent « Que veut bien dire Dieu par de tels exemples ? » Par de tels exemples, nombreux sont ceux qu’Il égare et nombreux sont ceux qu’Il guide. En vérité, Il n’égare que les incrédules,
LES incrédules, qui rompent le pacte qu’ils avaient fermement conclu avec Dieu, qui dénouent ce que Dieu a ordonné de joindre, qui engendrent le désordre sur terre, ceux-là-mêmes qui perdent leur âme.
COMMENT pouvez-vous renier Dieu, vous, que Dieu a tirés du néant, qu’Il fera mourir et revivre et près duquel vous retournerez un jour ?
C’EST Lui qui a créé pour vous tout ce qui est sur la terre, puis, portant son attention sur le firmament, en tira sept cieux, Lui qui s’entend en toutes choses.
LORSQUE Dieu confia aux anges qu’Il voulait avoir sur terre un représentant, ceux-ci lui dirent : « Vas-tu mettre sur terre quelqu’un qui y apportera le désordre et y fera couler le sang, alors que nous chantons tes louanges et glorifions ta sainteté ? » Je sais, répondit Dieu, ce que vous ne savez pas.
DIEU apprit à Adam le nom de tous les êtres. Puis présentant ces derniers aux anges, Il leur dit : « Indiquez-moi les noms de tous ces êtres, si vous vous croyez plus méritants qu’Adam. »
« LOUÉ soit ton nom », répondirent-ils. « Nous ne savons que ce que tu as bien voulu nous apprendre. Toi seul détiens la science et la sagesse. »
DIEU dit alors à Adam : « Indique-leur les noms de tous les êtres ». Après qu’il l’eût fait, Dieu ajouta : « Ne vous ai-je pas dit que je détiens les mystères des cieux et de la terre et que je sais ce que vous divulguez et ce que vous cachez ? »
LORSQUE nous demandâmes aux anges de se prosterner devant Adam, ils se prosternèrent à l’exception d’Iblis qui s’enfla d’orgueil et entra en rébellion.
NOUS dîmes : « O Adam, demeure au jardin, toi et ton épouse, mangez de ses fruits à satiété et où il vous plaira, mais n’approchez pas de cet arbre car vous vous mettriez du côté des injustes ».
SATAN causa leur perte et les fit chasser du jardin. Nous leur dîmes alors : « Quittez ces lieux, ennemis les uns des autres, et la terre ne sera plus pour vous qu’un séjour éphémère. »
ADAM reçut de Dieu une formule de prière qui emporta son pardon. Car le pardon est de l’essence de Dieu, ainsi que la clémence.
NOUS leur dîmes : « Quittez, tous, ces lieux ». Toutes les fois que je vous enverrai un avertissement, ceux qui le suivront n’auront rien à craindre et n’éprouveront aucun remords.
CEUX qui n’en tiendront pas compte et qui traiteront nos signes de mensonge, seront voués au feu éternel.
O enfants d’Israël, reconnaissez les faveurs que je vous ai faites. Tenez vos engagements vis-à-vis de moi si vous voulez que je tienne les miens. Et surtout craignez-moi.
CROYEZ à ce que j’ai révélé et qui ne fait que confirmer ce que vous savez déjà. Ne soyez pas les premiers à le renier. N’échangez pas mes enseignements contre un vil espoir monnayable. Et surtout redoutez-moi.
NE mêlez pas le mensonge à la vérité. Ne cachez pas sciemment la vérité.
OBSERVEZ strictement la prière, acquittez la dîme et prosternez-vous avec ceux qui se prosternent.
COMMENT, vous recommandez aux autres le bien et vous oubliez vous-mêmes de le faire ? Et, pourtant vous récitez le Livre. Êtes-vous dépourvus de raison ?
CHERCHEZ aide dans la patience et dans la prière. Sans doute la prière est une lourde obligation, mais pas pour les humbles,
LES humbles qui ont la certitude de se rencontrer avec leur Seigneur et de retourner à Lui.
FILS d’Israël, reconnaissez la faveur que je vous ai faite en vous donnant le pas sur tous les autres peuples.
APPRÉHENDEZ le jour où les âmes ne pourront être d’aucun secours les unes pour les autres, où leur intercession ne sera pas admise, où leur offre de rachat ne sera pas reçue, et où nul ne pourra leur venir en aide.
SOUVENEZ-VOUS du jour où nous vous avons délivrés des Pharaons qui vous opprimaient sans merci, égorgeant vos fils, épargnant vos filles. C’était là une dure épreuve de la part de votre Seigneur.
SOUVENEZ-VOUS du jour où nous avons séparé les flots pour vous donner passage. Nous vous avons sauvés et englouti Pharaon sous vos yeux.
SOUVENEZ-VOUS du jour où nous nous donnâmes rendez-vous avec Moïse pour après quarante nuits. Pendant son absence, vous avez pris le veau pour idole, montrant ainsi votre iniquité.
NOUS vous avons pardonné pour vous ramener à de meilleurs sentiments.
NOUS avons donné à Moïse le Livre et le critérium du bien et du mal pensant que vous en feriez vos guides.
MOÏSE dit à son peuple : « Vous vous êtes nui à vous-mêmes en prenant le veau pour idole. Revenez à votre Créateur en commençant par vous mortifier, Il vous saura gré d’une telle attitude ». Effectivement Dieu leur pardonna, Lui si plein de mansuétude et de miséricorde.
LORSQUE vous dîtes : « O Moïse, nous ne croirons à ta mission que le jour où nous verrons Dieu face à face », vous vîtes la foudre fondre sur vous et vous terrasser.
NOUS vous ressuscitâmes après votre mort pour nous attirer votre reconnaissance.
NOUS projetâmes sur vous l’ombre d’un nuage, nous vous envoyâmes la manne et les cailles en vous disant : « Mangez des mets délicats que nous vous avons distribués »... Car ce n’était pas à nous qu’ils avaient nui mais à eux-mêmes.
LORSQUE nous leur dîmes : « Entrez dans cette ville, mangez-y à l’envi où il vous plaira. En y pénétrant prosternez-vous et demandez la rémission de vos péchés. Vos fautes vous seront pardonnées et des récompenses spéciales seront accordées aux meilleurs d’entre vous. »
A ces paroles, les pervers en substituèrent d’autres. Pour les punir de leur fourberie, nous leur envoyâmes du ciel un châtiment avilissant.
A Moïse qui cherchait de l’eau pour désaltérer son peuple, nous dîmes : « Frappe ce rocher avec ton bâton ». Soudain douze sources jaillirent et chacune des douze tribus devina l’emplacement où elle devait boire. Mangez et buvez les biens que Dieu vous envoie et ne propagez pas le mal sur la terre.
VOUS ne tardâtes pas à dire : « O Moïse, nous ne pouvons plus tolérer une seule nourriture. Intercède auprès de ton Dieu pour qu’il fasse sortir de terre des produits ordinaires, des condiments, des concombres, de l’ail, des lentilles et des oignons ». Il vous répondit « Comment, vous voulez échanger ce qui est bon contre ce qui est mauvais ? Eh bien ! descendez à la ville. Vous y trouverez ce que vous demandez ». L’opprobre et la misère s’abattirent sur eux. Et ils encoururent la colère de Dieu pour s’être détournés de ses signes et avoir mis injustement à mort ses prophètes. Voilà où les conduisit leur insoumission et leur endurcissement au mal.
CERTES, les Juifs, les Chrétiens, les Sabéens, c’est-à-dire ceux qui croient en Dieu et au jugement dernier et qui pratiquent les bonnes œuvres, ceux-là seront récompensés par leur Seigneur. Ils oublieront jusqu’au souvenir de la crainte et du chagrin.
NOUS reçûmes votre soumission et nous élevâmes comme une menace au-dessus de vos têtes le mont Sinaï. Nous vous dîmes : Recevez sans hésitation nos lois et conformez-vous-y. Peut-être ferez-vous ainsi votre salut.
MAIS vous vous en détournâtes. Et n’eût-ce été la grâce de Dieu et sa clémence, vous étiez rejetés parmi les damnés.
VOUS n’avez pas oublié ceux d’entre vous qui ont enfreint le Sabat et à qui nous dîmes : « Soyez changés en singe, l’animal le plus vil ».
CE fut là une répression impitoyable pour les contemporains et leurs descendants et un avertissement pour ceux qui réfléchissent.
LORSQUE Moïse dit à son peuple : « Dieu vous ordonne d’immoler une vache », il s’attira la réponse suivante : « Nous tournes-tu en dérision ? Que Dieu me garde d’être du nombre des insensés ! »
ILS dirent : « Demande à ton Dieu d’indiquer de quelle vache il s’agit. » Il répondit : « Dieu précise que c’est une vache ni vieille ni jeune mais d’un âge moyen. Faites ce qu’on vous ordonne ».
ILS dirent : « Intercède auprès de ton Seigneur pour qu’Il nous indique sa couleur. » Il répondit : « Dieu vous fait connaître qu’elle est d’un jaune foncé, agréable à l’œil ».
ILS dirent : « Intercède auprès de ton Seigneur pour qu’Il nous permette de l’identifier, car à nos yeux les vaches se confondent. Et, s’il plaît à Dieu, nous nous soumettrons ».
DIEU VOUS fait connaître que ce n’est pas une vache assujettie aux labours ou à tourner la noria mais une vache indemne d’infirmité et dont la robe est unie. Enfin, tu nous as apporté la vérité. Ils égorgèrent la vache et peu s’en fallut qu’ils s’abstiennent.
RAPPELEZ-VOUS aussi le meurtre que vous aviez perpétré et où chacun de vous cherchait à se disculper. Mais Dieu démasqua ce que vous aviez dissimulé.
NOUS vous conviâmes à frapper la victime avec un membre de la vache. C’est ainsi que Dieu ressuscite les morts et c’est ainsi qu’Il donne des signes de sa puissance. Peut-être finirez-vous par comprendre ?
EN dépit de tout cela, vos cœurs se sont endurcis. Ils sont devenus comme des roches et même plus durs encore, car il y a des roches desquelles surgissent des fleuves, d’autres qui se fendent pour livrer passage à l’eau, d’autres encore qui s’affaissent par peur de Dieu. Et tout ce que vous faites n’est pas passé inaperçu à Dieu.
GARDEREZ-VOUS l’illusion (musulmans) que de pareils gens partageront un jour votre foi ? alors que certains d’entre eux, après avoir entendu la parole de Dieu, la falsifièrent sciemment.
RENCONTRENT-ILS des musulmans ? ils leur disent : « Nous sommes des vôtres ». Mais dès qu’ils ne sont plus qu’entre eux, ils se récrient : « Allez-vous confier aux musulmans ce que Dieu vous a révélé et leur fournir ainsi des arguments contre vous ? » Est-ce à cela que vous voulez aboutir ?
OUBLIENT-ILS que Dieu sait ce qu’ils cachent et ce qu’ils découvrent ?
PARMI eux, il y a des illettrés qui ne connaissent de leur Livre que les prédictions favorables. Ils ne se basent que sur des suppositions.
MALHEUR à ceux qui composent avec leurs seuls moyens des écrits et les présentent comme venant de Dieu pour en tirer un profit, fût-il infime ! Maudites soient les mains qui ont tracé ces écrits, maudit soit le profit qui a été tiré !
ILS disent : « L’épreuve du feu, si nous devons la subir, sera de courte durée ». Réponds-leur : « Avez-vous conclu un pacte avec Dieu, sachant bien que Dieu tient toujours sa parole, ou bien parlez-vous de Dieu à tort et à travers. »
ERREUR. Ceux qui font le mal et qu’étouffe le cercle de leurs péchés, ceux-là seront voués au feu éternel.
AU contraire, ceux qui croient et qui font le bien, ceux-là auront le paradis pour séjour éternel.
NOUS fîmes prendre aux fils d’Israël l’engagement de n’adorer qu’un Dieu, d’être déférents envers leurs père et mère et leurs proches parents, d’être bons pour les orphelins et les pauvres. Nous leur enjoignîmes de n’avoir que de bonnes paroles pour leurs prochains, d’accomplir régulièrement leurs prières et d’acquitter la dîme. Mais, à l’exception de quelques-uns, vous ne tîntes pas vos engagements et vous vous détournâtes de nos commandements.
NOUS obtînmes d’eux également l’engagement qu’ils ne s’entretueraient plus, qu’ils ne se banniraient plus réciproquement. Cet engagement, vous le prîtes sous forme d’aveu et vous le scellâtes par votre propre témoignage.
QUOIQU’AINSI engagés, vous vous entretuez, vous vous bannissez réciproquement, employant pour cela l’injustice et l’oppression. Mais, ô contradiction, quand vos coreligionnaires tombent en captivité, vous les rachetez, alors qu’il était interdit de les expulser de chez eux. Croirez-vous donc seulement à une partie du Livre et rejetterez-vous le reste ? Ceux qui agissent de la sorte ne méritent pas autre chose que l’ignominie dans ce monde et le plus impitoyable des châtiments dans l’autre. Et Dieu n’est pas inattentif à ce qu’ils font.
A ces gens qui échangent la vie de ce monde contre la vie future, aucun adoucissement à leurs peines ne sera accordé et aucun secours ne sera porté.
NOUS avons donné le Livre à Moïse, nous avons envoyé des prophètes après lui, nous avons permis à Jésus, fils de Marie, de prouver sa mission et nous l’avons affermi par l’esprit de sainteté. Jusques à quand accueillerez-vous avec morgue les prophètes qui vous apporteront des vérités contraires à vos préventions ? Vous avez traité les uns d’imposteurs, vous avez tué les autres.
ILS disent : « Nos cœurs sont inaccessibles ». Erreur. Dieu les a maudits à cause de leur incrédulité. Oh ! qu’ils sont irréductibles, que leur foi est tiède ! »
QUAND ils reçurent de la part de Dieu un Livre corroborant leurs propres écritures — et auparavant ils avaient prié Dieu de leur accorder la victoire sur les infidèles — ils s’en détournèrent. Maudits soient les infidèles !
QUEL marché de dupe ils ont conclu en croyant se racheter de la sorte ? Ils ont nié les révélations de Dieu et cela par dépit, n’admettant pas que la mansuétude de Dieu lui fasse révéler la vérité à qui lui plaît. Le résultat, c’est qu’ils ont attiré colère sur colère. Un châtiment ignominieux attend les infidèles.
LORSQU’ON les presse de croire à ce qui a été révélé par Dieu, ils opposent : « Nous ne croyons qu’à ce qui nous a été révélé et nous rejetons le reste ». Et cependant notre révélation ne fait que confirmer ce qui leur a été déjà révélé. Dis-leur : « Pourquoi avez-vous mis à mort les Envoyés de Dieu autrefois, si vous étiez croyants ? »
MOÏSE, déjà, vous avait apporté des preuves. Mais, lui disparu, vous avez adoré le veau. Indignes créatures que vous étiez !
LORSQUE nous avons reçu votre soumission et que nous avons dressé au-dessus de vos têtes le Sinaï, nous vous avons dit : « Acceptez avec conviction les lois que nous vous avons données et écoutez-les ». Ils répondirent : « Nous les avons écoutées et nous avons refusé de nous y soumettre ». Leurs cœurs étaient pleins de l’amour du veau, les incrédules ! Dis-leur : Quelles détestables prescriptions comporte votre foi, si tant est que vous en avez une !
DIS-LEUR : « Si vous êtes sûrs d’être appelés au paradis éternel auprès de Dieu, à l’exception des autres hommes, souhaitez une mort immédiate. Vous montreriez ainsi que vous êtes de bonne foi ».
NON, ils ne formuleront jamais un semblable souhait, sachant tout le mal qu’ils ont perpétré de leurs mains. Et Dieu connaît les coupables.
TU les découvriras plus attachés à la vie que tous les autres peuples, que les idolâtres même. Au point qu’il n’en est aucun parmi eux qui ne désire vivre mille ans. Mais une pareille longévité ne saurait malgré tout les soustraire au châtiment, car Dieu voit leurs actions.
DIS à qui se déclare l’adversaire de Gabriel que c’est lui qui, d’ordre de Dieu, a déposé dans ton cœur le Livre qui confirme les Écritures Saintes et qui constitue un guide et une bonne nouvelle pour les croyants.
DIS à celui qui se déclare l’ennemi de Dieu, de ses anges, de ses envoyés, de Gabriel et de Michel, que Dieu est l’ennemi des infidèles.
LE certain, c’est que nous te révélons des versets lumineux, que seuls mettent en doute les rebelles.
JUSQUES à quand s’en trouvera-t-il parmi eux pour violer le pacte conclu avec Dieu ? Il est vrai que la plupart d’entre eux sont des mécréants.
LORSQUE l’Envoyé de Dieu vint parmi eux pour affermir les Saintes Ecritures, de nombreux docteurs tournèrent le dos au Livre de Dieu, comme auraient fait des ignorants.
ILS préfèrent suivre les divulgations faites par les démons sous le règne de Salomon. Ce n’est pas Salomon le coupable, mais les démons qui propagèrent la sorcellerie parmi les hommes et l’art divinatoire révélé aux deux anges Harout et Marout à Babel. Ils ne transmettaient jamais leur secret à quelqu’un sans lui dire « Nous sommes la tentation. Garde-toi de perdre la foi ». Les Juifs apprenaient d’eux le moyen de désunir l’homme d’avec sa femme. Mais ils ne pouvaient nuire à qui que ce soit sans la permission de Dieu. D’autre part, une telle science les initiait beaucoup plus à ce qui était nuisible qu’à ce qui était utile. Sans compter qu’ils savaient que les adeptes d’une telle science ne pouvaient attendre aucune indulgence dans la vie future. A quel vil moyen ils en sont venus pour racheter leurs âmes ? Ah ! s’ils avaient été plus conscients !
S’ILS avaient cru et s’ils avaient craint Dieu ? ils auraient obtenu une récompense de Dieu, ce qui eût mieux valu pour eux. Ah, s’ils avaient réfléchi !
O vous qui avez la foi, n’employez pas un mot équivoque qui signifie à la fois « Prêtez-nous attention » et « lâche », mais le mot « Regardez-nous ». Suivez ce conseil. Un châtiment douloureux attend les infidèles.
LES gens du Livre et les païens déplorent que le Seigneur vous fasse profiter d’une faveur quelconque. Mais Dieu réserve ses bienfaits à qui Il veut. N’est-il pas le dispensateur insurpassable ?
TOUTE révélation abrogée ou devenue caduque sera remplacée par une autre, meilleure ou semblable. Ne sais-tu pas que Dieu est tout-puissant ?
NE sais-tu pas que Dieu est le maître des cieux et de la terre et que vous n’avez pas d’autre soutien ni d’autre défenseur que Lui ?
OSERIEZ-VOUS demander à votre prophète ce qu’on demandait autrefois à Moïse ? Celui qui échange la foi contre l’incrédulité, celui-là a perdu la bonne direction.
BEAUCOUP de gens du Livre, mus par l’envie, souhaiteraient de vous faire perdre la foi après que vous l’avez eue, après que la vérité s’est manifestée à eux-mêmes. Excusez-les et pardonnez-leur jusqu’à ce que Dieu fasse connaître sa volonté car Il est tout-puissant.
QUE votre prière soit toujours fervente ! Faites l’aumône. Et tout le bien dont vous aurez fait l’avance sur terre, vous le retrouverez auprès de Dieu. Car Dieu voit vos actions.
ILS disent : « N’entreront au Paradis que les Juifs ou les Chrétiens ». Évidemment, c’est ce qu’ils souhaitent. Réponds-leur : « Présentez vos preuves, si vos croyances ont quelque fondement ».
BIEN au contraire. C’est celui qui se sera donné entièrement à Dieu, qui aura pratiqué le bien, c’est celui-là, que son Seigneur récompensera, celui-là auquel il évitera toute crainte et toute peine.
LES Juifs disent : « La religion des Chrétiens repose sur rien ». Les Chrétiens disent : « La religion des Juifs repose sur rien ». Et pourtant les uns et les autres lisent les Écritures. Ce sont là des propos comme en ont tenu avant eux les ignorants. Ces controverses seront tranchées par Dieu au jour du jugement dernier.
Y a-t-il factieux plus vils que ceux qui empêchent le nom de Dieu de retentir dans ses temples, ceux qui conspirent à les détruire. Alors qu’en bonne règle ils ne devraient y entrer qu’en tremblant. L’opprobre sera leur lot dans ce monde et un châtiment cruel les attend dans l’autre.
A Dieu appartiennent à la fois le Levant et le Couchant. De quelque côté que vous vous tourniez, vous trouverez la face de Dieu. Car Dieu est partout et Il sait tout.
ILS disent que Dieu s’est donné un fils. Gloire à Lui. Non, ce n’est pas possible, Lui le maître des cieux et de la terre, Lui aux pieds de qui tout s’humilie,
Lui, qui a tiré du néant les cieux et la terre et qui, dès qu’il a conçu quelque chose, n’a qu’à dire : « Sois, et elle est. »
LES incrédules disent : « Pourquoi Dieu ne nous adresse-t-Il pas directement la parole ou ne nous envoie-t-Il pas un miracle ? Ainsi raisonnaient leurs ancêtres. Leurs mentalités sont pareilles. Nos signes sont suffisants pour ceux qui ont la foi.
NOUS t’avons envoyé pour dire la vérité, annoncer le bon et le mauvais. Tu n’auras pas de compte à rendre pour ceux qui sont voués à l’Enfer.
TU ne seras agréé par les Juifs et les Chrétiens que lorsque tu suivras leurs préceptes. Dis-leur : Il n’y a qu’une règle, celle qui vient de Dieu. Si tu t’abandonnais à leurs aspirations, après ce que tu as appris, tu te trouverais seul devant Dieu sans appui, ni protection.
CEUX à qui nous avons donné le Livre et qui le récitent avec la foi qu’il convient, ce sont ceux-là les vrais adeptes du Livre. Ceux qui refusent d’y croire seront perdus.
O fils d’Israël, reconnaissez les bienfaits dont je vous ai gratifiés, vous avantageant ainsi sur les autres hommes.
APPRÉHENDEZ le jour où les âmes ne pourront être d’aucun secours les unes pour les autres, où leur offre de rachat ne sera pas reçue, où leur intercession ne sera pas admise et où nul ne pourra leur venir en aide.
APRÈS que Dieu eût envoyé des commandements à Abraham comme épreuve et qu’il les eût exécutés, Dieu lui dit : « Je te nomme l’imam de mes peuples ». « Étends cette faveur à mes descendants » répondit Abraham. Soit, reprit le Seigneur, mais j’exclurai ceux de tes descendants qui seront injustes.
NOUS avons institué la Ka’ba comme lieu de pèlerinage périodique pour les gens et comme asile et nous avons érigé en lieu de prière la station d’Abraham. Puis nous recommandâmes à Abraham et à Ismaël de tenir propre ma demeure en honneur de ceux qui en feront le tour, qui y accompliront une retraite et qui viendront prier.
ABRAHAM supplia le Seigneur de rendre ce lieu inviolable et prospère mais uniquement pour ceux qui croiraient en lui et au jour dernier. Dieu répondit : « A celui qui ne croira pas, je réserverai quelques faveurs passagères puis je l’acculerai au supplice du feu. Quelle triste destinée que la leur ! »
PENDANT qu’Abraham et Ismaël élevaient les assises de la Ka’ba, ils disaient : Seigneur, agrée cette œuvre de nous, toi qui entends et sais tout.
« SEIGNEUR, fais de nous des gens résignés à ta volonté et fais de notre postérité un peuple soumis à tes lois. Montre-nous les rites du pèlerinage et pardonne-nous. Car tu es miséricordieux et clément ».
« SEIGNEUR, fais naître parmi eux un envoyé qui lira tes livres, qui les enseignera ainsi que la sagesse et qui purifiera ton peuple, car tu es à la fois le bien-aimé et l’ordonnateur ».
ET qui peut se désintéresser de la religion d’Abraham sinon celui qui n’a pas le sentiment de sa dignité ! Nous l’avons élu dans ce monde et il siégera dans l’autre parmi les justes.
LORSQUE son Seigneur dit à Abraham : « Soumets-toi », il répondit : « Je me soumets au maître de l’Univers ». 
ABRAHAM recommanda à ses enfants de se soumettre et Jacob en fit autant en ces termes : « O mes enfants, Dieu vous a choisi une religion. Ne mourez pas que vous n’y soyez soumis ».
ETIEZ-VOUS présents aux derniers moments de Jacob lorsqu’il interpella ainsi ses enfants : « Qui adorerez-vous après moi ? » Ils répondirent : « Nous adorerons ton Seigneur. Le Seigneur de tes pères : Abraham, Ismaël et Isaac, le Dieu unique, et nous nous soumettrons à Lui ».
CETTE génération a disparu, emportant avec elle le mérite de ses actions. Vous-mêmes ne recueillerez que le mérite de vos actions et il ne vous sera pas demandé compte de ce qu’auront fait vos ancêtres.
A ceux qui vous disent : « Devenez Juifs ou Chrétiens et vous serez dans la bonne voie ». Répondez : « Non. Nous suivons le culte d’Abraham, le modèle même de la droiture, et qui ne s’est jamais compromis avec les Idolâtres ».
DITES : Nous croyons en Dieu, en ce qu’Il nous a révélé et ce qu’Il a révélé à Abraham, Ismaël, Isaac, Jacob et à sa descendance. Nous croyons aux messages apportés par leur Seigneur à Moïse, à Jésus et à tous les autres prophètes, sans faire aucune distinction entre eux. C’est à Dieu que nous sommes soumis.
SI vos adversaires adhèrent à ce dogme, ils auront retrouvé la bonne direction, s’ils le rejettent, ils se seront mis en état de rébellion. Dieu te mettra à l’abri de leurs complots car Il entend et sait tout.
TELLE est la couleur de Dieu. Et quelle couleur est plus belle que celle de Dieu ? c’est Lui que nous adorons.
DIS-LEUR : Pourquoi faire de Dieu l’objet d’une discussion puisqu’Il est notre Seigneur et le vôtre ? A nous, notre manière d’agir. A vous, la vôtre. Nous sommes sincères envers Dieu.
PERSISTENT-ILS à dire qu’Abraham, Ismaël, Isaac, Jacob et sa descendance étaient Juifs ou Chrétiens ? réponds-leur : Qui de vous ou de Dieu est le mieux renseigné ? Et qui est plus coupable que celui qui dissimule les témoignages qu’il a reçus de Dieu. Mais Dieu n’est pas inattentif à ce que vous faites.
CETTE génération a disparu, emportant avec elle le mérite de ses actions. Vous-mêmes ne recueillerez que le mérite de vos actions et il ne vous sera pas demandé compte de ce qu’auront fait vos ancêtres.
DES insensés interrogeront : Pourquoi ont-ils abandonné la direction à laquelle ils étaient habitués jusqu’alors ? Réponds-leur : L’Orient et l’Occident sont à Dieu. Il indique à qui Il veut la bonne direction.
NOUS avons fait de vous une nation centrale pour que vous serviez de témoins à tous les peuples. Votre témoin, à vous, sera le prophète. NOUS n’avons maintenu la Qibla initiale que pour distinguer ceux qui obéiraient au prophète de ceux qui l’abandonneraient. Ce fut là une dure épreuve, sauf pour ceux à qui Dieu donna la foi. Ce n’est pas Dieu qui vous fera perdre le bénéfice de votre foi, car Dieu est plein de mansuétude et de clémence pour les hommes.
NOUS t’avons vu, O prophète, interroger le ciel du regard. Nous t’avons désigné une direction qui t’agrée. Tourne ton visage du côté de l’oratoire sacré. Où que vous soyez, tournez votre visage de ce côté. Les gens d’Écriture savent parfaitement que cette vérité vient du Seigneur. Et Dieu n’est pas inattentif à ce qu’ils font.
QUELQUE convaincante que soit la preuve que tu apportes aux gens de l’Écriture, ils n’adopteront pas ta Qibla. Toi, non plus, tu n’adopteras pas la leur. Et Juifs et Chrétiens n’interchangeront jamais eux-mêmes leur Qibla. Si, après avoir reçu la vérité, tu te laissais entraîner par eux, tu te rangerais au nombre des coupables.
CETTE vérité, les gens d’Écriture la connaissent comme ils connaissent leurs propres enfants. Mais une partie d’entre-eux cachent sciemment la vérité sur ce point.
LA vérité vient de ton Seigneur. Ne sois donc pas parmi les incrédules.
CHACUN a sa direction préférée. Mais qu’importe, le principal est de rivaliser pour le bien. Où que vous soyez, Dieu vous ramènera à Lui, car Il est tout-puissant.
DE quelque lieu que tu sortes, tourne ton visage du côté de l’oratoire sacré. C’est là une prescription de ton Seigneur. Et Dieu n’est point inattentif à ce que vous faites.
DE quelque lieu que tu sortes, tourne ton visage du côté de l’oratoire sacré. Où que vous vous trouviez, tournez vos visages de ce même côté, si vous ne voulez pas donner prise à vos adversaires contre vous. Quant aux irréductibles, ne les craignez pas, mais craignez-moi, afin que vous obteniez mon indulgence plénière et que vous vous trouviez toujours dans la bonne voie.
C’EST ainsi que nous vous avons envoyé un Prophète, élu parmi vous, qui vous lit nos enseignements, qui vous purifie, qui vous apprend le Livre et la Sagesse et qui vous divulgue ce que vous ne savez pas.
PENSEZ à moi. Je penserai à vous. Soyez reconnaissant envers moi et ne me reniez pas.
O croyants, puisez votre force dans la patience et la prière. Dieu est avec les persévérants.
NE dites pas que ceux qui ont péri au service de Dieu sont morts. Non, ils sont vivants. Mais c’est une chose que vous ne pouvez pas concevoir.
IL n’est que trop vrai que nous vous exposerons de temps à autre à la peur et à la faim, que nous vous éprouverons dans vos biens, dans vos affections, et dans vos récoltes. Annonce de bonnes nouvelles à ceux qui sont résignés.
A ceux qui, lorsqu’un malheur les frappe, disent : « Nous appartenons à Dieu et c’est à Lui que nous retournerons ».
CE sont ceux-là que Dieu couvre de sa bénédiction et de sa clémence et qui sont dans la bonne voie.
SAFA et Méroua dépendent du domaine de Dieu. Celui qui fait le pèlerinage officiel de la Mecque ou qui s’y rend en visite peut sans inconvénient aller et venir entre ces deux collines. Celui qui fera une œuvre pie, Dieu lui en saura gré, car Il sait tout.
CEUX qui dissimulent aux autres les signes et la direction que nous avons révélés dans le Livre, Dieu les maudira, ainsi que tous ceux qui peuvent maudire.
CEUX qui se repentiront, se rachèteront et divulgueront la vérité, je leur pardonnerai, car j’aime pardonner et je suis clément.
QUANT aux incrédules, qui mourront incrédules, ils encourront à la fois la malédiction de Dieu, des Anges et des hommes.
CETTE malédiction n’aura pas de fin ; leurs tourments ne s’adouciront jamais ; aucun secours ne pourra leur être porté.
VOTRE Dieu est un Dieu unique. Il n’y a pas d’autre Dieu que Lui, le clément et qui manifeste sa clémence.
CERTES, la création des cieux et de la terre, la suite des jours et des nuits, les vaisseaux qui sillonnent la mer avec leurs cargaisons, les chutes d'eau que Dieu ménage pour vivifier les terres mortes, les animaux dont il a peuplé la terre, les variations du vent, les évolutions calculées des nuages entre le ciel et la terre, ne sont-ce pas là autant d’indications pour ceux qui réfléchissent ?
IL y a des hommes pour qui Dieu a des égaux qu’ils aiment autant que Lui. Mais pour ceux qui ont la foi, l’amour de Dieu prime tout. Ah ! Si tu pouvais apercevoir les incrédules le jour où ils verront les instruments de leur supplice, le jour où ils seront certains que toute la force est à Dieu et que Dieu est terrible dans la répression !
CE jour-là, à la vue du châtiment, les chefs désavoueront ceux qui les ont suivis et perdront tous leurs moyens.
LES suivants s’écrieront : « Ah, si nous pouvions revenir à notre vie d’antan, nous renierions nos chefs comme ils nous renient maintenant ». C’est ainsi que Dieu leur fera apparaître les conséquences de leurs actes, aggravant ainsi leur désespoir. Mais ils ne pourront pas sortir du feu.
O hommes, nourrissez-vous à discrétion des fruits de la terre. Ne marchez pas sur les traces de Satan, car il est votre ennemi irréductible.
IL vous suggère le mal et les turpitudes et de tenir sur Dieu des propos dont vous ne saisissez pas la portée. 
LORSQU'ON leur dit : « Suivez ce que Dieu a révélé », ils répondent « Non, nous suivrons les traditions laissées par nos pères ». Les suivraient-ils même si leurs pères manquaient d’entendement et erraient sans direction.
CELUI qui prêche les infidèles ressemble à quelqu’un qui crie à un homme qui ne perçoit que des sons et du bruit. Sourds, muets, aveugles, les infidèles ne comprennent rien.
O croyants, nourrissez-vous des aliments que Dieu vous octroie et manifestez-Lui votre reconnaissance si vraiment vous l’adorez.
IL vous a interdit de manger les animaux morts, le sang, la viande de porc et tout animal qui n’aura pas été immolé au nom de Dieu. Celui qui transgresserait cette défense par nécessité, non par désinvolture et insoumission, ne commettrait aucun péché. Dieu est indulgent et clément.
CEUX qui dissimulent les enseignements du Livre au prix d’un maigre avantage, c’est comme s’ils nourrissaient leurs entrailles de feu. Dieu ne leur adressera pas la parole au jour du jugement dernier et ne les absoudra pas. Un châtiment douloureux les attend.
DE tels gens échangent la bonne direction contre la mauvaise, le pardon contre le châtiment. Comme ils sont endurcis contre la peur du feu !
ET cela parce que Dieu n’a pas révélé le Livre à la légère. Ceux qui polémiquent à propos du Livre sont en rébellion ouverte.
LA piété, ce n’est pas tourner son visage du côté de l’Orient ou de l’Occident, la piété, c’est croire en Dieu, au jugement dernier, aux anges, au Livre et aux Prophètes ; la piété, c’est donner son argent, quelque besoin qu’on en ait, à ses proches, aux orphelins, aux pauvres, aux voyageurs et aux mendiants ; la piété, c’est racheter les captifs, observer la prière, faire l’aumône, tenir ses engagements, supporter avec courage l’adversité et la misère, même dans leurs manifestations extrêmes. C’est là la piété sincère et prudente.
O croyants, le talion vous est prescrit contre le meurtre. Homme libre pour homme libre, esclave pour esclave, femme pour femme. Celui envers qui son frère se sera montré indulgent ne sera poursuivi que modérément. Mais il devra s’acquitter avec empressement. C’est là une marque d’indulgence. Si un pareil compromis était rompu, un châtiment exemplaire s’imposerait.
LE talion est la meilleure sauvegarde de la vie, ô hommes d’expérience. Peut-être agirez-vous en conséquence ?
IL vous est prescrit, à l’article de la mort, de tester au profit de vos père et mère et de vos proches dans la mesure d’usage. C’est un devoir pour ceux qui craignent Dieu.
CELUI qui dénature les dispositions qu’il a entendues du testateur commet un péché. Dieu sait tout et entend tout.
SI le testament contient des irrégularités ou contrevient à la loi successorale, il est permis de faire accepter un compromis par les parties intéressées. Dieu est indulgent et clément.
CROYANTS, le jeûne vous est prescrit comme il a été prescrit aux peuples qui vous ont précédés. Peut-être vous perfectionnerez-vous ?
LA durée du jeûne est déterminée. Celui qui, par suite d’une maladie ou d’un déplacement, aura manqué des jours de jeûne, devra les remplacer. Ceux qui auront rompu le jeûne par fatigue se rachèteront par des distributions de nourriture aux pauvres. Être large dans ces distributions, c’est encore plus méritoire. Jeûnez, c’est votre intérêt, si vous êtes des hommes avertis.
LE mois du Ramadan est celui au cours duquel le Coran a été révélé aux hommes comme guide de conscience, comme règle de morale et comme critérium du bien et du mal. Quiconque verra ce mois apparaître devra commencer le jeûne. Celui qui, par suite d’une maladie ou d’un déplacement, aura manqué des jours de jeûne, devra les remplacer. Dieu cherche à vous faciliter l’accomplissement de la règle ; il ne cherche pas à vous la rendre difficile. Accomplissez toute la durée du jeûne. Louez Dieu de vous avoir indiqué la bonne voie et peut-être finirez-vous par lui être reconnaissants !
SI mes serviteurs te questionnent sur moi, dis-leur que je suis près d’eux. Je réponds à l’appel de ceux qui m’implorent. Mais qu’ils répondent eux-mêmes à mon appel et qu’ils croient en moi, afin qu’ils se maintiennent dans la bonne direction.
IL vous est permis de vous isoler avec vos femmes, la nuit du jeûne. Elles sont votre vêtement et vous êtes le leur. Dieu sait que vous vous isoliez clandestinement avant cette autorisation. Il vous absout et vous pardonne. Désormais, usez de vos femmes librement et tenez-vous à ce qui vous a été prescrit par Dieu sur ce point. Mangez et buvez jusqu’au moment où vous pourrez distinguer un fil blanc d’un fil noir à la lumière de l’aurore. Ensuite, observez le jeûne jusqu’à la nuit. Évitez tout contact avec vos femmes quand vous êtes en période de retraite spirituelle. Telles sont les limites de Dieu. N’en approchez pas. C’est ainsi que Dieu montre ses signes aux hommes. Peut-être se perfectionneront-ils ?
NE gaspillez pas sottement vos richesses. Ne les offrez pas à vos juges dans l’espoir de vous faire attribuer injustement celles des autres. Et cela sciemment.
ILS t’interrogent sur les phases de la lune. Dis-leur : Cela constitue une mesure pour les hommes et la fixation du pèlerinage. Il n’est pas décent d’entrer chez les gens par la porte de derrière. Mais la décence commande de craindre Dieu et de s’introduire dans les maisons par les portes d’entrée. Craignez Dieu si vous aspirez à devenir meilleurs.
COMBATTEZ dans la voie de Dieu contre ceux qui vous combattent. Mais respectez les lois du combat car Dieu ne veut pas qu’on les transgresse.
TUEZ-LES où que vous les trouviez. Boutez-les de là où ils vous ont boutés. L’insécurité est pire que la mort. Ne les combattez pas dans l’oratoire sacré à moins qu’ils ne vous y attaquent. S’ils vous y attaquent, tuez-les. C’est le sort qui est réservé aux infidèles.
S’ILS cessent le combat, pardonnez-leur.
COMBATTEZ-LES jusqu’à ce que tout danger soit écarté et que la religion de Dieu soit bien assise. S’ils cessent le combat, abstenez-vous de toutes représailles si ce n’est contre les méchants.
S’ILS respectent votre mois sacré, respectez le leur. Et pour tout ce qui vous est sacré, appliquez le talion. Si quelqu’un vous cause un préjudice, causez-lui le pareil. Craignez Dieu et rappelez-vous qu’Il est avec ceux qui Le craignent.
METTEZ vos richesses au service de Dieu. Ne préparez pas de vos mains votre malheur. Employez vos richesses judicieusement car Dieu aime les gens judicieux.
ACQUITTEZ-VOUS du pèlerinage et de la visite des Lieux Saints en hommage à Dieu. Si vous en êtes empêchés, faites une offrande suivant vos moyens. Ne rasez point vos têtes avant que l’offrande ne soit parvenue au lieu où on doit l’immoler. Celui qu’une maladie ou une affection du cuir chevelu obligera à se raser devra se racheter par un temps de jeûne, une aumône ou un sacrifice. En temps normal, celui qui se contente de visiter les Lieux Saints avant de faire le pèlerinage officiel devra donner une offrande. S’il n’en a pas les moyens, il devra jeûner trois jours pendant le pèlerinage et sept jours, une fois rentré chez lui, c’est-à-dire dix jours en tout. Ceci ne s’applique qu’aux gens dont la famille n’est pas domiciliée dans l’enceinte sacrée. Observez les commandements de Dieu et rappelez-vous qu’Il est terrible dans ses châtiments.
LE pèlerinage s’effectue dans les mois connus. Celui qui l’a commencé devra s’abstenir de femmes, d’actions indécentes et de toute polémique ; quelque bien que vous fassiez, Dieu en aura connaissance. Emportez des provisions de route. N’oubliez pas que la crainte de Dieu est la meilleure des provisions. Encore une fois, craignez-moi, hommes doués de raison.
IL ne vous est pas interdit de faire du négoce pendant le pèlerinage. Lorsque vous vous déverserez en foule du Mont Arafat, glorifiez Dieu près de la station sacrée, remerciez-Le de vous avoir mis dans la bonne direction, vous qui naguère étiez parmi les égarés.
ENSUITE, écoulez-vous par où tout le monde s’écoule. Implorez le pardon de Dieu car Dieu est miséricordieux et clément.
CES cérémonies terminées, gardez le souvenir de Dieu comme vous gardez celui de vos pères, et même un souvenir plus vif. Il y a des gens qui disent : « Seigneur, comble-nous en ce bas monde », insoucieux des biens de l’autre monde.
IL en est d’autres qui disent : « Réserve-nous à la fois une belle part dans ce monde et dans l’autre. Préserve-nous du supplice du feu ».
CHACUN aura la part qu’il aura méritée et Dieu est rapide dans ses appréciations.
GLORIFIEZ Dieu pendant les jours fixés. Celui qui ne lui consacre que deux jours ne commet pas un péché. Pas plus que celui qui lui consacre plus que le délai. Mais encore faut-il que l’un et l’autre craignent Dieu. Craignez Dieu et rappelez-vous qu’Il vous rassemblera un jour devant Lui.
IL y a des hommes qui te séduisent par les propos qu’ils tiennent en ce bas monde. Ils prennent Dieu à témoin du tréfonds de leur cœur alors que leur mauvaise foi est insigne.
A peine t’ont-ils quitté qu’ils mettent la terre au pillage, y sèment le désordre, sans respect pour les biens ni pour les personnes. Or, Dieu n’aime pas le désordre.
SI on leur dit : « Craignez Dieu », leur susceptibilité s’exaspère. L’enfer aura raison d’eux. Oh ! l’affreux séjour !
IL en est d’autres qui rachètent leurs âmes en vue d’être agréés par Dieu. Dieu est plein d’indulgence pour ses serviteurs.
O croyants, mettez-vous tous en paix avec Dieu. Ne marchez pas sur les traces de Satan, car il est votre ennemi avéré.
SI vous succombez malgré les avertissements de Dieu, n’oubliez pas qu’il est puissant et juste.
PEUT-ETRE ces gens-là attendent-ils que Dieu vienne à eux dans d’épais nuages, suivi de ses anges ? et la question serait ainsi liquidée. C’est à désespérer de tout.
INTERROGE les fils d’Israël. Demande-leur combien de preuves éclatantes ne leur avons-nous pas envoyées ? Celui qui se montre indigne des faveurs de Dieu encourra un dur châtiment.
LA vie de ce monde a de l’attrait pour ceux qui ne croient pas et qui raillent les croyants. Mais ceux qui craignent Dieu leur seront préférés, au jour du jugement dernier. Car Dieu prodigue ses bienfaits en dehors de toute considération.
A l’origine, les hommes ne formaient qu’une seule nation. Dieu envoya les prophètes pour leur annoncer la bonne nouvelle et les avertir. En même temps qu’eux, Il fit descendre le Livre dont les règles permettent d’arbitrer les différends des hommes. Or, ceux qui entrèrent en désaccord furent justement ceux qui reçurent le Livre, après que des preuves éclatantes leur eussent été fournies, et cela par esprit de rivalité. Dieu expliqua à ceux qui avaient la foi ce qui les divisait. Car Dieu met qui Il veut dans le droit chemin.
ESPÉREZ-VOUS entrer au paradis sans passer par les épreuves qu’ont subies vos prédécesseurs ? La privation et les maladies ne les épargnèrent pas. Et ils furent ébranlés au point que le prophète et ses compagnons s’écrièrent : « Quand donc viendra le secours de Dieu ? » Courage, le secours de Dieu est proche.
ILS te demanderont à qui faut-il porter aide ? Réponds-leur : Aidez vos parents, vos proches, les orphelins, les pauvres et les voyageurs. Et quelque bien que vous fassiez, Dieu en sera informé. IL vous est prescrit de combattre et c’est une obligation qui vous pèse.
C’EST ainsi qu’il vous arrive de détester ce qui vous convient et, au contraire, de rechercher ce qui vous est nuisible. Dieu le sait, mais vous, vous ne le savez pas.
ILS t’interrogent sur le mois sacré, je veux dire sur la guerre au cours d’un pareil mois. Dis-leur : « La guerre dans ce mois est un sacrilège. Mais éloigner les gens de la voie de Dieu, renier Dieu, détourner les fidèles de l’oratoire sacré et en chasser les habitants, quel sacrilège encore plus grave au regard de Dieu ». L’insécurité est plus pénible que la guerre. Les infidèles ne cesseront de vous combattre tant qu’ils ne vous auront pas contraint à renier votre religion. Bien entendu, s’ils le peuvent. Mais ceux d’entre vous qui renieront leur religion et mourront en état d’infidélité perdront le fruit de leurs œuvres dans ce monde et dans l’autre. Et ils seront voués au châtiment du feu éternel.
CEUX qui ont la foi, qui ont émigré et qui ont lutté dans la voie de Dieu, ceux-là peuvent espérer sa miséricorde. Dieu est indulgent et clément.
ILS t’interrogent sur le vin et le jeu. Dis-leur : L’un et l’autre comportent des dangers et des agréments, mais les dangers l’emportent sur les agréments. Ils t’interrogent aussi sur ce qu’ils peuvent donner. DIS-LEUR: « Ce qui les laissera sans regret ». Tels sont les enseignements de Dieu. Sans doute est-il bon que vous les méditiez.
NON seulement les enseignements qui intéressent ce monde mais encore les autres ? Ils t’interrogent sur les orphelins. Dis-leur : « Gérez au mieux leurs intérêts. S’IL vous arrive de devenir leurs associés, traitez-les en frères. Dieu discerne le mauvais administrateur du bon. S’il le voulait, Dieu pourrait vous imposer des obligations plus lourdes encore. Car Il est tout-puissant et juste. »
N’EPOUSEZ pas les femmes idolâtres tant qu’elles n’ont pas acquis la foi. Une esclave qui a la foi est préférable à une idolâtre, même si celle-ci est plus plaisante. Ne mariez pas vos filles aux idolâtres tant qu’ils n’ont pas acquis la foi. Un esclave qui a la foi est préférable à un idolâtre, même si celui-ci est plus plaisant. CAR les idolâtres poussent à l’enfer, alors que Dieu attire au ciel et au pardon. Dieu divulgue ses enseignements aux hommes en vue de les rendre meilleurs.
ILS t’interrogent sur les menstrues. Réponds-leur : Elles sont un danger de maladie pour l’homme. Éloignez-vous de vos femmes pendant cette période et n’en approchez que lorsqu’elles sont devenues pures. Une fois en état de pureté, disposez d’elles suivant les prescriptions de Dieu. Dieu aime les gens soumis, Il aime les gens qui recherchent la pureté.
VOS femmes sont comme un champ pour vous. Allez à votre champ comme bon vous semble. Constituez-vous un capital de bonnes œuvres. Craignez Dieu et rappelez-vous que vous devez comparaître devant Lui. Bonne nouvelle pour les croyants.
N’USEZ pas du nom de Dieu dans vos serments pour vous dispenser d’être vertueux, de faire le bien et d’aider à établir la concorde parmi les hommes. Dieu sait et entend tout.
DIEU ne vous demandera pas compte des serments qui vous auront échappé par inadvertance, mais de ceux que vous aurez faits en toute conscience. Car Dieu est indulgent et miséricordieux.
A ceux qui jurent de ne plus approcher leurs femmes, un délai de quatre mois est imparti. S’ils reviennent sur leur serment, Dieu est indulgent et miséricordieux.
SI les époux conviennent de la répudiation, Dieu sait et entend tout.
LES femmes répudiées doivent effectuer une retraite d’une durée de trois périodes menstruelles. Il leur est interdit de dissimuler les germes de maternité que Dieu a déposés dans leur sein, si elles croient en Dieu et à la vie future. Leurs maris ont plus de droit que les autres à les reprendre quand elles sont dans cet état, si réellement ils sont revenus à de meilleurs sentiments. Les femmes ont autant de droits que de devoirs dans le mariage suivant une juste mesure. Les maris ont la priorité sur les femmes. Dieu est puissant et juste.
LA répudiation a lieu en deux fois. En cas de reprise, traitez votre femme avec égards. Ou bien si vous l’abandonnez, faites-le avec correction. Il vous est interdit de reprendre à vos femmes quoique ce soit de ce que vous leur avez donné, à moins que tous deux ne craigniez d’outrepasser les lois de Dieu en vivant ensemble. Si vous avez tous deux de pareilles craintes, la femme pourra racheter sa liberté, sans que ce soit pour vous un péché. Telles sont les limites de Dieu. Ne les dépassez pas. Car qui dépasse les limites de Dieu est injuste.
SI, après cela, le mari répudie sa femme, il ne pourra la reprendre qu’autant qu’elle aura épousé un autre homme que lui. Si cet homme la répudie à son tour, ce ne sera un péché pour aucun des deux (anciens époux) de reprendre la vie commune, à condition toutefois qu’ils espèrent pouvoir respecter les lois de Dieu. Telles sont les lois que Dieu décrète à l’usage des gens qui pensent.
LA femme que vous avez répudiée est sur le point de terminer sa retraite légale, ou bien reprenez-la sans arrière-pensée ou bien renvoyez-la gentiment. Ne la retenez pas arbitrairement dans le but de lui nuire. Celui qui agit ainsi se porte tort à lui-même. Ne plaisantez pas avec les enseignements de Dieu et montrez-vous dignes de ses bienfaits, du Livre et de la sagesse qu’Il vous a envoyés du ciel pour vous avertir. Craignez Dieu et rappelez-vous qu’Il sait tout.
LORSQUE les femmes que vous avez répudiées ont terminé leur retraite, ne les empêchez pas de prendre un autre époux si elles se sont engagées honnêtement. Ce conseil s’adresse à ceux d’entre-vous qui croient en Dieu et au jugement dernier. Cela est plus louable et plus honnête. Dieu sait ce qui vous convient et vous ne le savez pas.
LES femmes répudiées sont tenues d’allaiter leurs enfants pendant deux ans lorsque le père désire que l’allaitement soit complet. Le père de l’enfant est tenu de pourvoir à la nourriture et à l’habillement de la mère d’une manière convenable. Il ne sera rien demandé à personne au-delà de ses moyens. Il ne faut pas que l’enfant soit une source d’ennuis pour la mère ou pour le père. L’obligation alimentaire vis-à-vis de l’enfant passe aux héritiers du père. Si les deux époux sont d’accord pour sevrer l’enfant, après s’être consultés, cela est permis. Si vous désirez mettre vos enfants en nourrice, cela est permis sous réserve toutefois de payer à la mère ce dont vous êtes convenu avec elle. Craignez Dieu et sachez que Dieu sait tout ce que vous faites.
A la mort de leurs maris, les femmes sont tenues d’accomplir une retraite de quatre mois et dix jours. A l’expiration de cette retraite, elles disposeront d’elles-mêmes comme elles voudront dans les limites de la bienséance, sans que vous puissiez vous formaliser. Et Dieu est informé de ce que vous faites.
VOUS ne commettrez pas de péché en faisant des propositions discrètes de mariage à ces femmes pendant leur retraite ou en ébauchant de pareils projets dans vos esprits. Car Dieu sait que vous aurez de tels désirs. Mais ne vous liez pas par des promesses secrètes et n’ayez avec elles que des propos honnêtes. NE passez pas la convention de mariage tant que le délai de viduité ne sera pas accompli. Souvenez-vous que Dieu sait ce qui se passe en vous-mêmes. Craignez-Le. Et n’oubliez pas qu’Il est indulgent et miséricordieux.
IL vous est permis de répudier les femmes avec qui vous n’aurez pas consommé le mariage et à qui vous n’aurez pas fixé de dot. Mais adoucissez leur déception par un présent, dont l’importance variera suivant que vous serez riche ou pauvre. C’est là une obligation morale pour les gens de noble caractère.
SI vous répudiez une femme avant la consommation du mariage mais après avoir fixé sa dot, la moitié de celle-ci lui est acquise, à moins qu’elle ne vous en fasse remise, elle ou celui qui l’a représentée au mariage. En pareille occasion, il est méritoire de se montrer large de part et d’autre. Ne négligez pas d’être généreux entre vous. Dieu voit ce que vous faites.
OBSERVEZ ponctuellement les prières, notamment la prière intermédiaire. Contribuez à la gloire de Dieu, pleins de ferveur.
EN période de trouble, il vous est permis de prier en marche ou à cheval. Quand vous êtes en sécurité, priez comme Dieu vous l’a enseigné quand vous ne le saviez pas encore.
IL est recommandé à ceux qui ont des femmes de les autoriser par testament, avant de mourir, à demeurer et à être entretenues au domicile conjugal pendant un an. Si elles quittent ce domicile de leur propre gré, vous n’encourrez aucune responsabilité pour la façon dont elles se conduiront par la suite, à condition qu’elles restent honnêtes. Dieu est puissant et juste.
UN petit pécule est dû aux femmes répudiées à titre de dédommagement. C’est une obligation morale pour ceux qui craignent Dieu.
AINSI Dieu commente sa doctrine. Peut-être le comprendrez-vous ?
NE te souviens-tu pas de ces gens qui par milliers quittèrent leur demeure de peur de la mort ? Dieu leur dit : « Mourez ». Puis il les rappela à la vie, car Dieu est plein d’indulgence pour les hommes. Hélas ! la plupart d’entre-eux sont ingrats !
COMBATTEZ dans la voie de Dieu et rappelez-vous que Dieu entend et sait tout.
QUICONQUE prête à Dieu de bonne grâce, Dieu le lui rend au centuple. Car c’est Dieu qui dispense l’abondance ou la disette. C’est à Lui que vous retournerez.
TE souviens-tu de ces notables israélites qui allèrent trouver un de leurs prophètes, après la mort de Moïse, et lui dirent : « Désigne-nous un chef à la suite duquel nous combattrons dans la voie de Dieu ». Il leur répondit : « Êtes-vous sûrs que, si l’ordre de combattre vous est donné, vous combattiez ». Ils répliquèrent : « Pourquoi hésiterions-nous de combattre dans la voie de Dieu, nous qui avons été contraints de quitter nos foyers et d’abandonner nos enfants ? » Lorsque l’ordre de combattre leur fut donné, seuls quelques-uns le suivirent. Dieu connaît les traîtres.
LEUR prophète leur dit : « Dieu vous a désigné Saül comme chef ». Ils protestèrent : « Comment peut-il être notre chef ? Nous avons plus de droit que lui à ce titre. Et, au surplus, il n’a pas de fortune ». Il rétorqua : « Dieu l’a préféré à tout autre. Il l’a favorisé en intelligence et en force physique. Et, après tout, Dieu appelle au pouvoir qui Il veut. Et Dieu est incommensurable et omniscient. »
LEUR prophète ajouta : « Vous reconnaîtrez son pouvoir à ce qu’un reliquaire, objet de quiétude inspiré par votre Seigneur, vous apparaîtra. Ce reliquaire contiendra des souvenirs de la famille de Moïse et d’Aaron et sera porté par des anges. Cette apparition sera pour vous un signe indubitable si vous êtes croyants. »
AU moment où Saül se mit en marche avec ses hommes, il leur dit : « Dieu va se servir d’une rivière pour vous éprouver. » Celui qui boira de son eau ne sera plus des miens. Celui qui s’en abstiendra sera des miens. On ne tiendra pas compte de ceux qui en puiseront quelques gouttes dans le creux de leurs mains. Ils en burent, tous, à l’exception de quelques-uns. Lorsque Saül et ces derniers eurent franchi la rivière, ils s’écrièrent : « Nous ne sommes plus en force pour attaquer Goliath et ses troupes. » Mais ceux d’entre eux qui étaient certains d’être unis à Dieu au jour du jugement dernier ripostèrent : « Combien de fois n’a-t-on pas vu une petite troupe en disperser une grande avec la permission de Dieu ? » Car Dieu est avec les persévérants.
LORSQU’ILS se trouvèrent face à face avec Goliath et ses troupes, ils s’écrièrent : « Seigneur, arme-nous de patience, affermis nos pas et donne-nous la victoire sur ce peuple infidèle. »
ILS les mirent en déroute par la grâce de Dieu. David tua Goliath. Dieu lui donna le pouvoir et la sagesse et lui enseigna ce qu’il crut bon. Si Dieu ne dressait pas les peuples les uns contre les autres, la terre retournerait au chaos. Mais Dieu est plein de bonté envers les hommes.
CE sont là des vérités que Dieu te révèle parce que tu es du nombre des prophètes.
NOUS avons établi une hiérarchie entre les prophètes. Il en est à qui Dieu a parlé. D’autres ont été élevés à une situation très haute par Dieu. Nous avons conféré à Jésus, fils de Marie, le don de faire des miracles, et nous l’avons affermi par l’esprit de sainteté. Si Dieu avait voulu, les peuples qui sont venus après eux et après les miracles ne se seraient pas entretués. Mais ils se divisèrent, les uns crurent, les autres non. Oui, si Dieu l’avait voulu, ils ne se seraient pas entretués. Mais Dieu fait ce qu’Il veut.
O Croyants, donnez sur ce que nous vous avons octroyé, avant que ne vienne le jour où il n’y aura plus ni transaction, ni amitié, ni intercession, et où les infidèles feront figure de coupables.
DIEU, il n’y a pas d’autre Dieu que Lui, le vivant, celui qui pourvoit à tout, Lui qui échappe à l’assoupissement et au sommeil, Lui le Maître des cieux et de la terre. Qui donc peut intercéder auprès de Lui sans sa permission ? Il connaît le passé et l’avenir. Et les hommes n’appréhendent de sa science que ce qu’Il veut bien. Son trône déborde le ciel et la terre, qu’Il conserve en se jouant. Il est le Très-Haut et le Tout-Puissant.
PLUS de contrainte dans la religion maintenant que le vrai se distingue de l’erreur. Celui qui rejette l’erreur et qui croit en Dieu est semblable à celui qui est accroché à une anse solide, indétachable. Dieu entend et sait tout.
DIEU est le patron des croyants, qu’il tire des ténèbres vers la lumière. LES infidèles ont pour patron Taghout, qui les arrache de la lumière pour les jeter dans les ténèbres. Ils auront l’enfer pour demeure éternelle.
TE souviens-tu de ce personnage à qui Dieu avait donné une royauté, et qui discutait avec Abraham au sujet de Dieu. Abraham dit : « Mon Dieu est celui qui donne la vie et la mort. » - « Moi aussi, dit l’autre, je donne la vie et la mort ». Abraham répliqua : « Dieu fait lever le soleil à l’Orient. Fais-le lever, toi, à l’Occident ». L’incrédule resta coi. Dieu ne dirige point les gens pervers.
TE souviens-tu de cet homme qui, passant près d’une ville en ruines, interrogea : « Comment Dieu pourra-t-Il faire revivre cette ville morte ? » Dieu le fit mourir, pendant cent ans, puis le rappela à la vie. Il lui demanda alors : « Combien de temps as-tu dormi ? » Il répondit : « Un jour ou peut-être moins ». « Non, reprit Dieu, tu as dormi pendant cent ans. Jette un coup d’œil sur ta nourriture et ta boisson. Elles ne sont pas gâtées. Et maintenant regarde ton âne. Ton cas servira d’exemple aux hommes. Vois ses os, comment nous les assemblons, et ensuite comment nous les recouvrons de chair ». A ce spectacle, cet homme s’écria : « Je reconnais que Dieu est tout-puissant. »
LORSQUE Abraham dit à Dieu : « Seigneur, montre-moi comment tu ressuscites les morts ? » Celui-ci répondit : « As-tu quelque doute sur ce point ? » « Loin de là, reprit Abraham, mais mon cœur a besoin d’être raffermi ». Dieu lui dit alors : « Prends quatre oiseaux, dépèce-les, et éparpilles-en les membres sur chaque colline. Puis appelle-les. Ils s’empresseront de venir à toi. Souviens-toi que Dieu est tout-puissant et juste. »
CEUX qui distribuent leurs biens dans la voie de Dieu sont comparables à un grain de blé qui engendre sept épis et dont chaque épi porte cent grains. Dieu multiplie les biens de qui lui plaît. Car Dieu est incommensurable et omniscient.
CEUX qui distribuent leurs biens dans la voie de Dieu et qui n’accompagnent pas leur charité de propos ou de gestes désobligeants, ceux-là seront récompensés par leur Seigneur. Ils ne connaîtront ni crainte ni chagrin.
UNE bonne parole, une excuse valent mieux qu’une aumône suivie d’un propos désobligeant. Car Dieu est immensément riche et indulgent.
CROYANTS, ne gâtez pas vos aumônes par des propos ou des gestes désobligeants, si vous ne voulez pas ressembler à celui qui fait la charité avec ostentation et qui ne croit ni à Dieu ni au jour du jugement dernier. Il en est de lui comme d’un rocher couvert de terre. Il suffit qu’une averse tombe et seul demeure le rocher nu. De pareils hommes ne tireront aucun profit de leurs actes. Et Dieu ne dirige pas les infidèles.
CEUX qui distribuent leurs biens en vue de plaire à Dieu et par conviction propre font penser à un jardin perché sur un coteau. Une pluie abondante l’arrose et sa récolte est double. A défaut de pluie, la rosée le rafraîchit. Dieu voit ce que vous faites.
QUI d’entre-vous, affligé d’années et d’enfants en bas âge, voudrait avoir un jardin planté de palmiers et de vignes, rempli d’eaux vives et d’arbres fruitiers, et assister à sa dévastation par une tempête de feu ? C’est par de telles paraboles que Dieu vous instruit. Peut-être finirez-vous par réfléchir ?
O croyants, parmi ce que vous possédez et les récoltes que nous avons fait sortir de terre à votre intention, ne donnez que des choses de bonne qualité. Sur le point de donner, ne vous précipitez pas vers ce qui est mauvais. NE donnez pas ce que vous-mêmes n’accepteriez qu’en détournant les yeux. Sachez que Dieu est comblé de richesses et de gloire.
SATAN agite devant vous le spectre de la misère et vous incite au vice. Dieu, au contraire, vous fait espérer son pardon et ses bienfaits. Car Dieu est incommensurable et omniscient.
DIEU rend sage qui Il veut. Et qui a la sagesse réalise un immense bonheur. Seuls, ceux qui réfléchissent profitent des leçons.
QUELQUE bien que vous distribuiez et quelque vœu que vous formuliez, Dieu les connaîtra. Les pervers ne trouveront aucun appui. 
FAIRE la charité en public est une bonne action, mais la faire discrètement et à ceux qui la méritent, c’est encore plus méritoire. Une telle conduite vous fera absoudre vos péchés. Dieu est informé de ce que vous faites.
TU n’as pas pour mission, ô prophète, de convertir les hommes. C’est à Dieu que cette mission incombe. Tout le bien que vous faites tournera à votre profit, puisque vous ne donnez qu’en vue de plaire à Dieu. Tout le bien que vous distribuez vous sera rendu au centuple et vous ne serez point lésés.
DONNEZ aux gens qui, uniquement consacrés à la cause de Dieu, n’ont pas appris à gagner leur vie. Celui qui l’ignore, les croit riches à cause de la dignité de leur attitude. Tu les reconnaîtras à leur aspect minable. Ils n’obsèdent pas les gens de leurs demandes. Tout ce que vous aurez distribué aux hommes, Dieu le saura.
CEUX qui distribuent leurs biens, de nuit et de jour, publiquement ou en secret, trouveront leur récompense près du Seigneur. Toute crainte et tout chagrin leur seront épargnés.
CEUX qui pratiquent l’usure se lèveront au jour de la résurrection comme un convulsionnaire possédé par le Démon. Et cela parce qu’ils assimilent l’usure à une vente. Or, Dieu a permis la vente mais il a interdit l’usure. Celui qui, averti par Dieu, cessera cette pratique, n’aura pas à rendre compte du passé et son sort relèvera désormais de Dieu. Celui qui récidivera, celui-là sera voué au feu éternel.
DIEU ruine l’usure et protège l’aumône. Dieu a de l’aversion pour les incrédules et les pécheurs.
CEUX qui croient et pratiquent le bien, qui observent la prière et font l’aumône, seront récompensés par leur Seigneur. Toute crainte et tout chagrin leur seront épargnés.
CROYANTS, craignez Dieu et annulez toutes vos conventions usuraires en cours, si vous êtes des croyants sincères.
SI vous persistez, vous êtes en état de rébellion contre Dieu et son Prophète. Si vous vous soumettez, ne réclamez que votre capital. La règle est que vous ne devez ni léser ni être lésés.
SI votre débiteur est dans la gêne, attendez qu’il revienne à meilleure fortune. Vous montrer généreux sera plus méritoire pour vous, si vous comprenez votre intérêt.
CRAIGNEZ le jour où vous comparaîtrez devant Dieu, où toute âme sera rétribuée selon ses œuvres, où plus personne ne sera lésé.
CROYANTS, lorsque vous contractez un prêt à terme, consignez-le par écrit. Qu’un écrivain en transcrive les conditions avec fidélité. Aucun écrivain ne saurait se refuser à prêter son ministère. Qu’il écrive suivant les formes que Dieu lui a enseignées. C’est au débiteur qu’il appartient de dire à quoi il s’oblige. Qu’il craigne Dieu alors et qu’il ne cherche pas à diminuer le montant de son obligation. Si le débiteur est incapable de s’obliger, soit qu’il soit faible d’esprit ou mineur, ou s’il ne peut pas s’exprimer, c’est à son représentant à stipuler honnêtement pour lui. Provoquez le témoignage de deux témoins d’entre vous. Si vous ne trouvez pas deux hommes, mandez un homme et deux femmes parmi les personnes agréées à témoigner, de façon que si l’une d’elles oublie un détail, l’autre le lui rappelle. Les témoins ne sont pas admis à refuser leur témoignage quand ils en sont requis. N’omettez pas de passer par écrit l’acte de prêt, quel qu’en soit le montant et de spécifier le terme. C’est le moyen le plus juste aux yeux de Dieu, celui qui confère le plus d’autorité au témoignage et le plus susceptible d’écarter les doutes. A moins qu’il ne s’agisse d’une opération courante et à vue, auquel cas vous pouvez vous dispenser de la faire constater par écrit. Faites constater par témoins vos transactions. Ne causez aucun préjudice soit à l’écrivain, soit au témoin. Et si vous transgressez ces prescriptions, vous commettez un péché. Craignez Dieu, c’est Lui qui vous instruit, car Il est omniscient.
SI vous êtes en voyage et que vous ne trouviez pas d’écrivain, exigez la remise d’un gage. Mais si vous êtes mutuellement en confiance, que celui à qui on a confié quelque chose le restitue. Qu’il craigne Dieu, son Seigneur. Ne refusez pas votre témoignage. Quiconque le refuse commettra un péché. Mais Dieu connaît vos actions.
C’EST à Dieu qu’appartient tout ce qui est dans les cieux et sur la terre. Il vous demandera compte de toutes vos actions, que vous les dissimuliez ou que vous les étaliez. Il absout qui Il veut et punit qui Il veut. Dieu est tout-puissant.
LE Prophète et les fidèles croient à ce que leur Seigneur a révélé. Ils croient à Dieu, à ses anges, à ses Livres et à ses Prophètes. Ils ne font aucune distinction entre les Prophètes de Dieu. Ils disent : Nous avons entendu et nous avons cru. Seigneur, nous implorons ton pardon car c’est à toi que nous ferons retour.
DIEU n’impose à aucune âme une charge supérieure à ses forces. Elle sera récompensée du bien qu’elle aura fait, punie du mal. Seigneur, pardonne-nous nos négligences et nos erreurs. Seigneur, ne nous soumets pas aux terribles épreuves dont tu accablas nos prédécesseurs. Seigneur, ne nous impose pas d’obligations qui excèdent nos forces. Pardonne-nous, absous nos péchés et reçois-nous dans le sein de ta miséricorde. Tu es notre Maître. Accorde-nous la victoire sur les peuples infidèles.
ALIF-LAM-MIM.
IL n’y a d’autre Dieu que Dieu, le vivant, l’animateur de l’Univers.
IL t’a révélé le Livre, somme des vérités, qui confirme ce qui l’a précédé. Il avait révélé le Pentateuque et l’Évangile
AUPARAVANT, pour servir de direction aux hommes. Et Il a révélé le critérium du bien et du mal. CEUX qui renient les signes de Dieu subiront un châtiment terrible. Dieu est puissant et réprime.
DIEU sait tout ce qui se passe dans les cieux et sur la terre.
C’EST Lui qui vous façonne à sa guise dans le sein de vos mères. Il n’y a pas d’autre Dieu que Lui, le puissant, le sage.
C’EST Lui qui t’a révélé le Livre. Il se compose de versets fondamentaux, qui sont la base du Livre, et d’autres qui constituent des développements. Les malveillants ne s’en tiennent qu’à ces derniers versets dont les ressemblances prêtent à confusion pour créer le désordre et satisfaire leur goût de discussion. Et les rapports qu’il y a entre ces deux sortes de versets, Dieu seul les connaît ainsi que les vrais savants. Ces derniers diront : « Nous croyons dans ce Livre, tout ce qu’il renferme vient de notre Seigneur. Mais, seuls, les gens sensés tirent parti des enseignements ».
SEIGNEUR, ne détourne pas nos cœurs de la voie droite après que tu nous l’as montrée. Étends sur nous ta miséricorde, car tu es le vrai dispensateur.
SEIGNEUR, tu rassembleras les gens au jour inéluctable. Dieu ne décommande pas les rendez-vous qu’il a donnés.
QUANT aux infidèles, leurs richesses ou leurs enfants ne leur seront d’aucune utilité auprès de Dieu. Ils seront la proie du feu,
COMME les gens de Pharaon et ceux qui les ont précédés. Pour avoir traité nos signes de mensonge, Dieu ne leur a pas fait grâce de leurs péchés. Et Dieu est terrible dans ses châtiments.
DIS aux infidèles : « Vous serez défaits puis précipités en foule dans l’enfer. Quel triste séjour ! »
VOUS avez l’exemple de ces deux armées qui se sont affrontées, l’une en combattant pour la cause de Dieu, l’autre incrédule. Cette dernière paraissait à vos yeux deux fois plus nombreuse que l’autre. Mais Dieu donne la victoire à qui Il veut. C’est une leçon pour ceux qui méditent.
LES hommes sont attirés par tout ce qui a de l’attrait, les femmes, les enfants, les amoncellements d’or et d’argent, les chevaux de prix, les troupeaux, les champs de culture,... éphémères jouissances de ce bas monde. Mais le plus beau séjour est auprès de Dieu.
DIS-LEUR : « Désirez-vous connaître quelque chose de préférable à toutes ces jouissances ? » Ceux qui craignent Dieu trouveront auprès de leur Seigneur des jardins arrosés d’eau vive, où ils demeureront éternellement, des épouses sans impureté, et les grâces de Dieu. Dieu observe ses serviteurs.
CEUX qui craignent Dieu sont ceux qui disent : « O Seigneur, nous croyons, pardonne-nous nos péchés et préserve-nous du châtiment du feu ».
CE sont ceux aussi qui sont sincères, patients, dociles, charitables et implorent le pardon de Dieu au lever de l’aurore.
DIEU proclame et avec lui les anges et les hommes de science, qu’il n’y a d’autre Dieu que Lui et qu’Il règne par la justice. Il n’y a d’autre Dieu que Lui, le puissant et le juste.
LA religion de Dieu est l’Islam. Les gens du Livre ne se sont divisés entre eux qu’après avoir reçu la vérité, poussés par la jalousie. Celui qui repousse les enseignements de Dieu, Dieu est prompt à régler son cas.
A ceux qui te contrediront, dis-leur : « Moi, je me suis soumis à Dieu ainsi que ceux qui me suivent ». DEMANDE à ceux qui ont reçu le Livre et aux illettrés : « Vous soumettez-vous ? » S’ils se soumettent, ils seront dans la bonne voie. S’ils s’insurgent, rappelle-toi que ton rôle se borne à les avertir. Dieu observe ses serviteurs.
A ceux qui nient les enseignements de Dieu, mettent à mort ignominieusement les Prophètes et ceux qui prêchent le bien, annonce un châtiment douloureux.
ILS perdront le bénéfice de leurs actions dans ce monde et dans l’autre et ne recevront aucun secours.
NE vois-tu pas ces gens à qui une partie du Livre est parvenue et qui, lorsqu’on les convie à faire arbitrer leurs différends par le Livre, s’y refusent avec dédain ?
ET cela parce qu’ils croient qu’ils ne subiront la peine du feu que peu de jours. C’est leur fausse compréhension de la religion qui les jette ainsi dans l’erreur.
QU’EST-CE qu’il adviendra d’eux le jour inéluctable où nous les réunirons, le jour où toute âme sera rétribuée selon ses œuvres et où personne ne sera lésé.
DIS : O mon Dieu, toi le Maître souverain, toi qui confères et retires le pouvoir à qui tu veux, qui élèves et rabaisses qui tu veux, toi dont tout le bonheur est entre tes mains, tu es tout-puissant.
TOI qui fais succéder la nuit au jour et le jour à la nuit, qui tires la vie de la mort et la mort de la vie et qui distribues les richesses comme il te plaît et sans compter.
LES croyants ne doivent prendre pour alliés que des croyants et non des infidèles. Ceux qui le feraient perdraient tout appui auprès de Dieu à moins que ce ne soit pour parer à un danger. Dieu vous met en garde contre sa colère. C’est devant Lui que vous devez comparaître.
DIS-LEUR : Que vous cachiez vos pensées ou que vous les divulguiez ? Dieu le sait. Et il sait aussi ce qui se passe dans les cieux et sur la terre. Il est tout-puissant.
UN jour viendra où toute âme sera mise en présence du bien qu’elle aura fait. Mise en présence du mal qu’elle aura fait, elle souhaitera mettre entre elle et lui un immense espace. Dieu vous met en garde contre sa colère. Il est plein de bonté pour les hommes.
DIS-LEUR : Si vous aimez Dieu, suivez-moi, Il vous aimera et vous pardonnera vos péchés. Il est miséricordieux et clément.
DIS-LEUR : Obéissez à Dieu et au Prophète. S’ils se montrent réfractaires, qu’ils sachent que Dieu n’aime pas les insoumis.
DIEU a élu parmi tous les hommes Adam, Noé, la descendance d’Abraham et celle d’Imran.
CES élus forment une seule et même lignée et Dieu entend et sait tout.
LA femme d’Imran dit un jour : « Seigneur, je voue à ton culte l’enfant que je porte dans mon sein. Agrée-le, car tu entends et sais tout ».
LORSQU’ELLE l’eût mis au monde, elle s’écria : Seigneur, j’ai donné le jour à une fille. Et Dieu savait ce qu’elle avait enfanté. Il y a de la différence entre un garçon et une fille. Je l’ai appelée Marie. Je la mets sous ta sauvegarde, elle et sa postérité, pour que tu la défendes contre les maléfices de Satan le maudit.
DIEU réserva un charmant accueil à cette enfant, lui assura une croissance magnifique et en confia la garde à Zacharie. Toutes les fois que Zacharie allait la voir au Temple, il trouvait des aliments auprès d’elle. Il lui dit un jour : « Marie, d’où te viennent ces aliments ». Elle répondit : « Cela me vient de Dieu, car Dieu distribue ses biens à qui Il veut sans compter ».
A cette occasion, Zacharie adressa à son Seigneur la prière suivante : « Seigneur, donne-moi une belle postérité. Tu entends mes prières ».
DES anges l’interpellèrent pendant qu’il priait, debout, dans le sanctuaire : « DIEU t’annonce la naissance de Jean. Il croira à la parole de Dieu, sera noble, saura dompter ses passions et sera un prophète d’entre les justes ».
IL dit : « O Seigneur, comment puis-je être le père d’un garçon, moi qu’accablent les ans et dont la femme est stérile ? » Les anges lui répondirent : « C’est ainsi. Dieu fait ce qu’il veut ».
ZACHARIE dit : «Seigneur, donne-moi un signe». Le Seigneur répondit : « Le signe que je t’envoie est que tu ne pourras parler aux hommes pendant trois jours que par gestes. Répète sans lassitude le nom de ton Seigneur et prie-le, matin et soir ».
DE même, les anges dirent à Marie : « O Marie, Dieu t’a choisie, il t’a purifiée, il t’a élue parmi toutes les femmes de l’Univers ».
O Marie, sois dévouée à ton Seigneur, prosterne-toi devant Lui et courbe la tête avec ceux qui la courbent.
CE sont là des choses du temps passé que nous te divulguons. Tu n’étais pas parmi eux lorsqu’ils tiraient au sort avec des flèches pour savoir qui élèverait Marie. Tu n’étais pas non plus parmi eux lorsqu’ils se disputaient.
VOICI que les anges dirent : « O Marie, Dieu t’envoie le message suivant : Il se nommera le Messie, Jésus, fils de Marie, sera intercesseur dans ce monde et dans l’autre et un des familiers de Dieu.
DÈS le berceau, puis adulte, il parlera aux hommes. Il sera parmi les justes ».
MARIE dit : « O Seigneur, comment pourrais-je avoir un fils, moi qui n’ai jamais eu de contact avec les hommes ? » Les anges répondirent : « C’est ainsi, Dieu crée comme Il lui plaît. Quand Il décide une chose, Il dit « Qu’elle soit et elle est ».
DIEU lui enseignera le Livre, la Sagesse, le Pentateuque et l’Évangile.
IL sera son envoyé auprès des fils d’Israël. Il leur dira : « Je viens à vous avec des signes de votre Maître. Je façonne avec de l’argile des corps d’oiseaux. Je souffle sur eux et ils s’envolent avec l’autorisation de Dieu. Je guéris les aveugles de naissance et les lépreux. Je ressuscite les morts avec l’autorisation de Dieu. Je devine ce que vous mangez et ce que vous célez dans vos maisons. Ce sont là autant de signes si vous êtes crédules ».
« JE vous confirme ce que le Pentateuque vous a révélé avant moi. Je lève une partie des défenses qui vous ont été faites jusqu’ici. Je vous ai apporté des signes de votre Seigneur. Craignez Dieu et obéissez-moi ».
« DIEU est votre Maître et le mien. Adorez-Le. C’est là la voie droite ».
LORSQUE Jésus s’aperçut de leur infidélité, il dit : « Quels sont ceux qui me suivent dans la voie de Dieu ? » « Nous », répondirent les apôtres. « Nous croyons en Dieu et témoignons que nous sommes soumis ».
« SEIGNEUR, ajoutèrent-ils, nous croyons à ce que tu as révélé. Nous suivons ton prophète. Inscris-nous parmi ceux qui témoigneront au jour du jugement dernier ».
LES Juifs complotèrent contre Jésus. Dieu complota contre eux. Et Dieu est plus fort que ceux qui complotent.
DIEU dit alors à Jésus : « C’est moi qui mettrai fin à ta mission et te rappellerai à moi. Je t’arracherai aux infidèles. J’élèverai tes partisans au-dessus des infidèles jusqu’au jour du jugement dernier. A la fin, vous retournerez tous à moi et je vous départagerai alors sur ce qui vous divise ».
J’INFLIGERAI aux infidèles un châtiment sévère dans ce monde et dans l’autre. Et ils ne recevront aucun secours.
A ceux qui croient et font le bien, Dieu réserve une splendide récompense, car Dieu n’aime pas les pervers.
TELS sont les signes que nous faisons se succéder à ton intention et tels sont les sages enseignements.
POUR Dieu, l’origine de Jésus est la même que celle d’Adam. Il l’a créé de l’argile, puis Il lui a dit : « Sois » et il a été.
LA vérité vient de ton Seigneur. Évite d’être parmi les sceptiques.
A ceux qui te contrediront au sujet de Jésus, maintenant que tu es informé, propose-leur ceci : « Réunissons nos enfants et les vôtres, nos femmes et les vôtres, joignons-nous à eux, puis adjurons Dieu de maudire ceux d’entre nous qui sont de mauvaise foi ».
C’EST là une histoire authentique. Il n’y a de Dieu que Dieu. Et lui seul est tout-puissant et sage.
S’ILS persistent à douter, certes Dieu découvre les méchants.
DIS : « O gens d’Écriture, adhérez à une formule qui nous soit unique aux uns et aux autres, à savoir, nous n’adorerons que Dieu, nous ne l’associerons à rien et nous ne nous prendrons point les uns les autres pour maîtres en dehors de Dieu ». S’ils s’y refusent, dites-leur : « Prenez témoignage que quant à nous, nous nous soumettons ».
O gens d’Écriture, pourquoi discutiez-vous au sujet d’Abraham, puisque le Pentateuque et l’Évangile n’ont été révélés qu’après lui. Êtes-vous dépourvus de jugement ?
PASSE encore que vous discutiez sur des choses que vous connaissez ! Mais pourquoi discuter sur ce que vous ne savez pas. Dieu sait et vous ne savez pas.
ABRAHAM n’était ni juif, ni chrétien, mais il était droit et soumis. Ce n’était pas un idolâtre.
LES vrais adeptes d’Abraham sont ceux qui l’ont suivi et qui me suivront, moi et mes fidèles. Dieu est le patron des croyants.
UNE partie des gens d’Écriture cherchent à vous égarer. Ils n’égarent qu’eux-mêmes sans s’en rendre compte.
O gens d’Écriture, pourquoi reniez-vous les révélations de Dieu alors que vous en êtes les témoins ?
O gens d’Écriture, pourquoi mêlez-vous le mensonge à la vérité ? Pourquoi dissimulez-vous sciemment la vérité ?
UNE partie des gens d’Écriture dit : « Croyez à ce qui a été révélé aux croyants quand le jour pointe et, le soir, reniez-le. Peut-être les détournerons-nous de leur religion ?
NE vous fiez qu’à vos coreligionnaires ». Dis-leur : la vraie direction vient de Dieu. Comme Il vous a donné, Il peut donner à d’autres. S’ils vous récusent auprès de Dieu, réponds-leur : « La grâce est entre les mains de Dieu qui en dispose comme Il lui plaît ». Dieu est incommensurable et omniscient ».
IL manifeste sa clémence à qui Il veut, car Il dispose d’une grâce infinie. 
PARMI les gens d’Écriture, il en est qui, quand bien même on leur confierait un talent, le rendraient ; il en est d’autres qui, si on leur confiait seulement un dinar, ne le rendraient qu’harcelés et contraints. ET cela parce qu’ils pensent : « Nous n’avons aucun égard à avoir envers les ignorants ». Ils prêtent ainsi sciemment un mensonge à Dieu.
LOIN de là, quiconque est fidèle à ses engagements et craint Dieu, éprouvera que Dieu aime les gens soumis.
CEUX qui vendent à vil prix leurs pactes avec Dieu et leurs serments, ceux-là seront déconsidérés dans l’autre monde. Dieu ne leur adressera pas la parole, détournera ses yeux d’eux et leur refusera son pardon. Un châtiment douloureux les attend.
CERTAINS d'entre eux dénaturent les paroles du Livre en le lisant pour donner le change sur ce qu'il contient. Mais ce qu'ils lisent n'est pas dans le Livre. Ils disent : « Ceci vient de Dieu ». Or, ceci ne vient pas de Dieu. Ils prêtent sciemment à Dieu des mensonges.
IL n’est pas admissible qu’un homme à qui Dieu a donné le Livre, la Sagesse et le don de prophétie, dise à ses semblables : « Adorez-moi à l’exclusion de Dieu ». Il devra leur dire au contraire : « Soyez les serviteurs de Dieu, vous qui connaissez le Livre et qui l’enseignez ».
IL est non moins admissible qu’il leur prescrive de prendre les anges et les prophètes pour des divinités. Va-t-il vous inciter à redevenir infidèles après avoir été soumis ?
DIEU reçut des Prophètes l’engagement suivant sous la foi du Livre et de la sagesse qui leur avaient été révélés : « Si un nouveau prophète apparaît et vous confirme ce que vous savez déjà, faites-lui confiance et prêtez-lui votre entier concours ». « Acquiescez-vous à cela, insista-t-il ? En assumez-vous la responsabilité ? » Ils répondirent : « Nous y acquiesçons ». Il conclut : « Prenez-en témoignage et moi aussi j’en témoigne ».
ILS sont perdus ceux qui, après un engagement aussi solennel, ne se soumettraient pas.
ÊTES-VOUS attirés par une autre religion que celle de votre Dieu, Lui à qui est soumis de gré ou de force tout l’univers et à qui tout retourne ?
DITES : « Nous croyons en Dieu, à ce qu’Il nous a révélé, à ce qui a été révélé à Abraham, Ismaël, Isaac, Jacob et sa postérité. Nous croyons à ce que Moïse, Jésus et les prophètes ont reçu de leur Seigneur. Nous ne faisons aucune différence entre eux et nous nous soumettons à Dieu ».
CELUI qui adoptera une autre religion que celle de l’Islam sera désavoué par Dieu et il sera au nombre des réprouvés dans l’autre monde.
COMMENT concevoir que Dieu ramène dans la bonne voie ceux qui l’ont renié après l’avoir élu, qui ont reconnu l’authenticité du prophète et ont reçu tant de preuves de sa mission ? Dieu ne dirige pas dans la bonne voie les pervers.
CEUX-LA, leur récompense sera la malédiction de Dieu, des anges et de tous les hommes.
C’EST pour l’éternité qu’ils seront maudits et leur châtiment n’aura ni adoucissement, ni répit.
ECHAPPERONT à ce sort ceux qui se rachèteront par leur repentir et de bonnes œuvres, car Dieu est miséricordieux et clément.
CEUX qui perdront la foi, après l’avoir eue, et se complairont dans l’impiété, leur repentir ne sera pas accepté et leur égarement n’aura pas de fin.
CEUX qui vivent et meurent en infidèles, tout l’or de la terre ne suffirait pas à les racheter. Un châtiment douloureux leur est réservé et ils ne peuvent compter sur aucune aide.
ON ne peut acquérir la piété qu’en donnant sur ses biens les plus chers. Quelque charité que vous fassiez, Dieu la connaîtra.
TOUS les aliments étaient permis aux fils d’Israël, à l’exception de ceux qu’Israël lui-même s’était interdits, avant que ne fut révélé le Pentateuque. Dis-leur : Apportez le Pentateuque et lisez-le, si vous êtes sincères.
QUICONQUE, après cela, mentira à propos de Dieu, sera vraiment coupable.
DIS-LEUR : « Dieu est la sincérité même ». Suivez le culte d’Abraham, le modèle de la droiture, qui ne s’est jamais compromis avec les idolâtres.
LE premier temple élevé pour les hommes est celui de Bekka. C’est une bénédiction et une lumière pour l’humanité.
TERRE de miracles et de signes sacrés, c’est en même temps l’oratoire d’Abraham. Quiconque y pénètre, éprouvera une sécurité parfaite. En faire le pèlerinage est une obligation envers Dieu pour quiconque en a la possibilité. QUANT aux infidèles, qu’importe ? Dieu peut se passer de l’Univers.
DIS : O gens d’Écriture, pourquoi repoussez-vous les signes de Dieu alors qu’Il est témoin de toutes vos actions.
DIS : O gens d’Écriture, pourquoi détournez-vous de la voie de Dieu ceux qui ont la foi ? Préférez-vous les voies tortueuses ? vous qui êtes en état de témoigner. Mais Dieu n’est pas inattentif à ce que vous faites.
O croyants, si vous écoutez certains adeptes du Livre, ils vous rendront mécréants après que vous avez eu la foi.
ET comment pourriez-vous perdre la foi, alors que vous entendez la lecture du Livre, alors que l’envoyé de Dieu est parmi vous ? Celui qui se réfugie en Dieu, celui-là est dans la voie droite.
O croyants, craignez Dieu en mesure de sa puissance et ne mourez que musulmans.
RESTEZ tous attachés au lien de Dieu et ne vous divisez pas. Reconnaissez les bienfaits de Dieu pour vous, lui qui d’ennemis que vous étiez, a fait l’union entre vos cœurs, lui qui, par sa grâce, vous a rendus frères. Lui qui, alors que vous étiez au bord du gouffre de l’enfer, vous a mis en lieu sûr. C’est ainsi que Dieu vous montre ses signes. Peut-être vous maintiendrez-vous dans la voie droite ?
QUE de vous naisse un peuple qui appelle au bien, qui ne commande que de bonnes actions et qui défende les mauvaises ! Ce serait là un peuple de bienheureux.
N’IMITEZ pas ceux qui, après avoir reçu les enseignements de Dieu, se sont divisés et ont glissé dans les luttes politiques. Ceux-là subiront un châtiment exemplaire.
UN jour viendra où certains visages s’illumineront de blancheur et où d’autres s’assombriront. A ces derniers Dieu dira : « Ah ! Vous avez versé dans l’incrédulité après avoir cru ? Endurez maintenant les supplices qui sont réservés aux incrédules ».
QUANT à ceux dont le visage rayonnera de blancheur, ils seront appelés dans la grâce de Dieu et cela pour l’éternité.
C’EST par amour de la vérité que nous te lisons ces versets de Dieu. Dieu ne souhaite aucun mal aux hommes.
DIEU n’est-il pas le maître, en effet, des cieux et de la terre et n’est-ce pas à Lui que tout fait retour ?
JE vous ai distingué parmi les peuples comme étant le meilleur. En effet, vous prescrivez le bien, vous défendez le mal et vous croyez en Dieu. Si les gens d’Écriture avaient la foi, il n’en vaudrait que mieux pour vous. S’ils comptent quelques croyants, la majorité est impie.
ILS ne peuvent vous causer aucun mal, tout au plus quelques tracasseries. S’ils entrent en lutte avec vous, ils auront tôt fait de lâcher pied. Ils ne seront jamais vainqueurs.
L’OPPROBRE les couvrira partout où vous les rencontrerez, à moins qu’ils ne se soumettent à la loi de Dieu ou à celle des autres hommes. Ils se sont attiré la colère de Dieu et le mépris les couvre. Et cela parce qu’ils ont nié les signes de Dieu et mis ignominieusement à mort ses prophètes. Et cela parce qu’ils se sont endurcis dans la désobéissance et dans l’injustice.
LES gens d’Écriture ne sont pas tous semblables. Il y en a parmi eux qui ont le cœur ferme, qui passent leurs nuits à lire les versets de Dieu et à se prosterner.
ILS croient en Dieu et au jour du jugement dernier. Ils prescrivent le bien, réprouvent le mal et s’adonnent avec empressement aux bonnes œuvres. Ils sont au nombre des gens de bien.
QUELQUE bien que vous fassiez, il vous en sera tenu compte. Dieu sait qui le craint.
QUANT aux infidèles, leurs richesses et leurs enfants n’entreront pas en ligne de compte auprès de Dieu. Ils seront voués au feu éternel.
LEURS aumônes en ce bas monde ne leur vaudront aucune récompense ; elles sont semblables à ces champs cultivés par des injustes, qu’un vent chargé de gel anéantit. Ce n’est pas Dieu qui les a maltraités ; ce sont eux qui se sont nuis à eux-mêmes.
O croyants, ne choisissez vos hommes de confiance que parmi vous. Les infidèles mettront tout en œuvre pour embrouiller vos affaires. Rien ne les enchante plus que de vous savoir dans la peine. La haine s’échappe de leurs bouches et ce que leur cœur dérobe est pire encore. Vous voilà avertis, si vous savez comprendre.
OU en êtes-vous avec ces gens-là ? Vous les aimez et ils ne vous aiment pas. Vous croyez à tous les Livres révélés. Lorsqu’ils vous rencontrent, ils disent : Nous croyons. Mais dès qu’ils sont seuls, ils se mordent les doigts de rage. Dis-leur : Mourez de rage. Car Dieu connaît le tréfonds de vos cœurs.
LE moindre de vos succès les atterre. Si vous éprouvez un revers, ils se réjouissent. Soyez fermes et craignez Dieu et leur hostilité restera vaine. Dieu sait tout ce qu’ils font.
SOUVIENS-TOI du matin où tu quittas les tiens pour ranger tes fidèles en ordre de bataille ? Dieu entendait et savait tout.
DEUX groupes de soldats étaient sur le point de faire défection. Mais Dieu raffermit leur courage. C’est en Dieu que les croyants doivent mettre leur confiance.
DIEU vous a accordé la victoire à Bedr, malgré votre infériorité. Observez les enseignements de Dieu si vous voulez qu’Il vous traite en hommes reconnaissants.
TU disais aux fidèles pendant le combat : « N’est-ce pas assez que votre Seigneur relève vos courages par trois mille anges descendus du Ciel ? »
BIEN mieux. Si vous êtes fermes dans votre foi et si vous craignez Dieu, vos ennemis peuvent fondre soudainement sur vous, Dieu vous donnera le concours de cinq mille anges d’élite.
DIEU n’a agi ainsi que pour vous donner confiance et affermir vos cœurs. Il n’y a que Dieu, tout-puissant et sage, qui puisse donner la victoire,
SOIT qu’Il provoque une scission dans le camp des infidèles, soit qu’Il les mette en déroute. Ceux-ci s’en retourneront, défaits.
CELA ne te concerne pas. Bien que coupables, c’est à Dieu seul qu’il appartient de leur pardonner ou de leur faire expier leurs fautes.
DIEU est le maître des cieux et de la terre. Il absout qui Il veut et châtie qui Il veut. En vérité, Dieu est miséricordieux et clément.
O croyants, ne pratiquez pas l’usure en multipliant démesurément votre capital. Craignez Dieu, si vous voulez vivre heureux.
REDOUTEZ le supplice du feu réservé aux insoumis.
SOUMETTEZ-VOUS à Dieu et au Prophète. Peut-être obtiendrez-vous la miséricorde de Dieu ?
HATEZ-VOUS de gagner l’indulgence de votre Seigneur et le paradis, aussi vaste que les cieux et la terre, que Dieu réserve aux vertueux,
LES vertueux qui distribuent leurs biens, qu’ils soient à l’aise ou dans la gêne, qui vainquent leur colère et qui pardonnent à autrui. Dieu aime les cœurs généreux,
LES vertueux qui, lorsqu’ils commettent une mauvaise action ou se nuisent à eux-mêmes, appellent Dieu et implorent son pardon pour leurs péchés. Car qui peut effacer les péchés des hommes si ce n’est Dieu ? Les vertueux qui, de propos délibéré, ne persévèrent pas dans le mal.
CEUX-LA auront pour récompense le pardon de Dieu et pour séjour éternel des jardins arrosés d’eau vive. Quelle belle récompense pour les hommes de bien !
QUE d’expériences humaines ont été réalisées avant vous ! Courez le monde. Rendez-vous compte des châtiments qu’ont éprouvés les incrédules.
C’EST un avertissement pour les hommes. C’est un avis et une leçon pour ceux qui craignent.
NE vous laissez pas abattre, ne vous lamentez pas, et vous aurez le dessus si vous avez la foi.
SI un revers vous atteint, dites-vous que d’autres en ont subi aussi. C’est la loi commune, fortune et infortune se succèdent parmi les hommes. C’est un moyen pour Dieu de reconnaître les croyants et de faire sortir d’entre vous des témoins. Dieu n’aime pas les injustes.
C’EST un moyen pour Dieu de distinguer ceux qui ont la foi et d’anéantir les incrédules.
AVEZ-VOUS caressé l’illusion d’entrer au paradis sans que Dieu distingue entre ceux qui le servent et persistent dans sa voie ?
VOUS souhaitiez la mort avant de la voir face à face. Maintenant vous l’avez vue. Vous l’avez bien vue.
MAHOMET n’est qu’un prophète comme il y en a eu bien d’autres avant lui. S’il venait à mourir ou à être tué, est-ce que vous déserteriez ? Ceux qui désertent ne causent aucun tort à Dieu et Dieu récompense les vaillants.
AUCUNE âme ne quitte cette terre sans l’assentiment de Dieu et sans que sa fin ait été écrite et fixée. Celui qui recherche les profits de ce monde, je le satisferai et je satisferai aussi celui qui recherche les profits de l’autre monde. Je récompenserai les vaillants.
COMBIEN de prophètes ont été tués au milieu de leurs compagnons ! Ceux-ci ne se sont pas laissés abattre par l’épreuve subie dans la voie de Dieu. Ils n’ont pas faibli et ils n’ont pas capitulé. Dieu aime ceux qui sont endurants.
ILS ne savaient que répéter : « Seigneur, pardonne-nous nos péchés et nos excès. Affermis nos pas et accorde-nous la victoire sur les infidèles ».
DIEU leur accorda les biens de ce monde et la récompense suprême de l’autre monde. Dieu aime ceux qui sont constants.
O croyants, n’écoutez pas les infidèles si vous ne voulez pas retomber dans vos erreurs. Vous seriez perdus alors.
DIEU, vous le savez, est votre Maître. C’est l’allié le plus sûr.
NOUS jetterons l’effroi dans le cœur des infidèles pour les punir d’associer à Dieu des divinités que ne prouve aucune révélation. L’enfer sera leur séjour. Et quel triste séjour que celui des réprouvés !
DIEU a tenu sa promesse en vous permettant d’anéantir vos ennemis jusqu’au moment où vous avez fléchi, où vous vous êtes contrecarrés dans la conduite de la bataille et où vous avez désobéi après qu’il vous eût fait entrevoir ce que vous désiriez. PARMI vous, certains recherchaient les biens de ce monde, d’autres les biens futurs. Puis Dieu a brisé votre élan pour vous éprouver. Maintenant Dieu vous a pardonnés, car Il est plein de sollicitude pour les croyants.
VOUS fuyiez alors sans vous soucier les uns des autres, tandis que le prophète, sur vos derrières, tentait de vous ramener au combat. Dieu vous envoya déception sur déception pour vous empêcher de sentir à la fois ce que vous perdiez, et les coups que vous receviez. Car Dieu sait tout ce que vous faites.
PUIS, après ces mécomptes, Dieu plongea dans le sommeil une partie d’entre vous pour les reposer. Les autres, uniquement occupés d’eux-mêmes, imputaient à Dieu toute autre chose que du bien, comme l’auraient fait des idolâtres et disaient : « Nous est-il interdit d’intervenir dans cette affaire ? » Dis-leur : « Toute cette affaire est aux mains de Dieu. » Ils cachaient au fond de leur cœur bien des choses qu’ils n’osaient te divulguer. Ils pensaient notamment : « Si on nous avait laissé exprimer notre avis dans cette affaire, nous ne serions pas venus nous faire massacrer ici ». Dis-leur : « Même si vous étiez restés dans vos demeures, ceux d’entre vous dont la mort a été décrétée seraient sortis pour aller tomber là où la mort les attendait. » Et tout ceci pour permettre à Dieu de découvrir ce qu’enferment vos poitrines, de démêler ce que cachent vos cœurs. Dieu pénètre le fond de vos pensées.
SI certains d'entre vous ont trahi le jour de la rencontre des deux armées, c'est qu'ils ont été subornés par Satan, déjà prédisposés par leurs péchés. Néanmoins Dieu leur a pardonné, car Il est plein de miséricorde et d’indulgence.
O croyants, n’imitez pas les infidèles qui pensent, lorsque leurs frères partent en voyage ou au combat : « S’ils étaient restés avec nous, ils ne seraient pas morts et n’auraient pas été tués. » Cette pensée, Dieu l’a déposée dans leurs cœurs comme un germe de chagrin. Dieu ne donne-t-Il pas la vie et la mort ? Et ne voit-Il pas toutes vos actions ?
Au surplus, si vous êtes tués ou si vous mourez au service de Dieu, la rémission de vos péchés et la miséricorde de Dieu ne sont-elles pas des biens plus précieux que ceux que vous amassez ?
QUE vous mouriez ou que vous soyez tués, ne devez-vous pas faire retour à Dieu ?
C’EST par la grâce de Dieu que tu es si doux avec les hommes. Si tu avais été brutal, que tu n’aies montré qu’un cœur endurci, ils se seraient détachés de toi. Pardonne-leur, implore le pardon de Dieu pour eux et consulte-les dans les moments difficiles. Mais, une fois ta résolution prise, confie-toi à Dieu, car Dieu aime ceux qui se fient à Lui.
SI Dieu vous prête appui, personne ne pourra vous vaincre. Mais s'Il vous abandonne, qui pourra vous rendre victorieux ? C’est en Dieu que les croyants doivent mettre leur confiance.
C’EST indécent de tromper un prophète sur le butin. Celui qui l’aura trompé rapportera la part du butin qu’il aura dissimulée au jour du jugement dernier. Ce jour-là, toute âme sera rétribuée suivant ses œuvres. Il n’y aura pas d’injustice.
CELUI qui cherche la grâce de Dieu peut-il être comparé à celui qui a encouru la colère de Dieu et qui aura l’enfer pour séjour ? Et quel affreux séjour !
DIEU les mettra à un rang très différent. Car Dieu voit toutes les actions des hommes.
DIEU a marqué une extrême bienveillance aux fidèles en choisissant parmi eux un prophète pour leur divulguer ses enseignements, les rendre meilleurs et leur apprendre le Livre et la sagesse, eux qui étaient naguère dans un égarement complet.
AU moment de votre premier revers, alors que vous aviez déjà infligé plusieurs défaites à vos ennemis, vous vous écriâtes : « D’où nous vient cette infortune ? » Réponds-leur : « De vous-mêmes ». Car Dieu est tout-puissant.
LA défaite que vous avez essuyée le jour de la rencontre des deux armées a été voulue par Dieu pour reconnaître les fidèles
D’AVEC les hypocrites. A l’appel qui leur fut lancé de venir combattre au service de Dieu ou bien d’aider ses armées, ils répondirent : « Volontiers, si nous savions combattre ». Ces propos montraient qu’ils étaient plus près de l’infidélité que de la foi. CAR leurs lèvres exprimaient des sentiments qui n’étaient pas dans leurs cœurs. Mais Dieu savait mieux que personne ce qu’ils dissimulaient.
CEUX qui étaient restés dans leurs foyers disaient à propos de leurs frères : « S’ils nous avaient écoutés, ils n’auraient pas été tués. » Dis-leur : « Repoussez la mort quand elle se présentera à vous, si vous êtes si forts ! »
NE croyez pas que ceux qui ont été tués au service de Dieu soient morts. Non, ils sont vivants. Ils sont auprès de Dieu qui pourvoit à tous leurs besoins,
HEUREUX des bienfaits que Dieu leur a distribués, sachant déjà le sort enviable réservé aux combattants qui ne les ont pas encore rejoints, auxquels toute crainte et toute peine seront épargnées.
ILS se réjouissent des bienfaits et de la grâce de Dieu et de ce que Dieu ne laisse rien perdre aux fidèles de leurs récompenses,
LES fidèles qui ont répondu à l’appel de Dieu et du prophète, bien que l’adversité les ait frappés. A ceux d’entre-eux dont la conduite et la foi auront été exemplaires, une récompense magnifique est réservée,
LES fidèles qui, lorsqu’on est venu leur dire : « Vos adversaires s’arment contre vous, prenez-garde », ont vu leur foi se décupler et ont dit : « Dieu nous suffit, c’est le meilleur des protecteurs. »
CEUX-LA sont rentrés dans leurs foyers, comblés des bienfaits et de la grâce de Dieu. Aucun mal ne les a atteints. Ils ont suivi les commandements de Dieu, Dieu dont la grâce est infinie.
CES mauvaises nouvelles, c’est l’œuvre de Satan, qui toujours fait entrevoir des dangers à ses adeptes. Ne vous laissez pas ébranler. Craignez-moi si vous êtes croyants.
NE te laisse pas attrister par ceux qui se jettent dans l’impiété. Ils ne sauraient entamer la cause de Dieu. Dieu les privera de toute part dans la vie future. Et ils encourront un châtiment terrible.
CEUX qui perdent leur foi pour devenir infidèles ne font pas de tort à la cause de Dieu. Ils encourront un châtiment douloureux.
QUE les infidèles ne croient pas que si nous les comblons de biens, ce soit pour leur être agréable. Nous ne les comblons de biens que pour qu’ils fassent eux-mêmes plus de mal. Ils encourront un châtiment ignominieux.
DIEU ne saurait laisser les fidèles dans l’état où ils sont, sans distinguer entre les mauvais et les bons. IL ne saurait, non plus, vous divulguer ses secrets. En vérité, Il choisit ses prophètes comme Il veut. Croyez en Dieu et en ses prophètes. Si vous croyez et si vous craignez, Il vous donnera une récompense magnifique. 
QUE ceux qui thésaurisent les biens qu’ils tiennent de la générosité de Dieu ne croient pas qu’ils fassent ainsi une action avantageuse. Loin de là, c’est un malheur pour eux. Au jour du jugement dernier, ils porteront, enroulés à leur cou, les biens qu’ils auront amassés. Dieu est l’héritier des cieux et de la terre. Il est informé de toutes vos actions.
DIEU a entendu ceux qui disent : « Dieu est pauvre et nous sommes riches ». Il prend note de leurs déclarations et de la mort ignominieuse qu’ils ont infligée aux prophètes et Il leur dira : « Éprouvez le supplice du feu ».
ET cela en châtiment de ce que vos mains ont perpétré. Dieu ne punit jamais à tort les hommes.
A ceux qui disent : « Dieu nous a recommandé de n’accepter pour prophète que celui qui viendrait avec une offrande que le feu du ciel consumerait aussitôt », RÉPONDS : « Bien des prophètes m’ont précédé qui ont fait des miracles et même celui dont vous parlez. Pourquoi les avez-vous mis à mort si vous êtes de bonne foi ? » 
S'ILS te traitent de menteur, dis-toi que les prophètes qui t'ont précédé ont subi le même sort, et pourtant ils ont opéré des miracles, apporté des Psaumes et des livres divins.
CHAQUE âme passera par les affres de la mort. Ce qui importe, c’est que vous receviez nos récompenses au jour de la résurrection. Celui qui échappera à l’enfer et entrera au paradis sera le vrai vainqueur. La vie en ce bas monde n’est faite que de plaisirs éphémères.
VOUS serez éprouvés dans vos biens et dans vos personnes. Vous entendrez les gens d’Écriture et les idolâtres tenir bien des propos désagréables sur votre compte. Mais prenez patience et pliez-vous à la loi de Dieu. C’est là, la seule attitude recommandable.
DIEU a reçu des gens d’Écriture la promesse qu’ils divulgueraient leur Livre et ne le tiendraient pas caché. Ils l’ont jeté par-dessus leurs épaules et l’ont échangé contre n’importe quoi. Quel honteux marché !
QUE ceux qui s’extasient sur leurs actes et qui cherchent à être loués, même pour ce qu’ils n’ont pas fait, ne croient pas échapper au châtiment. Ils subiront un châtiment douloureux.
DIEU est maître des cieux et de la terre, et Il est tout-puissant.
LA création des cieux et de la terre, la succession des nuits et des jours sont des preuves pour les gens qui méditent.
LES gens qui prient Dieu, debout, assis ou couchés et pour qui la création des cieux et de la terre est un sujet de méditation, les gens qui disent : « O Seigneur, tu n’as pas créé tout cela en vain. Gloire à toi. Préserve-nous de l’enfer ».
SEIGNEUR, celui que tu précipites à l’enfer tombe dans l’ignominie. Les pervers ne pourront compter sur aucun secours.
SEIGNEUR, nous avons entendu une voix qui nous conviait à croire en toi. Nous avons cru. SEIGNEUR, pardonne-nous nos péchés, réponds pour nous des torts que nous avons causés aux autres et fais-nous mourir innocents.
SEIGNEUR, donne-nous ce que tu nous as promis par l’entremise de tes apôtres. Fais que nous ne soyons pas humiliés au jour de la résurrection. Toi qui ne manques jamais à tes promesses.
DIEU a exaucé leurs prières et leur a dit : « Je ne ferai perdre à aucun d’entre vous, hommes ou femmes, le bénéfice de ses actions. Vous êtes issus les uns des autres. CEUX qui auront émigré, qui auront été chassés de leurs foyers, qui auront souffert pour ma cause, qui auront combattu ou auront été tués à mon service, ceux-là, j’absoudrai toutes leurs fautes, je les recevrai dans des jardins où courent des eaux vives, en marque de récompense de leur Seigneur. C’est Dieu qui décerne les meilleures récompenses.
NE sois pas impressionné de voir les infidèles parcourir à leur aise le pays.
LEUR bien-être est éphémère. Ils sont voués à l’enfer. Et quel triste séjour !
PAR contre, ceux qui craignent leur Seigneur auront pour séjour des jardins arrosés d’eau vive, séjour éternel et aménagé des mains mêmes de Dieu. Ce qui émane de Dieu est sans prix pour les justes.
PARMI les gens d’Écriture, il en est qui croient en Dieu, et à la fois à ce qu’Il vous a révélé et à ce qu’Il leur a révélé. Entièrement soumis à Dieu, ils ne trafiquent pas de ses enseignements pour un misérable profit. ILS trouveront leurs récompenses auprès de leur Seigneur, qui règle rapidement ses comptes.
CROYANTS, soyez patients ; rivalisez de patience, soyez sur le qui-vive et craignez Dieu, si vous voulez être heureux.
O hommes, craignez Dieu qui vous a créés d’un seul être, puis de cet être tira sa compagne et de ce couple tira l’humanité toute entière. Craignez Dieu au nom de qui vous vous demandez mutuellement appui. Respectez les liens du sang. Dieu a l’œil sur vous.
RENDEZ leurs biens aux orphelins. Ne substituez pas ce qu’ils possèdent de bon à ce que vous possédez de mauvais. Ne subtilisez pas leurs biens en les confondant avec les vôtres. Ce serait là un méfait odieux.
SI vous craignez de n’être pas équitables envers les orphelines, épousez deux ou trois ou quatre femmes, à votre convenance, parmi les autres. Si vous craignez de ne pas les traiter avec égalité, n’en épousez qu’une ou une captive. C’est pour vous le moyen d’être le plus juste possible.
REMETTEZ à vos femmes leurs dots en toute propriété. S’il leur plaît de vous en abandonner une partie, profitez-en en toute tranquillité et le mieux possible.
NE confiez pas aux incapables les biens que Dieu a donnés comme base à votre activité. Prélevez sur ces biens de quoi les nourrir et les habiller et tenez-leur toujours un langage poli.
EPROUVEZ la capacité des orphelins à partir du moment où ils approchent de la puberté. S’ils donnent des signes de capacité, confiez-leur la gestion de leurs biens. Ne vous hâtez pas de les dilapider avant qu’ils ne deviennent majeurs. Si le tuteur est riche, il doit s’abstenir de prélever quoi que ce soit sur la fortune de ses pupilles ; s’il est pauvre, il ne peut en disposer que modérément. LORSQUE vous leur rendez leurs biens, faites-en prendre témoignage. Quoique, pour recevoir des comptes, Dieu suffise.
IL revient aux hommes une part sur ce que laissent leurs parents ou leurs proches. De même, il revient aux femmes une part sur ce que laissent leurs parents ou leurs proches. Que les biens laissés soient importants ou non, une part leur est assignée.
LORSQUE des proches ou des orphelins ou des pauvres assistent au partage, donnez-leur quelque chose et tenez-leur un langage aimable.
CEUX qui redoutent de laisser après eux des enfants en bas âge et sont inquiets, qu’ils craignent Dieu et tiennent un langage de droiture.
CEUX qui gaspillent injustement les biens des orphelins, c’est comme s’ils nourrissaient leurs entrailles de feu. Ils sont voués à l’enfer.
QUAND il s’agit de vos enfants, Dieu vous recommande d’attribuer au garçon la part de deux filles. S’il n’y a que des filles et qu’elles soient plus de deux, elles prendront les deux tiers de ce que laisse le défunt. S’il n’y en a qu’une, elle prendra la moitié. Les père et mère du défunt prendront chacun le sixième de ce qu’il laisse, s’il a un fils. S’il n’a pas de fils et que ses père et mère soient seuls héritiers, la mère aura un tiers. S’il laisse des frères et sœurs, la mère aura un sixième. Et cela après que les legs et les dettes du défunt auront été acquittés. Vous n’êtes pas juges du degré d’affection et d’utilité de vos ascendants et de vos descendants. Toute réglementation en cette matière vient de Dieu. Dieu est savant et sage.
