﻿Au nom de Dieu, le Clément, le Miséricordieux !
Louange à Dieu, Souverain Maître de l’Univers,
Le Clément, le Miséricordieux,
Arbitre suprême au Jour du Jugement ;
Toi seul adorons ; de Toi seul implorons le secours !
Dirige-nous dans le droit chemin,
Voie de ceux que Tu as reçus en Ta grâce, Non de ceux que Tu réprouves, ni des égarés !
Alîf. Lâm. Mim.
Voici le Livre par excellence, sans nul doute, direction pour ceux qui craignent Dieu,
Qui croient au monde invisible, s’acquittent de la prière et usent pieusement des biens dispensés par Nous,
Qui croient en la Révélation qui t’est faite, comme en celles qui l’ont précédée, et sont convaincus du Jugement Dernier,
Ceux-là sont dans la Voie de Dieu : ce seront les Bienheureux.
Pour les mécréants, il leur sera égal d’être avertis ou non par toi : ils n’en seront pas moins infidèles.
Dieu a scellé à jamais leur cœur et leur entendement, un voile épais leur couvre la vue ; un châtiment terrible les attend.
Parmi les hommes, d’aucuns se disent croyants en Dieu et en la Vie Future, alors qu’ils sont loin de l’être.
Ils se forcent à tromper Dieu et les fidèles, mais ne trompent qu’eux-mêmes et à leur insu.
Leurs cœurs sont rongés d’un mal profond que Dieu ne fait qu’aggraver ; un affreux supplice les attend pour avoir menti.
Lorsqu’on leur dit : « Cessez de semer partout le désordre ! », alors eux de répondre : « C’est la cause du bien que nous servons. »
Mais ce sont eux les fauteurs de troubles, sans s’en douter.
Lorsqu’ils sont invités à embrasser la vraie foi, à l’exemple des Croyants : « Suivrions-nous, disent-ils, ces imbéciles ? » En vérité, ce sont eux les imbéciles, sans le savoir.
Se trouvent-ils en présence des Croyants, ils se réclament de leur parti. Une fois seuls avec leurs démons, ils se disent des leurs : « C’était simple jeu de notre part », affirment-ils.
Dieu les tournera en dérision, les endurcira dans leur révolte et prolongera sans fin leur égarement.
N’ont-ils pas échangé la vérité contre l’erreur ? Marché ruineux, s’il en fut un : ils ont manqué la voie de leur salut.
Tel un voyageur égaré, ayant allumé un feu pour se guider, ils s’efforcent en vain de retrouver le sentier perdu. Mais une fois leur feu allumé et le voisinage éclairé alors, d’un coup, Dieu emporte leur lumière, et les plonge dans les Ténèbres.
Sourds, muets et aveugles qu’ils sont, pourront-ils jamais revenir vers le Seigneur ?
Ou comme si une averse orageuse du ciel, accompagnée de ténèbres, de tonnerre et d’éclairs les aient surpris ; par crainte de mourir foudroyés, ils se bouchent les oreilles. Dieu cerne de toutes parts les mécréants.
Peu s’en faut que l’éclair ne leur ôte la vue. A chaque fois qu’il luit ils marchent à sa lumière, dès qu’il fait noir, ils’ s’arrêtent. S’il le voulait, Dieu les priverait et de l’ouïe et de la vue, car Il a pouvoir sur toute chose.
O Hommes ! Servez votre Dieu qui vous a tirés du néant, ainsi que tous les peuples antérieurs : adorez-Le ! Ainsi atteindriez-vous à la piété.
Il fit pour vous de la terre un lieu de repos, du ciel un édifice ; Il en fit descendre une eau par laquelle toutes sortes de fruits surgissent pour vous nourrir. Gardez-vous, mortels, d’associer de faux dieux au culte de Dieu, sachant fort bien qu’il est le seul Maître !
Si vous doutez de la vérité de ce message, révélé par Nous à Notre serviteur, qu’il vous soit loisible, dès lors, de lui opposer un chapitre de même envergure. Vous pourrez, aussi, appeler à la rescousse tous vos associés en dehors de Dieu, si vous détenez la vérité.
Mais quelle chance avez-vous de réussir ? D’ores et déjà, votre tentative doit échouer. Alors tremblez, mortels redoutez le feu éternel, alimenté par les damnés et leurs faux dieux de pierre, destiné au supplice des mécréants.
Annonce la Bonne Nouvelle à ceux qui croient et font le bien. Des jardins baignés de ruisseaux leur seront donnés pour séjour. Des fruits leur seront offerts et ils diront chaque fois, en les savourant : « N’est-ce pas ceux-là même que nous connûmes jadis ? » Des mets tout pareils leur seront toujours servis. Des épouses immaculées leur tiendront compagnie ; ils connaîtront l’immortalité.
Il ne saurait répugner à Dieu de proposer en parabole un moucheron ou quelque autre insecte. Les Croyants y sauront trouver la Vérité émanant de Dieu. Mais les mécréants se récrieront sceptiques : « Qu’a voulu signifier Dieu par-là ? ». C’est ainsi que Dieu égare bon nombre de mortels, et en dirige autant dans la bonne voie. Mais ne sont égarés, en fait, que les pervers.
Ceux qui défont l’alliance conclue avec Dieu, n’hésitent pas à rompre les liens sacrés que Dieu a prescrits de resserrer, et s’érigent en fauteurs de désordre ; ceux-là vont tout droit à leur perte.
Se peut-il, Humains que vous reniiez le Dieu qui, de morts que vous étiez, vous donna la vie et qui, ensuite, vous fera mourir puis ressusciter, pour vous ramener à Lui.
C’est Lui qui créa, pour vous, tout le monde terrestre, puis, avisant le ciel, Il l’organisa en sept cieux distincts dans Sa Science infinie.
Vint le jour où ton Seigneur dit aux anges : « J’ai résolu d’installer un lieutenant à Moi sur la terre. » - « Y mettras-Tu, firent-ils, un être qui y sème le désordre et répand injustement le sang, quand nous sommes là à Te sanctifier et Te glorifier. » - « Il est des choses, dit le Seigneur, que Je suis le seul à savoir ».
Alors Dieu Instruisit Adam des noms de toutes choses, puis faisant défiler des objets devant les Anges, Il leur demanda : « Nommez-les, si vos assertions sont véridiques ! »
-« Béni sois-Tu ! firent les Anges. Nous ignorons toute science, hormis l’enseignement reçu de Toi, car tu es l’Omniscient, le Sage. »
Dieu dit à Adam : « Fais-leur connaître les noms de toutes ces choses ! » Aussitôt Adam en instruisit les Anges. Dieu leur dit alors : « Ne vous en ai-je pas déjà avertis ? Les mystères des cieux et de la terre Me sont également connus ; rien ne saurait M’échapper de vos actes les plus patents ni de vos pensées les plus intimes. »
Plus tard, nous enjoignîmes aux Anges de se courber devant Adam. Tous s’inclinèrent, hormis Iblis, qui, enflé d’orgueil, refusa tout net et se fit mécréant.
Nous dîmes à Adam : « Faites de l’Eden votre séjour, ton épouse et toi. Mangez en paix les fruits que ce jardin vous offre, en quelque lieu qu’il vous plaira. N’approchez point, cependant, de cet arbre, sans quoi vous deviendrez injustes. »
Alors le Tentateur induisit le couple au péché, les fit sortir du séjour éternel où ils vivaient. Nous leur dîmes : « Il vous est ordonné de quitter ces lieux : votre descente est décidée ; vous serez en lutte les uns contre les autres. La Terre vous est assignée pour demeure, vous en jouirez jusqu’au terme prévu. »
Dieu inspira alors à Adam certaines paroles et il revint de son erreur. Dieu agréa son repentir. Il est l’Absoluteur, le Miséricordieux.
Nous dîmes encore : « Descendez ! quittez ces lieux divins ! Un jour peut-être un enseignement vous parviendra de Moi, vous guidant vers le Salut ; ceux qui le suivront seront exempts de toute crainte et n’auront point à s’affliger.
« Ceux qui n’auront pas foi en Nos signes et les traiteront de mensongers, ceux-là auront pour séjour éternel la Géhenne. »
Fils d’Israël ! souvenez-vous des bienfaits que Je vous dispensais ; soyez fidèles à Mon alliance, et Je tiendrai envers vous Ma promesse ; et que seule Ma crainte vous inspire.
Soyez prêts à croire en Mes révélations, venant confirmer celles déjà reçues par vos prophètes. Ne soyez pas les premiers à les rejeter, à les troquer à vil prix. Craignez-Moi, fils d’Israël !
Ne faussez pas la Vérité l’affublant de mensonge. Ne cachez pas sciemment la Vérité.
Soyez exacts à la prière, acquittez l’aumône prescrite ; joignez-vous au nombre de Mes fidèles.
Prêcherez-vous aux autres la piété, oubliant vous-mêmes d’être pieux ? Serez-vous à ce point insensés, vous qui récitez les Ecritures ?
Que la patience, la prière soient pour vous un réconfort ! Combien la prière est pénible, hormis pour ceux qui craignent Dieu !
Car ceux-là savent qu’ils vont à Sa rencontre et qu’ils doivent Lui faire retour.
Souvenez-vous, fils d’Israël, de Mes bienfaits insignes à votre égard, et du rang de peuple élu entre tous que Je vous assignais !
Craignez ce jour redoutable à venir, où nulle âme ne sera rétribuée pour une autre, où nulle intercession ne sera agréée, ni aucune rançon admise, pas plus qu’aucun secours ne sera attendu par les damnés !
Nous vous délivrâmes jadis de l’oppression de Pharaon et de son peuple qui vous soumettaient aux pires tourments, égorgeant vos garçons et épargnant vos filles. Terrible épreuve à laquelle vous soumettait votre Seigneur !
Nous fendîmes la mer devant vous pour vous frayer un passage ; vous fûtes ainsi délivrés du joug de Pharaon et des siens que Nous fîmes engloutir sous vos yeux.
Nous conclûmes un pacte avec Moïse quarante nuits durant. Puis en son absence, vous prîtes pour faux dieu le Veau d’Or et fûtes injustes.
Nous vous en avions ensuite absous pensant que vous en seriez reconnaissants.
Nous fîmes don à Moïse du Livre et de la Loi, destinés à vous montrer Notre voie.
Moïse dit à son peuple : « Vous vous êtes fait du tort à vous-mêmes en adoptant le Veau d’Or pour dieu. Revenez à Votre Créateur et faites-vous tuer les uns par les autres en expiation de votre crime. Il en sera mieux ainsi pour vous auprès de Dieu. Mais Dieu, vous absolvant revint à vous de Sa rigueur, car Il est l’Absoluteur, le Dieu de miséricorde ! ».
Vous dîtes à Moïse : « A moins que Dieu Lui-même nous montre Sa face, nous ne croirons pas en ta mission ». Ce blasphème vous valut d’être aussitôt foudroyés, sous vos propres yeux.
Nous vous fîmes ensuite ressusciter, espérant en votre gratitude.
Nous déployâmes la Nuée pour vous ombrager, fîmes pleuvoir sur vous la manne céleste et précipitâmes les cailles à votre intention. « Mangez de ces saines nourritures que nous vous offrons ». Nous, ne fûmes en rien lésés par eux en vérité : ce fut à eux-mêmes qu’ils se firent tort.
Nous dîmes aux fils d’Israël : « Ne voyez-vous pas cette cité ? Entrez-y sans crainte, mangez en paix de ce qu’elle vous offre là où vous voulez. Veillez seulement à en franchir la porte en vous prosternant et implorant le pardon de Dieu. Il vous sera fait remise de vos péchés, et il en sera donné davantage aux plus vertueux d’entre vous. »
Ce fut alors que les injustes d’entre eux s’avisèrent de défigurer Nos propos. Du ciel, Nous fîmes descendre Notre colère sur les injustes, en prix de leur perversité.
Dans le désert, Moïse invoqua Dieu pour éloigner la sécheresse et étancher la soif de son peuple. Nous lui dîmes : « Frappe le rocher de ton bâton ! ». Douze sources aussitôt en jaillirent, chacune destinée à l’une des douze tribus. « Mangez, buvez de ces dons que vous fait Dieu, mais fuyez toute violence et ne semez pas le trouble sur terre ! ».
Vous dîtes un jour à Moïse : « Nous en avons assez de manger toujours les mêmes aliments. Invoque en notre faveur ton Maître, qu’il fasse produire à la terre toutes sortes de légumes : concombre, ail, lentilles et oignons » - « Voulez-vous, dit Moïse, échanger les aliments divins si purs contre une nourriture abjecte ? Retournez en Egypte, vous y trouverez ce que vous demandez ! » Dès lors, ils furent couverts d’opprobre, abreuvés d’humiliation, chargés de tout le poids de la colère divine. Ils le furent en toute justice, pour avoir rejeté les signes de Dieu, tué injustement les prophètes, pour s’être révoltés et avoir transgressé la loi divine.
Les Croyants, les Adeptes du judaïsme, les Chrétiens et les Sabéens : tous ceux qui croient en Dieu et au Jour Dernier et font le bien, ceux-là seront rétribués par Dieu ; ils n’auront plus rien à craindre ni ne seront affligés.
Fils d’Israël, Nous vous admîmes en Notre Alliance, et Nous élevâmes le Sinaï au-dessus de vos têtes : « Observez fermement Notre loi, devenue la vôtre, respectez ses prescriptions et attachez-vous à être pieux. »
Mais bientôt vous tournâtes le dos à Nos commandements, et n’eût été la grâce de Dieu et Sa bonté, vous auriez été perdus à Jamais.
Vous ne sauriez oublier ceux des vôtres qui enfreignirent le Sabbat. « Singes abjects vous serez ! » Tel fut à leur égard Notre arrêt.
Nous en fîmes exemple pour les contemporains et la postérité. Et quel sujet à salutaires réflexions pour celui qui craint Dieu !
« Dieu vous ordonne d’immoler une vache », dit un jour Moïse à son peuple. - « Te moquerais-tu de nous ? » firent-ils. - « Dieu me préserve d’être du nombre des insensés ! »
- « Demande alors en notre nom à Ton Dieu quel genre de vache il lui faut pour victime ? » Moïse leur répondit : « Dieu vous la décrit ainsi : Une vache qui sans être vieille, n’est plus une génisse, mais plutôt d’âge moyen. Faites ce que Dieu vous ordonne ! »
Et eux, s’adressant de nouveau au Prophète : « Demande pour nous à Dieu de préciser quelle en doit être la couleur ». Moïse leur fit connaître la volonté divine : « Ce sera une bête à robe franchement rousse et agréable à voir. »
Ils revinrent à la charge et dirent : « Fais encore appel à ton Maître pour qu’il nous instruise davantage ; car les vaches se ressemblent trop à nos yeux, mais nous espérons bien, cette fois-ci et si Dieu le veut, être mieux disposés. »
Moïse leur répondit : « Dieu vous donne cette consigne : Que ce soit une vache de fière allure, point assujettie aux labours avilissants ni n’ayant enduré l’arrosage des cultures ; une bête intacte, paissant en liberté sans marque ni défaut aucun ». - « Cette fois-ci, c’est bien la vérité que tu apportes ». La vache fut enfin immolée ; et peu s’en fallut qu’ils ne le fissent.
Rappelez-vous encore cet autre crime que vous avez commis : ayant tué un homme, vous vous mîtes à vous accuser les uns les autres du meurtre. Dieu, pour vous confondre, fit éclater la vérité au Grand Jour.
Nous vous fîmes dire : « Que l’on prenne un quartier de la bête immolée et qu’on en frappe le cadavre ». C’est ainsi que Dieu ressuscitant les morts, vous donne des signes de Sa puissance et vous incite à y réfléchir !
Vos cœurs, il est vrai, ne firent, par la suite que s’endurcir : ils devinrent comme des rocs, ou plus durs encore. Car parmi les rochers, il en est d’où jaillissent des ruisseaux ; d’autres qui se fendent et d’où sort de l’eau, et d’autres qui s’affaissent par crainte de Dieu. Tous vos actes sont passés au crible par le Regard Divin.
Garderiez-vous l’illusion de les convertir à votre foi, quand bon nombre d’entre eux ayant entendu la Parole Divine, n’hésitaient pas ensuite à la fausser sciemment, après l’avoir entendue ?
Se trouvant avec des croyants, ils se proclament adeptes de la vraie foi. Mais une fois seuls à seuls, ils se récrient : « Allez-vous confier à ces profanes ce que Dieu vous a révélé ? Ne craignez-vous pas qu’ils n’en tirent argument contre vous auprès de votre Seigneur ? En êtes-vous conscients ? »
Oublieraient-ils qu’aucune de leurs pensées, des plus patentes aux plus intimes, ne peut échapper à Dieu ?
Certains d’entre eux sont des profanes ; ils ignorent tout de l’Ecriture, hormis de vaines chimères, et s’en tiennent à des conjectures.
Quels scélérats ils font ! Ils forgent de leurs propres mains des écrits qu’ils osent intituler divins, pour en faire un misérable troc ! Malheur à eux deux fois, et pour leurs faux écrits et pour l’odieux forfait qu’ils ont commis.
Ils ont dit : « Nous n’aurons à endurer le feu que pendant quelques jours ». Réponds : « Auriez-vous reçu du Seigneur quelque assurance à ce propos ? S’il en est ainsi, Dieu tiendra Sa promesse. Mais n’est-ce pas plutôt pure allégation de votre part ? »
Bien au contraire, ceux qui ont commis le péché, au point d’en être enveloppés de toute part, ceux-là auront l’Enfer pour séjour et y demeureront à jamais.
Ceux, par contre, qui auront cru et fait le bien auront pour séjour le Paradis, et y seront pour toujours.
Nous fîmes alliance avec les fils d’Israël. Il leur fut prescrit : « Vous n’adorerez que Dieu. Vous honorerez vos père et mère et proches parents. Vous ménagerez les orphelins et les indigents ; vos propos seront empreints de douceur. Vous observerez la prière, et acquitterez l’aumône ». Cependant, hormis un nombre infime, vous fîtes volte-face et vous détournâtes de Notre Voie.
Vous prîtes aussi devant Nous un autre engagement non moins solennel, vous interdisant de vous entre-tuer et de vous expulser les uns les autres de vos foyers. Vous avez tous souscrit à ce pacte et juré de l’observer.
Quel ne fut pas ensuite votre comportement : Ligués haineusement les uns contre les autres, vous vous entre-tuez, expulsant vos frères de leurs foyers, dans un combat sacrilège. S’ils se constituent prisonniers, vous les rançonnez, quand c’est illicite à vous de les chasser. Croirez-vous seulement à une certaine partie de l’Ecriture et serez-vous incrédules à tout le reste ? Mais quelle autre rétribution sera réservée à ceux d’entre vous qui l’auront fait, sinon l’ignominie en ce monde et le pire des châtiments dans l’Au-delà. Car il n’est point acte humain qui échappe aux Regards de Dieu.
Voilà ceux qui ont troqué l’Au-delà contre la vie d’ici-bas. Ils n’auront pas d’allégement à leur peine, ni ne recevront de secours.
Nous fîmes don des Ecritures à Moïse et fîmes succéder après lui nos Envoyés. Nous gratifiâmes Jésus, fils de Marie, de preuves éclatantes et il reçut de Nous l’appui du Saint-Esprit. Quel orgueil insensé fut le vôtre ! Chaque fois qu’un prophète vous est venu, dont les propos heurtaient vos caprices, vous vous êtes dressés superbement ; l’on vous vit tantôt crier à l’imposture tantôt massacrer le messager de Dieu.
« Nos cœurs se sont endurcis » affirment-ils. Mais Dieu ne les a-t-il pas plutôt maudits pour leur mécréance. Car c’est bien rarement qu’ils croient vraiment.
Un livre leur est enfin parvenu émanant de Dieu et confirmant leurs propres Ecritures. Bien qu’ils en aient auparavant pressenti l’avènement et s’en soient prévalus aux yeux des mécréants, voici qu’ils lui tournent le dos, après l’avoir eu reconnu pour Divin. Puissent ces mécréants être maudits de Dieu !
Quel troc ignoble ne font-ils pas de leurs âmes ! Par dépit insensé, ils ont rejeté injustement ce que Dieu a révélé, et n’ont pu admettre, dans leur orgueil, que Dieu ait favorisé de Son message ceux qu’il lui a plu d’élire ! Ils se sont attirés ainsi, par deux fois, la Colère de Dieu. Un châtiment ignominieux sera réservé aux mécréants.
Lorsqu’on les presse de croire en ce que Dieu a révélé, ils se récrient aussitôt : « Nous croyons en ce qui nous fut révélé ». Ils rejettent, en impies, la Révélation postérieure, tout aussi Divine et confirmant leurs propres Ecritures. Dis-leur : « Pourquoi, si vous être croyants, faisiez-vous périr les Prophètes, ces Envoyés de Dieu ? »
Moïse, déjà, vous avait apporté des preuves irréfutables. Sitôt qu’il vous eût quitté, vous rendîtes un culte impie au Veau d’Or, et fûtes injustes.
Nous n’en reçûmes pas moins, ensuite, votre soumission, fîmes alliance avec vous, et tînmes suspendu le Sinaï au-dessus de vos têtes. « Suivez rigoureusement notre Loi ! » Vous fut-il prescrit. « Nous écoutons, disaient-ils, mais n’avons cure d’obéir », car à force d’impiété, vos cœurs se trouvaient imprégnés du culte du Veau infâme. Dis-leur : « Combien est haïssable ce que prescrit votre foi si tant est que vous êtes croyants ! »
Dis-leur encore : « Si vous êtes à ce point assurés d’être les seuls élus de Dieu au Séjour Eternel, souhaitez alors la mort, si vous êtes sincères ! »
Point ne formuleront pareil souhait, après tant d’œuvres perpétrées de leurs mains. Dieu tient toujours les injustes sous Son Regard !
Examine-les de près : de tous les mortels, ils sont les plus avides de vivre ici-bas, pires en cela que les païens. Il n’en est aucun qui ne veuille atteindre mille ans de vie ; il n’en sera pas, pour autant, à l’abri du châtiment qui l’attend. Car rien de ce qu’ils font n’échappe à l’œil de Dieu.
Dis-leur : « Que ceux qui se dressent en ennemis de Gabriel en soient pour leur dépit ! C’est lui qui vint d’en-Haut déposer le livre en ton cœur, par Ordre Divin, il donna par lui confirmation aux Livres antérieurs et l’offrit en guide lumineux et message de paix aux croyants.
Qu’ils s’érigent en ennemis de Dieu, de Ses anges et de Ses prophètes, et de Gabriel et de Michaël, Dieu sera toujours l’ennemi des infidèles !
Ce sont des versets évidents qui te sont révélés : seuls les récuseront les pervers.
A chaque pacte qu’ils concluront, y aura-t-il toujours quelque faction d’entre eux pour le rejeter ? Mais la plupart d’entre eux ne sont-ils pas incroyants ?
Comme un Envoyé de Dieu était venu à eux témoignant de la vérité de leur Livre, bon nombre de ceux qui avaient reçu le message, le rejetèrent délibérément, comme si jamais ils n’avaient été initiés à l’Ecriture.
Au contraire, ils ont suivi fidèlement l’enseignement impur que les démons ont répandu sous le règne de Salomon. Salomon ne commit pas d’impiété ; les démons seuls en furent coupables. Ce furent eux qui enseignèrent aux hommes les pratiques de sorcellerie, selon des rites remontant aux deux anges Harout et Marout jadis initiés à Babylone. Ceux-ci, prenaient soin d’avertir leur futur disciple : « Nous ne sommes là que pour tenter les hommes. Aussi prends garde d’être impie ». Les démons et leurs suppôts apprirent à leur école ce qui sème la désunion entre l’homme et son épouse. Ils ne sauraient nuire, ce faisant, à personne, sauf permission de Dieu. Ils n’apprennent que ce qui peut leur nuire, loin de servir à leur bien, sachant que ceux qui en font métier, seront exclus à jamais du Royaume éternel. S’ils pouvaient savoir quel marché ruineux ils font, aliénant à tout jamais leurs âmes !
S’ils eussent été, en vérité, tant soit peu croyants et eussent craint Dieu, ils eussent préféré sa gloire à leurs succès éphémères.
Vous qui croyez, n’usez plus du terme équivoque de « râ’ina », employez celui de « ’undhourna ». Soyez attentifs aux ordres de Dieu ! Un châtiment douloureux sera réservé aux infidèles.
Les mécréants d’entre les gens du Livre, pas plus que les païens, n’aiment voir le Seigneur vous révéler quoi que ce soit pour votre bien. Dieu accorde Sa grâce à qui Il veut. Il est le Détenteur de la Faveur Suprême.
Dès qu’un verset du Livre, se trouve abrogé ou devient caduc, un autre, meilleur ou tout pareil vient le remplacer. Ne sais-tu pas que la puissance de Dieu est infinie ?
Ne sais-tu pas que Dieu détient l’empire des Cieux et de la terre et qu’en dehors de Lui, il n’est pas pour vous d’autre refuge ni d’autre secours ?
Peut-être voudriez-vous, à l’exemple du peuple de Moïse, interroger insidieusement votre Prophète ? Mais n’est-ce pas s’égarer du droit chemin que d’abjurer sa foi pour endosser l’impiété ?
Beaucoup des gens du Livre, en envieux qu’ils sont, voudraient vous ramener à l’impiété, après s’être rendus compte eux-mêmes de la vraie foi et l’avoir reconnue pour telle. Pardonnez-leur, soyez indulgents, en attendant que Dieu instaure Son Ordre ! Dieu seul a la Toute- Puissance.
Faites strictement vos prières. Acquittez l’aumône prescrite. Quelque bien que vous avanciez ici-bas pour votre salut, Dieu vous en tiendra un compte exact par-devers Lui. Dieu a l’œil ouvert sur tous vos actes,
Les gens du Livre ne craignent pas d’affirmer : « Seuls iront au Paradis les Juifs et les Chrétiens ». Mais ne sont-ce pas là pures chimères ? Dis-leur : « Apportez en la preuve, si vous êtes véridiques ».
Mais il n’en est rien, en vérité. Car tous ceux qui auront soumis leur face à Dieu, tout en faisant le bien ici-bas recevront de Dieu leur récompense, et n’auront plus de crainte ni d’affliction.
« Les Chrétiens sont dans l’erreur », affirment les Juifs. « Les Juifs s’égarent », ripostent les Chrétiens. Les uns et les autres pourtant récitent les Ecritures. Le même désaveu se trouve infligé aux Juifs et aux Chrétiens par les non-initiés aux Ecritures. Dieu saura mettre fin à leur différend, le jour de la Résurrection.
Y a-t-il pires fauteurs d’iniquité que ceux qui empêchent que, dans les Demeures de Dieu, soit invoqué Son Nom, et œuvrent pour leur destruction ? A ceux-là plus jamais il ne sera permis d’y entrer qu’en proie à la crainte. A eux sera l’opprobre ici-bas et les pires tourments dans l’Au-delà
Orient et Occident appartiennent en propre à Dieu, et vers quelque point que l’on se tourne, là est Sa face. Dieu est immense et Sa science est infinie.
« Dieu s’est donné un fils » affirment d’aucuns. Sa grandeur, Sa majesté ne sauraient y consentir. Ne tient- il pas en mains l’Empire des cieux et de la terre et ne voit-Il pas tout s’incliner devant Sa puissance ?
Il est le Créateur de l’univers, sans nul modèle préétabli : lorsqu’il décrète un arrêt, Il Lui suffit de dire « Sois » et cela est.
Ceux qui n’ont point reçu Notre Science ont dit « Que ne puissions-nous entendre directement la voix de Dieu, ou recevoir de lui quelque signe éclatant ! » Ainsi avaient déjà dit leurs devanciers. Quelle étrange similitude de sentiments ! Nous exposons ainsi clairement Nos signes aux croyants.
Nous te confions un message de vérité et t’envoyons pour annoncer l’heureuse nouvelle et avertir du châtiment. Tu n’a pas à répondre de ceux qu’appelle l’Enfer.
Tu n’aurais jamais ni l’agrément des Juifs ni celui des Chrétiens, à moins de suivre leur confession. Dis : « Il n’est pas d’autre lumière pour nous guider que celle de Dieu ». Mais peut-être qu’au mépris de Notre Enseignement serais-tu tenté de leur complaire ! Dès lors, plus aucun allié ni défenseur tu n’aurais à opposer aux rigueurs de Dieu !
Ceux à qui Nous fîmes don du Livre et qui le récitent en toute conscience, qui le lisent à bon escient, ceux-là y croient en toute vérité. Ceux par contre qui n’y ajoutent point foi ceux-là auront perdu leurs âmes.
Rappelez-vous, fils d’Israël, de quelle faveur insigne Je vous ai comblés, vous élevant au-dessus des nations de la terre.
Redoutez le jour où plus une âme ne pourra en secourir une autre, ni se racheter, elle-même, où nul intercesseur ne sera agréé, ni aucun recours ne prévaudra contre les Arrêts de Dieu.
Dieu, voulant éprouver Abraham, l’astreignit à certaines prescriptions. Lorsque celui-ci les eut exécutées, le Seigneur lui dit : « Je ferai de toi un guide spirituel pour les humains » Abraham, s’adressant à Dieu, l’implora : « Puisse Ta faveur comprendre aussi ma postérité ! » - « Soit, dit le Seigneur, mais de Mon pacte seront exclus les pervers ! »
Nous fîmes alors de la Demeure Sacrée un lieu d’affluence, un asile de paix. « Prenez cette station d’Abraham pour lieu de prière ! » fut-il enjoint aux hommes. Nous établîmes un pacte avec Abraham et Ismaël : « Purifiez Ma demeure ! Qu’elle soit prête à accueillir ceux qui viennent s’y adonner aux circuits rituels, y accomplir de pieuses retraites, ou bien s’y incliner se prosternant ! »
Abraham éleva la voix : « Seigneur ! fais de cette cité un asile de paix, procure leur subsistance en fruits à ceux qui viennent l’habiter, croyant en Toi et en La Vie Future ». Dieu lui répondit : « Je n’accorderai que brève jouissance au mécréant, puis le forcerai au supplice éternel du feu, le pire qui soit ! »
S’étant mis à élever les assises de la demeure, Abraham et Ismaël invoquèrent le Seigneur : « O notre Maître, veuilles agréer de nos mains cette œuvre qui T’est consacrée. Tu es Celui qui entend tout et dont la Science est infinie.
« Seigneur, fais de nous des croyants soumis à Ta loi Suprême, et de notre postérité un peuple également soumis ! Fais-nous voir les rites que nous devons observer ! Fais-nous rémission de nos péchés ; car c’est Toi qui accueilles les repentants et les reçois en Ta grâce.
« Seigneur, fais surgir parmi eux un Envoyé issu d’eux qui leur récite Tes versets, leur enseigne l’Ecriture et la Sagesse, et s’emploie à les promouvoir. Tu es le Tout Puissant, le Sage ! »
Mais qui donc, sinon un esprit insensé, rejetterait le culte d’Abraham ? En effet, Nous fîmes de lui Notre élu en la Vie immédiate, et il sera du nombre des Saints dans l’Au-delà.
Dès que son Seigneur lui dit : « Soumets-toi », aussitôt Abraham répondit : « Je me soumets au Maître des Univers. »
Abraham en fit recommandation à ses enfants ; Jacob, en fit de même aux siens : « Mes enfants, Dieu vous a promus à Sa foi. Aussi bien ne mourrez un jour qu’en êtres soumis à Dieu. »
Lorsque Jacob fut près de rendre l’âme - et vous n’en fûtes pas les témoins ! - il réunit ses enfants et leur dit : « Quel Dieu adorerez-vous après moi ? Nous adorerons, répondirent-ils, ton Dieu et celui de tes pères, Abraham, Ismaël et Isaac, Dieu unique, et serons soumis à Sa Loi Suprême. »
Toutes ces générations ont disparu, emportant le fruit de leurs actes. Leurs œuvres leur seront imputées, et les vôtres portées sur votre compte ; vous n’aurez pas à répondre de leurs actes.
Les gens du Livre ont dit : « Faites-vous Juifs ou Chrétiens, et vous suivrez le bon chemin ». Dis : « S’il est confession que je fais mienne, c’est bien celle d’Abraham : il voua un culte pur à Dieu et ne fut point du nombre des païens. »
Dites : « Nous croyons en Dieu, en la Révélation reçue par nous et aux autres faites jadis à Abraham, Ismaël, Isaac, Jacob et ses douze fils ; en ce qui fut donné à Moïse, puis à Jésus, et en toute Révélation faite aux prophètes par leur Seigneur, ne faisant aucune distinction entre eux et nous soumettant entièrement à Lui. »
S’ils embrassent cette foi, qui est la vôtre, ils seront dans le droit chemin. S’ils lui tournent le dos, c’est par esprit de dissidence. Dieu te prémunira contre eux : il entend et sait tout.
Onction instituée par Dieu. Quel autre que Dieu saurait donner meilleure onction ? Et-c’est Lui que nous adorons !
Dis : « Qu’avons-nous à disputer ensemble de Dieu. N’est-il pas notre Seigneur comme Il est le vôtre ? Nos œuvres sont à nous, comme à vous les vôtres, et nous L’adorons tous d’un cœur pur ! »
Peut-être diront-ils : « Abraham, Ismaël, Isaac, Jacob et les douze tribus étaient Juifs ou Chrétiens », Dis-leur : « Qu’en savez-vous ? En seriez-vous plus instruits que Dieu ? N’est-ce pas commettre la pire iniquité que de celer une vérité qu’on tient de Dieu. Dieu n’est pas dupe de vos manœuvres ! »
Toute cette génération est révolue. Ses œuvres lui seront imputées ; et les vôtres portées à votre compte, et point n’aurez à répondre de ce qu’elle faisait.
Les insensés d’entre les hommes diront en vous regardant : « Qui a pu les faire changer d’orientation rituelle ? ». Dis : « Orient et Occident appartiennent également à Dieu, Il dirige qui Il veut dans le droit chemin. »
Nous fîmes ainsi de vous la communauté du Juste milieu, vous érigeant en témoins vis-à-vis des hommes, et instituant envers vous pour témoin Notre Envoyé. Nous n’avons établi l’orientation première, que tu suivais, que pour reconnaître les vrais fidèles de ceux qui tourneront le dos au Prophète. Epreuve périlleuse, s’il en fut, pour le croyant, à moins d’être guidé par Dieu. Mais Dieu ne saurait frustrer votre ferveur ni décevoir votre attente. Dieu est toute bonté et toute miséricorde.
Tu ne fais que tourner ta face vers le ciel. Aussi t’orientons-Nous vers un point choisi que tu agréeras. Tourne ta face vers la Demeure Sacrée ! Où que vous soyez, vous tournerez la face vers ce point. Ceux qui ont reçu l’Ecriture savent qu’elle est la vérité révélée. Dieu n’est pas indifférent à leur comportement.
Quelque signe probant que tu apportes aux gens du Livre, ils n’adopteront jamais ton point de vue, pas plus que tu n’embrasseras le leur, ou que tels d’entre eux ne se rallieront à celui des autres. Si par complaisance, et après la science qui t’est parvenue, tu prétends les suivre dans l’erreur, tu compteras dès lors parmi les injustes.
Ceux à qui Nous avons donné l’Ecriture la connaissent aussi bien que leurs propres enfants ; certains d’entre eux, cependant, cèlent sciemment la vérité.
La vérité émane de ton Seigneur ; ne sois pas du nombre des sceptiques.
Il est pour chacun un objectif vers lequel se portent ses regards. Dans la course aux vertus, soyez prompts à vous surpasser. Où que vous soyez, Dieu saura vous ramener vers Lui ; car Il est le Tout-Puissant.
D’où que tu sortes, tourne la face vers la Demeure Sacrée : c’est là la vérité venant de ton Seigneur ; il n’est rien de vos actes qui puisse Lui échapper.
D’où que tu viennes, tu tourneras la face de son côté ! Où que vous soyez, vous lui tournerez la face, afin de n’encourir aucun blâme, sauf de la part des injustes d’entre les hommes. Ceux-là ne les craignez pas ! Ne craignez que Moi. Ainsi vous accorderai-je pleinement Ma grâce et vous guiderai-Je dans Ma voie.
De même que parmi vous, Nous avons suscité, issu de vous-même, un Prophète qui vous communique Nos versets, vous sanctifie, vous enseigne l’Ecriture et la Sagesse, et vous initie à bien des choses que vous ignoriez.
Ainsi, invoquez Mon nom, et Je penserai à vous. Soyez reconnaissants de Mes faveurs ! Ne Me reniez pas !
Croyants ! aidez-vous de la patience ! Faites-vous un réconfort de la prière ! Dieu soutient ceux qui sont constants.
Ne dites pas de ceux qui tombent dans le sentier de Dieu : « Ils sont morts ». Ils sont bien en vie, sans que vous puissiez vous en douter.
Nous vous soumettrons, en vérité, à quelques épreuves inéluctables : vous endurerez tant soit peu la crainte, la faim, des pertes affecteront vos biens, vos personnes et vos récoltes. Annonce cependant une heureuse issue aux patients
A ceux qui frappés d’un malheur disent : « Nous appartenons à Dieu, à Lui nous ferons retour ! »
Ceux-là auront pour lot miséricorde et bénédiction de leur Seigneur, ils auront suivi le droit chemin.
Safâ et Marwâ font partie des Lieux voués au culte de Dieu. Celui qui accomplit le Grand pèlerinage à la Mecque ou s’y rend en simple visite, fera bien d’effectuer le va-et-vient rituel entre ces deux buttes. Dieu saura à quiconque agissant en toute spontanéité, aura accompli une œuvre pie.
Ceux qui s’emploient à celer aux humains nos messages de lumière et de vérité, clairement exposés dans les Ecritures, ceux-là seront maudits de Dieu et le seront de même des hommes.
Hormis ceux qui viennent à résipiscence, se conduisent en hommes vertueux et s’amendent manifestement. A ceux-là, Je ferai rémission de leur péché : J’aime à pardonner : Je suis Clément.
Ceux qui sont incrédules et meurent dans l’incrédulité encourront la malédiction de Dieu, des Anges et des hommes réunis.
Ils resteront à jamais damnés et n’auront ni allègement ni répit à leur tourment.
Votre Dieu est un Dieu unique. Il n’y a pas d’autre divinité que Lui. Dieu de Bonté, de Miséricorde.
Dans la structure des cieux et de la terre, dans l’alternance du jour et de la nuit, dans les vaisseaux voguant en mer, chargés de précieuses denrées, en l’eau que Dieu précipite des nues pour revivifier le sol desséché, dans les êtres pullulant partout sur terre, dans le régime des vents, dans l’envol des nuages contenus entre ciel et terre : en tout cela sont des signes évidents pour qui sait en déceler le sens.
Il est des hommes qui associent au Seigneur de faux dieux qu’ils aiment à l’égal de Dieu lui-même. Mais les vrais croyants aiment Dieu par-dessus tout. Alors ils verraient, s’il était jamais donné aux injustes d’entrevoir le supplice, que la puissance suprême appartient en propre à Dieu, et que Dieu sévit avec rigueur.
Ce jour-là, à la vue du Supplice, les chefs de l’impiété désavoueront leurs partisans, tout lien se trouvera rompu entre maîtres et disciples.
Les sectateurs s’écrieront : « Si nous pouvions revenir sur terre, nous renierions nos chefs, comme ils nous ont renié ». Ainsi, Dieu, faisant surgir leurs œuvres sous leurs yeux, en attisera d’autant leurs remords ; ils ne pourront sortir du feu éternel.
Humains, mangez des fruits licites et purs que produit la terre ! Ne suivez pas les traces du démon : c’est votre ennemi déclaré !
Que peut-il vous suggérer sinon le mal, les turpitudes et de tenir sur Dieu des propos sans nul fondement.
Lorsqu’on dit aux infidèles : « Suivez ce que Dieu a révélé » - « Il n’est pour nous qu’une seule voie, répondent-ils : celle qu’ont déjà suivie nos pères ». Et si leurs pères, dénués de sens, avaient dévié du droit chemin ?
Obstination impie ! On songe à un bétail stupide n’entendant qu’appels discordants et confus tels qu’en vocifèrent des pâtres. Ainsi sont les mécréants : sourds, muets, aveugles, ils sont incapables de comprendre.
Croyants ! usez des nourritures saines qui vous sont offertes et soyez-en reconnaissants envers l’Eternel, si c’est Lui que vous adorez.
Dieu vous interdit la bête morte, le sang, la viande de porc et celle des animaux immolés aux faux dieux. Si, n’étant pas rebelle à Dieu ni transgresseur de Sa Loi, on se trouve par nécessité, forcé d’en manger, il n’y aura aucun péché à encourir : Dieu est Absoluteur et Miséricordieux.
Ceux qui s’emploient, pour de bas intérêts, à celer les Ecritures révélées par Dieu et à les troquer à vil prix, ceux-là n’auront pour aliment que le feu, leur dévorant les entrailles. Ils n’entendront pas Dieu leur parler une fois ressuscités ni ne seront touchés par Sa grâce : un châtiment douloureux les attend.
Voilà bien ceux qui ont fui la vérité pour embrasser l’erreur et troqué le Pardon Divin contre le supplice infernal ! Quelle endurance est la leur à l’encontre du feu !
Il en est ainsi parce que le Livre, Message Divin, est véhicule de Vérité. Ceux que divisent des querelles au sujet des Ecritures sont en scission flagrante.
Etre pieux, en vérité, ce n’est point tourner sa face vers l’Orient ou l’Occident. L’homme vertueux est celui qui croit en Dieu, au Jugement Dernier, aux Anges, aux Ecritures, aux Prophètes et qui, pour l’amour de Dieu, donne de son bien aux proches, aux orphelins, aux pauvres, aux voyageurs, aux mendiants et pour le rachat des captifs ; c’est celui qui fait la prière et s’acquitte de l’aumône prescrite. Sont vertueux enfin ceux qui observent la foi jurée, sont constants dans l’adversité, le malheur et face au péril. Tels sont les justes par excellence et ceux qui craignent Dieu.
Croyants ! le talion sera pour vous de rigueur en cas de meurtre : homme libre pour homme libre, esclave pour esclave, femme pour femme. Il sera usé de bons procédés envers celui auquel l’ayant-droit aura fait remise de la peine ; lui-même aura à cœur de dédommager l’ayant-droit. Ainsi Dieu, dans Sa miséricorde, s’emploie à atténuer la rigueur de la peine ordonnée en premier lieu. Toute violation ultérieure d’un tel compromis encourrait un châtiment des plus rigoureux.
Il y a pour vous en la loi du Talion la sauvegarde de la vie même, ô hommes sensés, ainsi atteindriez-vous à la piété.
Il vous est prescrit, à l’article de mort et si vous laissez du bien, de tester au profit de vos père et mère et de vos proches de la manière reconnue convenable ? Obligation en est faite à ceux qui craignent Dieu.
Pour ceux qui s’emploient sciemment à altérer les dispositions d’un testament, ils seront les seuls à en assumer le péché. Dieu entend tout, sait tout.
Si le testament se révèle partial, il est permis de faire accepter un compromis par les parties intéressées. Dieu est Absoluteur et Miséricordieux.
Croyants ! le jeûne vous est prescrit comme il l’avait été aux confessions antérieures ; ainsi atteindriez- vous à la piété.
Des jours comptés y seront consacrés. Celui d’entre vous qui se trouve malade ou en voyage jeûnera plus tard un nombre égal de jours. A ceux qui ne le peuvent incombera, en expiation, la nourriture d’un pauvre, quiconque, de son plein gré, en nourrira davantage, y trouvera son bien. Mais de pratiquer le jeûne est préférable pour qui sait en voir le grand mérite.
En ce mois du jeûne, Ramadan fut révélé le Coran, Lumière éclairant la Voie aux hommes et témoignage éclatant de Vérité et de Salut. Quiconque d’entre vous verra poindre le croissant jeûnera tout le mois. Celui qui parmi vous sera malade ou en voyage jeûnera plus tard un nombre égal de jours. Dieu entend vous mettre à votre aise et non vous imposer de contrainte. Accomplissez strictement cette période de jeûne et exaltez Dieu pour vous avoir mis sur la bonne voie, ainsi Lui rendriez-vous grâce pour Ses bienfaits.
Si Mes serviteurs t’interrogent à Mon sujet, qu’ils sachent que Je suis tout proche d’eux, prêt à exaucer la prière de qui M’invoque. Qu’ils répondent à Mon appel et qu’ils croient en Moi : ainsi atteindraient-ils à la voie du salut.
En temps de jeûne, les rapports sexuels vous sont permis la nuit avec vos épouses : elles constituent pour vous un vêtement et vous en êtes un pour elles. Vous vous étiez déjà, clandestinement, permis de tels rapports, et Dieu le savait. Aussi ne vous en tient-Il plus rigueur : Il vous pardonne. Approchez-les désormais librement et recherchez ce que Dieu vous a imparti. Mangez et buvez à discrétion jusqu’à ce que l’on voit se détacher, sur le fond noir de la nuit, la pâle lueur de l’aube naissante. Poursuivez dès lors le jeûne jusqu’à la tombée de la nuit. Ne les approchez pas en temps de retraite spirituelle. Telles sont les bornes que Dieu vous assigne ; veillez à ne pas enfreindre Sa Loi. Dieu, en vérité, expose clairement Ses Signes aux hommes, ainsi atteindraient-ils à la piété.
Ne vous dépouillez pas injustement les uns les autres de vos biens, n’en faites pas usage pour corrompre le juge et vous emparer ainsi cyniquement du bien d’autrui.
« Que peuvent signifier les phases de la lune ? » vous est-il demandé. Réponds : « C’est un moyen, pour les hommes, de mesurer le temps et de fixer l’époque du pèlerinage ». La piété n’est pas de pénétrer dans les demeures par derrière. C’est en la crainte de Dieu que consiste la piété, et c’est par les portes normales que l’on doit entrer dans les maisons. Craignez Dieu ; ainsi atteindriez-vous à la Félicité.
Combattez, au service de Dieu, ceux qui vous combattent ; n’enfreignez pas les justes lois de la guerre : Dieu n’aime point les fauteurs d’iniquité.
Tuez-les partout où vos armes pourront les atteindre ; chassez-les de là où ils vous ont chassés. La sédition est pire que le meurtre. Abstenez-vous de les combattre aux abords de la Demeure vénérée, sauf à y être contraints par vos ennemis. S’ils vous livrent combat, il vous est permis de les tuer, ce sera le juste lot des infidèles.
S’ils s’arrêtent de vous combattre, Dieu pourra les absoudre et leur faire miséricorde.
Combattez-les sans arrêt, jusqu’à ce que soit conjurée la persécution des croyants et que le culte de Dieu soit fermement assis. S’ils arrêtent le combat, il n’y aura point représailles de votre part, hormis contre les injustes avérés.
En cas de violation du mois sacré, toute liberté d’y répondre vous est donnée ; s’il y a profanation, le talion est de rigueur. Une agression injustifiée entraînera une riposte en proportion du dommage causé. Craignez- Dieu, et rappelez-vous qu’il donne Son appui à qui Le craint !
Faites dépense de vos biens dans la Voie de Dieu ! Ne courez pas tête baissée à votre propre perte ! Appliquez-vous à bien agir : Dieu aime ceux qui s’appliquent à bien faire.
Accomplissez, par amour de Dieu, le grand comme le petit pèlerinage. Si, pour raison d’insécurité, vous en êtes empêchés, il vous sera permis, en guise de compensations, de faire une offrande, selon vos moyens. Abstenez-vous de vous raser la tête avant que l’offrande, ne soit parvenue au lieu du sacrifice. Celui d’entre vous qui, malade ou atteint d’une affection de la tête, serait obligé de se raser, devra se racheter par un jeûne, une aumône, ou un sacrifice rituel. En état de sécurité, celui qui aura effectué un pèlerinage mineur et voudra jouir, par la suite, d’une vie normale, non soumise à sacralisation, jusqu’au pèlerinage proprement dit, celui-là devra donner une offrande, selon ses moyens. Faute de ne pouvoir le faire, il le compensera par un jeûne de trois jours durant le pèlerinage et de sept jours après le retour, soit dix jours entiers. Cela s’entend pour qui n’a pas de famille aux abords de la Demeure Sacrée. Craignez Dieu ! Sachez que Dieu est implacable quand Il sévit !
Le pèlerinage a lieu en des mois déterminés. Que celui qui s’y engage s’abstienne de l’acte charnel, s’interdise tout libertinage et fuie toute vaine dispute, durant le temps du pèlerinage ! Quelque bien que vous fassiez, Dieu le saura. Vous emporterez des provisions de route : faites surtout provision de crainte et de respect vis-à-vis de Dieu, Craignez-Moi, êtres intelligents !
Etant pèlerins, vous n’encourrez aucun péché à rechercher quelque profit licite, don généreux de votre Seigneur. Lorsque vous aurez dévalé en foule d’Arafat, vos voix s’élèveront pour proclamer la gloire de Dieu près de l’Etape Sacrée. Ainsi, vous l’invoquerez comme Il a su vous diriger vers Sa lumière, quand vous étiez des égarés.
Après quoi, vous déferlerez, par où tout le monde le fait d’habitude, et implorerez le pardon de Dieu. Dieu est Absoluteur et Miséricordieux.
Une fois les rites accomplis, vous rendrez hommage à Dieu, invoquant Son nom ; comme naguère vous invoquiez les mânes de vos ancêtres, voire avec plus de ferveur. Il est alors des hommes qui diront : « Seigneur, fais-nous riches des biens de ce monde ». Ceux-là, point de part n’auront dans l’Au-delà.
D’autres s’écrieront, au contraire : « Fais-nous prospérer en cette vie comme dans l’Autre et préserve-nous du feu éternel ! »
Ceux-là se verront équitablement rémunérés pour leurs œuvres : Dieu tient un compte aussi prompt qu’équitable des œuvres humaines.
Ainsi, vous invoquerez Dieu durant un nombre fixé de jours. Il n’y aura nul péché, pour qui craint Dieu, à réduire cette période à deux jours, pas plus qu’à la prolonger. Soyez pieux envers Dieu ! Sachez que vous serez rassemblés par-devers Lui !
Parmi les hommes, il en est tel dont les beaux discours lui valent tous les suffrages ici-bas, et qui prend Dieu à témoin de ses bons sentiments, mais il n’est, en vérité, qu’un ennemi juré de Dieu.
Dès qu’il tourne le dos, on le voit partout semer le désordre sur terre, n’épargnant ni récoltes ni bétail. Dieu est ennemi de la corruption.
Lorsqu’on lui dit : « Crains Dieu », il n’en devient que plus arrogant, plus endurci au péché. Qu’il ait donc pour lot la Géhenne, exécrable séjour, s’il en est !
Il en est aussi, parmi les hommes, qui se vouent corps et âme à Dieu, par souci de lui plaire. Dieu est compatissant envers Ses serviteurs.
Croyants, entrez tous dans la paix de Dieu ! Prenez garde de suivre les traces du Démon, votre ennemi déclaré !
Si, après tant de preuves de Dieu, vous cédez à la tentation, sachez alors que Dieu est tout Puissant et détient la Sagesse Suprême.
Qu’ont-ils à attendre sinon que de voir soudain arriver vers eux Dieu et Ses Anges, à l’ombre des nuées, et que tout désormais soit consommé : tout fera retour à Dieu.
Interroge plutôt les fils d’Israël : combien de témoignages éclatants de Notre grâce n’ont-ils pas reçus ? Quiconque dénature la grâce de Dieu après l’avoir reçue, s’expose au plus terrible tourment.
La vie d’ici-bas se revêt d’attraits aux yeux des incrédules qui tournent les croyants en dérision. Mais ceux qui craignent Dieu seront placés plus haut le Jour du Jugement : Dieu dispense Ses largesses sans compter à qui IL veut :
Une seule communauté, tels furent les hommes à l’origine. Dieu leur envoya des Prophètes, annonciateurs de félicités, et avertisseurs contre les tourments. Par eux, Dieu révéla aux hommes les Ecritures, pour leur servir de juge et trancher leurs différends. Mais il y eut divergence à propos des Ecritures révélées. Ce furent ceux-là mêmes qui avaient reçu le Message Lumineux qui fomentèrent la dissidence, par jalousie entre eux. Dieu, dans Sa sollicitude, voulut bien éclairer les croyants sur les points, objet de leurs disputes, pour les ramener à la vérité. Dieu dirige qui Il veut dans le droit chemin.
Pensez-vous accéder si aisément au Paradis, sans avoir connu les vicissitudes éprouvées par d’autres communautés, vous ayant précédées ? Ces hommes furent tellement affligés par le malheur et l’adversité, si profondément secoués par la tourmente que leur Prophète et les fidèles de sa suite en venaient à s’interroger : « A quand le secours promis par Dieu ? ». Cet appui de Dieu ne saurait tarder ; il est tout proche !
« Quel usage devrons-nous faire de nos richesses ? » vous demanderont les croyants. Dis-leur : « Aidez pécuniairement vos père et mère, vos proches, les orphelins, les pauvres, les voyageurs. Quelque bien que vous fassiez, Dieu le saura ! »
Il vous est prescrit de combattre, et vous l’avez en aversion. Telle chose abhorrée de vous peut être un bien, telle autre que vous chérissez peut être un mal. Dieu seul est à même de le savoir.
D’aucuns t’interrogent sur le mois sacré, pour savoir s’il y est permis de combattre. Réponds : « Combattre en ce mois est assurément un sacrilège. Mais c’en est un plus grave encore, devant Dieu, d’éloigner les hommes de la voie de Dieu, d’être impie envers Dieu et Sa Demeure Sacrée et d’en chasser ignominieusement les occupants. Persécutez les croyants est plus grave que de combattre des infidèles. Vos ennemis païens seront, en vérité, si acharnés à vous combattre qu’ils vous forceront bien, s’ils le pouvaient, à renier votre foi. Or ceux-là d’entre-vous qui renieront leur foi et meurent mécréants verront toutes leurs œuvres anéanties à jamais en ce monde et dans l’autre : ils seront voués au feu éternel.
En vérité, ceux qui ont cru, qui ont émigré et lutté dans le sentier de Dieu, ceux-là pourront espérer en la grâce du Seigneur. Dieu est Celui qui pardonne et fait miséricorde.
A propos du vin et des jeux, tu diras à ceux qui viennent t’interroger : « L’un et l’autre enferment un grand péché, mais aussi certains avantages pour les humains. Le péché qui s’y attache est plus grand que le profit qu’on en tire ». Et quant aux aumônes tu leur diras : « Donnez de votre superflu ». C’est ainsi que le Seigneur vous expose clairement Ses sentences, peut-être sauriez-vous réfléchir aux choses
De ce bas monde et de l’Au-delà. Quant aux orphelins, tu diras à leur sujet : « Les biens traiter est hautement recommandable. Dans vos relations avec eux, qu’ils soient pour vous des frères. Dieu, dans Sa Science, saura distinguer les pervers de ceux qui font le bien. Si Dieu le voulait, vous seriez soumis aux pires épreuves. Dieu est le Tout-Puissant ; Il détient la Suprême Sagesse ».
Interdiction est faite aux Croyants d’épouser des païennes, tant qu’elles n’ont pas embrassé la foi. Une simple esclave croyante, en vérité, est préférable à une païenne libre, dût celle-ci vous plaire. Ne mariez pas, de même, vos filles à des païens, tant qu’ils n’ont pas cru en Dieu. Un humble esclave croyant l’emporte en mérite sur un païen, dût celui-ci vous plaire davantage. Les païens vous convient au feu éternel, quand Dieu, par l’effet de Sa grâce, vous invite au Ciel et au pardon de vos péchés. Dieu explique ainsi Son Enseignement aux hommes, ils y trouveront matière à réfléchir.
On t’interroge sur les menstrues. Réponds à ce propos aux croyants : « La menstruation est un mal. Tenez-vous à l’écart de vos compagnes en cette période, n’en approchez qu’une fois qu’elles se seront purifiées : Vous pourrez alors les approcher selon les prescriptions du Seigneur ». Dieu aime, en vérité, ceux qui reviennent souvent vers Lui, et aime ceux qui s’appliquent à être pur.
Vos femmes tiennent lieu pour vous d’un champ à labourer ; allez à votre champ comme vous l’entendez. Faites-vous un capital de bonnes œuvres. Craignez Dieu et pensez que vous aurez à Le voir face à face. Telle est l’Heureuse Annonce à faire à ceux qui ont la foi.
N’abusez pas du nom de Dieu dans vos serments, en tirant prétexte pour vous dispenser de faire le bien, d’accomplir des œuvres pies, d’établir la bonne entente entre les hommes. Dieu est Celui qui entend et sait tout.
Dieu ne vous reprendra pas pour un serment qui vous aura échappé par inadvertance ; il vous reprochera seulement ceux que vous aurez sciemment proférés. Dieu est Absoluteur et Clément !
A ceux qui font serment de ne plus approcher leurs femmes, un délai de quatre mois est imparti. S’ils reviennent sur leur décision, celui-ci se trouvera annulé. Dieu est Absoluteur et Indulgent.
Si, au contraire, ils maintiennent leur décision, la répudiation deviendra effective. Dieu entend tout, sait tout.
Les femmes divorcées devront attendre durant trois périodes menstruelles avant de se remarier, il leur est interdit de cèler ce que Dieu a formé dans leur sein, pour peu qu’elles croient en Dieu et en l’Au-delà. Leurs maris ont plein droit, durant cette période, de les reprendre, s’ils désirent renouer les liens conjugaux. Les femmes ont autant de droits que de devoirs dans le mariage, suivant une juste mesure : une certaine prééminence demeure acquise aux hommes. Dieu est Puissant et Sage.
La répudiation ne peut être prononcée que deux fois. En cas de reprise, l’épouse doit être traitée avec égards ; en cas de congédiement, le renvoi se fera décemment. Il est interdit au mari de reprendre quoi que ce soit de ce qu’il a donné en dot à sa femme, sauf si les deux conjoints craignent de ne pouvoir observer les lois de Dieu en vivant ensemble. S’il est à craindre que tous deux n’enfreignent ces prescriptions, il n’y aura nul grief à leur faire si la femme rachète pécuniairement sa liberté. Telles sont les strictes limites établies par Dieu ; veillez à ne pas les dépasser, car ceux qui passent outre, sont, en vérité, des injustes.
Si, après cela, la répudiation est prononcée encore une fois, le mari ne pourra reprendre sa femme que, si après une deuxième union, elle est répudiée par le deuxième conjoint. Alors seulement, les deux anciens époux pourront, sans péché, se remarier, s’ils croient pouvoir respecter les prescriptions de Dieu. Telles sont les lois de Dieu, que Lui-même a établies à l’usage d’un peuple avisé.
Une fois que la femme répudiée aura terminé la retraite légale, l’époux pourra la reprendre d’une manière correcte, ou bien la renvoyer décemment. Il lui est interdit de la retenir par malveillance dans le but de lui nuire. Quiconque agirait ainsi se ferait tort à lui-même. Ne prenez pas à la légère les Enseignements de Dieu ! Sachez plutôt Lui être reconnaissants de Ses bienfaits et de la Révélation Sublime et si édifiante qu’il vous fait, celle des Ecritures et de la Sagesse. Craignez Dieu et rappelez-vous qu’il sait tout !
Les femmes répudiées qui ont accompli leur retraite ne devront pas être empêchées de reprendre leurs anciens époux, au cas où les deux conjoints l’auront décidé d’un commun accord, selon l’usage reconnu. C’est ainsi, que Dieu exhorte ceux d’entre vous qui croient en Lui et au Jugement Dernier. Tel est le comportement le plus décent, le plus honnête pour vous ! Dieu seul peut savoir vraiment ce qui vous convient, quand vous-mêmes ne le savez pas.
Les mères allaiteront leurs enfants deux années entières pour qui veut parfaire l’allaitement. Au père de l’enfant, il incombera de pourvoir à la nourriture et à l’habillement de la mère, de la manière reconnue convenable. Mais chacun n’y sera astreint que dans la mesure de ses moyens. Un enfant ne devra pas être une source d’ennuis pour son père, pas plus que pour sa mère. L’obligation alimentaire vis-à-vis de l’enfant passe aux héritiers du père. Si, d’un commun accord, les parents décident de sevrer leur enfant, ils n’encourront de ce fait aucun blâme. Aucune faute ne vous sera de même imputée, si vous mettez votre enfant en nourrice, acquittant la rétribution convenue. Craignez Dieu et sachez qu’il n’est aucun de vos actes qui puisse Lui échapper !
En cas de décès du mari, ses veuves sont astreintes à un délai de viduité de quatre mois et dix jours. Passé ce délai, elles pourront disposer d’elles-mêmes, selon l’usage reconnu : vous n’aurez nul reproche à encourir de ce fait. Dieu est informé en vérité, de tout ce que vous faites !
Vous n’encourrez de même aucun péché en demandant discrètement leur main aux veuves en période de viduité ou en concevant un tel projet en vous-même. Il n’échappe pas à Dieu qu’une telle pensée peut vous hanter. Ne vous liez pas par des promesses secrètes ! Qu’il n’y ait entre vous que des propos honnêtes ! De toute façon, il ne sera pas conclu de mariage avant que ne soit expiré le délai de viduité. Rappelez-vous que toutes vos pensées sont connues de Dieu ! Craignez d’encourir Son châtiment, mais n’oubliez pas qu’il est Absoluteur, plein de Miséricorde !
Il n’y aura nul grief à vous faire si vous répudiez des femmes avec qui vous n’avez pas consommé le mariage et à qui vous n’avez pas fixé de dot. Il leur sera offert cependant jouissance, dans ce cas, d’une part d’avoir, chacun le faisant selon ses moyens et de la manière reconnue convenable. Obligation morale, s’il en est pour ceux qui font le bien !
Si vous répudiez des femmes à qui vous avez fixé une dot, sans avoir pour autant consommé le mariage, la moitié de cette dot leur sera acquise, à moins qu’elles n’en fassent remise elles-mêmes ou celui qui les a représentées au mariage. Se montrer conciliant de part et d’autre, c’est se rapprocher de la piété ! N’oubliez pas d’être généreux dans vos relations ! Il n’est aucun de vos actes qui puisse échapper à Dieu !
Soyez assidus aux prières, notamment à la prière médiane ! Que le culte de Dieu soit observé par vous avec ferveur !
En état d’alerte, la prière vous est permise en marche ou à cheval. Mais dès que cesse le danger, vous prierez Dieu de la manière accoutumée, et lui rendrez ainsi grâce pour cette science que, sans Lui, vous n’auriez pu acquérir.
Ceux d’entre vous qui sont sur le point de mourir et qui laisseront des veuves, devront les autoriser par testament à demeurer et à être entretenues au domicile conjugal pendant un an. Elles n’en seront pas expulsées ; si elles le quittent de leur propre gré, vous n’encourrez aucun reproche pour leur comportement éventuel, dans la mesure où il demeure honnête. Dieu est Puissant : Il détient la Sagesse Suprême.
Un certain pécule est dû aux femmes répudiées, ainsi le veut le bon usage. Le verser est une obligation pour les âmes pieuses.
Dieu vous expose ainsi, clairement Ses Signes, peut-être saurez-vous y réfléchir.
N’as-tu pas vu ces gens, qui, par milliers, désertèrent leur foyer par crainte de la mort ? Alors Dieu leur dit : « Mourez donc », ils moururent aussitôt. Ensuite le Seigneur les ressuscita. Dieu dispense sans compter Ses faveurs aux humains, bien qu’ils en soient, pour la plupart, peu reconnaissants.
Combattez dans le sentier du Seigneur. Sachez que Dieu entend tout, sait tout.
Celui qui consent un prêt gracieux à Dieu, Dieu lui en rendra la valeur au décuple, car Seul, Il décrète à Son gré la disette ou l’abondance et à Lui vous ferez retour.
Rappelle-toi quand les notables d’Israël s’étant réunis après la mort de Moïse allèrent trouver l’un de leurs prophètes et lui dirent : « Consacre un roi pour nous gouverner et nous irons combattre sous ses ordres dans le chemin de Dieu ! » - « N’est-il pas à craindre, dit le Prophète, que vous refusiez le combat, s’il vous est prescrit » - « Mais comment ne pas nous engager à fond dans la bataille, nous qui avons été chassés de nos foyers et séparés de nos enfants ? » Or lorsqu'enfin l’ordre fut donné de combattre, tous tournèrent le dos à l’ennemi, hormis un nombre infime d’entre eux. Il n’est rien qui échappe à Dieu du comportement des pervers.
Leur Prophète leur dit aussi : « Dieu vous envoie Saül pour roi ». Ils répliquèrent : « Comment pourrait- il régner sur nous ? Nous avons plus de droits que lui au trône, et il n’a même pas l’avantage de la richesse » - « Dieu, repartit le Prophète, en a fait Son élu. Il l’a avantagé en science et vigueur. Dieu octroie le pouvoir suprême à qui Il veut. Dieu est Infini. Omniscient ».
Le Prophète leur dit : « Voici le signe confirmant sa royauté : en réconfort de votre Seigneur, l’ancienne Arche d’alliance réapparaîtra à vos yeux, transportée par les Anges et renfermant diverses reliques, héritage des familles de Moïse et d’Aaron. Ce sera pour vous un signe irrécusable, pour peu que vous croyiez ! »
Saül se mit en route à la tête de ses hommes. Il leur parla en ces termes : « Le Seigneur va bientôt vous éprouver : vous aurez à traverser une rivière. Celui qui y boira ne sera plus des miens ; celui qui n’en goûtera pas sera des miens, ainsi que celui qui y puisera une fois dans le creux de la main ». Or, quand ils passèrent le cours d’eau, ils en burent tous, hormis un petit nombre d’entre eux. Quand Saül eut franchi la rivière avec ses fidèles ? ceux qui avaient bu s’écrièrent : « Quel pouvoir avons-nous d’attaquer Goliath et ses guerriers ? » Mais ceux qui pensaient rencontrer le Seigneur ripostèrent : « Que de fois, de par la grâce de Dieu, ne vit-on pas une petite troupe en réduire une plus grande à sa merci. Dieu est avec les patients ».
Ils firent face à Goliath et à ses hommes, et leurs voix s’élevèrent ainsi vers l’Eternel : « Seigneur, verse en nos cœurs la constance, affermis nos pas, fais-nous triompher du peuple infidèle ».
Ainsi, ils défirent leurs ennemis, avec l’appui de Dieu David tua Goliath. Dieu donna à David la royauté et la sagesse, et l’initia en autant de sciences qu’il Lui plut. Si Dieu ne repoussait les humains les uns par les autres, ce serait partout le chaos sur terre. Dieu est si Généreux envers les hommes.
Ces versets te viennent, de Dieu, en Message de Vérité car tu es du nombre des Prophètes.
Parmi les Prophètes, il en est certains de haut et d’autres de moins haut placés. Dieu a parlé à certains d’entre eux, et conféré à d’autres un rang privilégié. Jésus, fils de Marie, reçut Nos preuves évidentes, eut, pour l’affermir, Notre Saint-Esprit. Si Dieu l’avait voulu, on n’aurait pas vu, après les messagers, s’entre-tuer leurs successeurs que Nos Signes auraient dû convaincre. Ils n’en furent pas moins en désaccord ; les uns furent croyants, les autres mécréants ; s’ils en vinrent aux armes, c’est que Dieu l’avait voulu ; car c’est toujours Sa Volonté qui s’accomplit.
Croyants ! dépensez en aumônes une part des biens que Dieu vous a donnés avant que ne vienne un jour où plus aucune transaction, ni amitié ni intercession n’auront cours. Les infidèles sont les injustes.
Dieu ! Il n’y a de Dieu que Lui ! Dieu vivant, animateur de l’Univers. Point de prise n’ont sur Lui l’assoupissement ni le sommeil. Tout, dans les cieux et sur la terre, Lui appartient ; nul, hors Sa permission n’intercèdera près de Lui. Il sait tout du présent et du passé des êtres, et ils n’appréhendent rien, en vérité, de Sa Science, hors ce qu’il veut leur concéder. Son trône s’étend aux cieux et à la terre. Il les tient sans peine l’une et les autres sous Sa puissance. Il est l’Auguste, l’Infini.
Point de contrainte en religion. La vérité est désormais distincte de l’erreur. Celui qui renie les faux dieux et voue sa foi au Seigneur aura saisi une anse ferme, irréfragable. Dieu entend tout, sait tout.
Dieu est le guide tutélaire de ceux qui croient : Il les fait, sortir des ténèbres vers la lumière. Les mécréants ont pour patrons et maîtres leurs faux dieux, les arrachant du jour pour les jeter dans la nuit : ils seront voués au feu éternel.
N’as-tu pas vu cet homme à qui Dieu avait donné la royauté et qui, infatué de son pouvoir, se mit à disputer de Dieu avec Abraham. « Mon Dieu, fit Abraham, est Celui qui fait vivre et mourir » - « C’est moi qui détiens un tel pouvoir, fit le tyran » - « Dieu, reprit Abraham, fait lever le soleil de l’Orient ; fais-le donc surgir de l’Occident ». L’impie en fut aussitôt confondu. Dieu ne dirige pas les pervers.
Te rappelles-tu ce voyageur qui, passant près d’une ville en ruine, s’écria : « Comment le Seigneur ferait-il revivre un jour cette cité anéantie ? » Alors le Seigneur le fit mourir cent années durant. Puis l’ayant ressuscité, Il lui dit : « Combien de temps es-tu resté là ? » - « Un jour, ou peut-être moins, répondit l’homme » - « Non, dit l’Eternel, tu es demeuré cent ans inanimé. Jette plutôt un regard sur ta nourriture et ta boisson, elles n’en sont pas gâtées pour autant. Vois aussi ton âne mort ressusciter. Nous ferons de toi, un signe éclatant pour les mortels. Vois comment Nous rassemblons les os et les couvrons de chair ». L’homme édifié s’écria : « Je reconnais que Dieu a pouvoir sur toute chose ! »
Rappelle-toi enfin quand Abraham demanda au Seigneur comment les morts ressuscitent à Son Appel : « Aurais-tu des doutes à ce sujet ? » dit le Seigneur - « Que non pas, fit Abraham, mais je veux en avoir le cœur net » - « Prends quatre oiseaux que tu couperas en morceaux ; répartis-en ensuite les membres sur quatre monts distincts, puis appelle-les : ils accourront vers toi en toute hâte. Apprends que Dieu est Puissant et Sage ».
Ceux qui dépensent leurs biens en vue de plaire au Seigneur, font songer à un grain de blé qui produirait sept épis, chaque épi contenant cent grains. Dieu multiplie Ses Faveurs à qui Il veut. Il est l’Infini, l’Omniscient.
Ceux qui distribuent leurs biens dans le chemin de Dieu et le font sans arrière-pensée, ceux-là trouveront leur récompense auprès de Dieu, et point ne connaîtront la crainte ni le chagrin.
Une bonne parole, une simple excuse valent mieux qu’une aumône suivie de propos désobligeants. Dieu est infiniment riche. Il est le Clément par excellence.
Croyants ! craignez de perdre tout le fruit de vos aumônes par un rappel vaniteux de vos bienfaits ou des propos désobligeants, tel celui qui fait ses dons ostensiblement et ne croit pas en Dieu et en l’Au-delà. Il en est de lui comme d’un roc recouvert de terre. Une averse survient et le rocher est mis à nu. C’est ainsi que les impies se trouvent à jamais frustrés des fruits de leurs œuvres. Dieu ne dirige pas les infidèles.
Ceux qui, à l’inverse, dépensent leurs richesses par piété envers Dieu et pour se raffermir dans la foi, sont à l’image d’un verger perché sur un coteau. Qu’une pluie abondante l’arrose, et sa récolte s’en trouvera doublée. Mais à défaut de pluie abondante, l’humble rosée y suffira. Dieu scrute, en vérité, vos actes d’un œil vigilant !
Quel homme d’entre vous, chargé d’ans et d’enfants en bas âge voudrait avoir un jardin complanté de palmiers et de vignes, rempli d’eaux vives et d’arbres fruitiers, pour le voir ensuite dévasté par une tempête de feu ? C’est ainsi que Dieu vous expose clairement Ses signes, peut-être saurez-vous y réfléchir.
Croyants ! sur les biens que vous possédez, et sur les fruits du sol, suscités par Nous à votre usage, réservez le meilleur aux aumônes. Ne vous tournez pas vers ce qui est vil pour en faire dépense. Ne donnez pas ce que vous-mêmes n’accepteriez qu’en fermant les yeux ! Dieu est immensément riche, infiniment glorieux.
Satan ne fait que vous menacer de dénuement et vous inciter à commettre des turpitudes. Dieu vous promet pardon et faveurs. Dieu est Infini et Omniscient.
Il fait don de la sagesse à qui Il veut. C’est être nanti d’un grand bien que d’avoir reçu la sagesse. Seuls les êtres doués d’esprit savent se recueillir pour méditer.
Quelque bien que vous dépensez en aumône, quelque vœu pieux que vous formulez en vous-mêmes, Dieu le saura. Point d’appui n’auront les pervers.
Donnez ouvertement l’aumône est bien. Mais le faire discrètement et à ceux qui se trouvent dans le besoin, c’est encore plus méritoire, et vous en serez absous de vos péchés. Dieu perçoit tout ce que vous faites.
Ce n’est pas à toi de convertir les hommes. Dieu seul peut inspirer à qui Il veut de suivre Sa voie. Tout le bien dépensé par vous en bonnes œuvres le sera à votre seul profit, puisque seul a compté pour vous l’agrément de Dieu. Vous en serez largement rétribués et point ne serez lésés.
Car vos dons pieux iront aux besogneux, qui se vouent à la cause de Dieu et sont hors d’état de gagner leur subsistance ; gens à l’attitude si digne qu’on les croit à l’abri du besoin. C’est à ce signe qu’on les reconnaît, ils n’accablent point les gens de leurs demandes. Quelque bien que vous dispensez en œuvres pies, Dieu le saura.
Tous ceux qui de nuit ou de jour, ouvertement ou discrètement font un usage pieux de leurs richesses, s’en verront rétribués par Dieu et point n’auront sujet d’angoisse ni d’affliction.
Ceux qui se repaissent d’usure se verront, pour le Jugement Dernier, ressuscités en convulsionnaires possédés par le Démon, pour ce qu’ils ont affirmé : « L’usure est une forme de vente », quand Dieu a permis la venté et interdit l’usure. Celui qui, dûment averti par Dieu, cessera de la pratiquer, sera absous d’un passé honteux, et son sort relèvera de Dieu. Ceux au contraire, qui récidiveront seront voués au feu éternel.
Dieu réduira en poudre l’usure et fera croître l’aumône. Dieu honnit tout impie souillé de péchés.
Ceux qui, croyant en Dieu, font le bien, observent la prière et s’acquittent de l’aumône prescrite en seront justement rétribués par Dieu. Toute angoisse et toute affliction leur seront épargnées.
Croyants, craignez Dieu ! Fuyez désormais tout profit usuraire, si vous êtes vraiment croyants !
Si vous ne le faites, Dieu et son Prophète vous déclareront la guerre. Si vous revenez repentants au Seigneur, il vous restera le principal de votre bien, ne lésant personne et n’étant point lésé.
Si votre débiteur est dans la gêne, attendez qu’il vienne à meilleure fortune. Si vous saviez pourtant comme il vous serait préférable de renoncer à vos droits !
Redoutez enfin le jour où vous aurez à comparaître devant Dieu, où chacun recevra le prix de ses actes et où personne ne sera lésée.
Croyants, lorsque vous contractez un prêt à terme, il devra être consigné par écrit. Un scribe requis par vous en transcrira fidèlement les conditions. Aucun scribe ne peut refuser d’instrumenter et devra s’y prendre avec soin et tel que Dieu le lui a enseigné. Le débiteur fera sa déclaration en toute loyauté : qu’il craigne Dieu, son Seigneur, et qu’il ne dissimule pas une partie de sa dette. Mais si le débiteur est prodigue ou faible, ou incapable de s’exprimer, c’est à son représentant légal de stipuler honnêtement pour lui. Il y aura lieu à cet effet de faire appel à deux témoins de sexe masculin, ou de requérir, à défaut, le témoignage, d’un homme et de deux femmes, choisis parmi ceux que vous jugez habilités à témoigner : si l’une des deux femmes oublie un détail, l’autre pourra le lui rappeler. Ceux qui sont requis comme témoins ne peuvent en aucune façon s’y dérober. L’acte de prêt, quel qu’en soit le montant, devra faire l’objet d’un écrit, et le terme en sera dûment fixé. Ce mode de procéder, qui est le plus juste auprès de Dieu, confère plus d’autorité au témoignage et est plus à même de supprimer le doute pouvant l’entacher. Cependant, s’il s’agit d’une transaction à vue, que vous opérez d’un commun accord, vous pouvez vous dispenser de la faire établir par écrit. Les transactions seront toujours constatées par témoins. Il ne sera fait violence ni au scribe ni au témoin du fait de l’accomplissement de leur devoir : ce serait offenser Dieu que d’oser l’entreprendre. Soyez pieux envers Dieu, et Il vous instruira. N’est-il pas informé de toute chose ?
Si l’on est en voyage et qu’on ne trouve pas de scribe, on exigera la remise d’un gage. Si enfin débiteur et créancier sont en mutuelle confiance, le premier devra s’acquitter ponctuellement de sa dette, sous peine d’offenser Dieu son Maître. Ne refusez pas de témoigner. Quiconque refuse de témoigner sera coupable en son âme. Dieu connaît si bien ce que vous faites !
A Dieu appartient ce qu’enferment les cieux et ce que porte la terre ; de toutes vos pensées hautement exprimées ou tenues secrètes, vous aurez à Lui rendre compte. Dieu absoudra qui Il voudra et suppliciera qui Il voudra : Il détient la Toute Puissance.
Le Prophète a pleine foi en l’Ecriture qui lui est révélée par son Seigneur, ainsi que les fidèles. Tous ensemble croient en Dieu, en Ses anges, en Ses Ecritures et en Ses messagers. Ils ne font point distinction entre les Envoyés du Seigneur. Ils disent : « Nous avons entendu et avons obéi. Pardonne-nous Seigneur ; car à Toi tout doit faire retour ».
Dieu ne charge nulle âme au-dessus de ses moyens ; et selon qu’elle agit bien ou mal, elle en sera avantagée ou desservie. « Seigneur, veuilles nous pardonner nos omissions et nos erreurs. Seigneur, fais en sorte de nous épargner les épreuves trop lourdes, infligées à nos prédécesseurs. Ne nous impose pas, Seigneur, d’obligations accablantes. Pardonne-nous. Fais-nous remise de nos péchés. Reçois-nous en Ta miséricorde. Tu es notre Seigneur. Fais-nous victorieux des infidèles ! »
Alif. Lâm. Mîm.
Il n’y a de Dieu que le Seigneur, Dieu vivant, Animateur de l’Univers.
Il t’a révélé le Livre, Message de Vérité, confirmant les Livres antérieurs, comme il avait révélé la Thora et l’Evangile,
Pour servir de direction aux hommes ; il a révélé le Critère décisif. Ceux qui rejettent les Signes de Dieu seront durement réprouvés ; Dieu est Puissant ; Sa vengeance est redoutable.
Il n’est rien sur la terre et dans le ciel qui échappe à la vue de Dieu.
C’est Lui qui vous modèle à Son gré dans le sein de vos mères. Il n’est pas d’autre Dieu que Lui, le Tout-Puissant, le Sage.
C’est Lui qui t’a révélé le Livre, enfermant des versets explicites, formant l’essence même des Ecritures, et d’autres à sens équivoques. Ceux à la foi profondément atteinte suivent ce qui est équivoque par goût du schisme et désir d’interprétation tendancieuse. Dieu seul, cependant, en connaît le vrai sens. Les vrais initiés se bornent à dire : « Nous ne pouvons qu’y croire. Tout procède de notre Seigneur ». Seuls des esprits réfléchis savent se recueillir pour méditer.
Seigneur, ne fais pas dévier nos cœurs, après nous avoir guidés dans Ta Voie. Offre-nous une grâce ineffable de Ta part : Tu es le Donateur sans limites.
Seigneur, n’es-tu pas Celui qui rassemblera les mortels pour le jugement inéluctable. Dieu faillit-Il jamais à sa promesse ?
Rien ne servira aux infidèles auprès de Dieu : ni leurs trésors, ni leurs enfants ; ils seront voués au feu éternel.
Tel fut le sort des gens de Pharaon et des peuples plus anciens, encore, qui avaient rejetés Nos Signes. Dieu les emporta en punition de leurs crimes. Dieu est terrible quand Il sévit.
Dis aux mécréants : « Vous serez vaincus, puis refoulés en masse vers la Géhenne ; ce sera le plus horrible lit de repos ».
Ce fut pour vous un Signe de Dieu quand les deux troupes se rencontrèrent. L’une combattait dans la Voie de Dieu, l’autre était mécréante. Aux yeux des impies, les croyants paraissaient le double de ce qu’ils étaient, Dieu accorde Son appui à qui Il veut. Quelle leçon à méditer pour des esprits clairvoyants !
L’attrait des jouissances est fascinant pour les hommes. Ils s’éprennent des femmes, s’attachent aux enfants, caressent des tonnes d’or et d’argent, aiment posséder des chevaux racés, des troupeaux et des terres cultivées. Voilà pour les jouissances éphémères de ce monde. Mais il n’est d’heureux accomplissements qu'auprès de Dieu.
Dis : « Vous annoncerai-je des biens plus précieux encore ? A ceux qui craignent Dieu sont réservés près de Lui des jardins éternels, baignés de ruisseaux, de chastes épouses et la joie d’être reçus en la Grâce du Seigneur. Dieu connaît si bien Ses serviteurs.
Ceux qui disent : « Seigneur, nous croyons en Toi, fais-nous rémission de nos péchés et préserve-nous du feu éternel ».
Ceux qui sont patients, sincères, pieux, ceux qui font l’aumône et implorent, vers l’aube, le pardon de Dieu.
Dieu est Témoin et avec Lui les Anges et les initiés parmi les hommes qu’il n’y a de Dieu que Lui, Lui Seul veillant au maintien de la Justice. Il n’y a en vérité de Dieu que Lui, le Puissant, le Sage.
La vraie religion, pour Dieu, c’est l’Islam. Ceux qui avaient reçu les Ecritures s’opposèrent ensuite, par jalousie, en sectes rivales, après que la Science leur en eut été donnée. Ceux qui rejettent les Signes de Dieu, qu’ils sachent que Dieu est prompt dans Ses comptes.
S’ils cherchent à te contredire, dis-leur : « Nous nous soumettons tous à Dieu, ceux qui me suivent et moi ». Dis aux Gens du Livre aussi bien qu’aux non initiés : « Etes-vous soumis à Dieu ? ». S’ils se soumettent, ils suivront la voie droite. S’ils s’en détournent, cela ne peut te concerner. Tu n’es qu’un messager ; Dieu connaît à fond le cœur des hommes.
En vérité, à ceux qui rejettent les Signes de Dieu, massacrent injustement les Prophètes, tuent ceux d’entre les hommes qui prêchent l’équité, à ceux-là fais l’heureuse annonce d’un châtiment douloureux !
Voilà ceux dont les œuvres auront été vaines en cette vie et dans l’autre et qui point n’auront de défenseurs !
Ne vois-tu pas ces gens qui ont reçu une partie des Ecritures ? On les appelle au Livre de Dieu afin qu’il tranche leurs différends, mais bon nombre parmi eux s’en détournent et passent outre avec dédain.
Pour se justifier, ils ont affirmé : « Notre séjour en Enfer sera de brève durée », pur mensonge inventé par eux et qu’ils prennent pour article de foi !
Qu’en sera-t-il quand ils seront réunis en un jour inéluctable, où chacun sera rétribué selon ses œuvres et où personne ne sera lésé ?
Dis : « Seigneur Dieu, Souverain Suprême, Tu donnes la royauté à qui Tu veux et en dépouilles qui Tu veux ; Tu élèves qui Tu veux et Tu abaisses qui Tu veux. Le bien des êtres est en Ta main : Tu es le Tout-Puissant.
Tour à tour et par Toi, le jour et la nuit s’interpénétrent. Du mort Tu fais émerger le vivant, du vivant Tu fais surgir le mort et Tu pourvois aux besoins de qui Tu veux sans lésiner. »
Que les croyants ne contractent pas d’alliance avec les infidèles en dehors des fidèles ! Tel qui le fera aura rompu tout pacte avec Dieu, à moins d’y être forcé par un péril extrême. Dieu vous avertit d’avoir à le craindre, car vers Lui tout fera retour.
Dis-leur : « Que vous teniez caché ce que vous pensez, ou l’exprimiez tout haut, Dieu le saura toujours, comme Il connaît tout aussi bien ce qui est dans les cieux et sur terre. Dieu a pouvoir sur toute chose ».
Un jour viendra pour toute âme humaine, où elle aura, présent devant elle, tout le bien qu’elle aura accompli, en même temps que surgiront ses œuvres perverses : comme alors elle souhaitera en être infiniment distante ! Dieu vous avertit d’avoir à Le craindre : Il est Bienveillant envers les hommes.
Dis-leur : « Si vous aimez vraiment Dieu, suivez ma voie : Dieu vous aimera et effacera vos péchés. Il est Absoluteur et Miséricordieux ».
Dis aussi : « Obéissez à Dieu et au Prophète ». S’ils se montrent réfractaires à ton appel, Dieu sera l’ennemi des mécréants.
En vérité, Dieu éleva au rang d’élus, par-dessus tout l’univers, Adam, Noé, la famille d’Abraham et celle d’Imran,
Ayant tous formé une même postérité aux générations issues les unes des autres. Dieu entend tout : Il est l’Omniscient.
Il fut un jour, où la femme d’Imran, invoquant Dieu, Lui dit : « Je consacre à Toi le fruit que je porte en mon sein. Veuille l’accepter, Seigneur. Tu es Celui qui entend tout et sait tout ».
Lorsqu’elle eut mis au monde son enfant : « Seigneur, dit-elle, j’ai donné le jour à une fille ». Dieu savait mieux que quiconque ce qu’elle avait enfanté, et un garçon n’est pas semblable à une fille. « Je lui donne pour nom Marie et la mets, elle et sa descendance, sous Ta protection, contre Satan l’infâme ».
Dieu reçut la nouveau-née en Sa grâce, la fit grandir sous d’heureux auspices et en confia la garde à Zacharie. Toutes les fois que Zacharie allait la voir au Temple, il trouvait des aliments auprès d’elle : « D’où te vient ceci ? lui demanda-t-il un jour ». Elle répondit : « Cela me vient de Dieu, car Dieu dispense Ses biens à qui Il veut, sans restriction aucune ».
Ce fut en ce temps-là que Zacharie, invoquant Dieu, lui dit : « Veuille, Seigneur, me donner une digne postérité. N’est-ce pas Toi qui exauces les vœux des mortels ? »
Or, pendant qu’il priait debout dans le sanctuaire, des Anges du Seigneur l’interpellèrent : « Dieu t’annonce la naissance d’un fils, Jean, confirmant l’avènement du Verbe de Dieu ; un chef dans l’âme, un chaste, un Prophète d’entre les Justes ».
Zacharie dit : « Seigneur, comment pourrais-je avoir un fils ? Je me fais vieux et ma femme est stérile ! » - « Il en sera ainsi, dit le Seigneur ; car toujours s’accomplira Ma volonté ».
Zacharie reprit : « qu’un signe de Toi, Seigneur m’exprime Ta Volonté ! » - « Voici quel sera ton signe, dit le Seigneur : durant trois jours, tu ne pourras parler aux hommes que par gestes. Invoque cependant fréquemment le Seigneur et glorifie Son Nom matin et soir ! »
Et vint le jour où les Anges dirent à Marie : « O Marie, Dieu en vérité t’a choisie ; Il t’a purifiée, et de toutes les femmes de l’univers Il t’a élevée à Sa gloire.
« O Marie, fais-toi pieuse, envers le Seigneur ! Prosterne-toi pour L’adorer, incline-toi parmi tant d’autres devant Lui ! »
Autant d’événements inconnus de toi et qui te sont ici révélés. Tu n’étais ni parmi ceux qui briguaient l’honneur d’adopter Marie, et qui, pour savoir qui l’élèverait le tirèrent au sort, ni parmi ceux qui en disputaient.
Marie entendit les Anges lui dire : « O Marie, Dieu te fait une heureuse annonce, celle d’un Verbe de Lui, qui aura pour nom le Messie, Jésus, fils de Marie. Il sera illustre en ce monde et dans l’autre, et fera partie des Elus.
« Il parlera aux hommes dès le berceau ; plus tard, homme fait, il sera au nombre des vertueux ».
- « Seigneur, dit la Vierge, comment pourrais-je enfanter, moi que nul homme n’a touchée ? » Dieu lui répondit : « Il en sera ainsi, Dieu est Maître de créer ce qu’il veut ; quand Il a décrété une chose, Il dit : « qu’elle soit » et elle « est ».
« Dieu l’instruira dans les Ecritures, la Sagesse, la Thora et l’Evangile.
« Il l'enverra en Prophète aux fils d’Israël : « Je viens à vous porteur d’un signe de votre Seigneur. Je façonnerai sous vos yeux de l’argile en forme d’oiseau je soufflerai dessus, et l’argile se fera oiseau, par la Volonté de Dieu. Je guérirai l’aveugle-né, le lépreux et ferai ressusciter les morts de par la Grâce de Dieu. Je vous dirai ce que vous mangez et ce que vous tenez en réserve dans vos demeures. Ce sont là autant de signes pour vous, si vous avez la foi.
« Je viens aussi confirmer la Thora qui m’a précédé, et lever certains interdits qui vous frappaient. Je viens à vous porteur d’un Signe de votre Seigneur. Craignez-Le et suivez-moi.
« Dieu est mon Maître et le vôtre. Servez-Le : suivez le droit chemin ».
Jésus eut le pressentiment qu’on ne croyait pas en sa mission. Alors il s’écria : « Quels seront mes auxiliaires dans la voie de Dieu ? » les Apôtres lui répondirent : « Nous sommes les auxiliaires de Dieu. Nous avons foi en Dieu, et sois témoin qu’à Lui nous nous soumettons.
« Seigneur, nous croyons entièrement en Ta Révélation et nous suivons l’Envoyé. Inscris-nous au nombre des témoins ».
Dès lors, les Juifs complotèrent ferme contre Jésus, mais leur complot fut déjoué par Dieu aux ripostes toujours efficientes.
Ce fut alors que Dieu dit à Jésus : « Je vais mettre fin à ta vie terrestre. Tu seras élevé près de Moi et purifié de la souillure des infidèles, et jusqu’au jour où ressurgiront les morts, je placerai ceux qui t’ont suivi plus haut que ceux qui t’ont renié. Vous ferez ensuite tous retour à Moi ; Je serai le Juge Suprême qui mettra fin à vos différends.
« Quant aux mécréants, je les châtierai sévèrement en la Vie immédiate et dans l’Autre, et point ne seront secourus.
« Ceux, au contraire, qui auront la foi et feront le bien auront de Moi leur rétribution. Dieu est l’ennemi des pervers ».
Tels sont Nos Signes clairs, défilant sous tes yeux, et tels sont Nos préceptes édifiants.
Pour Dieu, l’essence de Jésus est identique à celle d’Adam. Il le fit de limon puis Lui dit : « Sois » et il fut.
C’est là la vérité, émanant de ton Seigneur. Veille à ne pas être parmi les sceptiques.
Si l’on vient te contredire à propos du Christ, maintenant que tu en es informé, propose ceci : « Réunissons nos enfants et les vôtres, nos femmes et les vôtres, joignons-nous à eux, puis invoquons Dieu et appelons en toute ferveur Sa malédiction sur les fauteurs de mensonges ».
Tel est bien le récit authentique, et il n’est d’autre divinité, excepté Dieu. Lui seul est le Tout-Puissant, le Sage.
S’ils persistent cependant dans l’égarement, Dieu saura bien reconnaître les pervers.
Dis : « O Gens des Ecritures, convenons les uns et les autres de ce point commun entre nous, à savoir de n’adorer que Dieu seul, sans Lui adjoindre d’associé, de ne pas nous prendre les uns et les autres pour divinités, en dehors de Dieu ». S’ils se détournent dites-leur : « Soyez témoins qu’à Dieu seul nous nous soumettons ».
O Gens des Ecritures ! qu’avez-vous à discuter d’Abraham, quand la Thora et l’Evangile n’ont vu le jour qu’après Lui ? Seriez-vous à ce point illogiques ?
Sans doute pouvez-vous discuter de sujets que vous connaissez. Mais comment disputer de choses dont vous n’êtes pas informés ? Dieu sait tout et vous ne savez rien.
Non Abraham ne fut pas Juif, pas plus qu’il ne fut Chrétien. Il voua sa foi à Dieu seul, et lui fut entièrement soumis. Ce ne fut pas un paien.
Les plus fondés des hommes à se réclamer d’Abraham sont ceux qui l’ont suivi, y compris ce Prophète et ceux qui ont cru en sa mission. Dieu est l’Unique Maître des croyants.
Certains, parmi les Gens des Ecritures aimeraient, s’ils le pouvaient vous induire en erreur ; mais ils n’égarent qu’eux-mêmes, sans s’en douter.
Qu’avez-vous, Gens des Ecritures, à méconnaître ainsi les signes de Dieu, dont vous êtes pourtant témoins ?
Pourquoi faussez-vous la vérité, l’affublant de mensonges ? Pourquoi dissimulez-vous sciemment la vérité ?
D’aucuns, parmi les Gens des Ecritures, ont dit : « Faites semblant de croire, en début de journée, à ce qu’ont reçu les fidèles, quitte à le renier le soir même : vous leur ferez peut-être ainsi abjurer leur foi.
« Surtout prenez garde de vous fier à d’autres qu’à vos seuls coreligionnaires - Dis : en vérité la seule voie du Salut n’est-elle pas celle de Dieu ? - Prenez garde de croire en ceux qui vous diront que d’autres que vous peuvent recevoir des Ecritures, ou que d’autres peuvent rivaliser en mérite avec vous auprès de Dieu ». Dis-leur : « Dieu détient la grâce suprême, Il en dispose comme Il Lui plaît. Dieu n’est-Il pas l’incommensurable, l’Omniscient ?
Il dispense Sa miséricorde à qui Il veut, en don exclusif. Il est le Maître de la Grâce infinie ».
Parmi les Gens des Ecritures, il en est qui respectent scrupuleusement leurs engagements, dût-il s’agir de sommes considérables. A d’autres, au contraire, on ne ferait pas confiance d’un denier, à moins, pour s’en faire rembourser, de les harceler sans répit. Il en est ainsi parce qu’ils ont dit : « Ce sont des gentils ; et ils n’ont aucun moyen de nous contraindre ». Ils forgent ainsi un pur mensonge qu’ils prêtent sciemment à Dieu.
Bien au contraire, ceux qui tiennent leurs engagements et craignent Dieu, ceux-là se feront aimer de Dieu pour leur piété.
Ceux qui vendent à vil prix le pacte de Dieu, et font bon marché de leurs propres serments n’auront aucune part au Royaume Céleste. Dieu ne leur parlera pas et ne les regardera point une fois ressuscités ; ils ne seront point lavés de leurs souillures ; un cruel supplice les attend.
Tels d’entre eux s’appliquent, pour donner le change, à une lecture simulée des Ecritures, mais ce ne sont pas des Ecritures qu’ils lisent. « Tout cela vient de Dieu, affirment-ils ». Mais cela ne vient pas de Dieu. Ils n’hésitent pas à débiter des mensonges qu’ils osent imputer à Dieu.
Non, ce n’est pas le propre d’un mortel auquel Dieu a donné le Livre, la Sagesse et la Prophétie, de dire ensuite à ses semblables : « Faites-vous mes adorateurs, et non ceux de Dieu ». Mais il dira assurément : « Soyez des initiés de Dieu, puisque vous enseignez le Livre et que vous L’avez étudié ».
Dieu ne saurait vous ordonner d’ériger en divinités Ses Anges et Ses Prophètes ; ce serait vous prêcher l’infidélité, alors que vous Lui êtes soumis.
Un jour, les Prophètes eurent à prendre un engagement solennel devant Dieu, sous la foi du Livre et de la Lumière qu’ils avaient reçus de Lui. L’Eternel leur enjoignit : « Si jamais un nouveau Prophète apparaît, confirmant vos propres Ecritures, vous aurez à cœur de croire en Lui et lui prêterez votre appui ». Dieu insista : « acquiescez-vous pleinement ? tiendrez-vous votre promesse ? » Tous acquiescèrent. Dieu conclut alors : « Soyez-en témoins ; J’en témoigne de même ».
Ceux qui, après cela, feront fi de leurs serments seront en vérité les pervers.
Quelle autre religion pourraient-ils souhaiter, hormis le culte de Dieu, Celui à Qui, de gré ou de force se sont soumis les êtres peuplant les cieux et la terre, et vers Qui tous feront retour.
Dis : « Nous croyons en Dieu, en la Révélation qui nous est faite; à Celle qu’avaient reçues Abraham, Ismaël, Isaac, Jacob et ses douze fils, à ce qui fut donné à Moise, à Jésus et aux Prophètes de la part de leur Seigneur : nous ne faisons pas de distinction entre eux et nous nous soumettons entièrement à Lui ».
Quiconque recherche une religion autre que l'lslam, celle-ci ne sera point agréée de Lui, il sera dans l’Au-delà au nombre des réprouvés.
Dieu guidera-t-il jamais vers Lui ceux qui ont rejeté la foi après l’avoir embrassée proclamant la véracité du Prophète et après avoir reçu tant de preuves irréfutables ? Dieu ne dirige pas un peuple pervers.
Ceux-là n’auront pour rétribution que de subir la malédiction de Dieu, de Ses Anges et de l’humanité tout entière.
Ils y demeureront éternellement, il n’y aura pas d’allègement à leur supplice, pas de répit à leur tourment.
Hormis pour ceux qui, par la suite, se feront repentants et s’amenderont sincèrement. En vérité, Dieu est Clément et Miséricordieux.
Ceux qui, ayant reçu la foi, abjurent ensuite redoublant d’impiété, ceux-là ne verront pas leur repentir agréé de Dieu : leur égarement sera sans fin.
D’aucun de ceux qui vivront et mourront en infidèles, il ne sera plus jamais rien accepté en guise de rachat, fut-ce tout l’or de la terre. Ceux-là subiront un cruel tourment et n’auront pas de défenseurs.
Vous n’atteindrez à la vraie piété que si vous dépensez une part de vos richesses tant aimées. Le bien ainsi dépensé, Dieu le saura.
Tout aliment était permis aux fils d’Israël, hormis ce qu’Israël s’était interdit à lui-même avant que ne fût révélée la Thora. Dis-leur, s’ils osent y contredire : « Qu’on apporte la Thora, qu’on en fasse lecture, si vous êtes de bonne foi ».
Ceux qui après cela, débiteront des mensonges les prêtant à Dieu, ceux-là seront des impies.
Dis-leur : « Dieu s’est fait entendre et Sa parole est vérité. Suivez le culte d’Abraham, fidèle au Dieu unique et qui ne fut jamais païen ».
Le premier édifice institué pour les hommes est celui de la Mecque. Sanctuaire béni de Dieu et bonne direction pour les humains.
Terre où se voient des Signes manifestes, où Abraham se tient pour prier Dieu. Quiconque y pénètre y est en sécurité. Dieu a prescrit aux hommes, par déférence envers Lui, de se rendre en pèlerinage à Sa Demeure, pour quiconque en a les moyens. Que ceux qui rejettent la foi, sachent que Dieu se suffit entièrement à Lui-même et se passe de tout l’univers !
Dis : « ô Gens des Ecritures, qu’avez-vous à rejeter les Signes manifestes de Dieu, quand Dieu est témoin de toutes vos actions ?
Qu’avez-vous, Gens du Livre, à détourner ceux qui croient, de la Voie de Dieu ? Chercherez-vous à la rendre tortueuse, alors que vous êtes témoins du contraire ? Mais vos manœuvres ne sauraient échapper à la vigilance de Dieu ».
Croyants ! si vous écoutez tant soit peu certains adeptes des Ecritures, ils vous feront perdre la foi et vous serez de nouveau des mécréants.
Mais comment perdriez-vous là foi, quand les Versets du Livre vous sont constamment rappelés de vive voix et que le Messager de Dieu vit parmi vous ? Celui qui s’attache fermement à Dieu se verra guidé vers le salut.
Craignez Dieu, croyants, de toute la crainte qu’il mérite, et ne mourez pas autrement qu’en état de soumission.
Demeurez tous fermement attachés au pacte de Dieu, ne soyez pas désunis. Rappelez-vous les bienfaits de Dieu pour vous, Lui qui, d’ennemis que vous étiez, établit l’union entre vos cœurs et fit de vous des frères, par un effet de Sa Grâce. Vous étiez juste au bord du gouffre infernal, vous en fûtes sauvés. Dieu vous expose clairement Ses Signes. Ainsi serez-vous guidés dans Sa voie.
Qu’il y’ait parmi vous une communauté, qui prêche le Bien, ordonne ce qui est décent et proscrit ce qui est blâmable, ce seront eux les Bienheureux.
Ne soyez pas comme ceux qui se sont divisés et ont divergé après avoir reçu Nos Preuves décisives. Voilà ceux qu’attend un terrible châtiment.
Un jour viendra où certains visages rayonneront de clarté, tandis que d’autres seront voilés de ténèbres. Il sera dit alors à ceux au visage tout assombri : « N’est-ce pas vous qui avez rejeté la foi après l’avoir reçue ? Expiez à présent votre reniement dans les tourments ! »
Quant à ceux au visage rayonnant de félicité, ils seront reçus en la Grâce de Dieu, y demeurant pour l’Eternité.
Tels sont Nos Signes qui te sont exposés en toute vérité. Dieu n’a pas dessein de faire injustice à l’univers.
Dieu est Maître Suprême des cieux et de la terre, et tout fera retour à Lui.
Vous êtes la meilleure communauté qui ait émergé face aux nations. Vous recommandez le Bien, proscrivez le Mal et croyez en Dieu. Si les Gens des Ecritures embrassaient la foi, cela vaudrait mieux pour eux. Il en est qui croient vraiment, mais la plupart sont des pervers.
Ils ne vous nuiront désormais que faiblement. S’ils vous livrent combat, ils vous tourneront le dos et ne seront pas secourus.
Où qu’ils se fassent prendre, ils seront couverts d’opprobre, à moins d’un secours providentiel de Dieu ou d’une assistance humaine. La Colère de Dieu s’est abattue sur eux et ils encourent un sort ignominieux. Il en est ainsi, parce qu’ils ont rejeté les Signes de Dieu et tué injustement Ses Prophètes, qu’ils n’ont fait que désobéir et commettre excès sur excès.
Tous ne sont pas tels, cependant : il se trouve parmi eux une communauté intègre dont les membres se vouent la nuit aux pieuses lectures et se prosternent devant Dieu.
Ils croient en Dieu et au Jugement Dernier, ordonnent ce qui est décent et réprouvent ce qui est blâmable. Ceux-là sont du nombre des Justes.
Le bien qu’ils auront accompli ne leur sera pas dénié. Dieu reconnaît si bien ceux qui Le craignent.
Pour les incrédules, ni leurs biens ni leurs enfants ne leur serviront de rien contre le Châtiment de Dieu : ils seront voués à l’Enfer, y demeurant à jamais.
Les biens qu’ils dépenseront en vanités de ce monde ne leur serviront de rien, tels des champs cultivés par des injustes, qu’un vent impétueux accompagné de grêle aurait atteints et dévastés. Dieu n’a point été injuste envers eux mais ils le furent envers eux-mêmes.
Croyants, ne vous liez pas d’amitié avec des étrangers à votre communauté qui ne chercheraient qu’à jeter le trouble parmi vous. Que peuvent-ils désirer, si non votre perte ? Leurs sentiments haineux s’expriment déjà tout haut ; mais ce que cachent leurs cœurs est encore pire ! Vous voilà donc suffisamment avertis, si vous savez comprendre !
Voici que vous les traitez en amis, tandis qu’ils vous traitent en ennemis. Vous croyez en toutes les Ecritures révélées. Mais eux, vous rencontrant, vous-disent : « Nous croyons ! » lorsqu’ils se trouvent seuls, ils se mordent les doigts de rage contre vous, dis : « Puissiez-vous crever de dépit ! » Dieu connaît si bien le fond de leur pensée.
S’il vous arrive un bien, ils s’en affligent ; si un malheur vous atteint, ils s’en réjouissent entre eux ! Si vous êtes constants et craignez Dieu, leurs manœuvres ne vous nuiront en rien ! Dieu, en Sa science Infinie, embrasse tout ce qu’ils font.
Souviens-toi bien de cette matinée où tu quittas les tiens pour aller placer les fidèles aux postes de combat. Dieu entendait tout et savait tout !
Deux groupes de vos guerriers étaient sur le point de lâcher prise, mais Dieu se fit leur soutien. N’est-ce pas en Dieu que doivent se confier les croyants ?
Dieu vous avait déjà secourus à la bataille de Bedr, où vous étiez bien bas. Soyez pieux envers Dieu, ainsi Lui serez-vous reconnaissants !
Tu disais aux croyants : « N’est-il pas suffisant que votre Seigneur vous envoie un renfort de trois mille Anges, descendus tout exprès du ciel ? »
Oui, en vérité. Si vous êtes constants, si vous êtes pieux envers Dieu et que vos ennemis vous attaquent sur l’heure, Dieu vous enverra, en aide, cinq mille Anges d’élite.
D’ailleurs, ce n’était là qu’une heureuse annonce Divine, destinée à vous rassurer. La victoire ne procède que de Dieu, le Puissant, le Sage,
Afin de réduire la puissance des infidèles, ou de leur faire subir une défaite humiliante, les acculant au désespoir.
Il n’est pas en ton pouvoir de décider de leur sort, Dieu seul pourra à Son Gré les absoudre ou les châtier, en prix de leur iniquité.
Ce qui est aux cieux et sur terre appartient à Dieu. Il pardonne à qui Il veut et punit qui Il veut. Dieu est, en vérité, Clément et Miséricordieux !
Croyants, ne pratiquez pas l’usure, multipliant abusivement vos profits. Craignez Dieu : vous n’en serez que plus heureux !
Redoutez le brasier infernal, apanage des mécréants.
Obéissez à Dieu et au Prophète. Ainsi serez-vous reçus en sa Grâce !
Elancez-vous vers un pardon ineffable de votre Maître, hâtez-vous vers un jardin immense, aménagé aux dimensions des cieux et de la terre, et réservé à ceux qui craignent Dieu,
A ceux qui dispensent leurs richesses en aumône, qu’ils soient dans la gêne ou l’abondance, qui savent dominer leurs ressentiments et pardonner à leur prochain. - Dieu aime tant les âmes généreuses.
A ceux qui, ayant commis une infamie ou s’étant fait tort à eux-mêmes, invoquent aussitôt Dieu, implorant humblement Son Pardon - car qui peut absoudre un pécheur sinon Dieu ? - et qui ayant confessé leurs erreurs, n’y persévèrent pas sciemment,
A ceux-là seront impartis, pour récompense, un pardon ineffable de leur Seigneur, et des jardins éternels, baignés de ruisseaux. Digne récompense d’aussi bons ouvriers.
Bien des peuples avant vous ont connu les mêmes vicissitudes : un même sort est toujours réservé aux impies. Allez de par le monde et voyez quel sort fut celui des incrédules, de ceux qui crièrent au mensonge devant Nos Signes.
Ceci est un clair exposé aux hommes, une direction infaillible, un avis salutaire pour qui craint Dieu.
Ne vous laissez pas abattre ! Ne vous affligez pas, alors que vous aurez le dessus, si vous avez la Foi !
Si vous avez subi un sanglant revers, vos ennemis en ont connu un pareil. Nous faisons alterner jours heureux et jours malheureux parmi les hommes afin de déceler les vrais croyants et de faire surgir d’entre vous des témoins de la foi. Dieu ne saurait aimer les pervers.
A travers cette épreuve, Dieu mettra en valeur le mérite des croyants, et consommera la ruine des infidèles.
Espériez-vous entrer au Paradis sans que Dieu ait pu promouvoir ceux qui ont combattu et persévéré ?
Vous avez tant souhaité contempler la mort, ne l’ayant pas encore affrontée. Vous l’avez vue, à présent de vos propres yeux !
Mohammed n’est qu’un Prophète comme les autres, avant lui sont passés d’autres Prophètes. Si jamais il mourait ou venait à être tué, seriez-vous hommes à déserter ? Ceux qui renonceront au combat ne pourront, en rien, nuire à Dieu. Dieu réservera sa récompense aux âmes reconnaissantes.
Il n’appartient à nulle âme de quitter cette vie sans l’assentiment de Dieu, et hors du terme prescrit. Ceux qui désirent être rétribués en ce monde, Nous leur ferons leur part de ses richesses. Ceux qui aspirent à l’Au-delà, y seront de même rémunérés. Nos faveurs iront aux âmes reconnaissantes.
Que de Prophètes ont combattu, suivis d’un grand nombre de leurs disciples. Ils ne se laissèrent pas abattre par les épreuves, tant qu’ils combattirent dans la voie de Dieu. Ils ne faiblirent pas, ni ne s’humilièrent. Dieu aime les persévérants.
Ils n’avaient qu’un mot : « Seigneur, pardonne-nous nos péchés et tous nos excès, affermis nos pas et fais-nous triompher des infidèles ! »
Dieu les rétribua en biens de ce monde ; Il leur fit la part encore plus belle en l’Au-delà. Dieu aime tant ceux qui s’appliquent à bien agir.
Croyants ! si vous prêtez l’oreille aux infidèles, ils vous feront renier votre foi et vous serez perdus sans retour.
N’en craignez rien ! Dieu n’est-Il pas votre Maître ? L’allié le plus sûr ?
Nous jetterons l’épouvante dans le cœur des Infidèles, pour avoir associé, sans science reçue de Lui, de faux dieux au Culte de Dieu. Ils auront pour seul refuge l’Enfer. Séjour affreux en vérité que celui des injustes.
Dieu avait tenu envers vous Sa promesse : déjà vous tailliez vos ennemis en pièces de par Sa volonté. Mais votre ardeur vint à fléchir : vous vous mîtes à discuter les ordres reçus, puis les enfreignîtes ouvertement quand déjà le Seigneur vous faisait entrevoir une heureuse issue du combat. D’aucuns parmi vous convoitaient les biens de ce monde, d’autres aspiraient aux biens de l’Au-delà. Dieu pour vous éprouver vous fit alors reculer devant l’infidèle. Mais Dieu vous pardonne à présent ; Il est si généreux pour les croyants.
Vous fuyiez alors sans vous soucier l’un de l’autre, tandis que le Prophète, sur vos arrières, vous rappelait au combat. Dieu alors, en prix de cette faiblesse, vous infligea déception après déception : vous n’auriez plus ainsi à regretter votre succès manqué, ni à déplorer le coup qui vous frappait. Dieu est bien informé de vos actions.
Après l’affliction, Dieu fit descendre sur vous Sa sécurité : un assoupissement paisible enveloppait une partie d’entre vous, tandis que d’autres, tout préoccupés d’eux-mêmes, avaient de Dieu une opinion erronée, à la façon des païens, « Quel pouvoir de décision avions-nous ? », se récrient-ils. Réponds-leur : « C’est Dieu qui décide de toute chose ». Ils cachaient bien des pensées, qu’ils n’osaient te divulguer : ils se disaient : « Si nous avions eu notre mot à dire, nous ne serions pas venus ici nous faire tuer ». Dis leur : « Fussiez-vous restés chez vous, ceux qui devaient mourir seraient quand même sortis, et ils seraient tombés là où leur destin les appelait. Tout cela, fut ménagé à dessein, afin que Dieu pût déceler le fond de vos âmes et en purifier la substance. Dieu est si bien au courant de vos plus secrètes pensées ».
Ceux d’entre vous qui ont reculé le jour de la bataille, c’est Satan qui les a induits à fléchir, en expiation de certains de leurs péchés. Dieu leur a pardonné leur défaillance. Dieu est toute miséricorde, toute mansuétude.
Croyants, ne suivez pas l’exemple de ces infidèles qui ont vu partir leurs frères pour un long voyage ou à la guerre, et qui, ayant appris leur trépas, s’écrièrent : « Ah ! S’ils étaient restés près de nous, ils ne seraient pas morts ou n’auraient pas été tués ! » Dieu en fait pour eux un cuisant regret. Dieu seul fait vivre et mourir. Il sait parfaitement ce que vous faites.
Si vous êtes tués en servant Dieu, ou si vous venez à mourir, vous y trouverez, en vérité, le pardon de votre Seigneur et Sa grâce ineffable, bien plus encore précieux que tout ce qu’on peut amasser.
Que vous mouriez ou que vous soyez tués, n’est-ce pas vers Dieu que vous serez rassemblés ?
Une Grâce de Dieu t’a fait affable envers tes compagnons. Un comportement dur, inhumain, les aurait détachés de toi. Sois indulgent envers eux. Implore pour eux le pardon de Dieu. Consulte-les sur toute affaire. Une fois ta résolution arrêtée, appuie-toi sur le Seigneur : Dieu aime ceux qui se fient à Lui.
Si Dieu vous prête son appui, nul ne pourra vous abattre ; et s’ils vous abandonnent qui donc, à part Lui, pourra vous secourir ? Que les croyants s’appuient donc sur le Seigneur !
Il ne sied pas à un Prophète de détourner, par fraude, une part du butin conquis. Quiconque l’aura fait sera vu, le jour de la résurrection, porteur du butin détourné. Chacun sera alors payé selon ses œuvres, sans que personne ne soit en rien lésé.
En quoi pourrait-on comparer, celui qui cherche à plaire à Dieu à tel autre qui a encouru sa colère et aura pour séjour la Géhenne, la pire destination qui soit ?
Dieu établit une échelle pour les rétribuer selon leurs œuvres qu’il perçoit si clairement.
C’est une Grâce de Dieu envers les Croyants que d’avoir suscité, parmi eux, issu d’eux-mêmes, un Envoyé pour leur réciter les Versets Divins, les promouvoir, leur enseigner les Ecritures et la Sagesse, à eux qui étaient naguère dans un égarement manifeste.
Ayant essuyé un premier revers, après en avoir infligé le double auparavant, vous vous êtes écriés : « Comment cela nous est-il arrivé ? » Dis leur : « Ne vous en prenez qu’à vous-mêmes ! » Dieu a pouvoir sur toute chose.
Le jour où les deux armées se sont rencontrées, c’est Dieu qui l’a voulu afin de reconnaître les croyants
Et discerner les hypocrites. Ceux qui pressentis pour combattre dans la voie de Dieu ou repousser l’ennemi ont répliqué : « Si nous pensions devoir combattre nous vous suivrions ». Ils étaient ce jour-là plus près de l’impiété que de la foi, et ils disaient tout haut ce qu’ils ne pensaient guère. Mais Dieu savait mieux que personne ce qu’ils dissimulaient.
Ils avaient dit aussi de leurs frères qui combattaient, quand eux-mêmes étaient restés chez eux : « S’ils avaient voulu nous écouter, ils n’auraient pas été tués ». Dis-leur : « Seriez-vous capables alors de vous protéger un jour contre la mort ».
Ne crois surtout pas que ceux qui sont tombés dans le sentier de Dieu soient morts. Ils sont bien en vie auprès du Seigneur, recevant de Lui leur subsistance,
Heureux de tant de bienfaits reçus de Dieu et ravis de savoir que ceux qui, parmi leurs compagnons, ne les ont pas encore rejoints, seront à jamais exempts de frayeur et de chagrin.
Ils se trouvent tout aises d’être comblés des Bienfaits du Seigneur et de Sa Grâce : Dieu ne laissera jamais sans récompense, ceux qui croient en Lui.
Ceux qui, bien qu’éprouvés par les revers, ont répondu à l’appel de Dieu et du Prophète, à ceux d’entre eux qui font le bien et craignent le Seigneur, sera réservé une immense récompense dans l’Au-delà pour avoir bien agi et craint le Seigneur.
« Vos ennemis s’assemblent contre vous », venait-on leur dire pour les effrayer. Mais leur foi s’en trouvait accrue et ils répliquaient : « Dieu Seul nous protège ; il n’est pas de meilleur appui ! »
Ils s’en revinrent comblés des Bienfaits du Seigneur et de Sa Grâce, n’ayant éprouvé aucun mal. Ils n’avaient en vue que l’agrément du Seigneur. Dieu détient une grâce incommensurable.
Ces faux bruits répandus, c’est l’œuvre de Satan intimidant ses alliés. Ne les craignez pas ! Craignez-Moi, si vous avez la foi !
Que ne t’affligent point ceux qui se ruent vers l’incroyance. Ils ne sauraient en rien nuire à Dieu. Dieu les exclura à jamais de son Royaume : un supplice affreux leur est réservé.
Ceux qui rejettent la Foi et embrassent l’infidélité ne font tort en rien à la Cause de Dieu. Ils encourent un châtiment douloureux.
Si un long sursis est accordé par Nous aux mécréants, ce n’est pas pour leur bien - et ils ont tort d’en juger ainsi - mais c’est plutôt afin qu’ils commettent plus d’impiétés encore : un châtiment ignominieux les attend.
Dieu ne saurait laisser les croyants en l’état incertain où vous étiez sans distinguer les bons des pervers. Il ne saurait, non plus, vous dévoiler d’emblée l’inconnaissable. A cet effet, Dieu élit qui Il veut parmi Ses Prophètes. Croyez en Dieu et en Ses Messagers, et si vous croyez en Dieu et Le craignez, vous serez immensément rétribués.
Que ceux qui sont avares des biens dont Dieu les pourvoit en sa générosité ne s’en tiennent pas avantagés pour autant. Bien loin de là : c’est un malheur pour eux. Ils porteront au jour du Jugement Dernier, tel un carcan, tous les biens qu’ils auront gardés par avarice. A Dieu reviendra l’héritage des cieux et de la terre. Dieu est si bien informé de vos faits et gestes.
Dieu a entendu ceux qui disaient : « Dieu est pauvre et nous sommes suffisamment pourvus ». Nous consignerons ce qu’ils ont dit et retiendrons qu’ils ont mis à mort, sans juste raison, plus d’un Prophète ; et Nous leur dirons : « Goûtez au supplice infernal.
« Cela en prix de vos œuvres ». Dieu ne traite pas injustement Ses créatures.
Ils ont dit de même : « Dieu a fait alliance avec nous ; il nous fut enjoint de n’accepter aucun Prophète, à moins qu’il ne fit sous nos yeux une offrande, que viendrait dévorer le feu du Ciel ». Dis-leur : « bien de Prophètes avant moi sont venus vous apporter des preuves, y compris ce miracle dont vous parlez. Pourquoi donc les avez-vous tués, si vous êtes de bonne foi ? »
S’ils te traitent d’imposteur, nombre de Prophètes, avant toi, furent traités ainsi, bien qu’ils aient apportés des Signes évidents, des Psaumes et un Livre Lumineux.
Toute âme passera par la mort pour être seulement rétribuée le Jour du Jugement. Ceux-là seuls qui surmonteront l’épreuve du feu et accéderont au Paradis, trouveront la félicité. La vie terrestre n’est que jouissance illusoire.
Vous serez durement éprouvés, en vérité, dans vos biens et vos personnes et ne cesserez d’être injuriés par ceux ayant reçu des Ecritures avant vous, et des païens. Montrez-vous patients, demeurez pieux envers le Seigneur, ainsi qu’il sied aux âmes résolues.
Dieu fit prendre un jour à ceux ayant reçu les Ecritures un engagement solennel : celui d’expliquer aux hommes les Ecritures et de ne pas les cacher. Au lieu de cela, ils les jetèrent par-dessus les épaules et les troquèrent à vil prix. Marché ignoble, en vérité, que le leur !
Ne crois pas que ceux qui s’extasient sur leurs propres œuvres et se montrent avides de louanges imméritées, soient à l’abri du châtiment. Un douloureux supplice les attend.
Dieu est le Maître Souverain des cieux et de la terre. Il détient la Toute-Puissance.
Dans la structure des cieux et de la terre, dans l’alternance du jour et de la nuit, il est en vérité des Signes pour des esprits avertis.
Pour ceux qui invoquent Dieu sans se lasser, qu’ils soient debout, assis, ou couchés et qui méditent sur la création des cieux et de la terre : « Tu n’as pas fait cela en vain, Seigneur. Gloire à Toi ! Préserve-nous du feu éternel !
« Celui que Tu voues aux flammes, Seigneur, Tu le couvres d’opprobre : il n’est point de secours pour les pervers.
« Une voix, Seigneur, nous est parvenue, qui nous invitait à croire en Toi : nous y avons cru. Seigneur, pardonne-nous nos péchés ! Veuille effacer pour nous nos actes pervers ! Rappelle-nous à Toi au nombre des justes !
« Accorde-nous, Seigneur, ce que Tu nous a promis par la voie de Tes Prophètes ! Veuille ne pas nous décevoir le jour où nous serons ressuscités. Toi, qui ne manques jamais à Tes promesses ! »
Le Seigneur a exaucé leur prière : « Je ne ferai perdre à nul d’entre vous, hommes ou femmes, le fruit de ses œuvres : n’êtes-vous pas partie intégrante les uns des autres ? A ceux qui auront émigré, qui auront été chassés de leurs foyers, qui auront souffert pour Ma cause, qui auront combattu ou auront été tués à Mon service, à tous ceux-là, Je ferai rémission de leurs péchés et les ferai entrer dans des jardins baignés de ruisseaux, en guise de récompense divine. Car c’est auprès de Dieu qu’est la plus belle des récompenses.
Que l’agitation des infidèles à travers le pays ne t’impressionne pas.
Piètre jouissance ! Ne sont-ils pas voués à l’Enfer, le pire séjour qui soit ?
Ceux qui craignent Dieu auront, au contraire, des jardins baignés de ruisseaux : ils y vivront éternellement, en hôtes du Seigneur. Rien n’égale en prix, aux yeux des justes, ces biens qu’on trouve auprès du Seigneur.
Parmi les Gens des Ecritures, il en est aussi qui croient en Dieu et tiennent pour véridiques les Ecritures qui vous sont révélées ainsi que leurs propres Ecritures. Tout humbles devant Dieu, ils ne font pas un vil trafic de Son enseignement. Ceux-là seront justement rémunérés par le Seigneur, si prompt dans Ses comptes ».
Croyants, soyez constants ! Rivalisez de constance ! Soyez fermes et craignez Dieu ! Ainsi atteindrez-vous à la Félicité !
Hommes ! craignez votre Seigneur qui vous a créés à partir d’un seul être, et de cet être tira son conjoint, et de leur union fit proliférer tant d’êtres humains, hommes et femmes ! Craignez Dieu, au nom de Qui vous vous implorez mutuellement assistance ! Respectez comme il se doit, les liens sacrés du sang ! Le Seigneur a l’œil constamment sur vous.
Rendez aux orphelins leur dû : gardez-vous de substituer leurs biens, qui vous sont interdits, à vos biens propres dont vous pouvez user sans péché. Point ne vous emparez de leur patrimoine, l’incorporant au vôtre : ce serait pécher gravement !
Si vous craignez, épousant des orphelines, de manquer d’équité à leur égard, il vous est permis d’épouser telles femmes qui vous conviendront, à raison de deux, trois ou quatre épouses. Si vous craignez d’être partiaux, que ce soit alors une seule épouse, ou des esclaves ; vous serez plus proches ainsi de l’équité.
Remettez à vos femmes leur dot en toute propriété. Si elles vous en cèdent gracieusement une part, vous pouvez en jouir en paix et tranquillité.
Ne livrez pas aux incapables ces biens que Dieu vous donne pour subsister. Prélevez cependant sur ces fonds de quoi les nourrir et les habiller, et tenez-leur toujours un langage convenable.
Vous veillerez à éprouver la capacité des orphelins, surtout aux approches de la puberté. S’ils se révèlent alors capables, on leur remettra leurs biens qu’on aura pris soins, durant tout le temps de leur minorité, de gérer en bon père de famille. Si le tuteur est dans l’aisance, il s’abstiendra de profiter des biens de son pupille. S’il est pauvre, il pourra en user modérément. La remise de leurs biens aux orphelins se fera par-devant témoins. C’est à Dieu, en définitive, que seront rendus les comptes.
Aux héritiers mâles est assignée une portion déterminée de ce qu’ont laissé leurs parents et proches, et aux femmes de même est réservée une part de la succession de leurs parents et proches, quelle qu’en soit la quantité.
Au cas où des proches non héritiers, des orphelins et des pauvres assistent au partage de la succession, on leur en donnera quelque chose, et l’on usera de bons procédés à leur égard.
Que ceux qui sont tuteurs d’orphelins se représentent eux-mêmes, pour un instant, à l’article de mort et appréhendent de laisser des enfants en bas âge ! Qu’ils craignent Dieu et disent des paroles pondérées.
Ceux qui dévorent les biens des orphelins n’introduisent que feu dans leurs entrailles ; ils seront voués au feu éternel !
Pour ce qui est de vos enfants, voici ce que Dieu vous prescrit. Le garçon aura la part de deux filles. S’il n’y a que des filles et qu’elles sont plus de deux, il leur sera donné les deux tiers de ce qu’a laissé le défunt. S’il n’y en a qu’une, elle en prendra la moitié. Le père et la mère du défunt auront chacun le sixième de ce qu’il laisse, s’il a un enfant. S’il ne laisse pas d’enfants, et que ses père et mère soient seuls héritiers, la mère, aura droit au tiers. S’il laisse des frères et sœurs, le sixième reviendra à sa mère, cela après qu’on aura exécuté les legs et payé les dettes du défunt. De vos ascendants ou de vos enfants, vous ne pouvez savoir au juste lesquels vous sont les plus dévoués. Toutes ces prescriptions vous sont imposées par le Seigneur. Dieu est l’Omniscient, le Sage par excellence !
La moitié vous revient de droit sur ce qu’ont laissé vos épouses, si elles n’ont pas d’enfants. Si elles laissent des enfants, vous n’aurez droit qu’au quart, sous réserve que soient exécutés les legs et acquittées les dettes grevant la succession. Aux femmes, de leur côté, revient le quart de ce que laissent leurs époux sans enfants. Si l’époux défunt a des enfants, elles auront droit au huitième seulement, déduction faite des legs et dettes à acquitter. Si un homme ou une femme, n’ayant pas d’héritiers directs laissent un héritage, et qu’ils ont un frère ou une sœur, chacun de ces derniers aura droit à un sixième. S’ils sont plus nombreux, ils se répartiront le tiers de l’héritage, après dévolution des legs et acquittement des dettes du défunt, excepté le cas où les legs porteraient préjudice aux héritiers. Tels sont les commandements de Dieu. Il est l’Omniscient, le Magnanime.
Ce sont là les lois de Dieu. Ceux qui obéiront à Dieu et à Son Prophète auront accès à des jardins baignés d’eaux vives où ils demeureront immortels et jouiront d’une extrême Félicité.
A celui qui est rebelle à Dieu et à Son Messager et outrepasse Ses commandements, l’Enfer lui sera donné à jamais pour séjour ; il connaîtra un supplice infamant.
Contre celles de vos femmes qui attentent à leur vertu, requérez le témoignage de quatre d’entre vous. S’ils s’en portent témoins, les coupables seront enfermées sous un toit jusqu’à ce que la mort vienne les prendre ou que Dieu leur offre une autre issue.
Si deux personnes d’entre vous commettent un acte immoral, elles seront molestées. Si elles se repentent et s’amendent, elles ne seront plus inquiétées ; Dieu est Absoluteur et Miséricordieux.
Dieu ne pardonne qu’à ceux qui commettent le mal par aberration, puis s’en repentent aussitôt. C’est envers ceux-là que Dieu revient de sa rigueur. Dieu est Omniscient et Sage.
