﻿Au nom de Dieu : Celui qui fait miséricorde, le Miséricordieux.
Louange à Dieu, Seigneur des mondes :
le Clément, le Miséricordieux,
le Roi du Jour du Jugement.
C’est toi que nous adorons, c’est toi dont nous implorons le secours.
Dirige-nous dans le chemin droit :
le chemin de ceux que tu as comblés de bienfaits ; non pas le chemin de ceux qui encourent ta colère ni celui des égarés.
Alif. Lam. Mim.
Voici le Livre ! Il ne renferme aucun doute ; il est une Direction pour ceux qui craignent Dieu ;
ceux qui croient au Mystère ; ceux qui s’acquittent de la prière ; ceux qui font l’aumône avec les biens que nous leur avons accordés ;
ceux qui croient à ce qui t’a été révélé et à ce qui a été révélé avant toi ; ceux qui croient fermement à la vie future.
Voilà ceux qui suivent une Voie indiquée par leur Seigneur ; voilà ceux qui sont heureux !
Quant aux incrédules : il est vraiment indifférent pour eux que tu les avertisses ou que tu ne les avertisses pas ; ils ne croient pas.
Dieu a mis un sceau sur leurs cœurs et sur leurs oreilles ; un voile est sur leurs yeux et un terrible châtiment les attend.
Certains hommes disent : « Nous croyons en Dieu et au Jour dernier », mais ils ne croient pas. 
Ils essayent de tromper Dieu et les croyants ; ils ne trompent qu’eux-mêmes et ils n’en ont pas conscience.
Leur cœur est malade : Dieu aggrave cette maladie. Un châtiment douloureux sera le prix de leur mensonge.
Lorsqu’on leur dit : « Ne semez pas la corruption sur la terre », ils répondent : « Nous ne sommes que des réformateurs ! »
Ne sont-ils pas eux-mêmes des corrupteurs ? Et ils n’en ont pas conscience !
Lorsqu’on leur dit : « Croyez, comme croient les gens », ils répondent : « Croirons-nous comme croient les insensés ? » Ne sont-ils pas eux-mêmes des insensés ? Et ils ne le savent pas !
Chaque fois qu’ils rencontrent des croyants, ils disent : « Nous croyons ! » Mais lorsqu’ils se retrouvent seuls avec leurs démons, ils disent : « Nous sommes avec vous ; nous ne faisions que plaisanter ! »
C’est Dieu qui se moque d’eux et qui les fait persister dans leur révolte. Ils perdent la tête !
Voilà ceux qui troquent l’erreur contre la voie droite ; leur négoce est sans profit ; ils ne sont pas dirigés. 
Ils ressemblent à ceux qui ont allumé un feu. Lorsque le feu éclaire ce qui est alentour, Dieu leur retire la lumière ; il les laisse dans les ténèbres, — eux ne voient rien —
sourds, muets, aveugles, ils ne reviendront jamais vers Dieu.
Ils sont semblables à un nuage du ciel qui apporte des ténèbres, le tonnerre et des éclairs. Ils mettent leurs doigts dans leurs oreilles par crainte de la foudre et pour se préserver de la mort. — Dieu cerne les incrédules de tous les côtés —
Peu s’en faut que l’éclair ne leur ôte la vue. Lorsque l’éclair brille, ils marchent à sa clarté. Lorsque survient l’obscurité, ils s’arrêtent. Si Dieu le voulait, il les priverait de l’ouïe et de la vue. Dieu est puissant sur toute chose !
Ô vous les hommes ! Servez votre Seigneur qui vous a créés, vous, et ceux qui ont vécu avant vous. — Peut-être le craindrez-vous —
De la terre, il a fait pour vous un lit de repos, et du firmament, un édifice. Il fait descendre du ciel une eau grâce à laquelle il fait surgir des fruits pour assurer votre subsistance. N’attribuez pas à Dieu de rivaux, alors que vous savez.
Si vous êtes dans le doute au sujet de ce que nous avons révélé à notre serviteur, apportez-nous une Sourate semblable à ceci ; appelez vos témoins autres que Dieu, si vous êtes véridiques.
Si vous ne le faites pas — et vous ne le ferez pas — craignez le Feu qui a pour aliment les hommes et les pierres et qui a été préparé pour les incrédules.
Annonce la bonne nouvelle à ceux qui croient et qui font le bien : ils posséderont des jardins où coulent les ruisseaux. Chaque fois qu’un fruit leur sera offert, ils diront : « Voilà ce qui nous était accordé autrefois », — car des mets semblables leur étaient donnés — Ils trouveront là des épouses pures, et là, ils demeureront immortels.
Dieu ne répugne pas à proposer en parabole un moucheron ou quelque chose de plus relevé. Les croyants savent que c’est la Vérité venue de leur Seigneur. Les incrédules disent : « Qu’est-ce que Dieu a voulu signifier par cette parabole ? » Il en égare ainsi un grand nombre et il en dirige un grand nombre ; mais il n’égare que les pervers.
Ceux qui violent le pacte de Dieu après avoir accepté son alliance ; ceux qui tranchent les liens que Dieu a ordonné de maintenir ; ceux qui corrompent la terre : voilà les perdants !
Comment pouvez-vous ne pas croire en Dieu ? Il vous a donné la vie, alors que vous n’existiez pas. Il vous fera mourir, puis il vous ressuscitera et vous serez ramenés à lui.
C’est lui qui a créé pour vous tout ce qui est sur la terre. Il s’est ensuite tourné vers le ciel qu’il a organisé en sept cieux. — Il connaît toute chose — 
Lorsque ton Seigneur dit aux anges : « Je vais établir un lieutenant sur la terre », ils dirent : « Vas-tu y établir quelqu’un qui fera le mal et qui répandra le sang, tandis que nous célébrons tes louanges en te glorifiant et que nous proclamons ta sainteté ? » Le Seigneur dit : « Je sais ce que vous ne savez pas ».
Il apprit à Adam le nom de tous les êtres, puis il les présenta aux anges en disant : « Faites-moi connaître leurs noms, si vous êtes véridiques ».
Ils dirent : « Gloire à toi ! Nous ne savons rien en dehors de ce que tu nous as enseigné ; tu es, en vérité, celui qui sait tout, le Sage ».
Il dit : « Ô Adam ! Fais-leur connaître les noms de ces êtres ! » Quand Adam en eut instruit les anges, le Seigneur dit : « Ne vous ai-je pas avertis ? Je connais le mystère des cieux et de la terre ; je connais ce que vous montrez et ce que vous tenez secret ».
Lorsque nous avons dit aux anges : « Prosternez-vous devant Adam ! » ils se prosternèrent, à l’exception d’Iblis qui refusa et qui s’enorgueillit : il était au nombre des incrédules.
Nous avons dit : « Ô Adam ! Habite avec ton épouse dans le jardin ; mangez de ses fruits comme vous le voudrez ; mais ne vous approchez pas de cet arbre, sinon vous seriez au nombre des injustes ».
Le Démon les fit trébucher et il les chassa du lieu où ils se trouvaient. Nous avons dit : « Descendez, et vous serez ennemis les uns des autres. Vous trouverez, sur la terre, un lieu de séjour et de jouissance éphémère ».
Adam accueillit les paroles de son Seigneur et revint à lui, repentant. Dieu est, en vérité, celui qui revient sans cesse vers le pécheur repentant ; il est miséricordieux.
Nous avons dit : « Descendez tous ! Une Direction vous sera certainement donnée de ma part ». — Ni crainte, ni tristesse n’affligeront ceux qui suivent ma Direction —
Quant aux incrédules ; à ceux qui traitent nos Signes de mensonges : voilà ceux qui seront les hôtes du Feu : ils y demeureront immortels.
Ô fils d’Israël ! Souvenez-vous des bienfaits dont je vous ai comblés. Soyez fidèles à mon alliance ; je serai fidèle à votre alliance. — Craignez-moi ! —
Croyez à ce que j’ai révélé, confirmant ce que vous avez déjà reçu. Ne soyez pas les premiers à ne pas y croire ; ne troquez pas mes Signes à vil prix. — Craignez-moi ! —
Ne dissimulez pas la Vérité en la revêtant du mensonge. Ne cachez pas la Vérité, alors que vous savez.
Acquittez-vous de la prière, faites l’aumône ; inclinez-vous avec ceux qui s’inclinent.
Commanderez-vous aux hommes la bonté, alors que, vous-mêmes, vous l’oubliez ? Vous lisez le Livre ; ne comprenez-vous pas ?
Demandez l’aide de la patience et de la prière : c’est vraiment pénible, sauf pour les humbles
car ils savent qu’ils rencontreront leur Seigneur, et qu’ils retourneront à lui.
Ô fils d’Israël ! Souvenez-vous des bienfaits dont je vous ai comblés. Je vous ai préférés à tous les mondes !
Redoutez un Jour : où nul ne sera récompensé pour autrui, où nulle intercession ne sera acceptée, où nulle compensation ne sera admise, où personne ne sera secouru.
Nous vous avons délivrés des gens de Pharaon : ils vous infligeaient de graves tourments : ils égorgeaient vos fils et ils laissaient vivre vos filles : Ce fut, de la part de votre Seigneur, une terrible épreuve.
Nous avons fendu la mer pour vous ; nous vous avons sauvés ; nous avons englouti, sous vos yeux, les gens de Pharaon.
Nous avons fait un pacte avec Moïse, durant quarante nuits ; puis, en son absence, vous avez préféré le veau. Vous avez été injustes.
Nous vous avons ensuite pardonnés. Peut-être en serez-vous reconnaissants !
Nous avons donné à Moïse le Livre et la Loi. Peut-être serez-vous dirigés !
Moïse dit à son peuple : « Ô mon peuple ! Vous vous êtes lésés vous-mêmes en préférant le veau. Revenez à votre Créateur et entretuez-vous : ce sera meilleur pour vous auprès de votre Créateur. Il reviendra vers vous ; il est, en vérité, celui qui revient sans cesse vers le pécheur repentant ; il est miséricordieux ».
Vous avez dit : « Ô Moïse ! Nous ne croirons pas en toi, tant que nous ne verrons pas Dieu clairement ». La foudre vous emporta, alors que vous regardiez,
puis, après votre mort, nous vous avons ressuscités ; peut-être serez-vous reconnaissants !
Nous avons fait planer sur vous la nuée ; nous avons fait descendre la manne et les cailles : « Mangez des bonnes choses que nous vous avons accordées ». Ils ne nous ont pas lésés, mais ils se sont fait tort à eux-mêmes.
Nous avons dit : « Entrez dans cette cité ; mangez de ses produits à satiété, partout où vous voudrez ; franchissez-en la porte en vous prosternant et dites : “Pardon” ». Nous vous pardonnerons vos péchés ; nous donnerons davantage à ceux qui font le bien.
Mais ceux qui étaient injustes substituèrent une autre parole, à la parole qui leur avait été dite. Nous avons fait tomber du ciel un courroux sur les injustes, pour prix de leur perversité.
Moïse demanda à boire pour son peuple. Nous lui avons dit : « Frappe le rocher avec ton bâton ». Douze sources en jaillirent : chacun sut où il devait boire. Mangez et buvez des biens que Dieu vous a accordés ; n’usez pas de violence sur la terre, en la corrompant.
Vous avez dit : « Ô Moïse ! Nous ne supporterons plus toujours la même nourriture. Invoque ton Seigneur en notre faveur, afin que, pour nous, il fasse pousser des produits de la terre : des légumes, des concombres, de l’ail, des lentilles et des oignons ». Il répondit : « Voulez-vous échanger ce qui est bon contre ce qui est vil ? Descendez donc en Égypte, vous y trouverez ce que vous demandez ». Ils furent frappés par l’humiliation et la pauvreté. La colère de Dieu les éprouva parce qu’ils n’avaient pas cru aux Signes de Dieu, parce qu’ils tuaient injustement les prophètes, parce qu’ils étaient désobéissants et transgresseurs.
Ceux qui croient, ceux qui pratiquent le Judaïsme, ceux qui sont Chrétiens ou Çabéens, ceux qui croient en Dieu et au dernier Jour, ceux qui font le bien : voilà ceux qui trouveront leur récompense auprès de leur Seigneur. Ils n’éprouveront plus alors aucune crainte, ils ne seront pas affligés.
Nous avons contracté une alliance avec vous ; nous avons élevé le Mont au-dessus de vous : « Prenez avec fermeté la loi que nous vous avons donnée : rappelez-vous son contenu. — Peut-être craindrez-vous Dieu » —
Vous vous êtes ensuite détournés… Sans la grâce et la miséricorde de Dieu, vous seriez au nombre des perdants.
Vous connaissez ceux des vôtres qui ont transgressé le Sabbat ? Nous leur avons dit : « Soyez des singes abjects ».
Nous en avons fait un exemple pour leurs contemporains et pour leurs descendants ; et un avertissement pour ceux qui craignent Dieu.
Moïse dit à son peuple : « En vérité, Dieu vous ordonne d’immoler une vache ». Ils dirent : « Te moques-tu de nous ? » Il dit : « Que Dieu me préserve d’être au nombre des ignorants ! » 
Ils dirent : « Demande pour nous à ton Seigneur de nous indiquer clairement ce qu’elle doit être ». Il dit : « Dieu dit : Oui... Ce sera une vache, ni vieille, ni jeune, mais d’âge moyen ; faites ce qui vous est ordonné ».
Ils dirent : « Demande pour nous à ton Seigneur de nous indiquer clairement quelle doit être sa couleur ». Il dit : « Dieu dit : Oui... Ce sera une vache rousse, d’une couleur franche et agréable à voir ».
Ils dirent : « Demande pour nous à ton Seigneur de nous indiquer clairement ce qu’elle doit être ; toutes les vaches sont semblables à nos yeux, mais, si Dieu le veut, nous serons bien dirigés ».
Il dit : « Dieu dit : Oui... Ce sera une vache qui n’aura pas été avilie par le labour de la terre, ou par l’arrosage des champs : une vache sans marque ni défaut ». Ils dirent : « Tu nous as maintenant apporté la Vérité » ; et ils immolèrent la vache. — Ils avaient failli s’en abstenir —
Rappelez-vous qu’après avoir tué un homme, vous vous êtes rejeté ce crime les uns sur les autres ; mais Dieu a mis au grand jour ce que vous cachiez ».
Nous avons dit : « Frappez le cadavre avec un membre de la vache ». Voici comment Dieu rend la vie aux morts ; il vous montre ses Signes. — Peut-être comprendrez-vous ! —
Vos cœurs, ensuite, se sont endurcis. Ils sont semblables à un rocher, ou plus durs encore. Il en est, parmi les rochers, d’où jaillissent les ruisseaux ; il en est qui se fendent, et l’eau en sort ; il en est qui s’écroulent par crainte de Dieu. — Dieu n’est pas inattentif à ce que vous faites —
Comment pouvez-vous désirer qu’ils croient avec vous, alors que certains d’entre eux ont altéré sciemment la Parole de Dieu, après l’avoir entendue ?
Chaque fois qu’ils rencontrent des croyants, ils disent : « Nous croyons ! » Mais, lorsqu’ils se retrouvent entre eux, ils disent : « Allez-vous leur parler de ce que Dieu vous a accordé, pour qu’ils en fassent un argument contre vous auprès de votre Seigneur ? Ne le comprenez-vous pas ? »
Ne savent-ils pas que Dieu connaît ce qu’ils cachent et ce qu’ils divulguent ?
Certains d’entre eux sont infidèles. Ils ne connaissent pas le Livre, mais seulement des contes imaginés. Ils ne formulent que des suppositions.
Malheur à ceux qui écrivent le Livre de leurs mains, et qui disent, ensuite, pour en retirer un faible prix : « Ceci vient de Dieu ! » Malheur à eux ! à cause de ce que leurs mains ont écrit. Malheur à eux ! à cause de ce qu’ils ont fait.
Ils ont dit : « Le feu ne nous touchera que durant un temps limité ». Dis : « N’avez-vous pas conclu une alliance avec Dieu ? Dieu ne manquera pas à son alliance ; ou bien, dites-vous contre Dieu ce que vous ne savez pas ? »
Non ! ... Ceux qui ont commis un péché et que leur faute a enveloppés : voilà ceux qui seront les hôtes du Feu ; ils y demeureront immortels.
Ceux qui croient et qui font le bien seront les hôtes du Paradis ; ils y demeureront immortels.
Nous avons fait alliance avec les fils d’Israël : « Vous n’adorerez que Dieu ; soyez bons à l’égard de vos parents, de vos proches, des orphelins et des pauvres. Usez envers les hommes de paroles de bonté ; acquittez-vous de la prière ; faites l’aumône ». Vous vous êtes ensuite détournés, — à l’exception d’un petit nombre d’entre vous — vous vous êtes écartés...
Nous avons conclu une alliance avec vous : « Ne répandez pas votre sang ; ne vous expulsez pas les uns les autres de vos maisons ». Vous avez accepté, vous en témoignez ;
mais voilà comment vous vous comportez ensuite : vous vous entretuez ; vous expulsez de leurs maisons certains d’entre vous ; vous vous liguez contre eux pour leur causer du tort et commettre des crimes. S’ils se constituent prisonniers, vous les rançonnez, alors qu’il vous est interdit de les chasser. Croyez-vous donc à une certaine partie du Livre et restez-vous incrédules à l’égard d’une autre ? Quelle sera la rétribution de celui d’entre vous qui agit ainsi, sinon d’être humilié durant la vie de ce monde et d’être refoulé vers le châtiment le plus dur, le Jour de la Résurrection ? — Dieu n’est pas inattentif à ce que vous faites —
Voilà ceux qui ont troqué la vie future contre la vie de ce monde. Le châtiment ne sera pas allégé pour eux ; ils ne seront pas secourus.
Nous avons, en vérité, donné le Livre à Moïse, et nous avons envoyé des prophètes après Lui. Nous avons accordé des preuves incontestables à Jésus, fils de Marie et nous l’avons fortifié par l’Esprit de sainteté. Chaque fois qu’un prophète est venu à vous, en apportant ce que vous ne vouliez pas, vous vous êtes enorgueillis ; vous avez traité plusieurs d’entre eux de menteurs et vous en avez tué quelques autres.
Ils ont dit : « Nos cœurs sont incirconcis ! » Non !... Que Dieu les maudisse, à cause de leur incrédulité. Petit est le nombre des croyants.
Lorsqu’un Livre venant de Dieu et confirmant ce qu’ils avaient reçu leur est parvenu, — ils demandaient auparavant la victoire sur les incrédules — lorsque ce qu’ils connaissaient déjà leur est parvenu, ils n’y crurent pas. — Que la malédiction de Dieu tombe sur les incrédules ! —
Combien est exécrable ce contre quoi ils ont troqué leurs âmes en ne croyant pas à ce que Dieu a révélé ; en se révoltant à l’idée que Dieu a gratifié de la Révélation ceux de ses serviteurs qu’il a choisis. Ils ont encouru colère sur colère. Un châtiment ignominieux est réservé aux incrédules.
Lorsqu’on leur a dit : « Croyez à ce que Dieu a révélé », ils ont répondu : « Nous croyons à ce qui nous a été révélé » ; mais ils sont incrédules à l’égard de ce qui vint ensuite et qui est la Vérité confirmant ce qu’ils ont déjà reçu. Dis : « Pourquoi donc, si vous êtes croyants, avez-vous, autrefois, tué les prophètes de Dieu ?
Moïse est venu à vous avec des preuves irréfutables ; puis, en son absence, vous avez préféré le veau. Vous avez été injustes ».
Nous avons accepté votre alliance ; nous avons élevé le Mont au-dessus de vous : « Prenez avec fermeté ce que nous vous avons donné et écoutez ! » Ils répondirent : « Nous avons écouté, et nous avons désobéi ». Ils furent abreuvés du veau, en leur cœur, à cause de leur incrédulité. Dis : « Si vous êtes croyants, ce que vous ordonne votre foi est très mauvais ».
Dis : « Si la demeure dernière auprès de Dieu vous est réservée, de préférence à tous les hommes, souhaitez donc la mort, si vous êtes sincères ».
Mais ils ne la souhaitent jamais, à cause des œuvres que leurs mains ont accomplies. — Dieu connaît les injustes —
Tu les trouveras les plus avides des hommes à vivre. Tel, parmi les polythéistes, voudrait durer mille ans ; cela ne leur éviterait pas le châtiment. — Dieu voit parfaitement ce qu’ils font —
Dis : « Qui est l’ennemi de Gabriel ? »… — C’est lui qui a fait descendre sur ton cœur avec la permission de Dieu le Livre qui confirme ce qui était avant lui : Direction et bonne nouvelle pour les croyants —
« Celui qui est ennemi de Dieu, de ses anges, de ses prophètes, de Gabriel et de Mikaël ». — Dieu est l’ennemi des incrédules —
Nous t’avons révélé des versets parfaitement clairs. Seuls, les pervers n’y croient pas.
Chaque fois qu’ils concluent un pacte, plusieurs d’entre eux le rejettent : le plus grand nombre d’entre eux ne croit pas.
Lorsqu’un prophète envoyé par Dieu est venu à eux, confirmant ce qu’ils avaient déjà reçu, plusieurs de ceux auxquels le Livre avait été donné rejetèrent derrière leur dos le Livre de Dieu, comme s’ils ne savaient rien.
Ils ont approuvé ce que les démons leur racontaient touchant le règne de Salomon. Salomon n’était pas incrédule, mais les démons sont incrédules. Ils enseignent aux hommes la magie, et ce qui, à Babil, avait été révélé aux deux anges Harout et Marout. Ces deux-là n’instruisent personne sans dire : « Nous ne constituons qu’une tentation, ne sois donc pas incrédule ». Les démons apprennent auprès d’eux les moyens de séparer le mari de son épouse ; mais ils ne peuvent nuire à personne, sans la permission de Dieu. Les démons enseignent ce qui ne peut nuire aux hommes, ni leur être d’aucune utilité. Les hommes savent que celui qui fait l’acquisition de ces vanités n’aura aucune part dans la vie future. Le troc auquel ils consentent est vraiment détectable. — S’ils avaient su ! —
S’ils avaient cru, s’ils avaient craint Dieu, une récompense de Dieu aurait été meilleure pour eux. — S’ils avaient su ! —
Ô vous qui croyez ! Ne dites pas : « Favorise-nous ! » mais dites : « Regarde-nous ! » Écoutez ! Un châtiment douloureux attend les incrédules.
Ceux d’entre les gens du Livre qui sont incrédules et les polythéistes ne voudraient pas qu’une grâce de votre Seigneur descende sur vous. Dieu accorde, en particulier, sa miséricorde à qui il veut. Dieu est le Maître de la grâce incommensurable.
Dès que nous abrogeons un verset ou dès que nous le faisons oublier, nous le remplaçons par un autre, meilleur ou semblable. — Ne sais-tu pas que Dieu est puissant sur toute chose ? —
Ne sais-tu pas que la Royauté des cieux et de la terre appartient à Dieu et qu’en dehors de Dieu il n’est, pour vous, ni maître, ni défenseur ?
Voulez-vous interroger votre Prophète, comme autrefois, on a interrogé Moïse ? Quiconque échange la foi contre l’incroyance s’écarte de la voie droite.
Poussés par la jalousie un grand nombre des gens du Livre voudraient, — bien que la Vérité se soit manifestée à eux — vous faire revenir à l’incrédulité après que vous avez eu la foi. Pardonnez et oubliez jusqu’à ce que Dieu vienne avec son Jugement. — Dieu est puissant sur toute chose —
Soyez assidus à la prière ; faites l’aumône ; vous retrouverez auprès de Dieu le bien que vous aurez acquis à l’avance, pour vous-mêmes. — Dieu voit parfaitement ce que vous faites —
Ils ont dit : « Personne n’entrera au Paradis, s’il n’est juif ou chrétien ». — Tel est leur souhait chimérique — Dis : « Apportez votre preuve décisive, si vous êtes véridiques ».
Non ! … Celui qui s’est soumis à Dieu et qui fait le bien aura sa récompense auprès de son Seigneur... Ils n’éprouveront plus aucune crainte, ils ne seront pas affligés.
Les Juifs ont dit : « Les Chrétiens ne sont pas dans le vrai ! » Les Chrétiens ont dit : « Les Juifs ne sont pas dans le vrai ! » et pourtant, ils lisent le Livre. Ceux qui ne savent rien prononcent les mêmes paroles ; Dieu jugera entre eux le Jour de la Résurrection, et il tranchera leurs différends.
Qui donc est plus injuste que celui qui s’oppose à l’invocation du nom de Dieu dans les mosquées de Dieu, et que ceux qui s’acharnent à détruire celles-ci, alors qu’ils ne devraient y pénétrer qu’en tremblant ? L’opprobre les atteindra en ce monde, et, dans la vie future, un terrible châtiment les attend.
L’Orient et l’Occident appartiennent à Dieu. Quel que soit le côté vers lequel vous vous tournez, la face de Dieu est là. — Dieu est présent partout et il sait ! —
Ils ont dit : « Dieu s’est donné un fils ! » Mais gloire à lui ! Ce qui se trouve dans les cieux et sur la terre lui appartient en totalité : tous lui adressent leurs prières.
Créateur des cieux et de la terre, lorsqu’il a décrété une chose, il lui dit seulement : « Sois ! » et elle est.
Ceux qui ne savent rien ont dit : « S’il n’en était pas ainsi, Dieu nous le dirait ou bien, alors, un Signe nous parviendrait ». Ceux qui vécurent avant eux ont prononcé les mêmes paroles, leurs cœurs se ressemblent. Nous avons cependant montré les Signes à un peuple qui croit fermement.
Nous t’avons envoyé avec la Vérité pour annoncer la bonne nouvelle et pour avertir. Tu ne seras pas interrogé au sujet des hôtes de la Fournaise.
Les Juifs et les Chrétiens ne seront pas contents de toi tant que tu ne suivras pas leur religion. Dis : « La Direction de Dieu est vraiment la Direction ». Si tu te conformes à leurs désirs après ce qui t’est parvenu en fait de Science, tu ne trouveras ni maître, ni défenseur susceptible de s’opposer à Dieu.
Ceux à qui nous avons donné le Livre le récitent comme il se doit. Voilà ceux qui y croient. Ceux qui n’y croient pas sont les perdants.
« Ô fils d’Israël ! Souvenez-vous des bienfaits dont je vous ai comblés ; je vous ai préférés à tous les mondes.
Redoutez un Jour où personne ne sera récompensé pour autrui, où nulle compensation ne sera admise, où nulle intercession ne sera utile. — Personne, alors, ne sera secouru » —
Lorsque son Seigneur éprouva Abraham par certains ordres et que celui-ci les eut accomplis, Dieu dit : « Je vais faire de toi un guide pour les hommes », Abraham dit : « Et pour ma descendance aussi ? » Le Seigneur dit : « Mon alliance ne concerne pas les injustes ».
Nous avons fait de la Maison un lieu où l’on revient souvent et un asile pour les hommes. Prenez donc la Station d’Abraham comme lieu de prière. Nous avons confié une mission à Abraham et Ismaël. « Purifiez ma Maison pour ceux qui accomplissent les circuits ; pour ceux qui s’y retirent pieusement, pour ceux qui s’inclinent et se prosternent ».
Abraham dit : « Mon Seigneur ! Fais de cette cité un asile sûr ; accorde à ses habitants des fruits comme nourriture, à ceux d’entre eux qui auront cru en Dieu et au dernier Jour ». Le Seigneur dit : « J’accorde une brève jouissance à l’incrédule ; je le précipiterai ensuite dans le châtiment du Feu ». — Quelle détestable fin ! —
Abraham et Ismaël élevaient les assises de la Maison : « Notre Seigneur ! Accepte cela de notre part : tu es celui qui entend et qui sait tout.
Notre Seigneur ! Fais de nous deux des croyants qui te seront soumis ; fais de notre descendance une communauté qui te sera soumise ; indique-nous les rites que nous devrons observer ; pardonne-nous ! Tu es celui qui revient sans cesse vers le pécheur repentant ; tu es le Miséricordieux.
Notre Seigneur ! Envoie-leur un prophète pris parmi eux : il leur récitera tes Versets ; il leur enseignera le Livre et la Sagesse ; il les purifiera. Tu es le Tout-Puissant, le Sage ! »
Qui donc éprouve de l’aversion pour la Religion d’Abraham, sinon celui qui est insensé ? Nous avons, en vérité, choisi Abraham en ce monde et, dans l’autre, il sera au nombre des justes.
Son Seigneur lui dit : « Soumets-toi ! » Il répondit : « Je me soumets au Seigneur des mondes ! »
Abraham a ordonné à ses enfants : — et Jacob fit de même — « Ô mes enfants ! Dieu a choisi pour vous la Religion ; ne mourez que soumis à lui ».
Étiez-vous présents, lorsque la mort se présenta à Jacob et qu’il dit à ses enfants : « Qu’allez-vous adorer après moi ? » Ils dirent : « Nous adorons ton Dieu, le Dieu de tes pères : Abraham, Ismaël et Isaac, — Dieu unique ! — et nous nous soumettons à lui ».
Cette communauté a passé. Ce qu’elle a acquis par ses œuvres lui appartient, et ce que vous avez acquis vous revient ; vous ne serez pas interrogés sur leurs actes.
Ils ont dit : « Soyez juifs, ou soyez chrétiens, vous serez bien dirigés ». Dis : « Mais non !... Suivez la Religion d’Abraham, un vrai croyant qui n’était pas au nombre des polythéistes ».
Dites : « Nous croyons en Dieu, à ce qui nous a été révélé, à ce qui a été révélé à Abraham, à Ismaël, à Isaac, à Jacob et aux tribus ; à ce qui a été donné à Moïse et à Jésus ; à ce qui a été donné aux prophètes, de la part de leur Seigneur. Nous n’avons de préférence pour aucun d’entre eux ; nous sommes soumis à Dieu ».
S’ils croient à ce que vous croyez, ils sont bien dirigés ; mais s’ils se détournent, ils se trouvent alors dans un schisme. — Dieu te suffit vis-à-vis d’eux ; il est celui qui entend et qui sait —
L’onction de Dieu ! Qui peut, mieux que Dieu, donner cette onction ? Nous sommes ses serviteurs !
Dis : « Discuterez-vous avec nous au sujet de Dieu ? Il est notre Seigneur et votre Seigneur. Nos actions nous appartiennent et vos actions vous appartiennent. Nous lui rendons un culte pur ».
Diront-ils : « Abraham, Ismaël, Isaac, Jacob et les tribus, étaient-ils vraiment juifs ou chrétiens ? » Dis : « Est-ce vous, ou bien Dieu, qui êtes les plus savants ? » Qui est plus injuste que celui qui cache un témoignage qu’il a reçu de Dieu ? — Dieu n’est pas inattentif à ce que vous faites —
Cette communauté a passé ; ce qu’elle a acquis par ses œuvres lui appartient et ce que vous avez acquis vous revient. Vous n’êtes pas responsables de ce qu’ils ont fait.
Les insensés d’entre les hommes disent : « Qui donc les a détournés de la Qibla vers laquelle ils s’orientaient ? » Dis : « L’Orient et l’Occident appartiennent à Dieu ; il guide qui il veut dans un chemin droit ».
Nous avons fait de vous une Communauté éloignée des extrêmes pour que vous soyez témoins contre les hommes, et que le Prophète soit témoin contre vous. Nous n’avions établi la Qibla vers laquelle vous vous tourniez que pour distinguer ceux qui suivent le Prophète de ceux qui retournent sur leurs pas. C’est là, vraiment, un grand péché, sauf pour ceux que Dieu dirige. Ce n’est pas Dieu qui rendra vaine votre foi. — Dieu est, en vérité, bon et miséricordieux —
Nous te voyons souvent la face tournée vers le ciel ; nous t’orienterons vers une Qibla qui te plaira. Tourne donc ta face dans la direction de la Mosquée sacrée. Où que vous soyez, tournez votre face dans sa direction. Ceux qui ont reçu le Coran savent qu’il est la Vérité venue de leur Seigneur. — Dieu n’est pas inattentif à ce qu’ils font —
Si tu apportais quelque Signe à ceux qui ont reçu le Livre, ils n’adopteraient pas ta Qibla et tu n’adopterais pas leur Qibla. Plusieurs d’entre eux n’adoptent pas la Qibla des autres. Si tu te conformais à leurs désirs, après ce qui t’est parvenu en fait de Science, tu serais certainement au nombre des injustes.
Ceux auxquels nous avons donné le Livre le connaissent, comme ils connaissent leurs propres enfants. Plusieurs d’entre eux, cependant, cachent la Vérité, bien qu’ils la connaissent.
La Vérité vient de ton Seigneur. Ne sois pas au nombre de ceux qui doutent.
Il y a pour chacun, une Direction vers laquelle il se tourne. Cherchez à vous surpasser les uns les autres dans les bonnes actions. Dieu marche avec vous tous, où que vous soyez. Dieu est puissant sur toute chose.
Quel que soit le lieu d’où tu viennes tourne ta face dans la direction de la Mosquée sacrée : là est la Vérité venue de ton Seigneur. — Dieu n’est pas inattentif à ce que vous faites —
Quel que soit le lieu d’où tu viennes, tourne ta face dans la direction de la Mosquée sacrée. Où que vous soyez, tournez vos faces dans sa direction, afin que les gens n’aient pas d’arguments à vous opposer — à l’exception de ceux d’entre eux qui sont dans l’erreur — Ne les craignez pas, craignez-moi afin que je parachève ma grâce en votre faveur. — Peut-être serez-vous bien dirigés ! —
Nous vous avons envoyé un Prophète pris parmi vous : Il vous communique nos Signes ; il vous purifie ; il vous enseigne le Livre et la Sagesse ; il vous enseigne ce que vous ne saviez pas.
Souvenez-vous de moi, je me souviendrai de vous. Soyez reconnaissants envers moi, ne soyez pas ingrats envers moi.
Ô vous qui croyez ! Demandez l’aide de la patience et de la prière. Dieu est avec ceux qui sont patients.
Ne dites pas de ceux qui sont tués dans le Chemin de Dieu : « Ils sont morts ! » Non !... Ils sont vivants, mais vous n’en avez pas conscience.
Nous vous éprouvons par un peu de crainte, de faim ; par des pertes légères de biens, d’honneurs ou de récoltes. Annonce la bonne nouvelle à ceux qui sont patients,
à ceux qui disent, lorsqu’un malheur les atteint : « Nous sommes à Dieu et nous retournons à lui ».
Voilà ceux sur lesquels descendent des bénédictions et une miséricorde de leur Seigneur. Ils sont bien dirigés.
Al Çafa’ et al Marwa comptent vraiment parmi les choses sacrées de Dieu. Celui qui fait le grand Pèlerinage à la Maison ou bien le petit pèlerinage ne commet pas de péché s’il accomplit les circuits rituels ici et là. Celui qui s’en acquitte de bon gré fait bien. — Dieu est reconnaissant et il sait —
Ceux qui cachent les Signes manifestes et la direction que nous avons révélée depuis que nous les avons fait connaître aux hommes au moyen du Livre : voilà ceux que Dieu maudit, et ceux qui maudissent, les maudissent,
à l’exception de ceux qui sont revenus repentants et de ceux qui se sont manifestement amendés: voilà ceux vers lesquels je reviendrai. Je suis celui qui revient sans cesse vers le pécheur repentant, je suis le Miséricordieux.
Quant aux incrédules qui meurent dans leur incrédulité : voilà ceux sur lesquels tombe la malédiction de Dieu, des anges et de tous les hommes :
ils y demeureront immortels ; leur châtiment ne sera pas allégé, personne ne les regardera.
Votre Dieu est un Dieu unique ! Il n’y a de Dieu que lui : celui qui fait miséricorde, le Miséricordieux.
Dans la création des cieux et de la terre, dans la succession de la nuit et du jour, dans le navire qui vogue sur la mer portant ce qui est utile aux hommes, dans l’eau que Dieu fait descendre du ciel et qui rend la vie à la terre après sa mort, — cette terre où il a disséminé toutes sortes d’animaux — dans les variations des vents, dans les nuages assujettis à une fonction entre le ciel et la terre, il y a vraiment des Signes pour un peuple qui comprend !
Certains hommes prennent des associés en dehors de Dieu ; ils les aiment comme on aime Dieu ; mais les croyants sont les plus zélés dans l’amour de Dieu. Lorsque les injustes verront le châtiment, ils verront que la puissance entière appartient à Dieu. Et que Dieu est redoutable dans son châtiment
Lorsque ceux qui auront été suivis désavoueront ceux qui les suivaient, quand ils verront le châtiment, quand tous les liens seront tranchés,
quand ceux qui auront suivi diront : « Ah! s’il nous était possible de revenir, nous les désavouerions comme ils nous ont désavoués ». Dieu leur montre ainsi leurs œuvres : Malheur à eux ! Ils ne pourront pas sortir du Feu.
Ô vous, les hommes ! Mangez ce qui est licite et bon sur la terre ; ne suivez pas les traces du Démon : il est pour vous un ennemi déclaré ;
il vous ordonne le mal et les turpitudes ; il vous ordonne de dire sur Dieu ce que vous ne savez pas.
Lorsqu’on leur dit : « Conformez-vous à ce que Dieu a révélé », ils répondent : « Non !... Nous suivons la coutume de nos pères ». Et si leurs pères ne comprenaient rien ? Et s’ils ne se trouvaient pas sur la voie droite ?
Les incrédules sont semblables à un bétail contre lequel on vocifère et qui n’entend qu’un cri et un appel : sourds, muets, aveugles ; ils ne comprennent rien.
Ô vous qui croyez ! Mangez de ces bonnes choses que nous vous avons accordées ; remerciez Dieu, si c’est lui que vous adorez.
Dieu vous a seulement interdit la bête morte, le sang, la viande de porc et tout animal sur lequel on aura invoqué un autre nom que celui de Dieu. Nul péché ne sera imputé à celui qui serait contraint d’en manger sans pour cela être rebelle, ni transgresseur. — Dieu est celui qui pardonne, il est miséricordieux —
Ceux qui cachent ce que Dieu a révélé du Livre et qui le troquent à vil prix : voilà ceux qui n’avaleront, dans leurs entrailles, que le feu. Dieu ne leur parlera pas, le Jour du Jugement, il ne les purifiera pas. Un châtiment douloureux leur est réservé.
Voilà ceux qui ont troqué le chemin droit contre l’erreur ; le pardon contre le châtiment. Qui donc leur fera supporter le Feu ?
Il en est ainsi parce que Dieu a révélé le Livre avec la Vérité. Ceux qui sont en désaccord au sujet du Livre se trouvent dans un schisme qui les éloigne de la foi.
La piété ne consiste pas à tourner votre face vers l’Orient ou vers l’Occident. L’homme bon est celui qui croit en Dieu, au dernier Jour, aux anges, au Livre et aux prophètes. Celui qui, pour l’amour de Dieu, donne de son bien à ses proches, aux orphelins, aux pauvres, au voyageur, aux mendiants et pour le rachat des captifs. Celui qui s’acquitte de la prière ; celui qui fait l’aumône. Ceux qui remplissent leurs engagements ; ceux qui sont patients dans l’adversité, le malheur et au moment du danger : voilà ceux qui sont justes ! Voilà ceux qui craignent Dieu !
Ô vous qui croyez ! La loi du talion vous est prescrite en cas de meurtre : l’homme libre pour l’homme libre ; l’esclave pour l’esclave ; la femme pour la femme. On doit user de procédés convenables envers celui auquel son frère a remis une partie de la dette, et lui-même dédommagera celui-ci de la meilleure façon, cela constitue un allégement et une miséricorde accordés par votre Seigneur. Un châtiment douloureux est réservé à quiconque, après cela, aura transgressé la loi.
Il y a pour vous, une vie, dans le talion. Ô vous, les hommes doués d’intelligence ! Peut-être craindrez-vous Dieu !
Voici ce qui vous est prescrit : Quand la mort se présente à l’un de vous, si celui-ci laisse des biens, il doit faire un testament en faveur de ses père et mère, de ses parents les plus proches, conformément à l’usage. C’est un devoir pour ceux qui craignent Dieu. 
Le péché de celui qui altère ce testament après l’avoir entendu, ne sera imputé qu’à ceux qui l’altèrent. — Dieu entend et il sait tout —
Celui qui rétablit la concorde entre les héritiers, par crainte d’une injustice ou d’un péché imputable au testateur, ne commet pas de faute. — Dieu est celui qui pardonne, il est miséricordieux —
Ô vous qui croyez ! Le jeûne vous est prescrit comme il a été prescrit aux générations qui vous ont précédés. — Peut-être craindrez-vous Dieu —
Jeûnez durant des jours comptés. Celui d’entre vous qui est malade ou qui voyage jeûnera ensuite un nombre égal de jours. Ceux qui pourraient jeûner et qui s’en dispensent, devront, en compensation, nourrir un pauvre. Celui qui, volontairement, fera davantage y trouvera son propre bien. Jeûner est un bien pour vous. Peut-être le comprendrez-vous.
Le Coran a été révélé durant le mois de Ramadan. C’est une Direction pour les hommes ; une manifestation claire de la Direction et de la Loi. Quiconque d’entre vous, verra la nouvelle lune jeûnera le mois entier. Celui qui est malade ou celui qui voyage jeûnera ensuite le même nombre de jours. Dieu veut la facilité pour vous, il ne veut pas, pour vous, la contrainte. Achevez cette période de jeûne ; exaltez la grandeur de Dieu qui vous a dirigés. — Peut-être serez-vous reconnaissants —
Je suis proche, en vérité. Quand mes serviteurs t’interrogent à mon sujet ; je réponds à l’appel de celui qui m’invoque, quand il m’invoque. Qu’ils répondent donc à mon appel ; qu’ils croient en moi. — Peut-être seront-ils bien dirigés —
La cohabitation avec vos femmes vous est permise durant la nuit qui suit le jeûne. Elles sont un vêtement pour vous, vous êtes, pour elles, un vêtement. Dieu savait que vous vous lésiez vous-mêmes ; il est revenu vers vous ; il vous a pardonné. Cohabitez maintenant avec vos femmes. Recherchez ce que Dieu vous a prescrit. Mangez et buvez jusqu’à ce que l’on puisse distinguer à l’aube un fil blanc d’un fil noir. Jeûnez, ensuite, jusqu’à la nuit. N’ayez aucun rapport avec vos femmes lorsque vous êtes en retraite dans la mosquée. Telles sont les Lois de Dieu ; ne les transgressez pas. Voilà comment Dieu explique aux hommes ses Signes. Peut-être le craindront-ils !
Ne dévorez pas à tort vos biens entre vous ; n’en faites pas présent aux juges dans le but de manger injustement une part des biens d’autrui. Vous le savez parfaitement.
Ils t’interrogent au sujet des nouvelles lunes. Dis : « Ce sont, pour les hommes, des indications qui leur permettent de fixer les époques du Pèlerinage ». La piété ne consiste pas à pénétrer dans vos maisons par derrière. La piété consiste à craindre Dieu. Entrez dans vos maisons par les portes habituelles. Craignez Dieu ; peut-être, alors, serez-vous heureux.
Combattez dans le chemin de Dieu ceux qui luttent contre vous. — Ne soyez pas transgresseurs ; Dieu n’aime pas les transgresseurs —
Tuez-les partout où vous les rencontrerez ; chassez-les des lieux d’où ils vous auront chassés. — La sédition est pire que le meurtre — Ne les combattez pas auprès de la Mosquée sacrée, à moins qu’ils ne luttent contre vous en ce lieu même. S’ils vous combattent, tuez-les : telle est la rétribution des incrédules.
S’ils s’arrêtent, sachez alors que Dieu est celui qui pardonne, il est miséricordieux.
Combattez-les jusqu’à ce qu’il n’y ait plus de sédition et que le culte de Dieu soit rétabli. S’ils s’arrêtent, cessez de combattre, sauf contre ceux qui sont injustes.
Le mois sacré, contre le mois sacré. Toute profanation tombe sous la loi du talion. Soyez hostiles envers quiconque vous est hostile, dans la mesure où il vous est hostile. Craignez Dieu ! Sachez que Dieu est avec ceux qui le craignent.
Dépensez vos biens dans le chemin de Dieu ; Ne vous exposez pas, de vos propres mains, à la perdition. Accomplissez des œuvres bonnes ; Dieu aime ceux qui font le bien. 
Accomplissez, pour Dieu, le grand et le petit pèlerinages. Si vous en êtes empêchés, envoyez en compensation l’offrande qui vous est facile. Ne vous rasez pas la tête, avant que l’offrande n’ait atteint sa destination. Si l’un de vous est malade ; s’il souffre d’une affection de la tête, il doit se racheter par des jeûnes, par une aumône, ou par des sacrifices. Lorsque la sécurité sera revenue, quiconque jouira d’une vie normale entre le petit et le grand pèlerinages, enverra l’offrande qui lui sera facile. Celui qui n’en trouvera pas les moyens la compensera par un jeûne de trois jours, durant le pèlerinage et de sept jours lorsque vous serez de retour, soit, dix jours entiers. Voilà pour celui qui n’a pas de famille auprès de la Mosquée sacrée. Craignez Dieu ! Sachez que Dieu est terrible dans son châtiment.
Le Pèlerinage a lieu en des mois déterminés. Le pèlerin devra s’abstenir de toute cohabitation avec une femme, de libertinage et de disputes, durant le pèlerinage. — Dieu connaît le bien que vous faites — Emportez des provisions de voyage ; mais, vraiment, la meilleure provision de voyage est la crainte révérencielle de Dieu. Ô vous, les hommes doués d’intelligence ! Craignez-moi !
Vous ne faites aucun mal si vous recherchez une faveur de votre Seigneur. Lorsque vous déferlez d’‘Arafa, invoquez Dieu auprès du monument sacré ; invoquez-le, puisqu’il vous a dirigés, alors que vous étiez, auparavant, au nombre des égarés.
Déferlez ensuite par où les gens déferlent. Demandez pardon à Dieu. — Dieu est celui qui pardonne, il est miséricordieux —
Souvenez-vous de Dieu en accomplissant vos rites comme vous vous souvenez de vos ancêtres ou d’un souvenir encore plus vif. Certains hommes disent : « Notre Seigneur ! Accorde-nous les biens de ce monde » ; mais ils n’auront aucune part dans la vie future.
Certains hommes disent : « Notre Seigneur ! Accorde-nous des biens en ce monde et des biens dans la vie future. Préserve-nous du châtiment du Feu ».
Voilà ceux qui posséderont une partie de ce qu’ils ont acquis. — Dieu est prompt dans ses comptes —
Invoquez Dieu aux jours désignés. Celui qui se hâte en deux jours ne commet pas de péché et celui qui s’attarde ne commet pas de péché. — Voilà pour celui qui craint Dieu — Craignez Dieu ! Sachez que vous serez rassemblés en sa présence.
Il en est un parmi les hommes dont la parole concernant la vie de ce monde te plaît. Il prend Dieu à témoin du contenu de son cœur ; mais c’est un querelleur acharné.
Dès qu’il te tourne le dos, il s’efforce de corrompre ce qui est sur la terre ; il détruit les récoltes et le bétail. — Dieu n’aime pas la corruption —
Lorsqu’on lui dit : « Crains Dieu », la puissance du péché le saisit : son partage sera la Géhenne : quel détestable lit de repos !
Il en est un, parmi les hommes, qui s’est vendu lui-même pour plaire à Dieu. — Dieu est bon envers ses serviteurs —
Ô vous qui croyez ! Entrez tous dans la paix ; ne suivez pas les traces du Démon : il est votre ennemi déclaré.
Si vous avez trébuché après que les preuves évidentes vous sont parvenues, sachez que Dieu est puissant et juste.
Qu’attendent-ils, sinon que Dieu vienne à eux avec les anges, dans l’ombre des nuées ? Le destin est fixé : toute chose revient à Dieu.
Interroge les fils d’Israël : Combien leur avons-nous donné de preuves irréfutables ! Mais Dieu est terrible dans son châtiment, pour celui qui change le bienfait de Dieu, après l’avoir reçu.
La vie de ce monde a paru belle aux incrédules. Ils se sont moqués des croyants. Ceux qui craignent Dieu seront au-dessus d’eux le Jour de la Résurrection. — Dieu accorde ses bienfaits à qui il veut, sans compter —
Les hommes formaient une seule communauté. Dieu a envoyé les prophètes pour leur apporter la bonne nouvelle et pour les avertir. Il fit ainsi descendre le Livre avec la Vérité pour juger entre les hommes et trancher leurs différends mais seuls, et par jalousie entre eux, ceux qui avaient reçu le Livre furent en désaccord à son sujet alors que des preuves irréfutables leur étaient parvenues. Dieu a dirigé ceux qui ont cru à cette part de Vérité au sujet de laquelle d’autres se sont disputés, avec sa permission. Dieu dirige qui il veut, sur le chemin droit.
Pensez-vous entrer au Paradis, alors que vous n’avez pas encore été éprouvés comme l’ont été ceux qui ont vécu avant vous, par des malheurs, des calamités et des tremblements de terre. Le Prophète et ceux qui croient avec lui, diront alors : « Quand donc viendra la victoire de Dieu ? » La victoire de Dieu n’est-elle pas proche ?
Ils t’interrogent au sujet de ce que vous devez dépenser : dis : « Ce que vous dépensez sera pour vos père et mère, vos proches, pour les orphelins, les pauvres et pour le voyageur. — Dieu connaît ce que vous faites de bien —
Le combat vous est prescrit, et vous l’avez en aversion. Il se peut que vous ayez de l’aversion pour une chose, et elle est un bien pour vous. Il se peut que vous aimiez une chose, et elle est un mal pour vous ». — Dieu sait, et vous, vous ne savez pas —
Ils t’interrogent au sujet du combat durant le mois sacré. Dis : « Combattre en ce mois est un péché grave ; mais, écarter les hommes du chemin de Dieu, être impie envers lui et la Mosquée sacrée, en chasser ses habitants, tout cela est plus grave encore devant Dieu ». La persécution est plus grave que le combat. Ceux qui combattent ne cesseront pas, tant qu’ils ne vous auront pas contraints, — s’ils le pouvaient — de renoncer à votre Religion. Ceux qui, parmi vous, s’écartent de leur religion et qui meurent incrédules : voilà ceux dont les actions seront vaines en ce monde et dans la vie future ; voilà ceux qui seront les hôtes du Feu ; ils y demeureront immortels.
En vérité, ceux qui ont cru, ceux qui ont émigré, ceux qui ont combattu dans le chemin de Dieu : voilà ceux qui espèrent la miséricorde de Dieu. — Dieu est celui qui pardonne, il est miséricordieux —
Ils t’interrogent au sujet du vin et du jeu de hasard ; dis : « Ils comportent tous deux, pour les hommes, un grand péché et un avantage, mais le péché qui s’y trouve est plus grand que leur utilité ». Ils t’interrogent au sujet des aumônes ; dis : « Donnez votre superflu ». Voilà comment Dieu vous explique les Signes. Peut-être méditerez-vous
sur ce bas monde et sur la vie future. Ils t’interrogent au sujet des orphelins ; dis : « Leur faire du bien est une bonne action ; ils sont vos frères dès que vous les admettez parmi vous ». Dieu distingue le corrupteur de celui qui fait le bien. Si Dieu le voulait, il vous affligerait. — Dieu est puissant et juste —
N’épousez pas de femmes polythéistes, avant qu’elles croient. Une esclave croyante vaut mieux qu’une femme libre et polythéiste, même si celle-ci vous plaît. Ne mariez pas vos filles à des polythéistes, avant qu’ils croient. Un esclave croyant vaut mieux qu’un homme libre et polythéiste, même si celui-ci vous plaît. Voilà ceux qui vous appellent au Feu ; Dieu vous appelle, avec sa permission, au Paradis et au pardon. Il explique ses Signes aux hommes ; peut-être réfléchiront-ils !
Ils t’interrogent au sujet de la menstruation des femmes ; dis : « C’est un mal. Tenez-vous à l’écart des femmes durant leur menstruation ; ne les approchez pas, tant qu’elles ne sont pas pures. Lorsqu’elles sont pures, allez à elles, comme Dieu vous l’a ordonné ». — Dieu aime ceux qui reviennent sans cesse vers lui ; il aime ceux qui se purifient —
Vos femmes sont pour vous un champ de labour : allez à votre champ, comme vous le voudrez, mais faites, auparavant, une bonne action à votre profit. Craignez Dieu ! Sachez que vous le rencontrerez ; et toi, annonce la bonne nouvelle aux croyants.
Ne faites pas de Dieu l’objet de vos serments, afin d’être bons, de craindre Dieu, de rétablir la concorde entre les hommes. — Dieu est celui qui entend et qui sait —
Dieu ne vous punira pas pour un serment fait à la légère ; mais il vous punira pour ce que vos cœurs ont accompli. — Dieu est celui qui pardonne, il est plein de mansuétude —
Un délai de quatre mois est prescrit à ceux qui se sont engagés par serment à s’abstenir de leurs femmes. Mais s’ils reviennent sur leur décision… — Dieu est celui qui pardonne, il est miséricordieux —
S’ils décident de répudier leurs femmes, — Dieu est celui qui entend, celui qui sait —
les femmes répudiées attendront trois périodes avant de se remarier. Il ne leur est pas permis de cacher ce que Dieu a créé dans leurs entrailles. — Si toutefois elles croient en Dieu et au dernier Jour — Mais si leurs maris désirent la réconciliation, ils ont le droit de les reprendre durant ce temps. Les femmes ont des droits équivalents à leurs obligations, et conformément à l’usage. Les hommes ont cependant une prééminence sur elles. — Dieu est puissant et juste —
La répudiation peut être prononcée deux fois. Reprenez donc votre épouse d’une manière convenable, ou bien renvoyez-la décemment. Reprendre quelque chose de ce que vous lui avez donné ne vous est pas permis. — A moins que tous deux craignent de ne pas observer les lois de Dieu — Si vous craignez de ne pas observer les lois de Dieu, nulle faute ne sera imputée à l’un ou à l’autre, si l’épouse offre une compensation. Telles sont les lois de Dieu ; ne les transgressez pas. Ceux qui transgressent les lois de Dieu sont injustes.
Si un homme répudie sa femme, elle n’est plus licite pour lui, tant qu’elle n’aura pas été remariée à un autre époux. S’il la répudie, et qu’ensuite, tous deux se réconcilient, aucune faute ne leur sera imputée, à condition qu’ils croient observer ainsi les lois de Dieu. Telles sont les lois de Dieu ; il les explique au peuple qui comprend.
Quand vous aurez répudié vos femmes, et qu’elles auront atteint le délai fixé, reprenez-les d’une manière convenable, ou bien renvoyez-les décemment. Ne les retenez pas par contrainte, vous transgresseriez les lois. — Quiconque agirait ainsi, se ferait du tort à lui-même — Ne considérez pas les Signes de Dieu en plaisantant. Souvenez-vous des bienfaits de Dieu à votre égard et de ce qu’il vous a révélé du Livre et de la Sagesse, par lesquels il vous exhorte. Craignez Dieu ! Sachez qu’en vérité, Dieu sait tout.
Quand vous aurez répudié vos femmes et qu’elles auront atteint le délai fixé, ne les empêchez pas de se remarier avec leurs nouveaux époux, s’ils se sont mis d’accord, conformément à l’usage. Voilà ce à quoi est exhorté celui d’entre vous qui croit en Dieu et au dernier Jour. Voilà ce qui est plus pur et plus net pour vous. — Dieu sait, et vous, vous ne savez pas —
Les mères qui veulent donner à leurs enfants un allaitement complet, les allaiteront deux années entières. Le père doit assurer leur nourriture et leurs vêtements, conformément à l’usage. Mais chacun n’est tenu à cela, que dans la mesure de ses moyens. La mère n’a pas à subir de dommage, à cause de son enfant, ni le père, à cause de son enfant. — Les mêmes obligations incombent à l’héritier — Si, d’un commun accord, les parents veulent sevrer leur enfant, aucune faute ne leur sera reprochée. Si vous désirez mettre vos enfants en nourrice, aucune faute ne vous sera reprochée, à condition que vous acquittiez la rétribution convenue, conformément à l’usage. Craignez Dieu ! Sachez que Dieu voit parfaitement ce que vous faites.
Certains d’entre vous meurent en laissant des épouses : Celles-ci devront observer un délai de quatre mois et dix jours. Passé ce délai, on ne vous reprochera pas la façon dont elles disposeront d’elles-mêmes, conformément à l’usage. — Dieu est bien informé de ce que vous faites —
Il n’y aura aucune faute à vous reprocher, si vous faites allusion à une demande en mariage, ou si vous ne parlez à personne de votre intention ; — Dieu sait que vous pensez à telles femmes — cependant, ne leur promettez rien en secret ; dites-leur simplement les paroles qui conviennent. Ne décidez pas la conclusion du mariage, avant l’expiration du délai prescrit. Sachez que Dieu sait ce qui est en vous. Prenez garde à lui ! Sachez que Dieu est celui qui pardonne et qu’il est plein de mansuétude.
Il n’y aura aucune faute à vous reprocher si vous répudiez les femmes que vous n’aurez pas touchées ou celles à l’égard desquelles vous n’avez pas d’obligation. Donnez-leur le nécessaire : l’homme aisé donnera selon ses moyens, et l’homme pauvre, selon ses moyens, — conformément à l’usage — C’est un devoir pour ceux qui font le bien.
Si vous répudiez des femmes avant de les avoir touchées ou celles auxquelles vous avez déjà versé ce qui leur est dû, donnez-leur la moitié de ce à quoi vous vous étiez engagés ; à moins qu’elles n’y renoncent, ou que celui qui détient le contrat de mariage ne se désiste. Il est plus conforme à la piété de se désister. N’oubliez pas d’user de générosité les uns envers les autres. Dieu voit parfaitement ce que vous faites.
Soyez assidus aux prières et à la prière du milieu du jour. Tenez-vous debout pour prier Dieu avec piété.
En cas de danger, priez, soit à pied soit à cheval. Lorsque vous vous sentez en sécurité, souvenez-vous de Dieu, comme il vous l’a enseigné, alors que vous ne saviez rien.
Ceux d’entre vous qui sont rappelés à nous et qui laissent des épouses, feront, en leur faveur, un legs qui assurera leur entretien durant un an. Elles ne seront pas expulsées de leurs maisons, mais, si elles en sortent, on ne vous reprochera pas la façon dont elles disposeront d’elles-mêmes, conformément à l’usage. — Dieu est puissant et juste —
Les femmes répudiées ont droit à une pension convenable : la leur assurer est un devoir pour ceux qui craignent Dieu.
Voilà comment Dieu vous explique ses Signes. Peut-être comprendrez-vous !
N’as-tu pas vu ceux qui, craignant de mourir, sont sortis par milliers de leurs maisons ? Dieu leur a dit : « Mourez ! » Mais il les a fait ensuite revivre. Dieu est celui qui dispense la grâce aux hommes, mais la plupart d’entre eux ne sont pas reconnaissants.
Combattez dans le chemin de Dieu. Sachez que Dieu entend et sait tout.
A celui qui fait à Dieu un beau prêt, Dieu le rendra avec abondance. Dieu referme sa main, ou bien il l’ouvre. Vous reviendrez à lui.
N’as-tu pas considéré les Anciens du peuple d’Israël après Moïse ? Ils dirent à leur prophète : « Donne-nous un roi, nous combattrons alors dans le chemin de Dieu ». Il dit : « S’il vous est prescrit de combattre, il se peut que vous ne combattiez pas ». Ils dirent : « Il nous est impossible de ne pas combattre dans le chemin de Dieu, alors que nous avons été chassés de nos maisons et séparés de nos enfants ». Mais lorsque le combat leur fut prescrit, ils tournèrent le dos — à l’exception d’un petit nombre d’entre eux — Dieu connaît les injustes.
Leur prophète leur dit : « Dieu vous a envoyé Saül comme roi ». Ils dirent : « Comment aurait-il de l’autorité sur nous ? Nous avons plus de droit que lui à la royauté, et il n’a même pas l’avantage de la richesse ». Il dit : « Dieu l’a choisi de préférence à vous tous et il lui a octroyé une supériorité sur vous grâce à la science et à la stature dont il est doué ». Dieu donne sa royauté à qui il veut ; Dieu est présent partout et il sait.
Leur prophète leur dit : « Voici quel sera le signe de sa royauté : l’arche viendra vers vous, portée par les anges. Elle contient une Sakina de votre Seigneur et une relique laissée par la famille de Moïse et par la famille d’Aaron. Voilà vraiment un Signe pour vous, si vous êtes croyants ».
Saül dit, lorsqu’il se mit en route avec son armée : « Dieu va sûrement vous éprouver avec une rivière : celui qui y boira ne fera pas partie des miens, et celui qui n’y boira pas, sera des miens, — à l’exception de celui qui puisera un peu d’eau avec la main » — Ils burent ensuite, sauf un petit nombre d’entre eux. Lorsqu’il eut franchi la rivière avec ceux qui croyaient, ceux-ci dirent : « Nous n’avons aucune puissance, aujourd’hui, pour nous opposer à Goliath et à son armée ». Quant à ceux qui pensaient rencontrer Dieu, ils dirent : « Combien de fois une petite troupe d’hommes a vaincu une troupe nombreuse, avec la permission de Dieu ? » — Dieu est avec ceux qui sont patients —
Ils dirent, en marchant contre Goliath et son armée : « Notre Seigneur ! Verse en nous la patience ; affermis nos pas ; donne-nous la victoire sur le peuple incrédule ».
Ils le mirent en fuite, avec la permission de Dieu. David tua Goliath. Dieu accorda à David la royauté et la sagesse ; il lui enseigna ce qu’il voulut. Si Dieu ne repoussait pas certains hommes par d’autres, la terre serait corrompue. Mais Dieu est celui qui dispense la grâce aux mondes.
Voilà les Signes de Dieu : nous te les communiquons, en vérité, car tu es au nombre des prophètes.
Nous avons élevé certains prophètes au-dessus des autres. Il en est à qui Dieu a parlé, et Dieu a élevé plusieurs d’entre eux à des degrés supérieurs. Nous avons donné à Jésus, fils de Marie, des preuves évidentes. Nous l’avons fortifié par l’Esprit de sainteté. Si Dieu l’avait voulu, ceux qui vinrent après eux ne se seraient pas entre-tués, alors que des preuves indubitables leur étaient déjà parvenues. Mais ils n’étaient pas d’accord : Certains, parmi eux, ont cru et d’autres furent incrédules. Si Dieu l’avait voulu, ils ne se seraient pas entre-tués, mais Dieu fait ce qu’il veut.
Ô vous qui croyez ! Dépensez en aumône une partie de ce que nous vous avons accordé avant la venue d’un Jour où ni marchandage, ni amitié, ni intercession ne subsisteront. — Les incrédules sont les injustes —
Dieu ! Il n’y a de Dieu que lui : le Vivant ; celui qui subsiste par lui-même ! Ni l’assoupissement, ni le sommeil n’ont de prise sur lui ! Tout ce qui est dans les cieux et sur la terre lui appartient ! Qui intercédera auprès de lui, sans sa permission ? Il sait ce qui se trouve devant les hommes et derrière eux, alors que ceux-ci n’embrassent, de sa Science, que ce qu’il veut. Son Trône s’étend sur les cieux et sur la terre : leur maintien dans l’existence ne lui est pas une charge. Il est le Très-Haut, l’inaccessible.
Pas de contrainte en religion ! La voie droite se distingue de l’erreur. Celui qui ne croit pas aux Taghout, et qui croit en Dieu, a saisi l’anse la plus solide et sans fêlure. — Dieu est celui qui entend et qui sait tout —
Dieu est le Maître des croyants : il les fait sortir des ténèbres vers la lumière. Les incrédules ont pour patrons les Taghout : ceux-ci les font sortir de la lumière vers les ténèbres : ils seront les hôtes du Feu où ils demeureront immortels.
N’as-tu pas vu celui qui a discuté avec Abraham, au sujet de son Seigneur ; parce que Dieu lui avait donné la royauté. Abraham lui dit : « Mon Seigneur est celui qui fait vivre et qui fait mourir ». Il répondit : « C’est moi qui fais vivre et qui fais mourir ! » Abraham dit : « Dieu fait venir le soleil de l’Orient, fais-le donc venir de l’Occident ! » Celui qui ne croyait pas fut confondu : Dieu ne dirige pas le peuple injuste.
Et celui qui passa auprès d’une cité ? Celle-ci était vide et effondrée. Il dit : « Comment Dieu la fera-t-il revivre après sa mort ? » Dieu le fit mourir cent ans ; il le ressuscita ensuite, puis il lui dit : « Combien de temps es-tu resté là ? » Il répondit : « J’y suis resté un jour, ou une partie d’un jour ». Dieu dit : « Non, tu y es resté cent ans. Regarde ta nourriture et ta boisson : elles ne sont pas gâtées. Regarde ton âne ; — Nous faisons de toi un Signe pour les hommes — regarde les ossements : voilà comment nous les réunirons, puis nous les revêtirons de chair ». Devant cette évidence, l’homme dit : « Je sais que Dieu est puissant sur toute chose ».
Abraham dit : « Mon Seigneur ! Montre-moi comment tu rends la vie aux morts ». Dieu dit : « Est-ce que tu ne crois pas ? » Il répondit : « Oui, je crois, mais c’est pour que mon cœur soit apaisé ». Dieu dit : « Prends quatre oiseaux ; coupe-les en morceaux ; place ensuite les parts sur des monts séparés, puis, appelle-les : ils accourront vers toi en toute hâte. Sache que Dieu est puissant et sage ».
Ceux qui dépensent leurs biens dans le chemin de Dieu sont semblables à un grain qui produit sept épis ; et chaque épi contient cent grains. Dieu accorde le double à qui il veut. Dieu est présent partout et il sait.
Ceux qui dépensent leurs biens dans le chemin de Dieu et qui ne font pas suivre leurs dons de reproches ou de torts : voilà ceux qui recevront leur récompense auprès de leur Seigneur. Ils n’éprouveront plus alors aucune crainte, ils ne seront pas affligés.
Une parole convenable et un pardon sont meilleurs qu’une aumône suivie d’un tort. — Dieu se suffit à lui-même et il est plein de mansuétude —
Ô vous qui croyez ! Ne rendez pas vaines vos aumônes en y joignant un reproche ou un tort, comme celui qui dépense son bien pour être vu des hommes, et qui ne croit ni en Dieu ni au Jour dernier. Il ressemble à un rocher recouvert de terre : une forte pluie l’atteindra et le laissera dénudé. Ces gens -là ne peuvent rien retirer de ce qu’ils ont acquis. — Dieu ne dirige pas le peuple incrédule —
Ceux qui dépensent leurs biens, avec le désir de plaire à Dieu et pour affermir leurs âmes, ressemblent à un jardin planté sur une colline : si une forte pluie l’atteint, il donnera deux fois le double de fruits ; si une forte pluie ne l’atteint pas, la rosée y suppléera. — Dieu voit parfaitement ce que vous faites —
Chacun d’entre vous ne souhaiterait-il pas posséder un jardin planté de palmiers et de vignes, où coulent les ruisseaux et qui contiendrait toute sorte de fruits ? Voici que la vieillesse l’a atteint ; ses enfants sont chétifs ; un vent de feu a atteint le jardin et l’a brûlé. Voilà comment Dieu vous montre les Signes. — Peut-être réfléchirez-vous ! —
Ô vous qui croyez ! Faites l’aumône des meilleures choses que vous avez acquises et des fruits que, pour vous, nous avons fait sortir de la terre. Ne choisissez pas ce qui est vil pour le donner en aumône. Vous ne choisissez ce qui est vil que dans la mesure où vous fermez les yeux. Sachez qu’en vérité Dieu se suffit à lui-même et qu’il est digne de louanges.
Le Démon vous menace de la pauvreté ; il vous ordonne des turpitudes. Dieu vous promet un pardon et une grâce. Dieu est présent partout et il sait.
Il donne la sagesse à qui il veut. Celui à qui la sagesse a été donnée bénéficie d’un grand bien. Ceux qui sont doués d’intelligence sont les seuls à s’en souvenir.
Quelque dépense en aumône que vous fassiez, quel que soit le vœu par lequel vous vous êtes engagés, Dieu le sait vraiment. Les injustes ne trouvent pas de défenseurs.
Si vous donnez vos aumônes d’une façon apparente, c’est bien. Si vous les cachez pour les donner aux pauvres, c’est préférable pour vous. Elles effacent en partie vos mauvaises actions. — Dieu est bien informé de ce que vous faites —
Il ne t’incombe pas de diriger les incrédules. Dieu dirige qui il veut. Ce que vous dépensez en aumônes est à votre avantage. Ne donnez que poussés par le désir de la face de Dieu. Ce que vous dépensez en aumônes vous sera exactement rendu ; vous ne serez pas lésés.
Quant aux aumônes que vous donnez aux pauvres qui ont été réduits à la misère dans le chemin de Dieu et qui ne peuvent plus parcourir la terre ; — L’ignorant les croit riches, à cause de leur attitude réservée. Tu les reconnais à leur aspect : ils ne demandent pas l’aumône avec importunité — Dieu sait parfaitement ce que vous dépensez pour eux en bonnes œuvres.
Ceux qui dépensent leurs biens, la nuit et le jour, en secret et en public, trouveront leur récompense auprès de leur Seigneur : ils n’éprouveront plus alors aucune crainte ; ils ne seront pas affligés.
Ceux qui se nourrissent de l’usure ne se dresseront, au Jour du Jugement, que comme se dresse celui que le Démon a violemment frappé. Il en sera ainsi, parce qu’ils disent : « La vente est semblable à l’usure ». Mais Dieu a permis la vente et il a interdit l’usure. Celui qui renonce au profit de l’usure, dès qu’une exhortation de son Seigneur lui parvient, gardera ce qu’il a gagné. Son cas relève de Dieu. Mais ceux qui retournent à l’usure seront les hôtes du Feu où ils demeureront immortels.
Dieu anéantira les profits de l’usure et il fera fructifier l’aumône. Il n’aime pas l’incrédule, le pécheur.
Ceux qui croient ; ceux qui font le bien, ceux qui s’acquittent de la prière, ceux qui font l’aumône : voilà ceux qui trouveront leur récompense auprès de leur Seigneur. Ils n’éprouveront plus alors aucune crainte ; ils ne seront pas affligés.
Ô vous qui croyez ! Craignez Dieu ! Renoncez, si vous êtes croyants, à ce qui vous reste des profits de l’usure.
Si vous ne le faites pas, attendez-vous à la guerre de la part de Dieu et de son Prophète. Si vous vous repentez, votre capital vous restera. Ne lésez personne et vous ne serez pas lésés.
Si votre débiteur se trouve dans la gêne, attendez qu’il soit en mesure de vous payer. Si vous faites l’aumône en abandonnant vos droits, c’est préférable pour vous. Si vous saviez !
Redoutez un Jour durant lequel vous reviendrez à Dieu ; un Jour où chaque homme recevra le prix de ses actes ; un Jour où personne ne sera lésé.
Ô vous qui croyez ! Écrivez la dette que vous contractez et qui est payable à une échéance déterminée. Qu’un écrivain, choisi parmi vous, l’écrive honnêtement ; qu’aucun écrivain ne refuse de l’écrire comme Dieu le lui a enseigné. Qu’il écrive ce que le débiteur dicte ; qu’il craigne son Seigneur ; qu’il ne retranche rien de la dette. Si le débiteur est fou ou débile, s’il ne peut dicter lui-même, que son représentant dicte honnêtement. Demandez le témoignage de deux témoins parmi vos hommes. Si vous ne trouvez pas deux hommes, choisissez un homme et deux femmes, parmi ceux que vous agréez comme témoins. Si l’une des deux femmes se trompe, l’autre lui rappellera ce qu’elle aura oublié. Que les témoins ne se dérobent pas lorsqu’ils sont appelés à témoigner. N’hésitez pas à écrire cette dette, petite ou grande, en fixant son échéance. Voilà ce qui est plus juste devant Dieu, ce qui donne plus de valeur au témoignage et ce qui est le plus apte à vous ôter toute espèce de doute, à moins qu’il ne s’agisse d’un marché que vous concluez immédiatement entre vous. Il n’y a pas alors de faute à vous reprocher, si vous ne l’inscrivez pas. Appelez des témoins, lorsque vous vous livrez à des transactions. N’exercez de violence ni sur l’écrivain ni sur le témoin. Si vous le faisiez, vous montreriez votre perversité. Craignez Dieu ! Dieu vous instruit. Dieu connaît toute chose.
Si vous êtes en voyage et que vous ne trouviez pas d’écrivain, vous laisserez des gages. Si l’un d’entre vous confie un dépôt à un autre, celui qui a reçu le dépôt devra le restituer. Qu’il craigne Dieu, son Seigneur ! Ne refusez pas de témoigner. Celui qui refuse de témoigner pèche en son cœur. — Dieu sait ce que vous faites —
Ce qui est dans les cieux et ce qui est sur la terre appartient à Dieu. Si vous dévoilez ce qui est en vous, ou si vous le cachez, Dieu vous en demandera compte. Il pardonne à qui il veut ; il punit qui il veut. Dieu est puissant sur toute chose.
Le Prophète a cru à ce qui est descendu sur lui de la part de son Seigneur. Lui et les croyants ; tous ont cru en Dieu, en ses anges, en ses Livres et en ses prophètes. Nous ne faisons pas de différence entre ses prophètes. Ils ont dit : « Nous avons entendu et nous avons obéi ». Ton pardon, notre Seigneur ! Vers toi est le retour final !
Dieu n’impose à chaque homme que ce qu’il peut porter. Le bien qu’il aura accompli lui reviendra, ainsi que le mal qu’il aura fait. Notre Seigneur ! Ne nous punis pas pour des fautes commises par oubli ou par erreur. Notre Seigneur ! Ne nous charge pas d’un fardeau semblable à celui dont tu chargeas ceux qui ont vécu avant nous. Notre Seigneur ! Ne nous charge pas de ce que nous ne pouvons porter. Efface nos fautes ! Pardonne-nous ! Fais-nous miséricorde ! Tu es notre Maître ! Donne-nous la victoire sur le peuple incrédule.
 Alif, Lam, Mim.
Dieu !... Il n’y a de Dieu que lui : le Vivant, celui qui subsiste par lui-même !
Il a fait descendre sur toi le Livre, en toute vérité ; celui-ci déclare véridique ce qui était avant lui. Il avait fait descendre la Tora et l’Évangile — direction, auparavant, pour les hommes —
et il avait fait descendre la Loi. Un terrible châtiment est destiné à ceux qui ne croient pas aux Signes de Dieu. — Dieu est puissant, détenteur de vengeance —
Rien n’est caché à Dieu sur la terre et dans le ciel.
C’est lui qui vous façonne dans le sein de vos mères, comme il le veut. Il n’y a de Dieu que lui, le Puissant, le Sage !
C’est lui qui a fait descendre sur toi le Livre. On y trouve des versets clairs La mère du Livre et d’autres figuratifs. Ceux dont les cœurs penchent vers l’erreur s’attachent à ce qui est dit en figures. Car ils recherchent la discorde et ils sont avides d’interprétations ; mais nul autre que Dieu ne connaît l’interprétation du Livre. Ceux qui sont enracinés dans la Science disent : « Nous y croyons ! Tout vient de notre Seigneur ! » mais seuls, les hommes doués d’intelligence s’en souviennent.
Notre Seigneur ! Ne dévie pas nos cœurs après nous avoir dirigés ; accorde-nous une miséricorde venant de toi. Tu es le Suprême Donateur.
Notre Seigneur ! Tu es, en vérité, celui qui réunira les hommes un jour : nul doute n’est possible à ce sujet car Dieu ne manque pas à sa promesse.
Quant aux incroyants ni leurs biens ni leurs enfants ne leur seront d’aucune utilité auprès de Dieu : voilà ceux qui seront l’aliment du Feu.
Tel a été le sort des gens de Pharaon et de ceux qui vécurent avant eux. Ils ont traité nos Signes de mensonges ; Dieu les a punis pour leurs péchés. — Dieu est terrible dans son châtiment —
Dis aux incrédules : « Vous serez vaincus ; vous serez rassemblés dans la Géhenne ». — Quel détestable lit de repos ! —
Un Signe vous a été donné lorsque les deux troupes se rencontrèrent : les uns combattaient dans la voie de Dieu et les autres étaient incrédules ; ceux-ci, de leurs propres yeux, voyaient les croyants en nombre deux fois supérieur au leur. — Dieu assiste, de son secours, qui il veut — Voilà vraiment un enseignement pour ceux qui sont doués de clairvoyance.
L’amour des biens convoités est présenté aux hommes Sous des apparences belles et trompeuses ; tels sont les femmes, les enfants, les lourds amoncellements d’or et d’argent, les chevaux racés, le bétail, les terres cultivées : c’est là une jouissance éphémère de la vie de ce monde, mais le meilleur lieu de retour sera auprès de Dieu.
Dis : « Vous annoncerai-je une chose meilleure pour vous que tout cela ? » Ceux qui craignent leur Seigneur trouveront pour toujours auprès de lui, des jardins où coulent les ruisseaux, des épouses pures et la satisfaction de Dieu. — Dieu voit parfaitement ses serviteurs —
Pour ceux qui disent : « Oui, nous avons cru ! Pardonne-nous nos péchés, préserve-nous du châtiment du Feu ».
Pour ceux qui sont patients, sincères et pieux ; pour ceux qui font l’aumône et qui implorent, dès l’aube, le pardon de Dieu.
Dieu témoigne et avec lui les anges et ceux qui sont doués d’intelligence : « Il n’y a de Dieu que lui ; lui qui maintient la justice… Il n’y a de Dieu que lui, le Puissant, le Sage ! »
La Religion Véritable, aux yeux de Dieu, c’est l’Islam. Ceux auxquels le Livre a été donné ne se sont opposés les uns aux autres, et par jalousie, qu’après avoir reçu la Science. Quant à celui qui ne croit pas aux Signes de Dieu, qu’il sache que Dieu est prompt dans ses comptes.
Dis à ceux qui argumentent contre toi : « Je me suis soumis à Dieu, moi et ceux qui m’ont suivi ». Dis à ceux auxquels le Livre a été donné et aux infidèles : « Êtes-vous soumis à Dieu ? » S’ils sont soumis à Dieu, ils sont bien dirigés ; s’ils se détournent... Tu es seulement chargé de transmettre le message prophétique — Dieu voit parfaitement ses serviteurs —
Annonce un châtiment douloureux à ceux qui ne croient pas aux Signes de Dieu ; à ceux qui tuent les prophètes injustement ; à ceux qui, parmi les hommes, tuent ceux qui ordonnent la justice.
Voilà ceux dont les actions sont vaines en ce monde et dans la vie future. — Ils ne trouveront pas de défenseurs —
N’as-tu pas vu ceux qui ont reçu une partie du Livre en appeler au Livre de Dieu, comme à un juge ? Certains d’entre eux se sont ensuite détournés et ils se sont éloignés.
C’est pour avoir dit : « Le Feu ne nous touchera que durant un temps limité » qu’ils se sont laissés égarer dans leur religion par tout ce qu’ils ont inventé.
Qu’adviendra-t-il lorsque nous les réunirons un jour : — nul doute n’est possible à ce sujet — chaque homme recevra alors la rétribution de ce qu’il aura accompli et personne ne sera lésé.
Dis : « Ô Dieu ! Souverain du Royaume : Tu donnes la royauté à qui tu veux et tu enlèves la royauté à qui tu veux. Tu honores qui tu veux et tu abaisses qui tu veux. Le bonheur est dans ta main, tu es, en vérité, puissant sur toute chose.
Tu fais pénétrer la nuit dans le jour et tu fais pénétrer le jour dans la nuit. Tu fais sortir le vivant du mort et tu fais sortir le mort du vivant. Tu donnes le nécessaire à qui tu veux, sans compter ».
Que les croyants ne prennent pas pour amis des incrédules de préférence aux croyants. Celui qui agirait ainsi, n’aurait rien à attendre de Dieu. — à moins que ces gens-là ne constituent un danger pour vous — Dieu vous met en garde contre lui-même ; le retour final sera vers Dieu.
Dis : « Si vous cachez ce qui est dans vos cœurs, ou bien, si vous le montrez, Dieu le connaît ». Il connaît ce qui est dans les cieux et ce qui est sur la terre. — Dieu est puissant sur toute chose —
Le Jour où chaque homme trouvera présent devant lui ce qu’il aura fait de bien et ce qu’il aura fait de mal, il souhaitera qu’un long intervalle le sépare de ce Jour. Dieu vous met en garde contre lui-même, Dieu est bon envers ses serviteurs.
Dis : « Suivez-moi, si vous aimez Dieu ; Dieu vous aimera et vous pardonnera vos péchés. Dieu est celui qui pardonne, il est miséricordieux ».
Dis : « Obéissez à Dieu et au Prophète. Mais si vous vous détournez, sachez que Dieu n’aime pas les incrédules ».
Oui, Dieu a choisi, de préférence aux mondes : Adam, Noé, la famille d’Abraham, la famille de ‘Imran,
en tant que descendants les uns des autres. — Dieu est celui qui entend et qui sait —
La femme de ‘Imran dit : « Mon Seigneur ! Je te consacre ce qui est dans mon sein ; accepte-le de ma part. Tu es, en vérité, celui qui entend et qui sait ».
Après avoir mis sa fille au monde, elle dit : « Mon Seigneur ! J’ai mis au monde une fille ». — Dieu savait ce qu’elle avait enfanté : un garçon n’est pas semblable à une fille — « Je l’appelle Marie, je la mets sous ta protection, elle et sa descendance, contre Satan, le réprouvé ».
Son Seigneur accueillit la petite fille en lui faisant une belle réception ; il la fit croître d’une belle croissance et il la confia à Zacharie. Chaque fois que Zacharie allait la voir, dans le Temple, il trouvait auprès d’elle la nourriture nécessaire, et il lui demandait : « Ô Marie ! D’où cela te vient-il ? » Elle répondait : « Cela vient de Dieu : Dieu donne, sans compter sa subsistance à qui il veut ».
Alors Zacharie invoqua son Seigneur ; il dit : « Mon Seigneur ! Accorde-moi, venant de toi, une excellente descendance. Tu es, en vérité, celui qui exauce la prière ».
Tandis qu’il priait debout dans le Temple, les anges lui crièrent : « Dieu t’annonce la bonne nouvelle de la naissance de Jean : celui-ci déclarera véridique un Verbe émanant de Dieu ; un chef, un chaste, un Prophète parmi les justes ».
Zacharie dit : « Mon Seigneur ! Comment aurais-je un garçon ? La vieillesse m’a atteint, et ma femme est Stérile ». Il dit : « Il en sera ainsi, Dieu fait ce qu’il veut ».
Zacharie dit : « Mon Seigneur ! Donne-moi un Signe ». Il dit : « Ton Signe sera que tu ne parleras aux hommes que par gestes, trois jours durant. Invoque souvent ton Seigneur ; glorifie-le au crépuscule et à l’aube ».
Les anges dirent : « Ô Marie ! Dieu t’a choisie, en vérité ; il t’a purifiée ; il t’a choisie de préférence à toutes les femmes de l’univers.
Ô Marie ! Sois pieuse envers ton Seigneur ; prosterne-toi et incline-toi avec ceux qui s’inclinent ».
Ceci fait partie des récits concernant le mystère que nous te révélons. Tu n’étais pas parmi eux lorsqu’ils jetaient leurs roseaux pour savoir qui d’entre eux se chargerait de Marie. Tu n’étais pas non plus parmi eux lorsqu’ils se disputaient.
Les anges dirent : « Ô Marie ! Dieu t’annonce la bonne nouvelle d’un Verbe émanant de lui : Son nom est : le Messie, Jésus, fils de Marie ; illustre en ce monde et dans la vie future ; il est au nombre de ceux qui sont proches de Dieu.
Dès le berceau, il parlera aux hommes comme un vieillard ; il sera au nombre des justes ».
Elle dit : « Mon Seigneur ! Comment aurais-je un fils ? Nul homme ne m’a jamais touchée ». Il dit : « Dieu crée ainsi ce qu’il veut : lorsqu’il a décrété une chose, il lui dit : "Sois !"... et elle est ».
Dieu lui enseignera le Livre, la Sagesse, la Tora et l’Évangile ;
et le voilà prophète, envoyé aux fils d’Israël : « Je suis venu à vous avec un Signe de votre Seigneur : je vais, pour vous, créer d’argile, comme une forme d’oiseau. Je souffle en lui, et il est : « oiseau », — avec la permission de Dieu — Je guéris l’aveugle et le lépreux ; je ressuscite les morts — avec la permission de Dieu — Je vous dis ce que vous mangez et ce que vous cachez dans vos demeures. Il y a vraiment là un Signe pour vous, si vous êtes croyants.
Me voici, confirmant ce qui existait avant moi de la Tora et déclarant licite pour vous, une partie de ce qui vous était interdit. Je suis venu à vous avec un Signe de votre Seigneur ; — Craignez-le et obéissez-moi —
Dieu est, en vérité, mon Seigneur et votre Seigneur : Servez-le : c’est là le chemin droit ».
Jésus dit, après avoir constaté leur incrédulité : « Qui sont mes auxiliaires dans la voie de Dieu ? » Les apôtres dirent : « Nous sommes les auxiliaires de Dieu ; nous croyons en Dieu ; sois témoin de notre soumission.
Notre Seigneur ! Nous avons cru à ce que tu nous as révélé ; nous avons suivi le Prophète ; inscris-nous parmi les témoins ».
Les fils d’Israël rusèrent contre Jésus. Dieu ruse aussi ; Dieu est le meilleur de ceux qui rusent.
Dieu dit : « Ô Jésus ! Je vais, en vérité, te rappeler à moi ; t’élever vers moi ; te délivrer des incrédules. Je vais placer ceux qui t’ont suivi au-dessus des incrédules, jusqu’au Jour de la Résurrection ; votre retour se fera alors vers moi ; je jugerai entre vous et trancherai vos différends.
Quant à ceux qui ne croient pas, je les châtierai d’un terrible châtiment en ce monde et dans la vie future. — Ils ne trouveront pas d’auxiliaires » —
Quant à ceux qui auront cru et qui auront fait le bien, Dieu leur donnera leur récompense. — Dieu n’aime pas les injustes —
Voilà une partie des Signes et du sage Rappel que nous te communiquons.
Oui, il en est de Jésus comme d’Adam auprès de Dieu : Dieu l’a créé de terre, puis il lui a dit : « Sois », et il est.
La Vérité émane de ton Seigneur. Ne sois pas au nombre de ceux qui doutent.
Si quelqu’un te contredit après ce que tu as reçu en fait de science, dis : « Venez ! Appelons nos fils et vos fils, nos femmes et vos femmes, nous-mêmes et vous-mêmes : nous ferons alors une exécration réciproque en appelant une malédiction de Dieu sur les menteurs ».
Voilà le récit, la Vérité : Il n’y a de Dieu que Dieu. Dieu est le Puissant, le Sage.
S’ils se détournent qu’ils sachent que Dieu connaît les corrupteurs.
Dis : « Ô gens du Livre ! Venez à une parole commune entre nous et vous : nous n’adorons que Dieu ; nous ne lui associons rien ; nul parmi nous ne se donne de Seigneur, en dehors de Dieu ». S’ils se détournent, dites-leur : « Attestez que nous sommes vraiment soumis ».
Ô gens du Livre ! Pourquoi vous disputez-vous au sujet d’Abraham, alors que la Tora et l’Évangile n’ont été révélés qu’après lui ? Ne comprenez-vous pas ?
Voilà comment vous vous comportez : vous qui vous disputiez au sujet de ce dont vous aviez connaissance, pourquoi vous disputez-vous au sujet de ce dont vous n’avez aucune connaissance ? — Dieu sait, et vous, vous ne savez pas —
Abraham n’était ni juif ni chrétien mais il était un vrai croyant soumis à Dieu ; il n’était pas au nombre des polythéistes.
Les hommes les plus proches d’Abraham sont vraiment ceux qui l’ont suivi, ainsi que ce Prophète et ceux qui ont cru. — Dieu est le Maître des croyants —
Une partie des gens du Livre aurait voulu vous égarer : ils n’égarent qu’eux-mêmes et ils n’en ont pas conscience.
Ô gens du Livre ! Pourquoi êtes-vous incrédules envers les Signes de Dieu, alors que vous en êtes témoins ?
Ô gens du Livre ! Pourquoi dissimulez-vous la Vérité sous le mensonge ? Pourquoi cachez-vous la Vérité, alors que vous savez ?
Une partie des gens du Livre dit : « Au début du jour, croyez à ce qui a été révélé aux croyants ; à son déclin, soyez incrédules ». — Peut-être reviendront-ils —
Ne croyez qu’à ceux qui suivent votre Religion. Dis : « Oui, la voie droite est la voie de Dieu. Il peut donner à n’importe qui ce qu’il vous a donné ». Ou bien encore, ils argumentent contre vous au sujet de votre Seigneur. Dis : « La grâce est dans la main de Dieu : il la donne à qui il veut ». — Dieu est présent partout et il sait —
Il accorde spécialement sa miséricorde à qui il veut : Dieu est le Maître de la grâce incommensurable.
Certains, parmi les gens du Livre, te rendront le qintar que tu leur as confié. D’autres ne te rendent le dinar que tu leur as confié que si tu les harcèles. Il en est ainsi, parce qu’ils disent : « Les infidèles n’ont aucun moyen de nous contraindre ». Ils profèrent des mensonges contre Dieu, alors qu’ils savent.
Quant à celui qui remplit son engagement et qui craint Dieu, qu’il sache que Dieu aime ceux qui le craignent.
Ceux qui vendent à vil prix le pacte de Dieu et leurs serments : voilà ceux qui n’auront aucune part dans la vie future. Dieu ne leur parlera pas ; il ne les regardera pas, le Jour de la Résurrection ; il ne les purifiera pas et un châtiment douloureux les attend.
Certains d’entre eux altèrent le Livre en le récitant pour faire croire que leurs inventions appartiennent au Livre, mais elles sont étrangères au Livre. Ils disent que tout cela vient de Dieu mais cela ne vient pas de Dieu. Ils profèrent des mensonges contre Dieu, alors qu’ils savent.
Il n’appartient pas à un mortel auquel Dieu a donné le Livre, la Sagesse et la prophétie, de dire ensuite aux hommes : « Soyez mes serviteurs, et non pas ceux de Dieu » ; mais il dira : « Soyez des maîtres puisque vous enseignez le Livre et que vous l’avez étudié ».
Dieu ne vous ordonne pas de prendre pour seigneurs les anges et les prophètes. Vous ordonnerait-il l’incrédulité, alors que vous lui êtes soumis ?
Dieu dit, en recevant le pacte des prophètes : « Je vous ai vraiment donné quelque chose d’un Livre et d’une Sagesse. Un Prophète est ensuite venu à vous, confirmant ce que vous possédiez déjà. Croyez en lui et aidez-le. Êtes-vous résolus et acceptez-vous mon alliance à cette condition ? » Ils répondirent : « Nous y consentons ! » Il dit : « Soyez donc témoins, et moi, me voici avec vous, parmi les témoins ».
Quant à ceux qui se détourneront ensuite : voilà les pervers.
Désirent-ils une autre religion que celle de Dieu, alors que tout ce qui est dans les cieux et sur la terre se soumet à lui, de gré ou de force et qu’ils seront ramenés vers lui ?
Dis : « Nous croyons en Dieu ; à ce qui nous a été révélé ; à ce qui a été révélé à Abraham, à Ismaël, à Isaac, à Jacob et aux tribus ; à ce qui a été donné à Moïse, à Jésus, aux prophètes de la part de leur Seigneur. Nous n’avons pas de préférence pour l’un d’entre eux : nous sommes soumis à Dieu ».
Le culte de celui qui recherche une religion en dehors de l’Islam n’est pas accepté. Cet homme sera, dans la vie future, au nombre de ceux qui ont tout perdu.
Comment Dieu dirigerait-il ceux qui sont devenus incrédules après avoir été croyants ; après avoir été témoins de la véracité du Prophète et des preuves irréfutables qui leur sont parvenues ? — Dieu ne dirige pas le peuple injuste —
Quelle sera leur récompense ? La malédiction de Dieu, celle des anges et de tous les hommes réunis tombera certainement sur eux.
Ils y demeureront immortels ; le châtiment ne sera pas allégé en leur faveur ; on ne les regardera pas ;
à l’exception de ceux qui, par la suite, s’étaient repentis et qui s’étaient amendés. — Dieu est celui qui pardonne, il est miséricordieux —
Quant à ceux qui auront été incrédules après avoir été croyants et qui, ensuite, se sont entêtés dans leur incrédulité : leur repentir ne sera pas accepté : voilà ceux qui sont égarés.
Oui, si les incrédules, morts dans leur incrédulité, donnaient tout l’or de la terre pour se racheter, cela ne serait accepté d’aucun d’entre eux. Un châtiment douloureux leur est réservé et ils ne trouveront pas d’auxiliaires.
Vous n’atteindrez pas à la piété vraie, tant que vous ne donnerez pas en aumône ce que vous aimez. Quoi que vous donniez en aumône, Dieu le sait.
Tout aliment était licite pour les fils d’Israël, à part ce qu’Israël s’était interdit à lui-même, avant que la Tora n’ait été révélée. Dis : « Apportez donc la Tora ; lisez-la, si vous êtes véridiques ».
Quant à ceux qui forgent ensuite un mensonge contre Dieu : voilà ceux qui sont injustes.
Dis : « Dieu est véridique ; suivez la Religion d’Abraham un vrai croyant ; qui n’était pas au nombre des polythéistes ».
Le premier Temple qui ait été fondé pour les hommes est, en vérité, celui de Bakka : il est béni et il sert de Direction aux mondes.
On trouve des Signes évidents dans ce lieu où se tenait Abraham. Quiconque y pénètre est en sécurité. Il incombe aux hommes, — à celui qui en possède les moyens — d’aller, pour Dieu, en pèlerinage à la Maison. Quant à l’incrédule, qu’il sache que Dieu se suffit à lui-même, et qu’il n’a pas besoin de l’univers.
Dis : « Ô gens du Livre ! Pourquoi ne croyez-vous pas aux Signes de Dieu ? » — Dieu est témoin de vos actions —
Dis : « Ô gens du Livre ! Pourquoi détournez-vous le croyant de la voie de Dieu et voudriez-vous la rendre tortueuse, alors que vous êtes témoins ? » — Dieu n’est pas inattentif à ce que vous faites —
Ô vous qui croyez ! Si vous obéissez à certains de ceux qui ont reçu le Livre, ils vous rendront incrédules, après que vous aurez eu la foi.
Comment êtes-vous encore incrédules, alors que les Versets de Dieu vous sont récités, alors que son Prophète est parmi vous ? Celui qui s’attache fortement à Dieu sera dirigé sur la voie droite.
Ô vous qui croyez ! Craignez Dieu de la crainte qu’il mérite. Ne mourez qu’étant soumis à lui.
Attachez-vous tous, fortement, au pacte de Dieu ; ne vous divisez pas ; souvenez-vous des bienfaits de Dieu : Dieu a établi la concorde en vos cœurs ; vous êtes, par sa grâce, devenus frères alors que vous étiez des ennemis les uns pour les autres. Vous étiez au bord d’un abîme de feu et il vous a sauvés. Voici comment Dieu vous explique ses Signes, peut-être serez-vous bien dirigés.
Puissiez-vous former une Communauté dont les membres appellent les hommes au bien : leur ordonnent ce qui est convenable et leur interdisent ce qui est blâmable : voilà ceux qui seront heureux !
Ne soyez pas comme ceux qui se sont divisés et qui se sont opposés les uns aux autres après que les preuves décisives leur sont parvenues. Voilà ceux auxquels un terrible châtiment est destiné
le Jour où certains visages s’éclaireront tandis que d’autres visages seront noirs. On dira à ceux dont les visages seront noirs : « Avez-vous été incrédules après avoir eu la foi ? Goûtez donc le châtiment, pour prix de votre incrédulité ».
Ceux dont les visages seront clairs jouiront de la miséricorde de Dieu dans laquelle ils demeureront immortels.
Tels sont les Versets de Dieu. Nous te les récitons en toute vérité. — Dieu ne veut pas de mal pour les mondes —
Ce qui est dans les cieux et ce qui est sur la terre appartient à Dieu. Toute chose revient à Dieu !
Vous formez la meilleure Communauté suscitée pour les hommes : vous ordonnez ce qui est convenable, vous interdisez ce qui est blâmable, vous croyez en Dieu. Si les gens du Livre croyaient, ce serait meilleur pour eux. Parmi eux se trouvent des croyants, mais la plupart d’entre eux sont pervers.
Ils ne vous nuiront que faiblement. S’ils vous combattent, ils tourneront vite le dos et, ensuite, ils ne seront pas secourus.
L’humiliation les a frappés, là où ils se trouvaient, à l’exception de ceux qui étaient protégés par une alliance de Dieu et une alliance des hommes. Ils ont encouru la colère de Dieu ; la pauvreté les a frappés. Il en fut ainsi : parce qu’ils ne croyaient pas aux Signes de Dieu et qu’ils tuaient injustement les prophètes. Il en fut ainsi : parce qu’ils ont désobéi et qu’ils ont été transgresseurs.
Tous ne sont pas semblables : il existe, parmi les gens du Livre, une communauté droite dont les membres récitent, durant la nuit, les Versets de Dieu. Ils se prosternent ;
ils croient en Dieu et au Jour dernier ; ils ordonnent ce qui est convenable, ils interdisent ce qui est blâmable ; ils s’empressent de faire le bien : voilà ceux qui sont au nombre des justes.
Quelque bien qu’ils accomplissent, il ne leur sera pas dénié, car Dieu connaît ceux qui le craignent.
Les biens et les enfants appartenant aux incrédules ne leur serviront à rien contre Dieu. Voilà ceux qui seront les hôtes du Feu où ils demeureront immortels.
Ce que les hommes dépensent pour la vie de ce monde est semblable à un vent chargé de grêle : celui-ci a frappé et détruit la récolte de ceux qui se sont fait tort à eux-mêmes : Dieu ne les a pas lésés, mais ils se sont fait tort à eux-mêmes.
Ô vous qui croyez ! N’établissez des liens d’amitié qu’entre vous, les autres ne manqueront pas de vous nuire ; ils veulent votre perte ; la haine se manifeste dans leurs bouches mais ce qui est caché dans leurs cœurs est pire encore. Nous vous avons expliqué les Signes ; si seulement vous compreniez !
Voilà comment vous vous comportez : vous les aimez, et ils ne vous aiment pas et vous croyez dans le Livre tout entier. Ils disent, lorsqu’ils vous rencontrent : « Nous croyons » ; et lorsqu’ils se retrouvent entre eux, ils se mordent les doigts de rage contre vous. Dis : « Mourez de votre rage ! » — Dieu connaît le contenu des cœurs —
Si un bien vous arrive, ils s’en affligent ; si un malheur vous atteint, ils s’en réjouissent. Si vous êtes patients et si vous craignez Dieu, leur ruse ne vous nuira en rien. — La Science de Dieu s’étend à toutes leurs actions —
Il en fut ainsi quand tu as quitté ta famille au matin pour placer les croyants à des postes de combat — Dieu entend et il sait —
et lorsque deux de vos troupes songèrent à fléchir, alors que Dieu est leur protecteur à toutes deux… — Les croyants doivent se confier à Dieu —
Dieu vous a cependant secourus à Badr, alors que vous étiez humiliés. Craignez Dieu ! Peut-être serez-vous reconnaissants !
Lorsque tu disais aux incroyants : « Ne vous suffit-il pas que votre Seigneur vous aide avec trois mille de ses anges descendus vers vous ? »
Oui, si vous êtes patients, si vous craignez Dieu et que vos ennemis foncent sur vous, votre Seigneur vous enverra en renfort cinq mille de ses anges qui se lanceront sur eux.
Dieu n’a fait cela que pour vous annoncer une bonne nouvelle afin que vos cœurs soient tranquillisés. La victoire ne vient que de Dieu, le Puissant, le Juste,
afin de tailler en pièces ou de culbuter une partie des incrédules, et qu’ils repartent vaincus.
Cette affaire ne te concerne pas : soit que Dieu revienne vers eux, soit qu’il les châtie ; ils sont injustes.
Ce qui est dans les cieux et ce qui est sur la terre appartient à Dieu. Il pardonne à qui il veut ; il châtie qui il veut. Dieu est celui qui pardonne, il est miséricordieux.
Ô vous qui croyez ! Ne vivez pas de l’usure produisant plusieurs fois le double. Craignez Dieu ! Peut-être serez-vous heureux.
Craignez le Feu préparé pour les incrédules.
Obéissez à Dieu et au Prophète. Peut-être vous sera-t-il fait miséricorde.
Hâtez-vous vers le pardon de votre Seigneur et vers un Jardin large comme les cieux et la terre, préparé pour ceux qui craignent Dieu ;
pour ceux qui font l’aumône, dans l’aisance ou dans la gêne ; pour ceux qui maîtrisent leur colère ; pour ceux qui pardonnent aux hommes — Dieu aime ceux qui font le bien —
pour ceux qui, après avoir accompli une mauvaise action ou s’être fait tort à eux-mêmes, se souviennent de Dieu et lui demandent pardon pour leurs péchés ; — Quel est celui qui pardonne les péchés, si ce n’est Dieu ? — pour ceux qui ne s’entêtent pas dans leurs agissements ; alors qu’ils savent.
Voilà ceux qui obtiendront leur récompense : un pardon de leur Seigneur ; des Jardins où coulent les ruisseaux ; ils y demeureront immortels. Comme est belle la récompense de ceux qui font le bien !
Des événements se sont passés avant vous ; parcourez la terre : voyez quelle fut la fin de ceux qui criaient au mensonge.
Voici une explication claire destinée aux hommes ; une Direction et une exhortation pour ceux qui craignent Dieu.
Ne perdez pas courage ; ne vous affligez pas, alors que vous êtes des hommes supérieurs, si vous êtes croyants.
Si une blessure vous atteint, une même blessure atteint le peuple incrédule. Nous faisons alterner ces journées-là pour les hommes afin que Dieu reconnaisse ceux qui croient et qu’il prenne des témoins parmi vous ; — Dieu n’aime pas les injustes —
afin que Dieu éprouve les croyants et qu’il anéantisse les incrédules.
Comptez-vous entrer au Paradis, avant que Dieu reconnaisse ceux d’entre vous qui ont combattu, et qu’il reconnaisse ceux qui sont patients ?
Oui, vous souhaitiez la mort avant de la rencontrer ; mais vous l’avez vue et vous l’attendez.
Muhammad n’est qu’un prophète ; des prophètes ont vécu avant lui. Retourneriez-vous sur vos pas, s’il mourait, ou s’il était tué ? Celui qui retourne sur ses pas ne nuit en rien à Dieu ; mais Dieu récompense ceux qui sont reconnaissants.
Il n’appartient à personne de mourir si ce n’est avec la permission de Dieu et d’après ce qui est irrévocablement fixé par écrit. A quiconque désire la récompense de ce monde, nous lui en donnons une part ; à quiconque désire la récompense de la vie future, nous lui en donnons une part. Nous récompenserons bientôt ceux qui sont reconnaissants.
Combien de prophètes ont combattu, en ayant avec eux de nombreux disciples ; ils ne se sont pas laissé abattre par les difficultés qu’ils rencontraient dans la voie de Dieu. Ils n’ont pas faibli, ils n’ont pas cédé. — Dieu aime ceux qui sont patients —
Leur seule parole était : « Notre Seigneur ! Pardonne-nous nos péchés et nos excès dans notre conduite. Affermis nos pas. Secours-nous contre le peuple incrédule ».
Dieu leur donna donc la récompense de ce monde, ainsi que la meilleure récompense de la vie future. — Dieu aime ceux qui font le bien —
Ô vous qui croyez ! Si vous obéissez aux incrédules, ils vous feront revenir sur vos pas ; vous reviendrez, alors, ayant tout perdu.
Mais non !... Dieu est votre Maître, lui, le meilleur des auxiliaires !
Nous jetterons l’épouvante dans les cœurs des incrédules parce qu’ils ont associé à Dieu ce à quoi nul pouvoir n’a été concédé. Leur demeure sera le Feu. Quel affreux séjour pour les impies !
Dieu a rempli sa promesse envers vous, quand, avec sa permission, vous anéantissiez vos ennemis, jusqu’au moment où vous avez fléchi, où vous avez soulevé des contestations au sujet de cette affaire. Vous avez désobéi après que Dieu vous eut montré ce que vous souhaitiez. Certains d’entre vous désirent le monde présent, certains d’entre vous désirent la vie future. Dieu, ensuite, et pour vous éprouver, a fait fuir vos ennemis devant vous. Il vous a certainement pardonné. Dieu est le Maître de la grâce en faveur des croyants.
Lorsque vous remontiez sans vous retourner sur personne, et que le Prophète vous appelait à l’arrière des troupes, Dieu a changé pour vous une tristesse en une autre tristesse, afin que vous ne vous affligiez ni de ce qui vous échappait, ni de ce qui vous atteignait. — Dieu est bien informé de ce que vous faites —
Après l’affliction, il fit descendre sur vous la sécurité : un sommeil qui enveloppa une partie d’entre vous, alors que les autres étaient inquiets. Leur opinion sur Dieu, n’était pas conforme à la Vérité ; c’était une supposition émanant de l’ignorance. Ils disaient : « Y a-t-il quoi que ce soit qui nous concerne en cette affaire ? » Dis : « L’affaire tout entière appartient à Dieu ». Ils cachent en eux-mêmes ce qu’ils ne te montrent pas. Ils disent : « Si l’affaire avait dépendu de nous, les nôtres n’auraient pas été tués ici ». Dis : « Même si vous étiez restés dans vos maisons, la mort aurait atteint dans leur lit ceux dont le meurtre était écrit, afin que Dieu éprouve ce qui se trouve dans vos cœurs et qu’il en purifie le contenu ». — Dieu connaît le contenu des cœurs —
S’il y en a eu, parmi vous, qui se sont détournés le jour où les deux troupes se sont rencontrées, c’est seulement parce que le Démon les a fait trébucher, à cause de ce qu’ils ont accompli. Mais Dieu leur a pardonné. Dieu est, en vérité, celui qui pardonne : il est plein de mansuétude.
Ô vous qui croyez ! Ne soyez pas semblables aux incrédules ! Ils ont dit de leurs frères qui parcouraient la terre ou qui combattaient : « Ils ne seraient pas morts, ils n’auraient pas été tués, s’ils étaient restés avec nous ». Que Dieu en fasse un sujet d’angoisse dans leurs cœurs ! Dieu fait vivre et il fait mourir. Dieu voit parfaitement ce que vous faites.
Si vous êtes tués dans le chemin de Dieu ou si vous mourez, un pardon et une miséricorde de Dieu sont vraiment meilleurs que ce qu’ils amassent.
Si vous mourez ou si vous êtes tués, vous serez certainement rassemblés vers Dieu.
Tu as été doux à leur égard par une miséricorde de Dieu. Si tu avais été rude et dur de cœur, ils se seraient séparés de toi. Pardonne-leur ! Demande pardon pour eux ; consulte-les sur toute chose ; mais, lorsque tu as pris une décision, place ta confiance en Dieu. — Dieu aime ceux qui ont confiance en lui —
Si Dieu vous secourt, nul ne l’emportera sur vous. S’il vous abandonne, qui donc, en dehors de lui, pourrait vous secourir ? — Les croyants placent leur confiance en Dieu —
Il ne convient pas à un prophète de frauder. Quiconque fraude, viendra avec son péché le Jour de la Résurrection. Chaque homme recevra alors le prix de ce qu’il aura accompli. Personne ne sera lésé.
Celui qui a suivi le bon plaisir de Dieu serait-il semblable à celui qui a encouru la colère de Dieu et qui aura la Géhenne pour demeure ? — Quelle détestable fin ! —
Ils constituent une hiérarchie auprès de Dieu ; Dieu voit parfaitement ce qu’ils font.
Dieu a accordé une grâce aux croyants lorsqu’il leur a envoyé un Prophète pris parmi eux qui leur récite ses Versets, qui les purifie, qui leur enseigne le Livre et la Sagesse, même s’ils avaient été auparavant dans une erreur manifeste.
Lorsqu’un malheur vous a atteints, — mais vous en aviez infligé le double à vos ennemis — n’avez-vous pas dit : « D’où vient cela ? » Réponds : « Cela vient de vous ». — Dieu est puissant sur toute chose —
Ce qui vous a atteints, le jour où les deux troupes se sont rencontrées, s’est produit avec la permission de Dieu, afin qu’ils reconnaissent les croyants
et afin qu’ils reconnaissent les hypocrites. On leur a dit : « Avancez ! Combattez dans le chemin de Dieu ! » Ou bien : « Défendez-vous ! » Ils ont répondu : « Si nous savions combattre, nous vous suivrions certainement ». — Ils se trouvèrent, ce jour-là, plus près de l’incrédulité que de la foi — Ils disent avec leurs bouches ce qui n’est pas en leurs cœurs. — Dieu connaît parfaitement ce qu’ils cachent —
Tranquillement assis dans leurs demeures, ils disaient de leurs frères : « Ils n’auraient pas été tués, s’ils nous avaient obéi ! » Dis : « Échappez donc vous-mêmes à la mort, si vous êtes véridiques ! »
Ne crois surtout pas que ceux qui sont tués dans le chemin de Dieu sont morts. Ils sont vivants ! Ils seront pourvus de biens auprès de leur Seigneur,
ils seront heureux de la grâce que Dieu leur a accordée. Ils se réjouissent parce qu’ils savent que ceux qui viendront après eux et qui ne les ont pas encore rejoints n’éprouveront plus aucune crainte, et qu’ils ne seront pas affligés.
Ils se réjouissent d’un bienfait et d’une grâce de Dieu ; Dieu ne laisse pas perdre la récompense des croyants.
Une récompense sans limite est réservée à ceux qui ont répondu à Dieu et au Prophète, malgré leurs blessures ; à ceux d’entre eux qui faisaient le bien et qui craignaient Dieu.
Ceux auxquels on disait : « Les gens ont sûrement réuni leurs forces contre vous, craignez-les », leur foi augmentait alors, et ils répondaient : « Dieu nous suffit ! Quel excellent Protecteur ! »
Ils sont revenus avec un bienfait et une grâce de Dieu. Aucun mal ne les a touchés. Ils ont recherché le bon plaisir de Dieu. — Dieu est le Maître d’une grâce incommensurable —
Le Démon est ainsi : il effraye ses suppôts. Ne les craignez pas, craignez-moi, si vous êtes croyants !
Que ceux qui se précipitent vers l’incrédulité ne t’attristent pas. Ils ne nuisent vraiment en rien à Dieu. Dieu ne veut leur donner aucune part dans la vie future. Un terrible châtiment leur est réservé.
Ceux qui ont troqué la foi contre l’incrédulité ne nuisent vraiment en rien à Dieu. Un châtiment douloureux leur est réservé.
Que ceux qui sont incrédules ne pensent pas que le délai que nous leur accordons soit un bien pour eux. Le délai que nous leur accordons augmentera leur péché. Un châtiment ignominieux leur est réservé.
Il ne convient pas à Dieu de laisser les croyants dans la situation où vous vous trouvez, si ce n’est le temps de discerner l’homme mauvais du bon. Dieu ne vous fera pas connaître le Mystère ; mais Dieu choisit qui il veut parmi ses prophètes. Croyez donc en Dieu et en ses prophètes. Si vous croyez, si vous craignez Dieu, une récompense sans limite vous est réservée.
Que ceux qui sont avares de ce que Dieu leur a donné de sa faveur ne le considèrent pas comme un bien personnel ; c’est, au contraire, un mal. Bientôt, le Jour de la Résurrection, ils porteront autour du cou ce dont ils se montraient avares. L’héritage des cieux et de la terre appartient à Dieu. Dieu est bien informé de ce que vous faites.
Dieu a sûrement entendu la parole de ceux qui ont dit : « Dieu est pauvre, et nous sommes riches ! » Nous consignons leurs paroles par écrit en retenant qu’ils ont tué injustement les prophètes. Nous leur dirons : « Goûtez le châtiment du Feu
pour prix de ce que vos mains ont accompli ». — Dieu n’est pas injuste envers ses serviteurs —
Ces gens-là ont dit : « Dieu a conclu une alliance avec nous, nous ordonnant de ne pas croire en un prophète tant qu’il ne nous aura pas montré un sacrifice que le feu consume ». Dis : « Avant moi, des prophètes sont venus avec des preuves décisives, et avec ce dont vous parlez. Pourquoi les avez-vous tués, si vous êtes véridiques ? »
S’ils t’accusent de mensonge, ils ont aussi traité de menteurs les prophètes venus avant toi, avec des preuves avec les Écritures, et avec le Livre lumineux.
Tout homme goûtera la mort : vous recevrez sûrement votre rétribution le Jour de la Résurrection. Celui qui sera préservé du Feu et introduit au Paradis aura trouvé le bonheur. La vie de ce monde n’est qu’une jouissance éphémère et trompeuse.
Vous serez certainement éprouvés dans vos biens et dans vos personnes ; vous entendrez beaucoup d’injures de la part de ceux auxquels le Livre a été donné avant vous et de la part des polythéistes. Si vous êtes constants, si vous craignez Dieu : voilà vraiment les dispositions nécessaires pour entreprendre quelque chose.
Lorsque Dieu contracta une alliance avec ceux auxquels le Livre a été donné, il leur dit : « Vous l’expliquerez aux hommes, vous ne le garderez pas caché », mais ils l’ont rejeté derrière leurs dos ; ils l’ont vendu à vil prix. Quel détestable troc !