SUR ce que laissent vos épouses, la moitié vous revient, si elles ne laissent pas d’enfants. Si elles laissent des enfants, vous n’avez droit qu’au quart. Et ce, sous réserve que les legs et dettes grevant leur succession aient été acquittés. Aux femmes revient le quart de ce que laissent leurs époux quand ils n’ont pas d’enfants. Quand ils laissent des enfants, elles ont droit au huitième. Et ce, sous réserve que les legs et dettes grevant leur succession aient été acquittés. Quand un homme ou une femme meurent sans laisser d’enfants ou d’héritiers aceb, à la survivance d’un frère ou d’une sœur, ces derniers ont droit chacun à un sixième. S’ils sont plusieurs, ils auront droit indivisément au tiers de la succession. Et ce, après acquittement des legs et dettes de la succession, étant excepté l’hypothèse où les legs porteraient préjudice aux héritiers. Cette réglementation vient de Dieu. Dieu qui sait tout et qui est clément.
TELS sont les commandements de Dieu. Ceux qui se soumettent à Dieu et à son prophète, nous les accueillerons dans des jardins arrosés d’eau vive où ils demeureront éternellement. C’est la félicité la plus enviable.
CELUI qui désobéit à Dieu et à son prophète et qui transgresse ses commandements, nous le précipiterons dans l’enfer pour l’éternité. Son châtiment le couvrira d’ignominie.
CELLES de vos femmes qui forniqueront, faites-en prendre témoignage par quatre d’entre vous. Si ce témoignage est rapporté, enfermez-les dans vos maisons jusqu’à ce que la mort vienne les y prendre ou que Dieu modifie leur destin.
SÉVISSEZ contre les hommes et les femmes qui se livrent à la débauche. S’ils se repentent et s’ils s’amendent, laissez-les en paix, car Dieu est miséricordieux et clément.
DIEU pardonne à ceux qui pèchent par ignorance et qui se repentent aussitôt. Ceux-là, Dieu leur pardonne. Dieu est omniscient et sage.
PAS de pardon à ceux qui ne cessent de faire le mal jusqu’au jour où la mort les appréhende et où ils disent : « Nous nous repentons maintenant ». Pas de pardon, non plus, à ceux qui meurent infidèles. Nous avons préparé à leur intention un châtiment douloureux.
O croyants, il vous est interdit de vous attribuer des femmes par voie d’héritage contre leur gré ou de les empêcher de se remarier dans le but de leur reprendre une partie de leur dot, à moins qu’il ne soit avéré qu’elles sont coupables de fornication. Montrez-vous convenables envers elles durant la vie commune. Vous pouvez avoir de l’antipathie pour elles, mais ce pour quoi vous avez de l’antipathie, il se peut que ce soit une source de bonheur pour vous.
DÉSIREZ-VOUS prendre une femme à la place d’une autre ? Et avez-vous donné un quintal d’or à celle que vous renvoyez ? Sur ce don, ne prélevez rien. Un tel prélèvement serait entaché d’injustice et d’une iniquité manifestes.
COMMENT oseriez-vous leur reprendre quelque chose, après que l’union la plus intime vous a associés et que vous avez échangé de solennelles promesses ?
NE prenez pas pour épouses les femmes qui ont été unies à vos pères. Cette défense ne s’applique pas au passé. De pareilles pratiques sont d’une inconvenance et d’une immoralité flagrantes !
IL vous est interdit d’épouser vos mères, vos filles, vos sœurs, vos tantes paternelles et maternelles, vos nièces des deux branches, vos mères et vos sœurs de lait, les mères de vos femmes, les filles des femmes avec qui vous avez consommé le mariage et qui sont sous votre garde. Pour ces dernières, il n’y a pas interdiction si le mariage n’a pas été consommé. Il vous est également interdit d’épouser les femmes de vos fils et d’avoir pour épouses en même temps deux sœurs. Pour ce qui est du passé, Dieu est miséricordieux et clément.
IL vous est interdit d’épouser les femmes déjà engagées dans le mariage, à moins que ce ne soient des captives. C’est ce que Dieu vous commande. Hormis ces interdictions, il vous est loisible d’employer vos biens à vous établir par mariage mais non à vivre en concubinage. A toute femme avec qui vous aurez consommé le mariage, donnez la dot convenue. Il ne vous est pas défendu de modifier par la suite le montant de cette dot. Dieu est omniscient et sage.
CELUI qui n’aura pas les moyens d’épouser des femmes de bonne condition cherchera parmi les esclaves jeunes et fidèles. Dieu connaît mieux que quiconque la qualité de votre foi. Vous descendez tous les uns des autres. Ne les épousez qu’avec l’autorisation de leurs maîtres. Donnez-leur une dot convenable. Assurez-vous qu’elles soient vertueuses, qu’elles ne se soient pas livrées à la débauche et qu’elles n’aient pas eu de liaisons clandestines. Si, après le mariage, elles commettent l’adultère, la peine à leur appliquer doit être moitié moindre que celle prévue pour les femmes de condition libre. De telles unions sont tolérées pour ceux qui craignent d’avoir des rapports illicites. Si vous pouvez supporter l’abstinence du célibat, c’est préférable. Dieu est miséricordieux et clément.
DIEU aspire à vous guider et à vous inculquer les traditions de ceux qui vous ont précédés. Il aspire à vous rendre digne de Lui. Il est omniscient et sage.
DIEU aspire à vous rendre digne de Lui, tandis que ceux qui s’abandonnent à leurs passions souhaitent de vous entraîner dans les excès.
DIEU aspire à vous rendre léger le fardeau de la vie. Car l’homme, Il le sait, est né faible.
O croyants, ne vous appropriez pas vos biens les uns les autres, sans cause. A la base de vos échanges, qu’il y ait une opération honnête librement consentie par vous. Ne vous tuez pas les uns les autres. Dieu est plein d’indulgence pour vous.
QUICONQUE tuera par iniquité, sans motif légitime, sera précipité en enfer. C’est un châtiment qu’il est facile à Dieu d’infliger.
SI vous évitez de commettre des péchés graves, nous vous pardonnerons vos péchés véniels et nous vous ferons accéder à nous par une voie facile.
N’ENVIEZ pas les bienfaits par lesquels Dieu vous a élevés les uns au-dessus des autres. Une part de leurs œuvres restera aux hommes ; une part de leurs œuvres restera aux femmes. Demandez à Dieu ses bienfaits, Il connaît tous vos besoins.
NOUS avons désigné des héritiers pour recueillir ce que laisse chacun d’entre vous. Ce sont les père et mère, les proches et ceux qui ont conclu avec le défunt des pactes d’assistance. Car Dieu est témoin de toutes vos actions.
LES hommes ont le pas sur les femmes. Par les dons qu’Il leur a octroyés, Dieu les a élevés au-dessus des femmes. C’est à eux qu’Il a imputé les charges de famille. Les femmes dignes et vertueuses demeurent dévouées à l’homme pendant son absence et conservent ce que Dieu leur a prescrit de conserver. Celles qui sont insubordonnées, réprimandez-les, puis défendez-leur de partager votre couche, et enfin corrigez-les. Mais dès qu’elles redeviennent soumises, ne leur cherchez plus querelle. Dieu est le souverain maître.
CRAIGNEZ-VOUS que les époux ne rompent leur lien ? déléguez-leur un arbitre pris dans la famille du mari et un arbitre pris dans la famille de la femme. S’ils désirent sincèrement se réconcilier, Dieu les y aidera. Car Dieu est savant et informé de toute chose.
ADOREZ Dieu et ne l’associez à rien. Soyez bons envers vos parents, vos proches, les orphelins, les pauvres, vos voisins immédiats ou non, vos intimes, les voyageurs et vos esclaves. Dieu n’aime pas les vaniteux et les fanfarons.
DIEU n’aime pas les avares et ceux qui préconisent l’avarice. Il n’aime pas ceux qui dissimulent les bienfaits dont Il les gratifie. Il prépare un châtiment ignominieux pour les infidèles.
IL n’aime pas ceux qui distribuent leurs biens avec ostentation et qui ne croient ni en Dieu ni au jugement dernier. Qui a Satan pour compagnon a un bien triste compagnon.
QUE perdraient-ils à croire en Dieu et au jour du jugement dernier et à remettre en circulation ce que Dieu leur a donné, alors que Dieu est instruit de tout ce qu’ils font ?
DIEU ne lésera personne, pas même du poids d’un atome. Il rémunérera au centuple les bonnes actions et leur assurera une récompense magnifique.
QU’ADVIENDRA-T-IL d’eux lorsque de chaque peuple sortira un témoin, lorsque, toi-même, tu te dresseras contre eux comme témoin ?
CE jour-là, les infidèles et les adversaires du prophète préféreront être sous terre, plutôt que d’avoir quelque chose à cacher à Dieu.
O croyants, ne priez que lorsque vous êtes lucides. Attendez de comprendre ce que vous dites. Si vous êtes impurs, lavez-vous, à moins que vous ne soyez en voyage. Si vous êtes malades ou en voyage, si vous venez de satisfaire un besoin ou d’avoir approché une femme, et que vous ne trouviez pas d’eau, avisez de la terre propre et frottez-vous-en le visage et les mains. Dieu est indulgent et miséricordieux.
CONSIDÈRE ceux qui ont reçu une partie du Livre ! Ils courent après l’erreur et souhaitent de vous y précipiter à votre tour.
DIEU connaît mieux que quiconque vos adversaires. Dieu vous suffit pour maître et vous suffit pour allié.
PARMI les juifs, il y en a qui falsifient l’origine des mots et qui se permettent de dire au prophète : « Nous entendons et nous désobéissons. Que tu entendes ou que tu n’entendes pas, ça nous est égal. Aie de la considération pour nous ». Et cela, en tordant leur langue avec mépris et dans un esprit de dénigrement pour la religion. QUE ne disent-ils plutôt : « Nous entendons et nous obéissons. Écoute-nous et regarde-nous ». Un tel langage eut été préférable et aurait été plus loyal. Mais que faire ? Dieu les a maudits pour leur impiété. Ils n’ont en effet que peu de foi.
O gens d’Écriture, croyez à ce que nous révélons et qui confirme ce que vous savez déjà, avant que nous vous défigurions et tournions sens dessus dessous vos visages ou que nous vous maudissions, comme nous avons maudit les profanateurs du Sabbat. Dieu est prompt à exécuter ses menaces.
DIEU ne pardonne point qu’on lui associe d’autres divinités. Hormis cela, Il pardonne à qui Il veut. Celui qui donne des associés à Dieu commet un horrible forfait.
N’AS-TU pas remarqué ces gens qui proclament leurs propres vertus ? Ignorent-ils que c’est Dieu qui confère la vertu ? Dieu qui ne lèse personne, même d’un brin de fibre.
N’AS-TU pas remarqué comme ils débitent des mensonges sur le compte de Dieu ! N’est-ce pas là un péché caractérisé.
N’AS-TU pas remarqué ces gens qui ont reçu une partie des Écritures et qui croient cependant aux sorciers et à Taghout et qui disent des infidèles qu’ils suivent une voie meilleure que celle des croyants.
CES gens-là sont maudits de Dieu. Et celui que Dieu maudit ne trouve pas de protecteur.
VIENDRAIENT-ILS à acquérir un peu de pouvoir qu’ils ne donneraient même pas une pelure de datte !
POURQUOI jalousent-ils les gens que Dieu a honorés de sa grâce ? N’avons-nous pas déjà donné à la descendance d’Abraham le Livre et la sagesse en même temps qu’un vaste empire.
PARMI eux, certains ont cru à cette mission, d’autres l’ont dédaignée. L’enfer sera pour eux une peine suffisante.
CEUX qui auront repoussé nos signes, nous les précipiterons en enfer. Dès que leurs peaux se détacheront en lambeaux, nous leur en substituerons d’autres, pour qu’ils consomment toute l’horreur de leur supplice, car Dieu est puissant et sage.
CEUX qui croient et qui font de bonnes œuvres, nous leur donnerons pour séjour des jardins arrosés d’eaux vives. Séjour qui sera éternel. Ils y trouveront des épouses immaculées et de frais ombrages.
DIEU vous commande de restituer les dépôts à leurs maîtres et d’être justes si vous êtes appelés à juger vos semblables. Y-a-t-il meilleur conseil que celui qui émane de Dieu ? Dieu entend et voit tout.
O croyants, obéissez à Dieu, obéissez au prophète et aux chefs que vous vous serez donnés. En cas de désaccord, remettez-vous-en à Dieu et à son prophète, si vous croyez en Lui et au jour du jugement dernier. C’est la démarche la plus sage et celle qui vous conduira à la meilleure solution.
N’ES-TU pas étonné de voir ces gens, qui prétendent croire à tes révélations et à celles qui les ont précédées, recourir à la justice de Taghout, alors qu’il leur a été commandé de le renier ? Satan cherche ainsi à les pousser le plus loin possible dans la voie de l’égarement.
LORSQU’ON les convie à se rallier aux révélations de Dieu et à son Prophète, on les voit, ces hypocrites, se détourner de toi.
BIEN plus. Si un malheur les frappe, qu’ils ont eux-mêmes provoqué, ils accourent à toi et jurant : « Par Dieu, nous ne désirons que le bien et la concorde ».
CES gens-là, Dieu sait ce qu’il y a dans leur cœur. Ne leur tiens pas rigueur. Avertis-les et adresse-leur des remontrances qui les touchent.
SI nous envoyons des prophètes, c’est pour qu’on leur obéisse avec l’aide de Dieu. Si ces gens, qui ont été volontairement iniques, reviennent à toi et implorent le pardon de Dieu, en recourant à ton intercession, ils trouveront en Dieu clémence et miséricorde.
NON, par ton maître, ces gens-là ne pourront se dire croyants que lorsqu’ils t’auront fait juge de leurs différends et auront accepté sans ressentiment tes sentences, et s’y seront entièrement soumis.
SI nous leur avions commandé de mourir pour notre cause ou de s’expatrier, bien peu d’entre eux l’auraient accepté. Et pourtant s’ils avaient suivi nos prescriptions, c’eut été préférable pour eux. Leur foi en eût été raffermie.
NOUS les en aurions récompensé largement.
ET nous les aurions mis dans la voie droite.
CEUX qui obéiront à Dieu et au Prophète, ceux-là Dieu leur donnera pour compagnons les élus de sa grâce, les prophètes, les justes, les martyrs et les vertueux. Il n’y a pas de plus belle société.
C’EST là une des faveurs de Dieu. Sa science suffit à tout.
O croyants, soyez toujours prêts au combat, volez à la bataille en groupe ou en masse.
PARMI vous, il y aura des retardataires. Si un revers vous frappe, ils diront : « C’est une grâce de Dieu que nous n’ayons pas pris part à cet engagement ».
SI, au contraire, la fortune vous sourit, vous les entendrez dire, comme si aucun lien ne vous unissait les uns les autres : « Plût à Dieu que nous ayons assisté au combat ! Nous aurions gagné un riche butin ».
QU’ILS combattent dans la voie de Dieu ceux qui sont décidés à échanger la vie présente contre la vie future. A qui combat dans la voie de Dieu, qu’il périsse ou qu’il triomphe, j’accorderai une belle récompense.
POURQUOI ne combattriez-vous pas dans la voie de Dieu pour défendre les faibles, hommes, femmes et enfants, qui implorent Dieu de la sorte : « Pourquoi, Seigneur, ne pas nous arracher à cette ville dont la populace est cruelle, pourquoi ne pas nous envoyer un chef, pourquoi ne pas nous envoyer un protecteur ? »
LES croyants servent la cause de Dieu tandis que les impies servent la cause de Taghout. Combattez les partisans de Satan. La cause de Satan est fragile.
N’AS-TU pas remarqué ces gens à qui on a dit : « Abstenez-vous de toute mauvaise action, priez et faites l’aumône ». Lorsque la guerre fut déclarée, un certain nombre d’entre eux montrèrent en face de l’ennemi autant de crainte qu’ils en avaient pour Dieu lui-même, sinon plus. Ils s’écrièrent : « Seigneur, pourquoi nous imposes-tu de combattre aujourd’hui ? Que n’as-tu remis à plus tard cette obligation ! » Dis-leur : « La vie de ce monde est éphémère. C’est la vie future qu’ambitionnent les vrais croyants. La plus petite injustice vous y sera épargnée ».
OU que vous soyez, la mort vous prendra. Fussiez-vous terrés dans des forteresses inexpugnables, elle vous prendra. S’il leur arrive quelque événement heureux, ils disent : « Cela nous vient de Dieu ». S’il leur arrive un événement malheureux, ils disent : « Cela nous vient de toi ». Réponds-leur : « Bonheur et malheur viennent de Dieu ». Que ces gens sont durs à comprendre !
LE bonheur qui t’arrive vient de Dieu. Le malheur qui te frappe vient de toi. Nous t’avons envoyé aux hommes comme prophète. Le témoignage de Dieu suffit.
 CELUI qui obéit au Prophète obéit à Dieu. Ta mission ne te rend pas responsable de ceux qui s’écartent de Dieu.
ILS disent : « Obéissance ». A peine t’ont-ils quitté qu’ils complotent des actes contraires à leurs paroles ! Dieu écrit ce qu’ils complotent. Détourne-toi d’eux. Fie-toi à Dieu. La protection de Dieu est suffisante.
N’ONT-ILS jamais médité sur le Coran ? Si ce Livre venait d’un autre que de Dieu, ils y auraient relevé de nombreuses contradictions.
APPRENNENT-ILS une nouvelle ? Qu’elle les rassure ou qu’elle les alarme, ils la propagent. S’ils la rapportaient au Prophète et à leurs chefs, ce serait le plus qualifié de ces derniers qui l’utiliserait. N’eût-ce été la grâce de Dieu et sa miséricorde, Satan eût entraîné la plupart d’entre vous.
COMBATS au service de Dieu. Tu n’es responsable que de toi-même. Encourage les fidèles au combat. Il est possible que Dieu ruine la puissance des infidèles. Il est plus fort qu’eux et autrement sévère dans la répression.
CELUI qui intercédera dans une bonne intention participera à son résultat ; celui qui intercédera dans une mauvaise intention en partagera les conséquences. Dieu pourvoit à tout.
SI quelqu’un vous salue, rendez-lui un salut plus poli encore. En tout cas, rendez-le-lui. Dieu vous demandera compte de tout.
DIEU, il n’y a de Dieu que Lui, vous rassemblera infailliblement au jour de la résurrection. Il n’y a pas de doute. Qui mieux que Dieu voit ses propos réalisés !
POURQUOI vous divisez-vous en deux groupes au sujet des hypocrites ? Alors que leur conduite les a fait rejeter par Dieu dans l’impiété. Voulez-vous mettre dans la bonne voie ceux que Dieu a abandonnés ? Toutes les voies sont fermées à celui que Dieu abandonne.
ILS souhaitent que vous perdiez la foi comme ils l’ont eux-mêmes perdue pour que vous deveniez égaux. Ne nouez de rapports confiants avec eux, qu’ils ne se soient expatriés pour la cause de Dieu. S’ils refusent, combattez-les et mettez-les à mort où que vous les trouviez. Gardez-vous de prendre des hommes de confiance ou des alliés parmi eux.
EXCEPTEZ ceux qui auraient rejoint un groupe allié. Exceptez également ceux dont les cœurs se serreraient à l’idée de vous combattre ou de combattre les leurs. Si Dieu avait voulu, Il les aurait poussés contre vous et ils vous auraient combattu. S’ils restent neutres sans vous attaquer et s’ils vous donnent toute sécurité, Dieu ne vous laissera aucun moyen de les inquiéter.
IL en est d’autres qui chercheront à capter à la fois votre confiance et celle de leurs frères. Chaque fois qu’ils ont l’occasion de reprendre la lutte, ils succombent à leur passion. S’ils ne déposent pas les armes, ne vous assurent pas la paix, et ne s’abstiennent pas de tout acte hostile, combattez-les et mettez-les à mort où que vous les trouviez. Nous vous laissons toute latitude à leur égard.
IL est inconcevable qu’un musulman en tue un autre si ce n’est involontairement. Celui qui en aura tué un autre involontairement devra affranchir un esclave de même confession et payer le prix du sang aux parents de la victime, à moins que ceux-ci ne lui en fassent remise. Si le meurtrier est d’un clan qui vous est hostile, mais qu’il soit musulman, il devra seulement affranchir un esclave de même confession. Si le meurtrier appartient à un clan qui aura pactisé avec vous, il devra payer le prix du sang aux parents de la victime et affranchir un esclave musulman. Celui qui en sera empêché devra jeûner deux mois consécutifs. Telle est la pénitence fixée par Dieu. Dieu est omniscient et sage.
CELUI qui tue volontairement un musulman aura l’enfer pour séjour éternel. Il encourt la colère de Dieu, sa malédiction et un châtiment terrible.
O croyants, lorsque vous êtes en campagne, n’intervenez pas à la légère. Ne vous hâtez pas de repousser celui qui vient à vous, la main tendue, en lui disant : « Tu n’es pas musulman », mû secrètement par l’appât des biens terrestres. Dieu dispose d’énormes richesses. Et vous aussi, vous n’avez pas été toujours musulmans. Mais Dieu vous a reçus dans sa grâce. Agissez donc avec discernement car Dieu sait tout ce que vous faites.
DIEU ne saurait traiter d’une même façon les croyants qui sont restés attachés à leurs occupations, les malades exceptés, et ceux qui, en temps de guerre, mettent à son service leurs personnes et leurs biens. Dieu tient dans une plus grande estime ceux qui lui sacrifient personnes et biens. Quoique les promesses de Dieu s’étendent aux uns et aux autres, Dieu accordera aux combattants une récompense plus belle qu’à ses autres serviteurs.
HONNEUR, indulgence, miséricorde, en toutes ces choses les combattants seront avantagés. Dieu est clément et miséricordieux.
VENANT ravir la vie à des croyants indignes, les anges les questionnèrent : « Où étiez-vous ? » Ils répondirent : « Nous étions parmi les opprimés sur terre ». Les anges répliquèrent : « La terre de Dieu n’est-elle pas assez vaste que vous n’ayez pas pu vous expatrier ». Ces gens auront l’enfer pour séjour. Quelle triste fin !
LES impotents, les femmes, les enfants qui sont dans l’incapacité absolue de s’expatrier ou même de se diriger, sont exceptés.
CEUX-LA peuvent obtenir le pardon de Dieu. Dieu est clément et miséricordieux.
CELUI qui s’expatrie pour la cause de Dieu est sûr de retrouver facilement une patrie où s’installer. Celui qui s’exile au service de Dieu et de son prophète et que la mort surprend, la récompense de Dieu lui est acquise. Dieu est miséricordieux et clément.
QUAND vous êtes en déplacement, il vous est permis d’abréger la prière si vous craignez d’être inquiétés par les infidèles. Les infidèles sont vos ennemis jurés.
LORSQUE tu seras au milieu de tes troupes et que tu les appelleras à la prière, qu’une partie prie avec toi en gardant ses armes. Son oraison terminée, qu’elle se retire et cède la place à l’autre partie. Que celle-ci entre alors en prière avec toi, mais qu’elle reste sur le qui-vive et garde aussi ses armes. Les infidèles attendent que vous vous débarrassiez de vos armes et de vos munitions pour tomber sur vous de toute leur masse. Il vous est permis lorsque la pluie vous incommode ou, si vous êtes malades, de déposer les armes. Restez quand même sur le qui-vive. Dieu a préparé pour les infidèles un châtiment ignominieux.
LA prière terminée, mentionnez le nom de Dieu, debout, assis ou couché. Quand vous êtes en sécurité, récitez normalement vos prières. La prière est une obligation pour les musulmans. Elle doit avoir lieu aux moments fixés.
NE cessez pas de harceler vos adversaires. Si vous souffrez, eux aussi souffrent. Mais vous attendez de Dieu une récompense qu’ils ne sauraient espérer. Dieu est omniscient et sage.
NOUS t’avons révélé le Livre, expression du droit, pour que tu juges entre les hommes selon les indications de Dieu. Ne défends jamais la cause des plaideurs malhonnêtes.
APPELLE sur toi le pardon de Dieu. Dieu est miséricordieux et clément.
N’ASSISTE pas ceux qui ne sont pas en paix avec leur conscience. Le perfide et le méchant déplaisent à Dieu.
ILS se cachent des hommes et ils ne se cachent pas de Dieu, alors que Dieu est présent lorsqu’ils tiennent secrètement des conciliabules qui lui déplaisent. Dieu sait tout ce qu’ils font.
CES gens-là, c’est entendu, vous plaidez leur cause dans ce monde ! Mais qui les défendra auprès de Dieu au jour de la résurrection ? Qui consentira à être leur avocat ?
QUICONQUE aura commis une mauvaise action ou se portera tort à soi-même trouvera Dieu miséricordieux et indulgent, s’il l’implore.
CELUI qui commet une mauvaise action se nuit à lui-même, car Dieu est savant et juste.
CELUI qui commet une mauvaise action volontairement ou involontairement, puis s’en décharge sur un innocent, se rend coupable d’une félonie et d’un infâme péché.
SANS la grâce de Dieu et sa sollicitude pour toi, une partie d’entre eux auraient tenté de t’égarer. Ils n’égareront qu’eux-mêmes. Et ils ne pourront te causer aucun tort. Dieu t’a révélé le Livre et la sagesse et il t’a enseigné ce que tu ne savais. Grande a été la sollicitude de Dieu pour toi.
ON ne trouve rien d’édifiant dans la plupart de leurs propos. Mais celui qui recommande la charité, le bien, l’union entre les hommes et cela dans le but de plaire à Dieu, celui-là nous lui donnerons une récompense magnifique.
CELUI qui reniera le prophète, après que la bonne voie lui ait apparu, et qui suivra une autre direction que celle des fidèles, celui-là nous l’abandonnerons au destin qu’il a choisi et nous le précipiterons dans l’enfer. Triste fin !
DIEU ne pardonne pas qu’on lui reconnaisse un associé. Hormis cette injure, il pardonne à qui Il veut. Celui qui associe quelqu’un à Dieu commet une erreur sans nom.
A part Dieu, ils n’adorent que des symboles féminins, ils n’adorent que Satan, le rebelle,
QUI pour avoir été maudit par Dieu a dit : « Je t’enlèverai une partie de tes fidèles ». 
« JE les égarerai, j’exacerberai leurs ambitions, je les inciterai à couper les oreilles des animaux, je les persuaderai de dénaturer les lois de la création. Celui qui prendra Satan pour maître plutôt que Dieu, celui-là court à une perte certaine. »
IL leur fait des promesses, il stimule leurs désirs. Les promesses de Satan sont trompeuses.
CEUX-LA auront l’enfer pour séjour. Ils ne sauraient y échapper.
CEUX qui croient et pratiquent le bien séjourneront éternellement dans des jardins arrosés d’eau vive. C’est là une promesse de Dieu et qui sera tenue. Qui est plus sincère que Dieu ?
Fi de vos caprices, fi des caprices des gens d’Écriture ! Celui qui fait du mal en répondra. Et il ne trouvera personne autre que Dieu pour patron ou pour protecteur.
HOMME ou femme, quiconque fera le bien et en même temps sera croyant, entrera au paradis et le dommage le plus infime lui sera épargné.
QUELLE plus belle religion que celle où on se soumet à Dieu, où on fait le bien et où on suit le culte d’Abraham, ce modèle de droiture ? Dieu a pris Abraham pour ami.
DIEU est le maître des cieux et de la terre. Sa puissance est infinie.
ON te consulte au sujet des femmes ? Réponds : « Dieu vous instruira sur elles. » Ce que le Livre divulguera à ce sujet s’appliquera aux orphelines auxquelles vous ne remettrez pas la dot prescrite, bien que vous désiriez les épouser. Et il s’appliquera aussi aux mineurs sans défense qu’il prescrira de traiter avec justice. Il n’est pas une bonne action de vous qui ne soit connue de Dieu.
QUAND une femme appréhende de mauvais traitements ou constate de la lassitude de la part de son mari, ce n’est pas un péché pour les époux de se séparer amiablement, quoiqu’une réconciliation soit préférable. L’égoïsme guette toujours les âmes en de pareilles circonstances. Si vous vous montrez généreux et si vous appréhendez Dieu, ça ne lui échappera pas.
VOUS ne parviendrez jamais à faire régner la concorde entre vos femmes, quelle que soit votre bonne volonté. Toutefois ne vous laissez pas emporter par vos penchants au point d’en délaisser une complètement. Si vous maintenez l’entente dans vos ménages et si vous craignez Dieu, la clémence et la miséricorde de Dieu vous seront acquises.
SI les deux époux se séparent, Dieu est assez puissant pour assurer à chacun d’eux un autre destin. Dieu est omnipotent et sage.
DIEU est maître des cieux et de la terre. Nous avons recommandé à ceux qui ont reçu les Écritures avant vous et à vous-mêmes, de craindre Dieu. Si vous refusez, qu’importe ! Dieu est le maître des cieux et de la terre. Il est couvert de richesses et de gloire.
DIEU est le maître des cieux et de la terre. Dieu suffit comme protecteur.
IL ne tient qu’à Dieu, s’Il le veut, de vous anéantir et de vous remplacer par d’autres hommes. Il est assez puissant pour le faire.
CELUI qui recherche la récompense de ce monde, qu’il sache que cette récompense et celle du monde futur sont entre les mains de Dieu ! Dieu sait et entend tout.
O croyants, soyez respectueux de la vérité quand vous témoignez devant Dieu, votre témoignage dût-il vous nuire à vous, vos parents et vos proches. Que votre témoignage concerne un pauvre ou un riche, l’un et l’autre dépendent de Dieu plus que de vous-mêmes. Ne vous fiez pas à vos impulsions de crainte de vous tromper. Ne soyez pas tortueux. Ne refusez pas votre témoignage. Dieu connaît toutes vos actions.
O croyants, croyez en Dieu, à son prophète, au Livre qu’Il lui a révélé et aux Saintes Écritures qui l’ont précédé ! Celui qui renie Dieu, ses anges, ses Livres, ses prophètes et le jour de la résurrection, s’écarte à jamais de la vérité.
CEUX qui croient, puis nient, puis croient, puis nient encore et s’ancrent dans l’impiété, il n’y aura pas de pardon pour eux et Dieu ne les remettra jamais dans la bonne voie.
ANNONCE aux hypocrites un châtiment douloureux,
AUX hypocrites qui choisissent leurs modèles chez les infidèles plutôt que chez les croyants. Recherchent-ils l’honneur auprès d’eux ? L’honneur n’est qu’à Dieu.
LE Livre vous a déjà enseigné ceci que vous devez éviter ceux qui traitent de mensonge les versets de Dieu et les tournent en raillerie à moins qu’ils ne changent de conversation. En les écoutant, vous devenez leurs complices. Dieu rassemblera en enfer sans en omettre un les hypocrites et les infidèles.
CES gens-là vous épient. Remportez-vous un succès ? Ils disent : « Ne sommes-nous pas des vôtres ? » Si, au contraire, la fortune sourit aux infidèles, ils disent : « Ne vous couvrions-nous pas et ne vous protégions-nous pas contre les croyants ? » Dieu vous départagera au jour dernier. Dieu ne donnera jamais le pas aux infidèles sur les croyants.
LES hypocrites cherchent à tromper Dieu ; c’est Lui qui les trompera. Quand ils se lèvent pour prier, ils se meuvent paresseusement, cherchent à ce qu’on les remarque. Mais ils ne prient Dieu que du bout des lèvres.
OSCILLANT de l’un à l’autre, ils ne prennent parti ni pour ceux-ci ni pour ceux-là. Celui que Dieu égare, toutes les voies lui sont fermées.
O croyants, ne prenez pas vos modèles parmi les infidèles, faisant fi des croyants. Voulez-vous fournir à Dieu un légitime prétexte contre vous ?
LES hypocrites seront au dernier cercle de l’enfer. Et ils ne pourront espérer aucun secours.
CEUX qui se repentent et se rachètent par de bonnes actions, ceux qui se fient uniquement à Dieu et lui vouent une foi exclusive, ceux-là se confondent avec les croyants. Dieu réserve aux croyants une récompense magnifique.
DIEU n’a que faire de vous châtier si vous êtes reconnaissants et si vous croyez. Dieu est reconnaissant et sait tout.
DIEU déteste les propos grossiers. Il ne les tolère que chez ceux qui sont provoqués. Dieu entend et sait tout.
QUE VOUS fassiez le bien publiquement ou secrètement ou que vous pardonniez le mal, Dieu est indulgent et puissant.
CEUX qui nient Dieu et ses prophètes ou qui tentent de les opposer entre eux ou encore qui croient à une partie des révélations et en rejettent l’autre, cherchent à louvoyer entre les deux parties ;
CEUX-LA sont les vrais infidèles. Nous avons préparé à l’intention des infidèles un châtiment ignominieux.
CEUX qui croient en Dieu et à ses prophètes sans faire de distinction entre eux, ceux-là nous leur réservons une récompense. Dieu est clément et miséricordieux.
LES gens d’Écriture te pressent de faire descendre un Livre du Ciel. Ils avaient demandé bien plus encore à Moïse. Ils lui avaient dit : « Fais-nous voir Dieu en substance. » La foudre tomba sur eux pour punir leur audace. Puis ils se mirent à adorer le veau, bien qu’ayant reçu des preuves évidentes. Nous leur pardonnâmes et nous donnâmes à Moïse des arguments irréfutables.
NOUS avons fait surgir au-dessus d’eux le mont Thor pour qu’ils tiennent leurs promesses. Nous leur avons dit : « Franchissez la porte de la ville en vous prosternant. » Nous leur avons dit : « Ne transgressez pas la loi du samedi ». Nous avons reçu d’eux un engagement solennel.
ILS n’ont pas tenu leurs promesses, ils ont nié les signes de Dieu, ils ont mis ignominieusement à mort les prophètes et ils ont dit : « Nous avons l’esprit trop lourd ». Non certes, si Dieu a mis un sceau sur leur esprit, c’est en punition de leur infidélité. Leur foi est bien tiède.
OUI, c’est en punition de leur infidélité et à cause de la calomnie abominable qu’ils ont portée sur Marie.
C’EST aussi pour les punir d’avoir dit : « Nous avons tué le Messie, Jésus, fils de Marie, prophète de Dieu ». Non, ils ne l’ont pas tué, non, ils ne l’ont pas crucifié. Mais quelqu’un lui ressemblant l’a été à sa place. Et ceux qui ont discuté sur ce point, eux-mêmes étaient dans le doute. Ils n’avaient que des hypothèses. En vérité, ils ne l’ont pas tué.
DIEU l’a élevé à Lui. Et Dieu est puissant et sage.
IL n’est pas un homme d’Écriture qui ne croira à Jésus avant de mourir. Et, au jour de la résurrection, Jésus se dressera en témoin contre eux.
C’EST pour les punir de leur iniquité que nous avons interdit l’usage d’aliments autrefois autorisé. Pour les punir aussi de l’acharnement qu’ils ont montré à écarter de la voie de Dieu.
C’EST pour les punir d’avoir pratiqué l’usure, malgré l’interdiction prise. Pour les punir d’avoir injustement accaparé les biens des gens. Nous préparons pour ceux d’entre eux qui sont restés infidèles un châtiment douloureux.
MAIS les docteurs, ceux qui croient à tes révélations et à celles qui les ont précédées, ceux qui observent la prière et pratiquent l’aumône, ceux, enfin, qui croient en Dieu et au jour dernier, à tous ceux-là nous donnerons une belle récompense.
NOUS t’avons envoyé des révélations, comme nous en avons envoyé à Noé et aux prophètes venus après lui, comme nous en avons envoyé à Abraham, Ismaël, Isaac, Jacob, aux apôtres des douze tribus, à Jésus, Job, Jonas, Aaron, Salomon. A David nous avons donné les psaumes.
IL y a des prophètes dont nous t’avons conté l’histoire, d’autres sur lesquels nous ne t’avons rien dit. Il est certain que Dieu a parlé à Moïse.
TOUS ces prophètes ont annoncé la nouvelle foi et ont averti pour ôter aux hommes toute espèce d’argument contre Dieu. Dieu est puissant et sage.
DIEU est témoin lui-même de ce qu’Il t’a révélé. Il te l’a révélé avec intention. Et les anges en témoignent. Le témoignage de Dieu n’est-il pas suffisant ?
CEUX qui ne croient pas et écartent les autres de la voie de Dieu sont plongés dans une erreur profonde.
CEUX qui ne croient pas et se montrent iniques, Dieu ne leur pardonnera pas et les laissera sans direction,
SI ce n’est la direction de l’enfer où ils séjourneront éternellement. Ce qui est facile pour Dieu.
O hommes, le prophète vous a apporté la vérité de la part de votre Seigneur. Croyez-y. Cela sera plus profitable pour vous. Si vous la rejetez, qu’importe ! Dieu n’est-il pas le maître des cieux et de la terre ? Dieu n’est-il pas omniscient et sage ?
O gens d’Écriture, n’exagérez pas dans votre religion. Ne dites que la vérité à propos de Dieu. La vérité, c’est que le Messie, Jésus, fils de Marie, a été le prophète de Dieu et son verbe, qui a été déposé dans Marie. C’est une âme venue de Dieu directement. Croyez donc à Dieu et à ses prophètes. Ne dites pas : « Ils sont trois ». Cessez de pareils propos, il vaut mieux. Non, il n’y a qu’un seul Dieu. Il est trop glorieux pour avoir un fils ! N’est-Il pas le maître des cieux et de la terre ? N’est-Il pas un protecteur suffisant ?
LE Messie ne rougit pas d’être le serviteur de Dieu, pas plus que les anges qui l’approchent. CEUX qui rougissent de servir Dieu et s’enflent d’orgueil, Dieu les fera tous comparaître devant Lui.
CEUX qui auront cru et auront pratiqué les bonnes œuvres, Dieu leur accordera une large récompense et y ajoutera le surcroît de sa grâce. Ceux que leur morgue et leur orgueil auront détournés de Dieu, un châtiment douloureux leur sera infligé ET ils ne trouveront ni appui ni protection contre Dieu.
O hommes, une preuve irrécusable vous a été envoyée par votre Seigneur. Nous avons fait descendre pour vous une lumière éblouissante.
CEUX qui croient en Dieu et se fient à Lui, Dieu les admettra dans le sein de sa miséricorde et de sa grâce et les guidera dans la voie droite.
ON t’interroge. Dis-leur : Voici la règle de Dieu sur les collatéraux. Si un homme décède sans postérité, ne laissant qu’une sœur, celle-ci a droit à la moitié de ce qu’il laisse. Si c’est elle qui décède sans postérité, lui a droit à tout ce qu’elle laisse. S’il laisse deux sœurs, elles ont droit aux deux tiers de sa succession. S’il laisse des frères et sœurs, les frères auront une part double de celle des sœurs Dieu vous l’explique pour ne pas vous exposer à des erreurs. Dieu sait tout.
O croyants, respectez vos engagements. Il vous est permis de vous nourrir de la chair de votre bétail à l’exception de ce qui vous sera dit plus loin. Il vous est interdit de chasser sur le territoire sacré. Car Dieu commande ce qui lui plaît.
CROYANTS, ne profanez pas ce que Dieu a rendu sacré, le mois saint, les offrandes, les ornements suspendus au cou des victimes, les pèlerins à la recherche de la grâce et des faveurs de Dieu. Quand vous aurez quitté le territoire sacré, vous pourrez chasser. Que la haine que vous éprouvez pour ceux qui vous ont empêché l’abord de l’oratoire sacré ne vous rende pas criminels. Aidez-vous les uns les autres pour accéder à la vertu et à la crainte de Dieu et non pour commettre le mal et l’injustice. Craignez Dieu. Son châtiment est terrible.
IL VOUS est interdit de consommer les bêtes mortes, le sang, la viande de porc, les bêtes égorgées, autrement qu’au nom de Dieu, les bêtes étranglées, assommées, mortes des suites d’une chute ou d’un coup de corne, les bêtes mises en pièces par un carnassier à moins qu’elles n’aient été saignées à temps, enfin les bêtes immolées sur les autels des idolâtres. N’essayez pas d’induire l’avenir du jeu des flèches. C’est là une turpitude. Les infidèles ont désormais perdu tout espoir d’ébranler votre religion. Ne les craignez plus, mais craignez-moi. J’AI mis maintenant votre religion complètement au point. Je vous ai comblé de ma grâce. J’ai élu l’Islam pour votre religion. Celui qui contreviendra à ce qui précède par nécessité, en cas de disette, et à condition qu’il n’ait pas l’intention de mal faire, sera absous. Dieu est miséricordieux et clément.
ILS t’interrogent sur ce qui leur est permis. Dis : tous les bons aliments. Vous pouvez vous nourrir des animaux que capturent les carnassiers que vous avez dressés en leur apprenant ce que Dieu lui-même vous a appris. Mangez donc ce que ces carnassiers vous rapportent en invoquant le nom de Dieu. Craignez Dieu, car Il est prompt à faire rendre compte.
TOUS les bons aliments vous sont permis. La nourriture des gens d’Écriture vous est permise comme la vôtre leur est permise. Il vous est permis d’épouser les femmes vertueuses de votre croyance et les femmes vertueuses des gens d’Écriture, à la condition de les doter. Vivez honnêtement avec elles, en évitant la luxure. N’ayez pas de concubines. Celui qui nie les commandements de la foi perd le bénéfice de sa bonne conduite et sera parmi les réprouvés, au jour du jugement dernier.
O croyants, quand vous vous préparez à la prière, lavez vos visages et vos mains jusqu’au coude, essuyez vos têtes, lavez vos pieds jusqu’aux chevilles. QUAND VOUS avez fait œuvre de chair, lavez-vous le corps. Si vous êtes malades ou en voyage, si vous venez de satisfaire un besoin ou si vous avez eu des rapports avec une femme, et que vous manquiez d’eau, cherchez de la terre propre et frottez-vous-en le visage et les mains. Dieu ne désire pas vous causer de la gêne. Il aspire à ce que vous soyez propres et à ce que vous soyez en état de recevoir sa grâce. Peut-être lui en serez-vous reconnaissants ?
PROCLAMEZ les bienfaits de Dieu. N’oubliez pas le pacte que vous avez conclu avec Lui lorsque vous avez dit : « Nous avons entendu et nous obéissons ». Craignez Dieu. Il sait ce qu’il y a au fond de vos cœurs.
O croyants, soyez impartiaux quand vous témoignez devant Dieu, que la haine ne vous rende pas injustes ! Soyez justes. Vous vous rapprocherez ainsi de la vertu. Dieu est informé de toutes vos actions.
DIEU promet à ceux qui croient et pratiquent le bien une belle récompense et son pardon.
CEUX qui auront nié et rejeté nos preuves, ceux-là seront voués à l’enfer.
O croyants, souvenez-vous de la sollicitude que Dieu vous a manifestée lorsqu’un groupe d’ennemis conçut le dessein de vous attaquer. Il repoussa leur tentative. Craignez Dieu. C’est en Dieu que les croyants mettent tous leurs espoirs.
DIEU reçut l’engagement des fils d’Israël. Il choisit parmi eux douze chefs. Il leur dit : Je suis avec vous. Observez la prière, faites l’aumône, croyez à mes prophètes, aidez-les, mettez vos richesses au service de Dieu, et je vous pardonnerai vos offenses et je vous donnerai pour séjour des jardins arrosés d’eau vive. Celui d’entre vous qui violera cet engagement, celui-là quittera la bonne voie.
POUR avoir violé leur engagement, nous les avons maudits et nous avons endurci leurs cœurs. Depuis, ils falsifient l’origine des mots et négligent une partie des avertissements qui leur ont été donnés. Tu iras de traîtrise en traîtrise avec eux, à l’exception de quelques-uns. Pardonne-leur et ne leur tiens pas rigueur, car Dieu aime les cœurs généreux.
NOUS avons accepté l’engagement de ceux qui ont dit : « Nous sommes chrétiens ». Ils ont négligé une partie des avertissements qui leur ont été donnés. Nous les avons emmêlés dans la haine et la rancune jusqu’au jour de la résurrection. Et Dieu leur fera comprendre le sens de leurs actions.
O gens d’Écriture, notre prophète vous a divulgué de nombreux passages du Livre que vous teniez cachés. Il vous pardonnera bien des fautes. Vous avez reçu de Dieu la lumière et un Livre plein de substance.
PAR ce Livre, Dieu mettra dans la voie du salut ceux qui recherchent sa grâce. Par sa volonté, Il les arrachera des ténèbres pour les mettre en pleine lumière et Il les dirigera dans la voie droite.
CE ne sont que des infidèles ceux qui disent que Dieu est le Messie, fils de Marie. Demande-leur : Qui aurait pu empêcher Dieu s’il avait voulu anéantir le Messie, fils de Marie, sa mère, et l’humanité toute entière ? N’est-ce pas à Dieu qu’appartient l’empire des cieux et de la terre et de l’espace qui les sépare. Il crée ce qu’il veut et sa puissance s’étend à l’Univers.
LES juifs et les chrétiens disent : « Nous sommes les fils de Dieu et ses intimes ». Réponds-leur : « Pourquoi vous châtie-t-Il pour vos péchés ? » C’est que vous êtes des hommes comme les autres ? Il pardonne à qui Il veut et punit qui Il veut. A Lui l’empire des cieux et de la terre et des espaces qui les séparent, à Lui tout fait retour.
O gens d’Écriture, notre prophète est venu vous instruire après un long intervalle resté sans prophète afin que vous ne puissiez dire : « Nous avons manqué d’annonciateur et de guide ». Vous l’avez maintenant cet avertisseur et ce guide. Dieu est tout-puissant.
MOÏSE a dit à son peuple : « O mon peuple, reconnais tous les bienfaits que Dieu a eus pour toi. Il a tiré de ton sein des prophètes et des rois. Il t’a manifesté une bienveillance qu’il n’a eue pour aucun autre ».
O mon peuple, rentre en terre sainte, cette terre que Dieu t’a fixée pour séjour. Ne reviens pas sur tes pas. Ce serait ta perte.
CETTE terre, répondirent les Israélites, est occupée par un peuple puissant. Nous n’y rentrerons que lorsqu’elle aura été évacuée. Une fois évacuée, nous y rentrerons.
FORCEZ la porte, dirent ceux d’entre eux qui craignaient Dieu et qui étaient animés de sa grâce. Si vous la forcez, vous serez vainqueurs. Vous devez avoir confiance en Dieu si vous êtes des croyants sincères.
ILS répliquèrent : « O Moïse, nous n’y rentrerons jamais tant qu’ils y seront. Allez-y, toi et ton Seigneur. Combattez. Nous vous attendons ».
MOÏSE dit : « Seigneur, je ne dispose que de moi-même et de mon frère. Départage-nous d’avec ce peuple infâme ».
DIEU dit : « Cette terre leur sera interdite pendant quarante ans. Ils erreront de par le monde. Cesse d’être en souci pour un peuple aussi pervers ».
RACONTE-LEUR l’histoire authentique des deux fils d’Adam. Tous deux firent des offrandes. L’offrande de l’un fut acceptée, celle de l’autre non. « Je te tuerai », dit ce dernier. « Que veux-tu, répondit son frère, Dieu n’accepte d’offrandes que de ceux qui Le craignent ».
« Si tu lèves la main sur moi pour me tuer, je ne lèverai pas la mienne sur toi pour te tuer, car je crains Dieu, le maître de l’Univers. »
« JE préfère que tu te charges de mes péchés et des tiens. Tu finiras dans la géhenne. C’est la récompense des criminels. »
SA conscience ne le retint pas de tuer son frère. Il le tua. Depuis lors, il est du nombre des réprouvés.
UN corbeau, envoyé par Dieu, gratta la terre pour lui montrer comment cacher les parties indécentes de son frère. Il dit : « Malheureux que je suis ! Suis-je donc moins pitoyable que ce corbeau pour avoir omis d’enterrer mon frère ? » Il était déjà du nombre des repentants.
C’EST pour cela que nous avons imposé cette loi aux enfants d’Israël : « Quiconque aura tué un autre homme qui ne sera lui-même ni un meurtrier, ni un séditieux, sera considéré comme le meurtrier de l’humanité toute entière. Quiconque sauvera une vie sera considéré comme ayant sauvé la vie de l’humanité toute entière. » PROPHÈTES et preuves leur ont été envoyés et, même après cela, la plupart d’entre eux continuent à commettre des excès.
Ceux qui sont en lutte ouverte contre Dieu et son prophète et qui, sur terre, jettent la discorde, méritent d’être mis à mort ou d’être crucifiés, ou d’avoir une main et un pied coupés en sens inverse, ou encore d’être bannis. Ils subiront cette dégradation en ce monde et un châtiment sévère dans l’autre.
EXCEPTEZ cependant ceux qui se repentent avant d’être pris. Rappelez-vous que Dieu est clément et miséricordieux.
O croyants, craignez Dieu, accomplissez les actions qui peuvent vous rapprocher de lui, combattez à son service, si vous voulez faire votre salut.
QUAND bien même les infidèles posséderaient toutes les richesses du monde et même deux fois ces richesses et les offriraient pour éviter leur châtiment au jour de la résurrection, leurs offres ne seraient pas reçues. Et ils subiront un supplice douloureux.
ILS chercheront à sortir de l’enfer, mais ils ne le pourront pas. Leur supplice sera éternel.
LE voleur ou la voleuse auront la main coupée en punition de leur méfait. Telle est la peine édictée par Dieu. Dieu est puissant et sage.
DIEU pardonne celui qui regrette ses fautes et les rachète par une meilleure conduite. Car Dieu est clément et miséricordieux.
NE sais-tu pas que Dieu est le maître des cieux et de la terre, qu’il châtie qui Il veut et absout qui Il veut et qu’Il est tout-puissant ? »
O prophète, que la vue de ceux qui tombent inconsidérément dans l’incrédulité ne t’attriste pas. Ne t’attriste pas de les entendre dire avec leurs lèvres : « Nous croyons », alors que leurs cœurs ne croient pas. Ne t’attriste pas à la vue des juifs qui prêtent une oreille complaisante au mensonge, qui espionnent pour le compte d’adversaires restés à l’écart et qui altèrent le sens des mots. Ils disent aux leurs : « Si on vous présente ces mots avec le sens que nous leur donnons, acceptez-les. Sinon, méfiez-vous ». Tu ne pourras rien pour ceux que Dieu veut perdre, pour ceux dont Dieu ne veut pas innocenter les cœurs. A eux l’opprobre dans ce monde et dans l’autre un châtiment, terrible.
ILS prêtent l’oreille au mensonge. Ils vivent des trafics les plus louches. S’ils font appel à toi, juge-les ou bien abstiens-toi. Si tu t’abstiens, ils ne te pourront aucun mal. Si tu les juges, sois équitable. Dieu aime les juges équitables.
POURQUOI te prennent-ils pour juge, quand ils ont le Pentateuque où sont réunies les sentences de Dieu ? C’est qu’ils se sont écartés de leur Livre. Ils ne sont pas croyants.
NOUS avons révélé le Pentateuque, qui est à la fois un guide et une lumière. Il a servi aux prophètes, modèles de soumission, à juger les juifs. De même qu’il sert aux prêtres de ces derniers et à leurs docteurs, dépositaires du Livre de Dieu et témoins de ses dispositions. Ne craignez pas les hommes, mais craignez-moi. Ne trafiquez pas à vil prix de mes enseignements. Ceux qui ne jugent pas conformément aux révélations de Dieu, voilà les vrais infidèles.
NOUS avons écrit dans le Pentateuque à l’usage des Israélites : âme pour âme, œil pour œil, nez pour nez, oreille pour oreille, dent pour dent, et le talion encore pour les blessures. La victime qui pardonne, Dieu lui pardonnera ses péchés. Ceux qui ne jugent pas conformément à ce que Dieu a révélé, voilà les injustes.
NOUS avons fait suivre les Prophètes de Jésus, fils de Marie, pour confirmer le Pentateuque. Nous lui avons remis l’Évangile, qui est à la fois un guide et une lumière et qui corrobore le Pentateuque. Oui, ce guide est un avertissement pour ceux qui craignent Dieu.
QUE les gens d’Évangile jugent selon les commandements de l’Évangile ! Ceux qui ne jugent pas selon les Écritures, voilà les rebelles.
NOUS t’avons révélé le Livre, expression de la vérité, pour confirmer les Livres qui l’ont précédé et assurer leur permanence. Juge entre eux d’après le Livre, ne suis pas leurs penchants pour négliger la vérité que tu as reçue. A chaque peuple nous avons donné une loi et une voie. SI Dieu avait voulu, Il vous aurait groupés en un seul peuple. Mais Il a voulu voir l’usage que chaque peuple ferait de ce qu’Il leur a donné. Rivalisez d’efforts pour le bien. Vous retournerez tous à Dieu. Il vous éclairera sur le sens de vos désaccords.
JUGE entre eux d’après le Livre, ne suis pas leurs penchants. Prends garde que leur influence ne t’écarte de certains des commandements qui t’ont été révélés. S’ils t’abandonnent, c’est le signe, sache-le, que Dieu veut leur faire expier certains de leurs péchés. Nombreux sont les pervers.
EST-CE qu’ils regrettent les sentences rendues au temps de l’Ignorance ? Quel meilleur juge que Dieu pour les croyants !
O croyants, ne vous alliez pas aux juifs et aux chrétiens. Les uns et les autres s’allient entre eux. Celui qui les prend pour alliés se confond avec eux. Dieu ne guide pas les traîtres.
TU verras des gens à la foi chancelante rechercher l’appui des infidèles, en disant : « Nous craignons qu’un malheur nous frappe ». Et cependant il est possible que Dieu leur donne la victoire ou modifie de Lui-même la situation présente. Du coup, ils regretteront leurs pensées secrètes.
LES croyants s’exclameront alors : « Et dire que ce sont ces gens qui affirmaient par des serments solennels être des nôtres ! » Ils auront perdu le bénéfice de leurs bonnes œuvres. Ils se retrouveront au nombre des réprouvés.
O croyants, si vous apostasiez, Dieu fera surgir d’autres hommes, qu’Il aimera et qui L’aimeront. Bons envers les croyants, durs envers les infidèles, ils combattront au service de Dieu, indifférents à l’opinion de quiconque. Ce sera là une grâce de Dieu qui accorde ses faveurs à qui Il veut. Dieu embrasse l’univers et Il est omniscient.
VOS véritables alliés sont Dieu, son prophète et les croyants qui observent la prière, font la charité et se prosternent.
CEUX qui prennent pour alliés Dieu, son prophète et les croyants forment le parti de Dieu. Ils triompheront.
O croyants, ne prenez pas pour alliés, parmi les gens d’Écriture et les idolâtres, ceux qui raillent votre religion et la tournent en plaisanterie. Craignez Dieu, si vous êtes croyants.
QUAND ils entendent votre appel à la prière, ils le tournent en dérision et en badinage. C’est l’indice qu’ils manquent de raison.
DIS : « O gens d’Écriture, qu’avez-vous à nous reprocher sinon de croire en Dieu et à ses révélations présentes et passées, alors que la plupart d’entre vous sont des mécréants ? »
DIS : « Voulez-vous que je vous indique ceux qui auront un sort vraiment misérable au jour de leur comparution devant Dieu ? ceux que Dieu a maudits, ceux qui ont encouru sa colère, ceux qu’il a transformés en singes, en porcs et en adorateurs de Taghout. Ceux-là auront le plus misérable des destins et nul n’est plus loin qu’eux du droit chemin. »
EN se présentant à vous, ils disent : « Nous croyons ». Et cependant ils sont entrés chez vous infidèles et ils en sortent infidèles. Dieu sait mieux que quiconque ce qu’Il voulait tenir secret.
TU en vois un grand nombre s’empresser à mal faire, à être injuste et à se repaître de gains illicites. Combien est répugnante leur conduite !
POURQUOI leurs prêtres et leurs docteurs ne les empêchent-ils pas de tenir des propos grossiers et de vivre de spéculations interdites ? Quelle vilaine chose que leur inaction !
LES juifs disent : « La main de Dieu est fermée ». Que leurs mains à eux soient fermées et qu’ils soient maudits pour ce propos ! Non, au contraire, les mains de Dieu sont largement ouvertes. Il distribue ses biens comme Il veut. Les révélations que ton Seigneur t’a envoyées ne feront qu’augmenter leur dépit et leur impiété. Nous avons suscité en eux la haine et la rancune jusqu’au jour du jugement dernier. Chaque fois qu’ils allument le feu d’une guerre, Dieu l’éteint. Ils fomentent le désordre sur terre. Dieu n’aime pas les séditieux.
SI les gens d’Écriture avaient la foi et craignaient Dieu, nous pardonnerions leurs péchés et nous les ferions entrer dans des jardins de félicité.
S’ILS observaient le Pentateuque, l’Évangile, et les révélations que leur Seigneur leur a envoyées, ils nageraient dans l’opulence. Il en est parmi eux qui sont loyaux, mais le plus grand nombre, oh ! que leur conduite est détestable !
O prophète, divulgue ce que ton Seigneur t’a révélé. Si tu y manques, tu ne te seras pas acquitté de ta mission. Dieu te protégera contre les hommes. Il ne guide pas les réfractaires.
DIS : « O gens d’Écriture, vous manquerez de toute base tant que vous ne vous appuierez pas sur le Pentateuque, l’Évangile et ce qui vous a été révélé par votre Seigneur. Les révélations que tu as reçues de ton Seigneur ne feront qu’augmenter le dépit et l’impiété de la plupart d’entre eux. Cesse d’être en souci pour un peuple aussi pervers ».
LES fidèles, les juifs, les sabéens, les chrétiens, en un mot tous ceux qui croiront en Dieu et au jour dernier et feront le bien, seront préservés de toute crainte et de tout chagrin.
NOUS avons reçu l’engagement des enfants d’Israël et nous leur avons envoyé des prophètes. Chaque fois que les prophètes apportaient des révélations contraires à leurs penchants, tantôt ils les traitaient d’imposteurs, tantôt ils les mettaient à mort.
ILS ont cru qu’il n’y aurait aucune sanction. Ils ont fait les aveugles et les sourds. Dieu est témoin de leurs actes.
CE ne sont que des infidèles ceux qui disent que Dieu est le Messie, fils de Marie ! Le Messie n’a-t-il pas dit lui-même : « O enfants d’Israël, adorez Dieu, mon maître et le vôtre. Celui qui reconnaît des associés à Dieu, Dieu lui interdit l’accès du Paradis. Il aura l’enfer pour séjour. Point d’alliés pour les injustes ».
CE sont des infidèles ceux qui disent que Dieu est la troisième personne de la Trinité. Non, il n’y a qu’un seul Dieu. S’ils ne renoncent pas à un tel langage, un châtiment douloureux les atteindra.
POURQUOI ne viennent-ils pas à Dieu et n’implorent-ils pas son pardon ? Dieu, le clément et le miséricordieux.
QU’EST-CE que le Messie, fils de Marie, sinon un prophète, comme tant d’autres qui l’ont précédé ? Sa mère était une femme sincère. Tous deux se nourrissaient d’aliments. Voyez comment nous nous y prenons pour expliquer les signes et voyez comme ils demeurent indifférents !
DIS-LEUR : Adorerez-vous, en plus de Dieu, quelqu’un qui ne peut ni vous nuire ni vous être utile, alors que Dieu sait et entend tout ?
DIS : « O gens d’Écriture, ne soyez pas excessifs dans votre foi et respectez la vérité. Ne suivez pas les suggestions d’un peuple qui s’est abusé avant vous, qui a entraîné dans l’erreur un grand nombre d’autres peuples et qui a perdu la bonne direction ».
LES renégats d’entre les fils d’Israël ont été maudits par la bouche de David et de Jésus, fils de Marie, pour les punir de leur désobéissance et de leurs méfaits.
ILS ne s’interdisaient pas mutuellement le mal. Combien est répréhensible leur conduite !
TU en vois un grand nombre s’allier à des infidèles. Quelle funeste décision leur a inspiré leur conscience ! Elle leur a valu le courroux de Dieu et un supplice éternel.
S’ILS avaient cru en Dieu, à son prophète et à ce qui lui a été révélé, ils ne se seraient pas alliés aux infidèles. Mais la plupart d’entre eux sont des intrigants.
TU remarqueras que ceux qui sont le plus hostiles aux croyants sont les juifs et les idolâtres, et ceux dont l’amitié va le plus facilement aux croyants sont ceux qui se disent chrétiens. C’est que ces derniers ont des prêtres et des moines et qu’ils sont humbles.
LORSQU’ILS entendent les révélations faites au prophète, leurs yeux s’emplissent de larmes car ils reconnaissent la voix de la vérité. Ils disent : Seigneur, nous croyons. Inscris-nous au nombre de ceux qui témoignent pour toi.
POURQUOI ne croirions-nous pas en Dieu et à la vérité qui nous a été envoyée ? Ainsi nous mériterions que notre Seigneur nous donne place parmi les justes.
EN récompense de leurs paroles, Dieu leur a donné pour séjour des jardins arrosés d’eau vive. Séjour qui sera éternel. C’est là la récompense des justes.
CEUX qui nient et traitent nos révélations de mensonges sont voués à l’enfer.
O croyants, goûtez aux jouissances permises par Dieu mais évitez les excès. Dieu n’aime pas ceux qui manquent de modération.
NOURRISSEZ-vous des aliments que Dieu a créés quand ils sont comestibles et licites. Craignez Dieu en qui vous avez mis votre croyance.
DIEU excusera les serments que vous aurez prêtés à la légère mais pas ceux que vous aurez prêtés de propos délibéré. Si vous violez ces derniers, vous ne pourrez vous racheter qu’à la condition de nourrir dix pauvres de votre nourriture ordinaire ou de les vêtir ou d’affranchir un esclave. Celui qui ne sera pas en état de se racheter devra jeûner trois jours. Telles sont les peines attachées à la violation de vos serments. Respectez vos serments. Voilà les enseignements de Dieu en cette matière. Peut-être les observerez-vous ?
O croyants, le vin, les jeux de hasard, les idoles, les flèches divinatoires sont d’exécrables inventions de Satan. Évitez-les, si vous voulez faire votre salut.
SATAN se sert du vin et des jeux de hasard pour semer la discorde et l’inimitié parmi vous et vous distraire de vos devoirs envers Dieu. Allez-vous cesser ces pratiques ?
OBEISSEZ à Dieu. Obéissez au prophète. Soyez sur le qui-vive. Si vous fléchissez, sachez que notre prophète n’a d’autre mission que de vous donner un avertissement décisif.
CEUX qui se convertissent et pratiquent le bien n’auront pas à se justifier pour ce qu’ils auront consommé, à la condition qu’ils craignent Dieu, que leur conviction soit sincère et qu’ils s’adonnent aux bonnes œuvres. A la condition qu’ils ne cessent jamais de craindre Dieu et de proclamer leur foi et encore de craindre Dieu et de se perfectionner. Dieu aime ceux qui se perfectionnent dans leur foi.
O croyants, pour vous éprouver, Dieu mettra à portée de vos mains et de vos lances du gibier. Il découvrira ainsi ceux qui le craignent dans leur for intérieur. Celui qui succombera à cette épreuve subira un châtiment douloureux.
O croyants, ne tuez pas de gibiers quand vous êtes en pèlerinage. Quiconque en aura tué volontairement devra rapporter l’équivalent en viande d’animaux comestibles. Son cas sera arbitré par deux hommes d’entre les justes et la viande envoyée en offrande à la Kaaba. Le coupable pourra se racheter aussi en nourrissant des pauvres ou en jeûnant pour qu’il éprouve la funeste conséquence de son acte. Dieu pardonne les fautes passées. Celui qui récidive, Dieu le châtiera. Dieu est tout-puissant et implacable.
IL vous est permis de pêcher et de vous nourrir du produit de votre pêche, que vous soyez à demeure ou en voyage. La chasse nous est interdite quand vous êtes en territoire sacré. Craignez Dieu, devant qui vous comparaîtrez un jour.
DIEU a érigé la Kaaba en symbole de paix pour les hommes, ainsi que les mois sacrés et les offrandes non ornées et ornées. Dieu, ne l’oubliez pas, sait ce qu’il y a dans les cieux et sur la terre. Dieu est omniscient.
SACHEZ que Dieu est implacable dans la répression et qu’Il est aussi clément et miséricordieux.
AVERTIR les hommes, c’est la seule tâche du prophète. Dieu sait ce que vous divulguez et ce que vous tenez caché.
DIS-LEUR : « Ne confondez pas le bon et le mauvais et ne vous laissez pas séduire par l’exubérance du mauvais. Craignez si vous voulez faire votre salut ».
O croyants, n’interrogez pas sur des choses dont le sens, s’il vous était divulgué, pourrait vous causer de la peine. Si vous interrogez sur ces mêmes choses au moment de la révélation, elles vous seront expliquées. Dieu le permet. Il est indulgent et miséricordieux.
AVANT VOUS, d’autres peuples ont interrogé sur ces mêmes choses. Leur divulgation les a jetés dans l’impiété.
CE n’est pas Dieu qui a institué la Bahira, la Saïba, la Ouasila et le Haam. Ce sont les idolâtres qui ont forgé des mensonges sur Dieu. La plupart d’entre eux sont insensés.
LORSQU’ON leur dit : « Conformez-vous à ce que Dieu a révélé et à son prophète », ils répliquent : « La manière de vivre de nos ancêtres nous suffit ». Ont-ils conscience que leurs pères ne savaient rien et n’avaient pas de principes ?
O croyants, ne vous occupez que de vous-mêmes. L’erreur d’autrui ne saurait vous nuire si vous êtes dans la bonne voie. A Dieu, tous vous ferez retour. Il vous expliquera le sens de vos actions.
O croyants, lorsque vous sentirez venir la mort et que vous voudrez tester, avisez deux témoins honorables de votre confession ou de toute autre confession, si la détresse de la mort vous surprend en voyage. Retenez-les après la prière. Si vous doutez d’eux, faites-leur prêter ce serment : « Nous ne trafiquerons jamais de notre témoignage, même si nos parents sont en cause ; nous ne dissimulerons rien de la vérité, sinon nous serions criminels. »
S’IL se révèle que ces deux témoins ont forfait à l’honneur, deux autres témoins seront substitués aux deux premiers dont l’indignité aura été reconnue. Ils prêteront serment devant Dieu en ces termes : « Nous jurons que notre témoignage est plus sincère que celui des deux premiers témoins et que nous ne disons que la vérité, sous peine d’être du nombre des injustes. »
C’EST là le meilleur moyen pour obtenir des témoignages sincères. Car il suscite chez les témoins la crainte qu’on recourt à d’autres serments après les leurs. Craignez Dieu et écoutez-le. Dieu ne guide point les pervers.
LE jour où Dieu rassemblera les prophètes, Il les interrogera : « Combien avez-vous fait d’adeptes ? » Ils répondront : « Nous n’en savons rien. Toi seul perce les mystères ». DIEU a dit à Jésus, fils de Marie : « Reconnais les bienfaits que j’ai répandus sur toi et ta mère. Ne t’ai-je pas animé de l’esprit de sainteté et ne t’ai-je pas donné le don de parler aux hommes dès le berceau et ensuite quand tu fus un homme ?
NE t’ai-je pas enseigné le Livre, la Sagesse, le Pentateuque et l’Évangile ? Ne t’ai-je pas conféré le don de façonner des corps d’oiseaux avec de l’argile, de souffler sur eux et de les transformer en oiseaux ? Ne t’ai-je pas conféré le don de guérir les aveugles de naissance et les lépreux et de ressusciter les morts ? Ne t’ai-je pas défendu contre les fils d’Israël ? Lorsque tu vins à eux avec les marques de ta mission, des incrédules dirent : « Ceci est de la sorcellerie manifeste ».
LORSQUE j’ai sollicité les apôtres : « Croyez en moi et en mon Prophète » ils répondirent : « Nous avons la foi. Et sois témoin que nous te sommes soumis ».
LES apôtres demandèrent à Jésus, fils de Marie : « Ton Seigneur peut-il faire descendre du ciel une table garnie d’aliments ? » Il répondit : « Craignez Dieu, si vous êtes croyants ».
« NOUS désirons, dirent-ils, manger à cette table. Notre conviction en sera affermie. Nous serons sûrs de ta sincérité et nous témoignerons de l’événement ».
JESUS, fils de Marie, s’écria : « O Dieu, notre maître, fais descendre une table du ciel. Qu’elle nous serve de festin, du premier au dernier, et qu’elle apparaisse comme un de tes signes. Répands sur nous tes bienfaits, car tu es le plus puissant des bienfaiteurs ».
DIEU dit : « La voilà, je la fais descendre. Celui d’entre vous qui me reniera après cela, je lui ferai subir le supplice le plus affreux qu’on puisse infliger à une créature ».
DIEU dit : « O Jésus, fils de Marie, est-ce toi qui as dit aux hommes : « Prenez-nous pour Dieu moi et ma mère, à côté de Dieu ? » Gloire à toi, répondit Jésus, comment aurais-je pu dire une chose que je n’ai pas qualité pour dire ? Si je l’avais dite, tu le saurais. Car tu sais ce que je pense et je ne sais pas ce que tu penses. Il n’y a pas de secrets pour toi.
JE ne leur ai dit que ce que tu m’as ordonné de leur dire : « Adorez Dieu, mon Seigneur et le vôtre ». Je leur ai servi de témoin tant que j’ai vécu parmi eux. Après que tu m’as rappelé à toi, c’est toi qui as veillé sur eux. Tu es le témoin de l’univers.
SI tu les châties, ce sont tes sujets. Si tu leur pardonnes, tu es auguste et sage.
DIEU dit alors : « Voici venu le jour où les sincères recueilleront le fruit de leur sincérité. Ils auront pour séjour éternel des jardins arrosés d’eau vive. Dieu est content d’eux. Eux, se réjouissent de Dieu. Le bonheur est à son comble ».
DIEU est le maître des cieux et de la terre et de tout ce qu’ils renferment. Il est tout-puissant.
LOUANGE à Dieu qui a créé les cieux et la terre et qui a engendré les ténèbres et la lumière. Cependant, il y a des infidèles pour adjoindre des égaux à leur Seigneur.
C’EST Lui qui vous a tirés de l’argile et a arrêté le terme de votre vie. Il y a un autre terme connu de Lui, celui où vous ressusciterez. Cependant vous doutez encore.
IL règne dans les cieux et sur la terre. Il sait ce que vous cachez et ce que vous divulguez. Et Il sait tout ce que vous faites.
CHAQUE fois qu’un signe de leur Seigneur leur est apparu, ils s’en sont détournés. 
LORSQU’ILS ont connu la vérité, ils l’ont traitée de mensonge. Ils comprendront plus tard le sens de ce qu’ils ont raillé.
NE voient-ils pas combien nous avons anéanti avant eux de générations que nous avions installées sur terre beaucoup plus solidement qu’eux ? Nous leur avions envoyé des pluies abondantes ; nous avions fait surgir sous leurs pas des cours d’eau à profusion. Nous les avons fait périr en punition de leurs péchés. Nous avons appelé à la vie après elles une nouvelle génération.
NOUS aurions beau t’envoyer du ciel un véritable Livre que chacun pourrait palper de ses mains, que les infidèles crieraient encore à la sorcellerie.
ILS disent : « Ne pourrait-on pas lui adjoindre un ange ? » Si nous le lui avions adjoint, c’eût été leur fin. Et ils n’auraient plus un moment de répit.
A supposer que nous leur ayons envoyé un ange, nous lui aurions donné la forme d’un homme et nous les aurions jetés dans la confusion qu’ils auraient voulu eux-mêmes créer.
D’AUTRES prophètes avant toi ont été tournés en dérision. Ceux qui ont raillé leurs avertissements en ont éprouvé la pertinence.
DIS : Courez le monde et voyez ce qui est advenu à ceux qui ont traité nos prophètes d’imposteurs.
DIS : Quel est le maître des cieux et de la terre ? Réponds : Dieu. Il s’est imposé à lui-même la clémence. Il vous rassemblera au jour du jugement dernier sans aucun doute. Auront perdu leur âme ceux qui n’auront pas cru.
TOUT ce qui se situe dans la nuit et le jour lui appartient. Il entend et sait tout.
DIS : Prendrais-je pour maître un autre que Dieu, le créateur des cieux et de la terre, Lui qui nourrit et qui n’est pas nourri ? Dis : J’ai reçu l’ordre d’être le premier à me soumettre et de ne pas me joindre à ceux qui reconnaissent des associés à Dieu.
DIS : Je crains en désobéissant à Dieu d’encourir un châtiment au jour dernier.
CELUI qui l’évitera, en pareil jour, c’est qu’il aura bénéficié de la clémence de Dieu. Le voilà, le vrai bonheur.
SI Dieu t’envoie une peine, Lui seul pourra la faire cesser. S’Il t’envoie un bienfait, sache qu’Il est tout-puissant.
IL est le souverain maître de ses sujets. Il est plein de sagesse et de science.
DIS : Quel est celui dont le témoignage est le moins discutable ? Réponds : Dieu, lui que je prends pour témoin entre vous et moi. Ce Coran m’a été révélé pour que vous soyez avertis ainsi que tous ceux qu’il touchera. Allez-vous témoigner qu’il y a d’autres dieux que Dieu ? Réponds : Je ne témoignerai pas ainsi. Dis : Non, il est le seul Dieu et je désavoue les associés que vous Lui donnez.
CEUX à qui nous avons révélé le Livre le reconnaissent comme ils reconnaissent leurs propres enfants. Ils perdent leurs âmes, ceux qui ne croient pas.
QUI est plus pervers que celui qui forge des mensonges et les impute à Dieu ou qui traite nos signes d’invention ? Les pervers s’exposent à leur perte.
LE jour où nous les rassemblerons tous, nous dirons à ceux qui donnent des associés à Dieu : où sont les associés que vous attribuiez à Dieu ?
ILS n’auront d’autre système de défense que de dire : Par Dieu, notre Seigneur, nous n’avons jamais donné d’associés à Dieu.
VOIS comment ils se renient eux-mêmes et comment les abandonnent les dieux qu’ils ont inventés !
PARMI eux, il y en a qui t’écoutent mais nous avons mis comme un voile sur leur intelligence pour qu’ils ne comprennent pas et nous avons endurci leur ouïe. Ils verraient n’importe quel signe, qu’ils n’y croiraient pas. Et s’ils viennent à discuter avec toi, les infidèles, ils disent : ce ne sont là que de vieux contes.
ILS détournent les autres du Coran et s’en éloignent eux-mêmes. Ils ne nuisent ainsi qu’à eux-mêmes sans s’en douter.
SI tu te trouves là le jour où ils seront sur le point d’entrer en enfer, tu les entendras dire : Plût à Dieu que nous puissions revenir sur terre ! Nous ne traiterions plus de mensonge les signes de notre Seigneur et nous serions croyants.
CERTES, ce qu’ils cachaient sera étalé au grand jour. S’ils y revenaient sur terre ? ils referaient ce qui leur a été défendu. En vérité, ce sont des menteurs.
ILS disaient : notre vie, ce n’est que celle de ce monde et nous ne serons pas ressuscités.
SI tu les voyais le jour où ils comparaîtront devant leur Seigneur ! Eh bien, leur dira-t-Il, n’est-ce pas là ce que je vous avais annoncé ? Oui, par notre Seigneur. Il ajoutera : Goûtez le châtiment que vous vaut votre impiété.
QUELLE mésaventure pour ceux qui ont nié le retour à Dieu lorsque l’heure fatale les surprendra ! Ils diront : Malheureux que nous sommes d’avoir négligé cette éventualité ! Leur dos pliera sous le poids de leurs péchés. Quel pénible fardeau !
LA vie de ce monde n’est que jeu et futilité. La vie future est le plus grand bien pour ceux qui craignent. Allez-vous réfléchir ?
NOUS savons que leurs propos t’affligent. Ce n’est pas toi qu’ils traitent d’imposteur. Mais ces misérables suspectent les signes de Dieu.
DES prophètes ont été traités d’imposteurs avant toi. Ils supportèrent ces injures et furent même molestés jusqu’au jour où nous leur donnâmes assistance. Les principes de Dieu sont immuables. Tu connais maintenant la vie des prophètes.
LEUR opposition te pèse. Et si ça ne dépendait que de toi, tu creuserais une galerie sous terre ou tu hisserais une échelle au ciel pour leur rapporter un miracle. Mais si Dieu voulait, il réunirait tous les hommes dans la bonne voie ! Ne pense pas comme un ignorant !
SEULS répondront à ton appel ceux qui t’écoutent. Les infidèles, Dieu les ressuscitera et ils comparaîtront devant Lui.
ILS disent : Pourquoi son Seigneur ne lui permet-il pas de faire un miracle ? Réponds-leur : Faire un miracle est dans le pouvoir de Dieu, mais la plupart ne le savent pas.
IL n’y a pas de bêtes sur terre ou d’oiseaux volant de leurs ailes qui ne vivent en société comme vous. Nous n’avons rien omis dans le Livre de la création. Comme tous les autres êtres, ils retourneront à leur Seigneur.
CEUX qui traitent nos signes de mensonge sont comme des sourds-muets titubant dans les ténèbres. Dieu égare qui Il veut, comme Il met qui Il veut dans la voie droite.
DIS : Si une calamité vous frappait ou que la mort vous surprenne, invoqueriez-vous quelqu’un d’autre que Dieu ? A supposer que vous soyez sincères.
A n’en pas douter, c’est Lui que vous invoqueriez. S’Il voulait, Il pourrait écarter les malheurs que vous craignez. Vous oublieriez alors tous les dieux que vous lui associez.
NOUS avons envoyé des prophètes aux générations qui t’ont précédé. Nous leur avons infligé des fléaux et des épidémies pour qu’elles se soumettent.
QUE ne se sont-elles soumises quand nous leur avons montré notre force ? Au contraire, leurs cœurs se sont endurcis et Satan les abusa sur leurs actions en les faisant paraître plus belles.
LORSQU’ELLES eurent oublié nos enseignements, nous ouvrîmes toutes grandes devant elles les portes de la félicité. Nous les laissâmes s’étourdir de plaisir, puis les surprîmes à l’improviste les jetant dans la consternation.
AINSI a été anéantie chaque génération d’infidèles. Gloire à Dieu, le maître de l’univers.
DIS : Que deviendriez-vous si Dieu vous privait de l’ouïe et de la vue et s’il étouffait votre sensibilité ? Quel autre que lui pourrait vous les rendre ? Considérez la variété de formes que revêtent nos enseignements et, malgré cela, ils ne se laissent pas convaincre.
DIS : Que diriez-vous si Dieu vous frappait à l’improviste ou au grand jour ? Que seuls les insoumis sont anéantis.
NOS prophètes n’ont d’autre mission que d’annoncer la bonne nouvelle et d’avertir. Ceux qui croient et s’amendent ne connaîtront ni crainte ni tristesse.
CEUX qui traitent nos signes de mensonge subiront un châtiment qui sera calculé d’après leur faute.
DIS : Je ne prétends pas posséder les trésors de Dieu, ni connaître ses secrets ; je ne prétends pas non plus être un ange. Je me borne à suivre ce qui m’a été révélé. Dis : L’homme qui voit et l’aveugle peuvent-ils être assimilés ? Finirez-vous par réfléchir.
AVERTIS ceux qui redoutent de comparaître devant Dieu et qui savent qu’ils n’auront en face de Lui ni maître, ni intercesseur. Peut-être Le craindront-ils ?
NE repousse pas ceux qui implorent leur Seigneur, matin et soir, souhaitant d’entrevoir son visage. Ils n’ont pas de comptes à te rendre, pas plus que tu en as à leur rendre. En les repoussant, tu agis en injuste.
C’EST ainsi que nous déconcertons les hommes par le destin que nous réservons aux uns et aux autres au point qu’ils disent : « Comment, c’est à ces gens-là que Dieu accorde des faveurs ? » Dieu ne connaît-Il pas mieux que quiconque ceux qui le soutiennent !
SI ceux qui croient à nos signes viennent à toi, dis-leur : Soyez les bienvenus. Votre Seigneur a inscrit au nombre de ses devoirs la clémence. Il s’ensuit qu’Il accorde son pardon à ceux d’entre vous qui pèchent par ignorance et ensuite, en signe de repentir, s’adonnent aux bonnes œuvres.
C’EST ainsi que nous détaillons nos enseignements pour mettre en évidence les procédés du crime.
DIS : Il m’a été interdit d’adorer ceux que vous implorez à la place de Dieu. Dis : Je ne suivrai pas vos entraînements. Sinon je me perdrais et je serais retranché du nombre de ceux qui sont dans la bonne voie.
DIS : Je me confonds avec la vérité de mon Seigneur. Et pourtant vous la traitez d’erreur. Je ne saurais réaliser vos revendications impatientes. Dieu seul le peut. Il divulgue la vérité et il n’y a pas de meilleur arbitre.
SI j’avais pu relever vos impatients défis, la chose eût vite été réglée entre vous et moi. Dieu connaît mieux que quiconque les vrais coupables.
IL détient les clefs de l’inconnu, qu’Il est le seul à connaître. Il sait ce que recèlent le sein de la terre et l’abîme des mers. Il n’est pas une feuille qui tombe, qu’Il ne le sache. Il n’est pas une molécule dans les entrailles de la terre, une brindille verte ou sèche qui ne soient dénombrées dans le sommier de la création.
IL communique avec vous pendant la nuit et connaît toutes vos actions de la journée. Le lendemain, Il vous replonge encore dans la vie et ainsi de suite jusqu’à ce que vous touchiez au terme fatal. Vous retournerez à Lui et alors Il repassera avec vous toutes vos actions.
IL est le souverain maître de ses sujets. Il délègue auprès de vous des anges qui vous gardent jusqu’au jour de votre mort. Puis des messagers recueillent votre âme sans que jamais ils manquent à leur tâche.
PUIS, vous retournez à Dieu, votre maître véritable. N’est-ce pas à Lui que toute décision appartient ? N’est-Il pas le plus préoccupé à régler vos comptes ?
DIS : Qui est-ce qui vous protège contre les périls de la terre et de la mer quand vous invoquez Dieu et secrètement l’implorez, disant : « Si tu nous sauves, nous te rendrons grâce ? »
RÉPONDS : C’est Dieu qui vous sauve de ces périls et de tout autre danger. Ce qui ne vous empêche pas de Lui attribuer des associés.
RÉPONDS : C’est Lui qui peut faire éclater une catastrophe au-dessus de vos têtes ou sous vos pas, emmêler les peuples dans un chaos inextricable et les livrer au despotisme les uns des autres. Vois comme nous varions nos enseignements. Peut-être finiront-ils par comprendre ?
TON peuple traite le Coran d’invention alors qu’il est la vérité. Dis : Je n’ai pas à répondre de vous.
CHAQUE avertissement sera réalisé. Vous vous en rendrez compte.
LORSQUE tu rencontres ceux qui critiquent nos preuves, fuis-les à moins qu’ils ne changent de conversation. Si Satan te fait oublier cette recommandation, ne reste pas avec les séditieux dès qu’elle te reviendra à l’esprit.
CEUX qui craignent Dieu ne sont pas responsables de la conduite des séditieux. Mais c’est une leçon qu’ils leur donnent et qui peut les amener à se rallier Dieu.
EVITE ceux qui pratiquent leur religion comme un jeu ou un divertissement ou que la vie du siècle a dépravés. Avertis-les qu’il arrive un moment où leurs fautes les perdent irrémédiablement, où leur âme ne trouve plus ni protecteur ni intercesseur auprès de Dieu, où toutes les compensations qu’ils peuvent offrir sont refusées. Voilà dépeints ceux que leurs fautes ont irrémédiablement perdus. Ils auront pour boisson de l’eau bouillante et ils paieront d’un châtiment exemplaire leur impiété.
DIS : Invoquerons-nous, en plus de Dieu, ceux qui ne peuvent ni nous être utiles ni nous nuire ? Retournerons-nous sur nos pas après que Dieu nous a mis sur la bonne voie, pareils à celui que les démons ont fasciné et qui erre, décérébré, de par le monde. Ses compagnons l’appellent pour le remettre sur la bonne voie : « Viens avec nous. » Dis : La voie de Dieu, voilà la bonne voie. Nous avons reçu l’ordre de nous soumettre au maître de l’univers.
NOUS avons reçu l’ordre d’être exacts dans nos prières et de craindre Dieu, à qui tout fait retour.
C’EST avec intention qu’Il a créé les cieux et la terre. Un jour viendra où Il dira : Que cela soit et ce sera. SA parole n’exprime que la vérité. Il n’y aura plus d’autre empire que le sien le jour où sonnera la trompette. Il démêle l’invisible et le visible. Il est sage et omniscient.
ABRAHAM dit à son père Azar : « Pourquoi prends-tu les idoles pour dieux ? Vous êtes, toi et ton peuple, dans un égarement manifeste ».
C’EST ainsi que nous montrâmes à Abraham le mécanisme des cieux et de la terre pour le persuader.
A la tombée de la nuit, Abraham vit une étoile. Il s’écria : « Voilà mon Dieu ». Lorsque l’étoile disparut, il dit : « Je ne saurais m’attacher à une chose qui disparaît ».
VOYANT poindre la lune, il s’écria : « Voilà mon Dieu ». Lorsqu’elle disparut, il dit : « Si mon Dieu ne me montre pas la bonne voie, je serai parmi les égarés ! »
VOYANT le soleil se lever, il s’écria : « Voilà mon Dieu. C’est le plus grand ». Lorsqu’il disparut, il dit : « O mon peuple, je désavoue les associés que tu prêtes à Dieu ! »
JE ne tourne ma face que vers le créateur des cieux et de la terre. Je n’ai rien de commun avec ceux qui lui donnent des associés.
SON peuple entre alors en discussion avec lui. Il dit : « Allez-vous discuter avec moi sur Dieu, moi que lui-même inspire ? » Je ne redoute pas ceux que vous lui associez, à moins que mon Dieu ne veuille m’éprouver, car sa science embrasse toutes choses. Parviendrai-je à vous persuader ?
COMMENT craindrais-je ceux que vous lui associez, alors que vous ne craignez pas de lui associer des êtres qu’aucune révélation n’a accrédités auprès de vous ? Qui de vous ou de moi est le plus en sécurité ? Dites-le si vous le savez.
CEUX qui croient et dont la foi est pure de tout péché, voilà ceux qui peuvent se dire en sécurité. Et voilà ceux qui sont dans la bonne voie.
TELLES sont les preuves que nous avons fournies à Abraham contre son peuple. Nous élevons le rang de qui nous voulons. Ton Seigneur est sage et omniscient.
NOUS lui avons donné comme enfants Isaac et Jacob, que nous avons maintenus tous deux dans la bonne voie, comme nous l’avions fait avant pour Noé. Comme descendance, nous lui avons donné David, Salomon, Job, Joseph, Moïse et Aaron. C’est ainsi que nous récompensons les bons.
NOUS lui avons donné aussi : Zacharie, Jean, Jésus et Élie, tous connus par leur vertu.
NOUS lui avons donné Ismaël, Élisée, Jonas et Loth, que nos faveurs ont élevés au-dessus du genre humain.
NOUS avons également favorisé leurs pères, leurs enfants et leurs frères et nous les avons guidés dans la voie droite.
C’EST là la voie de Dieu. Il en fait profiter qui Il veut. Qui prête des associés à Dieu perd le bénéfice de ses bonnes œuvres.
CE sont ceux-là auxquels nous avons donné le Livre, la sagesse, et le don prophétique. Si ces gens que voici (les gens qui entourent le Prophète et l’écoutent) renient toutes ces choses, qu’importe ! nous les avons confiées à des gens qui ne les renieront pas.
CE sont ceux-là que Dieu a mis dans la bonne voie. Modèle ta conduite sur la leur. Dis à ces gens (ceux qui l’entourent) : Je ne vous demande aucune rétribution pour mes révélations. Elles constituent un avertissement pour le monde.
ILS n’estiment pas Dieu à sa juste puissance quand ils disent : « Dieu n’a jamais rien révélé à l’homme. » Réponds-leur : Qui donc a révélé le Livre que Moïse a apporté aux hommes comme lumière et comme guide ? Vous l’avez écrit sur des feuilles. Vous en avez divulgué une partie mais vous en avez dissimulé la plus grande. Qui vous a enseigné ce que par vous-mêmes vous n’auriez jamais découvert, pas plus que vos pères ? Réponds : Dieu, abandonne-les à leurs intrigues et à leurs jeux.
ET voici un Livre, béni, qui confirme les précédentes Écritures, et que nous te révélons pour que tu avertisses la ville métropole et ses environs. Ceux qui croient au jour dernier croiront à ce Livre et seront assidus à la prière.
QUI est plus coupable que celui qui rapporte des mensonges sur Dieu et qui dit : « Il m’a été révélé ceci alors que rien ne lui a été révélé », ou bien qui dit : « Je peux envoyer des révélations semblables à celles que Dieu envoie » ? Ah ! si tu pouvais les voir ces coupables quand ils entrent dans les affres de la mort et que les anges, tendant leurs mains vers eux, les pressent de rendre leurs âmes ! Voici venu le jour, leur disent-ils, où vous allez subir un infâme supplice pour n’avoir pas dit la vérité sur Dieu et avoir accueilli ses révélations avec dédain.
VOUS voilà revenus, chacun séparément, tels que vous étiez au jour de votre naissance. Vous avez laissé sur terre tous les biens que vous aviez amassés. Vous n’êtes accompagné d’aucun des intercesseurs que vous prétendiez avoir pour associés. Toutes vos attaches terrestres sont coupées et tout ce sur quoi vous faisiez fond vous abandonne.
C’EST Dieu qui fend le grain et le noyau, qui tire la vie de la mort et la mort de la vie. Le voilà, ce Dieu. Pourquoi vous retirez-vous ?
IL fait luire les matins ; Il a institué la nuit pour le repos, le soleil et la lune comme mesures du temps. Tel est l’ordre conçu par le Tout-Puissant et le docte.
IL a créé les étoiles pour vous guider dans les ténèbres du continent et de la mer. Ce sont là autant de signes pour ceux qui comprennent.
IL vous a tirés d’un seul et même souffle de vie. Le germe se trouve dans l’homme et le don de féconder dans la femme. Ce sont là autant de signes pour ceux qui comprennent.
C’EST Lui qui fait tomber la pluie des cieux. Avec elle, nous fécondons toutes les plantes, nous engendrons les cultures d’où sortent les grains sous forme d’épis. De la spathe des palmiers nous faisons surgir de lourds régimes de fruits. Cette eau nous sert encore à créer des champs de vigne, d’oliviers et de grenadiers de même espèce et d’espèce différente. Observez leurs fruits, comment ils germent et comment ils mûrissent. Ce sont là autant de signes pour ceux qui comprennent.
QUI donnent-ils comme associés à Dieu ? Des démons, alors que c’est Dieu qui les a créés. Dans leur ignorance, ils lui attribuent des garçons et des filles. Gloire à Lui ! Il est très au-dessus de ces inventions misérables.
ALORS qu’Il a créé sans modèles les cieux et la terre, comment admettre qu’Il ait eu un fils, Lui qui n’a pas eu de compagne, Lui le créateur de l’Univers, Lui qui sait tout ?
LE voilà votre Seigneur. Il n’y a de Dieu que Lui. Il a créé l’Univers. Adorez-Le. Il surveille la création toute entière.
IL échappe à la vue des hommes et leur vue ne lui échappe pas. Il est subtil et sagace.
VOTRE Seigneur vous a apporté l’évidence même. Qui ouvre les yeux, tant mieux pour lui ; qui les ferme, tant pis pour lui. Je ne suis pas votre gardien.
C’EST ainsi que nous varions nos signes pour qu’ils reconnaissent que tu as enseigné et que les explications n’ont pas manqué à ceux qui veulent s’instruire.
TIENS-T’EN à ce que t’a révélé ton Seigneur. Il n’y a de Dieu que Lui. Évite ceux qui Lui donnent des associés.
SI Dieu voulait, Il ne permettrait pas qu’on lui donne des associés. Nous ne t’avons pas commis pour être leur gardien ni pour être leur défenseur.
N’INSULTEZ pas ceux qui invoquent d’autres divinités que Dieu. Ceux-là, dans leur ignorance, pourraient insulter Dieu par dépit. Nous avons décidé de laisser chaque peuple agir à sa guise. Ils retourneront tous à leur Seigneur qui leur redira ce qu’ils ont fait.
ILS ont juré de toute la force de leurs serments que si un  miracle leur était envoyé ils croiraient. Réponds-leur : « Les miracles dépendent de la volonté de Dieu. Qui vous dit que si un miracle leur était envoyé, ils croiraient ? »
S’IL leur était envoyé, nous retournerions leurs raisons et leurs yeux pour n’avoir pas cru dès le début et nous les laisserions se débattre dans l’obscurité de leur esprit.
QUAND bien même nous leur enverrions des anges, quand bien même les morts leur parleraient, quand bien même nous ferions défiler devant eux toute la création, ils ne croiraient pas, si telle est la volonté de Dieu. La plupart d’entre eux sont ignorants.
C’EST ainsi que nous avons suscité à chaque prophète pour ennemis des démons pris parmi les hommes ou parmi les génies. Ils s’influencent les uns les autres en embellissant leurs discours et en usant d’artifices. Si Dieu le voulait, ils n’agiraient pas de la sorte. Abandonne-les à leurs turpitudes.
LAISSE se griser de ces discours ceux qui ne croient pas au jugement dernier. Laisse-les s’y complaire. Laisse-les s’endurcir dans leurs viles pratiques.
SOUHAITERAIS-JE un autre juge que Dieu, Lui qui vous a révélé un Livre d’une si belle ordonnance ? Ceux à qui nous avons donné les Écritures savent que ce Livre émane véritablement de ton Seigneur. Ne sois pas parmi ceux qui doutent.
LES paroles de ton Seigneur s’identifient avec la vérité et la justice. Elles sont immuables. Il entend et sait tout.
SI tu te fies aux hommes, ils te détourneront de la voie de Dieu, car ils n’écoutent que leurs impulsions. Ils manquent de discernement.
TON Seigneur connaît mieux que quiconque ceux qui s’écartent de sa voie et ceux qui s’y maintiennent.
NOURRISSEZ-VOUS des aliments sur lesquels le nom de Dieu a été prononcé, si vous croyez à ses signes.
POURQUOI ne mangeriez-vous pas les aliments sur lesquels le nom de Dieu a été prononcé maintenant qu’Il vous a énuméré les nourritures qui vous sont interdites, sauf les cas de force majeure ? La plupart des hommes suivent obscurément leurs penchants. Ton Seigneur connaît mieux que quiconque ceux qui transgressent les lois.
EVITEZ le mal apparent ou caché. Ceux qui commettent le mal recevront la rétribution qui s’attache au mal.
NE mangez pas des aliments sur lesquels le nom de Dieu n’a pas été prononcé. C’est une désobéissance. Les mauvais conseillers inciteront leurs créatures à vous entraîner dans toute espèce de discussion. Si vous les suivez, vous deviendrez idolâtres.
LE mort que nous appelons à la vie et auquel nous donnons une lumière pour se guider parmi les hommes, comment peut-on le comparer à celui qui est plongé sans issue dans les ténèbres ? C’est ainsi que les infidèles se figurent que leurs actions sont belles.
C’EST ainsi que nous laissons subsister dans chaque cité les pires criminels pour y perpétuer le mal. Mais, sans s’en douter, ils ne font du mal qu’à eux-mêmes.
LORSQU’UN signe leur apparaît, ils disent : « Nous ne croirons qu’autant qu’il nous viendra un signe semblable à celui que reçoivent les prophètes ». Dieu sait mieux que quiconque à qui il convient de donner la mission de prophète. Dieu avilira les rebelles et leur infligera un châtiment exemplaire pour les punir de leurs méfaits.
DIEU dilate le cœur de celui qu’Il veut gagner à sa cause. Celui qu’Il en veut écarter, Il l’essouffle et l’oppresse comme quelqu’un qui tente une ascension. C’est ainsi que Dieu fait avorter les tentatives des incrédules.
LE voilà dans toute sa droiture le chemin de ton Seigneur. Nous avons assez varié nos leçons pour ceux que leur salut préoccupe.
UN paisible séjour leur est assuré auprès de leur Seigneur. Il deviendra leur maître en récompense de leur attitude.
LE jour où nous rassemblerons le monde, nous interpellerons ainsi les génies : « O race des génies, vous avez abusé des hommes ». « Seigneur, répondront leurs adeptes, nous nous sommes adoucis la vie mutuellement et maintenant nous voilà parvenus au terme que tu nous as fixé ». Il répliquera : « L’enfer sera votre séjour éternel à moins que Dieu en décide autrement ». Dieu est sage et savant.
C’EST ainsi que nous suscitons aux méchants des chefs qui s’opposent les uns aux autres en punition de leurs œuvres.
O race des génies et des hommes, ne vous a-t-on pas envoyé des prophètes pris parmi vous-mêmes pour vous divulguer nos enseignements et vous avertir que vous aurez à comparaître un jour devant Dieu ? « Nous en témoignons contre nous-mêmes », sera leur réponse. La vie du siècle les a séduits et ils avoueront qu’ils se sont conduits en infidèles.
CECI, parce qu’il n’est pas dans les usages de ton Seigneur d’anéantir les cités coupables sans les avoir averties.
CHACUN sera classé selon ses œuvres. Ton Seigneur suit attentivement les actes de chaque homme.
TON Seigneur est toute puissance et toute miséricorde. S’Il le voulait, Il vous anéantirait et vous remplacerait par tel peuple qu’Il lui plairait, de la même façon qu’Il vous a tirés des générations passées.
LES prédictions de Dieu s’accompliront. Vous serez impuissants à en arrêter le cours.
DIS : ô mon peuple, agis à ta guise et moi j’agirai à la mienne. Tu sauras, un jour, qui aura un meilleur sort dans l’autre monde. Les injustes ne triomphent jamais.
SUR les produits de la terre et du bétail ils réservent une part à Dieu en disant : « Ceci est à Dieu », mais sans conviction, et « ceci est à nos idoles ». Sur la part des idoles rien n’est jamais distrait au profit de Dieu, alors que la part réservée à Dieu est attribuée quelquefois aux idoles. Quelle erreur de jugement !
DE même, sur la foi de leurs dieux, un grand nombre d’idolâtres croient méritoire d’immoler leurs enfants. Loin de là, ils ne font que s’abîmer dans l’erreur et dénaturer la véritable religion. Si Dieu le voulait, ils n’agiraient pas de la sorte. Laisse-les se livrer à leurs détestables fantaisies
ILS disent : Ce bétail et ces récoltes sont réservés. Ne pourront s’en nourrir que ceux que nous aurons désignés. Ce bétail-ci est exempté de porter des fardeaux. Ce bétail-là, il est interdit de prononcer sur lui le nom de Dieu. Tout cela n’est qu’inventions. Dieu récompensera comme il convient de pareilles fantaisies.
ILS disent : La portée de tels animaux est réservée à nos enfants mâles et interdite à nos femmes. Si ces animaux avortent, ils partagent le fœtus entre les enfants et les femmes. Dieu récompensera comme il convient cette distinction. Il est savant et sage.
ILS sont perdus ceux qui tuent leurs enfants par sottise et par ignorance, ceux qui, en interprétant mal la volonté de Dieu, condamnent des choses qu’Il leur a lui-même dispensées ! Insensés, ils ne sont pas dans la bonne voie.
C’EST Dieu qui a créé les plantes grimpantes et celles qui ne le sont pas, les palmiers et les céréales de saveur si variée, les oliviers et les grenadiers de même espèce et d’espèce différente. Nourrissez-vous de leurs fruits. Acquittez la dîme le jour de la récolte. Pas de gaspillage. Dieu n’aime pas ceux qui gaspillent.
C’EST Dieu qui a créé les animaux, ceux de trait et ceux de boucherie. Nourrissez-vous de ce que Dieu a produit pour vous. Ne suivez pas les traces de Satan. C’est votre ennemi manifeste.
IL existe huit têtes de bétail accouplées par sexes : deux de l’espèce ovine et deux de l’espèce caprine. Demandez-leur : Dieu a-t-il interdit les mâles ou bien les femelles ou bien ce que portent les matrices des femelles ? Répondez-moi sérieusement si vous êtes sincères.
DEUX de l’espèce cameline et deux de l’espèce bovine. Dis : Dieu a-t-il interdit les mâles ou bien les femelles ou bien ce que portent les matrices des femelles ? Étiez-vous présents au moment où Dieu vous a recommandé cela. Qui est plus coupable que celui qui prête des mensonges à Dieu pour égarer les ignorants. Dieu ne dirige pas les méchants.
DIS : Je ne trouve dans ce qui m’a été révélé d’autre interdiction touchant les aliments comestibles que celle qui frappe les animaux morts, le sang liquide et la viande de porc. S’en nourrir est une turpitude. De même que c’est une infamie de manger des animaux consacrés à une autre divinité que Dieu, à moins d’une nécessité absolue et à condition que ce ne soit pas par esprit d’insoumission. Ton Seigneur est plein de miséricorde et de clémence.
AUX juifs, nous avons interdit tous les animaux qui ont des griffes. Nous leur avons aussi interdit la graisse des bœufs et des moutons, excepté celle du dos et des boyaux et celle qui entoure les os. Ceci pour les châtier de leur insoumission. Nous sommes justes.
S’ILS t’accusent de mensonge, dis : Votre Seigneur est toute miséricorde. Mais nul ne saurait arracher les coupables à son châtiment.
LES idolâtres diront : « Si Dieu avait voulu, ni nous, ni nos ancêtres n’aurions été idolâtres, ni ne nous serions soumis à des interdictions profanes ». C’est là l’excuse mensongère déjà invoquée par leurs prédécesseurs et qui leur a fait encourir notre courroux. Dis : Avez-vous un argument ? Produisez-le. Vous ne vous aidez que de suppositions. Vous manquez de discernement.
DIS : Le dernier mot est à Dieu. S’Il avait voulu, Il vous aurait tous mis dans la bonne voie.
DIS : Produisez les témoins qui attestent que Dieu a prononcé ces interdictions ? Au cas où ils l’attesteraient, ne te joins pas à eux et ne te laisse pas entraîner par ceux qui traitent nos signes de mensonge, qui ne croient pas au jour dernier et qui reconnaissent des égaux à leur Seigneur.
DIS : Venez que je vous énumère ce qui est sacré pour Dieu : ne lui associez aucun être ; traitez vos parents avec déférence ; ne tuez pas vos enfants par peur de la misère car nous vous donnerons de quoi vous nourrir vous et eux ; évitez les turpitudes apparentes et cachées ; ne tuez pas votre prochain, comme Dieu vous l’a défendu, sauf si la justice l’exige. Voilà ce que Dieu vous recommande. Finirez-vous par comprendre ?
NE donnez vos soins aux biens de l’orphelin qu’autant qu’ils lui seront profitables et seulement jusqu’à ce qu’il devienne capable de les gérer lui-même. Donnez à chacun une juste mesure et un juste poids. Nous n’imposons à chaque âme que les charges qu’elle peut supporter. Soyez équitables dans vos propos, même s’ils doivent déplaire à vos proches. Soyez fidèles à Dieu. Voilà ce qu’il vous recommande, si vous voulez vous améliorer.
VOILA la voie droite. Suivez-la et ne suivez pas les sentiers qui l’avoisinent, car ils vous éloigneraient d’elle. C’est là une recommandation qu’Il vous adresse. Peut-être le craindrez-vous ?
ENSUITE, nous avons donné le Livre à Moïse en insigne récompense de sa conduite exemplaire. Ce Livre pourvoit à tout, il est à la fois un guide et une bénédiction. Peut-être persuadera-t-il les juifs qu’ils doivent comparaître devant leur Seigneur ?
ET ce Livre-ci que nous vous révélons est béni. Suivez-le. Craignez Dieu. Peut-être obtiendrez-vous sa bénédiction ?
NOUS vous le révélons pour que vous ne disiez plus : « Il n’a été envoyé de Livre qu’aux deux peuples qui nous ont précédés et nous n’en avons jamais entrepris l’étude ».
POUR que vous ne disiez plus : « Si un Livre nous avait été révélé, nous en aurions mieux profité qu’eux ». Maintenant voici que votre Seigneur vous envoie une preuve, une direction et une bénédiction. Qui est plus coupable que celui qui traite les signes de Dieu de mensonge et en écarte les autres. Nous infligerons à ceux qui écartent leurs prochains de nos signes un châtiment atroce.
QU’ATTENDENT-ILS ? que des anges se manifestent à eux, ou bien ton Seigneur, ou bien un signe de ton Seigneur. Le jour où un signe de ton Seigneur se manifestera, la foi d’aucune âme ne sera acceptée à moins qu’elle n’ait cru avant ou que sa foi ne soit accompagnée de bonnes œuvres. Dis : Vous voulez attendre ! Eh bien ! attendons.
CEUX qui émiettent leur religion et se divisent en sectes, leur cas te dépasse et ne regarde que Dieu qui leur expliquera leurs actions.
CELUI qui se présentera à Dieu avec une bonne action en sera récompensé au décuple ; celui qui se présentera avec une mauvaise action ne sera puni que pour une mauvaise action. Ils ne subiront aucune injustice.
DIS : Mon Seigneur m’a mis dans la voie droite, m’a mis dans la vraie religion, le culte d’Abraham, modèle de droiture, et qui ne s’est jamais compromis avec les idolâtres.
DIS : Ma prière, mes sacrifices, ma vie et mon trépas, je les offre à Dieu, maître de l’univers.
DIEU n’a point d’associé. C’est le principe qui m’a été imposé. Je suis le premier à m’y soumettre.
DIS : Voudrais-je pour maître un autre que Dieu, le maître de l’univers ? Toute âme n’est responsable que d’elle-même. Aucune ne supportera les péchés d’une autre. Vous retournerez à votre Seigneur qui expliquera ce sur quoi vous étiez divisés.
C’EST Lui qui vous a appelés à prendre sur terre la place des générations passées et qui a établi entre vous des hiérarchies pour vous éprouver dans vos tâches respectives. Votre Seigneur est rapide dans la répression mais Il est bon et miséricordieux.
ALIF, Lam, Mim, Sad.
C’EST un Livre qui t’est révélé. Ton cœur ne doit ressentir aucune gêne à le divulguer. Il est une source de conseils pour les croyants.
SUIVEZ les révélations qu’il vous apporte de la part de votre Seigneur et n’ayez pas d’autre maître que Dieu. Que vous êtes longs à comprendre !
QUE de cités nous avons anéanties, les unes la nuit, les autres en plein jour !
ILS n’eurent d’autre réaction, au moment où notre colère les frappa, que de dire : « Oui, nous sommes coupables ».
NOUS interrogerons à la fois les peuples à qui nous avons envoyé des prophètes et les prophètes eux-mêmes.
NOUS leur raconterons leurs faits et gestes sans une défaillance, car nous n’avons pas cessé de les suivre.
CE jour-là, la pesée sera rigoureuse. Ceux dont le plateau penchera seront parmi les bienheureux.
CEUX dont le plateau remontera, ceux-là, leurs âmes seront perdues pour avoir méconnu nos signes.
NOUS vous avons installés sur terre et nous avons pourvu à votre nourriture. Et pourtant vous nous en êtes bien peu reconnaissants !
NOUS vous avons créés, puis façonnés et nous avons dit aux anges : « Prosternez-vous devant Adam ». Ils se prosternèrent, excepté Iblis qui ne se prosterna pas.
POURQUOI ne t’es-tu pas prosterné comme je te l’ai ordonné ? Il répondit : « Je m’estime plus que lui. Tu m’as tiré du feu alors que tu l’as tiré du limon ! »
IL dit : Quitte ces lieux. Tu es mal venu à t’enorgueillir. Va-t’en, misérable que tu es ».
IL répondit : « Laisse-moi vivre jusqu’au jour de la résurrection ».
« JE te laisse vivre », reprit le Seigneur.
IL dit : « Du moment que tu m’as perdu, je serai posté sur ta voie droite, guettant tes serviteurs ».
JE les accosterai par-devant et par-derrière, à droite et à gauche, et tu n’en trouveras que bien peu pour reconnaître tes bienfaits.
SORS d’ici, lui dit Dieu, couvert d’opprobre et honni de tous, ceux qui te suivront et toi-même, je vous précipiterai tous dans l’enfer.
QUANT à toi, Adam, le paradis sera ta demeure et celle de ton épouse. Mangez-y ce qui vous plaira. Mais n’approchez pas de cet arbre si vous ne voulez pas commettre un péché.
SATAN les circonvint de telle sorte qu’il découvrit à leurs yeux les parties de leur corps tenues cachées jusqu’alors. Il leur dit : « Votre Seigneur ne vous a interdit cet arbre que pour vous empêcher de devenir des anges ou des immortels. »
IL leur jura que ses conseils étaient sincères.
IL capta leur confiance par des supercheries. Pendant qu’ils goûtaient aux fruits de l’arbre, leur nudité apparut. Ils s’empressèrent de les couvrir avec des feuilles du paradis. Le Seigneur les interpella alors : « Ne vous ai-je pas interdit cet arbre ? Ne vous ai-je pas dit que Satan était votre ennemi irréductible ? »
ILS répondirent : Seigneur, nous nous sommes trompés nous-mêmes. Et si tu ne nous pardonnes ni ne nous prends en pitié, nous sommes perdus.
« QUITTEZ ces lieux, répliqua le Seigneur, ennemis les uns des autres. Vous trouverez sur terre un asile et un séjour temporaires ».
IL ajouta : « Vous vous y reproduirez, vous y mourrez et vous en sortirez. »
O fils d’Adam, nous vous avons appris à couvrir votre nudité avec des vêtements. Nous vous avons donné des commodités. Mais le meilleur des vêtements est celui de la vertu. Telles sont les marques de faveur que Dieu vous donne. Peut-être vous rallierez-vous à Lui ?
O fils d’Adam, ne vous laissez pas duper par Satan comme vos père et mère, qu’il a fait chasser du paradis. C’est lui qui, en les dépouillant de leurs vêtements, a fait apparaître leur nudité. Lui et sa coterie vous voient et, vous, vous ne les voyez pas. Nous avons donné les démons pour alliés à ceux qui ne croient pas.
QUAND ils commettent une mauvaise action, ils disent : « C’est ainsi qu’agissaient nos pères et Dieu nous commande d’agir de même. » Réponds : « Non. Dieu n’ordonne jamais de mauvaises actions. » Allez-vous attribuer à Dieu des choses dont le sens vous échappe ?
DIS : Mon Seigneur a recommandé la droiture. Relevez vos fronts au moment de chaque prière, invoquez-Le d’une foi pure. De même qu’Il vous a créé, Il vous ressuscitera.
IL a mis les uns dans la bonne voie ; les autres ont mérité d’être égarés. Ils ont pris Satan pour maître à la place de Dieu et croient être dans la bonne voie.
O fils d’Adam, revêtez vos plus beaux habits au moment de chaque prière. Mangez et buvez, mais gardez-vous de tout excès. Dieu n’aime pas les excès.
DIS : Qui peut bien interdire les parures et les mets succulents que Dieu a conçus à l’intention des hommes ? Réponds : Ils sont autorisés dans ce monde pour ceux qui ont la foi et ils seront leur apanage dans l’autre. C’est ainsi que nous expliquons nos enseignements à ceux qui comprennent.
DIS : Mon Seigneur interdit de commettre les mauvaises actions, apparentes ou cachées. Il interdit le mal et toute violence injuste. Il interdit qu’on Lui associe des divinités qu’Il n’a pas lui-même accréditées. Il interdit qu’on parle de Lui sans connaissance.
CHAQUE peuple a un délai. Quand ce délai expire, personne ne peut ni le retarder ni l’avancer d’une heure.
O fils d’Adam, des prophètes sortiront de vos rangs, qui vous rappelleront mes enseignements. Quiconque craindra Dieu et fera le bien ne connaîtra ni peur ni tristesse.
QUICONQUE traitera mes signes de mensonge et les méprisera aura l’enfer pour séjour éternel.
QUI est plus coupable que celui qui colporte des calomnies sur le compte de Dieu et met en doute nos signes ? Ces gens auront la part de bonheur que leur a fixée le Livre jusqu’au jour où les anges de la mort les rappelleront à nous. Les anges leur diront : « Où sont ceux que vous invoquiez à la place de Dieu ? » Ils répondront : « Ils nous ont abandonnés ». Et ils avoueront ainsi eux-mêmes qu’ils ont vécu en infidèles.
DIEU dira : « Allez rejoindre en enfer les générations d’hommes et de génies qui vous ont précédés. Chaque fois qu’une génération y entre, elle maudit sa sœur. Quand elles s’y seront toutes rejointes, la dernière, montrant la précédente, dira : « Seigneur, voilà les gens qui nous ont égarés. Double-leur le supplice du feu ». Dieu répondra : « Le supplice sera double pour tous. Mais vous ne savez pas ce qui vous attend ».
ET la première dira à la dernière : « Vous n’avez pas été plus avisés que nous. Goûtez, vous aussi, le supplice que vous valent vos œuvres. »
CEUX qui traitent nos révélations d’impostures et les méprisent, les portes du ciel leur resteront fermées. Ils n’entreront au paradis que quand un chameau passera par le trou d’une aiguille. Voilà le sort qui attend les criminels.