Il n’est pas de pardon pour ceux qui ne cessent de faire le mal et qui, sentant venir la mort, disent : « A présent, nous nous repentons ! », pas plus que pour ceux qui meurent en incroyants. A ceux-là seront réservés d’affreux tourments !
Croyants ! il ne vous est pas permis de recevoir des femmes en héritage contre leur gré. De même gardez-vous d’user de moyens de contrainte contre vos épouses dans le but de leur reprendre une partie de leur dot, à moins qu’elles n’aient commis un adultère manifeste. Vivez en bons rapports avec elles. Si vous avez de l’aversion pour elles, songez que l’on peut parfois détester une chose qui peut être la source d’un grand bonheur.
Si vous voulez contracter une nouvelle union, et que vous ayez donné une dot considérable à celle que vous renvoyez, il vous sera interdit d’en rien prélever : ce serait une infamie flagrante et un péché avéré.
Comment oseriez-vous, d’ailleurs, leur reprendre quoi que ce soit quand les liens les plus intimes se sont noués entre vous et que des promesses des plus solennelles ont été échangées ?
N’épousez pas les femmes qu’ont épousées vos pères, exception faite pour le passé ! Une telle union ne peut être qu’une turpitude, une abjection, une pratique odieuse.
Vous sont interdites : vos mères, vos filles, vos sœurs, vos tantes paternelles et maternelles, les filles de vos frères et sœurs, vos mères et vos sœurs de lait, les mères de vos femmes, vos belles-filles, qui sont sous votre tutelle, nées de vos femmes avec qui vous avez consommé le mariage. Il n’y a pas cependant d’interdiction pour ces dernières, si le mariage avec la mère n’a pas été consommé. Il vous est également interdit d’épouser les femmes de vos fils, issus de vos reins, et d’avoir pour épouses, en même temps, deux sœurs, excepté ce qui est déjà accompli. Dieu est, en vérité, Absoluteur et Miséricordieux.
Vous sont encore interdites les femmes mariées, à moins qu’elles ne soient vos captives de guerre. Dieu vous le prescrit formellement. Ces interdictions exceptées, il vous est permis d’user de vos ressources pour contracter une union honnête, en dehors de tout concubinage. La dot convenue sera obligatoirement remise à l’épouse avec laquelle aura été consommé le mariage. Le montant du douaire pourra être modifié d’un commun accord, par la suite. Dieu est Omniscient et Sage.
Pour celui d’entre vous qui n’a pas les moyens d’épouser des femmes de condition libre et qui ont la foi, il pourra chercher des épouses parmi vos esclaves croyantes, Dieu est le seul juge de la valeur de votre foi, mais vous êtes tous de même lignée. Alors épousez-les avec le consentement de leurs maîtres, versez-leur une dot convenable ! Il y aura lieu de s’assurer, au préalable, qu’elles soient de bonne moralité, n’étant pas prostituées ni n’entretenant de liaisons clandestines. Si une fois mariées, elles commettent l’adultère, la peine à leur appliquer sera de moitié moindre que celle prévue pour les femmes de condition libre. De telles unions sont tolérées pour ceux d’entre vous qui craignent de tomber dans le péché. Mieux vaudrait cependant supporter l’abstinence du célibat. Dieu est Absoluteur et Miséricordieux.
C’est ainsi que Dieu entend vous exposer clairement Ses lois, vous initier aux saines traditions de ceux qui vous ont précédés, et vous accorder généreusement Son Pardon. Dieu est Omniscient ; Il détient la Sagesse Suprême.
Dieu entend revenir vers vous de Ses Rigueurs, quand ceux qui n’écoutent que leurs passions préfèrent vous entraîner vers une pente dangereuse !
Dieu se propose d’atténuer certaines obligations trop lourdes pour vous : l’homme a été créé si faible !
Croyants ! abstenez-vous de vous emparer mutuellement de vos biens, par des procédés malhonnêtes, à moins qu’il ne s’agisse de transactions normales. Ne commettez pas le suicide ! Dieu est si plein de compassion pour vous !
Quiconque, agissant par violence et iniquité, commet un tel forfait sera voué par Nous au feu éternel, chose tellement aisée pour le Seigneur !
Si vous évitez du mieux que vous pouvez ces graves péchés qui vous sont interdits, nous absoudrons vos fautes moins graves et vous serez admis avec égards auprès du Seigneur.
Ne convoitez point ces biens que certains d’entre vous, plus favorisés ont reçus en dons de Dieu. Aux hommes reviendra une juste part des mérites que leurs œuvres leur ont valus, et aux femmes sera dispensé de même la part de récompenses qui leur revient. Ayez recours à Dieu pour implorer Sa grâce. Dieu est informé de toute chose.
Pour chacun d’entre vous sont prévus des héritiers légaux : ascendants, proches, et aussi ceux avec lesquels le défunt a conclu un pacte d’assistance. Que chacun reçoive la part qui lui revient. Dieu est témoin de toutes vos actions !
Aux hommes est reconnu un droit de regard sur les femmes ; ce droit est fondé sur les avantages que Dieu a conféré aux hommes, et il fait pendant aux charges de famille qui leur sont imposées. Les femmes vertueuses restent fidèles à leurs époux absents, et maintiennent intact ce que Dieu a prescrit de conserver. Pour celles dont vous craignez l’inconduite, vous pourrez les blâmer, les éloigner de votre couche, les corriger même, si besoin est. Si elles se font soumises, vous ne tenterez plus rien contre elles. Dieu est si Haut, si Grand !
Si vous craignez une rupture entre les deux conjoints vous dépêcherez auprès du couple deux arbitres, l’un pris dans la famille de l’homme et l’autre dans celle de la femme. Si l’un et l’autre arbitres envisagent sincèrement une réconciliation, l’entente pourra être rétablie dans le ménage, avec l’aide de Dieu. Dieu est Omniscient, Il est informé de toute chose.
Adorez Dieu, sans rien Lui associer. Traitez avec bonté vos père et mère, vos proches, les orphelins, les pauvres, vos voisins immédiats ou non, vos compagnons de tous les jours, le voyageur sans abri et les esclaves. Dieu réprouve ceux qui sont orgueilleux et arrogants,
Ceux qui se montrent avares, prêchent l’avarice parmi les hommes et dissimulent les dons généreux dont le Seigneur les a pourvus. Dieu réserve un châtiment ignominieux aux mécréants !
Il a en égale horreur ceux qui font leurs dons par pure ostentation et ne croient ni en Dieu ni au Jour Dernier. Quiconque a Satan pour acolyte aura en lui le plus sinistre des compagnons.
Que perdraient-ils à croire en Dieu et au Jugement Dernier, et à dépenser en aumônes une part des biens que Dieu leur a prodigués. Dieu connaît si bien les hommes !
Dieu ne saurait léser personne, fût-ce du poids d’un atome. Il évalue au double toute bonne action et récompense toujours au-delà de toute limite.
Qu’en sera-t-il lorsque, de chaque communauté, nous amènerons un témoin, et que toi-même surgiras contre eux comme témoin ?
Ce jour-là, ceux qui auront abjuré leur foi et renié le Prophète, voudront voir la terre s’entrouvrir sous leurs pas pour les engloutir à jamais ; ils ne pourront, rien, dès lors, dissimuler au Seigneur !
Croyants ! n’approchez pas la prière en état d’ivresse : attendez d’avoir recouvré votre lucidité. Ne l’accomplissez pas étant impurs, avant de vous être purifiés, à moins que vous ne soyez en voyage. Si vous êtes malades ou en voyage, si l’un de vous revient du lieu caché, ou si vous avez touché des femmes et que vous ne trouviez pas d’eau, avisez alors une roche lisse et propre et essuyez-vous en la figure et les mains. Dieu est si Indulgent, et toujours prêt au pardon !
Ne vois-tu pas ceux qui ont reçu une part des Ecritures ! Ils ne font que courir après l’erreur, et voudraient vous y égarer à votre tour.
Dieu, cependant mieux que tout autre, connaît si bien vos vrais ennemis ! Il est pour vous le meilleur des maîtres, l’Allié le plus sûr.
Au nombre des adeptes du Judaïsme, il en est qui s’emploient à dénaturer le discours, disant au Prophète : « Nous avons entendu mais désobéi ». Ou bien : « Ecoute et puisses-tu ne rien entendre ! » Ou encore : « Aies des égards pour nous ! » avec un sens équivoque. Ils s’emploient ainsi à mutiler les mots, les prononçant à l’envers, et d’un ton irrespectueux et sacrilège. S’ils avaient dit plus simplement : « Nous entendons et obéissons ! », « Ecoute » et « Regarde-nous ! » c’eût été, en vérité, bien plus décent de leur part. Mais Dieu les a maudits pour leur impiété, et bien peu d’entre eux feraient figure de croyants.
O vous détenteurs des Ecritures ! empressez-vous de croire en ce qui est révélé par Nous et qui confirme ce que vous avez entre vos mains. Croyez avant que, par Nos arrêts, vous ne soyez défigurés et n’ayez le visage à l’envers, ou bien que Nous vous maudissions, à l’instar de ceux qui enfreignirent le Sabbat. Les Ordres du Seigneur s’accomplissent toujours !
Dieu ne peut pardonner qu’on associe de faux dieux à Son Culte. Il pardonne tout autre péché à qui Il veut. C’est le pire des forfaits que d’associer qui que ce soit au Seigneur !
N’as-tu pas vu ces gens qui s’encensent eux-mêmes, se déclarant les seuls à être purs ? Mais n’est-ce pas Dieu qui confère le vrai mérite à qui Il veut, sans que personne en soit lésé d’un cheveu ?
C’est ainsi que forgeant eux-mêmes le mensonge, ils osent l’imputer au Seigneur ! N’est-ce pas là déjà une imposture évidente ?
N’as-tu pas vu ceux qui ont reçu une partie de l’Ecriture s’obstiner à croire en la magie et aux idoles des païens, et dire, parlant des idolâtres : « Ceux-ci suivent une voie plus sûre que celle des croyants ! »
Ceux-là sont ceux que Dieu a maudits, et il n’est point de protecteur pour celui que Dieu a maudit !
Viendraient-ils à s’adjuger une part de l’empire du monde qu’ils n’en céderaient pas la moindre particule.
Quoi ! Seraient-ils à ce point jaloux de certains hommes que Dieu a favorisés de sa Grâce ? Mais n’avons-nous pas déjà imparti à la postérité d’Abraham l’Ecriture et la Sagesse et y avons ajouté la royauté prestigieuse ?
Parmi les descendants d’Abraham, il en est qui croient en ce Livre ; d’autres s’en détournent obstinément, et se vouent du coup au brasier infernal, et quel brasier !
Nous supplicierons bientôt par le feu ceux qui ont rejeté Nos Signes. Lorsque leur peau consumée se détachera en lambeaux, une autre intacte viendra prendre sa place. Ils subiront sans fin leur tourment ! Dieu exerce la Toute-Puissance, Il est la Sagesse même !
Ceux qui croient et font le bien auront accès à des jardins baignés de ruisseaux. Ils y vivront pour l’Eternité, y auront des épouses immaculées et y jouiront de frais ombrages.
Dieu vous prescrit de restituer les dépôts à leurs destinataires, de juger, en toute équité, si vous êtes appelés à juger. C’est là un noble devoir que Dieu vous exhorte à remplir. Dieu entend tout, voit tout !
Croyants ! obéissez à Dieu, obéissez au Prophète, et à ceux d’entre vous qui exercent l’autorité. En cas de désaccord entre vous, vous en référerez à Dieu et au Prophète, pour peu que vous croyiez en Dieu et au Jugement Dernier. Tel sera pour vous le parti le plus sage, aux suites les plus heureuses.
N’est-il pas surprenant de voir ceux qui prétendent croire en la Révélation reçue par toi, et en Celles qui l’ont précédée, recourir à la justice des faux dieux qu’ils devraient pourtant renier ? Satan lui-même se plaît à les égarer sans fin.
C’est ainsi qu’invités expressément à se rallier à l’Ecriture Révélée et à l’autorité du Prophète, les hypocrites y font la sourde oreille et fuient résolument ta présence.
Qu’en sera-t-il quand, en rétribution de leurs agissements, quelque malheur viendra s’abattre sur eux ? Ils accourront alors vers toi et jureront par le Seigneur : « Nous n’avons agi que pour le bien et la bonne entente entre les hommes ! »
De ceux-là, en vérité, Dieu connaît le fond de la pensée ! Ne leur tiens pourtant pas rigueur de leur conduite. Adresse-leur plutôt de pieuses remontrances, et fais en sorte de les émouvoir par tes propos !
Nous n’avons envoyé nul prophète qu’afin qu’il soit, de par la volonté de Dieu, strictement obéi. Si, après s’être fait tort à eux-mêmes, ils étaient venus à toi, implorant le pardon de Dieu, et que le Prophète l’eut demandé pour eux, sans doute eussent-ils trouvé Dieu toute Indulgence et prêt à les absoudre.
Non, par le Seigneur, ils ne seront de vrais croyants qu’autant qu’ils te soumettront leurs différends, accepteront sans rancœur ta sentence et s’y soumettront entièrement !
Si jamais Nous leur enjoignions de s’entre-tuer ou de s’expatrier, ils ne le feraient point, hormis un faible nombre d’entre eux. S’ils agissaient pourtant selon Nos Avertissements édifiants, cela vaudrait mieux pour leur salut, et leur foi en serait plus affermie !
Et ils en seraient, en récompense, d’autant plus largement comblés de Nos Faveurs !
Et d’autant mieux ramenés vers le droit chemin ! 
Ceux qui obéissent à Dieu et à Son Messager seront au nombre de ceux que Dieu aura reçus en Sa grâce, parmi les Prophètes, les Justes, les Martyrs et les Saints. Ce seront là les meilleurs des compagnons.
C’est là une Grâce ineffable du Seigneur : il n’est point de science égale à la Sienne !
Croyants ! soyez toujours sur le qui-vive, soit que vous fonciez par détachements, soit que vous avanciez en masse vers l’ennemi !
Tel, parmi vous, s’obstine à demeurer en arrière, peu empressé à vous rejoindre. Lorsqu’un revers vous atteint, il s’écriera : « C’est une grâce de Dieu que je n’aie pas pris part avec eux à cet engagement ! »
Mais si c’est un succès qui vous échoit, alors on l’entendra dire, comme si nul lien ne vous unissait : « Ah ! comme j’aurais voulu être avec eux à ce combat ! J’y aurais gagné un riche butin ! »
Que ceux qui sont résolus à sacrifier ce monde éphémère à la Vie Eternelle s’offrent pour combattre au service du Seigneur ! Qu’ils s’y fassent tuer, ou en sortent victorieux, une immense récompense les attend auprès de Nous !
Qu’avez-vous à ne pas vous battre pour servir le Seigneur et répondre à l’appel de tant d’opprimés, hommes, femmes et enfants dont la plainte ne cesse de retentir :« Seigneur, délivre-nous de cette cité à la populace si cruelle ! Donne-nous de Ta part un allié sûr ; et fais-nous trouver un puissant protecteur ! »
Les croyants se battent pour la Cause de Dieu ; les mécréants se font tuer pour leurs faux dieux. Combattez donc les alliés de Satan ! Quels piètres stratagèmes que ceux de Satan !
N’as-tu pas vu ces gens à qui, à un certain moment, il fut prescrit de déposer les armes ? « Acquittez-vous simplement de la prière, et faites l’aumône ! » leur fut- il dit. A présent que la lutte armée est de rigueur, voici que certains d’entre eux se mettent à craindre les hommes à l’égal du Seigneur, si non plus encore ! Les voilà gémissant : « Seigneur, pourquoi nous astreins-Tu à combattre ? Ne pourrais-Tu y surseoir pour un bref délai ? » Dis-leur : « Les jouissances du monde sont bien précaires ; la Vie Eternelle a autrement plus de prix pour qui craint le Seigneur, et vous n’y serez point lésés d’un atome !
« Où que vous soyez, la mort saura bien vous atteindre, eussiez-vous recours à des tours fortifiées ! ». Si quelque événement heureux survient dont ils ont à bénéficier : « Cela vient de Dieu » affirment-ils ! Mais s’il leur arrive quelque infortune, ils t’en rendent aussitôt responsable. Dis-leur : « Heureux ou malheureux, un événement quel qu’il soit procède toujours du Seigneur ! » Que ces gens sont durs à saisir le sens d’un discours !
Tout bien qui t’arrive vient de Dieu ; quant au mal qui t’atteint, son origine est en toi-même. Nous t’envoyons en Messager aux humains, Dieu suffit pour témoin.
Ceux qui obéissent au Prophète ne font qu’obéir à Dieu ; et ceux qui refusent de te suivre, tu ne répondras point de leur carence.
« Nous t’obéirons », affirment-ils en ta présence ; mais une fois loin de toi, certains d’entre eux œuvrent à enfreindre tes ordres. Leurs propos secrets se trouvent consignés par-devers Dieu. Que leurs manœuvres te laissent indifférent ! Confies-toi à Dieu : Sa seule Protection te suffira !
Ont-ils jamais vraiment médité sur le Coran ? Si ce Livre venait d’un autre que de Dieu, ils y trouveraient maintes contradictions.
Quand leur parvient une nouvelle, ils s’empressent aussitôt de la divulguer partout, qu’elle soit rassurante ou alarmante, quand ils feraient mieux de s’en remettre au Prophète et aux responsables d’entre eux, seuls à même d’en pénétrer le sens et de l’utiliser à propos. N’eût été en vérité, la faveur insigne du Seigneur et Sa miséricorde, vous auriez tous suivis les traces de Satan, hormis une infime minorité !
Poursuis le combat dans le Sentier de Dieu, sans t’en soucier autrement. Tu n’as à répondre que de toi-même ! Aguerris les fidèles ! Dieu ruinera bien, un jour ou l’autre la puissance des infidèles ! Dieu est autrement plus Puissant et plus Redoutable en Son châtiment.
Quiconque intercède pour le bien en aura sa part ; quiconque le fait pour le mal en recueillera aussi sa part. Dieu est témoin de toute chose.
Lorsqu’un salut vous est adressé rendez-le de façon plus courtoise, mais rendez-le de toute façon ! Dieu tient compte de tout.
Dieu ! Il n’y a de Dieu que Lui. Dieu vous ressuscitant, vous réunira infailliblement un jour pour le Jugement Dernier. Il n’est point propos plus véridiques que ceux de Dieu !
Qu’avez-vous à vous diviser au sujet des hypocrites ? Dieu ne les a-t-il pas déjà réprouvés pour leurs agissements ? Comment ramener vers le droit chemin ceux que Dieu a voués à la perdition ? Il n’est pas d’heureuse issue pour celui que Dieu veut égarer.
Ils seraient si heureux de vous voir perdre la foi, comme ils l’ont eux-mêmes perdue : vous seriez ainsi tous pareils ! Qu’aucun pacte ne vous lie à eux, tant qu’ils n’auront pas pris le chemin de Dieu. S’ils refusent de se soumettre, alors saisissez-les et tuez-les où que vous les trouviez ! Ne vous faites parmi eux ni allié ni protecteur !
Il en faut cependant excepter ceux qui auraient rejoint un clan avec lequel vous avez conclu un pacte, et ceux qui viennent à vous, le cœur déchiré ne sachant s’ils doivent vous combattre ou combattre leurs contribules. Si Dieu l’avait voulu, il les aurait suscités contre vous et ils vous auraient combattus. S’ils se tiennent donc à l’écart, s’abstiennent de vous combattre et vous offrent la paix, Dieu vous interdit formellement de les inquiéter.
Il s’en trouve d’autres qui cherchent à gagner votre confiance et celle de leurs contribules. Chaque fois qu’ils sont tentés par la révolte impie ; ils y succombent. Si ceux-ci ne se tiennent pas à l’écart, ne vous offrent pas la paix et ne s’abstiennent pas de toute hostilité, alors combattez-les et mettez-les à mort où que vous les trouviez. Toute latitude vous est donnée à leur égard.
Il n’est pas d’un croyant de tuer un autre croyant : cela n’est concevable que dans le cas d’une erreur. Celui qui tue un croyant par erreur devra affranchir un esclave croyant et remettre le prix du sang à la famille du défunt, à moins que celle-ci n’en fasse remise. Si le croyant victime du meurtre appartient à un groupe qui vous soit hostile, bien qu’il soit croyant, le meurtrier affranchira de même un esclave croyant. S’il appartient enfin à un clan qui vous soit uni par un pacte, le prix du sang sera versé à la famille et un esclave croyant affranchi. Celui qui n’en trouvera pas les moyens, s’astreindra à un jeûne expiatoire de deux mois consécutifs, en signe de pénitence. Dieu est Omniscient, il est la Sagesse même !
Celui qui tue volontairement un croyant aura pour prix de son forfait l’Enfer, où il demeurera à jamais. En butte à la Colère de Dieu, il sera maudit du Seigneur et voué à d’immenses tourments.
Croyants ! lorsque vous vous trouvez en campagne au Service de Dieu, prenez soin toujours de vous informer, ne dites pas à qui vous salue en musulman : « Tu n’es pas croyant ! » quêtant les vains biens de ce monde. Dieu dispose en vérité par-devers Lui d’immenses richesses ! Vous n’avez pas été vous-mêmes toujours croyants ! Mais Dieu vous a reçus en Sa Grâce, Dieu est si bien informé de tout ce que vous faites !
Ceux d’entre les croyants qui demeurent chez eux, n’étant pas infirmes, et ceux qui se battent au service de Dieu, payant de leur personne et de leurs biens, ne sauraient être égaux en mérite ! Dieu tient en plus grande estime ceux qui lui sacrifient leurs biens et leur personne. Les promesses du Seigneur s’étendent à tous les croyants. Mais Dieu assigne aux combattants un rang infiniment supérieur ; Il leur réserve une récompense sans limite ;
Il les élève de plusieurs degrés leur accordant Pardon et Miséricorde. En vérité, Dieu est Absoluteur et Clément.
Ceux qui auront été injustes envers eux-mêmes verront, au jour de leur mort, accourir vers eux les Anges du Seigneur qui leur diront, en recueillant leur dernier souffle : « Que faisiez-vous donc ? » - « Nous étions faibles sur la terre ! » - « Mais la terre n’était-elle pas assez vaste devant vous ; qu’aviez-vous à ne pas émigrer ? ». Ceux-là auront l’enfer pour séjour, sombre destination.
A l’exception de ceux qui sont faibles parmi les hommes, femmes et enfants, qui se trouvent démunis de moyens et incapables de se frayer une voie.
Ceux-là seront peut-être absous du Seigneur. Dieu est Absoluteur et Miséricordieux !
Celui qui s’expatrie pour servir le Seigneur trouvera de par la terre de nombreux lieux où se réfugier et vivre plus à l’aise. Celui qui émigre au Service de Dieu et de son Prophète et que la mort surprend, la récompense de Dieu lui est acquise. Dieu est, en vérité Clément et Miséricordieux.
Lorsque vous êtes en campagne, il vous est permis d’écourter la prière, si vous craignez une attaque à l’improviste des infidèles. Ne sont-ils pas vos ennemis jurés ?
Lorsque tu te trouves à la tête de tes troupes et que tu dois diriger pour eux la prière, un premier groupe d’entre eux viendra prier avec toi en gardant ses armes, et quand ceux qui prient se prosterneront, les autres se tiendront derrière eux, prêts à les couvrir. Puis un autre groupe, n’ayant pas encore prié, viendra à son tour prier avec toi, toujours sur le qui-vivre et en gardant ses armes. Les infidèles voudraient tellement vous écraser d’un seul coup, vous sachant désarmés et dépourvus de tout moyen ! Si vous êtes incommodés par la pluie ou indisposés, vous pouvez déposer, pour un instant, vos armes ; mais demeurez toujours sur le qui-vive ! Un châtiment ignominieux est réservé par le Seigneur aux mécréants !
Une fois la prière accomplie, vous invoquerez toujours Dieu, debout, assis ou couchés ! Quand vous serez en sécurité, vous prierez alors normalement. La prière est de stricte obligation pour les croyants et doit se faire aux heures prescrites.
Gardez-vous bien de faiblir dans la poursuite de vos ennemis ! Si vous souffrez, ils souffrent autant que vous. Mais vous attendez du Seigneur ce qu’eux-mêmes ne sauraient espérer ! Dieu est Omniscient ; Il détient la Sagesse Suprême !
Ce livre, message de Vérité, t’est révélé par Nous, afin que tu puisses juger entre les hommes, selon ce que Dieu t’aura fait voir. Aussi bien, ne prends pas sur toi de défendre des scélérats avérés !
Implore plutôt pour toi le pardon de Dieu ! Dieu est toujours prêt à pardonner. Il fait miséricorde aux pénitents !
Ne t’érige surtout pas en avocat de gens sans foi ni loi. Dieu n’aime ni les traîtres ni les criminels.
 s’ingénient à se cacher aux hommes. Que n’évitent-ils le regard du Seigneur sans cesse présent aux conciliabules qu’ils tiennent et qui ne peuvent que lui déplaire ? Il n’est rien de ce qu’ils font, qui puisse échapper à Son regard.
Voici que vous plaidez leur cause en ce monde ! Qui, le Jour du Jugement Dernier, les défendra auprès de Dieu ? qui osera plaider en leur faveur ?
Celui qui a commis un mal ou s’est fait injustice à lui-même, trouvera néanmoins, indulgence et miséricorde auprès de Dieu s’il vient implorer Son pardon.
Celui qui commet un péché, ne l’aura en fait commis que contre lui-même. Dieu est Omniscient, Il détient la Sagesse Suprême.
Quiconque commet une simple faute, où se rend coupable d’un forfait puis en accuse un innocent, se couvre manifestement d’infamie et assume un grave péché !
N’eut été la Grâce du Seigneur et Son Extrême Sollicitude envers toi, une partie de ces gens aurait pu t’égarer. Mais ils n’égareront qu’eux-mêmes et point ne te nuiront ! Dieu t’a révélé le Livre et la Sagesse, Il t’a enseigné ce que jamais tu n’aurais pu savoir par toi-même ! La faveur de Dieu a été immense à ton égard.
Il n’y a rien d’édifiant en ces conciliabules qu’ils tiennent, les propos qui s’y échangent sont vains, hormis ceux recommandant la charité, le bien, l’union entre les hommes. Ceux qui agiront ainsi, par désir de plaire au Seigneur seront largement rémunérés dans l’Au-delà.
Celui qui se séparera ouvertement du Prophète après avoir connu clairement la voie du Salut, pour suivre un autre chemin que celui des Croyants, sera livré par Nous au sort qu’il s’est choisi lui-même, et acculé au supplice infernal, le pire qui soit.
Dieu ne peut pardonner qu’on Lui associe de fausses divinités. Il pardonne tout autre péché à qui Il veut. Associer un faux dieu au Seigneur, c’est dévier hors de toute limite !
Mais qu’invoquent-ils donc, en dehors du Seigneur, sinon de vains simulacres féminins, et à qui adressent-ils leurs vœux sinon à Satan, qui se fit rebelle au Seigneur ?
Maudit soit-il du Seigneur, lui qui eut l’audace de dire : « Je me ferai assigner tout un lot de victimes parmi tes Serviteurs. »
Par Moi ils seront égarés du Droit Chemin ; par Moi abreuvés de mensonges et d’illusions ! Sur Mes pressants appels, ils fendront les oreilles du bétail et défigureront les créatures de Dieu. Celui qui prend Satan pour maître en dehors du Seigneur ne peut qu’encourir sa perdition totale !
Il leur fait promesses sur promesses, les berce d’espoirs insensés. Mais n’est-ce pas en vérité un vain mirage que les promesses de Satan ?
Ceux-là auront l’Enfer pour refuge ; ils ne sauraient y échapper !
Ceux qui auront cru et fait le bien auront à jamais pour séjour des jardins baignés de ruisseaux. Promesse solennelle du Seigneur, et qui sera tenue ! Quels propos plus dignes d’être crus que ceux émanant du Seigneur ?
Vos espoirs insensés, et ceux des gens des Ecritures, tous aussi chimériques n’y feront rien ! Quiconque fait le mal aura à en répondre, il ne trouvera, face à Dieu, ni allié ni protecteur !
Tous ceux, par contre, hommes et femmes, qui, ayant la foi, accompliront de bonnes œuvres seront admis au Paradis, et point ne seront lésés d’un zeste !
Est-il meilleure confession que celle de se soumettre à Dieu, tout en faisant le bien, et de suivre le culte d’Abraham, croyant exemplaire honoré de l’Amitié de Dieu ?
Dieu est le Maître Souverain des cieux et de la terre ; Sa Science s’étend à toute chose !
Une sentence sur les femmes t’est demandée. Réponds : « Dieu vous instruira sur elles ; Il vous rappelle qu’une décision vous a déjà été récitée dans le Livre au sujet des orphelines auxquelles vous ne remettez pas la dot prescrite, bien que désirant les épouser ; et une autre concernant les mineurs sans défense, où Dieu vous commande de vous comporter honnêtement envers les orphelins. Il n’est pas de bien que vous fassiez dont Dieu ne soit informé !
Au cas où la femme appréhende une attitude hostile ou constate de l’aversion de la part de son mari, les deux conjoints feront bien de rétablir la paix entre eux par un arrangement à l’amiable. Se réconcilier est ce qu’il y a de meilleur ! Les humains échappent difficilement à l’égoïsme étroit, inhérent à leur nature ! Si vous agissez avec bienveillance et fuyez vos mauvais penchants Dieu en sera pleinement informé !
Vous ne parviendrez jamais à assurer une parfaite équité entre vos femmes, dussiez-vous en avoir le plus vif désir. Ne vous laissez point cependant entraîner par votre partialité, au point de délaisser complètement l’une d’elles, la laissant comme en suspens ! Veillez plutôt à établir la bonne entente et à fuir toute iniquité :
Si, ne parvenant pas à s’entendre, les deux conjoints préfèrent se séparer, Dieu dans Sa bonté, leur fera à chacun un meilleur destin, Dieu est immensément riche, Sa sagesse est infinie !
Ce qu’enferment les deux, ce qui est sur la terre appartient à Dieu ! A ceux qui ont reçu l’Ecriture avant vous comme à vous-mêmes, nous avons expressément recommandé de craindre le Seigneur. Nous avons ajouté : « Votre impiété, mortels, ne peut en rien L’affecter : Il est le Maître incontesté de l’Univers, Il se suffit à Lui-même et détient la Gloire Absolue ! »
Dieu détient l’empire des cieux et de la terre. Dieu suffit comme protecteur.
Il ne tient qu’à Lui, s’il le veut, hommes, de vous ramener au néant pour vous remplacer par d’autres races ! Dieu a tout pouvoir pour l’accomplir !
Que ceux qui désirent être rétribués en ce monde le sachent bien : Dieu tient en Sa main cette récompense et aussi celle de l’Autre Vie. Dieu entend tout, voit tout.
Croyants ! soyez d’une intégrité absolue, quand vous témoignez devant Dieu, dussiez-vous témoigner contre vous-mêmes, vos parents ou vos proches, vis-à-vis d’un riche ou d’un pauvre, car Dieu est plus près que vous, de l’un et de l’autre. Que vos sentiments cèdent le pas à l’équité ! Si vous faites entorse à la vérité ou refusez de témoigner, sachez que Dieu tient constamment à l’œil toutes vos actions.
Croyants ! ayez toujours foi en Dieu et en Son Prophète, au Livre qu’il a révélé à Son Prophète, et aux Ecritures qui l’ont précédé. Quiconque ne croit pas en Dieu, en Ses Anges, en Ses Livres, à Ses Prophètes et au Jour Dernier, se trouve fort éloigné du vrai chemin.
Ceux qui, ayant cru une première fois, abjurent leur croyance, puis la reprennent, puis la rejettent et s’enferment dans l’incrédulité, ne seront plus jamais absous du Seigneur ni plus jamais ramenés par Lui vers leur salut !
Pour toute heureuse annonce, apprends aux hypocrites qu’un douloureux supplice les attend !
Ne prennent-ils pas les infidèles pour alliés, de préférence aux Croyants ? Chercheraient-ils auprès d’eux plus de puissance ? Mais la Puissance, tout entière, appartient à Dieu !
Déjà, dans le Livre, le Seigneur vous avait avertis : que si jamais il vous arrive d’entendre des impies blasphémer les Signes du Seigneur et les tourner en dérision, vous fuirez aussitôt leur compagnie, à moins qu’ils ne changent d’entretien : n’est-ce point se faire leur complice que de prêter l’oreille à leurs propos ? Dieu réunira en Enfer hypocrites et incrédules tous ensemble.
Toujours là à vous épier, ils attendent les événements. Si par la Grâce du Seigneur, vous remportez un succès, ils s’écrieront : « Mais nous étions là à vous appuyer ! » Si la fortune sourit aux mécréants, ils leur diront : « Nous étions là pour vous couvrir et vous protéger des Croyants ! » Dieu fera office d'Arbitre Suprême entre vous et eux, au Jour Dernier. Mais Dieu ne donnera jamais le pas aux Infidèles sur les Croyants !
Les hypocrites se flattent d’abuser le Seigneur ; mais Dieu fera échouer leurs manœuvres. Quand ils se lèvent pour la prière, ils y déploient une lenteur calculée par désir de se faire remarquer. Ils ne prient cependant que du bout des lèvres.
Toujours en train de balancer, ils ne sont ni de ce parti ni de l’autre. Mais ceux que Dieu a égarés trouveront-ils jamais une issue devant eux ?
Croyants ! gardez-vous de vous faire des alliés parmi les infidèles à l’exclusion des Croyants ! Ne serait-ce pas armer contre vous le bras du Seigneur ?
Ce sera au cercle le plus bas de l’Enfer que seront relégués les hypocrites ! Il n’y aura point pour eux de défenseur !
Hormis ceux qui reviendront de leurs erreurs, se rachèteront par de bonnes œuvres, s’attacheront fermement au Seigneur et lui voueront un culte sans faille. Ceux-là rejoindront les Croyants. Dieu attribuera aux Croyants une récompense infinie.
Le Seigneur n’a que faire de vous châtier si vous lui êtes reconnaissants et croyez en Lui, Dieu sait toujours gré aux hommes de leur piété : Sa Science embrasse tout !
Dieu tient en horreur les propos blessants, surtout émis à haute voix, à moins que l’on ne soit victime d’une injustice. Dieu entend tout. Sa Science s’étend à tout !
Que vous fassiez le bien publiquement ou en secret, ou que vous pardonniez une offense, sachez bien que le Seigneur est toujours prêt au Pardon et qu’il détient aussi la Toute Puissance !
Ceux qui refusent de croire en Dieu et en Ses Prophètes, qui prétendent séparer Dieu de Ses Messagers disant : « Nous croyons aux uns et rejetons les autres » s’en tenant à une voie intermédiaire,
Ceux-là sont des mécréants avérés, un supplice ignominieux est réservé aux incrédules !
Dieu rétribuera dignement ceux qui croient en Lui et en Ses Prophètes, sans nulle distinction. Dieu est, en vérité, Clément et Miséricordieux !
Les Gens des Ecritures te pressent de faire descendre à leur intention un Livre du ciel. N’avaient-ils pas demandé plus encore à Moise, disant : « Fais-nous voir le Seigneur face à face ! » Ils furent aussitôt emportés par la foudre pour tant d’audace impie. Puis ils se firent adorateurs du Veau d’Or, en dépit des Preuves Manifestes, qu’ils avaient reçues ! Nous leur fîmes remise, cependant, de tant d’erreurs et dotâmes Moïse d’une autorité incontestable.
Nous élevâmes au-dessus d’eux le Mont Thor, en vertu de l’alliance conclue avec eux. Il leur fut enjoint : « Franchissez la porte en vous prosternant ! » Nous leur dîmes aussi : « Gardez-vous d’enfreindre le Sabbat ! » et leur fîmes prendre un engagement solennel.
Mais qu’en fut-il de leurs serments ? Ils ont rompu le pacte du Seigneur, rejeté Ses Preuves Manifestes, tué ignominieusement Ses Prophètes. Ils ont dit : « Nos cœurs sont durs, incirconcis ». Aussi bien à force d’avoir été mécréants, leurs cœurs furent marqués du sceau de l’impiété : peu d’entre eux croient vraiment.
Oui, ce le fut en châtiment de leur impiété et de l’odieuse calomnie qu’ils ont portée sur Marie ;
Et parce qu’ils ont dit effrontément : « Nous avons bien tué le Messie, Jésus, fils de Marie, Messager de Dieu ». Non ! Ils ne l’ont pas tué, ni ne l’ont crucifié, mais furent le jouet d’une illusion. Ceux qui disputèrent ensuite de sa mort sont demeurés en doute à son sujet ; ils s’en tenaient pour toute science, à des conjectures. En toute certitude, ils ne l’ont point tué !
Dieu l’a élevé à Lui. Dieu détient la Toute Puissance. Il possède la Suprême Sagesse.
Parmi les Gens des Ecritures, il n’y en aura pas un qui, avant sa mort, ne croira en Jésus, tel qu’il fut. Quand ils seront ressuscités pour être jugés, Jésus viendra témoigner contre eux !
Pour leur injustice et pour avoir souvent incité les hommes à l’impiété, nous avons interdit aux Juifs d’excellentes nourritures qui leur étaient permises auparavant.
De même que nous sévîmes contre leur pratique de l’usure, qui leur était pourtant interdite, et leur avidité à s’enrichir au détriment de leurs semblables ! A ceux d’entre eux demeurés incrédules seront réservés les pires tourments !
Mais les vrais initiés d’entre eux et ceux qui ont la foi croient également en la Révélation qui t’est faite et à Celles que d’autres ont reçues avant toi, Ils s’acquittent régulièrement de la prière, pratiquent l’aumône, croient en Dieu et au Jugement Dernier. Tous ceux-là seront largement rémunérés par le Seigneur !
Des Révélations te sont faites de Notre part, comme Nous en fîmes à Noé et aux Prophètes qui l’ont suivi, et telles qu’en reçurent Abraham, Ismaël, Isaac, Jacob, les Prophètes des douze tribus, Jésus, Job, Jonas, Aaron, Salomon, et comme à David furent donnés les Psaumes !
Bien des Prophètes ont reçu ainsi Notre message : un certain nombre d’entre eux ont été évoqués pour toi, d’autres ont été passés sous silence. Dieu se fit entendre clairement de Moïse !
Tous, inspirés de Dieu, ont eu pour mission d’annoncer la bonne nouvelle aux hommes et en même temps de les avertir, afin qu’ils n’aient, une fois la mission des Prophètes accomplie, plus d’excuses à invoquer devant le Seigneur. Dieu est Tout Puissant. Il détient la Suprême Sagesse.
Dieu se porte garant de la Révélation qui t’est faite et qu’il sait émanant de Lui, les anges s’en portent de même garants ! Quel témoignage est plus concluant !
Ceux qui rejettent la foi et s’emploient ensuite à détourner les autres de la Voie de Dieu se trouvent dans un égarement infini.
Ceux qui renient le Seigneur commettant l’iniquité suprême, n’auront plus à attendre le Pardon de Dieu, et plus jamais aucune voie ne s’aplanira sous leurs pas ;
Si ce n’est la voie de la Géhenne, qu’ils auront pour séjour éternel ! Il n’est rien d’aussi facile pour le Seigneur !
Humains ! voici que le Prophète est venu à vous : il vous apporte la Vérité, émanant de votre Seigneur ! Croyez-y, vous y trouverez votre bien ! Si vous refusez d’y croire, cela affectera si peu le Seigneur ! Il détient l’empire des cieux et de la terre ; Il est l’Omniscient, le Sage !
Vous, Gens des Ecritures, ne soyez pas excessifs dans vos dogmes ! Efforcez-vous de dire uniquement la vérité à propos de Dieu ! Le Messie, Jésus, fils de Marie est seulement l’Envoyé de Dieu, Son Verbe déposé dans le sein de Marie, un Esprit émanant du Seigneur ! Croyez en Dieu et en Ses prophètes, mais ne parlez pas de Trinité ! Finissez-en : cela vaudra mieux pour vous. Dieu est foncièrement Un. A lui ne plaise d’avoir un fils : Sa Gloire ne saurait y consentir. Il est le Maître des cieux et de la terre, Il répond à Lui seul de toute chose !
Le Messie ne saurait rougir d’être un humble serviteur de Dieu, pas plus que les Anges les plus proches de Son trône. Ceux que leur morgue et leur orgueil auront détournés de Son service, Dieu les fera comparaître devant Lui, et tous seront jugés !
Ceux qui auront cru et fait le bien seront largement rémunérés du Seigneur et recevront un surcroît de Sa Grâce ; ceux qui s’enflent d’un orgueil méprisant encourront un châtiment douloureux, et point d’allié ni défenseur n’auront auprès de Dieu !
Humains, une preuve décisive vient de vous parvenir de votre Seigneur : Nous faisons descendre vers vous une Lumière éclatante !
Ceux qui croient en Dieu et s’attachent fermement à Lui seront reçus en Sa grâce et comblés de Ses faveurs, Dieu les guidera vers Lui, sur la voie la plus droite !
On t’interroge à propos des successions. Dis leur : « Voici ce que Dieu prescrit au sujet des collatéraux. Si un homme vient à mourir sans postérité, ne laissant qu’une sœur, celle-ci aura droit à la moitié de sa succession. Si c’est elle qui décède sans laisser d’enfants, son frère en sera l’unique héritier. Si le défunt sans héritiers directs laisse deux sœurs, celles-ci auront droit aux deux tiers de l’héritage. S’il laisse enfin des frères et des sœurs, la succession sera répartie de telle sorte qu’un frère aura une part double de celle d’une sœur. Dieu vous expose clairement ces détails, vous épargnant ainsi toute erreur. Dieu est si bien informé de toute chose !
Vous qui croyez, respectez vos engagements ! La chair des bestiaux vous est permise à part ce qui, plus loin, vous sera énoncé. La chasse vous sera interdite, une fois que vous êtes sacralisés. La Volonté de Dieu fait Loi.
Croyants ! ne traitez point à la légère les rites du Seigneur ! Que ne soient point profanés par vous ni le Mois Sacré, ni les offrandes, ni les ornements suspendus au cou des victimes, encore moins ceux que leur piété a conduits vers la Demeure Sacrée, et qui viennent y quêter la grâce du Seigneur, n’ayant en vue que Son seul agrément. Une fois désacralisés, il vous sera licite de chasser. Que votre aversion pour ceux qui vous ont interdit l’accès à la Demeure Sacrée ne vous incite point au crime ! Aidez-vous plutôt les uns les autres à faire le bien à vous rendre plus pieux envers le Seigneur, et non à commettre le mal et perpétrer l’iniquité ! Et craignez Dieu ! Dieu est redoutable lorsqu’il sévit.
Il vous est interdit de consommer la bête morte, le sang, la viande de porc, les bêtes immolées à d’autres divinités qu’à Dieu ; les bêtes étouffées, assommées, mortes des suites d’une chute ou d’un coup de corne, ou celles qu’un fauve a dévorées, à moins d’avoir été au préalable égorgées à temps, enfin les bêtes immolées sur les autels païens. Il vous est interdit de même de consulter le sort par le moyen des flèches ! Ce ne peut être que turpitude ! Désormais tout espoir est perdu pour les Infidèles : plus jamais ils n’aboliront votre culte ! Ne les craignez pas ! Craignez-Moi ! J’amène en ce jour votre cuite à son point de perfection, vous accorde le summum de Ma Grâce, et agrée pour vous l’Islam pour religion ! Envers ceux qui se trouvent contraints, en temps de disette, et sans intention sacrilège, à consommer des aliments interdits, Dieu est Absoluteur et Miséricordieux
« Quels aliments nous seront-ils permis ? » Te sera-t-il demandé. Réponds : « Tout ce qui est bon vous est permis ! Vous pourrez aussi vous nourrir des proies saisies par des carnassiers dressés à cet effet, selon ce que Dieu vous a enseigné ! Mangez de ce gibier, ayant eu soin, au préalable d’invoquer le nom du Seigneur sur l’animal ». Craignez Dieu ! Dieu est si prompt dans Ses comptes !
Toute nourriture pure vous est désormais permise ! Vous pourrez en toute liberté user des aliments des Gens des Ecritures, comme ils ont licence d’user des vôtres. Il vous est permis de même de prendre vos femmes tant parmi les croyantes vertueuses que parmi les femmes non moins chastes, appartenant au peuple des Ecritures, sous réserve de les doter, de vivre avec elles, en union régulière, en dehors de toute luxure et de toute dépravation. Ceux qui rejettent la foi perdront le fruit de leurs œuvres et seront réprouvés dans l’Au-delà.
Croyants ! pour vous mettre en état de prier, lavez-vous le visage et les mains jusqu’aux coudes, passez-vous les mains sur la tête et lavez-vous les pieds jusqu’aux chevilles. Si vous êtes en état d’impureté, lavez-vous entièrement le corps. Si vous êtes malades ou en voyage, si l’un de vous revient des lieux cachés, si vous avez touché des femmes et que vous manquiez d’eau, attouchez alors une roche pure et lisse et essuyez-vous en la figure et les mains. Dieu n’entend point vous accabler de charges, mais seulement vous purifier et parachever en vous Sa Grâce. Ainsi Lui en seriez-vous reconnaissants
Rappelez-vous les bienfaits du Seigneur, n’oubliez pas surtout le pacte que vous conclûtes avec Lui, disant : « Nous avons écouté, nous obéissons ! » Craignez Dieu ! Dieu connaît vos plus secrètes pensées !
Croyants ! Soyez toujours stricts à remplir vos obligations envers Dieu, à témoigner selon l’équité ! Que votre aversion marquée pour un peuple ne vous incite pas à être injustes ! Montrez-vous justes, vous en serez d’autant plus pieux ! Craignez Dieu ! Dieu connaît si bien ce que vous faites !
A ceux qui croient et font le bien, Dieu promet en plus de son pardon assuré, une récompense infinie.
Ceux qui rejettent la foi et traitent Nos signes de mensonges, seront voués au feu éternel !
Croyants ! rappelez-vous cette grâce que vous fit le Seigneur, détournant de vous un coup que s’apprêtait à vous porter un groupe de vos ennemis ! Craignez Dieu ! Que les croyants se fient entièrement à Lui !
Dieu contracta alliance avec les fils d’Israël. Nous suscitâmes parmi eux douze chefs responsables. Le Seigneur leur dit : « Je serai avec vous ! Si vous observez la prière et acquittez l’aumône prescrite, si vous croyez en Mes Prophètes et leur prêtez assistance, si vous vouez enfin corps et bien à Me servir, je vous ferai remise de vos péchés et vous admettrai en des jardins baignés de ruisseaux ! Celui qui, après cela, Me reniera, aura dévié du droit chemin ».
Pour avoir ensuite rompu ouvertement leur alliance, ils se virent maudits de Dieu et leurs cœurs s’en trouvèrent endurcis. Ils s’emploient à fausser le sens des Ecritures, ils ont déjà oublié une partie de l’Enseignement qu’ils avaient reçu et tu ne cesseras de surprendre quelque perfidie de leur part, à l’exception d’un petit nombre d’intègres. Pardonne-leur leurs écarts ; sois indulgent : Dieu aime ceux qui font le bien.
Nous avons de même reçu en Notre Alliance ceux qui se disent chrétiens. Eux aussi laissèrent péricliter certains Enseignements qu’ils devaient observer. Nous suscitâmes dès lors entre eux inimitiés et haines fratricides jusqu’au jour du Jugement Dernier, où Dieu leur rendra compte de leurs œuvres.
Gens des Ecritures ! voici dépêché vers vous Notre Prophète : il met en évidence pour vous une grande partie de l’Ecriture que vous cachiez, omettant à dessein une autre partie, non moins importante. Il vous est venu, émanant de Dieu, une Lumière, un Livre explicite.
Ainsi Dieu guidera dans la voie du salut ceux, qui quêtent Sa grâce. Ainsi, ils se verront, avec son agrément, tirés de la nuit vers la clarté et mis sur le droit chemin.
Ceux qui ont dit : « Dieu n’est autre que le Christ, fils de Marie », ont rejeté la foi. Dis : « Il ne tiendrait qu’à Dieu, s’il le voulait, de réduire à néant le Messie, fils de Marie, ainsi que sa mère, et tous ceux qui peuplent la terre ! » Dieu n’est-Il pas le Souverain Maître des cieux et de la terre et de tout l’espace qui les sépare ? Il crée ce qu’il veut et détient la Toute-Puissance !
« Nous sommes les enfants chéris de Dieu et ses favoris ! » assurent les Juifs et les Chrétiens. Dis-leur : « Pourquoi donc vous punit-Il pour vos péchés ? Mais n’êtes-vous pas plutôt de simples mortels aussi bien que toute autre créature ? » Dieu pardonne à qui Il lui plaît de pardonner et Il punit qui ii veut ! Dieu est le Souverain Maître des cieux, de la terre et de l’espace qui les sépare, c’est à Lui que tout fera retour !
Gens des Ecritures ! Voici que Notre Prophète est venu à vous pour vous éclairer après une longue absence de Prophètes, plus jamais vous ne pourrez alléguer en excuse : « Nul n’est venu de la part de Dieu nous annoncer la bonne nouvelle, nul n’est venu nous avertir ». Le voici donc venu l’annonciateur et l’avertisseur ! Dieu a pouvoir sur toute chose !
Souviens-toi quand Moïse dit un jour à son peuple : « Soyez reconnaissants, mes frères, des bienfaits de Dieu envers vous. Il a fait surgir parmi vous tant de prophètes et a fait de vous un peuple de rois. Jamais aucune nation au monde ne fut comblée de tant de faveurs !
« O mon peuple ! Entrez en cette Terre Sainte que Dieu vous a destinée ! Ne tournez surtout pas le dos à l’ennemi ! Tout serait alors perdu pour vous ! »
« Un peuple redoutable y est installé, dirent-ils à Moïse, et nous ne pourrons occuper le pays que lorsqu’ils l’auront quitté ! Une fois qu’ils n’y seront plus, nous y ferons notre entrée ! »
Deux hommes d’entre ceux qui craignaient Dieu et qu’une grâce de Lui avait touchés, dirent alors : « Forcez la grande porte de leur ville, et quand vous l’aurez franchie, vous serez les vainqueurs ! Que votre espoir soit en Dieu, pour peu que vous croyez en Lui ! »
Mais tout le peuple s’écria : « Nous n’entrerons pas, Moïse, en cette contrée, tant qu’y seront ces hommes puissants ! Allez leur livrer bataille, ton Dieu et toi ; nous resterons ici à en attendre l’issue ! »
« Seigneur, dit Moïse, je n’ai de pouvoir que sur moi-même et sur mon frère. Fais en sorte, Seigneur, de ne point nous comprendre dans ce peuple pervers ! »
Le Seigneur répondit : « Cette terre sera interdite pour quarante ans aux fils d’Israël. Durant tout ce temps, ils seront condamnés à errer. Ne te tourmente pas pour un peuple rebelle ! »
Voici, en toute vérité, l’histoire des deux fils d’Adam que tu exposeras à ton peuple. Chacun des deux frères offrit un sacrifice. Celui de l’un fut agréé du Seigneur, celui de l’autre ne le fut point. Celui-ci cria alors à son frère : « Je te tuerai ». Le premier lui répondit : « Seule l’offrande de qui craint Dieu se trouve agréée du Seigneur !
« Si tu portes la main sur moi pour me tuer, je n’en ferai point de même envers toi : je crains trop Dieu, Maître de l’univers, pour commettre un tel crime !
« Je veux plutôt qu’en me tuant tu assumes et mes péchés et les tiens et sois voué au feu éternel, juste rétribution des pervers ».
Son ressentiment coupable le porta au meurtre : il tua son frère et fut depuis lors du nombre des réprouvés.
Le Seigneur dépêcha alors un corbeau qui se mit devant lui à gratter la terre, pour lui montrer comment inhumer le cadavre. Le meurtrier à cette vue, s’écria : « Malheur à moi ! Serai-je à ce point incapable de faire ce que fait ce corbeau et d’enfouir la dépouille de mon frère ? » Depuis lors, son cœur fut en proie au remords.
C’est pour cela que fut imposée par nous cette loi aux fils d’Israël : « Quiconque aura tué un être humain sans que celui-ci ait commis un homicide ou semé le désordre sur terre sera censé avoir tué l’humanité entière. Celui qui aura sauvé la vie d’un seul homme sera tenu pour le sauveteur du genre humain ». C’est ainsi, que par la voie de Nos Prophètes, maintes preuves irréfutables leur parvenaient l’une après l’autre ; un grand nombre d’entre eux n’en persiste pas moins à commettre des excès sur terre.
Voici quel devra être le châtiment de ceux qui entrent en lutte ouverte avec Dieu et Son Prophète et provoquent le désordre sur terre : ils pourront être mis à mort, crucifiés, avoir une main et un pied coupés en sens inverse, ou encore être bannis. Tel sera leur sort ignominieux en ce monde. Un tourment infini les attend dans l’Autre.
Hormis ceux qui se repentent sincèrement avant d’être pris. Sachez que Dieu est prêt à pardonner, qu’il fait miséricorde aux pénitents !
Croyants ! Craignez Dieu ! Cherchez, par tous les moyens, à vous concilier Ses faveurs ! Combattez vaillamment pour Sa cause ! Vous y gagnerez assurément votre salut !
Dussent les mécréants détenir tous les trésors réunis de la terre, voire en posséder le double et l’offrir pour se racheter du supplice au Jour du Jugement Dernier, cette rançon ne serait point acceptée de leur part. Un douloureux châtiment les attend.
En vain, chercheront-ils à échapper au feu. Leur supplice y sera éternel !
Le voleur et la voleuse auront la main tranchée, en sanction du méfait commis. Telle est la peine édictée par Dieu ! Dieu est Tout-Puissant, Il détient la Suprême Sagesse !
Quiconque, cependant une fois son forfait accompli, en ressentira le regret et s’appliquera à s’amender, se verra absous par Dieu, toujours disposé à la clémence. N’est-il pas le Dieu de miséricorde ?
Ne sais-tu pas que Dieu, Maître Souverain des cieux et de la terre, a tout pouvoir pour supplicier qui Il veut et faire grâce à qui Il veut ! La puissance de Dieu est infinie !
Prophète, ne te laisse point troubler par ceux qui se précipitent à l’envie vers l’infidélité, tant parmi ceux qui se disent croyants du bout des lèvres sans l’être de cœur, que parmi les adeptes du judaïsme ! Tout empressés à accueillir le mensonge, ils se prêtent aux manœuvres d’autres individus, non venus à toi, qui s’emploient à falsifier les Ecritures et qui leur disent : « S’il vous est répondu dans ce sens, vous accepterez la sentence ! Sinon, prenez garde d’y souscrire ! » Quoi que tu fasses en vérité, tu ne pourras rien pour le salut de ceux que le Seigneur a voulu perdre et dont les cœurs sont à jamais souillés ! Ceux-là seront couverts d’opprobre en ce monde et subiront un châtiment sans fin dans l’Autre !
Toujours prêts à accueillir le mensonge, rompu aux plus louches trafics, s’ils viennent te soumettre un différend, tu pourras à ton gré faire droit à leur requête ou ne point lui donner suite. Si tu t’abstiens de les juger, ils ne pourront te nuire en rien. Mais si tu les juges, que ce soit avec équité ! Dieu aime que l’on juge selon l’équité.
Comment, au surplus, te prendraient-ils pour juge, quand ils ont, par-devers eux, la Thora, où se trouvent réunies les sentences mêmes du Seigneur ? Et ils osent ensuite récuser l’arrêt de Dieu quand il leur est opposé ! Mais sont-ils vraiment des croyants ?
Jadis fut révélée par Nous la Thora pour servir de guide et de lumière. Ce fut d’après ce Livre que la justice était rendue parmi les Juifs aussi bien par leurs Prophètes qui s’étaient soumis à Dieu, que par leurs rabbins et leurs savants théologiens, qui tous avaient reçu l’Ecriture Divine en dépôt sacré et en furent témoins. Il leur était enjoint par le Seigneur : « Ne craignez pas les hommes mais craignez-Moi ! Ne faites pas un vil trafic de Mes Préceptes sacrés ! Ceux qui, appelés à juger, ne suivent pas la Loi révélée, voilà les vrais infidèles ! »
Nous avons prescrit dans la Thora à ceux qui pratiquent le judaïsme : « Vie pour vie, œil pour œil, nez pour nez, oreille pour oreille, dent pour dent. Les blessures relèveront du talion. Mais quiconque, par charité, renonce à exiger son droit, y gagnera l’absolution de ses fautes passées ». N’est-ce pas être vraiment injuste que de ne pas juger selon la Loi de Dieu !
Jésus, fils de Marie, envoyé par Nous, eut à recueillir la succession des Prophètes d’Israël ; il vint confirmer la Thora précédemment révélée. Nous lui donnâmes l’Evangile, guide lumineux, faisant écho à la Thora, et admonition aux âmes pieuses.
Que les Gens de l’Evangile jugent donc selon ce qui y est révélé ! Ceux qui ne jugent pas selon les Ecritures, sont eux les pervers.
Et voici que le Livre, message de vérité, t’est révélé par Nous, confirmant les Ecritures antérieures et les parachevant. Juge donc entre ces gens d’après ce que Dieu t’a révélé. Ne te laisse pas tenter par leur fausse doctrine pour abandonner la vérité qui t’est parvenue ! A chacune de vous, nations, nous avons fait un statut et une voie qui lui sont propres. Vous auriez formée une seule et même communauté, si Dieu l’avait voulu. Mais Il entend vous mettre à l’épreuve par les dons divers qu’il vous a faits. Courez à qui mieux mieux vers les bonnes œuvres ! Vous ferez retour un jour à Dieu qui vous expliquera vos divergences.
Juge entre eux selon ce que Dieu t’a révélé, sans nulle complaisance ! Prends garde de céder à leurs manœuvres pour leur sacrifier une part de ce que Dieu t’a enseigné ! S’ils passent outre à ta sentence, n’en sois pas étonné : la colère du Seigneur est prête à les frapper pour certains de leurs crimes. Nombreux sont les pervers parmi les hommes !
Serait-ce donc à la coutume païenne qu’ils préféreraient avoir recours pour être jugés ? Mais quelle meilleure sentence que celle énoncée par le Seigneur Lui-même pour un peuple qui croit fermement en Lui ?
Croyants ! ne vous faites point des alliés parmi les Juifs et les Chrétiens. Ne sont-ils pas les alliés les uns des autres contre vous ? Quiconque d’entre vous s’en fait des alliés sera des leurs ! Dieu ne saurait guider vers Lui les injustes !
Ceux à la foi chancelante recherchent avidement un tel appui : « Un malheur est vite arrivé ! » allèguent-ils pour s’excuser. Mais il se peut que Dieu accorde aux Croyants la victoire ou leur ménage une heureuse issue. Ils ne pourront alors que regretter d’aussi honteuses pensées !
Et les vrais Croyants se récrieront : « Sont-ce bien ceux-là qui juraient solennellement et tant de fois par Dieu d’être toujours à vos côtés ? » C’en est fait de toutes leurs œuvres méritoires ! N’ont-ils pas tout perdu à présent ?
Croyants ! si certains d’entre vous sont tentés d’abjurer leur foi, Dieu fera bientôt surgir toute une légion d’hommes qu’il aimera et qui l’aimeront ! Humbles vis- à-vis des croyants, ils seront fermement résolus contre les infidèles. Ils combattront dans la voie de Dieu et seront exempts de tout reproche ! Telle est la Grâce de Dieu, qu’il dispense à qui Il veut. Dieu détient La Suprême faveur ; Il est L’Omniscient !
Quels autres alliés, quels autres protecteurs pouvez- vous avoir, sinon Dieu, Son Prophète et les Croyants, ceux-là mêmes qui observent la prière, acquittent l’aumône et se prosternent devant Dieu ?
Ceux qui se rangent du côté de Dieu, de Son Prophète et des Croyants formeront le parti de Dieu ; ils seront assurés de la victoire !
Croyants ! gardez-vous de prendre pour amis, ceux qui ont reçu l’Ecriture et parmi les païens, ceux qui tournent votre culte en dérision et s’en raillent ouvertement ! Craignez Dieu, si vous êtes Croyants !
Dès qu’ils vous entendent appeler à la prière, ils se mettent à en rire et en font un jeu plaisant pour eux ! Ne déraisonnent-ils pas en vérité ?
Dis-leur : « Qu’avez-vous vraiment à nous reprocher, Gens des Ecritures, sinon que de croire en la Révélation qui nous est faite par Dieu, comme à Celles qui l’ont précédée, quand la plupart d’entre vous sont dénués de toute foi ».
Dis encore : « S’il peut y avoir pire rémunération auprès du Seigneur, ce ne peut être que celle réservée à ceux que le Seigneur a maudits, sur lesquels s’est abattue Sa colère et dont nombre se virent changés en singes et en porcs infâmes, pour avoir adoré les faux dieux ! Ne sont-ce pas ceux-là qui sont voués au pire destin, qui se trouvent les plus égarés du Droit Chemin ? »
Ils vous diront, se présentant à vous : « Nous croyons ! » Mais infidèles ils sont entrés, infidèles ils sont sortis ! Dieu connaît si bien le fond de leur pensée ? Que peuvent-ils dissimuler au Seigneur ?
L’on peut voir bon nombre d’entre eux commettre sans scrupule des actes douteux, se vautrer dans les abus, se repaître de gains illicites. Quel comportement exécrable que le leur !
Comme il serait bon que leurs prêtres et leurs docteurs leur fissent interdiction de propager le mensonge et de vivre de spéculations interdites ! Silence vraiment condamnable de leur part !
Les Juifs ne craignent pas d’affirmer : « La main de Dieu est enchaînée ». Que leurs propres mains soient enchaînées et qu’ils soient maudits pour leur blasphème ! Bien au contraire, Ses mains sont largement ouvertes, Il dispense Ses dons à profusion. Mais cette Révélation que tu reçois ne fait qu’accroître, chez certains d’entre eux, une révolte insensée et déchaîner encore plus leur impiété. Nous avons jeté parmi eux l’inimitié et l’hostilité réciproques et il en sera ainsi jusqu’au Jour Dernier. Chaque fois qu’un foyer de guerre se trouve allumé par leurs mains Dieu s’emploie à l’éteindre ; ils ne font que semer le désordre de par le monde, Dieu n’aime pas les fauteurs de désordre. !
Si les Gens des Ecritures se montraient croyants et craignaient Dieu, Nous leur ferions remise de leurs péchés, ils auraient accès aux jardins du délice.
S’ils mettaient vraiment en actes la Thora, l’Evangile et ce que Dieu leur a révélé, ils vivraient au sein de l’abondance. Il se trouve parmi eux, une communauté observant le juste milieu et fuyant tout excès. Mais il en est tant qui se vouent à mal faire.
Prophète, prends soin de porter aux hommes la Révélation qui t’est faite ! Si tu t’abstiens de le faire, tu auras failli à ta mission ! Dieu te protégera contre les hommes. Dieu ne dirigera jamais les infidèles.
Dis : « O Gens des Ecritures ! tant que vous n’aurez pas traduit en actes la Thora, l’Evangile et tout ce que Dieu a révélé, vous ne ferez rien de valable ! » Chez bon nombre d’entre eux cependant, révolte insensée et impiété ne feront que croître, à mesure que ce Livre t’est révélé. Ne t’afflige point pour un peuple infidèle !
Croyants, Juifs, Sabéens, Chrétiens, tous ceux en un mot qui croient en Dieu et au Jugement Dernier et font le bien seront à l’abri de toute crainte, exempts de toute affliction.
Nous contractâmes alliance avec les fils d’Israël. Nous leur envoyâmes Nos Prophètes. Chaque fois que le message Divin heurtait de front leurs penchants, tantôt ils traitaient les envoyés d’imposteurs, tantôt ils les faisaient périr.
Ils pensaient pouvoir échapper au châtiment Divin : ils n’en devenaient que plus aveugles, plus sourds. Dieu leur ayant ensuite pardonné, bon nombre d’entre eux en furent plus sourds, plus aveugles que jamais. Dieu, cependant, observait leurs agissements.
Ceux qui ont affirmé : « Dieu ne fait qu’un avec le Messie, fils de Marie » sont de vrais impies ! Jésus lui-même a dit aux fils d’Israël : « Adorez Dieu, mon Maître et le vôtre ! Dieu a interdit à jamais Son Royaume Eternel à quiconque Lui donne un associé ! Il sera à jamais voué à l’Enfer ; car point de secours n’auront les injustes ».
Tout aussi impie est cette autre affirmation : « Dieu est la troisième personne d’une Trinité ! » Il ne peut y avoir qu’un Dieu Unique ! Que l’on cesse de blasphémer de la sorte ! Si l’on s’y obstine aveuglement, un châtiment douloureux atteindra les mécréants.
Que ces égarés reviennent donc à Dieu ! Qu’ils implorent humblement Son pardon ! Dieu est toujours prêt à pardonner, Il fait miséricorde.
Qu’est-ce donc que Jésus, fils de Marie, sinon un Prophète comme tant d’autres qui l’ont précédé ? Sa mère était une sainte femme, tous deux se nourrissaient de mets, en mortels ! C’est ainsi que nous montrons Nos signes évidents aux incrédules. Mais vois aussi comment ils s’en détournent obstinément !
Dis : « Adorez-vous donc, en dehors de Dieu, ce qui ne peut avoir sur vous nulle action ni en bien ni en mal, quand Dieu seul entend tout, embrasse tout de Sa science ? ».
Dis : « O Gens des Ecritures ! ne soyez point excessifs dans vos dogmes ! Attachez-vous à la vérité ! Qu’avez-vous à renouveler les erreurs des gens qui se sont égarés avant vous, en ont égaré bien d’autres à leur suite et se sont très éloignés du Droit Chemin ? »
Ceux d’entre les enfants d’Israël qui avaient tourné le dos à la foi ont été maudits par la bouche de David et celle de Jésus pour avoir été rebelles au Seigneur et avoir commis l’iniquité.
Ils demeuraient indifférents devant le mal, évitant de se censurer les uns les autres. Comportement infâme s’il en fut !
Il s’en trouve bon nombre qui se font des alliés parmi les païens infidèles ! Funeste parti que celui qu’ils ont pris, appelant du coup sur eux la Colère de Dieu et se vouant au supplice éternel !
Auraient-ils jamais pris pour alliés les païens s’ils avaient tant soit peu cru en Dieu, en Son Prophète et en l’Ecriture révélée ? La plupart d’entre eux ne font qu’intriguer.
L’on peut voir que les pires ennemis des Croyants sont les juifs et les païens et que les plus près de les aimer sont les chrétiens ; car ils comptent parmi eux des prêtres et des moines et se montrent pleins d’humilité !
Lorsqu’ils entendent ce que Dieu a révélé au Prophète, ils sont saisis par la vérité du message et leurs yeux se gonflent de larmes. Et ils s’écrient : « Seigneur ! Nous croyons ! Veuille nous faire inscrire au nombre des témoins !
« Et qu’aurions-nous à ne pas croire en Dieu et en la Vérité qui nous parvient, à ne point nourrir l’espoir d’être reçus par Dieu au nombre des Justes ? »
Dieu, en prix de leurs pieux sentiments, leur attribuera pour l’Eternité, des jardins baignés d’eaux vives. Digne récompense de ceux qui font le bien !
Ceux qui n’auront pas cru et auront crié au mensonge devant Nos Signes, seront voués au feu éternel.
Croyants ! Gardez-vous bien de vous interdire les bons aliments que Dieu a fait licites pour vous ! Evitez cependant tout excès : Dieu n’aime pas qu’on soit immodéré !
Mangez en toute liberté de tout ce que Dieu vous a donné de licite et de pur pour subsister ! Soyez pieux envers Dieu, en Qui vous croyez !
Dieu ne vous reprochera pas des serments proférés à la légère, mais ceux que vous prononcez délibérément. En cas de parjure, vous les expierez en donnant à manger à dix pauvres de ce dont vous-mêmes nourrissez normalement les vôtres, ou en leur procurant des vêtements, ou bien en affranchissant un esclave. Quiconque n’en aura pas les moyens, accomplira un jeûne de trois jours. Telle sera l’expiation de vos serments parjurés. Soyez réservés dans vos serments. C’est ainsi que Dieu vous expose clairement Ses Signes, peut-être saurez-vous Lui en être reconnaissants.
O Croyants ! les boissons enivrantes, les jeux de hasard, les sacrifices païens, la divination sont autant d’œuvres infâmes inspirées du Démon. Fuyez-les : vous en serez plus près de la félicité !
Quelle autre intention peut nourrir Satan, sinon de semer entre vous la haine et la discorde, de vous détourner de la prière, de vous éloigner de la pensée du Seigneur, par l’instrument du vin et du jeu ? Cesserez-vous enfin de vous y livrer ?
Obéissez au Seigneur ! Obéissez au Prophète ! Prenez garde ! Si vous passez outre et vous détournez du Seigneur, Notre envoyé, du moins, vous aura clairement transmis le message : il n’a point d’autre mission.
Il n’est pas de grief à faire à ceux qui croient et font le bien pour ce qu’ils peuvent consommer de nourriture, pourvu qu’ils craignent Dieu, croient et fassent le bien ; puis, qu’ils persévèrent sans arrêt dans la foi et les bonnes œuvres, toujours craignant le Seigneur et pratiquant la vertu. Dieu aime tant ceux qui font le bien !
Croyants ! Dieu, pour vous éprouver, mettra le gibier à portée de vos mains et de vos lances. Dieu connaîtra ainsi celui qui le craint en son for intérieur. A quiconque, par la suite, passera outre aux commandements de Dieu, sera réservé un douloureux supplice.
O Croyants ! abstenez-vous de tuer le gibier, une fois que vous êtes en tenue consacrée de pèlerin. Celui d’entre vous qui en tuerait intentionnellement enverra, à la Kaâba, en offrande, une tête de bétail équivalant au gibier tué, selon la décision de deux hommes d’entre vous, reconnus experts en la matière. On pourra aussi nourrir, en expiation, un nombre déterminé de pauvres ou en fournir l’équivalent en jeûne, afin que le fautif sente le mal découlant de son action. Pour ce qui relève du passé, Dieu le couvrira de Son pardon. Mais quiconque récidive encourra le châtiment du Seigneur. Dieu est Tout-Puissant et Implacable quand Il sévit.
Il vous est permis, au contraire, de pêcher, de vous nourrir du produit de votre pêche, que vous soyez à demeure ou en voyage. Mais le gibier vous demeure interdit, tant que vous êtes en état consacré de pèlerin. Craignez Dieu devant Qui vous aurez un jour à comparaître !
Dieu, pour le bien des hommes, institua la Kaâba, Edifice Sacré, et pour leur bien institua de même les mois sacrés, les bêtes à immoler au Seigneur, et les guirlandes qu’on leur suspend au cou. Sachez bien que Dieu connaît toute chose dans les cieux et sur la terre et qu’il est l’Omniscient !
Sachez que Dieu est terrible quand Il sévit, qu’il est aussi Absoluteur et fait miséricorde aux pénitents !
Le Prophète n’est tenu qu’à transmettre le message. Mais toutes vos pensées sont connues de Dieu, des plus patentes aux plus intimement celées.
Dis : « Le bien et le mauvais ne sauraient être tenus d’égale valeur, dû le second impressionner par sa quantité. Craignez donc Dieu, êtres doués de raison ! Atteindrez-vous, ainsi, à la Félicité ».
Croyants ! évitez les questions abusives au Prophète à propos de choses qu’il serait fâcheux pour vous de trop approfondir ! Craignez que le Coran, dont la révélation se poursuit, ne vous donne la réponse ! Mais Dieu, plein de mansuétude et d’indulgence, vous a déjà pardonné de tels écarts.
Certains peuples jadis, avaient posé ces questions et devinrent ensuite infidèles : ayant rejeté la réponse reçue de Dieu.
Dieu n’a point institué de tabous frappant certaines bêtes du troupeau, chameaux, chamelles, et brebis. Mais ceux qui sont infidèles se plaisent à forger de toutes pièces des mensonges qu’ils prêtent arbitrairement à Dieu. Fort peu d’entre eux sont capables de réfléchir.
Lorsqu’on leur dit : « Ayez recours à la révélation de Dieu et à l’avis du Prophète ! », ils s’écrient : « La coutume de nos pères nous suffira ! » Eh quoi ! Et si leurs pères ne savaient rien et se trouvaient en plein égarement !
O vous qui croyez ! Songez à votre propre salut ! Que vous importe que d’autres s’égarent, si vous êtes sur la voie de Dieu ! Vous ferez un jour retour à Dieu, qui vous rappellera toutes vos œuvres.
 Croyants ! lorsqu’à l’article de mort vous désirez tester, il vous est prescrit de faire appel à deux témoins honorables de votre confession ou de toute autre confession, si vous êtes en voyage et vous sentez aux approches de la mort. Ces témoins seront retenus après la prière ; au cas où vous éprouveriez des doutes à leur sujet, ils devront prêter ce serment : « Nous jurons de ne faire nul trafic de notre témoignage, fût-ce au profit d’un proche parent, de ne point celer ce que Dieu nous prescrit de révéler : car nous serons alors coupables aux yeux de Dieu ».
S’il se révèle que ces témoins ont forfait à l’honnêteté, il leur sera substitué deux autres, pris parmi ceux qu’ils auront lésés par leur témoignage, et qui se trouvent être, en même temps, les plus qualifiés d’entre eux. Les deux nouveaux témoins devront prêter serment devant Dieu en ces termes : « Nous jurons que notre témoignage a plus de poids que celui des deux premiers témoins, et affirmons ne rien rapporter qui soit inexact, car nous commettrions une vraie iniquité ! »
C’est là le moyen d’obtenir des témoignages valables et d’amener les témoins à plus de circonspection, par la crainte qu’ils auront de voir récuser leurs témoignages. Craignez Dieu ; soyez attentifs à Ses commandements. Dieu ne guidera jamais les pervers.
Dieu rassemblera un jour par-devers Lui les Prophètes, Il leur dira : « Que vous a-t-on répondu ? » Les Prophètes répondront : « Quel savoir pourrions-nous avoir devant Toi dont la Science infinie a percé tous les Mystères ? »
Dieu, s’adressant à Jésus, fils de Marie, lui dira : « Rappelle-toi Jésus, fils de Marie, Mes bienfaits envers toi et ta mère ! Je t’ai donné pour soutien le Saint- Esprit. Dès le berceau, tu parlais à la foule, comme plus tard homme fait. Je t’ai enseigné le Livre, la Sagesse, la Thora et l’Evangile. Tu te mis, avec Ma permission à modeler de la terre en forme d’oiseau et la terre se faisait oiseau, de par Ma volonté ! Tu guérissais l’aveugle-né et le lépreux avec Ma permission, tu faisais aussi, avec Ma permission, ressusciter les morts ! Tant de preuves évidentes devaient convaincre les fils d’Israël. Certains d’entre eux, cependant, incrédules, s’écriaient : « Ce n’est que pure magie ! » Tu fus tenu par Moi à l’abri de leur complot ».
Par Révélation expresse de Moi, j’ai enjoint aux Apôtres : « Croyez en Moi et en Mon Prophète ! » Ils s’écrièrent aussitôt : « Nous croyons en vérité ! Sois témoin que nous sommes soumis à Dieu ! ».
Il vint un jour où les Apôtres dirent à Jésus : « O Jésus, fils de Marie, Ton Maître pourra-t-il faire descendre du ciel, à notre intention, une table chargée de mets ? - Eh quoi ! fit Jésus. Ne seriez-vous pas croyants ? Ne craignez-vous pas Dieu ? »
- « Oui, nous voulons en manger : nous en aurons ainsi le cœur net, serons plus sûrs que tu nous dis la vérité et pourrons nous en porter témoins ».
- « Mon Dieu, ô Notre Maître, dit alors Jésus, fais descendre du ciel, à notre intention, une table toute servie qui marquera pour les premiers comme pour les derniers d’entre nous une fête à célébrer, et qui sera un Signe de Ta part. Nourris-nous, Seigneur ! N’es-Tu pas le meilleur des donateurs ! »
« Soit ! répondit le Seigneur mais à celui d’entre vous qui sera ensuite incrédule, je ferai subir un tourment tel que nul autre au monde n’en connaîtra de pareil ! »
Vint un jour où le Seigneur dit à Jésus : « Est-ce toi, Jésus, fils de Marie, qui as dit aux hommes de te prendre, toi et ta mère pour divinités, en dehors de Dieu ? » Jésus répondit : « Que Ton nom soit glorifié, Seigneur ! Comment pourrais-je en vérité le proclamer, n’en ayant nullement le droit ! Tu l’aurais su, Seigneur, si je l’avais proféré, car Tu connais le fond de ma pensée, mais je ne sais rien de la Tienne, il n’est point de mystère que Ta science ne puisse dévoiler.
« Qu’ai-je pu dire aux hommes, sinon ce que Toi même m’as ordonné, à savoir : « Adorez Dieu, Mon maître et le vôtre ! » Je peux en porter témoignage à leur encontre pour le temps que j’ai vécu parmi eux. Mais une fois que Tu m’as rappelé à Toi, Toi seul désormais les observais, car de toute chose Tu es le témoin.
« Si tu ordonnes leur châtiment, Tu agiras en Maître ; car ils sont Tes créatures ; si Tu leur pardonnes, n’es- Tu pas le Tout-Puissant, le Sage par excellence ? »
Dieu dit alors : « Voici venu le jour où les justes recueilleront le fruit de leur loyauté : ils auront, pour séjour éternel, des jardins baignés d’eaux vives ; Dieu les recevra en Sa Grâce ; ils en seront comblés d’aise et pénétrés d’amour pour le Seigneur. Succès immense s’il en fut jamais ! »
Dieu est le Maître Souverain des cieux et de la terre et de tout ce qu’ils renferment ! Il est le Tout-Puissant !
Louange à Dieu qui créa les cieux et la terre et forma les ténèbres et la lumière. Les incroyants persistent cependant à donner des égaux à leur Seigneur.
C’est Lui qui vous a tirés du limon, puis a fixé un terme à chaque vie, et décrété un autre terme, connu de Lui seul, où vous serez ressuscités. Mais vous contestez toujours ces vérités.
Il est Dieu, Souverain Maître des cieux et de la terre. Il connaît vos pensées intimes et celles clairement énoncées. Il n’est point une action de vous qui échappe à Son regard.
Quelque signe du Seigneur qui leur parvienne, les mécréants s’en détournent obstinément.
N’ont-ils pas traité de mensonge la vérité venue à eux ? Elle est pour eux objet de raillerie : le sens leur en sera plus tard révélé.
Que de générations cependant n’avons-nous pas anéanties avant vous ? Nous les avions pourtant établies plus fermement que vous sur terre et doté de moyens plus puissants ; nous avions fait pour eux les pluies plus abondantes et avions fait couler les fleuves à leurs pieds. Nous fîmes périr cependant tous ces peuples en punition de leurs crimes, et appelâmes à la vie de nouvelles générations !
Un vrai livre écrit sur parchemin, que chacun pourrait palper, te serait-il envoyé par Nous du ciel ; que les mécréants s’écriraient encore : « Ce n’est que pure magie ! »
« Que n’est-il assisté d’un Ange ? » disent-ils. Mais si un Ange descendait, leur destin serait accompli, plus aucun répit ils n’auraient.
Même si l’Envoyé était un Ange, Il apparaîtrait sous des traits humains ; et le problème qu’eux-mêmes ont soulevé n’en sera point résolu pour autant.
Des Prophètes, avant toi, furent tournés en dérision. Mais ceux-là mêmes qui s’en moquaient furent emportés par les châtiments qu’ils raillaient.
Dis : « Allez de par le monde et voyez comment ont fini ceux qui ont crié au mensonge ! »
Dis : « A qui appartient ce qu’enferment les cieux et la terre ? » Réponds : « A Dieu ! Dieu s’est prescrit pour loi la miséricorde. Il vous réunira certes par devers Lui pour le Jour de la Résurrection ; Il n’y a pas de doute à ce sujet. Mais ceux qui devront ce jour perdre leurs âmes, pourraient-ils jamais y croire ? »
Tout ce qu’éclaire le jour et enveloppe la nuit Lui appartient. Il entend tout, Il est l’Omniscient.
Dis : « Comment pourrais-je jamais prendre pour maître et protecteur un autre que Dieu, créateur des cieux et de la terre, Lui qui nourrit les êtres ; mais n’est point nourri. » Dis : « J’ai reçu expressément ordre de me soumettre à Dieu. Ne te joins pas au groupe des païens ! »
Dis encore : « Je crains, en désobéissant à Dieu, d’encourir son juste châtiment, par un jour redoutable. »
Celui à qui, en pareil jour, ce tourment sera épargné, bénéficiera de la grâce de Dieu. Succès éclatant, s’il en fut jamais !
Si Dieu t’afflige d’un malheur, quel autre que Lui pourra y mettre fin ? Si c’est un bonheur qu’il t’envoie, nul ne saurait s’y opposer, car Il est le Tout-Puissant.
Maître absolu de Ses sujets, Il détient la Sagesse suprême et se tient informé de tout.
Dis : « Quel témoignage est vraiment plus digne de foi ? » Réponds : « C’est celui de Dieu que j’érige en témoin entre vous et moi. Ce Livre m’a été révélé par Dieu pour vous avertir, vous et tous ceux que doit toucher ce message. Quoi ! Témoignerez-vous, qu’il est d’autres divinités que Dieu ? » Réponds : « Non, tel ne sera point mon témoignage ! Il n’est qu’un Dieu unique ; je répudie hautement vos fausses divinités, associées indûment à Dieu ! ».
Ceux auxquels nous avons donné des Ecritures ne peuvent que reconnaître ce Livre pour vrai, comme ils reconnaissent leurs propres enfants. Mais, ceux qui ont perdu leurs âmes ne peuvent y croire.
Quelle plus grande injustice que de forger un mensonge pour l’imputer à Dieu, de traiter de faux les Signes du Seigneur ? Il n’est point de succès à attendre pour les pervers.
Un jour, tous auront à comparaître devant Nous ; Nous dirons alors aux adorateurs de faux dieux : « Où sont ces associés que vous prêtiez à Dieu ? »
Ils ne pourront alors que balbutier, pour toute défense : « Par Dieu, Notre Seigneur, nous n’avons jamais été des païens ! »
C’est ainsi qu’ils se renieront eux-mêmes, ayant vu s’écrouler leurs déités mensongères.
Certains parmi eux viennent recueillir tes propos. Mais nous mettons comme un voile épais sur leur entendement, afin qu’ils n’en comprennent rien, et les faisons durs d’oreille. Verraient-ils tous les Signes de Dieu qu’ils n’y croiraient pas ! S’ils viennent à discuter avec toi, ils n’ont que ce mot à la bouche : « Ce ne sont que de vieilles fables ».
Ils s’emploient à en détourner les autres et s’en tiennent eux-mêmes éloignés. Mais ils ne font que se perdre sans s’en douter.
Si tu pouvais les voir debout aux abords des flammes, tu les entendrais gémir : « Ah ! Si nous pouvions revivre sur terre ! Plus jamais nous ne traiterions de mensonges les Signes de Dieu ; nous serions du nombre des croyants. »
C’est qu’ils ont vu alors, étalé au grand jour, le fond de leur pensée ; s’ils revenaient au monde, ils referaient ce qui leur était reproché. Aussi bien n’auront-ils fait que mentir.
« Il n’y a pas d’autre vie, affirment-ils, que celle d’ici- bas : nous ne serons pas ressuscités ».
Si tu pouvais les voir comparaissant devant le Seigneur ! « Eh bien ! leur dira-t-Il ceci n’est-il pas vrai ? » ils répondront : « Que oui, par Notre Seigneur ! » - « Goûtez donc le tourment, pour avoir rejeté la foi ! » leur sera- t-il répondu.
Ceux-là se perdent à jamais, qui refusent de croire en la rencontre de Dieu. Lorsque l’heure fatale les surprendra, ils s’écrieront : « Malheur à nous de ne pas y avoir songé à temps ! Ils porteront sur le dos tout le fardeau de leurs péchés. Ce sera la pire charge qui soit.
La vie du monde n’est que vanités, jeux futiles ! L’Au-delà a bien plus de prix pour qui craint Dieu ! Que n’y pensez-vous sérieusement ?
Oui, Nous savons à quel point leurs propos t’affligent. Ce n’est pas toi qu’ils traitent d’imposteur. Mais c’est le propre des injustes de rejeter les Signes de Dieu.
Que de Prophètes avant toi se sont vus accusés de mensonges : Ils ont enduré avec constance d’être traités d’imposteurs et d’être persécutés, jusqu’au jour où leur vint enfin Notre secours. Les arrêts de Dieu s’accompliront toujours. L’histoire des Prophètes t’est déjà en partie parvenue.
Leur indifférence te pèse, si tu le pouvais, tu te creuserais une galerie sous terre, ou tendrais une échelle vers le ciel pour leur apporter un miracle. Mais si Dieu le voulait, ils seraient tous ensemble à suivre le droit chemin. Ne raisonne pas en ignorant !
Seuls, répondront à ton appel, ceux qui auront su l’entendre. Pour les morts, Dieu les ressuscitera, puis vers Lui ils feront retour.
Les incrédules ont dit : « Que n’est-il donné à cet homme par son Seigneur, d’accomplir un prodige sous nos yeux ? » Dis leur : « Dieu a toute puissance pour réaliser un miracle ». Mais la plupart d’entre eux ne le savent pas !
Il n’est point de bête rampant sur terre, d’oiseau fendant l’air de ses ailes qui ne forment des sociétés semblables aux vôtres. Rien n’a été omis dans le Livre Eternel. Puis vers le Seigneur ils seront rassemblés.
Ceux qui rejettent Nos versets, les traitant de mensonges, sont sourds, muets et ne font qu’errer dans la nuit. Dieu égare ceux qu’il veut perdre, Il ramène vers Sa voie ceux qu’il veut sauver.
Dis-leur : « Que vous en semble-t-il si le châtiment tant redouté venait à s’abattre sur vous, ou si l’heure fatale vous surprenait ? de quel autre que Dieu imploreriez-vous assistance, â supposer que vous soyez de bonne foi ?
« C’est Dieu seul que vous invoquerez alors. Lui seul vous délivrera, s’il le veut, des maux contre lesquels vous L’implorez. Vous oublierez assurément toutes vos divinités mensongères ».
Nous avons envoyé avant toi plus d’un Prophète aux peuples révolus. Nous les fîmes choir ensuite dans l’adversité et les accablâmes de maux, pour les amener à plus d’humilité.
Si seulement ces peuples, durement atteints par nos coups, s’étaient mis à nous implorer ! Bien au contraire, leurs cœurs s’endurcissaient ; Satan les abusait sur leurs actes pervers qu’il parait à leurs yeux de faux attraits !
Dès lors qu’ils eurent oublié l’Enseignement reçu naguère, Nous ouvrîmes pour eux toutes les portes de la jouissance, si bien qu’ils se trouvèrent tout aises de posséder tant de biens. Alors brusquement, et à leur grande consternation, Nous les surprîmes et les emportâmes.
Ainsi se trouvèrent anéanties les générations injustes ! Gloire à Dieu, Souverain Maître de l’Univers !
Dis-leur : « Qu’en serait-il de vous, si Dieu vous ôtait brusquement, l’ouïe, la vue et vous laissait privés de toute conscience ? Quelle autre divinité pourrait vous les rendre, en dehors de Dieu ? » C’est ainsi que sont développés par Nous les arguments probants. Vois aussi comment ils s’en détournent obstinément.
Dis-leur : « Que vous en semble-t-il si jamais le châtiment de Dieu s’abattait sur vous à l’improviste, ou venait à vous ouvertement, ne serait-ce pas les injustes qui seraient anéantis ? »
Il n’est qu’une seule mission assignée par Nous aux Prophètes : celle d’annoncer la bonne nouvelle et d’avertir. Ceux qui croient et font le bien n’éprouveront plus ni crainte ni affliction.
Ceux qui auront, au contraire, crié au mensonge face à Nos Signes, seront atteints par le tourment, en prix de leur iniquité.
Dis : « Je ne prétends ni posséder les trésors infinis de Dieu, ni connaître les mystères cachés aux humains, pas plus que je ne suis un Archange ! Je ne fais que suivre ce qui m’est révélé ». Dis encore : « L’aveugle et le clairvoyant seraient-ils jamais tenus pour égaux ? On fera bien d’y réfléchir ».
Que ce Livre soit, par ta voie, une mise en garde pour ceux qui appréhendent d’avoir à comparaître devant leur Seigneur, n’ayant nul maître ni défenseur pour soutenir leur cause ! Peut-être en seront-ils plus pieux envers Dieu !
Ne repousse pas ceux qui ne font que prier Dieu matin et soir, par seul désir de contempler Sa face. Ils n’ont point de compte à te rendre en quoi que ce soit, pas plus que tu n’es tenu de leur en rendre. Pense qu’en les repoussant tu serais du nombre des injustes !
C’est ainsi que nous éprouvons les hommes les uns par les autres, les faisant de conditions différentes. C’est pourquoi l’on entendra certains s’écrier : « Dieu n’a donc trouvé parmi nous que cette engeance pour lui dispenser Ses Faveurs ? » Mais Dieu est mieux informé que quiconque de ceux qui Lui sont dévoués.
Lorsque tu verras venir à toi ceux qui croient en Nos Signes, dis-leur : « Salut ! Dieu s’est prescrit la miséricorde ! A ceux d’entre vous qui auront commis le mal par ignorance et qui, étant revenus de leurs erreurs, se seront amendés, Dieu fera remise de leurs péchés ; car Il est le Clément le Miséricordieux ».
C’est ainsi que se trouvent clairement exposés Nos Signes, et en même temps dénoncée la voie des criminels !
Dis : « Il m’a été interdit d’adorer ceux que vous invoquez en dehors de Dieu ». Dis encore : « Je ne me laisserai pas entraîner par vous vers un culte impie : sinon je me perdrais à jamais et ne serais plus sur la voie de Dieu ».
Dis : « Je m’en tiens à la vérité indubitable, celle que je tiens de mon Seigneur et que vous traitez de mensonge. Quant au prodige qui vous tient à cœur et que vous êtes si impatients de voir, comment puis-je l’accomplir de ma propre initiative ? Dieu en décidera. Il fera éclater la vérité à son heure : Il est le meilleur des juges.
« Si d’ailleurs ce pouvoir m’eût été donné et que j’eusse répondu à vos pressants appels, tout serait résolu entre nous à présent ! » Dieu connaît mieux que quiconque les vrais coupables.
Il détient les clefs de l’Inconnu, Lui seul peut en percer le mystère. Il connaît ce que recèle la terre en son sein, l’Océan dans ses abîmes. Nulle feuille ne choit sans qu’il le sache. Il n’est point de germe dans les entrailles du sol, ni de brindille verte ou desséchée qui ne soient dénombrés dans un livre explicite !
C’est Lui qui suspend le cours de votre vie durant la, nuit et connaît toutes vos actions de la journée. Il vous rappelle ensuite à la vie quotidienne, afin qu’échoie pour vous le terme assigné à vos jours. Puis vous ferez retour à Lui ; Il vous rendra compte de toutes vos actions passées.
Il règne en Maître Souverain sur Ses sujets. Des Anges délégués par Lui auprès de vous prennent note de tous vos actes. Puis, à l’heure de la mort, des messagers venus exprès recueilleront votre âme expirante, sans jamais faillir à leur devoir.
Les hommes seront ensuite rendus à Dieu, leur seul Maître et leur vrai principe. Toute décision procède de Lui ; Il est si prompt à dresser un bilan !
Dis-leur : « Qui donc invoqueriez-vous humblement au plus profond de la nuit, sur terre comme en pleine mer, implorant tout bas Son assistance : ô Seigneur, délivre-nous de ce péril extrême, nous T’en rendrons grâce, Seigneur ! »
Réponds : « Mais c’est Dieu seul qui peut vous sauver d’un tel péril, et de bien d’autres encore ; vous vouez ensuite un culte impie à de vaines idoles ! »
Dis : « C’est Lui, Dieu, qui peut encore susciter contre vous, en juste châtiment un cataclysme fonçant sur vous du haut des cieux ou surgissant soudain des profondeurs terrestres, ou bien vous plonger dans le chaos sanglant des guerres fratricides, vous livrant à la merci les uns des autres. Ainsi se trouvent variés pour vous Nos Enseignements, afin d’être mieux saisis des incrédules ».
Sans doute ton peuple tient-t-il ce livre pour mensonger, quand il est la vérité même ! Dis : « Je ne puis en rien répondre de vous, si vous refusez de croire ».
Chaque évènement annoncé viendra en son temps, vous le saurez tôt ou tard !
Certains se vouent à critiquer sans respect Nos versets. S’il t’arrive de les rencontrer, prends bien garde de te joindre à leur groupe, à moins qu’ils ne changent d’entretien ! Peut-être, par la suite, Satan te fera-t-il oublier notre défense ? Pour autant que le souvenir t’en revienne, ne reste pas plus longtemps en la compagnie des pervers !
Sans doute, ceux qui craignent Dieu n’ont-ils pas à s’enquérir du comportement des impies. Encore peuvent-ils les rappeler à plus de respect, les amener à plus de crainte envers Dieu !
Romps tout lien avec ceux qui n’ont d’autre religion que jeux futiles et vaines distractions, et que la vie du monde a séduit par ses faux attraits ! Applique- toi, par ce livre, à édifier les âmes, à réveiller les consciences des mortels ! Dis-leur qu’ils y prennent bien garde ! Un moment viendra où leurs fautes accumulées les perdront à jamais, et plus ne trouveront protection ni appui auprès de Dieu, pas plus que ne seront acceptées toutes les compensations qu’ils pourront offrir. Un breuvage brûlant leur sera servi, un supplice douloureux réservé, en prix d’avoir été incrédules.
Dis : « Adresserions-nous nos vœux à qui ne peut nous être utile ni nous causer le moindre mal ? Mais ce serait alors pour nous rebrousser honteusement chemin, après que Dieu nous ait montré Sa Voie ; tel cet homme dont les démons ont troublé l’esprit et l’ont égaré sur la terre. Des compagnons l’appellent cependant à eux : « Viens avec nous ! » et s’efforcent de le ramener au droit chemin. Dis : « Il n’est de Voie droite que Celle de Dieu ! Et ordre nous est venu de nous soumettre au Maître de l’Univers,
« Ainsi que d’accomplir strictement la prière, et d’être pieux envers Dieu, Celui vers qui nous serons un jour rassemblés ».
C’est Lui qui créa les cieux et la terre, les faisant à dessein, dans un but sérieux. Le jour où il dira : « Que cela soit ! » Sa parole sera la vérité, et il n’y aura plus d’empire que le Sien quand sonnera le cor du Jugement Dernier. Sa science embrasse les Mystères cachés et le Monde visible. Il est le Sage, l’Omniscient !
S’entretenant avec son père Azar, Abraham lui dit un jour : « Prendrais-tu pour divinités des idoles ? Vous me paraissez, ton peuple et toi, dénués de tout bon sens ! »
Ce fut alors que, pour raffermir Abraham dans la foi, Nous étalâmes sous ses yeux, le Royaume des cieux et de la terre.
Comme la nuit tombait, il aperçut un astre brillant : « C’est là mon Seigneur ! » fit-il. Mais bientôt l’étoile déclinait pour disparaître à l’horizon. « Ce qui disparaît ne peut m’attacher » dit Abraham.
Bientôt, il vit poindre la lune. « Cela est mon Dieu ! » dit-il. Mais la lune elle-même s’étant couchée, Abraham s’écria : « Si mon Dieu ne me guide pas, je serai du nombre des égarés ».
Il vit enfin se lever le soleil : « Voilà bien mon Dieu, cette fois ! N’est-il pas plus grand ? » Lorsque le soleil eut disparu : « Peuple, dit-il, je répudie bien haut tous ces faux dieux que vous osez joindre au Seigneur.
« Je ne peux que tourner la face, en vrai croyant, vers Celui qui fit les cieux et la terre, et ne puis être un païen ».
Les gens de son peuple tentèrent de l’en dissuader. Abraham leur répondit : « Disputeriez-vous avec moi de Dieu, quand c’est Lui-même qui m’a fait voir la vérité ? Je défie au surplus vos faux dieux de me nuire en quoi que ce soit, à moins que Dieu ne le veuille, car Sa science embrasse tout. Que ne puis-je vous en convaincre !
« Comment pourrais-je redouter vos dieux d’emprunt quand vous-mêmes ne craignez point de les adjoindre au Seigneur, sans que rien de sa part ne soit venu le confirmer ? De l’un ou de l’autre parti lequel peut prétendre à la quiétude ? Dites-le, si vous en êtes sûrs ! »
Ceux qui croient et n’altèrent point leur foi d’injustice, ceux-là seuls se trouvent en sécurité et n’ont plus à craindre de tourment ; ceux-là seuls suivent le vrai chemin.
Telle fut la preuve décisive dont Nous pourvûmes Abraham contre son Peuple ! C’est ainsi que nous élevons en rang celui qu’il Nous plaît d’élire. Ton Seigneur est le détenteur de toute sagesse ; Sa science est infinie !
Nous lui donnâmes pour fils Isaac et Jacob, que nous guidâmes dans Notre voie, comme avait été guidé Noé. Il compta au nombre de ses descendants David, Salomon, Job, Joseph, Moïse, Aaron. C’est ainsi que sont récompensés par Nous les Justes.
Il eut aussi pour descendants Zacharie, Jean, Jésus, Elie, tous connus pour leur vertu.
Il compta de même au nombre des siens Ismaël, Elisée, Jonas, et Loth qui tous bénéficièrent de Nos faveurs et furent élevés au rang d’élus.
Nous favorisâmes de même une partie de leurs ancêtres, de leurs descendants et de leurs contribules, que Nous élîmes entre tous et guidâmes dans Notre Voie.
Telle est la lumière bénéfique de Dieu, par laquelle Il dirige qui Il veut parmi Ses serviteurs. Si ces prophètes Lui avaient associé de faux dieux, ils eussent vu toutes leurs œuvres anéanties.
Voilà ceux à qui Nous donnâmes l’Ecriture, la sagesse, et la prophétie. Si Cette génération refuse d’y croire, Nous saurons bien en confier le dépôt à d’autres qui s’y attacheront fermement.
Voilà ceux que Dieu a guidés dans Sa Voie. Applique-toi à suivre leur trace. Dis à ceux que tu prêches : « Je ne m’attends à nul salaire pour ce message : ce n’est qu’un rappel édifiant pour l’Univers ».
Ceux-là mésestiment fort la Puissance de Dieu, qui soutiennent : « Il n’a jamais rien révélé à un mortel ». Dis leur : « Mais qui a révélé le Livre que jadis, apporta Moïse en guide et lumière pour les humains ; ce livre dont vous exhibez seulement quelques fragments, transcrits sur des feuillets, et dont vous cachez une bonne partie ? Ainsi fûtes-vous instruits de choses que point ne saviez, autant que vos pères. Réponds : « Mais c’est Dieu ! » Puis laisse-les se complaire en leurs vaines disputes.
Ceci est un Livre béni qui t’est révélé, un Livre confirmant les Ecritures antérieures. Par lui tu prêcheras la Cité Mère et ceux qui vivent aux alentours. Tous ceux qui croient en l’Au-delà y croiront aussi et seront assidus à la prière.
Y a-t-il pire iniquité que d’imputer de purs mensonges à Dieu, ou d’affirmer : « Ceci m’a été révélé » sans que rien ait été révélé, ou que de se dire capable de révéler des Ecritures, à l’égal de Dieu ? Ah ! S’il t’était donné de voir ces imposteurs dans les affres de l’agonie, lorsque les Anges de la mort, les bras tendus vers eux, les presseront de rendre l’âme : « Aujourd’hui, leur diront-ils, un supplice ignominieux vous attend pour avoir soutenu au sujet de Dieu tout le contraire de la vérité, et vous être détournés avec hauteur de Ses Signes évidents ».
Vous voici revenus vers Nous, seuls, sans défense, tels que vous fûtes créés pour la première fois, ayant laissé par-derrière vous tous les biens que vous reçûtes de Nous. Point ne voyons à vos côtés ceux que vous avez élus pour protecteurs, et que dans un culte impie vous associez à Dieu. Toute attache à présent est rompue entre eux et vous ; plus rien ne subsiste pour vous de vos déités mensongères.
Dieu est Celui qui fend le grain et fait éclater le noyau ! Il fait sortir le vivant du mort et surgir le mort du vivant. Tel est bien Dieu ! Comment pourrait-on Le méconnaître ?
C’est Lui qui fait poindre le jour. Par Lui, la nuit est vouée au repos, le soleil et la lune érigés en mesure du temps : ainsi l’ont décrété Ses sages arrêts. Il est le Tout-Puissant, l’Omniscient.
C’est Lui qui a fait les astres pour vous guider dans les ténèbres du continent et de l’Océan. Autant de signes certains pour des esprits en quête de vérité !
Il vous créa à partir d’un être unique à l’origine, se dédoublant ensuite en mâle porteur de germes et femelle offrant un réceptacle. Tels se trouvent clairement exposés Nos Signes pour quiconque entend y réfléchir.
C’est Lui qui fait descendre du ciel une eau par laquelle éclosent toutes les plantes, donnant naissance aux champs verdoyants d’où émergent les grains groupés en épis ; de même que du fond des spathes du palmier, l’on voit surgir de lourds régimes. Nous faisons croître aussi avec cette eau du ciel des vignobles, des oliviers, des grenadiers de même espèce et d’espèces différentes ! Voyez s’en former peu à peu les fruits et atteindre à leur pleine maturité ! Que de Signes certains pour ceux qui croient !
Ils ont fait des Démons les associés de Dieu, quand c’est Dieu Lui-même qui les tira du néant. Ils Lui ont donné, par ignorance, des fils et des filles : mais Dieu est tellement au-dessus de leurs piètres suppositions !
Créateur, sans nul modèle imposé, des cieux et de la terre, comment aurait-il un enfant, n’ayant nul besoin de compagne, Lui qui a créé toute chose, qui est l’Omniscient.
Tel est Dieu, votre Seigneur. Il n’y a de Dieu que Lui, le Créateur de toute chose. Adorez-Le ! Il veille attentivement sur tout !
Les regards ne sauraient L’atteindre quand Lui- même pénètre les regards. Il est le Subtil, l’Informé.
Des arguments décisifs vous sont venus de Dieu, éclairant votre voie. Ceux qui sont assez clairvoyants en feront assurément leur profit ; ceux qui ferment les yeux en assumeront les suites fâcheuses. Je n’ai pas à répondre de votre salut.
C’est ainsi que Nous révélons Nos versets sous des formes variées faisant dire aux incrédules : « Où a-t-il étudié cela ? », afin que le sens en soit clair pour des esprits avertis.
Applique-toi à suivre ce que Dieu, ton Maître, l’Unique, t’a révélé et que la compagnie des païens te soit en horreur !
Si Dieu l’avait voulu, ils n’auraient adoré que Lui seul sans Lui associer leurs faux dieux. Mais tu n’as pas reçu de Nous le pouvoir de les censurer, ni celui de répondre de leur salut.
N’insultez pas, Croyants, ceux qui adressent leurs vœux aux pseudo-divinités. En insensés qu’ils sont, ils pourraient, par dépit, blasphémer le nom de Dieu. Nous parons ainsi d’attraits flatteurs, aux yeux de chaque nation, son propre comportement. Puis une fois de retour à Dieu, les humains seront informés de leurs œuvres passées.
Ils ont juré sur le nom de Dieu et de toute la force de leurs serments que si jamais ils contemplaient un prodige, ils s’empresseraient d’y croire. Dis-leur : « Les miracles relèvent de Dieu ! Il en dispose à son gré ». Mais est-il bien sûr qu’ils auront la foi, si jamais il s’en produit sous leurs yeux ?
Car de même qu’ils n’ont pas cru tout au début, de même, à l’apparition du prodige, nous pourrions encore en détourner leurs yeux et leurs cœurs et les rendre encore plus endurcis dans l’impiété et plus aveugles qu’auparavant.
Des Anges leur seraient-ils envoyés du ciel, les morts ressuscités viendraient-ils leur parler, l’Univers tout entier défilerait-il sous leurs yeux, qu’ils refuseraient encore de croire, sauf volonté expresse de Dieu. La plupart d’entre eux, au surplus, sont trop ignorants pour s’ouvrir à la foi !
Nous suscitons ainsi en ennemis contre chaque Prophète les pires scélérats d’entre les hommes et les génies, les uns entretenant les autres dans l’erreur et les leurrant de mensonges. Dieu a décrété qu’il en fut ainsi ; sinon, ils ne l’eussent point fait. Laisse-les à leurs inventions mensongères !
Laisse se prendre à leurs faux arguments ceux qui ne croient pas en la Vie Future ! Laisse-les s’en repaître à loisir et consommer leurs projets criminels !
Comment pourrais-je vraiment souhaiter un autre juge que Dieu ? N’est-ce pas de Lui que vous tenez ce Livre d’une si belle ordonnance ? Ceux qui ont été déjà pourvus d’Ecriture savent qu’il vient en toute vérité de ton Seigneur. Ne sois pas de ceux qui s’obstinent à douter.
Telles sont, à jamais accomplies, les Paroles de ton Seigneur, toutes de Vérité et de Justice, et immuables elles seront. Dieu entend tout, Sa Science est infinie.
Si tu t’en réfères à la majorité des mortels, ils auront tôt fait de t’égarer de la voie de Dieu. Qu’ont-ils, pour tout savoir, sinon que conjectures ou pures allégations.
Dieu seul est à même de discerner ceux qui s’écartent de Sa voie de ceux qui s’y maintiennent résolument.
Mangez, en toute liberté des viandes sur lesquelles a été proféré le nom de Dieu, si vous croyez vraiment en Ses Signes.
Quelle raison, d’ailleurs, avez-vous de ne pas manger de ces nourritures sur lesquelles a été prononcé le nom du Seigneur, maintenant que vous a été nommé en détail ce qui vous est interdit, sauf en cas d’impérieuse nécessité ? Il s’en trouve tant cependant parmi les hommes qui s’emploient à égarer leur prochain par leurs doctrines aussi pernicieuses qu’erronées. Mais ton Seigneur connaît mieux que nul autre, ceux qui transgressent Ses Règles.
Soyez prompts à fuir le péché, que ce soit en acte ou en pensée ; on encourt toujours la juste sanction attachée à un péché commis.
Ne touchez pas à ces viandes sur lesquelles le nom de Dieu n’a pas été prononcé : ce serait défier le Seigneur ! Les adeptes de Satan, inspirés par leur maître, se feront fort de vous convaincre du contraire. Mais les écoutant, vous vous feriez païens.
Cet homme qui était mort, mais qu’un souffle de Nous a ressuscité, qui a reçu de nous une lumière pour se guider parmi les hommes, qu’a-t-il de commun avec cet autre errant dans les ténèbres et condamné à y demeurer à jamais ? C’est ainsi que leur propre comportement se revêt toujours d’un faux attrait aux yeux des mécréants.
Toujours, dans chaque cité, se trouvent suscités par Nous les pires scélérats d’entre ses fils pour y tendre leurs pièges aux croyants et ourdir contre eux leurs complots. Ils ne se prennent qu’eux-mêmes à leurs propres filets, sans s’en douter.
 Qu’un verset de Dieu leur parvienne, les voilà qui s’écrient : « Nous n’y croirons jamais à moins d’avoir reçu de Dieu les mêmes dons que les Prophètes ». Dieu sait mieux que quiconque à qui confier Ses Messages. Ces insensés seront couverts d’opprobre par Dieu et frappés d’un châtiment exemplaire, en prix de leurs perfidies.
A celui qu’il veut diriger dans Sa Voie, Dieu épanouit le cœur et le fait soumis aux Volontés Suprêmes. Celui qu’il entend égarer, voit son souffle coupé et sa poitrine oppressée, comme s’il s’élevait dans les airs. C’est ainsi que vient s’abattre sur les impies le ressentiment de Dieu.
Voilà, toute droite, la voie tracée par ton Seigneur ! Nous avons suffisamment expliqué Nos Signes à ceux que préoccupe leur salut.
Ceux-là auront la Demeure de Paix pour séjour auprès de Dieu ; Il sera leur Maître incontesté, en prix de leurs œuvres passées !
Un jour viendra où tous, hommes et génies rassemblés, auront à comparaître devant Nous. Dieu interpellera ainsi les génies : « Peuple démoniaque, vous n’avez que trop abusé des humains ! » Leurs adeptes humains répondront : « Oui, nous nous sommes servis les uns des autres. Voici qu’échoit pour nous le terme fatal que Toi- même nous a fixé ! » Le Seigneur leur dira : « Que l’Enfer soit donc votre demeure éternelle ! Vous y serez à jamais sauf volonté expresse de Dieu ! » Dieu est la Sagesse même ; Il détient la science infinie.
C’est ainsi que nous livrons les pervers à la merci les uns des autres, en punition de leurs méfaits.
« Races des génies et des hommes, des messagers d’entre vous ne sont-ils pas venus vous exposer Nos Signes et vous avertir de ce jour-ci, où tous réunis, comparaissez devant Dieu ». Tous répondront d’une seule voix : « Nous ne pouvons qu’en témoigner contre nous-mêmes ! » Abusés jadis par les vains plaisirs d’ici-bas, ils ne pourront que confesser leur impiété !
Tant il est vrai que Dieu ne fait jamais périr injustement une cité, sans l’en avoir averti auparavant.
Des degrés divers seront assignés aux humains, en proportion de leurs œuvres. Rien de ce qu’ils font ne passe inaperçu de Dieu.
Dieu, Tout Puissant et n’ayant nul besoin des mortels, mais aussi Toute Miséricorde, pourrait, s’il le voulait, vous réduire à néant pour vous remplacer par telle race qui Lui plaira, comme jadis Il sut vous former à partir de peuples différents.
Ce qui vous est prédit s’accomplira, et point n’échapperez aux Arrêts de Dieu.
Dis-leur : « Peuple, agissez à votre guise ! Et moi, j’agirai à la mienne ! Vous saurez bien qui l’emportera à la fin ! » Mais quel succès pourront espérer les pervers !
Sur les récoltes et leurs troupeaux qu’il a fait croître, les païens réservent une part au Seigneur : « Ceci revient à Dieu, affirment-ils et ceci aux divinités associées ». Mais sur la part de leurs idoles, rien n’est jamais distrait au profit de Dieu, alors que la part du Seigneur est souvent consacrée aux faux dieux. Quelle erreur grossière est la leur !
De même, à l’instigation de leurs faux dieux, certains païens se font une vertu d’immoler leurs propres enfants. Leurs mauvais génies ne font que les perdre en faussant pour eux le vrai culte dû au Seigneur. Si Dieu l’avait voulu, ils n’auraient point perpétré ce forfait. Laisse-les donc se vautrer dans leurs mensonges !
On les voit aussi interdire arbitrairement tel troupeau, telle récolte : « Nul ne doit en manger, affirment- ils, sans qu’il soit expressément désigné ! » Certains animaux, décident-ils, ne pourront servir de bête de somme. « Sur d’autres, insistent-ils on n’invoquera pas le nom de Dieu ! » Pure invention de leur part, Dieu n’y étant pour rien ! Mais pleine rétribution leur sera due pour leurs mensonges gratuits.
Ils déclarent péremptoirement : « Ce que portent telles femelles du troupeau sera licite pour nos enfants mâles, mais interdit à nos épouses. Sur une bête morte, par contre, tous auront leur part ». Dieu les rétribuera pour de telles distinctions. N’est-il pas le Sage, l’Omniscient ?
Ceux-là perdent assurément qui immolent leurs enfants par stupidité et ignorance, et qui s’interdisent, sur la foi de tabous mensongers, ce que Dieu leur a donné pour nourriture ! Oui, ceux-là s’égarent et ne suivent pas le Droit Chemin.
C’est Lui, Dieu, qui fait croître les jardins en treille ou non en treille, les palmiers, les céréales, base d’une nourriture si variée, ainsi que les oliviers et les grenadiers de même espèce ou d’espèces différentes. Mangez-en les fruits quand ils viennent à maturité, et acquittez-en les droits au jour de la récolte ! Evitez tout excès ! Dieu n’aime pas que l’on se montre prodigue !
Dieu fit aussi les bestiaux ceux de trait et ceux de boucherie. Nourrissez-vous des dons du Seigneur ! Mais n’emboitez pas le pas à Satan, votre ennemi juré !
Huit animaux répartis deux à deux, par couples, furent ainsi créés : en premier lieu, deux ovins, mouton et brebis ; deux caprins, bouc et chèvre. Dis-leur : « Sont-ce les deux mâles ; les deux femelles ou ce que portent les deux femelles que Dieu aurait interdits ? Répondez en toute exactitude, si vous y croyez sérieusement ! ».
Il en est de même des deux autres couples : chameau et chamelle, bœuf et vache. Dis : « lequel de ces animaux, mâles et femelles ou de la portée des femelles a-t-il été interdit par Dieu ? Mais peut-être auriez-vous recueilli vous-mêmes les propres paroles du Seigneur vous faisant pareille recommandation ? N’est-il pas la pire iniquité que de forger des mensonges au nom du Seigneur pour induire les hommes en erreur, sans nulle science certaine ? » Dieu ne saurait guider ceux qui commettent l’iniquité.
Dis : « Je ne trouve rien, en ce que Dieu m’a révélé, dont il soit interdit de se nourrir, à part la bête morte, le sang répandu et la viande de porc - car ce serait une impureté - ainsi que toute chair provenant d’un sacrifice aux faux dieux. Dieu cependant, dans Sa Clémence, fera miséricorde à quiconque se trouverait forcé d’en manger par nécessité et sans nulle intention de l’offenser.
Aux Juifs, nous avons interdit tout animal pourvu de griffes, Il leur fut interdit de même la graisse des bovins et des ovins, hormis celle du dos et des boyaux et celle qui entoure les os ; ce le fut en prix de leur rébellion. Telle est l’exacte vérité, à n’en pas douter.
Peut-être refuseront-ils de te croire ? Dis-leur pour toute réponse : « Votre Seigneur est toute Miséricorde ; mais Sa puissance terrible s’abattra toujours sur les pervers ».
Ceux qui associent leurs faux dieux au Seigneur diront : « Si Dieu l’avait voulu, nous n’aurions, nous et nos ancêtres, adoré que Lui, et n’aurions rien déclaré interdit ». Ainsi crièrent au mensonge ceux qui vécurent avant eux, jusqu’au jour où ils connurent Nos rigueurs. Dis ; « Si vous savez un fait de science certaine, produisez-le ! Vous ne faites que conjecturer, et ne formulez que pures hypothèses ».
Dis encore : « Le suprême argument appartient à Dieu. Lui seul, s’il le voulait vous dirigerait tous dans Sa voie ».
Dis-leur : « Produisez vos témoins et qu’ils attestent que Dieu a interdit de telles nourritures ! » S’il s’en trouve pour l’affirmer, garde-toi bien de te joindre à eux ! Ne te laisse pas entraîner par ceux qui rejettent Nos signes, ne croient pas en l’Au-delà et attribuent des égaux à leur Seigneur !
Dis : « Venez que je vous dise ce dont Dieu a fait vraiment interdiction pour vous : c’est à savoir, en premier lieu, de ne point Lui associer de faux dieux. Dieu vous a enjoint de même : soyez bons envers vos père et mère ! Ne tuez pas vos enfants par crainte de la misère, car il sera pourvu par Nous à votre subsistance comme à la leur ! N’approchez pas des turpitudes manifestes ou cachées ! N’attentez pas à la vie de votre prochain, que Dieu a déclarée sacrée, sauf pour juste raison ! Voilà ce que vous prescrit votre Seigneur, et qu’il serait bon pour vous de méditer.
« N’usez qu’avec ménagement du bien de l’orphelin en attendant qu’il soit majeur ! Donnez juste mesure et bon poids, autant qu’il vous est possible ! Soyez impartiaux dans vos témoignages, fût-ce à l’égard d’un proche parent ! Respectez le pacte de Dieu ! Voilà ce que Dieu vous recommande. Sans doute y réfléchirez-vous !
« C’est en cela que consiste Ma Voie, dans sa pleine droiture. Suivez-la sans détours, ne suivez pas les sentiers tortueux avoisinants, qui vous égareraient de la voie de Dieu ! Dieu vous le recommande expressément, vous en serez d’autant plus pieux ! »
Jadis furent données par Nous des Ecritures à Moise, digne consécration d’une tradition exemplaire, pour servir d’explication à toute chose, éclairer leur voie aux fils d’Israël et leur inspirer par une Grâce du Seigneur, plus de foi en Sa rencontre.
Voici à présent ce Livre béni que Nous révélons, Suivez-le ! Soyez pieux envers Dieu : peut-être serez- vous admis en Sa grâce !
Ainsi n’aurez-vous plus aucune excuse à invoquer, plus ne serez fondés à dire : « Deux communautés avant nous ont été pourvues d’Ecritures, mais nous n’y avons point été initiés » ;
Pas plus qu’à rétorquer : « Si nous avions reçu des Ecritures comme les autres, nous aurions été encore mieux sur la bonne voie ». Or, voici qu’émanant de votre Seigneur, une preuve décisive vous est venue, qui est aussi une direction infaillible et une grâce. Quelle plus grande iniquité que de traiter d’imposture des signes émanant de Dieu et de s’en détourner sans nul respect. Nous rétribuerons bientôt par les pires tourments, en prix d’avoir été indifférents, ceux qui auront rejeté Nos Enseignements.
Qu’attendent-ils, sinon que les Anges apparaissent à leurs yeux, ou que Dieu ou quelque signe de Lui se manifestent clairement ? Mais le jour où un signe de Dieu se fera visible, alors la profession de foi ne servira plus à rien pour quiconque n’aura pas cru auparavant, ou accompagné sa foi de bonnes œuvres ! Dis : « Vous voulez attendre ce jour ? Attendons ».
Non, tu ne seras en rien responsable de ceux qui auront dissocié leur religion pour s’ériger en sectes dissidentes. Leur sort dépendra uniquement de Dieu : Il établira devant eux le bilan de leurs œuvres.
Une bonne action sera payée au décuple à qui l’aura à son actif, tandis qu’un châtiment égal frappera un acte pervers : il ne sera point commis d’injustice.
Dis : « Mon Seigneur m’a guidé vers une voie droite, je confesse la vraie foi et fais mienne la religion d’Abraham, ce pur croyant qui jamais n’adora de faux dieux ».
Dis encore : « Ma prière et toutes mes dévotions, ma vie tout entière et mon trépas, je les voue en offrande à Dieu, Maître de l’Univers,
« Et qui n’a point d’associé. C’est cela même qui m’a été prescrit et je suis le premier à m’y soumettre ».
Dis : « Chercherai-je un autre Seigneur que Dieu, Maître Souverain de toute chose ? On ne commet le mal qu’à son propre détriment, et nul n’assumera ce qu’il n’a point commis. Vous retournerez ensuite à Dieu. Il fera pour vous pleine lumière sur tous vos différends.
« C’est Lui qui vous appelle à succéder à d’autres nations sur terre, et vous élève les uns au-dessus des autres en rang, afin que tous, du bas jusqu’en haut de l’échelle, soyez mis à l’épreuve. Dieu est prompt à sévir, mais aussi si indulgent aux pécheurs, si plein de miséricorde ».
Alîf. Lâm. Mîm. Çâd.
Cette Ecriture t’est révélée, émanant de ton Seigneur. Qu’elle ne suscite en ton cœur nulle angoisse ! Qu’elle serve, par ta voie, d’avertissement aux humains, de rappel salutaire aux croyants !
Suivez ce qui vous vient de votre Maître ; ne suivez point d’autres maîtres en dehors de Lui. Combien peu vous y songez !
Que de cités impies anéanties par Nos mains, que Nos coups frappèrent de nuit ou de jour en pleine sieste !
Toutes, subissant Nos arrêts, n’avaient qu’un seul cri : « Oui, nous sommes coupables ! »
Nous interrogerons, certes, ceux qui reçurent Nos messages ainsi que les messagers.
Il leur sera rendu alors un compte exact, sans nulle omission, de toutes leurs actions dont Nous aurons été les témoins.
Une pesée rigoureuse s’effectuera en toute équité, Ceux dont les œuvres l’emporteront « par leur poids seront les bienheureux.
Ceux, au contraire, dont le plateau sera léger, ceux- là, pour avoir iniquement bafoué Nos Signes, perdront à tout jamais leurs âmes.
Nous vous avons, humains, établis sur la terre. Nous vous avons pourvus, pour y subsister, de ressources variées ; combien peu vous en êtes reconnaissants !
Une fois votre espèce créée, nous vous modelâmes, puis dîmes aux Anges : « Prosternez-vous devant Adam ! » Tous s’exécutèrent, il n’y eut qu’Iblis pour ne point s’incliner.
« Qu’as-tu à ne pas te courber ? lui dit Dieu. Ne t’en ai-je point donné l’ordre ?- En vérité, fit Satan, je suis d’une essence plus noble que celle de l’homme, moi, que tu as tiré d’un feu subtil, quand lui n’est fait que d’un limon grossier ! »
-« Descends d’ici, dit le Seigneur. Tu es mal venu de t’enorgueillir en ces lieux. Sors-en sur le champ, être abject que tu es ! »
Satan demanda alors : « Que l’on m’accorde un délai jusqu’au jour où les morts seront rappelés ! »
-« Ce délai te sera donné ! » dit le Seigneur.
-« Or, fit Satan, puisque aussi bien Tu as décrété de me perdre, je me posterai désormais sur Ta voie droite à guetter les humains
« Les harcelant sans trêve, par-devant et par-derrière, sur leur droite et sur leur gauche, en sorte que Tu en trouveras bien peu qui Te seront reconnaissants ! »
-« Sors d’ici, lui dit le Seigneur ! Va-t-en couvert d’opprobre et réprouvé à jamais ! De toi et de tous ceux, parmi eux qui te suivront, Je saurai bien emplir la Géhenne : vous y serez tous, en vérité, réunis !
« Toi, Adam, fais-toi un séjour du Paradis, toi et ton épouse ; mangez de tous les fruits, à votre choix. N’approchez pas, cependant, de l’arbre que voici, de peur que vous n’en soyez bien coupables ! »
Alors, pour leur montrer leur nudité qui leur était jusqu’alors cachée, le Démon les tenta disant : « Votre Seigneur n’a pu vous interdire cet arbre que pour vous empêcher d’être des Anges ou de devenir immortels. »
Et il leur jura : « je suis pour vous un très fidèle conseiller. »
A force de séduction, il entraîna leur chute. Ayant goûté aux fruits de l’arbre, ils virent apparaître leur nudité, ils se mirent à se couvrir avec les feuilles du Paradis. Dieu les interpella : « Ne vous ai-je pas interdit cet arbre et mis en garde contre Satan, votre ennemi implacable ? »
Adam et son épouse répondirent : « Nous nous sommes rendus injustes envers nous-mêmes, Seigneur, si Tu refuses de nous absoudre et nous retires Ta grâce, nous serons perdus à jamais. »
« Descendez ! dit alors le Seigneur. Vous serez ennemis les uns des autres. La terre vous abritera pour un temps ; vous en jouirez à titre précaire. »
Il dit encore : « Vous y vivrez, vous y mourrez, vous en ressortirez un jour ! »
Fils d’Adam ! vous apprîtes de Nous à vous couvrir décemment d’habits, à user de parures. Sachez que le vêtement de la piété est encore le plus seyant ! N’est-il pas en cela un témoignage, entre autres, de la bonté de Dieu, un signe de Lui à méditer ?
Fils d’Adam ! ne vous laissez pas suborner par Satan, comme il a tenté, avant vous, vos premiers parents, les dépouillant de leur vêtement naturel pour leur montrer leur nudité. Satan ne cesse, en vérité, lui et toute sa coterie, de vous avoir à l’œil quand vous-mêmes ne pouvez les déceler. Nous avons toujours fait des démons, esprits du mal, les alliés obligés des mécréants.
Lorsqu’ils commettent une turpitude, les impies s’écrient : « Nos pères en faisaient tout autant, et Dieu l’a ordonné. » Dis : « Dieu n’ordonne jamais ce qui est mal ! Prêteriez-vous ainsi, sans nul fondement, de tels propos à Dieu ? »
Dis : « Dieu ne peut ordonner que l’équité ! Aussi bien prosternez-vous pieusement devant Lui à chaque office ; invoquez-Le d’une foi pure. De même qu’il vous a créés une première fois, ainsi vous ferez retour à Lui ressuscités. »
Aux uns, Il a fait suivre le Droit Chemin. Les autres ont encouru leur perdition : ils ont pris les démons pour maîtres et alliés, en dehors de Dieu, et s’imaginent être bien guidés.
Fils d’Adam, revêtez vos plus beaux habits au moment de chaque office. Mangez et buvez en évitant tout excès. Dieu n’aime pas qu’on outrepasse les justes limites.
Dis : « Qui a pu interdire les vêtements seyants, les mets succulents que Dieu a conçus pour Ses serviteurs ? » Réponds : « L’usage en est des plus licites pour les croyants en cette vie, mais dans l’Autre, ils en auront l’apanage exclusif. » Ainsi se trouvent expliqués Nos enseignements à des esprits éclairés.
Dis encore : « Mon Seigneur interdit seulement de se livrer aux turpitudes manifestes ou cachés. Il interdit de commettre le mal, d’user injustement de violence. Il interdit qu’on Lui prête des égaux que Lui-même n’a point accrédités, enfin de ne rien inférer de Lui qu’on ne sache de science certaine. »
A chaque communauté humaine il est fixé un terme préétabli : une fois ce terme expiré, on ne saurait l’avancer ou le reculer d’une heure.
Fils d’Adam ! des Prophètes issus de vous-mêmes viendront pour vous rappeler Mes enseignements. Ceux qui seront pieux et s’appliqueront à être meilleurs n’auront rien à craindre ni n’éprouveront d’affliction.
Ceux, au contraire qui traiteront Mes Versets d’impostures et s’en détourneront avec hauteur, ceux-là connaîtront le feu éternel.
Il n’est pire iniquité que de forger des mensonges sur le compte de Dieu, ou de traiter Ses signes de mensonges. Ceux qui la commettent auront, certes, leur part des biens de ce monde, conformément aux décrets éternels. Mais quand Nos envoyés recueilleront un jour leur souffle dernier, ils leur diront : « Que sont devenus, à présent, ceux que vous priiez en dehors de Dieu ? » Et eux répondront alors : « Ils ne sont plus rien désormais pour nous. » Ils témoigneront ainsi contre eux-mêmes de leur impiété.
Alors il leur sera dit : « Allez donc rejoindre en enfer tant de générations d’hommes et de génies qui vous ont précédés dans les flammes. » Toutes les fois qu’une génération de damnés y pénètre, elle maudit son ainée immédiate, jusqu’au moment où toutes s’y trouveront réunies. Alors les tout derniers s’écrieront, désignant les premiers : « Ceux-là, Seigneur, nous ont égarés jadis. Que double châtiment leur soit infligé par le feu ! » Dieu leur répondra : « Chacun sera payé au double ; mais vous l’ignoriez jusqu’à ce jour ! »
La plus vieille génération, à son tour, dira aux derniers venus : « Misérables ! De quel mérite osez-vous vous prévaloir sur nous ? Savourez donc le châtiment que vous ont valu vos crimes ! »
Ceux qui ont traité Nos signes de mensonges et leur ont, par morgue, tourné le dos, ne verront pas s’ouvrir devant eux les portes du Ciel ni ne pourront entrer au Paradis. Pas plus qu’un chameau ne passera par le chas d’une aiguille. Ainsi, Nous rétribuons les injustes.