Ne compte pas que ceux qui se réjouissent de ce qu’ils ont fait et qui aiment à être loués pour ce qu’ils n’ont pas fait, ne compte pas qu’ils soient à l’abri du châtiment. Un douloureux châtiment leur est réservé.
La Royauté des cieux et de la terre appartient à Dieu. Dieu est puissant sur toute chose.
Dans la création des cieux et de la terre, dans la succession de la nuit et du jour, il y a vraiment des Signes pour ceux qui sont doués d’intelligence,
pour ceux qui pensent à Dieu, debout, assis ou couchés et qui méditent sur la création des cieux et de la terre. Notre Seigneur ! Tu n’as pas créé tout ceci en vain ! Gloire à toi ! Préserve-nous du châtiment du Feu.
Notre Seigneur ! Tu couvres d’opprobres celui que tu introduis dans le Feu. Il n’y a pas de défenseurs pour les injustes.
Notre Seigneur ! Nous avons entendu un crieur, criant pour nous appeler à la foi ; « Croyez en votre Seigneur ! » et nous avons cru. Notre Seigneur ! Pardonne-nous nos péchés ! Efface nos mauvaises actions ! Rappelle-nous à toi avec ceux qui sont bons.
Notre Seigneur ! Accorde-nous ce que tu nous as promis par la voix de tes prophètes ; ne nous afflige pas le Jour de la Résurrection. — Tu ne manques jamais à ta promesse —
Leur Seigneur les a exaucés : « Je ne laisse pas perdre l’action de celui qui, parmi vous, homme ou femme, agit bien. Vous dépendez les uns des autres. J’effacerai les mauvaises actions de ceux qui ont émigré, de ceux qui ont été expulsés de leurs maisons, de ceux qui ont souffert dans mon chemin, de ceux qui ont combattu et qui ont été tués. Je les ferai certainement entrer dans des Jardins où coulent les ruisseaux. Ce sera une récompense de la part de Dieu ». Dieu !... La plus belle des récompenses se trouve auprès de lui !
Que l’agitation des incrédules habitant ce pays ne te trouble pas.
Piètre jouissance éphémère ! La Géhenne sera ensuite leur demeure : quel détestable lit de repos !
Mais les Jardins où coulent les ruisseaux sont promis à ceux qui craignent leur Seigneur ; ils y demeureront immortels ; ils seront les hôtes de Dieu. — Tout ce que l’on trouve auprès de Dieu est meilleur pour ceux qui sont bons. —
Il y a, parmi les gens du Livre, des hommes qui croient en Dieu, à ce qui vous a été révélé, et à ce qui leur a été révélé. Humbles devant Dieu, ils n’ont pas vendu à vil prix les Signes de Dieu. Ceux-là trouveront leur récompense auprès de leur Seigneur. Dieu est, en vérité, prompt dans ses comptes.
Ô vous qui croyez ! Soyez patients ! Encouragez-vous mutuellement à la patience ! Soyez fermes ! Craignez Dieu ! Peut-être serez-vous heureux !
Ô vous les hommes ! Craignez votre Seigneur qui vous a créés d’un seul être, puis, de celui-ci, il a créé son épouse et il a fait naître de ce couple un grand nombre d’hommes et de femmes. Craignez Dieu ! — vous vous interrogez à son sujet — et respectez les entrailles qui vous ont portés. — Dieu vous observe. —
Donnez aux orphelins les biens qui leur appartiennent. Ne substituez pas ce qui est mauvais à ce qui est bon. Ne mangez pas leurs biens en même temps que les vôtres : ce serait vraiment un grand péché.
Si vous craignez de ne pas être équitables à l’égard des orphelins... Épousez, comme il vous plaira, deux, trois ou quatre femmes. Mais si vous craignez de n’être pas équitables, prenez une seule femme ou vos captives de guerre. Cela vaut mieux pour vous, que de ne pas pouvoir subvenir aux besoins d’une famille nombreuse.
Donnez spontanément leur douaire à vos femmes ; mais, si elles sont assez bonnes pour vous en abandonner une part, mangez celle-ci en paix et tranquillité.
Ne confiez pas aux insensés les biens que Dieu vous a donnés pour vous permettre de subsister. Donnez-leur le nécessaire, prélevé sur ces biens ; donnez-leur de quoi se vêtir et adressez-leur des paroles convenables.
Éprouvez les orphelins jusqu’à ce qu’ils aient atteint l’âge de se marier. Si vous découvrez en eux un jugement sain, remettez-leur les biens qui leur appartiennent. Ne mangez pas ces biens avec prodigalité et dissipation avant que les orphelins n’aient atteint leur majorité. Celui qui est riche s’abstiendra d’en profiter ; celui qui est pauvre en usera modérément. Quand vous leur remettrez leurs biens, assurez-vous la présence de témoins ; mais Dieu suffit pour tenir le compte de tout.
Remettez aux hommes une part de ce que leurs parents et leurs proches ont laissé, et aux femmes, une part de ce que leurs parents et leurs proches ont laissé ; que cela représente peu ou beaucoup : c’est une part déterminée.
Attribuez aussi une part aux proches, aux orphelins et aux pauvres lorsqu’ils assistent au partage, et adressez-leur des paroles convenables.
Ceux qui laisseraient après eux une postérité sans ressources et qui seraient inquiets à leur sujet, recourront à Dieu avec crainte et piété et ils prononceront une parole juste.
Ceux qui dévorent injustement les biens des orphelins avalent du feu dans leurs entrailles : Ils tomberont bientôt dans le Brasier.
Quant à vos enfants, Dieu vous ordonne d’attribuer au garçon, une part égale à celle de deux filles. Si les filles sont plus de deux, les deux tiers de l’héritage leur reviendront ; s’il n’y en a qu’une, la moitié lui appartiendra. Si le défunt a laissé un fils, un sixième de l’héritage reviendra à chaque de ses père et mère. S’il n’a pas d’enfants et que ses parents héritent de lui : le tiers reviendra à sa mère. S’il a des frères : le sixième reviendra à sa mère, après que ses legs ou ses dettes auront été acquittés. Vous ignorez si ce sont vos ascendants ou vos descendants qui vous sont le plus utiles. Telle est l’obligation imposée par Dieu : Dieu est celui qui sait, il est juste.
Si vos épouses n’ont pas d’enfants, la moitié de ce qu’elles vous ont laissé vous revient. Si elles ont un enfant, le quart de ce qu’elles vous ont laissé vous revient, après que leurs legs ou leurs dettes auront été acquittés. Si vous n’avez pas d’enfants, le quart de ce que vous avez laissé reviendra à vos épouses. Si vous avez un enfant, le huitième de ce que vous avez laissé leur appartient, après que vos legs ou vos dettes auront été acquittés. Quand un homme ou une femme n’ayant ni parents, ni enfants laisse un héritage : s’il a un frère ou une sœur : le sixième en reviendra à chacun d’entre eux. S’ils sont plusieurs : ils se répartiront le tiers de l’héritage, après que ses legs ou ses dettes auront été acquittés, sans préjudice pour quiconque. Tel est le commandement de Dieu. Dieu est celui qui sait et il est plein de mansuétude.
Telles sont les lois de Dieu : celui qui obéit à Dieu et à son prophète sera introduit dans des Jardins où coulent les ruisseaux ; ils y demeureront immortels : voilà le bonheur sans limites !
Celui qui désobéit à Dieu et à son Prophète et qui transgresse ses lois sera introduit dans le Feu. Il y demeurera immortel ; un châtiment ignominieux lui est destiné.
Appelez quatre témoins que vous choisirez, contre celles de vos femmes qui ont commis une action infâme. S’ils témoignent : enfermez les coupables, jusqu’à leur mort, dans des maisons, à moins que Dieu ne leur offre un moyen de salut.
Si deux d’entre vous commettent une action infâme, sévissez contre eux, à moins qu’ils ne se repentent et ne se corrigent. — Dieu revient sans cesse vers le pécheur repentant ; il est miséricordieux. —
Dieu ne pardonne qu’à ceux qui font le mal par ignorance et qui s’en repentent, sitôt après. Dieu revient à eux ; Dieu est celui qui sait et il est juste.
Mais il n’y a pas de pardon pour ceux qui font le mal jusqu’au moment où la mort se présentant à l’un d’entre eux, il dit : « Oui, je me repens, maintenant ! » Il n’y a pas de pardon non plus pour les incrédules : voilà ceux pour lesquels nous avons préparé un châtiment douloureux.
Ô vous qui croyez ! Il ne vous est pas permis de recevoir des femmes en héritage contre leur gré, ni de les empêcher de se remarier pour vous emparer d’une partie de ce que vous leur aviez donné, à moins qu’elles n’aient manifestement commis une action infâme. Comportez-vous envers elles suivant la coutume. Si vous éprouvez de l’aversion pour elles, il se peut que vous éprouviez de l’aversion contre une chose en laquelle Dieu a placé un grand bien.
Si vous voulez échanger une épouse contre une autre, et si vous avez donné un qintar à l’une des deux, n’en reprenez rien. Le reprendre serait une infâmie et un péché évident.
Comment le reprendriez-vous, alors que vous étiez liés l’un à l’autre et que vos femmes ont bénéficié d’une alliance solennelle contractée avec vous ?
N’épousez pas les femmes que vos pères ont eues pour épouses, — exception faite pour le passé — ce serait vraiment un acte abominable et haïssable, un chemin détestable.
Vous sont interdites : vos mères, vos filles, vos sœurs, vos tantes paternelles, vos tantes maternelles, les filles de vos frères, les filles de vos sœurs, vos mères qui vous ont allaités, vos sœurs de lait, les mères de vos femmes, les belles-filles placées sous votre tutelle, nées de vos femmes avec qui vous avez consommé le mariage, — Nulle faute cependant ne vous sera imputée si le mariage n’a pas été consommé — les épouses de vos fils, issus de vos reins. Il vous est encore interdit d’épouser deux sœurs ; — exception faite pour le passé. — — Dieu est, en vérité, celui qui pardonne, il est miséricordieux —
Vous sont encore interdites : les femmes mariées de bonne condition à moins qu’elles ne soient vos captives de guerre. — Voilà ce que Dieu vous a prescrit — Hormis les interdictions mentionnées, il vous est permis de satisfaire vos désirs, en utilisant vos biens d’une façon honnête et sans vous livrer à la débauche. Versez le douaire prescrit aux femmes dont vous aurez joui. Pas de faute à vous reprocher pour ce que vous déciderez d’un commun accord, après avoir observé ce qui vous est ordonné. — Dieu est celui qui sait, il est juste. —
Celui qui, parmi vous, n’a pas les moyens d’épouser des femmes croyantes et de bonne condition, prendra des captives de guerre croyantes. — Dieu seul connaît votre foi et vous descendez les uns des autres. — Épousez-les, avec la permission de leur famille. Donnez-leur leur douaire, suivant la coutume, comme à des femmes de bonne condition, et non comme à des débauchées. Lorsque ces femmes ayant accédé à une bonne condition commettront une action infâme, elles subiront la moitié du châtiment que subiraient des femmes de bonne condition. Telles sont les règles à observer par celui d’entre vous qui redoute la débauche. Mais il est meilleur pour vous d’être patients. — Dieu est celui qui pardonne, il est miséricordieux —
Dieu veut vous faire connaître les actions de ceux qui ont vécu avant vous, pour vous diriger et vous pardonner. — Dieu est celui qui sait, il est juste —
Dieu veut revenir vers vous, alors que ceux qui suivent leurs passions veulent vous entraîner sur une pente dangereuse.
Dieu veut alléger vos obligations car l’homme a été créé faible.
Ô vous qui croyez ! Ne mangez pas inutilement vos biens entre vous, sauf quand il s’agit d’un négoce par consentement mutuel. Ne vous entre-tuez pas. — Dieu est miséricordieux envers vous —
Nous jetterons bientôt dans le Feu celui qui agit méchamment et d’une façon injuste : voilà qui est facile pour Dieu !
Si vous évitez les plus grands péchés qui vous sont interdits, nous effacerons vos mauvaises actions et nous vous introduirons avec honneur au Paradis.
Ne convoitez pas les faveurs dont Dieu a gratifié certains d’entre vous de préférence aux autres : une part de ce que les hommes auront acquis par leurs œuvres leur reviendra ; une part de ce que les femmes auront acquis par leurs œuvres leur reviendra. Demandez à Dieu qu’il vous accorde sa grâce. Dieu connaît toute chose.
Nous avons désigné pour tous des héritiers légaux : les père et mère, les proches et ceux auxquels vous êtes liés par un pacte. Donnez-leur la part qui doit leur revenir. — Dieu est témoin de toute chose —
Les hommes ont autorité sur les femmes, en vertu de la préférence que Dieu leur a accordée sur elles, et à cause des dépenses qu’ils font pour assurer leur entretien. Les femmes vertueuses sont pieuses : elles préservent dans le secret ce que Dieu préserve. Admonestez celles dont vous craignez l’infidélité ; reléguez-les dans des chambres à part et frappez-les. Mais ne leur cherchez plus querelle, si elles vous obéissent. — Dieu est élevé et grand —
Si vous craignez la séparation entre des conjoints, suscitez un arbitre de la famille de l’époux, et un arbitre de la famille de l’épouse. Dieu rétablira la concorde entre eux deux, s’ils veulent se réconcilier. — Dieu est celui qui sait et qui est bien informé —
Adorez Dieu ! Ne lui associez rien ! Vous devez user de bonté envers vos parents, vos proches, les orphelins, les pauvres, le client qui est votre allié et celui qui vous est étranger ; le compagnon qui est proche de vous ; le voyageur et vos esclaves. Dieu n’aime pas celui qui est insolent et plein de gloriole,
ceux qui sont avares et qui ordonnent l’avarice aux hommes, ceux qui dissimulent ce que Dieu leur a donné de sa grâce ; — nous avons préparé un châtiment ignominieux pour les incrédules —
ceux qui dépensent leurs biens en aumônes pour être vus des hommes et qui ne croient pas en Dieu et au Jour dernier. Celui qui a le Démon pour compagnon n’a qu’un détestable compagnon !
Quel dommage auraient-ils donc subi, s’ils avaient cru en Dieu et au Jour dernier et s’ils avaient dépensé en aumônes une partie des biens que Dieu leur a accordés ? — Dieu les connaît parfaitement —
Dieu ne fera tort à personne du poids d’un atome. S’il s’agit d’une bonne action, il l’estimera au double de sa valeur et il lui donnera une récompense sans limites.
Que feront-ils, lorsque nous ferons venir un témoin de chaque communauté, et que nous te ferons venir comme témoin contre eux ?
Ceux qui auront été incrédules, ceux qui auront désobéi au Prophète souhaiteront, ce Jour-là, que la terre les recouvre. Ils ne pourront rien cacher à Dieu.
Ô vous qui croyez ! N’approchez pas de la prière, alors que vous êtes ivres — attendez de savoir ce que vous dites ! — ou impurs — à moins que vous ne soyez en voyage — — attendez de vous être lavés — Si vous êtes malades, ou si vous voyagez, ou si l’un de vous revient du lieu caché, ou si vous avez touché des femmes et que vous ne trouviez pas d’eau, recourez à du bon sable que vous vous passerez sur le visage et sur les mains. — Dieu est celui qui efface les péchés et qui pardonne —
N’as-tu pas vu ceux auxquels une partie du Livre a été donnée ? Ils achètent l’égarement et ils veulent que vous vous égariez hors de la voie droite.
Dieu connaît bien vos ennemis ; Dieu suffit comme protecteur ; Dieu suffit comme défenseur.
Certains Juifs altèrent le sens des paroles révélées ; ils disent : « Nous avons entendu et nous avons désobéi... Entends, sans que personne te fasse entendre; regarde-nous »... Ils tordent leurs langues et ils attaquent la Religion. Mais s’ils avaient dit : « Nous avons entendu et nous avons obéi... Entends... Regarde-nous »... C’eût été certainement meilleur pour eux et plus droit. Dieu les a maudits à cause de leur incrédulité. Ils ne croient pas. — A l’exception d’un petit nombre d’entre eux —
Ô vous, à qui le Livre a été donné ! Croyez à ce que nous vous avons révélé, confirmant ce que, déjà, vous possédiez ; avant que nous n’effacions les visages, soit que nous les fassions retourner en arrière, soit que nous les maudissions, comme nous avons maudit les gens du Sabbat. — L’ordre de Dieu est accompli ! —
Dieu ne pardonne pas qu’on lui associe quoi que ce soit ; il pardonne à qui il veut des péchés moins graves que celui-ci. Celui qui associe quoi que ce soit à Dieu, commet un crime immense.
N’as-tu pas vu ceux qui se prétendent purs ? Mais c’est Dieu qui purifie qui il veut : ils ne seront pas lésés d’une pellicule de datte.
Considère leur façon de forger le mensonge contre Dieu : cela suffit pour être coupable d’un crime incontestable.
N’as-tu pas vu ceux auxquels une partie du Livre a été donnée ? Ils croient aux Jibt et aux Taghout ; ils disent, en parlant des incrédules : « Ils sont mieux dirigés que les croyants ».
Voilà ceux que Dieu maudit : — Tu ne trouveras pas de défenseur pour celui que Dieu maudit ! —
Ils possèdent une part de richesse et ils n’en distraient pas une pellicule de datte,
ou bien ils sont jaloux des hommes à cause des bienfaits que Dieu leur a accordés. Nous avons, en effet, donné à la famille d’Abraham le Livre et la Sagesse. Nous leur avons accordé un immense royaume.
Il en est parmi eux qui croient en lui tandis que d’autres s’en écartent — La Géhenne leur suffira comme brasier —
Nous jetterons bientôt dans le Feu ceux qui ne croient pas à nos Signes. Chaque fois que leur peau sera consumée, nous leur en donnerons une autre afin qu’ils goûtent le châtiment. — Dieu est, en vérité, puissant et juste —
Nous introduirons ceux qui croient et qui font le bien dans des Jardins où coulent les ruisseaux. Ils y demeureront, à tout jamais, immortels ; ils y trouveront des épouses pures ; nous les introduirons sous d’épais ombrages.
Dieu vous ordonne de restituer les dépôts et de juger selon la justice, lorsque vous jugez entre les hommes. Ce à quoi Dieu vous exhorte est vraiment bon. Dieu est celui qui entend et qui voit parfaitement.
Ô vous qui croyez ! Obéissez à Dieu ! Obéissez au Prophète et à ceux d’entre vous qui détiennent l’autorité. Portez vos différends devant Dieu et devant le Prophète ; — si vous croyez en Dieu et au Jour dernier — c’est mieux ainsi ; c’est le meilleur arrangement.
N’as-tu pas vu ceux qui prétendent croire à ce que nous t’avons révélé, et à ce qui a été révélé avant toi ? Ils veulent s’en rapporter aux Taghout bien qu’ils aient reçu l’ordre de ne pas croire en eux. — Le Démon veut les jeter dans un profond égarement —
Lorsqu’on leur dit : « Venez à ce que Dieu a révélé ; venez au Prophète ! », tu vois les hypocrites se détourner de toi en s’éloignant.
Que feront-ils, lorsqu’une calamité les atteindra pour prix des œuvres que leurs mains ont accomplies. Ils viendront à toi, ils jureront par Dieu : « Nous ne voulions que le bien et la concorde ! »
Ceux-là, Dieu connaît le contenu de leurs cœurs. Écarte-toi d’eux, exhorte-les en leur adressant des paroles convaincantes qui s’appliquent à leur propre cas.
Nous n’avons envoyé un Prophète que pour qu’il soit obéi, avec la permission de Dieu. Si ces gens qui se sont fait tort à eux-mêmes venaient à toi en implorant le pardon de Dieu et si le Prophète demandait pardon pour eux, ils trouveraient sûrement Dieu prêt à revenir vers eux et à leur faire miséricorde.
Non !... Par ton Seigneur !... Ils ne croiront pas, tant qu’ils ne t’auront pas fait juge de leurs différends. Ils ne trouveront plus ensuite, en eux-mêmes, la possibilité d’échapper à ce que tu auras décidé et ils s’y soumettront totalement.
Si nous leur avions prescrit : « Entre-tuez-vous !... » Ou bien : « Sortez de vos maisons !... », ils ne l’auraient pas fait, à l’exception d’un petit nombre d’entre eux. Il serait vraiment meilleur pour eux et plus efficace pour leur affermissement de suivre les exhortations reçues.
Nous leur donnerions alors une récompense sans limites
et nous les dirigerions sur un chemin droit.
Ceux qui obéissent à Dieu et à son Prophète sont au nombre de ceux que Dieu a comblés de bienfaits ; avec les prophètes, les justes, les témoins et les saints : voilà une belle assemblée !
C’est une grâce venue de Dieu ; Dieu possède une Science suffisante !
Ô vous qui croyez ! Prenez garde ! Lancez-vous en campagne par groupes ou bien lancez-vous en masse.
Il y en a un parmi vous qui temporise : Quand un malheur vous atteint, il dit : « Dieu m’a comblé de bienfaits, je n’étais pas avec eux pour porter témoignage ! »
Mais, si Dieu vous favorise, il dit : — comme si nulle affection n’existait entre vous et lui — « Oh ! Si je m’étais trouvé avec eux, je me serais assuré un gain considérable ! »
Que ceux qui troquent la vie présente contre la vie future combattent donc dans le chemin de Dieu. Nous accorderons une récompense sans limites à celui qui combat dans le chemin de Dieu, qu’il soit tué ou qu’il soit victorieux.
Pourquoi ne combattez-vous pas dans le chemin de Dieu, alors que les plus faibles parmi les hommes, les femmes et les enfants disent : « Notre Seigneur ! Fais-nous sortir de cette cité dont les habitants sont injustes. Donne-nous un protecteur choisi par toi ; donne-nous un défenseur choisi par toi ! »
Les croyants combattent dans le chemin de Dieu ; les incrédules combattent dans le chemin des Taghout. Combattez donc les suppôts de Satan ; les pièges de Satan sont vraiment faibles.
N’as-tu pas vu ceux auxquels on a dit : « Déposez vos armes ! Acquittez-vous de la prière ! Faites l’aumône ! » Quand le combat leur est prescrit, voici que certains d’entre eux craignent les hommes de la crainte dûe à Dieu, ou d’une crainte plus forte. Ils disent : « Notre Seigneur ! Pourquoi nous as-tu prescrit le combat ? Pourquoi ne pas l’avoir reporté à plus tard ? » Dis : « La jouissance de la vie de ce monde est précaire ; la vie future est meilleure pour celui qui craint Dieu. Vous ne serez pas lésés d’une pellicule de datte ».
Où que vous soyez, la mort vous atteindra ; même si vous vous tenez dans des tours fortifiées. Si un bien leur arrive, ils disent : « Cela vient de Dieu ! » Si un mal les atteint, ils disent : « Cela vient de toi ! » Dis : « Tout vient de Dieu ! » Mais pourquoi ces gens sont-ils incapables de comprendre aucun discours ?
Tout bien qui t’arrive vient de Dieu ; tout mal qui t’atteint vient de toi-même. Nous t’avons envoyé aux hommes comme Prophète et Dieu suffit comme témoin !
Ceux qui obéissent au Prophète obéissent à Dieu. Quant à ceux qui se détournent, laisse-les : nous ne t’avons pas envoyé vers eux comme gardien.
Ils disent : « Nous obéissons !... » Mais aussitôt qu’ils sont hors de chez toi, certains d’entre eux tiennent de nuit des propos étrangers à ce que tu dis. Dieu consigne par écrit leurs propos nocturnes. Écarte-toi d’eux ! Confie-toi en Dieu ! Dieu suffit comme protecteur !
Ne méditent-ils pas sur le Coran ? Si celui-ci venait d’un autre que Dieu, ils y trouveraient de nombreuses contradictions.
Lorsqu’une nouvelle leur parvient, — objet de sécurité ou d’alarme — ils la font connaître autour d’eux. Si on l’avait rapportée au Prophète et à ceux qui, parmi eux, détiennent l’autorité, pour leur demander leur avis, ils auraient su s’il fallait l’accréditer, car on se réfère habituellement à leur opinion. Si la faveur et la miséricorde de Dieu n’étaient pas sur vous, vous auriez certainement suivi le Démon ; à l’exception d’un petit nombre d’entre vous.
Combats dans le chemin de Dieu. Tu n’es responsable que de toi-même. Encourage les croyants ! Dieu arrêtera peut-être la violence des incrédules. Dieu est plus redoutable qu’eux dans sa violence, et plus redoutable qu’eux dans son châtiment.
Celui qui intercède d’une bonne intercession en obtiendra une part. Celui qui intercède d’une mauvaise intercession en sera pleinement responsable. — Dieu est témoin de tout —
Quand une salutation courtoise vous est adressée, saluez d’une façon encore plus polie, ou bien rendez simplement le salut. — Dieu tient compte de tout —
Dieu ! Il n’y a de Dieu que lui ! Il vous réunira, sans aucun doute possible, le Jour de la Résurrection. Qui donc serait plus véridique que Dieu quand il parle ?
Pourquoi êtes-vous divisés au sujet des hypocrites ? Dieu les a refoulés à cause de leurs agissements. Voudriez-vous diriger celui que Dieu égare ? Tu ne trouveras pas de direction pour celui que Dieu égare.
Ils aimeraient vous voir incrédules, comme ils le sont eux-mêmes, et que vous soyez ainsi semblables à eux. Ne prenez donc aucun protecteur parmi eux, jusqu’à ce qu’ils émigrent dans le chemin de Dieu. S’ils se détournent, saisissez-les ; tuez-les partout où vous les trouverez. Ne prenez ni protecteur, ni défenseur parmi eux
à l’exception de ceux qui sont les alliés d’un peuple avec lequel vous avez conclu un pacte, ou de ceux qui viennent à vous le cœur serré d’avoir à combattre contre vous ou à combattre contre leur propre peuple. Si Dieu l’avait voulu, il leur aurait donné pouvoir sur vous, et ils vous auraient alors combattus. S’ils se tiennent à l’écart, s’ils ne combattent pas contre vous, s’ils vous offrent la paix, Dieu ne vous donne plus alors aucune raison de lutter contre eux.
Vous trouverez d’autres gens qui désirent la paix avec vous et la paix avec leur propre peuple. Chaque fois qu’ils sont poussés à la révolte, ils y retombent en masse. S’ils ne se retirent pas loin de vous ; s’ils ne vous offrent pas la paix ; s’ils ne déposent pas leurs armes ; saisissez-les ; tuez-les partout où vous les trouverez. Nous vous donnons tout pouvoir sur eux !
Il n’appartient pas à un croyant de tuer un croyant — mais une erreur peut se produire — Celui qui tue un croyant par erreur affranchira un esclave croyant et remettra le prix du sang à la famille du défunt ; à moins que celle-ci ne le donne en aumône. Si le croyant qui a été tué appartenait à un groupe ennemi, le meurtrier affranchira un esclave croyant. S’il appartenait à un groupe auquel un pacte vous lie, le meurtrier remettra le prix du sang à la famille du défunt et il affranchira un esclave croyant. Celui qui n’en a pas les moyens jeûnera deux mois de suite, en signe de repentir imposé par Dieu. — Dieu est celui qui sait, il est juste —
Celui qui tue volontairement un croyant aura la Géhenne pour rétribution : il y demeurera immortel. Dieu exerce son courroux contre lui ; il le maudit ; il lui a préparé un terrible châtiment.
Ô vous qui croyez ! Soyez lucides lorsque vous vous engagez dans le chemin de Dieu ; ne dites pas à celui qui vous offre la paix : « Tu n’es pas croyant ! » Vous rechercheriez ainsi les biens de la vie de ce monde ; mais le butin est abondant auprès de Dieu ! Vous vous comportiez ainsi autrefois : Dieu vous a accordé sa grâce ; soyez lucides ! Dieu est bien informé de ce que vous faites !
Les croyants qui s’abstiennent de combattre ; — à l’exception des infirmes — et ceux qui combattent dans le chemin de Dieu, avec leurs biens et leurs personnes, ne sont pas égaux ! Dieu préfère ceux qui combattent avec leurs biens et leurs personnes à ceux qui s’abstiennent de combattre. Dieu a promis à tous d’excellentes choses ; mais Dieu préfère les combattants aux non-combattants et il leur réserve une récompense sans limites.
Il les élève, auprès de lui, de plusieurs degrés en leur accordant pardon et miséricorde. — Dieu est celui qui pardonne, il est miséricordieux —
Au moment de les emporter, les Anges disent à ceux qui se sont fait tort à eux-mêmes : « En quel état étiez-vous ? » Ils répondent : « Nous étions faibles sur la terre ». Les Anges disent : « La terre de Dieu n’est-elle pas assez vaste pour vous permettre d’émigrer ? » Voilà ceux qui auront la Géhenne pour refuge : quelle détestable fin !
A l’exception de ceux qui sont faibles et incapables parmi les hommes, les femmes et les enfants ; car ils ne sont pas dirigés sur le chemin droit.
Tels sont ceux que Dieu absoudra peut-être. Dieu est celui qui efface les péchés ; il est miséricordieux.
Celui qui émigre dans le chemin de Dieu trouvera sur la terre de nombreux refuges et de l’espace. La rétribution de celui qui sort de sa maison pour émigrer vers Dieu et son Prophète, et qui est frappé par la mort, incombe à Dieu. — Dieu est celui qui pardonne, il est miséricordieux —
Lorsque vous parcourez la terre, vous ne commettez pas de faute si vous abrégez la prière par crainte d’être surpris par les incrédules. — Les incrédules sont vos ennemis déclarés —
Lorsque tu te trouves avec les croyants et que tu diriges la prière : un groupe d’entre eux se tiendra debout avec toi pour prier, tandis qu’un autre groupe prendra les armes. Lorsque ceux qui prient se prosternent, les autres doivent se tenir derrière vous. L’autre groupe qui n’a pas encore prié viendra ensuite prier avec toi tandis que le premier assurera la garde et prendra les armes. Les incrédules voudraient vous voir négliger vos armes et vos bagages afin de fondre sur vous d’un seul coup. Il n’y a pas de faute à vous reprocher, si vous déposez vos armes lorsque vous êtes gênés par la pluie ou lorsque vous êtes malades. Mais, prenez garde ! Dieu a préparé un châtiment ignominieux pour les incrédules.
Pensez encore à Dieu debout, assis ou couchés, lorsque vous avez achevé la prière. Acquittez-vous de la prière, quand vous êtes en sécurité. La prière est prescrite aux croyants à des moments déterminés.
Ne faiblissez pas dans la poursuite de ces gens. Si vous souffrez, ils souffrent, eux aussi, comme vous ; attendez donc de Dieu ce qu’ils n’en espèrent pas. — Dieu est celui qui sait, il est juste —
Nous avons fait descendre sur toi le Livre avec la Vérité, afin que tu juges entre les hommes d’après ce que Dieu te fait voir. Ne sois pas l’avocat des traîtres ;
Demande pardon à Dieu. Dieu est celui qui pardonne, il est miséricordieux.
Ne discute pas en faveur de ceux qui se trahissent eux-mêmes. Dieu n’aime pas celui qui est traître et pécheur.
Ils voudraient se cacher des hommes, mais ils ne cherchent pas à se cacher de Dieu. Dieu est auprès d’eux lorsqu’ils tiennent la nuit des propos que Dieu n’agrée pas, lui, dont la Science s’étend à tout ce qu’ils font.
Voilà que vous avez soutenu en ce monde des controverses en faveur des impies. Qui donc prendra leur défense devant Dieu, le Jour de la Résurrection ? Qui sera leur protecteur ?
Quiconque fait le mal ou se fait tort à lui-même et demande ensuite pardon à Dieu, trouvera Dieu clément et miséricordieux.
Quiconque commet un péché, le commet contre lui-même. — Dieu est celui qui sait ; il est juste —
Quiconque commet une faute ou un péché, puis le rejette sur un innocent, se charge manifestement d’une infamie et d’un péché.
Sans la grâce de Dieu et sa miséricorde envers toi, certains de ces gens auraient voulu t’égarer ; mais ils n’égarent qu’eux-mêmes, et ils ne te nuisent en rien. Dieu a fait descendre sur toi le Livre et la Sagesse ; il t’a enseigné ce que tu ne savais pas. La grâce de Dieu envers toi est incommensurable.
La plupart de leurs entretiens ne comportent rien de bon, sauf la parole de celui qui ordonne une aumône ou un bien notoire ou une réconciliation entre les hommes. Nous donnerons bientôt une récompense sans limites à celui qui agit ainsi avec le désir de plaire à Dieu.
Quant à celui qui se sépare du Prophète après avoir clairement connu la vraie Direction et qui suit un chemin différent de celui des croyants : nous nous détournerons de lui, comme lui-même s’est détourné ; nous le jetterons dans la Géhenne : quelle détestable fin !
Dieu ne pardonne pas qu’on lui associe quoi que ce soit. Il pardonne à qui il veut des péchés moins graves que celui-ci : mais celui qui lui donne des associés s’égare profondément.
Ils n’invoquent en dehors de lui que des femelles ! Ils n’invoquent qu’un Démon rebelle.
— Que Dieu le maudisse — Il a dit : « Oui, je prendrai un nombre déterminé de tes serviteurs ;
je les égarerai et je leur inspirerai de vains désirs ; je leur donnerai un ordre : et ils fendront les oreilles des bestiaux ; je leur donnerai un ordre : et ils changeront la création de Dieu ». Quiconque prend le Démon pour patron, en dehors de Dieu, est irrémédiablement perdu.
Le Démon leur fait des promesses ; il leur inspire de vains désirs ; mais ses promesses ne sont que des mensonges.
Voilà ceux dont la demeure sera la Géhenne ; ils ne trouveront aucun moyen d’y échapper.
Nous introduirons dans des Jardins où coulent les ruisseaux ceux qui croient et qui font le bien. Ils y demeureront, à tout jamais, immortels. Telle est, en toute vérité, la promesse de Dieu. Qui donc est plus véridique que Dieu quand il parle ?
Cela ne dépend ni de vos souhaits, ni des souhaits des gens du Livre. Quiconque fait le mal sera rétribué en conséquence. Il ne trouvera, en dehors de Dieu, ni protecteur, ni défenseur.
Tous les croyants, hommes et femmes, qui font le bien : voilà ceux qui entreront au Paradis. Ils ne seront pas lésés d’une pellicule de datte.
Qui donc professe une meilleure Religion que celui qui se soumet à Dieu, celui qui fait le bien, celui qui suit la Religion d’Abraham un vrai croyant ? — Dieu a pris Abraham pour ami —
Ce qui est dans les cieux et ce qui est sur la terre appartient à Dieu. La Science de Dieu s’étend à toute chose.
Ils te demandent une décision au sujet des femmes. Dis : « Dieu vous a fait part d’une décision — elle vous a été lue dans le Livre — relative aux orphelines auxquelles vous n’avez pas remis ce qui est prescrit, avec l’intention de les épouser ; et une autre, relative aux garçons mineurs ». Vous devez agir avec équité en faveur des orphelins. Dieu connaît le bien que vous faites.
Quand une femme redoute l’abandon ou l’indifférence de son mari ; nul péché ne leur sera imputé s’ils se réconcilient vraiment, car la réconciliation est un bien. Les hommes sont portés à l’avarice. Si vous faites le bien et si vous craignez Dieu sachez que Dieu est bien informé de ce que vous faites.
Vous ne pouvez être parfaitement équitables à l’égard de chacune de vos femmes, même si vous en avez le désir. Ne soyez donc pas trop partiaux et ne laissez pas l’une d’entre elles comme en suspens. Si vous établissez la concorde, si vous craignez Dieu, sachez qu’il est celui qui pardonne et qu’il est miséricordieux.
Si les époux se séparent, Dieu les enrichira tous deux de son abondance. — Dieu est présent partout et il est juste —
Ce qui est dans les cieux et ce qui est sur la terre appartient à Dieu. Oui, nous avons recommandé à ceux qui ont reçu le Livre avant vous et à vous-mêmes : « Craignez Dieu ! » Mais si ous êtes incrédules... Ce qui est dans les cieux et ce qui est sur la terre appartient à Dieu. Dieu se suffit à lui-même ; il est digne de louanges !
Ce qui est dans les cieux et ce qui est sur la terre appartient à Dieu. Dieu suffit comme protecteur !
Ô vous les hommes ! Il vous anéantira, s’il le veut, et il mettra d’autres hommes à votre place. Dieu est assez puissant pour le faire !
Que celui qui souhaite la récompense de ce monde sache que la récompense de ce monde et celle de la vie future dépendent de Dieu. — Dieu entend et il voit parfaitement. —
Ô vous qui croyez ! Pratiquez avec constance la justice en témoignage de fidélité envers Dieu, et même à votre propre détriment ou au détriment de vos père et mère et de vos proches, qu’il s’agisse d’un riche ou d’un pauvre, car Dieu a la priorité sur eux deux. Ne suivez pas les passions au détriment de l’équité ; mais si vous louvoyez ou si vous vous détournez, sachez que Dieu est bien informé de ce que vous faites.
Ô vous qui croyez ! Croyez en Dieu et en son Prophète, au Livre qu’il a révélé à son Prophète et au Livre qu’il a révélé auparavant. Quiconque ne croit pas en Dieu, à ses Anges, à ses Livres, à ses prophètes et au Jour dernier, se trouve dans un profond égarement.
Ceux qui avaient cru et qui sont ensuite devenus incrédules, puis, de nouveau, croyants, puis incrédules, et qui n’ont fait que s’entêter dans leur incrédulité : Dieu ne leur pardonnera pas ; il ne les dirigera pas sur une voie droite.
Annonce aux hypocrites qu’un châtiment douloureux les attend.
Ils prennent pour amis des incrédules de préférence aux croyants. Recherchent-ils la puissance auprès d’eux ? La puissance, en totalité, appartient à Dieu.
Oui, il vous a révélé dans le Livre : « Lorsque vous écoutez les Versets de Dieu, certains n’y croient pas et s’en moquent. Ne restez donc pas en leur compagnie tant qu’ils ne discuteront pas sur un autre sujet, sinon vous deviendriez semblables à eux ». — Dieu rassemblera tous ensemble dans la Géhenne, les hypocrites et les incrédules. —
Ils sont là à vous épier : Si Dieu vous accorde une victoire, ils disent : « Ne sommes-nous pas avec vous ? » Si les incrédules obtiennent un avantage, ils disent : « N’est-ce pas nous qui l’emportions sur vous et qui vous défendions contre les croyants ? » Dieu jugera entre vous, le Jour de la Résurrection. Dieu ne permettra pas aux incrédules de l’emporter sur les croyants.
Les hypocrites cherchent à tromper Dieu, mais c’est lui qui les trompe. Lorsqu’ils se lèvent pour la prière, ils se lèvent, insouciants, pour être vus des hommes et ils ne pensent guère à Dieu. Ils sont indécis,
ils ne suivent ni les uns ni les autres. Tu ne trouveras pas de chemin pour celui que Dieu égare.
Ô vous qui croyez ! Ne prenez pas les incrédules pour amis, de préférence aux croyants. Voudriez-vous donner à Dieu une raison certaine de vous condamner ?
Les hypocrites résideront au fond de l’abîme du Feu. Tu ne trouveras pas de défenseur pour eux,
sauf pour ceux qui se sont repentis, pour ceux qui se sont amendés, pour ceux qui se sont placés sous la protection de Dieu, pour ceux qui ont offert à Dieu un culte pur. Ceux-là seront en compagnie des croyants. Dieu accordera bientôt aux croyants une récompense sans limites.
Pourquoi Dieu vous infligerait-il un châtiment, si vous êtes reconnaissants et si vous croyez ? — Dieu est reconnaissant et il sait —
Dieu n’aime pas que l’on divulgue des paroles méchantes, à moins qu’on n’en ait été victime. — Dieu est celui qui entend et qui sait —
Si vous divulguez le bien ou si vous le cachez, ou si vous pardonnez le mal, sachez que Dieu est celui qui efface les péchés et qui est puissant.
Ceux qui ne croient pas en Dieu et en son Prophète ; ceux qui veulent établir une distinction entre Dieu et ses prophètes en disant : « Nous croyons en certains d’entre eux, nous ne croyons pas en certains autres » ; ceux qui veulent suivre une voie intermédiaire : 
ceux-là sont vraiment incrédules. Nous avons préparé un châtiment ignominieux pour les incrédules.
Dieu donnera leur récompense à ceux qui croient en lui et en ses prophètes sans faire aucune distinction entre eux. — Dieu est celui qui pardonne, il est miséricordieux —
Les gens du Livre te demandent de faire descendre du ciel un Livre sur eux. Ils avaient demandé à Moïse quelque chose de plus considérable que cela quand ils avaient dit : « Fais-nous voir Dieu clairement ». La foudre les a emportés, à cause de leur impiété. Ils préférèrent ensuite le veau, alors que des preuves décisives leur étaient déjà parvenues. Nous leur avons pardonné cela et nous avons donné à Moïse une autorité incontestable.
Nous avons élevé le Mont au-dessus d’eux, en vertu de l’alliance contractée avec eux. Nous leur avons dit : « Franchissez la porte en vous prosternant ». Nous leur avons dit : « Ne transgressez pas le Sabbat ». Nous avons accepté de conclure avec eux une alliance solennelle.
Nous les avons punis parce qu’ils ont rompu leur alliance, parce qu’ils n’ont pas cru aux Signes de Dieu, parce qu’ils ont tué injustement des prophètes, et parce qu’ils ont dit : « Nos cœurs sont incirconcis ». Non ... Dieu a mis un sceau sur leurs cœurs, à cause de leur incrédulité : ils ne croient donc pas. — À l’exception d’un petit nombre d’entre eux —
Nous les avons punis parce qu’ils n’ont pas cru, parce qu’ils ont proféré une horrible calomnie contre Marie
et parce qu’ils ont dit : « Oui, nous avons tué le Messie, Jésus, fils de Marie, le Prophète de Dieu ». Mais ils ne l’ont pas tué ; ils ne l’ont pas crucifié, cela leur est seulement apparu ainsi. Ceux qui sont en désaccord à son sujet restent dans le doute ; ils n’en ont pas une connaissance certaine ; ils ne suivent qu’une conjecture ; ils ne l’ont certainement pas tué,
mais Dieu l’a élevé vers lui : Dieu est puissant et juste.
Il n’y a personne, parmi les gens du Livre, qui ne croie en lui avant sa mort et il sera un témoin contre eux, le Jour de la Résurrection.
Nous avons interdit aux Juifs d’excellentes nourritures qui leur étaient permises auparavant : c’est à cause de leur prévarication ; parce qu’ils se sont souvent écartés du chemin de Dieu,
parce qu’ils ont pratiqué l’usure qui leur était pourtant défendue ; parce qu’ils ont mangé injustement les biens des gens. Nous avons préparé un châtiment douloureux pour ceux d’entre eux qui sont incrédules.
Mais ceux d’entre eux qui sont enracinés dans la Science, les croyants, qui croient à ce qui t’a été révélé et à ce qui a été révélé avant toi ; ceux qui s’acquittent de la prière, ceux qui font l’aumône, ceux qui croient en Dieu et au Jour dernier : voilà ceux auxquels nous donnerons bientôt une récompense sans limites.
Nous t’avons inspiré comme nous avions inspiré Noé et les prophètes venus après lui. Nous avions inspiré Abraham, Ismaël, Isaac, Jacob, les Tribus, Jésus, Job, Jonas, Aaron, Salomon et nous avions donné des Psaumes à David.
Nous avons inspiré les prophètes dont nous t’avons déjà raconté l’histoire et les prophètes dont nous ne t’avons pas raconté l’histoire. — Dieu a réellement parlé à Moïse —
Nous avons inspiré les prophètes : ils annoncent la bonne nouvelle ; et ils avertissent les hommes, afin qu’après la venue des prophètes, les hommes n’aient aucun argument à opposer à Dieu. — Dieu est puissant et juste —
Dieu témoigne qu’il a révélé avec sa Science tout ce qu’il t’a révélé. Les Anges en témoignent… Dieu suffit comme témoin.
Ceux qui ont été incrédules et qui ont écarté les hommes du chemin de Dieu, se trouvent dans un profond égarement.
Quant à ceux qui ont été incrédules et qui se sont égarés, Dieu ne leur pardonnera pas ; il ne les dirigera pas sur le chemin droit,
mais seulement sur le chemin de la Géhenne. Ils y demeureront, à tout jamais immortels : voilà qui est facile pour Dieu.
Ô vous les hommes ! Le Prophète est venu à vous avec la Vérité émanant de votre Seigneur : croyez donc ; c’est un bien pour vous. Si vous ne croyez pas… Ce qui est dans les cieux et sur la terre appartient à Dieu. Dieu sait et il est juste.
Ô gens du Livre ! Ne dépassez pas la mesure dans votre religion ; ne dites, sur Dieu, que la vérité. Oui, le Messie, Jésus, fils de Marie, est le Prophète de Dieu, sa Parole qu’il a jetée en Marie, un Esprit émanant de lui. Croyez donc en Dieu et en ses prophètes. Ne dites pas : « Trois » ; cessez de le faire ; ce sera mieux pour vous. Dieu est unique ! Gloire à lui ! Comment aurait-il un fils ? Ce qui est dans les cieux et sur la terre lui appartient. Dieu suffit comme protecteur !
Le Messie n’a pas trouvé indigne de lui d’être serviteur de Dieu ; non plus que les Anges qui sont proches de Dieu. Dieu rassemblera bientôt devant lui ceux qui refusent de l’adorer, et ceux qui s’enorgueillissent.
Il donnera leur récompense, en y ajoutant un surcroît de sa grâce, à ceux qui auront cru et qui auront fait le bien. Un châtiment douloureux est préparé pour ceux qui se sont détournés et qui se sont enorgueillis. Ils ne trouveront, en dehors de Dieu, ni protecteur, ni défenseur.
Ô vous les hommes ! Une preuve décisive vous est déjà parvenue de la part de votre Seigneur : nous avons fait descendre, sur vous, une lumière éclatante.
Dieu introduira bientôt dans sa miséricorde et sa grâce ceux qui auront cru en lui et qui se seront placés sous sa protection. Il les dirigera vers lui dans un chemin droit.
Ils te demandent une décision concernant les successions. Dis : « Dieu vous donne des instructions au sujet de la parenté éloignée : Si quelqu’un meurt sans laisser d’enfants, mais seulement une sœur, la moitié de sa succession reviendra à celle-ci. Un homme hérite de sa sœur, si celle-ci n’a pas d’enfants. S’il a deux sœurs, les deux tiers de la succession leur reviendront. S’il laisse des frères et des sœurs, une part égale à celle de deux femmes revient à un homme ». Dieu vous donne une explication claire afin que vous ne vous égariez pas. Dieu connaît toute chose.
Ô vous qui croyez ! Respectez vos engagements. Les bêtes des troupeaux vous sont permises, à l’exception de celles qui vous ont été énumérées. La chasse ne vous est pas permise lorsque vous êtes en état de sacralisation. — Dieu vous ordonne ce qu’il veut —
Ô vous qui croyez ! Ne déclarez profanes ni les rites de Dieu, ni le mois sacré, ni les offrandes, ni les guirlandes, ni ceux qui se dirigent vers la Maison sacrée, recherchant la grâce et la satisfaction de leur Seigneur. Chassez lorsque vous êtes revenus à l’état profane. Que la haine envers un peuple qui vous a écartés de la Mosquée sacrée ne vous incite pas à commettre des injustices. Encouragez-vous mutuellement à la piété et à la crainte révérencielle de Dieu. Ne vous encouragez pas mutuellement au crime et à la haine. Craignez Dieu ! Dieu est terrible en son châtiment.
Voici ce qui vous est interdit : la bête morte, le sang, la viande de porc ; ce qui a été immolé à un autre que Dieu ; la bête étouffée, ou morte à la suite d’un coup, ou morte d’une chute, ou morte d’un coup de corne, ou celle qu’un fauve a dévorée — sauf si vous avez eu le temps de l’égorger — ou celle qui a été immolée sur des pierres. Il vous est également interdit de consulter le sort au moyen de flèches. Tout cela est perversité. Les incrédules désespèrent aujourd’hui de vous éloigner de votre Religion. Ne les craignez pas ! Craignez-moi ! Aujourd’hui, j’ai rendu votre Religion parfaite ; j’ai parachevé ma grâce sur vous ; j’agrée l’Islam comme étant votre Religion. A l’égard de celui qui, durant une famine, serait contraint de consommer des aliments interdits sans vouloir commettre de péché, Dieu est celui qui pardonne, il est miséricordieux.
Ils te demandent ce qui leur est permis : Dis : « Les bonnes choses vous sont permises. Vous pourrez manger après avoir invoqué sur elles le Nom de Dieu, les proies saisies pour vous par les animaux que vous avez dressés comme des chiens de chasse, d’après ce que Dieu vous a enseigné ». Craignez Dieu ! Dieu est prompt dans ses comptes.
Aujourd’hui, les bonnes choses vous sont permises. La nourriture de ceux auxquels le Livre a été donné vous est permise, et votre nourriture leur est permise. L’union avec les femmes croyantes et de bonne condition, et avec les femmes de bonne condition faisant partie du peuple auquel le Livre a été donné avant vous, vous est permise, si vous leur avez remis leur douaire, en hommes contractant une union régulière et non comme des débauchés, ou des amateurs de courtisanes. Les actions de quiconque rejette la foi, sont vaines et, dans la vie future, il sera au nombre des perdants.
Ô vous qui croyez ! Lorsque vous vous disposez à la prière : lavez vos visages et vos mains jusqu’aux coudes ; passez les mains sur vos têtes et sur vos pieds, jusqu’aux chevilles. Si vous êtes en état d’impureté légale, purifiez-vous. Si vous êtes malades, ou en voyage ; si l’un de vous vient du lieu caché ; si vous avez eu commerce avec des femmes et que vous ne trouviez pas d’eau, recourez à du bon sable que vous passerez sur vos visages et sur vos mains. Dieu ne veut pas vous imposer de charges supplémentaires, mais il veut vous purifier et parachever sa grâce en vous. — Peut-être serez-vous reconnaissants ! —
Rappelez-vous la grâce que Dieu vous a accordée et l’alliance qu’il a contractée avec vous, lorsque vous avez dit : « Nous avons entendu et nous avons obéi ! » Craignez Dieu ! Dieu connaît le contenu des cœurs.
Ô vous qui croyez ! Tenez-vous fermes comme témoins, devant Dieu, en pratiquant la justice. Que la haine envers un peuple ne vous incite pas à commettre des injustices. Soyez justes ! La justice est proche de la piété. Craignez Dieu ! Dieu est bien informé de ce que vous faites.
Dieu a promis à ceux qui croient et qui font le bien un pardon et une récompense sans limites.
Quant à ceux qui sont incrédules et qui traitent nos Signes de mensonges : Voilà ceux qui seront les hôtes de la Fournaise.
Ô vous qui croyez ! Rappelez-vous les grâces que Dieu vous a accordées : lorsqu’un peuple s’apprêtait à porter les mains sur vous, il a détourné leurs mains. Craignez Dieu ! Que les croyants se confient à Dieu !
Dieu a contracté une alliance avec les fils d’Israël et nous avons suscité douze chefs parmi eux. Dieu a dit : « Moi, en vérité, je suis avec vous : si vous vous acquittez de la prière, si vous faites l’aumône, si vous croyez en mes prophètes et si vous les assistez, si vous faites à Dieu un beau prêt. J’effacerai alors vos mauvaises actions et je vous introduirai dans des Jardins où coulent les ruisseaux. » Celui d’entre vous qui, après cela, serait incrédule s’égarerait loin de la voie droite.
Mais ils ont rompu leur alliance, nous les avons maudits et nous avons endurci leurs cœurs. Ils altèrent le sens des paroles révélées ; ils oublient une partie de ce qui leur a été rappelée. Tu ne cesseras pas de découvrir leur trahison — sauf chez un petit nombre d’entre eux — Oublie leurs fautes et pardonne. — Dieu aime ceux qui font le bien. —
Parmi ceux qui disent : « Nous sommes Chrétiens, nous avons accepté l’alliance », certains ont oublié une partie de ce qui leur a été rappelée. Nous avons suscité entre eux l’hostilité et la haine, jusqu’au Jour de la Résurrection. — Dieu leur montrera bientôt ce qu’ils ont fait —
Ô gens du Livre ! Notre Prophète est venu à vous. Il vous explique une grande partie du Livre, que vous cachiez. Il en abroge une grande partie. « Une lumière et un Livre clair vous sont venus de Dieu.
Dieu dirige ainsi dans les chemins du Salut ceux qui cherchent à lui plaire. Il les fait sortir des ténèbres vers la lumière, — avec sa permission — et il les dirige sur un chemin droit.
Ceux qui disent : « Dieu est, en vérité, le Messie, fils de Marie », sont impies. Dis : « Qui donc pourrait s’opposer à Dieu, s’il voulait anéantir le Messie, fils de Marie, ainsi que sa Mère, et tous ceux qui sont sur la terre ? » La royauté des cieux et de la terre et de ce qui est entre les deux appartient à Dieu. Il crée ce qu’il veut, il est puissant sur toute chose.
Les Juifs et les Chrétiens ont dit : « Nous sommes les fils de Dieu et ses préférés ». Dis : « Pourquoi, alors, vous punit-il pour vos péchés ? Non !... Vous êtes des mortels, comptés parmi ses créatures. Il pardonne à qui il veut ; il punit qui il veut ». La royauté des cieux et de la terre et de ce qui est entre les deux appartient à Dieu. Le retour final se fera vers lui.
Ô peuple du Livre ! Notre Prophète est venu à vous pour vous instruire après une interruption de la prophétie de crainte que vous ne disiez : « Nul annonciateur de bonne nouvelle, nul avertisseur n’est venu à nous ! » Mais voilà qu’un annonciateur de bonne nouvelle, un avertisseur est venu à vous. — Dieu est puissant sur toute chose —
Lorsque Moïse dit à son peuple : « Ô mon peuple ! Souvenez-vous de la grâce de Dieu à votre égard, quand il a suscité parmi vous des prophètes ; quand il a suscité pour vous des rois ! Il vous a accordé ce qu’il n’avait donné à nul autre parmi les mondes !
Ô mon peuple ! Entrez dans la Terre sainte que Dieu vous a destinée ; évitez de retourner sur vos pas, car vous vous retrouveriez ayant tout perdu ».
Ils dirent : « Ô Moïse ! Un peuple d’hommes très forts réside en ce pays. Nous n’y entrerons pas, tant qu’ils n’en seront pas sortis. S’ils en sortent, nous y entrerons ».
Deux hommes d’entre eux qui craignaient Dieu, et auxquels Dieu avait accordé sa faveur, dirent : « Franchissez ses frontières, vous vaincrez, dès que vous serez entrés. Confiez-vous à Dieu, si vous êtes croyants ».
Ils dirent : « Ô Moïse ! Nous n’y entrerons certainement pas, tant qu’ils seront là. Mets-toi en marche, toi et ton Seigneur ; combattez tous deux ; quant à nous, nous restons ici ».
Moïse dit : « Mon Seigneur ! Je n’ai de pouvoir que sur moi-même et sur mon frère. Éloigne de nous ce peuple pervers ».
Il dit : « Ce pays leur est interdit ; ils erreront sur la terre durant quarante ans. Ne te tourmente donc pas pour ce peuple pervers ».
Raconte en toute vérité l’histoire des deux fils d’Adam : ils offrirent chacun un sacrifice : celui du premier fut agréé ; celui de l’autre ne fut pas accepté ; il dit alors : « Oui ! Je vais te tuer ! » Le premier répondit : « Dieu n’agrée que les offrandes de ceux qui le craignent.
Si tu portes la main sur moi, pour me tuer, je ne porterai pas la main sur toi pour te tuer. Je crains Dieu, le Seigneur des mondes.
Je veux que tu prennes sur toi mon péché et ton péché, et que tu sois au nombre des hôtes du Feu ». — Telle est la rétribution des injustes —
Sa passion le porta à tuer son frère ; il le tua donc et se trouva alors au nombre des perdants.
Dieu envoya un corbeau qui se mit à gratter la terre pour lui montrer comment cacher le cadavre de son frère. Il dit : « Malheur à moi ! Suis-je incapable d’être comme ce corbeau et de cacher le cadavre de mon frère ? » — Il se trouva alors au nombre de ceux qui se repentent —
Voilà pourquoi nous avons prescrit aux fils d’Israël : « Celui qui a tué un homme qui lui-même n’a pas tué, ou qui n’a pas commis de violence sur la terre, est considéré comme s’il avait tué tous les hommes ; et celui qui sauve un seul homme est considéré comme s’il avait sauvé tous les hommes ». Nos prophètes étaient venus à eux avec des preuves irréfutables, mais, par la suite, un grand nombre d’entre eux se mirent à commettre des excès sur la terre.
Telle sera la rétribution de ceux qui font la guerre contre Dieu et contre son Prophète, et de ceux qui exercent la violence sur la terre : Ils seront tués ou crucifiés, ou bien leur main droite et leur pied gauche seront coupés, ou bien ils seront expulsés du pays. Tel sera leur sort : la honte en ce monde et le terrible châtiment dans la vie future ;
— sauf pour ceux qui se sont repentis avant d’être tombés sous votre domination — Sachez que Dieu est celui qui pardonne ; il est miséricordieux.
Ô vous qui croyez ! Craignez Dieu ! Recherchez les moyens d’aller à lui ! Combattez dans son chemin ! — Peut-être serez-vous heureux —
Si les incrédules possédaient tout ce qui se trouve sur la terre, et même le double, et s’ils l’offraient en rançon pour éviter le châtiment du Jour de la Résurrection, on ne l’accepterait pas de leur part : un douloureux châtiment leur est réservé.
Ils voudront sortir du feu, mais ils n’en sortiront pas : un châtiment permanent leur est réservé.
Tranchez les mains du voleur et de la voleuse : ce sera une rétribution pour ce qu’ils ont commis et un châtiment de Dieu. — Dieu est puissant et juste —
Dieu reviendra sûrement à celui qui reviendra vers lui après sa faute, et qui s’amendera. — Dieu est celui qui pardonne, il est miséricordieux —
Ne sais-tu pas que Dieu possède la royauté des cieux et de la terre ? Il punit qui il veut ; il pardonne à qui il veut. Dieu est puissant sur toute chose.
Ô Prophète ! Ne t’attriste pas en considérant ceux qui se précipitent vers l’incrédulité ; ceux qui disent de leurs bouches : « Nous croyons ! » alors que leurs cœurs ne croient pas ; ceux qui, étant juifs, écoutent habituellement le mensonge, ceux qui écoutent habituellement d’autres gens qui ne sont pas venus à toi. Ils altèrent le sens des paroles révélées. Ils disent : « Si cela vous a été donné, recevez-le ; sinon, prenez garde ! » Tu ne peux rien faire contre Dieu pour protéger celui que Dieu veut exciter à la révolte, voilà ceux dont Dieu ne veut pas purifier les cœurs : ils subiront l’opprobre en ce monde et un terrible châtiment dans la vie future.
Quant à ceux qui écoutent habituellement le mensonge, et ceux qui dévorent des gains illicites : juge entre eux, ou bien détourne-toi d’eux, s’ils viennent à toi. Si tu te détournes d’eux, ils ne te nuiront en rien. Si tu les juges, juge-les avec équité. — Dieu aime ceux qui jugent avec équité —
Mais comment te prendraient-ils pour juge ? Ils ont la Tora où se trouve le jugement de Dieu. Ils se sont ensuite détournés : voilà ceux qui n’ont rien de commun avec les croyants.
Nous avons, en vérité, révélé la Tora où se trouvent une Direction et une Lumière. D’après elle, et pour ceux qui pratiquaient le Judaïsme, les prophètes qui s’étaient soumis à Dieu, les maîtres et les docteurs rendaient la justice, conformément au Livre de Dieu dont la garde leur était confiée et dont ils étaient les témoins. Ne craignez pas les hommes ; craignez-moi ! Ne vendez pas mes Signes à vil prix. Les incrédules sont ceux qui ne jugent pas les hommes d’après ce que Dieu a révélé.
Nous leur avons prescrit, dans la Tora : vie pour vie, œil pour œil, nez pour nez, oreille pour oreille, dent pour dent. Les blessures tombent sous la loi du talion ; mais celui qui abandonnera généreusement son droit obtiendra l’expiation de ses fautes. Les injustes sont ceux qui ne jugent pas les hommes d’après ce que Dieu a révélé.
Nous avons envoyé, à la suite des prophètes, Jésus, fils de Marie, pour confirmer ce qui était avant lui, de la Tora. Nous lui avons donné l’Évangile où se trouvent une Direction et une Lumière, pour confirmer ce qui était avant lui de la Tora : une Direction et un Avertissement destinés à ceux qui craignent Dieu.
Que les gens de l’Évangile jugent les hommes d’après ce que Dieu y a révélé. Les pervers sont ceux qui ne jugent pas les hommes d’après ce que Dieu a révélé.
Nous t’avons révélé le Livre et la Vérité, pour confirmer ce qui existait du Livre, avant lui, en le préservant de toute altération. Juge entre ces gens d’après ce que Dieu a révélé ; ne te conforme pas à leurs désirs en te détournant de ce que tu as reçu de la Vérité. Nous avons donné, à chacun d’entre eux, une règle et une Loi. Si Dieu l’avait voulu, il aurait fait de vous une seule communauté. Mais il a voulu vous éprouver par le don qu’il vous a fait. Cherchez à vous surpasser les uns les autres dans les bonnes actions. Votre retour, à tous, se fera vers Dieu ; il vous éclairera, alors, au sujet de vos différends.
Juge entre eux, d’après ce que Dieu a révélé ; ne te conforme pas à leurs désirs ; prends garde qu’ils n’essayent de t’écarter d’une partie de ce que Dieu t’a révélée. S’ils se détournent, sache que Dieu veut les frapper pour certains de leurs péchés. — Un grand nombre d’hommes sont pervers —
Recherchent-ils le jugement de l’ignorance ? Qui donc est meilleur juge que Dieu envers un peuple qui croit fermement ?
Ô vous qui croyez ! Ne prenez pas pour amis les Juifs et les Chrétiens ; ils sont amis les uns des autres. Celui qui, parmi vous, les prend pour amis, est des leurs. — Dieu ne dirige pas le peuple injuste —
Tu vois ceux dont les cœurs sont malades se précipiter vers eux, en disant : « Nous craignons qu’un coup du sort nous atteigne ». Dieu apportera peut-être le succès ou un ordre émanant de lui ? Ils regretteront alors leurs pensées secrètes.
Les croyants disent : « Est-ce donc ceux-là qui juraient par Dieu, en leurs serments solennels, qu’ils étaient avec vous ? » Leurs œuvres sont vaines ; ils perdent tout.
Ô vous qui croyez ! Quiconque d’entre vous rejette sa religion... Dieu fera bientôt venir des hommes ; il les aimera, et eux aussi l’aimeront. Ils seront humbles à l’égard des croyants ; fiers à l’égard des incrédules. Ils combattront dans le chemin de Dieu ; ils ne craindront pas le blâme de celui qui blâme. Ceci est une grâce de Dieu : il la donne à qui il veut. — Dieu est présent partout et il sait —
Vous n’avez pas de maître en dehors de Dieu et de son Prophète, et de ceux qui croient : ceux qui s’acquittent de la prière, ceux qui font l’aumône tout en s’inclinant humblement.
Ceux qui prennent pour maîtres : Dieu, son Prophète et les croyants : voilà ceux qui forment le parti de Dieu et qui seront les vainqueurs !
Ô vous qui croyez ! Ne prenez pas pour amis ceux qui considèrent votre religion comme un sujet de raillerie et de jeu parmi ceux auxquels le Livre a été donné avant vous, et parmi les impies. Craignez Dieu ! Si vous êtes croyants !
Ils considèrent votre appel à la prière comme un sujet de raillerie et de jeu. Il en est ainsi parce que ce sont des gens qui ne comprennent pas.
Dis : « Ô gens du Livre ! De quoi nous accusez-vous ? Sinon de croire en Dieu, à ce qui est descendu vers nous et à ce qui était descendu auparavant ? La plupart d’entre vous sont pervers ! »
Dis : « Vous annoncerai-je que la rétribution, auprès de Dieu, sera pire que cela ? » Dieu a transformé en singes et en porcs ceux qu’il a maudits ; ceux contre lesquels il est courroucé et ceux qui ont adoré les Taghout. Voilà ceux qui se trouvent dans la pire des situations : ils sont les plus profondément égarés hors de la voie droite.
Lorsqu’ils viennent à vous, ils disent : « Nous croyons ! » Mais ils arrivent avec l’incrédulité et repartent avec elle. — Dieu connaît parfaitement ce qu’ils cachent —
Tu vois un grand nombre d’entre eux se précipiter vers le péché et l’injustice, et manger des gains illicites. Que leurs actions sont donc exécrables !
Pourquoi leurs maîtres et leurs docteurs ne leur interdisent-ils pas de pécher en paroles et de manger des gains illicites ? Que leurs œuvres sont donc exécrables !
Les Juifs disent : « La main de Dieu est fermée ! » Que leurs propres mains soient fermées et qu’ils soient maudits à cause de leurs paroles. Bien au contraire ! Les mains de Dieu sont largement ouvertes et Dieu accorde ses dons comme il le veut. Ce qui est descendu vers toi, émanant de ton Seigneur, accroît certainement, chez beaucoup d’entre eux, la révolte et l’incrédulité. Nous avons suscité, parmi eux, l’hostilité et la haine, jusqu’au Jour de la Résurrection. Chaque fois qu’ils allument un feu pour la guerre, Dieu l’éteint. Ils s’efforcent à corrompre la terre. Dieu n’aime pas les corrupteurs.
Oui, si les gens du Livre croyaient et craignaient Dieu, nous aurions effacé leurs mauvaises actions ; nous les aurions introduits dans les Jardins du Délice.
S’ils avaient observé la Tora, l’Évangile et ce qui leur a été révélé par leur Seigneur, ils auraient certainement joui des biens du ciel et de ceux de la terre. Il existe, parmi eux, des gens modérés, mais beaucoup d’entre eux font le mal.
Ô Prophète ! Fais connaître ce qui t’a été révélé par ton Seigneur. Si tu ne le fais pas, tu n’auras pas fait connaître son message. Dieu te protégera contre les hommes ; Dieu ne dirige pas le peuple incrédule.
Dis : « Ô gens du Livre ! Vous ne vous appuyez sur rien, tant que vous n’observez pas la Tora, l’Évangile et ce qui vous a été révélé par votre Seigneur ». Mais ce qui t’a été révélé par ton Seigneur, accroît la rébellion et l’incrédulité de beaucoup d’entre eux. Ne t’afflige pas au sujet des incrédules.
Ceux qui croient : les Juifs, les Çabéens et les Chrétiens, — quiconque croit en Dieu et au dernier Jour et fait le bien — n’éprouveront plus aucune crainte et ils ne seront pas affligés.
Nous avons conclu l’alliance avec les fils d’Israël et nous leur avons envoyé des prophètes. Mais chaque fois qu’un prophète s’est présenté à eux en contrariant leurs désirs, ils ont accusé de mensonges plusieurs prophètes et ils ont tué les autres.
Ils ont cru qu’il n’en résulterait aucun dommage, mais ils sont devenus aveugles et sourds. Dieu est ensuite revenu à eux ; puis, beaucoup d’entre eux sont redevenus aveugles et sourds. — Dieu voit parfaitement ce qu’ils font —
Oui, ceux qui disent : « Dieu est le Messie, fils de Marie, » sont impies. Or le Messie a dit : « Ô fils d’Israël ! Adorez Dieu, mon Seigneur et votre Seigneur ». Dieu interdit le Paradis à quiconque attribue des associés à Dieu. Sa demeure sera le Feu. Il n’existe pas de défenseurs pour les injustes.
Oui, ceux qui disent : « Dieu est, en vérité, le troisième de trois » sont impies. Il n’y a de Dieu qu’un Dieu unique. S’ils ne renoncent pas à ce qu’ils disent, un terrible châtiment atteindra ceux d’entre eux qui sont incrédules.
Ne reviendront-ils pas à Dieu ? Ne lui demanderont-ils pas pardon ? — Dieu est celui qui pardonne, il est miséricordieux —
Le Messie, fils de Marie, n’est qu’un prophète ; les prophètes sont passés avant lui. Sa mère était parfaitement juste. Tous deux se nourrissaient de mets. Vois comment nous leur expliquons les Signes. Vois, ensuite, comment ils s’en détournent.
Dis : « Adorerez-vous, en dehors de Dieu, ce qui ne peut ni vous nuire, ni vous être utile ? » — Dieu, lui, est celui qui entend et qui sait tout —
Dis : « Ô peuple du Livre ! Ne vous écartez pas de la Vérité dans votre religion. Ne vous conformez pas aux désirs des hommes qui se sont égarés autrefois et qui en ont égaré beaucoup d’autres hors du droit chemin ».
Ceux qui, parmi les fils d’Israël, ont été incrédules, ont été maudits par la bouche de David et par celle de Jésus, fils de Marie ; parce qu’ils ont été rebelles, parce qu’ils ont été transgresseurs.
Ils ne s’interdisaient pas mutuellement les actions blâmables qu’ils commettaient. — Que leurs actions étaient donc exécrables ! —
Tu verras un grand nombre d’entre eux s’allier avec les impies. Le mal qu’ils ont commis est si pernicieux, que Dieu se courrouce contre eux : ils demeureront immortels dans le châtiment.
S’ils avaient cru en Dieu, au Prophète et à ce qui a été révélé à celui-ci, ils n’auraient pas pris pour amis les incrédules.— Beaucoup d’entre eux sont pervers —
Tu constateras que les hommes les plus hostiles aux croyants sont les Juifs et les polythéistes. Tu constateras que les hommes les plus proches des croyants par l’amitié sont ceux qui disent : « Oui, nous sommes Chrétiens ! » parce qu’on trouve parmi eux des prêtres et des moines qui ne s’enflent pas d’orgueil.
Tu vois leurs yeux déborder de larmes lorsqu’ils entendent ce qui est révélé au Prophète, à cause de la Vérité qu’ils reconnaissent en lui. Ils disent : « Notre Seigneur ! Nous croyons ! Inscris-nous donc parmi les témoins !
Pourquoi ne croirions-nous pas en Dieu et à la Vérité qui nous est parvenue ? Pourquoi ne désirerions-nous pas que notre Seigneur nous introduise en la compagnie des justes ? »
Dieu leur accordera, en récompense de leurs affirmations, des Jardins où coulent les ruisseaux. Ils y demeureront immortels : telle est la récompense de ceux qui font le bien.
Quant à ceux qui n’auront pas cru, ceux qui auront traité nos Signes de mensonges : voilà ceux qui seront les hôtes de la Fournaise.
Ô vous qui croyez ! Ne déclarez pas illicites les excellentes nourritures que Dieu vous a permises. Ne soyez pas des transgresseurs. — Dieu n’aime pas les transgresseurs —
Mangez ce que Dieu vous a accordé de licite et de bon. Craignez Dieu, puisque vous croyez en lui !
Dieu ne vous punira pas pour des serments faits à la légère ; mais il vous punira pour les serments prononcés délibérément. L’expiation en sera de nourrir dix pauvres — de ce dont vous nourrissez normalement votre famille — ou de les vêtir, ou d’affranchir un esclave. Un jeûne de trois jours sera imposé à quiconque n’aura pas les moyens de s’acquitter autrement. Telle est l’expiation pour vos serments, lorsque vous aurez juré. Mais, tenez vos serments, car Dieu vous montre ses Signes de cette façon. — Peut-être serez-vous reconnaissants —
Ô vous qui croyez ! Le vin, le jeu de hasard, les pierres dressées et les flèches divinatoires sont une abomination et une œuvre du Démon. Évitez-les… — Peut-être serez-vous heureux —
Satan veut susciter parmi vous l’hostilité et la haine au moyen du vin et du jeu de hasard. Il veut ainsi vous détourner du souvenir de Dieu et de la prière. — Ne vous abstiendrez-vous pas ? —
Obéissez à Dieu ! Obéissez au Prophète ! Prenez garde ! Mais si vous vous détournez sachez qu’il incombe seulement à notre Prophète de transmettre le message prophétique en toute clarté.
La nourriture de ceux qui croient et qui font le bien ne comporte pas de péché, pourvu qu’ils craignent Dieu, qu’ils croient et qu’ils fassent le bien, puis, qu’ils craignent Dieu et qu’ils croient, puis, qu’ils craignent Dieu et qu’ils fassent le bien. — Dieu aime ceux qui font le bien —
Ô vous qui croyez ! Dieu va vous éprouver à propos du gibier que vos mains et vos lances vous ont procuré. Dieu connaîtra ainsi celui qui le craint en secret. Un châtiment douloureux est réservé à quiconque par la suite sera transgresseur.
Ô vous qui croyez ! Ne tuez pas le gibier lorsque vous êtes en état de sacralisation. Celui qui parmi vous en tuerait intentionnellement, enverra en offrande à la Ka‘ba, comme compensation, un animal de son troupeau, équivalant au gibier tué, d’après la décision de deux hommes intègres d’entre vous. Une réparation équivalente consistera encore à nourrir un pauvre ou à jeûner afin que celui qui est fautif goûte les conséquences de son acte. Dieu pardonne ce qui appartient au passé, mais Dieu tirera vengeance de celui qui récidive. — Dieu est puissant, il est le Maître de la vengeance —
Le gibier de la mer et la nourriture qui s’y trouve vous sont permis : c’est une jouissance pour vous et pour les voyageurs. Le gibier de la terre vous est interdit aussi longtemps que vous êtes en état de sacralisation. — Craignez Dieu vers qui vous serez rassemblés —
Dieu a institué la Ka‘ba, — Maison sacrée édifiée pour les hommes — le mois sacré, l’offrande, les guirlandes, afin que vous sachiez que Dieu connaît ce qui est dans les cieux et ce qui est sur la terre et que Dieu connaît toute chose.
Sachez que Dieu est terrible dans son châtiment, que Dieu est aussi celui qui pardonne et qu’il est miséricordieux.
Il n’incombe au Prophète que de transmettre le message. Dieu connaît ce que vous manifestez et ce que vous cachez.
Dis : « Ce qui est mauvais n’est pas semblable à ce qui est excellent », même si l’abondance du mal te surprend. Vous, qui êtes doués d’intelligence, craignez Dieu ! Peut-être serez-vous heureux !
Ô vous qui croyez ! Ne posez pas de questions sur des choses qui vous nuiraient, si elles vous étaient montrées. Si vous posez des questions à leur sujet au moment où le Coran est révélé, elles vous seront expliquées. — Dieu, alors, vous pardonnera. Dieu est miséricordieux et plein de mansuétude —
Avant vous, des hommes avaient posé des questions à propos desquelles ils devinrent ensuite incrédules.
Dieu n’a institué ni Bahira, ni Sa’ïba, ni Waçila, ni Hami. Les incrédules ont forgé des mensonges contre Dieu. Beaucoup d’entre eux ne comprennent rien.
Lorsqu’on leur dit : « Venez à ce que Dieu a révélé au Prophète », ils répondent : « L’exemple que nous trouvons chez nos pères nous suffit ». Et si leurs pères ne savaient rien ? Et s’ils n’étaient pas dirigés ?
Ô vous qui croyez ! Vous êtes responsables de vous-mêmes. Celui qui est égaré ne vous nuira pas, si vous êtes bien dirigés. Vous êtes tous destinés à retourner vers Dieu. Dieu vous fera connaître ce que vous faisiez.
Ô vous qui croyez ! Quand la mort se présente à l’un de vous, deux hommes intègres, choisis parmi les vôtres, seront appelés comme témoins au moment du testament, — ou bien deux étrangers, si vous êtes en voyage et que la calamité de la mort vous surprenne — vous retiendrez ces deux témoins après la prière. Si vous n’êtes pas sûrs d’eux, vous les ferez jurer par Dieu : « Nous ne ferons pas argent de cela, même au bénéfice d’un proche. Nous ne cacherons pas le témoignage de Dieu, car nous serions, alors, au nombre des pécheurs ».
Si l’on découvre que ces deux témoins sont coupables de péché, deux autres plus intègres, parmi ceux auxquels le tort a été fait, prendront leur place. Tous deux jureront par Dieu : « Oui, notre témoignage est plus sincère que celui des deux autres. Nous ne sommes pas transgresseurs, car nous serions, alors, au nombre des injustes. »
Il sera ainsi plus facile d’obtenir que les hommes rendent un témoignage vrai ou qu’ils craignent de voir récuser leurs serments après qu’ils les auront prononcés. Craignez Dieu et écoutez : Dieu ne dirige pas les pervers.
Dieu dira, le Jour où il rassemblera les prophètes : « Que vous a-t-on répondu ? » Ils diront : « Nous ne détenons aucune science. Toi seul, en vérité, connais parfaitement les mystères incommunicables ».
Dieu dit : « Ô Jésus, fils de Marie ! Rappelle-toi mes bienfaits à ton égard et à l’égard de ta mère. Je t’ai fortifié par l’Esprit de sainteté. Dès le berceau, tu parlais aux hommes comme un vieillard ». Je t’ai enseigné le Livre, la Sagesse, la Tora et l’Évangile. Tu crées, de terre, une forme d’oiseau — avec ma permission — Tu souffles en elle, et elle est : oiseau — avec ma permission — Tu guéris le muet et le lépreux — avec ma permission — Tu ressuscites les morts, — avec ma permission — J’ai éloigné de toi les fils d’Israël. Quand tu es venu à eux avec des preuves irréfutables, ceux d’entre eux qui étaient incrédules, dirent : « Ce n’est évidemment que de la magie ! »
J’ai révélé aux Apôtres : « Croyez en moi et en mon Prophète ». Ils dirent : « Nous croyons ! Atteste que nous sommes soumis ».
Les Apôtres dirent : « Ô Jésus, fils de Marie ! Ton Seigneur peut-il, du ciel, faire descendre sur nous une Table servie ? » Il dit : « Craignez Dieu, si vous êtes croyants ! »
Ils dirent : « Nous voulons en manger et que nos cœurs soient rassurés ; nous voulons être sûrs que tu nous as dit la vérité, et nous trouver parmi les témoins ».
Jésus, fils de Marie, dit : « Ô Dieu, notre Seigneur ! Du ciel, fais descendre sur nous une Table servie ! Ce sera pour nous une fête, — pour le premier et pour le dernier d’entre nous — et un Signe venu de toi. Pourvois-nous des choses nécessaires à la vie ; tu es le meilleur des dispensateurs de tous les biens ».
Dieu dit : « Moi, en vérité, je la fais descendre sur vous, et moi, en vérité, je châtierai d’un châtiment dont je n’ai encore châtié personne dans l’univers celui d’entre vous qui restera incrédule après cela ».
Dieu dit : « Ô Jésus, fils de Marie ! Est-ce toi qui as dit aux hommes : « Prenez, moi et ma mère, pour deux divinités, en dessous de Dieu ? » Jésus dit : « Gloire à toi ! Il ne m’appartient pas de déclarer ce que je n’ai pas le droit de dire. Tu l’aurais su, si je l’avais dit. Tu sais ce qui est en moi, et je ne sais ce qui est en toi. Toi, en vérité, tu connais parfaitement les mystères incommunicables.
Je ne leur ai dit que ce que tu m’as ordonné de dire : “Adorez Dieu, mon Seigneur et votre Seigneur !” J’ai été contre eux un témoin, aussi longtemps que je suis resté avec eux, et quand tu m’as rappelé auprès de toi, c’est toi qui les observais, car tu es témoin de toute chose.
Si tu les châties… Ils sont vraiment tes serviteurs. Si tu leur pardonnes… Tu es, en vérité, le Puissant, le Juste ».
Dieu dit : « Voilà le Jour où la sincérité des justes leur sera profitable : ils demeureront, à tout jamais immortels, au milieu de Jardins où coulent les ruisseaux ». Dieu est satisfait d’eux ; ils sont satisfaits de lui : Voilà le bonheur sans limites !
La royauté des cieux et de la terre et de ce qu’ils contiennent appartient à Dieu. Dieu est puissant sur toute chose !
Louange à Dieu qui a créé les cieux et la terre et qui a établi les ténèbres et la lumière ! Mais ceux qui ne croient pas en leur Seigneur lui donnent des égaux.
C’est lui qui vous a créés d’argile, puis il a décrété un terme pour chacun de vous, un terme fixé par lui. Mais vous restez dans le doute.
Il est Dieu dans les cieux et sur la terre. Il connaît ce que vous cachez et ce que vous divulguez ; il connaît vos actions.
Nul Signe parmi les Signes de leur Seigneur ne leur parvient sans qu’ils s’en détournent.
Lorsque la Vérité vient à eux, ils la traitent de mensonge ; ils auront bientôt des nouvelles de ce dont ils se moquaient.
Ne voient-ils pas combien de générations nous avons fait périr avant eux ? Nous les avions cependant établies sur la terre plus solidement que nous ne l’avions fait pour vous. Nous leur avions envoyé du ciel une pluie abondante ; nous avions créé les fleuves coulant à leurs pieds puis, nous les avons fait périr à cause de leurs péchés et nous avons fait naître d’autres générations après eux.
Même si nous avions fait descendre sur toi un Livre écrit sur un parchemin et qu’ils l’aient touché de leurs mains, les incrédules auraient dit : « Cela n’est évidemment que de la magie ! »
Ils disent : « Pourquoi n’a-t-on pas fait descendre un Ange vers lui ? » Si nous avions fait descendre un Ange, leur sort aurait été réglé sans délai.
Si nous avions fait de lui un Ange, nous lui aurions donné une apparence humaine ; nous l’aurions vêtu comme se vêtent les hommes.
On s’est moqué des prophètes venus avant toi : mais les rieurs ont été assaillis de toutes parts par cela même dont ils se moquaient.
Dis : « Parcourez la terre : voyez quelle a été la fin des calomniateurs ».
Dis : « A qui appartient ce qui est dans les cieux et sur la terre ? » Dis : « A Dieu ! » Dieu se prescrit à lui-même la miséricorde. Il vous rassemblera sûrement le Jour de la Résurrection ; nul ne peut douter de la venue de ce Jour ; les incrédules sont ceux qui se perdent eux-mêmes.
C’est à lui qu’appartient ce qui subsiste dans la nuit et le jour. Il est celui qui entend et qui sait.
Dis : « Prendrai-je pour Seigneur un autre que Dieu, le Créateur des cieux et de la terre ; alors qu’il nourrit les êtres et qu’il n’a pas besoin qu’on le nourrisse ? » Dis : « Oui, j’ai reçu l’ordre d’être le premier à me soumettre. Ne soyez pas au nombre des polythéistes ».
Dis : « Oui, je crains, si je désobéis à mon Seigneur, le châtiment d’un Jour terrible ».
Dieu fait miséricorde à celui qui est épargné en ce Jour : c’est là le bonheur évident.
Si Dieu te frappe d’un malheur, nul, en dehors de lui, ne t’en délivrera ; mais s’il t’accorde un bonheur, sache qu’il est puissant sur toute chose.
Il est le Maître absolu de ses serviteurs ; il est le Sage ; il est parfaitement informé.
Dis : « Quelle preuve plus certaine pourrait-on apporter comme témoignage ? » Dis : « Dieu est témoin entre moi et vous. Ce Coran m’a été révélé pour que je vous avertisse, vous et ceux auxquels il est parvenu. Est-ce que, vraiment, vous témoignerez qu’il existe une autre divinité avec Dieu ? » Dis : « Je ne témoignerai pas ! » Dis : « Il est, en vérité, un Dieu unique, et moi, je désavoue ce que vous lui associez ».
Ceux auxquels nous avons donné le Livre connaissent le Prophète, comme ils connaissent leurs propres enfants. Les incrédules sont ceux qui se perdent eux-mêmes.
Qui est plus injuste que celui qui forge un mensonge contre Dieu, ou que celui qui traite ses Signes de mensonges ? Il n’y aura pas de bonheur pour les injustes :
nous les réunirons tous, un jour, puis nous dirons aux polythéistes : « Où sont donc ceux que vous considériez comme les associés de Dieu ? »
Dans leur égarement, ils ne pourront alors que dire : « Par Dieu, notre Seigneur ! Nous n’étions pas polythéistes ! »
Vois comment ils mentent à leur propre détriment : leurs inventions ont disparu loin d’eux !
Certains d’entre eux t’écoutent, mais nous avons placé un voile épais sur leurs cœurs ; nous avons rendu leurs oreilles pesantes afin qu’ils ne comprennent pas. Verraient-ils tous les Signes, qu’ils n’y croiraient pas. Les incrédules disent même lorsqu’ils viennent discuter avec toi : « Ce ne sont que des histoires racontées par les Anciens ».
Ils en écartent les autres et ils s’en éloignent, mais ils ne font que se perdre eux-mêmes et ils n’en ont pas conscience.
Si tu les voyais !... Ils diront, quand ils se tiendront debout devant le Feu : « Hélas ! Si nous pouvions être ramenés sur la terre pour ne plus traiter de mensonges les Signes de notre Seigneur et nous trouver au nombre des croyants ! »
Ils parleront ainsi parce qu’on leur montrera clairement ce qu’ils cachaient auparavant. Mais s’ils étaient ramenés sur la terre, ils reviendraient à ce qui leur était interdit. Ce sont des menteurs !
Ils disent : « Seule existe notre vie de ce monde ; nous ne ressusciterons pas ! »
Si tu les voyais !... Leur Seigneur dira, lorsqu’ils se tiendront debout devant lui : « Ceci n’est-il pas la Vérité ? » Ils répondront : « Oui, par notre Seigneur ! » Il dira : « Goûtez donc le châtiment, pour prix de votre incrédulité ! »
Ceux qui traitent de mensonge la rencontre de Dieu sont perdus. Ils diront, lorsque l’Heure viendra soudainement à eux : « Malheur à nous ! Ô quel regret de ne pas y avoir fait attention ! » Ils porteront leurs fardeaux sur leurs dos. Leur charge n’est-elle pas exécrable ?
La vie de ce monde n’est que jeu et divertissement. La demeure de la vie future est sûrement meilleure pour ceux qui craignent Dieu. Ne le comprenez-vous pas ?
Oui, nous savons que leurs propos t’affligent. Ils ne te convaincront pas de mensonge, mais les injustes nient les Signes de Dieu.
Des prophètes venus avant toi ont été traités de menteurs. Ils supportèrent patiemment d’être traités de menteurs et d’être persécutés jusqu’au moment où nous les avons secourus. Nul ne peut modifier les paroles de Dieu. Une partie de l’histoire des prophètes t’est certainement parvenue.
L’éloignement des incrédules te pèse : si tu le pouvais, tu souhaiterais creuser un trou dans la terre ou construire une échelle dans le ciel pour leur en rapporter un Signe. Si Dieu l’avait voulu, il les aurait rassemblés, et guidés sur la voie droite. — Ne sois pas au nombre des ignorants —
Seuls, ceux qui entendent, répondent ; quant aux morts : Dieu les ressuscitera, puis ils retourneront à lui.
Ils disent : « Pourquoi un Signe de son Seigneur n’est-il pas descendu sur lui ? » Dis : « Oui, Dieu a le pouvoir de faire descendre un Signe », mais la plupart d’entre eux ne savent rien.
Il n’y a pas de bêtes sur la terre ; il n’y a pas d’oiseaux volant de leurs ailes qui ne forment, comme vous, des communautés. — Nous n’avons rien négligé dans le Livre — Ils seront ensuite rassemblés vers leur Seigneur.
Ceux qui traitent nos Signes de mensonges sont sourds, muets et plongés dans les ténèbres. Dieu égare qui il veut ; il place qui il veut sur un chemin droit.
Dis : « Que vous en semble ? Si le châtiment de Dieu vient à vous ou si l’Heure vient à vous, invoquerez-vous un autre que Dieu, si vous êtes véridiques ? »
Non !... C’est lui que vous invoquerez : il dissipera, s’il le veut, ce dont vous lui demandiez d’être délivrés et vous oublierez ce que vous lui aviez associé.
Nous avons envoyé, avant toi, des prophètes à des communautés, puis nous avons frappé celles-ci de détresse et de malheur. — Peut-être s’humilieront-elles ? —
Si seulement elles s’étaient humiliées lorsque notre rigueur les a atteintes ! Mais leurs cœurs se sont endurcis et le Démon leur a présenté leurs propres actions sous des apparences belles et trompeuses.
Lorsque ces gens eurent oublié ce qui leur avait été rappelé, nous leur avons ouvert les portes de toute chose ; mais après qu’ils eurent joui des biens qui leur avaient été accordés, nous les avons emportés brusquement et ils se trouvèrent désespérés.
Tout ce qui restait de ce peuple injuste fut alors retranché. Louange à Dieu, le Maître des mondes !
Dis : « Que vous en semble ? Si Dieu vous enlevait l’ouïe et la vue ; s’il mettait un sceau sur votre cœur, quelle divinité, autre que Dieu, vous les rendrait ? » Vois comment nous utilisons les Signes et comment, ensuite, ils s’en détournent !
Dis : « Que vous en semble ? Si le châtiment de Dieu vient à vous à l’improviste ou au grand jour, qui donc fera-t-on périr, si ce n’est le peuple injuste ? »
Nous n’avons envoyé les prophètes que comme annonciateurs de la bonne nouvelle et comme avertisseurs. Ceux qui croient et qui s’amendent n’éprouveront plus aucune crainte, ils ne seront pas affligés.
Le châtiment atteindra ceux qui traitent nos Signes de mensonges, à cause de leur perversité.
Dis : « Je ne vous dis pas : “Je possède les trésors de Dieu” ; — car je ne connais pas le mystère incommunicable — Je ne vous dis pas : “Je suis un ange” — car je ne fais que suivre ce qui m’a été révélé » — Dis : « L’aveugle est-il semblable à celui qui voit ? Ne réfléchissez-vous pas ? »
Avertis ceux qui ont peur d’être rassemblés devant leur Seigneur, qu’ils ne trouveront, en dehors de lui, ni protecteur, ni intercesseur. Peut-être craindront-ils Dieu ?
Ne repousse pas ceux qui prient matin et soir leur Seigneur et qui recherchent sa Face. Ils n’ont aucun compte à te rendre en quoi que ce soit et tu n’as aucun compte à leur rendre en quoi que ce soit. Si tu les repoussais, tu serais alors au nombre des injustes.
Nous les avons éprouvés les uns par les autres afin qu’ils disent : « Est-ce là ceux d’entre nous sur lesquels Dieu a répandu ses bienfaits ? » — Dieu ne connaît-il pas ceux qui sont reconnaissants ? —
Lorsque ceux qui croient en nos Signes viennent à toi, dis-leur : « Salut sur vous ! Votre Seigneur s’est prescrit à lui-même la miséricorde ». Que celui d’entre vous qui commet le mal par ignorance et qui, ensuite, s’en repent et s’amende sache que Dieu est celui qui pardonne et qu’il est miséricordieux.
Voilà comment nous expliquons les Signes afin que le chemin des coupables soit clairement connu.
Dis : « Il m’est interdit d’adorer ceux que vous invoquez en dehors de Dieu ». Dis : « Je ne me conformerai pas à vos désirs, sinon je m’égarerais et je ne serais plus au nombre de ceux qui sont dirigés ».
Dis : « Oui, je m’en tiens à une preuve indubitable de mon Seigneur et vous la traitez de mensonge. Ce que vous semblez chercher avec ardeur ne dépend pas de moi. Oui, le jugement n’appartient qu’à Dieu. Il fera connaître la Vérité ; il est le meilleur des juges ».
Dis : « Si je possédais ce que vous semblez chercher avec ardeur, l’affaire serait réglée entre moi et vous ». Dieu connaît les injustes ;
il possède les clés du mystère que lui seul connaît parfaitement. Il connaît ce qui est sur la terre et dans la mer. Nulle feuille ne tombe sans qu’il le sache. Il n’y a pas un grain dans les ténèbres de la terre, ni rien de vert ou de desséché qui ne soit mentionné dans le Livre explicite.
C’est lui qui vous rappelle durant la nuit. Il sait ce que vous accomplissez le jour. Il vous ressuscitera ensuite, durant le Jour, pour que le temps fixé soit accompli. Puis, vous reviendrez à lui et il vous montrera ce que vous avez fait.
Il est le Maître absolu de ses serviteurs. Il envoie vers vous ceux qui enregistrent vos actes. Ainsi lorsque surviendra l’heure de la mort pour l’un d’entre vous, nos envoyés le rappelleront aussitôt, car ils ne sont pas négligents.
Les hommes seront ensuite ramenés à Dieu, leur Maître, la Vérité. Le Jugement ne lui appartient-il pas ? Il est très prompt à régler les comptes.
Dis : « Qui donc invoqueriez-vous humblement et secrètement et qui serait capable de vous délivrer des ténèbres de la terre et de la mer ? “Si, vraiment, il nous délivre de cela, nous serons au nombre de ceux qui sont reconnaissants” ».
Dis : « Dieu vous délivre de cela et de toute affliction, et vous lui donnez ensuite des associés ? »
Dis : « Il a le pouvoir de susciter contre vous un châtiment d’en-haut, ou de dessous vos pieds ou bien de vous jeter dans la confusion des sectes afin que certains d’entre vous goûtent la violence des autres ». Vois comment nous utilisons les Signes. Peut-être comprendront-ils !
Ton peuple a traité cela de mensonge, alors que c’est la Vérité. Dis : « Je ne suis pas un protecteur pour vous.
Chaque nouvelle est annoncée en son temps ; vous le saurez bientôt ».
Quand tu vois des gens plongés dans la discussion au sujet de nos Signes, écarte-toi d’eux jusqu’à ce qu’ils discutent d’autre chose. Le Démon te fera certainement oublier cette prescription ; mais lorsque tu t’en souviendras, ne t’assieds pas en compagnie des injustes.
Il n’appartient pas à ceux qui craignent Dieu de s’enquérir de leurs actes, mais seulement de leur faire entendre le Rappel. — Peut-être craindront-ils Dieu —
Détourne-toi de ceux qui considèrent leur religion comme un jeu et un divertissement. La vie de ce monde les a trompés. Rappelle-leur tout cela de peur qu’ils ne soient entraînés à leur perte à cause de leurs œuvres. Il n’y a pour eux, en dehors de Dieu, ni maître, ni intercesseur et, quelle que soit la compensation qu’ils offriraient, elle ne serait pas acceptée. Voilà ceux qui sont perdus à cause de leurs œuvres : une boisson brûlante et un châtiment douloureux leur sont destinés, pour prix de leur incrédulité.
Dis : « Invoquerez-vous, en dehors de Dieu, ce qui ne peut ni vous être utile, ni vous nuire ? Reviendrons-nous sur nos pas après que Dieu nous aura dirigés, comme celui que les démons ont rendu fou, et qu’ils ont égaré sur la terre ? » Des compagnons l’appellent sur la voie droite : « Viens avec nous ! » Dis : « Oui, la voie de Dieu est la voie droite. Il nous est ordonné de nous soumettre au Maître des mondes ».
Acquittez-vous de la prière. Craignez Dieu ! Il est celui devant qui vous serez rassemblés.
C’est lui qui, en toute vérité, a créé les cieux et la terre. Le jour où il dit : « Sois ! » Cela est. Sa Parole est la Vérité. La Royauté lui appartiendra le Jour où l’on soufflera dans la trompette. Il connaît ce qui est caché et ce qui est apparent. Il est le Sage ; il est parfaitement informé.
Abraham dit à son père Azar : « Prendras-tu des idoles pour divinités ? Je te vois, toi et ton peuple, dans un égarement manifeste ».
Ainsi avons-nous montré à Abraham le royaume des cieux et de la terre pour qu’il soit au nombre de ceux qui croient fermement.
Lorsque la nuit l’enveloppa, il vit une étoile et il dit : « Voici mon Seigneur ! » Mais il dit, lorsqu’elle eut disparu : « Je n’aime pas ceux qui disparaissent ».
Lorsqu’il vit la lune qui se levait, il dit : « Voici mon Seigneur ! » Mais il dit, lorsqu’elle eut disparu : « Si mon Seigneur ne me dirige pas, je serai au nombre des égarés ».
Lorsqu’il vit le soleil qui se levait, il dit : « Voici mon Seigneur ! C’est le plus grand ! » Mais il dit, lorsqu’il eut disparu : « Ô mon peuple ! Je désavoue ce que vous associez à Dieu.
Je tourne mon visage, comme un vrai croyant, vers celui qui a créé les cieux et la terre. Je ne suis pas au nombre des polythéistes ».
Son peuple discuta avec lui ; il dit alors : « Vous disputerez-vous avec moi au sujet de Dieu, alors qu’il m’a dirigé ? Je ne crains rien venant de ce que vous lui associez, sauf ce que permettra mon Seigneur. La Science de mon Seigneur s’étend à toute chose. Ne réfléchissez-vous pas ?
Comment redouterais-je ce que vous lui associez, alors que vous ne craignez pas d’associer à Dieu ce à quoi il n’a conféré aucun pouvoir sur vous ? Quel est celui des deux partis qui est le plus sûr ? Si vous compreniez !... »
Ceux qui croient et ceux qui ne revêtent pas leur foi de prévarication, se trouvent en sécurité, car ils sont bien dirigés.
Tel est l’argument décisif que nous avons donné à Abraham, contre son peuple. Nous élevons le rang de qui nous voulons. Ton Seigneur est juste ; il est celui qui sait.
Nous lui avons donné Isaac et Jacob — nous les avons tous deux dirigés — nous avions auparavant dirigé Noé, et, parmi ses descendants : David, Salomon, Job, Joseph, Moïse, Aaron, — nous récompensons ainsi ceux qui font le bien —
Zacharie, Jean, Jésus, Élie, — ils étaient tous au nombre des justes —
Ismaël, Élisée, Jonas et Loth. Nous avons préféré chacun d’entre eux aux mondes
ainsi que plusieurs de leurs ancêtres, de leurs descendants et de leurs frères. Nous les avons choisis et nous les avons guidés sur une voie droite.
Voilà la Direction de Dieu. Il dirige qui il veut parmi ses serviteurs. S’ils avaient été polythéistes, leurs actions ne leur auraient pas été profitables.
Voilà ceux auxquels nous avons donné le Livre, la Sagesse et la prophétie. Si les autres n’y croient pas; nous en avons confié le dépôt à des gens qui ne sont pas incrédules.
Voilà ceux que Dieu a dirigés. Dirige-toi d’après leur direction. Dis : « Je ne vous demande aucun salaire pour cela : c’est un Rappel adressé aux mondes ».
Ils n’apprécient pas Dieu à sa juste mesure lorsqu’ils disent : « Dieu n’a jamais rien fait descendre sur un mortel ! » Dis : « Qui donc a révélé le Livre avec lequel Moïse est venu ? — c’est une Lumière et une Direction pour les hommes — Vous l’écrivez sur des parchemins pour le montrer, mais vous cachez une grande partie de son contenu ; alors que maintenant vous savez ce que vous-mêmes et vos ancêtres ignoraient ». Dis : « C’est Dieu ! » et laisse-les ensuite s’amuser à discuter.
Ceci est un Livre que nous avons révélé : un Livre béni, confirmant ce qui était avant lui, afin que tu avertisses la Mère des cités et ceux qui se tiennent dans les environs. Ceux qui croient à la vie future croient aussi au Livre et ils sont assidus à leurs prières.
Qui est plus injuste que celui qui forge un mensonge contre Dieu ; ou celui qui dit : « J’ai reçu une révélation », alors que rien ne lui a été révélé ? Ou celui qui dit : « Je vais faire descendre quelque chose de semblable à ce que Dieu a fait descendre ! » Si tu voyais les injustes lorsqu’ils seront dans les abîmes de la mort, et que les Anges, leurs mains tendues, diront : « Dépouillez-vous de vous-mêmes, vous serez rétribués aujourd’hui par le châtiment de l’humiliation, pour avoir dit, sur Dieu, le contraire de la vérité, et pour vous être, par orgueil, détournés de ses Signes ».
Vous voilà venus à nous, seuls, comme nous vous avons créés une première fois. Vous avez abandonné ce que nous vous avions accordé. Nous ne voyons pas vos intercesseurs près de vous, ceux que vous considériez comme vos associés. Ceux que vous considériez ainsi ont rompu avec vous ; ils ont disparu loin de vous.
Dieu fend le grain et le noyau. Il fait sortir le vivant du mort ; et il fait sortir le mort du vivant. Dieu est ainsi. Pourquoi vous détournez-vous de lui ?
Il fend le ciel à l’aube. Il a fait de la nuit un repos ; du soleil et de la lune, une mesure du temps. — Voilà le décret du Puissant, de celui qui sait ! —
C’est lui qui, pour vous, a établi les étoiles afin que vous vous dirigiez d’après elles dans les ténèbres de la terre et de la mer. — Nous exposons les Signes aux hommes qui savent —
C’est lui qui vous a fait naître d’une personne unique — réceptacle et dépôt — — Nous exposons les Signes aux hommes qui comprennent —
C’est lui qui, du ciel fait descendre l’eau avec laquelle nous faisons croître la végétation de toute plante. Nous en faisons surgir la verdure d’où nous faisons sortir les grains groupés en épis ; et de la spathe du palmier, des régimes de dattes à portée de la main. Nous faisons croître des jardins plantés de vignes, des oliviers et des grenadiers, semblables ou différents les uns des autres. Considérez leurs fruits lorsqu’ils fructifient et qu’ils mûrissent. — Voilà des Signes, pour un peuple qui croit ! —
Ils ont attribué à Dieu les Djinns comme associés, mais c’est lui qui a créé les Djinns. Ils ont imaginé, dans leur ignorance, que Dieu a des fils et des filles. Gloire à lui ! Il est très élevé au-dessus de ce qu’ils imaginent !
Créateur des cieux et de la terre, comment aurait-il un enfant, alors qu’il n’a pas de compagne, qu’il a créé toute chose et qu’il connaît tout ?
Tel est Dieu, votre Seigneur. Il n’y a de Dieu que lui, le Créateur de toute chose. Adorez-le ! Il veille sur tout.
Les regards des hommes ne l’atteignent pas, mais il scrute les regards. Il est le Subtil, il est parfaitement informé.
Des appels à la clairvoyance vous sont parvenus de la part de votre Seigneur. Qui est clairvoyant l’est pour soi-même ; qui est aveugle l’est à son détriment. Je ne suis pas un gardien pour vous.
Nous expliquons ainsi les Signes, pour qu’ils disent : « Tu as étudié », et afin que nous les exposions clairement à des hommes qui savent.
Conforme-toi à ce que ton Seigneur t’a révélé : il n’y a de Dieu que lui. Éloigne-toi des polythéistes.
Si Dieu l’avait voulu, ils n’auraient pas été polythéistes. Nous ne t’avons pas placé auprès d’eux comme un protecteur ; tu n’as pas à t’occuper d’eux.
N’insultez pas ceux qu’ils invoquent en dehors de Dieu, sinon ils insulteraient Dieu par hostilité et par ignorance. Nous avons ainsi embelli aux yeux de chaque communauté ses propres actions. Ceux qui en font partie retourneront ensuite vers leur Seigneur ; il leur fera alors connaître ce qu’ils faisaient.
Ils ont juré par Dieu, en leurs serments les plus solennels, que si un Signe leur parvenait, ils y croiraient. Dis : « Les Signes ne se trouvent qu’auprès de Dieu ! » Mais qui donc vous fait pressentir qu’ils ne croiraient pas, lorsque les Signes leur parviendraient ?
Parce qu’ils n’ont pas cru la première fois, nous détournerons leurs cœurs et leurs yeux ; nous les laisserons marcher aveuglément, dans leur rébellion.
Si nous avions fait descendre les Anges vers eux, si les morts leur avaient parlé, si nous avions rassemblé toutes choses devant eux, ils n’auraient cru que si Dieu l’avait voulu. — Mais la plupart d’entre eux sont ignorants —
Nous avons suscité, à chaque prophète, un ennemi : des hommes démoniaques et des djinns qui se suggèrent les uns aux autres le clinquant des paroles trompeuses. Si ton Seigneur l’avait voulu, ils ne l’auraient pas fait. Laisse-les donc, eux et ce qu’ils inventent.
Nous avons agi ainsi, pour que les cœurs de ceux qui ne croient pas à la vie future soient attirés vers tout cela ; pour qu’ils s’y complaisent et pour qu’ils supportent les conséquences de leurs actes.
Chercherai-je un autre juge que Dieu ? C’est lui qui a fait descendre sur vous le Livre exposé intelligiblement. Ceux auxquels nous avons donné le Livre savent qu’il a été révélé par ton Seigneur, en toute Vérité. — Ne soyez pas au nombre de ceux qui doutent ! —
La Parole de ton Seigneur s’est accomplie en toute Vérité et Justice. Nul ne peut modifier ses Paroles. Il est celui qui entend et qui sait.
Si tu obéis au plus grand nombre de ceux qui sont sur la terre, ils t’égareront hors du chemin de Dieu. Ils ne suivent que des conjectures et ils se contentent de suppositions.
Ton Seigneur connaît parfaitement ceux qui s’égarent hors de son chemin ; et il connaît parfaitement ceux qui sont bien dirigés.
Si vous croyez en ses Signes, mangez ce sur quoi le nom de Dieu a été invoqué.
Qu’avez-vous à ne pas manger ce sur quoi le nom de Dieu a été invoqué, alors qu’il vous a déjà indiqué ce qui vous était interdit à moins que vous ne soyez contraints d’y recourir ? Beaucoup d’hommes égarent les autres à cause de leurs passions et de leur ignorance. Ton Seigneur est celui qui connaît parfaitement les transgresseurs.
Abandonnez le péché extérieur et intérieur : les pécheurs seront sûrement rétribués pour ce qu’ils auront accompli.
Ne mangez pas ce sur quoi le nom de Dieu n’aura pas été invoqué, car ce serait une perversité. Les démons inspirent à leurs suppôts de discuter avec vous. Si vous les écoutiez, vous deviendriez polythéistes.
Celui qui était mort, que nous avons ressuscité et à qui nous avons remis une lumière pour se diriger au milieu des hommes, est-il semblable à celui qui est dans les ténèbres d’où il ne sortira pas ? Ainsi, les actions des incrédules sont revêtues d’apparences belles et trompeuses.
Ainsi nous avons placé, dans chaque cité, ses grands pécheurs pour qu’ils tendent des pièges ; mais ils ne tendent de pièges qu’à eux-mêmes et ils n’en ont pas conscience.
Ils disent, lorsqu’un Signe leur parvient : « Nous ne croirons pas, tant que nous ne recevrons pas un don semblable à celui qui a été accordé aux prophètes de Dieu ». — Dieu sait où placer son message — Une humiliation venant de Dieu et un terrible châtiment atteindront, à cause de leurs Stratagèmes, ceux qui ont péché.
Dieu ouvre à la soumission le cœur de celui qu’il veut diriger. Il resserre et oppresse le cœur de celui qu’il veut égarer comme si celui-ci faisait un effort pour monter jusqu’au ciel. Dieu fait ainsi peser son courroux sur les incrédules.
Voici, en toute droiture, le chemin de ton Seigneur. Nous avons exposé les Signes à un peuple qui réfléchit.
Le séjour de la Paix leur est destiné, en récompense de leurs actions, auprès de leur Seigneur qui sera leur Maître.
Il dira, le Jour où il les rassemblera tous : « Ô Assemblée des Djinns ! Vous avez abusé des hommes ! » Leurs suppôts parmi les hommes répondront : « Notre Seigneur ! Nous nous sommes rendu service mutuellement ; nous avons atteint le terme que tu nous as fixé ». Dieu dira : « Le Feu est votre demeure ! Vous y demeurerez immortels, à moins que Dieu ne le veuille pas. » — Ton Seigneur est juste et il sait tout —
Nous donnons ainsi, à certains hommes injustes, une autorité sur d’autres, pour prix de ce qu’ils ont accompli.
« Ô assemblée des djinns et des hommes ! Des prophètes choisis parmi vous ne sont-ils pas venus à vous, en vous exposant mes Signes, en vous avertissant de la Rencontre de votre Jour que voici ? » Ils diront : « Nous avons témoigné contre nous-mêmes ». La vie de ce monde les a égarés : ils ont témoigné contre eux-mêmes qu’ils étaient incrédules.
Il en est ainsi, car il ne convient pas que ton Seigneur détruise sans raison une cité dont les habitants sont encore insouciants.
Il existe, pour tous les hommes, des degrés en rapport avec leurs œuvres. Ton Seigneur n’est pas inattentif à ce qu’ils font.
Ton Seigneur est celui qui se suffit à lui-même et il est le Maître de la miséricorde. Il vous supprimera, s’il le veut, puis il vous remplacera par ce qu’il voudra ; tout comme il vous a fait naître de la descendance d’un autre peuple.
Ce qui vous a été promis vient sûrement ; vous ne réduirez pas Dieu à l’impuissance.
Dis : « Ô mon peuple ! Agissez selon votre situation, moi, j’agis selon la mienne. Vous saurez bientôt à qui appartient la demeure inéluctable ». — Les injustes ne seront pas heureux —
Ils destinent à Dieu une part de la récolte et des troupeaux que Dieu a fait croître. Ils disent : « Ceci est à Dieu ; — voilà ce qu’ils prétendent — ceci appartient à nos dieux ». Mais ce qui est destiné à leurs associés ne parvient pas à Dieu ; tandis que ce qui est destiné à Dieu parvient à leurs associés. — Leur jugement est détestable —
Ainsi les dieux de nombreux polythéistes leur ont fait croire qu’il était bon de tuer leurs enfants. C’était dans le but de les faire périr eux-mêmes et de couvrir leur religion d’obscurité. — Ils ne l’auraient pas fait, si Dieu l’avait voulu. Laisse-les à ce qu’ils ont inventé —
Ils disent : « Voici des animaux et une récolte qui sont sacrés, — voilà ce qu’ils prétendent — nul ne doit en manger sans que nous le voulions ». Il y a des animaux dont on ne doit pas se servir comme bêtes de somme et des animaux sur lesquels ils n’invoquent pas le nom de Dieu : tout cela est une invention contre lui. Ils seront rétribués pour ce qu’ils ont inventé.
Ils disent : « Ce qui se trouve dans le ventre de ces animaux est licite pour nos hommes et interdit à nos épouses ». S’il s’agit d’une bête morte, tous y participent. Dieu les rétribuera pour leurs distinctions. Il est juste et il sait tout !
Ceux qui, dans leur folie et leur ignorance, tuent leurs propres enfants ; ceux qui déclarent illicite ce que Dieu leur a accordé pour leur subsistance ; — tel est le mensonge inventé contre Dieu — voilà ceux qui sont perdus : ils sont égarés et ils ne sont pas dirigés.
C’est lui qui a fait croître des jardins en treilles ou non en treilles ; les palmiers et les céréales comme nourritures variées, les oliviers et les grenadiers, semblables ou dissemblables. Mangez de leurs fruits, quand ils en produisent ; payez-en les droits le jour de la récolte. Ne commettez pas d’excès ; Dieu n’aime pas ceux qui commettent des excès.
Certains de vos bestiaux portent des fardeaux et d’autres vous procurent de la laine. Mangez ce que Dieu vous a accordé pour votre nourriture. Ne suivez pas les traces de Satan ; il est votre ennemi déclaré.
Dieu a créé, pour vous, huit animaux par couples : deux parmi les bovins et deux parmi les caprins. Dis : « A-t-il déclaré illicites les deux mâles ou les deux femelles, ou bien ce que renferment les entrailles des deux femelles ? Faites-le-moi savoir exactement, si vous êtes véridiques ».
Dieu a créé pour vous deux couples parmi les chameaux et deux couples parmi les bovins. Dis : « A-t-il déclaré illicites les deux mâles ou les deux femelles ; ou bien ce que renferment les entrailles des deux femelles ? Étiez-vous témoins, lorsque Dieu vous a ordonné cela ? » Qui donc est plus injuste que celui qui forge un mensonge contre Dieu afin d’égarer les hommes par ignorance ? — Dieu ne dirige pas le peuple injuste —
Dis : « Je ne trouve pas d’interdictions au sujet de la nourriture, dans ce qui m’a été révélé, à part la bête morte, le sang répandu et la viande de porc — car c’est une souillure — et ce qui, par perversité, a été sacrifié à un autre que Dieu. Quant à celui qui est contraint d’en user, par nécessité, sans être pour cela rebelle, ni transgresseur, ton Seigneur lui pardonnera, car il est miséricordieux. »
Nous avons interdit toute bête à ongles à ceux qui pratiquent le Judaïsme. Nous leur avons interdit la graisse des bovins et des ovins, à l’exception de celle de leurs dos, de leurs entrailles et de celle qui est mêlée aux os. Nous les avons ainsi punis pour leur rébellion. Nous sommes véridiques !
Dis-leur, s’ils t’accusent de mensonge : « Votre Seigneur détient une immense miséricorde, mais sa rigueur ne sera pas détournée d’un peuple coupable ».
Bientôt, les polythéistes diront : « Si Dieu l’avait voulu, nous et nos pères, nous n’aurions pas été polythéistes, et nous n’aurions rien déclaré illicite ». Voilà comment ceux qui vivaient avant eux criaient au mensonge jusqu’au moment où ils ont goûté notre rigueur. Dis : « Avez-vous quelque science à nous exhiber ? Vous ne suivez que des conjectures et vous vous contentez de suppositions ».
Dis : « L’argument décisif appartient à Dieu. Il vous aurait certainement tous dirigés, s’il l’avait voulu ».