LE brasier de l’enfer sera leur lit et les flammes les envelopperont. C’est ainsi que nous traitons les criminels.
A ceux qui croient et pratiquent le bien, nous n’imposerons de devoirs que dans la mesure de leurs forces. Ceux-là auront le paradis pour séjour éternel.
NOUS extirperons la haine de leurs cœurs. Des cours d’eau murmureront sous leurs pas. Ils s’écrieront alors : « Louange à Dieu qui nous a conduits en ce lieu. Si Dieu ne nous avait pas conduits dans la bonne voie, nous ne l’aurions pas trouvée de nous-mêmes. Tout ce qui nous a été annoncé par les envoyés de Dieu est vrai ». Une voix proclamera : « Voilà le paradis. C’est l’héritage que vous rapportent vos bonnes œuvres ».
LES habitants du ciel diront à ceux de l’enfer : « Voici que se réalisent les promesses de notre Seigneur. Et celles qu’il vous a faites se réalisent-elles pour vous ! » Ils répondront : oui. Un crieur annoncera : « Malédiction de Dieu sur les coupables ».
MALÉDICTION sur ceux qui détournaient leurs prochains de la voie de Dieu, qui souhaitaient cette voie tortueuse et qui ne croyaient pas au jour dernier.
ENTRE les habitants du ciel et de l’enfer un mur se dresse. Le sommet en est occupé par des hommes qui reconnaissent l’identité de chacun. Ils disent aux habitants du ciel : « Que la paix de Dieu soit sur vous ! Les habitants de l’enfer n’entreront pas, malgré leur désir. »
QUAND ils tournent leurs regards du côté des habitants de l’enfer, ils s’écrient : « Seigneur, ne nous réunis pas aux réprouvés. »
Du sommet du mur, les occupants, reconnaissant d’autres hommes, leur disent : « A quoi vous a servi de vous grouper ? Et à quoi vous a servi votre superbe ? »
CE sont ces gens qui, à vous en croire, n’obtiendraient jamais la grâce de Dieu ! Eh bien ! les voilà au ciel ! où ils ne connaîtront ni crainte ni tristesse.
LES habitants de l’enfer crient à ceux du ciel : « Déversez sur nous un peu d’eau ou un peu des joies que Dieu vous a prodiguées ». Ils répondront : « Dieu interdit l’un et l’autre aux infidèles »,
AUX infidèles qui ont traité leur religion comme un jeu ou un divertissement et qui se sont laissés abuser par la vie du siècle. Aujourd’hui, nous les oublions comme ils ont oublié ce jour où ils devaient comparaître et pour les punir d’avoir méconnu nos signes.
ET cependant nous leur avions apporté un Livre où nous avions tout réglé en détail, et qui était un guide et une bénédiction pour les croyants.
ATTENDENT-ILS que les prédictions du Livre se réalisent ? Le jour où elles se réaliseront, ceux qui n’en avaient pas fait cas s’exclameront : « Les prophètes de notre Seigneur nous avaient bien prédit la vérité. Mais pouvons-nous maintenant trouver des intercesseurs pour obtenir notre pardon ou retourner sur terre ? Nous nous comporterions autrement que nous ne l’avons fait ». Ils auront perdu leur âme, et leurs soutiens imaginaires leur manqueront.
VOTRE véritable Seigneur c’est Dieu, celui qui a créé les cieux et la terre en six jours et proclamé sa souveraineté du haut de son trône. C’est Lui qui a engendré l’alternance rapide du jour et de la nuit. C’est Lui qui a soumis à ses lois le soleil, la lune et les étoiles. N’est-ce pas à Lui seul qu’appartient le don de créer et de gouverner toutes choses ? Béni soit Dieu, le maître de l’Univers !
IMPLOREZ humblement et sans bruit votre Seigneur. Il n’aime pas les insoumis.
NE jetez pas la perturbation sur la terre après qu’elle a été mise en ordre. Invoquez Dieu, le cœur envahi de crainte et d’espoir. La miséricorde de Dieu est attirée par les gens de bien.
C’EST Dieu qui déchaîne les vents, annonciateurs de l’orage. Quand ils ont assemblé les nuages chargés de pluie, nous les poussons au-dessus des territoires stériles et nous en déversons l’eau. Avec celle-ci nous faisons germer toutes les plantes. C’est ainsi que nous ressusciterons les morts. Peut-être me comprendrez-vous ?
LA bonne terre produit une abondante végétation avec l’aide de Dieu, alors que la mauvaise terre ne produit qu’une végétation rabougrie. C’est ainsi que nous varions nos enseignements pour ceux qui les apprécient.
NOUS avons envoyé Noé à son peuple. Il lui dit : O mon peuple, adorez Dieu. Vous n’avez pas d’autre Dieu que Lui. Je crains que vous ne soyez punis un jour.
LES puissants lui répondirent : « Nous te voyons dans une aberration manifeste ! »
« O mon peuple, répliqua-t-il, je ne suis pas atteint d’aberration. Je suis l’envoyé du Maître de l’Univers ».
JE VOUS apporte les messages de mon Seigneur et, croyez-moi, je suis sincère. Je tiens de Dieu des choses que vous ignorez.
TROUVEZ-VOUS étrange qu’un message vous parvienne de votre Seigneur par l’entremise d’un mortel comme vous, pour vous avertir et vous exhorter à la crainte de Dieu en vue d’obtenir sa clémence ?
SON peuple le traita d’imposteur. Nous le sauvâmes lui et ceux qui l’avaient suivi sur l’arche. Nous noyâmes ceux qui avaient traité nos signes de mensonge. C’était un peuple aveugle.
AUX gens d’Ad, nous envoyâmes leur frère Houd. Il leur dit : O mon peuple, adorez Dieu. Vous n’avez d’autre Dieu que Lui. Finirez-vous par Le craindre ?
LES puissants, qui étaient incrédules, lui dirent : « Tu déraisonnes. Et, à n’en pas douter, tu mens ».
IL répondit : « Non, je ne suis pas insensé. Je suis l’envoyé du Maître de l’Univers ».
JE VOUS transmets les messages de mon Seigneur. Je suis pour vous un conseiller sincère.
TROUVEZ-VOUS étrange qu’un message vous vienne de votre Seigneur par l’entremise d’un mortel comme vous pour vous avertir ? Souvenez-vous que votre Seigneur vous a appelés à la succession du peuple de Noé ? Souvenez-vous qu’il a affermi votre puissance parmi tous les autres peuples ? Reconnaissez les bienfaits de Dieu si vous voulez être heureux.
ILS dirent : N’es-tu venu parmi nous que pour nous faire adorer un Dieu unique et renier les dieux qu’adoraient nos pères ? Réalise donc tes menaces, si tu es sincère.
IL dit : Il n’est que trop certain que vous êtes en proie à la colère et à la malédiction de Dieu. Allez-vous m’entraîner dans une polémique au sujet de divinités que vous avez baptisées vous-mêmes, et qu’aucune révélation de Dieu n’a accréditées ? Patience. Moi aussi je suis patient.
NOUS sauvâmes Houd et ses fidèles par l’effet de notre miséricorde. Nous exterminâmes jusqu’au dernier ceux qui avaient traité nos signes de mensonge et n’avaient pas la foi.
AUX gens de Thémoud, nous envoyâmes leur frère, Salah. Il leur dit : O mon peuple, adorez Dieu. Vous n’avez pas d’autre Dieu que Lui. Votre Seigneur vous envoie un signe irrécusable. Ce signe, c’est la chamelle que voici. Elle est vouée à Dieu. Laissez-la paître sur la terre de Dieu. Ne lui faites aucun mal, si vous voulez éviter un châtiment impitoyable.
SOUVENEZ-vous que Dieu vous a appelés à succéder au peuple d’Ad et qu’il a facilité votre extension sur terre. C’est par sa grâce que vous avez fait surgir des palais au milieu des plaines et des édifices sur le flanc des rochers. Proclamez les bienfaits de Dieu et ne répandez pas le mal sur la terre.
LES puissants, parmi les gens de Thémoud, dirent aux faibles qui s’étaient convertis : « Êtes-vous bien sûrs que Salah soit un envoyé de Dieu ? » Ils répondirent : « Nous croyons à ce qu’il a eu mission de nous révéler ».
LES puissants répliquèrent : « Nous n’accordons aucun crédit à ce en quoi vous avez foi ».
PASSANT outre aux ordres de Dieu, ils égorgèrent la chamelle. Puis, ils dirent à Salah : « Exécute maintenant tes menaces si tu es vraiment un envoyé de Dieu ».
ILS furent pris de tremblements inextinguibles. On trouva le sol de leurs demeures jonché de cadavres.
SALAH se retira en disant : « O mon peuple, je vous ai transmis le message de mon Maître. Je vous ai conseillé de mon mieux. Mais vous n’avez que faire des bons conseils ! »
NOUS envoyâmes Loth à son peuple. Il dit : « Est-ce possible que vous pratiquiez un vice qu’aucun peuple n’a pratiqué avant vous ? »
« Vous assouvissez vos passions charnelles sur les hommes et non sur les femmes. Vous êtes un peuple de pervertis ».
POUR toute réponse, ses compatriotes se dirent entre eux : « Chassons-le, lui et les siens, de notre cité. Nous n’avons que faire de ces puritains ! »
NOUS le sauvâmes lui et les siens à l’exception de sa femme qui périt avec les exterminés.
NOUS fîmes tomber sur eux une pluie de feu. Considère comment finissent les coupables.
NOUS envoyâmes aux Madianites leur frère, Choaïb. Il leur dit : O mon peuple, adorez Dieu. Vous n’avez pas d’autre Dieu que Lui. Votre Seigneur vous envoie un signe irrécusable. Donnez à chacun une juste mesure et un juste poids. Ne causez aucun dommage aux biens d’autrui. Ne jetez pas la perturbation sur la terre après qu’elle a été mise en ordre. Cela vous sera profitable si vous avez la foi.
NE vous portez pas sur les chemins pour terroriser et détourner de la voie de Dieu ceux qui ont la foi. La voie que vous souhaitez est une voie tortueuse. N’oubliez pas que du petit peuple que vous étiez, Il a fait un grand peuple. Considérez quelle a été la fin de tous les rebelles...
SI une partie d’entre vous croit à ma mission alors qu’une autre partie la révoque en doute, patientez jusqu’à ce que Dieu nous départage. C’est le meilleur arbitre.
LES puissants d’entre eux lui dirent : « O Choaïb, nous te chasserons de notre cité toi et ceux qui partagent ta foi, à moins que vous ne reveniez à nos croyances ». Il interrompit : « Même si nous avons de l’aversion pour elles ! »...
CE serait de notre part une véritable félonie vis-à-vis de Dieu que de retomber dans vos croyances après qu’Il nous en a tirés. Loin de nous l’idée de revenir à ces croyances à moins que notre Maître — dont la science embrasse tout — n’en décide autrement ! C’est à Dieu que nous nous fions. Seigneur, tranche entre nous et notre peuple. Tu es le meilleur des arbitres.
LES incrédules parmi les puissants dirent au peuple : « Si vous écoutez Choaïb, vous êtes perdus ».
ILS furent pris de tremblements inextinguibles. On trouva le sol de leurs demeures jonché de cadavres.
CEUX qui avaient traité Choaïb d’imposteur furent mis en pièces. Et ainsi la perte de ceux qui avaient traité Choaïb d’imposteur se trouva consommée.
CHOAÏB se retira en disant : « O mon peuple, je vous ai transmis les messages de mon Maître. Je vous ai conseillé de mon mieux. Après tout, qu’ai-je à me lamenter sur le sort d’un peuple d’infidèles ? »
CHAQUE fois que nous avons envoyé un prophète à une cité, nous avons accablé ses habitants de malheurs et de calamités pour qu’ils s’amendent.
ENSUITE nous avons substitué le bonheur à l’adversité. Une fois en pleine prospérité, ils dirent : « Le bonheur et le malheur ont indistinctement visité nos pères ». Puis, soudain, nous les châtiâmes au moment où ils ne s’y attendaient pas.
SI les habitants de ces cités avaient cru et craint Dieu, nous aurions répandu sur eux les bénédictions du ciel et de la terre, mais ils nous ont renié. Nous avons sévi contre eux pour les punir de leurs péchés.
LES habitants des villes sont-ils sûrs que notre châtiment ne les surprendra pas, la nuit, pendant leur sommeil ?
LES habitants des villes sont-ils sûrs que notre châtiment ne les surprendra pas, en plein jour, au beau milieu de leurs plaisirs ?
SE sentent-ils à l’abri de la répression divine ? Seuls se croient à l’abri d’une pareille répression ceux qui ont abandonné tout souci de leur salut ?
N’EST-CE pas là la preuve pour ceux qui succèdent sur terre à d’autres peuples que, si nous le voulions, nous les punirions de leurs péchés ? Nous pourrions aussi insensibiliser leurs cœurs au point qu’ils seraient fermés à tout enseignement.
NOUS t’avons raconté brièvement l’histoire de ces cités. Des prophètes leur furent envoyés avec des preuves. Mais les habitants ne purent se résigner à accepter ce qu’ils avaient traité de mensonge. C’est ainsi que Dieu endurcit le cœur des infidèles.
NOUS n’avons trouvé chez la plupart de ces peuples aucune fidélité ; mais nous y avons trouvé de la corruption.
APRÈS ces prophètes, nous envoyâmes Moïse en mission auprès de Pharaon et de sa cour. Il y fut traité avec iniquité. Considère quelle a été la fin des rebelles !
O Pharaon, dit Moïse : « Je suis l’envoyé du Maître de l’Univers.
« IL est de mon devoir de ne dire que la vérité sur Dieu. Je vous apporte une preuve de la part de votre Seigneur. Laisse partir avec moi les fils d’Israël ».
PHARAON répondit : « Tu prétends apporter une preuve ? Eh bien ! produis-la, si tu es sincère ».
MOÏSE jeta son bâton, qui se mua aussitôt en un véritable serpent.
MOÏSE montra sa main, qui apparut d’une blancheur immaculée aux spectateurs.
L’ENTOURAGE de Pharaon n’eut qu’un cri : « C’est un magicien extraordinaire ».
« IL cherche à vous chasser de votre pays. Qu’est-ce que vous décidez ! »
ILS répondirent : « Fais-le patienter lui et son frère et envoie dans toutes les villes des émissaires,
« QUÉRIR tous les bons magiciens qu’ils pourront trouver ».
LES magiciens se présentèrent à Pharaon et lui dirent : « Évidemment, nous aurons une récompense si nous sortons vainqueurs de l’épreuve ! »
« C’EST entendu, dit-il, mieux que ça, vous ferez partie de ma cour ».
S’ADRESSANT à Moïse, les magiciens dirent : « Veux-tu commencer ou veux-tu que ce soit nous ? »
« COMMENCEZ », répondit Moïse. Ils jetèrent leurs sorts, éblouirent les yeux des spectateurs qu’ils remplirent de terreur. Ce fut là un tour de magie extraordinaire.
NOUS fîmes signe à Moïse de jeter son bâton. Aussitôt le bâton se mit à engloutir tout ce que les magiciens avaient imaginé.
LA vérité s’imposa, annihilant les tours des autres magiciens.
VAINCUS, ils se retirèrent humiliés.
LES magiciens se prosternèrent la face contre terre.
ILS dirent : « Nous croyons au Maître de l’Univers.
« Au Maître de Moïse et d’Aaron ».
PHARAON dit : « Comment, vous vous convertissez sans que je vous y autorise. C’est là une machination organisée d’avance pour entraîner l’exode des habitants de la ville. Vous allez voir.
« JE vous ferai couper la main d’un côté et le pied de l’autre, puis je vous ferai crucifier ».
ILS répondirent : « Que nous importe ! puisque nous ferons retour à Dieu.
« QUE nous reproches-tu ? sinon de croire aux signes de notre Seigneur lorsqu’ils nous sont apparus. Seigneur, donne-nous la résignation et fais que nous mourrions en croyants ».
L’ENTOURAGE de Pharaon dit : « Vas-tu laisser Moïse et son peuple jeter le désordre dans le pays et entraîner ta déchéance et celle de tes dieux ? » Il répondit : « Je mettrai à mort leurs garçons, je conserverai la vie à leurs filles. Ils sont à notre merci ».
MOÏSE dit à son peuple : « Cherchez refuge auprès de Dieu et soyez constants. La terre est à Dieu. Il y fait succéder qui Il veut. L’avantage restera aux croyants ».
ILS lui répondirent : « Nous étions malheureux avant ta venue et nous n’avons pas cessé de l’être après ». « Peut-être, répliqua Moïse, est-il dans le dessein de votre Seigneur d’abattre vos ennemis et de vous attribuer leur succession pour voir comment vous vous comporterez ? »
NOUS leur infligeâmes des années de sécheresse et de disette en signe d’avertissement.
QUAND un bienfait leur arrive, ils disent : « Ça nous revient ». Quand un malheur les frappe, ils l’imputent à Moïse et aux siens. Alors que leur sort est entre les mains de Dieu. Mais la plupart d’entre eux l’ignorent.
ILS dirent à Moïse : « Quelque preuve que tu nous apportes pour nous circonvenir, nous ne croirons jamais à toi ».
NOUS leur envoyâmes successivement le déluge, les sauterelles, la vermine, les grenouilles et du sang. Ils s’obstinèrent dans leur superbe, étant de l’engeance des rebelles.
QUAND ils n’en purent plus, ils dirent : « O Moïse, intercède pour nous auprès de ton Seigneur comme tes relations avec lui te le permettent. Si tu fais cesser notre détresse, nous croirons à toi et nous laisserons partir avec toi les fils d’Israël ».
UNE fois que nous les eûmes arrachés à leur détresse pour le temps que nous avions fixé, ils trahirent leurs engagements.
NOUS sévîmes contre eux. Nous les engloutîmes dans la mer pour les punir d’avoir douté de nos signes et de les avoir méprisés.
Nous avons appelé à leur succéder le peuple hier encore opprimé et, sur la terre couverte de nos bénédictions, nous avons permis qu’il s’étende de l’est à l’ouest. Ainsi s’est trouvé réalisée la belle promesse de ton Seigneur aux fils d’Israël. Pour les récompenser de leur constance, nous avons anéanti tous les travaux et les ouvrages réalisés par Pharaon et son peuple.
NOUS fîmes traverser la mer aux enfants d’Israël. Ils rencontrèrent un peuple qui se prosternait devant les idoles. Ils dirent : « O Moïse, donne-nous un Dieu comme en ont ces gens-là ». Il répondit : « Vous êtes un peuple d’ignorants ! »
LES pratiques de ces gens sont promises au néant. Leurs œuvres sont illusoires.
IL dit : Vous choisirais-Je un autre maître que Dieu, Lui qui vous a élus parmi tous les peuples ?
SOUVENEZ-vous du jour où nous vous avons délivrés des Pharaons qui vous opprimaient sans merci, égorgeant vos fils, épargnant vos filles. C’était là une dure épreuve de la part de votre Seigneur !
Nous donnâmes rendez-vous à Moïse pour après trente nuits, auxquelles nous ajoutâmes dix nuits. Ainsi le rendez-vous de son Maître se trouva fixé à quarante nuits. Moïse dit à son frère Aaron : « Prends ma place auprès de mon peuple. Sois juste. Évite la voie des méchants ».
LORSQUE Moïse arriva au rendez-vous, Dieu lui parla. Seigneur, lui dit Moïse, permets-moi de te voir ». « Non tu ne me verras pas, répliqua le Seigneur. Néanmoins, regarde cette montagne. Si elle reste comme elle est, tu pourras me voir ». Lorsque Dieu se montra à la montagne, elle disparut. Moïse tomba évanoui, la face contre terre. LORSQU’IL reprit ses sens, il s’écria : « Gloire à toi, je m’excuse, je suis le premier de tes serviteurs ».
DIEU lui dit : « O Moïse. Je t’ai préféré aux autres hommes pour porter mes messages et tu es le premier à entendre mes paroles. Prends ce que je te donne et montre-toi reconnaissant ».
NOUS avons écrit à son intention, sur des tables, des avertissements et des enseignements détaillés sur toutes choses. Observe-les avec fermeté et ordonne à ton peuple d’en observer l’essentiel. Je vous montrerai la demeure des méchants.
JE priverai de mes enseignements ceux qui sans cause se montrent pleins de suffisance et refusent de croire en dépit de n’importe quelle preuve. Aperçoivent-ils la voie de la droiture ? ils s’en écartent. Aperçoivent-ils au contraire la voie de l’improbité ? ils s’y engagent. JE les en priverai pour les punir d’avoir traité mes signes de mensonge et de les avoir méprisés.
CEUX qui révoquent en doute nos signes et ne croient pas à la vie future perdront le bénéfice de leurs œuvres. Méritent-ils d’être traités autrement que d’après leurs œuvres ?
LE peuple de Moïse, pendant son absence, façonna avec des bijoux un veau qui mugissait. Ne voyaient-ils pas qu’il ne pouvait ni leur parler ni leur être utile en quoi que ce soit ? ILS le prirent cependant pour Dieu, pervers qu’ils étaient !
QUAND ils comprirent leur erreur et se rendirent compte de leur égarement, ils dirent : « Si notre Seigneur n’a pas pitié de nous et ne nous pardonne pas, nous sommes perdus ! »
MOÏSE revint au milieu de son peuple, plein de courroux et d’amertume. Il leur dit : « Quelle vilaine conduite a été la vôtre pendant mon absence ! Avez-vous trouvé trop long le délai fixé par votre Seigneur ? » Il posa les Tables, saisit son frère par la tête et le tira vivement à lui. « O fils de ma mère, dit Aaron, notre peuple m’a traité en faible. Peu s’en est fallu qu’il ne me tuât ! Ne réjouis pas nos adversaires en me molestant devant eux. Ne me traite pas en coupable ».
SEIGNEUR, répondit Moïse, pardonne-nous, mon frère et moi, et reçois-nous dans le sein de ta miséricorde ? Tu es toute miséricorde.
CEUX qui ont pris le veau pour divinité encourront la colère de leur Maître et le mépris dans ce monde. C’est ainsi que nous traitons les menteurs.
CEUX qui font le mal, puis se repentent et reviennent à Dieu, ton Seigneur est pour eux indulgent et miséricordieux.
LORSQUE la colère de Moïse tomba, il reprit les Tables. Leur texte exprimait une direction et promettait la miséricorde de Dieu à ceux qui le redoutent.
MOÏSE avait choisi soixante-dix hommes pour l’accompagner au rendez-vous. Ils furent pris d’un violent tremblement. Moïse s’écria : « Seigneur, si tu l’avais voulu, tu les aurais anéantis, auparavant, eux et moi. Vas-tu maintenant nous faire périr à cause du crime de quelques insoumis ? Il est vrai que ce n’est là qu’une de ces épreuves par lesquelles tu égares ou diriges qui tu veux. Tu es notre Maître. Pardonne-nous, reçois-nous dans le sein de ta miséricorde. Tu es toute miséricorde ».
RÉSERVE-NOUS une bonne part dans ce monde et dans l’autre. Nous sommes ralliés entièrement à ta cause. Il dit : Je châtie qui je veux. Et, d’autre part, ma clémence est infinie. Elle est acquise à ceux qui croient, font l’aumône et se rallient à nos signes.
A ceux qui suivent l’Envoyé — l’apôtre inculte — annoncé par le Pentateuque et les Évangiles, qui commande le bien et interdit le mal, qui autorise l’usage des bons aliments et défend les mauvais, qui soulage les peines et délivre des chaînes. Ceux qui croient en lui, qui le vénèrent, qui l’assistent et qui prennent pour guide la lumière descendue du ciel, ceux-là sont promis au bonheur.
PROCLAME : O hommes, je suis envoyé par Dieu à vous tous. DIEU le maître des cieux et de la terre. Il n’y a pas d’autre Dieu que Lui. Il donne la vie et la mort. Croyez en Dieu et à son prophète, l’apôtre inculte, celui qui lui-même croit en Dieu et à sa parole. Suivez-le, si vous voulez faire votre salut.
IL y a parmi le peuple de Moïse des gens qui sont amis de la vérité et jugent avec conscience.
NOUS avons divisé les Israélites en douze tribus. Nous avons suggéré à Moïse, quand son peuple lui demanda à boire, de frapper le rocher avec son bâton. Aussitôt douze sources jaillirent et chacune des douze tribus devina l’emplacement où elle devait boire. Nous les avons mis à l’ombre d’un nuage et nous leur avons envoyé des cailles et de la manne. Mangez les biens que Dieu vous envoie. Ce n’est pas à nous qu’ils ont nui mais à eux-mêmes.
LORSQUE nous leur dîmes : « Installez-vous dans cette ville, mangez-y où il vous plaira. En y pénétrant, prosternez-vous et demandez la rémission de vos péchés. Vos fautes vous seront pardonnées et des récompenses spéciales seront accordées aux meilleurs d’entre vous ».
A ces paroles, les pervers en substituèrent d’autres. Pour les punir de leur fourberie, nous leur envoyâmes du ciel un châtiment avilissant.
INTERROGE-LES sur cette cité marine dont les habitants n’observaient pas le repos du samedi. Car, ce jour-là, les poissons s’y pressaient par bandes, alors qu’ils disparaissaient les autres jours. Nous leur avons envoyé cette tentation pour les punir de leur corruption.
UNE partie d’entre eux dirent aux autres : Pourquoi tentez-vous de moraliser des gens dont Dieu cherche la perte ou qu’Il veut châtier sévèrement ? Ils répondirent : « C’est pour dégager notre responsabilité vis-à-vis de Dieu. Et peut-être aussi s’amenderont-ils ? »
ILS restèrent sourds à ces exhortations. Nous sauvâmes alors ceux qui avaient pris parti contre les méchants et nous infligeâmes à ceux-ci un châtiment exemplaire pour les punir de leur désobéissance.
QUAND ils se montrèrent insolents dans leur désobéissance, nous leur dîmes : « Soyez changés en singes abjects ».
TON Seigneur résolut alors de leur susciter jusqu’au jour dernier des adversaires qui leur feront subir des maux terribles. Car ton Seigneur est prompt dans la répression, bien que miséricordieux et clément.
NOUS les avons disloqués à travers le monde en plusieurs communautés. Les uns étaient vertueux, les autres ne l’étaient pas. Nous avons attiré sur eux alternativement le bonheur et l’adversité. Peut-être retourneront-ils à Dieu ?
UNE génération succéda à celle-ci. Elle hérita du Livre. Ses représentants firent argent de tout, se disant : Ça nous sera pardonné ». N’empêche que si de nouvelles compromissions s’offraient à eux, ils les acceptaient. Et cependant d’avoir hérité du Livre, cela aurait dû les inciter à ne dire sur Dieu que la vérité. Au surplus, le Livre ne leur a-t-il pas été enseigné ? La vie future doit être le bien le plus précieux pour ceux qui craignent Dieu. Le comprendrez-vous ?
CEUX qui font du Livre leur règle et sont assidus à la prière, nous ne les laisserons pas sans récompense.
NOUS avons dressé une montagne qui les oppressait de tout son poids, au point qu’ils craignaient qu’elle ne s’écroule sur eux. « Recevez en toute humilité nos enseignements, leur dîmes-nous. Méditez sur ce qu’ils contiennent. Peut-être deviendrez-vous meilleurs ? »
DIEU tira du dos des fils d’Adam leurs descendants et requit ainsi leurs témoignages : « Ne suis-je pas votre Seigneur ? dit-il ». Ils répondirent : « Oui, nous l’attestons ». Après cet aveu, vous ne pourrez pas dire, au jour de la résurrection : « Nous ignorions cela ».
VOUS ne pourriez pas dire non plus : « Avant nous, nos pères associaient d’autres divinités à Dieu et nous n’avons fait que leur succéder. Nous feras-tu expier les erreurs des injustes ? »
C’EST ainsi que nous multiplions les enseignements. Peut-être reviendrez-vous à Dieu ?
RACONTE-LEUR l’histoire de celui à qui nous avons enseigné le Livre. Il n’en fit pas cas. Satan l’attira et l’entraîna dans le cercle des réprouvés.
SI nous l’avions voulu, nos enseignements auraient sauvé son âme. Mais il s’est enlisé dans les boues de ce monde, tiré par le poids de ses passions. Il halète, semblable au chien qui toujours halète, qu’on le poursuive ou qu’on le laisse en paix. Voilà à quoi ressemblent ceux qui renient nos signes. Rappelle-leur cette histoire. Peut-être les fera-t-elle réfléchir ?
QUEL détestable exemple donnent ceux qui nient nos signes ! En réalité, ils ne se nuisent qu’à eux-mêmes.
SEUL est dans la bonne voie celui que Dieu dirige. Et ceux-là sont réprouvés ceux que Dieu abandonne.
BEAUCOUP de génies et d’hommes sont voués à l’enfer. Ils ont de l’intelligence et ils n’en usent pas. Ils ont des yeux et ils ne voient pas. Ils ont des oreilles et ils n’entendent pas. Ils sont ni plus ni moins que des bêtes. Que dis-je, ils sont plus égarés encore que des bêtes ! Tels sont les insouciants !
C’EST à Dieu que reviennent les plus belles épithètes ! Appliquez-les-Lui. Écartez-vous de ceux qui les bafouent. Ils seront rétribués par Dieu en conséquence.
PARMI les gens que nous avons créés, il y en a qui respectent la vérité et qui jugent avec conscience.
CEUX qui traitent nos signes de mensonge, nous causerons leur perte insensiblement sans qu’ils s’en doutent.
JE ne les brusquerai pas, car mes moyens sont infaillibles.
NE finiront-ils pas par comprendre que leur compagnon n’est pas un possédé mais qu’il est un prophète authentique ?
QUE ne méditent-ils sur le mécanisme des cieux et de la terre et de la création toute entière ? Que ne considèrent-ils que leur fin est peut-être proche ! après cela, quel langage faut-il leur tenir pour les amener à croire ?
IL ne reste plus de guide à celui que Dieu égare. Nous le laisserons se débattre dans l’obscurité.
ILS te demandent de leur dire quand sonnera l’heure de la fin du monde ? Réponds-leur : « Mon Maître seul le sait. Lui seul la fera surgir au moment venu. Elle bouleversera les cieux et la terre et arrivera brusquement ». ILS te posent cette question comme si une pareille heure dépendait de toi. Réponds-leur : « Elle ne dépend que de Dieu. Mais la plupart des hommes ne veulent pas le comprendre ».
DIS : « Je ne puis me causer à moi-même ni bien ni mal. Dieu seul le peut. Si je pouvais connaître l’avenir, je ne me ferais que du bien et aucun événement fâcheux ne pourrait m’atteindre. Je ne suis qu’un prophète chargé d’amener un peuple à la foi ».
C’EST Dieu qui vous a créé d’un seul être, puis de cet être tira sa compagne pour égayer sa vie. Après qu’ils se furent accouplés, elle sentit un léger poids qui ne l’empêchait pas de marcher. Lorsqu’elle devint plus lourde, ils adressèrent cette prière à Dieu, leur Maître : « Si tu nous envoies un enfant vertueux, nous t’en serons reconnaissants ».
DIEU leur donna un enfant vertueux. Ils prétendirent alors que des associés s’étaient joints à Dieu pour leur donner cet enfant. Dieu est trop puissant pour avoir des associés.
CONÇOIT-ON des associés qui n’ont pas le pouvoir de créer et qui sont eux-mêmes créés ?
DES associés qui ne peuvent pas porter aide et qui ont eux-mêmes besoin d’aide ?
SI VOUS leur recommandez la bonne voie, ils ne vous suivent pas. Que vous les exhortiez ou que vous vous taisiez, c’est tout comme.
TOUS ceux que vous implorez en dehors de Dieu ne sont que des créatures comme vous. Priez-les et voyez s’ils vous exaucent si vous êtes sincères. 
CES associés ont-ils des pieds pour marcher ? Ont-ils des mains pour appréhender ? Ont-ils des yeux pour voir ? Ont-ils des oreilles pour entendre ? Dis-leur ! Convoquez-les. Faites-moi tout le mal que vous pourrez et ne m’accordez aucun répit.
CAR j’ai pour maître Dieu, le révélateur du Livre et le soutien des justes.
CEUX que vous implorez en dehors de Dieu ne peuvent être pour vous d’aucune aide et ont besoin eux-mêmes d’aide.
SI tu leur prônes la bonne voie, ils ne t’écoutent pas. Tu t’aperçois alors qu’ils te regardent mais qu’ils ne te voient pas.
MONTRE-TOI facile, recommande le bien et ne perds pas ton temps avec les ignorants.
SI tu te sens sollicité par Satan, réfugie-toi en Dieu, car Il entend et sait tout.
CEUX qui croient à Dieu, lorsqu’ils se sentent effleurés par le souffle de Satan, l’évoquent. Et voilà leurs yeux dessillés.
LEURS propres frères les entretiennent dans l’erreur sans jamais penser.
LORSQUE tu ne leur apportes aucun signe, ils disent : « Que ne suscites-tu pas un signe ? » Réponds-leur : « Je me borne à exécuter ce que mon Seigneur me révèle. Voilà des vérités de votre Seigneur, une voie et une bénédiction pour ceux qui croient ».
QUAND on récite le Coran, écoutez-le attentivement, si vous voulez obtenir la bénédiction de Dieu.
INVOQUE en toi-même ton Seigneur avec humilité et crainte. Invoque-le à voix basse, matin et soir. Ne sois pas négligent.
CEUX qui sont au Ciel ne dédaignent pas d’adorer ton Seigneur. Ils le glorifient et se prosternent à ses pieds.
ILS t’interrogent sur le butin. Dis-leur : « Le butin est à Dieu et à son prophète. Craignez Dieu. Maintenez la concorde parmi vous. Obéissez à Dieu et à son prophète si vous êtes croyants ».
LES vrais croyants sont ceux dont les cœurs frissonnent lorsqu’on prononce le nom de Dieu. Ce sont ceux dont la foi augmente quand ils entendent réciter le Livre. Ce sont ceux qui ne se fient qu’à leur Seigneur.
CE sont ceux qui sont assidus à la prière et qui distribuent une partie des biens que nous leur accordons.
LES voilà, les vrais croyants ! Une place enviable leur est réservée auprès de leur Seigneur. Ils y trouveront un accueil indulgent et un bien-être ineffable.
Au moment où ton Seigneur te contraignit à sortir de ta demeure pour annoncer la vérité, souviens-toi qu’en cette circonstance aussi une partie des croyants se montra mécontente.
ILS s’obstinèrent à discuter avec toi sur la vérité après que tu la leur aies rendue évidente. Ils avaient l’attitude de gens qu’on mène à la mort et qui en sont conscients.
DIEU VOUS avait promis que vous triompheriez de l’une des deux troupes. Vous auriez préféré avoir à combattre celle qui était désarmée. Mais Dieu voulut faire triompher la vérité dans tout son éclat et briser à jamais la résistance des infidèles.
OUI, il voulut faire triompher la vérité et abolir l’erreur, sans égard au ressentiment des rebelles.
VOTRE Seigneur ne resta pas insensible à vos prières. « Je vous donne l’appui, dit-il, de mille anges en file ininterrompue ».
CE n’était là, de la part de Dieu, qu’un acte d’encouragement destiné à affermir vos cœurs. En réalité, la victoire n’appartient qu’à Dieu. Et Dieu est puissant et sage.
MAIS voici que Dieu, vous prenant sous sa garde, vous endormit d’un sommeil profond et déclencha un orage pour vous permettre de vous laver, de secouer la lassitude insinuée en vous par Satan, de relever vos courages et d’affermir vos pas.
DIEU dit aux anges : « Je suis avec vous. Rassurez les croyants. Je jetterai l’épouvante dans le cœur des infidèles. Frappez vos ennemis à la nuque et aux doigts. »
TOUT ceci, c’est pour punir ceux qui sont entrés en lutte contre Dieu et son prophète. Car quiconque entre en lutte contre Dieu et son prophète, Dieu lui inflige un châtiment exemplaire.
SUBISSEZ ce châtiment. Et n’oubliez pas que le supplice du feu est réservé aux infidèles.
O croyants, lorsque vous rencontrez l’armée ennemie, ne tournez pas le dos.
CELUI qui tourne le dos en pareille circonstance, à moins que ce ne soit pour prendre une meilleure position ou rallier un autre groupe, celui-là encourt la colère de Dieu. Il finira dans la géhenne. Quel triste sort !
VOS adversaires, ce n’est pas vous qui les avez tués. C’est Dieu. Vos coups, ce n’est pas vous qui les avez portés. C’est Dieu, Dieu qui se manifeste aux croyants par cette démonstration éclatante. Dieu entend et sait tout.
ET si Dieu a agi de la sorte, c’est qu’Il veut ruiner la cause des infidèles.
VOUS avez imploré l’arbitrage de Dieu. Vous connaissez maintenant la sentence de Dieu. Cessez toute hostilité, cela vaudra mieux pour vous. Mais si vous reprenez la lutte, nous la reprendrons aussi. Votre troupe ne vous sera d’aucun secours, quel qu’en soit le nombre, car Dieu est avec les croyants.
O croyants, obéissez à Dieu et à son prophète. Ne l’abandonnez pas, maintenant que vous êtes renseignés.
N’IMITEZ pas ceux qui disent : « Nous avons entendu alors qu’ils n’ont pas écouté. »
LES plus viles créatures au regard de Dieu sont celles qui n’écoutent ni ne parlent, sont celles qui sont dépourvues d’entendement.
SI Dieu leur avait reconnu quelque aptitude, Il se serait employé à les convaincre. Même s’Il s’était fait entendre d’eux, ils se seraient éloignés de Lui, murés dans leur indifférence.
O croyants, répondez à Dieu et à son prophète quand ils vous convient à faire votre salut. Sachez que Dieu peut troubler l’entendement de l’homme. Et sachez aussi que vous Lui ferez retour.
REDOUTEZ une guerre civile qui n’atteindrait pas uniquement que les séditieux. Et n’oubliez pas que Dieu est implacable dans la répression.
SOUVENEZ-VOUS qu’au début vous étiez sur terre peu nombreux et débiles, en proie à la crainte d’être exterminés par vos voisins. Dieu vous a alors pris sous sa protection, vous a donné son assistance et a pourvu à vos besoins. Peut-être Lui en saurez-vous gré ?
O croyants, en trompant Dieu et le prophète, vous vous trompez vous-mêmes. Et vous le savez.
SACHEZ que vos biens et vos enfants ne servent qu’à vous éprouver et que Dieu dispose de récompenses magnifiques.
O croyants, si vous craignez Dieu, il vous distinguera des autres, il absoudra vos péchés et vous recevra dans le sein de sa miséricorde. Dieu est plein de mansuétude.
LES infidèles trament un complot contre toi pour te faire prisonnier, te tuer ou te bannir. Ils trament un complot contre toi, mais Dieu trame un complot contre eux. Et Dieu est le plus redoutable des conspirateurs.
QUAND on leur récite nos versets, ils disent : « Nous les avons déjà entendus. Au reste, il ne tiendrait qu’à nous d’en faire autant. Ce ne sont là que de vieilles histoires ! »
ILS disent : « Grand Dieu, si la vérité qu’on nous proclame vient vraiment de toi, fais tomber sur nous une pluie de pierres ou inflige-nous un châtiment épouvantable. »
DIEU ne saurait punir les hommes pendant que tu es parmi eux. De même qu’il ne saurait les punir dans le temps qu’ils implorent son pardon.
POURQUOI Dieu ne les punirait-Il pas alors qu’ils détournent les fidèles du temple sacré, quoique n’en étant pas les gardiens ? C’est à ceux qui craignent Dieu qu’appartient cette garde. Mais la plupart d’entre eux ne le comprennent pas !
LEUR prière dans le Temple n’était que clameurs et applaudissements. Subissez maintenant la peine que vous vaut votre impiété !
LES infidèles emploient leurs biens à détourner de la voie de Dieu. Ils perdront leurs biens, non sans en éprouver du regret. Puis, en fin de compte, ils prendront la partie. L’ENFER est réservé aux infidèles.
DIEU distingue les mauvais des bons. Les mauvais, il les entasse les uns sur les autres pour n’en faire qu’un monceau, qu’Il précipite en enfer. Ce sont là les réprouvés.
AVERTIS les infidèles que s’ils se convertissent, leur passé sera effacé. S’ils s’obstinent, que ne méditent-ils l’exemple des peuples qui les ont précédés ?
COMBATTEZ-LES jusqu’à ce que vous ayez étouffé la guerre civile et qu’il n’y ait plus qu’une religion, celle de Dieu ! S’ils désarment, qu’ils soient sans inquiétude ! Dieu voit tout.
S’ILS s’obstinent, souvenez-vous que Dieu est votre maître, le meilleur des maîtres, le plus ferme des protecteurs.
SACHEZ que sur le butin le cinquième revient à Dieu, son prophète, ses proches, les orphelins, les pauvres et les voyageurs, si vous croyez en Dieu et à ce que nous avons révélé à notre serviteur le jour où l’Islam reçut sa consécration et où les deux armées se rencontrèrent. Dieu est tout-puissant.
VOUS étiez sur le versant le plus proche, vos ennemis sur le versant le plus éloigné. La caravane se trouvait en contre-bas. En auriez-vous convenu que cette rencontre eût été moins précise ? Mais Dieu veillait à l’accomplissement de l’ordre qu’Il avait décrété. DÉSORMAIS ceux qui périront, périront avertis et ceux qui vivront, vivront avertis. Dieu entend et sait tout.
DIEU te montra en songe l’armée ennemie peu nombreuse. S’Il te l’avait montrée plus forte, vous vous seriez démoralisés et la discorde se serait mise dans vos rangs. Dieu vous a épargné cette infortune. Il sait ce que recèlent vos cœurs.
LORSQUE vous rencontrâtes vos ennemis, Dieu les fit apparaître à vos yeux moins nombreux qu’ils n’étaient; de même qu’Il vous fit apparaître à leurs yeux moins nombreux. Dieu exécuta ainsi l’ordre qu’Il avait décrété. C’est à Dieu que toutes choses font retour.
O croyants, lorsque vous rencontrez une armée ennemie, soyez fermes et invoquez sans cesse le nom de Dieu. Votre succès est à ce prix.
OBEISSEZ à Dieu et à son prophète en évitant toute discussion. Des discussions compromettraient votre union et entameraient votre courage. Soyez patients. Dieu pactise avec les patients.
N’IMITEZ pas ces gens qui quittèrent leurs foyers, pleins de morgue et de gloriole, pour détourner leurs semblables de la voie de Dieu. Aucun de leurs gestes n’a échappé à Dieu.
SATAN les avait circonvenus sur leur propre valeur et leur avait dit : « Aujourd’hui, vous êtes invincibles. Du reste, je suis là pour vous soutenir ». Lorsque les deux troupes furent en présence, il tourna sur ses talons en disant : « Je me désolidarise de vous. Je vois ce que vous ne voyez pas. Je crains Dieu. Il est terrible dans la répression ».
LES hypocrites et ceux qui avaient un cœur débile disaient : « Leur religion les aveugle ». Mais seuls ceux qui se confient à Dieu en éprouvent la puissance et la sagesse.
AH ! si vous pouviez voir comment les anges ravissent la vie aux infidèles ! ils les frappent au visage et au dos. « Goûtez la peine du feu ! » leur crient-ils.
CE châtiment, c’est vous qui l’avez préparé de vos propres mains ! Dieu ne lèse jamais ses créatures.
IL en est de vous comme de ces gens de Pharaon et de leurs prédécesseurs qui avaient nié les signes de Dieu. En punition, Dieu les anéantit. Dieu est implacable dans la répression.
C’EST l’habitude de Dieu de n’enlever à un peuple les grâces dont il l’a comblé qu’autant qu’en déméritant, ce peuple se les enlève à lui-même. Dieu entend et sait tout.
IL en est de vous comme de ces gens de Pharaon et de leurs prédécesseurs qui avaient nié les signes de leur Seigneur. En punition, nous les avons fait périr. Nous avons englouti dans les eaux les gens de Pharaon. Tous étaient coupables.
LES plus viles créatures aux yeux de Dieu sont les incrédules qui se montrent réfractaires à la foi,
LES incrédules avec qui tu pactises, qui dénoncent leurs pactes à tout instant et qui manquent de scrupule.
SI tu les captures au cours d’un combat, inflige-leur un châtiment qui serve d’exemple à leurs partisans. Peut-être ceux-ci réfléchiront-ils ?
SI tu crains une trahison de la part d’un peuple, dénonce par représailles le pacte qui te lie à lui. Car Dieu n’aime pas les félons.
NE crois pas que les infidèles l’emporteront. Ils ne sauraient mettre Dieu en échec.
EQUIPEZ toutes les troupes et toute la cavalerie que vous pourrez pour tenir en respect les ennemis de Dieu et les vôtres et d’autres encore que vous ne connaissez pas et que Dieu connaît. Tous les sacrifices que vous aurez consentis à la cause de Dieu vous seront largement rétribués. Vous ne subirez pas le moindre préjudice.
S’ILS te proposent la paix, accepte-la. Confie-toi à Dieu. Il entend et sait tout.
S’ILS méditent une trahison, Dieu te suffit. C’est déjà Lui qui t’a donné son assistance et celle des fidèles.
DIEU a réalisé l’union de tous les fidèles. Quand bien même tu aurais dépensé toutes les richesses du monde, tu n’aurais pas réussi une pareille union. Dieu seul peut unir les cœurs. Il est puissant et sage.
O prophète, Dieu et les croyants qui te sont attachés te suffisent.
O prophète, excite les croyants au combat. Vingt d’entre-vous, s’ils sont fermes, doivent avoir raison de deux cents infidèles. Et cent doivent avoir raison de mille. Parce que ce sont des gens qui manquent d’initiation.
MAIS Dieu se montre maintenant moins exigeant, car Il a reconnu votre faiblesse. Cent d’entre vous, s’ils sont fermes, doivent avoir raison de deux cent et mille de deux mille avec l’aide de Dieu. Dieu soutient les fermes.
IL est indigne d’un prophète de faire des prisonniers si ce n’est au cours d’un combat. Vous aspirez aux biens de ce monde alors que Dieu s’attache à l’autre. Dieu est puissant et sage.
SI Dieu ne vous avait pas promis l’immunité, il vous infligerait un châtiment exemplaire pour ce que vous avez capturé arbitrairement.
IL vous est permis de disposer du butin en toute quiétude. Craignez Dieu. Il est clément et miséricordieux.
O prophète, dis aux captifs qui sont entre vos mains : « Si Dieu découvre dans vos cœurs de bons sentiments, Il vous accordera plus de biens qu’il ne vous en a été pris et Il effacera vos péchés ». Dieu est miséricordieux et clément.
S’ILS méditent de te trahir, sache qu’ils ont trahi Dieu avant toi. Mais Dieu a permis leur capture. Dieu est savant et sage.
CEUX qui croient en Dieu, qui ont émigré, qui ont mis leurs biens et leurs personnes au service de Dieu, qui ont donné asile au prophète et l’ont assisté, ceux-là sont solidaires les uns des autres. Ceux qui croient et qui n’ont pas émigré n’acquerront ces liens de solidarité avec vous que lorsqu’ils auront émigré. S’ils implorent votre aide pour la défense de leur religion, vous devez la leur donner, à moins qu’elle ne vise un peuple qui vous soit lié par un pacte. Dieu voit toutes vos actions.
LES infidèles sont solidaires les uns des autres. Si vous n’en faites pas autant, le monde sera en proie au désordre et à des troubles profonds.
CEUX qui croient, qui ont émigré, qui ont combattu au service de Dieu, qui ont donné asile au prophète et l’ont assisté, voilà les vrais croyants. Ils ont droit au pardon et à des bienfaits sans nombre.
CEUX qui croient désormais, qui émigreront et qui combattront avec vous, ceux-là vous seront unis par un lien de solidarité. Mais ceux qui sont unis par les liens du sang sont plus solidaires les uns des autres. Ceci est inscrit dans le Livre de Dieu. Dieu est omniscient.
RUPTURE par Dieu et son prophète des pactes qui les lient aux idolâtres.
PENDANT quatre mois encore vous pouvez circuler dans le pays. Mais sachez que vous n’aurez jamais raison de Dieu et que Dieu, Lui, soumettra les infidèles.
D’ORDRE de Dieu et de son prophète, il devra être porté à la connaissance des hommes, le jour du pèlerinage solennel, que Dieu et son prophète sont déliés de tout pacte avec les idolâtres. S’ils se soumettent, ce ne sera que profit pour eux. S’ils s’obstinent, qu’ils sachent qu’ils n’auront jamais raison de Dieu. Annonce aux infidèles un châtiment rigoureux.
CETTE mesure ne s’applique pas aux idolâtres avec qui vous avez conclu des pactes et qui les ont fidèlement observés, ni à ceux qui n’ont favorisé aucune entreprise contre vous. Exécutez les engagements que vous avez pris envers eux jusqu’au terme fixé. Dieu aime les gens de bonne foi.
A l’expiration des quatre mois sacrés, combattez les idolâtres partout où vous les trouverez, capturez-les, cernez-les, coupez-leur toute retraite. S’ils se soumettent, s’ils observent la prière et paient la dîme, laissez-les en paix. Dieu est miséricordieux et clément.
SI un idolâtre te demande ta protection, accorde-la-lui, pour lui permettre d’entendre la parole de Dieu. Puis, fais-le reconduire en lieu sûr. Cette mesure est justifiée par l’ignorance de ces gens.
COMMENT concevoir que des idolâtres puissent pactiser avec Dieu et son prophète, à moins que ce ne soient ceux de l’oratoire sacré ? Avec ceux-ci, soyez loyaux, tant qu’ils le seront eux-mêmes à votre égard. Dieu aime les gens de bonne foi.
COMMENT le concevoir, alors que, s’ils étaient les plus forts, ils ne tiendraient compte ni des liens du sang ni de la parole donnée ? En paroles, ils recherchent votre sympathie alors que leurs cœurs se refusent. Le plus grand nombre manque de scrupules.
ILS trafiquent à vil prix des enseignements de Dieu et détournent leurs prochains de sa voie. Quelle détestable attitude !
S’AGIT-IL d’un croyant, ils ne respectent ni les liens du sang ni la parole donnée ? Ils sont intraitables.
S’ILS se soumettent, s’ils observent la prière et s’ils paient la dîme, ce sont vos frères en religion. Nous commentons ainsi nos enseignements à ceux qui peuvent les comprendre.
S’ILS violent leurs engagements et s’ils attaquent votre religion, combattez ces suppôts de l’impiété. Ils n’ont aucune loyauté. Peut-être cesseront-ils leurs méfaits ?
POURQUOI hésitez-vous à combattre un peuple qui a violé ses serments et qui a voulu bannir le Prophète ? Pourtant, c’est ce peuple qui a commencé les hostilités. Le craignez-vous ? C’est Dieu qu’il faut craindre si vous êtes croyants !
COMBATTEZ-LES. Dieu les châtiera par vos mains. Il les humiliera, vous donnera la victoire sur eux et apaisera les cœurs des croyants.
IL dissipera leurs rancœurs. Dieu agrée qui Il veut. Il est omniscient et sage.
NE croyez pas que Dieu va vous laisser comme vous êtes sans distinguer ceux d’entre vous qui combattent pour sa cause et ne nouent d’autres rapports qu’avec Lui, son prophète et les croyants ? Dieu n’est pas inattentif à ce que vous faites.
IL n’appartient pas aux infidèles d’entretenir le culte de Dieu, alors qu’ils sont les propres témoins de leur impiété. Leurs œuvres sont vaines et ils auront l’enfer pour séjour éternel.
L’ENTRETIEN du culte ne saurait être assuré que par ceux qui croient à Dieu et au jour dernier, qui observent la prière et acquittent la dîme et qui ne craignent que Dieu. Ceux-là ont des chances de faire leur salut.
ASSIMILEREZ-vous ceux qui distribuent l’eau aux pèlerins et entretiennent l’oratoire sacré à ceux qui croient en Dieu et au jour dernier et qui combattent au service de Dieu ? Non, ils ne sont pas égaux aux yeux de Dieu. Dieu abandonne les insensés à leur sort.
CEUX qui croient, qui ont émigré et mis leurs biens et leurs personnes au service de Dieu, ceux-là occuperont un rang plus élevé auprès de Dieu. Ils seront parmi les bienheureux.
LEUR Seigneur leur promet sa bénédiction et ses grâces et des jardins où ils connaîtront une félicité éternelle.
ILS s’y délecteront sans fin. Dieu dispose de récompenses merveilleuses.
O croyants, au cas où vos pères et vos frères préféreraient l’impiété à la foi, ne les prenez pas pour confidents. Ceux qui les prendraient pour confidents commettraient une mauvaise action.
SI vos pères, vos enfants, vos frères, vos femmes, vos familles, vos biens, vos commerces dont la marche vous rend anxieux, vos souriantes demeures ont pour vous plus de prix que l’amour de Dieu, de son prophète et de sa cause, redoutez la réaction de Dieu. Car Dieu se désintéresse des mécréants.
DIEU VOUS a donné la victoire en maintes circonstances, notamment à Houneïn. Ce jour-là, vous vous étiez fiés à votre nombre. Mais le nombre n’y fit rien. La terre, toute vaste qu’elle est, se déroba sous vos pieds. Vous prîtes la fuite en désordre.
PUIS Dieu rendit confiance à son prophète et à ses partisans. Il envoya à leur secours des troupes invisibles et mit en déroute les infidèles. C’est le châtiment réservé aux infidèles.
ENSUITE, Dieu accepta dans sa religion qui Il voulut. Dieu est miséricordieux et clément.
O croyants, les idolâtres sont impurs. L’accès de l’oratoire sacré leur sera interdit à l’expiration de cette année. Si vous redoutez que vos affaires n’en pâtissent, Dieu y pourvoira par l’effet de sa grâce. Il est omniscient et sage.
COMBATTEZ ceux qui ne croient ni à Dieu ni au jour dernier, ceux qui n’admettent pas les prohibitions décrétées par Dieu et son prophète et ceux qui, parmi les gens d’Écriture, ne pratiquent pas la vraie religion. Combattez-les jusqu’à ce qu’ils paient le tribut de leurs propres mains, manifestement humiliés.
LES juifs disent : « Ozaïr est le fils de Dieu ». Les chrétiens disent : « Le Messie est le fils de Dieu. » Tels sont les propos qui sortent de leurs bouches. Ils ressemblent à ceux que tenaient auparavant les infidèles. Malheur aux auteurs de pareils propos ! Ce sont des égarés.
ILS ont délaissé Dieu pour défier leurs docteurs et leurs moines ainsi que le Messie, fils de Marie. Et pourtant ils ont reçu l’ordre absolu de n’adorer que Dieu seul, en dehors duquel il n’y a aucun Dieu. Sa gloire le place bien au-dessus de ce qu’on peut lui associer.
ILS cherchent à ternir la lumière de Dieu avec leurs mensonges. Mais Dieu est résolu à maintenir tout l’éclat de sa lumière, en dépit de l’hostilité des infidèles.
C’EST Lui qui a envoyé son prophète avec ses directives pour faire triompher la véritable religion sur toutes les autres, en dépit de l’hostilité des idolâtres.
O croyants, un grand nombre de docteurs et de moines dépouillent sans scrupule leurs semblables de leurs richesses et les détournent de la voie de Dieu. Annonce un châtiment exemplaire à ceux qui thésaurisent l’or et l’argent au lieu de les affecter à la cause de Dieu.
UN jour viendra où le feu de l’enfer embrasera ces métaux qui seront appliqués, tout brûlants, sur leurs fronts, sur leurs côtes et sur leurs reins. « C’est bien là le produit de vos thésaurisations, leur dira-t-on. Eh bien ! savourez ce que vous avez thésaurisé ».
DIEU a divisé l’année en douze mois, ainsi que c’est écrit dans son Livre depuis le jour où Il a créé les cieux et la terre. Quatre de ces mois sont sacrés. Voilà la vérité. Évitez toute faute pendant ces mois. Combattez les idolâtres sans merci, comme ils vous combattent sans merci. Sachez que Dieu est avec ceux qui Le craignent.
REPORTER la trêve des mois sacrés sur d’autres mois est un excès d’infidélité qui porte à son comble l’égarement des infidèles. Une année, les mois sacrés sont respectés et, une autre année, ils ne le sont pas. Ce à quoi s’astreignent les infidèles, c’est à observer seulement le nombre même fixé par Dieu. Et ainsi ils rendent licite ce qui est illicite. Cette détestable pratique leur paraissait normale. Dieu se désintéresse des incrédules.
O croyants, lorsqu’on vous appelle à combattre pour la cause de Dieu, pourquoi restez-vous cloués au sol ? Préférez-vous la vie de ce monde à la vie future ? Les plaisirs d’ici-bas sont pourtant peu de chose en comparaison de la vie future !
SI vous refusez de combattre, Dieu vous infligera un châtiment exemplaire et choisira, pour le servir, un autre peuple. Votre refus ne saurait lui nuire car Il est tout-puissant.
Si vous ne soutenez pas votre Prophète, Dieu le soutiendra comme à l’époque où les infidèles l’ont chassé de chez lui. Il partit, suivi d’un seul compagnon. A un moment, se trouvant dans une caverne avec lui, il lui dit : « Ne crains rien. Dieu est avec nous ». Dieu lui donna alors sa protection. Il envoya à son secours des troupes invisibles. Tandis que la parole des infidèles baissait, celle de Dieu montait. Dieu est puissant et sage.
LOURDS ou légers, courez au combat et mettez vos biens et vos personnes au service de Dieu. C’est là votre intérêt, si vous le comprenez.
S’IL s’était agi d’un profit facile et d’une expédition sans risque, ils te suivraient. Mais l’itinéraire leur paraît trop long. Aussi ne manquent-ils pas de jurer : « Ah ! si nous le pouvions, nous sortirions avec vous ». Ils se déconsidèrent eux-mêmes. Dieu n’est pas dupe de leurs mensonges.
DIEU te pardonne. Mais pourquoi leur as-tu permis de rester ? Tu aurais dû auparavant distinguer entre ceux dont les excuses étaient sincères et ceux qui mentaient.
CERTES, ceux qui croient en Dieu et au jour dernier ne te demanderont jamais l’autorisation de ne pas se mettre, eux et leurs biens, au service de Dieu ! Dieu connaît les véritables croyants.
CEUX qui te demandent une pareille autorisation, ce sont ceux qui ne croient ni en Dieu ni au jour dernier et dont les cœurs sont emplis de doute. Leur doute les rend irrésolus.
S’ILS avaient vraiment désiré combattre, ils auraient fait leurs préparatifs. Mais Dieu les en jugea indignes et les en empêcha. Il leur dit : « Restez avec ceux qui restent ».
S’ILS étaient sortis avec vous, ils auraient jeté la confusion dans vos rangs. Ils se seraient faufilés parmi vous pour y jeter la discorde et pour vous espionner. Dieu connaît les séditieux.
CE n’est pas la première fois qu’ils cherchent à semer la discorde dans vos rangs. Ils ont contrarié tes projets jusqu’au jour où la vérité s’est manifestée et où la cause de Dieu a triomphé en dépit d’eux.
IL y en a parmi eux qui disent : « Exempte-nous de la guerre. Épargne-nous cette calamité ». Mais cette calamité, ne sont-ils pas en train de la subir ? Les infidèles seront cernés par les flammes de l’enfer.
SI la fortune te sourit, ils en éprouvent du dépit. Si tu subis un revers, ils s’écrient : « Nous avons été bien inspirés de ne pas le suivre ». Et, tournant le dos, ils se réjouissent.
DIS : « Il ne nous arrivera que ce que Dieu voudra. Il est notre maître. C’est en Lui que les croyants mettent leur confiance ».
DIS : En ce qui nous touche, vous ne pouvez vous attendre qu’à deux éventualités, toutes deux aussi bonnes l’une que l’autre, la victoire ou le martyr ? Tandis que, nous, nous nous attendons à ce que Dieu vous châtie lui-même ou par notre intermédiaire. Attendons donc tous deux de notre côté !
DIS : que vous mettiez vos biens au service de Dieu de bon gré ou de mauvais gré, ils ne seront pas acceptés, car vous êtes des mécréants.
CE qui empêche que leurs biens ne soient acceptés, c’est qu’ils ne croient pas en Dieu et en son prophète, c’est qu’ils ne prient que du bout des lèvres et ne m’offrent leurs biens qu’à contre-cœur.
NE te laisse pas séduire par leurs richesses et par leurs enfants. Ces richesses et ces enfants, Dieu ne les leur accorde que pour les faire souffrir au cours de cette vie périssable. Finalement, ils rendent l’âme, qu’ils sont encore infidèles !
ILS jurent qu’ils sont des vôtres, alors qu’ils ne le sont pas. C’est la peur qui leur inspire ce propos.
TROUVENT-ILS un abri, une caverne ou un souterrain ? ils s’y précipitent, tête baissée.
IL y en a parmi eux qui critiquent la façon dont les subsides sont répartis. Leur en distribue-t-on ? ils sont satisfaits. Si on ne leur en distribue pas, ils maudissent le sort.
QUE n’acceptent-ils de bon cœur ce que Dieu et son prophète leur attribuent ? Que ne disent-ils : « Dieu nous suffit. Nous connaîtrons plus tard les bienfaits de Dieu et de son prophète. C’est en Dieu que nous mettons tous nos espoirs ? »
LA dîme est affectée aux pauvres, aux nécessiteux, à ceux qui la recouvrent, à la propagande pour l’Islam, au rachat des esclaves, aux faillis, aux soldats, et aux voyageurs. C’est là une répartition fixée par Dieu. Dieu est omniscient et sage.
IL y en a parmi eux qui critiquent le Prophète. Ils disent : « Il écoute tout ce qu’on lui raconte ». Réponds : « Une telle complaisance vous sert. Croyant en Dieu, le Prophète ne peut pas ne pas croire les croyants. IL est toute mansuétude pour ceux d’entre vous qui ont la foi. Ceux qui critiquent le prophète subiront un châtiment sévère ».
ILS en appellent à Dieu dans leurs serments pour capter votre confiance. Ils seraient mieux avisés de rechercher la confiance de Dieu et de son prophète s’ils étaient sincères.
IGNORENT-ILS que le feu éternel de l’enfer attend ceux qui sont en rébellion contre Dieu et son prophète ? C’est là un châtiment ignominieux.
LES hypocrites redoutent qu’une sourate ne divulgue ce que recèlent leurs cœurs. Dis-leur : « Moquez-vous ! Dieu divulguera ce que vous redoutez ».
SI tu les interroges, ils répondent : « Nous badinions et nous plaisantions. » Réplique : « Et de Dieu, de son prophète et de ses signes, vous moquez-vous aussi ? »
FOIN de vos excuses ! Vous êtes devenus infidèles après avoir cru. Si une partie d’entre vous est pardonnée, l’autre subira un châtiment pour s’être montrée si rebelle.
LES hypocrites, hommes et femmes, encouragent mutuellement au mal et déconseillent le bien. Leurs mains se ferment pour éviter de donner. Ils ont oublié Dieu et Dieu les a oubliés. Les hypocrites sont les vrais rebelles.
DIEU réserve le feu de l’enfer aux hypocrites, hommes et femmes, et aux infidèles pour l’éternité. Ils ne méritent pas mieux. Dieu les a maudits et leur infligera un châtiment sans fin.
VOUS ne valez pas mieux que les peuples qui vous ont précédés. Ils étaient plus puissants et plus riches que vous et ils avaient aussi plus d’enfants que vous. Ils se complaisaient dans le bien-être et, vous aussi, comme eux, vous vous plaisez dans le bien-être. Vous discourez aussi futilement qu’eux. Les actes de ces peuples se sont révélés vains dans ce monde et dans l’autre. La perte de ces peuples est consommée.
ONT-ILS ignoré l’histoire de leurs devanciers, de Noé, de Ad, de Thémoud, du peuple d’Abraham, des Madianites et des cités ensevelies ? A tous ces peuples, Dieu a envoyé des prophètes avec des signes. Ce n’est pas Dieu qui a mal agi envers eux, ce sont eux-mêmes qui ont provoqué leur perte.
LES croyants, hommes et femmes, sont solidaires les uns des autres. Ils encouragent au bien et déconseillent le mal. Ils sont assidus à la prière, acquittent la dîme et obéissent à Dieu et à son prophète. Dieu les recevra dans le sein de sa miséricorde. Il est puissant et sage.
DIEU réserve des jardins arrosés d’eau vive aux croyants, hommes et femmes, pour l’éternité. Il leur réserve aussi de riantes demeures dans les jardins de l’Éden. D’avoir été élus par Dieu sera pour eux une récompense plus grande encore. Quelle magnifique récompense !
O prophète, combats les infidèles et les hypocrites ; sois sans merci pour eux. Leur demeure dernière sera l’enfer. Quelle affreuse fin !
ILS jurent qu’ils n’ont pas critiqué le prophète. Ce n’est pas vrai. Ils ont proféré des paroles impies et se sont comportés en infidèles après s’être convertis. Ils ont ourdi des machinations qu’ils n’ont pu réaliser. Au surplus, de quoi peuvent-ils se plaindre sinon de ce que Dieu et son prophète les aient comblés de leur grâce ? S’ils se rallient, ils en éprouveront du bien, s’ils persistent dans leur opposition, Dieu leur infligera un châtiment impitoyable dans ce monde et dans l’autre. Et tout appui et secours leur seront refusés dans ce monde.
IL en est parmi eux qui avaient promis à Dieu, au cas où celui-ci leur accorderait ses grâces, de se montrer généreux et de devenir vertueux.
APRÈS que Dieu les eût comblés de sa grâce, ils se montrèrent avares et oublièrent leurs promesses.
LE résultat, c’est que Dieu les relégua dans l’hypocrisie jusqu’au jour de leur comparution devant Lui pour les punir d’avoir violé leurs promesses et d’avoir menti.
NE savent-ils pas que Dieu connaît leurs pensées et leurs entretiens les plus secrets et qu’Il perce tous les mystères ?
CEUX qui, au moment de la distribution des subsides, dénigrent les combattants bénévoles qui n’ont pour toute arme que leur courage, ceux qui les raillent, Dieu les raillera à leur tour. Un châtiment douloureux les attend.
QUE tu implores leur pardon auprès de Dieu ou non, peu importe ! Tu aurais beau l’implorer soixante-dix fois que Dieu ne leur pardonnera pas. Ils ont renié Dieu et son prophète et Dieu n’a cure des renégats.
CEUX qui sont restés dans leurs foyers et qui ont répugné à mettre leurs biens et leurs personnes au service de Dieu s’en félicitent. Ils disaient alors : « Ne vous mettez pas en campagne au moment des chaleurs ». Réponds-leur : « Le feu de l’enfer est autrement brûlant ! » Ah ! s’ils le comprenaient.
QU’ILS rient un peu ! Un jour viendra où ils pleureront beaucoup en punition de leurs actes.
SI Dieu te ramène au milieu d’un groupe d’entre eux et s’ils te demandent à combattre avec toi, dis-leur : « Vous ne m’accompagnerez jamais et vous ne combattrez jamais avec moi. Vous avez préféré rester à vos foyers la première fois. Eh bien ! continuez à y rester ».
SI l’un d’entre eux meurt, ne prie jamais pour lui et ne visite jamais sa tombe, car ils ne croient pas en Dieu et en son prophète et meurent en infidèles.
NE te laisse pas séduire par leurs richesses et par leurs enfants. Ces richesses et ces enfants, Dieu ne les leur accorde que pour les faire souffrir au cours de cette vie périssable. Finalement, ils meurent en infidèles.
SI un ordre leur vient du ciel d’avoir à croire en Dieu et de combattre avec son prophète, les plus riches d’entre eux te demandent à être exemptés, te disant : « Autorise-nous à rester dans nos foyers. »
ILS acceptent de rester à l’arrière. Leur cœur est fermé comme avec un sceau et ils ne sont plus sensibles à rien.
PAR contre, le prophète et les croyants combattent sans souci de leurs personnes et de leurs biens. A eux les faveurs de Dieu et à eux la félicité dans l’au-delà.
DIEU leur réserve des jardins arrosés d’eau vive pour l’éternité. Quelle douce béatitude !
LES paysans impropres à la guerre se sont dérangés pour demander à ne pas combattre. Tandis que ceux qui manquaient de sincérité envers Dieu et son prophète se sont contentés de rester. Un châtiment douloureux est réservé à ceux qui n’ont pas la foi.
LES faibles, les malades, ceux qui manquent de moyens pour s’équiper sont soustraits à l’obligation de combattre, à condition qu’ils se montrent dévoués à la cause de Dieu et de son prophète. On ne peut rien contre ceux qui sont avec Dieu. Dieu est clément et miséricordieux.
ON ne peut rien non plus contre ceux qui te demandèrent des montures pour combattre et auxquels tu répondis : « Je ne trouve pas de montures à mettre à votre disposition. » Ils s’en retournèrent alors, les yeux gonflés de larmes, désolés de n’avoir pas les moyens pour s’en procurer eux-mêmes.
MAIS on peut quelque chose contre ceux qui, quoique riches, demandent à être exemptés et à rester avec les gens de l’arrière. Dieu a fermé leurs cœurs comme avec un sceau et ils ne sont plus sensibles à rien.
ILS ne se font pas faute de trouver des excuses, quand vous revenez des champs de bataille. Dis-leur : « Vous êtes sans excuse. Nous ne vous croyons pas. Dieu nous a fixés sur votre compte. Dieu et son prophète sont témoins de vos actes. Vous ferez retour à qui connaît l’invisible et le visible et qui vous expliquera le sens de vos actes ».
QUAND vous serez de retour parmi eux, ils prendront Dieu à témoin de leur sincérité pour ne pas être inquiétés. Ne leur portez aucun intérêt. Ils sont vils. Ils expieront dans la géhenne leurs forfaits.
ILS vous adjureront de leur accorder votre bienveillance. Si vous la leur accordez, Dieu n’accordera pas la sienne aux mécréants.
LES paysans sont les plus obstinés des incrédules, ce sont les pires hypocrites. Ils sont les moins aptes à comprendre les commandements révélés par Dieu à son prophète. Dieu est omniscient et sage.
IL y a des paysans qui regardent leur contribution comme une corvée et qui ne souhaitent que votre échec. L’échec, c’est eux qui le subiront. Dieu entend et sait tout.
IL y en a d’autres qui croient en Dieu et au jour dernier et qui regardent leur contribution comme un moyen d’approcher Dieu et d’obtenir la bénédiction du Prophète. Assurément, c’est un moyen d’approcher Dieu. Dieu les recevra dans le sein de sa miséricorde. Car Dieu est clément et miséricordieux.
LES premiers qui accompagnèrent le Prophète, les premiers qui l’accueillirent à Médine et ceux qui se joignirent à eux d’un élan sincère, Dieu se félicitera d’eux comme ils se félicitent de Lui. Il leur réserve des jardins arrosés d’eau vive pour l’éternité. Quelle douce béatitude !
IL y a parmi les paysans qui vous entourent des hypocrites. Il y en a aussi dans la ville et qui le sont encore plus. Tu ne les connais pas, mais, nous, nous les connaissons. Nous les châtierons deux fois. Puis ils seront livrés à un supplice affreux.
D’AUTRES confessent leurs fautes. Ils ont commis de bonnes ou de mauvaises actions. Dieu leur laisse espérer son pardon, car il est plein de mansuétude et de clémence.
PRÉLÈVE sur leurs biens un impôt pour les purifier et ennoblir leurs âmes. Prie pour eux, car tes prières apaisent leur conscience. Dieu entend et sait tout.
NE savent-ils pas que c’est Dieu Lui-même qui agrée le repentir de ses serviteurs et qui reçoit leurs dons ? Il est toute pitié et indulgence.
DIS : « Agissez. Dieu verra vos actions, ainsi que son prophète et les croyants. Vous ferez retour un jour à Celui qui connaît l’invisible et le visible. Il récapitulera devant vous tous vos actes. »
CERTAINS s’en remettent à la décision de Dieu, soit qu’Il les punisse, soit qu’Il leur pardonne. Dieu est omniscient et sage.
IL en est qui ont élevé une mosquée par malveillance et par impiété et dans le but de diviser les fidèles. Ils en firent le repaire des ennemis de Dieu et de son prophète. Ils s’en défendront en jurant : « Nous n’avons voulu que bien faire ». Dieu est témoin qu’ils mentent.
N’Y entre jamais. Il y a une autre mosquée bâtie dès le premier jour sur la foi, qui est autrement digne d’être fréquentée. C’est le rendez-vous de ceux qui mettent la pureté au-dessus de tout. Dieu aime les gens purs.
LAQUELLE vaut mieux d’une mosquée bâtie sur le respect et l’amour de Dieu ou d’une mosquée construite sur le bord mouvant d’un précipice et prête à s’écrouler dans le feu de l’enfer ? Dieu abandonne les infidèles à leur sort.
LA mosquée qu’ils ont édifiée ne cessera d’être pour eux une source d’angoisse jusqu’au jour où leurs cœurs se briseront. Dieu est savant et sage.
DIEU dispose des biens et des âmes des croyants et en compensation Il leur donne le paradis. Ils doivent combattre pour Lui, tuer et se faire tuer. La promesse de Dieu est indéniable ; elle est inscrite dans le Pentateuque, l’Évangile et le Coran. Y a-t-il promesse plus sûre que celle de Dieu ? Félicitez-vous de l’échange que vous avez conclu avec Lui. Quel heureux événement !
LES croyants, ce sont ceux qui se repentent à Dieu, qui l’adorent, qui le glorifient, répandent son nom, se courbent devant Lui, se prosternent à ses pieds, conseillent le bien et déconseillent le mal et observent les commandements de Dieu. Annonce une bonne nouvelle aux croyants.
IL ne sied pas au prophète et aux croyants d’implorer le pardon de Dieu en faveur des idolâtres, fussent-ils leurs parents, lorsqu’ils les savent voués à l’enfer.
SI Abraham implora le pardon de Dieu en faveur de son père, c’est qu’il le lui avait promis. Lorsqu’il se rendit compte que son père était l’ennemi de Dieu, il le désavoua. Et pourtant Abraham était compatissant et bon.
DIEU n’abandonne jamais un peuple, après l’avoir guidé, sans l’avoir mis en garde contre les dangers qu’il peut courir. Dieu est omniscient.
DIEU est maître des cieux et de la terre. Il donne la vie et la mort. Il n’y a ni aide ni soutien en dehors de Lui.
DIEU a pardonné au prophète, à ceux qui ont émigré avec lui et à ceux qui l’ont accueilli à Médine. Ne sont-ce pas ceux qui l’ont soutenu aux heures difficiles après avoir été sur le point de faillir à leur devoir ? Il leur a pardonné puisqu’Il est pour eux plein de mansuétude et de clémence.
DIEU a également pardonné aux trois individus qui n’ont pas suivi le Prophète. Longtemps la Terre leur parut étroite, toute vaste qu’elle est. Eux-mêmes se sentaient oppressés et éprouvaient qu’ils ne pourraient trouver d’autre appui qu’en Dieu. Dieu les accueillit dans le sein de sa miséricorde et les amena ainsi au repentir. Dieu est plein de mansuétude et de clémence.
O croyants, craignez Dieu et soyez du côté des justes.
IL est indigne des habitants de Médine et des nomades d’alentour d’abandonner le prophète ou de préférer leurs personnes à la sienne. En effet, il n’est ni soif, ni fatigue, ni privation qu’ils n’endurent au service de Dieu, de même qu’ils ne fouleront pas un pouce de territoire ennemi ou qu’ils ne remporteront sur l’ennemi aucun succès, sans que cela leur soit compté comme une bonne œuvre ? Dieu ne laisse rien perdre aux gens de bien de leurs œuvres.
ILS ne consentiront aucune contribution, petite ou grande, en campagne ils ne franchiront pas le plus petit ruisseau que cela ne soit inscrit à leur compte. Dieu rétribuera leurs actes de la plus belle récompense qui soit.
IL n’est pas souhaitable que tous les fidèles quittent leur pays pour s’instruire. Il suffit qu’un certain nombre d’entre eux viennent apprendre la religion, puis s’en retournent chez eux pour l’enseigner à leurs concitoyens. Peut-être en viendront-ils à craindre Dieu ?
O croyants, combattez vos voisins infidèles ! Qu’ils sentent votre rudesse ! Et sachez que Dieu est avec ceux qui évitent l’injustice.
QUAND une nouvelle sourate est révélée, il en est qui disent : « Duquel d’entre vous, cette sourate a augmenté la foi ? » Elle a augmenté la foi de tous les vrais croyants, qui s’en réjouissent.
QUANT aux cœurs infirmes, elle n’a fait qu’augmenter leur acrimonie. Et au moment de la mort, ils sont encore infidèles.
NE voient-ils pas que Dieu les éprouve une ou deux fois l’an ? Malgré cela, ils ne se repentent ni ne s’amendent.
CHAQUE fois qu’une sourate est révélée, ils se regardent les uns les autres, disant : « Quelqu’un vous voit-il ? » Puis ils s’esquivent. Dieu ferme les cœurs de gens aussi peu compréhensifs.
UN prophète choisi parmi vous est venu, compatissant à vos peines, impatient de vous convaincre. Il est toute bonté et clémence pour les croyants.
S’ILS restent insensibles, dis : « Dieu me suffit. Il n’y a d’autre Dieu que Lui. Je me fie à Lui. Il est le détenteur du trône sublime.
ALIF-LAM-RA. Voilà les versets du Livre et de la Sagesse.
QU’Y a-t-il d’étonnant à ce que nous ayons donné mission à l’un d’entre vous d’avertir ses semblables ? Annonce à ceux qui croient qu’ils jouiront d’une sécurité idéale auprès de leur Seigneur. Les incrédules traitent cette mission de magie manifeste.
VOTRE maître est le Dieu qui a créé les cieux et la terre en six jours, qui a proclamé sa souveraineté du haut du trône et qui règle la marche de l’univers. Aucune intercession n’est possible auprès de Lui, sans son assentiment. C’est ce Dieu qui est votre Seigneur. Adorez-Le. Finirez-vous par comprendre ?
VOUS ferez tous retour à Lui, c’est là un arrêt irrévocable de Dieu. C’est Lui qui crée les êtres et les ressuscite pour récompenser suivant leurs mérites ceux qui croient et pratiquent les bonnes œuvres. Les incrédules auront pour breuvage de l’eau bouillante et ils subiront un châtiment impitoyable pour prix de leur incrédulité.
C’EST Lui qui a créé le soleil qui brille et la lune qui éclaire. C’est Lui qui a fixé les phases de celle-ci pour vous permettre de calculer les années et de mesurer le temps. Ce n’est pas sans but que Dieu a créé tout cela. Nous multiplions nos signes pour ceux qui comprennent.
CERTES, dans la succession du jour et de la nuit et dans tout ce que renferment les cieux et la terre, il y a des signes pour ceux qui craignent Dieu.
CEUX qui oublient qu’ils doivent comparaître devant nous, qui s’abandonnent en toute quiétude aux plaisirs du siècle et qui négligent nos signes,
CEUX-LA auront l’enfer pour séjour en punition de leurs œuvres.
CEUX qui croient et pratiquent les bonnes œuvres et que dirige leur confiance en Dieu auront pour séjour des jardins arrosés d’eau vive, voués à la félicité.
ILS ne cesseront de s’exclamer : « Gloire à toi, Seigneur. » Ils seront partout accueillis par le mot « Paix ». ET leur exclamation finale sera : « Gloire à Dieu, le maître des mondes ».
Si Dieu prodiguait le mal avec la même facilité qu’Il prodigue le bien, les hommes auraient tôt fait d’arriver à la fin de leurs jours. Nous laisserons se débattre dans l’impiété ceux qui n’espèrent plus se rencontrer avec Dieu.
QU’UN malaise surprenne l’homme et le voilà qui nous appelle à son aide, quelle que soit sa position, couché, assis, ou debout. A peine l’en avons-nous délivré, le voilà qui retourne à ses occupations comme si de rien n’était. C’est ainsi que la laideur de leurs actions échappe aux ingrats.
NOUS avons anéanti les générations qui vous ont précédés pour les punir de leur injustice. Nous ne les avons anéanties, en effet, qu’après leur avoir fait parvenir nos signes par l’entremise des prophètes et avoir désespéré de les convertir. C’est ainsi que nous châtions les coupables.
NOUS vous avons appelés à prendre leur place sur terre pour voir comment vous vous comporterez.
LORSQU’ON récite nos versets à ceux qui espèrent ne pas se rencontrer avec nous, ils disent : « Apporte-nous un autre Livre que celui-ci ou bien modifie-le. » Réponds : « Je n’ai pas le pouvoir de le modifier moi-même. Je ne fais que suivre ce qui m’a été révélé. Je crains, si je désobéissais, que mon maître ne me châtie durement. »
DIS : « Si Dieu l’avait voulu, je ne vous aurais pas récité le Livre et Il ne vous l’aurait pas fait connaître. Je suis bien resté parmi vous près de la durée d’une vie sans le faire. Finirez-vous par réfléchir ? »
QUI est plus coupable que celui qui colporte des mensonges sur le compte de Dieu ou qui traite ses signes d’imposture ? Dieu n’est pas favorable aux coupables.
A côté de Dieu, ils adorent des idoles qui ne peuvent les servir ni en bien ni en mal. Ils disent : « Ces idoles, voilà nos intercesseurs auprès de Dieu ». Réponds : « Allez-vous apprendre à Dieu ce qui se passe dans les cieux et sur la terre ? Gloire à Lui, le Très-Haut, qui n’a pas d’associé ! »
A l’origine, les hommes ne formaient qu’un seul peuple. Par la suite, ils se divisèrent. Si ton Seigneur ne s’était pas engagé à différer leur châtiment, Il aurait déjà mis fin à leur division.
ILS disent : Si seulement son Seigneur l’autorisait à faire un miracle ! Réponds : L’inconnu dépend de Dieu. Attendez, et moi aussi j’attendrai avec vous.
EN vain, faisons-nous sentir notre compassion aux hommes lorsqu’un malheur les frappe. A l’instant même, ils nous dénigrent. Dis : Dieu est encore plus prompt à réprimer ceux qui le dénigrent. Vos dénigrements sont consignés par nos anges.
C’EST grâce à Lui que les hommes peuvent aller sur terre et sur mer. La barque sur laquelle ils sont montés est-elle poussée par un vent favorable ? ils se réjouissent. Mais un vent contraire se déchaîne-t-il et des vagues se lèvent-elles qui l’assaillent de tous côtés et la mettent en péril ? les voilà qui implorent Dieu de toute l’ardeur de leur foi et s’écrient : « Si tu nous arraches à ce péril, nous t’en garderons une vive reconnaissance. »
MAIS à peine les a-t-il sauvés qu’ils commettent les mêmes injustices ? O hommes, vos injustices retomberont sur vous. La vie de ce monde est éphémère. C’est à nous que vous ferez retour. Nous vous rappellerons tout ce que vous avez fait.
LA vie de ce monde est comparable à l’eau que nous déversons du haut des cieux. Fécondée par elle, la terre se couvre d’une végétation luxuriante dont se nourrissent les hommes et les animaux. Au moment où, ainsi arrosée, la terre a revêtu sa plus belle parure et où les hommes s’en croient les maîtres incontestés, notre châtiment se déclenche de jour ou de nuit et les récoltes se trouvent anéanties comme si aucune culture n’avait existé la veille. C’est ainsi que nous réservons nos enseignements à ceux qui réfléchissent.
DIEU convie tous les hommes à la maison de la paix. Il met qui Il veut dans la voie droite.
CEUX qui font le bien recevront une belle récompense et même plus. Leurs visages ne trahiront ni tristesse, ni humiliation. Ils auront le paradis pour séjour éternel.
CEUX qui font le mal subiront le mal. Ils seront couverts de honte et dénués de toute aide auprès de Dieu. Leurs visages seront comme enveloppés par l’épaisseur d’une nuit noire. Ils auront l’enfer pour séjour éternel.
UN jour, nous réunirons tous les hommes et nous dirons à ceux qui nous ont associé d’autres divinités : « Mettez-vous ensemble vous et les divinités que vous nous avez associées. » Puis nous les séparerons. Les divinités s’écrieront alors : « Ce n’est pas nous que vous avez adorées ! »
DIEU suffit comme témoin entre nous et vous. Il témoignera que nous avons toujours ignoré votre adoration.
CE jour-là, chaque âme apprendra la véritable valeur de ses actes. Tous les hommes seront appelés à Dieu, leur véritable maître, et les divinités qu’ils ont inventées seront défaillantes.
DIS-LEUR : Qui est-ce qui vous assure les ressources du ciel et de la terre ? Qui est le maître de l’ouïe et de la vue ? Qui est-ce qui tire la vie de la mort et la mort de la vie et qui est-ce qui règle la marche de l’univers ? Ils répondront : « C’est Dieu ». Dis : « Qu’attendez-vous alors pour Le craindre ? »
LE voilà, le Dieu, votre véritable maître. Cette vérité exceptée, il n’y a qu’erreur. Pourquoi vous laissez-vous détourner ?
AINSI les rebelles se trouveront condamnés sans appel par ton Seigneur parce qu’ils sont inconvertibles.
DIS : Lequel de vos associés peut créer les êtres et les ressusciter ? Dis : Dieu seul peut créer et ressusciter. Que ne réfléchissez-vous ?
DIS : Lequel de vos associés peut vous enseigner la vérité ? Dis : C’est Dieu qui enseigne la vérité. Qui est plus digne d’être suivi ? celui qui dirige ou celui qui ne se dirige qu’autant qu’il est dirigé lui-même ? Qui est-ce qui vous incite à juger de la sorte ?
LA plupart d’entre eux n’obéissent qu’à leurs impulsions. Est-ce que les impulsions peuvent tenir lieu de vérité ? Dieu connaît tous leurs actes.
CE Coran ne peut pas avoir été conçu à l’insu de Dieu. Il confirme les révélations qui l’ont précédé. La façon dont il est composé ne laisse pas de doute qu’il émane du maître de l’univers.
ILS s’obstinent à dire qu’il est une invention du prophète. Réponds : Composez une seule sourate semblable. Et, pour cela, recourez à toutes les divinités que vous pourrez en dehors de Dieu, si vous êtes sincères !
LA vérité, c’est qu’ils traitent de mensonge ce qu’ils ne comprennent pas et ce qu’ils ne voient pas réalisé. Ce sont ces mêmes raisons qui ont poussé leurs prédécesseurs à tenir les mêmes propos. Considère quelle a été la fin des impies.
PARMI eux, il en est qui croient au Livre, d’autres qui n’y croient pas. Ton Seigneur connaît les ennemis de sa foi.
S’ILS te traitent d’imposteur, dis : « Je suis responsable de mes actes et vous des vôtres. Ce que je fais ne vous regarde pas et ce que vous faites ne me regarde pas ».
PARMI eux, il en est qui t’écoutent. Mais comment peux-tu te faire écouter par des sourds qui, en plus, ne comprennent rien.
PARMI eux, il en est qui te regardent. Mais comment peux-tu diriger les aveugles alors qu’ils ne voient pas ?
DIEU n’est jamais injuste envers les hommes. Ce sont les hommes qui sont injustes envers eux-mêmes.
LE jour où nous rassemblerons tous les hommes, ils auront la sensation de n’être restés sur terre que juste le court instant de se connaître les uns les autres. Ceux qui auront douté de se rencontrer avec Dieu, leur perte sera consommée. Ils ont été mal dirigés.
SOIT que nous te montrions une partie des peines que nous réservons aux impies, soit que nous te rappelions à nous, tous les hommes feront retour à Dieu, qui est témoin de leurs actes.
TOUS les peuples ont un prophète. Dieu les jugera chacun à leur tour en présence de leurs prophètes, avec la plus parfaite équité.
ILS murmurent : « Quand aura lieu cette réunion avec Dieu ? Dites-le-nous, si vous êtes sincères ! »
DIS : Je ne puis me faire à moi-même ni mal ni bien. Dieu seul le peut. La durée des nations est fixée d’avance. Lorsque leur fin est arrivée, elles ne peuvent ni la retarder, ni l’avancer d’un moment.
DIS : Que feriez-vous si quelque jour ou quelque nuit, la colère de Dieu vous surprenait ? Êtes-vous si pressé de l’éprouver cette colère !
ÉVIDEMMENT si cette colère se manifeste, vous croirez. Ah ! oui, vous croirez ! alors que, la veille encore, vous réclamiez avec empressement.
ON dira alors aux impies : « Goûtez maintenant le châtiment éternel. Avez-vous pu croire que vous seriez récompensés autrement que selon vos œuvres ? »
ILS te demandent : « Ce que tu dis sur ce châtiment, est-ce bien vrai ? Réponds : Oui, je le jure par mon Seigneur, c’est la vérité. Et vous ne pouvez pas vous soustraire à la puissance de Dieu.
TOUTE âme chargée de péchés n’hésiterait pas, pour se racheter, à donner toutes les richesses de la terre. Hélas ! les pécheurs, en présence du châtiment, éprouveront un amer repentir. Ils seront jugés en toute équité sans risque d’être lésés.
DIEU n’est-Il pas le maître des cieux et de la terre ? Les prédictions de Dieu ne sont-elles pas vraies ? Hélas ! la plupart des hommes ne le comprennent pas !
C’EST Lui qui donne la vie et la mort et c’est à Lui que vous ferez retour.
O hommes, un appel au bien vous a été lancé par votre Seigneur. C’est un remède contre les mauvaises suggestions, c’est aussi un guide et une bénédiction pour les croyants.
DIS : La grâce et la bénédiction de Dieu devraient être pour eux des biens plus précieux que toutes les richesses qu’ils peuvent amasser.
DIS : Des biens que Dieu vous prodigue, vous déclarez les uns illicites et les autres licites. Dis : Est-ce Dieu qui vous a autorisés à faire cette distinction ? Ou bien la lui attribuez-vous mensongèrement ?
QUE diront les gens qui imputent des mensonges à Dieu, le jour où ils comparaîtront devant Lui ? N’est-il pas vrai que Dieu est plein de mansuétude pour les hommes ? Mais la plupart d’entre eux ne le reconnaissent pas.
O hommes, il n’est pas d’état où vous vous trouviez, de lecture du Coran que vous ne fassiez, d’actes que vous n’accomplissiez, que nous n’en soyons pas témoins au moment même. Il n’est pas un atome sur terre ou dans les cieux qui soit soustrait à la puissance de ton maître. Il n’est pas d’être dans la création, petit ou grand, qui ne soit signalé dans le Livre.
LES servants de Dieu ne connaîtront ni crainte ni chagrin.
CEUX qui ont mis leur confiance en Lui et qui Le craignent,
A ceux-là, annonce une bonne nouvelle dans ce monde et dans l’autre. Les paroles de Dieu sont immuables. C’est là une magnifique récompense.
NE te laisse pas affliger par leurs propos. Car toute la gloire échoie en définitive à Dieu. Il entend et sait tout.
TOUT ce qui peuple les cieux et la terre appartient à Dieu. Ceux qui invoquent d’autres divinités en dehors de Dieu ne s’adressent qu’au néant. Ils sont les jouets de leur imagination et s’abusent étrangement.
C’EST Lui qui a conçu la nuit en vue de votre repos et le jour en vue de vos travaux. Il y a en cela des signes pour ceux qui méditent.
ILS disent : Dieu s’est donné un fils. Gloire à Dieu, le Tout-Puissant, le maître des cieux et de la terre. Non, vous n’avez pas de preuves pour dire cela. Comment osez-vous tenir des propos aussi inconsidérés sur le compte de Dieu ?
DIS : Ceux qui imputent des mensonges à Dieu seront réprouvés.
EPHÉMÈRE sera leur réussite en ce monde. Finalement, ils nous feront retour. Puis nous leur infligerons un châtiment exemplaire pour les punir de leur impiété.
RACONTE-LEUR l’histoire de Noé lorsqu’il dit à son peuple : O mon peuple, s’il vous est pénible de me sentir parmi vous et de m’entendre vous rappeler les enseignements de Dieu, je m’en remets à Lui. Réunissez à la fois vos efforts et vos partisans, prenez des décisions nettes et finissez-en avec moi et sans tarder.
SI VOUS me désavouez, je ne vous en demanderai pas compte. Mon compte, c’est Dieu qui me le réglera. J’ai reçu l’ordre d’être parmi les soumis.
ILS l’ont traité d’imposteur. Nous l’avons sauvé ainsi que ceux qui l’accompagnaient sur l’arche. Nous les avons fait succéder aux autres et nous avons noyé ceux qui avaient traité nos signes de mensonge. Considère quelle a été la fin de ceux qui ont été avertis.
APRÈS lui, nous avons envoyé des prophètes à chaque peuple, qui leur apportèrent des preuves manifestes. Ils ne purent se résigner à accepter ce qu’ils avaient traité jusque-là de mensonge. C’est ainsi que Dieu endurcit le cœur des injustes.
PUIS nous avons envoyé Moïse et Aaron, porteurs de nos signes, à Pharaon et à sa cour. Ils les accueillirent avec morgue, en pervers endurcis qu’ils étaient.
LORSQUE nous leur divulguâmes la vérité, ils dirent : « C’est là pure magie. »
MOÏSE répliqua : Comment osez-vous traiter de magie la vérité qui est divulguée alors que la magie est une chose réprouvée ?
ILS dirent : Êtes-vous venus pour nous détourner des traditions de nos pères et pour avoir tous deux la prédominance dans le pays ? Non, nous ne vous croyons pas.
PHARAON dit alors : « Amenez-moi tous les magiciens de renom. »
LORSQUE les magiciens se présentèrent, Moïse leur dit : « Opérez comme vous voudrez. »
APRÈS qu’ils eurent opéré, Moïse leur dit : « C’est là de la vulgaire magie. Dieu en montrera l’inanité. Il déjoue les entreprises des méchants.
DIEU fera apparaître la vérité dans tout son éclat, quel que soit le dépit des méchants.
PAR crainte des représailles de Pharaon et de son clan, Moïse fut abandonné de tous, excepté de la jeunesse. Car Pharaon était à la fois puissant et despote.
MOÏSE dit à son peuple : « Si vous croyez en Dieu, mettez votre confiance en Lui, comme il sied à des gens soumis. »
ILS répondirent : « Nous mettons notre confiance en Dieu. Seigneur, ne nous laisse pas en but aux exactions des méchants. »
PROTÈGE-NOUS de ta grâce contre ce peuple impie.
NOUS envoyâmes alors à Moïse et à son frère cette révélation : « Construisez des maisons en Égypte pour votre peuple en les disposant face à face. Observez la prière et rassurez les croyants par la bonne nouvelle. »
MOÏSE dit : « Seigneur, tu as donné à Pharaon et à son peuple le faste et l’abondance dans ce monde. Seigneur, anéantis leurs richesses, endurcis leurs cœurs. Fais qu’ils ne croient qu’en expiant un châtiment terrible. »
J’AI exaucé vos prières, répondit le Seigneur. Soyez fermes. Ne vous laissez pas entraîner par les ignorants.
NOUS fîmes franchir la mer au peuple d’Israël. Pharaon et ses troupes se lancèrent à leur poursuite, pleins d’ardeur et de haine. Au moment d’être englouti par les flots, Pharaon s’écria : « Je crois qu’il n’y a pas d’autre Dieu que celui qu’adorent les fils d’Israël. Je me soumets. »
OUI, tu te soumets maintenant, mais, avant, n’étais-tu pas rebelle et ne te solidarisais-tu pas avec les malfaisants ?
AUJOURD’HUI, nous épargnerons ta carcasse pour que tu serves d’exemple à tes successeurs. La plupart des hommes ne prêtent pas attention à nos signes.
NOUS avons installé les enfants d’Israël d’une manière confortable. Nous les avons approvisionnés en bons aliments. Ils ne se divisèrent que le jour où ils reçurent la science. Ton Seigneur les départagera au jour dernier sur ce qui les divise.
SI tu as quelque doute sur ce que nous t’avons révélé, interroge ceux qui ont lu le Livre avant toi. C’est la vérité que t’a révélée ton Seigneur. Ne te laisse pas gagner par ceux qui doutent.
NE sois pas avec ceux qui traitent nos signes de mensonge. Sans quoi tu seras du nombre des réprouvés.
CEUX qui ont encouru la colère de ton Maître ne croiront,
QUELS que soient les signes qui leur parviendront, que lorsqu’ils éprouveront les tortures de leur châtiment.
QUE n’ont-elles cru les cités d’autrefois ? La foi leur eût été profitable. Seul, le peuple de Jonas s’est converti. En récompense, nous l’avons soustrait à un châtiment ignominieux dans ce monde et nous l’avons laissé jouir de la vie pendant un certain temps.
SI ton maître l’avait voulu, l’univers entier aurait embrassé sa foi. Vas-tu contraindre les hommes à se convertir ?
AUCUNE âme ne peut acquérir la foi sans la grâce de Dieu.  Dieu accablera de son mépris ceux qui ne le comprennent pas.
DIS : Réfléchissez à tout ce que contiennent les cieux et la terre. Mais de quelle utilité peuvent être nos signes et nos avertissements pour ceux qui ne croient pas !
ATTENDENT-ILS de passer par les mêmes épreuves que les générations éteintes ! Dis-leur : Attendez. Et moi j’attendrai avec vous.
NOUS sauverons alors nos émissaires et les croyants. C’est notre devoir de sauver les croyants.
DIS : O hommes, peut-être doutez-vous de ma religion ? Sachez que, pour ma part, je n’adorerai jamais les divinités que vous avez intronisées auprès de Dieu. Mais j’adore le Dieu qui tient votre vie entre ses mains et j’ai l’ordre d’être croyant.
J’AI l’ordre aussi de ne m’orienter que du côté de la vraie religion et d’éviter ceux qui prêtent des associés à Dieu.
N’INVOQUE pas, à côté de Dieu, ce qui ne peut ni t’aider ni te nuire. Si tu le faisais, tu serais du nombre des injustes.
SI Dieu t’afflige d’un mal, nul autre que Lui ne peut y mettre fin. S’Il te désigne pour une faveur, personne ne saurait en empêcher la réalisation. Il répand sur qui Il veut ses faveurs. Il est clément et miséricordieux.
DIS : O hommes, la vérité vous est venue de votre Seigneur. Celui qui aura pris la bonne voie en profitera. Quiconque s’en sera écarté, s’en repentira. Je n’ai pas à répondre de vous.
CONFORME-TOI aux ordres de ton Seigneur. Attends toujours que Dieu ait décidé. Il est le meilleur des juges.
ALIF-LAM-RA. Voici un livre conçu en versets fondamentaux et d’autres qui constituent des développements de la part du Sage et de l’Instruit.
N’ADOREZ que Dieu. Je suis chargé par Lui de vous avertir et de vous annoncer la bonne nouvelle.
IMPLOREZ le pardon de votre maître. Soumettez-vous à Lui. Il vous assurera une vie paisible jusqu’au terme fixé. Il reconnaîtra à chacun ses mérites. Si vous restez rebelle, je crains pour vous un châtiment qui fasse date.
C’EST à Dieu que vous ferez retour. Il est tout-puissant.
ILS tournent le torse pour se cacher de Dieu. OUBLIENT-ILS qu’à l’instant même où ils s’habillent, Dieu sait ce qu’ils pensent et ce qu’ils expriment, l’oublient-ils ? DIEU voit dans le tréfonds des cœurs.
IL n’y a pas de créature sur terre qui n’attende de Dieu sa nourriture, dont Dieu ne connaisse à la fois la demeure et le lieu de sa mort. Tout est écrit dans le Livre authentique.
C’EST Lui qui a créé les cieux et la terre en six jours. Son trône était sur les flots. Il avait pour but de faire apparaître quels étaient les meilleurs d’entre vous. ET quand tu leur dis qu’ils ressusciteront après leur mort, les infidèles ne manquent pas de traiter cette prédiction de pure magie.
SI nous reculons leur châtiment à une date ultérieure, les voilà qui disent : « Qu’est-ce qui empêche ce châtiment ? » Qu’ils le sachent, le jour où il se produira, rien ne pourra les en sauver. Ce qu’ils traitent avec raillerie les accablera.
SI nous accordons à l’homme notre bénédiction et que nous la lui retirions, le voilà en proie au désespoir et au ressentiment le plus vif.
LE faisons-nous bénéficier d’un bienfait après une période d’adversité, il s’écrie : « Enfin, c’en est fini de mes malheurs ». Car, il est inconséquent et prompt à s’enorgueillir.
CEUX qui sont constants et pratiquent les bonnes œuvres, ceux-là sont pardonnés et recevront une belle récompense.
VAS-TU délaisser une partie de ce qui t’a été révélé, laisseras-tu faiblir ton courage quand tu les entendras dire : « Que ne lui envoie-t-on un trésor ou que ne lui adjoigne-t-on un ange ? » Rappelle-toi que tu n’es qu’un simple avertisseur et que Dieu est le représentant de tout l’univers.
ILS s’obstinent à dire que le Coran est une invention du prophète. Réponds : « Composez seulement dix sourates semblables aux miennes. Et, pour cela, recourez à toutes les divinités que vous pourrez en dehors de Dieu, si vous êtes sincères ! »
S’ILS s’avèrent incapables, apprenez que ce Coran est révélé par la volonté de Dieu et qu’il n’y a d’autre Dieu que Lui. Finirez-vous par croire ?
CEUX qui se confinent dans les plaisirs et le luxe du monde, nous rétribuerons leurs œuvres dans ce monde même, sans chercher à les déprécier.
MAIS, dans l’autre monde, ils n’auront que l’enfer pour partage. Leurs œuvres n’auront aucune valeur. Et on infirmera ce qu’ils ont fait sur terre.
EST-IL possible de comparer ces gens-là à ceux qui croient aux révélations de leur Seigneur et au Livre de Moïse, guide et bénédiction du ciel, et qui calquent leur conduite sur leurs croyances ? Les voilà, les vrais croyants ! Ceux qui nient le Livre sont promis à l’enfer. N’aie aucun doute sur l’authenticité du Livre. C’est la vérité apportée par ton Seigneur. Mais la plupart des hommes sont incrédules.
Y a-t-il plus coupables que ceux qui inventent des mensonges sur le compte de Dieu ? Ceux-là seront confrontés avec leur Seigneur et les témoins s’écrieront : « Les voilà, ceux qui ont dit des mensonges sur leur Seigneur ! » Malédiction de Dieu sur les coupables.
LES coupables, je veux dire ceux qui détournent leurs prochains de la voie de Dieu, qui cherchent à rendre celle-ci tortueuse et qui ne croient pas à la vie future.
CEUX-LA, qu’ils le sachent, ne sauraient tenir Dieu en échec sur terre ni trouver aucun protecteur contre Lui. Leur châtiment sera double. Ne leur répugnait-il pas, en effet, d’entendre ou de voir tout ce qui touchait à la vérité ?
ILS se seront perdus eux-mêmes et ils invoqueront en vain les divinités qu’ils ont inventées.
ASSURÉMENT, ils seront parmi les plus maltraités dans l’autre monde !
CEUX qui croient, pratiquent les bonnes œuvres et s’humilient devant leur Seigneur, ceux-là auront le paradis pour séjour éternel.
INCRÉDULES et croyants sont comparables à l’aveugle et au sourd et à celui qui voit et entend. Ces deux sortes de personnes peuvent-elles être confondues ? Finirez-vous par comprendre ?
NOUS envoyâmes Noé à son peuple. « Je suis chargé, dit-il, de vous avertir solennellement. »
N’ADOREZ que Dieu. Sans quoi je crains que vous ne subissiez un châtiment douloureux.
LES puissants de son peuple, qui ne croyaient pas, lui tinrent ces propos : « Tu ne nous parais pas fait autrement que nous. Tu n’as pour adeptes que la lie du peuple. Aucune grâce particulière ne vous élève au-dessus de nous. Bien plus, nous vous prenons pour des imposteurs. »
IL répondit : « O mon peuple, qu’y puis-je ? Délégué vers vous avec des preuves de mon Seigneur et, pourvu de sa grâce, ma mission vous demeure incomprise. Vais-je vous contraindre à y croire, en dépit de votre aversion ? »
O mon peuple, je ne vous demande aucune rétribution. Je n’attends aucune récompense que de Dieu. Je ne saurais repousser ceux qui croient. Ils ne font qu’entrer en contact avec leur Seigneur. Vous me semblez un peuple d’ignorants.
O mon peuple, qui me préservera de la colère de Dieu, si je repousse ces gens ? Allez-vous comprendre ?
JE ne prétends pas disposer des trésors de Dieu ni deviner l’avenir. Je ne prétends pas être un ange. Je ne saurais avancer que Dieu ne gratifiera pas ces gens que vous méprisez. Dieu seul sait ce que recèlent leurs cœurs. Si je m’arrogeais ces prérogatives, je ne serais moi-même qu’un réprouvé.
ILS dirent : « O Noé, assez discuté. Nous n’avons que trop discuté jusqu’ici. Provoque le malheur dont tu nous menaces, si tu es sincère. »
DIEU vous l’enverra, s’Il le veut. Et vous ne saurez l’en empêcher.
MALGRÉ toute ma bonne volonté, mes conseils ne vous serviront de rien s’il est dans les desseins de Dieu de vous perdre. C’est votre Maître. C’est à Lui que vous ferez retour.
ILS s’obstinent à dire que le Coran est une invention. Réponds : « Si c’est une invention, j’en supporterai la responsabilité mais je vous laisse celle de vos péchés. »
DIEU révéla à Noé que désormais il n’y aurait plus de nouvelles conversions et l’exhorta à ne plus se lamenter sur la conduite de son peuple.
CONSTRUIS une arche sous notre surveillance et suivant nos plans, lui prescrivit-il, et cesse de m’apitoyer sur les incrédules. Ils périront, noyés.
IL entreprit de construire l’arche et chaque fois que les grands de son peuple passaient près de lui, ils le tournaient en dérision. Il leur disait : « Vous nous raillez aujourd’hui, mais nous ne tarderons pas à vous railler à notre tour. »
VOUS saurez bientôt pour qui se prépare un châtiment cruel dans ce monde et à qui un supplice éternel est réservé dans l’autre.
CETTE situation dura jusqu’au jour où notre décret arriva à exécution et où l’eau se mit à bouillonner dans sa source. Nous dîmes alors à Noé : « Embarque dans l’arche un couple de chaque espèce ainsi que les tiens, excepté ceux dont le sort est déjà réglé. Embarque aussi ceux qui croient : « Hélas ! ceux-ci n’étaient pas nombreux ».
NOÉ dit : « Montez dans l’arche. O mon Dieu, faites qu’elle vogue et qu’elle atterrisse. O vous, le clément et le miséricordieux ! »
L’ARCHE commença à voguer au milieu d’énormes vagues, hautes comme des montagnes. Noé interpella son fils qui était resté sur le rivage : « O mon fils, monte avec nous. Ne reste pas avec les incrédules ».
« JE me réfugierai sur une montagne pour échapper aux eaux », répondit-il. « Nul n’échappera aujourd’hui au décret de Dieu, répliqua Noé, si ce n’est par un effet de sa clémence ». Une vague les sépara. Le fils de Noé fut emporté par les eaux.
« O terre, fut-il dit, absorbe l’eau. O ciel ! cesse de pleuvoir ». Aussitôt les eaux baissèrent. L’arrêt était accompli. L’arche atterrit à El Djoudi. « Loin d’ici les méchants, fut-il dit ».
NOÉ adressa cette prière à son Seigneur : « Seigneur, dit-il, mon fils est des miens, mais ta volonté est souveraine et tu es le plus juste des juges ».
« NON, Noé, ton fils n’est pas des tiens, reprit Dieu. Ta prière est inconvenante. Ne m’interroge pas sur ce que tu ne dois pas savoir. Je t’en avertis pour ne pas te laisser parmi les ignorants. »
SEIGNEUR, dit Noé, pardonne-moi si je t’ai interrogé sur ce que je ne dois pas savoir. Si tu ne me pardonnes pas et si tu ne m’accordes pas ta miséricorde, je suis perdu.
« O Noé, lui dit-Il, descends de l’arche, sain et sauf. Nous te bénissons toi et ceux qui t’accompagnent. Il est des peuples auxquels nous accorderons les biens de ce monde et auxquels nous infligerons un châtiment douloureux dans l’autre. »
CE sont là des épisodes du temps passé que nous te révélons. Vous les ignoriez toi et ton peuple jusqu’à ce jour. Patiente, l’avantage restera à ceux qui craignent Dieu.
NOUS envoyâmes au peuple de Ad leur frère Houd. O mon peuple, dit-il, adorez Dieu. Vous n’avez pas d’autre Dieu que Lui. Vous n’êtes que des insensés.
O mon peuple, je ne te demande aucune rétribution. Je n’attends ma rétribution que de Celui qui m’a créé. Finirez-vous par comprendre ?
O mon peuple, implorez le pardon de votre Seigneur, puis soumettez-vous à Lui. Il déversera du ciel des pluies abondantes. A vos forces, Il en ajoutera d’autres. Ne quittez pas cette terre en rebelles.
ILS dirent : « O Houd, tu ne nous apportes aucune preuve. Nous n’abandonnerons pas nos divinités sur tes simples dires. Nous ne te croyons pas.
A n’en pas douter, une de nos divinités t’a troublé l’esprit ». « Je prends Dieu à témoin, dit-il, et témoignez vous-mêmes que je ne crois pas aux divinités que vous associez
A Dieu. Mettez tout en œuvre contre moi et ne m’accordez aucun répit.
JE me confie à Dieu, mon Seigneur et le vôtre. Il n’est pas une seule créature qui ne soit à la merci de Dieu. Mon Seigneur est dans le bon chemin.
QU’IMPORTE que vous vous détourniez de moi ! j’ai accompli ma mission. Mon Seigneur appellera un autre peuple à vous succéder. Votre disparition ne diminuera en rien sa puissance. Mon Seigneur veille sur tout l’univers ».
LORSQUE notre décret arriva à exécution, nous sauvâmes Houd et ceux qui croyaient avec lui par un effet de notre miséricorde et nous les arrachâmes à un supplice effroyable.
TELLE est l’histoire du peuple de Ad qui a nié les signes du Seigneur, qui a désobéi à ses prophètes et qui a obéi, au contraire, aux rebelles et aux oppresseurs.
LA malédiction les a suivis dans ce monde et dans l’autre. Ad n’a-t-il pas, en effet, renié son Seigneur ? Loin d’ici, Ad, le peuple de Houd.
NOUS envoyâmes au peuple de Thémoud leur frère Salah. Il leur dit : « O mon peuple, adorez Dieu. Vous n’avez pas d’autre Dieu que Lui. C’est Lui qui vous a tirés de la terre et qui vous y a installés. Implorez-Le et soumettez-vous à Lui. Mon Dieu est préoccupé à exaucer les prières ».
O Salah ! répondirent-ils, jusqu’ici nous avions confiance en toi. Mais vas-tu maintenant nous interdire d’adorer ce qu’adoraient nos pères ? En vérité, nous avons des doutes sérieux sur le culte que tu nous proposes.
IL répondit : « O mon peuple, qu’y puis-je ? Délégué vers vous avec des preuves de mon Seigneur et, pourvu de sa grâce, qui me protégerait contre Lui si je Lui désobéissais ! Vraiment, vous voulez ma perte ».
O mon peuple, cette chamelle est pour vous un signe de la part de Dieu. Laissez-la paître en paix et ne lui faites aucun mal. Sinon, votre châtiment ne se fera pas attendre.
ILS l’égorgèrent. « Continuez, leur dit-il, à vous prélasser dans vos demeures pendant trois jours. Mon avertissement ne sera pas démenti. »
LORSQUE notre décret arriva à exécution, nous sauvâmes, par l’effet de notre miséricorde, Salah et ceux qui croyaient avec lui. Nous leur évitâmes l’opprobre du châtiment. Ton Seigneur est puissant et vénérable.
UN cataclysme anéantit les injustes. On trouva leurs demeures jonchées de cadavres,
COMME si leur existence n’avait jamais égayé ces lieux. Oui, le peuple de Thémoud a renié son Seigneur. Loin d’ici le peuple de Thémoud.
NOS émissaires allèrent trouver Abraham pour lui annoncer la bonne nouvelle. Salut, lui dirent-ils. Il les salua aussi. Et il leur offrit aussitôt un veau rôti.
LORSQU’IL les vit s’abstenir de toucher au plat, il fut troublé et en conçut une vive frayeur. « Ne crains rien, lui dirent-ils, nous sommes envoyés par Dieu au peuple de Loth. »
L’EPOUSE d’Abraham, qui était à ses côtés, se mit à rire. Nous lui annonçâmes qu’elle donnerait le jour à Isaac et qu’Isaac aurait lui-même un fils, Jacob.