L’enfer en feu leur servira de lit. Des nuées ardentes les couvriront. Ainsi Nous rétribuons les scélérats.
Ceux, au contraire, qui croient et font le bien - Nous n’imposerons à nulle âme une charge excédant ses moyens - ceux-là auront pour demeure le Paradis ; ils y vivront en immortels.
Nous extirperons tout ressentiment de leurs cœurs. Des ruisseaux couleront à leurs pieds. Ils s’écrieront : « Gloire soit rendue à Dieu ! C’est Lui qui, nous guidant vers Lui, nous fit accéder en ce haut lieu, n’était Sa lumière qui nous guidait, y serions-nous jamais parvenus ? Nous voyons tout se réaliser tel que l’ont annoncé les Messagers de notre Maître ! » Un appel retentira à leur adresse : « Voici le Paradis : vous en héritez en prix de vos œuvres ! »
Du Paradis, les bienheureux interpelleront les réprouvés en proie aux flammes : « Voici que notre Maître a accompli pour nous Sa promesse. N’en est-il pas de même de celle qu’il vous fit ? » - « Hélas oui ! confesseront les damnés. Elle s’est bien réalisée ». Alors, couvrant la leur, une voix proclamera : « Maudits à jamais soient les injustes !
« Maudits soient ceux qui détournaient leur prochain de la voie de Dieu qu’ils faisaient passer pour tortueuse, et refusaient de croire en l’Au-delà ».
Entre les deux séjours, ciel et enfer, s’étend un voile. Là se dresse Al-A’râf. Du haut de cette muraille, des hommes observeront les hôtes de l’un et de l’autre royaume, reconnaissant chacun à ses traits propres. « Que la paix soit avec vous ! », diront-ils, saluant les hôtes du paradis. Ils ne peuvent encore les y rejoindre, bien qu’ils en nourrissent le vif espoir.
Puis lorsque leurs regards se tournent vers les hôtes du feu : « Seigneur, implorent-ils, puisses-Tu ne point nous joindre aux réprouvés ! »
Du haut de leurs créneaux, ils reconnaîtront parmi les damnés, certaines figures familières. Ils s’écrieront, les apostrophant : « A quoi donc vous a servi d’avoir accumulé tant de biens et d’avoir été si arrogants ? »
Sont-ce donc ces hommes-là, à présent comblés par Dieu, que vous affirmiez être exclus de la grâce du Seigneur ? Eh bien, heureux élus, à vous maintenant d’entrer au Paradis, où plus jamais vous n’éprouverez ni crainte ni affliction ! »
Du sein des réprouvés, montera un appel pressant vers les bienheureux du ciel : « Oh ! Répandez sur nous un peu d’eau, un peu de ces biens que Dieu vous a impartis ! » Ils s’entendront alors répondre : « Dieu les a interdits aux infidèles,
« A ceux qui ont tourné en dérision le culte du Seigneur, en ont fait objet de raillerie entre eux et que la vie éphémère a séduits. Nous les oublions en ce jour, comme eux-mêmes en ont oublié la rencontre et ont refusé de croire en Nos Signes. »
Une Ecriture leur était parvenue, procédant de Notre science éternelle. Tout s’y trouvait exposé en détail ; Livre propre à servir de guide et de miséricorde aux Croyants.
Qu’attendent-ils, sinon que d’en voir se réaliser les prophéties ? Mais le jour où cela s’accomplira, ceux qui l’auront auparavant méconnu s’écrieront consternés : « C’était donc bien, vrai ! Les Prophètes n’avaient point menti ! Que ne pourrions-nous avoir des protecteurs pour nous défendre ? Ou mieux, que ne pourrions-nous revivre sur terre et nous refaire un autre destin ! » Vains espoirs ; car ils auront perdu leurs âmes, et les dieux qu’ils forgeaient auront disparu à jamais.
Votre Maître n’est autre que Dieu qui créa les cieux et la terre en six jours, puis s’établit en toute Majesté sur Son Trône. Il couvre le jour et la nuit, qui ne cesse de se poursuivre instamment. Il a créé de même le soleil, la lune et les étoiles, soumis par Son ordre à des lois souveraines. De Dieu seul, en vérité procèdent et la création et le commandement Suprême. Béni soit Dieu,
Implorez humblement et discrètement votre Seigneur ! Dieu n’aime pas qu’on excède les bornes.
Ne semez pas la corruption sur la terre, après que l’ordre y a été établi ! Invoquez votre Seigneur, partagés entre la crainte et l’espoir. La miséricorde de Dieu est proche de ceux qui font le bien.
C’est Lui qui libère les vents en signes prometteurs de Sa Grâce. Lorsqu’ils se chargent de lourdes nuées, Nous les poussons vers un pays mort de sécheresse. Nous en déversons l’eau sur le sol aride, et par elle nous faisons surgir toutes espèces de fruits. Ainsi ferons-nous ressurgir les morts. Peut-être saurez-vous y réfléchir.
Un terroir généreux produit toujours, par la grâce de Dieu, une végétation luxuriante, au lieu qu’un sol ingrat ne fournit que plantes rabougries. C’est ainsi que se trouvent variés Nos préceptes à l’usage d’un peuple reconnaissant !
Noé fut envoyé par Nous en Prophète à son peuple. « O mon peuple, leur dit-il, adorez Dieu ! Vous n’avez pas d’autre divinité que Lui. Je crains fort que vous ne soyez un jour durement châtiés ».
Les puissants d’entre son peuple lui répondirent : « Vous nous paraissez en pleine extravagance ! »
« Non, je ne divague pas, reprit le Prophète. Je suis seulement un Envoyé du Maître Souverain des Mondes.
« Je vous apporte les messages de votre Seigneur. Je n’ai en vue que votre bien ! Je tiens de Dieu bien des choses que vous-mêmes ne pouvez savoir.
« Serait-il si étrange pour vous qu’un rappel vous parvienne de votre Maître par la voie d’un mortel parmi vous, un Appel pour vous avertir, vous inciter à être pieux envers Dieu, afin d’obtenir Son pardon ».
Son peuple cria à l’imposture. Nous sauvâmes alors Noé et ses compagnons sur l’Arche. Nous fîmes engloutir par les flots ceux qui avaient rejeté Nos Signes. C’était un peuple aveugle, s’il en fut.
Aux 'Ad, fut envoyé leur frère Houd : « Adorez Dieu ! leur dit-il, il ne peut y avoir d’autre divinité que Lui. Ne le craindrez-vous donc pas ? »
Les grands de son peuple, réunis en assemblée, lui répondirent incrédules : « Tu nous semblés atteint de démence. Tu n’as pu, de toute façon, que rapporter des mensonges ! »
 - « Je ne suis pas un dément, protesta le Prophète, mais un Envoyé de Dieu, Maître des Univers !
« Je ne fais que remplir la mission que Dieu me confie, et je suis pour vous un conseiller des plus sûrs !
« Serait-ce si étonnant pour vous que votre Seigneur vous avertisse par la voie de l’un d’entre vous, dépêché pour vous rappeler Ses enseignements ? Songez que Dieu a fait de vous les héritiers du peuple de Noé et qu’il vous dota d’une stature gigantesque. Reconnaissez Ses bienfaits, ainsi atteindrez-vous à la Félicité !
- « N’es-tu donc venu à nous, lui dirent-ils, que pour nous imposer le culte d’un Dieu unique, et nous faire renier les dieux de nos ancêtres ? Qu’attends-tu ? Fais surgir ces calamités dont tu prétends nous menacer si tu dis vrai ! »
Houd leur répondit : « Vous avez, en vérité, suscité la colère et encouru le ressentiment de votre Seigneur. Comment pourrais-je discuter avec vous de dieux fictifs auxquels vous-mêmes avez donné des noms autant que vos pères et que Dieu n’a point accrédités ? Attendez donc ! Je saurai aussi patienter ! »
Nous sauvâmes alors Houd et les siens par un effet de Notre Grâce et fîmes périr jusqu’au dernier ceux qui rejetaient Nos Signes et refusaient de croire.
Aux Thamoud, ce fut l’un d’entre eux, Çâlih, qui fut envoyé en Prophète. « Adorez le Seigneur, dit-il, vous n’avez pas d’autre Dieu que Lui. Voici qu’il vous envoie une preuve infaillible : cette chamelle est un signe de Lui qui vous est destiné. Elle est vouée à Dieu ; laissez-la paître sur la terre de Dieu ! Surtout ne lui faites aucun mal : un tourment douloureux vous saisira aussitôt !
« Souvenez-vous, poursuivit Çâlih : Dieu a fait de vous les héritiers des Adites. Il vous a puissamment établis sur la terre : vous édifiez, par Sa Grâce, des châteaux en plaine, et vous creusez des demeures à même le roc. Rappelez-vous les bienfaits de Dieu ! Ne répandez pas le mal sur la terre ! »
Ceux de la caste supérieure, tout enflés d’orgueil, avisèrent ceux qui s’étaient convertis parmi les faibles : « Etes-vous bien sûrs que Çâlih soit vraiment un Envoyé de Dieu ? ». Les croyants répondirent : « Nous croyons entièrement en sa mission ! »
 -« Nous, répliquèrent les infidèles, nous n’en croyons pas un mot ».
Les impies abattirent alors la chamelle, passant outre aux ordres de Dieu. Ils dirent à Çâlih : « Exécute tes menaces contre nous, si tu es vraiment un Prophète ! »
Le cataclysme les prit le lendemain matin, ils gisaient sans vie dans leurs demeures.
Çâlih se retira de ces lieux : « O mon peuple disait- il, ne vous ai-je pas transmis le message de mon Seigneur et conseillé du mieux que je pouvais ? Mais qu’aviez- vous à faire de bons conseillers ? »
Souvenez-vous aussi de Loth qui dit à son peuple : « Vous pratiquez un vice abominable tel que jamais peuple avant vous n’en connut de pareil !
« N’est-ce point sur des hommes, plutôt que sur des femmes, que vous consommez l’œuvre de chair, peuple pervers que vous êtes ? »
Ils n’eurent d’autre réponse que de se dire entre eux : « Chassons ces gens de notre cité ! Ils ne font qu’affecter la pureté ».
Loth fut sauvé par Nous ainsi que les siens, à l’exception de sa femme qui devait subir le sort de tout son peuple, exterminé jusqu’au dernier.
Nous fîmes tomber sur eux une pluie de cailloux argileux. Telle fut, digne d’être méditée, la fin des scélérats !
Aux gens de Madian fut envoyé en Prophète l’un d’eux, Cho’aib. « Vouez votre culte à Dieu, leur dit-il ! Il n’y a pas d’autre divinité que Lui ! Voici qu’il vous envoie une preuve irrécusable ! Donnez juste poids bonne mesure, point ne lésez le prochain en son bien ! Ne semez pas le désordre sur terre, après que l’ordre y a été instauré ! Il en sera mieux ainsi pour vous, si vous êtes croyants !
« Ne vous postez point à tout chemin, terrorisant les croyants et les détournant de la voie de Dieu, la voie droite, la faisant passer pour tortueuse ! Rendez grâce à Dieu qui de peuple misérable que vous étiez fit de vous une grande nation ! Considérez la fin de ceux qui ont semé des désordres !
« Sans doute une partie seulement d’entre vous a cru en ma mission quand d’autres l’ont révoquée en doute ! Soyez patients ! Attendez que Dieu nous départage un jour ! Il est le meilleur des juges ! »
Réunis en assemblée, les grands de son peuple lui dirent, plein de morgue : « Nous te chasserons très certainement de notre cité, ainsi que ceux qui ont cru en toi, ou il vous faudra revenir à notre religion. -Quoi ! riposta Cho’aib, y revenir, quand nous l’avons en aversion !
« Nous commettrions une imposture devant Dieu, si jamais nous retombions dans vos croyances après que Dieu nous en a délivrés. Comment, d’ailleurs, pouvons- nous à présent y retourner, autrement que par la volonté de Dieu, notre Maître, qui embrasse tout de Sa Science. C’est à Dieu que nous nous confions. O notre Maître, veuille décider, en toute équité, entre nous et notre peuple. N’es-tu pas le mieux qualifié pour trancher un différend ? »
« Si vous suivez Cho’aib, dirent alors ceux du parti puissant des impies, vous serez perdus ».
Un tremblement puissant les secoua bientôt. Le lendemain, au lever du jour, ils gisaient sans vie dans leurs demeures effondrées.
Ainsi disparurent ceux qui avaient traité Cho’aib d’imposteur, comme si jamais ils n’avaient peuplé leur territoire. Ainsi ce sont ceux qui avaient traités Cho’aib d’imposteur qui coururent à leur propre perte.
Cho’aib s’en détourna : « O mon peuple, disait-il, je vous ai transmis en toute loyauté le message de Dieu, et point n’ai ménagé mes avis salutaires ? Comment pourrais-je m’affliger du sort d’un peuple mécréant ? »
Il en est ainsi : à chaque Prophète que Nous envoyons dans une cité, Nous-en frappons les habitants de calamités et les affligeons de malheurs, les incitant ainsi à s’humilier, à confesser leurs erreurs.
Ensuite, changeant leurs maux en bien-être, Nous les faisons tellement prospérer et croître qu’ils finissent par se rassurer, disant « Bonheur et adversité ont également éprouvé nos pères ! » C’est alors que les saisissant soudain, Nous les emportons inopinément.
Si les habitants des cités avaient cru, s’ils avaient su être pieux, toutes les bénédictions du ciel et de la terre se seraient ouvertes devant eux sur un signe de Nous. Mais ayant été mécréants, ils furent emportés sans retour en expiation de leurs méfaits.
Etaient-ils tellement sûrs, les gens des cités, que Nos rigueurs ne fonceraient point sur eux de nuit, en plein sommeil ?
Se sentaient-ils si bien à l’abri de Nos coups, qu’ils n’ont pas craint d’être frappés en plein jour, au sein de leurs joyeux ébats ?
Se croyaient-ils à l’abri des feintes inattendues de Dieu ? Or seuls ceux qui courent à leur ruine, se sentiront à l’abri contre les ripostes imprévisibles de Dieu.
Que ceux qui héritent de la terre après ces premiers maîtres y réfléchissent bien ! Il ne dépend que de Nous de les frapper en prix de leurs crimes. Nous endurcirons, à cet effet, leur entendement, les rendant inaptes à rien saisir.
Telles furent les cités dont l’histoire t’est rapportée par Nous. Aux peuples qui y vivaient, des Prophètes étaient venus avec des preuves. Mais de tout temps, et ce fut une règle, ils furent traités d’imposteurs : Dieu a scellé à jamais le cœur des infidèles.
Nous n’avons trouvé chez la plupart d’entre eux, nulle trace de loyauté ; la plupart se révélaient insoumis à Notre loi.
Après ces Prophètes, ce fut Moïse qui fut envoyé à Pharaon et à son conseil, nanti de Nos preuves. Pharaon et ses gens rejetèrent iniquement les signes du Seigneur. Vois quelle fut la fin des fauteurs de désordre !
Moïse dit : « ô Pharaon, je suis un Envoyé du Maître des Mondes !
« Aussi, ne puis-je que rapporter la vérité au nom de Dieu. Je viens à vous, porteur d’un signe de votre Seigneur ! Qu’on laisse partir avec moi les fils d’Israël ! »
« Tu te dis porteur d’une preuve, dit Pharaon, Produis la sous nos yeux, si c’est la vérité ! »
Moïse projeta son bâton : ce fut un serpent de taille.
Il étendit la main, et soudain elle apparut d’une blancheur éclatante.
« Voilà bien un magicien hors pair ! » disaient les hauts dignitaires du Royaume.
« Et il prétend vous chasser de votre pays ? Quelles mesures proposez-vous ? » demanda le Pharaon.
Et les grands proposèrent : « Use d’atermoiements envers lui et son frère, et envoie partout dans les cités des émissaires,
Pour te quérir tout ce qu’il y a de magiciens consommés ».
Les magiciens se présentèrent à Pharaon : « Serons- nous, lui dirent-ils récompensés, si nous sortons vainqueurs de cette épreuve ? »
« Assurément, fit le tyran, et même vous ferez partie de ma cour
Les magiciens s’adressèrent alors à Moïse : « Yeux- tu opérer le premier ou nous laisser le soin de commencer ? »
« Entrez en scène », répondit Moïse. Alors, ayant jeté leurs sorts, ils éblouirent les regards de la foule, l’épouvantèrent et firent œuvre de grands magiciens.
Nous inspirâmes alors à Moïse : « Jette ton bâton ! » Et le bâton aussitôt d’engloutir ce qu’on avait machiné.
La vérité éclatait : toute manœuvre pour l’arrêter avait échoué.
Les impies étaient vaincus et s’en trouvaient humiliés.
Prosternés face contre terre, les magiciens
Proclamèrent : « Nous croyons au Maître de l’Univers,
« Au Dieu de Moïse et d’Aaron ».
« Quoi ! dit Pharaon. Vous convertir ainsi à son culte, sans ma permission ! Vous avez ourdi tout exprès cette infamie dans la cité pour en faire déloger les habitants ! Vous allez voir !
« Je vous ferai à tous couper la main d’un côté, le pied de l’autre et vous ferai crucifier ! »
« Que nous importe, dirent-ils, puisque nous ferons retour à notre Maître !
« Qu’as-tu, d’ailleurs, à nous reprocher, sinon d’avoir cru aux signes de notre Maître, qui nous sont apparus. Trempe-nous le cœur de constance, Seigneur, fais-nous mourir en croyants soumis à Tes volontés ! »
Ce fut alors que les membres de son conseil dirent à Pharaon : « Laisserez-vous ainsi Moïse et son peuple, semer la sédition partout et consommer ta déchéance et celle de tes divinités. - Je vais, décida-t-il, faire mettre à mort leurs enfants mâles et épargner leurs filles. D’ailleurs, ne sont-ils pas à notre merci ! »
Moïse, de son côté, dit à son peuple : « Implorez le secours de Dieu, demeurez toujours constants dans l’épreuve. La terre appartient à Dieu : Il en fait hériter qui Il veut parmi Ses sujets. Une heureuse issue est toujours réservée aux pieux ».
Son peuple lui dit alors : « Avant comme après ta venue, nous n’avons cessé d’être opprimés ». Moïse répondit : « Peut-être votre Seigneur détruira-t-Il votre ennemi, et fera-t-il de vous ses héritiers sur la terre pour voir comment vous userez du pouvoir ».
Nous fîmes alors se succéder sur le peuple de Pharaon des années stériles et leur infligeâmes une pénurie des récoltes, en signe d’avertissement.
Des périodes prospères s’offraient parfois ; ils s’en arrogeaient tout le mérite : « Cela est notre œuvre » disaient-ils. Si, au contraire un fléau survenait, ils en accusaient Moïse et son peuple. « Oiseaux de malheur ! » clamaient-ils à leur sujet. Le mauvais sort procède de Dieu seul ; mais fort peu d’entre eux l’entendaient ainsi.
Ils disaient à Moïse : « Quelque prodige que tu puisses accomplir, pour nous fasciner par ta magie, nous ne croirons pas en ta mission ! »
Ce fut alors que Nous déchaînâmes contre eux les inondations, les sauterelles, les poux, les grenouilles et le sang en autant de signes distincts. Ils se tinrent figés dans leur orgueil et se conduisirent en scélérats.
Sous le coup du châtiment éprouvé, ils venaient cependant supplier Moïse : « Implore pour nous ton Maître, de par Son alliance avec toi ! Qu’Il mette fin au tourment qui nous afflige ! Si jamais tu nous en délivres, nous croirons en toi et enverrons avec toi les enfants d’Israël ».
Mais lorsque Nous eûmes mis, pour un temps, un sursis à leur détresse, voici qu’ils trahissaient leurs serments.
Nous sévîmes dès lors contre eux. Nous les engloutîmes dans les flots pour avoir méconnu Nos signes et s’y être montrés indifférents.
Nous donnâmes en héritage à ceux qui avaient été opprimés les parties tant orientales qu’occidentales d’une terre qui avait été bénie par Nous. Ainsi se trouva accomplie, en prix de leur constance, la belle promesse de ton Seigneur aux fils d’Israël. Nous jetâmes bas et détruisîmes ouvrages et édifices aménagés et construits par Pharaon et son peuple.
Nous fîmes ensuite traverser la mer aux fils d’Israël. Ils vinrent à passer chez un peuple qui s’était fait des idoles et leur rendaient un culte empressé. - « Moïse, dirent-ils à leur Prophète, donne-nous un dieu semblable aux leurs ! » - « Quel peuple insensé vous êtes ! » leur répondit Moïse
Ces païens se perdent eux-mêmes ; tout ce qu’ils font est vanité.
Moïse ajouta : « Comment pourrais-je vous chercher une autre divinité que Dieu, Lui qui, par-dessus tout l’Univers, fit de vous Son peuple préféré ? »
Souvenez-vous ! Nous vous délivrâmes du joug de Pharaon et de son peuple qui vous soumettaient aux pires tourments, massacrant vos enfants mâles et épargnant vos filles. C’était là pour vous une épreuve terrible de la part de votre Seigneur ».
Nous fixâmes à Moïse un rendez-vous pour qu’il eût à Nous consacrer trente nuits, que Nous complétâmes par dix autres, en sorte que sa rencontre avec son Maître en atteignît quarante. Moïse dit à son frère Aaron : « Remplace-moi auprès de notre peuple ; dirige au mieux leurs affaires, et ne suis pas la voie des pervers ».
Moïse se trouva exact au rendez-vous. Dieu lui parla. Moïse Lui dit : « Montre-Toi à moi, que je puisse Te voir ! ». Le Seigneur lui dit : « Tu ne Me verras pas ! Regarde plutôt vers le rocher, s’il demeure immobile en sa place, tu Me verras alors ». Lorsque Dieu se révéla au roc, Il le réduisit en poussière, Moïse en tomba foudroyé. Ayant repris ses sens, il s’écria : « Gloire à Toi ! je me repens, Seigneur, de T’avoir ainsi offensé, Je reviens à Toi : me voici le premier des croyants ! »
Dieu lui dit : « O Moïse, je te fais Mon élu, de préférence à tout autre mortel : tu transmettras Mon message et communiqueras Ma parole. Assume ce qui t’est donné et sois-en reconnaissant ! »
Nous fîmes graver pour lui sur les tables des notions édifiantes sur tout sujet, un clair exposé de toute chose : « Assumes-en fermement le dépôt et enjoins à ton peuple de s’y conformer, s’en tenant au meilleur de leur substance. Je vous montrerai bientôt le séjour des pervers.
« Je tiendrai bien loin de Mes signes ceux qui affichent un orgueil injustifié, sur la terre, qui refusent obstinément de croire, dussent-ils en voir tous les signes probants réunis, ceux qui, apercevant la voie de vérité, refusent d’en faire la leur, tandis qu’ils suivront sans broncher celle de l’erreur. Ainsi seront-ils dévoyés parce qu’ils ont traité Nos signes de mensonges et s’y sont montrés indifférents ! »
Ainsi seront vaines les œuvres de ceux qui auront rejeté Nos signes et refusé de croire en l’Au-delà. Quelle autre rétribution sera la leur, sinon celle que leurs œuvres leur auront valu ?
Durant son absence, le peuple de Moïse s’était fait modeler, avec ses joyaux un veau en or d’où sortait un mugissement. Que n’auraient-ils pu voir qu’il ne pouvait leur parler ni n’était à même de les guider ? Ils l’adoptèrent cependant pour divinité et se rendirent injustes.
S’étant rendus compte ensuite de leur égarement, ils se reconnurent coupables : « Si notre Seigneur, s’écrièrent-ils, ne nous fait pas miséricorde, s’il refuse de nous pardonner, nous serons perdus à jamais ».
Moïse s’en revint à son peuple, furieux et l’âme en peine. « Quelle exécrable conduite, leur dit-il, a été la vôtre en mon absence ! Ne pouviez-vous attendre plus patiemment le terme fixé par votre Seigneur ? » Et Moïse, jetant les tables à terre, saisit son frère par la tête et se mit à le tirer vers lui. « Fils de ma mère, dit Aaron, je me suis trouvé sans moyen devant un peuple déchaîné contre moi, et fus même en péril d’être massacré ! Ne fais pas, frère, la joie de nos ennemis, m’humiliant de la sorte devant eux ! Ne me range pas au nombre des coupables ! »
- « Seigneur, dit alors Moïse ; pardonne-moi ainsi qu’à mon frère, reçois-nous en Ta miséricorde ! Il n’est point de miséricorde qui égale la Tienne ! »
En vérité, ceux qui prirent pour divinité le veau d’or encourront la colère de leur Seigneur ; ils se verront couverts d’opprobre en ce monde. Ainsi Nous rétribuons les imposteurs.
Pour ceux qui, ayant mal agi, reviennent de leurs erreurs et croient en Dieu, ceux-là se verront absous : Dieu sera pour eux toute indulgence, toute miséricorde,
Lorsque la colère se fut tue en Moïse, celui-ci ramassa les tables gisant à terre. Sur leur face était gravée une direction bénéfique, une Grâce pour ceux qui craignent Leur Seigneur.
Moïse choisit, parmi son peuple, soixante-dix hommes, pour être présents avec lui à Notre rencontre. Un cataclysme, se déchaînant soudain, les foudroya. Moïse s’écria : « Tu aurais pu ; Seigneur, nous faire périr tous, eux et moi avant ce jour ! Nous feras-tu expier ce que certains d’entre nous, des insensés, auront perpétré ? Ce n’est là, je le vois bien Seigneur, que l’une de Tes épreuves accoutumées par lesquelles Tu égares qui Tu veux perdre et diriges qui Tu veux sauver. C’est Toi notre Maître ! Pardonne-nous ! Fais-nous miséricorde ! Il n’est point de pardon qui vaille le Tien !
« Veuille, Seigneur, nous assigner un heureux destin en ce monde comme dans l’Autre : nous nous rallions entièrement à Ta loi ». Le Seigneur dit : « Mon châtiment J’en frapperai qui je veux punir ; ma grâce infinie s’étend à toute chose. Je la réserve en don exclusif à ceux qui craignent, Dieu, s’acquittent pieusement de l’aumône et croient en Nos signes.
« A ceux qui suivront l’Envoyé, le Prophète des gentils annoncé pour eux explicitement dans le Pentateuque et l’Evangile, qui leur recommande ce qui est bien, interdit ce qui est mal, déclare licites pour eux les bons aliments, illicite ce qui est impur, qui les déliera de leurs chaînes et leur ôtera leur pesant carcan. Ceux qui auront cru en lui, l’auront soutenu, secouru, et auront suivi la Lumière descendue avec lui, ceux-là connaîtront la félicité ».
Dis : « Humains, je suis, en toute vérité, le Prophète de Dieu, envoyé à vous tous par Celui qui détient l’empire des cieux et de la terre. Il n’y a de Dieu que Lui : Lui seul fait vivre et mourir. Croyez en Dieu et en Son Envoyé, le Prophète que n’ont pas instruit les hommes, celui qui croit, lui aussi, en Dieu et en Ses paroles ; Suivez-le : vous en serez mieux guidés vers le salut ! »
Parmi le peuple de Moïse, il se trouve une communauté qui prêche la vérité suivant le droit chemin et observant la justice.
Nous répartîmes les fils d’Israël en douze tribus formant autant de nations. Lorsque le peuple de Moïse, assoiffé, lui demanda à boire, il lui fut révélé : « Frappe le rocher de ton bâton ». Aussitôt douze sources en jaillirent ; à chaque tribu était assigné un emplacement pour boire. La nuée, guidée par Nous, les protégea de son ombre. Nous fîmes choir à leur intention une pluie de manne et les investîmes de cailles : « Mangez de ces purs aliments, don de votre Seigneur ». Ils ne Nous firent aucune injustice ; ils se firent tort uniquement à eux-mêmes.
Qu’on s’en souvienne ! On leur avait dit : « Habitez cette cité et mangez, partout où vous voudrez, des produits qu’elle vous offre. Dites seulement : « Seigneur, pardonne-nous ! » et franchissez en vous prosternant la porte de la ville ! Nous vous absoudrons de vos péchés et donnerons encore davantage aux plus vertueux d’entre vous ! »
Alors certains d’entre eux, des injustes, s’employèrent à altérer ce message, dont ils faussèrent le sens. Nous fîmes fondre sur eux un châtiment infâmant en prix de leur iniquité.
Et qu’on les interroge de même sur cette cité, au bord de la mer, dont les habitants enfreignaient le Sabbat, lorsque les poissons affluaient ce jour-là à fleur d’eau tout à leur portée, tandis qu’ils disparaissaient les autres jours. Ainsi, nous les éprouvions en juste prix de leurs œuvres perverses.
L’une de leur communauté dit à ceux qui blâmaient les transgresseurs : « Qu’avez-vous à exhorter un peuple que Dieu va bientôt exterminer ou frapper d’un terrible châtiment ? » - « Eh bien ! répondirent les seconds : c’était pour n’encourir nul reproche devant Notre Maître et peut-être le craindront-ils, de leur côté ».
Les impies, cependant, demeuraient indifférents à ces sages avertissements. Nous sauvâmes alors ceux qui réprouvaient le mal, et infligeâmes aux pervers un châtiment terrifiant en prix de leurs iniquités.
Comme ils étaient pleins d’arrogance, ils passèrent outre Nos interdictions. Nous leur dîmes alors : « Soyez changés en singes infâmes. »
Souviens-toi ! Dieu s’est prescrit de susciter contre eux, jusqu’au Jour du Jugement Dernier des persécuteurs acharnés à les poursuivre. Ton Seigneur est prompt à châtier ; Il est prêt aussi au pardon et fait volontiers miséricorde !
Nous les dispersâmes de par le monde en nombreuses communautés. Il y eut, certes, des vertueux ; d’autres le furent bien moins. Nous les soumîmes alternativement à la bonne et à la mauvaise fortune afin de les éprouver et les faire revenir, peut-être, de leurs erreurs.
Une autre génération leur succéda, qui reçut les Ecritures en héritage. Ses enfants firent argent de tout, disant à chaque coup : « Cela nous sera pardonné ! » sans pour autant s’abstenir de récidiver. Or n’avaient-ils par pris, de par leur alliance avec Dieu, l’engagement de ne rien lui faire dire qui ne soit de Lui ? N’ont-ils pas étudié l’Ecriture tout à loisir ? l’Ultime demeure est d’un plus haut prix pour ceux qui craignent le Seigneur. Ne pourriez-vous y réfléchir ?
Pour ceux qui s’attachent fermement aux Ecritures et observent strictement la prière, ceux-là, pour s’être rendus meilleurs, ne verront pas leurs œuvres méconnues.
Souvenez-vous ! Nous tînmes la montagne suspendue au-dessus des fils d’Israël, telle une sombre nuée, au point qu’ils appréhendaient de la voir tomber sur eux. Il leur fut enjoint alors : « Recevez Nos enseignements d’un cœur résolu. Méditez-en le contenu : peut-être seriez-vous plus pieux envers Dieu !
Il fut un jour où Dieu tira des reins des fils d’Adam l’ensemble de leurs descendants, et leur demanda, requérant leur témoignage formel : « Ne suis-je pas votre Seigneur ? » Tous répondirent : « Nous en témoignons ! » Ainsi, après un tel aveu, ne pourrez-vous plus vous prévaloir de votre ignorance une fois que vous serez ressuscités ;
Ni encore moins alléguer : « Ce sont nos premiers pères qui ont prêté des associés à Dieu et nous avons hérité de leur culte. Quoi ! Nous feras-Tu expier leurs impostures ? »
Ainsi se trouvent clairement exposés Nos signes peut-être reviendraient-ils de leurs erreurs.
Rapporte-leur, pour les édifier, le récit de l’homme à qui Nous fîmes don de Nos signes, mais qui s’en défit ignominieusement. Dès lors, poursuivi par le démon, il ne fut plus qu’un dévoyé.
Il aurait pu, détenteur de Nos signes, s’élever en rang auprès de Nous si Nous l’avions voulu. Mais il s’attacha à la terre, suivit ses bas instincts, tel un chien qui ne cessé de haleter, qu’on le traque ou qu’on le laisse. Image saisissante de ceux qui rejettent Nos signes, les traitant de mensongers ! Rapporte-leur cette histoire ! Qu’ils s’appliquent à y réfléchir !
Quel spectacle odieux n’offrent pas ceux qui récusent Nos témoignages ? Ne causent-ils pas eux-mêmes leur propre ruine ?
Ceux que Dieu veut bien guider se fraieront leur voie vers le salut. Ceux qu’il abandonne à eux-mêmes ne pourront que se perdre.
Nous destinons ainsi de toute éternité, à l’enfer, un nombre immense de génies et d’humains. Ils sont bien doués d’esprit, mais n’en usent pas. Ils ont des yeux pour ne pas voir, des oreilles pour ne pas entendre. Ni plus ni moins qu’un troupeau, peut-être plus près de s’égarer. Tels sont les éternels inconscients !
Dieu possède en propre les Epithètes Sublimes. Servez-vous-en pour l’invoquer ! Point ne vous souciez de ceux qui l’implorent par d’autres appellations Dieu les rétribuera en sanction de leurs œuvres !
Parmi les êtres que Nous avons créés, il se trouve une communauté qui se voue à la vérité, suivant le droit chemin et observant la justice.
Pour ceux qui œuvrent à rejeter Nos signes Nous les mènerons insensiblement et à leur insu, vers leur ruine irrémédiable
Il leur sera laissé un long répit. Ma riposte viendra à coup sûr, par des voies insoupçonnées.
Qu’ils y réfléchissent de près ! Ce n’est pas à un possédé qu’ils ont affaire, mais bien à un Prophète authentique, ayant, pour mission d’avertir !
Que ne s’arrêtent-ils pour contempler l’immensité des cieux et de la terre, et embrasser d’un regard tout ce que Dieu a créé ? Que ne voient-ils, que, peut-être le terme de leur vie est tout proche ? Quel autre argument faudra-t-il pour les convertir ?
Ceux que Dieu a résolu de perdre, nul ne saurait les guider. Il les laisse à leur révolte impie, errant en aveugles.
« Quand sonnera l’Heure de la fin ? » T’interrogera-t-on. Réponds : « Il n’est que mon Maître pour le savoir. Lui seul la fera surgir au terme fixé. Tout en sera du coup bouleversé dans les cieux et sur la terre. L’avènement s’en produira instantanément, à l’improviste ». Ils t’interrogent sur l’heure comme si tu en détenais la science. Dis-leur : « Il n’est que Dieu pour en connaître l’échéance ». La plupart des hommes ne s’en doutent point.
Dis : « Je me trouve, quant à moi, sans nul pouvoir de me faire un bien ou de me causer un mal, sauf volonté expresse de Dieu. Si je pouvais sonder l’inconnaissable, je m’assurerais bien des avantages et serais à l’abri du malheur. Je ne suis qu’un Prophète, ne sachant qu’avertir les impies et apporter un heureux message aux croyants. »
C’est Lui qui vous forma d’un seul être et de lui tira son épouse afin qu’il pût trouver son repos auprès d’elle. Après qu’ils se furent unis par la chair, la femme en sentit un fardeau léger qui ne pouvait la gêner ; elle s’en trouva ensuite plus alourdie. Alors les deux époux se mirent à implorer Dieu, leur Maître : « Donne-nous, Seigneur, un fils qui soit bien conformé : nous T’en rendrons grâce ! »
Dieu leur fit don de l’enfant souhaité. Alors, en guise d’actions de grâce, ils Lui prêtèrent des associés. Combien Dieu est au-dessus de ce qu’on peut Lui associer !
Comment concevoir, en effet, des pseudo-dieux qui ne créent rien et sont eux-mêmes créés ;
Qui ne peuvent en rien aider leurs fidèles ni s’aider eux-mêmes ?
Les invoqueriez-vous pour vous guider, ils demeurent sourds à vos appels, qu’on les invoque ou qu’on se taise, cela leur est indifférent.
Sachez-le, impies ! Ceux que vous invoquez en dehors de Dieu, ne sont que d’humbles créatures comme vous. Priez-les et faites qu’ils vous exaucent, si vous croyez en leur pouvoir !
Ont-ils des pieds pour marcher ? Ont-ils des mains pour appréhender ? Usent-ils d’yeux pour voir, d’oreilles pour entendre ? Dis-leur : « Appelez à la rescousse vos dieux d’emprunt, et usez sans retard, contre moi, de tous vos stratagèmes !
« N’ai-je pas Dieu pour Maître et Protecteur, Dieu qui révéla l’Ecriture et qui vient au secours des justes.
« Ceux que vous invoquez, en dehors de Lui, ne sont pour vous d’aucun secours, encore moins pour eux-mêmes ».
Si vous les appelez pour qu’ils vous guident, ils ne vous entendront pas, ils semblent vous fixer du regard, mais ils ne voient rien.
Fais-toi conciliant, ordonne ce qui est bien et évite les ignorants.
S’il t’arrive cependant d’être sollicité par Satan, cherche aussitôt refuge auprès de Dieu ; car Il entend, sait tout !
Dès que l’ombre de Satan les effleure ceux qui craignent Dieu s’en ressouviennent aussitôt et les voici redevenus clairvoyants.
Cependant qu’incités par les Démons, leurs suppôts s’enfoncent de plus en plus dans l’aberration, et ne peuvent plus se retenir.
Ne te voyant pas produire un miracle à leur gré, les impies s’écrient : « Que n’en suscites-tu pas par tes propres moyens ? » Réponds : « Je ne fais que suivre les ordres stricts de mon Maître ; ceux que Lui-même m’a révélés ! Mais ne sont-ce pas là déjà, de la part de votre Seigneur, des arguments lumineux, une claire direction, une grâce pour ceux qui ont la foi ? »
Lorsque le Coran est récité, écoutez-le, suivez-le attentivement, avec respect, afin de mériter la grâce du Seigneur.
Veille constamment à évoquer en toi-même ton Seigneur, en toute humilité et crainte, et plutôt à voix basse. Evoque-le matin et soir ! Que ta pensée n’en soit pas distraite !
Ceux qui vivent dans l’intimité de ton Maître, L’adorent en toute humilité, Le glorifient sans fin et se prosternent devant Lui !
On t’interroge sur le butin. Réponds : « Le butin revient à Dieu et à Son Prophète. Craignez Dieu ! Que toujours la concorde règne parmi vous ! Obéissez à Dieu et à Son Envoyé : ainsi l’exige votre qualité de Croyants. ! »
Les vrais Croyants sont ceux dont les cœurs frémissent de crainte à la pensée de Dieu, ceux dont la foi redouble à l’audition du Texte Sacré, ceux qui se confient en tout à leur Seigneur.
Ceux qui observent les offices et dispensent en aumônes une part de leurs richesses reçues en dons de Nous,
Ceux-là sont les Croyants par excellence. A ceux-là sont impartis les plus hauts degrés en la hiérarchie céleste. Reçus en la Grâce de Dieu, ils jouiront d’un bien-être ineffable !
C’est ainsi que pour faire triompher la Vérité, Dieu te faisait quitter ton foyer, quand une partie des Croyants étaient loin de s’en réjouir.
Ils se sont mis à disputer avec toi de la Vérité, après qu’elle leur fut apparue évidente : on eût dit qu’ils étaient menés droit à la mort, la voyant de face.
Dieu vous avait alors promis que l’une des deux troupes ennemies tomberait en votre pouvoir, quand vous-mêmes auriez voulu triompher de la moins redoutable. Mais Dieu, aux Arrêts immuables, allait faire éclater la Vérité et saper la puissance des infidèles.
Cela afin d’appuyer la Juste Cause et triompher de l’injustice, quel que fût le ressentiment des criminels.
Vos voix s’élevaient, implorant l’assistance de votre Seigneur. Dieu vous exauça : « Voici que Je vous envoie en renforts mille Anges, en files ininterrompues ! »
Ce ne fut, en vérité, qu’une heureuse annonce, destinée à affermir votre courage. Il n’est que Dieu pour donner la victoire. Dieu est Tout Puissant. Il détient la Sagesse Suprême.
Dieu, vous prenant sous Sa garde, vous plongeait dans un sommeil réparateur. Il faisait ensuite éclater un orage dont l’eau, venue du ciel, vous purifiait. Ainsi lavés des contacts du démon, vous en eûtes des cœurs plus intrépides et des pas plus assurés.
Révélant aux Anges, Dieu leur disait : « Je suis avec vous ! Emplissez d’assurance les cœurs des fidèles ! Je vais jeter l’effroi dans ceux des mécréants. Frappez-les au niveau du cou ! Frappez-les aux joints des membres ! »
N’ont-ils pas osé défier Dieu et son Prophète ? Quiconque ose ainsi se dresser contre le Seigneur et Son Prophète encourt de la part de Dieu un châtiment exemplaire.
Subissez, impies, un supplice si mérité ! Sachez que le feu éternel attend les incrédules !
Croyants, lorsque vous affrontez des infidèles au combat, gardez-vous bien de leur tourner le dos !
Leur tourner le dos, à moins que ce soit pour tenir une meilleure position ou rallier un groupe armé, ce serait encourir la colère de Dieu et se vouer au séjour infernal : triste destin, s’il en fut !
Non, vos ennemis n’ont pas connu la mort par vos mains, mais Dieu Lui-même les tuait pour vous ; tu ne lançais pas toi-même les traits mais Dieu Lui-même les décochait : ainsi se manifestait aux Croyants la Sollicitude du Seigneur ! Dieu entend tout, sait tout.
Telle fut la décision du Seigneur : Dieu affaiblira à coup sûr la puissance des infidèles !
Vous cherchiez, impies, une sentence de Dieu. Le Seigneur s’est prononcé. Cessez toute hostilité : ce sera meilleur pour vous ! Si vous reprenez la lutte, nous la reprendrons. Votre troupe, si nombreuse soit-elle, ne vous sera d’aucun secours : Dieu est du parti des Croyants !
Croyants ! obéissez à Dieu et à Son Prophète ! Prenez garde de vous détourner de Lui, à présent que vous entendez si bien !
Ne suivez pas l’exemple de ceux qui disent : « Nous avons entendu » alors qu’ils font la sourde oreille.
Les pires des créatures, aux regards de Dieu, sont ces sourds, ces muets invétérés qui se refusent à réfléchir.
Si Dieu leur avait reconnu quelque vertu, il aurait sans doute ouvert leur entendement. Mais quand bien même ils entendraient Ses ordres, ils s’en détourneraient et les fuiraient obstinément.
Croyants, empressez-vous de répondre à Dieu et à Son Prophète lorsqu’ils vous convient à ce qui sera pour vous la vie par excellence. Sachez que Dieu peut interposer un voile entre l’homme et son entendement ; que tous serez rassemblés vers Lui.
Craignez que Dieu ne vous soumette à quelque épreuve terrible, n’affectant pas spécialement les injustes parmi vous ! Dieu est Rigoureux quand Il sévit.
Souvenez-vous du temps où vous étiez peu nombreux sur terre, dénués de tout moyen, et redoutant à tout moment d’être exterminés. Dieu vous donna alors un refuge ; Il vous prêta son appui et pourvut au mieux à vos besoins. Souvenez-vous et soyez-en reconnaissants !
Croyants, ne soyez point déloyaux envers Dieu et Son Envoyé ! Ne trompez pas délibérément la confiance mise en vous !
Sachez que vos richesses et vos enfants ne sont propres qu’à vous tenter ; que Dieu dispose d’une récompense infinie !
Croyants, attachez-vous à craindre Dieu : Il vous revêtira d’un prestige éclatant, absoudra vos péchés et vous recevra en Sa Grâce ! Dieu détient la Grâce incommensurable.
Rappelle-toi, Prophète, ce complot que tramaient naguère contre toi les mécréants pour s’emparer de ta personne, te mettre à mort ou t’expulser. Aux manœuvres qu’ils déployaient, Dieu opposa les Siennes propres plus efficaces : il n’est plus sûres voies que celles de Dieu.
Lorsque Nos versets leur sont récités, ils s’écrient : « Nous en avons entendu bien d’autres tout pareils ! Nous en dirions autant, si nous voulions. Ce ne sont, en vérité, que fables des anciens ! »
Ils disaient parfois, implorant Dieu : « Grand Dieu, si c’est bien la vérité venue de Toi, fais pleuvoir sur nous des pierres, ou inflige-nous quelque affreux tourment ! »
Mais Dieu ne saurait les châtier tant que tu vis parmi eux ; de même qu’il ne saurait les frapper quand ils demandent pardon !
Pourquoi ne seraient-ils pas châtiés ? alors qu’ils détournent sans pudeur les croyants de la Demeure Sacrée. Ils n’en peuvent être nullement les gardiens, ainsi qu’ils le prétendent. C’est à ceux qui craignent Dieu que revient sa garde ; mais la plupart d’entre eux ne s’en doutent pas.
Qu’est-ce l’office des païens dans l’enceinte sacrée, sinon que sifflements et battements de mains ? Subissez ce supplice, mécréants, en prix de votre impiété !
Les infidèles s’emploient de leurs biens à décourager la foi. Toute leur fortune y passera et ils s’en mordront les doigts de regrets ; puis viendra pour eux la défaite. Vers l’Enfer enfin seront dirigés en masse les infidèles.
Ainsi sera accomplie la distinction des bons des pervers. Dieu entassera les mécréants les uns sur les autres en un monceau qu’il précipitera dans l’Enfer. Tels seront les réprouvés.
Avertis les infidèles d’avoir à se convertir à la foi : leur passé impie leur sera pardonné. S’ils persistent cependant dans l’erreur, ils en subiront les suites terribles, à l’instar des peuples révolus.
Combattez-les afin que plus aucun croyant ne soit tenté d’abjurer et que le culte tout entier soit rendu à Dieu. S’ils mettent fin à leur impiété ils seront laissés en paix. Dieu est pleinement informé de ce qu’ils font.
S’ils s’en détournent sachez que Dieu est votre Maître et Protecteur ; le meilleur Maître et le plus ferme Soutien !
Sachez que sur le butin, quel qu’il soit, le cinquième revient à Dieu, au Prophète, à ses proches, aux orphelins, aux pauvres et au voyageur ; pour peu que vous croyez en Dieu et en ce qu’il a révélé à Son serviteur, dans la journée de la Distinction, celle qui vit la rencontre des deux troupes, fidèles et incroyants. Dieu détient la Toute Puissance !
Vous vous trouviez alors sur le versant le plus proche de Médine, vos ennemis sur le versant le plus éloigné, et la caravane en contre-bas. En eussiez-vous fixé l’heure et le lieu que votre rencontre en eût été moins précise ! Mais Dieu en avait décidé ainsi : Ses Arrêts sont immuables. Un événement décisif se préparait ; tous devaient en avoir conscience, ceux qui allaient mourir, et ceux qui survivraient à la mêlée. Dieu entend tout, sait tout.
Dieu t’avait montré en songe une armée ennemie peu nombreuse. Si elle t’était apparue, plus forte, cela eût affaibli votre moral, et la discorde vous eût déchirés. Dieu vous a épargné ce désastre. Dieu connaît si bien ce que recèlent vos cœurs !
Lorsque ce fut la rencontre, l’ennemi apparut à vos yeux peu nombreux ; Dieu vous fit apparaître de même peu nombreux aux yeux de l’ennemi. Ainsi se trouvait accomplie la Volonté du Seigneur ; c’est vers Lui que tout doit faire retour.
Croyants ! faites toujours face de pied ferme à une troupe ennemie ! Invoquez constamment le nom de Dieu : votre succès en dépendra !
Veillez à suivre les commandements de Dieu et de son Prophète ! Fuyez toute dispute entre vous, qui affaiblirait votre mordant et entamerait vos chances de succès ! Soyez patients ! Dieu est avec les patients !
N’imitez pas ces impies qui, quittant leurs foyers pour se battre, affichaient un air arrogant, déployaient ostensiblement leurs forces, et se posaient en obstacle sur la voie de Dieu ! Mais tous leurs faits et gestes étaient notés du Seigneur !
Satan les abusait sur leur propre valeur qu’il rehaussait à leurs yeux. « Qui, en ce jour, leur disait-il, pourrait vous vaincre ? Ne suis-je pas là pour vous couvrir ? » Mais une fois que les deux troupes furent en vue l’une de l’autre : « Je ne réponds plus de vous ! s’écria-t-il tournant les talons. Il est des choses que je vois et qui échappent à votre vue. Je crains, en vérité, le Seigneur : Dieu est si terrible quand Il sévit ! »
Les hypocrites, et ceux à la foi chancelante, disaient : « Ces croyants sont aveugles : leur religion leur fait surestimer leur force ». Mais ceux qui s’appuient sur Dieu en éprouveront sûrement la Puissance et la Sagesse !
Puisses-tu voir les Anges mettre fin aux jours des infidèles, les frappant par-devant et par-derrière et leur criant à la face : « Subissez le supplice infernal, celui du feu éternel !
Que ce soit l’expiation de vos œuvres ! Dieu n’est pas un tyran pour Ses sujets ».
Il en fut ainsi du peuple de Pharaon et de ceux qui l’ont précédé. Ils avaient méconnu les Signes du Seigneur : Dieu les emporta en châtiment de leurs iniquités. Dieu est fort, terrible quand Il sévit.
C’est que Dieu ne change en rien les bienfaits dont Il comble les peuples, tant que ceux-ci n’ont point perverti leurs âmes. Dieu entend tout, est informé de tout.
Tel fut le sort des gens de Pharaon et d’autres peuples ayant vécu avant eux. Ils rejetèrent en impies les Signes de Dieu. Nous les fîmes périr en punition de leurs crimes et fîmes engloutir les gens de Pharaon. Tous étaient injustes.
Les pires créatures devant Dieu sont les infidèles, résolument réfractaires à la foi.
Tels, sont, en particulier, ceux avec lesquels tu as conclu un pacte et qui ne cessent depuis de violer leurs engagements, sans qu’aucun scrupule les retienne.
Si tant est que tu les surprennes à la guerre, inflige-leur un châtiment exemplaire, propre à faire réfléchir d’autres ennemis prêts à les suivre. Peut-être reviendront-ils ainsi à la raison.
Si tu as lieu de craindre une trahison de la part de certains éléments, tu feras bien de dénoncer aussitôt sans façon le pacte t’unissant à eux. Dieu n’aime pas les félons.
Que les infidèles ne pensent surtout pas qu’ils ont pris de l’avance sur Nous. Ils ne sauraient mettre Dieu en échec.
Préparez, pour lutter contre eux, ce que vous pourrez d’armements et de chevaux à l’attache, par quoi vous effraierez les ennemis de Dieu et les vôtres, et d’autres, en dehors d’eux, encore ignorés de vous, et que Dieu connaît bien ! Quelque bien que vous sacrifiez dans la voie de Dieu, vous en serez largement rétribués et point ne serez lésés.
Si l’on te propose la paix, tu feras bien de l’accepter. Confie-toi à Dieu : Il entend tout, sait tout.
S’ils préméditent le contraire, Dieu te servira d’appui. Ne t’a-t-Il pas donné Son assistance, ainsi, que celle des Croyants ?
Dieu a su unir étroitement les cœurs des fidèles. Eusses-tu dépensé tous les biens de la terre, tu n’y serais point parvenu ! Dieu seul a réalisé cette union. Il est le Tout Puissant, le Sage.
Prophète ! qu’il te suffise d’être protégé par Dieu, ainsi que par les Croyants qui te suivent.
Prophète ! prends soin de stimuler l’ardeur combative des Croyants. S’il se trouve parmi vous une vingtaine qui soient endurants, ils en vaincront deux cents ; une centaine de même trempe auront raison de mille infidèles ; ces êtres sont si peu pourvus de sens !
Mais n’est-ce pas trop exiger de vous ? Dieu, vous sachant faibles, entend à présent alléger votre tâche. Une centaine de vous qui soient endurants, en vaincront deux cents, et mille auront le dessus sur deux mille de par la volonté de Dieu. Dieu soutient les persévérants !
Tant qu’il n’a pas réduit complètement les infidèles, il ne sied pas à un Prophète de faire des captifs. Vous vous attachez trop, ce faisant aux biens éphémères d’ici- bas, quand Dieu vous propose la Vie Eternelle. Dieu est tout Puissant et Sage !
N’était-ce une prescription déjà décrétée par Dieu, vous auriez expié par un immense tourment ces rançons que vous avez reçues.
Il vous est permis à présent de disposer en toute quiétude de votre butin, d’en manger ce qu’il vous offre de pur. Veillez cependant à craindre Dieu. Dieu absout les pécheurs et fait volontiers miséricorde !
Prophète, dis aux captifs qui sont entre vos mains : « Si Dieu décèle en vous quelque bon sentiment, il vous accordera plus de bien qu’il ne vous en a été pris, et vous aurez, en plus, son pardon : Dieu est Absoluteur et fait volontiers miséricorde !
S’ils méditent quelque trahison contre toi, n’ont-ils pas déjà trahi Dieu, qui a permis ensuite leur capture. Dieu est Omniscient, il détient la Suprême Sagesse !
Ceux qui, ayant la foi, ont émigré et voué leurs biens et leurs personnes au service de Dieu, et ceux de même qui les ont accueillis et secours, tous ceux-là seront solidaires les uns des autres. A ceux convertis à la foi, mais n’ayant pas émigré, vous n’aurez pas à leur reconnaître un tel lien avec vous, à moins qu’ils n’émigrent à leur tour. S’ils vous demandent votre assistance, au nom de la Foi commune, vous devez la leur donner, sauf contre un peuple qui vous soit lié par un pacte. Dieu voit distinctement toutes vos actions !
Les infidèles ne peuvent être solidaires qu’entre eux. Si vous n’observez cette règle, la Foi sera en grave péril, et de grands troubles s’ensuivront sur terre.
Ceux qui ayant la foi, ont émigré et combattu dans la voie de Dieu, ainsi que ceux qui ont accueilli et donné leur appui au Prophète et à ses compagnons. Ceux-là sont les vrais croyants. Le pardon de Dieu leur est acquis ainsi que des biens ineffables.
Ceux qui dorénavant se convertiront, qui émigreront et combattront avec vous seront également des vôtres. Ceux qui sont unis cependant par les liens du sang seront tenus pour plus proches encore les uns des autres, tel que Dieu l’a prescrit de toute éternité. Dieu est informé de toute chose !
Dénonciation est faite par Dieu et Son prophète à ceux des païens avec qui vous conclûtes un pacte.
Pendant quatre mois, vous pourrez circuler à travers le pays. « Mais sachez, impies que vous ne sauriez abattre la Puissance de Dieu ! Dieu couvrira d’ignominie les infidèles. »
Sur Ordre de Dieu et de Son Prophète, il sera fait proclamation aux hommes le jour du Grand Pèlerinage : « Dieu et Son Prophète sont déliés à l’égard des païens. » Si ces impies reviennent de leurs erreurs, ce ne sera que pour leur bien. Si au contraire, ils s’obstinent dans l’impiété ils seront réduits par Dieu à l’impuissance. Que les infidèles apprennent par ta bouche une bonne nouvelle ; celle du supplice douloureux qui les attend.
Il est fait exception des païens avec qui vous avez conclu des pactes et qui les ont fidèlement observés s’abstenant de favoriser contre vous aucune entreprise hostile. Vous veillerez, dans ce cas, à remplir entièrement vos engagements envers eux jusqu’au terme convenu. Dieu aime les gens de bonne foi.
Une fois expirés les mois sacrés, vous n’hésiterez plus à tuer les infidèles, en quelque lieu que vous les trouviez. Capturez-les ! Cernez-les de toutes parts ! Dressez- leur des embuscades ! S’ils reviennent de leurs erreurs, s’ils font la prière et donnent l’aumône ils seront laissés en paix. Dieu est Absoluteur et Clément.
Si un païen cherche protection auprès de toi, tu l’en feras bénéficier et lui donneras l’occasion d’entendre la Parole de Dieu. Tu le feras ensuite conduire en lieu sûr car ce sont des gens d’esprit borné.
Comment un pacte pourrait-il se concevoir, liant des païens à Dieu et à Son Prophète, excepté ceux avec qui vous avez traité aux abords de la Demeure Sacrée ? Tant que ceux-ci se montreront loyaux, vous en agirez de même envers eux. Dieu aime les gens vertueux.
Comment concevoir un pacte avec eux, alors que s’ils sont les plus forts ! Ils ne respectent aucun engagement à votre égard. Ils ont beau vous complaire, leurs cœurs se refusent à vous obstinément. Ils sont, pour la plupart, dénués de scrupules.
Faisant bon marché des Enseignements de Dieu, ils se dressent en obstacle sur Sa voie. Œuvre exécrable, s’il en fût !
A l’égard d’un croyant, ils ne respectent ni les liens du sang ni la foi jurée. Ce sont les pires fauteurs d’iniquité.
S’ils reviennent de leurs errements, s’acquittent de la prière et font l’aumône, ils deviendront pour vous des frères par la foi. Tels sont Nos Enseignements exposés à un peuple qui s’y entend.
S’ils violent leurs engagements et s’attaquent à votre religion, employez-vous alors à combattre les chefs de l’infidélité ! Il n’y a pas de serment qui vaille pour eux. Peut-être cesseront-ils ainsi leurs méfaits ?
Comment ne pas combattre des gens qui ont violé leurs serments et ont voulu bannir le Prophète ? Ce sont eux qui vous ont attaqués les premiers. Les craindriez- vous, quand c’est Dieu seul que vous devriez redouter, si vous êtes croyants !
Combattez-les ! Dieu les châtiera par vos mains, il les couvrira d’ignominie. Il vous donnera sur eux le dessus, apaisera le ressentiment des croyants,
Et dissipera la colère qui gronde en eux. Dieu reviendra ensuite de Sa rigueur envers qui Il veut. Il est l’Omniscient, toute Sagesse est en Lui.
Auriez-vous pensé que Dieu pût vous laisser ainsi sans déceler ceux d’entre vous qui combattent résolument pour Sa Cause et ne se font pas d’autre allié en dehors de Dieu, de Son Prophète et des Croyants ? Il n’est aucun de vos actes dont Dieu ne soit informé !
Il ne saurait appartenir aux païens d’entretenir le culte de Dieu dans Ses sanctuaires, professant leur croyance impie. Combien vaines seront leurs œuvres ! Ne sont-ils pas voués au feu éternel ?
Seuls sont habilités à servir les mosquées de Dieu ceux qui croient en Lui et au Jugement Dernier, célèbrent la prière, acquittent l’aumône et ne craignent que Dieu. Ceux-là feront peut-être un jour leur salut !
Peut-on placer celui dont la charge est de donner à boire aux pèlerins ou d’assurer la garde de la Demeure Sacrée au même rang que celui qui croit en Dieu et au Jour Dernier et mène le bon combat pour le Seigneur ? Ils ne sont pas égaux devant le Seigneur. Dieu ne saurait guider les injustes.
Ceux-là qui, croyant en Dieu, auront émigré et auront mené le bon combat, payant de leurs biens et de leurs personnes, ceux-là occuperont un rang autrement supérieur auprès de Dieu. N’est-ce pas pour eux le summum de la gloire ?
Leur Seigneur leur fait une heureuse annonce : celle de Sa miséricorde, de Sa grâce ineffable, et de jardins où ils connaîtront une félicité éternelle.
Ils y demeureront à tout jamais. Dieu dispose d’une récompense infinie !
Croyants ! prenez bien garde de traiter en amis vos pères, mères et frères, s’ils optent pour l’infidélité, délaissant la vraie foi. Ceux d’entre vous qui s’en feraient des amis seraient injustes.
Dis : « Si vos pères, vos fils, vos frères, vos épouses, votre famille, les biens que vous avez acquis, un négoce dont vous craignez le déclin, les demeures où vous vous plaisez, vous tiennent plus à cœur que Dieu et Son Prophète et la lutte dans la voie de Dieu, redoutez alors que le Seigneur ne vienne instaurer Son Ordre, dont vous serez exclus ! Dieu guidera-t-Il jamais des mécréants !
Dieu vous a secouru en maintes occasions, notamment à la bataille de Honeïne où vous fûtes séduits par votre grand nombre qui ne vous servait à rien. La terre toute vaste qu’elle est, vous paraissait étroite et vous avez tourné le dos en débandade.
Dieu alors apaisa par un effet de Sa grâce l’émoi du Prophète et des Croyants. Il envoya du ciel en renfort une armée invisible, Il fit sentir Ses rigueurs aux infidèles. Tel fut le châtiment des mécréants.
Dieu recevra ensuite en Sa grâce qui Il voudra. Dieu est si enclin au pardon, si Miséricordieux.
Croyants ! les païens ne sont qu’impureté. Qu’ils n’approchent plus de la Demeure Sacrée après l’expiration de cette année ! Si vous redoutez de ce fait de vous trouver en pénurie d’aliments, Dieu saura, s’il le veut, y pourvoir par Ses largesses. Dieu est Omniscient ; Il détient la Sagesse Suprême.
N’hésitez pas à combattre ceux qui, parmi les Gens des Ecritures, ne croient ni en Dieu ni au Jour Dernier, n’admettent pas pour illicite ce que Dieu et son Prophète ont formellement interdit et ne pratiquent pas la vraie religion. Combattez-les jusqu’à ce qu’ils viennent payer le tribut de leurs propres mains, et fassent acte de soumission !
Les juifs ont dit : « Ozayr est fils de Dieu ». Les Chrétiens ont affirmé : « Le Messie est fils de Dieu ». Voilà ce qu’ils professent ouvertement, à l’instar de ceux qui jadis furent non moins impies. Dieu les confonde ! Quelle aberration est la leur !
Ils ont élevé au rang de divinité leurs docteurs et leurs moines, ainsi que le Messie, fils de Marie, quand ils avaient reçu ordre de n’adorer qu’un dieu unique : Dieu, hors Qui il n’y a pas d’autre dieu, et dont la Gloire domine de bien haut leurs vaines fictions.
Ils s’essaient à éteindre de leur souffle la Lumière de Dieu. Mais Dieu parachèvera Sa Lumière, quel que soit le dépit des mécréants.
C’est Lui qui a envoyé Son Prophète afin de guider les hommes vers leur salut et leur apporter la vraie religion. Il la fera triompher sur toute autre, contre toutes les manœuvres des païens.
Croyants ! bon nombre de rabbins et de moines s’approprient sans scrupules le bien de leurs prochains et s’emploient à les détourner de la Voie de Dieu. A ceux qui thésaurisent l’or et l’argent, sans en faire emploi dans la Voie de Dieu, fais l’heureuse annonce d’un douloureux supplice !
Un jour, rendus incandescents au feu de l’Enfer, ces métaux seront appliqués tout brûlants sur leurs fronts, leurs flancs et leurs reins. Il leur sera clamé à la figure : « Voici vos chers trésors ! Jouissez-en à loisir ! »
En la science éternelle de Dieu, et du jour où il créa les cieux et la terre, le nombre des mois est de douze, ainsi qu’il est écrit dans Son Livre. Sur ce nombre, quatre mois sont sacrés, ainsi le veut la vraie religion. Point ne soyez injustes envers vous-mêmes durant ce temps ! Livrez une guerre totale aux païens, comme ils vous combattent tous, tant que vous êtes ! Dieu assiste ceux qui le craignent.
C’est un surcroît d’infidélité que le report de l’un des mois sacrés vers une autre date : les impies n’en seront que plus avant dans l’erreur. Ils profanent une année le mois de Dieu pour le proclamer sacré l’année qui suit. Sous prétexte de respecter le nombre strict des mois sacrés, ainsi que Dieu l’a prescrit, ils n’hésitent pas à commettre un sacrilège. Leurs pires méfaits se trouvent ainsi rehaussés d’attraits à leurs yeux. Dieu ne saurait guider les mécréants !
Qu’avez-vous Croyants, quand il vous est crié : « Partez en campagne ! Combattez dans la voie de Dieu ! » Qu’avez-vous à demeurer rivés au sol ? Acceptez-vous ce monde éphémère en échange du Royaume Eternel ? Mais que sont les vains plaisirs d’ici-bas en comparaison à l’Au-delà ? Bien peu de chose en vérité !
Si, demeurant sourds, vous refusez de prendre les armes, Dieu sévira durement contre vous et choisira un autre peuple pour le servir. Votre refus ne saurait en rien l’affecter. N’est-Il pas le Tout-Puissant ?
Si vous refusez votre appui au Prophète, il aura toujours celui de Dieu ! C’est Dieu qui l’a déjà secouru quand, expulsé par les infidèles, et se trouvant au fond de la grotte, seul à seul avec son compagnon, il se mit à lui dire, l’encourageant : « Ne t’afflige pas ! Dieu se trouve avec nous ». Dieu fit descendre sur lui Sa sérénité réconfortante et l’assista de troupes invisibles. Il fit tomber au plus bas le prestige des infidèles, tandis que s’élevait bien haut le Verbe de Dieu. Dieu est Tout- Puissant ; Il détient la Sagesse Suprême.
Légèrement ou lourdement équipés, élancez-vous toujours vers le combat ! Mettez vos biens et votre vie au service de Dieu ! Cela vaudra mieux pour vous ; n’en doutez pas !
S’il s’était agi d’un butin à portée de main ou d’une randonnée sans risque, ils t’auraient volontiers suivi. Mais bien long a dû leur paraître le trajet. Ils jureront par Dieu : « Si nous l’avions pu, nous serions sortis avec vous ». Ce disant, ils se perdent eux-mêmes. Dieu n’est pas dupe de leurs mensonges.
Dieu t’a déjà pardonné de t’être ainsi laissé surprendre ! Pourquoi les as-tu autorisés à rester ? N’aurait-il pas fallu auparavant reconnaître ceux qui invoquaient des excuses valables de ceux qui en donnaient de mensongères ?
Ceux qui croient en Dieu et au Jour Dernier ne viendront jamais te demander une dispense quand il s’agit pour eux de payer de leurs biens et de leur vie pour la cause de Dieu. Dieu reconnaît toujours ceux qui se vouent à le servir.
Seuls viendront te demander cette dispense, ceux qui ne croient pas en Dieu et au Jour Dernier, et dont les cœurs, rongés par le doute, ne cessent de flotter indécis.
S’ils avaient voulu vraiment partir en campagne, ils s’y seraient résolument préparés. Mais Dieu, les en trouvant indignes, les faisaient dolents et sans nerfs. Une voix leur disait : « Restez avec les impotents ! »
S’ils étaient d’ailleurs partis avec vous, ils n’auraient fait qu’accroître vos embarras et susciter le désordre dans vos rangs. Ils y auraient semé la confusion par leurs menées ; certains d’entre vous se seraient fait leurs complices. Dieu est bien informé des séditieux !
Ce n’est pas la première fois qu’ils cherchent à fomenter des troubles. Ils n’ont fait qu'ourdir intrigue sur intrigue contre toi jusqu’au jour où la vérité apparut éclatante, où l’ordre de Dieu fut instauré malgré eux.
Tel d’entre eux vient te dire : « Veuille me dispenser de cette campagne ! Je crains d’y être en proie à des tentations ? Ne sont-ils pas déjà plongés dans la tentation ? Ne sont-ils pas cernés de toutes parts, en impies qu’ils sont, par le feu de la Géhenne ?
Si un bonheur t’échoit, ils en sont peinés : Quand c’est un revers que tu subis, ils s’écrient : « Nous y avons déjà paré ; nous sommes hors de danger ! » Et ils s’en retournent remplis d’aise !
Dis-leur : « Rien ne peut nous atteindre que Dieu n’ait déjà décrété. C’est Lui notre Maître, et c’est à Dieu que doivent se fier les Croyants ! »
Dis-leur encore : « Qu’espérez-vous qu’il puisse nous arriver sinon l’une des deux choses également désirables, la victoire ou le martyr, alors que pour vous, nous attendons que Dieu vous supplicie lui-même ou par nos propres mains ? Prenons-donc patience, les uns et les autres, et attendons ! »
Dis enfin : « Faites désormais autant que vous voudrez l’aumône, de bon gré ou par contrainte. Cette aumône ne sera point agréée, venant de vous. N’êtes-vous pas des mécréants avérés ? »
Rien n’empêche que leurs aumônes soient acceptées sinon qu’ils ne croient ni en Dieu ni en Son Messager, ne prient qu’à leur corps défendant, et ne font l’aumône qu’à contre-cœur.
Que point ne t’abuse le vain spectacle de leurs richesses et de leurs nombreux enfants ! Dieu en fait pour eux un tourment ici-bas ; ils rendront l’âme en mécréants.
Ils vous jurent par Dieu qu’ils sont des vôtres, mais point ne le sont. Leurs serments n’expriment que leur panique.
Si un refuge, quel qu’il soit, grotte ou souterrain pouvait s’offrir à eux, ils tourneraient bride aussitôt pour aller s’y blottir.
Il en est parmi eux, qui te blâment au sujet des aumônes à répartir. Leur en donne-t-on une part ? Ils en sont bien aises. S’ils n’en reçoivent rien, ils en sont furieux.
Que n’acceptent-ils de bon cœur ce que Dieu et le Prophète leur dispensent ? Que ne disent-ils : « Dieu nous suffira pour Maître. Dieu saura bien nous accorder quelque faveur ainsi que Son Messager ; Car c’est Dieu seul que nous recherchons. »
Les aumônes reviennent de droit aux pauvres et aux nécessiteux, à ceux qui sont chargés de les recueillir, à ceux récemment convertis et qu’il y a lieu d’encourager, aux rachats des captifs, à ceux accablés de dettes, à la lutte dans la voie de Dieu, et au voyageur. Voilà ce que Dieu vous prescrit. Dieu est Omniscient, toute sagesse est en Lui.
D’autres n’hésitent pas à insinuer, parlant du Prophète : « Il est tout oreilles, accueillant tout propos qu’on lui raconte. » Tout oreilles en vérité, mais uniquement pour votre bien. Il croit en Dieu et fait créance aux croyants. Il est toute mansuétude pour ceux d’entre vous qui croient. Ceux qui offensent ainsi l’Envoyé de Dieu encourent un châtiment douloureux.
Ils jurent par Dieu devant vous pour vous plaire. Mais Dieu ainsi que Son Messager méritent bien plus, qu’ils cherchent leur agrément, s’ils sont vraiment croyants.
Ne savent-ils pas qu’à se dresser contre Dieu et Son Prophète on encourt le feu éternel ; supplice ignominieux, s’il en fut.
Les hypocrites appréhendent que ne soit révélé à leur sujet un chapitre dévoilant le fond de leur pensée. Dis : « Riez-en, si vous voulez ! Dieu étalera au grand jour ce que tant vous redoutez. »
Qu’on les interroge à propos de leurs entretiens, ils répondent sûrement ; « nous ne faisions que bavarder et plaisanter. » Dis : « Serait-ce Dieu, Ses Enseignements ou Son Prophète que vous tourniez en dérision?
« Il serait vain de vous excuser. De croyants que vous étiez, vous voilà devenus infidèles ! Si d’aucuns d’entre vous seront peut-être absous, d’autres seront châtiés en scélérats avérés. »
Les hypocrites de l’un et l’autre sexe sont faits de la même étoffe. Ils encouragent au mal et déconseillent le bien. Leurs mains avares se referment d’instinct. Ils ont chassé loin d’eux la pensée de Dieu, et Dieu, les a oubliés. Des êtres pervers, tels sont les hypocrites.
Dieu affectera pour séjour aux hypocrites, tant hommes que femmes, le brasier éternel de la Géhenne. Tel sera leur juste châtiment. Ils seront maudits du Seigneur et connaitront un tourment sans fin.
Ainsi en fut-il des peuples qui ont vécu avant vous, autrement plus puissants, avec plus de richesses et plus d’enfants. Ils ont eu leur part des jouissances éphémères ; à présent vous jouissez de la vôtre comme eux ont joui de la leur. Vous discutez des mêmes choses vaines dont ils avaient discuté. Voilà bien, ceux qui ont manqué leur destin en cette Vie et dans l’Autre, et dont la perte est consommée à jamais.
N’ont-ils rien appris de l’histoire des peuples ayant vécu avant eux, ceux de Noé, de Ad, de Thamoud, d’Abraham, de Madian et des cités renversées ? Leurs Prophètes étaient venus à eux, leur apportant des preuves. Dieu ne fut pas injuste envers eux : ils coururent eux-mêmes à leur perte.
Les croyants et les croyantes sont étroitement solidaires. Ils ordonnent ce qui est bien, proscrivent ce qui est mal. Ils sont assidus à la prière, acquittent régulièrement l’aumône, obéissent à Dieu et à son Prophète. Dieu les recevra en Sa Grâce. Dieu est Puissant et Sage.
Il est fait promesse aux croyants et aux croyantes par Dieu, et pour l’Eternité, de jardins baignés d’eaux vives et de riantes demeures dans les jardins de l’Eden. Il sera d’un plus haut prix encore pour eux d’avoir en l’agrément de Dieu ! Félicité incomparable, en vérité !
Prophète ! combats résolument les infidèles et les hypocrites, sois implacable envers eux. Leur demeure dernière sera l’Enfer : destin ignominieux, s’il en fût !
Ils jurent par Dieu n’avoir rien dit d’offensant, quand l’impiété s’est faite entendre par leur bouche, et qu’ils ont rejeté la vraie foi, après l’avoir embrassée. Ils ont visé en vain à ce qu’ils n’ont pu obtenir. De quoi avaient-ils à se plaindre, sinon d’avoir été comblés de faveurs par Dieu et Son Prophète ? S’ils reviennent sincèrement de leurs erreurs, ils s’en trouveront bien. S’ils s’obstinent dans leur révolte, Dieu sévira contre eux en ce monde et dans l’Autre ; nul appui ni secours ne trouveront sur terre !
D’aucuns parmi eux ont fait ce serment : « Si Dieu nous comble de Ses largesses, nous ferons volontiers l’aumône et serons du nombre des justes ! »
Mais lorsque Dieu les combla de Ses dons, ils s’en montrèrent avares, se délièrent de leurs promesses et se détournèrent du Droit Chemin.
Il s’ensuivit pour eux un mal d’hypocrisie incurable, suscité au plus profond d’eux-mêmes par Dieu, en châtiment d’avoir parjuré et menti. Ils porteront leur mal sans trêve, jusqu’au jour où ils comparaîtront devant Dieu.
Ne savent-ils pas que leurs pensées les plus intimes, comme leurs plus secrets entretiens sont entièrement connus de Dieu, pour Qui n’est point de mystère ?
D’autres accablent de leurs traits les croyants acquittant l’aumône au-delà de ce qui est, sans épargner ceux qui, moins pourvus, le font selon leurs faibles moyens. Pour avoir ainsi raillé les croyants, ils seront raillés à leur tour par Dieu, un douloureux supplice les attend.
Cela est bien égal que tu implores ou n’implores pas pour eux le pardon de Dieu. Dusses-tu l’implorer pour eux indéfiniment, ils ne l’auront pas, et point ne seront absous par Dieu ! Ils ont renié Dieu et Son Prophète. Dieu guiderait-Il jamais vers Lui des pervers ?
Ceux qui sont restés à l’arrière, préférant ne pas se joindre au Prophète, se sont trouvés bien aises de demeurer dans leurs foyers. Il leur répugnait tant de se vouer à la cause de Dieu, y allant de leurs biens et de leurs personnes. « Comment partir par cette chaleur ? » disaient-ils. Dis : « Le feu de la Géhenne sera autrement brûlant ». Si jamais ils pouvaient s’en faire une idée !
Qu’ils en rient un peu, pour le moment. Un jour viendra pour eux, où ils pleureront à torrents, en prix de leurs actes pervers.
Si Dieu veut qu’un jour, tu te retrouves parmi un groupe d’entre eux et qu’ils te demandent ton agrément pour aller se battre, tu leur diras alors : « Vous ne partirez plus jamais en campagne à mes côtés ni ne combattrez un ennemi avec moi ! N’avez-vous pas été bien contents, la première fois, de rester dans vos foyers ? Eh bien ! Restez-y encore ? »
Si l’un de ces gens vient à mourir, prends garde de célébrer l’office sur sa dépouille, ou d’aller te recueillir sur sa tombe ! Ils ont renié Dieu et Son Prophète et sont morts en impies.
Ne te laisse surtout pas éblouir par leurs richesses et par leurs enfants. Dieu leur en fait don ici-bas pour leur plus grand tourment ; puis ils mourront en impies : telle est Sa Volonté.
Lorsque, par révélation expresse de Dieu, il est enjoint de croire en Lui et de combattre avec Son Prophète, les plus riches d’entre eux ne songent qu’à se faire exempter et ils viennent te demander : « Autorise-nous à rester à l’arrière ! »
Ils renoncent ainsi à se battre, ils préfèrent rester à l’arrière avec les femmes et les vieillards. Leur cœur est fermé comme par un sceau. Peuvent-ils jamais entendre raison ?
Le Prophète et les croyants, au contraire, se vouent au bon combat pour Dieu, sans nul souci de leurs biens ni de leur vie. Toutes les félicités seront pour eux : ce seront les bienheureux.
Dieu leur impartira pour séjour des jardins baignés de ruisseaux, où ils vivront en immortels. Triomphe incomparable en vérité !
Ceux des nomades ayant une excuse sont venus se faire dispenser ; mais d’autres sans foi ni loi envers Dieu et Son Prophète n’ont pas bougé de chez eux. Un châtiment cruel affligera les mécréants.
Les faibles, les malades, les nécessiteux n’encourent aucun blâme à ne pas se joindre aux combattants, pour autant qu’ils se montrent loyaux envers Dieu et Son Prophète. Comment peut-on s’en prendre à ceux qui font le bien ? Dieu est toute indulgence, toute miséricorde.
Sont exempts de même de tout reproche ceux qui vinrent te demander des montures pour se mettre en route et qui, recevant de toi cette réponse : « Je n’en trouve pas à vous offrir », s’en retournèrent les larmes aux yeux et le cœur gros d’être à court de ressources.
Il n’y a lieu d’incriminer que ceux qui étant bien pourvus, n’en demandent pas moins à être dispensés de se battre, et sont bien aises d’être relégués à l’arrière, avec les impotents. Dieu a imposé un sceau sur leur entendement, ils s’en trouvent tout hébétés.
Sans doute ne seront-ils pas à court d’excuses, à votre retour. Dis-leur : « Gardez-les pour vous, vos excuses ! Comment pouvons-nous vous croire à présent ? Dieu nous a fixés sur votre compte. Toutes vos actions seront passées au crible par Dieu et Son Prophète, puis vous ferez retour à Celui qui connaît également l’apparent et l’occulte, qui vous rendra un compte exact de toutes vos œuvres ».
Ils n’auront de cesse, à votre retour, de vous accabler de leurs serments : ils pensent pouvoir ainsi éluder vos reproches et détourner d’eux votre attention. Qu’il en soit ainsi ! Détournez-vous de ces êtres immondes, auxquels, pour ultime séjour sera affecté la Géhenne, en rétribution de leurs forfaits !
Se concilier vos bonnes grâces, voilà ce à quoi ils visent par leurs serments. Mais s’ils trouvent grâce à vos yeux, seront-ils jamais en grâce auprès de Dieu ? Dieu ne saurait agréer des scélérats !
Les nomades sont les plus obstinés des incrédules ; ce sont les pires hypocrites. Ils sont les moins faits pour assimiler en toute conscience, les notions révélées par Dieu à Son Messager. Dieu est Omniscient et Sage.
Parmi les nomades, il en est qui considèrent l’aumône comme une corvée et qui guettent impatiemment votre ruine. Cette ruine, c’est eux-mêmes qui la subiront. Dieu entend tout, sait tout.
Il s’en trouve aussi qui croient en Dieu et au Jour Dernier aux yeux desquels l’aumône prescrite est un acte pieux qui les rapproche de Dieu et leur vaut la bénédiction du Prophète. C’est bien en offrande pieuse qu’elle leur sera comptée. Dieu les recevra en Sa grâce. Dieu absout volontiers les pécheurs. Il fait souvent miséricorde.
Ceux qui se joignirent les premiers au Prophète dans son exil, ceux qui se pressèrent de les accueillir, ceux qui les suivront dans la bonne voie, tous recueilleront, en échange, la vive satisfaction de Dieu. Ils lui témoigneront la leur pour les bienfaits qu’ils recevront de Sa main généreuse. Il leur réservera auprès de Lui, et pour l’Eternité, des jardins baignés de ruisseaux. Triomphe incomparable, en vérité.
Parmi les nomades des alentours, aussi bien que parmi les habitants de Médine, il se trouve une foule d’hypocrites, tous rompus à la duplicité. Ils passent inaperçus de toi ; mais Nous, Nous les connaissons. Ils seront châtiés par deux fois, puis livrés à un supplice affreux.
D’autres ont confessé leurs fautes : ils ont mêlé à des œuvres pies d’autres moins avouables. Dieu leur pardonnera peut-être : Il est si plein de mansuétude. Il fait volontiers miséricorde.
Prends soin de prélever sur leurs biens une aumône pour les purifier et les rendre meilleurs. Prie pour eux : leurs âmes en seront apaisées ! Dieu entend tout ; Il est Omniscient.
Ne savent-ils pas que c’est Dieu lui-même qui agrée le repentir de Ses serviteurs et qui reçoit leurs dons pieux. Dieu est celui qui pardonne et qui fait miséricorde.
Dis : « Agissez ! Dieu observera vos actions, ainsi que le Prophète et les Croyants. Vous ferez ensuite retour à Celui qui connaît si bien toute chose, invisible ou apparente. Vous serez par Lui informés de toutes vos œuvres ».
Certains devront encore attendre la décision de Dieu, qui pourra soit les châtier, soit les absoudre. Dieu est Omniscient : toute sagesse est en Lui.
Il en est qui ont édifié une mosquée, agissant par haine et impiété, et se proposant d’en faire un tison de discorde entre les fidèles. Ne l’offraient-ils pas en repaire à ceux qui. naguère. avaient combattu Dieu et Son Prophète ? Ils protesteront avec force de leurs bonnes intentions. Mais Dieu est témoin qu’ils mentent effrontément.
Prends garde de prier en ce lieu maudit ! Car il est un autre édifice assis dès le premier jour sur la piété, et autrement plus digne pour que tu y célèbres l’office. C'est là que se rendent ceux qui mettent la pureté par-dessus tout. Ceux qui recherchent la pureté sont toujours aimés de Dieu.
Lequel vaudra le mieux de celui qui aura assis son édifice sur la piété et le désir de plaire à Dieu, ou de cet autre qui l’aura établi sur une pente croulante, prête à s’écrouler avec lui dans le gouffre embrasé de la Géhenne ? Dieu ne guidera jamais vers Lui les infidèles !
L’ombre maudite de l’édifice croulant ne cessera de tourmenter ses auteurs : leurs cœurs s’en trouveront brisés d'angoisse. Dieu est Omniscient : Il est la Sagesse même.
Dieu s’est fait céder par les croyants et leur vie et leurs biens, il leur a donné, en échange le Paradis, en foi de quoi, ils se battront pour Sa cause : ils tueront et se feront tuer. Une promesse solennelle leur a été faite par Dieu, dont la Thora, l’Evangile et le Coran se portent également témoins. Quel autre que Dieu ferait plus honneur à sa promesse ? Réjouissez-vous croyants, d’une si belle transaction conclue par vous. N’est-ce pas le comble de la gloire ?
Les croyants, Ceux qui reviennent à Dieu, se vouent à l’adorer, célèbrent Ses louanges, s’adonnent aux pieux déplacements, s’inclinent et se prosternent, qui prêchent le bien, censurent le mal et respectent les normes établies par Dieu. Qu’heureuse annonce soit faite aux croyants !
Il n’appartient ni au Prophète ni aux croyants d’implorer le pardon de Dieu pour des païens, fussent-ils de leurs proches parents, sachant qu’ils sont voués au feu éternel.
Abraham avait bien imploré le pardon de Dieu pour son père : il lui avait promis qu’il le ferait pour lui. Par la suite, reconnaissant en lui un ennemi de Dieu, il le désavoua. C’était pourtant un cœur sensible et compatissant qu’Abraham.
Dieu ne laisse jamais un peuple se dévoyer, après l’avoir guidé vers Son salut, sans l’avoir averti, auparavant, de tout ce qu’il risque à désobéir. Dieu est parfaitement instruit de toute chose.
Dieu délient l’empire des cieux et de la terre. De Lui procèdent et la vie et la mort. Il est le Seul secours, le Seul soutien qu’on puisse attendre.
Dieu a pardonné au Prophète, à ses compagnons d’exil et à ceux qui l’ont accueilli à Médine. Ce sont eux qui l’ont suivi aux heures les plus sombres, quand certains allaient presque faillir à leur devoir. Dieu leur a pardonné : Il est si plein de mansuétude, si Clément.
Dieu pardonne aux trois guerriers qui n’avaient pas suivi leurs compagnons et qui, bientôt dans leur détresse, sentirent la terre, si vaste qu’elle fût, se rétrécir autour d’eux, et leur poitrine se resserrer : ils ne trouvaient plus aucun refuge contre Dieu, sinon en Dieu lui-même. Dieu revint envers eux de Ses rigueurs, Il les amena à se repentir sincèrement. Dieu est si plein de mansuétude, si Clément.
Croyants ! craignez Dieu et joignez-vous à ceux qui sont loyaux !
Il ne sied pas, aux citadins de Médine, et aux nomades des alentours, de faire défection à l’Envoyé de Dieu et de lui préférer leurs propres personnes. Il n’est ni soif, ni fatigue, ni privation qu’ils n’endurent au service de Dieu ; il n’est pas un pouce de terrain qu’ils n’arrachent à l’infidèle, pas de revers qu’ils n’infligent à l’ennemi, sans que cela ne leur soit compté comme bonne action et inscrit à leur actif. Jamais les hommes ne verront se perdre leur récompense auprès de Dieu.
Ils ne consentiront de même aucune dépense, petite ou grande au service de Dieu, ne franchiront pas la moindre vallée, sans que cela ne leur soit dûment, compté. Ainsi seront-ils largement rétribués pour leurs œuvres les meilleures !
Point n’est besoin que les croyants s’élancent en campagne en totalité. Il serait bon qu’un nombre déterminé de guerriers de chaque groupement s’y rende seulement. Les autres, restés à l’arrière pourraient ainsi développer leur formation religieuse et seraient mieux à même, une fois leurs compagnons de retour, de les initier à leurs devoirs et de les former à craindre Dieu.
Croyants ! veillez à combattre vos voisins infidèles ! Qu’ils trouvent en vous de rudes guerriers ! Sachez que Dieu seconde toujours ceux qui le craignent !
A chaque nouveau chapitre révélé, il en est qui s’interrogent : « Lequel d’entre vous s’en trouve plus convaincu, plus ferme dans sa foi ? » Seuls les vrais croyants s’en trouvent bien, leur foi en sort accrue, leur âme rayonnante de joie.
Pour ceux aux cœurs dévoyés, ils ne peuvent en être que plus souillés, plus immondes qu’auparavant, ils mourront en infidèles.
Ne voient-ils pas que chaque année ils se trouvent soumis à une ou deux épreuves, sans qu’ils songent pour autant à se convertir et à méditer la leçon.
Quand il est révélé un chapitre au Prophète, ils se font un signe de l’œil : « Quelqu’un pourrait-il vous voir ? » semblent-ils se dire entre eux. Puis ils s’esquivent furtifs, se retenant de rire. Dieu a détourné leurs cœurs de la foi : cela les dépasse.
Un Prophète est venu à vous, issu de vous-mêmes ! Si sensible à vos épreuves et tellement avide de votre salut, toute sollicitude et toute bonté pour les croyants !
S’ils demeurent indifférents, dis-leur : « Dieu me suffira pour appui ! Il n’y a d’autre Dieu que Lui. En Lui seul, je me confie. C’est Lui le Souverain Maître, au Trône Sublime ! »
Alîf. Lâm. Râ. Ces versets sont ceux du Livre empreint de sagesse.
En quoi cela étonnerait-il les hommes qu'ayant inspiré Lun d’entre eux. Nous lui ayons dit : « Avertis les hommes ! Annonce, pour leur plus grande joie, à ceux qui croient, qu’ils jouiront d'un privilège certain auprès de Dieu ». Les incroyants se sont écriés : « Cet homme est un magicien avéré ! »
Votre Maître n’est autre que Dieu, qui créa les cieux et la terre en six jours, puis assit souverainement Sa Majesté sur le Trône, d'où Il règle le cours de l’Univers. Il n’y a pas d'intercesseur, hors de Son propre agrément. Tel est Dieu, votre Souverain Maître ! Adorez-Le ! Il est temps pour vous d'y réfléchir.
A Lui vous ferez tous retour. Dieu en fait promesse solennelle, et qui sera tenue ! Il fait surgir les êtres du néant, puis après la mort, les fait revivre, afin que soient rétribués par Lui, en toute équité, ceux qui auront cru et pratiqué la vertu ; tandis qu’aux mécréants sera servi un breuvage brûlant et infligé un cruel tourment, pour avoir été incrédules.
Du soleil il a fait une lumière et de la lune une clarté. Il en a rigoureusement fixé les phases pour vous permettre de dénombrer les années et de calculer le temps. Dieu n’a créé cela que dans un but sérieux. Dieu expose Ses Signes à ceux qui s’y connaissent.
Dans l’alternance du jour et de la nuit, et dans tout ce que Dieu fait naître dans les cieux et sur la terre, n’est-il pas de signes assez clairs pour ceux qui craignent Dieu ?
Ceux qui n’espèrent pas Nous rencontrer, qui s’en tiennent à la seule vie d’ici-bas en jouissent avec sécurité, et demeurent indifférents à Nos Signes ;
Ceux-là en prix de leurs œuvres seront les hôtes du feu.
Ceux qui ont la foi et font le bien se trouveront guidés par Dieu, pour Lui avoir voué leur foi. Des ruisseaux couleront à leurs pieds dans les jardins du délice.
Ils y invoqueront Dieu bénissant Son Nom, ils se diront « Paix », se saluant entre eux et ils s’écrieront, en ultime invocation : « Louange à Dieu ! Maître de l’Univers ! »
Si Dieu faisait fondre le mal sur les hommes aussi vite qu’ils voudraient voir le bien leur échoir, alors leur destin serait accompli. Nous laissons plutôt se débattre en leurs errements ceux qui n’ont nul espoir en Notre rencontre et les livrons à leur révolte insensée.
En proie à la détresse, l’homme implore notre secours, étendu sur le flanc, debout ou assis. Mais à peine l’en avons-nous délivré qu’il reprend son train de vie, comme si jamais dans son désarroi, il n’avait imploré Notre appui. Ainsi, leurs pires excès se trouvent rehaussés d’attraits aux yeux des pervers !
Nous avons détruit bien de générations avant vous, qui s’étaient comportées iniquement. Vers elles, étaient venus leurs Prophètes avec des signes évidents que ces peuples rejetèrent obstinément. Ainsi, Notre châtiment atteint les pervers.
Nous vous appelons à leur succéder sur la terre : Nous voulons vous y voir à l’œuvre, à votre tour !
Lorsque Nos enseignements si clairs sont récités à ceux qui n’espèrent pas Nous rencontrer, ceux-ci s’empressent de te proposer : « Ne pourrais-tu pas nous apporter un autre Coran que celui-ci, ou en modifier la teneur ? » Dis-leur : « Comment pourrais-je, de ma propre initiative en modifier quoi que ce soit ? Je ne fais que suivre ce qui m’est révélé. J’encourrais les rigueurs d’un jour terrible, si jamais j’enfreignais les Volontés de mon Maître !
« Si Dieu l’avait voulu, je ne serais point venu vous le réciter et ne l’auriez point connu. Ne suis-je pas resté parmi vous auparavant toute une vie ? seriez-vous dénué de jugement ? »
Quel plus grand fauteur d’injustice que celui qui invente des mensonges les imputant à Dieu, ou qui traite Ses Signes de mensongers ? Mais comment des imposteurs pourront-ils jamais triompher ?
Ils adorent, en dehors de Dieu, ce qui ne peut ni leur nuire ni leur être utile. « Voilà, affirment-ils, ceux qui plaideront pour nous auprès de Dieu ! » Dis-leur : « Qu’avez-vous à apprendre à Dieu qu’il ne connaisse déjà dans le ciel et sur la terre ? » Gloire à Lui, le Très- Haut : comment pourrait-il avoir un associé ?
Les hommes formèrent à l’origine, une seule communauté. Des divisions naquirent ensuite entre eux. Si de toute éternité Dieu n’en avait décidé ainsi, une sentence eût été prise, mettant fin à leurs différends.
« Si seulement, disent-ils, son Seigneur lui donnait d’accomplir un miracle ! » Réponds : « L’Inconnaissable relève de Dieu. Attendez ! j’attendrai comme vous. »
Lorsqu’après un mal qui les a éprouvés, Nous faisons goûter aux hommes Notre miséricorde, les voilà qui dénigrent Nos signes usant de perfidie ! Dis : « Dieu est plus prompt à déjouer vos manœuvres. Nos Anges messagers sont là pour les consigner par écrit ! »
C’est Lui qui vous fait voyager sur terre et sur mer. A bord de leurs navires, se sentant poussés par un bon vent, les passagers en sont remplis d’aise. Mais un vent impétueux se lève et se décharné contre eux ; des vagues surgissant de tous côtés, les assaillent ; ils se sentent cernés de partout. Mûs alors par une foi sincère, ils élèvent des voies suppliantes : « Si Tu nous sauves de ce péril, nous t’en rendrons grâce, Seigneur ! »
Or Dieu les ayant sauvés, les voici qui se montrent de nouveau arrogants sur la terre et se remettent à commettre l’injustice. Sur vous seuls humains, retomberont vos iniquités ! A vous les brèves jouissances du monde ! Mais vous ferez ensuite retour à Nous, et serez informés de toutes vos œuvres !
Voici ce qu’est la vie de ce monde. Elle est comme cette eau que nous faisons descendre du ciel et par laquelle s’enchevêtrent les plantes du sol dont se nourrissent les hommes et le bétail. La terre s’en trouve toute parée et embellie. Les hommes s’en croient les maîtres. Mais Nos ordres ont passé là, de jour ou de nuit, et tout s’est trouvé anéanti, comme si jamais culture n’avait prospéré en ces lieux. Ainsi se trouvent exposés Nos Signes à qui savent en méditer le sens !
Dieu convie les hommes à la Demeure de paix ; Il dirige qui Il veut sur la voie du salut.
A ceux qui font le bien est réservé le meilleur sort, et davantage. Point n’auront le visage assombri par le regret ni terni par l’humiliation ! Tels seront les hôtes du Paradis, où ils seront à jamais.
Ceux qui auront mal agi seront payés par un mal semblable. Couverts d’opprobre, ils n’auront nul refuge contre Dieu, leurs visages apparaîtront tout assombris, comme si d’épaisses couches de nuit s’y trouvaient appliquées ! Voilà bien, les damnés qui seront voués au feu éternel.
Un jour, Nous rassemblerons tous les humains, puis dirons à ceux qui Nous auront prêté des égaux : « Restez-là où vous êtes, vous et vos dieux d’emprunt ! » Nous les séparerons alors les uns des autres. Et leurs faux dieux leur diront : « Ce n’est point nous que vous adoriez !
« Dieu suffira pour témoin entre nous et vous. nous demeurions, quant à nous, tout à fait insensibles à votre culte impie. »
Chaque âme appréciera, à leur juste valeur, les œuvres qu’elle aura accomplies. Tous seront rendus à Dieu, leur vrai Maître. Plus rien n’aura subsisté de leurs inventions mensongères.
Dis : « Qui donc, pour vous faire subsister, vous procure les dons du ciel et de la terre ? Qui peut disposer à son gré de l’ouïe et de la vue des hommes ? Qui fait surgir le vivant du mort, et fait sortir le mort du vivant ? Qui préside à l’ordre du Monde ? » Ils répondront : « C’est Dieu ! » Dis-leur : « Eh quoi ! Ne sauriez-vous Le craindre. »
Tel est le Seigneur, votre Maître qui est Vérité ! Qu’y a-t-il hors de la Vérité, sinon l’erreur ? y serez-vous à ce point indifférents ?
Ainsi se réalisera l’arrêt de ton Seigneur contre ceux qui auront rejeté Ses Enseignement : plus jamais ils ne croiront.
Dis-leur : « lequel de vos faux dieux, associés par vous au Seigneur, serait capable de créer des êtres et de les faire revivre après la mort ? » Dis : « Il n'y a que Dieu pour donner la vie une première fois et en faire don de nouveau ! Comment pouvez-vous à ce point méconnaître la vérité ? ».
Dis : « Lequel, parmi vos pseudo-dieux, peut enseigner le vrai chemin ? » Réponds : « Dieu seul dirige vers la vérité. Lequel mérite le plus qu’on le suive, de Celui qui dirige vers le vrai, ou de cet autre qui ne dirige autrui qu'autant qu’on le dirige lui-même ? Comment, pouvez-vous en juger si imprudemment ? ».
La plupart d'entre eux en sont réduits à des conjectures, qui ne peuvent en rien tenir lieu de vérité. Dieu est si bien informé de leur façon d'agir
Ce Coran n’a pu émaner d’un autre que Dieu, il porte ainsi en lui, confirmation des révélations antérieures et fournit un clair exposé d’une Ecriture indubitable, émanant du Maître de l’Univers !
Diront-ils : « Cet homme l’a inventé. » Dis-leur : « Produisez donc un seul chapitre de même tenue ; recourez pour ce faire, à tout ce que vous pourrez d’auxiliaires, en dehors de Dieu, si vous croyez tenir la vérité ! »
Ils traitent, en réalité, de mensonge ce que leur science n’a pu cerner et qu’ils n’ont point vu encore s’accomplir sous leurs yeux. Ainsi ont crié au mensonge ceux qui ont vécu avant eux. Mais vois aussi quelle fut la fin des impies !
Parmi eux, il en est qui croient au Livre. Il en est aussi qui n’y croient pas. Dieu n’est-il pas le mieux informé de ceux qui sèment le désordre ?
S’ils te traitent d’imposteur, dis-leur : « Mes actes m’appartiennent exclusivement et les vôtres vous appartiennent de même. Vous n’auriez point à répondre de mes actes et n’aurai point à répondre des vôtres. »
Parmi eux, il en est qui viennent t’écouter. Mais pourra-t-on jamais faire entendre des sourds, et qui sont, au surplus, incapables de rien saisir ?
D’autres sont là, observant tes faits et gestes. Mais comment pourrait-on montrer leur voie à des aveugles, incapables de voir ?
Dieu ne condamne jamais injustement les hommes. Les hommes seuls se font injustice à eux-mêmes.
Le jour où Dieu les réunira tous ensemble, il leur semblera n’être restés qu’une seule heure du jour dans la tombe ; ils seront à même de se reconnaître entre eux. Alors seront perdus à jamais ceux qui auront traité de mensonge cette rencontre avec Dieu, et plus ne retrouveront la voie du salut.
Soit que Dieu te fasse assister à une partie du châtiment qu'ils doivent subir, soit qu‘Il te rappelle auprès de Lui. c’est vers Nous qu’ils feront retour. Dieu se dressant alors en témoin, retracera pour eux ce qu'ils auront accompli.
Pour chaque nation, il sera assigné un Prophète. Toutes, à tour de rôle, seront jugées en toute équité en présence de leurs Prophètes, sans qu'aucune ne soit lésée.
Ils murmurent sceptiques : « Quand verrons-nous s’accomplir cette menace ? Dites-le nous si c'est bien vrai ? »
Dis : « Je ne dispose d'aucun pouvoir personnel de me rendre heureux ou malheureux, sauf volonté expresse de Dieu. Il est assigné un terme fatal à la vie de chaque communauté, lorsqu'il est enfin échu, on ne saurait ni le reculer, d'une heure, ni l'avancer. »
Dis : « Si un tel châtiment doit fondre sur vous de jour ou de nuit, qu'ont donc les impies à en vouloir hâter l'avènement ?
« Y croirez-vous enfin quand le châtiment viendra vous surprendre ? » Mais alors il vous sera dit : « voici que maintenant vous y croyez. hier encore, railleur, vous l’appeliez à grands cris. »
On dira alors aux impies : « Goûtez le supplice éternel N’est-ce pas selon vos œuvres que vous serez rétribués ? »
Ils viennent s'enquérir auprès de toi si c'est bien là la vérité. Réponds : « Oui. par mon Seigneur, c'est la vérité même, et point ne saurez échapper à l'impuissance de Dieu. »
Il n'est pas une âme chargée d'iniquités qui n'hésiterait un jour à offrir pour s'en racheter, toutes les richesses de la terre. Face au châtiment qui les attend, les impies cacheront en vain leurs remords. Ils seront jugés en toute équité, et point ne seront lésés.
Dieu détient l'empire des cieux et de la terre. Ses promesses sont la vérité même. La plupart des humains sont loin de s'en douter.
Lui seul donne la vie et la mort, et à Lui vous ferez retour.
Humains ! il vous est venu un appel salutaire de votre Seigneur, une guérison pour les âmes, une voie assurée vers le salut et une bénédiction pour ceux qui croient !
Dis : « Que cette grâce de Dieu, que cette miséricorde fassent le seul objet de leur félicité ! Ne sont-elles pas d'un plus haut prix que les biens qu’ils peuvent amasser. »
Dis : « Ne voyez-vous pas tous ces biens que Dieu vous a dispensés afin de pourvoir à vos besoins ? Vous en faites arbitrairement deux parts dont vous proclamez l’une licite, jetant l’interdit sur l’autre. Serait-ce de Dieu que vous tenez une telle distinction ? N’est-ce pas plutôt affirmation mensongère ? »
Que pensent ceux qui auront imputé de tels mensonges à Dieu, le jour qu'ils auront à comparaître en Sa présence ? Dieu n’est-Il pas le Suprême Dispensateur de bienfaits aux humains ? Fort peu d’entre eux, il est vrai. Lui en sont reconnaissants.
En quelque état que vous soyez, quelque passage du Livre que vous lisiez, quelque œuvre que vous puissiez entreprendre, Nous en sommes toujours les témoins à l’instant même. Il n’est pas un atome sur terre ou dans le ciel qui puisse échapper à Dieu, point d’être plus petit ou plus grand, qu’un Livre souverain n’ait recensé.
Non en vérité, les alliés de Dieu n’auront plus lieu de s’alarmer, ni n’éprouveront d’affliction.
Ceux qui ont la foi et sont pieux envers Dieu.
Un heureux destin leur est annoncé, qui sera leur lot en cette Vie et dans l’Autre. Rien ne sera changé à la parole de Dieu ; ce sera la félicité suprême !
Point ne te laisse affliger par les vains propos des incrédules : il n'est pas de gloire, de puissance qui ne revienne à Dieu. Il entend tout, sait tout.
Il n’est rien dans les cieux et sur terre qui n’appartienne à Dieu. Qu'invoquent alors ceux qui prétendent suivre d'autre divinités, les associant à Dieu ; Ils ne suivent que pures inventions de leurs esprits et ne font que proférer des mensonges !
C'est Lui qui a fait la nuit pour vous détendre et le jour pour vous permettre de voir. Il est en cela des Signes pour qui sait entendre.
Ils ont dit : « Dieu s’est donné un enfant. » Que béni soit Son nom ! En aurait-il besoin, Lui qui se suffit à Lui-même, et dont la toute-puissance régente les cieux et la terre ? Sur quelle autorité l’affirmez-vous ? Ne tenez-vous pas là des propos purement gratuits sur Dieu ?
Dis : « Comment pourront réussir ceux qui s’emploient à forger des mensonges pour les imputer à Dieu ? »
Ils jouiront d’une vie éphémère, puis de retour auprès de Dieu, ils se verront soumis aux pires tourments, pour avoir rejeté la vraie foi !
Fais-leur rapport de l’histoire de Noé qui dit un jour s’adressant à son peuple : « S’il vous est si pénible d’endurer plus longtemps mon séjour parmi vous, et le rappel constant que je vous fais des Signes de Dieu, j’en prends mon parti et m’en remets à la volonté de Dieu ! Ainsi, mettez tout en œuvre contre moi ! Faites appel s’il le faut à l’assistance de vos divinités, surtout ne vous faites aucun scrupule à mon égard ; finissez-en avec moi, sans plus attendre !
« Si vous rejetez mon message et tournez le dos à la foi, je ne viendrai pas vous réclamer le prix de ma peine. Dieu seul saura m’en rémunérer ! J’ai reçu ordre de me faire soumis. »
Ils le traitèrent d’imposteur. Nous le sauvâmes, ainsi que ceux qui l’ont suivi, dans l’arche. Nous en fîmes les seuls survivants, et engloutîmes dans les flots ceux qui avaient traités Nos signes de mensongers. Vois quel fut la fin du peuple que Noé avait averti !
Après lui, nous envoyâmes divers Prophètes, porteurs de Nos signes, à leurs peuples respectifs. Mais comment pouvaient-ils jamais admettre ce qu’ils avaient toujours rejeté ? Ainsi Dieu endurcit les cœurs des impies.
Nous envoyâmes ensuite Moïse et Aaron, porteurs de Nos signes, à Pharaon et aux puissants de sa cour. Ils les accueillirent avec morgue, en scélérats qu’ils étaient.
La vérité leur venait évidente de Notre part, mais eux s’écrièrent : « Pure magie que tout cela ! »
Moïse répondit : « Comment pouvez-vous traiter de magie cette vérité que Dieu vous envoie ? A-t-on jamais vu prospérer ceux qui font profession de magie ? »
« Serais-tu venu vers nous, firent-ils, pour nous détourner du culte que nous ont légué nos pères, et pour vous arroger à vous deux, en ce pays, l’autorité suprême? Nous ne pouvons vous croire ! »
Alors Pharaon donna ordre qu’on lui amenât les plus experts d’entre les magiciens.
Lorsqu’ils se trouvèrent rassemblés, Moïse leur enjoignit : « Opérez à votre convenance ! »
Les magiciens s’exécutèrent : « Ce n’est que vulgaire magie ! leur dit Moïse, Dieu la frappera d’inanité : Dieu fait toujours échouer les œuvres perverses.
Il confirme toujours la vérité en Ses Augustes Arrêts, dussent en souffrir les méchants. »
Il n’y eut, pour croire en la mission de Moïse, qu’une faible minorité de sa race, hantée par la crainte d’être persécutée par Pharaon et les puissants de son royaume. Pharaon se conduisait en tyran sur la terre, et ses excès étaient terrifiants.
Moïse dit à son peuple : « Si vous croyez vraiment en Dieu, mettez votre entière confiance en Lui, en croyants soumis à leur Seigneur. »
Ils répondirent alors : « Nous nous en remettons entièrement à Dieu. Seigneur ! ne nous offre pas en proie aux persécutions des impies !
« Puisses-Tu nous protéger de Ta grâce contre un peuple infidèle ! »
Ce fut alors que Nous inspirâmes à Moïse et à son frère : « Faites dresser en Egypte des tentes pour votre peuple, qu’elles soient orientées pour le culte de Dieu ! Que l’office divin y soit régulièrement célébré ! Qu’heureuse annonce soit faite à ceux qui ont la foi ! »
Moïse implorant Dieu, Lui dit : « Seigneur ! Tu as donné à Pharaon et aux puissants le faste et l’abondance en ce monde : ils n’en sont. Seigneur, que plus éloignés de Ta voie. Seigneur ! anéantis leurs richesses ! Endurcis leurs cœurs ! Qu’ils ne croient qu’à la vue du châtiment terrible ».
- « J’ai exaucé votre prière, dit le Seigneur. Agissez en toute droiture, ton frère et toi ! gardez-vous de suivre les insensés ! »
Nous fîmes traverser la mer aux fils d’Israël, tandis que Pharaon et ses guerriers, emportés par la haine et la violence, se lançaient à leur poursuite. Sur le point d’être submergé. Pharaon s’écria : « Oui. je reconnais qu’il n’est pas d’autre Dieu que celui qu'adorent les fils d'Israël, et me soumets entièrement à Lui ».
- « Est-ce maintenant que tu crois quand hier encore. tu défiais Dieu et pactisais avec les scélérats ?
« Aujourd’hui, tu seras épargné en ta dépouille mortelle, afin que tu sois un signe pour ceux qui viendront après toi ». La plupart des hommes, il est vrai, demeurent indifférents à Nos signes !
Nous établîmes les fils d’Israël en une contrée des plus sûres et les pourvûmes d’excellents aliments. Ce fut après que la vérité leur fut parvenue qu’ils se divisèrent entre eux. Dieu se prononcera au Jour du Jugement sur les points qui les opposaient.
Aurais-tu quelque doute au sujet de cette Révélation ? réfère-toi à ceux qui, avant toi, ont connu des Ecritures. C’est bien la Vérité que tu reçois, venant de ton Seigneur. Ainsi ne sois pas du nombre des sceptiques !
Ne sois pas de ceux qui rejettent délibérément les enseignements de Dieu : ce serait pour toi la perdition.
Ceux que ton Seigneur a réprouvés à tout jamais ne sauraient croire,
Quand bien même ils recevraient tous les Signes probants à moins de voir surgir sous leurs yeux le châtiment terrible !
Y-eut-il jamais une seule cité qui eut cru et en eut tiré profit pour son salut ? Le peuple de Jouas fut le seul dont les enfants se convertirent. Nous leur épargnâmes en ce monde un châtiment douloureux qui les menaçait, et les laissâmes jouir de la vie pour un certain temps.
Si Dieu l’avait voulu, l’Univers tout entier embrasserait la vraie foi ! Voudrais-tu contraindre les hommes à se convertir ?
Il n’appartient à nulle âme de croire, sans la volonté expresse de Dieu, Dieu couvrira toujours d’abjection ceux qui ne veulent pas comprendre !
Dis : « Que l’on s’arrête à contempler ce qu’enferment les cieux et la terre ! De quel profit peuvent être les Signes, à quoi serviraient des avertissements pour un peuple incrédule ? »
Attendraient-ils de subir les mêmes épreuves qu’ont connues les peuples révolus ? Dis-leur : « Attendez, j’attendrai moi aussi avec vous ! »
Nous sauverons au moment voulu, Nos Envoyés et ceux qui auront cru. Les croyants seront toujours secourus ; ainsi le veut Notre justice.
Dis-leur : « O Hommes ! Si vous doutez du culte que je professe, sachez que je n’adorerai pas ces faux dieux que vous traitez en associés au Seigneur, mais adorerai uniquement Dieu, qui vous rappellera à Lui ; car j’ai reçu ordre d’être croyant ! »
Le Seigneur m’a dit expressément : « Tourne résolument ta face du côté de la vraie religion, et que le culte impie des faux dieux te soit en horreur !
« N’invoque pas, en dehors de Dieu, ce qui ne peut ni t’avantager, ni le nuire en rien : ce serait commettre une injustice ! »
Si Dieu t’afflige d’un mal, nul autre que Lui ne pourra t’en délivrer ; s’il t’assigne quelque faveur, qui pourrait t’en frustrer ? Il dispense Sa grâce, à qui Il veut parmi Ses serviteurs. Toujours prêt à absoudre les pécheurs. Il fait volontiers miséricorde !
Dis : « La vérité, humains, vous est parvenue, émanant de votre Seigneur. Quiconque en suit la voie le fera pour son bien : quiconque en dévie se perdra lui-même. Je ne puis quant à moi. répondre de votre salut ».
Applique-toi à suivre ce qui t'est révélé. Persévère ! Attends la décision de Dieu, Arbitre Suprême !
Alîf. Lâm. Râ. Ce livre aux versets d'un style châtié, et exposant en détail maints sujets, procède d'un maître sage, informé en toute chose !
Il vous y est prescrit de n'adorer que Dieu : car je viens vous avertir de Sa part, vous apporter aussi heureuse annonce !
Demandez pardon à votre Seigneur ! Faites-vous repentants devant Lui ! Il vous accordera, pour un temps, une vie heureuse ici-bas. et rétribuera chacun selon son mérite. Si vous tournez le dos à Dieu, redoutez le tourment d'un jour affreux : je le crains en vérité pour vous !
A Dieu vous ferez retour : Il a pouvoir sur toute chose.
Eh quoi ! Les voilà qui se replient sur eux-mêmes, pensant échapper au regard de Dieu ? Mais à l'instant même qu'ils se couvrent de leurs manteaux. Dieu a déjà vu ce qu'ils recèlent et ce qu'ils laissent paraître. Il connaît si bien les fonds des cœurs !
Il n'est point animal sur terre dont Dieu n'assure la subsistance et dont il ne sache le gîte et le lieu où reposeront ses restes. Tout est noté dans un Livre explicite !
C’est Lui qui a formé les cieux et la terre en six jours, Son trône ayant reposé d’abord sur les eaux, afin de vous éprouver et reconnaître les meilleurs à leurs œuvres. S’il t’arrive d’affirmer : « Vous serez ressuscités ! », les mécréants s’écrieront : « Mais n’est-ce pas magie évidente ? »
Peut-être, remettrons-nous pour eux d’un certain temps le tourment qui doit les frapper ? Ils diront alors : « Qu’est-ce donc qui le retient ? » En vérité, le jour où il se produira, rien ne pourra les en sauver ; ils s’en trouveront enveloppés de toutes parts, après l’avoir tant raillé en incrédules !
Faisons-Nous éprouver à l’homme quelque bienfait de Notre part, l’en privons-Nous ensuite, le voilà qui désespère et se montre oublieux de Nos faveurs.
Le faisons-Nous. après sa détresse, bénéficier d’un sort meilleur : « C’en est fini de mes malheurs ! » s’écrie- t-il alors, fier et plein de jactance.
A l’exception de ceux qui sont constants et font des œuvres pies, ils auront pour eux le pardon de Dieu et seront largement rémunérés !
Peut-être vas-tu délaisser une part de ce qui t’est révélé et sens-tu ton cœur se serrer, à force de les entendre dire : « Que ne reçoit-il un trésor de là-haut, ou que n’est-il accompagné d’un Ange ? » Tu n’as en vérité d’autre mission que d’avertir. Dieu veille sur toute chose !
Diront-ils : « C’est lui qui l’a inventé ! » Réponds : « Produisez dix chapitres de même facture, également inventés ! Recourez, s’il le faut, à toutes les divinités que vous pourrez, en dehors de Dieu, si vous détenez la vérité !
« Si vos dieux instamment invoqués demeurent sourds, sachez que ce Livre d’essence éternelle, procède du seul savoir de Dieu, en dehors de Qui il n’est point d’autre divinité. Etes-vous prêts à vous convertir ? »
Ceux qui bornent leurs vœux à la vie d’ici-bas et à son faste, nous les rétribuerons de leurs œuvres en ce monde même, et point ne déprécierons leurs efforts !
Voilà ceux qui, dans l’Au-delà, n’auront rien que le feu en apanage : toutes leurs entreprises seront vaines, toutes leurs œuvres terrestres anéanties.
Grande est la différence entre eux et ceux qui détiennent en l’Ecriture une preuve certaine de leur Seigneur, qu’un témoin, tout exprès vient leur réciter de Sa part ! Déjà, avant celui-ci, le Livre de Moïse s’était révélé un guide par une vraie miséricorde. Voilà ceux qui croient en ce qui t’est révélé ! Ceux qui refusent d’y croire parmi les factieux auront l’Enfer pour lieu de ralliement ! Comment peux-tu en douter ? C’est la vérité, venant de ton Seigneur ! La plupart des hommes, il est vrai, n’y croiront pas.
Il n’est pires fauteurs d’iniquités que ceux qui imputent des mensonges au Seigneur. Ces imposteurs comparaîtront devant Dieu, et les témoins diront : « Voilà ceux qui ont proféré des mensonges, les imputant au Seigneur ! » La malédiction de Dieu ne frappera que les pervers.
Ceux qui s’emploient à détourner autrui de la voie de Dieu, veulent la rendre tortueuse et nient la vie de l’Au-delà.
Ceux-là ne sauraient tenir Dieu en échec par leurs manœuvres impies, et point ne trouveront refuge contre son châtiment. Ils auront double tourment à subir pour n’avoir su ni entendre ni voir.
Ceux-là auront vu se consommer leur perte et s’évanouir du coup leurs divinités mensongères !
Ceux-là auront conclu le marché le plus ruineux pour leur destin futur.
Ceux, au contraire, qui auront cru, pratiqué des œuvres pies et fait preuve d’humilité devant leur Seigneur, auront le paradis pour séjour, y demeurant à jamais.
Quelle image peut-on donner de ces deux groupes, sinon celle de l’aveugle et du sourd, d’une part, et de celui qui voit et qui entend, d’autre part ; sont-ils les mêmes ? Ne pourriez-vous y réfléchir ?
Nous envoyâmes Noé à son peuple. « J’ai reçu mission, lui dit-il, de vous avertir sans réticence,
« Afin que vous portiez vos vœux à Dieu seul : je crains pour vous le châtiment d’un jour terrible ! »
Les puissants de son peuple, qui étaient incrédules, lui dirent : « Tu n’es, à nos yeux qu’un mortel semblable à nous. Seule. semble t’avoir suivi, de prime abord, la lie de notre peuple. De quel mérite, d’ailleurs, pouvez-vous vous prévaloir sur nous ? Vous n’êtes pour nous que des imposteurs ! »
Noé répliqua : « O mon peuple ! Que vous en semble ! Si par la grâce de mon Seigneur, il m’a été donné une preuve irréfutable, et qui vous échappe, comment pouvons-nous vous l’imposer, quand vos cœurs s’y refusent obstinément ?
« Je ne vous demande, ô mon peuple, nulle richesse en retour de ma peine : il n’est que Dieu pour m’en rétribuer. Je ne puis repousser ceux qui croient : ne doivent-ils pas un jour rencontrer leur Seigneur ? Mais je vois bien que vous êtes des ignorants.
« Pensez que si jamais je les chassais, personne ne me secourrait contre Dieu ! y réfléchissez-vous ?
« Je ne vous dirai pas : « Je détiens les trésors de Dieu », ni ne prétends connaître les mystères non révélés. Point ne vous dis non plus : « Je suis un Archange », ni n’affirmerai de ceux que vous toisez avec mépris : « Dieu ne leur accordera aucune faveur ! » Dieu connaît si bien le fond de leur pensée, et je serais, ce disant, du nombre des réprouvés ! »
- « Nous sommes las. Noé. dirent-ils, de t’entendre discuter sans fin : Fais donc fondre cette menace que tu brandis contre nous, si ce que tu dis est vrai ! »
Noé leur répondit : « Dieu vous enverra, s’il le veut, cette calamité, et point ne le tiendrez en échec !
« A quoi serviraient pour vous mes sages avertissements. si Dieu a décidé de vous perdre ? Il est votre Seigneur et Maître, et à Lui vous ferez retour ».
Diront-ils : « Il a forgé ce message ». Réponds : « Mais alors, je serai seul à assumer mon forfait, et point n’aurai à répondre des vôtres ! »
Ce fut alors que nous révélâmes à Noé : « Il n’y aura plus personne à se convertir parmi ton peuple, à part ceux ayant déjà cru. Ne te mets plus en peine de ce qu’ils font !
« Construis l'arche sous Notre sauvegarde et selon le plan qui te sera révélé ! Ne me parle plus désormais en faveur des incrédules : Tous devront périr engloutis ! »
Noé mit le navire en chantier. Chaque fois qu’un groupe de puissants vient à passer de son côté, ils se mettaient à le railler. » Raillez-nous à votre aise, leur disait Noé ; nous vous raillerons un jour à notre tour.
« Vous saurez bientôt qui de nous subira un châtiment ignominieux en ce monde, et un tourment sans fin dans l’Au-delà ! »
Lorsque Notre ordre fut venu et que l’Abîme eut débordé, il fut enjoint à Noé : « Fais charger sur ce vaisseau un couple de chaque espèce, ainsi que les tiens, hormis ceux dont le sort est déjà fixé par Nos arrêts. Prends aussi ceux qui ont cru ! » Il n’y en avait que peu, en vérité.
« Montez dans l’Arche ! s’écria Noé. Qu’au nom de Dieu, elle puisse voguer et arriver à bon port ! Dieu est Clément et Miséricordieux ».
Le vaisseau se mit à voguer au milieu d’immenses vagues, aussi hautes que des montagnes. Noé lança un appel à son fils, resté en un lieu écarté : « Mon cher enfant, viens nous rejoindre sur le navire ! Ne reste pas avec les impies ! »
 - « Je vais me réfugier sur une montagne, répondit son fils. J’y serai à l’abri des eaux ! » - « Mais qui en ce jour, dit Noé, se préserverait des rigueurs de Dieu, sinon par un effet de Sa grâce ? » Les flots s’interposèrent entre eux. Le fils de Noé fut englouti.
Un appel se fit entendre enfin : « Terre, absorbe tes eaux ! Ciel, cesse de verser tes cataractes ! » Les eaux baissaient. L’ordre de Dieu était accompli. L’arche atterrit sur le Mont Joudi. Il fut proclamé : « Malheur aux pervers ! »
Noé, s’adressant alors à Dieu, Lui dit : « Mon fils est des miens, Ta promesse est la vérité même, et Tu es le plus intègre des juges ! »
- « Il n’est pas des tiens, dit le Seigneur, il s’est conduit en impie ; Ne me parle plus désormais de choses que tu ne peux savoir ; Je t’en avertis pour ton bien ! Ne sois pas du nombre des ignorants ! »
- « Puisses-Tu me préserver, Seigneur, dit Noé. de toute demande, à propos de choses qui me dépassent. Si je n’obtiens pas Ton pardon et ne suis pas reçu en Ta grâce, je me verrai perdu à jamais ! »
Il fut dit : « Débarque, Noé avec Notre paix et Notre bénédiction, pour toi et pour les peuples à venir qui seront issus de tes compagnons ; nous ferons aussi jouir d’autres communautés des biens de ce monde, puis les frapperons de cruels tourments ! »
Voilà autant d’épisodes des temps passés qui te sont révélés. Ni toi ni ton peuple ne les connaissaient jusqu’à ce jour. Fais preuve de constance ! Une heureuse fin attend toujours les pieux !
Aux 'Adites, nous envoyâmes pour Prophète leur frère Houd. « Frères, leur dit-il, vouez-vous au culte de Dieu ! Vous n’avez d’autre Dieu que Lui. Vous ne faites que vous payer de mensonges.
« Je ne vous réclame, ô mon peuple, aucun salaire pour ce message. Celui qui m’a créé m’en rétribuera. Ne pourriez-vous réfléchir ?
« Frères, implorez le pardon de votre Seigneur, puis revenez humblement à Lui ! Il répandra sur vous les dons du ciel et renforcera votre puissance. Ne vous détournez pas de Lui en rebelles ! »
- « Houd, lui dirent-ils que nous apportes-tu qui puisse nous convaincre ? Ce n’est pas sur la foi de tes discours que nous renoncerons à nos dieux ? Nous ne pouvons te prendre au sérieux !
« Tout au plus pouvons-nous admettre que l’une de nos divinités t’ait troublé l’esprit ». - « J’en atteste Dieu, dit Houd, et vous en prends pour témoins ; Je répudie toute accointance avec vos dieux mensongers
« Que vous adorez en dehors de Dieu. Liguez-vous tous contre moi. Ne me laissez nul répit !
« Je m’en remets entièrement à Dieu, mon Seigneur et le vôtre. Il n’est point créature qui ne doive subir Sa loi. La voie de mon Seigneur est toute droite !
« Et si vous rejetez mon message, qu’importe ! Je vous l’aurai du moins fidèlement transmis ; Dieu vous remplacera par un autre peuple sans que vous puissiez en rien Lui nuire. Dieu veille sur toute chose ».
Lorsque vint Notre ordre, Houd et ceux qui s’étaient convertis furent sauvés par Notre grâce. Ainsi ils échappèrent à un terrible tourment !
Tel fut le sort du peuple de Ad, qui avait méconnu la loi de Dieu, désobéi à ses Prophètes, et suivi les ordres de tout tyran endurci !
Maudits sans rémission ici-bas, ils seront de même maudits dans l’Au-delà. Ne furent-ils pas un peuple d’impies ? Arrière, les Adites, peuple de Houd !
Au peuple de Thamoud fut envoyé leur frère Çâlih : « O mon peuple, leur dit-il, adorez Dieu ! Il n’y a de dieu que Lui ! C’est Lui qui vous a formés de cette terre et vous y a établis. Demandez-Lui pardon, puis revenez vers Lui repentants ! Mon Seigneur est si près des humains, si prompt à exaucer leurs prières. »
-« Çâlih, répondirent-ils, nous t’avons tenu jusqu’ici en estime parmi nous. Vas-tu à présent nous interdire ces dieux que vénéraient nos ancêtres ? Nous avons des doutes sérieux au sujet du culte que tu proposes ! »
- « O mon peuple, dit le Messager, pensez-y bien ! Et si je détenais une preuve évidente de mon Maître, dont j’aurais reçu une grâce particulière, qui donc alors me secourrait contre Dieu, si je venais à Lui désobéir. Vous ne sauriez alors qu’ajouter à ma perdition.
« O mon peuple, voici la chamelle de Dieu. Que ce soit un signe pour vous ! Laissez-la paître en paix sur la terre de Dieu et ne lui faites aucun mal : vous en serez promptement châtiés ! »
Ils coupèrent les jarrets de l’animal. Çâlih leur annonça : « Vous aurez encore trois jours à vivre dans vos demeures, il ne sera point failli à cette promesse. »
Lorsque Notre ordre arriva, Çâlih et ceux qui avaient cru avec lui furent épargnés par un effet de Notre grâce : ils échappèrent à l’ignominie de ce jour. Ton Seigneur n'est-Il pas le Fort, le Puissant ?
Un grondement terrifiant surprit les fauteurs d'iniquités : le lendemain matin, ils gisaient sans vie dans leurs demeures.
Comme si jamais ils n’y avaient vécu. Les Thamoudites avaient dit non à leur Seigneur. Que les Thamoudites soient bannis de toute miséricorde !
Apportant heureuse annonce à Abraham. Nos envoyés lui dirent : « Salut ». « Salut ! » répondit Abraham. Bientôt, il leur faisait servir un veau rôti.
Voyant que leurs mains n’y touchaient pas. il fut pris de soupçons à leur endroit, et en eut peur. « Ne crains rien, lui dirent-ils. Nous sommes envoyés vers le peuple de Loth ».
La femme d'Abraham. debout à ses côtés, se mit à rire. Ce fut alors que Nous lui fîmes une heureuse annonce, celle de la naissance d'Isaac. et de Jacob après lui.
« N'est-ce pas incroyable ? fit-elle : Comment pourrais-je être mère, si vieille et ayant pour époux un vieillard ? Voilà qui est étrange ! »
Les envoyés répondirent : « Comment t'étonner d'un ordre de Dieu ? Puisse donc s’étendre sur vous la miséricorde divine et vous échoir en lot la bénédiction du Seigneur, habitants de cette demeure ! Dieu seul a droit à nos louanges ; Son nom seul est à glorifier ».
Lorsque, remis de sa frayeur. Abraham reçut la bonne nouvelle, le voilà, devant Nous, qui soutient la cause du peuple de Loth !
Abraham était de nature enclin à la douceur, toujours prêt à s'humilier devant Dieu, et toujours repentant.
« O Abraham, n'insiste pas ! firent les envoyés. L'arrêt de ton Seigneur est déjà pris : un châtiment inéluctable doit les frapper ».
Lorsque Nos envoyés se présentèrent à Loth. il fut saisi d'un sombre pressentiment, et se trouvait tout désemparé. « Une journée terrible s'annonce ! ». se disait-il.
Entraînés aux pires turpitudes, des hommes de son peuple assaillaient déjà en foule sa demeure, attirés par les nouveaux venus. « O mon peuple, disait Loth aux assaillants, voici mes filles, il serait plus décent pour vous d’en jouir. Craignez Dieu et ne me couvrez pas d’opprobre, abusant de mes hôtes ! N’y a-t-il pas un seul homme sensé parmi vous ? »
- « Nous n’avons que faire de tes filles, tu le sais bien ! tu n’es pas sans connaître nos vrais penchants ! »
- « Que ne puis-je vous tenir tête, disait Loth ; ou que ne suis-je puissamment secouru ? »
- « Loth ! Nous sommes les messagers de ton Seigneur ! Ils ne sauraient t’atteindre. Pars cette nuit même avec les tiens ! Que personne d’entre vous, en cours de route, ne tourne la tête ! Ta femme seule encourra le même châtiment que les pervers. C’est à l’aube qu’ils subiront leur sort ; et l’aube n’est pas si loin ».