Dis : « Venez avec vos témoins : ils affirmeront que Dieu vous a interdit ces choses ! » S’ils témoignent, ne témoigne pas avec eux. Ne te conforme pas aux désirs de ceux qui traitent nos Signes de mensonges, de ceux qui ne croient pas à la vie future, tandis qu’ils attribuent des égaux à leur Seigneur.
Dis : « Venez ! Je vous dirai ce que votre Seigneur vous a interdit : ne lui associez rien ; soyez bons envers vos parents ; ne tuez pas vos enfants par crainte de la pauvreté ; — nous vous accorderons votre subsistance avec la leur — éloignez-vous des péchés abominables, apparents ou cachés ; ne tuez personne injustement ; Dieu vous l’a interdit ». Voilà ce que Dieu vous ordonne. Peut-être comprendrez-vous !
Ne touchez à la fortune de l’orphelin, jusqu’à ce qu’il ait atteint sa majorité, que pour le meilleur usage. Donnez le poids et la mesure exacts. — Nous n’imposons à chaque homme que ce qu’il peut porter — Lorsque vous parlez, soyez équitables même s’il s’agit d’un parent proche. Soyez fidèles au pacte de Dieu. Voilà ce qu’il vous ordonne. Peut-être réfléchirez-vous !
Tel est, en toute droiture, mon chemin ; suivez-le donc ! Ne suivez pas les chemins qui vous éloigneraient du chemin de Dieu. Voilà ce qu’il vous ordonne. Peut-être le craindrez-vous !
Nous avons ensuite donné le Livre à Moïse : il est parfait pour celui qui l’observe de son mieux ; c’est une explication de toute chose ; une Direction et une Miséricorde. — Peut-être croiront-ils à la rencontre de leur Seigneur —
Voici un Livre béni que nous avons fait descendre : suivez-le donc ; craignez Dieu ! — Peut-être vous sera-t-il fait miséricorde —
Vous ne direz pas : « On n’a fait descendre le Livre que sur deux peuples avant nous ; nous en ignorions les enseignements ».
Vous ne direz pas : « Si c’était sur nous que le Livre était descendu, nous aurions été mieux dirigés qu’eux ». Votre Seigneur vous a fait parvenir une preuve irréfutable qui est aussi une Direction et une Miséricorde. Qui donc est plus injuste que celui qui traite de mensonges les Signes de Dieu et qui s’en détourne ? Nous rétribuerons bientôt, par un dur châtiment, ceux qui se détournent de nos Signes, parce qu’ils se sont détournés.
Qu’attendent-ils ? Sinon que les anges viennent à eux, ou que ton Seigneur vienne, ou qu’un Signe de ton Seigneur vienne ? Le jour où un Signe de ton Seigneur viendra, la profession de foi ne sera d’aucune utilité à quiconque, avant cela, ne croyait pas ou à celui qui, avec sa foi, n’aurait fait aucun bien. Dis : « Attendez ! Nous aussi, nous attendons ! »
Tu n’es pas responsable de ceux qui ont morcelé leur religion et qui ont formé des sectes. Leur sort dépend de Dieu ; il les informera plus tard de ce qu’ils ont fait.
Celui qui se présentera avec une bonne action recevra en récompense dix fois autant. Celui qui se présentera avec une mauvaise action ne sera rétribué que par quelque chose d’équivalent. Personne ne sera lésé.
Dis : « Mon Seigneur m’a dirigé sur une voie droite : c’est une Religion immuable, la Religion d’Abraham, un vrai croyant ». — Il n’était pas au nombre des polythéistes —
Dis : « Oui, ma prière, mes pratiques religieuses, ma vie et ma mort appartiennent à Dieu, le Maître des mondes ;
il n’a pas d’associés ! Voilà ce qui m’a été ordonné : je suis le premier de ceux qui se soumettent ».
Dis : « Chercherai-je un autre Seigneur que Dieu ? Il est le Seigneur de toute chose ». Chaque homme ne commet le mal qu’à son propre détriment. Nul ne portera le fardeau d’un autre. Vous reviendrez ensuite vers votre Seigneur : il vous montrera ce sur quoi vous n’étiez pas d’accord.
C’est lui qui a fait de vous ses lieutenants sur la terre. Il a élevé certains d’entre vous de plusieurs degrés au-dessus des autres pour vous éprouver en ce qu’il vous a donné. Ton Seigneur est prompt dans son châtiment, il est aussi celui qui pardonne ; il est miséricordieux.
Alif. Lam. Mim. Çad.
Un Livre est descendu sur toi ; — n’en conçois aucune inquiétude — afin que, grâce à lui, tu avertisses les hommes et qu’il soit un Rappel pour les croyants.
Suivez ce qui est descendu sur vous, de la part de votre Seigneur ; ne suivez aucun maître en dehors de lui. — Vous réfléchissez peu ! —
Que de cités nous avons détruites ! Notre rigueur s’est abattue sur elles durant le sommeil de la nuit ou le repos de la journée.
Lorsque notre rigueur s’est abattue sur elles, leur seul cri d’appel a été : « Oui ! Nous avons été injustes ! »
Nous interrogerons ceux à qui des messages sont parvenus, et nous interrogerons aussi les prophètes.
Nous leur raconterons leurs histoires, en toute connaissance ; car nous n’étions pas absents.
Ce Jour-là, la pesée se fera : « — telle est la Vérité — ceux dont les œuvres seront lourdes : voilà ceux qui seront heureux !
Ceux dont les œuvres seront légères : voilà ceux qui se seront eux-mêmes perdus, parce qu’ils ont été injustes envers nos Signes.
Nous vous avons établis sur la terre ; nous vous y avons donné des moyens de vivre. — Comme vous êtes peu reconnaissants ! —
Oui, nous vous avons créés et nous vous avons modelés ; puis, nous avons dit aux Anges : « Prosternez-vous devant Adam ». Ils se prosternèrent, à l’exception d’Iblis, car il n’a pas été de ceux qui se sont prosternés.
Dieu dit : « Qu’est-ce qui t’empêche de te prosterner, lorsque je te l’ordonne ? » Il dit : « Je suis meilleur que lui. Tu m’as créé de feu et tu l’as créé d’argile ».
Dieu dit : « Descends d’ici ! Tu n’as pas à te montrer orgueilleux en ce lieu. Sors ! Tu es au nombre de ceux qui sont méprisés ! »
Il dit : « Accorde-moi un délai jusqu’au Jour où ils seront ressuscités ».
Dieu dit : « Oui, ce délai t’est accordé ».
Il dit : « A cause de l’aberration que tu as mise en moi, je les guetterai sur ta voie droite,
puis, je les harcèlerai, par-devant et par-derrière, sur leur gauche et sur leur droite. Tu ne trouveras, chez la plupart d’entre eux, aucune reconnaissance. »
Dieu dit : « Sors d’ici, méprisé, rejeté ! Je remplirai la Géhenne de vous tous et de tous ceux qui t’auront suivi ».
« Ô Adam ! Habite le jardin, toi et ton épouse. Mangez de ses fruits partout où vous voudrez ; mais n’approchez pas de cet arbre que voici, sinon vous seriez au nombre des injustes ».
Le Démon les tenta afin de leur montrer leur nudité qui leur était encore cachée. Il dit : « Votre Seigneur vous a interdit cet arbre pour vous empêcher de devenir des anges ou d’être immortels ».
Il leur jura : « Je suis, pour vous, un conseiller digne de confiance »
et il les fit tomber par sa séduction. Lorsqu’ils eurent goûté aux fruits de l’arbre, leur nudité leur apparut ; ils disposèrent alors sur eux des feuilles du jardin. Leur Seigneur les appela : « Ne vous avais-je pas interdit cet arbre ? Ne vous avais-je pas dit que Satan est, pour vous, un ennemi déclaré ? »
Ils dirent : « Notre Seigneur ! Nous nous sommes lésés nous-mêmes. Si tu ne nous pardonnes pas, et si tu ne nous fais pas miséricorde, nous serons au nombre des perdants ».
Dieu dit : « Descendez ! Vous serez ennemis les uns des autres. Vous trouverez sur la terre un séjour et une jouissance pour un temps limité ».
Il dit encore : « Vous y vivrez, vous y mourrez et on vous en fera sortir.
Ô fils d’Adam ! Nous avons fait descendre sur vous un vêtement qui cache votre nudité et des parures ; mais le vêtement de la crainte révérencielle de Dieu est meilleur ! » Voilà un des Signes de Dieu. Peut-être s’en souviendront-ils !
Ô fils d’Adam ! Que le Démon ne vous tente pas comme au jour où il a fait sortir vos parents du jardin en leur arrachant leurs vêtements afin qu’ils voient leur nudité. Lui et sa cohorte vous voient alors que vous ne les voyez pas. Nous avons donné les démons comme amis à ceux qui ne croient pas.
Quand ceux-ci commettent un acte abominable, ils disent : « Nous avons trouvé que nos pères en faisaient autant. Dieu nous l’a ordonné ». Dis : « Dieu ne vous ordonne pas l’abomination. Direz-vous sur Dieu ce que vous ne savez pas ? »
Dis : « Mon Seigneur a ordonné la justice. Tournez vos visages en tout lieu de prière. Invoquez-le en lui rendant un culte pur. De même qu’il vous a créés, vous retournerez à lui ».
Il dirige certains hommes alors que d’autres ont mérité d’être égarés. Ils ont pris les démons pour maîtres, en dehors de Dieu, et ils s’imaginent être bien dirigés.
Ô fils d’Adam ! Portez vos parures en tout lieu de prière. Mangez et buvez ; ne commettez pas d’excès. Dieu n’aime pas ceux qui commettent des excès.
Dis : « Qui donc a déclaré illicites la parure que Dieu a produite pour ses serviteurs, et les excellentes nourritures qu’il vous a accordées ? » Dis : « Ceci appartient aux croyants durant leur vie de ce monde, mais surtout, le Jour de la Résurrection ». Voilà comment nous expliquons les Signes à un peuple qui sait.
Dis : « Mon Seigneur a seulement interdit : les turpitudes apparentes ou cachées, le péché et la violence injuste. Il a interdit d’associer à Dieu ce qui n’a reçu de lui aucun pouvoir et de dire contre Dieu ce que vous ne savez pas ».
Un terme est fixé à chaque communauté ; lorsque son terme arrive, elle ne peut ni le faire reculer ni l’avancer d’une heure.
Ô fils d’Adam ! Si des prophètes pris parmi vous viennent à vous en vous exposant mes Signes : ceux qui craignent Dieu et qui s’amendent n’auront plus rien à redouter ; ils ne seront pas affligés.
Ceux qui traitent nos Signes de mensonges, ceux qui, par orgueil, s’en détournent : voilà ceux qui seront les hôtes du Feu ; ils y demeureront immortels.
Qui donc est plus injuste que celui qui forge un mensonge contre Dieu, ou celui qui traite ses Signes de mensonges ? Les injustes subiront le sort qui est inscrit pour eux dans le Livre, jusqu’au moment où nos envoyés viendront les rappeler en leur disant : « Où sont donc ceux que vous invoquiez en dehors de Dieu ? » Ils répondront : « Ils nous ont abandonnés ». Ils témoigneront alors contre eux-mêmes qu’ils étaient incrédules.
Dieu dira : « Pénétrez dans le Feu auprès des communautés de Djinns et d’hommes qui vous ont précédés ». Chaque fois qu’une communauté entrera dans le Feu, elle maudira sa sœur. Lorsqu’elles s’y retrouveront toutes, la dernière arrivée dira de la première : « Notre Seigneur ! Voilà ceux qui nous ont égarés ; impose-leur donc un double châtiment du feu ». Dieu dira : « A chacun le double, mais vous n’en savez rien ».
La première dira à la dernière arrivée : « Vous n’avez aucun avantage sur nous ; goûtez donc le châtiment mérité par vos actes ».
Les portes du ciel ne seront pas ouvertes à ceux qui auront traité nos Signes de mensonges et à ceux qui s’en seront détournés par orgueil : ils n’entreront pas dans le Paradis aussi longtemps qu’un chameau ne pénétrera pas dans le trou de l’aiguille. C’est ainsi que nous rétribuons les pécheurs.
Ils trouveront, dans la Géhenne, des lits avec des couvertures qui les envelopperont. C’est ainsi que nous rétribuons les injustes.
Ceux qui croient et qui font le bien : — nous n’imposons à chacun que selon sa capacité — voilà ceux qui seront les hôtes du Paradis ; ils y demeureront immortels.
Nous avons arraché de leurs cœurs la haine qui s’y trouvait encore. Les ruisseaux couleront à leurs pieds. Ils diront : « Louange à Dieu qui nous a conduits ici. Nous n’aurions pas été dirigés, si Dieu ne nous avait pas dirigés. Les prophètes de notre Seigneur sont venus avec la Vérité ». On leur criera : « Voici le Jardin dont vous héritez en récompense de ce que vous avez fait ».
Les hôtes du Jardin crieront aux hôtes du Feu : « Nous avons trouvé vrai ce que notre Seigneur nous a promis ; trouvez-vous vrai ce que votre Seigneur vous a promis ? » Ils diront : « Oui, certainement ! » Un crieur parmi eux, criera alors : « Que la malédiction de Dieu soit sur les injustes
qui détournent les hommes de la voie de Dieu et qui veulent la rendre tortueuse, parce qu’ils ne croient pas à la vie future ».
Un voile épais est placé entre le Paradis et la Géhenne : des hommes, se connaissant les uns et les autres d’après leurs traits distinctifs, seront sur les ‘Araf. Ils crieront aux hôtes du Paradis : « Salut sur vous ! » mais ils n’y entreront pas, bien qu’ils le veuillent.
Lorsque leurs regards se porteront sur les hôtes du Feu, ils diront : « Notre Seigneur ! Ne nous mets pas avec le peuple injuste ».
Les compagnons des ‘Araf crieront aux hommes qu’ils reconnaîtront à leurs marques : « Ce que vous avez accumulé et ce qui faisait votre orgueil ne vous a nullement enrichis »…
Les autres ne sont-ils pas ceux à propos desquels vous juriez que Dieu ne leur accorderait pas sa miséricorde ? « Entrez dans le Jardin : vous n’aurez plus rien à craindre et vous ne serez pas affligés ».
Les hôtes du Feu crieront aux hôtes du Paradis : « Répandez de l’eau sur nous, ou quelque chose des biens que Dieu vous a accordés ». Ceux-ci diront : « Dieu a interdit l’un et l’autre aux incrédules
qui ont considéré leur religion comme un jeu et un divertissement ». La vie de ce monde les a trompés. Nous les oublierons en ce Jour, comme ils ont oublié la Rencontre de leur Jour lorsqu’ils niaient nos Signes.
Oui, nous leur avons apporté un Livre et nous l’avons expliqué pour le faire bien comprendre : c’est une Direction et une Miséricorde pour un peuple qui croit.
Qu’attendent-ils sinon son accomplissement ? Le Jour où viendra son accomplissement ceux qui avaient auparavant oublié le Livre diront : « Les prophètes de notre Seigneur nous ont déjà apporté la Vérité. Existe-t-il pour nous des intercesseurs qui intercéderont en notre faveur ? Ou bien, pourrons-nous revenir sur la terre ? Nous agirions autrement ». Ils se sont eux-mêmes perdus et ce qu’ils ont inventé les a abandonnés.
Votre Seigneur est Dieu : il a créé les cieux et la terre en six jours, puis il s’est assis en majesté sur le Trône. Il couvre le jour de la nuit qui poursuit celui-ci sans arrêt. Le soleil, la lune et les étoiles sont soumis à son ordre. La Création et l’ordre ne lui appartiennent-ils pas ? Béni soit Dieu, le Maître des mondes !
Invoquez votre Seigneur, humblement et en secret ; il n’aime pas les transgresseurs.
Ne semez pas le scandale sur la terre après qu’elle a été réformée. Invoquez votre Seigneur avec crainte et désir ardent. La miséricorde de Dieu est proche de ceux qui font le bien.
C’est lui qui déchaîne les vents comme une annonce de sa miséricorde. Lorsqu’ils portent de lourds nuages, nous les poussons vers une terre morte ; nous en faisons tomber l’eau avec laquelle nous faisons croître toutes sortes de fruits. Nous ferons ainsi surgir les morts. Peut-être réfléchirez-vous ?
Dans un bon pays, les plantes poussent à profusion ; — avec la permission de son Seigneur — et dans un mauvais pays, elles ne sortent que clairsemées. Nous expliquons ainsi les Signes à un peuple qui se montre reconnaissant.
Nous avons envoyé Noé à son peuple. Il dit : « Ô mon peuple ! Adorez Dieu ! Il n’y a pas, pour vous, d’autre Dieu que lui. Je crains, pour vous le châtiment d’un Jour terrible ».
Les chefs de son peuple dirent : « Nous te voyons dans une erreur évidente ».
Il dit : « Ô mon peuple ! Je ne suis pas égaré ! Je suis un envoyé du Seigneur des mondes !
Je vous communique les messages de mon Seigneur. Je suis, pour vous, un bon conseiller. Je sais, par la grâce de Dieu, ce que vous ignorez.
Êtes-vous étonnés que, par l’intermédiaire d’un homme issu de vous, un Rappel de votre Seigneur vous soit parvenu pour vous avertir et pour que vous craigniez Dieu ? — Peut-être vous sera-t-il fait miséricorde — »
Mais ils le traitèrent de menteur. Nous l’avons sauvé, dans le vaisseau, lui et les siens, et nous avons englouti ceux qui traitaient nos Signes de mensonges. — C’était un peuple aveugle —
Aux ‘Ad, nous avons envoyé leur frère Houd. Il dit : « Ô mon peuple ! Adorez Dieu ! Il n’y a pas, pour vous, d’autre Dieu que lui. Ne le craindrez-vous pas ? »
Les chefs qui, parmi son peuple, étaient incrédules, dirent : « Nous voyons ta folie ! Nous te considérons comme un menteur ! »
Il dit : « Ô mon peuple ! Je ne suis pas fou ! je suis un envoyé du Seigneur des mondes.
Je vous ai fait parvenir les messages de mon Seigneur. Je suis, pour vous, un conseiller digne de confiance.
Êtes-vous étonnés que par l’intermédiaire d’un homme issu de vous, un Rappel de votre Seigneur vous soit parvenu, pour vous avertir ? Souvenez-vous ! Lorsque votre Seigneur a fait de vous ses lieutenants, après la disparition du peuple de Noé, il a développé votre expansion dans le monde. Souvenez-vous des bienfaits de Dieu ; peut-être serez-vous heureux ».
Ils dirent : « Es-tu venu à nous pour que nous adorions Dieu, l’unique, et que nous abandonnions ce que nos pères adoraient ? Apporte-nous donc ce dont tu nous menaces, si tu es véridique ».
Houd dit : « Le courroux et la colère de votre Seigneur tombent sur vous ! Allez-vous discuter avec moi sur les noms que vous et vos pères avez donnés à ceux auxquels Dieu n’a accordé aucun pouvoir ? Attendez donc ! je suis, avec vous, parmi ceux qui attendent ! »
Nous l’avons sauvé, lui et les siens, par une miséricorde venue de nous. Nous avons exterminé ceux qui traitaient nos Signes de mensonges et qui n’étaient pas croyants.
Aux Thamoud, nous avons envoyé leur frère Çalih. Il dit : « Ô mon peuple ! Adorez Dieu ! Il n’y a pas pour vous d’autre Dieu que lui. Une preuve de votre Seigneur vous est parvenue : Voici la chamelle de Dieu ; — c’est un Signe pour vous — laissez-la donc manger sur la terre de Dieu ; ne lui faites pas de mal, sinon, un châtiment douloureux vous saisirait ».
Souvenez-vous : il vous a désignés comme ses lieutenants, après les ‘Ad et il vous a établis sur la terre. Vous avez construit des châteaux dans ses plaines et vous avez creusé des demeures dans les montagnes. Souvenez-vous des bienfaits de Dieu. Ne commettez pas de crimes sur la terre en la corrompant.
Les chefs qui, parmi son peuple, étaient remplis d’orgueil dirent à ceux qui étaient faibles, à ceux qui, parmi eux, avaient cru : « Savez-vous que Çalih est un envoyé de son Seigneur ? » Ils répondirent : « Oui, nous croyons à ce qui a été envoyé par lui ».
Ceux qui étaient remplis d’orgueil dirent : « Nous ne croyons certainement pas en ce que vous croyez ».
Ils coupèrent les jarrets de la chamelle, ils désobéirent à l’ordre de leur Seigneur et ils dirent : « Ô Çalih ! Apporte-nous ce que tu nous promets, si tu es au nombre des envoyés ».
Le cataclysme fondit sur eux, et, le matin suivant, ils gisaient dans leurs demeures.
Çalih se détourna d’eux et il dit : « Ô mon peuple ! Je vous ai fait parvenir le message de mon Seigneur ; j’ai été pour vous un bon conseiller, mais vous n’aimez pas les conseillers ». »
Souvenez-vous de Loth ! Il dit à son peuple : « Vous livrez-vous à cette abomination que nul, parmi les mondes, n’a commise avant vous ?
Vous vous approchez des hommes de préférence aux femmes pour assouvir vos passions. Vous êtes un peuple pervers. »
La seule réponse de son peuple fut de dire : « Chassez-les de votre cité ; ce sont des gens qui affectent la pureté ».
Nous l’avons sauvé, lui et sa famille, à l’exception de sa femme : elle se trouvait parmi ceux qui étaient restés en arrière.
Nous avons fait pleuvoir sur eux une pluie… Vois quelle a été la fin des criminels !
Aux gens de Madian, nous avons envoyé leur frère Chu‘aïb. Il dit : « Ô mon peuple ! Adorez Dieu ! Il n’y a pas, pour vous, d’autre Dieu que lui. Une preuve de votre Seigneur vous est déjà parvenue. Donnez la mesure et le poids exacts. Ne causez pas de tort aux hommes dans leurs biens. Ne semez pas le scandale sur la terre, après sa réforme. — Si vous êtes croyants, ce sera un bien pour vous —
Ne vous placez pas sur tous les chemins pour menacer et détourner de la voie de Dieu celui qui croit en lui en souhaitant rendre cette voie tortueuse. Souvenez-vous ! Il vous a multipliés, le jour où vous étiez en petit nombre. — Vois quelle a été la fin des corrupteurs —
Si une partie d’entre vous croie au message avec lequel j’ai été envoyé, et qu’une autre partie ne croit pas, patientez jusqu’à ce que Dieu juge entre nous. Il est le meilleur des juges ».
Les chefs qui, parmi son peuple, étaient remplis d’orgueil, dirent : « Nous te chasserons de notre cité, ô Chu‘aïb ! Toi et ceux qui ont cru en même temps que toi, à moins que vous ne reveniez à notre religion ». Il dit : « Eh quoi ! Même si nous la détestons ? »
Si nous revenions à votre religion, c’est que nous aurions forgé un mensonge contre Dieu. Il ne nous appartient pas d’y retourner après que Dieu nous en a délivrés, à moins que Dieu, notre Seigneur, le veuille. La Science de notre Seigneur s’étend à toute chose. Nous nous confions à Dieu. Notre Seigneur ! Prononce, en toute vérité, un jugement entre nous et ton peuple. Tu es le meilleur des juges.
Les chefs qui, parmi son peuple, étaient incrédules, dirent : « Si vous suivez Chu‘aïb, vous serez certainement perdants ».
Le cataclysme fondit sur eux, et, le matin suivant, ils gisaient dans leurs demeures.
Ceux qui avaient traité Chu‘aïb de menteur disparurent comme s’ils n’y avaient jamais habité. Voilà les perdants !
Chu‘aïb se détourna d’eux, puis il dit : « Ô mon peuple ! Je vous ai fait parvenir les messages de mon Seigneur ; j’ai été un bon conseiller pour vous. Comment éprouverais-je de la peine au sujet d’un peuple incrédule ? »
Nous n’avons envoyé aucun prophète dans une cité sans frapper ses habitants de malheur et de calamité. — Peut-être se seraient-ils humiliés —
Nous avons ensuite changé le mal en bien. Ayant tout oublié, ils dirent : « Déjà nos pères avaient éprouvé la calamité et la joie ». Nous les avons emportés brusquement, tandis qu’ils ne s’y attendaient pas.
Si les habitants de cette cité avaient cru ; s’ils avaient craint Dieu ; nous leur aurions certainement accordé les bénédictions du ciel et de la terre. Mais ils ont crié au mensonge. Nous les avons emportés à cause de leurs mauvaises actions.
Les habitants de cette cité sont-ils sûrs que notre rigueur ne les atteindra pas la nuit, tandis qu’ils dorment ?
Les habitants de cette cité sont-ils sûrs que notre rigueur ne les atteindra pas le jour tandis qu’ils s’amusent ?
Sont-ils à l’abri du stratagème de Dieu ? Seuls, les perdants se croient à l’abri du stratagème de Dieu.
Ou bien n’a-t-il pas montré à ceux qui héritent la terre après ses premiers occupants, que si nous le voulions, nous leur enverrions quelque adversité, à cause de leurs péchés. Nous mettrons un sceau sur leurs cœurs et ils n’entendront plus rien.
Voici les cités dont nous te racontons l’histoire. Leurs prophètes étaient venus à eux avec des preuves évidentes, mais ils ne crurent pas dans ce qu’ils avaient auparavant traité de mensonges. Voilà comment Dieu met un sceau sur le cœur des incrédules.
Nous n’avons trouvé, chez la plupart d’entre eux aucune trace d’alliance et nous avons trouvé que la plupart d’entre eux sont pervers.
Après eux, nous avons envoyé Moïse avec nos Signes à Pharaon et à ses conseillers, mais ils se montrèrent injustes envers nos Signes. — Vois quelle a été la fin des corrupteurs ! —
Moïse dit : « Ô Pharaon ! Oui, je suis un prophète du Seigneur des mondes.
Je ne dois dire que la Vérité sur Dieu. Oui, je suis venu à vous avec une preuve manifeste provenant de votre Seigneur. Renvoie donc avec moi les fils d’Israël ».
Pharaon dit : « Si tu es venu avec un Signe, montre-le donc, si tu es véridique ».
Moïse jeta son bâton : et le voici : véritable dragon.
Il étendit sa main : et la voici : blanche pour ceux qui regardaient.
Les chefs du peuple de Pharaon dirent : « Celui-ci est un savant magicien
et il veut vous chasser de votre pays ; que prescrivez-vous ? »
Ils dirent : « Remets-le à plus tard, lui et son frère, et envoie dans les cités des agents qui rassembleront
et qui t’amèneront tous les savants magiciens ».
Les magiciens se rendirent auprès de Pharaon ; ils dirent : « Obtiendrons-nous, vraiment, une récompense, si nous sommes vainqueurs ? »
Il dit : « Oui, et vous serez alors au nombre de ceux qui font partie de mon entourage ».
Ils dirent : « Ô Moïse ! Est-ce toi qui jettes ? Ou bien est-ce à nous de jeter ? »
Il dit : « Jetez ! » Après qu’ils eurent jeté, ils ensorcelèrent les yeux des gens ; ils les effrayèrent ; ils déployèrent une puissante magie.
Nous avons inspiré à Moïse : « Jette ton bâton ! » Et voici que ce bâton engloutit ce qu’ils avaient fabriqué.
Ainsi, la Vérité se manifesta et leurs manœuvres furent inutiles.
Ainsi, ils furent vaincus et ils se retirèrent humiliés.
Les magiciens tombèrent prosternés
et ils dirent : « Nous croyons au Seigneur des mondes,
au Seigneur de Moïse et d’Aaron ! »
Pharaon dit : « Croirez-vous donc en lui avant que je ne vous le permette ? Ceci est une ruse que vous avez imaginée dans la ville pour en expulser les habitants. Vous saurez bientôt…
Je vous ferai couper la main droite et le pied gauche, puis je vous ferai tous crucifier ».
Ils dirent : « C’est vers notre Seigneur que nous nous tournons !
Tu nous reproches seulement d’avoir cru aux Signes de notre Seigneur lorsqu’ils nous sont parvenus. Notre Seigneur ! Répands sur nous la patience ; rappelle-nous, soumis à toi ! »
Les chefs du peuple de Pharaon dirent : « Laisserez-vous Moïse et son peuple corrompre la terre et te délaisser, toi et tes divinités ? » Il répondit : « Nous tuerons leurs fils ; nous laisserons vivre leurs filles et nous les dominerons ! »
Moïse dit à son peuple : « Demandez le secours de Dieu et soyez patients. La terre appartient à Dieu et il en fait hériter qui il veut, parmi ses serviteurs. L’heureuse fin sera pour ceux qui le craignent ».
Ils dirent : « Nous avons souffert avant que tu viennes à nous comme après ta venue ». Il dit : « Peut-être votre Seigneur fera-t-il périr votre ennemi et, après la disparition de celui-ci, vous donnera-t-il la terre pour voir comment vous vous comporterez ? »
Nous avons frappé les gens de Pharaon par des années de disette et la pénurie des fruits. — Peut-être auraient-ils réfléchi ? —
Ils disaient, lorsqu’un bonheur leur arrivait : « Ceci est pour nous ! » Mais quand un malheur les frappait, ils rendaient Moïse et ses compagnons responsables de leur sort. Est-ce que leur sort ne dépend pas uniquement de Dieu ? Mais la plupart d’entre eux ne savent rien.
Ils dirent : « Quel que soit le Signe que tu nous apportes pour nous ensorceler, nous ne croirons pas en toi ! »
Nous avons envoyé contre eux l’inondation, les sauterelles, les poux, les grenouilles et le sang, comme Signes intelligibles. Mais ils étaient remplis d’orgueil ! C’était un peuple criminel !
Ils disaient, quand le châtiment tombait sur eux : « Ô Moïse ! Invoque pour nous ton Seigneur en vertu de l’alliance qu’il a conclue avec toi. Si tu écartes de nous le châtiment, nous croirons en toi et nous renverrons avec toi les fils d’Israël ».
Mais quand nous reportions le châtiment au terme fixé que ces infidèles devaient atteindre, ils violaient leurs engagements.
Nous nous sommes vengés d’eux ; nous les avons engloutis dans l’abîme parce qu’ils ont traité nos Signes de mensonges et qu’ils ne s’en souciaient pas.
Nous avons donné en héritage aux gens qui avaient été opprimés les contrées orientales et les contrées occidentales de la terre que nous avions bénies. Ainsi s’accomplit la très belle promesse de ton Seigneur envers les fils d’Israël, parce qu’ils ont été patients. Nous avons détruit ce que Pharaon et son peuple avaient fabriqué et ce qu’ils avaient construit.
Nous avons fait traverser la mer aux fils d’Israël. Ils arrivèrent auprès d’un peuple attaché à ses idoles et ils dirent : « Ô Moïse ! Fais-nous un dieu semblable à leurs dieux ». Il dit : « Vous êtes un peuple ignorant.
La voie suivie par ces gens-là sera détruite ; leurs actions sont vaines ».
Il dit encore : « Chercherai-je pour vous, une autre divinité que Dieu ? Lui qui vous a préférés à tous les mondes ? »
Nous vous avons délivrés des gens de Pharaon ; ils vous infligeaient les pires tourments ; ils tuaient vos fils et ils laissaient vivre vos filles. Ce fut pour vous une terrible épreuve de la part de votre Seigneur !
Nous avons fait un pacte avec Moïse durant trente nuits, nous les avons complétées par dix autres nuits, en sorte que la durée de la rencontre de son Seigneur fut de quarante nuits. Moïse dit à son frère Aaron : « Remplace-moi auprès de mon peuple, fais ce qui est bon et ne suis pas le chemin des pervers ».
Lorsque Moïse vint à notre rencontre et que son Seigneur lui parla, il dit : « Mon Seigneur ! Montre-toi à moi pour que je te voie ! » Le Seigneur dit : « Tu ne me verras pas, mais regarde vers le Mont : s’il reste immobile à sa place, tu me verras ». Mais lorsque son Seigneur se manifesta sur le Mont, il le mit en miettes et Moïse tomba foudroyé. Lorsqu’il se fut ressaisi, il dit : « Gloire à toi ! Je reviens à toi ! Je suis le premier des croyants ! »
Le Seigneur dit : « Ô Moïse ! Je t’ai choisi de préférence à tous les hommes pour que tu transmettes mes messages et ma Parole. Prends ce que je t’ai donné et sois au nombre de ceux qui sont reconnaissants ».
Nous avons écrit pour lui sur les Tables une exhortation sur tous les sujets et une explication de toute chose. « Prends-les avec fermeté ; ordonne à ton peuple de se conformer à ce qu’elles contiennent de meilleur ». Je vous ferai bientôt voir le séjour des pervers ;
j’écarterai bientôt de mes Signes ceux qui, sur la terre, s’enorgueillissaient sans raison. S’ils voient quelque Signe, ils n’y croient pas. S’ils voient le chemin de la rectitude, ils ne le prennent pas comme chemin. S’ils voient le chemin de l’erreur, ils le prennent comme chemin. Ils agissent ainsi, parce qu’ils traitent nos Signes de mensonges et qu’ils ne s’en soucient pas.
Vaines sont les œuvres de ceux qui ont traité de mensonges nos Signes et la Rencontre de la vie future. Seront-ils rétribués pour autre chose que ce qu’ils ont fait ?
Moïse étant absent, les fils d’Israël firent, avec leurs parures, le corps d’un veau mugissant. Ne voyaient-ils pas que ce veau ne leur parlait pas et ne les dirigeait pas ? Ils l’adoptèrent et c’est ainsi qu’ils furent injustes.
Lorsqu’ils se reconnurent coupables et qu’ils s’aperçurent de leur égarement, ils dirent : « Oui, si notre Seigneur ne nous fait pas miséricorde, s’il ne nous pardonne pas, nous serons au nombre des perdants ».
Lorsque Moïse revint vers son peuple, il dit, courroucé et affligé : « Combien est exécrable ce que vous avez fait en mon absence ! Voulez-vous hâter l’ordre de votre Seigneur ? » Il jeta les Tables puis il saisit son frère par la tête en l’attirant à lui. Aaron dit : « Ô fils de ma mère ! Le peuple m’a humilié et ils ont failli me tuer. Ne fais pas en sorte que mes ennemis se réjouissent de mon malheur ; ne me laisse pas en la compagnie de gens prévaricateurs ».
Moïse dit : « Mon Seigneur ! Pardonne-moi, ainsi qu’à mon frère ; fais-nous entrer dans ta miséricorde. Tu es le plus miséricordieux de ceux qui font miséricorde ».
Oui, la colère de leur Seigneur et l’humiliation en cette vie atteindront ceux qui ont adopté le veau. — Nous rétribuons ainsi ceux qui forgent des mensonges —
Quant à ceux qui ont accompli des actions mauvaises puis qui, ensuite, se sont repentis et ont cru, ton Seigneur leur pardonnera ; il est miséricordieux.
Lorsque la colère de Moïse se fut apaisée ; il prit les Tables sur lesquelles sont inscrites une Direction et une Miséricorde pour ceux qui craignent leur Seigneur.
Moïse choisit soixante-dix hommes, parmi son peuple, pour assister à notre rencontre. Il dit, lorsque le cataclysme les emporta : « Mon Seigneur ! Si tu l’avais voulu, tu les aurais déjà fait périr, et moi avec eux. Nous feras-tu périr pour les mauvaises actions commises par ceux des nôtres qui sont insensés ? Cela n’est qu’une épreuve de ta part. Tu égares ainsi qui tu veux et tu diriges qui tu veux. Tu es notre Maître ! Pardonne-nous ! Fais-nous miséricorde ! Tu es le meilleur de ceux qui pardonnent !
Écris pour nous de bonnes choses pour cette vie et pour la vie future. Nous revenons à toi ! » Le Seigneur dit : « Mon châtiment atteindra qui je veux ; ma miséricorde s’étend à toute chose ; je l’inscris pour ceux qui me craignent, pour ceux qui font l’aumône, pour ceux qui croient en nos Signes,
pour ceux qui suivent l’envoyé : le Prophète qui ne sait ni lire ni écrire, que ces gens-là trouvent mentionné chez eux dans la Tora et l’Évangile. Il leur ordonne ce qui est convenable ; il leur interdit ce qui est blâmable ; il déclare licites, pour eux, les excellentes nourritures ; il déclare illicite, pour eux, ce qui est détestable ; il ôte les liens et les carcans qui pesaient sur eux. Ceux qui auront cru en lui ; ceux qui l’auront soutenu ; ceux qui l’auront secouru ; ceux qui auront suivi la lumière descendue avec lui : voilà ceux qui seront heureux ! »
Dis : « Ô vous, les hommes ! Je suis, en vérité, envoyé vers vous tous comme le Prophète de celui à qui appartient la royauté des cieux et de la terre. Il n’y a de Dieu que lui. C’est lui qui fait vivre et qui fait mourir. Croyez en Dieu et en son envoyé, le Prophète qui ne sait ni lire ni écrire, qui croit en Dieu et en ses Paroles ; suivez-le ! Peut-être, alors, serez-vous dirigés ».
Il existe, chez le peuple de Moïse, une communauté dont les membres se dirigent selon la Vérité grâce à laquelle ils observent la justice.
Nous les avons partagés en douze tribus, en douze communautés. Nous avons révélé à Moïse, lorsque son peuple lui demanda à boire : « Frappe le rocher avec ton bâton » ; douze sources en jaillirent et chacun des groupes sut où il devait boire. Nous avons étendu sur eux l’ombre d’un nuage ; nous avons fait descendre sur eux la manne et les cailles : « Mangez des excellentes nourritures que nous vous avons accordées ». Ils ne nous ont pas lésés, mais ils se sont fait tort à eux-mêmes.
Souvenez-vous ! On leur avait dit : « Habitez cette cité ; mangez de ses produits, partout où vous voudrez ; dites : “Pardon !” et entrez par la porte en vous prosternant. Nous vous pardonnerons vos péchés ; nous donnerons davantage à ceux qui font le bien ».
Ceux d’entre eux qui étaient injustes substituèrent d’autres paroles à celles qui avaient été dites. Nous avons alors envoyé du ciel un châtiment sur eux, parce qu’ils étaient injustes.
Interroge-les sur la cité établie au bord de la mer. Ses habitants négligeaient le Sabbat, quand les poissons se présentaient à eux ce jour-là à la surface de l’eau, alors qu’ils ne venaient pas en dehors du Sabbat. Nous les éprouvions ainsi, parce qu’ils étaient pervers.
Lorsqu’une de leurs communautés dit : « Pourquoi exhortez-vous un peuple que Dieu va détruire, ou punir d’un terrible châtiment ? » Ils répondirent : « C’est pour avoir une excuse devant votre Seigneur, et parce qu’il se peut qu’ils craignent Dieu ».
Après qu’ils eurent oublié ce qui leur avait été rappelé, nous sauvâmes ceux qui interdisaient le mal, et nous frappâmes d’un châtiment douloureux ceux qui étaient injustes, à cause de leur perversité.
Nous leur avons dit, quand ils se rebellèrent contre nos interdictions : « Soyez d’ignobles singes ! »
Souvenez-vous ! Ton Seigneur a proclamé qu’il enverrait contre eux quelqu’un qui leur imposerait un dur châtiment jusqu’au Jour de la Résurrection. Ton Seigneur est prompt à châtier, mais il est aussi celui qui pardonne, il est miséricordieux.
Nous les avons divisés, sur la terre, en communautés : il y a parmi eux des justes, et d’autres qui ne le sont pas. Nous les avons éprouvés par des biens et par des maux. Ils reviendront peut-être vers nous !
Leurs successeurs sont venus après eux ; ils ont hérité du Livre. Ils disent, en s’emparant des biens de ce monde : « Cela nous sera pardonné ! » Si d’autres biens, égaux aux premiers, leur sont offerts, ils s’en emparent encore. L’alliance du Livre n’a-t-elle pas été contractée ? Elle les oblige à ne dire, sur Dieu, que la vérité, puisqu’ils ont étudié le contenu du Livre. La demeure dernière est meilleure pour ceux qui craignent Dieu ; — ne le comprenez-vous pas ? —
pour ceux qui s’attachent fermement au Livre ; pour ceux qui s’acquittent de la prière. Nous ne laisserons certainement pas perdre la récompense de ceux qui s’amendent.
Souvenez-vous ! Nous avons projeté le Mont au-dessus d’eux, comme s’il avait été une ombre. Ils pensèrent qu’il allait tomber sur eux : « Prenez avec force ce que nous vous avons donné, rappelez-vous son contenu. Peut-être craindrez-vous Dieu ! »
Quand ton Seigneur tira une descendance des reins des fils d’Adam, il les fit témoigner contre eux-mêmes : « Ne suis-je pas votre Seigneur ? » Ils dirent : « Oui, nous en témoignons ! » Et cela pour que vous ne disiez pas le Jour de la Résurrection : « Nous avons été pris au dépourvu » ;
ou que vous ne disiez pas : « Nos pères étaient autrefois polythéistes ; nous sommes leurs descendants. Nous feras-tu périr à cause des actions accomplies par des imposteurs ? »
Nous expliquons les Signes de cette façon. Peut-être reviendront-ils vers nous ?
Raconte-leur l’histoire de celui auquel nous avions accordé nos Signes. Il s’en débarrassa ; le Démon le poursuivit et il fut au nombre de ceux qui s’égarent.
Si nous l’avions voulu, nous l’aurions élevé, grâce à ces Signes ; mais il s’est attaché à la terre, il a suivi ses passions. Il était semblable au chien : il grogne quand tu l’attaques, il grogne quand tu le laisses tranquille : tel est le peuple qui traite nos Signes de mensonges. Raconte-leur les récits : peut-être réfléchiront-ils ?
Quel mauvais exemple donnent les gens qui traitent nos Signes de mensonges ! Ils se font tort à eux-mêmes.
Celui que Dieu dirige est bien dirigé ; quant à ceux qu’il égare : voilà les perdants.
Nous avons destiné à la Géhenne un grand nombre de djinns et d’hommes. Ils ont des cœurs avec lesquels ils ne comprennent rien ; ils ont des yeux avec lesquels ils ne voient pas ; ils ont des oreilles avec lesquelles ils n’entendent pas. Voilà ceux qui sont semblables aux bestiaux, ou plus égarés encore. Voilà ceux qui sont insouciants.
Les plus beaux noms appartiennent à Dieu ! Invoquez-le par ses noms ; écartez-vous de ceux qui profanent ses noms ; ils seront rétribués pour ce qu’ils ont fait.
Il existe dans ce que nous avons créé une communauté dont les membres se dirigent selon la Vérité, et qui, grâce à celle-ci, observent la justice.
Nous conduisons par des chemins détournés qu’ils ignorent, ceux qui traitent nos Signes de mensonges.
Je leur accorderai un délai. Oui, mon stratagème est sûr.
Ne réfléchissent-ils donc pas ? Leur compagnon n’est pas un possédé ; il est seulement un avertisseur explicite.
N’ont-ils pas considéré le royaume des cieux et de la terre, toutes les choses créées par Dieu ? Ne savent-ils pas que leur terme est peut-être proche ? A quel discours croiront-ils après cela ?
Il n’y a pas de guide pour celui que Dieu égare. Il les abandonne dans leur rébellion, égarés comme des aveugles.
Ils t’interrogent au sujet de l’Heure : « Quand viendra-t-elle ? » Dis : « La connaissance de l’Heure n’appartient qu’à Dieu ; nul autre que lui ne la fera paraître en son temps. Elle sera pesante dans les cieux et sur la terre, et elle vous surprendra à l’improviste ». Ils t’interrogent comme si tu en étais averti ; dis : « La connaissance de l’Heure n’appartient qu’à Dieu ». — Mais la plupart des hommes ne savent rien —
Dis : « Je ne détiens pour moi-même, ni profit, ni dommage en dehors de ce que Dieu veut. Si je connaissais le mystère incommunicable, je posséderais des biens en abondance et le mal ne me toucherait pas. Je ne suis qu’un avertisseur et un annonciateur pour un peuple croyant ».
C’est lui qui vous a créés d’un seul être dont il a tiré son épouse pour que celui-ci repose auprès d’elle. Après qu’il eut cohabité avec elle, elle portait un fardeau léger, avec lequel elle marchait sans peine. Lorsqu’elle s’alourdit, tous deux invoquèrent Dieu, leur Seigneur : « Si tu nous donnes un juste, nous serons sûrement reconnaissants ! »
Après qu’il leur eut donné un juste, tous deux attribuèrent à Dieu des associés parmi les enfants qu’il leur avait donnés. — Dieu est très élevé au-dessus de ce qu’on lui associe —
Lui associe-t-on des divinités qui ne créent rien alors qu’elles sont elles-mêmes créées,
et qu’elles ne peuvent ni les secourir, ni se sauver elles-mêmes ?
Si vous les appelez à la vraie Direction, ils ne vous suivront pas. Égal est pour eux que vous les appeliez ou que vous vous taisiez.
Ceux que vous invoquez en dehors de Dieu sont des serviteurs semblables à vous. Invoquez-les ! Qu’ils vous répondent, si vous êtes véridiques !
Ont-ils des pieds pour marcher ? Ont-ils des mains pour saisir ? Ont-ils des yeux pour voir ? Ont-ils des oreilles pour entendre ? Dis : « Invoquez vos associés ! Usez de ruses contre moi ! Ne me faites pas attendre !
Oui, mon Maître est Dieu qui a fait descendre le Livre. C’est lui qui choisit les saints.
Ceux que vous invoquez en dehors de lui ne peuvent, ni vous secourir ni se sauver eux-mêmes ».
Si tu les appelles à la vraie Direction, ils n’entendent pas. Tu les vois ; ils tournent leurs regards vers toi, mais ils ne te voient pas.
Pratique le pardon ; ordonne le bien ; écarte-toi des ignorants.
Quand une tentation du Démon t’incite au mal, cherche la protection de Dieu, car il est celui qui entend et qui sait tout.
Lorsqu’une légion de démons s’en prend à ceux qui craignent Dieu, ceux-ci réfléchissent et voici qu’ils deviennent clairvoyants,
alors que les démons maintiennent leurs frères dans l’erreur et que ceux-ci n’y renoncent plus jamais par la suite.
Ils disent, quand tu ne leur apportes pas un Signe : « N’as-tu pas choisi d’agir ainsi ? » Dis : « Je ne fais que suivre ce qui m’a été révélé par mon Seigneur. Ce sont là, de la part de votre Seigneur : des appels à la clairvoyance, une Direction et une Miséricorde pour un peuple qui croit ».
Lorsque le Coran est récité, écoutez-le et taisez-vous. — Peut-être vous sera-t-il fait miséricorde ? —
Souviens-toi de ton Seigneur, en toi-même, à mi-voix, avec humilité, avec crainte, le matin et le soir. Ne sois pas au nombre de ceux qui sont négligents.
Ceux qui demeurent auprès de ton Seigneur ne se considèrent pas trop grands pour l’adorer. Ils le glorifient et ils se prosternent devant lui.
Ils t’interrogent au sujet du butin. Dis : « Le butin appartient à Dieu et à son Prophète. Craignez Dieu ! Maintenez la concorde entre vous. Obéissez à Dieu et à son Prophète, si vous êtes croyants ! »
Seuls, sont vraiment croyants : ceux dont les cœurs frémissent à la mention du Nom de Dieu ; ceux dont la foi augmente lorsqu’on leur récite ses Versets ; — ils se confient en leur Seigneur —
ceux qui s’acquittent de la prière, ceux qui donnent en aumône une partie des biens que nous leur avons accordés.
Voilà ceux qui, en toute vérité, sont les croyants. Des degrés élevés leur sont réservés auprès de leur Seigneur, avec un pardon et une généreuse récompense.
Ainsi, c’est au nom de la Vérité que ton Seigneur t’a fait sortir de ta demeure alors qu’une partie des croyants éprouvaient de l’aversion pour cette mesure.
Ils contestent la Vérité — bien qu’on la leur eût montrée clairement — comme si on les avait poussés à la mort et ils demeuraient dans l’expectative.
Lorsque Dieu vous promettait qu’un des deux groupes se rendrait à vous, vous désiriez vous emparer de celui qui était désarmé, alors que Dieu voulait manifester la Vérité par ses paroles et exterminer les incrédules jusqu’au dernier,
afin de faire apparaître la Vérité et d’anéantir ce qui est vain, en dépit des coupables.
Lorsque vous demandiez le secours de votre Seigneur, il vous exauça : « Je vous envoie un renfort de mille anges, les uns à la suite des autres ».
Dieu n’a fait cela que pour vous apporter une bonne nouvelle, et que vos cœurs s’apaisent. Il n’y a pas de victoire, si ce n’est auprès de Dieu. — Dieu est puissant et juste —
Lorsqu’il vous enveloppa de sommeil, comme d’une sécurité venue de lui, du ciel il fit descendre sur vous de l’eau pour vous purifier, pour écarter de vous la souillure du Démon, pour fortifier vos cœurs et pour affermir vos pas.
Ton Seigneur inspirait aux anges : « Oui, je suis avec vous ; affermissez donc ceux qui croient. Je vais jeter l’effroi dans les cœurs des incrédules : frappez sur leurs cous ; frappez-les tous aux jointures ».
Il en fut ainsi, parce qu’ils se sont séparés de Dieu et de son Prophète. Dieu est terrible dans son châtiment envers celui qui se sépare de Dieu et de son Prophète.
Voilà pour vous ! Goûtez cela ! Le châtiment du feu est destiné aux incrédules.
Ô vous qui croyez ! Lorsque vous rencontrez des incrédules en marche pour le combat, ne leur tournez pas le dos.
Quiconque tourne le dos en ce jour : — à moins de se détacher pour un autre combat ou de se rallier à une autre troupe — celui-là encourt la colère de Dieu ; son refuge sera la Géhenne. Quelle détestable fin !
Ce n’est pas vous qui les avez tués ; mais Dieu les a tués. Tu ne lançais pas toi-même les traits quand tu les lançais, mais Dieu les lançait pour éprouver les croyants au moyen d’une belle épreuve venue de lui. — Dieu est celui qui entend et qui sait tout —
Voilà pour vous ! Oui, Dieu anéantit la ruse des incrédules.
Si vous cherchiez le succès, vous l’avez obtenu ; si vous vous désistiez, ce serait meilleur pour vous ; si vous recommencez, nous recommencerons. Vos troupes ne vous serviront à rien, même si elles sont nombreuses. Dieu est avec les croyants.
Ô vous qui croyez ! Obéissez à Dieu et à son Prophète ! Ne vous détournez pas de lui, alors que vous entendez…
Ne soyez pas comme ceux qui disent : « Nous avons entendu », alors qu’ils n’entendent pas !
Les pires des bêtes au regard de Dieu sont les sourds et les muets qui ne comprennent rien.
Si Dieu avait reconnu quelque bien en eux il aurait fait en sorte qu’ils entendent ; mais, même s’il les avait fait entendre, ils se seraient détournés et ils se seraient éloignés.
Ô vous qui croyez ! Répondez à Dieu et à son Prophète, lorsqu’il vous appelle à ce qui vous fait vivre. Sachez qu’en vérité, Dieu se place entre l’homme et son cœur, et que vous serez tous rassemblés devant lui.
Craignez une épreuve qui n’atteindra pas spécialement ceux d’entre vous qui sont injustes. Sachez que Dieu est terrible dans son châtiment.
Souvenez-vous ! Lorsque, sur la terre, vous étiez peu nombreux et faibles, craignant que les hommes ne s’emparent de vous, Dieu vous a procuré un refuge ; il vous a assistés de son secours ; il vous a accordé d’excellentes nourritures. — Peut-être serez-vous reconnaissants —
Ô vous qui croyez ! Ne trahissez ni Dieu, ni son Prophète ; vous ne respecteriez donc pas les dépôts qui vous ont été confiés, alors que vous savez ?
Sachez que vos biens et vos enfants constituent pour vous une tentation, mais qu’une récompense sans limites se trouve auprès de Dieu.
Ô vous qui croyez ! Si vous craignez Dieu, il vous accordera la possibilité de distinguer le bien du mal ; il effacera vos mauvaises actions et il vous pardonnera. — Dieu est le Maître de la grâce incommensurable —
Lorsque les incrédules usent de stratagèmes contre toi, pour s’emparer de toi, pour te tuer ou pour t’expulser ; s’ils usent de stratagèmes, Dieu aussi use de stratagèmes et c’est Dieu qui est le plus fort en stratagèmes.
Lorsque nos Versets leur étaient récités, ils disaient : « Oui, nous avons entendu ! Nous en dirions autant, si nous le voulions ; ce ne sont que des histoires racontées par les Anciens ».
Lorsqu’ils disaient : « Ô Dieu ! Si cela est la Vérité venue de toi, fais tomber du ciel des pierres sur nous, ou bien, apporte-nous un châtiment douloureux ».
Mais Dieu ne veut pas les châtier alors que tu es au milieu d’eux. Dieu ne les châtie pas quand ils demandent pardon.
Pourquoi Dieu ne les punirait-il pas ? Ils écartent les croyants de la Mosquée sacrée, et ils ne sont pas ses amis. Ses amis sont seulement ceux qui le craignent ; mais la plupart des hommes ne savent rien.
Leur prière à la Maison n’est que sifflements et battements de mains... « Goûtez donc le châtiment de votre incrédulité ! »
Oui, les incrédules dépenseront leurs biens pour éloigner les hommes du chemin de Dieu. Ils les dépenseront, puis ils déploreront de l’avoir fait et ils seront ensuite vaincus. Les incrédules seront réunis dans la Géhenne,
pour que Dieu sépare le mauvais du bon ; qu’il entasse les mauvais les uns sur les autres, puis qu’il les amoncelle tous ensemble et qu’il les mette dans la Géhenne. — Voilà les perdants —
Dis aux incrédules que s’ils cessent, on leur pardonnera ce qui est passé. S’ils recommencent, qu’ils se rappellent alors l’exemple des Anciens.
Combattez-les jusqu’à ce qu’il n’y ait plus de sédition, et que le culte soit rendu à Dieu en sa totalité. S’ils cessent le combat, qu’ils sachent que Dieu voit parfaitement ce qu’ils font.
S’ils tournent le dos, sachez que Dieu est votre Maître, un excellent Maître, un excellent Défenseur !
Sachez que quel que soit le butin que vous preniez, le cinquième appartient à Dieu, au Prophète et à ses proches, aux orphelins, aux pauvres et au voyageur, si vous croyez en Dieu et à ce qu’il a révélé à notre Serviteur le jour où l’on discerna les hommes justes des incrédules ; le jour où les deux partis se sont rencontrés. — Dieu est puissant sur toute chose —
Lorsque vous étiez sur le versant le plus proche et les autres sur le versant éloigné, les cavaliers se trouvaient plus bas que vous. Si vous vous étiez fixé les conditions du combat, vous n’auriez pas été d’accord sur le lieu et la situation ; mais il fallait que Dieu parachève un décret qui devait être exécuté, pour que celui qui devait mourir périsse pour une raison évidente et pour que celui qui demeurerait en vie survive comme témoin d’une preuve irréfutable. — Dieu est celui qui entend et qui sait —
Lorsque Dieu te faisait voir en songe tes ennemis peu nombreux : s’il te les avait fait voir en grand nombre, vous auriez été découragés ; vous auriez discuté de l’affaire. Mais Dieu vous a préservés. Il connaît le contenu des cœurs.
Lorsque vous les avez rencontrés, il vous les montrait peu nombreux à vos yeux ; de même qu’il vous faisait paraître à leurs yeux peu nombreux afin que Dieu parachève un décret qui devait être exécuté. — Les décisions dépendent de Dieu —
Ô vous qui croyez ! Soyez fermes lorsque vous rencontrez un groupe ennemi. Pensez souvent à Dieu en l’invoquant. Peut-être serez-vous victorieux.
Obéissez à Dieu et à son Prophète ; ne vous querellez pas, sinon vous fléchiriez et votre chance de succès s’éloignerait. Soyez patients. Dieu est avec ceux qui sont patients.
Ne soyez pas semblables à ceux qui sortirent de leurs demeures avec insolence, pour être vus des hommes et qui les écartaient du chemin de Dieu. — La Science de Dieu s’étend à tout ce qu’ils font —
Le Démon dit, lorsqu’il embellit à leurs yeux leurs propres actions : « Personne au monde ne vous vaincra aujourd’hui. Je suis votre protecteur ! » Mais lorsque les deux troupes furent en présence, il tourna les talons et il dit : « Oui, je vous désavoue ! Je vois ce que vous ne voyez pas ; Je redoute Dieu ! Dieu est terrible dans son châtiment ».
Les hypocrites et ceux dont les cœurs sont malades disaient : « Voilà ceux qui se sont trompés dans leur religion ! » — Mais Dieu est puissant et juste pour celui qui se confie en lui. —
Si tu voyais les Anges emporter les incrédules ! Ils frapperont leurs visages et leurs dos : « Goûtez le châtiment du Feu
pour prix de ce que vous avez fait ». — Dieu n’est pas injuste envers ses serviteurs —
Tel fut le sort des gens de Pharaon, et de ceux qui vécurent avant eux. Ils ne crurent pas aux Signes de Dieu. Dieu les a saisis dans leurs péchés. — Dieu est fort et terrible dans son châtiment —
Il en est ainsi, parce que Dieu ne modifie pas un bienfait dont il a gratifié un peuple avant que ce peuple change ce qui est en lui. — Dieu est celui qui entend et qui sait —
Tel fut le sort des gens de Pharaon et de ceux qui vécurent avant eux : Ils traitèrent de mensonges les Signes de leur Seigneur. Nous les avons fait périr à cause de leurs péchés. Nous avons englouti les gens de Pharaon : tous étaient injustes.
Les pires des êtres devant Dieu sont vraiment ceux qui sont incrédules ; ceux qui ne croient pas,
ceux d’entre eux avec qui tu as conclu un pacte et qui, ensuite, ont toujours violé leurs engagements ; ceux qui ne craignent pas Dieu.
Si tu les rencontres à la guerre, sers-toi d’eux pour disperser ceux qui se trouvent derrière eux. Peut-être réfléchiront-ils !
Si tu crains vraiment une trahison de la part d’un peuple, rejette son alliance pour pouvoir lui rendre la pareille. — Dieu n’aime pas les traîtres —
Que les incrédules n’espèrent pas l’emporter sur vous ! Ils sont incapables de vous affaiblir.
Préparez, pour lutter contre eux, tout ce que vous trouverez, de forces et de cavaleries, afin d’effrayer l’ennemi de Dieu et le vôtre et d’autres encore, que vous ne connaissez pas, en dehors de ceux-ci, mais que Dieu connaît. Tout ce que vous aurez dépensé dans la voie de Dieu vous sera rendu et vous ne serez pas lésés.
S’ils inclinent à la paix, fais de même ; confie-toi à Dieu car il est celui qui entend et qui sait.
S’ils veulent te tromper, Dieu te suffit. C’est lui qui t’assiste de son secours et par l’intermédiaire des croyants.
Il a uni leurs cœurs par une affection réciproque. Si tu avais dépensé tout ce que la terre contient, tu n’aurais pas uni leurs cœurs par une affection réciproque ; mais Dieu a suscité entre eux cette affection. — Il est puissant et juste —
Ô Prophète ! Dieu te suffit, à toi et à ceux des croyants qui te suivent.
Ô Prophète ! Encourage les croyants au combat ! S’il se trouve parmi vous vingt hommes endurants, ils en vaincront deux cents. S’il s’en trouve cent, ils vaincront mille incrédules : ce sont des gens qui ne comprennent rien.
Dieu a maintenant allégé votre tâche ; il a vu votre faiblesse. S’il se trouve parmi vous cent hommes endurants, ils en vaincront deux cents. S’il s’en trouve mille, ils en vaincront deux mille, avec la permission de Dieu. — Dieu est avec ceux qui sont endurants —
Il n’appartient pas à un prophète de faire des captifs, tant que, sur la terre, il n’a pas complètement vaincu les incrédules. Vous voulez les biens de ce monde. Dieu veut, pour vous, la vie future. Dieu est puissant et juste.
Si une prescription de Dieu n’était pas déjà intervenue, un terrible châtiment vous aurait atteints à cause de ce dont vous vous êtes emparés.
Mangez ce qui, dans le butin, est licite et bon. Craignez Dieu ! Dieu est celui qui pardonne, il est miséricordieux.
Ô Prophète ! Dis à ceux des captifs qui sont tombés entre vos mains : « Si Dieu reconnaît un bien en vos cœurs, il vous accordera de meilleures choses que celles qui vous ont été enlevées. Il vous pardonnera : Dieu est celui qui pardonne, il est miséricordieux ! »
S’ils veulent te trahir, ils ont déjà trahi Dieu ; mais Dieu vous a donné tout pouvoir sur eux. Dieu est celui qui sait et qui est juste.
Ceux qui ont cru, ceux qui ont émigré, ceux qui ont combattu dans le chemin de Dieu avec leurs biens et leurs personnes, ceux qui ont offert l’hospitalité aux croyants et qui les ont secourus : ceux-là sont amis, les uns des autres. Mais vous ne serez pas les amis des croyants qui n’ont pas encore émigré, tant qu’ils n’auront pas émigré. S’ils vous demandent votre aide au nom de la Religion, vous devez les secourir ; sauf s’il s’agissait de combattre un peuple avec lequel vous avez conclu une alliance. — Dieu voit ce que vous faites.
Les incrédules sont amis les uns des autres —Si vous n’agissez pas ainsi, il y aura sur la terre des rébellions et une grande corruption.
Ceux qui ont cru, ceux qui ont émigré, ceux qui ont combattu dans le chemin de Dieu, ceux qui ont offert l’hospitalité aux croyants et qui les ont secourus : ceux-là sont, en toute vérité, les croyants. Un pardon et une généreuse récompense les attendent.
Ceux qui croient après avoir émigré, ceux qui ont lutté avec vous, ceux-là sont des vôtres. Cependant, ceux qui sont liés par la parenté sont encore plus proches les uns des autres, d’après le Livre de Dieu. — Dieu est, en vérité, celui qui sait tout ! —
Une immunité est accordée par Dieu et son Prophète aux polythéistes avec lesquels vous avez conclu un pacte.
Parcourez la terre durant quatre mois. Sachez que vous ne réduirez pas Dieu à l’impuissance. — Dieu couvre de honte les incrédules —
Proclamation de Dieu et de son Prophète adressée aux hommes le jour du Pèlerinage : « Dieu et son Prophète désavouent les polythéistes. Si vous vous repentez, ce sera un bien pour vous ; mais si vous vous détournez, sachez que vous ne réduirez pas Dieu à l’impuissance ». Annonce un châtiment douloureux aux incrédules,
à l’exception des polythéistes avec lesquels vous avez conclu un pacte ; de ceux qui ne vous ont pas ensuite causé de tort et qui n’ont aidé personne à lutter contre vous. Respectez pleinement le pacte conclu avec eux, jusqu’au terme convenu. — Dieu aime ceux qui le craignent —
Après que les mois sacrés se seront écoulés, tuez les polythéistes, partout où vous les trouverez ; capturez-les, assiégez-les, dressez-leur des embuscades. Mais s’ils se repentent, s’ils s’acquittent de la prière, s’ils font l’aumône, laissez-les libres. — Dieu est celui qui pardonne, il est miséricordieux. —
Si un polythéiste cherche asile auprès de toi, accueille-le pour lui permettre d’entendre la Parole de Dieu ; fais-le ensuite parvenir dans son lieu sûr, car ce sont des gens qui ne savent pas.
Comment existerait-il un pacte, admis par Dieu et par son Prophète, avec des polythéistes, autres que ceux avec lesquels vous avez déjà conclu un pacte auprès de la Mosquée sacrée ? Aussi longtemps qu’ils seront sincères avec vous, soyez sincères envers eux. — Dieu aime ceux qui le craignent —
Quand ils l’emportent sur vous, ils ne respectent, à votre égard, ni alliance, ni pacte qui assure la protection. Ils cherchent à vous plaire avec leurs bouches, mais leurs cœurs sont rebelles : la plupart d’entre eux sont pervers.
Ils troquent à vil prix les Signes de Dieu ; ils écartent les hommes de son chemin. Leurs actes sont très mauvais.
Ils n’observent à l’égard d’un croyant ni alliance, ni pacte qui assure la protection : tels sont les transgresseurs.
Mais s’ils se repentent, s’ils s’acquittent de la prière, s’ils font l’aumône, ils deviennent vos frères en religion. — Nous exposons les Signes à des gens qui savent —
S’ils violent leurs serments, après avoir conclu un pacte, s’ils attaquent votre religion, combattez alors, les chefs de l’infidélité. Ils ne respectent aucun serment. Peut-être cesseront-ils.
Ne combattrez-vous pas des gens qui ont violé leurs serments et qui ont cherché à expulser le Prophète ? Ce sont eux qui vous ont attaqués les premiers. Les redouterez-vous ? Alors que Dieu mérite plus qu’eux d’être redouté, si vous êtes croyants.
Combattez-les ! Dieu les châtiera par vos mains ; il les couvrira d’opprobres ; il vous donnera la victoire ; il guérira les cœurs des croyants ;
et il en bannira la colère. Dieu revient vers qui il veut ; Dieu sait tout et il est juste.
Pensez-vous que vous serez délaissés, tant que Dieu ne connaîtra pas ceux d’entre vous qui auront combattu et qui n’auront pas cherché d’alliés en dehors de Dieu, de son Prophète et des croyants ? — Dieu est parfaitement informé de ce que vous faites —
Il n’appartient pas aux polythéistes de pénétrer dans les mosquées de Dieu en portant contre eux-mêmes témoignage de leur incrédulité. Voilà ceux dont les œuvres sont vaines ; ils demeureront immortels dans le feu.
Seul fréquentera les mosquées de Dieu : celui qui croit en Dieu et au Jour dernier ; celui qui s’acquitte de la prière ; celui qui fait l’aumône ; celui qui ne redoute que Dieu. — Peut-être ceux-là seront-ils au nombre de ceux qui sont bien dirigés —
Placerez-vous celui qui donne à boire aux pèlerins et qui est chargé du service de la mosquée sacrée, au même rang que celui qui croit en Dieu et au Jour dernier et qui lutte dans le chemin de Dieu ? Ils ne sont pas égaux devant Dieu. — Dieu ne dirige pas les gens ignorants —
Ceux qui auront cru, ceux qui auront émigré, ceux qui auront combattu dans le chemin de Dieu avec leurs biens et leurs personnes, seront placés sur un rang très élevé auprès de Dieu : voilà les vainqueurs !
Leur Seigneur leur annonce une miséricorde venue de lui, une satisfaction et des Jardins où ils trouveront un délice permanent ;
ils y demeureront, à tout jamais, immortels. Oui, une récompense sans limites se trouve auprès de Dieu.
Ô vous qui croyez ! Ne prenez pas pour amis vos pères et vos frères, s’ils préfèrent l’incrédulité à la foi. Ceux d’entre vous qui les prendraient pour amis, seraient injustes.
Dis : « Si vos pères, vos fils, vos frères, vos épouses, votre clan, les biens que vous avez acquis, un négoce dont vous craignez le déclin, des demeures où vous vous plaisez, vous sont plus chers que Dieu et son Prophète et la lutte dans le chemin de Dieu : attendez-vous à ce que Dieu vienne avec son Ordre. » — Dieu ne dirige pas les gens pervers —
Dieu vous a secourus en de nombreuses régions et le jour de Hunaïn, quand vous étiez fiers de votre grand nombre — celui-ci ne vous a servi à rien — quand la terre, toute vaste qu’elle est, vous paraissait étroite, et que vous avez tourné le dos en fuyant.
Dieu fit ensuite descendre sa Sakina sur son Prophète et sur les croyants. Il fit descendre des armées invisibles. Il a châtié ceux qui étaient incrédules. Telle est la rétribution des incrédules ;
mais après cela, Dieu reviendra vers qui il veut. — Dieu est celui qui pardonne, il est miséricordieux —
Ô vous qui croyez ! Les polythéistes ne sont qu’impureté : ils ne s’approcheront donc plus de la Mosquée sacrée après que cette année se sera écoulée. Si vous craignez la pénurie, Dieu vous enrichira bientôt par sa grâce, s’il le veut.— Dieu sait tout et il est juste —
Combattez : ceux qui ne croient pas en Dieu et au Jour dernier ; ceux qui ne déclarent pas illicite ce que Dieu et son Prophète ont déclaré illicite ; ceux qui, parmi les gens du Livre, ne pratiquent pas la vraie Religion. Combattez-les jusqu’à ce qu’ils payent directement le tribut après s’être humiliés.
Les Juifs ont dit : « Uzaïr est fils de Dieu ! » Les Chrétiens ont dit : « Le Messie est fils de Dieu ! » Telle est la parole qui sort de leurs bouches ; ils répètent ce que les incrédules disaient avant eux. Que Dieu les anéantisse ! Ils sont tellement stupides !
Ils ont pris leurs docteurs et leurs moines ainsi que le Messie, fils de Marie, comme seigneurs, au lieu de Dieu. Mais ils n’ont reçu l’ordre que d’adorer un Dieu unique : Il n’y a de Dieu que lui ! Gloire à lui ! A l’exclusion de ce qu’ils lui associent.
Ils voudraient, avec leurs bouches, éteindre la lumière de Dieu, alors que Dieu ne veut que parachever sa lumière, en dépit des incrédules.
C’est lui qui a envoyé son Prophète avec la Direction et la Religion vraie pour la faire prévaloir sur toute autre religion, en dépit des polythéistes.
Ô vous qui croyez ! Beaucoup de docteurs et de moines mangent en pure perte les biens des gens et ils écartent ceux-ci du chemin de Dieu. Annonce un châtiment douloureux à ceux qui thésaurisent l’or et l’argent sans rien dépenser dans le chemin de Dieu,
le jour où ces métaux seront portés à incandescence dans le Feu de la Géhenne et qu’ils serviront à marquer leurs fronts, leurs flancs et leurs dos : « Voici ce que vous thésaurisiez ; goûtez ce que vous thésaurisiez ! »
Oui, le nombre des mois, pour Dieu, est de douze mois inscrits dans le Livre de Dieu, le jour où il créa les cieux et la terre. Quatre d’entre eux sont sacrés. Telle est la Religion immuable. Ne vous faites pas tort à vous-mêmes durant ce temps. Combattez les polythéistes totalement, comme ils vous combattent totalement, et sachez que Dieu est avec ceux qui le craignent.
Le mois intercalaire n’est qu’un surcroît d’infidélité ; les incrédules s’égarent ainsi : ils le déclarent non sacré, une année, puis, l'année suivante, ils le déclarent sacré, afin de se mettre d’accord sur le nombre de mois que Dieu a déclarés sacrés. Ils déclarent ainsi non sacré ce que Dieu a déclaré sacré. Leurs mauvaises actions leur semblent belles, mais Dieu ne dirige pas les gens incrédules.
Ô vous qui croyez ! Qu’avez-vous ? Lorsque l’on vous a dit : « Élancez-vous dans le chemin de Dieu », vous vous êtes appesantis sur la terre. Préférez-vous la vie de ce monde à la vie future ? Qu’est donc la jouissance éphémère de cette vie comparée à la vie future, sinon bien peu de chose !
Si vous ne vous lancez pas au combat, Dieu vous châtiera d’un châtiment douloureux ; il vous remplacera par un autre peuple ; vous ne lui occasionnerez aucun dommage. — Dieu est puissant sur toute chose —
Si vous ne secourez pas le Prophète, Dieu l’a déjà secouru, lorsque les incrédules l’ont expulsé, lui, le deuxième des deux, le jour où tous deux se trouvèrent dans la caverne et qu’il dit à son compagnon : « Ne t’afflige pas ; Dieu est avec nous ! » Dieu a fait descendre sur lui sa Sakina ; il l’a soutenu avec des armées invisibles. Il rendit vaine la parole des incrédules. La Parole de Dieu est la plus forte ; Dieu est puissant et sage.
Légers ou lourds, élancez-vous au combat. Luttez avec vos biens et vos personnes, dans le chemin de Dieu. C’est un bien pour vous, si vous saviez !
S’il s’était agi d’une affaire à leur portée ou d’un court voyage, ils t’auraient suivi. Mais la distance leur a paru longue : ils se sont mis à jurer par Dieu : « Nous serions partis avec vous, si nous en avions eu la possibilité ! » Ils se perdent eux-mêmes. Dieu sait parfaitement qu’ils sont menteurs.
Que Dieu te pardonne ! Pourquoi les as-tu dispensés du combat jusqu’à ce que ceux qui sont sincères se manifestent à toi et que tu connaisses les menteurs ?
Ceux qui croient en Dieu et au Jour dernier ne te demandent pas de dispense quand il s’agit de combattre avec leurs biens et leurs personnes. — Dieu connaît parfaitement ceux qui le craignent —
Seuls, ceux qui ne croient pas en Dieu et au Jour dernier te demandent de les dispenser du combat. Leurs cœurs sont indécis, et, dans le doute, ils ne prennent aucune résolution.
S’ils avaient voulu partir au combat, ils s’y seraient préparés ; mais Dieu n’a pas approuvé leur départ, il les a rendus paresseux ; on leur a dit : « Restez avec ceux qui restent ».
S’ils étaient partis avec vous, ils n’auraient fait qu’ajouter à votre trouble ; ils auraient semé la défiance parmi vous en cherchant à vous inciter à la révolte, puisque certains d’entre vous les écoutent attentivement. Mais Dieu connaît les injustes !
Ils voulaient auparavant susciter la révolte et embrouiller tes affaires jusqu’au moment où la Vérité est venue et où l’Ordre de Dieu s’est manifesté, en dépit de leur aversion.
Un d’entre eux a dit : « Dispense-moi du combat ; ne me tente pas ! » Ne sont-ils pas tombés dans la révolte ? La Géhenne enveloppera sûrement les incrédules.
Si un bonheur t’arrive, ils s’en affligent ; si un malheur t’atteint, ils disent : « Nous sommes hors de cause » et ils se détournent, remplis de joie.
Dis : « Rien ne nous atteindra, en dehors de ce que Dieu a écrit pour nous. Il est notre Maître ! Que les croyants se confient donc en lui ! »
Dis : « Qu’attendez-vous donc pour nous, sinon l’une des deux très belles choses ? Tandis que nous attendons pour vous, que Dieu vous frappe d’un châtiment venu de lui ou infligé par nos mains. Attendez donc ! Nous attendons avec vous ! »
Dis : « Faites l’aumône de bon gré ou à contrecœur, elle ne sera pas acceptée, venant de vous, parce que vous êtes des gens pervers.
Rien n’empêcherait que leurs aumônes soient acceptées, s’ils croyaient en Dieu et en son Prophète ; s’ils ne venaient pas paresseusement à la prière ; s’ils ne faisaient pas l’aumône à contrecœur ».
Que leurs richesses et leurs enfants ne t’émerveillent pas ; Dieu ne veut par-là que les châtier en cette vie et qu’ils meurent incrédules.
Ils jurent, par Dieu, qu’ils sont des vôtres, alors qu’ils n’en sont pas ; mais ce sont des gens qui ont peur.
S’ils trouvaient un asile, des cavernes ou des souterrains, ils s’y précipiteraient en toute hâte.
Plusieurs d’entre eux te critiquent au sujet des aumônes. Ils sont satisfaits quand on leur en donne une part ; ils se fâchent, si on ne leur en donne rien.
S’ils étaient satisfaits de ce que Dieu et son Prophète leur donnent, ils diraient : « Dieu nous suffit ! Dieu nous accordera bientôt quelque faveur, — et son Prophète aussi — Oui, c’est Dieu que nous recherchons ! »
Les aumônes sont destinées : aux pauvres et aux nécessiteux ; à ceux qui sont chargés de les recueillir et de les répartir ; à ceux dont les cœurs sont à rallier ; au rachat des captifs ; à ceux qui sont chargés de dettes ; à la lutte dans le chemin de Dieu et au voyageur. Tel est l’ordre de Dieu. Dieu sait et il est juste !
Plusieurs d’entre eux attaquent le Prophète en disant : « Il est tout oreilles ». Réponds : « Il est tout oreilles pour ce qui concerne votre bien. Il croit en Dieu et il a confiance en ceux qui croient ; il est miséricordieux envers ceux d’entre vous qui croient ». Un châtiment douloureux est réservé à ceux qui attaquent le Prophète de Dieu.
Ils jurent par Dieu pour vous plaire ; mais Dieu et son Prophète méritent bien plus qu’ils cherchent à leur plaire, s’ils sont croyants.
Ne savent-ils pas que le feu de la Géhenne est destiné à celui qui s’oppose à Dieu et à son Prophète ? Il y demeurera immortel. Voilà l’immense opprobre !
Les hypocrites redoutent que l’on fasse descendre sur eux une Sourate leur montrant ce qui se trouve dans leurs cœurs. Dis : « Moquez-vous ! Dieu fera surgir ce que vous redoutez ! »
Si tu les interrogeais, ils diraient : « Nous ne faisions que discuter et jouer ! » Dis : « Vous moquez-vous de Dieu, de ses Signes et de son Prophète ?
Ne vous excusez pas : vous êtes devenus incrédules après avoir été croyants ». Si nous pardonnons à une partie des vôtres, nous châtierons certains d’entre eux parce qu’ils ont été coupables.
Les hommes hypocrites et les femmes hypocrites s’ordonnent mutuellement ce qui est blâmable ; ils s’interdisent mutuellement ce qui est convenable et ils ferment leurs mains. Ils ont oublié Dieu et Dieu les a oubliés. Oui, ce sont les hypocrites qui sont pervers.
Dieu a promis aux hommes hypocrites, aux femmes hypocrites et aux incrédules endurcis, le feu de la Géhenne. Ils y demeureront immortels. Cela leur suffit ! Dieu les maudit ! Un châtiment permanent leur est destiné.
Ainsi en est-il pour ceux qui, avant vous, possédaient plus de force que vous, avec un plus grand nombre de richesses et d’enfants. Ils ont joui de leur part ; vous avez joui de la vôtre comme ceux qui ont vécu avant vous jouissaient de leur part et vous avez discuté, comme ils ont discuté. Voilà ceux dont les œuvres sont vaines en ce monde et dans la vie future. Voilà les perdants.
L’histoire de ceux qui vécurent avant eux ne leur est-elle pas parvenue ? celle du peuple de Noé, des ‘Ad, des Thamoud ; celle du peuple d’Abraham, des hommes de Madian et des cités renversées ? Leurs prophètes leur avaient apporté des preuves incontestables. Dieu ne voulait pas les léser, mais ils se sont fait tort à eux-mêmes.
Les croyants et les croyantes sont amis les uns des autres. Ils ordonnent ce qui est convenable, ils interdisent ce qui est blâmable ; ils s’acquittent de la prière, ils font l’aumône et ils obéissent à Dieu et à son Prophète. Voilà ceux, auxquels Dieu fera bientôt miséricorde. Dieu est puissant et juste.
Dieu a promis aux croyants et aux croyantes des Jardins où coulent les ruisseaux. Ils y demeureront immortels. Il leur a promis d’excellentes demeures situées dans les Jardins d’Éden. La satisfaction de Dieu est préférable : voilà le bonheur sans limites !
Ô Prophète ! Combats les incrédules et les hypocrites ; sois dur envers eux ! Leur refuge sera la Géhenne ; quelle détestable fin !
Ils ont professé l’incrédulité, puis ils ont juré, par Dieu qu’ils n’avaient pas prononcé de telles paroles. Ils furent incrédules après avoir été soumis. Ils aspiraient à ce qu’ils n’ont pas obtenu et ils n’ont trouvé à la place que la faveur que Dieu et son Prophète ont bien voulu leur accorder. S’ils se repentaient, ce serait meilleur pour eux ; mais s’ils se détournent, Dieu les châtiera d’un châtiment douloureux en ce monde et dans l’autre et ils ne trouveront, sur la terre, ni ami, ni défenseur.
Plusieurs d’entre eux font un pacte avec Dieu : « S’il nous accorde une faveur, nous ferons sûrement l’aumône et nous serons au nombre des justes ».
Mais lorsque Dieu leur accorde une faveur, ils en sont avares, ils se détournent et ils s’écartent.
Dieu a donc suscité l’hypocrisie dans leurs cœurs jusqu’au Jour où ils le rencontreront, parce qu’ils n’ont pas accompli ce qu’ils avaient promis à Dieu et parce qu’ils mentaient.
Ne savent-ils pas que Dieu connaît leurs secrets et leurs conciliabules et que Dieu connaît parfaitement les mystères ?
Certains critiquent et raillent les croyants qui font des aumônes spontanées comme ceux qui ne possèdent que le strict nécessaire. Dieu se moquera de ces gens-là et un douloureux châtiment leur est réservé.
Demande pardon pour eux ou ne demande pas pardon pour eux ; si tu demandes pardon pour eux soixante-dix fois, Dieu ne leur pardonnera pas, parce qu’ils sont absolument incrédules envers Dieu et son Prophète. — Dieu ne dirige pas les gens pervers —
Ceux qui ont été laissés à l’arrière se sont réjouis de pouvoir rester chez eux et de s’opposer ainsi au Prophète de Dieu. Ils éprouvaient de la répulsion à combattre dans le chemin de Dieu avec leurs biens et leurs personnes. Ils disaient : « Ne partez pas en campagne par ces chaleurs ! » Dis : « Le Feu de la Géhenne est encore plus ardent ! » — S’ils comprenaient ! —
Qu’ils rient donc un peu ! et qu’ils pleurent abondamment en punition de ce qu’ils ont fait.
Quand Dieu te ramène vers un groupe de ces gens-là et s’ils te demandent la permission de partir en campagne, dis-leur : « Vous ne partirez plus jamais avec moi ; vous ne combattrez plus jamais avec moi un ennemi. Vous avez été contents de rester chez vous une première fois : demeurez donc avec ceux qui se tiennent à l’arrière ! »
Ne prie jamais pour l’un d’entre eux quand il est mort ; ne t’arrête pas devant sa tombe. Ils ont été incrédules envers Dieu et son Prophète et ils sont morts pervers.
Que leurs richesses et leurs enfants ne t’émerveillent pas. Dieu ne veut, par-là, que les châtier en ce monde et qu’ils meurent incrédules.
Lorsqu’une Sourate est révélée : « Croyez en Dieu, combattez avec son Prophète ! » les notables te demandent de les dispenser du combat ; ils disent : « Laisse-nous avec ceux qui restent chez eux ! »
Ils sont contents de demeurer avec ceux qui sont restés à l’arrière. Un sceau a été placé sur leurs cœurs ; ils ne comprennent rien !
Mais le Prophète et les croyants combattent avec leurs biens et leurs personnes : voilà ceux qui jouiront des meilleures choses ; voilà ceux qui seront heureux !
Dieu a préparé pour eux des Jardins où coulent les ruisseaux : ils y demeureront immortels : tel est le bonheur sans limites !
Ceux des Bédouins qui allèguent des excuses sont venus demander d’être dispensés du combat. Ceux qui ont accusé de mensonge Dieu et son Prophète sont restés chez eux. Un châtiment douloureux atteindra bientôt ceux d’entre eux qui sont incrédules.
Il n’y a rien à reprocher aux faibles, aux malades, à ceux qui n’ont pas de moyens, s’ils sont sincères envers Dieu et son Prophète. Il n’y a pas non plus de raison de s’en prendre à ceux qui font le bien, — Dieu est celui qui pardonne, il est miséricordieux —
ni à ceux qui, venus à toi pour que tu leur fournisses une monture, et auxquels tu as dit : « Je ne trouve aucune monture à vous donner », sont repartis, les yeux débordants de larmes, tristes de ne pouvoir en faire la dépense.
Mais il y a une raison de s’en prendre à ceux qui te demandent de les dispenser du combat, alors qu’ils sont riches et qu’ils seraient contents de demeurer avec ceux qui restent à l’arrière. Dieu a placé un sceau sur leurs cœurs, c’est pourquoi ils ne savent rien.
Ils s’excuseront lorsque vous reviendrez vers eux. Dis-leur : « Ne vous excusez pas ! Nous ne vous croyons pas. Dieu nous a déjà instruits sur votre compte. Dieu et son Prophète verront bientôt vos actions. Vous serez ensuite ramenés vers celui qui connaît ce qui est caché et ce qui est apparent. Il vous montrera ce que vous avez fait ».
Lorsque vous reviendrez vers eux, ils vous feront des serments par Dieu pour que vous vous détourniez d’eux. Détournez-vous d’eux. Ils sont souillures ; leur refuge sera la Géhenne, pour prix de ce qu’ils ont fait.
Ils vous feront des serments pour vous plaire, mais, si vous êtes satisfaits d’eux, Dieu n’est pas satisfait d’un peuple pervers.
Les Bédouins sont les plus violents en fait d’incrédulité et d’hypocrisie et les plus enclins à méconnaître les lois contenues dans le Livre que Dieu a fait descendre sur son Prophète. — Dieu sait et il est juste —
Plusieurs Bédouins considèrent leurs dépenses pour le bien comme une charge onéreuse ; ils guettent vos revers. Que le malheur retombe sur eux ! — Dieu est celui qui entend et qui sait —
Certains Bédouins croient en Dieu et au Jour dernier. Ils considèrent ce qu’ils dépensent pour le bien comme des oblations offertes à Dieu et un moyen de bénéficier des prières du Prophète. N’est-ce pas une offrande qui leur sera comptée ? Dieu les fera bientôt entrer dans sa miséricorde. Dieu est celui qui pardonne, il est miséricordieux.
Quant à ceux qui sont venus les premiers parmi les émigrés et les auxiliaires du Prophète et ceux qui les ont suivis dans le bien : Dieu est satisfait d’eux et ils sont satisfaits de lui. Il leur a préparé des Jardins où coulent les ruisseaux. Ils y demeureront à tout jamais, immortels : voilà le bonheur sans limites !
Parmi les Bédouins qui vous entourent et parmi les habitants de Médine, il y a des hypocrites obstinés. Tu ne les connais pas ; nous, nous les connaissons. Nous allons les châtier deux fois, puis ils seront livrés à un terrible châtiment.
D’autres ont reconnu leurs péchés ; ils ont mêlé une bonne action à une autre mauvaise. Il se peut que Dieu revienne vers eux. Dieu est celui qui pardonne, il est miséricordieux.
Prélève une aumône sur leurs biens pour les purifier et les rendre sans taches. Prie sur eux ; tes prières sont un apaisement pour eux. — Dieu est celui qui entend et qui sait —
Ne savent-ils pas que Dieu accueille le repentir de ses serviteurs, et qu’il agrée les aumônes ? Dieu est celui qui revient sans cesse vers le pécheur repentant, et qui est miséricordieux.
Dis : « Agissez ! Dieu verra vos actions, ainsi que le Prophète et les croyants. Vous reviendrez à celui qui connaît ce qui est caché et ce qui est apparent. Il vous fera connaître ce que vous avez fait ».
D’autres hommes attendent la décision de Dieu : ou bien il les châtiera, ou bien il reviendra vers eux. — Dieu est celui qui sait et qui est juste —
Ceux qui ont édifié une mosquée nuisible et impie pour semer la division entre les croyants et pour en faire un lieu d’embuscade au profit de ceux qui luttaient auparavant contre Dieu et contre son Prophète ; ceux-là jurent avec force : « Nous n’avons voulu que le bien ! » Mais Dieu témoigne qu’ils sont menteurs.
Ne te tiens jamais dans cette mosquée. Une mosquée fondée, dès les premiers jours, sur la crainte révérencielle de Dieu est plus digne de ta présence. On y trouve des hommes qui aiment à se purifier. — Dieu aime ceux qui se purifient —
Est-ce que celui qui a fondé son édifice sur la crainte révérencielle de Dieu et pour lui plaire n’est pas meilleur que celui qui a fondé son édifice sur le bord d’une berge croulante, rongée par une eau qui fait crouler la bâtisse et son bâtisseur dans le feu de la Géhenne ? — Dieu ne dirige pas un peuple injuste —
L’édifice qu’ils ont construit ne cessera pas d’éveiller le doute en leurs cœurs, jusqu’à ce que leurs cœurs soient brisés en morceaux. — Dieu est celui qui sait et il est juste —
Dieu a acheté aux croyants leurs personnes et leurs biens pour leur donner le Paradis en échange. Ils combattent dans le chemin de Dieu : ils tuent et ils sont tués. C’est une promesse faite en toute vérité dans la Tora, l’Évangile et le Coran. Qui donc tient son pacte mieux que Dieu ? — Réjouissez-vous donc de l’échange que vous avez fait : voilà le bonheur sans limites ! —
Ceux qui reviennent à Dieu, ceux qui l’adorent, ceux qui le louent, ceux qui se livrent à des exercices de piété, ceux qui s’inclinent, ceux qui se prosternent, ceux qui ordonnent ce qui est convenable, ceux qui interdisent ce qui est blâmable, ceux qui observent les lois de Dieu... — Annonce la bonne nouvelle aux croyants ! —
Il n’appartient ni au Prophète, ni aux croyants, d’implorer le pardon de Dieu pour les polythéistes, — fussent-ils leurs proches — alors qu’ils savent que ces gens-là seront les hôtes de la Fournaise.
Abraham ne demanda pardon pour son père qu’en vertu d’une promesse qui lui avait été faite ; mais quand il vit clairement que son père était un ennemi de Dieu, il le désavoua. — Abraham était humble et bon —
Il ne convient pas à Dieu d’égarer un peuple après l’avoir dirigé, jusqu’à ce qu’il lui montre ce qu’il doit craindre. — Dieu connaît parfaitement toute chose —
La royauté des cieux et de la terre appartient à Dieu. Il fait vivre et il fait mourir. Vous n’avez, en dehors de Dieu, ni maître, ni défenseur.
Dieu est revenu vers le Prophète, vers les émigrés et vers les auxiliaires qui l’ont suivi à un moment difficile alors que les cœurs de plusieurs d’entre eux étaient sur le point de dévier. Il est revenu ensuite vers eux. Il est bon et miséricordieux envers eux.
Il est revenu vers les trois hommes qui étaient restés à l’arrière, si bien que, toute vaste qu’elle fût, la terre leur paraissait exiguë ; ils se sentaient à l’étroit ; ils pensaient qu’il n’existe aucun refuge contre Dieu, en dehors de lui. Il est ensuite revenu vers eux, afin qu’ils reviennent vers lui. Dieu est celui qui revient sans cesse vers le pécheur repentant ; il est miséricordieux.
Ô vous qui croyez ! Craignez Dieu et restez avec ceux qui sont sincères.
Il n’appartient pas aux habitants de Médine ni à ceux des Bédouins qui sont autour d’eux de rester en arrière du Prophète de Dieu, ni de préférer leur propre vie à la sienne. Ils n’éprouveront ainsi ni soif, ni fatigue, ni faim dans le chemin de Dieu. Ils ne fouleront aucune terre en provoquant la colère des incrédules et n’obtiendront aucun avantage sur un ennemi sans qu’une bonne œuvre ne soit inscrite en leur faveur. —Dieu ne laisse pas perdre la récompense de ceux qui font le Bien —
Ils ne feront aucune dépense, petite ou grande, ils ne franchiront aucune vallée sans que cela ne soit inscrit en leur faveur afin que Dieu les récompense pour les meilleures de leurs actions.
Il n’appartient pas aux croyants de partir tous ensemble en campagne. Pourquoi quelques hommes de chaque faction ne s’en iraient-ils pas s’instruire de la Religion afin d’avertir leurs compagnons lorsqu’ils reviendraient parmi eux ? Peut-être, alors, prendraient-ils garde.
Ô vous qui croyez ! Combattez ceux des incrédules qui sont près de vous. Qu’ils vous trouvent durs. Sachez que Dieu est avec ceux qui le craignent.
Certains disent, quand une Sourate est révélée : « Quel est celui d’entre vous dont elle augmente la foi ? » Elle augmente la foi de ceux qui croient et ils se réjouissent.
Elle ajoute une souillure à la souillure de ceux dont les cœurs sont malades et ils meurent incrédules.
Ne voient-ils pas que chaque année ils sont tentés de se révolter une fois ou deux ? Ils ne s’en repentent pas ensuite et ils ne s’en souviennent plus.
Ils se regardent les uns les autres, quand une Sourate est révélée : « Quelqu’un vous voit-il donc ? » puis ils se détournent. Que Dieu détourne leurs cœurs, puisque ce sont des gens qui ne comprennent rien.
Un Prophète, pris parmi vous, est venu à vous. Le mal que vous faites lui pèse ; il est avide de votre bien. Il est bon et miséricordieux envers les croyants.
S’ils se détournent de toi, dis : « Dieu me suffit ! Il n’y a de Dieu que lui ! Je me confie entièrement à lui ! Il est le Maître du Trône immense ! »
Alif. Lam. Ra. Voici les Versets du Livre sage.
Est-il étonnant pour les hommes que nous ayons inspiré à l’un d’entre eux : « Avertis les hommes ! Annonce aux croyants qu’ils bénéficient devant leur Seigneur d’un avantage mérité par leur sincérité ». Les incrédules disent : « C’est un sorcier ! »
Votre Seigneur est Dieu qui a créé les cieux et la terre en six jours ; puis il s’est assis en majesté sur le Trône. Il dirige toute chose avec attention. Il n’y a d’intercesseur qu’avec sa permission. Tel est Dieu, votre Seigneur ! Adorez-le donc ! Ne réfléchissez-vous pas ?
Vous retournerez tous vers lui. — Voici, en toute vérité, la promesse de Dieu — C’est lui qui donne un commencement à la création, puis il la renouvellera pour récompenser avec équité ceux qui auront cru et qui auront accompli des œuvres bonnes. Quant à ceux qui auront été incrédules : une boisson brûlante et un châtiment douloureux leur sont destinés, parce qu’ils ont été incrédules.
C’est lui qui a fait du soleil une clarté et de la lune, une lumière. Il en a déterminé les phases afin que vous connaissiez le nombre des années et le calcul du temps. Dieu n’a créé cela qu’en toute Vérité. Il expose les Signes pour les gens qui savent.
Dans la succession de la nuit et du jour, dans ce que Dieu a créé dans les cieux et sur la terre, il y a des Signes pour les hommes qui le craignent.
Quant à ceux qui n’attendent pas notre rencontre, à ceux qui sont satisfaits de la vie de ce monde, à ceux qui y trouvent la tranquillité et qui restent indifférents à nos Signes :
voilà ceux dont le refuge sera le Feu, pour prix de ce qu’ils ont fait.
Quant à ceux qui croient et qui accomplissent des œuvres bonnes, leur Seigneur les dirigera, à cause de leur foi. Les ruisseaux couleront à leurs pieds dans les Jardins du délice
où leur invocation sera : « Gloire à toi, Ô Dieu ! » leur salutation : « Paix ! » et la fin de leur invocation : « Louange à Dieu, Seigneur des mondes ! »
Si Dieu hâtait le malheur destiné aux hommes avec autant d’empressement que ceux-ci recherchent le bonheur, le terme de leur vie aurait été décrété, mais nous laissons ceux qui n’attendent pas notre rencontre marcher aveuglément dans leur rébellion.
Lorsque le malheur atteint l’homme couché sur le côté, assis ou debout, il nous invoque ; mais quand nous écartons de lui ce malheur, il passe, comme s’il ne nous avait pas appelé au moment où le mal le touchait. Ainsi, les actions des impies leur semblent belles.
Nous avons fait périr avant vous des générations lorsqu’elles se montrèrent injustes. Leurs prophètes leur avaient apporté des preuves certaines et elles n’y ont pas cru. — Nous rétribuons ainsi les criminels —
Nous vous avons établis sur la terre, après eux, comme leurs successeurs, afin de voir comment vous agiriez.
Ceux qui n’attendent pas notre Rencontre disent, lorsque nos Versets leur sont lus comme autant de preuves évidentes : « Apporte-nous un autre Coran ! » ou bien : « Change celui-ci ! » Dis : « Il ne m’appartient pas de le changer de mon propre chef : je ne fais que me conformer à ce qui m’a été révélé. Oui, je crains, si je désobéis à mon Seigneur, le châtiment d’un Jour terrible ».
Dis : « Si Dieu l’avait voulu, je ne vous l’aurais pas communiqué et il ne vous l’aurait pas fait connaître. J’ai passé toute une vie avec vous ; ne comprenez-vous pas ? »
Qui est plus injuste que celui qui forge un mensonge contre Dieu ou celui qui traite ses Signes de mensonges ? — Dieu ne permettra pas que les coupables soient heureux —
Ce qu’ils adorent en dehors de Dieu ne peut ni leur nuire, ni leur être utile. Ils disent : « Voilà nos intercesseurs auprès de Dieu ! » Dis : « Informerez-vous Dieu de ce qu’il ne connaît pas dans les cieux et sur la terre ? » Gloire à lui ! Il est très élevé au-dessus de ce qu’ils lui associent !
Les hommes ne formaient qu’une seule communauté, puis ils se sont opposés les uns aux autres. Si une Parole de ton Seigneur n’était pas intervenue auparavant une décision concernant leurs différends aurait été prise.
Ils disent : « Si seulement on avait fait descendre sur lui un Signe de la part de son Seigneur ! » Dis : « Le mystère n’appartient qu’à Dieu. Attendez ! Oui, je suis avec vous parmi ceux qui attendent ! »
Quand nous faisons goûter aux hommes une miséricorde après qu’un malheur les a touchés, voilà qu’ils usent de stratagèmes contre nos Signes. Dis : « Dieu est plus rapide, en fait de stratagèmes, et nos envoyés consignent les vôtres par écrit ».
C’est lui qui vous fait parcourir la terre et la mer. Quand vous vous trouviez sur des bateaux qui voguaient, grâce à un bon vent, les hommes étaient heureux. Un vent impétueux se leva ; des vagues surgirent de tous côtés, ils se voyaient encerclés. Ils invoquèrent Dieu en lui rendant un culte pur : « Si tu nous sauves, nous serons au nombre de ceux qui sont reconnaissants ».
Quand Dieu les eut sauvés, ils se montrèrent insolents et injustes sur la terre. « Ô vous, les hommes ! Votre insolence retombera sur vous : vous jouissez momentanément de la vie de ce monde ; vous reviendrez ensuite vers nous et nous vous ferons connaître ce que vous faisiez ».
La vie de ce monde est seulement comparable à une eau : nous la faisons descendre du ciel pour qu’elle se mélange à la végétation terrestre dont se nourrissent les hommes et les bêtes. Quand la terre revêt sa parure et s’embellit, ses habitants s’imaginent posséder quelque pouvoir sur elle. Notre Ordre vient alors, de nuit ou de jour, nous en faisons un champ moissonné, comme si, la veille, elle n’avait pas été florissante. Nous expliquons nos Signes, de cette façon, à des hommes qui réfléchissent.
Dieu les appelle au séjour de la Paix ; il dirige qui il veut sur la voie droite.
La très belle récompense, — et quelque chose de plus encore — est destinée à ceux qui auront bien agi. Nulle poussière, nulle humiliation ne couvriront leurs visages. Voilà ceux qui seront les hôtes du Paradis où ils demeureront immortels.
Une rétribution égale au mal qu’ils ont commis est destinée à ceux qui auront accompli de mauvaises actions ; l’humiliation les enveloppera — ils ne trouveront aucun défenseur contre Dieu — comme si leurs visages étaient couverts par des lambeaux de ténèbres nocturnes. Voilà ceux qui seront les hôtes du Feu où ils demeureront immortels.
Nous dirons aux polythéistes, le Jour où nous rassemblerons tous les hommes : « Restez à votre place, vous et vos associés ». — Nous les aurons séparés les uns des autres — Leurs associés diront : « Ce n’est pas nous que vous adoriez :
Dieu suffit pour témoigner entre nous et vous que nous restions indifférents à votre adoration ».
Chaque homme éprouvera ainsi les conséquences de ce qu’il aura accompli précédemment. Les incrédules seront ramenés vers Dieu leur vrai Maître et leurs inventions s’écarteront d’eux.
Dis : « Qui donc vous procure la nourriture du ciel et de la terre ? Qui dispose de l’ouïe et de la vue ? Qui fait sortir le vivant du mort ? Qui fait sortir le mort du vivant ? Qui dirige toute chose avec attention ? » Ils répondront : « C’est Dieu ! » Dis : « Ne le craindrez-vous pas ? »
Tel est Dieu, votre vrai Seigneur ! Qu’y a-t-il en dehors de la Vérité, sinon l’erreur ? Comment, alors, pouvez-vous vous détourner ?
La Parole de ton Seigneur s’est ainsi réalisée contre les pervers : ils ne croiront pas.
Dis : « Qui donc, parmi vos divinités, donne un commencement à la création, et la renouvelle ensuite ? » Dis : « Dieu donne un commencement à la création, puis il la renouvelle. Comment, alors, pouvez-vous vous détourner ? »
Dis : « Qui donc, parmi vos divinités, dirige les hommes vers la Vérité ? » Dis : « Dieu dirige les hommes vers la Vérité. Eh quoi ! Celui qui dirige les hommes vers la Vérité n’est-il pas plus digne d’être suivi que celui qui ne dirige les hommes que dans la mesure où il est lui-même dirigé ? Qu’avez-vous donc ? Comment pouvez-vous juger ainsi ? »
La plupart des incrédules se contentent d’une supposition. La supposition ne prévaut pas contre la Vérité. Dieu sait parfaitement ce que vous faites.
Le Coran n’a pas été inventé par un autre que Dieu mais il est la confirmation de ce qui existait avant lui ; l’explication du Livre envoyé par le Seigneur des mondes et qui ne renferme aucun doute.
S’ils disent : « Il l’a imaginé », dis : « Apportez donc une Sourate semblable à ceci et invoquez qui vous pourrez en dehors de Dieu, si vous êtes véridiques ».
Bien au contraire : ils ont traité de mensonge ce qu’ils ne comprennent pas et ce dont l’explication ne leur est pas parvenue. Ceux qui vécurent avant eux criaient au mensonge de la même façon. — Considère quelle a été la fin des injustes —
Plusieurs d’entre eux y croient, d’autres n’y croient pas, mais ton Seigneur connaît les corrupteurs.
Dis-leur, quand ils te traitent de menteur : « A moi mes actes, à vous les vôtres. Vous désavouez ce que je fais, et je ne suis pas responsable de ce que vous faites ».
Plusieurs d’entre eux t’écoutent. Feras-tu entendre les sourds, alors qu’ils ne comprennent rien ?
Plusieurs d’entre eux te regardent. Dirigeras-tu les aveugles, alors qu’ils ne voient rien ?
Dieu ne lèse pas les hommes, mais les hommes se font tort à eux-mêmes.
Le Jour où il les réunira, il leur semblera n’être restés dans leurs tombeaux qu’une heure du jour ; et ils se reconnaîtront entre eux. Ceux qui traitent de mensonge la rencontre de Dieu seront perdus ; car ils n’étaient pas dirigés.
Soit que nous te montrions une partie de ce que nous leur promettons, soit que nous te rappelions tout de suite, ils reviendront vers nous. Dieu est, en outre, témoin de leurs actions.
Un prophète est envoyé à chaque communauté : quand vient son prophète, tout est tranché avec équité entre ses membres, personne n’est lésé.
Ils disent : « A quand donc la réalisation de cette promesse, si vous êtes véridiques ? »
Dis : « Je ne détiens, pour moi-même, ni dommage, ni profit, en dehors de ce que Dieu veut ». Un terme est fixé à chaque communauté ; lorsque son terme arrive, elle ne peut ni le retarder d’une heure, ni l’avancer.
Dis : « Que vous en semble ? Si le châtiment de Dieu tombait sur vous de nuit ou de jour, les coupables lui demanderaient-ils de hâter sa venue ?
Est-ce que vous y croirez plus tard, quand il fondra sur vous, alors que maintenant, vous voudriez le hâter ? »
On dira ensuite à ceux qui ont été injustes : « Goûtez le châtiment éternel ! Êtes-vous rétribués pour autre chose, que ce que vous avez accompli ? »
Ils s’informeront auprès de toi : « Est-ce là, la Vérité ? » Réponds : « Oui, par mon Seigneur, c’est assurément la Vérité, et vous ne réduirez pas Dieu à l’impuissance ».
Si chaque homme injuste possédait ce qui est sur la terre, il le donnerait alors pour sa rançon. Ils dissimuleront leurs regrets, quand ils verront le châtiment. On décidera entre eux avec équité. Personne ne sera lésé.
Ce qui est dans les cieux et sur la terre n’appartient-il pas à Dieu ? La promesse de Dieu n’est-elle pas la Vérité ? — Mais la plupart des hommes ne savent rien —
C’est lui qui fait vivre et qui fait mourir, et c’est vers lui que vous retournerez.
Ô vous, les hommes ! Une exhortation de votre Seigneur, une guérison pour les cœurs malades, une Direction et une Miséricorde vous sont déjà parvenues, à l’adresse des croyants.
Voilà une grâce et une miséricorde de Dieu ; que les hommes s’en réjouissent ! C’est un bien beaucoup plus précieux que ce qu’ils amassent !
Dis : « Voyez-vous ce que Dieu a fait descendre sur vous afin de pourvoir à vos besoins ? Vous faites des distinctions entre ce qui est interdit et ce qui est licite ». Dis : « Dieu vous a-t-il permis ces choses, ou bien avez-vous inventé contre Dieu, ces distinctions ? »
Que penseront, le Jour de la Résurrection, ceux qui forgeaient un mensonge contre Dieu ? Oui, Dieu est le Maître de la grâce envers les hommes, mais la plupart d’entre eux ne sont pas reconnaissants.
Quelle que soit la situation dans laquelle tu te trouves, quel que soit ce que tu lises du Coran, à ce sujet, quelque action que vous accomplissiez, nous sommes témoins lorsque vous l’entreprenez. Le poids d’un atome n’échappe à ton Seigneur, ni sur la terre, ni dans les cieux. Il n’y a rien de plus petit ou de plus grand que cela qui ne soit inscrit dans un livre explicite.
Non, vraiment, les amis de Dieu n’éprouveront plus aucune crainte, ils ne seront pas affligés ;
— ceux qui croient en Dieu et qui le craignent —
ils recevront la bonne nouvelle, en cette vie et dans l’autre. Il n’y a pas de changement dans les Paroles de Dieu : c’est là le bonheur sans limites.
Que leur parole ne t’attriste pas. La puissance entière appartient à Dieu. C’est lui qui entend et qui sait.
Ce qui est dans les cieux et sur la terre n’appartient-il pas à Dieu ? Que suivent donc ceux qui invoquent des associés en dehors de Dieu ? Ils ne suivent que des conjectures et ils se contentent de suppositions.
C’est lui qui a fait pour vous la nuit pour que vous vous reposiez et le jour pour que vous voyiez clair. Il y a vraiment là des Signes, pour un peuple qui entend !
Ils ont dit : « Dieu s’est donné un fils ! » Mais gloire à lui ! Il se suffit à lui-même. Ce qui est dans les cieux et ce qui est sur la terre lui appartient. Avez-vous quelque autorité pour parler ainsi ? Dites-vous sur Dieu ce que vous ne savez pas ?
Dis : « Ceux qui forgent un mensonge contre Dieu ne seront pas heureux.
Ils jouiront momentanément de ce monde et ils retourneront ensuite vers nous ; nous leur ferons alors goûter un dur châtiment, pour prix de leur incrédulité ».
Raconte-leur l’histoire de Noé ; il dit à son peuple : « Ô mon peuple ! Si ma présence parmi vous et mon rappel des Signes de Dieu vous paraissent insupportables, je me confie en Dieu. Mettez-vous d’accord avec vos associés et ne vous inquiétez plus de votre affaire. Prenez ensuite une décision à mon sujet ; ne me faites pas attendre !
Si vous tournez le dos, sachez que je ne vous demande pas de salaire. Mon salaire n’incombe qu’à Dieu et j’ai reçu l’ordre d’être au nombre des soumis ».
Ils le traitèrent de menteur ! Nous l’avons sauvé dans le navire, lui et ceux qui se trouvaient avec lui ; nous les avons fait survivre après avoir englouti ceux qui traitaient nos Signes de mensonges. Regarde quelle fut la fin de ceux qui avaient été avertis.
Nous avons ensuite envoyé à leur peuple des prophètes qui sont venus à eux avec des preuves évidentes. Mais ils n’étaient pas à même de croire à ce qu’ils avaient précédemment traité de mensonges. Ainsi, nous mettons un sceau sur les cœurs des transgresseurs.
Nous avons ensuite envoyé avec nos Signes, Moïse et Aaron à Pharaon et à ses conseillers ; mais ceux-ci s’enflèrent d’orgueil, car c’était un peuple coupable.
Ils dirent, quand la Vérité leur vint, de notre part : « C’est évidemment de la magie ! »
Moïse dit : « Direz-vous de la Vérité qui vous est parvenue : “C’est de la magie !” ? » — Les magiciens ne seront jamais heureux —
Ils dirent : « Es-tu venu à nous pour nous détourner de ce que nous avons trouvé chez nos pères, et pour que la puissance terrestre appartienne à vous deux ? Nous ne croyons pas en vous ! »
Pharaon dit : « Amenez-moi tous les savants magiciens ».
Lorsque les magiciens furent venus, Moïse leur dit : « Jetez ce que vous avez à jeter ».
Lorsqu’ils eurent jeté, Moïse dit : « Ce que vous avez apporté est de la magie : Dieu le réduira à néant. Dieu ne fait pas prospérer l’œuvre des corrupteurs.
Dieu confirme la Vérité, par ses paroles, en dépit des coupables ».
Les descendants de Moïse furent les seuls à croire en lui, malgré leur crainte d’être mis à l’épreuve par Pharaon et par leurs propres chefs. Pharaon était arrogant sur la terre ; il était au nombre des pervers.
Moïse dit : « Ô mon Peuple ! Si vous croyez en Dieu, confiez-vous à lui, si vous lui êtes soumis ».
Ils dirent alors : « Nous nous confions à Dieu !... Ô notre Seigneur ! Ne nous désigne pas à ce peuple injuste pour susciter en lui la tentation de nous nuire.
Délivre-nous, par ta miséricorde, de ce peuple incrédule ».
Nous avons inspiré à Moïse et à son frère : « Établissez, pour votre peuple, des maisons en Égypte et disposez vos demeures les unes en face des autres. Acquittez-vous de la prière. Annonce la bonne nouvelle aux croyants ».
Moïse dit : « Notre Seigneur ! Tu as donné à Pharaon et à ses conseillers des parures et des biens dans la vie de ce monde, afin, ô notre Seigneur, qu’ils s’écartent de ton chemin. Notre Seigneur ! Anéantis leurs richesses ; endurcis leurs cœurs, afin qu’ils ne croient pas jusqu’au moment où ils verront le châtiment douloureux ».
Dieu dit : « Votre prière est exaucée. Marchez droit, vous deux ! Ne suivez pas le chemin de ceux qui ne savent rien ».
Nous avons fait traverser la mer aux fils d’Israël. Pharaon et ses armées les poursuivirent avec acharnement et hostilité, jusqu’à ce que Pharaon, sur le point d’être englouti, dît : « Oui, je crois : il n’y a de Dieu que celui en qui les fils d’Israël croient ; je suis au nombre de ceux qui lui sont soumis ».
Dieu dit : « Tu en es là, maintenant, alors que, précédemment, tu étais rebelle et que tu étais au nombre des corrupteurs.
Mais aujourd’hui, nous allons te sauver en ton corps afin que tu deviennes un Signe pour ceux qui viendront après toi. Cependant, un grand nombre d’hommes sont complètement insouciants à l’égard de nos Signes ».
Nous avons établi les fils d’Israël dans un pays sûr. Nous leur avons accordé d’excellentes choses. Ils ne se sont opposés à nous qu’au moment où la Science leur est parvenue. Oui, ton Seigneur jugera entre eux, le Jour de la Résurrection, les raisons de leurs différends.
Si tu es dans le doute au sujet de notre Révélation, interroge ceux qui ont lu le Livre avant toi. La Vérité t’est parvenue, émanant de ton Seigneur ; ne sois donc pas au nombre de ceux qui doutent ;
ne sois pas non plus au nombre de ceux qui traitent de mensonges les Signes de Dieu, sinon tu serais parmi les perdants.
Ceux contre qui s’est réalisée la Parole de Dieu ne croiront sûrement pas,
— même si tous les Signes leur parvenaient — tant qu’ils ne verront pas le châtiment douloureux.
Si seulement il existait une cité qui ait cru et à laquelle sa foi eût été utile, en dehors du peuple de Jonas ! Lorsque ces gens-là crurent, nous avons écarté d’eux le châtiment ignominieux dans la vie de ce monde et nous les avons laissés en jouir momentanément.
Si ton Seigneur l’avait voulu, tous les habitants de la terre auraient cru. Est-ce à toi de contraindre les hommes à être croyants,
alors qu’il n’appartient à personne de croire sans la permission de Dieu ? Il fait sentir le poids de sa colère à ceux qui ne comprennent pas.
Dis : « Considérez ce qui est dans les cieux et ce qui est sur la terre : ni les Signes, ni les avertissements ne suffisent à un peuple qui ne croit pas. »
Qu’attendent-ils donc ? Sinon des jours semblables à ceux des hommes qui ont vécu avant eux ? Dis : « Attendez ! Je suis avec vous, au nombre de ceux qui attendent ».
Nous délivrerons ensuite nos prophètes et les croyants : délivrer les croyants est un devoir pour nous.
Dis : « Ô vous, les hommes ! Si vous êtes dans le doute au sujet de ma Religion : Je n’adore pas ceux que vous adorez en dehors de Dieu, mais j’adore Dieu qui vous rappellera à lui. J’ai reçu l’ordre d’être au nombre des croyants ».
Il m’a été dit : « Acquitte-toi des devoirs de la Religion en vrai croyant. Ne sois pas au nombre des polythéistes.