O stupeur ! s’exclama-t-elle, comment pourrais-je enfanter alors que je suis vieille et que mon mari lui-même est un vieillard ! C’est là une chose vraiment étrange !
ET les anges de répliquer : « Comment peux-tu t’étonner d’une décision de Dieu ? Que la miséricorde et la bénédiction de Dieu soient sur vous, ô habitants de cette maison. A Dieu doivent aller les louanges et la glorification. »
LORSQUE la crainte d’Abraham cessa et qu’il eut reçu la bonne nouvelle, il intervint en faveur du peuple de Loth.
ABRAHAM était d’un naturel doux, compatissant et dévoué.
O Abraham, n’insiste pas. La décision de ton Seigneur est prise. Un châtiment inexorable s’abattra sur eux.
LORSQUE nos envoyés se présentèrent à Loth, il en éprouva une grande gêne. Il ne sut où donner de la tête. « Quelles pénibles circonstances ! » murmura-t-il.
IL fut assailli au même moment par des gens de son peuple, qui sortaient à peine de leurs scènes de débauche... « O mon peuple, leur dit-il, voici mes filles. Il serait plus naturel que vous en usiez. Craignez Dieu et ne m’offensez pas dans la personne de mes hôtes. N’y a-t-il pas parmi vous un homme sensé ? »
« Tu sais bien, répondirent-ils, que nous n’avons que faire de tes filles ! Et tu n’es pas sans connaître ce que nous désirons ».
QUE ne suis-je assez fort pour vous résister ou que ne puis-je trouver de l’aide.
« O Loth, nous sommes les messagers de ton Seigneur. Ne crains rien. Ils n’arriveront pas jusqu’à toi. Pars, cette nuit, avec les tiens et qu’aucun de vous ne tourne la tête en route ! Quant à ta femme, elle sera atteinte par le même fléau qui s’abattra sur les méchants. C’est le matin que la catastrophe se produira et le matin n’est pas loin.
LORSQUE notre ordre fut lancé, la ville se trouva bouleversée sens dessus dessous et une pluie de pierres brûlantes s’abattit sur elle.
PLUIE drue, prédestinée par ton Seigneur, et toute prête à s’abattre sur les méchants.
AUX Médianites nous envoyâmes leur frère, Choaïb : « O mon peuple, leur dit-il, adorez Dieu, vous n’avez pas d’autre Dieu que Lui. Ne fraudez pas sur la mesure et sur le poids. Je vous trouve dans une situation prospère. Mais je crains que vous ne soyez englobés, un jour, dans un châtiment du ciel. »
O mon peuple, donnez juste mesure et juste poids. Ne diminuez pas la valeur du bien d’autrui. Et ne faites pas du mal sur la terre.
VOTRE récompense auprès de Dieu sera d’autant plus belle que vous êtes croyants. JE ne suis pas responsable de vos actes.
O Choaïb, répondirent-ils, est-ce sous l’influence de tes prières que tu nous ordonnes de renier ce qu’adoraient nos pères ou de ne pas disposer de nos biens comme nous l’entendons. Vraiment, tu es chaste et naïf.
O mon peuple, que diriez-vous s’il vous était prouvé que je suis vraiment inspiré par mon Seigneur et qu’Il m’a réellement gratifié d’une grâce insigne ? Loin de moi l’intention de faire ce que je vous défends. Je ne cherche qu’à vous rendre meilleurs dans la mesure où je le peux. Ma réussite dépend de Dieu. Je mets ma confiance en Lui et c’est à Lui que je ferai retour.
O mon peuple, que votre passion à me contredire ne vous entraîne pas à encourir les mêmes châtiments que les peuples de Noé, de Houd et de Salah. L’exemple du peuple de Loth n’est pas si loin.
IMPLOREZ le pardon de votre Seigneur et revenez à Lui. Mon Seigneur est toute indulgence et toute mansuétude.
O Choaïb, répliquèrent-ils, nous ne comprenons pas grand chose à ce que tu nous dis. N’as-tu pas conscience de ta faiblesse parmi nous ? Si ce n’était par égard pour ta famille, nous t’aurions déjà lapidé ! Tu n’es pas si précieux que ça pour nous !
O mon peuple, dit Choaïb, auriez-vous plus de considération pour ma famille que pour Dieu, que vous rejetez loin de vous ! Mon Seigneur sait tout ce que vous faites.
O mon peuple, continuez à agir comme vous l’entendez. J’agirai de même comme je l’entends. Vous ne tarderez pas à savoir qui de nous sera atteint par un châtiment ignominieux et qui de nous est l’imposteur. Attendez. Moi aussi j’attends.
LORSQUE notre ordre fut lancé, nous sauvâmes Choaïb et ceux qui partageaient sa foi par un effet de notre miséricorde. Un cataclysme anéantit les méchants. On les trouva étendus morts dans leurs maisons,
COMME s’ils n’avaient jamais occupé le pays. Loin d’ici les Médianites. Qu’il en soit d’eux comme des Thémoudites !
NOUS envoyâmes Moïse pour transmettre nos enseignements, muni d’un pouvoir authentique.
NOUS l’envoyâmes à Pharaon et à sa cour. La cour prit le parti de Pharaon, bien que celui-ci manquât de sagesse.
PHARAON marchera à la tête de son peuple au jour du jugement dernier. Il le conduira à l’enfer. Funeste destin !
LA malédiction de Dieu les suivra dans ce monde et dans l’autre. Triste présent !
C’EST l’histoire des cités que nous te faisons revivre. Il en est qui sont encore debout, d’autres ont été complètement rasées.
CE n’est pas nous qui avons été injustes envers eux. Ils ont été eux-mêmes les artisans de leur malheur. L’aide des divinités qu’ils imploraient en dehors de Dieu leur a manqué, lorsque l’ordre de ton Seigneur fut lancé. Elles n’ont fait qu’accroître leur désarroi.
VOILA de quelle manière Dieu punit les cités corrompues ! Il leur envoie un châtiment terrible et douloureux.
C’EST là un enseignement pour ceux qui redoutent les supplices de la vie future. Il y aura un jour où tous les hommes seront réunis, un jour qui sera solennel.
CE jour est retardé jusqu’à une date fixée.
QUAND ce jour viendra, aucune âme ne pourra parler sans la permission de Dieu. Ce jour-là, il y aura des réprouvés et des bienheureux.
LES réprouvés seront précipités dans le feu. On entendra leurs cris de douleur et leurs sanglots.
ILS y resteront autant de temps qu’auront duré les cieux et la terre, à moins que ton Seigneur en décide autrement. Car ton Seigneur est tout-puissant.
LES bienheureux iront au paradis. Ils y séjourneront autant qu’auront duré les cieux et la terre, à moins que ton Seigneur en décide autrement. C’est là une récompense immuable.
N’AIE aucune illusion sur ce qu’adorent ces gens. Ils adorent ce qu’adoraient leurs pères avant eux. Nous réglerons leurs comptes sans rien omettre.
NOUS donnâmes le Livre à Moïse et immédiatement il suscita des controverses. Si Dieu n’en avait décidé autrement, il y a longtemps que ces gens auraient été jugés. Car eux aussi ont douté de la parole de leur maître.
CHACUN d’eux sera rétribué selon ses œuvres. Et Dieu est omniscient.
AGIS avec rectitude, comme il t’a été prescrit ainsi qu’à ceux qui se sont convertis avec toi. Évitez les excès. Car Dieu est témoin de tous vos actes.
NE pactisez pas avec les injustes. Sinon vous serez la proie du feu. Vous ne trouverez ni aide ni protection en dehors de Dieu.
PRIE matin et soir et une partie de la nuit. Les bonnes actions chassent les mauvaises. C’est là un avertissement pour ceux qui réfléchissent.
PATIENTE. Dieu ne laissera pas se perdre la récompense des gens de bien.
QUE ne s’est-il trouvé parmi les générations qui vous ont précédés des gens pour combattre le mal sur la terre ! A l’exception du petit nombre que nous avons sauvés, les autres sont demeurés attachés à leurs aises et se comportèrent en indignes.
IL n’est pas dans le caractère de ton Seigneur de détruire les cités dont les habitants sont justes.
SI ton Seigneur l’avait voulu, Il n’aurait fait des hommes qu’un seul peuple. Mais ils ne cesseront d’être différents,
A l’exception de ceux qu’Il aura touchés de sa grâce. Il les a créés pour être différents. Et qu’on sache que ton maître ne reviendra pas sur cette parole : « Je remplirai l’enfer de génies et d’hommes ».
EN te racontant l’histoire de nos prophètes, nous n’avons d’autre but que d’affermir ta foi. Cette histoire t’apporte la vérité et un avertissement et elle comporte une leçon pour les croyants.
DIS à ceux qui ne croient pas : « Continuez à agir suivant votre conscience. Nous, à agir suivant la nôtre.
ET l’un et l’autre attendons la fin.
DIEU seul connaît les secrets des cieux et de la terre. C’est à Lui que tout aboutit. Adore-Le, mets ta confiance en Lui. Ton Seigneur suit attentivement toutes les actions des hommes.
Alif-Lam-Ra. Voilà les versets du Livre de l’Évidence.
NOUS l’avons envoyé du ciel en langue arabe. Peut-être deviendrez-vous meilleurs ?
NOUS allons te narrer une des plus belles histoires que contient le Coran et que tu ne connaissais pas jusqu’alors.
JOSEPH dit un jour à son père : « O mon père, j’ai vu en rêve onze étoiles, le soleil et la lune se prosterner à mes pieds ».
MON fils, lui répondit son père, ne divulgue pas ce rêve à tes frères de peur qu’ils ne trament quelque machination contre toi. Car Satan est pour l’homme un ennemi déclaré.
EN t’envoyant ce rêve, ton Seigneur t’a choisi pour t’apprendre le secret des choses. Il complétera ainsi les effets de sa grâce pour toi et pour la famille de Jacob, comme Il l’a fait autrefois pour tes ancêtres, Abraham et Isaac. Ton Seigneur est toute science et toute sagesse.
EN vérité, l’histoire de Joseph et de ses frères est pleine d’enseignements pour ceux qui cherchent à s’instruire.
« JOSEPH et son frère sont plus chers à notre père que nous », dirent, un jour, leurs autres frères. Et pourtant nous sommes plus nombreux qu’eux. C’est là une préférence coupable de sa part.
TUONS Joseph ou perdons-le quelque part, dirent-ils. Ainsi pourrons-nous recouvrer l’affection de notre père et redevenir des gens heureux.
L’UN d’eux proposa : « Ne tuez pas Joseph, mais jetez-le au fond d’un puits où il sera découvert par quelque voyageur, si votre résolution est bien arrêtée. » 
ILS dirent à Jacob : « O notre père, pourquoi ne veux-tu pas nous confier Joseph, alors que nous lui voulons tant de bien ? »
« LAISSE-LE partir demain avec nous pour se divertir et jouer avec nous. Nous veillerons sur lui ».
« JE le verrai avec peine vous accompagner, répondit-il. Je crains qu’un loup le dévore alors que vous n’y ferez pas attention ».
« POUR qu’un loup le dévore, alors que nous sommes si nombreux, il faudrait que nous soyons bien lâches ! »
ILS l’emmenèrent avec eux et s’entendirent pour le jeter au fond d’un puits. Nous révélâmes alors à Joseph ceci : Sans qu’ils s’en doutent, tu seras appelé à leur rappeler cet acte.
A la nuit, ils s’en retournèrent auprès de leur père en pleurant.
O notre père, dirent-ils, nous avons joué à la course et nous avons laissé Joseph pour garder nos effets. Un loup l’a dévoré. Malheureusement tu ne nous croiras pas, bien que nous soyons sincères.
ILS lui présentèrent sa chemise faussement tachée de sang. Il répondit : Non, c’est un coup monté par vous contre Joseph. La résignation est ma seule ressource. J’en appelle à Dieu de votre machination.
UNE caravane passa près du puits. Ils envoyèrent un convoyeur pour les ravitailler en eau. Ayant fait descendre son seau, il s’exclama : « Quelle heureuse trouvaille ! C’est un jeune homme ». Ils le cachèrent pour le vendre comme marchandise. Dieu connaissait leurs intentions.
ILS le vendirent à vil prix pour quelque menue monnaie car ils ne tenaient pas à lui.
L’ÉGYPTIEN qui l’acheta recommanda à sa femme : « Traite-le bien. Il peut nous être utile et peut-être serons-nous amenés à le prendre pour enfant ». C’est ainsi que nous mîmes Joseph en sécurité sur terre pour l’initier au secret des choses. Dieu réalise toujours ses desseins, mais la plupart des hommes l’ignorent.
LORSQU’IL parvint à l’âge d’homme, nous lui donnâmes la sagesse et la science. C’est ainsi que nous récompensons les bons.
LA maîtresse de la maison tenta de le séduire. Elle ferma les portes et lui dit : « Je me donne à toi ». « Dieu m’en préserve », s’exclama-t-il ! Mon maître m’a traité avec générosité. Les méchants sont voués au malheur.
ELLE avait pleinement succombé et lui aussi était sur le point de succomber lorsqu’il se rappela les enseignements de Dieu. Ce souvenir l’arracha au mal et à la turpitude. Nous le lui suscitâmes car il était parmi nos serviteurs fidèles.
TOUS deux se précipitèrent sur la porte. Elle lui déchira son manteau par derrière. Ils butèrent sur le maître de la maison. Elle s’écria : « Que mérite celui qui a voulu déshonorer ta famille, sinon d’être jeté en prison ou de subir une peine exemplaire ? »
IL répliqua : « C’est elle qui m’a incité au mal. » Un parent de la femme intervint alors en disant : « Si le manteau de Joseph est déchiré par devant, c’est la femme qui doit être crue et Joseph est un menteur ».
« SI, au contraire, le manteau est déchiré par derrière, la femme a menti et c’est Joseph qui a dit la vérité ».
LORSQUE le mari vit que le manteau était déchiré par derrière, il dit : « Voilà bien une de vos perfidies ! et quoi de plus redoutable que les perfidies des femmes ! »
« O Joseph, conclut-il, oublie cet incident. Quant à toi, femme, demande pardon de ta faute, car tu as péché. »
LES femmes de la ville commentèrent l’événement : La femme du Souverain s’est éprise de son domestique. Elle est folle d’amour pour lui. Son aberration est manifeste.
LORSQUE ces échos malveillants parvinrent à la femme du Souverain, elle invita chez elle les femmes de la ville. Elle leur servit une collation et remit à chacune un couteau. Puis elle ordonna à Joseph de paraître. Lorsqu’elles l’aperçurent, elles furent éblouies à tel point que dans leur trouble elles se coupèrent les doigts. Elles s’exclamèrent : « Ce n’est pas possible, ce n’est pas un homme, c’est un ange sublime ».
VOILA l’homme, leur dit-elle, qui m’a valu vos reproches. J’ai voulu me donner à lui mais il m’a repoussée. S’il s’obstine à me résister, je le ferai jeter en prison et il retombera dans les bas-fonds de la société.
SEIGNEUR, dit Joseph, je préfère la prison aux turpitudes dans lesquelles on veut m’entraîner. Si tu ne me délivres pas de leur tentation, je succomberai et je retomberai dans l’ignorance.
DIEU entendit sa prière. Il le délivra de leurs tentations. Car Il entend et sait tout.
ON jugea bon cependant de l’interner quelque temps, bien que son innocence ait éclaté.
DEUX hommes furent jetés en prison en même temps que lui. L’un d’eux lui dit : « J’ai rêvé que je pressais du raisin ». L’autre confia à son tour : « J’ai rêvé que je portais sur ma tête une charge de pains que les oiseaux venaient manger. » Explique-nous ces rêves car nous t’en croyons capable.
IL leur répondit : « Il n’y a pas de nourriture qu’on ne vous destine dont je ne vous expliquerai l’origine avant même qu’elle ne vous parvienne. C’est là une aptitude que je tiens de mon Dieu. Je n’ai jamais voulu pratiquer le culte de ceux qui ne croient pas en Dieu et en la vie future. »
LE culte que je pratique est celui de mes pères, Abraham, Isaac et Jacob. Nous nous sommes toujours abstenus d’associer qui que ce soit à Dieu. C’est là un effet de la grâce que Dieu nous a dispensée comme à tant d’autres hommes. Mais peu de gens lui en sont reconnaissants.
O mes compagnons de captivité, est-ce qu’une poussière de maîtres vaut mieux qu’un Dieu unique et puissant ! »
VOUS n’adorez en dehors de Dieu que de vains noms que vous avez inventés, vous et vos pères, et dont l’existence n’a jamais été révélée par Dieu. Tout pouvoir émane de Dieu. Il prescrit de n’adorer que Lui. Voilà le vrai culte. Mais peu d’hommes le savent.
« O mes compagnons de captivité, l’un de vous sera l’échanson de son maître, l’autre sera décapité et les oiseaux déchiquetteront son crâne. Voilà la réponse à la question que vous m’avez posée. »
JOSEPH pria celui qui devait être libéré d’appeler sur lui l’attention de son maître. Mais Satan lui fit oublier de prévenir son maître. Et Joseph séjourna quelques années encore en prison.
LE Souverain dit : « J’ai vu en songe sept vaches grasses dévorées par sept vaches maigres et sept épis verts et sept autres secs. O vous qui m’entourez, interprétez ce songe si vous en êtes capables. »
CE sont de pures divagations. Et nous n’avons pas le don d’interpréter de telles rêveries.
UN instant après, celui des deux prisonniers qui avait eu la vie sauve se souvint de Joseph. Il dit : Moi, je me charge de vous interpréter ces songes. Laissez-moi faire.
O Joseph, toi qui sais la vérité, explique-nous ce que signifient sept vaches grasses dévorées par sept vaches maigres et sept épis verts et sept autres secs pour que, quand je serai de retour parmi les miens, je puisse les renseigner.
JOSEPH répondit : « Vous sèmerez sept années consécutives. Ce que vous moissonnerez, vous le laisserez en gerbes en prélevant juste de quoi vous nourrir.
SEPT années de disette viendront ensuite, qui absorberont tout ce que vous aurez mis en réserve si ce n’est quelques menus restes.
PUIS viendra une année d’abondance où les pressoirs ne chômeront pas. »
LE Souverain dit : « Amenez-moi cet homme. » Lorsque le messager du Souverain se trouva en présence de Joseph, ce dernier lui dit : « Retourne auprès de ton maître et demande-lui ce qu’il pense des femmes qui se sont coupé les doigts ». Mon Seigneur connaît leurs machinations.
LE roi interrogea ces femmes : « Pourquoi avez-vous tenté Joseph ? » Elles répondirent : « Dieu est témoin, Joseph n’a commis aucun mal, que nous sachions ». La femme d’El Aziz confessa alors à son tour : « Maintenant la vérité a éclaté. C’est moi qui l’ai tenté. Lui a dit la vérité ».
SI je t’ai renvoyé près de ton maître, c’est pour qu’il sache que je ne l’ai pas trompé pendant son absence. Dieu n’aide pas les méchants.
HELAS ! j’ai mes passions comme les autres. Et les passions poussent au mal, à moins qu’on ne soit touché par la grâce de Dieu. Dieu est clément et miséricordieux.
« QU’ON me l’amène, dit le Souverain. Je l’attache à ma personne ». Après s’être entretenu avec lui, il lui dit : « Désormais, tu es à demeure auprès de moi et je t’investis de ma confiance ».
JOSEPH lui dit : « Fais de moi le régisseur des richesses du pays. J’en serai le gardien vigilant ».
C’EST ainsi que nous affermîmes la situation de Joseph dans le pays. Il pouvait circuler en maître dans toutes les régions. Nous touchons de notre grâce qui nous voulons. Toutefois nous ne laissons jamais les bons sans récompense.
CEUX qui croient et qui craignent Dieu auront une plus belle récompense dans la vie future.
LES frères de Joseph vinrent en Égypte. Ils furent introduits auprès de lui. Lui les reconnut, mais non pas eux.
APRÈS qu’il les eût approvisionnés, il leur dit : « Amenez-moi votre frère qui est resté avec votre père. Vous voyez que je vous ai donné bonne mesure et que je vous ai réservé le meilleur accueil ».
« Si VOUS ne me l’amenez pas, je ne vous donnerai plus aucune provision et il est inutile que vous reparaissiez devant moi ».
ILS répondirent : « Nous nous efforcerons de faire consentir notre père à ta demande. Nous te le promettons ».
JOSEPH dit à ses employés : « Dissimulez dans leurs bagages le prix qu’ils ont versé. En rentrant, ils s’en apercevront et peut-être cela les incitera-t-il à revenir ? »
DE retour auprès de leur père, ils lui dirent : « O notre père, on refuse de nous approvisionner si notre frère ne nous accompagne. Confie-le-nous, nous en prendrons soin ».
IL leur dit : « Vais-je vous le confier, comme je vous ai confié son frère autrefois ? Dieu est le plus sûr des gardiens. Et Il est toute clémence. »
EN déballant leurs bagages, ils s’aperçurent que le prix du blé leur avait été rendu. Ils dirent : « O notre père, que pouvons-nous espérer de plus ? Notre prix nous a été rendu. Nous pouvons donc encore approvisionner les nôtres. Nous aurons soin de notre frère et, nous, nous aurons droit à une charge de plus. L’opération est facile. »
JE ne le laisserai partir avec vous, dit le père, que si vous vous engagez devant Dieu à le ramener à moins d’un cas de force majeure. Lorsqu’ils eurent pris cet engagement, il s’écria : « Dieu est témoin de ce que nous avons convenu ».
PUIS il ajouta : « Mes enfants, ne pénétrez pas au Caire par la même porte mais prenez des portes différentes. Bien sûr, je suis impuissant contre les décrets de Dieu. Car il n’y a de puissance qu’en Lui. Je me fie à Lui. Et c’est à Lui que se fient ceux qui sont résignés à sa volonté ».
ILS entrèrent dans la ville en suivant la recommandation de leur père. Mais cette précaution ne pouvait les prémunir contre les décrets de Dieu. Elle ne faisait que calmer les appréhensions de Jacob. Car ce dernier savait tirer profit de nos enseignements. Ce qui est peu commun chez les hommes.
LORSQU’ILS se présentèrent à Joseph, celui-ci prit à part son plus jeune frère et lui dit : « Je suis ton frère. Ne t’attriste pas du crime qu’ils ont commis ».
APRÈS qu’il les eût approvisionnés, il glissa une coupe dans les bagages de son plus jeune frère. Des gens coururent après eux en criant : « Oh ! là, voyageurs, vous êtes des voleurs ».
SE retournant, les fils de Jacob leur dirent : « Que cherchez-vous ? »
ILS répondirent : « Nous cherchons la coupe du roi. Celui qui la rapportera recevra une charge de grain. Nous nous en portons garants ».
ILS répliquèrent : « Par Dieu, vous savez bien que nous ne sommes pas venus avec l’intention de mal faire et que nous ne sommes pas des voleurs ».
ET si vous mentez, quelle peine vous infligera-t-on ? dirent-ils.
ILS répondirent : « Nous vous livrerons celui dans les bagages duquel la coupe sera trouvée. C’est ainsi que nous punissons les coupables ».
JOSEPH commença à fouiller leurs bagages avant ceux de son frère. Puis il tira la coupe des bagages de son frère. Nous suggérâmes ce moyen à Joseph, car il n’aurait jamais consenti de lui-même à faire de son frère un sujet du roi, à moins que Dieu ne l’ait voulu. Nous élevons dans la société qui nous voulons. Chaque savant trouve plus savant que soi.
ILS dirent : « S’il a volé, son frère a volé avant lui ». Joseph garda pour lui cette réflexion et ne laissa apparaître aucun ressentiment. Il leur dit seulement : « Vous êtes plus misérables encore. Et Dieu sait mieux que vous ce que vous dites ».
ILS répliquèrent : « O Seigneur, ce jeune homme a un père âgé. Retiens l’un de nous à sa place. Tu nous parais si bienveillant ».
DIEU m’en garde ! je ne puis retenir que celui sur qui j’ai trouvé l’objet. Sans quoi, je commettrais une injustice.
QUAND ils virent qu’il était inflexible, ils s’écartèrent pour se concerter. Le plus âgé d’entre eux dit : « Avez-vous oublié l’engagement solennel que nous avons pris envers notre père et l’incurie que nous avons montrée à l’égard de Joseph ! Pour ma part, je ne quitterai ce pays qu’avec l’autorisation de mon père. Ou bien alors que Dieu décide pour moi, car Il est le meilleur des juges ».
RETOURNEZ auprès de votre père et dites-lui que son fils a volé. Nous ne te rapportons que ce que nous savons. Nous ne saurions répondre d’une chose qui nous échappe.
RENSEIGNE-TOI dans la ville où l’événement s’est passé et auprès des gens avec qui nous avons fait route et tu verras que nous avons dit la vérité.
JACOB les accueillit par ces mots : « C’est là encore un coup monté par vous. La résignation est ma seule ressource. Peut-être Dieu me les rendra-t-il tous les deux, car Il est savant et sage ».
IL se retira en soupirant : « Que ma peine est grande pour Joseph ! » Ses prunelles étaient pâlies par les larmes et son cœur gonflé de tristesse !
SES fils lui dirent : « Par Dieu ! à ne cesser d’évoquer le souvenir de Joseph, tu vas compromettre ta santé et tu finiras par mourir ».
C’EST à Dieu que j’offre ma douleur et mes regrets, répondit-il, parce que je sais sur Dieu des choses que vous ignorez.
O mes enfants, allez et enquérez-vous de Joseph et de son frère. Restez confiants dans la grâce de Dieu, car seuls désespèrent de Lui les impies.
DE retour auprès de Joseph, ils lui dirent : « O Seigneur, le malheur s’est abattu sur nous et les nôtres. Nous ne pouvons t’offrir qu’un prix insuffisant. Donne-nous quand même une bonne mesure et sois généreux. Dieu récompense les généreux ».
VOUS souvenez-vous, leur dit-il, de ce que vous avez fait à Joseph et à son frère quand vous manquiez d’expérience.
SERAIS-TU Joseph ? s’exclamèrent-ils. Oui je suis Joseph et celui-ci est mon frère. Dieu nous a pris sous sa protection. Quiconque craint Dieu et se résigne en est récompensé, car Dieu ne laisse pas les bons sans récompense.
PAR Dieu, dirent-ils, Dieu t’a préféré à nous et nous reconnaissons nos torts.
JE ne vous reproche rien, répondit-il. Que Dieu vous pardonne. Sa clémence est sans égale.
EMPORTEZ mon manteau que voici. Passez-le sur le visage de mon père. Il recouvrera la vue. Et revenez avec tous les vôtres.
ALORS que la caravane était en marche, leur père dit : « Je sens autour de moi la présence de Joseph. Vous allez dire que je divague ? »
PAR Dieu, laissèrent-ils tomber, c’est toujours ta vieille idée qui t’obsède.
LE messager vint et jeta le manteau sur le visage de Jacob. Celui-ci recouvrit aussitôt la vue. « JE vous avais bien dit, s’exclama-t-il, que je sais sur Dieu des choses que vous ignorez ».
O notre père, lui dirent-ils, demande à Dieu de pardonner nos péchés. Car nous sommes vraiment coupables.
SOYEZ sans crainte. J’implorerai votre pardon auprès de Dieu. Il est toute clémence et toute miséricorde.
LORSQU’ILS arrivèrent chez Joseph, celui-ci alla au-devant de ses père et mère et les accueillit par ces mots : « Soyez les bienvenus en Égypte. S’il plaît à Dieu, vous y serez en sécurité ».
IL installa ses père et mère sur son propre siège. Toute sa famille se prosterna à ses pieds. O mon père, dit Joseph, voilà l’explication du rêve que je t’ai raconté un jour. Dieu vient de le réaliser. Il m’a témoigné une grâce infinie. Il m’a tiré de prison. Il a permis que vous veniez jusqu’à moi à travers les déserts, après que Satan eût jeté la discorde entre mes frères et moi. Mon Seigneur sauve qui Il veut. Il est savant et sage ».
SEIGNEUR, tu m’as donné la puissance et tu m’as appris à interpréter les événements. Créateur des cieux et de la terre, tu es mon soutien dans ce monde et dans l’autre. Fais que je meure en état de grâce et que je rejoigne les bienheureux !
CE sont là de très vieux événements que nous te révélons. Tu n’étais pas auprès des fils de Jacob lorsqu’ils ourdirent leur forfait et l’exécutèrent.
QUOI que tu fasses, peu d’hommes se convertiront.
TU ne prêches pas par intérêt et les paroles s’adressent à tous.
QUE de signes sur terre et dans les cieux révèlent l’existence de Dieu ! Mais les hommes les considèrent sans y prêter attention.
LA plupart ne croient en Dieu qu’en lui adjoignant des associés.
NE redoutent-ils pas d’être jetés dans le cercle des peines de Dieu ? Ne redoutent-ils pas que l’heure dernière les surprenne sans qu’ils s’y attendent ?
DIS : Ma vocation est d’appeler les hommes à Dieu. L’évidence la soutient. C’est aussi la vocation de ceux qui me suivent. Par la grâce de Dieu, je ne suis pas un idolâtre.
AVANT toi, nous n’avons toujours envoyé que des hommes, choisis parmi les habitants des villes, pour divulguer nos révélations. Que ne sortent-ils de leurs provinces ? ils apprendraient quelle a été la triste fin de ceux qui les ont précédés ? La vie future sera plus belle pour ceux qui craignent Dieu. Finirez-vous par comprendre ?
AU moment où nos prophètes ont désespéré, où ils se sont rendu compte qu’ils étaient pris pour des imposteurs, nous leur avons apporté notre secours. Nous sauvons qui nous voulons. Nul ne saurait détourner nos coups des coupables.
IL y a un enseignement dans l’histoire des fils de Jacob pour qui réfléchit. Ce Livre n’est pas une œuvre d’imagination. Il confirme les Écritures qui l’ont précédé. Il explique toute chose ; c’est un guide et un foyer d’amour pour les croyants.
ALIF-LAM-MIM-RA. Voici encore des versets du Livre. Ce que ton maître te révèle est la vérité. Mais la plupart des hommes sont incrédules.
DIEU a suspendu les cieux, que rien ne supporte. Contemplez-les. Puis Il s’est installé sur son trône. Il créa à votre intention le soleil et la lune. A chacun d’eux, Il impartit une course. Il commande à l’univers. Il multiplie les signes de son existence. Serez-vous enfin convaincus que vous vous rencontrerez avec Lui ?
C’EST Lui qui a aplani la terre, Lui qui l’a parsemée de montagnes et de cours d’eau, Lui qui a introduit dans chaque espèce les deux sexes, Lui, enfin, qui a lié le jour à la nuit. Ce sont là autant de signes pour qui réfléchit ?
IL y a de nombreuses variétés de sol. Les champs de vigne, de blé et de palmiers, aux fûts emmêlés ou non, se touchent. La même eau les arrose. Il y a des fruits plus savoureux les uns que les autres. Ne sont-ce pas là des signes pour qui réfléchit ?
SI quelque chose est étonnant, c’est bien les propos de certains : « Comment, disent-ils, c’est au moment même que nous tombons en poussière que nous recommençons une nouvelle vie ? » CEUX-LA renient leur maître. Ils auront le cou dans un carcan et le feu sera leur demeure éternelle.
ILS te presseront de manifester le mal plutôt que le bien. Ce n’est pas que les exemples aient manqué jusqu’ici. Mais ton Dieu est un Dieu de miséricorde, malgré la perversité des hommes. Il est également terrible dans la répression.
LES incrédules disent : « Que ne peut-il montrer un miracle de son Seigneur ? » Ils ignorent que ton rôle se borne à avertir. Chaque peuple a son guide.
DIEU sait ce qu’il y a dans le sein de chaque femelle. Comme Il sait quand la matrice se contracte ou se dilate. Car Il sait la mesure de toute chose.
IL perçoit l’invisible et le visible. Il est le Grand, l’Infini.
IL ne distingue pas entre vous, entre celui qui dissimule sa pensée et celui qui la dévoile, entre celui qui se cache dans l’ombre et celui qui se montre en pleine lumière.
AUPRÈS de chacun de nous, devant et derrière, des anges se relèvent. Ils veillent sur nous par ordre de Dieu. Dieu ne modifie l’état d’un peuple en bien ou en mal qu’autant que ses sujets se sont transformés eux-mêmes. Quand Il désire punir un peuple, rien ne l’arrête. Et il n’y a pas de secours en dehors de Lui.
IL fait luire l’éclair qui tour à tour apporte l’effroi ou l’espérance. Il suscite les nuages chargés de pluie.
LE tonnerre proclame ses louanges. Les anges le glorifient en tremblant. Il lance la foudre. Il en frappe qui Il veut. Et malgré toutes ces manifestations de sa puissance, certains contestent son existence. Il est terrible dans la répression.
C’EST à Lui seul que doivent s’adresser les prières. Ceux qu’on prie en dehors de Lui n’accordent jamais rien. S’adresser à eux, c’est ressembler à celui qui supplie l’eau de venir à sa bouche et à qui l’eau jamais n’obéit. C’est ainsi que se perdent dans le néant les prières des infidèles.
TOUT ce qui palpite dans les cieux et la terre glorifie Dieu de gré ou de force. Jusqu’à leurs ombres qui s’inclinent matin et soir.
INTERROGE : Quel est le maître des cieux et de la terre ? Réponds : Dieu. Dis : Allez-vous choisir en dehors de Lui des maîtres qui ne pourront rien pour vous ni en bien ni en mal ? Dis : Peut-on confondre l’aveugle et celui qui voit, les ténèbres et la lumière ? Les associés qu’ils ont donnés à Dieu ont-ils créé un monde qui puisse être comparé à celui qu’Il a créé, en sorte que, dans leur esprit, les deux créations n’en feraient qu’une ? Réplique : Dieu est le créateur de toutes choses. Il est l’Unique, le Dominateur.
IL fait descendre l’eau du ciel. Les rivières courent, chacune avec son débit. A leur surface, de l’écume flotte et glisse. De même, les métaux qu’on coule au feu pour en tirer des bijoux ou des objets d’art dégagent une écume. C’est par une telle image que Dieu oppose le vrai et le faux. L’écume est emportée, et ce qui est utile aux hommes demeure. C’est ainsi que Dieu propose des exemples.
A ceux qui se donnent à Dieu, la félicité la plus pure. A ceux qui se refusent à Lui, quand bien même ils posséderaient tous les biens de la terre et une fois plus encore, pas de rachat. L’heure du règlement de compte sera pour eux pleine d’angoisses. Leur châtiment sera le feu. Quel lit de douleur !...
PEUT-ON comparer à un aveugle celui qui sait que les révélations de ton Seigneur représentent bien la vérité ? Seuls les gens sensés profitent de la vérité.
LES gens qui observent leurs engagements vis-à-vis de Dieu et ne violent pas la foi jurée,
LES gens qui respectent les liens établis par Dieu, qui craignent leur Maître et redoutent les conséquences de leur règlement de compte,
LES gens, qui patientent par respect de leur Seigneur, observent la prière, redonnent publiquement ou en secret les biens qu’ils tiennent de Nous et qui répondent au mal par le bien. A ceux-là, le ciel.
A eux, les jardins de l’Éden où ils entreront avec leurs pères, leurs épouses et leurs enfants qui ont été bons comme eux. Les anges accourront à leur rencontre de tous côtés.
« QUE le salut soit pour vous ! » c’est le prix de votre patience. Quelle belle demeure que le ciel !
CEUX qui transgressent les promesses qu’ils ont faites à Dieu, qui brisent les liens noués par Dieu, qui commettent le mal sur la terre, à ceux-là la malédiction et la souffrance pour l’éternité.
DIEU prodigue ses bienfaits ou les ménage comme Il l’entend. Les biens de ce monde séduisent certains. Mais comme ils représentent peu de chose à côté de ceux de la vie future.
LES incrédules objectent : « Que ne peut-il exciper d’un miracle de son maître ? » Réponds : Dieu égare qui Il veut et ramène à Lui ceux qui se repentent,
CEUX qui croient et ceux qui trouvent la paix de leur âme dans l’exaltation de Dieu. N’est-ce pas, en effet, en exaltant Dieu qu’on trouve la paix ? »
CEUX qui croient et pratiquent les bonnes œuvres, à eux la félicité et une douce communion avec Dieu.
NOUS t’avons délégué à un peuple que d’autres ont précédé, pour que tu lui transmettes ce que nous t’avons révélé. Mais en vain. Ils nient le Miséricordieux. Dis : C’est mon maître, il n’y a de Dieu que Lui. Je me confie à Lui et c’est à Lui que je ferai retour.
LE Coran aurait beau soulever les montagnes, disloquer les continents et faire parler les morts, qu’ils ne croiraient pas ! Car Dieu est l’arbitre de tous les destins. Les croyants doutent-ils que Dieu, s’il voulait, pourrait ramener à Lui l’Humanité toute entière. COMME punition, les fléaux ne cesseront d’atteindre les incrédules ou d’éclater aux abords même de leurs maisons jusqu’au jour où les prédictions de Dieu se réaliseront. Dieu n’est jamais absent au jour du règlement de comptes.
AVANT toi, d’autres prophètes ont été tournés en dérision. J’ai comblé les infidèles, puis je les ai châtiés par un châtiment terrible.
COMMENT, c’est à Celui qui lit dans toutes les âmes qu’ils osent donner des associés ? Dis : qu’ils les nomment ces associés ! Avez-vous la prétention de divulguer à Dieu des choses qu’Il ignore sur la terre ou bien prodiguez-vous ce nom de divinités au hasard ? La vérité, c’est que l’impiété de leur propagande ne leur a pas été démontrée et qu’ils ont pu détourner leurs semblables de la bonne voie. Celui que Dieu égare ne saurait trouver aucun guide.
ILS seront punis dans ce monde, ils le seront encore plus dans l’autre, et ils ne trouveront aucun intercesseur auprès de Dieu.
LAISSEZ-MOI vous décrire le jardin promis à ceux qui craignent Dieu : des eaux vives le parcourent ; ses fruits se reproduisent sans cesse; l’ombre n’en est jamais chassée. Voilà la demeure qui accueillera les croyants. Pour les incrédules, ce sera la géhenne.
LES gens d’Écriture ont accueilli avec joie ce qui t’a été révélé. Mais, parmi les tribus, il y en a qui rejettent une partie du Livre. Dis : j’ai l’ordre de n’adorer que Dieu et de ne lui associer quiconque. C’est à Le servir que j’appelle les hommes et c’est à Lui que je retournerai.
NOUS avons révélé un code en langue arabe. Si tu cédais à leurs tentations, après l’initiation que tu as reçue, tu ne trouverais plus ni soutien ni intercesseur auprès de Dieu.
AVANT toi, nous avons envoyé sur terre des prophètes que nous avons pourvus d’épouses et d’enfants. Mais nul prophète n’a le pouvoir de faire des miracles sans l’autorisation de Dieu. Chaque époque a son Livre.
DIEU abroge et maintient ce qu’Il veut. Le germe du Livre est en Lui.
SOIT que nous te découvrions une partie du sort qui attend les hommes, soit que nous te rappelions à nous, tu n’as pas d’autre attribut que de prêcher et c’est à nous seul qu’il appartient de demander des comptes.
LEUR échappe-t-il que nous réduisons certaines parties du globe ? Dieu est le seul juge. Ses arrêts sont sans appel. Il est prompt dans la répression.
AVANT eux, d’autres peuples se sont montrés perfides. Mais Dieu se joue de la perfidie. Il perce les intentions de chacun. Les infidèles verront bien un jour à qui restera le dernier mot.
LES infidèles affirment : tu n’es pas un prophète. Réponds : Il me suffit d’avoir Dieu et les gens d’Ecriture pour témoin entre vous et moi.
ALIF-LAM-RA. Nous te révélons ce Livre pour que tu tires les hommes des ténèbres vers la lumière, pour qu’avec l’autorisation de leur Seigneur, tu les conduises dans la voie du Puissant et du Sacré,
DANS la voie de Dieu, le maître des cieux et de la terre. Malheur aux infidèles. Un châtiment épouvantable les attend.
CEUX qui préfèrent les plaisirs de ce monde à la vie future, qui détournent de la voie de Dieu et la voudraient sinueuse, sont dans un égarement profond.
TOUS les prophètes que nous avons envoyés sur terre ont parlé la langue de leur peuple pour les initier. Dieu égare ou dirige qui Il veut. Il est puissant et sage.
NOUS avons envoyé Moïse avec nos signes. Nous lui avons dit : Tire ton peuple de l’ombre vers la lumière. Rappelle-lui les gestes de ton Seigneur. Il y a dans tout ceci des preuves pour qui sait endurer et glorifier Dieu.
MOÏSE dit à son peuple : Remerciez le Seigneur des bienfaits qu’Il a eus pour vous. N’est-ce pas Lui qui vous a délivrés des Pharaons qui vous infligeaient les supplices les plus atroces, égorgeant vos fils et épargnant vos filles. C’était là pour vous une dure épreuve de la part de votre Seigneur.
VOTRE Seigneur ne vous a-t-Il pas prévenus qu’Il augmenterait ses grâces si vous étiez reconnaissants mais qu’Il vous infligerait un châtiment impitoyable si vous Le repoussiez.
MOÏSE ajouta : Que vous soyez infidèles, que toute la terre le soit, qu’importe ! Dieu est toute puissance et toute gloire.
NE vous a-t-on pas rapporté l’histoire des peuples qui vous ont précédés, l’histoire des peuples de Noé, d’Ad et de Thémoud ? L’histoire des peuples qui sont venus après eux ET que Dieu seul connaît. Dieu leur envoya des prophètes avec des preuves. Ils portèrent leurs mains à la bouche en s’écriant : Nous ne croyons pas à votre mission et nous opposons un doute souverain à vos exhortations.
LES prophètes leur répondirent : « Peut-on douter de Dieu, le créateur des cieux et de la terre, Lui qui ne demande qu’à absoudre vos péchés, et qu’à retarder le jour de votre échéance ? » ILS répliquèrent : «Vous n’êtes que des mortels comme nous et vous n’avez pas d’autre but que de nous détacher du culte de nos pères. Au surplus, apportez-nous une preuve incontestable. »
NOUS ne sommes, en effet, ajoutèrent les prophètes, que des mortels comme vous, mais Dieu accorde sa grâce à qui Il veut. Nous sommes impuissants à vous apporter des preuves, Si ce n’est avec l’autorisation de Dieu. C’est en Dieu que les croyants mettent leurs espoirs.
POURQUOI refuserions-nous notre confiance à Dieu ? Lui qui nous a mis dans la bonne voie. Nous supporterons, résignés, vos outrages. S’il y a quelqu’un à qui se confier, c’est bien à Dieu.
LES incrédules dirent aux prophètes qui leur avaient été envoyés : « Nous vous bannirons de notre pays si vous ne rentrez dans l’ordre commun. Dieu révéla alors ceci aux prophètes : « J’anéantirai les impies »,
« ET je vous établirai dans le pays après qu’ils auront disparu. Ce sera la récompense de ceux qui respectent ma puissance et craignent mes menaces ».
PROPHÈTES et incrédules en appelèrent alors à la justice de Dieu. Tous les rebelles et les oppresseurs furent dispersés.
LA géhenne les attend, où ils seront abreuvés d’une eau fétide.
ILS l’avaleront par gorgées qui passeront difficilement. La mort les assaillira de tous les côtés sans qu’ils meurent pour cela. Un châtiment terrible les frappera ensuite.
LES actions des impies sont semblables aux cendres que disperse le vent, un jour d’orage. Ils n’en retireront aucun profit. Quel égarement profond !
CE n’est pas gratuitement que Dieu a créé les cieux et la terre. S’Il voulait, Il vous anéantirait et vous remplacerait par un autre peuple.
ET ce ne serait qu’un jeu pour Lui.
AU jour de la comparution devant Dieu, les faibles diront aux puissants. « Nous avons toujours suivi vos exemples. Pouvez-vous aujourd’hui nous préserver tant soit peu du châtiment de Dieu ? » LES grands répondront : « Si Dieu nous avait dirigés, nous vous aurions dirigés. Que nous nous plaignions ou que nous supportions patiemment nos maux, c’est tout comme. Il n’y a plus de recours possible pour nous ».
UNE fois le destin accompli, Satan dira : « En vérité, Dieu vous avait fait de sûres promesses. Moi aussi je vous ai fait des promesses, mais je ne les ai pas tenues. J’étais, du reste, sans autorité sur vous. JE vous ai appelés. Vous m’avez répondu. Ne vous en prenez donc pas à moi mais à vous-mêmes. Je ne puis vous être d’aucun secours, comme vous ne pouvez m’en donner aucun. Je réprouve votre idée de m’avoir associé à Dieu. Les mécréants méritent un châtiment impitoyable.
CEUX qui croient et pratiquent les bonnes œuvres seront admis dans des jardins arrosés d’eau vive ; ils y demeureront pour l’éternité avec l’autorisation de leur Seigneur. Ils seront accueillis par ce mot : Paix.
SAVEZ-VOUS à quoi Dieu compare la bonne parole ? à un arbre couvert de fruits dont les racines sont solidement enfoncées dans le sol et dont les branches se dressent vers le ciel.
IL donne des fruits, chaque saison, par la grâce de son Maître. Dieu propose aux hommes des paraboles en vue de les faire réfléchir.
LA mauvaise parole est comme un mauvais arbre qui se développe à la surface du sol et n’a pas de racines.
DIEU soutient les croyants dans ce monde et dans l’autre par de fermes propos. Il abandonne les méchants, car Il fait ce qu’Il veut.
SONGE à ces hommes qui ont répondu par des blasphèmes aux bienfaits de Dieu et qui ont causé la perdition de leurs peuples.
ILS brûleront dans l’enfer, l’horrible demeure !
ILS reconnaissent des égaux à Dieu pour détourner les hommes de sa voie. Dis : Jouissez. A la fin, vous trouverez l’enfer.
RECOMMANDE à mes serviteurs fidèles d’observer la prière, de faire l’aumône sur leurs biens publiquement et en secret, avant que ne vienne le jour où il n’y aura plus ni commerce, ni sympathie.
C’EST Dieu qui a créé les cieux et la terre. C’est Lui qui suscite la pluie et vous nourrit des fruits qu’elle fait croître. Il a mis à votre usage la barque pour que vous puissiez naviguer avec elle sur les eaux, de même qu’il a créé les fleuves à votre intention.
IL a conçu pour vos besoins le soleil et la lune à la marche indéréglable, comme Il a conçu la nuit et le jour.
IL a mis à votre disposition tout ce dont vous aurez besoin. Le voudriez-vous ? Vous ne pourriez pas énumérer les bienfaits de Dieu. L’homme est profondément injuste et ingrat.
ABRAHAM implora son Seigneur : « Rends ce territoire sacré et épargne-moi ainsi qu’à ma postérité d’adorer les idoles. »
SEIGNEUR, les idoles ont perdu de nombreuses créatures. Quiconque me suivra sera solidaire de moi. Celui qui me désobéira... Seigneur, tu es clément et miséricordieux.
SEIGNEUR, j’ai installé mes enfants dans une vallée stérile, proche de ton oratoire sacré. Seigneur, fais qu’ils observent la prière. Rends-les sympathiques aux autres hommes. Procure-leur des aliments en vue de t’attirer leurs grâces.
TU sais ce que nous dissimulons et ce que nous montrons. Il n’y a rien de caché pour Dieu dans les cieux et sur la terre.
BÉNI soit Dieu qui m’a donné, malgré mon grand âge, Ismaël et Isaac. Certes, mon Maître a entendu mes prières.
SEIGNEUR, soutiens ma ferveur et celle de ma postérité. Seigneur, exauce mes vœux.
SEIGNEUR, sois indulgent pour moi, ma famille et tous les croyants, au jour du jugement dernier.
NE croyez pas que Dieu sera indifférent aux œuvres des méchants. Il retarde son verdict jusqu’au jour où tous les regards seront figés d’effroi,
OU les méchants accourront, les traits défaits, les prunelles immobiles et les cœurs désanimés.
PREVIENS les hommes du châtiment qui les attend. QUAND ce jour arrivera, les méchants s’écrieront : « O Seigneur, laisse-nous le temps de répondre à ton appel et de nous soumettre à tes prophètes ». Ne prétendiez-vous pas auparavant être irréductibles ? leur répondra-t-on.
ET cependant vous avez habité le même pays que les infidèles et n’étiez pas sans savoir comment nous les avons traités. Nous ne vous avons pas ménagé les exemples.
ILS ont tramé des complots, mais Dieu les a déjoués. Leurs complots eussent-ils été de force à soulever les montagnes qu’Il les aurait déjoués quand même.
SOYEZ persuadés que Dieu réalisera les prédictions de ses prophètes. Car Dieu est puissant et terrible dans la répression.
LE jour où les cieux et la terre sens dessus dessous seront méconnaissables, ils comparaîtront devant Dieu l’Unique et l’Inflexible.
CE jour-là, tu verras les coupables enchaînés les uns aux autres,
LEURS vêtements enduits de poix, leurs visages disparaissant dans les flammes.
DIEU récompense chacun suivant ses œuvres. Il est prompt à décider.
VOILA ce que je proclame aux hommes. Ils sont avertis. Ils savent désormais qu’il n’y a qu’un Dieu unique. Les gens sensés réfléchiront là-dessus.
ALIF - LAM - RA. Voilà les versets du Livre et l’expression de l’Évidence.
LES infidèles souhaitent parfois de croire.
LAISSE-LES faire bonne chère et jouir. Laisse-les à leurs ambitions. Ils connaîtront la vérité, un jour.
NOUS n’avons pas détruit une ville, que nous ne l’ayons dotée avant d’un Livre qui ait pu l’instruire.
AUCUN peuple ne peut ni avancer ni retarder son terme.
ILS disent : « O toi à qui le Livre a été révélé, ne serais-tu pas un possédé ? »
COMMENT expliquer que tu ne sois pas accompagné d’anges, si tu dis la vérité ?
LES anges ne descendent que si Dieu le juge utile. Et alors le sort des infidèles est vite réglé.
C’EST nous qui avons fait descendre le Coran et qui en sommes les gardiens.
DÉJA, avant toi, nous avons envoyé des prophètes aux peuples des anciens.
IL n’y a pas un seul prophète qui n’ait été tourné en dérision.
C’EST ainsi que nos avertissements ne font qu’effleurer l’esprit des méchants.
ILS n’y croient pas et pourtant l’histoire des anciens est là pour les instruire.
NOUS aurions beau leur ouvrir les portes du ciel et leur en permettre l’ascension,
QU’ILS diraient : nos yeux nous ont abusés, nous sommes ensorcelés.
NOUS avons placé dans les cieux le zodiaque pour le plaisir de ceux qui observent.
NOUS avons mis le ciel hors d’atteinte du Démon, le maudit.
DÈS que celui-ci s’approche pour prêter l’oreille, un tison enflammé le repousse.
NOUS avons étiré la terre et nous l’avons couverte de montagnes. Nous y avons répandu une végétation diverse et harmonieusement proportionnée.
NOUS l’avons garnie d’aliments pour vous et pour les êtres dont l’entretien ne vous incombe pas.
L’ESSENCE de toutes choses est entre nos mains. Nous n’en faisons profiter les hommes que dans une mesure prédéterminée.
NOUS envoyons les vents qui fécondent. Nous faisons descendre des cieux l’eau dont vous vous abreuvez mais que vous ne sauriez mettre en réserve.
NOUS faisons vivre et nous faisons mourir. Le monde sera notre héritage.
NOUS avons connu les générations passées et nous connaissons à l’avance celles qui viennent.
TON Seigneur rassemblera tous les hommes devant Lui. Il est sage et savant.
NOUS avons tiré l’homme du limon, d’une argile malléable.
AUPARAVANT, nous avons tiré les génies d’une flamme ardente.
S’ADRESSANT aux anges, Dieu leur dit : « Je vais créer l’homme avec du limon, avec de l’argile malléable. »
QUAND je l’aurai façonné et que je lui aurai insufflé de ma vie, prosternez-vous devant lui.
TOUS les anges se prosternèrent,
SI ce n’est Satan, qui refusa de se joindre à eux.
O Satan, interpella Dieu, pourquoi refuses-tu de te prosterner avec les anges ?
SATAN répondit : « Je ne saurais me prosterner devant un être tiré du limon, de l’argile malléable. »
IL dit : « Quitte ces lieux, lapidé que tu es. »
« SOIS maudit jusqu’au jour de la résurrection. »
« O Seigneur, invoqua Satan, fais-moi vivre jusqu’au jour de la résurrection. »
SOIT, dit le Seigneur, tu vivras,
JUSQU’AU délai convenu.
SEIGNEUR, dit Satan, puisque tu m’as perdu, je tromperai les hommes sur terre et je les perdrai tous,
EXCEPTÉ les fidèles que tu auras distingués.
VOICI la règle souveraine :
TU n’auras aucune prise sur mes serviteurs sincères, seuls, les insensés te suivront.
CES derniers se retrouveront tous dans la géhenne.
ELLE a sept portes ; à chaque porte est destinée une catégorie de réprouvés.
CEUX qui craignent Dieu se délecteront au milieu des jardins et des sources.
QUE le salut et la paix soient sur vous, leur criera-t-on, quand ils y pénétreront.
LEURS cœurs deviendront purs de toute haine. Ils se sentiront frères les uns des autres. Ils se feront face, allongés sur des lits de repos.
TOUTE souffrance leur sera épargnée. Ce séjour sera le leur pour l’éternité.
AVERTIS les hommes que je suis indulgent et miséricordieux,
ET que mon châtiment est impitoyable.
RAPPELLE-LEUR l’histoire des hôtes d’Abraham.
ILS pénétrèrent chez lui en le saluant. « Votre visite nous effraie », leur dit-il.
RASSURE-TOI, répliquèrent-ils. Nous t’annonçons la naissance d’un enfant bien doué.
IL riposta : « Et vous m’annoncez cela au moment où je ne suis plus qu’un vieillard ? Qu’est-ce que vous m’annoncez-là ? »
« Nous ne t’apprenons que la vérité », dirent-ils. « Tu as tort de désespérer. »
« SEULS les insensés désespèrent de la grâce de Dieu », répondit-il.
« QUEL est le but de votre visite, ô messagers », ajouta-t-il.
NOUS sommes envoyés vers un peuple criminel.
SEULE la famille de Loth sera épargnée,
SAUF sa femme, qui sera parmi les victimes.
LORSQUE les messagers se présentèrent à Loth,
CELUI-CI leur dit : « Vous me surprenez ».
ILS répondirent : « Ne sois pas surpris. Nous venons pour réaliser ce dont ton peuple a douté jusqu’ici ».
« Nous t’apportons la vérité. Nous sommes des gens de bonne foi ».
FUIS, la nuit, avec ta famille. Tiens-toi à l’arrière du groupe. Qu’aucun d’entre vous ne se retourne. Et dirigez-vous là où vous en recevrez l’ordre.
NOUS lui signifiâmes alors cet arrêt, à savoir que son peuple serait anéanti jusqu’au dernier, à la pointe du jour.
LES gens de la ville accoururent chez Loth, tout joyeux.
LOTH les interpella ainsi : « Ces gens sont mes hôtes. Ne me déshonorez pas ».
« CRAIGNEZ Dieu et épargnez-moi votre humiliation. »
ILS répondirent : « Ne t’avons-nous pas défendu de recevoir des étrangers chez toi ? »
SI c’est pour assouvir vos sens que vous êtes venus, reprit Loth, voici mes filles.
PAR ta vie, dirent ses hôtes, dans leur délire, ils ont perdu le contrôle d’eux-mêmes.
A la pointe du jour, un cyclone les surprit.
LA ville s’effondra sens dessus dessous. Et une pluie de pierres brûlantes s’abattit sur eux.
IL y a là des signes pour ceux qui observent.
LES ruines de cette ville sont sur un chemin passant.
IL y a là des signes pour ceux qui croient.
LES habitants de Laïka, eux aussi, étaient dénaturés.
NOUS les avons châtiés. Leur cité, comme l’autre, se trouve sur un chemin connu.
LES habitants de Hedjr ont traité les prophètes d’imposteurs.
EN vain, nous leur avons envoyé des signes. Ils n’en eurent cure.
ILS creusaient leurs demeures dans le roc, nullement inquiets.
UN cyclone les surprit à la pointe du jour.
CE qu’ils avaient entrepris ne leur fut d’aucun secours.
LES cieux et la terre et ce qui les sépare ne sont pas de vaines conceptions. L’heure du jugement dernier arrivera. Montre une noble indulgence.
TON Seigneur est le souverain créateur.
NOUS t’avons donné les sept versets qui sont la base de la prière, ainsi que le Coran sublime.
NE te laisse pas éblouir par les richesses que nous avons accordées à quelques-uns. Ne sois pas en souci pour eux. Montre une douce bienveillance aux croyants.
DIS : Je suis l’Annonciateur authentique.
DE même que des annonciateurs ont été envoyés à ceux qui se sont divisés,
A ceux qui ont fragmenté les Écritures Saintes.
J’EN jure par ton Dieu, nous les interrogerons tous,
SUR leurs actions.
TRANSMETS sans crainte les ordres que tu as reçus et écarte-toi des idolâtres.
NOUS nous chargeons de ceux qui te dénigrent.
DE ceux qui associent à Dieu d’autres divinités. Leurs yeux se dessilleront.
NOUS savons que leurs propos oppressent ton cœur.
PRIE pour la gloire de ton Dieu et sois du nombre de ses adorateurs.
ADORE-LE jusqu’au triomphe de la vérité.
LE règne de Dieu est proche. Ne le hâtez pas. Gloire et louange à Dieu qui n’a pas d’associés.
IL fait descendre son esprit par l’intermédiaire de ses anges sur qui Il veut. Il met dans leurs bouches cette proclamation : Il n’y a de Dieu que moi, craignez-moi.
IL a créé le ciel et la terre à dessein. Qu’Il soit glorifié de ne pas avoir d’associés.
IL a créé l’homme d’une goutte de sperme. Aussitôt, il devient son adversaire déclaré.
IL a créé pour vous les animaux, vous en tirez vos vêtements, votre nourriture et toute espèce d’avantages.
ILS sont votre fierté, soit qu’ils se trouvent au repos, soit qu’ils s’ébattent dans les pâturages.
ILS transportent vos bagages dans les pays que vous ne pourriez atteindre qu’au prix de difficultés insurmontables sans eux. Votre Seigneur est toute bonté et toute clémence.
IL a créé les chevaux, les mulets et les ânes pour vous servir de monture et comme animaux de parade. Il crée aussi beaucoup de choses que vous ne soupçonnez pas.
C’EST à Dieu qu’il appartient d’indiquer la bonne voie. Il y a des voies divergentes. C’est possible, mais si Dieu voulait, il mettrait tous les hommes dans la bonne voie.
C’EST Lui qui envoie du ciel l’eau que vous buvez et qui féconde les pâturages où paissent vos troupeaux,
L’EAU qui fait croître le blé, l’olivier, le palmier, la vigne et toutes sortes de plantes. Cela est plein d’enseignements pour qui réfléchit.
IL a créé pour vous le jour et la nuit, le soleil et la lune et tous les astres dont l’ordre a été réglé pour votre convenance. Ne sont-ce pas là des preuves pour ceux qui comprennent ?
QUE de choses il a répandu sur terre à votre usage et chacune avec une couleur différente ? Cela ne constitue-t-il pas une preuve pour qui médite ?
LA mer, aussi, il l’a conçue à votre intention. Elle vous procure des chairs délicates et des pierres précieuses qui servent à votre parure. Voyez, des barques glissent sur sa surface pour vous permettre d’aller chercher votre vie au loin. Lui en serez-vous reconnaissants ?
IL a élevé des montagnes sur la terre pour l’empêcher de vaciller. Pour faciliter vos déplacements, Il a créé routes et fleuves.
REPÈRES et étoiles aident l’homme à se diriger.
PEUT-ON mettre sur le même pied celui qui crée et celui qui ne crée pas ? Ne faites-vous pas la différence ?
VOUDRIEZ-vous compter les bienfaits de Dieu que vous ne le pourriez pas ? Ils sont innombrables. Dieu est tout pardon et toute indulgence.
DIEU sait ce que vous cachez et ce que vous montrez.
CEUX que vous invoquez en dehors de Dieu, non seulement n’ont rien créé mais sont eux-mêmes créés.
CE sont des êtres inanimés, dépourvus d’âme et qui ne savent même pas quand ils seront ressuscités.
VOTRE Dieu est un Dieu unique. Ceux qui ne croient pas à la vie future ont un cœur inaccessible. Ils sont pourvus d’orgueil.
CE qui est certain, c’est que Dieu sait ce qu’ils cachent et ce qu’ils montrent ET qu’Il n’aime pas les orgueilleux.
SI on les interroge : « Que pensez-vous des révélations de votre Maître ? » « Vieilles fables que tout cela », disent-ils.
AU jour du jugement dernier, ils auront à répondre de leurs propres péchés et de ceux des ignorants qu’ils auront égarés. Lourde charge !
LEURS prédécesseurs avaient été non moins perfides. Dieu ébranla les fondements de leurs édifices. Les toits s’écroulèrent sur leurs têtes et leur perte fut consommée d’une manière qu’ils n’avaient pas prévue.
AU jour du jugement dernier, Il les confondra et les interrogera : « Où sont les associés à qui vous prêtiez une part de mes attributs ? » Les initiés s’écrieront : « Ce jour apporte confusion et supplices aux infidèles »,
A ceux que les anges accueilleront encore insoumis au moment de leur mort. Ils se soumettront alors, disant : « Quel mal avons-nous fait ? » Si, Dieu sait le mal que vous avez fait.
PASSEZ les portes de l’enfer, qui sera votre séjour éternel, qui est l’affreux séjour des orgueilleux.
SI on demande aux croyants : « Que pensez-vous des révélations de votre maître ?» « Elles nous ont apporté le bonheur », répondent-ils. Ceux qui font le bien dans ce monde y trouvent une récompense mais ils recevront une récompense plus belle encore dans l’autre monde. C’est un séjour de félicité que celui réservé aux vertueux.
C’EST le jardin de l’Éden où coulent des eaux vives et où les moindres désirs sont satisfaits. C’est ainsi que Dieu récompense ceux qui le craignent,
CEUX qui se présentent aux anges en état de pureté au moment de leur mort. « Que la Paix soit sur vous, leur diront les anges, entrez dans l’Éden en récompense de vos œuvres. »
QU’ATTENDENT-ILS pour se convertir ? que des anges se présentent à eux ou que s’exécutent les ordres de Dieu ! Ce fut l’attitude de leurs prédécesseurs. Ce n’est pas Dieu qui leur a voulu du mal, ce sont eux qui se sont fait du mal à eux-mêmes.
LE mal qu’ils avaient fait rejaillit sur eux et ils subirent le châtiment qu’ils avaient tourné en dérision.
CEUX qui associent d’autres divinités à Dieu disent : « Si Dieu l’avait voulu, nous n’aurions adoré que Lui, nous et nos pères, et nous n’aurions prononcé d’autres interdictions que les siennes ». C’est ainsi qu’ont agi ceux qui les ont précédés. Les prophètes ont-ils une autre mission que celle d’avertir ?
NOUS avons envoyé des prophètes à chaque peuple. « Adorez Dieu et évitez Taghout », était leur mot d’ordre. Certains de ces peuples ont suivi la bonne voie, d’autres ont précipité leur perte. Parcourez le monde et considérez quelle a été la fin de ceux qui ont méconnu les prophètes.
TU t’efforces de les mettre dans la bonne voie ? Mais sache que nul ne saurait guider ceux que Dieu a voués à l’erreur. Ceux-là ne trouveront aucune assistance.
ILS affirment par les serments les plus solennels que Dieu ne ressuscitera pas les morts. Erreur. Dieu a promis le contraire. Mais la plupart des hommes l’ignorent.
IL leur dira alors la vérité sur les questions qui les avaient divisés sur terre. Et les infidèles se rendront compte à ce moment qu’ils étaient dans l’erreur.
QUAND nous voulons une chose, nous disons : « Que cette chose soit et elle est. »
CEUX qui se sont exilés à cause de leur foi, après avoir été persécutés, Dieu leur facilitera ailleurs une installation convenable. Leur récompense dans l’autre monde sera encore plus belle. Mais le savent-ils ?
CE sont les mêmes qui sont résignés et qui mettent leur confiance en Dieu.
NOUS n’avons envoyé avant toi que des hommes à qui nous avons confié nos révélations. Interrogez les gens d’Écriture sur ce point si vous ne connaissez
PAS les livres saints. Nous t’envoyons ce Livre pour que tu expliques aux hommes ce qui leur a été révélé. Peut-être réfléchiront-ils ?
CEUX qui recourent à des procédés malhonnêtes ne craignent-ils pas que Dieu ne dérobe la terre sous leurs pieds ou qu’une calamité inattendue ne les frappe,
OU ne les atteigne dans leurs biens, sans qu’ils puissent se défendre,
OU ne les surprenne malgré leur vigilance. Certes, votre Seigneur est toute indulgence et toute générosité.
NE voient-ils pas que toute la création projette son ombre dans tous les sens, tantôt à droite tantôt à gauche, en signe d’adoration et d’humilité ?
TOUT ce qui vit dans les cieux et sur terre, les anges aussi, se prosternent humblement devant Dieu.
TOUS redoutent leur Seigneur tout-puissant et exécutent ses ordres.
DIEU a décrété : « N’adorez pas deux divinités. Il n’y a qu’un Dieu. Et c’est Lui qu’on doit craindre. »
Il est le maître des cieux et de la terre. Un culte absolu Lui est dû. Comment pouvez-vous craindre d’autres divinités que Lui.
C’EST à Lui que vous devez tout ce qui vous arrive d’heureux. Un malheur vous frappe-t-il ? c’est Lui que vous implorez.
VOUS délivre-t-il du mal ? nombreux sont ceux qui Lui reconnaissent des associés.
NIEZ les bienfaits que Dieu vous a accordés. Jouissez. Vos yeux se dessilleront un jour.
ILS réservent une partie des biens que nous leur accordons à des divinités qu’ils ignorent. Par Dieu, vous aurez à rendre compte de ces inventions.
ILS attribuent des filles à Dieu. Qu’Il soit exalté. Et ils s’attribuent à eux le sexe qu’ils préfèrent.
ANNONCE-T-ON à quelqu’un la naissance d’une fille ? son visage s’assombrit et il suffoque de colère.
IL se cache des siens, dès qu’il apprend la mauvaise nouvelle. Doit-il garder l’enfant et boire sa honte ou doit-il l’ensevelir sous terre ? Quels grossiers préjugés !
CEUX qui ne croient pas à la vie future, il n’y a rien d’assez vil à quoi ils ne puissent être comparés. Dieu, au contraire, n’est jamais comparé à quelque chose d’assez sublime. Il est toute puissance et toute sagesse.
SI Dieu voulait réprimer toutes les fautes, il ne resterait plus un seul être humain sur terre. Mais il ajourne ses poursuites jusqu’au terme fixé. Lorsque celui-ci arrivera, personne ne pourra l’avancer ni le retarder d’une heure.
ILS imputent à Dieu ce qu’ils méprisent. Ils mentent quand ils se disent dignes de récompense. Au contraire, ils finiront dans le feu. Ce sont des insolents.
PAR Dieu, nous avons envoyé des prophètes à d’autres peuples avant toi. Mais ces peuples se sont laissés séduire par Satan, qui est devenu leur patron. Un châtiment douloureux les attend.
NOUS t’avons envoyé le Livre pour que tu leur expliques ce qui les divise. Il est en même temps une direction et une bénédiction pour ceux qui croient.
DIEU fait descendre du ciel l’eau avec laquelle il vivifie les terres mortes. C’est là un signe pour ceux qui prêtent attention.
LES animaux aussi s’offrent à vos méditations. Dans leurs entrailles s’élaborent les excréments, le sang et le lait, cette boisson exquise, que nous vous faisons boire.
DES fruits du palmier et de la vigne vous tirez une boisson et une nourriture délicieuse. Cela n’est-il pas un indice pour qui réfléchit ?
TON Seigneur a suggéré ceci à l’abeille : Installe ta demeure dans les montagnes, les arbres et les treilles.
NOURRIS-TOI de toutes les fleurs. Voltige en tous sens. Le corps des abeilles sécrète une liqueur de nuance variée, qui sert de remède aux hommes. Leur vie n’est-elle pas un signe pour qui médite ?
DIEU donne et reprend la vie. Il lui arrive de faire atteindre à certains un tel âge qu’ils finissent par oublier tout ce qu’ils ont su. Dieu est toute science et toute maîtrise.
DIEU accorde plus de richesses aux uns qu’aux autres. Les favorisés voudront-ils partager avec leurs esclaves et en faire leurs égaux ? Associeront-ils, au contraire, d’autres bienfaiteurs à Dieu ?
DIEU a tiré vos épouses de vous-mêmes. Il vous fait avoir des fils et des petits-fils par vos épouses. Il vous approvisionne en bons aliments. Acquiesceront-ils à l’erreur pour méconnaître les bienfaits de Dieu ?
ILS adorent les divinités qui ne leur procurent aucun bien du ciel et de la terre et qui, du reste, n’ont aucun pouvoir.
NE prenez pas Dieu comme point de comparaison. Dieu sait comparer. Vous, vous ne savez pas.
DIEU cite l’exemple de deux hommes : l’un est un esclave dépourvu de toute autorité, l’autre est un homme libre comblé de bienfaits et faisant secrètement et publiquement l’aumône. Est-il possible de mettre ces deux hommes sur le même pied ? Non, par Dieu, mais la majorité des hommes manque de jugement.
DIEU cite aussi l’exemple de deux hommes : l’un est muet, propre à rien, à la charge de son maître, incapable de rendre le moindre service. Un tel homme peut-il être assimilé à un homme qui recommande le bien et suit la bonne voie ?
DIEU détient les mystères des cieux et de la terre. La fin du monde se produira en un clin d’œil ou plus rapidement encore. Dieu est tout-puissant.
DIEU vous tire du sein de vos mères, dépourvus de toute sensibilité. Il vous donne l’ouïe, la vue et l’intelligence. Lui en serez-vous reconnaissants ?
VOYEZ les oiseaux s’ébattre librement dans le ciel. D’où leur vient cette aptitude ? sinon de Dieu. N’y a-t-il pas là un indice pour qui croit ?
DIEU VOUS a donné des matériaux pour construire vos demeures, des peaux de bêtes pour fabriquer des tentes légères que vous transportez et montez facilement. Avec la laine, le poil et les crins du bétail, vous fabriquez des objets et des ustensiles.
DIEU VOUS fait profiter des ombrages de la création, des retraites qu’offrent les montagnes. Il vous procure aussi des vêtements pour vous défendre contre la chaleur, des armures pour vous protéger contre les coups. Ainsi Il porte au comble ses bienfaits. Peut-être vous convertirez-vous ?
QU’IMPORTE, après cela, qu’ils te tournent le dos. Ta mission se réduit à avertir.
LES hommes n’ignorent pas tous ces bienfaits. Et pourtant ils les nient. La plupart sont impies.
UN jour viendra où nous susciterons de chaque peuple un témoin. Ce jour-là, les infidèles ne seront pas admis à présenter des excuses et aucune excuse ne sera valable.
AMENÉS au lieu de leur supplice, les coupables ne bénéficieront d’aucun adoucissement ni d’aucun répit.
LORSQUE les idolâtres apercevront les divinités qu’ils auront associées à Dieu, ils s’exclameront : « Seigneur, voilà les divinités que nous avons adorées en dehors de toi. » Mais celles-ci leur répliqueront : « Vous mentez ».
CE jour-là, les idolâtres se soumettront à Dieu et ils invoqueront en vain les faux dieux qu’ils auront inventés.
CEUX qui n’auront pas cru et auront détourné les autres de la foi, nous leur infligerons supplice sur supplice en punition de leurs crimes.
UN jour viendra où nous susciterons de chaque peuple un témoin qui déposera contre les siens. Nous t’appellerons alors pour que tu déposes contre ton propre peuple. Nous t’avons envoyé un Livre qui donne l’explication de toute chose, qui est à la fois un guide, une bénédiction et une bonne nouvelle pour les croyants.
DIEU commande la justice et la philanthropie. Il commande de venir en aide à ses proches. Il réprouve l’indécence, le despotisme et l’iniquité. Vous voilà prévenus. A vous d’en profiter.
SOYEZ fidèles aux engagements que vous avez pris au nom de Dieu. Ne violez pas les serments devenus définitifs. N’oubliez pas, en effet, que vous en avez appelé au témoignage de Dieu. Il est informé de tout ce que vous faites.
N’IMITEZ pas cette femme qui brouille tout à coup la laine qu’elle a soigneusement filée. Ne trahissez pas la parole donnée du fait qu’un clan l’emporte sur l’autre. C’est là une occasion pour Dieu de vous éprouver. Il vous expliquera, au jour de la résurrection, ce qui faisait l’objet de vos différends.
SI Dieu l’avait voulu, Il aurait fait de vous un seul peuple. Mais Il égare ou se concilie qui Il veut. Vous aurez à rendre compte de toutes vos actions.
NE VOUS servez pas des serments pour vous tromper les uns les autres. C’est comme si le sol se dérobait sous un pied qui vient de se poser. Vous subirez un châtiment pour vous être écartés de la voie de Dieu. Et ce châtiment sera implacable.
NE trahissez pas la parole de Dieu pour un vil profit. Ce que Dieu vous réserve est plus profitable, si vous réfléchissez.
VOS biens sont périssables, les biens de Dieu sont éternels. LES persévérants recevront une récompense supérieure à leurs œuvres.
-
QUAND vous lisez le Coran, cherchez refuge en Dieu contre Satan le maudit.
SATAN est démuni contre ceux qui croient en Dieu et se fient à Lui.
IL n’a de pouvoir que sur ceux qui le prennent pour patron et qui le font participer à leur vie.
SI nous substituons une révélation à une autre — et qui mieux que Dieu connaît ce qu’il révèle — ils te traitent de menteur. Hélas ! ils forment une masse ignorante.
RÉPONDS que l’Esprit Saint t’a transmis la nouvelle révélation de la part de ton Seigneur et qu’elle constitue la vérité. Dieu a voulu ainsi affermir les croyants, leur apporter une direction et une bonne nouvelle.
ILS prétendent, nous le savons, que c’est un homme qui te divulgue tes révélations. Et pourtant l’homme qu’ils visent ainsi parle une langue étrangère. Alors que tes révélations sont faites dans un pur arabe.
CEUX qui ne croient pas aux révélations de Dieu, Dieu ne les dirige pas. Un châtiment douloureux les attend.
LES menteurs, ce sont ceux qui ne croient pas aux signes de Dieu. Les voilà, les menteurs !
CELUI qui tombe dans l’erreur, après avoir cru, et retrouve avec joie l’infidélité, encourra la colère et la répression de Dieu à moins que son apostasie ne lui ait été imposée et qu’il ne soit demeuré fidèle dans son for intérieur.
ILS seront châtiés pour avoir préféré la vie de ce monde à l’autre. Dieu abandonne les infidèles.
DIEU a posé son sceau sur leurs cœurs, leurs ouïes et leurs vues. Il les prive ainsi de conscience.
PAS de doute qu’ils ne soient réprouvés dans l’autre monde.
LA sollicitude de ton Dieu est acquise à ceux qui se sont exilés et ont été persécutés et, malgré tout, ont combattu et souffert pour Lui. Une telle constance a appelé sa bénédiction et sa miséricorde.
UN jour viendra où toute âme plaidera sa propre cause et recevra le juste prix de ses œuvres.
DIEU VOUS propose cet exemple : Une cité vivait dans la paix la plus complète et dans l’opulence la plus large. S’étant montrée ingrate, Dieu lui infligea en punition les affres de la faim et de la peur.
ET pourtant un prophète choisi parmi eux avait été envoyé à ses habitants. Ils le traitèrent d’imposteur. Le châtiment de Dieu les surprit en pleine rébellion.
NOURRISSEZ-vous des aliments comestibles et licites que Dieu met à votre disposition. Reconnaissez les bienfaits de Dieu si vraiment vous l’adorez.
IL VOUS a interdit la chair des bêtes mortes, le sang, la viande de porc ainsi que toute autre viande consacrée à un autre qu’à Lui. Celui qui transgresserait cette interdiction par nécessité et non par esprit de rébellion et de malveillance obtiendrait le pardon de Dieu.
NE dites pas arbitrairement : Ceci est licite ou illicite en tenant compte seulement de vos goûts. Vous imputeriez ainsi un mensonge à Dieu. Or, ceux qui imputent un mensonge à Dieu ne prospèrent pas.
POUR un profit dérisoire, ils encourront un châtiment exemplaire.
NOUS t’avons déjà révélé les interdictions qui frappent les israélites. Nous nous sommes montrés justes envers eux. Ce sont eux-mêmes qui se sont fait tort.
LE pardon de ton Seigneur est acquis à ceux qui pèchent par ignorance, puis s’amendent et reviennent au bien. Dieu est indulgent et miséricordieux.
ABRAHAM fut un patriarche dévoué à Dieu, inaccessible à toute compromission avec les idolâtres.
IL sut reconnaître les bienfaits de Dieu. Pour l’en récompenser, Celui-ci le prit sous sa protection et le dirigea dans la bonne voie.
NOUS lui accordâmes une heureuse vie dans ce monde. Il sera parmi les élus dans l’autre.
NOUS t’avons donné pour direction de suivre le culte d’Abraham, modèle de droiture, et qui ne s’est jamais compromis avec les idolâtres.
LE sabbat a été institué pour ceux qui ont été en désaccord à propos d’Abraham. Ton Seigneur tranchera leurs différends au jour de la résurrection.
RALLIE les hommes au culte de ton Seigneur par de sages et persuasifs appels. Si tu discutes avec eux, sois modéré. Dieu connaît mieux que quiconque ceux qui cherchent à s’écarter de Lui et ceux qui cherchent à s’en rapprocher.
Si VOUS êtes appelés à châtier, faites-le dans la mesure où vous avez été offensés. Mais si vous pardonnez, ce sera préférable pour vous.
PATIENTE. Tu ne patienteras qu’avec l’aide de Dieu. Ne t’afflige pas sur le sort des mécréants. Que leurs intrigues ne te serrent pas le cœur.
DIEU est avec ceux qui le craignent et les gens de bien.
BÉNI soit Dieu qui a transporté, de nuit, son serviteur de l’oratoire sacré au temple de Jérusalem — dont nous avons sanctifié les abords — pour lui montrer notre puissance. Il entend et voit tout.
NOUS avons donné à Moïse le Livre comme guide des fils d’Israël. Nous avons recommandé à ces derniers de ne prendre que nous comme maître.
N’ETES-VOUS pas les descendants de ceux que nous avons sauvés avec Noé ? Celui-ci était un serviteur reconnaissant.
NOUS avons prédit dans le Livre que les fils d’Israël commettraient des iniquités deux fois et qu’ils feraient montre d’un orgueil insupportable.
QUAND viendra le terme du premier châtiment, nous lâcherons contre eux nos troupes les plus féroces. Ils envahiront leurs maisons. Et ainsi s’accomplira notre menace.
PUIS nous favoriserons votre revanche. Nous accroîtrons vos richesses et vos enfants et nous augmenterons vos effectifs.
Si VOUS faites le bien, vous vous ferez du bien à vous-même ; si vous faites du mal, vous vous ferez du mal à vous-même. Quand viendra le terme du deuxième châtiment vos visages se crisperont. Vos ennemis profaneront le Temple, comme la première fois, et détruiront tout sur leur passage.
PEUT-ETRE Dieu vous fera-t-il grâce ? Mais toute nouvelle faute entraînera une nouvelle répression. L’enfer sera le séjour des infidèles.
CE Coran est le meilleur guide. Il annonce aux croyants. Qui pratiquent les bonnes œuvres une belle récompense.
IL annonce à ceux qui ne croient pas à la vie future un affreux châtiment.
L’HOMME appelle le mal avec la même facilité que le bien. Il est irréfléchi.
LA nuit et le jour sont des marques de notre puissance. Nous avons créé la nuit obscure et le jour brillant pour vous permettre de rechercher les bienfaits de Dieu et de calculer le temps. A chaque chose nous avons donné son individualité propre.
CHAQUE homme a le compte de ses bonnes et mauvaises actions attaché à son cou. Au jour du jugement dernier, nous lui présenterons un livre ouvert.
LIS dans ton livre, lui sera-t-il dit. Tu peux faire toi-même ton compte.
QUI suit le bon chemin le suit à son profit. Qui s’en écarte s’en écarte à son détriment. Nul ne prendra à charge les péchés d’un autre. Nous ne sévissons pas sans que nous ayons envoyé un Prophète.
QUAND nous décidons d’anéantir une cité, nous prévenons ses citoyens amollis dans le bien-être. S’ils persistent dans leurs turpitudes, notre verdict se trouve justifié et nous ruinons cette cité de fond en comble.
QUE de générations nous avons anéanties après Noé ! Nul mieux que Dieu voit et connaît les péchés de ses serviteurs.
QUE ceux qui recherchent la vie de ce monde sachent que nous en accordons les plaisirs à qui nous voulons et dans la mesure que nous voulons. Qu’ils sachent aussi que nous leur réservons l’enfer où ils seront précipités, couverts d’opprobre et rejetés par tous.
CELUI qui désire la vie future, qui s’efforce de la mériter et qui a la foi, Dieu lui en saura gré.
NOUS accordons indifféremment nos bienfaits aux uns et aux autres. Nos bienfaits ne sont pas limités.
CONSIDÈRE comment nous avantageons les uns par rapport aux autres. Il y aura des différences plus marquées encore dans la vie future.
NE reconnais aucune autre divinité que Dieu. Sans quoi, tu tomberais dans une disgrâce profonde.
TON Seigneur ordonne de n’adorer que Lui, de bien se conduire avec ses père et père, encore plus dans leur vieil âge. Garde-toi de tout écart de langage ou de les contredire. Parle-leur avec respect.
MONTRE-TOI humble et tendre envers eux. Dis : Seigneur, reçois-les dans le sein de ta miséricorde pour m’avoir élevé.
NUL mieux que votre Seigneur pénètre vos consciences. Si vous êtes bons, il le sait.
IL accepte toujours les repentirs sincères.
REMPLIS tes obligations envers tes proches, les pauvres et les voyageurs. Ne sois point prodigue.
LES prodigues sont les frères de Satan. Satan a renié son maître. SI tu t’éloignes de tes semblables pour vaquer à tes affaires, aie pour eux un mot aimable.
N’AIE pas la main collée au cou, ni ne donne à pleines mains, si tu ne veux pas être blâmé ou éprouver des regrets.
TON Seigneur comble de ses bienfaits qui Il veut ou les distribue avec parcimonie. Il connaît les hommes, Il lit dans leurs cœurs.
NE tuez pas vos enfants par peur de la vie. Nous leur donnerons de quoi vivre ainsi qu’à vous. Les tuer est un horrible forfait.
EVITEZ l’adultère. C’est une abomination ; c’est une voie pleine d’embûches.
NE tuez pas votre prochain — Dieu le défend — à moins d’un motif valable. Nous n’avons pas laissé sans recours les parents de celui qui est tué injustement. Qu’ils ne se hâtent pas de se faire justice eux-mêmes ! Car il y a une justice.
NE donnez vos soins aux biens de l’orphelin qu’autant qu’ils lui seront profitables et seulement jusqu’à ce qu’il devienne capable de les gérer. Remplissez vos engagements. Car des comptes vous seront demandés.
SI vous mesurez, donnez bonne mesure. Ne pesez qu’avec une balance juste. C’est la conduite la plus sage et celle qui vous donnera le plus de satisfaction.
NE t’engage pas à la légère. L’ouïe, la vue, l’esprit ne sont pas pour toi des facultés gratuites.
SOIS humble en face de la nature. Tu ne saurais transpercer la terre ni égaler la cime de ses montagnes.
CE sont là autant d’actes que réprouve ton Seigneur.
TELS sont les préceptes de sagesse que le Seigneur te révèle. Ne reconnais pas d’autre Dieu que Lui si tu ne veux pas être précipité dans la géhenne, honni et avili.
QUOI ! pour vous plaire, Dieu vous aurait donné des fils et, lui, aurait pris des filles pour anges ? C’est là un horrible blasphème.
NOUS n’avons pas ménagé nos avertissements dans ce Coran pour faire réfléchir les hommes. Mais nous n’avons fait qu’augmenter leur aversion.
DIS : S’il y avait d’autres divinités que Lui, comme vous le prétendez, elles ne manqueraient pas de lui disputer son trône.
GLOIRE à Dieu, qu’il soit exalté, Il est au-dessus d’un tel blasphème.
LES sept cieux et la terre et tout ce qu’ils renferment, glorifient son nom. Il n’est pas une chose qui ne bénisse son œuvre. Mais vous n’entendez pas ce murmure d’adoration. Il est toute mansuétude et toute miséricorde.
QUAND tu lis le Coran, il semble qu’un rideau tombe pour t’isoler de ceux qui ne croient pas à la vie future.
LEUR sensibilité semble s’obscurcir comme pour les empêcher de comprendre ; leurs oreilles deviennent de plomb. QUAND tu mentionnes l’unité de Dieu dans le Coran, ils se détournent avec aversion.
RIEN ne nous échappe. Nous savons avec quelle intention certains viennent t’écouter, et les propos qu’ils tiennent dans leurs conciliabules. Nous n’ignorons pas qu’ils se disent entre eux : « Mais, voyons, nous suivons là un homme possédé ».
VOIS tout ce à quoi ils te comparent ! Ils sont égarés. Ils ne savent plus dans quel sens s’orienter.
COMMENT est-ce possible, disent-ils, qu’une fois réduits à notre squelette ou tombés en poussière, nous puissions être appelés à une nouvelle vie ?
RÉPONDS : Oui, vous serez ressuscités quand bien même vous seriez de pierre ou de fer,
OU de quelque autre matière que vous ne sauriez imaginer. « Et qui va nous ressusciter » ? opposeront-ils. Dis : « Celui qui vous a donné la vie la première fois. » Ils hocheront alors la tête et t’interrogeront : « Mais quand cela aura-t-il lieu ? » Réponds : « Peut-être est-ce proche ? »
LE jour où Dieu vous rappellera à Lui, vous vous présenterez en célébrant ses louanges et vous constaterez alors que votre séjour sur terre a été de courte durée.
DIS à mes fidèles de n’employer que les paroles les plus conciliantes. Satan n’est que trop porté à susciter la discorde parmi eux. N’est-il pas, en effet, l’ennemi déclaré de l’homme ?
VOTRE Seigneur vous connaît mieux que quiconque. Il peut vous attirer dans le sein de sa miséricorde comme Il peut vous châtier. Nous ne t’avons pas envoyé aux hommes, ô prophète, pour être leur maître.
TON Seigneur sait mieux que personne ce que renferment les cieux et la terre. Nous avons établi une hiérarchie entre les prophètes ; à David, nous avons donné les psaumes.
DIS : Invoquez les divinités que vous vous êtes données en dehors de Dieu. Elles ne peuvent ni guérir vos maux, ni vous en préserver
CES divinités cherchent elles-mêmes à qui mieux mieux le moyen de se rapprocher de Dieu. Elles espèrent dans sa miséricorde et redoutent ses châtiments. La répression de ton Seigneur est, en effet, effrayante.
IL n’est de cités que nous n’anéantissions avant le jour du jugement dernier ou que nous ne frappions d’un châtiment exemplaire. Ceci est inscrit dans le Livre.
SI nous ne faisons plus de miracles, c’est que les générations passées n’y ont pas cru. A quoi a servi que nous ayons envoyé aux Thémoudites une véritable chamelle ? Ils n’en persistèrent pas moins dans leurs erreurs. Nous n’envoyons des miracles que pour avertir.
NOUS n’avons cessé de te dire : « Ton Seigneur est le souverain maître des hommes. Ton rêve, nous ne te l’avons suggéré que pour éprouver les hommes et c’est dans le même dessein que nous avons introduit l’histoire de l’arbre maudit dans le Coran. Plus nous essayons de les convaincre et plus ils s’entêtent dans leur insoumission.
NOUS dîmes aux anges : « Prosternez-vous devant Adam ? » Ils s’inclinèrent, sauf Iblis qui objecta : « Vais-je m’incliner devant un être tiré du limon ? »
« C’EST bien celui-là auquel tu donnes le pas sur moi ? », ajouta-t-il. « Si tu me fais grâce jusqu’au jour du jugement dernier, j’asservirai la presque totalité de sa descendance ».
« FUIS. Toi et ceux qui pactiseront avec toi, aurez l’enfer pour récompense. Ample récompense.
CIRCONVIENS en paroles ceux d’entre eux que tu pourras. Lâche sur eux tes cavaliers et tes fantassins. Partage avec eux leurs richesses et leurs enfants. Fais-leur des promesses. Les promesses de Satan ne sont pas autre chose que des mensonges.
MAIS tu n’auras aucune prise sur mes fidèles. Ils trouveront dans leur Seigneur un protecteur suffisant ».
C’EST par la toute-puissance de votre Seigneur que vos barques voguent sur les flots et vous permettent d’exploiter les ressources du monde. Sa sollicitude pour vous est sans bornes.
SI un péril sur mer vous menace, c’est en vain que vous invoquez d’autres divinités que Dieu. Mais une fois que Dieu vous a ramenés sains et saufs sur la rive, vous vous détournez de Lui. L’homme n’est qu’un ingrat.
QUI vous garantit que Dieu ne fera pas affaisser la rive sous vos pas ou ne déchaînera pas sur vous un ouragan sans que vous puissiez trouver un protecteur ?
QUI vous garantit que vous ne retournerez pas sur mer et que Dieu ne soulèvera pas une tempête où vous trouverez la mort ? juste châtiment de votre impiété. Et alors vous n’aurez aucun recours contre nous.
NOUS avons honoré les fils d’Adam. Nous avons facilité leur circulation sur terre et sur mer. Nous leur avons procuré d’agréables nourritures. Nous nous sommes montrés pour eux d’une générosité exceptionnelle par rapport à la majeure partie de la création.
LE jour où comparaîtront devant nous toutes les sectes avec leurs chefs, ceux à qui on remettra leur compte dans la main droite le liront avec plaisir et y trouveront mentionné leur moindre mérite.
CELUI qui est aveugle en ce monde le sera également dans l’autre et s’y dirigera encore moins facilement.
LES infidèles ont été sur le point d’ébranler ta foi et de t’amener à altérer nos révélations. Auquel cas, ils ne t’auraient pas ménagé leurs sympathies.
SI nous ne t’avions retenu, tu étais sur le point de te rapprocher d’eux.
MAIS alors nous t’aurions infligé à la fois les tourments de la vie et ceux de la mort. Et tu aurais été sans recours contre nous.
PAR leurs persécutions, ils ont été sur le point de te faire abandonner le pays. Auquel cas, ils y seraient restés eux-mêmes bien peu de temps !
TEL a été le sort des prophètes que nous avons envoyés avant toi. Ce sera là aussi ton sort.
RÉCITE ta prière du déclin du soleil jusqu’à la nuit noire. Récite le Coran à l’aube ; c’est là un moment propice.
LIS le Coran la nuit. C’est là une œuvre pie. Peut-être obtiendras-tu ainsi un rang privilégié dans la vie future ?
DIS : Seigneur, fais que je commence et que je termine toute chose heureusement. Prête-moi un appui efficace.
DIS : Que la vérité triomphe et que l’erreur disparaisse. L’erreur a une vie précaire.
CE Coran apporte soulagement et bénédiction aux fidèles. Il ne fera qu’accentuer la ruine des méchants.
ACCORDONS-NOUS nos bienfaits à l’homme ? il se détourne et s’éloigne de nous. Le mal l’effleure-t-il ? le voilà qui se désespère.
DIS : Que chacun agisse à sa guise mais votre Seigneur distingue mieux que personne ceux qui sont dans la voie droite.
ILS t’interrogent sur l’âme. Dis : L’âme est le secret de Dieu. Il ne vous a livré que bien peu de connaissances !
SI nous le voulions, nous retirerions ce que nous t’avons révélé. Et tu n’aurais personne pour te défendre.
SI Dieu s’en abstient, c’est pure grâce de sa part. Sa grâce pour toi est, en effet, sans limites.
DIS : Les hommes et les génies auraient beau se concerter respectivement pour produire un pareil Coran, qu’ils n’y parviendraient pas. S’associeraient-ils même ? qu’ils ne le pourraient pas non plus.
NOUS avons eu beau multiplier les exemples dans ce Coran, la plupart des hommes sont demeurés incrédules.
ILS disent : Nous ne t’accorderons notre confiance que le jour où tu feras jaillir du sol une source,
OU que, possédant toi-même un jardin de palmiers et de vignes, tu y feras surgir de nombreux cours d’eau,
OU que, réalisant ta menace, tu détacheras sur nous un pan du ciel, ou que tu pourras montrer à tes côtés Dieu et les anges,
OU que tu posséderas un magnifique palais, ou que tu t’élèveras dans les cieux. Et encore ne croirons-nous à ton ascension que si tu nous rapportes des cieux un livre accessible à tous ? Réponds-leur : Béni soit mon Seigneur ! Suis-je autre chose qu’un homme envoyé par Dieu !
C’EST là ce qui a empêché les hommes de croire quand la bonne voie leur a été indiquée. Est-ce concevable, ont-ils dit, que Dieu ait envoyé un homme pour le représenter ?
DIS : Si la terre était peuplée de tendres séraphins, c’est un séraphin que j’y aurais envoyé comme prophète.
DIS : Dieu est un témoin suffisant entre vous et moi. Il lit dans les âmes de ses serviteurs et Il les connaît.
SEUL, celui que Dieu guide peut prétendre être dans la bonne voie. Celui qu’Il égare ne peut plus trouver d’autre protection que Lui. Au jour de la résurrection, nous réunirons tous les égarés, face contre terre, aveugles, sourds et muets. L’enfer sera leur séjour. A peine le feu baissera-t-il, qu’il sera ranimé !
TEL sera leur châtiment pour avoir rejeté vos preuves et avoir dit : « Est-ce possible qu’une fois réduits à un amas d’os et de poussière, nous puissions être rappelés à une nouvelle vie ? »
QUOI d’étonnant à ce que le créateur des cieux et de la terre puisse faire renaître des hommes ! Le jour de la résurrection est irrévocablement fixé. Les méchants ne croient à rien si ce n’est à leur incrédulité.
DIS : Quand bien même vous disposeriez des trésors de la miséricorde divine, que vous hésiteriez à être charitables. L’homme est foncièrement avare.
NOUS avons fourni à Moïse neuf preuves indiscutables. Interroge à ce sujet les fils d’Israël. Lorsque Moïse se présenta à Pharaon, celui-ci l’accueillit par ces mots : « Tu as l’air d’un halluciné ».
TU sais bien, Pharaon, répondit Moïse, que des preuves aussi évidentes ne peuvent émaner que du maître des cieux et de la terre. Je crois ta perte irrémédiable.
PHARAON voulut chasser les enfants d’Israël du pays. Nous l’engloutîmes sous les eaux, ainsi que ses partisans.
NOUS dîmes aux enfants d’Israël : « Fixez-vous dans ce pays. Lorsque viendra le jour du jugement dernier, nous vous rassemblerons tous ».
CE n’est pas en vain que nous avons envoyé ce Coran. Il est l’expression de la vérité. Pour toi, ta mission se borne à annoncer et à avertir.
NOUS avons révélé le Livre verset par verset pour que tu le récites au fur et à mesure. Notre révélation est indiscutable.
DIS : Croyez au Livre ou n’y croyez pas. Les gens d’Écriture se prosternent, la face contre terre, quand on le leur récite.
GLOIRE à Dieu, s’écrient-ils. Voici que les prédictions de notre Seigneur sont réalisées.
ILS se prosternent en pleurant. Leur foi est plus vive.
APPELEZ-LE Dieu ou le Miséricordieux. Tous les titres lui conviennent pourvu qu’ils soient beaux. Que le ton de ta prière ne soit ni trop élevé ni trop bas. Qu’il se tienne dans un juste milieu.
PROCLAME : Gloire à Dieu qui n’a pas de descendance et au pouvoir duquel personne ne participe. Il se passe d’aide. Exalte sa puissance.
BÉNI soit Dieu qui a révélé le Livre à son serviteur. Livre d’où est bannie toute équivoque.
LIVRE sincère, qui a pour but de mettre en garde contre un châtiment terrible et d’annoncer aux croyants qui pratiquent le bien une belle récompense,
ETERNELLE.
SON but est de mettre en garde ceux qui donnent un fils à Dieu,
BIEN qu’ils n’aient aucune indication sur ce point, pas plus que leurs pères. Monstrueux propos que celui qui sort ainsi de leurs bouches. Pur mensonge.
IRAS-TU jusqu’à mourir de chagrin parce qu’ils refusent de croire ?
SI nous avons pourvu la terre de tant de richesses c’est dans le but d’éprouver les hommes, de savoir lesquels se comporteraient le mieux.
TOUTES ces richesses, nous les réduirons en poussière.
NE t’es-tu pas aperçu que les moines de la caverne d’Er Raqim constituent un de nos signes les plus extraordinaires ?
VOICI leur histoire. Tout jeunes, ils se retirèrent dans cette caverne. Ils implorèrent Dieu : « Seigneur, assiste-nous de ta grâce et fais que nous puissions nous tirer d’affaire dans toute circonstance ».
NOUS les endormîmes plusieurs années durant.
NOUS les réveillâmes pour voir lesquels d’entre eux sauraient mieux combien d’années ils étaient restés endormis.
NOUS te racontons là leur histoire authentique. C’était des jeunes gens pleins de foi dans leur Seigneur et que nous avions mis dans la voie droite.
NOUS avions affermi leurs cœurs. Un jour, ils se levèrent et dirent : Notre maître est le maître des cieux et de la terre ; nous n’implorerons que Lui, sans quoi nous commettrions un crime.
HELAS ! notre peuple adore d’autres divinités que Dieu. Si seulement il pouvait justifier son culte par une preuve quelconque ! Quel mensonge est plus abominable que celui proféré contre Dieu !
MAINTENANT que nous avons désapprouvé nos concitoyens et renié leurs divinités, retirons-nous dans une caverne. Dieu nous prendra sous sa protection et pourvoira à nos besoins.
LE matin, le soleil se levait à la droite de la caverne. Le soir, il se couchait à sa gauche. Eux, étaient installés dans la partie la plus spacieuse de la caverne. N’est-ce pas là une preuve de la puissance de Dieu ? Seul, celui dirigé par Dieu peut prétendre être dans la bonne voie. Celui qu’Il égare ne saurait plus trouver ni conseil ni protection.
A les voir, on aurait cru qu’ils étaient éveillés et cependant ils dormaient. Nous les tournions tantôt sur un côté, tantôt sur l’autre. Leur chien était couché sur ses pattes à l’entrée de la caverne. Si tu les avais vus dans cette position, tu te serais écarté brusquement et aurais fui, épouvanté.
NOUS les avons ensuite éveillés. Ils se firent aussitôt part de leurs impressions. L’un d’eux interrogea : « Combien de temps sommes-nous restés ici ? » « Peut-être un jour, même moins, » répondirent d’autres. « Dieu seul le sait » conclut le reste. Envoyons l’un d’entre nous à la ville avec cet argent pour qu’il tâche de trouver de bons aliments. Qu’il se montre circonspect et évite de faire découvrir notre retraite !
SI les habitants la découvraient, ils nous lapideraient ou nous feraient embrasser par force leur culte. Nous serions à jamais perdus.
EFFECTIVEMENT, nous décelâmes leur retraite pour bien montrer que les promesses de Dieu s’accomplissent toujours et que la résurrection est une chose certaine. L’incident fut commenté par les gens de la ville. « Élevons un sanctuaire à l’endroit de la caverne, dirent quelques-uns. Dieu seul connaît leur secret ». L’avis qui triompha, fut qu’on élèverait une chapelle.
ON discute sur leur nombre. « Ils étaient trois et le chien était le quatrième », disent les uns, « Ils étaient cinq et le sixième était leur chien », soutiennent les autres. Conjectures que tout cela. « Ils étaient sept et leur chien était le huitième », assurent d’autres. Réponds : « Dieu sait mieux que personne combien ils étaient ». Peu nombreux sont ceux qui ont connu leur nombre.
NE discute pas à fond sur cette histoire. Et n’interroge personne.
NE dis Jamais : Je ferai telle chose demain sans ajouter : « S’il plaît à Dieu ». Si tu oublies de faire cette chose, invoque ton Seigneur et dis : « Plaise à mon Seigneur de me suggérer une chose plus utile encore ».
LES jeunes gens vécurent dans la caverne trois cent neuf ans.
DIS : Dieu sait mieux que personne le temps qu’ils y vécurent. Il détient les mystères des cieux et de la terre. Qui a meilleure vue et meilleure ouïe que Lui ! Les hommes n’ont d’autre protecteur que Lui. Il n’associe personne à son autorité.
RÉCITE ce qui est déjà révélé du Livre de ton Seigneur. Ses paroles sont immuables. Tu ne saurais jamais trouver d’appui en dehors de Lui.
MÊLE-TOI à ceux qui invoquent le Seigneur, matin et soir, pour attirer ses regards. Ne te sépare pas d’eux pour courir après les plaisirs du siècle. Ne t’associe pas à ceux que nous avons rendu insouciants de notre souvenir, à ceux qui ne suivent que leurs penchants et dont toute la vie est une futilité.
LA vérité émane de votre Seigneur. Croira qui voudra et niera qui voudra. Nous avons préparé pour les infidèles un feu dont les flammes les encercleront de toutes parts. Quand ils supplieront qu’on les soulage, on leur servira une eau brûlante comme un métal en fusion qui leur rongera la face. Détestable boisson et dérisoire soulagement.
CEUX qui auront cru et pratiqué le bien, qu’ils sachent que nous ne laissons pas sans récompense toute bonne action.
A ceux-là est réservé le jardin de l’Éden arrosé d’eau vive. Ils y seront parés de bijoux d’or et vêtus de manteaux verts en soie fine et satinée. Ils seront allongés sur des divans. Belle récompense et réconfortant repos.
CITE-LEUR l’exemple de ces deux hommes : à l’un nous avons donné deux jardins plantés de vigne et entourés de palmiers. Un champ de blé les sépare.
CHACUN des deux jardins a produit une récolte abondante. Rien n’est resté improductif. Nous avons fait surgir un ruisseau au milieu de ces jardins.
LEUR propriétaire a récolté une ample moisson. Il dit à son voisin au cours d’une conversation : J’ai plus de biens que toi et ma famille est plus considérée.
IL entra dans son jardin, animé de sentiments aussi dangereux, et s’exclama : « Je ne pense pas que ce jardin puisse jamais dépérir.
JE ne crois guère au jugement dernier. Toutefois, en admettant que je retourne à Dieu, j’aurai un sort encore meilleur ».
SON interlocuteur répliqua : « Renies-tu Celui qui t’a créé d’un peu de terre et d’une goutte de sperme puis te donna la stature d’un homme ».
POUR moi, Dieu est mon maître et je ne Lui reconnais aucun associé.
QUE n’as-tu dit plutôt, en entrant dans ton jardin : « Quelle belle création de Dieu ! Il n’y a de puissance qu’en Lui. Bien que moins riche et moins pourvu d’enfants que toi,
IL est possible que Dieu me donne quelque chose de plus beau que ton jardin. Il est possible aussi qu’Il lance un trait de feu sur ton jardin et le rase complètement,
OU qu’Il en tarisse l’eau et que tu restes désemparé.
SA récolte fut anéantie. Il se tordait les mains à la vue de tant d’efforts rendus vains et de ses treilles complètement ravagées. « Plût à Dieu, murmura-t-il, que je ne lui eusse jamais associé personne ».
IL ne disposait d’aucun appui capable d’assurer sa réussite en l’absence de Dieu. Effectivement, il ne réussit pas.
EN vérité, la décision souveraine n’appartient qu’à Dieu. Il est inégalable dans la récompense qu’Il décerne comme dans le destin qu’Il accorde.
EXPLIQUE-LEUR que la vie de ce monde est comparable au spectacle suivant. Sous l’action de l’eau tombée du ciel, les plantes s’entremêlent dans une poussée vigoureuse, puis elles se dessèchent et sont éparpillées par le vent. Dieu est tout-puissant.
LES biens et les enfants sont la parure de la vie. Mais les bonnes œuvres sont ce que Dieu apprécie le plus et ce que les hommes devraient le plus rechercher.
LE jour où les montagnes se mettront en marche et où la terre sera nivelée sur toute son étendue, nous rassemblerons les hommes sans en omettre un seul.
ILS se présenteront devant ton Seigneur, alignés sur un seul rang. Vous voilà revenus devant moi, tels que je vous ai créés une première fois. Et pourtant vous aviez toujours pensé que nous ne nous retrouverions jamais en présence.
LE compte de chacun sera apporté. En lisant le leur, les coupables seront saisis d’effroi. Ils diront : « Malédiction ! Ce compte énumère tout, de la plus petite à la plus grande action ». Toutes leurs œuvres leur seront présentées. Ton maître ne lèse personne.
QUAND nous dîmes aux anges : « Prosternez-vous devant Adam, ils se prosternèrent à l’exception d’Iblis, un des génies. Il refusa de se soumettre à l’ordre de son maître. Allez-vous le choisir comme protecteur lui et sa descendance, plutôt que moi ? Alors qu’ils sont vos ennemis déclarés ». Quel détestable échange les méchants font là !
JE ne les ai pas pris pour témoins quand j’ai créé les cieux et la terre, pas plus que quand je les ai créés eux-mêmes. Je n’ai jamais fait appel au concours des égarés.
UN jour, les infidèles seront interpellés ainsi : « Appelez à votre secours les divinités auxquelles vous croyez ». Ils les appelleront, mais en vain. Nous dresserons entre eux une zone de désolation.
LES coupables verront le feu. Ils acquerront la certitude qu’ils y seront précipités. Ils n’auront aucun moyen d’y échapper.
EN vain, nous avons multiplié les exemples dans notre Coran, mais la controverse est la passion dominante de l’homme.
POURQUOI les hommes sont-ils retenus de croire alors que la bonne voie leur a été montrée ? Qu’est-ce qui les retient aussi d’implorer le pardon de leur Seigneur ? Attendent-ils de subir le sort de leurs aînés ou de se trouver face à face avec leur châtiment ?
LA mission de nos prophètes est d’annoncer la bonne nouvelle et d’avertir. Les incrédules développent de faux arguments pour combattre la vérité. Mieux encore, ils tournent en dérision nos preuves et nos avertissements.
QUEL plus grand criminel que celui qui refuse d’entendre les enseignements de son Seigneur et qui va jusqu’à oublier ses propres péchés ! Nous avons enveloppé leurs cœurs d’un voile épais au point qu’ils ont perdu toute sensibilité. Nous avons bouché leurs oreilles. IL est inutile de leur montrer la bonne voie. Ils ne la suivront plus jamais.
TON Seigneur est toute indulgence et toute sollicitude. S’il punissait les hommes suivant leurs œuvres, Il précipiterait leur châtiment. Que les hommes n’oublient donc pas qu’ils devront comparaître devant nous et qu’ils ne pourront se soustraire à cette obligation.
RAPPELEZ-vous ces cités que nous avons anéanties en punition de leur impiété ? Nous avions fixé leur perte à l’avance.
MOÏSE dit un jour à son disciple : « Je marcherai jusqu’à ce que je rencontre le confluent des deux mers, dussé-je y mettre des années ! »
ILS arrivèrent au confluent. Dans un moment d’inattention, le poisson qu’ils avaient avec eux sauta dans la mer et disparut.
S’ETANT remis en route, Moïse dit à son compagnon : « Déjeunons, car le voyage nous a fatigués ».
CE dernier répondit : « Tu te souviens que nous nous sommes arrêtés près d’un rocher. Je n’ai alors plus prêté attention au poisson. Cette négligence ne peut m’avoir été inspirée que par Satan. Le poisson a sûrement replongé dans la mer. C’est étrange ».
« C’EST ce que je désirais, » repartit Moïse. Ils retournèrent alors sur leurs pas.
ILS rencontrèrent un de nos serviteurs que nous avions touché de notre grâce et initié à notre science.
« ME veux-tu pour élève, dit Moïse, et veux-tu me transmettre un peu de ta science précieuse ? »
« Tu ne pourras pas supporter ma compagnie », lui répondit le personnage.
« CAR comment pourras-tu affronter certaines expériences dont tu ne saisirais pas le sens ? »
« S’IL plaît à Dieu, dit Moïse, tu me trouveras toujours calme et empressé à tes ordres. »
« Si tu veux devenir mon disciple, repartit le personnage, ne me demande jamais aucune explication avant que je ne t’informe moi-même ».
ILS se mirent en route. Puis il advint qu’ils montèrent sur une barque. Le personnage y perça un trou. « Pourquoi, s’exclama Moïse, perces-tu cette barque ? Veux-tu en noyer les passagers ? En vérité, ton geste est criminel ».
« NE t’ai-je pas dit que tu ne supporterais pas ma compagnie ? »
« NE m’en veux pas, dit Moïse, d’avoir oublié ma promesse et épargne-moi des reproches trop violents ».
AYANT repris leur chemin, ils rencontrèrent un jeune homme. Le personnage le tua. « Comment, s’exclama Moïse, tu tues un innocent sans motif légitime ? c’est vraiment inouï ! »
« NE t’ai-je pas dit que tu ne supporterais pas ma compagnie ? »
« Si je t’interroge encore une fois, dit Moïse, tu ne me voudras plus comme disciple. Tu n’as été que trop patient ».
ILS se remirent en route. Ils arrivèrent à un village. Ils demandèrent l’hospitalité aux habitants, qui la leur refusèrent. Sur ces entrefaites, ils aperçurent un mur menaçant ruine. Le personnage le redressa. « Si tu le voulais, dit alors Moïse, tu pourrais réclamer un salaire ».
« NOTRE séparation est devenue inévitable, » repartit le personnage. Je vais t’éclairer sur les incidents qui t’ont fait sortir de ta patience.
LA barque appartenait à de pauvres gens, dont elle était l’instrument de travail. Je l’ai endommagée parce que je savais que le souverain du pays était en train de réquisitionner de force toutes les embarcations.
QUANT au jeune homme, sachant ses parents très pieux, j’ai craint qu’il ne les entraîne dans de fâcheuses aventures et ne les rende impies.
J’AI voulu que Dieu leur donne en échange un enfant plus soumis et plus respectueux de ses parents.
ENFIN, quant au mur, il appartenait à deux jeunes orphelins du village et recouvrait un trésor caché par leur père. Comme ce dernier était un homme de bien, ton Seigneur a voulu laisser atteindre à ses enfants leur puberté pour qu’ils déterrent eux-mêmes le trésor. Tous ces actes sont dus à la grâce de ton Seigneur et je n’y ai aucune initiative. Voilà l’explication des événements qui t’ont fait sortir de ta patience.
A ceux qui t’interrogent sur Alexandre le Grand, réponds : Voici son histoire.
NOUS avons affermi sa puissance sur terre et nous lui avons donné les moyens de réaliser tous ses projets.
IL entreprit un premier projet.
IL engagea son armée jusqu’au point extrême de l’Occident. Là, il vit le soleil se coucher sur un étang d’eau boueuse. Un peuple occupait le pays. NOUS lui dîmes : « O Alexandre, nous te laissons libre ou bien de punir ce peuple ou de le traiter avec générosité ».
« Si ce peuple se comporte mal, décida-t-il, je le châtierai. Et lorsqu’il comparaîtra devant Dieu, il subira un châtiment plus sévère encore ».
CELUI qui croira et aura pratiqué les bonnes œuvres recevra la plus belle récompense et trouvera toujours bon accueil auprès de moi.
IL entreprit un deuxième projet.
IL engagea son armée jusqu’au point extrême de l’Orient. Là, il vit le soleil se lever sur un peuple qui ne portait aucun vêtement.
JE traiterai ce peuple comme l’autre, dit-il. Nous étions informés de toutes les décisions d’Alexandre.
IL entreprit un dernier projet.
Il arriva à une gorge formée par deux chaînes de montagnes. Il y trouva un peuple qui comprenait à peine le langage humain.
CE peuple lui dit : « O Alexandre, Gog et Magog dévastent la terre. Veux-tu accepter une somme d’argent pour élever un mur entre eux et nous ? »
L’ASSISTANCE de Dieu, leur répondit-il, m’est un bien suffisant. Prêtez-moi votre collaboration et je dresserai entre ce peuple et vous un obstacle infranchissable.
APPORTEZ des blocs de minerai de fer jusqu’à ce que la gorge soit comblée. Cet ordre exécuté, il dit : « Soufflez ». Une fois le minerai en fusion, il ajouta : « Versez maintenant de l’airain fondu. »
GOG et Magog ne purent ni escalader le mur ni le percer. CE mur, dit Alexandre, est un don de Dieu.