Lorsque notre ordre arriva, la ville fut renversée de fond en comble, en même temps que par rafales continues s’abattait une pluie de cailloux argileux.
Projectiles marqués devant ton Maître, toujours prêts à fondre sur les injustes !
Aux gens de Madian, fut dépêché leur frère Cho’aib : « Adorez Dieu ! leur dit-il. Il n’est point d’autre Dieu que Lui. Abstenez-vous de frauder sur les mesures et les poids ! Je vous vois en pleine prospérité ; mais craignez qu’un châtiment dévastateur ne vienne un jour fondre sur vous !
- « O mon peuple, donnez bonne mesure et pesez en toute équité ! N’usez pas de dol pour spolier votre prochain ! Ne commettez pas le mal sur terre, y semant le désordre !
« Une petite marge bénéficiaire vous sera, par la grâce de Dieu, plus avantageuse, si vous êtes croyants. Je n’entends point m’ériger envers vous en censeur ».
- « Cho’aib, serait-ce sous l’inspiration de tes prières que tu nous prêches de délaisser les dieux de nos pères et de ne plus disposer librement de nos biens. Tu passais pourtant jusqu'ici pour un homme raisonnable et de bon sens éprouvé ».
- « O mon peuple, répondit Cho’aib, pensez-vous que pourvu d’une preuve aussi évidente de mon Seigneur, et détenteur d’une grâce insigne de Sa part, je puisse renoncer à ma mission ? Il n’est pas de mon dessein de commettre ces excès que je réprouve en vous. Je n’aspire seulement qu’à vous rendre meilleurs, autant qu’il m’est possible. Dieu seul m’assistera : c’est à Lui que je me confie et à Lui que je ferai retour.
« Puisse seulement votre hostilité à mon égard ne point vous valoir les mêmes fléaux subis par le peuple de Noé, celui de Houd et celui de Çâlih. L’exemple de celui de Loth n’est pas si loin de vous.
« Implorez le pardon de votre Seigneur ! Revenez repentants vers Lui ! Mon Seigneur est si enclin au pardon, si affectueux envers Ses serviteurs ».
- « Cho’aib, dirent-ils, tes propos ne sont guère intelligibles pour nous. Tu ne jouis d’ailleurs parmi nous que d’un faible prestige, et n’était-ce ton clan, nous t’aurions voué aux gémonies ! Car quelle autre puissance peux-tu nous opposer ? »
- « O mon peuple, répliqua Cho’aib, mon clan serait- il à vos yeux plus puissant que Dieu que vous rejetez ouvertement. Il n’est aucun de vos actes cependant qui passe inaperçu de Dieu.
« O mon peuple ! Réagissez à votre manière, je réagirai selon la mienne ! Vous saurez bientôt qui encourra un traitement ignominieux et qui aura forgé des mensonges. Attendez, je suis là avec vous à attendre ».
Lorsque arriva notre ordre, Cho’aib, et ceux qui avaient cru avec lui se trouvèrent hors de danger par un effet de Notre grâce. Le grondement surprit les injustes. Le lendemain, leurs corps jonchaient leurs demeures.
On eut dit que jamais ils n’avaient peuplé ces parages. Maudit soit le nom de Madian, comme l’avait été celui de Thamoud !
Pourvu de Nos signes et nanti d’un pouvoir authentique, Moïse fut envoyé par Nous
A Pharaon et aux grands de son royaume. Ces puissants s’inclinèrent devant les ordres de leur souverain, dénués de toute sagesse.
Tel un pâtre menant son troupeau à l’aiguade, Pharaon précédera ses sujets le jour du Jugement Dernier et les mènera au feu. Horrible aiguade, s’il en fut !
Ils seront poursuivis de malédiction en ce monde et le même présent horrible leur sera fait dans l’Au-delà !
Tel fut le sort infligé aux cités impies. Nous t’en faisons ici le récit. Les ruines de quelques-unes demeurent encore debout ; d’autres sont complètement rasées.
Nous n’avons pas condamné injustement ces peuples : ils furent les propres artisans de leur malheur. Leurs faux dieux, objets d’un culte impie, ne leur furent d’aucun secours, lorsque s’accomplit l’arrêt de Dieu ; ils ne firent que précipiter leur ruine.
Ainsi s’abat la main de Dieu sur les cités criminelles. C’est toujours douloureusement, rigoureusement qu’il sévit.
Il est en ces récits un enseignement pour qui craint le châtiment de l’Au-delà. Ce jour viendra où les humains seront réunis : ce sera un jour solennel !
Nous en reculerons l’avènement, dans le temps, mais point ne dépasserons le terme préétabli.
Quand ce jour viendra, nulle âme n’élèvera la voix sans la permission de Dieu. Les hommes se répartiront en réprouvés et bienheureux.
Les réprouvés seront dans le feu éternel, d’où monteront leurs plaintes et leurs sanglots.
Ils y demeureront tant que dureront les cieux et la terre, sauf décision contraire de ton Seigneur. Car toujours ce que ton Maître a décrété sera accompli.
Les bienheureux, au contraire, auront pour séjour le Paradis. Ils y vivront en immortels, tant que dureront les cieux et la terre, à moins que Dieu n’en décide autrement. Ce sera un don irrésiliable. 
Ne te fais nul souci de ce qu’adorent ces païens ! Que font-ils sinon que suivre l’exemple de leurs pères idolâtres ? Ils recevront de Nous sans restriction aucune, leur juste rémunération.
Nous fîmes don à Moïse des Ecritures qui suscitèrent des controverses. N’eût été un arrêt antérieur de ton Maître, reportant à plus tard la sentence, le différend eût été tranché. Ainsi, un doute lancinant ne cesse de perturber leurs esprits.
Chacune des communautés en présence sera rétribuée en toute équité selon ses œuvres. Dieu est si pleinement au courant de tous leurs actes.
Maintiens-toi dans le droit chemin, comme il t’a été prescrit, ainsi que ceux qui se sont convertis à tes appels ! Ne commettez pas d’excès ! Dieu est si bien au courant de vos actions.
Ne vous rangez pas du côté des injustes, de peur que le feu ne vous atteigne : vous n’aurez point d’allié contre Dieu, et point ne serez secourus.
Accomplis l’office pieux aux deux extrémités du jour, à certaines heures de la nuit ! Les bonnes actions dissiperont l’effet des mauvaises. Cela en vérité est un rappel édifiant pour ceux qui s’y trouvent disposés.
Patience ! Ceux qui font le bien en seront toujours récompensés. Dieu y veillera lui-même.
Y eut-il jamais eu. parmi les générations révolues, des gens assez vertueux pour réprouver la corruption sur la terre, à part un nombre infime que nous avons sauvé. Tandis que les autres, des criminels, se plongeaient dans leur vie opulente et furent des scélérats.
Dieu ne saurait anéantir injustement des cités dont les habitants sont vertueux !
Dieu eût pu faire des hommes une seule communauté, s’il l’avait voulu. Ils ne cesseront d’être en divergence.
A part ceux que Dieu a touchés de Sa grâce. C’est pour être si différents qu’il les a créés. Ainsi se trouvera accomplie cette parole de ton Seigneur lorsqu’il a dit : « je ferai, en vérité, emplir l’enfer à déborder de génies et d’hommes tous ensemble ! »
Ainsi te sont relatés ces récits, tous puisés dans la vie des Prophètes, afin d’affermir ton cœur. La vérité t’est parvenue dans ce chapitre, enfermant aussi une pieuse exhortation et un rappel pour ceux qui croient.
Pour ceux qui ne croient pas, dis-leur : « Réagissez à votre manière ! Nous réagirons selon la nôtre.
« Et les uns et les autres attendons la décision suprême ».
Dieu détient le Mystère des Cieux et de la terre. Vers Lui tout doit faire retour. Voue-toi à son service ! Mets en lui ta confiance ! Dieu ne cesse, en vérité, de vous observer.
Alîf. Lâm. Râ. Voici les versets d’un Livre explicite.
Nous en fîmes, le révélant, une lecture en langue arabe, pour vous le rendre accessible.
Il te sera rapporté, par la révélation de ce Coran, les récits les plus attachants dont tu n’aurais pu te faire la moindre idée.
Un jour, Joseph dit à son père : « J’ai vu en songe onze astres, ainsi que le soleil et la lune, qui tous, étaient prosternés devant moi »
- « Mon cher enfant, lui dit son père, prends garde de raconter ton rêve à tes frères, de peur qu’ils ne trament un complot contre toi ! Satan est l’ennemi juré de l’homme.
« Le Seigneur, t'envoyant ce rêve, t'élève au rang d’élu : Il t'apprendra à déchiffrer les songes. Il t'accordera Sa grâce pleine et entière, ainsi qu'à la famille de Jacob, comme Il en combla tes ancêtres. Abraham et Isaac. Dieu est toute Science et toute Sagesse ».
Il y a en vérité, dans le récit de Joseph et de ses frères plus d'un enseignement à méditer pour ceux qui s’enquièrent à ce sujet.
Un jour, s'étant réunis, les frères de Joseph se dirent entre eux : « Joseph et son frère Benjamin se trouvent plus chéris que nous de notre père, quand nous avons pour nous la force et le nombre. C'est là une préférence aveugle de sa part.
- « Tuons Joseph ! ajoutèrent-ils. ou éloignons-le quelque part ! Notre père n'aura plus ainsi de regards que pour nous : et nous serons des gens heureux, une fois qu'il ne sera plus là ».
- « Non. ne le tuez pas ! proposa l'un des frères. Qu'on le précipite plutôt au fond d'une citerne : quelque voyageur l'en retirera. Ce sera le meilleur parti, si votre décision est arrêtée ».
-« Père, dirent-ils. pourquoi ne veux-tu pas nous confier Joseph ? Nous lui voulons pourtant beaucoup de bien.
« Envoie-le avec nous demain ! Il fera paître les troupeaux et prendra avec nous ses ébats. Nous veillerons sur lui ».
- « Cela m’attristera, dit leur père Jacob, de vous voir l'emmener avec vous, et je crains, qu’un loup ne le surprenne, profitant d’un relâchement de votre garde ! »
Ils s’écrièrent tous : « le laisser ainsi emporter par le loup, quand nous sommes si forts, si nombreux ! Ce serait perdre tout honneur ! »
Ils l’emmenèrent avec eux et se concertèrent pour le jeter au fond de la citerne. Il lui fut alors révélé : « Un jour, à leur grande surprise, tu auras à leur rappeler ce forfait ».
La nuit était déjà tombée lorsqu'ils s’en revinrent tout en pleurs retrouver leur père.
« Père, lui dirent-ils. nous sommes allés jouer à la course, et avons laissé Joseph, près de nos effets ; le loup l’a dévoré. Tu ne voudrais pas nous croire, mais c’est la triste vérité ! »
Ils lui montrèrent sa chemise, frauduleusement maculée : « Je pense plutôt, dit le père, à quelque machination de votre part ; mais je m’y résigne dignement. Dieu m’aidera à supporter vos assertions ».
Une caravane vint à passer. Les voyageurs dépêchèrent leur pourvoyeur vers la citerne. L’homme jetant son seau s’écria : « Quelle aubaine ! Un jeune garçon ! » Ils gardèrent le silence à son sujet se proposant de le vendre comme marchandise. Mais Dieu était instruit de tout ce qu’ils faisaient.
Ils le vendirent à vil prix, quelques pièces d’argent, tout au plus. On ne tenait pas à le garder.
L’Egyptien qui l’avait acheté dit à sa femme : « Fais-lui bon accueil. Peut-être nous sera-t-il utile, ou même l’adopterons-nous un jour ». Ainsi Nous établîmes Joseph en lieu sûr, afin de l’initier au mystère des choses. Dieu fait toujours triompher Ses desseins ; les hommes, pour la plupart, ne peuvent s’en douter.
Lorsqu’il eut atteint l’âge d’homme, Nous le pourvûmes de science et de sagesse, digne récompense des vertueux.
La maîtresse de maison s’étant éprise de lui, s’employa à le séduire. Fermant toute issue : « Approche ! lui dit-elle, je suis toute à toi ! » -« Dieu m’en garde, dit Joseph. Ton époux n’est-il pas mon maître ? Il a été si généreux pour moi ! A-t-on vu jamais prospérer les traîtres ? »
Un désir pressant l’emportait vers lui et lui-même eût cédé à la tentation si un signe du Seigneur n’était venu à temps l’éclairer. Ainsi nous fîmes pour l’arracher au mal et lui épargner une chute ignominieuse. C’était en vérité, l’un de Nos serviteurs éprouvés !
Tous deux se précipitèrent vers la porte, la femme le poursuivant, lui déchira sa tunique par-derrière. Ils se trouvèrent soudain face à face avec le mari. La femme s'écria : « Quel châtiment méritera quiconque entend abuser de ta femme, sinon la prison, ou quelque autre douloureux supplice ?"
- « C'est elle, dit Joseph, qui a voulu me tenter ». Ce fut alors qu'un proche parent de la femme, témoin de cette scène, fit observer : « Si la tunique de Joseph se trouve lacérée par-devant, c’est la femme qui doit être crue et Joseph en a menti :
« Si au contraire, la tunique est déchirée par-derrière. c'est la femme qui est coupable, et c'est Joseph qu'il faut innocenter ».
La tunique se trouvait déchirée par-derrière, le mari pouvait le voir : « Voici encore, fit-il. un trait de votre perfidie féminine. Perfidie incommensurable, en vérité ».
Puis, en guise de conclusion, il s'adresse à Joseph : « Oublie cette affaire ! Et toi. dit-il à sa femme, implore le pardon de ta faute : tu as commis un vrai péché ».
L'événement était colporté en ville, et l'on disait entre femmes : « La femme du Grand Intendant fait des avances coupables à son valet : elle en est follement éprise. on voit qu'elle perd toute retenue ».
Ayant appris leurs médisances, la femme du Grand Intendant les invita chez elle pour une collation. Elle fit disposer à leur intention des sièges confortables, les pourvut chacune d'un couteau et ordonna à Joseph de paraître. Lorsqu'elles l'eurent contemplé, elles furent si émerveillées de sa beauté qu'elles s'en taillèrent les mains. « O Dieu ! s'écriaient-elles. Ce ne peut être un mortel, mais un ange de toute perfection ! »
- « Et c'est d'en être éprise, dit Putiphar. que vous osez me faire reproche ! Oui. j'ai tenté d'en faire mon amant, mais n'ai pu vaincre sa vertu. J'en fait le serment devant vous, s'il me résiste encore, je le ferai jeter en prison, et rabattrai de sa fierté ».
« Seigneur, dit Joseph, mieux vaudrait pour moi endurer la prison que de céder à leurs entraînements coupables : si. Seigneur. Tu ne me préserves de leurs pièges, je succomberai à mon penchant pour elles, et sombrerai dans l’aberration ».
Dieu entendit la prière de Joseph et le délivra de leurs sortilèges. Lui qui entend tout, sait tout.
Bien que son innocence fût avérée, on n’en décida pas moins, par la suite, de l’interner pour quelque temps.
Deux jeunes gens furent incarcérés en même temps que Joseph. L’un d’eux lui dit : « J’ai fait un songe : je me voyais pressant du raisin ». Le second lui confia : « Moi. je me voyais portant sur la tête du pain que des oiseaux venaient becqueter. Ne pourrais-tu pas nous donner le mot de ces deux rêves ? Nous t’en voyons bien capable ».
Joseph leur répondit : « Avant que vous n’ayez reçu votre ration journalière, je vous aurai déjà tout dévoilé. C'est là un savoir, entre autres, dont Dieu m’a pourvu. J'ai répudié le culte impie de ceux qui renient le Seigneur et ne croient pas en l’Au-delà.
« Je ne confesse d’autre religion que celle de mes pères. Abraham. Isaac et Jacob. Nous ne saurions rien associer au culte du Dieu unique. C’est là une grâce qui nous est faite, entre bien d’autres, par le Seigneur, comme Il en fait tant aux hommes dont bien peu se montrent reconnaissants.
« Quelle valeur pourrait avoir une poussière de divinités face à Dieu l'Unique. le Tout-Puissant ?
« Que faites-vous sinon que vénérer de vains symboles. pures fictions inventées par vous et vos pères, et n'ayant pas reçu confirmation de Dieu. Il n’est d'autorité que celle de Dieu, qui a prescrit de n’adorer que Lui. Telle est la vraie religion, mais bien peu d’hommes en sont réellement instruits.
 - « Compagnons de captivité ! l’un de vous servira, d’échanson à son maître, l’autre sera mis en croix et les oiseaux du ciel viendront fouiller son crâne à coups de bec. Voilà ma réponse définitive à vos questions ! »
Joseph dit alors à celui des deux détenus qu’il pensait devoir échapper sain et sauf : « N’oublie pas de penser à moi auprès de ton maître ». L’homme fut libéré par la suite. Mais le démon lui fit perdre tout souvenir de Joseph. Il n’en parla pas au roi, son maître ; Joseph dut rester encore quelques années en prison.
Le souverain du pays dit un jour : « J’ai vu en songe sept vaches maigres, qui en dévoraient sept grasses, et aussi sept épis verdoyants, et sept autres desséchés. Ne pourriez-vous, honorables dignitaires, m’expliquer ce que j’ai vu, si vous savez interpréter les songes ? »
- « Ce ne sont que visions confuses, dirent les courtisans. Point ne savons d’ailleurs interpréter les songes ! »
Juste à ce moment, celui des deux prisonniers qui avait eu la vie sauve se souvint de Joseph après des années d’oubli et dit : « Je saurais bien, moi, vous en donner la clef ! Confiez-moi cette affaire ! » Et il partit retrouver Joseph, toujours en prison.
« Joseph, ô toi le véridique, lui-dit-il, quel sens a pour toi un songe où l’on voit sept vaches maigres en dévorer sept grasses, ainsi que sept épis verdoyants et sept autres épis desséchés ? J’ai besoin d’en savoir la clef, afin de la rapporter à ceux qui m’ont dépêché auprès de toi ».
Joseph répondit : « Vous sèmerez, sept années durant, la quantité habituelle de grains ; laissez alors en épis ce que vous aurez moissonné, sauf le minimum nécessaire pour vos besoins.
« Ensuite viendront sept années de disette, qui épuiseront toutes vos réserves à part une maigre quantité que vous aurez épargnée.
« Puis viendra une année d’abondance où les pressoirs fonctionneront à plein ».
L’explication de Joseph étant parvenue au roi, celui-ci ordonna : « Qu’on l’amène devant moi ! » Lorsque le messager se présenta, Joseph lui dit : « Va retrouver ton maître et demande lui ce qu’il pense de ces femmes qui se sont entaillées les mains. Mon Seigneur est bien informé de leur perfidie ! »
Le roi fit alors comparaître les femmes et leur dit : « Quel dessein nourrissiez-vous en tentant de séduire Joseph ? » - « A Dieu ne plaise, dirent-elles, Joseph n’a commis aucun mal que nous sachions ». La femme du Grand Intendant parla : « L’heure de la vérité a sonné, dit-elle. Oui, c’est moi qui ai tenté de séduire Joseph ; tout ce qu’il a dit est pure vérité !
« Je préfère autant en faire ici un aveu public, afin qu’il sache que je ne l’ai pas chargé perfidement en son absence ; Dieu ne seconde pas la perfidie des traîtres.
« Je ne prétends pas, pour autant, m’innocenter. Certes, la nature humaine, incline au mal ; sauf si Dieu vous prend en pitié. Dieu est enclin au pardon, Il fait souvent miséricorde ».
Le roi dit alors : « Qu’on me l’amène ! J’entends l’attacher à ma personne ». Après s’être entretenu avec lui, le roi lui dit : « Je te nomme dès ce jour près de moi à un poste d’autorité, et t’investis de ma confiance ».
Joseph proposa : « Confie-moi la haute gestion des ressources du pays, j’en serai le gérant averti ».
Ainsi nous établîmes fermement Joseph en Egypte. Il pouvait désormais s’installer là où il voulait. Nous touchons de Notre grâce qui Nous voulons, et point ne faisons perdre leur récompense à ceux qui font le bien.
La rétribution de l’Au-delà est meilleure toutefois pour ceux qui auront cru et vécu dans la crainte de Dieu !
Les frères de Joseph vinrent en Egypte et furent amenés devant Lui. Joseph les reconnut, mais eux ne le reconnurent pas.
Une fois qu'il les eut ravitaillés, il leur dit : « Pourriez-vous m’amener un frère consanguin à vous ? Ne voyez-vous pas que je donne bonne mesure et réserve le meilleur accueil ?
« Faute de me l’amener, il n’y aura plus de blé chez moi pour vous : et il sera inutile de revenir ».
- « Nous ferons de notre mieux, dirent-ils. pour en persuader notre père, et pensons pouvoir y réussir ».
Joseph ordonna ensuite à ses valets : « Prenez soin d’enfouir dans leurs bagages cet argent qu’ils nous ont versé ! Ils le retrouveront sans doute, une fois de retour chez eux. et peut-être reviendront-ils alors ».
Revenus auprès de leur père, les frères de Joseph lui dirent : « Envoie avec nous notre jeune frère Benjamin ! Notre ravitaillement sera pleinement assuré, et nous veillerons constamment sur lui ».
- « Faut-il à présent, pour mon malheur, vous confier Benjamin, comme naguère, je vous confiai son frère. Dieu est un gardien autrement plus sûr. et il n’est point sollicitude qui vaille la sienne ! »
Cependant, ayant déplié leur bagage, ils retrouvèrent leur argent intact. « Père, dirent-ils, que pouvons- nous espérer de mieux ? Voici que notre argent nous est rendu. Nous irons de nouveau ravitailler les nôtres, aurons soin de notre frère que nous prendrons avec nous, et recevrons en plus, tout le chargement d’un chameau : ce sera peu de chose pour notre fournisseur ! »
- « Je ne l’enverrai avec vous, dit Jacob, que si vous me promettez, devant Dieu de me le ramener, sain et sauf, à moins d’être tous réduits à l’impuissance ». Ils lui en firent le serment, et il acquiesça au départ de Benjamin, disant : « Puisse Dieu être témoin de vos engagements ».
Il leur dit encore : « Mes enfants, n’entrez pas dans la cité où vous allez, par la même porte, mais que ce soit par des portes différentes. Je ne puis rien pour vous contre les arrêts de Dieu, car de Lui relève toute décision. Je m’en remets uniquement à Lui et à Lui s’en remettent ceux qui cherchent un appui sûr ».
Entrant dans la cité, ils se conformèrent à la consigne de leur père. Cela ne leur aurait, en vérité, servi de rien contre les arrêts de Dieu, sauf que c’était une précaution que leur père avait recommandée. Jacob possédait à fond cette Science dont Nous l’avions instruit ; mais les hommes, pour la plupart, en sont dépourvus.
Lorsque ses frères furent introduits auprès de lui ; Joseph reçut en privé Benjamin : « Je suis ton frère. lui dit-il. Ne t’afflige pas du mal qu’ils nous ont fait autrefois ! »
Les ayant ensuite pourvus de leurs provisions, Joseph fit glisser sa coupe d’argent dans les bagages de son frère. On entendit aussitôt, sur ses ordres, un héraut qui criait : « Oh là ! Caravaniers, vous n’êtes que des voleurs !
Les fils de Jacob se retournèrent : « Que cherchez- vous ? » demandèrent-ils.
« Nous cherchons la coupe du roi ». Le héraut ajouta : « Quiconque la rapportera aura une charge de blé en récompense. Je m’en porte moi-même garant ».
« Par Dieu, dirent les frères de Joseph, nous ne sommes pas venus en ce pays, vous le savez, pour commettre le mal ; nous ne sommes pas des voleurs ».
Les servants leur dirent alors : « Quelle peine serait-elle infligée au coupable s’il s’avère que vous avez menti ? »
« Nous vous livrerons alors, répondirent-ils, celui dans les bagages duquel sera trouvée la coupe. et vous en ferez votre esclave ! Ainsi sont punis chez nous les dévoyés ! »
Joseph fit fouiller d’abord leurs bagages, puis il retira la coupe du sac de Benjamin. Inspiré par Nous, il avait eu recours à cet expédient, sans lequel il n’eut pu garder près de lui son frère, s’en tenant à la loi du pays, à moins que le Seigneur ne l’eût décrété. Nous rehaussons en mérite qui Nous voulons ; tout savant que l’on puisse être, il s’en trouve un plus savant.
Ces mots échappèrent, alors aux frères de Joseph : « Par Dieu, s’il a volé, un sien frère, avant lui, a fait le même coup ». Joseph se contint et ne dit mot. « Vous êtes encore plus misérables, se disait-il, que je n’avais pensé ; Dieu est bien informé à ce propos ! »
- « Seigneur Intendant, firent observer les fils de Jacob, ce jeune homme a un père d’un âge fort avancé. Ne pourriez-vous garder l’un de nous à sa place. Nous voyons en toi un homme si généreux ! »
- « A Dieu ne plaise que nous commettions une telle injustice ! Nous ne pouvons retenir que celui chez qui notre bien a été retrouvé. Sans quoi, nous serions injustes ».
N’ayant plus aucun espoir de le fléchir, les frères se retirèrent à l’écart et se concertèrent. Le frère aîné leur dit : « Perdez-vous déjà de vue votre engagement devant Dieu, envers votre père ? Auriez-vous oublié votre lâche abandon de Joseph ? Pour ma part, j’entends ne plus m’éloigner de ces lieux, avant que mon père ne m’y ait expressément invité, ou que Dieu ne m’ait fait connaître Son arrêt. Il est le meilleur des juges ».
- « Retournez auprès de votre père et dites-Iui sans rien lui cacher : Votre fils a commis un vol. Nous te rapportons ce dont nous fûmes les témoins, sans préjuger de ce qui a pu nous échapper.
« Qu’on s’en réfère plutôt aux habitants de la cité où nous avons été ! Qu’on interroge nos compagnons de caravane. Tous vous confirmeront nos dires ».
Jacob les accueillit en ces termes : « C’est encore quelque machination de votre part. Mais j’aurai recours à la patience, vertu exemplaire. Dieu me les rendra peut-être l’un et l’autre. N’est-Il pas L'Omniscient, le Sage ? »
S’écartant de ses enfants : « Que ma douleur est grande pour Joseph ! » disait-il. Ses yeux se voilaient à force de pleurs et de chagrin, il avait peine à se contenir.
- « Par Dieu, lui dirent ses enfants, tu ne cesseras d’évoquer Joseph jusqu’à en dépérir ou en mourir de chagrin ».
- « C’est à Dieu, dit-il, que je confie mes peines et mon chagrin. Il m’a mis à même de savoir, ce que vous-mêmes ne connaissez point.
« Allez mes enfants ! Mettez-vous en quête de Joseph et de son frère ! Point ne désespérez du secours de Dieu ! Il n’est que les impies pour désespérer de la grâce de Dieu ».
Ainsi étant retournés en Egypte, ils se firent recevoir par Joseph et lui dirent : « Seigneur Intendant, nous avons été touchés, nous et les nôtres, par l’adversité. Nous n’apportons avec nous qu’une somme insuffisante en argent. Fais-nous bonne mesure et sois charitable ! Dieu rémunère les âmes charitables ».
-« Savez-vous, les interpella Joseph, quels agissements insensés furent les vôtres envers Joseph et son frère ? »
- « Mais alors, firent-ils stupéfaits, serais-tu, en vérité, Joseph ? » - « Oui, je suis Joseph et celui-ci est mon frère. Dieu a été généreux envers nous ; car ceux qui sont pieux et constants, ceux-là ne seront point frustrés du fruit de leurs œuvres : Dieu récompense toujours les vertueux ! »
- « Par Dieu ! dirent-ils, Dieu t’a élu parmi nous ; nous avons été bien coupables ».
Joseph leur dit alors : « Soyez sans crainte. Vous n’aurez plus à encourir de reproches de ma part. Que Dieu vous pardonne ! Sa miséricorde n’a pas d’égal.
« Voici ma tunique ! Emportez-la avec vous et couvrez en le visage de mon père, il retrouvera aussitôt la vue. Revenez ensuite avec toute votre famille ».
La caravane avait à peine franchi les bornes de l'Egypte que le père disait : « Je sens déjà la présence de Joseph. Mais peut-être direz-vous que je radote ? »
- « Par Dieu, lui dit-on. mais n'est-ce pas toujours ta vieille marotte ? »
Lorsque le messager apportant la bonne nouvelle arriva, il appliqua la tunique de Joseph contre le visage de son père. Et voici que Jacob recouvrait la vue. « Ne vous l'ai-je pas dit. s'écria-t-il. que par don de Dieu, je pressens bien des choses qui vous échappent ? »
- « Père, lui dirent ses enfants. Implore pour nous le pardon de Dieu. Nous avons été bien coupables ! »
- « . Je ne manquerai pas. leur dit-il. d'implorer pour vous Sa clémence : car Dieu est l'Absoluteur. toujours prêt à faire miséricorde ».
Lorsque Jacob et ses enfants, arrivés en Egypte, se trouvèrent en présence de Joseph, celui-ci accueillit avec empressement son père et sa mère et leur dit : « Entrez en Egypte par la volonté de Dieu. Et vivez dans ce pays en toute sécurité ».
Joseph fit alors asseoir à ses côtés son père et sa mère sur son propre siège d'apparat. A cette vue. toute sa famille se prosterna à ses pieds. « Cher père, dit Joseph. voici sous tes yeux, l'explication du rêve que j'eus autrefois : Dieu l'a réalisé de point en point. Il m'a témoigné une bonté infinie, me faisant sortir de prison et vous amenant ensuite de votre désert, après que Satan, eut semé la discorde entre mes frères et moi. Dieu s'y prend, en vérité, avec une grâce subtile dans l'accomplissement de Ses desseins. Il est l'Informé, le Sage.
« Seigneur. Tu m'as accordé une part de l'autorité suprême. Tu m'as initié au mystère des songes. Créateur des cieux et de la terre, sois mon seul appui en ce monde et dans l'Antre ! Reçois-moi. à ma mort, en homme soumis à Tes volontés ! « Fais-moi rejoindre la compagnie de Tes saints ! »
Voilà autant d'évènements inconnus de toi qui te sont révélés : car tu n'y étais pas quand les frères de Joseph se concertèrent pour ourdir leurs manœuvres.
Quel que soit ton zèle pour les convaincre, la plupart des hommes ne croiront pas.
Tu ne leur réclames pourtant nul salaire pour ce message ; tu ne fais que prêcher un rappel à l’Univers.
Que de signes miraculeux dans les cieux et sur la terre que les hommes côtoient en s’en détournant.
La plupart d’entre eux ne croient en Dieu qu’en lui associant leurs idoles.
Sont-ils à ce point assurés de ne pas être cernés par un châtiment de Dieu ou de ne pas voir fondre l’Heure inopinément, au moment où ils s’y attendent le moins ?
Dis : « Voici ma voie : appeler à Dieu en toute clairvoyance. Et c’est aussi la voie de ceux qui me suivent. Gloire à Dieu ! Je ne suis pas du nombre des païens ».
Ce furent toujours des hommes comme toi qui avaient reçu Nos messages et avaient été envoyés comme Prophète dans leurs cités. N’ont-ils pas voyagé de par le monde ? N’ont-ils pas vu la chute finale des générations révolues ? L’Au-delà sera, en vérité, d’un plus haut prix pour ceux qui craignent Dieu. Il est temps d’y réfléchir.
Lorsqu’à la fin, en plein désespoir, les Messagers pensaient ne plus jamais être crus, alors Notre secours leur parvenait. Ceux que Nous voulions sauver étaient épargnés tandis que Nos rigueurs atteignaient toujours les scélérats.
Il est dans ces récits de Prophète un salutaire enseignement pour des êtres sensés. Ce livre n’est point un récit forgé à plaisir, mais une confirmation des Ecritures Antérieures, un exposé éloquent sur toute chose, une direction infaillible et une grâce pour ceux qui ont la foi.
Alif. Lâm. Mim. Râ. Voici les versets du Livre. Ce que ton Seigneur te révèle est la Vérité. La plupart des hommes, pourtant, n’y croiront pas.
Dieu éleva les cieux sans le secours de piliers visibles puis s’établit sur Son Trône. Il a soumis le soleil et la lune, l’un et l’autre gravitant jusqu’au terme préétabli. Dieu préside en maître à l’ordre universel. Il explique clairement Ses Signes. Peut-être saurez-vous être sûrs de Sa rencontre.
C’est Lui qui étendit la terre. Il y implanta les montagnes et y fit couler les cours d’eau. Il y fait croître toutes les espèces de fruits, chacun distribué en deux sexes. Par Son ordre, la nuit couvre le jour. Autant de signes pour un peuple qui réfléchit.
Il est sur la terre une variété de terrains qui se touchent : vignobles, champs de céréales, jardins complantés de palmiers aux fûts en touffes ou espacés. Bien que la même eau les arrose, nous faisons venir certains fruits meilleurs et plus savoureux. N’y a-t-il pas là des signes pour qui sait en méditer le sens ?
S’il est quelque chose de surprenant, c’est ce que disent les incrédules : « Comment pourrons-nous, réduits en poussière, renaître en une nouvelle création ? » Voilà ceux qui ont renié leur Maître. Voilà ceux qui, un jour auront le cou enserré d’un carcan et devront endurer le feu éternel.
« Les impies se défient de faire fondre sur eux les maux dont ils sont menacés, plutôt que de hâter des évènements plus heureux. Les exemples ne manquent pas pour tant de menaces qui s’étaient réalisées. Dieu est, en vérité, plein d’indulgence envers les hommes malgré leurs iniquités. Sa riposte, il est vrai, est rigoureuse contre leurs crimes.
Les impies ne font que répéter : « Que ne reçoit-il de là-haut un signe éclatant de son Seigneur ? » Ta mission est uniquement d’avertir, Il est un guide pour chaque communauté humaine.
Dieu sait ce que porte toute femelle en son sein, ainsi que ce qu’enferment les matrices en plus ou moins. Il impartit à toute chose ses justes proportions.
Le Mystère caché du monde, comme sa réalité apparente lui sont également familiers. Il est le Grand, le Transcendant.
Cela lui est égal que l’on tienne sa pensée secrète ou qu’on l’exprime tout haut, que l’on s’enveloppe de nuit ou que l’on s’exhibe de jour.
Des anges de tous côtés, sont attachés aux pas de l’homme le protégeant, sur l’ordre de Dieu. Tant qu’un Peuple n’aura point modifié ses valeurs Dieu ne changera en rien sa condition. Rien n’arrête la main vengeresse de Dieu quand Il a décidé de sévir : il n’y a pas de refuge contre Ses rigueurs !
C’est Lui qui fait luire sous vos yeux l’éclair, suscitant en vous l’effroi et l’espérance ; Lui qui fait naître les nuages gonflés de pluie.
Le tonnerre grondant célèbre Ses louanges. Les Anges, saisis de Sa crainte, le glorifient. Il lance la foudre et en atteint qui Il veut. Et l’on ose encore disputer de la puissance de Dieu, dont les ripostes sont terrifiantes.
Vers Lui seul doit monter l’invocation authentique. Ceux qu’on prie en dehors de Dieu n’accordent jamais rien. Ce serait tout comme si, étant assoiffé, on tendait les mains grandes ouvertes vers l’eau pour la porter à sa bouche. Tentative vaine, en vérité ! C’est ainsi que vont se perdre les prières des infidèles.
Tous les êtres peuplant les cieux et la terre se prosternent bon gré mal gré devant Dieu, jusqu’à leurs ombres qui s’inclinent devant Lui matin et soir !
Dis : « Quel est le Martre Suprême des cieux et de la terre ? » Réponds : « Mais c'est Dieu ! » et dis encore : « Eh quoi ! Prendrez-vous en dehors de Lui. de nouveaux maîtres démunis de tout pouvoir de se procurer un bien ou de repousser un mal ? » Dis-leur : « l'aveugle serait-il comparable au clairvoyant ? ou mieux : les ténèbres seraient-elles l'égale de la lumière ? » Peut-être auraient-ils prêté à Dieu des associés capables comme Lui de créer, en sorte que l'œuvre de ces derniers et celle de Dieu se confondraient à leurs yeux. Dis alors : « il n'est que Dieu qui ait créé toute chose. Il est l'Un. le Dominateur Souverain ».
L'eau du ciel descend par son Ordre. Les cours d'eau se mettent aussitôt à couler. chacun selon son débit propre. Le courant impétueux charrie une écume épaisse, débordante. On peut voir un déchet tout pareil flotter sur les métaux qu'on fond pour en tirer bijoux et ustensiles divers. Ainsi Dieu oppose en parabole le vrai et le faux. L'écume inconsistante s'en va. Ce qui est utile aux hommes demeure sur terre. Dieu propose ainsi des paraboles.
A ceux qui se vouent au Seigneur sera donnée la félicité. A ceux qui s’y refusent, dussent-ils détenir tous les trésors de la terre, et deux fois encore autant, il n'y aura pas de rachat possible. Ceux-là devront rendre un compte terrible, ils seront voués à l'Enfer, lit éternel de souffrance.
Eh quoi ! Celui qui croit que ce Message qui t'est révélé par Ton Maitre est la vérité même, serait-il l'égal de celui qui s'y montre aveugle ? Seuls se recueilleront ceux qui sont doués d'entendement.
Ceux qui tiennent leurs engagements envers Dieu et ne violent pas le pacte juré.
Ceux qui respectent les liens que Dieu a consacrés, qui redoutent leur Seigneur et redoutent d'être sévèrement jugés dans l'Au-Delà :
Ceux qui sont constants, dans l'espoir de voir le Seigneur, qui observent scrupuleusement la prière, qui restituent pieusement en aumônes secrètes ou publiques une part des biens qu’ils tiennent de Nous, qui savent repousser le mal par le bien. Ceux-là seuls hériteront du Royaume Éternel.
A eux les jardins de l’Eden, où ils auront accès avec tous ceux de leurs parents, épouses et descendants qui auront fait le bien. Par toutes les portes du Paradis les Anges afflueront vers eux.
« Que la paix soit avec vous ! leur diront-ils, recevez ici le prix de votre constance ! Quelle belle demeure que la vôtre, à tout jamais ! »
Ceux qui violent leurs engagements envers Dieu, après les avoir conclus, qui brisent les liens sacrés au regard de Dieu et qui sèment la corruption sur terre, ceux-là seront maudits à jamais et voués au plus affreux séjour.
Dieu dispense largement Ses dons ou en restreint le volume à qui Il veut. Ils se réjouissent de la vie du siècle. Brève jouissance, en vérité que la vie d’ici-bas au regard de la vie éternelle !
Les impies se plaisent à répéter : « Que ne lui est-il envoyé un prodige de la part de son Seigneur ? » Dis : « Dieu décrète d’égarer qui Il veut. Il guide toujours vers Lui les repentants convaincus,
« Ceux qui croient et dont les cœurs s’apaisent au souvenir de Dieu. N’est-ce pas au souvenir de Dieu que s’apaisent les cœurs ?
« Ceux qui croient et font des œuvres pies, à eux la félicité et une issue heureuse. »
Ainsi Nous t’envoyons auprès d’un peuple que d’autres communautés ont précédé. Tu as reçu mission de leur réciter ce message. Les voici qui renient le Dieu de miséricorde. Dis-leur : « C’est Lui mon Seigneur. Hors Lui, point de Dieu. A Lui seul je me confie, à Lui je ferai retour ».
Quand le Coran ébranlerait les montagnes, quand il disloquerait les continents et ferait parler les morts, les impies n’y croiraient point pour autant. C'est à Dieu que revient la décision en tout. Ceux qui croient se doutent-ils que si jamais Dieu le voulait. Il convertirait tous les hommes à la foi. Des calamités ne cesseront d'atteindre les mécréants ou de s'abattre non loin de leurs foyers en prix de leur iniquité, jusqu’à l'accomplissement de Notre promesse. Dieu ne faillira jamais à Sa promesse.
Des Prophètes avant toi ont été tournés en dérision. J'ai longtemps laissé ceux qui raillaient jouir de leur impunité. puis soudain Je les ai frappés. Quel ne fut point alors Mon châtiment !
Quoi ! Serait-ce à Celui qui sait si bien lire au fond des consciences pour en établir l'actif et le passif qu'on ose imputer des égaux ? Est-ce à Dieu qu'ils imputent des associés ? Dis-leur : « Qu’on en formule les attributs? Prétendez-vous apprendre à Dieu ce qu'il aurait jusqu’ici ignoré sur la terre ? Ou bien vos divinités ne sont-elles que simples appellations métaphoriques ? » La vérité est que leurs roueries ont à ce point séduit les infidèles, qu'ils s'en trouvent à jamais dévoyés. Ceux que Dieu a résolu de perdre, nul ne saurait les guider.
Ils connaîtront leur supplice dès cette vie même : un autre plus terrible les attend dans l'Autre, et point ne seront préservés du châtiment de Dieu.
Voici quel sera le paradis promis à ceux qui craignent Dieu : un jardin baigné par des ruisseaux, aux fruits toujours disponibles et aux ombrages perpétuels. Tel sera l'ultime demeure des hommes pieux tandis que celle des impies sera l'enfer.
Ceux qui ont reçu des Ecritures accueillent avec joie ce qui t'est révélé. Certains éléments factieux en rejettent une partie. Dis : « J’ai ordre de n’adorer que Dieu, sans rien Lui associer. C’est Son culte que je prêche aux hommes, et c’est à Lui que je ferai retour ».
Ainsi t’est révélé en ce Coran un précis de sagesse en langue arabe. Si toutefois, cédant aux tentations des impies, tu les suivras dans leurs erreurs, après la science qui t’est parvenue, quelle protection, quel secours trouverais-tu alors contre Dieu ?
Nous avons déjà, avant toi, envoyés des Messagers que nous pourvûmes d’épouses et de descendants.il n’est jamais donné à un Messager d’accomplir un miracle sans la permission de Dieu. A chaque événement est assigné un terme précis dans le temps.
Il appartient à Dieu d’abroger ou de maintenir ce qu’il veut, N’a-t-il pas, par-devers Lui l’Archétype Eternel ?
Que tu puisses, un jour, voir s’accomplir certaines de Nos menaces et assister au châtiment des impies, ou que tu sois rappelé par Nous auparavant, peu importe : ta missions est de porter le message, et c’est à Nous ensuite de demander des comptes aux mécréants.
Ne voient-ils pas déjà les frontières de la terre, sur Nos ordres, se rétrécir autour d’eux. Dieu juge souverainement ; Ses Arrêts ne souffrent pas d’appel, Il est si prompt dans Ses comptes.
Ceux qui ont vécu avant eux ont usé de manœuvres non moins perfides que les leurs. Dieu vient à bout de tous les stratagèmes. Il tient le bilan exact de chaque conscience. Les impies sauront bientôt à qui reviendra le Royaume Eternel.
« Tu n’es pas un messager ! » insinuent les incrédules. Réponds : « Dieu me suffira pour témoin entre vous et moi, ainsi que ceux qui ont la Science des Ecritures. »
Alîf. Lâm. Râ. Ce livre t’est révélé par Nous, pour que tu fasses sortir les hommes des ténèbres vers la lumière, et les engages par la volonté du Seigneur, sur la voie du Tout-Puissant, du Très-glorieux,
Dans la voie de Dieu, Souverain Maître des cieux et de la terre. Malheur aux mécréants, qu’attend un châtiment redoutable !
Ceux qui mettent la vie éphémère à plus haut prix que la vie éternelle, qui détournent les hommes de la voie de Dieu, en rendant l’accès malaisé, ceux-là sont en pleine aberration.
Il n’est pas un messager, envoyé par Nous, qui n’ait usé de la langue de son peuple pour lui exposer son message. Dieu plonge alors dans l’erreur qui Il veut, et éclaire qui Il veut. Il est toute puissance, toute sagesse.
Nous envoyâmes Moïse, appuyé de Nos Signes. Il lui fut dit : « Fais sortir ton peuple des ténèbres pour l’acheminer vers la lumière ! Rappelle-leur les journées où Dieu les secourut ! » Il est en cela des signes pour tout homme constant, et qui sait rendre grâce à Dieu de Ses bienfaits.
Moïse, s’adressant à son peuple, lui dit : « Rappelez- vous l’insigne faveur que Dieu vous témoigna : Il vous délivra des mains des gens de Pharaon qui vous infligeaient les pires tortures, égorgeant vos enfants mâles, et épargnant vos filles. C’était là une dure épreuve que vous réservait le Seigneur !
« Souvenez-vous aussi lorsque votre Seigneur vous a prévenus : Je multiplierai pour vous Mes bienfaits, si vous en êtes reconnaissants. Si vous êtes infidèles, Mon châtiment s’abattra, terrible, sur vous. »
Moïse dit encore : « Quand vous seriez infidèles, vous et tous ceux qui vivent sur terre, Dieu, en vérité n’en saurait être affecté : il se suffit, certes à Lui-même, et détient la gloire infinie. »
Ne vous est-il rien parvenu de l’histoire des peuples qui vous ont précédés, ceux de Noé, de Ad, de Thamoud et d’autres peuples encore, venus à leur suite, et que Dieu seul connaît. Tous reçurent de Nous des Envoyés avec des signes évidents. Chaque fois, ils portaient leurs mains à leurs bouches et s’écriaient : « Nous ne pouvons croire en votre mission : nos doutes sont trop opiniâtres ».
Leurs Prophètes leur répondaient : « Peut-on douter de Dieu, créateur des cieux et de la terre ? C’est Lui-même qui vous appelle, pour effacer bon nombre de vos péchés, et vous laisser vivre ensuite en croyants jusqu’au terme qui vous est assigné ». Les peuples répliquaient incrédules : « Vous n’êtes que des mortels comme nous, et vous prétendez nous détacher du culte de nos ancêtres. Quelle preuve décisive apportez-vous ? »
Les Prophètes reprenaient alors : « Nous ne sommes que des mortels comme vous, mais Dieu dispense Ses faveurs à qui Il veut. Il n’est pas, en notre pouvoir, de fournir la moindre preuve péremptoire, sans l’assentiment de Dieu. C’est en Dieu seul que se confient toujours les croyants.
- « Comment pourrions-nous ne pas nous en remettre à Dieu ? Lui qui nous a fait suivre les voies les plus sûres pour notre salut ! Aussi bien, sommes-nous fermement résolus à supporter vos outrages ! Dieu est le digne soutien de ceux qui L’implorent. »
- « Nous allons vous bannir de notre territoire, à moins que vous ne reveniez à notre religion », dirent les païens à leurs Prophètes. Leur Seigneur révéla alors aux Prophètes : « Bientôt Je ferai périr les impies.
« Et vous établirai dans le pays à leur place. Juste rémunération, de ceux qui Me révèrent et que font trembler Mes menaces ! »
Les Prophètes imploraient le secours de Dieu : c’était aussitôt la chute de tout tyran des plus arrogants :
L’enfer s’apprête à l’engloutir, il n’y aura pour lui d’autre boisson que du pus ensanglanté.
Il devra l’absorber, malgré lui, gorgée par gorgée, ayant peine à le faire passer. La mort le guettera de toutes parts ; mais il n’en mourra pas pour autant : car un tourment immense l’attend encore.
Telles des cendres dispersées au vent par une journée orageuse, ainsi seront ramenées à néant les œuvres des mécréants, négateurs de leur Maître. Ainsi n’en sauront- ils en rien s’en prévaloir dans l’Au-delà. Aberration profonde que la leur !
Ne vois-tu pas qu’en créant les cieux et la terre, Dieu fit œuvre de vérité. Il pourrait, s’il le voulait, vous faire disparaître pour susciter une nouvelle création.
Dieu le ferait si aisément !
Tous les hommes paraîtront devant Dieu. Ceux d’humble condition diront aux superbes : « Nous vous étions soumis. Ne pourriez-vous nous préserver tant soit peu du châtiment de Dieu ? » Les puissants répondront Si Dieu, nous éclairant, avait guidé nos pas vers Lui, nous vous aurions guidés. Nous affliger ou nous résigner reviendrait au même : nous n’avons plus d’issue à espérer ! »
Lorsque tout sera accompli, Satan leur dira : « Dieu vous a fait la promesse de vérité, et je vous fis de mon côté des promesses, mais ne faisais que vous leurrer. Quel pouvoir avais-je sur vous ? Il m’a suffit de vous appeler, et vous m’avez suivi. Ne m’en blâmez pas, ne vous en prenez qu’à vous-mêmes. Je ne puis vous porter secours, ni ne pouvez me secourir. Je ne croyais pas, quant à moi, à votre culte impie, qui me faisait l’égal du Seigneur. Une expiation douloureuse attend en vérité les pervers ! »
Ceux qui auront cru et pratiqué le bien seront introduits en des jardins baignés d’eaux vives, où ils séjourneront éternellement, par la volonté de leur Maître. Et ils s’adresseront, les uns les autres, ce salut : « Paix à vous ».
Voici comment le Seigneur, usant d’une parabole, dépeint une parole bénéfique : elle est à l’image d’un bel arbre, aux racines solidement implantées dans le sol, dont les rameaux s’élancent vers le ciel.
Il donne régulièrement ses fruits en toute saison, par la grâce de son Seigneur. Dieu propose des paraboles aux hommes pour les inciter à réfléchir.
Une méchante parole est semblable à un arbre mal venu et croissant à ras de terre : il se fait vite extirper et perd toute attache.
Dieu affermit ainsi les croyants, en ce monde et dans l’Autre, par la parole de vérité. Dieu égare les méchants. Toutes Ses volontés s’accompliront.
ne vois-tu pas ceux qui paient d’incrédulité les bienfaits de Dieu, qui établissent leur peuple dans la demeure de perdition,
Dans l’Enfer, où ils seront brûlés. Horrible séjour s’il en fut !
Pour égarer leur prochain de la voie de Dieu, ils ont donné des égaux au Seigneur. Dis-leur : « Jouissez d’une vie éphémère : vous serez voués au feu éternel ».
Dis à Mes serviteurs qui croient en Moi d’observer la prière, et de faire discrètement et publiquement l’aumône sur les biens qu’ils tiennent de Vos mains, avant que ne vienne un jour, où toute transaction, toute amitié seront bannies.
C’est Dieu qui a formé les cieux et la terre. Il fait descendre l’eau du ciel et vous nourrit des fruits qu’elle fait croître. Il vous a soumis les vaisseaux, fendant les flots par Son ordre ; Il vous a soumis les cours d’eaux.
Pour vous, il a assujetti le soleil et la lune à une gravitation invariable. Il a fait du jour et de la nuit vos zélés serviteurs.
Il n’est pas vœu humain qu’il n’ait plus ou moins comblé. Vous tenteriez en vain d’énumérer les bienfaits du Seigneur : vous n’arriverez jamais au bout du compte. L’homme est foncièrement injuste et ingrat.
Abraham implora ainsi son Seigneur : « Seigneur, fais jouir ce territoire d’une entière sécurité ! Préserve-moi, ainsi que ma descendance, de l’adoration des idoles !
« Seigneur ces emblèmes impies ont dévoyé un grand nombre d’humains. Que celui qui confesse ma foi soit des miens ! Envers ceux qui enfreindront mes volontés, Tu seras Clément et Miséricordieux.
« O Notre Maître, voici que j’ai établi une partie des miens dans une vallée stérile, près de Ta Demeure vénérée. afin qu’ils y soient assidus aux offices. Fais en sorte, Seigneur, de leur gagner des sympathies parmi les hommes ; veille à leur procurer des fruits pour leur subsistance : tu ne feras point d’eux des ingrats.
« Toutes nos pensées, ô notre Maître, te sont connues. des plus patentes aux plus intimes. Il n’est rien, sur la terre, qui soit caché à Dieu.
« Béni soit Ton nom, Seigneur, Toi qui m’as donné, Ismaël et Isaac, malgré mon grand âge. Dieu entend si bien les prières.
« Seigneur ! fais que j’observe toujours Tes offices, et que ma postérité y soit non moins assidue. Seigneur, exauce mes vœux !
« Seigneur ! pardonne-moi ainsi qu’à mon père et aux croyants, au Jour du Jugement Dernier ! »
Ne pense pas que Dieu perde de vue ce que font les méchants. Il retarde seulement leur châtiment jusqu’au jour où les yeux se figeront hagards,
Où les réprouvés accourront atterrés, la tête levée vers le ciel, la prunelle fixe, l’air hébété.
Avertis les hommes du jour où fondra sur eux le châtiment. Ceux qui auront commis l’iniquité diront alors : « O notre Maître, veuille nous accorder un bref délai, car nous voulons répondre à Ton appel et suivre Tes messagers ». Et il leur sera alors répondu : « N’aviez- vous pas autrefois juré qu’il n’était point pour vous question d’Au-delà ? »
Vous habitiez même les lieux où avaient vécu ceux qui avaient œuvré à leur perte, et vous apprîtes ce que Nous avions fait de ces peuples. Maints exemples vous furent proposés.
Ils ont ourdi en plein leurs stratagèmes impies. Dieu viendra à bout de leurs perfidies, quand bien même ces perfidies seraient de taille à déplacer des montagnes.
Ne pense surtout pas que Dieu puisse faillir à Sa promesse envers Ses Messagers. Dieu est tout puissant. Sa vengeance est terrible.
Le jour viendra où le ciel et la terre seront bouleversés, au point de n’être plus les mêmes. Ce jour-là, les hommes comparaîtront devant Dieu, l'Unique, l’inflexible.
On verra les criminels avancer étroitement accouplés par leurs chaînes, les mains et les pieds chargés de fer.
Ils seront revêtus de goudron ; le feu couvrira leurs visages.
Ainsi, s’accomplira, pour chacun, la rétribution de ses œuvres. Dieu est prompt dans Sa Justice.
Voici un message significatif aux humains. Qu’ils y puisent un salutaire avertissement ! Qu’ils sachent que Dieu est Un ! Que les hommes sensés y réfléchissent.
Alîf. Lâm. Râ. Voici les versets du Livre, lecture édifiante,
Peut-être les mécréants regretteront-ils de ne s’être point convertis.
Laisse-les festoyer, s’adonner aux plaisirs, se leurrer de chimères. Ils en sauront un jour la vanité.
Point n’avons détruit de cité dont le sort n’ait été déjà déterminé.
Ainsi nulle communauté ne saurait avancer ou différer le terme qui lui est assigné.
Les incrédules t’interpellent : « ô toi à qui a été révélé le Rappel, tu n’es en vérité, qu’un visionnaire en délire.
« Si ce que tu dis était vrai, que ne viendrais-tu nous trouver avec des anges ? »
Nous n’envoyons les Anges que porteurs d’arrêts définitifs, et le châtiment des impies ne serait plus différé.
C’est Nous qui t’avons révélé le Rappel édifiant, et Nous veillerons certes à son intégrité.
Déjà avant toi, Nous avons envoyé des messagers parmi les peuples révolus.
Il n’y eut pas un seul messager qui ne fut l’objet de leurs risées.
Ainsi, ferons-Nous accueillir le présent message avec le même irrespect par les scélérats de ton peuple.
Ils n’y croiront pas. L’exemple des anciens n’aura été pour eux d’aucun profit.
Dussions-Nous ouvrir devant eux une porte du ciel, et qu’ils pussent y monter à tout moment,
Qu’ils n’en diraient pas moins : « Hallucinations que tout cela, ou peut-être sommes-nous ensorcelés ! »
Nous avons pourvu le ciel de constellations zodiacales et l’avons paré pour ceux qui s’arrêtent à le contempler,
Et l’avons protégé contre tout démon indésirable.
Celui qui cherche d’une oreille indiscrète à en percer les mystères : un trait de feu éblouissant le poursuit aussitôt.
La terre, nous l’avons étendue, y avons implanté des montagnes et y avons fait éclore toute espèce en heureuse proportion.
Nous l’avons dotée de ressources alimentaires pour vous, et pour tant d’autres créatures que vous n’avez pas à nourrir.
Il n’est rien dont Nous n’ayons, par-devers Nous, les trésors infinis. Mais Nous les faisons descendre en quantité mesurée.
Nous suscitons les vents féconds, porteurs de pluie ; Nous faisons précipiter l’eau du ciel pour vous abreuver, eau que vous-mêmes ne sauriez emmagasiner dans le sol.
La vie et la mort procèdent uniquement de Nous ; Nous seuls hériterons de l’Univers.
Notre Science s’étend à toutes vos générations, à celles révolues comme à celles à venir.
Ton Seigneur les rassemblera devant Lui. Il est toute sagesse, toute science.
Nous créâmes l’homme à partir d’une argile sonore, extraite d’un limon malléable.
Nous avions, auparavant, formé les Génies d’un feu subtil.
Un jour, Ton Maître dit aux Anges : « Je m’en vais créer un être à partir, d’une argile sonore, provenant d’une boue fangeuse.
« Lorsque j’en aurai élaboré les formes et l’aurai animé d’un souffle de Moi, vous vous prosternerez devant lui ».
Les Anges tous ensemble s’inclinèrent devant l’homme.
Il n’y eut qu’Iblis pour refuser son hommage.
Le Seigneur lui dit : « pourquoi n’es-tu pas, Iblis, parmi ceux qui se prosternent ? »
Satan répondit : « Comment m’inclinerais-je devant un homme que Tu as fait d’une argile sonore, extraite d’un limon malléable ».
- « Hors d’ici ! ordonna le Seigneur. Tu es maudit !
Jusqu’au Jugement Dernier, tu porteras le poids de l’anathème
- « Seigneur, dit Satan, veuille m’accorder un répit jusqu’au jour où seront ressuscités les morts ».
- « Ce délai te sera accordé, dit le Seigneur,
Jusqu’au jour du terme irrévocable ».
- « Seigneur, dit Iblis. puisque Tu m’as égaré, je m’emploierai à égarer les hommes sur terre, les attirant tous vers le mal,
Excepté Tes serviteurs élus ».
- « Voici, dit le Seigneur. Ma règle souveraine :
« Tu n’auras nulle prise sur Mes fidèles ; seuls, les dévorés te suivront.
« Tous ceux que tu auras égaré se retrouveront dans l’Enfer ».
Celui-ci comprendra sept portes ; à chacune d’elles sera affectée sa part de damnés.
Ceux qui me craindront auront accès à des jardins baignés de ruisseaux.
Ils seront accueillis par ces mots : « Entrez en paix et vivez en toute quiétude ! »
Tout ferment de haine sera extirpé de leurs cœurs. Ils y vivront en frères, accoudés face à face sur leurs trônes
Ils n’y connaîtront jamais de lassitude ; point n’en seront expulsés.
Que mes serviteurs l’apprennent par ta bouche ; je suis le Clément, le Tout-compatissant.
Qu’ils sachent aussi que Je sévis avec rigueur.
Qu’ils apprennent de même ce qu’il en fut des visiteurs d'Abraham,
Qui étaient entrés chez lui, disant : « salut ! ». - « Vous me faites peur ! » leur répondit-il.
« Rassure-toi ! dirent les Anges. Que ton âme se réjouisse ! Un garçon naîtra bientôt dans ton foyer, qui sera promu à la sagesse ».
- « Me l’annoncez-vous dit Abraham, quand le grand âge m’a atteint ? Quelle étrange annonce ! »
« C’est la vérité qui t’est annoncée ! Ne te livre pas au désespoir ! »
« Mais qui désespérerait de la Grâce de Son Maître, fit Abraham, hormis les égarés ?
« Quel but vous-est-il assigné ? s’enquit Abraham auprès des envoyés ».
« Nous sommes envoyés vers un peuple criminel que nous devrons détruire jusqu’au dernier.
« Seule, la famille de Loth sera épargnée tout entière,
« Sa femme exceptée. Il est écrit qu’elle sera du nombre des réprouvés ».
Lorsque les messagers s’en vinrent trouver la famille de Loth,
Ce dernier s’écria : « Vous m’inquiétez fort, étrangers ».
- « Bien au contraire, nous arrivons chez toi porteurs du châtiment dont ce peuple doutait.
« Nous t’apportons la vérité et sommes certes des véridiques.
« Sauve-toi avec les tiens vers la fin de la nuit ! Tu marcheras à l’arrière du groupe. Personne d’entre vous ne devra se retourner. Vous irez là où il vous sera ordonné ».
Notre décision, irrévocable, se trouvait signifiée à Loth : tout son peuple devait être anéanti au point du jour.
Mais déjà, des gens de la cité, en liesse, accouraient vers la demeure de Loth.
 - « Prenez garde, leur dit-il, ces gens sont mes hôtes : ne me couvrez pas de déshonneur !
« Craignez Dieu : épargnez-moi, cette honte ! »
- « Ne t’avons-Nous pas fait défense d’accueillir qui que ce soit ? »
- « Voici mes filles, leur dit Loth, si la chair vous tente à ce point ».
Dans leur délire insensé, ils ne pouvaient rien entendre.
Au lever du jour, le grondement sinistre les saisit.
La ville, sur notre ordre, fut renversée de fond en comble, en même temps que s’abattait sur elle une pluie de grêlons argileux.
Que de signes, en vérité, pour ceux qui savent, les observant, en méditer la leçon.
Les ruines en subsistent encore sur une voie passante.
Quel signe, en vérité, pour les croyants !
Les habitants d’El Aïka furent non moins insolents.
Nous sévîmes rigoureusement contre eux ; leur cité, à l’instar de l’autre, fut détruite ; toutes deux, encore visibles sont un témoignage frappant.
Les habitants d’Al-Hijr avaient, eux aussi, crié à l’imposture face aux Envoyés de Dieu
Nos signes manifestes leur étaient parvenus, ils s’en détournaient avec mépris.
Ils continuaient à creuser des maisons en plein roc, en toute tranquillité.
Le grondement les surprit au lever du jour.
Et tout ce qu’ils possédaient ne leur servit à rien.
Ce fut une œuvre de vérité que la création par nous des cieux, de la terre et de l’espace interposé. L’heure approche : fais preuve d’une douce indulgence.
Ton Seigneur est le Créateur par excellence, l’Omniscient.
Nous t’avons déjà accordé les sept versets de base ainsi que le Coran Sublime.
Ne porte point des regards éblouis sur les biens éphémères dont Nous avantageons certains impies. Ne t’afflige point à leur sujet ! Sois toute bonté pour les croyants.
Dis : « Je suis l’avertisseur explicite ».
De même fut révélée une Ecriture à ceux qui par distinction impie
Brisèrent l’unité de Notre révélation.
J’en jure, par Ton Maître, que nous leur demanderons assurément à tous
Ce qu’ils ont perpétré.
Proclame hautement ce qui t’est ordonné ! Détourne-toi des païens !
Nous te prémunirons contre les persifleurs.
Qui associent à Dieu une autre divinité. Ils sauront bientôt à quoi s’en tenir.
Nous savons que ton cœur se serre à leurs dénigrements.
Célèbre la Louange de Ton Maître. Sois de ceux qui se prosternent pour L’adorer.
Voue-toi à adorer Ton Seigneur jusqu’à ce que te vienne la certitude.
L’ordre de Dieu s’accomplira. N’en demandez point l’avènement anticipé ! Gloire à Dieu, bien au-dessus de ce qu’on peut Lui associer.
De par Sa volonté Suprême, Il fait descendre les anges porteurs de Son Esprit sur qui Il veut parmi Ses serviteurs ; Il leur est dit d’avertir les hommes : « il n’y a point d’autre Dieu que Moi. Craignez-Moi ! »
Faisant œuvre de vérité, Il a créé les cieux et la terre. Comme Il est au-dessus de tout ce qu’ils peuvent Lui associer !
Il fit l’homme d’une goutte de sperme, et voici qu’il se dresse en disputeur arrogant contre son Créateur.
Pour vous, Il a créé les bestiaux. Vous en tirez de chauds vêtements, en recueillez divers profits, et vous en servez comme aliments.
Quelle splendeur aussi de les voir, le soir, revenant au bercail, et le matin, se rendant au pâturage !
Ces mêmes bêtes transportent vos bagages vers des contrées qui, sans elles, seraient quasi-inaccessibles. Dieu est si bienveillant, si compatissant à votre égard.
Dieu vous donne des chevaux, des mulets, des ânes pour vous servir de montures, et aussi pour être exhibés en parade. Il peut créer d’autres véhicules que vous êtes loin de soupçonner.
Dieu prend sur Lui de montrer la voie droite, bien que certains préfèrent s’en éloigner. S’il le voulait, Il pourrait vous y ramener tous !
C’est Lui qui fait descendre du ciel cette eau dont vous faites votre boisson et qui fait croître des pâturages pour vos troupeaux.
Par elle, il fait pousser pour vous vous les blés, les oliviers, les palmiers, les vignes et toutes sortes d’arbres fruitiers. Que de signes pour qui sait y réfléchir !
Dieu fait servir à vos besoins le jour et la nuit, le soleil et la lune. Les étoiles mêmes vous sont soumises de par Sa volonté. N’y a-t-il pas là autant de points à méditer pour ceux qui savent y réfléchir ?
Que de choses aux couleurs des plus variées n’a-t-Il pas répandu pour vous sur la terre ! Cela aussi est digne qu'on s’y arrête.
C’est Lui qui vous a soumis la mer dont vous tirez, pour vous en nourrir, une chair fraîche, ainsi que des joyaux pour votre parure. Et l’on voit les vaisseaux y fendre les flots, pour vous assurer, par la Grâce de Dieu, un fructueux négoce. Peut-être en serez-vous reconnaissants.
Il a implanté fermement sur terre un haut relief montagneux, l’empêchant de branler sous vos pas ; Il a établi des cours d’eau et des voies pour vous guider dans vos voyages.
Il a posé aussi d’autres repères. C’est ainsi qu’ils se dirigent d'après les étoiles.
Celui qui crée tout, est-il l’égal de celui qui ne crée rien ? Ne pouvez-vous y réfléchir ?
Vous chercheriez en vain à dénombrer les bienfaits de Dieu ! Dieu est si prompt à absoudre, si compatissant !
Dieu perçoit vos pensées les plus intimes aussi bien que celles exprimées tout haut !
Loin de pouvoir rien créer, ces divinités invoquées en dehors du Seigneur, sont elles-mêmes fabriquées de toutes pièces.
Objets inertes et sans âme, elles ne savent même pas quand elles seront ressuscitées.
Votre Dieu est le Dieu unique par excellence. Ceux qui ne croient pas en l'Au-Delà, tout enflés d'orgueil, en méconnaissent, en leur cœur, l’unicité.
Dieu, à n’en pas douter, connaît le fond de leur pensée et ce qu’ils étalent au grand jour. Dieu n’aime pas les orgueilleux.
Vient-on leur demander : « Que pensez-vous des révélations de Votre Seigneur ? » - « Ce ne sont que de vieilles histoires ! » répliquent-ils aussitôt.
Qu’ils portent donc, le Jour du Jugement, tout le poids de leurs propres impiétés et une partie du faix de ceux qu’ils auront dévoyés par stupidité. Quel horrible fardeau, en vérité, que le leur !
Ceux qui vécurent avant eux ont aussi usé de perfidie. Dieu fit saper leur citadelle par la base, tout le toit vint s’écrouler sur eux. et le châtiment, soudain, les emporta, sans qu’ils aient pu savoir d’où il venait.
Au jour du Jugement, Dieu les couvrira d’ignominie : il leur sera demandé : « Où sont ces associés que vous osiez Me joindre et au sujet desquels, vous étiez en scission avec les croyants ? » Les vrais initiés s’écrieront alors : « Ce jour n’apportera qu'ignominie et malheur aux mécréants »,
Ceux que les Anges, venant recueillir leur dernier souffle, trouveront injustes envers eux-mêmes. Ils se feront alors tout soumis : « Nous ne faisions aucun mal, diront-ils ». Il leur sera répondu : « Bien au contraire ; car Dieu était informé de toutes vos actions.
« Passez les portes de la Géhenne : tel sera votre séjour éternel ». Affreux habitat que celui des orgueilleux !
A ceux qui auront craint Dieu, il sera dit : « Que sont pour vous les révélations de votre Seigneur ? » - « Un don bénéfique ! » répondront-ils. Ceux qui pratiquent le bien auront le meilleur lot ici-bas. La demeure dernière sera d’un plus haut prix. Quel beau séjour que celui des pieux !
C’est aux jardins d’Eden, baignés d’eaux vives qu’ils auront accès. Tous leurs plus chers désirs y seront comblés. C’est ainsi que Dieu rétribuera ceux qui Le craignent ;
Ceux que les Anges recevront, à leur dernier souffle, en état de pureté. Ils leur diront : « La Paix soit sur vous. Entrez au Paradis en prix de vos œuvres ! »
Qu’attendent les impies pour se convertir, sinon de se voir assaillis par les anges exterminateurs, ou de voir s’accomplir l’arrêt inexorable de Dieu ? Ainsi avaient agi ceux qui les ont précédés. Dieu ne leur fit point tort injustement, mais ils furent iniques envers eux-mêmes.
Ils furent atteints par les séquelles de leurs œuvres et cernés de partout par le châtiment qu’ils raillaient.
« Si Dieu l’avait voulu, affirment les infidèles, nous n’aurions adoré que Dieu seul, nous et nos pères, n’aurions respecté d’autres interdits que les Siens ! » Tel fut aussi l’argument de leurs aînés mécréants. Une seule mission incombe aux Prophètes : transmettre clairement le message.
A chaque communauté, il fut envoyé par Nous un Prophète avec ce mot : « Adorez Dieu ! Fuyez le culte des faux dieux ! » Certains, guidés par Nous, suivirent la bonne voie. D’autres, de toute éternité, devaient se perdre. Allez de par le monde ! Voyez la fin de ceux qui ont mis en doute Nos messages !
Tu t’efforcerais en vain de leur montrer la voie du Salut, si Dieu a déjà décrété de les perdre. Ceux-là n’auront nul soutien.
Ils jurent leurs grands serments par Dieu, que Dieu ne ressuscitera point les morts. Bien au contraire ! C’est là, la promesse vraie que Dieu se doit d’accomplir - mais la plupart des gens ne s’en doutent guère -
Afin de leur expliquer les raisons de leurs dissensions, et afin que les mécréants se reconnaissent comme ayant été des imposteurs.
Il suffit pour qu’une chose-que Nous voulons s’accomplisse que Nous lui disions : « Sois » et elle est.
Ceux qui ont émigré pour la cause de Dieu, après avoir été persécutés, Nous les établirons ici-bas en un séjour agréable. Et ils seront plus largement rétribués dans l’Au-Delà. Si seulement leurs compagnons le savaient.
Ceux qui furent constants dans l’épreuve et mirent leur confiance en Leur Maître.
Nous n’avons envoyé avant toi que des hommes à qui fut révélé Notre Message. Que l’on s’en réfère à ceux qui ont reçu des Ecritures, si l’on n’est pas instruit à ce sujet.
Ces Envoyés étaient nantis de preuves évidentes ; ils apportaient des Ecritures. Nous t’envoyons de même ce Livre afin que tu expliques clairement aux hommes ce qui a été révélé à leur intention, et qu’ils puissent en méditer le sens.
Ceux qui ourdissent leurs sombres desseins, sont- ils sûrs que Dieu ne les fera pas engloutir par la terre l’entrouvrant sous leurs pas ? ou que le châtiment ne les surprendra pas là où ils s’y attendaient le moins ?
Ou qu’il ne les surprendra pas au cours de leurs activités, sans qu’ils puissent en détourner les rigueurs ?
Ou que ce soit enfin une longue et terrifiante calamité meurtrière ? Mais Dieu est bien trop bon, trop compatissant pour précipiter Son Châtiment !
Ne voient-ils pas que toute chose créée ne cesse d’incliner alternativement son ombre à droite et à gauche en signe d’adoration et d’humilité ?
Devant Dieu se prosterne tout ce qui est dans les cieux et tout être vivant sur la terre. Les Anges eux-mêmes s’inclinent sans nul orgueil.
Tous redoutent leur Maître tout puissant et sont prompts à appliquer Ses ordres.
Dieu a décrété : « N’adorez pas deux dieux ! Il n’y a qu’un Dieu unique : c’est Moi qu’on doit craindre ! »
Tout ce qui est dans les cieux, tout ce qui est sur terre Lui appartient. Il n’est dû de culte qu’à Lui seul. Craindriez-vous un autre que Dieu ?
Il n’est pas de bien dont vous jouissiez qui ne vienne de Dieu. Lorsqu’ensuite un mal vous afflige, c’est Lui seul que vous implorez.
Lorsque Dieu vous en délivre, il s’en trouve, pourtant, parmi vous qui Lui attribuent des associés,
Nous payant ainsi d’ingratitude pour Nos bienfaits. « Jouissez donc d’un bien éphémère ! Bientôt, vous en saurez les conséquences. »
Ils consacrent à des divinités dont ils ne savent rien une part des biens dont nous les avons pourvus. Par Dieu ! Vous aurez certes à répondre de vos inventions mensongères !
Ils attribuent des filles à Dieu. Gloire à Lui ! Il est trop au-dessus d’un tel blasphème ! Ils s’arrogent pour eux ce qu’ils préfèrent !
Que l’on annonce à l’un d’entre eux la naissance d’une fille dans son foyer, son visage se rembrunit aussitôt : peu s’en faut qu’il n’éclate de rage !
Il n’ose plus se montrer aux gens, affligé qu’il est par cette annonce. Devra-t-il, ravalant sa honte, garder la nouveau-née ou l’ensevelir sous terre ? Quels piètres jugements que les leurs !
Les négateurs de l'Au-Delà incarnent les pires noirceurs. Dieu est la perfection absolue. Il est toute puissance, toute sagesse.
Si Dieu devait réprimer sur le coup l’iniquité des humains, Il ne laisserait plus subsister un seul être sur la terre. Mais Il recule pour eux le châtiment jusqu’au terme prévu. Lorsque ce terme échoit, ils ne pourront ni le reculer d’une heure, ni l’avancer.
Ils imputent arbitrairement au Seigneur ce qu’ils auraient refusé pour eux-mêmes. Ils mentent effrontément, se disant promus à la félicité suprême. C’est au feu sans nul doute qu’ils seront voués ; ils seront les premiers à en subir les ardeurs.
Par Dieu, nous avons envoyé Nos messagers à d’autres peuples avant toi. Mais Satan mit ces peuples sous sa coupe, rehaussant à leurs yeux leurs propres excès. Il est aujourd’hui leur maître : un supplice affreux les attend.
Ce livre t’est révélé à seule fin que tu expliques aux hommes ce qui suscite leurs désaccords ; pour qu’il soit le guide et la providence de ceux qui ont la foi.
Dieu fait descendre du ciel une eau par laquelle Il rend la vie à la terre après sa mort. Il est en cela un signe pour qui sait entendre.
Il est aussi pour vous un enseignement dans les troupeaux. Des entrailles de ces bêtes, à travers le chyme d’une part, et le sang d’autre part, nous faisons sourdre pour vous, comme boisson, un lait si pur, d’absorption si agréable.
Des fruits du palmier et de la vigne, vous tirez une boisson enivrante et d’excellents aliments. Cela aussi est un indice pour ceux qui y appliquent leur raison.
Ton Seigneur a inspiré aux abeilles : « Etablissez vos demeures dans les rochers, les arbres, et les ruches aménagées par les humains !
« Mettez-vous ensuite à butiner ! Suivez les voies de votre Seigneur telles qu’il les a frayées pour vous ! » Une liqueur aux nuances variées, aux effets salutaires pour les humains est secrétée par l’abdomen de ces insectes. Encore un signe pour ceux qui réfléchissent.
Dieu vous donne la vie, puis vous la reprend. Il s’en trouve parmi vous qui atteignent un âge si décrépit, qu’après avoir tant su ils perdent tout savoir. La Science de Dieu est infinie, Sa puissance est illimitée.
Dieu vous fit de niveaux différents quant aux biens qu’Il vous a accordés. Et l’on ne voit guère les plus favorisés se démettre de leur surplus au profit de leurs esclaves, si bien que maîtres et esclaves en deviendront égaux. Eh quoi ! nieront-ils un tel bienfait de Dieu ?
Dieu vous donne des épouses issues de vous- mêmes et par leur voie, enfants et petits-enfants. Il vous pourvoit d’excellents aliments. Vont-ils après cela admettre ce qui est vain et renier les bienfaits de Dieu ?
Ils adorent en dehors de Dieu, ce qui ne peut accorder nul bien provenant du ciel ou de la terre ; et qui, du reste, ne détient aucun pouvoir !
Evitez donc d’assimiler qui que ce soit à Dieu ! Dieu est l’Omniscient, votre science n’est rien.
Dieu vous propose, en parabole, d’une part un esclave sans aucun pouvoir, étant en servitude, d’autre part, un homme libre, doté par Nous d’une ample fortune dont il sait user, en secret comme en public, pour faire l’aumône. Peut-on tenir ces deux hommes pour égaux ? Non, gloire à Dieu ! La plupart des humains, en vérité, ne peuvent en juger sainement.
Dieu cite aussi en exemple deux personnages : l’un, muet et impotent, est à charge de son patron ; en quelque lieu qu’il l’envoie, il ne peut lui rendre aucun service. Peut-on l’égaler à qui ordonne l’équité et suit le droit chemin ?
Dieu détient, à Lui seul, le mystère des cieux et de la terre. Quant à la fin de ce monde, cela se produira comme un clin d’œil, ou plus vite encore. Dieu est souverainement puissant !
Dieu vous fait naître dénués de tout savoir. Il est vrai qu’il vous a dotés de l’ouïe, de la vue, de l’intelligence. Peut-être Lui en serez-vous reconnaissants !
Voyez les oiseaux en plein vol dans les airs : ils ne font qu’y subir la loi de Dieu ; Sa seule main les y retient. N’y a-t-il pas là un signe pour ceux qui croient.
Dieu a fait de vos demeures un habitat confortable ; Il vous procure aussi d’autres demeures plus légères, faites des peaux de votre bétail, si commodes pour le voyage. Il vous pourvoit enfin d’objets et d’ustensiles plus ou moins durables, faits avec leurs laines, leurs poils et leurs crins.
Dieu étend pour vous des ombrages à partir des choses qu’il a créées. Il ménage pour vous des retraites dans les montagnes. Il vous procure des vêtements pour vous préserver de la chaleur, et vous en donne d'autres pour vous préserver des coups dans vos combats. De quels dons ne vous a-t-Il pas ainsi comblés ? Votre soumission seule devrait en être le prix !
S’ils se détournent de ton appel, sache que tu n’as qu’une seule mission : transmettre clairement ce message.
Ils reconnaissent les bienfaits de Dieu pour tels, puis n’hésitent pas à les nier, ce sont pour la plupart des ingrats.
Un jour viendra où Nous ferons surgir de chaque communauté un témoin. Point ne seront admis alors les mécréants à présenter leur défense, ni à faire valoir des excuses.
Leur propre supplice sera présenté aux méchants : ils ne pourront obtenir ni allégement, ni sursis à leur tourment.
Les païens se trouveront face à face avec leurs faux dieux, ils s’écrieront : « voici, Seigneur, ceux que nous faisons Tes égaux et adorions en dehors de Toi ! » Mais leurs faux dieux, les désavouant, répliqueront alors : « vous ne faisiez que mentir. »
Alors seulement, ayant vu s’effondrer leurs chimères, les mécréants offriront leur soumission à Dieu.
Ceux qui n’auront pas cru et se seront posés en obstacle sur la voie de Dieu, se verront infliger double tourment en prix de leurs œuvres criminelles.
Un jour, dans chaque communauté, nous susciterons un témoin pour déposer contre les siens. Tu seras requis pour déposer contre ton peuple. Car c’est à toi que fut révélé ce Livre où toute chose se trouve expliquée, et qui est aussi un guide sûr, une miséricorde et une annonce heureuse pour les croyants.
Dieu prescrit l’équité, la charité, l’assistance bienveillante aux proches. Il proscrit la turpitude, réprouve l’inconvenance, stigmatise la violence injustifiée. Dieu vous exhorte ainsi pour vous inciter à réfléchir.
Soyez fidèles à vos engagements envers Dieu une fois que vous les avez contractés. Ne trahissez pas les serments solennellement jurés, alors que vous avez pris Dieu pour garant ! Dieu sait si bien ce que vous faites.
N’imitez pas celle qui défie le fil de son fuseau après l’avoir patiemment filé : ne vous faites pas entre vous des serments qui soient instruments de déloyauté, parce que tel groupement, s’estimant plus puissant que tel autre, croit pouvoir se permettre un parjure. Dieu ne fait que vous éprouver à cet égard, et Il vous dévoilera clairement, le Jour du Jugement Dernier, les vraies raisons de vos différends.
Si Dieu l’avait voulu, vous auriez formé une seule communauté ayant la même foi. Mais Dieu égare qui Il veut, dirige dans sa voie qui Il veut. Vous aurez à répondre de toutes vos œuvres passées.
Ne faites pas de vos serments une feinte entre vous ! C’est comme si un pied, fermement posé, glissait soudain. Vous seriez voués à la ruine, vous écartant ainsi de la voie de Dieu, et vous encourriez Un tourment implacable.
Ne trahissez pas pour un vil prix vos engagements envers Dieu ! Ce que Dieu vous réserve est bien meilleur, si vous pouviez le savoir !
Vos biens à vous ne durent guère, les biens de Dieu sont éternels. Ceux qui auront persévéré dans Notre voie seront rémunérés compte-tenu de leurs meilleures actions.
A tous ceux, hommes ou femmes qui auront bien agi, étant croyants, nous accorderons une vie heureuse et saurons les rétribuer dignement, d’après ce qu’ils ont le mieux accompli.
Chaque fois que tu lis le Coran, demande protection à Dieu contre Satan le réprouvé !
Satan n’a nulle emprise sur ceux qui ont la foi, et se confient à leur Seigneur.
Seuls subissent sa loi ceux qui en font leur maître, l’associant au culte de Dieu.
Quand nous remplaçons un verset par un autre - et Dieu sait mieux que quiconque ce qu’il révèle- les mécréants s’écrient : « Tu n’es qu’un imposteur ! » Mais la plupart d’entre eux ne sont pas instruits en la matière.
Dis : « c’est l’Esprit de sainteté qui l’a révélé dans la vérité, de la part de Dieu, afin de raffermir la foi des croyants, et pour servir de guide sûr et d’heureuse annonce, à ceux qui sont soumis à Dieu. »
Nous savons ce qu’on dit à ton sujet : « C’est un simple mortel qui l’instruit ». Mais celui qu’ils visent articule un idiome barbare, tandis que ce Coran est en langue arabe impeccable.
Ceux qui récusent en doute l’authenticité de Ses versets. Dieu ne saurait les guider vers Lui, un châtiment cruel les attend.
Il n’est pire fauteurs de mensonges que ceux qui rejettent les révélations de Dieu : tels sont les imposteurs avérés.
Ceux qui renient Dieu après avoir cru-hormis ceux qui apostasient sous la contrainte, mais dont le cœur demeure inébranlable en Sa foi - et ceux qui s’ouvrent pleinement à l’infidélité, le courroux de Dieu s’abattra sur eux ; un immense châtiment les attend.
Pour avoir choisi la vie d’ici-bas et s’être détournés de l’Au-Delà. Dieu ne dirige pas les infidèles !
Sur leurs cœurs, leurs yeux et leurs oreilles, Dieu a apposé un sceau implacable. Voilà bien les insensés.
Nul doute qu’ils ne soient exclus du royaume céleste !
Cependant, Ton Maître sera envers ceux qui se sont exilés après avoir été persécutés, qui ensuite ont combattu dans la voie de Dieu, et persévéré pour Sa cause, oui, Ton Maître, après cela, sera pour eux toute indulgence et toute compassion.
Ce sera le jour où chaque âme viendra plaider sa propre cause, où chacun sera exactement payé de ses œuvres, et où nul ne sera lésé.
Dieu vous propose cet exemple. Une cité vivait dans la paix et la douceur. Des biens abondants affluaient vers elle de toutes parts. Il arriva qu’elle méconnut les bienfaits de Dieu : Dieu lui fit éprouver les affres de la faim et de la peur, en prix de leurs iniquités.
Un prophète s’était levé parmi eux : ils le traitèrent d’imposteur. Alors, le châtiment de Dieu les surprit en pleine iniquité.
Nourrissez-vous de ces aliments licites et purs que Dieu vous dispense ! Rendez-en grâce à Dieu si c’est Lui que vous adorez !
Il vous interdit seulement la chair des bêtes mortes, non-abattus, le sang, la viande de porc, ainsi que toute viande consacrée à tout autre qu’à Dieu. Mais si l’on se trouve contraint d’en manger sans nulle intention impie, et sans commettre d’excès, Dieu sera indulgent et plein de miséricorde.
Ne dites pas arbitrairement : « ceci est licite ; cela est illicite. » Ce serait imputer un mensonge à Dieu. Ceux qui imputent de purs mensonges à Dieu ne prospéreront jamais.
Piètre jouissance que suivra un douloureux châtiment :
Nous avons interdit aux Juifs les aliments que nous t’avons déjà énumérés. Nous n’avons pas été injustes envers eux ; eux seuls l’ont été envers eux-mêmes.
Le pardon de Dieu est acquis à ceux qui commettent le mal par ignorance, puis reviennent de leurs erreurs et s’amendent ensuite sincèrement. Dieu est si indulgent, si plein de miséricorde.
Abraham fut un exemple unique de soumission totale à Dieu sans nulle compromission avec les païens.
Il savait si bien reconnaître les bienfaits de Dieu. Dieu en fit l’un de ses élus, Il le mit sur la voie la plus droite.
Nous l’avons favorisé en ce monde, il sera dans l’Au-Delà au nombre des saints.
Il te fut ensuite révélé : « Suis, en pur croyant, la religion d'Abraham, qui n’était point du nombre des païens ».
Le Sabbat ne fut imposé qu’à ceux qui suscitèrent des différends à son sujet. Ton Seigneur, prononçant son verdict, mettra fin à leurs différends au jour du Jugement Dernier.
Emploie-toi par la sagesse, la douce exhortation, à appeler les hommes vers le Seigneur. Discute avec eux sur un ton modéré. Dieu seul est à même de discerner ceux qui s’écartent de Sa voie de ceux qui la suivent de près.
Si vous exercez des représailles, qu’elles soient en proportion de l’offense reçue. Et certes, si vous renoncez à la vengeance, cela vaudra mieux pour ceux qui savent se contenir.
Sois patient ! Dieu t’y aidera. Ne t’afflige pas au sujet des mécréants, ne te laisse pas abattre par leurs manœuvres !
Dieu est avec ceux qui sont pieux et se surpassent à bien faire.
Gloire à celui qui fit voyager Son serviteur la nuit, de la Sainte Mosquée à la Mosquée très éloignée dont nous avons béni les abords afin de lui montrer certains de Nos Signes. Car c’est Lui, entre tous, Qui entend et perçoit clairement.
Nous avons donné à Moise l’Ecriture dont Nous fîmes un guide pour les enfants d’Israël. Nous lui prescrivîmes : « Ne vous confiez à nul autre que Moi.
 O vous, postérité de ceux que nous avons sauvés dans l’Arche avec Noé, il était en vérité, un serviteur reconnaissant ! »
Il fut annoncé dans le même livre aux fils d’Israël : « Par deux fois, en vérité, vous commettrez le désordre sur la terre et afficherez un orgueil insolent.
« Lorsque s’accomplira notre première promesse, nous susciterons contre vous des hommes à nous d’une puissance redoutable qui répandront la ruine dans vos demeures. Ainsi s’accomplira Notre promesse
« Nous faciliterons ensuite votre revanche sur vos ennemis, accroîtrons vos richesses et vos enfants et vous donnerons l’avantage du nombre.
« Si vous faites le bien, vous le ferez pour vous- mêmes. Si vous faites le mal, vous seuls en subirez les effets. Quand ce sera le deuxième terme prévu, ils reviendront porter le deuil dans vos foyers et profaneront une fois de plus le temple et dévasteront tout sur leur passage.
« Peut-être votre Seigneur vous fera-t-il miséricorde. Si vous revenez à vos erreurs, nous reviendrons à la charge. Ainsi, Nous faisons de la Géhenne un horrible séjour pour les impies ».
Ce Coran conduit vers la voie la plus droite. Il annonce à ceux qui croient et font le bien qu’ils seront largement rémunérés,
Et à ceux qui ne croient pas en l’Au-Delà qu’un tourment douloureux les attend.
L’homme appelle de ses vœux le mal comme il appelle le bien tant il est impatient par nature.
Nous fîmes de la nuit et du jour deux signes de Notre puissance, rejetant la première dans l’ombre et faisant nettement ressortir le second, afin que vous puissiez ainsi vaquer à vos travaux, quêtant les bienfaits de votre Seigneur, et, d’autre part, connaître le nombre des années et calculer le temps. Nous avons ainsi tout précisé sans nulle équivoque.
A chaque être humain est attribué son œuvre. Le jour de la résurrection un écrit de ses actes lui sera présenté, qu’il verra se dérouler sous ses yeux.
Il lui sera dit : « Lis le livre de tes actions, toi seul devra s'en rendre compte en ce jour ».
Quiconque suit le droit sentier le suit pour son bien ; quiconque en dévie le fait à son détriment. Nul n’aura à assumer la faute d’autrui ; nul peuple ne subit un châtiment qu’un messager de Nous ne l’ait déjà averti !
Chaque fois que Nous décrétons la perte d’une cité, nous lâchons la bride à ses fils les plus opulents qui s’y livrent aux pires excès. Notre arrêt, déjà pris, se trouve dès lors justifié la ville est détruite de fond en comble.
Que de générations n’avons-Nous pas anéanties depuis Noé ! Il n’est que ton Seigneur, en vérité, pour connaître à fond les péchés des mortels.
Envers ceux qui convoitent la vie immédiate, Nous nous empressons d’en donner ce que Nous voulons à qui Nous voulons. Puis Nous les destinons à l’Enfer où ils brûleront abjects et réprouvés.
Ceux qui aspirent à l’Au-Delà, prodiguant à cet effet l’effort qu’il convient, et ont la foi, ceux-là n’auront pas agi en vain : ils seront payés de retour.
Nous dispensons ainsi nos bienfaits indistinctement aux uns et aux autres. Les dons de ton Seigneur ne seront refusés à personne.
Vois comment certains d’entre eux sont plus hautement privilégiés que d’autres ici-bas. Il se trouvera encore plus de hauts degrés et plus de privilèges dans l’Au- Delà.
Ne prends pas une autre divinité à côté de Dieu : tu t’en trouveras honni et sans nul secours.
Ton Seigneur a ordonné de n’adorer que Lui seul. Il a prescrit d’être bon envers ses père et mère. Soit que l’un d’eux ait atteint la vieillesse, ou que tous deux y soient parvenus, étant à ta charge, garde-toi de leur marquer la moindre répulsion ou de leur manquer de respect ! Parle-leur toujours affectueusement !
Fais-preuve à leur égard d’humilité pour leur témoigner ta tendresse, et dis : « Seigneur, aie pitié d’eux ; comme ils le furent pour moi lorsqu’ils m’élevèrent tout petit ! »
Dieu connaît le mieux le fond de vos cœurs. Si vous êtes justes, Il le sait. Il pardonne toujours à qui revient sincèrement vers Lui.
Donne leur dû à ton proche, au pauvre, au voyageur ! Mais évite cependant toute prodigalité.
Les prodigues sont frères des démons : Satan fut des plus ingrats envers son Seigneur !
Si, obligé toi-même d’implorer les dons du Seigneur, tu dois t’écarter des solliciteurs, use, du moins envers eux, d’un langage humain !
Ne tiens pas ta main enchaînée à ton cou par avarice ! Ni ne l’étends outre-mesure. Ainsi tu éviteras tout blâme et te prémuniras de tout regret !
Dieu dispense Ses dons à profusion à qui Il veut, ou les fait parcimonieux à Son gré. Dieu connaît si bien le cœur des hommes ; il les voit tels qu’ils sont.
Ne tuez pas vos enfants par peur de la misère. Nous leur donnerons bien de quoi vivre ainsi qu’à vous- mêmes. Les tuer serait un péché énorme.
Fuyez le péché de la chair. C’est une turpitude, une voie périlleuse.
N’attentez pas à la vie de votre prochain que Dieu a faite sacrée, sauf pour motif valable. Pour celui qui serait tué injustement, nous donnons à son ayant-cause le pouvoir d’exiger réparation. Que ce dernier n’outrepasse pas ses droits, usant de représailles : il est déjà assisté par la loi.
Ne touchez aux biens de l’orphelin que pour en user au mieux de ses intérêts, et seulement jusqu’à ce qu’il atteigne sa majorité. Soyez fidèles à vos engagements ; vous aurez toujours à en répondre !
Donnez bonne mesure quand vous mesurez ; usez d’une balance exacte pour vos pesées : voilà le parti le meilleur, aux suites les plus heureuses.
N’affirme rien que tu ne saches de science certaine ! Car on aura à répondre de tout ce qu’on a fait de son ouïe, de sa vue et de son esprit.
Ne marche pas insolemment sur la terre. Tu ne saurais en fendre l’épaisseur, ni atteindre à la hauteur de ses montagnes !
Il est, en tout cela des perversités réprouvées du Seigneur.
Ces préceptes te sont révélés par ton Maître ; ils procèdent de Sa sagesse éternelle. Ne prends pas de dieu à côté de Dieu : sans quoi, tu seras jeté honni et réprouvé dans l’Enfer.
Quoi ! Serait-ce à vous seuls que Dieu fait don d’enfants mâles, se contentant pour Lui d’avoir Ses anges pour filles ? Quel horrible blasphème de votre part !
Nous ne faisons que multiplier Nos enseignements dans ce Coran, pour amener les hommes à réfléchir ; ils n’en sont que plus résolument mécréants !
Dis : « S’il se trouvait, ainsi qu’ils le prétendent, d’autres divinités avec Dieu, celles-ci chercheraient sans doute à Lui disputer Son trône ?
Gloire à Lui, le Très-Haut ! et comme Il se trouve infiniment au-dessus de leurs blasphèmes.
Les sept cieux, la terre et tout ce qu’ils renferment glorifient Son Nom. Il n’est pas une chose qui ne célèbre Sa louange. Mais vous n’entendez pas leur hymne d’adoration. Dieu est si magnanime, si indulgent !
Lorsque tu récites le Coran, Nous baissons un rideau invisible entre toi et ceux qui ne croient pas en l’Au-Delà.
Nous couvrons d’un voile si épais leur entendement et les faisons si durs d’oreille qu’ils n’en peuvent rien saisir. Lorsque tu évoques exclusivement dans le Coran ton Seigneur, leur répulsion est trop forte : ils quittent aussitôt les lieux.
Nous perçons très bien leurs vrais mobiles quand ils viennent tendre l’oreille vers toi, quand ils se parlent entre eux en grand secret, et quand les plus impies d’entre eux s’écrient : « Mais c’est un homme ensorcelé que vous suivez ! »
Vois à quoi ils osent te comparer ! Manifestement égarés, ils ont perdu tout contrôle.
« Quoi ! disent-ils, une fois réduits en os et en poussière, serons-nous appelés à revivre ? »
Réponds : « Soyez donc rocher, airain.
« Ou quelque autre matière, si étrange soit-elle à vos yeux ! Vous n’en serez pas moins ressuscités ». « Et qui nous fera revivre ? » insisteront-ils. Réponds : « Celui-là même qui vous a créés une première fois » Ils hocheront la tête sceptiques et interrogeront encore : « Et quand cela sera-t-il ? » Réponds : « Cela est peut-être imminent ».
Le jour où le Seigneur, vous ressuscitant, vous appellera, vous répondrez en le glorifiant. Vous penserez alors n’être demeurés que peu de temps sous terre.
Dis à Mes serviteurs d’user dans leurs propos d’un ton conciliant. Satan se tient prêt à semer entre eux la discorde : Satan est pour l’homme un ennemi redoutable.
Dieu seul, votre Seigneur, est mieux à même de vous connaître. Lui seul décidera s’il doit vous recevoir en Sa grâce ou vous infliger Ses tourments. Tu n’as pas à te porter garant de leur salut.
Ton Maître connaît le mieux ceux qui peuplent les cieux et la terre. Nous avons assigné différents échelons aux prophètes et fîmes don à David des psaumes.
Dis : « En vain invoquerez-vous ceux que vous prenez pour divinité en dehors de Lui. Ils ne pourront en rien éloigner de vous le Mal ni le détourner ».
Ceux que tant d’impies invoquent comme divinités cherchent eux-mêmes à l’envie à se rapprocher du Seigneur, espérant en Sa grâce et redoutant Sa colère. Les rigueurs du Seigneur sont éminemment redoutables !
Il n’est pas de cité que nous n’anéantirons avant le jour de la résurrection ou que nous ne châtierons cruellement, sans que cela ne soit décrété de toute éternité.
Si Nous n’envoyons plus guère de miracles, c’est qu’ils furent traités de mensonges. Les Thamoudites avaient reçu de nous un prodige manifeste en la chamelle qui leur fut envoyée : ils la tuèrent injustement. Ce sont des menaces terrifiantes que les prodiges.
Souviens-toi que nous t’avons dit : « Dieu contrôle entièrement les hommes ». Cette vision qu’il t’a été donnée de voir n’était faite que pour les tenter. Ce fut aussi pour les tenter que nous évoquâmes l’arbre maudit dans le Coran. Nos menaces ne font que les rendre encore plus rebelles.
Rappelle-toi lorsque Nous dîmes aux anges : « Prosternez-vous devant Adam ». Ils s’inclinèrent tous, sauf Iblis, qui éleva la voix : « M’inclinerais-je devant celui que Tu as fait de limon ?
« En quoi cet être vil a-t-il mérité cet honneur ? Si tu veux surseoir à mon supplice jusqu’au jour de la résurrection, je me ferai fort de dévoyer, un petit nombre excepté, la totalité de sa descendance ! »
« Ya-t-en ! lui dit le Seigneur. Ce ne sera pas assez de tout l’Enfer pour vous rétribuer, ceux qui t’auront suivi et toi.
« Emploie-toi à enjôler par ta voix ceux que tu pourras d’entre eux ! Lâche contre eux ta cavalerie et ta piétaille ! Fais-toi leur intime associé dans leurs biens et leurs foyers ! Séduis-les par tes promesses. Mais que sont les promesses de Satan sinon de vaines chimères ?
« Mes serviteurs, en vérité, seront hors de ton emprise : le Seigneur veillera sur ses fidèles ».
C’est Dieu, votre Seigneur, qui fait voguer pour vous les vaisseaux sur la mer, favorisant vos entreprises et vous dispensant ses largesses. Dieu est toute sollicitude pour vous !
Si un péril vous menace en mer, vous implorerez, en vain, un autre que Dieu. Mais sitôt qu’il vous a sauvés et ramenés au port, vous vous détournez de Lui. L’homme est, en vérité, ingrat.
Etes-vous si sûrs que Dieu ne fasse s’effondrer sous vos pas tout un pan du continent, ou ne déchaîne contre vous un ouragan destructeur, sans nul espoir de secours ?
Dieu pourra aussi vous ramener en mer, y soulever une tempête furieuse et vous engloutir corps et biens en prix de votre impiété. Quel recours pourriez-vous alors exercer contre Nous ?
Nous avons singulièrement avantagé les fils d’Adam, leur avons facilité les routes du continent et de la mer, leur avons procuré les meilleures nourritures, et leur avons donné la prééminence sur bon nombre d’êtres crées par Nous.
Un jour toutes les communautés seront appelées une à une devant Nous, leurs chefs spirituels en tête. Il sera alors remis aux humains un bilan écrit de leurs œuvres, qui sera posé pour certains en leur main droite : ceux-là n’auront que joie à le lire : le moindre de leurs mérites y sera porté.
Pour celui qui aura été aveugle en ce monde, il le sera de même dans l’autre, il y retrouvera encore moins sa voie.
Peu s’en est fallu, qu’usant de tentation, ils ne t’aient détourné de ce que Nous t’avons révélé, pour t’amener à Nous imputer quelque fausse révélation ; sans doute le faisant, serais-tu devenu leur intime.
N’eût été Notre puissant soutien, tu étais même assez près de pencher quelque peu de leur côté.
Mais alors tu aurais subi double tourment en cette vie et outre-tombe, et point n’aurais trouvé d’allié contre Nous.
Te persécutant sans trêve, ils allaient te forcer à abandonner ton pays. Mais si jamais ils arrivaient à leurs fins, ils n’y vivraient pas longtemps après toi.
Telle fut Notre loi immuable, déjà connue de Nos envoyés avant toi. Il n’y sera porté nul changement.
Accomplis assidûment la prière du déclin du soleil jusqu’à l’orée de la nuit, sans omettre pour autant l’office de l’aube auquel les anges viennent assister.
Que ton sommeil la nuit soit interrompu par une prière surérogatoire, nourrie de récitation du Coran. Digne moyen pour toi d’obtenir, une fois ressuscité, un rang glorieux auprès du Seigneur.
Dis : « Seigneur, Fais que mon entrée se fasse par une porte de vérité et qu’il en soit de même de ma sortie. Fais que ta puissance souveraine me soit donnée comme secours ! »
Dis aussi : « La vérité a éclaté : l’erreur n’est plus ! L’erreur est périssable par nature. »
Il est, en ce Coran, venant de Nous, flux de guérison et grâce pour les croyants, mais aussi perdition accrue pour les impies !
Une fois comblé de nos faveurs, l’homme, indifférent, se détache de Nous. Un malheur l’effleure-t-il, le voilà qui désespère.
Dis : « Que chacun agisse à sa façon ! Dieu saura bien discerner celui qui suit la voie la meilleure. »
On t’interroge sur l’âme. Réponds : « L’âme procède du mystère divin : Il ne vous est donné, en vérité, que fort peu de science. »
Il ne dépendrait que de Nous de supprimer entièrement ce qui t’a été révélé ; tu ne trouverais alors auprès de Nous nulle protection.
Par pure grâce de ton Seigneur, il n’en est rien. Sa faveur, à ton égard, est en vérité immense.
Dis : « Si les hommes et les génies s’unissaient pour produire une œuvre semblable à ce Coran, ils ne sauraient y parvenir, dussent-ils y aller de tous leurs efforts réunis. »
Que d’exemples de toutes sortes avons-nous cités dans ce Livre ! La plupart des hommes, cependant, persévèrent dans l’incroyance.
« Nous ne pouvons, s’écrient-ils te prendre au sérieux, à moins que tu ne fasses jaillir, sous nos pieds, une source abondante !
« Ou que, possédant toi-même, un jardin de palmiers et de vignes, tu n’y fasses couler force ruisseaux ;
« Ou que, réalisant tes menaces, tu ne fasses crouler le ciel en fragments sur nos têtes, ou fasses surgir soudain, face à nous, Dieu et ses Anges !
« Ou que tu n’aies un palais aux kambris dorés, ou que tu ne t’élèves en plein ciel sous nos yeux. Point ne croirons alors à ton ascension que si tu nous apportes de là-haut un livre que nous puissions déchiffrer. » Dis-leur : « Béni soit le nom de mon Seigneur ! Mais que suis-je en vérité, sinon un simple mortel envoyé par Dieu à mes semblables ? »
S’il est une chose qui empêche les hommes de croire, quand la bonne voie leur est prêchée, c’est bien ce refus obstiné d’admettre qu’un simple mortel soit un envoyé de Dieu.
S’il ne s’était trouvé sur la terre que des Anges marchant en toute sérénité, nous leur aurions envoyé, du ciel, un ange pour messager.
Dis : « Dieu me suffira pour témoin entre vous et moi. Dieu connaît si bien les hommes, Ses créatures, et en pénètre tous les secrets. »
Celui-là que Dieu éclaire sera bien dirigé. Ceux qu’il entend égarer, n’auront pas d’autre maître pour les guider. Ils seront tous rassemblés au jour du Jugement et traînés face contre terre, aveugles, muets et sourds, pour être conduits vers leur demeure éternelle, l’enfer, séjour des égarés. A peine le feu en baissera-t-il qu’il sera aussitôt ranimé pour leur malheur.
Ainsi ils seront rétribués pour avoir méconnu Nos signes manifestes et avoir dit : « Quoi ! Réduits en os et en poussières, devrions-nous un jour renaître de nouveau ? »
Ne voient-ils pas que Dieu, qui a créé les cieux et la terre, peut de même faire renaître des êtres humains. Il leur a fixé, pour être ressuscités, un terme irrévocable. Les injustes n’en persistent pas moins à demeurer incroyants.
Dis-leur : « Dussiez-vous disposer de tout le trésor infini de la grâce du Seigneur, que vous le serreriez par lésine, de peur de le dépenser. Si foncière est l’avarice de l’homme. »
Nous fîmes don à Moïse de neuf signes éclatants. Interroge plutôt les enfants d’Israël. Lorsque Moïse se présente en prophète : « Tu m’as tout l’air d’un possédé » lui dit Pharaon.
« Tu sais bien, répondit Moïse, que c’est Dieu, Maître des cieux et de la terre qui envoie ces prodiges en signes certains. Je crois, ô Pharaon que tu cours à ta perte ! »
Pharaon s’employa à faire expulser d’Egypte les fils d’Israël. Nous le fîmes engloutir par les flots, lui et les siens. 
Nous dîmes alors aux enfants d’Israël : « Habitez cette terre. Lorsque la promesse de l’Autre vie s’accomplira, vous y serez tous ramenés. »
C’est dans la vérité que ce livre est révélé et c’est la vérité qui en ressort. C’est seulement pour annoncer bonne nouvelle et aussi pour avertir que tu es envoyé.
Nous avons révélé ce Livre fragments par fragments afin que tu puisses le communiquer graduellement aux hommes ainsi que Nous l’avons Nous-Mêmes révélé.
Dis : « Croyez au Livre ou n’y croyez pas, qu’importe ! Ceux déjà pourvus d'Ecritures se prosternent toujours sur la face dès qu’on leur en donne lecture ! »
« Gloire à notre Seigneur ! s’écrient-ils. Voici que Sa promesse s’est accomplie. »
Et ils tombent pleurant sur leur face, tous fervents et pleins d’humilité.
Dis : « Dieu ! », ou invoquez-Le « Miséricordieux », de quelque façon que vous l’appeliez, les meilleurs Noms seront toujours les siens ! N’élève pas trop la voix en priant ni ne la baisse. Adopte plutôt un mode intermédiaire
Dis : « Louange à Dieu qui n’a ni enfant ni associé au Royaume, qui n’a pas besoin de protecteur contre l’offense humiliante ! » Magnifie hautement Sa Grandeur !
Louange à Dieu qui a révélé l’Ecriture à Son serviteur, sans la moindre ambiguïté,
Un livre droit, afin d’avertir les hommes d’avoir à éviter Ses terribles rigueurs et annoncer à ceux qui croient et font le bien la belle récompense qui les attend,
Et dont ils jouiront à jamais.
Il met en garde de même ceux qui prêtent des enfants à Dieu,
Sans qu’ils l’aient appris de science sûre, pas plus que leurs pères. Monstrueux blasphèmes que ce qu’ils profèrent et mensonge évident !
Vas-tu ainsi te consumer de chagrin parce qu’on refuse de croire en ce message.
Nous faisons en vérité de tout ce qui est sur terre une parure pour elle, destinée à tenter les humains. Ainsi, nous les éprouvons et reconnaissons les meilleurs à leurs œuvres.
Puis tout ce décor sera réduit en poussière.
Peut-être as-tu pensé que les hommes de la caverne, à l’histoire gravée sur l’épitaphe, se situent parmi nos signes les plus étonnants ?
Ces jeunes gens s’étaient réfugiés dans la caverne, fuyant leurs persécuteurs : « Seigneur, implorèrent-ils, préserve-nous par un effet de Ta grâce, et fais-nous franchir ce mauvais pas ! »
Nous les plongeâmes dans un sommeil profond qui devait durer des siècles.
Puis nous les réveillâmes, pour voir deux partis opposés disputer de la durée de leur séjour, et savoir lequel l’évaluerait le mieux.
Leur véritable histoire t’est racontée ici. C’était des jeunes gens qui avaient cru en Nous, et que Nous guidâmes d’autant plus vers le salut.
Leur foi se trouvant ainsi affermie, ils se dressèrent face au tyran et proclamèrent tout haut : « Quel autre maître pouvons-nous avoir sinon celui des cieux et de la terre ? Point n’invoquerons d’autre divinité que Lui : ce serait la pire iniquité ! »
« Hélas, se disaient-ils entre eux. Notre peuple voue un culte impie aux faux dieux, en dehors du Seigneur. Si encore ces païens s’appuyaient sur une preuve évidente. Quelle iniquité flagrante que la leur ! Et quel odieux mensonge face à Dieu ! »
Ils se concertèrent entre eux et se dirent : « Toute attache est désormais rompue entre eux et nous. Nous rejetons leurs divinités mensongères ». Puis leur décision prise : « Allons, dirent-ils, de ce pas, chercher refuge en la grotte : Dieu étendra sur nous Sa grâce et nous fera meilleur sort ! »
Chaque jour, le soleil se levait de biais, à la droite de la caverne, et le soir il déclinait vers la gauche. Les jeunes gens endormis occupaient un vaste emplacement tout au milieu. C’était là un signe de la puissance de Dieu. Seul celui que Dieu veut bien guider retrouve sa voie. Celui que Dieu abandonne ne trouvera nul autre pour le guider.
A première vue, on les aurait crus éveillés ; cependant ils dormaient. Nous les faisions alternativement tourner sur le flanc droit, puis sur le flanc gauche. Leur chien était étendu à l’entrée, couché sur ses pattes. Quelqu’un qui les eût surpris se serait aussitôt enfui épouvanté.
Bien longtemps après, nous les réveillâmes, comme jadis les avions endormis. Ils se mirent aussitôt, tout naturellement, à s’interroger : « Combien de temps sommes-nous demeurés ici ? - Un jour, dit l’un, ou peut-être moins encore - Dieu seul le sait, conclut un troisième. Envoyons l’un de nous à la ville avec cet argent, qu’il tâche de nous procurer de bons aliments pour nous sustenter. Qu’il s’y prenne discrètement sans attirer sur nous l’attention des gens !
« Si jamais en vérité ils nous découvraient, ils nous lapideraient à mort, ou nous ramèneraient de force à leur culte : nous serions alors perdus à tout jamais ».
C’est ainsi que nous mimes sur leurs traces les habitants de la cité, afin qu’ils sachent que Dieu tiendra Sa promesse, et que l’heure viendra sans nul doute où les morts ressusciteront. Il s’éleva cependant à leur sujet une dispute après leur mort. Les uns étaient pour l'érection d’un simple mausolée sur l’endroit où ils reposaient : « Dieu seul, disaient-ils, pourrait élucider leur mystère ! » L’avis prévalut enfin qu’on y élèverait un sanctuaire.
« Ils étaient trois, affirment certains, leur chien étant le quatrième ». D’autres, conjecturant, soutiennent qu’ils étaient cinq, leur chien formant le sixième. D’autres les font monter à sept, le chien étant le huitième. Dis : « Dieu est le mieux informé de leur nombre exact : il en est si peu qui le savent ». Ne pousse pas plus loin la controverse ! Ne t’informe auprès de quiconque à ce propos !
Ne dis jamais d’une chose : « Je ferai cela demain sans faute,
Sans y ajouter : Si telle est la volonté de Dieu ». Invoque Ton Maître si ta mémoire est défaillante. Dis : « Veuille mon Maître me guidant, me rendre plus près du droit chemin ! »
Ils demeurèrent en leur caverne trois cents ans, auxquels, s’en ajoutèrent neuf.
Dis : « Dieu est encore le mieux informé de cette. durée. Ni les cieux ni la terre n’ont de mystère pour Lui. Il sait si bien tout voir, tout entendre ; ils n’ont aucun maître hors Lui et n’associent personne à Ses arrêts ».
Applique-toi à réciter ce qui t’a été révélé de l’Ecriture de ton Seigneur ! Les paroles de Dieu sont immuables, point tu ne trouveras de refuge hors de Dieu.
Sois constant ! Tiens-toi résolument aux côtés de ceux qui ne font qu’invoquer Dieu matin et soir dans l’espoir de voir Sa Face ! Ne détache pas d’eux ton regard pour quêter les vanités du monde ! N’obéis pas à ceux dont nous fîmes les cœurs inattentifs à Notre Rappel, qui suivent volontiers leurs penchants et se complaisent dans leurs excès !
Dis : « La vérité est là, émanant de votre Seigneur. Y croira qui voudra et la reniera qui voudra ». Il est réservé aux impies un immense brasier dont les feux les entoureront de toutes parts. S’ils implorent quelque allégement à leurs maux, ils l’auront sous forme d’un liquide bouillant, semblable à un métal fondu, qui brûlera les faces. Horrible breuvage, s’il en fut un, et bien piètre retraite !
Ceux qui croient et font des œuvres pies recevront de Nous leur digne rétribution : point ne seront frustrés ceux qui auront fait le bien.
A ceux-là seront réservés les jardins d’Eden. Des ruisseaux couleront à leurs pieds ; ils s’y pareront de bracelets d’or et revêtiront des manteaux verts, faits de soie fine et de brocart. Ils s’accouderont sur des trônes. Splendide récompense et retraite incomparable !
Qu’il leur soit proposé, en exemple, l’histoire de ces deux hommes. A l’un, nous donnâmes deux jardins complantés de vignes et bordés de palmiers, un champ de blé s’étendait entre les deux vignobles.
Chacun des deux jardins avait donné son plein rendement, ne décevant en rien l’espoir du maître. Nous fîmes même sourdre une fontaine dont l’eau les baignait de part en part.
Le mieux nanti d’entre eux, s’entretenant avec son compagnon, lui dit : « Je suis bien plus riche que toi et autrement plus puissant par mon clan ! »
Entrant ensuite dans son jardin, l’âme imbue d’iniquité, il s’exclama imprudemment : « Je ne pense pas que tout ceci périsse jamais !
« Je doute fort, au surplus, que l’Heure puisse arriver ! Dussé-je d’ailleurs, être ramené à Dieu, j’aurai encore meilleur sort ! »
« Quoi ! repartit son compagnon, oublierais-tu à ce point celui qui t’a fait de poussière, puis d’une goutte de sperme, puis t’a façonné si bien en homme ?
« Je tiens Dieu, quant à moi, pour seul Maître, et point ne Lui donnerai d’associé !
« Que ne dis-tu entrant dans ton jardin : ce que Dieu veut s’accomplira, il n’y a de force que par Dieu. Si tu me vois moins pourvu que toi en biens et en enfants
« Il se peut que Dieu me donne mieux que ton jardin, et que, par un fléau, il en fasse un sol dénudé ;
« Ou que les eaux qui l’arrosent disparaissent sous terre, où tu ne saurais les retrouver ! »
La récolte du présomptueux fut détruite. Il se prit à se tordre les bras à la vue de ses efforts anéantis et de ses treilles dévastées : « Plût à Dieu, se lamentait-il, que je n’eusse pas donné d’égaux à mon Maître ! »
Il n’y eut aucun parti pour le soutenir contre Dieu, et ne put avoir le dessus.
La seule sauvegarde, en l’occurrence, relève uniquement de Dieu, vérité suprême. Il tient la récompense la plus sûre et garantit l’issue la plus heureuse.
Propose encore cette autre parabole. La vie immédiate, éphémère, est à l’image de cette eau que Nous faisons descendre du ciel. Les plantes s’en gorgent et s’enchevêtrent dans une poussée vigoureuse ; bientôt elles ne sont plus que foin sec qu’emporte le vent. Dieu est souverainement puissant sur toutes choses.
Richesses et enfants sont le vain décor de la vie d’ici-bas. Mais les bonnes œuvres, d’essence éternelle, sont d’un plus haut prix auprès de Dieu et d’un plus sûr rendement.
Le jour que Nous ferons branler les montagnes et que la terre apparaîtra toute nivelée, alors Nous les ferons tous rassembler sans en omettre un seul.
Tous se présenteront en rangs serrés devant le Seigneur. Il leur sera dit : « Vous voici revenus à Nous, comme à votre première création. Vous prétendiez pourtant que point ne tiendrions Notre promesse de vous rassembler en ce jour ! »
Le registre de toutes les actions des hommes sera déposé. On verra les scélérats saisis d’effroi par son libellé : « Malheur à nous ! gémiront-ils. Qu’est-ce donc que ce livre ? Il ne laisse rien dans l'ombre ! Tout s’y trouve porté, du plus grave au plus infime ». Ils se trouveront face à leurs œuvres. Dieu ne fera tort à personne.
Souviens-toi quand nous dîmes aux Anges : « Prosternez-vous devant Adam ! » Tous se prosternèrent, sauf Iblis, issu des démons, se révolta contre l’Ordre de son Seigneur. Le prendrez-vous pour maître en dehors de Moi, lui et sa descendance, eux qui sont vos ennemis ? Quel ignoble échange pour les pervers !
Ni Iblis, ni sa descendance ne furent pris par Moi pour témoins de Mon œuvre lors de la création des cieux et de la terre, ni ne le furent de leur propre création. Comment aurais-je pris pour assistants d’infâmes suborneurs ?
Les infidèles, un jour, seront ainsi interpellés : « Appelez, pour vous secourir, ceux que vous disiez être Mes égaux ! » En vain, les invoqueront-ils : ils n’exauceront pas leurs appels : Nous aurons placé entre eux un abîme.
Les scélérats verront le feu menaçant. Ils appréhenderont d’y être jetés, mais ne pourront désormais y échapper.
Toutes sortes d’exemples des plus démonstratifs se trouvent proposés dans ce Livre. Mais de tous les êtres, le plus disputeur est l’être humain.
Qu’ont les hommes à ne pas croire quand la bonne voie leur est prêchée ? Qu’ont-ils à ne pas implorer le pardon de leur Maître ? Veulent-ils subir le sort des anciens, leurs aînés, ou se trouver soudain face au châtiment inéluctable.
C’est pour prêcher la voie du Salut, et mettre en garde contre le châtiment que Nous envoyons les prophètes. Usant de faux arguments, les incrédules s’emploient à combattre la vérité. Ils s’en prennent à Nos enseignements qu’ils tournent en dérision et font fi des avertissements reçus.
Quel être plus coupable que celui qui se refuse à méditer Nos enseignements, oubliant ses excès ? Nous avons couvert leur entendement de voiles épais, aussi ne peuvent-ils comprendre Nos signes ; et Nous avons obstrué leurs oreilles ; tu auras beau leur adresser l’appel de vérité : ils ne suivront plus la bonne voie.
Si Ton Maître, foncièrement Indulgent et Miséricordieux, devait les punir selon leurs œuvres, Il les châtierait sur le coup. Un délai pourtant leur est assigné pour expier : ils ne sauront l’éluder.
Rappelez-vous plutôt ces cités que Nous avons détruites en punition de leurs iniquités. N’avons-Nous pas auparavant assigné un terme précis pour leur ruine ?
Il arriva que Moïse dit à son serviteur au cours d’un voyage : « Tant que je n’aurai pas atteint le confluent des deux mers, je ne cesserai de marcher, dussé-je y mettre des années entières ! ».
Ils atteignirent enfin le confluent des deux mers. Entre-temps, ayant omis d’avoir l’œil à leur poisson, ce dernier avait sauté dans la mer et avait disparu.
Lorsqu’ils eurent repris leur route, Moïse dit à son jeune valet : « Ce voyage nous a fatigués. Ne pourrais-tu nous servir à déjeuner ? »
« Te rappelles-tu, lui répondit son disciple, quand nous nous sommes arrêtés près du rocher ? Juste à ce moment, je n’ai plus prêté attention au poisson : Négligence que Satan a dû m’inspirer. C’est alors que le poisson, chose étonnante, a replongé dans la mer »
« C’est là précisément, dit Moïse, le lieu que je cherchais ! » Ils retournèrent sur leurs pas.
Ils firent la rencontre de l’un de nos serviteurs qui avait été touché de Notre Grâce et avait été initié à Notre sagesse.
« Ne pourrais-tu, lui proposa Moise, m’agréer pour disciple et m’initier à quelque peu de cette sagesse que tu tiens de Dieu ?
L’inconnu fit alors observer à Moise : « Tu ne saurais jamais être assez patient en ma compagnie : tu ne pourrais y résister.
« Car comment pourrait-on affronter de sang-froid certaines choses que l’on ne peut s’expliquer ? »
- « Tu verras, répondit Moise ! Je serai toujours d’humeur égale et toujours soumis à tes ordres, si Dieu le veut ! »
- « Eh bien ! dit l’étranger, si tu veux être mon disciple, ne me questionne sur rien ! Attends que je t’en parle le premier ! »
Ils firent route ensemble. Il arriva qu’ils prirent place à bord d’un vaisseau. L'homme s’empressa d’entailler le flanc du navire. Moise s’écria, indigné : « l’as-tu ainsi saboté pour en noyer l’équipage ? Ton geste est vraiment inqualifiable. »
- « Ne t’ai-je pas dit que tu perdrais vite ta patience en ma compagnie ? » lui dit l’inconnu.
- « Ne m’en veux pas, maître, de mon oubli, fit Moise, et point ne me soumets à trop rude épreuve ! »
Sur ce, ils reprirent leur chemin. Ils rencontrèrent un jeune homme. L’inconnu s’empressa de le tuer. « Quoi donc ! sursauta Moise. Tuer ainsi un être innocent et qui n’a point lui-même commis de meurtre ! Ne voilà-t-il pas un acte odieux ? »
- « Ne te l’avais-je pas dit, dit l’étranger, que tu perdrais vite ta patience à mes côtés ? »
Moïse répondit : « s’il m’arrive encore de te questionner, tu rompras tout lien avec moi. Tu n’as été, en vérité, que trop patient à mon égard ! »
Ils se remirent en route. Ils se trouvèrent bientôt parmi la population d’une cité. Ils demandèrent aux habitants de les héberger. Ceux-ci leur refusèrent l’hospitalité. Ils trouvèrent là un mur qui menaçait de s’écrouler. L’étranger inconnu le releva. Et Moise alors de s’étonner : « que ne réclames- tu un juste salaire pour ton travail ? »
- « C’est chose faite à présent, repartit l’inconnu, nous nous séparons. Voici clairement expliqué, ce qui suscitait en toi tant d’impatience :
« Pour le bateau, il appartenait à de pauvres matelots. J’ai voulu l’endommager en apparence : le souverain du pays allait bientôt, je le savais, réquisitionner tous les bateaux utilisables.
« Quant au jeune homme, sachant ses parents croyants et d’une grande piété, nous avons craint qu’abusant de leur faiblesse, il ne les entraine à sa suite dans la révolte et l’impiété.
« Nous avons voulu qu’en échange, Dieu leur fit don d’un fils plus pur et plus attentionné envers ses parents.
« Pour le mur, enfin, il appartient à deux orphelins de la ville. Un trésor leur appartenant se trouve en dessous. Leur père était un homme de bien. Le Seigneur, dans Sa sollicitude, a décrété que parvenus à l’âge d’hommes, ils puissent eux-mêmes retrouver leur bien. Je n’ai rien fait, au surplus, de ma propre initiative : seule la grâce de Dieu s’est faite sentir. Te voilà à présent éclairé sur ces incidents qui t’ont bouleversé. »
On t’interrogera à propos de Dhoul’Qarnayn. Réponds. « voici quelques traits saillants de son histoire :
Nous avons affermi sa puissance sur terre, et l’avons favorisé à tous les égards.
Il mit sur pied une première expédition.
Parvenu avec ses troupes au point le plus extrême vers l’Occident, il vit le soleil qui se couchait sur une lagune bourbeuse. Un peuple vivait sur ces bords. Nous lui dîmes : « O Dhoul’Qarnayn, tu pourras, à ton gré, sévir contre ces gens ou les traiter avec douceur. »
« Nous allons, décida-t-il, châtier celui qui a commis l’injustice, puis il fera retour à son Seigneur qui le châtiera encore plus durement.
« Pour celui qui croit et fait le bien, il sera dignement récompensé et nous le traiterons avec ménagement. »
Le conquérant reprit son chemin en sens inverse.
Il atteignit ainsi les confins extrêmes où se levait le soleil, il y vit un peuple que nous avions astreint à en subir l’ardeur sans nul abri.
Ainsi il parvint, cette fois encore à ses fins. Notre science embrassait tous les moyens, toutes les forces dont il disposait.
Puis ce fut une troisième expédition.
Arrivé entre les deux Montagnes, il trouva en deçà d’elles un peuple qui comprenait à peine le langage humain.
- « O Dhoul’Qarnayn, lui dirent ces barbares, les peuples de Gog et de Magog ne font que dévaster notre pays. Veux-tu que nous te versions un tribut, en échange de quoi tu ferais élever entre eux et nous une digue fortifiée ? »
- « La puissance dont Dieu m’a pourvue, répondit-il, me dispense largement d’un tel subside. Apportez-moi seulement un concours efficace, je ferai dresser entre vous et vos ennemis une barrière infranchissable.
« Charriez des blocs ferreux jusqu’à élever un remblai entre les deux montagnes. Lorsque ce but fut atteint : « Que l’on manœuvre les soufflets, dit le conquérant et qu’on fasse rougir le métal. » Lorsque le fer eut rougi, il ordonna : « Que l’on verse, par-dessus de l’airain fondu. »
Depuis lors, les Gog et les Magog ne purent ni franchir la digue par escalade, ni y percer le moindre tunnel.
« Cette muraille, dit le Souverain, représente une grâce de mon Seigneur. Mais le jour où Dieu accomplira Sa promesse, Il la réduira en poussière : la promesse de Dieu est infaillible. »
Ce jour-là, nous ferons s’entrechoquer les hommes en flots tumultueux. On entendra sonner la trompette, et tous seront rassemblés.
L’Enfer sera présenté, horrible, aux impies,
A ceux dont les yeux demeuraient voilés à Nos signes, et ne pouvaient non plus rien entendre.
Les mécréants ont-ils pensé prendre pour maître Mes simples serviteurs ? L’Enfer sera affecté en demeure aux mécréants convaincus.
Dis : « Vous apprendrai-je de qui les actes sont les moins suivis de réussite ?
« Et dont les œuvres ici-bas se perdent en fumée, bien qu’ils croient avoir bien agi ?
« Ce sont ceux qui ont méconnu les signes évidents de leur Maître et n’ont pas eu foi en Sa rencontre. Leurs œuvres seront vouées au néant. Nul poids ne leur sera fait au Jour du Jugement. »
Voici leur rétribution : l’Enfer, pour avoir rejeté la foi et persiflé Mes signes et Mes prophètes.
Ceux qui auront cru et pratiqué le bien auront le Paradis pour séjour :
Ils y vivront en immortels, ne voulant de nul autre bien en échange.
Dis : « si l’Océan tout entier se muait en encre pour transcrire les paroles de mon Seigneur, toute sa substance y passerait, sans que pour autant les paroles de Dieu soient épuisées, dût-il s’y ajouter un océan tout pareil ! »
Dis : « je ne suis rien qu’un mortel comme vous, il m’a été révélé qu’il n’y a qu’un seul Dieu. Que ceux qui espèrent rencontre un jour leur Seigneur fassent œuvre pie et L’adorent sans rien Lui associer. »
Kâf. Hâ. Yâ. Aïn. Çâd.
Ici sera évoquée la grâce que fit le Seigneur à Son serviteur Zacharie.
Celui-ci s’était adressé à Son Seigneur, l’invoquant discrètement :
- « Seigneur, mes forces déclinent, mes cheveux sont tous blancs. Jamais, en t’implorant, Seigneur, je n’ai été déçu.