N’invoque pas, en dehors de Dieu ce qui ne peut ni t’être utile, ni te nuire. Si tu agissais ainsi, tu serais au nombre des injustes ».
Si Dieu te frappe d’un malheur, nul autre que lui ne l’écartera de toi. S’il veut pour toi un bien, nul ne détournera de toi sa faveur. Il la donne à qui il veut, parmi ses serviteurs. Il est celui qui pardonne, il est miséricordieux.
Dis : « Ô vous, les hommes ! La Vérité, émanant de votre Seigneur, vous est parvenue : Celui qui est dirigé n’est dirigé que pour lui-même. Celui qui s’égare ne s’égare qu’à son propre détriment. Je ne suis pas un protecteur pour vous ».
Conforme-toi à ce qui t’est révélé. Sois patient, jusqu’à ce que Dieu juge. Il est le meilleur des juges !
Alif. Lam. Ra. Voici un Livre dont les Versets ont été confirmés, puis expliqués de la part d’un Sage parfaitement informé.
« N’adorez que Dieu ! Envoyé par lui, je suis pour vous un avertisseur et un annonciateur.
Demandez pardon à votre Seigneur, puis revenez vers lui : il vous accordera, en ce monde, une belle jouissance jusqu’à un terme irrévocablement fixé. Il accorde sa grâce à tout homme qui en a déjà bénéficié. Si vous vous détournez, je crains pour vous le châtiment d’un grand Jour.
Vous retournerez vers Dieu. Il est puissant sur toute chose ».
N’est-ce pas pour se cacher de lui qu’ils se replient sur eux-mêmes ? Mais lorsqu’ils se couvrent de leurs vêtements ne connaît-il pas ce qu’ils cachent ? — Il connaît le contenu des cœurs —
Il n’y a pas de bête sur la terre dont la subsistance n’incombe à Dieu qui connaît son gîte et son repaire : tout est consigné dans le Livre explicite.
C’est lui qui a créé les cieux et la terre en six jours, — son trône était alors sur l’eau — pour vous éprouver et pour savoir qui d’entre vous accomplit les meilleures actions. Si tu dis : « Vous serez certainement ressuscités après votre mort », les incrédules diront : « Ce n’est là que magie évidente ! »
Si nous écartons d’eux le châtiment jusqu’à une génération déterminée, ils diront : « Qu’est-ce qui l’arrête ? » mais le jour où il surviendra, il ne sera pas détourné de ces gens-là et ce dont ils se moquaient les cernera de toutes parts.
Si nous faisons goûter à l’homme une miséricorde venue de nous et qu’ensuite, nous la lui arrachons, le voilà désespéré et ingrat.
Si nous lui faisons goûter un bienfait, après que le malheur l’a touché, il dit : « Les maux se sont éloignés de moi ! » et le voilà joyeux et fier.
Il n’en sera pas ainsi pour ceux qui sont patients et qui font des œuvres bonnes : ceux-là obtiendront un pardon et une grande récompense.
Peut-être négliges-tu une partie de ce qui t’a été révélé et ressens-tu de l’angoisse quand ils disent : « Que n’a-t-on fait descendre sur lui un trésor ! » ou bien : « Pourquoi donc un Ange ne l’a-t-il pas accompagné ? » Tu n’es qu’un avertisseur. Dieu veille sur toute chose.
Diront-ils : « Il a forgé cela » ? Dis : « Apportez donc dix Sourates forgées par vous et semblables à ceci ! Invoquez alors qui vous pourrez, en dehors de Dieu, si vous êtes véridiques ».
S’ils ne vous répondent pas, sachez qu’en vérité, ceci est descendu avec la Science de Dieu. Il n’y a de Dieu que lui. Lui serez-vous soumis ?
Nous rétribuons les actions accomplies ici-bas par ceux qui aimaient la vie de ce monde et ses parures, et ils ne subiront aucune injustice :
voilà ceux qui, dans la vie future, ne trouveront rien d’autre que le Feu. Ce qu’ils auront accompli en ce monde constitue un échec : ce qu’ils font est vain.
Celui auquel une preuve de son Seigneur a été donnée peut-il rester dans le doute ? D’autant plus qu’un témoin venu de la part de son Seigneur lui communique ceci et qu’avant lui le Livre de Moïse était déjà un guide et une miséricorde. — Voilà ceux qui croient en ce qui leur est communiqué — Quiconque, parmi les factions, est incrédule à son égard aura le Feu comme lieu de rencontre. Ne mets pas en doute cette Révélation ; c’est sûrement la Vérité venant de ton Seigneur, mais la plupart des hommes ne croient pas.
Qui est plus injuste que celui qui forge un mensonge contre Dieu ? Lorsque les injustes paraîtront devant leur Seigneur, leurs témoins diront : « Voilà ceux qui ont menti contre leur Seigneur ». La malédiction de Dieu ne tombera-t-elle pas sur les injustes
qui détournent les hommes de la voie de Dieu ? Ils voudraient la rendre tortueuse et ils ne croient pas à la vie future.
Voilà ceux qui, sur la terre, ne pouvaient pas réduire Dieu à l’impuissance. Il n’y a pas pour eux de protecteur en dehors de Dieu. Le châtiment sera doublé pour eux. Ils ne pouvaient pas entendre et ils ne voyaient rien.
Voilà ceux qui se perdent. Ce qu’ils avaient forgé s’est écarté d’eux.
Oui, sans aucun doute, ils seront, dans la vie future, les plus grands perdants.
Ceux qui croient, ceux qui accomplissent des œuvres bonnes et qui sont humbles devant leur Seigneur : voilà ceux qui seront les hôtes du Paradis où ils demeureront immortels.
Les hommes se partagent en deux groupes : d’une part : l’aveugle et le sourd, d’autre part : celui qui voit et celui qui entend. Sont-ils comparables ? Ne réfléchissez-vous pas ?
Nous avons envoyé Noé vers son peuple : « Je suis pour vous un avertisseur explicite
pour que vous n’adoriez que Dieu. Je crains, pour vous, le châtiment d’un jour douloureux ».
Les chefs de son peuple, qui n’étaient pas croyants, dirent : « Nous ne voyons en toi qu’un mortel semblable à nous. Nous ne te voyons, à première vue, suivi que par les plus méprisables d’entre nous. Nous ne voyons en vous aucune supériorité sur nous. Nous vous prenons, au contraire, pour des menteurs ».
Il dit : « Ô mon peuple ! Qu’en pensez-vous ? Si je m’appuie sur une preuve irréfutable envoyée par mon Seigneur — il m’a accordé sa miséricorde — et qu’elle vous reste cachée à cause de votre aveuglement, devrons-nous vous l’imposer, alors que vous y répugnez ?
Ô mon peuple ! Je ne vous demande pas de richesses ; mon salaire n’incombe qu’à Dieu. Je ne repousse pas ceux qui croient qu’ils rencontreront leur Seigneur ; mais je vois que vous êtes des gens ignorants.
Ô mon peuple ! Qui donc me secourra contre Dieu si je les repousse ? Ne réfléchissez-vous pas ?
Je ne vous dis pas : « Je possède les trésors de Dieu » — car je ne connais pas le mystère incommunicable — Je ne vous dis pas : « Je suis un Ange ». Je ne dis pas à ceux que vos yeux méprisent : « Dieu ne leur accordera aucun bien ». — Dieu sait parfaitement ce qui est en eux — Sinon je serais au nombre des injustes.
Ils dirent : « Ô Noé ! Tu discutes avec nous, tu multiplies les discussions. Apporte-nous donc ce dont tu nous menaces, si tu es au nombre des véridiques ».
Il dit : « Dieu seul vous l’apportera, s’il le veut. Vous ne pouvez pas vous opposer à sa puissance.
Mon conseil vous serait inutile si je voulais vous le donner et que Dieu veuille vous égarer. Il est votre Seigneur ; vers lui vous serez ramenés ».
S’ils disent : « Il a forgé cela » ; dis : « Que mon crime retombe sur moi, si je l’ai inventé. Je suis innocent de ce dont vous m’accusez ».
Il fut révélé à Noé : « Nul parmi ton peuple ne croit, à part celui qui croyait déjà. Ne t’attriste pas de ce qu’ils font.
Construis le vaisseau sous nos yeux et d’après notre révélation. Ne me parle plus des injustes, ils vont être engloutis ».
Chaque fois que les chefs de son peuple passaient près de Noé, lorsqu’il construisait le vaisseau, ils se moquaient de lui. Il dit : « Si vous vous moquez de nous, nous nous moquerons de vous, comme vous vous moquez de nous.
Vous saurez bientôt qui sera frappé d’un châtiment humiliant et sur qui s’abattra un châtiment sans fin ».
Nous avons dit, lorsque vint notre Ordre et que le four se mit à bouillonner : « Charge sur ce vaisseau un couple de chaque espèce ; et aussi ta famille — à l’exception de celui dont le sort est déjà fixé — et aussi les croyants ». — Mais ceux qui partageaient la foi de Noé étaient peu nombreux —
Il dit : « Montez sur le vaisseau : qu’il vogue et qu’il arrive au port, au nom de Dieu ». — Mon Seigneur est celui qui pardonne, il est miséricordieux —
Le vaisseau voguait avec eux au milieu de vagues semblables à des montagnes. Noé appela son fils, resté en un lieu écarté : « Ô mon petit enfant ! Monte avec nous ; ne reste pas avec les incrédules ! »
Il dit : « Je vais me réfugier sur une montagne qui me préservera de l’eau ». Noé dit : « Personne, aujourd’hui, n’échappera à l’ordre de Dieu, sauf celui à qui il fait miséricorde ». Les vagues s’interposèrent entre eux et il fut au nombre de ceux qui périrent engloutis.
Il fut dit : « Ô terre ! Absorbe cette eau qui t’appartient ! Ô ciel ! Arrête-toi ! » L’eau fut absorbée, l’ordre fut exécuté : le vaisseau s’arrêta sur le Joudi. Il fut dit : « Arrière au peuple injuste ! »
Noé invoqua son Seigneur en disant : « Mon Seigneur ! Mon fils appartient à ma famille. Ta promesse est sûrement la Vérité ; tu es le plus juste des juges ».
Il répondit : « Ô Noé ! Celui-là n’appartient pas à ta famille car il a commis un acte infâme. Ne me demande pas ce que tu ne connais pas ; si je ne t’exhortais pas, tu serais au nombre des ignorants ».
Il dit : « Mon Seigneur ! Préserve-moi de te demander ce que j’ignore. Si tu ne me pardonnes pas, si tu ne me fais pas miséricorde, je serai au nombre des perdants ».
Il fut dit : « Ô Noé ! Descends avec la paix que nous te donnons et des bénédictions sur toi et sur les communautés de ceux qui sont avec toi. Il y a des communautés auxquelles nous accorderons une jouissance éphémère, puis notre châtiment douloureux les atteindra ».
Ceci fait partie des récits que nous t’avons révélés concernant le mystère. Ni toi, ni ton peuple ne les connaissaient auparavant. Sois patient ! Une heureuse fin est destinée à ceux qui craignent Dieu.
Aux ‘Ad, nous avons envoyé leur frère Houd. Il dit : « Ô mon peuple ! Adorez Dieu ! Il n’y a pour vous de Dieu que lui ! Vous n’êtes que des fabulateurs !
Ô mon peuple ! Je ne vous demande pas un salaire pour cela. Mon salaire n’incombe qu’à celui qui m’a créé. Ne comprenez-vous pas ?
Ô mon peuple ! Demandez pardon à votre Seigneur, puis revenez vers lui. Il enverra du ciel, sur vous, une pluie abondante et il ajoutera une force à votre force. Ne vous détournez pas de lui en devenant coupables ».
Ils dirent : « Ô Houd ! Tu ne nous as pas apporté une preuve décisive ; nous n’abandonnerons pas nos divinités sur ta parole. Nous ne croyons pas en toi ;
nous disons simplement qu’une de nos divinités t’a puni ». Il dit : « Oui, je prends Dieu à témoin ; soyez, vous aussi, témoins : je désavoue ce que vous lui associez
en dehors de lui. Usez tous de stratagèmes contre moi ; ne me faites pas attendre.
Je me confie à Dieu, mon Seigneur et votre Seigneur. Il n’existe aucun être vivant qu’il ne tienne par son toupet. — Mon Seigneur est sur une voie droite —
Si vous vous détournez, — je vous ai transmis le message que j’étais chargé de vous faire parvenir — mon Seigneur vous remplacera par un autre peuple ; vous ne lui nuirez en rien. — Mon Seigneur est le Gardien vigilant de toute chose » —
Lorsque notre Ordre vint, nous sauvâmes Houd, et, avec lui, ceux qui croyaient, par une miséricorde venue de nous. Nous les avons délivrés d’un terrible châtiment.
Ces ‘Ad nièrent les Signes de leur Seigneur. Ils désobéirent à ses prophètes ; ils obéirent aux ordres de tout tyran opiniâtre.
Une malédiction les poursuivra en ce monde et le Jour de la Résurrection. Les ‘Ad n’ont pas cru à leur Seigneur. Ne faut-il pas dire : « Arrière aux ‘Ad, peuple de Houd » ?
Aux Thamoud, nous avons envoyé leur frère Çalih. Il dit : « Ô mon peuple ! Adorez Dieu ! Il n’y a de Dieu que lui. Il vous a créés de cette terre où il vous a établis. Demandez-lui pardon, puis revenez repentants vers lui. — Mon Seigneur est proche et il exauce — »
Ils dirent : « Ô Çalih ! Tu étais, auparavant, un espoir pour nous. Nous interdis-tu d’adorer ce que nos pères adoraient ? Nous voilà dans une profonde incertitude au sujet de ce vers quoi tu nous appelles ».
Il dit : « Ô mon peuple ! Qu’en pensez-vous ? Si je m’appuie sur une preuve évidente envoyée par mon Seigneur qui m’a accordé sa miséricorde, qui donc me secourra contre Dieu, si je lui désobéis ? Vous ne ferez qu’ajouter à ma perte.
Ô mon peuple ! Voici la chamelle de Dieu ! Elle est un Signe pour vous. Laissez-la donc paître sur la terre de Dieu ; ne lui faites pas de mal ; sinon un châtiment vous atteindra bientôt ».
Ils lui coupèrent les jarrets. Çalih dit : « Jouissez durant trois jours de vos demeures : voici une promesse qui n’est pas mensongère ».
Lorsque notre Ordre vint, nous avons sauvé de l’opprobre de ce jour, et par un effet de notre miséricorde, Çalih et ceux qui avaient cru en même temps que lui. — Ton Seigneur est fort, il est le Tout-Puissant —
Le Cri saisit ceux qui avaient été injustes et, le matin suivant, ils gisaient dans leurs demeures
comme s’ils n’y avaient jamais habité. Les Thamoud n’étaient-ils pas incrédules à l’égard de leur Seigneur ? Ne faut-il pas dire : « Arrière aux Thamoud » ?
Nos envoyés apportèrent à Abraham la bonne nouvelle. Ils dirent : « Salut ! » il répondit : « Salut ! » et il apporta sans tarder un veau rôti.
Mais lorsqu’il vit que leurs mains n’en approchaient pas, il ne les comprit pas et il eut peur d’eux. Ceux-ci dirent : « Ne crains pas ! Nous sommes envoyés au peuple de Loth ».
La femme d’Abraham se tenait debout et elle riait. Nous lui annonçâmes la bonne nouvelle d’Isaac, et de Jacob, après Isaac.
Elle dit : « Malheur à moi ! Est-ce que je vais enfanter, alors que je suis vieille, et que celui-ci, mon mari, est un vieillard ? Voilà vraiment une chose étrange ! »
Ils dirent : « L’ordre de Dieu te surprend-il ? Que la miséricorde de Dieu et ses bénédictions soient sur vous, ô gens de cette maison ! Dieu est digne de louange et de gloire »
Lorsqu’Abraham fut rassuré, et que la bonne nouvelle lui fut parvenue, il discuta avec nous en faveur du peuple de Loth.
— Abraham était bon, humble et repentant —
« Ô Abraham ! Renonce à cela ! L’ordre de ton Seigneur vient sûrement ; un châtiment inéluctable les atteindra ».
Lorsque nos envoyés arrivèrent auprès de Loth, celui-ci s’en affligea ; car son bras était trop faible pour le protéger. Il dit : « Voici un jour redoutable ! »
Son peuple vint à lui ; ces gens se précipitèrent vers lui, — ils avaient auparavant commis de mauvaises actions — et il leur dit : « Ô mon peuple ! Voici mes filles ! Elles sont plus pures pour vous ! Craignez Dieu et ne m’outragez pas dans mes hôtes. N’y aurait-il pas parmi vous un seul homme juste ? »
Ils dirent : « Tu sais parfaitement que nous n’avons aucun droit sur tes filles, et tu sais ce que nous voulons ».
Il dit : « Si seulement je pouvais m’opposer à vous par la force ou bien, si je trouvais un appui solide !... »
Nos envoyés dirent : « Ô Loth ! Nous sommes les messagers de ton Seigneur ; ces gens ne parviendront pas jusqu’à toi. Pars avec ta famille, à la fin de la nuit. Que nul d’entre vous ne regarde en arrière. — Ta femme, cependant, se retournera et sera atteinte par ce qui frappera les autres — Cela se produira certainement à l’aube ; l’aube n’est-elle pas proche ? »
Lorsque vint notre Ordre, nous avons renversé la cité de fond en comble. Nous avons fait pleuvoir sur elle, en masse, des pierres d’argile
marquées d’une empreinte par ton Seigneur. — Une chose pareille n’est pas loin des injustes —
Aux gens de Madian, nous avons envoyé leur frère Chu‘aïb. Il dit : « Ô mon peuple ! Adorez Dieu ! Il n’y a pour vous de Dieu, que lui ! Ne faussez pas la mesure et le poids. Je vous vois dans la prospérité, mais je crains pour vous le châtiment d’un Jour qui enveloppera tout.
Ô mon peuple ! Donnez la mesure et le poids exacts. Ne causez pas de tort aux hommes dans leurs biens ; ne commettez pas de crimes sur la terre, en la corrompant.
Ce qui demeure auprès de Dieu est meilleur pour vous, si vous êtes croyants. — Je ne suis pas un gardien pour vous » —
Ils dirent : « Ô Chu‘aïb ! Ta religion t’ordonne-t-elle que nous abandonnions ce que nos pères adoraient, ou bien que nous ne disposions plus de nos richesses comme nous le voulons ? — Tu es bon et droit » —
Il dit : « Ô mon peuple ! Qu’en pensez-vous ? Si je m’appuie sur une preuve évidente envoyée par mon Seigneur et qu’il m’accorde une belle part : je ne cherche pas à vous contrarier lorsque je vous défends quelque chose ; je veux seulement vous réformer, autant que je le puis. Le secours ne me vient que de Dieu. Je me confie à lui et je reviens repentant vers lui.
Ô mon peuple ! Puisse notre séparation ne pas vous occasionner des maux semblables à ceux qui atteignirent : le peuple de Noé, ou le peuple de Houd, ou le peuple de Çalih ! — Le peuple de Loth n’est pas très loin de vous —
Demandez pardon à votre Seigneur, puis revenez, repentants, vers lui. Mon Seigneur est miséricordieux et aimant ! »
Ils dirent : « Ô Chu‘aïb ! Nous ne comprenons guère ce que tu dis. Nous te voyons faible, au milieu de nous, et, sans ton clan, nous t’aurions certainement lapidé, car tu ne détiens aucune force à nous opposer ».
Il dit : « Ô mon peuple ! Mon clan vous semble-t-il plus puissant que Dieu et pensez-vous que vous puissiez tourner le dos à Dieu ? — La science de mon Seigneur s’étend à tout ce que vous faites.
Ô mon peuple ! Agissez selon votre situation, moi, j’agis et vous saurez bientôt qui sera frappé par un châtiment ignominieux et qui est menteur. Veillez donc ; je veille avec vous ».
Lorsque vint notre Ordre, nous avons sauvé, par un effet de notre miséricorde, Chu‘aïb et, avec lui, ceux qui avaient cru. Le Cri saisit ceux qui avaient été injustes et, le matin suivant, ils gisaient dans leurs demeures
comme s’ils n’y avaient jamais habité. Ne faut-il pas dire : « Arrière aux gens de Madian ! », comme il fut dit : « Arrière aux Thamoud » ?
Nous avons envoyé Moïse avec nos Signes et une autorité incontestable
à Pharaon et à ses conseillers, mais ceux-ci obéirent à Pharaon, bien que l’ordre de Pharaon fût injuste.
Le Jour de la Résurrection, il marchera en tête de son peuple et il le conduira au Feu comme on conduit un troupeau à l’abreuvoir. Quel détestable abreuvoir !
Une malédiction les poursuivra ici même, comme le Jour de la Résurrection. Quel détestable cadeau !
Voici les récits que nous te racontons, concernant les cités : Plusieurs d’entre elles sont encore debout, d’autres ont été moissonnées.
Nous n’avons pas lésé leurs habitants : ils se sont fait tort à eux-mêmes. Ils invoquaient, en dehors de Dieu, leurs divinités qui ne leur ont servi à rien ; lorsque l’Ordre de ton Seigneur est arrivé, elles n’ont fait qu’ajouter à leur ruine.
Tel est le châtiment de ton Seigneur, quand il frappe les cités injustes. — Son châtiment est douloureux et violent —
Il y a vraiment là un Signe pour celui qui craint le châtiment de la vie future. Ce sera un Jour où les hommes seront tous réunis, un Jour solennel.
Nous ne le retarderons que jusqu’au terme fixé d’avance.
Le Jour où cela arrivera, nul ne parlera, sans la permission de Dieu. Il y aura des gens malheureux, et d’autres seront heureux.
Les malheureux seront dans le Feu où retentiront des gémissements et des sanglots ;
ils y demeureront immortels, aussi longtemps que dureront les cieux et la terre, à moins que ton Seigneur ne le veuille pas car ton Seigneur fait ce qu’il veut.
Les bienheureux seront au Paradis où ils demeureront immortels, aussi longtemps que dureront les cieux et la terre, à moins que ton Seigneur n’en décide autrement ; — c’est un don inaltérable —
Ne sois pas dans l’incertitude au sujet de ce qu’ils adorent ; ils n’adorent que ce que leurs pères adoraient auparavant. Nous allons leur donner leur part, sans en rien retrancher.
Nous avons donné le Livre à Moïse ; mais ce Livre a été l’objet de discussions. Si une Parole de ton Seigneur n’était pas intervenue auparavant, une décision concernant leurs différends aurait été prise. Ils se trouvent dans un profond embarras au sujet de ce Livre.
Ton Seigneur donnera certainement à tous l’exacte rétribution de leurs œuvres. Il est parfaitement informé de ce qu’ils font.
Sois droit, comme tu en as reçu l’ordre, ainsi que ceux qui, avec toi, sont revenus repentants. Ne vous révoltez pas. — Dieu voit parfaitement ce que vous faites —
Ne vous appuyez pas sur les injustes, car le Feu vous atteindrait — vous n’avez pas de défenseur autre que Dieu — et vous ne seriez pas secourus.
Acquittez-vous de la prière le matin, le soir et plusieurs fois au cours de la nuit. Les bonnes actions dissipent les mauvaises. Ceci est un Rappel pour ceux qui se souviennent.
Sois patient ! Dieu ne laisse pas perdre la rétribution de ceux qui font le bien.
Parmi les générations qui vous ont précédés, pourquoi les hommes de piété qui interdisaient la corruption sur la terre et que nous avons sauvés, n’étaient-ils qu’un petit nombre ? Ceux qui étaient injustes ont préféré le luxe dont ils jouissaient et ils se rendirent coupables.
Il ne convient pas à ton Seigneur de détruire, sans raison, les cités dont les habitants se réforment.
Si ton Seigneur l’avait voulu, il aurait rassemblé tous les hommes en une seule communauté. Mais ils ne cessent pas de se dresser les uns contre les autres,
à l’exception de ceux auxquels ton Seigneur a fait miséricorde et c’est pour cela qu’il les a créés. La Parole de ton Seigneur s’accomplit : « Je remplirai certainement la Géhenne de Djinns et d’hommes réunis ».
Tous les récits que nous te rapportons concernant les prophètes sont destinés à affermir ton cœur. Ainsi te parviennent, avec la Vérité, une exhortation et un Rappel à l’adresse des croyants.
Dis à ceux qui ne croient pas : « Agissez selon votre situation, nous aussi, nous agissons.
Attendez ! nous aussi, nous attendons ! »
Le mystère des cieux et de la terre appartient à Dieu. Toute chose revient à lui ; adore-le donc et confie-toi à lui. Ton Seigneur n’est pas indifférent à ce que vous faites.
Alif. Lam. Ra. Voici les Versets du Livre clair :
nous les avons fait descendre sur toi en un Coran arabe. — Peut-être comprendrez-vous ! —
Nous allons, grâce à ce Coran, te communiquer les plus beaux récits, bien que tu aies été, auparavant, au nombre des indifférents.
Quand Joseph dit à son père : « Ô mon père ! J’ai vu onze étoiles, le soleil et la lune : oui, je les ai vus se prosterner devant moi ».
Il dit : « Ô mon fils ! Ne raconte pas ta vision à tes frères, car ils trameraient alors des ruses contre toi ». — Le démon est l’ennemi déclaré de l’homme —
Ton Seigneur te choisira ; il t’enseignera l’interprétation des récits ; il parachèvera sa grâce en toi et en faveur de la famille de Jacob, comme il l’a parachevée en faveur de tes deux ancêtres : Abraham et Isaac. — Ton Seigneur est celui qui sait, il est sage —
Il y a vraiment en Joseph et ses frères des Signes pour ceux qui posent des questions.
Lorsqu’ils dirent : « Joseph et son frère sont plus chers que nous à notre père, bien que nous soyons plus nombreux. Notre père se trouve dans un égarement manifeste.
Tuez Joseph, ou bien éloignez-le dans n’importe quel pays, afin que vous restiez seuls à jouir de la bienveillance de votre père ; après quoi vous serez des gens bien considérés ».
L’un d’eux prit la parole en disant : « Ne tuez pas Joseph ; mais jetez-le dans les profondeurs invisibles du puits ; si vous procédez ainsi, un voyageur le recueillera ».
Ils dirent : « Ô notre père ! Pourquoi n’as-tu pas confiance en nous au sujet de Joseph ? Nous sommes sincères vis-à-vis de lui !
Envoie-le demain avec nous ; il s’ébattra, il jouera tandis que nous veillerons sur lui ».
Il dit : « Je suis triste que vous l’emmeniez. Je crains que le loup ne le dévore au moment où vous ne ferez pas attention à lui ».
Ils dirent : « Si le loup le dévorait, alors que nous sommes nombreux, c’est que nous serions des imbéciles ! »
Ils l’emmenèrent, puis ils tombèrent d’accord pour le jeter dans les profondeurs invisibles du puits. Nous lui avons alors révélé : « Oui, tu leur diras plus tard ce qu’ils ont fait, alors que, maintenant, ils n’en ont pas conscience ».
Ils revinrent le soir chez leur père en pleurant
et ils dirent : « Ô notre père ! Nous étions partis pour jouer à la course ; nous avions laissé Joseph auprès de nos affaires. Le loup l’a dévoré. Tu ne nous croiras pas, et, cependant, nous sommes véridiques ».
Ils apportèrent sa tunique tachée d’un sang trompeur. Leur père dit : « Votre imagination vous a suggéré cela en vous faisant croire que votre action était bonne. Patience ! C’est à Dieu qu’il faut demander secours contre ce que vous racontez ».
Des voyageurs arrivèrent : ils envoyèrent l’homme chargé de puiser de l’eau ; celui-ci fit descendre son seau. Il dit : « Quelle bonne nouvelle ! Voici un jeune garçon ! » Ils le cachèrent comme une marchandise, mais Dieu savait parfaitement ce qu’ils allaient faire !
Ils le vendirent à vil prix, pour quelques pièces d’argent, car ils ne voulaient pas le garder.
En Égypte, son acquéreur dit à sa femme : « Fais-lui bon accueil ; peut-être nous sera-t-il utile ou l’adopterons-nous pour fils ». Nous avons ainsi établi Joseph en ce pays afin de lui enseigner l’interprétation des récits. — Dieu est souverain en son commandement, mais la plupart des hommes ne savent rien —
Lorsqu’il eut atteint l’âge viril, nous lui donnâmes la sagesse et la science. Voici comment nous récompensons ceux qui font le bien.
Celle qui l’avait reçu dans sa maison s’éprit de lui. Elle ferma les portes et elle dit : « Me voici à toi ! » Il dit : « Que Dieu me protège ! Mon maître m’a fait un excellent accueil ; mais les injustes ne sont pas heureux ».
Elle pensait certainement à lui et il aurait pensé à elle, s’il n’avait pas vu la claire manifestation de son Seigneur. Nous avons ainsi écarté de lui le mal et l’abomination ; il fut au nombre de nos serviteurs sincères.
Tous deux coururent à la porte ; elle déchira par-derrière la tunique de Joseph ; ils trouvèrent son mari à la porte ; elle dit alors : « Que mérite celui qui a voulu nuire à ta famille ? la prison, ou un douloureux châtiment ? »
Joseph dit : « C’est elle qui s’est éprise de moi ! » Un homme de la famille de celle-ci témoigna : « Si la tunique a été déchirée par-devant, la femme est sincère et l’homme menteur.
Si la tunique a été déchirée par-derrière, la femme a menti et l’homme est sincère ».
Lorsque le maître vit la tunique déchirée par-derrière, il dit : « Voilà vraiment, une de vos ruses féminines : votre ruse est énorme !
Joseph, éloigne-toi ! et toi, femme, demande pardon pour ton péché : tu es coupable ».
Les femmes disaient en ville : « La femme du grand Intendant s’est éprise de son serviteur : il l’a rendue éperdument amoureuse de lui ; nous la voyons complètement égarée ! »
Après avoir entendu leurs propos, celle-ci leur adressa des invitations, puis elle leur fit préparer un repas et elle donna à chacune d’elles un couteau. Elle dit alors à Joseph : « Parais devant elles ! » Quand elles le virent, elles le trouvèrent si beau, qu’elles se firent des coupures aux mains. Elles dirent : « A Dieu ne plaise ! Celui-ci n’est pas un mortel ; ce ne peut être qu’un Ange plein de noblesse ».
Elle dit : « Voici donc celui à propos duquel vous m’avez blâmée ! Je me suis éprise de lui, mais il est resté pur... S’il ne fait pas ce que je lui ordonne, il sera mis en prison et il se trouvera parmi les misérables ».
Joseph dit : « Mon Seigneur ! La prison me semble préférable au péché qu’elles m’incitent à commettre. Mais si tu ne détournes pas de moi leurs ruses, j’y céderai et je serai au nombre des ignorants ».
Son Seigneur l’exauça, il détourna de lui leurs ruses. Il est celui qui entend et qui sait.
Il leur parut bon, ensuite, de l’emprisonner pour un certain temps, bien qu’ils aient vu les Signes.
Deux jeunes gens entrèrent en prison, en même temps que lui. L’un d’eux dit : « Je me voyais pressant du raisin ». L’autre dit : « Je me voyais portant sur ma tête du pain dont les oiseaux mangeaient. Fais-nous connaître la signification de tout ceci, nous te voyons au nombre de ceux qui font le bien ».
Joseph dit : « La nourriture qui vous est destinée ne vous parviendra pas, elle ne vous sera pas apportée avant que je vous aie fait connaître l’interprétation de ceci, d’après les enseignements de mon Seigneur. J’ai abandonné la religion d’un peuple qui ne croyait pas en Dieu et qui était incrédule à l’égard de la vie future.
J’ai suivi la Religion de mes pères : Abraham, Isaac et Jacob. Nous ne pouvons associer quoi que ce soit à Dieu. C’est là une grâce de Dieu pour nous et pour tous les hommes ; mais la plupart d’entre eux ne sont pas reconnaissants.
Ô vous, mes deux compagnons de prison ! Est-ce que plusieurs maîtres séparés seraient meilleurs pour vous que Dieu, l'Unique et le Dominateur suprême ?
Ceux que vous adorez en dehors de lui ne sont que des noms que vous et vos pères, vous leur attribuez. Dieu ne leur a concédé aucun pouvoir. Le jugement n’appartient qu’à Dieu. Il a ordonné que vous n’adoriez que lui : telle est la Religion immuable ; mais la plupart des hommes ne savent rien !
Ô vous, mes deux compagnons de prison ! L’un de vous sera chargé de servir le vin à son maître ; quant à l’autre, il sera crucifié et les oiseaux dévoreront sa tête. Le décret sur lequel vous me consultez est irrévocablement fixé ».
Il dit alors à celui qui, à son avis, devait être délivré : « Souviens-toi de moi auprès de ton maître ». Mais le démon lui fit oublier de rappeler Joseph au souvenir de son maître, et Joseph resta plusieurs années en prison.
Le roi dit : « Je voyais sept vaches grasses que dévoraient sept vaches maigres. Je voyais sept épis verts, et les autres desséchés. Ô vous, mes conseillers ! Expliquez-moi ma vision, si vous savez interpréter les visions ».
Ils dirent : « Ce n’est qu’un amas de rêves ; nous ne savons pas interpréter les rêves ».
Celui des deux prisonniers qui avait été délivré, et à qui la mémoire était enfin revenue, dit : « Je vais, moi, vous faire connaître la signification de ceci ; confiez-moi cette affaire...
Ô toi, Joseph, le juste ! Réponds-nous au sujet des sept vaches grasses que dévorent sept vaches maigres, et au sujet des sept épis verts et des autres desséchés ». — Peut-être reviendrai-je vers les hommes, peut-être sauront-ils ? —
Joseph dit : « Vous sèmerez, comme d’habitude, durant sept années. Laissez en épis ce que vous aurez moissonné, sauf la petite quantité que vous consommerez.
Sept années dures viendront ensuite, elles mangeront ce que vous aurez amassé en les prévoyant, sauf la petite quantité que vous aurez réservée.
Une année suivra, durant laquelle les gens seront secourus et se rendront au pressoir ».
Le roi dit : « Amenez-le-moi ! » Joseph dit, lorsque le messager arriva auprès de lui : « Retourne auprès de ton maître, demande-lui quelle était l’intention des femmes qui se firent des coupures aux mains ». — Mon Seigneur connaît parfaitement leur ruse !
Le roi leur dit : « Quelle était donc votre intention lorsque vous vous êtes éprises de Joseph ? » Elles répondirent : « A Dieu ne plaise ! Nous ne connaissons aucun mal à lui attribuer ». La femme du grand Intendant dit : « Maintenant la vérité éclate : c’est moi qui étais éprise de Joseph, et c’est lui qui est sincère.
Voilà, pour que mon mari sache que je ne le trahis pas en secret et que Dieu ne dirige pas la ruse des traîtres.
Je ne m’innocente pas. L’âme est instigatrice du mal, à moins que mon Seigneur ne fasse miséricorde. Mon Seigneur est celui qui pardonne, il est miséricordieux ».
Le roi dit : « Amenez-moi Joseph ; je vais l’attacher à ma personne ». Après que Joseph eut parlé, le roi lui dit : « Dès aujourd’hui, te voilà, auprès de nous, placé à un poste d’autorité et de confiance ».
Joseph dit : « Confie-moi l’intendance des dépôts de ce pays, j’en serai le gardien compétent ».
Nous avons ainsi établi Joseph dans cette contrée. Il s’y installait, partout où il le voulait. Nous accordons notre miséricorde à qui nous voulons, et nous ne laissons pas perdre la rétribution de ceux qui font le bien ;
cependant, la rétribution de la vie future est meilleure pour ceux qui auront cru et qui auront fait le bien.
Quand les frères de Joseph arrivèrent, ils pénétrèrent auprès de lui ; il les reconnut, mais ceux-ci ne le reconnurent pas.
Il dit, après leur avoir fait remettre leurs provisions : « Amenez-moi un de vos frères, né de votre père. — Ne voyez-vous pas que je fais pleine mesure et que je suis le meilleur des hôtes ? — 
Si vous ne me l’amenez pas, il n’y aura plus, chez moi, de blé pour vous, et vous ne m’approcherez plus ».
Ils dirent : « Nous allons le demander à son père, oui, nous le ferons ! »
Joseph dit à ses serviteurs : « Remettez leurs marchandises dans leurs sacs. Peut-être les reconnaîtront-ils, lorsqu’ils seront de retour dans leur famille et peut-être, alors, reviendront-ils ici ».
Revenus chez leur père, ils lui dirent : « Ô notre père ! le blé nous sera refusé ; envoie donc notre frère avec nous ; nous ferons nos provisions et nous veillerons sur notre frère ».
Il répondit : « Vais-je vous le confier, comme autrefois je vous ai confié son frère ? Mais Dieu est le meilleur gardien, il est le plus miséricordieux de ceux qui font miséricorde ! »
Ils trouvèrent, en ouvrant leurs sacs, les marchandises qui leur avaient été rendues. Ils dirent : « Ô notre père ! Que pourrions-nous désirer de plus ? Voilà que nos marchandises nous ont été rendues. Nous approvisionnerons notre famille, nous protégerons notre frère et nous ajouterons le chargement d’un chameau : c’est une charge facile ! »
Il dit : « Je ne l’enverrai pas avec vous tant que vous n’aurez pas pris, devant Dieu, l’engagement de me le ramener, à moins que vous ne soyez cernés ». Leur père leur dit, après qu’ils eurent pris cet engagement : « Dieu est garant de ce que nous disons ».
Il dit encore : « Ô mes fils ! N’entrez pas par une seule porte, mais entrez par des portes différentes. Je ne vous serai d’aucune utilité contre Dieu ; le jugement n’appartient qu’à Dieu ; je me confie en lui ; qu’en lui se confient ceux qui s’en remettent entièrement à lui ! »
Lorsqu’ils entrèrent, comme leur père le leur avait ordonné, cela ne leur aurait servi à rien auprès de Dieu si cela n’avait été, dans l’esprit de Jacob, une chose décrétée par Dieu. Jacob possédait la science que nous lui avions enseignée ; mais la plupart des hommes ne savent pas.
Lorsqu’ils pénétrèrent auprès de Joseph, celui-ci prit son frère à part et lui dit : « Je suis ton frère ; ne t’attriste pas de ce qu’ils m’ont fait ».
Après leur avoir fait remettre leurs provisions, — il plaça la coupe dans le sac de son frère, puis, le crieur proclama : « Ô vous, les caravaniers ! Vous êtes des voleurs ! »
Ceux-ci dirent, en se retournant : « Que cherchez-vous ? »
Ils répondirent : « Nous cherchons la coupe du roi : celui qui la rapportera recevra en récompense la charge qu’un chameau peut transporter. J’en suis garant ! »
Ils dirent : « Par Dieu ! Vous savez que nous ne sommes pas venus ici, pour corrompre le pays et que nous ne sommes pas des voleurs ».
Ils répondirent : « Quelle sera la punition du voleur, si vous mentez ? »
Les frères de Joseph dirent : « Sa punition ? Celui dans le sac duquel on trouvera la coupe sera lui-même retenu captif. Voilà comment nous punissons les prévaricateurs ».
Joseph commença par examiner les autres sacs avant celui de son frère ; puis il retira la coupe du sac de son frère. — Nous avons suggéré cette ruse à Joseph car il ne pouvait pas se saisir de son frère, d’après la religion du roi et sans que Dieu l’ait voulu. Nous élevons d’un degré qui nous voulons. Celui qui sait tout est au-dessus de tout homme détenant la science. —
Plusieurs dirent : « S’il a volé, un de ses frères aussi, a volé autrefois ». Joseph tint sa pensée secrète, il ne la leur dévoila pas. Il dit : « Vous voilà dans la pire des situations. Dieu sait parfaitement ce que vous insinuez ».
Ils dirent : « Ô toi, le grand Intendant ! Son père est très âgé ; prends l’un de nous à sa place. Nous voyons que tu es au nombre de ceux qui font le bien ».
Il dit : « Que Dieu me préserve de prendre un autre que celui chez qui nous avons trouvé notre bien ! Sinon, nous serions injustes ! »
Désespérant de le fléchir, ils se consultèrent : l’aîné dit : « Ne savez-vous pas que votre père a reçu de vous une promesse formelle devant Dieu, et que déjà, vous y avez manqué autrefois, à propos de Joseph ? Je ne quitterai donc pas ce pays avant que mon père ne me le permette, ou bien que Dieu ne juge en ma faveur. Il est le meilleur des juges.
Retournez chez votre père et dites-lui : « Ô notre père ! Ton fils a réellement volé ; nous n’attestons que ce que nous savons ; nous ne connaissons pas ce qui est caché ;
interroge les habitants de la cité où nous étions et la caravane avec laquelle nous sommes venus ; nous sommes sincères ».
Jacob dit : « Non… Vos âmes vous ont inspiré quelque chose... Patience !... Dieu, peut-être, me les rendra tous !... Il est, en vérité, celui qui sait, le Sage ! »
Il dit, en se détournant d’eux : « Hélas !... Ô Joseph !... » Ses yeux devinrent aveugles par suite de son affliction et il était accablé de chagrin.
Ils dirent : « Par Dieu ! Tu ne cesseras pas de penser à Joseph, jusqu’à en dépérir et à mourir ».
Il dit : « Je me plains seulement à Dieu de mon malheur et de mon affliction. Je sais, par Dieu, ce que vous ne savez pas.
Ô mes fils ! Partez, et enquérez-vous de Joseph et de son frère ; ne désespérez pas de la bonté de Dieu ; seuls les incrédules désespèrent de la bonté de Dieu ».
Ils dirent, quand ils pénétrèrent auprès de Joseph : « Ô grand Intendant ! Le malheur nous a touchés, nous et notre famille. Nous apportons une marchandise de peu de valeur ; donne-nous une pleine mesure de blé, fais-nous l’aumône. Dieu récompense ceux qui font l’aumône ».
Il dit : « Ne savez-vous pas ce que, dans votre ignorance, vous avez fait à Joseph et à son frère ? »
Ils dirent : « N’es-tu pas Joseph ? » Il répondit : « Je suis Joseph et voici mon frère. Dieu nous a accordé sa faveur. Que celui qui le craint et qui est patient sache que Dieu ne laisse pas perdre la récompense de ceux qui font le bien ».
Ils dirent : « Par Dieu ! Dieu te préfère à nous ! Nous avons commis une faute ».
Il dit : « Qu’aucun reproche ne vous soit fait aujourd’hui ; que Dieu vous pardonne ! Il est le plus miséricordieux de ceux qui font miséricorde.
Emportez ma tunique que voici ; appliquez-la sur le visage de mon père ; il recouvrera la vue ; puis amenez-moi votre famille ».
Tandis que la caravane était sur le chemin du retour, leur père dit : « Je sens l’odeur de Joseph ; puissiez-vous ne pas m’accuser de radotage ».
Ils dirent : « Par Dieu ! Te voilà encore dans ton ancien égarement ! »
Quand arriva le porteur de bonnes nouvelles, il appliqua la tunique sur le visage de Jacob : celui-ci recouvra la vue et il dit : « Ne vous avais-je pas affirmé que je sais, par Dieu, ce que vous ignorez ? »
Ils dirent : « Ô notre père ! Implore, pour nous, le pardon de nos péchés ; nous avons commis une faute ».
Il dit : « Je vais, pour vous, demander le pardon de mon Seigneur. Il est celui qui pardonne, il est miséricordieux ».
Quand ils pénétrèrent auprès de Joseph, celui-ci accueillit son père et sa mère en disant : « Entrez en Égypte avec la paix, si Dieu le veut ».
Il fit monter son père et sa mère sur le trône et ses frères tombèrent prosternés. Il dit : « Ô mon père ! Voici l’explication de mon ancienne vision : mon Seigneur l’a réalisée ; il a été bon pour moi, lorsqu’il m’a fait sortir de prison et qu’il vous a fait venir du désert, après que le démon eut suscité la discorde entre moi et mes frères. Mon Seigneur est bienveillant en toutes ses volontés ; il est celui qui sait tout, le Sage !
Ô mon Seigneur ! Tu m’as conféré un certain pouvoir et tu m’as enseigné l’interprétation des récits. Créateur des cieux et de la terre, tu es mon Maître, en ce monde et dans l’autre. Fais-moi mourir soumis à toi et accorde-moi de rejoindre les justes ».
Voici donc un des récits que nous te révélons concernant le mystère. Tu n’étais pas auprès d’eux lorsqu’ils tombèrent d’accord et qu’ils combinèrent leur affaire.
La plupart des hommes ne sont pas croyants, malgré ton désir ardent.
Tu ne leur demandes pas de salaire ; ceci n’est qu’un Rappel adressé aux mondes.
Que de Signes contiennent les cieux et la terre ! Les hommes passent auprès d’eux et s’en détournent.
La plupart d’entre eux ne croient en Dieu qu’en lui associant d’autres divinités.
Sont-ils sûrs que le châtiment de Dieu ne les enveloppera pas ? Ou bien que l’Heure ne viendra pas soudainement à eux alors qu’ils n’en ont pas conscience ?
Dis : « Voici mon chemin ! J’en appelle à Dieu, moi, et ceux qui me suivent, en toute clairvoyance. Gloire à Dieu ! Je ne suis pas au nombre des polythéistes ».
Nous n’avions envoyé avant toi que des hommes résidant dans des cités, et que nous inspirions. Ces gens-là ne parcourent-ils pas la terre et ne voient-ils pas quelle a été la fin de ceux qui vécurent avant eux ? Oui, la demeure de la vie future est meilleure pour ceux qui craignent Dieu. Ne comprenez-vous pas ?
Quand les prophètes se désespéraient en pensant qu’on les traitait de menteurs, notre secours leur est parvenu. Ceux que nous voulions sauver l’ont été ; mais notre rigueur ne se détourne pas des hommes coupables.
Un enseignement destiné aux hommes doués d’intelligence se trouve dans les histoires des prophètes. Ce n’est pas ici un conte imaginé, mais c’est la confirmation de ce qui existait avant ceci ; l’exposé détaillé de toute chose ; une Direction et une Miséricorde pour un peuple qui croit.
Alif. Lam. Mim. Ra. Voici les Versets du Livre. Ce qui t’a été révélé de la part de ton Seigneur est la Vérité, mais la plupart des hommes ne croient pas.
Dieu est celui qui a élevé les cieux sans colonnes visibles. Il s’est ensuite assis en majesté sur le Trône. Il a soumis le soleil et la lune ; — chacun d’eux poursuit sa course vers un terme fixé — il dirige toute chose avec attention et il explique les Signes. — Peut-être croirez-vous fermement à la rencontre de votre Seigneur ! —
C’est lui qui a étendu la terre ; il y a placé des montagnes et des fleuves ; il y a placé deux couples de tous les fruits ; il recouvre le jour de la nuit. — Il y a vraiment là des Signes pour un peuple qui réfléchit —
Il y a sur la terre des parcelles voisines les unes des autres ; des jardins plantés de vignes, de céréales et de palmiers, — disposés en touffes ou bien dispersés — Il sont tous arrosés avec la même eau, mais nous rendons les uns plus savoureux que les autres. — Il y a vraiment là des Signes pour un peuple qui comprend —
Si tu t’étonnes, leur parole, en effet, est étonnante : « Lorsque nous serons poussière deviendrons-nous, vraiment, une nouvelle création ? » Voilà ceux qui sont incrédules à l’égard de leur Seigneur. Voilà ceux aux cous desquels on mettra des carcans. Voilà ceux qui seront les hôtes du Feu où ils demeureront immortels !
Ils te demandent de hâter la venue du malheur avant celle du bonheur ; de semblables choses se sont pourtant produites avant eux. Ton Seigneur est, pour les hommes et malgré leur injustice, le Maître du pardon ; mais ton Seigneur est redoutable dans son châtiment.
Les incrédules disent : « Pourquoi n’a-t-on pas fait descendre sur lui un Signe de la part de son Seigneur ? Tu n’es qu’un avertisseur. Un guide est donné à chaque peuple.
Dieu sait ce que porte chaque femelle et la durée de la gestation. Toute chose est mesurée par lui.
Il est celui qui connaît ce qui est caché et ce qui est apparent. Il est le Grand, le Très-Haut.
Égaux sont devant lui : celui qui, parmi vous tient secrète sa parole et celui qui la divulgue ; celui qui se cache la nuit et celui qui se montre au grand jour.
Des Anges sont attachés aux pas de l’homme ; devant lui et derrière lui : ils le protègent, sur l’ordre de Dieu. Dieu ne modifie rien en un peuple, avant que celui-ci ne change ce qui est en lui. Quand Dieu veut un mal pour un peuple, nul ne peut le repousser : il n’y a pas pour lui de défenseur en dehors de Dieu.
C’est lui qui vous fait voir l’éclair ; — sujet de crainte et d’espoir — c’est lui qui fait naître les lourds nuages.
Le tonnerre et les Anges célèbrent ses louanges avec crainte. Il lance les foudres en atteignant qui il veut, tandis que les hommes discutent au sujet de Dieu, alors qu’il est redoutable en sa force.
La véritable invocation s’adresse à lui. Ceux que les hommes invoquent en dehors de lui ne leur répondent d’aucune façon ; pas plus que l’eau ne parvient à la bouche de celui qui tend ses deux paumes vers elle pour qu’elle y parvienne. — L’invocation des incrédules n’est que vanité —
Ceux qui sont dans les cieux et ceux qui sont sur la terre se prosternent devant Dieu — ainsi que leurs ombres — de gré ou de force, le matin et le soir.
Dis : « Qui est le Seigneur des cieux et de la terre ? » Dis : « C’est Dieu » Dis : « Prendrez-vous en dehors de lui des maîtres qui ne détiennent pour eux-mêmes, ni profit, ni dommage ? » Dis : « L’aveugle est-il semblable à celui qui voit ? Les ténèbres sont-elles semblables à la lumière ? ou bien ont-ils donné à Dieu des associés qui auraient créé comme lui-même a créé, en sorte que cette création leur paraîtrait identique à la sienne ? » Dis : « Dieu est le Créateur de toute chose, il est l’Unique, le Dominateur suprême ! »
Il fait descendre une eau du ciel. Elle coule dans les vallées à la mesure de leur capacité. L’inondation charrie une écume qui surnage. Ce que l’on fait fondre au feu pour en retirer des bijoux et des outils, produit une écume semblable. Ainsi Dieu propose en paraboles le vrai et le faux. L’écume s’en va au rebut, mais ce qui est utile aux hommes reste sur la terre. Dieu propose ainsi des paraboles.
La très belle récompense est destinée à ceux qui auront répondu à leur Seigneur. Quant à ceux qui ne lui auront pas répondu, — même si, possédant tout ce qui se trouve sur la terre, et même le double, ils l’offraient en rançon pour leurs péchés — voilà ceux dont le compte est très mauvais ; leur refuge sera la Géhenne : quel détestable lit de repos !
Celui qui sait que la Révélation que ton Seigneur a fait descendre sur toi est la Vérité, serait-il semblable à l’aveugle ? Seuls réfléchissent : ceux qui sont doués d’intelligence,
ceux qui observent fidèlement le pacte de Dieu et ne violent pas son alliance ;
ceux qui maintiennent les liens que Dieu a ordonné de maintenir ; ceux qui redoutent leur Seigneur et qui craignent que leur compte ne soit très mauvais ;
ceux qui recherchent constamment la Face de leur Seigneur ; ceux qui s’acquittent de la prière ; ceux qui font l’aumône, secrète ou publique, avec les biens que nous leur avons accordés ; ceux qui repoussent le mal par le bien : voilà ceux qui posséderont la demeure finale,
les Jardins d’Éden. Ils y entreront avec ceux qui ont été justes, ainsi que leurs pères, leurs épouses et leurs enfants. Les anges entreront auprès d’eux, par toutes les portes.
« Que la paix soit sur vous, parce que vous avez été constants ». — La demeure finale est excellente —
Ceux qui violent le pacte de Dieu après avoir accepté son alliance ; ceux qui tranchent les liens que Dieu a ordonné de maintenir ; ceux qui corrompent la terre : voilà ceux qui seront maudits ; ceux auxquels la détestable demeure est destinée.
Dieu dispense largement ou mesure ses dons à qui il veut. Ils ont joui de la vie de ce monde. Qu’est donc la vie de ce monde en comparaison de la vie dernière, sinon une jouissance éphémère ?
Les incrédules disent : « Pourquoi n’a-t-on pas fait descendre sur lui un Signe de la part de son Seigneur ? » Dis : « Dieu égare qui il veut, il dirige vers lui : celui qui revient à lui repentant ;
ceux qui croient ; ceux dont les cœurs s’apaisent au souvenir de Dieu ;— les cœurs ne s’apaisent-ils pas au souvenir de Dieu ? —
ceux qui croient et qui font le bien. Le bonheur et un excellent lieu où ils retourneront sont destinés à tous ceux-là.
Nous t’avons envoyé à une Communauté, — que d’autres communautés avaient précédée — pour que tu lui communiques ce que nous t’avons révélé, alors que ces gens sont incrédules à l’égard du Miséricordieux. Dis : « C’est lui, mon Seigneur ! Il n’y a de Dieu que lui ! Je me confie en lui ; vers lui est mon retour. »
S’il existait un Coran par la vertu duquel les montagnes seraient mises en marche, la terre se fendrait, les morts parleraient !... Mais non !... Le commandement appartient entièrement à Dieu. Les croyants pourraient-ils ne pas espérer que Dieu dirigerait tous les hommes, s’il le voulait ? Un cataclysme ne manquera pas d’atteindre les incrédules, pour prix de leurs actions, ou bien, il s’abattra près de leurs demeures jusqu’à ce que vienne la promesse de Dieu. — Dieu ne manque pas à sa promesse —
Des prophètes venus avant toi ont été en butte aux railleries ; j’ai accordé un répit aux incrédules, puis, je les ai saisis. Quel fut alors mon châtiment !
Qui donc se tient auprès de chaque homme comme témoin de ce qu’il fait ?... Ils ont attribué des associés à Dieu. Dis : « Nommez-les ! Ferez-vous connaître à Dieu ce qu’il ignore sur la terre ? Ou bien, est-ce une façon de parler ? » Tout au contraire : les ruses des incrédules leur semblaient belles et ils ont été écartés du chemin droit. Il n’y a pas de guide pour celui que Dieu égare.
Dès cette vie, un châtiment atteindra les incrédules, mais le châtiment de la vie future est vraiment plus écrasant ; et ils n’auront pas de protecteur en dehors de Dieu.
Tel est le Jardin promis à ceux qui craignent Dieu : les ruisseaux y coulent, ses fruits et ses ombrages sont perpétuels. Voilà la fin de ceux qui auront craint Dieu, tandis que la fin des incrédules sera le Feu.
Ceux auxquels nous avons donné le Livre, se réjouissent de ce qu’on a fait descendre vers toi. Certaines factions en rejettent une partie. Dis : « J’ai seulement reçu l’ordre d’adorer Dieu et de ne rien lui associer. Je l’invoque. Mon retour se fera vers lui ».
Nous avons ainsi révélé en arabe une Sagesse. Si tu suis leurs désirs après que la Science t’est parvenue, il n’y aura pour toi ni maître, ni protecteur contre Dieu.
Nous avons envoyé des prophètes avant toi et nous leur avions donné des épouses et des enfants. Il n’appartient pas à un prophète d’apporter un Signe, si ce n’est avec la permission de Dieu. Un Livre a été envoyé pour chaque époque bien déterminée.
Dieu efface ou confirme ce qu’il veut. La Mère du Livre se trouve auprès de lui.
Soit que nous te montrions une partie de ce que nous promettons aux hommes, soit que nous te fassions mourir ; seule t’incombe la communication du message prophétique ; le compte final nous appartient.
Ne voient-ils pas que nous intervenons dans les pays infidèles pour en diminuer l’étendue ? Dieu juge ! Personne ne s’oppose à son jugement. Il est prompt dans ses comptes !
Ceux qui ont vécu avant eux ont usé de Stratagèmes : les stratagèmes appartiennent tous à Dieu ; il sait ce que chacun acquiert par ses œuvres. Les incrédules sauront bientôt à qui appartiendra la demeure dernière.
Les incrédules disent : « Tu n’es pas un envoyé ! » Dis : « Dieu suffit comme témoin entre moi et vous ; lui qui possède la Science du Livre ».
Alif. Lam. Ra. Voici un Livre ! Nous l’avons fait descendre sur toi pour que tu fasses sortir les hommes des ténèbres vers la lumière, — avec la permission de leur Seigneur — sur la voie du Tout-Puissant, de celui qui est digne de louanges ;
la voie de Dieu, à qui appartient ce qui est dans les cieux et ce qui est sur la terre. Malheur aux incrédules ! Ils subiront un dur châtiment.
Ceux qui préfèrent la vie de ce monde à la vie dernière détournent les hommes de la voie de Dieu et ils voudraient la rendre tortueuse : voilà ceux qui se trouvent dans un profond égarement.
Chaque prophète envoyé par nous ne s’exprimait, pour l’éclairer, que dans la langue du peuple auquel il s’adressait. Dieu égare qui il veut ; il dirige qui il veut ; il est le Puissant, le Sage.
Oui, nous avons envoyé Moïse avec nos Signes : « Fais sortir ton peuple des ténèbres vers la lumière ; rappelle-lui les jours de Dieu ». Il y a vraiment là des Signes pour tout homme constant et reconnaissant.
Quand Moïse dit à son peuple : « Rappelez-vous les bienfaits de Dieu envers vous, lorsqu’il vous a délivrés du peuple de Pharaon qui vous infligeait les pires tourments : il égorgeait vos fils et il laissait vivre vos filles. Ce fut, pour vous, une terrible épreuve de la part de votre Seigneur ».
Quand votre Seigneur proclama : « Si vous êtes reconnaissants, je multiplierai pour vous mes bienfaits ; mais si vous êtes ingrats, mon châtiment sera terrible ».
Moïse dit alors : « Si vous êtes ingrats, vous et tous ceux qui sont sur la terre, sachez que Dieu se suffit à lui-même et qu’il est digne de louanges ».
Le récit concernant ceux qui vécurent avant vous, — le peuple de Noé, les ‘Ad et les Thamoud — ne vous est-il pas parvenu ainsi que le récit concernant ceux qui vécurent après eux ? — Dieu seul les connaît — Leurs prophètes étaient venus à eux avec des preuves évidentes ; mais ils portèrent leurs mains à leurs bouches et ils dirent : « Nous ne croyons certainement pas au message que vous étiez chargés de nous faire parvenir. Oui, nous demeurons dans un doute profond au sujet de ce vers quoi vous nous avez appelés ».
Leurs prophètes dirent : « Est-il possible de douter de Dieu, le Créateur des cieux et de la terre ? Il vous appelle pour vous pardonner une partie de vos péchés et vous donner un délai jusqu’à un terme fixé ». Ils répondirent : « Vous n’êtes que des mortels comme nous. Vous voulez nous éloigner de ce que nos pères adoraient. Apportez-nous donc une preuve incontestable de votre pouvoir ».
Leurs prophètes leur dirent : « Nous ne sommes que des mortels comme vous, mais Dieu accorde sa grâce à qui il veut parmi ses serviteurs. Il ne nous appartient pas de vous apporter une preuve de notre pouvoir, si ce n’est avec la permission de Dieu. Que les croyants placent donc leur confiance en Dieu !
Pourquoi ne placerions-nous pas notre confiance en Dieu alors qu’il nous a dirigés sur nos chemins ? Nous sommes patients dans les peines que vous nous infligez. — Ceux qui ont confiance en Dieu s’en remettent entièrement à lui —
Les incrédules dirent à leurs prophètes : « Nous allons vous chasser de notre pays, à moins que vous ne reveniez à notre religion ». Leur Seigneur leur révéla : « Nous allons faire périr les injustes
et vous établir ensuite sur la terre ». — Voilà pour celui qui redoute ma présence, pour celui qui redoute ma menace. —
Ils recherchaient la victoire, mais tout tyran insolent est perdu ;
il est tiré vers la Géhenne où il sera abreuvé d’une eau fétide
qu’il essayera d’avaler par petites gorgées. La mort l’assaillira de toutes parts mais il ne pourra pas mourir. Il est promis à un terrible châtiment.
Les actions de ceux qui ne croient pas en leur Seigneur sont semblables à de la cendre sur laquelle le vent s’acharne un jour d’ouragan. Ils ne peuvent donc attendre aucune rétribution pour les œuvres qu’ils ont accomplies : c’est là le profond égarement.
Ne vois-tu pas que Dieu a créé les cieux et la terre en toute vérité ? Il vous ferait disparaître, s’il le voulait, et il ferait surgir une nouvelle création.
— Cela n’est pas difficile pour Dieu —
Ils comparaîtront tous devant Dieu. Les faibles diront à ceux qui furent orgueilleux : « Nous vous avons suivis ! Pouvez-vous nous être utiles en nous préservant du châtiment de Dieu ? » Ils diront : « Si Dieu nous avait dirigés, nous vous aurions dirigés. Il est indifférent pour nous de nous plaindre ou d’être patients, nous ne connaissons aucun lieu où fuir ! »
Lorsque le décret aura été décidé, le Démon dira : « Dieu vous a certainement fait une promesse vraie, tandis que je vous ai fait une promesse que je n’ai pas tenue. Quel pouvoir avais-je sur vous, sinon celui de vous appeler ? Vous m’avez répondu. Ne me blâmez donc pas, blâmez-vous vous-mêmes ! Je ne vous suis d’aucun secours, vous ne m’êtes d’aucun secours. J’ai été incrédule envers ceux auxquels vous m’avez autrefois associé ». — Oui, les injustes subiront un douloureux châtiment —
On introduira ceux qui croient et qui font des œuvres bonnes dans les Jardins où coulent les ruisseaux. Ils y demeureront immortels, — avec la permission de leur Seigneur — ils y seront accueillis avec le mot : « Paix ! »
N’as-tu pas vu comment Dieu propose en parabole une très bonne parole ? Elle est comparable à un arbre excellent dont la racine est solide, la ramure dans le ciel
et les fruits abondants en toute saison, — avec la permission de son Seigneur — Dieu propose aux hommes des paraboles ; peut-être réfléchiront-ils ?
Une parole mauvaise est semblable à un arbre mauvais : déraciné de la surface de la terre, il manque de stabilité.
Dieu affermit ceux qui croient, par une parole ferme, dans la vie de ce monde et dans la vie future ; tandis que Dieu égare les injustes. — Dieu fait ce qu’il veut — 
N’as-tu pas vu ceux qui échangent les bienfaits de Dieu contre l’incrédulité et qui établissent leur peuple dans la demeure de la perdition ;
dans la Géhenne où ils brûleront ? — Quel détestable lieu de séjour ! —
Ils ont donné des égaux à Dieu afin de détourner les hommes de sa voie. Dis : « Jouissez pour un temps de cette vie, votre fin sera le Feu ! »
Dis à mes serviteurs croyants de s’acquitter de la prière, de faire l’aumône secrète ou publique avec les biens que nous leur avons accordés, avant que vienne le Jour où il n’y aura plus ni rachat, ni amitié.
Dieu !... C’est lui qui a créé les cieux et la terre et qui fait descendre du ciel une eau grâce à laquelle il fait pousser des fruits pour votre subsistance. Il a mis à votre service le vaisseau pour que celui-ci, par son ordre, vogue sur la mer. Il a mis à votre service les fleuves.
Il a mis à votre service le soleil et la lune qui gravitent avec régularité. Il a mis à votre service la nuit et le jour.
Il vous a donné tout ce que vous lui avez demandé. Si vous vouliez compter les bienfaits de Dieu, vous ne sauriez les dénombrer. — L’homme est vraiment très injuste et très ingrat —
Abraham dit : « Mon Seigneur ! Fais de cette cité un asile sûr. Préserve-nous, moi et mes enfants, d’adorer des idoles,
— Ô mon Seigneur ! — car elles ont égaré un grand nombre d’hommes. Quiconque me suit est des miens, mais, pour quiconque me désobéit, tu es celui qui pardonne, tu es miséricordieux.
Notre Seigneur ! J’ai établi une partie de mes descendants dans une vallée stérile, auprès de ta Maison sacrée, — Ô notre Seigneur !... — afin qu’ils s’acquittent de la prière. Fais en sorte que les cœurs de certains hommes s’inclinent vers eux ; accorde-leur des fruits, en nourriture. Peut-être, alors, seront-ils reconnaissants.
Ô notre Seigneur ! Tu connais parfaitement ce que nous cachons et ce que nous divulguons. Rien n’est caché à Dieu sur la terre et dans le ciel.
Louange à Dieu ! Dans ma vieillesse il m’a donné Ismaël et Isaac ! — Mon Seigneur est celui qui exauce la prière —
Mon Seigneur ! Fais que je m’acquitte de la prière, moi, ainsi que ma descendance. Exauce ma prière, ô notre Seigneur !
Notre Seigneur ! Accorde ton pardon à moi-même, à mes parents et aux croyants le Jour où apparaîtra le compte final ! »
Ne pense pas que Dieu soit inattentif aux actions des injustes. Il leur accorde un délai jusqu’au Jour où leurs yeux se fixeront d’horreur
tandis qu’ils viendront suppliants, la tête immobile, — leurs regards ne se retourneront pas sur eux-mêmes —et le cœur vide.
Avertis les hommes du Jour où le châtiment les atteindra. Ceux qui auront été injustes diront alors : « Notre Seigneur ! Accorde-nous un court délai pour que nous répondions à ton appel et que nous suivions les prophètes ». N’aviez-vous pas juré autrefois qu’il n’était pas question que vous disparaissiez ?
Vous avez habité les maisons de ceux qui s’étaient fait tort à eux-mêmes, alors que ce que nous en avions fait vous était parfaitement connu et que nous vous avions donné des exemples.
Ils ont usé de stratagèmes mais leurs stratagèmes sont connus de Dieu, — même si leurs stratagèmes étaient assez puissants pour déplacer les montagnes. —
Ne pensez pas que Dieu manque à la promesse qu’il a faite à ses prophètes. Dieu est puissant ! Il est le Maître de la vengeance
le Jour où la terre sera remplacée par une autre terre, où les cieux seront remplacés par d’autres cieux. Les hommes seront alors présentés à Dieu, l’Unique, le Dominateur suprême !
Tu verras, ce Jour-là, les coupables enchaînés deux à deux.
Leurs tuniques seront faites de goudron ; le feu couvrira leurs visages.
Dieu rétribuera ainsi chaque homme pour ce qu’il aura accompli. Dieu est prompt dans ses comptes.
Voici une communication adressée aux hommes afin qu’ils soient avertis ; qu’ils sachent seulement que lui, il est un Dieu unique et que réfléchissent ceux qui sont doués d’intelligence.
Alif. Lam. Ra. Voici les Versets du Livre et d’un Coran lumineux !
Les incrédules aimeraient parfois être soumis.
Laisse-les manger et jouir un temps. L’espoir les distrait, mais bientôt, ils sauront !
Nous ne détruisons pas de cité dont le sort n’a pas été fixé dans un Livre connu de nous.
Nulle communauté ne devance ni ne retarde son terme.
Ils ont dit : « Ô toi, sur qui on a fait descendre le Rappel ! Tu es sûrement un possédé !
Pourquoi, si tu es véridique, n’es-tu pas venu à nous avec les Anges ?
Nous ne faisons descendre les Anges qu’avec la Vérité. Ces gens ne resteront pas longtemps dans l’expectative.
Nous avons fait descendre le Rappel ; nous en sommes les gardiens.
Nous avons, avant toi, envoyé des prophètes, parmi les partisans des Anciens.
Aucun prophète n’est venu à eux, sans qu’ils se soient moqués de lui.
Voilà comment nous procédons dans les cœurs des coupables.
Ils ne croient pas en lui, malgré l’exemple que les Anciens leur ont laissé.
Même si nous leur ouvrions une porte du ciel et qu’ils puissent y monter,
ils diraient : « Nos regards sont certainement troublés ; ou, plutôt, nous sommes des gens ensorcelés ».
Nous avons placé ces constellations dans le ciel et nous l’avons orné pour ceux qui le regardent.
Nous le protégeons contre tout démon maudit ;
mais si l’un d’eux parvient subrepticement à écouter, une flamme brillante le poursuit.
Quant à la terre : Nous l’avons étendue, nous y avons jeté des montagnes, nous y avons fait croître toute chose avec mesure.
Nous y avons placé des aliments pour vous et pour ceux que vous ne nourrissez pas.
Il n’y a rien dont les trésors ne soient pas auprès de nous ; nous ne les faisons descendre que d’après une mesure déterminée. 
Nous envoyons les vents chargés de lourds nuages. Nous faisons descendre du ciel une eau dont nous vous abreuvons et que vous n’êtes pas capables de conserver.
Oui, c’est nous qui faisons vivre et qui faisons mourir. Nous sommes l’Héritier Suprême.
Nous connaissons ceux d’entre vous qui sont venus les premiers et nous connaissons ceux qui tardent encore.
C’est ton Seigneur qui les rassemblera. Il est sage et il sait tout.
Nous avons créé l’homme d’une argile, extraite d’une boue malléable.
Quant aux Djinns, nous les avions créés, auparavant, du feu de la fournaise ardente.
Lorsque ton Seigneur dit aux Anges : « Je vais créer un mortel d’une argile extraite d’une boue malléable.
Après que je l’aurai harmonieusement formé, et que j’aurai insufflé en lui de mon Esprit : tombez prosternés devant lui ».
Tous les Anges se prosternèrent ensemble,
à l’exception d’Iblis qui refusa de se prosterner.
Dieu dit « Ô Iblis ! Pourquoi n’es-tu pas au nombre de ceux qui se prosternent ? »
Il dit : « Je n’ai pas à me prosterner devant un mortel que tu as créé d’une argile extraite d’une boue malléable ».
Dieu dit : « Sors d’ici ! Tu es maudit !
Sur toi la malédiction jusqu’au Jour du Jugement ! »
Il dit : « Mon Seigneur ! Accorde-moi un délai jusqu’au Jour où les hommes seront ressuscités ».
Dieu dit : « Ce délai t’est accordé
jusqu’au Jour de l’instant connu de nous ».
Il dit : « Mon Seigneur ! C’est parce que tu m’as induit en erreur que je leur montrerai sur la terre le mal, sous des apparences trompeuses. Je les jetterai tous dans l’aberration,
à l’exception de ceux de tes serviteurs qui sont sincères ».
Dieu dit : « Voilà pour moi une voie droite !
Tu n’as aucun pouvoir sur mes serviteurs à l’exception de celui qui te suivra, parmi ceux qui sont dans l’erreur ».
La Géhenne sera sûrement pour eux tous leur rendez-vous.
Elle a sept portes : un groupe d’entre eux se tiendra devant chaque porte.
Oui, ceux qui craignent Dieu seront au milieu des Jardins et des sources :
« Entrez ici, en paix et en sécurité ! »
Nous avons arraché ce qui se trouvait de haine dans leurs cœurs. Ils deviendront comme des frères sur des lits de repos se faisant vis-à-vis.
Nul peine ne les touchera ; ils ne seront jamais expulsés.
Informe mes serviteurs que je suis, en vérité, celui qui pardonne, le Miséricordieux,
et que mon châtiment est le châtiment douloureux.
Informe-les au sujet des hôtes d’Abraham.
Ils dirent, en entrant chez lui : « Salut ! » Il dit : « Nous avons peur de vous ! »
Ils dirent : « N’aie pas peur ! Nous t’annonçons la bonne nouvelle d’un garçon plein de science ».
Il dit : « M’annoncez-vous cette bonne nouvelle alors que la vieillesse m’a atteint ? Que m’annoncez-vous donc ? »
Ils dirent : « Nous t’annonçons cette bonne nouvelle en toute vérité. Ne sois donc pas au nombre de ceux qui désespèrent ».
Il dit : « Qui donc désespère de la Miséricorde de son Seigneur, sinon ceux qui sont égarés ? »
Il dit encore : « Ô vous, les envoyés ! Quelle est donc votre mission ? »
Ils dirent : « Nous sommes envoyés à un peuple criminel,
mais non pas à la famille de Loth que nous allons sauver entièrement
à l’exception de sa femme ». — Nous avions décrété qu’elle serait au nombre de ceux qui resteraient en arrière —
Quand les envoyés vinrent auprès de la famille de Loth,
celui-ci dit : « Vous êtes des inconnus ! »
Ils dirent : « Non... Nous sommes venus chez toi en apportant ce dont ils doutent ;
nous sommes venus à toi avec la Vérité ; nous sommes véridiques !
Pars de nuit avec ta famille ; suis-la et que nul d’entre vous ne se retourne. Allez là où on vous l’ordonne ».
Nous en avons décrété ainsi, pour le sauver, parce que, le matin suivant, ces gens-là devaient être anéantis, jusqu’au dernier.
Les gens de la ville vinrent, en quête de nouvelles.
Loth leur dit : « Ceux-ci sont mes hôtes ; ne me déshonorez pas.
Craignez Dieu et ne me couvrez pas de honte ! »
Ils dirent : « Ne t’avons-nous pas interdit de t’occuper des mondes ? »
Il dit : « Voici mes filles ! Si vous les voulez ! »
Oui, par ta vie ! Ces hommes s’aveuglaient dans leur ivresse.
Le Cri les saisit à l’aube.
Nous avons renversé cette cité de fond en comble et nous avons fait pleuvoir des pierres d’argile sur ses habitants.
— Voilà vraiment des Signes pour ceux qui les observent —
Elle se trouvait sur un chemin connu de tous.
— Il y a vraiment là un Signe pour les croyants ! —
Les habitants d’al ’Aïka étaient injustes :
nous nous sommes vengé d’eux. Ces deux cités sont un exemple incontestable.
Les habitants de Hijr ont traité les prophètes de menteurs.
Nous leur avions apporté nos Signes, mais ils se sont détournés.
Ils creusaient les montagnes en toute sécurité pour en faire des demeures.
Le Cri les saisit au matin ;
leurs actions ne leur ont pas été profitables.
Nous n’avons créé qu’avec la Vérité les cieux, la terre et ce qui se trouve entre les deux. L’Heure vient sûrement ! Pardonne d’un beau pardon !
Oui, ton Seigneur est le Créateur qui ne cesse de créer ; celui qui sait tout.
Nous t’avons donné sept versets que l’on répète, et aussi, le très grand Coran.
Ne porte pas tes regards vers les choses que nous avons accordées à certains d’entre eux à titre de jouissance éphémère. Ne t’afflige pas à leur sujet. Abaisse ton aile sur les croyants.
Dis : « Oui, je suis l’avertisseur explicite ».
Nous avions fait descendre ainsi le châtiment sur les conjurés
qui ont mis le Coran en pièces.
Par ton Seigneur ! Nous les interrogerons tous
sur ce qu’ils faisaient.
Proclame ce qui t’est ordonné et détourne-toi des polythéistes.
Nous te suffisons, face aux railleurs
qui placent une autre divinité à côté de Dieu. Ils sauront bientôt !
Nous savons que ta poitrine se resserre en entendant ce qu’ils disent.
Proclame la louange de ton Seigneur ! Sois au nombre de ceux qui se prosternent !
Adore ton Seigneur, jusqu’à ce que la certitude te parvienne !
L’Ordre de Dieu arrive ! Ne cherchez pas à hâter sa venue. Gloire à Dieu ! Très élevé au-dessus de ce qu’on lui associe.
Il fait descendre les Anges avec l’Esprit qui provient de son Commandement sur qui il veut parmi ses serviteurs : « Avertissez les hommes qu’en vérité, il n’y a de Dieu que moi : craignez-moi donc ! »
Il a créé les cieux et la terre en toute vérité. Il est très élevé au-dessus de ce qu’on lui associe !
Il a créé l’homme d’une goutte de sperme, et voilà que celui-ci se montre querelleur.
Il a créé pour vous les bestiaux. Vous en retirez des vêtements chauds, d’autres avantages encore et vous vous en nourrissez.
Ils vous semblent beaux quand vous les ramenez le soir et quand vous partez au matin.
Ils portent vos fardeaux vers une contrée que vous n’atteindriez qu’avec peine. — Votre Seigneur est bon et miséricordieux —
Il a créé pour vous les chevaux, les mulets et les ânes, pour que vous les montiez et pour l’apparat. Il crée ce que vous ne savez pas !
La voie droite appartient à Dieu ; certains s’en détachent, mais Dieu vous dirigerait tous, s’il le voulait.
C’est lui qui fait descendre du ciel l’eau qui vous sert de boisson et qui fait croître les plantes dont vous nourrissez vos troupeaux.
Grâce à elle, il fait encore pousser pour vous les céréales, les oliviers, les palmiers, les vignes et toutes sortes de fruits. Il y a vraiment là un Signe pour un peuple qui réfléchit !
Il a mis à votre service la nuit, le jour, le soleil et la lune. Les étoiles sont soumises à son ordre. Il y a vraiment là des Signes pour un peuple qui comprend !
Ce qu’il a créé pour vous sur la terre est de couleurs variées. Il y a vraiment là un Signe pour un peuple qui réfléchit !
C’est lui qui a mis la mer à votre service pour que vous en retiriez une chair fraîche et les joyaux dont vous vous parez, — Tu vois le vaisseau fendre les vagues avec bruit — pour que vous partiez à la recherche de ses bienfaits. Peut-être serez-vous reconnaissants !
Il a jeté sur la terre des montagnes comme des piliers — afin qu’elle ne branle pas et vous non plus — des rivières, des chemins qui serviront peut-être à vous guider
et des points de repère. — Les hommes se dirigent d’après les étoiles —
Celui qui crée est-il semblable à celui qui ne crée rien ? Ne réfléchissez-vous pas ?
Si vous comptiez les bienfaits de Dieu, vous ne sauriez les dénombrer. Dieu est celui qui pardonne, il est miséricordieux.
Dieu connaît ce que vous cachez et ce que vous divulguez.
Ceux qu’ils invoquent en dehors de Dieu ne créent rien ; ils sont eux-mêmes créés ;
ils sont morts, et non pas vivants ; ils ne savent pas quand ils seront ressuscités.
Votre Dieu est un Dieu unique. Ceux qui ne croient pas à la vie future le nient en leurs cœurs et ils s’enorgueillissent.
Sans aucun doute, Dieu connaît parfaitement ce qu’ils cachent et ce qu’ils divulguent. Il n’aime pas les orgueilleux !
Lorsqu’on leur dit : « Qu’est-ce que votre Seigneur a fait descendre ? » ils répondent : « Des histoires racontées par les Anciens ».
Qu’ils portent donc leur fardeau en entier, le Jour de la Résurrection, avec une partie du fardeau de ceux qu’ils égaraient, sans le savoir. Leur fardeau n’est-il pas détestable ?
Ceux qui ont vécu avant eux ont usé de stratagèmes. Dieu a sapé leur édifice par la base ; le toit s’est écroulé sur eux ; le châtiment est venu à eux d’où ils ne l’avaient pas pressenti.
Ensuite, le Jour de la Résurrection, Dieu les couvrira d’opprobres et leur dira : « Où sont mes associés au sujet desquels vous n’étiez pas d’accord ? » Ceux qui auront reçu la Science diront : « L’opprobre et la honte tombent aujourd’hui sur les incrédules
que les anges rappellent, alors qu’ils se font tort à eux-mêmes ». Ceux-ci feront leur soumission : « Nous ne faisions pas de mal ! » Bien au contraire ! Dieu sait parfaitement ce que vous faisiez.
« Franchissez les portes de la Géhenne pour y demeurer immortels ! » Combien est détectable le séjour des orgueilleux !
On dira à ceux qui craignaient Dieu : « Qu’est-ce que votre Seigneur a fait descendre ? » Ils répondront : « Un bien ». Une chose excellente est destinée à ceux qui, en cette vie, accomplissent des œuvres bonnes ; mais la demeure de la vie future est meilleure, et combien délicieuse, la demeure de ceux qui craignent Dieu !
Ils pénétreront dans les Jardins d’Éden où coulent les ruisseaux. Ils trouveront là tout ce qu’ils voudront. Dieu récompense ainsi ceux qui le craignent ;
ceux que les Anges rappellent, alors qu’ils sont bons, et à qui ils disent : « La Paix soit sur vous ! Entrez au Paradis, en récompense de vos actions ! »
Les autres attendent-ils seulement que les Anges viennent à eux ou que l’Ordre de ton Seigneur survienne ? Ceux qui ont vécu avant eux ont agi ainsi : Dieu ne les a pas lésés ; mais ils se sont fait tort à eux-mêmes.
Les méfaits qu’ils ont commis les frapperont. Ce dont ils se moquaient les cernera de toutes parts.
Les polythéistes diront : « Si Dieu l’avait voulu, nous n’aurions rien adoré en dehors de lui, — nous et nos pères — nous n’aurions rien interdit en dehors de ses prescriptions ». Ceux qui ont vécu avant eux agissaient ainsi. Qu’incombe-t-il aux prophètes, sinon de transmettre le message prophétique en toute clarté ?
Oui, nous avons envoyé un prophète à chaque communauté : « Adorez Dieu ! Fuyez les Taghout ! » Il y en eut, parmi eux, que Dieu dirigea tandis que l’égarement des autres devint inéluctable. Parcourez la terre : voyez quelle fut la fin de ceux qui criaient au mensonge.
Même si tu désirais ardemment qu’ils soient guidés, Dieu ne dirige pas ceux qui s’égarent et il n’y a personne pour les secourir.
Ils ont juré par Dieu en prononçant leurs serments les plus solennels : « Dieu ne ressuscitera pas celui qui est mort ! » Bien au contraire ! C’est une promesse vraie dont la réalisation lui incombe ; mais la plupart des gens ne savent pas.
Pour expliquer aux incrédules les motifs de leurs dissensions et pour qu’ils sachent qu’ils sont menteurs :
notre seule Parole, lorsque nous voulons une chose, est de lui dire : « Sois ! » et elle est.
Nous rétablirons en cette vie, dans une situation favorable, ceux qui ont émigré pour Dieu après avoir subi des injustices ; mais la récompense de la vie future est plus grande encore. S’ils savaient,
eux qui furent constants et qui se sont confiés en leur Seigneur !
Nous n’avons envoyé avant toi que des hommes que nous avons inspirés. Si vous ne le savez pas, interrogez les gens auxquels le Rappel a été adressé.
Nous avons envoyé les prophètes avec des preuves irréfutables et les Écritures. Nous avons fait descendre sur toi le Rappel pour que tu exposes clairement aux hommes ce qu’on a fait descendre vers eux. — Peut-être réfléchiront-ils ! —
Ceux qui ont usé de mauvais stratagèmes sont-ils sûrs que Dieu ne les fera pas engloutir par la terre, ou que le châtiment ne les saisira pas, là où ils ne s’y attendaient pas ;
ou qu’il ne les saisira pas en pleine activité, sans qu’ils puissent le repousser,
ou qu’il ne les saisira pas en plein effroi ? — Mais votre Seigneur est bon et miséricordieux ! —
N’ont-ils pas vu que les ombres de toutes les choses créées par Dieu s’allongent à droite et à gauche, en se prosternant humblement devant Dieu ?
Tout être vivant, dans les cieux et sur la terre, se prosterne devant Dieu ainsi que les Anges qui ne s’enorgueillissent pas.
Ils craignent leur Seigneur, au-dessus d’eux et ils font ce qui leur est ordonné.
Dieu dit : « Ne révérez pas deux dieux. Il n’y a, en vérité, qu’un Dieu unique. Redoutez-moi donc ! »
A lui appartient ce qui est dans les cieux et ce qui est sur la terre. Une obéissance continuelle lui est due. Craindrez-vous un autre que Dieu ?
Quel que soit le bien que vous possédiez, il vient de Dieu. Quand, ensuite, le malheur vous touche, c’est à Dieu que vous adressez vos supplications ;
puis, lorsque le malheur s’éloigne de vous, — voilà que certains d’entre vous donnent des associés à leur Seigneur,
méconnaissant ainsi ce que nous leur avons donné. Jouissez donc, pour un temps, de la vie présente ; bientôt, vous saurez...
Ils affectent une partie des biens que nous leur avons accordés, à ce qu’ils ne connaissent pas. Par Dieu ! On vous demandera compte de ce que vous avez inventé !
Ils attribuent des filles à Dieu, — Gloire à lui ! — alors qu’ils n’en veulent pas pour eux-mêmes !
Lorsqu’on annonce à l’un d’eux la naissance d’une fille, son visage s’assombrit, il suffoque,
il se tient à l’écart, loin des gens, à cause du malheur qui lui a été annoncé. Va-t-il conserver cette enfant, malgré sa honte, ou bien l’enfouira-t-il dans la poussière ? — Leur jugement n’est-il pas détestable ? —
Ceux qui ne croient pas à la vie future présentent l’image du mal tandis que les comparaisons les plus élevées s’appliquent à Dieu. — Il est le Puissant, le Sage ! —
Si Dieu s’en prenait aux hommes, à cause de leur injustice, il ne laisserait, sur la terre, aucun être vivant. Il les prolonge jusqu’à un terme fixé ; mais lorsque leur terme viendra, ils ne pourront ni le retarder, ni l’avancer d’une heure.
Ils attribuent à Dieu ce qu’ils détestent pour eux-mêmes. Leurs langues profèrent le mensonge lorsqu’ils disent qu’une belle récompense les attend. C’est le Feu qui leur est réservé sans aucun doute, et ils y seront envoyés les premiers.
Par Dieu ! Nous avons envoyé des prophètes aux communautés avant toi. Le Démon a embelli à leurs yeux leurs propres actions. C’est lui qui, ce Jour-là, sera leur maître. Un châtiment douloureux leur est réservé.
Nous n’avons fait descendre sur toi le Livre que pour que tu leur expliques les motifs de leurs dissensions, en ce qui le concerne, et comme une Direction et une miséricorde pour un peuple qui croit.
Dieu a fait descendre du ciel une eau par laquelle il fait revivre la terre après sa mort. — Il y a vraiment là un Signe pour un peuple qui entend. —
Vous trouverez un enseignement dans vos troupeaux. Nous vous abreuvons de ce qui, dans leurs entrailles, tient le milieu entre le chyme et le sang : un lait pur, délicieux à boire.
Vous retirez une boisson enivrante et un aliment excellent des fruits des palmiers et des vignes. — Il y a vraiment là un Signe pour un peuple qui comprend —
Ton Seigneur a révélé aux abeilles : « Établissez vos demeures dans les montagnes, dans les arbres et les ruches ;
puis mangez de tous les fruits. Suivez ainsi docilement les sentiers de votre Seigneur ». De leurs entrailles sort une liqueur diaprée où les hommes trouvent une guérison. — Il y a vraiment là un Signe pour un peuple qui réfléchit ! —
Dieu vous a créés, puis il vous rappellera. Certains parmi vous sont prolongés jusqu’à la décrépitude, afin qu’après avoir su quelque chose, ils ne sachent plus rien. — Dieu sait tout et il est puissant —
Dieu a favorisé certains d’entre vous, plus que d’autres, dans la répartition de ses dons. Que ceux qui ont été favorisés ne reversent pas ce qui leur a été accordé à leurs esclaves, au point que ceux-ci deviennent leurs égaux. — Nieront-ils les bienfaits de Dieu ? —
Dieu vous a donné des épouses nées parmi vous. De vos épouses, il vous a donné des enfants et des petits-enfants ; il vous a accordé des choses excellentes. Vont-ils donc croire ce qui est faux, et méconnaître les bienfaits de Dieu ?
Ils adorent, à côté de Dieu, ce qui ne peut leur procurer aucune nourriture des cieux ou de la terre, et ce qui n’est capable de rien.
N’attribuez donc pas des égaux à Dieu. Dieu sait, et vous, vous ne savez pas.
Dieu propose en parabole un serviteur, — un esclave qui ne peut rien — et un homme à qui nous avons accordé d’amples ressources dont il fait des aumônes secrètes et publiques. Ces deux hommes sont-ils égaux ? Louange à Dieu mais la plupart des hommes ne savent pas !
Dieu propose en parabole deux hommes : l’un est muet, il ne peut rien faire, il est à charge à son maître. Quelque lieu où celui-ci l’envoie, cet homme ne lui rapporte rien de bon. Est-il l’égal de celui qui ordonne l’équité et qui suit une voie droite ?
Le mystère des cieux et de la terre appartient à Dieu. L’ordre concernant l’Heure sera comme un clin d’œil ou plus bref encore. — Dieu est puissant sur toute chose —
Dieu vous a fait sortir du ventre de vos mères. Vous ne saviez rien. Il vous a donné l’ouïe, la vue, des viscères. — Peut-être serez-vous reconnaissants ! —
N’ont-ils pas vu les oiseaux assujettis au vol dans l’air du ciel, où rien, sauf Dieu, ne les soutient ? — Il y a vraiment là des Signes pour les croyants ! —
Dieu vous a procuré un abri dans vos maisons comme il vous a procuré des habitations faites de peaux de bêtes, afin que vous les trouviez légères le jour où vous vous déplacez et le jour où vous campez. Des effets et des objets d’un usage précaire proviennent de la laine, du poil et du crin.
Parmi ce que Dieu a créé : il vous a procuré les ombrages ; il vous a procuré des abris dans les montagnes ; il vous a procuré des vêtements qui vous protègent de la chaleur et des vêtements qui vous protègent des coups. Il parachève ainsi ses bienfaits envers vous ; peut-être lui serez-vous soumis.
S’ils tournent le dos, sache qu’il t’incombe seulement de transmettre le message prophétique en toute clarté.
Ils reconnaissent les bienfaits de Dieu, puis ils les nient. La plupart d’entre eux sont ingrats.
Le Jour où nous susciterons un témoin de chaque communauté, la parole ne sera pas donnée aux incrédules et ils ne seront pas excusés.
Lorsque ceux qui étaient injustes verront le châtiment, celui-ci ne sera pas allégé pour eux : ils n’auront pas de répit.
Lorsque les polythéistes verront ceux qu’ils ont associés à Dieu, ils diront : « Notre Seigneur ! Voici ceux que nous t’avons associés et que nous avons invoqués en dehors de toi ». Ceux-ci leur rétorqueront : « Vous êtes des menteurs. »
Ils offriront alors à Dieu leur soumission mais ce qu’ils avaient inventé est perdu pour eux.
A ceux qui sont incrédules, à ceux qui écartent les hommes du chemin de Dieu, nous infligerons châtiment sur châtiment, pour prix de la corruption qu’ils ont semée.
Comme le Jour où nous enverrons à chaque communauté un témoin contre eux, choisi parmi eux, nous t’avons suscité comme témoin contre ceux-ci. Nous avons fait descendre le Livre sur toi, comme un éclaircissement de toute chose, une Direction, une Miséricorde et une bonne nouvelle pour ceux qui se sont soumis.
Oui, Dieu ordonne l’équité, la bienfaisance et la libéralité envers les proches parents. Il interdit la turpitude, l’acte répréhensible et la rébellion. Il vous exhorte. Peut-être réfléchirez-vous.
Soyez fidèles à l’alliance de Dieu après l’avoir contractée. Ne violez pas les serments, après les avoir solennellement prêtés et avoir pris Dieu comme garant contre vous. — Dieu sait parfaitement ce que vous faites —
N’imitez pas celle qui défaisait le fil de son fuseau après l’avoir solidement tordu. Ne considérez pas vos serments comme un sujet d’intrigues entre vous, en estimant que telle communauté l’emportera sur telle autre. Dieu vous éprouve ainsi : le Jour de la Résurrection, il vous montrera clairement les vraies raisons de vos dissensions.
Si Dieu l’avait voulu, il aurait fait de vous une seule communauté. Mais il égare qui il veut ; il dirige qui il veut. Vous serez interrogés sur ce que vous faisiez.
Ne faites pas de vos serments un moyen d’intrigues sinon vos pas glisseraient après avoir été fermes et vous goûteriez le malheur pour avoir écarté les hommes du chemin de Dieu. Vous subiriez alors un terrible châtiment.
Ne troquez pas à vil prix l’alliance de Dieu. Ce qui se trouve auprès de Dieu est encore meilleur pour vous, si vous saviez !
Ce qui se trouve auprès de vous s’épuise ; ce qui se trouve auprès de Dieu, demeure. Oui, nous donnerons leur récompense à ceux qui auront été constants, en fonction de leurs meilleures actions.
Nous ressusciterons, pour une vie excellente, tout croyant, homme ou femme, qui fait le bien. Nous leur donnerons leur récompense en fonction de leurs meilleures actions.
Lorsque tu lis le Coran, demande la protection de Dieu contre le Démon maudit.
Le Démon n’a aucun pouvoir sur les croyants ni sur ceux qui se confient en leur Seigneur.
Son pouvoir s’exerce seulement contre ceux qui le prennent pour maître et qui sont polythéistes.
Lorsque nous changeons un Verset contre un autre Verset — Dieu sait ce qu’il révèle — ils disent : « Tu n’es qu’un faussaire ! » Non !... Mais la plupart d’entre eux ne savent pas.
Dis : « L’Esprit de sainteté l’a fait descendre avec la Vérité, de la part de ton Seigneur comme une Direction et une bonne nouvelle pour les soumis, afin d’affermir les croyants ».
Nous savons qu’ils disent : « C’est seulement un mortel qui l’instruit ! » Mais celui auquel ils pensent parle une langue étrangère, alors que ceci est une langue arabe claire.
Dieu ne dirige pas ceux qui ne croient pas aux Signes de Dieu. Un douloureux châtiment les attend.
Ceux qui ne croient pas aux Signes de Dieu sont les seuls à inventer ce mensonge. Tels sont les menteurs.
Celui qui renie Dieu après avoir cru, — non pas celui qui subit une contrainte et dont le cœur reste paisible dans la foi — celui qui, délibérément, ouvre son cœur à l’incrédulité : la colère de Dieu est sur lui et un terrible châtiment l’atteindra.
Il en est ainsi, parce qu’ils ont préféré la vie de ce monde à la vie future. Dieu ne dirige pas les incrédules.
Voilà ceux auxquels Dieu a scellé le cœur, l’ouïe et la vue. Voilà ceux qui sont insouciants ;
ils perdront tout, indubitablement, dans la vie future.
Cependant ton Seigneur, envers ceux qui ont émigré après avoir subi des épreuves, ceux qui ont ensuite lutté et qui ont été constants ; oui, ton Seigneur sera, après cela, celui qui pardonne et qui fait miséricorde.
Le Jour où chaque homme viendra, plaidant pour lui-même : chaque homme sera exactement rétribué pour ce qu’il aura fait : personne ne sera lésé.
Dieu propose la parabole d’une cité : elle était paisible et tranquille ; les richesses lui venaient en abondance de partout ; puis elle a méconnu les bienfaits de Dieu. Dieu a fait alors goûter à ses habitants la violence de la faim et de la peur en punition de leurs méfaits.
Un Prophète pris parmi eux est venu à eux : ils l’ont accusé de mensonge. Le châtiment les a emportés parce qu’ils étaient injustes.
Mangez ce qui est licite et bon parmi les choses que Dieu vous a accordées. Remerciez Dieu pour ses bienfaits, si c’est lui que vous adorez.
Il vous a seulement interdit la bête morte, le sang, la viande de porc et tout animal sur lequel on aura invoqué un autre nom que celui de Dieu. Mais pour quiconque serait contraint d’en manger sans pour cela être rebelle ni transgresseur, Dieu est celui qui pardonne, il est miséricordieux.
Ne dites pas, d’après le mensonge proféré par vos propres langues : « Ceci est licite ; ceci est interdit » avec l’intention d’inventer un mensonge contre Dieu. Ceux qui inventent le mensonge contre Dieu ne seront jamais heureux :
cette piètre jouissance éphémère sera suivie d’un châtiment douloureux.
Nous avons interdit à ceux qui suivent le Judaïsme ce que nous t’avons déjà énuméré. Nous ne les avons pas lésés, ils se sont fait tort à eux-mêmes.
Cependant, ton Seigneur, envers ceux qui ont fait le mal par ignorance, puis qui se sont repentis et se sont amendés ; oui, ton Seigneur sera, après cela, celui qui pardonne et qui fait miséricorde.
Abraham représente vraiment tout un peuple : docile envers Dieu, c’était un vrai croyant ; il ne fut pas au nombre des polythéistes.
Reconnaissant envers Dieu pour ses bienfaits, Dieu l’a choisi et l’a dirigé sur une voie droite.
Nous lui avons donné de bonnes choses en ce monde et, dans la vie future, il sera certainement au nombre des justes.
Nous t’avons ensuite révélé : « Suis la Religion d’Abraham, un vrai croyant ». — Il n’était pas au nombre des polythéistes —
Le Sabbat n’a été imposé qu’à ceux qui étaient en désaccord à son sujet. Oui, ton Seigneur jugera entre eux le Jour de la Résurrection, les raisons de leurs différends.
Appelle les hommes dans le chemin de ton Seigneur par la Sagesse et une belle exhortation ; discute avec eux de la meilleure manière. Oui, ton Seigneur connaît parfaitement celui qui s’égare hors de son chemin, comme il connaît ceux qui sont bien dirigés.
Si vous châtiez, châtiez comme vous l’avez été. Mais si vous êtes patients, c’est mieux pour ceux qui sont patients.
Sois patient ! Ta patience vient de Dieu. Ne t’afflige pas sur eux. Ne sois pas angoissé à cause de leurs ruses.
Dieu est avec ceux qui le craignent et avec ceux qui font le bien.
Gloire à celui qui a fait voyager de nuit son serviteur de la Mosquée sacrée à la Mosquée très éloignée dont nous avons béni l’enceinte, et ceci pour lui montrer certains de nos Signes. — Dieu est celui qui entend et qui voit parfaitement —
Nous avons donné à Moïse le Livre dont nous avons fait une Direction pour les fils d’Israël : « Ne prenez pas de protecteur en dehors de moi ».
Ô vous les descendants de ceux que nous avons portés avec Noé ! — il fut un serviteur reconnaissant —
Nous avons décrété dans le Livre, à l’adresse des fils d’Israël : « Vous sèmerez deux fois le scandale sur la terre, et vous vous élèverez avec un grand orgueil ».
Lorsque l’accomplissement de la première de ces deux promesses est venu, nous avons envoyé contre vous certains de nos serviteurs doués d’une force terrible. Ils pénétrèrent à l’intérieur des maisons et cette promesse se réalisa.
Nous vous avons donné ensuite une revanche sur eux. Nous avons accru vos richesses et le nombre de vos enfants. Nous avons fait de vous un peuple nombreux.
Si vous faites le bien ou si vous faites le mal, vous le faites à vous-mêmes. Lorsque l’accomplissement de la seconde promesse est venu, c’était pour vous affliger, pour permettre à vos ennemis de pénétrer dans la mosquée comme ils l’avaient fait une première fois et pour détruire entièrement ce dont ils s’étaient emparé.
Peut-être votre Seigneur vous fera-t-il miséricorde. Si vous recommencez, nous recommencerons. Nous avons fait, de la Géhenne, une prison pour les incrédules.
Oui, ce Coran conduit dans une voie très droite. Il annonce aux croyants qui font le bien la bonne nouvelle d’une grande récompense ;
il annonce également que nous préparons un châtiment douloureux pour ceux qui ne croient pas à la vie future.
L’homme appelle de ses vœux le mal, comme il appelle le bien. L’homme est toujours pressé.
Nous avons fait de la nuit et du jour deux Signes. Nous avons rendu sombre le Signe de la nuit, et clair, le Signe du jour pour que vous recherchiez les bienfaits de votre Seigneur et que vous connaissiez le nombre des années et le calcul du temps. Nous avons rendu toutes ces choses intelligibles.
Nous attachons son destin au cou de chaque homme. Le Jour de la Résurrection, nous lui présenterons un livre qu’il trouvera ouvert :
« Lis ton livre ! Il suffit aujourd’hui pour rendre compte de toi-même ».
Quiconque est bien dirigé, n’est dirigé que pour lui-même. Quiconque est égaré n’est égaré qu’à son propre détriment. Nul ne portera le fardeau d’un autre. Nous n’avons jamais puni un peuple, avant de lui avoir envoyé un prophète.
Lorsque nous voulons détruire une cité, nous ordonnons à ceux qui y vivent dans l’aisance de se livrer à leurs iniquités. La Parole prononcée contre elle se réalise et nous la détruisons entièrement.
Que de générations avons-nous détruites après Noé ! Ton Seigneur suffit pour connaître et pour voir parfaitement les péchés de ses serviteurs.
A quiconque désire ce qui passe promptement, nous nous hâtons de donner ce que nous voulons, à qui nous voulons. Puis, nous le destinons à la Géhenne où il brûlera méprisé et réprouvé.
Les croyants qui désirent la vie future et qui font tous leurs efforts pour y tendre : voilà ceux dont le zèle sera reconnu.
Nous accordons largement à tous, à ceux-ci et à ceux-là, les dons de ton Seigneur. Les dons de ton Seigneur ne sont refusés à personne.
Considère comment nous avons préféré quelques-uns d’entre eux aux autres. Mais il y aura des degrés élevés dans la vie future et une supériorité plus grande encore.
Ne place pas une autre divinité à côté de Dieu, sinon tu serais méprisé et abandonné.
Ton Seigneur a décrété que vous n’adoriez que lui. Il a prescrit la bonté à l’égard de vos père et mère. Si l’un d’entre eux ou bien tous les deux ont atteint la vieillesse près de toi, ne leur dis pas : « Fi ! » ne les repousse pas, adresse-leur des paroles respectueuses.
Incline vers eux, avec bonté, l’aile de la tendresse et dis : « Mon Seigneur ! Sois miséricordieux envers eux, comme ils l’ont été envers moi, lorsqu’ils m’ont élevé quand j’étais un enfant ».
Votre Seigneur connaît parfaitement ce qui est en vous. Si vous êtes justes, il est alors, celui qui pardonne à ceux qui reviennent repentants vers lui.
Donne à tes proches parents ce qui leur est dû, ainsi qu’au pauvre et au voyageur ; mais ne sois pas prodigue.
Les prodigues sont les frères des démons, et le Démon est très ingrat envers son Seigneur.
Si, étant en quête d’une miséricorde de ton Seigneur que tu espères, tu es obligé de t’éloigner d’eux, adresse-leur une parole bienveillante.
Ne porte pas ta main fermée à ton cou, et ne l’étends pas non plus trop largement, sinon tu te retrouverais honni et misérable.
Oui, ton Seigneur dispense largement ou mesure ses dons à qui il veut. Il est bien informé sur ses serviteurs et il les voit parfaitement.
Ne tuez pas vos enfants par crainte de la pauvreté. Nous leur accorderons leur subsistance avec la vôtre. Leur meurtre serait une énorme faute.
Évitez la fornication ; c’est une abomination ! Quel détestable chemin !
Ne tuez pas l’homme que Dieu vous a interdit de tuer, sinon pour une juste raison. Lorsqu’un homme est tué injustement, nous donnons à son proche parent le pouvoir de le venger. — Que celui-ci ne commette pas d’excès dans le meurtre — Oui, il sera secouru.
Ne touchez à la fortune de l’orphelin, jusqu’à ce qu’il ait atteint sa majorité, que pour le meilleur usage. Tenez vos engagements, car les hommes seront interrogés sur leurs engagements.
Donnez une juste mesure, quand vous mesurez ; pesez avec la balance la plus exacte. C’est un bien, et le résultat en est excellent.
Ne poursuis pas ce dont tu n’as aucune connaissance. Il sera sûrement demandé compte de tout : de l’ouïe, de la vue et du cœur.
Ne parcours pas la terre avec insolence. Tu ne peux ni déchirer la terre, ni atteindre à la hauteur des montagnes.
Ce qui est mauvais en tout cela est détestable devant Dieu.
Voici ce que ton Seigneur t’a révélé de la Sagesse. Ne place aucune autre divinité à côté de Dieu ; sinon tu serais précipité dans la Géhenne, méprisé et réprouvé.
Votre Seigneur aurait-il choisi pour vous des fils, et se serait-il donné des filles, parmi les Anges ? Vous prononcez là une parole monstrueuse !
Nous avons exposé tout ceci dans ce Coran, pour que les hommes réfléchissent ; mais cela ne fait qu’augmenter leur répulsion.
Dis : « Si, comme ils le prétendent, d’autres divinités existaient avec lui, celles-ci chercheraient un chemin qui les conduirait jusqu’au Maître du Trône ».
Gloire à lui ! Il est élevé à une grande hauteur, au-dessus de ce qu’ils disent !
Les sept cieux, la terre et tout ce qui s’y trouve célèbrent ses louanges ; — Il n’y a rien qui ne célèbre ses louanges — mais vous ne comprenez pas leurs louanges. — Dieu est plein de mansuétude et il pardonne. —
Quand tu lis le Coran, nous plaçons un voile épais entre toi et ceux qui ne croient pas à la vie future.
Nous avons placé un voile épais sur leurs cœurs ; nous avons rendu leurs oreilles pesantes afin qu’ils ne comprennent pas. Lorsque dans le Coran tu évoques ton Seigneur, l’Unique, ils tournent le dos avec répulsion.
Nous savons parfaitement ce qu’ils écoutent, quand ils t’écoutent, et aussi, quand ils sont en conciliabules et que les injustes disent : « Vous ne suivez qu’un homme ensorcelé ! »
Considère les comparaisons qu’ils t’appliquent ; ils s’égarent et ils ne peuvent plus trouver aucun chemin.
Ils ont dit : « Quand nous serons ossements et poussière, serons-nous ressuscités en une nouvelle création ? »
Réponds : « Soyez pierre, ou fer,
ou toute chose créée que vous puissiez concevoir... » Ils diront : « Qui donc nous fera revenir ? » Réponds : « Celui qui vous a créés la première fois ». Ils secoueront la tête vers toi et ils diront : « Quand cela se produira-t-il ? » Réponds : « Il se peut que ce soit bientôt.
Le Jour où Dieu vous appellera, vous lui répondrez en le louant et vous penserez n’être restés que peu de temps dans vos tombes ».
Dis à mes serviteurs de prononcer de bonnes paroles. Le Démon se glisse entre eux ; le Démon est l’ennemi déclaré de l’homme.
Votre Seigneur vous connaît parfaitement. Il vous fera miséricorde, s’il le veut ; ou s’il le veut, il vous châtiera. Nous ne t’avons pas envoyé pour que tu sois leur protecteur.
Ton Seigneur connaît parfaitement ce qui est dans les cieux et sur la terre. Nous avons préféré certains prophètes à d’autres et nous avons donné les Psaumes à David.
Dis : « Invoquez ceux que vous prenez pour des divinités en dehors de lui : ils ne peuvent ni écarter le mal de vous, ni le modifier ».
Ceux-là mêmes qu’ils invoquent, recherchent le moyen de se rapprocher de leur Seigneur, à qui sera le plus proche de lui. Ils espèrent sa miséricorde ; ils redoutent son châtiment. Le châtiment de ton Seigneur est effroyable.
Il n’y a pas de cité que nous ne détruirons avant le Jour de la Résurrection, ou que nous ne châtierons d’un terrible châtiment. Voilà ce qui est écrit dans le Livre.
Rien ne nous empêche d’envoyer des Signes, sinon que les Anciens ont traité nos Signes de mensonges. — Nous avions donné la chamelle aux Thamoud pour les rendre clairvoyants, mais ils l’ont maltraitée — Nous n’envoyons les Signes qu’à titre de menace.
Lorsque nous t’avons dit : « Ton Seigneur embrasse les hommes en sa connaissance », nous n’avons fait de la vision que nous t’avons montrée ainsi que de l’arbre maudit, mentionné dans le Coran, qu’une tentation pour les hommes. Nous les menaçons, mais cela ne fait qu’accroître leur grande rébellion.
Lorsque nous avons dit aux Anges : « Prosternez-vous devant Adam », ils se prosternèrent, à l’exception d’Iblis. Celui-ci dit : « Me prosternerai-je devant celui que tu as créé d’argile ? »
Il dit encore : « Quel est ton avis ? Si tu me laisses subsister jusqu’au Jour de la Résurrection, je dominerai sûrement, à un petit nombre près, toute la descendance de celui-ci que tu honores plus que moi ».
Dieu dit : « Va-t’en ! Celui d’entre eux qui te suivra saura que la Géhenne sera votre rétribution : une large rétribution !
Excite par ta voix ceux d’entre eux que tu pourras ; rassemble contre eux tes cavaliers et tes fantassins ; associe-toi à eux avec leurs biens et leurs enfants ; fais-leur des promesses ! » — Le Démon ne fait des promesses que pour tromper —
« Tu n’as aucun pouvoir sur mes serviteurs. Ton Seigneur suffit comme protecteur ».
Votre Seigneur est celui qui, pour vous, fait voguer le vaisseau sur la mer afin que vous recherchiez ses bienfaits. Il est, en vérité, miséricordieux à votre égard.
Quand un malheur vous touche en mer, ceux que vous invoquez s’égarent, sauf lui. Mais lorsqu’il vous a sauvés du danger et ramenés à terre, vous vous détournez. L’homme est très ingrat !
Êtes-vous sûrs que Dieu ne vous engloutira pas dans une crevasse ou qu’il ne vous enverra pas un ouragan et que vous trouverez alors un protecteur ?
Ou bien êtes-vous sûrs qu’il ne vous ramènera pas une seconde fois, qu’il ne vous enverra pas une tornade, qu’il ne vous engloutira pas, à cause de votre incrédulité ? Vous ne trouverez alors personne qui prendra, contre nous, votre défense.
Nous avons ennobli les fils d’Adam. Nous les avons portés sur la terre ferme et sur la mer. Nous leur avons accordé d’excellentes nourritures. Nous leur avons donné la préférence sur beaucoup de ceux que nous avons créés.
Le Jour où nous appellerons tous les groupements d’hommes par la voix de leurs chefs ; ceux auxquels leur livre sera donné dans la main droite liront leur livre ; ils ne seront pas lésés d’un fil.
Quiconque était aveugle en ce monde, sera aveugle dans la vie future, et plus égaré encore.
Ils ont failli te détourner de ce que nous t’avons révélé, pour que tu inventes contre nous autre chose que ceci. Ils t’auraient alors pris pour ami.
Si nous ne t’avions pas raffermi, tu aurais failli t’incliner quelque peu vers eux.
Nous t’aurions alors fait goûter le double de la vie et le double de la mort. Tu n’aurais pas, ensuite, trouvé de secours contre nous.
Ils ont failli t’inciter à fuir cette région, pour t’en bannir. Ils n’y seraient, ensuite, restés que peu de temps après toi,
comme c’est arrivé à ceux de nos prophètes que nous avons envoyés avant toi. Tu ne trouveras pas de changement dans notre coutume.
Acquitte-toi de la prière au déclin du soleil, jusqu’à l’obscurité de la nuit ; fais aussi une lecture à l’aube : la lecture de l’aube a des témoins.
Veille en prière, durant la nuit : ce sera pour toi une œuvre surérogatoire. Peut-être ton Seigneur te ressuscitera-t-il dans un état glorieux ?
Dis : « Mon Seigneur ! Fais-moi entrer d’une entrée conforme à la justice, fais-moi sortir d’une sortie conforme à la justice. Accorde-moi, de ta part, une autorité qui me protège ».
Dis : « La Vérité est venue, l’erreur a disparu. L’erreur doit disparaître ! »
Nous faisons descendre, avec le Coran, ce qui est guérison et miséricorde pour les croyants, et ce qui ne fait qu’accroître la perte des prévaricateurs.
Quand nous comblons l’homme de bienfaits, il se détourne et s’éloigne. Quand le malheur le touche, il est désespéré.
Dis : « Chacun agit à sa manière ; mais votre Seigneur connaît parfaitement celui qui est le mieux dirigé dans le chemin droit ».
Ils t’interrogent au sujet de l’Esprit. Dis : « L’Esprit procède du commandement de mon Seigneur ». Il ne vous a été donné que peu de science ;
et si nous le voulions, nous ferions disparaître ce que nous t’avons révélé. Tu ne trouveras, ensuite, aucun protecteur contre nous,
si ce n’est par une miséricorde de ton Seigneur, car, en vérité, sa grâce est grande sur toi !
Dis : « Si les hommes et les Djinns s’unissaient pour produire quelque chose de semblable à ce Coran, ils ne produiraient rien qui lui ressemble, même s’ils s’aidaient mutuellement ».
Nous avons présenté aux hommes, dans ce Coran, toutes sortes d’exemples ; mais la plupart des gens s’obstinent dans leur incrédulité.
Ils ont dit : « Nous ne croirons pas en toi, tant que tu n’auras pas fait jaillir pour nous une source de la terre.
Ou que tu ne posséderas pas un jardin de palmiers et de vignes dans lequel tu feras jaillir les ruisseaux en abondance.
Ou que, selon ta prétention, tu ne feras pas tomber le ciel en morceaux sur nous. Ou que tu ne feras pas venir Dieu et ses Anges pour t’aider.
Ou que tu ne posséderas pas une maison pleine d’ornements. Ou que tu ne t’élèveras pas dans le ciel. — Cependant nous ne croirons pas à ton ascension tant que tu ne feras pas descendre sur nous un Livre que nous puissions lire » — Dis : « Gloire à mon Seigneur ! Que suis-je sinon un mortel, un prophète ? »
Rien n’empêche les gens de croire une fois que la Direction leur est parvenue, sinon la question qu’ils posent : « Dieu a-t-il envoyé un mortel comme prophète ? »
Dis : « S’il y avait sur la terre des anges qui marchent en paix, nous aurions certainement fait descendre du ciel, sur ces gens-là, un ange comme prophète ».
Dis : « Dieu suffit comme témoin entre moi et vous. Il est, en vérité, bien informé et il voit parfaitement ses serviteurs ».