QUAND la promesse de Dieu se réalisera, il sera réduit en poussière. La promesse de Dieu est inéluctable.
AU jour promis, les hommes s’entrechoqueront comme des vagues. La trompette sonnera. Nous les assemblerons tous.
CE jour-là, nous mettrons les infidèles en présence de l’enfer,
LES infidèles qui s’étaient voilé les yeux pour ne pas voir nos signes et qui se refusaient de nous entendre.
LES infidèles pensent-ils pouvoir indéfiniment prendre mes serviteurs pour clients ? Nous réservons aux infidèles l’enfer pour séjour.
VOULEZ-vous que je vous indique ceux dont les œuvres auront été les plus vaines,
CEUX qui n’ayant recherché que plaisirs du siècle, croiront avoir vécu la plus belle existence ?
CE sont ceux qui auront nié les signes de leur Seigneur et leur comparution devant Lui. Leurs œuvres seront nulles. Elles ne pèseront d’aucun poids au jour du jugement dernier.
ILS auront l’enfer en partage pour n’avoir pas cru et avoir tourné nos preuves et nos prophètes en dérision.
CEUX qui croient et pratiquent le bien auront le paradis pour séjour,
SEJOUR éternel, qu’ils ne voudront échanger contre aucun autre.
DIS : Si l’eau de la mer était muée en encre pour écrire les paroles de mon Seigneur, elle se tarirait avant de les avoir toutes écrites, même si une autre mer venait la suppléer.
DIS : Je ne suis qu’un mortel comme vous, à qui il a été révélé qu’il n’y a qu’un seul Dieu. Celui qui espère se rencontrer avec son Seigneur, qu’il fasse œuvre pie et n’associe personne au culte de Dieu.
KAF-HAYA-AIN-SAD.
MENTIONNE la marque de bienveillance donnée par ton Seigneur à Zacharie.
ZACHARIE adressa une prière secrète à son Dieu.
MON Dieu, dit-il, mes forces déclinent et mes cheveux blanchissent. JE ne t’ai jamais adressé une prière que tu n’aies exaucée.
JE n’ai pas confiance dans mes héritiers. Ma femme est stérile. Donne-moi un enfant,
QUI hérite de moi et de la famille de Jacob. Et fais, Seigneur, qu’il soit vertueux.
O Zacharie, nous t’annonçons un fils. Il s’appellera Jean. C’EST un nom qui n’a jamais été porté jusqu’ici.
IL dit : «O mon Dieu, est-ce possible que j’aie un fils ? alors que ma femme est stérile et que moi-même j’ai atteint l’âge des rides ».
AINSI en a décidé ton Seigneur, répondit Dieu. Rien de plus simple pour moi. Je t’ai bien créé alors que tu n’étais rien.
SEIGNEUR, dit-il, convenons alors d’un signe. Soit, notre signe sera celui-ci : « Tu n’adresseras la parole à personne pendant trois nuits ».
IL sortit de l’oratoire et, s’avançant vers le peuple, il l’invita à prier matin et soir.
O Jean, étudie le Livre avec ferveur. Nous t’avons donné la sagesse dès ton plus jeune âge.
NOUS t’avons donné, en outre, la douceur et la bonté. Il était d’une nature dévote.
IL respectait ses parents. Il n’était ni violent ni insoumis.
QU’IL soit assisté au jour de sa naissance, de sa mort et de sa résurrection !
MENTIONNE Marie dans le Livre. Elle s’éloigna de sa famille et se fixa dans une retraite située à l’est de la ville.
ELLE tendit un rideau entre elle et les passants. Nous envoyâmes notre Esprit qui lui apparut sous une forme humaine.
ELLE lui dit : «J’en appelle à la protection de Dieu, si tant est que tu le craignes. »
IL répondit : « Ton Seigneur m’a envoyé auprès de toi pour que je te donne un fils vertueux. »
« COMMENT aurais-je un enfant, dit-elle, moi qui n’ai approché aucun homme et que la débauche n’a jamais tentée ? »
AINSI en sera-t-il. Ton Seigneur a dit : « Rien n’est plus facile pour moi. Cet enfant sera un symbole pour les hommes et un signe de notre miséricorde ». Cette décision fut réalisée.
ELLE devint grosse. Elle se retira dans un endroit éloigné.
SURPRISE par les douleurs de l’enfantement, elle s’appuya à un tronc de palmier. « Plût à Dieu, s’écria-t-elle, que je fusse morte avant et que l’oubli se soit fait sur moi. »
UNE voix lui dit : « Ne t’afflige pas. Ton Seigneur t’a fait accoucher d’un enfant remarquable ».
SECOUE le tronc du palmier. Des dattes succulentes tomberont à tes pieds.
MANGE, bois et réjouis-toi. Si tu vois un homme, dis-lui : « J’ai fait vœu au Miséricordieux de jeûner. Aujourd’hui, je ne parlerai à personne ».
ELLE retourna chez les siens, emportant l’enfant sur ses bras. O Marie, s’exclamèrent-ils, quel acte abominable as-tu commis ?
O sœur d’Aaron, ton père n’était pas dépravé ni ta mère une femme de mauvaise vie.
ELLE leur fit signe de s’adresser à l’enfant. Comment est-ce possible de parler à un enfant au berceau, dirent-ils.
JE suis le serviteur de Dieu, dit Jésus. Il m’a légué le Livre et m’a pris pour prophète.
IL a voulu que je porte la bénédiction partout où j’irai. Il m’a recommandé de prier et de faire la charité, ma vie durant,
D’ÊTRE respectueux envers ma mère. Il n’a pas voulu que je sois violent et insoumis.
LE salut sera avec moi au jour de ma naissance, de ma mort et de ma résurrection.
VOILA ce qu’était Jésus, fils de Marie. Oui, en vérité, voilà ce qu’était celui sur lequel on discute.
IL est inconcevable que Dieu se donne un enfant. Gloire à Lui. Quand Il décide une chose, Il dit : « Que cette chose soit et elle est. »
DIEU est mon maître et le vôtre. Adorez-Le. C’est la voie droite.
LES sectes persistent dans leurs discussions. Malheur aux incrédules. Au grand jour de la résurrection, que leur adviendra-t-il ?
C’EST alors qu’ils entendront bien et verront bien le jour où ils comparaîtront devant nous ! Mais actuellement les méchants sont dans une insouciance manifeste.
METS-LES en garde contre le jour de la déception, le jour où s’exécuteront les décrets de Dieu. Ils vivent dans l’indifférence et l’impiété.
LA terre et tout ce qu’elle porte finira par nous échoir en héritage. Tout nous fera retour,
MENTIONNE Abraham dans le Livre. Il était sincère et prophète.
IL dit à son père : « O mon père, pourquoi adores-tu des divinités qui ne voient ni n’entendent et dont tu ne peux rien tirer. »
« O mon père, j’ai des lumières que tu n’as pas. Suis-moi, je te mettrai sur le bon chemin ».
« O mon père, n’adore pas Satan, car Satan s’est révolté contre le Dieu de clémence ».
« O mon père, je crains que le châtiment du Clément ne t’atteigne et que tu ne deviennes un suppôt de Satan ».
VAS-TU maintenant, répliqua son père, faire fi de mes divinités ? Cesse tes critiques, ô Abraham, sinon je te ferai lapider. Va, je te bannis pour toujours.
ADIEU, répondit Abraham, j’intercéderai néanmoins auprès de mon Dieu pour toi. Car, sa bienveillance ne m’a jamais manqué.
JE vous abandonne ainsi que les divinités que vous adorez. Moi, j’invoquerai mon Seigneur. Qu’Il fasse que ce ne soit pas en pure perte.
POUR avoir abandonné son père et ceux qui invoquaient de fausses divinités, nous lui donnâmes Isaac et Jacob, que nous élevâmes tous deux au rang de prophètes.
NOUS les admîmes aux privilèges de notre grâce. Nous les douâmes d’un franc et sublime parler,
MENTIONNE Moïse dans le Livre. Il était sincère. Ce fut un prophète.
NOUS l’appelâmes du versant droit du Sinaï et nous en fîmes notre confident.
PAR un effet de notre grâce, nous lui adjoignîmes son frère Aaron comme prophète,
MENTIONNE Ismaël dans le Livre. Il respectait la foi jurée. Ce fut un prophète.
IL recommandait la prière et la charité aux siens. Il était l’élu de son Seigneur,
MENTIONNE Énoch dans le Livre. Ce fut un prophète sincère.
NOUS l’avons élevé à un rang insigne.
VOILA les prophètes que Dieu a comblés de ses faveurs parmi les descendants d’Adam. Ils descendent des rescapés de l’arche de Noé, de la postérité d’Abraham et d’Israël. Ils sont de ceux que nous avons dirigés et choisis. Lorsqu’on leur récite les versets de leur Seigneur, ils se prosternent à terre en pleurant.
D’AUTRES générations les suivirent. Elles délaissèrent la prière pour s’abandonner à leurs penchants. Un triste destin leur est réservé.
EXCEPTION sera faite pour ceux qui, repentants, feront acte de croyants et pratiqueront les bonnes œuvres. Pour ceux-là, ils entreront en paradis et leurs moindres actes leur seront comptés.
CE paradis sera l’Éden promis par le Miséricordieux à ses fidèles. Les promesses de Dieu se réalisent toujours.
LES bienheureux n’y entendent aucun propos frivole, mais de paisibles hommages. Leur nourriture y sera assurée matin et soir.
TEL est le paradis que nous donnerons en héritage à ceux d’entre nos serviteurs qui nous craignent.
NOUS ne descendons du ciel que sur l’ordre de ton Seigneur. Il est le seul maître du présent, du passé et de l’avenir. Il n’omet jamais rien.
IL est le maître des cieux et de la terre et de l’espace qui les sépare. Adore-Le avec persévérance. Connais-tu quelque divinité qui l’égale.
L’HOMME dit : « Une fois mort, vais-je revivre à nouveau ? »
NE se rappelle-t-il pas, cet homme, que nous l’avons créé une première fois et que nous l’avons tiré du néant ?
JE jure que je rassemblerai les hommes et les génies et que je les ferai agenouiller devant l’enfer.
PUIS je tirerai de chaque secte ceux qui se seront montrés les plus irréductibles envers le Miséricordieux.
NOUS connaissons mieux que personne ceux qui encourent l’enfer.
CEUX-LA y seront tous précipités sans exception. La décision a été arrêtée irrévocablement par ton Seigneur.
JE sauverai ensuite les soumis et je laisserai les méchants agenouillés dans l’enfer.
QUAND on récite nos versets aux infidèles, ils disent à ceux qui croient : Qui des croyants ou des incroyants occupe le rang le plus élevé, qui représente la meilleure société ?
QUE de générations n’avons-nous pas anéanties avant eux et qui cependant les surpassaient en confort et en luxe ?
DIS : Les égarés, le Miséricordieux continuera à les laisser jouir, jusqu'au moment où ils verront se réaliser ses menaces soit sur terre, soit au jour du jugement dernier. Ils apprendront alors qui des fidèles ou des infidèles a le plus mauvais sort et le moins de puissance.
DIEU raffermira encore dans la bonne voie ceux qui y sont déjà. LES bonnes œuvres ne sont jamais perdues pour ton Seigneur. Elles trouvent auprès de Lui la plus belle et la plus avantageuse récompense.
TU n’es pas sans avoir rencontré ces gens qui, ayant nié nos signes, disent : « J’aurai malgré tout richesses et enfants ».
POUR être aussi catégoriques, sans doute, connaissent-ils l’avenir ou bien détiennent-ils ferme une promesse de Dieu ?
QUE non pas. Nous prenons acte de tels propos et leur châtiment ne sera que plus rigoureux.
SES richesses et ses enfants, c’est nous qui en hériterons. Quant à lui, il comparaîtra devant nous, seul.
S’ILS se donnent d’autres divinités que Dieu, c’est dans l’espoir d’accroître leurs appuis.
QUELLE erreur ! Ces divinités renieront leurs adorateurs et se retourneront même contre eux.
NE vois-tu pas que nous envoyons des démons auprès des infidèles pour attiser leur révolte ?
NE t’emporte pas contre eux. Nous réglerons leur compte en son temps,
LE jour où nous appellerons les fidèles à comparaître en grande pompe devant le Miséricordieux,
LE jour où nous pousserons les criminels en troupeau dans l’enfer.
NUL ne pourra intercéder auprès de Dieu s’il n’a acquis un titre auprès du Miséricordieux.
ILS disent : « Le Miséricordieux s’est donné un enfant».
« Vous avez proféré là un blasphème monstrueux ».
A ces mots, les cieux ont failli s’entrouvrir, la terre se fendre, les montagnes crouler.
OSER attribuer un fils au Miséricordieux ?
LE Miséricordieux ne saurait avoir un fils.
TOUT ce qui existe dans les cieux et sur la terre est asservi au Miséricordieux.
IL a tout repéré, il a tout recensé.
CHAQUE créature comparaîtra séparément devant Lui au jour du jugement dernier.
A ceux qui croient et pratiquent les bonnes œuvres, le Miséricordieux accordera sa sollicitude.
EN le révélant dans ta langue nous avons rendu le Livre facile. Il est une bonne nouvelle pour ceux qui craignent et un avertissement pour les fortes têtes.
COMBIEN de générations n’avons-nous pas anéanties avant eux ? Découvrez-vous la trace d’un seul d’entre eux ? Percevez-vous le moindre bruit venant d’eux ?
TA - HA.
NOUS ne t’avons pas révélé ce Livre pour te faire souffrir.
MAIS pour avertir les gens de bonne foi.
C’EST une révélation envoyée par le créateur de la terre et des nues inaccessibles,
PAR le miséricordieux qui, du haut de son trône, exerce sa souveraineté.
IL est le maître des cieux et de la terre, de ce qui les sépare et des profondeurs du sol.
PEU importe que tu élèves la voix. Il perce tous les secrets et découvre tout ce qu’on Lui cache.
IL est le Dieu. Il n’y a de Dieu que Lui. Il porte les épithètes les plus sublimes.
CONNAIS-TU l’histoire de Moïse ?
AYANT aperçu un feu, il dit aux siens : « Restez là, j’aperçois un feu. PEUT-ÊTRE pourrai-je vous rapporter un peu de braise ou y trouver l’indication de ma route ?
LORSQU’IL y parvint, une voix l’interpella : « O Moïse »,
« JE suis ton Seigneur. Quitte tes chaussures. Tu es dans la vallée sacrée de Thowa. »
« JE t’ai élu. Écoute ce qui te sera révélé. »
JE suis Dieu. Il n’y a d’autre Dieu que moi. Adore-moi. Et célèbre la prière en mon honneur.
L’HEURE viendra. Peu s’en faut qu’elle ne se manifeste. L’heure où toute âme sera récompensée suivant ses œuvres.
NE t’en laisse pas distraire par ceux qui n’y croient pas et s’abandonnent à leurs passions. Autrement, tu serais perdu.
QU’AS-TU dans ta main droite ? ô Moïse.
C’EST mon bâton, dit-il. Je m’appuie sur lui ou je m’en sers pour conduire mon troupeau. Je l’emploie à d’autres usages encore.
« JETTE-LE, O Moïse », dit-il.
IL le jette et voilà qu’il se métamorphose en serpent qui se tortille.
PRENDS-LE sans crainte, ajoute-t-il, nous lui redonnerons sa forme première.
RAMÈNE ta main dans ta manche, elle en sortira naturellement blanche. Voilà un deuxième miracle.
CECI est pour te préparer à voir de plus grands miracles encore.
METS-TOI en marche vers Pharaon. C’est un impie.
SEIGNEUR, dit Moïse, arme-moi de patience.
FACILITE ma mission.
DÉLIE ma langue,
POUR qu’on comprenne mes paroles.
DONNE-MOI pour ministre un des miens.
QUE ce soit mon frère Aaron.
AFFERMIS-MOI avec son aide.
ASSOCIE-LE à ma mission.
NOUS pourrons ainsi mieux te glorifier.
NOUS pourrons te prier plus assidûment.
CAR tu nous connais mieux que personne.
JE t’accorde ce que tu me demandes, ô Moïse, répondit Dieu.
NOUS t’avons témoigné notre sollicitude déjà une première fois,
LORSQUE nous avons inspiré à ta mère l’acte suivant :
METS ton fils dans un coffre et dépose ce dernier sur les eaux. Les eaux le porteront sur d’autres rives. Là, il sera recueilli par notre ennemi commun. Car je t’ai voué une amitié particulière, ô Moïse. J’AI voulu que tu fusses élevé sous mes yeux.
« VOULEZ-VOUS, dit un jour ta sœur, que je vous indique quelqu’un pour prendre soin de cet enfant. » Nous t’avons alors rendu à ta mère pour qu’elle se console et se tranquillise. Puis, tu commis un meurtre. Nous t’avons épargné des remords mais nous avons multiplié sous tes pas les épreuves. Tu passas plusieurs années parmi les Madianites, puis tu vins au jour fixé, ô Moïse.
JE t’ai créé pour ma cause.
PARTEZ toi et ton frère, témoins de mes miracles, et ne m’oubliez pas dans vos prières.
DIRIGEZ-vous vers Pharaon, l’impie.
TENEZ-LUI un langage conciliant. Peut-être l’amènerez-vous à réfléchir et à me craindre ?
O notre maître, répondirent-ils, nous craignons qu’il ne se livre à quelque acte de violence et ne commette quelque brutalité.
NE craignez rien, reprit le Seigneur, je serai pour vous tout yeux, tout oreilles.
ALLEZ et dites-lui : Nous sommes les envoyés de ton Seigneur. Rends-nous les fils d’Israël. Cesse de les opprimer. Nous t’apportons une preuve de ton maître. Paix à ceux qui suivent la bonne voie.
IL nous a été révélé que ceux qui nous traitent d’imposteurs et nous délaissent seraient châtiés.
« QUEL est ce Seigneur que vous invoquez ? » ô Moïse, demanda Pharaon.
NOTRE Seigneur est Celui qui a pourvu chaque chose de ses conditions d’existence et qui a révélé la bonne voie.
QUE deviennent alors les croyances des générations passées ?
LEUR sort est fixé par mon Seigneur dans son Livre. Mon Seigneur ni ne se trompe ni n’oublie,
MON Seigneur qui vous a donné la terre pour berceau, qui l’a sillonnée de voies de communication et qui fait tomber la pluie. Cette pluie fait éclore des couples de plantes variées.
NOURRISSEZ-VOUS de ces plantes, vous et vos bestiaux ? Ceci est plein d’enseignement pour qui réfléchit.
C’EST de la terre que nous vous avons tirés et c’est à elle que vous retournerez. Nous vous en ferons sortir une deuxième fois.
C’EST en vain que nous lui montrâmes les preuves les plus décisives. Il les traita de mensonge et refusa d’y croire.
ES-TU venu, ô Moïse, dit Pharaon, pour nous chasser de notre pays ? Est-ce à cela que tend ta magie ?
DE la magie, nous allons t’en montrer aussi. Convenons d’un rendez-vous. Engageons-nous à n’y manquer ni l’un ni l’autre.
CE rendez-vous, fixons-le au jour de la prochaine fête, dit Moïse. Ne manquez pas de rassembler le peuple ce jour-là.
PHARAON se retira. Il mit au point tous ses préparatifs et vint au rendez-vous fixé.
MOÏSE s’adressa alors à la suite de Pharaon : « Gare à vous. Ne propagez pas de mensonges sur Dieu.
SINON, le ciel vous châtiera. La perte des menteurs est fatale ».
LES magiciens de Pharaon arrêtèrent leur plan en se concertant.
MOÏSE et son frère, dirent-ils, sont deux sorciers qui cherchent à vous chasser de votre pays avec leurs sortilèges. Ils veulent détruire vos plus fermes traditions.
UNISSONS nos moyens. Ne faisons qu’un bloc. Honneur à qui l’emportera. O Moïse, proposèrent-ils, est-ce toi qui va entrer en scène le premier ou nous ?
COMMENCEZ les premiers, dit-il. Voici que leurs cordes et leurs bâtons parurent brusquement s’agiter sous l’empire de la magie.
MOÏSE se sentit envahi par une crainte secrète.
SOIS sans crainte, suggérâmes-nous à Moïse, tu auras le dessus.
JETTE le bâton qui est dans ta main droite. Il anéantira leurs artifices. Ces artifices ne sont rien moins que des tours de charlatan. Or, les charlatans finissent toujours par être démasqués.
LES magiciens tombèrent face à terre en s’écriant : « Nous nous soumettons au Dieu d’Aaron et de Moïse ».
COMMENT, s’exclama Pharaon, vous vous ralliez à Moïse sans prendre mon consentement. C’est sans doute votre maître et c’est sans doute lui qui vous a enseigné la magie. Je vous couperai le pied d’un côté et la main de l’autre. Puis je vous crucifierai sur le tronc d’un palmier. Vous apprendrez alors qui du Dieu de Moïse ou de moi est le plus sévère et le plus inexorable dans la répression !
LES magiciens reprirent : « Nous ne saurions te préférer aux preuves qui viennent de nous être produites ni au Dieu qui nous a créés. Réalise tes menaces. Tes menaces ne dépassent pas ce bas monde ».
POUR nous, nous croyons à notre maître pour qu’Il nous pardonne nos fautes et les scènes de magie auxquelles tu nous as contraints. Dieu est ce qu’il y a de plus cher et Il est immortel.
Au criminel qui comparaît devant Dieu, l’enfer est réservé. Il y éprouvera l’impression de n’être ni mort ni vivant.
CEUX qui comparaîtront devant Dieu, ayant eu la foi et ayant pratiqué les bonnes œuvres, ceux-là recevront de hautes récompenses.
ILS auront pour demeure éternelle les jardins de l’Éden, arrosés d’eau vive. C’est là la félicité qui est réservée aux vertueux.
NOUS suggérâmes alors à Moïse de quitter le pays avec nos serviteurs. « Ouvre-leur un chemin à travers les flots », lui commandâmes-nous. « NE crains pas d’être rejoint et sois sans inquiétude ».
PHARAON se lança à leur poursuite avec ses troupes. Ils furent submergés par les flots.
AINSI il consomma la perte de son peuple, l’ayant mal dirigé.
FILS d’Israël, nous vous avons tirés des mains de vos ennemis. Nous vous avons donné rendez-vous sur le versant droit du Sinaï. Nous avons fait descendre sur vous la manne et des cailles.
DÉGUSTEZ ces mets délicats préparés à votre intention. Ne vous montrez pas ingrats si vous ne voulez pas encourir ma colère. Quiconque encourt ma colère est perdu.
JE suis toute indulgence pour qui se repent, croit, pratique les bonnes œuvres et se tient dans la voie droite.
QU’EST-CE qui t’a incité à devancer ton peuple, ô Moïse ?
MON peuple me suit, répondit Moïse. Je me suis empressé vers toi pour être agréé plus tôt.
NOUS avons éprouvé ton peuple en ton absence, ô Moïse. Le Samaritain vient de l’égarer.
MOÏSE retourna auprès de son peuple, plein de dépit et de colère. O mon peuple, s’écria-t-il, votre Seigneur ne vous a-t-Il pas fait une belle promesse ! AVEZ-VOUS trouvé cette promesse trop longue à se réaliser ? Ou bien avez-vous voulu attirer sur vous la colère de Dieu en trahissant vos engagements ?
C’EST malgré nous que nous avons violé nos engagements. Nous avions emporté tous les bijoux recueillis en Égypte. Sur l’ordre du Samaritain, NOUS les avons jetés dans le feu.
Un véritable veau sortit des flammes en mugissant. Le voilà votre Dieu et celui de Moïse, nous dit-on alors. Mais Moïse l’a oublié.
N’ONT-ILS pas compris que ce veau était incapable d’articuler une seule parole ? Pas plus qu’il n’était capable de leur être utile ou nuisible.
AARON leur avait pourtant dit : « O mon peuple, ce veau n’est qu’une tentation. Votre vrai Seigneur est le Miséricordieux. Suivez-moi et écoutez mes conseils ».
ILS répondirent : « Nous ne cesserons d’adorer ce veau jusqu’au retour de Moïse. »
IL dit : « O Aaron, qui t’a retenu de me rejoindre dès que tu les as vus succomber à l’erreur.
EST-CE par désobéissance ? »
O fils de ma mère, dit Aaron, ne t’en prends ni à ma barbe ni à ma tête. J’ai craint que tu ne m’accuses d’avoir désuni les fils d’Israël et de n’avoir pas suivi tes recommandations.
QUEL est ton but, ô Samaritain ?
IL dit : « J’ai conçu un stratagème dont la signification leur a échappé. J’ai ramassé un peu de poussière sous les pas du Messager. Je l’ai jetée dans le feu. Ce fut là une suggestion de mon esprit ! »
VA-T-EN d’ici, répliqua Moïse. Désormais, sur terre, tu ne pourras plus approcher personne. Un rendez-vous t’est fixé pour l’autre monde auquel tu ne pourras te soustraire. Considère le Dieu devant qui tu t’es recueilli avec tant d’assiduité ! Je le réduirai en poussière et je le disperserai dans les flots.
VOTRE Dieu, ô mes frères, est le Dieu unique. Il n’y a d’autre Dieu que Lui. Sa science embrasse tout.
NOUS te racontons ceci pour te faire connaître l’histoire des événements passés. Nous t’apportons un enseignement.
CELUI qui se détourne de nos révélations comparaîtra au jour de la résurrection avec un lourd passif.
IL en portera éternellement les conséquences. Quelle pénible charge au jour du jugement dernier !
AU jour où la trompette sonnera et où nous rassemblerons les criminels, livides de peur.
ILS chuchoteront entre eux : « Notre séjour sur terre n’a pas dépassé dix jours ! »
NOUS comprendrons mieux que personne ce que voudront dire les plus avisés d’entre eux quand ils répliqueront : « Que non pas. Nous n’y sommes restés qu’un jour. »
QUE deviendront les montagnes ? t’interrogent-ils. Dis : Dieu les réduira en poussière.
IL ne laissera à leur place qu’une plaine dénudée.
ON n’y distinguera plus ni sinuosités, ni vallonnements.
CE jour-là, ils suivront le héraut à la conscience inflexible. Les voix se feront plus basses à l’approche du Miséricordieux. On n’entendra plus que le bruit des pas.
CE jour-là, aucune intercession ne sera acceptée à moins qu’elle ne vienne de ceux autorisés par le Miséricordieux et dont Il aura agréé la parole.
IL connaît le passé et l’avenir des hommes. Mais ceux-ci ne peuvent le concevoir.
ILS courberont le front devant l’Éternel, l’Immuable. Malheur à ceux qui seront chargés de péchés.
CEUX qui ont pratiqué le bien avec foi n’auront à craindre ni injustice ni arbitraire.
NOUS avons révélé le Coran en langue arabe. Nous y avons multiplié les avertissements. Peut-être suscitera-t-il de la crainte et provoquera-t-il des réflexions ?
GLOIRE à Dieu, le souverain et l’authentique. Évite de divulguer le Coran tant que la révélation ne t’en a pas été ordonnée. Dis : O Dieu, augmente ma science.
NOUS avons adressé une recommandation à Adam, mais il ne l’a pas observée. Nous l’avons trouvé défaillant.
NOUS ordonnâmes aux anges de se prosterner devant Adam. Ils se prosternèrent. Iblis, seul, s’y refusa.
NOUS dîmes : O Adam, cet être est ton ennemi et celui de ton épouse. Prenez garde qu’il ne vous fasse sortir du paradis. Ce serait pour vous une calamité.
AU paradis, tu ne connaîtras ni la faim ni la nudité.
TU n’y souffriras ni de la soif ni des intempéries.
SATAN le tenta : « O Adam, lui dit-il, veux-tu que je te montre l’arbre de l’immortalité et un royaume impérissable ?
ILS mangèrent du fruit défendu. Ils s’aperçurent aussitôt qu’ils étaient nus. Ils se couvrirent avec les feuilles du paradis. Adam venait de désobéir à son Seigneur. Il s’était égaré.
SON Seigneur le ramena à Lui. Il accepta son repentir et le remit dans le droit chemin.
FUYEZ ces lieux, ennemis les uns des autres, dit le Seigneur. Attendez-vous à recevoir de Moi une direction. CELUI qui la suivra évitera de s’égarer et d’être malheureux.
CELUI qui s’en détournera aura une vie misérable. IL sera aveugle au jour de la résurrection.
IL dira : Pourquoi suis-je aveugle au jour où tu m’appelles à comparaître alors que je jouissais de la vue avant ?
C'EST parce que nous t’avons envoyé nos preuves et que tu les as négligées. A notre tour, aujourd’hui, de te négliger.
C’EST la façon dont nous traitons ceux qui s’égarent et ne croient pas aux signes de leur Seigneur. Le châtiment du jour dernier est plus terrible encore et dure plus longtemps.
N’EST-CE pas un avertissement pour eux que nous ayons anéanti tant de générations passées ? Ils foulent le sol où s’élevaient leurs demeures. Et cependant il y a dans ceci des signes pour les gens perspicaces.
SANS une décision antérieure de ton Seigneur et un délai fixé par Lui, leur châtiment aurait été immédiat.
ENDURE patiemment leurs propos et célèbre les louanges de ton Seigneur avant le lever et après le coucher du soleil. Célèbre-Le pendant la nuit. Célèbre-Le matin et soir, si tu désires être heureux
NE porte pas tes yeux sur les biens matériels que nous avons accordés à certains, sur l’éclat des plaisirs du siècle. Nous n’accordons ces biens qu’à titre d’épreuve. Ce que réserve ton Seigneur a plus de prix et est plus durable.
RECOMMANDE la prière à tes proches. Toi-même ne te lasse pas de prier. Je ne t’impose pas de pourvoir à ta nourriture. C’est moi qui te nourris. La crainte de Dieu mène au meilleur destin.
ILS disent : « Pourquoi ne nous montre-t-il pas un miracle de son Seigneur ? Est-ce que les annales des peuples passés ne constituent pas un enseignement ? »
SI nous avions déchaîné contre eux un fléau avant de leur révéler le Livre, ils n’auraient pas manqué de dire : « Seigneur, que ne nous as-tu envoyé un Prophète ? nous aurions suivi tes enseignements et nous aurions évité la ruine et l’avilissement ».
DIS : Que chacun attende. Attendez aussi et vous saurez enfin qui de nous a suivi la bonne voie et a été bien dirigé.
PROCHE est l’heure des comptes pour les hommes : mais, insouciants, ils ne s’y préparent pas.
CHAQUE fois qu’ils reçoivent un nouvel avertissement de leur Seigneur, ils l’écoutent mais sans s’y arrêter.
LEURS cœurs sont indifférents. Les méchants se disent en secret : « Ce prophète est-il autre chose qu’un homme comme nous ? Allez-vous être dupes de ses artifices, bien qu’avertis ? »
DIS : Mon Maître sait ce qui se dit dans les cieux et sur terre. Il entend et sait tout.
« CE Coran, affirment-ils, n’est qu’un tissu de rêveries. Il n’est qu’une invention de sa part et, lui, n’est qu’un poète. Qu’il nous fasse un miracle comme ses prédécesseurs ! »
AVANT eux, aucune des cités que nous avons détruites n’a cru. Vont-ils croire, eux ?
AVANT toi, nous n’avons envoyé que des hommes qui recevaient des révélations. Interrogez là-dessus les hommes d’Écriture si vous ne le savez pas.
NOUS ne leur avions pas donné un corps qui puisse se passer de nourriture et nous ne leur avions pas conféré l’immortalité.
NOUS avons tenu nos promesses envers eux. Nous les avons sauvés, eux et ceux qu’Il nous a plu, et nous avons exterminé les rebelles.
EN vérité, nous vous envoyons un Livre qui doit être votre règle de conduite. Finirez-vous par comprendre ?
QUE de cités rebelles n’avons-nous pas anéanties et remplacées par d’autres ?
QUAND ils sentirent la rigueur de notre répression, ils s’enfuirent hors de leurs villes.
NE fuyez pas, leur fut-il dit. Revenez à vos plaisirs et à vos demeures. Vous avez des comptes à rendre.
MALHEUR à nous ! qui avons été coupables, avouèrent-ils !
LEURS lamentations ne cessèrent que lorsque nous les eûmes couchés à terre, inanimés.
CE n’est pas par vain jeu que nous avons créé le ciel et la terre et l’espace qui les sépare.
Si nous n’avions recherché qu’un jeu, nous l’aurions trouvé chez nous. Oui, si vraiment nous l’avions recherché.
AU contraire, nous dressons la vérité contre l’erreur. Au premier choc, l’erreur s’évanouit. Malheur à vous pour les blasphèmes que vous proférez sur le compte de Dieu.
IL est le maître des cieux et de la terre. Ceux qui l’entourent ne rougissent pas ni ne trouvent pénible de l’adorer.
ILS exaltent sa gloire nuit et jour sans jamais se lasser.
LES divinités qu’ils ont choisies ont-elles le pouvoir de donner la vie ?
SI les cieux et la terre n’avaient pas un Dieu unique, ce serait l’anarchie. Gloire à Dieu, le maître du trône, qui échappe à toute description.
IL n’a de comptes à rendre à personne. Mais les hommes auront à Lui en rendre.
Oui, les hommes adorent d’autres divinités que Dieu ! Dis-leur : justifiez-vous ? Voici les révélations adressées à mes contemporains, voici celles adressées aux générations passées. Malheureusement la plupart des hommes ignorent la vérité. Bien plus, ils lui tournent le dos.
IL n’est pas de prophètes qui t’aient précédé à qui nous n’ayons révélé qu’il n’y a d’autre Dieu que moi. Adorez-moi.
ILS disent : « Le Miséricordieux s’est donné des anges pour enfants ». Non. Que sa gloire soit exaltée ! Les anges ne sont que ses serviteurs d’élite.
ILS ne lui coupent jamais la parole. Ils sont empressés à exécuter ses ordres. IL connaît leur passé et leur avenir. Ils n’intercèdent
QUE pour ceux qui peuvent être agréés de Lui. Ils tremblent de crainte devant Lui.
QUICONQUE prétend être Dieu, en dehors de Lui, est puni de l’enfer. C’est la punition des rebelles.
LES infidèles ne savent-ils pas que les cieux et la terre ne formaient primitivement qu’une masse ? Nous les avons séparés et nous avons tiré de l’eau toute la vie. Se décideront-ils à croire ?
NOUS avons doté la terre de montagnes pour la stabiliser. Et nous y avons aménagé de larges voies pour permettre aux hommes de communiquer entre eux.
NOUS avons conçu le ciel comme une voûte indestructible. Et cependant les hommes sont indifférents à toutes ces preuves.
C’EST Lui qui a créé la nuit et le jour, le soleil et la lune, chacun ayant sa périodicité propre.
NOUS n’avons conféré l’immortalité à aucun homme avant toi. Si tu meurs, l’auront-ils, eux, l’immortalité ?
CHAQUE âme goûtera la mort. Nous vous éprouverons par les revers et par les succès. C’est à nous que vous ferez retour.
LORSQUE les infidèles t’aperçoivent, ils te tournent en dérision. Voilà l’homme, disent-ils, qui discrédite vos divinités. La seule évocation du Miséricordieux les jette hors d’eux.
L’HOMME est impatient de nature. Un jour viendra où je vous produirai mes preuves. Ne vous montrez pas impatients.
ILS disent : quand vos menaces se réaliseront-elles ? Précisez-le, si vous êtes sincères.
AH ! si les infidèles pouvaient entrevoir le moment où ni leurs visages ni leurs dos n’échapperont aux flammes et où ils n’auront plus aucune aide !
LE châtiment les surprendra à l’improviste. Déconcertés. Mais les moqueurs vérifièrent à leurs dépens la raison d’être de ce qu’ils avaient raillé.
D’AUTRES prophètes, avant toi, ont été tournés en dérision, ils ne pourront ni l’éloigner ni en ajourner l’échéance.
DIS : qui vous protège de jour et de nuit si ce n’est le Miséricordieux ? Qu’y faire ? ils sont indifférents aux exhortations de leur Seigneur.
ONT-ILS des divinités capables de les défendre contre nous ? Mais celles-ci ne peuvent rien pour elles-mêmes, n’étant pas agréées par nous.
LA vérité, c’est que nous leur avons longtemps assuré une vie facile ainsi qu’à leurs pères. N’ont-ils pas remarqué que nous faisons parfois disparaître des portions de continent ? Sont-ce eux les plus forts ?
DIS : Ce que je vous annonce m’est révélé. Mais les sourds n’entendent pas les appels qui leur sont adressés.
QU’UN châtiment les effleure et les voilà qui crient : « Malheur à nous qui avons été coupables ».
NOUS dresserons des balances d’une sensibilité inégalable au jour du jugement dernier. Aucune âme ne subira le moindre préjudice. Le poids même d’un grain de moutarde entrera en compte. Nos comptes sont infaillibles.
NOUS avons donné à Moïse et à Aaron le moyen de distinguer le bien et le mal, une lumière et un enseignement pour ceux qui craignent Dieu,
POUR ceux qui craignent leur Seigneur en secret et que tourmente l’heure du jugement dernier.
ET voilà encore : un Livre béni que nous vous envoyons. Allez-vous aussi le renier !
NOUS avons indiqué auparavant à Abraham sa direction car nous le connaissions bien.
IL dit un jour à son père et à son peuple : « Que signifient ces statues aux pieds desquelles vous vous prosternez ? »
ILS répondirent : « Nos pères les adoraient déjà ».
VOUS et vos pères, répliqua Abraham, êtes dans une erreur manifeste.
DIS-TU la vérité ou plaisantes-tu ?
VOTRE Seigneur est le maître des cieux et de la terre. C’est Lui qui a créé vos divinités. Je l’atteste.
J’EN jure par Dieu, se dit-il en lui-même, je briserai vos statues quand vous ne serez plus là.
IL les mit en pièces à l’exception de la plus grande, pensant que peut-être les idolâtres l’interrogeraient.
Qui a ainsi détruit nos divinités ? Ce ne peut être qu’un criminel.
Nous avons entendu un jeune homme en parler. Il s’appelait Abraham.
ILS dirent : Faites-le comparaître en public. Que témoignage soit pris contre lui.
EST-CE toi, interrogèrent-ils, qui a brisé nos dieux, ô Abraham ?
C’EST le plus grand d’entre eux, répondit-il. Interrogez-les, si toutefois ils peuvent répondre.
ILS se concertèrent. Ils dirent : « En vérité, nous sommes dans l’erreur ».
PUIS, changeant brusquement d’attitude, ils lui dirent : « Tu sais bien que les statues ne parlent pas ».
COMMENT, dit Abraham, vous adorez d’autres divinités que Dieu, qui ne peuvent ni vous être utiles ni vous nuire ?
HONTE à vous et à ce que vous adorez en dehors de Dieu. Finirez-vous par comprendre ?
« JETEZ-LE au feu, dirent-ils. Faites respecter vos idoles, si vous avez quelque énergie ».
NOUS dîmes : « O feu, sois inoffensif et ne brûle pas Abraham ».
ILS voulurent sa perte. C’est eux que nous avons perdus.
NOUS le sauvâmes, ainsi que Loth, en leur donnant pour asile une terre bénie.
NOUS lui donnâmes comme fils Isaac et, de surcroît, Jacob. Nous en fîmes des hommes vertueux.
NOUS en fîmes des vicaires chargés de mettre les hommes sur la bonne voie, nous leur apprîmes à pratiquer le bien, à dire la prière et à faire l’aumône. Ce furent pour nous des fidèles dévoués.
NOUS avons donné à Loth le pouvoir et la science. Nous l’arrachâmes à la cité pourrie de débauche. Ses habitants étaient une lie de méchanceté et de perversion.
NOUS l’admîmes dans le sein de notre miséricorde. Il fut un homme pur.
NOÉ nous appela à son secours. Nous répondîmes à son appel et le sauvâmes, lui et les siens, du déluge.
NOUS l’avons défendu contre son peuple qui traitait nos signes de mensonge. C’était un peuple de gens pervers. Nous les avons tous noyés.
LORSQUE David et Salomon jugèrent le différend suscité par un délit de pacage, nous étions présents au prononcé de la sentence.
NOUS inspirâmes la bonne solution à Salomon. A tous deux, nous avions donné un pouvoir et une science distincts. Nous assujettîmes les montagnes et les oiseaux à prier avec David. Voilà de quoi nous sommes capables.
NOUS initiâmes David à l’art de fabriquer des cuirasses pour vous protéger contre vos propres violences. Finirez-vous par reconnaître ces bienfaits ?
NOUS assujettîmes à Salomon le vent impétueux. Suivant son ordre, il soufflait sur la terre que nous avons bénie. Notre science embrasse tout.
NOUS assujettîmes certains génies à explorer les mers pour lui et à exécuter d’autres entreprises encore. Nous les surveillons nous-même.
JOB adressa cette prière à son Seigneur : « La maladie m’accable, ô le plus miséricordieux des plus miséricordieux ».
NOUS fûmes touchés par son appel. Nous le délivrâmes de son mal et nous lui rendîmes sa famille accrue du double. Ce fut là, de notre part, un geste de pitié et un encouragement pour nos serviteurs.
ISMAEL, Idris et Élie étaient des modèles de patience.
NOUS les reçûmes dans le sein de notre miséricorde car ils étaient vertueux.
JONAS quitta son peuple dans un moment de colère, doutant même de l’aide de Dieu. Il adressa cette prière du fond des ténèbres : « Il n’y a de Dieu que toi. Gloire à toi. J’avoue être du nombre des coupables ».
NOUS entendîmes son appel. Nous le délivrâmes de ses angoisses. C’est ainsi que nous secourons les fidèles.
ZACHARIE adressa cette prière à son Seigneur : « Seigneur, ne me laisse pas sans descendance, bien que tu sois le plus désirable des héritiers ».
NOUS entendîmes son appel. Nous lui donnâmes Jean pour fils et nous fîmes de son épouse une femme modèle. Tous trois étaient empressés à faire le bien. Ils nous priaient avec persuasion et crainte. Ils s’humiliaient devant nous.
NOUS insufflâmes notre esprit à celle qui sut demeurer chaste. Nous fîmes d’elle et de son fils un symbole pour l’humanité.
HOMMES, VOUS ne formez qu’une seule communauté. Je suis votre maître. Adorez-moi.
MAIS VOUS avez brisé les liens qui vous unissent. Vous nous ferez tous retour.
QUICONQUE pratiquera les bonnes œuvres dans la foi, ses efforts ne seront pas vains. Ils seront inscrits à son actif.
NOUS ne nous autorisons à anéantir une cité que lorsque nous désespérons de rallier ses habitants.
LORSQUE Gog et Magog seront lâchés en liberté, ils dévaleront en masse de chaque crête.
L’ECHEANCE fatale sera proche. Les yeux hagards, les infidèles s’écrieront alors : « Malheur à nous qui ne pensions pas à une telle issue ! Nous étions vraiment coupables ».
VOUS et les divinités que vous avez adorées en dehors de Dieu, serez la proie des flammes. C’est le supplice qui vous est réservé.
SI vos divinités étaient de vrais dieux, elles ne seraient pas précipitées dans l’enfer. Vous tous y séjournerez éternellement.
VOUS vous y lamenterez sans entendre aucun bruit du dehors.
CEUX qui auront reçu auparavant des marques de notre faveur seront à l’abri d’un tel sort.
LES vacarmes de la géhenne leur seront épargnés, ils jouiront de délices éternels.
L’EPOUVANTE du jour dernier ne les accablera pas. Les anges les accueilleront par ces mots : « Le voilà venu votre jour, ce jour qui vous a été promis. »
CE jour-là, nous fermerons les cieux, comme un secrétaire ferme un livre. Avec la même facilité que nous avons créé l’univers, nous le recréerons. Nous nous le sommes promis à nous-même. Nous le ferons.
NOUS avons dit dans le Psautier après le Rappel que la terre serait l’héritage de nos bons serviteurs.
IL y a là un sujet de méditation pour les gens pieux.
NOUS ne t’avons envoyé sur terre que par commisération pour le monde.
DIS : « Il m'a été expressément révélé que votre Dieu est unique. Êtes-vous soumis à cette vérité ? »
SI vous n’y êtes pas soumis, reconnaissez que je vous ai tous prévenus également. J’ignore si le jour annoncé est proche ou non.
DIEU sait ce que vous dites en public et ce que vous dissimulez.
L’ECHEANCE incertaine du jour constitue-t-elle une épreuve ou un sursis à vos plaisirs ? je ne sais.
IL dit : Seigneur, juge avec équité. Notre Seigneur miséricordieux est notre soutien contre vos machinations.
HOMMES ! craignez votre Seigneur. La secousse de l’heure dernière sera terrifiante.
LE jour où elle se produira, la mère s’arrêtera d’allaiter son enfant, la femme enceinte avortera, les hommes donneront l’impression d’être ivres. Le châtiment de Dieu sera terrible.
PARMI les hommes, il en est qui discutent de Dieu sans la moindre connaissance et qui suivent n’importe quel démon rebelle.
IL est constant que les démons égarent ceux qui les suivent et les entraînent au supplice de l’enfer.
O hommes ! si vous doutez de la résurrection, souvenez-vous que nous vous avons tirés de la terre. Vous avez été successivement une goutte de sperme, un caillot de sang, puis un fœtus viable ou non. Nous vous avons montré ainsi notre puissance. Nous maintenons dans le sein de vos mères les germes fécondés jusqu’au terme fixé puis nous en tirons des enfants. Vous atteignez ensuite l’âge adulte. Certains d’entre vous meurent ; d’autres arrivent à un âge si avancé qu’ils perdent toutes leurs facultés. La terre a été stérile. Mais à peine l’avons-nous arrosée de pluie qu’elle a palpité et, s’épanouissant, a donné la vie à une magnifique variété de plantes.
CECI, pour que vous sachiez que Dieu est la vérité même, qu’Il ressuscite les morts et que sa puissance s’étend sur tout l’univers.
ET ceci, pour que vous sachiez que l’heure inéluctable viendra où Dieu fera sortir les hommes des tombeaux.
IL est des hommes qui discutent de Dieu sans connaissance, sans une trace de lumière et sans livre révélé.
CETTE attitude prétentieuse n’a d’autre but que de détourner leurs semblables de la voie de Dieu. En ce monde, ils sont couverts d’opprobre. Nous leur ferons subir le supplice du feu au jour de la résurrection.
VOUS êtes les artisans d’un tel châtiment. Car Dieu ne lèse aucune de ses créatures.
IL est des hommes à la foi indécise. La vie leur sourit-elle ? ils s’affermissent dans leurs convictions. Au contraire, leur est-elle hostile ? ils font volte-face, causant ainsi leur perte dans ce monde et dans l’autre. Perte irréparable, à la vérité.
ABANDONNANT Dieu, ils invoquent alors d’autres divinités qui ne peuvent leur être ni nuisibles ni utiles. C’est là le comble de l’aberration.
ILS invoquent ce qui leur est plus nuisible qu’utile. Détestable dieu. Détestables adorateurs !
DIEU réserve à ceux qui croient et pratiquent les bonnes œuvres des jardins arrosés d’eau vive. Dieu réalise toutes ses volontés.
QUE celui qui désespère de Dieu en ce monde et dans l’autre tente par un moyen quelconque d’accéder au ciel et d’y pénétrer ! Il verra si une telle expérience peut calmer son dépit.
C’EST ainsi que nous avons révélé ce Coran en versets clairs. Dieu dirige qui Il veut.
DIEU jugera entre les musulmans, les juifs, les sabéens, les chrétiens, les mages et les païens au jour de la résurrection. Dieu est le témoin de tous.
NE vois-tu pas que tout ce qui peuple les cieux et la terre, le soleil, la lune, les étoiles, les montagnes, les arbres, les animaux et une grande partie des hommes adorent Dieu. D’autres ont encouru son châtiment. Ceux que Dieu abat, personne ne pourra les relever. Dieu fait ce qu’Il Lui plaît.
DEUX personnes discutent au sujet de leur Seigneur. Les infidèles recevront des vêtements de feu et de l’eau bouillante sera versée sur leur tête
QUI mettra à vif leurs entrailles et leur peau.
ILS seront bâtonnés avec des massues de fer.
TOUTES les fois qu’ils voudront sortir de ces lieux de douleur, on les y fera rentrer et ils purgeront la peine du feu.
DIEU réserve à ceux qui croient et pratiquent les bonnes œuvres des jardins arrosés d’eau vive. Ils seront ornés de parures d’or et de perles ; leurs vêtements seront de soie.
DIEU les initiera à la bonne parole et les mettra dans le chemin de la vraie gloire.
CEUX qui nient nos signes et écartent leurs semblables de la voie de Dieu et du Temple sacré que nous avons créé à l’usage de tous, gens de la campagne comme gens de la ville, CEUX qui tentent d’imposer un schisme par violence, ceux-là nous leur ferons subir un châtiment terrible.
LORSQUE nous avons indiqué à Abraham l’emplacement du Temple, nous lui avons adressé cette recommandation : « Ne nous donne aucun associé et veille à ce que notre Temple soit un symbole de pureté pour les pèlerins et les gens adonnés aux exercices pieux ».
CONVIE les gens à venir visiter le Temple. Qu’ils y viennent à pied ou sur leurs montures ; qu’ils y accourent de tous les points de l’univers !
QU’ILS participent aux bienfaits du pèlerinage et qu’ils mentionnent le nom de Dieu, en ces jours solennels, pour le remercier d’avoir mis à leur disposition la viande des troupeaux. Mangez de cette viande et donnez-en aux pauvres.
QU’ILS donnent leurs soins au corps, qu’ils accomplissent leurs vœux et qu’ils fassent le tour du Temple originel.
OUI, faites ainsi. Celui qui vénérera les institutions de Dieu en sera récompensé. La consommation de la viande est permise en dehors des défenses qui ont déjà été édictées. Évitez la souillure des idoles, évitez de commettre des faux.
SOYEZ droits. N’associez personne à Dieu. Celui qui donne des associés à Dieu est comme quelqu’un qui est précipité des nues. Les oiseaux de proie se le disputent à coup de griffes ou bien le vent l’emporte dans des contrées perdues.
AINSI en est-il. Vénérer les œuvres de Dieu est un signe de piété.
VOUS utilisez les animaux jusqu’au jour où ils sont conduits en offrande au Temple originel.
NOUS avons institué pour chaque nation un mode d’offrande pour qu’elle ait l’occasion de remercier Dieu de l’avoir pourvue d’animaux. Votre Dieu est un Dieu unique. Soumettez-vous à Lui. Annoncez la bonne nouvelle aux humbles,
LES humbles dont les cœurs tressaillent quand ils entendent le nom de Dieu, qui supportent leurs maux avec patience, sont assidus à la prière et font l’aumône sur ce que nous leur distribuons.
NOUS avons compté les chameaux destinés au sacrifice parmi les choses sacrées. C’est là une décision heureuse. Prononcez le nom de Dieu sur ceux qui sont prêts à être sacrifiés. Quand ils sont abattus, nourrissez-vous de leur chair et distribuez-en aux humbles et aux nécessiteux. C’est dans ce but que nous vous les avons soumis. Montrez-vous reconnaissants.
LA chair et le sang des victimes importent peu à Dieu. Ce qui le touche, c’est votre piété. Il vous a asservi ces animaux pour que vous le glorifiez de vous avoir bien guidés. Annoncez la bonne nouvelle aux gens de bien.
DIEU défend ceux qui ont la foi. Il n’aime pas les perfides et les impies.
TEMOIGNAGE est donné aux victimes d’une agression de l’injustice perpétrée contre eux : Dieu peut les rendre victorieux,
CEUX qui ont été exilés uniquement pour avoir dit : « Notre maître est Dieu ». Si Dieu n’opposait pas les peuples les uns aux autres, on aurait tôt fait de voir tomber en ruine les clochers, les églises, les synagogues et les mosquées, tous lieux où retentit le nom de Dieu. Dieu défend qui le soutient. Dieu est toute force et toute gloire.
IL défend ceux qui, après avoir été consolidés sur terre, observent leurs prières, font l’aumône, recommandent les bonnes actions et condamnent les mauvaises. C’est Dieu qui arbitre toutes choses.
TE traitent-ils de menteur ? qu’importe. Les peuples de Noé, d’Ad et de Thémoud n’en ont-ils pas fait autant avant eux ?
DE même que les peuples d’Abraham et de Loth,
DE même que les Médianites. Moïse aussi a été traité de menteur. J’ai été longanime envers les incrédules. Puis, j’ai sévi contre eux. Mon châtiment a été implacable.
QUE de cités avons-nous détruites en punition de leurs péchés ! elles gisent solitaires au milieu de leurs ruines, leurs puits sont comblés et leurs magnifiques palais abattus.
QUE ne vont-ils de par le monde ? Alors leur intelligence s’éveillerait et leurs oreilles s’affineraient. Ce ne sont pas leurs yeux qui ne voient pas. Ce sont leurs esprits qui, faute de s’extérioriser, ne voient pas.
ILS te pressent de hâter le châtiment. Oublient-ils que Dieu exécute toujours ses menaces ! Un jour de ton Seigneur a la même durée que mille ans sur terre.
QUE de cités j’ai favorisées malgré leurs fautes ! Puis j’ai sévi. Tout aboutit à moi.
DIS : O hommes, je vous apporte un avertissement solennel.
CEUX qui croient et pratiquent les bonnes œuvres trouveront auprès de leur Seigneur pardon et félicité.
CEUX qui cherchent à rendre caducs nos enseignements sont voués à l’enfer.
NOUS n’avons pas envoyé avant toi un seul prophète ou apôtre auquel Satan n’ait tenté de ravir ses espoirs. Mais Dieu décèle les tentatives de Satan. Puis il raffermit ses propres preuves. Il est savant et sage.
SI Dieu tolère les manœuvres de Satan, c’est pour éprouver les cœurs incertains ou endurcis. Les incrédules sont des rebelles irréductibles.
UNE telle tolérance, c’est pour que les gens de science sachent que le Coran est une vérité de ton Seigneur. Ils s’y rallient alors en connaissance de cause et leurs cœurs ne sont que plus émus. Dieu met sur la voie droite ceux qui croient à Lui.
LES infidèles ne cesseront de douter du Coran jusqu’à ce que l’heure dernière les surprenne brusquement ou que le jour de l’extermination les atteigne.
CE jour-là, la puissance n’appartiendra plus qu’à Dieu. Il jugera entre les hommes. Les croyants qui auront pratiqué les bonnes œuvres seront introduits dans des jardins de délices.
LES impies qui auront repoussé nos signes subiront un supplice avilissant.
CEUX qui se sont exilés pour la cause de Dieu, ont été tués ou sont morts pour Lui, Dieu leur accordera une félicité sans mélange. Nul ne récompense mieux que Lui.
IL les introduira dans une demeure qui les enchantera. Dieu est savant et magnanime.
CELUI qui sera puni pour s’être justement vengé d’un outrage, celui-là aura l’aide de Dieu. Dieu est toute indulgence et toute miséricorde.
DIEU allonge tantôt les nuits, tantôt les jours. Il entend et voit tout.
DIEU est la vérité même. Tout ce qu’on implore en dehors de Lui n’est qu’erreur. Dieu est sublime et grand.
C’EST Dieu, ne le vois-tu pas, qui fait tomber la pluie. Aussitôt, la terre se couvre de verdure. Dieu est toute bonté et toute intuition.
IL est le maître des cieux et de la terre. Il est opulent et sublime.
IL VOUS a soumis la création, ne le vois-tu pas. C’est sur son ordre que la barque flotte. Ses lois empêchent les cieux de tomber sur la terre. Dieu est plein de bonté et de pitié pour les hommes.
C’EST Lui qui vous appelle à la vie, vous fait mourir, puis vous ressuscite. En vérité, l’homme est ingrat.
NOUS avons donné à chaque peuple des rites distincts. Qu’ils cessent toute polémique avec toi sur ce point ! Gagne les hommes à la cause de ton Seigneur, toi qui es dans le droit chemin.
S’ILS s’obstinent dans leur polémique, dis-leur : Dieu connaît toutes vos actions.
IL tranchera vos différends au jour de la résurrection.
DIEU — l’ignores-tu — sait tout ce qui se passe dans les cieux et sur terre. Il le consigne dans le Livre. C’est là une tâche facile pour Lui.
ILS adorent des divinités dont la souveraineté ne repose sur aucune preuve. Ils les adorent sans raison. Les idolâtres sont dépourvus d’appui.
LORSQUE les infidèles entendent réciter nos claires révélations, on peut voir le dépit contracter leurs visages. Pour un peu, ils fonceraient sur ceux qui les récitent. Dis : « Voulez-vous que je vous dise quelque chose de plus irritant encore ? Dieu a promis l’enfer aux infidèles. Triste prédiction. »
O hommes, voici le sujet que je propose à vos méditations. Les divinités que vous priez en dehors de Dieu sont incapables de créer un insecte, même en unissant leurs efforts. Mieux. S’il plaît aux insectes de leur disputer quelque chose, elles sont impuissantes à leur tenir tête. Disputants et disputés sont aussi impuissants les uns que les autres.
LES hommes n’ont pas pour Dieu les égards qui conviennent. Lui, le sublime, le puissant.
DIEU choisit parmi les hommes et parmi les anges ses messagers. Il entend et voit tout.
IL connaît le passé et l’avenir de chaque homme. C’est à Lui que tout aboutit.
O vous qui croyez, courbez-vous, prosternez-vous et adorez votre Seigneur. Pratiquez le bien, si vous voulez faire votre salut.
NE ménagez pas vos efforts pour la cause de Dieu. Il vous a élus. Sa religion ne comporte aucune obligation pénible. C’est la religion de votre père Abraham. Dieu vous a donné le nom de musulmans. IL vous l’a donné dans ce Livre afin que le Prophète soit votre témoin et que vous soyez les témoins des autres hommes. Observez la prière, faites l’aumône, attachez-vous à Dieu. Il est votre maître, le meilleur des maîtres et le plus ferme des soutiens.
HEUREUX les croyants,
QUI prient avec humilité,
QUI dédaignent les futilités,
QUI paient la dîme,
QUI ont une discipline sexuelle,
QUI n’approchent que leurs épouses ou leurs esclaves, comme cela est permis,
MAIS qui ne désirent pas d’autres femmes car cela est coupable,
QUI se montrent d’honnêtes dépositaires et tiennent leurs engagements,
QUI prient consciencieusement.
CE sont eux les héritiers indiscutables,
AUXQUELS échoira le paradis pour l’éternité.
NOUS avons extrait l’homme de l’essence de la terre,
NOUS en avons fait ensuite une goutte de sperme déposée dans un organe bien protégé,
NOUS avons transformé le sperme en un caillot de sang, le sang en un morceau de chair, la chair en os, puis nous avons garni le squelette de chair, enfin nous lui avons donné sa forme définitive. Béni soit Dieu, le plus merveilleux des créateurs !
APRÈS avoir été créés, vous mourrez ;
PUIS, au jour dernier, vous serez ressuscités ;
NOUS avons créé au-dessus de vous sept cieux et nous demeurons attachés à ce que nous avons créé.
NOUS faisons tomber l’eau du ciel dans une mesure convenable. Nous la laissons s’amasser sous terre mais nous pouvons aussi la laisser se perdre.
NOUS nous servons de cette eau pour créer des vergers de dattiers et de vignes. Ils produisent des fruits en abondance qui servent à votre nourriture.
NOUS avons fait pousser au Mont Sinaï un arbre qui produit à la fois une huile et une liqueur comestibles.
LES animaux sont aussi sujet à réflexions. Vous buvez leur lait. Ils satisfont beaucoup de besoins. Vous vous nourrissez de leur chair.
ILS VOUS servent de montures comme vous servent les barques sur mer.
NOUS déléguâmes Noé à son peuple. Il lui dit : « O mon peuple, adorez Dieu. Vous n’avez pas d’autre Dieu que Lui. Pourquoi ne le craignez-vous pas ? »
LES puissants, qui étaient incrédules, intervinrent : Qu’est cet homme ! sinon un homme comme vous qui cherche à se donner de l’importance. Si Dieu avait voulu nous toucher, il nous aurait envoyé des anges. A notre connaissance, pareille chose n’est jamais arrivée du temps de nos ancêtres. »
C’EST un homme possédé du démon. Ne vous en occupez pas pour le moment.
SEIGNEUR, supplia Noé, donne-moi aide contre de tels détracteurs.
NOUS lui révélâmes aussitôt ceci : « Construis une arche sous notre surveillance et d’après nos conseils. Dès que notre ordre s’accomplira et que l’eau bouillonnera dans sa source.  EMBARQUE dans l’arche un couple de chaque espèce ainsi que les tiens, excepté ceux dont le sort est déjà réglé. Ne m’adresse aucune prière en faveur des méchants. Ils périront : noyés.
LORSQUE toi et les tiens serez installés dans l’arche, dis : « Loué soit Dieu pour nous avoir délivrés des méchants ! »
DIS : « O Seigneur, fais-moi aborder sur une terre propice. Tu es le plus sûr des guides ». 
UNE telle aventure n’est-elle pas probante ? Notre habitude est d’éprouver les hommes.
NOUS appelâmes une autre génération à succéder au peuple de Noé.
NOUS élûmes dans son sein un prophète qui leur dit : « Adorez Dieu. Vous n’avez pas d’autre Dieu que Lui. Ne le craindrez-vous pas ? »
LES puissants de ce peuple qui étaient sans foi et ne croyaient pas au jour du jugement dernier — et à qui nous avions accordé les richesses de ce monde — disaient : « Qu’est cet homme, sinon un homme comme vous, qui se nourrit des mêmes aliments ET boit les mêmes boissons ? »
SI vous vous soumettez à un homme comme vous, vous êtes perdus !
IL vous prédit qu’une fois morts et réduits en poussière et en os, vous reviendrez à la vie.
QUELLE invraisemblance, oui quelle invraisemblance qu’une telle prédiction !
IL n’y a d’autre vie que celle de ce monde. Nous mourons et nous vivons. Et nous ne serons pas ressuscités.
CE n’est qu’un homme qui colporte des mensonges sur Dieu. Nous n’ajoutons pas foi à ses paroles.
SEIGNEUR, donne-moi aide contre de tels détracteurs.
AVANT peu, ils regretteront leurs propos, répondit le Seigneur.
UNE mort foudroyante les extermina. Ce fut justice. Il n’en resta que des débris. Loin d’ici les méchants.
NOUS appelâmes à leur succéder d’autres générations.
AUCUN peuple ne peut ni avancer ni reculer le terme de sa vie.
NOUS fîmes succéder les prophètes les uns aux autres. Chaque fois que l’un d’eux se présenta à son peuple, il fut traité d’imposteur. Nous anéantîmes les peuples les uns après les autres à titre d’exemple. Loin d’ici les incrédules.
PUIS nous envoyâmes Moïse et son frère Aaron, qui étaient munis de nos signes et de preuves irréfutables,
A Pharaon et à sa cour. Ceux-ci les accueillirent avec morgue. C’était un peuple arrogant.
ALLONS-NOUS croire, dirent-ils, à deux hommes comme nous et dont le peuple nous est asservi ?
POUR avoir traité Moïse et Aaron de menteurs, ils furent anéantis.
NOUS donnâmes le Livre à Moïse comme guide.
NOUS fîmes de Jésus et de sa mère un symbole et nous les installâmes dans un lieu élevé, paisible et arrosé de sources.
O prophètes, nourrissez-vous à volonté des fruits de la terre et pratiquez les bonnes œuvres. Je connais toutes vos actions.
VOUS ne formez qu’un seul peuple. C’est moi votre Dieu. Craignez-moi.
LES hommes se sont partagés en sectes et chaque secte se confina dans son dogme.
ABANDONNE-LES pour un temps à leurs préjugés.
CROIENT-ILS que nous les comblons de richesses et d’enfants,
UNIQUEMENT pour leur être agréables ? Ils se trompent.
CEUX que la crainte de leur Seigneur rend humbles,
CEUX qui croient aux révélations de leur Seigneur,
CEUX qui ne Lui reconnaissent aucun associé,
CEUX qui font l’aumône, le cœur tremblant à l’idée qu’ils retourneront à leur Seigneur,
CEUX-LA rivalisent d’ardeur à faire le bien et y réussissent mieux que personne.
NOUS n’imposons à chaque âme aucune surcharge. Nous tenons le livre des actions de chacune d’elles. Aucune ne sera lésée.
LEURS esprits sont préoccupés de toute autre chose. Leurs actes ne tiennent aucun compte de nos prescriptions,
JUSQU’AU jour où nous châtions les plus marquants d’entre eux. Ils poussent alors les hauts cris.
INUTILE de vous lamenter. Vous n’obtiendrez nul secours de nous.
CE n’est pas faute qu’on vous ait répété nos enseignements. Mais alors vous tourniez le dos dédaigneusement.
VOUS vous gonfliez d’orgueil. Et, dans des conciliabules nocturnes, vous bafouiez nos révélations.
QUE ne méditent-ils ce qu’on leur dit ? ou bien ont-ils reçu une croyance différente de celle de leurs aïeux ?
LEUR prophète est-il pour eux un inconnu, qu’ils le rejettent !
BIEN plus, ils le traitent de possédé. Et cependant il leur apporté la vérité.
Mais la plupart d’entre eux abhorrent la vérité. Si la vérité se modelait sur leurs penchants, le ciel et la terre et tout ce qu’ils renferment seraient en pleine décomposition. C’est en vain que nous leur avons prêché la conduite qui leur convient. Cette conduite, ils n’en veulent à aucun prix.
LEUR demandes-tu une rétribution ? La rétribution de ton Seigneur est autrement importante ! Dieu est le plus généreux des dispensateurs.
TU les convies à observer une bonne règle.
MAIS ceux qui ne croient pas à la vie future ne veulent pas la suivre.
LES prenons-nous en pitié et les délivrons-nous de leurs maux ? les voilà qui retombent dans leur aberration et leur aveuglement.
NOUS avons été jusqu’à les punir. Ils ne se sont pas soumis pour cela à leur Seigneur ni ont daigné l’implorer.
JUSQU’AU jour où nous avons déchaîné contre eux un châtiment terrible. Ils se sont abandonnés alors au désespoir. "
C’EST Dieu qui vous a donné l’ouïe, la vue et l’intelligence. Que vous êtes peu reconnaissants !
C’EST Lui qui a facilité votre vie sur terre et c’est à Lui que vous ferez retour.
C’EST Lui qui distribue la vie et la mort et qui fait alterner le jour et la nuit. Finirez-vous par comprendre ?
HELAS ! non, ils tiennent les mêmes propos que leurs devanciers.
COMMENT, disent-ils, une fois morts, retournés en poussière et en os, nous serons ressuscités ? Est-ce possible ?
CES mêmes choses, on nous les a déjà dites ainsi qu’à nos pères. Ce sont là des fables du temps passé.
INTERROGE-LES : A qui appartient la terre et tout ce qu’elle renferme ? Qu’ils le disent, s’ils le savent.
ILS répondront : « A Dieu ». Dis alors : « Ne finirez-vous pas par vous soumettre ? »
DEMANDE-LEUR : « Quel est le maître des sept cieux et du sublime trône ? »
ILS répondront : « Dieu ». Ajoute : « Ne le craindrez-vous pas ? »
INTERROGE-LES : « Entre les mains de qui se trouve la puissance universelle ? Quel est celui qui peut défendre et contre qui on ne peut pas être défendu ? Dites-le si vous le savez ? »
ILS répondront : « Dieu ». Objecte : « Et alors pourquoi vous laissez-vous abuser ? »
NOUS leur avons donné la vérité. Mais ils ne sont que des menteurs.
DIEU n’a pas de fils. Il n’y a aucun autre Dieu auprès de Lui. Sinon, chaque Dieu s’isolerait avec sa création et chercherait à surpasser l’autre. Gloire à Dieu, qui est au-dessus de telles inventions !
GLOIRE à Lui qui distingue le visible et l’invisible. Il surpasse tous les êtres qu’on Lui associe.
DIS : Seigneur, si je dois assister au châtiment que tu prépares,
FAIS que je ne sois pas du nombre des coupables.
NOUS pouvons te montrer les châtiments que nous leur réservons.
RENDS le bien pour le mal. Nous savons mieux que personne ce qu’ils complotent.
DIS : « Seigneur, prémunis-moi contre les tentations des génies ».
JE me réfugie auprès de toi pour échapper à leurs pièges.
LORSQUE la mort se présente à l’homme, il s’écrie : « Seigneur, fais-moi revenir sur terre ».
« J’Y pratiquerai le bien que j’ai négligé ». Que non pas. Vaine prière. Entre eux et la terre un obstacle est dressé jusqu’au jour de la résurrection.
LE jour où la trompette sonnera, tous les liens de parenté disparaîtront. Les proches ne pourront plus solliciter leur aide mutuelle.
CEUX en faveur de qui la balance penchera triompheront.
CEUX-LA seront perdus qui auront peu de bonnes œuvres dans leur balance. Ils auront l’enfer pour séjour éternel.
LES flammes lécheront leurs visages crispés de douleur.
NE vous a-t-on pas récité nos versets ? Sans doute, mais vous les avez traités de mensonges.
« SEIGNEUR, diront-ils, nous avons été victimes d’un mauvais destin. Nous nous sommes comportés en égarés ».
« FAIS-NOUS sortir de l’enfer, Seigneur. Et si nous retombons dans le péché, c’est alors que nous serons vraiment coupables ».
« RESTEZ dans les flammes et taisez-vous », leur répondra-t-Il.
UNE partie de mes serviteurs disait : « Seigneur, nous croyons en toi, pardonne-nous, aie pitié de nous, tu es tellement miséricordieux ».
CEUX-LA, vous les avez assujettis aux plus viles besognes. Quant à vous, vous trouviez superflu de m’invoquer. Ceux-là, vous les avez tournés en dérision.
CEUX-LA, Je récompenserai leur patience et ils seront bienheureux.
ILS seront interrogés : « Combien d’années êtes-vous restés sur terre ? »
ILS répondront : « Nous y sommes restés un jour ou moins, peut-être. Pose la même question à ceux qui peuvent compter ».
VOUS n’y êtes restés que peu de temps mais vous l’ignorez.
PEUT-ETRE pensiez-vous que vous aviez été créés sans but et que vous ne nous feriez jamais retour ?
QU’IL soit exalté le vrai Souverain ! Il n’y a d’autre Dieu que Lui. Il siège sur le trône de la mansuétude.
CELUI qui invoque inconsidérément d’autres divinités que Dieu, celui-là aura à en rendre compte à son Seigneur. Les infidèles courent à leur perte.
DIS : Seigneur, pardonne et sois clément. Tu es la source de toute miséricorde ».
NOUS vous révélons une sourate, que nous décrétons obligatoire. Elle comporte des signes évidents. Peut-être comprendrez-vous ?
ADMINISTREZ cent coups de fouet à l’homme et à la femme de mauvaise vie. Ne vous laissez pas apitoyer par eux. Car, c’est là une prescription de Dieu. Pas de pitié si vous croyez en Lui et au jour dernier. Que ce châtiment soit exécuté en présence d’un groupe de croyants !
LE débauché n’épouse qu’une femme débauchée ou une idolâtre. La débauchée n’épouse qu’un débauché ou un idolâtre. Cela est interdit aux croyants.
CEUX qui accusent les femmes honnêtes, sans produire les quatre témoins d’usage, seront punis de quatre-vingts coups de fouet. Leur témoignage n’est plus recevable. Car ce sont des méchants.
A moins qu’ils ne se repentent et ne se rachètent par une bonne conduite. Auquel cas Dieu est tout pardon et toute mansuétude.
CEUX qui accusent leurs épouses d’adultère, sans pouvoir produire de témoins, jureront quatre fois devant Dieu qu’ils sont sincères.
PAR un cinquième serment, ils devront appeler sur eux la malédiction de Dieu pour le cas où ils mentiraient.
LA femme se soustraira à la peine prévue en jurant quatre fois que son mari a menti.
PAR un cinquième serment, elle devra appeler sur elle la colère de Dieu pour le cas où son mari aurait dit la vérité.
CETTE réglementation témoigne de la bonté et de la miséricorde de Dieu pour vous. Dieu aime à pardonner. Il est sage.
UN groupe d’entre vous a répandu une calomnie. Ne croyez pas qu’elle vous nuise ; elle vous sera plutôt profitable. Tous les complices de cette calomnie seront punis. L’auteur principal subira un châtiment exemplaire.
QUAND ils ont entendu cette calomnie, les croyants et les croyantes auraient dû garder leur confiance à ceux qu’elle atteignait et dire : « C’est là pure infamie ».
QUE n’ont-ils appuyé leurs propos sur la foi de quatre témoins ? Ne l’ayant pas fait, Dieu les tient pour menteurs.
SANS la grâce et la bonté de Dieu dans ce monde et dans l’autre, un châtiment implacable vous aurait déjà punis pour les faux bruits que vous avez colportés.
QUAND VOS langues accueillaient ces propos et que vos bouches les diffusaient sans que vous en ayez contrôlé l’exactitude, vous n’attribuiez qu’une légère importance à la chose, alors qu’aux yeux de Dieu elle est très grave.
QUAND vous avez entendu ces propos, que n’avez-vous dit : « Il ne nous sied pas d’aborder de pareils sujets ». Grand Dieu ! c’est une calomnie indigne.
DIEU vous défend de retomber dans de telles erreurs si vous êtes croyants.
DIEU vous commente ses enseignements. Il est savant et sage.
CEUX qui se plaisent à discréditer les croyants encourront un châtiment sévère dans ce monde et dans l’autre. Dieu sait et vous ne savez pas.
CES prescriptions sont empreintes de la grâce et de la bonté de Dieu. Dieu est plein de mansuétude et de clémence.
O croyants, ne suivez pas les traces de Satan. Qui les suit, Satan l’entraîne dans les turpitudes et les mauvaises actions. Sans la grâce et la mansuétude de Dieu, aucun d’entre vous n’atteindrait l’état de pureté. Dieu purifie qui Il veut. Il entend et sait tout.
LES gens honorables et fortunés évitent de jurer qu’ils ne viendront plus en aide à leurs proches, aux pauvres et à ceux qui se sont exilés pour Dieu ! Qu’ils se montrent, au contraire, indulgents et leur pardonnent ! Ne voulez-vous pas, vous-mêmes, que Dieu vous pardonne ! Dieu est indulgent et miséricordieux.
CEUX qui calomnient les femmes vertueuses, fidèles à leur foi et insouciantes de l’opinion publique, ceux-là seront maudits dans ce monde et dans l’autre. Ils subiront un châtiment cruel,
LE jour où leurs langues, leurs mains et leurs pieds témoigneront contre eux de tous leurs actes.
CE jour-là, Dieu rétribuera leurs œuvres en toute justice. Ils constateront alors que Dieu est la justice même.
LES mauvaises choses, conviennent aux mauvais hommes et les mauvais hommes aux mauvaises choses. Les bonnes choses conviennent aux bonnes gens et les bonnes gens aux bonnes choses. Les bons seront innocentés des mauvais propos. A eux, le pardon de Dieu et une félicité infinie.
O croyants, ne vous introduisez pas sans prévenir dans la maison d’autrui, ni sans saluer les occupants. Voilà la bonne règle. Pensez-y.
SI vous n’y trouvez personne, n’entrez pas sans autorisation. Si on vous prie de vous retirer, retirez-vous. Cela vous rendra plus purs. Dieu connaît tous vos actes.
IL ne vous est pas interdit de prendre pour refuge les maisons inhabitées. Dieu connaît toutes vos actions, apparentes et cachées.
PRESCRIS aux croyants de tenir leurs yeux baissés et de dominer leurs sens. Cela les rendra plus purs. Dieu sait tout ce qu’ils font.
PRESCRIS aux croyantes de tenir leurs yeux baissés et de dominer leurs sens, de ne laisser paraître de leurs charmes que ce qu’elles ne peuvent dissimuler, de couvrir leur gorge d’un voile, de ne laisser voir les parties découvertes de leur corps qu’à leurs époux, à leurs père et mère, aux père et mère de leurs époux, à leurs enfants, à leurs beaux-enfants, à leurs frères, à leurs neveux, à leurs amies, à leurs esclaves, à leurs domestiques dépourvus de besoin sexuel et aux enfants non-initiés aux rapports charnels. Prescris-leur de ne pas frapper du pied pour découvrir leurs bijoux cachés. Soumettez-vous tous à la loi de Dieu, ô croyants, si vous voulez faire votre salut.
MARIEZ les célibataires, ainsi que vos serviteurs vertueux des deux sexes. Que leur pauvreté ne soit pas un obstacle, car, par un effet de sa grâce, Dieu peut les enrichir. Dieu est tout-puissant et embrasse tout.
QUE ceux qui ne trouvent pas à se marier vivent dans la continence jusqu’à ce que Dieu pourvoie à leurs besoins. Affranchissez ceux de vos esclaves qui vous le demandent, si vous les en jugez dignes. Faites-les bénéficier des biens que Dieu vous accorde. N’obligez pas, par esprit de lucre, vos jeunes esclaves à se prostituer si elles veulent rester pures. Si vous les obligiez, en présence d’une telle contrainte, Dieu se montrerait indulgent et compatissant.
NOUS vous révélons des versets clairs. Ce sont des leçons tirées de la vie des peuples passés. Ce sont aussi des avertissements pour ceux qui craignent Dieu.
DIEU est la Lumière des cieux et de la terre. Cette lumière est comme un foyer dont la flamme luit au centre de glaces de cristal qui ont l’éclat d’une étoile. L’huile d’un olivier béni qui ne se trouve ni en Orient ni en Occident l’alimente. Peu s’en faut que cette huile ne s’enflamme d’elle-même. C’est une lumière enveloppée de lumières. Dieu dirige vers cette lumière qui Il veut. Dieu cite des exemples aux hommes. Il embrasse tout
PAR la volonté de Dieu, des temples se sont élevés où l’on glorifie son nom. Nuit et jour, y prient des fidèles
QUE ni la passion du négoce ni le lucre ne détournent de la joie d’exalter Dieu, de le prier et de faire la charité. Ils redoutent le jour où les esprits et les regards seront annihilés.
PAR cette pieuse attitude, ils recherchent une belle récompense et espèrent s’attirer les effets toujours plus grands de la grâce de Dieu. Dieu distribue sans compter à qui Il veut.
LES œuvres des infidèles ressemblent aux mirages du désert. Les prenant pour de l’eau, l’homme altéré les poursuit mais jamais ne les atteint. Ce qu’il trouve, c’est Dieu pour régler son compte. Dieu est prompt à juger.
ELLES ressemblent aussi à des ténèbres couvrant une mer houleuse où les vagues s’entrechoquent. Sur ces vagues, s’étend un épais brouillard et s’entassent des ombres. Si l’homme y tend sa main, il a peine à la distinguer. Celui que Dieu prive de lumière ne la trouvera nulle part.
NE vois-tu pas que toute la création, les cieux et la terre, chantent la gloire de Dieu, jusqu’aux oiseaux qui volent en file ? Chaque être a une prière et un mode d’adoration qui lui est propre. Dieu connaît les actions de chacun.
DIEU est le maître des cieux et de la terre et c’est à Lui que tout fait retour.
C’EST Dieu — ne le vois-tu pas ? — qui crée les nuages, les groupes et les amoncelles. Ne vois-tu pas aussi qu’Il en tire une pluie abondante ? C’est encore Lui qui précipite du ciel des avalanches de grêle dont Il accable ou préserve qui Il veut. Peu s’en faut que le feu de l’éclair ne ravisse la vue des hommes.
DIEU fait succéder le jour et la nuit. Tout ceci est sujet à méditation pour qui réfléchit.
DIEU a créé d’eau tous les animaux. Les uns rampent, d’autres marchent sur deux jambes, d’aucuns sur quatre. Dieu crée ce qu’Il veut. Il est tout-puissant.
NOUS avons révélé de clairs versets. Dieu met qui Il veut sur le droit chemin.
ILS affirment : Nous croyons en Dieu et au prophète et nous leur obéissons. Puis une partie d’entre eux renient leurs déclarations. Vraiment, ce ne sont pas là des croyants.
QUAND ils sont cités au tribunal de Dieu ou de son prophète, une partie d’entre eux le récuse.
S’ILS sont sûrs de triompher, ils s’empressent vers ce tribunal.
LEUR cœur est-il infirme ? ou bien doutent-ils ? ou bien appréhendent-ils l’arbitraire de Dieu et de son prophète ? Vraiment, ce sont de méchantes gens.
VOICI ce qu’il sied de dire aux croyants quand ils sont appelés au tribunal de Dieu et de son prophète : « Nous avons entendu votre appel et nous nous y conformons ». Les voilà les bienheureux.
QUICONQUE obéit à Dieu et à son prophète, craint Dieu et le redoute, celui-là est sûr de triompher.
ILS affirment par le serment le plus solennel que si tu leur ordonnes de marcher au combat, ils y voleront. Dis-leur : « Votre serment est inutile, ce qui compte c’est l’obéissance même. Dieu sait tout ce que vous faites ».
DIS : « Obéissez à Dieu et obéissez au prophète ». Si vous refusez, sachez que le prophète a sa responsabilité et vous la vôtre. Obéissez-lui et vous serez dans le droit chemin. Le prophète n’a d’autre mission que de vous donner de clairs avertissements.
DIEU affermira sur terre ceux qui ont la foi et pratiquent le bien, comme Il a affermi leurs prédécesseurs. Il assurera le respect de la religion qu’Il leur a choisie. Il transformera en paix leurs inquiétudes. Qu’ils m’adorent en ne m’associant personne ! Ceux qui me renieront après tous ces bienfaits sont des impies.
OBSERVEZ la prière, faites la charité et obéissez au prophète, si vous voulez obtenir la clémence de Dieu.
NE croyez pas que les infidèles puissent tenir Dieu en échec sur terre, eux qui auront l’enfer pour séjour. Affreux destin.
O croyants, que vos esclaves et vos enfants impubères sollicitent votre permission quand ils veulent pénétrer dans vos appartements, aux heures suivantes : avant la prière de l’aurore, quand vous quittez vos vêtements au moment de la sieste et après la prière du soir. Ce sont là des moments réservés à des soins intimes. En dehors de ces moments, aucune obligation ne vous incombe aux uns et aux autres qui vivez ensemble. C’est ainsi que Dieu vous explique ses préceptes. Il est savant et sage.
QUAND VOS enfants auront atteint leur puberté, ils seront tenus de demander la même autorisation qu’avant leur puberté. C’est ainsi que Dieu vous explique ses signes. Il est toute science et toute sagesse.
LES femmes qui n’enfantent plus et qui n’espèrent plus se marier peuvent se mettre en tenue légère mais sans sortir de la décence. Il est préférable qu’elles évitent une pareille tenue. Dieu entend et sait tout.
CE n’est pas un péché pour l’aveugle, le boiteux ou le malade de s’asseoir à vos tables. Ce n’en est pas un pour vous de vous recevoir à la table les uns des autres ou de vous asseoir à la table de vos pères, de vos mères, de vos frères, de vos sœurs, de vos oncles et de vos tantes paternels, de vos oncles et de vos tantes maternels, de ceux dont vous êtes les dépositaires et de vos amis. Il vous est loisible de manger en commun ou séparément. QUAND vous pénétrez dans une demeure, saluez-en les maîtres. C’est là un usage agréable à Dieu. C’est ainsi que Dieu vous enseigne ses leçons. Le comprendrez-vous ?
LES croyants, ce sont ceux qui croient en Dieu et en son prophète, ce sont ceux qui ayant débattu une question d’intérêt général avec le prophète, ne le quittent qu’avec son autorisation. Oui, ceux qui sollicitent ton autorisation, voilà ceux qui croient vraiment en Dieu et en son prophète. S’ils te demandent une autorisation pour une affaire personnelle, accorde-la à qui tu voudras. Implore pour eux l’indulgence de Dieu, car Dieu est clément et miséricordieux.
N’INTERPELLEZ pas le prophète comme vous le faites entre vous. Dieu connaît ceux qui le trahissent en se dissimulant derrière les autres. Que ceux qui contreviennent à ses ordres se méfient ! Un malheur ou un châtiment terrible peuvent les frapper.
QU’ON le sache, Dieu est le maître des cieux et de la terre. Il connaît les moindres mouvements de chaque âme. Le jour où les hommes comparaîtront devant Lui, Il leur redira tous leurs actes. Il embrasse tout.
GLOIRE à Celui qui a révélé la Distinction à son serviteur pour qu’il avertisse l’humanité.
GLOIRE au Maître des cieux et de la terre, qui n’a pas de fils et qui ne partage son pouvoir avec personne. Il a créé toutes choses et a donné à chacune sa véritable proportion.
CERTAINS Lui préfèrent d’autres divinités qui n’ont rien créé mais sont elles-mêmes créées, qui ne peuvent rien pour elles-mêmes ni en mal ni en bien et qui ne règlent ni la vie, ni la mort, ni la résurrection.
LES incrédules disent : « Ce Coran n’est qu’une invention imaginée par Mahomet avec l’aide d’un groupe d’hommes ». Ces propos constituent une injustice et un faux.
« CE ne sont que vieux contes recueillis par lui, ajoutent-ils, qu’on lui dicte matin et soir ».
RÉPONDS : « Ce Coran émane de Celui qui connaît les secrets des cieux et de la terre, de Celui qui est enclin au pardon et à la miséricorde ».
ILS disent aussi : « Curieux prophète que cet homme qui mange et circule sur les marchés comme un simple mortel ! que n’est-il assisté d’un ange pour l’accréditer dans sa mission ? »
« POURQUOI Dieu ne l’a-t-Il pas nanti d’un trésor ou d’un jardin qui lui fournisse sa nourriture ? Les méchants ajoutent : « Vous ne suivez qu’un homme possédé ».
VOIS de quelles épithètes ils t’affublent ! Entravés dans l’erreur, ils sont complètement désorientés.
BÉNI soit Celui qui peut te donner beaucoup plus encore que ce qu’ils réclament pour toi ? qui peut te donner des jardins arrosés d’eau vive et des palais.
A la vérité, ils ne croient pas à l’heure dernière. Nous réservons l’enfer à ceux qui nient cette heure.
EN les apercevant de loin, l’enfer bouillonnera de colère.
QUAND ils se sentiront entassés dans une étroite geôle, liés les uns aux autres, ils n’auront qu’un cri : « O malheur ! »
CE n’est pas qu’un seul cri de détresse que vous devez pousser mais plusieurs. 
DIS : Que vaut-il mieux de l’enfer ou du paradis éternel promis à ceux qui craignent Dieu ? Paradis qui est leur récompense et le terme de leur vie.
LEURS désirs y seront assouvis éternellement. C’est une promesse qui oblige ton Seigneur.
LE jour où je les réunirai ainsi que leurs idoles, j’interrogerai celles-ci : « Est-ce vous qui avez détourné mes créatures ou sont-ce elles qui se sont égarées d’elles-mêmes ? »
ELLES répondront : Gloire à toi ! Loin de nous l’idée de prétendre à être adorées. Mais tu les as comblés des biens de ce monde, ainsi que leurs pères, au point qu’ils ont oublié leurs devoirs envers toi. C’est ainsi qu’ils se sont perdus ».
« VOILA que vos idoles vous désavouent, dira le Seigneur. Elles s’avèrent incapables de vous soustraire à mes représailles et de vous aider. J’INFLIGE un châtiment sévère à qui s’est montré injuste ».
TOUS les prophètes qui t’ont précédé se nourrissaient des mêmes aliments que les autres hommes et, comme eux, s’approvisionnaient sur les marchés. Les hommes ont été créés pour s’opposer les uns aux autres. Ainsi se mesure leur patience. Dieu voit tout.
CEUX qui désespèrent de la vie future disent : « Que Dieu ne nous envoie-t-Il des anges ou ne se montre-t-Il Lui-même à nous ? » Vraiment, c’est là de l’impudence et un monstrueux orgueil.
AH ! ils appellent le jour où ils verront les anges ! mais ce jour-là n’apportera pas une bonne nouvelle aux méchants. Ceux-ci ne pourront que dire : « Arrière, loin de nous ce spectacle ! »
NOUS irons droit à leurs œuvres et nous les réduirons en poussière.
CE jour-là, les élus du paradis jouiront d’une paix délicieuse et d’un lieu de repos enchanteur.
LE jour où le ciel s’ouvrira pour laisser passer les nuages et où les anges feront irruption sur terre,
CE jour-là, toute l’autorité reviendra au Miséricordieux et les infidèles passeront un moment tragique.
CE jour-là, le méchant se mordra les doigts en disant : « Plût à Dieu que j’aie écouté les avertissements du prophète ! »
« MALHEUR à moi ! quel regret d’avoir pris Untel pour ami ! »
CE n’est pas que le Livre ne m’ait été divulgué, mais il m’en a détourné. Satan a toujours trompé l’homme.
LE prophète soupire : « O Seigneur, mon peuple dédaigne ce Coran ».
C’EST ainsi. Nous avons suscité à chaque prophète des ennemis parmi les criminels. Mais ton Seigneur te suffit comme guide et comme soutien.
LES incrédules objectent : « Pourquoi le Coran n’a-t-il pas été révélé au prophète en une seule fois ? » C’est ainsi. Si nous l’avons composé par chapitres, c’est pour mieux toucher ton cœur.
ILS ne te poseront pas une question, que nous ne t’en donnions la solution et une explication convenable.
CEUX qui seront précipités dans l’enfer, la tête en avant, ceux-là sont les plus vils des hommes et les plus éloignés du droit chemin.
NOUS avons donné le Livre à Moïse et lui avons adjoint son frère Aaron comme ministre.
NOUS leur dîmes : « Allez trouver le peuple qui traite nos signes de mensonges ». Finalement, nous exterminâmes ce peuple.
NOUS avons noyé le peuple de Noé pour avoir traité nos prophètes de menteurs. C’est là un exemple pour les autres peuples. Nous réservons aux méchants un châtiment implacable.
AD, Thémoud, les habitants du Rass, et de nombreuses générations intermédiaires,
A chacun de ces peuples nous avons envoyé des avertissements, puis nous les avons exterminés.
ILS passent pourtant près de la cité qu’a incendiée une pluie de feu. Ne la voient-ils pas ? que si, mais ils ne croient pas à la vie future.
QUAND ils te voient, ils te tournent en dérision : « Est-ce là, disent-ils, celui que Dieu a envoyé comme prophète ? »
IL nous aurait détournés de nos idoles, si nous avions été moins résolus. Ils constateront, le jour du châtiment, qui se trompe.
APRÈS tout, vas-tu te faire le défenseur de gens qui prennent leurs passions pour leur Dieu !
CROIS-TU que la plupart d’entre eux entendent ou comprennent ? Ce ne sont que des bêtes. Ils sont même plus attardés que des bêtes.
VOIS comme ton Seigneur règle l’ombre ? S’il l’avait voulu, Il l’aurait faite invariable. C’est le soleil qui en fixe les variations.
DIEU en rétrécit insensiblement le champ.
C’EST Lui qui étend la nuit sur vous comme un voile et vous envoie le sommeil comme repos. Il réserve le jour à vos activités.
C’EST Lui qui envoie le vent comme un signe précurseur de sa bénédiction. Ensuite, Il fait tomber une eau pure du ciel.
CETTE eau vivifie les terres mortes et abreuve une grande partie de la création, hommes et animaux.
NOUS avons répandu le Coran parmi eux pour les instruire. Mais la plupart l’ont repoussé, préférant l’incrédulité.
SI nous l’avions voulu, nous aurions envoyé un prophète à chaque cité.
NE cède pas aux infidèles. Que ce Coran te serve à les combattre vigoureusement !
C’EST Lui qui a fixé les domaines des deux eaux, de l’eau douce et comestible et de l’eau de mer saumâtre. Entre elles, il a établi une démarcation et une zone infranchissable.
C’EST Lui qui a tiré l’homme du sperme et a créé la parenté et l’alliance. Ton Seigneur est tout-puissant.
ILS adorent d’autres divinités que Dieu, qui ne peuvent rien pour eux ni en bien ni en mal. L’infidèle entre en lutte contre son propre Seigneur.
NOUS ne t’avons envoyé que pour annoncer et avertir.
DIS : Je ne vous demande aucune rétribution pour ce Coran. Je n’ai d’autre but que de vous engager dans la voie de Dieu.
FIE-TOI à l’Être immortel. Glorifie son nom. Mieux que personne, il connaît les péchés des hommes.
IL a créé les cieux et la terre et l’espace qui les sépare en six jours. Il a proclamé sa souveraineté du haut de son trône. Il est le Miséricordieux. Interroge sur Lui les gens qualifiés.
SI on les convie à se prosterner devant le Miséricordieux, ils objectent : « Qui est le Miséricordieux ? » Allons-nous, sur ton ordre, nous prosterner devant n’importe qui ? Et leur rébellion s’en trouve accrue.
BÉNI soit Celui qui a placé au ciel le zodiaque ainsi que le soleil et la lune resplendissante.
IL fait se succéder la nuit et le jour pour donner plus de marge à ceux qui veulent adorer Dieu et Lui rendre des actions de grâces.
LES serviteurs du Miséricordieux sont ceux qui se comportent avec modestie en ce bas monde et répondent toujours par des paroles conciliantes aux ignorants qui leur adressent la parole,
CEUX qui passent leurs nuits à prier Dieu, prosternés ou debout,
CEUX qui disent : Seigneur, épargne-nous le supplice de l’enfer, qui est vraiment le plus atroce des supplices,
ET aussi un affreux endroit où séjourner et se fixer,
CEUX qui ne se montrent dans leurs dépenses ni trop prodigues ni trop avares, mais tiennent un juste milieu,
CEUX qui n’invoquent pas d’autres divinités que Dieu, ceux qui ne tuent pas leur prochain — que Dieu a rendu sacré — à moins d’un motif légitime, ceux qui ne commettent pas l’adultère. Ceux qui font de tels péchés seront punis en conséquence.
LEUR châtiment sera doublé au jour du jugement dernier. Ils en supporteront éternellement la honte.
AU contraire, ceux qui se repentent, se soumettent et font le bien, ceux-là Dieu changera leurs mauvaises actions en bonnes. Dieu est toute clémence et toute miséricorde.
CELUI qui se repent et fait le bien, son repentir doit être ferme et définitif.
CEUX qui ne font pas de faux témoignages et qui, mêlés à une conversation oiseuse, conservent leur dignité,
CEUX qui, lorsqu’on leur récite les versets de leur Seigneur, ne font ni les sourds ni les aveugles,
CEUX qui disent : « Seigneur, fais que la vue de nos épouses et de nos enfants nous remplisse de joie. Fais que nous prenions la tête des croyants »,
EN récompense de leur persévérance, ceux-là occuperont les places les plus enviables du paradis. Ils seront entourés de respect et d’hommages.
ILS y séjourneront éternellement. Douce et paisible retraite.
DIS : Mon Seigneur ne s’intéresse à vous que dans la mesure où vous le priez. Vous avez traité ses révélations de mensonge. Vous serez châtiés.
THA-SIN-MIM.
CE sont des versets du Livre évident.
VAS-TU te consumer de chagrin à cause de leur incrédulité ?
SI nous l’avions voulu, nous aurions fait descendre du ciel un signe devant lequel ils se seraient unanimement inclinés.
CHAQUE fois qu’ils reçoivent du Miséricordieux un nouvel avertissement, ils le négligent.
ILS le traitent de mensonge. La sincérité de ce qu’ils tournent en dérision leur apparaîtra, un jour.
NE voient-ils pas la grande variété de plantes bienfaisantes que nous faisons pousser sur terre.
CECI comporte cependant un enseignement. Mais la plupart des hommes ne croient pas.
TON Seigneur est toute majesté et toute miséricorde.
TON maître dépêcha, un jour, Moïse auprès du peuple pervers,
LE peuple de Pharaon, dépourvu de tout respect humain.
SEIGNEUR, dit Moïse, je crains d’être traité de menteur.
LE souffle me manque. Je ne suis pas éloquent. Envoie Aaron à ma place.
ILS m’accusent de crime. Je crains qu’ils ne me mettent à mort.
TU n’as rien à craindre. Partez tous deux avec mes signes. Je suis avec vous et je vous entends.
ALLEZ tous deux rejoindre Pharaon et dites-lui : « Nous sommes les envoyés du maître de l’univers ».
CONFIE-Nous les enfants d’Israël.
N’AS-TU pas été élevé chez nous pendant ton enfance ? lui dit Pharaon, et n’as-tu pas passé parmi nous plusieurs années de ta vie ?
INGRAT, tu nous as répondu par un forfait.
C’EST vrai, j’ai commis un forfait, mais je manquais de discernement.
JE VOUS ai fui par crainte. Mon Seigneur m’a donné la sagesse et m’a désigné comme envoyé.
LE bienfait, que tu me rappelles, excuse-t-il que tu aies asservi les enfants d’Israël ?
PHARAON reprit : « Qu’est-ce que le maître de l’univers ? »
C’EST le créateur des cieux et de la terre et de l’espace qui les sépare pour ceux qui croient.
SE retournant vers son entourage, Pharaon s’exclama : « Avez-vous entendu ? »
OUI, répliqua Moïse, c’est votre maître et le maître des premiers hommes.
LE prophète qu’on vous a envoyé est un possédé.
OUI, Il est le maître de l’Orient et de l’Occident et de ce qui les sépare pour ceux qui réfléchissent.
SI tu adores un autre Dieu que moi, je te jetterai en prison.
MÊME si je t’apporte une preuve indiscutable !
APPORTE-LA, si vraiment tu l’as.
MOÏSE lança son bâton qui se transforma aussitôt en serpent.
IL montra sa main qui apparut blanche aux spectateurs.
PHARAON confia à ses intimes : « C’est vraiment un magicien extraordinaire ».
« IL cherche à vous chasser de votre pays avec ses sorcelleries. Qu’en pensez-vous ? »
SES intimes lui dirent : « Fais-le patienter lui et son frère et envoie dans chaque ville des messagers,
« Qui recruteront les meilleurs magiciens ».
LES magiciens furent convoqués à un jour fixé.
TOUTE la population fut invitée.
« NOUS sympathiserons avec les magiciens, s’ils ont le dessus », disait la foule.
UNE fois assemblés, les magiciens dirent à Pharaon : « Nous récompenseras-tu, si nous l’emportons ? »
SANS doute, répondit-il, je vous admettrai dans ma cour.
MOÏSE leur dit : « Commencez ».
ILS lancèrent leurs cordes et leurs bâtons en disant : « Par la gloire de Pharaon, la victoire est à nous ».
A son tour, Moïse lança son bâton et le voilà qui enlève jusqu’aux traces de leurs artifices.
LES magiciens se jetèrent la face contre terre.
ILS s’écrièrent : « Nous nous soumettons au maître de l’univers,
LE Dieu de Moïse et d’Aaron ».
« COMMENT, vous vous soumettez à Lui avant que je vous autorise ? » s’écria Pharaon. « Ce doit être votre chef, celui qui vous a enseigné la magie. Vous aurez de mes nouvelles ». JE vous ferai couper un pied d’un côté et une jambe de l’autre et je vous ferai tous crucifier.
QU’IMPORTE ! répondirent-ils. Ne ferons-nous pas retour à notre Seigneur ?
NOUS souhaitons que Dieu nous pardonne nos péchés pour avoir fait notre soumission les premiers.
NOUS suggérâmes à Moïse de s’enfuir de nuit avec nos serviteurs. Nous le prévînmes qu’il serait poursuivi.
PHARAON envoya dans les villes des agents pour les arrêter.
ILS ne forment qu’un petit groupe misérable, disait Pharaon,
ET cependant ils me mettent en souci ;
HEUREUSEMENT que nous sommes vigilants.
NOUS arrachâmes les Égyptiens à leurs jardins et à leurs sources,
A leurs trésors et à leurs résidences somptueuses.
TEL fut leur sort. Nous fîmes des israélites leurs héritiers.
LES Égyptiens se lancèrent à leur poursuite au lever du jour.
LORSQUE les deux groupes furent en présence, les compagnons de Moïse s’écrièrent : « Nous sommes atteints ».
QU’IMPORTE ! répliqua Moïse. Mon Dieu est avec moi. Il me sauvera.
NOUS ordonnâmes à Moïse de frapper les flots avec son bâton. Ils se fendirent aussitôt. Ils formèrent de chaque côté comme une haute montagne.
NOUS attirâmes les Égyptiens.
NOUS sauvâmes Moïse et tous les siens.
PUIS nous refermâmes les flots sur les autres.
CETTE histoire comporte un enseignement. Mais la plupart des hommes ne croient pas.
TON Seigneur est toute majesté et toute clémence.
RACONTE-LEUR l’histoire d’Abraham.
IL dit, un jour, à son père et à son peuple : « Qu’adorez-vous là ? »
ILS répondirent : « Nous adorons les idoles. Nous leur vouons un culte. »
VOUS entendent-elles quand vous les invoquez ? interrogea Abraham.
VOUS servent-elles ou vous nuisent-elles ?
NON, mais nos pères pratiquaient un tel culte.
EH bien ! sachez-le, les idoles que vous adorez,
ET qu’adoraient vos pères,
SONT mes ennemies. Il n’y a qu’un maître de l’univers,
C’EST Celui qui m’a créé et qui me dirige,
QUI me nourrit et me donne à boire,
QUI me guérit quand je suis malade,
QUI me fera mourir et me ressuscitera,
QUI, je l’espère, absoudra mes péchés au jour du jugement dernier.
SEIGNEUR, donne-moi la sagesse et compte-moi au nombre des justes.
FAIS que je laisse la réputation d’un homme sincère parmi les générations à venir.
APPELLE-MOI parmi les héritiers du jardin de la félicité.
PARDONNE à mon père d’avoir été parmi les égarés.
NE m’humilie pas au jour de la résurrection,
Au jour où les richesses et les enfants n’auront plus de valeur,
UNE âme pure étant seule agréable à Dieu,
AU jour où le paradis se rapprochera des vertueux,
OU l’enfer se montrera aux réprouvés,
OU cette question sera posée à ces derniers : « Où sont les idoles que vous adoriez
A la place de Dieu ? Peuvent-elles vous défendre ou se défendre elles-mêmes ? »
TOUS seront précipités dans l’enfer, adorés et adorateurs,
ET toutes les troupes d’Iblis.
SE prenant à partie les uns les autres, les adorateurs diront :
PAR Dieu, nous nous sommes manifestement trompés,
EN vous assimilant au maître de l’Univers.
CE sont les méchants qui nous ont égarés.
HELAS ! nous n’avons plus d’intercesseur !
NI d’ami sincère !
AH ! si nous pouvions revenir sur terre, nous croirions !
CECI constitue un avertissement mais la plupart des hommes sont incrédules.
TON Seigneur est toute majesté et miséricorde.
LE peuple de Noé traita les prophètes d’imposteurs.
NOÉ dit à ses frères : « Pourquoi ne croyez-vous pas ? »
JE suis un prophète de bonne foi.
CRAIGNEZ Dieu et obéissez-moi.
JE ne vous réclame aucune récompense. Je n’attends ma récompense que du maître de l’univers.
CRAIGNEZ Dieu et obéissez-moi.
ALLONS-NOUS te croire quand tu n’as convaincu que la lie du peuple !
JE n’ai pas à connaître des actions de mes partisans, repartit Noé.
ILS n’ont de comptes à rendre qu’à Dieu, le comprendrez-vous ?
CE n’est pas moi qui repousserai les croyants.
JE ne suis manifestement qu’un messager.
SI tu t’obstines dans cette voie, ô Noé, tu seras lapidé.
IL dit : « O Seigneur, mon peuple me traite de menteur »,
TRANCHE entre lui et moi. Sauve-moi ainsi que ceux qui se sont convertis à ma foi.
NOUS le sauvâmes, lui et ses partisans, sur une arche abondamment approvisionnée.
PUIS, nous submergeâmes les autres.
CECI constitue un avertissement, mais la plupart des hommes sont incrédules.
TON Seigneur est toute majesté et toute miséricorde.
LES Adites traitèrent leurs prophètes de menteurs.
LEUR frère, Houd, leur dit : « Pourquoi ne croyez-vous pas ? »
JE suis pour vous un prophète sincère.
CRAIGNEZ Dieu et obéissez-moi.
JE ne vous réclame pas de récompense. Je n’attends ma récompense que du maître de l’univers.
CONSTRUIREZ-vous sur chaque colline un belvédère de plaisance ?
EDIFIEREZ-VOUS des monuments en vue d’un usage éternel ?
QUAND VOUS sévissez, vous sévissez sans mesure.
CRAIGNEZ Dieu et obéissez-moi.
CRAIGNEZ Celui qui vous a dispensé si généreusement ses dons,
QUI vous a donné des troupeaux et une abondante postérité,
DES jardins et des sources.
J’APPRÉHENDE pour vous le châtiment d’une journée épouvantable.
IL nous est indifférent que tu nous exhortes ou non, répondirent-ils.
NOS usages nous viennent d’une vieille tradition.
NOUS n’encourrons aucun châtiment.
POUR avoir traité Houd d’imposteur, nous les avons exterminés. Ceci constitue un enseignement mais la plupart des hommes sont incrédules.
TON Seigneur est toute majesté et toute miséricorde.
LES Thémoudites traitèrent leurs prophètes d’imposteurs.
LEUR frère Salah leur dit : « Pourquoi ne croyez-vous pas ? »
JE suis pour vous un envoyé de bonne foi.
CRAIGNEZ Dieu et obéissez-moi.
JE ne vous réclame aucune récompense. J’attends ma récompense du maître de l’univers.
CROYEZ-vous éternelle votre quiétude,
AU milieu des jardins et des sources,
AU milieu des campagnes fécondes et des palmeraies aux fruits succulents ?
CROYEZ-VOUS qu’on vous laissera extraire à l’envi la pierre des montagnes pour vos demeures ?
CRAIGNEZ Dieu et obéissez-moi.
N’ECOUTEZ pas les avis des impulsifs,
QUI mettent le désordre sur terre et ne font jamais œuvre utile.
« TU es un possédé », lui dirent-ils.
TU n’es qu’un mortel comme nous. Apporte-nous une preuve si tu es sincère.
COMME preuve, je vous apporte cette chamelle. Elle aura sa portion d’eau et vous la vôtre, à jour fixe.
NE lui faites aucun mal, sans quoi un malheur effroyable s’abattra sur vous.
ILS l’égorgèrent. Ils le regrettèrent aussitôt.
EN effet, un malheur s’abattit sur eux. Ceci constitue un avertissement. Mais la plupart des hommes sont incrédules.
TON Seigneur est toute majesté et toute miséricorde.
LE peuple de Loth traita ses prophètes d’imposteurs.
LOTH dit à ses frères : « Pourquoi ne craignez-vous pas Dieu ? »
JE suis pour vous un prophète de bonne foi.
CRAIGNEZ Dieu et obéissez-moi.
JE ne vous demande aucune récompense. Je n’attends ma récompense que du maître de l’univers.
POURQUOI assouvir vos désirs sur les hommes,
DELAISSANT les femmes que le Seigneur a créées pour vous servir d’épouses ? Vous êtes vraiment un peuple pervers.
ILS répondirent : « Si tu ne cesses tes objurgations, ô Loth, nous te bannirons ».
JE réprouve vos mœurs.
SEIGNEUR, préservez-moi, ainsi que les miens, de pareilles turpitudes.
NOUS le sauvâmes lui et les siens,
A l’exception de sa femme qui périt.
NOUS anéantîmes les autres.
NOUS fîmes tomber sur eux une pluie. Quelle sinistre pluie que celle qui tomba sur les rebelles !
CECI constitue un enseignement. Mais la plupart des hommes sont incrédules.
TON Seigneur est toute majesté et toute miséricorde.
LES habitants de Laïka ont traité leurs prophètes d’imposteurs.
CHOAIB leur dit : « Pourquoi ne craignez-vous pas Dieu ? »
JE suis pour vous un prophète de bonne foi.
CRAIGNEZ Dieu et obéissez-moi.
JE ne vous demande aucune récompense ; je n’attends ma récompense que du maître de l’univers.
DONNEZ la juste mesure. Ne commettez pas de fraude.
PESEZ avec de justes balances.
NE dépréciez pas les biens de vos semblables et ne répandez pas le mal sur terre.
CRAIGNEZ Celui qui vous a créés ainsi que les générations antérieures.
ILS lui répondirent : « Tu n’es qu’un possédé ».
TU n’es qu’un mortel comme nous. Tu n’es qu’un imposteur.
FAIS tomber sur nous un pan de ciel, si tu dis la vérité.
MON Seigneur, répliqua-t-il, connaît vos intentions mieux que personne.
ILS traitèrent Choaïb d’imposteur. Un épais nuage les asphyxia. Ce fut un châtiment terrible.
CECI constitue un enseignement. Mais la plupart des hommes sont incrédules.
TON Seigneur est toute majesté et toute miséricorde.
CE Coran est un message du maître de l’univers.
L’ESPRIT fidèle l’a descendu d’en haut,
POUR l’offrir à ton cœur et t’investir de la mission de prophète.
IL a été conçu dans le clair langage des Arabes.
SES principes sont déjà énoncés dans les Écritures Saintes.
N’EST-CE pas une preuve de son authenticité, que les docteurs du peuple d’Israël le connaissent ?
SI nous l’avions révélé à un étranger,
QUI l’aurait lu à ton peuple, il n’y aurait pas cru.
OUI, le Coran ne fait que glisser sur le cœur des méchants.
ILS n’y croient pas jusqu’à ce qu’ils se trouvent en face du châtiment douloureux qui les attend.
CE châtiment les frappera au moment où ils s’y attendront le moins.
« DE grâce, un peu de répit ! » supplieront-ils.
SONT-ILS si pressés de subir notre châtiment ?
LES vois-tu jouissant de la vie de longues années,
PUIS surpris par le châtiment annoncé ?
A quoi leur servira d’avoir joui ainsi ?
NOUS n’avons détruit aucune cité, que nous ne l’ayons auparavant avertie ?
QU’ON réfléchisse, nous n’avons jamais été injuste.
LE Coran n’a pas été descendu du ciel par des démons :
CELA n’est ni dans leurs attributions, ni dans leur pouvoir.
ILS ne sont pas admis à entendre ce qui se passe au ciel.
N’INVOQUE aucune autre divinité que Dieu, si tu ne veux pas être au nombre des condamnés.
AVERTIS tes proches.
SOIS d’un abord facile pour les croyants qui se donnent à toi.
S’ILS te désobéissent, dis-leur : « Je désavoue votre conduite ».
FIE-TOI au Glorieux et au Clément,
QUI te voit quand tu te lèves,
QUI suit tes mouvements dans la foule des adorateurs.
IL entend et sait tout.
VOULEZ-VOUS que je vous dise avec qui pactisent les démons ?
AVEC les menteurs et les malfaiteurs.
ILS cherchent à surprendre les révélations au ciel. La plupart d’entre eux sont menteurs.
LES poètes ne sont écoutés que par les inconscients.
NE les vois-tu pas errer sur toutes les routes,
SE vantant de choses qu’ils n’ont pas faites.
EXCEPTÉ ceux d’entre eux qui croient, pratiquent le bien, proclament à l’envi le nom de Dieu ET n’attaquent qu’après avoir été offensés. Les injustes apprendront un jour comment se fera leur retour à Dieu. 
TA-SIN. Voici des versets du Coran, le livre de la clarté.
IL est une direction et une bonne nouvelle pour les croyants,
QUI observent la prière, acquittent la dîme et ont foi dans la vie future.
A ceux qui ne croient pas à la vie future, nous laissons l’illusion que leurs œuvres sont belles ; nous les laissons divaguer.
ILS subiront le plus atroce des châtiments. Ils consommeront leur perte dans l’autre monde.
TU reçois le Coran du Sage et du Savant.
MOÏSE dit un jour aux siens : J’aperçois un feu. Peut-être y trouverai-je des nouvelles ou bien vous en rapporterai-je de la braise pour vous réchauffer ?
LORSQU’IL en fut proche, une voix laissa tomber ces mots : « Béni soit celui qui est dans le feu et dans les alentours ! Gloire à Dieu, le maître de l’univers ».
« O Moïse, c’est moi Dieu, le tout-puissant et le sage ».
« JETTE ton bâton ». Lorsque Moïse vit son bâton se tortiller comme un démon, il recula d’épouvante et s’enfuit à toutes jambes. O Moïse, entendit-il, ne crains rien. Les prophètes n’ont rien à craindre de moi,
A moins qu’ils n’aient commis quelque faute. A ceux qui substituent le bien au mal, je suis indulgent et miséricordieux.
RENTRE ta main dans la manche. Elle en sortira blanche sans que ce soit l’effet d’une maladie. C’est là un des neuf signes qui te serviront auprès de Pharaon et de son peuple. Peuple pervers.