« Je crains fort le comportement de mes proches après ma mort. Ma femme est stérile. Accorde-moi, Seigneur, par un effet de Ta grâce, un descendant direct
« Qui puisse hériter de moi et de la famille de Jacob, et qui Te soit agréable ! »
- « O Zacharie, lui fut-il répondu, une bonne nouvelle t’est annoncée : un enfant mâle naîtra de toi. Il sera nommé Jean, et n’a jamais eu d’homonyme par le passé »,
- « Comment pourrais-je, Seigneur, fit Zacharie, avoir un garçon ? Ma femme est stérile et je suis moi-même un vieillard décrépit ».
L’ange répondit : « Ton Seigneur a dit qu’il en sera ainsi, cela M’est facile. Tu n’étais rien toi-même quand Je t’ai créé »
« Seigneur, dit Zacharie, accorde-moi un signe en gage de Ta promesse ! - Voici quel sera ce signe : quoique bien portant, tu ne pourras, durant trois jours, parler aux hommes. »
Ce fut alors que Zacharie, sortant du sanctuaire, se dirigea vers les siens ; il leur fit signe de glorifier Dieu matin et soir.
« ô Jean, étudie assidûment l’Ecriture ». Jean tout enfant, avait reçu de Nous la Sagesse,
Ainsi que la tendresse et la pureté du cœur par une grâce émanant de Nous. Il était pieux. 
Plein de tendresse pour ses parents, il n’était ni violent ni enclin à désobéir.
La paix soit sur lui le jour où il naquit, le jour où il mourra et le jour où il sera ressuscité.
Qu’il soit fait aussi mention de Marie dans l’Ecriture. Elle alla s’isoler loin des siens dans un lieu situé à l’est de la ville.
Elle étendit un voile entre elle et le monde. Nous lui envoyâmes alors Notre esprit qui revêtit pour elle une forme humaine accomplie.
- « Que puis-je faire contre Toi, sinon me réfugier en la miséricorde du Seigneur ! Ah ! Puisses-tu être pieux ! »
- « Mais je ne suis, dit l’ange, qu’un messager de Mon Seigneur, venu pour t’offrir un garçon de pure essence. »
Elle dit : « comment pourrais-je avoir un enfant ? Aucun mortel n’a eu de rapports avec moi et ne suis point de mœurs dissolues. »
L’ange dit : « Il en sera ainsi. Ton Maître a dit : cela sera aisé pour Moi. Nous ferons de lui un Signe pour les hommes et une Grâce émanant de Nous. » Et il en fût ainsi.
Elle le conçut et se retira dans un lieu écarté.
Saisie par les douleurs de l’enfantement, elle alla se réfugier au pied d’un palmier. Elle dit : « ah ! Puissé-je être morte et tomber à jamais dans l’oubli ».
Une voix l’appela de dessous d’elle : « ne t’afflige pas. Dieu a mis à tes pieds une source.
« Secoue vers toi le tronc du palmier ; il en tombera sur toi des dattes fraîches et mûres.
« Mange ! Bois ! réjouis-toi ! S’il t’arrive de rencontrer quelqu’un dis-lui. J’ai fait vœu d’un jeûne au Seigneur ; je ne parlerai aujourd’hui à nul être humain ».
Elle retourna bientôt auprès des siens, portant le nouveau-né : « ô Marie, lui dirent-ils, quelle infamie as-tu commise !
« Sœur d’Aaron, ton père n’a jamais été un méchant homme, ni ta mère une femme de mœurs dissolues ».
Marie leur fit signe de s’adresser à l’enfant. « Comment, s’étonnèrent-ils, parlerons-nous à un enfant encore au berceau ? »
« Je suis, leur répondit l’enfant, un serviteur de Dieu. Il m’a donné l’Ecriture et fait de moi un Prophète :
« Il a fait de moi une source de bénédiction où que je sois ; Il m’a ordonné la prière et l’aumône pour la durée de mes jours,
« Ainsi que d’être bon envers ma mère. Il n’a point fait de moi un être violent voué au mal.
« La paix soit avec moi le jour où je naquis, le jour où je mourrai et le jour où je serai ressuscité ».
Voilà, en vérité ce que fut Jésus, fils de Marie, qui a soulevé et soulève encore tant de querelles.
Dieu saurait-Il jamais se donner un fils ? Sa Gloire ne peut y consentir. Quand Il décide une chose, Il lui suffit de dire : « Sois ». Et elle est.
« Dieu est mon Maître et le vôtre, a dit expressément Jésus. Adorez-Le : telle est la voie droite ! »
Mais au lieu de cela, diverses sectes se sont formées qui se disputaient à son sujet. Quel châtiment, en vérité, n’attend point les impies en ce jour terrifiant où ils devront comparaître !
Comme ils sauront ce jour, une fois devant Nous, entendre et voir ce qu’ils reniaient ici-bas ! Mais les injustes, pour le moment, ne font que sombrer dans l’erreur.
Avertis-les du jour des regrets, quand, de par Nos arrêts, leur sort sera fixé sans retour. Ils ne s’en soucient guère, cependant, ici-bas, et demeurent résolument incroyants.
C’est Nous qui hériterons de la terre et de tout ce qui y vit. C’est à Nous qu’ils seront ramenés.
Fais aussi mention d’Abraham dans l’Ecriture. Ce fut tout à la fois un saint et un Prophète du Seigneur.
Il dit à son père : « Cher père, pourquoi adores-tu ce qui ne peut ni entendre, ni voir ni t'être d'aucun secours ?
« Cher père, j'ai été instruit d’une science qui ne t’est pas parvenue. Suis-moi : je te guiderai vers le droit chemin.
« Cher père, ne te voue pas au culte de Satan ! Satan s’est révolté contre le Tout-Clément.
« Cher père, je crains fort qu’un tourment du Tout- Clément ne te frappe et qu’alors tu deviennes un allié du démon ».
- « Quoi ! fit le père d’Abraham, prendrais-tu en aversion mes divinités ? Si tu ne mets fin à ton irrespect à leur égard, certes, je te ferai lapider. En attendant, ne reparais plus devant moi, et pour longtemps ! »
Abraham dit alors à son père : « Adieu. J’intercéderai pour toi auprès de mon Seigneur : Il est si bienveillant envers moi.
« Ma résolution est prise cependant : je vous quitte à tout jamais et répudie de même vos fausses divinités. J’irai prier mon Seigneur, j’espère n’être pas déçu en L’invoquant ».
Lorsque Abraham abandonna son père et ceux qui adoraient de faux dieux, Nous lui donnâmes pour fils Isaac et Jacob, et fîmes d’eux des Prophètes.
Reçus en Notre miséricorde, ils eurent part à Nos dons, et Nous leur fîmes, un renom sublime et durable à travers les âges.
Parle aussi de Moïse dans le Livre. Il était un élu du Seigneur, un messager et un Prophète.
Nous l'appelâmes du versant droit du Sinaï et l'admîmes en Notre intimité,
Et lui adjoignîmes, par une grâce de Nous, son frère Aaron comme Prophète.
Evoque Ismaïl dans l’Ecriture. Fidèle à ses serments, il fut un Messager de Dieu et un Prophète.
Il recommandait de prier aux siens, leur prescrivait l’aumône et était agréé par le Seigneur.
Evoque enfin le souvenir d’Enoch : ce fut un vrai saint et un Prophète.
Nous l’élevâmes à un rang sublime.
Voilà ceux que Dieu a favorisés de Ses dons parmi Ses Messagers, les uns descendant directement d’Adam, les autres issus des compagnons de Noé sur l’Arche, d’autres se rattachant à la postérité d’Abraham et d’Israël. Nous les dirigeâmes tous dans Notre Voie et les élevâmes au rang d’élus. Lorsque les enseignements du Tout-Clément leur étaient récités, ils se jetaient face contre terre, et se prosternaient en pleurs.
D’autres générations qui les suivirent, délaissèrent le culte du Seigneur et suivirent leurs penchants. A ceux-là sera réservé un sinistre destin.
Excepté ceux qui se repentent, croient et font le bien, ceux-là auront accès au Paradis, sans être en rien lésés.
Ils auront à eux les jardins d’Eden, promis par Dieu à ceux qui L’auront servi, ayant foi en l’Au-Delà. Car, en vérité, la promesse du Miséricordieux sera tenue.
Ils n’y entendront nuls vains propos, mais des paroles de paix, et y recevront matin et soir leur subsistance.
Tel est le paradis, dont nous ferons hériter Nos pieux serviteurs.
« Nous ne descendons, entonne le chœur des anges, que sur l’ordre de ton Seigneur, qui seul régente notre destin passé présent et à venir. Sa mémoire n’est jamais en défaut.
« Il est le Maître absolu des cieux et de la terre et de ce qui les sépare. Adore-Le ; sois constant à Le servir. En connais-tu quelqu’autre qui puisse L’égaler ? »
L’homme est tenté de dire : « Une fois mort, me ferait-on sortir vivant de terre ? »
Mais l’homme ne doit-il pas plutôt se souvenir de sa première création par Nous, lorsque Nous l’avons tiré du néant.
J’en jure, en vérité par ton Seigneur, les humains seront un jour rassemblés, avec les démons, puis tous agenouillés autour de l’Enfer.
Puis, de chaque groupe, Nous détacherons ceux d’entre eux qui auront été les plus rebelles au Tout- Miséricordieux.
Nous décèlerons mieux que quiconque ceux qui auront mérité le feu éternel.
Il n’est pas un seul d’entre vous qui ne doive un jour aborder de front l’Enfer. Ainsi en a décidé le Seigneur, par un arrêt sans retour.
Nous sauverons ensuite ceux qui auront été pieux et y laisserons les réprouvés prostrés à jamais.
Lorsque Nos versets au sens évident sont récités aux incrédules, ils toisent, méprisants, les croyants : « Qui de nous ou de vous mène le meilleur train de vie, représente la meilleure société ? »
Combien de générations pourtant avons-Nous détruites, qui furent autrement plus opulentes et d’un faste plus éclatant !
Dis : « Dieu peut fort bien prolonger la vie de ceux qui vivent dans l’égarement. Ils n’en verront pas moins s’accomplir enfin ce qui leur est promis : le châtiment en ce monde, ou l’avènement terrible de l’Heure. Ils sauront dès lors qui des croyants ou des incrédules seront en plus fâcheuse posture et disposeront de plus faibles moyens ».
Pour ceux qui auront pris la bonne voie, ils y seront encore mieux guidés par Dieu. Les œuvres vertueuses, seules durables, seront d’un plus haut prix aux regards de Dieu, et d’un rendement meilleur.
Que te semble-t-il de cet impie qui, rejetant Nos signes, affirmait : « Je n’en aurais pas moins richesses et enfants ».
Aurait-il percé l’inconnaissable ? Ou bien aurait-il reçu quelque assurance formelle du Clément ?
Que non pas ! Mais tout ce qu’il profère sera noté. Nous en doublerons d’autant son tourment !
Ses richesses et ses enfants, c’est Nous qui en hériterons. Il viendra seul devant Nous.
Pensant se rendre plus puissants, les hommes se donnent d’autres divinités que Dieu.
Erreur ! Leurs divinités renieront un jour leurs hommages et se tourneront contre eux en adversaires.
Ne vois-tu pas que Nous livrons les mécréants en proie aux démons, sans cesse à les tenter ?
Ne réclame point à leur encontre un supplice immédiat, car reculant pour eux le châtiment, Nous ne ferons qu’enfler le compte de leurs méfaits.
Un jour, rassemblés en cortège, les pieux seront admis en la présence de Dieu.
Tandis que les mécréants, vil bétail, seront poussés vers l’Enfer, horrible aiguade !
Nul n’aura alors, auprès de Dieu, pouvoir d’intercéder, à moins d’y avoir été autorisé.
« Dieu s’est donné un fils », affirment-ils.
Quel blasphème impie proférez-vous !
Il s’en faut de peu que les cieux ne se fendent à ces mots, que la terre ne s’entrouvre et que les montagnes ne s’affaissent croulantes.
Quoi ! Attribuer un fils au Très-Clément !
Le Très-Clément saurait-il en avoir un ?
En vérité ceux qui peuplent les cieux et ceux qui vivent sur terre ne peuvent que se présenter en soumis devant le Trône du Tout-Puissant.
Il les a tous comptés, tous recensés un à un.
Chacun d’eux viendra seul, vers Lui sans nul soutien au jour de la Résurrection.
A ceux qui auront cru et fait le bien, Dieu se fera tout amour.
Te révélant l’Ecriture en ta langue, nous la rendons d’autant plus accessible, et la faisons servir, par ta voie, d’heureuse annonce pour les âmes pieuses, et d’avertissement pour les esprits forts.
Que de générations d’hommes n’avons-nous pas anéanties avant eux ! Peux-tu en déceler âme qui vive ? Peux-tu en percevoir le moindre bruit ?
Tâ. Hâ.
Nous ne t’envoyons pas ce Coran pour accroître tes soucis,
Mais plutôt en rappel pour quiconque craint Dieu.
Venant de Celui qui créa la terre et les cieux sublimes,
Le Tout-Puissant, siégeant sur son Trône.
Il est le Souverain Maître des cieux, de la terre, de tout l’univers et aussi des profondeurs du sol.
Peu importe que ta voix s’élève ou s’abaisse : Dieu décèle tous les secrets, Il perce tous les mystères.
Il est Dieu. Il n’y a de Dieu que Lui. Les plus beaux noms Lui servent d’attributs !
L’histoire de Moïse t’est-elle parvenue ?
Ayant aperçu un feu au loin, il dit aux siens : « Attendez-moi ici ! J’aperçois un feu ; j’y vais de ce pas. Peut-être vous en rapporterai-je un tison, ou bien me servirai-je de ce feu pour me guider dans ma route ».
Lorsqu’il y fut, il s’entendit soudain appeler : « ô Moïse,
« Je suis ton Seigneur. Déchausse-toi : tu es dans la vallée de Touwa
« Je t’ai élu pour être Mon Prophète. Ecoute ce qui va t’être révélé :
« Je suis Dieu, en vérité. Il n’y a pas d’autre Dieu que Moi. Adore-Moi ! Accomplis la prière pour m’avoir présent en ta pensée !
« Oui, certes, l’Heure viendra, mais je veille à en garder le secret, afin que toute âme soit rétribuée selon ses œuvres.
« Ne t’en laisse pas détourner par ceux qui refusent d’y croire et se laissent entraîner par leurs passions : ce serait te perdre à jamais !
 « Mais qu’est-ce donc cela, dit le Seigneur, dans ta dextre ? »
- « C’est mon bâton, répondit Moïse. J’en use pour m’appuyer dessus et abattre des feuilles pour mes moutons. Il me sert encore à d’autres usages ».
- « Jette-le, ô Moïse ! »
Il jeta sa houlette, soudain il la vit se transformer en un serpent qui rampait.
« Reprends-la maintenant sans crainte ! Nous allons lui rendre sa forme première ».
Nous lui dîmes encore : « Serre maintenant ta main contre ton flanc : elle en sortira blanche sans aucun mal : ce sera un deuxième signe prodige.
« Cela pour te montrer quelques-uns de Nos grands signes
« Rends-toi auprès de Pharaon ! Il redouble d’impiété ».
- « Seigneur, dit Moïse, fais que mon cœur s’ouvre à Ta lumière !
« Fais que ma mission me soit plus aisée à remplir !
« Délie ma langue de tout embarras,
« Afin qu’on puisse comprendre ce que je dis !
« Donne-moi, Seigneur, un ministre issu de mon sang :
« Que ce soit mon propre frère Aaron.
« Mon prestige en sera d’autant plus accru,
« Si Tu l’associes à ma mission.
« Ainsi pourrons-nous encore mieux Te glorifier,
« Et te prier plus assidûment.
« Car Tu nous connais si bien, Seigneur ! »
Le Seigneur dit : « Ta demande t’est accordée, Moïse.
« Ne t’avons-Nous pas déjà favorisé une première fois,
« Lorsque, par Notre voie, il fut inspiré à ta mère :
« Place ton fils dans un coffre que tu laisseras flotter sur les eaux qui le déposeront sur d’autres rives. Il y sera recueilli par notre ennemi commun. Je te faisais aimer de tous, par un effet de ma bonté, afin que tu puisses croître sous Ma protection.
« Un jour, ta sœur vint dire : « Puis-je vous indiquer une nourrice pour s’en occuper ? » Nous te rendîmes alors à ta mère qui put ainsi se consoler et cesser d’être en peine. Plus tard, tu commis un meurtre : toute angoisse te fut épargnée. Nous te soumîmes ensuite à nombre d’épreuves dont Nous te fîmes triompher. Des années durant, tu vécus dans le pays de Madian. Te voici enfin, au terme fixé, devant Moi !
« Je t’ai formé pour Moi-même.
« Pars avec ton frère, tous deux appuyés de Mes signes, ne cessez pas d’invoquer Mon Nom !
« Allez trouver Pharaon : son impiété s’accroît de jour en jour !
« Parlez-lui sur un ton affable ! Peut-être en sera-t-il édifié ou sera-t-il porté à Me craindre ».
« Seigneur, dirent alors Moïse et Aaron, nous craignons qu’il ne s'emporte contre nous ou ne se livre à quelques excès ! »
Le Seigneur leur dit : « Ne craignez rien ! Je serai là près de vous, à tout entendre, tout voir !
« Allez le trouver et dites-lui : nous sommes deux messagers de ton Seigneur. Qu’on laisse partir avec nous les fils d’Israël ! Qu’on mette fin à leurs tourments ! Nous t’apportons un signe de la part de ton Seigneur. Paix à ceux qui suivront la bonne voie !
« Il nous est révélé que le châtiment frappera ceux qui traiteront de mensongers les signes du Seigneur et s’en détourneront en impies ».
- « Quel est ce Dieu que vous invoquez, ô Moïse ? » demanda Pharaon.
- « Notre Maître est Celui qui assigne à chaque être sa forme distincte et le dirige ensuite dans sa voie propre ».
- « Qu’est-il advenu, dit Pharaon, des générations écoulées
- « Dieu en détient la science, répondit Moïse gravée sur un Livre éternel. Mon Maître ne saurait errer ni commettre d’oubli.
« C’est Lui qui a fait pour vous de la terre un berceau, y a tracé pour vous des routes. Il fait descendre du ciel une eau par laquelle nous faisons croître toutes sortes de végétaux ».
Mangez et faites paître vos troupeaux. Que de signes en vérité pour qui sait réfléchir !
Vous ayant créés de terre, Nous vous y ferons retourner, et d’elle Nous vous ferons sortir une fois encore.
Nous fîmes voir tous nos prodiges à Pharaon : il les tint pour mensongers et refusa d’y croire.
- « Es-tu venu, Moïse, dit Pharaon, avec ta magie, pour nous chasser de notre pays ?
« Nous saurons bien t’opposer semblable magie. Convenons entre nous d’un rendez-vous ! fixons-en le lieu d’un commun accord, et engageons-nous à nous y rendre les uns et les autres ! »
- « Que ce soit, dit Moise, le jour de la Grande Parade ! Que la foule soit rassemblée dès le matin ! »
Pharaon se retira. Il mit en œuvre tous ses moyens, et le jour venu, il était présent au rendez-vous.
Moïse s’adressa aux magiciens de Pharaon : « Malheureux ! Prenez garde de forger des mensonges sur le compte de Dieu ! Dieu pourrait vous frapper d’un châtiment douloureux. Les œuvres mensongères sont toujours ruineuses pour leurs auteurs ».
Les magiciens se concertèrent entre eux. Ils arrêtèrent leur plan en grand secret.
Après quoi, ils firent proclamer : « Ces deux individus sont de vulgaires sorciers qui cherchent à vous chasser de vos foyers par leurs sortilèges. Ils entendent saper vos traditions les plus vénérables !
« Unissons nos efforts ! Serrons les rangs ! Honneur à qui triomphera en ce jour ! »
Ils proposèrent ensuite à Moise : « Qui de nous ou de vous veux-tu qu’il entre le premier en scène ? »
« Que ce soit plutôt vous-mêmes ! » répondit Moise. Et aussitôt, par l’effet de leurs sortilèges, il lui semblait voir ramper sur le sol les cordes et les bâtons qu’ils lançaient.
Moise fut saisi d’une frayeur secrète.
« Ne crains rien ! lui fut-il suggéré. C’est toi qui auras le dessus
« Jette plutôt cet objet que tient ta dextre ! Il happera ce qu’ils auront forgé ; car ce ne sont que tours de magiciens ; et le magicien, où qu’il aille, ne rencontrera que ruine ! »
Les magiciens se prosternèrent face contre terre, s’écriant : « Nous vouons notre foi au Dieu d’Aaron et de Moïse ! »
« Quoi ! dit Pharaon, vous avez cru en lui sans ma permission ? Ce ne peut-être que votre chef reconnu qui vous a appris la magie. Je vous ferai couper les membres en diagonale et vous ferai crucifier sur des troncs de palmiers. Ainsi, je vous apprendrai qui du Dieu de Moïse ou de moi disposera du tourment le plus cruel et le plus durable ».
Les magiciens convertis répliquèrent ; « Nous ne pouvons plus désormais te mettre au-dessus de ces preuves qui nous ont édifiées, ni te préférer à Celui qui nous a créés. Fais donc exécuter tes arrêts ! Ils n’auront cours qu’en cette vie éphémère.
« Oui, Nous croyons en Notre Maître, afin qu’Il nous pardonne nos erreurs, et ces tours de magies auxquels tu nous as contraints. Dieu est Meilleur et Eternel ».
Quiconque comparaîtra devant Lui en scélérat, sera voué à l’Enfer où il ne pourra ni mourir ni vivre !
Mais, ceux qui se présenteront en croyants, ayant accompli des œuvres pies, ceux-là accéderont aux plus hauts rangs.
Aux jardins de l’Eden, baignés de ruisseaux, où ils vivront en immortels. Ainsi sera rétribué celui qui aura cherché à se purifier.
Nous révélâmes à Moïse : « Mets-toi en route de nuit en tête de Mes serviteurs ! Fraye-toi un passage à sec à travers la mer ! Ne crains pas d’être rejoint ! Sois pleinement rassuré ! »
Pharaon s’élança sur leurs traces avec ses troupes ; ils furent tous submergés par les flots.
Ce fut ainsi que Pharaon égara son peuple, bien loin de le mettre sur la voie du salut.
Fils d’Israël, vous voici à présent délivrés par Nous de vos ennemis. Nous vous donnons rendez-vous au flanc droit du Sinaï, et faisons pleuvoir à votre intention la manne et descendre les cailles.
« Mangez à discrétion de ces purs aliments qui vous sont offerts ! Mais ne commettez pas d’excès ! Ma colère s’abattrait sur vous, et ceux qui l’encourront seront perdus sans retour ».
Je suis, en vérité, toute indulgence pour quiconque revient de ses erreurs, croit sincèrement en Moi, fait œuvre pie, puis persévère dans le droit chemin !
- « Mais qu’as-tu donc Moïse, dit le Seigneur, à t’éloigner si vite des tiens ? »
- « Ils me suivent de près, répondit Moïse. Mais je me hâte, Seigneur vers Toi, pour t’être agréable ! »
Dieu dit alors à Moïse : « Nous avons, en ton absence, livré ton peuple aux tentations. Le Samaritain vient de les égarer ».
Furieux et l’âme en peine, Moïse rebroussa chemin vers son peuple : « O mon peuple ! Une si belle promesse vous a été faite par votre Seigneur ! L’aurez-vous trouvée trop lente à s’accomplir ? Ou avez-vous plutôt encouru délibérément la colère de votre Seigneur en rompant vos engagements solennels ? »
- « C’est bien malgré nous, répondirent-ils, que nous avons parjuré. Nous étions lourdement chargés de bijoux provenant d’Egypte. Nous avons pensé les jeter au feu ». Ce fut ainsi que le Samaritain fit fondre cet or.
Il exhiba ensuite aux yeux du peuple un veau sous forme d’un corps mugissant. Et l’on fit aussitôt proclamer : « Voici votre Dieu et celui de Moïse ; ce Dieu que Moïse a dû oublier ! »
Eh quoi ! ne voyaient-ils pas que ce veau ne leur répondait pas, et qu’il ne pouvait leur être utile ni en bien ni en mal.
Aaron leur avait dit pourtant : « Ce veau n’est qu’une épreuve pour vous tenter ! Votre seul maître est Dieu, le Tout-Puissant. Suivez-moi ! Obéissez à mes ordres ! »
Et eux de répondre : « Nous ne cesserons de l'adorer jusqu'au retour de Moïse ».
De retour, Moïse interpella son frère : « Qu’avais-tu, Aaron, les voyant ainsi s’égarer,
A ne pas me rejoindre aussitôt ? As-tu donc désobéi à mes ordres ? »
- « Fils de ma mère, le supplia Aaron ; cesse de me tirer par la barbe et par la tête ; j’ai craint seulement que tu ne dises de moi : il a divisé les fils d’Israël, et n’a pas respecté ma consigne ».
- « Et toi, Samaritain, fit Moïse, qu’as-tu à répondre ? »
- « Il m’est venu, dit celui-ci. une idée, dont aucun ne s’est avisé. J’ai recueilli une poignée de poussière sous les pas de l’Envoyé, et je l’ai jetée dans le métal fondu. Ainsi me l’a suggéré mon esprit ».
- « Va-t’en, lui dit-il. Ton sort sera désormais ici- bas de crier à quiconque te rencontrera : « Ne me touche pas ! » Et dans l’Autre vie, un rendez-vous, t’est assigné, que tu ne saurais manquer. Et vois ton dieu que tu adores à longueur de journée. Certes, nous le détruirons par le feu et en jetterons les débris épars dans les flots.
« Votre Dieu, mes frères, est Dieu, l’Unique. Il n’y a d’autre Dieu que Lui. Sa Science s’étend à toute chose ».
Ainsi te sont relatés certains faits des temps passés, en même temps que t’est révélé un rappel émanant de Nous.
Et ceux qui y demeurent indifférents en supporteront. au jour de la Résurrection, le fardeau
Qui pèsera à jamais sur leurs épaules. Quel sinistre fardeau pour eux le Jour du Jugement Dernier !
Ce jour-là, lorsqu’aura retenti la trompette, les scélérats seront rassemblés hagards.
Ils se diront alors tout bas les uns aux autres : « Mais vous n’êtes restés tout au plus que dix jours sous terre ! »
Nous savons mieux que quiconque ce qu’ils se disent. Les plus avisés parmi eux diront : « Nous ne sommes restés qu’un seul jour ».
« Et les montagnes ? Qu’en sera-t-il ? vous sera-t-il demandé. Réponds : Dieu les réduira en poussière.
« Ce sera partout un bas-fond nivelé,
« Sans nul vallonnement ni relief ».
Ce jour-là les humains suivront docilement l’appel qu’ils auront entendu. Leurs voix se feront plus basses en présence du Tout-Puissant. On n’entendra qu’un léger chuchotement.
Toute intercession sera dès lors rejetée, à moins qu’elle n’émane de personnes autorisées par Dieu, et dont les paroles auront été agréées.
Dieu n’embrasse-t-il pas, dans Sa science infinie le destin révolu comme le sort futur des êtres, alors que leur science ne peut l’atteindre ?
Les fronts se courberont tout bas devant le Vivant, l’Eternel. Malheur à qui seront chargés d’iniquités !
Celui qui, croyant, aura fait le bien, n’aura à craindre ni injustice, ni frustration aucune !
Ainsi t’est révélé ce Livre en langue arabe, destiné à servir de lecture, et où se trouvent répandus nos sévères avertissements : peut-être en deviendront-ils plus pieux ou mieux à même d’en méditer le sens.
Gloire à Dieu, le Souverain authentique : ne te hâte pas de réciter le Coran, avant que la Révélation n’ait pris fin ! Dis : « Seigneur, fais-moi encore plus versé dans Ta science ! »
Nous avions fait une recommandation à Adam avant sa chute. Mais il eut tôt fait de l’oublier s’étant révélé de faible résolution.
Rappelle-toi lorsque Nous dîmes aux anges : « Prosternez-vous devant Adam ! » Tous alors se courbèrent, sauf Iblis qui refusa son hommage.
Nous dîmes alors à Adam : « Cet être est ton ennemi avéré, et celui de ton épouse. Qu’il ne vous fasse pas sortir du Paradis ! Ce serait pour vous un malheur !
« En cet heureux séjour, tu n’endureras point la faim ni ne connaîtras la nudité de ton corps ;
« Tu n’y auras pas à souffrir de la soif ni d’un soleil brûlant ».
Satan s’employa à le tenter : « Adam, lui dit-il, veux- tu que je te montre l’arbre de l’immortalité et un royaume impérissable ? »
Adam et Eve mangèrent alors des fruits interdits. Leur nudité leur apparut, ils se mirent à se couvrir avec le feuillage du paradis. Adam venait de désobéir à son Seigneur : il avait perdu sa voie.
Son Seigneur l’accueillit par la suite en Sa grâce. Il accepta son repentir sincère, et le remit sur le droit chemin.
« Descendez tous d’ici ! dit le Seigneur, vous serez sans cesse ennemis les uns des autres. Si jamais quelque enseignement vous parviendra de Moi pour vous guider, ceux qui le suivront ne s’égareront pas, ni ne seront malheureux.
« Mais celui qui sera insensible à mon appel ne vivra guère à l’aise ; une fois ressuscité, il se trouvera privé de la vue.
« Seigneur, s’écriera-t-il, pourquoi suis-je ainsi aveugle à l’heure même où je comparais devant Toi ? Je voyais pourtant si bien ! »
Il lui sera répondu : « Nos preuves te parvenaient hier encore, tu les as délaissées. Aussi te délaissons-Nous à présent ! »
Ainsi Nous rétribuerons quiconque, se vouant aux excès, aura rejeté les signes de son Maître. Certes, le châtiment de l’Au-delà sera plus douloureux et plus persistant.
N’ont-ils pas sous leurs yeux l’exemple de tant de générations que nous avions déjà anéanties ? Ne marchent-ils pas parmi les ruines de ce qui fut leur habitat ? Il y a là en vérité des signes pour les pondérés.
N’eût été un arrêt pris, différant leur châtiment, et un terme fixé à cet effet par ton Maître, leur supplice eût été immédiat ici-bas.
Supporte patiemment ce qu'ils disent de toi ! Célèbre les louanges de ton Seigneur avant le lever du soleil et avant son coucher ! Bénis Son nom aussi durant la nuit ! Bénis-Le, matin et soir ! Ce sera ta voie à la félicité.
Ne porte point tes regards sur ces jouissances du siècle dont Nous fîmes le lot de certains d'entre eux : vain décor éphémère destiné à les éprouver. Mais le lot que ton Maître t’a fait auprès de Lui sera bien meilleur et plus durable.
Recommande la prière aux tiens ! Ne te lasse pas toi-même de prier ! Point ne te réclamons de nourriture. Nous pourvoirons Nous-mêmes à la tienne. Une issue heureuse est toujours réservée aux pieux.
« Que n’apporte-t-il, insinuent les impies, un prodige émanant de son Seigneur ? » Mais n’ont-ils pas déjà reçu un témoignage évident : celui des Ecritures antérieures ?
Si cependant, plutôt que de leur révéler ce Livre, nous les avons détruits par quelque fléau, ils n’auraient pas manqué d’objecter : « Que n’as-tu envoyé, Seigneur, un prophète qui nous eût initiés à Ta loi et épargnés ce désastre humiliant ? »
Dis : « Nous attendons tous une issue. Attendez donc et vous saurez bientôt qui de vous ou de nous tient la voie droite et se trouve sur la bonne voie. »
Le jour approche où les hommes seront jugés, et, cependant, plongés dans leur insouciance, ils s’en détournent.
Il n’est aucun rappel nouveau venant de leur Seigneur qu’ils n’accueillent en distraits.
Leurs cœurs sont distraits. Tout au plus, les injustes se disent-ils en confidence : « Mais n’est-ce pas un simple mortel comme vous ? Seriez-vous dupes de sa magie, vous qui en êtes avertis ? »
Et l’Envoyé de leur dire : « Mon Seigneur recueille tout ce qui se dit sur terre et dans les cieux. Il entend tout, sait tout. »
« C’est un amas de songes confus, disent-ils encore. Oui, c’est bien lui qui a forgé ce Coran ; ce n’est après tout qu’un poète. Qu’il produise donc sous nos yeux quelque signe miraculeux, comme en furent pourvus les Messagers d’autrefois ! »
Pas une seule cité n’avait cru parmi celles que nous fîmes périr. Ceux-ci croiront-ils jamais ?
Nous n’avons envoyé avant toi en Prophètes que de simples mortels qui étaient inspirés par Nous. Qu’on se réfère aux Gens des Ecritures, si l’on n’est pas instruit !
Nous n’en fîmes point des êtres qui, ayant un corps, pouvaient se passer de nourriture, pas plus qu’ils n’étaient immortels.
Nous tînmes ensuite Notre promesse envers eux et les sauvâmes avec ceux que Nous avions décidé de sauver, et fîmes périr ceux qui avaient enfreint la mesure.
Nous vous envoyons, en vérité, un Livre qui est pour vous un rappel, Comprendrez-vous enfin ?
Que de cités injustes n’avons-Nous pas broyées, pour les remplacer par d’autres communautés !
Comme ils ressentaient la violence de Nos coups, ils s’enfuirent en hâte de leurs foyers.
- « Ne fuyez pas si vite ! Retournez plutôt à votre vie opulente, à vos superbes demeures. Peut-être serez-vous interrogés. »
- « Malheur à nous ! s’écriaient-ils. Nous avons vécu dans l’iniquité ! »
Telles se poursuivent leurs plaintes. Nous les fîmes cependant crouler inertes, tels des épis abattus.
Ce n’est pas pour Nous un jeu gratuit que d’avoir créé les cieux, la terre et l’espace les séparant.
Eussions-Nous désiré un tel divertissement, Nous l’aurions trouvé auprès de Nous, sans qu’il fût besoin de création, si tel était Notre désir.
Nous projetons plutôt la vérité contre l’erreur pour la faire crouler. Et voici que l’erreur n’est plus. Malheur à vous, impies, pour vos inventions mensongères !
A Lui appartiennent ceux qui peuplent les cieux et la terre. Ceux qui se tiennent auprès de Lui ne ressentent nulle humiliation à L’adorer ni ne s’en lassent jamais.
Ils Le glorifient nuit et jour, sans relâche.
Quoi ! Ces dieux qu’ils ont eux-mêmes tirés de la terre, seraient-ils capables de ressusciter les morts ?
S’il y avait d’autres divinités que Dieu dans les cieux et sur la terre, tout serait livré au chaos. Gloire à Dieu, Maître du Trône, bien au-dessus de leurs fictions abusives !
Il n’a point à répondre de ce qu’il fait, mais eux devront Lui rendre compte de ce qu’ils font.
Ont-ils donc pris d’autres divinités que Lui ? Dis-leur « Quelle preuve pouvez-vous en donner ? Voyez plutôt pour vous édifier ce rappel destiné à ma Communauté, et cet autre, qu’ont reçu des communautés avant nous ! » Mais la plupart d’entre eux ne connaissent pas la vérité et s’en détournent délibérément.
Il n’y eut pas un Envoyé avant toi à qui il ne fût révélé : « Il n’y a pas d’autre dieu que Moi, Que l’on M’adore ! »
Ils disent : « Le Tout-Miséricordieux s’est donné des enfants. » Gloire à Dieu et à Lui ne plaise ! Ce ne sont que des serviteurs privilégiés.
Ils ne prennent d’eux-mêmes aucune initiative et se conforment strictement à Ses ordres.
Il connaît tout de leur destin passé et à venir. Ils n’intercèdent que pour ceux que Lui-même a déjà agréés et sont sans cesse saisis de Sa crainte.
Et quiconque d’entre eux s’arrogeait le titre de Dieu aurait en rétribution de Nous l’Enfer : digne récompense des injustes.
Les mécréants ne voient-ils pas que les cieux et la terre formaient à l’origine, une masse compacte ? Nous les avons ensuite scindés. Nous avons tiré de l’eau toute matière vivante. Se décideront-ils à croire ?
Nous avons fermement assis sur la terre des massifs montagneux, afin qu'elle ne branle pas sous leurs pas : et Nous avons à travers ces monts frayé des défilés servant de route afin de leur faciliter le passage.
Du ciel. Nous avons fait une voûte invulnérable ; mais ces signes les laissent indifférents.
C'est Lui qui a créé la nuit et le jour, le soleil et la lune, chacun de ces deux corps se déplaçant sur une orbite d'un mouvement qui lui est propre.
Nous n'avons conféré l'immortalité à nul être humain avant toi. Eh quoi ! Si tu viens à mourir, seront- ils. eux, immortels ?
Toute âme subira la mort. Nous vous éprouvons. en matière de tentation, par le Bien et par le Mal, puis à Nous, vous ferez retour.
Les incrédules, te voyant, ne font que te railler : « Voilà cet homme qui en veut tant à vos dieux » tandis qu'ils rejettent obstinément le rappel du Tout-Clément.
L'homme a été créé impatient par nature. Bientôt, sous vos yeux s'accompliront Mes Signes. Ne Me pressez donc pas d'en hâter l'avènement !
Ils interrogent : « quand verrons-nous cette menace accomplie, si vous êtes véridiques ! »
Si seulement les incrédules pressentaient tant soit peu l'instant où ils ne pourront plus abriter leur visage ni leur dos contre l'impact des flammes, ni espérer le moindre secours !
L'Heure les saisira soudain, les rendant stupéfaits. Ils ne sauront ni en éluder les rigueurs ni obtenir un sursis à leurs tourments.
Avant toi déjà des messagers ont été raillés. Mais ceux qui persiflaient furent cernés par le châtiment qu'ils raillaient.
Dis-leur : « qui donc saurait vous prémunir, de jour et de nuit contre les rigueurs du Tout-Miséricordieux ? ». Ils n’en seront pas moins tout aussi indifférents au Rappel de leur Seigneur.
Ont-ils donc, en dehors de Nous, des divinités à eux qui puissent les défendre ? Ces dieux ne sauraient même pas se préserver eux-mêmes, pas plus que les impies n’auraient notre secours.
Nous les avons, pourtant, laissés jouir par trop longtemps, eux et leurs ancêtres, des biens éphémères d’ici-bas ? Mais ne voient-ils pas que portant Nos coups sur leur pays, nous en resserrerons, bientôt, de toutes parts, les limites ? Eh quoi ! Seront-ils alors les vainqueurs ?
Dis : « Je ne fais que vous avertir par le moyen de ce qui m’est révélé. » Mais comment des sourds que l’on avertit sauraient-ils percevoir un appel ?
Qu’un souffle précurseur de Châtiment de Ton Maître les effleure, les voilà qui s’écrient : « Malheur à nous ! Quelle iniquité fut la nôtre. »
Au jour du Jugement, des balances d’une extrême sensibilité, seront dressées. Nulle âme ne sera lésée, fût-ce du poids d’un atome. Tout entrera en ligne de compte, et nos comptes seront infaillibles.
Certes, nous avons donné à Moise et Aaron le Livre de la Loi, Lumière bénéfique et guide infaillible pour les pieux,
Ceux qui craignent leur Maître dans le secret de leurs âmes et qui s’émeuvent à la pensée de l’Heure.
Et ceci aussi est un Rappel que Nous avons béni et révélé à votre intention. Allez-vous donc le méconnaître ?
Nous avions mis, auparavant Abraham sur la saine voie de droiture, qui fut désormais la sienne, et Nous savions qu’il en était le plus digne.
Ce fut lui qui dit à son père et à son peuple païen : « Que signifient ces statues auxquelles vous êtes si attachés ? »
- « Nos pères, firent-ils, les adoraient avant nous ! »
- « Vous ne faisiez qu’errer, en vérité, vous et vos pères ! » répliqua-t-il.
- « Parles-tu sérieusement, dirent-ils, ou plaisantes tu ? »
- « Bien au contraire, affirma Abraham, votre seul Dieu est le Maître des cieux et de la terre ; car c’est Lui qui les a créés, je suis là pour en témoigner. »
Puis, s’étant déterminé : « par Dieu ! se dit-il. Je ne manquerai pas de malmener vos idoles, dès que vous aurez le dos tourné ! »
Il fit voler les idoles en éclats, sauf la plus imposante, pensant qu’ils s’en prendraient à elle.
« Qui a osé faire cela à nos dieux ? » S’interrogeaient les païens, criant au sacrilège.
Quelqu’un vint leur dire : « nous avons entendu un jeune du nom d’Abraham en parler. »
Il fut alors donné ordre : « Qu’on le fasse comparaître en public, et qu’on requière témoignage contre lui. »
- « Est-ce toi, Abraham, qui a mis nos dieux en cet état ? »
- « Que non pas, fit le jeune homme, mais le plus grand d’entre eux a fait tout le mal. Qu’on les interroge plutôt, si toutefois ils peuvent répondre ! »
Se ravisant alors, les païens, se dirent : « mais peut- être, après tout, étions-nous dans l’erreur ! »
Puis faisant volte-face : « Mais tu sais bien que des idoles ne peuvent parler ! »
« Quoi ! fit alors Abraham, adorerez-vous, en dehors de Dieu, ce qui ne peut ni vous être utile ni vous nuire ?
« Honte à vous et à vos pseudo-dieux, pris en dehors du Seigneur ! Finirez-vous par comprendre ? »
« Un cri s’éleva alors : « Jetez-le au feu et faites respecter vos divinités, si vous entendez les faire triompher ! »
Nous dîmes alors au bûcher : « Feu, fais-toi fraîcheur bienfaisante pour Abraham ! »
Les païens avaient voulu sa perte. Nous les réduisîmes à l’impuissance.
Abraham fut ainsi délivré par Nous ainsi que Loth et conduit vers la terre bénie dont nous fîmes un séjour pour les mortels.
Nous lui donnâmes Isaac et Jacob par surcroît et en fîmes des justes.
Nous les établîmes en guides spirituels des hommes, selon Nos ordres. Nous leur inspirâmes la pratique de la vertu, l’exercice assidu de la prière, l’acquittement régulier de l’aumône. Il n’en est pas un qui ne fut un serviteur accompli.
Loth, à son tour, fut doté par Nous de sagesse et de science. Nous l’arrachâmes à la cité pourrie de turpitudes, dont le peuple était foncièrement pervers !
Nous l’admîmes au sein de Notre grâce, car il compta parmi les vertueux !
Plus loin encore dans le temps, Nous avions exaucé Noé qui Nous implorait. Nous le sauvâmes, lui et les siens, d’une immense détresse.
Il fut protégé par Nous contre son peuple qui traitait Nos signes de mensongers. C’était un ramassis de pervers ! Nous les fîmes tous périr dans les flots.
Rappelle-toi aussi quand David et Salomon eurent à juger un différend à propos d’un champ dévasté de nuit par des moutons. Nous nous trouvions avec eux dans le prétoire.
Nous inspirâmes alors à Salomon la vraie solution du litige. Nous avions doté, et le père et le fils, de sagesse et de science. Nous assujettîmes les montagnes et les oiseaux au pouvoir de David ; ils se mirent à chanter Nos louanges. Tout cela fut Notre œuvre.
David fut aussi initié dans l’art d’apprêter des cottes de mailles, vous préservant de vos propres fureurs. Sauriez-vous en être reconnaissants ?
Le vent impétueux fut soumis par Nous à Salomon. Il soufflait, sur son ordre, vers la terre que Nous avions bénie. Nous étions informés de toute chose.
Des génies même exploraient pour lui les fonds marins. Ils exécutaient bien d’autres travaux encore tandis que Nous veillions à leur parfaite soumission.
Rappelle-toi Job, élevant sa plainte vers son Seigneur : « Seigneur, je suis éprouvé, je souffre : Tu es le Compatissant sans égal ! ».
Nous l’exauçâmes, le délivrâmes de tous ses maux et lui rendîmes sa famille accrue du double, par un effet de Notre grâce, et pour qu’il pût servir d’exemple aux fidèles.
Ismaël, Idris, Dhoul-Kifli sont non moins dignes d’être cités. Tous avaient fait preuve de constance.
Ils furent accueillis en Notre grâce, étant du nombre des justes.
Rappelle-toi Jonas, l’homme au cachalot. Il s’en allait plein de dépit ; croyant pouvoir braver Notre puissance. Mais voici qu’il Nous appelait dans les ténèbres : « Il n’est pas en dehors de Toi d’autre Divinité. Que Ton nom soit béni, Seigneur ! Oui, j’ai été du nombre des injustes. »
Nous l’exauçâmes, lui aussi, et le délivrâmes de ses angoisses. C’est ainsi que Nous sauvons les Croyants.
Zacharie, lui aussi, implora son Seigneur : « Seigneur, ne me laisse pas seul, sans descendance, bien que Tu sois le meilleur des héritiers ! »
Il fut aussitôt exaucé. Nous lui accordâmes Jean pour fils et fîmes son épouse meilleure pour lui. Tous ces Prophètes, en vérité, rivalisaient en bonnes œuvres ; tous Nous invoquaient dans un élan d’amour mêlé de crainte révérentielle ; tous s’humiliaient devant Nous.
Souviens-toi enfin de cette vierge qui sut demeurer chaste. Nous lui envoyâmes un souffle de Notre Esprit qui l’empreignit, et fîmes d’elle et de son fils un miracle mémorable pour les humains.
Humains, vous appartenez à cette seule et unique communauté qui est la vôtre ; Je suis votre Maître ; adorez-Moi.
Mais les hommes se séparèrent en divers cultes divergents. Mais tous reviendront individuellement à Nous pour être jugés selon leurs œuvres.
Quiconque, étant croyant, aura pratiqué le bien, ne verra pas son effort méconnu : ses bonnes œuvres lui seront imputées.
De même, il n’est pas de cité réprouvée dont les hôtes ne doivent être un jour rappelés pour être jugés!
Le jour où, enfin, seront libérés les Gog et Magog, et qu’en vagues ils dévaleront de toutes les pentes,
Alors la promesse du Seigneur sera près de s’accomplir. Les yeux des mécréants se figeront hagards. « Malheur à nous, gémiront-ils qui n’avions pas su prévoir une telle issue, et fûmes, bien plus, d’une indifférence coupable. »
Ils s’entendront interpeler. « Vous et vos faux dieux serviront bientôt d’aliment au feu de l’Enfer : tel sera votre supplice imminent.
« Si ces vains simulacres étaient des dieux, connaîtraient-ils jamais l’impact de flammes ? Vous y serez tous et à jamais, les uns et les autres ».
Du fonds de la Géhenne, se feront entendre, sans fin, les gémissements des réprouvés, mais eux-mêmes ne pourront plus rien entendre.
Ceux qui auront, de toute éternité, bénéficié de Notre grâce seront tenus éloignés du tourment.
L’horrible crépitement de l’Enfer leur sera épargné : ils se voueront tout entier au délice éternel, objet de leurs vœux.
Point n’auront à éprouver la grande terreur. Les Anges les accueilleront par ces mots : « Voici le jour qui vous a été promis. »
Ce jour-là, tel un parchemin de scribe que l’on roule, Nous ferons ployer les cieux sous Notre étreinte. Nous recommencerons la création du Monde tel que nous l’avons fait la première fois. Nous nous sommes fait cette promesse, Nous l’accomplirons.
N’avons-Nous pas dit en propres termes dans les Ecritures, après l’avoir gravé dans le Livre Eternel : « Seuls, en vérité, Mes serviteurs vertueux hériteront de la terre. »
Ce Coran, certes, enferme en lui une édification suffisante pour un peuple attaché à Nous adorer.
Nous ne t’envoyons que comme une grâce universelle.
Dis : « Il m’est seulement révélé que votre Dieu est Un. Vous soumettez-vous enfin à cette vérité ? »
Mais s’ils tournent le dos, dis-leur : « Je vous ai tous également avertis, et ne sais si c’est à bref ou long délai que s’accomplira l’annonce qui vous est faite.
« Dieu sait ce que vous dites tout haut et ce que vous cachez en vous-mêmes.
« J’ignore si c’est pour vous une tentation ou une jouissance éphémère qu’un tel sursis à vos tourments »
Le prophète dit alors : « O Mon Maître, décide entre nous, selon la vérité. Et c’est de Notre Maître le Tout-Miséricordieux que nous implorons assistance contre vos assertions à Son sujet. »
Humains, craignez votre Maître ! Le cataclysme de l’Heure sera terrifiant.
Ce jour-là, atterrée, toute nourrice abandonnera son nourrisson ; toute femelle enceinte enfantera avant terme. Et les hommes paraîtront ivres, quoique ne l’étant point ; car le châtiment de Dieu sera épouvantable.
Tel d’entre les hommes dispute de Dieu, alors qu’il n’a nulle science. Il ne fait que suivre tout démon rebelle,
Voué à perdre quiconque le prend pour maître pour le conduire au supplice infernal.
Humains, si vous doutez de la Résurrection, eh bien ! Sachez que Nous vous créâmes de poussière, puis d’une goutte de sperme, puis d’un caillot de sang, puis d’un embryon normal ou informe. Ainsi, par ce processus, vous est dévoilée Notre Toute-Puissance. Nous déposons dans les matrices ce que nous voulons jusqu’au terme fixé. Nous vous en faisons ensuite sortir enfants, pour que vous atteigniez plus tard la force de l’âge. Certains d’entre, vous meurent encore jeunes. D’autres se retrouvent si décrépits qu'après avoir tant su ils ne savent plus rien. Ne vois-tu pas aussi la terre éprouvée par la sécheresse ? A peine l’avons-Nous arrosée de pluie, qu’elle palpite aussitôt, se gonfle et fait pousser toute espèce de végétaux luxuriants.
Et il en est ainsi, parce que Dieu est la vérité même, qu’il rend la vie aux morts et qu’il a pouvoir sur toute chose,
Que l’Heure du Jugement viendra, sans nul doute, que Dieu ressuscitera ceux qui se trouvent dans les sépulcres.
D’aucuns disputent de Dieu, étant eux-mêmes dénués de toute science certaine, privés de toute lumière et n’ayant point d’Ecriture pour les éclairer.
Affichant une attitude hautaine pour égarer les hommes loin de la voie de Dieu. Leur lot sera l’opprobre en ce bas-monde, et dans l’Autre le brasier infernal.
« Cela en prix de vos œuvres passées » leur sera-t-il précisé. Dieu ne sévit pas injustement contre les hommes.
Tel autre voue à Dieu un culte hésitant. Si un bien lui échoit, il s’en trouve rassuré. Mais dès qu’une épreuve l’atteint le voilà qui retourne à l’impiété. Ainsi aura-t-il tout perdu en ce monde et dans l’Autre. Perdition manifeste, s’il en fut !
Ils invoquent en dehors de Dieu ce qui ne peut leur être utile, ni en bien ni en mal. N’est-ce pas le comble de l’aberration ?
Ils invoquent, certes, ce qui leur est plutôt néfaste que favorable. Quels sinistres patrons, en vérité, et quels affreux acolytes !
Dieu donne pour séjour à ceux qui croient et font le bien des jardins parcourus de ruisseaux. Ce que Dieu veut ne peut que s’accomplir.
Ceux qui s’imaginent que Dieu ne secourra pas Son Prophète en cette vie et dans l’Autre, qu’ils s’ingénient à se faire pendre au toit par une corde, et qu’ils s’efforcent ensuite de la trancher : il verra alors si un tel manège aura dissipé ce qui fait sa rage.
Ainsi se trouve révélé ce Livre en versets clairs. Dieu dirige qui Il veut.
Certes ceux qui croient en ce Livre, ceux qui pratiquent le judaïsme, les sabéens, les chrétiens, les mages, les païens, tous en vérité, seront départagés par Dieu au jour du Jugement Dernier. Dieu est témoin en toute chose.
Ne sais-tu pas que devant Dieu s’inclinent ceux qui sont dans les cieux et sur la terre, le soleil, la lune, les étoiles, les montagnes, les arbres, les animaux et une grande partie des humains ? Mais beaucoup sont voués au châtiment. Celui que Dieu rabaisse, nul ne saurait le relever. Dieu agit toujours en Maître Souverain.
Voici deux groupes antagonistes disputant au sujet de leur maître. Aux impies seront taillés des vêtements de feu, et il leur sera versé sur la tête, en Enfer, un liquide bouillant.
Qui brûlera à vif leurs entrailles et leur peau,
Et des masses de fer leur y seront destinées.
Chaque fois qu’excédés de tourments, ils voudront en sortir, ils y seront ramenés sur le champ « et goûtez donc le supplice du feu ! »
Les croyants ayant fait le bien seront introduits en des jardins baignés d’eaux vives. Ils se pareront de bracelets d’or et de perles ; leurs vêtements seront de soie.
Les plus douces paroles leur seront inspirées par le Seigneur ; la voie la plus glorieuse aura été la leur !
Ceux qui mécroient et se vouent à détourner leurs semblables de la voie de Dieu, osent les repousser loin de la Demeure Sacrée que nous établîmes pourtant aussi bien pour ceux qui habitent aux alentours que pour ceux qui viennent de loin. Ceux qui seront tentés de la profaner par leurs iniquités encourront un douloureux châtiment.
Rappelle-toi plutôt quand Nous établîmes Abraham sur l’emplacement du sanctuaire. Nous lui prescrivîmes : « Ne me donne point d’associés ! Et veille à purifier Ma Maison pour ceux qui viennent y effectuer les circuits rituels, ou s’y acquitter des exercices pieux, debouts, agenouillés ou prosternés.
Appelle les hommes au pèlerinage ; ils y viendront, à pied ou à dos de chameaux efflanqués accourant des contrées les plus lointaines.
Afin qu’ils y trouvent certains profits matériels, et qu’ils rendent grâce à Dieu, en des jours fixés, pour leur avoir offert en don nourricier des bêtes de troupeaux. « Mangez-en, leur est-il dit ! Donnez-en à manger au pauvre dénué de tout ! »
Après quoi, déliés de tout interdit rituel et ayant accompli leurs vœux, ils effectueront les circuits de rigueur autour de la Demeure Antique.
Ainsi faudra-t-il s’y prendre ! Quiconque vénère ces saintes institutions, Dieu lui en saura gré. La chair des animaux vous est toute permise, hors les interdictions déjà énumérées. Fuyez la souillure des idoles, fuyez tout propos mensongers !
Vouant une foi sincère à Dieu et ne lui prêtant nul associé. Joindre des associés à Dieu, c’est comme si, précipité de haut du ciel, on se trouvait disputé par des oiseaux de proie, ou entraîné par l’ouragan vers un lieu perdu.
Il en est ainsi. Ceux qui observeront avec respect les sacrifices institués par Dieu, auront témoigné de la piété de leurs cœurs.
Jusqu’au terme prévu, vous disposerez à votre gré de vos bêtes vouées aux offrandes. Puis ce sera leur immolation en la Demeure vénérable.
Nous avons institué un rite pour chaque communauté pour que les hommes invoquent le nom de Dieu sur les bêtes de troupeaux qu’il leur a accordées en nourriture. Votre Dieu est un Dieu unique, soumettez- vous à Lui. Annonce pleine félicité aux humbles d’entre vous,
A ceux dont les cœurs s’émeuvent à la seule évocation du Seigneur, qui sont constants face à l’épreuve, assidus à la prière, prêts à consacrer à l’aumône une partie des biens qu’ils tiennent de Nos largesses.
Nous avons destiné les chameaux, à votre intention, aux rites sacrificiels. Il s’y trouve un bien pour vous. Dès qu’elles sont prêtes pour le sacrifice, prononcez sur elles le nom de Dieu ! Puis quand elles gisent sur le flanc, inertes, alors vous pourrez vous nourrir de leur chair et en distribuer tant à ceux qui s’abstiennent de mendier qu’à ceux qui le font. Nous vous avons ainsi assujetti ces animaux, peut-être en serez-vous reconnaissants.
Ni leur chair ne leur sang ne parviennent à Dieu : seule votre piété comptera pour lui. Il vous les a ainsi assujettis afin que vous exaltiez Sa Grandeur pour vous avoir guidés dans Sa Voie. Annonce heureuse nouvelle à ceux qui auront fait le bien !
Dieu saura pourvoir, en vérité, à la défense des croyants. Dieu ne saurait aimer des traîtres mécréants.
Dieu autorise ceux qui ont subi une agression à se défendre pour avoir été injustement lésés. Dieu, certes, a tout pouvoir pour les secourir.
Ceux qui ont été chassés injustement de leurs foyers uniquement pour avoir proclamé : « Notre Maître est Dieu. » Si Dieu ne repoussait certaines nations, leur en opposant d’autres, on verrait s’écrouler, sous des mains sacrilèges, des ermitages, des synagogues, des oratoires et des mosquées où le nom de Dieu est fréquemment invoqué. Dieu, certes, apportera Son secours à ceux qui appuieront Sa cause. Dieu est d’une force et d’une puissance infinies.
Ceux-là, qui, une fois leur pouvoir établi sur terre, observeront assidûment la prière, s’acquitteront de l’aumône, recommanderont le bien et dénonceront le mal. C’est vers Dieu, en définitive, qu’aboutira toute chose.
Si les mécréants, t’accusent d’imposture ; le peuple de Noé, des Ad, des Thamoud,
Le peuple d’Abraham, de Loth,
Et le peuple de Madyan ont eux aussi renié Nos signes. Moïse fut aussi traité d’imposteur. Un long répit fut alors donné aux incrédules. Puis Nous sévîmes soudain contre eux. Quel ne fut point alors Mon ressentiment !
Que de cités avons-Nous anéanties pour leurs iniquités, dont subsistent encore des vestiges croulants. Combien de puits d’eau sont là à l’abandon ! Que de palais altiers dépeuplés !
N’ont-ils pas voyagé de par le monde ? Que n’ont-ils pu avoir des esprits pour réfléchir, des oreilles pour entendre ? Certes ce ne sont pas les yeux qu’atteint la cécité, mais bien plutôt les cœurs enclos dans les poitrines.
 Sceptiques, ils te pressent de hâter l’avènement du châtiment. Mais Dieu ne manquera jamais à Sa promesse D’ailleurs, un seul jour du Seigneur équivaut certes à mille ans selon votre manière de compter.
A combien de cités coupables n’ai-Je pas donné un long répit ? Puis soudain, Ma colère s’est abattue sur elles. Car tout doit faire retour vers Moi.
Dis : « Humains, je n’ai d’autre mission que celle-ci : vous avertir solennellement !
« Ceux d’entre vous qui croient et font œuvre pie obtiendront le pardon de leur Seigneur et jouiront de dons généreux.
« Mais ceux qui s’ingénient à dénigrer Nos Signes, ceux-là seront voués au feu éternel. »
Il n’y eut avant toi nul messager ou prophète dont les intentions réelles n’aient été parfois altérées par d’insidieuses suggestions de Satan. Dieu a tôt fait d’abolir les suggestions du Démon pour rétablir l’ordre de Ses versets. Dieu est Omniscient ; Il détient la Sagesse suprême.
Dieu permet de telles suggestions du démon afin d’éprouver ceux au cœur atteint par le doute ou endurci dans l’erreur. Il n’en résultera, certes, pour les injustes, que dissidence profonde avec la vraie foi.
Les vrais initiés n’en seront, par contre, que plus affermis dans leur foi. Ils verront toujours en ce Livre la vérité même, émanant de ton Seigneur. Ils s’y rallieront, s’y soumettront en toute humilité. Dieu ramènera toujours les croyants vers la voie de vérité.
Les mécréants, eux ne cesseront d’en douter jusqu’à l’avènement soudain de l’Heure, ou à l’affrontement par eux, d’un jour terrifiant.
Le pouvoir suprême, en ce jour, appartiendra à Dieu seul, qui jugera entre les hommes. Ceux qui ont cru et fait le bien auront pour séjour des jardins de délices.
Ceux qui auront en impies rejeté Nos signes, ceux-là connaîtront l’opprobre du châtiment !
Ceux qui se sont exilés pour la cause de Dieu puis ont été tués ou sont morts, seront dignement rétribués par le Seigneur ; car il n’est pas plus généreux dispensateur.
Il les fera admettre en un séjour fait tout exprès pour leur plaire. Dieu est Omniscient et Magnanime.
Il en sera ainsi. Celui qui riposte à une offense subie, sans excéder ses droits, puis se trouve l’objet d’injustes représailles, Dieu saura l’assister. Dieu est si indulgent, si enclin à pardonner.
C’est que Dieu fait pénétrer la nuit dans le jour et le jour dans la nuit, qu’il sait tout entendre, tout voir.
C’est que Dieu est la Vérité, que ce qu’ils invoquent hors Lui est mensonge, et que Dieu est le Sublime, le Grand par excellence.
Ne vois-tu pas cette eau que Dieu fait descendre du ciel et par laquelle tout verdoie sur terre ? Dieu, aux intentions si bienveillantes est parfaitement informé de toute chose.
Souverain Maître des cieux et de la terre, Il se suffit à Lui-même. Lui seul est digne de louange.
Ne voyez-vous pas que Dieu vous a tout soumis sur la terre, jusqu’au vaisseau qui parcourt les mers par Ses ordres. Il soutient le ciel, l’empêchant, sauf permission de Lui, de s’effondrer sur la terre. Dieu est si plein de bonté, de miséricorde pour les hommes.
C’est Lui qui vous a donné la vie, puis vous fera mourir pour vous faire ensuite revivre. Certes l’homme ne fait que nier la puissance de Dieu.
Pour chaque communauté, nous avons institué un corps de rites sacrés qu’elle doit observer. Qu’on ne discute plus avec toi sur ce point. Appelle-les plutôt vers ton Maître ; car, heureusement guidé par Lui, tu te trouves sur le droit chemin.
S’ils s’obstinent à discuter, dis-leur : « Dieu est le mieux informé de toutes vos œuvres.
Dieu saura bien, au Jour du Jugement, trancher vos différends »
Ne sais-tu pas que Dieu sait tout ce qui se passe dans les cieux et dans la terre. Car tout est consigné par-devers Lui, il n’est rien d’aussi aisé pour Dieu.
Ils adorent, en dehors de Lui, ce que Lui-même n’a nullement accrédité, et dont eux-mêmes ne savent rien. Il n’y aura point, en vérité de protecteur, pour les pervers, contre le châtiment de Dieu.
Lorsque Nos clairs versets sont récités aux mécréants, leurs traits expriment aussitôt une horreur indicible. Encore un peu et ils malmèneraient le récitant. Dis-leur : « Vous annoncerai-je quelque chose de pire encore ? Ce sera le feu éternel. Dieu l’a promis, pour horrible destin, aux mécréants ! »
Humains, une parabole vous est proposée, écoutez-la : ces faux dieux que vous adorez ne créeront même pas un simple moucheron, dussent-ils s’y mettre tous ensemble. Bien mieux, si le moucheron prélevait un rien de leur substance, ils ne sauraient le récupérer. Solliciteur et sollicité se révèlent aussi faibles l’un que l’autre !
Combien les hommes savent peu, en vérité, honorer Dieu à Sa vraie grandeur, Dieu le Fort, le Tout-Puissant !
Dieu se choisit des messagers tant parmi les anges que parmi les hommes. Dieu sait si bien tout entendre, tout voir.
Il connaît tout de leur destin passé et à venir. C’est à Lui que tout doit aboutir.
O vous qui croyez, courbez-vous humblement ! Prosternez-vous ! Adorez votre Seigneur et faites œuvre pie, peut-être atteindriez-vous à la Félicité.
Luttez pour Dieu comme il se doit. C’est Lui qui vous a promu à cet honneur, ne vous astreignant à nulle gêne dans votre religion, la religion de votre père Abraham. C’est Dieu même qui vous appela autrefois déjà les « Soumis » et Il vous maintient ce nom en ce Livre, afin que le Prophète s’érige en témoin parmi vous et que vous-mêmes soyez des témoins parmi les hommes. Observez la prière ! Pratiquez l’aumône ! Attachez-vous fermement à Dieu ! Dieu ! le meilleur des Maîtres, le meilleur soutien !
Seront bienheureux, en vérité, les croyants,
Qui se recueillent humblement dans leur prière,
Qui évitent les vains propos,
Qui acquittent l’aumône prescrite,
Qui s’abstiennent des rapports charnels,
Sauf avec leurs épouses ou leurs esclaves, auquel cas ils ne sont pas à blâmer,
Seuls étant transgresseurs ceux qui convoitent d’autres unions
Qui respectent les dépôts confiés à eux et tiennent leurs engagements,
Et font leurs prières aux heures prescrites.
Ce seront eux les héritiers par excellence
A qui reviendra le Paradis, pour Royaume éternel.
L’homme fut extrait par Nous d’une essence terrestre ;
Nous en fîmes ensuite une goutte séminale, déposée en un sûr réceptacle.
Cette goutte devint un caillot sanguin dont nous fîmes un grumeau de chair où se dessinèrent les os. Nous recouvrîmes le squelette de muscle : un nouvel être, tout autre, se trouva ainsi créé. Béni soit Dieu, Le Créateur parfait.
Vous aurez ensuite, assurément, à passer par la mort,
Pour être un jour ressuscités pour le Jugement Dernier.
Nous disposâmes au-dessus de vous sept couches célestes superposées. Nous n’avons jamais été indifférents au sort des créatures.
Nous faisons descendre des nues avec mesure une eau que nous logeons sous terre en nappes stables, que nous pouvons aussi laisser se perdre.
Par elle, nous faisons croître pour vous des palmeraies et des vignobles, vous offrant, pour votre table, des fruits abondants ;
Et cet arbre qui pousse au Sinaï et vous fournit de l’huile, condiment fort apprécié.
Il est aussi pour vous un enseignement dans les troupeaux. Nous faisons sourdre pour vous un breuvage de leurs entrailles ; vous leur devez bien des services, ils vous nourrissent en outre de leur chair.
Ils constituent, enfin, pour vous, des montures, ainsi que les vaisseaux en mer.
Nous dépêchâmes Noé en messager à son peuple : « O mon peuple ! Leur dit-il. Adorez Dieu ! Il n’y a pour vous d’autre divinité que Lui. Ne sauriez-vous donc Le craindre ? »
Les grands de son peuple, foncièrement incrédules, firent proclamer. « Cet homme n’est qu’un mortel comme vous qui prétend vous imposer sa loi. Dieu, s’il l’avait voulu, aurait envoyé des anges pour nous prêcher. Nous n’avons rien entendu de pareil chez nos ancêtres les plus lointains.
« C’est un homme possédé du démon. Qu’on le tienne à l’œil, en attendant qu’il meure ! »
- « O Seigneur, implore Noé. Prête-moi Ton secours ! Ils m’ont traité d’imposteur. »
Nous lui révélâmes alors : « Fais construire un vaisseau sous Nos yeux et selon Notre révélation. Aussitôt que Notre ordre sera donné et que l’eau jaillira à gros bouillons de l’abîme, alors tu embarqueras dans l’arche un couple pris dans chaque espèce, ainsi que ta famille, hormis ceux ayant été déjà reprouvés. Ne me supplie pas en faveur des impies ; car ils seront engloutis.
« Lorsque tu seras à bord de l’Arche, tes compagnons et toi, tu M’invoqueras, disant : « Que béni soit le nom du Seigneur, qui nous a sauvés du peuple pervers ! »
Dis : « Seigneur, fais-moi aborder en des rivages bénis de toi ; car c’est Toi qui sais conduire le mieux à bon port. »
Voilà autant de signes de Notre puissance. Nous n’avions fait, en cette aventure, comme toujours, que soumettre les hommes à Nos épreuves.
Nous créâmes, après celle de Noé, de nouvelles générations,
Auxquelles fut dépêché un messager pris parmi eux : « Adorez Dieu : il n’y a pas pour vous d’autre divinité que Lui. Ne craindrez-vous pas Son châtiment ? »
Les notables de sa nation, mécréants endurcis qui niaient la rencontre de l’Au-delà et qu’en outre Nous avions gorgés des biens de ce monde, s’écrièrent : « Qu’est-donc cet individu, sinon un mortel comme vous, mangeant des mêmes aliments que vous et usant des mêmes boissons ?
« Si donc vous obéissez à un mortel comme vous, ce sera, à coup sûr, votre ruine.
« Et il ose encore vous affirmer que vous serez ramenés à la vie, après avoir été réduits en poussière et en os !
« Chimère invraisemblable, en vérité, que cette promesse !
« Il n’est d’autre réalité que cette vie immédiate. Nous mourons, nous vivons : voilà tout. Nous ne serons point ressuscités.
« Cet homme ne fait que débiter une fable, qu’il ose imputer à Dieu. Nous ne pouvons le croire. »
« Seigneur, implora le Prophète, prête-moi Ton secours. car ils m’ont traité d'imposteur ! »
« Avant peu. lui fut-il répondu, ils auront à le regretter. »
Un grondement sinistre les saisit soudain : ils ne furent plus que débris. Arrière au peuple pervers !
Et Nous créâmes, à leur suite, de nouvelles générations.
Nulle communauté en vie ne saurait avancer ou reculer le terme fatal qui lui est assigné.
Nous fîmes ainsi se succéder Nos messagers. Chaque fois qu'un peuple voyait venir le sien, il le traitait d’imposteur. Aussi les fîmes-Nous périr l’un après l’autre et en fîmes-nous le sujet de légendes. Arrière aux peuples mécréants !
Nous envoyâmes ensuite Moïse et son frère Aaron. nantis de Nos signes et appuyés de preuves manifestes.
A Pharaon et aux grands de Son entourage, qui étaient pleins de morgue et s'enflaient d’un orgueil démesuré.
« Allons-nous croire, s’écrièrent-ils. en deux mortels comme nous, et dont le peuple nous est asservi ? »
Aussi les traitèrent-ils l’un et l'autre d’imposteurs : ils précipitèrent ainsi leur propre ruine.
Nous avions donné à Moïse l’Ecriture, afin que son peuple pût suivre la bonne voie.
Nous fîmes par la suite, du fils de Marie et de Sa mère un signe miraculeux pour les hommes. Nous leur donnâmes à tous deux pour refuge une colline paisible où coulaient des ruisseaux.
« O Mes Messagers, nourrissez-vous d’aliments licites, et agréables et faites le bien. Je suis pleinement instruit de vos œuvres.
« Cette religion, la vôtre, est une dans son essence. Je suis votre Dieu, le Même : soyez pieux envers Moi ! »
Leurs adeptes, cependant, devaient s’entre-déchirer, s’opposant en sectes divergentes, chacune se prévalant de sa propre doctrine.
Laisse-les donc, pour un temps se bercer de leurs illusions !
S’imaginent-ils qu’en les pourvoyant de biens et d’enfants dans cette vie,
Nous anticipons pour eux Nos dons dans l’Autre ? Quelle erreur de leur part !
Ceux, au contraire, que la crainte de leur Maître rend plein de contrition ici-bas,
Ceux qui ajoutent foi aux signes de leur Maître,
Ceux qui n’associent rien à leur Seigneur,
Ceux qui à chaque acte de piété demeurent, tout transis de crainte d’avoir à comparaître devant leur Seigneur.
Ceux-là se disputent entre eux la course aux bonnes actions, et ce sont eux qui les accomplissent les premiers.
Nous n’imposons rien à une âme qui soit au-dessus de ses moyens. Un livre est là, par-devers Nous énonçant la stricte vérité. Les hommes n’y seront point lésés.
Mais les cœurs des impies sont en plein dans l’erreur au sujet de ce Coran, outre les œuvres qu’ils accomplissent, et qui sont toutes autres que celles des croyants.
Lorsque enfin nous aurons frappé de Nos rigueurs les plus opulents parmi eux, alors les voilà qui crient éperdument.
« Trêve de clameurs ! leur sera-t-il répondu. Vous n’aurez nul secours de Notre part.
« Mes versets vous étaient bien récités ; vous leur tourniez résolument le dos
Pleins de morgue, et en devisiez joyeusement dans vos veillées ! »
Eh quoi ! N’ont-ils pas médité ce qui leur est dit, ou serait-ce parce qu’ils ont reçu ce que leurs ancêtres n’ont point connu ?
Leur Prophète serait-il pour eux un inconnu qu’ils le renient à ce point !
Diront-ils qu’il est possédé du démon ? Cependant il leur apporte la vérité ; mais la plupart d’entre eux ont la vérité en horreur.
Si la vérité se pliait à leurs caprices, les cieux, la terre et tout ce qui s’y trouve sombreraient dans le désordre. Nous leur transmettons au contraire, leur propre promotion. Mais cette promotion les laisse plutôt indifférents.
Appréhendent-ils que tu leur demandes quelque salaire pour tes efforts, ton Maître saura encore mieux t’en rémunérer étant le Meilleur Dispensateur des richesses.
Tu les appelles ; certes, vers la Voie droite.
Mais ceux qui ne croient point en l’Au-Delà ne feront que s’en écarter.
Si, les prenant en pitié, nous mettions fin à leurs maux, ils n’en persisteraient pas moins dans leur révolte insensée.
Déjà, Nos premières rigueurs les ont éprouvés. Ils n’en ont pas été plus humblement soumis devant leur Maître ni ne L’ont imploré.
Mais nous déchaînerons enfin contre eux un châtiment plus terrible encore, et ils en seront soudain désemparés.
C’est Lui qui a créé pour vous l’ouïe, la vue l’intelligence. Mais rarement vous en êtes reconnaissants.
C’est Lui qui vous a disséminés partout sur la terre ; et c’est vers Lui que vous serez rassemblés !
C’est Lui qui fait vivre et mourir, et de Lui procède l’alternance de la nuit et du jour. Ne pourrez-vous y réfléchir ?
Ils n’en reprennent pas moins ce qu’avaient dit les anciens.
Ils disent : « Quoi, une fois morts et réduits en poussière et ossements, serons-nous donc ressuscités ? »
« Une telle promesse nous a été faite comme elle le fut autrefois à nos pères ; ce ne sont là que des contes d’un autre temps. »
Demande-leur : « Mais de qui relèvent la terre et ceux qui y vivent? Le savez-vous ? »
« Ils appartiennent à Dieu », répondront-ils. Dis-leur : « Que ne pouvez-vous y réfléchir ? »
Dis : « Qui est le Maître des sept cieux, le Souverain au Trône Sublime ? »
« C’est encore Dieu », diront-ils. Réponds-leur. « Mais quoi ! Ne Le craindrez-vous pas ? »
Dis-leur encore : « Qui donc exerce, sur toute chose, un pouvoir souverain ? Qui donc protège et n’a nul besoin de protecteur ? Dites-le, si vous le savez ! »
Ils répondront : « Dieu ». Dis-leur : « Quoi ! Seriez- vous ensorcelés pour ne point y croire ? »
Nous leur apportons, certes, la vérité ; mais eux ne font que mentir.
Non, Dieu ne s’est pas donné d’enfant, et il n’est point d’autre divinité avec Lui ; car alors chacun des dieux s’emparerait de sa création, et d’aucuns en supplanterait d’autres. Dieu, unique dans Sa Grandeur, est bien au-dessus de pareilles fabulations.
Lui qui sonde l’inconnaissable et qui embrasse la réalité apparente. Comme Il est supérieur à ce qu’on peut Lui associer !
Dis : « Seigneur, si jamais Tu dois me montrer le châtiment qui leur est promis
« Fais, du moins Seigneur, que je ne sois pas parmi les injustes ! »
De te montrer le châtiment qui pèse sur eux, Nous avons pleinement le pouvoir.
Repousse le mal par la douceur ! Nous sommes les mieux informés de ce qu’ils peuvent inventer.
Dis. « Seigneur, je cherche un refuge en Toi contre les tentations des démons.
« Mets-moi, Seigneur, à l’abri de leur présence ! »
Lorsque la mort se présente à l’un d’eux, il s’écrie. « Seigneur ! que l’on me donne de revenir sur terre !
Afin que j’y pratique de bonnes œuvres et me rachète d’une vie dissolue. » - « Non point, s’entendra-t-il objecter : ce ne sont que vains mots ». Car par-derrière eux, et jusqu’au jour où ils seront rappelés, se dresse une barrière.
Lorsqu’enfin sonnera la trompette, préludant au rappel des morts, plus aucun lien de parenté ne subsistera entre les humains et plus ne pourront se secourir.
Ceux dont les œuvres accuseront bon poids, ceux-là seront les bienheureux.
Ceux dont les œuvres pèseront peu, seront ceux qui auront perdu leurs âmes : ils auront l’enfer pour séjour éternel.
Des langues de feu, leur lécheront le visage, crispé par la douleur.
« Mes versets ne vous étaient-ils pas récités ? Et vous les traitiez de mensonges. »
Ils diront : « Notre malchance nous a perdu : nous étions des gens égarés.
« Seigneur ! fais-nous sortir de ces lieux : si jamais nous récidivons, nous serons alors impardonnables. »
Et il leur sera répondu : « Demeurez-y plutôt dans l’opprobre et ne me parlez pas ! »
« Il se trouvait, parmi Mes Serviteurs un groupe qui M’implorait : ô Seigneur ! nous croyons. Pardonne-nous ; fais-nous miséricorde : car Tu es le Meilleur Absoluteur.
« Vous les prîtes pour cible à vos railleries, au point d’en oublier Mon souvenir, et vous en faisiez votre risée ;
« Ceux-là, en vérité, je les rétribue aujourd’hui pour leur constance : ce seront désormais les bienheureux ! »
- « Quel nombre d’années, avez-vous vécu sur terre ? » leur sera-t-il demandé.
- « Un jour, ou moins encore. Qu’on s’en réfère plutôt à ceux qui comptent ! »
Dieu leur répondra : « Vous n’y êtes restés, en vérité, qu’un temps infime, si vous aviez pu vraiment le savoir.
« Pensiez-vous avoir été créés sans but, et que plus jamais vous ne reviendriez vers Nous ? »
Que béni soit le nom de Dieu, le Vrai Roi. Il n’y a pas de dieu, sauf Lui, le Maître du Trône Sublime.
Quiconque invoque, avec Dieu, une autre divinité, n’en détenant pas la preuve évidente, devra en rendre compte à son Seigneur car il n’est pas de salut pour les mécréants.
Dis : « Seigneur, pardonne et fais miséricorde : Tu es le Meilleur Absoluteur. »
Ceci est un chapitre que Nous révélons et imposons. Nous y exposons des préceptes clairs. Peut-être saurez-vous y réfléchir.
Vous infligerez à la femme et à l’homme coupables d’adultère, cent coups de fouet chacun. Qu’en respect de la Loi de Dieu, nulle pitié ne vous retienne à leur égard si vous croyez en Dieu et au Jugement Dernier. Et qu’un groupe de croyants soit témoin de leur supplice !
L’homme reconnu de mauvaise vie n’épousera qu’une femme également de mauvaise vie ou une païenne. La femme de mauvaise vie n’épousera qu’un homme de mauvaises mœurs ou un païen. Une telle union est interdite aux croyants.
Ceux qui portent des accusations infamantes contre des femmes honnêtes sans pouvoir produire quatre témoins seront passibles de quatre-vingt coups de fouet. Leur témoignage ne sera plus jamais admis, ce sont eux les pervers 
A moins qu’ils ne reviennent ensuite de leurs erreurs et s’amendent manifestement. Dieu est Clément et Miséricordieux.
Ceux qui accusent leurs épouses d’adultère sans produire de témoins, chacun d’entre eux aura à témoigner, par quatre fois devant Dieu, qu’il dit la vérité ?
Il devra, en outre, par une cinquième formule, appeler sur lui la malédiction de Dieu s’il ment.
La femme de son côté sera admise à se soustraire à la peine prévue à son encontre en jurant, par quatre fois, que son mari l’a accusée sans fondement.
Elle appellera sur elle, à une cinquième reprise, la malédiction de Dieu, si son mari dit la vérité.
Ces dispositions témoignent, en vérité, de la grâce manifeste et de la bonté du Seigneur envers vous. Dieu est si enclin au pardon, d’une si indulgente sagesse.
Certains d’entre vous, agissant de connivence ont propagé un mensonge. Ne croyez pas que cela puisse vous nuire ! Cela aura pour vous, par contre, d’heureux effets. Chacun des fauteurs de scandales assumera sa part du forfait ; mais le principal auteur de cette médisance encourra un châtiment terrible.
Croyants et croyantes n’auraient dû jamais accueillir de telles calomnies. Que n’avaient-ils eu meilleure opinion d’eux-mêmes ? Que n’avaient-ils dit simplement : « C’est là pure infamie ! »
Produire quatre témoins est de rigueur lorsqu’on porte une telle accusation. N’ayant pu le faire, ce ne sont que vils colporteurs de mensonges au regard du Seigneur !
N’eut été la grâce de Dieu, et Sa bonté envers vous en ce monde et dans l’autre, ces commérages abjects vous auraient déjà valu un châtiment rigoureux !
Vous ne faisiez alors, que vous transmettre des ragots de bouche en bouche et profériez des affirmations dont vous n’aviez nulle connaissance. Pour vous, cela ne tirait pas à conséquence, mais la chose est grave aux yeux de Dieu.
Que n’avez-vous dit, entendant de tels racontars : « Ce n’est pas nous qui parlerons de telles choses ! Grand Dieu ! Mais c’est un odieux mensonge ! »
Dieu vous exhorte à ne plus jamais retomber en de telles infamies si vous êtes de vrais croyants.
Dieu vous expose clairement Ses Signes, il est l’Omniscient, le Sage par excellence !
Ceux qui se plaisent à propager le vice parmi les croyants encourront un châtiment rigoureux en ce monde et dans l’autre ! Car Dieu sait et vous ne savez pas.
N’eut été la grâce de Dieu envers vous et Sa miséricorde, vous auriez déjà subi Ses rigueurs. Mais Dieu est si bon, si compatissant.
O vous qui croyez ! Ne suivez pas les traces de Satan, car quiconque le suit, Satan l’entraîne vers la turpitude et le mal. N’eut été la grâce du Seigneur, nul d’entre vous n’aurait atteint la pureté. mais Dieu accorde la pureté à qui Il veut ; car Il entend tout, sait tout.
Que ceux d’entre vous de condition honorable et qui vivent dans l’aisance ne s’interdisent pas, par jurement, leur assistance à leurs proches, aux pauvres et à ceux qui s’expatrient pour la cause de Dieu ! Qu’ils se montrent indulgents et cléments. Ne voudriez-vous pas vous-mêmes avoir le pardon du Seigneur ? Dieu est Clément et Miséricordieux !
Ceux qui visent, par leurs calomnies, des femmes croyantes qui, fortes de leur vertu, ne se soucient guère des apparences, seront maudits en ce monde et dans l’autre. Un châtiment terrible les attend.
Un jour viendra où leurs langues, leurs mains et leurs pieds, s’érigeant en témoins à leur encontre, dénonceront ouvertement leurs forfaits.
Ce jour-là, Dieu les rétribuera en toute équité, ils sauront alors de science sûre que Dieu est la vérité éclatante !
Aux hommes de mauvaise vie, épouses de mauvaise vie et, aux femmes de mauvaise vie, époux de mauvaise vie. Aux hommes vertueux, épouses vertueuses et, aux femmes vertueuses, époux vertueux. Ceux-ci sont déclarés innocents des propos tenus sur leur compte. Le pardon de Dieu leur est acquis ainsi que Ses dons généreux !
O vous qui croyez ! n’entrez pas en des demeures qui ne sont point vôtres sans vous faire annoncer au préalable, et sans prendre soin, en y entrant, d’en saluer les maîtres ! Cela est plus correct de votre part. On ferait bien d’y réfléchir.
Si personne ne s’y trouve, abstenez-vous d’y entrer, sauf autorisation expresse. Si l’on vous dit de vous retirer, retournez sur vos pas : cela est meilleur pour vous ! Dieu est au courant de toutes vos actions !
Vous n’encourrez nul reproche à pénétrer en des demeures non habitées pour y jouir de quelque commodité. Dieu connait parfaitement vos desseins aussi bien apparents que cachés.
Dis aux croyants de tenir leurs yeux pudiquement baissés, et de préserver leur sexe de tout rapport interdit : c’est une garantie de pureté pour eux. Dieu est si bien informé de ce qu’ils font !
Dis de même aux croyantes de baisser non moins pudiquement leurs regards et de protéger leur vertu ! Qu’elles ne fassent pas étalage de leurs parures hormis celles qu’on ne peut tenir cachées ! Qu’elles rabattent leur voile sur leur poitrine, et qu’elles veillent à ne pas étaler leurs ornements, sauf devant leurs époux, leurs pères, leurs beaux-pères, leurs fils, leurs beaux-fils, leurs frères, leurs neveux, leurs esclaves des deux sexes, leurs serviteurs mâles non suspects de désirs charnels, les enfants non encore initiés au sexe ; qu’elles évitent de frapper le sol de leurs pieds en marchant, pour montrer leurs atours cachés ! Faites tous repentance, croyants, devant le Seigneur, peut-être atteindrez-vous à la Félicité !
Veillez à marier ceux d’entre vous n’ayant point de conjoint ainsi que vos serviteurs vertueux des deux sexes ! Que leur pauvreté ne soit pas un obstacle à une union légitime : Dieu, par un effet de Sa grâce, saura pourvoir à leurs besoins. Dieu est si large, et Sa science embrasse tout.
Ceux qui ne peuvent se marier, faute de moyens devront observer la continence, en attendant que Dieu, dans Sa sollicitude, mette fin à leur gêne. Soyez, par ailleurs, disposés à affranchir ceux de vos esclaves qui vous en expriment le désir, si vous les jugez capables de se racheter. Etablissez avec eux un contrat à cet effet, et accordez-leur une part des biens dont Dieu vous a pourvus I Ne contraignez pas vos jeunes esclaves dans un but de lucre éphémère à faire commerce de leurs charmes, si elles entendent demeurer chastes ! Au cas où elles y sont forcées par leurs maîtres, Dieu après cette contrainte, leur accordera pardon et miséricorde.
Nous vous révélons des versets explicites, des exemples tirés de la vie de ceux qui vous ont précédés, et une exhortation pour les pieux.
Dieu est la lumière des cieux et de la terre. Sa lumière a pour symbole une niche où se trouve une lampe. La lampe est incluse dans un cristal. Ce cristal est tel un astre d’un pur éclat qui tire sa flamme d’un arbre béni, un olivier d’exposition intermédiaire entre orient et occident dont l’huile éclairerait d’elle-même ou presque, sans le contact du feu, lumière sur lumière. Dieu guide vers Sa lumière celui qu’il veut. Il propose Ses paraboles aux hommes. Dieu détient une science infinie.
Lampe éclairant des demeures que Dieu a permis d’élever pour que Son Nom y soit évoqué et où le glorifie matin et soir,
Des hommes que ni négoces ni transactions ne sauraient détacher du souvenir de Dieu, ni distraire de la stricte observance des prières et des aumônes, qui appréhendent le jour où les cœurs, ainsi que les regards seront bouleversés d’épouvante.
Et ainsi Dieu les rétribuera pour les meilleures de leurs œuvres, leur accordera un surcroît de Sa faveur. Dieu dispense sans compter Ses dons à qui Il veut.
Quant aux mécréants, leurs œuvres seront dans l’Au-Delà tel un mirage dans le désert. Le voyageur altéré croit voir de l’eau ; mais quand il y arrive, il ne trouve rien : il y trouve Dieu qui lui paie son compte. Dieu est si prompt dans Ses comptes !
Leurs œuvres sont aussi comparables à d’épaisses ténèbres sur une mer profonde : des vagues se chevauchant et s’entrechoquant en recouvrent l’immense étendue, enveloppée d’une brume épaisse. Amas gigantesques de ténèbres amoncelées et où l’homme, étendant la main, peut à peine la voir. Celui que Dieu n’a pas pourvu de lumière ne saurait en avoir.
Ne vois-tu pas que les êtres peuplant les cieux et la terre et les oiseaux déployant leurs ailes glorifient le nom de Dieu. Chacun d’eux sait le prier et le bénir à sa manière. Dieu sait parfaitement ce qu’ils font.
Dieu est le Maître Souverain des cieux et de la terre : c’est à Lui que tout doit faire retour !
Ne vois-tu pas que Dieu pousse doucement les nuages, puis les assemble, en fait des monceaux, tu peux voir alors la pluie sourdre de leur sein. Il fait descendre des nues des montagnes de grêle. Il en atteint qui Il veut et les détourne de qui Il veut. Peu s’en faut que l’éclair les accompagnant ne ravisse la vue par son éclat.
Dieu fait alterner la nuit et le jour. Digne objet à méditer pour ceux qui savent observer.
Dieu a créé tout animal à partir de l’eau. Il en est parmi eux qui rampent sur le ventre, d’autres ont deux pattes pour se déplacer, certains en ont quatre. Dieu créé ce qu’il veut : Sa puissance est sans limites !
Nous révélons, en vérité, des versets explicites. Dieu dirige cependant qui Il veut vers le droit chemin.
« Nous croyons, affirment-ils, en Dieu et au Prophète, et leur obéissons. » Certains d’entre eux, cependant, après l’avoir affirmé, font volte-face. Ce ne sont pas des croyants !
Quand ils sont cités devant Dieu et Son Prophète, pour que celui-ci tranche leurs différends certains d’entre eux récusent ce tribunal.
S’ils ont au contraire, le droit pour eux, ils y accourent en soumis.
Leur cœur serait-il le siège d’un mal profond ? Douteraient-ils de l’authenticité du Message ? Ou bien appréhendent-ils d’être brimés par Dieu et Son Prophète ? Ce ne sont en vérité que des injustes.
La seule réponse que puissent faire les croyants, lorsqu’ils sont appelés au tribunal de Dieu et de Son Prophète est de dire simplement : « Nous avons entendu et obéissons ! ». Ceux-là seront les bienheureux !
Quiconque obéit à Dieu et à Son Prophète, redoute Dieu et le craint, celui-là sera au nombre des bienheureux.
Ils jurent par Dieu leurs grands serments que si jamais tu leur en donnes l’ordre, ils voleront aussitôt au combat. Dis-leur : « Gardez vos serments ! Ce qui compte, c’est d’obéir. Dieu observe toutes vos actions. »
Dis : « Obéissez à Dieu, obéissez au Prophète ». S’ils refusent d’obéir, le Prophète, du moins, aura fait son devoir, et qu’ils sachent alors qu’ils auront à assumer leur responsabilité. Si vous lui obéissez vous serez bien guidés. La seule mission du Prophète est de vous transmettre clairement ce message.
A ceux d’entre vous qui auront cru et fait le bien, Dieu promet formellement de donner la suprématie sur terre, comme Il l’a donnée à d’autres les ayant précédés. Il établira fermement, à leur intention, le culte qu’il a choisi pour être le leur. Il changera leur crainte en sécurité. Qu’ils M’adorent sans rien M’associer ! Ceux qui, après cela, renieront leur foi, seront, en vérité, des pervers !
Observez ponctuellement la prière ! Acquittez- vous de l’aumône prescrite ! Obéissez au Messager. Peut-être vous sera-t-il fait miséricorde.
Ne pensez pas que les mécréants puissent jamais faire obstacle sur terre aux volontés du Seigneur ! Leur éternel refuge sera l’Enfer. Horrible destin que le leur !
O vous qui croyez ! Que vos serviteurs et vos enfants encore impubères prennent soin, avant de pénétrer dans vos appartements, d’en demander la permission à trois moments de la journée : avant la prière de l’aube, à l’heure où vous quittez vos vêtements pour sieste, enfin après la prière du soir ! Ce sont là trois moments d’intimité qui vous sont accordés, en dehors desquels nulle autre charge n’est imposée à ceux qui vivent sous un même toit. Dieu vous explicite ainsi Ses enseignements. Il est l’Omniscient, le Sage par excellence.
Quand les enfants atteindront l’âge de puberté, ils devront, avant d’entrer chez vous, s’y faire autoriser, à l’instar des adultes. Dieu vous expose ainsi Ses enseignements. Il est l’Omniscient, le Sage.
Les femmes en retour d’âge et n’espérant plus trouver d’époux peuvent se mettre en tenue légère, sans toutefois se départir de la décence. Mieux vaut cependant pour elles s’en abstenir. Dieu sait si bien tout entendre ; Sa science est infinie.
Il ne saurait vous être reproché de recevoir à vos tables l’aveugle, le boiteux ou le malade ; pas plus qu’il ne vous est interdit de vous recevoir mutuellement à table, ou de manger à la table de vos père et mère, de vos frères, de vos sœurs, de vos oncles et de vos tantes paternels, de vos oncles et de vos tantes maternels, de même qu’à la table de celui dont vous gérez les biens ou de celle d’un ami. Vous pouvez tout aussi bien manger en commun ou séparément. Lorsque vous entrez dans une demeure, saluez-vous mutuellement au nom du Seigneur, usage, on ne peut mieux, béni et agréable. Dieu vous explicite ainsi Ses versets ; vous incitant à réfléchir !
Les croyants sont ceux qui ont foi en Dieu et en Son Prophète ; ce sont ceux qui, ayant débattu une affaire d’intérêt commun avec le Prophète, ne se retirent pas sans qu’il les ait autorisés. Ceux qui viennent te demander congé avant de se retirer, voilà ceux qui croient vraiment en Dieu et en Son Prophète. Si l’on vient te demander congé pour quelque affaire personnelle, tu pourras l’accorder ou le refuser, à ton gré. Implore pour eux le pardon du Seigneur. Dieu est Clément et Miséricordieux !
Veillez à ne pas interpeller le Prophète comme vous le faites entre vous-mêmes. Dieu, par ailleurs, connaît trop bien les artifices de certains d’entre vous, toujours prompts à s’esquiver en douceur. Que ceux qui contreviennent aux ordres du Seigneur y prennent garde : une épreuve pénible, sinon un châtiment cruel, peut fort bien leur être infligée !
Tout ce qui est dans les cieux et sur la terre appartient exclusivement à Dieu, Il n’est pas sans connaître vos dispositions envers Lui. Et le jour où tous les hommes seront ramenés à Lui, Il leur redira leurs œuvres passées. Dieu embrasse tout de Sa Science.
Béni soit celui qui a révélé un critère de vérité à son serviteur pour en faire un avertisseur universel.
Lui, qui détient la royauté des cieux et de la terre, qui ne s’est point donné d’enfants, n’a point d’associé à Son pouvoir et a créé toute chose, selon de justes proportions.
Cependant, certains se sont donnés, en dehors de Lui, des divinités qui ne créent rien, étant elles-mêmes créées, qui ne peuvent se préserver d’un mal ni se procurer un bien, et n’ont aucun pouvoir de faire vivre ou empêcher la mort encore moins de ressusciter.
« Cette œuvre, affirment les mécréants, n’est qu’une imposture qu’il a montée de toutes pièces, avec l’assistance d’autres individus ». Ce en quoi, ils commettent une injustice et un mensonge odieux.
« Ce ne sont, ajoutent-ils, que des légendes qu’il se fait transcrire et dont on lui en fait lecture matin et soir. »
Réponds : « Seul, l’a révélée Celui qui détient le mystère profond des cieux et de la terre. Il est en vérité Clément et Miséricordieux. »
« Qu’est-ce donc, disent-ils encore, que ce messager qui mange comme tout humain et se rend aux marchés comme tout le monde ? Que n’a-t-il plutôt à ses côtés descendu tout exprès du ciel, un ange pour prêcher à ses côtés !
« Que ne reçoit-il un trésor de là-haut ou que n’a-t- il un verger dont il mange les fruits ? » Et les injustes d’ajouter : « Vous ne suivez-là qu’un homme ensorcelé. »
Vois quel genre de comparaisons ils t’appliquent, empêtrés ainsi dans leurs erreurs, ils ne peuvent retrouver le droit chemin.
Béni soit Celui qui peut te donner des biens plus précieux encore, voire te réserver sur le champ des jardins baignés de ruisseaux et t’édifier des palais !
Bien plus, ils traitent l’arrivée de l’Heure de pur mensonge. Or, Nous apprêtons pour ceux qui nient l’avènement de l’heure un brasier,
Qui, les voyant venir de loin, les accueillera par sa fureur et son grondement.
Et lorsqu’ils y seront précipités chargés de liens en un espace étroit, ils s’écrieront : « Malheur à nous ! »
Il leur sera répondu : « N’appelez-pas en ce jour, un seul malheur, mais plusieurs-malheurs. »
Dis-leur : « Lequel vaudrait le mieux de ce brasier ou du Jardin d’Eternité promis aux vertueux pour être leur récompense et leur ultime séjour ? »
Tous leurs désirs y seront comblés, ils y vivront immortels. C’est là, une promesse formelle de ton maître, qu’il a pris sur Lui d’accomplir.
Un jour, les mécréants seront rassemblés devant Dieu avec ceux qu’ils auront injustement adorés. Dieu s’adressant à ceux-ci, leur dira : « Est-ce vous qui avez égaré Mes serviteurs, ou bien se sont-ils d’eux-mêmes dévoyés ? »
« Gloire à Toi ! répondront-ils alors, comment pouvions-nous prétendre à être adorés quand Toi seul est digne de l’être ? Mais n’as-tu pas fait jouir, par trop longtemps, ces hommes et leurs pères, au point qu’ayant oublié Tes enseignements, ils ne sont plus qu’un peuple perdu. »
Dieu dira alors aux païens : « Voici que vos faux dieux vous désavouent. Plus jamais vous ne pourrez éluder le châtiment ni vous secourir. » Ainsi, quiconque aura été injuste, Nous lui ferons goûter le pire tourment.
Nous n’avons envoyé, en vérité, avant toi, que des messagers qui se nourrissaient de mets et circulaient dans les marchés. Nous faisons de vous une tentation les uns pour les autres ? Serez-vous assez fermes pour l’endurer ? Ton Maître est informé de tout à votre sujet.
Ceux qui ne croient pas Nous rencontrer disent : « Dieu ne pourrait-il nous envoyer des anges, ou s’offrir lui-même à notre vue ? « Ils se font, en vérité, une trop haute opinion d’eux-mêmes et s’enflent d’une morgue démesurée.
Le jour où ils verront les anges ne sera pas un jour faste pour les impies. Ils s’écrieront : « Malheur ! Nous sommes perdus à jamais. »
Nous nous tournerons vers les œuvres qu’ils ont accomplies de leurs mains, et Nous en ferons une poussière éparpillée.
Ce jour-là, les hôtes du Paradis connaîtront un séjour autrement paisible et bien plus reposant.
Le jour où le ciel s’entrouvrira au passage des nuées et où les anges descendront par vagues serrées ;
Ce jour-là, le véritable empire reviendra au Tout- Clément. Ce sera pour les impies un jour terrifiant !
Ce jour-là, l’injuste se mordra les doigts et s’écriera : « Que n’eussé-je suivi le droit chemin avec le Messager !
« Malheur à moi, si seulement je n’avais pas pris un tel pour compagnon !
« Il m’a détourné du Rappel Divin après qu’il me fut parvenu ». C’est ainsi qu’ayant une fois tenté l’homme, Satan le délaisse traîtreusement.
Le Prophète a dit : « O mon Maître ! mon peuple n’éprouve qu’aversion pour ce Coran. »
En effet, nous avons toujours suscité à chaque prophète un adversaire parmi les scélérats. Dieu, cependant, te suffira, contre eux pour guide et pour soutien.
Ceux qui ne croient pas disent encore : « Que ne lui a-t-on pas révélé le Coran tout d’une traite. Nous le révélons plutôt ainsi afin que ton cœur en soit raffermi. Nous en produisons successivement les parties et en en exposant le sens.
Ils ne t’opposeront nulle objection sans que nous ne t’apportions la vraie réponse et te pourvoyons d’arguments plus convaincants.
Ceux qui seront un jour rassemblés et traînés sur la face vers la Géhenne, ceux-là seront promus au rang le plus abject et seront les pires dévoyés !
Nous fîmes don de l’Ecriture à Moïse et lui adjoignîmes son frère Aaron pour l’assister.
Puis Nous leur dîmes : « Allez tous deux vers ce peuple qui a bafoué Nos enseignements ». Nous eûmes tôt fait ensuite d'exterminer ces impies !
Il en fut de même du peuple de Noé qui avait traité nos envoyés d’imposteurs. Nous l’engloutîmes et en fîmes un exemple pour les humains. Nous réservons toujours un châtiment douloureux pour les pervers.
Il en fut de même des Ad, des Thamoud, des habitants d’Ar-Rass et de nombreuses générations intermédiaires.
A tous, nous avions exposé des exemples édifiants, et les avions tous détruits.
Ils sont pourtant passés par les ruines de la cité, qu’une pluie sinistre avait détruite. Ne l’avaient-ils pas vue ? sans doute, mais ils n’ont guère d’espoir en une vie future.
Lorsqu’ils te voient, ils ne font que te prendre en risée : « Serait-ce cet individu que Dieu a dépêché pour messager ?
« Pour peu, il nous aurait détourné de nos divinités, si nous n’y étions résolument attachés ». Mais ils sauront bien, quand ils verront le châtiment, qui aura été le plus loin du droit chemin.
Ne vois-tu pas celui qui a fait son dieu de ses propres passions ? Saurais-tu te porter garant de son salut ?
Penses-tu peut-être, que la plupart d’entre eux puissent entendre raison ou réfléchir ? Pareils à la faune, ils ne sont que plus éloignés du droit chemin.
Ne vois-tu pas comment ton maître créa l’ombre, Il l’aurait faite permanente s’il l’avait voulu. Mais Nous faisons du soleil le moyen de la rendre visible ;
Puis la ramenons ensuite insensiblement vers Nous.
C’est Dieu qui a fait de la nuit un voile épais, du sommeil un assoupissement reposant et du jour un retour à la vie.
C’est encore Dieu qui dépêche les vents, annonciateurs de Sa grâce. Nous faisons descendre du ciel une eau des plus pures,
Par laquelle nous faisons revivre un pays mort de sécheresse, et en abreuver parmi ce que nous avons créé une multitude de bêtes et d’êtres humains.
Nous réitérons ainsi Nos signes aux hommes pour les inciter à réfléchir. Mais la plupart d’entre eux, cependant, se veulent ingrats.
Si nous l’avions voulu, Nous aurions suscité, en chaque cité, un messager pour avertir.
Ne cède donc point aux infidèles ; emploie-toi plutôt, à l’aide de ce Coran, à les combattre vigoureusement.
C’est Lui qui laisse libre cours aux deux mers confluentes, celle-ci à l’eau agréable au goût et très douce, celle-là à l’eau salée et saumâtre, if a établi entre les deux une barrière, qu’il impose en zone infranchissable.
C’est Lui qui, de l’eau, a créé les mortels et établi entre eux des liens de parenté consanguins et par alliance. Ton Maître est tout-puissant.
Ils adorent, en dehors de Dieu, ce qui ne peut rien pour eux ni en bien ni en mal. L’impie se fait toujours l’allié du démon contre son Maître.
Nous ne t’avons envoyé qu’en porteur de bonnes nouvelles et d’avertisseur pour les hommes.
Dis-leur : « Je ne vous réclame aucun salaire pour ma mission, sinon que de vous voir vous engager dans la Voie du Seigneur ! »
Mets ta confiance dans le Vivant, l’Immortel ! Célèbre Sa louange. Lui seul est suffisamment informé des péchés de Ses créatures.
C’est Lui qui, en l’espace de six jours, a créé, les cieux la terre et tout ce qui est entre eux, puis s’est établi sur le trône, Lui, le Miséricordieux. Qu’on interroge donc à Son sujet quiconque en est bien informé !
Quand on leur dit : « Prosternez-vous devant le Miséricordieux ! » Ils rétorquent : « Qu’est-ce donc que le Miséricordieux ? Allons-nous nous prosternez sur ton ordre ? » Et leur répulsion en est d’autant plus accrue.
Béni soit Celui qui a mis des constellations dans le ciel et y a placé un flambeau et une lune qui éclairent !
C'est Lui qui veille à l’alternance de la nuit et du jour, dont il fait un signe pour qui veut se souvenir de Lui ou Lui être reconnaissant.
Les serviteurs du Tout-Miséricordieux sont ceux dont la démarche est humble sur terre, qui répondent par la douceur à la fureur des insensés,
Qui passent leur nuit, prosternés ou debouts, adorant leur Maître ;
Et qui l’implorent : « Détourne loin de nous, Seigneur, le châtiment de l’enfer. Ce châtiment est un supplice sans fin.
« Quelle affreuse retraite et quel horrible séjour que la Géhenne ! »
Ce sont ceux qui, dans leurs dépenses, ne se montrent ni prodigues ni avaricieux mais s’en tiennent, entre ces deux excès, au juste milieu ;
Ceux qui n’invoquent pas une autre divinité que Dieu, qui n’attentent pas à la vie de leurs semblables que Dieu a déclaré sacrée - excepté pour une juste raison - et qui ne se livrent pas à la débauche. Et quiconque commet de tels forfaits en subira la juste sanction.
Le châtiment lui en sera doublé au jour de la résurrection, et il le subira éternellement dans l’opprobre.
Hormis ceux qui se repentent, croient sincèrement en Dieu et s’amendent par de bonnes œuvres. Pour ceux- là, Dieu changera leurs mauvaises actions en œuvres louables. Dieu est toute indulgence, toute miséricorde.
Quiconque, revenu de ses péchés, fera œuvre pie sera pleinement reçu en la Grâce de Dieu.
Les serviteurs de Dieu ne portent jamais de faux témoignages : ils observent toujours un digne maintien face aux frivolités !
Et qui, au rappel des préceptes de leur Seigneur ne se font ni sourds ni aveugles.
Et qui disent, L’implorant : « Fais, Seigneur, que nos épouses et nos enfants soient une source de joie pour nos cœurs. Daigne faire de nous des modèles vivants de piété. »
Ceux-là accéderont aux plus hauts lieux du Royaume pour avoir été constants. Ils y seront accueillis par un salut affable et des paroles de paix.
Ils y séjourneront là à jamais. Bienheureuse retraite et si agréable séjour !
Dis : « Dieu ne saurait se soucier de vous, n'étaient-ce vos pieuses invocations ! Vous avez pourtant douté de Son message ! Aussi ne pourrez-vous éluder Son châtiment ! »
Tâ. Sîn. Mîm.
Voici les versets d’un Livre clair.
Vas-tu te consumer de chagrin, les voyant demeurer incrédules ?
Si nous le voulions, un simple signe de Nous, descendu du ciel, eût tôt fait de leur faire courber le front d’humilité.
Il n’est aucun nouveau rappel leur parvenant du Tout-Clément qu’ils n’accueillent en indifférents.
Ils crient déjà au mensonge ; bientôt ils auront des nouvelles de ce qui faisait leur risée.
Ne voient-ils pas la terre et combien nous y faisons pousser de variétés de plantes plus belles les unes que les autres ?
Il y a là certes, un signe indéniable, mais la plupart d’entre eux n’en sont guère croyants.
Ton Maître est, certes, le Tout-Puissant, le Tout-Miséricordieux !
Souviens-toi lorsque Ton Maître appela Moïse : « Rends-toi, lui dit-Il, auprès du peuple injuste,
« Le peuple de Pharaon : Que ne craignent-ils le Seigneur ? »
- « Je crains, Seigneur, dit Moïse, qu’ils ne me traitent d’imposteur.
« Je me sens le cœur oppressé, et m’exprime difficilement, Envoie Aaron avec moi pour m’assister.
« Ils ont, de plus, un crime à me reprocher, et je redoute qu’ils ne me fassent exécuter. »
- « Il n’en sera rien, dit le Seigneur. Partez tous deux nantis de Nos signes. Nous serons avec vous à écouter.
« Allez auprès de Pharaon et dites : Nous sommes envoyés par le Seigneur des Mondes.
« Nous avons reçu mission de te dire. Renvoie avec nous les enfants d’Israël ! »
Pharaon dit à Moïse : « Ne t’avons-nous pas élevé tout enfant et n’as-tu pas vécu plusieurs années parmi nous ?
« Ce fut alors que tu commis le forfait que tu sais, en ingrat que tu étais. »
- « Oui, reconnut Moïse, je l’ai commis, j’agissais alors en égaré.
« J’ai dû m’enfuir, craignant vos rigueurs. Or Dieu m’a fait don de la sagesse et m’a élu au nombre de Ses prophètes.
« Serait-ce là un bienfait de ta part envers moi que d’avoir asservi les fils d’Israël ? »
- « Qu’est-ce donc, dit Pharaon, que ce Maître de l’Univers ? »
- « C’est le Souverain Maître des cieux et de la terre et de ce qui est entre les deux, pour peu que vous ayez la foi. »
- « Entendez-vous ? » dit Pharaon à ceux qui l’entouraient.
- « Oui, ajouta Moïse, c’est votre Maître et celui de vos premiers ancêtres. »
- « C’est un vrai possédé que ce prophète qu’on vous envoie ! »
- « Il est, poursuivit Moïse, le Souverain Maître de l’orient, de l’occident et de tout ce qui s’étend entre eux Si vous pouvez y réfléchir ? »
- « Si jamais tu prends un autre dieu que moi, je te ferai jeter en prison. »
- « Eh quoi ! fit Moïse, même si je t’apportais une preuve concluante ? »
- « Apporte-là, si tu l’as vraiment, dit le despote. »
Moïse jeta son bâton qui soudain se mua en un vrai serpent.
Et exhiba sa main qui apparut toute blanche aux assistants.
« Ne voilà-t-il pas, certes, un magicien consommé ? dit Pharaon aux dignitaires qui l’entouraient,
« Qui ne veut rien moins que vous chassez de votre pays par sa magie. Quelles mesures, selon vous, conviendrait-il de prendre à son sujet ? »
Les grands proposèrent : « Fais-le attendre, lui et son frère, et envoie dans toute les cités des agents,
Pour t’amener les plus savants magiciens ».
Les magiciens se trouvèrent tous rassemblés au jour et à l’heure fixés.
Tout le peuple fut invité à assister au tournoi :
« Peut-être suivrons-nous les magiciens s’ils l’emportent sur leur adversaire. »
Lorsque les magiciens arrivèrent, ils demandèrent au roi : « Serons-nous assurément récompensée, si nous sortons vainqueurs ? »
- « Certainement et vous serez, certes, admis au nombre de mes courtisans. »
Moïse leur proposa alors : « Jetez ce que vous avez à jeter ! »
Ils lancèrent aussitôt leurs cordes et leurs bâtons, disant : « Par la puissance de Pharaon ! C’est nous qui serons les vainqueurs ! »
Moise à son tour jeta son bâton, qui soudain happa ce qu’ils avaient forgé.
Les magiciens se prosternèrent alors face contre terre,
Disant, « Nous croyons au Maître de l’univers,
Dieu de Moise et d’Aaron ! »
- « Quoi ! vous avez cru en cet homme, sans ma permission ! Vous reconnaissez, certes, en lui votre maître, qui vous a enseigné la magie. Vous le saurez bientôt : je vous ferai couper mains et pieds en diagonale et vous ferai tous crucifier. »
- « Qu’importe ! firent-ils, car de toute façon nous retournerons vers notre Seigneur.
« Qui, nous l’espérons, nous absoudra de nos péchés pour avoir été les premiers à croire. »
Nous révélâmes à Moise : « Pars de nuit avec Mes serviteurs, car vous serez poursuivis. »
Pharaon fit alors proclamer, dans toutes les cités, par ses hérauts :
« Ces gens ne constituent qu’un groupe minuscule,
« Ils nous donnent sans doute du souci,
« Mais nous sommes nombreux et vigilants ».
Ainsi Pharaon et les siens furent arrachés à leurs jardins, à leurs ruisseaux,
A leurs trésors et à leur condition fastueuse.
Telle fut Notre volonté, et Nous en fîmes hériter les fils d'Israël
Dès le lever du jour l’armée de Pharaon se lança à leur poursuite.
Lorsque les deux groupes se trouvèrent en vue l’un de l’autre : « Nous voilà rejoints » firent les compagnons de Moise.
« Nullement, dit Moise, car Mon Maître est là, à mes côtés ; Il me guidera. »
« Frappe la mer de ton bâton ! » fut-il enjoint à Moïse. Les flots se fendirent aussitôt, formant de part et d’autre, deux montagnes imposantes,
Nous y fîmes engager les poursuivants.
Tandis que Nous sauvions Moise et tous ceux qui l'’accompagnaient,
Nous fîmes submerger leurs ennemis.
Il y a là un signe indéniable de la puissance de Dieu, mais les hommes sont si peu croyants.
Ton Seigneur est, en vérité, toute puissance, toute miséricorde.
Récite-leur aussi l’histoire d’Abraham,
Qui demanda un jour à son père et aux siens ce qu’ils adoraient.
« Nous adorons, répondirent-ils, des idoles, auxquelles nous vouons un culte assidu ».
- « Vous entendent-elles, reprit Abraham, quand vous les priez?
- « Vous servent-elles en quoi que ce soit, ou peuvent-elles vous nuire ? »
- « A dire vrai, dirent-ils, nous avons vu nos pères procéder de cette façon ».
- « Mais avez-vous considéré, leur demanda-t-il encore, ces dieux que vous adorez,
« Vous et vos ancêtres ?
« Je les tiens pour mes ennemis déclarés ; il n’est qu’un Dieu pour moi : le Maître de l’Univers.
« C’est Lui qui m’ayant créé me dirige ;
« C’est Lui qui me nourrit et me donne à boire ;
« Et quand je souffre d’un mal, Lui seul peut m’en guérir.
« C’est Lui qui me fera mourir puis me fera ressusciter,
« Et qui je l’espère, absoudra mes fautes au Jour du Jugement.
 « Seigneur ! fais-moi don de Ta sagesse, et fais-moi joindre les saints.
« Accorde-moi un heureux renom jusqu’à la fin des temps
« Fais-moi du nombre des héritiers du Jardin des délices
« Veuille pardonner à mon père, car il était un égaré.
« Ne me couvre pas de honte au jour de la résurrection.
« Jour où, biens et enfants ne seront d’aucune utilité.
« Et où seul un cœur pur sera agréé du Seigneur ! »
Ce jour-là, le Paradis sera rapproché des vertueux.
Et la fournaise exposée aux dévoyés.
Et il leur sera crié : « Où sont donc ceux que vous adoriez
 « En dehors de Dieu ? Vont-ils à présent vous secourir ? Ou bien se secourir eux-mêmes ? »
C’est alors que seront précipités dans l’Enfer et les idoles et leurs adorateurs dévoyés,
Et tous ceux qui auront pris Satan pour Maître.
Ils diront, se disputant dans la fournaise :
« Par Dieu ! Nous étions, certes, dans une erreur évidente,
« Lorsque nous vous mettions de pair avec le Souverain des Mondes
« Ce sont les scélérats qui nous ont égarés.
« Nous n’avons plus hélas d’intercesseur,
« Ni d’ami sincère.
« Ah ! si c’était à recommencer ! Nous serions des croyants ! »
Il y a, en cela, des signes certains, mais la plupart d’entre eux ne croyaient pas.
Ton Maître est, en vérité, le Puissant, le Tout-Miséricordieux.
Le peuple de Noé a traité, lui aussi les envoyés d’imposteurs.
Lorsque leur frère Noé leur dit : « Que ne vous gardez-vous de mal faire ?
« Je viens à vous en messager digne de foi.
« Craignez Dieu, et obéissez-moi !
« Vous n’aurez point à me rétribuer pour ma mission : cela n’incombera qu’au Maître des Mondes.
« Craignez Dieu et obéissez-Moi »
Ils lui répondirent : « Comment pouvons-nous croire en toi, quand la lie du peuple t’a adopté ? »
- « Pouvais-je savoir, au juste, ce qu’ils faisaient ? répliqua Noé.
« Il n’appartient qu’à mon Maître de les juger. Ne pourriez-vous le comprendre ?
« Ce n’est pas moi, d’ailleurs, qui repousserais des croyants.
« Je ne suis rien d’autre qu’un messager avertissant clairement les humains ».
« Si tu ne mets fin, ô Noé, à tes agissements, tu seras lapidé à mort ».
Noé dit alors, invoquant Dieu : « Seigneur, voici que mon peuple me traite d’imposteur.
« Décide souverainement entre lui et moi, et sauve-moi ainsi que les croyants qui m’ont suivi ».
Nous le sauvâmes ainsi que ses compagnons à bord de l’Arche lourdement chargée.
Puis Nous fîmes périr, noyés, tous les autres.
Il y a là un signe indubitable, mais les hommes, pour la plupart, n’y croient pas.
Ton Maître, en vérité, est Tout-Puissant, Tout-Compatissant
Les 'Ad ont accusé, de même, les Envoyés, d’imposture.
Lorsque leur frère Houd vint leur dire : « Ne fuirez-vous pas l’impiété
« Je viens vers vous en messager, digne de foi.
« Craignez Dieu et obéissez-moi !
« Je ne vous en demande aucun salaire ; seul, m’en rétribuera le Maître des Mondes.
« Bâtirez-vous, en chaque site un monument par pur divertissement ?
« Vous plairez-vous aux créations imposantes, par désir d’immortalité ?
« Serez-vous toujours, en portant vos coups, des tyrans sans âme ?
« Craignez Dieu et obéissez-moi !
« Craignez Celui qui vous a donné tant de biens que vous connaissez,
« Qui vous a pourvus de troupeaux et d’enfants,
« De jardins et de sources.
« J’appréhende fort pour vous le châtiment d’un jour accablant ».
Ils lui répondirent : « Cela nous est égal que tu nous exhortes ou non.
« Ce ne sont là que vieilleries périmées
« Non, nous ne serons point châtiés ».
Comme ils le traitaient d’imposteur, nous les fîmes périr. Il y a là un exemple certain ; mais la plupart ne croyaient pas
Ton Maître est, en vérité, le Tout-Puissant, le Tout Compatissant.
Les Thamoudites, à leur tour, traitèrent les Envoyés d’imposteurs.
Lorsque leur frère Çâlih leur dit : « N’éviterez-vous pas l’impiété ?
« Je suis pour vous un messager authentique,
« Craignez Dieu et obéissez-moi !
« Je ne vous en demande aucun salaire ; seul, m’en rétribuera le Maître de l’Univers.
« Pensez-vous donc pouvoir, en ces lieux, jouir indéfiniment et en sécurité, de tant de biens ?
« Parmi des jardins, et des sources,
« Des cultures, des palmiers aux élégantes inflorescences.
« Vous taillerez-vous si adroitement des demeures à même le roc ?
« Craignez donc Dieu et obéissez-moi !
« N’écoutez point ceux qui se vouent aux excès !
« Qui sèment partout le désordre et ne font nul bien ».
- « Tu ne peux être qu’un ensorcelé, lui dirent-ils.
« D’ailleurs, tu n’es qu’un mortel comme nous. fais-nous donc voir quelque prodige, si tu parles sérieusement ! »
- « Voici une chamelle, leur dit Çâlih ; ce sera la preuve décisive. Elle aura à boire à certains jours fixés, et vous boirez à d’autres jours.
« Ne lui causez surtout aucun mal : sinon, par un jour terrifiant, vous serez la proie du tourment ! »
Ils l’abattirent, mais devaient bientôt s’en repentir.
Bientôt le châtiment les saisit. Il y a là, certes, un signe à méditer ; mais la plupart d’entre eux n’étaient pas croyants
En vérité, Ton Maître est Tout-Puissant, Tout-Compatissant.
Le peuple de Loth, à son tour, accusa les Messagers d’imposture.
Lorsque leur frère Loth leur dit : « N’éviterez-vous pas les turpitudes ?
« Je suis, certes, pour vous un messager digne de foi.
« Craignez Dieu ! Obéissez-moi !
« Je ne vous demande aucun salaire en prix de ma mission : seul, m’en rétribuera le Maître des Mondes.
« Aurez-vous commerce avec les mâles d’entre les humains
« Délaissant vos femmes créées pour vous par Votre Seigneur ? Vous êtes, assurément un peuple pervers »
Ils lui répondirent : « Si tu ne coupes court, ô Loth, à tes sermons, tu seras, assurément, banni de notre cité »,
Le Prophète reprit : « Je tiens, en vérité, vos mœurs pour abominables.
« Seigneur ! préserve-moi, ainsi que les miens, de ce qu’ils font ! »
Nous le sauvâmes, lui et les siens, jusqu’au dernier.
A l’exception d’une vieille femme parmi ceux qui sont restés
Nous détruisîmes ensuite tous les autres.
Nous fîmes fondre sur eux une pluie. Pluie sinistre pour ceux qu’on avait en vain avertis.
Il y a là, certes, un signe évident. Mais la plupart d’entre eux n’y croyaient pas.
Ton Maître est, en vérité, toute puissance, et aussi toute miséricorde.
Les habitants d’El-Ayka traitèrent aussi Nos Messagers d’imposteurs.
Cho’aib leur disait ; « Eh quoi ! Ne craignez-vous donc pas Dieu ?
« Je suis pour vous un messager digne de foi.
« Craignez Dieu ! Obéissez-moi !
« Je ne vous en demande nul salaire. Seul m’en rétribuera le Souverain des Mondes.
« Donnez bonne mesure ! Ne fraudez pas sur le poids.
« Usez, pour vos pesées, de balances exactes.
« Ne lésez pas votre prochain dans son bien ! Ne répandez pas le mal sur terre, y semant le désordre.
« Craignez Celui qui vous a créés, vous et les générations révolues ».
- « Tu n’es, lui répondirent-ils, qu’un ensorcelé.
« Tu n’es qu’un mortel comme nous, et nous pensons sincèrement que tu mens.
« Fais donc crouler sur nous quelques fragments du ciel si ton message est véridique ».
Cho’aib leur répondit : « Mon Maître est encore mieux informé de vos actions ».
Comme ils l’avaient traité d’imposteur, le châtiment du jour de la Nuée les saisit : ce fut le châtiment d’un jour terrifiant.
Il y a là, un signe certain. Mais la plupart d’entre eux n’y croyaient pas.
Ton Maître est, en vérité, le Tout-Puissant, le Tout-Compatissant.
Ce Livre, certes, est une Révélation émanant du Souverain des Mondes,
Que l’Esprit de fidélité est venu de là-haut
Déposer en ton cœur afin que tu sois un avertisseur parmi tant d’autres.
Révélation en langue arabe intelligible,
Il se trouve déjà annoncé dans les livres des Anciens.
N’est-ce pas un indice pour eux que les savants docteurs d’entre les fils d’Israël en soient informés ?
Si Nous l’avions révélé à quelque autre prophète qui fut d’une nation étrangère
Et que celui-ci l’eut récité devant eux, ils n’y auraient certes pas cru.
Nous le faisons de même sans nul effet sur les cœurs des scélérats.
Ils n’y croiront pas tant qu’ils n’auront pas vu le douloureux châtiment
Fondre soudain sur eux, sans qu’ils puissent s’en apercevoir.
Ils s’écrieront : « Nous sera-t-il donné un délai pour croire ? »
Eh quoi ! Que n’appellent-ils à présent notre châtiment de leurs vœux ?
Ne vois-tu pas que si on leur accorde quelques années de vie pour en jouir,
Et qu’ensuite, le châtiment promis les atteint,
A quoi leur aura servi contre ce châtiment cette jouissance passagère.
Nous n’avons détruit aucune cité qui n’ait eu des messagers pour l’avertir :
Et lui rappeler Nos enseignements. Nous n’avons jamais sévie injustement.
Non, cette révélation, qui vient du ciel n’est point transmise par les démons.
Cela n’aurait pu leur convenir ni être de leur pouvoir.
Ne sont-ils pas rigoureusement exclus des auditions sublimes ?
N’invoque, avec Dieu, nulle autre divinité : tu serais du nombre des réprouvés !
Avertis, pour commencer, tes proches les plus immédiats.
Sois tout égards pour les croyants qui t’ont suivi.
Si ceux de ton clan te désobéissent, dis-leur : « Je ne peux que désavouer vos actions impies ».
Confie-toi au Tout-Puissant, au Tout-Compatissant,
Qui t’observe quand tu te lèves pour prier
Et qui suit tes mouvements durant l’office.
N’est-Il pas le seul qui entend tout, sait tout ?
Vous apprendrai-je vers qui viennent affluer les démons ?
Ils affluent vers les imposteurs, les scélérats pécheurs.
Ils colportent ce qu’ils ont pu entendre, mais la plupart sont des menteurs.
Pour les poètes, ils sont suivis par les songe-creux.
Ne vois-tu pas qu’ils errent par monts et par vaux
Et qu’ils s’attribuent ce qu’ils ne font point,
A l’exception de ceux d’entre eux qui croient, font le bien, invoquent fréquemment le nom de Dieu et qui usent de leurs vers en guise de riposte à une injustice subie. Ceux qui commettent l’iniquité sauront bientôt quel funeste destin sera le leur.
Tâ. Sîn. Voici les versets du Coran, ceux d’un Livre clair,
Sûre direction et heureuse annonce pour les croyants,
Qui accomplissent la prière, acquittent l’aumône, et croient fermement au Jugement Dernier.
A ceux qui n’y croient pas, nous parons leurs œuvres d’un faux éclat, les faisant errer en aveugles :
Voilà ceux qui subiront le pire des châtiments dans l’Au-Delà, ce seront eux, les grands déchus.
Tu reçois, en vérité, le Coran de la part d’un Sage, d’un Omniscient.
Souviens-toi de Moïse lorsqu’il dit aux siens : « J’aperçois un feu au loin. J’y vais de ce pas ; j’en rapporterai peut-être quelque information utile pour nous guider, ou, tout au moins, un tison ardent pour nous réchauffer ».
Une fois qu’il y fut arrivé, une voix se fit entendre : « Béni soit Celui qui siège au centre et à l’entour du foyer ! Gloire à Dieu, le Maître des Mondes !
« Moïse, c’est Moi, Dieu, le Tout-Puissant, le Sage par excellence.
« Jette ton bâton ! » Ce que fit aussitôt Moïse. Mais voyant le bâton s’agiter tel un démon, il recula épouvanté et s’enfuit à toutes jambes. « O Moïse, reprit la voix, ne crains rien ! Mes Messagers n’ont rien à craindre en Ma présence,
« Excepté ceux qui ont commis une injustice. Mais s’ils s’amendent, rachètent le mal par le bien, je serai alors Clément et Miséricordieux.
« Plonge ta main dans l’ouverture de ta tunique : elle en ressortira toute blanche sans mal. Ce sera l’un des neuf signes destinés à Pharaon et aux siens. C’est, en vérité, un peuple pervers ».
Mais lorsque Nos miracles se produisirent devant eux, en toute évidence, ils s’écrièrent : « C’est de la pure magie ».
Bien qu’ils en fussent convaincus, ils rejetèrent Nos signes par injustice et par morgue. Considère donc la fin des pervers.
Nous fîmes don d’une part de Notre Science à David et à Salomon, qui Nous en rendirent grâce : « Louange à Dieu, dirent-ils, qui nous a privilégiés parmi nombre de Ses serviteurs croyants ».
Salomon fut le digne héritier de David : « ô, hommes ! dit-il, nous avons été initiés au langage des oiseaux, et avons été comblés de tous les dons. C’est là, en vérité, une faveur insigne ».
Les armées de Salomon formées de génies d’hommes et d’oiseaux lui furent présentées en ordre, et par groupes distincts.
Elles se mirent en marche. Comme elles passaient par la vallée des fourmis, l’une d’elles s’écria : « ô vous, fourmis ! regagnez vite vos demeures : vous courez grand risque d’être écrasées par Salomon et ses troupes, à leur insu ».
Les propos de l’insecte déridèrent le souverain qui invoqua Dieu aussitôt : « Seigneur ! fais que je rende grâce des bienfaits dont Tu m’as comblé ainsi que mes parents. Fais que j’accomplisse des œuvres pies que Tu agrées, et accueille-moi, en Ta Miséricorde parmi Tes saints serviteurs ! »
Passant en revue les oiseaux, il s’aperçut que la huppe y manquait : « Je ne vois pas la huppe, fit le souverain. Se serait-elle absentée ?
« Certes, je la châtierai cruellement ou l’égorgerai à moins qu’elle n’apporte une excuse valable ».
Quelques instants après, l’oiseau réapparaissait : « Sire, fit la huppe, j’ai découvert des choses qui t’échappaient, et je t’apporte du pays de Sabâ des informations sûres.