Celui que Dieu dirige est bien dirigé. Tu ne trouveras pas de maître, en dehors de lui, pour ceux qu’il égare. Le Jour de la Résurrection, nous les rassemblerons face à face ; aveugles, muets et sourds. Leur asile sera la Géhenne. Chaque fois que le Feu s’éteindra, nous en ranimerons, pour eux, la flamme brûlante.
Voilà leur rétribution pour n’avoir pas cru à nos Signes et pour avoir dit : « Quand nous serons ossements et poussière, serons-nous ressuscités en une nouvelle création ? »
Ou bien ne voient-ils pas que Dieu qui a créé les cieux et la terre a aussi le pouvoir de les créer de nouveau ? Il leur a fixé un terme, sans aucun doute ; mais les injustes s’obstinent dans leur incrédulité.
Dis : « Si vous étiez maîtres des trésors de la miséricorde de mon Seigneur, vous les conserveriez, de peur de les dépenser ». — L’homme est très avare ! —
Nous avons donné à Moïse neuf signes manifestes. — Interroge les fils d’Israël — Lorsqu’il vint à eux et que Pharaon lui dit : « Ô Moïse ! Je pense que tu es ensorcelé ! »
Il dit : « Tu sais bien que seul le Maître des cieux et de la terre a fait descendre ces choses pour vous éclairer. Ô Pharaon ! Je pense que tu es perdu ! »
Pharaon voulut les chasser du pays, mais nous l’avons noyé, avec tous ceux qui se trouvaient avec lui.
Après sa mort, nous avons dit aux fils d’Israël : « Habitez la terre, et lorsque s’accomplira la promesse de la vie future, nous vous ferons revenir en foule ».
Nous avons fait descendre ceci avec la Vérité ; il est descendu avec la Vérité. Nous ne t’avons envoyé que pour annoncer la bonne nouvelle et avertir les hommes.
Nous avons fragmenté cette Lecture pour que tu la récites lentement aux hommes. Nous l’avons réellement fait descendre.
Dis : « Croyez-y, ou bien ne croyez pas ! » Oui, ceux qui ont déjà reçu la Science tombent prosternés sur leurs faces, lorsqu’on leur lit le Coran.
Ils disent : « Gloire à notre Seigneur ! La promesse de notre Seigneur s’est accomplie ! »
Ils tombent sur leurs faces en pleurant ; leur humilité augmente.
Dis : « Invoquez Dieu, ou bien : invoquez le Miséricordieux. Quel que soit le nom sous lequel vous l’invoquez, les plus beaux noms lui appartiennent ». Lorsque tu pries : n’élève pas la voix ; ne prie pas à voix basse ; cherche un mode intermédiaire,
et dis : « Louange à Dieu ! Il ne s’est pas donné de fils ; il n’a pas d’associé en la royauté. Il n’a pas besoin de protecteur pour le défendre contre l’humiliation ». Proclame hautement sa grandeur !
Louange à Dieu qui a fait descendre le Livre sur son Serviteur ! Il n’y a pas mis de tortuosité ;
il l’a fait droit, pour avertir les hommes qu’une forte rigueur viendra de sa part ; pour annoncer aux croyants qui accomplissent des œuvres bonnes une belle récompense
au sein de laquelle ils demeureront toujours
et pour avertir ceux qui disent : « Dieu s’est donné un fils ! »
Ni eux ni leurs pères n’en savent rien. La parole qui sort de leurs bouches est monstrueuse. Ils ne profèrent qu’un mensonge.
Tu vas, peut-être, s’ils ne croient pas à ce récit, te consumer de chagrin sur leur façon d’agir.
Nous avons embelli ce qui se trouve sur la terre pour voir quel est celui d’entre eux qui agit le mieux,
puis, nous transformerons sa surface en un sol aride.
Comprends-tu que les hommes de la Caverne et d’al Raqim constituent une merveille parmi nos Signes ?
Les jeunes gens dirent, quand ils se réfugièrent dans la Caverne : « Notre Seigneur ! Accorde-nous une miséricorde venue de toi et dispose de notre sort conformément à la voie droite ».
Dans la Caverne, nous avons frappé de surdité leurs oreilles pour de nombreuses années.
Nous les avons ensuite ressuscités afin de savoir quel est celui des deux groupes qui avait le mieux calculé la durée de leur séjour.
Nous allons te raconter leur histoire en toute vérité. Ce sont des jeunes gens qui croyaient en leur Seigneur et nous les avions affermis dans la voie droite.
Nous avions fortifié leurs cœurs, lorsqu’ils s’étaient levés et qu’ils avaient dit : « Notre Seigneur est le Seigneur des cieux et de la terre. Nous n’invoquons aucune divinité en dehors de lui, sinon, nous proférerions une abomination.
Ces gens-ci, qui sont des nôtres, ont adopté, en dehors de lui, des divinités. — Si seulement elles leur apportaient une preuve indiscutable ! — — Qui donc est plus injuste que celui qui invente un mensonge contre Dieu ? — 
Lorsque vous vous serez séparés de ces gens-là et de ceux qu’ils adorent en dehors de Dieu, réfugiez-vous dans la Caverne ; votre Seigneur répandra alors sa miséricorde sur vous et il réglera votre sort dans les meilleures conditions ».
Tu aurais vu le soleil à son lever s’écarter de leur caverne vers la droite et passer à leur gauche au moment de son coucher tandis qu’ils demeuraient dans un endroit spacieux de la caverne. Voilà un des Signes de Dieu ! Celui que Dieu dirige est bien dirigé, mais tu ne trouveras pas de maître pour guider celui qu’il égare.
Tu les aurais crus éveillés, alors qu’ils dormaient et que nous les retournions vers la droite et vers la gauche, tandis que leur chien se tenait sur le seuil les pattes de devant étendues. Si tu les avais aperçus, tu aurais sûrement pris la fuite, tu aurais été rempli de frayeur.
Nous les avons ressuscités pour leur permettre de s’interroger mutuellement. Un d’entre eux dit : « Combien de temps êtes-vous restés ici ? » Ils répondirent : « Nous sommes restés un jour, ou une partie d’un jour ». Ils dirent : « Votre Seigneur sait parfaitement combien de temps vous êtes restés ici. Envoyez donc l’un de vous à la ville avec votre monnaie que voici, pour y chercher l’aliment le plus pur et vous apporter de quoi vous nourrir. Il s’efforcera de se comporter avec douceur pour ne donner l’éveil à personne sur ce qui vous concerne.
Si ces gens-là vous apercevaient, ils vous lapideraient, ou bien ils vous ramèneraient à leur religion et vous ne seriez plus jamais heureux ».
C’est ainsi que nous les avons fait connaître, afin qu’on sache que la promesse de Dieu est vraie et qu’il ne subsiste aucun doute concernant l’Heure. Ces gens se disputaient à leur sujet, ils dirent enfin : « Construisez un édifice au-dessus d’eux ; leur Seigneur les connaît parfaitement ». Ceux dont l’avis prévalut, dirent : « Élevons un sanctuaire au-dessus d’eux ».
On dira : « Ils étaient trois, et leur chien le quatrième ». On dira : « Ils étaient cinq et leur chien le sixième ». On dira encore, en cherchant à percer le mystère : « Ils étaient sept, et leur chien le huitième ». Dis : « Mon Seigneur connaît leur nombre mais il en est peu qui le sachent ». Ne discute donc pas âprement à leur sujet et ne demande l’avis de personne.
Ne dis jamais, à propos d’une chose : « Je la ferai sûrement demain »,
sans ajouter : « Si Dieu le veut ! » Invoque ton Seigneur, quand tu oublies, et dis : « Il se peut que mon Seigneur me dirige vers ce qui est plus proche que cela du chemin droit ».
Ils restèrent, dans leur Caverne, trois cents ans auxquels on ajoute neuf années.
Dis : « Dieu sait parfaitement combien de temps ils sont restés. Le secret des cieux et de la terre lui appartient, et c’est par lui que tu dois voir et entendre. Ils n’ont aucun maître en dehors de lui, et lui-même n’associe personne à son commandement.
Récite ce qui t’a été révélé du Livre de ton Seigneur. — il n’y a pas de changement dans sa Parole — Tu ne trouveras pas de refuge en dehors de lui.
Reste en la compagnie de ceux qui, matin et soir, invoquent leur Seigneur en désirant sa Face. Que tes yeux ne se détachent pas d’eux en convoitant le clinquant de la vie de ce monde. N’obéis pas à celui dont nous avons rendu le cœur insouciant envers notre Rappel ; à celui qui se laisse conduire par ses passions et qui se montre négligent dans son comportement.
Dis : « La Vérité émane de votre Seigneur. Que celui qui le veut croie donc et que celui qui le veut soit incrédule. » Oui, nous avons préparé pour les injustes un feu dont les flammes les entoureront. S’ils demandent de l’eau, on fera tomber sur eux un liquide de métal fondu qui brûlera les visages. Quelle détestable boisson ! Quel abominable séjour !
Oui, ceux qui auront cru et qui auront accompli des œuvres bonnes verront que nous ne laisserons pas perdre la récompense de celui qui fait le bien.
Voilà ceux qui posséderont les Jardins d’Éden où coulent les ruisseaux. Ils seront parés de bracelets d’or ; ils seront vêtus d’habits verts, de soie et de brocart ; ils seront accoudés sur des lits d’apparat. Quelle belle récompense ! Quel magnifique séjour !
Propose-leur la parabole de deux hommes : nous avions donné, à l’un d’entre eux, deux jardins de vignes, que nous avions entourés de palmiers et séparés par des champs cultivés.
Les deux jardins donnaient leur récolte, sans que rien n’y manquât et nous avions fait jaillir un ruisseau entre les deux jardins.
Un des hommes récolta des fruits ; il dit alors à son compagnon avec qui il conversait : « Je suis plus riche que toi et plus puissant aussi, grâce à mon clan ».
Coupable envers lui-même, il entra dans son jardin et il dit : « Je ne pense pas que ceci périsse jamais ;
je ne pense pas que l’Heure se dresse ; et si je suis ramené vers mon Seigneur, je ne trouverai rien, en échange, qui soit préférable à ce jardin ».
Son compagnon avec qui il conversait lui dit : « Serais-tu ingrat envers celui qui t’a créé de poussière, puis d’une goutte de sperme et qui, ensuite, t’a donné une forme humaine ?
Mais lui, il est Dieu, mon Seigneur ! Je n’associe personne à mon Seigneur.
Si tu avais dit en entrant dans ton jardin : « Telle est la volonté de Dieu ! Il n’y a de puissance qu’en Dieu !... » Si tu me vois moins pourvu que toi en biens et en enfants,
mon Seigneur me donnera peut-être bientôt quelque chose de meilleur que ton jardin contre lequel il enverra les foudres du ciel. Ton jardin deviendra alors un sol dénudé,
ou bien encore, l’eau qui l’arrose disparaîtra dans la terre et tu ne pourras plus la retrouver ».
Sa récolte fut ravagée et le lendemain matin, il se tordait les mains en songeant aux dépenses qu’il avait faites : les treillis qui soutenaient les vignes étaient détruits. Il dit : « Malheur à moi ! Je n’aurais jamais dû associer personne à mon Seigneur ! »
Aucun parti ne le secourut contre Dieu et il ne fut pas secouru.
La protection, en pareil cas, ne dépend que de Dieu, la Vérité : C’est lui qui est le meilleur pour récompenser et pour donner une fin à toute chose.
Propose-leur la parabole de la vie de ce monde : elle est semblable à une eau : nous l’avons fait descendre du ciel pour qu’elle se mélange à la végétation terrestre ; mais celle-ci devient un herbage desséché ; que le vent disperse. — Dieu est puissant sur toute chose —
Les richesses et les enfants sont la parure de la vie de ce monde. Mais les bonnes actions impérissables recevront une récompense meilleure auprès de ton Seigneur et elles suscitent un meilleur espoir.
Le jour où nous mettrons les montagnes en mouvement, où tu verras la terre nivelée comme une plaine, nous rassemblerons tous les hommes sans en laisser un seul.
Ils seront présentés en rangs devant ton Seigneur : « Vous voilà venus à nous, comme nous vous avons créés une première fois ; et vous pensiez que nous n’allions pas vous fixer de rendez-vous ! »
Le Livre sera posé : Tu verras alors les coupables anxieux au sujet de son contenu. Ils diront : « Malheur à nous ! Pourquoi ce livre ne laisse-t-il rien, de petit ou de grand, sans le compter ? » Ils trouveront, présent devant eux, tout ce qu’ils auront fait. Ton Seigneur ne lésera personne.
Lorsque nous avons dit aux anges : « Prosternez-vous devant Adam ! » ils se prosternèrent, à l’exception d’Iblis qui était au nombre des Djinns et qui se révolta contre l’ordre de son Seigneur. Le prendrez-vous, lui et sa descendance, comme maîtres en dehors de moi, alors qu’ils sont vos ennemis ? Quel mauvais échange ce serait pour les injustes !
Je ne les ai pas pris comme témoins lors de la création des cieux et de la terre, ni de leur propre création. Je n’ai pas pris, comme aides, ceux qui égarent les hommes.
Le Jour où Dieu dira : « Appelez ceux que vous considériez comme mes associés ! » ils les invoqueront, mais ceux-ci ne leur répondront pas ; nous les avons séparés par une vallée de perdition.
Les criminels verront le Feu ; ils penseront y tomber et ils ne trouveront aucun moyen d’y échapper.
Oui, nous avons adressé aux hommes toutes sortes d’exemples dans ce Coran. L’homme est, cependant, le plus querelleur des êtres.
Qui donc a empêché les hommes de croire lorsque la Direction leur est parvenue et de demander pardon à leur Seigneur ? Sinon leur refus d’admettre que le sort traditionnel, réservé aux Anciens, les atteindra, ou que le châtiment les touchera de face.
Nous n’envoyons les envoyés que comme annonciateurs et avertisseurs. Les incrédules usent d’arguments faux pour rejeter la Vérité. Ils se moquent de mes Signes et de ce dont ils ont été avertis.
Qui donc est plus injuste que celui qui se détourne des Signes de son Seigneur, après que ceux-ci lui ont été rappelés, et qui oublie ce que ses mains ont accompli ? Nous avons placé un voile épais sur leurs cœurs afin qu’ils ne comprennent pas et nous avons rendu leurs oreilles pesantes. Ils ne seront donc jamais dirigés, même si tu les appelais dans la voie droite.
Ton Seigneur est celui qui pardonne : Il est le Maître de la miséricorde. S’il s’en prenait à eux, à cause de leurs actions, il hâterait leur châtiment ; mais un rendez-vous a été fixé à chacun et nul ne peut y échapper.
Nous avons détruit ces cités, lorsqu’elles furent injustes. Nous avions fixé le moment de leur anéantissement.
Moïse dit à son jeune serviteur : « Je n’aurai de cesse que je n’aie atteint le confluent des deux mers ; devrais-je marcher durant de longues années ».
Quand ils eurent atteint le confluent des deux mers, ils oublièrent leur poisson qui reprit librement son chemin dans la mer.
Lorsqu’ils eurent dépassé cet endroit, Moïse dit à son serviteur : « Apporte-nous notre repas, car nous sommes fatigués après un tel voyage ».
Il dit : « N’as-tu pas remarqué que j’ai oublié le poisson lorsque nous nous sommes abrités contre le rocher ? — Seul le Démon me l’a fait oublier pour que je n’y pense pas — Il a repris son chemin dans la mer. Quelle étrange chose !
Moïse dit : « Voilà bien ce que nous cherchions ! » puis ils revinrent exactement sur leurs pas.
Ils trouvèrent un de nos serviteurs à qui nous avions accordé une miséricorde venue de nous et à qui nous avions conféré une Science émanant de nous.
Moïse lui dit : « Puis-je te suivre pour que tu m’enseignes ce qu’on t’a appris concernant une voie droite ? »
Il dit : « Tu ne saurais être patient avec moi.
Comment serais-tu patient, alors que tu ne comprends pas ? »
Moïse dit : « Tu me trouveras patient, si Dieu le veut, et je ne désobéirai à aucun de tes ordres ».
Le Serviteur dit : « Si tu m’accompagnes, ne m’interroge sur rien avant que je t’en donne l’explication ».
Ils partirent tous deux et ils montèrent sur le bateau. Le Serviteur y fit une brèche. Moïse lui dit : « As-tu pratiqué une brèche dans ce bateau pour engloutir ceux qui s’y trouvent ? Tu as commis une action détestable ! »
Il répondit : « Ne t’avais-je pas dit que tu ne saurais être patient avec moi ? »
Moïse dit : « Ne me reproche pas mon oubli ; ne m’impose pas une chose trop difficile ! »
Ils repartirent tous deux et ils rencontrèrent un jeune homme. Le Serviteur le tua. Moïse lui dit : « N’as-tu pas tué un homme qui n’est pas un meurtrier ? Tu as commis une action blâmable ! »
Le Serviteur dit : « Ne t’avais-je pas dit que tu ne saurais être patient avec moi ? »
Moïse dit : « Si désormais je t’interroge sur quoi que ce soit, ne me considère plus comme ton compagnon ; reçois mes excuses ».
Ils repartirent tous deux et ils arrivèrent auprès des habitants d’une cité auxquels ils demandèrent à manger ; mais ceux-ci leur refusèrent l’hospitalité. Tous deux trouvèrent ensuite un mur qui menaçait de s’écrouler. Le Serviteur le releva. Moïse lui dit : « Tu pourrais, si tu le voulais, réclamer un salaire pour cela ».
Le Serviteur dit : « Voilà venu le moment de notre séparation ; je vais te donner l’explication que tu n’as pas eu la patience d’attendre.
Le bateau appartenait à de pauvres gens qui travaillaient sur la mer. J’ai voulu l’endommager, parce que, derrière eux, venait un roi qui s’emparait de tous les bateaux.
Le jeune homme avait pour parents deux croyants : nous avons craint qu’il ne leur imposât la rébellion et l’incrédulité
et nous avons voulu que leur Seigneur leur donne en échange un fils meilleur que celui-ci, plus pur et plus digne d’affection.
Quant au mur : il appartenait à deux garçons orphelins, originaires de cette ville. Un trésor qui leur est destiné se trouve dessous. Leur père était un homme juste et ton Seigneur a voulu qu’ils découvrent leur trésor à leur majorité, comme une miséricorde de ton Seigneur. Je n’ai pas fait tout cela de ma propre initiative : Voici l’explication que tu n’as pas eu la patience d’attendre ! »
Ils t’interrogent au sujet de Dhou al Qarnaïn. Dis : « Je vais vous raconter une histoire qui le concerne. »
Nous avions affermi sa puissance sur la terre et nous l’avions comblé de toutes sortes de biens.
Il suivait un chemin
et quand il eut atteint le couchant du soleil, il vit que le soleil se couchait dans une source bouillante et il trouva un peuple auprès de cette source. Nous lui dîmes : « Ô Dhou al Qarnaïn ! Tu peux, ou bien châtier ces gens ou te montrer bienveillant envers eux ».
Dieu dit : « Nous allons punir celui qui est injuste ; il sera bientôt ramené vers son Seigneur qui le châtiera d’un terrible châtiment.
Quant à celui qui croit et qui fait le bien, une très belle récompense lui est réservée et nous lui donnerons des ordres faciles à exécuter ».
Il suivit ensuite un autre chemin.
Quand il eut atteint l’endroit où le soleil se lève, il vit que le soleil se levait sur un peuple auquel nous n’avions pas donné d’abri pour s’en protéger.
Il en fut ainsi. Nous embrassons en notre Science tout ce qu’il détenait.
Il suivit ensuite un autre chemin.
Quand il eut atteint un pays situé entre deux digues, il trouva derrière elles un peuple qui pouvait à peine comprendre une parole.
Ces gens dirent : « Ô Dhou al Qarnaïn ! Les Ya’jouj et les Ma’jouj sèment le scandale sur la terre. Pourrions-nous te payer un tribut qui te permettrait de construire une digue entre nous et eux ? »
Il dit : « La puissance que mon Seigneur m’a donnée est meilleure. Aidez-moi donc avec zèle et je construirai un rempart entre vous et eux.
Apportez-moi des blocs de fer jusqu’à ce que l’espace compris entre les deux monts soit comblé ». Il dit : « Soufflez ! Jusqu’à ce qu’un grand feu surgisse ! » Il dit : « Apportez-moi de l’airain fondu, je le verserai dessus ».
Les Ya’jouj et les Ma’jouj se montrèrent incapables d’escalader le rempart ou d’y pratiquer une brèche.
Il dit : « Voici une miséricorde de mon Seigneur ! Quand viendra l’accomplissement de la promesse de mon Seigneur, il rasera ce rempart. La promesse de mon Seigneur est vraie ! »
Nous laisserons, ce Jour-là, les hommes s’agiter et fondre les uns sur les autres comme des vagues. On soufflera dans la trompette, puis, nous les réunirons tous ensemble.
Ce Jour-là, nous présenterons la Géhenne aux incrédules
dont les yeux étaient voilés devant mon Rappel et qui ne pouvaient entendre.
Les incrédules pensent-ils donc pouvoir prendre mes serviteurs pour maîtres, en dehors de moi ? Oui, nous avons préparé la Géhenne comme une demeure destinée aux incrédules.
Dis : « Vous ferai-je connaître ceux dont les actes sont les plus inutiles ?
et ceux dont l’effort se perd dans la vie de ce monde alors qu’ils pensent avoir bien agi ? »
Tels sont ceux qui ne croient pas aux Signes de leur Seigneur et à sa rencontre. Leurs actions sont vaines et nous n’attribuerons aucun poids à celles-ci le Jour de la Résurrection.
Leur rétribution sera la Géhenne, parce qu’ils n’ont pas cru et qu’ils se sont moqués de mes Signes et de mes envoyés.
Ceux qui auront cru et qui auront accompli des œuvres bonnes habiteront les Jardins du Paradis
où ils demeureront immortels sans désirer aucun changement.
Dis : « Si la mer était une encre pour écrire les paroles de mon Seigneur ; la mer serait assurément tarie avant que ne tarissent les paroles de mon Seigneur, même si nous apportions encore une quantité d’encre égale à la première ».
Dis : « Je ne suis qu’un mortel semblable à vous. Il m’est révélé que votre Dieu est un Dieu unique et que celui qui espère la rencontre de son Seigneur doit accomplir de bonnes actions et n’associer personne dans l’adoration de son Seigneur ».
Kaf. Ha. Ya. ‘Aïn. Çad.
Récit de la miséricorde de ton Seigneur envers son serviteur Zacharie.
Lorsqu’il invoqua son Seigneur d’une invocation secrète,
il dit : « Mon Seigneur ! Mes os sont affaiblis, ma tête a blanchi. Mon Seigneur ! Jamais en te priant, je n’ai été malheureux !
Je crains le comportement de mes proches après ma mort. Ma femme est Stérile ; accorde-moi, cependant, un descendant venu de toi.
Il héritera de moi ; il héritera de la famille de Jacob. Mon Seigneur ! Fais qu’il te soit agréable ! »
« Ô Zacharie ! Nous t’annonçons la bonne nouvelle d’un garçon ; son nom sera Jean. — Nous ne lui avons donné aucun homonyme dans le passé » —
Zacharie dit : « Mon Seigneur ! Comment aurai-je un garçon ? Ma femme est Stérile et j’ai atteint l’âge de la décrépitude ».
Il dit : « C’est ainsi : ton Seigneur a dit : “Cela m’est facile : je t’ai créé autrefois, alors que tu n’étais rien” ».
Zacharie dit : « Mon Seigneur ! Accorde-moi un Signe ! » Il dit : « Voilà ton Signe : durant trois jours entiers tu ne parleras pas aux hommes ».
Zacharie sortit alors du sanctuaire pour se rendre vers son peuple. Dieu leur révéla : « Célébrez ses louanges, matin et soir »…
« Ô Jean ! Tiens le Livre avec force ! » Nous lui avons donné la Sagesse — alors qu’il n’était qu’un petit enfant —
et la tendresse et la pureté. Il craignait Dieu ;
il était bon envers ses parents ; il n’était ni violent, ni désobéissant.
Que la Paix soit sur lui : le jour où il naquit ; le jour où il mourra ; le jour où il sera ressuscité !
Mentionne Marie, dans le Livre. Elle quitta sa famille et se retira en un lieu vers l’Orient.
Elle plaça un voile entre elle et les siens. Nous lui avons envoyé notre Esprit : il se présenta devant elle sous la forme d’un homme parfait.
Elle dit : « Je cherche une protection contre toi, auprès du Miséricordieux ; si toutefois tu crains Dieu ! »
Il dit : « Je ne suis que l’envoyé de ton Seigneur pour te donner un garçon pur ».
Elle dit : « Comment aurais-je un garçon ? Aucun mortel ne m’a jamais touchée et je ne suis pas une prostituée ».
Il dit : « C’est ainsi : Ton Seigneur a dit : “Cela m’est facile”. Nous ferons de lui un Signe pour les hommes ; une miséricorde venue de nous. Le décret est irrévocable. »
Elle devint enceinte de l’enfant puis elle se retira avec lui dans un lieu éloigné.
Les douleurs la surprirent auprès du tronc du palmier. Elle dit : « Malheur à moi ! Que ne suis-je déjà morte, totalement oubliée ! »
L’enfant qui se trouvait à ses pieds l’appela : « Ne t’attriste pas ! Ton Seigneur a fait jaillir un ruisseau à tes pieds.
Secoue vers toi le tronc du palmier ; il fera tomber sur toi des dattes fraîches et mûres.
Mange, bois et cesse de pleurer. Lorsque tu verras quelque mortel, dis : “J’ai voué un jeûne au Miséricordieux ; je ne parlerai à personne aujourd’hui”. »
Elle se rendit auprès des siens, en portant l’enfant. Ils dirent : « Ô Marie ! Tu as fait quelque chose de monstrueux !
Ô sœur d’Aaron ! Ton père n’était pas un homme mauvais et ta mère n’était pas une prostituée ».
Elle fit signe au nouveau-né et ils dirent alors : « Comment parlerions-nous à un petit enfant au berceau ? »
Celui-ci dit : « Je suis, en vérité, le serviteur de Dieu. Il m’a donné le Livre ; il a fait de moi un Prophète ;
il m’a béni, où que je sois. Il m’a recommandé la prière et l’aumône — tant que je vivrai —
et la bonté envers ma mère. Il ne m’a fait ni violent, ni malheureux.
Que la Paix soit sur moi, le jour où je naquis ; le jour où je mourrai ; le jour où je serai ressuscité ».
Celui-ci est Jésus, fils de Marie. Parole de Vérité dont ils doutent encore.
Il ne convient pas que Dieu se donne un fils ; mais Gloire à lui !... Lorsqu’il a décrété une chose, il lui dit : « Sois ! »... et elle est.
Dieu est, en vérité, mon Seigneur et votre Seigneur. Adorez-le ! Voilà la voie droite !
Les factions divergèrent entre elles : Malheur à ceux qui n’ont pas cru au rassemblement d’un Jour terrible.
Entends et vois ce qui leur arrivera le Jour où ils viendront à nous. Mais les injustes se trouvent aujourd’hui dans un égarement évident.
Avertis-les du Jour de la lamentation lorsque le décret en sera fixé tandis qu’ils sont insouciants et qu’ils ne croient pas.
C’est nous, en vérité, qui hériterons de la terre et de tous ceux qui s’y trouvent. Ils seront ramenés vers nous.
Mentionne Abraham dans le Livre. Ce fut un juste et un prophète.
Il dit à son père : « Ô mon père ! Pourquoi adores-tu ce qui n’entend pas, ce qui ne voit pas, ce qui ne te sert à rien ?
Ô mon père ! J’ai reçu une Science qui ne t’est pas parvenue. Suis moi : je te dirigerai sur une voie droite.
Ô mon père ! N’adore pas le Démon ; le Démon est rebelle envers le Miséricordieux.
Ô mon père ! Je crains qu’un châtiment du Miséricordieux ne t’afflige et que tu ne deviennes un suppôt du Démon ».
Il dit : « ô Abraham ! Éprouverais-tu de l’aversion pour mes divinités ? Si tu ne cesses pas, je vais te lapider. Éloigne-toi de moi pour quelque temps ».
Abraham dit : « Salut sur toi ! Je demanderai pour toi le pardon de mon Seigneur. Il est bienveillant envers moi.
Je m’éloigne de vous et de ce que vous invoquez en dehors de Dieu. J’invoque mon Seigneur ; peut-être ne serai-je pas malheureux dans la prière que j’adresse à mon Seigneur ».
Quand Abraham se fut éloigné de ces gens-là et de ce qu’ils adoraient en dehors de Dieu, nous lui avons donné Isaac et Jacob, et nous avons fait, de chacun d’eux, un prophète.
Nous leur avons accordé notre miséricorde ; nous leur avons octroyé une langue sublime de vérité.
Mentionne Moïse dans le Livre ; il était sincère ; ce fut un apôtre et un prophète.
Nous l’avons appelé sur le côté droit du Mont, et, tel un confident, nous l’avons fait approcher de nous.
Nous lui avons donné son frère Aaron comme prophète, par un effet de notre miséricorde.
Mentionne Ismaël dans le Livre ; il était sincère en sa promesse ; ce fut un apôtre et un prophète.
Il ordonnait à sa famille la prière et l’aumône. Il était agréé par son Seigneur.
Mentionne Idris dans le Livre ; ce fut un juste et un prophète ;
nous l’avons élevé à une place sublime.
Voilà ceux que Dieu a comblés de ses grâces : parmi les prophètes de la descendance d’Adam ; parmi ceux que nous avons portés avec Noé ; parmi la descendance d’Abraham et d’Israël ; parmi ceux que nous avons dirigés et que nous avons élus. Ils tombaient prosternés en pleurant quand les Versets du Miséricordieux leur étaient communiqués.
Leurs successeurs après eux délaissèrent la prière et suivirent leurs passions. Ils trouveront l’égarement total.
Quant à ceux qui se repentent ; ceux qui croient et qui font le bien : voilà ceux qui pénétreront dans le Jardin et qui ne seront pas lésés.
Les Jardins d’Éden sont promis, par le Miséricordieux, à ses serviteurs qui ont cru au Mystère. — Oui, sa promesse va bientôt s’accomplir —
Ils n’y entendront aucune parole futile, mais seulement : « Paix !... » Ils y recevront leur nourriture matin et soir.
Tel est le Jardin dont hériteront ceux de nos serviteurs qui craignaient Dieu.
Nous ne descendons que sur l’ordre de ton Seigneur. A lui appartient ce qui est devant nous, ce qui est derrière nous et ce qui se trouve entre l’un et l’autre. — Ton Seigneur n’oublie rien —
Adore le Seigneur des cieux et de la terre et de ce qui est entre les deux. Sois constant dans son adoration. Lui connais-tu un homonyme ?
L’homme dit : « Me fera-t-on sortir vivant de la tombe lorsque je serai mort ? »
L’homme ne se souvient-il pas que nous l’avons créé autrefois alors qu’il n’était rien ?
Par ton Seigneur ! Nous les rassemblerons certainement, eux et les démons. Nous les placerons agenouillés autour de la Géhenne,
puis, de chaque groupe, nous extrairons celui qui était le plus arrogant envers le Miséricordieux,
car nous connaissons parfaitement ceux qui méritent le plus d’y brûler.
Il n’y a personne de vous qui n’y sera précipité : c’est un arrêt décidé par ton Seigneur.
Nous sauverons ensuite ceux qui craignaient Dieu et nous y laisserons les injustes agenouillés.
Lorsque nos Versets leur sont lus, comme autant de preuves évidentes, les incrédules disent aux croyants : « Quel est donc celui des deux groupes qui jouit du meilleur séjour et de la meilleure compagnie ? »
Combien avons-nous anéanti avant eux de générations qui les surpassaient en richesses et en beauté ?
Dis : « Que le Miséricordieux prolonge donc un peu la vie de ceux qui sont égarés jusqu’à ce qu’ils considèrent, soit le châtiment, soit l’Heure dont ils sont menacés ! » Ils sauront alors qui est dans la pire des situations et quel est celui dont l’armée est la plus faible.
Dieu accroît la rectitude de ceux qui suivent la vraie Direction. Les œuvres bonnes, impérissables, obtiennent auprès de ton Seigneur une meilleure récompense et une fin meilleure.
As-tu vu celui qui est incrédule envers nos Signes ? Il dit : « On me donnera certainement des biens et des enfants ».
Connaît-il le Mystère incommunicable, ou bien : a-t-il conclu une alliance avec le Miséricordieux ?
Bien au contraire ! Nous consignons par écrit tout ce qu’il dit et nous prolongerons longtemps son châtiment. 
Nous sommes l’Héritier de ses paroles et il viendra à nous, seul.
Ils ont adopté des divinités en dehors de Dieu pour en faire une puissance à leur propre usage.
Bien au contraire ! Ces divinités renieront l’adoration qu’ils leur rendaient et elles deviendront leurs adversaires.
Ne vois-tu pas que nous avons lancé contre les incrédules des démons qui les excitent au mal ?
Ne te hâte pas de combattre ces gens-là ; car nous comptons leurs jours.
Le Jour où nous rassemblerons, comme des invités de marque, ceux qui craignent le Miséricordieux ;
nous pousserons les criminels vers la Géhenne comme on conduit un troupeau à l’abreuvoir.
Seuls bénéficieront d’une intercession ceux qui auront conclu une alliance avec le Miséricordieux.
Ils ont dit : « Le Miséricordieux s’est donné un fils ! »
Vous avancez là une chose abominable !
Peu s’en faut que les cieux ne se fendent à cause de cette parole ; que la terre ne s’entrouvre et que les montagnes ne s’écroulent !
Ils ont attribué un fils au Miséricordieux !
Il ne convient pas au Miséricordieux de se donner un fils !
Tous ceux qui sont dans les cieux et sur la terre se présentent au Miséricordieux comme de simples serviteurs.
Il les a dénombrés ; il les a bien comptés.
Tous viendront à lui, un à un, le Jour de la Résurrection.
Oui, le Miséricordieux accordera son amour à ceux qui auront cru et qui auront accompli des œuvres bonnes.
Nous avons rendu le Coran facile à comprendre en ta langue, afin que tu annonces la bonne nouvelle à ceux qui craignent Dieu et que tu avertisses un peuple hostile.
Combien de générations avons-nous anéanties avant eux ! Vois-tu un seul survivant parmi elles ? Entends-tu le moindre murmure ?
Ta. Ha.
Nous n’avons pas fait descendre sur toi le Coran pour te rendre malheureux,
 mais comme un Rappel pour quiconque craint Dieu ;
comme une Révélation de celui qui a créé la terre et les cieux élevés.
Le Miséricordieux se tient en majesté sur le Trône.
A lui appartient : ce qui est dans les cieux, ce qui est sur la terre, ce qui est entre eux deux, ce qui est sous la terre.
Si tu fais entendre ta parole à haute voix, lui, certes, connaît parfaitement ce qui est secret et ce qui est le mieux caché.
Dieu ! Il n’y a de Dieu que lui ! Les noms les plus beaux lui appartiennent !
Est-ce que l’histoire de Moïse t’est parvenue ?
Il vit un feu et il dit à sa famille : « Restez ici ! J’aperçois un feu ; peut-être vous apporterai-je un tison ou ce feu me fera-t-il trouver une direction ? »
Comme il s’approchait, on l’appela : « Ô Moïse !
Je suis, en vérité, ton Seigneur ! Ôte tes sandales : tu es dans la vallée sainte de Tuwa.
Je t’ai choisi ! Ecoute ce qui t’est révélé :
Moi, en vérité, je suis Dieu ! Il n’y a de Dieu que moi. Adore-moi donc ! Observe la prière en invoquant mon nom !
Oui, l’Heure approche ; — Je veux la tenir secrète — pour que chacun soit rétribué d’après ses actes.
Que celui qui n’y croit pas et qui suit ses passions, ne t’en détourne pas, sinon tu périrais.
Qu’est cela, dans ta main droite, Ô Moïse ? »
Il répondit : « C’est mon bâton sur lequel je m’appuie et avec lequel j’abats du feuillage pour mes moutons ; il me sert encore à d’autres usages ».
Dieu dit : « Jette-le, ô Moïse ! »
Il le jeta, et le voici, serpent qui rampait.
Dieu dit : « Saisis-le ! Ne crains rien ! Nous allons le faire revenir à son premier état.
Mets ta main sur ton côté ; elle en sortira blanche, sans aucun dommage : autre Signe
pour te montrer certains de nos plus grands Signes.
Va chez Pharaon ; il est rebelle ».
Moïse dit : « Mon Seigneur ! Élargis ma poitrine,
facilite ma tâche ;
dénoue le nœud de ma langue
afin qu’ils comprennent ma parole.
Donne-moi un assistant, de ma famille :
mon frère Aaron ;
accrois ainsi ma force ;
associe-le à ma tâche
afin que nous te glorifiions sans cesse
et que, sans cesse, nous t’invoquions.
Oui, tu nous vois parfaitement ! »
Dieu dit : « Ô Moïse ! Ta prière est exaucée.
Nous t’avions déjà accordé une faveur une première fois,
lorsque nous avons révélé à ta mère ce qui lui fut révélé :
« Jette-le dans le coffret, puis jette celui-ci dans le fleuve pour que le fleuve le rejette sur la rive et que mon ennemi, qui est aussi le sien, le prenne ». J’ai répandu sur toi mon amour afin que tu sois élevé sous mes yeux.
Ta sœur passait là ; elle dit : « Puis-je vous indiquer quelqu’un qui se chargera de lui ? » Nous t’avons ainsi rapporté à ta mère pour qu’elle cesse de pleurer et qu’elle ne s’attriste plus. Tu as ensuite tué un homme. Nous t’avons préservé de l’affliction et nous t’avons soumis à diverses épreuves. Tu as habité quelques années chez les hommes de Madian. Tu es revenu ensuite, en vertu d’un décret, ô Moïse !
Je t’ai choisi pour moi-même.
Partez, toi et ton frère, avec mes Signes. Ne négligez pas l’invocation de mon nom.
Allez chez Pharaon, il est rebelle ;
adressez-lui des paroles courtoises ; peut-être réfléchira-t-il, ou éprouvera-t-il de la crainte ?
Tous deux dirent : « Notre Seigneur ! Nous craignons qu’il ne l’emporte sur nous ou qu’il ne se montre rebelle ».
Dieu dit : « Ne craignez rien, oui, je suis avec vous ; j’entends et je vois.
Allez donc tous deux chez lui et dites-lui : ‘‘Nous sommes, en vérité, deux prophètes de ton Seigneur. Renvoie avec nous les fils d’Israël ; ne les tourmente pas. Nous venons à toi avec un Signe de ton Seigneur. Que la paix soit sur quiconque suit la Direction !”
Il nous a été révélé que le châtiment atteindra sûrement celui qui crie au mensonge et qui se détourne ».
Pharaon dit : « Qui donc est votre Seigneur, ô Moïse ? »
Il répondit : « Notre Seigneur est celui qui a donné à chaque chose sa forme et qui l’a ensuite dirigée ».
Pharaon dit : « Qu’est-il advenu des premières générations ? »
Moïse répondit : « La connaissance en est auprès de mon Seigneur, inscrite dans un Livre. Mon Seigneur ne s’égare pas et il n’oublie pas. »
De la terre, il a fait pour vous un berceau ; il y a tracé, pour vous, des chemins. Il a fait descendre du ciel une eau avec laquelle nous faisons germer toutes sortes de plantes.
Mangez et faites paître vos troupeaux ! Voilà des Signes pour ceux qui sont doués d’intelligence.
De la terre, nous vous avons créés ; en elle nous vous ramènerons et d’elle nous vous ferons sortir une fois encore.
Nous avons montré tous nos Signes à Pharaon, mais il a crié au mensonge et il a refusé de croire ».
Il dit : « Ô Moïse ! Es-tu venu chez nous pour nous chasser de notre pays au moyen de ta magie ?
Nous allons t’opposer une magie semblable. Fixe donc un rendez-vous pour nous et pour toi dans un lieu convenable ; nous n’y manquerons pas, et toi non plus ».
Moïse répondit : « Votre rendez-vous est fixé le jour de la fête, lorsque les gens sont réunis au cours de la matinée ».
Pharaon se retira ; il rassembla ses artifices puis il alla au rendez-vous.
Moïse leur dit : « Malheur à vous ! N’inventez pas de mensonges contre Dieu, sinon il vous anéantira, pour vous punir. Celui qui a inventé un mensonge est perdu ! »
Ils se mirent alors à discuter entre eux de leur affaire, mais ils gardèrent leurs discussions secrètes.
Ils dirent : « Voici deux magiciens qui veulent vous chasser de votre pays, au moyen de leurs sortilèges, et abolir votre doctrine exemplaire.
Rassemblez donc vos artifices puis, venez en rangs. Celui qui, aujourd’hui, gagnera, sera heureux ! »
Ils dirent encore : « Ô Moïse ! Est-ce toi qui jettes ou serons-nous les premiers à jeter ? »
Il dit : « Non !... Jetez ! » Il lui sembla alors, par un effet de leur magie, que leurs cordes et leurs bâtons se mettaient à courir ;
Moïse en fut effrayé.
Nous lui dîmes : « N’aie pas peur ! Tu es le plus fort !
Jette ce qui est dans ta main droite : cela va dévorer ce qu’ils ont fabriqué. Leur invention est une ruse de magicien. Où qu’il aille, le magicien n’est pas heureux ».
Les magiciens tombèrent prosternés en disant : « Nous croyons au Seigneur d’Aaron et de Moïse ».
Pharaon dit : « Vous avez cru en lui avant que je vous le permette ; Moïse fut le premier à vous enseigner la magie. Je vous ferai couper la main droite et le pied gauche puis je vous ferai crucifier sur des troncs de palmiers. Vous saurez alors qui de nous est le plus fort, en fait de châtiment, et qui durera plus longtemps ! »
Ils dirent : « Nous ne te préférons pas aux preuves décisives qu’il nous a apportées ni à celui qui nous a créés. Décide ce que tu as à décider : tu décides seulement pour la vie de ce monde.
Oui, nous croyons en notre Seigneur pour qu’il nous pardonne nos fautes et les sortilèges auxquels tu nous as contraints ». Dieu est meilleur et il subsiste éternellement !
La Géhenne est destinée à celui qui arrivera coupable devant son Seigneur. Il n’y mourra pas et il n’y vivra pas non plus.
Ceux qui viennent à lui, étant croyants et qui ont accompli des œuvres bonnes : voilà ceux qui se tiendront sur les degrés les plus élevés :
les Jardins d’Éden où coulent les ruisseaux. Ils y demeureront immortels. Telle est la récompense de celui qui se purifie.
Nous avons révélé à Moïse : « Pars de nuit avec mes serviteurs. Ouvre-leur dans la mer un chemin où ils marcheront à pied sec. Ne crains pas d’être poursuivi ; n’aie pas peur ! »
Pharaon les poursuivit avec ses armées ; le flot les submergea.
Pharaon avait égaré son peuple, il ne l’avait pas dirigé.
Ô fils d’Israël ! Nous vous avons délivrés de vos ennemis et nous vous avons donné rendez-vous sur le versant droit du Mont. Nous avons fait descendre sur vous la manne et les cailles :
« Mangez des excellentes nourritures que nous vous avons accordées ; ne vous révoltez pas, sinon ma colère s’abattrait sur vous. — Celui sur qui tombe ma colère va sûrement à l’abîme —
Je suis, en vérité, celui qui pardonne sans cesse à celui qui revient vers moi ; à celui qui croit, qui fait le bien et qui, ensuite, se trouve bien dirigé.
Ô Moïse ! Pourquoi t’es-tu éloigné rapidement de ton peuple ? »
Il dit : « Ce sont eux qui suivent mes pas. Mon Seigneur ! Je me suis hâté vers toi pour t’être agréable ».
Dieu dit : « Oui, après ton départ, nous avons éprouvé ton peuple ; le Samiri les a égarés ».
Moïse revint vers son peuple, courroucé et affligé. Il dit : « Ô mon peuple ! Votre Seigneur ne vous a-t-il pas fait une belle promesse ? L’alliance vous a-t-elle paru trop longue ? Ou bien avez-vous désiré que tombe sur vous la colère de votre Seigneur puisque vous avez trahi votre engagement envers moi ? »
Ils répondirent : « Nous n’avons pas manqué de nous-mêmes à l’engagement pris envers toi ; mais nous avons été contraints de transporter des charges de parures appartenant à ce peuple : nous les avons jetées ; c’est ainsi que le Samiri les a lancées,
puis il a fait sortir pour eux un veau : un corps mugissant ». Ils dirent alors : « Voici votre dieu et le dieu de Moïse ! Il a donc oublié ! »
Ne voyaient-ils pas que ce veau ne leur répondait pas et qu’il ne pouvait ni leur nuire, ni leur être utile ?
Aaron leur avait dit auparavant : « Ô mon peuple ! Ceci n’est pour vous qu’une tentation. Votre Seigneur est, en vérité, le Miséricordieux. Suivez-moi donc et obéissez à mon ordre ».
Ils dirent : « Nous ne cesserons pas de nous attacher à cela tant que Moïse ne sera pas revenu avec nous ».
Moïse dit : « Ô Aaron ! Qu’est-ce qui t’a empêché de me suivre, lorsque tu les as vus s’égarer ?
As-tu désobéi à mon ordre ? »
Il dit : « Ô fils de ma mère ! Ne me prends ni par la barbe ni par la tête. J’ai craint que tu ne me dises : “Tu as semé la division parmi les fils d’Israël et tu n’as pas observé ma parole” ».
Moïse dit : « Qu’as-tu à répondre, ô Samiri ? »
Celui-ci dit : « J’ai vu ce qu’ils ne voient pas. J’ai pris une poignée de poussière laissée par l’Envoyé et je l’ai lancée. Voilà ce que mon âme m’a suggéré ».
Moïse dit : « Va-t’en ! Tu seras contraint de dire, durant cette vie : “Ne me touchez pas !” et un rendez-vous t’est assigné ; tu n’y manqueras pas. Considère ton dieu ; tu y es resté attaché tout le jour : nous le brûlerons et nous en disperserons totalement les cendres dans la mer ».
Seul, en vérité, votre Dieu est Dieu. Il n’y a de Dieu que lui ! Sa science s’étend à toute chose.
Nous te racontons, ainsi, les histoires du temps passé. Nous t’en apportons le Rappel, venu de nous.
Ceux qui s’en détournent, porteront un lourd fardeau le Jour de la Résurrection
et ils le porteront pour toujours. Quel détestable fardeau, pour le Jour de la Résurrection,
pour le Jour où l’on soufflera dans la trompette ! Ce Jour-là, nous rassemblerons les coupables, hagards,
et ils se diront, à voix basse, les uns aux autres : « Vous n’êtes restés que dix jours! »
Nous savons parfaitement ce qu’ils diront lorsque l’un d’entre eux, dont la conduite est exemplaire, affirmera : « Vous n’êtes restés qu’un seul jour ! »
Ils t’interrogent au sujet des montagnes. Dis : « Mon Seigneur les réduira en poudre ;
il en fera un bas-fond aplani
où tu ne verras ni ondulation, ni dépression ».
Ce Jour-là, ils suivront directement celui qui les appellera. Les voix s’abaisseront en présence du Miséricordieux ; tu n’entendras qu’un léger bruit.
Ce Jour-là, l’intercession ne profitera qu’à celui en faveur de qui le Miséricordieux l’aura permise, en faveur de qui il agréera une parole.
Il sait ce qui se trouve devant et derrière eux, alors que leur science ne peut l’atteindre.
Les visages s’humilieront en présence du Vivant, de celui qui subsiste par lui-même. Celui qui est chargé d’iniquités sera malheureux ;
mais le croyant qui aura fait le bien ne craindra ni injustice ni oppression.
Nous avons fait descendre ainsi un Coran arabe au cours duquel nous avons formulé des menaces. Il se peut qu’ils craignent Dieu et qu’un Rappel leur soit renouvelé.
Que Dieu soit exalté : le Roi, la Vérité ! Ne te hâte pas dans la récitation, avant que sa révélation ne soit achevée pour toi. Dis : « Mon Seigneur ! Augmente ma science ! »
Nous avons autrefois confié une mission à Adam, mais il l’oublia, nous n’avons trouvé en lui aucune résolution.
Lorsque nous avons dit aux Anges : « Prosternez-vous devant Adam », ils se prosternèrent, à l’exception d’Iblis qui refusa.
Nous dîmes : « Ô Adam ! Celui-ci est un ennemi pour toi et pour ton épouse. Qu’il ne vous fasse pas sortir tous deux du jardin, sinon tu serais malheureux.
Tu n’y auras pas faim ; tu n’y seras pas nu ;
tu n’y auras pas soif ; tu n’y souffriras pas de la chaleur du soleil ».
Le Démon le tenta en disant : « Ô Adam ! T’indiquerai-je l’Arbre de l’immortalité et d’un royaume impérissable ? »
Tous deux en mangèrent ; leur nudité leur apparut, ils disposèrent alors, sur eux, des feuilles du jardin. Adam désobéit à son Seigneur, il était dans l’erreur.
Son Seigneur l’a ensuite élu ; il est revenu vers lui et il l’a dirigé.
Il dit : « Descendez, tous deux ensemble, du jardin, ennemis les uns des autres. Une Direction vous sera indiquée, de ma part. Quiconque aura suivi ma Direction ne s’égarera pas et il ne sera pas malheureux.
Mais quiconque se sera détourné de mon Rappel mènera certainement une vie misérable, puis nous le ramènerons, aveugle, le Jour de la Résurrection ».
Il dira : « Mon Seigneur ! Pourquoi m’as-tu amené ici, aveugle, alors que je voyais clair auparavant ?»
Dieu dira : « De même que tu as oublié nos Signes, après qu’ils te sont parvenus, tu seras oublié aujourd’hui ».
Nous rétribuons ainsi quiconque dépasse les bornes et ne croit pas aux Signes de son Seigneur. Oui, le châtiment de la vie future est plus fort et il durera plus longtemps.
Combien avons-nous fait périr avant eux de générations dans les demeures desquelles ils se promènent maintenant ! Est-ce que cet exemple ne leur sert pas de leçon ? Voilà pourtant des Signes pour ceux qui sont intelligents.
Si une Parole de ton Seigneur n’avait pas précédé ce Jour, le châtiment serait inévitable au terme fixé.
Supporte patiemment leurs propos. Célèbre les louanges de ton Seigneur avant le lever du soleil et avant son coucher. Célèbre-les durant la nuit ainsi qu’à l’aube et au crépuscule. — Peut-être seras-tu agréé —
Ne porte pas tes regards vers les jouissances éphémères que nous avons accordées à plusieurs groupes d’entre eux ; c’est là le décor de la vie de ce monde, destiné à les éprouver. Les biens que ton Seigneur t’accorde sont meilleurs et ils dureront plus longtemps.
Ordonne la prière à ta famille, et persévère toi-même dans la prière. Nous ne te réclamons aucun bien ; c’est nous qui te donnons le nécessaire. La fin heureuse sera pour ceux qui craignent Dieu.
Ils ont dit : « Que n’est-il venu à nous avec un Signe de son Seigneur ? » La preuve décisive contenue dans les premiers Livres ne leur est-elle donc pas parvenue ?
Si nous les avions fait périr dans un châtiment antérieur à sa venue, ils auraient certainement dit : « Notre Seigneur ! Pourquoi ne nous as-tu pas envoyé un prophète ? Nous aurions alors suivi tes Signes, avant d’être humiliés et confondus ».
Dis : « Chacun attend. Attendez donc Vous saurez bientôt quels sont les hommes qui suivent la voie droite et quel est celui qui est bien dirigé ».
Le règlement de comptes approche des hommes, alors que, dans leur insouciance, ils s’en détournent.
Aucun nouveau Rappel de leur Seigneur ne leur parvient, sans qu’ils l’écoutent en s’en moquant.
Leurs cœurs sont distraits tandis que les injustes tiennent des conciliabules : « Qu’est-il, celui-ci, sinon un mortel semblable à vous ? Vous adonnerez-vous à la magie, alors que vous voyez clair ? »
Il a dit : « Mon Seigneur connaît toute parole prononcée dans le ciel et sur la terre. Il est celui qui entend et qui sait tout ».
Mais ils dirent : « Voici plutôt un amas de rêves qu’il a inventés lui-même ; c’est un poète ! Qu’il nous apporte un Signe comme il en a été envoyé aux Anciens ! »
Pas une seule cité n’avait cru, parmi celles que nous avons fait périr avant eux. Ceux-ci croiront-ils ?
Nous n’avons envoyé avant toi que des hommes que nous inspirions. Interrogez les gens auxquels le Rappel a été adressé, si vous ne savez pas.
Nous n’en avons pas fait des corps qui ne mangeaient aucune nourriture et ils n’étaient pas immortels.
Nous avons ensuite réalisé la promesse qui leur avait été faite. Nous les avons sauvés, avec ceux que nous voulions sauver ; et nous avons anéanti les pervers.
Nous avons fait descendre vers vous un Livre où se trouve pour vous le Rappel. Ne comprenez-vous pas ?
Combien de cités injustes avons-nous broyées ! et nous avons créé un autre peuple après leur disparition.
Ils s’enfuirent hâtivement, lorsqu’ils sentirent notre rigueur.
« Ne fuyez pas ! Revenez vers le luxe dont vous jouissiez et dans vos demeures. Peut-être serez-vous interrogés ».
Ils dirent : « Malheur à nous ! Nous avons été injustes ».
Leur clameur ne cessa pas, jusqu’à ce que nous les ayons réduits à l’état de moisson sèche.
Nous n’avons pas créé par jeu le ciel, la terre et ce qui se trouve entre les deux.
Si nous avions désiré un divertissement, nous l’aurions trouvé auprès de nous, si nous avions voulu agir ainsi.
Tout au contraire : Nous lançons contre l’erreur la Vérité qui lui écrase la tête, et voilà que l’erreur disparaît. Malheur à vous ! à cause de ce que vous inventez.
Ceux qui sont dans les cieux et sur la terre lui appartiennent. Ceux qui sont proches de lui ne se considèrent pas trop grands, pour l’adorer et ils ne s’en lassent pas.
Ils célèbrent ses louanges nuit et jour sans jamais s’interrompre.
Ont-ils tiré de la terre des divinités capables de ressusciter les morts ?
Si des divinités, autres que Dieu, existaient, le ciel et la terre seraient corrompus. Gloire à Dieu, le Seigneur du Trône, très éloigné de ce qu’ils inventent !
Nul ne l’interroge sur ce qu’il fait, mais les hommes seront interrogés…
Ont-ils choisi des dieux en dehors de lui ? Dis-leur : « Apportez donc votre preuve décisive ! Ceci est un Rappel pour les hommes qui sont avec moi ; un Rappel pour ceux qui étaient avant moi » ; mais la plupart d’entre eux ne connaissent pas la Vérité et ils s’en écartent.
Nous n’avons envoyé aucun prophète avant toi sans lui révéler : « Il n’y a de Dieu que moi ; adorez-moi ! »
Ils ont dit : « Le Miséricordieux s’est donné des fils ! » Mais, gloire à lui !... Ils ne sont que des serviteurs honorés !
Ils ne devancent pas la Parole et ils agissent sur son ordre.
Dieu sait ce qui se trouve devant et derrière eux ; ils n’intercèdent qu’en faveur de ceux que Dieu agrée et ils sont pénétrés de crainte.
Nous rétribuerions par la Géhenne quiconque d’entre eux dirait : « Je suis un dieu en dehors de lui ! » — C’est ainsi que nous rétribuons les injustes —
Les incrédules n’ont-ils pas vu que les cieux et la terre formaient une masse compacte ? Nous les avons ensuite séparés et nous avons créé, à partir de l’eau, toute chose vivante. Ne croient-ils pas ?
Nous avons placé sur la terre des montagnes comme des piliers afin qu’elle ne branle pas et les hommes non plus. Nous y avons disposé des défilés semblables à des chemins. — Peut-être les hommes seront-ils dirigés ? —
Nous avons fait, du firmament, une voûte protégée, mais ils se détournent de nos Signes.
C’est lui qui a créé la nuit et le jour, le soleil et la lune ; chacun voguant dans une orbite.
Nous n’avons donné l’immortalité à nul homme avant toi. Seraient-ils immortels, alors que tu mourras ?
Tout homme goûtera la mort. Nous vous éprouvons par le mal et par le bien, en manière de tentation, et vous serez ramenés vers nous.
Quand les incrédules te voient, ils ne font que se moquer de toi : « Est-ce là celui qui vilipende vos dieux ? » Ils ne croient pas au Rappel du Miséricordieux.
L’homme a été créé d’impatience ; mais je vais vous montrer mes Signes ; ne me demandez donc pas de me hâter.
Ils disent : « A quand l’accomplissement de cette promesse, si vous êtes véridiques ? »
Si les incrédules connaissaient le moment où ils ne détourneront le feu ni de leurs visages, ni de leurs dos ; le moment où ils ne seront pas secourus…
Mais non !... Cela leur arrivera soudainement et ils en seront stupéfaits. Ils ne pourront pas le repousser et on ne leur accordera aucun délai.
On s’est moqué des prophètes venus avant toi ; mais les railleurs ont été cernés de toutes parts, par ce dont ils se moquaient.
Dis : « Qui vous défendra, la nuit et le jour, contre le Miséricordieux ? » — Mais ils sont indifférents au Rappel de leur Seigneur. —
Ont-ils donc, en dehors de nous, des dieux qui les défendent ? — ceux-ci ne peuvent se secourir eux-mêmes — et ils n’ont pas d’alliés à nous opposer.
Nous avons accordé des jouissances éphémères à eux et à leurs pères, jusqu’au terme d’une longue vie. Ne voient-ils pas que nous intervenons dans les pays infidèles pour en diminuer l’étendue ? Sont-ils donc vainqueurs ?
Dis : « Je ne fais que vous avertir par la Révélation » ; mais les sourds n’entendent pas l’appel, quand on les avertit.
Si un souffle du châtiment de ton Seigneur les atteignait, ils diraient certainement : « Malheur à nous ! Nous avons été injustes ! »
Nous poserons les balances exactes, le Jour de la Résurrection. Nul homme ne sera lésé pour la plus petite chose ; serait-elle équivalente au poids d’un grain de moutarde, nous l’apporterions. Nous suffisons à faire les comptes.
Nous avons donné la Loi à Moïse et à Aaron, comme une Lumière et un Rappel pour ceux qui craignent Dieu ;
pour ceux qui redoutent leur Seigneur en son Mystère et qui sont émus en pensant à l’Heure.
Ceci est un Rappel béni que nous avons fait descendre. Allez-vous donc le méconnaître ?
Nous avions accordé auparavant sa Direction droite à Abraham ; nous le connaissions.
Il dit à son père et à son peuple : « Que sont ces statues devant lesquelles vous vous tenez ? »
Ils dirent : « Nous avons trouvé nos pères adonnés à leur culte ».
Il dit : « Vous étiez sûrement, vous et vos pères, dans un égarement manifeste ».
Ils dirent : « Es-tu venu à nous avec la Vérité, ou bien es-tu de ceux qui plaisantent ? »
Il dit : « Bien au contraire ! Votre Seigneur est le Seigneur des cieux et de la terre ; il les a créés, et moi, j’en suis témoin.
Par Dieu ! Je vais dresser des embûches à vos idoles, dès que vous aurez le dos tourné ».
Il les mit en pièces, à l’exception de la plus grande. — Sans doute, ces gens reviendront-ils vers elle —
Ils dirent : « Celui qui a fait cela à nos dieux est injuste ! »
Ils dirent : « Nous avons entendu un jeune homme qui les vilipendait, il se nomme Abraham ».
Ils dirent : « Amenez-le sous les yeux des gens pour qu’ils apportent leur témoignage ».
Ils dirent : « Est-ce toi, Abraham, qui as fait cela à nos dieux ? »
Il dit : « Non !... C’est le plus grand d’entre eux... Interrogez-les donc s’ils peuvent parler ! »
Ils revinrent à eux et ils dirent : « Vous êtes injustes ! »
Ils firent ensuite volte-face : « Tu sais bien que ceux-ci ne parlent pas ».
Il dit : « Vous adorez donc, en dehors de Dieu, ce qui ne peut ni vous être utile en quoi que ce soit, ni vous nuire ?
Honte à vous et à ce que vous adorez en dehors de Dieu ! Ne comprenez-vous pas ? »
Ils dirent : « Brûlez-le ! et secourez vos dieux, si vous en êtes capables ! »
Nous dîmes : « Ô feu ! Sois, pour Abraham, fraîcheur et paix ! »
Ils voulaient dresser des embûches contre lui, et nous en avons fait les plus malheureux des perdants.
Nous l’avons sauvé, ainsi que Loth, en les conduisant dans le pays que nous avons béni pour les mondes.
Nous leur avons donné, par surcroît, Isaac et Jacob dont nous avons fait des justes.
Nous les avons établis comme des chefs qui dirigent les hommes selon notre ordre. Nous leur avons inspiré des œuvres bonnes : l’accomplissement de la prière et l’aumône. Ils étaient nos serviteurs.
Nous avons donné à Loth la Sagesse et la Science. Nous l’avons sauvé de la cité qui se livrait aux turpitudes. Ces gens-là étaient mauvais et pervers.
Nous l’avons fait entrer dans notre miséricorde. Il était au nombre des justes.
Et Noé… Quand, auparavant, il nous avait imploré, nous lui avions répondu ; nous l’avions sauvé, lui et sa famille, du terrible cataclysme.
Nous l’avions délivré du peuple qui traitait nos Signes de mensonges. C’était un peuple mauvais que nous avons totalement englouti.
Et David, et Salomon… Quand tous deux arbitraient au sujet d’un champ cultivé où des moutons erraient la nuit. Nous avons été témoin de leur jugement.
Nous avons fait comprendre cette affaire à Salomon. Nous avons donné à tous deux la Sagesse et la Science. Nous avons contraint les montagnes et les oiseaux à se joindre à David pour proclamer nos louanges. C’est nous qui avons fait cela.
Nous lui avons appris, pour vous, la fabrication des cottes de mailles qui vous protègent contre les coups que vous vous portez les uns aux autres. — Êtes-vous reconnaissants ? —
Nous avons soumis le vent à Salomon, afin que, sur l’ordre de celui-ci, il souffle en tempête vers la terre que nous avons bénie. — Nous savons tout ! —
Certains démons plongeaient pour lui dans la mer et ils accomplissaient d’autres travaux encore, alors que nous les surveillions.
Et Job… Il implora son Seigneur : « Oui, le mal m’a touché, et cependant, tu es le plus miséricordieux de ceux qui font miséricorde ».
Nous l’avons exaucé ; nous avons écarté de lui le mal ; nous avons rétabli sa famille et nous l’avons rendue deux fois plus nombreuse par l’effet de notre miséricorde et comme un Rappel pour ceux qui nous servent.
Et Ismaël, et Idris, et Dhou al Kifl… Tous, ils étaient constants.
Nous les avons fait entrer dans notre miséricorde : ils sont au nombre des justes.
Et l’Homme au Poisson… Il s’en allait courroucé ; il pensait que nous ne pourrions rien faire pour lui. Il nous implora dans les ténèbres : « En vérité, il n’y a de Dieu que toi ! Gloire à toi ! Oui, j’étais au nombre des injustes ! »
Nous l’avons exaucé, et nous l’avons préservé de l’affliction : voilà comment nous sauvons les croyants.
Et Zacharie… Il implora son Seigneur : « Mon Seigneur ! Ne me laisse pas seul ! Tu es le meilleur des héritiers ».
Nous l’avons exaucé ; nous lui avons donné Jean ; nous avons rendu son épouse capable d’enfanter. Ils s’empressaient de faire le bien, ils nous invoquaient avec amour et avec crainte. Ils étaient humbles devant nous.
Et celle qui était restée vierge… Nous lui avons insufflé de notre Esprit. Nous avons fait d’elle et de son fils un Signe pour les mondes.
Cette communauté qui est la vôtre est une communauté unique. Je suis votre Seigneur ! Adorez-moi donc !
Ils se séparèrent les uns des autres, mais ils reviendront tous vers nous.
Le zèle du croyant qui accomplit des œuvres bonnes ne sera pas effacé car nous l’inscrivons.
Il est interdit aux habitants d’une cité détruite par nous, d’y revenir
avant que les Ya’jouj et les Ma’jouj ne soient déchaînés ; ils se précipiteront alors, de chaque hauteur.
La promesse vraie approche. Les regards de ceux qui furent incrédules se figent : « Malheur à nous ! Nous avons été insouciants à son égard ; pire encore ; nous avons été injustes ».
Vous serez vraiment, vous et ce que vous adorez en dehors de Dieu, le combustible de la Géhenne. Vous y arrivez…
Si ceux-là étaient des dieux, ils n’y seraient pas conduits comme on mène un troupeau à l’abreuvoir. Ils y demeureront tous, immortels ;
ils pousseront des gémissements et ils n’entendront rien.
Ceux qui ont déjà reçu la très belle récompense en seront écartés.
Ils n’entendront pas le bruit de la Géhenne et ils jouiront, pour toujours, de ce qu’ils désirent.
La grande frayeur ne les affligera pas ; les anges les accueilleront : « Voici le Jour qui vous a été promis ;
le Jour où nous plierons le ciel comme on plie un rouleau sur lequel on écrit ». De même que nous avons procédé à la première création, nous la recommencerons. C’est une promesse qui nous concerne ; oui, nous l’accomplirons.
Nous avons écrit dans les Psaumes, après le Rappel : « En vérité, mes serviteurs justes hériteront de la terre ».
Voici une communication adressée à un peuple d’adorateurs.
Nous t’avons seulement envoyé comme une miséricorde pour les mondes.
Dis : « Il m’est seulement révélé que votre Dieu est un Dieu unique. Êtes-vous soumis ? »
Dis, s’ils se détournent : « Je vous ai avertis en toute équité, mais j’ignore si ce qui vous est promis est proche ou lointain ».
Dieu sait ce qui est dit à voix haute et il sait ce que vous cachez.
J’ignore si c’est pour vous une tentation ou une jouissance temporaire.
Dis : « Mon Seigneur ! Juge selon la Vérité ! Notre Seigneur est celui qui fait miséricorde. C’est lui dont on implore le secours contre ce que vous inventez ».
Ô vous les hommes ! Craignez votre Seigneur ! Le tremblement de terre de l’Heure sera sûrement quelque chose de terrible !
Le Jour où vous le verrez : toute femme qui allaite oubliera son nourrisson ; toute femme enceinte avortera. Tu verras les hommes ivres, alors qu’ils ne le seront pas. — Le châtiment de Dieu sera très dur —
Tel, parmi les hommes, discute au sujet de Dieu sans détenir aucune science ; il suit tout démon révolté
dont il est écrit : « Il égare quiconque le prend pour maître et le dirige vers le châtiment de la flamme brûlante ».
Ô vous les hommes ! Si vous êtes dans le doute au sujet de la Résurrection, sachez qu’en vérité, c’est nous qui vous avons créés de poussière, puis d’une goutte de sperme, puis d’un caillot de sang, puis d’une masse flasque, formée ou non. — Nous vous l’expliquons ainsi — Nous déposons dans les matrices ce que nous voulons jusqu’à un terme fixé ; puis nous vous en faisons sortir petits enfants, pour que vous atteigniez plus tard votre maturité. Tel d’entre vous meurt ; un autre parvient à l’âge de la décrépitude au point de ne plus rien savoir de ce qu’il savait. Tu vois la terre désertique, mais dès que nous y faisons descendre de l’eau, elle remue, elle gonfle, elle fait pousser toutes sortes de belles espèces de plantes.
Il en est ainsi, parce que Dieu est la Vérité, qu’il est celui qui rend la vie aux morts, qu’il est puissant sur toute chose.
Parce que l’Heure vient sûrement, — pas de doute à son sujet — et parce que Dieu ressuscitera ceux qui se trouvent dans les sépulcres.
Tel, parmi les hommes, discute de Dieu sans détenir ni science, ni direction, ni Livre qui l’éclaire.
Il se détourne, afin d’égarer les hommes, hors du chemin de Dieu. L’opprobre l’atteindra en ce monde, puis, le Jour de la Résurrection, nous lui ferons goûter le châtiment du feu :
« Voilà pour les actions que vous avez accomplies ». — Dieu n’est pas injuste envers ses serviteurs. —
Tel, parmi les hommes, adore Dieu en hésitant. Si un bien lui arrive, il en jouit tranquillement. Si une tentation l’atteint, il se détourne. Il perd et la vie de ce monde, et la vie future : voilà une perte certaine !
Ils invoquent en dehors de Dieu ce qui ne peut ni leur nuire, ni leur être utile : voilà un égarement profond !
Ils invoquent celui dont la nocivité est plus certaine que l’utilité. Quel mauvais maître, vraiment, et quel mauvais compagnon !
Dieu introduit dans les Jardins où coulent les ruisseaux, ceux qui croient et qui accomplissent des œuvres bonnes. — Dieu fait ce qu’il veut —
Que celui qui pense que Dieu ne le secourra ni en cette vie, ni dans l’autre, tende une corde jusqu’au ciel, puis qu’il la tranche ; il verra si sa ruse anéantit ce qui l’irrite !
Nous l’avons fait descendre en de clairs Versets. — Dieu dirige qui il veut —
Le Jour de la Résurrection, Dieu distinguera les uns des autres : les croyants, les Juifs, les Çabéens, les Chrétiens, les Mages et les polythéistes. — Dieu est témoin de toute chose —
N’as-tu pas vu ? C’est devant Dieu que se prosternent ceux qui se trouvent dans les cieux et ceux qui demeurent sur la terre : le soleil, la lune, les étoiles, les montagnes, les arbres, les animaux et un grand nombre d’hommes. Mais le châtiment est inéluctable pour beaucoup d’entre eux. Il n’y a personne pour honorer celui que Dieu humilie. — Dieu fait ce qu’il veut —
Voici deux adversaires qui se disputaient au sujet de leur Seigneur. Des vêtements de feu seront taillés pour les incrédules. On versera sur leurs têtes de l’eau bouillante
qui brûlera leurs entrailles et leur peau.
Des fouets de fer sont préparés à leur intention.
Chaque fois que, poussés par la souffrance, ils voudront sortir de là, ils y seront ramenés : « Goûtez le châtiment du Feu ».
Dieu introduira ceux qui auront cru et ceux qui auront accompli des œuvres bonnes dans des Jardins où coulent les ruisseaux. Là, ils seront parés de bracelets en or et de perles ; leurs vêtements seront en soie.
Ils ont été dirigés vers la Parole excellente ; ils ont été dirigés dans le chemin de celui qui est digne de louanges.
A ceux qui sont incrédules, à ceux qui écartent les hommes du chemin de Dieu et de la Mosquée sacrée que nous avons établie pour les gens, — celui qui y réside et le nomade y sont égaux — à quiconque veut la profaner par perversité, nous ferons goûter un châtiment douloureux.
Nous avons établi, pour Abraham, l’emplacement de la Maison : « Ne m’associe rien ; purifie ma Maison pour ceux qui accomplissent les circuits, pour ceux qui s’y tiennent debout, pour ceux qui s’inclinent et qui se prosternent.
Appelle les hommes au Pèlerinage : ils viendront à toi, à pied ou sur toute monture élancée. Ils viendront par des chemins encaissés
pour témoigner des bienfaits qui leur ont été accordés ; pour invoquer le nom de Dieu aux jours fixés, sur la bête des troupeaux qu’il leur a accordée. Mangez-en et nourrissez-en le pauvre, le malheureux.
Qu’ils mettent ensuite fin à leurs interdits ; qu’ils s’acquittent de leurs vœux, qu’ils accomplissent les circuits autour de l’antique Maison.
Agissez ainsi. Respecter ce que Dieu a déclaré sacré est, pour vous, un bien auprès de votre Seigneur. Les bêtes des troupeaux ont été déclarées licites pour vous, à l’exception de celles qui vous ont été désignées. Évitez la souillure des idoles ; évitez les paroles fausses
comme de vrais croyants en Dieu et non comme des polythéistes. Quiconque associe quoi que ce soit à Dieu se trouve comme s’il était tombé du ciel ; un oiseau de proie le saisit alors et l’emporte, ou bien le vent le précipite dans un lieu très éloigné.
Voilà ce qui est prescrit : Quiconque respecte les choses sacrées de Dieu sait que leur observance procède de la crainte révérencielle de Dieu contenue dans les cœurs.
Vous trouverez des avantages dans ces animaux, jusqu’à un terme fixé. Le lieu de leur immolation est l’antique Maison.
Nous avons établi des rites pour chaque communauté afin que les hommes invoquent le nom de Dieu sur la bête des troupeaux qu’il leur a accordée en nourriture. Votre Dieu est un Dieu unique ! Soumettez-vous donc à lui ! Annonce la bonne nouvelle aux humbles
dont les cœurs frémissent lorsque le nom de Dieu est prononcé ; à ceux qui endurent patiemment ce qui les atteint ; à ceux qui s’acquittent de la prière ; à ceux qui donnent en aumônes une partie des biens que nous leur avons accordés.
Nous avons placé les animaux sacrifiés au nombre des choses sacrées de Dieu. Il y a là un bien pour vous. Invoquez le nom de Dieu sur ces animaux prêts à être égorgés puis, quand ils gisent sur le flanc, mangez-en et nourrissez celui qui s’en contente et celui qui mendie. Nous les avons ainsi mis à votre service. Peut-être serez-vous reconnaissants ?
Ni leur chair, ni leur sang n’atteindront jamais Dieu ; mais votre crainte révérencielle l’atteindra. Ces animaux sont mis à votre service afin que vous proclamiez la grandeur de Dieu, parce qu’il vous a guidés. Annonce la bonne nouvelle à ceux qui font le bien.
Oui, Dieu prend la défense des croyants ; Dieu n’aime pas le traître incrédule.
Toute autorisation de se défendre est donnée à ceux qui ont été attaqués parce qu’ils ont été injustement opprimés. — Dieu est puissant pour les secourir —
et à ceux qui ont été chassés injustement de leurs maisons, pour avoir dit seulement : « Notre Seigneur est Dieu ! » Si Dieu n’avait pas repoussé certains hommes par d’autres, des ermitages auraient été démolis, ainsi que des synagogues, des oratoires et des mosquées où le Nom de Dieu est souvent invoqué. Oui, Dieu sauvera ceux qui l’assistent. Dieu est, en vérité, fort et puissant.
Toute autorisation de se défendre est donnée à ceux qui, si nous leur accordons le pouvoir sur la terre, s’acquittent de la prière, font l’aumône, ordonnent ce qui est convenable et interdisent ce qui est blâmable. — La fin de toute chose appartient à Dieu —
S’ils te traitent de menteur, sache qu’avant eux, le peuple de Noé, les ‘Ad, les Thamoud,
le peuple d’Abraham, le peuple de Loth,
les gens de Madian ont crié au mensonge et que Moïse fut traité de menteur. J’ai accordé un délai aux incrédules, puis je les ai saisis : quelle fut alors ma réprobation !
Combien de cités avons-nous détruites parce qu’elles étaient injustes ! — Elles sont maintenant écroulées sur elles-mêmes — Que de puits désertés et de palais abandonnés !
Ne parcourent-ils pas la terre ? N’ont-ils pas des cœurs qui comprennent et des oreilles qui entendent ? Ce ne sont pas leurs yeux qui sont aveugles, mais ce sont leurs cœurs qui sont aveugles dans leurs poitrines.
Ils te demandent de hâter le châtiment ; mais Dieu ne manque jamais à sa promesse. Un seul jour, pour Dieu, est en vérité comme mille ans d’après votre manière de compter.
A combien de cités j’ai accordé un délai alors qu’elles étaient injustes ! Puis je les ai saisies. — Le retour se fera vers moi —
Dis : « Ô vous, les hommes ! Je ne suis pour vous qu’un avertisseur explicite ».
Ceux qui auront cru et qui auront accompli des œuvres bonnes obtiendront un pardon et de généreux dons.
Ceux qui s’efforcent d’abolir nos Signes : voilà ceux qui seront les hôtes de la Fournaise.
Nous n’avons envoyé avant toi ni prophète, ni apôtre sans que le Démon intervienne dans ses désirs. Mais Dieu abroge ce que lance le Démon. Dieu confirme ensuite ses Versets. Dieu est celui qui sait, il est sage.
Dieu transforme en tentation pour ceux dont les cœurs sont malades et pour ceux dont les cœurs sont endurcis, les suggestions du Démon. — Les injustes se trouvent dans un profond égarement —
Quant à ceux auxquels la Science a été donnée, ils reconnaissent que ceci est la Vérité venue de la part de ton Seigneur : ils y croient et leurs cœurs s’humilient. — Dieu dirige les croyants sur la voie droite. —
Les incrédules continueront à douter de lui, jusqu’à ce que l’Heure arrive soudainement, ou bien le châtiment d’un Jour dévastateur.
La royauté, ce Jour-là, appartiendra à Dieu et il jugera les hommes. Ceux qui auront cru et qui auront accompli des œuvres bonnes seront dans les Jardins du Délice.
Quant à ceux qui auront été incrédules et qui auront traité nos Signes de mensonges : voilà ceux qui subiront un châtiment ignominieux.
Oui, Dieu récompensera d’une excellente façon ceux qui auront émigré dans le chemin de Dieu, puis qui ont été tués ou qui sont morts. — Dieu est, en vérité, le meilleur des dispensateurs de tous les biens —
Il les fera pénétrer dans un lieu qui leur sera agréable. — Dieu est, en vérité, celui qui sait et il est plein de mansuétude —
Il en est ainsi : celui qui châtie, comme il a été châtié et qui a subi, ensuite, de nouvelles représailles : Dieu le protégera. — Dieu est, en vérité, celui qui efface les péchés et qui pardonne —
Il en est ainsi : parce que Dieu fait pénétrer la nuit dans le jour et qu’il fait pénétrer le jour dans la nuit. — Dieu est, en vérité, celui qui entend et qui voit parfaitement. —
Il en est ainsi : parce que Dieu est la Vérité, alors que ce qu’ils invoquent en dehors de lui est faux. — Dieu est, en vérité, le Très-Haut, le très Grand —
Ne vois-tu pas que Dieu fait descendre du ciel une eau et la terre reverdit au matin. — Dieu est, en vérité, bienveillant et il est parfaitement informé. —
Ce qui est dans les cieux et sur la terre lui appartient. — Dieu est, en vérité, celui qui se suffit à lui-même, celui qui est digne de louanges —
Ne vois-tu pas que Dieu a mis à votre service ce qui est sur la terre, ainsi que le vaisseau qui, sur son ordre, vogue sur la mer ? Il retient le ciel pour l’empêcher de tomber sur la terre, sans sa permission. — Dieu est, en vérité, bon et miséricordieux envers les hommes —
C’est lui qui vous a donné la vie, puis, il vous fera mourir, et ensuite, il vous fera revivre. — L’homme est très ingrat ! —
Nous avons institué un rite pour chaque communauté ; ses membres l’observent. Qu’ils ne discutent donc pas avec toi l’ordre reçu ! Invoque ton Seigneur ! Tu es sur une voie droite.
S’ils discutent avec toi, dis : « Dieu sait parfaitement ce que vous faites.
Dieu jugera entre vous, le Jour de la Résurrection, et il tranchera vos différends ».
Ne sais-tu pas que Dieu connaît ce qui est dans le ciel et sur la terre ? Tout est consigné dans un Livre ; c’est vraiment facile pour Dieu.
Ils adorent, en dehors de Dieu, ce à quoi Dieu n’a accordé aucun pouvoir et ce qu’ils ne connaissent pas. — Personne ne secourt les injustes. —
Lorsque nos Versets leur sont lus, comme autant de preuves évidentes, tu discernes la réprobation sur les visages des incrédules. Peu s’en faut qu’ils ne se précipitent sur ceux qui leur lisent nos Versets. Dis : « Vous annoncerai-je quelque chose de pire que cela ? Le Feu promis aux incrédules ? — Quelle détestable fin ! » —
Ô vous, les hommes ! Une parabole vous est proposée ; écoutez-la : Ceux que vous invoquez en dehors de Dieu ne créeront jamais une mouche, même si tous s’unissaient... et si la mouche leur enlevait quelque chose, ils ne pourraient le lui reprendre. — Combien faible est celui qui demande et celui qui est sollicité ! —
Ils n’ont pas estimé Dieu à sa vraie mesure. — Dieu est, en vérité, celui qui est fort et puissant —
Dieu a choisi des messagers parmi les anges et les hommes. — Dieu est, en vérité, celui qui entend et qui voit parfaitement —
Il sait ce qui se trouve devant et derrière eux. Toutes les choses reviennent à Dieu.
Ô vous qui croyez ! Inclinez-vous, prosternez-vous, adorez votre Seigneur, faites le bien. — Peut-être serez-vous heureux ! —
Combattez pour Dieu, car il a droit à la lutte que les croyants mènent pour lui. C’est lui qui vous a choisis. Il ne vous a imposé aucune gêne dans la Religion, la Religion de votre père Abraham. C’est lui qui vous a donné le nom de « Musulmans » autrefois déjà, et ici même, afin que le Prophète soit témoin contre vous et que vous soyez témoins contre les hommes. Acquittez-vous donc de la Prière, faites l’aumône. Attachez-vous fortement à Dieu : il est votre Maître ; un excellent Maître ; un excellent Défenseur !
Heureux les croyants
qui sont humbles dans leurs prières,
qui évitent les propos vains,
qui font l’aumône,
qui se contentent de leurs rapports
 avec leurs épouses et leurs captives — on ne peut donc les blâmer ;
tandis que ceux qui convoitent d’autres femmes que celles-là sont transgresseurs —
qui respectent les dépôts confiés ainsi que leurs engagements
et qui s’acquittent de leurs prières.
Ceux-là sont les héritiers ;
ils hériteront du Paradis où ils demeureront immortels.
Nous avons créé l’homme d’argile fine,
puis nous en avons fait une goutte de sperme contenue dans un réceptacle solide ;
puis, de cette goutte, nous avons fait un caillot de sang, puis, de cette masse nous avons créé des os ; nous avons revêtu les os de chair, produisant ainsi une autre création. — Béni soit Dieu, le meilleur des créateurs ! —
Vous mourrez ensuite,
puis, le Jour de la Résurrection, vous serez ressuscités.
Nous avons créé sept cieux au-dessus de vous. Nous ne sommes pas inattentifs à la création.
Nous avons fait descendre l’eau du ciel, avec mesure ; nous l’avons maintenue sur la terre, alors que nous pourrions la faire disparaître.
Grâce à elle, nous avons fait naître pour vous des jardins de palmiers et de vignes dans lesquels vous trouvez les fruits abondants que vous mangez.
Nous avons fait naître aussi un arbre qui sort du Mont Sinaï et qui produit de l’huile et un condiment.
Un enseignement se trouve, pour vous, dans les troupeaux : nous vous abreuvons de ce qui se trouve dans leurs entrailles ; vous en tirez de nombreuses choses utiles ; il y en a que vous mangez ;
vous êtes transportés par eux comme vous le seriez sur un vaisseau.
Nous avons envoyé Noé à son peuple. Il leur dit : « Ô mon peuple ! Adorez Dieu ! Il n’y a pour vous de Dieu que lui ! Ne le craindrez-vous pas ? »
Ceux qui, parmi les chefs de son peuple, étaient incrédules, dirent : « Qui donc est celui-ci, sinon un mortel comme vous ? Il veut s’élever au-dessus de vous. Si Dieu l’avait voulu, il aurait fait descendre des anges. Nous n’avons jamais entendu de propos semblables chez nos ancêtres les plus reculés.
Ce n’est qu’un homme possédé par les Djinns. Observez-le donc durant quelque temps ! »
Il dit : « Mon Seigneur ! Protège-moi ! Ils me traitent de menteur ! »
Nous lui avons révélé : « Construis un vaisseau sous nos yeux d’après ce que nous t’avons révélé. Lorsque notre Ordre viendra et que le four bouillonnera fais entrer, dans ce vaisseau, un couple de chaque espèce, ainsi que ta famille, à l’exception de celui d’entre eux contre qui la Parole a déjà été prononcée. Ne me parle pas des injustes, ils seront engloutis.
Lorsque tu seras installé dans le vaisseau, toi et ceux qui sont avec toi, dis : « Louange à Dieu qui nous a sauvés du peuple injuste ! »
Dis : « Mon Seigneur ! Fais-moi débarquer dans un lieu béni ! Tu es le meilleur de ceux qui conduisent à bon port ! »
Il y a vraiment là des Signes ! Nous sommes celui qui met les hommes à l’épreuve ».
Nous avons créé, après eux, d’autres générations
auxquelles nous avons envoyé un Prophète pris parmi eux : « Adorez Dieu ! Il n’y a, pour vous, de Dieu que lui ! Ne le craindrez-vous pas ? »
Ceux qui, parmi les chefs de son peuple, étaient incrédules, ceux qui traitaient de mensonge la rencontre de la vie future, ceux que nous avions enrichis dans la vie de ce monde : tous ceux-là dirent : « Qui est donc celui-ci sinon un mortel comme vous ? Il mange ce que vous mangez ; il boit ce que vous buvez.
Si vous obéissez à un mortel semblable à vous, vous serez au nombre des perdants.
Vous promet-il, lorsque vous serez morts, lorsque vous serez poussière et ossements, que l’on vous fera sortir de cet état ? »
Malheur !... Malheur !... à cause des promesses qui vous ont été faites !
« Il n’y a que notre vie présente : nous vivons, nous mourons et nous ne serons pas ressuscités !
Celui-ci n’est qu’un homme : il a inventé un mensonge contre Dieu. Nous ne croyons pas en lui ».
Il dit : « Mon Seigneur ! Protège-moi ! Ils me traitent de menteur ! »
Dieu dit : « Oui, ils éprouveront bientôt des regrets ».
Le Cri les a saisis, en toute Vérité. Nous en avons fait des débris. Arrière !... au peuple injuste.
Nous avons créé d’autres générations après eux.
Nulle communauté ne peut avancer ni reculer son terme.
Puis nous avons envoyé successivement nos prophètes. Chaque fois que son prophète venait à une communauté, celle-ci le traitait de menteur. Nous avons fait succéder un peuple à un autre, et nous en avons fait des légendes. Arrière aux gens qui ne croient pas !
Nous avons ensuite envoyé Moïse et son frère Aaron, avec nos Signes et un pouvoir manifeste,
à Pharaon et aux chefs de son peuple. Ils se montrèrent orgueilleux ; c’étaient des gens hautains.
Ils dirent : « Allons-nous croire deux mortels comme nous, alors que leur peuple nous sert d’esclaves ? »
Ils les traitèrent tous deux de menteurs et ils furent parmi ceux qui ont été anéantis.
Nous avons donné le Livre à Moïse. — Peut-être auraient-ils été bien dirigés —
Nous avons fait du fils de Marie et de sa mère un Signe. Nous leur avons donné asile sur une colline tranquille et arrosée.
Ô vous, les Prophètes ! Mangez d’excellentes nourritures ! Faites le bien ! Je sais parfaitement ce que vous faites.
Cette Communauté qui est la vôtre est vraiment une communauté unique. Je suis votre Seigneur ! Craignez-moi donc !
Mais ils se sont divisés en sectes ; chaque fraction s’est réjouie de ce qu’elle détenait.
Laisse-les donc, pour un temps, dans leur abîme.
Pensent-ils qu’en leur accordant des biens et des enfants,
nous stimulons leur zèle pour le bien ? Au contraire, ils n’en ont pas conscience.
Ceux qui sont pénétrés de la crainte de leur Seigneur ;
ceux qui croient aux Signes de leur Seigneur ;
ceux qui n’associent rien à leur Seigneur,
ceux qui donnent ce qu’ils donnent tandis que leurs cœurs sont pénétrés de crainte à la pensée qu’ils retourneront vers leur Seigneur :
voilà ceux qui se hâtent vers les bonnes actions ; ils sont les premiers à les accomplir.
Nous n’imposons à chaque homme que ce qu’il peut porter. Un Livre se trouve auprès de nous ; il exprime la Vérité : les hommes ne seront pas lésés,
mais leurs cœurs restent, sur ce point, dans un abîme d’erreurs ; leurs œuvres sont encore plus viles, et cependant, ils les accomplissent.
Lorsque nous châtierons ceux d’entre eux qui sont riches, ils pousseront des cris d’angoisse :
« Ne criez pas aujourd’hui, car vous ne serez pas protégés contre nous.
Mes Signes vous étaient communiqués, et vous reculiez sur vos pas
avec orgueil et vous passiez la nuit en de vains discours ».
N’ont-ils pas médité la Parole ? Ce qui n’avait pas été accordé à leurs ancêtres les plus éloignés ne leur est-il pas parvenu ?
Ne connaissent-ils pas leur Prophète, puisqu’ils le renient ?
Ou bien diront-ils que des Djinns sont en lui ? Bien au contraire ! Il est venu à eux avec la Vérité ; mais la plupart d’entre eux détestent la Vérité.
Si la Vérité était conforme à leurs passions, les cieux, la terre et ce qui s’y trouve seraient certainement corrompus. Nous leur avons apporté un Rappel qui s’adresse à eux ; mais ils se détournent de ce Rappel.
Leur demanderas-tu de te verser un tribut ? Le tribut imposé par ton Seigneur est préférable car ton Seigneur est le meilleur des dispensateurs de tous les biens.
Tu les appelles vers la voie droite ;
mais ceux qui ne croient pas à la vie dernière sont aussi ceux qui se détournent de cette voie.
Si nous leur faisions miséricorde, si nous écartions d’eux le mal, ils continueraient à marcher aveuglément dans leur rébellion.
Nous les avons châtiés, mais ils ne se sont pas rendus à leur Seigneur ; ils ne s’humilieront pas
avant que nous ayons ouvert à leur intention une porte au dur châtiment ; ils en seront, alors, désespérés.
C’est Dieu qui a créé pour vous l’ouïe, la vue, les viscères. Vous êtes peu reconnaissants !
C’est lui qui vous a disséminés sur la terre, puis vous serez rassemblés devant lui.
C’est lui qui vous fait vivre et qui vous fait mourir. La succession de la nuit et du jour lui appartient. Ne le comprenez-vous pas ?
Ils disent, au contraire, comme les Anciens l’avaient déjà dit ;
ils disent : « Quoi donc ? Lorsque nous serons morts, que nous serons poussière et ossements, serons-nous ressuscités ?
Voilà ce qui nous est promis comme ce le fut autrefois à nos pères, mais ce ne sont que des contes d’Anciens ! »
Dis : « A qui donc appartiennent la terre et ceux qui s’y trouvent ? Si seulement vous le saviez ! »
Ils diront : « A Dieu !... » Réponds : « Eh quoi ?... Ne vous en souviendrez-vous pas ? »
Dis : « Qui est le Seigneur des sept cieux ? Le Seigneur du Trône immense ? »
Ils diront : « C’est Dieu !... » Dis : « Ne le craindrez-vous pas ? »
Dis : « Qui tient en sa main la royauté de toute chose ? Qui donc protège et n’a pas besoin de protection ? Si seulement vous le saviez ! »
Ils répondront : « C’est Dieu !... » Dis : « Comment se fait-il que vous soyez ensorcelés ? »
Nous leur avons apporté la Vérité, mais ils sont menteurs.
Dieu ne s’est pas donné de fils ; il n’y a pas de divinité à côté de lui, sinon chaque divinité s’attribuerait ce qu’elle aurait créé ; certaines d’entre elles seraient supérieures aux autres. Mais, gloire à Dieu, très éloigné de ce qu’ils inventent !
Il connaît ce qui est caché et ce qui est apparent ; il est très élevé au-dessus de ce qu’ils lui associent.
Dis : « Mon Seigneur ! Si jamais tu me montres ce qui leur est promis ;
mon Seigneur, ne me place pas parmi le peuple des injustes ! »
Nous possédons le pouvoir de te montrer ce que nous leur promettons.
Repousse le mal par le bien. Nous connaissons parfaitement ce qu’ils inventent !
Dis : « Mon Seigneur ! Je cherche ta protection contre les séductions des démons.
Mon Seigneur ! Je cherche ta protection contre leur présence auprès de moi ».
Lorsque la mort approche de l’un d’eux, il dit : « Mon Seigneur ! Qu’on me renvoie sur la terre,
peut-être, alors, accomplirais-je une œuvre bonne parmi les choses que j’ai délaissées » ; Non!... C’est là, seulement, une parole qu’il a prononcée ; une barrière se trouve derrière les hommes jusqu’au Jour où ils seront ressuscités.
Quand on soufflera dans la trompette, ce Jour-là, il ne sera plus question, pour eux, de généalogies et ils ne s’interrogeront plus.
Ceux dont les œuvres seront lourdes : voilà ceux qui seront heureux.
Ceux dont les œuvres seront légères : voilà ceux qui se seront eux-mêmes perdus. Ils demeureront immortels dans la Géhenne ;
le feu brûlera leurs visages et leurs lèvres seront tordues.
Ne vous a-t-on pas communiqué mes Signes ? Ne les traitiez-vous pas de mensonges ?
Ils diront : « Notre Seigneur ! Notre misère nous a vaincus ! Nous sommes des gens égarés !
Notre Seigneur ! Fais-nous sortir de la Géhenne ; et si nous récidivons, nous serons, alors, vraiment injustes ».
Il dira : « Restez-y et ne me parlez pas ».
Il y avait un groupe de mes serviteurs qui disaient : « Notre Seigneur ! Nous croyons ! Pardonne-nous ! Fais-nous miséricorde ! Tu es le meilleur des miséricordieux ! »
Mais vous vous êtes moqués d’eux au point d’oublier mon souvenir tandis que vous riiez.
Oui, moi, aujourd’hui je les récompense pour leur constance. Ils sont heureux.
Dieu dira : « Combien d’années êtes-vous restés sur la terre ? ».
Ils répondront : « Nous y sommes restés une journée, ou quelques heures. Interroge ceux qui comptent ».
Il dira : « Vous n’êtes restés que peu de temps ; si vous l’aviez su !...
Pensiez-vous que nous vous ayons créés sans but et que vous ne seriez pas ramenés vers nous ? »
Que Dieu soit exalté, le Roi, la Vérité ! Il n’y a de Dieu que lui, le Seigneur du noble Trône !
Quiconque invoque, avec Dieu, une divinité sans détenir la preuve évidente de son existence devra en rendre compte à son Seigneur. — Non... les incrédules ne sont pas heureux ! —
Dis : « Mon Seigneur ! Pardonne et fais miséricorde ! Tu es le meilleur des miséricordieux !... »
Voici une Sourate que nous avons révélée, que nous avons imposée, où nous avons fait descendre des Signes clairs. — Peut-être vous en souviendrez-vous ? —
Frappez le débauché et la débauchée de cent coups de fouet chacun. N’usez d’aucune indulgence envers eux afin de respecter la Religion de Dieu ; — si vous croyez en Dieu et au Jour dernier — un groupe de croyants sera témoin de leur châtiment.
Le débauché n’épousera qu’une débauchée ou une polythéiste ; la débauchée n’épousera qu’un débauché ou un polythéiste. — Cela est interdit aux croyants —
Frappez de quatre-vingts coups de fouet ceux qui accusent les femmes honnêtes sans pouvoir désigner quatre témoins ; et n’acceptez plus jamais leur témoignage : voilà ceux qui sont pervers,
à l’exception de ceux qui, à la suite de cela, se repentent et se réforment. — Dieu est, en vérité, celui qui pardonne ; il est miséricordieux —
Quant à ceux qui accusent leurs épouses, sans avoir d’autres témoins qu’eux-mêmes : le témoignage de chacun d’eux consistera à témoigner quatre fois devant Dieu qu’ils sont véridiques,
et une cinquième fois pour appeler sur eux la malédiction de Dieu s’ils ont proféré un mensonge.
On détournera le châtiment de la femme, si elle témoigne quatre fois devant Dieu que son accusateur ment,
et une cinquième fois pour appeler sur elle-même la colère de Dieu, si c’est lui qui est véridique.
Sans la grâce de Dieu sur vous et sa miséricorde... — Dieu est celui qui revient sans cesse vers le pécheur repentant ; il est juste —
Les calomniateurs sont nombreux parmi vous. Ne pensez pas que ce soit un mal pour vous ; c’est au contraire un bien pour vous. Chacun d’eux est responsable du péché qu’il a commis. Celui qui, parmi eux, s’est chargé de la plus lourde part subira un terrible châtiment.
Si seulement les croyants et les croyantes avaient pensé en eux-mêmes du bien de cette affaire lorsqu’ils en ont entendu parler ! S’ils avaient dit : « C’est une calomnie manifeste ! »
Si seulement ils avaient appelé quatre témoins ! Ils n’ont pas désigné de témoins, parce que ce sont des menteurs devant Dieu.
Sans la grâce de Dieu sur vous et sa miséricorde, en ce monde et dans la vie future, vous auriez été atteints par un terrible châtiment, à cause du mal dans lequel vous vous êtes lancés,
lorsque vous colportez par votre langue, et que vous dites de votre bouche ce que vous ne savez pas. Vous pensez que ce n’est rien, alors que c’est considérable devant Dieu.
Si seulement vous aviez dit, lorsque vous avez entendu cette calomnie : « Nous ne devons pas en parler ! » — Gloire à toi ! C’est une infâmie incommensurable ! —
Dieu vous exhorte à ne plus jamais commettre une chose semblable, si vous êtes croyants !
Dieu vous expose les Signes. Dieu est celui qui sait, il est sage.
Ceux qui aiment que la turpitude se répande parmi les croyants subiront un châtiment douloureux en ce monde et dans la vie future. — Dieu sait, et vous, vous ne savez pas —
Sans la grâce de Dieu sur vous et sa miséricorde... — Dieu est bon et miséricordieux —
Ô vous qui croyez ! Ne suivez pas les traces du Démon ; celui-ci ordonne la turpitude et les actions blâmables à quiconque suit ses traces. Sans la grâce de Dieu sur vous et sa miséricorde, nul, parmi vous, ne serait jamais pur. Mais Dieu purifie qui il veut. — Dieu est celui qui entend et qui sait —
Ceux qui, parmi vous, jouissent de sa faveur et de l’aisance ne négligeront pas de donner à leurs proches, aux pauvres et à ceux qui émigrent dans le chemin de Dieu. Ils oublieront et ils pardonneront. N’aimez-vous pas que Dieu vous pardonne ? — Dieu est celui qui pardonne, il est miséricordieux —
Ceux qui calomnient des femmes honnêtes, insouciantes et croyantes seront maudits en ce monde et dans la vie future, ils subiront un terrible châtiment
le Jour où leurs langues, leurs mains et leurs pieds témoigneront contre eux sur ce qu’ils ont fait.
Dieu leur versera, ce Jour-là, la juste rétribution qui leur est due. Ils sauront alors, avec certitude, que Dieu est la Vérité évidente.
Les femmes mauvaises aux hommes mauvais ; les mauvais aux mauvaises ! Celles qui sont bonnes, à ceux qui sont bons ; ceux qui sont bons, à celles qui sont bonnes ! Les hommes bons sont innocentés des accusations portées contre eux ; ils obtiendront le pardon et une grâce abondante.
Ô vous qui croyez ! N’entrez pas dans des maisons qui ne sont pas vos maisons, sans demander la permission et sans saluer ses habitants. C’est préférable pour vous ; peut-être vous en souviendrez-vous.
Si vous n’y trouvez personne, n’y pénétrez pas avant d’en avoir obtenu la permission. Si l’on vous dit : « Retirez-vous », retirez-vous alors : c’est plus pur pour vous. — Dieu sait ce que vous faites —
Il n’y a pas de faute à vous reprocher si vous pénétrez dans des maisons inhabitées où se trouve un objet vous appartenant. — Dieu sait ce que vous divulguez et ce que vous cachez —
Dis aux croyants : de baisser leurs regards, d’être chastes. Ce sera plus pur pour eux. — Dieu est bien informé de ce qu’ils font —
Dis aux croyantes : de baisser leurs regards, d’être chastes, de ne montrer que l’extérieur de leurs atours, de rabattre leurs voiles sur leurs poitrines, de ne montrer leurs atours qu’à leurs époux, ou à leurs pères, ou aux pères de leurs époux, ou à leurs fils, ou aux fils de leurs époux, ou à leurs frères, ou aux fils de leurs frères, ou aux fils de leurs sœurs, ou à leurs servantes ou à leurs esclaves, ou à leurs serviteurs mâles incapables d’actes sexuels, ou aux garçons impubères. Dis-leur encore de ne pas frapper le sol de leurs pieds pour montrer leurs atours cachés. Ô vous les croyants ! Revenez tous à Dieu. Peut-être serez-vous heureux !
Mariez les célibataires qui sont parmi vous, ainsi que ceux de vos esclaves, hommes ou femmes, qui sont honnêtes ; s’ils sont pauvres, Dieu les enrichira par sa faveur. — Dieu est présent partout et il sait —
Ceux qui ne trouvent pas à se marier rechercheront la continence jusqu’à ce que Dieu les enrichisse par sa faveur. Rédigez un contrat d’affranchissement pour ceux de vos esclaves qui le désirent, si vous reconnaissez en eux des qualités et donnez-leur des biens que Dieu vous a accordés. Ne forcez pas vos femmes esclaves à se prostituer pour vous procurer les biens de la vie de ce monde, alors qu’elles voudraient rester honnêtes. Mais si quelqu’un les y contraignait... Quand elles ont été contraintes, Dieu est celui qui pardonne, il est miséricordieux.
Oui, nous avons fait descendre sur vous de clairs Versets comme un exemple tiré de ceux qui ont vécu avant vous, et une exhortation pour ceux qui craignent Dieu.
Dieu est la lumière des cieux et de la terre ! Sa lumière est comparable à une niche où se trouve une lampe. La lampe est dans un verre ; le verre est semblable à une étoile brillante. Cette lampe est allumée à un arbre béni : l’olivier qui ne provient ni de l’Orient, ni de l’Occident et dont l’huile est près d’éclairer sans que le feu la touche. Lumière sur lumière ! Dieu guide, vers sa lumière, qui il veut. Dieu propose aux hommes des paraboles. Dieu connaît toute chose.
Cette lampe se trouve dans les maisons que Dieu a permis d’élever, où son nom est invoqué, où des hommes célèbrent ses louanges à l’aube et au crépuscule.
Nul négoce et nul troc ne les distraient du souvenir de Dieu, de la prière et de l’aumône. Ils redoutent un Jour où les cœurs et les regards seront bouleversés
et ainsi, Dieu les récompensera pour les meilleures de leurs actions et il augmentera sa grâce envers eux. — Dieu pourvoit, sans compter, aux besoins de qui il veut —
Les actions des incrédules sont semblables à un mirage dans une plaine. Celui qui est altéré croit voir de l’eau ; mais quand il y arrive, il ne trouve rien ; il y trouve Dieu qui lui paiera son compte. — Dieu est prompt dans ses comptes ! —
Elles sont encore comparables à des ténèbres sur une mer profonde : une vague la recouvre, sur laquelle monte une autre vague ; des nuages sont au-dessus. Ce sont des ténèbres amoncelées les unes sur les autres. Si quelqu’un étend sa main, il peut à peine la voir. Celui à qui Dieu ne donne pas de lumière, n’a pas de lumière.
Ne vois-tu pas que ce qui se trouve dans les cieux et sur la terre et les oiseaux qui étendent leurs ailes célèbrent les louanges de Dieu ? Dieu connaît la prière et les louanges de chacun d’entre eux. Dieu sait parfaitement ce qu’ils font.
La royauté des cieux et de la terre appartient à Dieu : le retour final sera vers Dieu.
Ne vois-tu pas que Dieu pousse les nuages, puis qu’il les amoncelle pour en faire une masse ? Tu vois alors l’ondée sortir de leur profondeur. Dieu fait descendre du ciel des montagnes pleines de grêle. Il en frappe qui il veut ; il en préserve qui il veut ; l’éclat de la foudre arrache presque la vue.
Dieu fait alterner la nuit et le jour. Il y a vraiment en cela un enseignement pour ceux qui voient.
Dieu a créé tous les êtres vivants à partir de l’eau. Certains d’entre eux rampent sur leurs ventres ; certains marchent sur deux pattes, et d’autres sur quatre. — Dieu crée ce qu’il veut. Dieu est puissant sur toute chose —
Oui, nous avons fait descendre des Signes clairs. Dieu dirige qui il veut sur la voie droite.
Ils disent : « Nous croyons en Dieu, au Prophète et nous obéissons ». Certains d’entre eux se détournent ensuite : voilà ceux qui ne sont pas croyants.
Quand ils sont appelés devant Dieu et son Prophète pour que celui-ci juge leurs différends, certains d’entre eux s’écartent.
Mais s’ils avaient le droit pour eux, ils viendraient à lui et ils se soumettraient.
Leurs cœurs sont-ils malades ? Ou bien doutent-ils ? Ou craignent-ils que Dieu et son Prophète ne les oppriment ? Non !... Voilà ceux qui sont injustes.
Lorsque les croyants sont appelés devant Dieu et son Prophète pour que celui-ci juge leurs différends, ils ne prononcent qu’une seule parole : ils disent : « Nous entendons et nous obéissons ! » voilà ceux qui sont heureux !
Ceux qui obéissent à Dieu et à son Prophète ; ceux qui redoutent Dieu et le craignent : voilà ceux qui sont heureux !
Ils jurent par Dieu en des serments solennels que, si tu leur en donnais l’ordre, ils se mettraient en campagne. Dis : « Ne jurez pas ! » L’obéissance est de rigueur, et Dieu est bien informé de ce que vous faites.
Dis : « Obéissez à Dieu ! Obéissez au Prophète ! » S’ils se détournent, le Prophète n’est alors responsable que de ce dont il est chargé et vous n’êtes responsables que de ce dont vous êtes chargés. Si vous lui obéissez, vous serez bien dirigés ; il incombe seulement au Prophète de transmettre en toute clarté ses messages.
Dieu a promis à ceux d’entre vous qui croient et qui accomplissent des œuvres bonnes d’en faire ses lieutenants sur la terre, comme il le fit pour ceux qui vécurent avant eux. Il leur a promis aussi d’établir fermement leur religion qu’il lui a plu de leur donner et de changer, ensuite, leur inquiétude en sécurité. Ils m’adoreront et ils ne m’associeront rien. Ceux qui, après cela, seront incrédules : voilà les pervers.
Acquittez-vous de la prière, faites l’aumône, obéissez au Prophète. — Peut-être vous sera-t-il fait miséricorde —
Ne pensez pas que les incrédules puissent, sur la terre, s’opposer à la puissance de Dieu ; leur refuge sera le Feu. Quelle détestable fin !
Ô vous qui croyez ! Que vos esclaves et ceux d’entre vous qui n’ont pas encore atteint la puberté demandent la permission d’entrer chez vous à trois moments de la journée : avant la prière de l’aube ; au milieu du jour, lorsque vous retirez vos vêtements et après la prière du soir. Ce sont pour vous trois occasions de vous dévêtir. En dehors de ces moments, il n’y a de faute à reprocher, ni aux autres ni à vous-mêmes, si vous vous rendez les uns chez les autres. — Dieu vous expose ainsi les Signes. Dieu est celui qui sait, il est sage —
Quand vos garçons parviennent à la puberté, qu’ils demandent la permission avant d’entrer chez vous comme le font leurs aînés. — Dieu vous expose ainsi ses Signes. Dieu est celui qui sait, il est sage —
Il n’y a pas de faute à reprocher aux femmes qui ne peuvent plus enfanter et qui ne peuvent plus se marier, de déposer leurs voiles, à condition de ne pas se montrer dans tous leurs atours ; mais il est préférable pour elles de s’en abstenir. — Dieu est celui qui entend et qui sait —
Il n’y a pas de faute à reprocher à l’aveugle, pas de faute à reprocher au boiteux, pas de faute à reprocher au malade et à vous-mêmes : lorsque vous mangez dans vos maisons, ou dans les maisons de vos pères, ou dans les maisons de vos mères, ou dans les maisons de vos frères, ou dans les maisons de vos sœurs, ou dans les maisons de vos oncles paternels, ou dans les maisons de vos tantes paternelles, ou dans les maisons de vos oncles maternels, ou dans les maisons de vos tantes maternelles, ou dans celles dont vous possédez les clés, ou chez votre ami. Il n’y a pas de faute à vous reprocher si vous mangez ensemble ou séparément. Quand vous pénétrez dans des maisons, adressez-vous mutuellement une salutation venue de Dieu, bénie et bonne. — Dieu vous expose ainsi les Signes, peut-être comprendrez-vous —
Seuls sont croyants ceux qui croient en Dieu et en son Prophète. Lorsqu’ils sont avec lui pour une affaire qui les réunit ils ne se retirent pas avant de lui en avoir demandé la permission. Ceux qui te demandent cette permission, voilà ceux qui croient en Dieu et en son Prophète. S’ils te demandent la permission d’entrer pour une affaire personnelle, accorde-la à qui tu veux. Implore pour eux le pardon de Dieu. Dieu est celui qui pardonne, il est miséricordieux.
Ne Considérez pas l’appel du Prophète comme un appel que vous vous adresseriez les uns aux autres. Dieu connaît ceux d’entre vous qui se dérobent secrètement. Ceux qui s’opposent à son ordre doivent prendre garde qu’une tentation ne les atteigne, ou que ne les atteigne un châtiment douloureux.
Ce qui est dans les cieux et sur la terre n’appartient-il pas à Dieu ? Il connaît sûrement l’état dans lequel vous vous trouvez et le Jour où les hommes seront ramenés à lui. Il leur fera connaître, alors, ce qu’ils faisaient. Dieu connaît parfaitement toute chose.
Béni soit : celui qui a révélé la Loi à son serviteur afin qu’il devienne un avertisseur pour les mondes ;
celui à qui appartient la royauté des cieux et de la terre ; celui qui ne s’est pas donné de fils ; celui qui n’a pas d’associé en sa royauté ; celui qui a créé toute chose en fixant son destin d’une façon immuable.
Ils ont adopté, en dehors de lui, des divinités qui ne créent rien et qui sont elles-mêmes créées. Elles ne détiennent ni dommage, ni utilité ; elles ne détiennent ni la vie, ni la mort, ni la résurrection.
Les incrédules disent : « Ceci n’est qu’un mensonge qu’il a inventé ; un peuple l’a aidé ». — Ils se sont rendus coupables d’injustice et de mensonge —
Ils disent : « Ce sont des contes d’Anciens qu’on écrit pour lui ; on les lui dicte matin et soir ».
Dis : « Celui qui connaît le secret caché dans les cieux et sur la terre a révélé ceci. — Il est celui qui pardonne, il est miséricordieux » —
Ils ont dit : « Qu’a-t-il donc ce Prophète ? Il se nourrit de mets, il circule dans les marchés. Si seulement on avait fait descendre sur lui un Ange qui fût, avec lui, un avertisseur !
Si seulement un trésor lui avait été lancé, ou s’il possédait un jardin dont il mangerait les fruits ! » Les injustes disent : « Vous ne faites que suivre un homme ensorcelé ».
Considère les comparaisons qu’ils t’appliquent : ils s’égarent et ils ne peuvent plus trouver aucun chemin.
Béni soit celui qui, s’il le veut, te donnera mieux que cela : des Jardins dans lesquels coulent les ruisseaux et où il placera pour toi des palais.
Ils traitent l’Heure de mensonge. Nous avons préparé une flamme brûlante pour ceux qui traitent l’Heure de mensonge.
Lorsque cette flamme les verra de loin, ils en entendront la fureur et le pétillement.
Quand, liés ensemble, ils seront jetés là, dans un espace étroit, ils appelleront la mort :
« N’appelez pas aujourd’hui une destruction unique ! Appelez beaucoup de destructions ! »
Dis : « Cela est-il meilleur que le Jardin d’éternité promis à ceux qui craignent Dieu comme récompense et fin dernière ? »
Ils y trouveront ce qu’ils voudront ; ils y demeureront immortels. C’est une promesse qui appartient à ton Seigneur et dont il répond.
Le Jour où il les réunira, avec ceux qu’ils adoraient en dehors de Dieu, il dira : « Est-ce vous qui avez égaré mes serviteurs que voici ? Ou bien, ont-ils d’eux-mêmes perdu le chemin ? »
Ils diront : « Gloire à toi ! Il n’était pas souhaitable pour nous de prendre des maîtres en dehors de toi, mais tu leur as accordé des jouissances éphémères, à eux et à leurs pères, si bien qu’ils ont oublié l’invocation de ton nom, et qu’ils étaient des hommes perdus ».
Ils vous ont traités de menteurs à cause des paroles que vous prononcez. Vous ne trouverez ni moyen d’écarter le châtiment, ni secours. Nous ferons goûter un terrible châtiment à quiconque d’entre vous est injuste.
Nous n’avons envoyé avant toi que des prophètes qui se nourrissaient de mets et qui circulaient dans les marchés. Nous faisons de certains d’entre eux une tentation pour les autres, afin de savoir si vous êtes constants. — Ton Seigneur voit tout —
Ceux qui n’espèrent pas notre rencontre disent : « Si seulement on avait fait descendre sur nous les anges ; ou bien, si nous voyions notre Seigneur ! » Ils sont gonflés d’orgueil en eux-mêmes et remplis d’une grande insolence.
Le Jour où les coupables verront les anges, ce ne sera pas, pour eux, une bonne nouvelle ce Jour-là. Ceux-ci diront : « C’est un lieu absolument interdit ».
Nous avons considéré les œuvres qu’ils ont accomplies, nous n’avons trouvé que de la poussière disséminée.
Ce Jour-là, les hôtes du Jardin posséderont le plus beau séjour et la meilleure halte.