QUAND nos preuves apparurent dans toute leur évidence, ils dirent : « C’est là pure magie ».
BIEN que convaincus, ils les repoussèrent par orgueil et par malignité. Considère quelle a été la fin des méchants.
QUAND nous donnâmes la science à David et à Salomon, ils s’écrièrent : « Louange à Dieu pour nous avoir élevés au-dessus du nombre de ses plus fidèles serviteurs ! »
SALOMON hérita de David. Il dit : « O hommes, je comprends le langage des oiseaux. J’ai reçu des dons infinis. C’est là, de la part de Dieu, une grâce éclatante ».
SALOMON réunit ses troupes composées de génies, d’hommes et d’oiseaux et disposées en groupes distincts.
QUAND elles débouchèrent dans la vallée des fourmis, une fourmi s’écria : « O mes sœurs, regagnez vos demeures, pour que Salomon et ses troupes ne vous écrasent pas par mégarde ».
SALOMON s’amusa des propos de la fourmi et dit : « Seigneur, inspire-moi une reconnaissance sincère pour les bienfaits dont tu m’as comblé, moi et les miens. Fais que toutes mes actions te soient agréables. Comprends-moi parmi les justes par un effet de ta miséricorde ».
IL passa les oiseaux en revue. « Comment se fait-il que je ne voie pas la huppe, s’écria-t-il ? Serait-elle absente ? »
« JE lui infligerai une peine sévère ou je l’égorgerai, à moins qu’elle ne se justifie pleinement ».
SON absence fut de courte durée. Elle annonça : « J’ai appris quelque chose que tu ignores. Je reviens de Saba avec une nouvelle certaine ».
J’AI trouvé une femme gouvernant le pays et disposant d’énormes ressources. Elle trône sur un siège magnifique.
ELLE et son peuple adorent le soleil au lieu de Dieu. Satan donne à leurs actions une belle apparence. Il les a détournés de la bonne voie. Ils errent sans direction.
ILS n’adorent pas le Dieu qui divulgue les secrets des cieux et de la terre, qui sait ce qu’eux-mêmes dissimulent ou ce qu’ils laissent voir.
ILS n’adorent pas le Dieu en dehors de qui il n’y a pas de Dieu, le maître du trône sublime.
SALOMON dit : « Je vais voir si tu n’as pas menti ».
PORTE cette lettre de ma part à la reine. Remets-la-lui. Retire-toi et attends sa réponse.
LA reine dit aux grands qui l’entouraient : « Je viens de recevoir une missive auguste ».
ELLE vient de Salomon. Elle est ainsi libellée : « Au nom de Dieu le clément et qui manifeste sa clémence ».
« NE vous élevez pas contre moi. Faites-moi plutôt votre soumission ».
« O mes amis, dit-elle à son entourage, conseillez-moi. Je ne ferai rien sans votre avis ».
« NOUS sommes un peuple fort et bien armé », répondirent-ils. Néanmoins, la décision t’appartient. Vois les ordres que tu veux donner.
QUAND les rois s’emparent d’une ville, dit la reine, ils la saccagent et en asservissent les puissants. C’est de cette façon qu’ils procèdent.
JE vais envoyer à Salomon un présent. Je verrai l’accueil qu’il réservera à mes envoyés.
LORSQUE les envoyés se présentèrent à Salomon, il les accueillit par ces mots : « Vous m’apportez des présents ? Dieu s’est montré plus généreux envers moi qu’envers vous. Vous semblez bien fiers de vos présents ! »
RETOURNEZ vers le peuple de la reine. Je vais lancer contre lui des troupes dont il ne soupçonne pas la force. Je le disperserai, réduit à l’impuissance et couvert de honte.
SE tournant vers son entourage, il dit : « Qui de vous m’apportera le trône de la reine avant que son peuple ne se soumette ? »
Moi, dit un des génies les plus redoutables. Je te l’apporterai avant que tu ne quittes ces lieux. Je m’en sens capable et tu peux compter sur moi.
UN autre génie initié aux Écritures dit : « Je te l’apporterai en un clin d’œil ». Quand Salomon vit le trône dressé devant lui, il s’écria : « C’est là une faveur que m’accorde mon Seigneur pour voir si je serai reconnaissant ou ingrat. En étant reconnaissant, on se sert soi-même. Quant à l’ingrat, il importe peu à Dieu le tout-puissant et le généreux.
MAQUILLEZ le trône, dit Salomon, pour voir si elle le reconnaît ou non.
LORSQUE la reine parut, on l’interrogea : « Est-ce là votre trône ? » Elle répondit : « On dirait que c’est lui. D’ailleurs, je vous connaissais déjà avant cet événement et moi et mon peuple vous étions soumis d’avance ».
SALOMON lui fit renier les divinités qu’elle adorait auparavant, car elle était idolâtre.
« ENTREZ dans ce palais », lui dit-on. Quand elle le vit, elle crut que c’était un miroir d’eau et releva ses jupes. « Ce palais est revêtu de cristal » expliqua Salomon. « O mon Dieu, s’écria-t-elle, j’ai été coupable. Comme Salomon, je me soumets au maître de l’univers ».
NOUS envoyâmes aux Thémoudites leur frère Salah pour les convertir à Dieu. Ils se divisèrent en deux clans.
O mon peuple, dit-il, pourquoi êtes-vous plus pressé de voir le mal que le bien ? Invoquez plutôt le pardon de Dieu, si vous voulez vous attirer sa clémence !
TU nous portes malheur, toi et les tiens. Votre sort, leur opposa Salah, dépend de Dieu. Vous êtes un peuple de querelleurs.
IL y avait dans la cité neuf individus qui semaient le désordre et n’étaient propres à rien.
ILS se concertèrent de la sorte : « Jurons par Dieu de tuer Salah et les siens pendant la nuit. Nous dirons à ceux tenus de le venger : « Nous n’avons pas assisté au meurtre de Salah et de sa famille. Vous pouvez nous croire ».
ILS mirent à exécution leur dessein, mais Dieu leur imposa le sien alors qu’ils ne s’y attendaient pas.
VOIS comment s’acheva leur projet. Nous les anéantîmes eux et leur peuple.
LEURS demeures sont en ruine. C’est le châtiment de leurs forfaits. Il y a là un avertissement pour qui réfléchit.
NOUS sauvâmes ceux qui croyaient et craignaient Dieu.
LOTH dit à son peuple : « Comment pouvez-vous pratiquer un vice sciemment ? »
COMMENT pouvez-vous préférer les hommes aux femmes pour assouvir vos passions ? Vous êtes un peuple sans conscience.
LE peuple de Loth se contenta de répondre : « Chassons Loth et les siens de notre cité. Ils posent à la chasteté ».
NOUS sauvâmes la famille de Loth à l’exception de sa femme dont nous avions décidé la perte.
NOUS fîmes pleuvoir sur eux. Et quelle pluie meurtrière que celle réservée à ceux qui enfreignent nos avertissements !
DIS : Louange à Dieu et que le salut soit sur les fidèles qu’il a élus ! Qui de Dieu ou des idoles qu’on lui associe est le plus digne d’amour ?
CELUI qui a créé les cieux et la terre, celui qui fait tomber l’eau du ciel et s’en sert pour faire croître de riants bosquets, (ce n’est pas vous qui pourriez faire pousser des arbres ?) est-ce une autre divinité que Dieu ? Et cependant le peuple lui donne des égaux.
CELUI qui a stabilisé la terre, qui l’a sillonnée de cours d’eau, l’a hérissée de montagnes et qui a séparé les eaux douces des eaux salées, est-ce une autre divinité que Dieu ? Mais c’est une chose que la plupart des hommes ne comprennent pas.
CELUI qui répond à l’appel des opprimés, qui dissipe le mal, qui établit les peuples sur terre, est-ce une autre divinité que Dieu ? Ah ! que vous manquez de réflexion !
CELUI qui vous guide au milieu des ténèbres de la terre et de la mer, qui lâche les vents annonciateurs de la pluie bienfaisante, est-ce une autre divinité que Dieu ? Que Dieu est au-dessus des associés qu’on lui prête !
CELUI qui fait et refait la création et qui vous comble des biens des cieux et de la terre, est-ce une autre divinité que Dieu ? Dis : Produisez vos preuves si vraiment vous en avez.
DIS : Les habitants des cieux et de la terre en ignorent les secrets, si ce n’est Dieu. Ils ignorent aussi le jour où ils seront ressuscités.
LES révélations sur la vie future ont beau être concordantes ! ils ne sont pas persuadés. Plus encore, ils ferment les yeux.
LES incrédules objectent : « Se peut-il qu’une fois retournés en poussière nous et nos ancêtres, nous soyons ressuscités ? »
« C’EST une chose qu’on a déjà annoncée à nous et à nos ancêtres. Vieux contes que ceci ! »
RÉPONDS : « Parcourez le monde et considérez quelle a été la fin des coupables ».
NE t’afflige pas pour eux, et ne te laisse pas troubler par leurs perfidies.
ILS demandent : « Quand se réalisera votre promesse, dites-le, si vous le savez vraiment ? »
RÉPONDS : « Il se peut qu’elle soit proche cette chose que vous êtes impatients de voir réalisée ! »
TON Seigneur est plein de bonté pour les hommes. Mais la plupart manquent de reconnaissance.
TON Seigneur sait ce que leurs cœurs cachent et dévoilent.
IL n’y a rien d’obscur dans le ciel ou sur la terre qui ne soit expliqué dans le Livre de l’évidence.
CE Coran instruit les fils d’Israël sur la plupart des sujets qui les divisent.
IL est une direction et une bénédiction pour ceux qui croient.
TON Seigneur départagera les hommes. Il est tout-puissant et docte.
FIE-TOI à Dieu. Tu t’appuies sur une vérité évidente.
TU ne pourras rien faire entendre aux morts. Tu ne pourras rien faire entendre à des sourds qui te tournent le dos.
TU ne saurais guider des aveugles et les arracher à leur égarement. Tu ne pourras te faire entendre que par des gens croyant à nos signes et soumis.
LORSQUE notre parole sera près de se réaliser parmi les hommes, nous ferons sortir de terre un monstre qui dira : « Les hommes n’ont pas cru à nos miracles ».
UN jour nous mettrons à part, pour chaque peuple, ceux qui ont traité nos signes de mensonge. Ils formeront des groupes distincts.
LORSQU’ILS se présenteront à Dieu, Il leur dira : « Pourquoi avez-vous traité mes signes de mensonge sans en avoir saisi la portée ? Expliquez une telle attitude ».
LA menace de Dieu se réalisera pour les punir de leur iniquité. Ils ne trouveront rien à dire.
NE voient-ils pas que nous avons créé la nuit pour le repos et le jour pour l’activité ? N’y a-t-il pas là un signe pour les croyants ?
Au jour où la trompette retentira, tout ce qui peuple les cieux et la terre tremblera d’effroi. Dieu exceptera qui Il voudra. Le genre humain s’humiliera devant Dieu.
ON verra les montagnes, qu’on croyait si solides, se mouvoir comme des nuages. Ce sera l’œuvre du Dieu qui ordonne si harmonieusement toutes choses. Il connaît toutes vos actions.
CELUI qui aura fait le bien sera récompensé au-delà de ses efforts. L’effroi général lui sera épargné.
CELUI qui aura péché sera précipité au feu la face la première. Peut-on être récompensé autrement que selon ses œuvres ?
J’AI l’ordre d’adorer le Seigneur de ce pays, que lui-même a déclaré sacré. Tout lui appartient. J’ai l’ordre de me soumettre.
J’AI l’ordre de réciter le Coran. Celui qui s’engage dans la bonne voie trouvera le salut. Celui qui s’en écarte, dis-lui que tu n’es chargé que d’avertir.
DIS : Louange à Dieu. Il vous démontrera sa puissance. Vous en serez convaincu. Ton Seigneur suit attentivement les actions des hommes.
TA-SIN-MIM.
VOICI quelques versets du Livre de l’évidence.
NOUS allons te raconter une partie de l’histoire authentique de Moïse et de Pharaon pour servir à l’édification des fidèles.
PHARAON opprima l’Égypte. Il sema la discorde parmi ses habitants. Il pressura une partie d’entre eux. Il mettait à mort leurs fils, laissant la vie sauve à leurs filles. Ce fut un tyran.
NOUS voulûmes venir en aide aux opprimés de ce pays. Nous voulûmes les désigner comme imam et en faire les héritiers du pays.
NOUS voulûmes les rendre maîtres du pays et faire subir à Pharaon, à Hamon et à leurs troupes les représailles qu’ils redoutaient de leurs victimes.
NOUS révélâmes à la mère de Moïse ceci : Allaite ton enfant et, si tu as quelque inquiétude à son sujet, jette-le dans le fleuve. Sois sans crainte, ne t’afflige pas ; plus tard, je te le ramènerai et j’en ferai mon prophète.
LES gens de Pharaon le recueillirent sans se douter qu’il serait un jour leur ennemi et une cause de tourment pour eux. Pharaon, Hamon et leurs troupes n’étaient pas sans reproche.
LA femme de Pharaon dit : « Cet enfant sera notre joie à tous deux. Ne le tue pas. Il pourra peut-être nous aider plus tard ou devenir notre fils ». Ils ignoraient l’avenir.
SUR le moment, la mère de Moïse sentit son cœur défaillir. Elle fut sur le point de tout divulguer. Mais nous raffermîmes son courage pour qu’elle se montrât une vraie croyante.
ELLE recommanda à la sœur de l’enfant de le suivre. Celle-ci l’observa du coin de l’œil sans que personne s’en doute.
NOUS le rendîmes réfractaire au lait de toutes les nourrices. Sa sœur dit alors : « Voulez-vous que je vous indique une famille qui l’élèvera et lui donnera les soins les plus attentifs ? »
NOUS le rendîmes à sa mère pour réjouir ses yeux et faire cesser sa peine et, aussi, pour lui montrer que Dieu tient ses promesses. Mais la majorité des hommes ne le savent pas.
LORSQUE Moïse parvint à l’âge de la raison et de la force, nous lui donnâmes sagesse et science. C’est notre façon de récompenser les vertueux.
IL entra, un jour, dans la ville à l’insu de ses habitants. Il tomba sur deux hommes qui se battaient ; l’un était de sa religion et l’autre d’une religion ennemie. Son coreligionnaire sollicita son appui contre son adversaire. D’un coup, Moïse abattit ce dernier et le tua. Il se dit en lui-même : « Il y a là le doigt de Satan. C’est un ennemi qui ne cherche qu’à nous égarer ».
SEIGNEUR, dit-il, j’ai commis une mauvaise action. Pardonne-moi. Dieu le pardonna. Il est toute mansuétude et indulgence.
« SEIGNEUR, ajouta-t-il, par la grâce que tu m’as accordée, je prends l’engagement de ne jamais aider les méchants ».
LE lendemain le trouva tremblant et inquiet. Voici que celui qu’il avait défendu la veille l’appelait de nouveau à son aide. Moïse lui dit : «Tu es décidément un homme de désordre ».
QUAND il voulut saisir leur ennemi commun, celui-ci s’écria : « Veux-tu me tuer, ô Moïse, comme tu as tué un homme, hier ? Aspires-tu à devenir le tyran de ce pays ? tu ne cherches pas, à coup sûr, à être un homme de bien ».
UN homme accourut du fond de la ville et lui dit : « O Moïse, les maîtres de la ville sont en train de signer ton décret de mort. Sauve-toi. C’est un conseil que je te donne ».
IL sortit de la ville, tremblant, et l’œil aux aguets. « Seigneur, délivre-moi des méchants », disait-il en lui-même.
IL partit dans la direction de Médian. Peut-être, pensait-il, Dieu me mettra-t-il dans la bonne voie ?
AYANT atteint la source de Médian, il y trouva un groupe de gens qui puisaient de l’eau.  NON loin de ces gens, il aperçut deux femmes tenant leur troupeau à l’écart. « Que faites-vous là », leur dit-il. « Nous n’abreuverons notre troupeau qu’après le départ des bergers », répondirent-elles. « Notre père est un auguste vieillard ».
IL abreuva leur troupeau puis s’installa à l’ombre. « Seigneur, dit-il, j’ai bien besoin de ton aide ».
L’UNE d’elles s’approcha timidement de Moïse et lui dit : « Mon père te demande pour te dédommager d’avoir abreuvé notre troupeau ». Une fois auprès du vieillard, Moïse lui raconta son histoire. « Ne crains rien, lui dit le vieillard, tu es hors de portée des méchants ».
UNE des deux filles proposa : « O père, prends cet homme à ton service. Tu ne saurais trouver un serviteur plus robuste et plus honnête ».
JE désire, dit le vieillard, te donner en mariage une de mes deux filles, à condition que tu me serves pendant huit ans. Si tu veux prolonger jusqu’à dix, libre à toi. Je ne cherche pas à t’imposer une trop lourde charge. Tu me trouveras toujours équitable, s’il plaît à Dieu.
« ENTENDU, dit Moïse, quel que soit le terme que j’accomplisse, je n’encourrai aucun reproche. Dieu est garant de nos conventions. »
LORSQUE le contrat de Moïse expira, il partit avec sa famille. Ayant aperçu une lumière du côté de la montagne de Thor, il dit aux siens : Attendez-moi. J’ai vu une lumière. Peut-être y trouverai-je des nouvelles ou bien vous en rapporterai-je de la braise pour vous réchauffer ?
LORSQU’IL atteignit la lumière, d’un arbre se dressant dans une plaine bénie, sur la berge droite de la rivière, une voix laissa tomber ces mots : « O Moïse, je suis Dieu, le maître de l’univers ».
« JETTE ton bâton ». Lorsque Moïse vit son bâton se tortiller comme un démon, il recula d’épouvante et s’enfuit à toutes jambes. « O Moïse, entendit-il, approche. Ne crains rien. Ta sécurité est certaine.
RENTRE ta main dans la manche. Elle en sortira blanche sans que ce soit l’effet d’une maladie. Puis presse tes bras sur ton corps pour lutter contre l’angoisse. Ce sont les deux preuves que te donne ton Seigneur pour convaincre Pharaon et sa suite. Peuple pervers que celui de Pharaon ! »
« SEIGNEUR, dit Moïse, j’ai tué un des leurs. Je crains qu’ils ne me tuent à leur tour ».
MON frère Aaron est plus éloquent que moi. Envoie-le avec moi pour me soutenir et attester la sincérité de mes paroles. Car je crains d’être traité d’imposteur.
DIEU dit : Soit. Nous t’accordons l’appui de ton frère. Nous vous donnerons une telle autorité que Pharaon sera impuissant contre vous. Nos preuves vous donneront la victoire ainsi qu’à vos partisans.
LORSQUE Moïse se présenta avec nos preuves, ils s’écrièrent, malgré leur évidence : « Magie et fiction que tout cela. Nous n’avons jamais entendu parler de telles choses par nos plus lointains ancêtres ».
MON Seigneur, reprit Moïse, sait mieux que personne à qui Il a confié la bonne direction et ceux qui auront la meilleure fin. Il ne favorise pas les méchants.
S’ADRESSANT à sa suite, Pharaon dit : « Je ne vous connais pas d’autre dieu que moi. O Hamon, fais cuire des briques et construis-moi une tour si haute que je puisse atteindre le dieu de Moïse. Car je suis persuadé que Moïse est un imposteur ».
PHARAON et ses partisans se montrèrent arrogants et injustes. Ils ne croyaient pas qu’ils comparaîtraient un jour devant nous.
NOUS le saisîmes ainsi que ses troupes. Nous les précipitâmes dans les flots. Telle fut la fin de ce peuple pervers.
NOUS les avons mis à la tête des pourvoyeurs de l’enfer. Ils ne trouveront aucune aide au jour de la résurrection.
NOUS les avons frappés de malédiction dans ce monde et ils seront réprouvés dans l’autre.
NOUS avons donné le Pentateuque à Moïse après avoir anéanti les peuples passés. Notre but était d’instruire les hommes. Ce Livre est à la fois un guide et une bénédiction. Peut-être fera-t-il réfléchir ?
TU n’étais pas sur le versant ouest du Thor quand nous avons investi Moïse de sa mission. Tu n’en as pas été témoin.
QUE de générations se sont succédées depuis Moïse dont le souvenir se perd dans un lointain passé ! Tu n’as pas vécu parmi les Madianites et tu ne leur as pas récité nos enseignements. Mais tu les connais parce que tu es un prophète.
TU n’étais pas près du Thor quand nous avons appelé Moïse. Mais c’est par une bénédiction de ton Seigneur que tu prêches au peuple qui n’a été initié par personne avant toi. Peut-être réfléchira-t-il ?
UN malheur les frappe-t-il en punition de leurs péchés ? Les voilà disant : « Seigneur, si tu nous avais envoyé un prophète, nous aurions suivi tes avertissements et nous nous serions convertis ».
LORSQUE nous leur révélâmes la vérité, ils dirent : « Pourquoi ce prophète n’est-il pas pourvu des mêmes preuves que Moïse ? » Comme si leurs devanciers n’avaient pas traité les preuves de Moïse de mensonge. Ils disaient de Moïse et d’Aaron : « Ce sont deux magiciens qui s’entraident. Nous ne croyons ni à l’un ni à l’autre ».
DIS : Apportez-moi un Livre plus efficace que le Coran et le Pentateuque et venant de Dieu, et je le suivrai, si vous êtes sincères.
S’ILS laissent ton appel sans réponse, tu auras la preuve qu’ils cèdent uniquement à leurs passions. Or qui est plus égaré que celui qui s’abandonne à ses passions sans être guidé par Dieu ? Et, certes, Dieu ne guide pas les méchants.
NOUS les avons touchés par la bonne parole. Peut-être en tireront-ils profit ?
CEUX à qui nous avons révélé les Écritures avant le Coran croient à ce dernier.
QUAND on le leur récite, ils disent : Nous croyons à ce Livre, car il exprime la vérité de notre Seigneur. Avant Lui, nous étions déjà soumis à Dieu.
CEUX-CI recevront une double récompense. Parce qu’ils sont patients, repoussent le mal par le bien et rendent en aumône une partie de nos bienfaits.
QUAND ils entendent des propos oiseux, ils s’éloignent en disant : « A chacun ses actes. Que le salut soit sur vous ! Nous évitons la société des inconscients ».
TU ne diriges pas qui tu veux. Tandis que Dieu dirige qui Il veut. Il sait mieux que personne qui est apte à être dirigé.
ILS objectent : « Si nous te suivons, nous serons chassés de notre pays ». Comme si nous ne les avions pas installés dans une enceinte inviolable et sûre, où, par un effet de notre grâce, affluent toutes les richesses. Mais la plupart semblent l’ignorer.
COMBIEN de cités n’avons-nous pas anéanties pour avoir méconnu nos bienfaits ? Voyez leurs demeures. Presque toutes ont été abandonnées. C’est nous qui en sommes devenus les héritiers.
TON Seigneur n’anéantit jamais un pays sans qu’un de ses prophètes ait auparavant apporté nos avertissements à la ville métropole. Il n’anéantit que les cités dont les habitants sont injustes.
LES biens qui sont impartis aux hommes sur terre ne sont que des biens éphémères et de miroitantes apparences. Les biens qui les attendent auprès de Dieu sont plus précieux et plus durables. Finiront-ils par comprendre ?
CELUI à qui nous avons fait une belle promesse et qui l’obtiendra, peut-il être comparé à celui que nous avons comblé des biens de ce monde et qui aura des comptes à rendre au jour de la résurrection ?
LE jour de leur comparution, Dieu leur dira : « Où sont les dieux que vous m’avez associés ? »
CEUX qui auront été condamnés diront : « Voilà ceux que nous avons abusés. Nous les avons abusés comme nous nous sommes abusés nous-mêmes. Nous nous en disculpons devant toi. Ce n’est pas nous qu’ils ont adorés ».
ON leur dira : « Appelez vos associés. Ils les appelleront, mais en vain. En revanche, ils verront les supplices préparés à leur intention ». « Ah ! si nous avions été mieux dirigés ? » soupireront-ils.
UN jour, Dieu les appellera et leur demandera : « Qu’avez-vous répondu aux prophètes ? »
LEURS esprits seront troublés, ce jour-là. Ils ne sauront même pas s’interroger les uns les autres.
SEUL, celui qui aura fait acte de contrition, aura cru et aura pratiqué le bien, pourra espérer être heureux.
TON Seigneur crée à sa guise. Seul, Il peut choisir ; les hommes n’ont pas cette faculté. Gloire à Dieu. Il est au-dessus de ceux qu’on Lui associe.
TON Seigneur sait ce que cache et divulgue le cœur des hommes.
IL est le Dieu, en dehors de qui il n’y a pas d’autre Dieu. Loué soit-Il en ce monde et dans l’autre ! C’est à Lui qu’appartient l’arrêt suprême, à Lui que vous retournerez.
DIS « Qu’en pensez-vous ? Si Dieu vous avait plongés dans une nuit sans fin jusqu’au jugement dernier, quel autre que Lui aurait pu vous donner la lumière ? Quand vous déciderez-vous à comprendre ? »
DIS : « Qu’en pensez-vous ? Si Dieu vous avait laissés dans un jour sans fin jusqu’au jugement dernier, quel autre que Lui aurait pu vous donner la nuit, dispensatrice du repos ? Vous rendrez-vous à l’évidence ? »
MAIS sa sollicitude a institué la nuit et le jour pour vous permettre à la fois de vous reposer et de vaquer à vos occupations. Peut-être lui en serez-vous reconnaissants ?
LE jour de leur comparution, Dieu leur dira : « Où sont les dieux que vous m’avez associés ? »
NOUS ferons sortir un témoin de chaque peuple. Nous dirons à chaque peuple : « Apportez vos preuves ». Ils apprendront alors que la vérité est à Dieu. Et toutes leurs inventions s’avéreront illusoires.
CORÉ appartenait au peuple de Moïse. Sa morgue était extrême. Nous l’avions comblé de tant de trésors que leurs clefs eussent été péniblement soulevées par une troupe de solides porteurs. Son peuple lui disait : « Ne sois pas si arrogant. Dieu n’aime pas les arrogants ».
EMPLOIE les biens que Dieu t’a accordés à gagner la demeure dernière, sans négliger pour cela ta part en ce monde. Montre-toi bon comme Dieu s’est montré bon envers toi. Ne favorise pas le vice sur terre. Dieu n’aime pas les pervers.
CE que je possède, je le dois à mon initiative, prétend Coré. Ignore-t-il que Dieu a anéanti avant lui, au cours des âges, des hommes plus forts que lui et soutenus par une suite plus nombreuse que la sienne ? A quoi bon reprocher leurs crimes aux coupables ?
IL se montra, un jour, à son peuple dans toute sa splendeur. Ceux que tentaient les plaisirs du siècle disaient : « Ah ! si nous avions les richesses de Coré ! Vraiment, il a un sort enviable ».
LES sages ripostaient : « Prenez garde, la grâce de Dieu est autrement désirable pour qui croit et pratique les bonnes œuvres ! Mais ces derniers devoirs ne sont remplis que par les patients ».
NOUS l’engloutîmes sous terre lui et son palais. Sa suite fut impuissante à le protéger contre Dieu. Sa perte fut consommée.
CEUX qui l’enviaient la veille, disaient alors : « Certes, Dieu prodigue ses richesses ou les mesure à qui Il veut. Si Dieu nous avait comblés de ses biens, nous aurions été engloutis comme lui. Les incrédules ne prospèrent pas ».
NOUS réservons la demeure de la vie future à ceux qui ne se laissent dominer ni par l’ambition ni par leurs mauvais instincts. Une heureuse fin récompense les croyants.
CELUI qui fait le bien est récompensé au-delà de ses mérites. Celui qui fait le mal, qu’il sache que ceux qui font le mal ne sont rétribués que selon leurs œuvres.
CELUI qui t’a donné le Coran t’appellera à une autre vie. Dis : Mon Seigneur sait mieux que personne celui qui a apporté la bonne direction et celui qui est dans un égarement manifeste.
TU n’espérais pas recevoir le Livre. Tu ne l’as reçu que par un pur effet de sa grâce. Ne soutiens jamais les infidèles.
NE te laisse pas détourner des enseignements de Dieu maintenant que tu les as reçus. Prêche la cause de ton Seigneur. Ne sois pas du nombre des idolâtres.
N’INVOQUE pas d’autre divinité que Dieu. Il n’y a de Dieu que Lui. Tout est périssable, sauf le visage de Dieu. Il a le pouvoir suprême. C’est à Lui que vous retournerez.
ALIF - LAM - MIM.
LES hommes croient-ils qu’en se disant croyants, Dieu leur évitera toute épreuve ?
NOUS avons éprouvé ceux qui les ont précédés. Dieu distingue ainsi les sincères des menteurs.
LES méchants croient-ils échapper à notre châtiment ? Ils se trompent.
POUR qui espère rencontrer Dieu, cette rencontre sera certaine. Dieu entend et sait tout.
CELUI qui peine, peine pour son propre bien. Dieu peut se passer du monde.
NOUS absoudrons ceux qui croient et font le bien et nous leur accorderons une récompense supérieure à leurs œuvres.
NOUS vous recommandons de bien traiter vos parents. Toutefois s’ils vous poussent à m’associer des divinités inconnues, ne les écoutez pas. C’est à moi que vous reviendrez. Je vous expliquerai le véritable sens de vos actes.
CEUX qui croient et pratiquent le bien seront admis au nombre des justes.
DES gens disent : « Nous croyons en Dieu. » Souffrent-ils pour la cause de Dieu ? les voilà qui redoutent les représailles des hommes à l’égal du châtiment de Dieu. Que Dieu fasse réussir leurs frères ? ils disent : « Nous n’avons cessé d’être avec vous ». Comme si Dieu ne savait pas ce que recèlent leurs cœurs.
DIEU veut connaître les croyants, comme Il veut connaître les hypocrites.
LES incrédules disent aux croyants : « Faites comme nous, et nous répondrons de vos péchés. Non, en vérité, ils ne peuvent répondre d’aucun péché. Ce sont des menteurs ».
ILS porteront leurs fardeaux et plus encore. Ils auront à répondre de leurs mensonges au jour du jugement dernier.
NOUS envoyâmes Noé à son peuple. Il y resta neuf cent cinquante ans. Le déluge emporta ce peuple pervers.
NOUS le sauvâmes ainsi que ses compagnons montés sur l’arche. Nous érigeâmes en enseignement cet épisode.
NOUS envoyâmes Abraham. Il dit à son peuple : « Adorez Dieu et craignez-Le. C’est le mieux que vous puissiez faire, si vous le comprenez, »
« ALORS que vous adorez des idoles et forgez des mensonges. Ceux que vous priez en dehors de Dieu ne sauraient vous pourvoir d’aucun bien. Le bien, demandez-le plutôt à Dieu. Adorez Dieu. Louez-Le. C’est à Lui que vous retournerez. »
VOUS me traitez de menteur. D’autres peuples avant vous ont traité leurs prophètes de menteurs. La mission des prophètes se borne à avertir.
NE voient-ils pas comment Dieu engendre la création et la recommence ? Rien de plus facile pour Lui.
DIS : Parcourez la terre et voyez comment Dieu a créé le monde. Cette création, Il la fera suivre d’une autre. Car Il est tout-puissant.
IL châtie qui Il veut. Il pardonne à qui Il veut. C’est à Lui que vous ferez retour.
VOUS ne sauriez lui résister ni sur terre ni dans les cieux. Vous ne sauriez trouver d’autre protecteur ou patron que Lui.
CEUX qui nient les preuves de Dieu et la vie éternelle ne sauraient compter sur sa miséricorde. Ils subiront un châtiment douloureux.
POUR toute réponse, le peuple d’Abraham déclare : « Tuons-le ou brûlons-le ». Dieu le sauva des flammes. Ce récit comporte un enseignement pour qui croit.
ABRAHAM dit : « Vous prenez des idoles en dehors de Dieu pour vous créer des amitiés en ce bas monde. Au jour de la résurrection, vous vous renierez et vous vous maudirez les uns les autres. L’enfer sera votre demeure. Vous n’aurez aucun soutien.
LOTH se convertit à la religion d’Abraham. « Je quitte le monde, dit ce dernier, pour me consacrer à mon Seigneur. Il est toute majesté et toute sagesse. »
NOUS lui donnâmes pour descendance Isaac et Jacob. Nous fîmes de sa descendance la dépositaire de la prophétie et du Livre. Nous le récompensâmes dans ce bas monde. Dans l’autre, il siégera parmi les vertueux.
LOTH reprochait à son peuple : « Vous pratiquez un vice qu’aucun peuple du monde ne connaissait avant vous. »
« VOUS assouvissez vos désirs sur les hommes. Vous coupez les routes ». « Vous prônez le vice dans vos assemblées ». Son peuple lui répondait invariablement : « Fais-nous subir le châtiment de Dieu si tes menaces sont sérieuses. »
SEIGNEUR, conclut Loth, viens-moi en aide contre ce peuple de dévoyés.
LORSQUE nos envoyés apportèrent à Abraham la bonne nouvelle, ils lui confièrent : Nous allons anéantir les habitants de cette cité. Ce sont des pervers.
LOTH est parmi eux, dit Abraham. Ils lui répondirent : « Nous savons mieux que personne ceux que renferme la ville. Nous le sauverons lui et les siens, à l’exception de sa femme qui sera parmi les victimes. »
LORSQUE nos envoyés se présentèrent à Loth, il en éprouva une grande gêne. Il ne sut où donner de la tête. Ils lui dirent : « Ne crains rien. Ne t’afflige pas. Nous te sauverons toi et les tiens à l’exception de ta femme qui sera parmi les victimes ».
NOUS ferons descendre du ciel un châtiment sur les habitants de cette cité pour les punir de leur corruption.
NOUS avons laissé subsister des traces de cette catastrophe comme avertissement pour ceux qui méditent.
NOUS envoyâmes leur frère Choaïb aux Médianites. « Adorez Dieu, espérez au jour dernier, et ne faites pas le mal sur terre », leur dit-il.
L’AYANT traité d’imposteur, ils furent pris de tremblements inextinguibles. On trouva le sol de leurs demeures jonché de cadavres.
VOUS avez vu ce qu’il reste des demeures de Ad et Thémoud. Satan donna à leurs actions une belle apparence. Il les détourna ainsi de la bonne voie. Et, cependant, c’étaient des gens avertis.
A Coré, Pharaon et Hamon, Moïse apporta des preuves. Ils s’enorgueillirent sur terre mais ils n’échappèrent pas à notre châtiment.
A chacun de ces peuples, nous demandâmes des comptes. Nous déchaînâmes un ouragan contre l’un d’eux. Un cri sinistre saisit un autre d’effroi. La terre s’entrouvrit sous certains. D’aucuns périrent noyés. Ce ne fut pas là une mesure injuste de la part de Dieu. Eux-mêmes furent les artisans de leur malheur.
CEUX qui cherchent un protecteur en dehors de Dieu ressemblent à l’araignée tissant sa demeure. Quelle plus fragile demeure que celle de l’araignée ! Le comprennent-ils ?
DIEU connaît ce que vous invoquez en dehors de Lui. Il est tout-puissant et sage.
NOUS citons de tels exemples à l’usage des hommes. Mais seuls les hommes sensés les comprennent.
CE n’est pas sans but que Dieu a créé les cieux et la terre. Il y a là un enseignement pour les croyants.
RÉCITE ce qui t’a été révélé du Livre. Fais ta prière. La prière détourne des turpitudes et du mal. Invoquer Dieu est un devoir capital. Dieu connaît toutes vos actions.
NE discutez avec les gens d’Écriture que d’une manière courtoise, si ce n’est quand ils sont malintentionnés. Dites : nous croyons à ce qui nous a été révélé et à ce qui vous a été révélé. Notre Dieu et le vôtre ne font qu’un. Et nous Lui sommes soumis.
C’EST dans cet esprit que nous t’avons révélé le Livre. Les gens d’Écriture l’admettent. Parmi ton peuple, beaucoup y croient. Les impies, seuls, nient nos signes.
TU ne récitais pas de Livre et tu n’écrivais pas de la main droite avant l’inspiration. Sans quoi, les méchants pourraient douter de l’authenticité du Livre.
LE Coran est un ensemble de leçons lumineuses pour les âmes bien douées. Seuls, les méchants nient nos preuves.
ILS objectent : « Pourquoi son Seigneur ne lui inspire-t-Il pas des miracles ? » Réponds : « Seul, Dieu peut faire des miracles. Pour moi, mon rôle se borne à avertir ».
NE leur suffit-il pas que nous t’ayons révélé le Livre que tu leur récites ? Pourtant, il y a là une bénédiction et un avertissement pour ceux qui croient.
Dis : Dieu suffit comme témoin entre vous et moi. IL sait ce qu’il y a dans les cieux et sur la terre. Les perdants sont ceux qui ont opté pour l’erreur et renié Dieu.
ILS te demandent de hâter leur supplice. Ils ignorent qu’un terme fixe l’heure de leur châtiment. Sans quoi, ce dernier les aurait déjà atteints sans qu’ils s’en doutent.
ILS te demandent de hâter leur supplice. Ignorent-ils que l’enfer guette de tous côtés les infidèles ?
UN jour, le châtiment les enveloppera de la tête aux pieds. Goûtez le fruit de vos œuvres, leur dira-t-on.
O mes fidèles serviteurs, ma terre est vaste. N’adorez que moi.
TOUTE âme subira la mort. Puis, vous retournerez à moi.
CEUX qui croient et pratiquent les bonnes œuvres trôneront au haut du paradis. A leurs pieds, des cours d’eau couleront. Leur félicité sera éternelle. Quelle belle récompense que celle des zélateurs,
QUI sont patients et se fient à Dieu.
COMBIEN d’animaux inaptes à amasser leur nourriture ! Pourtant Dieu pourvoit à leur existence comme à la vôtre. Dieu entend et sait tout.
SI tu leur demandes qui a créé les cieux et la terre et réglé la course du soleil et de la lune ? ils répondent Dieu. Pourquoi alors se détournent-ils de toi ?
DIEU prodigue ses richesses ou les mesure à qui Il veut. Dieu sait tout.
SI tu leur demandes qui fait tomber l’eau du ciel pour vivifier la terre après son épuisement ? ils répondront Dieu. Dis : Loué soit Dieu. Hélas ! la plupart d’entre eux ne comprennent pas !
LA vie de ce monde n’est que futilité et badinage. La véritable vie, c’est celle de l’autre monde. Mais les hommes ne le savent pas.
QUAND ils naviguent, ils implorent Dieu, ne mêlant aucune autre divinité à leur culte. A peine sont-ils débarqués, sains et saufs, ils s’empressent de lui associer d’autres divinités.
QU’ILS nient nos révélations et qu’ils jouissent des biens de ce monde, et, un jour, ils se rendront compte de leur erreur.
NE voient-ils pas que nous leur avons assuré un territoire inviolable alors qu’autour d’eux les gens sont enlevés ? Vont-ils croire à l’erreur et nier les bienfaits de Dieu ?
QUI est plus coupable que celui qui invente des mensonges sur Dieu ou qui traite la vérité d’erreur ? L’enfer n’est-il pas le séjour des impies ?
NOUS soutiendrons dans notre voie ceux qui combattent pour notre cause. Dieu est avec les bons.
ALIF - LAM - MIM.
LES Romains ont été vaincus
DANS une proche contrée. Après avoir été vaincus, ils vaincront,
DANS quelques années. Avant comme après, le dernier mot est à Dieu. Ce jour-là, les croyants se réjouiront
DE cette victoire. Dieu accorde la victoire à qui Il veut. Il est puissant et miséricordieux.
C’ÉTAIT là un événement annoncé par Dieu. Dieu est fidèle à sa parole. Mais la plupart des hommes ne le savent pas.
ILS s’intéressent aux apparences de la vie en ce bas monde et négligent la vie future.
QU’ILS réfléchissent ! Ce n’est pas sans but que Dieu a créé les cieux et la terre et l’espace qui les sépare et qu’il a fixé un terme à la création ! Hélas ! la plupart des hommes ne croient pas qu’ils comparaîtront devant leur Seigneur !
QUE ne parcourent-ils le monde ? Ils constateraient la fin imposée à leurs devanciers. Pourtant, ceux-ci étaient plus puissants qu’eux. Ils avaient couvert la terre de travaux et en avaient mis en valeur une plus grande partie. Des prophètes leur avaient apporté des preuves. Dieu ne les traita pas injustement. Ce sont eux qui furent injustes envers eux-mêmes.
MISÉRABLE a été la fin des méchants pour avoir traité les signes de Dieu de mensonges et les avoir tournés en dérision.
DIEU fait naître et renaître la création. Vous retournerez à Lui.
QUAND l’heure sonnera, les coupables seront consternés,
ILS ne trouveront aucune aide parmi ceux qu’ils ont associés à Dieu. Ils les renieront.
QUAND l’heure sonnera, les hommes seront séparés.
CEUX qui auront cru et fait le bien se divertiront dans des parterres fleuris.
CEUX qui n’auront pas cru et auront renié nos signes et l’évidence de la vie éternelle, seront livrés au supplice.
GLORIFIEZ Dieu, au crépuscule et à l’aube.
A Lui la gloire dans les cieux et sur la terre. Glorifiez-Le à la fin de l’après-midi et à midi.
IL tire la vie de la mort et la mort de la vie. Il vivifie la terre morte. Et vous aussi Il vous ressuscitera.
C’EST un signe de sa puissance que de vous avoir engendrés du limon et fait de vous des êtres animés.
C’EN est un autre que d’avoir tiré de vous-mêmes vos épouses pour que vous vous délassiez auprès d’elles, que d’avoir suscité entre vous affection et tendresse. Oui, c’est là un signe pour qui réfléchit.
C’EN est un aussi que d’avoir créé les cieux et la terre et les différences de langues et de couleurs. Oui, c’est là un signe qui s’adresse à tout l’univers.
C’EN est un aussi que d’avoir institué le sommeil pendant la nuit et l’activité pendant le jour. Oui, c’est là un signe pour ceux qui entendent.
C’EN est un aussi que de faire luire l’éclair qui jette l’épouvante et l’espoir dans le cœur des hommes, que de faire tomber l’eau qui rappelle à la vie les terres mortes. Oui, c’est là un signe pour les gens doués de raison.
C’EN est un aussi que de soumettre à sa loi le ciel et la terre. Quand Il vous ordonnera de sortir de la terre, vous en sortirez.
IL est le maître des cieux et de la terre. Tout Lui est soumis
C’EST Lui qui fait naître et renaître la création. Il Lui est encore plus facile de la faire renaître. Il a droit aux épithètes les plus sublimes des cieux et de la terre. Il est toute majesté et toute sagesse.
IL tire cet exemple de vous-mêmes. Consentez-vous à partager vos richesses avec vos esclaves au point d’en faire vos égaux, au point de tenir compte de leurs avis comme des vôtres propres ? C’est de cette manière que nous présentons nos enseignements aux hommes doués d’intelligence.
HELAS ! les méchants suivent aveuglément leurs penchants. Mais qui peut guider ceux que Dieu égare ? Ils ne trouveront jamais de protecteur.
SUIS fermement ta religion dans toute sa rigueur. C’est une obligation inhérente à la nature de l’homme. L’ordre établi par Dieu ne saurait être modifié. Cette religion est celle de la droiture, mais la plupart des hommes ne le savent pas.
RALLIEZ-VOUS à Dieu, craignez-Le et observez la prière. Ne soyez pas de ceux qui donnent des associés à Dieu,
DE ceux qui ne s’entendent pas sur leur religion et se divisent en sectes, satisfaits de celle qu’ils ont choisie.
UN malheur les frappe-t-il ? ils implorent Dieu, pleins d’humilité. Leur témoigne-t-Il de la miséricorde ? Un grand nombre Lui donne des associés.
NIEZ nos preuves. Jouissez. Vous serez bientôt fixés...
EST-CE que nous leur avons envoyé une preuve accréditant ceux qu’ils nous associent ?
FAISONS-NOUS sentir aux hommes notre miséricorde ? ils s’en réjouissent. Un malheur les frappe-t-il, qu’ils ont eux-mêmes attiré ? les voilà pleins d’amertume.
N’ONT-ILS pas vu que Dieu prodigue ou mesure ses richesses à qui Il veut ? Il y a là un enseignement pour l’ensemble des croyants.
DONNE leur dû au proche, au pauvre et au voyageur. Cette attitude convient à ceux qui ne fuient pas le regard de leur Seigneur. Ceux-là sont assurés de leur salut.
IL y en a qui prêtent à usure dans l’espoir de s’enrichir aux dépens d’autrui. Dieu déjoue leurs desseins. En revanche, ceux qui font l’aumône en vue de Dieu, ceux-là voient leurs biens doublés.
C’EST Dieu qui vous crée, subvient à votre existence, puis vous fait mourir. C’est Lui qui ensuite vous ressuscite. Parmi ceux que vous associez à Dieu, lequel est capable d’un seul de ces actes ? Gloire à Dieu ! Il est au-dessus de ceux qu’on Lui associe.
LE mal est apparu sur terre et sur mer, perpétré par la main des hommes. Dieu leur fera expier une partie de leurs péchés. Peut-être s’amenderont-ils ?
DIS : Parcourez la terre. Considérez la fin des générations qui vous ont précédés pour avoir été, en majeure partie, idolâtres.
SUIS fermement ton austère religion avant que n’arrive le jour fatal où les hommes seront répartis en deux groupes.
L’INCRÉDULE répondra de son impiété. Les vertueux auront assuré leur salut.
DIEU accordera sa grâce à ceux qui croient et font le bien. Il n’aime pas les incrédules.
C’EST un signe de sa puissance qu’Il envoie les vents précurseurs de la pluie bienfaisante et qu’Il fait flotter les navires sur les eaux pour permettre aux hommes d’atteindre les biens dispersés par sa grâce. Peut-être lui serez-vous reconnaissants ?
AVANT toi, nous avons envoyé des prophètes à chaque peuple. Ils leur apportèrent des preuves. Nous dûmes sévir contre les coupables car nous avions le devoir de soutenir les croyants.
DIEU envoie les vents qui soulèvent les nuages. Il dispose les nuages comme Il l’entend. Il les superpose par couches et c’est d’eux qu’on voit la pluie tomber. Ceux de ses serviteurs qu’Il fait bénéficier de cette eau sont dans la joie.
AVANT que cette eau ne tombe sur leur contrée, ils étaient dans le désespoir.
ADMIRE les effets de la grâce de Dieu. Vois comment Il vivifie la terre morte. De la même façon, Il ressuscitera les morts. Car Il est tout-puissant.
SI nous leur envoyons un vent destructeur, les voilà qui se mettent à récriminer.
TU ne peux pas te faire entendre des morts, pas plus que tu ne saurais te faire entendre par des sourds qui te fuient.
TU ne saurais, non plus, tirer les aveugles de leurs ténèbres. Seuls t’entendront ceux qui croient à nos signes car ils sont soumis.
DIEU VOUS crée faibles, puis Il vous donne la force. Une fois forts, Il vous fait retomber dans la faiblesse et dans la vieillesse. Il crée comme Il veut. Il est savant et tout-puissant.
LORSQUE l’heure sonnera, les coupables jureront QU’ILS n’ont séjourné sur terre qu’une heure. C’est ainsi qu’ils déformaient déjà les choses sur terre.
LES hommes de science et de religion leur diront : Vous êtes restés sur terre, d’après le Livre, jusqu’au jour de la résurrection. Le voilà, ce jour, mais vous l’ignoriez.
CE jour-là, aucune excuse ne servira aux méchants, pas plus qu’on ne leur en demandera.
NOUS avons cité dans ce Coran toutes sortes d’exemples. Quand bien même tu leur ferais un miracle, que les incrédules diraient : « Vous n’êtes que des imposteurs ».
C’EST ainsi que Dieu endurcit le cœur des ignorants.
PATIENTE. La promesse de Dieu s’accomplira. Ne te laisse pas influencer par les sceptiques.
ALIF-LAM-MIM.
VOICI quelques versets du Livre de la Sagesse.
C’EST un guide et une bénédiction pour les gens de bien,
QUI observent la prière, font l’aumône et qui croient à la vie future.
CEUX-LA sont guidés par leur Seigneur. Ils ont leur salut assuré.
IL est des gens qui prônent des écrits frivoles pour détourner de la voie de Dieu. Dans leur ignorance, ils tournent en dérision la religion de Dieu. Une peine infamante leur est réservée.
QUAND on leur récite nos versets, ils s’éloignent avec morgue, comme s’ils ne les avaient pas entendus, comme s’ils étaient sourds. Annonce-leur un châtiment douloureux.
CEUX qui croient et pratiquent le bien séjourneront dans des jardins de félicité,
SÉJOUR qui sera éternel. La promesse de Dieu sera réalisée. Il est tout-puissant et sage.
IL a conçu le ciel sans appui. Vous le voyez. Il a hérissé la terre de montagnes pour la stabiliser. Il l’a peuplée de toute espèce d’animaux. Il fait tomber l’eau du ciel et avec elle fait germer des couples de plantes bienfaisantes.
TELLE est la création de Dieu. Montrez-moi maintenant ce qu’ont créé ceux qu’on oppose à Dieu. Oui, les méchants sont dans un égarement manifeste.
NOUS avons donné la sagesse à Lokman et nous lui avons dit : « Sois reconnaissant envers Dieu car la reconnaissance profite à qui la pratique. L’ingratitude n’atteint pas Dieu. Il est plein de richesses et de gloire.
LOKMAN recommanda à son fils : « O mon fils, ne donne pas d’associés à Dieu car c’est là un crime abominable ».
NOUS avons recommandé à l’homme de respecter ses père et mère. Sa mère le conçoit dans la douleur. Elle l’allaite pendant deux ans. Sois reconnaissant envers moi et envers tes parents. Tout revient à moi.
TOUTEFOIS s’ils te poussent à m’associer des divinités inconnues, ne les écoute pas. Agis envers eux en honnête compagnon, au cours de la vie. Sois avec ceux qui se rallient à moi. C’est à moi que vous reviendrez. Je vous expliquerai vos actes.
O mon fils, ajouta Lokman, un grain de moutarde serait-il dissimulé dans un rocher, dans les cieux ou sur terre ? que Dieu le retrouverait. Dieu est subtil et omniscient.
O mon fils, fais ta prière, recommande le bien et condamne le mal. Supporte avec résignation les maux que Dieu t’envoie. Voilà la fermeté d’âme qu’il faut avoir.
NE méprise pas tes semblables. Ne te dandine pas avec ostentation. Dieu n’aime pas les fanfarons et les vantards.
SOIS modéré dans ta démarche. Baisse ta voix. Rien n’est plus désagréable que le braiment de l’âne.
NE voyez-vous pas que Dieu vous a soumis les cieux et la terre ? Il vous a prodigué ses bienfaits apparents et cachés. Certaines gens discutent sur Dieu à tort et à travers, sans méthode et sans Livre révélé.
SI on leur dit : « Observez ce que Dieu a révélé », ils répondent : « Non, nous observons les usages de nos pères ». Agirez-vous ainsi, quand bien même Satan vous entraînerait au supplice de l’enfer ?
CELUI qui se soumet sans réserve à Dieu et fait le bien a une position solide. Le dernier mot appartient à Dieu en toutes choses.
NE t’apitoie pas sur l’incrédule. Les hommes nous feront retour. Nous leur expliquerons leurs actes. Dieu lit dans le cœur des hommes.
NOUS les laissons se divertir un temps, puis nous leur infligeons un supplice atroce.
SI tu leur demandes qui a créé les cieux et la terre, ils répondent : Dieu. Dis : Gloire à Dieu. Hélas ! la plupart des hommes sont ignorants.
IL est le maître des cieux et de la terre. Il est riche et glorieux.
QUAND bien même tous les arbres de la terre se changeraient en roseaux pour écrire, quand bien même l’océan serait un océan d’encre où conflueraient sept autres océans, que Dieu aurait encore à écrire. Il est puissant et sage.
VOUS créer et vous ressusciter, c’est pour Lui comme créer et ressusciter une seule personne. Il entend et voit tout.
NE vois-tu pas que Dieu allonge tantôt les nuits, tantôt les jours. Il vous a soumis le soleil et la lune. L’un et l’autre poursuivent leur course jusqu’au terme fixé. Dieu sait tout ce que vous faites.
DIEU est la vérité même. Ce que vous invoquez en dehors de Lui n’est qu’erreur. Dieu est auguste et sublime.
LE navire qui vogue, grâce à sa bienveillance, comporte un enseignement pour vous, ne le voyez-vous pas ? Il y a là un signe pour les hommes résignés et reconnaissants.
LORSQUE les vagues recouvrent le vaisseau d’écume, ils invoquent Dieu, avec une foi ardente. Une fois sauvés et sains et saufs sur le littoral, rares sont ceux qui lui restent fidèles. Seuls nient nos preuves, les perfides et les impies.
O hommes, craignez votre maître et appréhendez le jour où le père ne pourra rien pour son fils et le fils pour son père. CE jour arrivera inéluctablement. Ne vous laissez pas tenter par les plaisirs du siècle. Que la fourberie de Satan ne vous détourne pas de Dieu !
DIEU seul connaît l’heure fatale. Il fait tomber l’eau féconde. Il sait ce que portent les flancs des mères. Aucune âme n’est sûre du lendemain ; aucune âme ne connaît le lieu de son trépas. Dieu seul sait tout.
ALIF-LAM-MIM.
LE Livre est sans aucun doute l’œuvre du maître de l’univers.
DIRONT-ILS qu’il a été composé par le prophète ? Non, il est la vérité même envoyée par ton Seigneur pour que tu avertisses un peuple resté jusqu’ici dans l’ignorance. Peut-être accepteront-ils la bonne direction ?
C’EST Dieu qui a créé en six jours les cieux et la terre et l’espace qui les sépare ; puis, du haut de son trône, Il proclama sa souveraineté. Vous ne saurez trouver ni patron ni protecteur en dehors de Lui. Finirez-vous par comprendre ?
IL arrête les décisions pour le ciel et la terre. Puis le résultat Lui revient dans un jour qui a la même durée que mille ans sur terre.
TOUT ceci n’étonne pas de qui connaît le visible et l’invisible. Il est tout-puissant et miséricordieux.
SA création est parfaite. Il a créé le premier homme d’argile.
Puis Il a tiré sa descendance de l’extrait d’une vulgaire goutte d’eau.
IL lui donna une forme, lui insuffla l’esprit et le pourvut de l’ouïe, de la vue et de l’intelligence. Que vous Lui êtes peu reconnaissants !
ILS disent : « Comment, une fois confondus avec la terre, nous serions rappelés à une nouvelle vie ? » OUI, ils nient leur comparution devant le Seigneur.
DIS : L’ange de la mort, qui est à vos côtés, recueillera votre âme. Puis vous retournerez à Dieu.
AH ! si tu pouvais voir dans quelle attitude humiliée les coupables se présenteront devant Dieu ! Ils diront : « Nous voyons et nous entendons maintenant. Laisse-nous retourner sur terre. Nous y ferons le bien. Nous voilà convaincus ».
SI nous avions voulu, nous aurions mis chaque âme dans la bonne voie. Mais nous avons décrété de peupler l’enfer de démons et d’hommes.
VOUS avez oublié le jour de la comparution. Subissez-en les conséquences. Nous vous oublions aussi. Éprouvez un supplice éternel en punition de vos œuvres.
CEUX-LA croient à nos preuves, qui tombent prosternés à terre lorsqu’on les mentionne, qui louent leur Seigneur et ne s’enorgueillissent pas,
QUI s’arrachent à leurs couches pour prier le Seigneur par crainte et par besoin, et qui rendent en aumônes nos bienfaits,
AUCUNE âme ne soupçonne de combien de joies seront récompensées les œuvres de ces hommes !
LE croyant et l’insoumis peuvent-ils être traités de même ? Non, ils ne sont pas égaux.
CEUX qui croient et font le bien seront accueillis au paradis en récompense de leurs œuvres.
LES insoumis auront l’enfer pour séjour. Chaque fois qu’ils tenteront d’en sortir, ils y seront ramenés. On leur dira : « Subissez le supplice du feu que vous avez nié jadis ».
NOUS leur infligerons une peine légère en ce monde avant la peine décisive pour tâcher de les rallier.
QUI est plus coupable que celui qui nie les preuves de son Seigneur après les avoir reçues ? Nous sévirons contre les coupables.
NOUS avons donné le Livre à Moïse. Ne doute pas que tu as reçu aussi un Livre. Le Livre de Moïse est la direction des enfants d’Israël.
NOUS avons érigé certains d’entre eux en directeurs de conscience pour initier les autres à notre règle. Nous avons choisi pour cet office les plus persévérants et les plus convaincus par nos preuves.
TON Seigneur décidera entre les hommes, au jour de la résurrection, sur les sujets qui les opposent.
N’EST-CE pas un avertissement pour eux que nous ayons anéanti tant de générations passées. Ils foulent le sol où s’élevaient leurs demeures. Et cependant, il y a des signes dans ceci. Finiront-ils par comprendre ?
NE voient-ils pas que nous dirigeons la pluie au-dessus des terres taries et que nous faisons germer les blés dont ils se nourrissent, eux et leurs bestiaux. Ne le voient-ils pas ?
ILS disent : « A quand le règne de Dieu ? si vous dites la vérité ».
RÉPONDS : Le jour où ce règne débutera, la conversion des infidèles ne présentera plus d’intérêt. Pas plus qu’on ne leur accordera de répit.
ÉVITE-LES et attends. Eux aussi attendront.
O prophète, crains Dieu. Évite les infidèles et les hypocrites. Dieu est savant et sage.
OBSERVE les révélations de ton maître. Dieu connaît toutes vos actions.
FIE-TOI à Dieu. L’aide de Dieu suffit.
DIEU n’a pas donné deux cœurs à l’homme. Il n’a pas assimilé vos mères à vos épouses que vous pouvez, elles, répudier. Il n’a pas assimilé vos enfants adoptifs à vos enfants légitimes. Une telle assimilation n’est osée que dans vos propos. Dieu seul dit la vérité et dirige dans le droit chemin.
CONSERVEZ à vos enfants adoptifs le nom de leurs pères. Ce sera plus régulier auprès de Dieu. S’ils sont de père inconnu, qu’ils soient vos frères en religion et vos protégés. Vous n’encourez pas de responsabilité quand vous vous trompez. Mais votre responsabilité est engagée quand votre erreur est consciente. Dieu est plein de mansuétude et de bonté.
LES désirs du prophète doivent préoccuper les croyants plus que les leurs. Les épouses du prophète sont les mères des croyants. Les parents par le sang, d’après le Livre de Dieu, ont la priorité sur les autres croyants et ceux qui ont suivi le prophète dans sa fuite. Tout au plus pouvez-vous faire des dons à vos protégés. Ainsi le décrète le Livre.
NOUS avons reçu des engagements de tous les prophètes, de toi, de Noé, d’Abraham, de Moïse et de Jésus, fils de Marie. Et ces engagements étaient solennels.
AINSI Dieu pourra interroger les hommes sincères sur leurs œuvres. Il a réservé un châtiment terrible aux impies.
O croyants, proclamez les bienfaits de Dieu pour vous. Lorsque vous étiez assaillis, n’a-t-il pas envoyé à votre secours un vent et des troupes invisibles ? Dieu vous regardait alors agir.
LES ennemis vous attaquaient au haut et au bas de la vallée. Vos yeux étaient hagards. L’émotion étranglait vos gorges. Vous faisiez sur Dieu toutes sortes de suppositions.
EN cette circonstance, les croyants subirent une rude épreuve. Ils tremblaient de tous leurs membres.
LES hypocrites et ceux qui manquaient de courage disaient alors : « Dieu et son prophète nous ont fait de fausses promesses ».
UNE partie des compagnons du prophète gémissaient : « O Médinois, vous êtes en péril ici. Rentrons chez nous ». Quelques-uns demandèrent l’autorisation au prophète de partir en disant : « Nos maisons sont sans défense ». Ce n’était pas vrai que leurs maisons étaient sans défense mais ils voulaient fuir.
SI l’ennemi avait envahi Médine et s’ils avaient été sollicités de pactiser avec lui, ils n’auraient pas hésité longtemps.
CEPENDANT ils avaient promis à Dieu de ne pas fuir. Il est demandé compte de toute promesse faite à Dieu.
DIS : Il est inutile de fuir la mort ou le combat. Si on les évite, c’est pour bien peu de temps.
DIS : Qui pourrait empêcher Dieu de vous nuire ou de vous manifester sa grâce ? En dehors de Dieu, point de protecteur ou d’allié pour l’homme.
DIEU connaît ceux d’entre vous qui prêchent la défection, qui disent à leurs frères : « Restez avec nous », et qui évitent d’aller au combat.
ILS sont avares de leur concours. Mais sont-ils eux-mêmes en danger ? leurs yeux se font suppliants et se retournent comme ceux d’un agonisant. Quand le danger est passé, ils laissent aller leur mauvaise langue, inaccessibles qu’ils sont à tout sentiment de bonté. Ces gens-là manquent vraiment de foi. Dieu les privera du bénéfice de leurs œuvres. Ça lui est facile.
ILS croyaient que les coalisés n’étaient pas partis. Ces derniers seraient-ils revenus ? qu’ils auraient préféré être au loin dans la campagne, ne s’intéressant à vous que pour quérir de vos nouvelles. S’ils s’étaient trouvés au combat avec vous, tiède eût été leur ardeur.
LE prophète de Dieu est le plus bel exemple qu’il soit pour qui espère en Dieu et dans le jour du jugement dernier et qui prie Dieu avec dévotion.
EN revanche, quand les croyants virent les coalisés, ils s’écrièrent : « Voici que se réalise la promesse de Dieu et de son prophète. Dieu et son prophète ont dit la vérité ». Et ils redoublèrent de foi et de fidélité.
IL y a des croyants qui ont tenu leurs engagements envers Dieu. Certains sont morts au combat, d’autres attendent le même sort. Leur vaillance est restée intacte.
DIEU récompensera les sincères pour leur sincérité. Il punira les hypocrites ou leur pardonnera comme Il lui plaira. Dieu est toute mansuétude et pardon.
LES infidèles durent abandonner Médine, la rage au cœur, sans avoir obtenu aucun avantage. Dieu épargna la lutte aux croyants. Dieu est souverainement puissant.
DIEU chassa de leurs citadelles les gens d’Écriture venus en aide aux coalisés et jeta l’épouvante dans leurs cœurs. Vous en avez tué une partie et vous en avez capturé une autre.
DIEU vous envoya en possession de leur pays, de leurs maisons, de leurs richesses et de territoires où vous n’aviez jamais abordé. Dieu est tout-puissant.
O prophète, dis à tes épouses : « Si vous recherchez les plaisirs et l’éclat du monde, venez, je vous paierai une indemnité et je vous répudierai dignement ».
SI, au contraire, vous recherchez Dieu, son prophète et la vie future, Dieu récompensera votre vertu par une belle récompense.
O femmes du prophète, si quelqu’une d’entre vous commet un péché, Dieu doublera sa peine. Ça lui sera facile.
CELLE d’entre vous qui se soumettra à Dieu et à son prophète et fera le bien, nous doublerons sa récompense. Nous lui réserverons une bienheureuse existence.
O femmes du prophète, vous ne serez pas confondues avec les autres femmes si vous craignez Dieu. Ne vous montrez pas trop complaisantes dans vos propos. Vous éveilleriez des désirs coupables chez les êtres malsains. Soyez décentes dans vos propos.
RESTEZ dans vos foyers. Rompez avec les coquetteries du temps de l’Ignorance. Observez la prière, faites l’aumône et obéissez à Dieu et à son prophète. Dieu n’a pas d’autre dessein que de préserver sa famille des souillures du monde et de lui assurer une pureté parfaite.
CONFORMEZ-VOUS aux versets qu’on récite dans vos maisons ainsi qu’aux préceptes de sagesse. Dieu est secourable et sait tout.
LES soumis, les croyants, les dévots, les sincères, les patients, les humbles, les charitables, les abstinents, les chastes, hommes et femmes, et ceux qui ne cessent d’invoquer le nom de Dieu, obtiendront de Lui leur pardon et une belle récompense.
IL ne convient pas aux croyants et aux croyantes, quand Dieu et son prophète ont pris un parti, de suivre leur propre impulsion. Quiconque désobéit à Dieu et à son prophète est dans une erreur manifeste.
TU dis à celui que Dieu et toi-même ont comblé de bienfaits : « Garde ton épouse et crains Dieu ». Tu caches ainsi dans ton cœur ce que Dieu tient à divulguer. Tu redoutes l’opinion publique, tu ferais mieux de redouter Dieu. Quand Zaïd fut las de sa femme, nous te l’avons donnée en mariage pour qu’il ne soit plus interdit aux musulmans d’épouser les femmes abandonnées par leurs fils adoptifs. Les arrêts de Dieu sont inéluctables.
LE prophète ne doit pas éprouver de scrupules quand Dieu a décidé une chose. C’est la règle imposée par Dieu à tes prédécesseurs. Les arrêts de Dieu sont calculés d’avance.
LES bons prophètes sont ceux qui transmettent les messages de Dieu et le craignent, ce sont ceux qui ne craignent que Dieu. Dieu suffit comme juge.
NON, Mohamed n’est le père d’aucun d’entre vous. Il est le prophète de Dieu et le dernier des prophètes. Dieu sait tout.
O croyants, invoquez souvent le nom de Dieu.
GLORIFIEZ-LE matin et soir.
DIEU et ses anges prient pour vous. Ils prient pour vous faire passer des ténèbres à la lumière. Dieu est plein d’indulgence pour les croyants.
LE jour de leur comparution devant Dieu, ils seront accueillis par le mot : paix. Il leur prépare une belle récompense.
O prophète, nous t’avons envoyé comme témoin, annonciateur de la bonne nouvelle et prédicateur.
NOUS t’avons envoyé pour gagner les hommes à Dieu avec son aide. Tu es la lumière qui brille.
ANNONCE aux croyants qu’ils trouveront auprès de Dieu d’abondantes faveurs.
N’ÉCOUTE pas les infidèles et les hypocrites. Dédaigne leurs injures. Fie-toi à Dieu, que Dieu te suffise comme protecteur.
O croyants, si vous concluez une union et que vous répudiez votre femme avant de consommer le mariage, vous n’avez pas le droit de lui imposer une retraite. Consolez-la en lui faisant un don. Et rendez-lui sa liberté avec ménagement.
O prophète, nous déclarons licites tes unions avec les femmes que tu as dotées et les captives que Dieu t’a livrées. Nous te permettons d’épouser les filles de tes oncles et de tes tantes paternels et maternels qui ont émigré avec toi et, si tu le désires, toute croyante qui t’aura donné son cœur. C’est là un privilège que nous te conférons à l’exception des autres croyants. NOUS n’oublions pas les règles que nous leur avons prescrites à l’égard de leurs épouses et de leurs esclaves. Tu n’éprouveras ainsi aucune gêne. Dieu est indulgent et miséricordieux.
TU laisseras celle que tu voudras et tu prendras celle que tu voudras. Tu pourras reprendre celle que tu as délaissée. Ainsi tes femmes accepteront mieux leur destin, ne récrimineront pas et seront satisfaites de ce que tu leur accordes. Dieu lit dans vos cœurs. Dieu est omniscient et toute compassion.
IL ne t’est plus permis désormais de prendre d’autres femmes ou d’échanger celles que tu as, même si tu étais attiré par la grâce de certaines d’entre elles. Tu peux avoir d’autres captives. Dieu veille à tout.
O croyants, n’entrez dans la demeure du prophète que s’il vous a invités à partager sa nourriture. Évitez de vous y trouver à l’heure des repas. Lorsque vous êtes invités, présentez-vous et, après avoir mangé, retirez-vous, sans vous livrer à des conversations familières. Car cela pèse au prophète. Il n’ose pas vous le dire, mais Dieu n’hésite pas à dire la vérité. Si vous demandez quelque chose à ses femmes, isolez-vous d’elles par un voile. Vos cœurs et les leurs se conserveront plus purs. Évitez d’offenser l’envoyé de Dieu. N’épousez pas les femmes qui auront partagé sa couche. Ce serait un péché impardonnable aux yeux de Dieu.
CE que vous laissez paraître au grand jour et ce que vous cachez, Dieu le sait.
LES épouses du prophète peuvent se montrer sans voile devant leurs pères, leurs enfants, leurs frères, leurs neveux, leurs amies et leurs esclaves. Qu’elles craignent Dieu ! Dieu est témoin de tout.
DIEU et ses anges prient pour le prophète. O croyants, priez pour lui et louez-le.
CEUX qui offensent Dieu et son prophète seront maudits dans ce monde et dans l’autre et subiront un châtiment atroce.
CEUX qui offensent sans motif les croyants ou les croyantes endossent une lourde responsabilité et commettent un énorme péché.
O prophète, recommande à tes épouses, à tes filles et aux croyantes de rabattre leurs voiles sur le front. Cela permettra de les distinguer et les mettra à l’abri de démarches incorrectes. Dieu est tout pardon et toute mansuétude.
SI les hypocrites, les sceptiques, les alarmistes de Médine ne cessent leurs agissements, nous te lâcherons contre eux et les jours qu’il leur reste à passer près de toi sont comptés.
MAUDITS, ils seront capturés et impitoyablement mis à mort en tous lieux.
AINSI Dieu s’est comporté envers les générations précédentes. La règle de Dieu est immuable.
LES hommes t’interrogent sur l’heure. Réponds : c’est Dieu qui le sait. Il est possible qu’elle soit proche.
DIEU maudit les infidèles et leur destine l’enfer.
ILS y resteront éternellement sans pouvoir trouver ni patrons ni sauveurs.
LE jour où les flammes lécheront leur visage, ils s’écrieront : « Quel regret de n’avoir pas obéi à Dieu et à son prophète ! »
ILS s’excuseront ainsi : « O Seigneur, nous avons obéi à nos princes et à nos dignitaires et ce sont eux qui nous ont détournés de la bonne direction ».
SEIGNEUR, double leur châtiment et prononce contre eux une malédiction épouvantable.
O croyants, n’imitez pas ceux qui ont calomnié Moïse. Dieu l’a lavé de leurs injures. Moïse était apprécié par Dieu.
O croyants, craignez Dieu et soyez droits dans vos propos.
DIEU rendra bonnes vos actions et vous pardonnera vos péchés. Celui qui obéit à Dieu et à son prophète s’assurera une félicité sans mélange.
NOUS avons sollicité les cieux, la terre et les montagnes de prendre la foi en dépôt. Ces éléments se sont excusés en tremblant. L’homme l’a acceptée par méprise et par ignorance.
DIEU punira les hypocrites et les idolâtres, hommes et femmes. Il pardonnera aux croyants et aux croyantes. Il est indulgent et miséricordieux.
BENI soit Dieu, le maître des cieux et de la terre. Béni soit-Il dans l’autre monde. Il est sage et savant.
IL sait ce qui pénètre dans le sol et ce qui en sort. Il sait ce qui descend du ciel et ce qui y monte. Il est le Compatissant et le Miséricordieux.
LES incrédules soutiennent : « L’heure ne viendra pas ». Réponds : que si, par mon Seigneur, elle arrivera. Aucun mystère n’échappe à mon Seigneur, pas même le poids d’un grain de moutarde. Que ce soit un corps plus infime ou plus grand que celui-ci, tout ce qui est dans les cieux et dans la terre, est recensé dans le Livre souverain.
L’HEURE viendra récompenser ceux qui auront cru et fait le bien. A eux le pardon et une félicité sans mélange.
CEUX qui cherchent à discréditer nos preuves subiront une peine infamante et douloureuse.
A cette même heure, les savants constateront que le Livre qui t’a été révélé exprimait bien la vérité et qu’il engageait dans la voie du Puissant et de l’Auguste.
LES incrédules disent : « Voulez-vous voir un homme qui prétend qu’une fois décomposés et réduits en poussière, vous serez appelés à une nouvelle vie ? »
« CET homme ment contre Dieu ou il est fou ». Non. Ceux qui ne croient pas à la vie future sont voués au supplice et se trouvent dans le plus profond des égarements.
NE voient-ils pas s’étendre autour d’eux, dans tous les sens, les cieux et la terre ? Si nous voulions, la terre se déroberait sous leurs pieds ou un pan de ciel s’écroulerait sur leurs têtes. Il y a là un enseignement pour tout homme capable de foi.
NOUS avons accordé une grâce à David. Nous enjoignîmes aux montagnes et aux oiseaux d’accompagner ses chants. Nous avons rendu le fer ductile entre ses mains.
NOUS lui dîmes : « Fabrique des cuirasses et ajuste bien les mailles ». Faites le bien car je vois toutes vos actions.
NOUS soumîmes le vent à Salomon. Il soufflait un mois dans un sens et un mois dans l’autre. Nous fîmes jaillir pour lui une source d’airain. Avec notre permission, les génies travaillaient sous ses ordres. Ceux d’entre eux, qui enfreignaient notre volonté, subissaient le supplice du feu.
ILS exécutaient tous les travaux qu’il désirait, des temples, des statues, des plats larges comme une pièce d’eau et d’énormes marmites. O gens de David, profitez de tous ces biens en les exaltant. Hélas ! peu d’hommes sont reconnaissants !
LORSQUE nous décrétâmes la mort de David, sa mort serait passée inaperçue si un ver n’avait rongé le bâton sur lequel il s’appuyait. Quand il s’affaissa, les génies convinrent que s’ils avaient vraiment le don de percer les mystères, ils ne seraient pas restés si longtemps asservis à une tâche aussi accablante.
LES demeures des Sabéens portaient la marque de la bonté de Dieu. Elles étaient dotées d’un double jardin à droite et à gauche. Jouissez, leur fut-il recommandé, des bienfaits de votre Seigneur. Soyez-Lui en reconnaissants. Votre région est pleine de richesses et votre Seigneur plein d’indulgence.
ILS se montrèrent ingrats. Nous fîmes déborder la rivière d’El Arim et nous métamorphosâmes leurs jardins en jardins n’offrant plus que des arbres rabougris, des tamarins et de rares genêts.
NOUS les punîmes ainsi que leur impiété. Nous est-il arrivé de sévir contre d’autres que les impies ?
NOUS créâmes entre eux et les autres villes placées sous notre bénédiction des étapes rapprochées. Les communications furent ainsi plus faciles. Voyagez en toute sécurité nuit et jour.
ILS dirent : « Seigneur, que n’espaces-tu plutôt les étapes ? » Ils se déconsidérèrent ainsi eux-mêmes. Nous les donnâmes en exemple aux autres peuples et nous les dispersâmes dans tons les sens. Ce récit comporte un enseignement pour qui est doué de résignation et de reconnaissance.
LE jugement de Satan sur les hommes se trouva confirmé. Tous le suivirent, quelques croyants exceptés.
CE n’est pas que Satan ait quelque influence sur les hommes. Mais il nous sert à distinguer entre ceux qui croient dans la vie future et ceux qui en doutent. Ton Seigneur veille sur toutes choses.
Dis : Appelez à votre aide ceux que vous priez en dehors de Dieu. Ils ne possèdent même pas le poids d’un atome dans les cieux et sur la terre. Ils n’ont participé en quoi que ce soit à leur création. Aucun d’eux n’est l’auxiliaire de Dieu.
IL n’admet aucune intervention si ce n’est celle qu’il autorise. Le jour où leurs esprits s’ouvriront à la lumière, on leur demandera : « Eh bien ! qu’est-ce que Dieu a annoncé ? » Ils répondront : La vérité. Il est l’Auguste et le Sublime.
DIS : « Qui distribue les biens des cieux et de la terre ?» Réponds : « Dieu ». De vous et de moi, à coup sûr, l’un est dans la bonne voie et l’autre dans l’erreur.
DIS : « Vous n’aurez pas à répondre de nos actes, ni nous des vôtres ».
DIS : Notre maître nous rassemblera et se prononcera entre nous en toute justice. Il est le juge par excellence et le savant.
DIS : Montrez-moi ceux que vous lui donnez comme associés. Il n’a pas d’associés. Il est le Dieu tout-puissant et le sage.
OUI, c’est à l’ensemble des hommes que nous t’avons envoyé pour annoncer la bonne nouvelle et avertir. Mais la plupart des hommes ne le savent pas.
ILS interrogent : « Quand se réalisera cette promesse si vous dites vrai ».
RÉPONDS : « Une rencontre vous est impartie que vous ne pourrez reculer ou avancer d’un seul instant ».
LES incrédules disent : « Nous ne croyons ni à ce Livre ni à ceux qui l’ont précédé ». Ah ! si tu pouvais assister à la comparution des méchants devant leur Seigneur quand ils se rejetteront les uns sur les autres la responsabilité. Les faibles diront aux puissants : « Sans vous, nous aurions cru ».
LES puissants répondront aux faibles : « Comment ! ce serait nous qui vous aurions détournés de la vérité après qu’elle vous a été révélée ? Non, vous êtes les propres artisans de votre malheur ».
LES faibles répliqueront aux puissants : « Ce sont vos incessantes manœuvres, de jour et de nuit, qui nous ont poussés à nier Dieu et à lui donner des associés ». Ils éprouveront de cuisants regrets à la vue des supplices préparés à leur intention. Nous entourerons de chaînes le cou des infidèles. Peuvent-ils être traités autrement que selon leurs œuvres ?
NOUS n’avons pas envoyé de prophète à une cité que les riches ne l’aient repoussé par ces mots : « Nous ne croyons pas à ta mission ».
ILS disent : « Comblés de richesses et d’enfants comme nous sommes, nous ne serons jamais voués au supplice ».
DIS : « Mon Seigneur distribue ou mesure ses dons à qui Il veut ». Mais la plupart des hommes l’ignore.
CE ne sont ni vos richesses ni vos enfants qui vous rapprocheront de nous. Seuls s’en rapprocheront ceux qui croient et qui font le bien. Ceux-là auront leur récompense doublée. Ils goûteront une douce quiétude dans les hautes sphères du paradis.
CEUX qui cherchent à discréditer nos preuves seront punis.
DIS : Mon Seigneur distribue ou mesure ses richesses à qui Il veut. Tout ce que vous dépenserez en vue de Dieu, Il vous le rendra. Il est le plus généreux des dispensateurs.
UN jour, nous les réunirons tous, puis nous dirons aux anges : « Ces hommes, est-ce vous qu’ils ont adorés ? »
ILS répondront : « Gloire à toi, nous n’avons de lien qu’avec toi et non avec eux. Non, ils ont adoré les démons ; le plus grand nombre leur était soumis ».
CE jour-là, vous serez tous impuissants les uns envers les autres en bien ou en mal. Nous dirons aux méchants : « Goûtez maintenant l’horreur de l’enfer que vous avez traité de mensonge ».
QUAND on leur récite nos versets, ils disent : « Quel est cet homme qui cherche à nous détacher de ce qu’adoraient nos pères ! Que sont ces versets, sinon une pure invention ? Quand la vérité leur est révélée, les incrédules disent : « Ce n’est là manifestement que magie ».
JUSQU’ICI nous ne leur avons donné aucun livre qui puisse les instruire, ni ne leur avons envoyé de prophète avant toi.
D’AUTRES peuples avant eux — auxquels nous avions accordé une puissance dix fois supérieure — ont traité nos prophètes de menteurs. Quel châtiment n’a pas été le leur !
DIS : Je vous en supplie. Recueillez-vous en Dieu, séparément ou deux à deux, et dites si vous croyez que votre compagnon est possédé ou non. Non, c’est un prophète chargé de vous mettre en garde contre un terrible supplice.
DIS : « Le salaire que je pourrais vous demander, eh bien ! gardez-le. C’est de Dieu que j’attends mon salaire. Il est témoin de toutes choses.
DIS : Mon Seigneur ne diffuse que la vérité. Il détient les secrets.
DIS : Voici le règne de la vérité. Celui du mensonge est passé et ne reviendra plus.
DIS : Si je me trompe, j’en supporterai les conséquences. Si je suis dans la bonne voie, je le dois aux révélations de mon Seigneur. Il entend tout et Il est partout.
SI tu voyais comme ils trembleront alors. Mais ils ne trouveront pas d’issue. Ils seront cernés de très près.
ILS s’écrieront : « Oui, nous croyons au Livre ». Hélas ! comment pourraient-ils atteindre une chose dont ils se trouvent si éloignés ?
SUR terre, ils ne croyaient pas au Livre. Maintenant qu’ils sont loin, ils divaguent à son propos.
UN abîme les sépare de leurs désirs. IL en fut de même autrefois pour leurs semblables, qui étaient dans un doute irréductible. 
GLOIRE à Dieu, le créateur des cieux et de la terre, qui utilise comme messagers des anges pourvus de deux, trois ou quatre ailes. Il modifie la création comme Il veut. Il est tout-puissant.
LA grâce que Dieu déverse sur les hommes, personne ne saurait l’intercepter. Celle qu’Il tient en réserve, personne ne saurait lui donner libre cours. Il est le Puissant et le Sage.
O hommes, reconnaissez les bienfaits de Dieu. Existe-il un autre créateur que Dieu pour vous répartir les dons du ciel et de la terre ? Il n’y a pas d’autre Dieu que Lui. Pourquoi vous en détourner ?
ILS te traitent d’imposteur ? Les prophètes qui t’ont précédé ont eu le même sort. Tout revient à Dieu.
O hommes, les prédictions de Dieu s’accompliront. Ne vous laissez pas séduire par les plaisirs du siècle. Ne vous laissez pas détourner de Dieu par Satan.
SATAN est votre ennemi. Considérez-le comme tel. S’il se fait des disciples, c’est pour les livrer ensuite à l’enfer.
LES infidèles subiront un châtiment terrible. CEUX qui croient et qui font le bien seront pardonnés et magnifiquement récompensés.
PEUT-ON convaincre ceux dont on a embelli les mauvaises actions et qui les voient belles ? Dieu égare et dirige qui Il veut. Ne te lamente pas sur leur sort. Dieu est éclairé sur leurs actions.
DIEU envoie les vents qui soulèvent les nuages. Nous les poussons au-dessus de terres mortes, que nous vivifions ainsi. La résurrection aura lieu de la même manière.
L’HOMME recherche quelquefois la gloire. La gloire n’appartient qu’à Dieu. C’est vers Lui que montent les belles paroles et c’est Lui qui recueille les bonnes actions. Ceux qui favorisent le mal subiront un châtiment terrible. Leurs manœuvres seront vaines.
DIEU VOUS a tirés du limon, puis d’une goutte de sperme. Ensuite, Il vous a répartis en deux sexes. Aucune femelle ne porte ni n’engendre sans que Dieu le sache. Aucune existence n’est prolongée ou abrégée, sans que cela soit inscrit dans le Livre. Ceci est facile pour Dieu.
IL y a deux variétés d’eau : l’une est douce, limpide et d’un goût agréable ; l’autre est salée et saumâtre. Toutes les deux produisent des poissons à la chair délicate et des pierres qui servent de parures. Toutes les deux sont sillonnées de navires qui trafiquent des richesses de la terre. Peut-être louerez-vous Dieu ?
IL allonge ou diminue les jours et les nuits. Il a assujetti à l’usage des hommes le soleil et la lune. Ces deux astres évolueront jusqu’au terme qu’Il a fixé. Ainsi se montre ; votre Seigneur. Il est le maître de l’univers. Ceux que vous priez en dehors de Lui ne possèdent même pas l’enveloppe d’un noyau de datte.
SI vous les implorez, ils n’entendent pas vos prières. Les entendraient-ils ? qu’ils ne les exauceraient pas. Le jour de la résurrection, ils désavoueront votre culte. Tu ne saurais être mieux renseigné que par Celui qui sait tout.
O hommes, vous avez besoin de l’aide de Dieu tandis que Lui est souverainement puissant et plein de gloire.
S’IL le voulait, Il pourrait vous faire disparaître et créer un nouveau monde.
CELA serait facile à Dieu.
TOUTE âme a son fardeau et ne portera pas celui d’une autre. Si une âme demande à une autre, fût-elle une de ses proches, de la soulager de son fardeau, ce sera en vain. Seuls profiteront de tes avertissements ceux qui craignent en secret leur Seigneur et prient assidûment. Quiconque se purifie agit pour son propre bien. Tout aboutit à Dieu.
L’AVEUGLE ne saurait être assimilé à celui qui voit,
PAS plus que les ténèbres à la lumière,
PAS plus que l’ombre à la chaleur.
LES vivants ne sauraient être assimilés aux morts. Dieu se fait entendre de qui Il veut ; toi, tu ne saurais te faire entendre des gens qui dorment au fond des tombeaux.
TU n’as mission que d’avertir.
NOUS t’avons envoyé avec la vérité pour que tu annonces et que tu avertisses. Il n’y a pas de peuple qui n’ait eu son prophète.
S’ILS te traitent d’imposteur, peu importe. D’autres peuples, avant eux, ont traité d’imposteurs les prophètes qui leur apportèrent des preuves, des psaumes et un Livre éclatant.
J’AI puni les incrédules. Dur a été mon châtiment.
NE vois-tu pas comment Dieu fait tomber l’eau du ciel ? Grâce à elle, nous tirons du sol des plantes d’aspect et de couleur divers. Parmi les montagnes, il y en a d’un blanc pur, d’autres d’un rouge aux tons multiples, d’autres d’un noir foncé.
LES hommes, les bêtes, les animaux domestiques se différencient aussi par la couleur. Parmi les hommes, seuls les savants craignent vraiment Dieu. Il est puissant et enclin au pardon.
CEUX qui récitent le Livre de Dieu, qui observent la prière et dépensent les biens que nous leur accordons — qu’on les voie ou non — se comportent comme des gens assurés que leur entreprise ne périclitera pas.
DIEU leur assurera des ressources et, de plus, les fera bénéficier de sa grâce. Il est indulgent et plein de gratitude.
LE Livre que nous te révélons est la vérité. Il confirme les Écritures qui l’ont précédé. Dieu connaît et voit toutes les actions des hommes.
NOUS donnerons ce Livre en héritage à ceux de nos fidèles que nous avons élus. Parmi eux, certains seront négligents, d’autres rempliront uniquement leurs devoirs, d’autres, avec la grâce de Dieu, poursuivront le bien avec zèle. C’est là une grâce infinie de la part de Dieu.
EN récompense, ils entreront au jardin de l’Éden. Ils y seront parés de bijoux d’or et de perles ; ils porteront des vêtements de soie.
ILS s’écrieront : « Béni soit Dieu de nous avoir délivrés de toute peine ! Notre maître déborde d’indulgence et de gratitude ».
« BÉNI soit-il de nous avoir installés dans la demeure éternelle d’où sont bannis la fatigue et l’ennui ! »
L’ENFER sera la punition des impies. La mort ne mettra jamais un terme à leur supplice et celui-ci ne connaîtra pas d’adoucissement. Tel est le châtiment que nous infligeons aux impies.
ILS gémiront : « O notre maître, arrache-nous au supplice de l’enfer. Nous nous conduirons mieux que nous ne l’avons fait jusqu’alors ». N’avez-vous pas eu une vie assez longue pour réfléchir si vous l’aviez voulu ? Un apôtre vous a été envoyé. SUBISSEZ votre peine. Pas d’aide aux coupables.
DIEU connaît les secrets des cieux et de la terre. Il lit dans les cœurs.
C’EST Lui qui vous a institué ses vicaires sur terre. L’impie récoltera le fruit de son impiété. Plus profonde sera leur impiété et plus forte sera l’aversion de Dieu pour eux. Leur impiété ne fera qu’aggraver leur supplice.
Dis : « Réfléchissez. Les divinités que vous priez en dehors de Dieu, faites-moi voir la portion de la terre qu’elles ont créée, faites-moi voir la trace de leur collaboration dans les cieux ? Est-ce que nous vous avons envoyé un Livre qui justifie un pareil culte ? Non. Mais les impies se font entre eux des promesses mensongères.
DIEU empêche les cieux et la terre de crouler. S’ils croulaient, qui pourrait les soutenir si ce n’est Lui ? Il est toute indulgence et miséricorde.
ILS juraient de toute la force de leurs convictions que, si un prophète leur venait, ils deviendraient le plus soumis des peuples. Lorsqu’ils eurent un prophète, leur insoumission ne fit qu’augmenter.
ILS se montrèrent orgueilleux et malfaisants. Qu’importe, le mal retombe toujours sur son auteur. Veulent-ils subir la loi qui a courbé leurs ancêtres ? La loi de Dieu est immuable.
NUL ne peut en dévier le cours. N’ONT-ILS jamais parcouru le monde ? Ils auraient connu la fin malheureuse de leurs devanciers, qui, pourtant, étaient plus forts qu’eux. Aucune force aux cieux et sur terre ne saurait contenir celle de Dieu. Il est savant et puissant.
SI Dieu punissait les hommes suivant leurs œuvres, il n’y aurait plus sur terre âme qui vive. Il se contente de les ajourner au terme qu’Il a fixé. LORSQUE ce terme viendra, Dieu se montrera renseigné sur leur compte.
YA SIN.
PAR le Livre de la Sagesse,
JE jure que tu es un prophète,
ENGAGÉ dans la voie droite.
CE livre a été révélé par le Puissant et le Miséricordieux,
POUR que tu rappelles à un peuple insouciant les avertissements déjà donnés à ses pères.
MA menace s’est réalisée pour beaucoup d’entre eux. Ils ne croient pas.
NOUS avons passé leurs têtes dans un carcan qui leur soulève le menton. Ils ne peuvent plus mouvoir leurs têtes.
NOUS les avons enfermés entre deux murs. Nous avons bouché l’ouverture sur leurs têtes. Ils ne voient plus rien.
QUE tu les avertisses ou non, c’est tout un. Ils ne croiront pas.
ADRESSE-TOI plutôt à ceux que le Livre attire et qui, en secret, craignent le Miséricordieux. A ceux-là annonce le pardon et une belle récompense.
NOUS ressuscitons les morts et, auparavant, nous inscrivons leurs pensées et leurs œuvres. Nous dénombrons tout dans le Livre de l’évidence.
CITE-LEUR l’exemple des habitants de cette ville à qui furent envoyés des prophètes.
NOUS leur en envoyâmes d’abord deux. Ils les traitèrent de menteurs. Nous leur en adjoignîmes un troisième. Tous les trois annoncèrent : « Nous sommes envoyés vers vous ».
« VOUS n’êtes que des mortels comme nous », dirent les gens de la ville. Le Miséricordieux ne vous a investi d’aucune mission. Vous mentez. »
« NOTRE Seigneur, répliquèrent les prophètes, sait, Lui, que nous sommes envoyés vers vous.
ET nous n’avons d’autre mission que de vous avertir nettement. »
« NOUS tirons mauvais augure de votre venue. Si vous insistez, nous vous lapiderons et vous infligerons un atroce supplice ».
« LE mauvais augure ! il est en vous-mêmes. C’est notre avertissement qui nous vaut cet accueil ? Vous êtes vraiment une cité perverse. »
DU fond de la cité un homme accourut en disant : « O mes concitoyens ! croyez aux envoyés ».
« CROYEZ à des gens qui ne vous demandent aucune rétribution et suivent la bonne voie. »
« POURQUOI n’adorerais-je pas Celui qui m’a créé et à qui vous retournerez ? »
« POURQUOI invoquerais-je d’autres divinités que Lui ? Alors qu’elles seraient incapables d’intervenir pour moi et de me sauver, si le Miséricordieux me voulait quelque mal. »
« SI j’agissais ainsi, je serais dans un égarement manifeste ».
« JE crois en votre Seigneur, soyez témoins ».
IL lui fut dit : « Entre au paradis ». « Ah ! quel regret ! Si mon peuple pouvait savoir ! » s’exclama-t-il.
« MON Seigneur m’a pardonné et m’a admis au nombre des élus ».
Lui disparu, nous n’expédiâmes pas contre cette cité des troupes du ciel. Ce n’est pas un moyen que nous employons.
UN seul cri suffit pour les coucher sans vie.
TRISTE destin des hommes ! chaque fois qu’un prophète leur est envoyé, ils le tournent en dérision.
NE voient-ils pas combien nous avons anéanti de peuples, avant eux,
QUI ne sont jamais revenus ? TOUS comparaîtront, un jour, devant nous.
N’EST-CE pas une preuve de notre puissance que nous vivifiions les terres mortes et que nous en tirions des grains dont les hommes se nourrissent.
NOUS les avons recouvertes de dattiers et de vignes et nous y avons fait surgir des sources,
POUR que les hommes mangent leurs fruits. Ce n’est pas là leur œuvre. Consentiront-ils à reconnaître nos bienfaits ?
GLOIRE à Dieu qui a créé toutes les espèces végétales et toutes les races humaines et tant de choses inconnues de l’homme !
N’EST-CE pas un signe de notre puissance que la nuit succédant au jour et plongeant les hommes dans les ténèbres ?
N’EN est-ce pas encore un que le soleil parcourant son cycle ? Tel est l’ordre établi par le Puissant et le Sage.
A la lune, nous avons assigné des phases successives aux termes desquelles elle est évidée comme un régime de dattes dégarni.
LE soleil ne saurait pas plus atteindre la lune que la nuit dépasser le jour. Chaque élément évolue dans sa sphère.
N’EST-CE pas un signe de notre puissance que nous fassions naviguer les hommes sur des navires ?
ET que nous leur ayons procuré d’autres modes de navigation.
LE voulons-nous ? nous les noyons, sans qu’ils trouvent d’aide ou de salut.
S’ILS naviguent sans danger, c’est par un effet de notre grâce et pour leur permettre de jouir quelques instants de plus.
C’EST en vain qu’on leur dit : « Craignez les peines de ce monde et de l’autre pour obtenir la miséricorde de Dieu. »
IL n’est pas un seul signe de leur Seigneur qu’ils n’aient repoussé.
ENTENDENT-ILS dire : « Rendez en aumônes ce que Dieu vous a accordé », les infidèles opposent aux croyants : « Pourquoi nourririons-nous ceux que Dieu pourrait nourrir s’Il le voulait ? Vous êtes dans un égarement manifeste. »
ILS ajoutent : « Quand se réalisera la prédiction du Prophète ? dites-le, si vous êtes sincères ».
ATTENDENT-ILS qu’un cri les terrasse pendant qu’ils discutent de la sorte,
SANS leur laisser le temps de tester ou de rejoindre leurs familles ?
LA trompette sonnera. Aussitôt, ils sortiront de leurs tombeaux pour comparaître devant le Seigneur.
ILS s’écrieront : « Malheur ! qui nous a tirés de notre sommeil ? Voilà que se réalise la promesse du Miséricordieux et qu’éclate la sincérité des prophètes ! »
UN cri suffira et tous les hommes comparaîtront devant nous.
CE jour-là, personne ne subira d’injustice et chacun sera rétribué selon ses œuvres.
CE jour-là, les habitants du paradis ne connaîtront que la joie.
Eux et leurs épouses se délasseront à l’ombre, sur des lits moelleux.
ILS auront des fruits à profusion. Leur moindre désir sera exaucé.
PAIX sera le mot de bienvenue de votre maître miséricordieux.
CE jour-là, on dira aux coupables : « Mettez-vous à part. »
NE VOUS ai-je pas recommandé, ô fils d’Adam, de ne pas adorer Satan ! ne vous ai-je pas dit qu’il était votre ennemi déclaré ?
NE vous ai-je pas dit de m’adorer, que c’était là le chemin du salut ?
SATAN a circonvenu de nombreuses générations. Ne l'avez-vous pas compris ?
VOICI l’enfer qu’on vous avait promis.
SUBISSEZ-EN l’épreuve, aujourd’hui, pour prix de votre impiété.
VOS bouches, aujourd’hui, seront closes. Ce sont vos membres, mains et pieds, qui rendront compte de leurs gestes.
SI nous voulions, nous leur arracherions les yeux. En vain, ils chercheraient à se guider, mais ils ne verraient pas.
SI nous voulions, nous les métamorphoserions sur-le-champ. Ils ne pourraient ni avancer ni reculer.
CEUX que nous faisons vieillir perdent leurs facultés. Comprenez-vous ?
NOUS n’avons pas enseigné la poésie au Prophète. C’est un divertissement indigne de lui. Le Coran qu’il récite est un guide et un Livre lumineux.
IL a pour but d’avertir ceux qui sont sensibles au bien et de rendre légitime la peine annoncée aux impies.
NE voient-ils pas que dans la création sortie de nos mains figurent les animaux, dont ils se servent.
NOUS les leur avons assujettis : les uns leur servent de montures, les autres d’aliments.
ILS en tirent d’autres profits et notamment une partie de leur boisson. Que ne sont-ils reconnaissants ?
ILS adorent d’autres divinités que Dieu, pensant qu’elles les soutiendront.
ELLES ne sauraient les soutenir, mais, eux, leur servent de clientèle.
QUE leurs propos ne t’affligent pas ! nous savons ce qu’ils dissimulent et ce qu’ils divulguent.
L’HOMME oublie-t-il que nous l’avons créé d’une goutte de sperme ? Le voilà qui se dresse en véritable adversaire.
OUBLIANT sa propre origine, il nous pose des questions de ce genre : « Qui peut ranimer les os tombés en poussière ? ».
RÉPONDS : Les ranimera Celui qui les a produits la première fois et qui a une puissance de création infinie.
LES ranimera Celui qui fait jaillir une étincelle de branches de bois vert avec quoi vous allumez votre feu.
QUOI ! Celui qui a créé les cieux et la terre ne serait pas capable de recréer les hommes une deuxième fois ? Que non. Il est le créateur par excellence.
VOILA comment Il procède. Quand Il décide une chose, Il ordonne : « Que cette chose soit » et elle est.
GLOIRE à Celui qui détient dans ses mains la souveraineté absolue et à qui tout fait retour.
PAR ceux qui sont en rangs serrés,
QUI montent une garde vigilante,
ET qui répètent inlassablement le nom de Dieu,
JE jure que votre Dieu est un,
QU’IL est le maître des cieux et de la terre et de l’espace qui les sépare et qu’Il est le maître de l’Orient.
NOUS avons orné le ciel d’une parure d’étoiles,
QUI le défendent contre les démons rebelles.
ELLES les empêchent de venir écouter ce qui se passe dans le monde céleste. Les démons se trouvent ainsi repoussés de toutes parts,
AVEC violence, et ils sont en butte à une hostilité incessante.
CELUI d’entre eux qui arrive à surprendre quelques paroles est frappé par un tison ardent.
PRIE-LES de dire qui est plus résistant, d’eux ou des autres créatures ? Eux, nous les avons créés de terre glaise.
ET, malgré cela, chose étrange, ils se permettent de railler.
SI on leur prêche le bien, ils n’en tiennent aucun compte.
REÇOIVENT-ILS une preuve, ils la tournent en dérision.
ILS disent : « Cela n’est certainement que magie ».
EST-CE possible qu’une fois morts et réduits à des ossements et de la poussière, nous soyons ressuscités ? »
« NOUS et nos ancêtres ? »
DIS : « Oui et sans rémission. »
UN seul commandement retentira et tous les morts se soulèveront, hagards.
« MALHEUR à nous, s’écrieront-ils, voilà qu’est arrivé le jour de la résurrection »,
« LE jour du jugement suprême auquel nous ne croyions pas ».
RASSEMBLEZ les coupables et leurs épouses et les divinités qu’ils adoraient,
EN dehors de Dieu, et acheminez-les sur l’enfer.
ARRETEZ-LES. Ils ont des comptes à rendre.
« POURQUOI ne vous soutenez-vous pas mutuellement ? »
LOIN de là. Aujourd’hui, ils s’abandonneront complètement à Dieu.
SE tournant les uns vers les autres, ils se feront de mutuels reproches.
VOUS nous avez imposé votre manière de voir, diront les uns.
CE n’est pas vrai, diront les autres, vous n’avez pas voulu croire.
NOUS n’avons exercé aucune contrainte sur vous. Mais vous étiez naturellement réfractaires.
VOICI que se réalise la parole de notre Seigneur. Le moment d’expier est venu.
SI nous vous avons égarés, c’est que nous l’étions nous-mêmes.
CE jour-là, ils seront tous confondus dans la même peine.
C’EST ainsi que nous traiterons les coupables.
QUAND ils entendaient dire : « Il n’y a d’autre Dieu que Dieu », ils souriaient de dédain,
ET protestaient : « Allons-nous renier nos dieux pour un poète en délire ».
ERREUR. Il apporte la vérité et confirme la mission des autres prophètes.
VOUS subirez un châtiment douloureux.
VOUS ne serez rétribués que selon vos œuvres.
Au contraire, les fidèles serviteurs de Dieu
RECEVRONT de continuels bienfaits,
ET toutes sortes de fruits. Ils seront entourés d’égards,
DANS de délicieux jardins.
CONFORTABLEMENT assis et se contemplant les uns les autres,
ON leur présentera, dans des coupes, un breuvage
LIMPIDE, d’une saveur délicieuse,
NI enivrante, ni déprimante.
LEURS épouses auront de grands yeux chastes,
UN teint clair soigneusement protégé.
ILS s’accosteront les uns les autres en se posant des questions.
L’UN d’eux racontera : « J’avais un compagnon sur terre ».
IL me confiait : « Es-tu parmi les croyants ? »
« CROIS-TU qu’une fois morts et réduits en poussière, nous aurons des comptes à rendre ? »
IL ajoutera : « Voulez-vous m’accompagner ? »
IL s’avancera, puis montrant son compagnon au fond de l’enfer,
IL dira : « Par Dieu, tu as failli me perdre ».
« SANS la grâce de mon Seigneur, je serais maintenant à tes côtés ».
EST-CE possible que nous ne mourrions plus jamais,
APRÈS la mort que nous venons de subir. Et est-ce possible que nous ayons définitivement échappé au châtiment ?
C’EST là une chance extrême.
C’EST à atteindre un tel résultat que doivent tendre les efforts des gens courageux !
QUE vaut-il mieux ? un tel sort ou l’arbre de Zakkoum ?
NOUS en avons fait un objet de controverse pour les impies.
C’EST un arbre qui pousse au fond de l’enfer.
SES fruits ressemblent à des têtes de démons.
LES damnés les consommeront et s’en rempliront le ventre.
ILS boiront par-dessus de l’eau bouillante.
APRÈS chaque séance, ils retourneront à l’enfer.
ILS avaient trouvé leurs pères dans l’erreur ;
ILS suivirent leurs traces sans réfléchir.
AVANT eux, il en fut de même pour la plupart des peuples.
CE n’est pas faute de leur avoir envoyé des prophètes.
CONSIDÈRE quelle a été la fin de ceux qui ont été prévenus.
SEULS les fidèles serviteurs de Dieu ont échappé à cette fin.
NOÉ nous appela à son aide. Il ne pouvait en souhaiter de plus efficace.
NOUS le sauvâmes, lui et sa famille, de l’épouvantable catastrophe.
NOUS ne laissâmes subsister dans le pays que sa postérité.
NOUS l’épargnâmes avec les derniers survivants.
QUE le salut soit sur Noé en ce monde et dans l’autre.
C’EST ainsi que nous récompensons les hommes de bien.
IL était du nombre de nos serviteurs fidèles.
PUIS nous engloutîmes les autres.
ABRAHAM fut de la même religion.
IL se présenta à son Seigneur avec un cœur pur.
IL demanda à son père et à son entourage : « Qu’adorez-vous ? »
« PRÉFÉREZ-VOUS de fausses divinités à Dieu ? »
« QUELLE conception avez-vous donc du maître de l’univers ? »
CES réflexions faites, il tourna ses regards du côté des étoiles
EN disant : « Je suis indisposé ».
SES compagnons le quittèrent et partirent.
UNE fois seul, il se dirigea du côté des idoles et leur adressa ces propos : « Pourquoi ne mangez-vous pas ? »
« POURQUOI ne parlez-vous pas ? »
PUIS il se précipita sur elles et se mit à les frapper avec violence.
SES compagnons revinrent sur leurs pas en toute hâte.
« COMMENT, vous adorez les statues que vous avez vous-mêmes sculptées ? » leur dit Abraham.
« N’EST-CE pas Dieu qui vous a créés ainsi que tout ce que vous façonnez ? »
ILS se dirent entre eux : « Dressons un bûcher et jetons-le dans les flammes ».
ILS voulurent lui tendre une embûche. Nous déjouâmes leurs desseins.
« JE retourne à mon Seigneur, dit Abraham. C’est Lui qui me dirigera ».
SEIGNEUR, supplia-t-il, donne-moi une honnête postérité.
NOUS lui annonçâmes qu’il aurait un fils d’une grande douceur de caractère.
LORSQUE son fils fut en âge de se diriger. ABRAHAM lui dit : « O mon fils, j’ai rêvé que je t’immolais en sacrifice. Qu’en penses-tu ? » « O mon père, lui dit son fils, exécute ce qui t’est ordonné. Je serai courageux s’il plaît à Dieu ».
ILS s’étaient résignés et Abraham lui avait déjà couché le front contre terre,
QUAND nous lui criâmes : « O Abraham ! »
« TU as exécuté ton rêve. Nous, de notre côté, nous secourons les hommes de bien ».
C’ÉTAIT là une dure épreuve.
NOUS rachetâmes l’enfant contre une victime de grande valeur.
NOUS laissâmes subsister la postérité d’Abraham.
QUE le salut soit sur lui.
C’EST ainsi que nous secourons les gens de bien.
IL a été parmi les croyants fidèles.
NOUS lui annonçâmes la venue d’Isaac comme prophète d’entre les justes.
NOUS lui accordâmes notre bénédiction ainsi qu’à Isaac. Parmi leur descendance, il y eut des bons et des méchants.
NOUS avons comblé de bienfaits Moïse et Aaron.
NOUS les sauvâmes eux et leur peuple d’un grand malheur.
NOUS les soutînmes. Ils furent vainqueurs.
NOUS leur donnâmes le Livre qui éclaircit toutes choses.
NOUS les dirigeâmes dans la bonne voie.
NOUS laissâmes subsister leur postérité.
QUE le salut soit sur Moïse et sur Aaron.
C’EST ainsi que nous secourons les gens de bien.
ILS ont été parmi les croyants fidèles.
ELIE fut un de nos prophètes.
IL dit à son peuple : « Pourquoi ne craignez-vous pas Dieu ? »
« ALLEZ-vous adorer Baal plutôt que le meilleur des créateurs ? »
« DIEU, votre maître et le maître de vos ancêtres ».
ILS le traitèrent d’imposteur. Ils répondront de ce péché.
NE seront saufs que nos fidèles serviteurs.
NOUS laissâmes subsister sa postérité.
QUE le salut soit sur la famille d’Éliacin.
C’EST ainsi que nous secourons les gens de bien.
IL a été parmi les croyants fidèles.
LOTH fut un de nos prophètes.
NOUS le sauvâmes ainsi que toute sa famille.
SEULE, sa femme fut parmi les victimes.
ELLE périt avec tous les autres.
VOUS foulez journellement les lieux de leur aventure.
VOUS les foulez aussi la nuit. Ne comprendrez-vous pas ?
JONAS fut un de nos prophètes.
IL se réfugia sur une barque chargée d’émigrants.
ON tira au sort. Il fut parmi les perdants.
UN poisson l’avala. Or, il nous avait offensé.
SANS ses prières,
IL serait resté dans son ventre jusqu’au jour de la résurrection.
NOUS le rejetâmes épuisé sur une plage déserte.
NOUS fîmes pousser à ses côtés une plante grimpante.
NOUS le déléguâmes comme prophète à une population de plus de cent mille âmes.
ELLE se convertit. Nous la laissâmes encore jouir de la vie un certain temps.
DEMANDE à ton peuple s’il trouve bon que ton Seigneur ait des filles alors que lui-même recherche des garçons.
AVONS-NOUS créé les anges du sexe féminin ? En ont-ils été témoins ?
EFFECTIVEMENT, cédant à leur goût du mensonge, ils disent :
« DIEU a des enfants ». Ils mentent.
DIEU préférerait-il les filles aux fils ?
QU’EST-CE qui vous incite à porter un tel jugement ?
NE réfléchissez-vous pas ?
AVEZ-vous une preuve péremptoire ?
PRODUISEZ un Livre, si vous dites vrai.
ILS attribuent aux génies des liens de parenté avec Dieu. Pourtant les génies eux-mêmes savent qu’ils comparaîtront un jour devant Dieu.
GLOIRE à Dieu. De telles calomnies ne l’atteignent pas.
NE seront saufs que nos fidèles serviteurs.
VOUS et vos idoles
NE gagnerez à votre cause
QUE les hommes attirés par l’enfer.
CHACUN de nous, disent les anges, a sa place fixée d’avance,
NOUS sommes disposés en rangs,
ET nous célébrons la gloire de Dieu.
LES Arabes disaient :
« Si nous avions un Livre comme en ont eu les anciens,
Nous serions les plus fidèles serviteurs de Dieu ».
ET pourtant ils nient le Coran. Ils apprendront un jour la vérité.
NOUS avons prévenu nos fidèles envoyés
QU’ILS auraient raison de leurs adversaires
ET que nos troupes triompheraient.
ABANDONNE-LES à leur sort quelque temps.
OBSERVE-LES. Eux-mêmes verront à quoi ils s’exposent.
ILS demandent que nous hâtions notre châtiment ?...
QUAND celui-ci fondra sur eux, grande sera la détresse de ceux qui ont été avertis en vain.
ABANDONNE-LES à leur sort quelque temps.
OBSERVE. Eux-mêmes verront à quoi ils s’exposent.
GLOIRE à ton Seigneur, le maître suprême, que n’atteignent pas les calomnies des hommes.
QUE la paix soit sur les prophètes.
GLOIRE à Dieu, le maître de l’univers.
SAD. Je jure par le Coran et ses enseignements
QUE les incrédules sont aveuglés par la morgue et l’esprit de rébellion.
QUE de générations n’avons-nous pas anéanties avant eux ? En vain, implorèrent-elles du secours, elles ne purent échapper à leur châtiment.
LES Arabes trouvent étrange d’avoir pour prophète un homme comme eux. Les incrédules disent : « Cet homme est un magicien et un imposteur ».
COMMENT, il prétend réunir toutes les divinités en une seule ? C’est vraiment là quelque chose d’extravagant.
LEURS chefs se dispersèrent sur ces paroles : « Allez et gardez confiance dans vos dieux. Le reste cache des intentions qui nous échappent ».
« NOUS n’avons rien entendu dire de pareil dans les autres religions. C’est là pure invention ».
« COMMENT, il aurait été le seul d’entre nous à recevoir des révélations ? » Oui, ils doutent de mes révélations car ils n’ont pas encore éprouvé mes châtiments.
DISPOSENT-ILS des trésors de grâce de ton Seigneur, le Puissant et le Généreux ?
DISPOSENT-ILS des cieux et de la terre et de l’espace qui les sépare ? Qu’ils montent donc dans les cieux !
LOIN de là, viles troupes que celles des confédérés, troupes vouées à la défaite !
AVANT eux, les peuples de Noé, d’Ad et de Pharaon, le maître des pyramides, renièrent leurs prophètes.
IL en fut de même des Thémoudites, du peuple de Loth et des habitants de Laïka qui se coalisèrent contre Dieu.
TOUS traitèrent mes envoyés de menteurs et s’attirèrent ma répression.
QU’ATTEND ton peuple ? que les grondements d’un cataclysme le surprennent brutalement et l’anéantissent.
ILS disent : « Seigneur, avance notre châtiment sans attendre le jour de la résurrection ».
ENDURE patiemment leurs propos. Souviens-toi de notre fidèle David, si ferme et si plein de déférence pour nous.
NOUS avons imposé aux montagnes de chanter nos louanges, en même temps que lui, matin et soir.
NOUS l’avons imposé aussi aux oiseaux qui l’entouraient. Tout lui obéissait.
NOUS affermîmes son royaume. Nous lui donnâmes la sagesse et l’art de trancher les différends.
CONNAIS-TU l’histoire de ces plaideurs qui escaladèrent le prétoire ?
ILS se précipitèrent sur David qui recula de frayeur. « Ne crains rien, lui dirent-ils, nous sommes deux plaideurs, dont l’un a des torts envers l’autre. Applique-nous le droit sans passion et mets-nous dans la bonne voie.
CELUI que voici est mon frère. Il possède quatre-vingt-dix-neuf brebis et moi je n’en avais qu’une. Il me dit : donne-la-moi pour compléter mon troupeau. Il me domina dans la discussion.
DAVID lui dit : En te demandant ta brebis pour l’ajouter à son troupeau, ton frère a commis une injustice. La plupart des associés se dupent les uns les autres, ceux qui croient et font le bien exceptés. Mais hélas ! le nombre de ces derniers est bien faible ! David comprit que cette histoire le visait. Il implora le pardon de son maître ; il tomba face contre terre et se repentit.
NOUS pardonnâmes sa faute. Il jouit d’une grande faveur auprès de nous et nous lui avons assuré une belle destinée.