« J’ai vu à la tête de ce pays une reine comblée de tous les biens et disposant d’un trône magnifique.
« Je l’ai trouvée, ainsi que son peuple, adorant le soleil à l’exclusion de Dieu. Satan, qui a paré pour eux leurs œuvres d’un faux éclat, les tient à l’écart du vrai chemin, en sorte qu’ils ne peuvent se diriger.
« Qu’ont-ils à ne point se prosterner devant Dieu par Qui sont dévoilés les mystères des cieux et de la terre, et Qui perçoit également ce que l’on tient secret et ce qu’on expose ouvertement ?
« Dieu, en dehors de Qui il n’est point d’autre divinité, le Maître du Trône sublime ! »
« Je vais m’assurer, dit Salomon, si tu dis la vérité ou si tu mens.
« Pars avec ma lettre que voici. Tu la jetteras vers ces gens ; puis, te tenant à l’écart, attends ce que sera leur réaction ».
« Honorables dignitaires, dit la reine de Sabâ, une auguste missive m’est parvenue.
« Elle est de Salomon. En voici la teneur : « Au nom de Dieu, le Clément, le Miséricordieux.
« Ne me tenez pas tête par orgueil : venez plutôt vers moi en soumis ».
« Honorables chefs, conseillez-moi dans cette affaire. Je ne saurais décider de rien sans votre concours ».
« Nous avons pour nous la force et sommes d’une puissance redoutable, mais la décision relève de toi seule : vois toi-même ce que tu dois ordonner ».
La reine reprit alors la parole et dit : « Quand des conquérants s’emparent d’une cité, ils y sèment la ruine et avilissent les plus fiers de ses enfants. C’est ainsi qu’ils procèdent d’habitude.
« Je vais quant à moi envoyer à ceux-ci un présent, et verrai la réponse que rapporteront nos émissaires ».
Lorsque ceux-ci furent arrivés auprès de Salomon : « Prétendez-vous, dit-il, m’aider par ces richesses. Les biens dont Dieu m’a comblé valent mieux que ceux qu’il vous a donnés. N’est-ce pas plutôt à vous d’exulter en recevant pareil cadeau ?
« Retournez vers les vôtres ! Nous allons, certes, lancer contre eux des forces auxquelles ils ne sauraient résister, et les chasserons, honnis et avilis, de leur cité ».
Avisant ceux qui l’entouraient, le roi leur dit : « Lequel d’entre vous m’apporterait le trône de cette reine avant que son peuple ne se rende à ma discrétion ? »
- « Ce sera moi, dit un djinn d’une force exceptionnelle. Il te sera apporté avant même que tu n’aies levé cette séance : je m’en sens pleinement capable, et tu peux, Sire, me faire confiance ».
Ce fut alors qu’un homme, déjà initié aux mystères de l’Ecriture, proposa : « Je te l’apporterai, quant à moi, avant que tu n’aies cligné de l’œil ». Et lorsque le souverain eut aussitôt vu le trône posé près de lui, il s’écria : « Ceci m’est donné, afin de m’éprouver si j’en serai reconnaissant ou ingrat. Or, quiconque est reconnaissant l’est pour son propre bien ; et quiconque est ingrat, Dieu, aux trésors infinis et aux immenses largesses, se passera fort bien de ses œuvres ».
Salomon dit encore : « Qu’on lui déguise son trône : nous verrons ainsi si elle sera ou non capable de le reconnaître ».
La reine fut enfin admise auprès de Salomon : « Est-ce bien là votre trône ? » lui fut-il demandé. - « Il me semble bien que ce soit lui », fit la reine de Sabâ. Salomon se dit alors en lui-même : « Avant même que nous voyions cette femme, Dieu nous avait déjà initiés à Sa science, et nous étions soumis à Sa Loi ».
Et il lui fit abjurer ce qu’elle avait adoré auparavant en dehors de Dieu ; car elle était issue d’un peuple mécréant.
On lui dit : « Faites votre entrée dans ce palais ». Elle y entra et se croyant en présence d’une pièce d’eau, elle retroussa ses jupes de peur de se mouiller. « C’est une salle pavée de cristal », lui expliqua Salomon. « Seigneur, fit-elle alors, implorant Dieu, comme j’ai été injuste envers moi-même ! Mais me voici pleinement soumise, aux côtés de Salomon, à Dieu, Souverain Maître des Mondes ».
Nous avons envoyé aux Thamoudites leur frère Çâlih, leur enjoignant d’adorer Dieu. Mais les voici qui se disputent à ce sujet, se divisant en deux clans ennemis.
« O mon peuple, dit Çâlih aux mécréants, pourquoi appelez-vous ainsi, la prompte arrivée, sinistre, des tourments, plutôt que celle, bénéfique, des récompenses divines ? Que n’implorez-vous le pardon de Dieu afin qu’il ait pitié de vous ? »
« Vous n’êtes pour nous, lui dirent-ils, tes adeptes et toi, qu’un présage de malheur » - « Votre sort, répliqua le Prophète, relève de Dieu seul. Mais vous êtes un peuple que Dieu veut éprouver ! »
Il y avait dans la cité neuf individus qui semaient le désordre, et ne faisaient rien de bon.
S’étant concertés entre eux, ils décidèrent : « Engageons-nous, par serment devant Dieu, à tuer Çâlih et les siens pendant la nuit. Nous dirons ensuite aux ayant-droits : nous n’avons pas trempé dans ce meurtre : vous pouvez nous en croire ».
Tel fut leur odieux stratagème que le Nôtre vint déjouer à leur insu.
Considère plutôt l’aboutissement de leur projet : ils furent tous anéantis, eux et leur peuple.
Voilà donc leurs demeures à jamais désertes en punition de leur injustice. Il y a là un signe évident pour ceux qui savent y réfléchir.
Nous sauvâmes du désastre ceux qui avaient cru et qui craignaient Dieu.
Nous envoyâmes, de même, Loth en messager vers son peuple à qui il disait : « Quoi ! Accomplirez- vous sciemment cette chose abominable ?
« C’est vers des hommes, plutôt que vers des femmes que vous portent vos appétits charnels. Peuple insensé que vous êtes ! »
Leur seule réaction fut de répondre : « Que l’on expulse Loth et les siens de notre cité ; leur pureté n’est que vain simulacre ».
Nous le préservâmes du châtiment, lui et les siens, à l’exception de sa femme, qui, de par Nos décrets, était du nombre de ceux voués au châtiment.
Nous fîmes pleuvoir sur eux une pluie sinistre, pluie fatale à un peuple qu’on avait en vain averti.
Dis : « Louange à Dieu, et paix aux élus d’entre Ses serviteurs ! De Dieu ou des vains égaux qu’on lui prête, lequel est le plus digne d’amour ? »
N’est-ce pas celui qui a créé les cieux et la terre ? Qui fait descendre pour vous des nues cette eau par laquelle nous faisons croître de splendides jardins ? Et ce n’est pas vous qui en feriez pousser les arbres. Y a-t-il donc une autre divinité à côté de Dieu ? Ces gens dévient manifestement du vrai chemin.
Qui donc, sinon Dieu, a assis fermement la terre, l’a faite sillonner de cours d’eau, y a solidement planté un relief, qui a su si bien séparer eaux douces et eaux salées ? Y aurait-il une divinité à côté de Dieu ? Mais la plupart d’entre eux n’en savent rien.
Qui donc, en dehors de Dieu, exauce vos appels de détresse, impose un terme à vos souffrances et vous érige en Ses lieutenants sur terre ? Quel autre que Dieu en aurait le pouvoir ? Mais combien peu vous y réfléchissez.
N’est-ce pas Lui qui vous dirige, en pleine ténèbres, sur le continent et en mer ? Lui encore qui suscite les vents annonciateurs de pluies bienfaisantes ? Y aurait-il donc une autre divinité à côté de Dieu ? Dieu est bien au-dessus de tout ce qu’on peut Lui associer.
Quelle autre divinité, hors Dieu, serait capable de faire puis de refaire la création ? Quel autre que Lui peut vous nourrir des dons du ciel et de la terre ? Dis : « Produisez vos preuves, si vous pensez vraiment en a voir ! »
Dis-leur : « Il n’est nul être, parmi ceux qui vivent dans les cieux et sur la terre qui connaissent le Mystère du Monde, en dehors de Dieu ». Ils ne pressentent même pas quand ils seront ressuscités !
Que savent-ils, d’ailleurs de l’Au-Delà ? Ils sont à ce propos plutôt sceptiques, et pire encore atteints de cécité absolue ?
Les incrédules se plaisent à soutenir : « Lorsque nous serons devenus poussière, nous et nos ancêtres, nous fera-t-on sortir pour une nouvelle vie.
« Voilà qui nous a été déjà promis ainsi qu’à nos pères. Ce ne sont là, en vérité, que légendes d’un autre temps ».
Réponds : « Allez tant soit peu de par le monde, et voyez la fin des pervers ? »
Ne t’afflige pas, à leur sujet ! Ne te laisse pas angoisser par leurs complots.
Ils disent : « Quand donc s’accomplira cette promesse ? Dites-le, si vous êtes véridiques ! »
Réponds : « Oui, il se peut que ce châtiment, dont vous réclamez la prompte arrivée, soit déjà prêt de fondre sur vous ».
En vérité, Ton Maître est plein de bonté envers les hommes ; mais la plupart d’entre eux ne sont pas reconnaissants.
Ton Maître, certes, connaît leurs pensées les plus intimes, comme Il sait ce qu’ils disent tout haut.
Il n’y a pas de mystère dans les cieux et sur terre qu’un Livre éternel n’ait nettement précisé.
Ce Coran expose clairement pour les fils d’Israël la plupart des points qui les divisent.
Il est aussi, en vérité, sûre direction et miséricorde pour les croyants.
En vérité, Ton Maître décidera entre eux, selon Sa sagesse. Il est l’Omnipotent, l’Omniscient.
Confie-toi donc à Dieu, tu tiens la vérité éclatante.
Tu ne saurais te faire entendre des morts, encore moins des sourds qui te tournent le dos.
Tu ne saurais, non plus, tirer de leurs erreurs des aveugles obstinément fourvoyés. Seuls t’entendront ceux qui croient en Nos signes révélés et se soumettent en vrais Musulmans.
Un jour viendra pour les mortels où ils devront subir Nos arrêts immuables. Nous ferons alors surgir pour eux de terre une Bête monstrueuse qui leur dira tout net qu’ils n’ont jamais cru vraiment en Nos signes.
Le jour où nous rassemblerons de chaque nation une foule de ceux qui ont traité Nos signes d’impostures, et les répartiront en groupes distincts,
Lorsqu’ils comparaîtront devant Dieu, Il leur dira : « Avez-vous donc traité Mes signes de mensongers, sans en avoir saisi la teneur ; mais que faisiez-vous donc durant votre vie ? ».
Dès lors, sans mot dire, les impies subiront leur sort, en juste expiation de leurs crimes.
Ne voient-ils pas que Nous avons établi la nuit pour leur repos et le jour pour leur assurer une vue claire afin de vaquer à leurs occupations. Il est, en cela, des prodiges pour un peuple croyant.
Le jour où il sera soufflé dans la Trompette, ceux qui sont dans les cieux et sur la terre en seront terrifiés, sauf ceux que Dieu voudra épargner. Tous, humblement, iront se présenter devant Lui.
On verra les montagnes, que l'on croyait immobiles, filer ainsi que le feraient des nuages : c’est là une œuvre de Dieu, qui a ordonné au mieux toute chose, et est instruit de toutes vos actions.
Ceux qui viendront avec de bonnes œuvres auront des récompenses plus belles encore, et ils seront, en ce jour à l’abri de toute épouvante.
Ceux, au contraire, au passif chargé d’impiété, seront précipités dans l’enfer, la face à même le feu. Et il leur sera dit : « Il ne vous sera payé ici que le juste prix de vos œuvres ».
Dis : « J’ai reçu seulement cet ordre, qui est d’adorer le Maître de cette cité, que Lui-même a sanctifiée et de qui relève toute chose. J’ai ordre de me soumettre à Lui en vrai croyant,
« Et de prêcher le Coran aux hommes. Quiconque voudra suivre la vraie voie le fera pour son propre bien. Et à qui en déviera, tu diras, je n’ai pour mission que d’avertir ».
Et dis : « Dieu soit loué ! Bientôt il vous montrera les marques de Sa puissance, que vous saurez alors reconnaître. Votre Maître n’est jamais inattentif à ce que vous faites ».
Ta. Sîn. Mîm.
Voici les versets d’un Livre clair.
Nous t’exposons, en toute vérité, à l’intention de ceux qui croient, l’histoire de Moise et de Pharaon.
Pharaon s’était érigé en despote arrogant en Egypte dont il avait réparti les habitants en castes distinctes. Il en persécutait un groupe malheureux dont il faisait tuer les enfants mâles, épargnant les filles. C’était un fauteur de désordre.
Or, Nous voulions favoriser de Notre appui ceux qui étaient si humiliés dans ce pays, les ériger en guides pour les humains, et en faire les héritiers.
Nous voulions les établir fermement sur la terre et réaliser sous les yeux de Pharaon, de Haman et de leurs troupes ce qu’ils avaient tant appréhendé de leur part.
Nous inspirâmes à la mère de Moïse : « Allaite ton nouveau-né ! Si tu crains pour ses jours, confie-le aux eaux du fleuve ! N’aie nulle crainte et ne t’afflige point ! Nous te rendrons ton enfant et en ferons l’un de Nos messagers. »
La famille de Pharaon recueillit ainsi l’enfant, qui devait être plus tard pour eux un ennemi et une cause d’affliction. Pharaon, Haman et leurs armées étaient manifestement dans l’erreur.
« Qui sait ? dit la femme de Pharaon. Cet enfant sera peut-être pour nous deux une consolation. Ne le tuez pas ! Peut-être nous sera-t-il utile un jour ou le prendrons-nous pour fils ». Ils ne pressentaient rien de ce qui allait advenir.
La mère de Moïse, cependant sentait son cœur défaillir au souvenir de son enfant. Elle courait grand risque de se trahir. Mais Nous l’affermîmes en sa constance pour qu’elle demeurât une vraie croyante.
Elle dit à la sœur de l’enfant de le suivre à la trace. La jeune fille l’observait de loin sans que l’on pût s’en apercevoir.
Or, de par Nos arrêts, le sein des femmes autres que sa mère lui fut interdit. Sa sœur se présenta et proposa : « Puis-je vous indiquer une famille qui se chargera de l’enfant et lui prodiguera ses soins ? »
Ainsi, Nous le rendîmes à sa mère, pour ramener la joie en son cœur, mettre fin à son chagrin, et lui montrer que Dieu accomplit toujours sa promesse, bien que les hommes pour la plupart, ne s’en doutent guère.
Lorsqu’il eut atteint l’âge d’homme et fut en pleine vigueur, Nous le pourvûmes de sagesse et de science. Ainsi nous rétribuons les vertueux.
Or, un jour, Moïse entra dans la ville, à l’insu des habitants ; il y trouva deux hommes qui se battaient ; l’un était de sa nation, l’autre de la race ennemie. Celui qui était de son parti l’appela à son secours contre l’ennemi commun ; Moise, d’un coup de poing, abattit raide mort l’étranger. Sa colère apaisée ; il se dit : « Ce meurtre, est l’œuvre de Satan, ennemi juré des humains, qu’il égare manifestement ! »
Puis implorant Dieu. « Seigneur, dit-il, j’ai été injuste envers moi-même. Veuille me pardonner ! » Dieu lui pardonna. Il est l’Absoluteur, le Clément.
Moise dit alors : « Seigneur, puisque tu m’as ainsi, reçu en Ta grâce, je ne serai plus l’allié des criminels ! »
Il se retrouvait dans la ville, le lendemain matin, tremblant de crainte et regardant de tous côtés. Et voici que l’homme qui la veille, l’avait appelé à son secours, réclamait de nouveau, à grands cris, son assistance. « Tu es décidément un dévoyé », lui dit Moise.
Moise allait s’attaquer à leur ennemi commun, lorsque celui-ci s’écria : « Veux-tu donc, Moise, me tuer, comme tu as déjà abattu un homme hier ? Tu ne veux donc agir qu’en tyran sur la terre, et non en homme de bien. »
Juste à ce moment, accourant du fond de la cité, un homme vint l’avertir : « Moise, les autorités délibèrent à ton sujet : ta mort est déjà décidée. Empresse-toi de t’enfuir ! C’est un conseil d’ami. »
Tremblant et toujours sur le qui-vive, Moise quitta aussitôt la ville. « Seigneur, implorait-il, délivre-moi de ce peuple cruel. »
Il prit alors la route, se dirigeant vers le pays de Madyan. « Dieu, peut-être, se disait-il, me mettra sur la bonne voie ».
Il arriva enfin à la fontaine de Madyan. Des pâtres s’y étaient attroupés, abreuvant leur bétail. Il y trouva aussi deux femmes qui se tenaient à l’écart, retenant leur troupeau. « Que faites-vous ici ? » leur demanda Moise. - « Nous ne pouvons, lui répondirent-elles, abreuver nos bêtes qu’après le départ de ces bergers ; notre père est d’un âge fort avancé ».
Moise abreuva alors le troupeau des deux jeunes filles, puis se retira à l’ombre : « ô Mon Maitre, j’aurais tant besoin que tu m’envoies quelque bien. »
L’une des deux jeunes filles revint alors, à pas timide vers Moise : « Mon père, lui dit-elle, te convie auprès de lui. Il entend te rétribuer pour avoir abreuvé nos bêtes ». Moise se rendit alors auprès du vieillard et lui raconta son histoire. « Tu n’as plus rien à craindre, le rassura son hôte. Te voilà délivré des méchants. »
L’une des deux jeunes filles proposa : « Ne pourrais- tu, père, engager cet homme à ton service ? N’est-il pas d’ailleurs le meilleur de ceux que tu pourrais employer, étant à la fois robuste et digne de confiance ? »
Le vieillard dit alors à Moise : « Je voudrais te marier à l’une de mes deux filles que voici, en échange de quoi tu me serviras pendant huit ans. Si tu veux en prolonger le délai jusqu’à dix, ce sera de ton plein gré. Je ne t’imposerai rien qui te soit pénible, et tu trouveras en moi, s’il plaît à Dieu, un homme des plus intègres. »
« Voilà qui est convenu entre nous, dit Moise. Quel que soit celui des deux termes que j’accomplisse, il n’y aura pas lieu de m’en faire grief. Dieu sera garant de nos engagements. »
Au terme du délai convenu, Moise se mit en route avec sa famille. Il aperçut un feu du côté du Mont Sinaï. « Attendez-moi ici, dit-il aux siens, je vois un feu au loin. J’y vais de ce pas. Peut-être en rapporterai-je une information utile pour nous, ou, tout au moins un tison ardent pour vous réchauffer ».
Lorsqu’il y fut arrivé, il s’entendit appeler du flanc droit de la vallée, dans le site béni de Dieu, et du sein de l’arbre : « O Moïse, Je suis en vérité Dieu, le Souverain Maître des Mondes.
« Jette ton bâton ». Et quand Moise, l’ayant jeté, le vit qui s’agitait tel un démon, il se mit à fuir sans tourner le dos. « O Moise, poursuivit la voie, approche et n’aie pas peur : tu te trouves en parfaite sécurité.
« Introduis ta main dans l’anse de la tunique : elle en ressortira toute blanche sans mal ; serre ton bras contre toi pour dissiper ton angoisse. Voilà de la part de Ton Maître, deux prodiges destinés à Pharaon et aux grands de son Royaume, car c’est, en vérité, un peuple pervers. »
- « Seigneur, dit Moise, j’ai tué un des leurs, et je crains qu’ils ne me mettent à mort.
« Mon frère Aaron a l’élocution plus facile ; envoie-le avec moi en auxiliaire pour confirmer mes dires ; car j’ai peur qu’ils ne me traitent d’imposteur.
« Soit, lui fut-il dit, Nous t’accorderons le soutien de ton frère, et vous donnerons à tous les deux un pouvoir tel qu’ils ne sauront vous atteindre. C’est ainsi qu’appuyés de Nos signes, vous serez tous deux et ceux qui vous suivront les vainqueurs. »
Mais lorsque, muni de Nos preuves évidentes, Moïse parut devant Pharaon et sa cour, « Ce n’est qu’artifice de sorcier ! s’écrièrent-ils. Nous n’avons jamais entendu parler de cela chez nos ancêtres. »
« Mon Seigneur, rétorqua Moise, sait le mieux reconnaître qui a reçu de Lui la vraie direction et à qui reviendra le Royaume éternel : car en vérité les injustes ne prospèrent jamais. »
S’adressant aux grands, Pharaon proclama : « Je ne vous connais pas, que je sache, une autre divinité que moi. Haman, donne ordre de ma part pour que les fours à briques soient allumés, et fais-moi construire une tour afin que je puisse monter jusqu’au Dieu de Moise. Mais je tiens, en vérité, Moise pour un imposteur. »
Ils s’enflèrent, lui et ses troupes, sur la terre, d’un orgueil insensé, au mépris de toute équité. Ils ne pensaient point devoir un jour être ramenés vers Nous.
Nous le saisîmes ainsi que ses troupes et les engloutîmes dans les flots. Vois quel a été la fin des injustes.
Et Nous fîmes d’eux des guides sinistres, appelant les hommes vers les flammes ; et au jour de la résurrection, ils ne seront point secourus.
Poursuivis de Notre malédiction en ce monde, ils seront damnés dans l’Au-Delà.
Ayant anéanti ces premières générations impies, Nous fîmes don à Moise de l’Écriture : lumière spirituelle, direction infaillible et bénédiction pour les humains. Peut-être sauront-ils en méditer le sens !
Tu n’étais pas, Prophète, sur le flanc occidental du Sinaï quand Nous investîmes Moise de sa mission, ni ne pouvais en être témoin.
Mais depuis, nous avons suscité nombre de générations, dont la succession à travers les âges s’est par trop prolongée. Tu n’as pas vécu, non plus parmi le peuple de Madyan leur récitant Nos enseignements. Aussi bien devions-nous envoyer un messager.
Tu n’étais point, non plus, sur le versant du Sinaï quand Nous appelâmes Moise. Mais voici que par la grâce de ton Seigneur, tu es appelé à prêcher un peuple que nul autre avant toi n’était venu avertir. Peut-être sauront-ils méditer ton message ?
De peur que si jamais quelque calamité fondait sur eux en prix de leurs œuvres, ils gémissent : « Si tu nous avais au moins, Seigneur, envoyé un Messager, nous aurions suivi Tes signes, et nous aurions été croyants »
Lorsqu'émanant de Nous, la vérité leur est parvenue, ils se sont récriés. « Que n’a-t-il reçu les mêmes dons que Moïse ». Mais n’ont-ils pas déjà récusé ce qu’avait déjà reçu Moïse disant : ce sont deux genres de magie qui s’entraident » et ils ont ajouté : « Nous ne croyons. d’ailleurs ni en l’un ni en l’autre ».
Dis-leur : « Que l’on m’apporte donc, émanant de Dieu, une Ecriture qui, mieux que ces deux-là, puisse servir de guide aux humains : et je la suivrai, si vous êtes de bonne foi.
S’ils ne répondent pas à ton appel, sache qu’ils ne font que suivre leurs passions irréfléchies. Le pire égarement est de s’en tenir à ses passions, sans nulle direction de Dieu. Dieu ne dirige jamais les injustes sur la bonne voie.
Oui, Nous leur faisons parvenir Notre parole. Peut- être sauront-ils y réfléchir ?
Ceux qui avaient été initiés aux Ecritures avant le Coran croiront naturellement à celui-ci.
Et quand il leur est récité, ils disent : « Nous y croyons : c’est là la vérité même, émanant de Notre Maître. Déjà, avant cette révélation, nous Lui étions entièrement soumis ».
Voilà ceux qui seront doublement rémunérés car ils ont été constants dans l’épreuve, s’emploient à répondre au mal par le bien, et dépensent en aumône une partie des biens que Nous leur avions accordés.
Entendant proférer de vains propos, ils en fuient les auteurs, disant : « A nous notre façon d’agir, et à vous la vôtre. Que la paix soit avec vous ! » Puis, tout bas : « Qu’avons-nous à débattre avec des insensés ? »
Prophète, tu ne dirigeras point vers Dieu qui tu aimerais sauver. Dieu dirigera qui Il veut. Il connaît le mieux ceux qui sont dans le droit chemin.
« Si nous suivons la bonne voie avec toi, disent les Mecquois incrédules, nous serons vite expulsés de nos terres. » Or, n’avons-Nous pas établi pour eux une enceinte sacrée, au territoire inviolable, où viennent affluer, par une grâce de Nous, toutes sortes de fruits pour les nourrir ? Mais la plupart d’entre eux méconnaissent cette vérité.
Combien de cités, au train de vie trop opulent, n’avons-nous pas anéanties pour leurs excès. Voici leurs demeures devenues presqu'entièrement désertes après eux, à l’exception de quelques-unes, Nous en fûmes les seuls héritiers.
Ton Seigneur n’a jamais détruit de cités impies, sans qu’il n’ait, auparavant, dans leur métropole, suscité un prophète pour leur réciter Nos enseignements. Ce fut toujours l’injustice des hommes qui entraîna la ruine des cités.
Tous ces biens qui vous sont donnés ici-bas ne sont que jouissance précaire et vains ornements. Ce dont Dieu dispose dans Son Royaume est autrement précieux et plus durable. Comprenez-vous enfin ?
Quoi ! Celui qui a reçu de Nous une belle promesse et qui la verra s’accomplir dans l'Au-Delà, qu’a-t-il de commun avec cet autre, comblé des biens de ce monde, mais qui, le jour de la Résurrection, devra comparaître en réprouvé.
Le jour où ils seront appelés devant Lui, Dieu leur dira : « Où sont donc ces divinités que vous prétendiez M’associer ? »
Ceux contre qui Nos arrêts se sont confirmés diront : « Voilà, Seigneur, ceux que nous avons subornés. Nous les avons égarés à notre suite, comme nous-mêmes avons été séduits avant eux. Nous les désavouons hautement devant Toi. Ce n’était pas nous qu’ils adoraient. »
Il sera dit encore aux idolâtres : « Appelez ces prétendus associés que vous prêtiez à Dieu ! » Ils les invoqueront alors, mais en vain. Ils verront, en revanche, se préciser leur supplice imminent et en seront saisis de remords. Que n’avaient-ils suivi le droit chemin.
Le jour où ils comparaîtront devant Lui, Dieu leur demandera : « Qu’avez-vous répondu aux prophètes ? »
Ils en seront à ce point troublés qu’ils n’oseront même pas s’interroger.
Mais celui qui se sera converti, aura cru sincèrement et fait le bien, sera peut-être au nombre des bienheureux.
Ton Maître crée ce qu’il veut et choisit ce qu’il veut. Il ne saurait y avoir de choix pour eux. Gloire à Lui. Il est trop au-dessus de ce qu’ils Lui associent.
Ton Maître connaît leurs plus secrètes pensées, comme ce qu’ils produisent au grand jour.
Il est Dieu. Il n’est point de Dieu excepté Lui. Béni soit-il en ce monde et dans l’Autre. L’arrêt suprême Lui appartient et à Lui vous ferez retour.
Dis-leur : « Que diriez-vous si Dieu étendait sur vous une nuit sans fin jusqu’au jour de la Résurrection ? Quelle autre divinité, en dehors de Dieu, vous redonnerait la lumière ? Ne sauriez-vous rien entendre ?
Et dis aussi : « Et s’il plaisait à Dieu de faire régner le jour en permanence sur vous jusqu’à la fin des temps? Quelle autre divinité, en dehors de Dieu, vous ramènerait la nuit pour votre repos ? Ne sauriez-vous rien voir ?
Par un effet de Sa bonté, Il fit pour vous la nuit et le jour, l’une pour vous procurer le repos, l’autre pour vous permettre, par votre activité, la quête de Ses faveurs ? Peut-être Lui en serez-vous reconnaissants ?
Le jour où Il les fera comparaître, Dieu leur dira : « Où sont ces divinités que vous prétendiez M’associer ? »
Du sein de chaque communauté, Nous ferons surgir un témoin, puis leur dirons. « Apportez-en la preuve ! » Toutes se rendront à l’évidence : il n’est de vérité qu’en Dieu seul. Toutes leurs vaines fictions se seront écroulées.
Coré appartenait au peuple de Moïse. Il fut plein de morgue envers eux. Nous lui avions donné tant de trésors que les seules clefs en étaient une lourde charge pour une troupe d’hommes vigoureux. D’aucuns parmi les siens lui dirent : « Ne t’infatue pas à ce point de ta richesse : Dieu n’aime pas les arrogants.
« Use plutôt des biens que Dieu t’a accordés pour gagner le séjour éternel, sans sacrifier ta part aux jouissances de ce monde. Fais preuve de charité ! Sois bon envers autrui comme Dieu l’a été envers toi ! Ne souille pas la terre de tes méfaits : Dieu réprouve les fauteurs de désordre ! »
- « Je ne le dois qu’à ma seule science » répliqua-t-il. Ne savait-il donc pas que Dieu avait anéanti, avant lui des générations entières d’hommes plus redoutables que lui par la puissance et ayant amassé des biens plus abondants que les siens ? Les scélérats de son espèce ne seront même pas interrogés sur leurs forfaits.
Coré sortit un jour vers son peuple dans tout l’éclat de son faste. Ceux qui convoitaient les biens d’ici- bas s’écrièrent éblouis : « Plût au ciel que nous fussions si riches ! Quel sort enviable que celui de Coré ! »
Ceux par contre, qui avaient reçu la vraie science, ripostèrent : « Malheureux ! La récompense de Dieu vaut encore mieux pour celui qui croit et fait le bien. Mais seuls la recevront ceux qui sont constants dans l’épreuve. »
Soudain, Nous fîmes entrouvrir la terre : Coré et son palais y furent engloutis. Il n’eut point de cohortes armées pour le soutenir contre Dieu ni ne put trouver de secours.
Et ceux-là même qui, la veille avaient envié son sort, devaient s’écrier le lendemain : « Cela est bien vrai : Dieu dispense Ses dons largement ou strictement à qui Il veut parmi les mortels. Mais n’eut-été Sa bonté envers nous, nous aurions été engloutis comme Coré. En vérité, les impies ne triompheront jamais ! »
Ce Royaume Futur, Nous le destinons à ceux qui fuient le faste et la corruption sur terre. Une heureuse fin est toujours prévue aux vertueux !
Tel qui compte une bonne action à son actif en sera payé à plus haut prix que ce qu’elle vaut. Quant à celui qui en compte une mauvaise, il en sera payé, de toute évidence, en sa propre monnaie.
En vérité, celui qui t’a imposé pour mission de prêcher le Coran te ramènera sûrement à ton premier séjour Dis : « Mon Maître, mieux que quiconque, saura discerner qui prêche la vérité de qui s’égare de toute évidence. »
Tu n’espérais point que cette Ecriture, te soit envoyée ; elle l’a été par la seule grâce de ton Maître. Ainsi, ne te fais, à aucun prix, l’allié des mécréants.
Ne te laisse pas détourner par eux des enseignements de Dieu, après qu’ils te sont parvenus ! Convie les hommes vers la voie de ton Seigneur ! Ne sois pas du nombre des païens.
N’invoque nulle divinité autre que Dieu. Il n’est de Dieu que Lui. Tout doit périr, excepté Sa face. Il détient Le Pouvoir Suprême et à Lui vous ferez retour.
Alîf. lâm. Mîm.
Les hommes s’imagineraient-ils, pour peu qu’ils disent : « Nous croyons » qu’on les laissera sans les éprouver.
Nous avons, en vérité, éprouvé ceux qui ont vécu avant eux. Ainsi Dieu reconnaîtra-t-il sûrement les vrais croyants de ceux qui ne font que mentir.
Ceux qui font le mal croiraient-ils donc pouvoir échapper à notre châtiment ? Quelle erreur est la leur !
Celui qui espère rencontrer Dieu, le terme fixé par Dieu arrivera sûrement. Dieu entend tout, sait tout.
Celui qui lutte dans la voie de Dieu le fait pour son propre bien : Dieu se passe souverainement de tout l’Univers.
Ceux qui auront cru et pratiqué le bien, Nous les absoudrons de leurs péchés et les rétribuerons selon leurs œuvres les meilleures.
Il est recommandé à l’homme de bien traiter, ses père et mère, Nous lui avons prescrit : « Si ton père et ta mère te contraignent à Me donner pour égal ce dont tu n’as point connaissance, ne les écoute pas ». Vous comparaîtrez tous un jour devant Moi, et toutes vos œuvres vous seront expliquées !
Ceux qui auront cru et fait le bien, nous les ferons certes entrer parmi les justes.
Parmi les hommes, il en est qui disent : « Nous croyons en Dieu ». Mais s’ils sont persécutés pour la cause de Dieu, ils confondent cette épreuve venue des hommes avec un châtiment de Dieu. Quand, par contre un secours de ton Maître parvient aux croyants, alors ils disent aussitôt : « Nous n’avons cessé d’être avec vous ! ». Mais Dieu n’est-il pas le mieux informé de ce que recèlent les cœurs ?
Dieu reconnaîtra, certes, les vrais croyants, comme ceux qui sont des hypocrites.
Les mécréants ont dit aux croyants : « Suivez notre voie, et nous assumerons vos péchés ! » Mais ils ne peuvent, en fait, rien assumer : ils ne font que mentir
Certes, ils porteront, au jour de la Résurrection, le poids de leurs péchés, et d’autres encore, et auront à répondre, ce jour-là de leurs inventions mensongères.
Nous dépêchâmes Noé en messager auprès de son peuple. Il vécut parmi eux neuf cent cinquante ans ; puis le Déluge les surprit en pleine iniquité.
Nous le sauvâmes ainsi que ses compagnons à bord de l’Arche, et Nous fîmes de l’évènement un exemple pour la postérité.
Souviens-toi aussi d’Abraham qui avait dit à son peuple : « Adorez Dieu ! Craignez-Le C’est le mieux que vous puissiez faire, si vous saviez !
« Vous n’adorez, en dehors de Dieu que des idoles, et n’inventez que des mensonges. Or vos fausses divinités sauraient-elles jamais vous procurer votre subsistance ? Recherchez donc plutôt votre subsistance auprès de Dieu ! Adorez-Le ! Rendez-Lui grâce pour Ses Bienfaits C’est vers Lui que vous serez ramenés.
« Si vous criez à l’imposture, d’autres peuples avant vous l’ont déjà fait. Un messager ne saurait avoir qu’une mission : transmettre clairement son message »
Ne voient-ils pas que Dieu produit la création, puis la reproduit sans cesse ? Cela est si aisée pour Lui ?
Dis : « allez de par le monde et voyez comment Dieu à créé les êtres une première fois, puis Dieu les fera renaître par une nouvelle création. Dieu détient un pouvoir illimité.
« Il châtie qui Il veut, fait miséricorde à qui Il veut ; et vers Lui vous ferez retour.
« Vous ne sauriez-vous opposer à Sa puissance, ni dans le ciel ni sur la terre ; et nul ne saurait vous protéger ni secourir contre Ses rigueurs.
« Ceux qui nient les signes du Seigneur et n’ont pas foi en sa rencontre, ceux-là n’auront plus rien à espérer de Ma grâce ; ceux-là encourront un douloureux supplice. »
Le peuple d’Abraham, pour toute réponse, n’eut qu’un seul cri : « Qu’on le tue ou qu’on le brûle vif ! ». Dieu le sauva des flammes. Il est en cela des signes certains pour ceux qui croient.
Abraham ajouta : « Vous n’avez pris des idoles, en dehors de Dieu, que par besoin de cimenter un ben précaire entre vous en ce bas-monde, mais le jour de la Résurrection, vous vous renierez, et vous vous maudirez les uns les autres : votre dernier refuge sera le feu et vous n’aurez point de protecteurs. »
Loth eut foi en son message ; « Je fuis dit-il, cette terre pour chercher refuge auprès de mon Maître ; Il est en vérité, le Tout-Puissant, le Sage. »
Abraham reçut en don de Nous Isaac et Jacob. Sa descendance eut en apanage la prophétie et l’Ecriture. Rémunéré par Nous en ce monde, il siégera dans l’Autre parmi les Saints.
Loth vitupérait son peuple. « Vous pratiquez un vice abominable que jamais peuple avant vous n’en connut de semblable !
Eh quoi ! Aurez-vous des rapports charnels avec des mâles ? Sèmerez-vous la terreur sur les routes ? Commettrez-vous entre vous des turpitudes ? » Mais son peuple n’eut d’autre réponse que de dire : « fais fondre sur nous le châtiment de Dieu, si tu es véridique. »
Ce fut alors que Loth implora Dieu. « Seigneur, secours-moi contre ce peuple pervers ! »
Lorsque Nos envoyés vinrent chez Abraham avec la bonne nouvelle, ils lui annoncèrent : « Nous allons faire périr les habitants de cette cité, car ce sont un peuple pervers. »
« Mais Loth se trouve parmi eux », leur fit observer Abraham. - « Nous savons très bien qui s’y trouve, répondirent-ils. Nous le sauverons, certes, lui et les siens, à part son épouse, déjà vouée au châtiment. »
Lorsque Nos envoyés se présentèrent chez Loth, il fut tout affligé à leur vue, se sentant impuissant à les protéger. Mais les envoyés lui dirent : « Ne crains rien et ne t’afflige pas. Nous allons te sauver ainsi que les tiens, sauf ta femme, destinée à périr avec eux.
« Nous allons, faire descendre un cataclysme du ciel sur les habitants de cette cité en prix de leurs crimes. »
Nous en avons laissé des traces manifestes, pour ceux qui savent y réfléchir.
Aux Madyanites, fut envoyé leur frère Choˀaib : « O mon peuple, leur dit-il, adorez Dieu et croyez au Jugement Dernier ! Ne fomentez pas le désordre sur terre, y semant la ruine. »
L’ayant traité d’imposteur, ils furent saisis par le séisme. Le lendemain, ils gisaient sans vie dans leurs demeures.
Il en fut de même des Ad et des Thamoud : on le voit clairement à ce qui reste de leurs cités. Satan parait pour eux leurs impiétés d’un faux éclat, les détournant ainsi de la voie de Dieu. C’était cependant des gens clairvoyants.
Coré, Pharaon et Haman devaient subir le même sort. Moïse leur avait pourtant apporté des preuves évidentes. Mais ils furent tout enflés d’orgueil sur la terre et ne purent échapper à Nos rigueurs.
Nous fîmes expier à chacun d’eux son crime. Il en est contre qui fut déchaîné un ouragan. D’autres saisis par un grondement sinistre. Nous fîmes entr’ouvrir la terre sous tel autre qui y fut englouti. Il en est d’autres que Nous avons noyés. Ce ne fut point Dieu qui avait été injuste envers eux mais ils s’étaient fait tort à eux-mêmes.
Ceux qui se donnent des maîtres en dehors de Dieu sont à l’image de l’araignée qui se fait une demeure de sa toile. Or, quelle plus frêle demeure, en vérité, que celle de l’araignée, s’ils pouvaient y réfléchir.
Dieu le sait bien : tout ce qu’ils invoquent en dehors de Lui, n’est que néant. N’est-il pas le Puissant, le Sage.
Voilà autant d’exemples que nous proposons aux hommes. Seuls, des esprits sensés sauront les entendre.
Dieu a créé les cieux et la terre en œuvre de vérité. Il s’y trouve, certes, un signe à méditer pour les croyants.
Récite ce qui t’est révélé du Livre. Accomplis strictement la prière : la prière préserve des turpitudes et des actes blâmables. Qu’y a-t-il de plus grand que ce souvenir du nom de Dieu ? Dieu est pleinement informé de vos œuvres.
Ne discutez avec les Gens du Livre que d’une manière convenable, à moins qu’il ne s’agisse de ceux d’entre eux ayant commis des iniquités. Dites-leur : « Nous croyons en l’Ecriture qui nous est révélée, comme à celle que vous avez reçue. Votre Dieu et le Nôtre ne font qu’un et nous Lui sommes entièrement soumis. »
Nous t’avons ainsi révélé ce Livre, procédant de la même tradition. Ceux que nous avons déjà dotés d’une Ecriture y croient volontiers ainsi que certains de tes concitoyens. Il n’est que les mécréants qui rejettent Nos Signes.
Tu ne récitais aucun Livre avant celui-ci, ni n’en traçais de ta main. Sans quoi l’authenticité en serait douteuse aux yeux des négateurs.
Ce Coran est fait, au contraire, de signes tout rayonnants de clarté dans le cœur de ceux qui ont reçu de Nous la Science. Il n’y a que les injustes pour rejeter Nos Signes manifestes.
Ils disent : « Que ne lui est-il donné des miracles de la part de son Maître ? » Dis-leur : « Les prodiges relèvent de Dieu seul. Ma seule mission à moi est d’avertir clairement. »
Ne leur suffit-il donc pas pour miracle que Nous t’ayons envoyé ce Livre qui leur est récité. Il y a là, en vérité, une miséricorde et un rappel pour ceux qui croient.
Dis-leur : « Qu’il me suffise de Dieu pour témoin entre vous et moi, Lui qui connaît si bien ce qui est dans les cieux et sur la terre. Ceux qui ont opté pour l’erreur et refusé de croire en Dieu, seront en vérité, les perdants. »
Ils te défient, sceptiques, de hâter la venue du châtiment. Si le terme, irrévocable n’en avait été fixé, ce tourment les eût déjà frappés. Il les frappera d’ailleurs un jour, mais ce sera à l’improviste et sans qu’ils l’aient pressenti.
Ils te prient, moqueurs, de précipiter leur supplice. Mais la Géhenne est là, cernant de tous côtés les infidèles.
Le jour où le châtiment de Dieu les enveloppera de la tête aux pieds, il leur sera dit : « Goûtez le fruit de vos œuvres ! »
O vous Mes serviteurs qui avez cru en Moi ! Ma terre est assez vaste pour vous tous. N’adorez que Moi !
Toute âme subira la mort, puis à Moi vous serez ramenés.
Ceux qui auront cru et pratiqué le bien, Nous leur assignerons, aux plus hauts lieux du Paradis, des résidences aux pieds desquelles couleront des ruisseaux et qu’ils auront pour éternel séjour. Digne rémunération d’aussi bons ouvriers,
Qui prenaient leurs maux en patience et se confiaient à Leur Maître.
Combien d’animaux ne peuvent se procurer leur nourriture ! C’est Dieu qui pourvoit à leur subsistance et à la vôtre. Lui qui entend tout, sait tout.
Si tu leur demandes : « Qui a créé les cieux et la terre, et assujetti le soleil et la lune ? », ils répondront sûrement : « C’est Dieu ! Pourquoi se détournent-ils donc du Seigneur ?
Dieu dispense à profusion Ses dons ou les amenuise à qui Il veut parmi Ses créatures. Dieu est informé de toute chose.
Si tu leur demandes : « Qui fait descendre du ciel cette eau par laquelle est revivifiée la terre morte ? », ils répondront sûrement : « C’est Dieu ». Dis : « Louange à Dieu ! ». Mais la plupart d’entre eux ne réfléchissent pas.
La vie d’ici-bas n’est que distraction et jeu futile. Mais la demeure de l’Au-delà, voilà certes la vraie vie, s’ils pouvaient le concevoir.
Quand ils montent à bord d’un vaisseau c’est Dieu qu’ils implorent, Lui vouant un culte sincère. Une fois qu’il les ramène à bon port, les voilà qui Lui donnent des associés.
Qu’ils méconnaissent donc, en ingrats, Nos bienfaits, et qu’ils jouissent des biens éphémères. Un jour, ils connaîtront la vérité.
Ne voient-ils pas que Nous avons établi pour eux un territoire sacré et sûr, alors qu’aux alentours on ne fait que traquer les gens et les piller ? Vont-ils donc croire indéfiniment aux mensonges et seront-ils ingrats aux faveurs de Dieu ?
Quelle plus grande injustice que de forger des mensonges sur Dieu ou de traiter d’imposture la vérité venant de Sa part. N’est-il pas en la Géhenne, une demeure pour les impies ?
Ceux qui luttent pour Nous, Nous saurons certes les guider dans Notre Voie. Dieu assistera toujours ceux qui s’appliquent à bien faire.
Alîf. Lâm. Mîm.
Les Byzantins, ont été vaincus
Dans un pays voisin ; mais après leur défaite, ils seront à leur tour les vainqueurs
Dans quelques années. Tout dépend souverainement de Dieu avant comme après ; ce jour-là, les croyants se réjouiront.
Du secours de Dieu. Il prête Son secours à qui Il veut, Il est le Tout-Puissant, le Tout-Compatissant.
C’est là une promesse du Seigneur. Dieu ne faillit jamais à Sa promesse mais la plupart des hommes ne le savent pas.
Ils connaissent seulement les vaines apparences d’ici-bas. Mais quant à l’Au-delà, ils n’y prêtent guère attention.
Que n’y ont-ils réfléchi en eux-mêmes ? Dieu n'a créé les cieux, la terre et l’espace intermédiaire qu’en œuvre de vérité et pour un terme fixé. Mais beaucoup d’hommes, cependant, ne croient pas à la rencontre du Seigneur.
N’ont-ils donc pas voyagé de par le monde ? Et n’ont-ils pu y voir comment ont fini ceux qui furent sur terre avant eux. Ils les surpassaient en puissance ; ils savaient labourer la terre et l’avaient peuplée mieux que ceux-ci ne l’ont fait. Leurs prophètes, preuves en mains, étaient venus pour les convertir. Dieu ne pouvait, en vérité, les traiter injustement ; ce sont eux qui se firent tort à eux-mêmes.
Ainsi fut la fin de ceux qui faisaient le mal, la pire de toute, pour avoir traité de mensongers les signes de Dieu et les avoir raillés.
Dieu suscite la vie en créateur pour la faire renaître après la mort. Et c’est vers Lui ensuite que vous serez ramenés.
Le jour où l’Heure aura sonné, les scélérats en seront consternés.
Il n’y aura point pour eux d’intercesseur parmi ceux qu’ils associaient à Dieu, et eux-mêmes désavoueront leurs divinités associées.
Le jour où l’Heure surgira, les hommes se diviseront en deux groupes.
Ceux qui auront cru et fait œuvre pie se réjouiront en jardin luxuriant.
Quant aux mécréants, qui ont traité de mensonges Nos signes et ont refusé de croire en l’Au-delà, ceux-là seront livrés au châtiment.
Que soit donc glorifié le nom de Dieu au crépuscule et au matin !
Et louange à Lui dans les cieux et sur la terre, au déclin du jour et à l’heure méridienne !
Du mort, Il fait surgir le vivant. Du vivant, il fait sortir le mort. Il rend la vie à la terre morte. Ainsi vous serez tirés de vos sépulcres.
Un signe, entre autres, de Sa puissance est de vous avoir créé de poussière, puis vous voilà sociétés humaines, répandues de par le Monde.
Et c’est un autre signe de Lui, que d’avoir créé pour vous, issues de vous-mêmes, des épouses auprès desquelles vous vous délassez. Et Il suscite, entre vous et elles, affection et bonté. Il y a là des indices certains pour qui sait y réfléchir.
C’est de même un signe de Lui que d’avoir créé les cieux et la terre, et de vous avoir faits de langues et de couleurs différentes. Il y a là, en vérité, des signes pour des esprits avertis.
Du nombre de Ses signes est aussi votre sommeil la nuit, et, le jour, votre quête industrieuse de Ses faveurs. Il y a là, certes, des signes pour ceux qui entendent.
Parmi Ses signes, Il vous montre l’éclair, source à la fois de crainte et d’espoir ; Il fait descendre une eau par laquelle Il rend la vie à la terre morte. Il y a là des signes certains pour des êtres doués de raison.
C’est enfin un signe de Sa puissance que le maintien en équilibre, de par Sa Volonté, des cieux et de la terre, et qu’ensuite, au premier appel qu’il vous fera, vous ressurgirez soudain de dessous terre.
Ceux qui peuplent les cieux et la terre Lui appartiennent. Tous Lui sont entièrement soumis.
C’est Lui qui a créé la vie une première fois. Puis il la fait renaître et cela lui est encore plus facile. Il détient la perfection absolue dans les cieux et sur la terre. Il est toute puissance, toute sagesse.
Dieu vous propose un exemple tiré de vous-même. Accepteriez-vous parmi vos esclaves des associés aux biens dont Nous vous avons pourvus, au point d’en faire vos égaux, et d’avoir envers eux les mêmes égards qu’envers ceux de votre rang ? » Ainsi se trouve précisé Notre enseignement à des êtres doués de raison.
Les injustes n’en suivent pas moins aveuglément leur passion. Mais qui donc guidera ceux que Dieu a voulu perdre ? Nul ne viendra les secourir.
Relève donc la tête pour te vouer au culte pur de l’Un, selon la nature innée dont Dieu a pourvu les hommes en les créant. Ce que Dieu a créé ne saurait être modifié. Telle est la religion droite. Mais la plupart des hommes n’en savent rien.
Revenez vers Lui repentants ! Craignez-Le ! Observez la prière ! Ne soyez pas du nombre des païens,
De ceux qui ont divisé leur religion en sectes différentes, chacune prônant ses propres dogmes.
Atteints par le malheur, les hommes implorent volontiers leur Maître, Lui témoignant leur repentir. Leur fait-il ensuite goûter un effet de Sa grâce, voici que certains d’entre eux Lui donnent des associés.
Qu’ils paient donc ainsi de leur ingratitude Nos bienfaits envers eux, jouissez donc d’une vie éphémère, vous en saurez un jour l’aboutissement.
Auraient-ils donc reçu de Nous une révélation où il est parlé de ce qu’ils associent à Dieu ?
Lorsque, par un effet de Notre grâce, les hommes ressentent quelque bienfait de Nous, ils s’en réjouissent avec excès. Mais dès qu’un mal les atteint, en sanction de leurs œuvres, les voilà en plein désespoir.
Ne voient-ils pas que Dieu dispense Ses dons à profusion ou les restreint à qui Il veut ? Il y a là un enseignement certain pour des croyants.
Donne au proche parent, au pauvre et au voyageur, la part qui leur revient de droit sur tes biens. C’est là un profit certain pour ceux qui quêtent la face de Dieu, et ceux-là connaîtront la félicité.
Ce que vous prêtez à usure pour accroître vos biens au détriment du prochain ne vous sera de nul profit auprès de Dieu. Ce que vous donnez, par contre, en aumônes, quêtant la face de Dieu, voilà qui vous sera porté à plusieurs fois sa valeur.
C’est Dieu qui vous a créés et vous fait ensuite subsister, qui vous fera mourir et puis vous fera revivre. En est-il, parmi ceux que vous Lui associez, qui fasse quoi que ce soit de semblable ? Gloire à Lui ! Il est infiniment au-dessus de ce qu’on peut Lui associer.
Le désordre est apparu sur terre et en mer du fait des agissements des humains. Dieu fera expier aux hommes une partie de leurs méfaits : peut-être reviendront-ils de leurs erreurs ?
Dis : « Allez de par le monde et considérez quelle fut la fin des peuples révolus. La plupart associaient de faux dieux au Seigneur. »
Redresse-toi ! Suis fermement la religion droite avant qu’un jour de Dieu n’arrive, inéluctable ; jour où les hommes se scinderont en deux groupes.
Tout le poids de son impiété retombera sur le mécréant. Les vertueux, auront, par leurs œuvres, assuré leur propre salut.
Ainsi Dieu récompensera, de par Sa grâce, ceux qui auront cru et fait le bien, car Il n’aime pas les mécréants.
Un autre signe de Sa puissance : Il envoie des vents annonciateurs de pluies et vous fait sentir Sa miséricorde ; vos vaisseaux sur Son ordre, se mettent à naviguer et vous pouvez ainsi quêter Ses faveurs par un trafic lucratif. Peut-être en seriez-vous un jour reconnaissants.
Nous avons, avant toi, envoyé des messagers à leurs peuples, nantis de preuves évidentes. Nous avons sévi contre les scélérats ; mais ce fut un devoir pour nous de secourir les croyants.
Dieu est Celui qui suscite les vents qui font lever les nuages. Il les étend dans le ciel comme Il veut. Il en fait des masses superposées et l’on voit l’ondée sourdre de leurs seins ; et quand cette pluie atteint ceux de Ses serviteurs qu’il veut, les voilà qui s’en réjouissent ;
Eux qui étaient muets de désespoir avant de recevoir cette ondée.
Vois donc par des effets visibles, se manifester la miséricorde de Dieu. Vois comment Il ressuscite la terre morte ! De la même façon, Il ressuscitera les morts. Sa puissance est illimitée.
Si cependant, Nous déchaînons un vent néfaste et qu’ils voient leurs champs jaunir à son souffle, les voilà, après son passage, qui renient soudain Nos bienfaits.
Tu ne peux de toute évidence, te faire entendre des morts, pas plus que ton appel ne peut atteindre des sourds lorsqu’ils tournent le dos.
Tu ne saurais, encore moins, guider des aveugles obstinément fourvoyés. Seuls t’entendront ceux qui croient en Nos signes révélés et se soumettent à Dieu en vrais croyants.
C’est Dieu qui vous a créés inconsistants à l’origine ; Il fait succéder la force à la faiblesse ; de forts, Il vous fait impotents et chenus. Dieu crée ce qu’il veut. Sa science est infinie, Sa puissance illimitée.
Le jour où l’Heure surgira, les réprouvés jureront, qu’ils ne sont restés qu’un bref instant dans leurs sépulcres. C’est ainsi que déjà, dans leur vie antérieure, ils faussaient la vérité.
Mais ceux qui auront reçu en don et la science et la foi leur diront : « Vous y êtes demeurés plutôt tout le temps prévu dans le Livre de Dieu, jusqu’au jour de la Résurrection. Voici donc venu ce jour ; mais vous ne l’avez pas pressenti. »
Ce jour-là les excuses ne serviront de rien aux mécréants et plus ne seront admis à se racheter.
Nous avons proposé aux hommes, dans ce Coran, toutes sortes d’exemples pour les avertir. Même si tu accomplissais un prodige sous leurs yeux, ils n’en diraient pas moins : « Vous n’êtes que des imposteurs. »
C’est ainsi que Dieu scelle à jamais les cœurs de ceux demeurés étrangers à Sa science.
Sois constant ! La promesse de Dieu s’accomplira. Ne te laisse pas ébranler par ceux qui ne sont pas convaincus.
Alîf. Lâm. Mîm
Voici les versets du Livre empreint de sagesse.
Sûre direction et grâce pour les bienfaiteurs,
Qui observent la prière, acquittent l’aumône et sont convaincus de la Vie Future.
Voilà ceux qui sont sur la bonne voie, de par leur Maître. Voilà ceux qui seront les bienheureux.
D’aucuns, parmi les hommes, s’emploient à colporter des histoires frivoles. Ils s’en servent, au mépris de toute science, pour égarer les autres de la Voie de Dieu et prendre celle-ci en dérision. A ceux-là est réservé un supplice infamant.
Qu’on leur récite Nos versets : ils s’en détournent hautains, comme s’ils n’avaient rien entendu, ou comme s’ils étaient durs d’oreille. A ceux-là, pour toute bonne nouvelle, qu’on leur annonce un cruel tourment !
Certes, à ceux qui auront cru et fait le bien seront affectés les Jardins du délice,
Où ils demeureront éternellement, ainsi s’accomplira pour eux la promesse de Dieu. Il est le Tout-Puissant, à la sagesse infinie.
Il a créé les cieux sans piliers que vous verriez et Il a assis solidement sur la terre des montagnes imposantes pour qu’elles ne branlent pas sous vos pas. Il y fait propager toutes sortes d’animaux. Et du ciel Nous faisons descendre de l’eau par laquelle Nous y faisons croître des végétaux de toute espèce luxuriante.
Telle est l’œuvre de Dieu. Montrez-moi maintenant ce que vos divinités ont créé. Mais les impies s’égarent de toute évidence. 
Nous avions donné à Loqman la sagesse, lui prescrivant : « Sois reconnaissant envers Dieu. Quiconque est reconnaissant l’est pour son propre bien : quant à l’incrédule ingrat, qu’il sache que Dieu n’a que faire de sa gratitude étant le seul digne de louange.
Loqman dit un jour à son fils, l’exhortant : « Mon cher fils, ne donne pas d’égaux à Dieu I Le polythéisme est la pire iniquité qui soit ».
Nous avons expressément recommandé à l’homme ses père et mère : sa mère s’étant doublement exténuée, le portant, puis le mettant au monde, son sevrage n’ayant lieu qu’au bout de deux ans. Sois reconnaissant, lui fut-il prescrit, aussi bien envers Moi qu‘envers tes père et mère ! C’est vers Moi que vous serez ramenés.
« Mais si tes parents te contraignent à M’associer ce dont tu n’as nulle connaissance, alors ne leur obéis pas. Veille à observer avec eux ici-bas des rapports convenables. Suis la voie de celui qui revient repentant vers Moi : car ensuite, ce sera le retour vers Moi. et toutes vos œuvres vous seront alors rappelées ».
« Mon cher enfant, poursuivit Loqman. Une faute fût-elle d’un poids aussi infime que celui d’un grain de moutarde, caché dans un rocher ou quelque part ailleurs, dans les deux ou sur la terre : Dieu la produira en pleine lumière. Dieu est subtil et hautement informé.
« O mon enfant, observe la prière ! recommande ce qui est bien ! déconseille ce qui est mal ! endure patiemment ce qui peut t’atteindre ! Tout cela est le propre d’une âme résolue.
« N’affiche pas de traits arrogants envers tes semblables ! Ne marche pas insolemment sur terre ! Dieu n’aime pas l’arrogant infatué de sa personne.
« Modère plutôt ton pas en marchant ! Abaisse le ton de ta voix ! Quelle voix plus horrible, en vérité, que celle des ânes ! ».
Ne voyez-vous pas que Dieu a mis à votre service tout ce qui est dans les deux et sur la terre, qu'il a répandu sur vous Ses bienfaits aussi bien manifestes qu’occultes. Il est cependant des hommes qui discutent de Dieu sans nulle science, ni direction, ni écriture qui puissent les éclairer.
Qu’on leur dise : « Suivez ce que Dieu a révélé ». Ils répliqueront : « Nous suivrons plutôt ce que nous tenons de nos ancêtres ! » Mais quoi ! Y seront-ils obstinément attachés, dût Satan les convier au châtiment du brasier ?
Quiconque se soumet à Dieu tout en s’appliquant à bien faire, se sera assuré le plus ferme appui: c’est vers Dieu que tout doit aboutir.
Pour ceux qui sont incrédules, que leur impiété ne t’afflige point ! tous auront à comparaître devant Nous ; leurs œuvres leur seront rappelées : Dieu connaît si bien le fond des cœurs.
Nous les ferons jouir, pour peu de temps, des biens de ce monde puis les contraindrons dans l’autre à d’immenses tourments.
Si jamais tu leur demandes : « Qui a créé les deux et la terre ? » Ils répondront sûrement : « C’est Dieu ! ». Dis alors : « Dieu soit loué ! » Mais la plupart d’entre eux ne savent pas reconnaître leurs erreurs.
Tout ce qu’enferment les cieux, tout ce qui est sur terre appartient à Dieu. Il est Celui qui se suffit à Lui-même, le digne de Louange.
Dussent tous les arbres de la terre se muer en plumes pour noter les paroles de Dieu, et dût l’océan, grossi de sept autres océans, les pourvoir d’encre, les paroles de Dieu n’en seraient pas pour autant épuisées. Dieu, en vérité, est le Tout-Puissant à la sagesse infinie.
Votre création et votre résurrection à tous sont aussi aisées pour Dieu que celles d’un seul être. Dieu entend tout, voit tout.
Ne vois-tu pas que Dieu fait pénétrer la nuit dans le jour et qu’il fait pénétrer le jour dans la nuit, qu’il a assujetti le soleil et la lune, l’un et l’autre gravitant, jusqu’à un terme fixé, et que Dieu est parfaitement informé de tout ce que vous faites ?
Et il en est ainsi parce que Dieu est la vérité, que ce qu’ils prient en dehors de Lui est l’erreur même, et que Dieu, en vérité, est le Très-Haut, le Très-Grand.
Ne vois-tu pas que le navire vogue sur mer par la grâce de Dieu, pour vous offrir à contempler l’Un de Ses signes. Il y a en cela, certes, des indices certains pour toute âme aussi inébranlable que reconnaissante envers son Maître.
Que des flots aussi sombres que les ténèbres recouvrent leur vaisseau, alors ils invoquent Dieu avec ferveur, Lui vouant une foi sincère. Mais une fois ramenés sains et saufs sur le rivage. il s’en trouve qui se montrent moins fervents qu’auparavant. Il n'est que des félons et des ingrats pour rejeter Nos signes évidents.
O vous humains ! Craignez votre Maître ! Redoutez le jour où le père ne pourra plus rien pour son fils, ni le fils pour son père, en quoi que ce soit ! La promesse de Dieu est vérité. Que la vie d’ici-bas ne vous leurre point, et que Satan, vous subornant, ne vous leurre point au sujet de Dieu.
La connaissance de l’Heure du Jugement relève de Dieu seul. C’est Lui qui fait descendre la pluie et sait ce que portent les flancs de toutes femelles. Nul être ne sait ce que sera demain son acquis en bien ou en mal ; nulle âme ne connaît le lieu de son trépas. Dieu seul, en vérité, est Omniscient et bien informé.
Alîf. Lâm. Mîm.
La révélation du Livre procède, indubitablement, du Maître des Mondes.
Diront-ils : « Il l’a inventé » ? C’est, bien au contraire, la vérité même, émanant de ton Maître, afin que tu avertisses un peuple que nul autre, avant toi, n’était venu avertir, peut-être suivront-ils le droit chemin.
Dieu est Celui qui a créé les cieux, la terre et ce qui est entre eux en six périodes, puis s’est établi souverainement sur le Trône. Vous n’avez, en dehors de Lui ni maître, ni intercesseur. Ne sauriez-vous donc y réfléchir ?
Du ciel, Il dirige par Ses décrets toute chose sur la terre. Puis tout remonte vers Lui en l’espace d’un jour dont la durée est de Mille ans, selon votre manière de compter.
Tel est bien celui qui connaît le Mystère du Monde et ce qui est apparent, le Tout-Puissant, le Tout-Compatissant.
C’est Lui qui fit à la perfection toute chose qu’il a créée. Il forma d’abord l’homme d’argile.
Puis Il fit découler sa descendance à partir d’un vil liquide.
Ensuite, Il lui donna sa forme accomplie et insuffla en lui de Son esprit. Il vous pourvut ainsi de l’ouïe, de la vue, et de l’entendement. Mais vous êtes si peu reconnaissants !
Ils disent : « Eh quoi ! Quand nous aurons disparu sous terre, devrons-nous connaître une nouvelle création ? » A dire vrai, ces impies ne croient pas en la rencontre de leur Maître.
Dis-leur : « L’ange de la mort, qui déjà vous a pris en charge recueillera un jour vos âmes ; puis vous serez ramenés vers le Seigneur ».
Si tu pouvais voir alors les réprouvés comparaître, tête baissée devant leur Maître : « Seigneur ! Nous avons tout vu et tout entendu à présent. Fais-Nous retourner sur terre ! Nous y ferons le bien, car nous sommes maintenant convaincus ».
Il nous eût été aisé de pourvoir chaque être de sa bonne direction. Mais cet arrêt immuable de Moi doit s’accomplir, à savoir que j’emplirai un jour l’Enfer de génies et d’humains réunis.
« Expiez, à présent, votre insouciance coupable envers ce jour : vous l'avez rayée de votre mémoire. Aussi vous livrons-Nous à l’oubli. Subissez en prix de vos œuvres, le supplice éternel ! »
Seuls croient vraiment à Nos révélations, ceux qui se prosternent, en signe d’adoration, lorsqu’on leur en fait mention, célèbrent la louange de leur Maître et se dépouillent de tout orgueil.
Leurs flancs s’arrachent à leurs couches ; ils prient leur Maître, mus de crainte et d’espoir envers Lui, et distribuent en aumônes une partie de ce dont Nous les avons pourvus.
Nul ne pourrait savoir quelle félicité leur est réservée en prix de ce qu’ils faisaient.
Eh quoi ! le croyant serait-il assimilé au pervers ? Ils ne sont nullement égaux.
Ceux qui auront cru et pratiqué le bien auront pour séjour, en récompense de leurs œuvres, le Jardin du Refuge éternel.
Quant aux injustes, ils auront le feu pour séjour. Chaque fois qu’ils tenteront d’en sortir, ils y seront ramenés, et il leur sera dit : « Goûtez donc ce supplice du feu que vous traitiez de mensonge ».
Certes, Nous leur infligerons ici-bas des supplices mineurs avant le châtiment majeur. Peut-être, les subissant, reviendront-ils de leurs erreurs.
Quelle plus grande iniquité, pour un homme, que de rejeter les Signes de son Maître, après qu’ils lui ont été rappelés ? Nous sévirons certes, en toute rigueur, contre les scélérats.
Nous avons donné l’Ecriture à Moise-ne mets pas en doute le don qui t’en est fait de même-et Nous en fîmes une direction pour les enfants d’Israël.
Nous avons suscité, parmi eux, des chefs spirituels qui guidaient les hommes, selon Nos ordres, cela pour avoir su persévérer dans Notre voie et avoir cru fermement en Nos Signes.
Ce sera ton Maître qui tranchera, le jour de la résurrection, les différends qui les opposaient.
N’est-ce pas une claire indication pour eux que Nous ayons anéanti avant eux tant de générations dont ils parcourent, à présent, ce qui fut leurs habitats. Il y a en cela des signes certains. Que n’entendent-ils pas ?
Ne voient-ils pas comme nous poussons l’ondée vers les terres arides, y faisant germer des céréales dont ils se nourrissent, eux et leur bétail ? Ne le voient-ils pas clairement ?
Ils disent : « Quand donc viendra cette victoire si vous êtes véridiques ! »
Réponds-leur : « Au jour de la victoire, il ne servira à rien, à ceux qui auront été mécréants, de se convertir, et plus aucun délai ne leur sera consenti ».
Retire-toi loin d’eux et attends ! Eux-aussi attendent.
Prophète, sois pieux envers Dieu ! N’obéis ni aux mécréants ni aux hypocrites ! Dieu est Omniscient et Sage.
Suis ce qui t’est révélé par ton Maître. Dieu, certes est parfaitement au courant de vos œuvres.
Confie-toi à Dieu ! Dieu suffit toujours comme protecteur.
Dieu n’a point fait à l’homme deux cœurs dans sa poitrine, pas plus qu’il n’a fait de vos épouses des mères pour vous, lorsque, les répudiant, vous les assimilez à vos mères. Il n’a jamais fait de vos fils adoptifs vos propres enfants. Ce sont là appellations gratuites de votre part. Mais Dieu dit la vérité, et c’est Lui qui montre le droit chemin.
Qu’on appelle ces enfants adoptifs du nom de leurs vrais pères : cela est plus régulier devant Dieu. S’ils sont de père inconnu, qu'ils soient alors vos frères en religion ou vos clients. Il ne vous sera pas fait grief de vos erreurs, mais de ce que vos cœurs ont prémédité. Dieu est tout enclin au pardon, tout compatissant.
Les droits dévolus au Prophète sur les croyants sont encore plus étendus que ceux dont ils peuvent se prévaloir entre eux ; ses épouses sont leurs mères ; les liens de consanguinité auront désormais, selon le Livre de Dieu, priorité, en cas de succession, sur ceux unissant les croyants de Médine aux émigrés de la Mecque ; tout au plus pourront-ils disposer bénévolement d’une partie de leurs biens en faveur de leurs affiliés. Ainsi en décide formellement l’Ecriture.
Souviens-toi que Nous avons conclu un pacte avec les Prophètes, et avec toi, avec Noé, Abraham, Moïse et Jésus, fils de Marie, et ce fut un pacte solennel que Nous conclûmes avec eux.
Afin qu’en messagers véridiques, ils aient à répondre devant Dieu de leur mission accomplie, et Dieu réservera aux mécréants un châtiment douloureux.
O vous qui croyez ! Souvenez-vous des bienfaits de Dieu envers vous ! Des armées ennemies allaient vous assaillir. Nous suscitâmes contre elles un ouragan et des légions d’archanges invisibles. Dieu voyait clairement ce que vous faisiez.
Vous étiez cernés de toutes parts. Vos yeux se convulsaient d’épouvante ; et d’angoisse vous aviez la gorge tout oppressée. Vous en veniez aux pires conjectures au sujet de Dieu.
Les croyants se trouvèrent alors mis à l’épreuve et secoués d’une terrible secousse.
Les hypocrites et ceux de faible conviction murmuraient : « Ce n’était donc que chimères, ce que Dieu et Son messager nous avaient promis ».
Certains, même, d’entre eux clamaient : « O gens de Yathrib ! Ne demeurez pas en ces lieux ! Retournez à vos foyers ! » D’autres, enfin, demandaient au Prophète la permission de se retirer. « Nos maisons sont menacées » affirmaient-ils. Non, leurs demeures n’étaient pas menacées ; ils voulaient seulement s’enfuir.
Si des percées avaient réussi en certains points et que l’ennemi les eût sollicités d’abjurer, ils l’auraient fait sans tarder et auraient à peine hésité.
Ils s’étaient, auparavant, engagés, devant Dieu à ne point déserter devant l’ennemi. Il sera toujours demandé compte d’un engagement pris devant Dieu.
Dis : « Cette fuite honteuse devant la mort ou le combat meurtrier ne vous servira à rien. Vous ne jouirez ensuite que peu de temps de la vie ».
Et dis-leur aussi : « Qui pourrait, d’ailleurs, vous tenir éloigné des disgrâces ou des faveurs de Dieu, pour peu qu’il ait décrété de vous infliger les premières ou de vous combler des secondes ? » Ils ne sauraient trouver, en dehors de Dieu ni maître ni défenseur.
Dieu connaît certes, parmi vous, ceux qui prêchent le défaitisme, ceux qui disent à leurs frères : « Venez donc près de nous ! » et n’affrontent guère le juste combat,
Toujours à lésiner sur l’aide à vous offrir à vous, croyants. Qu’un péril s’annonce, tu les vois qui tournent vers toi des yeux hagards, comme ceux d’un moribond. Mais la frayeur passée, ils vous lacèrent à belles dents, par convoitise effrénée du butin. Ces gens-là n’ont jamais été de vrais croyants. Dieu réduira leurs œuvres à néant, ce sera tellement facile pour Lui.
Ils s’imaginent toujours que les coalisés n’ont pas levé le siège. Mais même si l’ennemi reparaissait maintenant, ces faux croyants aimeraient plutôt alors se trouver dans le désert, parmi les nomades, quitte à demander de vos nouvelles. Fussent-ils d’ailleurs parmi vous, ils n’auraient que fort peu combattu.
Vous avez, en vérité, en le Messager de Dieu, un si bel exemple pour celui qui espère en Dieu et au Jugement Dernier, et se souvient fréquemment de Dieu.
A la vue des ennemis ligués contre eux, les croyants avaient dit : « Voici que s’accomplit ce que nous ont promis Dieu et Son Messager. Dieu et Son Prophète disaient la vérité ». Et leur foi et leur soumission s’en trouvaient d’autant plus accrues.
Il est, parmi les croyants, des hommes qui ont été fidèles au pacte qu’ils avaient conclu avec Dieu. Certains d’entre eux ont accompli déjà leur destin ; d’autres attendent leur tour sans avoir rien changé à leurs convictions.
Dieu récompensera ainsi ceux qui furent loyaux pour leur loyauté, et Il châtiera, s’il le veut, les hypocrites, ou leur pardonnera. Dieu est si enclin au pardon, si plein de miséricorde.
Dieu a repoussé les mécréants, la rage au cœur, sans qu’ils aient acquis nul avantage. Dieu a épargné aux croyants le combat. Dieu est fort et puissant.
Il a fait déloger de leurs châteaux ceux des Gens d’Ecriture qui les avaient soutenus. Il a jeté l’épouvante dans leurs cœurs : une partie d’entre eux devait périr sous vos coups, et l’autre était réduite en captivité.
Dieu vous a fait hériter de leur pays, de leurs demeures, de leurs richesses, et d’une terre que vos pieds n’avaient point foulée. Dieu est souverainement puissant.
Prophète ! Dis à tes épouses : « Si vous recherchez la vie du monde et son faste, je vous accorderai une indemnité honorable et vous donnerai gracieux congé.
« Si c’est, Dieu, Son messager, le Royaume futur que vous désirez, alors sachez que Dieu a destiné une immense récompense à celles d’entre vous, qui font le bien. »
« O femmes du Prophète ! celle d’entre vous qui commet une turpitude flagrante verra son châtiment porté au double dans l’Au-Delà : cela est tellement aisé pour Dieu !
« Celle d’entre vous qui obéit à Dieu et à Son prophète et fait œuvre pie, Nous la rétribuerons au double et lui réservons une belle part dans Nos faveurs.
« O femmes du Prophète ! vous n’êtes en rien comparables aux autres femmes, ne soyez pas complaisantes dans vos propos, de peur d’éveiller des désirs troubles en certains cœurs malsains ! Soyez plutôt décentes dans vos discours !
Restez dignement dans vos foyers ! Ne vous exhibez pas impudiquement telles des païennes du temps révolu ! Observez la prière ! Pratiquez l’aumône ! Obéissez à Dieu et à Son Prophète ! Dieu ne veut qu’éloigner l’abomination de vous tous, membres de la sainte famille, et vous purifier de toute souillure.
« Gardez présents en vos mémoires les versets de Dieu et les sages préceptes qui sont récités dans vos demeures ! Dieu est si plein de grâce, si bien informé de tout ».
Ceux et celles qui se soumettent à Dieu en vrai musulmans, ceux et celles qui croient, les personnes pieuses des deux sexes, ceux et celles qui sont véridiques, les patients et les patientes, ceux et celles qui s’humilient devant Dieu, ceux et celles qui pratiquent la charité, ceux et celles qui jeûnent, ceux et celles qui sont chastes, ceux et celles qui invoquent souvent le nom de Dieu, tous et toutes obtiendront de Lui un pardon et une récompense infinie.
Il n’appartient pas à un croyant ou à une croyante de suivre leur propre choix, lorsque Dieu et Son messager en ont décidé autrement. Quiconque désobéit à Dieu et à Son messager s’égare de toute évidence.
Rappelle-toi quand tu disais à celui que Dieu avait comblé de Ses biens et que toi-même avait comblé des tiens : « Garde ton épouse pour toi et crains Dieu. » Et tu dissimulais en toi-même ce que Dieu devait produire au grand jour. Tu redoutais l’opinion des gens, alors que Dieu est plus digne d’être craint. Lorsqu’enfin Zayd eut cessé tout rapport avec sa femme, Nous te la donnâmes pour épouse afin qu’il n’y ait point d’empêchement pour les croyants d’épouser les femmes de leurs fils adoptifs quand ceux-ci ont rompu tout commerce avec elles. C’est ainsi que les ordres de Dieu sont immuablement suivis d’effet.
Il n’y a nul grief à faire au Prophète pour ce que Dieu lui a accordé. Tel fut l’usage que Dieu, de tout temps et de par un décret immuable, avait établi pour les prophètes. Ce que Dieu établit procède d’un arrêt immuable.
Ceux qui avaient la charge de transmettre les messages de Dieu, qui craignent Dieu et ne craignent que Lui seul. Il n’est que Dieu pour établir un compte exact des actes humains.
Non, Mohammed n’est le père d’aucun homme d’entre vous, mais le messager de Dieu et le Sceau des Prophètes. Dieu embrasse tout de Sa science.
O vous qui croyez ! Invoquez souvent le nom de Dieu !
Bénissez-Le au point du jour comme au crépuscule !
C’est Lui qui étend Ses bénédictions sur vous, ainsi que Ses Anges pour vous faire sortir des ténèbres vers la lumière. Dieu est toute miséricorde pour les croyants.
Le jour où ils auront à contempler Sa face, ils seront salués par le mot « Paix ». Une digne récompense leur sera réservée près du Seigneur !
O Prophète ! Nous t’avons envoyé pour servir de témoin, annoncer bonne nouvelle aux hommes et les avertir.
Tu les convies vers Dieu, avec Sa permission, à l’égal d’un flambeau rayonnant.
Annonce donc aux croyants que Dieu tient, en réserve, pour eux, une grâce incommensurable !
N’obéis ni aux mécréants ni aux hypocrites ! Que leur hostilité ne t’affecte point ! Mets ta confiance en Dieu ! Dieu suffit toujours comme protecteur.
O vous qui croyez, si vous épousez des croyantes et qu'ensuite vous les répudiez, sans que vous ayez consommé cette union, vous n’aurez pas à leur imposer une période de vacuité. Accordez-leur quelque bien en compensation, et donnez-leur honnêtement congé.
Prophète, Nous déclarons licites pour toi tes épouses que tu as dotées, les captives que Dieu t’a données par fait de guerre, les filles de ton oncle paternel, les filles de tes tantes paternelles, les filles de ton oncle maternel et les filles de tes tantes maternelles qui ont émigré avec toi, ainsi que toute femme croyante qui aura offert sa main au Prophète, sous réserve de ton consentement. C’est là un privilège qui t’est réservé en dehors des autres croyants, car Nous connaissons ce que Nous-mêmes leur avons prescrit au sujet de leurs épouses et de leurs esclaves. Ainsi nul grief ne te sera fait concernant ta vie conjugale. Dieu est tout enclin à pardonner, tout Compatissant.
Il ne te sera pas fait reproche, au sujet de tes épouses, d’en faire attendre qui tu voudras, d’en retenir près de toi qui tu voudras, voire de rechercher celle que tu as auparavant délaissée. Pleine liberté t’est laissée à cet égard : cela est plus propre à les consoler, à leur ôter tout sujet d’amertume, à les rendre tout heureuses des faveurs que tu peux leur accorder. Dieu connaît si bien le fond de vos cœurs. Il est si bien informé de tout, si magnanime !
Il ne t’est plus désormais permis d’épouser d’autres femmes, ni d’en prendre d’autres en échange des tiennes, dusses-tu être séduit par leur grâce, à l’exception des captives que tu pourras te réserver. Dieu observe tout d’un œil vigilant.
Croyants ! n’entrez pas dans les demeures du Prophète à moins d’avoir été invité à sa table, et sans nul besoin d’attendre que le repas soit prêt. Entrez donc seulement quand vous y êtes conviés. Une fois le repas terminé, vous sortirez alors séparément sans plus vous attarder à des propos familiers. Cela ne pourrait qu’incommoder le Prophète qui rougirait de vous en parler, mais Dieu n’a pas honte de dire la vérité. Si vous demandez quelque chose aux épouses du Prophète, faites qu’un voile s’interpose entre vous et elles : vos cœurs et les leurs n’en demeureront que plus purs. Évitez d’offenser le messager de Dieu ; n’épousez point après sa mort celles qui auront été ses épouses. Cela serait si grave au regard de Dieu.
Que vous exprimiez ouvertement une pensée, ou que vous la teniez secrète, Dieu est parfaitement informé de toute chose.
Il ne sera pas fait grief aux croyantes de paraître non voilées devant leurs pères, leurs fils, leurs frères, leurs neveux, devant les autres femmes et leurs propres esclaves. Qu’elles craignent Dieu ! Car Dieu est témoin de toute chose.
Certes, Dieu et Ses Anges bénissent le nom du Prophète. O vous qui croyez, bénissez de même son nom et appelez sur lui le salut !
Ceux qui offensent Dieu et Son messager, Dieu les maudira en ce monde et dans l’Autre, et les vouera à un supplice infamant.
Ceux qui, sans motif avéré, offensent les croyants et les croyantes commettent de ce fait une infamie et se chargent d’un grave péché.
Prophète, dis à tes épouses, à tes filles et aux épouses des croyants, de ramener sur elles un pan de leur mante : elles en seront plus aisément reconnues et ne risqueront pas d’être offensées. Dieu, certes, plein de miséricorde, est tout compatissant.
En vérité, si les hypocrites, ceux au cœur rongé par le vice et autres propagateurs de faux bruits à Médine ne mettent pas fin à leurs agissements, Nous t’inciterons certes, à sévir contre eux sans pitié ; et ils ne demeureront, dès lors, que fort peu de temps, en ton voisinage.
Maudits à jamais, ils seront traqués en quelque lieu qu’ils se trouvent et exterminés sans pitié.
Et il en est ainsi selon la loi de Dieu établie pour ceux qui ont vécu autrefois. Et l’on ne verra nul changement à la loi coutumière de Dieu.
On t’interrogera sur l'avènement de l’Heure. Réponds. « La connaissance en relève exclusivement de Dieu ». Qu’en sais-tu, au juste, toi-même ? L’Heure est peut-être imminente.
Dieu, certes, maudit les mécréants et les voue à un brasier ardent.
Où ils séjourneront à jamais sans nul protecteur ou allié.
Le jour où leurs visages se tordront sous l’impact du feu, alors ils gémiront : « Ah Dieu ! Que n’avions-nous obéi à Dieu et à Son Messager ! »
Et ils ajouteront : « ô Notre Seigneur ! Nous avons plutôt suivi nos chefs, nos grands qui nous ont égarés du droit chemin.
« O Notre Maître, fais en sorte qu’il leur soit infligé un double tourment et qu’ils soient maudits à tout jamais ! »
O vous qui croyez, ne suivez pas l’exemple de ceux qui calomnièrent Moïse. Dieu l’innocenta de leurs assertions malveillantes et il fut en haute estime auprès de Dieu.
O vous qui croyez ! Craignez Dieu et parlez en toute droiture.
Dieu rendra en retour vos œuvres plus méritoires et vous absoudra de vos péchés. Quiconque obéit à Dieu et à Son Messager s’assurera une immense félicité.
Nous avons certes proposé L’Engagement au ciel, à la terre, aux montagnes. Tous refusèrent d’en assumer le dépôt et en furent effrayés. Seul l’homme s’en chargea sans être foncièrement injuste et insensé.
Et il en fut ainsi, que Dieu, dans Sa justice, inflige Ses tourments aux hypocrites et païens des deux sexes et agréé le repentir des croyants et croyantes. Dieu est toute miséricorde, toute compassion !
Louange à Dieu à qui tout appartient, dans les cieux et sur la terre. Gloire à Lui dans l’Au-Delà. Il est le Sage, l’Informé de toute chose.
Il sait ce qui pénètre dans la terre et ce qui en sort, ce qui descend du ciel et ce qui s’y élève. Il est le Compatissant, l’Absoluteur.
« Nous ne verrons pas venir l’Heure. » disent les mécréants. Réponds-leur : « Certes ! L’Heure vous surprendra à coup sûr. J’en fais le serment par mon Maître, Lui qui connaît le mystère impénétrable, et à qui rien ne saurait échapper dans les cieux et sur la terre, fût-ce l’équivalent d’un atome, ou d’un poids plus grand ou moindre : il n’est rien qui ne soit porté sur un livre clair.
L’heure viendra afin qu’il récompense ceux qui auront cru et pratiqué la vertu. A ceux-là sera réservé le pardon et un don généreux. »
Ceux, par contre qui s’emploient à Nous défier, récusant Nos signes, ceux-là connaîtront les affres d’un douloureux tourment.
Ceux qui ont reçu de Nous la Science voient que ce qui t’est révélé de ton Maître est la Vérité même, guidant vers la voie du Tout-Puissant, du Très-Glorieux.
Les mécréants vont disant : « Voulez-vous qu'on vous montre un homme qui vous prédira qu'après avoir été décomposés sous terre, vous en ressurgirez en une nouvelle création ?
« Aurait-il donc inventé un mensonge, l’imputant à Dieu ? Ou bien serait-il atteint de démence ? Il n’en est rien ; mais ceux qui ne croient pas en l'Au-Delà sont voués au supplice et endurent un égarement sans fin.
Eh quoi ! Ne voient-ils pas l'immensité des cieux et de la terre, les enveloppant de toutes parts ? Ils ne dépendraient que de Nous d’entrouvrir la terre sous leurs pas pour les faire engloutir, ou de faire choir sur eux des blocs entiers du ciel. Il y a en cela un signe certain pour tout serviteur qui revient à Dieu.
David reçut de Nous un don insigne. Les montagnes, sur Nos ordres, répercutèrent les sons de ses cantiques ; les oiseaux en reproduisirent les airs. Pour Lui. Nous rendîmes le fer malléable à froid.
« Fais-en, lui dîmes-nous des hauberts ! Et que les mailles en soient bien ajustées ! Exécutez bien votre tâche ! Car j’observe attentivement ce que vous faites. »
Nous soumîmes le vent à Salomon, qui se mit à parcourir, le matin, la distance d'un mois de marche, et à refaire, en sens inverse, le même parcours au soir. Nous fîmes couler pour lui la Fontaine d'Airain. Certains génies, avec la permission de son Maître, étaient affectés à son service. Et quiconque d'entre eux se serait soustrait à Nos ordres aurait encouru le feu infernal.
Ils exécutaient pour lui tous les ouvrages qu'il désirait : temples, statues, des plateaux aussi grands que des bassins, des chaudrons énormes solidement ancrés sur leurs pieds. Travaillez, gens de la maison de David, et rendez-Moi grâce ainsi de Mes bienfaits, il en est si peu de Mes serviteurs qui M'en sont reconnaissants.
Lorsque nous eûmes décrété sa mort, les génies ne purent s‘en rendre compte. Les termites, cependant, rongeaient peu à peu le bâton qui lui servait d'appui. Le mort s'affaissa enfin, et les génies reconnurent alors que s’ils savaient percer l’inconnaissable, ils n’auraient pas poursuivi plus longtemps une besogne si humiliante.
Il y avait, pour les Sabâ, dans la contrée qu’ils habitaient, un témoignage visible de Notre bonté : deux immenses jardins s’étendaient de part et d’autre de leur vallée. « Nourrissez-vous, leur fut-il dit, de ce dont votre Maître vous gratifie. Sachez Lui en être reconnaissants. Vous habitez une contrée si heureuse et vous avez un Maître plein d’indulgence. »
Ils se départirent de Notre voie. Nous déchaînâmes alors contre eux l’immense flot provenant des digues rompues, et changeâmes bientôt leurs deux vergers en maquis n’offrant que des arbustes aux fruits amers, des tamaris et de rares jujubiers.
Ce fut ainsi que nous les payâmes de leur impiété. Saurions-Nous jamais rétribuer ainsi un autre que le mécréant ?
Entre le pays des Sabâ, et les cités que Nous avions bénies, Nous avions établi toute une chaîne de bourgades, et les répartîmes de telle sorte qu’elles servaient de gîtes commodes pour les caravanes. « Voyagez donc, dîmes-Nous, nuit et jour, le long de cette route, en toute sécurité ! »
Les Sabâ, insatisfaits, dirent : « Fais que nos étapes Seigneur, soient plus longues. » Ils furent ainsi injustes envers eux-mêmes. Alors Nous fîmes d’eux les sujets de récits fabuleux, et les dispersâmes de tous côtés. Il y a là, en vérité, des signes pour toute âme constante et qui sait reconnaître Nos bienfaits.
Les projets de Satan devaient ainsi se réaliser à leur détriment : tous l’ont suivi aveuglement, à part un groupe de croyants parmi eux.
Il n’avait, en vérité, aucun pouvoir sur eux, si ce n’est que Nous voulions discerner ceux qui avaient foi en l’Au-delà de ceux qui étaient en doute à son sujet.
Dis-leur : « Invoquez donc ceux que vous tenez pour divinités en dehors de Dieu ! Ils ne possèdent même pas l’équivalent d’un atome dans les cieux comme sur la terre ; ils n’ont, en quoi que ce fût, pris part à leur création, ni n’y ont apporté quelque assistance. »
Il n’y aura d’intervention efficace auprès de Lui qu'autant qu’elle aura déjà reçu Son agrément. Ceux qui espèrent en bénéficier devront attendre transis, la décision souveraine. Leur frayeur passée, ils demanderont : « Qu'a dit Votre Maître ? » - « La vérité même, leur sera-t-il répondu. N'est-Il pas le Sublime, le Très-Grand ? »
Demande aux mécréants : « Qui donc vous fait subsister des dons du ciel et de la terre ? » Réponds : « c'est Dieu » ; Ajoute : « Et certes nous devons être les uns ou les autres ou dans la bonne voie ou dans la pire aberration. »
Dis : « Vous n'aurez pas à réponde de nos agissements, pas plus que nous n'aurons à répondre des vôtres.
Dis : « Notre Maître nous réunira tous un jour, et jugera entre nous, selon la vérité. Il est le Juge souverain, l'Omniscient. »
Dis enfin : « Montrez-moi ceux que vous lui joignez pour associés ! Mais Il n’en a point : Il est Dieu, le Tout-Puissant, le Sage. »
Nous ne t’avons envoyé à la totalité du genre humain qu’uniquement pour annoncer bonne nouvelle et avertir. Mais la plupart des hommes ne le savent point.
Ils demandent : « Quand donc se réalisera cette promesse, si vous dites vrai » ;
Réponds : « Il vous est déjà donné rendez-vous : ce sera pour un jour dont vous ne saurez ni reculer ni avancer l'avènement, fût-ce d’une heure. »
Les mécréants disent : « Jamais nous ne croirons en ce Coran, pas plus qu’aux Ecritures antérieures ». Ah ! Si tu pouvais voir un jour les injustes lorsque ayant comparu devant Leur Maître, ils s’invectiveront mutuellement : « Sans vous, nous aurions cru certainement », diront ceux qui auront été d’humbles conditions à ceux qui auront été puissants ici-bas.
« Serait-ce donc nous qui vous aurions dévoyé de la bonne direction, après qu’elle vous fut prêchée ? Rétorqueront les superbes, N’étiez-vous pas déjà des dévoyés ! »
- « Hélas ! rétorqueront les humbles, ce sont vos manœuvres aussi incessantes que perfides qui nous ont perdus. De jour et de nuit, vous nous pressiez de nier Dieu et de Lui donner des égaux ». Tous, à la vue du châtiment, seront étreints d’un profond remords qu’ils se forceront de cacher. Déjà les cous des mécréants auront été chargés de chaînes : digne récompense de leurs œuvres impies.
Nous n’avons jamais dépêché un messager vers une cité pour l’avertir, sans que ses hommes opulents n’aient crié : « Nous rejetons absolument ce message ».
Ajoutant : « Nous sommes bien trop pourvus que les croyants en biens et en enfants pour être châtiés ».
Dis-leur : « Dieu dispense à profusion ou strictement ses dons à qui Il veut ». Les hommes, pour la plupart, ne le conçoivent pas.
Ni vos richesses, ni vos enfants ne sont faits pour vous rapprocher de Nous. Il n’y a que ceux qui croient et font le bien pour avoir Nos faveurs. Ceux-là seront rémunérés au double en prix de leurs œuvres ; ils connaîtront la paix des Hauts-Lieux.
Ceux, au contraire, qui par défi s’emploient à dénigrer Nos signes, voilà ceux qui seront voués aux tourments.
Dis-leur : « Dieu dispense Ses biens avec largesse ou parcimonie à qui Il veut d’entre Ses créatures. Tout ce que vous dépensez, Dieu vous le rendra. Il est le meilleur dispensateur de richesses.
Le jour où, ayant réuni les impies, Il dira aux anges : « Etait-ce vous que ces gens-là adoraient ? »
Les anges répondront : « Gloire à Toi ! Toi seul est Notre Maître. Ils adoraient, au contraire, les génies auxquels la plupart d’entre eux croyaient ».
Ce jour-là, vous n’aurez plus aucun pouvoir de vous secourir les uns les autres ni de vous causer le moindre tort. Et Nous dirons alors à ceux qui auront été injustes : « Goûtez donc au tourment de ce feu que vous teniez pour mensonge ! »
Lorsque Nos versets leur sont récités comme autant de preuves évidentes, les voilà qui s’écrient : « Voilà bien un homme qui veut résolument vous détacher des dieux de vos ancêtres ! » Ils disent encore : « Ce n’est là que mensonge forgé » Face à la vérité qui leur est parvenue, les mécréants ont dit : « Ce n'est manifestement là que magie ! »
Ils n’avaient pas été initiés, jusqu’à ce jour, à des Ecritures, pas plus qu'ils n'avaient reçu de prophètes avant toi pour les avertir.
D'autres peuples avant eux. que nous avions dotés d’une puissance plus que décuple de la leur, avaient eux aussi, face aux prophètes, crié au mensonge. Quelle ne fut point alors notre riposte !
Dis : « Il est une chose pressante à laquelle je vous exhorte : vous recueillir par deux ou séparément devant Dieu, et peser le cas de votre compagnon : Non, en vérité. il n'est point possédé du démon, il est là seulement pour vous avertir des approches d’un terrible châtiment ».
Dis : « Je ne vous demande nul salaire pour ma mission. gardez-le pour vous. Dieu seul m’en rétribuera, Il est témoin de toute chose ».
Dis : « En vérité. Dieu qui perce tous les mystères, fait aussi parvenir la vérité à Ses élus ».
Dis encore : « La vérité est là ; elle arrive. Le mensonge ne fait que reculer ».
Dis enfin : « Si je suis dans l’erreur, ce sera à mon propre détriment. Mais si je suis sur la bonne voie, c’est du fait des révélations de mon Maître. Car. en vérité. Il entend tout et est tout proche ».
Ah ! Si tu les voyais lorsque saisis d’épouvante, ils ne sauront plus où échapper et seront saisis de très près !
Ils diront alors : « nous y croyons ». Mais atteindraient-ils jamais une foi dont ils se trouvent si éloignés.
Ils avaient rejeté Le Livre auparavant, et se répandaient en affirmations téméraires, ne l’ayant saisi que de fort loin.
Un abîme s’étendra entre eux et l’objet de leurs vœux tardifs. Ainsi il en fut de leurs émules de jadis, affligés comme eux d’un doute incurable.
Louange à Dieu, créateur, sans modèle préétabli, des cieux et de la terre qui fit des anges Ses messagers, dotés de deux, trois ou quatre ailes. Il ajoute à Sa création ce qu’il veut, car Dieu a pouvoir sur toute chose.
Ce que Dieu accorde aux hommes de Sa grâce, nul ne saurait le retenir comme nul ne peut, après Lui, dispenser ce qu’il a une fois retenu. Il est le Tout-Puissant, le Sage.
Humains ! souvenez-vous des bienfaits de Dieu envers vous. Existe-t-il, à part Dieu, un autre créateur qui vous nourrisse des dons du ciel et de la terre ? Il n’est de Dieu que Lui. Comment pouvez-vous l’abjurer pour de fausses divinités ?
S’ils te traitent d’imposteur, d’autres messagers avant toi furent traités de même. Tout doit faire retour à Dieu.
Humains ! les promesses de Dieu s’accompliront sûrement. Que la vie d’ici-bas, ne vous abuse point ! Et que le Démon, vous séduisant, ne vous leurre point au sujet de Dieu !
Satan est votre ennemi juré : traitez-le comme tel ! Il ne fait que convier ses partisans pour en faire les hôtes du brasier.
Ceux qui auront été mécréants éprouveront un châtiment terrible. Ceux qui auront cru et fait de bonnes œuvres obtiendront, en échange, le pardon de leurs péchés et une immense rétribution.
Eh quoi ! Celui que ses propres infamies auront séduit par un faux éclat au point qu’il les croit vraiment belles sera-t-il jamais l’égal d’un homme de bien ? Dieu égare, en vérité, qui Il veut et dirige qui Il veut. Que ton âme ne s’exhale point en regrets sur leur sort. Dieu est parfaitement instruit de ce qu’ils font.
C’est Dieu qui suscite les vents qui entraînent les nuages. Nous les poussons vers un pays mort de sécheresse et Nous faisons revivre la terre après sa mort. Ainsi se fera la Résurrection.
Quiconque veut pour lui la puissance, qu’il sache que la puissance appartient tout entière à Dieu, vers qui monte toute bonne parole, et qui exalte l’œuvre de bien, l’accueillant en Sa grâce. Ceux qui trament des perfidies seront durement châtiés ; ils verront s’effondrer leur complot.
Dieu vous a créés de limon, puis d’une goutte de sperme. Il vous a répartis ensuite en deux sexes. Aucune femelle ne porte ou ne met bas sans qu’il n’en soit instruit. Il n’est point vie dont le cours s’allonge ou s’abrège sans qu’un Livre ne l’ait déjà fixé. Cela est si aisé pour Dieu.
Les deux mers ne sont pas identiques : l’eau de l’une est fraîche, très douce, agréable à boire ; celle de l’autre est salée, saumâtre. L’une et l’autre, vous pourvoient en poissons frais ; vous en extrayez aussi des joyaux pour votre parure. L’on y voit les vaisseaux y fendre bruyamment les flots, vous assurant ainsi, par la grâce de Dieu un fructueux trafic, afin que vous soyez reconnaissants.
Il fait pénétrer la nuit dans le jour, comme Il fait pénétrer le jour dans la nuit. Il assujettit à Ses ordres et le soleil et la lune, chacun poursuivant sa course jusqu’au terme fixé. Voilà bien Dieu, votre Maître, à qui appartient la Royauté. Et ceux qu’en dehors de Lui vous invoquez ne disposent même pas de la pellicule d’un noyau de datte.
Les priez-vous ? Ils n’entendront pas vos prières. Et s’ils les entendaient, ils ne vous exauceraient pas. Le jour de la Résurrection, ils vous renieront. Nul ne saurait si bien vous informer que Celui qui sait toute chose.
Humains, vous avez en toute chose, besoin de Dieu. Dieu est Celui qui se suffit à Lui-même, le Digne de Louange.
Il vous ferait disparaître, s’il le voulait, et susciterait une nouvelle création,
Cela ne serait pas difficile pour Dieu.
Nulle âme n’assumera les péchés d’une autre, en plus des siens. Si une âme, par trop accablée, implore qu’on l’aide, son faix n’en sera point allégé pour autant, Fût-ce par un proche parent. Tu ne saurais vraiment convertir que ceux qui redoutent leur Maître dans Son Mystère et qui prient assidûment. Quiconque se purifie le fait uniquement pour son salut, car tout doit retourner vers Dieu.
L’aveugle et le clairvoyant ne sauraient être égaux !
Pas plus que les ténèbres et la clarté du jour ;
La fraîcheur de l’ombre et l’ardente canicule.
De même, vivants et morts ne sont pas semblables. Dieu se fait entendre de qui Il veut. Mais toi, te feras-tu jamais entendre des morts dans leurs sépulcres ?
Tu n’as d’autre mission que d’avertir.
Nous t’envoyons avec la vérité, ayant mission d’annoncer et d’avertir Il n’est point de peuple qu’un prophète ne soit venu avertir.
S’ils te traitent d’imposteur, ceux qui furent avant eux avaient aussi crié au mensonge face aux messagers venus vers eux nantis de preuves tangibles, Ecritures et Livre Lumineux.
J’ai sévi ensuite contre ceux qui n’avaient point cru. Quelles ne furent point Mes rigueurs !
Ne vois-tu pas que Dieu fait descendre du ciel une eau par laquelle Nous faisons croître des plantes aux fruits variés ? Les montagnes, de même, sont marquées de stries diaprées : d’aucunes blanches, d’autres d’un rouge aux tons divers, quelques-unes d’un noir foncé.
Et parmi les hommes, les animaux, le bétail, il s’en trouve de couleurs différentes. C’est ainsi que de tous les serviteurs de Dieu, seuls les vrais savants savent le craindre. Dieu est tout-puissant, tout enclin au pardon.
Ceux qui récitent souvent le Livre de Dieu, qui prient régulièrement et qui, en secret comme en public, dispensent en aumônes, une partie de ce dont Nous les avons pourvus, ceux-là doivent compter sur un fonds dont les profits ne tariront jamais.
Dieu saura les en rétribuer dignement, et les gratifiera d’un surplus de Ses faveurs. Car Dieu, le Tout Clément, reconnaît toujours les œuvres méritoires.
Ce que Nous t’avons révélé du Livre est la Vérité même, confirmant les Ecritures antérieures. Dieu est pleinement informé au sujet de Ses créatures, les tenant toujours à l’œil.
C’est ainsi que nous avons ensuite donné en héritage l’Ecriture à ceux que Nous avons choisis parmi Nos serviteurs. Parmi eux, il y en aura qui se feront tort à eux-mêmes ; d’aucuns suivront une voie moyenne ; d’autres, enfin, avec la permission de Dieu, se surpasseront en bonnes œuvres : telle sera la grâce infinie.
Ceux-là seront admis aux jardins édéniques. Ils s’y pareront de bracelets d’or et de perles, et seront revêtus de soie.
« Louange à Dieu ! s’écrieront-ils. Il a banni de nos cœurs toute angoisse. Notre Maître est si indulgent, si plein d’attention pour Ses fidèles !
« Béni soit-Il pour nous avoir établis en cette demeure éternelle, où plus jamais ni peine ni lassitude ne viendront nous effleurer ! »
Quant à ceux qui n’auront pas cru, ils seront voués au brasier de l’Enfer. Ils n’y connaîtront pas l’arrêt de mort, soulagement suprême, ni n’y verront s’alléger leurs tourments. Ainsi Nous rétribuerons tout incrédule endurci.
Du fond de la Géhenne monteront leurs plaintes confuses : « O notre Maître ! Fais-nous sortir d’ici : nous ferons le bien, et plus jamais n’agirons comme autrefois. » Et il leur sera répondu : « Eh quoi ! N’avions-Nous pas fait vos jours assez longs pour que ceux qui devaient réfléchir eussent le temps de le faire ? De plus, un messager était venu vous avertir ? Ainsi subissez vos tourments Il n’est point de secours pour les méchants. »
Dieu connaît, certes, les mystères des cieux et de la terre. Il connaît tout aussi bien ce que recèlent les cœurs.
C’est Lui qui fit de vous Ses lieutenants sur la terre. Quiconque se fait mécréant le fera à son détriment. L’incrédulité des impies ne fera que les rendre encore plus odieux auprès de leur Maître, et elle aggravera d’autant leur perdition.
Dis : « Voyez ces faux dieux que vous priez en dehors de Dieu ! Faites-moi voir ce qu’ils ont pu créer sur la terre ! Dites-moi quelle part ils ont pris à la création des cieux. Leur avions-Nous révélé un Livre pour leur servir de preuve évidente ? Pour dire vrai, les impies ne font que se leurrer entre eux d’illusions. »
Dieu maintient en équilibre les cieux et la terre, les empêchant de s’effondrer. Mais si jamais ils s’écroulaient qui donc saurait les retenir après lui ? Dieu est toute indulgence, toute miséricorde.
Ils avaient tant juré naguère en termes solennels que si jamais un prophète venait les prêcher, ils suivraient alors mieux que nulle autre communauté la voie du Seigneur. Le voici venu enfin les avertir : ils n’en sont que plus rebelles,
Tout enflés d’orgueil sur la terre et usant de manœuvres perfides. Les sinistres complots ne retombent que sur leurs auteurs. Quel autre sort pourront-ils attendre que celui des peuples révolus ? Tu ne trouveras, en ; vérité, ni changement ni déviation dans les lois immuables de Dieu.
N’ont-ils pas voyagé de par le Monde ? N’ont-ils pas vu quel fut, en définitive, le sort de leurs aînés, plus redoutables qu’eux par leur puissance ? Rien ne saurait dans les cieux ou sur la terre, faire échec à la puissance de Dieu. Car Dieu est Omniscient ; Il a pouvoir sur toute chose.
Si Dieu réprimait sur le coup les agissements des humains, Il ne laisserait plus nul être vivant sur la terre. Il leur accorde cependant un délai, jusqu’au terme qu’il a fixé. Mais une fois ce terme arrivé, Il saura décider de leur sort. Dieu observe tout, Il connaît si bien Ses créatures.
Yâ. Sîn.
Par le Coran à la sublime perfection.
Tu es, certes, du nombre des Messagers,
Suivant une voie droite.
Ce Livre t’est révélé de la part du Tout-Puissant, Tout-Compatissant,
Pour que tu avertisses un peuple inconscient dont les ancêtres n’ont pas été avertis.
Déjà, contre la plupart d’entre eux, Ma sentence s’est réalisée : ils ne croiront pas.
Déjà, Nous enserrons leur cou dans un carcan rigide, immobilisant leur tête.
Déjà, Nous barrons toutes les voies devant et derrière eux. Nous les enveloppons de toutes parts, leur bouchant entièrement la vue.
Que tu les avertisses ou non : ils ne croiront pas.
Tu convertiras seulement ceux qui suivent attentivement le Rappel du Livre et redoutent Dieu le Tout-Clément dans Son Mystère. Annonce à ceux-là le pardon et une noble rétribution !
Certes, c’est Nous qui redonnons la vie aux morts. Nous faisons inscrire ce qu’ils ont fait en bien ou en mal, et les suites bonnes ou mauvaises de leurs œuvres. Tout est recensé par Nous dans un Livre clair.
Propose-leur, en exemple, les habitants de cette cité auxquels furent dépêchés Nos messagers.
« Nous en avions d’abord dépêché deux, mais ils les traitèrent d’imposteurs. Nous les appuyâmes d’un troisième. Et tous trois leur dirent : « Nous sommes envoyés vers vous ».
« Mais vous n’êtes que des mortels comme nous, s’écrièrent les gens de la cité. Le Tout-Clément n’a rien révélé : vous n’êtes que des imposteurs ».
- « Notre Maître sait bien, reprirent les Messagers, que nous sommes certes, envoyés vers vous,
« Nous n’avons qu’une mission transmettre clairement le message. »
- « C’en est assez ! firent les impies. Votre vue nous porte malheur ! Si vous ne mettez pas fin à vos sermons, nous vous ferons, certes, lapider et supplicier atrocement. »
Les prophètes répliquèrent : « Il n’est de mauvais sort pour vous qu’en vous-mêmes. Serait-ce donc ce pieux rappel qui vous irrite à ce point ? Vous n’êtes, à dire vrai, qu’un peuple qui se porte aux pires excès ».
Sur ce accourant du fin fond de la ville, un homme vint et dit : « Suivez, ô mes concitoyens, ce que disent les Messagers !
« Suivez ceux qui, pour leur messager, ne réclament de vous nul salaire et qui sont sur le droit chemin !
« Pourquoi n’adorerais-je pas Celui qui m’a créé au commencement et à qui vous allez retourner ?
« En vain, me vouerais-je à d’autres divinités que Lui : elles ne sauraient me soutenir, ni ne me seraient de nul secours, si le Tout-Clément voulait me perdre !
« Ne serais-je point, les adorant, en aberration évidente?
« Je crois, certes, en votre Maître, ô Messagers. Soyez-en témoins ! »
Rendant l’âme en martyr, il s’entendit appeler : « Entre au Paradis ! » - « Ah ! s’exclama-t-il. Si mon peuple pouvait savoir.
« Que mon Seigneur m'a pardonné et rangé au nombre des élus ! »
Nous ne fîmes descendre sur son peuple aucune légion pour venger sa mort : tel n’était point Notre dessein !
Il n’y eut qu’un cri, un seul : tous furent anéantis.
Affligeant destin des humains ! Il n’y eut jamais un envoyé de Dieu qu’ils n’aient tourné en dérision !
Que ne voient-ils combien de générations Nous avons détruites avant eux et qu'ils ne verront plus jamais reparaître ?
Toutes, cependant, réunies, devront comparaître devant Nous.
Il est pour eux un signe en la terre morte de sécheresse. Nous la faisons revivre, et en tirons des grains dont ils se nourrissent.
Nous y disposons des jardins complantés de palmiers et de vignes, et y faisons jaillir des sources.
Afin qu’ils en mangent les fruits : et ce n’est point l'œuvre de leurs mains. Eh quoi ! n’en seront-ils pas reconnaissants ?
Gloire à Celui qui a suscité la variété infinie des espèces : végétales, humaines et autres qui leur sont inconnues.
Un signe pour eux est la nuit. Nous en dépouillons le jour ; et les voilà dans les ténèbres.
Et le soleil aussi voguant vers un lieu fixe qui lui est propre : c’est là détermination du Tout-Puissant, de l’Omniscient.
A la lune nous assignons des phases successives, jusqu’à ce qu’elle devienne semblable à la palme desséchée.
Le soleil ne saurait rejoindre la lune, ni la nuit devancer le jour. Chaque astre doit voguer sur une orbite qui lui est propre.
Que ce soit aussi pour eux un signe que Nous avons chargé jadis sur l’arche emplie de toutes les espèces ceux des leurs qui devaient survivre.
Nous créons, à leur intention, d’autres modèles de vaisseaux, pour leur permettre de naviguer.
Et il ne dépend que de Nous de les faire sombrer corps et biens ; ils ne trouveraient nul secours et ne seraient point sauvés,
Sauf par une grâce de Nous, et pour les faire jouir encore pendant une période limitée.
En vain, les exhortera-t-on : « Craignez le châtiment en ce monde et dans l’autre : peut-être vous sera-t-il pardonné. »
Il n’est pas un signe qui leur parvienne de leur Maître sans qu’ils s’en détournent indifférents.
Lorsqu’il leur est dit : « faites dépense en aumônes d’une partie de ce que Dieu vous a accordé » ; les mécréants objectent aux croyants : « Allons-nous nourrir ceux que Dieu, s’il le voulait, pourrait nourrir Lui-même ? N’est-ce pas une aberration évidente de votre part ? »
Ils disent : « Quand donc se réalisera cette promesse dont vous parlez? Dites-le, si vous êtes véridiques ! »
Que peuvent-ils attendre, sinon un cri les surprenant en pleine dispute.
Ils ne pourront ni disposer par testament ni regagner leurs foyers.
Il sera soufflé dans la trompette, et voilà que de leurs tombes ils accourront vers leur Maître.
« Malheur à nous ! diront-ils, Qui donc nous arrache ainsi à notre repos ? Voici donc que s’accomplit la promesse de Dieu. Les Messagers avaient dit vrai. »
Et il y aura encore un cri, un seul, et tous réunis comparaîtront devant Nous.
Aucune âme, ce jour-là, ne sera lésée en rien. Vous serez seulement rétribués selon ce qu'auront été vos œuvres sur terre.
Les hôtes du Paradis, ce jour-là, exulteront de félicité ;
Accoudés, ainsi que leurs épouses, sur des lits d’apparat, ils s’y délasseront sous les ombrages.
Ils y auront des fruits, et tout ce qu’ils pourront désirer.
« Paix à vous ! » ainsi seront-ils salués par un Maître Tout-Compatissant.
Tandis qu’il sera crié aux réprouvés. « Vous autres scélérats ! Tenez-vous à l’écart, en ce jour !
« Ne vous ai-je pas prescrit, fils d’Adam, de ne point adorer Satan, votre ennemi déclaré ;
« Et de M’adorer, puisque tel est le droit chemin.
« Il a déjà dévoyé parmi vous tant de générations ! Que n’y avez-vous réfléchi.
« Voici donc l’Enfer qui vous était promis.
« Eprouvez-en, en ce jour, l’impact brûlant, pour avoir refusé de croire ! »
Leurs bouches, ce jour-là, seront scellées. Mais leurs mains les dénonceront, et leurs pieds témoigneront contre eux de ce qu’ils auront accompli.
Si Nous le voulions, Nous les frapperions de cécité. En vain, chercheraient-ils la voie : comment pourraient-ils la voir ?
Il ne tiendrait qu’à Nous de les figer sur place, si bien qu’ils ne pourraient ni avancer ni reculer.
Celui à qui Nous accordons longue vie, Nous inversons en lui le processus de création. Ne sauraient-ils le comprendre ?
Nous ne l’avons pas initié à l’art du poète ; cela ne saurait lui convenir. Ce message n’est qu’un rappel et une lecture édifiante
Afin d’avertir toute âme vivante, et que se trouvent justifiés Nos arrêts contre les mécréants.
Ne voient-ils pas que Nous avons créé pour eux, parmi tant d’œuvres sorties de Nos mains, des troupeaux dont ils disposent en maîtres ?
Nous leur avons soumis ces animaux : des uns ils font leurs montures, des autres ils tirent leurs aliments.
Source de multiples profits pour eux, ils leur procurent divers breuvages. Que n’en sont-ils reconnaissants ?
Ils se font, en dehors de Dieu, d’autres divinités, pensant se procurer leur assistance.
Mais elles ne sauront les secourir et se ligueront plutôt contre eux pour les perdre.
Ne t’afflige point de leurs discours ! Nous savons tout aussi bien leurs pensées intimes que ce qu’ils disent ouvertement.
L’homme ne voit-il pas que Nous l’avons créé d’une goutte de sperme ? Le voici pourtant qui s’érige en contestataire résolu.
Oublieux de sa propre création, il nous lance sous une forme imagée : « Qui donc fera revivre les ossements alors qu’ils sont poussière ? »
Réponds-leur : « Celui-là les fera revivre qui les a produits la première fois. Celui qui détient la science de toute création
« Et qui fit pour vous, de la substance verte de l’arbre, le principe du feu alimentant vos foyers. »
Eh quoi ! Celui qui a créé les cieux et la terre ne serait-Il pas capable de créer des hommes comme vous ? Oui, sans doute ; n’est-Il pas le Créateur Sublime, l’Omniscient
Il n’est pour Lui, quand Il veut une chose, que de lui dire : « Sois » et elle est.
Gloire à Celui qui détient en main la souveraineté sur tout et à qui vous serez ramenés !
Par les anges disposés en rangs serrés 
Qui tiennent une garde vigilante 
Tout en bénissant le nom du Seigneur
Votre Dieu, en vérité, est Un :
Maître des cieux, de la terre, de l'espace intermédiaire et Maître des orients.
En vérité, nous avons paré le ciel le plus proche de planètes
Pour le protéger contre tout démon rebelle.
En vain cherchent-ils à surprendre les sublimes secrets ; ils sont harcelés de toutes parts.
Ainsi repoussés, ils devront subir un tourment sans fin.
A moins qu'un démon ne surprenne quelque fragment d'entretien, un bolide perçant le poursuit aussitôt.
Demande leur plutôt lequel fut plus dur pour nous à créer, d'eux ou de tant d’êtres et de choses que Nous avons fournis. Nous les avons tirés, eux d'un limon inconsistant.
La puissance de Dieu t'émerveille tandis qu’ils ne font qu’en rire.
Ils demeurent insensibles à tout rappel ;
Voient-ils quelque signe de Dieu, ils n'en sont que plus railleurs.
« Ce n’est que pure magie », disent-ils.
« Quoi ! Une fois morts et réduits en ossements et poussière, serons-nous ressuscités ?
« Ainsi que nos premiers ancêtres ? »
Réponds : « Oui. certainement, vous le serez malgré vous. »
Ce ne sera qu’un cri, un seul et soudain les voilà attendant leur sort.
« Malheur à nous, diront-ils. C’est le jour du Jugement ! »
Oui. c’est bien le jour de la Décision, que vous traitiez de chimères.
« Que soient rassemblés ceux qui furent injustes ainsi que leurs épouses et ce qu’ils adoraient
« En dehors de Dieu. Qu’ils soient acheminés vers la fournaise ! »
« Retenez-les : ils vont être interrogés. »
Il leur sera dit : « Qu'avez-vous à ne pas vous secourir ? » 
Bien loin de se prêter secours, ils s’abandonnent, ce jour-là, à leur sort.
Les uns se tourneront vers les autres, s’interpellant :
- « Vous nous entraîniez de force dans l’impiété » diront les faibles aux plus puissants.
- « Mais vous étiez loin d’être croyants » riposteront leurs anciens maîtres.
- « Nous n’avions sur vous aucun pouvoir, vous étiez à dire vrai un peuple dévoyé.
- « Déjà, l’arrêt de notre Maître s’est réalisé contre nous tous, nous allons tous expier dans les tourments. »
- « Oui, nous vous avons égarés, étant égarés nous-mêmes. »
Ainsi tous seront confondus, ce jour-là dans le même tourment.
Certes, c’est ainsi que nous traiterons les réprouvés.
Car lorsqu’on leur disait : « Il n’y a pas d’autre dieu que Dieu », ils s’enflaient d’orgueil,
« Quoi, disaient-ils, allons-nous abandonner nos divinités pour suivre un poète, possédé du démon ? »
Bien au contraire, il apporte la vérité, et confirme les messagers précédents !
Vous aurez certes, à éprouver un douloureux tourment
Et ne recevrez que le prix de vos œuvres.
Mais les serviteurs éprouvés de Dieu
Recevront en don régulier
Des fruits variés et seront comblés d’honneur
Dans les jardins du délice,
Se faisant vis-à-vis sur leurs sièges.
Une coupe circulera parmi eux à la liqueur puisée à une source vive.
Liqueur limpide et délectable
N’entraînant nulle ivresse, ni perte de facultés.
Des compagnes se tiendront là, près d’eux, aux grands et chastes yeux,
Au teint d’une blancheur d’opale, immaculé.
Ils se mettront à deviser
L'un d’eux dira : « J’avais un compagnon 
« Qui me disait : Serais-tu de ceux qui tiennent pour vrai la Résurrection ?
« Quoi ? quand nous serons morts et réduits en poussière et ossements, serons-nous vraiment jugés ? »
Il proposera : « Regardons, voulez-vous, l’Enfer de ce haut lieu ! »
Il regarde d’en haut : au fin fond du gouffre embrasé, il aperçoit son ancien compagnon.
« Par Dieu, s’écriera-t-il ! Tu as failli me perdre.
 « N’eût été la grâce de Mon Maître ; j’aurais été au nombre des réprouvés
« Serait-ce possible ? Plus jamais nous ne devons mourir
« A part notre mort déjà subie et plus nous ne serons suppliciés. »
Certes, c’est cela la félicité infinie.
Triomphe digne, qu’on se mette à l’œuvre pour en mériter un pareil !
Lequel vaut le mieux d’un tel accueil ou de celui de l’arbre Zaqqoum,
Que nous destinons, certes, en supplice pour les injustes ?
C’est un arbre qui sort du fond de l’Enfer
Et dont les fruits sont faits en têtes de démons.
Les réprouvés, certes, en mangeront et s’en empliront le ventre.
Et se gorgeront par-dessus d’un mélange bouillant
Puis retourneront au brasier.
C’est qu’ils avaient trouvé leurs pères égarés :
Ils se précipitèrent en aveugles sur leurs traces.
La plupart des anciens avant eux s'étaient déjà égarés.
Ce ne fut point faute de messagers pour les avertir.
Vois ce que fut la fin de ceux qu’on avait avertis
A l’exception des serviteurs éprouvés de Dieu.
Noé avait imploré Notre secours et, certes, Nous fûmes prompts à l’exaucer :
Nous le sauvâmes, lui et les siens, d’une ruineuse calamité.
Nous fîmes survivre sa seule descendance
Et Nous lui fîmes un glorieux renom dans la postérité.
Paix à la mémoire de Noé dans tout l’Univers.
C’est ainsi que nous récompensons les vertueux !
Il fut certes, du nombre de Nos serviteurs éprouvés.
Nous engloutîmes ensuite les autres.
Parmi ses adeptes, figure en bonne place, Abraham.
Quand s’étant voué à son Maître d’un cœur pur,
Il dit à son père et à son peuple : « Qu’adorez-vous?
« Chercherez-vous, en dehors de Dieu, de fausses divinités ?
« Que ne pensez-vous au Maître des Mondes ? »
Il jeta alors un regard sur les étoiles,
Et dit : « Je vais bientôt tomber malade. »
Ses compagnons s’en allèrent, le laissant seul.
Il se glissa alors parmi leurs idoles : « Quoi ! fit-il, ne mangez-vous pas ?
Pourquoi ne parlez-vous pas ? »
Il se rua sur les statues, leur assénant coup sur coup de sa dextre.
Le peuple accourut vers lui.
- « Adorez-vous ce que vos mains ont sculpté, fit-il s’adressant à la foule,
« Alors que c’est Dieu qui vous a créés, vous et ce que vous faites ? »
- « Qu’on dresse un bûcher pour son supplice ! Qu’on le livre aux flammes ! » fut-il décidé.
Ses ennemis avaient entrepris sa perte, Nous leur infligeâmes une défaite humiliante.
« Je vais aller auprès de mon Seigneur, dit Abraham. Il me guidera dans Sa voie. »
« Seigneur, veuille m'accorder un fils parmi les vertueux ! »
Nous lui annonçâmes une bonne nouvelle : un fils doué de sagesse naîtra de lui.
Lorsque l'enfant fut en âge d'accompagner son père, celui-ci lui dit : « Cher enfant, je me suis vu en songe offrant un sacrifice, c’était toi-même que j’immolais ! Vois un peu ce que tu en penses ! » - « Père, lui dit son fils, exécute ce qui t'est ordonné : tu me trouveras, s’il plaît à Dieu, constant dans l’épreuve ! »
Le père et l’enfant s’étaient soumis à la volonté de Dieu. Déjà le premier tenait son fils front contre terre, prêt à l’immoler,
Quand soudain. Nous l’appelâmes : « O Abraham,
« Cela suffit ; tu as cru en ta vision ». Ainsi, Nous récompensons les vertueux.
Ce fut là une bien rude épreuve.
Nous rachetâmes l'enfant par une offrande considérable.
Et Nous lui fîmes un glorieux renom dans la postérité.
Paix à la mémoire d’Abraham.
Ainsi Nous récompensons les vertueux !
Il était du nombre de Nos fidèles serviteurs.
Nous lui annonçâmes aussi l'heureux avènement d'Isaac, prophète d’entre les saints.
Nous répandîmes Nos bénédictions sur lui et sur Isaac. Parmi leur descendance, il s’en trouva des vertueux et d’autres qui furent loin de l’être.
Nous avons comblé aussi de Nos faveurs Moise et Aaron.
Nous les délivrâmes, eux et leur peuple, d'une détresse extrême.
Forts de Notre appui, ils l'emportèrent sur leurs ennemis.
Nous leurs fîmes don de l'Ecriture, éclatante de vérité,
Les guidâmes vers la voie droite
Et leur fîmes un glorieux renom dans la postérité.
Paix à la mémoire de Moise et d'Aaron.
C'est ainsi que nous récompensons les vertueux !
Ils étaient du nombre de Nos loyaux serviteurs.
Elie fut aussi un prophète authentique.
« Ne craignez-vous donc pas le Seigneur ? » dit-il à son peuple.
« Adorerez-vous Baal, délaissant le Vrai Créateur.
« Dieu, Votre Maître et celui de vos premiers ancêtres ? »
Ses concitoyens crièrent au mensonge. Ils seront, certes, présentés au châtiment,
A part les serviteurs éprouvés de Dieu.
Et Nous lui fîmes un glorieux renom dans la postérité.
Paix à la mémoire d’Elie.
Ainsi Nous récompensons les vertueux !
Il fut, en vérité, du nombre de Nos loyaux serviteurs.
Loth fut certes l’un de Nos messagers.
Nous le sauvâmes lui et tous les siens ;
Seule sa vieille épouse fut du nombre des réprouvés
Nous détruisîmes ensuite tous les autres.
Vous ne faites que passer sur leurs vestiges, de jour
Et de nuit. Comprendrez-vous enfin ?
Jonas, qui était aussi un prophète,
S’était enfui sur le vaisseau surchargé.
On tira au sort, il fut du nombre des perdants
Et fut précipité par-dessus bord ; le poisson l'avala, or il avait auparavant encouru notre blâme.
Et s’il n’avait persisté à bénir le nom du Seigneur
Sans doute serait-il demeuré dans le ventre du monstre jusqu’au jour du rappel des morts.
Nous le fîmes rejeter, pantelant, sur un rivage désert ;
Nous fîmes croître au-dessus de lui, en guise de protection, un plant de citrouille.
Nous l’envoyâmes en messager, à une communauté de cent mille âmes ou plus encore.
Ils se convertirent ; nous les fîmes jouir, pour un temps, d’un sort paisible.
Interroge tes concitoyens ! Trouvent-ils tout naturel que ton Seigneur irait que des filles quand eux-mêmes ne recherchent pour enfants que des garçons ?
Aurions-nous donc créé les anges sous leurs propres yeux les faisant de sexe féminin.
Ils vont affirmant dans leur imposture :
« Dieu a engendré ». Ils ne font en vérité que blasphémer.
Dieu préférait-Il, selon vous, avoir des filles plutôt que des fils ?
Qu‘avez-vous donc à en juger de la sorte.
Que ne sauriez-vous réfléchir ?
Ou alors détenez-vous quelque preuve évidente !
Produisez donc votre Ecriture si vous êtes véridiques.
Des liens de parenté, à les entendre, uniraient Dieu aux anges, mais ceux-ci savent bien que de tels impies seront voués à l'Enfer.
Gloire à Dieu trop au-dessus de tels blasphèmes.
Excepté les serviteurs éprouvés de Dieu
Ni vous, païens, ni les divinités que vous adorez
Ne sauriez tenter qui que ce soit
A part celui déjà voué au brasier !
« Il n‘est aucun d'entre nous qui n'ait une place déterminée.
« Nous sommes, certes, toujours en rang pour prier
« Et célébrer les louanges du Seigneur. »
Ces gens en arrivent cependant à dire :
« Si seulement, nous détenions quelque Ecriture comme en avaient reçu les anciens
« Nous aurions été des Serviteurs éprouvés de Dieu »
Et voici qu’ils renient une telle Ecriture, ils connaîtront bientôt les suites de leur reniement.
Cette promesse de Nous a été faite de toute éternité à Nos serviteurs messagers.
Ce sont eux qui seront secourus.
Et Nos troupes seront les victorieuses.
Détourne-toi d’eux pour un temps,
Observe-les, ils auront bientôt à voir le châtiment.
Trouveraient-ils notre châtiment trop lent à les frapper ?
Quand celui-ci s’abattra un jour sur eux, quel sinistre réveil sera pour ceux qu’on a avertis !
Détourne-toi d’eux pour un temps !
Éclaire-les ! ils sauront un jour y voir clair en eux- mêmes.
Gloire à ton Seigneur, détenteur de la toute-puissance, bien au-dessus de ce qu’ils peuvent inventer.
Paix aux messagers du Seigneur !
Louange à Dieu, Maître Souverain des Mondes !
Çad. Par le Coran, au rappel édifiant !
Les mécréants, trop sûrs d’eux-mêmes, sont en dissidence avec la foi.
Nous avons pourtant anéanti bien de générations avant eux. En vain lançaient-ils leurs appels, il n’était plus temps d’échapper au châtiment.
Ils s’étonnent que l’un d’entre eux vienne les avertir. « C’est un sorcier et un imposteur ! » disent les mécréants.
« Réduirait-il les dieux à un seul dieu ? Voilà qui est bien étrange ! »
Et leurs notables, ayant tenu conseil se sont séparés disant : « Allez et demeurez fidèles à vos dieux. C’est là, certes, un complot contre vos dieux.
« A-t-il jamais été question d’un Dieu unique dans la Dernière Religion ? Ce n’est qu’une histoire forgée !
« Lui aurait-on révélé le rappel rien qu’à lui seul parmi nous ? ». Ainsi ils ne font que douter de Mon Ecriture, n’ayant pas encore connu Mes rigueurs !
Tiendraient-ils le trésor de la grâce de ton Seigneur tout puissant, aux largesses infinies ?
Ou bien seraient-ils les souverains maîtres des cieux, de la terre et de l’espace intermédiaire ? Qu'ils en gravissent donc les degrés !
Que sont-ils au juste ? Un ramassis de factieux qui seront défaits sur place !
Avant eux. le peuple de Noé. les Ad. Pharaon, au pouvoir ferment établi,
Les Thamoud, le peuple de Loth. habitants d'El Aika, avaient aussi renié les prophètes. Tous furent des rebelles déclarés.
Tous, ayant traité les prophètes d’imposteurs, encoururent Mon châtiment.
Ceux-ci n’auront à attendre qu’un cri, un seul qui ne sera pas répété.