Le Jour où le ciel se fendra par les nuées où l’on fera descendre rapidement les anges ;
ce Jour-là, la vraie royauté appartiendra au Miséricordieux. Ce sera un Jour terrible pour les incrédules ;
le Jour où l’injuste se mordra les mains en disant: « Malheur à moi! Si seulement j’avais suivi le chemin avec le Prophète !
Malheur à moi ! Si seulement je n’avais pas pris « un tel » comme ami !
Il m’a égaré loin du Rappel, alors que celui-ci m’était déjà parvenu. — Le Démon est traître envers l’homme » —
Le Prophète a dit : « Ô mon Seigneur ! Mon peuple a pris ce Coran en aversion ! »
Nous avons suscité ainsi, à chaque prophète, un ennemi parmi les coupables. Ton Seigneur suffit comme guide et comme défenseur !
Les incrédules disent : « Si seulement on avait fait descendre sur lui le Coran en une seule fois ! » Nous l’avons révélé ainsi, pour que ton cœur en soit raffermi et nous l’avons fait réciter avec soin.
Ils ne te proposent aucun exemple sans que nous n’apportions la Vérité avec la meilleure interprétation.
Ceux qui seront rassemblés face à face dans la Géhenne : voilà ceux qui se trouveront dans la pire des situations, et les plus égarés hors du chemin droit.
Nous avons donné le Livre à Moïse et nous avons placé à côté de lui son frère Aaron comme assistant.
Puis nous leur avons dit : « Allez tous deux vers le peuple qui a traité nos Signes de mensonges » et nous l’avons, ensuite, totalement anéanti.
Et le peuple de Noé… Quand il accusait de mensonges les prophètes, nous l’avons englouti ; nous en avons fait un Signe pour les hommes ; nous avons préparé un châtiment douloureux pour les injustes.
Et les ‘Ad, les Thamoud, les hommes du puits et de nombreuses générations intermédiaires.
Nous leur avions proposé des exemples et nous les avons tous fait périr.
Ils sont allés vers la cité sur laquelle est tombée une pluie fatale. Ne la voient-ils pas ? Mais ils n’espèrent pas une résurrection.
Quand ils te voient, ils ne font que se moquer de toi : « Est-ce là celui que Dieu a envoyé comme Prophète ?
Il nous aurait égarés loin de nos divinités si nous ne nous étions pas attachés à elles avec constance ». Cependant, ils sauront bientôt, en voyant le châtiment, qui est le plus égaré hors du chemin droit.
N’as-tu pas vu celui qui prend sa passion pour une divinité ? Serais-tu donc un protecteur pour lui ?
Estimes-tu que la plupart d’entre eux entendent ou raisonnent ? Ils ne sont comparables qu’à des bestiaux, et plus égarés encore, loin du chemin droit.
Ne vois-tu pas comment ton Seigneur étend l’ombre ? Il l’aurait rendue immobile, s’il l’avait voulu. Nous avons fait du soleil son guide,
puis nous la ramenons à nous avec facilité.
C’est lui qui a établi pour vous la nuit comme un vêtement ; le sommeil, comme un repos. Il a établi le jour comme une résurrection.
C’est lui qui déchaîne les vents comme une annonce de sa miséricorde. Nous faisons descendre du ciel une eau pure
pour rendre la vie à une contrée morte et pour abreuver la multitude des troupeaux et des humains que nous avons créés.
Voilà ce que nous exposons devant eux pour qu’ils s’en souviennent ; mais la plupart des hommes se refusent à tout, sauf à être incrédules.
Si nous l’avions voulu, nous aurions suscité un avertisseur pour chaque cité.
Ne te soumets donc pas aux incrédules ; lutte contre eux, avec force, au moyen du Coran.
C’est Dieu qui a fait confluer les deux mers : l’une est douce, agréable au goût ; l’autre est salée, amère. Il a placé entre les deux une barrière, une limite infranchissable.
C’est lui qui, de l’eau, a créé un mortel, puis il a tiré, de celui-ci, une descendance d’hommes et de femmes. — Ton Seigneur est tout-puissant —
Ils adorent en dehors de Dieu ce qui ne peut, ni leur être utile, ni leur nuire. L’incrédule est l’auxiliaire des ennemis de son Seigneur.
Nous t’avons seulement envoyé comme annonciateur de la bonne nouvelle et comme avertisseur.
Dis : « Je ne vous demande nul salaire pour cela, si ce n’est que celui qui le voudra prenne le chemin vers son Seigneur ».
Confie-toi en celui qui est le Vivant et qui ne meurt pas ; Célèbre ses louanges ! Il suffit pour connaître les péchés de ses serviteurs.
Il est celui qui a créé en six jours les cieux, la terre et ce qui se trouve entre les deux. Il s’est ensuite assis en majesté sur le Trône, lui, le Miséricordieux. Interroge donc celui qui en est informé.
Lorsqu’on leur dit : « Prosternez-vous devant le Miséricordieux », ils disent : « Qui est le Miséricordieux ? Allons-nous nous prosterner sur ton ordre ?» — Cela ne fait qu’augmenter leur répulsion —
Béni soit celui qui a placé des constellations dans le ciel ; celui qui y a placé un luminaire et une lune brillante.
C’est lui qui fait que la nuit succède au jour pour celui qui veut se souvenir de lui, ou qui veut être reconnaissant.
Voici quels sont les serviteurs du Miséricordieux : ceux qui marchent humblement sur la terre et qui disent « Paix » aux ignorants qui s’adressent à eux ;
ceux qui passent la nuit devant leur Seigneur, prosternés ou debout.
Ceux qui disent : « Notre Seigneur ! Détourne de nous le châtiment de la Géhenne car ce châtiment est un malheur sans fin.
— La Géhenne est détestable comme gîte et lieu de séjour —
Ceux qui, pour leurs dépenses, ne sont ni prodigues, ni avares — car la juste mesure se trouve entre les deux —
ceux qui n’invoquent pas une autre divinité avec Dieu ; ceux qui ne tuent pas quelqu’un que Dieu a interdit de tuer, sauf pour une juste raison ; ceux qui ne se livrent pas à la débauche... Celui qui agit autrement rencontre le péché
et, le Jour de la Résurrection, son châtiment sera doublé ; il y demeurera immortel et méprisé ;
mais non celui qui se repent, qui croit et qui fait le bien. — Tels sont ceux pour qui Dieu changera les mauvaises actions en œuvres bonnes car Dieu est celui qui pardonne, il est miséricordieux —
Quiconque se repent et accomplit des œuvres bonnes revient vers Dieu en se repentant.
Ceux qui ne portent pas de faux témoignages et qui, passant auprès de futilités, s’en écartent noblement.
Ceux qui ne deviennent pas sourds et aveugles dès qu’on leur rappelle les Signes de leur Seigneur.
Ceux qui disent : « Notre Seigneur ! Accorde-nous la joie des yeux en nos épouses, en notre descendance ; fais de nous des modèles pour ceux qui craignent Dieu ».
Voilà ceux qui auront pour récompense les salles du Paradis parce qu’ils ont été constants. Ils y trouveront le salut et la paix ;
ils y demeureront immortels. — Quel excellent lieu de séjour ! —
Dis : « Mon Seigneur ne se soucie pas de vous parce que vous ne l’invoquez pas et que vous avez crié au mensonge. Vous en verrez bientôt la conséquence inéluctable ».
Ta. Sin. Mim.
Voici les Versets d’un Livre clair !
Il se peut que tu te consumes de chagrin parce qu’ils ne sont pas croyants.
Si nous le voulions, nous ferions descendre du ciel un Signe sur eux : leurs nuques se courberaient alors devant lui.
Aucun nouveau Rappel du Miséricordieux ne leur parvient sans qu’ils s’en détournent.
Ils crient au mensonge ; mais bientôt leur parviendront les prophéties concernant ce dont ils se moquent.
Ne voient-ils pas la terre ? Combien nous y avons fait pousser d’espèces utiles !
Il y a vraiment là un Signe ; mais la plupart des hommes ne sont pas croyants.
Ton Seigneur est, en vérité, le Tout-Puissant, le Miséricordieux.
Ton Seigneur appela Moïse : « Va trouver le peuple injuste,
le peuple de Pharaon. Ne me craindront-ils pas ? »
Il dit : « Mon Seigneur ! Je crains qu’ils ne me traitent de menteur.
Ma poitrine se resserre, ma langue est embarrassée. Envoie donc Aaron.
Ils ont un crime à me reprocher et j’ai peur qu’ils ne me tuent ».
Dieu dit : « Non !... Partez tous deux avec nos Signes ; nous sommes avec vous et nous écoutons.
Allez tous deux auprès de Pharaon et dites : “Nous sommes le Prophète du Seigneur des mondes
pour que tu renvoies avec nous les fils d’Israël ”».
Pharaon dit : « Ne t’avons-nous pas élevé chez nous, tout enfant ? N’as-tu pas passé avec nous plusieurs années de ta vie ?
Puis tu as commis l’acte que tu as commis et tu es ingrat ».
Moïse dit : « Je l’ai commis alors que j’étais au nombre des égarés.
Je me suis enfui, parce que j’avais peur de vous. Mon Seigneur m’a accordé la sagesse et il m’a placé au nombre des prophètes.
Est-ce là le bienfait que tu me reproches, alors que tu gardes les fils d’Israël en esclavage ? »
Pharaon dit : « Qui donc est le Seigneur des mondes ? »
Moïse dit : « C’est le Seigneur des cieux et de la terre et de ce qui se trouve entre les deux. — Si seulement vous le croyiez fermement ! — »
Pharaon dit à ceux qui l’entouraient : « Avez-vous entendu ? »
Moïse dit : « C’est votre Seigneur, et le Seigneur de vos ancêtres les plus reculés ».
Pharaon dit : « Votre prophète qui vous a été envoyé est un possédé ».
Moïse dit : « C’est le Seigneur de l’Orient et de l’Occident et de ce qui se trouve entre les deux. — Si seulement vous compreniez ! — »
Pharaon dit : « Si tu adoptes un autre dieu que moi, je te ferai mettre en prison ».
Moïse dit : « Et si je t’apportais une chose évidente ? »
Pharaon répondit : « Apporte-la, si tu es véridique ! »
Moïse jeta son bâton, et le voici : dragon véritable.
Il étendit la main : et la voici blanche pour ceux qui regardaient.
Pharaon dit aux chefs qui l’entouraient : « Celui-ci est un très savant magicien ;
il veut vous expulser de votre pays, au moyen de sa magie ; que prescrivez-vous ? »
Ils répondirent : « Remets-le à plus tard, lui et son frère ; envoie dans les cités des agents qui rassembleront
et qui t’amèneront tous les savants magiciens ».
On réunit donc les magiciens au moment fixé du jour convenu
et on dit aux gens : « Est-ce que vous allez vous réunir ?
Peut-être pourrons-nous alors suivre les magiciens, s’ils l’emportent ».
Les magiciens dirent à Pharaon en arrivant : « Obtiendrons-nous une récompense si nous sommes vainqueurs ? »
Il dit : « Oui, et vous ferez partie de mon entourage ».
Moïse leur dit : « Jetez ce que vous avez à jeter ».
Ils jetèrent leurs cordes et leurs bâtons en disant : « Par la puissance de Pharaon ! Nous serons vainqueurs ! »
Moïse jeta son bâton, et voilà que celui-ci engloutissait ce qu’ils avaient fabriqué.
Les magiciens tombèrent alors prosternés
en disant : « Nous croyons au Seigneur des mondes !
Le Seigneur de Moïse et d’Aaron ! »
Pharaon dit : « Vous avez cru en lui avant que je ne vous le permette. Moïse a été le premier à vous enseigner la magie. Vous le saurez bientôt : Je vous ferai couper la main droite et le pied gauche puis je vous ferai tous crucifier ».
Ils dirent : « Ce ne serait pas un mal car c’est vers notre Seigneur que nous nous tournons.
Nous désirons ardemment que notre Seigneur nous pardonne nos fautes, car nous sommes les premiers croyants ».
Nous avons révélé à Moïse : « Pars de nuit avec mes serviteurs ; vous serez poursuivis ».
Pharaon envoya des agents dans les cités :
« Il ne s’agit que d’une bande peu nombreuse ;
ils sont très courroucés contre nous,
mais nous sommes nombreux et vigilants. »
Nous les avons dépouillés de jardins et de sources,
de trésors et d’un lieu de séjour agréable.
Il en fut ainsi : Nous avons donné tout cela en héritage aux fils d’Israël.
Ces gens les poursuivirent alors qu’ils se dirigeaient vers l’Est.
Lorsque les deux groupes furent en vue l’un de l’autre, les compagnons de Moïse dirent : « Nous sommes rejoints ! »
Moïse dit : « Non !... Mon Seigneur est avec moi, il me dirigera ».
Nous avons révélé à Moïse : « Frappe la mer avec ton bâton ». Elle s’entrouvrit alors, et chacune de ses parties devint semblable à une immense montagne.
Nous en avons fait approcher les autres,
tandis que nous avons sauvé Moïse et tous ceux qui étaient avec lui ;
puis nous avons englouti ceux qui les poursuivaient.
Il y a vraiment là un Signe, mais la plupart des hommes ne sont pas croyants.
Ton Seigneur est, en vérité, le Tout-Puissant, le Miséricordieux.
Raconte-leur l’histoire d’Abraham :
il dit à son père et à son peuple : « Qu’adorez-vous ? »
Ils dirent : « Nous adorons nos idoles, nous leur resterons donc attachés ».
Il dit : « Vous entendent-elles, lorsque vous les invoquez ?
Vous sont-elles utiles ou nuisibles ?»
Ils dirent : « Non !... Mais nous avons trouvé nos pères adonnés à leur culte ».
Il dit : « Avez-vous considéré ce que vous adorez,
vous et vos pères les plus anciens ?
Ces idoles me sont un ennemi et non le Seigneur des mondes, qui m’a créé.
C’est lui qui me dirige ;
c’est lui qui me nourrit et qui me donne à boire ;
c’est lui qui me guérit, lorsque je suis malade.
— Il me fera mourir, puis il me rendra la vie —
c’est lui qui, selon mon ardent désir, me pardonnera mes fautes le Jour du Jugement.
Mon Seigneur ! Accorde-moi la Sagesse et place-moi au nombre des justes.
Crée en moi une langue qui énonce la Vérité pour les générations futures.
Place-moi parmi les héritiers du Jardin du délice.
Pardonne à mon père ; il était au nombre des égarés.
Ne me fais pas honte le Jour où les hommes seront ressuscités ;
le Jour où ni les richesses, ni les enfants ne seront utiles,
sauf pour ceux qui iront à Dieu avec un cœur pur ».
Le Jardin se rapprochera de ceux qui craignent Dieu
et la Fournaise apparaîtra à ceux qui s’étaient égarés.
On leur dira : « Où sont donc ceux que vous adoriez en dehors de Dieu ?
Vous portent-ils secours ou se portent-ils secours mutuellement ? »
Ils seront précipités dans la Géhenne, eux, et tous ceux qui s’étaient égarés,
et toutes les armées d’Iblis.
Ils diront en se querellant :
« Par Dieu ! Nous étions dans un égarement manifeste
quand nous vous considérions comme les égaux du Seigneur des mondes.
Seuls, des criminels nous ont égarés.
Il n’y a pas pour nous d’intercesseurs ;
nous n’avons aucun ami zélé.
Si seulement un retour nous était possible, nous serions alors croyants ! »
Il y a vraiment là un Signe, mais la plupart des hommes ne sont pas croyants.
Ton Seigneur est, en vérité, le Tout-Puissant, le Miséricordieux.
Le peuple de Noé a traité les prophètes de menteurs
lorsque leur frère Noé disait : « Ne craindrez-vous pas Dieu ?
Je suis pour vous un Prophète digne de foi.
Craignez Dieu et obéissez-moi !
Je ne vous demande pas de salaire. Mon salaire n’incombe qu’au Seigneur des mondes.
Craignez Dieu et obéissez-moi ! »
Ils dirent : « Croirons-nous en toi alors que ce sont les hommes les plus méprisables qui te suivent ? »
Il dit : « J’ignore ce qu’ils faisaient ;
il n’appartient qu’à mon Seigneur de les juger. — Si seulement vous en aviez conscience ! —
Je ne repousse pas les croyants ;
je ne suis qu’un avertisseur explicite ».
Ils dirent : « Si tu ne cesses pas, ô Noé ! Tu seras lapidé ! »
Il dit : « Mon Seigneur ! Mon peuple m’a traité de menteur.
Décide clairement entre moi et eux. Sauve-moi, et sauve les croyants qui sont avec moi ».
Nous l’avons sauvé ainsi que ceux qui étaient avec lui dans le vaisseau bondé.
Nous avons ensuite noyé les autres.
Il y a vraiment là un Signe, mais la plupart des hommes ne sont pas croyants.
Ton Seigneur est, en vérité, le Tout-Puissant, le Miséricordieux.
Les ‘Ad ont traité les prophètes de menteurs,
lorsque leur frère Houd disait : « Ne craindrez-vous pas Dieu ?
Je suis pour vous un Prophète digne de foi.
Craignez Dieu et obéissez-moi.
Je ne vous demande pas de salaire ; mon salaire n’incombe qu’au Seigneur des mondes.
Bâtirez-vous sur chaque colline un monument pour vous divertir ?
Habiterez-vous des châteaux, comme si vous deviez être immortels ?
Quand vous êtes violents, vous êtes violents comme des tyrans.
Craignez Dieu et obéissez-moi.
Craignez celui qui vous a pourvus de ce que vous savez :
il vous a pourvus de troupeaux et d’enfants,
de jardins et de sources.
Oui, je redoute pour vous le châtiment d’un Jour terrible ».
Ils dirent : « Il nous est indifférent que tu nous exhortes, ou que tu ne nous exhortes pas.
Notre conduite est seulement conforme à celle des Anciens.
Nous ne serons pas châtiés ».
Ils le traitèrent de menteur et nous les avons anéantis. Il y a vraiment là un Signe, mais la plupart des hommes ne sont pas croyants.
Ton Seigneur est, en vérité, le Tout-Puissant, le Miséricordieux.
Les Thamoud traitèrent les prophètes de menteurs,
lorsque leur frère Çalih disait : « Ne craindrez-vous pas Dieu ?
Je suis pour vous un Prophète digne de foi.
Craignez Dieu et obéissez-moi !
Je ne vous demande pas de salaire ; mon salaire n’incombe qu’au Seigneur des mondes.
Vous laissera-t-on toujours jouir en sécurité de ce que vous possédez ici :
des jardins, des sources,
des cultures, des palmiers élancés ?
Creuserez-vous avec habileté des demeures dans les montagnes ?
Craignez Dieu et obéissez-moi.
N’écoutez pas l’ordre des impies
qui corrompent la terre et ne s’amendent pas ».
Ils dirent : « Tu n’es qu’un homme ensorcelé ;
tu n’es qu’un mortel comme nous. Apporte-nous donc un Signe, si tu es véridique ».
Il dit : « Voici une chamelle : il lui appartient de boire au jour convenu et à vous de boire un autre jour.
Ne lui faites aucun mal sinon le châtiment d’un Jour terrible vous saisira ».
Ils lui coupèrent les jarrets, mais, le lendemain, ils s’en repentirent,
car le châtiment les saisit. Il y a vraiment là un Signe, mais la plupart des hommes ne sont pas croyants.
Ton Seigneur est, en vérité, le Tout-Puissant, le Miséricordieux.
Le peuple de Loth traita les prophètes de menteurs,
lorsque leur frère Loth disait : « Ne craindrez-vous pas Dieu ?
Je suis pour vous un Prophète digne de foi.
Craignez Dieu et obéissez-moi.
Je ne vous demande pas de salaire, mon salaire n’incombe qu’au Seigneur des mondes.
Vous approcherez-vous des mâles de l’univers
et délaisserez-vous vos épouses, créées pour vous par votre Seigneur ? — Vous êtes un peuple transgresseur » —
Ils dirent : « Si tu ne cesses pas, ô Loth ! Tu seras au nombre des expulsés ».
Il dit : « Je déteste votre façon d’agir.
Mon Seigneur ! Préserve-moi, ainsi que ma famille, contre leurs agissements ».
Nous l’avons sauvé, lui et toute sa famille,
à l’exception d’une vieille restée en arrière ;
puis nous avons anéanti tous les autres :
nous avons fait pleuvoir sur eux une pluie : quelle pluie fatale pour ceux qui avaient été avertis !
Il y a vraiment là un Signe, mais la plupart des hommes ne sont pas croyants.
Ton Seigneur est, en vérité, le Tout-Puissant, le Miséricordieux.
Les hommes d’al ’Aïka ont traité les prophètes de menteurs,
lorsque Chu‘aïb leur dit : « Ne craindrez-vous pas Dieu ?
Je suis pour vous un Prophète digne de foi
Craignez Dieu et obéissez-moi.
Je ne vous demande pas de salaire, mon salaire n’incombe qu’au Seigneur des mondes.
Utilisez des mesures exactes ; ne soyez pas au nombre de ceux qui trichent.
Pesez avec une balance juste,
ne causez pas de tort aux hommes dans ce qui leur appartient ; ne soyez pas malfaisants sur la terre, en la corrompant.
Craignez celui qui vous a créés : vous, et les générations qui vous ont précédés ».
Ils dirent : « Tu n’es qu’un homme ensorcelé ;
tu n’es qu’un mortel comme nous. Nous pensons que tu es un menteur.
Fais donc tomber le ciel en morceaux sur nous, si tu es véridique ! »
Il dit : « Mon Seigneur sait très bien ce que vous faites ».
Ils ont traité Chu‘aïb de menteur. Le châtiment du Jour de l’ombre les a saisis : ce fut le châtiment d’un jour terrible.
Il y a vraiment là un Signe, mais la plupart des hommes ne sont pas croyants.
Ton Seigneur est, en vérité, le Tout-Puissant, le Miséricordieux.
Oui, le Coran est une Révélation du Seigneur des mondes ;
— L’Esprit fidèle est descendu avec lui sur ton cœur
pour que tu sois au nombre des avertisseurs —
c’est une Révélation en langue arabe claire.
Ceci se trouvait déjà dans les Livres des Anciens.
N’est-ce pas pour eux un Signe que les docteurs des fils d’Israël le reconnaissent ?
Si nous l’avions révélé à un étranger
et que celui-ci l’ait lu devant eux, ils n’auraient pas cru.
Nous procédons ainsi, dans les cœurs des coupables ;
mais ils n’y croiront pas avant d’avoir vu le châtiment douloureux.
Ce châtiment surgira devant eux mais ils n’en ont pas conscience.
Ils diront alors : « Sommes-nous de ceux auxquels un délai sera accordé ? »
Cherchent-ils à hâter notre châtiment ?
Ne vois-tu pas que si nous leur accordons des jouissances durant quelques années
et qu’ensuite vienne à eux ce dont on les menace,
leur aisance ne leur aura pas été profitable ?
Nous n’avons détruit aucune cité qui n’ait entendu des avertisseurs
et un Rappel. — Nous ne sommes pas au nombre des injustes —
Ce ne sont pas les démons qui sont descendus avec ce Coran :
cela ne leur conviendrait pas ; ils en sont incapables
et ils restent écartés de son audition.
N’invoque aucune divinité avec Dieu sinon tu serais au nombre des châtiés.
Avertis tes partisans les plus proches.
Abaisse ton aile vers ceux des croyants qui te suivent.
Dis, s’ils te désobéissent : « Je désavoue ce que vous faites ».
Confie-toi au Tout-Puissant, au Miséricordieux.
Il te voit quand tu te tiens debout
et quand tu te trouves parmi ceux qui se prosternent.
Il est, en vérité, celui qui entend et qui sait tout !
Vous ferai-je savoir sur qui descendent les démons ?
Ils descendent sur tout pécheur calomniateur.
Ils tendent l’oreille… Mais la plupart d’entre eux sont menteurs :
Quant aux poètes : ils sont suivis par ceux qui s’égarent.
Ne les vois-tu pas ? Ils divaguent dans chaque vallée ;
ils disent ce qu’ils ne font pas
à l’exception de ceux qui croient, qui accomplissent des œuvres bonnes, qui invoquent souvent le nom de Dieu et qui se défendent lorsqu’ils sont attaqués injustement. — Les injustes connaîtront bientôt le destin vers lequel ils se tournent ! —
Ta. Sin. Voici les Versets du Coran, d’un Livre clair ;
C’est une Direction et une bonne nouvelle pour les croyants
qui s’acquittent de la prière, qui font l’aumône tandis qu’ils croient fermement à la vie future.
Nous avons embelli à leurs propres yeux les actions de ceux qui ne croient pas. Ils marchent comme des aveugles.
Voilà ceux qui subiront le plus dur châtiment ; ils seront complètement perdus dans la vie future.
Tu reçois, en vérité, le Coran, de la part d’un Sage, d’un Savant.
Moïse dit à sa famille : « Oui, j’aperçois un feu ; je vous en apporterai bientôt une nouvelle ou bien je vous apporterai un tison ardent ; peut-être vous réchaufferez-vous ? »
Lorsqu’il y fut arrivé, on l’appela : « Béni soit celui qui est dans le feu et celui qui est autour ! Gloire à Dieu, le Seigneur des mondes !
Ô Moïse ! Je suis Dieu, en vérité, le Tout-Puissant, le Sage...
Jette ton bâton ! » Lorsque Moïse le vit s’agiter comme des Djinns, il tourna le dos sans revenir sur ses pas. « Ô Moïse ! N’aie pas peur ! Les prophètes n’ont jamais peur auprès de moi,
à l’exception de ceux qui sont injustes. Mais je suis, en vérité, celui qui pardonne et qui est miséricordieux à l’égard de ceux qui ont, ensuite, remplacé un mal par un bien.
Introduis ta main dans l’ouverture de ta tunique : elle en sortira blanche sans aucun mal. C’est un des neuf Signes destinés à Pharaon et à son peuple. Ceux-là sont des gens pervers ».
Quand nos Signes leur parvinrent pour les éclairer, ils dirent : « C’est de la magie ! »
Ils les ont niés avec injustice et orgueil, alors qu’en eux-mêmes, ils y croyaient fermement. Considère quelle fut la fin des semeurs de corruption !
Nous avons donné une science à David et à Salomon. Ils dirent : « Louange à Dieu qui nous a préférés à beaucoup de ses serviteurs croyants ».
Salomon hérita de David et il dit : « Ô vous les hommes ! On nous a appris le langage des oiseaux. Nous avons été comblés de tous les biens : voilà, vraiment, une grâce manifeste ».
Les armées de Salomon, composées de Djinns, d’hommes et d’oiseaux furent rassemblées et placées en rangs.
Quand elles arrivèrent à la vallée des fourmis, une fourmi dit : « Ô vous les fourmis ! Entrez dans vos demeures de peur que Salomon et son armée ne vous écrasent sans s’en apercevoir ».
Salomon sourit à cette parole et il dit : « Mon Seigneur ! permets-moi de te remercier pour les bienfaits dont tu m’as comblé, ainsi que mes parents, et d’accomplir le bien que tu agrées. Fais-moi entrer, par ta miséricorde, parmi tes saints serviteurs ».
Salomon passa en revue les oiseaux, puis il dit : « Pourquoi n’ai-je pas vu la huppe ? Serait-elle absente ?
Je la châtierai d’un cruel châtiment ou bien je l’égorgerai, à moins qu’elle ne me présente une bonne excuse ».
Celle-ci revint peu de temps après et elle dit : « Je connais quelque chose que tu ne connais pas ! Je t’apporte une nouvelle certaine des Saba’.
J’y ai trouvé une femme : elle règne sur eux, elle est comblée de tous les biens, et elle possède un trône immense.
Je l’ai trouvée, elle et son peuple, se prosternant devant le soleil et non pas devant Dieu. Le Démon a embelli leurs actions à leurs propres yeux ; il les a écartés du chemin droit ; ils ne sont pas dirigés.
Pourquoi ne se prosternent-ils pas devant Dieu qui met au grand jour ce qui est caché dans les cieux et sur la terre, qui sait ce que vous dissimulez et ce que vous divulguez ?
Dieu !... Il n’y a de Dieu que lui !... Il est le Seigneur du Trône immense ! »
Salomon dit : « Nous allons voir si tu dis la vérité ou si tu mens :
Pars avec ma lettre que voici ; lance-la aux Saba’, puis, tiens-toi à l’écart et attends leur réponse ».
La reine dit : « Ô vous, les chefs du peuple ! Une noble lettre m’a été lancée ;
elle vient de Salomon ; la voici : “Au nom de Dieu ! Celui qui fait miséricorde, le Miséricordieux !
Ne vous enorgueillissez pas devant moi ; venez à moi, soumis” ».
Elle dit encore : « Ô vous les chefs du peuple ! Répondez-moi au sujet de cette affaire ; je ne déciderai rien dont vous ne soyez témoins ».
Ils dirent : « Nous détenons une puissance ; nous détenons une force redoutable ; mais l’affaire dépend de toi ; vois donc ce que tu veux ordonner ».
Elle dit : « Quand les rois pénètrent dans une cité, ils la saccagent et ils font de ses plus nobles habitants, les plus misérables des hommes. C’est ainsi qu’ils agissent.
Quant à moi, je vais leur envoyer un présent et je verrai ce que les émissaires rapporteront ».
Lorsqu’ils arrivèrent auprès de Salomon, celui-ci dit : « Allez-vous donc me venir en aide avec vos richesses ? Ce que Dieu m’a accordé est meilleur que ce qu’il vous a donné, et, cependant, vous êtes contents de m’apporter des présents !
Retournez chez ces gens ; nous allons marcher contre eux avec des armées ; ils n’y résisteront pas ; nous les chasserons de leur pays ; ils seront alors misérables et humiliés ».
Salomon dit encore : « Ô vous, les chefs de mon peuple ! Qui de vous m’apportera ce trône avant que les Saba’ ne viennent à moi, soumis ? »
Un ‘Ifrit, parmi les Djinns, dit : « Moi, je te l’apporterai avant que tu n’aies eu le temps de te lever de ton siège. Moi, j’en ai la force et je suis digne de confiance ».
Quelqu’un qui détenait une certaine science du Livre, dit : « Moi, je te l’apporterai avant que ton regard n’ait eu le temps de revenir sur toi ». Lorsque Salomon le vit se poser devant lui, il dit : « C’est un effet de la grâce de mon Seigneur qui veut m’éprouver : serai-je reconnaissant ou ingrat ? » Celui qui est reconnaissant, l’est à son avantage ; quant à celui qui est ingrat, qu’il sache que mon Seigneur se suffit à lui-même et qu’il est généreux.
Salomon dit encore : « Rendez-lui son trône méconnaissable ; nous verrons, alors, si elle est bien dirigée ou si elle est au nombre de ceux qui ne sont pas dirigés ».
Lorsqu’elle fut arrivée, on lui dit : « Ton trône est-il ainsi ? » Elle dit : « Il semble que ce soit lui. La Science nous a déjà été donnée et nous sommes soumis ! »
Ce qu’elle adorait en dehors de Dieu l’avait égarée. Elle appartenait à un peuple incrédule.
On lui dit : « Entre dans le palais ! » Lorsqu’elle l’aperçut, elle crut voir une pièce d’eau, et elle découvrit ses jambes. Salomon dit : « C’est un palais dallé de cristal ! » Elle dit : « Mon Seigneur ! Je me suis fait tort à moi-même ; avec Salomon, je me soumets à Dieu, Seigneur des mondes ! »
Nous avons envoyé leur frère Çalih aux Thamoud : « Adorez Dieu ! » Mais voilà qu’ils se disputèrent entre eux et qu’ils se séparèrent en deux groupes.
Çalih dit : « Ô mon peuple ! Pourquoi vous empresser à faire le mal plutôt que le bien ? Si seulement vous demandiez pardon à Dieu, peut-être vous serait-il fait miséricorde ». 
Ils dirent : « Nous avons tiré un mauvais présage de toi et de ceux qui sont avec toi ». Il dit : « Votre présage dépend de Dieu ; mais vous êtes des gens soumis à une épreuve ».
Il y avait, dans la ville, neuf individus qui répandaient la corruption sur la terre et qui ne se corrigeaient pas.
Ils dirent, en faisant un serment devant Dieu : « Nous l’attaquerons de nuit, lui et sa famille ; puis nous dirons à celui qui est chargé de le venger : “Nous n’avons pas été témoins de l’assassinat de sa famille ; nous sommes sincères” ».
Ils ourdirent une ruse, mais nous en avons ourdi une autre, sans qu’ils s’en aperçoivent.
Considère le résultat de leur ruse : nous les avons exterminés, eux et leur peuple en entier.
Leurs demeures sont devenues désertes, parce qu’ils avaient été injustes. — Il y a vraiment là un Signe, pour un peuple qui sait —
Nous avons sauvé ceux qui croyaient et qui craignaient Dieu.
Souvenez-vous de Loth. Il dit à son peuple : « Vous livrez-vous à la turpitude, alors que vous voyez clair ?
Vous vous approchez par concupiscence des hommes plutôt que des femmes : vous êtes des ignorants ».
Leur seule réponse fut de dire : « Chassez de votre cité la famille de Loth : voilà des gens qui affectent la pureté ».
Nous l’avons sauvé, lui et sa famille, à l’exception de sa femme. Nous avions décrété que celle-ci serait au nombre de ceux qui resteraient en arrière.
Nous avons fait pleuvoir sur eux une pluie : une pluie fatale à ceux qui avaient été avertis.
Dis : « Louange à Dieu ! Paix sur ses serviteurs qu’il a choisis ». Qui donc est le meilleur ? Dieu, ou bien ce qu’ils lui associent ?
N’est-ce pas lui qui a créé les cieux et la terre et qui, pour vous, a fait descendre du ciel une eau grâce à laquelle nous faisons croître des jardins remplis de beauté dont vous ne sauriez faire pousser les arbres ? — Ou bien existe-t-il une divinité à côté de Dieu ? Mais non !... Voilà des gens qui lui donnent des égaux —
N’est-ce pas lui qui a établi la terre comme un lieu de séjour, qui a fait jaillir les rivières, qui a placé des montagnes sur la terre et une barrière entre les deux mers ? — Ou bien existe-t-il une divinité à côté de Dieu ? Mais non !... La plupart des hommes ne savent pas ! —
N’est-ce pas lui qui exauce le malheureux qui l’invoque ? Lui qui dissipe le mal ? Lui qui a fait de vous ses lieutenants sur la terre ? — Ou bien existe-t-il une divinité à côté de Dieu ? Il y a peu d’hommes qui réfléchissent —
N’est-ce pas lui qui vous dirige dans les ténèbres de la terre et de la mer ? Lui qui déchaîne les vents comme une annonce de sa miséricorde ? — Ou bien existe-t-il une divinité à côté de Dieu ? Dieu est très élevé au-dessus de ce qu’on lui associe —
N’est-ce pas lui qui donne un commencement à la création, et qui, ensuite, la renouvellera ? Lui qui vous accorde les dons du ciel et de la terre ? — Ou bien existe-t-il une divinité à côté de Dieu ? Dis : « Apportez donc votre preuve décisive, si vous êtes véridiques ! » —
Dis : « Ceux qui sont dans les cieux et sur la terre ne connaissent pas le mystère. Dieu seul le connaît ». Ils ignorent le moment où ils seront ressuscités.
Bien plus ! Leur science concernant la vie future est nulle ; ils en doutent ; ils sont aveugles à cet égard.
Les incrédules disent : « Lorsque nous serons poussière, comme nos pères, nous en fera-t-on vraiment sortir ?
On nous l’a promis, ainsi qu’à nos pères avant nous : ce ne sont que des histoires d’Anciens ! »
Dis : « Parcourez la terre, et considérez quelle a été la fin des coupables ».
Ne t’attriste pas à leur sujet, ne sois pas dans l’angoisse, à cause de leurs machinations.
Ils disent : « Quand donc cette promesse se réalisera-t-elle, si vous êtes véridiques ? »
Dis : « Il se peut que ce dont vous voulez hâter la venue soit déjà en partie sur vos talons ».
Ton Seigneur est plein de bonté envers les hommes, mais la plupart d’entre eux ne sont pas reconnaissants.
Ton Seigneur connaît parfaitement ce que cachent leurs cœurs et ce qu’ils divulguent.
Il n’y a rien de caché dans le ciel et sur la terre qui ne soit inscrit dans un Livre explicite.
Ce Coran raconte aux fils d’Israël la plus grande partie des choses sur lesquelles ils ne sont pas d’accord ;
alors qu’il est, pour les croyants, une Direction et une Miséricorde.
Ton Seigneur les jugera. Il est le Puissant, celui qui sait tout.
Confie-toi à Dieu. Tu es certainement dans la claire Vérité.
Tu ne saurais faire entendre les morts ni faire entendre l’appel aux sourds quand ils se détournent.
Tu ne saurais non plus tirer les aveugles de leur égarement. Tu ne fais entendre que ceux qui croient en nos Signes et ceux qui se soumettent à Dieu.
Lorsque la Parole tombera sur eux, nous ferons, pour eux, sortir de terre une bête et celle-ci proclamera que les hommes ne croyaient pas fermement à nos Signes.
Le Jour où nous rassemblerons, de chaque communauté, une foule de ceux qui traitaient nos Signes de mensonges, on les placera en rangs.
Quand ils seront arrivés, Dieu leur dira : « N’avez-vous pas traité mes Signes de mensonges, alors que vous ne les connaissiez pas ? Que faisiez-vous alors ? »
La Parole tombera sur eux, parce qu’ils ont été injustes et ils se tairont.
Ne voient-ils pas que nous avons disposé la nuit pour qu’ils se reposent et le jour pour qu’ils voient clair ? Il y a vraiment là des Signes, pour un peuple qui croit.
Le Jour où l’on soufflera dans la trompette, ceux qui sont dans les cieux et sur la terre seront effrayés, à l’exception de ceux que Dieu voudra épargner. Tous viendront à lui en s’humiliant.
Tu verras les montagnes, que tu croyais immobiles, passer comme des nuages. C’est une œuvre de Dieu : il fait bien toute chose, il est parfaitement informé de ce que vous faites.
Ceux qui viendront en ce Jour, avec une bonne action, recevront mieux encore. Ils seront à l’abri de toute frayeur.
Ceux qui viendront avec une mauvaise action seront précipités la face dans le feu : « Êtes-vous rétribués pour autre chose que pour ce que vous faisiez ? »
« J’ai seulement reçu l’ordre d’adorer le Seigneur de cette cité qu’il a déclarée sacrée. — Tout lui appartient ! — J’ai reçu l’ordre d’être au nombre de ceux qui sont soumis
et de réciter le Coran ». Quiconque est bien dirigé, est dirigé pour lui-même. Dis à celui qui s’égare : « Je suis seulement chargé de vous avertir ».
Dis : « Louanges à Dieu ! Il vous montrera bientôt ses Signes et vous les reconnaîtrez ». Ton Seigneur n’est pas inattentif à ce que vous faites.
Ta. Sin. Mim.
Voici les Versets du Livre clair.
Nous te racontons, en toute vérité, à l’intention d’un peuple qui croit, l’histoire de Moïse et de Pharaon.
Pharaon était hautain sur la terre. Il avait réparti les habitants en sections ; il cherchait à affaiblir un groupe d’entre eux : il égorgeait leurs fils et laissait vivre leurs filles. C’était un fauteur de désordres.
Mais nous voulions favoriser ceux qui avaient été humiliés sur la terre ; nous voulions en faire des chefs, des héritiers ;
nous voulions les établir sur la terre et montrer ainsi à Pharaon, à Haman et à leurs armées ce qu’ils redoutaient.
Nous avons inspiré à la mère de Moïse : « Allaite-le et, si tu as peur pour lui, lance-le dans le fleuve. Ne crains pas, ne t’attriste pas ; nous te le rendrons et nous en ferons un prophète ».
La famille de Pharaon le recueillit et il devint pour eux un ennemi et une cause d’affliction. — Pharaon, Haman et leurs armées étaient coupables —
La femme de Pharaon dit : « Joie de nos yeux ! Ne le tuez pas ! Peut-être vous sera-t-il utile ou le prendrons-nous pour fils ». — Ils ne pressentaient rien —
Le cœur de la mère de Moïse se vida. Elle aurait risqué de le montrer si nous n’avions pas raffermi son cœur pour qu’elle reste au nombre des croyants.
Elle dit à la sœur de Moïse : « Suis-le ! » — Celle-ci se tenait à l’écart pour l’observer et personne ne s’en aperçut —
Nous avions interdit auparavant à Moïse le sein des nourrices étrangères. Sa sœur dit : « Puis-je vous indiquer une famille qui, pour vous, se chargera de cet enfant et lui sera dévouée ? »
Nous l’avons ainsi rendu à sa mère pour qu’elle cesse de pleurer ; qu’elle ne s’attriste pas ; qu’elle sache que la promesse de Dieu est vraie. — Mais la plupart des hommes ne savent pas —
Lorsqu’il eut atteint sa maturité et son plein développement, nous lui avons donné la Sagesse et la Science. — Voilà comment nous récompensons ceux qui font le bien —
Moïse entra dans la ville à l’insu de ses habitants. Il y trouva deux hommes qui se battaient : un de ses partisans et un de ses adversaires. Celui qui était de son parti demanda son aide contre celui qui était au nombre de ses ennemis. Moïse lui donna un coup de poing et le tua. Il dit : « Voici une œuvre du Démon : c’est un ennemi qui égare les hommes ».
Il dit : « Mon Seigneur ! Je me suis fait tort à moi-même, pardonne-moi ». Dieu lui pardonna. Il est, en vérité, celui qui pardonne, il est le Miséricordieux.
Moïse dit : « Mon Seigneur ! Grâce aux bienfaits dont tu m’as comblé, je ne serai jamais l’allié des criminels ».
Il se trouvait dans la ville, le lendemain matin, inquiet et regardant de tous côtés, lorsque celui qui, la veille, lui avait demandé secours l’appela à grands cris ; Moïse lui dit : « Tu es manifestement égaré ! »
Mais lorsqu’il voulut porter un coup à leur ennemi commun, celui-ci dit : « Ô Moïse ! Veux-tu me tuer comme l’homme que tu as tué hier ? Tu veux n’être qu’un tyran sur la terre, tu ne veux pas être au nombre des réformateurs ».
Un homme vint en courant des extrémités de la ville. Il dit : « Ô Moïse ! Les chefs du peuple confèrent à ton sujet pour te tuer. Va-t’en ! C’est un bon conseil ! »
Moïse sortit de la ville, inquiet et regardant de tous côtés. Il dit : « Mon Seigneur ! Délivre-moi de ce peuple injuste ».
Il dit, tout en se dirigeant vers Madian : « Il se peut que mon Seigneur me guide sur la voie droite ».
Lorsqu’il arriva au point d’eau de Madian, il y trouva des gens qui abreuvaient leurs troupeaux. Il y trouva aussi deux femmes qui se tenaient à l’écart et qui retenaient leurs bêtes. Il dit : « Que faites-vous, vous deux ? » Elles dirent : « Nous n’abreuverons pas nos troupeaux tant que ces bergers ne seront pas partis, car notre père est très âgé ».
Moïse abreuva leurs bêtes, puis il se retira à l’ombre. Il dit : « Mon Seigneur ! J’ai grand besoin du bien que tu feras descendre sur moi ! »
Une des femmes vint à lui en s’approchant timidement. Elle dit : « Mon père t’appelle pour te récompenser d’avoir abreuvé nos bêtes ». Moïse se rendit auprès de lui et lui raconta son histoire. Le vieillard dit : « Ne crains rien ! Tu viens d’échapper aux injustes ».
Une des deux femmes dit : « Ô mon père ! Engage-le à ton service, moyennant salaire. Il est vraiment le meilleur de ceux que tu pourrais engager. Il est fort et digne de confiance ».
Le vieillard dit : « Je veux te marier à l’une de mes deux filles que voici, à condition que tu restes huit ans à mon service ; si tu en achèves dix, ce sera de ton plein gré ; je ne veux rien t’imposer d’excessif. Tu me trouveras, si Dieu le veut, au nombre des hommes intègres ».
Moïse dit : « Voilà qui est convenu entre moi et toi. Quel que soit celui des deux termes que j’accomplisse, nul ne me fera violence. Dieu est garant de ce que nous disons ».
Lorsque Moïse voyageait avec sa famille, après avoir accompli le temps fixé, il aperçut un feu du côté du Mont. Il dit à sa famille : « Demeurez ici ; j’aperçois un feu, peut-être vous en apporterai-je une nouvelle ou bien, un tison ardent ; peut-être vous réchaufferez-vous ».
Quand il y fut arrivé, on l’appela du côté droit de la vallée dans la contrée bénie et du milieu de l’arbre « Ô Moïse ! Je suis, en vérité, le Seigneur des mondes !
Jette ton bâton ! » Lorsque Moïse le vit s’agiter comme des Djinns, il tourna le dos sans revenir sur ses pas : « Ô Moïse ! Approche-toi, n’aie pas peur ; tu es au nombre de ceux qui sont en sécurité.
Introduis ta main dans l’ouverture de ta tunique, elle en sortira blanche, sans aucun mal. Serre ton bras contre toi pour ne pas avoir peur. Voilà deux preuves décisives de ton Seigneur, destinées à Pharaon et aux chefs de son peuple. Ce sont des gens pervers ! »
Il dit : « Mon Seigneur ! J’ai tué l’un d’entre eux, je crains donc qu’ils ne me tuent.
Mon frère Aaron parle mieux que moi ; envoie-le avec moi pour m’aider et me fortifier ; j’ai peur qu’ils ne me traitent de menteur ».
Dieu dit : « Nous allons te faire aider par ton frère ; nous vous donnerons de l’autorité ; ils ne vous atteindront pas ; vous serez, grâce à nos Signes, vainqueurs tous les deux ainsi que ceux qui vous suivront ».
Lorsque Moïse vint à eux avec nos Signes éclatants, ils dirent : « Qu’est cela, sinon une magie qu’il a inventée ? Nous n’avions jamais entendu parler de cela chez nos premiers ancêtres ».
Moïse dit : « Mon Seigneur connaît parfaitement celui qui est venu avec sa Direction, et celui à qui appartiendra la Demeure finale ». — Les injustes ne seront pas heureux —
Pharaon dit : « Ô vous, les chefs du peuple ! Je ne vous connais pas d’autre dieu que moi-même ! Ô Haman ! Allume-moi du feu sur la glaise ; construis-moi une tour, peut-être, alors, monterai-je jusqu’au Dieu de Moïse. — Je pense cependant que Moïse est un menteur » —
Pharaon s’enorgueillit sur terre, sans raison, lui et ses armées. Ils pensaient ne pas revenir vers nous.
Nous l’avons saisi, lui et ses armées ; nous les avons précipités dans les flots. Considère quelle a été la fin des injustes.
Nous avons fait d’eux des guides qui appellent les hommes au Feu, et, le Jour de la Résurrection, ils ne seront pas secourus.
Nous les avons poursuivis d’une malédiction en ce monde, et, le Jour de la Résurrection, ils seront au nombre des réprouvés.
Après avoir anéanti les premières générations, nous avons donné le Livre à Moïse, comme un appel à la clairvoyance adressé aux hommes ; une Direction et une miséricorde. — Peut-être réfléchiront-ils —
Tu n’étais pas sur le versant occidental quand nous avons dicté l’ordre à Moïse ; tu n’étais pas au nombre des témoins.
Nous avons fait naître des générations dont l’âge s’est prolongé. Tu n’habitais pas parmi les gens de Madian, leur communiquant nos Signes. — Nous leur avions envoyé des messages —
Tu n’étais pas sur le flanc du Mont, quand nous avons appelé. Mais voici une miséricorde de ton Seigneur qui te permet d’avertir un peuple auquel nul avertisseur n’était venu avant toi. — Peut-être réfléchiront-ils —
Si une calamité les atteignait, pour prix de leurs œuvres, ils diraient : « Notre Seigneur ! Si seulement tu nous avais envoyé un Prophète, nous aurions alors suivi tes Signes, et nous serions croyants ».
Mais, lorsque la Vérité leur est venue de notre part, ils ont dit : « Si seulement on lui avait donné l’équivalent de ce qui a été donné à Moïse ! » N’avaient-ils pas été incrédules à l’égard de ce qui avait été autrefois donné à Moïse quand ils avaient dit : « Voici deux tours de magie notoire. » et ils avaient ajouté : « Nous sommes incrédules à l’égard de tout cela ! »
Dis : « Apportez donc de la part de Dieu un Livre qui, mieux que ces deux-là, dirige les hommes ! Je le suivrai, si vous êtes sincères ».
S’ils ne te répondent pas, sache qu’ils ne suivent que leurs passions. Qui donc est plus égaré que celui qui se laisse guider par ses passions sans aucune direction venue de Dieu ? — Dieu ne dirige pas le peuple injuste —
Oui, nous leur avons fait parvenir la Parole. — Peut-être réfléchiront-ils —
Ceux auxquels nous avions donné le Livre avant lui, croient en celui-ci.
Ils disent, quand on le leur lit : « Nous croyons en lui ; il est la Vérité émanant de notre Seigneur ; nous étions déjà soumis avant sa venue ».
Voilà ceux qui recevront une double rétribution, parce qu’ils ont été constants, parce qu’ils ont répondu au mal par le bien, parce qu’ils ont donné en aumônes une partie des biens que nous leur avions accordés.
Quand ils entendent des futilités, ils s’en détournent en disant : « A nous nos actions, à vous vos actions. Paix sur vous ! Nous n’aimons pas les ignorants ! »
Tu ne diriges pas celui que tu aimes, mais Dieu dirige qui il veut. Il connaît parfaitement ceux qui sont dirigés.
Ils disent : « Si nous suivions avec toi la Direction, nous serions arrachés à notre terre ». N’avons-nous pas établi pour eux une enceinte sacrée et sûre où sont apportés des fruits de toutes sortes que nous leur avons accordés pour leur subsistance ? Mais la plupart d’entre eux ne savent pas.
Combien avons-nous détruit de cités dont les habitants vivaient dans l’aisance ! Voici leurs demeures, devenues à peu près désertes, après leur mort. — Nous sommes, nous, l’Héritier suprême —
Ton Seigneur n’a détruit aucune cité avant d’avoir envoyé à la Mère des cités un prophète qui lui a récité nos versets. — Nous n’avons pas à détruire de cités dont les habitants ne seraient pas injustes —
Tout ce qui vous a été donné n’est que jouissance éphémère et vaine parure de la vie de ce monde. Ce qui se trouve auprès de Dieu est meilleur et plus durable. Ne le comprenez-vous pas ?
Celui à qui nous avons fait une belle promesse dont il verra l’accomplissement serait-il comparable à celui à qui nous avons accordé les brèves jouissances de la vie de ce monde et qui, ensuite, le Jour de la Résurrection, sera au nombre de ceux qui comparaîtront devant nous ?
Dieu leur dira, le Jour où il les appellera : « Où sont mes prétendus associés ? »
Ceux contre qui la Parole se réalisera répondront : « Notre Seigneur ! Voilà ceux que nous avons plongés dans l’erreur ; nous les avons égarés comme nous l’avons été nous-mêmes. Nous les désavouons devant toi ; ce n’est pas nous qu’ils adoraient ! »
On leur dira : « Invoquez vos associés ! » Ils les invoqueront, mais ils ne seront pas exaucés et ils verront le châtiment. — Si seulement ils avaient été dirigés ! —
Dieu leur dira, le Jour où il les appellera : « Qu’avez-vous répondu aux prophètes ? »
Ce Jour-là, les messages prophétiques leur paraîtront obscurs. Ils ne poseront aucune question.
Quant à celui qui se sera repenti, qui croyait et qui faisait le bien, peut-être sera-t-il parmi les heureux ?
Ton Seigneur crée ce qu’il veut, et il choisit ; il n’y a pas de choix pour les hommes. Gloire à Dieu ! Il est élevé au-dessus de ce qu’ils lui associent.
Ton Seigneur connaît ce que cachent leurs cœurs et ce qu’ils divulguent.
Il est Dieu ! Il n’y a de Dieu que lui ! A lui, la louange en ce monde et dans la vie dernière ! Le Jugement lui appartient ; vous retournerez à lui.
Dis : « Qu’en pensez-vous ? Si Dieu étendait en permanence la nuit sur vous jusqu’au Jour de la Résurrection, quelle divinité, autre que Dieu, vous apporterait une lumière ? N’entendez-vous pas ? »
Dis : « Qu’en pensez-vous ? Si Dieu étendait en permanence le jour sur vous, jusqu’au Jour de la Résurrection, quelle divinité autre que Dieu, vous apporterait une nuit durant laquelle vous reposeriez ? Ne voyez-vous pas ? »
Dans sa miséricorde, il a disposé pour vous la nuit pour que vous vous reposiez et le jour pour que vous recherchiez ses bienfaits. — Peut-être serez-vous reconnaissants ? —
Le Jour où il appellera les hommes, il leur dira : « Où sont mes prétendus associés ? »
Nous ferons venir un témoin de chaque communauté et nous dirons : « Apportez donc votre preuve décisive ! » Ils sauront alors que la Vérité appartient à Dieu ; ce qu’ils avaient inventé les a abandonnés.
Coré appartenait au peuple de Moïse, mais il était rempli de violence envers lui. Nous lui avions donné des trésors dont les seules clés semblaient lourdes à une troupe d’hommes robustes. Son peuple lui dit : « Ne te réjouis pas ! Dieu n’aime pas ceux qui se réjouissent ! »
Au milieu des biens que Dieu t’a accordés, recherche la demeure dernière. Ne néglige pas ta part de la vie de ce monde. Sois bon comme Dieu est bon pour toi. Ne recherche pas la corruption sur la terre. — Dieu n’aime pas ceux qui sèment la corruption —
Coré dit : « Je ne dois ce qui m’a été donné qu’à la science que je possède ». Ne savait-il pas que Dieu avait fait périr avant lui des générations plus redoutables que lui par la force et plus importantes en nombre ? — Les coupables ne seront pas interrogés sur leurs péchés —
Puis il sortit vers son peuple avec tout son faste. Ceux qui voulaient jouir de la vie présente dirent : « Si seulement nous possédions des richesses pareilles à celles qui ont été données à Coré ! Il détient une immense fortune ! »
Ceux auxquels la Science avait été donnée dirent : « Malheur à vous ! La récompense de Dieu est meilleure pour celui qui croit et qui fait le bien. Ceux qui sont constants seront les seuls à la recevoir ».
Nous avons fait engloutir par la terre Coré et sa maison. Il n’avait pas de troupe pour le secourir — en dehors de Dieu — Personne ne lui porta secours.
Ceux qui, la veille, avaient souhaité se trouver à sa place dirent, le lendemain matin : « Malheur à toi ! Dieu dispense largement et mesure ses dons à qui il veut, parmi ses serviteurs. Si Dieu n’avait pas répandu sur nous ses bienfaits, il nous aurait fait engloutir ; il semble certain que les incrédules ne sont pas heureux ».
Nous assignons cette Demeure dernière à ceux qui, sur la terre, ne veulent être ni altiers, ni corrupteurs. La fin appartient à ceux qui craignent Dieu.
Celui qui viendra avec de bonnes actions recevra quelque chose de meilleur que cela. Quant à celui qui viendra avec de mauvaises actions, qu’il sache que ceux qui commettaient le mal ne seront rétribués que pour ce qu’ils auront fait.
Oui, celui qui t’a inspiré le Coran te ramènera là où tous reviendront. Dis : « Mon Seigneur connaît parfaitement celui qui est venu en suivant la Direction, et celui qui se trouve dans un égarement manifeste ».
Tu n’espérais pas que le Livre te serait envoyé ; cela ne se fit que par une miséricorde de ton Seigneur. Ne sois donc pas l’allié des incrédules !
Qu’ils ne te détournent pas des Versets de Dieu après qu’on les a fait descendre sur toi. Invoque ton Seigneur ! Ne sois pas au nombre des polythéistes !
N’invoque aucune autre divinité avec Dieu. Il n’y a de Dieu que lui ! Toute chose périt, à l’exception de sa Face. Le Jugement lui appartient. Vous serez ramenés vers lui !
Alif. Lam. Mim.
Les hommes pensent-ils qu’on les laissera dire : « Nous croyons ! » sans les éprouver ?
Oui, nous avons éprouvé ceux qui vécurent avant ceux-ci. Dieu connaît parfaitement ceux qui disent la Vérité et il connaît les menteurs.
Est-ce que ceux qui ont commis de mauvaises actions comptent pouvoir nous devancer ? Ils ont le jugement faux.
Pour celui qui espère la rencontre de Dieu, le terme fixé par Dieu approche. Dieu est celui qui entend et qui sait.
Celui qui lutte, ne lutte que pour son bien. Dieu se suffit à lui-même, il n’a pas besoin de l’univers.
Nous effaçons les fautes de ceux qui croient et qui accomplissent des œuvres bonnes et nous les récompenserons pour leurs meilleures actions.
Nous avons recommandé à l’homme d’être bon envers son père et sa mère ; mais s’ils te contraignent à m’associer ce dont tu n’as aucune connaissance, ne leur obéis pas. Votre retour se fera vers moi. Je vous ferai connaître ce que vous faisiez.
Nous introduirons parmi les justes ceux qui croyaient et qui accomplissaient des œuvres bonnes.
Certains hommes disent : « Nous croyons en Dieu ! » mais, s’ils ont à souffrir pour Dieu, ils considèrent l’épreuve venue de la part des hommes comme un châtiment de Dieu. Quand vient un secours de ton Seigneur, ils disent : « Oui, nous sommes avec vous ! » Dieu ne connaît-il pas le contenu de tous les cœurs ?
Dieu connaît parfaitement les croyants et il connaît parfaitement les hypocrites.
Les incrédules disent aux croyants : « Suivez notre chemin, nous porterons le poids de vos fautes ». Mais ils ne portent pas leurs fautes, ce sont des menteurs.
Ils porteront sûrement leurs fardeaux et d’autres fardeaux encore, avec leurs propres fardeaux. On les interrogera, le Jour de la Résurrection, sur ce qu’ils auront inventé.
Nous avons envoyé Noé à son peuple. Il demeura avec lui mille ans, moins cinquante ans ; puis le déluge les emporta, parce qu’ils étaient injustes.
Nous avons sauvé Noé et ceux qui se trouvaient dans le vaisseau. Nous en avons fait un Signe pour les mondes.
Nous avons envoyé Abraham. Il dit à son peuple : « Adorez Dieu ! Craignez-le ! C’est un bien pour vous, si vous saviez ! »
Vous n’adorez, en dehors de Dieu, que des idoles ; vous inventez un mensonge. Ceux que vous adorez en dehors de Dieu ne peuvent vous procurer aucun moyen de subsistance. Recherchez donc vos moyens de subsistance auprès de Dieu. Adorez-le ! Soyez-lui reconnaissants ! Vous serez ramenés vers lui.
Si vous criez au mensonge, d’autres communautés, avant vous, ont crié au mensonge. Il incombe seulement au Prophète de transmettre son message en toute clarté.
Ne voient-ils pas comment Dieu donne un commencement à la création ? Il la renouvellera ensuite. Voilà qui est facile pour Dieu.
Dis : « Parcourez la terre et considérez comment il donne un commencement à la création. Dieu la fera ensuite renaître de la dernière naissance. Dieu est puissant sur toute chose ! »
Il châtie qui il veut, il fait miséricorde à qui il veut. Vous serez ramenés vers lui.
Vous ne pouvez vous opposer à sa puissance ni sur la terre, ni dans le ciel. Vous n’avez, en dehors de Dieu, ni maître, ni défenseur.
Ceux qui sont incrédules à l’égard des Signes de Dieu et de sa Rencontre : voilà ceux qui désespèrent de ma miséricorde ; voilà ceux qui subiront un châtiment douloureux.
La seule réponse du peuple d’Abraham fut de dire : « Tuez-le ou brûlez-le ! » Mais Dieu le sauva du feu. Il y a vraiment là des Signes, pour un peuple qui croit.
Il dit : « Vous n’avez adopté des idoles en dehors de Dieu que par amour mutuel en ce monde ; puis, le Jour de la Résurrection, vous vous renierez les uns les autres, vous vous maudirez les uns les autres, tandis que votre refuge sera le Feu et que vous n’aurez pas de protecteur ».
Loth crut en lui et il dit : « J’émigre vers mon Seigneur : il est, en vérité, le Puissant, le Sage ! »
A Abraham, nous avons donné Isaac et Jacob, puis nous avons établi dans sa descendance la prophétie et le Livre. Nous lui avons accordé sa récompense en ce monde et, dans la vie future, il sera parmi les justes.
Nous avons envoyé Loth ; il dit à son peuple : « Vous commettez une turpitude que personne, dans l’univers, n’a commise avant vous :
Vous vous approchez des hommes, vous coupez les chemins, vous vous livrez, dans vos assemblées, à des actions abominables ». La seule réponse de son peuple fut de dire : « Fais venir sur nous le châtiment de Dieu, si tu es véridique ! »
Il dit : « Mon Seigneur ! Délivre-moi de ce peuple qui sème la corruption ! »
Quand nos envoyés apportèrent la nouvelle à Abraham en disant : « Oui, nous allons anéantir les habitants de cette cité, parce qu’ils sont injustes »,
Il dit : « Mais Loth y habite ! » Ils dirent alors : « Nous savons qu’il s’y trouve ; nous le sauverons, lui et sa famille, à l’exception de sa femme qui sera parmi ceux qui resteront en arrière ».
Quand nos envoyés arrivèrent chez Loth, celui-ci fut affligé à cause des membres de sa famille que son bras était incapable de protéger. Nos envoyés dirent : « N’aie pas peur, ne t’afflige pas, nous allons te sauver, toi et les tiens, à l’exception de ta femme qui sera parmi ceux qui resteront en arrière.
Nous allons faire tomber du ciel un cataclysme sur les habitants de cette cité parce qu’ils sont pervers ».
Oui, nous avons fait de cette cité un Signe pour un peuple qui comprend.
Aux gens de Madian, nous avons envoyé leur frère Chu‘aïb. Il dit : « Ô mon peuple ! Adorez Dieu ! Attendez le Jour dernier ! Ne commettez pas de crimes sur la terre en y semant la corruption ».
Ils le traitèrent de menteur ; le cataclysme les emporta et, le matin suivant, ils gisaient dans leurs demeures.
De même pour les ‘Ad et les Thamoud. — Vous le voyez clairement d’après leurs habitations — Le Démon embellissait leurs actions à leurs propres yeux ; il les écartait de la voie droite, alors qu’ils auraient voulu être clairvoyants.
De même pour Coré, Pharaon et Haman : Moïse leur avait apporté des preuves décisives, mais ils s’enorgueillirent sur la terre et il leur a été impossible d’échapper au châtiment.
Nous avons puni chacun d’entre eux à cause de son péché. Il en est, parmi eux, à qui nous avons envoyé un ouragan. Il en est, parmi eux, que le Cri a saisi. Il en est, parmi eux, que nous avons fait engloutir par la terre. Il en est, parmi eux, que nous avons noyés. Il ne convenait pas à Dieu de les léser, mais ils se sont fait tort à eux-mêmes.
Ceux qui prennent des maîtres en dehors de Dieu sont semblables à l’araignée : celle-ci s’est donné une demeure, mais la demeure de l’araignée est la plus fragile des demeures. — S’ils savaient ! —
Dieu sait parfaitement que ce qu’ils invoquent en dehors de lui n’est rien. Il est le Puissant, le Sage !
Voilà des exemples que nous proposons aux hommes, mais ceux qui savent sont seuls à les comprendre.
Dieu a créé les cieux et la terre en toute vérité. Il y a vraiment là des Signes pour les croyants.
Récite ce qui t’est révélé du Livre ; acquitte-toi de la Prière : la prière éloigne l’homme de la turpitude et des actions blâmables. L’invocation du nom de Dieu est ce qu’il y a de plus grand. Dieu sait parfaitement ce que vous faites.
Ne discute avec les gens du Livre que de la manière la plus courtoise. — Sauf avec ceux d’entre eux qui sont injustes — Dites : « Nous croyons à ce qui est descendu vers nous et à ce qui est descendu vers vous. Notre Dieu qui est votre Dieu est unique et nous lui sommes soumis ».
Nous avons ainsi fait descendre sur toi le Livre. Ceux à qui nous avons donné le Livre croient en lui. Il en est, parmi ceux-ci, qui y croient. Seuls, les incrédules nient nos Signes.
Tu ne récitais aucun Livre avant celui-ci ; tu n’en traçais aucun de ta main droite ; les imposteurs se livrent donc à des hypothèses.
Voilà, tout au contraire, des Signes évidents dans les cœurs de ceux auxquels la Science a été donnée. Seuls, les injustes nient nos Signes.
Ils disent : « Si seulement des Signes, venus de son Seigneur, étaient descendus sur lui ! » Dis : « Les Signes sont uniquement auprès de Dieu ; je ne suis qu’un avertisseur explicite ».
Ou bien ne leur a-t-il pas suffi que nous fassions descendre sur toi le Livre qui leur est récité ? Il y a vraiment là une miséricorde et un Rappel, pour un peuple qui croit.
Dis : « Dieu suffit comme témoin entre moi et vous. Il connaît parfaitement ce qui se trouve dans les cieux et sur la terre. Ceux qui croient à l’erreur sont incrédules envers Dieu : voilà les perdants ».
Ils te demandent de hâter la venue du châtiment. Si le terme n’en était pas fixé, le châtiment les aurait déjà atteints, soudainement, sans qu’ils l’aient pressenti.
Ils te demandent de hâter la venue du châtiment. La Géhenne enveloppera bientôt les incrédules.
Le Jour où le châtiment les enveloppera, au-dessus de leurs têtes et en dessous de leurs pieds, il leur dira : « Goûtez ce que vous faisiez ! »...
Ô vous, mes serviteurs croyants ! Ma terre est vaste… Adorez-moi !
Tout homme goûtera la mort. Vous serez, ensuite, ramenés vers nous.
Quant à ceux qui auront cru et qui auront accompli des œuvres bonnes, nous les ferons demeurer, pour toujours, dans le Jardin, au milieu de salles sous lesquelles coulent les ruisseaux. Comme est bonne, la récompense de ceux qui faisaient le bien,
de ceux qui étaient constants, de ceux qui se confiaient en leur Seigneur.
Combien d’animaux sont incapables d’assurer leur propre subsistance ! C’est Dieu qui pourvoit à leur nourriture et à la vôtre. Il est celui qui entend et qui sait.
Si tu leur demandes : « Qui a créé les cieux et la terre ; qui a assujetti le soleil et la lune ? » Ils répondront sûrement : « C’est Dieu ! » Pourquoi, alors, sont-ils aussi stupides ?
Dieu dispense largement et mesure ses dons à qui il veut, parmi ses serviteurs. Dieu connaît parfaitement toute chose.
Si tu leur demandes : « Qui a fait descendre du ciel une eau grâce à laquelle on fait revivre la terre après sa mort ? » Ils répondront sûrement : « C’est Dieu ! » Dis : « Louange à Dieu ! » — Mais la plupart des hommes ne comprennent pas —
La vie de ce monde n’est que divertissement et jeu. La demeure dernière est vraiment la vie. S’ils savaient !
Quand ils montent sur un bateau, ils invoquent Dieu en lui rendant un culte pur. Mais lorsque Dieu les sauve en les ramenant sur la terre ferme, ils lui donnent des associés.
Qu’ils méconnaissent ce que nous leur avons donné et qu’ils profitent des jouissances éphémères : ils sauront bientôt…
Ne voient-ils pas que nous avons établi une enceinte sacrée et sûre, alors que tout autour des gens sont enlevés ? Vont-ils croire à l’erreur et méconnaître les bienfaits de Dieu ?
Qui donc est plus injuste que celui qui invente un mensonge contre Dieu, ou celui qui traite de mensonge la Vérité lorsqu’elle leur parvient ? N’y a-t-il pas dans la Géhenne un lieu de séjour pour les incrédules ?
Oui, nous dirigerons sur nos chemins ceux qui auront combattu pour nous. Dieu est avec ceux qui font le bien.
Alif. Lam. Mim.
Les Romains ont été vaincus
dans le pays voisin ; mais après leur défaite, ils seront vainqueurs
dans quelques années. Le commandement appartient à Dieu, avant comme après cela. Ce jour-là, les croyants se réjouiront
de la victoire de Dieu. Il donne la victoire à qui il veut ; il est le Puissant, le Miséricordieux.
C’est une promesse de Dieu : Dieu ne manque pas à sa promesse, mais la plupart des hommes ne savent pas.
Ils connaissent un aspect de la vie de ce monde et ils sont indifférents à la vie future.
N’ont-ils pas réfléchi en eux-mêmes ? Dieu n’a créé les cieux et la terre et ce qui se trouve entre les deux qu’en toute vérité et pour un temps déterminé. Beaucoup d’hommes, cependant, nient la Rencontre de leur Seigneur.
Ne parcourent-ils pas la terre et ne voient-ils pas quelle a été la fin de ceux qui vécurent avant eux et qui les surpassaient en force ? Ceux-ci avaient labouré la terre et l’avait peuplée, plus qu’ils ne l’ont fait eux-mêmes. Leurs prophètes leur avaient apporté des preuves évidentes. Ce n’est pas Dieu qui les a lésés ; ils se sont fait tort à eux-mêmes.
La fin de ceux qui faisaient le mal a été mauvaise. Ils traitaient de mensonges les Signes de Dieu et ils s’en moquaient.
Dieu donne un commencement à la création, puis il la renouvellera. Vous serez ensuite ramenés vers lui.
Le Jour où se dressera l’Heure, les coupables seront désespérés.
Ils ne trouveront pas d’intercesseurs parmi ceux qu’ils associaient à Dieu et ils seront infidèles à ceux qu’ils lui associaient.
Le Jour où se dressera l’Heure, ce Jour-là, ils se diviseront entre eux.
Ceux qui croient et qui accomplissent des œuvres bonnes se réjouiront, alors, en un parterre fleuri.
Quant aux incrédules, à ceux qui traitent de mensonges nos Signes et la Rencontre de la vie future, voilà ceux qui seront en proie au châtiment.
Gloire à Dieu, quand vous parvenez au soir et que vous vous retrouvez le matin ! 
Louange à lui, dans les cieux et sur la terre, la nuit et au milieu de la journée !
Il fait sortir le vivant du mort ; il fait sortir le mort du vivant. Il rend la vie à la terre quand elle est morte : ainsi vous fera-t-il surgir de nouveau.
Parmi ses Signes : il vous a créés de poussière, puis vous voici des hommes dispersés sur la terre.
Parmi ses Signes : il a créé pour vous, tirées de vous, des épouses afin que vous reposiez auprès d’elles, et il a établi l’amour et la bonté entre vous. Il y a vraiment là des Signes, pour un peuple qui réfléchit.
Parmi ses Signes : la création des cieux et de la terre ; la diversité de vos idiomes et de vos couleurs. Il y a vraiment là des Signes, pour ceux qui savent.
Parmi ses Signes : Votre sommeil, la nuit et le jour ; votre recherche de sa grâce. Il y a vraiment là des Signes, pour un peuple qui entend.
Parmi ses Signes : Il vous montre l’éclair, sujet, à la fois, de crainte et d’espoir. Il fait descendre du ciel une eau, grâce à laquelle il rend la vie à la terre quand elle est morte. Il y a vraiment là des Signes, pour un peuple qui comprend.
Parmi ses Signes : le ciel et la terre se maintiennent en place sur son ordre. Puis, lorsqu’il vous appellera d’un seul appel, voilà que vous surgirez de la terre.
Ceux qui sont dans les cieux et sur la terre lui appartiennent. Tous lui obéissent.
C’est lui qui donne un commencement à la création, puis il la renouvellera. Cela lui est facile. L’exemple le plus sublime lui appartient dans les cieux et sur la terre. Il est le Puissant, le Sage.
Il vous a proposé une parabole tirée de vous-mêmes. Avez-vous, parmi vos esclaves, des associés qui partagent les biens que nous vous avons accordés, en sorte que vous soyez tous égaux ? Les craignez-vous comme vous vous craignez mutuellement ? Voilà comment nous exposons les Signes, à un peuple qui comprend.
Les injustes, au contraire, suivent leurs passions, sans rien savoir. Qui donc dirigera ceux que Dieu égare ? Ils n’ont personne pour les secourir.
Acquitte-toi des obligations de la Religion en vrai croyant et selon la nature que Dieu a donnée aux hommes, en les créant. Il n’y a pas de changement dans la création de Dieu. Voici la Religion immuable ; mais la plupart des hommes ne savent rien.
Revenez repentants vers Dieu ; craignez-le ; acquittez-vous de la Prière ; ne soyez pas au nombre des polythéistes
ni de ceux qui ont divisé leur religion et qui ont formé des sectes, chaque fraction se réjouissant de ce qu’elle détient.
Quand un malheur atteint les hommes, ils invoquent leur Seigneur et ils reviennent vers lui. Quand, après cela, il leur fait goûter une miséricorde venant de lui, voici que certains d’entre eux lui donnent des associés.
Qu’ils renient donc ce que nous leur avons donné et qu’ils profitent des jouissances éphémères. Vous saurez bientôt !
Avons-nous fait descendre sur eux une autorité qui leur parle de ce qu’ils lui associent ?
Lorsque nous faisons goûter aux hommes une miséricorde, ils s’en réjouissent ; mais si un mal les atteint à cause de ce qu’ils ont fait, ils sont désespérés.
Ne voient-ils pas que Dieu dispense et mesure ses dons à qui il veut ? Il y a vraiment là des Signes, pour un peuple qui croit.
Donne ce qui leur est dû au parent, au pauvre, au voyageur. C’est un bien pour ceux qui recherchent la Face de Dieu. Ceux-là sont heureux.
L’intérêt usuraire que vous versez pour accroître les biens d’autrui ne les accroît pas auprès de Dieu ; mais ce que vous donnez en aumônes en désirant la Face de Dieu, voilà ce qui doublera vos biens.
C’est Dieu qui vous a créés. Il vous a ensuite accordé vos moyens de subsistance, puis il vous fera mourir, après quoi il vous fera revivre. Existe-t-il un seul de vos associés capable de faire quelque chose de semblable à cela ? Gloire à lui ! Il est très élevé au-dessus de ce qu’ils lui associent !
La corruption est apparue sur la terre et sur la mer par suite des actes accomplis par les mains des hommes afin que Dieu leur fasse goûter une partie de ce qu’ils ont fait. Peut-être reviendront-ils !
Dis : « Parcourez la terre et voyez quelle a été la fin de ceux qui vécurent autrefois. La plupart d’entre eux étaient polythéistes ».
Acquitte-toi des obligations de la Religion immuable avant que vienne, de la part de Dieu, un Jour inéluctable. Les hommes, ce Jour-là, seront séparés en deux groupes :
Ceux qui auront été incrédules subiront les conséquences de leur incrédulité. Ceux qui auront accompli des œuvres bonnes en recueilleront le bénéfice.
Ainsi, Dieu, par sa grâce, récompensera ceux qui auront cru et qui auront accompli des œuvres bonnes. — Il n’aime pas les incrédules —
Parmi ses Signes : Il déchaîne les vents annonciateurs de bonnes nouvelles, pour vous faire goûter quelque chose de sa miséricorde ; pour que le vaisseau vogue sur son ordre et que vous recherchiez ses bienfaits. — Peut-être serez-vous reconnaissants —
Oui, nous avions envoyé avant toi des prophètes à leurs propres concitoyens auxquels ils avaient apporté des preuves décisives. Nous nous sommes vengé de ceux qui commettaient des crimes et il était équitable pour nous de secourir les croyants.
Dieu est celui qui déchaîne les vents. Ceux-ci soulèvent un nuage ; il l’étend ensuite dans le ciel, comme il le veut, et il le met en morceaux : tu vois alors l’ondée sortir de ses profondeurs. Quand il la fait tomber sur qui il veut, parmi ses serviteurs, les voici dans l’allégresse,
même s’ils étaient désespérés avant que cette ondée ne soit tombée sur eux.
Considère les traces de la miséricorde de Dieu et comment il fait vivre la terre après sa mort. Tel est, en vérité, celui qui rend la vie aux morts. Il est puissant sur toute chose.
Si nous déchaînons un vent chargé de sable, les hommes demeurent incrédules.
Quant à toi, tu ne fais pas entendre les morts, tu ne fais pas entendre l’appel aux sourds lorsqu’ils tournent le dos.
Tu n’es pas celui qui dirige les aveugles en les faisant sortir de leur égarement. Tu ne fais entendre que ceux qui croient à nos Signes, ils deviennent alors soumis à Dieu.
Dieu est celui qui vous a créés faibles ; après la faiblesse, il donne une certaine force, puis, après vous avoir donné la force, il vous réduit à la faiblesse et à la vieillesse. Il crée ce qu’il veut. Il est celui qui sait tout, le Puissant.
Le Jour où se dressera l’Heure, les coupables jureront qu’ils ne sont restés qu’une heure dans leurs tombeaux. — Telle est leur stupidité ! —
Tandis que ceux qui ont reçu la Science et la foi diront : « Oui, vous êtes inscrits dans le Livre de Dieu jusqu’au Jour de la Résurrection : Voici venu le Jour de la Résurrection mais vous n’en saviez rien ».
Ce Jour-là, l’excuse des injustes sera inutile : personne ne les écoutera favorablement.
Nous avons proposé aux hommes toutes sortes d’exemples dans ce Coran ; mais les incrédules disent, quand tu leur apportes un Signe : « Vous n’êtes que des imposteurs ! »
Voilà comment Dieu met un sceau sur les cœurs de ceux qui ne savent rien.
Sois donc patient. La promesse de Dieu est vraie. Que ceux qui ne croient pas fermement ne t’ébranlent pas !
Alif. Lam. Mim.
Voici les Versets du Livre sage :
Direction et miséricorde pour ceux qui font le bien ;
qui s’acquittent de la Prière, qui font l’aumône tout en croyant fermement à la vie future :
voilà ceux qui suivent la Direction de leur Seigneur ; voilà ceux qui seront heureux !
Tel homme ignorant se procure des discours futiles pour égarer les autres hors du Chemin de Dieu et prendre celui-ci en dérision. — Voilà ceux qui subiront un châtiment ignominieux —
Quand on lui récite nos Versets, il se détourne avec orgueil, comme s’il ne les entendait pas, comme si ses oreilles étaient frappées de surdité. Annonce-lui la nouvelle d’un châtiment douloureux.
Oui, les Jardins du Délice sont destinés à ceux qui auront cru et qui auront accompli des œuvres bonnes ;
ils y demeureront immortels. La promesse de Dieu est vraie. Il est le Puissant, le Sage.
Il a créé les cieux sans colonnes visibles ; il a jeté sur la terre des montagnes comme des piliers afin qu’elle ne branle pas et vous non plus ; il y a propagé toutes sortes d’animaux. Nous avons fait descendre du ciel une eau et nous avons fait pousser sur la terre toutes sortes d’espèces utiles.
Telle est la création de Dieu ! « Montrez-moi ce que d’autres que lui ont créé ! » — Mais les injustes sont dans un égarement manifeste —
Oui, nous avons donné la Sagesse à Luqman : « Sois reconnaissant envers Dieu. Celui qui est reconnaissant est reconnaissant à son avantage ; quant à l’incrédule, qu’il sache que Dieu se suffit à lui-même ; qu’il est digne de louanges ».
Luqman dit à son fils en l’exhortant : « Ô mon fils ! N’associe rien à Dieu. Le polythéisme est une injustice ».
Nous avons recommandé à l’homme, au sujet de ses parents : — sa mère l’a porté extrêmement faible et il a été sevré au bout de deux ans — Sois reconnaissant envers moi et envers tes parents. Le retour se fera vers moi.
Si tous deux te contraignent à m’associer ce dont tu ne possèdes aucune connaissance, ne leur obéis pas. Comporte-toi, avec eux, en ce monde, d’une façon convenable. Suis le chemin de celui qui revient vers moi. Votre retour se fera ensuite vers moi et je vous ferai connaître ce que vous faisiez.
« Ô mon fils ! Même si c’était l’équivalent du poids d’un grain de moutarde et que cela fût caché dans un rocher ou dans les cieux, ou sur la terre, Dieu le présentera en pleine lumière. — Dieu est subtil et bien informé —
Ô mon fils ! Acquitte-toi de la Prière ; ordonne ce qui est convenable ; interdis ce qui est blâmable ; supporte patiemment ce qui t’arrive : tout cela fait partie des bonnes résolutions.
Ne détourne pas ton visage des hommes ; ne marche pas sur la terre avec arrogance. — Dieu n’aime pas l’insolent plein de gloriole —
Sois modeste en ta démarche ; modère ta voix : la voix la plus désagréable est la voix de l’âne ».
Ne voyez-vous pas que Dieu a mis à votre service ce qui est dans les cieux et ce qui est sur la terre ? Il a répandu sur vous des bienfaits apparents et cachés. Certains hommes, cependant, discutent au sujet de Dieu, sans aucune science, ni direction, ni Livre lumineux.
Si on leur dit : « Suivez ce que Dieu a révélé », ils répondent : « Mais non !... Nous suivrons plutôt les coutumes que nous avons apprises de nos ancêtres »… Et si le Démon les appelait au châtiment du Brasier ?
Celui qui se soumet à Dieu et qui fait le bien saisit l’anse la plus solide. La fin de toute chose appartient à Dieu.
Que l’incrédulité de l’incroyant ne t’attriste pas. Le retour des incrédules se fera vers nous : nous leur ferons connaître ce qu’ils faisaient. Dieu connaît parfaitement le contenu des cœurs.
Nous les laisserons jouir peu de temps de la vie de ce monde, nous leur ferons endurer, ensuite, un terrible châtiment.
Si tu leur demandes : « Qui a créé les cieux et la terre ? », ils répondront certainement : « C’est Dieu ! » Dis : « Louange à Dieu ! » — Mais la plupart d’entre eux ne savent rien —
Ce qui est dans les cieux et sur la terre appartient à Dieu. Dieu se suffit à lui-même : il est digne de louanges.
Si tous les arbres de la terre étaient des calames et si la mer, et sept autres mers avec elle leur fournissaient de l’encre, les Paroles de Dieu ne l’épuiseraient pas. — Dieu est puissant et sage —
Votre création et votre résurrection sont pour lui comme celles d’un seul être. — Dieu entend et voit parfaitement —
Ne vois-tu pas que Dieu fait pénétrer la nuit dans le jour ; qu’il fait pénétrer le jour dans la nuit ; qu’il oblige le soleil et la lune à poursuivre leur course vers un terme fixé et que Dieu est parfaitement informé de ce que vous faites ?
Il en est ainsi, parce que Dieu est la Vérité et que ce que vous invoquez en dehors de lui est faux. — Dieu est le Très-Haut, le Très-Grand ! —
 Ne vois-tu pas le vaisseau voguer sur la mer par la grâce de Dieu et pour vous montrer quelques-uns de ses Signes ? Il y a vraiment là des Signes, pour tout homme patient et reconnaissant !
Lorsqu’une vague semblable à des ténèbres les recouvre, les hommes invoquent Dieu en lui rendant un culte pur. Après que Dieu les a sauvés en les ramenant vers la terre ferme, certains d’entre eux se maintiennent dans la bonne voie. Seul, l’homme inconstant et ingrat nie nos Signes.
Ô vous, les hommes ! Craignez votre Seigneur ! Redoutez un Jour, où un père ne pourra pas satisfaire pour son fils, ni un enfant satisfaire pour son père. Oui, la promesse de Dieu est vraie ! Que la vie de ce monde ne vous trompe pas, et que celui qui se trouve dans l’erreur ne vous trompe pas au sujet de Dieu.
La Science de l’Heure est auprès de Dieu. Il fait descendre l’ondée. Il sait ce que contient le sein des mères. Nul homme ne sait ce qu’il acquerra demain ; nul homme ne sait en quelle terre il mourra. — Dieu est, en vérité, celui qui sait ; il est parfaitement informé —
Alif. Lam. Mim.
La Révélation du Livre provient, sans aucun doute, du Seigneur des mondes.
Diront-ils : « Il l’a inventé ! » Ce Livre est, au contraire, la Vérité émanant de ton Seigneur pour que tu avertisses un peuple auquel nul avertisseur n’était venu avant toi. — Peut-être seront-ils dirigés —
Dieu est celui qui a créé en six jours les cieux, la terre, et ce qui se trouve entre les deux ; puis il s’est assis en majesté sur le Trône. Vous n’avez, en dehors de lui, ni maître, ni intercesseur. Ne réfléchissez-vous pas ?
Du ciel, il dirige toute chose sur la terre puis tout remontera vers lui en un Jour dont la durée sera de mille ans d’après votre manière de compter.
Il connaît ce qui est caché et ce qui est apparent. Il est le Tout-Puissant, le Miséricordieux
qui a bien fait tout ce qu’il a créé et qui a commencé la création de l’homme à partir de l’argile, 
puis il lui a suscité une descendance à partir d’une goutte d’eau vile ;
Il a formé l’homme harmonieusement et il a insufflé en lui de son Esprit. Il a créé pour vous l’ouïe, la vue, les viscères. Vous êtes bien peu reconnaissants !
Ils disent : « Après que nous aurons disparu dans la terre, redeviendrons-nous une nouvelle création ? » car ils ne croient pas à la Rencontre de leur Seigneur.
Dis : « L’Ange de la mort auquel vous êtes confiés vous recueillera ; puis vous serez ramenés vers votre Seigneur ».
Si tu voyais alors les coupables, la tête courbée devant leur Seigneur : « Notre Seigneur ! Nous avons vu et nous avons entendu. Fais-nous revenir sur la terre : nous ferons le bien, nous croirons fermement ».
Si nous l’avions voulu, nous aurions donné à chaque homme sa direction. Ma parole, cependant, se réalise : « Oui, je remplirai la Géhenne de Djinns et d’hommes réunis ».
Goûtez, pour l’avoir oubliée, la Rencontre de votre Jour que voici — Nous aussi, nous vous avons oubliés — goûtez le châtiment de l’éternité pour prix de vos actions.
Seuls croient en nos Signes ceux qui tombent prosternés lorsqu’on les leur rappelle ; ceux qui exaltent les louanges de leur Seigneur et qui ne se montrent pas orgueilleux.
Ils s’arrachent de leurs lits pour invoquer leur Seigneur avec crainte et espoir. Ils dépensent en aumônes une partie des biens que nous leur avons accordés.
Nul ne sait ce que je leur réserve en fait de joie comme récompense de leurs actions.
Le croyant serait-il semblable au pervers ? Ils ne sont pas égaux.
Ceux qui croient et qui accomplissent des œuvres bonnes auront les Jardins du Refuge comme lieu de séjour, pour prix de leurs actions.
Quant aux pervers, ils auront le Feu comme refuge. Chaque fois qu’ils voudront en sortir, ils y seront ramenés et on leur dira : « Goûtez ce châtiment du Feu que vous traitiez de mensonge ».
Oui, nous leur ferons goûter le châtiment immédiat, avant le grand châtiment. — Peut-être reviendront-ils —
Qui donc est plus injuste que celui qui se détourne des Signes de son Seigneur après qu’ils lui ont été rappelés ? — Nous nous vengerons des coupables —
Nous avons donné le Livre à Moïse ; — ne doute pas de sa rencontre — nous en avons fait une Direction pour les fils d’Israël.
Nous avons suscité des chefs pris parmi eux. Ils les dirigeaient sur notre ordre, quand ils étaient constants et qu’ils croyaient fermement à nos Signes.
Ton Seigneur jugera entre eux, le Jour de la Résurrection et il tranchera leurs différends.
N’est-ce pas pour eux une indication de voir combien, avant eux, nous avons anéanti de générations dont ils parcourent les demeures ? Il y a vraiment là des Signes. N’entendent-ils pas ?
N’ont-ils pas vu que nous poussons l’eau vers un sol aride. Nous en faisons sortir, grâce à elle, des céréales dont ils se nourrissent, eux et leurs troupeaux ? Ne voient-ils pas ?
Ils disent : « Quand donc viendra cette victoire, si vous êtes véridiques ? »
Dis : « Le jour de la victoire, la foi de ceux qui auront été incrédules auparavant leur sera inutile ; ils n’auront rien à attendre ».
Écarte-toi d’eux et attends ! Eux aussi demeurent en attente…
Ô Prophète ! Crains Dieu ! N’obéis ni aux incrédules, ni aux hypocrites. — Dieu est, en vérité, celui qui sait, il est sage —
Conforme-toi à ce qui t’est révélé par ton Seigneur. — Dieu est parfaitement informé de ce que vous faites —
Confie-toi à Dieu ! Dieu suffit comme protecteur. 
Dieu n’a pas placé deux cœurs dans la poitrine de l’homme ; il n’a pas fait que vos épouses que vous pouvez répudier soient pour vous comme vos mères, ni que vos enfants adoptifs soient comme vos propres enfants. Ce n’est qu’une parole dans votre bouche, mais Dieu dit la Vérité : c’est lui qui dirige l’homme dans le chemin droit.
Appelez ces enfants adoptifs du nom de leurs pères ; — ce sera plus juste auprès de Dieu — mais si vous ne connaissez pas leurs pères, ils sont vos frères en religion ; ils sont des vôtres. Il n’y a pas de faute à vous reprocher au sujet des actions que vous commettez par erreur, mais seulement pour celles que vous avez préméditées en vos cœurs. — Dieu est celui qui pardonne, il est miséricordieux —
Le Prophète est plus proche des croyants qu’ils ne le sont les uns des autres ; ses épouses sont leurs mères. D’après le Livre de Dieu, la parenté a la priorité sur les liens existant entre les croyants et entre les émigrés, à moins que vous ne vouliez être bons envers vos compagnons. Voilà ce qui est écrit dans le Livre.
Lorsque nous avons conclu l’alliance avec les Prophètes, — et avec toi — avec Noé, Abraham, Moïse et Jésus, fils de Marie ; nous avons conclu avec eux une alliance solennelle,
afin que Dieu demande compte aux véridiques de leur sincérité ; mais il a préparé, pour les incrédules, un châtiment douloureux.
Ô vous qui croyez ! Souvenez-vous des bienfaits de Dieu envers vous : lorsque les armées marchèrent contre vous, nous avons envoyé contre elles un ouragan et des armées invisibles. — Dieu voit parfaitement ce que vous faites —
Quand ils marchaient sur vous de toutes parts ; quand vos regards se détournaient de terreur ; quand les cœurs remontaient dans les gosiers et que vous vous livriez à de vaines suppositions au sujet de Dieu.
Les croyants furent éprouvés et violemment ébranlés.
Quand les hypocrites et ceux dont les cœurs sont malades disaient : « Dieu et son Prophète ne nous ont fait des promesses que pour nous tromper ».
De même quand certains d’entre eux disaient : « Ô vous, les gens de Yathrib ! Il n’y a pas de place ici pour vous : Partez ! » Certains d’entre eux cependant, demandaient au Prophète la permission de se retirer en disant : « Nos maisons sont restées sans défense » ; mais elles n’étaient pas sans défense ; ils voulaient seulement s’enfuir.
Si une percée avait été faite pour eux en certains points de la ville et qu’on leur eût ensuite demandé de renier leur foi, ils y auraient consenti sans tarder,
tandis qu’auparavant, ils avaient fait un pacte avec Dieu qui les obligeait à ne pas tourner le dos. — Il leur sera demandé compte du pacte de Dieu —
Dis : « Si vous fuyez la mort ou le combat, la fuite ne vous servira à rien ; votre jouissance sera de courte durée ».
Dis : « Qui donc vous placera hors de la portée de Dieu ? S’il veut un mal pour vous ou s’il veut, pour vous, une miséricorde ». — Ils ne trouveront, en dehors de Dieu, ni maître, ni défenseur —
Dieu reconnaîtra sûrement ceux qui, parmi vous, suscitent des obstacles et ceux qui disent à leurs frères : « Venez à nous », tandis qu’ils ne déploient que peu d’ardeur au combat
et qu’ils se montrent avares à votre égard. Quand la peur les étreint, tu t’aperçois qu’ils te regardent les yeux révulsés comme ceux d’un moribond ; mais lorsque la peur les abandonne, ils vous blessent de leurs langues acérées : ils se montrent avares devant le bien à accomplir. Tels sont ceux qui ne croient pas. Dieu rendra vaines leurs actions. Cela est facile pour Dieu.
Ils pensent que les factions ne sont pas parties. Si les factions revenaient, ils aimeraient se retirer au désert, parmi les Bédouins ; ils demanderaient alors de vos nouvelles ; mais s’ils restent avec vous, ils ne combattront que faiblement.
Vous avez, dans le Prophète de Dieu, un bel exemple pour celui qui espère en Dieu et au Jour dernier et qui invoque souvent le nom de Dieu.
Lorsque les croyants virent les factions, ils dirent : « Dieu et son Prophète disaient la vérité ». — Cela n’a fait qu’accroître leur foi et leur soumission —
Il y a, parmi les croyants, des hommes qui ont été fidèles au pacte qu’ils avaient conclu avec Dieu. Tel d’entre eux atteint le terme de sa vie ; tel autre attend, tandis que leur attitude ne change pas,
de sorte que Dieu récompense ceux qui sont véridiques, à cause de leur sincérité ; qu’il châtie, s’il le veut, les hypocrites ou qu’il accepte leur repentir. — Dieu est celui qui pardonne, il est miséricordieux —
Dieu a renvoyé les incrédules avec leur rage ; ils n’acquerront jamais aucun bien. Dieu a épargné aux croyants le combat ; Dieu est fort et puissant.
Il a fait descendre de leurs forteresses ceux des gens du Livre ralliés aux factions. Il a jeté l’effroi dans leurs cœurs. Vous avez alors tué une partie d’entre eux et vous avez réduit les autres en captivité.
Il vous a donné en héritage leur pays, leurs habitations, leurs biens et une terre que vos pieds n’ont jamais foulée. — Dieu est puissant sur toute chose —
Ô Prophète ! Dis à tes épouses : « Si vous désirez la vie de ce monde et son faste, venez : je vous procurerai quelques avantages puis je vous donnerai un généreux congé.
Si vous recherchez Dieu, son Prophète et la demeure dernière, sachez que Dieu a préparé une récompense sans limites pour celles d’entre vous qui font le bien ».
Ô vous, les femmes du Prophète ! Celle d’entre vous qui se rendra coupable d’une turpitude manifeste, recevra deux fois le double du châtiment. Cela est facile pour Dieu.
Nous accorderons une double récompense à celle d’entre vous qui est dévouée envers Dieu et son Prophète, à celle qui fait le bien, et nous lui avons préparé une noble part.
Ô vous, les femmes du Prophète ! Vous n’êtes comparables à aucune autre femme. Si vous êtes pieuses, ne vous rabaissez pas dans vos propos afin que celui dont le cœur est malade ne vous convoite pas. Usez d’un langage convenable.
Restez dans vos maisons, ne vous montrez pas dans vos atours comme le faisaient les femmes au temps de l’ancienne ignorance. Acquittez-vous de la prière ; faites l’aumône ; obéissez à Dieu et à son Prophète. Ô vous, les gens de la Maison ! Dieu veut seulement éloigner de vous la souillure et vous purifier totalement.
Souvenez-vous des Versets de Dieu et de la Sagesse qui vous ont été récités dans vos maisons. — Dieu est, en vérité, subtil et bien informé — 
Oui, ceux qui sont soumis à Dieu et celles qui lui sont soumises les croyants et les croyantes, les hommes pieux et les femmes pieuses, les hommes sincères et les femmes sincères, les hommes patients et les femmes patientes, les hommes et les femmes qui redoutent Dieu, les hommes et les femmes qui font l’aumône, les hommes et les femmes qui jeûnent, les hommes chastes et les femmes chastes, les hommes et les femmes qui invoquent souvent le nom de Dieu : voilà ceux pour lesquels Dieu a préparé un pardon et une récompense sans limites.
Lorsque Dieu et son Prophète ont pris une décision, il ne convient ni à un croyant, ni à une croyante de maintenir son choix sur cette affaire. Celui qui désobéit à Dieu et à son Prophète s’égare totalement et manifestement.
Quand tu disais à celui que Dieu avait comblé de bienfaits et que tu avais comblé de bienfaits : « Garde ton épouse et crains Dieu », tu cachais en toi-même, par crainte des hommes, ce que Dieu allait rendre public ; — mais Dieu est plus redoutable qu’eux — puis, quand Zaïd eut cessé tout commerce avec son épouse, nous te l’avons donnée pour femme afin qu’il n’y ait pas de faute à reprocher aux croyants au sujet des épouses de leurs fils adoptifs, quand ceux-ci ont cessé tout commerce avec elles. — L’ordre de Dieu doit être exécuté —
Il n’y a pas de faute à reprocher au Prophète au sujet de ce que Dieu lui a imposé conformément à la coutume instituée par Dieu, pour ceux qui vécurent autrefois ; — L’ordre de Dieu est un décret immuable —
Ceux qui transmettaient les messages de Dieu et qui le redoutaient, ne redoutaient personne en dehors de lui. — Dieu suffit pour tenir le compte de tout —
Muhammad n’est le père d’aucun homme parmi vous, mais il est le Prophète de Dieu ; le sceau des prophètes. — Dieu connaît parfaitement toute chose —
Ô vous qui croyez ! Invoquez souvent le nom de Dieu !
Louez-le matin et soir !
C’est lui qui étend sa bénédiction sur vous — ainsi que ses anges — pour vous faire sortir des ténèbres vers la lumière. Il est miséricordieux envers les croyants.
La salutation qui les accueillera le Jour où ils le rencontreront sera : « Paix ! » — Il leur a préparé une généreuse récompense —
Ô toi, le Prophète ! Nous t’avons envoyé comme témoin, comme annonciateur de bonnes nouvelles, comme avertisseur,
comme celui qui invoque Dieu — avec sa permission — et comme un brillant luminaire.
Annonce aux croyants la bonne nouvelle d’une grande grâce de Dieu.
N’obéis ni aux incrédules, ni aux hypocrites ; ne prête pas attention à leur méchanceté ; confie-toi à Dieu car Dieu suffit comme protecteur.
Ô vous qui croyez ! Quand vous épousez des croyantes et que vous les répudiez ensuite sans les avoir touchées, vous n’avez pas à leur imposer une période d’attente. Donnez-leur quelque bien et renvoyez-les décemment.
Ô toi, le Prophète ! Nous avons déclaré licites pour toi les épouses auxquelles tu as donné leur douaire, les captives que Dieu t’a destinées, les filles de ton oncle paternel, les filles de ton oncle maternel, les filles de tes tantes maternelles — celles qui avaient émigré avec toi — ainsi que toute femme croyante qui se serait donnée au Prophète pourvu que le Prophète ait voulu l’épouser. Ceci est un privilège qui t’est accordé, à l’exclusion des autres croyants. Nous savons ce que nous leur avons imposé au sujet de leurs épouses et de leurs esclaves, de manière à ce que tu ne ressentes aucune gêne. — Dieu est celui qui pardonne, il est miséricordieux —
Il n’y a pas de reproche à te faire si tu fais attendre celle d’entre elles que tu voudras ; si tu reçois chez toi celle que tu voudras et si tu recherches de nouveau quelques-unes de celles que tu avais écartées. Voilà ce qui est le plus propre à les réjouir, à leur ôter tout sujet de tristesse afin que toutes soient contentes de ce que tu leur accordes. — Dieu connaît le contenu de vos cœurs. Dieu sait tout et il est plein de mansuétude —
Il ne t’est plus permis de changer d’épouses ni de prendre d’autres femmes, en dehors de tes esclaves même si tu es charmé par la beauté de certaines d’entre elles. — Dieu voit parfaitement toute chose —
Ô vous qui croyez ! N’entrez pas dans les demeures du Prophète sans avoir obtenu la permission d’y prendre un repas, et attendu que le repas soit préparé. Quand vous êtes invités, entrez et retirez-vous après avoir mangé, sans entreprendre des conversations familières. Cela offenserait le Prophète ; il a honte devant vous, tandis que Dieu n’a pas honte de la Vérité. Quand vous demandez quelque objet aux épouses du Prophète, faites-le derrière un voile. Cela est plus pur pour vos cœurs et pour leurs cœurs. Vous ne devez pas offenser le Prophète de Dieu, ni jamais vous marier avec ses anciennes épouses : ce serait, de votre part, une énormité devant Dieu.
Si vous manifestez quoi que ce soit, ou si vous le tenez secret, Dieu connaît parfaitement toute chose.
Nul reproche à faire aux femmes du Prophète si elles paraissent dévoilées devant leurs pères, leurs fils, leurs frères, les fils de leurs frères, les fils de leurs sœurs et devant leurs femmes et leurs propres esclaves. — Qu’elles craignent Dieu, Dieu est, en vérité, témoin de tout —
Oui, Dieu et ses anges bénissent le Prophète. Ô vous, les croyants ! Priez pour lui et appelez sur lui le salut.
Oui, Dieu maudit en ce monde et dans l’autre ceux qui offensent Dieu et son Prophète. Il leur prépare un châtiment ignominieux.
Ceux qui offensent injustement les croyants et les croyantes se chargent d’une infâmie et d’un péché notoire.
Ô Prophète ! Dis à tes épouses, à tes filles et aux femmes des croyants de se couvrir de leurs voiles : c’est pour elles le meilleur moyen de se faire connaître et de ne pas être offensées. — Dieu est celui qui pardonne, il est miséricordieux —
Si les hypocrites, ceux dont les cœurs sont malades, ceux qui fomentent des troubles à Médine ne se tiennent pas tranquilles, nous te lancerons en campagne contre eux et ils ne resteront plus longtemps dans ton voisinage :
maudits en quelque lieu où ils se trouveront, ils seront capturés et tués
selon la coutume de Dieu à l’égard de ceux qui vécurent autrefois. — Tu ne trouveras aucun changement dans la coutume de Dieu —
Les hommes t’interrogent au sujet de l’Heure : Dis : « Dieu seul la connaît ». Qui donc pourrait te renseigner ? Il se peut que l’Heure soit proche !
Oui, Dieu maudit les incrédules ; il a préparé à leur intention un Brasier
où ils demeureront pour toujours, immortels, sans trouver ni patron, ni défenseur.
Le Jour où leurs visages seront retournés de tous les côtés dans le Feu, ils diront : « Malheur à nous ! Si seulement nous avions obéi à Dieu ! Si seulement nous avions obéi au Prophète ! »
Ils diront encore : « Notre Seigneur ! Nous avons obéi à nos chefs, à nos grands et ils nous ont écartés de la voie droite.
Notre Seigneur ! Envoie-leur deux fois le châtiment ! Maudis-les d’une grande malédiction ! »
Ô vous qui croyez ! Ne faites pas comme ceux qui ont offensé Moïse. Dieu l’a innocenté de leurs accusations et il fut en honneur auprès de Dieu.
Ô vous qui croyez ! Craignez Dieu ! Parlez avec droiture
afin qu’il réforme votre conduite et qu’il vous pardonne vos péchés. Quiconque obéit à Dieu et à son Prophète jouit d’un bonheur sans limites.
Oui, nous avions proposé le dépôt de la foi aux cieux, à la terre et aux montagnes. Ceux-ci ont refusé de s’en charger, ils en ont été effrayés. Seul, l’homme s’en est chargé, mais il est injuste et ignorant.
Il en est ainsi afin que Dieu châtie les hommes hypocrites et les femmes hypocrites ; les hommes polythéistes et les femmes polythéistes ; et afin que Dieu revienne vers les croyants et vers les croyantes. — Dieu est celui qui pardonne, il est miséricordieux —
Gloire à Dieu à qui appartient ce qui est dans les cieux et ce qui est sur la terre ! Gloire à lui dans la vie future ! Il est le Sage, il est parfaitement informé.
Il sait ce qui pénètre dans la terre et ce qui en sort ; ce qui descend du ciel et ce qui y remonte. Il est le Miséricordieux, celui qui pardonne.
Les incrédules disent : « L’Heure ne nous surprendra pas ». Dis : « Bien au contraire, par mon Seigneur, elle viendra sûrement à vous ! » Mon Seigneur connaît le mystère incommunicable : le poids d’un atome ne lui échappe ni dans les cieux, ni sur la terre ; il n’y a rien de plus petit ou de plus grand que cela qui ne soit inscrit dans un Livre explicite,
afin de récompenser ceux qui auront cru et qui auront accompli des œuvres bonnes. Voilà ceux qui trouveront un pardon et un don généreux.
Ceux qui s’évertuent à rendre nos Signes impuissants, voilà ceux qui subiront le châtiment d’un supplice douloureux.
Ceux qui ont reçu la Science voient que ce qui est descendu sur toi, de la part de ton Seigneur, est la Vérité et dirige les hommes sur le chemin du Tout-Puissant, de celui qui est digne de louanges.
Les incrédules disent : « Allons-nous vous montrer un homme qui vous prédit que lorsque vous serez complètement anéantis, vous ressusciterez pour une nouvelle création ? »
A-t-il inventé un mensonge contre Dieu, ou bien des Djinns sont-ils avec lui ? Mais non !... Ceux qui ne croient pas à la vie future sont destinés au châtiment et à l’égarement total.
Ne voient-ils pas ce qui les entoure dans le ciel et sur la terre ? Si nous le voulions, nous ferions que la terre les engloutisse ou bien nous ferions tomber sur eux un morceau du ciel. Il y a vraiment là un Signe, pour tout serviteur qui se repent.
Nous avons accordé une grâce à David : « Ô montagnes ! et vous aussi, les oiseaux ; reprenez avec lui les louanges de Dieu ». Nous avons amolli le fer à son intention :
« Fabrique des cottes de mailles ; mesure attentivement les mailles ! » Agissez bien ! Je vois parfaitement ce que vous faites.
Nous avons soumis le vent à Salomon : celui du matin soufflait durant un mois ; celui du soir soufflait durant un mois. Nous avons fait couler pour lui la source d’airain. Certains Djinns étaient à son service avec la permission de son Seigneur. — Nous aurions fait goûter le châtiment du Brasier à quiconque, parmi eux, se serait écarté de notre ordre —
Ils fabriquaient pour lui ce qu’il voulait : des sanctuaires, des statues, des chaudrons grands comme des bassins et de solides marmites. Ô famille de David ! Travaillez avec gratitude ! Restreint est le nombre de mes serviteurs reconnaissants.
Lorsque nous eûmes décrété sa mort, les Djinns ne s’aperçurent pas de son décès, avant que la Bête de la terre ayant rongé son bâton, son corps ne s’écroulât. Les Djinns comprirent alors que, s’ils avaient connu le mystère, ils ne subiraient pas aussi longtemps le châtiment ignominieux.
Il y avait dans leur contrée un Signe pour les Saba’ : deux jardins, l’un à droite et l’autre à gauche : « Mangez ce que votre Seigneur vous a accordé et soyez reconnaissants envers lui : Voici un excellent pays et un Seigneur qui pardonne ».
Mais ils se détournèrent. Nous avons alors déchaîné contre eux l’inondation des digues : nous avons changé leurs deux jardins en deux autres jardins aux fruits amers, tels que des tamaris et quelques jujubiers.
Voici comment nous avons rétribué leur incrédulité. Rétribuerions-nous ainsi un homme qui ne serait pas incrédule ?
Entre les Saba’ et les cités que nous avions bénies, nous avions placé d’autres cités à portée de regard et nous avions mesuré la distance qui les séparait : « Parcourez-les, nuit et jour, en sécurité ».
Ils dirent : « Notre Seigneur ! Allonge les distances de nos parcours ! » Ils se sont fait tort à eux-mêmes. Nous avons perpétué leur souvenir dans les légendes, mais nous les avions totalement anéantis. — Il y a vraiment là des Signes, pour tout homme patient et reconnaissant —
Iblis a réalisé ses intentions à leur égard ; ils l’ont donc suivi, — à l’exception d’un groupe de croyants —
Il n’avait aucune autorité sur eux, si ce n’est pour que nous discernions celui qui croit en la vie future de celui qui en doute. — Ton Seigneur est le Gardien vigilant de toute chose —
Dis : « Invoquez ceux que vous prenez pour des divinités en dehors de Dieu ! Elles ne possèdent le poids d’un atome ni dans les cieux, ni sur la terre. Elles ne sont, ici et là, nullement associées avec le Créateur ; Dieu ne trouve aucune aide auprès d’elles ».
Nulle intercession ne sera utile devant Dieu à part l’intercession pour la personne en faveur de laquelle il l’aura permise. Lorsque la frayeur sera bannie de leurs cœurs, on leur demandera : « Qu’a dit votre Seigneur ? » Ils répondront : « La Vérité !... Il est le Très-Haut, le Très-Grand ! »
Dis : « Qui donc vous accorde des cieux et de la terre ce qui est nécessaire à votre subsistance ? » Dis : « C’est Dieu ! » Oui, nous comme vous, ou bien nous suivons la voie droite ou bien nous sommes manifestement égarés.
Dis : « Vous ne serez pas interrogés sur ce que nous avons fait et nous ne serons pas interrogés sur ce que vous avez fait ».
Dis : « Notre Seigneur nous réunira tous, puis il jugera entre nous, selon la Vérité, car il est celui qui décide, il sait tout ».
Dis : « Montrez-moi ceux que vous lui avez donnés comme associés ». Mais non !... Il est Dieu, le Tout-Puissant, le Sage.
Nous t’avons envoyé à la totalité des hommes, uniquement comme annonciateur de la bonne nouvelle et comme avertisseur ; mais la plupart des hommes ne savent pas.
Ils demandent : « Quand donc viendra la réalisation de cette promesse, si vous êtes véridiques ? »
Dis : « Vous aurez un jour un rendez-vous dont vous ne pourrez ni retarder, ni avancer l’heure ».
Les incrédules disent : « Jamais nous ne croirons en ce Coran, ni à ce qui lui est antérieur ». Si tu voyais ! Quand les injustes se tiendront debout devant leur Seigneur, ils s’interpelleront entre eux ; ceux qui auront été abaissés diront à ceux qui se sont enorgueillis : « Sans vous, nous aurions été croyants ».
Ceux qui se sont enorgueillis diront à ceux qui auront été abaissés : « Est-ce bien nous qui vous avons écartés de la Direction après qu’elle vous est parvenue ? » Mais non !... Vous étiez vous-mêmes coupables.
Ceux qui auront été abaissés diront à ceux qui se sont enorgueillis : « Ce sont plutôt vos ruses de nuit et de jour, quand vous ordonniez d’être incrédules envers Dieu et de lui attribuer des rivaux ». Ils dissimuleront leur regret quand ils verront le châtiment et que nous mettrons des carcans aux cous des incrédules. Seront-ils rétribués pour autre chose que ce qu’ils ont fait ?
Nous n’avons jamais envoyé d’avertisseur à une cité sans que ceux qui y vivent dans l’aisance ne disent : « Nous sommes incrédules envers votre message », 
et sans qu’ils ne disent : « Nous sommes abondamment pourvus de richesses et d’enfants, nous ne serons donc pas châtiés ».
Dis : « Oui, mon Seigneur dispense et mesure ses dons à qui il veut ; mais la plupart des hommes ne savent pas ».
Ni vos richesses, ni vos enfants ne vous rapprocheront de nous, — à l’exception de ceux qui croient et qui font le bien : voilà ceux qui recevront une double récompense en raison de ce qu’ils ont fait. Ils vivront en sécurité dans les Salles du Paradis —
Quant à ceux qui s’évertuent à rendre nos Signes impuissants : voilà ceux qui seront en proie au châtiment.
Dis : « Oui, mon Seigneur dispense et mesure ses dons à qui il veut, parmi ses serviteurs. Il vous rendra tout ce que vous avez donné en aumônes. Il est le meilleur des dispensateurs de tous les biens ».
Il dira aux Anges, le Jour où il les rassemblera tous : « Est-ce vous que ces gens-là adoraient ? »
Les Anges répondront : « Gloire à toi ! Tu es notre seul Maître ». — Ils adoraient, au contraire, des Djinns auxquels la plupart d’entre eux croyaient —
Vous ne détiendrez, ce Jour-là, ni profit, ni dommage, tandis que nous dirons à ceux qui auront été injustes : « Goûtez le châtiment de ce Feu que vous traitiez de mensonge ! »
Lorsque nos Versets leur sont lus, comme autant de preuves évidentes, ils disent : « Celui-ci n’est qu’un homme qui veut nous éloigner de ce que nos pères adoraient ». Ils disent encore : « Ceci n’est qu’un mensonge qu’il a inventé ». Les incrédules disent, lorsque la Vérité leur parvient : « Ceci n’est que magie notoire ! »
Nous ne leur avions donné aucun livre à étudier ; nous ne leur avions envoyé aucun avertisseur avant toi.
Les hommes qui vécurent avant eux avaient crié au mensonge ; mais ceux-ci n’ont pas obtenu le dixième de ce que nous avions accordé à leurs devanciers qui avaient pourtant traité mes prophètes de menteurs. Quelle fut alors ma réprobation !
Dis : « Je ne vous exhorte qu’à une seule chose : Tenez-vous debout devant Dieu, par deux, ou isolément, puis méditez. Votre compagnon n’est pas un possédé : il est seulement pour vous un avertisseur qui vous annonce un terrible châtiment ».
Dis : « Je ne vous demande aucun salaire ; — ceci est pour vous — mon salaire n’incombe qu’à Dieu qui est témoin de toute chose ».
Dis : « Oui, mon Seigneur lance la Vérité : il connaît parfaitement les mystères ».
Dis : « La Vérité est venue : ce qui est faux ne peut donner un commencement à rien, ni rien renouveler ».