O David, nous avons fait de toi notre lieutenant sur terre. Juge entre les hommes avec équité. Ne suis pas tes penchants, si tu veux rester dans la voie de Dieu. Ceux qui s’écartent de la voie de Dieu encourent un châtiment terrible. Ils sont punis pour avoir perdu de vue le jour du jugement dernier.
NOUS n’avons pas créé sans but le ciel et la terre et ce qui les sépare. Il n’y a que les incrédules pour le penser. Malheur aux incrédules ! Ils seront livrés au feu.
TRAITERONS-NOUS de la même façon ceux qui croient et font le bien et ceux qui se conduisent mal en ce monde ? Traiterons-nous de la même façon les scrupuleux et les dépravés ?
NOUS t’avons révélé un Livre béni dans le but que les hommes de bon sens méditent ses leçons et en tirent profit.
NOUS donnâmes Salomon à David. Ce fut un serviteur fidèle. Il aimait à se recueillir en Dieu.
ON lui présenta, un soir, des chevaux de race.
IL dit : « J’ai admiré ces bêtes avec une telle force que le soleil s’est couché sans que j’aie prié mon Dieu ».
RAMENEZ-LES-MOI, dit-il. Il leur coupa aussitôt les jarrets et la tête.
NOUS éprouvâmes Salomon. Nous déposâmes un corps sur son trône. Il se repentit alors.
IL dit : « Seigneur, pardonne-moi. Accorde-moi une puissance que je serai seul à avoir. Tu es le dispensateur suprême.
NOUS lui soumîmes le vent qui, docilement, sur son ordre, souffle là où il veut.
NOUS lui soumîmes les démons qui étaient maçons ou plongeurs ;
D’AUTRES étaient enchaînés les uns aux autres.
VOICI ce que nous te donnons : distribue-le ou garde-le à ta guise.
SALOMON jouit d’une grande faveur auprès de nous et nous lui avons assuré une belle destinée.
SOUVIENS-TOI de notre serviteur Job. Il prit Dieu à témoin que Satan l’avait accablé de maladies et de peines.
FRAPPE le sol du pied ! lui dit une voix. Une source d’eau fraîche jaillit, propre à la boisson et aux ablutions.
NOUS lui rendîmes sa famille accrue du double. Ce fut là, de notre part, un geste de pitié et un encouragement pour qui médite.
PRENDS une gerbe de brindilles. Frappes-en pour ne pas te parjurer. Nous le trouvâmes patient. IL fut un serviteur modèle. Il aimait à se recueillir en Dieu.
SOUVIENS-TOI de nos serviteurs Abraham, Isaac et Jacob, pleins de mérites et de clairvoyance.
NOUS leur donnâmes le privilège de faire penser à la vie future.
CE sont nos bien-aimés et nos élus.
SOUVIENS-TOI aussi d’Ismaël, d’Élisée et de Zacharie, tous trois serviteurs d’élite.
CECI est un avertissement. Ceux qui craignent Dieu auront une belle destinée.
LES portes du jardin de l’Éden s’ouvriront devant eux.
ILS s’y délasseront. Ils se feront servir toute espèce de fruits et de boissons.
ILS auront auprès d’eux des femmes chastes et de leur âge.
VOICI ce qu’on vous avait promis pour le jour du jugement dernier.
TOUTES ces jouissances qu’on vous procure seront éternelles.
LES méchants auront la plus triste des destinées.
ILS seront précipités dans l’enfer. Horrible séjour.
VOICI votre boisson. Goûtez-la, leur dira-t-on, bouillante et pleine d’immondices.
ET d’autres supplices du même genre leur seront infligés sous les formes les plus diverses.
VOILA encore une bande de damnés qui pénètrent avec vous, diront les chefs. Malédiction sur eux. Ils sont voués au feu.
NON, que la malédiction soit plutôt sur vous, répondront les damnés ; car c’est vous qui avez causé notre perte. Quel affreux séjour que l’enfer !
S’ADRESSANT à Dieu, ils diront : « Seigneur, double la peine de ceux qui ont attiré sur nous le châtiment du feu ».
POURQUOI, diront certains, ne voyons-nous pas des gens que nous tenions sur terre pour des misérables,
ET que nous méprisions ? Échappent-ils à nos regards ?
C’EST bien ainsi que les choses se passeront, c’est bien ainsi que les damnés se disputeront dans la géhenne.
DIS : Ma mission est seulement d’avertir. Il n’y a d’autre dieu que Dieu, l’unique, le tout-puissant,
LE maître des cieux et de la terre et de l’espace qui les sépare, l’Auguste, le Miséricordieux.
DIS : Ce Coran est un message important.
ET cependant vous le négligez.
J’IGNORE ce qui s’est passé dans les conseils célestes au moment de leurs délibérations.
JE n’ai d’autre mission que de transmettre clairement les avertissements de Dieu.
TON Seigneur dit aux anges : « Je créerai un homme avec de l’argile ».
QUAND j’aurai arrêté sa forme et que je lui aurai insufflé de mon esprit, prosternez-vous devant lui.
TOUS les anges sans exception se prosternèrent devant lui.
IBLIS seul, par orgueil, s’y refusa. Il se rangea du côté des rebelles.
« O Iblis, lui dit Dieu, pourquoi ne te prosternes-tu pas devant ce que j’ai créé de mes propres mains ?
EST-CE par orgueil ou te crois-tu un trop haut personnage ? »
« JE lui suis supérieur, répondit Iblis. Ne m’as-tu pas tiré du feu alors que tu l’as tiré de la boue ? »
« SORS d’ici, lui cria Dieu, lapidé que tu es ».
« MA malédiction te poursuivra jusqu’au jour du jugement dernier. »
« SEIGNEUR, reprit Iblis, fais-moi grâce jusqu’à la résurrection ».
« JE te fais grâce
JUSQU’AU jour de l’instant solennel. »
PAR ta toute-puissance, je les séduirai tous,
SAUF toutefois tes serviteurs indéfectibles.
VOILA la vérité, repartit Dieu, et cette vérité est que JE comblerai l’enfer de toi et de tous ceux qui prendront ton parti. »
DIS : Je ne sollicite aucune rétribution et je n’ai rien d’un beau parleur.
LE Coran est une leçon pour l’univers.
Vous ne tarderez pas à vous en rendre compte.
LE Livre a été révélé par Dieu le Puissant et le Sage.
IL n’y a pas de doute que nous t’ayons révélé le Livre. Adore Dieu et voue-lui un culte exclusif.
IL est le seul digne d’un pareil culte. QUANT à ceux qui cherchent d’autres protecteurs que Lui en disant : nous ne les adorons que pour qu’ils nous rapprochent de Dieu, Dieu décidera sur ce qui les divise. DIEU n’indique pas la bonne voie à l’infidèle perfide.
SI Dieu avait voulu un fils, Il l’aurait créé suivant sa seule inspiration. Sa gloire le place au-dessus d’un tel désir. Il est unique et tout-puissant.
IL a créé à dessein les cieux et la terre. Tantôt Il allonge les nuits, tantôt Il allonge les jours. Il a fixé une course d’une durée déterminée au soleil et à la lune. N’est-Il pas toute puissance et tout pardon ?
IL vous a créé d’un seul être dont Il tira ensuite sa compagne. Il met à votre service quatre espèces d’animaux accouplés. Il vous façonne dans le sein de vos mères où vous subissez des transformations successives dans les ténèbres d’une triple membrane. Tel est Dieu, votre Seigneur, le maître de l’univers. Il n’y a de Dieu que Lui. Pourquoi Le fuyez-vous ?
QUE vous soyez incrédules, cela n’affecte pas la puissance de Dieu. Toutefois l’impiété des hommes le choque alors qu’Il est sensible à leur reconnaissance. Aucune âme ne répondra des fautes d’une autre. Vous ferez tous retour à Dieu. Il vous expliquera le sens de vos actions. Car Il lit dans les cœurs.
QU’UN mal frappe l’homme et le voilà soumis, qui implore Dieu. Qu’un bienfait succède au mal, il oublie le mal qui suscitait ses prières et donne à Dieu des associés qui écartent de sa voie. Dis : Jouis quelque temps de ton impiété, tu es voué à l’enfer.
QUELLE différence entre un tel pécheur et celui qui passe ses nuits en prière, agenouillé ou debout, craignant la vie future et appelant la miséricorde de Dieu ! Dis : Peut-on assimiler ceux qui comprennent et ceux qui ne comprennent pas ? Seuls, les gens sensés profitent des leçons.
DIS : O mes fidèles serviteurs, craignez Dieu. Ceux qui auront fait le bien en ce monde recevront une belle récompense. Vaste est la terre de Dieu. Les patients seront récompensés sans mesure.
DIS : J’ai reçu l’ordre d’adorer Dieu et de Lui vouer un culte exclusif.
J’AI reçu l'ordre d’être le premier des croyants.
DIS : Je crains en désobéissant à Dieu de subir le châtiment prévu pour le grand jour.
DIS : C’est Dieu que j’adore, je lui voue le plus fervent des cultes.
VOUS, adorez qui vous voudrez. Les vraies dupes sont ceux qui se sentiront perdus, eux et les leurs, au jour du jugement dernier. La voilà la perte irréparable.
UN nuage de feu s’étendra au-dessus et au-dessous d’eux. C’est ainsi que Dieu menace ses sujets. O mes sujets, craignez-moi.
A ceux qui fuient le culte de Taghout et reviennent à Dieu, annonce une bonne nouvelle. Annonce une bonne nouvelle à mes serviteurs,
A ceux qui écoutent mes paroles et se conforment aux plus belles d’entre elles. Les voilà ceux que Dieu dirige, ceux qui sont doués de raison.
CELUI qui aura encouru le châtiment de Dieu, le sauveras-tu du feu ?
EN revanche, ceux qui craignent leur Seigneur seront reçus dans des appartements, surmontés eux-mêmes d’autres appartements monumentaux, arrosés d’eau vive. C’est là une promesse de Dieu. Dieu ne manque pas à ses promesses.
CONSIDÈRE comment Dieu fait tomber l’eau du ciel et la répartit en nappes souterraines ? Comment grâce à elle, Il fait germer les céréales de couleurs les plus variées, comment Il les gonfle de sève puis les fait jaunir et les réduit en chaume. Il y a dans ceci un enseignement pour qui réfléchit.
QUEL plus grand bien que d’avoir le cœur ouvert à la foi et que d’être guidé par la lumière de mon seigneur !  Malheur aux cœurs insensibles qui n’évoquent jamais Dieu ! Ceux-là sont dans un égarement profond.
DIEU a révélé de sublimes paroles. Elles constituent un Livre d’une beauté soutenue où alternent les promesses et les menaces. Ceux qui craignent Dieu, tantôt frissonnent de tous leurs membres, tantôt sentent leurs cœurs et leurs corps se fondre à l’évocation de son nom. Tel est l’ascendant de Dieu, Il le communique à qui Il veut. Celui qu’Il égare ne saurait trouver d’autre guide.
QUEL triste sort que d’avoir à défendre son visage contre les ravages d’un supplice au jour de la résurrection. On dira aux méchants : « Goûtez le fruit de vos œuvres ».
LES générations passées ont nié nos signes. Elles furent anéanties par un châtiment imprévu.
DIEU leur a fait goûter l’ignominie de la vie humaine. Le châtiment de la vie future est encore plus atroce. Ah ! s’ils le savaient.
NOUS avons donné aux hommes dans ce Coran toutes sortes de leçons. Peut-être réfléchiront-ils ?
LE Coran est révélé en arabe et ne comporte aucune équivoque. Peut-être craindrez-vous Dieu ?
DIEU cite l’exemple d’un serviteur que ses nombreux maîtres se disputent et celui d’un serviteur qui n’a qu’un seul maître. Peut-on assimiler leurs deux sorts ? Gloire à Dieu ! Mais la plupart des hommes ne comprennent pas.
Tu mourras et ils mourront aussi.
PUIS vous vous expliquerez devant votre Seigneur au jour de la résurrection.
QUI est plus coupable que celui qui invente des mensonges sur Dieu et repousse la vérité quand on la lui offre ? Comme si l’enfer n’était pas réservé aux impies !
CELUI qui apporte la vérité et celui qui y croit, les voilà les bons serviteurs de Dieu.
LEUR Seigneur satisfera tous leurs désirs. C’est ainsi que sont récompensés les hommes de bien.
DIEU absoudra leurs fautes et leur accordera des récompenses supérieures au mérite de leurs actions.
LA protection de Dieu ne suffit-elle pas à ses serviteurs ? On te fait craindre le courroux des idoles ? Celui que Dieu égare ne trouve plus aucun guide ;
CELUI que Dieu dirige ne peut plus être égaré. Dieu n’est-Il pas tout-puissant et terrible dans ses représailles ?
LEUR demande-t-on qui a créé les cieux et la terre ? ils répondent : Dieu. Dis : Voyons, si Dieu m’envoyait une maladie, est-ce que vos idoles pourraient m’en guérir ? Pareillement, si Dieu voulait m’accorder un bienfait, pourraient-elles L’en empêcher ? Dis : Dieu me suffit. C’est à Dieu que se fient ceux qui recherchent leur salut.
DIS : O mon peuple, agis à ta guise, moi de même. Nous verrons
QUI de nous subira un supplice infamant et encourra le châtiment éternel ?
NOUS t’avons envoyé à dessein un Livre pour les hommes. Celui qui prend la bonne voie le fait dans son intérêt, celui qui prend la mauvaise se nuit à lui-même. Tu ne réponds pas d’eux.
DIEU recueille les âmes quand elles meurent, et quand elles dorment. Il garde celles dont il a décidé la mort et renvoie les autres jusqu’au terme fixé. Il y a là un enseignement pour qui réfléchit.
COMMENT osent-ils choisir des intercesseurs en dehors de Dieu ? Ajoute : et cela alors même qu’ils ne peuvent ni ne comprennent rien ?
DIS : Toute intercession dépend de Dieu seul. N’est-Il pas le maître des cieux et de la terre ? C’est à Lui que tout fait retour.
QUAND l’unité de Dieu est affirmée devant eux, ceux qui ne croient pas à la vie future ricanent de dépit. Qu’on invoque, au contraire, les idoles, les voilà qui jubilent.
DIS : O mon Dieu, créateur des cieux et de la terre, toi qui distingues le visible et l’invisible, départage tes serviteurs sur ce qui les divise.
QUAND bien même les méchants auraient tout ce que porte la terre et même une fois plus, qu’ils ne sauraient pas racheter leur peine au jour du jugement dernier. Ils assisteront à des manifestations de Dieu qu’ils n’avaient jamais soupçonnées.
LES effets de leurs mauvaises actions leur apparaîtront. Et les menaces qu’ils avaient tournées en dérision s’exécuteront contre eux.
QU’UN malheur frappe l’homme, il nous invoque. Lui accordons-nous un bienfait, il dit : « Je le dois à mon savoir. » Que non. C’est là une épreuve. Mais la plupart des hommes ne le savent pas.
LES générations passées ont tenu les mêmes propos. Mais leurs richesses ne purent les sauver.
ELLES expièrent leurs mauvaises actions. Les méchants du jour expieront les leurs aussi ; ils ne sauraient tenir Dieu en échec.
IGNORENT-ILS que Dieu prodigue ou mesure ses biens à qui Il veut ? Ceci comporte un enseignement pour les croyants.
DIS : O mes serviteurs qu’accablent les péchés, ne désespérez pas de la miséricorde divine. Dieu absout toutes les fautes. Il est toute indulgence et toute bonté.
TOURNEZ-VOUS vers votre Seigneur, soumettez-vous à Lui avant qu’Il ne vous châtie sans que vous puissiez vous défendre.
SUIVEZ les bonnes paroles de votre Seigneur avant que son châtiment ne vous surprenne à l’improviste.
ÉVITEZ d’exprimer ce regret : « Quel malheur d’avoir négligé la cause de Dieu et de m’être montré si frivole ! »
OU cet autre : « Si Dieu m’avait dirigé, j’aurais été parmi ceux qui le craignent. »
OU cet autre encore en présence de votre supplice : « Ah ! si je pouvais retourner sur terre, comme je m’y comporterais bien ! »
REGRETS tardifs. Vous avez été touchés par mes preuves mais vous les avez traitées de mensonges. Par orgueil, vous vous êtes rangés parmi les impies.
AU jour de la résurrection, on verra les visages de ceux qui ont menti sur le compte de Dieu, noirs de peur. L’enfer, en effet, n’est-il pas destiné aux orgueilleux ?
DIEU fera réussir ceux qui le craignent. Ils seront exempts de souffrances et de chagrin.
DIEU est le créateur de toutes choses et Il en est aussi le gardien.
IL a les clefs des cieux et de la terre. Ceux qui nient les signes de Dieu sont perdus.
DIS : M’obligerez-vous, ô ignorants, à adorer un autre que Dieu ?
IL t’a été révélé ainsi qu’à tes prédécesseurs que celui qui donnerait des associés à Dieu perdrait le bénéfice de ses œuvres et serait parmi les réprouvés.
ADORE plutôt Dieu et joins-toi à ceux qui le louent.
LES hommes ne donnent pas à Dieu le rang qu’Il mérite. Et, pourtant, Il appréhendera toute la terre dans sa main au jour du jugement dernier et supprimera les cieux d’un seul geste. Gloire à Dieu ! Il est au-dessus des associés qu’on Lui donne.
AU premier son de trompette, tous les êtres animés qui peuplent les cieux et la terre et que Dieu n’aura pas exceptés, seront anéantis. Au deuxième son, ils se dresseront, attendant leur sort.
LA lumière de Dieu éclairera la terre, le Livre sera déposé, les prophètes et les témoins appelés. Justice sera rendue à chacun. Nul ne sera lésé.
CHAQUE âme sera largement rétribuée de ses œuvres. Car qui mieux que Lui connaît ces dernières.
LES infidèles seront dirigés par troupes vers l’enfer. A leur approche, les portes s’ouvriront toutes grandes devant eux. Les gardiens leur diront : « Ne vous a-t-on pas envoyé des prophètes choisis parmi vous pour vous faire connaître les enseignements de votre Seigneur et vous prévenir de l’arrivée de ce jour-là ? » « Oui », répondront-ils, mais la menace prédite sera déjà en voie d’exécution contre les infidèles.
FRANCHISSEZ les portes de l’enfer et pour toujours, leur dira-t-on. C’est le hideux séjour réservé aux arrogants.
LES fidèles seront dirigés par troupes vers le paradis. A leur approche, les portes s’ouvriront toutes grandes devant eux. Les gardiens leur diront : « Paix sur vous. Vous avez été bons. Franchissez pour toujours le seuil de cette demeure ».
ILS diront alors : « Gloire à Dieu pour avoir réalisé sa promesse et nous avoir donné en partage le paradis où nous pouvons circuler à loisir. Magnifique récompense que celle des hommes de bien ! »
LES anges se presseront autour du trône en chantant les louanges de leur Seigneur. Justice est faite. On répétera en chœur : « Gloire à Dieu, le maître de l’univers ».
HA-MIM.
CE Livre a été révélé par Dieu le tout-puissant et le docte,
QUI absout les péchés, accepte le repentir et réprime sans faiblesse. IL dispose de tous les biens. Il n’y a d’autre Dieu que Lui. C’est à Lui que tout fait retour.
IL n’y a que les infidèles qui discutent sur les preuves de Dieu. Que leur réussite ne t’égare pas.
AVANT eux, le peuple de Noé a renié Dieu. Après Noé, d’autres coalitions se sont formées contre Lui. Chaque peuple complotait de supprimer son prophète. Ils employaient le mensonge pour combattre la vérité. J’ai sévi contre eux. Combien a été sévère ma répression !
C’EST ainsi que s’est vérifiée la menace de ton maître contre les infidèles. Ils n’ont pas échappé à l’enfer.
CEUX qui portent le trône et l’entourent exaltent les louanges de leur Seigneur, croient en Lui et implorent le pardon pour tous les croyants : « Seigneur, disent-ils, ta miséricorde et ta science s’étendent à toutes choses. Pardonne à ceux qui se repentent et suivent ton enseignement. Préserve-les du supplice de l’enfer ».
SEIGNEUR, accomplis ta promesse en les accueillant dans les jardins de l’Éden ainsi que leurs parents, leurs épouses et leurs enfants vertueux. Tu es puissant et sage.
NE les laisse pas succomber au mal. Ceux que tu raffermis ainsi, c’est par l’effet de ta miséricorde. Cela constitue un immense bonheur.
UNE voix interpellera les infidèles : « Dieu vous méprise plus que vous vous êtes méprisés vous-mêmes en repoussant les appels de la foi ».
SEIGNEUR, répondront-ils, tu nous as successivement fait connaître l’état de mort et l’état de vie deux fois. Nous avouons nos péchés. Pourrons-nous jamais sortir d’ici ?
VOUS avez mérité un tel sort. Car, quand on vous prêchait le Dieu unique, vous l’écartiez, et quand on lui donnait des associés, vous les acceptiez. Toute décision appartient à Dieu, le Sublime, l’Auguste.
C’EST Lui qui vous montre ses preuves et vous distribue les biens du ciel. Seul s’améliore celui qui se fie à Dieu.
PRIEZ Dieu et vouez-Lui un culte exclusif, en dépit de l’hostilité des infidèles.
TRONANT dans les sphères célestes, Il touche de son esprit qui Il veut pour annoncer aux hommes le jour de la résurrection.
CE jour-là, le cœur des hommes sera mis à nu. Aucune de leurs actions n’échappera à Dieu. Ce jour-là, à qui appartiendra la puissance suprême ? A Dieu l’Unique, le Tout-Puissant.
CE jour-là, chaque âme sera rétribuée suivant ses œuvres. Ce jour-là, aucune injustice ne sera possible. Dieu sera prompt à régler les comptes de chacun.
AVERTIS-LES de l’échéance fatale, du jour où l’angoisse les étreindra à la gorge. LES méchants ne trouveront aucun ami ni intercesseur influent.
DIEU surprend les regards indiscrets et les secrets des cœurs.
DIEU décide avec justice. Ceux qu’on invoque à sa place ne peuvent rien décider. Il entend et sait tout.
QUE ne parcourent-ils le monde ? Ils verraient quelle a été la fin des générations passées. Bien que supérieures par la puissance et les vestiges qu’elles ont laissés, elles ont cependant été punies par Dieu. Elles ne purent trouver de protecteur en dehors de Dieu.
DES apôtres leur avaient apporté nos signes mais elles les avaient repoussés. Dieu les en punit. Il est terrible et implacable dans la répression.
NOUS envoyâmes Moïse avec nos signes et une autorité incontestable,
A Pharaon, Hamon et Coré. Ils le traitèrent de charlatan et d’imposteur.
LORSQU’IL leur apporta notre vérité, ils dirent : « Tuez les fils des partisans de Moïse et n’épargnez que les filles ». Mais les manœuvres des impies échouent toujours.
LAISSEZ-MOI tuer Moïse, dit Pharaon. Qu’il en appelle alors à son Seigneur. Car je crains qu’il ne vous fasse changer de religion et jette ainsi le pays dans le désordre.
MOÏSE dit : Je demande à Dieu, mon Seigneur et le vôtre, de me secourir contre les orgueilleux qui ne croient pas au jour de la résurrection.
UN croyant de la suite de Pharaon, qui dissimulait sa foi, dit : Tuerez-vous un homme parce qu’il dit : « Mon maître est Dieu » et qu’il apporte des preuves de votre Seigneur. S’il ment, son mensonge retombera sur lui ; s’il est sincère, un des fléaux dont il vous menace s’abattra sur vous. Dieu ne dirige ni les méchants ni les incrédules.
« O mon peuple, poursuivit le croyant, aujourd’hui le pouvoir est à vous et votre autorité s’étend à tout le pays. Mais qui nous défendra si Dieu sévit contre nous ». Pharaon répliqua : « Je vous dis ce que je crois être la vérité et la solution que je vous indique est sûrement la bonne ».
« O mon peuple, continua le croyant, je crains que vous ne subissiez le même sort que les peuples coalisés,
COMME ceux de Noé, d’Ad, de Thémoud ET comme ceux qui leur ont succédé. Dieu ne souhaite pas de sévir contre ses serviteurs ».
« O mon peuple, j’appréhende pour vous le jour du châtiment »,
« LE jour où vous reculerez en déroute, où vous ne trouverez nul appui contre Dieu. Celui que Dieu égare ne saurait trouver d’autre guide ».
JOSEPH était déjà venu parmi vous avec des preuves. Vous n’avez cessé d’en douter jusqu’au jour de sa mort. Vous dîtes alors : « Dieu n’enverra plus jamais de prophète après lui ». C’est ainsi que Dieu égare les méchants et les sceptiques.
CEUX qui discutent sans preuve sur les signes de Dieu s’attirent sa colère et celle des croyants. C’est ainsi que Dieu endurcit le cœur des orgueilleux et des despotes.
PHARAON dit : « O Hamon, construis-moi une tour. Peut-être atteindrai-je les sphères célestes ? »
« LES sphères où je rencontrerai le Dieu de Moïse car je tiens celui-ci pour un menteur ». C’EST ainsi que Pharaon s’illusionna sur la sagesse de ses décisions et s’écarta de la bonne voie. Ses projets échouèrent.
LE croyant disait encore : « O mon peuple, écoutez-moi, je vous indique le chemin du salut ».
O mon peuple, la vie de ce monde est éphémère. Seule est durable la vie future.
CELUI qui fait le mal ne récoltera que le mal. Celui qui fait le bien, homme ou femme, et qui aura cru ira au ciel. Il jouira de tous les biens à satiété.
O mon peuple, je cherche à vous engager dans la voie du salut et vous à m’entraîner dans l’enfer.
VOUS me conviez à renier Dieu et à lui donner d’obscurs associés alors que je veux vous convertir au Puissant et au Miséricordieux.
EN vérité, les divinités que vous me vantez sont sans influence dans ce monde comme dans l’autre. Nous ferons tous retour à Dieu et les méchants périront en enfer.
VOUS vous souviendrez un jour de mes paroles. Je me fie à Dieu pour sa connaissance des hommes.
DIEU protégea le croyant contre les embûches des Égyptiens et c’est sur les partisans de Pharaon que s’abattit le châtiment.
ILS sont conduits, matin et soir, devant l’enfer et, au jour de la résurrection, Dieu dira : « Traînez-les au plus atroce des supplices ».
AU cours de leurs discussions en enfer, les faibles diront aux puissants : « Nous vous avons fidèlement servis sur terre. Pouvez-vous atténuer tant soit peu notre supplice en enfer ? »
LES puissants répondront : « Notre sort est le même. Dieu a rendu son arrêt entre les hommes ».
LES damnés diront aux gardiens de l’enfer : « Intervenez près de votre Seigneur pour qu’Il adoucisse un peu notre supplice ».
LES gardiens répondront : « Des prophètes ne vous ont-ils pas été envoyés avec des révélations ? » Oui, approuveront-ils. « Alors, priez ». Mais hélas ! les prières des incrédules ne trouvent pas d’échos.
NOUS ferons triompher nos prophètes et les croyants en ce monde et au jour du jugement dernier,
LE jour où les excuses des méchants ne seront pas admises, le jour où eux-mêmes seront maudits et relégués dans un affreux séjour.
NOUS indiquâmes à Moïse la bonne voie et léguâmes le Livre aux fils d’Israël
POUR servir de guide et d’avertissement aux hommes sensés.
PATIENTE, les promesses de Dieu se réaliseront. Demande le pardon de tes péchés et chante les louanges de ton maître, soir et matin.
CEUX qui discutent sans preuve sur les signes de Dieu sont rongés par un orgueil qu’ils ne satisfont jamais. Réfugie-toi dans le sein de Dieu qui entend et voit tout.
LA création des cieux et de la terre est une œuvre autrement considérable que celle du genre humain. Mais la plupart des hommes l’ignorent.
 L’AVEUGLE et celui qui voit ne sont pas comparables, pas plus qu’on ne saurait comparer les croyants qui font le bien avec les méchants. Que les hommes réfléchissent peu !
LA fin du monde arrivera sans aucun doute. Mais la plupart des hommes n’y croient pas.
VOTRE Seigneur a dit : « Invoquez-moi, Je vous répondrai. Ceux qui refusent de me servir par orgueil entreront tête basse en enfer ».
C’EST Dieu qui a conçu la nuit pour votre repos et le jour pour votre activité. Dieu est plein de mansuétude pour les hommes mais peu Lui en savent gré.
CE Dieu est votre Seigneur, créateur de l’univers. Il n’y a d’autre Dieu que Lui. Pourquoi vous en détournez-vous ?
COMME s’en détournent ceux qui méconnaissent les signes de Dieu.
C’EST Dieu qui vous a donné la terre pour habitat et le ciel comme voûte. C’est Lui qui vous a pourvu de formes harmonieuses et qui vous comble de ses dons. Ce Dieu est votre Seigneur. Gloire à Dieu, le maître de l’univers !
IL est l’Éternel. Il n’y a de Dieu que Lui. Vouez-Lui un culte exclusif. Gloire à Dieu, le maître de l’univers.
DIS : Il m’a été défendu d’adorer d’autres divinités que Dieu. Des preuves me sont parvenues de la part de mon Seigneur. J’ai l’ordre de me soumettre au maître de l’univers.
C’EST Lui qui vous a tirés de terre, puis d’une goutte de sperme, puis d’un caillot de sang. Il vous fait sortir enfants du sein de vos mères, puis vous donne la force de la maturité, puis vous fait vieillir. Il en est qui meurent jeunes, mais, le terme de la vie de chacun est fixé d’avance. Peut-être comprendrez-vous ?
C’EST Lui qui donne la vie et la mort. Quand Il décide une chose, Il dit : « Sois », et elle est.
VOIS ceux qui discutent sur les signes de Dieu. Où veulent-ils en venir ?
CEUX qui nient le Livre et la mission que nous avons confiée à nos prophètes connaîtront un jour la vérité.
LE carcan au cou, le corps enchaîné, ils seront traînés
DANS les brasiers de l’enfer.
PUIS on leur demandera : Où sont les idoles que vous associez
A Dieu ? Ils répondront : Nous ne savons où elles sont. Bien mieux, nous n’avons jamais invoqué qui que ce fût. C’est ainsi que Dieu égare les infidèles.
VOUS voilà punis de votre vie de plaisirs désordonnés et de dissipation.
FRANCHISSEZ pour toujours le seuil de l’enfer. C’est la hideuse demeure des orgueilleux.
PATIENTE. Les promesses de Dieu se réaliseront. Soit que tu assistes aux supplices que nous leur réservons, soit que nous te recueillions dans le sein de notre miséricorde, les hommes nous feront retour.
NOUS avons envoyé des prophètes aux hommes avant toi. Nous t’avons narré l’histoire de certains d’entre eux ; nous nous sommes tus sur d’autres. Chaque prophète n’apporte de preuves qu’avec l’autorisation de Dieu. Quand Dieu décrète un châtiment, c’est en toute justice. Seuls périssent les suppôts de l’erreur.
C’EST Dieu qui a créé les animaux que vous utilisez comme montures ou comme aliments.
ILS présentent pour vous d’autres utilités. Ils vous permettent de réaliser certains désirs. Comme les navires, ils servent à vous transporter.
DIEU VOUS montre ses signes. Lequel de ces signes nierez-vous ?
QUE ne parcourent-ils le monde ? Ils verraient quelle a été la fin des peuples passés. Bien que l’emportant sur eux par le nombre, la puissance et les travaux de toutes sortes, ils ne purent, malgré ces avantages, éviter leur perte.
LORSQUE leurs prophètes apportèrent des preuves à ces peuples, ils opposèrent avec suffisance leurs propres connaissances. Les menaces qu’ils tournèrent en dérision se réalisèrent.
A l’approche de notre châtiment ils s’écrièrent : Nous croyons en Dieu seul et désavouons les idoles que nous lui avons associées.
MAIS la foi acquise en présence du châtiment ne profite pas. Telle a été la règle de Dieu à l’égard des générations révolues. Ainsi périssent les incrédules.
HA-MIM.
VOICI des révélations du Dieu le clément et qui manifeste sa clémence.
VOICI un Livre dont les versets ont été classés. C’est le Coran en langue arabe à l’usage des hommes sensés.
IL annonce et il avertit, mais la plupart refusent de l’entendre.
ILS disent : Nos cœurs sont fermés à la vérité que tu nous prêches et nos oreilles sont sourdes. Entre nous et toi, il y a un mur. Agissons les uns les autres comme nous l’entendons.
DIS : Je suis un simple mortel comme vous auquel il a été révélé que votre Dieu est un Dieu unique. Servez-Le avec droiture et implorez son pardon. Malheur à ceux qui Lui donnent des associés,
QUI n’acquittent pas la dîme et nient la vie future.
CEUX qui croient et font le bien recevront une récompense irrévocable.
DIS : Comment osez-vous renier Celui qui a créé la terre en deux jours. Comment osez-vous Lui reconnaître des égaux ? Lui, le maître de l’univers.
IL a hérissé la surface de la terre de montagnes, l’a bénie et l’a pourvue de ressources, le tout en quatre jours. Dis-le à ceux qui t’interrogent.
Puis Il s’attaqua au ciel qui était une masse de gaz. Il lui dit ainsi qu’à la terre : « Soumettez-vous de gré ou de force ». « Nous voilà entièrement soumis », répondirent le ciel et la terre.
Du gaz il tira la substance de sept cieux en deux jours. Il assigna à chaque ciel sa fonction. Nous couvrîmes d’astres le ciel le plus proche pour l’embellir et le protéger. Tel fut l’ordre établi par le Tout-Puissant et le Savant.
S’ILS se montrent irréductibles, dis-leur : Je vous prédis un cyclone comme celui qui a anéanti Ad et Thémoud.
A toute époque, des prophètes leur furent envoyés les exhortant à n’adorer que Dieu. Ils les accueillaient par ces mots : « Si notre Seigneur l’avait voulu, Il nous aurait envoyé des anges. Nous repoussons votre message ».
LE peuple d’Ad s’enflait d’orgueil sur terre sans raison. Il disait : « Quel peuple est plus fort que nous en ce monde ! » Ignorait-il que Dieu, son créateur, était plus fort que lui ? Il méconnaissait nos signes.
NOUS déchaînâmes contre lui un vent glacial pendant les jours néfastes pour provoquer sa déchéance en ce bas monde. Une peine plus ignominieuse encore lui sera infligée dans l’autre. Tout secours leur fera défaut.
NOUS montrâmes la bonne voie au peuple de Thémoud. Il préféra fermer les yeux à l’évidence. Un fléau le frappa, abattant sa superbe et châtiant sa conduite.
NOUS sauvâmes ceux qui croyaient en Dieu et le craignaient.
UN jour nous rassemblerons tous les ennemis de Dieu et les pousserons en groupes vers l’enfer.
QUAND ils y pénétreront, leurs oreilles, leurs yeux et leurs membres témoigneront contre eux de leurs actes.
ILS diront à leurs membres : « Pourquoi témoignez-vous contre nous ? » Ils répondront : « C’est Dieu qui nous fait parler, Lui qui fait parler toutes choses. Il vous a créés une première fois et c’est à Lui que vous faites retour maintenant ».
VOUS ne vous êtes pas cachés au point d’empêcher que vos oreilles, vos yeux et vos membres ne témoignent contre vous. Mais vous pensiez que Dieu ignorerait la plupart de vos actions.
C’EST cette illusion à l’égard de Dieu qui vous a perdus et jetés dans le camp des réprouvés.
S’ILS se résignent, l’enfer sera leur demeure. S’ils implorent Dieu, ce sera en vain.
NOUS leur avions donné comme compagnons des démons qui leur faisaient apparaître plus beaux leurs actes présents et futurs. Et ainsi se réalisa contre eux le décret de Dieu comme contre tant d’autres peuples, hommes et génies, et leur perte fut consommée.
LES incrédules disent : « N’écoutez pas ce Coran. Dénigrez-le. Peut-être l’emporterez-vous ! »
NOUS infligerons aux incrédules un châtiment implacable. ET nous leur ferons payer durement leurs mauvaises actions.
LES ennemis de Dieu auront l’enfer en partage. Ils y demeureront éternellement. Ce sera leur punition pour avoir repoussé nos signes.
LES incrédules diront : Seigneur, montre-nous ceux d’entre les génies et les hommes qui nous ont égarés. Nous les écraserons sous nos pieds en marque d’humiliation.
CEUX qui disent : « Notre maître est Dieu » et se conduisent avec droiture recevront des anges cette assurance : « Ne craignez rien et ne vous tourmentez pas. Vous irez au paradis comme on vous l’a promis ».
NOUS sommes vos soutiens dans ce monde et dans l’autre. Vous réaliserez dans la vie future tous vos désirs et toutes vos envies.
VOUS apprécierez l’hospitalité de l’Indulgent et du Miséricordieux.
QUELLES plus belles paroles que celles consacrées à la cause de Dieu par celui qui fait le bien et proclame sa soumission.
LE bien et le mal ne sauraient être confondus. Réponds au mal par le bien. Ton ennemi deviendrait bien vite ton meilleur soutien.
UNE telle grandeur d’âme est le privilège des persévérants, de ceux qu’a touchés une grâce infinie.
A la plus légère tentation de Satan, appelle Dieu. Il entend et sait tout.
LA nuit et le jour, le soleil et la lune sont parmi les preuves de l’existence de Dieu. N’adorez ni le soleil ni la lune. Mais adorez Dieu, leur créateur, si vous avez la foi.
SI les hommes sont trop orgueilleux pour adorer Dieu, ceux qui sont auprès de Lui célèbrent ses louanges nuit et jour sans jamais se lasser.
COMME autre signe de sa puissance, vois la terre aride. Dès que nous faisons pleuvoir, elle revit et se dilate. Celui qui l’a ranimée ainsi ranimera les morts. Car Il est tout-puissant.
NOUS connaissons ceux qui biaisent avec nos signes. Que vaut-il mieux ? être précipité en enfer ou venir à Dieu en toute quiétude le jour de la résurrection. Faites comme bon vous semble. Dieu voit toutes vos actions.
CEUX qui ont repoussé le Livre, quand on le leur a présenté, ne savent pas combien il est précieux.
IL est exempt de toute espèce d’erreur aussi bien en ce qui concerne le passé que l’avenir. Il émane du Sage et du Sublime.
IL ne t’est révélé rien de plus qu’aux prophètes qui t’ont précédé. Si l’indulgence de ton Seigneur est infinie, sa répression est implacable.
SI nous avions exprimé le Coran en langue étrangère, ils auraient dit : Que ses versets ne sont-ils présentés à la fois en langue étrangère et en langue arabe ! Réponds : Ce Coran est un guide et un baume pour les croyants. Il se heurte à la surdité et à l’aveuglement des incrédules. Ceux-ci sont comme des gens qu’on appelle de loin.
NOUS avions déjà donné un Livre à Moïse. Il suscita des controverses. N’eût-ce été une décision déjà prise par ton Seigneur, il aurait tranché entre les contestants. Ton peuple est dans un doute profond au sujet du Livre.
QUICONQUE fait le bien, c’est à son profit. Quiconque fait le mal, c’est à son détriment. Ton Seigneur n’opprime pas les hommes.
LA connaissance de l’heure appartient à Dieu. Il n’est pas une fleur qui produise un fruit, une femelle qui ne porte ni ne mette bas sans qu’Il le sache. Le jour où Il interpellera les hommes : « Où sont mes associés ? », ils répondront : « Nous le reconnaissons, aucun de nous ne saurait témoigner sur ce point ».
LES divinités qu’ils invoquèrent autrefois auront disparu. Ils comprendront alors qu’ils sont sans soutien.
L’HOMME ne se lasse pas d’implorer pour lui le bien-être. Mais qu’un mal l’effleure, le voilà en proie au désespoir.
SI nous le faisons bénéficier de notre grâce après un malheur, il dit : cela m’est dû. Je ne crois pas que l’heure vienne. Et à supposer que je retourne un jour à mon Seigneur, je trouverais auprès de Lui la félicité la plus entière. Nous rendrons compte de leurs œuvres aux infidèles et nous leur infligerons un châtiment implacable.
SI nous accordons notre faveur à l’homme, il nous abandonne et s’éloigne. Si un mal l’effleure, il ne tarit pas de prières.
DIS : Qu’adviendra-t-il si ce Livre est de Dieu et que vous l’ayez renié ? Il n’y a pas de plus égaré que celui qui est en rébellion ouverte.
NOUS leur ferons apparaître nos signes dans la nature et dans leurs propres êtres jusqu’à ce qu’ils soient persuadés de l’existence de Dieu. Ne suffit-il pas que ton Seigneur soit le témoin de toute chose.
OUI, ils doutent de se rencontrer avec leur Maître, comme si Celui-ci n’embrassait pas tout.
HA-MIM
AIN-Sin-Qaf.
OUI, Dieu le Sage et le Sublime t’envoie des révélations comme Il en a envoyées aux prophètes qui t’ont précédé.
IL est le maître des cieux et de la terre. Il est l’Auguste, le Puissant.
PEU s’en faut que la voûte céleste ne se fende. Les anges célèbrent les louanges de leur maître et implorent son pardon pour les habitants de la terre. Certes, Dieu est tout pardon et toute miséricorde.
DIEU surveille ceux qui se donnent d’autres patrons que Lui. Toi, tu ne saurais répondre d’eux.
C’EST dans cet esprit que nous t’avons révélé un Livre en arabe pour que tu avertisses la ville métropole et ses alentours et pour que tu les préviennes du jour inéluctable du jugement dernier. Jour où les hommes iront partie au paradis et partie en enfer.
SI Dieu avait voulu, Il aurait groupé les hommes en un seul peuple. Mais Il accueille qui Il veut dans le sein de sa miséricorde et les coupables ne trouveront ni aide ni protection.
EST-CE possible qu’ils prennent pour patrons d’autres que Lui ? Dieu est le seul patron. C’est Lui qui ressuscite les morts. Il est Tout-Puissant.
TOUS vos différends doivent être soumis au jugement de Dieu. Ce Dieu est mon maître. Je me fie et me soumets à Lui.
CRÉATEUR des cieux et de la terre, Il vous a donné des épouses de votre espèce comme Il en a donné aux animaux de leur espèce. Il vous multiplie de la sorte. Rien ne Lui ressemble. Il entend et voit tout.
IL a les clefs des cieux et de la terre. Il se montre prodigue ou ménager de ses biens envers qui Il veut. Il est omniscient.
IL vous a donné la même religion que celle qu’Il avait déjà recommandée à Noé. C’est celle-là même qu’Il t’a révélée, celle-là même qu’Il avait recommandée avant à Abraham, à Moïse et à Jésus. Observez-la bien et ne vous divisez pas, a-t-il été prescrit à tous. DE telles prescriptions répugnent aux idolâtres. Dieu attire à Lui qui Il veut et met dans la bonne voie ceux qui Le recherchent.
ILS ne se sont divisés qu’après avoir reçu mes révélations et cela par esprit de rivalité. Si un décret de ton maître n’avait ajourné leur sort à une date fixée, Il l’aurait déjà réglé. D’ailleurs, ceux qui ont hérité du Livre après les prophètes sont dans un doute profond à son sujet.
C’EST pourquoi prêche et sois droit comme tu en as reçu l’ordre. Ne suis pas leurs penchants et dis : Je crois à tous les Livres révélés par Dieu. J’ai reçu l’ordre de vous juger avec impartialité. Dieu est notre maître et le vôtre. Nous sommes responsables de nos actes et vous des vôtres. Il est vain pour nous et pour vous de discuter. Dieu nous réunira. Car c’est à Lui que tout aboutit.
CEUX qui discutent sur Dieu après le triomphe de sa cause, leurs arguments ne trouveront aucun crédit auprès de leur maître. Ils encourront à la fois sa colère et son châtiment.
DIEU a révélé le Livre et la balance comme expressions de la vérité. Qu’en sais-tu ? l’heure est peut-être proche.
LES incrédules sont impatients de la voir venir ; les croyants en redoutent la venue, la tenant pour certaine. Combien sont profondément égarés ceux qui contestent l’heure !
DIEU est plein de bonté pour les hommes. Il distribue ses biens à qui Il veut. Il est Puissant et Fort.
CELUI qui peine en vue de la vie future, nous estimerons ses efforts au-delà de leur valeur. Celui qui peine en vue de ce monde, nous laisserons aboutir ses efforts. Mais il n’aura aucune part dans l’autre.
EN sont-ils arrivés à prendre des associés qui leur ont édicté des prescriptions religieuses non autorisées par Dieu ? S’il n’avait pas décrété le jugement dernier, Dieu aurait déjà réglé leur sort. Un châtiment implacable attend les méchants.
TU verras les injustes trembler pour leurs péchés. Ils n’échapperont pas au châtiment. Ceux qui ont cru et pratiqué le bien se délasseront dans les jardins du paradis. Leur maître satisfera tous leurs désirs. C’est la faveur la plus enviable.
VOILA ce que Dieu promet à ses serviteurs qui croient et font le bien. Dis : En échange du Coran, je ne vous demande qu’une chose, c’est d’aimer vos parents. Celui qui fait une bonne action, nous en augmentons le mérite. Dieu est plein d’indulgence et de gratitude.
NE soutiennent-ils pas que tu inventes à propos de Dieu ? Si Dieu voulait, Il fermerait ton cœur à toute révélation, et, d’un seul mot, dissiperait l’erreur et imposerait la vérité. Car Il sait ce qui se passe au fond des cœurs.
C’EST Lui qui accepte le repentir des hommes et pardonne leurs fautes. Il connaît toutes leurs actions.
CEUX qui croient et font le bien répondent à son appel et Lui, en retour, leur multiplie ses faveurs. Les incrédules subiront un atroce supplice.
SI Dieu prodiguait sans mesure ses richesses aux hommes, ceux-ci deviendraient arrogants. Il les leur accorde dans la mesure qu’Il Lui plaît, car Il connaît les hommes et lit dans leurs cœurs.
C’EST Lui qui envoie la pluie bienfaisante au moment que les hommes désespèrent. Il étend sur eux sa miséricorde. Il est le Protecteur et le Magnanime.
UN des signes de sa puissance est la création des cieux et de la terre et de tous les êtres animés dont Il les a peuplés. Il pourrait fondre ces éléments en un seul s’Il le voulait.
SI un malheur vous frappe, c’est que vous l’avez préparé de vos propres mains. Et pourtant que de fautes Il pardonne !
VOUS ne sauriez résister à Dieu sur terre. Vous n’avez ni tuteur ni allié en dehors de Lui.
SA puissance se manifeste dans les navires qui sillonnent les mers et s’y dressent comme des montagnes.
S’IL le voulait, Il apaiserait le vent et les navires s’immobiliseraient sur la surface des flots. N’est-ce pas un signe pour les gens sérieux et reconnaissants ?
OU bien Il les ferait sombrer pour punir les hommes. Et pourtant que de fautes Il pardonne !
CEUX qui contestent nos signes apprendront alors qu’ils ne sauraient nous échapper.
TOUS les biens qui vous échoient en ce monde sont éphémères. Ceux que vous trouverez près de Dieu seront plus précieux et plus durables. Ils sont réservés aux croyants qui se fient à leur Seigneur,
A ceux qui s’abstiennent des péchés capitaux et des turpitudes et qui pardonnent dans l’égarement de la colère,
A ceux qui répondent à l’appel de leur Seigneur, observent la prière, délibèrent en commun sur leurs affaires et font profiter les autres des biens que nous leur prodiguons,
A ceux qui ne laissent pas impunies les offenses qui leur sont faites,
A ceux qui ne rendent pas plus de mal qu’ils n’en reçoivent. Celui qui pardonne et cherche à se concilier sera récompensé par Dieu. Dieu n’aime pas les méchants.
CELUI qui se venge d’une injustice n’encourt aucune peine.
SONT punissables, en revanche, ceux qui oppriment leurs semblables et qui suivent en ce monde leurs mauvais instincts sans souci d’équité. Ceux-là subiront un supplice douloureux.
ÊTRE patient et pardonner, cela suppose de la fermeté d’âme.
CELUI que Dieu abandonne ne saurait trouver d’autre protecteur. On entendra les méchants s’écrier à la vue du supplice : « Est-ce possible de retourner sur terre ? »
ON les verra passer devant le lieu de leur supplice, les yeux voilés de honte et n’osant se fixer qu’à la dérobée. Les croyants diront : « Les voilà les réprouvés qui ont perdu leurs âmes et celles des leurs et que le jugement dernier a condamnés ». Qu’on le sache ! les méchants subiront un supplice éternel.
ILS ne sauraient trouver d’autre protecteur que Dieu. Celui que Dieu égare ne peut plus se guider.
RÉPONDEZ à l’appel de votre Seigneur avant que ne vienne le jour inéluctable fixé par Lui. Ce jour-là, vous ne trouverez aucun refuge, vous ne pourrez renier vos œuvres.
SI les hommes ne t’écoutent pas, tu n’en es pas responsable. Tu n’es chargé que de les avertir. Gratifions-nous l’homme de notre bénédiction ? il s’en réjouit. Le frappons-nous d’un mal pour le punir de ses fautes ? il nous renie.
DIEU est le maître des cieux et de la terre. Il crée ce qu’Il veut. Il donne aux uns des filles, aux autres des garçons,
A d’autres des jumeaux, garçons et filles. Il rend stérile qui Il veut. Il est Savant et Puissant.
DIEU ne communique pas directement avec l’homme. Mais Il l’inspire ou lui parle à travers un voile OU lui envoie un prophète par qui Il révèle ce qu’Il désire. Il est le Sublime et le Souverain Juge.
C’EST ainsi que nous t’avons révélé l’esprit de notre règle alors que tu ne connaissais ni le Livre ni la foi. Nous en avons fait une lumière avec laquelle nous dirigeons qui nous voulons. En vérité, tu appelles les hommes à une voie droite,
A la voie de Dieu, le maître des cieux et de la terre. Dites-vous bien que c’est à Lui que tout fait retour.
HA-MIM.
VOILA le Livre de l’évidence,
QUE nous présentons comme une lecture en langue arabe, pour vous le rendre plus accessible.
IL a son origine dans la matrice du Livre qui se trouve auprès de nous. Il est sublime et plein de sagesse.
RENONCERONS-NOUS à vous avertir parce que vous êtes un peuple de rebelles ?
COMBIEN de prophètes n’avons-nous pas envoyés aux peuples passés ?
AUCUN prophète ne s’est présenté à eux qu’ils ne l’aient tourné en dérision.
Nous avons anéanti les plus forts d’entre eux. L’exemple des anciens est notoire.
SI tu leur demandes qui a créé les cieux et la terre, ils répondront que c’est Dieu le Puissant et le Docte,
QUI vous a donné la terre pour berceau et l’a sillonnée de routes pour vous permettre de circuler,
QUI fait tomber l’eau du ciel dans la mesure qui convient. Nous l’employons pour vivifier la terre morte. C’est ainsi que vous serez ressuscités.
QUI a créé toutes les espèces, qui a créé les navires et les animaux pour vous transporter.
FIXEZ-VOUS sur leurs dos et célébrez les bienfaits de votre Seigneur. Une fois à votre aise, dites : Gloire à Celui qui nous a soumis ces choses et que, seuls, nous n’aurions pas pu soumettre !
C’EST à notre Seigneur que nous ferons retour.
ILS considèrent certains de ses serviteurs comme une partie de Lui-même. L’homme est manifestement ingrat !
DIEU aurait-Il pris les filles parmi ses créatures, avantageant les hommes par des fils ?
POURTANT, quand on annonce à l’un d’eux la naissance d’une fille (du sexe qu’il attribue à Dieu), son visage s’assombrit et son cœur suffoque.
EN sont-ils à attribuer à Dieu des êtres (filles) élevées dans la mollesse et incapables d’intervenir dans les discussions ?
ILS prétendent que les anges — ces serviteurs du Miséricordieux — sont des filles. Ont-ils assisté à leur création ? De pareilles prétentions seront consignées et ils auront à en répondre.
ILS disent : « Si le Miséricordieux ne l’avait voulu, nous n’aurions pas adoré nos idoles ». Sur quoi appuient-ils de pareils propos ? Ce sont là pures suppositions.
LEUR avons-nous donné auparavant un Livre auquel ils se réfèrent ?
QUE non. Mais ils disent : « Nous avons trouvé nos pères attachés à ce culte et nous marchons sur leurs traces ».
IL en a toujours été ainsi. Chaque fois que nous avons envoyé un prophète dans une cité, les notables l’ont accueilli par ces mots : « Nous avons trouvé nos pères attachés à ce culte et nous marchons sur leurs traces ».
DIS : Me ferez-vous une pareille réponse même si je vous apporte une religion supérieure à celle de vos pères ? Nous ne croyons pas à ta mission, répondirent-ils.
NOUS avons sévi contre ces peuples. Considère quelle a été la fin des incrédules.
ABRAHAM dit à son père et à son peuple : « Je réprouve ce que vous adorez ».
« JE n’adore que Celui qui m’a créé. Il me mettra dans le bon chemin ».
IL légua cette parole à sa postérité. Peut-être ramènera-t-elle d’autres hommes ?
JE les (les Arabes) ai laissés eux et leurs pères jouir des biens de ce monde jusqu’au moment où ils ont reçu la vérité et un prophète authentique.
LORSQU’ILS reçurent la vérité, ils dirent : « C’est là une pure magie que nous repoussons ».
ILS disent : « Que ce Coran n’a-t-il été révélé à quelque personnage important des deux villes ? »
PRETENDENT-ILS distribuer les grâces de ton Seigneur ? alors que c’est nous qui distribuons leur nourriture en ce monde et qui déterminons leur condition pour permettre aux uns d’avoir les autres pour serviteurs. Mais la grâce de ton Seigneur est plus précieuse que tous les biens qu’ils amassent.
Si nous n’avions craint que tous les hommes tournent à l’impiété, nous aurions donné aux infidèles des maisons ornées de toits et d’escaliers d’argent ;
DE portes et de sièges de repos ;
ET de parures. Tout cela n’est qu’éphémère jouissance de ce monde. Ton Seigneur réserve la vie future à ceux qui le craignent.
CELUI qui reste sourd aux appels du Miséricordieux, nous lui imposerons comme compagnon un démon.
LES démons détournent les hommes du droit chemin en leur donnant l’illusion qu’ils le suivent.
QUAND cet homme et son compagnon comparaîtront devant Dieu, le premier s’écriera : « Plût à Dieu qu’il y eût entre ce démon et moi la distance de l’Est à l’Ouest ! Quel funeste compagnon !
VAINS regrets que les vôtres en ce jour ! Vous avez été injustes, vous subirez votre châtiment en commun.
TE flattes-tu de faire entendre un sourd, de faire marcher droit un aveugle ou quelqu’un d’irrémédiablement égaré ?
PEU importe que nous t’appelions à nous, nous sévirons contre eux.
PEU importe que nous les châtions en ta présence, nous les avons à notre merci.
ADHÈRE avec force à ce qui t’a été révélé car tu es dans la bonne voie.
LE Coran constitue une règle pour toi et ton peuple. Vous aurez des comptes à rendre.
DEMANDE si dans les messages que nous avons envoyés avant toi nous avons permis qu’on adore un autre Dieu que le Miséricordieux.
NOUS envoyâmes Moïse avec nos preuves à Pharaon et à sa cour. « Je suis l’envoyé du maître de l’univers », leur dit-il.
LORSQU’IL leur produisit nos preuves, ils s’en gaussèrent.
CHAQUE preuve que nous leur montrions dépassait en force la précédente. Nous leur envoyâmes des malheurs pour les ramener à nous.
O magicien, dirent-ils à Moïse, implore pour nous ton Seigneur en usant de ton crédit près de Lui. Nous nous engageons dans la bonne voie.
A peine les délivrâmes-nous de leurs malheurs, qu’ils rompirent leurs engagements.
PHARAON déclara à son peuple : « O mon peuple, l’empire d’Égypte et ces fleuves qui coulent à mes pieds ne m’appartiennent-ils pas ? Ne le voyez-vous pas ?
NE suis-je pas supérieur à ce vil individu, QUI s’exprime si maladroitement ?
SI seulement il était couvert de chamarrures d’or ou s’il était escorté d’anges.
IL n’eut pas de peine à rallier son peuple, qui lui obéit. Car c’était un peuple dépravé.
QUAND ils nous eurent irrité, nous sévîmes contre eux. Nous les engloutîmes sous les flots.
NOUS en fîmes un exemple et une leçon pour les peuples à venir.
QUAND le fils de Marie fut proposé en exemple, ton peuple s’en détourna avec dédain.
ILS dirent : « Nos dieux ne lui sont-ils pas supérieurs ? Ton peuple n’a cité le cas de Jésus que pour susciter des controverses. Assurément, c’est un peuple de polémistes ».
JESUS est un homme que nous avons comblé de nos bienfaits et que nous avons donné en exemple aux enfants d’Israël.
SI nous avions voulu, nous aurions appelé des anges à vous (hommes) succéder sur terre.
LE Coran est plein d’enseignements sur l’heure. N’en doutez pas. Suivez-moi. C’est là la voie droite.
QUE Satan ne vous circonvienne pas. Il est votre ennemi manifeste.
QUAND Jésus se présenta aux hommes avec ses preuves, il leur dit : « Je vous apporte la sagesse et je viens vous expliquer une partie des choses qui vous divisent. Craignez Dieu et obéissez-moi ».
DIEU est mon Seigneur et le vôtre. Adorez-Le. Voilà le droit chemin.
LES partis se disputèrent entre eux. Malheur aux injustes. Un châtiment terrible leur est réservé.
ATTENDENT-ILS que l’heure les surprenne sans qu’ils s’y soient préparés ?
CE jour-là, les amis deviendront ennemis, exception faite pour ceux qui craignent Dieu.
« O mes serviteurs, ne craignez pas pour vous ni ne vous désolez en ce jour ».
VOUS qui avez foi en mes preuves et vous êtes soumis,
ENTREZ au paradis, vous et vos épouses, et réjouissez-vous.
ON y passera à la ronde des plats et des coupes d’or. Vous y trouverez tout ce qui flatte l’âme et réjouit l’œil. Et cela éternellement.
CE jardin vous échoit en héritage pour prix de vos œuvres.
VOUS y trouverez des fruits en abondance. Vous vous en délecterez.
LES méchants éprouveront éternellement le supplice de l’enfer.
RIEN n’atténuera leurs souffrances. Ils seront consternés.
NOUS n’avons pas été injustes envers eux. Ce sont eux qui se sont porté tort à eux-mêmes.
ILS supplieront : « O Malek, que ton Seigneur nous achève ! » « Restez où vous êtes », répondra-t-Il.
NOUS vous avons apporté la vérité mais la plupart d’entre vous ont montré de la répugnance pour elle.
ONT-ILS conçu un projet. Nous en concevrons un aussi.
CROIENT-ILS que nous n’entendons pas leurs propos secrets et leurs conciliabules ? Erreur. Et nos messagers écrivent tout ce qu’ils font.
DIS : Si le Miséricordieux avait un fils, je serais le premier à y croire.
GLOIRE au maître des cieux et de la terre, au maître du trône. Qu’Il est loin des images qu’en font les hommes !
LAISSE-LES se livrer à leurs jeux frivoles jusqu’à ce qu’ils touchent au jour qui leur a été fixé.
IL est souverain dans les cieux et souverain sur terre. Il est le Sage et le Savant.
BENI soit Celui qui a l’empire des cieux et de la terre et de ce qui les sépare ! Il est seul à connaître l’heure. C’est à Lui que tout fait retour.
LES idoles qu’on invoque en dehors de Lui ne peuvent intercéder. N’ont ce privilège que ceux qui ont proclamé la vérité et s’y sont conformés.
SI on leur demande qui les a créés, ils répondent : Dieu. Pourquoi alors s’en détournent-ils ?
SURTOUT s’ils savent que le prophète en appelle ainsi à son Seigneur : « Ce peuple-là ne croit pas ».
N’INSISTE pas auprès d’eux et quitte-les sur des paroles conciliantes. Vous apprendrez plus tard ce qu’il en est.
HA - MIM.
VOILA le Livre de l’évidence,
QUE nous avons envoyé aux hommes dans une nuit bénie. C’est notre habitude d’avertir,
DANS une nuit où sont prises toutes les décisions importantes.
TEL a été notre ordre. Nous envoyons des prophètes,
EN signe de miséricorde de ton Seigneur. Il entend et sait tout.
IL est le maître des cieux et de la terre et de l’espace qui les sépare pour ceux qui ont la foi.
IL n’y a de Dieu que Lui. Il donne la vie et la mort. Il est votre maître et le maître de vos ancêtres.
MAIS les hommes doutent et vivent dans le plaisir.
ATTENDS le jour où du ciel surgira une épaisse fumée,
QUI enveloppera les hommes. Ce sera un châtiment pénible.
SEIGNEUR, s’écrieront-ils, épargne-nous ce châtiment. Nous nous soumettons.
COMMENT accepter leur conversion alors qu’un prophète éloquent leur a été envoyé,
QU’ILS ont repoussé en disant : « Il répète une leçon apprise. C’est un possédé ».
QUE nous interrompions un instant notre châtiment, et vous retomberiez dans le péché.
LE jour où toute notre puissance se manifestera, nous vous ferons expier vos fautes.
AVANT eux, nous avons éprouvé le peuple de Pharaon. Un prophète plein de noblesse lui fut envoyé.
« O serviteurs de Dieu, dit-il, tendez-moi la main. Je suis pour vous un envoyé digne de confiance. »
« NE soyez pas rebelles à Dieu. Je viens à vous avec une autorité incontestable.
JE me mets sous la protection de mon Seigneur et du vôtre pour ne pas être lapidé.
SI vous ne me croyez pas, abandonnez-moi ».
IL adressa à son Seigneur cette plainte : « C’est un peuple de méchants ».
« QUITTE de nuit ce pays avec mes serviteurs, lui révéla Dieu. Vous serez poursuivis. »
« LAISSE les flots séparés derrière toi. Leurs troupes seront submergées. »
COMBIEN de jardins et de sources n’ont-ils pas laissés !
QUE de plantations et de magnifiques demeures !
QUE de richesses dont ils jouissaient sans souci !
TEL fut leur destin. Nous donnâmes tout cela en héritage à un autre peuple.
LES cieux et la terre ne versèrent aucune larme sur leur malheur. Aucun répit ne leur fut accordé.
NOUS avons arraché les enfants d’Israël à la servitude infamante,
DE Pharaon, souverain arrogant et cruel.
NOUS les avons choisis à dessein parmi tous les autres peuples.
NOUS leur apportâmes des signes qui les soumirent à une rude épreuve.
CES gens-là affirment :
« TOUT finit avec notre mort première et nous ne serons pas ressuscités ».
« RESSUSCITEZ nos pères si ce que vous dites est vrai ».
SONT-ILS supérieurs au peuple de Tobba ET aux générations qui les ont précédés ? Et pourtant nous les exterminâmes en punition de leurs péchés.
CE n’est pas par pur divertissement que nous avons créé les cieux et la terre et l’espace qui les sépare.
EN les créant, nous avons eu un but, mais la plupart d’entre eux l’ignorent.
LE jour du jugement dernier les réunira tous.
CE jour-là, protecteurs et protégés seront impuissants à s’entraider. Et ils ne pourront compter sur aucun appui.
SEULE comptera la clémence de Dieu, le Tout-Puissant et le Miséricordieux.
L’ARBRE de Zakoum sera
LA seule nourriture du méchant.
CETTE nourriture bouillonnera dans leurs ventres comme de la poix embrasée,
COMME de l’eau bouillante.
UNE voix criera : « Appréhendez les méchants et précipitez-les au fond de l’enfer »,
« VERSEZ-LEUR de l’eau bouillante sur la tête »,
ET s’adressant à eux : « Savourez ce supplice, ô vous les puissants et les adulés du monde »,
« CE supplice dont vous doutiez sur terre. »
ALORS que les croyants seront dans un asile de paix,
PARMI les bois et les eaux vives,
VÊTUS de soie et de satin, reposant face à face.
OUI, c’est là ce qui les attend. Ils auront pour épouses des vierges au teint immaculé, aux grands yeux.
ON leur servira toutes sortes de fruits. Ils goûteront un repos absolu.
LES affres de la mort, qu’ils ont subies une fois, leur seront à tout jamais épargnées. Ils auront échappé pour toujours au supplice de l’enfer.
AINSI se manifestera la grâce de ton Seigneur. Suprême félicité.
NOUS avons rendu ce Coran accessible par l’emploi de ta langue. Puissent les hommes en profiter.
ATTENDS les événements. Qu’ils les attendent aussi.
HA - MIM.
LE Livre émane de Dieu le Puissant et le Sage.
IL y en a des preuves dans les cieux et la terre pour ceux qui ont la foi.
VOTRE création et la multiplicité des espèces animales constituent aussi des preuves pour ceux qui se laissent convaincre.
L’ALTERNANCE de la nuit et du jour, les chutes d’eau que Dieu envoie du ciel pour vivifier les terres mortes, la variation des vents, ne sont-ce pas aussi des preuves pour qui médite ?
CE sont là de toute évidence des versets de Dieu que nous te récitons. Quel langage convaincra les hommes s’ils sont insensibles à Dieu et à ses preuves !
MALHEUR aux menteurs effrontés,
QUI, lorsqu’ils entendent lire des versets de Dieu, prennent un air méprisant, comme s’ils ne l’entendaient pas. Annonce-leur un châtiment douloureux.
APPRENNENT-ILS un de nos versets ? ils le tournent en dérision. Ces gens-là subiront un supplice infamant.
L’ENFER les attend. Les biens qu’ils auront amassés, les maîtres qu’ils se seront donnés en dehors de Dieu ne leur seront d’aucun secours. Ils subiront un châtiment atroce.
TELLE est la voie de Dieu. Ceux qui renient les signes de leur Seigneur subiront un supplice qui les avilira à jamais.
C’EST Dieu qui a soumis les flots pour permettre à vos navires de voguer sous sa surveillance et à vous d’échanger les richesses de la terre. Peut-être Lui en serez-vous reconnaissants ?
IL vous a soumis spontanément ce qu’il y a dans les cieux et la terre. Ceci est un signe pour qui réfléchit.
PRIE les croyants de pardonner à ceux qui ne croient pas dans le règne de Dieu. Dieu récompensera les hommes suivant leurs œuvres.
QUICONQUE fait le bien, c’est à son profit. Quiconque fait le mal, c’est à son détriment. Vous retournerez tous à votre Seigneur.
NOUS avons donné aux fils d’Israël le Livre, la puissance à des prophètes. Nous les avons gratifiés d’une nourriture agréable et nous les avons favorisés par rapport aux autres peuples.
NOUS leur avons apporté une règle de vie. Ils ne se sont divisés qu’après avoir reçu la science par esprit de jalousie. Ton Seigneur tranchera leurs différends au jour du jugement dernier.
NOUS t’avons indiqué la voie légale. Suis-la. Ne suis pas les passions des ignorants.
ILS ne pourront t’être d’aucun secours en dehors de Dieu. Les méchants sont les alliés les uns des autres. Dieu est le patron des croyants.
CE Coran est une lumière pour les hommes. C’est un guide et une bénédiction pour les fidèles.
CEUX qui font le mal croient-ils que nous les traiterons comme ceux qui croient et font le bien ? Croient-ils que, morts, ils auront le même traitement que pendant la vie ? Erreur !
CE n’est pas sans but que Dieu a créé les cieux et la terre. Chaque âme sera rétribuée suivant ses œuvres. Aucune injustice ne sera commise.
QUE t’en semble ! Celui qui n’a d’autre Dieu que ses passions, que Dieu égare malgré ses connaissances, duquel Il endurcit l’ouïe et le cœur et sur les yeux duquel Il met un voile, celui-là, qui pourra le mettre dans le droit chemin après que Dieu l’a abandonné ! Le comprendrez-vous ?
ILS disent : « Il n’y a d’autre vie que celle-ci. Nous mourons et nous vivons. C’est le temps qui a raison de nous ». Ces affirmations ne reposent sur rien. Ce sont de simples conjectures.
LORSQU’ON leur récite nos versets éclatants d’évidence, ils ne trouvent d’autre argument que celui-ci : « Faites revivre nos pères si ce que vous dites est vrai ».
RÉPONDS : Dieu vous fait naître, puis vous fait mourir. Il vous rassemblera ensuite au jour de la résurrection dont la venue ne laisse aucun doute. Mais la plupart des hommes ne le savent pas.
L’EMPIRE des cieux et de la terre appartient à Dieu. Le jour où l’heure sonnera, ce jour-là, la perte des insouciants sera consommée.
CE jour-là, on verra chaque peuple agenouillé. Chaque peuple sera jugé d’après son Livre. Ce jour-là, vous serez récompensés suivant vos œuvres.
VOILA notre Livre. Il témoignera envers vous en toute justice. Nous avons pris acte par écrit de toutes vos œuvres.
CEUX qui ont cru et pratiqué le bien seront reçus dans le sein de la miséricorde divine. C’est la récompense la plus enviable.
DIEU dira aux incrédules : « Ne vous a-t-on pas récité mes versets ? Vous les avez entendus avec dédain. Vous êtes un peuple de rebelles ».
QUAND on vous disait : « Les promesses de Dieu sont vraies ainsi que l’annonce de l’heure qui ne laisse aucun doute », vous répondiez : « Nous ignorons ce qu’est l’heure ; nous n’avons d’elle qu’une idée vague, sans aucune certitude ».
LEURS mauvaises actions leur apparaîtront alors dans toute leur horreur. Les menaces qu’ils auront tournées en dérision se réaliseront.
DIEU leur dira : « Nous vous négligeons aujourd’hui comme vous avez négligé le jour de votre comparution devant nous. Votre demeure est l’enfer. Vous êtes privés de tout soutien ».
CE châtiment vous est infligé pour avoir raillé les signes de Dieu et avoir cédé aux joies du siècle. Vous ne sortirez plus d’ici. Aucune de vos excuses ne sera admise.
LOUE soit Dieu, le maître des cieux et de la terre et le maître de l’univers.
IL remplit de sa majesté les cieux et la terre. Il est tout-puissant et sage.
HA-MIM.
LE Livre émane de Dieu le Tout-Puissant et le Sage.
CE n’est pas sans but que nous avons créé les cieux et la terre et ce qui les sépare et c’est pour une durée déterminée. Mais les incrédules n’ont cure des avertissements qu’on leur donne.
DIS : Voyons, ceux que vous invoquez en dehors de Dieu, montrez-moi en quoi ils ont contribué à la création de la terre ! Montrez-moi leur part dans la création des cieux ! Apportez-moi un Livre révélé avant celui-ci ou seulement un indice quelconque de leur divinité, si vous êtes sincères ?
QUEL plus grand égaré que celui qui prie en dehors de Dieu une idole muette jusqu’au jour de la résurrection ! une idole indifférente à ses suppliques.
LORSQUE les hommes seront rassemblés, les idoles se révéleront leurs ennemis et renieront les cultes qu’on leur aura voués.
LORSQU’ON leur récite nos versets les plus clairs, les incrédules traitent notre vérité de magie manifeste.
ILS affirment que tu as inventé ce Coran. Réponds : « Si je l’ai inventé, vous ne sauriez détourner de moi le châtiment de Dieu. Dieu sait ce dont vous m’accusez. Son témoignage me suffit entre vous et moi. Il est le Clément et le Miséricordieux.
DIS : « Je ne suis pas le premier prophète. J’ignore le sort que Dieu réserve à chacun de nous, vous et moi. Je me borne à suivre ce qui m’est révélé. J’ai pour unique mission d’avertir clairement.
DIS : Voyons. S’il était démontré que ce Livre — auquel vous ne croyez pas — vienne de Dieu, alors que même un israélite a témoigné de son authenticité et y a adhéré, qu’adviendrait-il de vous qui le rejetez avec mépris ? Dieu ne favorise pas les incrédules.
LES incrédules disent à propos des croyants : « Si ce Coran avait vraiment une valeur, nous l’aurions adopté avant eux. Mais comme ils ne s’y conforment pas, ils le traitent de vieux mensonge ».
AVANT ce Livre, il y a eu celui de Moïse qui a été tout à la fois un guide et une bénédiction. Ce Coran confirme en langue arabe le Livre de Moïse. Il t’autorise à menacer les méchants et à annoncer de bonnes nouvelles aux gentils.
CEUX qui proclament : notre maître est Dieu et qui se conduisent avec droiture ne connaîtront ni crainte ni tristesse.
ILS auront le paradis pour séjour éternel en récompense de leurs œuvres.
NOUS avons recommandé à l’homme de bien traiter ses père et mère. Sa mère l’a porté et l’a mis au monde en souffrant. Elle endure les fatigues de la grossesse et de l’allaitement pendant trente mois. Quand il atteint l’âge de la maturité, à quarante ans, il prie ainsi : « Seigneur, fais que je reconnaisse les bienfaits dont tu m’as comblé, moi et mes parents. Fais que mes actions t’agréent et rends-moi heureux dans ma descendance. Je m’abandonne à toi, je me range du côté des soumis.
DE tels hommes, nous agréons les bonnes actions et nous leur pardonnons les mauvaises. Ils seront parmi les bienheureux du paradis. Ainsi se trouveront réalisées les promesses qui leur auront été faites.
CELUI qui dit à ses parents : « Fichez-moi la paix. Pourquoi me rappeler sans cesse que je renaîtrai ? Alors que tant de générations se sont succédé avant moi sans renaître ». « Les parents l’adjurent ainsi au nom de Dieu : « Malheureux ! soumets-toi. Les prédictions de Dieu sont vraies ». Et lui d’insister : « Ce sont de vieilles fables ».
LA parole de Dieu se vérifiera contre l’auteur d’un tel langage, comme elle s’est vérifiée contre tant d’autres peuples de génies et d’hommes aujourd’hui disparus. Ils seront tous réprouvés.
CHAQUE homme sera classé suivant ses œuvres. Ainsi nous récompenserons les hommes d’après leurs œuvres et aucun ne sera lésé.
LE jour où on conduira les infidèles à l’enfer, on leur dira : « Vous avez usé vos dons les plus rares à jouir de la vie et à en épuiser les plaisirs. Aujourd’hui, un supplice infamant vous est infligé en punition de votre coupable orgueil et de vos excès sur terre.
CITE-LEUR le cas du frère des Adites qui prêcha son peuple dans l’Ihaqaf où tant de prophètes se succédèrent avant et après lui. Il leur recommandait : « N’adorez que Dieu. J’appréhende pour vous le châtiment d’un jour qui sera mémorable ».
ILS répondirent : « Viens-tu pour nous détacher de nos idoles ? Exécute tes menaces si tu dis vrai ».
DIEU seul est fixé sur ces menaces, dit-il. Pour moi, j’accomplis ma mission. Mais je vois que j’ai affaire à un peuple insouciant.
APERCEVANT un nuage s’avancer vers leurs vallées, ils s’écrièrent : « Ce nuage nous apporte la pluie ». Erreur, c’est le châtiment que vous avez hâté, c’est un vent qui vous apporte un épouvantable fléau,
UN vent qui, sur l’ordre du Seigneur, détruira tout. Le lendemain, seules leurs demeures restaient debout. C’est notre manière de punir les coupables.
NOUS les avions installés sur terre plus solidement que vous. Nous les avions bien pourvus sous le rapport de l’ouïe, de la vue et de l’intelligence. Mais ouïe, vue et intelligence ne leur furent d’aucune utilité parce qu’ils nièrent les signes de Dieu. Les châtiments qu’ils avaient tournés en dérision se réalisèrent.
NOUS avons anéanti nombre de villes autour de vous. Et pourtant nous avions multiplié les avertissements pour ramener à nous leurs habitants.
SI seulement ceux qu’ils avaient élus pour divinités et intercesseurs à la place de Dieu les avaient secourus ! Au contraire, ils les abandonnèrent. Voilà à quoi aboutirent leur impiété et leurs inventions.
NOUS dirigeâmes vers toi un groupe de génies pour qu’ils entendent le Coran. Une fois en ta présence, ils dirent : « Écoutons ». A la fin de la lecture, ils s’en retournèrent auprès des leurs pour les convertir.
« O notre peuple, dirent-ils, nous avons entendu un Livre révélé depuis Moïse et qui confirme les Écritures passées. Il enseigne la vérité et montre le droit chemin ».
« O notre peuple, réponds à l’apôtre de Dieu et convertis-toi. Dieu absoudra tes péchés et t’épargnera un supplice atroce ».
CELUI qui ne répond pas à l’apôtre de Dieu ne saurait contrecarrer la puissance de Dieu sur terre ou trouver un autre patron que Lui. Celui-là est dans un égarement manifeste.
NE voient-ils pas que Dieu qui a créé sans la moindre peine le ciel et la terre est à plus forte raison capable de ressusciter les morts ? Il est tout-puissant.
LE jour où les impies seront conduits au supplice du feu, on leur dira : « Ce feu, est-ce bien une réalité ? » Ils répondront : « Oui, par notre Seigneur ». Eh bien ! expiez votre impiété par un pareil supplice.
Sois patient, comme l’ont été les plus fermes d’entre les prophètes. Ne sois pas trop prompt à provoquer leur châtiment. Le jour où ils seront en face de leur supplice, IL leur semblera être restés à peine une heure sur terre. Dieu n’anéantit que les peuples pervers.
DIEU enlèvera le bénéfice de leurs œuvres à ceux qui ne croient pas et détournent de sa voie.
CEUX qui croient, pratiquent le bien et ont foi dans la mission de Mohammed, qui a révélé la vérité de leur Seigneur, Dieu absoudra leurs péchés et inclinera leurs cœurs au bien.
CECI, parce que les infidèles pratiquent l’injustice et que les croyants se conforment à la vérité de leur Seigneur. C’est ainsi que Dieu fixe les principes aux hommes.
QUAND VOUS êtes en guerre avec les infidèles, passez-les au fil de l’épée et jonchez le sol de leurs cadavres. Ligotez solidement les prisonniers. A la fin de la guerre, libérez-les ou échangez-les. Si Dieu voulait, Il sévirait Lui-même contre les infidèles mais Il tient à vous éprouver les uns par les autres. Ceux qui luttent dans la voie de Dieu, Dieu ne laissera pas leurs actes sans récompense.
IL les mettra dans la bonne voie et inclinera leurs cœurs au bien.
IL les fera entrer dans le paradis qu’Il leur a décrit.
O croyants, si vous défendez la cause de Dieu, Il vous soutiendra et raffermira vos pas.
LES infidèles ne trouveront qu’infortuné et Dieu annulera leurs œuvres.
C’EST ainsi que sera punie leur aversion pour les révélations de Dieu qui anéantira leurs œuvres.
QUE ne parcourent-ils le monde ? Ils verraient quelle a été la fin des peuples qui les ont précédés. Dieu les a exterminés et réserve un pareil sort aux infidèles.
IL en est ainsi parce que Dieu est le patron des croyants et que les infidèles n’ont pas de patron.
DIEU réserve des jardins arrosés d’eau vive à ceux qui croient et font le bien. Les infidèles, eux, ne pensent qu’à jouir et à se repaître comme de vils animaux. L’enfer sera leur séjour.
COMBIEN de villes plus puissantes que celle dont tu as été chassé, n’avons-nous pas anéanties ? et qui ne trouvèrent aucune aide ?
CELUI qui se conforme aux enseignements de son Seigneur peut-il être comparé à celui qui s’illusionne sur ses mauvaises actions et s’abandonne à ses instincts ?
VOICI une description du paradis qui est réservé aux croyants : des sources dont l’eau reste toujours pure le parcourent, de même que des ruisseaux de lait d’une saveur inaltérable, des ruisseaux d’un vin délicieux, DES ruisseaux de miel distillé ; toute espèce de fruits y sont offerts, en même temps que le pardon du Seigneur. Peut-on comparer celui qui jouit d’un tel séjour à celui qui, jeté dans l’enfer, sera éternellement abreuvé d’une eau bouillante qui lui dévorera les entrailles ?
CERTAINS d’entre eux t’écoutent. Puis à peine ont-ils passé le seuil de ta porte, qu’ils demandent aux plus instruits de leur entourage : « Qu’a bien voulu dire tantôt Mohammed ? » Dieu a scellé le cœur de tels hommes, qui demeurent livrés à leurs instincts.
CEUX qui ont accepté les enseignements de Mohammed, Dieu rendra plus édifiante leur conduite et affermira leur piété.
QU’ATTENDENT-ILS ? que l’heure fatale les surprenne à l’improviste ! comme si elle ne s’était déjà manifestée par des signes. Mais une fois l’heure venue, comment pourront-ils se convertir ?
SACHE qu’il n’y a d’autre dieu que Dieu. Implore le pardon de tes péchés ; implore le pardon des croyants et des croyantes. Dieu discerne vos périodes d’agitation et de calme.
LES fidèles appellent parfois de leurs vœux une sourate décrétant la guerre. Mais qu’une sourate impérative soit révélée dans ce sens et on verra les croyants au cœur fragile t’implorer d’un regard voilé de moribond ! Mieux que de tels vœux conviennent aux fidèles
L’OBEISSANCE et un langage décent. Toutefois si la guerre arrive, qu’ils se conduisent en loyaux serviteurs de Dieu. Voilà qui sera préférable.
CRAIGNEZ qu’en retombant dans l’erreur, vous ne jetiez le désordre sur terre et ne détruisiez l’esprit de famille.
CEUX qui agissent ainsi sont maudits de Dieu, qui les a rendus sourds et aveugles à la fois.
QUE ne méditent-ils sur le Coran ? ou bien leurs cœurs sont-ils hermétiquement clos ?
CEUX qui reviennent sur leurs décisions, après que la bonne voie leur a été montrée, sont circonvenus par Satan et abusés par ses promesses.
C’EST ainsi qu’ils disent aux détracteurs des révélations de Dieu : « Nous sommes d’accord avec vous pour certaines choses ». Mais Dieu connaît leurs véritables pensées.
QU’ADVIENDRAIT-IL d’eux quand les anges, recueillant leurs âmes, les frapperont au visage et sur le dos ?
ILS subiront une telle peine parce qu’ils auront recherché ce qui déplaît à Dieu et abhorré ce qui Lui plaît. Il ne sera pas tenu compte de leurs œuvres.
CEUX dont le cœur cache quelque infirmité, espèrent-ils que Dieu ne divulguera pas leurs mauvaises pensées.
SI nous le voulions, nous te les montrerions, ces gens, nous te les ferions connaître en personne. Au reste, la réticence de leur langage les rend reconnaissables. Dieu connaît toutes vos actions.
NOUS vous éprouverons jusqu’à ce que nous discernions ceux d’entre vous qui luttent et souffrent pour leur religion. Nous apprécierons votre conduite.
CEUX qui nient Dieu, en détournent les autres et entrent en lutte avec le prophète après que la bonne voie leur soit apparue, ceux-là ne sauraient nuire à Dieu. Leurs complots seront déjoués.
O fidèles, obéissez à Dieu, obéissez à son prophète et faites que vos œuvres ne soient pas rendues inopérantes.
CEUX qui nient Dieu, en détournent les autres et meurent en état d’impiété, n’obtiendront jamais son pardon.
NE soyez point pusillanimes, ne demandez pas la paix quand vous êtes les plus forts et que Dieu est avec vous. Et ainsi vous conserverez le prix de vos œuvres.
LES plaisirs du monde ne sont que frivolité et vaine occupation. Si vous croyez et craignez Dieu, vous en serez récompensés. Dieu n’exige pas que vous Lui sacrifiez tous vos biens.
S’IL l’exigeait, Il aurait tôt percé votre avarice et mis à nu vos mauvais sentiments.
VOICI qu’on vous sollicite de mettre vos richesses à la disposition de Dieu. Certains d’entre vous se montrent avares. Celui qui est avare, l’est à son détriment. Dieu est riche et vous êtes pauvres. Si vous hésitez, Il appellera un autre peuple que vous et qui ne vous ressemblera pas.
NOUS t’avons donné une victoire éclatante,
MONTRANT ainsi que nous te pardonnons tes fautes passées et présentes. Nous te l’avons donnée, en outre, pour parfaire notre grâce envers toi, te mettre dans le droit chemin,
ET prouver que désormais ta cause triomphera sans arrêt.
C’EST Lui qui a apaisé les cœurs des fidèles pour renforcer leur foi. Les forces des cieux et de la terre appartiennent à Dieu. Dieu est savant et sage.
IL les a apaisés pour rendre dignes les croyants et les croyantes de l’éternel séjour du paradis où courent des eaux vives et pour absoudre leurs péchés. C’est là un immense bonheur de la part de Dieu.
DIEU punira les hypocrites et les idolâtres, hommes et femmes, et tous ceux qui le dénigrent. Le sort sera contre eux, Dieu les poursuivra de son courroux et de sa malédiction et leur réserve l’enfer. Terme cruel.
LES forces des cieux et de la terre appartiennent à Dieu. Il est tout-puissant et sage.
NOUS t’avons envoyé comme témoin et avec mission d’annoncer la bonne nouvelle et d’avertir,
POUR que les hommes croient en Dieu et à son prophète, l’assistent, lui rendent hommage et le louent matin et soir.
CEUX qui te prêtent serment de fidélité le prêtent à Dieu. La main de Dieu est posée sur la leur. Ceux qui violent leur serment se feront tort à eux-mêmes. Ceux qui tiennent leurs engagements recevront de Dieu une magnifique récompense.
LES Arabes qui sont restés à l’arrière s’excuseront auprès de toi : « Nous avons été retenus par nos biens et nos familles. Obtiens pour nous le pardon de Dieu ». Ainsi leurs langues tiendront des propos qui ne sont pas dans leurs cœurs. Dis : Qui saurait empêcher Dieu de vous faire du mal ou du bien ? Dieu connaît toutes vos actions.
EN vérité, vous avez cru que le prophète et ses compagnons ne rentreraient plus dans leurs foyers et vos cœurs s’en sont réjouis. Vous avez eu de mauvaises pensées. Vous êtes un peuple de corrompus.
QUE ceux qui ne croient ni en Dieu ni en son prophète sachent que nous avons préparé un brasier ardent pour les incrédules !
DIEU est maître des cieux et de la terre. Il absout ou punit qui Il veut. Dieu est toute clémence et tout pardon.
PARTEZ-vous enlever un butin ? voilà que les Arabes restés à l’arrière s’écrient : « Autorisez-nous à vous suivre », cherchant ainsi à enfreindre la volonté de Dieu ». Dis : « Non, ne venez pas avec nous. Dieu en a décidé autrement ». « Vous agissez ainsi par jalousie », répliqueront-ils. Que non. Mais si peu d’hommes sont intelligents !
DIS aux Arabes restés à l’arrière : « Vous serez appelés à lutter contre un peuple doué d’une grande force. Vous les traquerez jusqu’à ce qu’ils se convertissent ». Si vous obéissez, Dieu vous accordera une belle récompense. Mais si vous refusez comme vous l’avez déjà fait, Il vous infligera un châtiment douloureux.
L’OBLIGATION de combattre n’incombe ni à l’aveugle, ni au boiteux, ni au malade. Celui qui se soumet à Dieu et à son prophète sera reçu dans des jardins arrosés d’eau vive. Le réfractaire subira un châtiment douloureux.
DIEU est satisfait des croyants qui t’ont juré fidélité sous l’arbre. Il savait de quels sentiments leur cœur était animé. Il leur a donné la paix de l’âme et une victoire rapide,
SUIVIE d’un riche butin. Dieu est puissant et sage.
DIEU avait promis que vous réaliseriez de riches butins. Il a hâté pour vous le prix de celui-ci et Il a arrêté le bras de vos ennemis en signe d’encouragement pour les croyants et pour vous maintenir dans la voie droite.
IL y a d’autres ennemis dont vous n’avez pas pu vous rendre maîtres. Mais Dieu les cerne de toutes parts et sa puissance est illimitée.
SI les infidèles vous menaçaient, leur déroute serait rapide. Ils ne trouveraient, en effet, ni patron, ni alliés.
TELLE est la loi de Dieu, la loi qu’Il a appliquée aux générations passées. Loi immuable.
C’EST Lui qui a arrêté le bras de vos ennemis comme Il a arrêté le vôtre dans la vallée de La Mecque, après vous avoir donné la victoire. Dieu voyait toutes vos actions.
IL vous a donné la victoire contre ceux qui vous avaient interdit l’accès de l’oratoire sacré et avaient empêché vos offrandes d’atteindre l’autel du sacrifice. N’eût-ce été que des croyants et des croyantes étaient mêlés à eux à votre insu, que vous auriez pu piétiner — ce qui vous aurait valu une honte imméritée — si, au contraire, croyants et idolâtres avaient été séparés, nous aurions infligé à ces derniers un châtiment sévère. Dieu reçoit dans le sein de sa miséricorde qui Il veut.
LES infidèles entretenaient dans leur cœur un fanatisme, un fanatisme barbare. Dieu, au contraire, apaisa le cœur du prophète et des croyants. Il leur recommanda le langage de la raison. Ils étaient dignes d’une telle recommandation et préparés à la recevoir. Dieu sait tout.
DIEU réalisa le songe qu’Il avait envoyé à son prophète : « Vous entrerez sans le moindre risque dans le temple sacré par la volonté de Dieu, la tête rasée ou les cheveux courts ; vous y entrerez sans crainte ». Dieu savait, en effet, ce que vous ignoriez et Il vous avait donné entre temps une précoce victoire.
C’EST Lui qui a envoyé son prophète avec une règle de vie et la religion de l’évidence destinée à surpasser toutes les autres. Le témoignage de Dieu suffit.
MOHAMMED est le prophète de Dieu. Autant ses compagnons sont implacables envers les infidèles, autant ils sont compatissants entre eux. Ils se prosternent et s’agenouillent, n’aspirant qu’à obtenir la grâce et l’assentiment de Dieu. Leurs visages reflètent cet esprit de dévotion. Ils suscitent les mêmes comparaisons dans le Pentateuque et dans l’Évangile. Tel le blé qui germe, se gonfle de sève et grandit pour se dresser sur sa tige et réjouir les yeux du laboureur, tels ils apparaissent aux infidèles pour leur dépit. Dieu promet à ceux qui croient et font le bien, le pardon de leurs péchés et une récompense magnifique.
O croyants, ne devancez jamais les décisions de Dieu et de son prophète. Craignez Dieu. Il entend et sait tout.
O croyants, ne couvrez jamais de votre voix celle du Prophète, n’élevez pas le ton avec lui comme vous le faites entre vous, si vous ne voulez pas perdre le bénéfice de vos œuvres à votre insu.
CEUX qui parlent au Prophète en baissant la voix sont ceux que des épreuves divines ont incliné à l’humilité. Ils seront pardonnés et recevront une belle récompense.
CEUX qui t’appellent du dehors manquent de raison pour la plupart.
IL vaudrait mieux pour eux d’attendre que tu sortes. Dieu est toute clémence et miséricorde.
O croyants, si quelque méchant vous apporte une nouvelle, vérifiez-la. Sinon vous risqueriez de nuire à votre prochain par ignorance et d’en éprouver du repentir.
N’OUBLIEZ pas que le prophète de Dieu est parmi vous. S’il cédait trop souvent à vos suppliques, ce serait pour votre malheur. Mais Dieu vous a fait aimer la foi, qu’Il a embellie dans vos âmes. Il vous a rendu haïssables l’impiété, le dévergondage et la désobéissance. Une telle conduite est celle des gens qui sont bien guidés.
ILS en sont redevables à la grâce et à la générosité de Dieu. Dieu est savant et sage.
LORSQUE deux groupes de croyants se combattent, conciliez-les. Si l’un d’eux se montre intransigeant, tournez-vous contre lui jusqu’à ce qu’il revienne aux commandements de Dieu. S’il revient, conciliez-les avec justice et impartialité. Dieu aime ceux qui sont impartiaux.
LES croyants sont frères. Conciliez vos frères et craignez Dieu si vous recherchez sa miséricorde.
O croyants, ne vous méprisez pas les uns les autres. Ceux qu’on méprise valent quelquefois mieux que leurs détracteurs. Que les femmes, non plus, ne se méprisent pas entre elles. Là encore, la supériorité peut être du côté des méprisées. Ne vous dénigrez pas et ne vous donnez pas de sobriquets. Combien s’allie mal la méchanceté avec la foi ! Celui qui est inaccessible au remords est vraiment injuste.
O croyants, évitez autant que possible le soupçon. Il y a des soupçons qui sont des péchés. Ne vous épiez pas les uns les autres. Ne médisez pas les uns des autres. L’un de vous mangerait-il la chair de son frère mort ? Non, cela vous répugnerait. Craignez Dieu. Il est indulgent et miséricordieux.
O hommes ! nous vous avons créés d’un homme et d’une femme. Nous vous avons divisés en races et en tribus avec des caractères distinctifs. Le plus méritant aux yeux de Dieu est celui qui le craint le plus. Dieu est savant et bien informé.
LES bédouins disent : « Nous croyons ». Réponds : « Vous ne croyez pas. Dites plutôt : nous sommes soumis ». Car la foi n’a pas encore pénétré vos cœurs. Si vous obéissez à Dieu et à son prophète, toutes vos actions vous seront comptées. Dieu est indulgent et miséricordieux.
LES vrais croyants sont ceux qui croient à Dieu et à son prophète, ne connaissent pas le doute, mettent leurs biens et leurs personnes au service de Dieu. Les voilà les croyants sincères.
ALLEZ-vous apprendre à Dieu votre religion alors qu’Il sait tout ce qui se passe dans les cieux et la terre et qu’Il embrasse tout de sa science.
ILS se prévalent auprès de toi de leur conversion. Dis : Ne vous targuez pas ainsi de votre conversion. Ce serait plutôt à Dieu de vous rappeler qu’Il vous a donné la foi. Avouez-le, si vous êtes sincères.
DIEU connaît les secrets des cieux et de la terre. Il voit toutes vos actions.
KAF. Voilà le Coran sublime.
POURQUOI les hommes s’étonnent-ils qu’on leur ait envoyé un des leurs pour les avertir ? « C’est là chose étonnante », disent les incrédules.
UNE fois morts et réduits en poussière, il semble difficile de revenir à la vie.
MIEUX que quiconque nous savons ce que la terre dévore d’hommes, nous qui en prenons note dans un livre.
MALHEUREUX qui traitent de mensonge la vérité qu’on leur envoie ! Ils sont dans une confusion extrême.
QUE ne considèrent-ils le ciel qui s’élève au-dessus de leurs têtes ? Ils verraient comment nous l’avons créé et embelli. Ils verraient qu’il est net de toute fissure.
QUE ne considèrent-ils la terre que nous avons aplanie et hérissée de montagnes et de toute espèce de riants végétaux ?
IL y a là matière à réflexion et un avertissement pour ceux de nos serviteurs accessibles au repentir.
Nous faisons tomber du ciel une eau bienfaisante qui féconde les jardins et les champs de blé,
ET les palmiers aux troncs élancés et aux cimes chargées de fruits.
IL y a là une ressource pour les hommes. L’eau vivifie, en outre, les terres mortes. C’est l’emblème de la résurrection.
AUPARAVANT, les peuples de Noé, de Rass et de Thémoud avaient déjà traité leurs prophètes de menteurs.
AD, Pharaon, le peuple de Loth,
LES habitants de Léïka et de Toba ont tous aussi traité de menteurs leurs prophètes et encouru notre châtiment.
CROIENT-ILS que la première création nous a épuisé pour douter que nous puissions en opérer une nouvelle ?
NOUS avons créé l’homme et nous connaissons ses plus intimes pensées. Nous le touchons de plus près que sa propre carotide.
DEUX anges se tiennent assis à la droite et à la gauche de l’homme pour recueillir ses paroles.
CELUI-CI ne prononce pas un seul mot, qu’il ne soit noté par un gardien vigilant.
VOICI que sont toutes proches les affres de la mort. C’est l’échéance tant redoutée par lui.
LA trompette retentit. Voilà le jour promis.
TOUTE âme comparaîtra devant Dieu, accompagnée d’un guide et d’un témoin.
TU ne te souciais guère de ce jour. Nous t’avons dessillé les yeux. Et maintenant ta vue pénètre partout.
SON mauvais génie lui dira : « Voilà le sort qui t’est réservé ».
UNE voix dira : « Jetez en enfer les infidèles irréductibles,
INACCESSIBLES à la charité, injustes et sceptiques ».
« QUANT à celui qui a adoré d’autres divinités que Dieu, livrez-le à une répression implacable ».
SON mauvais génie ajoutera : « Seigneur, ce n’est pas moi qui lui ai inspiré cette morgue, mais il était, de lui-même, dans un égarement profond ».
« CESSEZ ces discussions en ma présence », dira Dieu. « Je ne vous ai pas ménagé mes avertissements ».
« JE ne varie jamais dans mes propos. Je suis incapable de la moindre injustice ».
CE jour-là, Dieu interrogera l’enfer : « Y a-t-il de la place encore ? » « Oui, envoyez m’en toujours », répondra-t-il.
LE paradis sera tout proche pour ceux qui craignent Dieu.
VOILA ce qui est réservé à ceux qui se confient à Dieu et observent ses commandements,
A ceux qui secrètement craignent le Miséricordieux et l’approchent avec un cœur attendri par le repentir.
ENTREZ-Y sans appréhension. Voilà l’éternité qui commence.
Tous les désirs y sont comblés. Et au-delà.
COMBIEN de peuples n’avons-nous pas anéantis avant eux, qui, cependant, leur étaient supérieurs par la puissance et l’esprit d’entreprise ! Et cependant ils n’échappèrent pas à leur sort.
CECI comporte un avis pour qui a du discernement, sait entendre et retenir.
NOUS avons créé sans la moindre fatigue les cieux et la terre et l’espace qui les sépare en six jours.
ENDURE les propos des hommes et glorifie ton Maître avant le lever et le coucher du soleil.
GLORIFIE-LE la nuit et après chaque prosternation.
SOIS aux aguets, le jour où le crieur lancera son appel d’un endroit proche,
LE jour où les hommes entendront sans doute possible l’appel solennel et où les morts sortiront de leurs tombeaux.
NOUS donnons et retirons la vie. C’est à nous qu’aboutit toute chose.
LE jour où le sol s’ouvrira brusquement pour leur livrer passage, Il nous sera facile de les rassembler.
Nous connaissons tous les propos des hommes. Il ne t’appartient pas de les contraindre. AVERTIS par le Coran ceux qui redoutent mes menaces.
PAR les bourrasques,
PAR les courants chargés d’humidité,
PAR les zéphyrs,
PAR les vents qui répartissent la pluie,
JE jure que les prédictions qui vous ont été faites se réaliseront
ET que le jugement dernier aura lieu.
JE le jure par le ciel émaillé de constellations.
Vous êtes divisés dans vos propos.
SEULS ceux qui s’abusent ne pensent pas au jugement dernier.
MALHEUR aux sceptiques,
A ceux qui se laissent absorber par leurs passions.
ILS poseront des questions au sujet du jugement dernier,
LE jour où ils discuteront aux portes de l’enfer.
SUBISSEZ les conséquences de vos discussions. Voilà le châtiment que vous avez voulu hâter.
CEUX qui craignent Dieu seront au milieu de jardins et de sources,
ACCUEILLANT les bienfaits de leur Seigneur en récompense de leur belle conduite.
PENDANT leur vie, ils dormaient peu.
A l’aurore, ils étaient déjà en prière.
UNE partie de leurs biens était réservée au pauvre et au malheureux.
QUE de signes de l’existence de Dieu sur terre pour ceux qui sont accessibles à la foi !
QUE de signes en vous-mêmes ! Ne le voyez-vous pas ?
TOUTE richesse vient du ciel. Il renferme aussi ce qu’on vous a promis.
CECI est la vérité. J’en jure par le maître des cieux et de la terre. Oui, c’est vrai, aussi vrai que vous parlez en ce moment.
CONNAIS-TU l’histoire des hôtes vénérables d’Abraham ?
LORSQU’ILS entrèrent chez lui, ils le saluèrent. Il leur rendit le salut en disant : « Vous êtes pour moi des inconnus ».
IL se dirigea du côté des siens et rapporta un veau gras.
IL le présenta à ses hôtes en leur disant : « N’en mangerez-vous pas ? »
IL eut quelque appréhension à leur sujet. Ils le rassurèrent. « Sois sans crainte », lui dirent-ils, et ils lui annoncèrent la naissance d’un fils bien doué.
SA femme survint, toute bouleversée, et se frappant le visage : « Est-ce possible, une femme vieille et stérile comme moi ? », s’exclama-t-elle.
« AINSI en a décidé ton Seigneur, le Sage et le Savant », dirent-ils.
« Au fait, que désirez-vous ? », ô messagers, les interpella-t-il.
« Nous sommes envoyés vers un peuple pervers », dirent-ils,
« POUR déchaîner contre lui une pluie de pierres »,
« CHATIMENT réservé par ton Seigneur aux débauchés ».
NOUS décidâmes de faire évacuer la ville à tous les croyants.
NOUS ne trouvâmes dans toute la ville qu’une famille ayant la foi.
NOUS avons voulu que l’histoire de cette ville constitue une leçon pour ceux qui redoutent les peines infamantes.
ENSEIGNEMENT aussi que la mission de Moïse quand nous l’envoyâmes à Pharaon avec des pouvoirs indiscutables.
PHARAON et sa suite repoussèrent Moïse en disant : « C’est un magicien et un possédé ».
NOUS le saisîmes lui et ses troupes et nous les précipitâmes dans les flots. Pharaon mourut dans l’opprobre.
ENSEIGNEMENT que l’histoire des Adites lorsque nous déchaînâmes contre eux un ouragan dévastateur.
SUR son passage, tout était réduit en poussière.
ENSEIGNEMENT que l’histoire des Thémoudites lorsqu’ils reçurent ce conseil : « Jouissez des plaisirs de la vie jusqu’au terme fixé ».
ILS transgressèrent les commandements de leur Seigneur. La foudre les extermina en plein jour.
ILS furent paralysés de terreur et privés de tout secours.
AVANT eux, le peuple de Noé se livra aussi à la débauche.
NOUS créâmes le ciel dans un élan de force. Notre puissance est infinie.
NOUS avons aplani la terre. Quel bel aménagement ainsi réalisé !
NOUS avons créé un couple pour chaque espèce. Ceci vous fera-t-il réfléchir ?
RÉFUGIEZ-VOUS dans le sein de Dieu. Il m’a donné mission de vous avertir clairement.
N’ADOREZ pas d’autres dieux que Lui. Il m’a donné mission de vous en avertir clairement.
OUI, c’est ainsi. Les peuples passés n’ont reçu aucun prophète qu’ils ne l’aient traité de sorcier et de possédé.
EST-CE un mot d’ordre qu’ils se sont transmis ? Ce sont vraiment des peuples pervers.
N’INSISTE pas auprès d’eux. Tu n’en es pas responsable.
PRÊCHE. Ta parole profitera aux croyants.
J’AI créé les génies et les hommes pour qu’ils m’adorent.
JE n’attends d’eux aucun bien ; je ne leur demande pas de me nourrir.
DIEU est le dispensateur de tous les biens. Il est tout-puissant et immuable.
LES méchants subiront le même sort que ceux qui les ont devancés dans le mal. Qu’ils ne me pressent pas d’agir !
MALHEUREUX infidèles ! quel avenir les attend ?
PAR le mont Sinaï
ET le Livre écrit,
SUR un parchemin déployé,
PAR l’oratoire vénéré,
PAR la voûte céleste,
PAR la mer en furie,
JE jure que le châtiment de ton Maître se réalisera.
NUL ne saurait l’écarter.
LE jour où le ciel s’ébranlera,
OU les montagnes se mettront en mouvement,
CE jour-là, malheur aux impies,
A ceux qui dissipent leur temps en vilenies.
CE jour-là, ils seront précipités dans le feu de l’enfer.
« VOICI le feu que vous avez traité de mensonge », leur dira-t-on.
EST-CE de la magie ? comme vous le prétendiez ou bien, ne voyez-vous pas ?
SUBISSEZ l’épreuve patiemment ou non, peu importe ! Vous récoltez le fruit de vos œuvres.
LES croyants seront dans l’Éden et ses merveilles,
JOUISSANT des bienfaits de leur Seigneur. Dieu leur aura évité l’enfer.
MANGEZ et buvez en toute quiétude. C’est la récompense de vos œuvres.
ILS reposeront sur des lits bien alignés. Ils seront unis à des vierges aux yeux noirs.
NOUS réserverons le même sort qu’aux croyants, à leurs descendants qui auront suivi leur foi. Nous ne leur ferons rien perdre du mérite de leurs actions. Tout homme est le gage de ses œuvres.
NOUS leur servirons des fruits et des viandes savoureuses.
ILS réclameront à l’envi des coupes de liqueur qui n’engendreront ni propos frivoles ni injures.
ILS seront servis par de jeunes serviteurs, aussi nets que des perles dans leur écrin.
ILS se tourneront les uns vers les autres en s’interrogeant :
« NOUS étions sur terre pleins de tendresse pour notre famille ».
« LA faveur de Dieu nous a préservés du supplice de l’enfer ».
« SUR terre, nous l’invoquions, l’appelant le Généreux, le Clément ».
PRÊCHE. Par la grâce de ton maître, tu n’es ni un devin, ni un possédé.
DISENT-ILS : « C’est un poète, attendons que le sort tourne contre lui » ?
RÉPONDS : « Attendez et moi j’attendrai avec vous ».
EST-CE bien leur raison qui les guide. Ou ne sont-ils pas plutôt un peuple déformé par la perversion ?
DISENT-ILS que tu as inventé le Coran ? La vérité est qu’ils manquent de foi.
QU’ILS composent des versets semblables, si leurs propos sont sincères !
ONT-ILS été créés de rien ? Ou bien se sont-ils créés eux-mêmes ?
ONT-ILS créé les cieux et la terre ? Non, mais ils sont inaccessibles à la foi.
DETIENNENT-ILS les trésors de ton Seigneur ? Sont-ils les souverains maîtres ?
ONT-ILS une échelle pour entendre ce qui se passe au ciel ? Que celui qui y a entendu quelque chose le prouve d’une manière certaine.
DIEU aurait-Il des filles alors que vous auriez des fils ?
EXIGES-TU un salaire pour prix de leur croyance. Ce salaire pourrait leur peser.
CONNAISSENT-ILS le secret des mystères ? S’en inspirent-ils dans leurs écrits ?
OURDISSENT-ILS un complot ? Il se retournera contre les infidèles.
ONT-ILS un autre dieu que Dieu ? Gloire à Lui. Il est au-dessus de ceux qu’on Lui associe.
VERRAIENT-ILS un pan du ciel tomber, qu’ils diraient : « C’est un gros nuage qui se détache ».
DÉSINTÉRESSE-TOI d’eux jusqu’au jour où ils seront foudroyés,
JUSQU’AU jour où leurs ruses seront impuissantes et où tout soutien leur manquera.
LES méchants subiront d’autres épreuves avant le jour dernier. Mais la plupart d’entre eux ne le savent pas.
ACCEPTE la loi de ton Seigneur. Nous ne te quittons pas des yeux. Glorifie le Seigneur quand tu te lèves.
ET, dans la nuit, glorifie-Le quand les étoiles déclinent au firmament.
PAR les étoiles à leur déclin,
JE jure que votre concitoyen n’est ni un maniaque, ni un illuminé.
SES paroles n’ont rien de personnel.
CE qu’il récite lui est révélé.
IL a été instruit par le Pur Esprit,
PLEIN de vigueur. Celui-ci se dressa
DANS les sphères les plus hautes,
PUIS se laissa glisser. Il descendit.
IL s’arrêta à une distance de deux arcs ou même moins.
IL fit au serviteur de Dieu les révélations dont il était chargé.
L’ESPRIT du prophète n’a pas été abusé. Il l’a vu.
CONTESTEREZ-VOUS ce qu’il a vu ?
IL l’a déjà vu lors d’une précédente apparition,
PRÈS du lotus qui marque la frontière du ciel.
LA où est l’Éden, séjour des bienheureux.
UN voile impénétrable recouvrait le lotus.
L’ŒIL du prophète ne fut ni abusé ni altéré.
A n’en pas douter, il vit l’attribut le plus convaincant de la puissance de Dieu.
ET maintenant que dire d’El Lat et d’El Ouzza ?
ET de Manat, cette troisième idole ?
AINSI vous auriez des fils et Dieu des filles ?
INJUSTE répartition que celle-ci !
CES idoles ne sont que des noms que vous avez inventés vous et vos pères, que Dieu n’a confirmées par aucune preuve. En tout ceci, vous ne faites que suivre vos propres goûts et penchants. Et pourtant la bonne voie vous a été indiquée par votre Seigneur.
L’HOMME peut-il réaliser tous ses désirs ?
C’EST à Dieu qu’appartient l’autre monde et celui-ci.
COMBIEN d’anges dans les cieux dont l’intercession sera inefficace, A moins qu’elle n’ait été autorisée et ratifiée par Dieu à son gré ?
CEUX qui ne croient pas à la vie future appellent les anges de noms de femmes.
ILS n’en savent rien, ils ne s’appuient que sur des conjectures. Mais des conjectures ne sauraient suppléer la vérité.
ÉCARTE-TOI de celui qui refuse de nous prier et ne recherche que les plaisirs du siècle.
LEUR science ne va pas plus loin que ces plaisirs. Ton Seigneur distingue mieux que quiconque ceux qui sont dans la mauvaise voie ou dans la bonne.
DIEU est le maître des cieux et de la terre. Il récompense suivant leurs œuvres ceux qui font le mal et décerne une belle récompense à ceux qui font le bien.
POUR ceux qui auront évité les crimes infamants et la corruption, ne commettant que des fautes vénielles, Dieu sera d’une indulgence infinie. Car Il vous connaît mieux que quiconque, Lui qui vous a tirés de la terre et qui vous distingue à peine conçus dans le sein de vos mères. Ne vous louez pas vous-mêmes. Dieu sait mieux que personne ceux qui le craignent.
QUE penses-tu de celui qui refuse de croire.
QUI donne peu ou refuse toute contribution ?
CONNAIT-IL l’avenir ? Le voit-il ?
NE lui a-t-on pas divulgué les feuillets de Moïse,
CEUX d’Abraham, modèle de fidélité ?
EDICTANT qu’aucune âme ne sera responsable des fautes d’une autre,
QU’ON ne comptera à l’homme que ses propres actes,
ET que ses actes seront jugés un jour.
PUIS une juste rétribution les récompensera.
TOUT aboutit à ton Seigneur.
C’EST Lui qui distribue les rires et les pleurs.
C’EST Lui qui distribue la mort et la vie.
C’EST Lui qui a créé les couples, mâle et femelle,
D’UNE goutte de sperme fécondante.
IL suscitera une deuxième création.
IL enrichit. Il dispense les biens durables.
IL commande à Syrius.
IL a anéanti le premier peuple d’Ad.
IL n’a pas épargné le peuple de Thémoud,
ET, avant lui, le peuple de Noé, qui a été le plus cruel et le plus pervers des peuples.
IL a mis à sac et à feu les cités coupables.
IL les a encerclées dans un cercle de feu.
QUEL attribut de Dieu pouvez-vous contester ?
CE prophète est un prophète comme ceux d’autrefois.
L’HEURE du jugement dernier approche.
NUL ne peut en arrêter le cours si ce n’est Dieu.
CES paroles vous étonnent ?
VOUS en riez au lieu d’en pleurer,
ET d’en éprouver du remords.
RENDEZ hommage à Dieu et priez-Le.
L’HEURE du jugement dernier approche où la lune volera en éclats.
QUAND ils voient un signe, ils s’en détournent en disant : « C’est la magie qui se perpétue ».
ILS traitent tout de mensonge pour suivre leurs penchants. Mais toute chose a une fin.
POURTANT, ils ont reçu des avertissements susceptibles de les faire réfléchir.
IL y avait dans ces avertissements une sagesse éloquente. Hélas ! ils n’ont servi de rien.
ABANDONNE-LES. Le jour où l’appel retentira, annonciateur du plus inouï des bouleversements,
LES yeux baissés, ils sortiront de leurs tombeaux comme des sauterelles prenant leur vol.
REPONDANT à l’appel, les infidèles s’écrieront : « C’est là un jour grave ».
AVANT eux, le peuple de Noé traita nos signes de mensonge. Il traita notre serviteur de possédé. Il le chassa.
NOÉ invoqua son maître : « Je suis à bout, viens à mon secours ».
NOUS ouvrîmes les portes du ciel. L’eau tomba à torrents.
NOUS fîmes jaillir des sources de toute la terre. Eau de pluie et de source se confondirent en exécution du décret de Dieu.
NOUS le sauvâmes sur une arche faite de planches et de tirants en fer.
L’ARCHE voguait sous nos yeux. Nous récompensions ainsi celui qu’on avait désavoué.
LE souvenir de cet épisode est un avertissement. N’y aurait-il personne qui réfléchisse ?
COMBIEN furent dures ma répression et la sanction de mes avertissements !