« Seigneur ! disent-ils railleurs, règle-nous dès à présent, nos comptes, avant ce jour de Jugement que Tu promets ! »
Endure patiemment leurs propos ! Rappelle-toi Notre bon serviteur David, si résolu, si prompt à confesser devant Nous ses erreurs !
Nous lui soumîmes les montagnes : au déclin du jour et à l’aurore, elles faisaient écho à ses chants pieux, entonnés à Notre gloire.
Assujettis aussi à son pouvoir, les oiseaux volaient par troupes à ses côtés : tous lui obéissaient.
Nous affermîmes puissamment son autorité ; Nous le dotâmes de sagesse et l'initiâmes en l’art de juger.
Cette histoire t’est-elle parvenue, celle de David et des plaideurs ? Ces derniers avaient escaladé le sanctuaire érigé en prétoire.
Ils firent irruption auprès de David qui en fut épouvanté. « N’aie pas peur ! lui dirent-ils, nous sommes deux plaideurs. L’un de nous fut injuste envers l'autre : juge-nous en toute équité et sans partialité ! Remets- nous sur le droit chemin !
« Cet homme que voici est mon frère, fit l’un. Il possède quatre-vingt et dix-neuf brebis : je n’en ai qu'une seule. - Donne-la-moi, me demanda-t-il impérieusement, que je puisse compléter mon troupeau -. Je dus m’incliner devant lui, tant il haussait le ton ».
« Ton frère fait du tort, en vérité, fit David, en te demandant ta brebis pour l’ajouter aux siennes ! Bon nombre d’associés n’hésitent pas à se conduire aussi iniquement entre eux. Il n’y a que ceux qui croient et font le bien pour observer l’équité : ils sont, hélas, fort peu nombreux ! » David se sentit directement visé : il comprit que nous l’éprouvions par cet exemple. Il implora alors humblement le pardon de son Seigneur, se jeta face contre terre et se fit tout repentant.
Nous lui pardonnâmes alors ce qu’il avait commis. Nous lui réservons, certes, un haut rang parmi Nous et un heureux destin dans l'Au-Delà.
« David ! Nous t’érigeons en Notre lieutenant sur terre. Juge entre les hommes en toute équité. Méfie-toi de tes passions qui pourraient t’égarer loin du chemin de Dieu. Ceux qui en dévient sont voués aux pires tourments pour avoir oublié le Jour du Jugement. »
Nous n’avons pas créé en vain les cieux, la terre et l’ensemble de l’univers. Il n’est que les incrédules pour le penser. Malheur aux mécréants ! Ils sont voués au feu éternel.
Traiterons-Nous ceux qui croient et font le bien comme ceux qui répandent le mal sur terre ? Ferons-Nous même destin aux croyants fervents et aux scélérats sans foi ?
C’est une Ecriture bénie qui t’est révélée. Que les versets en soient longuement médités ! Que les hommes de sens s’y arrêtent pour réfléchir !
A David, Nous fîmes don d’un fils, Salomon. Ce fut un serviteur dévoué, toujours enclin au repentir.
Il lui fut présenté un soir de nobles coursiers de fière allure, l’un de leurs sabots effleurant à peine le soi
« Voici dit-il, que le spectacle des biens éphémères me détourne de la pensée de Dieu, mon seul Maître. Le soleil est déjà couché, et je n'ai pas prié !
« Qu'on ramène ces coursiers ! » ordonna-t-il. Il les fit passer au fil de son épée, leur tranchant jarrets et encolures.
Nous infligeâmes une épreuve à Salomon, faisant apparaître un spectre sur son trône. Il s’en revint ensuite vers Nous, repentant.
« Seigneur ! fit-il, pardonne-moi mes excès. Accorde-moi un empire tel que nul après moi. n’en aura de pareil ! N’es-Tu pas le Donateur suprême ? »
Nous lui soumîmes alors le vent soufflant à son ordre. avec mesure, là où il voulait.
Et les génies, bâtisseurs et plongeurs.
Et d'autres démons encore enchaînés deux à deux.
« Voici Nos largesses, Salomon. Dispense-les ou retiens-les à ta guise ! »
Nous tenons Salomon en haute estime près de Nous, et lui ménagerons un heureux destin.
Rappelle-toi aussi Notre bon serviteur Job dont la plainte s’exhalait ainsi : « Seigneur ! Satan ne fait que m'accabler de tortures. Il m’inflige des tourments atroces ! »
« Frappe le sol de ton pied ! » lui fut-il dit. Il le fit : une source fraîche en jaillit : « Que cette eau te serve à tes ablutions, et quelle soit aussi ton breuvage ! »
Nous rendîmes à Job sa famille, deux fois plus nombreuse qu’elle n’était : ce fut là une grâce de notre part et un signe pour des êtres sensés.
Nous lui dîmes encore : « Prends un faisceau de brindilles, et frappes-en ton épouse, pour ne point te parjurer ». Nous l’avions trouvé si constant dans l’épreuve. Quel loyal serviteur que Job ! Si prompt à revenir repentant vers Nous.
Souviens-toi aussi de Nos serviteurs Abraham. Isaac et Jacob, hommes aussi forts que clairvoyants.
Nous les avions pourvus d’une rare vertu : celle d’œuvrer uniquement pour le Royaume éternel.
Ils comptent, en vérité, près de Nous parmi la fleur des élus.
Que l’on songe aussi à Ismaël, à Elisée, à Dhou’l Kifl, dont chacun fut un bon serviteur.
Il est en cela un rappel édifiant. Quel heureux destin, en vérité, que celui des pieux !
Devant eux, toutes grandes s’ouvriront les portes du paradis.
Ils s’y reposeront avec délice ; des fruits et des liqueurs, à leur demande, leur seront servis à profusion.
Ils auront pour compagnes des vierges au regard pudique, toutes d’égale jeunesse.
Cela vous est promis pour le Jour du Jugement.
Ces biens, vous les tenez de Nous : ils n’auront pas de fin !
Il en sera ainsi. Quant aux rebelles, il leur est destinée la pire retraite.
Précipités dans l’Enfer, ils en subiront l’impact brûlant ; couche horrible entre toutes !
Et voici, pour s’en délecter tour à tour de l’eau bouillante et un affreux breuvage glacé.
Et d’autres tourments aussi horribles.
Les chefs de l’impiété s’entendront annoncer : « Voici une masse de réprouvés ; ils vont sur vos traces affronter l’Enfer » - « Honnis soient-ils ! clameront les suppliciés, ils vont subir le feu éternel ! »
« Honnis vous-mêmes, répondront les nouveaux damnés. N’êtes-vous pas la cause première de notre ruine ? Affreux séjour en vérité que l’Enfer ! »
Puis implorant Dieu, ils diront : « Seigneur, fais que ceux qui ont causé notre ruine subissent double tourment par le feu ! »
Les réprouvés se demanderont parfois : « C’est étrange ! Nous ne voyons pas ici des hommes que nous tenions pour des misérables,
« Et dont nous faisions notre risée. Peut-être ont-ils échappé à notre vue ? »
C’est ainsi en vérité que se disputeront les damnés de l’Enfer.
Dis : « Ma seule mission est d’avertir. Il n’est point d’autre dieu que Dieu, l’Unique, le Dominateur,
« Maître souverain des cieux, de la terre et de tout l’Univers, le Tout-puissant, l’Absoluteur. »
Dis : « Ceci est un message capital.
« Auquel vous demeurez indifférents !
« Je n’avais nulle science du conseil sublime des anges quand ils discutaient de la création d’Adam. »
Dis : « Je n’ai d’autre mission que celle-ci : avertir sans nul détour. Voilà ce qui m’est révélé. »
« Je vais créer un homme à partir du limon de la terre, avait dit ton Seigneur aux anges.
« Une fois que Je l’aurai façonné à point et l’aurai animé de Mon souffle, vous tomberez prosternés à ces pieds. »
Tous les anges, ensemble, s’inclinèrent au moment voulu,
Iblis, seul, par orgueil, s’y refusa. Il fut du nombre des rebelles.
- « Qu’est-ce qui t’empêche Iblis de te prosterner devant ce que j’ai créé de Mes mains. Est-ce orgueil de ta part ou bien es-tu du nombre des superbes ? »
- « Je suis d’une essence supérieure, tu m’as tiré du feu, et tu l’as créé d’argile. »
- « Sors d’ici, lui intima le Seigneur : tu es exclu à jamais de Ma grâce ;
« Mon anathème te poursuivra sans trêve, jusqu’au Jour du Jugement Dernier ! »
- « Seigneur, demanda Satan, veuille seulement m’accorder un répit, jusqu’au jour du rappel des morts. »
- « Ce sursis, dit Dieu, te sera accordé
« Jusqu’au jour du terme solennel ! »
- « Par Ta toute-puissance ! fit Satan, je les séduirai tous et les réduirai à mon pouvoir,
« Excepté, parmi eux, Tes serviteurs élus. »
- « En vérité, dit le Seigneur - et la vérité seule proclame
« Ce sera de toi et de tous ceux d’entre eux qui te suivront que sera emplie la Géhenne ! »
Dis aux impies : « Je n’entends exiger de vous nul salaire pour mon enseignement, et point ne me suis arrogé moi-même cette mission.
« Ce Coran est seulement un rappel adressé à l’Univers.
« Vous en connaîtrez sûrement, dans quelque temps, le sens véritable. »
Ce livre est révélé par Dieu, le Tout-Puissant, le Sage.
Nous te révélons l’Ecriture dans la vérité. Voue-toi à adorer Dieu, exclusivement !
A Dieu seul est dû un culte exclusif. Ceux qui, en dehors de Lui, se font d’autres maîtres, alléguant : « Nous les servons seulement afin d’être par leur voie plus rapprochés de Dieu. » Dieu par son arrêt mettra fin à leur différend. Dieu ne guidera jamais un imposteur foncièrement incrédule.
Si Dieu avait voulu se donner un fils, il aurait choisi tel être qu’il aurait voulu parmi Ses créatures. Gloire à Lui, Il est l’Unique, le Dominateur.
Il a fait surgir à dessein, dans la vérité, les cieux et la terre. Il enroule la nuit sur le jour, et il enroule le jour sur la nuit. Il assujettit et le soleil et la lune, les faisant graviter chacun jusqu’au terme préétabli. N’est-Il pas le Tout-Puissant, l’Absoluteur ?
Il vous créa à partir d’un être unique dont Il tira ensuite son épouse. Il institua, pour vos besoins, quatre couples d’espèces différentes de bestiaux, formant chacune un couple distinct. Dans le sein de vos mères, Il vous façonne, phase après phase, au fond de trois ténèbres. Tel est bien Dieu, Votre Maître. La Royauté suprême Lui appartient. Il n’y a de Dieu que Lui. Comment pouvez-vous vous détourner de Lui ?
Si vous êtes incrédules, sachez qu’en vérité Dieu n’a pas besoin de vous pour l’adorer, l’infidélité cependant lui déplaît chez ceux qui devraient le servir. Mais il agréé toujours leur ferveur reconnaissante. Nulle âme n’assumera les péchés d’une autre, ensuite vous retournez à votre Maître qui vous rappellera ce qu’auront été vos œuvres car Il connaît parfaitement ce que recèlent vos cœurs.
Affligé d’un mal, l’homme recourt aussitôt à son Seigneur qu’il invoque en toute humilité. Mais que Dieu lui dispense une faveur, il oublie le mal qui suscitait sa prière : il prête des égaux à Dieu et s’emploie à répandre l’incroyance. Dis : « Jouis, pour un laps de temps, n’es-tu pas voué à l’Enfer ? »
Celui qui, pieusement, passe la nuit à prier prosterné ou debout, appréhendant la vie future et espérant en la miséricorde de son Maître, serait-il l’égal de l’impie ? Dis : « Ceux qui ont reçu la science seraient-il les égaux de ceux qui ne l’ont point reçue ». Seuls des êtres sensés sauront y réfléchir.
Dis : « ô vous, Mes serviteurs croyants, craignez votre Maître ! A ceux qui auront fait le bien en ce monde est assignée une belle récompense. Vaste est la terre de Dieu pour qui veut Le servir. Ceux qui sont constants seront dignement rémunérés au-delà de toute mesure. »
Dis : « J’ai reçu ordre de n’adorer que Dieu, exclusivement.
« J’ai reçu ordre d’être le premier des croyants soumis ».
Dis : « J’aurai à redouter le châtiment d’un jour terrifiant, si jamais je désobéis à Mon Maître ».
Dis : « C’est Dieu que j’adore, Lui à qui je voue un culte sincère.
« Adorez donc qui vous voudrez en dehors de Lui. » Dis aussi : « Les vrais perdants ce sont ceux qui se seront perdus eux-mêmes et les leurs, le jour de la Résurrection Voilà bien la pire des perditions. »
Des nuées de feu les couvriront, d’autres s’étendront au-dessous d’eux. Voilà contre quoi Dieu met en garde Ses serviteurs : « O mes serviteurs, craignez-Moi ! »
Ceux qui s’écartent des idoles, refusant de les adorer, et font un pieux retour vers Dieu, ceux-là sont promus à la félicité. Fais-en l’heureuse annonce à Mes serviteurs.
A ceux qui prêtent l’oreille à Mes paroles et se conforment aux mieux venues d’entre elles. Voilà ceux que Dieu a guidés, voilà ceux qui sont doués de bon sens.
Celui que Dieu a déjà voué au tourment, de par un arrêt irrévocable, le sauveras-tu jamais du feu éternel ?
Ceux, au contraire, qui craignent, leur Seigneur, seront logés en des appartements en étages, aux pieds desquels couleront des ruisseaux. Dieu leur a promis ce séjour : la promesse de Dieu s’accomplira.
Ne vois-tu pas cette eau que Dieu fait descendre du ciel ? Il l’achemine sous terre en nappes qu’il fait jaillir en sources. Par elle Il fait croître les céréales diaprées ; Il leur fait atteindre leur pleine maturité, puis les fait jaunir, les réduisant en chaumes. Il y a là un rappel pour qui sait réfléchir.
Celui dont Dieu a ouvert le cœur à la foi, qui fait profession de soumission, celui-là est guidé par la lumière de Dieu. Ceux-là ne font qu’errer en aveugles.
Dieu a révélé un discours sublime, un Livre aux versets tout pareils et qui se font écho. Ceux qui craignent le Seigneur en sont saisis d’un frisson pour se fondre ensuite, corps et âmes en une paix ineffable au souvenir de Dieu. Telle est la grâce de Dieu par laquelle Il dirige vers Lui qui Il veut. Mais ceux qu’il veut perdre, nul ne saurait les guider.
Eh quoi ! celui qui le jour de la Résurrection affrontera à visage découvert les rigueurs d’un châtiment atroce, serait-il l’égal de celui qui en sera exempt ? En ce jour, il sera dit aux mécréants : « goûtez donc le fruit de vos œuvres ! »
Ceux qui ont vécu avant eux avaient, eux aussi, face à Nos envoyés, crié au mensonge. Alors le châtiment vint fondre sur eux par où ils ne pouvaient le pressentir.
Dieu leur fit goûter l’opprobre en cette vie. Mais les tourments de l’Au-delà seront plus à redouter encore, s’ils pouvaient le savoir.
Que d’exemples ne sont-ils pas proposés aux humains dans ce Coran pour les inciter à réfléchir !
Dans un Coran en langue arabe, exempt de toute équivoque. Peut-être en seront-ils plus pieux envers Dieu !
Dieu vous propose en parabole un homme réduit à l’esclavage : il se trouve à la merci de plusieurs maîtres associés, se disputant sans cesse ses services, tandis qu’un autre esclave, son semblable, n’est soumis qu’à un maître unique. Leurs deux sorts seraient-ils identiques ? Dieu soit loué ! Trop peu d’hommes sont à même d’en décider !
Certes, tu mourras un jour, comme eux devront mourir aussi !
Ensuite au Jour du Jugement, vos différends seront soumis au Seigneur.
Est-il pire fauteur d’iniquité que celui qui forge des mensonges, les imputant à Dieu ou qui nie effrontément la vérité lorsqu’elle lui parvient ? N’y a-t-il pas, quelque part, un asile pour les mécréants ?
Celui qui apporta le message de vérité et ceux qui y crurent, ceux-là en vérité, sont les pieux par excellence.
Tous leurs plus chers désirs seront comblés par leur Seigneur ; juste rémunération des vertueux !
Dieu, effaçant ce qu’ils ont fait de pire, les rétribuera selon leurs œuvres les plus belles.
N’est-il pas une sûre protection en Dieu pour quiconque le sert ? En vain brandissent-ils, pour t’effrayer, leurs divinités d’emprunt. Celui que Dieu veut perdre, qui donc saurait le guider ?
Mais celui que Dieu dirige, nul ne saurait l’égarer. Dieu est si puissant, si rigoureux quand Il réagit.
Si l’on demande aux incrédules : « Qui a créé les cieux et la terre ? » Ils répondront. « C’est Dieu ! » Dis-leur ! « Considérez ces faux dieux que vous invoquez en dehors de Lui. Seraient-ils capables de m’en délivrer si Dieu m’infligeait un mal ? Pareillement, s’il décrétait de m’accorder un bienfait, pourraient-ils empêcher une telle faveur ? » Dis : « Dieu me suffira pour Maître. En Lui Seul se confient ceux qui cherchent un véritable soutien ! »
Dis : « ô mes concitoyens, agissez à votre façon ; j’agirai selon la mienne. Vous saurez bientôt,
« Sur qui fondra un châtiment ignominieux que suivra un supplice éternel ».
L’Ecriture t’est envoyée d’en haut, dans la vérité, à l’intention des humains. Celui qui choisit la bonne voie la suit pour son bien. Celui qui en dévie le fait à son détriment. Tu n’as pas à répondre de leur salut.
Dieu accueille les âmes au moment de leur trépas, et celles qui ne meurent pas encore, au moment du sommeil. Il retient près de Lui celles dont la mort est décrétée et renvoie les autres jusqu’au terme fixé. Quel enseignement pour qui sait y réfléchir !
Chercheront-ils, en impies, des intercesseurs en dehors de Dieu ? Dis-leur : « Mais à quoi pourraient-ils vous servir, démunis qu’ils sont de tout moyen, et dépourvus, en plus, d’entendement ? »
Dis-leur : « l’Intercession relève exclusivement de Dieu Lui seul détient l’empire des cieux et de la terre ; vers Lui vous serez ramenés. »
Lorsque l’unicité de Dieu est affirmée, ceux qui ne croient point en l’Au-delà en ont le cœur serré. Mais entendant nommer leurs idoles, les voici tout allégresse.
Dis : « O mon Dieu, Créateur des cieux et de la terre, Toi qui connais les mystères latents aussi bien que le monde des apparences, Toi seul jugeras Tes serviteurs mortels et sauras les départager. »
Si les injustes pouvaient détenir tous les trésors réunis de la terre, et encore une fois autant, ils les donneraient volontiers, au Jour du Jugement, pour se racheter d’un sort affreux. Ils verront alors apparaître de la part de Dieu ce dont ils ne se doutaient guère.
Tout le mal qu’ils auront commis leur apparaîtra. Ils se verront cernés de partout par ces châtiments qu’ils raillaient.
Affligé d’un mal, l’homme Nous prie volontiers. Reçoit-il un bienfait de Nous, il s’en glorifie affirmant : « Je le dois à ma seule science. » C’est bien plutôt une épreuve de la part de Dieu. Mais la plupart des hommes ne s’en doutent guère !
Ceux qui ont vécu avant eux, tout aussi présomptueux, l’avaient dit aussi. Mais tant de biens accumulés par eux ne leur furent d’aucun secours.
Tous eurent à subir les suites de leurs méfaits. Tels qui sont injustes parmi ceux-ci expieront de même leurs impiétés : ils ne sauront tenir Dieu en échec.
Ne savent-ils pas que Dieu dispense largement Ses dons ou les restreint, à Son gré, à qui Il veut. N’est-il pas là un signe manifeste pour ceux qui croient ?
Dis : « O Mes serviteurs qui avez agi immodérément contre vous-mêmes ! Point ne désespérez de la miséricorde de Dieu, car Dieu pardonne tous les péchés. Dieu est l’Absoluteur, le Tout-Compatissant.
« Revenez repentants vers Votre Seigneur ! Soumettez-vous à Lui, avant que ne vous assaille le tourment ; car alors vous ne serez pas secourus !
« Suivez ces enseignements sublimes qui vous sont révélés avant que le tourment ne vous saisisse soudain, sans que vous l’ayez pressenti ;
« Avant que telle âme ne s’écrie : Malheur à moi pour avoir été si coupable vis-à-vis de Dieu ! Je ne faisais qu’en rire !
« Ou qu’elle ne dise amèrement : Ah ! Si Dieu m’avait guidée, j’aurais été du nombre de Ses fidèles.
« Ou enfin qu’à la vue du châtiment elle ne déplore : Ah ! S’il m’était donné de retourner encore sur la terre ! Je serais un homme vertueux. »
« Regrets bien tardifs, lui fera-t-on observer. Mes preuves te sont bien parvenues. Tu les as rejetées. « Mensonges ! » disais-tu alors. Tu t’es joint, par orgueil, au camp des mécréants. »
Le jour de rappel des morts, ceux qui auront forgé des mensonges pour les imputer à Dieu apparaîtront le visage noirci. N’est-il pas, en la Géhenne, la juste récompense des orgueilleux ?
Ceux qui auront été pieux seront épargnés par Dieu : leurs œuvres pies leur auront valu le salut. Nul mal ne les atteindra, ni n’auront à s’affliger.
Dieu est le Créateur de toute chose ; Il en est le Protecteur suprême.
Il détient les clefs des cieux et de la terre. Ceux qui récusent les signes de Dieu auront signé leur propre ruine.
Dis : « Allez-vous m’ordonner, insensés, d’adorer un autre que Dieu ? »
Il t’a été certes, révélé, ainsi qu’à ceux qui furent avant toi : « Si jamais tu donnes des associés à ton Seigneur, tu perdras le bénéfice de tes œuvres ; ce sera pour toi la perdition.
« Bien au contraire, voue-toi au seul culte de Dieu ! - Fais profession de lui être reconnaissant ! »
Les mortels sauront-ils jamais estimer la vraie puissance de Dieu ? La terre tout entière, pourtant, au Jour du Jugement Dernier, tiendra dans Sa main tandis que les cieux plieront sous Sa dextre. Gloire à Lui ! Comme Il dépasse de haut tout ce qu’on peut Lui associer.
Alors, une première fois, il sera soufflé dans la trompette. Tous les êtres peuplant les cieux et tous ceux vivant sur la terre seront foudroyés à part ceux que Dieu aura épargnés. On y soufflera une deuxième fois, et les morts se retrouveront debout conscients.
La terre resplendira soudain d’une vive clarté, celle de son Seigneur. Le Livre des Actions sera posé en évidence. Prophètes et témoins seront appelés. Un arrêt décisif sera rendu, en toute justice, entre les hommes : nul ne sera lésé.
Chaque âme sera rémunérée selon ses œuvres. Dieu est si bien informé de ce que font les hommes.
« Ceux qui auront rejeté la foi seront dirigés par groupes vers l’enfer dont les portes, à leur arrivée, s’ouvriront toutes grandes. Ses gardiens leur diront alors : « Des prophètes issus de vous-mêmes ne sont-ils pas venus vous prêcher l’enseignement de votre Seigneur, n’étiez-vous pas informés que ce jour devait arriver ? » - « Oui, nous l’étions en effet » avoueront-ils. Mais déjà, contre les impies, l’arrêt de damnation s’est réalisé.
« Franchissez, leur dira-t-on, les portes de la Géhenne, où vous demeurerez à jamais ! » Horrible séjour que celui des superbes !
Ceux qui auront craint leur Seigneur seront conduits par groupes vers le Paradis. Lorsqu’ils seront en vue des portes, celles-ci s’ouvriront toutes grandes. Les préposés leur diront : « Que la paix vous suive ! Vous avez été si vertueux, si purs. Entrez en cette demeure pour un séjour éternel. »
Les voix des bienheureux s’élèveront en cœur : « Dieu soit loué ! Il a tenu envers nous Sa promesse. Il nous fait hériter de Son royaume : le paradis est à nous ; nous en disposons à notre gré. » Digne récompense en vérité, que celle de si bons serviteurs !
Et tu verras, se pressant autour du Trône, les anges qui célébreront la gloire de leur Maître. Un arrêt universel sera rendu en toute équité. Et l’on s’écriera : Louange à Dieu, Maître souverain de l’Univers.
Hâ. Mîm.
La révélation du Livre est l’œuvre de Dieu Tout-Puissant, à la science infinie,
Qui absout les péchés, accueille la repentance, si redoutable quand Il sévit et aux mains si généreuses. Il n’y de Dieu que Lui. Vers Lui tout fera retour.
Il n’y a que les mécréants pour discuter les signes de Dieu. Que leur vaine agitation en ce pays ne t’abuse point.
Avant eux, le peuple de Noé avait mis en doute Nos messages. D’autres coalitions impies surgirent ensuite. Chaque peuple complotait pour supprimer son prophète : tous, usant d’arguments spécieux, s’employaient à combattre la vérité. Ma main s’abattit soudain sur les impies : quel ne fut point Mon châtiment !
C’est ainsi que toujours s’accomplira contre les impies l’arrêt de ton Seigneur : ils ne sauront échapper à l’enfer.
Les archanges porteurs du Trône et ceux qui l’entourent célèbrent les louanges de leur Seigneur. Ils proclament leur foi en leur Maître, ils implorent Son pardon pour les croyants : « Seigneur, Tu embrasses tout en Ta science et miséricorde infinies. Pardonne à ceux qui reviennent à Toi repentants et se remettent sur Ta voie ! Epargne-leur le châtiment de l’enfer !
« Reçois-les, Seigneur, en ces jardins du paradis dont Tu leur fis promesse, ainsi que ceux de leurs ascendants, de leurs épouses et de leurs descendants qui auront été vertueux ! Tu es le Tout-Puissant, le Sage.
« Préserve-les, Seigneur, des mauvaises actions ! Prémunis-les contre leurs suites funestes ! Celui qui se trouvera ainsi prémuni, au Jour Dernier, sera vraiment admis en Ta grâce : ce sera la suprême félicité. »
Les infidèles entendront, en ce jour, une voix leur crier : « L’aversion de Dieu contre vous est encore plus grande que celle que vous eûtes envers vous-mêmes quand, invités à croire, vous rejetiez la foi. »
Ils répondront : « Seigneur, Tu nous as fait passer par deux fois de la phase de mort à celle de vie. Nous confessons nos péchés. N’y aurait-il pas pour nous une issue ? »
- « Non ! leur sera-t-il rétorqué, vous n’avez que trop mérité votre sort. Quand, naguère, l’unicité de Dieu était proclamée, vous refusiez d’y croire, Quand on Lui donnait des associés, vous les admettiez aussitôt. Il n’est de décision que celle de Dieu, le Sublime, l’Auguste. »
C’est Lui qui vous montre Ses signes manifestes et vous nourrit des dons du ciel. Il n’est, pour le reconnaître, que ceux qui se recueillent en Dieu.
Priez Dieu ! Vouez Lui un culte exclusif, dussent. en pâtir les infidèles !
Dieu ! Aux attributs transcendants, possesseur du Trône sublime ! Il épand l’Esprit relevant de Son ordre sur qui Il veut parmi Ses serviteurs afin qu’il annonce le jour de la Rencontre.
Ce jour où les morts surgiront, où rien d’eux ne sera caché à Dieu. A qui reviendra, en ce jour, la royauté ? A Dieu, l’Unique, le Dominateur !
Chacun, en ce jour, sera rétribué selon ses œuvres. Nulle injustice ne sera commise. Dieu est si prompt à rétribuer.
Avertis-les du jour imminent où l’angoisse, étreignant leurs cœurs, aura tôt fait de les saisir à la gorge ! Point d’ami n’auront les injustes ni d’intercesseur influent.
Dieu décèle la perfidie des regards, Il met à nu ce que recèlent les cœurs.
Dieu juge en toute équité, tandis que les faux dieux des impies ne peuvent rien juger. Dieu est Celui qui entend tout, voit tout.
N’ont-ils pas voyagé de par le monde ? N’ont-ils pas vu comment ont sombré tant de peuples révolus ? Ils leur étaient supérieurs en puissance, plus prestigieux par les monuments qu’ils ont laissés. Dieu les emporta en prix de leurs crimes. Il n’y eut pour eux nul refuge contre Ses rigueurs.
Cela parce qu’ils s’étaient montrés incrédules face à leurs prophètes qui leur apportaient des preuves évidentes. La main de Dieu s’abattit sur eux. Dieu est si puissant, si rigoureux quand Il sévit.
Nous envoyâmes Moise, que Nous avions nanti de Nos preuves et pourvu d’une autorité certaine,
Vers Pharaon, Haman et Coré. Ils le traitèrent de charlatan et d’imposteur.
Lorsque la vérité leur fut parvenue de Notre part, ils décidèrent d’un commun accord : « Qu’on massacre les enfants mâles de ceux qui croient avec Moise et qu’on épargne les filles ! » Mais les impies ourdiront toujours en vain leurs complots.
Pharaon dit alors : « Qu’on me laisse tuer Moise ! Qu’il en appelle s’il veut à son Dieu. Je crains fort qu’il n’altère votre religion et qu’il ne sème partout le désordre dans ce pays. »
Moise se contenta de dire : « Je chercherai, quant à moi, auprès de mon Seigneur et du vôtre, un refuge assuré contre tout tyran insolent, ne croyant pas en la vie future. »
Un homme de la suite de Pharaon qui était croyant, sans le déclarer publiquement, s’écria : « Allez-vous tuer un homme pour la seule raison qu’il a affirmé : Dieu est mon Maître ? Il produit pourtant sous vos yeux des preuves émanant de votre Seigneur. S’il énonce un mensonge, les suites en retomberont sur lui seul ; mais s'il dit la vérité, certaines de ses menaces vous atteindront sûrement. Dieu ne guide point celui qui commet des excès et s’érige en imposteur.
« O mes concitoyens ! poursuivit le croyant, vous détenez aujourd'hui le pouvoir suprême ; le pays tout entier vous est soumis ! Mais qui nous préservera des rigueurs de Dieu, si jamais elles viennent à nous atteindre ? » Pharaon riposta : « Je vous propose le meilleur parti à mon sens, et n’entends vous guider que sur le droit chemin. »
Celui qui était croyant poursuivit. « O mes concitoyens ! je crains fort que vous n’ayez à subir un jour terrible, tel qu’il en fut infligé aux peuples rebelles ;
« Un sort tel qu’avaient subi les peuples de Noé, des Ad, des Thamoud et de ceux qui furent après eux. Dieu ne sévit jamais injustement contre les mortels.
 « Oui, mon peuple, j’appréhende pour vous le grand jour, celui des appels désespérés.
« Jour où vous reculerez épouvantés, dans une fuite éperdue, n’ayant contre Dieu nul défenseur : celui que Dieu entend perdre, nui ne saurait le guider. »
Déjà, avant Moïse, Joseph était venu parmi vous ; il vous apportait des preuves certaines. Vous n’avez cessé d’en douter. Lorsqu’il fut mort, vous prétendîtes que plus jamais Dieu n’enverrait de prophète après lui. Ainsi Dieu égare ceux qui se livrent aux excès et se montrent sceptiques envers la foi.
Ceux qui disputent des signes de Dieu, sans se réclamer d’une source authentique, seront tenus en grande aversion et par Dieu et par les croyants. Dieu endurcit ainsi à tout jamais le cœur de tout être superbe et violent.
Avisant son ministre, Pharaon lui dit. « Haman, fais-moi construire une tour. Peut-être pourrais-je ainsi accéder aux voies
Du ciel et voir le Dieu de Moïse. Celui-ci d’ailleurs, m’a tout l’air, d’un imposteur ». L’odieux de son entreprise se trouvait paré d’un faux éclat aux yeux du tyran. Pharaon fut ainsi détourné du droit chemin. Toutes ses manœuvres furent vouées à perdition.
Celui qui croyait en secret disait : « O mon peuple, suivez-moi ! Je vous montrerai la voie du salut !
« La vie de ce monde, ô mon peuple, n’est que jouissance éphémère. Seul, l’Au-delà est le Royaume éternel.
« Celui qui commet le mal sera payé de la même monnaie. Mais quiconque, de l’un ou l’autre sexe, fait le bien tout en étant croyant, celui-là aura accès au Jardin éternel, où il jouira de tout à profusion.
« O mon peuple ! je ne fais que vous convier à votre salut éternel, et vous, vous m’appelez au feu !
« Vous me conviez à renier Dieu, à Lui joindre arbitrairement des égaux, quand je veux vous ramener au Tout-Puissant, l’Absoluteur.
« Nul doute que ces divinités que vous m’invitez à adorer ne soient démunies de tout pouvoir en ce monde et dans l’Autre ; et que nous ferons retour à Dieu et que seuls les injustes seront voués au feu pour leurs excès.
« Vous vous souviendrez un jour de mes paroles. Je remets, quant à moi, mon sort entre les mains de Dieu. Certes, Dieu connaît parfaitement ses créatures. »
Dieu préserva ce croyant des embûches que lui avaient tendues Ses ennemis, tandis que le pire tourment enveloppait bientôt Pharaon et sa suite.
Matin et soir, ils seront conduits devant l’enfer, et au Jour du Jugement Dernier, il sera ordonné : « Que l’on traîne et Pharaon et les siens au plus atroce supplice ! »
Les damnés se disputeront ardemment entre eux au sein du feu. Les faibles diront aux puissants : « Nous vous suivions là-bas si docilement. Que ne pouvez-vous à présent atténuer tant soit peu nos tourments ? »
Les superbes leur répondront : « Nous y voilà tous à présent, dans le feu, Dieu a rendu Son arrêt entre les hommes ! »
De temps à autre, s’adressant aux gardiens de l’Enfer, les réprouvés les supplieront : « Priez votre Seigneur ! Qu’Il écourte pour nous, fût-ce d’un jour la rigueur de notre tourment ! »
Les gardiens répondront : « N’avez-vous pas eu des Prophètes qui étaient venus vous avertir avec des preuves certaines ? »-« Si fait ! » avoueront les damnés - « Alors, priez ! » leur conseilleront les gardiens. Mais les prières d’impies s’envolent toujours en fumée.
Nous ferons, certes, triompher Nos messagers et les croyants en cette vie et au Jour suprême, quand se dresseront les Témoins.
Jour où leurs excuses ne serviront plus de rien aux injustes, et où ils seront maudits et voués au pire séjour.
Nous indiquâmes à Moïse la Voie de vérité et transmîmes l’Ecriture en héritage aux enfants d’Israël.
Pour en faire un guide et un rappel aux êtres sensés.
Sois constant ! Persévère ! La promesse de Dieu s’accomplira. Implore le pardon de ton péché ! Célèbre, soir et matin, la louange de ton Seigneur !
Ceux qui, en dehors d’une source authentique, disputent au sujet des Signes de Dieu n’ont en leurs cœurs qu’une ambition démesurée qu’ils ne sauraient atteindre. Réfugie-toi en Dieu, Lui seul entend tout, voit tout !
Bien peu de chose en vérité est la création des hommes en comparaison à celle des cieux et de la terre. Mais les hommes, pour la plupart, ne s’en doutent guère.
L’aveugle et le clairvoyant ne sauraient être égaux, pas plus que ceux qui croient et font le Bien et ceux qui font le Mal. Bien peu de gens savent y réfléchir.
Oui, sans nul doute, la fin de ce monde, aura lieu ; mais la plupart des hommes n’y croient guère !
Votre Seigneur a dit : « Invoquez-Moi : Je vous exaucerai ! Ceux qui, par orgueil, refuseront de Me servir, entreront tête basse en enfer. »
C’est Dieu qui fit la nuit pour votre repos et établit le jour afin que vous puissiez y voir clair. Dieu est si généreux envers les hommes ; mais bien peu Lui en sont reconnaissants.
Voilà bien Dieu, votre Seigneur, Créateur de toute chose ! Il n’y a d’autre Dieu que Lui. Comment peut-on vraiment s’en détourner ?
Ainsi se sont détournés de la foi ceux qui jadis méconnurent les Signes de Dieu.
C’est Dieu qui fit pour vous de la terre une demeure stable et du firmament un immense édifice, et qui, vous modelant, vous donna des formes si harmonieuses. Il vous pourvut aussi de si excellents aliments. Tel est Dieu, votre Seigneur. Béni soit Dieu, Maître Souverain de l’univers !
Il est le Vivant. Il n’y pas de Dieu excepté Lui. Priez-Le ! Vouez-Lui un culte exclusif ! Louange à Dieu, Maître Souverain des mondes !
Dis aux païens : « Il m’a été interdit d’adorer ceux que vous priez en dehors de Dieu, des preuves certaines m’étant parvenues de mon Maître et il m’a été ordonné de me soumettre au Maître de l’Univers.
« C’est Lui qui vous tira du limon de la terre, puis à partir d’une goutte de sperme ; vous fûtes ensuite un caillot de sang. Il vous fait sortir enfant du sein maternel, pour qu’ensuite vous atteigniez la force de l’âge, suivie de la vieillesse ; il en est qui meurent plus tôt ; tous devront atteindre un terme préétabli. Peut-être saurez- vous y réfléchir ! »
C’est de Lui que procèdent et la vie et la mort. Ayant décidé une chose, il lui suffit de dire : « Sois » et elle est.
Ne vois-tu pas comment ceux qui contestent les preuves de Dieu se trouvent déviés du droit chemin ?
Ceux qui nient impudemment l’authenticité de l’Ecriture et vont récusant le message de Nos Prophètes en connaîtront un jour les suites,
Quand le carcan au cou, et tout chargés de chaînes, ils seront traînés.
Dans l’eau bouillante, puis précipités dans la fournaise.
Il leur sera dit ensuite : Où sont ces dieux que vous prêtiez pour associés,
A Dieu ? » Ils répondront : « Nous n’en voyons plus trace ! bien plus, nous n’avions adoré que le néant ! » C’est ainsi que Dieu égare les incrédules.
Dieu leur dira : « Il en est ainsi pour vous, car trop longtemps vous vous êtes réjouis sur terre, sans juste raison, y affichant un orgueil insensé.
« Franchissez le seuil de l’enfer, où vous demeurerez à jamais ! Triste séjour, en vérité que celui des superbes ! »
Sois constant ! Persévère ! La promesse de Dieu s’accomplira. Que Nous te montrions une partie des tourments qui les menacent ou que tu sois rappelé à Nous auparavant, ils feront nécessairement retour à Nous.
Nous avons envoyé des Messagers avant toi, des uns nous t’avons exposé l’histoire et nous nous sommes tus sur d’autres. Il n’est donné à aucun prophète de produire un signe sans l’assentiment de Dieu, et lorsqu’enfin s’accomplira la Promesse de Dieu, il sera alors jugé en toute équité et les négateurs seront perdus à tout jamais.
C’est Dieu qui créa à votre intention les bestiaux ; de certains vous faites des montures, des autres vous tirez vos aliments.
Ils vous procurent divers avantages vous déchargent de maints travaux ; ils servent enfin à vos transports au même titre que les vaisseaux.
Dieu vous montre clairement Ses signes. Lequel d’entre eux oserez-vous nier ?
N’ont-ils pas voyagé de par le monde ? Que n’ont-ils vu ce que fut la fin des peuples disparus ? Ils les surpassaient pourtant par leur nombre, par leur force considérable, et leurs monuments imposants. Tant de moyens dont ils disposaient ne leur servirent de rien : ils furent anéantis.
Lorsque leurs prophètes, preuves en mains, venaient les prêcher, ils se prévalaient fièrement de leur science. Mais bientôt ces menaces qu’ils raillaient se réalisèrent contre eux : ils furent emportés sans retour.
Ce fut seulement face à Nos rigueurs déchaînées qu’ils s’écrièrent : « Nous croyons uniquement en Dieu, et désavouons tout ce dont nous faisions Ses égaux. »
Foi tardive, et de nulle efficience : Nos rigueurs s’étaient déjà déclenchées. Telle le veut la règle éternelle de Dieu à l’égard de Ses créatures ! Ainsi devaient périr les mécréants.
Hâ. Mîm.
Voici une révélation du Tout-Clément, Tout-compatissant ;
Un Livre aux versets se détachant nettement, formant une Ecriture en langue arabe pour des êtres sensés.
Il annonce la félicité, met en garde contre le châtiment. Mais la plupart des hommes, il est vrai, s’en détournent, n’y entendant rien.
« Nos cœur » se trouvent obstinément fermés à ce à quoi tu nous convies et nos oreilles frappées de surdité. Entre nous et toi est tendu un voile. Agis ainsi que tu l’entends ! Nous agirons de même à notre manière. »
Dis : « Je ne suis qu’un mortel comme vous, à qui il est révélé que votre Dieu est Un. Allez droit dans Sa voie, implorez Son pardon ! Malheur à ceux qui Lui prêtent des égaux,
« Qui n’acquittent pas l’aumône et ne croient pas en l’Au-delà ! »
Ceux, au contraire, qui croient et font le bien en recevront une récompense inépuisable.
Dis : « en vérité, renierez-vous celui qui a créé la terre en deux périodes ? lui donnez-vous des égaux, à Lui, le Souverain des Mondes ?
« Il a implanté sur elle un relief, il l’a bénie, il y a réparti ses nourritures en quatre périodes, en proportions convenables pour ceux qui en auront besoin.
« De plus, il se tourna vers le ciel encore en état de fumée et lui dit ainsi qu’à la terre : venez de gré ou de force, le ciel et la terre dirent : « Nous venons et obéissons ».
Il en fit sept cieux en deux périodes et révéla à chacun d’eux son statut propre, nous avons paré le ciel le plus proche des luminaires et l’avons pourvu d’une protection. Tel fut l’ordre établi par le Tout-Puissant, l’Omniscient.
S’ils se détournent, dis-leur : « Je vous avertis du même cataclysme que celui dont furent frappés les Ad et les Thamoud. »
Des envoyés de Dieu s’étaient présentés à eux de toutes parts. « N’adorez que Dieu ! » leur criaient-ils. Ils répondirent : « Si Dieu avait voulu nous convaincre, que n’aurait-Il envoyé des anges ? Nous rejetons absolument votre message. »
Pour les Adites, ils se montrèrent démesurément arrogants sur la terre : « Quel peuple, disaient-ils, est plus puissant, plus redoutable que nous ? » Ne voyaient-ils pas que Dieu, leur Créateur est infiniment plus redoutable ? S’obstinant cependant à rejeter Nos signes.
Nous déchaînâmes contre eux un vent glacial, durant des journées sinistres, leur infligeant ainsi un châtiment humiliant en ce monde, mais plus ignoble encore sera leur tourment dans l’Autre où ils ne seront point secourus.
Les Thamoud furent guidés par Nous vers leur salut Mais plutôt que d’être guidés, ils préférèrent errer en aveugles. Un cataclysme foudroyant vint à point abattre leur arrogance ; ils furent emportés en prix de leurs agissements.
Et nous épargnâmes ceux qui étaient croyants et pieux envers Dieu.
Un jour viendra où les ennemis de Dieu, ayant été réunis, seront poussés par groupes vers l’enfer.
Quand enfin, ils y pénétreront, aussitôt leurs oreilles leurs yeux, leurs peaux même s’érigeront contre eux en témoins pour dénoncer ce qu’ils auront perpétré.
« Pourquoi nous dénoncez-vous ainsi ? » diront-ils à leurs peaux. Celles-ci leur répondront : « C’est Dieu qui nous fait parler, Lui qui fait parler toutes choses ! N’est- ce pas Lui qui vous créa une première fois et à qui, à présent, vous faites retour ?
« Comment d’ailleurs auriez-vous pu vous cacher au point d’empêcher que vos oreilles, vos yeux et votre peau ne puissent témoigner contre vous ? Mais vous pensiez que Dieu ignorait bon nombre de vos actions !
« Quelle illusion était la vôtre au sujet de votre Seigneur ! Illusion qui vous a perdus et rangés parmi les damnés ! »
L’enfer sera leur demeure. Ils ne pourront que s’y résigner, sans nul espoir de rémission.
Nous avions pour les tenter, attaché à leurs pas des démons qui couvraient d’éloges leurs actes présents et futurs. Ainsi s’accomplira contre eux Notre arrêt, il le fut avant eux sur tant de générations, hommes et génies. Ils seront à jamais perdus.
Ceux qui ne croient pas ont suggéré : « N’écoutez pas ce Coran ! Couvrez-en la lecture par des clameurs confuses ! peut-être en viendrez-vous ainsi à bout. »
Nous réserverons un tourment implacable aux incrédules : Nous leur ferons durement expier le pire de ce qu’ils faisaient.
Les ennemis de Dieu auront le feu en apanage : ils y demeureront à jamais pour avoir repoussé Nos Signes.
Les mécréants diront un jour : « Seigneur, veuillez nous montrer ceux qui nous ont subornés parmi les génies et les hommes : nous voudrions tant les humilier, les écrasant sous les pieds ! »
Ceux qui disent : « Notre Maître, c’est Dieu », puis se comportent avec droiture, verront affluer les anges du ciel qui leur diront : « Ne craignez rien, ni ne vous affligez ! Recevez plutôt une heureuse annonce, celle du jardin qui vous est promis !
« Nous sommes pour vous des soutiens en ce monde et le serons dans l’Au-Delà, où tous vos désirs seront comblés et tous vos vœux satisfaits. »
Tel sera le généreux accueil d’un Maître Absoluteur, Tout-Compatissant.
Quel homme au monde tiendrait meilleur langage que celui qui prêche la voie de Dieu faisant le bien et confessant sa soumission.
Bonnes et mauvaises actions ne sont pas égales. Réponds au mal de la façon la plus douce ! Celui qui te traitait en ennemi pourrait du coup se muer en fervent allié.
Rare perfection, qu’atteignent seulement ceux qui ont su être constants, ceux qui ont reçu des dons peu communs.
Si Satan t’incite insidieusement au mal, invoque aussitôt la protection de Dieu ! C’est Lui qui entend tout, sait tout.
Parmi les signes de Dieu, il y a la nuit et le jour, le soleil et la lune. N’adorez ni le soleil ni la lune, mais uniquement leur Créateur, si vous Lui vouez une foi sincère !
Si, tout enflés d’orgueil, les hommes refusent de L’adorer, ceux du moins qui sont auprès de Lui, ne cessent, nuit et jour, de célébrer Ses louanges, sans se lasser.
Comme autre signe de Lui, vois cette terre accablée de sécheresse, dès que nous épandons sur elle l’eau du ciel, elle s’anime et s’épanouit. Celui qui l’a fait revivre fera aussi revivre les morts : Sa puissance est infinie.
Ceux qui s’emploient à dénigrer Nos versets ne sauraient échapper à Notre vue. Etre précipité dans le feu serait-il meilleur que de parvenir en toute quiétude au Jour du Jugement ? Agissez donc à votre guise ! Dieu a une vision fidèle de toutes vos actions.
En quelle erreur sont ceux qui rejettent le Rappel qui leur est venu. Cette Ecriture-le savent-ils ? - est d’une valeur transcendante,
Inaccessible à l’erreur d’où qu’elle vienne, étant révélé de la part d’un Sage éminemment digne de louange.
Les mêmes objections qui te sont faites, les autres prophètes avant toi les ont affrontées. Si ton Seigneur est enclin au pardon, Il n’en sévit pas moins avec rigueur.
Si Nous avions produit ce Coran dans une langue étrangère, on n’aurait pas manqué d’objecter : « Que n’est-il rendu plus intelligible en ses versets ? Pourquoi est-il en langue barbare quand notre parler est arabe ? » Dis : « Ce Livre est un guide sûr, et aussi un baume bienfaisant pour ceux qui croient. Seuls, les mécréants T’accueilleront en sourds ; ils en seront d’autant plus aveugles. C’est comme si un appel, lancé de trop loin, ne pouvait les atteindre. »
Nous avions déjà donné l’Ecriture à Moise, mais il y eut désaccord à son sujet. N’eût été un arrêt déjà pris par ton Seigneur, qui les renvoie au Jugement Dernier, une sentence de Lui eût départagé les contestataires. Aussi bien demeurent-ils à ce sujet dans un doute troublant.
Quiconque fait œuvre pie l’accomplit pour son bien ; quiconque fait le mal agit à son propre détriment. Ton Maître n’est jamais injuste envers Ses créatures.
C’est de Dieu que relève la connaissance de l’Heure. Il n’est pas un fruit qui émerge de son enveloppe, pas une femelle qui ne conçoive ou ne mette bas qu’il ne le sache. Dieu interpellera, un jour, les impies : « Où sont mes prétendus associés ? » Ils répondront : « Nous le confessons devant toi : aucun de nous n’en saurait affirmer l’existence ! »
Plus rien n’aura subsisté, pour eux, des divinités qu’ils priaient jadis. Ils ne sauront plus dès lors où échapper
L’homme ne se lasse jamais de solliciter le bien-être. Mais qu’un malheur l’afflige, le voilà désemparé, sans espoir.
Lui faisons-Nous éprouver quelque grâce, après une récente infortune, il affirmera hautement : « Cela m’était bien dû. Je ne pense pas, d’ailleurs, qu’il y ait de Jugement Dernier. Et à supposer que je fasse retour à mon Seigneur, il n’y aurait pour moi, auprès de Lui, que félicité ! » Nous rendrons, certes, un jour, aux infidèles un compte serré de leurs œuvres, et leur ferons goûter un immense tourment.
Comblé de Nos faveurs, l’homme se détourne de Nous et Nous fuit. Lorsqu’un malheur l’atteint, ses prières n’en finissent plus.
Dis-leur : « Si ce Livre que vous avez rejeté s’avère bien avoir été révélé par Dieu, qui donc sera alors plus égaré que celui qui a tout rompu avec la foi ? »
Nous leur ferons si bien apparaître Nos signes dans l’univers et en eux-mêmes qu’ils sauront bien un jour que ceci est la vérité. N’est-ce pas assez de Dieu pour témoin de toute chose pour confirmer ton message.
Ils ne font, de toute évidence, que douter de la rencontre de leur Seigneur. Mais Lui, n'embrasse-t-il pas tout dans Sa science ?
Hâ. Mîm.
Aïn. Sîn. Qâf.
C’est ainsi que Dieu, le Tout-Puissant, le Sage t’envoie une révélation comme à ceux qui t’ont précédé.
Maître souverain des cieux et de la terre, Il est l’Auguste, le Sublime.
Peu s’en faut que les cieux ne s’affaissent depuis leur faîte sous Sa grandeur, tandis que les anges y glorifient leur Seigneur, implorant Sa faveur pour ceux qui sont sur terre. Dieu n’est-Il pas l’Absoluteur, le Tout- Compatissant ?
Ceux qui, en dehors de Lui, se sont donnés des maîtres, Dieu est témoin de ce qu’ils font. Tu n’as pas à répondre de leurs actes.
Ainsi t’est révélé une Ecriture en langue arabe afin que tu prêches la cité mère et les alentours, et les préviennes du jour inéluctable, celui de la grande réunion : les uns seront dans le Paradis, les autres dans l’Enfer.
Si Dieu l’avait voulu, il aurait fait des hommes une seule communauté, toute de croyants, mais Il reçoit en Sa grâce qui Il veut. Les injustes n’auront nulle protection ni secours.
Prennent-ils en dehors de Lui des maîtres, c’est Dieu qui est le Maître, Lui seul fait revivre les morts : Sa puissance est infinie.
Sur quelque objet que portent vos différends, c’est à Dieu seul de départager. Tel est Dieu, mon maître ; en Lui je me confie ; vers Lui, je reviens repentant.
Créateur des cieux et de la terre, Il vous donne des épouses issues de vous-mêmes, comme Il répartit les bestiaux en couples. C’est ainsi qu’il multiplie votre espèce. Est-il rien qui Lui soit comparable ? Il entend tout, voit tout.
Il détient les commandes des cieux et de la terre. Il prodigue Ses dons à qui Il veut, les restreint à Son gré. Il est si bien informé de toute chose.
Il institue pour vous, en fait de religion, ce qu’il avait prescrit à Noé, ce qui t’est révélé à toi-même, ce qui fut donné auparavant à Abraham, à Moïse, à Jésus. « Acquittez-vous, leur fut-il prescrit, du culte du Seigneur ! N’en faites point, entre vous, un sujet de division ! » Combien doit-être dure pour les païens cette foi à laquelle ils sont conviés ! Dieu admet qui Il veut au nombre de Ses élus. Il guide toujours vers Lui quiconque se convertit sincèrement.
S’il y eut division en sectes entre les hommes, ce fut après qu’ils eurent reçu la vérité, et par suite de rivalités impies. Si, par décret éternel du Seigneur, Sa sentence n’eût été prévue pour un terme immuable, tout différend eût été tranché entre eux. Ceux qui à leur suite, ont hérité de l’Ecriture, sont à son sujet dans un doute troublant.
Prêche donc la vraie foi ! Suis la voie droite qui t’est tracée, sans te laisser séduire par leurs erreurs ! Dis-leur seulement : « Je crois à toutes les Ecritures révélées, j’ai reçu ordre de vous juger en toute équité. Dieu est notre Maître, comme Il est le vôtre. Nous aurons à assumer nos œuvres comme vous assumez les vôtres. Toute dispute entre nous serait vaine. Dieu fera, un jour l’accord entre nous, car vers Lui tout doit faire retour. »
Ceux qui s’entêtent à disputer de Dieu après qu’il a été répondu à son appel, leurs arguties sont de nul poids auprès de leur Maître. Ils seront voués à Sa colère et subiront un cruel tourment.
C’est Dieu qui fit descendre l’Ecriture, message de vérité, et établit la justice. Qu’en savez-vous ? l’heure du Jugement est peut-être imminente.
Seuls ceux qui n’y croient pas en souhaitent la prompte arrivée. Les croyants par contre appréhendent l’avènement sachant que c’est bien la vérité. Ceux qui contestent l’Heure vont très loin, en vérité, dans le chemin de l’erreur !
Dieu est si plein de sollicitude pour les humains ; Il pourvoit qui Il veut de Ses dons. N’est-Il pas le Fort, le Tout-Puissant ?
Tel qui entend œuvrer pour le Royaume futur, nous ferons croître pour lui le rendement de ses œuvres. Quiconque s’affaire uniquement pour les biens d’ici-bas, en aura son lot ; mais il perdra tout au Royaume futur.
Auraient-ils des divinités qui aient institué pour eux une religion que Dieu n’a point sanctionnée ? N’eût été un arrêt formel pris de toute éternité, leur sort serait déjà réglé. Certes il est réservé aux injustes un châtiment douloureux.
Tu verras les injustes, au Jour du Jugement, tout épouvantés à la vue de leurs œuvres passées, quand le châtiment, imminent, fondra sur eux. Ceux qui auront cru et fait le bien seront dans les Jardins du Paradis ; ils verront tous leurs vœux exaucés auprès de leur Seigneur. Grande récompense s’il en fut.
Telle est l’heureuse annonce que Dieu fait à Ses serviteurs, à ceux qui croient et font le bien. Dis : « Je n’entends exiger de vous nul salaire pour mon œuvre, si ce n’est votre affection envers vos proches. Quiconque accomplit une bonne action, Nous en accroîtrons pour lui la valeur. Dieu si enclin au pardon, est prompt à apprécier les bonnes œuvres. »
Diront-ils : « Il a inventé un mensonge qu’il attribue à Dieu ». Mais Dieu pourrait alors, s’il le voulait, celer à jamais ton entendement. Dieu, de par Son arrêt souverain abolira le mensonge et fera éclater la vérité. Il sait si bien ce que recèlent les cœurs.
C’est Lui qui agréé le repentir de Ses serviteurs, pardonne les mauvaises actions et sait ce que vous faites.
Il exauce ceux qui croient et font le bien, et multiplie pour eux Ses faveurs, Mais aux mécréants est réservé un terrible tourment.
Si Dieu prodiguait trop largement Ses dons aux humains, ils commettraient les pires excès sur terre. Mais Il leur dispense ce qu’il veut avec mesure. Il est si bien informé des hommes, si clairvoyant à leur sujet.
C’est Lui qui envoie la pluie bienfaisante, au moment où les hommes en désespèrent. Il étend ainsi sur eux Sa miséricorde. Il est le Suprême Protecteur, le digne de louanges.
Un des signes de Sa puissance est la création des cieux et de la terre, et de tous les êtres qui y sont disséminés. Il sera très capable, s’il le veut, de les réunir tous ensemble.
Quel que soit le malheur qui vous afflige, il ne peut que découler de vos propres œuvres. Dieu pardonne, cependant, un grand nombre de vos péchés.
Vous ne sauriez prévaloir contre Lui sur la terre et n’aurez en dehors de Lui ni maître, ni défenseur.
Au nombre de Ses signes les navires sur mer tel des montagnes.
S’il le veut, Il apaisera les vents, les vaisseaux demeureront alors immobiles sur les flots. Il est en cela des signes certains pour tout homme aussi constant que reconnaissant envers Dieu.
Il pourrait aussi, s’il le voulait, les faire sombrer corps et biens, en sanction des agissements humains. Très souvent, l’indulgence de Dieu leur vaut d’être épargnés.
C’est ainsi que ceux qui vitupèrent Nos signes verront qu’ils ne sauraient échapper à Nos rigueurs.
Quelque bien qui vous soit donné en ce monde n’est que jouissance éphémère ; ce que Dieu réserve dans l’Autre est meilleur et plus durable pour ceux qui croient et se confient en leur Maître,
Ceux qui s’abstiennent des péchés capitaux et des turpitudes, et qui, dans le feu de la colère savent pardonner,
Qui répondent docilement à l’appel de leur Maître, sont assidus à la prière, et se concertent toujours au sujet de leurs affaires et font juste part au prochain sur les biens qu’ils tiennent de Nous,
et qui, le cas échéant, savent riposter aux offenses injustifiées.
Une offense reçue appelle une riposte égale, mais celui qui pardonne et se montre conciliant, Dieu saura l’en récompenser, Dieu n’aime pas les injustes.
Contre ceux qui se rendent justice eux-mêmes avant subi un tort, il n’y a pas de poursuite à exercer.
Seront seulement poursuivis ceux qui oppriment leurs semblables et agissent injustement sur la terre contrairement au droit, à ceux-là est réservé un châtiment douloureux.
Mais celui qui est patient et sait pardonner témoigne d’une heureuse maîtrise de lui-même.
Celui que Dieu entend égarer ne trouvera, en dehors de Lui, nul protecteur. On verra les injustes s’écrier face au châtiment : « N’y aurait-il pas moyen de recommencer notre vie ? »
Tu les verras exposés au souffle brûlant de l’Enfer, tout courbés sous l’humiliation, et jetant des regards furtifs. Ceux qui auront cru diront : « Les vrais réprouvés, certes, sont ceux qui auront tout perdu au Jour du Jugement, ayant consommé leur ruine et celle des leurs ». Tel sera, en vérité, le lot des méchants : un supplice éternel.
Non, ils ne sauraient plus jamais trouver d’autre protecteur, en dehors de Dieu, pour leur porter secours ! Celui que Dieu veut perdre ne trouvera jamais sa voie.
Empressez-vous de répondre à votre Seigneur, avant que ne vienne le jour inéluctable, fixé de toute éternité par Lui. Vous ne trouverez ce jour-là aucun refuge, et ne pourrez plus nier vos œuvres.
S’ils se détournent de toi, sache que tu n’as pas pour mission de veiller à leur bonne tenue, mais seulement de les avertir. En vérité, lorsque nous faisons goûter à l’homme quelque grâce de Notre part, il s’en réjouit aussitôt, qu’un malheur l’afflige du fait de ses œuvres antérieures, il se montre des plus ingrats.
Dieu est le Souverain Maître des cieux et de la terre. Il a créé tout à Sa guise. Il accorde à qui Il veut des filles ; Il donne à qui Il veut des enfants mâles ;
A d’autres, Il donne des enfants des deux sexes, garçons et filles ; et il fait stérile qui Il veut. Il est l’Omniscient, le Tout-Puissant.
Dieu ne saurait parler directement à un mortel si ce n’est par révélation par derrière un voile ou par l’envoi d’un messager qui révèle, avec Sa permission, Ses volontés à l’homme. Dieu est le Transcendant, le Sage.
Nous t’avons ainsi révélé un esprit procédant de Nous. Tu n’étais pas initié auparavant à l’Ecriture et point n’avais connu la vraie foi. Ainsi Nous faisons de ce Livre une lumière par laquelle Nous guidons qui Nous voulons. Tu ne fais, en vérité, qu’appeler les hommes à une voie sans détour ;
A la voie de Dieu, Maître souverain des cieux et de la terre. N’est-ce pas à Dieu seul que tout doit retourner ?
Hâ, Mîm.
Par l’Ecriture explicite !
Nous l’avons révélé en langue arabe, pour vous la rendre accessible.
Elle est certes, par devers nous, dans l’Archétype Eternel, une œuvre sublime de toute sagesse.
Quoi ! renoncerons-Nous à vous avertir parce que vous êtes un peuple insoumis ?
Que de prophètes n’avons-Nous pas envoyés aux peuples passés !
Mais aucun prophète n’est venu à eux sans qu’ils l’aient tourné en dérision !
Nous en avons détruit de plus forts que ceux-ci. Nous en avons déjà cité des exemples.
Si l’on demande à ces impies qui a créé les cieux et la terre, ils répondront certainement : « C’est le Tout-Puissant, l’Omniscient qui les a créés ! »
C’est Lui, en effet, qui fit de la terre pour vous un berceau, et la fit sillonner de routes, pour que vous puissiez vous guider.
Lui qui fait descendre l’eau du ciel, en juste proportion, par elle la vie est rendue à tout un pays désolé ; ainsi serez-vous un jour tirés du sépulcre.
C’est Lui qui créa les espèces vivantes, par couples, et fit pour vous des vaisseaux et du bétail un moyen de transport,
Afin qu’installés à bord du navire ou fixés sur le dos de vos bêtes, vous évoquiez les bienfaits de votre Seigneur, disant : « Gloire à Celui qui nous a soumis tout cela : nous n’aurions pu y parvenir de nous-mêmes ! »
C’est à notre Seigneur, en vérité que nous ferons retour.
Ils font des simples créatures de Dieu une part intégrante de Lui-même. L’homme est manifestement ingrat.
Quoi ! N’aurait-Il pris que des filles, parmi ce qu’il a créé vous accordant à vous des garçons ?
Lorsqu’est annoncé, à l’un d’entre eux, la naissance de ce qu’il attribue au Tout-Clément, alors sa figure s’assombrit, il est suffoqué de dépit :
« Quoi ! Engendrer pareille créature qui grandira de fanfreluches vêtue, et ne pourra même pas soutenir une discussion ! »
Ils ont fait des anges, serviteurs du Miséricordieux, des êtres féminins. Ont-ils été témoins de leur création ? Leur témoignage sera consigné et ils auront à en répondre.
« Si Dieu l’avait voulu, affirment-ils, nous n'aurions pas adoré ces divinités ! » Ils n’en savent rien, au juste.
Ont-ils jamais reçu, avant celle-ci, une Ecriture dont ils puissent se prévaloir ?
Ils allèguent seulement : « Ce culte était celui de nos ancêtres : nous ne pouvons que nous attacher à leurs pas ! »
Il en fut toujours ainsi : jamais Nous n’avons dépêché avant toi un prophète pour prêcher une cité sans que ses enfants les plus opulent n’aient soutenu : « Ce sont là les pratiques de nos pères : nous ne pouvons que suivre leurs traces ! »
« Et si, objectait le Prophète, je vous apportais une règle de vie meilleure que celle de vos ancêtres ? » Les opulents répondaient : « Nous rejetons absolument votre message ! »
Notre main vengeresse s’abattit sur tous ces peuples. Vois ce que fut la fin des négateurs !
Rappelle-toi quand Abraham dit à son père et à son peuple : « Je répudie toute attache avec ces dieux que vous adorez.
« Je n’adore que Celui qui m’a créé ; car c’est Lui qui me guidera. »
Parole mémorable, dont ses descendants recueillirent l’héritage et qui, peut-être, les fera revenir vers Dieu.
J’avais fait pourtant jouir assez longtemps les habitants de cette ville et leurs ancêtres des biens de ce monde, jusqu’à ce que leur vint la vérité, et un prophète authentique.
Or lorsque la vérité leur est parvenue, ils se sont écriés : « C’est de la magie, nous n’y croirons jamais ! »
Ils disent encore : « Que cette révélation n’est-elle descendue à quelque personnage important de l’une ou l’autre de nos deux grandes cités ? »
Serait-ce à eux de dispenser les grâces de ton Seigneur ? Non ! Car c’est Nous qui répartissons entre eux ici-bas leurs moyens d’existence et les élevons en degré les uns au-dessus des autres afin qu’ils puissent se rendre service mutuellement. La grâce de ton Seigneur est préférable à tout ce qu’ils pourront amasser.
S’il n’était à craindre que les hommes ne forment une seule communauté d’impies, Nous aurions, pour ceux qui renient le Tout-Clément, imparti ici-bas des maisons aux terrasses couvertes d’argent, avec escaliers pour y monter,
Des portes y seraient aménagées, des lits installés pour le repos,
Et par-dessus tout des sculptures dorées. Mais qu’eût été tout cela, sinon jouissance éphémère d’ici-bas ? Le Royaume futur, auprès de ton Seigneur, est réservé aux pieux.
A quiconque se laisse distraire du souvenir de Dieu, Nous susciterons un démon qui sera désormais son compagnon.
Et certes, leurs démons ne cessent de les détourner du droit chemin, mais eux, se figurent suivre le droit chemin.
Ils comparaîtront enfin devant Nous. Et chacun d’eux alors, avisant son mauvais génie, lui criera : « Que n’eussions-nous été séparés l’un de l’autre par toute la distance de l’Orient au Couchant ! Funeste compagnon, en vérité, que cet acolyte ! »
Il sera dit alors aux dévoyés : « Vos regrets tardifs ne vous serviront de rien en ce jour ! Vous avez été injustes : vous subirez en commun le tourment ! »
Quoi ! Saurais-tu jamais te faire entendre des sourds. Pourrais-tu faire retrouver leur voie à des aveugles, ou encore moins diriger ceux qui errent manifestement ?
Ou bien nous mettrons fin à tes jours, mais n'en sévirons pas moins contre eux.
Ou bien, nous te montrerons le châtiment qui leur est promis car nous les tenons sous notre pouvoir.
Attache-toi fermement à ce qui t’est révélé, car tu suis une voie droite.
En vérité, ce Coran est un rappel et pour toi et pour ton peuple, vous serez interrogés à son sujet.
Qu’on interroge les messagers qui furent envoyés avant toi ! Avons-Nous jamais établi, en dehors du Tout-Clément, d’autres divinités pour être adorées des mortels ?
Moïse, appuyé de Nos signes, fut envoyé par Nous à Pharaon et aux grands de son royaume. Moïse leur dit : « Je suis l’Envoyé du Maître des mondes. »
Mais lorsqu'il produisit Nos signes sous leurs yeux, ils s’en moquèrent ouvertement.
Nos prodiges se succédèrent alors, l’un encore plus troublant que l’autre. Nous leur infligeâmes aussi des épreuves, pensant les faire revenir de leurs erreurs.
Ils s’adressèrent alors à Moise : « O toi le magicien ! Prie donc pour nous ton Dieu, et rappelle-Lui la promesse qu’Il t’a faite ! Qu’Il mette fin à nos épreuves, et nous te suivrons aussitôt ! »
Mais sitôt le châtiment écarté, ils violèrent leurs serments.
Pharaon fit une proclamation à son peuple : « O mon peuple, dit-il, ne suis-je pas le maître absolu de tout ce royaume d’Egypte avec toutes ces voies d’eau qui coulent à mes pieds ? Ne voyez-vous pas ma grandeur ?
« Qu’ai-je en vérité de commun avec ce vil individu, qui est à peine capable de s’exprimer !
« Si seulement il avait reçu d’en haut des bracelets en or pour s’en parer, ou s’il était venu escorté d’anges pour l’assister ! »
Pharaon s’employait à égarer son peuple, Il n’eut pas de peine à le convaincre : c’était un peuple dépravé.
Comme ils provoquaient Notre colère, Nous sévîmes rigoureusement : tous furent engloutis par les flots.
Nous en fîmes un antécédent éloquent, et un exemple pour la postérité.
Et lorsqu’on cita en exemple le fils de Marie, voici ton peuple qui jette de hauts cris.
Ils viennent te demander : « Lequel vaut le mieux de nos dieux ou de lui ? » Question tout exprès soulevée par eux pour susciter des controverses. Ne sont-ils pas plutôt des disputeurs notoires ?
Jésus ne fut qu’un serviteur auquel Nous avions accordé Notre grâce et dont nous fîmes un exemple pour les fils d’Israël.
Si Nous le voulions, Nous tirions de vous une postérité d’anges qui vous succéderaient sur la terre.
Et certes, il est en ce Livre l’annonce certaine de l’Heure. N’ayez point de doute à ce sujet suivez-moi. C’est là une voie droite.
Ne vous en laissez pas surtout détourner par Satan, il est pour vous un ennemi avéré.
Lorsque Jésus se fut présenté, nanti de preuves, il dit : « Je vous apporte la sagesse et viens vous expliquer certains points qui vous divisent. Craignez Dieu et suivez-moi
« Dieu, en vérité, est mon Maître et le vôtre. Servez- Le, voilà la voie droite. »
Mais bientôt des sectes rivales se disputèrent à son sujet. Malheur aux injustes, ils subiront les rigueurs d’un jour terrifiant.
Que peuvent bien espérer les mécréants, sinon l’arrivée de l’Heure ? Elle les prendra à l’improviste, sans qu’ils aient pu la pressentir.
Ce jour-là, les amis les plus intimes, seront des ennemis les uns pour les autres, excepté ceux qui craignent Dieu.
« O vous mes serviteurs ! n’ayez nulle crainte ni affliction, en ce jour, et ne soyez point affligés ;
« Vous qui croyez en Mes Signes et M’êtes soumis.
« Entrez dans le Paradis, vous et vos épouses ! Vous y serez honorés. »
Des plats et des coupes d’or seront présentés à la ronde aux bienheureux. Tout ce que l’âme peut désirer, tout ce dont l’œil fait son délice leur sera offert en ces lieux. « Vous y serez éternellement. »
« Ce jardin est bien à vous. Vous en héritez en prix de vos œuvres.
« Vous y disposerez, à profusion, de fruits dont vous mangerez. »
Les réprouvés, cependant, seront dans les tourments de l’enfer, pour y demeurer à tout jamais.
Il n’y aura point de trêve à leur supplice : ils seront voués au désespoir.
Nous n’aurons pas sévi injustement contre eux. Mais ils se sont faits tort à eux-mêmes.
Ils s’écrieront : « O Malik ! Que ton Maître, une fois pour toute nous livre au néant ! » Mais l’archange leur répondra : « Vous êtes ici à jamais. »
« N’étions-Nous pas venus jadis à vous tous exprès pour vous transmettre la vérité ? Mais la plupart d’entre vous avaient la vérité en horreur. »
Les impies montent-ils quelque perfidie ? Nous saurons, de Notre côté, y parer.
Croient-ils que Nous n’entendons pas leurs secrets et leurs confidences ? Bien plus, Nos émissaires, apostés près d’eux, transcrivent tout.
Dis : « Si le Tout-clément avait un fils, je serais le premier à le vénérer !
« Gloire au Maître des cieux et de la terre, au Maître du Trône ! Comme Il est au-dessus de telles aberrations. »
Laisse-les à leurs vains débats, à leurs futilités jusqu’à l’avènement du grand jour qui leur est promis.
Il est Celui qu’on adore dans les cieux comme Celui qu’on adore sur la terre. Il est le Sage, l’Omniscient.
Béni Celui à qui revient l’empire des cieux et de la terre et de tout l’univers, de qui relève la science de l’Heure et vers qui les hommes devront faire retour.
Ceux qu’on invoque en dehors de Dieu n’auront nul pouvoir d’intercéder devant le Seigneur. Il n’est pour l’exercer que ceux qui auront témoigné de la vérité, et qui le font à bon escient.
Si l’on demandait à ces païens qui les a créés, ils répondraient certainement : « C’est Dieu ! » Comment peuvent-ils alors se détourner de Lui.
« O Seigneur ! ce peuple croira-t-il jamais ? » s’est plaint le Prophète.
Fais-toi conciliant envers eux ! Dis-leur des paroles de paix. Ils se rendront un jour à l’évidence !
Hâ. Mîm.
Par l’Ecriture explicite !
Nous l’avons, en vérité, révélée par une nuit bénie. Nous n’avons pas cessé d’avertir les hommes.
Nuit où se trouve arrêté toute sage disposition,
En vertu d’un ordre émanant de Nous. Nous envoyons, en vérité, des Messagers,
Comme une grâce de ton Maître car c’est Lui qui' entend tout, sait tout.
Maître souverain des cieux, de la terre et de tout l’univers, si vous en êtes convaincus !
Il n’est d’autre Dieu que Lui. De Lui procède et la vie et la mort. Il est votre Seigneur et celui de vos premiers ancêtres.
Bien loin de croire, sceptiques, ils ne font que se divertir.
Attends que les surprenne un jour où du ciel surgira une fumée bien nuisible.
Qui couvrira les hommes. « Voilà un tourment cruel ! » diront-ils.
« Seigneur, éloigne de nous ce châtiment ! Nous croyons en Toi !
Mais sera-t-il temps encore pour eux de se convertir quand ayant reçu un messager explicite du Seigneur
Ils l’avaient ensuite repoussé, disant : « De simples mortels l’instruisent ; c’est un vulgaire illuminé ! »
Suspendrons-Nous, pour peu de temps, Notre châtiment, vous retournerez à l’impiété !
Le jour où Nous porterons le grand coup, Nous sévirons alors avec rigueur !
Déjà, avant eux, nous tentâmes le peuple de Pharaon, après que leur fut dépêché un illustre Prophète.
Celui-ci leur dit : « Que les serviteurs de Dieu libérés du joug, me soient remis ! Je viens à vous en messager digne de foi !
« Ne soyez pas rebelles envers Dieu : je vous apporte des preuves évidentes.
« Je me réfugie en Dieu, mon Seigneur et le vôtre pour que vos sévices ne m’atteignent point.
« Si vous ne croyez pas en ma mission, laissez-moi du moins en paix. »
Moïse se plaignit à son Seigneur : « Ces gens sont un peuple de criminels. »
Il lui fut alors révélé : « Pars de nuit avec Mon peuple : vous allez être poursuivis.
« La mer s’ouvrira pour vous livrer passage. Tu la laisseras béante après toi : vos ennemis y seront engloutis. »
Que de jardins, de fontaines n’ont-ils pas laissés après eux !
Que de belles plantations, de superbes demeures !
Que de confort dont ils savouraient les délices !
Ainsi fût-il. Nous fîmes passer leurs biens en d’autres mains.
Ni les cieux ni la terre ne se mirent en deuil pour les compagnons de Pharaon, pas plus qu’un délai ne leur fut donné.
Nous avons délivré ainsi les fils d’Israël d’un sort aussi cruel qu’humiliant,
Les libérant du joug de Pharaon, tyran arrogant, si redoutable par ses excès.
Nous avons élu ce peuple à dessein parmi tous les peuples de l’univers.
Nous accomplîmes pour eux des prodiges qui impliquaient une épreuve certaine.
Ces païens de votre cité vont affirmant :
« Une fois que nous mourons, tout sera fini : point ne serons ressuscités.
« Ramenez-nous nos ancêtres morts, si vous dites la vérité ! »
Se croient-ils supérieurs en puissance au peuple de Toubbâ, et à d’autres plus anciens, qui tous furent exterminés en punition de leurs crimes ?
Ce ne fut point par vain divertissement que Nous créâmes les cieux, la terre et tout l’univers.
En les créant, Nous tendions en vérité, vers un but certain. Mais la plupart des hommes n’en savent rien.
En vérité, le jour de la Décision sera le terme assigné à tous pour comparaître.
Jour où nul ami ne pourra rien pour son compagnon et où ils ne trouveront eux-mêmes nul secours,
Excepté ceux à qui Dieu aura fait Miséricorde. Car c’est Lui le Tout-Puissant, le Compatissant.
Les pousses de l’arbre Zaqqoum,
Seront le met du réprouvé.
Tel de l’airain fondu, il se décharné dans les entrailles.
Comme de l’eau bouillante.
Une voix s’élèvera : « Saisissez-le et trainez-le sans ménagement jusqu’au fond du brasier.
« Que, pour comble de tourment, il reçoive un jet bouillant sur le crâne ! »
« La voix, s’adressant au païen lui dira : « Fais-en ton régal ! N’es-tu pas le puissant, le noble. ?
« Hier encore, tu accueillais, sceptique, l’annonce de ces tourments. »
Les pieux, cependant, vivront dans un séjour de paix
Parmi des bosquets et des eaux vives.
Ils porteront des vêtements de satin et de soie, se tenant face à face.
Il en sera ainsi. De jeunes épouses aux grands yeux, leur tiendront compagnie.
Ils y connaîtront une douce quiétude, s’y feront servir toutes sortes de fruits.
Ils n’y goûteront plus les affres de la mort après celles qu’ils ont déjà subies et seront préservés des tourments de l’Enfer,
Par l’effet d’une grâce de ton Maître, tel sera le suprême triomphe.
Nous rendons ce Coran accessible, le formulant en ta langue : peut-être sauront-ils en méditer le sens.
Attends le sort qui leur est réservé, eux aussi, de leur côté, attendent le tien.
Hâ. Mîm,
La révélation du Livre émane de Dieu, le Tout-puissant, le Sage.
Que de signes offerts aux croyants dans les deux et sur la terre !
Votre propre création, et le nombre des espèces animales partout répandues sont autant de preuves pour ceux qui croient fermement ;
L’alternance de la nuit et du jour, les pluies bienfaisantes que Dieu précipite pour faire revivre des pays morts, le régime des vents soufflant à tour de rôle constituent de même des indices pour ceux qui savent en méditer le sens.
Tels sont les signes de Dieu que nous t’exposons en toute vérité. Quel discours convaincra-t-il jamais des esprits indifférents à Dieu et à Ses œuvres ?
Malheur à tout imposteur au cœur endurci,
Qui, s’entendant rappeler les enseignements de Dieu, s’enferme dans un orgueil dédaigneux, comme s’il ne les avait pas entendu. Annonce-leur comme bonne nouvelle un cruel tourment !
Retiennent-ils quelques versets du Livre, ils en font objet de risée. Un châtiment infamant leur sera réservé !
Par derrière eux est l’enfer qui les guette. Ni les biens qu’ils ont amassés ni les maîtres qu’ils se sont donnés, en dehors de Dieu, ne leur seront de nul secours. Un horrible châtiment les attend !
Ceci est la voie du salut. Ceux qui récusent les signes de leur Seigneur seront avilis par un douloureux tourment.
C’est Dieu qui vous soumet la mer afin que les vaisseaux, sur Son ordre, fendent les flots, vous permettant un trafic lucratif pour quêter Ses faveurs, dont vous saurez, peut-être, Lui être reconnaissants.
Tout ce qui est dans les cieux, tout ce qui est sur terre vous est assujetti par Dieu, de Qui tout procède. Quel signe pour qui sait y réfléchir !
Dis, à ceux qui croient, de pardonner à ceux qui n’espèrent pas voir arriver le règne de Dieu qui rétribuera les humains selon leurs acquis en bien ou en mal.
Quiconque fait œuvre pie en cueillera le fruit. Quiconque fait le mal en subira les suites funestes. Vous ferez retour plus tard à votre Seigneur !
Nous donnâmes aux fils d’Israël l’Ecriture, la sagesse la prophétie. Nous les pourvûmes d’excellents aliments et en fîmes un peuple élu entre tous.
La Loi leur fut donnée, étayée de preuves. Ce ne fut qu’après avoir reçu la vérité et par animosité inique entre eux qu’ils se divisèrent en sectes rivales. Ton Seigneur, au Jour du Jugement, saura trancher leur différend.
Nous te plaçons, prophète, à ton tour sur une voie qui procède de Notre Loi. Applique-toi à la suivre ! Ne te joins pas à ceux que mènent leurs seuls penchants, hors de toute science certaine !
Ces impies ne te seront d’aucun secours contre Dieu. Les injustes sont naturellement alliés les uns des autres. Dieu est le refuge assuré des vertueux.
Source de lumière pour les hommes, ce Coran est direction, et miséricorde pour ceux qui croient fermement.
Ceux qui commettent des iniquités s'imaginent-ils être traités, en leur vie et après leur mort, pareillement à ceux qui croient et font le bien. Comme ils jugent mal à ce propos !
Dieu a créé les cieux et la terre dans un but certain qui est vérité : chacun sera rétribué selon son mérite, il ne sera point commis d’injustice !
Que penses-tu de celui qui érige sa passion en divinité, et que Dieu a égaré en dépit de la Science qu’il a reçue ; Il a mis un sceau sur son ouïe et sur son cœur, et lui a placé un bandeau sur les yeux. Qui saurait le guider après que Dieu l’a égaré ? Ne pourriez-vous y réfléchir ?
« Il n’y a pour nous, disent-ils, que la vie d’ici-bas, nous mourons et vivons spontanément. Seul le temps qui passe nous fait périr. » Ils n’en possèdent nulle science, ils ne font que conjecturer.
Lorsque Nos versets si clairs leur sont récités, ils objectent : « ramenez-nous donc nos ancêtres si vous êtes véridiques. »
Dis : « Dieu vous donne la vie puis vous fera mourir. Il vous réunira ensuite pour le Jour de la Résurrection sur lequel il n’y a aucun doute. » Mais les hommes pour la plupart n’en sont guère certains.
A Dieu appartient le Royaume des cieux et de la terre, et le jour où l’Heure surgira. Ce jour-là seront perdus ceux qui l’auront niée.
Tu verras alors chaque communauté à genoux. Chaque communauté sera appelée devant son livre propre : « Il vous sera payé aujourd’hui le juste prix de vos œuvres. »
Voici notre libellé : il témoigne contre vous en toute justice. Nous avions fait enregistrer toutes vos actions.
Ceux qui auront cru et fait le bien, leur Seigneur les accueillera en Sa grâce. Ce sera la félicité suprême.
Pour les mécréants, il leur sera dit : « Mes enseignements vous étaient bien récités. Vous n’en voulûtes point, par orgueil, et fûtes un peuple criminel.
« Lorsqu’on vous disait : Les promesses de Dieu s’accompliront ; l’Heure du Jugement viendra sans nul doute, vous répliquiez : Nous ne savons ce qu’est l’Heure au juste ; nous n’en avons qu’une idée vague, mais point de certitude. »
Devant eux se dressera l’horreur de leurs actes. De partout, ils seront cernés par le châtiment qu’ils raillaient.
Par Nous, il leur sera dit : « Aujourd’hui, vous serez rejetés dans l’oubli, comme vous avez oublié la venue de ce jour, celui de votre destin. Vous aurez le feu pour refuge, et point ne serez secourus !
« Cela pour avoir raillé les signes de Dieu, et vous être laissés abuser par la vie éphémère. » Plus jamais ils ne sortiront de l’Enfer, ni ne seront admis à se racheter.
Loué soit Dieu, Maître Souverain des cieux et de la terre, Seigneur de l’univers !
A Lui la majesté suprême, dans les cieux et sur la terre. Il est le Tout-Puissant, le Sage.
Hâ. Mîm.
La révélation du Coran émane de Dieu, le Tout- Puissant, le Sage !
C’est dans un but certain, qui est vérité, et pour un terme fixé que Nous avons créé les cieux, la terre et tout l’univers. Les incrédules n’en demeurent pas moins indifférents, quoique dûment avertis.
Dis : « Voyons ceux que vous priez en dehors de Dieu ! Quelle portion de la terre auraient-ils créée ? Quelle part auraient-ils pris à la création du ciel ? Auriez-vous reçu quelque Ecriture avant celle-ci consacrant ces idoles ? Ou pourriez-vous apporter à ce sujet quelque indice certain, si tant est que vous dites la vérité ?
Quels plus grands égarés que ceux qui invoquent, en dehors de Dieu, de fausses divinités qui ne sauraient, jusqu’à la fin des temps, exaucer leurs prières, et y demeurent absolument insensibles.
Qui, lorsque les hommes seront rassemblés pour le Jugement, leur seront ouvertement hostiles et rejetteront le culte qui leur fut voué ?
Lorsque Nos versets, éclatants d’évidence, leur sont récités, ces impies n’hésitent pas à affirmer, voyant venir à eux la vérité : « Ce n’est que pure magie ! »
Disent-ils encore : « Il l’a inventé ! » Réponds : « Si je l’ai inventé, vous ne pouvez rien pour moi contre Dieu, Dieu est mieux informé que quiconque de l’objet de vos conciliabules. Je m’en tiendrai à Son seul témoignage entre vous et moi ! Il est l’Absoluteur, le Tout-Compatissant ! »
Dis : « Qu’y a-t-il d’étrange dans mon cas ? Tant d’autres prophètes m’ont précédé. J’ignore, toutefois, quel sort nous sera réservé à vous et à moi. Je m’en tiens à ce qui m’est révélé, que je m’applique à suivre. Je n’ai qu’une seule mission : avertir explicitement. »
Dis : « Et s’il s’avère que ce Coran vient bien de Dieu, alors que vous-mêmes l’avez récusé ? S’il se trouve, précisément qu’un témoin parmi les enfants d’Israël en atteste de fait l’entière conformité aux Ecritures plus anciennes ? Or, ce témoin y a cru pendant que vous, vous le rejetez avec morgue. Dieu ne saurait diriger des injustes. »
Les infidèles affirment au sujet des croyants : « Si cette révélation était un bien ces gens-là ne nous auraient pas devancés pour y croire. » N’ayant pas été guidés par Sa lumière, ils diront : « C’est un mensonge de vieille date ! »
Avant ce Coran, il y eut l’Ecriture de Moise, guide spirituel et miséricorde. Ce Livre vient confirmer en langue arabe les Ecritures antérieures : avertissement sévère pour les injustes, il est heureuse annonce pour les vertueux !
En vérité, ceux qui disent : « Notre Souverain, Maître est Dieu », puis se comportent avec droiture, n’éprouveront nulle crainte ni affliction aucune !
Ceux-là seront à tout jamais les hôtes du paradis, en récompense de leurs œuvres.
Nous recommandâmes à l’homme d’être bon envers ses père et mère. Sa mère le porte dans la douleur, et l’enfante dans la douleur. Gestation et allaitement se poursuivent pour elle trente mois durant, jusqu’à son sevrage. Parvenu à la pleine maturité, à l’âge de quarante ans, il priera : « Seigneur, inspire-moi d’être reconnaissant des bienfaits dont tu m’as comblé ainsi que mes parents. Fais que j’accomplisse des œuvres pies qui Te soient agréables, et que mes descendants soient vertueux. Je reviens à Toi repentant, et me range du côté des soumis. »
« De tels hommes, nous agréerons les œuvres méritoires et passerons outre sur les moins bonnes. Ils compteront parmi les bienheureux du paradis de par la promesse de vérité qui leur a été faite.
Quant à cet autre qui dit à ses parents : « C’en est assez ! me promettez-vous qu’on me fera sortir du sépulcre alors que tant de générations ont passé avant moi ! ». Cependant, qu’implorant Dieu en sa faveur, ils lui disent : « Malheureux, crois ! La promesse de Dieu est vraie », et lui répond : « Ce ne sont là que des fables remontant aux anciens. »
Voilà ceux contre qui s’est réalisé Notre arrêt de damnation comme il l’avait été contre tant de communautés disparues parmi les démons et les hommes. Ce seront certes des réprouvés.
A chacun sera donné un rang en rapport avec ses actes. Dieu rétribuera leurs œuvres en toute justice : nul ne sera frustré de son dû.
Le jour où les mécréants seront exposés au feu : « Vous avez dissipé votre capital le plus précieux en votre vie sur terre, et en avez joui pleinement. Subissez donc en ce jour le supplice de l’humiliation pour vous être enflés d’orgueil sur terre, sans juste raison, et vous être livrés à vos excès ».
Rappelle, dans ce Coran, le contribule des Adites, qui vint prêcher son peuple dans le pays d’Al-Ahqâf, où il y eut avant et après lui d’autres messagers : « N’adorez que Dieu seul. Je crains pour vous le châtiment d’un jour terrifiant. »
« Serais-tu venu, répondirent-ils, pour nous détourner de nos divinités. Si tu dis vrai, fais-nous voir ces menaces que tu brandis contre nous ! »
« Dieu seul en détient la Science. Je ne fais quant à moi, que vous exposer Son message. Mais je vois bien que vous êtes des insensés ! »
Voyant apparaître une nuée s’avançant vers leur vallée, ils s’écrièrent : « c’est un nuage gonflé de pluie pour nous ». Il leur fut dit : « Que non pas ! mais plutôt ce que vous appeliez instamment, un nuage porteur d’un châtiment cruel.
« Un cyclone détruisant tout de par un ordre de son Maître. » Et le lendemain matin, seuls se voyaient les traces de leurs demeures. Ainsi, Nous rétribuons les scélérats.
Nous leur avions assuré pourtant sur terre une position plus puissante que la vôtre. Ils étaient dotés d’ouïe, de vue et d’intelligence pénétrante ; mais ouïe, vue, intelligence ne leur furent d’aucun secours : ils avaient nié les Signes de Dieu ! Ils furent bientôt cernés par ces châtiments qu’ils raillaient.
Nous avons détruit nombre de cités qui avaient fleuri autour de la vôtre. Nous avions multiplié nos messages à leurs habitants, dans l’espoir de les convertir.
Si encore ils avaient été secourus par ceux qu’ils s’étaient choisis comme divinités en dehors de Dieu pour s’en faire des intercesseurs ! Bien au contraire, elles les ont abandonnés. Et voilà ce que fut leur imposture et ce qu’ils inventaient.
Rappelle-toi quand Nous inspirâmes à un groupe de génies de se rendre auprès de toi pour entendre réciter le Coran. Une fois en ta présence : « Ecoutons ! » dirent-ils. Quand la récitation fut achevée, ils retournèrent auprès des leurs, s’employant à les convertir :
« O notre peuple ! disaient-ils, nous avons entendu réciter une Ecriture divine révélée après Moise et qui confirme les Ecritures passées : elle mène tout droit à la vérité, faisant suivre la voie du salut.
« O notre peuple ! répondez à l’envoyé de Dieu, vous conviant à la foi et croyez en lui : Dieu vous absoudra, en retour, de vos péchés et vous épargnera de cruels tourments !
« Ceux qui ne répondent pas à l’Appel de Dieu transmis à son sujet ne sauraient défier sur terre ni n’auraient d’allié contre Lui. Ceux-là sont manifestement dans l’Erreur. »
Ne voient-ils pas que Dieu, Qui a créé les cieux et la terre sans en éprouver la moindre peine, est de même capable de ressusciter les morts ? Cela est tellement évident ; car Sa puissance est illimitée !
Le jour où les impies seront conduits à l’enfer, pour y être exposés au feu, on leur dira : « Voyez ce feu : n’est-ce pas la vérité qui vous a été annoncée ? - Oui, par Notre Seigneur, répondront-ils ; - Eh bien ! pour avoir refusé d’y croire, savourez cet horrible tourment ! »
Sois constant, comme l’ont été avant toi les plus fermes d’entre les prophètes. Ne sois pas si impatient de voir fondre le châtiment sur ces impies ! Le jour où ils verront enfin s’en réaliser pour eux la menace, il leur semblera n’être restés qu’une heure à peine sur la terre. Que ce soit là un message explicite ! Il n’est que les pervers pour être un jour anéantis !
Ceux qui ne croient pas eux-mêmes et détournent autrui de la voie de Dieu. Dieu vouera à l’échec leurs manœuvres.
Ceux qui croient, font le bien et ont foi en la révélation reçue par Muhammed, qui est la vérité, émanant de Leur Seigneur, Dieu absoudra leurs péchés et rendra meilleure leur condition.
Ceci, parce que les infidèles embrassent l’erreur et que les croyants suivent la vérité venant de leur Seigneur. Ainsi Dieu propose des notions claires à l’intention des hommes.
Lorsque vous affrontez en combat les impies, portez-leur des coups mortels au point d’anéantir leurs forces. Les captifs seront alors solidement enchaînés. Une fois la guerre terminée, vous pourrez les libérer gracieusement ou les échanger contre rançon. Dieu en décide ainsi. S’il le voulait, Il les réduirait Lui-même à merci ; mais Il tient à vous éprouver, vous opposant les uns aux autres. Ceux qui auront combattu pour la cause de Dieu, ceux-là ne verront pas périr leurs œuvres.
Dieu les guidera, rendra meilleur leur sort !
Il leur donnera accès au Paradis qu’il leur a décrit.
Croyants ! si vous soutenez la cause de Dieu, Il vous soutiendra et raffermira vos pas.
Malheur aux mécréants. Dieu réduira leurs œuvres à néant.
Ainsi sera punie leur aversion pour les révélations de Dieu : Dieu annulera leurs œuvres.
Que n’ont-ils vu, durant leurs voyages, ce que fut la fin de tant de peuples avant eux. Dieu les a détruits ; un même sort attend les incroyants !
Il en est ainsi : Dieu est le suprême appui des croyants ; les infidèles n’ont nul protecteur !
Dieu accueillera ceux qui auront cru et fait œuvre pie en des jardins baignés de ruisseaux. Les incroyants ne songent qu’à jouir matériellement, à se repaître, tel un vil bétail : leur dernier refuge sera l’enfer.
Que de cités autrement plus redoutables que la tienne dont tu as été exilé, n’avons-Nous pas anéanties, sans que nul ne les secourût.
Quoi ! Celui qui détient une preuve sûre, émanant de Son Seigneur est-il l’égal de celui que ses œuvres perverses ont séduit par leur faux éclat et qui suit aveuglement ses penchants.
Voici, brièvement esquissé, le paradis promis aux vertueux : il y coulera des ruisseaux à l’eau toujours limpide, des ruisseaux de lait au goût inaltérable, des ruisseaux d’un nectar délicieux, des ruisseaux d’un miel de pure essence. Toutes sortes de fruits y seront offertes aux pieux, en même temps que le pardon de leur Seigneur. Quelle différence avec le sort des damnés jetés au feu et qui s’abreuvent éternellement d’une eau bouillante leur déchirant les entrailles !
Parmi les infidèles, il en est qui viennent t’écouter, mais à peine sortis de chez toi, ils s’enquièrent auprès des initiés : « Qu’a-t-il pu bien dire tantôt. » Ce sont ceux dont Dieu a scellé le cœur et qui suivent aveuglément leurs passions.
Ceux qui sont déjà sur la voie droite, Dieu les dirigera encore mieux, et les affermira dans Sa crainte.
Qu’attendent les incrédules, sinon l’avènement de l’Heure, qui les prendra à l’improviste ? Les signes précurseurs en sont déjà manifestes. Mais à quoi leur servira de se convertir quand l’Heure les surprendra ?
Sache qu’il n’est d’autre dieu que Dieu ! Implore de Lui le pardon de tes péchés, de ceux des croyants et des croyantes ! Dieu connaît si bien le champ de vos activités comme l’asile de votre repos.
Les croyants appellent de leurs vœux un chapitre prescrivant la lutte armée. Mais qu’une révélation explicite soit faite dans ce sens : on verra ceux à la foi chancelante lancer vers toi des regards éplorés, ceux d’un homme qui défaillirait devant la mort. Le mieux, pour eux,
Serait d’obéir et de surveiller leurs propos. Qu’y a-t-il de mieux à faire, quand la guerre est décidée, que de tenir ses engagements envers Dieu, sans réticence ?
Craignez qu’en tournant le dos à l’ennemi, vous ne semiez le désordre sur terre et ne rompiez les liens sacrés du sang.
Ce sont ceux-là que Dieu a maudits les rendant sourds et aveugles.
Quoi ! Ne sauront-ils pas méditer le Coran ? Leurs cœurs seraient-ils comme verrouillés ?
Ceux qui ont tourné le dos après que la lumière leur fut apparue, c’est Satan qui les a subornés et abusés par ses promesses.
C’est qu’en effet ces égarés ont dit à ceux qui ont en aversion les révélations de Dieu : « Nous nous rangerons volontiers à vos côtés dans certains cas. » Mais Dieu connaît si bien leurs conciliabules.
Qu’en sera-t-il donc lorsque les anges venant recueillir leurs âmes les frappent sur la face et sur le dos.
Cela pour avoir suivi ce qui déplaît à Dieu et eu en aversion ce qui lui plaît. Dieu frappera leurs œuvres d’inanité.
Ceux dont le cœur recèle un mal profond s’imaginent peut-être que Dieu ne mettra pas à nu leurs sentiments haineux !
Il ne tiendrait qu’à Nous de te les montrer. Tu les reconnaîtrais aux traits de leurs visages, et au ton de leurs discours. Dieu sait ce que vous faites.
Nous vous mettrons certainement à l’épreuve afin de reconnaître ceux qui combattent pour Notre cause et s’y montrent persévérants, et pour apprécier votre comportement.
Ceux qui rejettent la foi, et détournent autrui de la voie de Dieu, et ont rompu avec le prophète, après que la vraie voie leur fut montrée, ne nuiront en rien à Dieu ; Dieu réduira leurs œuvres à néant.
Croyants ! Obéissez à Dieu, obéissez au Prophète : Faites que vos œuvres louables ne soient pas inopérantes !
Ceux qui auront rejeté la foi, et détourné autrui de la voie de Dieu, puis qui seront morts en infidèles, ne se verront jamais absous du Seigneur.
Ne faiblissez pas en offrant la paix à l’ennemi alors que vous avez le dessus. Dieu est avec vous ; Il ne réduira en rien le mérite de vos œuvres.
La vie d’ici-bas n’est que jeux et divertissements. En vérité, si vous croyez et craignez Dieu, il saura vous en récompenser sans exiger de vous pour autant des sacrifices de vos biens.
Si trop de sacrifices vous étaient demandés, vous n’en seriez que plus avares de vos biens, et vos rancœurs éclateraient au grand jour.
Vous voici appelés à assumer des dépenses pour la cause de Dieu. Il en est parmi vous qui se montrent avares, mais quiconque est avare l’est toujours à son propre détriment. Dieu se passe de vos dons ; vous, seuls êtes des besogneux. Et si jamais vous faites défection, Dieu suscitera pour vous remplacer d’autres gens et qui ne seront point vos pareils.
Nous t’accordons, en vérité, un succès éclatant,
Afin que Dieu te pardonne tes péchés passés et présents, parachève Sa grâce en toi et te guide dans la voie du salut.
Dieu te réserve ainsi un puissant secours.
C’est Lui qui emplit d’un réconfort apaisant le cœur des croyants, pour accroître en eux la foi. Dieu tient sous Ses ordres les légions des cieux et de la terre. N’est-Il pas l’Omniscient, le Sage ?
Ainsi accueillera-t-il dignement les croyants et les croyantes en des jardins baignés d’eaux vives, où ils demeureront immortels, ayant été absous de leurs péchés. Ce sera un immense triomphe auprès de Dieu !
Il tourmentera les hypocrites, hommes et femmes, ainsi que les païens, et les païennes, qui jugent à tort des intentions de Dieu. Tous ces impies verront fondre sur eux les pires vicissitudes. Dieu, dont ils ont suscité la colère, les a maudits. Il leur réserve l’enfer, horrible destin.
De Dieu relèvent toutes les légions des cieux et de la terre. Il est l’Omniscient à la sagesse infinie.
Nous t’envoyons pour servir de témoin et prophète ayant mission d’annoncer et d’avertir,
Afin que les humains croient en Dieu ainsi qu’à Son envoyé, qu’ils Le soutiennent et Le révèrent, bénissant Son Nom matin et soir.
Ceux qui te prêtent serment d’allégeance, le prêtent en réalité à Dieu : la main de Dieu est par-dessus leurs mains serrant la tienne. Quiconque se parjure se fera tort à lui-même ; celui qui demeure fidèle à son pacte, Dieu l’en rétribuera immensément.
Ceux des nomades restés à l’arrière viendront s’en excuser : « le souci de nos biens, et celui des nôtres nous a retenus. Prie Dieu de ne point nous en tenir rigueur ! » Ainsi proféreront-ils ce qu’ils sont loin de penser. Dis-leur : « Qui donc empêcherait Dieu, de quelque façon que ce fût de vous infliger un mal ou de vous accorder un bien ? Dieu est si bien informé de vos actes.
« Vous pensiez plutôt, en vérité, que plus jamais le Prophète et les croyants ne retourneraient chez eux. Vous vous plaisiez à une telle pensée et nourrissiez un espoir malsain, peuple dévoyé que vous êtes ! »
Que ceux qui refusent de croire en Dieu et en Son Prophète en soient assurés : Nous tenons un brasier ardent tout prêt pour les mécréants.
Dieu est Maître Souverain des cieux et de la terre. Il sévit contre qui Il veut, pardonne à qui Il veut. Dieu est enclin au pardon, tout-compatissant.
Vous voyant partir pour amasser un riche butin, ceux qui auparavant avaient fait défection vous diront : « Laissez-nous nous joindre à vous. » Ils entendent ainsi changer l’arrêt de Dieu. Dis-leur : « Jamais vous ne nous suivrez. Dieu en a déjà ainsi décidé ! » Ils diront alors : « Vous le dites bien plutôt par jalousie pour vous réserver le butin. » Ces gens-là ne saisissent qu’à peine la vérité.
Dis à ces nomades qui ont été laissés en arrière de par leur faute. « Vous serez bientôt appelés à combattre un peuple aux guerriers des plus redoutables qui devront ou affronter le combat ou se convertir à l’Islam. Si vous exécutez les ordres reçus, Dieu vous rétribuera dignement. Si vous tournez le dos, comme naguère, il vous châtiera cruellement. »
Il n’est nul grief à faire à l’aveugle, ni au boiteux, ni au malade s’ils ne participent pas au combat. Quiconque obéit à Dieu et à Son Prophète, Dieu le fera admettre en des jardins baignés de ruisseaux. Mais à quiconque tourne le dos, Dieu infligera un cruel tourment.
Dieu était satisfait des croyants lorsqu’ils te juraient fidélité sous l’arbre. Il savait quels sentiments les animaient. Il leur insuffla un réconfort apaisant, et leur donna, en récompense, une victoire immédiate,
Qu’Il accompagna d’un riche butin. Dieu est Puissant et Sage.
Dieu vous promet un riche butin qui vous tombera dans les mains. Il a hâté pour vous l’heureuse conclusion de cette affaire et détourné de vous les bras de vos ennemis afin que cela soit un signe pour les croyants et contribue à les guider sur le droit chemin.
D’autres victoires encore vous sont promises que de vous-mêmes ne sauriez remporter, mais que Dieu tient en Son pouvoir, car il est le Tout-Puissant.
Si les infidèles vous avaient livré combat, ils auraient vite tourné le dos ; ils n’auraient ensuite trouvé ni protection ni secours.
Telle fut de tout temps la loi de Dieu, les lois de Dieu demeureront immuables.
C’est Lui qui détourna de vous, dans la vallée de la Mecque, leurs mains hostiles et qui éloigna d’eux les vôtres, après vous avoir avantagé sur eux ; Dieu, d’un œil clairvoyant, vous observait à l’œuvre.
Ce furent eux, ces impies qui vous avaient barré la voie de la Demeure Sacrée. Ils avaient empêché que les offrandes, déjà entravées, ne parvinssent au lieu du sacrifice. Des croyants et des croyantes se trouvaient mêlés à la masse infidèle que, faute de les reconnaître, vous auriez massacrés, si le combat avait été livré : vous eussiez commis, à votre insu, une atrocité ! Dieu vous épargna cette honte : Il reçoit en Sa grâce qui Il veut. Si croyants et incroyants avaient été distincts, nous eussions infligé à ceux-ci un cruel tourment.
Tandis qu’un fanatisme aveugle, tout païen, s’emparait des infidèles, Dieu épanchait un réconfort apaisant sur Son Prophète et les croyants. Il les astreignit à suivre la parole de piété, devise qu’ils sont les plus aptes à assurer et dont ils sont les plus dignes. Dieu est si bien informé de toute chose !
Dieu confirme en tous points la vérité du songe qui fut envoyé à son Prophète. Oui, vous ferez votre entrée, en toute sécurité, par la volonté de Dieu, dans la Demeure Sacrée, tête rasée ou cheveux coupés courts ; vous n’y aurez plus rien à craindre. Il est des choses que Dieu est seul à savoir, et qui échappent à votre science. C’est pourquoi Il vous accordera au préalable une prompte victoire.
C’est Lui qui a envoyé son prophète pour prêcher la sûre direction et instaurer la vraie religion qu’il fera prévaloir sur toute autre. Ne suffit-il pas de Dieu pour en témoigner ?
Muhammed est l’envoyé de Dieu. Terribles à l’égard des infidèles, ses compagnons sont pleins de compassion entre eux. Tu les vois, en cours de prière, qui s’inclinent et se prosternent humblement, recherchant grâce et assentiment auprès du Seigneur. On les reconnaît à ce signe distinctif : la trace de leurs pratiques pieuses, empreinte sur leurs fronts. Voici dans la Thorah et l’Evangile la parabole qui les dépeint : tel un grain qui émet ses jeunes pousses, puis gonflé de sève, se dresse fièrement sur ses tiges, à la grande joie du laboureur, tels ils apparaissent dans leur force face aux infidèles courroucés. A ceux d’entre eux qui croient et font œuvre pie, Dieu promet pardon et récompense infinie !
Croyants ! N’anticipez point sur les ordres de Dieu et de Son Prophète ! Craignez Dieu ; Dieu entend tout, sait tout !
Croyants ! Ne couvrez pas de votre voix celle du Prophète ni n’élevez le ton en lui parlant comme vous le faites entre vous-mêmes : vous risqueriez d’y perdre tout le bénéfice de vos œuvres à votre insu.
Ceux qui baissent le ton en présence du prophète, ce sont ceux dont Dieu a consacré la piété foncière. Ceux-là seront pardonnés et immensément rémunérés.
Ceux dont tu t’entends interpeller du dehors, étant encore chez toi, ne sont, pour la plupart que des malapris.
Ne serait-il pas plus séant pour eux d’attendre que tu sortes à leur rencontre ? Dieu est cependant toute clémence, toute miséricorde.
Croyants ! si un homme de mauvaise réputation vous apporte une nouvelle, qu’on prenne soin, d’abord d’en vérifier la teneur : vous risqueriez, autrement, de causer du tort à des innocents, par inadvertance ; ce dont vous auriez ensuite à vous repentir !
L’envoyé de Dieu, ne l’oubliez pas, est parmi vous. S’il se laissait trop aller à vous écouter, ce serait pour votre malheur. Mais Dieu vous a fait aimer la foi, qu’il a rendu attrayante pour vous, tandis qu’il vous rend haïssable l’incrédulité, la perversion, la révolte impie. Tels se comportent ceux qui suivent le droit chemin.
Par l’effet d’une grâce, d’un bienfait de Dieu. Dieu est l’Omniscient, le Sage.
Si deux groupes de croyants entrent en lutte armée, employez-vous à les réconcilier ! En cas d’agression injustifiée de l’un des deux groupes envers l’autre, tournez alors vos armes contre l’agresseur, jusqu’à ce qu’il revienne à la loi de Dieu. Une fois qu’il s’y soumet, vous rétablirez la concorde entre eux en toute justice. Vous veillerez à être impartiaux : Dieu aime ceux qui sont impartiaux !
Les croyants sont frères. Rétablissez la paix entre vos frères ! Craignez Dieu afin qu’il vous fasse miséricorde !
Croyants Ne vous criblez pas de railleries mutuelles. Ceux qui sont raillés valent parfois mieux que leurs persifleurs. Que les femmes non plus ne s’invectivent pas entre elles. Celles que l’on dénigre valent peut- être mieux que leurs railleuses. Point ne vous calomniez, point ne vous donnez de sobriquets injurieux. De telles perversions s’allient mal avec la foi que vous professez. Ceux qui ne s’en repentiront pas seront des injustes avérés.
Croyants ! évitez de vous laisser trop aller aux soupçons ! Il est des soupçons qui sont de vrais péchés. Ne vous épiez pas ! ne médisez pas les uns des autres ! L’un de vous voudrait-il jamais se repaître de la chair de son frère mort ? Non, vous en auriez horreur. Ainsi en est-il de qui médit de son prochain. Craignez Dieu ! Dieu est pourtant si absoluteur, si plein de compassion.
Humains ! Nous vous créâmes d’un mâle et d’une femelle, pour vous répartir ensuite en nations et en tribus : ainsi vous pourrez vous connaître entre vous. Les plus honorables d’entre vous auprès de Dieu sont les plus pieux. Dieu est si bien informé, si clairvoyant à votre sujet.
Les nomades ont affirmé : « Nous croyons en Dieu » Dis « Vous êtes loin de croire. Dites plutôt : Nous nous soumettons ! » la foi n’a pas encore gagné vos cœurs. Si vous obéissez sincèrement à Dieu et à Son prophète, vous ne serez, en rien frustré du fruit de vos œuvres : Dieu est si enclin au pardon, si plein de miséricorde !
Les vrais croyants sont ceux qui croient en Dieu et en Son prophète, sans plus jamais être sujets au doute ; qui y vont de leurs biens et de leurs personnes au service de Dieu. Tels sont les croyants authentiques.
Dis : « Allez-vous apprendre à Dieu l’authenticité de votre foi ? Dieu ne sait-il pas déjà tout ce qu’enferment les cieux, tout ce qui est sur terre ? n’embrasse-t-Il pas tout de Sa science ? »
Ils se prévalent devant toi de leur conversion à l’Islam comme d’un service qu’ils t’auraient rendu. Dis : « Ne me rappelez pas votre soumission à Dieu comme une faveur de votre part. Bien au contraire, c’est Dieu qui vous a fait la grâce de vous guider vers la foi si toutefois votre conversion est sincère ».
Dieu connaît à fond le mystère des cieux et de la terre.il voit clairement ce que vous faites.
Qâf. par le glorieux Coran, sublime rappel !
Bien loin de croire, les hommes s’étonnent que l’un d’entre eux vienne les avertir. « Voilà qui est étrange ! » disent les mécréants.
« Quoi ! Après que l’on soit mort et réduit en poussière ! Ce serait revenir de bien loin ! »
Nous savons ce que la terre réduit de leur substance et tenons un registre précis de leurs œuvres !
Le fait est qu’ils traitent de mensonge la vérité qui leur parvient, et en sont encore plus perplexes.
Ne voient-ils pas au-dessus d’eux le ciel comme nous l’avons orné et l’avons fait sans fêlure,
Et comme d’autre part nous avons étendu la terre, y avons implanté des montagnes et y avons fait pousser toutes sortes d’espèces luxuriantes.
Autant d’indices lumineux, autant de points à méditer pour qui sait se recueillir !
Ne voient-ils pas que Nous faisons descendre du ciel une eau bénie, par laquelle Nous faisons pousser des jardins, et des céréales que l’on moissonne,
Ainsi que les palmiers aux stipes élancés, aux spathes régulièrement insérées,
Pour servir de subsistance aux mortels ? Par cette eau enfin, Nous réanimons la terre morte : ainsi ressusciteront les morts.
Déjà avant eux, le peuple de Noé avait crié au mensonge ainsi que les gens d’El-Rass, les Thamoudes,
Les Adites, Pharaon, et les contribules de Loth,
Les hommes d’El Aika et le peuple de Toubba. Tous accueillirent Nos prophètes en imposteurs, et encoururent ainsi notre châtiment.
Quoi ! Notre première création Nous aurait-elle épuisé ? qu’une nouvelle création les ressuscitant, serait remise en doute de leur part ?
Nous avons créé l’homme ; et connaissons les plus secrets murmures de son âme : et Nous sommes plus proche de lui que sa veine jugulaire.
Cependant que deux de nos anges apostés constamment l’un à droite, et l'autre à gauche enregistrent ses moindres faits.
Il ne prononce pas une parole qu’un observateur à ses côtés ne soit prêt à inscrire.
Et puis, voici le vertige de la mort, dévoilant du coup la vérité. Voilà, homme, ce que tu cherchais à fuir !
Il sera soufflé dans la trompette : « voici le jour dont vous étiez avertis ».
Toute âme s’y rendra escortée d’un garde et d’un témoin.
Il lui sera dit : « Tu vivais dans l’insouciance de ce que tu vois maintenant. Nous t’avons ôté ton voile, tu perçois tout à présent ».
L’ange l’escortant annoncera : « Voici celui qui m’est confié prêt à subir son sort ».
Et Dieu en ordonnera : « Jetez en enfer tout mécréant rebelle,
« Adversaire résolu du Bien, transgresseur des lois et sceptique impénitent,
« Qui associait à Dieu une autre divinité. Qu’on le jette dans l’affreux tourment ! »
- « Seigneur ! s’écriera son mauvais génie, ce n’est pas moi qui l’ai suborné : il était déjà fort loin dans l’erreur ».
Dieu dira à l’un et à l’autre : « A quoi vous sert à présent de vous disputer. Je vous ai déjà suffisamment avertis ».
Mes Arrêts une fois pris ne sont jamais modifiés, et je n’opprime nullement les mortels.
Le jour où nous dirons à l’enfer : « As-tu fait ton plein de damnés ? », l’enfer répondra : « N’en pourrai- je avoir encore plus ? »
Ce jour-là le paradis, plus rapproché, sera non loin des vertueux.
Et il sera dit à ceux-ci : « Voici ce qui vous est promis et à quiconque est repentant et respectueux de Nos commandements.
« Et à quiconque redoute le Tout-Clément dans Son mystère et s’en revient à Lui d’un cœur contrit.
« Entrez-y en paix : l’éternité commence en ce jour »
Tous leurs désirs y seront comblés ; il leur sera offert plus qu’ils n’auront espéré.
Combien de peuples n’avons-Nous pas détruits avant ceux-ci, qui étaient plus redoutables par leur puissance. Ils avaient beau chercher partout un refuge ; ils ne purent éluder leur sort.
Il est en cela un salutaire avis pour qui dispose d’un jugement sain, prête une oreille attentive, et sait regarder autour de Lui.
Nous avons créé les deux, la terre et ce qui est entre les deux en six périodes sans en éprouver de lassitude.
Supporte patiemment ce qu’ils disent ! Glorifie Ton Seigneur avant le lever du soleil comme avant son coucher.
Célèbre aussi Ses louanges, durant une partie de la nuit et après la prière.
Sois très attentif le jour où le Héraut Céleste criera d’un endroit tout proche.
Le jour où ils entendront le cri en toute vérité, ce sera le jour de la Résurrection.
C’est Nous qui donnons la vie et la retirons. C’est à Nous que tout fera retour.
Le jour où la terre se fendant rejettera les morts, ils se mettront alors à courir éperdus. Il sera pour Nous si aisé de les rassembler.
Nous savons si bien ce que disent les incrédules. Ta mission n’est pas de leur imposer la foi. Borne-toi à avertir, par ce Coran, ceux que Mes semonces pourront toucher
Par les vents qui dispersent tout !
Par les nuages lourds de pluie !
Par les vaisseaux courant avec agilité !
Par les anges se répartissant entre eux l’accomplissement des ordres de Dieu !
En vérité, ce qu’on vous prédit s’accomplira sans faute,
Et le Jugement Dernier aura lieu, inéluctablement.
Par le ciel au réseau étoilé !
Vous êtes divisés dans vos assertions.
Et certes se détournera de ce livre quiconque est dévié du droit chemin.
Périssent les forgeurs de conjectures,
Qui se complaisent dans l’ignorance, indifférents à leur salut.
Ils ne cesseront de s’enquérir incertains à propos du Jugement Dernier,
Au jour même où, déjà précipités en plein feu, ils en subiront les tourments.
« Subissez votre tourment, celui dont vous vouliez hâter la venue ! »
Les pieux seront alors parmi des jardins et des ruisseaux,
Y accueillant les dons de leur Seigneur ; car dans leur vie passée, ils pratiquaient le bien.
Ils dormaient peu la nuit,
Et imploraient à l’aube le pardon de Dieu.
Ils accordaient sa part, sur leurs biens, au mendiant, et au déshérité.
Il est sur la terre des signes pour ceux qui croient fermement.
Il s’en trouve aussi en vous-mêmes ; eh quoi ! ne sauriez-vous les voir ?
C’est dans le ciel qu’est votre subsistance, comme aussi votre futur destin, tel qu’il vous est annoncé.
Et par le Maître des cieux et de la terre, la promesse en est aussi vraie que le fait pour vous de parler.
Le récit des hôtes d’Abraham, si généreusement accueillis, t’est-il parvenu ?
S’étant présentés chez lui, ils le saluèrent : « Salut », leur répondit-il. « Mais ce sont des étrangers ! » se dit-il en lui-même.
Il alla discrètement trouver sa femme, et revint avec un veau gras, apprêté à leur intention.
Il servit le plat à ses hôtes ; « Quoi ! s’étonna Abraham. N’en mangerez-vous pas ? »
Il s’en effrayait en lui-même, quand les inconnus lui dirent : « N’aie pas peur ! ». Et ils lui annoncèrent une heureuse nouvelle, la naissance d’un fils bien doué.
Sa femme accourut, poussant des cris et se frappant le visage : « Quoi ! Une femme vieille et stérile comme moi ! Est-ce possible ? »
- « Ainsi en a décidé ton Seigneur, reprirent les inconnus. N’est-il pas le Sage, l’Omniscient ? »
- « A quel propos venez-vous, ô messagers ? » leur demanda Abraham.
- « Nous sommes dépêchés, firent-ils vers un peuple de criminels.
« Pour déchaîner contre eux une pluie de moellons,
« Tout exprès marqués auprès de Ton Maître à l’intention des pervers ».
Nous fîmes aussitôt sortir de la cité les croyants qui y vivaient.
Il ne s’y trouvait, d’ailleurs, qu’une seule famille qui reconnaît la vraie foi.
Nous laissâmes en la cité détruite un exemple vivant pour tous ceux qui appréhendent un douloureux tourment.
Un enseignement aussi que la mission de Moïse que Nous envoyâmes à Pharaon, nanti d’une preuve évidente.
Le tyran se détourna de moïse, appuyé de toute sa cour : « C’est un magicien, disait-il, un illuminé ! »
Nous le saisîmes, lui et son armée, et les engloutîmes dans les flots. Ce fut ainsi qu’il périt en réprouvé.
Terrible leçon que la fin des Adites. Nous déchaînâmes contre eux un ouragan à tel point dévastateur
Que tout sur son passage était réduit en poussière.
Nous fîmes de même un exemple des Thamoudites, quand nous leur fîmes dire : « Jouissez encore, pour un temps, des biens de ce monde ».
Mais ils passèrent outre, avec dédain aux commandements de leur Maître, ils furent saisis en plein jour parle cataclysme.
Cloués surplace, ils ne purent échapper à leur sort,
Le peuple de Noé, avant eux, avait subi aussi Nos rigueurs : c’était un peuple pervers.
Le ciel, solidement édifié, est notre œuvre : et en vérité nous l’étendons.
La terre, nous l’étendîmes, tel un tapis : quel excellent artisan Nous fûmes.
En toute chose créée, nous établîmes deux sexes différents : afin que vous puissiez y réfléchir.
Fuyez vers Dieu ! Que ce soit votre refuge ! Je viens vous prêcher, de Sa part, en messager explicite.
N’associez à Lui nulle autre divinité : je viens vous en prévenir clairement de Sa part.
Il en est ainsi cependant : nul autre peuple avant eux n’avait reçu un messager sans qu’il ne fût traité de magicien ou de visionnaire.
Se seraient-ils passés ce mot d’ordre entre eux ? nullement ! mais ce furent tous des impies !
Ne t’en préoccupe plus outre-mesure ! laisse-les à leur sort ; il ne t’en sera fait nul reproche !
Rappelle la parole divine : le rappel profitera aux croyants.
C’est à seule fin qu’ils m’adorent que j’ai créé les génies et les hommes.
Je n’exige nul don de leur part, ni ne demande qu’ils me nourrissent
Dieu n’est-il pas le Suprême Donateur, à la puissance inébranlable ?
Les injustes auront une part certaine de Nos rigueurs, comme il le fut autrefois pour leurs pareils. Qu’ils ne Me pressent pas d’agir trop promptement.
Malheur aux mécréants, en ce jour terrible, dont ils sont avertis.
Par le Mont Sinaï !
Par le Livre transcrit
Sur parchemin que l’on déploie !
Par la Demeure peuplée !
Par la voûte altière !
Par la mer débordante !
En vérité, le châtiment de ton Maître s’accomplira ;
Nul ne saurait l’écarter.
Le jour où le ciel bougera d’un mouvement giratoire,
Où les montagnes s’ébranlant, se mettront à marcher,
Malheur, ce jour-là, aux négateurs impies,
Qui se vouent à l’erreur, s’adonnant aux vanités du monde !
Ils seront poussés violemment vers le feu de la Géhenne.
« Voici ce feu que vous traitiez de chimère !
« Est-ce pure magie, ainsi qu’autrefois vous l’affirmiez, ou bien ne voyez-vous donc rien ?
« Subissez-en l’impact brûlant ! Que vous supportiez ou non ce tourment, vous ne sauriez y échapper. Vous êtes simplement rémunérés pour vos œuvres passées ».
Les vertueux seront, certes, dans des jardins en plein délice.
 Ils y jouiront des dons généreux de Leur Seigneur. Dieu les aura préservés du tourment du Feu.
« Mangez et buvez en toute quiétude ! En juste prix de vos œuvres ».
Ils seront accoudés sur des trônes rangés en ordre, et Nous leur ferons épouser des vierges aux grands yeux noirs.
Ceux qui auront cru et dont les enfants auront suivi la foi seront réunis à leur descendance. Ils ne seront, en rien, frustrés du fruit de leurs œuvres : chacun a pour garant ce qu’il a acquis par ses œuvres.
Nous les pourvoirons abondamment des fruits et des viandes dont ils auront envie.
Ils se passeront entre eux, en ce séjour, des coupes qui n’inspireront pas de vains propos ni n’inciteront au péché.
Tels des perles enchâssées, de jeunes et beaux serviteurs s’empresseront autour d’eux.
Se tournant les uns vers les autres, les bienheureux s’interrogeront sur leur passé terrestre.
Certains diront : « Nous étions si angoissés, parmi les nôtres, à la pensée des tourments de l’enfer !
« Dieu, dans Sa bonté, nous a préservés du souffle brûlant !
« Nous l’implorions si souvent : Il est toute bonté, toute compassion ».
Prêche le rappel édifiant : tu n’es, par la grâce de ton Seigneur, ni un devin ni un possédé du démon.
Diront-ils encore : « C’est un poète : attendons que la mort nous en délivre ».
Réponds-leur : « attendez ! J’attendrai aussi de mon côté ».
Est-ce leur bon sens qui leur dicte pareilles affirmations ? ou ne sont-ils que trop engagés dans l’erreur ?
Diront-ils qu’il a inventé ce Coran ? Bien loin de là ! Ce sont eux-mêmes qui refusent d’y croire.
Qu’ils s’essaient donc à une œuvre semblable, s’ils s’estiment vraiment de bonne foi !
Ont-ils été créés par un hasard fortuit ? Ou bien sont-ils leurs propres créateurs ?
Auraient-ils créé les cieux et la terre ? Que non ! Mais ils n’en sont nullement convaincus.
Auraient-ils par devers-eux les trésors de ton Maître ou seraient-ils les potentats de l’Univers ?
Useraient-ils de quelque tremplin pour accéder aux mystères du ciel ? Que celui d’entre eux qui en aurait percé le mystère en produise une preuve certaine ?
Quoi Dieu n’aurait-Il que des filles tandis que vous avez des fils ?
Leur demanderais-tu un salaire dont ils se trouveraient trop lourdement grevés ?
Auraient-ils les clefs de l’invisible au point qu’ils puissent le consigner par écrit ?
Trameraient-ils quelque manœuvre ? Si complot il y a, les mécréants en feront les frais.
Auraient-ils une divinité autre que Dieu ? Gloire à Dieu, bien au-dessus de ce qu’ils peuvent Lui associer.
Verraient-ils tomber des fragments du ciel, qu’ils s’écrieraient : « ce ne sont que nuages amoncelés ! »
Laisse-les à leurs erreurs ! Attends que vienne le jour où ils seront foudroyés sans retour !
Ce jour-là, leurs stratagèmes ne leur serviront à rien et point ne seront secourus.
D’autres tourments seront réservés auparavant, ici- bas aux méchants. La plupart, il est vrai, ne s’en doutent guère.
Sois patient ! Soumets-toi à l’arrêt de ton Seigneur ! Nous avons l’œil sur toi. Bénis le nom du Seigneur quand tu te lèves !
Exalte-Le de même durant la nuit et vers le déclin des étoiles !
Par l’étoile quand elle décline !
Votre compagnon ne s’égare point ni n’est séduit par l’erreur.
Ses propos ne procèdent pas de sa propre inspiration.
C’est uniquement révélation inspirée.
Un être puissamment doué l’a initié.
Un être d’une vigueur inouïe qui lui apparut
Se tenant à l’horizon suprême,
Puis s’approchant il demeura suspendu.
Il se trouvait alors à une distance de deux portées d’arc ou moins encore.
Dieu fit alors révéler, par sa voie, à Son serviteur ce qu’il voulait lui transmettre.
Le cœur ne saurait démentir ce qu’il a vu.
Allez-vous lui contester ce qu’il a vu de ses yeux.
Il l’a vu, certes, une autre fois,
A côté du Lotus de la limite,
Là où est le jardin du séjour.
Alors qu'une lueur ineffable enveloppait le lotus.
Son regard ne dévia pas du but, ni ne commit d’erreur.
Ainsi s’offraient à sa vue les plus grands signes de son Seigneur.
Que vous en semble, cependant, d’El-Lât, d’El-Ozzâ,
Et de cette autre, Manât, votre troisième divinité.
Et quoi ! l’enfant mâle serait-il pour vous et pour Lui la femelle ?
Ce serait là un injuste partage.
Ce ne sont que des noms inventés par vous et vos ancêtres et Dieu n’a révélé nulle autorité pour les confirmer, ils s’en tiennent à des conjectures et ne font que suivre leur passion ; la bonne direction, cependant, leur est venue de leur Maître.
Quoi ! l’homme choisirait-il un Dieu selon son caprice ?
Mais la vie future et la vie présente appartiennent à Dieu.
Que d’anges au ciel dont l’intervention ne servira de rien, à moins que Dieu ne l'autorise en faveur de qui Il voudra et qu’il aura agréé.
Ceux qui ne croient pas en l’Au-Delà n’hésitent pas à affubler les anges de noms féminins.
Ils n’en possèdent nulle science, mais suivent uniquement des conjectures, et certes la conjecture ne saurait tenir lieu de vérité.
Ecarte-toi de celui qui fuit Notre rappel, qui ne désire que la vie éphémère.
Voilà à quoi se borne leur science. Dieu discerne mieux que nul autre ceux qui s’éloignent de Sa voie de ceux qui ont su la suivre.
A Dieu appartient le royaume des cieux et celui de la terre, en sorte qu’il rétribuera ceux qui font le mal selon leurs œuvres, comme Il saura dignement récompenser ceux qui font le bien,
Ceux qui évitent les graves péchés et les infamies flagrantes, à part quelques fautes vénielles. En vérité, ton Seigneur est si largement indulgent. Il vous connaissait si bien quand il vous tirait du limon de la terre, et il vous connaît aussi bien à l’état de fœtus dans le sein de vos mères. Ne vous faites pas valoir vous-mêmes ; Dieu seul reconnaîtra les vrais pieux d’entre vous.
Ne vois-tu pas celui qui a tourné le dos à la foi,
Qui n’a donné que peu et même a refusé de donner ?