Dis : « Si je suis égaré, je ne suis égaré qu’à mon propre détriment. Si je suis bien dirigé, c’est grâce à ce que mon Seigneur me révèle. Il est, en vérité, celui qui entend et qui est proche ».
Si tu voyais ! Lorsqu’ils seront saisis d’effroi, sans moyen de s’échapper, ils seront saisis de tout près
et ils diront : « Nous croyons en lui » ; mais comment atteindront-ils la foi de si loin
quand auparavant, ils étaient incrédules et qu’ils rejetaient le mystère ?
Un obstacle s’interposera entre eux et ce qu’ils convoitaient, comme cela s’est produit autrefois pour leurs émules qui se trouvaient dans un doute profond.
Louange à Dieu, Créateur des cieux et de la terre, qui prend pour messagers les Anges pourvus de deux, de trois ou de quatre ailes ! Il ajoute à la création ce qu’il veut. — Dieu est puissant sur toute chose —
Nul ne retient ce que Dieu accorde aux hommes de sa miséricorde, et nul, après lui, ne peut donner ce qu’il retient. — Il est le Puissant, le Sage —
Ô vous, les hommes ! Souvenez-vous des bienfaits de Dieu envers vous ! Existe-t-il, en dehors de Dieu, un créateur qui vous accorde, du ciel et de la terre, ce qui est nécessaire à votre subsistance ? Il n’y a de Dieu que lui ! — Comme vous êtes stupides ! —
S’ils te traitent de menteur ; des prophètes avant toi ont été traités de menteurs ! — Toutes les choses reviennent à Dieu —
Ô vous les hommes ! La promesse de Dieu est vraie ! Que la vie immédiate ne vous trompe pas ; que ses vanités ne vous trompent pas au sujet de Dieu !
Le Démon est un ennemi pour vous. Considérez-le donc comme un ennemi. Il n’appelle ses partisans que pour en faire les hôtes du Brasier.
Ceux qui auront été incrédules subiront un dur châtiment ; tandis que ceux qui auront cru et qui auront accompli des œuvres bonnes trouveront un pardon et une grande récompense.
Qu’adviendra-t-il de celui pour qui la laideur de son action aura été revêtue d’apparences trompeuses et qui la considérera comme un bien ? — Dieu égare qui il veut et il dirige qui il veut — Que ton âme ne se répande pas en regrets sur eux : Dieu connaît parfaitement ce qu’ils font.
C’est Dieu qui déchaîne les vents ; ceux-ci soulèvent les nuages que nous poussons vers une terre morte. Nous rendons ainsi la vie à la terre après sa mort. Voilà comment se fera la Résurrection.
Quiconque veut la puissance devrait savoir que la puissance appartient en totalité à Dieu. La parole excellente monte vers lui et il élève l’œuvre bonne. Ceux qui trament de mauvaises actions subiront un dur châtiment. La ruse de ces gens-là sera anéantie.
Dieu vous a créés de terre, puis d’une goutte de sperme. Il vous a ensuite établis par couples. Nulle femelle ne porte ou ne met bas, sans qu’il le sache. La vie d’aucun être n’est prolongée ni abrégée sans que son destin ne soit écrit dans un Livre. Cela est facile pour Dieu.
Les deux mers ne sont pas identiques : l’eau de celle-ci est potable, douce, agréable à boire, l’autre est salée, amère, mais elles vous procurent une chair fraîche que vous mangez et vous en retirez les joyaux dont vous vous parez. Tu vois le vaisseau fendre les vagues avec bruit pour vous permettre de rechercher les bienfaits de Dieu. — Peut-être serez-vous reconnaissants —
Il fait pénétrer la nuit dans le jour, il fait pénétrer le jour dans la nuit. Il oblige le soleil et la lune à poursuivre leur course vers un terme fixé. Tel est Dieu, votre Seigneur ! La royauté lui appartient. Ceux que vous invoquez en dehors de lui ne possèdent même pas une pellicule de noyau de datte.
Si vous les invoquez, ils n’entendent pas votre prière ; et s’ils l’entendaient, ils ne vous répondraient pas. Ils renieront votre association, le Jour de la Résurrection. — Nul ne peut t’instruire comme celui qui est parfaitement informé —
Ô vous, les hommes ! Vous êtes des pauvres devant Dieu. Dieu est celui qui se suffit à soi-même ; il est digne de louanges !
Il vous ferait disparaître, s’il le voulait, et il ferait surgir une nouvelle création.
Cela n’est pas difficile pour Dieu.
Nul homme ne portera le fardeau d’un autre. Si quelqu’un de surchargé se plaint de son fardeau, personne ne l’aidera à le porter, même s’il appelle un de ses proches. Tu avertis seulement ceux qui redoutent leur Seigneur dans son mystère et ceux qui s’acquittent de la prière. Celui qui se purifie ne se purifie que pour lui-même. — Le retour sera vers Dieu —
L’aveugle n’est pas semblable à celui qui voit ;
ni les ténèbres à la lumière,
ni l’ombre à la chaleur ardente.
Les morts ne sont pas semblables aux vivants. Dieu fait entendre qui il veut alors que tu ne peux faire entendre ceux qui sont dans les tombeaux ;
tu n’es qu’un avertisseur.
Nous t’avons envoyé avec la Vérité comme annonciateur et avertisseur. Il n’existe pas de communauté où ne soit passé un avertisseur.
S’ils te traitent de menteur, ceux qui vécurent avant eux ont crié au mensonge alors que leurs prophètes leur avaient apporté les preuves évidentes, les Écritures et le Livre lumineux.
J’ai saisi ensuite ceux qui étaient restés incrédules. Quelle fut alors ma réprobation !
Ne vois-tu pas que Dieu fait descendre du ciel l’eau dont nous faisons ensuite sortir des fruits diaprés ? Les montagnes sont marquées de stries blanches, rouges, de couleurs diverses ou d’un noir profond.
Les hommes, les animaux, les bestiaux sont aussi de couleurs différentes. Parmi les serviteurs de Dieu, les savants sont seuls à le redouter. — Dieu est puissant et il est celui qui pardonne —
Ceux qui récitent le Livre de Dieu, ceux qui s’acquittent de la prière, ceux qui donnent en aumônes, secrètement ou publiquement, une partie des biens que nous leur avons accordés espèrent des biens impérissables.
Que Dieu leur accorde leur récompense et qu’il les comble de sa grâce : il est celui qui pardonne et il est reconnaissant.
Ce que nous avons révélé du Livre est la Vérité confirmant ce qui existait avant lui. — Dieu est parfaitement informé sur ses serviteurs ; il voit tout —
Nous avons ensuite donné le Livre en héritage à ceux de nos serviteurs que nous avons choisis : il en est parmi eux qui se font tort à eux-mêmes ; il en est parmi eux qui se tiennent sur une voie moyenne ; il en est parmi eux qui, avec la permission de Dieu, devancent les autres par leurs bonnes actions : voilà une grande grâce !
Ils pénétreront dans les Jardins d’Éden où ils seront parés de bracelets en or et de perles ; où leurs vêtements seront en soie.
Ils diront : « Louange à Dieu qui a écarté de nous la tristesse ! Notre Seigneur est celui qui pardonne et il est reconnaissant.
Il nous a installés par sa grâce dans la Demeure de la Stabilité où nulle peine ne nous touchera, où nulle lassitude ne nous atteindra ».
Le feu de la Géhenne est destiné aux incrédules. Leur mort ne sera jamais décrétée ; leur châtiment ne sera jamais allégé : voilà comment nous rétribuerons quiconque est ingrat.
Là, ils crieront : « Notre Seigneur ! Fais-nous sortir d’ici. Nous ferons le bien contrairement à ce que nous faisions autrefois ! » Ne vous avons-nous pas accordé une longue vie pour que celui qui réfléchit réfléchisse ? L’avertisseur est venu à vous : goûtez donc le châtiment ! Il n’y a pas de secours pour les injustes !
Dieu connaît le mystère des cieux et de la terre. Il connaît parfaitement le contenu des cœurs.
C’est lui qui vous a choisis pour que vous soyez ses lieutenants sur la terre. Celui qui est incrédule est incrédule à son détriment. L’incrédulité des incrédules ne fait qu’accroître la réprobation de leur Seigneur. L’incrédulité des incrédules ne fait qu’accroître leur ruine.
Dis : « Ne voyez-vous pas vos associés que vous invoquez en dehors de Dieu ? Montrez-moi ce que, de la terre, ils ont créé ! Ont-ils été associés à la création des cieux ? Leur avons-nous donné un Livre qui leur permette de s’appuyer sur des preuves évidentes ? » Non ! Les promesses que les injustes se font entre eux ne sont que duperies.
Dieu maintient les cieux et la terre pour qu’ils ne s’affaissent pas. S’ils s’affaissaient, nul autre, après lui, ne les soutiendrait. Il est plein de mansuétude ; il est celui qui pardonne.
Ils jurent par Dieu, en leurs serments les plus solennels, que si un avertissement leur parvenait, ils seraient mieux dirigés qu’aucune autre communauté. Mais lorsqu’un avertisseur vient à eux, cela ne fait qu’accroître leur répulsion,
leur orgueil sur la terre et leur ruse méchante. — Mais la ruse méchante n’enveloppe que ses auteurs ! — Considèrent-ils le sort réservé à leurs ancêtres ? Tu ne trouveras ni changement ni déviation dans la coutume de Dieu.
Ne parcourent-ils pas la terre ? Ne voient-ils pas ce qu’a été la fin des hommes qui vécurent avant eux et possédaient une force plus redoutable que la leur ? Rien, ni dans les cieux, ni sur la terre, ne peut réduire Dieu à l’impuissance. Il est, en vérité, celui qui sait et il est puissant. Si Dieu s’en prenait aux hommes pour ce qu’ils ont fait, il ne laisserait aucun être vivant sur la surface de la terre. Il leur accorde cependant un délai, jusqu’à un terme fixé ;
mais qu’ils sachent, quand leur terme arrivera, que Dieu voit parfaitement ses serviteurs !
Ya. Sin.
Par le sage Coran !
Tu es, en vérité, au nombre des prophètes et tu es envoyé pour guider les hommes
sur une voie droite.
C’est une Révélation du Tout-Puissant, du Miséricordieux,
descendue sur toi pour que tu avertisses un peuple dont les ancêtres n’ont pas été avertis parce qu’ils étaient insouciants.
La Parole s’est réalisée contre la plupart d’entre eux ; ils ne croient donc pas.
Oui, nous mettrons des carcans à leurs cous, jusqu’à leurs mentons ; leurs têtes seront maintenues droites et immobiles.
Nous placerons une barrière devant eux et une barrière derrière eux. Nous les envelopperons de toutes parts pour qu’ils ne voient rien.
Il est indifférent pour eux que tu les avertisses ou que tu ne les avertisses pas, ils ne croiront pas.
Tu avertiras seulement quiconque suit le Rappel et redoute le Miséricordieux dans son mystère. Annonce-lui un pardon et une généreuse récompense.
C’est nous qui rendons la vie aux morts. Nous inscrivons tout ce qu’ils ont fait et les conséquences de leurs actes. Nous faisons le compte de tout dans un Livre clair.
Propose-leur en parabole les habitants de la cité au moment où les envoyés y sont parvenus.
Lorsque nous leur avons envoyé deux prophètes, ils les traitèrent de menteurs. Nous en avons envoyé un troisième en renfort ; tous les trois dirent : « Oui, nous sommes envoyés vers vous ».
Ces gens dirent alors : « Vous n’êtes que des mortels comme nous ; le Miséricordieux n’a rien révélé et vous ne faites que mentir ! »
Les prophètes dirent : « Notre Seigneur sait que nous sommes envoyés vers vous,
chargés seulement de transmettre le message prophétique en toute clarté ».
Ils répondirent : « Nous tirons de vous un mauvais présage. Si vous ne cessez pas, nous vous lapiderons et vous subirez un douloureux châtiment ».
Les prophètes dirent : « Votre sort est attaché à vous-mêmes. Si seulement on vous l’avait rappelé ! Mais vous êtes des gens pervers ».
Un homme vint en courant des extrémités de la ville. Il dit : « Ô mon peuple ! Suivez les envoyés !
Suivez ceux qui ne vous demandent aucun salaire et qui sont bien dirigés.
Pourquoi n’adorerais-je pas celui qui m’a créé ? Vous serez ramenés vers lui.
Prendrais-je des divinités en dehors de lui ? Si le Miséricordieux me voulait du mal, leur intercession ne me servirait à rien ; elles ne me sauveraient pas ;
je serais alors manifestement égaré.
Mais je crois en votre Seigneur. Écoutez-moi donc ! »
On lui dit : « Entre au Paradis ! » Il dit : « Hélas ! Si mon peuple savait
comment mon Seigneur m’a pardonné et m’a placé au nombre de ceux qui sont honorés ! »
Après lui, nous n’avons fait descendre du ciel aucune armée sur son peuple. Nous n’avons rien fait descendre.
Il n’y eut qu’un seul Cri, et ils furent anéantis.
Oh ! Quelle affliction pour les serviteurs de Dieu ! Aucun Prophète ne vient à eux, qu’ils ne se moquent de lui.
Ne voient-ils pas combien de générations nous avons fait périr avant eux ; elles ne reviendront plus jamais chez eux,
alors que, tous ensemble, ils comparaîtront devant nous.
Voici, pour eux, un Signe : La terre morte que nous faisons revivre et dont nous faisons sortir des grains qu’ils mangent.
Nous y avons placé des jardins de palmiers et de vignes ; nous y avons fait jaillir des sources
afin qu’ils mangent les fruits donnés par Dieu et les produits de leur travail. — Ne seront-ils pas reconnaissants ? —
Gloire à celui qui a créé toutes les espèces : celles qui sortent spontanément de la terre, celles que les hommes font eux-mêmes pousser et celles qu’ils ne connaissaient pas.
Voici pour eux un Signe : la nuit dont nous dépouillons le jour ; — ils sont alors dans les ténèbres —
le soleil qui chemine vers son lieu de séjour habituel : tel est le décret du Tout-Puissant, de celui qui sait !
La lune à laquelle nous avons fixé des phases jusqu’à ce qu’elle devienne semblable à la palme desséchée.
Le soleil ne peut rattraper la lune, ni la nuit devancer le jour. Chacun d’eux vogue dans son orbite.
Voici pour eux un Signe : nous avons chargé leur descendance sur le vaisseau bondé.
Nous en avons, pour eux, créé de semblables sur lesquels ils montent.
Si nous le voulions, nous les engloutirions ; ils ne trouveraient alors aucun secours, ils ne seraient sauvés
que par une miséricorde venue de nous, si nous leur accordions une jouissance éphémère.
Lorsqu’on leur dit : « Craignez ce qui est devant vous et ce qui est derrière vous ; peut-être vous fera-t-on miséricorde »…
Nul Signe, parmi les Signes de leur Seigneur, ne leur parvient qu’ils ne s’en détournent.
Lorsqu’on leur dit : « Donnez en aumônes une partie des biens que Dieu vous a accordés », les incrédules disent aux croyants : « Est-ce que nous allons nourrir celui que Dieu nourrirait, s’il le voulait ? Vous n’êtes, manifestement, qu’égarés ».
Ils disent : « A quand la réalisation de cette promesse, si vous êtes véridiques ? »
Ils n’attendront pas ! Un seul Cri les saisira tandis qu’ils seront en train de se disputer.
Ils ne pourront donc ni faire leur testament, ni retourner dans leurs familles.
On soufflera dans la trompette, et voilà que de leurs tombes, ils se précipiteront vers leur Seigneur.
Ils diront alors : « Malheur à nous ! Qui donc nous a arrachés à nos lits ? Voici ce que le Miséricordieux avait promis. Les prophètes étaient véridiques ! »
Il n’y aura qu’un seul Cri, et tous les hommes comparaîtront devant nous.
Personne, ce Jour-là, ne sera lésé en rien : vous ne serez rétribués que pour ce que vous aurez fait.
Ce Jour-là, la seule occupation des hôtes du Paradis sera de se réjouir.
En compagnie de leurs épouses, ils se tiendront sous des ombrages, accoudés sur des lits d’apparat.
Ils trouveront là des fruits et tout ce qu’ils demanderont.
« Paix ! » Telle est la parole qui leur sera adressée de la part d’un Seigneur miséricordieux.
Ô vous, les coupables ! Tenez-vous à l’écart, ce Jour-là !
Ô fils d’Adam ! Ne vous ai-je pas engagés à ne pas adorer le Démon, — il est votre ennemi déclaré —
et à m’adorer ? C’est là une voie droite.
Le Démon a égaré un grand nombre d’entre vous. Ne l’avez-vous pas encore compris ?
Voici la Géhenne qui vous a été promise :
tombez-y aujourd’hui pour prix de votre incrédulité.
Ce Jour-là, nous mettrons un sceau sur leurs bouches, mais leurs mains nous parleront et leurs pieds témoigneront de ce qu’ils ont accompli.
Si nous le voulions, nous effacerions leurs yeux. Ils se précipiteraient alors sur le chemin, mais comment pourraient-ils voir quoi que ce soit ?
Si nous le voulions, nous les transformerions sur place, ils ne pourraient plus ni partir, ni revenir.
Nous courbons la stature de celui à qui nous accordons une longue vie. Ne comprennent-ils pas ?
Nous ne lui avons pas enseigné la poésie car cela ne lui convenait pas. Ceci n’est qu’un Rappel, un Coran clair
au moyen duquel il avertit tout homme vivant que la Parole se réalisera contre les incrédules.
Ne voient-ils pas que nous avons créé pour eux, parmi les œuvres sorties de nos mains, des troupeaux dont ils se sont rendus maîtres.
Nous les leur avons soumis : certains d’entre eux leur servent de montures et d’autres, de nourriture.
Ils en retirent des produits utiles et des breuvages. Ne seront-ils pas reconnaissants ?
Ils ont adopté des divinités à côté de Dieu. Peut-être trouveront-ils un secours auprès d’elles ?...
Elles ne peuvent les secourir ; elles forment au contraire une armée dressée contre eux.
Que leur parole ne t’attriste pas ! Nous connaissons parfaitement ce qu’ils cachent et ce qu’ils divulguent.
L’homme n’a-t-il pas vu que nous l’avons créé d’une goutte de sperme ; et le voilà qui discute ouvertement !
Oublieux de sa propre création, il nous lance ce proverbe : « Qui donc fera revivre les ossements alors qu’ils sont poussière ? »
Dis : « Celui qui les a créés une première fois les fera revivre. Il connaît parfaitement toute création.
C’est lui qui, pour vous, a dans l’arbre vert placé du feu dont vous utilisez la flamme ».
Celui qui a créé les cieux et la terre ne pourrait-il pas les créer de nouveau ? Mais oui ! Car il est le Créateur qui ne cesse de créer, celui qui sait tout.
Tel est, en vérité, son Ordre : quand il veut une chose, il lui dit : « Sois ! » et elle est.
Gloire à celui qui détient en sa main la royauté de toute chose ! Vous serez ramenés vers lui !
Par ceux qui sont placés en rangs !
Par ceux qui repoussent violemment !
Par ceux qui récitent le Rappel !
Votre Dieu, en vérité, est unique ;
il est le Seigneur des cieux, de la terre et de ce qui se trouve entre les deux ; il est le Seigneur des Orients !
Nous avons décoré le ciel le plus proche d’un ornement d’étoiles
afin de le protéger contre tout démon rebelle.
Les démons ne peuvent écouter les Chefs suprêmes, car ils sont harcelés de tous côtés ;
ils sont repoussés ; ils subiront un châtiment perpétuel
à moins que l’un d’eux ne saisisse au vol quelque chose ; mais il serait alors atteint par un bolide flamboyant.
Pose cette question aux incrédules : Sont-ils plus forts de constitution que d’autres êtres créés aussi par nous ? Nous les avons créés d’argile durcie.
Tu t’étonnes et ils plaisantent.
Quand on leur rappelle quelque chose, ils ne s’en souviennent pas.
Quand ils voient un Signe, ils veulent s’en moquer
et il disent : « Cela n’est que magie notoire !
Lorsque nous serons morts et que nous serons poussière et ossements, serons-nous ressuscités,
nous-mêmes, et nos premiers ancêtres aussi ? »
Dis : « Oui, et vous vous humilierez ! »
Il n’y aura qu’un seul Cri ; ils verront alors
et ils diront : « Malheur à nous ! Voici le Jour du Jugement !
Voici le Jour de la Décision ! » — Vous le traitiez de mensonge ! —
Rassemblez les injustes, leurs épouses et ce qu’ils adoraient en dehors de Dieu,
puis conduisez-les sur le chemin de la Fournaise.
Arrêtez-les ! Ils vont être interrogés :
« Pourquoi ne vous portez-vous pas mutuellement secours ? »
Mais, ce Jour-là, ils chercheront à se soumettre ;
ils se tourneront les uns vers les autres en s’interrogeant
et ils diront : « Vous veniez à nous sous couvert de serment ! »
Les démons diront : « Non, vous n’étiez pas croyants ;
nous n’avions aucune autorité sur vous, vous étiez, au contraire, un peuple rebelle.
La Parole de notre Seigneur s’est réalisée contre nous, nous allons en ressentir les effets.
Nous vous avons égarés, car nous étions nous-mêmes dans l’erreur ».
Ce Jour-là, ils seront tous associés dans le châtiment ;
c’est ainsi que nous agissons envers les coupables.
Quand on leur disait : « Il n’y a de divinité que Dieu », ils s’enorgueillissaient
et ils disaient : « Allons-nous abandonner nos divinités pour un poète possédé ? »
Bien au contraire ! Il est venu avec la Vérité et il a déclaré que les prophètes étaient véridiques.
Vous allez goûter un douloureux châtiment,
mais vous ne serez punis que pour ce que vous avez fait
à l’exception des serviteurs sincères de Dieu :
à ceux-là, comme un don bien connu,
des fruits seront offerts. Ils seront couverts d’honneurs
dans les Jardins du Délice,
placés sur des lits de repos se faisant vis-à-vis.
On fera circuler une coupe remplie d’eau de source
limpide et délicieuse à boire ;
elle ne produit aucune ivresse et elle est inépuisable.
Celles qui ont de grands yeux et dont les regards sont chastes se tiendront auprès d’eux,
semblables au blanc caché de l’œuf.
Ils se tourneront les uns vers les autres en s’interrogeant.
L’un d’eux dira : « Oui, j’avais un compagnon qui disait :
Es-tu de ceux qui proclament la Vérité ?
Serons-nous jugés lorsque nous serons morts, réduits à l’état de poussière et d’ossements ? »
Il dira : « Voyez-vous quelque chose d’en haut ? »
Il regardera d’en haut et il verra son compagnon au sein de la Fournaise.
Il lui dira : « Par Dieu ! Tu as bien failli me perdre.
Sans la grâce de mon Seigneur j’aurais été au nombre des réprouvés.
Ne sommes-nous donc morts
que de notre première mort, sans avoir subi le châtiment ? »
Oui, c’est un bonheur sans limites !
Voilà comment il faut agir.
N’est-ce pas un meilleur lieu de séjour que l’arbre de Zaqqoum ?
Nous l’avons placé comme une épreuve pour les injustes ;
c’est un arbre qui sort du fond de la Fournaise ;
ses fruits sont semblables à des têtes de démons.
Les coupables en mangeront, ils s’en empliront le ventre ;
puis ils boiront un mélange bouillant
et ils retourneront ensuite dans la Fournaise.
Ils ont trouvé leurs ancêtres égarés,
et ils se sont précipités sur leurs traces.
La plupart des Anciens furent, avant eux, dans l’erreur ;
nous leur avions cependant envoyé des avertisseurs.
Considère ce qu’a été la fin de ceux qui avaient été avertis,
à l’exception des serviteurs sincères de Dieu. 
Noé nous avait invoqué. — Comme ils sont bons, ceux qui exaucent ! —
Nous l’avons sauvé, lui et sa famille, du terrible cataclysme.
Nous avons maintenu ses descendants en vie ;
Nous avons perpétué son souvenir dans la postérité :
« Paix sur Noé, parmi les mondes ! »
— C’est ainsi que nous récompensons ceux qui font le bien.
Il était au nombre de nos serviteurs croyants. —
Nous avons, ensuite, noyé les autres.
Abraham appartenait à sa communauté.
Il vint à son Seigneur avec un cœur pur ;
il dit à son père et à son peuple : « Qu’adorez-vous ?
Cherchez-vous, dans votre égarement, des divinités en dehors de Dieu ?
Que pensez-vous du Seigneur des mondes ? »
Puis il regarda attentivement les étoiles
et il dit : « Oui, je vais être malade ! »
et les gens lui tournèrent le dos.
Il se glissa auprès de leurs divinités et il dit : « Quoi donc ? Vous ne mangez pas ?...
Pourquoi ne parlez-vous pas ? »
Il se précipita alors sur elles en les frappant de sa main droite.
Les gens vinrent à lui en courant ;
il dit : « Adorez-vous ce que vous avez sculpté,
alors que c’est Dieu qui vous a créés, vous et ce que vous faites ».
Ils dirent : « Construisez pour lui une bâtisse et jetez-le dans la fournaise ».
Ces gens voulaient le tromper mais nous les avons humiliés.
Il dit : « Oui, je vais aller vers mon Seigneur, il me guidera.
Mon Seigneur ! Accorde-moi un fils qui soit juste ».
Nous lui avons alors annoncé une bonne nouvelle : la naissance d’un garçon, doux de caractère.
Lorsque celui-ci fut en âge d’accompagner son père, celui-ci dit : « Ô mon fils ! Je me suis vu moi-même en songe, et je t’immolais ; qu’en penses-tu ? » Il dit : « Ô mon père ! Fais ce qui t’est ordonné. Tu me trouveras patient, si Dieu le veut ! »
Après que tous deux se furent soumis, et qu’Abraham eut jeté son fils, le front à terre,
nous lui criâmes : « Ô Abraham !
Tu as cru en cette vision et tu l’as réalisée ; c’est ainsi que nous récompensons ceux qui font le bien :
voilà l’épreuve concluante ».
Nous avons racheté son fils par un sacrifice solennel.
Nous avons perpétué son souvenir dans la postérité :
« Paix sur Abraham ! »
— C’est ainsi que nous récompensons ceux qui font le bien.
Il était au nombre de nos serviteurs croyants — 
Nous lui avons annoncé une bonne nouvelle : la naissance d’Isaac, un prophète parmi les justes.
Nous avons béni Abraham et Isaac. Parmi leurs descendants, certains font le bien et d’autres se font tort à eux-mêmes.
Nous avons comblé de faveurs Moïse et Aaron.
Nous les avons délivrés, tous deux, ainsi que leur peuple, d’un terrible cataclysme.
Nous les avons secourus et ils furent vainqueurs.
Nous leur avons donné le Livre parfaitement clair,
Nous les avons guidés sur la voie droite.
Nous avons perpétué leur souvenir dans la postérité :
« Paix sur Moïse et sur Aaron ! »
— C’est ainsi que nous récompensons ceux qui font le bien,
Ils étaient tous deux au nombre de nos serviteurs croyants —
Élie était au nombre des envoyés.
Il dit à son peuple : « Ne craindrez-vous pas Dieu ?
Invoquerez-vous Ba‘al ? Délaisserez-vous le meilleur des créateurs :
Dieu, votre Seigneur, le Seigneur de vos premiers ancêtres ? »
Ils le traitèrent de menteur : ils seront réprouvés
à l’exception des serviteurs sincères de Dieu.
Nous avons perpétué son souvenir dans la postérité :
« Paix sur Élie ! »
— C’est ainsi que nous récompensons ceux qui font le bien ;
Il était au nombre de nos serviteurs croyants — 
Loth était au nombre des envoyés.
Nous l'avons sauvé, lui et toute sa famille,
à l’exception d’une vieille restée en arrière.
Nous avons, ensuite, anéanti les autres.
Vous passez sur leurs cendres,
le matin et la nuit. Ne comprenez-vous pas ?
Jonas était au nombre des envoyés.
Il s’enfuit sur le vaisseau bondé,
puis on tira au sort et il se trouva au nombre des perdants.
Le poisson l’avala, alors qu’il se blâmait lui-même.
S’il n’avait pas été au nombre de ceux qui célèbrent les louanges de Dieu,
il serait resté dans le ventre du poisson jusqu’au Jour de la Résurrection.
Nous l’avons, après cela, rejeté malade sur la terre nue
et nous avons fait croître, au-dessus de lui, un plant de Yaqtin.
Nous l’envoyâmes à cent mille hommes — ou plus encore —
Ils crurent, et nous leurs accordâmes une jouissance temporaire.
Pose-leur donc une question : « Ton Seigneur a-t-il des filles alors qu’ils ont des fils ?
Avons-nous donc créé, sous leurs yeux, des anges du sexe féminin ? »
Iront-ils, dans leur imposture, jusqu’à dire :
« Dieu a engendré !... — Oui, ce sont des menteurs —
Il a préféré avoir des filles plutôt que des fils ! »
Qu’avez-vous donc ? Comment jugez-vous ?
Ne réfléchissez-vous pas ?
Ou bien alors, détenez-vous une autorité incontestable ?
Apportez donc votre Livre, si vous êtes véridiques ?
Ils établissent une parenté entre lui et les Djinns, mais les Djinns savent qu’ils seront réprouvés,
— Gloire à Dieu, très éloigné de ce qu’ils imaginent —
à l’exception des serviteurs sincères de Dieu.
Ni vous, ni ce que vous adorez,
vous ne serez des tentateurs dressés contre lui,
sauf pour celui qui tombera dans la Fournaise.
« Il n’y a personne parmi nous qui n’ait une place désignée.
Nous sommes placés en rangs.
Oui, nous sommes ceux qui célébrons les louanges de Dieu ».
Ces gens-là en arrivent à dire :
« Si seulement nous possédions un Rappel provenant des Anciens,
nous serions certainement des serviteurs sincères de Dieu ! »
Ils n’ont pas cru en lui ; ils sauront bientôt !
Notre Parole a déjà été adressée à nos serviteurs, les Prophètes.
Ce sont eux qui seront secourus
et notre armée sera victorieuse.
Détourne-toi d’eux un certain temps ;
observe-les ; ils verront bientôt…
Cherchent-ils à hâter la venue du châtiment ?
Quand celui-ci tombera à leur porte, quel douloureux réveil ce sera pour ceux qui ont été avertis !
Détourne-toi d’eux un certain temps ;
observe-les ; ils verront bientôt…
Gloire à ton Seigneur ! Le Seigneur de la Toute-Puissance, très éloigné de ce qu’ils imaginent !
Paix aux Prophètes !
Louange à Dieu, le Seigneur des mondes !
Çad. Par le Coran, porteur du Rappel !
Les incrédules persistent dans l’orgueil et le schisme.
Que de générations avons-nous anéanties avant eux ! Ces gens-là criaient, alors qu’il n’était plus temps de s’échapper.
Ils s’étonnent que vienne à eux un avertisseur pris parmi eux. Les incrédules disent : « C’est un sorcier, un grand menteur !
Va-t-il réduire les divinités à un Dieu unique ? Voilà une chose étrange ! »
Les chefs du peuple se sont retirés en disant : « Partez ! Soyez fidèles à vos divinités ! Voilà une chose souhaitable !
Nous n’avions jamais entendu dire cela dans la religion précédente. Ce n’est qu’une invention !
Est-ce donc, parmi vous, sur celui-ci que l’on a fait descendre le Rappel ? » Ce sont eux, plutôt, qui doutent de mon Rappel. Ils n’ont pas encore goûté à mon châtiment.
Possèdent-ils les trésors de la miséricorde de ton Seigneur, le Tout-Puissant, le continuel Donateur ?
Possèdent-ils la royauté des cieux, de la terre et de ce qui se trouve entre les deux ? Qu’ils montent donc au ciel avec des cordes !
— Mais c’est une bande de factieux qui, ici même, sera détruite —
Le peuple de Noé, les ‘Ad et Pharaon, avec ses épieux,
les Thamoud, le peuple de Loth, les hommes d’al ’Aïka avaient crié au mensonge avant eux. Tel est le comportement des factieux.
Aucun d’entre eux ne s’est abstenu de traiter les Prophètes de menteurs. Ils ont mérité mon châtiment. 
Ceux-là n’ont qu’à attendre un seul Cri qui ne sera pas répété.
Ils disent : « Notre Seigneur ! Envoie-nous rapidement notre part, avant le Jour du Jugement ».
Supporte ce qu’ils disent, et mentionne notre serviteur David, doué de force et plein de repentir.
Nous lui avons soumis les montagnes pour qu’elles célèbrent avec lui nos louanges, soir et matin,
ainsi que les oiseaux rassemblés autour de lui. — Tout revient à Dieu ! —
Nous avons affermi sa royauté, nous lui avons donné la Sagesse et l’art de prononcer des jugements.
L’histoire des plaideurs t’est-elle parvenue ? Ils montèrent au sanctuaire ;
ils pénétrèrent auprès de David qui en fut effrayé et ils dirent : « N’aie pas peur ! Nous sommes deux plaideurs, injustes l’un envers l’autre. Juge-nous en toute justice ; ne sois pas partial, conduis-nous sur la voie droite.
Celui-ci est mon frère : il possède quatre-vingt-dix-neuf brebis, et moi, je n’ai qu’une seule brebis. Il m’a dit : “Confie-la-moi” ; puis il a eu le dessus dans la discussion ! »
David dit : « Il t’a lésé en te demandant ta brebis en plus de ses brebis ». — Beaucoup d’associés se causent des torts réciproques à l’exception du petit nombre de ceux qui croient et qui font des œuvres bonnes — David comprit que nous avions seulement voulu l’éprouver. Il demanda pardon à son Seigneur ; il tomba prosterné et se repentit.
Nous lui avons pardonné : il a près de nous une place et un beau lieu de retour.
Ô David ! Nous avons fait de toi un lieutenant sur la terre : juge les hommes selon la justice ; ne suis pas ta passion, elle t’égarerait loin du chemin de Dieu. Ceux qui s’égarent loin du chemin de Dieu subiront un terrible châtiment pour avoir oublié le Jour du Jugement.
Nous n’avons pas créé en vain le ciel, la terre et ce qui se trouve entre les deux, contrairement à ce que pensent les incrédules. Malheur aux incrédules, à cause du Feu !
Traiterons-nous ceux qui croient et qui font des œuvres bonnes comme ceux qui corrompent la terre ? Ou bien, traiterons-nous ceux qui croient fermement comme les libertins ?
Voici un Livre béni : nous l’avons fait descendre sur toi afin que les hommes méditent ses versets, et que réfléchissent ceux qui sont doués d’intelligence.
À David nous avons donné Salomon : quel excellent serviteur ! Il était plein de repentir ! 
Quand, un soir, on lui présenta les nobles cavales
il dit : « J’ai préféré l’amour de ce bien au souvenir de mon Seigneur, jusqu’à ce que ces chevaux aient disparu derrière le voile.
Ramenez-les-moi ». Il se mit alors à leur trancher les jarrets et le cou.
Oui, nous avons éprouvé Salomon en plaçant un corps sur son trône ; mais il se repentit ensuite.
Il dit : « Mon Seigneur ! Pardonne-moi ! Accorde-moi un royaume tel qu’il n’existera plus pour personne après moi. Tu es, en vérité, le continuel Donateur ! »
Nous lui avons soumis le vent, — il soufflait doucement sur son ordre, là où il l’envoyait —
les Démons bâtisseurs ou plongeurs
et d’autres encore, enchaînés deux à deux :
« Voici notre don : dispense-le et garde-le sans compter ! »
Oui, Salomon a près de nous une place et un beau lieu de retour.
Mentionne notre serviteur Job : Il cria vers son Seigneur : « Le Démon m’a atteint par une souffrance et un châtiment ».
« Frappe du pied ! Voici une eau fraîche pour te laver et pour boire.
— Nous lui avons rendu sa famille et deux fois plus nombreuse : ce fut une miséricorde venue de nous et un souvenir pour ceux qui sont doués d’intelligence —
Prends dans ta main une touffe d’herbe ; utilise-la et ne blasphème pas ». — Nous l’avons trouvé patient — Quel excellent serviteur ! Il était plein de repentir !
Mentionne Abraham, Isaac et Jacob, nos serviteurs doués de force et de clairvoyance.
Nous les avons purifiés tout spécialement en leur rappelant la demeure éternelle.
Ils se trouvent auprès de nous, parmi les élus les mieux partagés.
Mentionne Ismaël, Élisée et Dhou al Kifl : chacun d’eux se trouve parmi les meilleurs.
Voici un Rappel : un beau lieu de retour est destiné à ceux qui craignent Dieu :
les Jardins d’Éden dont les portes leur seront ouvertes.
Accoudés en ce lieu, ils demanderont des fruits abondants et des boissons
tandis que celles dont les regards sont chastes et qui sont toutes du même âge, se tiendront auprès d’eux.
Voilà ce qui est promis pour le Jour du Jugement ;
tels sont les biens impérissables que nous vous accordons.
Il en sera ainsi. Les rebelles, cependant, parviendront à un détestable lieu de retour :
ils tomberont dans la Géhenne. — Quel détestable lit de repos ! —
Qu’ils goûtent ceci : une eau bouillante, une boisson fétide
et d’autres tourments de même espèce.
Voici une foule précipitée en même temps que vous ; — pas de bienvenue pour eux — ils vont tomber dans le Feu.
Ils disent : « Pas de bienvenue pour vous ! C’est vous qui nous avez préparé ceci ! » — Quel détestable lieu de séjour ! —
Ils disent : « Notre Seigneur ! Double le châtiment dans le Feu pour ceux qui nous l’ont préparé ».
Ils disent : « Pourquoi ne voyons-nous pas ici les hommes que nous comptions parmi les plus mauvais ?
Est-ce que nous ne nous moquions pas d’eux ; ou bien échappent-ils à nos regards ? »
— La dispute des gens du Feu est réelle. —
Dis : « Je ne suis qu’un avertisseur. Il n’y a de divinité que Dieu, l’Unique, le Dominateur suprême !
Le Seigneur des cieux, de la terre et de ce qui se trouve entre les deux ; le Tout-Puissant, celui qui ne cesse de pardonner ».
Dis : « C’est une annonce solennelle,
et vous vous en détournez... 
Je ne détenais aucune science concernant les Chefs suprêmes, lorsqu’ils discutaient…
Il m’est seulement révélé que je ne suis qu’un avertisseur explicite ».
Ton Seigneur dit aux Anges : « Oui, je vais créer d’argile un mortel.
Lorsque je l’aurai harmonieusement formé, et que j’aurai insufflé en lui de mon Esprit : Tombez prosternés devant lui ».
Tous les Anges se prosternèrent
à l’exception d’Iblis qui s’enorgueillit et qui fut au nombre des incrédules.
Dieu dit : « Ô Iblis ! Qui t’a empêché de te prosterner devant celui que j’ai créé de mes mains ? Est-ce l’orgueil ? Ou bien fais-tu partie des êtres les plus élevés ? »
Il dit : « Je suis meilleur que lui : Tu m’as créé de feu, et tu l’as créé d’argile ».
Dieu dit : « Sors d’ici ! car tu es maudit ;
ma malédiction sera sur toi jusqu’au Jour du Jugement ».
Il dit : « Mon Seigneur ! Accorde-moi un délai jusqu’au Jour où les hommes seront ressuscités ».
Dieu dit : « Oui, tu es parmi ceux auxquels un délai est accordé
jusqu’au Jour de l’instant connu de nous ».
Iblis dit : « Par ta puissance ! Je les égarerai tous,
à l’exception de ceux d’entre eux qui sont tes fidèles serviteurs ».
Dieu dit : « La Vérité ! Je dis la Vérité !
Je remplirai la Géhenne avec toi, et tous ceux qui t’auront suivi ».
Dis : « Je ne vous demande aucun salaire : je ne suis pas au nombre de ceux qui cherchent à s’imposer.
Ceci n’est qu’un Rappel adressé aux mondes :
vous en aurez sûrement des nouvelles dans quelque temps ».
La Révélation du Livre vient de Dieu, le Tout-Puissant, le Sage.
Oui, nous avons fait descendre sur toi le Livre avec la Vérité : Adore Dieu en lui rendant un culte pur :
le culte pur n’appartient-il pas à Dieu ? Ceux qui prennent des Maîtres en dehors de lui disent : « Nous ne les adorons que pour qu’ils nous rapprochent de Dieu ! » Dieu, en vérité, jugera entre eux et tranchera leurs différends. Dieu ne dirige pas le menteur, ni celui qui est profondément incrédule.
Si Dieu avait voulu avoir un fils, il aurait choisi qui il aurait voulu au sein de ce qu’il a créé. Gloire à lui ! Il est l’Unique, le Dominateur suprême !
Il a créé les cieux et la terre en toute Vérité. Il enroule la nuit sur le jour et il enroule le jour sur la nuit. Il a assujetti le soleil et la lune : chacun d’eux poursuit sa course vers un terme fixé. — N’est-il pas le Tout-Puissant, celui qui ne cesse de pardonner ? —
Il vous a créés d’un seul être dont il a ensuite tiré son épouse. — Il a fait descendre, pour vous, huit couples de bestiaux — Il vous a créés dans les entrailles de vos mères : création après création dans trois ténèbres. Tel est Dieu, votre Seigneur. La Royauté lui appartient. Il n’y a de Dieu que lui ! Comment vous êtes-vous détournés ?
Si vous êtes ingrats, sachez qu’en vérité, Dieu se suffit à lui-même et qu’il n’a pas besoin de vous. L’ingratitude de ses serviteurs lui déplaît, mais votre reconnaissance lui est agréable. Nul ne portera le fardeau d’un autre. Votre retour se fera vers votre Seigneur. Il vous fera alors connaître ce que vous faisiez ; il connaît parfaitement le contenu des cœurs.
Quand un malheur atteint un homme, il invoque son Seigneur, il revient repentant vers lui. Quand, ensuite, Dieu lui accorde un bienfait, il oublie le mal dont il avait auparavant demandé d’être délivré ; il donne des égaux à Dieu, pour égarer les hommes loin de son chemin. Dis : « Jouis un peu de ton incrédulité ! Tu seras au nombre des hôtes du Feu ».
Est-ce que le croyant, prosterné ou debout, se livre à la piété durant la nuit ? Pense-t-il avec crainte à la vie future ? Espère-t-il en la miséricorde de son Seigneur ?... Dis : « Ceux qui savent et les ignorants sont-ils égaux ? » — Les hommes doués d’intelligence sont les seuls qui réfléchissent —
Dis : « Ô mes serviteurs ! Vous qui croyez ! Craignez votre Seigneur ! Ceux qui auront fait le bien en ce monde recevront une belle récompense ». La terre de Dieu est vaste. Ceux qui sont constants recevront leur incommensurable récompense.
Dis : « Oui, j’ai reçu l’ordre d’adorer Dieu en lui rendant un culte pur.
J’ai reçu l’ordre d’être le premier de ceux qui se soumettent à lui ».
Dis : « Je crains le châtiment d’un Jour terrible si je désobéis à mon Seigneur ».
Dis : « C’est Dieu que j’adore en lui rendant un culte pur.
Adorez qui vous voulez en dehors de lui ! » Dis : « Le Jour de la Résurrection, les perdants sont ceux qui se perdent eux-mêmes ainsi que leurs familles ». — N’est-ce pas là une perte évidente ? —
Un nuage de feu se tiendra au-dessus d’eux et un nuage en dessous d’eux. Voilà ce dont Dieu menace ses serviteurs. Ô mes serviteurs ! Craignez-moi !
Il y a une bonne nouvelle adressée à ceux qui se sont écartés des Taghout en refusant de les adorer et qui reviennent à Dieu. Annonce la bonne nouvelle à mes serviteurs
qui écoutent la Parole et qui obéissent à ce qu’elle contient de meilleur. Voilà ceux que Dieu dirige ! Voilà ceux qui sont doués d’intelligence !
Quant à celui contre qui se réalisera le décret qui le condamne au châtiment… Sauveras-tu celui qui se trouve dans le Feu ?
Mais ceux qui craignent leur Seigneur habiteront des salles au-dessus desquelles d’autres salles ont été construites, tandis que des ruisseaux coulent à leurs pieds. Telle est la promesse de Dieu ! Dieu ne manque pas à sa promesse.
Ne vois-tu pas que Dieu a fait descendre du ciel une eau qu’il achemine dans la terre vers des sources jaillissantes grâce auxquelles il fait germer des plantes diaprées, puis celles-ci se fanent et tu vois qu’elles ont jauni ; il en fait ensuite des brindilles desséchées. Il y a vraiment là un Rappel pour les hommes doués d’intelligence.
Celui dont Dieu a ouvert le cœur à l’Islam n’est-il pas dans une lumière venue de son Seigneur ? Malheur à ceux dont les cœurs sont endurcis au Rappel de Dieu ! Voilà ceux qui se trouvent dans un égarement manifeste.
Dieu a fait descendre le plus beau des récits : un Livre dont les parties se ressemblent et se répètent. La peau de ceux qui redoutent leur Seigneur en frissonne, puis leur peau et leur cœur s’adoucissent à l’invocation du nom de Dieu. Voilà la Direction de Dieu d’après laquelle il dirige qui il veut. Mais celui que Dieu égare ne trouvera personne pour le diriger.
Est-ce que celui qui, le Jour de la Résurrection protégera son visage contre le châtiment détestable ?... On dira aux injustes : « Goûtez ce que vous avez acquis »…
Ceux qui ont vécu avant eux ont crié au mensonge ; mais le châtiment les a atteints par où ils ne le pressentaient pas.
Dieu leur a fait goûter l’opprobre en ce monde, mais le châtiment de la vie future est plus redoutable. S’ils savaient !
Oui, nous avons proposé aux hommes, dans ce Coran, toutes sortes d’exemples ; — Peut-être réfléchiront-ils ? —
dans un Coran arabe, exempt de tortuosité. — Peut-être craindront-ils Dieu ! —
Dieu a proposé en parabole un homme dépendant d’associés querelleurs, et un autre soumis à un seul homme. La comparaison entre ces deux hommes est-elle possible ? Louange à Dieu ! Mais la plupart des gens ne savent pas.
Te voilà mort, et eux aussi sont vraiment morts.
Plus tard, le Jour de la Résurrection, vous vous disputerez en présence de votre Seigneur.
Qui donc est plus injuste que celui qui ment sur Dieu et que celui qui traite de mensonge la Vérité, lorsqu’elle leur parvient ? N’y a-t-il pas, dans la Géhenne, un lieu de séjour pour les incrédules ?
Ceux qui ont apporté la Vérité et ceux qui l’ont reconnue : voilà ceux qui craignent Dieu.
Ils obtiendront auprès de leur Seigneur, tout ce qu’ils voudront : telle est la récompense de ceux qui font le bien.
Que Dieu efface donc ce qu’ils ont fait de pire et qu’il les récompense pour leurs meilleures actions.
Dieu ne suffit-il pas à son serviteur, alors que les gens te font peur avec ce qu’ils adorent en dehors de lui ? Celui que Dieu égare ne trouvera personne pour le diriger.
Nul ne peut égarer celui que Dieu dirige. Dieu est puissant ; il est le Maître de la vengeance.
Si tu leur demandes : « Qui a créé les cieux et la terre ? » ils diront : « C’est Dieu ! » Dis : « Ne voyez-vous pas ? Si Dieu veut un mal pour moi, ceux que vous invoquez en dehors de Dieu pourront-ils dissiper ce mal ? S’il veut pour moi une miséricorde, pourront-ils retenir sa miséricorde ? » Dis : « Dieu me suffit ! Ceux qui ont confiance s’en remettent à lui ».
Dis : « Ô mon peuple ! Agissez selon vos habitudes, moi, j’agis différemment ! » Vous saurez bientôt
qui sera atteint par un châtiment ignominieux et sur qui s’abattra un châtiment sans fin.
Sur toi nous avons fait descendre pour les hommes le Livre, en toute Vérité. Celui qui est bien dirigé l’est pour lui-même ; celui qui s’égare n’agit qu’à son propre détriment. Tu n’es pas responsable des hommes.
Dieu accueille les âmes au moment de leur mort ; il reçoit aussi celles qui dorment, sans être mortes. Il retient celles des hommes dont il a décrété la mort. Il renvoie les autres jusqu’à un terme irrévocablement fixé. Il y a vraiment là des Signes, pour un peuple qui réfléchit.
Prendront-ils des intercesseurs en dehors de Dieu ? Dis : « Et s’ils ne possèdent rien ? S’ils ne comprennent pas ? »
Dis : « L’intercession appartient à Dieu. À lui la royauté des cieux et de la terre ! Vous retournerez vers lui ! »
Lorsque le Nom de Dieu, l’Unique, est invoqué, les cœurs de ceux qui ne croient pas à la vie future se crispent : mais lorsque les noms de ceux qu’ils adorent en dehors de lui sont invoqués, ils sont dans l’allégresse !
Dis : « Ô Dieu ! Créateur des cieux et de la terre, qui connais ce qui est caché et ce qui est apparent ; tu jugeras entre tes serviteurs et tu trancheras leurs différends ! »
Si les injustes possédaient tout ce qui se trouve sur la terre, — et encore le double — ils essayeraient de se racheter, pour être préservés du châtiment détestable, le Jour de la Résurrection. Mais ce qu’ils ne pressentaient pas leur apparaîtra alors, de la part de Dieu.
Ils verront le mal qu’ils ont fait ; ils seront enveloppés par ce dont ils se moquaient.
Quand un malheur atteint un homme, celui-ci nous invoque ; puis il dit, lorsque nous lui accordons une grâce : « Je ne dois ce qui m’a été donné qu’à ma propre science ».
Voilà ce que disaient ceux qui vécurent avant eux ; leurs gains ne les ont pas enrichis ;
le mal qu’ils ont accompli les a atteints. Ceux d’entre ces gens-là qui auront été injustes seront touchés par le mal qu’ils ont fait alors qu’ils ne pourront s’opposer à la puissance de Dieu.
Ne savent-ils pas que Dieu répand ses dons et qu’il les mesure pour qui il veut ? — Il y a vraiment là des Signes, pour un peuple qui croit —
Dis : « Ô mes serviteurs ! Vous qui avez commis des excès à votre propre détriment, ne désespérez pas de la miséricorde de Dieu. Dieu pardonne tous les péchés. Oui, il est celui qui pardonne ; il est le Miséricordieux ».
Revenez vers votre Seigneur ! Soumettez-vous à lui avant que le châtiment ne vous atteigne, car, ensuite, vous ne seriez pas secourus.
Suivez l’excellente Révélation qui vous est parvenue de la part de votre Seigneur, avant que le châtiment ne vous atteigne soudainement, alors que vous ne le pressentez pas.
Avant que chaque homme ne dise : « Malheur à moi ! À cause de mes négligences envers Dieu. Oui, j’étais parmi les railleurs ! »
Ou qu’il ne dise : « Si Dieu m’avait dirigé, j’aurais été au nombre de ceux qui le craignent ».
Ou qu’il ne dise, à la vue du châtiment : « Si seulement je pouvais revenir sur la terre je serais au nombre de ceux qui font le bien ! »
Bien au contraire ! Mes Signes te sont parvenus, et tu les as traités de mensonges. Tu as été orgueilleux et incrédule !
Tu verras, le Jour de la Résurrection, ceux qui ont menti sur Dieu : leurs visages seront noirs. N’existe-t-il pas, dans la Géhenne, un lieu de séjour pour les orgueilleux ?
Dieu sauvera, pour leur bonheur, ceux qui le craignent : Nul mal ne les touchera, ils ne seront plus jamais affligés.
Dieu est le Créateur de toute chose et c’est lui qui en est le Protecteur.
Il possède les clés des cieux et de la terre. Ceux qui ne croient pas aux Signes de Dieu sont les perdants.
Dis : « Ô vous, les ignorants ! Allez-vous m’ordonner d’adorer un autre que Dieu ? »
Oui, il a été révélé à toi et à ceux qui ont vécu avant toi : « Si tu es polythéiste, tes actions sont vaines, tu seras certainement perdant.
Bien au contraire, adore Dieu et sois de ceux qui sont reconnaissants ! »
Ils n’ont pas estimé Dieu à sa juste mesure. La terre entière, le Jour de la Résurrection, sera une poignée dans sa main et les cieux seront pliés dans sa main droite. Gloire à lui ! Très élevé au-dessus de ce qu’ils lui associent !
On soufflera dans la trompette : Ceux qui sont dans les cieux et ceux qui se trouvent sur la terre seront foudroyés, à l’exception de ceux que Dieu voudra épargner. Puis on soufflera une autre fois dans la trompette, et voici : tous les hommes se dresseront et regarderont.
La terre brillera de la lumière de son Seigneur. Le Livre sera posé en évidence. Les Prophètes et les témoins viendront. La sentence sera prononcée sur tous, conformément à la Justice. Personne ne sera lésé.
Chaque homme recevra le prix exact de ce qu’il aura fait. Dieu connaît parfaitement leurs œuvres.
Les incrédules seront conduits en groupes vers la Géhenne : Ses portes s’ouvriront à leur arrivée ; ses gardiens leur diront : « Plusieurs prophètes, issus de vous, ne sont-ils pas venus à vous en vous communiquant les Signes de votre Seigneur, en vous avertissant de la Rencontre de votre Jour que voici ? » Ils répondront : « Oui ! » mais le décret condamnant les incrédules sera exécuté ».
On leur dira : « Franchissez les portes de la Géhenne pour y demeurer immortels ». — Combien est détestable le séjour des orgueilleux ! —
Ceux qui craignent leur Seigneur seront conduits par groupes au Paradis : Ses portes s’ouvriront à leur arrivée ; ses gardiens leur diront : « Paix sur vous ! Vous avez été bons, entrez ici pour y demeurer immortels ».
Ils diront : « Louange à Dieu ! Il a réalisé sa promesse en notre faveur et il nous a donné la terre en héritage : nous nous installons dans le Paradis, où nous voulons ». — Combien est excellente la récompense de ceux qui ont bien agi ! —
Tu verras les Anges, en cercle autour du Trône, célébrant les louanges de leur Seigneur. Les hommes seront jugés en toute justice, et l’on dira : « Louange à Dieu, le Seigneur des mondes ! »
Ha. Mim.
La Révélation du Livre vient de Dieu, le Tout-Puissant, celui qui sait ;
celui qui pardonne le péché ; celui qui accueille le repentir ; celui qui est redoutable dans son châtiment ; celui qui est plein de longanimité. Il n’y a de Dieu que lui ! Vers lui sera le retour.
Seuls, les incrédules discutent les Signes de Dieu. Que leur agitation dans ce pays ne te trouble pas !
Avant eux, le peuple de Noé et les factieux ensuite, ont crié au mensonge. Les membres de chaque communauté avaient conçu le dessein de s’emparer de leurs prophètes respectifs. Ils ont usé d’arguments faux pour rejeter la Vérité. Je les ai donc saisis. Quel fut alors mon châtiment !
Voilà comment se réalise la Parole de ton Seigneur contre les incrédules : ils seront les hôtes du Feu.
Ceux qui portent le Trône et ceux qui se tiennent autour célèbrent les louanges de leur Seigneur. Ils croient en lui, ils implorent son pardon pour les croyants : « Notre Seigneur ! Tu embrasses toute chose en ta Miséricorde et en ta Science : pardonne à ceux qui reviennent repentants vers toi ; à ceux qui suivent ton chemin ! Épargne-leur le châtiment de la Fournaise !
Notre Seigneur ! Introduis-les dans ces Jardins d’Éden que tu leur as promis, ainsi qu’à ceux de leurs pères, de leurs épouses et de leurs descendants qui sont justes. Tu es le Tout-Puissant, le Sage !
Celui que tu préserves aujourd’hui des mauvaises actions bénéficie de ta miséricorde : voilà le bonheur sans limites ! »
On criera aux incrédules : « La haine de Dieu envers vous est plus grande que votre haine envers vous-mêmes, quand vous restiez incrédules alors que vous étiez appelés à la foi ».
Ils diront : « Notre Seigneur ! Tu nous as fait mourir deux fois et deux fois tu nous as fait revivre. Nous reconnaissons nos péchés ; existe-t-il un chemin pour sortir d’ici ? »
Il en est ainsi, parce que vous êtes restés incrédules lorsque Dieu, l’Unique, était invoqué ; mais si des associés lui sont donnés, vous croyez en eux. — Le Jugement appartient à Dieu, le Très-Haut, le Très-Grand ! —
C’est lui qui vous montre ses Signes et qui fait descendre du ciel de quoi pourvoir à vos besoins. Seul se souvient de lui celui qui revient repentant vers lui.
Invoquez Dieu en lui rendant un culte pur en dépit des incrédules.
Il est celui qui est élevé aux degrés les plus hauts. Le Trône lui appartient. L’Esprit qui provient de son Commandement, il le lance sur qui il veut parmi ses serviteurs avec la mission d’avertir les hommes du Jour de la Rencontre,
du Jour où ils comparaîtront. — Rien de ce qui les concerne ne sera caché pour Dieu — « À qui donc la Royauté appartiendra-t-elle en ce Jour ? — À Dieu, l’Unique, le Dominateur suprême ! »
Tout homme, ce Jour-là, sera rétribué pour ce qu’il aura accompli. Nulle injustice ne subsistera ce Jour-là : Dieu est prompt dans ses comptes.
Avertis-les du Jour qui approche : Les cœurs seront angoissés jusqu’à serrer les gosiers ; les injustes ne trouveront aucun ami zélé, aucun intercesseur susceptible d’être écouté.
Dieu connaît la perfidie des regards et ce qui est caché dans les cœurs.
Dieu juge en toute Justice, tandis que ceux qu’ils invoquent en dehors de lui, ne jugent rien. — Dieu est celui qui entend et qui voit parfaitement —
Ne parcourent-ils pas la terre ? Ne voient-ils pas quelle a été la fin de ceux qui vécurent avant eux ? Ceux-ci étaient plus redoutables qu’eux par la force, et par les traces qu’ils ont laissées sur la terre. Dieu, cependant, les a saisis à cause de leurs péchés, et ils n’ont pas trouvé de protecteur contre Dieu.
Il en est ainsi, parce qu’ils sont restés incrédules, lorsque leurs prophètes leur ont apporté des preuves décisives. Dieu les a donc saisis : il est fort et redoutable dans son châtiment !
Nous avons envoyé Moïse avec nos Signes et un pouvoir incontestable
à Pharaon, à Haman et à Coré. Ils dirent : « C’est un sorcier, un imposteur ».
Mais quand il leur apporta la Vérité émanant de nous, ils dirent : « Tuez les fils de ceux qui croient comme lui, et laissez vivre leurs filles ». — La ruse des incrédules ne fait que les égarer —
Pharaon dit : « Laissez-moi tuer Moïse ! Qu’il invoque donc son Seigneur ! Je crains qu’il n’altère votre religion et qu’il ne sème la corruption sur la terre ».
Moïse dit : « Je cherche la protection de mon Seigneur et votre Seigneur contre tout orgueilleux qui ne croit pas au Jour du Jugement ».
Un homme croyant, qui appartenait au peuple de Pharaon et qui cachait sa foi, dit : « Tuerez-vous un homme parce qu’il a dit : “Mon Seigneur est Dieu !” alors qu’il vous a apporté des preuves évidentes de la part de votre Seigneur ? S’il est menteur, son mensonge retombera sur lui ; s’il dit la vérité, ce dont il vous menace vous atteindra. — Dieu ne dirige pas celui qui est pervers et menteur —
Ô mon peuple ! La royauté vous appartient aujourd’hui et vous triomphez sur la terre ; mais qui donc nous délivrera de la rigueur de Dieu quand elle nous atteindra ? » Pharaon dit : « Je ne vous montre que ce que j’ai vu moi-même. Je ne vous dirige que sur le chemin de la rectitude ».
Celui qui était croyant dit : « Ô mon peuple ! Oui, je crains pour vous un jour semblable à celui des factieux ;
un sort semblable à celui du peuple de Noé, des ‘Ad, des Thamoud et de ceux qui vécurent après eux. — Dieu ne tolère pas l’injustice envers ses serviteurs ! —
Ô mon peuple ! Oui, je crains pour vous le Jour où les hommes s’interpelleront les uns les autres ;
le Jour où vous vous détournerez. Vous ne trouverez, alors, aucun défenseur contre Dieu. Personne ne dirige celui que Dieu égare ».
Joseph leur avait autrefois apporté des preuves décisives ; vous n’avez pas cessé d’en douter ; mais, lorsqu’il eut disparu, vous avez dit : « Dieu n’enverra plus jamais de prophète après lui ». Dieu égare celui qui est pervers et celui qui doute.
Ceux qui discutent au sujet des Signes de Dieu sans en avoir reçu mandat, provoquent la grande haine de Dieu et des croyants. — Dieu met un sceau sur le cœur de tout tyran orgueilleux —
Pharaon dit : « Ô Haman ! Construis-moi une tour pour que j’atteigne les cordes,
les cordes célestes et je monterai vers le Dieu de Moïse. Je pense que celui-ci est menteur ! » Ainsi, la mauvaise action de Pharaon a été revêtue, à ses propres yeux, d’apparences trompeuses. Il fut écarté du chemin droit ; mais la ruse de Pharaon a été anéantie.
Celui qui était croyant dit : « Ô mon peuple ! Suivez-moi ! Je vous dirigerai sur le chemin de la rectitude.
Ô mon peuple ! La vie de ce monde n’est qu’une jouissance éphémère. La vie future est la demeure de la stabilité.
Celui qui commet une mauvaise action ne sera rétribué que par un mal équivalent. Quiconque, homme ou femme, fait le bien en étant croyant… Voilà ceux qui entreront au Paradis où ils recevront de tout à profusion.
Ô mon peuple ! Pourquoi vous appellerais-je au salut, alors que vous m’appelez au Feu ?
Vous m’appelez à l’incrédulité envers Dieu, au polythéisme dont je n’ai aucune connaissance ; mais moi, je vous appelle auprès du Tout-Puissant, auprès de celui qui ne cesse de pardonner.
Celui auprès duquel vous m’appelez ne peut, sans aucun doute, être invoqué ni en ce monde, ni dans la vie future. Oui, notre retour sera vers Dieu et les pervers deviendront les hôtes du Feu.
Vous vous souviendrez de ce que je vous dis : je confie mon sort à Dieu. Dieu voit parfaitement ses serviteurs ».
Dieu préserva ce croyant de leurs méchantes ruses, et les gens de Pharaon, il les enveloppa du châtiment le plus dur :
le Feu. Ils y seront exposés, matin et soir, et l’on dira, le Jour où se dressera l’Heure : « Introduisez les gens de Pharaon au sein du châtiment le plus dur ».
Lorsqu’ils se disputeront dans le Feu, les faibles diront aux orgueilleux : « Nous vous avons suivis ; pouvez-vous, maintenant, nous préserver d’une partie de ce Feu ? »
Les orgueilleux diront : « Nous y sommes tous plongés ». — Dieu juge ses serviteurs —
Ceux qui seront dans le Feu diront aux gardiens de la Géhenne : « Priez votre Seigneur de diminuer d’un jour notre châtiment ».
Les gardiens diront : « Vos Prophètes ne vous ont-ils pas apporté des preuves décisives ? » Ils répondront : « Oui, ils sont venus ! » Les gardiens diront : « Invoquez Dieu ! » mais la prière des incrédules n’est qu’aberration !
Nous secourrons nos prophètes et ceux qui auront cru durant leur vie en ce monde, comme le Jour où les témoins se dresseront :
le Jour où les excuses présentées par les injustes leur seront inutiles. Ils seront alors maudits. La pire des demeures leur est destinée.
Nous avons donné la Direction à Moïse ; nous avons donné en héritage aux fils d’Israël le Livre
comme une Direction et un Rappel adressés aux hommes doués d’intelligence.
Sois constant ! La promesse de Dieu est vraie. Demande pardon pour ton péché. Célèbre, soir et matin, les louanges de ton Seigneur !
Ceux qui discutent au sujet des Signes de Dieu sans en avoir reçu mandat, n’ont que de l’orgueil dans leurs cœurs ; ils n’atteindront pas leur but. Cherche la protection de Dieu ; il est celui qui entend et qui voit tout.
La Création des cieux et de la terre est quelque chose de plus grand que la création des hommes : mais la plupart d’entre eux ne savent pas.
L’aveugle et celui qui voit clair ne sont pas égaux. Ceux qui croient et qui accomplissent des œuvres bonnes ne peuvent être comparés à celui qui fait le mal. — Petit est le nombre de ceux qui réfléchissent —
Oui, sans aucun doute, l’Heure approche ; mais la plupart des hommes sont incrédules.
Votre Seigneur a dit : « Invoquez-moi et je vous exaucerai. Ceux qui, par orgueil, refusent de m’adorer entreront bientôt, humiliés, dans la Géhenne ».
C’est Dieu qui a disposé pour vous la nuit afin que vous vous reposiez, et le jour, pour vous permettre de voir clair. Dieu est le Maître de la grâce envers les hommes ; mais la plupart d’entre eux ne sont pas reconnaissants.
Tel est Dieu, votre Seigneur, le Créateur de toute chose. Il n’y a de Dieu que lui. — Comme vous êtes stupides ! —
C'est ainsi que se détournent ceux qui nient les Signes de Dieu.
Dieu est celui qui a établi pour vous la terre comme une demeure stable et le firmament comme un édifice. Il vous a modelés selon une forme harmonieuse. Il vous a accordé d’excellentes nourritures. Tel est Dieu, votre Seigneur ! Béni soit Dieu, le Seigneur des mondes !
Il est le Vivant ! Il n’y a de Dieu que lui. Invoquez-le en lui rendant un culte pur. Louange à Dieu, le Seigneur des mondes !
Dis : « Lorsque les preuves décisives me sont venues de la part de mon Seigneur, il m’a été interdit d’adorer ceux que vous invoquez en dehors de Dieu ; et il m’a été ordonné de me soumettre au Seigneur des mondes ».
C’est lui qui vous a créés de terre, puis d’une goutte de sperme, puis d’un caillot de sang. Il vous a fait ensuite surgir petit enfant pour que vous atteigniez plus tard votre maturité, pour que vous deveniez des vieillards — certains d’entre vous meurent plus tôt — et pour que vous parveniez à un terme fixé. — Peut-être comprendrez-vous ? —
C’est lui qui donne la vie et qui fait mourir. Lorsqu’il a décrété une chose, il lui dit : « Sois ! » et elle est.
Ne vois-tu pas ceux qui discutent les Signes de Dieu ? Ils se sont écartés de lui.
Ceux qui ont traité de mensonge le Livre et les messages de nos prophètes sauront bientôt,
lorsque, carcan au cou, ils seront traînés avec des chaînes
dans l’eau bouillante, et précipités ensuite dans le Feu.
On leur dira : « Où sont donc ceux que vous avez associés à Dieu ? »
Ils répondront : « Ils se sont écartés de nous, ou, plutôt, nous n’invoquions auparavant que le néant ». — Voilà comment Dieu égare les incrédules ! —
Il en est ainsi pour vous, parce que vous vous réjouissiez sans raison sur la terre, et parce que vous étiez orgueilleux.
Franchissez les portes de la Géhenne pour y demeurer immortels. Combien est détestable le séjour des orgueilleux !
Sois constant ! Oui, la promesse de Dieu est vraie. Soit que nous te montrions une partie de ce dont nous les menaçons, soit que nous te fassions mourir auparavant, ils seront ramenés vers nous.
Nous avons envoyé des prophètes avant toi. Il en est parmi eux dont nous t’avons raconté l’histoire, et d’autres, dont nous ne t’avons pas raconté l’histoire. Nul prophète n’est venu avec un Signe sans la permission de Dieu. Quand l’Ordre de Dieu vient, tout est décrété selon la Vérité. Ceux qui profèrent des mensonges sont alors perdus.
Dieu est celui qui a créé pour vous les animaux, afin que certains d’entre eux vous servent de montures, et d’autres de nourriture.
Afin, aussi, que vous y trouviez des produits utiles, et que, grâce à eux, vous puissiez satisfaire les désirs de vos cœurs. Ils vous servent, ainsi que les bateaux, de moyens de transport.
Dieu vous montre ses Signes. Quels sont donc les Signes de Dieu que vous nierez ?
Ne parcourent-ils pas la terre ? N’ont-ils pas considéré quelle a été la fin de ceux qui vécurent avant eux ? Ceux-ci étaient cependant plus nombreux et plus redoutables qu’eux, par la force et par les traces qu’ils ont laissées sur la terre. Mais ce qu’ils avaient acquis ne leur a servi à rien.
Quand leurs prophètes leur apportaient des preuves décisives, ils se réjouissaient de la science qu’ils détenaient ; mais ils furent enveloppés par ce dont ils se moquaient.
Lorsqu’ils virent ensuite notre violence, ils dirent : « Nous croyons en Dieu, l’Unique. Nous ne croyons pas à ceux que nous lui avons associés ».
Mais leur foi ne leur a servi à rien, après qu’ils eurent constaté notre rigueur. C’est là, depuis longtemps, la façon d’agir de Dieu envers ses serviteurs. — Les incrédules ont alors tout perdu —
Ha. Mim.
Voici la Révélation de celui qui fait miséricorde, du Miséricordieux.
Voici un Livre dont les Versets sont clairement exposés ; un Coran arabe, destiné à un peuple qui comprend ;
une bonne nouvelle et un avertissement. Mais la plupart des gens se détournent et ils n’entendent rien.
Ils disent : « Nos cœurs sont enveloppés d’un voile épais qui nous cache ce vers quoi tu nous appelles ; nos oreilles sont atteintes de surdité ; un voile est placé entre nous et toi. Agis donc, et nous aussi, nous agissons ».
Dis : « Je ne suis qu’un mortel semblable à vous. Il m’est seulement révélé que votre Dieu est un Dieu unique. Allez droit vers lui et demandez-lui pardon ! » Malheur aux polythéistes
qui ne font pas l’aumône et qui ne croient pas à la vie future.
Oui, ceux qui croient et qui accomplissent des œuvres bonnes recevront une rétribution qui ne sera jamais diminuée.
Dis : « Serez-vous incrédules envers celui qui a créé la terre en deux jours ? Lui donnerez-vous des égaux ? C’est lui, le Seigneur des mondes ! »
Il a fixé sur la terre des montagnes comme des piliers. Il l’a bénie. Il y a réparti, en quatre jours exactement, des nourritures pour ceux qui en demandent.
Il s’est ensuite tourné vers le ciel qui était une fumée, et il lui a dit, ainsi qu’à la terre : « Venez, tous deux, de gré ou de force ! » Ils dirent : « Nous venons, obéissants ! »
Il a établi sept cieux en deux jours. Il a révélé à chaque ciel tout ce qui le concerne. Nous avons décoré le ciel le plus proche de luminaires et de gardiens : Tel est le décret du Tout-Puissant, de celui qui sait !
S’ils se détournent, dis-leur : « Je vous ai avertis de la menace d’une foudre semblable à la foudre qui atteignit les ‘Ad et les Thamoud ».
Lorsque les Prophètes vinrent à eux de toutes parts : « N’adorez que Dieu », ils dirent : « Si notre Seigneur l’avait voulu, il aurait fait descendre des anges ; mais nous ne croyons pas au message avec lequel vous avez été envoyés ».
Quant aux ‘Ad, ils se sont injustement enorgueillis sur la terre. Ils ont dit : « Qui donc sera plus redoutable que nous par sa force ? » Ne voyaient-ils pas que Dieu, qui les a créés, est plus redoutable qu’eux par sa force ? Ils niaient cependant nos Signes !
Nous avons déchaîné contre eux un vent mugissant durant des jours néfastes, pour leur faire goûter le châtiment de l’ignominie dans la vie de ce monde. Mais le châtiment de la vie future est encore plus ignominieux et ils ne seront pas secourus.
Quant aux Thamoud, nous les avons dirigés ; mais ils ont préféré l’aveuglement à la Direction. La foudre du châtiment avilissant les a saisis, pour prix de ce qu’ils avaient accompli.
Nous avons sauvé ceux qui croyaient et ceux qui nous craignaient.
Les ennemis de Dieu seront répartis par groupes, le Jour où ils seront rassemblés dans le Feu.
Quand ils y arriveront, leurs oreilles, leurs yeux et leur peau témoigneront, contre eux, de leurs actions.
Ils diront à leur peau : « Pourquoi as-tu témoigné contre nous ? » Elle répondra : « Dieu nous a fait parler, lui qui fait parler toute chose. C’est lui qui vous a créés une première fois et vous serez ramenés vers lui ».
Vous ne pouviez vous cacher, au point que ni vos oreilles, ni vos yeux, ni votre peau ne puissent témoigner contre vous. Pensiez-vous, vraiment, que Dieu ignore un grand nombre de vos actions ?
Telle était votre pensée sur votre Seigneur. Elle vous a perdus ! Vous vous êtes ainsi retrouvés au nombre des perdants.
S’ils persistent dans leur erreur, le Feu sera leur lieu de séjour. S’ils demandent une faveur, ils ne l’obtiendront pas.
Nous leur avons assigné des compagnons qui ont revêtu d’apparences trompeuses ce qui était devant eux et ce qui se trouvait derrière eux. La Parole prononcée au sujet des communautés de Djinns et d’hommes disparues avant eux s’est réalisée à leur détriment : voilà les perdants !
Les incrédules disent : « N’écoutez pas ce Coran ; ne le prenez pas au sérieux. Peut-être aurez-vous le dessus ! »
Nous ferons goûter un dur châtiment aux incrédules ; nous les rétribuerons largement, pour le mal qu’ils ont commis.
Il en est ainsi : la rétribution des ennemis de Dieu sera le Feu où ils trouveront la demeure d’éternité comme punition, pour avoir nié nos Signes.
Les incrédules diront : « Notre Seigneur ! Montre-nous, parmi les Djinns et les hommes, deux êtres qui nous égaraient. Nous les placerons sous nos pieds afin que tous deux soient au nombre de ceux qui sont les plus humiliés ».
Les Anges descendent sur ceux qui disent : « Notre Seigneur est Dieu » et qui persévèrent dans la rectitude ; « Ne craignez pas, ne vous affligez pas ; accueillez avec joie la bonne nouvelle du Paradis qui vous a été promis ».
Nous sommes pour vous des amis dans la vie de ce monde et dans la vie future. Vous y trouverez ce que vous désirez ; vous obtiendrez ce que vous demanderez
comme un don accordé par celui qui pardonne et qui est miséricordieux.
Qui donc profère une meilleure parole que celui qui invoque Dieu et qui accomplit une œuvre bonne en disant : « Oui, je suis soumis ! »
L’action bonne n’est pas semblable à la mauvaise. Repousse celle-ci par ce qu’il y a de meilleur : celui qu’une inimitié séparait de toi deviendra alors pour toi un ami chaleureux.
Mais cela n’est offert qu’à ceux qui sont patients ; cela n’est offert qu’à celui qui possède déjà un don incommensurable.
Si le Démon t’incite au mal, cherche la protection de Dieu : il est celui qui entend et qui sait tout.
On voit parmi ses Signes : la nuit, le jour, le soleil et la lune. Ne vous prosternez ni devant le soleil, ni devant la lune. Prosternez-vous devant Dieu qui les a créés, si c’est lui que vous adorez.
S’ils se montrent orgueilleux, qu’ils sachent que ceux qui sont proches de leur Seigneur célèbrent nuit et jour ses louanges, sans jamais se lasser.
Tu vois, parmi ses Signes, la terre comme si elle était prostrée ; mais lorsque nous faisons descendre sur elle l’eau du ciel, elle se ranime et elle reverdit. Oui, celui qui lui rend la vie est celui qui fera revivre les morts. Il est puissant sur toute chose.
Ceux qui méconnaissent nos Signes ne peuvent se cacher de nous. Être jeté dans le Feu, est-il meilleur que de parvenir, en sécurité, au Jour de la Résurrection ? Faites ce que vous voulez, Dieu voit parfaitement ce que vous faites.
Certains ne croient pas au Rappel qui leur est parvenu : voici, cependant, un Livre précieux.
L’erreur ne s’y glisse de nulle part. C’est une Révélation d’un Seigneur sage et digne de louanges.
On te répète seulement ce qui a déjà été annoncé aux Prophètes venus avant toi : ton Seigneur est le Maître d’un pardon ; il est aussi le Maître d’un châtiment douloureux.
Si nous en avions fait un Coran récité dans une langue étrangère, ils auraient dit : « Pourquoi ses versets n’ont-ils pas été exposés clairement, et pourquoi utiliser une langue étrangère, alors que nous parlons arabe ? » Dis : « Il est Direction et Guérison pour les croyants ». Les incrédules sont atteints de surdité et frappés d’aveuglement, comme si on les appelait de très loin.
Nous avons donné à Moïse le Livre, mais celui-ci fut un sujet de disputes. Si une Parole de ton Seigneur n’était intervenue auparavant, le sort de ces gens-là aurait été décidé, mais ils se trouvent dans un doute profond.
Quiconque fait le bien le fait pour soi, quiconque agit mal le fait à son propre détriment. — Ton Seigneur n’est pas injuste envers ses serviteurs —
La connaissance de l’Heure lui appartient. Nul fruit ne sort de son enveloppe, nulle femelle ne porte ou ne met bas, sans qu’il le sache. Le Jour où on leur criera : « Où sont mes associés ? » ils diront : « Nous t’annonçons qu’il n’y a aucun témoin parmi nous ».
Ce qu’ils invoquaient auparavant s’écartera d’eux et ils penseront n’avoir aucun refuge.
L’homme ne se lasse pas d’appeler le bonheur. Il est désespéré et désolé lorsque le malheur le touche.
Si nous lui faisons goûter de notre part une miséricorde, après qu’un malheur l’a touché, il dit : « Ceci m’est dû ; je ne pense pas que l’Heure se dresse ; et si je suis ramené vers mon Seigneur, je jouirai auprès de lui de la très belle récompense ». Nous informerons les incrédules de ce qu’ils auront fait et nous leur ferons goûter un dur châtiment.
Lorsque nous comblons un homme de bienfaits, il se détourne et il s’éloigne. Mais lorsqu’un mal l’atteint, il se livre à de longues prières.
Dis : « Que pensez-vous ? Si ceci provenait de Dieu et que vous n’y croyiez pas ? » Qui donc se trouve plus égaré que celui qui s’éloigne dans la dissidence ?
Nous leur montrerons bientôt nos Signes, dans l’univers et en eux-mêmes, jusqu’à ce qu’ils voient clairement que ceci est la Vérité. Ne suffit-il pas que ton Seigneur soit témoin de toute chose ?
Ne doutent-ils pas de la Rencontre de leur Seigneur ? La Science de Dieu n’enveloppe-t-elle pas toute chose ?
Ha. Mim.
‘Aïn. Sin. Qaf.
Voici comment Dieu, le Puissant, le Sage, t’adresse une Révélation comme à ceux qui ont vécu avant toi.
Ce qui est dans les cieux et ce qui est sur la terre lui appartient. Il est le Très-Haut, l’Inaccessible !
Peu s’en faut que les cieux ne se fendent depuis leur faîte lorsque les Anges célèbrent les louanges de leur Seigneur et qu’ils implorent son pardon pour ceux qui se trouvent sur la terre. — Dieu n’est-il pas celui qui pardonne, le Miséricordieux ? —
Dieu est celui qui observe attentivement ceux qui prennent des maîtres en dehors de lui. Tu n’es pas leur protecteur.
Voici comment nous te révélons un Coran arabe afin que tu avertisses la Mère des cités — et ceux qui habitent aux alentours — afin que tu avertisses les hommes que le Jour de la Réunion — Jour au sujet duquel aucun doute n’est possible — une partie d’entre eux sera au Paradis et une autre dans le Brasier.
Si Dieu l’avait voulu, il aurait réuni les hommes en une seule communauté, mais il fait entrer qui il veut dans sa miséricorde. — Les injustes ne trouveront ni patron, ni auxiliaire —
Prendront-ils des maîtres en dehors de lui ? Dieu est le seul Maître ! C’est lui qui fait revivre les morts, c’est lui qui est puissant sur toute chose.
Quel que soit le sujet de votre désaccord, le jugement appartient à Dieu. Tel est Dieu, mon Seigneur ! Je me confie à lui ! Je reviens repentant vers lui !
Il est le Créateur des cieux et de la terre ; il vous a donné des épouses tirées de vous ; — comme il a établi des couples dans vos troupeaux — il vous multiplie ainsi. Rien n’est semblable à lui ! Il est celui qui entend et qui voit parfaitement !
Les clés des cieux et de la terre lui appartiennent : Il dispense et mesure ses dons à qui il veut. Il connaît parfaitement toute chose.
Il a établi pour vous, en fait d’obligations religieuses, ce qu’il avait prescrit à Noé ; ce que nous te révélons et ce que nous avions prescrit à Abraham, à Moïse et à Jésus : « Acquittez-vous du culte ! Ne vous divisez pas en sectes ! » Combien paraît dur aux polythéistes ce vers quoi tu les appelles ! Dieu choisit et appelle à cette Religion qui il veut ; il dirige vers elle celui qui revient repentant vers lui.
Ils ne se sont divisés, en se révoltant les uns contre les autres, qu’après avoir reçu la Science. Si une Parole de ton Seigneur n’était intervenue auparavant pour les reporter jusqu’à un terme irrévocablement fixé, le décret les concernant aurait été arrêté. Ceux qui, après eux, ont reçu le Livre en héritage sont dans un doute profond à son sujet.
Appelle donc les hommes à la foi ; marche droit comme on te l’a ordonné ; ne suis pas leurs passions ; dis : « Je crois à tout ce que Dieu a révélé en fait de Livre. On m’a ordonné d’être juste envers vous. Dieu est notre Seigneur et votre Seigneur ! À nous nos œuvres ; à vous vos œuvres. Qu’il n’y ait pas de discussions entre nous et vous. Dieu nous réunira ; vers lui sera le Retour ».
L’argument de ceux qui discutent au sujet de Dieu après qu’on y a répondu est sans valeur auprès de leur Seigneur : sa colère s’exercera contre eux ; ils subiront un terrible châtiment.
Dieu est celui qui fait descendre, en toute Vérité, le Livre et la Balance. Qui donc te renseignera ? L’Heure est peut-être proche !
Les incrédules voudraient hâter sa venue et les croyants en ont peur car ils savent qu’elle est la Vérité. Ceux qui doutent de l’Heure ne sont-ils pas profondément égarés ?
Dieu est bienveillant envers ses serviteurs ; il pourvoit aux besoins de qui il veut ; il est le Fort, le Tout-Puissant !
Nous accroissons le champ de celui qui désire le champ de la vie future. Nous accordons quelques profits à celui qui désire le champ de la vie de ce monde ; mais il n’aura aucune part dans la vie future.
Ont-ils des divinités qui auraient établi pour eux des lois religieuses que Dieu n’aurait pas sanctionnées ? Si l’arrêt décisif n’avait pas été prononcé, tout aurait été réglé entre eux. — Les injustes subiront un châtiment douloureux —
Tu verras les injustes effrayés de ce qu’ils ont fait et le châtiment s’abattre sur eux. Les croyants qui auront accompli des œuvres bonnes seront dans les parterres fleuris des Jardins. Ils obtiendront, auprès de leur Seigneur, tout ce qu’ils voudront. Voilà la grande faveur !
Telle est la bonne nouvelle que Dieu annonce à ses serviteurs, aux croyants qui accomplissent des œuvres bonnes ! Dis : « Je ne vous demande aucun salaire pour cela, si ce n’est votre affection envers vos proches ». À celui qui accomplit une belle action, nous répondrons par quelque chose de plus beau encore. — Dieu est celui qui pardonne et il est reconnaissant —
Diront-ils : « Il a inventé un mensonge contre Dieu ? » Mais si Dieu le voulait, il placerait un sceau sur ton cœur. Dieu efface l’erreur et il confirme la Vérité par ses Paroles. Il connaît parfaitement le contenu des cœurs.
C'est lui qui accepte le repentir de ses serviteurs. Il efface les mauvaises actions. Il sait ce que vous faites.
Il exauce ceux qui croient et qui accomplissent des œuvres bonnes ; il augmente sa grâce envers eux. — Les incrédules subiront un terrible châtiment —
Si Dieu avait dispensé largement ses dons à ses serviteurs, ils auraient été insolents sur la terre. Mais il fait descendre avec mesure ce qu’il veut. — Il est bien informé sur ses serviteurs, et il voit tout parfaitement —
C'est lui qui fait tomber l’ondée lorsque les hommes sont désespérés. Il étend sa miséricorde, il est le Maître digne de louanges.
On voit parmi ses Signes la création des cieux, de la terre et des êtres vivants qu’il y a disséminés. Il possède le pouvoir de les réunir quand il le voudra.
Quel que soit le malheur qui vous atteint, il est la conséquence de ce que vous avez fait ; mais Dieu efface un grand nombre de vos péchés.
Vous ne sauriez, sur la terre, vous opposer à la puissance de Dieu. Vous n’avez, en dehors de lui, ni maître, ni défenseur.
On voit, parmi ses Signes, les vaisseaux, semblables, sur la mer, à des points de repère dans le désert.
Il apaise le vent quand il le veut et les vaisseaux restent immobiles à la surface de l’eau. — Il y a vraiment là des Signes, pour tout homme constant et reconnaissant —
Ou bien il anéantit les hommes en punition de ce qu’ils ont fait ; il en épargne, cependant, un grand nombre.
Il connaît parfaitement ceux qui discutent nos Signes et qui ne trouveront aucun refuge.
Tout ce qui vous a été donné n’est que jouissance éphémère de la vie de ce monde. Ce qui est auprès de Dieu est meilleur et plus durable, pour ceux qui croient : ceux qui se confient à leur Seigneur ;
ceux qui évitent les péchés les plus graves et les turpitudes ; ceux qui pardonnent après s’être mis en colère ;
ceux qui répondent à leur Seigneur ; ceux qui s’acquittent de la prière ; ceux qui délibèrent entre eux au sujet de leurs affaires ; ceux qui donnent en aumônes une partie des biens que nous leur avons accordés ;
ceux qui se prêtent mutuellement secours lorsqu’ils sont en butte à la violence.
La punition d’un mal est un mal identique ; mais celui qui pardonne et qui s’amende trouvera sa récompense auprès de Dieu. — Dieu n’aime pas les injustes —
Quant à ceux qui, après avoir subi un tort, se font justice à eux-mêmes : voilà ceux contre lesquels aucun recours n’est possible.
Le recours n’est possible que contre ceux qui sont injustes envers les hommes et qui, sans raison, se montrent violents sur la terre. — Voilà ceux qui subiront un châtiment douloureux —
Mais celui qui est patient et qui pardonne fait montre des meilleures dispositions.
Pour celui que Dieu égare, il n’existe pas de patron en dehors de lui. Tu verras les injustes : ils diront, en apercevant le châtiment : « Y a-t-il un chemin pour revenir sur la terre ? »
Tu les verras exposés à la Géhenne, confondus d’humiliation et jetant des regards furtifs. Ceux qui auront cru, diront : « Oui, les perdants, le Jour de la Résurrection, seront ceux qui auront provoqué leur propre perte et celle de leur famille ». — Les injustes ne seront-ils pas livrés à un tourment perpétuel ? —
Ils n’auront, en dehors de Dieu, aucun patron pour les secourir. Celui que Dieu égare ne trouve plus aucun chemin.
Répondez à votre Seigneur avant qu’un Jour inéluctable ne vienne de la part de Dieu. Vous ne trouverez, ce Jour-là, aucun refuge et vous ne pourrez pas faire entendre de dénégation.
S’ils se détournent, sache que nous ne t’avons pas envoyé vers eux pour les observer ; tu es seulement chargé de transmettre le message prophétique. Lorsque nous faisons goûter à l’homme une miséricorde venant de nous, il s’en réjouit. Si un mal l’atteint, en raison de ce qu’il a fait, l’homme se montre alors ingrat.
La royauté des cieux et de la terre appartient à Dieu. Il crée ce qu’il veut. Il donne des filles à qui il veut, il donne des fils à qui il veut,
ou bien il réunit par couples des fils et des filles. Il rend stérile qui il veut. Il est celui qui sait tout et qui est puissant.
Il n’a pas été donné à un mortel que Dieu lui parle si ce n’est par inspiration ou derrière un voile ou bien encore, en lui envoyant un Messager à qui est révélé, avec sa permission, ce qu’il veut. — Il est très haut et sage —
Nous t’avons ainsi révélé un Esprit qui provient de notre Commandement. Tu ne connaissais ni le Livre, ni la foi. Nous en avons fait une lumière grâce à laquelle nous dirigeons qui nous voulons parmi nos serviteurs. Tu diriges les hommes dans la voie droite :
la voie de Dieu à qui appartient ce qui est dans le ciel et ce qui est sur la terre. Toutes les choses ne s’acheminent-elles pas vers Dieu ?
Ha. Mim.
Par le Livre clair !
Oui, nous en avons fait un Coran arabe ! — Peut-être comprendrez-vous ! —
Il existe auprès de nous, sublime et sage, dans la Mère du Livre.
Allons-nous vous dispenser du Rappel parce que vous êtes un peuple pervers ?
Que de prophètes avons-nous envoyés aux Anciens !
Mais aucun prophète n’est venu à eux sans qu’ils l’aient tourné en dérision.
Puis nous avons anéanti des hommes plus redoutables que ceux de maintenant ; l’exemple des Anciens a passé…
Si tu leur demandes : « Qui a créé les cieux et la terre ? » ils répondront : « Le Tout-Puissant les a créés, celui qui sait tout ».
C'est lui qui, de la terre, a fait pour vous un berceau et il y a tracé des chemins. — Peut-être serez-vous bien dirigés —
C'est lui qui fait descendre du ciel, avec mesure, une eau grâce à laquelle nous rendons la vie à une terre morte. Ainsi vous fera-t-on sortir de vos tombes.
C'est lui qui a créé toutes les espèces d’animaux. Il vous a donné, comme moyens de transport, les vaisseaux et les bêtes de somme
pour que vous vous y teniez commodément assis. Vous vous rappellerez alors les bienfaits de votre Seigneur et vous direz : « Gloire à celui qui a mis tout cela à notre service, alors que, de nous-mêmes, nous n’y serions pas parvenus.
Oui, nous nous tournons vers notre Seigneur ».
Ils considèrent les serviteurs de Dieu comme une parcelle de Dieu. L’homme est manifestement ingrat.
Dieu se serait-il donné des filles parmi les êtres qu’il a créés alors que, pour vous, il aurait choisi des fils ?
Lorsqu’on annonce à l’un d’entre eux la naissance de ce qu’il attribue au Miséricordieux, son visage s’assombrit, il suffoque :
« Eh quoi ! cet être qui grandit parmi les colifichets et qui discute sans raison !... »
Ils considèrent les Anges, serviteurs du Miséricordieux, comme des femelles. Ont-ils été témoins de leur création ? — Leur témoignage est consigné par écrit ; ils seront interrogés —
Ils disent : « Si le Miséricordieux l’avait voulu, nous ne les aurions pas adorés ». Ils n’en savent rien, ils ne se livrent qu’à des conjectures.
Leur avons-nous donné avant celui-ci un Livre auquel ils puissent s’attacher ?
Non !... Ils disent : « Nous avons trouvé nos pères suivant tous la même voie, nous nous guidons d’après leurs traces ».
Ainsi, nous n’avons envoyé avant toi aucun avertisseur à une cité sans que ceux qui y vivaient dans l’aisance ne disent : « Oui, nous avons trouvé nos pères suivant tous la même voie et nous marchons sur leurs traces ».
Il dit : « Et si je vous apportais une Direction plus parfaite que celle que vous avez trouvée chez vos pères ? » Ils répondirent : « Nous ne croyons pas au Message avec lequel vous avez été envoyés ».
Nous nous sommes donc vengé d’eux : considère alors quelle fut la fin de ceux qui criaient au mensonge. 
Abraham dit à son père et à son peuple : « Je désavoue ce que vous adorez,
mais non celui qui m’a créé, car c’est lui qui me guide ».
Dieu a perpétué cette parole chez les descendants d’Abraham. Peut-être reviendront-ils…
Bien plus ! J’ai accordé à eux et à leurs pères une jouissance éphémère jusqu’à ce que viennent à eux la Vérité et un Prophète explicite.
Quand la Vérité leur parvint, ils dirent : « C’est de la magie ! Nous n’y croyons pas ! »
Ils dirent encore : « Si seulement on avait fait descendre ce Coran sur un personnage important de l’une de ces deux cités ! »
Sont-ils les dispensateurs de la miséricorde de ton Seigneur ? C’est nous qui avons réparti entre eux leur nourriture dans la vie de ce monde. C’est nous qui élevons de quelques degrés certains d’entre eux au-dessus des autres afin que les premiers réduisent les autres en servitude. — La miséricorde de ton Seigneur est meilleure que ce qu’ils amassent —
Si les hommes ne devaient pas constituer une seule communauté, nous aurions établi, pour les maisons de ceux qui ne croient pas au Miséricordieux, des terrasses d’argent avec des escaliers pour y accéder.
Nous aurions placé, dans leurs maisons, des portes, des lits de repos sur lesquels ils s’accouderaient
et maint ornement. Mais tout cela n’est que jouissance éphémère de la vie de ce monde. La vie dernière, auprès de ton Seigneur, appartient à ceux qui le craignent.
Nous assignons un Démon, comme compagnon inséparable, à quiconque se détourne du souvenir du Miséricordieux.
Ils s’éloignent du droit chemin, et ils se croient dans la bonne direction.
Lorsque cet homme vient à nous, il dit : « Hélas ! Si seulement il y avait entre moi et toi la distance qui sépare les deux Orients ! » — Quel détestable compagnon ! —
Il ne vous sera pas utile, ce Jour-là, — puisque vous avez été injustes — et vous serez associés dans le même châtiment.
Et toi ? Feras-tu entendre le sourd ? Dirigeras-tu l’aveugle et celui qui est égaré ?
Ou bien, nous marcherons avec toi et nous nous vengerons d’eux.
Ou bien nous te montrerons ce que nous leur avons promis car nous sommes tout-puissant.
Attache-toi à ce qui t’est révélé. Tu es sur une voie droite.
Ceci est un Rappel pour toi et pour ton peuple ; vous serez bientôt interrogés à son sujet.
Interroge ceux de nos prophètes que nous avons envoyés avant toi. Avons-nous établi, à côté du Miséricordieux, une divinité qu’ils devraient adorer ?
Nous avions envoyé Moïse, avec nos Signes, à Pharaon et à ses conseillers. Moïse dit : « Je suis l’Envoyé du Seigneur des mondes ».
Mais quand il vint à eux avec nos Signes, il les tournèrent en dérision,
alors que nous ne leur montrions aucun Signe qui ne fût plus grand que le précédent. Nous les avions saisis avec le châtiment… Peut-être seraient-ils revenus vers nous.
Ils dirent : « Ô toi, le magicien ! Prie pour nous ton Seigneur, au nom de l’alliance qu’il a conclue avec toi. Nous serons bien dirigés ! »
Mais lorsque nous écartions d’eux le châtiment, ils violaient leurs serments.
Pharaon fit une proclamation à son peuple ; il dit : « Ô mon peuple ! Le royaume d’Égypte ne m’appartient-il pas, avec les fleuves qui coulent à mes pieds ? Ne voyez-vous pas ?
Ne suis-je pas meilleur que cet homme misérable et incapable de s’exprimer clairement ?
Si seulement on lui avait lancé des bracelets d’or, ou si les Anges l’accompagnaient ».
Pharaon cherchait à égarer son peuple. Celui-ci lui obéit ; c’était un peuple pervers.
Après qu’ils nous eurent irrité, nous nous sommes vengé d’eux ; nous les avons tous noyés ;
nous en avons fait un souvenir et un exemple pour la postérité.
Lorsque le fils de Marie leur est proposé en exemple, ton peuple s’en détourne ;
ils disent : « Nos divinités ne sont-elles pas meilleures que lui ? » Ils ne t’ont proposé cet exemple que pour discuter. Ce sont des amateurs de disputes.
Lui n’était qu’un serviteur auquel nous avions accordé notre grâce et nous l’avons proposé en exemple aux fils d’Israël.
Si nous l’avions voulu, nous aurions fait, d’une partie d’entre vous, des anges, et ils vous remplaceraient sur la terre.
Jésus est, en vérité, l’annonce de l’Heure. N’en doutez pas et suivez-moi. Voilà un chemin droit !
Que le Démon ne vous écarte pas. Il est votre ennemi déclaré.
Lorsque Jésus est venu avec des preuves manifestes, il dit : « Je suis venu à vous avec la Sagesse pour vous exposer une partie des questions sur lesquelles vous n’êtes pas d’accord. Craignez Dieu et obéissez-moi !
Dieu est, en vérité, mon Seigneur et votre Seigneur. Adorez-le ! Voilà un chemin droit ! »
Les factieux s’opposèrent alors les uns aux autres. — Malheur aux injustes ! à cause du châtiment d’un Jour douloureux —
S’attendent-ils à ce que l’Heure surgisse soudainement sur eux alors qu’ils n’en ont pas conscience ?
Ce Jour-là, les amis deviendront ennemis les uns des autres, à l’exception de ceux qui craignent Dieu.
« Ô mes serviteurs ! N’ayez pas peur, ce Jour-là ! Ne vous affligez pas !
— Ceux qui croient en nos Signes demeurent soumis —
Entrez au Paradis, vous et vos épouses ! Vous y serez bien traités ! »
On fera circuler parmi eux des plateaux en or et des coupes ; tout ce que l’on peut désirer et ce dont les yeux se délectent. Vous y demeurerez immortels.
Tel est le Paradis qui vous sera donné en héritage pour prix de ce que vous avez fait sur la terre.
Vous y trouverez des fruits abondants et vous en mangerez.
Les coupables seront livrés pour toujours au châtiment de la Géhenne
qui ne sera jamais interrompu pour eux. Ils resteront là, désespérés.
Nous n’avons pas été injustes envers eux, mais ils étaient eux-mêmes injustes.
Ils crieront : « Ô Malik ! Que ton Seigneur nous achève ! » Malik dira : « Vous êtes là pour toujours ! »
Nous vous avons apporté la Vérité, mais la plupart d’entre vous détestent la Vérité.
Ont-ils tramé quelque méchante affaire ? Nous aussi, nous en tramons !
Pensent-ils que nous n’entendons pas leurs secrets et leurs confidences ? Bien au contraire ! Nos envoyés placés auprès d’eux consignent tout par écrit.
Dis : « Si le Miséricordieux avait un fils, je serais le premier à l’adorer ».
Gloire au Seigneur des cieux et de la terre ! Le Seigneur du Trône, très éloigné de ce qu’ils imaginent !
Laissez-les donc ergoter et jouer jusqu’à ce qu’ils rencontrent le Jour qui leur a été promis.
Dieu est celui qui est Dieu dans le ciel et qui est Dieu sur la terre. Il est le Sage, celui qui sait.
Béni soit celui à qui appartient la Royauté des cieux, de la terre, et de ce qui est entre les deux. Il détient la Science de l’Heure. Vers lui vous serez ramenés.
Ceux qu’ils invoquent en dehors de lui ne possèdent aucun pouvoir d’intercession, à l’exception de ceux qui rendent témoignage à la Vérité et qui possèdent la Science.
Si tu leur demandes qui les a créés, ils disent : « C’est Dieu ! » — Ils sont donc stupides ! —
Le Prophète a dit : « Ô mon Seigneur ! Voilà des gens qui ne croient pas ! »
Détourne-toi d’eux et dis : « Paix ! car ils sauront bientôt »…
Ha. Mim.
Par le Livre clair !
Nous l’avons fait descendre durant une nuit bénie. Nous sommes, en vérité, celui qui avertit.
Tout Ordre sage est décrété en cette nuit,
comme un Ordre émanant de nous — Oui, c’est nous qui envoyons les messagers —
et comme une miséricorde de la part de ton Seigneur. Il est celui qui entend et qui sait ;
le Seigneur des cieux et de la terre et de ce qui se trouve entre les deux. — Si seulement vous croyiez fermement ! —
Il n’y a de Dieu que lui. Il donne la vie et il donne la mort. Il est votre Seigneur et le Seigneur de vos premiers ancêtres.
Mais ces gens-là en doutent et ils plaisantent.
Guette donc le Jour où le ciel apportera une fumée bien visible
qui enveloppera les hommes : voici un châtiment douloureux !
« Notre Seigneur ! Éloigne de nous ce châtiment ! Oui, nous croyons ! »
Comment le Rappel les atteindrait-il, alors qu’un Prophète explicite est déjà venu à eux ?
Ils se sont détournés de lui et ils ont dit : « C’est un apprenti, un possédé ».
Nous allons éloigner momentanément le châtiment, mais vous y reviendrez certainement.
Le Jour où nous les saisirons avec une très grande violence, nous nous vengerons.
Avant eux, nous avions éprouvé le peuple de Pharaon, alors qu’un noble Prophète était déjà venu à eux :
« Livrez-moi les serviteurs de Dieu, je suis, pour vous, un prophète digne de confiance.
Ne vous dressez pas contre Dieu. Je viens à vous avec une autorité incontestable.
Je cherche la protection de mon Seigneur et votre Seigneur pour que vous ne me lapidiez pas.
Écartez-vous de moi, si vous ne me faites pas confiance ».
Il invoqua son Seigneur : « Ces gens sont criminels » —
« Pars de nuit avec mes serviteurs ; vous serez poursuivis.
Laisse la mer béante ; voici une armée qui sera noyée ».
Combien ont-ils abandonné de jardins, de sources,
de champs cultivés, de belles habitations,
de délices au sein desquels ils se réjouissaient.
Il en fut ainsi : Nous avons laissé ces biens en héritage à un autre peuple.
Le ciel et la terre n’ont pas pleuré sur eux. Aucun délai ne leur a été accordé.
Nous avons sauvé les fils d’Israël du châtiment ignominieux
et de Pharaon qui était hautain, parmi les impies.
Nous les avons choisis, sciemment, parmi tous les peuples de l’univers.
Nous leur avons apporté des Signes qui contenaient une épreuve certaine.
Ces gens disent :
« Il n’y a qu’une seule mort, la première ; et nous ne serons pas ressuscités.
Faites donc revenir nos ancêtres, si vous êtes véridiques ! »
Seraient-ils meilleurs que le peuple de Tubba‘ et que leurs prédécesseurs que nous avons anéantis parce qu’ils étaient criminels ?
Nous n’avons pas créé par jeu les cieux, la terre et ce qui est entre les deux.
Nous les avons créés en toute Vérité, mais la plupart des hommes ne savent pas.
Le Jour de la Décision sera le moment fixé pour la réunion de tous les hommes ;
Le Jour où nul ami ne pourra rien faire pour son compagnon ; le Jour où les hommes ne seront pas secourus
à l’exception de celui auquel Dieu fera miséricorde. — Il est, en vérité, le Tout-Puissant, le Miséricordieux —
L’arbre de Zaqqoum
est l’aliment du pécheur.
Il bout dans les entrailles comme du métal en fusion,
comme de l’eau bouillante.
« Prenez cet homme ! Emportez-le au fond de la Fournaise ;
puis châtiez-le en versant sur sa tête de l’eau bouillante »…
« Goûte ! Est-ce toi, le puissant, le généreux ? »
Voilà ce dont vous doutiez !
Ceux qui craignent Dieu demeureront dans un paisible lieu de séjour,
au milieu des jardins et des sources.
Ils seront vêtus de satin et de brocart et placés face à face.
Voici que nous leur donnerons pour épouses des Houris aux grands yeux.
Là, ils demanderont paisiblement toutes sortes de fruits.
Ils ne goûteront plus la mort, après leur première mort. Dieu les a préservés du châtiment de la Fournaise,
par une grâce de ton Seigneur : voilà le bonheur sans limites !
Nous avons rendu ceci facile à comprendre en ta langue. Peut-être réfléchiront-ils !
Observe-les donc avec attention, eux aussi t’observent !...
Ha. Mim.
La Révélation du Livre vient de Dieu, le Tout-Puissant, le Sage.
Il y a vraiment, pour les croyants, des Signes dans les cieux et sur la terre.
Dans votre propre création et dans les animaux que Dieu multiplie, il y a des Signes pour un peuple qui croit fermement.
Dans la succession de la nuit et du jour, dans l’eau nourricière que Dieu fait tomber du ciel et grâce à laquelle il fait revivre la terre après sa mort ; dans le déchaînement des vents, il y a des Signes pour un peuple qui comprend.
Voici les Versets de Dieu que nous te communiquons en toute Vérité. Après les Versets de Dieu, en quel discours et en quels Signes croiront-ils donc ?
Malheur à tout pécheur calomniateur !
Il écoute la lecture des Versets de Dieu, puis il s’obstine dans son orgueil comme s’il ne les avait pas entendus. Annonce-lui donc un châtiment douloureux.
Quand il prend connaissance de nos Signes, il les tourne en dérision. Tels sont ceux qui subiront un châtiment ignominieux.
La Géhenne sera derrière eux. Les biens qu’ils ont acquis ne leur serviront à rien, pas plus que les maîtres qu’ils se sont donnés, en dehors de Dieu. Ils subiront un terrible châtiment.
Voici une Direction. Ceux qui ne croient pas aux Signes de leur Seigneur subiront le châtiment d’un douloureux supplice.
Dieu est celui qui a mis la mer à votre service afin que le navire y vogue sur son ordre et que vous recherchiez ses bienfaits. — Peut-être serez-vous reconnaissants —
Il a mis à votre service ce qui se trouve dans les cieux et sur la terre. Tout vient de lui. Il y a vraiment là des Signes, pour un peuple qui réfléchit !
Dis aux croyants de pardonner à ceux qui n’attendent pas les jours de Dieu, afin que Dieu rétribue chaque peuple pour ce qu’il aura accompli.
Quiconque fait le bien, le fait pour lui-même. Quiconque agit mal, le fait à son propre détriment. Vous serez ensuite ramenés vers votre Seigneur.
Nous avions donné aux fils d’Israël le Livre, la Sagesse et la Prophétie. Nous les avions pourvus d’excellentes nourritures. Nous les avions élevés au-dessus des mondes.
Nous leur avions donné des preuves incontestables concernant notre Ordre ; mais, poussés par une haine mutuelle, ils n’ont été en désaccord qu’après avoir reçu la Science. Oui, ton Seigneur jugera entre eux, le Jour de la Résurrection, et il tranchera leurs différends.
Nous t’avons ensuite placé sur une voie procédant de l’Ordre. Suis-la donc et ne suis pas les passions de ceux qui ne savent rien.
Ces gens ne te seront d’aucune utilité auprès de Dieu. Les injustes sont amis les uns des autres ; Dieu est le Maître de ceux qui le craignent.
Ceci est, pour les hommes, un appel à la clairvoyance, une Direction et une Miséricorde en faveur d’un peuple qui croit fermement.
Est-ce que ceux qui font le mal pensent que nous les traiterons comme ceux qui croient et qui accomplissent des œuvres bonnes puisque tous sont égaux dans la vie et dans la mort ? Ils ont le jugement faux.
Dieu a créé, en toute vérité, les cieux et la terre, afin que chaque homme soit rétribué pour ce qu’il aura fait. Personne ne sera lésé.
N’as-tu pas vu celui qui prend sa passion pour une divinité ? Dieu l’égare sciemment ; il met un sceau sur ses oreilles et sur son cœur ; il place un bandeau sur ses yeux. Qui donc, en dehors de Dieu, le dirigera ? Les hommes ne réfléchissent donc pas ?
Ils disent : « Il n’y a pour nous que notre vie présente : nous vivons et nous mourons. Seul le temps qui passe nous fait périr ». Ils ne détiennent aucune science de tout cela ; ils ne se livrent qu’à des conjectures.
Lorsque nos Versets sont lus devant eux, comme autant de preuves évidentes, leur seul argument consiste à dire : « Faites revenir nos pères, si vous êtes véridiques ! »
Dis : « Dieu vous fait vivre, puis il vous fera mourir ; il vous réunira ensuite, le Jour de la Résurrection ». — Aucun doute n’est possible à ce sujet mais la plupart des hommes ne savent pas —
La Royauté des cieux et de la terre appartient à Dieu. Le Jour où se dressera l’Heure, ce Jour-là, les imposteurs seront perdus.
Tu verras chaque communauté agenouillée. Chaque communauté sera convoquée devant son Livre : « Vous serez rétribués aujourd’hui pour ce que vous avez fait.
Voici notre Livre : il parle contre vous en toute vérité ; nous enregistrions tous vos actes ».
Quant à ceux qui croient et qui font des œuvres bonnes, leur Seigneur les fera entrer dans sa miséricorde : voilà un bonheur incontestable !
Quant à ceux qui auront été incrédules : « Nos Versets ne vous étaient-ils pas lus ? Vous avez été orgueilleux. Vous êtes un peuple coupable ».
Lorsqu’on disait : « Oui, la promesse de Dieu est Vérité, il n’y a aucun doute au sujet de l’Heure », vous avez dit : « Nous ignorons ce que l’Heure sera, nous pensons que ce ne sont là que des conjectures, nous ne sommes pas convaincus ».
Les mauvaises actions qu’ils ont commises leur apparaîtront, et ce dont ils se moquaient les enveloppera.
On leur dira : « Nous vous oublions aujourd’hui, comme vous avez oublié la rencontre de votre Jour que voici. Votre refuge est le Feu ; il n’y a personne pour vous secourir.
Il en est ainsi, parce que vous avez pris en dérision les Signes de Dieu et que la vie de ce monde vous a trompés ». Ce Jour-là, on ne les fera pas sortir de la Géhenne et ils ne seront pas appelés à résipiscence.
Louange à Dieu, le Seigneur des cieux, le Seigneur de la terre, le Seigneur de l’univers.
A lui la grandeur dans les cieux et sur la terre. Il est le Tout-Puissant, le Sage !
Ha. Mim.
La Révélation du Livre vient de Dieu, le Tout-Puissant, le Sage.
Nous n’avons créé les cieux, la terre et ce qui se trouve entre les deux, qu’en toute Vérité et pour un temps déterminé ; mais les incrédules se détournent de ce dont ils ont été avertis.
Dis : « Considérez ceux que vous invoquez en dehors de Dieu. Montrez-moi ce qu’ils ont créé en fait de terre. Ont-ils été associés à la création des cieux ? Apportez-moi un Livre plus ancien que celui-ci, ou quelque trace de science, si vous êtes véridiques ».
Qui donc est plus égaré que les gens qui invoquent, en dehors de Dieu, ce qui ne leur répond pas ; ceux qui resteront indifférents à leurs prières jusqu’au Jour de la Résurrection ;
ceux qui seront des ennemis pour les hommes, lorsque ceux-ci seront rassemblés ; ceux qui méconnaîtront leur adoration ?
Lorsqu’on leur lit nos Versets comme autant de preuves évidentes, les incrédules disent de la Vérité, au moment où elle leur parvient : « Voici une magie évidente ! »
Ou bien ils disent : « Il l’a inventé ! » Dis : « Si je l’ai inventé, vous ne pouvez rien pour moi contre Dieu. Il sait parfaitement ce que vous propagez. Il suffit comme témoin entre moi et vous. Il est celui qui pardonne ; il est le Miséricordieux ! »
Dis : « Je ne suis pas un innovateur parmi les prophètes. J’ignore ce que l’on fera de moi et de vous. Je ne fais que suivre ce qui m’est révélé. Je ne suis qu’un avertisseur explicite ».
Dis : « Voyez-vous ? Si ceci vient de Dieu et que vous n’y croyiez pas alors qu’un témoin parmi les fils d’Israël reconnaît sa conformité avec les messages antérieurs, et qu’il y croit, tandis que vous vous enflez d’orgueil »... — Dieu ne dirige pas le peuple injuste —
Les incrédules ont dit aux croyants : « Si ceci était un bien, ce n’est pas eux, c’est nous qui y aurions cru les premiers » ; mais, n’étant pas dirigés par ce Livre, ils disent : « C’est une vieille imposture ! »
Avant lui, le Livre de Moïse était un Guide et une Miséricorde. Mais celui-ci est un Livre confirmant les autres, écrit en langue arabe, destiné à avertir les injustes et à annoncer la bonne nouvelle à ceux qui font le bien.
Oui, ceux qui disent : « Notre Seigneur est Dieu ! » et qui s’y maintiennent n’éprouveront plus ni frayeur, ni affliction.
Voilà ceux qui seront les hôtes du Paradis où ils demeureront immortels, en récompense de leurs actions.
Nous avons recommandé à l’homme la bonté envers son père et sa mère. Sa mère l’a porté et l’a enfanté avec peine. Depuis le moment où elle l’a conçu, jusqu’à l’époque de son sevrage, trente mois se sont écoulés. Quand il a atteint sa maturité, qu’il a atteint l’âge de quarante ans, il dit : « Mon Seigneur ! Permets-moi de te remercier pour les bienfaits que tu as accordés à moi-même et à mes parents, et de faire le bien qui te plaît. Accorde-moi une heureuse descendance. Je reviens vers toi, je suis au nombre de ceux qui te sont soumis ».
Voilà ceux dont nous acceptons les meilleures actions sans tenir compte de leurs méfaits. Ils feront partie des hôtes du Paradis. La promesse qui leur a été faite est vraie !
Quant à celui qui dit à ses père et mère : « Fi de vous ! Allez-vous me promettre qu’on me fera sortir du tombeau alors que des générations ont passé avant moi ? » Tous deux imploreront alors le secours de Dieu : « Malheur à toi ! Crois !... La promesse de Dieu est vraie ! » Mais il dira : « Ce ne sont que des histoires racontées par les Anciens ».