NOUS avons présenté le Coran sous une forme facile. N’y aurait-il personne qui réfléchisse ?
LES Adites refusèrent de croire. Combien furent dures ma répression et la sanction de mes avertissements !
NOUS déchaînâmes contre eux, en un jour néfaste, un vent glacial et persistant.
IL soulevait les hommes comme de vieux troncs de palmier creux.
COMBIEN furent dures ma répression et la sanction de mes avertissements !
NOUS avons présenté le Coran sous une forme facile. N’y aurait-il personne qui réfléchisse ?
LES Thémoudites traitèrent nos avertissements de mensonges.
ILS disaient : « Allons-nous écouter un mortel comme nous ? Il faudrait que nous soyons égarés ou fous ? »
AURAIT-IL été préféré à nous tous pour recevoir un message ? Non. C’est un menteur effronté.
ILS apprendront un jour qui est un menteur effronté ?
JE leur envoie une chamelle pour les éprouver. Observe-les et patiente.
AVERTIS-LES que l’eau sera partagée entre eux et elle, chacun étant appelé à boire à son tour.
LES Thémoudites appelèrent un des leurs qui se chargea d’égorger la chamelle.
COMBIEN furent dures ma répression et la sanction de mes avertissements !
SUR notre ordre, une détonation les surprit. Ils furent réduits à l’état de paille d’étable.
NOUS avons présenté le Coran sous une forme facile. N’y aurait-il personne qui réfléchisse ?
LE peuple de Loth nia nos avertissements.
NOUS déchaînâmes contre lui une pluie de pierres. Nous ne sauvâmes que la famille de Loth. Le jour n’avait pas encore lui.
C’ETAIT une faveur de notre part. C’est ainsi que nous récompensons ceux qui reconnaissent nos bienfaits.
CE n’est pas que Loth ne les ait mis en garde contre nos représailles, mais ils mirent en doute un pareil avis.
LES concitoyens de Loth voulurent abuser de ses hôtes. Nous leur ôtâmes la vue. « Goûtez, leur dîmes-nous, notre châtiment et les menaces qui accompagnaient nos avertissements ».
A la pointe du jour, un supplice les tenailla sans répit.
GOUTEZ notre châtiment et les menaces qui accompagnaient nos avertissements.
NOUS avons présenté le Coran sous une forme facile. N’y aurait-il personne qui réfléchisse ?
LA dynastie de Pharaon fut avertie à son tour.
ELLE traita tous nos signes de mensonge. Nous l’exterminâmes comme peut le faire Celui qui allie la noblesse à la force.
VOTRE incrédulité serait-elle moins coupable que celle de ces gens ? Ou bien les Écritures vous auraient-elles assurés de l’impunité ?
DIRONT-ILS que nous sommes assez nombreux pour nous défendre ?
VOTRE nombre ne tardera pas à ployer et à être mis en déroute.
AU surplus, l’heure du jugement dernier est proche. Quelle heure douloureuse et pleine d’angoisse !
LES méchants sont partagés entre l’égarement et la folie.
LES jours où ils seront traînés par la tête dans l’enfer, ils entendront ces mots : « Goûtez les tortures du feu ».
NOUS avons donné une juste proportion à tout ce que nous avons créé.
NOTRE ordre tient en un seul mot aussi prompt qu’un clignement d’œil.
NOUS avons déjà anéanti des infidèles de votre espèce. N’y aurait-il personne qui réfléchisse ?
TOUTE leur vie est inscrite dans le Livre.
GRANDS ou petits, leurs actes y sont mentionnés.
CEUX qui craignent Dieu vivront au milieu de jardins et de cours d’eau,
DANS une tranquille résidence auprès d’un Maître tout-puissant.
LE Clément
A révélé le Coran.
IL a créé l’homme.
IL lui a donné l’usage de la parole. 
LE soleil et la lune se meuvent d’après des lois préétablies.
LES étoiles et les arbres rendent hommage à Dieu.
IL a créé le ciel et conçu la balance,
POUR éviter les fraudes dans la mesure.
DONNEZ juste mesure et ne faussez pas la balance.
IL a aménagé la terre pour les êtres vivants.
IL l’a pourvue d’arbres fruitiers, de palmiers aux régimes soigneusement protégés,
DE céréales aux tiges ondulantes et de plantes aromatiques.
LEQUEL des attributs de votre Seigneur renierez-vous ?
IL a créé l’homme avec de l’argile de potier.
IL a créé les génies d’une flamme fulgurante.
LEQUEL des attributs de votre Seigneur renierez-vous ?
IL est le maître des deux levants et des deux couchants.
LEQUEL des attributs de votre Seigneur renierez-vous ?
IL a séparé l’eau douce et l’eau salée primitivement confondues.
IL a établi entre elles une barrière qui les départage.
LEQUEL des attributs de votre Seigneur renierez-vous ?
ON tire de l’une et de l’autre des perles et du corail.
LEQUEL des attributs de votre Seigneur renierez-vous ?
LES vaisseaux qui sillonnent les mers comme des montagnes Lui appartiennent.
LEQUEL des attributs de votre Seigneur renierez-vous ?
TOUT ce que porte la terre est périssable.
SEULE demeurera la face de ton Seigneur auréolée de majesté et de noblesse.
LEQUEL des attributs de votre Seigneur renierez-vous ?
TOUT ce qui est dans les cieux et la terre a recours à Lui. Chaque jour, quelque œuvre nouvelle l’occupe.
LEQUEL des attributs de votre Seigneur renierez-vous ?
UN jour viendra où nous n’aurons plus à nous occuper que de vous, ô hommes et génies.
LEQUEL des attributs de votre Seigneur renierez-vous ?
O assemblée d’hommes et de génies, si vous vous croyez capables de vous évader des cieux et de la terre, faites-le. Mais vous ne pourrez le faire qu’avec mon assentiment.
LEQUEL des attributs de votre Seigneur renierez-vous ?
UN ouragan de feu sera déchaîné contre vous, ainsi qu’un ouragan d’airain. Vous serez contre eux sans défense.
LEQUEL des attributs de votre Seigneur renierez-vous ?
LORSQUE le ciel se fendra et prendra une teinte de rose luisant,
LEQUEL des attributs de votre Seigneur renierez-vous ?
CE jour-là, les hommes et les génies ne seront plus admis à se repentir de leurs péchés.
LEQUEL des attributs de votre Seigneur renierez-vous ?
LES coupables seront reconnaissables à une marque. Ils seront saisis par les cheveux et les pieds.
LEQUEL des attributs de votre Seigneur renierez-vous ?
VOICI l’enfer que les coupables traitaient de mensonge.
ILS ne feront qu’aller et venir entre les flammes et l’eau bouillante.
LEQUEL des attributs de votre Seigneur renierez-vous ?
CEUX qui se seront inclinés devant la noblesse de leur Seigneur auront deux jardins,
LEQUEL des attributs de votre Seigneur renierez-vous ?
OMBRAGÉS d’arbres,
LEQUEL des attributs de votre Seigneur renierez-vous ?
PARCOURUS par deux sources d’eau vive,
LEQUEL des attributs de votre Seigneur renierez-vous ?
PRODUISANT deux espèces de chaque variété de fruits.
LEQUEL des attributs de votre Seigneur renierez-vous ?
ILS se reposeront sur des lits couverts de soie. Les fruits des deux jardins seront à portée de leur main.
LEQUEL des attributs de votre Seigneur renierez-vous ?
ILS y trouveront des épouses dont les regards ne brilleront que pour eux et que n’auront approchées ni homme ni génie.
LEQUEL des attributs de votre Seigneur renierez-vous ?
ELLES auront l’éclat de la jacinthe et du corail.
LEQUEL des attributs de votre Seigneur renierez-vous ?
LA récompense du bien saurait-elle être autre chose que du bien ?
LEQUEL des attributs de votre Seigneur renierez-vous ?
OUTRE ces deux jardins, il y en aura deux autres,
LEQUEL des attributs de votre Seigneur renierez-vous ?
D’UN vert sombre,
LEQUEL des attributs de votre Seigneur renierez-vous ?
ARROSÉS par deux sources abondantes.
LEQUEL des attributs de votre Seigneur renierez-vous ?
ON y trouvera à profusion des fruits, des palmiers et des grenadiers,
LEQUEL des attributs de votre Seigneur renierez-vous ?
DES femmes belles et pudiques,
LEQUEL des attributs de votre Seigneur renierez-vous ?
ECLATANTES de blancheur et logées dans des pavillons.
LEQUEL des attributs de votre Seigneur renierez-vous ?
AUCUN homme ni génie ne les auront approchées.
LEQUEL des attributs de votre Seigneur renierez-vous ?
ÉPOUSES et époux reposeront sur des canapés d’étoffe verte rehaussée de magnifiques tapisseries.
LEQUEL des attributs de votre Seigneur renierez-vous ?
GLOIRE à ton Seigneur, le Majestueux et le Noble.
LORSQUE L’Événement arrivera,
ET son arrivée est inéluctable,
IL abaissera les uns et élèvera les autres.
LORSQUE la terre tremblera sur ses bases,
QUE les montagnes éclateront
ET se volatiliseront en poussière,
LES hommes seront répartis en trois catégories.
IL y aura les hommes de la droite. Heureux les hommes de la droite !
IL y aura les hommes de la gauche. Malheur à eux.
LES plus empressés sur terre à suivre Dieu seront les premiers au jour de la récompense.
ILS seront les plus proches de Dieu,
DANS le paradis des délices.
UN nombre respectable d’entre eux sera pris parmi les générations passées,
UN nombre plus faible parmi les générations à venir.
ILS seront étendus sur des lits moelleux,
ACCOUDÉS face à face.
CIRCULANT autour d’eux, des domestiques éternellement jeunes,
LEUR offriront des coupes et des aiguières, des gobelets remplis d’une liqueur exquise,
Ni enivrante, ni déprimante.
ON leur servira au choix toute espèce de fruits,
LES viandes d’oiseaux les plus recherchées.
LE teint blanc, les yeux noirs, des femmes les accueilleront,
SEMBLABLES à des perles au fond d’un écrin.
CE sera la récompense de leurs œuvres.
ILS n’entendront ni propos futiles ni propos obscènes.
SEULS retentiront les mots : « Paix, paix ».
LES hommes de la droite. Qu’ils seront heureux !
AU milieu d’arbres soigneusement taillés,
D’ACACIAS bien alignés,
SOUS d’éternels ombrages,
AU bord d’eaux vives.
LES fruits seront en abondance,
MURS en toute saison. Leur cueillette sera toujours permise.
LES lits seront surélevés.
LES femmes seront d’une ligne parfaite.
ELLES ne perdront jamais leur virginité.
GRACIEUSES, elles auront le même âge que leurs compagnons.
ELLES seront les compagnes des hommes de la droite.
UN nombre respectable de ces derniers sera pris parmi les générations passées,
UN nombre plus faible parmi les générations à venir.
LES hommes de la gauche, qu’ils seront malheureux !
DANS un vent de feu et ne disposant que d’eau bouillante,
DANS l’ombre d’une épaisse fumée,
DÉPOURVUE de fraîcheur et de légèreté.
SUR terre, ils vivaient dans l’opulence,
INSENSIBLES au remords pour les plus grands forfaits.
ILS disaient : COMMENT une fois morts, quand nous ne serons plus que poussière et ossements, nous reviendrons à la vie,
NOUS et nos ancêtres ?
DIS : Les peuples passés et à venir seront réunis,
DANS un même lieu à un jour fixé.
VOUS, égarés, qui refusez de croire,
MANGEREZ de l’arbre de Zakoum.
VOUS vous en emplirez le ventre,
VOUS boirez par-dessus de l’eau bouillante,
VOUS en boirez comme un troupeau de chameaux altérés.
VOILA le régime qui vous attend au jour du jugement dernier.
NOUS vous avons créés. Pourquoi ne croyez-vous pas ?
QUE VOUS en semble ! de la goutte de sperme que vous émettez,
EST-CE vous qui en tirez la vie ou nous ?
Nous avons fait de vous des êtres mortels. Nous ne serons pas en peine
DE vous remplacer par des hommes de votre espèce ou de vous donner une forme inconnue de vous.
POURTANT VOUS connaissez la première création. Que ne réfléchissez-vous ?
VOYEZ vos cultures ?
EST-CE vous qui les faites pousser ou est-ce nous ?
SI nous voulions, nous les dessécherions et vous tomberiez dans une déception profonde.
NOUS voilà ruinés, soupireriez-vous.
OUI, nous sommes désemparés.
VOYEZ l’eau que vous buvez ?
EST-CE VOUS qui la faites descendre des nuages ou nous ?
SI nous voulions, nous l’altérerions. Que n’êtes-vous reconnaissants ?
VOYEZ le feu que vous allumez ?
EST-CE vous qui avez créé le bois qui l’alimente ou est-ce nous ?
NOUS l’avons créé pour qu’il éveille l’idée de l’enfer et comme moyen de lutte contre le froid.
GLORIFIE le nom de ton Seigneur tout-puissant.
JE le jure par les étoiles qui déclinent,
ET c’est là un serment grave, si vous le saviez,
QUE le Coran est une lecture réconfortante
CONSERVÉE au ciel dans un Livre précieusement gardé.
SEULS les êtres purs peuvent le toucher.
IL est l’œuvre du Maître de l’univers.
ET c’est un pareil Livre que vous accueillez avec tiédeur ?
N’EN tirant d’autre parti que de le traiter de mensonge.
LORSQU’UNE âme est prête à quitter son corps,
ET que vous assistez à cette libération,
A ce moment nous sommes plus près que vous du moribond, mais invisible,
POURQUOI, si vous n’étiez vous-même dans notre dépendance,
NE l’empêcheriez-vous pas de s’envoler ? Dites-le si vous êtes sincère.
CETTE âme était-elle fervente ?
ELLE trouvera quiétude et joie dans le jardin des délices.
ETAIT-CE l’âme d’un homme de la droite ?
ELLE sera saluée par les hommes de la droite.
ETAIT-CE l’âme d’un incrédule OU d’un égaré ?
ELLE sera vouée à l’eau bouillante
ET au supplice du feu.
CECI est l’expression de la vérité.
GLORIFIE le nom de ton Seigneur tout-puissant.
TOUT ce qui est dans les cieux et sur la terre exalte les mérites de Dieu. Il est puissant et sage.
IL est le maître des cieux et de la terre. Il distribue la vie et la mort. Il est tout-puissant.
IL est le commencement et la fin, le visible et l’invisible et Il sait tout.
IL créa les cieux et la terre en six jours puis proclama sa souveraineté du haut du trône. Il sait ce qui entre dans la terre et en sort, ce qui descend du ciel et ce qui y monte. Il est avec vous où que vous soyez. Il voit toutes vos actions.
IL est le maître des cieux et de la terre. C’est à Lui que tout aboutit.
IL allonge ou diminue les jours et les nuits. Il lit dans les cœurs.
CROYEZ en Dieu et à son prophète. Donnez sur les biens que Dieu vous a confiés. Ceux qui croient en Dieu et mettent leurs biens à son service recevront une belle récompense.
POURQUOI refusez-vous de croire à Dieu alors que le prophète vous prêche la soumission à votre maître ? N’oubliez pas que Dieu a déjà reçu votre engagement si vous avez tant soit peu la foi ?
C’EST Lui qui divulgue à son serviteur des preuves évidentes pour vous faire passer des ténèbres à la lumière. Dieu est plein de mansuétude et d’indulgence pour vous.
POURQUOI ne pas consacrer vos biens à la cause de Dieu alors qu’il est l’héritier des cieux et de la terre ? On ne saurait confondre avec les autres croyants ceux qui ont mis leurs biens et leurs personnes au service du Prophète avant la victoire. Ces derniers seront mieux traités que ceux qui les ont mis après. Néanmoins Dieu a promis une belle récompense aux uns et aux autres. Il connaît toutes vos actions.
CELUI qui prête à Dieu sans compter, Dieu le lui rend au centuple. Sa récompense est magnifique.
UN jour, tu verras une lumière briller sous les pas des croyants et des croyantes et à leur droite. Ce même jour, on leur annoncera qu’ils vivront éternellement dans des jardins arrosés d’eau vive. Ce sera pour eux une félicité ineffable.
LES hypocrites, hommes et femmes, diront alors aux croyants : « Laissez-nous profiter de votre lumière ». « Retournez sur terre, leur répondra-t-on, acquérir vous-mêmes une lumière ». A ce moment, un rempart, percé d’une porte, s’élèvera entre eux. Au-delà de la porte, régnera la clémence de Dieu ; en deçà ce sera un lieu de supplice.
LES hypocrites interpelleront les croyants : « N’étions-nous pas avec vous sur terre ? » Oui, mais cédant à vos passions, irrésolus et sceptiques, vous avez chevauché des chimères jusqu’à ce que la mort vous surprenne. Satan vous a trompés sur Dieu.
AUJOURD’HUI, aucune rançon ne sera acceptée de vous, ni des infidèles. Votre séjour et votre patron seront l’enfer. Triste fin !
QU’ATTENDENT les croyants pour offrir leurs cœurs à la cause de Dieu et à la vérité qu’Il a envoyée ? qu’ils n’imitent pas ceux qui reçurent le Livre avant eux ! ils s’en fatiguèrent peu à peu, leurs cœurs se durcirent et la plupart d’entre eux tombèrent dans la corruption.
SACHEZ que Dieu vivifie la terre morte. Nous vous avons apporté de nombreuses preuves. Peut-être comprendrez-vous ?
LES fidèles, hommes et femmes, et ceux qui prêtent à Dieu de bonne grâce, Dieu le leur rend au centuple. Sa récompense est magnifique.
CEUX qui croient à Dieu et à ses prophètes sont les vrais fidèles et les seuls témoins agréés par Dieu. Ils auront une récompense et une lumière. Ceux qui ont nié Dieu et repoussé ses signes subiront le supplice du feu.
SACHEZ que la vie de ce monde n’est qu’illusion et vanité, apparat et futiles rivalités, course aux richesses et à une nombreuse descendance. Elle est comme ces prairies que pénètre une abondante rosée. Leur fertilité charme un instant les infidèles. Puis elles jaunissent et se dessèchent. Cette vie aboutit dans l’autre monde soit à un supplice terrible, SOIT au pardon et à la grâce de Dieu. Elle n’est qu’une jouissance précaire.
HATEZ-VOUS d’obtenir le pardon de votre Seigneur et le paradis. Celui-ci, aussi vaste que les cieux et la terre réunis, est réservé à ceux qui croient à Dieu et à ses prophètes. Il est un bienfait de Dieu, qui l’accorde à qui Il veut. La bienfaisance de Dieu est infinie.
AUCUN malheur ne s’abat sur la terre ou les hommes, qui n’ait été écrit dans le Livre avant qu’il ne se produise. C’est là chose facile à Dieu.
NE regrettez donc pas le bonheur qui vous échappe, ni ne vous réjouissez pas trop de celui que Dieu vous donne. Dieu n’aime pas l’ostentation et la gloriole.
IL n’aime pas les avares et ceux qui prêchent l’avarice. Quant à ceux qui se détournent des préceptes de Dieu, qu’ils sachent que sa puissance et sa gloire sont infinies.
NOUS avons envoyé nos prophètes avec des preuves et nous leur avons donné le Livre et la Balance pour faire régner la justice entre les hommes. Nous leur avons donné aussi le fer, à la fois source de force et de commodités. Dieu a voulu savoir qui le soutiendrait même en secret ainsi que ses apôtres. Dieu est plein de force et de majesté.
NOUS avons envoyé Noé et Abraham et nous avons fait de leurs descendants nos prophètes et les dépositaires du Livre. Parmi eux, il y en eut de bons, mais la majorité fut corrompue.
NOUS envoyâmes sur leurs traces d’autres prophètes, nous envoyâmes Jésus, fils de Marie, avec l’Évangile. Nous mîmes dans le cœur de ses disciples la douceur, la compassion et le goût de la vie érémitique. C’est eux qui inventèrent cette sorte de vie pour obtenir la grâce de Dieu, mais nous-même ne l’avons jamais imposée. Ils l’observèrent mal. Nous avons donné leur récompense à ceux d’entre eux qui ont cru mais la plupart sont des dépravés.
O croyants, craignez Dieu, et soumettez-vous à son prophète. Il vous donnera deux parts de sa miséricorde. Il vous donnera une lumière pour vous guider. Il vous pardonnera, car Dieu est indulgent et miséricordieux,
AFIN que les gens d’Écriture sachent qu’ils ne disposent pas de la grâce de Dieu, que sa grâce est entre les mains de Dieu, qui l’accorde à qui Il veut. Sa grâce est infinie.
DIEU a entendu la plainte que t’a adressée cette femme contre son mari et celle qu’elle a adressée à Dieu. Dieu a entendu votre conversation car Il entend et voit tout.
CERTAINS d’entre vous assimilent leurs femmes à leurs mères pour les répudier. Non, en vérité, ce ne sont pas leurs mères ; leurs mères sont celles qui les ont mis au monde. Ils tiennent ainsi des propos coupables et erronés. MAIS Dieu est tout pardon et toute bienveillance.
CEUX qui prononcent une telle répudiation contre leurs femmes, puis reviennent sur leur parole, affranchiront un esclave avant de reprendre leurs rapports avec elles. C’est là une prescription. Dieu connaît tous vos actes.
CELUI qui n’a pas d’esclave jeûnera deux mois consécutifs avant de reprendre ses rapports avec sa femme. S’il ne peut jeûner, il nourrira soixante pauvres. Ces commandements tendent à affermir votre foi en Dieu et en son prophète. Ils émanent de Dieu. Ceux qui les transgressent subiront un châtiment cruel.
CEUX qui combattent contre Dieu et son prophète seront vaincus comme l’ont été ceux qui les ont combattus avant eux. Nous avons donné jusqu’ici assez d’avertissements clairs. Nous infligerons un supplice infamant aux infidèles.
LE jour où Dieu ressuscitera les hommes, Il leur rappellera leurs actions. Si les hommes les ont oubliées, Lui les a toutes comptées. Dieu n’est-Il pas témoin de toutes choses ?
NE voyez-vous pas que Dieu sait tout ce qui se passe dans les cieux et sur la terre ? Trois hommes ne confèrent pas entre eux qu’Il ne soit le quatrième, ou cinq qu’Il ne soit le sixième. Qu’ils soient plus ou moins nombreux que cela, et en quelque lieu qu’ils se trouvent, Il est toujours présent. Il leur rappellera leurs actes au jour du jugement dernier. Il sait tout.
QUE dire de ceux qui se réunissent en secret, bien que ce leur soit interdit, et qui, dans leurs réunions, trament quelque mauvais coup ou quelque vengeance ou encore quelque intrigue contre le prophète ? Se présentent-ils à toi ? ils emploient des formules moins respectueuses que Dieu quand Il te salue. En eux-mêmes, ils se disent : « Pourquoi Dieu laisse-t-Il impunies de pareilles formules ? » L’enfer sera leur punition. Ils y seront précipités. Quelle affreuse fin !
O croyants, chassez de vos conversations le mal, la haine et la désobéissance au Prophète. Prenez plutôt pour objet de vos entretiens la vertu et la piété. Craignez Dieu devant qui vous serez tous rassemblés.
C’EST Satan qui inspire vos entretiens pour vous susciter des ennuis, ô croyants. Mais il ne saurait vous nuire sans l’autorisation de Dieu. Faites confiance à Dieu.
O croyants, quand, au cours d’une réunion, on vous demande une place, donnez-la. Dieu vous en donnera une aussi. Si on vous demande de vous lever, levez-vous. Dieu élèvera de plusieurs rangs ceux qui croient et auront reçu la science. Dieu connaît toutes vos actions.
O croyants, quand vous désirez une audience du prophète, faites une aumône. Vous n’en serez que meilleurs et plus purs. Si vous n’en avez pas les moyens, sachez que Dieu est toute indulgence et bonté.
VOUS pèserait-il de faire quelque aumône avant de vous entretenir avec le prophète ? Si vous vous en dispensez — que Dieu vous pardonne — observez du moins la prière et payez la dîme. Obéissez à Dieu et à son prophète. Dieu connaît toutes vos actions.
QUE dire de ceux qui pactisent avec le peuple qui a encouru la colère de Dieu ? La vérité est qu’ils ne prennent parti ni pour vous ni pour ce peuple. Ils appuient d’un serment ce qu’ils savent être faux.
DIEU leur prépare un affreux châtiment en punition de leurs mauvaises actions.
ILS se servent de leurs serments comme d’un bouclier et éloignent les autres de la voie de Dieu. Ils subiront un supplice infamant.
LEURS richesses et leurs enfants ne leur seront d’aucune aide auprès de Dieu. Ils resteront éternellement dans la géhenne.
LE jour où Dieu les ressuscitera, ils Lui feront les mêmes serments qu’à vous. Ils croient être dans la vérité. Non, ce sont des imposteurs.
SATAN les domine et leur a fait oublier jusqu’au nom de Dieu. Ce sont les suppôts de Satan. Ils sont perdus.
CEUX qui combattent Dieu et son prophète tomberont dans le mépris.
DIEU a écrit : «Moi et mes prophètes vaincrons». Dieu est fort et tout-puissant.
CEUX qui croient en Dieu et au jour dernier ne sympathiseront jamais avec ceux qui combattent Dieu et son prophète, fussent-ils leur père, leur fils, leur frère ou leurs alliés ?  DIEU a inscrit la foi dans leurs cœurs. Il les anime de son propre souffle. Il les fera pénétrer pour l’éternité dans des jardins arrosés d’eau vive. Il les agrée, et eux L’agréent. Ils sont les partisans de Dieu. Les partisans de Dieu triompheront.
TOUT ce qui est dans les cieux et sur la terre glorifie Dieu. Il est le Puissant et le Sage.
C’EST Lui qui a chassé de leurs demeures les gens d’Écriture infidèles. Ce fut un premier exode. Vous n’auriez pas cru possible un tel événement, de même qu’eux se croyaient inexpugnables dans leurs forteresses. Dieu les attaqua à l’endroit qu’ils n’avaient pas prévu. Il jeta l’effroi dans leurs cœurs au point qu’ils démolissaient leurs demeures en même temps que les assaillants. Méditez cette leçon, ô vous qui raisonnez !
SI Dieu n’avait pas décrété contre eux un pareil exode, Il leur aurait infligé un autre châtiment en ce monde. Le supplice du feu leur sera infligé dans l’autre.
CETTE peine leur fut appliquée pour les punir de s’être dressés contre Dieu et son prophète. Les représailles de Dieu sont impitoyables contre ceux qui le combattent.
VOUS n’avez pas coupé ou laissé debout un seul palmier, que ce ne fût avec l’assentiment de Dieu et pour consterner les méchants.
LE butin que Dieu a accordé à son prophète n’a coûté ni un cheval ni un chameau. Dieu fait triompher son prophète contre qui Il veut. Il est tout-puissant.
LE butin que Dieu a accordé à son prophète aux dépens des habitants des cités appartient à Dieu, au prophète, à ses proches, aux orphelins, aux pauvres et aux voyageurs. Il n’a pas voulu que les riches soient seuls à le partager. Acceptez ce que vous donne le prophète et ne prenez pas ce qu’il vous interdit. Craignez Dieu. Sa répression est implacable.
UNE partie en revient aux pauvres qui seront exilés et ont quitté leurs demeures et leurs biens pour gagner la grâce et l’amour de Dieu et faire triompher Dieu et son prophète. Voilà les hommes sincères.
LES gens de Médine, qui n’avaient pas quitté leurs foyers et s’étaient convertis, accueillirent avec effusion les émigrés. Ils n’étaient pas envieux de ce que ceux-ci recevaient. Bien au contraire. Ils allaient jusqu’à les préférer à eux-mêmes malgré leur propre indigence. Heureux ceux qui évitent l’avarice.
CEUX qui se sont convertis après eux disent : « Seigneur, pardonne-nous et pardonne à nos frères qui nous ont précédés dans la foi. Fais que nos cœurs n’aient jamais de haine contre les croyants. O notre Maître, Tu es clément et compatissant ».
N’AVEZ-vous jamais entendu les propos que tiennent les hypocrites à leurs frères infidèles parmi les gens d’Écriture : « Si l’on vous exile, nous vous suivrons, nous ne croirons pas aux médisances tenues sur votre compte, si on vous combat, nous vous assisterons ». Dieu est témoin qu’ils mentent.
MENSONGE ! si on les exile, ils ne les suivront pas, si on les attaque, ils ne les soutiendront pas. S’ils les soutiennent, ce sera pour tourner le dos aussitôt. Et ainsi les infidèles resteront sans appui.
Vous, musulmans, ils vous craignent plus que Dieu Lui-même, parce qu’ils manquent de perspicacité.
EUX et les juifs n’acceptent le combat qu’à l’abri de leurs cités et derrière des fortifications. Ils sont sans pitié les uns à l’égard des autres. Ils vous paraissent unis alors qu’ils sont divisés. C’est un peuple déraisonnable.
COMME leurs proches prédécesseurs, eux aussi ont éprouvé les funestes suites de leurs actes. Ils subiront un supplice douloureux.
ILS rappellent Satan disant à l’homme : « Ne crois pas », puis s’écriant quand l’homme a perdu la foi : « Je ne suis pas responsable de ton incrédulité. Quant à moi, je crains Dieu le maître de l’univers ».
ILS finiront tous deux dans la géhenne. Peine éternelle réservée aux méchants.
O croyants, craignez Dieu. Que chaque âme songe à assurer son salut. Craignez Dieu. Dieu connaît toutes vos actions.
N’IMITEZ pas ceux qui ont oublié Dieu. Dieu leur a fait perdre jusqu’au sentiment d’eux-mêmes. Ils sont impies.
LES élus du paradis ne sauraient être comparés aux damnés de l’enfer. Bienheureux les élus du paradis !
SI nous avions fait descendre le Coran sur une montagne, elle se serait affaissée et fendue par respect de Dieu. Nous donnons de telles comparaisons aux hommes pour les faire réfléchir.
IL est le Dieu en dehors de qui il n’y a pas d’autre dieu. Il connaît le visible et l’invisible. Il est le Clément qui manifeste sa clémence.
IL est le Dieu en dehors de qui il n’y a pas d’autre dieu. Il est le Souverain, le Saint, le Maître de la paix, le Protecteur, l’Arbitre Suprême, le Fort, le Puissant, le Très Grand. Gloire à Dieu ! Loin de Lui ce qu’on Lui associe.
IL est le Dieu, le Créateur, l’Animateur et le Sculpteur. Il a droit aux plus nobles épithètes. Tout ce qui est dans les cieux et sur terre le glorifie. Il est le Puissant et le Sage.
O croyants, ne vous alliez pas à mes ennemis et aux vôtres. Vous leur offrez votre amitié alors qu’ils ont repoussé la vérité qui vous a été révélée. Ils vous ont combattu ainsi que le prophète pour avoir cru en Dieu, votre Seigneur. Quand vous avez quitté vos foyers pour servir ma cause et rechercher ma grâce, était-ce pour leur proposer votre amitié ? Je sais tout ce que vous cachez et montrez. Ceux d’entre vous qui s’allient à mes ennemis prennent une mauvaise voie.
S’ILS marquaient quelque succès sur vous, vous éprouveriez  la rigueur de leur hostilité. Ils s’acharneraient sur vous de toute la force de leurs bras et de tout le fiel de leurs langues. Ils ne désirent qu’une chose, c’est que vous perdiez la foi.
VOS parents et vos enfants ne vous seront d’aucun secours. Au jour de la résurrection, Dieu vous départagera. Dieu voit toutes vos actions.
SUIVEZ le bel exemple d’Abraham et de ses partisans lorsqu’ils dirent à leur peuple : « Nous sommes sans attache avec vous et les divinités que vous adorez en dehors de Dieu. Nous vous renions. L’inimitié et la haine nous sépareront pour toujours à moins que vous ne vous ralliez au Dieu unique ». Néanmoins, Abraham concéda à son père : « J’implorerai le pardon de Dieu pour toi mais sans rien te garantir de sa part ». Seigneur, nous mettons notre confiance en Toi, nous revenons à Toi. C’est à Toi que tout aboutit.
O notre maître, fais que nous ne vivions pas en mauvaise intelligence avec les infidèles. Pardonne-nous. Tu es puissant et sage.
ABRAHAM et ses partisans sont un bel exemple pour ceux qui espèrent en Dieu et dans le jugement dernier. Quant à ceux qui Le négligent, Dieu s’en désintéresse. Il est riche et glorieux.
DIEU peut faire naître une cordiale entente entre vous et vos ennemis. Dieu est puissant. Il est plein d’indulgence et de commisération.
DIEU ne vous interdit pas d’être bons et justes envers ceux qui ne vous attaquent pas à cause de votre religion et ne vous expulsent pas de vos demeures. Il aime les justes.
MAIS Il vous interdit toute alliance avec ceux qui vous combattent à cause de votre religion, vous expulsent de vos demeures ou y contribuent. Une telle alliance serait une iniquité.
O croyants, lorsque des musulmanes se réfugient chez vous, éprouvez-les. Dieu est fixé sur leur conviction. Si leur foi vous paraît sincère, ne les laissez pas retourner auprès des infidèles. Car, désormais, elles ne sont plus licites pour eux ni eux pour elles. Toutefois, rendez leur dot à leurs époux. Vous pouvez alors vous-mêmes les prendre pour épouses mais à condition de les doter. Ne restez pas mariés à des femmes infidèles. Exigez d’elles le remboursement de votre dot, de même que les infidèles pourront l’exiger des croyantes qu’ils répudieront. Telle est la loi que Dieu vous impose. Il est Savant et Sage.
SI quelqu’une de vos femmes passe du côté des infidèles, et que vous fassiez sur eux un butin, remboursez leurs dots à ceux que leurs femmes ont abandonnés. Craignez Dieu en qui vous croyez.
O prophète, si des croyantes te demandent de se convertir en s’engageant à ne pas donner d’associés à Dieu, à ne pas voler, à ne pas commettre l’adultère, à ne pas tuer leurs enfants ou à en reconnaître faussement et à ne transgresser aucun bon principe, accepte leur conversion et appelle le pardon de Dieu sur elles. Dieu est toute indulgence et compassion.
O croyants, ne vous alliez pas au peuple qui a encouru la colère de Dieu. Ce peuple n’a pas plus d’espoir en la vie future que les infidèles dans la résurrection de leurs morts.
TOUT ce qui est dans les cieux et sur la terre glorifie Dieu. Il est le Puissant, le Sage.
O croyants, pourquoi ne faites-vous pas ce que vous dites ?
DIEU déteste qu’on ne fasse pas ce qu’on dit.
IL aime ceux qui combattent en ordre dans sa voie, bien assemblés comme les matériaux d’un solide édifice.
MOÏSE dit à son peuple : « Pourquoi m’offensez-vous sans cesse ? Vous savez pourtant bien que je suis l’envoyé de Dieu ». Quand ils trahirent, Dieu corrompit leurs cœurs. Car Dieu ne dirige pas les traîtres.
JESUS, fils de Marie, a dit : « O fils d’Israël, je vous suis envoyé par Dieu pour confirmer le Pentateuque et vous annoncer la venue d’un prophète après moi qui s’appellera Ahmed ». Lorsque celui-ci leur eut apporté des preuves évidentes, ils lui dirent : « Magie manifeste que cela ».
Qui est plus coupable que celui qui invente des mensonges sur Dieu alors qu’on le convie à faire son salut ? Dieu ne dirige pas les injustes.
ILS essaient d’éteindre la lumière de Dieu. Mais Dieu fera briller sa lumière en dépit des infidèles.
C’EST Lui qui a envoyé son prophète avec la bonne direction et la véritable religion. Il fera triompher celle-ci sur toutes les autres en dépit des idolâtres.
O croyants, voulez-vous que je vous fasse connaître un moyen d’échapper à un châtiment cruel ?
CROYEZ en Dieu et à son prophète. Mettez vos biens et vos personnes au service de Dieu. C’est là votre intérêt, si vous le comprenez.
DIEU pardonnera vos péchés. Il vous fera entrer dans des jardins arrosés d’eau vive et dans de paisibles demeures au milieu du paradis de l’Éden. Comble de la félicité.
IL VOUS accordera ce que vous désirez entre toutes autres choses, l’aide de Dieu et une victoire prochaine. Annonce-le aux croyants.
O croyants, aidez Dieu. Rappelez-vous Jésus, fils de Marie, disant à ses apôtres : « Soutenez-moi dans mon apostolat pour Dieu ». Ils répondirent : « Nous sommes les défenseurs de Dieu ». Une partie des enfants d’Israël se convertit, une autre tourna à l’impiété. Nous soutînmes les croyants contre leurs ennemis. Ils triomphèrent.
TOUT ce qui est dans les deux et sur terre glorifie Dieu. Il est le Maître, le Saint, le Puissant et le Sage.
C’EST Lui qui envoya aux habitants incultes de l’Arabie un apôtre pris dans leur sein pour leur divulguer ses preuves, les rendre pures et leur enseigner le Livre et la sagesse. Ils étaient plongés avant sa venue dans une ignorance profonde.
SA mission s’étendra à tous leurs descendants. Il est puissant et sage.
C’EST ainsi que Dieu manifeste sa grâce. Il l’accorde à qui Il veut. Il est toute bonté.
CEUX qui connaissent le Pentateuque et ne l’observent pas évoquent l’image d’un âne chargé de livres. Quel triste exemple donnent ceux qui traitent les signes de Dieu de mensonge ! Dieu ne guide pas les méchants.
DIS : « O vous, juifs, qui prétendez être préférés par Dieu à tous les autres hommes, courez à la mort, si vous êtes sincères ».
JAMAIS ils n’y courront, à cause de leurs œuvres. Dieu connaît les méchants.
DIS : « La mort que vous fuyez vous surprendra et vous comparaîtrez devant Celui qui connaît le visible et l’invisible. Il vous rappellera vos œuvres ».
O croyants, lorsqu’on appelle à la prière le jour du Vendredi, hâtez-vous d’y aller et de cesser toute occupation. C’est votre intérêt si vous le comprenez.
LA prière terminée, dispersez-vous et vaquez à vos occupations. Priez Dieu assidûment si vous désirez être heureux.
QU’UNE vente ou un divertissement les sollicitent, et les voilà qu’ils y courent, te laissant seul debout. Dis-leur : Les bienfaits de Dieu ont une autre valeur qu’une vente ou un divertissement ! Dieu est le plus généreux des bienfaiteurs.
LORSQUE les hypocrites viennent à toi, ils disent : « Nous attestons que tu es l’envoyé de Dieu ». Dieu le sait que tu es son envoyé comme Il sait que les hypocrites mentent.
ILS se servent de leurs serments comme d’un bouclier et éloignent les autres de la voie de Dieu. Quelle détestable conduite que la leur !
POUR avoir cru et apostasié, Dieu a fermé leurs cœurs. Ils ne comprennent plus rien.
LEUR extérieur est séduisant et on les écoute volontiers quand ils parlent. Pourtant ce ne sont que des soliveaux. Ils tremblent au moindre bruit. Ce sont tes pires ennemis. Méfie-toi d’eux. Puisse Dieu les anéantir où qu’ils se trouvent !
LORSQU’ON leur dit : « Venez, l’envoyé de Dieu implorera votre pardon », ils hochent la tête et s’éloignent, pleins de morgue.
PEU importe que tu implores ou non le pardon de Dieu pour eux ! Dieu ne leur pardonnera pas car Dieu ne guide pas les pervers.
NE sont-ce pas eux qui tiennent ces propos : « Cessez toute assistance aux compagnons du prophète jusqu’à ce qu’ils abandonnent la ville ». Comme si les trésors des cieux et de la terre n’appartenaient pas à Dieu ! Ce que ne comprennent pas les hypocrites.
ILS disent : « Si jamais nous retournons à Médine, les plus forts en chasseront les plus faibles ». Comme si la force n’appartenait pas à Dieu, à son prophète et aux croyants ! Mais les hypocrites semblent l’ignorer.
O croyants, que le souci de vos richesses et de vos enfants ne vous détournent pas de Dieu ! Ils sont perdus ceux qui agissent ainsi !
DEPENSEZ sur ce que nous vous donnons avant que la mort ne vous surprenne. Dépensez pour ne pas avoir à dire au jour de votre mort : « Seigneur, donne-moi un peu de répit ; je ferai l’aumône et je serai du nombre des vertueux ».
DIEU n’accorde aucun délai à l’âme dont le terme est échu. Dieu connaît toutes vos actions.
TOUT ce qui est dans les cieux et sur la terre glorifie Dieu. A Lui le pouvoir et les hommages. Il est tout-puissant.
C’EST Lui qui vous a créés. Certains d’entre vous ont la foi ; d’autres, non. Dieu voit toutes vos actions.
CE n’est pas sans but qu’Il a créé les cieux et la terre. Il vous a dotés d’une belle forme. C’est à Lui que tout fait retour.
IL sait ce qui se passe dans les cieux et sur la terre, comme Il sait ce que vous cachez et vous montrez. Il lit dans les cœurs.
L’HISTOIRE des peuples impies n’est-elle pas parvenue jusqu’à vous ? Ils ont éprouvé les funestes suites de leurs actes. Un châtiment douloureux les attend.
CAR, lorsque les prophètes vinrent à eux avec des signes évidents, ils les accueillirent par ces mots : « Comment, un homme comme nous nous indiquerait la bonne voie ? » Ils nièrent Dieu et repoussèrent les signes. Dieu n’a que faire d’eux. Ses richesses et sa renommée sont immenses.
LES infidèles prétendent qu’ils ne seront pas ressuscités. Dis : Par mon maître, vous serez ressuscités et on vous rappellera toutes vos actions. Ce sera chose facile à Dieu.
CROYEZ en Dieu, à son prophète et à la lumière que Dieu vous a envoyée. Dieu sait toutes vos actions.
LE jour où Dieu vous rassemblera sera le jour de la réparation. Celui qui croit et fait le bien verra ses péchés pardonnés. Nous le ferons entrer pour l’éternité dans des jardins arrosés d’eau vive. Ce sera le comble de la félicité.
CEUX qui nient Dieu et repoussent ses signes seront voués au feu pour l’éternité. Quelle triste fin !
AUCUN malheur ne frappe l’homme sans l’assentiment de  Dieu. Dieu guide le cœur de qui se donne à Lui. Il sait tout.
OBEISSEZ à Dieu et à son prophète. Si vous refusez, sachez que le prophète n’a d’autre mission que de vous avertir avec clarté.
DIEU. Il n’y a d’autre dieu que Lui. C’est à Dieu que les croyants doivent se fier.
O croyants, vos épouses et vos enfants sont parfois vos ennemis. Surveillez-les. Mieux vaut les excuser, leur faire grâce et leur pardonner, car Dieu Lui-même est plein d’indulgence et de compassion.
CERTES, vos biens et vos enfants vous absorbent. N’oubliez pas cependant que Dieu dispose de magnifiques récompenses.
CRAIGNEZ Dieu autant que vous pouvez. Écoutez, obéissez et donnez. C’est votre intérêt. Heureux ceux qui évitent l’avarice.
CONSENTEZ à Dieu un prêt généreux, Il vous le rendra au centuple et vous pardonnera. Dieu est plein de reconnaissance et de bonté.
IL connaît le visible et l’invisible. Il est le Puissant et le Sage.
O prophète, ne répudiez vos femmes qu’autant qu’elles peuvent entreprendre leur retraite. Calculez exactement celle-ci. Craignez Dieu, votre maître. Pendant la retraite, laissez-les dans leurs demeures et ne les en chassez qu’en cas d’adultère certain. Telle est la loi de Dieu. Celui qui la transgresse se nuit à soi-même. Vous ne savez pas si Dieu ne modifiera vos rapports avec vos épouses pendant la retraite.
LORSQU’ELLES auront accompli leur retraite, reprenez-les ou séparez-vous avec bonté. Assurez-vous le témoignage de deux de vos concitoyens honorables et que ce témoignage soit pris au nom de Dieu. Voici ce qui s’impose à ceux qui croient en Dieu et au jour du jugement dernier. Dieu tirera toujours d’affaire celui qui Le craint,
ET le pourvoira par des moyens qu’il ne soupçonne pas. Dieu suffit à qui met sa confiance en Lui. Il réalise toujours ses desseins. Il les réalise à son heure.
QUANT aux femmes qui n’ont plus leurs règles ou qui ne les ont pas encore eues, leur retraite est de trois mois. Sachez-le, si vous en doutez. Quant aux femmes enceintes, leur retraite cesse avec l’accouchement. Dieu facilite la vie de qui le craint.
TELLE est la loi que Dieu vous envoie. Dieu efface les péchés de qui le craint et accroît sa récompense.
LAISSEZ les femmes répudiées dans votre propre demeure et traitez-les suivant vos ressources. Ne les faites pas souffrir en les logeant trop petitement. Si elles sont enceintes, assurez leur entretien jusqu’à l’accouchement. Si elles allaitent, rétribuez-les. Traitez de toutes ces choses entre vous avec bonté. En cas de désaccord, faites allaiter vos enfants par une autre femme.
LE riche entretiendra la femme répudiée selon sa fortune. Le pauvre l’entretiendra dans la limite de ses moyens. Dieu n’impose à chacun que des obligations proportionnées à ses ressources. Dieu fait succéder le bien-être à la gêne.
COMBIEN de cités ont méprisé les ordres de leur Seigneur et de ses envoyés ! Nous avons réglé leur compte sévèrement et leur avons infligé un dur châtiment.
ELLES subirent les tristes conséquences de leur conduite. Elles finirent dans la ruine.
DIEU leur réserve de cruels châtiments. Craignez Dieu, ô vous qui avez de la clairvoyance et qui croyez. Dieu vous a avertis.
IL a envoyé un prophète pour vous réciter de clairs versets, pour faire passer les croyants et les hommes de bien des ténèbres à la lumière. Je ferai pénétrer pour l’éternité les croyants et les hommes de bien dans des jardins arrosés d’eau vive. Quelle douce félicité Dieu leur fera goûter !
DIEU a créé sept cieux et autant de terres. Il fait circuler ses ordres entre les deux pour vous manifester sa puissance et l’étendue de sa science.
O prophète, pourquoi t’interdis-tu par complaisance pour tes épouses ce que Dieu te permet. Dieu est indulgent et miséricordieux.
DIEU permet qu’on se délie d’un serment. C’est votre patron. Il est savant et sage.
LE prophète confia un secret à une de ses épouses, qui le divulgua. Averti par Dieu, il lui en fit la remarque à demi-mot. Quand elle se vit découverte, elle s’exclama : « Qui t’a ainsi renseigné ? » Il répondit : « Le Docte et l’Instruit ».
ETES-VOUS prêtes au repentir maintenant que vos cœurs sont avertis ? Ou êtes-vous plutôt prêtes à vous liguer contre le prophète ? Sachez, en ce cas, qu’il a Dieu pour patron et qu’il a derrière lui l’ange Gabriel, l’élite des croyants et les anges.
S’IL vous répudie, il se peut que son Seigneur lui donne en échange de meilleures épouses que vous ! des épouses croyantes, fidèles, pieuses, repentantes, pratiquantes, et ayant suivi le prophète dans l’exil, vierges ou non.
O croyants, évitez pour vous et les vôtres le feu qui dévorera hommes et pierres. La garde en est assurée par des anges inflexibles et vigoureux qui ne désobéissent jamais à Dieu et exécutent strictement ses ordres.
O infidèles, n’invoquez pas d’excuses aujourd’hui. Vous serez rétribués suivant vos œuvres.
O croyants, repentez-vous à Dieu en toute sincérité. Peut-être, un jour, votre Seigneur effacera-t-Il vos fautes et vous fera-t-Il entrer dans des jardins arrosés d’eau vive ? Ce jour-là, non seulement Il n’humiliera pas le prophète et les croyants mais encore leur lumière brillera devant eux et sur leur droite. Ils diront : « O notre maître, fais briller d’un plus pur éclat notre lumière, pardonne-nous. Tu es tout-puissant ».
O prophète, combats les infidèles et les hypocrites, sois sévère pour eux. Leur demeure sera la géhenne. Triste fin !
DIEU propose en exemple aux infidèles la femme de Noé et celle de Loth. Elles étaient unies à deux de nos serviteurs vertueux. Elles les trompèrent. Cette union ne les sauva pas aux yeux de Dieu. Une voix leur dit : « Entrez dans la géhenne avec les autres ».
DIEU propose en exemple aux fidèles la femme de Pharaon. Elle disait : « Seigneur, réserve-moi une place au paradis. Protège-moi contre Pharaon et ses manœuvres ! Délivre-moi des méchants ».
IL propose aussi en exemple Marie, fille d’Imran, qui vécut chaste. Nous lui insufflâmes une parcelle de notre vie. Elle crut aux paroles de son Seigneur et à son Livre. Elle fut vertueuse.
GLOIRE à Celui qui détient le Pouvoir et qui est tout-puissant,
A Celui qui créa la mort et la vie pour distinguer ceux d’entre vous qui se conduiront le mieux. Il est le Fort et le Bon,
A Celui qui créa sept cieux superposés. Aucun défaut n’est apparent dans l’œuvre du Miséricordieux. Lève tes yeux. Aperçois-tu la moindre lacune ?
LÈVE-LES encore par deux fois. D’eux-mêmes, ils retomberont, déçus et fatigués.
NOUS avons orné de constellations le ciel qui enveloppe la terre. Nous les lançons comme des projectiles contre les démons auxquels nous réservons le supplice du feu.
CEUX qui nient leur Seigneur subiront le supplice de l’enfer. Quelle triste fin !
UNE fois qu’ils y seront, ils entendront les sanglots des damnés et le sifflement des flammes.
POUR un peu, il éclaterait de fureur. Chaque fois qu’une nouvelle fournée de damnés y pénètre, les gardiens les interrogent : « N’avez-vous pas été avertis ? »
ILS répondront : « Oui, nous avons eu un prophète, mais nous l’avons traité d’imposteur ». « Dieu n’a rien révélé, lui avons-nous dit. Vous êtes dans une erreur profonde ».
ILS diront alors : « Si nous avions écouté et si nous avions été raisonnables, nous ne serions pas parmi les damnés ».
ILS s’avoueront coupables. Malheur aux damnés !
CEUX qui craignent leur Seigneur en secret obtiendront le pardon de leurs péchés et une magnifique récompense.
PEU importe que vous cachiez ou divulguiez vos pensées, Dieu sait ce que renferment vos cœurs.
DIEU ignorerait-Il ce qu’Il a Lui-même créé ? Il est le Subtil et le Docte.
C’EST Lui qui vous a rendu la terre habitable. Circulez-y librement. Nourrissez-vous de ses productions. C’est à Lui que vous ferez retour.
NE craignez-vous pas que le maître des cieux n’entrouvre la terre sous vos pas ? Elle oscillerait alors.
NE craignez-vous pas que le maître des cieux déchaîne contre vous une pluie de pierres ? Vous comprendrez alors mes avertissements.
AVANT eux, d’autres peuples ont repoussé mes messages. Quelle n’a pas été ma répression !
NE voient-ils pas les oiseaux voler et planer au-dessus de leurs têtes ? Qui les maintient en suspens, si ce n’est le Miséricordieux. Il a tout prévu.
QUI peut vous servir d’armée et vous donner l’avantage, sans l’appui du Miséricordieux ? Les infidèles se leurrent.
QUI peut vous dispenser des biens, si Dieu les retient ? Et pourtant les infidèles ne tempèrent ni leur morgue ni leur opposition.
QUI a la démarche plus sûre ? celui qui chemine tête basse ou celui qui avance avec assurance sur la voie droite.
DIS : C’est Lui qui vous a créés, vous a donné l’ouïe, la vue et l’intelligence. Combien vous Lui êtes peu reconnaissants !
DIS : C’est Lui qui vous a installés sur la terre et devant qui vous comparaîtrez.
ILS interrogent : « Quand s’accomplira cette menace ? Dites-le, si vous êtes sincères ».
RÉPONDS : Dieu seul le sait. Ma mission se borne à vous avertir sans ambiguïté.
LORSQUE cette menace approchera, les visages des infidèles pâliront, on leur dira : « Voilà ce que vous avez appelé ».
DIS : « Réfléchissez. Que Dieu me fasse périr moi et mes partisans ou qu’Il nous fasse grâce, qui sauvera les infidèles d’un châtiment terrible ? »
DIS : « Il est miséricordieux, nous croyons en Lui et nous nous fions à Lui. Vous saurez bientôt qui de nous est dans l’erreur ».
Dis : « Réfléchissez, si soudain l’eau rentrait sous terre, qui vous donnerait de l’eau courante ? »
NOUN. Je jure par la plume et par toutes les écritures,
QUE, grâce à Dieu, tu n’es pas un possédé.
TU auras une récompense irrévocable.
TU as une grande force de caractère.
TU verras et ils verront
LEQUEL de vous deux est un possédé.
TON Seigneur sait mieux que quiconque qui est égaré et qui est dans la bonne voie.
N’OBEIS pas aux menteurs.
ILS souhaitent que tu sois accommodant pour l’être avec toi.
N’ECOUTE pas ceux qui jurent à tort et à travers avec frivolité,
RAILLENT et médisent,
NE sont pas serviables, se montrent méchants, perfides,
BRUTAUX et grossiers.
IL en est qui, se sentant pourvus de richesses et d’enfants,
ACCUEILLENT nos versets par ces mots : « Ce sont de vieilles fables ».
NOUS les humilierons.
LEURS richesses et leurs enfants sont une épreuve, comme celle que nous avons jadis infligée aux propriétaires d’un jardin qui s’étaient promis de récolter leurs fruits de bon matin,
SANS faire la part des pauvres.
UN fléau anéantit le jardin pendant qu’ils dormaient.
 AU matin, il était sens dessus dessous.
EN se réveillant, ils s’interpellèrent :
ALLONS à notre jardin si nous voulons faire notre récolte.
ILS partirent en chuchotant.
« Nous ne laisserons entrer aucun pauvre », affirmaient-ils.
FERME était leur décision.
QUAND ils arrivèrent à leur jardin, ils s’exclamèrent : « Nous nous sommes trompés, ce n’est pas lui ».
OUI, c’est lui, mais nous sommes ruinés, durent-ils convenir.
LE plus modéré d’entre eux leur dit : « Ne vous ai-je pas recommandé de penser à Dieu ? »
« DIEU soit loué ! répondirent-ils, nous avions agi en méchants ».
PUIS, ils s’accusèrent mutuellement.
MALHEUREUX que nous sommes ! nous avons été iniques.
PUISSE Dieu nous donner un meilleur bien que ce jardin. C’est sur Lui que nous comptons.
VOILA comment nous châtions ! Le châtiment de l’autre monde sera encore plus terrifiant. Ah ! si les hommes le savaient !
CEUX qui craignent Dieu seront reçus par Lui dans des jardins de félicité.
TRAITERONS-NOUS de la même façon les soumis et les rebelles ?
QU’EST-CE qui vous inspire de tels jugements ?
AVEZ-VOUS un livre où il soit dit
QUE VOUS obtiendrez tout ce que vous désirez ?
TENEZ-VOUS de nous l’engagement formel que nous satisferons tous vos désirs jusqu’au jour de la résurrection ?
INTERROGE-LES : Qui est le garant d’une telle convention ?
Y a-t-il des gens avec qui ils se concertent ? dans ce cas, qu’ils les présentent, s’ils sont de bonne foi.
LE jour de la fuite éperdue (du jugement dernier), ils seront conviés à se prosterner, mais ils ne le pourront pas.
LES yeux baissés et les traits du visage avilis, tels ils seront devant Dieu. Et pourtant, on les avait conviés à se prosterner quand ils étaient en pleine santé.
LAISSE-MOI régler leur compte à ceux qui traitent mon Livre de mensonge. Je consommerai insensiblement leur perte sans qu’ils s’en aperçoivent.
JE serai longanime avec eux, car mes moyens sont infaillibles.
EXIGES-TU un salaire pour prix de leur croyance ? Ce salaire pourrait leur peser.
CONNAISSENT-ILS le secret des mystères ? S’en inspirent-ils pour écrire ?
SOUMETS-TOI aux décisions de ton Seigneur et n’imite pas Jonas qui interpella Dieu dans un moment de désespoir.
SI la grâce de Dieu ne s’était manifestée en sa faveur, il serait resté seul sur le rivage à expier ses fautes.
SON Seigneur le distingua. Il en fit un homme vertueux.
PEU s’en faut que les infidèles ne te foudroient du regard quand ils entendent réciter le Coran. Ils disent : « C’est un possédé ».
LE Coran n’est qu’une leçon pour l’univers.
LA réparation. Quelle chose grave que la réparation !
QUI pourra t’expliquer la réparation ?
THÉMOUD et Ad ont traité de mensonge le jour dernier.
LE peuple de Thémoud a péri dans une catastrophe.
UN vent glacé et d’une impétuosité inouïe a décimé le peuple d’Ad.
DIEU le déchaîna contre eux sept nuits et huit jours consécutifs. Les gens étaient renversés sur le sol comme des troncs de palmier creux.
Y en a-t-il un seul survivant ?
LE peuple de Pharaon et d’autres peuples avant lui, les cités de Loth, avaient commis aussi des fautes.
ILS avaient désobéi au prophète de leur Seigneur. Le Seigneur leur infligea un châtiment exemplaire.
AU moment du déluge, nous vous avons sauvés sur une arche,
VOULANT vous donner ainsi une leçon et toucher les oreilles sensibles.
LORSQUE la trompette sonnera une fois
ET que la terre et les montagnes seront soulevées et pulvérisées en un clin d’œil,
CE jour-là, l’événement s’accomplira.
LE ciel s’ouvrira et s’effondrera.
LES anges se tiendront sur les côtés, huit d’entre eux soutenant sur leurs têtes le trône de ton Seigneur.
CE jour-là, vous défilerez devant Dieu. Vous ne pourrez cacher aucune de vos pensées, même les plus secrètes.
CELUI à qui on remettra son compte dans la main droite dira : « Voici, lisez mes comptes ».
« J’AI toujours cru à un règlement de comptes »
UNE existence heureuse lui sera assurée
DANS un jardin situé à une haute altitude.
SES fruits seront à portée de la main.
MANGEZ et buvez en paix. C’est la récompense de vos actes passés.
CELUI à qui on remettra son compte dans la main gauche,
S’ÉCRIERA : « Plût à Dieu qu’on ne m’ait pas remis mon compte ! »
« JE n’ai jamais cru à un règlement de comptes ».
« PLUT à Dieu que je sois retourné dans le néant ! »
A quoi me servent mes richesses maintenant ?
MA puissance a disparu.
« PRENEZ-LE, ligotez-le », ordonnera une voix.
TRAINEZ-LE dans l’enfer,
CHARGEZ-LE d’une chaîne de soixante-dix coudées.
CAR, il n’a pas cru dans le Dieu Auguste,
NI n’a recommandé de nourrir les pauvres.
IL n’a aujourd’hui, ici, aucun ami.
IL aura du pus pour toute nourriture.
C’EST la nourriture des damnés.
JE jure par les choses apparentes
ET non apparentes
QUE le Coran est la parole d’un envoyé sublime,
ET non d’un simple poète. Ah ! que vous avez peu de foi !
ÇA n’est pas plus la parole d’un devin. Ah ! que vous réfléchissez peu !
C’EST la révélation du Maître de l’univers.
SI le prophète nous attribuait des propos que nous n’avons pas tenus,
NOUS l’aurions saisi avec force
ET nous lui aurions tranché la carotide.
Qui d’entre vous pourrait s’interposer entre lui et moi ?
CE Livre est un avertissement pour ceux qui craignent Dieu.
NOUS savons que certains d’entre vous le traitent de mensonge.
CE Livre est le désespoir des infidèles.
IL est l’expression de la vérité.
GLORIFIE le nom de Dieu le très-haut.
ON interroge : « A qui est destiné le châtiment annoncé ? »
RÉPONDS : Aux infidèles. Nul ne saurait empêcher qu’il ait lieu.
IL vient de Dieu le maître des marches.
LES anges et l’Esprit franchissent ces marches dans l’espace d’un jour, dont la durée véritable est de cinquante mille ans.
MONTRE une douce patience.
LES hommes croient ce châtiment encore éloigné.
MOI, je le vois proche.
LE jour où le ciel aura la couleur de l’huile,
OU les montagnes ne pèseront pas plus que des flocons de laine,
OU l’ami ne questionnera pas l’ami,
BIEN que lui faisant face ; ce jour-là, le criminel offrira pour prix de ses souffrances ses enfants,
SA femme, son frère,
SA famille bien-aimée,
ET l’humanité tout entière. Il ne cherchera que son salut.
NON, ce sera impossible. Car le feu,
FAISANT éclater les crânes,
HAPPERA tous ceux qui ont renié Dieu
ET n’ont songé qu’à amasser et thésauriser.
L’HOMME est inconstant de nature.
ACCABLÉ quand un mal l’atteint,
LA fortune le rend égoïste.
SEULS font exception les gens pieux,
CEUX qui accomplissent avec assiduité leurs devoirs religieux,
CEUX qui prélèvent sur leur fortune une part
POUR les mendiants et les malheureux,
CEUX qui croient fermement au jour dernier,
CEUX qui redoutent les châtiments de leur Seigneur,
CAR nul n’est prémuni contre ces châtiments,
CEUX qui sont chastes,
ET qui n’ont de rapports qu’avec leurs femmes et leurs esclaves, rapports non blâmables,
CAR quiconque a d’autres rapports que ceux-là sort de la légalité,
CEUX qui gardent fidèlement leurs dépôts et respectent la foi jurée,
CEUX qui témoignent sans réticence,
CEUX qui ont le souci de leurs prières.
CEUX-LA seront bien traités au paradis.
QU’ONT les infidèles à s’agiter,
A courir en groupes à droite et à gauche ?
ESPÈRENT-ILS par hasard entrer d’office au paradis des bienheureux ?
ERREUR. Ils savent pourtant bien de quelle pâte ils sont pétris !
JE jure par le maître de l’Orient et de l’Occident que nous pouvons
LEUR substituer une espèce supérieure. Et ce n’est pas là une chose qui dépasse nos forces.
LAISSEZ-LES intriguer et se divertir jusqu’à ce qu’ils touchent au jour qu’on leur a annoncé.
CE jour-là, ils sortiront en hâte de leurs tombeaux comme lorsqu’ils courent à leurs cérémonies idolâtres.
LEURS yeux seront baissés, leurs traits couverts de honte. Voilà le jour qu’on leur a annoncé.
NOUS envoyâmes Noé à son peuple : « Avertis ton peuple, lui dîmes-nous, avant qu’un châtiment implacable ne le frappe ».
NOÉ dit : « O mon peuple, je vous apporte une vérité évidente » :
« ADOREZ Dieu, craignez-Le et obéissez-moi ».
« IL pardonnera une partie de vos péchés et vous laissera subsister jusqu’au terme fatal. Car quand le terme de Dieu arrive, nul ne saurait le retarder. Peut-être le comprendrez-vous ? »
O mon Dieu, ajouta-t-il, j’ai prêché ta cause à mon peuple nuit et jour,
MAIS mes exhortations ne l’ont rendu que plus réfractaire.
CHAQUE fois que je plaidais ta cause, ils se bouchaient les oreilles avec leurs doigts et se cachaient la tête sous leurs vêtements. Plus insensibles que jamais, ils le prenaient de haut.
JE leur ai parlé en public.
J’AI tantôt haussé le ton, tantôt usé de la douceur.
JE leur disais : Implorez le pardon de votre Seigneur. Il est plein de mansuétude.
IL fera pleuvoir à profusion.
IL accroîtra vos richesses et votre postérité. Il vous gratifiera de jardins et de cours d’eau.
QU’EST-CE qui vous retient d’honorer Dieu ?
LUI, qui vous a créés par transformations successives ?
VOUS échappe-t-il comment Dieu a créé les sept cieux concentriques ?
COMMENT Il y a placé la lune comme lumière et le soleil comme flambeau ?
COMMENT Il vous a tirés de la terre ?
COMMENT Il vous y fera rentrer et sortir de nouveau ?
C’EST Dieu qui a étiré la vaste terre à votre usage,
POUR que vous puissiez la sillonner de routes spacieuses.
NOÉ dit : « Seigneur, mes frères m’ont désobéi pour suivre des gens que leurs richesses et leur postérité ont perdus.
ILS emploient des moyens d’une basse perfidie.
ILS se disent entre eux : N’abandonnons pas nos idoles, n’abandonnons pas Oud et Souâ, PAS plus qu’Iaghouth, Yaouq et Nesr.
ILS ont ainsi égaré de nombreuses personnes. O Dieu, accrois encore l’égarement des injustes ».
POUR avoir péché, ils ont été noyés et précipités dans le feu. ILS ne trouvèrent aucun secours en dehors de Dieu.
NOÉ dit : Seigneur, ne laisse subsister sur terre aucun infidèle,
CAR si tu en laissais, ils égareraient tes propres sujets et n’engendreraient que des pervers et des impies.
SEIGNEUR, pardonne-moi, pardonne à mes parents, à tous ceux qui pénétreront dans ma demeure, animés de la foi, ainsi qu’à tous les croyants et à toutes les croyantes. Ne prodigue aux méchants que des calamités.
DIS : Il m’a été révélé qu’un groupe de génies, m’ayant écouté, s’écria : Nous avons entendu une lecture surprenante.
ELLE met sur le bon chemin. Nous croyons en elle et nous n’associerons jamais personne à notre Maître.
LA gloire de notre Maître est trop pure pour qu’il se soit donné une compagne ou une postérité.
PARMI nous, des insensés tenaient des propos extravagants sur le compte de Dieu.
ET pourtant nous pensions que jamais les hommes ni les génies ne tiendraient de propos mensongers sur Dieu.
IL est bien vrai que des hommes se soient mis sous la protection des génies. Mais cela ne fit qu’accroître leur détresse.
CES hommes croyaient comme vous que Dieu n’enverrait pas de messager.
Nous avons approché du ciel et nous l’avons trouvé plein de gardiens vigilants et d’engins.
JUSQUE-LA nous pouvions écouter ce qui s’y passait. Mais aujourd’hui un tison ardent est prêt à frapper quiconque essaie d’entendre.
NOUS ne savons pas si Dieu réserve aux hommes une catastrophe ou s’il prépare leur bonheur.
IL y a parmi nous des bons et des mauvais. Nous sommes divisés en sectes dissidentes.
NOUS avons toujours cru que nous ne pouvions lutter contre Dieu sur terre ni nous soustraire à sa puissance en fuyant.
QUAND nous avons entendu la bonne parole, nous y avons cru. Celui qui croit à son maître ne saurait redouter ni préjudice, ni affliction.
IL y a parmi nous des croyants et des mécréants. Les croyants ont pris le bon parti.
LES mécréants alimenteront le feu de l’enfer.
SI les hommes optaient pour la bonne voie, nous les comblerions d’une eau abondante.
CE sera là pour eux une épreuve. Un châtiment accablant est réservé à quiconque oublie de prier Dieu.
LES temples appartiennent à Dieu. N’y invoquez nul autre que Lui.
LORSQUE le serviteur de Dieu se dressa pour l’invoquer, ils se ruèrent sur lui.
JE prie mon Seigneur, dit-il. Et je ne Lui associe personne.
DIS : Je ne puis rien pour vous ni en bien ni en mal.
DIS : Personne ne saurait me protéger contre Dieu. ET je ne saurais trouver de refuge en dehors de Lui.
JE ne puis que vous faire connaître la volonté de Dieu et la mission dont Il m’a investi. Ceux qui s’insurgent contre Dieu et son prophète seront voués au feu éternel.
LE jour où ils seront en présence de cette menace, ils verront bien qui de nous ou d’eux aura le plus faible appui et sera en plus petit nombre.
DIS : J’ignore si ce jour est proche ou si mon Seigneur le tient éloigné.
IL connaît les secrets et Il ne les dévoile à personne,
SAUF à celui qu’Il agrée comme prophète. Celui-là, Il le fait précéder et suivre d’une escorte.
IL s’assure ainsi que ses envoyés ont bien transmis ses messages. Il embrasse tous leurs faits et gestes et Il dénombre les moindres choses.
O toi qui reposes, enveloppé,
Lève-toi et prie
Environ la moitié de la nuit, ou un peu moins,
OU un peu plus. Et récite en mesure le Coran.
NOUS allons te confier des paroles d’une lourde gravité :
LA prière de la nuit est plus efficace. Son débit est plus ferme.
CAR, pendant le jour, tes occupations t’absorbent.
GLORIFIE le nom de ton Seigneur et communie avec Lui d’une intime communion.
IL est le maître de l’Orient et de l’Occident. Il n’y a d’autre Dieu que Lui. Prends-Le pour Souverain.
SUPPORTE les critiques ; et quand tu romps avec tes adversaires, ménage leurs susceptibilités.
LAISSE-MOI le soin des incrédules, comblés de faveurs. Patience.
NOUS leur réservons des carcans et la géhenne,
UNE nourriture répugnante et un supplice atroce,
POUR le jour où la terre et les montagnes trembleront et où les montagnes se décomposeront en poussière.
NOUS vous avons envoyé un prophète pour témoigner contre vous, comme nous en avons envoyé un à Pharaon.
PHARAON n’a pas cru au prophète. Nous avons sévi contre lui avec une extrême rigueur.
SI vous reniez Dieu, comment éviterez-vous le jour où l’enfant blanchira comme un vieillard
Et où le ciel se déchirera ? Certes, les desseins de Dieu sont inéluctables.
C’EST là un avertissement. Celui qui le désire cherche une voie qui le mène à Dieu.
TON Seigneur n’ignore pas que tu veilles en prière moins des deux tiers de la nuit, moins de la moitié et même moins du tiers, ainsi qu’une partie de tes compagnons. Lui, qui règle la nuit et le jour, sait que vous ne pouvez pas les calculer avec exactitude. Il vous le pardonne. Néanmoins récitez le Coran dans la mesure du possible. Il sait qu’il y a parmi vous des malades, des gens qui sont en voyages d’affaires, d’autres qui combattent pour la cause de Dieu. Oui, récitez le Coran dans la mesure du possible. Observez la prière et faites l’aumône. Ouvrez à Dieu un large crédit. Le bien que vous aurez fait pour le salut de votre âme, vous le retrouverez auprès de Dieu. Ce sera votre plus grand bien et qui vous vaudra une magnifique récompense. Implorez le pardon de Dieu. Dieu est toute clémence et toute mansuétude.
O toi qui te prélasses sous ton manteau,
LÈVE-TOI et prêche.
EXALTE le nom de ton Seigneur.
TIENS tes vêtements toujours propres.
EVITE le mal.
NE te vante pas de trop en faire.
Sois patient avec ton maître.
LORSQUE la trompette sonnera,
UN jour difficile sera venu
POUR les incrédules. Oui, un jour pas facile...
LAISSE-MOI m’expliquer avec l’homme. Je l’ai créé, dépourvu de tout ;
JE l’ai comblé de richesses ;
JE lui ai donné des fils, témoins de son bonheur ;
 J’AI tout aplani sous ses pas.
ET pourtant son envie ne fait que croître.
CETTE envie, non, il ne la satisfera pas, lui qui est resté insensible à nos signes.
JE lui ferai gravir un sentier peu commode.
AH ! il suppute et ourdit des complots.
EH bien ! qu’il soit pris à ses propres pièges !
OUI, qu’il soit pris à ses propres pièges !
UN moment, il porta ses regards sur le prophète.
PUIS, il se renfrogna et s’assombrit ;
IL se détourna et s’enfla de dédain.
« LE Coran n’est qu’une magie imitée », dit-il,
« QUE de vains propos d’hommes ».
« JE le vouerai à l’enfer ».
MAIS, qui pourrait te faire concevoir l’enfer ?
IL consume et dévore tout.
IL calcine le corps de l’homme.
DIX-NEUF anges en gardent les issues.
A la garde du feu, nous n’avons préposé que des anges. Nous n’avons fixé leur nombre à dix-neuf que pour susciter des controverses parmi les incrédules, affermir les convictions des gens d’Écriture et accroître la foi des fidèles. DÉSORMAIS, les gens d’Écriture et les fidèles ne devront plus avoir de doutes sur ce point. Au contraire, ceux dont la foi est chancelante, ainsi que les incrédules, diront : « Où Dieu veut-Il en venir avec ce chiffre ? » C’EST ainsi que Dieu égare ou met dans la bonne voie qui Il veut. Nul ne connaît le nombre des armées de ton Seigneur, hors Lui. A coup sûr, c’est là un avertissement pour les hommes.
OUI, J’en jure par la lune,
PAR la nuit à son déclin,
PAR l’aube naissante,
QUE cet avertissement est des plus graves,
ET qu’il s’adresse aux hommes.
LIBRE à vous de vous y conformer ou de le négliger.
CHAQUE âme est le gage de ses œuvres.
SEULS seront saufs les hommes de la droite.
EN liesse dans des jardins, ils s’interrogeront
AU sujet des coupables.
POURQUOI êtes-vous en enfer ?
ILS répondront : « Parce que nous n’avons pas prié »,
« NOUS n’avons pas secouru le pauvre »,
« NOUS avons pactisé avec les méchants »,
« NOUS avons nié le jour de la résurrection »,
« JUSQU’AU moment où nous nous sommes trouvés devant l’évidence ».
AUCUNE intercession ne leur servira.
POURQUOI se dérobent-ils à nos avertissements ?
SEMBLABLES à des ânes effarouchés,
FUYANT un lion ?
BIEN plus, chacun d’eux souhaite recevoir des révélations particulières !
IL faut vraiment que ces gens-là ne craignent pas la vie future !
QU’ILS prennent garde ! Ce Coran est un avertissement.
ET qui veut être averti, l’est.
ET ne seront avertis, que ceux que Dieu voudra bien. C’est Lui qui dispense la piété et l’esprit de pardon.
J’EN jure par le jour de la Résurrection,
J’EN jure par la conscience,
L’HOMME croit-il que nous ne reconstituerons pas son corps ?
ERREUR. Nous sommes même capable de rendre égales ses phalanges.
LA vérité, c’est que l’homme ne cherche qu’à donner libre cours, à ses passions.
A quand le jour de la résurrection ? interroge-t-il,
CE sera le jour où l’œil de l’homme sera hagard de terreur,
LA lune sera éclipsée,
LE soleil et la lune seront réunis.
CE jour-là, l’homme s’écriera : « Où fuir ? »
MAIS, il ne trouvera pas de refuge.
CE jour-là, ô homme, tu rejoindras ton Maître pour toujours.
CE jour-là, l’homme connaîtra ses engouements et ses dédains.
EN vérité, l’homme est son propre témoin,
QUOIQU’IL se cherche à lui-même des excuses.
N’AGITE pas la langue, dans ta hâte à réciter le Coran.
C’EST à nous qu’il appartient de l’incarner en toi et d’en composer un Livre.
Au fur et à mesure que nous te le divulguons, assimile-t’en la substance.
C’EST à nous de l’expliquer.
MAIS, hélas ! l’homme a hâte de jouir en ce monde
ET il néglige l’autre.
LE jour de la résurrection, il y aura des visages rayonnants de félicité,
TOURNÉS vers leur Seigneur.
CE même jour, il y aura des visages contristés
PAR le pressentiment d’une catastrophe proche.
OUI, quand l’âme est prête à quitter le corps,
QU’ON implore partout un remède,
L’HOMME comprend que la séparation est venue.
SES jambes se raidissent.
LE voilà en marche vers son Seigneur.
JUSQU’ALORS, il n’avait fait ni l’aumône, ni prié.
BIEN plus, il traitait le Livre de mensonge et le repoussait.
 RENTRE auprès des siens, il était plein de superbe.
UNE autre attitude eût mieux valu pour toi,
OUI, elle eût mieux valu !
L’HOMME croit-il qu’il a été créé sans but ?
N’ETAIT-IL pas primitivement une goutte de sperme, sécrétée entre tant d’autres ?
NE fut-il pas ensuite un caillot de sang auquel Dieu donna vie et forme ?
IL en tira un couple, l’homme et la femme.
ET un tel Dieu serait incapable de ressusciter les morts ?
NE s’est-il pas écoulé une longue période de temps durant laquelle l’espèce humaine était totalement inconnue ?
NOUS avons créé l’homme d’une goutte de sperme comprenant tous les éléments de la vie. En l’appelant à la vie, nous avons voulu l’éprouver. Nous lui avons donné entendement et sensibilité.
NOUS lui avons indiqué la bonne voie, le laissant libre de se montrer reconnaissant ou ingrat.
NOUS disposons de chaînes, de carcans et de l’enfer pour punir les infidèles.
LES justes boiront à des coupes remplies d’une mixture ayant la fraîcheur du camphre.
ILS boiront à une source que les serviteurs de Dieu utiliseront à leur convenance,
EUX qui accomplissent leurs vœux et redoutent le jour où les catastrophes s’étendront avec une violence inouïe,
Eux qui distribuent des vivres aux pauvres, aux orphelins et aux captifs, malgré leurs propres besoins,
EN disant : « Nous vous donnons ces vivres par amour de Dieu ; nous ne vous demandons ni récompense, ni gratitude ».
« NOUS redoutons de la part de Dieu un jour chargé d’angoisse et de malheur ».
DIEU leur (aux justes) épargnera les calamités de ce jour fatal. Il épanouira leurs visages de bonheur et de joie.
POUR récompenser leur patience, Dieu leur donnera le paradis et des oripeaux de soie.
ENFONCÉS dans des divans, ils ne souffriront ni de la chaleur ni du froid.
DES ombres épaisses les couvriront et des fruits s’offriront d’eux-mêmes à leurs mains.
ON fera passer autour d’eux des vases et des coupes d’argent ayant la transparence du verre,
OUI, en argent transparent, et d’une harmonie parfaite.
ILS boiront à des coupes emplies d’un liquide ayant la saveur du gingembre.
ILS boiront à une source, appelée Selsabil.
DES serviteurs d’une jeunesse éternelle passeront autour d’eux. En les voyant, on croirait voir des perles détachées d’un collier.
SI tu pouvais voir un tel lieu, tu verrais un lieu de délices et un immense royaume.
ILS porteront des habits de soie verte et de satin, galonnés d’argent. Le Seigneur leur fera offrir des breuvages d’une grande pureté.
Si vous recevez une pareille récompense, c’est que votre conduite a été méritoire.
OUI, il est vrai que nous t’avons révélé le Coran.
SOUMETS-TOI à la loi de ton Seigneur et n’écoute ni les méchants, ni les incrédules.
GLORIFIE le nom de ton Maître, matin et soir.
EN pleine nuit, adore-Le et loue-Le de longues heures.
CES gens-là préfèrent la vie présente et oublient la lourde échéance qui les attend.
NOUS les avons créés et nous les tenons sous notre dépendance. Et si nous le voulions, nous leur substituerions une autre espèce d’hommes.
CECI est un avertissement. Que celui qui le désire prenne le chemin de son Seigneur !
ET vous ne le désirerez, que si Dieu veut. Dieu est toute science et toute sagesse.
IL accueille qui Il veut dans le sein de sa miséricorde. Il réserve aux injustes un châtiment douloureux.
J’EN jure par les révélations successives,
PAR les menaces qu’elles ont annoncées,
PAR les régénérations qu’elles ont accomplies,
PAR les distinctions qu’elles ont faites,
PAR les enseignements qu’elles ont apportés,
QUE ce soient des tolérances ou des prescriptions,
QUE l’échéance fixée arrivera.
VOICI que les étoiles ont perdu leur éclat.
QUE le ciel s’est entrouvert,
QUE les montagnes ont volé en poussière,
ET que les prophètes ont été convoqués.
POUR quel jour l’ont-ils été ?
POUR le jour de la décision souveraine.
QUI pourra te décrire le jour de la décision souveraine ?
MALHEUR, ce jour-là, aux incrédules !
N’AVONS-NOUS pas déjà exterminé des peuples dans le passé ?
A plus forte raison, pouvons-nous exterminer ceux qui leur ont succédé ?
C’EST ainsi que nous nous comportons avec les méchants.
MALHEUR, ce jour-là, aux incrédules !
NE vous avons-nous pas créés d’une vulgaire goutte d’eau ?
QUE nous avons déposée dans une matrice bien close,
PENDANT un certain temps ?
NOUS avons tout prévu. Quelle puissance est la nôtre !
MALHEUR, ce jour-là, aux incrédules !
N’AVONS-NOUS pas conçu une terre assez vaste pour contenir
A la fois les vivants et les morts ?
Nous l’avons pourvue de montagnes élevées et nous vous avons donné comme boisson une eau limpide.
MALHEUR, ce jour-là, aux incrédules !
ALLEZ au supplice que vous avez traité de mensonge.
ALLEZ-VOUS abriter sous la fumée qui se disperse en trois colonnes,
Qui ne procure aucune ombre et ne protège pas contre la chaleur.
ELLE projette des étincelles grandes comme des tours,
QUI ressemblent à des chameaux couleur de soufre.
MALHEUR, ce jour-là, aux incrédules !
CE jour-là, les hommes seront muets de terreur,
LEURS excuses ne seront pas admises.
MALHEUR, ce jour-là, aux incrédules !
CE sera le jour du règlement de comptes. Nous vous rassemblerons, ainsi que tous ceux qui vous ont précédés.
SI vous avez quelque moyen de vous échapper, échappez-vous.
MALHEUR, ce jour-là, aux incrédules !
LES croyants vivront au milieu des ombrages et des sources.
ILS mangeront leurs fruits préférés.
« MANGEZ et buvez en paix pour prix de vos œuvres », leur sera-t-il dit.
C’EST ainsi que nous récompensons les hommes de bien.
MALHEUR, ce jour-là, aux incrédules !
« MANGEZ et jouissez durant votre vie éphémère, méchants que vous êtes » !
MALHEUR, ce jour-là, aux incrédules !
QUAND on leur dit : « Rendez hommage à Dieu, ils s’y refusent ».
MALHEUR, ce jour-là, aux incrédules !
A quelle parole croiront-ils, s’ils ne croient pas à celle-ci ?
SUR quoi s’interrogent-ils ?
SUR le grand événement
QUI ne cesse de les diviser.
QU’ILS patientent et ils seront fixés !
OUI, qu’ils patientent et ils seront fixés !
N’AVONS-NOUS pas conçu la terre comme un berceau,
LES montagnes comme des pieux ?
NOUS vous avons créés par couples.
NOUS avons institué le sommeil pour votre repos.
NOUS avons étendu la nuit sur vous comme un manteau.
NOUS avons réservé le jour à votre activité.
NOUS avons édifié au-dessus de vos têtes sept cieux d’une solide contexture.
NOUS avons créé un astre resplendissant.
NOUS précipitons des nues une eau abondante,
POUR faire croître graines et plantes
ET assurer aux jardins une végétation abondante.
LE jour du règlement de comptes est inéluctable.
LE jour où résonnera la trompette, vous viendrez en foule.
LE ciel s’ouvrira ; des issues apparaîtront.
LES montagnes s’ébranleront réduites à un mirage.
LA géhenne est comme aux aguets.
ELLE servira de retraite aux imposteurs.
ILS y resteront des siècles.
ILS n’y goûteront ni fraîcheur, ni boisson,
A part de l’eau bouillante ou fétide ;
JUSTE récompense de leurs œuvres.
ILS ne s’attendaient pas, en effet, à rendre compte,
ET traitaient nos signes de mensonge.
NOUS avons tout consigné par écrit.
« SUBISSEZ ces épreuves, leur sera-t-il dit. Nous ne ferons qu’accroître votre supplice ».
UNE douce félicité est réservée aux croyants.
ILS auront des bosquets et des vignes,
DES jeunes filles d’un âge égal
ET des coupes à profusion.
ILS n’y entendront ni futilités, ni mensonges.
CETTE récompense de ton Seigneur constitue un don précieux.
IL est le maître des cieux et de la terre et de l’espace qui les sépare. Il est le Miséricordieux auquel nul n’a le droit d’adresser la parole.
LE jour où l’Esprit se dressera devant les anges en rangs, nul ne pourra dire un mot s’il n’est autorisé par le Miséricordieux et s’il n’est sincère.
CE jour arrivera fatalement. Que celui qui le désire se rallie à Dieu.
Nous vous annonçons un châtiment proche. Ce jour-là, l’homme sera mis en présence des actes de sa vie et l’incrédule s’écriera : « Plût à Dieu que j’aie toujours été poussière ! »
PAR les anges qui dévasteront le monde,
QUI déploieront la plus vive énergie,
QUI montreront la plus fougueuse agilité,
QUI seront invincibles à la course,
ET qui prépareront l’Événement,
LE jour où une secousse agitera la terre,
SUIVIE d’une autre secousse,
JE jure que, ce jour-là, les cœurs des hommes seront tremblants de peur,
ET leurs yeux pâles d’épouvante.
« ALLONS-NOUS retourner sur la terre de misère ? » diront-ils,
« APRÈS que nos os auront pourri dans son sein ».
« UN pareil retour serait vraiment démoralisant ».
UN seul ordre sera donné.
ET les voilà sortis de leurs tombeaux.
L’HISTOIRE de Moïse est-elle arrivée jusqu’à toi ?
SON Seigneur l’interpella dans la vallée sacrée de Thowa.
VA trouver Pharaon qui se livre au despotisme.
DIS-LUI : « Veux-tu revenir au bien ? »
JE te mettrai dans la voie de ton Seigneur. Peut-être cela t’inclinera-t-il à plus de modération !
MOÏSE lui fit voir alors les miracles les plus édifiants.
IL les traita de mensonge et se détourna.
PUIS se mit en devoir de riposter.
IL rassembla ses gens et leur proclama :
« JE suis votre Seigneur tout-puissant ».
DIEU lui infligea un châtiment dans l’autre monde et dans celui-ci.
CECI constitue une leçon pour ceux qui sont sensibles.
O hommes, dites si c’est votre création ou celle des cieux qui a été le plus difficile !
Aux cieux, Il a donné une hauteur incommensurable et une parfaite homogénéité.
IL a créé la nuit obscure, d’où pointe la lumière de l’aurore.
IL a aplani la terre,
MÈRE des cours d’eau et des pâturages.
IL a donné aux montagnes des assises solides.
ET toute cette création vous est destinée ainsi qu’à vos animaux.
LORSQUE se produira la grande catastrophe,
L’HOMME réfléchira sur ses actes
ET l’enfer deviendra visible aux yeux de l’univers.
QUANT aux injustes
et à ceux qui auront préféré les plaisirs du siècle,
L’ENFER sera leur demeure.
EN revanche, ceux qui auront respecté leur Seigneur et vaincu leurs passions,
AURONT le paradis pour séjour.
ILS te demandent : « Quand est-ce que l’heure sonnera ? »
EN quoi es-tu qualifié pour répondre à une telle question ?
ELLE ne relève que de ton Seigneur.
QUANT à toi, tu n’as mission que de l’annoncer à ceux qui la redoutent.
LE jour où ils la verront, ils auront le sentiment de n’avoir passé sur terre qu’un soir ou un matin.
LE prophète prit un air sévère et se détourna,
LORSQUE l’aveugle vint à lui.
QUI te dit qu’il ne deviendra pas meilleur,
QU’IL ne t’écoutera pas et que tes leçons lui profiteront ?
CELUI que tes leçons laissent indifférent,
TU le ménages.
ET pourtant que t’importe, qu’il devienne meilleur ou non ?
CELUI qui vient à toi, avec empressement,
ANIME de bonnes dispositions,
TU le négliges.
UNE telle attitude est injuste. Le Coran est un enseignement.
Qui le désire, doit le recevoir.
IL est gravé sur des tables bénies,
DRESSÉES à une très haute altitude et d’une pureté incomparable,
GARDÉES par des anges
GLORIEUX et innocents.
MORT à l’homme. Qu’il est incrédule !
OUBLIE-T-IL d’où Dieu le tire ?
IL le tire d’une goutte de sperme, qu’Il façonne.
IL lui fraie les voies.
PUIS, Il le fait mourir et l’enterre.
IL le ressuscite quand Il veut.
L’HOMME n’exécute pas ce que Dieu lui ordonne.
QU’IL médite cependant sur les nourritures que nous lui accordons.
NOUS faisons tomber l’eau du ciel.
NOUS fendons la surface de la terre.
NOUS faisons pousser les grains,
LA vigne et le fourrage,
L’OLIVIER et le palmier,
LES bocages épais, 
LES fruits et les légumes,
POUR VOUS alimenter, vous et vos bestiaux.
LORSQUE la trompette sonnera,
L’HOMME fuira son frère,
SA mère et son père,
SA femme et ses enfants,
CHACUN ayant assez, ce jour-là, de s’occuper de lui.
CE jour-là, on verra des visages épanouis de joie,
SOURIANTS et pleins de quiétude.
CE jour-là, on verra aussi des visages confondus
ET ternis par la honte.
CES visages seront ceux des impies et des corrompus.
LORSQUE le soleil s’éteindra,
QUE les étoiles tomberont des nues,
QUE les montagnes se mettront en marche,
QUE les chamelles seront abandonnées,
QUE les animaux sauvages se regrouperont,
QUE les mers déborderont,
QUE les âmes rejoindront les corps,
QU’ON demandera à la fille enterrée vivante
POUR quel crime elle a été mise à mort,
QUE les actes de chaque homme seront divulgués,
QUE les cieux seront supprimés,
QUE l’enfer sera embrasé,
QUE le paradis sera approché,
A ce moment-là, chaque âme connaîtra son bilan.
J’EN jure par les étoiles rétrogrades
QUI se meuvent invisibles,
PAR la pleine nuit,
PAR l’aube naissante,
QUE le Coran est la parole d’un glorieux envoyé,
PLEIN de force et bien en cour auprès du Maître du trône,
ECOUTÉ en ces lieux et intègre.
JE jure que votre compagnon n’est pas un possédé,
QU’IL a vu réellement l’envoyé dans le ciel,
ET qu’il ne cherche pas à dissimuler les révélations qui lui sont faites.
JE jure que le Coran n’est pas la parole d’un démon maudit.
OU voulez-vous en venir ?
L’AVERTISSEMENT du Coran s’adresse à tout l’univers.
Qui le veut, d’entre vous, peut devenir meilleur.
MAIS vous ne pourrez vouloir que si Dieu le veut, Dieu, le maître des mondes.
LORSQUE le ciel se déchirera,
QUE les étoiles tomberont des nues,
QUE les mers s’enfleront,
QUE les tombeaux seront retournés en tous sens,
CHAQUE âme connaîtra ses engouements et ses dédains.
O homme, qui t’a trompé sur ton Seigneur généreux ?
LUI qui t’a créé et t’a doué de formes harmonieuses et bien proportionnées,
QUI t’a façonné comme Il l’a voulu.
N’EMPECHE que vous traitez sa religion de mensonge !
SACHEZ-LE. Vous êtes surveillés
PAR des anges glorieux qui notent vos actions.
ILS savent tout ce que vous faites.
LES justes nageront dans la félicité.
LES méchants iront en enfer.
ILS y entreront le jour de la résurrection.
ILS ne sauront y échapper.
QUI te dépeindra le jour de la résurrection ?
OUI qui te dépeindra le jour de la résurrection ?
CE jour, aucune âme ne pourra rien pour les autres. Ce jour-là, la puissance ne sera qu’à Dieu.
MALHEUR aux fraudeurs
QUI, lorsqu’ils reçoivent, exigent pleine mesure,
ET qui, lorsqu’ils mesurent ou pèsent pour les autres, les font perdre.
NE songent-ils pas qu’ils seront ressuscités,
Au grand jour ?
AU jour où les hommes comparaîtront devant le maître de l’univers.
QU’ILS le sachent, la liste des pervers se trouve dans les ténèbres.
ET qui te donnera une idée de ces ténèbres ?
CETTE liste est numérotée.
MALHEUR, ce jour-là, aux incrédules !
QUI nient le jour de la résurrection.
SEULS les méchants et les criminels traitent ce jour de mensonge,
EUX qui accueillent la lecture de nos versets par ces mots : « Vieilles histoires que cela ».
NON, ce ne sont pas de vieilles histoires, mais leurs mauvaises actions ont fini par corrompre leurs cœurs.
CERTES, ce jour-là, ils ne recevront aucun regard de leur Seigneur.
ILS seront précipités en enfer.
ON leur dira alors : voilà le supplice que vous traitiez de mensonge.
LA liste des gentils, au contraire, se trouve aux confins du ciel.
MAIS qui te donnera une idée de ces confins ?
CETTE liste est numérotée.
LES élus du ciel la contempleront.
LES vertueux nageront dans la félicité.
ETENDUS sur des divans, leurs yeux se porteront en tous sens.
TU verras leurs visages refléter la félicité.
ON leur versera à boire des liqueurs fines, soigneusement conservées,
SCELLEES avec du musc. Quel objet de compétition pour les ardents !
LA saveur de ces boissons sera exquise.
C’EST une source à laquelle s’abreuveront les élus.
SUR terre, les mécréants se moquaient des croyants.
LES croisaient-ils ? ils se les montraient du regard.
ETAIENT-ILS rentrés chez eux ? qu’ils les prenaient comme sujet de plaisanterie.
LES apercevaient-ils ? qu’ils les traitaient d’ignares !
ET pourtant ils n’ont pas reçu mission d’apprécier leurs actes.
AUJOURD’HUI, c’est le tour des croyants de se moquer des mécréants.
ETENDUS sur des divans, ils vérifieront
SI oui ou non les mécréants expient leurs œuvres.
LORSQUE le ciel se fendra,
OBÉISSANT ainsi à la volonté de son Maître et ne pouvant pas ne pas obéir,
LORSQUE la terre entrera en convulsion,
QU’ELLE se videra de son contenu et le rejettera,
OBÉISSANT ainsi à la volonté de son Maître et ne pouvant pas ne pas obéir,
ALORS, ô homme, toi qui t’es sacrifié pour ton Seigneur, tu le rejoindras.
CELUI à qui ses comptes seront remis dans la main droite,
 NE sera pas inquiété au moment où il les rendra.
IL s’en retournera, joyeux, auprès des siens.
CELUI à qui ses comptes seront remis par-derrière,
S’ÉCRIERA : « O malheur ! »
IL sera jeté en enfer.
CERTES, au sein de sa famille, il se réjouissait.
IL se leurrait de l’espoir qu’il ne retournerait jamais à Dieu.
ERREUR ! il n’échappait pas au regard de son maître.
JE jure par le crépuscule,
PAR la nuit et ce qu’elle enveloppe,
ET par la pleine lune,
QUE vous passerez par toutes les épreuves de l’enfer, cercle par cercle.
QU’ONT-ILS à ne pas croire ?
POURQUOI ne se prosternent-ils pas à la lecture du Coran ?
PIRE encore. Les incrédules repoussent nos signes.
DIEU connaît ce que recèlent leurs cœurs.
ANNONCE-LEUR un châtiment douloureux.
QUANT à ceux qui ont cru et pratiqué le bien, ils recevront une récompense incontestée.
PAR le ciel et les signes du Zodiaque,
PAR le jour prédit,
PAR les témoins et ceux contre qui on témoignera,
MAUDITS soient ceux qui ont creusé les fossés
OU des feux étaient allumés !
MAUDITS soient-ils eux qui s’étaient assis sur les bords
POUR assister au supplice des croyants !
ILS ne leur reprochaient pas autre chose que de croire au Dieu tout-puissant et glorieux,
Au Dieu, le maître des cieux et de la terre, et le témoin de l’univers.
CEUX qui auront opprimé sans remords les croyants et les croyantes subiront le supplice de l’enfer et les tortures du feu.
CEUX qui auront cru et pratiqué le bien auront pour séjour des jardins arrosés d’eau vive. Quelle magnifique récompense !
LA répression de ton Maître est redoutable.
C’EST Lui qui crée et fait renaître toute chose !
IL est toute indulgence et tendresse.
IL occupe le trône glorieux.
IL exécute tous ses desseins.
NE t’a-t-on jamais raconté l’histoire des troupes
DE Pharaon et de Thémoud ?
LES incrédules vivent dans le mensonge.
DIEU les encercle de toutes parts.
QU’ON le sache, le Coran est un livre immortel,
GRAVÉ sur une table d’airain.
JE jure par les cieux et par Saturne.
ET qui te donnera une idée de Saturne ?
JE jure par l’étoile qui transperce ses anneaux,
QUE chaque âme a un ange gardien.
QUE l’homme considère de quoi il a été tiré !
IL a été tiré d’un liquide jailli
D’ENTRE les reins et la poitrine.
C’EST assez dire que Dieu est capable de le ressusciter.
LE jour où le fond des consciences sera mis à nu,
CE jour-là, l’homme n’aura plus ni force ni soutien.
JE jure par le ciel qui renvoie son eau à la terre,
PAR la terre qui se fend,
QUE le Coran est un verbe souverain.
CE n’est pas un badinage.
CERTAINS trament autour de Lui des intrigues.
MOI aussi J’en tramerai contre eux.
ACCORDE un répit aux incrédules. Accorde-leur un court répit.
GLORIFIE le nom de ton maître le Très-Haut,
LUI qui crée avec harmonie,
LUI qui calcule à l’avance et assigne un but à chaque chose,
LUI qui fait croître toute végétation
ET la fait ensuite se faner et dépérir.
NOUS t’enseignons le Coran, tu ne l’oublieras pas,
A moins que Dieu ne le veuille. Car Il connaît le visible et l’invisible.
NOUS rendrons ta tâche facile.
PRECHE, quand tu crois tes prédications profitables.
ELLES profitent à ceux qui craignent Dieu.
SEULS s’en écartent les réprouvés,
QUI seront consumés par le feu de l’enfer.
LA, ils seront dans un état qui ne sera ni la vie ni la mort.
BIENHEUREUX celui qui se conserve pur,
MENTIONNE le nom de son Maître et prie !
HELAS ! vous préférez la vie de ce monde,
ET cependant l’autre est meilleur et plus durable.
CETTE vérité a déjà été exprimée dans les vieux livres,
LES livres d’Abraham et de Moïse.
N’AS-TU jamais entendu décrire l’épreuve universelle ?
LE jour où elle se produira, on verra des gens consternés,
ACCABLÉS de peine et de fatigue,
ET dévorés par un feu ardent.
ILS s’abreuveront à une source d’eau bouillante,
N’AYANT pour toute nourriture que des épines
IMPROPRES à les alimenter et à calmer leur faim.
CE jour-là, on verra aussi des gens épanouis de bonheur,
FIERS de leurs œuvres.
DES jardins suspendus leur seront réservés,
D’où sera banni tout propos futile.
DES eaux vives les sillonneront,
DES lits confortables y seront dressés,
DES coupes préparées,
DES coussins rangés en ordre
ET des tapis étendus pêle-mêle.
N’ONT-ILS pas observé comment le chameau a été conçu ?
LE ciel suspendu,
LES montagnes dressées,
ET la terre aplanie ?
PRÊCHE. Car tu n’es qu’un missionnaire.
TU es sans autorité sur les hommes.
MAIS quiconque te dédaignera et se montrera impie
SUBIRA le plus atroce châtiment que Dieu ait inventé.
C’EST à nous qu’ils feront retour.
ET c’est nous qui réglerons leurs comptes.
J’EN jure par l’aurore,
PAR les dix nuits,
PAR le pair et l’impair,
PAR la nuit en marche.
MAIS aurais-je besoin de jurer en la circonstance si je m’adressais à un homme raisonnable ?
NE sais-tu pas comment ton maître s’est comporté à l’égard des Adites,
LES habitants d’Irem, la ville des colonnades,
QUI n’avait d’égale dans aucun pays ?
COMMENT Il s’est comporté vis-à-vis des Thémoudites qui avaient creusé leurs demeures dans le roc d’El Ouadi ?
COMMENT Il s’est comporté vis-à-vis de Pharaon, le fondateur des Pyramides ?
TOUS ont dévasté le pays,
ET y ont répandu la débauche.
TON maître leur appliqua le fouet de sa répression,
CAR ton Maître est aux aguets.
QUAND Dieu, pour éprouver l’homme, le comble de ses richesses et de ses faveurs, CELUI-CI se dit : «J’ai l’estime de mon Maître».
LORSQU’AU contraire, Dieu, pour éprouver l’homme, lui mesure ses faveurs, CELUI-CI ricane : « Mon Maître me méprise ».
DETROMPEZ-VOUS. La vérité est que vous vous désintéressez de l’orphelin.
ET que vous ne vous encouragez pas à nourrir le pauvre.
Vous dilapidez sans scrupule les patrimoines.
Vous aimez d’un amour effréné les biens de ce monde.
SACHEZ-LE. Lorsque la terre sera réduite en poussière,
QUE ton Seigneur apparaîtra, que les anges se mettront en rangs,
L’ENFER se montrera. Ce jour-là, l’homme aura des regrets, mais ces regrets seront vains.
IL dira : « Plût à Dieu que je m’eusse préparé par le bien à cette nouvelle existence ! »
CE jour-là, aucune répression ne sera aussi dure que celle de Dieu,
AUCUNES chaînes aussi meurtrissantes que les siennes !
O âme, désormais apaisée,
REVIENS auprès de ton Dieu, joyeuse et élue.
SOIS du nombre de mes serviteurs.
ENTRE dans mon paradis.
JE jure par ce pays,
DONT tu seras le maître souverain ;
JE jure par tous les pères et tous leurs fils,
QUE nous avons créé l’homme pour souffrir.
CROIT-IL que personne ne puisse rivaliser avec lui en richesses,
QU’IL se targue de dissiper une énorme fortune ?
CROIT-IL que personne ne le voit ?
NE lui avons-nous pas donné deux yeux,
UNE langue et deux lèvres ?
NE lui avons-nous pas montré les deux voies du bien et du mal ?
QUE ne gravit-il la voie qui monte ?
ET qui te donnera une idée de cette voie ?
LA gravir, c’est racheter des captifs,
C’EST nourrir, en temps de disette,
UN parent orphelin
Ou un pauvre terrassé par la misère.
C’EST, en outre, être parmi les croyants qui s’entraînent mutuellement à la patience et à la miséricorde.
CEUX-là seront les hommes de la droite.
LES impies seront les hommes de la gauche.
LE feu les encerclera.
JE jure par le soleil et ses feux,
PAR la lune qui lui succède,
PAR le jour qui éclaire le monde,
PAR la nuit qui l’obscurcit,
PAR le ciel et la puissance qui l’a créé,
PAR la terre et la puissance qui l’a aplanie,
PAR l’âme et la puissance qui l’a façonnée,
Qui lui a donné la notion du mal et du bien,
QUE celui qui se purifiera sera heureux,
ET que celui qui se souillera sera réprouvé.
LES Thémoudites ont repoussé nos signes avec dédain,
LE jour où les plus pervers d’entre eux se présentèrent pour accomplir leur forfait.
LE prophète de Dieu leur dit : « Respectez la chamelle de Dieu ; laissez-la boire ».
ILS le traitèrent d’imposteur et égorgèrent la chamelle. Ce péché attira sur eux le courroux de leur Maître, qui les anéantit.
DIEU châtie sans se soucier des suites.
PAR la nuit qui étend ses voiles,
PAR l’éclat du jour,
PAR la puissance qui a créé les sexes mâle et femelle,
JE jure qu’il y a des différences profondes entre vos actes.
CELUI qui est charitable et craint Dieu,
QUI croit dans sa bonne parole,
CELUI-LA, nous favoriserons ses entreprises.
CELUI qui se montrera avare et croira pouvoir se passer de nous,
QUI repoussera notre bonne parole,
CELUI-LA, nous ferons échouer ses entreprises.
SA fortune ne pourra le sauver le jour où se produira sa chute.
NOUS avons le devoir d’indiquer la bonne voie.
NOUS sommes les maîtres de ce monde et de l’autre.
JE vous mets en garde contre le feu qui gronde.
N’Y seront jetés que ceux qui se seront livrés à leurs passions,
NOUS auront renié et dédaigné.
SERONT épargnés les croyants,
CEUX qui donnent leurs biens pour purifier leur cœur,
QUI n’attendent aucune récompense de leurs bienfaits
ET qui n’ont en vue que l’approbation de leur Seigneur, le Très-Haut.
ET, certes, ils ne seront pas déçus.
PAR le matin,
PAR la pleine nuit,
JE jure que ton Seigneur ni ne te délaisse ni ne te méprise.
LA vie future te réserve plus de joie que la présente.
TON Seigneur ne te ménagera pas ses faveurs. Tu seras satisfait.
N’ETAIS-TU pas orphelin quand Il t’a recueilli ?
N’ETAIS-TU pas égaré quand Il t’a mis dans la bonne voie ?
N’ETAIS-TU pas pauvre quand Il t’a enrichi ?
NE maltraite pas l’orphelin.
NE repousse pas le mendiant.
CLAME les bienfaits de ton Seigneur.
N’AVONS-NOUS pas dilaté ton cœur
ET soulagé tes épaules
DU fardeau qui les accablait ?
NOUS avons donné de l’éclat à ton nom.
A côté de l’échec, il y a le succès.
OUI, à côté de l’échec, il y a le succès.
QUAND tu auras des loisirs, occupe-les.
AIE toujours en vue ton Seigneur.
PAR le figuier et l’olivier,
PAR le mont Sinaï,
PAR ce (La Mecque) pays sacré,
JE jure que nous avons créé l’homme parfait,
POUR ensuite le faire descendre dans la plus basse abjection.
SEULS échapperont à un pareil sort ceux qui croient et font le bien. Eux, recevront une récompense incontestée.
PEUX-TU douter après cela de la résurrection ?
DIEU n’est-Il pas le plus juste des juges ?
LIS au nom de ton Maître, le Créateur,
QUI a créé l’homme d’un caillot de sang.
LIS, car la mansuétude de ton Maître est infinie.
C’EST Lui qui a appris à l’homme à se servir de la plume,
 QUI lui a appris ce qu’il ignorait.
ET néanmoins l’homme devient arrogant
DÈS qu’il se sent assez fort pour se passer des autres.
COMME si tout ne faisait pas retour à ton Seigneur !
QUE dire de celui qui empêche
LES fidèles de prier ?
QU’EN dire s’ils sont dans la bonne voie
 ET propagent le bien ?
QUE dire de lui qui renie et repousse nos signes ?
IGNORE-T-IL que Dieu le voit ?
QU’IL le sache ! S’il ne cesse, je le saisirai par les cheveux,
SES cheveux de menteur et d’impudent.
QU’IL appelle les siens à son secours !
NOUS appellerons, nous, nos gardes.
NON, en vérité, n’écoutez pas cet impie. Mais adorez Dieu et approchez-vous de Lui.
NOUS avons révélé ce Livre dans la nuit des décisions.
ET qui donnera une idée de la nuit des décisions ?
LA nuit des décisions a plus de prix que mille mois.
CETTE nuit-là, avec la permission de Dieu, les anges descendent sur terre avec l’Esprit qui vivifie toute chose.
CETTE nuit est plongée dans la paix jusqu’à l’aurore.
LES infidèles, d’entre les gens d’Écriture, et les idolâtres ne cesseront de faire cause commune que le jour où la vérité les touchera.
UN envoyé de Dieu récitera des écrits d’une grande pureté,
EXPRIMANT des pensées d’une rectitude parfaite.
LES gens d’Écriture ne se sont divisés qu’une fois touchés par la vérité.
ET pourtant que leur a-t-on prescrit, si ce n’est de vouer à Dieu un culte exclusif et sincère, de faire la prière et de pratiquer l’aumône ? Le voilà le véritable culte.
LES infidèles, d’entre les gens d’Écriture, et les idolâtres brûleront éternellement dans le feu de l’enfer. Ce sont les plus abjects des êtres humains !
CEUX qui croient et font le bien sont privilégiés.
COMME récompense, ils seront accueillis par leur Maître dans les jardins de l’Éden, arrosés d’eau vive. Ils y séjourneront l’éternité entière. DIEU se félicitera d’eux et eux de Dieu. Tel sera le sort de ceux qui craignent Dieu.
LORSQUE la terre entrera dans sa dernière convulsion,
ET mettra à nu ses entrailles,
L’HOMME dira : « Qu’a-t-elle ? »
CE jour-là, elle racontera son histoire,
POUR obéir à l’ordre de ton Seigneur.
CE jour-là, les hommes accourront de tous côtés, pour être mis en face de leurs œuvres.
CELUI qui aura fait le plus petit atome de bien le verra.
CELUI qui aura fait le plus petit atome de mal le verra.
PAR les coursiers hennissants,
QUI font jaillir le feu sous leurs sabots,
QUI surprennent l’ennemi au matin,
QUI soulèvent des nuages de poussière
ET font irruption dans les rangs de l’ennemi,
JE jure que l’homme est ingrat envers son Seigneur.
L’HOMME, du reste, l’avoue lui-même.
IL est passionnément attaché aux biens de ce monde.
IGNORE-T-IL que le jour où les tombes s’ouvriront
ET où les secrets des cœurs seront divulgués,
SON Seigneur connaîtra tous ses actes ?
LE choc.
QUEL choc !
QUI te donnera une idée du choc ?
LE jour où il se produira, les hommes se presseront comme les phalènes autour d’une flamme,
LES montagnes seront réduites en légers flocons de laine.
CELUI dont les œuvres feront pencher le plateau de la balance
CONNAITRA une douce félicité.
CELUI dont les œuvres pèseront peu
NE trouvera pour refuge qu’un gouffre.
ET qui te donnera une idée de ce gouffre ?
CE sera une véritable fournaise. 
LA passion des richesses vous absorbe,
JUSQU’AU jour où vous serez portés dans la tombe.
Vous apprendrez plus tard la vérité,
OUI vous l’apprendrez.
AH ! si vous pouviez connaître la réalité !
VOUS verriez l’enfer.
OUI, vous le verriez avec l’œil de la certitude.
CE jour-là, on vous demandera compte des bienfaits que vous avez reçus.
JE prends le Siècle à témoin que les hommes courent à leur perte,
SAUF ceux qui croient, pratiquent les bonnes œuvres et se recommandent mutuellement la droiture,
ET se recommandent mutuellement la patience.
MALHEUR au diffamateur et au médisant,
Qui amasse des richesses et se complaît à les compter,
Qui croit s’assurer par elles l’éternité.
ERREUR ! il sera précipité dans l’enfer.
ET qui te dépeindra exactement l’enfer ?
C’EST le feu de Dieu, le feu inextinguible,
QUI pénètre jusqu’aux entrailles,
QUI encerclera les hommes,
PAR d’immenses colonnes.
NE sais-tu pas comment ton Seigneur a agi avec l’expédition de l’éléphant ?
IL déjoua ses manœuvres.
IL envoya contre elle une file d’oiseaux,
QUI l’accabla de pierres en feu.
IL la réduisit à l’état de paille mâchée.
ET CECI (l’anéantissement de l’expédition de l’éléphant) pour sauvegarder l’habitude des Koréichites,
L’HABITUDE de transhumer en hiver et en été.
QU’EN reconnaissance, ils adorent le Dieu de ce temple,
QUI les a sauvés de la famine ET les a préservés contre le danger (de l’expédition).
VEUX-TU connaître celui qui traite nos signes de mensonge ?
C’EST celui qui repousse l’orphelin,
QUI n’encourage pas à faire l’aumône.
MALHEUR aux croyants,
QUI négligent de faire la prière,
QUI cherchent à paraître
ET ne servent pas leur prochain.
NOUS t’avons comblé de faveurs.
PRIE ton Seigneur et fais-Lui un sacrifice.
TON ennemi disparaîtra sans laisser de trace.
DIS : O infidèles,
JE n’adorerai point ce que vous adorez.
PAS plus que vous n’adorerez ce que j’adore.
JE n’ai jamais adoré ce que vous adorez.
ET vous n’avez jamais adoré ce que j’adore.
A vous, votre religion. A moi, la mienne. 
LORSQUE la victoire de Dieu et son triomphe éclateront,
QUE les gens embrasseront en masse sa religion,
CHANTE la gloire de ton Seigneur et implore son pardon, car Il est toute mansuétude.
MAUDITES soient les mains d’Abou-Lahab et maudit soit-il lui-même ! 
SA fortune et ses biens seront vains.
IL sera précipité dans les flammes du feu,
LUI et sa femme, qui attise les mauvaises passions.
UNE corde rugueuse lui sera passée au cou.
DIS : C’est un Dieu unique
UN DIEU d’une unité absolue,
Qui n’a pas conçu et n’a pas été conçu,
ET qui n’a point d’égal.
DIS : Je cherche refuge auprès du Créateur,
CONTRE le mal de la création,
CONTRE les dangers de la nuit obscure,
CONTRE les artifices des sorcières
ET contre les attaques des envieux.
DIS : Je cherche refuge auprès du Nourricier des hommes,
ROI des hommes,
DIEU des hommes,
CONTRE les embûches de celui qui tente et se dérobe ensuite,
QUI suggère le mal aux hommes,
QUE ce tentateur soit génie ou homme.