Aurait-il reçu la science de l’avenir, au point qu’il puisse le voir ?
Que n’a-t-il pu apprendre, d’après les feuillets de Moïse,
Et ceux d’Abraham, si fidèle à son alliance,
Que nulle âme ne sera chargée des péchés d’une autre,
Que nul avoir en dehors de ses propres œuvres, ne comptera un jour pour l'homme,
Que ses actes seront jugés,
Puis amplement rémunérés,
Que tout doit aboutir au Seigneur,
Que de Lui procèdent et les rires et les pleurs,
Comme aussi la mort et la vie,
Qu’il est le Créateur du couple, mâle et femelle,
A partir d’une goutte de sperme quand elle a été éjaculée.
Qu’à lui incombera aussi la création seconde.
Que c’est bien Lui qui pourvoit au besoin de l’homme et Lui donne la richesse.
Lui qui commande à Sirius,
Lui qui fit périr le premier peuple de 'Ad,
Et anéantit les Thamoudites,
Et avant eux, le peuple de Noé, encore plus injuste, plus effréné,
Que les cités maudites, c’est Lui qui les renversa
Sous un cataclysme terrifiant.
Lequel des bienfaits du Seigneur osera-t-on contester ?
Voici bien un avertisseur dans la ligne des anciens messagers.
L’Heure du Jugement se fait imminente.
Il n’est que Dieu pour en dévoiler l’avènement.
Quoi ! Vous étonnez-vous de ce discours ?
Vous en riez au lieu d’en pleurer,
Y demeurant indifférents !
Prosternez-vous plutôt ! et Adorez Dieu !
L’Heure du Jugement approche ; la lune s’est fendue en deux tronçons.
S’ils voient un prodige marquant, ils s’en détournent, et disent : « la magie se poursuit ».
Ils crient à l’imposture, se complaisant dans l’erreur. Mais tout s’éclairera un jour.
Assez de récits leur étaient parvenus propres à les mettre en garde.
Haute sagesse en vérité ! Les menaces, pourtant, n’ont servi de rien.
Détourne-toi d’eux ! Le jour où l’appel se fera entendre, préludant à l’événement terrifiant,
Alors, les regards baissés, ils sortiront de leurs sépulcres, telles des nuées de sauterelles,
Pressant le pas et le cou tendu vers l’appel. « Voici un jour bien difficile ! » diront les infidèles.
Avant ceux-ci, le peuple de Noé avait crié au mensonge. Notre fidèle messager fut traité d’imposteur. « C’est un possédé ! » disaient-ils. Il fut repoussé sans ménagement.
Noé implora son Seigneur : « Je suis à bout ! Secours-moi
Nous ouvrîmes les cataractes du ciel : une eau torrentielle s’en déversa.
De partout sur la terre Nous fîmes jaillir des sources, en sorte que les eaux se confondirent, de par Nos arrêts rigoureux.
Nous sauvâmes Noé à bord de l’arche, faite de planches assemblées par des chevilles.
Protégé par Nous, le vaisseau fendait les flots : digne récompense de Celui qu’on avait renié.
Nous en fîmes un souvenir mémorable. Que ne pourrait-on y réfléchir ?
Quel ne fut point mon châtiment et qu’elles ne furent aussi mes avertissements !
Nous fîmes de ce Coran une œuvre accessible afin qu’il puisse servir de rappel. En est-il qui en feront leur profit ?
Les 'Adites ont crié au mensonge. Quel ne fut point Mon châtiment et qu’elles ne furent aussi Mes avertissements.
Par un jour sinistre, interminable, Nous déchaînâmes contre eux un vent glacial,
Un ouragan qui emportait les hommes, tels des troncs évidés de palmiers.
Quel ne fut point Mon châtiment et qu’elles ne furent aussi Mes avertissements !
Nous fîmes de ce Coran une œuvre accessible afin qu’il puisse servir de rappel. En est-il qui en feront leur profit ?
Les Thamouds tinrent pour mensongers Mes avertissements.
Ils s’écrièrent : « Quoi ! Suivre un mortel ! Un seul homme d’entre nous ! Il faudrait que nous soyons égarés, voire complètement fous !
« Quoi ! le message lui serait-il transmis à lui seul parmi nous ? Non. Mais c’est un menteur effronté ! »
Ils sauront bientôt qui aura été le menteur insolent.
Il fut révélé à Çâlih : « Nous leur enverrons une chamelle pour les tenter ; Epie leurs mouvements et Sois patient !
« Apprends-leur que l’eau disponible sera partagée entre eux et la chamelle, et qu’ils en boiront à tour de rôle ».
Ils firent alors appel à l’un des leurs, plus audacieux, qui abattit la chamelle sacrée.
Quel ne fut point Mon châtiment et qu’elles ne furent aussi Mes avertissements !
Nous lançâmes contre eux un cri effrayant, un seul, et ils furent pareils au foin desséché dans l’enclos.
Nous avons si bien adapté le Coran, le faisant propice au recueillement. En est-il qui en feront leur profit ?
Le peuple de Loth, dûment averti, ne voulut rien entendre.
Alors un ouragan chargé de cailloux fut décharné contre eux. Il n’y eut aucun survivant, à part la famille de Loth qui fut sauvée à l’aube.
Ce fut là un bienfait de Notre part. Ainsi sont récompensés ceux qui sont reconnaissants.
Loth avait bien menacé son peuple impie de nos rigueurs ; mais ils s’en moquaient, sceptiques.
Ils tentèrent même, lubriques, d’abuser de ses hôtes en sa présence. D’un coup d’aile de l’ange, la vue leur fut ôtée. Nous leur dîmes : « Eprouvez Mes justes rigueurs ! Voyez se réaliser Mes menaces ! »
Le lendemain, de bonne heure, un châtiment persistant les surprit.
Eprouvez, impies, Mes rigueurs, faisant suite à Mes menaces ! »
Nous avons si bien adapté le Coran le faisant propice au recueillement. En est-il qui en feront leur profit ?
Pharaon et les siens furent avertis à leur tour.
Ils rejetèrent Nos signes l’un après l’autre. Nous les saisîmes alors ainsi que le ferait un tout puissant auquel rien ne saurait résister.
Vos mécréants valent-ils mieux que ces gens-là ? Votre immunité serait-elle garantie par les Ecritures ?
Diront-ils : « Nous sommes en nombre et ne saurions être vaincus ».
Ils seront défaits dans leur totalité et tourneront le dos.
L’Heure cependant leur est fixée pour rendez-vous, elle sera encore plus terrible et plus atroce.
Certes les impies sont voués à l’aberration en cette vie, et au feu brûlant dans l’Autre.
Le jour où ils se verront traînés sur la face en enfer. Ils s’entendront dire : « subissez l’impact du feu éternel ! »
Nous avons créé, toute chose, en vérité, selon de justes proportions.
Il n’est qu’un mot impératif de Nous pour qu’une chose, à l’instant même, soit créée.
Nous avons déjà anéanti vos émules des temps jadis. Que ne pourrait-on y songer ?
Tout ce qu’ils ont accompli se trouvera consigné dans des registres appropriés.
Il n’est rien, grand ou petit, qui ne s’y trouve gravé.
Les pieux se retrouveront parmi des jardins et des cours d’eau,
Dans un séjour de vérité, auprès d’un Maître tout puissant
Le Tout-clément
A initié au Coran.
Il a créé l’homme,
L’a instruit dans l’art de s’exprimer.
Au soleil et à la lune est imposé un cycle selon un comput précis.
Plantes herbacées et grands arbres s’inclinent devant Lui,
Il a élevé le ciel et institué pour vous la balance.
Ne fraudez pas sur les pesées.
Pesez en toute équité ! Ne commettez pas de dol dans les pesées !
Il établit la terre pour le genre humain.
Il s’y trouve des fruits, des palmiers porteurs de spadices,
Les céréales avec leur paille, et la plante odoriférante.
Lequel donc des bienfaits de votre Seigneur, oserez-vous nier ?
Il créa l’homme d’une argile crassante, telle une poterie,
Il fit les démons d’un feu subtil.
Lequel des bienfaits de votre Seigneur, oserez-vous contester ?
Souverain maître des deux levants, Il l’est aussi des deux couchants.
Lequel des bienfaits de votre Seigneur oserez-vous nier ?
Par Lui les deux mers confluent l’une vers l’autre, sur le point de se confondre.
Il établit entre elles une barrière, les deux mers ne peuvent empiéter l’une sur l’autre.
Laquelle des faveurs de votre Seigneur oserez-vous méconnaître ?
L’une et l’autre mers fournissent des perles et du corail.
Lequel des bienfaits de votre Seigneur oserez-vous contester ?
A Lui les vaisseaux fendant les flots, tels des monts altiers !
Quel bienfait de votre Seigneur oserez-vous méconnaître ?
Tout ce qui vit sur terre est vouée à la finitude.
Seule demeurera la face de ton Seigneur, ceinte de majesté et de gloire
Lequel des bienfaits de votre Seigneur oserez-vous contester ?
Ceux qui sont dans les cieux et sur terre l’implorent. Mais Lui est chaque jour à quelque œuvre qu’il manifeste.
Lequel des bienfaits de votre Seigneur oserez-vous méconnaître ?
Nous aurons bientôt à vous juger, ô vous hommes et génies !
Quelle grâce de votre Seigneur oserez-vous nier ?
Races des génies et des humains, s’il vous est donné un jour de franchir les bornes des cieux et de la terre, passez-les ! Une certaine puissance vous sera nécessaire pour les franchir.
Lequel des bienfaits de votre Seigneur oserez-vous méconnaître ?
Des jets de feu, de l’airain fondu seront projetés contre vous : vous n’aurez pas le dessus.
Lequel des bienfaits du Seigneur oserez-vous nier ?
Lorsque le ciel se fendra, écarlate, tel un parchemin rouge.
Lequel des bienfaits du Seigneur oserez-vous nier ?
Ce jour-là ni hommes ni démons ne seront interrogés sur leurs crimes.
Lequel des bienfaits de votre Seigneur oserez-vous méconnaître ?
Certains traits distinctifs feront reconnaître les scélérats. Ils seront saisis par les cheveux et par les pieds, puis traînés vers le feu.
Lequel des bienfaits de votre Maître oserez-vous contester ?
Voici l’enfer, dont les impies niaient l’existence :
Ils ne font que tournoyer entre brasier et eau bouillante.
Quelle grâce de votre Seigneur, oserez-vous nier ?
Ceux, au contraire, qu’aura hanté la crainte de leur Seigneur auront deux paradis.
Lequel des bienfaits de votre Seigneur oserez-vous méconnaître ?
Les deux jardins seront ornés de bosquets,
Lequel des bienfaits de votre Seigneur oserez-vous nier ?
Et baignés de deux sources d’eau vive ;
Lequel des bienfaits de votre Seigneur oserez-vous nier ?
De chaque fruit il y aura deux variétés différentes.
Lequel des bienfaits de votre Seigneur oserez-vous contester ?
Ils y reposeront, bienheureux, sur des tapis doublés de brocart ; les fruits s’offrant à eux pour être cueillis.
Quelle grâce de votre Seigneur oserez-vous nier ?
Près d’eux se tiendront des vierges au chaste regard, que n’aura effleurées avant eux ni homme ni génie.
Quel bienfait de votre Seigneur, hommes et génies, oserez-vous nier ?
Plus belles que l’hyacinthe et le corail.
Quel bienfait de votre Seigneur oserez-vous nier ?
Quelle autre récompense au bien que l’on fait, sinon le bien lui-même.
Lequel des bienfaits de votre Seigneur pouvez-vous nier ?
En deçà de ces deux-là, seront deux autres jardins.
Quelle grâce de votre Seigneur oserez-vous méconnaître ?
Deux jardins aux ombrages touffus.
Lequel des bienfaits de votre Seigneur oserez-vous nier ?
Qu’arroseront deux sources jaillissantes.
Quelle grâce de votre Seigneur oserez-vous nier ?
Où l'on trouvera des fruits, et où pousseront palmiers et grenadiers.
Quelle grâce de votre Seigneur pouvez-vous méconnaître ?
Là se tiendront des épouses aussi vertueuses que belles.
Lequel des bienfaits de votre Seigneur oserez-vous nier ?
Aux grands yeux noirs, chastement retirées en leurs pavillons.
Quelle grâce de votre Seigneur oserez-vous nier ?
Jamais homme ni génie ne les aura profanées.
Lequel des bienfaits de votre seigneur oserez-vous nier ?
Epoux et épouses reposeront sur des coussins verts rehaussés de merveilleux tapis.
Quelle grâce de votre Seigneur oserez-vous nier ?
Béni soit le nom de ton Seigneur, ceint de majesté et de grandeur.
Quand l’évènement s’accomplira,
Nul n’en pourra nier l’accomplissement.
D’aucuns seront abaissés, d’autres exaltés
Quand la terre sera violemment secouée
Quand les montagnes, se désintégrant,
Ne seront plus que poussière éparse,
Alors vous formerez trois groupes :
Il y aura ceux de la droite. Oh ! l’heureux groupe !
Il y aura aussi ceux de la gauche. Quels sinistres compagnons ils feront !
Seuls, entre tous, les premiers arrivés, les pionniers de la foi,
Seront les plus proches auprès de Dieu,
Dans les jardins du délice.
Il s’en trouvera une multitude remontant à la première époque,
Mais peu d’élus se réclameront de la dernière.
Sur des lits chamarrés d’or,
Ils s’accouderont se faisant vis-à-vis.
Parmi eux s’empresseront des éphèbes d’une éternelle jeunesse
Portant des calices, des aiguières, des coupes d’une liqueur limpide
Dont ils ne seront ni incommodés, ni enivrés.
Il leur sera offert, au choix, toutes sortes de fruits,
Et des viandes d’oiseaux des plus recherchées.
Des épouses éternelles, belles aux grands yeux noirs, leur tiendront compagnie ;
Telles des perles en leur écrin.
Ainsi seront-ils payés de leurs œuvres.
Ils n’entendront là ni futilités, ni propos offensants.
Seul retentira le mot de « paix » répété.
Quant aux compagnons de droite, quel heureux destin est le leur !
Ils seront parmi des lotus sans épines
Et des rangées de bananiers
Sous un ombrage spacieux.
Ils disposeront d’eau coulant sans arrêt
Et de fruits à profusion,
Toujours disponibles et jamais hors de portée.
Ils reposeront sur des lits hauts montés.
Nous créâmes, en vérité, à part, les épouses du Paradis.
Nous les fîmes vierges,
Aimantes et d’égale jeunesse,
Pour les bienheureux de droite.
Ceux-ci compteront une multitude d’anciens,
Et un nombre aussi grand de modernes.
Pour les compagnons de gauche, sinistres compagnons !
Ils endureront un souffle torride, et n’auront qu’eau bouillante.
Sous un voile épais de fumée suffoquante,
Sans fraîcheur ni aménité.
Ces réprouvés vivaient jadis en opulents.
Ils persistaient dans le plus grand des péchés :
« Quoi ! disaient-ils étant morts et devenus poussières et ossement, serons-nous vraiment ressuscités ?
« Ainsi que nos premiers ancêtres ? »
Dis : « En vérité, les premiers hommes ainsi que les derniers, »
« Seront réunis à l’instant prévu du jour préétabli. »
« Et vous, insensés qui avez tenu Nos avis pour mensongers ! »
« Vous mangerez alors des fruits de l’Arbre de Zaqqoum. »
« Vous en aurez plein le ventre. »
« Vous vous gorgerez par-dessus d’eau bouillante : »
« Vous en boirez tels des chameaux altérés. »
Tel sera leur partage au Jour du Jugement.
Ne fûtes-vous pas créés par Nous ? Que ne croyez-vous pas de même en votre résurrection ?
Ne voyez-vous pas ce sperme que vous éjaculez ?
La création en est-elle de vous ou de Nous ?
La mort est votre loi : ainsi Nous l’avons décrété. Nous ne serons guère en peine.
De vous remplacer par des êtres de votre espèce ou de vous faire renaître sous d’autres formes que vous ne sauriez soupçonner.
Vous avez bien passé par une première création ! Vous en souvient-il ?
Considérez vos terres labourées :
Serait-ce vous qui y faites germer les semences ? Ou est-ce Nous qui faisons lever le grain ?
Si nous le voulions, nous le ferions sécher sur pied ; vous en seriez réduits au désespoir.
Vous vous mettriez à soupirer : « Quelle lourde perte pour nous ! »
« Ou plutôt ne sommes-nous pas ruinés ? »
Voyez aussi cette eau que vous buvez.
Serait-ce vous qui la faites descendre des nuées ou Nous ?
Si Nous le voulions le goût en deviendrait saumâtre Que n’en êtes-vous reconnaissants ?
Et ce feu que vous faites jaillir !
Avez-vous créé le bois qui l’entretient, ou en sommes-Nous le créateur ?
Nous fîmes du feu un symbole à méditer et un élément du bien être humain.
Glorifie le nom de ton Seigneur sublime !
J’en jure par la position des étoiles !
Certes ce serment est des plus graves, si vous saviez ! 
En vérité, ce Coran est un Livre bienfaisant,
Issu d’un prototype éternel, d’essence invisible.
Seuls des êtres purs pourront y toucher.
Révélation du Maître des Mondes !
Quoi ? Serez-vous à ce point indifférents envers ce Livre ?
Ne ferez-vous, pour toute action de grâce, que de le traiter d’imposture ?
Lorsque l’âme, à son dernier souffle, remonte à la gorge d’un mourant,
Et que cela se passe sous vos yeux,
Et Nous sommes alors plus proche de lui que vous ne l’êtes, sans que vous puissiez rien voir.
Pourquoi donc si vous ne devez jamais être jugés et rétribués
Ne feriez-vous pas revenir cette âme ? Dites-le si vous êtes véridiques.
Si le mort est du nombre des proches élus.
Il trouvera sérénité et parfums dans les jardins du délice.
S’il compte parmi ceux de la droite du Seigneur,
Alors un salut de paix l’accueillera de leur part.
Enfin, s’il s’agit d’un négateur dévoyé,
Il sera abreuvé d’eau bouillante,
Puis précipité dans le brasier.
C’est la vérité absolue !
Bénis donc le nom de ton Seigneur, le Sublime,
Ce qui est dans les deux, ce qui est sur la terré exalte le nom de Dieu : c’est Lui le Tout-puissant, à la sagesse infinie.
Maître souverain des cieux et de la terre, Il dispense la vie et la mort : Il a pouvoir sur toute chose.
Il est le Premier et le Dernier, l’Apparent et l’Occulte, Il détient la science de toute chose.
C’est Lui qui a créé les cieux et la terre en six périodes puis s’établit en majesté sur le trône. Il sait ce qui pénètre dans la terre et ce qui en sort. Il sait ce qui descend du ciel et ce qui y monte. Il est avec vous où que vous soyez. Dieu observe clairement ce que vous faites.
Il détient l’empire des cieux et de la terre, et à Lui tout fera retour.
Il fait pénétrer la nuit dans le jour et le jour dans la nuit. Il connaît parfaitement ce que recèlent les cœurs.
Croyez en Dieu et en Son messager ! Dépensez en aumônes ce dont Il vous a fait pour un temps les dévolutaires. Ceux d’entre vous qui croient et font l’aumône seront largement rémunérés.
Le prophète est là qui vous appelle instamment à croire en votre Seigneur. Dieu a déjà reçu votre alliance. Que tardez-vous, si vous êtes sincères dans votre foi, à la confesser devant Dieu ?
C’est par Lui que sont révélés de clairs versets à Son fidèle serviteur pour vous tirer des ténèbres vers la lumière. Dieu est si indulgent, si compatissant envers vous !
Que ne faites-vous dépense de vos richesses pour la cause de Dieu, Seul héritier de tous les biens réunis de cieux et de la terre ? Ne seront pas égaux entre vous ceux qui, avant la victoire, ont offert leurs biens et combattu pour la cause de Dieu et ceux qui ne l’ont pas fait alors. Ceux-là seront plus élevés en rang que ceux qui ont offert leurs biens et combattu pour la foi après la victoire. Dieu, cependant, promet aux uns et aux autres une belle récompense. Dieu est parfaitement informé de vos actions.
En est-il qui voudront, sur leurs biens, consentir un prêt gracieux à Dieu ? Dieu le leur rendra au double ils seront, en plus, généreusement rémunérés.
Le jour où tu verras les croyants et les croyantes avec leur lumière devant eux et à leur droite. Il leur sera alors annoncé : « Bienheureux élus, voici pour vous ces jardins baignés de ruisseaux, votre séjour éternel ! » Tel sera le triomphe suprême.
En ce même jour, ceux qui auront cru s’entendront interpeller par les hypocrites hommes et femmes : « attendez que nous puissions emprunter un peu de votre lumière ! » il leur sera dit alors : « Arrière ! Cherchez ailleurs cette lumière, s’il en est temps encore ! » Alors se dressera entre faux et vrais croyants une haute muraille qui sera percée d’une porte. Au-delà de la porte, à l’intérieur, régnera la paix du Seigneur. En deçà juste en face, ce sera le tourment.
Les hypocrites crieront à l’adresse des croyants : N’étions-nous pas jadis avec vous ? » - « Vous l’étiez, certes ; mais vous avez cédé aux tentations ; vous avez attendu, tergiversé ; vous vous êtes nourris de vains espoirs, jusqu’à ce que soudain, fût venu l’arrêt de Dieu. Ainsi, vous payant d’artifices, Satan vous a détourné du Seigneur.
« Il ne vous sera plus désormais permis de vous racheter, pas plus qu’à ceux qui furent incrédules. Votre séjour sera l’enfer, qui sera aussi votre seul maître. Destin horrible, s’il en fut ! »
N’est-il pas temps pour ceux qui croient que leurs cœurs soient tout contrits à la pensée de Dieu et de la vérité révélée ? Ne doivent-ils pas éviter l’exemple de ceux qui avaient reçu des Ecritures auparavant ? Ils s’en étaient lassés avec le temps. Leurs cœurs s’endurcirent. Bon nombre d’entre eux furent des pervers.
Sachez que Dieu revivifie la terre après sa mort ! Nous vous exposons clairement Nos signes. Peut-être saurez-vous en méditer le sens !
En vérité, ceux et celles qui font le bien et consentent à Dieu un prêt généreux, Dieu le leur rendra au double, et ils seront en plus largement rémunérés.
Ceux qui auront cru en Dieu et en Ses prophètes, ceux-là seront promus au rang de justes et de témoins auprès de leur Maître. Ils recevront de Lui leur récompense et leur lumière. Ceux, au contraire qui ont refusé de croire et ont rejeté Nos signes, seront voués au feu éternel.
Sachez que la vie d’ici-bas n’est que jeu frivole, divertissement, apparat, vaines rivalités entre les hommes, course fiévreuse aux biens, et aux enfants. Elle est à l’image d’un champ qu’une pluie féconde eût arrosé. Aussitôt l’on voit y croître une végétation abondante, qui flatte le regard de l’infidèle. Bientôt se desséchant, elle jaunit et n’est plus que débris qu’emporte le vent. Dans la vie future, ce sera ou tourment terrible, ou pardon et agrément de Dieu. La vie d’ici-bas est jouissance précaire et illusoire.
Courez à l’envie vers un pardon ineffable de Votre Maître, vers un jardin aussi large que le ciel et la terre réunis, préparé pour ceux qui croient en Dieu et Ses Messagers. Telle est la grâce de Dieu. Il l’accorde à qui Il veut. Dieu est le Maître de la grâce suprême.
Il n’est point de calamité frappant la terre ou vous affligeant vous-mêmes qu’un livre n’en ait fait mention avant que Nous l’ayons produite. Cela est si aisé pour Dieu !
Ainsi ne regrettez pas un bien qui vous échappe, ni ne vous réjouissez à l’excès de celui qui vous échoit. Dieu réprouve les arrogants infatués de leurs richesses,
Qui sont avares de leurs biens et prêchent l’avarice autour d’eux. Que ceux qui tournent ainsi le dos à l’aumône le sachent bien : Dieu n’a nul besoin des hommes. Il se suffit à Lui-même dans Sa gloire infinie.
Nous avons envoyé Nos prophètes porteurs d’arguments certains. Nous révélâmes par leur voie l’Ecriture et la juste balance, pour servir de règle aux humains. Nous révélâmes aussi le fer, instrument terrible, mais source de commodités pour les mortels. Ainsi Dieu connaîtra ceux qui viendront le secourir ainsi que Ses envoyés, le révérant en Son mystère. Dieu est fort et tout-puissant.
Nous avions envoyé Noé et Abraham. Nous consacrâmes, dans leur lignée, le don de prophétie ainsi que l’Ecriture révélée. Il y en eut parmi eux de vertueux : mais la plupart dévièrent de leur sainte tradition.
Vinrent ensuite successivement sur leurs traces Nos autres prophètes, suivis à leur tour par Jésus, à qui Nous donnâmes l’Evangile. Nous inspirâmes douceur et charité à ses disciples. Nous leur fîmes aimer aussi la vie monacale. Cette règle ne leur fut point imposée. Ils l’avaient d’eux-mêmes adoptée, pour être plus en grâce auprès de Dieu ; ils ne surent pas, par la suite, l’observer dans sa rigueur. Ceux d’entre eux qui avaient cru, reçurent de Nous leur récompense. Mais la plupart sont des pervers.
Croyants, craignez Dieu ! Obéissez à Son prophète ! Ainsi Dieu vous impartira deux parts de Sa miséricorde ; Il vous donnera une lumière pour vous guider, vous absoudra de vos péchés. Dieu est si indulgent, si enclin au pardon.
Que ceux ayant déjà reçu des Ecritures le sachent bien : ce ne seront pas eux qui tiendront monopole des faveurs de Dieu. La grâce de Dieu et toute entre Ses mains : Il en fait don à qui Il veut. Dieu détient la grâce inépuisable.
Dieu a entendu les propos de celle qui discutait avec toi au sujet de son époux, tandis que sa plainte s’élevait vers Dieu. Dieu entendait votre dialogue ; car Il entend tout, voit tout.
Ceux qui jurent, dans le dessein de les répudier, que leurs femmes leur sont aussi sacrées que leurs mères, commettent une réelle injustice. Ce ne sont pas, en vérité, leurs mères : leurs mères sont uniquement celles qui les ont enfantés. Ils tiennent des propos aussi odieux qu’effrontément mensongers, Dieu cependant est Clément et Miséricordieux !
Ceux qui auront répudié leurs femmes par cette formule puis reviennent sur leur décision, seront astreints, avant de reprendre tout rapport avec elles, et à titre d’expiation, à l’affranchissement d’un esclave. Cela vous est prescrit en guise d’admonition. Dieu est bien informé de vos actions.
A quiconque n’en a pas les moyens est prescrit un jeûne de deux mois consécutifs avant tout rapport. Enfin, s’il ne peut jeûner, il devra nourrir soixante indigents. Cela afin que vous croyiez plus fermement en Dieu et en Son messager. Telles sont les limites établies par Dieu, et à ceux qui passeront outre est réservé un cruel tourment.
Ceux qui se dressent contre Dieu et Son prophète seront réduits à l’impuissance, ainsi que le furent leurs devanciers. Nous avons révélé des Signes évidents. Aux mécréants est réservé un supplice ignominieux.
Dieu les ressuscitera tous ensemble. Il dressera devant eux le bilan de leurs œuvres. Dieu les aura toutes recensées, mais eux en auront perdu le souvenir. Dieu est témoin de toute chose.
Ne vois-tu pas que Dieu sait tout ce qui est dans les cieux, tout ce qui est sur la terre ? Il n’est pas d’entretien secret entre trois personnes qu’il n’en soit le quatrième, ni entre cinq qu’il n’en soit le sixième ; qu’ils soient plus ou moins nombreux, Il sera toujours avec eux où qu’ils soient. Plus tard, au jour du Jugement, Il leur redira ce qu’ils ont fait. En vérité, Dieu est d’une science infinie.
N’as-tu pas vu ceux à qui les louches conciliabules ont été interdits ? Les voilà qui récidivent. Ils discutent en secret de projets infâmes, de complots subversifs, et de révolte contre le prophète. Quand ces gens viennent te voir, ils usent pour te saluer de termes contrefaits, autres que ceux par lesquels Dieu t’avait salué. Ils se disent en eux-mêmes, railleurs : « .Etrange ! Dieu ne voudrait-il pas sévir contre nous pour ce langage ? » L’enfer sera leur supplice ; ils y seront précipités : horrible fin s’il en fut.
Croyants ! que le péché, la sédition, la rébellion contre le prophète soient bannis de vos entretiens privés ! Que la piété, la vertu en fassent plutôt l’objet ! Craignez Dieu, vers qui vous serez rassemblés !
Les louches conciliabules sont uniquement inspirés par Satan, pour susciter des ennuis aux croyants ; mais le démon ne peut en rien leur nuire sans la permission de Dieu. Que les croyants mettent leur confiance en Dieu !
Croyants ! lorsque il vous est dit dans une réunion : « Mettez-vous plus à l’aise, ménagez des places pour les autres ! » exécutez-vous aussitôt ! Dieu vous mettra d’autant plus à l’aise, vous recevant en Sa grâce. S’il vous est prescrit de vous lever, faites-le de même ! Dieu élèvera de plus d’un rang dans Sa faveur ceux, parmi vous qui croient et ceux qui auront reçu la Science en don du Seigneur. Dieu connaît si bien ce que vous faites.
Croyants ! quand vous désirez une audience du prophète, faites la précéder d’une aumône ! Vous en serez meilleurs et plus purs. Si vos faibles moyens ne vous le permettent pas sachez que Dieu est toute indulgence, toute bonté !
Craindriez-vous, en faisant précéder d’une aumône votre entretien privé avec le prophète, d’éprouver ensuite quelque gêne ? Mais, ne l’ayant pas fait, et Dieu vous a pardonné votre omission, du moins observer strictement la prière, acquittez, l’aumône légale, obéissez à Dieu et à Son messager. Dieu est bien informé de vos actions.
Que penser de ceux qui ont pris pour alliés un peuple qui a encouru la colère de Dieu ! Ils ne sont ni de leur parti ni du vôtre. Ils profèrent sciemment des mensonges sous la foi du serment.
Dieu leur réserve un terrible tourment en prix de leur forfait.
Usant de leurs serments comme d’une sûre protection, ils se détournent de la voie de Dieu. Un châtiment avilissant les attend.
Ni leurs biens ni leurs enfants ne leur seront d’aucun secours contre Dieu. Tels seront les damnés, voués au feu éternel.
Le jour où Dieu les ressuscitera tous ensemble, ils lui feront le même serment qu’ils vous ont fait et croiront s’en tirer à leur avantage. Ce ne sont en vérité que des imposteurs.
Satan, les subjuguant, leur a fait perdre le souvenir de Dieu. Ils se sont rangés sous sa bannière. Les partisans de Satan seront perdus à tout jamais.
Ceux qui se révoltent contre Dieu et son Prophète sont voués au sort le plus humiliant.
Dieu l’a fait graver de toute éternité : « Je Me ferai toujours fort de vaincre ainsi que Mes prophètes. » Dieu est fort et tout puissant.
Tu ne verras jamais ceux qui croient en Dieu et au Jour Dernier sympathiser avec ceux qui combattent Dieu et Son Prophète, fussent-ils leurs pères, leurs fils, leurs frères, ou leurs consanguins. C’est que Dieu, les réconfortant de Son propre souffle, a gravé profondément la foi en leurs cœurs. Il les fera admettre pour un séjour éternel, en des jardins baignés d’eaux vives. Dieu leur a marqué son agrément ; et ils le paieront du leur. Ceux-là constituent le parti de Dieu. Seul le parti de Dieu triomphera.
Tout ce qui est dans les cieux, tout ce qui est sur la terre glorifie Dieu, le Puissant, le Sage.
C’est Lui qui fit expulser de leurs territoires, pour leur premier exode, les mécréants parmi les Gens du Livre. Vous ne pensiez pas qu’ils partaient et ils s’imaginaient que leurs forteresses les prémuniraient contre Dieu. Mais Dieu les a atteints au point où ils s’y attendaient le moins. Il jeta l’épouvante dans leur cœur au point qu’ils démolirent leurs propres maisons de leurs propres mains, avec l’aide des croyants. Que cela soit pour vous un exemple édifiant ô vous qui avez des yeux pour voir.
Si Dieu n’avait déjà décrété leur exil, Il les aurait déjà châtiés en ce monde. Mais ils subiront dans l’Autre le supplice du feu.
Cela pour s’être mis en scission avec Dieu et Son messager. Et certes envers celui qui fait scission avec Dieu, Dieu sera terrible dans Son châtiment.
Quelques palmiers que vous ayez coupés ou laissés sur pied, cela s’est accompli avec la permission de Dieu et pour confondre les pervers.
Le butin pris sur eux et que Dieu destine à Son Prophète, vous n’avez engagé ni coursiers, ni chameaux pour vous en emparer. Mais Dieu donne pouvoirs à Ses messagers sur qui Il veut, Dieu a pouvoir sur toute chose.
Le butin pris sur les habitants des cités fortifiées et que Dieu réserve » à Son Prophète revient à Dieu, à Son messager, aux proches de celui-ci, aux orphelins, aux pauvres, au voyageur, cela afin que les dépouilles ne soient pas partagées entre les seuls riches d’entre vous. Ce que le messager vous donne, prenez-le et ce qu’il vous refuse, renoncez-y. Craignez Dieu ! Dieu est implacable quand Il sévit.
Le butin revient également aux émigrés, ceux qui furent expulsés de leurs foyers et dépouillés de leurs biens, cependant qu’ils quêtaient la grâce et l’amour de Dieu en combattant pour la cause de Dieu et en portant secours à Son messager. Ceux-là sont les vrais croyants.
Le butin est aussi pour ceux qui, établis dans leurs foyers et aussi dans la vrai foi, accueillent avec effusion ceux qui cherchent un asile auprès d’eux, n'éprouvent nulle envie pour ce qui est octroyé à ces émigrés, et n’hésitent pas à se priver en leur faveur, fussent-ils eux-mêmes dans le besoin. Ceux qui se gardent ainsi de l’avarice seront, en vérité, les bienheureux.
Auront enfin leur part aux prises ceux qui sont venus plus tard à Médine disant : « Seigneur, pardonne-nous ainsi qu’à nos frères qui nous ont devancés dans la foi ! Ne suscite, Seigneur, en nous, nul ressentiment contre ceux qui ont cru avant nous ! Tu es toute bonté, toute compassion. »
Ne vois-tu pas les hypocrites qui ont dit à leurs frères impies, parmi les gens du Livre les rassurant : « Si vous êtes expulsés, nous vous suivrons dans l’exil. Nous n’obéirons à personne quand il s’agira de vous. Si vous êtes attaqués, nous serons à vos côtés. » Dieu cependant en est témoin, ils ne font en vérité que mentir.
Si leurs alliés sont expulsés, ils ne partiront pas avec eux. S’ils viennent à être assaillis, ils ne voleront pas à leur secours. Et quand bien même ils le feraient, ils s’empresseraient aussitôt de fuir. De toute façon, leurs alliés ne seront pas les vainqueurs.
Vous leur inspirez en vérité bien plus d’effroi que Dieu lui-même. Car ce sont des gens dépourvus de sens.
Ils ne vous combattraient qu’à l’abri de leurs places fortes ou derrière leurs murailles. Ils se déchirent férocement entre eux, on les croirait unis mais leurs cœurs sont divisés. Car ce sont des gens qui déraisonnent.
Tout aussi bien que leurs proches prédécesseurs, qui éprouvèrent les suites de leurs méfaits, ils subiront, eux aussi, un douloureux tourment.
Ne sont-ils pas les dignes émules de Satan qui vint insinuer à l’homme : « Renie Ton Seigneur ! » Mais une fois que l’homme eut perdu la foi, le démon s’écria : « Je te désavoue hautement ; car pour moi, je crains Dieu, Maître de l’Univers ».
Leur fin à tous deux sera d’être voué au feu éternel, tel est le destin des pervers.
Croyants ! craignez Dieu ! Que chacun, en son âme et conscience, considère ce qu’il a pu faire pour son salut ! Craignez Dieu, si bien informé de toutes vos actions !
Ne suivez pas ceux qui oublient de penser à Dieu : Dieu leur fera oublier leurs propres âmes ; ceux-là sont les pervers.
Les damnés de l’enfer et les élus du ciel ne sauraient être égaux ? Les élus seront les bienheureux !
Si Nous avions révélé ce Coran à un immense rocher, tu aurais vu ce roc s’affaisser humblement et se fendre, touché par la crainte de Dieu. Ainsi offrons-Nous de tels exemples aux mortels pour les amener à réfléchir.
C’est Lui Dieu, excluant toute autre divinité. Il connaît le Mystère invisible et la réalité apparente. Il est le Tout-Clément, le Dieu de miséricorde.
C’est Lui Dieu, hors Lui il n’y a pas de Dieu, le Souverain, le Saint, le Pacifique, le Témoin intègre, l’Arbitre suprême, le Puissant, le Contraignant, le Superbe. Gloire à Dieu, bien au-dessus de ce qu’on peut lui associer.
C’est Lui Dieu, le Créateur, le Novateur, le Formateur. Les attributs les plus beaux lui reviennent de droit. Tout dans les cieux et sur la terre Le glorifie. Il est le Tout-Puissant, le Sage.
O vous qui croyez ! Ne vous liez point avec Mes ennemis et les vôtres, leur offrant votre amitié, alors qu’ils rejettent la vérité qui vous est parvenue ! Ne vous ont-ils pas expulsés, le Prophète et vous de leur cité, parce que vous croyez en Dieu, votre Seigneur ? Si vraiment vous avez quitté vos foyers pour défendre Ma cause et chercher Mon seul agrément ! Leur donnerez-vous en secret des marques de votre affection ? Toutes vos pensées Me sont connues, des plus intimes au plus manifestes. Quiconque parmi vous le fait s’écarte visiblement du droit chemin.
Si jamais, ils vous tiennent en leur pouvoir, ils vous traiteront en ennemis et ils tendront vers vous des mains agressives et vous déchireront à belles dents. Ils aimeraient bien vous faire abjurer la vraie foi.
Ni vos liens de famille ni vos enfants ne vous serviront de rien au jour du Jugement dernier. Ce jour-là, vous serez départagés par Dieu. Dieu observe toutes vos actions.
Il est pour vous un si bel exemple en Abraham et en ceux qui étaient avec lui. Ceux-ci avaient dit à leurs concitoyens : « Nous vous désavouons et renions, vous et ce que vous adorez en dehors de Dieu. Que désormais se dressent entre vous et nous l’inimitié et la haine implacable, jusqu’à ce que vous ayez cru en Dieu seul ». Abraham, cependant avait concédé à son père : « J’implorerai le pardon de Dieu en ta faveur. Et je ne puis rien pour toi contre les arrêts de Dieu. » Abraham et ses compagnons implorèrent Dieu : « Seigneur ! nous nous confions en Toi, à Toi nous revenons repentants : c’est à Toi que tout doit aboutir.
« Ne fais pas de nous, nous livrant à leur coups une tentation pour les infidèles. Pardonne-nous, ô notre Maître, car Tu es le Puissant, le Sage. »
Vous avez en eux un si bel exemple pour celui qui espère en Dieu et au Jugement Dernier : Ceux qui s’en détournent, Dieu dans Sa gloire infinie, se suffit à Lui-même.
Dieu établira peut-être un jour des liens d’amitié entre vous et ceux, parmi eux, qui étaient vos ennemis. Dieu est tout puissant ; Il est enclin au pardon, tout compatissant.
Dieu ne vous interdit pas d’être bons et justes envers ceux qui respectent votre religion et ne vous chassent pas de vos foyers. Dieu aime ceux qui sont justes.
Il vous interdit seulement de prendre pour alliés les persécuteurs de votre foi, ceux qui vous expulsent de vos foyers ou concourent à vous en expulser. S’allier avec eux serait la pire iniquité.
O vous qui croyez ! quand des femmes croyantes viennent à vous en réfugiées, soumettez-les à sérieux examen ! Dieu sait mieux, sans doute, ce qui en est de leur foi. Si cette foi vous paraît sincère, il n’y a pas lieu de les rendre à leurs maris mécréants ; car désormais elles ne sont plus licites pour eux ni eux licites pour elles. Le montant des dots sera remboursé aux anciens époux. Vous pouvez alors vous-mêmes les prendre pour épouses, sous réserve de les doter. Il vous est interdit, en revanche, de demeurer unis à des épouses non croyantes. Vous exigerez, dans ce cas, le remboursement de la dot, de même que les non-croyants pourront l’exiger. Telle est la décision de Dieu, statuant entre vous. Dieu est toute science, toute sagesse.
Si des femmes à vous passent aux infidèles, et que vous preniez ensuite votre revanche, vous prendrez soin de rembourser sur le butin, aux époux que leurs femmes ont quittés, le montant des sommes qu’ils ont versées en dot. Soyez pieux envers Dieu en Qui vous croyez !
Prophète ! lorsque des femmes croyantes viennent te prêter serment d’allégeance, s’engagent à ne rien associer au culte de Dieu, ne volent pas, ne commettent pas le péché de la chair, ne tuent pas leurs enfants et n’attribuent pas faussement à leurs époux la paternité d’enfants bâtards, qu’elles t’obéiront en tout ce qui est réputé convenable, reçois-en l’allégeance ! Prie Dieu pour elles ! Dieu est toute indulgence, toute miséricorde.
O vous qui croyez ! refusez toute alliance, avec un peuple contre lequel Dieu est courroucé, un peuple qui n’a nul espoir de revivre en l'Au-Delà, pas plus que n’en ont les infidèles en un rappel futur de leurs morts.
Tout ce qui est dans les cieux et sur la terre bénit le nom de Dieu. Il est toute puissance, toute sagesse.
O vous qui croyez ! Pourquoi dîtes-vous ce que vous ne faites pas ?
C’est une chose souverainement haïssable devant Dieu que vous disiez ce que vous ne faites point.
Dieu aime ceux qui combattent pour Sa cause, en rangs serrés, tel un édifice compact.
Rappelle-toi Moïse s’adressant à son peuple : « O mon peuple, disait-il, pourquoi vous plaisez-vous à me tourmenter, sachant bien que je suis le prophète de Dieu envoyé vers vous ? » Comme ils déviaient du droit chemin, Dieu fit dévier leur entendement. Dieu ne dirige pas un peuple pervers.
Jésus, fils de Marie, avait dit : « ô fils d’Israël, je suis le Messager de Dieu auprès de vous, je viens confirmer la Loi qui m’a précédé, et annoncer l’avènement d’un messager du nom d’Ahmad. » Mais lorsque celui-ci est venu leur en fournir les preuves, ils se sont écriés : « C’est manifestement de la magie ».
Il n’est pire fauteur d’iniquité que celui qui se paye de mensonges au sujet de Dieu alors qu’on le convie à l’Islam. Dieu ne dirige point un peuple pervers.
Ils prétendent, d’un souffle impur de leurs bouches, étouffer la lumière de Dieu ; mais Dieu parachèvera Sa lumière, dussent en pâtir les infidèles.
C’est Lui qui dépêcha Son Messager avec pour mission de promouvoir la Direction sûre et de prêcher la vraie foi qu’il fera prévaloir sur tout autre culte dussent en souffrir les païens.
Croyants ! Vous indiquerais-je un négoce qui soit propre à vous épargner un douloureux tourment ?
Croyez en Dieu et à Son Prophète ! Combattez pour la cause de Dieu y allant de vos biens et de vos personnes ! Tel est votre intérêt majeur, si vous pouvez le comprendre.
Dieu vous pardonnera vos péchés. Il vous accueillera en des jardins baignés d’eaux vives et vous aurez-pour séjour, d’agréables demeures au paradis de l’Eden. Tel sera le triomphe suprême.
Une autre faveur de Lui, que vous appeliez de vos vœux, vous sera donnée dans l’immédiat, un secours puissant de Dieu et une proche victoire. Fais-en l’heureuse annonce aux croyants.
Croyants ! Faites-vous les auxiliaires zélés de Dieu, ainsi que l’avait prêché Jésus, fils de Marie, parlant aux Apôtres : « Qui donc voudra avec moi, défendre la cause de Dieu ? » Ils lui répondirent : « Nous sommes les défenseurs de Dieu ! » Une partie des fils d’Israël se convertit : l’autre rejeta la vraie foi. Soutenus par Nous contre leurs ennemis, les croyants triomphèrent aussitôt.
Ce qui est dans les cieux, ce qui est sur la terre glorifie Dieu, le Roi, le Saint, le Tout-Puissant, le Sage.
C’est Lui qui a envoyé, parmi les gentils, un prophète issu d’eux-mêmes pour leur réciter Ses versets, les promouvoir et pour leur prêcher l’Ecriture et la Sagesse, à eux qui étaient hier plongés dans l’erreur.
Dieu fera bénéficier encore de ce message d’autres générations à venir, issues de celles-ci. Il est le Tout-Puissant, le Sage.
Il est en cela une grâce de Dieu, qu’il accorde à qui Il veut. Dieu détient la grâce infinie.
Ceux qui furent chargés de la Loi, puis n’en assumèrent point dignement le dépôt, font songer à un âne pliant sous une charge de livres. Quel exemple odieux est offert par ceux qui ont traité de mensongers les signes de Dieu. Dieu ne dirige point un peuple pervers.
Dis : « O vous, qui vous réclamez du judaïsme ! Si vous prétendez être les seuls alliés de Dieu, entre tous les peuples, souhaitez la mort si vous êtes de bonne foi ! »
Mais point ne le souhaiteront, tant ils ont commis d’iniquités. Dieu reconnaît si bien les fauteurs d’injustice !
Dis-leur encore : « Cette mort que vous redoutez vous rejoindra sûrement. Vous serez ramenés devant Celui qui sonde le Mystère comme il connaît le monde visible : Il vous rappellera alors vos œuvres. »
O vous qui croyez ! lorsque se fait entendre, le vendredi, l’appel à la prière, empressez-vous de vous y rendre pour invoquer Dieu ! laissez là toute affaire ! Il en vaudra mieux ainsi pour vous, si vous pouvez le savoir.
Une fois la prière achevée, vous pourrez aller où vous voudrez et vaquer à vos affaires quêtant les faveurs de Dieu. Invoquez souvent le nom de Dieu, vous en serez plus près de la Félicité.
Qu’ils pressentent un négoce ou entrevoient un divertissement, voilà tes fidèles qui se dispersent, te laissant seul debout. Dis-leur : « Ce que Dieu réserve pour Ses élus vaut mieux que commerce et plaisir. Dieu est le plus généreux donateur. »
Lorsque les hypocrites viennent te voir, ils affirment : « Nous témoignons que tu es en vérité le Messager de Dieu ». Or Dieu sait en vérité, que tu es Son messager, et Dieu est aussi témoin qu’ils ne font que mentir.
Ils se servent de leurs serments comme d’un bouclier et se détournent de la voie de Dieu. Quel odieux comportement en vérité que le leur.
Cela parce qu’ils se sont tout d’abord convertis et ensuite, ils ont abjuré leur foi. Leurs cœurs s’en trouvent scellés au point qu’ils ne peuvent rien entendre.
A les voir, ils en imposent par leur aspect. Quand ils parlent, on les écoute volontiers ; ce sont, dans le fond, des soliveaux inertes. Le moindre cri leur parait dirigé contre eux. Voilà l’ennemi ! Méfie-toi d’eux ! Que Dieu les anéantisse ! Comme ils dévient du droit chemin !
Quand on leur dit : « Venez ! L’envoyé de Dieu demandera le pardon pour vos péchés », ils détournent aussitôt la tête indifférents et s’éloignent pleins de superbe.
Il est égal, à leur endroit, que tu demandes ou non pour eux le pardon de Dieu ; point ne seront absous par le Seigneur. Dieu ne saurait guider un peuple pervers.
Ce sont eux qui ont donné cette consigne aux Médinois : « Que l’on coupe les vivres aux émigrés de l’entourage du Prophète, on les fera ainsi disperser. » Dieu tient en Son pouvoir les trésors des cieux et de la terre ; mais les hypocrites ne peuvent le comprendre ?
Ils disent encore : « Si nous revenons en force à Médine, les plus puissants en expulseront les plus faibles ». Comme si la vraie puissance n’appartenait pas à Dieu, à Son Prophète et aux croyants ! Mais les hypocrites ne le savent pas.
O vous croyants ! Que le souci, de vos enfants, de vos richesses, ne vous distraie point de la pensée de Dieu ! Ceux qui s’en laisseront détacher auront tout perdu.
Faites dépense des biens dont nous vous avons pourvus avant que la mort ne surprenne l’un de vous et que celui-ci ne dise : « Seigneur ! Si seulement tu m’accordais un délai, si bref soit-il, je ferais l’aumône et serais du nombre des vertueux ! »
Dieu ne donnera jamais de délai à nulle âme dont le terme est expiré. Dieu sait bien ce que vous faites.
Ce qui est dans les cieux et ce qui est sur la terre glorifie Dieu. A Lui la royauté ! A Lui le suprême hommage ! Il détient la toute-puissance.
C’est Lui qui vous a créés. Tel d’entre vous sera infidèle, et tel autre croyant. Dieu voit parfaitement ce que vous faites.
Dieu créa les cieux et la terre dans un but certain, qui est vérité. Il vous façonna de Sa main, vous donnant des formes accomplies. C’est à Lui que tout fera retour.
Il sait ce qui est dans les cieux, comme Il sait ce qui est sur la terre. Il connaît ce que scellent les hommes aussi bien que ce qu’ils montrent. Dieu lit si bien au plus profond de vos cœurs.
Ne vous est-il rien parvenu au sujet des peuples impies du temps passé ? Ils éprouvèrent, en cette vie même, les suites funestes de leurs actes. Dans l’autre, les attend un châtiment cruel.
C’est qu’en effet lorsque des prophètes issus d’eux venaient les prêcher, porteurs de signes manifestes, ils s’écriaient sceptiques : « Quoi ! des mortels comme nous, prétendraient nous guider ? » Ils niaient Dieu alors et rejetaient effrontément Ses signes. Mais Dieu n’avait que faire de leur foi ! Dieu se suffit si bien à Lui-même, dans Sa splendeur infinie.
Les incrédules soutiennent qu’ils ne seront jamais ressuscités. Dis : « Bien au contraire ! par mon Maître ! Vous le serez certainement ; puis vos actions vous seront sûrement rappelées, cela est si aisé pour Dieu. »
Croyez donc en Dieu, en Son Prophète, à la lumière que Nous fîmes descendre ! Dieu est bien informé de toutes vos actions.
Un jour vous serez rassemblés pour comparaître tous réunis devant Lui : ce sera le jour de la Déconvenue pour les impies ! Quiconque aura cru en Dieu et fait le bien obtiendra rémission de ses fautes et sera admis pour l’éternité en des jardins baignés d’eaux vives. Telle sera la suprême félicité !
Ceux qui Nous auront nié et auront repoussé Nos Signes seront livrés au feu éternel. Horrible destin que le leur !
Aucun malheur n’afflige les hommes sans la permission de Dieu. Quiconque aura cru en Lui, Dieu guidera son cœur dans l’épreuve. Dieu est informé de toute chose.
Obéissez à Dieu, obéissez au Messager. Mais si vous vous détournez Notre Messager n’aura pas à en répondre, car il n’a pour mission que de transmettre Notre message !
Dieu ! Il n’est point de divinité hors Lui ! Que les croyants se confient en Dieu !
Croyants ! il est parfois de vrais ennemis pour vous en la personne de vos épouses et de vos enfants. Gardez- vous en ! Si, usant d’indulgence, vous passez outre et leur pardonnez leurs écarts, cela est meilleur auprès de Dieu : Dieu est toute indulgence, toute miséricorde !
Vos richesses et vos enfants ne sont pour vous que tentation. Dieu tient pourtant en réserve, pour Ses élus, une récompense infinie.
Craignez Dieu autant que vous le pouvez. Ecoutez, obéissez, faites l’aumône, pour votre bien. Ceux-là seront les bienheureux qui auront été préservés de leur propre lésine.
Si vous consentez à Dieu un prêt généreux, Il vous le rendra au double et vous pardonnera vos péchés. Dieu sait toujours gré aux hommes de leur piété ; Il est toute bonté.
Il pénètre le mystère du monde comme Il en connaît l’apparence : Il est toute puissance, toute sagesse !
Prophète, en cas de répudiation par vous de vos épouses, accordez-leur une période de viduité, dont vous compterez les jours un à un et craignez Dieu votre Maître. Ne les renvoyez pas avant ce délai de leurs demeures et elles n’en sortiront pas à moins qu’elles n’aient commis un adultère avéré. Telles sont les dispositions formelles de Dieu. Quiconque passe outre aux prescriptions de Dieu se fait tort à lui-même. Nul ne sait quel heureux changement pourra se produire, de par la volonté de Dieu.
Cette période de viduité expirée, vous pourrez les retenir convenablement ou vous en séparer décemment. Assurez-vous, pour ce faire, du concours de deux hommes équitables, choisis parmi vous, et rendez-en témoignage devant Dieu. Dieu en fait instante exhortation à quiconque croit en Dieu et au Jugement Dernier. A quiconque est pieux envers Lui, Dieu ménagera une heureuse issue dans sa détresse.
Il le pourvoira de Ses dons par des voies insoupçonnées. Dieu est d’un sûr appui pour quiconque se confie en Lui, Ses arrêts s’accompliront toujours. Dieu a assigné pour tout un terme immuable.
Les femmes n’ayant plus de menstrues seront astreintes, pour plus de sûreté, à une retraite de trois mois, ainsi que celles non encore pubères. Pour les femmes enceintes, la période de viduité cessera pour elles avec l’accouchement. Quiconque craint Dieu en verra d’autant plus son sort s’adoucir.
Tels seront les commandements de Dieu qu’il révèle à votre intention. Quiconque Le craint, Dieu l’absoudra de ses mauvaises actions et le rétribuera largement.
Les femmes répudiées seront logées dans vos demeures, selon vos moyens. N’usez point à leur égard de procédés inhumains, rendant leur séjour intolérable. Si elles sont enceintes, les époux pourvoiront à leur subsistance jusqu’à l’accouchement. Une pension leur sera due en cas d’allaitement par elles de l’enfant né de vous. Vous vous concerterez sur ce point entre vous honnêtement. En cas de désaccord, il sera fait appel à une nourrice.
L’homme de condition aisée paiera une pension selon sa fortune, mais celui aux ressources restreintes paiera dans la limite de ce que Dieu lui impartit. Dieu n’impose à l’homme nulle charge excédant ses moyens. Dieu fait toujours succéder le bien-être à la détresse.
Que de cités ont osé braver les commandements de leur Seigneur et de Ses envoyés ! Nous leur fîmes rendre un compte des plus rigoureux, et les soumîmes au châtiment le plus atroce.
Ainsi expièrent-elles leurs excès et ce fut leur propre ruine qui en fut l’aboutissement.
Dieu leur avait préparé un terrible tourment. Craignez Dieu vous qui êtes doués de sens et qui croyez, Dieu a révélé à votre intention le Coran,
Et envoie un messager pour vous réciter Ses versets édifiants, afin de faire sortir ceux qui auront cru et fait le bien, des ténèbres vers la lumière. Ceux qui croient en Dieu et font le bien, Il les introduira en des jardins baignés d’eaux vives où ils demeureront à tout jamais, quelle part magnifique Dieu leur a-t-Il réservé !
C’est Dieu qui a créé sept cieux et en fait autant pour la terre. Les arrêts souverains descendent graduellement des cieux, vers la terre afin que vous sachiez que
Prophète, pourquoi déclares-tu interdit ce que Dieu a fait licite pour toi pour complaire à tes épouses. Dieu est cependant Tout-Clément, Tout-Compatissant.
Dieu a institué pour vous un moyen légal de vous délier de certains de vos serments. Dieu est votre Maître. Il est l’Omniscient, le Sage.
Le Prophète avait eu, avec l’une de ses épouses, un entretien confidentiel que celle-ci alla divulguer auprès d’une autre. Dieu en informa le Prophète, qui en parla en termes allusifs à celle qui avait éventé le secret. Se voyant découverte, l’épouse s’écria : « Qui te Ta appris ? - Celui qui sait tout, répondit-il, qui est instruit de toute chose. »
Revenez à Dieu toutes deux repentantes ; car vos cœurs ont dévié de la droiture : Dieu vous absoudra. Si, au contraire vous entendez vous liguer contre lui, sachez alors qu’il a Dieu pour Maître, et qu’il a derrière lui, pour le soutenir, l’archange Gabriel, les plus justes d’entre les croyants, et même les Anges.
Peut-être que s’il vous répudiera, Dieu lui donnera-t-Il en échange des épouses meilleures que vous, soumises à Dieu, croyantes, pieuses, repentantes, assidues à prier et à jeûner ; qu’elles aient été déjà mariées ou qu’elles soient vierges.
Croyants ! préservez-vous ainsi que les vôtres d’un feu auquel hommes et pierres serviront de combustibles. Un brasier gardé par des anges gigantesques et violents qui n’enfreignent en rien les ordres de Dieu et exécutent ce qui leur est commandé.
O vous infidèles ! n’invoquez plus désormais aucune excuse ! Vous serez uniquement rétribués selon vos œuvres !
Croyants ! revenez à Dieu, mus par un fervent repentir ! Dieu vous fera rémission de vos fautes et vous serez admis en des jardins baignés d’eaux vives. Ce jour- là, ni le Prophète ni ceux qui auront cru avec lui n’encourront d’humiliation. Une lumière émanée d’eux les suivra, devant eux et à leur droite. Ils diront : « Seigneur ! Parachève pour nous cette lumière, qui est nôtre. Pardonne-nous ! Tu as pouvoir sur toute chose. »
Prophète ! combats les infidèles et les hypocrites ! Sois dur à leur égard. Leur dernier refuge sera l’enfer : horrible destin, s’il en fut !
Dieu propose un exemple à l’intention des mécréants, celui de la femme de Noé et de celle de Loth. Toutes deux vivaient sous le toit de deux hommes justes d’entre Nos serviteurs. Elles trahirent leurs vertueux époux. Cela ne leur servit de rien, contre les rigueurs de Dieu d’avoir été leurs femmes. Il leur sera enjoint : « Entrez dans l’enfer ainsi que les autres damnés ! »
Dieu propose, comme exemple aux croyants, celui de la femme de Pharaon quand elle s’écria : « Seigneur ! Construis pour moi, auprès de Toi une demeure au paradis ! Préserve-moi de Pharaon et de ses œuvres ! Délivre-moi d’un peuple pervers ! »
Et aussi Marie, fille d’Imran, qui sut conserver sa chasteté. Un souffle de Notre esprit vint l’imprégner. Elle crut en la parole de son Seigneur, confessant l’authenticité des Ecritures et fut du nombre des vertueuses.
Bénit soit celui en la main de Qui est la royauté suprême et Qui est puissant sur toute chose,
Qui a créé la mort et la vie pour vous éprouver, et afin de connaître les meilleurs d’entre vous à leurs œuvres. C’est Lui le Tout-Puissant, l’Absoluteur.
Qui a créé sept cieux superposés. Il ne se voit nulle disproportion en l’œuvre du Tout-Clément. Reporte ton regard vers les cieux : y vois-tu la moindre faille ?
Puis, par deux fois, ramène ton regard vers cette immensité. Ton regard s’en retirera bientôt confondu, harassé.
Le ciel le plus proche de vous se trouve orné de luminaires : nous en fîmes des projectiles pour foudroyer les démons, auxquels est réservé le tourment du brasier.
Ceux qui nient leur Seigneur subiront le tourment de l’enfer. Horrible destin, s’il en fut !
Quand ils y seront précipités ; ils en entendront le sourd grondement tandis qu’il ne cessera de bouillir.
Peu s’en faut que l’enfer n’explose dans sa fureur. Chaque fois qu’un groupe y est jeté, les préposés l’interpelleront : « Quoi ! Quelqu’un n’est-il pas venu vous avertir ? »
- « Si fait, répondront-ils. Nous avons bien eu un Prophète. Nous l’avons traité d’imposteur. Nous avons rétorqué : « Dieu n’a absolument rien révélé. Vous êtes, tes adeptes et toi, dans un grand égarement. »
Ils ajouteront : « Si nous avions su hélas, écouter ou entendre raison, serions-nous ici parmi les damnés ? »
Ainsi confesseront-ils leurs péchés. Arrière les compagnons du brasier !
Ceux qui révèrent leur Seigneur dans Son mystère obtiendront le pardon et une récompense infinie dans l’Au-Delà.
Que vous cachiez ou divulguiez vos propos, Dieu connaît si bien le fond de vos cœurs.
Quoi ignorerait-il ceux que Lui-même a créés, Lui le Subtil, le si bien informé ?
C’est lui qui rendit la terre docile sous vos pas. Allez de par Ses contrées et nourrissez-vous des dons de votre Seigneur : c’est à Lui que vous ferez retour.
Etes-vous sûrs que le Maître des cieux n’ouvrira pas la terre sous vos pas, l’agitant soudain d’un séisme ?
Quoi ! Ne craignez-vous pas que le Maître des cieux ne lance contre vous un ouragan de pierres ? Ainsi verrez-vous la réalité de Mes menaces. Que ne furent point alors mes justes rigueurs !
Tant de peuples avant celui-ci avaient rejeté Mes messages. Que ne furent point alors mes justes rigueurs !
Ne voient-ils pas, au-dessus d’eux, les oiseaux ployant et déployant leurs ailes sans rien qui les soutienne dans l’espace, hormis le Tout-Clément, si clairvoyant sur toute chose ?
Quel est donc cet être qui tiendrait lieu pour vous d’une armée pour vous soutenir contre le Tout-Clément ? Les mécréants se payent vraiment d’illusions.
Qui donc vous ferait subsister de Ses dons si Dieu venait à retenir les Siens ? Bien loin de croire, les mécréants s’obstinent en leur arrogance et leur répulsion haineuse.
Lequel aurait la plus sûre démarche de celui qui va titubant, tête courbée, ou de cet autre marchant, droit sur une voie aplanie ?
Dis : » C’est de Dieu que vous tenez votre être ; c’est Lui Qui vous donne l’ouïe, la vue, l’entendement. Mais vous Lui en êtes si peu reconnaissants. »
Dis : « C’est encore Lui Qui vous répartit en sociétés sur la terre ; devant Lui un jour vous serez rassemblés. »
« Quand s’accomplira cette promesse, si toutefois vous dites vrai ? » demanderont les sceptiques.
Réponds : « Dieu seul en détient la science. Pour moi, j’avertis sans détours telle est ma seule mission. »
Lorsque la menace approchera, les impies en pâliront d’épouvante. On leur dira : « Vous l’aviez pourtant appelée, dans vos défis railleurs ! »
Dis : « Que vous ensemble ! Qu’importe que Dieu nous fasse périr, ceux qui me suivent et moi, ou qu’il nous accueille en Sa grâce ? Les impies en seraient-ils préservés, pour autant, d’un châtiment implacable ? »
Dis-leur. « C’est Lui le Tout-Clément. Nous croyons en Lui, en Lui nous nous confions. Vous saurez bientôt qui de nous aura été loin dans l’erreur ? »
Dis enfin : « Voyons voir si jamais l’eau vous abreuvant venait à se perdre sous terre, qui vous pourvoirait d’eau vive ? »
Noûn. Par la plume et ce que tracent les hommes.
Par la grâce de ton Seigneur tu n’es pas un possédé !
Tu seras dignement rémunéré sans l’ombre d’un reproche.
Tu es certes d’un très noble caractère.
Tu le verras, et tes adversaires le verront aussi.
Lequel d’entre vous est le vrai dément.
En vérité, ton Maître connaît mieux que quiconque aussi bien ceux qui s’égarent de sa voie que ceux qui suivent le bon chemin.
Ne prête pas l’oreille aux négateurs impies !
Ils aimeraient tant t’amener à transiger avec eux, quitte à transiger de leur côté.
N’obéis pas à tout faiseur ignoble de serments,
Dénigreur impénitent, colporteur de calomnie,
Ennemi résolu du bien, fauteur d’iniquité, scélérat dans l’âme,
Violent et, par surcroît de naissance douteuse !
Se voyant pourvu de richesses et d’enfants
Il s’écrie, s’entendant réciter Nos versets : « Vieilles légendes que tout cela ! »
Nous le marquerons un jour sur le mufle.
Nous éprouvons, en vérité ces impies à la façon dont furent éprouvés les maîtres du jardin. Ils avaient juré d’en récolter les fruits de bon matin,
N’usant de nulle restriction
Or, pendant qu’ils dormaient, un fléau déchaîné par ton Maître s’abattit sur le jardin,
Qui se trouva au matin quasi anéanti.
Déjà s’étant réveillés, les jardiniers s’interpellaient.
« Partez vers vos champs si vous voulez en récolter les fruits. »
Chemin faisant, ils s’entretenaient entre eux à voix basse :
« Aucun pauvre n’y viendra aujourd’hui nous importuner ! »
Ils partaient ainsi fermement résolus à ne rien donner, bien qu’ils en eussent les moyens.
Lorsqu’ils eurent vu ce qu’était devenu leur jardin, ils s’écrièrent : « En quel égarement étions-nous ?
« Hélas ! Nous voilà complètement ruinés ! »
Le plus sensé d’entre eux leur dit alors : « Ne vous l’ai-je pas répété ? Que n’exaltez-vous le nom de votre Seigneur ? »
- « Gloire à notre Seigneur ! firent-ils. Nous avons été en plein dans l’iniquité ! »
Alors ils se tournèrent les uns vers les autres, se reprochant leur lésine.
« Malheur à nous !disaient-ils. Nous avons commis un excès flagrant.
« Puisse Dieu nous donner, en échange, un bien qui soit meilleur que ce jardin ! Nous n’aspirons qu’à la seule grâce de notre Seigneur. »
Ainsi Nous sévissons en ce inonde. Le châtiment en l’Autre est encore plus terrible. Ah ! s’ils pouvaient le savoir.
Aux vertueux seront réservés auprès du Seigneur, les jardins de délice.
Quoi ! traiterons-Nous sur un même pied d’égalité les soumis et les rebelles ?
Quel étrange jugement est le vôtre !
Auriez-vous en mains une Ecriture que vous étudiez,
Et qui vous annonce le meilleur sort que vous puissiez souhaiter ?
Ou tenez-vous de Nous un engagement formel, valable jusqu’au Jour Dernier, et vous accordant ce que vous jugerez à propos d’avoir ?
Demande-leur ! lequel d’entre eux s’en porterait garant !
Ou encore auraient-ils des divinités leur garantissant l’accomplissement de leurs désirs, qu’ils les amènent, s’ils sont véridiques.
Quand le grand jour viendra, ils seront conviés à l’adoration, ils se forceront alors en vain à se prosterner, mais ne le pourront.
Ce jour-là, leurs regards seront baissés et ils seront couverts d’humiliation. Hier, alors qu’ils étaient sains, on les invitait en vain à se prosterner.
Ce sera à Moi qu’auront affaire ceux qui traitent ce Livre de mensonger. Je saurais si bien, par des voies insoupçonnées les amener à leur perte irrémédiable.
Certes, je pourrais leur donner un répit, mais ma riposte sera implacable.
Leur demanderais-tu un salaire dont ils se trouveraient trop lourdement grevés ?
Auraient-ils les clefs de l’invisible au point qu’ils puissent le consigner par écrit ?
Sois patient ! Soumets-toi aux décrets de ton Maître ! Fuis l’exemple de ce Prophète avalé par le cachalot, et qui, étreint par l’angoisse, élevait sa plainte vers Dieu.
N’eût été la grâce de son Seigneur qui vint à son secours, il eût été rejeté, épave méprisable, sur les rochers dénudés.
Mais déjà sur lui s’était porté le choix du Seigneur : il fut du nombre des vertueux.
Peu s’en faut que les mécréants, s’entendant réciter ce Rappel ne te pourfendent de leurs regards. « Décidément, c’est un possédé ! » clament-ils.
Ce n’est rien qu’un rappel édifiant pour l’Univers.
L’évènement décisif,
Et quel évènement décisif !
Qui donc saurait, jamais assez, t’instruire de ce qu’est l’évènement décisif !
Les Thamoud et les Ad avaient traité de fiction le cataclysme de la Fin.
Un grondement terrifiant emporta les Thamoudites
Quant aux Adites, ils furent anéantis par un vent glacé, d’une violence inouïe.
Un ouragan si violent fut déchaîné contre ce peuple, durant sept nuits et huit jours consécutifs, que l’on pouvait voir les hommes gisant inertes, tels des stipes creux de palmiers.
En vois-tu subsister la moindre trace ?
Pharaon, les peuples qui l’avaient précédés, ainsi que les cités ensevelies avaient été non moins coupables.
Ils avaient désobéi aux messagers de leur Seigneur. Aussi furent-ils emportés sans retour.
En vérité, lorsque les eaux du déluge se déchaînèrent, nous vous sauvâmes à bord de l’Arche.
Ainsi, en fîmes-nous pour vous un exemple à méditer et en léguâmes le souvenir à la mémoire des siècles.
Lorsqu’il sera soufflé, une fois, dans la trompette,
Que la terre et les montagnes seront soulevées et pulvérisées d’un seul coup
Alors se produira l’Evènement.
Le ciel, se fendant, s’écroulera inconsistant.
Les anges se tiendront sur ses confins, huit d’entre eux porteront, ce jour-là, sur les épaules, le trône de ton Seigneur.
Vous serez exposés ce jour-là à nu devant Dieu et nul de vos secrets ne demeurera caché.
Celui à qui le livre de ses œuvres sera remis dans la main droite s’écriera : « Tenez ! lisez mon livre !
« Je croyais fermement devoir un jour comparaître ! »
Ce croyant jouira d’un séjour agréable,
En un haut lieu du paradis,
Aux fruits tout proches, si aisés à cueillir.
« Mangez et buvez en prix de vos œuvres passées ! »
Celui qui recevra son livre dans la main gauche gémira : « Ah ! Dieu ! Puissé-je n’avoir point reçu ce bilan de mes œuvres !
« Et n’avoir point à connaître de jugement !
« Hélas ! Que n’ai-je été, en mourant, dans le néant absolu !
« Point ne m’ont servi mes richesses ;
« Détruite à jamais est ma puissance ! »
« Qu’on le saisisse ! » sera-t-il ordonné. « Qu’on le lie ! »
« Qu’on le précipite dans l’enfer !
« Qu’on le charge d’une chaîne de soixante-dix coudées ! »
Il ne croyait pas en Dieu, l’Auguste.
Ni n’incitait à nourrir le pauvre ;
Il n’aura point ici d’ami pour l’assister,
Ni d’autre nourriture que le pus des suppliciés.
Dont seuls les réprouvés se nourriront.
j’en jure par ce monde que vous voyez,
Et par l’univers invisible !
En vérité, c’est là parole d’un Noble prophète.
Non celle d’un poète - mais votre foi est bien faible en vérité -
Ni encore moins parole d’un devin, pour peu qu’on s’y arrête et réfléchisse !
C’est bien une révélation du Maître de l’Univers.
Si cet homme, nous avait prêté de faux propos
Notre main, toute puissante, l’aurait saisi,
Et Nous aurions d’un coup mis fin à ses jours.
Personne d’entre vous n’aurait pu s’y opposer.
Ce Livre en vérité, est sage admonition pour les pieux !
Certains d’entre vous, Nous le savons, le traitent d’imposture.
Mais ce sera certes sujet d’affliction pour les mécréants.
Car il est la vérité absolue.
Glorifie le nom de ton Seigneur le très grand !
On a demandé que se produise au plus tôt le châtiment inévitable
Devant frapper les incrédules et que nul ne peut écarter.
Châtiment provenant de Dieu, le Maître des degrés célestes.
Que les anges et l’Esprit, remontant vers Lui, gravissent en un jour d’une durée de cinquante mille ans.
Fais donc preuve d’une noble patience :
Ce châtiment qu’ils jugent si éloigné ;
Nous le voyons tout proche.
Ce jour-là, le ciel aura une teinte d’airain fondu.
Les montagnes seront dissociées, tels des flocons de laine.
Deux amis intimes ne s’interrogent plus l’un l’autre.
Bien que se trouvant face à face. Ce jour-là pour se racheter de sa peine, un coupable livrerait volontiers ses propres enfants,
Sa compagne, son frère,
Son clan près duquel il cherchait asile,
Tout le genre humain, s’il le peut, pour être enfin sauvé.
Vains espoirs ! L’enfer, en vérité, est un brasier ardent,
Happeur insatiable de membres
Appelant goulûment vers lui qui aura rejeté la foi et rebroussé chemin,
Qui n’a fait qu’amasser et thésauriser.
L’homme, en vérité, est inconstant par nature :
Abattu et sans nerfs quand un malheur l’atteint,
Il est tout arrogance dans la prospérité.
Tels ne seront point, cependant ceux qui prient,
Qui s’adonnent régulièrement à l’office ;
Ceux qui, sur leurs richesses, reconnaissent sa part légitime. 
Au mendiant, et au pauvre démuni ;
Ceux qui tiennent pour vérité la rétribution en l’Au-delà
Et qui frémissent d’émoi, pensant au châtiment de leur Seigneur,
 Car qui pourrait se dire à l’abri contre les rigueurs du Seigneur ?
Ceux qui demeurent chastes,
N’entretenant de rapports qu’avec leurs épouses ou leurs esclaves, rapports nullement à blâmer !
Mais ceux qui porteront leur désir au-delà, feront preuve d’iniquité.
Seront tenus pour vertueux enfin ceux qui gardent fidèlement les biens qui leurs sont confiés et respectent leurs engagements ;
Ceux, qui appelés à témoigner, le font sans réticence ;
Ceux qui observent ponctuellement leurs prières ;
Ceux-là seront comblés d’honneurs au Paradis.
Qu’ont donc les mécréants à affluer vers toi, le cou tendu,
T’entourant à droite et à gauche par groupes ?
Espèrent-ils chacun de son côté être ainsi admis, à si bon compte, au Jardin de félicité ?
Quelle prétention est la leur. Oublient-ils donc de quoi nous les avons créés ?
J’en jure par le Maître des levants et des couchants. En vérité, Nous pourrons si aisément,
Les remplacer par une race d’hommes plus vertueux : nul ne saurait Nous en empêcher.
Laisse-les à leurs vaines disputes, à leurs jeux frivoles jusqu’à ce que soudain les surprenne leur jour fatidique,
Ce jour où ils s’élanceront en toute hâte de leurs sépulcres, comme pour un rite païen,
Tête baissée, et tous couverts d’humiliation. Tel sera le jour qui leur était promis !
Nous avons, certes, envoyé Noé vers son peuple : « Avertis ton peuple avant que ne fonde sur lui un châtiment cruel. »
Noé se mit en devoir de les prêcher : « Enfants de mon peuple, disait-il, je viens vous avertir en termes clairs !
« Adorez Dieu ! Craignez-Le ! et obéissez-moi !
« Dieu, en échange, vous absoudra de vos péchés. Il vous accordera de vivre jusqu’au terme fixé. Quand ce terme de Dieu est échu, il ne peut être différé. Puissiez-vous en être convaincus ! »
« Mon Maître ! dit Noé, je n’ai fait que prêcher mon peuple nuit et jour.
« Mon appel cependant ne fait qu’accroître leur répulsion.
« Chaque fois que j’insistais auprès d’eux afin que tu puisses leur pardonner ils se bouchaient les oreilles avec les doigts et se cachaient la tête sous leurs manteaux. Plus obstinés que jamais dans l’impiété, ils affichaient un orgueil insolent
« Je me mis alors à prêcher en public.
« Je parlais tantôt à haute voix, parmi la foule ; tantôt sur un ton plus bas dans un cercle restreint.
« Je leur disais : Implorez le pardon de votre Seigneur : Il est toute mansuétude !
« Implorez-Le ! revenez à Lui ! Il vous enverra du ciel des pluies abondantes.
« il accroîtra pour vous richesses et enfants. Il vous pourvoira de jardins et de ruisseaux.
« Qu’avez-vous donc à ne pas vénérer Dieu comme il se doit.
« Alors qu’il vous a créés par phases successives ?
« Ne voyez-vous pas comment Dieu fit sept cieux superposés,
« Et y établit la lune comme clarté et fit du soleil un flambeau.
« Dieu vous fait croître de la terre comme des plantes.
« Il vous y fera ensuite retourner, puis vous en fera soudain surgir.
« Dieu, pour vous, étendit la terre en tapis.
« Afin que vous puissiez voyager par de vastes chemins. »
Noé ajouta : « Seigneur ! mes frères ont rejeté mon appel. Ils ont suivi ceux que leurs richesses et leurs enfants ne font que mener à leur ruine.
« Ils ont commis une odieuse perfidie !
- Ne trahissez pas vos dieux ! N’abandonnez pas Wodd, Soà, Yagouth, Yaoûq et Nesr.
« Ils ont, par leurs manœuvres égaré nombre de mortels ! O Dieu, fais en sorte que l’égarement des pervers ne fasse que croître ! »
Ceux-ci se virent pour leurs crimes, d’abord engloutis par les eaux, puis précipités dans le feu. Point ne trouvèrent d’auxiliaires pour les soutenir contre Dieu.
« Seigneur, acheva Noé, ne laisse nulle âme qui vive, sur terre, parmi les infidèles !
« Si jamais Tu les épargnais, ils suborneraient Tes serviteurs, et n’engendreraient que pervers et mécréants notoires !
« Seigneur, pardonne-moi ainsi qu’à mes père et mère, à ceux qui, croyants, franchissent mon seuil, aux croyants et aux croyantes ! Fais en sorte pour les impies que leur ruine ne fasse que croître ! »
Dis : « Il m’est révélé qu’un groupe de génies, ayant entendu réciter le Coran dirent aussitôt : Nous venons d’entendre, en vérité, réciter, une œuvre merveilleuse
« Qui dirige sur la voie du bien : nous y avons cru. Nous ne donnerons nul associé à notre Seigneur.
« En vérité, notre Maitre, que Sa Grandeur soit exaltée, ne s’est donné ni épouse, ni enfant.
« Des insensés, parmi nous, racontaient sur Dieu des choses extravagantes.
« Nous pensions, cependant que ni les hommes ni les génies ne se permettraient de tels mensonges au sujet de Dieu.
« Il se trouvait certains individus parmi les hommes qui allaient chercher le soutien d’autres individus parmi les génies. Mais ceux-ci ne firent que les égarer encore plus.
« Des humains aussi pensaient comme vous, génies, que Dieu ne ressusciterait pas les morts.
« Nous avons frôlé le ciel. nous l’avons trouvé empli de gardiens redoutables, et d’astéroïdes.
« Nous nous y postions pour écouter mais quiconque à présent s’y met aux écoutes se trouve à portée d’un projectile en feu, aposté tout exprès pour l’atteindre.
« Aussi, ne savons-nous guère si quelque mauvais coup est monté contre ceux qui vivent sur terre ou si' leur Maitre entend les diriger dans la bonne voie.
« Il se trouve parmi nous des vertueux, d’autres qui le sont moins ; car nous étions répartis en différentes sectes.
« nous savons bien, toutefois, que nous ne pouvons guère braver sur terre la puissance de Dieu, encore moins l’éviter en fuyant.
« Entendant la parole de vérité, nous y avons cru. Quiconque y croit n’aura à redouter ni préjudice ni humiliation.
« Il en est parmi nous des soumis à Dieu ; comme il s’en trouve des injustes. Ceux qui se sont soumis ceux- là ont choisi la voie la plus sûre.
« Les injustes, eux, serviront d’aliment à l’enfer. »
Dis-leur que s’ils s’engagent résolument sur le droit chemin, nous ferons affluer vers eux l’abondance.
Ce sera pour eux une épreuve » Quiconque, indifférent, se détourne du rappel de son Seigneur, Celui-ci l’acheminera, vers un châtiment implacable.
Les mosquées appartiennent exclusivement à Dieu. N’y invoquez point d’autre divinité que Dieu !
Lorsque le loyal serviteur de Dieu se leva pour prier, les génies l’enserrèrent de toutes parts, au point de l’étouffer, avides d’entendre le Coran.
Dis : « Je ne saurais invoquer que mon Seigneur, sans rien lui associer. »
Dis : « Je ne détiens nul pouvoir de vous nuire, ni de vous guider vers le bien. »
Dis encore : « Nul en vérité ne saurait me protéger contre Dieu ni ne pourrais moi-même trouver refuge en dehors de Lui
« Sinon que de vous transmettre ce que je tiens de Dieu. Quiconque désobéit à Dieu et à Son envoyé sera voué au feu éternel ! »
Lorsqu’ils verront s’accomplir ce dont ils étaient menacés, alors ils sauront qui d’eux ou des croyants sera le moins avantagé en renforts, le plus faible en effectifs.
Dis enfin : « Je ne sais si cette menace doit s’accomplir, pour vous, incessamment ou si Dieu lui assignera un terme plus éloigné. »
Lui qui connaît parfaitement le mystère et n’en dévoilera le secret à nul autre,
A part ceux qu’il a agréés parmi Ses Messagers qu’il fait précéder et suivre d’anges tutélaires.
Ainsi saura-t-Il qu’ils auront bien transmis les messages de leur Maître. Dieu embrasse ainsi leurs moindres démarches : Il fait de tout un compte minutieux.
O toi qui te serre étroitement dans ton manteau,
Lève-toi pour prier la nuit sauf une partie de celle-ci
Qui sera la moitié, un peu moins,
Ou un peu plus ! Récite avec soin le Coran !
Des paroles lourdes de sens te seront bientôt transmises.
Se lever la nuit pour prier donne plus de poids aux œuvres et plus de rectitude au discours.
Trop d’occupations, au surplus, t’absorbent durant le jour.
Invoque le nom de ton Seigneur ! Voue-toi sincèrement à Lui !
Il est le Maître du levant et du couchant ; il n’y a de Dieu que Lui. Prends-Le pour seul protecteur !
Supporte patiemment leur discours, et fuis-les d’une manière convenable !
C’est à moi qu’auront à faire les incrédules, trop repus de biens terrestres. Laisse-les donc jouir d’un bref répit !
Nous leur réservons, en vérité, de lourdes chaînes et un brasier ardent,
Une nourriture atroce et un cruel tourment.
Ce sera le jour où la terre et les montagnes se mettront à trembler et où les monts ne seront plus que dunes mouvantes.
Nous vous envoyons un prophète pour servir de témoin contre vous, comme en fut dépêché un à Pharaon.
Pharaon fut rebelle à l’envoyé. Aussi fut-il durement réprouvé.
Saurez-vous jamais, si vous reniez Dieu, vous prémunir contre un jour terrible, où l’on verra blanchir les cheveux des nourrissons.
Jour durant lequel le ciel se fendra, car la promesse de Dieu doit s’accomplir.
Ces versets vous serviront de rappel. Que ceux qui le veulent vraiment prennent le chemin de leur Maitre.
Dieu sait, en vérité, que tu restes à prier, toi et un groupe de tes compagnons tantôt environ les deux tiers de la nuit, tantôt jusqu’à la moitié, tantôt jusqu’au tiers environ. Dieu évalue la durée de la nuit et du jour ; il sait que vous n’en faites pas le compte exact et vous pardonne. Bornez-vous à réciter, en vos prières, ce que vous pourrez du Coran ! Dieu sait qu’il y aura parmi vous des malades, que d’autres iront de par le monde rechercher quelque profit honnête, que d’autres parmi vous auront à combattre pour la cause de Dieu. Récitez donc ce que vous pourrez du Coran ! Observez la prière ! Acquittez- vous de l’aumône prescrite ! Consentez à Dieu un prêt gracieux. Ce que vous aurez avancé en cette vie, pour votre salut, en œuvres de bien, vous sera un jour avantageusement remboursé auprès de Dieu et vous vaudra une récompense accrue. Implorez le pardon de Dieu ! Dieu est toute miséricorde, toute bonté.
O toi qui te couvre !
Lève-toi et avertis !
Exalte ton Maître !
Purifie tes vêtements !
Et fuis l’abomination !
Ne tire pas vanité de ce que tu fais, l’évaluant outre mesure.
Sois constant vis-à-vis de ton Seigneur !
Lorsque retentira la trompette de l’Heure,
Ce sera, ce jour-là, un jour rigoureux,
Sans aménité aucune pour les mécréants.
Laisse-moi confondre cet être que j’ai créé dépourvu de tout,
A qui j’ai ensuite donné de vastes richesses,
De nombreux enfants qu’il peut contempler,
Et l’ai favorisé en tout,
Et il désire que je lui en donne encore plus !
Vains souhaits ! car il a été rebelle à Nos Enseignements.
Je lui ferai plutôt gravir une rude montée.
Il réfléchit puis arrêta sa décision.
Quel homme ! et comme il sut se décider !
Oui ! Quel homme ! et comme il sut se décider !
Un moment, il dévisagea les assistants,
Puis d’un coup il se renfrogna, se durcissant les traits,
Puis se détournant d’un air hautain :
« Ce n’est là que magie toute imitée,
« Paroles de mortels sans plus ! »
Je le vouerai au feu de Çaqar !
Imaginez un peu ce qu’est Çaqar !
Un feu qui n’épargne rien, ne laisse rien échapper,
Calcinateur de chairs humaines.
Ayant pour préposés dix-neuf anges.
A la garde du feu ne sont préposés que des anges. Nous n’en précisons le nombre que pour troubler l’esprit des incrédules, renforcer la conviction des gens des Ecritures et accroître d’autant la foi des croyants. Ainsi gens des Ecritures et croyants ne concevront plus de doute sur ce point ; au lieu que ceux à la foi indécise et les mécréants diront : « Quel genre de symbole Dieu veut exprimer par ce nombre ? » Ainsi Dieu égare qui Il veut et dirige qui Il veut. Nul ne saurait recenser les troupes innombrables de ton Seigneur. Cela est uniquement un rappel pour les mortels !
Oui, j’en jure par la lune !
Par la nuit qui se retire !
Et l’aurore quand elle luit !
L’Enfer est l’un des plus grands tourments,
Servant d’avertissement pour les hommes.
A ceux d’entre vous qui veulent avancer ou reculer sur la Bonne Voie.
Toute âme assumera le poids de ses œuvres,
A l’exception des hommes de la droite.
Ceux-ci, en paix dans leurs jardins, s’interrogeront entre eux
Sur les réprouvés :
« En quoi avez-vous mérité l’enfer ? » leur demanderont-ils
Et les réprouvés gémiront : « Nous étions loin de pratiquer la prière !
« Moins encore assistions-nous les pauvres.
« Nous disputions de choses vaines avec ceux qui en discutaient,
« Nous tenions pour fable le jour du jugement,
« Jusqu’au jour où pour nous se fit la certitude. »
Toute intercession désormais sera vaine en leur faveur.
Qu’ont-ils donc à se détourner du rappel,
Tels des zèbres affolés,
Fuyant un lion redoutable ?
Chacun d’eux, à l’en croire, voudrait recevoir de Dieu un édit explicite.
Mais il ne fait que mentir, la vérité est qu’ils ne craignent pas l’au-delà, n’y croyant pas.
En vérité, ce Coran est un rappel
Quiconque, s’il le veut, s’en souviendra.
Mais ils ne peuvent s’en souvenir sans le consentement de Dieu, Seul Digne d’être craint, et Seul Dispensateur du pardon.
J’en jure par le jour de la résurrection,
Par l’âme prompte à se censurer !
L’homme s’imagine-t-il que Nous ne pouvons pas rassembler ses ossements.
Nous saurons même remettre tout en ordre en lui jusqu’à ses phalanges.
L’homme préférerait se complaire dans son iniquité,
Il demande : « Quand sera le jour de la résurrection ? »
Lorsque la vue sera éblouie,
Que la lune s’éclipsera,
Et que le soleil et la lune seront réunis,
Ce jour-là, l’homme s’écriera : « Où fuir ? »
Nulle part, il n’y a point d’issue.
C’est vers ton Maître, ce jour-là, que tout fera retour.
Ce jour-là seront dévoilées à l’homme toutes ses œuvres, du début jusqu’à la fin.
Bien plus, l’homme s’érigera contre lui-même en témoin,
Dû-t-il ensuite se répandre en excuses.
Ne reprends pas à l’instant ce qui t’est révélé du Coran par hâte de le retenir.
C’est à Nous qu’il revient de te l’inculquer en entier et de te le faire réciter.
Lorsque Nous l’énonçons, suis en l’énoncé,
Et ce sera à Nous de te l’expliquer.
N’y reviens donc plus. En vérité, vous aimez par trop l’Immédiat,
Méprisant la Vie dernière.
Ce jour-là des visages seront tout rayonnants de joie,
A contempler leur Seigneur.
D’autres visages, ce jour, seront tout rembrunis
Par le pressentiment d’un horrible tourment.
Songez-y ! Lorsque le souffle de vie parviendra au niveau des clavicules,
Se trouve-t-il un exorciseur ? Sera-t-il dit.
Pour le mourant, la fin est venue.
Les deux jambes raidies se rejoindront.
C’est vers ton Maître, ce jour-là que l’on sera conduit.
Qu’a-t-il fait ? Il n’avait ni cru ni prié.
Il a traité le Livre de mensonge, s’en détournant ;
Puis il est reparti, se rengorgeant, vers le siens.
« Malheur à toi, malheur !
« Et encore malheur à toi ! malheur ! »
L’homme s’imagine-t-il être laissé à l’abandon ?
Ne fut-il pas, au début, une goutte de sperme émise ?
Puis caillot de sang, auquel Dieu donna vie et justes proportions ?
De là, Il tira un couple, l’homme et la femme.
Un tel Dieu serait-il incapable de ressusciter les morts ?
Quel temps ne s’est-il point écoulé avant que l’homme ait vraiment existé ?
Nous le créons en vérité à partir d’une semence aux éléments conjugués. Afin de l’éprouver, Nous le dotons de l’ouïe et de la vue.
Nous lui montrons toujours clairement sa voie, qu’il en soit ensuite reconnaissant par sa piété ou ingrat par sa mécréance.
Nous tenons prêts pour les mécréants, des chaînes, des carcans et un brasier ardent.
Aux purs, il sera offert en des coupes une liqueur rafraîchie à la fontaine de Camphre,
Source à laquelle boiront les serviteurs de Dieu et dont ils feront sourdre l’eau à volonté.
Ces bienheureux étaient fidèles à leurs promesses sur terre. Ils appréhendaient l’avènement d’un jour terrible, aux calamités inouïes,
Et offraient de la nourriture, en dépit du besoin qu’ils en ont, au pauvre, à l’orphelin et au captif.
« Nous vous nourrissons uniquement pour plaire à Dieu, n’espérant de vous ni récompense ni remerciement
« Nous redoutons, plus que tout, de la part de notre Maître, l’avènement d’un jour terrifiant, atroce. »
Il Ainsi Dieu les préservera des rigueurs d’un tel jour. Il les fera resplendir de fraîcheur et de joie.
Il leur donnera, pour avoir été constant, un paradis et un vêtement de soie.
Accoudés sur des lits somptueux, ils y seront à l’abri et du soleil ardent et du froid glacial.
Tout près, au-dessus d’eux, s’étendra l’ombre du paradis. Des fruits docilement, s’abaisseront à portée de leur main.
Ils seront servis, à la ronde, en des vases d’argent, des coupes de cristal,
Et des coupes cristallines en argent, qu’ils feront remplir à leur gré.
Ils dégusteront, en des coupes, une liqueur coupée d’eau de Gingembre,
Fontaine qui là-bas, porte aussi le nom de Délicieuse.
Parmi eux, s’affaireront des éphèbes immortels, d’une beauté telle qu’on les croirait, à les voir, des perles dispersées.
Pour peu qu’on y jette un regard, on ne verra en ces lieux que délice et magnificence royales.
Couverts de satin vert et de brocart, ils porteront des bracelets d’argent en parure. Une boisson très pure leur sera offerte, sur ordre de leur Maître.
« Ceci est votre digne récompense : vous avez su la mériter par vos efforts. »
En vérité, c’est bien Nous qui te révélons ce Coran,
Accepte patiemment les volontés de ton Maître, n’obéis point à quiconque parmi eux est un scélérat ou un mécréant notoire.
Invoque le nom de ton Seigneur à l’aube et au crépuscule.
Prosterne-toi devant Lui durant une partie de la nuit. Puis la nuit durant, tu célébreras Ses louanges.
En vérité, ces gens, trop épris de la vie éphémère, perdent de vue une lourde échéance qui les attend.
C’est Nous qui les avons créés et solidement bâtis, et si Nous le voulons, Nous en créerons d’autres, tout pareil, qui les remplaceront.
Que ceci soit pour vous un rappel ! Que ceux qui en ont la volonté s’engagent dans la voie menant à leur Maître.
Mais vous ne saurez vouloir votre salut qu’autant que Dieu le veuille. Dieu est l’Omniscient, le Sage par excellence.
Il reçoit qui Il veut au sein de Sa grâce. Il réserve aux impies un douloureux tourment.
Par les vents lancés en rafales,
Et soufflant impétueusement !
Par les anges qui portent au loin les ordres sublimes
Distinguent nettement entre la vérité et l’erreur,
Et transmettent le Rappel,
Otant aux humains toute excuse et les avertissant.
En vérité, la promesse qui vous est faite s’accomplira.
Quand les étoiles seront effacées,
Quand le ciel s’entrouvrira,
Quand les montagnes seront pulvérisées,
Alors il sera fixé un terme aux prophètes pour comparaître et témoigner.
Et pour quel jour ce jour est-il fixé ?
Le jour de la Décision !
Qui donc saurait en concevoir la gravité ?
Malheur, ce jour-là, à ceux qui nient le message.
Ne fîmes-Nous pas périr les premiers hommes ?
Nous réserverons, après eux, le même sort aux derniers.
Ainsi en usons-Nous toujours envers les criminels.
Malheur, ce jour-là, aux négateurs !
Ne fûtes-vous pas créés d’un vil liquide
Que Nous déposâmes en un sûr réceptacle,
Pour une durée bien déterminée ?
Nous y avons bien réussi. Quelle puissance est la Nôtre !
Malheur, en ce jour, à ceux qui t’auront traité d’imposteur !
Ne fîmes-Nous pas de la terre un habitat propice,
Enfermant à la fois vivants et morts ?
Nous y érigeâmes des monts altiers, et vous donnâmes, en boisson, une eau potable.
Malheur, ce jour-là, à qui aura récusé ta mission !
« Allez ! sera-t-il dit aux mécréants, allez vers ce châtiment que vous niez !
« Allez en ces lieux où l’ombre se projettera dans trois sens différents,
« Une ombre inconsistante et d’aucun secours contre les flammes ;
Car l’enfer jette des étincelles grosses comme des châteaux,
« Tels des chameaux couleur de soufre. »
Malheur ce jour-là à ceux qui nient le message !
Ce sera le jour où les impies ne diront pas un mot.
Pas plus qu’ils ne seront admis à s’excuser.
Malheur, ce jour-là, à ceux qui auront rejeté le message !
En ce jour, tout sera décidé. « Nous vous avons tous réunis, y compris vos premiers ancêtres !
« Si vous détenez quelque pouvoir usez-en contre Moi ! »
Malheur, ce jour-là à ceux qui t’auront traité d’imposteur !
Les pieux seront parmi des ombrages et des sources
Et auront les fruits dont ils auront envie.
Mangez et buvez en paix, en prix de vos œuvres passées ! »
Ainsi seront récompensés les vertueux.
Malheur, ce jour-là à qui aura nié ton message !
Mangez et jouissez pour quelque temps, mécréants ! Vous n’êtes que des criminels. »
Malheur, ce jour-là à ceux qui auront nié.
Lorsqu’on leur dit : « Courbez-vous ! Rendez hommage à Dieu ! » ils s’y refusent net.
Malheur, ce jour-là, à qui aura nié ton message !
En quelle autre Ecriture croiront-ils, s’ils refusent de croire ; en celle-ci ?
A propos de quoi s’interrogent-ils ?
Au sujet de la grande Annonce
Qui suscite leurs désaccords !
Insensés qu’ils sont ! Ils en seront bientôt informés !
Oui, ils le seront infailliblement.
N’étendîmes-Nous pas la terre comme une couche ?
Ne fîmes-Nous pas des montagnes des pieux enfoncés ?
Nous vous créâmes en couples.
Nous fîmes pour vous du sommeil une détente,
De la nuit un voile
Et consacrâmes le jour à vos activités vitales.
Nous avons construit au-dessus de vous sept cieux inébranlables,
Nous y suspendîmes un flambeau éblouissant.
Des nuages accumulés, nous faisons descendre une eau abondante,
Par laquelle nous faisons pousser céréales, plantes variées,
Et jardins touffus.
En vérité, le Jour de la Décision est un rendez-vous immuable.
Le jour où il sera soufflé dans la trompette, alors vous accourerez en masses.
Le ciel s’ouvrira, béant de partout.
Les montagnes s’ébranleront, réduites en mirage.
La Géhenne sera aux aguets,
Dernière retraite pour ceux qui auront dépassé les bornes.
Ils y demeureront à jamais.
Ils n’y savoureront ni fraîcheur, ni boisson ;
Sinon eau bouillante et pus immonde,
En juste prix de leurs iniquités.
Ils ne pensaient pas devoir, un jour, rendre des comptes,
Ils traitaient effrontément Nos signes de mensongers,
Alors que nous avons tout recensé et consigné par-devers nous.
« Savourez votre supplice ! Nous ne ferons qu’accroitre vos tourments »
Les pieux, en vérité, jouiront d’un triomphe insigne.
Ils auront à eux des bosquets, des vignes,
Des adolescentes d’un âge égal,
Des coupes débordant d’un fin nectar.
Point n’y entendront propos futiles ou mensongers :
Digne rétribution, don infiniment généreux de ton Seigneur !
Maître souverain des cieux, de la terre et de ce qui est entre les deux, le Tout-Clément devant qui, de crainte, ils demeureront interdits.
Ce sera le jour où l’esprit et les anges se tiendront rangés en sa présence. Et nul ne parlera excepté celui à qui le Tout-Clément l’aura permis, et qui parlera selon la vérité
Ce sera là le jour inéluctable. Que ceux qui y sont résolus s’assurent un refuge auprès de leur Maître.
En vérité, nous vous mettons en garde contre un châtiment imminent. Ce jour-là, l’homme sera confronté avec ses œuvres, et le mécréant épouvanté s’écriera : « Ah ! que n’eussé-je été poussière ! »
Par ceux qui arrachent violemment !
Et par ceux qui recueillent avec douceur !
Et par ceux qui voguent librement,
Et s’élancent en toute vitesse
Pour régler le cours des évènements !
Un jour retentira le premier son de trompette, qui ébranlera tout sur terre.
Ce son sera suivi d’un second, qui entraînera un second tremblement.
Des cœurs, ce jour-là tressailliront d’épouvante,
Et des regards se baisseront, humiliés
« Quoi ! disent-ils, serons-nous ramenés sur terre ?
« Après que nous ne serons plus qu'ossements ?
« Retour, ajoutent-ils, où nous aurons tout à perdre ! »
Un seul appel de trompette retentira,
Et les voici soudain à la surface de la terre.
L’histoire de Moise t’est-elle parvenue ?
Son Maître l’avait appelé dans le val sacré deTouwa,
Lui disant : « Rends-toi auprès de Pharaon. En vérité, il dépasse les bornes
Et dis-lui : « Que ne songes-tu à te rendre pur ?
« Accepte seulement que je te guide vers ton Seigneur ! Tu seras pieux envers Lui. »,
Moise produisit alors un grand prodige sous les yeux de Pharaon.
Le tyran, criant à l’imposture, se révolta contre Dieu ;
Puis tournant le dos, il s’empressa de réagir.
Il rassembla ses gens et proclama :
« Je suis votre Maître suprême. »
Dieu lui infligea, en châtiment exemplaire, le tourment de ce monde et de l’Autre.
Il y a là en vérité, un enseignement pour quiconque craint Dieu.
Seriez-vous donc plus difficile à créer que le ciel ? Dieu l’a pourtant construit.
Il en a élevé la voûte et l’a fait d'une harmonie accomplie.
Il en a assombri la nuit et en a fait luire le jour.
Ensuite, Il étendit la terre en surface plane.
Il en fit jaillir les eaux et pousser les pâturages.
Il y implanta solidement un relief.
Ainsi il pourvut à vos besoins et à ceux de vos troupeaux.
Lorsque surviendra le grand Cataclysme,
Ce jour-là, l’homme se rappellera ses œuvres,
Alors l’enfer, enfin dévoilé, sera visible.
Quiconque aura dépassé les bornes
Et aura préféré la vie d’ici-bas,
L’enfer, en vérité, sera son refuge.
Ceux, au contraire, qui ont révéré leur Seigneur, et ont su freiner leurs passions,
Ceux-là auront le paradis pour séjour.
On t’interroge sur l’Heure du Jugement : « Quand viendra-t-elle ? »
Comment saurais-tu en parler ?
C’est de Dieu seul que relève le mystère de l’Heure.
Tu n’as seulement qu’à avertir ceux qui en redoutent l’avènement
Le jour où les humains la verront, il leur semblera. n’être demeurés sur terre que l’espace d’une nuit ou d’une matinée.
Il s’est détourné, fronçant les sourcils,
Parce que l’aveugle est venu à lui.
Qui te dit qu’il n’allait pas se convertir ?
Ou que touché par le rappel, il n’allait en faire son profit ? 
Celui, qui, en revanche, est richement pourvu
Tu l’accueilles avec empressement.
Et que t’importe s’il ne se convertit pas !
Mais celui qui s’empresse vers toi
Mû par la crainte de Dieu,
Tu ne t’en soucies guère.
Telle n’aurait pas dû être ta conduite. Cette Ecriture constitue en vérité un rappel,
Que ceux qui le veulent en méditent le sens ;
Un rappel transcrit sur des feuilles vénérables,
Faites d’une pure essence transcendante,
Et que reçoivent des anges, servant de scribes,
Anges augustes, de toute pureté.
Périsse l’homme. Quel Ingrat !
Oublie-t-il d’où Dieu l’a tiré !
Il l’a fait d’une goutte de sperme, qu’il a transformée à son gré ;
Puis Il lui montra sa voie,
Puis Il le fait mourir et le mettre au tombeau,
Puis lorsqu’il voudra, Il le ressuscitera.
L’homme n’a pas achevé, pour autant, d’accomplir ce que Dieu lui a prescrit.
Que l’homme considère sa nourriture !
Nous faisons choir abondamment l’eau du ciel,
Nous entaillons profondément la terre,
Nous y faisons pousser des céréales,
Des vignes et des fourrages,
Des oliviers et des palmiers,
Des jardins touffus,
Des fruits et des pâturages :
Afin de vous en faire jouir, ainsi que vos troupeaux.
Quand viendra soudain le fracas,
Jour où l’homme atterré fuira son frère,
Sa mère, son père,
Sa compagne et ses propres enfants,
Chacun ayant assez, ce jour-là, de s’occuper de lui-même.
Ce jour-là se verront des visages épanouis,
Aux traits rayonnants d’allégresse.
D’autres visages apparaîtront défaits,
Tout enveloppés de ténèbres :
Ce seront les impies, les pervers !
Quand le soleil s’éteindra,
Quand les étoiles dévieront de leur voie,
Que les montagnes seront mises en branle,
Que le bétail sera livré à lui-même.
Quand les bêtes sauvages se regrouperont,
Quand les océans se mettront à bouillir,
Que les âmes seront réunies à leurs corps,
Lorsque à la fille enterrée vivante il sera demandé,
Pour quel forfait elle a été tuée.
Quand les bilans des œuvres seront déployés,
Quand le ciel sera plié
Quand l’enfer sera attisé,
Et le paradis rapproché,
Toute âme alors saura ce qu’elle a fait en bien ou en mal
J’en jure par les planètes qui rétrogradent !
Courant tantôt et tantôt s’éclipsant.
Par la nuit aux ombres envahissantes !
Par l’aube à la clarté diffuse !
En vérité, c’est là parole d’un messager éminent,
Puissamment doué, d’un grand crédit près du Maître du Trône,
Obéi des anges, et d’une loyauté éprouvée.
Non, votre compagnon n’est pas un possédé !
Il a bien vu l’archange au zénith éclatant.
Il ne saura jamais taire ce qui lui est révélé.
Ce n’est point parole d’un démon réprouvé.
Où donc allez-vous ?
Ce livre n’est qu’un rappel aux humains,
Pour ceux d’entre vous qui cherchent la rectitude.
Mais vous ne le voudrez cependant que si Dieu, Maître des Mondes, le veut.
Lorsque le ciel s’entrouvrira,
Lorsque les étoiles se disperseront,
Que les mers déborderont,
Que les tombes seront bouleversées,
Alors toute âme verra ses œuvres anciennes et récentes.
Qui donc, mortel, te subornant, t’a éloigné de ton Seigneur généreux ?
Lui qui t’a créé, t’a constitué, t’a donné de si justes proportions,
Et qui t’a façonné selon la forme qu’il a voulue.
Bien loin d’en être reconnaissant, humains, vous récusez le jour du Jugement !
Alors, certes, que des gardiens veillent sur vous,
De nobles scribes,
Qui notent scrupuleusement vos actions,
Les justes, en vérité, connaîtront le délice suprême.
Les impurs seront voués à la fournaise :
Ils en subiront l’impact au Jour du Jugement,
Et ne pourront y échapper.
Qui donc te fera connaître ce qu’est le Jour du Jugement !
Oui ! qui donc te fera connaître ce qu’est le Jour du Jugement !
Ce jour-là, nulle âme ne pourra rien pour une autre âme : le pouvoir en ce jour, reviendra tout entier à Dieu.
Malheur à ceux qui faussent mesure ou poids,
Qui, achetant, exigent pleine mesure ;
Mais qui, mesurant ou pesant, n’hésitent pas à tricher !
Ne pensent-ils pas qu’ils seront ressuscités
Pour un jour solennel ?
Jour où les hommes comparaîtront devant le Souverain Maître de l’Univers.
L'Index des pervers, qu’on y prenne garde, se trouve inclus dans le « Sijjîn » !
Mais sais-tu bien ce qu’est « Sijjîn » ?
Un registre infernal, marqué d’un sceau.
Malheur alors aux incrédules,
Qui tiennent pour fiction le Jour du jugement !
Les scélérats tout souillés de péchés sont seuls à tenir ce jour pour mensonge.
Ceux-là mêmes qui s’écrient, quand on leur récite Nos versets : « Vieilles histoires que tout cela ! »
Mensonge grossier, leurs cœurs en vérité, ont été endurcis par ce qu’ils ont perpétré.
Tenus à l’écart, ils ne pourront, en ce jour solennel, contempler la face de leur Seigneur.
Ensuite, ils subiront l’impact du feu éternel.
On leur dira : « Voici ce que vous traitiez de mensonges ! »
En vérité, l’index des purs se trouve inclus dans « Illyoûn », livre altissime.
Mais sais-tu ce qu’est « Illyoûn » ?
C’est un écrit revêtu d’un sceau,
Qu’à loisir pourront contempler ceux qui sont proches de Dieu.
Les purs, en vérité, seront en plein délice,
Sur des lits somptueux, promenant leurs regards.
Et l’on reconnaîtra sur leur face l’éclat de la félicité.
Il leur sera servi un fin nectar, précieusement conservé
Et cacheté avec du musc : digne objet d’émulation pour des âmes ferventes !
Exquise liqueur qui sera coupée à l’eau de « Tasnîm »
Source où viendront boire les élus.
En vérité, autrefois, les impies se gaussaient des croyants.
Venant à passer près d’eux, ils se les montraient du regard, d’un air entendu.
Rentrés chez eux, ils ne faisaient qu’en rire.
Et lorsqu’ils les voyaient, ils les traitaient d'égarés.
Mais avaient-ils mission de les censurer ?
Ce jour-là, ceux qui auront cru riront des mécréants.
Et du haut de leurs lits somptueux, ils regarderont
Si les mécréants sont rétribués pour ce qu’ils faisaient.
Lorsque le ciel se fendra,
Qu’il aura obéi à son Maître et rempli strictement son devoir.
Lorsque la terre, toute nivelée,
Aura rejeté son contenu et s’en sera déchargée,
Obéissant à son Maître et accomplissant son devoir.
O toi mortel ! tu ne cesseras d’œuvrer te rapprochant de ton Maître, que tu rencontreras enfin.
Tel qui recevra son rôle dans la main droite,
Sera jugé avec indulgence.
Il s’en retournera, tout aise, auprès des siens.
Celui, au contraire, à qui son bilan sera passé par derrière le dos
Se mettra à crier : « Malheur ! »
Il sera précipité dans le feu.
Il avait vécu, parmi les siens, tout infatué de sa personne :
Il pensait ne devoir jamais retourner vers Dieu ;
Ce en quoi il s’abusait ; car son Maître, si clairvoyant, l’observait,
J’en fais serment par le crépuscule !
Par la nuit et tout ce qu’elle couvre !
Par la lune en sa pleine splendeur !
Vous ne cesserez, en vérité, de passer par des états successifs.
Mais qu’ont-ils à refuser de croire,
A ne pas s’incliner, quand le Coran leur est récité ?
Les incroyants font pis encore ; ils disent que c’est pur mensonge.
Mais Dieu connaît mieux que nul autre le fond de leur cœur !
Pour toute bonne nouvelle, annonce-leur un horrible tourment !
En seront préservés ceux qui auront cru et fait le bien ; à ceux-là sera destinée une récompense infinie.
Par le ciel marqué de douze signes !
Par le Jour qui doit venir !
Par le témoin et ce dont il témoigne !
Maudits soient les maîtres du fossé brûlant
Au feu constamment entretenu.
Cependant qu’assis autour d’un bûcher,
Ils contemplaient le supplice qu’ils infligeaient aux croyants.
Qu’avaient-ils cependant, à leur reprocher, sinon que d’avoir cru en Dieu le Puissant, le Glorieux,
A qui revient le royaume des cieux et de la terre, Dieu, Qui de toute chose est le témoin. ?
Ceux qui auront martyrisé les croyants et les croyantes, puis ne s’en sont point repentis, à ceux-là sont réservés les tourments de la Géhenne : ils seront voués au feu éternel.
Ceux qui auront cru et fait le bien auront des jardins baignés d’eaux vives. Ce sera la félicité suprême !
Les rigueurs de ton Maître seront implacables.
C’est Lui certes qui crée les êtres, puis recommence la création.
Il est l’Absoluteur, le Bienveillant.
Il est le Maître du trône, à la gloire infinie,
Aux volontés toujours suivies d’effet.
T’est-il parvenu le récit des troupes impies,
Celles de Pharaon et de Thamoud ?
Mais ceux qui ne croient point n’en persistent pas moins à nier,
Quand Dieu, à leur insu, les cerne de toutes parts.
En vérité, ce Coran est une œuvré Sublime
Au texte rigoureusement inviolable.
J’en jure par le ciel et l’étoile de la nuit !
Quel objet étonnant que l’étoile nocturne,
Astre au rayon transperçant !
Il n’est point une âme qu’un ange ne surveille étroitement !
Que l’homme considère ce dont il est créé !
Il est formé d’un liquide jaillissant,
Tirant sa source des reins et des iliaques.
Certes, Dieu aura tout pouvoir de le ressusciter.
Le jour où sera sondé le fond des cœurs,
L’homme n’aura ni puissance ni soutien.
J’en jure par le ciel ramenant la pluie en son temps !
Par le sol se fendant sous la poussée du grain !
En vérité ce Coran est verbe décisif,
Et non propos en l’air.
Certes, les impies œuvrent leurs stratagèmes
Auxquels feront face les Miens.
Laisse donc un répit aux infidèles, laisse-leur un répit pour un temps.
Glorifie le nom de ton Seigneur, le Très-Haut !
Lui qui crée et ordonne,
Prédétermine et guide.
C’est Lui qui fait sortir de terre les pâturages,
Les réduisant ensuite en fourrage sombre.
Nous t’enseignerons le Coran et tu n’en oublieras
Que ce que Dieu voudra te faire oublier car Il connaît l’Apparent et l’Invisible.
Nous rendrons tienne la voie la plus aisée.
Fais entendre aux hommes le rappel ; pour autant que le rappel est efficient.
Seuls en tireront profit ceux qui craignent Dieu,
Seul s’en détournera le réprouvé
Qui devra affronter l’immense brasier,
Où il souffrira à jamais, sans que mort s’ensuive ou que vie se maintienne.
Heureux l’homme au cœur exempt de souillure,
Qui invoque le nom de son Maître et Le prie !
Mais vous préférez, la vie d’ici-bas,
Quand la vie dernière est meilleure et plus durable.
Ces vérités remontent aux premières Ecritures,
Aux feuillets d’Abraham et de Moïse.
T’a-t-on dépeint l’épreuve universelle, qui partout sévira ?
Ce jour-là des êtres aux fronts courbés,
Aux traits étirés, harassés,
Seront exposés à un feu brûlant.
Ils s’abreuveront à une source bouillante,
Et n’auront d’autre aliment que les épines
Qui ni n’engraissent, ni n’apaisent la faim.
D’autres êtres, ce jour-là, auront un visage prospère.
Tout à la joie d’avoir si bien œuvré jadis,
Ils auront accès à un jardin des hauts lieux,
Où point n’entendront de vains propos.
Il y aura là une source vive,
Des lits de repos seront dressés,
Des coupes préparées
Des coussins disposés en ordre,
Des tapis étendus çà et là.
Que les mécréants voient donc comme les chameaux furent créés,
Comme le ciel fut édifié,
Comme les monts furent dressés,
Comme la terre fut aplanie.
Rappelle, tu n’es là que pour rappeler.
Tu n’as nul pouvoir de les contraindre à la foi.
Quant à celui qui se détourne en mécréant,
Dieu lui fera subir le plus grand des tourments.
C’est vers Nous, en vérité, qu’ils feront retour.
Et c’est à Nous ensuite de les rétribuer.
Par l’aurore !
Par les Dix nuits !
Par le pair et l’impair !
Par la nuit qui s’écoule !
Mais qu’est-il besoin de serment vis-à-vis d’un homme sensé ?
Ne vois-tu pas comment ton Seigneur a réduit les Adites,
Et Iram aux hautes colonnes,
Cité telle que jamais on n’en fit de semblable de par le monde ?
Sais-tu quel sort Il fit subir aux Thamoûd, qui avaient creusé le roc dans la vallée ?
A Pharaon, maître des monuments altiers ?
Tous commettaient des excès sur la terre,
Et y propageaient le désordre à outrance.
Dieu abattit sur eux le fouet de Son tourment ;
Car ton Maître a l’œil grand ouvert sur toute chose.
Lorsque le Seigneur éprouvant l’homme, le comble d’honneur et de largesses, alors plein de suffisance, l’homme s’écrie : « Voici que mon Seigneur m’honore ! »
Si, au contraire, l’éprouvant aussi, son Seigneur lui mesure ses dons, alors il murmure insatisfait : « A quelle humiliation mon Maître me réduit ! »
Il n’en est rien ! Car en fait, vous ne prenez nul soin de l’orphelin,
Vous n’incitez pas à nourrir le pauvre,
Vous dévorez goulûment les héritages,
Vous aimez les richesses à la folie.
Prenez-y garde ! Quand la terre s’effritera en poussière,
Que ton Seigneur apparaîtra, ainsi que les anges, rangée par rangée,
Ce jour-là sera amené l’enfer ; ce jour-là aussi l’impie se souviendra, mais ce sera en vain.
« Malheureux que je suis ! Si seulement j’avais su œuvrer pour ma vie éternelle ! »
Ce jour-là, nul ne subira un tourment comparable au sien !
Nul ne sera chargé d’autant de chaînes.
« O toi, âme tranquille !
« Retourne vers ton Seigneur, heureuse, agréée !
« Intègre-toi à Mes élus !
« Entre en Mon royaume éternel. »
J’en jure par ce pays !
Dont tu es toi-même l’un des habitants.
Par tout procréateur et ce qu’il procrée !
En vérité, nous jetons l’homme, en le créant, dans une aventure pénible.
S’imagine-t-il que personne ne pourrait rien contre lui ?
« J’ai dissipé, se vante-t-il, une fortune inouïe. »
Pense-t-il que personne ne l’ait vu ?
Ne lui fîmes-Nous pas deux yeux,
Une langue et deux lèvres ?
Ne l’avons-nous pas dirigé sur deux voies ?
Mais il n’a pas gravé pour autant la voie ascendante.
Mais sais-tu bien ce qu’est que de la gravir ?
C’est de se vouer au rachat des captifs ;
De nourrir en temps de disette
Un parent orphelin
Ou un pauvre réduit au dénuement.
C’est être, enfin, du nombre de ceux qui ont la foi, qui s’incitent mutuellement à la constance et se prescrivent pour loi la charité.
Ceux-là seront les hommes de la droite.
Ceux qui auront nié Nos signes seront les gens de la gauche.
Sur eux se refermera l’enfer en feu !
Par le soleil et son éclat !
Par la lune quand elle le suit !
Par le jour qui en déploie la lumière !
Par la nuit quand elle le voile !
Par le ciel et ce qui l’a édifié !
Par la terre et ce qui l’a étendue !
Par l’âme et ce qui l’a équilibrée !
Lui inspirant ou sa révolte ou sa piété !
En vérité, sera heureux qui purifie son âme,
Tandis que courra à sa ruine qui la souille !
Les Thamoudites ont rejeté Nos signes par arrogance :
Ce fut lorsque le plus impie d’entre eux s’élança pour perpétrer son forfait.
Le Prophète de Dieu leur dit alors : « Respectez la chamelle de Dieu ! Laissez-la boire ! »
Ils le tinrent pour imposteur et abattirent la bête. Leur forfait attira sur eux la colère de leur Maître : ils furent tous anéantis.
Et il n’aura pas à en redouter les suites.
Par la nuit qui couvre tout !
Par le jour en son éclat !
Par la puissance instaurant les deux sexes !
Vos démarches, en vérité, sont divergentes.
Celui qui est charitable et pieux,
Ayant foi en la belle promesse du Seigneur,
Celui-là, Nous lui montrerons la voie la plus aisée vers la félicité.
Pour celui qui est avare, entiché de ses biens,
N’ayant pas foi en la belle promesse,
Il sera acheminé, par étapes, vers un sinistre destin.
Que lui serviront, d’ailleurs ses richesses, lorsqu’il sombrera dans l’abîme ?
C’est à Nous, en vérité, de guider dans la bonne voie.
C’est de Nous que procèdent et l’Au-Delà et la vie présente
Ainsi vous ai-je avertis d’un feu flamboyant,
Que seul affrontera le plus abject des humains,
Qui aura rejeté l’Ecriture et tourné le dos à la foi,
Mais dont sera préservé le très pieux,
Qui donne de son bien pour se purifier,
Point ne le faisant en échange de quelque bienfait reçu,
Mais par unique désir de plaire à son Maître le Très Haut ;
Celui-là, en vérité, ne sera pas déçu.
Par la clarté du jour !
Par la nuit étendant ses voiles !
En vérité ton Seigneur ne t’a point abandonné ni pris en aversion
Il te sera fait, certes, en l’Au-Delà, un meilleur sort qu’en ce monde.
Tu recevras bientôt les dons de ton Seigneur, dont tu seras satisfait.
Du temps que tu étais orphelin, ne t’a-t-Il point recueilli ?
Du temps que tu étais errant, n’a-t-Il point su te guider ?
Te trouvant enfin pauvre, ne t’a-t-Il pas enrichi ?
Ainsi ne brime pas l’orphelin !
Ne rudoie pas le mendiant !
Proclame hautement les bienfaits de ton Seigneur !
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Par le Mont des Figuiers et des Oliviers !
Par le Mont Sinaï !
Par ce territoire sûr !
Nous avons doté, certes, l’homme des plus hautes vertus ;
Puis Nous l’avons ravalé au plus bas de l’échelle.
Excepté ceux qui auront cru et fait le bien : une récompense éternelle les attend.
Comment seras-tu tenté, après cela, de douter du Jugement ?
Dieu n’est-Il pas le plus équitable des juges ?
Lis au nom de ton Maître, Celui qui a créé !
Il a créé l’homme d’un caillot adhésif,
Lis ! la bonté de ton Maître est infinie.
C’est Lui qui fit de la plume un instrument du savoir,
Et enseigna à l’homme ce qu’il ignorait.
L’homme, cependant, se fait arrogant,
Dès qu’il se voit en état de se suffire.
Mais tout fera retour, sans faute, à ton Seigneur !
N’as-tu pas vu celui qui s’est employé à dissuader
Un fidèle de prier
Penses-tu que ce faisant, il suit la bonne voie
Ou qu’il prêche ainsi la piété ?
Que pensez-vous, si en plus, il traite la vérité de mensonge et lui tourne le dos ?
Ne sait-il pas que Dieu observe tout ?
Qu’il prenne garde, s’il ne met fin à ses excès, nous le ferons traîner par les cheveux du front
Un front menteur et criminel.
Qu’il appelle sa bande à la rescousse !
Nous ferons appel aux Anges de l’Enfer !
Ne suis pas cet impie, prosterne-toi et rapproche- toi de ton Maître.
Nous l’avons révélé en la nuit du Destin,
Nuit unique en vérité que la nuit du Destin !
Car la nuit du Destin vaut plus que mille mois.
Sur ordre de leur Seigneur, les anges et l’Esprit y descendent tout régler sur la terre.
Paix ineffable elle est, jusqu’au lever de l’aurore !
Les infidèles, parmi les détenteurs de l’Ecriture et les païens, n’entendaient pas renoncer à leurs cultes tant qu’ils n’avaient pas reçu la preuve :
A savoir un envoyé de Dieu qui leur récitât des pages immaculées,
Enfermant une Ecriture sans faille.
Ce ne fut qu’après qu’une telle preuve leur fut parvenue que ceux ayant reçu la Loi se divisèrent.
Pourtant, que leur prescrivait cette Loi, sinon d’adorer Dieu d’un culte pur, d’être assidu à la prière et de pratiquer l’aumône ; car telle est la vraie religion.
En vérité, les infidèles d’entre les gens des Ecritures et les païens seront voués au feu de la Géhenne, où ils demeureront à jamais. Ce sont les pires hommes qui soient.
Ceux, au contraire, qui croient et font œuvre pie sont la fleur de l’humanité.
Ils habiteront, en récompense, auprès de leur Maître les jardins d’Eden, baignés de ruisseaux, où ils vivront immortels. Dieu sera satisfait d’eux, et ils seront satisfaits de Lui. Voilà pour celui qui aura révéré son Seigneur !
Lorsque, secouée par un ultime séisme,
La terre aura vomi ce qui chargeait son sein,
L’homme se demandera : « Qu’a-t-elle ? »
Alors elle se mettra à raconter son histoire,
D’après ce que son Maître lui aura révélé.
Ce jour-là, par groupes, les hommes surgiront pour être confrontés avec leurs œuvres.
Tel qui aura fait le poids d’un atome de bien le verra ;
Tel qui aura fait le poids d’un atome de mal le verra de même.
Par les coursiers au galop haletant,
Faisant jaillir le feu sous leurs sabots,
Que l’on voit soudain surgir à l’aube,
Soulevant un nuage de poussière
Et atteignant en plein milieu la troupe ennemie.
En vérité, l’homme est bien ingrat envers son Seigneur.
Il est le premier à le reconnaître.
Il est aussi d’un amour effréné pour les richesses.
Eh quoi ! ne sait-il pas que lorsque sera bouleversé ce qui est dans les tombes,
Et recensé ce qui est dans les cœurs
Ce jour-là, en vérité, leur Maître sera parfaitement fixé à leur sujet.
Le choc terrifiant !
Qu’est-ce donc que ce choc terrifiant ?
S’en fera-t-on jamais une idée ?
Ce sera le jour où les hommes seront tels des papillons dispersés ;
Et les montagnes comme des flocons de laine cardée.
Celui dont les œuvres feront pencher la balance,
Connaîtra alors un heureux destin.
Celui dont les œuvres pèseront peu
Sera voué à l’abîme.
Et quel abîme !
Une ardente fournaise.
La ruée vers les biens vous obsèdera
Jusqu’au jour où vous connaîtrez le sépulcre.
Prenez-y garde ! Le voile sera un jour levé pour vous.
Oui, la vérité vous sera un jour dévoilée.
Ah ! Si vous pouviez la connaître réellement !
Vous verriez sûrement apparaître l’enfer.
Mais vous le verrez un jour sans équivoque.
Et vous rendrez compte, alors de vos jouissances éphémères.
J’en jure par le siècle !
En vérité, l’humanité court à sa perte,
Hormis ceux qui croient, font le bien, prêchent entre eux la vérité et s’incitent à la constance.
Malheur à tout diffamateur à la langue acérée,
Qui ne fait qu’entasser des richesses, les comptant sans répit !
Pensant que ses biens le rendront immortel ?
Erreur ! Le feu destructeur l’engloutira.
Et quel feu vorace ce sera !
C’est le feu de Dieu, jamais éteint,
Qui s’emparera des cœurs des réprouvés.
Et certes ils s’y verront encerclés.
Par d’immenses colonnes de feu.
Ne sais-tu pas le sort que fit ton Seigneur aux gens de l’Eléphant ?
N’a-t-il pas déjoué leurs manœuvres ?
Suscitant contre eux des oiseaux par nuées,
Qui jetèrent sur eux des cailloux couleur d’argile
Il en fit comme un champ de blé saccagé.
Assurant ainsi aux Qoraïchites la sécurité,
Afin qu’ils puissent vaquer, sans risques, à leurs voyages accoutumés en hiver comme en été.
Qu’ils adorent donc le Maître de cette Demeure !
Qui veille à leur nourriture, les préservant de la famine, et assure leur sécurité, les délivrant de la crainte.
As-tu remarqué cet homme qui nie le Jugement Dernier ?
C’est celui qui brime l’orphelin,
Et n’incite point à nourrir le pauvre.
Malheur à ceux qui, pratiquant la prière
Négligent, par distraction, l’heure de l’office,
Qui les font par ostentation
Et refusent d’aider leur prochain !
Nous t’accordons le fleuve de l’abondance.
Prie donc ton Maître et sacrifie !
En vérité, c’est celui qui te hait qui restera sans postérité.
Dis : « O vous les mécréants !
« Je ne voue point de culte à vos dieux
« Pas plus que vous n’adorez ce que j’adore !
« Et point à l’avenir n’adorerai vos dieux,
« Pas plus que vous n’adorerez le mien !
« Vous avez votre religion, j’ai la mienne propre ! »
Lorsque viendra le secours divin, suivi de la victoire,
Lorsque tu verras les hommes embrasser, en masse, la religion de Dieu,
Exalte alors ton Maître, célébrant Sa louange ! Implore Son pardon ! Dieu est toute miséricorde.
Périssent les deux mains d’Abou Lahab, et périsse- t-il lui-même !
Point ne lui servira sa fortune et tout ce qu’il a acquis !
Il subira l’impact d’un feu ardent.
Ainsi que sa femme, pliant sous un fagot de ronces,
Et le cou enserré d’une corde rugueuse.
Dis : « Il est Dieu, l’Un.
« Dieu l’Absolu.
« Il n’a pas engendré, et n’a pas été engendré.
« Nul n’est à même de L’égaler ! »
Dis : « Je cherche protection auprès du Maître de l’aube naissante,
« Contre les maux émanant des êtres qu’il a créés. »
« Contre les périls de la nuit qui s’épaissit, »
« Contre les maléfices de celles qui soufflent sur des nœuds ; »
« Enfin contre la méchanceté de l’envieux quand il envie. »
Dis : « Je cherche la protection du Maître des hommes,
« Du Roi des hommes, »
« Du Dieu des hommes, »
« Contre les maléfices du tentateur, prompt à s’esquiver, »
« Qui suggère insidieusement le mal aux hommes, »
« Qu’il soit lui-même génie ou homme ! »