Voilà ceux contre lesquels la Parole s’est réalisée comme elle s’était déjà réalisée contre les communautés de Djinns, et contre les communautés d’hommes qui ont vécu avant eux : voilà les perdants.
Il y aura des degrés différents pour chacun d’eux, d’après ce qu’ils ont fait. Dieu rétribuera exactement leurs actions ; ils ne seront pas lésés.
Le Jour où ceux qui auront été incrédules seront exposés au Feu, on leur dira : « Vous avez dissipé les excellentes choses que vous possédiez, durant votre vie sur la terre et vous en avez joui momentanément. Vous êtes rétribués aujourd’hui par le tourment de l’humiliation parce que, sur la terre, vous avez été orgueilleux, sans raison, et parce que vous avez été pervers ».
Rappelle-toi le frère des ‘Ad, quand il avertit son peuple dans le pays d’al ’Ahqaf : — les avertisseurs sont passés avant et après lui — « N’adorez que Dieu ! Je redoute pour vous le châtiment d’un Jour terrible ».
Ils dirent : « Es-tu venu à nous pour nous détourner de nos divinités ? Apporte-nous donc ce dont tu nous menaces, si tu es véridique ! »
Il dit : « La Science n’est qu’auprès de Dieu. Je vous transmets ce avec quoi j’ai été envoyé ; mais je vois que vous êtes des gens ignorants ».
Quand ils virent que c’était un nuage qui se dirigeait vers leurs vallées, ils dirent : « Voici un nuage, il va pleuvoir ! » Non !... Voilà ce dont vous voulez hâter la venue : un vent qui contient un douloureux châtiment
et qui va tout détruire sur l’ordre de son Seigneur. Puis, au matin, on ne vit plus que leurs maisons : voilà comment nous rétribuons les gens criminels.
Nous leur avions offert les mêmes possibilités qu’à vous : nous leur avions donné des oreilles, des yeux et des cœurs. Mais ni leurs oreilles, ni leurs yeux, ni leurs cœurs ne leur ont servi à quoi que ce soit. Quand ils eurent nié les Signes de Dieu, ce dont ils se moquaient les a enveloppés.
Nous avons anéanti les cités qui se trouvaient autour de vous. Nous leur avions cependant adressé nos Signes. — Peut-être seraient-ils revenus ? —
Si seulement ceux qu’ils avaient choisis comme objet de culte et comme divinités en dehors de Dieu les avaient secourus ! Bien au contraire, ils les ont abandonnés ! Telle est l’imposture de ces gens-là ! Voilà ce qu’ils ont imaginé !
Lorsque nous avons amené devant toi une troupe de Djinns pour qu’ils écoutent le Coran et qu’ils furent présents, ils dirent : « Écoutez en silence ! » et, quand ce fut terminé, ils retournèrent en avertisseurs auprès de leur peuple.
Ils dirent : « Ô notre peuple ! Nous venons d’entendre la lecture d’un Livre révélé après Moïse : il confirme les précédents ; il guide vers la Vérité et vers un chemin droit.
Ô notre peuple ! Répondez à l’Apôtre de Dieu ! Croyez en lui ! Dieu vous pardonnera une partie de vos péchés et il vous préservera d’un châtiment douloureux ».
Celui qui ne répond pas à l’Apôtre de Dieu ne peut réduire Dieu à l’impuissance sur la terre. Il n’y a pas de maître en dehors de lui. — Voici des hommes manifestement égarés ! —
Ne voient-ils pas que Dieu, qui a créé les cieux et la terre sans avoir été fatigué par leur création, possède le pouvoir de rendre la vie aux morts. Oui, en vérité, il est puissant sur toute chose !
Le Jour où les incrédules seront exposés au Feu, — ceci n’est-il pas la Vérité ? — ils diront : « Mais oui, par notre Seigneur ! » Dieu dira : « Goûtez donc le châtiment de votre incrédulité ! »
Sois patient, comme ont été patients ceux des prophètes qui étaient doués d’une ferme résolution. Ne cherche pas à hâter quoi que ce soit, pour ces gens-là. Le Jour où ils verront ce dont ils sont menacés, il leur semblera n’être restés dans leurs tombes qu’une seule heure du jour. Voilà une communication du message prophétique. Qui donc sera anéanti, sinon le peuple pervers ?...
Dieu rend vaines les actions des incrédules et de ceux qui écartent les hommes de son chemin.
Il efface les mauvaises actions et il réforme l’esprit de ceux qui croient et qui accomplissent des œuvres bonnes, de ceux qui croient à ce qui a été révélé à Muhammad. — C’est là la Vérité émanant de votre Seigneur —
Il en est ainsi, parce que les incrédules s’attachent à l’erreur tandis que les croyants suivent la Vérité de leur Seigneur. — Dieu propose ainsi leur exemple aux hommes —
Lorsque vous rencontrez les incrédules, frappez-les à la nuque jusqu’à ce que vous les ayez abattus : liez-les alors fortement ; puis vous choisirez entre leur libération et leur rançon afin que cesse la guerre. Il en est ainsi : si Dieu l’avait voulu, il se serait débarrassé d’eux, mais il a voulu vous éprouver les uns par les autres. Il ne rendra pas vaines les actions de ceux qui sont tués dans le chemin de Dieu :
il les dirigera et il les réformera,
puis il les introduira dans le Jardin qu’il leur fait connaître.
Ô vous qui croyez : Si vous aidez Dieu, il vous secourra et il affermira vos pas.
Malheur aux incrédules car Dieu rendra vaines leurs œuvres :
Il en est ainsi, parce qu’ils ont éprouvé de l’aversion pour ce que Dieu a révélé : il rendra vaines leurs œuvres.
N’ont-ils pas parcouru la terre ? N’ont-ils pas vu quelle a été la fin de ceux qui ont vécu avant eux ? Dieu les a exterminés. La même fin est réservée aux incrédules.
Il en est ainsi : Dieu est le Maître des croyants. Les incrédules n’ont pas de protecteur.
Dieu fera certainement entrer ceux qui auront cru et qui auront accompli des œuvres bonnes, dans des Jardins où coulent les ruisseaux. Quant aux incrédules, ils jouissent un certain temps des biens de ce monde, ils mangent comme mangent les bestiaux ; leur lieu de séjour sera le Feu.
Combien avons-nous anéanti de cités, plus redoutables en force que ta cité qui t’a expulsé ! Il n’y a eu personne pour les secourir.
Est-ce que celui qui s’attache à une preuve irréfutable de son Seigneur, est semblable à ceux dont les œuvres mauvaises ont été revêtues d’apparences trompeuses et à ceux qui suivent leurs passions ?
Voici la description du Jardin promis à ceux qui craignent Dieu. Il y aura là des fleuves dont l’eau est incorruptible, des fleuves de lait au goût inaltérable, des fleuves de vin, délices pour ceux qui en boivent, des fleuves de miel purifié. Ils y trouveront aussi toutes sortes de fruits et le pardon de leur Seigneur. Ceux-là seront-ils semblables à celui qui demeure immortel dans le Feu, à ceux qui seront abreuvés d’eau bouillante qui leur déchirera les entrailles ?
Il y a parmi eux des gens qui t’écoutent, mais une fois qu’ils sont sortis de chez toi, ils disent à ceux qui ont reçu la Science : « Qu’a-t-il dit tantôt ? » Tels sont les hommes sur les cœurs desquels Dieu a placé un sceau : ils suivent leurs passions.
Quant à ceux qui sont déjà dans la bonne direction, Dieu les dirige encore mieux et il leur inspire une crainte révérencielle.
Veillent-ils donc, de peur que l’Heure ne les surprenne ? Les Signes précurseurs ont déjà paru ; mais quand elle sera là, à quoi donc leur servira le Rappel qui leur a été adressé ?
Sache qu’en vérité, il n’y a de divinité que Dieu ! Demande pardon pour ton péché ; pour les croyants et les croyantes. Dieu connaît vos déplacements et votre lieu de repos.
Les croyants disent : « Pourquoi ne fait-on pas descendre une Sourate ? » Mais lorsque l’on fait descendre une Sourate décisive dans laquelle le combat est mentionné, tu vois ceux dont les cœurs sont malades te regarder d’un regard de moribond,
alors que l’obéissance et une parole convenable leur seraient profitables. L’affaire étant décidée, il serait vraiment mieux pour eux d’être sincères envers Dieu.
Seriez-vous capables, si vous tourniez le dos, de semer la corruption sur la terre et de rompre vos liens de parenté ?
Voilà ceux que Dieu maudit. Il les rend muets ; il aveugle leurs yeux.
Ne vont-ils pas méditer le Coran ? Ou bien les cœurs de certains d’entre eux sont-ils verrouillés ?
Ceux qui sont revenus sur leurs pas après que la Direction s’est clairement manifestée à eux ont été abusés par le Démon qui leur a donné quelque répit. 
Il en est ainsi, parce qu’ils disent à ceux qui éprouvent de la répulsion pour ce que Dieu a révélé : « Nous allons vous obéir en partie ». — Mais Dieu connaît leurs secrets —
Que feront-ils lorsque les Anges les rappelleront et frapperont leurs visages et leurs dos ?
Il en est ainsi, parce qu’ils suivent ce qui courrouce Dieu et qu’ils éprouvent de la répulsion pour ce qui lui plaît. — Il a donc rendu vaines leurs œuvres —
Ou bien est-ce que ceux dont les cœurs sont malades pensent que Dieu ne fera jamais paraître leur haine ?
Si nous le voulions, nous te les montrerions : tu les reconnaîtrais à leurs traits, tu les reconnaîtrais à la fausseté de leurs paroles. — Dieu connaît vos actions —
Nous vous éprouverons pour connaître ceux de vous qui luttent, ceux qui sont constants et pour éprouver ce que l’on rapporte sur vous.
Oui, ceux qui sont incrédules, ceux qui écartent les hommes du chemin de Dieu, ceux qui se sont séparés du Prophète après que la Direction leur a été clairement manifestée : tous ceux-là ne nuisent en rien à Dieu ; il rendra vaines leurs œuvres.
Ô vous qui croyez, obéissez à Dieu ! Obéissez au Prophète ! Ne rendez pas vaines vos œuvres !
Dieu ne pardonnera pas à ceux qui sont incrédules, à ceux qui écartent les hommes du chemin de Dieu et qui, ensuite, meurent dans leur incrédulité.
Ne faiblissez pas ! Ne faites pas appel à la paix quand vous êtes les plus forts. Dieu est avec vous : il ne vous privera pas de la récompense dûe à vos œuvres.
La vie de ce monde est un jeu et un divertissement. Si vous croyez, si vous craignez Dieu, il vous donnera votre récompense, sans vous demander vos richesses.
S’il vous les réclamait, s’il insistait, vous vous montreriez avares et il ferait alors paraître votre haine.
C’est vous qui êtes appelés à dépenser vos biens dans le chemin de Dieu ; mais il y a des avares parmi vous. Celui qui est avare est avare à son propre détriment. Dieu est celui qui se suffit à lui-même et vous êtes pauvres. Si vous tournez le dos, il mettra un autre peuple à votre place et ces gens ne vous ressembleront pas.
Oui, nous t’avons accordé une éclatante victoire
afin que Dieu te pardonne tes premiers et tes derniers péchés ; qu’il parachève sa grâce en toi ; qu’il te dirige sur la voie droite
et afin que Dieu te prête un puissant secours.
C’est lui qui a fait descendre sa Sakina dans les cœurs des croyants afin qu’ils croissent dans la foi ; — les armées des cieux et de la terre lui appartiennent ; Dieu sait tout, il est sage —
pour faire entrer les croyants et les croyantes dans les Jardins où coulent les ruisseaux, — ils y demeureront immortels — et pour effacer leurs mauvaises actions. — C’est là, auprès de Dieu, un bonheur sans limites —
Il punira les hommes et les femmes hypocrites, les hommes et les femmes polythéistes, ceux qui se font une idée fausse de Dieu. — Qu’un sort malheureux les atteigne ! — Dieu se courrouce contre eux ; il les maudit ! Il prépare pour eux la Géhenne. Quelle détestable fin !
Les armées des cieux et de la terre appartiennent à Dieu. Dieu est puissant et sage !
Oui, nous t’avons envoyé comme témoin, comme annonciateur de la bonne nouvelle et comme avertisseur,
afin que vous croyiez en Dieu et en son Prophète ; pour que vous l’assistiez ; que vous l’honoriez ; que vous célébriez les louanges de Dieu à l’aube et au crépuscule.
Ceux qui te prêtent un serment d’allégeance ne font que prêter serment à Dieu. La main de Dieu est posée sur leurs mains. Quiconque est parjure est parjure à son propre détriment. Dieu apportera bientôt une récompense sans limites à quiconque est fidèle à l’engagement pris envers lui.
Ceux des Bédouins qui sont restés en arrière te diront : « Nos richesses et nos familles nous ont accaparés ; demande pardon pour nous ! » Ils prononcent avec leurs langues ce qui n’est pas dans leurs cœurs. Dis : « Qui donc pourra faire quelque chose en votre faveur et contre Dieu, qu’il veuille pour vous un mal ou un bien ? » — Dieu est parfaitement informé de ce que vous faites —
Bien au contraire ! Vous pensiez que jamais le Prophète et les croyants ne retourneraient parmi les leurs. Cette méprise s’est imposée à vos cœurs sous des apparences trompeuses. Vous vous êtes fait une idée fausse de Dieu ; vous êtes un peuple perdu.
Que celui qui ne croit pas en Dieu et en son Prophète sache que nous avons préparé un Brasier pour les incrédules.
La Royauté des cieux et de la terre appartient à Dieu. Il pardonne à qui il veut ; il punit qui il veut. Dieu est celui qui pardonne, il est miséricordieux.
Ceux qui sont restés en arrière diront, quand vous vous mettrez en marche pour vous emparer du butin : « Permettez-nous de vous suivre ». Ils voudraient pouvoir changer la Parole de Dieu. Dis : « Jamais vous ne nous suivrez : Dieu l’a dit ainsi autrefois ». Ils diront : « Bien au contraire ! Vous êtes jaloux de nous ». — Mais ce sont eux qui ne comprennent guère —
Dis à ceux des Bédouins qui sont restés en arrière : « Vous serez bientôt appelés à combattre contre un peuple doué d’une force redoutable. Vous les combattrez, ou bien ils se soumettront à Dieu. Si vous obéissez, Dieu vous donnera une belle récompense. Si vous tournez le dos, — comme vous l’avez fait auparavant — il vous punira par un douloureux châtiment ».
Il n’y a aucune faute à reprocher à l’aveugle, il n’y a aucune faute à reprocher au boiteux, il n’y a aucune faute à reprocher au malade s’ils s’abstiennent de combattre. Dieu fera entrer dans les Jardins où coulent les ruisseaux celui qui obéit à Dieu et à son Prophète ; mais il punira d’un châtiment douloureux quiconque tourne le dos.
Dieu était satisfait des croyants quand ils te prêtaient serment sous l’Arbre. Il connaissait le contenu de leurs cœurs. Il a fait descendre sur eux la Sakina. Il les a récompensés par une prompte victoire
et par l’abondant butin dont ils se sont emparés. — Dieu est puissant et sage —
Dieu vous promet un butin abondant dont vous vous emparerez ; il hâte pour vous la conclusion de cette affaire ; il détourne de vous les mains de ces gens afin que tout cela soit un Signe pour les croyants et serve à vous guider sur un chemin droit.
Il a fait une autre chose dont vous n’étiez pas capables ; il l’a embrassée en sa puissance. — Dieu est puissant sur toute chose —
Si les incrédules vous avaient combattus, ils auraient ensuite tourné le dos et ils n’auraient trouvé ni patron, ni protecteur.
Telle était déjà, auparavant, la coutume de Dieu. Tu ne trouveras aucun changement dans la coutume de Dieu.
C’est lui qui a écarté leurs mains de vous et d’eux vos mains, dans la vallée de la Mekke, après vous avoir donné l’avantage sur eux. — Dieu voit parfaitement ce que vous faites —
Tels sont les incrédules qui vous ont écartés de la Mosquée sacrée et qui ont empêché les oblations de parvenir au lieu de leur sacrifice. S’ils s’étaient distingués les uns des autres, nous aurions certainement châtié douloureusement ceux d’entre eux qui étaient incrédules, mais des hommes croyants et des femmes croyantes inconnus de vous s’y trouvaient aussi : vous risquiez, à votre insu, de les fouler aux pieds et le crime vous aurait été imputé. — Dieu introduit qui il veut dans sa miséricorde —
Lorsque les incrédules eurent mis dans leurs cœurs la fureur, la fureur de l’ignorance, Dieu fit descendre sa Sakina sur son Prophète et sur les croyants. Il les obligea à une parole de piété dont ils étaient les plus dignes et les plus proches. — Dieu connaît parfaitement toute chose —
Oui, Dieu confirme la vérité de la vision accordée à son Prophète. Vous pénétrerez donc en sécurité dans la Mosquée sacrée — Si Dieu le veut — la tête rasée et les cheveux coupés et vous n’aurez pas peur. Dieu sait ce que vous ne savez pas. Il vous avait accordé auparavant une prompte victoire.
C’est lui qui a envoyé son Prophète avec la Direction et la Religion vraie pour la faire prévaloir sur toute autre religion. — Dieu suffit comme témoin —
Muhammad est le Prophète de Dieu. Ses compagnons sont violents envers les impies, bons et compatissants entre eux. Tu les vois, inclinés, prosternés, recherchant la grâce de Dieu et sa satisfaction. On les reconnaît, car on voit sur leurs fronts les traces de leurs prosternations. Voici la parabole qui les concerne dans la Tora et la parabole qui les concerne dans l’Évangile : ils sont semblables au grain qui fait sortir sa pousse, puis il devient robuste, il grossit, il se dresse sur sa tige. Le semeur est saisi d’admiration et les impies en sont courroucés. Dieu a promis à ceux d’entre eux qui croient et qui accomplissent des œuvres bonnes un pardon et une récompense sans limites.
Ô vous les croyants ! N’anticipez pas sur Dieu et sur son Prophète ! Craignez Dieu ! Dieu est celui qui entend et qui sait !
Ô vous les croyants ! N’élevez pas la voix au-dessus de celle du Prophète. Ne lui adressez pas la parole à voix haute, comme vous le faites entre vous, de crainte que vos œuvres ne soient vaines, sans que vous vous en doutiez.
Quant à ceux qui baissent la voix en présence du Prophète de Dieu, voilà ceux dont Dieu scrute les cœurs pour y mettre sa crainte révérencielle. Ils obtiendront un pardon et une récompense sans limites.
La plupart de ceux qui t’interpellent de l’extérieur de tes appartements privés ne comprennent pas.
S’ils patientaient jusqu’à ce que tu sortes à leur rencontre, ce serait préférable pour eux. — Dieu est celui qui pardonne, il est miséricordieux —
Ô vous les croyants ! Si un homme pervers vient vous apporter une nouvelle, faites attention ! Car si, par inadvertance, vous portiez préjudice à un peuple, vous auriez ensuite à vous repentir de ce que vous auriez fait.
Sachez que le Prophète de Dieu est parmi vous. Si, en de nombreux cas, il vous obéissait, vous vous trouveriez dans de grandes difficultés. Mais Dieu vous a fait aimer la foi ; il l’a fait paraître belle à vos cœurs, tandis qu’il vous fait détester l’incrédulité, la perversité et la désobéissance ; — Tels sont ceux qui sont bien dirigés —
c'est une grâce de Dieu, un bienfait de Dieu ; de celui qui sait tout, du Sage.
Si deux groupes de croyants se combattent, rétablissez la paix entre eux. Si l’un des deux se rebelle encore contre l’autre, luttez contre celui qui se rebelle, jusqu’à ce qu’il s’incline devant l’Ordre de Dieu. S’il s’incline, établissez entre eux la concorde avec justice. Soyez équitables ! Dieu aime ceux qui sont équitables !
Les croyants sont frères. Établissez donc la paix entre vos frères. Craignez Dieu ! Peut-être vous fera-t-on miséricorde. 
Ô vous, les croyants ! Que certains d’entre vous ne se moquent pas des autres ; il se pourrait que ceux-ci fussent meilleurs que ceux-là. Que les femmes ne se moquent pas des autres femmes ; il se pourrait que celles-ci fussent meilleures que celles-là. Ne vous calomniez pas les uns les autres ; ne vous lancez pas des sobriquets injurieux. Le mot « pervers » est détestable entre croyants. — Les injustes ne se repentent pas de leurs fautes —
Ô vous, les croyants ! Évitez de trop conjecturer sur autrui : certaines conjectures sont des péchés. N’espionnez pas ! Ne dites pas de mal les uns des autres. Un d’entre vous aimerait-il manger la chair de son frère mort ? Non, vous en auriez horreur ! Craignez Dieu ! Dieu est celui qui revient sans cesse vers le pécheur repentant ; il est miséricordieux.
Ô vous, les hommes ! Nous vous avons créés d’un mâle et d’une femelle. Nous vous avons constitués en peuples et en tribus pour que vous vous connaissiez entre vous. Le plus noble d’entre vous, auprès de Dieu, est le plus pieux d’entre vous. — Dieu est celui qui sait et qui est bien informé —
Les Bédouins disent : « Nous croyons ! » Dis : « Vous ne croyez pas, mais dites plutôt : “Nous nous soumettons”... La foi n’est pas entrée dans votre cœur ! » Si vous obéissez à Dieu et à son Prophète, Dieu ne vous fera rien perdre de vos bonnes actions. — Dieu est celui qui pardonne, il est miséricordieux —
Seuls sont vraiment croyants ceux qui croient en Dieu et en son Prophète — sans plus jamais en douter ensuite — tandis qu’ils luttent dans le chemin de Dieu avec leurs biens et leurs personnes. — Voilà ceux qui sont véridiques —
Dis : « Apprendrez-vous à Dieu le contenu de votre Religion ? Dieu connaît parfaitement ce qui se trouve dans les cieux et sur la terre ». Dieu connaît parfaitement toute chose.
Les Bédouins te rappellent leur soumission comme si c’était, de leur part, une faveur. Dis : « Ne me rappelez pas votre soumission comme une faveur : bien au contraire, c’est Dieu qui vous a accordé la grâce d’être dirigés vers la foi, si vous êtes sincères ! »
Oui, Dieu connaît le mystère des cieux et de la terre. Dieu voit parfaitement ce que vous faites.
Qaf. Par le glorieux Coran !
Mais au contraire, ils s’étonnent que vienne à eux un avertisseur pris parmi eux. Les incrédules disent : « Voilà une chose étrange !
Lorsque nous serons morts et que nous serons poussière… Ce serait revenir de loin ! »
Nous savons ce que la terre en dévore ; il y a, auprès de nous, un Livre, gardien de tout.
Bien au contraire ! Ils traitent de mensonge la Vérité, lorsqu’elle vient à eux ; les voilà dans une position inextricable.
Ne considèrent-ils pas, au-dessus d’eux, le firmament ? Ils voient comment nous l’avons édifié et orné, et qu’il est sans fissures.
La terre ! Nous l'avons étendue ; nous y avons jeté des montagnes ; nous y avons fait pousser toutes sortes de belles espèces
comme un appel à la clairvoyance et un Rappel pour tout serviteur repentant.
Nous faisons descendre du ciel une eau bénie grâce à laquelle nous faisons croître des jardins ; le grain que l’on moissonne ;
les palmiers élancés porteurs de régimes bien ordonnés,
pour nourrir nos serviteurs. Nous rendons ainsi la vie à une terre morte. Voilà comment se fera la Résurrection !
D’autres gens, avant eux, avaient crié au mensonge : le peuple de Noé, les hommes du puits, les Thamoud,
les ‘Ad, Pharaon, les frères de Loth,
les hommes d’al ’Aïka, le peuple de Tubba‘. Tous avaient traité les Prophètes de menteurs. Ma menace s’est donc réalisée.
Avons-nous été fatigué par la première Création ? Non !... Cependant, ils doutent d’une nouvelle création !
Nous avons créé l’homme ; nous savons ce que son âme lui suggère ; nous sommes plus près de lui que la veine de son cou.
Lorsque les deux anges envoyés à la rencontre de l’homme sont assis à sa droite et à sa gauche et qu’ils recueillent ses propos,
l’homme ne profère aucune parole sans avoir auprès de lui un observateur prêt à l’inscrire.
L’ivresse de la mort fait apparaître la Vérité : voilà ce dont tu t’écartais !
On soufflera dans la trompette. Voici le Jour de la menace !
Chaque homme sera accompagné d’un conducteur et d’un témoin. 
Tu restais indifférent à cela ; nous avons ôté ton voile ; ta vue est perçante aujourd’hui !
Son compagnon dira : « Voilà ce que j’ai préparé ! »
Jetez, vous deux, dans la Géhenne tout incrédule endurci,
adversaire du bien, transgresseur et sceptique.
Jetez dans le terrible châtiment celui qui plaçait une divinité à côté de Dieu !
Son compagnon dira : « Notre Seigneur ! Ce n’est pas moi qui l’ai incité à la révolte ; il se trouvait, déjà, dans un profond égarement ».
Dieu dira : « Ne vous disputez pas devant moi ! Je vous ai déjà fait part de la menace.
La Parole, chez moi, ne change pas. Je ne suis pas injuste envers mes serviteurs ».
Le Jour où nous dirons à la Géhenne : « Es-tu remplie ? » elle dira : « Peut-on en ajouter encore ? »
Le Jardin sera rapproché de ceux qui craignent Dieu :
« Voici ce qui vous a été promis ainsi qu’à tout homme qui revient souvent vers Dieu, qui garde ses commandements,
qui redoute le Miséricordieux en son mystère et qui revient vers lui avec un cœur contrit.
Entrez ici en paix : Voici le Jour de l’éternité ».
Ils trouveront là tout ce qu’ils voudront et il y aura encore davantage auprès de nous.
Combien de générations avons-nous anéanties avant eux ? Elles étaient plus redoutables qu’eux. Parcourez la terre… Trouverez-vous un refuge quelque part ?
Voici vraiment un Rappel pour celui qui a un cœur, pour celui qui prête l’oreille et qui est témoin.
Nous avons créé en six jours les cieux, la terre et ce qui se trouve entre les deux, sans éprouver aucune fatigue.
Supporte patiemment ce qu’ils disent ; célèbre les louanges de ton Seigneur, avant le lever du soleil et avant son coucher.
Célèbre ses louanges une partie de la nuit et après la prosternation.
Écoute !... Le Jour où le crieur criera d’un endroit proche,
le Jour où ils entendront en toute Vérité le Cri, ce sera le Jour de la Résurrection !
Oui, c’est nous qui faisons vivre et qui faisons mourir. Le Retour sera vers nous
le Jour où la terre se fendra soudain devant eux : voilà un rassemblement qui nous sera facile.
Nous savons parfaitement ce qu’ils disent. Tu n’es pas pour eux un tyran. Avertis donc, par le Coran, celui qui redoute ma menace.
Par ceux qui se déplacent rapidement !
Par ceux qui transportent une charge !
Par ceux qui courent avec agilité !
Par ceux qui transmettent un ordre !
Ce qui vous est promis est vrai.
Oui, le Jugement est inéluctable.
Par le ciel traversé de raies !
Vous êtes divisés au sujet d’une parole
dont se détourne l’insensé.
Que les menteurs soient tués,
eux qui se trouvent dans un abîme d’ignorance.
Ils demandent : « Quand donc arrivera le Jour du Jugement ? »
Le Jour où ils seront éprouvés dans le Feu :
« Goûtez votre épreuve ! Voici ce dont vous vouliez hâter la venue ! »
Ceux qui craignent Dieu demeureront au milieu de Jardins et de sources,
jouissant de ce que leur Seigneur leur donnera. Ils étaient auparavant parmi ceux qui faisaient le bien :
ils dormaient peu la nuit ;
ils imploraient, dès l’aube, le pardon de Dieu.
Une partie de leurs biens revenait de droit au mendiant et au déshérité.
Il y a sur la terre et en vous-mêmes des Signes pour ceux qui croient fermement.
Ne les voyez-vous pas ?
Il y a dans le ciel les biens qui vous sont destinés et aussi ce dont vous êtes menacés.
Par le Seigneur du ciel et de la terre : c’est là une Vérité, comme le fait que vous parlez.
L’histoire des hôtes d’honneur d’Abraham ne t’est-elle pas parvenue ?
Ils entrèrent chez lui et ils dirent : « Salut ! »… Abraham dit : « Salut ! Ô gens inconnus ! »
Il alla discrètement trouver les siens, puis il revint avec un veau gras.
Il le leur présenta en disant : « Ne mangerez-vous pas ? »
Il avait peur d’eux. Ceux-ci dirent : « Ne crains pas ! » et ils lui annoncèrent la bonne nouvelle d’un garçon instruit.
Sa femme s’avança en criant ; elle se frappait le visage et elle disait : « Une vieille femme stérile ?... »
Ils dirent : « Ton Seigneur a parlé ainsi ; il est, en vérité, le Sage, celui qui sait ».
Abraham dit : « Ô vous, les Envoyés ! Quelle est donc votre mission ? »
Ils dirent : « Nous sommes envoyés à un peuple criminel
pour lancer contre eux des pierres d’argile
marquées auprès de ton Seigneur à l’intention des pervers ».
Nous avons fait sortir de cette cité les croyants qui y demeuraient.
Nous n’y avons trouvé qu’une seule maison habitée par des gens soumis à Dieu.
Nous avons laissé là un Signe pour ceux qui redoutent le châtiment douloureux,
comme nous l’avons fait pour Moïse, lorsque nous l’avons envoyé à Pharaon avec un pouvoir incontestable
et que, sûr de sa puissance, Pharaon se détourna et dit : « C’est un magicien ou un possédé ! »
Nous les avons saisis, lui et ses armées, puis nous les avons jetés dans l’abîme tandis qu’il se blâmait lui-même.
Il en fut ainsi pour les ‘Ad, lorsque nous avons envoyé contre eux un vent dévastateur
qui ne laissait rien sur son passage sans l’avoir réduit en cendres.
Il en fut de même pour les Thamoud, lorsqu’on leur dit : « Jouissez quelque temps de ce monde ! »
Ils transgressèrent l’ordre de leur Seigneur : la foudre les saisit, tandis qu’ils regardaient.
Ils ne purent alors ni se tenir debout, ni s’abriter.
Il en fut de même auparavant pour le peuple de Noé : C’étaient des gens pervers.
Et le ciel ? Nous l’avons solidement construit et nous lui avons donné de vastes proportions.
Et la terre ? Nous l’avons déployée comme un tapis, et nous l’avons parfaitement étendue.
Nous avons créé un couple de chaque chose. — Peut-être réfléchirez-vous ? —
Fuyez auprès de Dieu ! Oui, je suis pour vous et de sa part un avertisseur explicite.
Ne placez pas une autre divinité à côté de Dieu ! Oui, je suis pour vous et de sa part un avertisseur explicite.
Il en est ainsi : nul prophète n’est venu aux hommes qui vécurent autrefois sans qu’ils aient dit : « C’est un magicien ou un possédé ! »
Cette formule a-t-elle été léguée à la génération présente ? C’est un peuple rebelle !
Détourne-toi d’eux ; tu n’en seras pas blâmé.
Avertis les hommes, car le Rappel est utile aux croyants.
Je n’ai créé les Djinns et les hommes que pour qu’ils m’adorent.
Je n’attends aucun don de leur part. Je ne désire pas qu’ils me nourrissent.
Dieu est le Dispensateur de tous les biens ; il est le Maître inébranlable de la force.
Tous ceux qui auront fait le mal devront rendre compte de péchés semblables à ceux des autres hommes. Qu’ils ne cherchent donc pas à hâter le Jugement.
Malheur aux incrédules, à cause du Jour dont ils sont menacés !
Par le Mont !
Par un Livre écrit
sur un parchemin déployé !
Par la Maison peuplée !
Par la voûte élevée !
Par la mer en ébullition !
Le châtiment de ton Seigneur est inéluctable ;
nul ne pourra le repousser,
le Jour où le ciel sera agité d’un tourbillonnement,
tandis que les montagnes se mettront en marche.
Malheur, ce Jour-là, à ceux qui crient au mensonge
et à ceux qui sont plongés dans les divertissements !
Ce Jour-là, ils seront poussés brutalement dans le Feu de la Géhenne :
« Voici ce Feu que vous traitiez de mensonge !
Est-ce donc de la magie ou ne voyez-vous rien ?
Affrontez-le ! Supportez-le ou ne le supportez pas, cela revient au même pour vous. Vous n’êtes rétribués que pour ce que vous avez fait ! »
Oui, ceux qui craignent Dieu seront dans des Jardins, au sein de la félicité,
jouissant de ce que leur Seigneur leur aura donné. — Leur Seigneur leur a épargné le châtiment de la Fournaise —
« Mangez et buvez en paix — en récompense de vos actions —
accoudés sur des lits de repos bien alignés ». Nous leur donnerons pour épouses des Houris aux grands yeux.
Quant aux croyants dont les enfants ont adopté la foi, nous les réunirons avec leur postérité. Nous ne leur retirerons rien de leurs œuvres. Tout homme est tenu pour responsable de ce qu’il a accompli.
Nous leur procurerons les fruits et la viande qu’ils désirent.
Ils se passeront les uns aux autres des coupes dont le contenu ne provoque ni paroles vaines, ni péché.
Des jeunes gens placés à leur service circuleront parmi eux semblables à des perles cachées.
Ils se tourneront les uns vers les autres en s’interrogeant ;
ils diront : « Nous étions autrefois angoissés en pensant à notre famille.
Dieu nous a favorisés ; il nous a épargné le châtiment de la Fournaise ardente.
Nous l’invoquions déjà : il est le Très-Bon, le Miséricordieux ».
Invoque-moi donc ! Tu n’es, par la grâce de ton Seigneur, ni un devin, ni un homme possédé !
Diront-ils : « C’est un poète ! Nous attendons pour lui les vicissitudes du trépas » ?
Dis : « Attendez ! Je suis avec vous, parmi ceux qui attendent ! »
Leurs songes leur ordonnent-ils de parler ainsi, ou sont-ils des gens rebelles ?
Diront-ils : « Il a inventé cela ! » Non !... Mais ils ne croient pas.
Qu’ils apportent donc un récit semblable à celui-ci, s’ils sont sincères.
Ont-ils été créés de rien ou sont-ils leurs propres créateurs ?
Ont-ils créé les cieux et la terre ? Non, ils ne sont pas convaincus !
Ont-ils à leur disposition les trésors de ton Seigneur, ou bien en sont-ils les intendants ?
Possèdent-ils une échelle pour aller écouter ?... Que celui d’entre eux qui écoute en apporte donc une preuve irréfutable !
Dieu aurait-il des filles, et vous, des fils ?
Leur demandes-tu un salaire ? Ils seraient alors chargés de lourdes dettes !
Connaissent-ils le mystère incommunicable de telle sorte qu’ils le consignent dans un Livre ?
Veulent-ils tramer une ruse ? Ce sont les incrédules qui seront eux-mêmes trompés !
Ont-ils une divinité autre que Dieu ? Gloire à Dieu, très éloigné de ce qu’ils lui associent !
S’ils voyaient un pan du ciel s’écrouler, ils diraient : « Ce sont des nuages amoncelés ».
Laisse-les donc jusqu’à ce qu’ils rencontrent le Jour où ils seront foudroyés ;
le Jour où leur ruse leur sera inutile, le Jour où ils ne seront pas secourus.
Les injustes subiront certainement un châtiment avant celui-ci ; mais la plupart d’entre eux ne savent rien.
Supporte le Jugement de ton Seigneur, car tu es sous nos yeux. Célèbre les louanges de ton Seigneur, quand tu te lèves.
Glorifie-le une partie de la nuit et au déclin des étoiles !
Par l’étoile lorsqu’elle disparaît !
Votre compagnon n’est pas égaré ; il n’est pas dans l’erreur ;
il ne parle pas sous l’empire de la passion.
C'est seulement une Révélation qui lui a été inspirée.
Le Puissant, le Fort la lui a fait connaître.
Celui qui possède la force s’est tenu en majesté,
alors qu’il se trouvait à l’horizon suprême ;
puis il s’approcha et il demeura suspendu.
Il était à une distance de deux portées d’arc — ou moins encore —
et il révéla à son serviteur ce qu’il lui révéla.
Le cœur n’a pas inventé ce qu’il a vu.
Allez-vous donc élever des doutes sur ce qu’il voit ?
Il l’a vu, en vérité, une autre fois
à côté du jujubier de la limite
auprès duquel se trouve le Jardin de la Demeure ;
au moment où le jujubier était enveloppé par ce qui le couvrait.
Son regard ne dévia pas et ne fut pas abusé.
Il a vu les plus grands Signes de son Seigneur.
Avez-vous considéré al Lat et al ‘Uzza,
et l’autre, Manat, la troisième ?
Le mâle est-il pour vous, et pour lui, la fille ?
Quel partage inique !
Ce ne sont vraiment que des noms que vous et vos pères leur avez attribués. Dieu ne leur a accordé aucun pouvoir. Vos pères ne suivent qu’une conjecture et ce qui passionne les âmes, alors que la Direction de leur Seigneur leur est parvenue.
L’homme aura-t-il ce qu’il désire ?
La vie dernière, comme la première, appartient à Dieu.
Que d’anges dans les cieux dont l’intercession sera inutile, sinon après que Dieu l’aura permise pour qui il voudra et avec son agrément.
Ceux qui ne croient pas à la vie future donnent aux anges des noms de femmes.
Ils n’en ont aucune connaissance ; ils suivent une simple conjecture. La conjecture ne sert à rien contre la Vérité.
Écarte-toi donc de celui qui tourne le dos à notre Rappel et qui ne désire que la vie de ce monde.
Voilà toute l’étendue de leur science ! Oui, ton Seigneur connaît parfaitement celui qui s’égare hors de son chemin et il connaît celui qui est bien dirigé.
Tout ce qui existe dans les cieux et sur la terre appartient à Dieu afin qu’il rétribue ceux qui font le mal d’après leurs actes et qu’il rétribue ceux qui font le bien en leur accordant une très belle récompense.
Ton Seigneur accorde largement son pardon à ceux qui évitent les plus grands péchés et les turpitudes, et à ceux qui ne commettent que des fautes légères. Il vous connaissait parfaitement, lorsqu’il vous a créés de la terre et lorsque vous étiez encore des embryons dans les entrailles de vos mères. Ne croyez pas à votre propre pureté ; c’est lui qui connaît ceux qui le craignent.
As-tu vu celui qui a tourné le dos ?
Il a peu donné, il s’est montré avare.
Détient-il la science du mystère qui lui permettrait de le voir ?
N’a-t-il pas été informé de ce que contiennent les pages de Moïse
et celles d’Abraham qui fut très fidèle ?
Nul ne sera chargé du fardeau d’un autre.
L’homme ne possédera que ce qu’il aura acquis par ses efforts.
Son effort sera reconnu
et il sera, ensuite, pleinement récompensé.
Tout revient à ton Seigneur :
C’est lui qui fait rire et pleurer ;
c’est lui qui fait vivre et mourir.
Il a créé le couple, mâle et femelle,
d’une goutte de sperme, après qu’elle a été semée ;
la seconde création lui incombe aussi.
Il est, en vérité, celui qui pourvoit aux besoins de l’homme et qui l’enrichit.
Il est le Seigneur de Sirius.
C’est lui qui a anéanti les anciens ‘Ad,
les Thamoud — il n’en a rien laissé —
et, avant cela, le peuple de Noé — ces gens étaient injustes et rebelles —
Il a fait tomber la cité renversée ;
il l’a recouverte de ce qui devait la recouvrir.
Quel est celui des bienfaits de ton Seigneur que tu veux contester ?
Voici un avertissement parmi les anciens avertissements.
Celle qui doit approcher, approche.
Nul, en dehors de Dieu, ne peut en dévoiler le mystère.
N’êtes-vous pas étonnés par ce discours ?
Allez-vous rire et ne pas pleurer ?
Vous êtes complètement insensibles.
Mais prosternez-vous devant Dieu et adorez-le…
L’Heure approche et la lune se fend !
S’ils voient un Signe, ils s’écartent en disant : « C’est une magie continuelle ! »
Ils crient au mensonge ; ils suivent leurs passions ; mais tout décret est immuable.
Cependant, plusieurs des prophéties qui leur sont parvenues contiennent des menaces
ainsi qu’une Sagesse persuasive. Les avertissements leur sont inutiles,
détourne-toi d’eux. Le Jour où le crieur les appellera à quelque chose d’atroce,
ils sortiront des tombes, les yeux baissés. Ils seront semblables à des sauterelles éparpillées
et ils se précipiteront vers celui qui les aura appelés. Les incrédules diront alors : « Voici un Jour difficile ! »
Le peuple de Noé, avant eux, avait crié au mensonge. Ils avaient traité notre serviteur de menteur ; ils avaient dit : « C’est un possédé ! » mais il fut soustrait à leurs attaques.
Il invoqua son Seigneur : « Je suis vaincu ! Délivre-moi »
Nous avons ouvert les portes du ciel à une eau torrentielle.
Nous avons fait jaillir les sources de la terre ; les eaux se mêlèrent d’après un ordre décrété.
Nous avons porté Noé sur un assemblage de planches et de fibres de palmiers.
Il vogua sous nos yeux : ce fut une récompense pour celui qui avait été renié.
Nous l’avons laissé comme un Signe. Y a-t-il quelqu’un pour s’en souvenir ?
Comme j’ai châtié et comme j’avais averti !
Oui, nous avons facilité la compréhension du Coran en vue du Rappel. Y a-t-il quelqu’un pour s’en souvenir ?
Les ‘Ad ont crié au mensonge : — Comme j’ai châtié et comme j’avais averti ! —
nous avons déchaîné contre eux un vent mugissant en un jour interminable et funeste.
Ce vent arrachait les hommes comme s’ils avaient été des souches de palmiers déracinés.
Comme j’ai châtié et comme j’avais averti !
Oui, nous avons facilité la compréhension du Coran en vue du Rappel. Y a-t-il quelqu’un pour s’en souvenir ?
Les Thamoud ont traité de mensonges les avertissements ;
ils ont dit : « Allons-nous donc suivre un seul mortel, pris parmi nous ? Nous serions alors plongés dans l’égarement et la folie.
Le Rappel a-t-il été lancé sur lui quand il se trouvait parmi nous ? Mais non ! C’est un imposteur, un insolent ! »
Ils sauront demain qui est l’imposteur et l’insolent !
Oui, nous leur enverrons la chamelle, comme une tentation pour eux ; guette-les et sois patient !
Annonce-leur que l’eau doit être partagée entre eux et qu’il appartient à chacun de boire à son tour.
Ils appelèrent alors leur compagnon. Celui-ci prit son couteau et trancha les jarrets de la chamelle.
— Comme j’ai châtié et comme j’avais averti ! —
Nous avons envoyé contre eux un seul Cri et ils devinrent semblables à l’herbe desséchée d’un enclos.
Oui, nous avons facilité la compréhension du Coran en vue du Rappel. Y a-t-il quelqu’un pour s’en souvenir ?
Le peuple de Loth a traité les avertissements de mensonges.
Nous avons déchaîné contre eux un ouragan. Nous avons épargné la famille de Loth : nous l’avons sauvée à l’aube :
ce fut une faveur de notre part : voici comment nous récompensons ceux qui sont reconnaissants.
Loth les avait prévenus de notre violence, mais ils avaient discuté ses avertissements.
Ils auraient voulu abuser de ses hôtes, mais nous avons frappé leurs yeux de cécité — Goûtez donc mon châtiment et mes avertissements ! —
et dès l’aube, un tourment était prêt à fondre sur eux.
— Goûtez donc mon châtiment et mes avertissements ! —
Oui, nous avons facilité la compréhension du Coran en vue du Rappel. Y a-t-il quelqu’un pour s’en souvenir ?
Les avertissements sont parvenus aux gens de Pharaon.
Ils ont traité tous nos signes de mensonges. Nous les avons saisis, comme peut le faire un puissant, un omnipotent !
Vos incrédules sont-ils meilleurs que ceux-là ? Ou bien détenez-vous une immunité grâce aux Écritures ?
Ils diront encore : « Nous formons une assemblée victorieuse ! »
Cette assemblée sera dispersée et ils tourneront le dos.
Mais l’Heure sera celle de leur rendez-vous ; l’Heure très douloureuse et très amère.
Les pécheurs se trouvent dans l’égarement et la folie.
Le Jour où ils seront traînés sur la face dans la direction du Feu, on leur dira : « Goûtez le contact du Feu ardent ! »
Oui, nous avons créé toute chose d’après un décret.
Notre Ordre est une seule parole, il est prompt comme un clin d’œil.
Nous avons anéanti vos sectateurs. Y a-t-il quelqu’un pour s’en souvenir ?
Toutes leurs actions sont consignées dans les Livres.
Chaque chose, petite ou grande, est inscrite.
Oui, ceux qui craignent Dieu demeureront dans des Jardins, au bord des fleuves,
dans un séjour de Vérité, auprès d’un Roi tout-puissant.
Le Miséricordieux
a fait connaître le Coran.
Il a créé l’homme ;
il lui a appris à s’exprimer.
Le soleil et la lune se meuvent d’après un calcul.
L’étoile et l’arbre se prosternent.
Il a élevé le ciel. Il a établi la balance :
ne fraudez pas sur le poids ;
évaluez la pesée avec exactitude ; ne faussez pas la balance.
Il a établi la terre pour l’humanité.
On y trouve des fruits et des palmiers aux fruits recouverts d’une enveloppe ;
les grains dans leurs épis et la plante aromatique.
Quel est donc celui des bienfaits de votre Seigneur que, tous deux, vous nierez ?
Il a créé l’homme d’argile, comme la poterie ;
Il a créé les Djinns d’un feu pur.
Quel est donc celui des bienfaits de votre Seigneur que, tous deux, vous nierez ?
Il est le Seigneur des deux Orients et le Seigneur des deux couchants.
Quel est donc celui des bienfaits de votre Seigneur que, tous deux, vous nierez ?
Il a fait confluer les deux mers pour qu’elles se rencontrent ;
mais elles ne dépassent pas une barrière située entre elles.
Quel est donc celui des bienfaits de votre Seigneur que, tous deux, vous nierez ?
Les perles et le corail proviennent de ces deux mers.
Quel est donc celui des bienfaits de votre Seigneur que, tous deux, vous nierez ?
Les vaisseaux, élevés sur la mer comme des montagnes, sont à lui.
Quel est donc celui des bienfaits de votre Seigneur que, tous deux, vous nierez ?
Tout ce qui se trouve sur la terre disparaîtra.
La face de ton Seigneur subsiste, pleine de majesté et de munificence.
Quel est donc celui des bienfaits de votre Seigneur que, tous deux, vous nierez ?
Tout ce qui existe dans les cieux et sur la terre l’implore. Il crée chaque jour quelque chose de nouveau.
Quel est donc celui des bienfaits de votre Seigneur que, tous deux, vous nierez ?
Nous allons bientôt nous occuper exclusivement de vous, ô vous, les deux charges !
Quel est donc celui des bienfaits de votre Seigneur que, tous deux, vous nierez ?
Ô peuple des Djinns et des hommes ! Si vous pouvez passer à travers les espaces des cieux et de la terre, faites-le ! Mais vous ne les traverserez qu’à l’aide d’un pouvoir…
Quel est donc celui des bienfaits de votre Seigneur que, tous deux, vous nierez ?
On lancera, contre vous deux, des jets de feu et d’airain fondu et vous ne serez pas secourus.
Quel est donc celui des bienfaits de votre Seigneur que, tous deux, vous nierez ?
Quand le ciel se fendra, il deviendra écarlate comme le cuir rouge.
Quel est donc celui des bienfaits de votre Seigneur que, tous deux, vous nierez ?
Ce Jour-là, nul homme et nul djinn ne sera plus interrogé sur ses péchés.
Quel est donc celui des bienfaits de votre Seigneur que, tous deux, vous nierez ?
Les pécheurs seront reconnus à leurs marques et on les saisira par les cheveux et les pieds.
Quel est donc celui des bienfaits de votre Seigneur que, tous deux, vous nierez ?
Voilà la Géhenne que les coupables traitaient de mensonge.
Ils ne feront qu’aller et venir entre celle-ci et une eau bouillante.
Quel est donc celui des bienfaits de votre Seigneur que, tous deux, vous nierez ?
Il y aura deux Jardins destinés à celui qui redoutait le lieu où se dressera son Seigneur.
Quel est donc celui des bienfaits de votre Seigneur que, tous deux, vous nierez ?
Deux Jardins pleins de floraison.
Quel est donc celui des bienfaits de votre Seigneur que, tous deux, vous nierez ?
Où coulent deux sources.
Quel est donc celui des bienfaits de votre Seigneur que, tous deux, vous nierez ?
Où il y aura toutes les espèces de fruits.
Quel est donc celui des bienfaits de votre Seigneur que, tous deux, vous nierez ?
Ils seront accoudés sur des tapis aux revers de brocart et les fruits des deux Jardins seront à leur portée.
Quel est donc celui des bienfaits de votre Seigneur que, tous deux, vous nierez ?
Là, ils rencontreront celles dont les regards sont chastes et que ni homme ni djinn n’a jamais touchées avant eux.
Quel est donc celui des bienfaits de votre Seigneur que, tous deux, vous nierez ?
Elles seront semblables au rubis et au corail.
Quel est donc celui des bienfaits de votre Seigneur que, tous deux, vous nierez ?
La récompense du bien est-elle autre chose que le bien ?
Quel est donc celui des bienfaits de votre Seigneur que, tous deux, vous nierez ?
Il y aura deux autres Jardins en deçà de ces deux-là.
Quel est donc celui des bienfaits de votre Seigneur que, tous deux, vous nierez ?
Deux Jardins ombragés.
Quel est donc celui des bienfaits de votre Seigneur que, tous deux, vous nierez ?
Dans lesquels jaillissent deux sources.
Quel est donc celui des bienfaits de votre Seigneur que, tous deux, vous nierez ?
Ces deux Jardins contiennent des fruits, des palmiers, des grenadiers.
Quel est donc celui des bienfaits de votre Seigneur que, tous deux, vous nierez ?
Il y aura là des vierges bonnes et belles.
Quel est donc celui des bienfaits de votre Seigneur que, tous deux, vous nierez ?
Des Houris qui vivent retirées sous leurs tentes.
Quel est donc celui des bienfaits de votre Seigneur que, tous deux, vous nierez ?
Que ni homme ni djinn, n’a jamais touchées avant eux.
Quel est donc celui des bienfaits de votre Seigneur que, tous deux, vous nierez ?
Ils seront accoudés sur des coussins verts et sur de beaux tapis.
Quel est donc celui des bienfaits de votre Seigneur que, tous deux, vous nierez ?
Béni soit le Nom de ton Seigneur plein de majesté et de munificence.
Lorsque celle qui est inéluctable surviendra,
nul ne traitera sa venue de mensonge.
Elle abaissera et elle exaltera !
Lorsque la terre sera violemment secouée,
lorsque les montagnes seront mises en marche
et qu’elles seront une poussière disséminée
vous formerez trois groupes :
Les compagnons de la droite ! — Quels sont donc les compagnons de la droite ? —
Les compagnons de la gauche ! — Quels sont donc les compagnons de la gauche ? —
Et les premiers arrivés qui seront bien les premiers,
voilà ceux qui seront les plus proches de Dieu,
dans les Jardins du délice :
il y en aura une multitude parmi les premiers
et un petit nombre parmi les derniers arrivés ;
placés côte à côte sur des lits de repos,
ils seront accoudés, se faisant vis-à-vis.
Des éphèbes immortels circuleront autour d’eux
portant des cratères, des aiguières et des coupes remplies d’un breuvage limpide
dont ils ne seront ni excédés, ni enivrés ;
les fruits de leur choix
et la chair des oiseaux qu’ils désireront.
Il y aura là des Houris aux grands yeux,
semblables à la perle cachée,
en récompense de leurs œuvres.
Ils n’entendront là ni parole futile, ni incitation au péché,
mais une seule parole : « Paix !... Paix… »
Les compagnons de la droite ! — Quels sont donc les compagnons de la droite ? —
Ils se tiendront au milieu de jujubiers sans épines
et d’acacias bien alignés.
Ils jouiront de spacieux ombrages,
d’une eau courante,
de fruits abondants
non cueillis à l’avance, ni interdits.
Ils se reposeront sur des lits élevés.
C’est nous, en vérité, qui avons créé les Houris d’une façon parfaite.
Nous les avons faites vierges,
aimantes et d’égale jeunesse
pour les compagnons de la droite.
Il y aura une multitude d’élus parmi les premiers arrivés
et une multitude parmi les derniers.
Les compagnons de la gauche ! — Quels sont donc les compagnons de la gauche ?
Ils seront exposés à un souffle brûlant, dans une eau bouillante,
sous une ombre de fumée chaude,
ni fraîche, ni bienfaisante.
Ils vivaient auparavant dans le luxe ;
ils persistaient dans le grand péché ;
ils disaient : « Lorsque nous serons morts, que nous serons poussière et ossements, serons-nous vraiment ressuscités ?
Est-ce que nos premiers ancêtres...? »
Dis : « En vérité, les premiers et les derniers
seront réunis à un moment fixé d’un Jour connu ».
Oui, vraiment, ô vous, les égarés, les négateurs !
Vous mangerez les fruits de l’arbre Zaqqoum ;
vous vous en emplirez le ventre ;
vous boirez ensuite de l’eau bouillante ;
vous boirez comme des chameaux altérés.
— Tel sera leur partage, le Jour du Jugement —
C’est nous qui vous avons créés. — Si seulement vous déclariez la vérité ! —
Ne voyez-vous pas comment vous engendrez ?
Est-ce vous qui créez cela, ou bien en sommes-nous les Créateurs ?
Nous avons décrété la mort pour vous, — personne ne peut nous devancer —
afin de vous remplacer par des êtres semblables à vous et vous faire renaître dans un état que vous ignorez.
Vous connaissez certainement la première naissance ; si seulement vous réfléchissiez !
Avez-vous considéré ce que vous cultivez ?
Est-ce vous qui ensemencez, ou bien sommes-nous les semeurs ?
Si nous le voulions, nous le rendrions complètement sec ; et vous continueriez à plaisanter ?
« Nous voilà endettés,
ou plutôt déshérités ! »
Avez-vous considéré l’eau que vous buvez ?
Est-ce vous qui l’avez fait descendre des nuages ? Ou bien sommes-nous ceux qui la faisons descendre ?
Si nous le voulions, nous la rendrions saumâtre. — Si seulement vous étiez reconnaissants ! —
Avez-vous considéré le feu que vous obtenez par frottement ?
Est-ce vous qui en faites croître le bois ? Ou bien en sommes-nous les producteurs ?
Nous avons fait tout cela comme un Rappel et une chose utile pour les voyageurs du désert.
Glorifie donc le Nom de ton Seigneur, le Très-Grand.
Non !... J’en jure par les couchers des étoiles :
— et c’est là un serment solennel, si seulement vous saviez ! —
Voici, en vérité, un noble Coran,
contenu dans un Livre caché.
Ceux qui sont purs peuvent seuls le toucher.
C’est une Révélation du Seigneur des mondes !
Tenez-vous ce discours en suspicion ?
Témoignerez-vous votre reconnaissance en criant au mensonge ?
Lorsque l’âme remonte au gosier d’un moribond,
et qu’à ce moment-là, vous le regardez,
nous sommes plus près de lui, que vous qui l’entourez et vous ne vous en apercevez pas.
Mais si vous n’êtes pas au nombre de ceux qui doivent être jugés,
pourquoi ne feriez-vous pas revenir cette âme, si vous êtes véridiques ?
Si cet homme est au nombre de ceux qui sont proches de Dieu,
il trouvera le repos, les parfums et les Jardins du Délice.
S’il est au nombre des compagnons de la droite :
« Paix à toi !... Tu es avec les compagnons de la droite ».
Mais s’il est au nombre des négateurs égarés,
un séjour dans l’eau bouillante
et l’exposition dans la Fournaise lui sont destinés.
Ceci est la Vérité absolue !
Glorifie le Nom de ton Seigneur, le Très-Grand !
Ce qui est dans les cieux et sur la terre, célèbre les louanges de Dieu. Il est le Tout-Puissant, le Sage.
La Royauté des cieux et de la terre lui appartient. Il fait vivre et il fait mourir, il est puissant sur toute chose.
Il est le Premier et le Dernier. Celui qui est apparent et celui qui est caché. Il connaît parfaitement toute chose.
C’est lui qui a créé les cieux et la terre en six jours. Il s’est ensuite assis en majesté sur le Trône. Il connaît ce qui pénètre dans la terre et ce qui en sort ; ce qui descend du ciel et ce qui y monte. Où que vous soyez, il est avec vous. Dieu voit parfaitement ce que vous faites.
La Royauté des cieux et de la terre lui appartient. Toute chose retourne à Dieu.
Il fait pénétrer la nuit dans le jour, il fait pénétrer le jour dans la nuit. Il connaît parfaitement le contenu des cœurs.
Croyez en Dieu et en son Prophète. Donnez en aumônes ce dont il vous a fait les dispensateurs. Ceux qui, parmi vous, auront cru et qui auront fait l’aumône, recevront une grande récompense.
Pourquoi ne croyez-vous pas en Dieu, alors que le Prophète vous appelle à croire en votre Seigneur ? Il a vraiment conclu une alliance avec vous, si vous êtes croyants.
C’est lui qui a révélé à son serviteur des Signes clairs pour vous faire sortir des ténèbres vers la lumière. — Dieu est bon et miséricordieux envers vous —
Pourquoi ne dépensez-vous pas vos biens dans le chemin de Dieu, alors que l’héritage des cieux et de la terre revient à Dieu ? Vous n’êtes pas tous semblables : il y en a parmi vous qui ont dépensé leurs biens et qui ont combattu avant la victoire, alors que d’autres ont attendu, pour offrir leurs biens et s’engager dans le combat, que la victoire ait été déjà remportée. Les premiers seront élevés de plusieurs degrés au-dessus des autres. Dieu promet à tous la très belle récompense ; Dieu est parfaitement informé de ce que vous faites.
Celui qui fait un beau prêt à Dieu, Dieu le lui rendra avec abondance,
le Jour où tu verras les croyants et les croyantes entourés de lumière : « Voici une bonne nouvelle pour vous, aujourd’hui : des Jardins où coulent les ruisseaux ; vous y demeurerez immortels ; ce sera un bonheur sans limites ».
Le Jour où les hommes et les femmes hypocrites diront aux croyants : « Attendez-nous, afin que nous prenions de votre lumière », on leur dira : « Repartez chercher de la lumière ! ». Une forte muraille percée d’une porte sera dressée entre eux, à l’intérieur se trouve la miséricorde, tandis qu’à l’extérieur et en face, se trouve le châtiment.
Les hypocrites crieront aux croyants : « N’étions-nous pas avec vous ? » Ceux-ci répondront : « Oui ! Mais vous vous êtes séduits vous-mêmes, vous avez tergiversé et intrigué ; vos désirs vous ont aveuglés jusqu’au moment où l’Ordre de Dieu est venu ; le séducteur vous a trompés sur Dieu. »
Aujourd’hui, on n’acceptera plus de rançon, ni de vous, ni des incrédules. Votre refuge est le Feu ; c’est lui qui est votre compagnon inséparable ». — Quelle détestable fin ! —
Le moment n’est-il pas venu pour les cœurs des croyants de s’humilier en entendant le Rappel de Dieu et ce qui est descendu de la Vérité et de ne plus ressembler à ceux qui avaient autrefois reçu le Livre ? Ceux-ci trouvèrent le temps long ; leurs cœurs s’endurcirent. Beaucoup d’entre eux étaient pervers.
Sachez que Dieu fait revivre la terre morte. Nous vous avons expliqué les Signes. Peut-être comprendrez-vous !
Aux hommes et aux femmes qui s’acquittent de l’aumône, à ceux qui font un beau prêt à Dieu, Dieu le rendra avec abondance ; ils recevront une généreuse récompense.
Les justes sont ceux qui croient en Dieu et en son Prophète ; ils sont les témoins en présence de leur Seigneur ; ils recevront leur récompense et leur lumière. Ceux qui auront été incrédules et qui auront traité nos Signes de mensonges seront les hôtes de la Fournaise.
Sachez que la vie de ce monde n’est que jeu, divertissement, vaine parure, lutte de vanité entre vous, rivalité dans l’abondance des richesses et des enfants. Elle est semblable à une ondée : la végétation qu’elle suscite plaît aux incrédules, puis elle se fane. Tu la vois jaunir et elle devient ensuite sèche et cassante. On trouvera, dans la vie dernière, un terrible châtiment ou bien un pardon de Dieu avec sa satisfaction. La vie de ce monde n’est qu’une jouissance éphémère et trompeuse.
Élancez-vous vers le pardon de votre Seigneur, et vers un Jardin large comme le ciel et la terre, préparé pour ceux qui auront cru en Dieu et en ses prophètes. Telle est la grâce de Dieu ! Il la donne à qui il veut. Dieu est le Maître de la grâce incommensurable !
Nulle calamité n’atteint la terre ni vous-mêmes, sans que cela ne soit écrit dans un Livre, avant même d’être créé. Voilà qui est facile pour Dieu !
Il en est ainsi afin que vous ne soyez pas désespérés en perdant ce qui vous échappe et que vous n’exultiez pas de ce qui vous a été donné. Dieu n’aime pas l’insolent plein de gloriole,
et les avares qui ordonnent l’avarice aux hommes. Que celui qui tourne le dos sache que Dieu se suffit à lui-même et qu’il est digne de louanges !
Nous avons envoyé nos prophètes avec des preuves indubitables. Nous avons fait descendre avec eux le Livre et la balance afin que les hommes observent l’équité. Nous avons fait descendre le fer qui contient pour les hommes un mal terrible et des avantages, afin que Dieu, dans son mystère, connaisse celui qui le secourt, lui et ses prophètes. — Dieu est fort et puissant —
Nous avions envoyé Noé et Abraham et nous avions établi, chez leurs descendants, la prophétie et le Livre. Certains d’entre eux furent bien dirigés, mais la plupart furent pervers.
Nous avons ensuite envoyé sur leurs traces nos autres prophètes et nous avons envoyé après eux Jésus, fils de Marie. Nous lui avons donné l’Évangile. Nous avons établi dans les cœurs de ceux qui le suivent la mansuétude, la compassion et la vie monastique qu’ils ont instaurée — nous ne la leur avions pas prescrite — uniquement poussés par la recherche de la satisfaction de Dieu. Mais ils ne l’ont pas observée comme ils auraient dû le faire. Nous avons donné leur récompense à ceux d’entre eux qui ont cru, alors que beaucoup d’entre eux sont pervers.
Ô vous les croyants ! Craignez Dieu ! Croyez en son Prophète pour que Dieu vous donne une double part de sa miséricorde, qu’Il vous accorde une lumière dans laquelle vous marcherez et qu’Il vous pardonne. — Dieu est celui qui pardonne, Il est miséricordieux —
Pour que les gens sachent qu’ils ne peuvent en rien disposer de la grâce de Dieu. Oui, la grâce est dans la main de Dieu ; Il la donne à qui Il veut. Dieu est le Maître de la grâce incommensurable !
DIEU a entendu les propos de celle qui discutait avec toi au sujet de son époux, et qui se plaignait à Dieu. Dieu entendait votre conversation. — Dieu est celui qui entend et qui voit —
Certains d’entre vous répudient leurs femmes avec la formule : « Sois pour moi comme le dos de ma mère ! » mais celles-ci ne sont pas leurs mères ; seules leurs mères les ont enfantés ; ils prononcent donc une parole blâmable et fausse. — Dieu est celui qui efface les péchés et qui pardonne —
Ceux qui répudient leurs femmes avec la formule : « Sois pour moi comme le dos de ma mère » et qui la répètent, devront affranchir un esclave avant de pratiquer de nouveau la cohabitation. Vous êtes exhortés à agir ainsi. Dieu est parfaitement informé de ce que vous faites.
À quiconque n’en a pas la possibilité incombe un jeûne de deux mois consécutifs avant de pratiquer de nouveau la cohabitation. À quiconque ne le pourrait pas non plus incombe la charge de nourrir soixante pauvres. Il en est ainsi, pour que vous croyiez en Dieu et en son Prophète. Telles sont les lois fixées par Dieu. Les incrédules subiront un châtiment douloureux.
Ceux qui s’opposent à Dieu et à son Prophète seront certainement culbutés comme l’ont été ceux qui vécurent avant eux. Nous avons fait descendre des Signes clairs. Les incrédules subiront un châtiment avilissant,
le Jour où Dieu les ressuscitera tous et leur fera connaître leurs œuvres : Dieu en aura fait le compte alors qu’ils les ont oubliées. Dieu est Témoin de toute chose.
Ne vois-tu pas que Dieu sait parfaitement ce qui est dans les cieux et ce qui est sur la terre ? Il n’y a pas d’entretien à trois où il ne soit le quatrième, ni à cinq où il ne soit le sixième. Qu’ils soient moins ou plus nombreux, il est avec eux là où ils se trouvent ; puis, le Jour du Jugement, il leur fera connaître ce qu’ils ont fait. — En vérité, Dieu sait tout ! —
N’as-tu pas vu ceux auxquels on avait interdit les entretiens secrets ? Ils ont recommencé ce qui leur avait été interdit ; ils tiennent des conciliabules ; ils se rendent coupables de péchés, de transgressions, et de désobéissance au Prophète. Lorsqu’ils viennent à toi, ils t’adressent une salutation qui n’est pas celle que Dieu t’adresse. Ils disent en eux-mêmes : « Que Dieu ne nous châtie pas pour ce que nous disons ! ». La Géhenne leur suffira ; ils y tomberont ! Quelle détestable fin !
Ô vous qui croyez ! Lorsque vous participez à des entretiens secrets, évitez les péchés, les transgressions et de désobéir au Prophète. Entretenez-vous de bonté et de piété. Craignez Dieu ! Vous serez rassemblés devant lui.
L’entretien secret provient du Démon qui veut affliger les croyants. Mais il ne peut en rien leur nuire sans la permission de Dieu. Que les croyants se confient donc en Dieu !
Ô vous qui croyez ! Lorsque l’on vous dit : « Faites place aux autres dans les assemblées », exécutez-vous et Dieu vous ménagera une place. Quand on vous dit : « Levez-vous ! » faites-le ! Dieu placera sur des degrés élevés ceux d’entre vous qui croient et ceux qui auront reçu la Science. — Dieu est parfaitement informé de ce que vous faites —
Ô vous qui croyez ! Lorsque vous avez un entretien privé avec le Prophète, faites-le précéder d’une aumône ; c’est préférable pour vous, et plus pur. Si vous ne trouvez pas les moyens de le faire, sachez que Dieu est celui qui pardonne, qu’il est miséricordieux !
Appréhendez-vous de faire précéder d’aumônes votre entretien ? mais, quand vous ne le faites pas, et que Dieu accueille votre repentir, acquittez-vous alors de la prière, faites l’aumône, obéissez à Dieu et à son Prophète. Dieu est parfaitement informé de ce que vous faites.
N’as-tu pas vu ceux qui ont pris pour maîtres des gens contre lesquels Dieu est courroucé, et qui ne sont ni des vôtres, ni des leurs ? Ils prononcent de faux serments, alors qu’ils savent !
Dieu leur a préparé un terrible châtiment. Leurs œuvres sont très mauvaises.
Ils prennent leurs serments comme sauvegarde, mais ils écartent les hommes du chemin de Dieu. Un châtiment avilissant leur est destiné.
Ni leurs richesses, ni leurs enfants ne leur serviront en quoi que ce soit contre Dieu : voilà les hôtes du Feu ; ils y demeureront immortels.
Le Jour où Dieu les ressuscitera tous, ils lui feront des serments comme ils vous faisaient des serments, pensant ainsi s’appuyer sur quelque chose de solide. Ne sont-ils pas menteurs ?
Le Démon les a dominés ; il leur a fait oublier le Rappel de Dieu. Tels sont les partisans du Démon. Les partisans du Démon ne sont-ils pas perdus ? 
Oui, ceux qui s’opposent à Dieu et à son Prophète, voilà ceux qui seront les plus humiliés.
Dieu a écrit : « Moi et mes prophètes, nous vaincrons sûrement ! » Dieu est fort et puissant. 
Tu ne trouveras pas de gens, croyant en Dieu et au Jour dernier, et témoignant de l’affection à ceux qui s’opposent à Dieu et à son Prophète ; seraient-ils leurs pères, leurs fils, leurs frères ou appartiendraient-ils à leur clan. Dieu a inscrit la foi dans leurs cœurs et il les a fortifiés par un Esprit émanant de lui. Il les fera entrer dans des Jardins où coulent les ruisseaux. Ils y demeureront immortels. Dieu est satisfait d’eux, ils sont satisfaits de lui. Tels sont les partisans de Dieu. Les partisans de Dieu ne sont-ils pas les gagnants ?
Ce qui est dans les cieux et ce qui et sur la terre célèbre les louanges de Dieu. Il est le Tout-Puissant, le Sage.
C’est lui qui, dès le premier rassemblement, a chassé de leurs demeures ceux qui, parmi les gens du Livre, étaient incrédules. Vous ne pensiez pas qu’ils partiraient et ils s’imaginaient que leurs forteresses les défendraient contre Dieu. Mais Dieu les a saisis par où ils ne s’y attendaient pas. Il a jeté l’effroi dans leurs cœurs. Ils ont alors démoli leurs maisons de leurs propres mains et avec l’aide des croyants. Tirez donc une leçon de cela, ô vous qui êtes doués d’intelligence !
Si Dieu n’avait pas décrété leur bannissement, il les aurait certainement châtiés en ce monde ; mais ils subiront dans la vie future le châtiment du Feu.
Il en est ainsi, parce qu’ils se sont séparés de Dieu et de son Prophète. Dieu est terrible dans son châtiment envers quiconque se sépare de Dieu.
Soit que vous coupiez un palmier, soit que vous le laissiez debout, c’est avec la permission de Dieu et pour confondre les pervers.
Vous n’avez fourni ni chevaux, ni montures pour vous emparer du butin pris sur eux et que Dieu destine à son Prophète. Dieu donne pouvoir à ses prophètes sur qui il veut. Dieu est puissant sur toute chose !
Ce que Dieu a octroyé à son Prophète comme butin pris sur les habitants des cités appartient à Dieu et à son Prophète, à ses proches, aux orphelins, aux pauvres, au voyageur, afin que ce ne soit pas attribué à ceux d’entre vous qui sont riches. Prenez ce que le Prophète vous donne, et abstenez-vous de ce qu’il vous interdit. Craignez Dieu ! Dieu est terrible dans son châtiment !
Le butin est destiné aux émigrés qui sont pauvres, qui ont été expulsés de leurs maisons et privés de leurs biens tandis qu’ils recherchaient une faveur de Dieu et sa satisfaction et qu’ils portaient secours à Dieu et à son Prophète ; — ceux-là sont les véridiques ! —
à ceux qui s’étaient établis avant eux en cette demeure et dans la foi ; à ceux qui aiment celui qui émigre vers eux. Ils ne trouvent dans leurs cœurs aucune envie pour ce qui a été donné à ces émigrés. Ils les préfèrent à eux-mêmes, malgré leur pauvreté. Celui qui se garde contre sa propre avidité... — Ceux-là sont les bienheureux —
Le butin est destiné à ceux qui sont venus après eux en disant : « Notre Seigneur ! Pardonne-nous ainsi qu’à nos frères qui nous ont précédés dans la foi. Ne mets pas dans nos cœurs de rancune envers les croyants. Notre Seigneur ! Tu es, en vérité, bon et miséricordieux ! »
Ne vois-tu pas les hypocrites ? Ils disent à ceux de leurs frères qui sont incrédules, parmi les gens du Livre : « Si vous êtes expulsés, nous partirons avec vous et nous n’obéirons jamais à personne quand il s’agira de vous. Si on vous attaque, nous vous porterons secours ». — Dieu est témoin qu’ils sont menteurs —
Si les gens du Livre sont expulsés, les hypocrites ne partiront pas avec eux. Si on les attaque, ils ne leur porteront pas secours ; et s’ils leur portaient secours, ils leur tourneraient ensuite le dos, puis ils ne seraient pas secourus.
Vous jetez certainement dans leurs cœurs plus de terreur que Dieu lui-même, parce que ce sont des gens qui ne comprennent pas.
Tous ne vous combattront que retranchés dans des cités fortifiées ou derrière des murailles. Leur vaillance est grande quand ils sont entre eux ! Vous les croyez unis, mais leurs cœurs sont divisés. Il en est ainsi, parce que ce sont des gens qui ne raisonnent pas.
Ils sont semblables à ceux qui, peu de temps avant eux, ont goûté les conséquences de leur conduite. Ils subiront un douloureux châtiment.
Ils sont semblables au Démon quand il dit à l’homme : « Sois incrédule ! ». Mais quand celui-ci est incrédule, il dit : « Je te désavoue ! Oui, je redoute le Seigneur des mondes ».
Leur fin à tous deux sera le Feu. Ils y demeureront immortels. Telle est la rétribution des injustes !
Ô vous qui croyez ! Craignez Dieu ! Que chacun considère ce qu’il a préparé pour demain ! Craignez Dieu ! Dieu est parfaitement informé de ce que vous faites.
Ne ressemblez pas à ceux qui oublient Dieu ; Dieu fait qu’ils s’oublient eux-mêmes. Ceux-là sont les pervers.
Les hôtes du Feu et ceux du Paradis ne sont pas égaux. Les hôtes du Paradis sont les heureux.
Si nous avions fait descendre ce Coran sur une montagne, tu aurais vu celle-ci s’humilier et se fendre sous l’effet de la crainte de Dieu. Tels sont les exemples que nous proposons aux hommes. Peut-être réfléchiront-ils !
Il est Dieu ! Il n’y a de Dieu que lui. Il est celui qui connaît ce qui est caché et ce qui est apparent. Il est celui qui fait miséricorde, le Miséricordieux.
Il est Dieu ! Il n’y a de Dieu que lui ! Il est le Roi, le Saint, la Paix, celui qui témoigne de sa propre véridicité. Le Vigilant, le Tout-Puissant, le Très-Fort, le Très-Grand. Gloire à Dieu ! Il est très éloigné de ce qu’ils lui associent !
Il est Dieu ! Le Créateur ; celui qui donne un commencement à toute chose ; celui qui façonne. Les Noms les plus beaux lui appartiennent. Ce qui est dans les cieux et sur la terre célèbre ses louanges. Il est le Tout-Puissant, le Sage.
Ô vous les croyants ! Ne prenez pas pour patrons mes ennemis et les vôtres en leur manifestant de l’amitié, alors qu’ils ne croient pas à la Vérité qui vous est parvenue. Ils expulsent le Prophète et vous-mêmes, parce que vous croyez en Dieu, votre Seigneur. Si vous sortez pour combattre dans mon chemin et rechercher mon agrément, leur témoignerez-vous secrètement de l’amitié ? Je sais, moi, ce que vous cachez et ce que vous divulguez. Quiconque, parmi vous, agit ainsi s’égare hors du chemin droit.
S’ils vous rencontrent, ils seront des ennemis pour vous ; ils vous malmèneront de leurs mains et de leurs langues ; ils aimeraient que vous soyiez incrédules.
Ni vos liens familiaux, ni vos enfants ne vous seront utiles le Jour de la Résurrection. Dieu tranchera entre vous ; il voit parfaitement ce que vous faites.
Vous avez un bel exemple en Abraham et en ceux qui étaient avec lui, lorsqu’ils dirent à leur peuple : « Nous vous désavouons, vous et ce que vous adorez en dehors de Dieu ; nous vous renions ! Que l’inimitié et la haine paraissent constamment entre nous, jusqu’à ce que vous croyiez en Dieu, l’Unique ! » — Sauf la parole d’Abraham adressée à son père : « Je demanderai pardon pour toi bien que je ne puisse rien pour toi auprès de Dieu » — Notre Seigneur ! Nous nous confions en toi ! Nous revenons à toi ! Vers toi sera le retour !
Notre Seigneur ! Ne permets pas que nous devenions, pour les incrédules, une occasion de scandale ! Notre Seigneur ! Pardonne-nous ! Tu es le Puissant, le Sage.
Vous avez en eux un bel exemple pour celui qui espère en Dieu et au dernier Jour. Que celui qui tourne le dos sache que Dieu est celui qui se suffit à lui-même et qu’il est digne de louanges.
Dieu établira peut-être de l’amitié entre vous et ceux d’entre eux que vous considérez comme des ennemis. Dieu est tout-puissant, il est celui qui pardonne, il est miséricordieux.
Dieu ne vous interdit pas d’être bons et équitables envers ceux qui ne vous ont pas combattus à cause de votre foi et qui ne vous ont pas expulsés de vos maisons ; — Dieu aime ceux qui sont équitables —
Dieu vous interdit seulement de prendre pour patrons ceux qui vous combattent à cause de votre foi ; ceux qui vous expulsent de vos maisons et ceux qui participent à votre expulsion. Ceux qui les prennent pour patrons, voilà ceux qui sont injustes !
Ô vous les croyants ! Lorsque des croyantes qui ont émigré, viennent à vous, éprouvez-les. — Dieu connaît parfaitement leur foi — Si vous les considérez comme des croyantes, ne les renvoyez pas vers les incrédules ; elles ne sont plus licites pour eux ; ils ne sont plus licites pour elles. Donnez-leur ce qu’ils ont dépensé pour elles. Il n’y a pas de faute à vous reprocher, si vous les épousez après leur avoir versé leur douaire. Ne retenez pas en les épousant celles qui sont incroyantes. Réclamez ce que vous avez dépensé pour leur entretien, comme ils vous réclament ce qu’ils ont dépensé. Telle est la décision de Dieu d’après laquelle il vous juge. — Dieu est celui qui sait, il est sage —
Si quelqu’une de vos épouses s’enfuit chez les incrédules, puis qu’à votre tour, vous l’emportiez sur eux, donnez en compensation à ceux dont les épouses sont parties, ce qu’ils avaient dépensé pour leur entretien. — Craignez Dieu en qui vous croyez ! —
Ô Prophète ! Lorsque les croyantes viennent à toi en te prêtant serment d’allégeance et en jurant : qu’elles n’associeront rien à Dieu, qu’elles ne voleront pas, qu’elles ne se livreront pas à l’adultère, qu’elles ne tueront pas leurs propres enfants, qu’elles ne commettront aucune infâmie ni avec leurs mains, ni avec leurs pieds, qu’elles ne désobéiront pas en ce qui est convenable, reçois alors leur serment d’allégeance. Demande pardon à Dieu pour elles. — Dieu est celui qui pardonne, il est miséricordieux —
Ô vous, les croyants ! Ne prenez pas pour patrons des gens contre lesquels Dieu est courroucé et qui désespèrent de la vie future, comme les incrédules désespèrent des hôtes des sépulcres.
Ce qui est dans les cieux et ce qui est sur la terre célèbre les louanges de Dieu. Il est le Tout-Puissant, le Sage.
Ô vous les croyants ! Pourquoi dites-vous ce que vous ne faites pas ?
Dire ce que vous ne faites pas est grandement haïssable auprès de Dieu !
Dieu aime, en vérité, ceux qui combattent dans son chemin en rangs serrés, comme s’ils formaient un édifice scellé avec du plomb.
Moïse dit à son peuple : « Ô mon peuple ! Pourquoi me maltraitez-vous, alors que vous savez que je suis vraiment le Prophète de Dieu envoyé vers vous ? » Lorsqu’ils dévièrent, Dieu fit dévier leurs cœurs. — Dieu ne dirige pas le peuple pervers ! —
Jésus, fils de Marie, dit : « Ô fils d’Israël ! Je suis, en vérité, le Prophète de Dieu envoyé vers vous pour confirmer ce qui, de la Tora, existait avant moi ; pour vous annoncer la bonne nouvelle d’un Prophète qui viendra après moi et dont le nom sera : ’Ahmad ». Mais lorsque celui-ci vint à eux avec des preuves incontestables, ils dirent : « Voilà une sorcellerie évidente ! »
Qui donc est plus injuste que celui qui forge un mensonge contre Dieu alors qu’il est appelé à la Soumission ? — Dieu ne dirige pas le peuple injuste —
Ceux-ci veulent éteindre, de leurs bouches, la lumière de Dieu ; mais Dieu parachèvera sa lumière, en dépit des incrédules.
C’est lui qui a envoyé son Prophète avec la Direction, la Religion vraie, pour la placer au-dessus de toute autre religion, en dépit des polythéistes.
Ô vous les croyants ! Vous indiquerai-je un marché qui vous sauvera d’un châtiment douloureux ?
Vous croirez en Dieu et en son Prophète ; vous combattrez dans le chemin de Dieu avec vos biens et vos personnes. — Voilà un bien pour vous ; si vous saviez ! —
Dieu vous pardonnera vos péchés ; il vous fera entrer dans les Jardins où coulent les ruisseaux ; dans des demeures agréables, dans les Jardins d’Éden. — Voilà le bonheur sans limites ! —
Vous aimez autre chose encore : un secours venant de Dieu et une prompte victoire. Annonce la bonne nouvelle aux croyants !
Ô vous les croyants ! Soyez les auxiliaires de Dieu, comme au temps où Jésus, fils de Marie, dit aux apôtres : « Qui seront mes auxiliaires dans la voie de Dieu ? » Les Apôtres dirent : « Nous sommes les auxiliaires de Dieu ! » Un groupe des fils d’Israël crut, un groupe fut incrédule. Nous avons soutenu contre leurs ennemis ceux qui croyaient et ils ont remporté la victoire.
Ce qui est dans les cieux et ce qui est sur la terre célèbre les louanges de Dieu : le Roi, le Saint, le Tout-Puissant, le Sage.
C’est lui qui a envoyé aux infidèles un Prophète pris parmi eux qui leur communique ses Versets, qui les purifie, qui leur enseigne le Livre et la Sagesse. — Ils se trouvaient, auparavant, dans un égarement manifeste —
Il l’a aussi envoyé à d’autres hommes, issus de ceux-là et qui ne les avaient pas encore rejoints. — Il est le Puissant, le Sage ! —
Voici la grâce de Dieu ! Il la donne à qui il veut. — Dieu est le Maître de la grâce incommensurable !
Ceux qui étaient chargés de la Tora et qui, ensuite, ne l’ont plus acceptée, ressemblent à l’âne chargé de livres. L’exemple donné par ces gens quand ils ont traité les Signes de Dieu de mensonges est détestable. — Dieu ne dirige pas le peuple injuste ! —
Dis : « Ô vous qui pratiquez le Judaïsme ! Si vous prétendez être les seuls amis de Dieu, souhaitez donc la mort, si vous êtes véridiques ! »
Mais ils ne la souhaitent jamais à cause des œuvres qu’ils ont accomplies — Dieu connaît les injustes ! —
Dis : « Oui, la mort que vous fuyez va vous rejoindre. Vous serez ensuite ramenés devant celui qui connaît parfaitement ce qui est caché et ce qui est apparent. Il vous informera de ce que vous faisiez ». 
Ô vous, les croyants ! Quand on vous appelle à la prière du vendredi, accourez à l’invocation de Dieu ! Interrompez tout négoce : c’est un bien pour vous, si vous saviez !
Lorsque la prière est achevée, dispersez-vous dans le pays ; recherchez la grâce de Dieu ; invoquez souvent le Nom de Dieu. — Peut-être serez-vous heureux ! —
Quand ils entrevoient la possibilité d’un négoce ou d’un plaisir, ils s’y précipitent et ils te laissent debout ! Dis : « Ce qui se trouve auprès de Dieu est meilleur que le plaisir et que le négoce ! » — Dieu est le meilleur dispensateur de tous les biens ! —
Quand les hypocrites viennent à toi, ils disent : « Nous attestons que tu es le Prophète de Dieu ! » Dieu sait que tu es son Prophète, et Dieu atteste que les hypocrites sont menteurs.
Ils ont pris leurs serments comme sauvegarde et ils se sont écartés du chemin de Dieu. Ce qu’ils ont fait est détestable.
Il en est ainsi, parce qu’ils ont cru tout d’abord et qu’ils sont ensuite devenus incrédules. Un sceau a été placé sur leurs cœurs de sorte qu’ils ne comprennent pas.
Lorsque tu les vois, leurs personnes te plaisent ; s’ils parlent, tu écoutes ce qu’ils disent ; ils sont semblables à des poutres solides. Ils pensent que tout cri est dirigé contre eux. Ils sont vos ennemis. Méfie-toi d’eux ! Que Dieu les tue ! Ils sont stupides !
Quand on leur dit : « Venez ! Le Prophète de Dieu va demander pardon pour vous », ils détournent la tête et tu les vois s’éloigner, remplis d’orgueil.
Il est indifférent pour eux que tu demandes pardon pour eux ou que tu ne demandes pas pardon pour eux : Dieu ne leur pardonnera pas ; Dieu ne dirige pas le peuple pervers.
Ce sont eux qui disent : « Ne dépensez rien pour ceux qui sont auprès du Prophète de Dieu, afin qu’ils se séparent de lui ». Les trésors des cieux et de la terre appartiennent à Dieu, mais les hypocrites ne comprennent pas.
Ils disent : « Si nous revenions à Médine, le plus puissant de cette ville en expulserait le plus faible ». La puissance appartient à Dieu, à son Prophète et aux croyants, mais les hypocrites ne savent pas. 
Ô vous les croyants ! Que vos richesses et vos enfants ne vous distraient pas du souvenir de Dieu ! Ceux qui agissent ainsi sont les perdants.
Donnez en aumônes une partie des biens que nous vous avons accordés, avant que la mort n’atteigne l’un d’entre vous, et qu’il ne dise : « Mon Seigneur ! Si seulement tu m’accordais un court délai, je ferais l’aumône et je serais juste ».
Dieu n’accorde de délai à aucun homme parvenu au terme fixé par lui. Dieu est parfaitement informé de ce que vous faites.
Ce qui est dans les cieux et ce qui est sur la terre célèbre les louanges de Dieu. À lui la Royauté ! À lui la louange ! Il est puissant sur toute chose !
C’est lui qui vous a créés : tel d’entre vous est incrédule et tel d’entre vous est croyant. — Dieu voit parfaitement ce que vous faites —
Il a créé les cieux et la terre en toute Vérité. Il vous a modelés selon une forme harmonieuse ; le retour sera vers lui.
Il connaît ce qui est dans les cieux et ce qui est sur la terre. Il connaît ce que vous cachez et ce que vous divulguez. Dieu connaît parfaitement le contenu des cœurs.
Le récit de ceux qui étaient autrefois incrédules et qui ont goûté les conséquences de leur conduite ne vous est-il pas parvenu ? — Ils subiront un douloureux châtiment —
Il en est ainsi parce que leurs prophètes venaient à eux avec des preuves évidentes et qu’ils ont dit : « Un mortel va-t-il donc nous diriger ? » Ils furent incrédules et ils se détournèrent. Dieu s’est retiré d’eux. Dieu se suffit à lui-même ; il est digne de louanges !
Les incrédules s’imaginent qu’ils ne seront pas ressuscités ; dis : « Bien au contraire ! Par mon Seigneur, oui, vous serez ressuscités, puis il vous fera connaître ce que vous avez fait : cela est facile pour Dieu ! »
Croyez en Dieu, en son Prophète et à la Lumière que nous avons fait descendre. — Dieu est parfaitement informé de ce que vous faites —
Le Jour où il vous rassemblera pour le Jour de la Réunion sera le Jour de la duperie réciproque. Il effacera les mauvaises actions de ceux qui auront cru en Dieu et qui auront accompli des œuvres bonnes. Il les fera entrer dans des Jardins où coulent les ruisseaux. Ils y demeureront à tout jamais immortels : voilà le bonheur sans limites ! 
Ceux qui étaient incrédules et qui avaient traité nos Signes de mensonges, voilà ceux qui seront les hôtes du Feu. Ils y demeureront immortels : quelle détestable fin !
Nulle calamité n’atteint son but sans la permission de Dieu. Dieu dirige le cœur de celui qui croit en lui. Dieu connaît parfaitement toute chose.
Obéissez à Dieu ! Obéissez au Prophète ! Sachez, si vous vous détournez, que seul incombe à notre Prophète de transmettre en toute clarté les messages qui lui sont confiés.
Dieu !... Il n’y a de Dieu que lui ! Que les croyants se confient donc en Dieu !
Ô vous, les croyants ! Vos épouses et vos enfants sont pour vous des ennemis ! Prenez garde ! Si vous oubliez, si vous passez outre, si vous pardonnez, sachez que Dieu est celui qui pardonne et qui est miséricordieux.
Vos richesses et vos enfants ne sont qu’une tentation alors qu’une récompense sans limites se trouve auprès de Dieu.
Craignez Dieu autant que vous le pouvez ! Écoutez ! Obéissez ! Faites l’aumône ! Ce sera un bien pour vous. Ceux qui se seront préservés de leur propre avarice, voilà ceux qui seront heureux !
Si vous faites un beau prêt à Dieu, il vous le rendra avec abondance et il vous pardonnera.
Dieu est reconnaissant, il est plein de mansuétude, il connaît parfaitement ce qui est caché et ce qui est apparent. Il est le Puissant, le Sage !
Ô Prophète ! Lorsque vous voulez répudier vos femmes, faites-le à l’issue de leur période d’attente. Calculez soigneusement le délai. Craignez Dieu, votre Seigneur ! Ne les chassez pas de leurs maisons et qu’elles n’en sortent pas, à moins d’avoir commis une turpitude manifeste. Telles sont les lois de Dieu. Celui qui transgresse les lois de Dieu se fait tort à lui-même. Tu ne le sais pas : il se peut que, d’ici là, Dieu suscite quelque chose de nouveau.
Lorsqu’elles ont atteint le délai imposé, retenez-les d’une manière convenable, ou bien séparez-vous d’elles d’une manière convenable. Appelez deux témoins équitables choisis parmi vous, et rendez témoignage devant Dieu. Voilà ce à quoi est exhorté celui d’entre vous qui croit en Dieu et au dernier Jour. Quant à celui qui craint Dieu, Dieu donnera une issue favorable à ses affaires ;
il lui accordera ses dons par des moyens sur lesquels il ne comptait pas. Dieu suffit à quiconque se confie en lui. Dieu atteint toujours ce qu’il s’est proposé. Dieu a fixé un décret pour chaque chose.
La période d’attente sera de trois mois, même pour celles de vos femmes qui n’espèrent plus la menstruation — si vous avez quelque doute à ce sujet — et pour celles qui ne sont pas pubères. La période d’attente des femmes enceintes se terminera avec leur accouchement. — Dieu facilite les choses pour celui qui le craint —
Tel est l’Ordre de Dieu qu’il a fait descendre sur vous. Il efface les mauvaises actions de celui qui craint Dieu et il augmente sa récompense.
Faites habiter ces femmes, là où vous demeurez et suivant vos moyens. Ne leur causez pas de peine en les mettant trop à l’étroit. Si elles sont enceintes, pourvoyez à leurs besoins jusqu’au moment de leur accouchement. Si elles allaitent l’enfant né de vous, versez-leur une pension. Mettez-vous d’accord sur ce point d’une manière convenable ; mais, si vous rencontrez des difficultés, prenez une nourrice pour l’enfant.
Que celui qui se trouve dans l’aisance paye selon ses moyens. Que celui qui ne possède que le strict nécessaire, paye en proportion de ce que Dieu lui a accordé. Dieu n’impose quelque chose à une âme, qu’en proportion de ce qu’il lui a accordé. Dieu fera succéder l’aisance à la gêne.
Que de cités ont été indociles à l’ordre de leur Seigneur et de son Prophète ! Nous leur avons fait rendre un compte rigoureux. Nous les avons punies d’un exécrable châtiment.
Elles ont goûté les conséquences de leur conduite ; leur propre ruine a été l’aboutissement de leur comportement.
Dieu leur a préparé un terrible châtiment. Craignez Dieu, ô vous qui êtes doués d’intelligence et qui croyez ! Dieu a fait descendre sur vous un Rappel :
un Prophète qui vous récite les clairs Versets de Dieu, pour faire sortir des ténèbres vers la lumière ceux qui croient et qui accomplissent des œuvres bonnes. Dieu fera entrer dans les Jardins où coulent les ruisseaux ceux qui croient en lui et qui font le bien. Ils y demeureront à tout jamais immortels. Dieu leur accorde une très belle part.
Dieu est celui qui a créé les sept cieux et qui en a fait autant pour la terre. Le commandement descend entre eux, afin que vous sachiez que Dieu est, en vérité, puissant sur tout et que sa Science s’étend à toute chose.
Ô Prophète ! Pourquoi interdis-tu ce que Dieu a rendu licite, lorsque tu recherches la satisfaction de tes épouses ? — Dieu est celui qui pardonne, il est miséricordieux —
Dieu vous impose de vous libérer de vos serments. Dieu est votre Maître ! Il est celui qui sait tout, il est sage.
Lorsque le Prophète confia un secret à l’une de ses épouses et qu’elle le communiqua à sa compagne, Dieu en informa le Prophète ; celui-ci en dévoila une partie et garda l’autre cachée. Lorsqu’il l’eut avertie de son indiscrétion, elle dit : « Qui donc t’a mis au courant ? » Il répondit : « Celui qui sait tout et qui est bien informé m’en a avisé ».
Si toutes deux vous revenez à Dieu, c’est que vos cœurs se sont inclinés. Mais si vous vous soutenez mutuellement contre le Prophète, sachez que Dieu est son Maître et qu’il a pour soutien Gabriel et tout homme juste parmi les croyants et même les anges.
S’il vous répudie, son Seigneur lui donnera peut-être en échange des épouses meilleures que vous, soumises à Dieu, croyantes, pieuses, repentantes, adorantes, pratiquant le jeûne ; qu’elles aient été déjà mariées ou qu’elles soient vierges.
Ô vous les croyants ! Préservez vos personnes et vos familles d’un Feu dont les hommes et les pierres seront l’aliment ! Des Anges gigantesques et puissants se tiendront autour de ce Feu ; ils ne désobéissent pas à l’Ordre de Dieu, ils font ce qui leur est commandé.
Ô vous les incrédules ! Ne vous excusez pas aujourd’hui ! Vous ne serez rétribués que pour ce que vous avez fait.
Ô vous les croyants ! Revenez à Dieu avec un repentir sincère. Il se peut que votre Seigneur efface vos fautes et qu’il vous fasse entrer dans des Jardins où coulent les ruisseaux, le Jour où Dieu ne couvrira de honte ni le Prophète, ni ceux qui auront cru avec lui. Leur lumière courra devant eux et à leur droite. Ils diront : « Notre Seigneur ! Parachève pour nous notre lumière ; pardonne-nous ! Oui, tu es puissant sur toute chose ».
Ô Prophète ! Combats les incrédules et les hypocrites ; sois dur envers eux. Leur refuge sera la Géhenne : quelle détestable fin !
Dieu a proposé en exemple aux incrédules la femme de Noé et la femme de Loth. Elles vivaient toutes deux sous l’autorité de deux hommes justes d’entre nos serviteurs ; elles les trahirent mais cela ne leur a servi à rien contre Dieu. On leur a dit : « Entrez toutes deux dans le Feu avec ceux qui y pénètrent ».
Dieu a proposé en exemple aux croyants la femme de Pharaon, quand elle dit : « Mon Seigneur ! Construis-moi, auprès de toi, une maison dans le Paradis. Sauve-moi de Pharaon et de son œuvre ! Sauve-moi du peuple injuste » ;
et Marie, fille de ‘Imran, qui garda sa virginité. Nous lui avons insufflé de notre Esprit ; elle déclara véridiques les Paroles de son Seigneur et ses Livres. Elle était au nombre de ceux qui craignent Dieu.
Béni soit celui qui tient en ses mains la Royauté — il est puissant sur toute chose —
celui qui a créé la vie et la mort pour vous éprouver et connaître ainsi celui d’entre vous qui agit le mieux. — Il est le Tout-Puissant ; il est celui qui pardonne —
Béni soit celui qui a créé sept cieux superposés, sans que tu voies de faille dans la création du Miséricordieux. Tourne les yeux ! Aperçois-tu quelque brèche ?
Puis, deux fois encore, tourne les yeux ! Ta vue reviendra vers toi, lassée, épuisée…
Nous avons orné le ciel le plus proche de luminaires dont nous avons fait de quoi lapider les Démons et nous avons préparé pour eux le châtiment du Brasier.
Le châtiment de la Géhenne est destiné à ceux qui n’auront pas cru à leur Seigneur. —Quelle détestable fin ! —
Quand ils y sont jetés, ils entendent un rugissement, tandis que la Géhenne bouillonne,
car elle est sur le point d’éclater de fureur. Chaque fois qu’une bande y est précipitée, ses-gardiens lui demandent : « Un avertisseur n’est-il pas venu jusqu’à vous ? »
Ils disent : « Oui, un avertisseur est venu à nous, mais nous avons crié au mensonge et nous avons dit : “Dieu n’a rien fait descendre, vous êtes seulement plongés dans un profond égarement” ».
Ils ont dit : « Si nous avions entendu ou si nous avions compris, nous ne serions pas au nombre des hôtes du Brasier ».
Ils reconnaissent leurs péchés. Que les hôtes du Brasier soient donc exterminés !
Ceux qui auront redouté leur Seigneur dans son mystère impénétrable obtiendront un pardon et une grande récompense.
Que vous teniez vos paroles secrètes ou que vous les divulguiez, Dieu connaît parfaitement le contenu des cœurs.
Ne connaît-il pas ce qu’il a créé, lui qui est le Subtil et qui est parfaitement informé ?
C’est lui qui a fait pour vous la terre très soumise. Parcourez donc ses grandes étendues ; mangez de ce que Dieu vous accorde pour votre subsistance. La Résurrection se fera vers lui.
Êtes-vous sûrs que celui qui est au ciel ne vous fera pas engloutir par la terre ? Voici qu’elle tremble…
Êtes-vous sûrs que celui qui est au ciel ne déchaînera pas contre vous un ouragan de pierres ? Vous saurez alors quel est mon avertissement.
Ceux qui vécurent avant eux avaient crié au mensonge. Quelle fut alors ma réprobation !
N’observent-ils pas les oiseaux qui déploient et replient leurs ailes au-dessus d’eux ? Seul, le Miséricordieux les soutient ; il voit parfaitement toute chose.
Est-ce que celui qui, pour vous, constituerait une armée serait capable de vous secourir contre le Miséricordieux ? — Les incrédules sont dans l’illusion complète —
Quel est donc celui qui pourvoira à vos besoins, si Dieu retient ses dons ? — Mais ils s’obstinent dans l’insolence et dans la haine —
Celui qui marche le visage abattu est-il mieux dirigé que celui qui marche sur une voie droite en se redressant ?
Dis : « C’est lui qui vous a fait naître ; il vous a donné l’ouïe, la vue, les viscères. Vous êtes peu reconnaissants ! »
Dis : « C’est lui qui vous a disséminés sur la terre, et c’est vers lui que vous serez rassemblés ».
Ils disent : « Quand donc se réalisera cette promesse, si vous êtes véridiques ? » 
Dis : « La Science n’existe qu’auprès de Dieu. Je ne suis qu’un avertisseur explicite ».
Quand les incrédules verront le châtiment de près, leurs visages seront horrifiés. On leur dira : « Voici ce que vous réclamiez ! »
Dis : « Que pensez-vous ? Soit que Dieu m’anéantisse, moi et mes compagnons, soit qu’il me fasse miséricorde, qui donc protégera les incrédules contre un châtiment douloureux ? »
Dis : « Lui, le Miséricordieux ! Nous croyons en lui ; nous nous confions en lui ! Vous saurez bientôt qui se trouve dans un égarement notoire ».
Dis : « Que pensez-vous ? Si l’eau dont vous disposez était absorbée par la terre, qui donc vous procurerait une eau pure ? »
Noun. Par le calame et par ce qu’ils écrivent !
Grâce à la faveur de ton Seigneur, tu n’es pas un possédé !
Une récompense exempte de reproche t’est destinée ;
tu es d’un caractère élevé.
Tu verras bientôt et ils verront eux-mêmes
quel est celui d’entre vous qui est tenté.
Oui, ton Seigneur connaît parfaitement ceux qui sont égarés loin de son chemin et il connaît ceux qui sont bien dirigés.
N’obéis pas à ceux qui crient au mensonge.
Ils aimeraient que tu les flattes pour te rendre la pareille.
N’obéis pas à celui qui profère des serments et qui est vil ;
au diffamateur qui répand la calomnie ;
à celui qui interdit le bien ; au transgresseur, au pécheur ;
à celui qui est arrogant et bâtard par surcroît.
Ne lui obéis pas même, s’il possède des richesses et de nombreux enfants.
Il dit, lorsque nos Versets lui sont lus : « Voici des histoires racontées par les Anciens ! »
— Nous lui ferons une marque sur le museau ! —
Oui, nous les éprouverons comme nous avons éprouvé les propriétaires du jardin qui avaient juré de faire leur récolte au matin ;
mais ils avaient juré sans faire de restriction.
Une calamité envoyée par ton Seigneur les surprit tandis qu’ils dormaient
et ce fut, au matin, comme si tout avait été rasé.
Ils s’interpellèrent alors :
« Partez de bonne heure à votre champ, si vous voulez procéder à la récolte ».
Ils se mirent en route en causant entre eux à voix basse :
« Que nul pauvre n’entre ici aujourd’hui, malgré vous ».
Ils partirent donc de bonne heure, décidés à ne rien donner, bien qu’ils en eussent les moyens.
Lorsqu’ils virent ce qui était arrivé, ils dirent : « Nous sommes sûrement égarés
et nous sommes ruinés ! »
Le plus modéré d’entre eux dit : « Ne vous avais-je pas avertis ? Si seulement vous aviez rendu gloire à Dieu ! »
Ils dirent : « Gloire à notre Seigneur ! Oui, nous avons été injustes » ;
et ils se tournaient les uns vers les autres en se faisant mutuellement des reproches.
Ils dirent : « Malheur à nous ! Oui, nous avons été rebelles !
Mais il se peut que notre Seigneur nous donne en échange quelque chose de meilleur que ceci. Nos désirs se portent ardemment vers notre Seigneur ! »
Tel fut le châtiment ! Mais le châtiment de la vie future sera plus dur encore ! — S’ils savaient ! —
Il y a, auprès de leur Seigneur, les Jardins du Délice pour ceux qui le craignent.
Traiterons-nous ceux qui sont soumis à Dieu de la même manière que les criminels ?
Qu’avez-vous ?...Que décidez-vous ?...
Possédez-vous un Livre instructif
où vous trouverez ce qui vous convient ?
Ou bien sommes-nous liés à vous par un serment qui nous oblige jusqu’au Jour de la Résurrection et grâce auquel vous obtiendrez ce que vous jugez souhaitable ?
Demande-leur : « Qui d’entre vous en est garant ? »
Ont-ils des associés ? Qu’ils viennent donc avec leurs associés, s’ils sont véridiques.
Le Jour où les jambes seront mises à nu, ils seront appelés à se prosterner et ils en seront incapables.
Leurs regards seront abaissés ; ils seront couverts d’humiliation, parce qu’ils avaient été appelés à se prosterner quand ils étaient encore sains et saufs.
Laisse-moi donc avec ceux qui traitent de mensonge ce discours ; nous allons les conduire par étapes par où ils ne savent pas.
Je leur accorde un délai. Mon stratagème est sûr.
Leur demandes-tu un salaire ? ils seraient alors chargés de lourdes dettes !
Connaissent-ils le mystère incommunicable, de telle sorte qu’ils le consignent dans un Livre ? 
Soumets-toi au décret de ton Seigneur ; ne sois pas comme l’Homme au Poisson, lorsqu’il criait et qu’il suffoquait !
Si un bienfait de son Seigneur ne l’avait pas sauvé, il aurait été rejeté en réprouvé sur la terre nue.
Son Seigneur l’a élu et il l’a placé au nombre des justes.
Peu s’en faut que les incrédules ne te percent de leurs regards quand ils entendent le Rappel et qu’ils disent : « Il est sûrement possédé ! »
Mais ceci n’est qu’un Rappel adressé aux mondes !
Celle qui doit venir !
Quelle est celle qui doit venir ?
Comment connaîtras-tu celle qui doit venir ?
Les Thamoud et les ‘Ad ont traité de mensonge celle qui fracasse !
Les Thamoud ont été anéantis par la foudre.
Les ‘Ad ont été anéantis par un vent mugissant et impétueux
que Dieu a utilisé contre eux pour tout dévaster durant sept nuits et huit jours. Tu aurais vu alors ce peuple renversé par terre comme des troncs évidés de palmiers.
En aperçois-tu le moindre vestige ?
Pharaon, ceux qui vécurent avant lui et les cités renversées commirent des fautes :
ils désobéirent au Prophète de leur Seigneur et Dieu les emporta avec une force irrésistible.
Lorsque l’eau déborda, nous vous avons portés sur le vaisseau,
afin que ceci devienne pour vous un Rappel et qu’une oreille attentive le retienne.
Lorsqu’on sonnera une seule fois de la trompette ;
lorsque la terre et les montagnes seront emportées et pulvérisées d’un seul coup,
celle qui est inéluctable surviendra ce Jour-là ;
le ciel se fendra et sera béant ce Jour-là.
Les Anges se tiendront sur ses confins, tandis que ce Jour-là huit d’entre eux porteront le Trône de ton Seigneur.
Ce Jour-là, vous serez exposés en pleine lumière ; aucun de vos secrets ne restera caché.
Celui qui recevra son livre dans la main droite dira : « Voici !... Lisez mon livre !
Je savais que j’y trouverais mon compte ».
Il jouira d’une vie agréable
dans un Jardin situé très haut
et dont les fruits sont à portée de la main.
« Mangez et buvez en paix en récompense de ce que vous avez accompli dans les jours passés ».
Celui qui recevra son livre dans la main gauche dira : « Malheur à moi !... Si on ne m’avait pas remis mon livre
je ne connaîtrais pas mon compte !
Hélas !... Si seulement cette mort était définitive !
Ma fortune ne m’a servi à rien
et ma force a disparu ! »
« Saisissez-le ! Qu’on lui mette un carcan !
Jetez-le dans la Fournaise
et liez-le, ensuite, avec une chaîne de soixante-dix coudées ».
Il ne croyait pas en Dieu l’inaccessible ;
il n’encourageait personne à nourrir le pauvre.
Il ne lui reste, aujourd’hui, aucun ami zélé,
ni d’autre nourriture qu’un aliment fétide
dont seuls les pécheurs se nourriront.
Mais non ! Je jure par ce que vous voyez
et par ce que vous ne voyez pas :
c’est là, en vérité, la parole d’un noble Prophète ;
ce n’est pas la parole d’un poète ; — votre foi est hésitante —
ce n’est pas la parole d’un devin ; — comme vous réfléchissez peu ! —
c’est une Révélation du Seigneur des mondes !
S’il nous avait attribué quelques paroles mensongères,
nous l’aurions pris par la main droite,
puis nous lui aurions tranché l’aorte
et nul d’entre vous n’aurait été capable de s’y opposer.
Voici un Rappel pour ceux qui craignent Dieu
mais nous savons que certains d’entre vous crient au mensonge !
Voici un sujet de lamentations pour les incrédules !
Voici la Vérité absolue !
Glorifie le Nom de ton Seigneur, le Très-Grand !
Un questionneur a réclamé un châtiment inéludable
pour les incrédules. Nul ne peut repousser celui-ci,
il vient de Dieu, le Maître des Degrés.
Les Anges et l’Esprit montent vers lui en un jour dont la durée est de cinquante mille ans.
Supporte-les avec une noble patience !
Ils pensent que le châtiment est loin,
alors que nous le voyons tout proche.
Le ciel, ce Jour-là, sera semblable à du métal fondu
et les montagnes, à des flocons de laine.
Nul ami dévoué ne s’enquerra de son ami
quand ils s’apercevront. Le coupable aimerait pouvoir se racheter du châtiment de ce Jour-là en livrant ses fils,
sa compagne, son frère,
son clan qui lui offrait un asile
et tout ce qui se trouve sur la terre, pour être sauvé.
Mais non !... Voici un Brasier :
il arrache les membres ;
il appelle celui qui a reculé et qui a tourné le dos ;
celui qui amassait et qui thésaurisait.
L’homme a été créé versatile :
timide lorsque le malheur l’atteint,
violent lorsqu’il est heureux ;
à l’exception de ceux qui prient,
de ceux qui sont constants dans leur prière
et de ceux sur les biens desquels on prélève un droit reconnu comme obligatoire
au profit du mendiant et de celui qui est dépourvu de tout.
À l’exception de ceux qui déclarent véridique le Jour du Jugement ;
de ceux qui redoutent le châtiment de leur Seigneur.
— Le châtiment de leur Seigneur est inéluctable —
A l’exception des hommes chastes
qui n’ont de rapports qu’avec leurs épouses et avec leurs captives de guerre ; — ils ne sont donc pas blâmables,
tandis que ceux qui en convoitent d’autres sont transgresseurs —
A l’exception de ceux qui gardent fidèlement les dépôts qu’on leur a confiés et qui remplissent leurs engagements ;
de ceux dont le témoignage est sûr ;
de ceux qui s’acquittent de la prière :
voilà ceux qui seront honorés dans les Jardins !
Pourquoi donc les incrédules se précipitent-ils vers toi,
venant de droite et de gauche, par groupes ?
Chacun d’eux voudrait-il être introduit dans le Jardin du Délice ?
Mais non !... Nous les avons créés de ce qu’ils savent.
Non !... J’en jure par le Seigneur des Orients et des Occidents : nous possédons le pouvoir
de les remplacer par des hommes meilleurs qu’eux. Nul ne peut nous devancer.
Laisse-les donc ergoter et jouer jusqu’au moment où ils rencontreront le Jour qui leur a été promis ;
le Jour où ils sortiront des tombeaux, rapides comme s’ils couraient vers des pierres dressées,
les yeux baissés, car ils seront couverts d’humiliation. Voilà le Jour qui leur a été promis !
Oui, nous avons envoyé Noé à son peuple : « Avertis ton peuple avant qu’un douloureux châtiment ne l’atteigne ! »
Il dit : « Ô mon peuple ! Je suis pour vous un avertisseur explicite.
Adorez Dieu ! Craignez-le ! Obéissez-moi !
Il vous pardonnera vos péchés ; il vous accordera un délai jusqu’à un terme fixé ; mais quand vient le terme fixé par Dieu, il ne peut être différé. — Si vous saviez ! » —
Il dit : « Mon Seigneur ! J’ai appelé mon peuple nuit et jour
et mon appel n’a fait qu’augmenter son éloignement.
Chaque fois que je les ai appelés pour que tu leur pardonnes, ils ont mis leurs doigts dans leurs oreilles ; ils se sont enveloppés dans leurs vêtements ; ils se sont obstinés ; ils se sont montrés orgueilleux.
Je les ai ensuite appelés à haute voix ;
j’ai fait des proclamations et je leur ai parlé en secret.
J’ai dit : « Implorez le pardon de votre Seigneur ; il est celui qui ne cesse de pardonner ;
il vous enverra, du ciel, une pluie abondante ;
il accroîtra vos richesses et le nombre de vos enfants ; il mettra à votre disposition des Jardins et des ruisseaux.
Pourquoi n’attendez-vous pas de Dieu un comportement digne de lui
alors qu’il vous a créés par phases successives ?
N’avez-vous pas vu comment Dieu a créé sept cieux superposés ?
Il y a placé la lune comme une lumière ; il y a placé le soleil comme une lampe.
Dieu vous a fait croître de la terre comme les plantes,
puis il vous y renverra et il vous en fera ensuite surgir soudainement.
Dieu a établi pour vous la terre comme un tapis
afin que vous suiviez des voies spacieuses” ». 
Noé dit : « Mon Seigneur ! Ils m’ont désobéi ; ils ont suivi celui dont les richesses et les enfants n’ont fait qu’accroître la perte ».
Ils ont tramé une immense ruse
et ils ont dit : « N’abandonnez jamais vos divinités : n’abandonnez ni Wadd, ni Souwa‘, ni Yaghout, ni Ya‘ouq, ni Nasr ! »
Ceux-ci ont pourtant égaré un grand nombre d’hommes. Tu ne fais qu’accroître l’égarement des injustes.
Ils furent engloutis et introduits dans un Feu, à cause de leurs fautes. Ils ne trouvèrent aucun protecteur en dehors de Dieu.
Noé dit : « Mon Seigneur ! Ne laisse sur la terre aucun habitant qui soit au nombre des incrédules.
Si tu les épargnais, ils égareraient tes serviteurs et ils n’engendreraient que des pervers absolument incrédules.
Mon Seigneur ! Pardonne-moi ainsi qu’à mes parents ; à celui qui entre dans ma maison en tant que croyant ; aux croyants et aux croyantes. Augmente seulement la perdition des injustes ! »
Dis : « Il m’a été révélé qu’un groupe de Djinns écoutaient ; ils dirent ensuite : “Oui, nous avons entendu un Coran merveilleux !
Il guide vers la voie droite ; nous y avons cru et nous n’associerons jamais personne à notre Seigneur” ».
Notre Seigneur, en vérité, — que sa grandeur soit exaltée ! — ne s’est donné ni compagne, ni enfant !
Celui qui, parmi vous, est insensé disait des extravagances au sujet de Dieu.
Nous pensions que ni les hommes, ni les Djinns ne proféraient un mensonge contre Dieu,
mais il y avait des mâles parmi les humains qui cherchaient la protection des mâles parmi les Djinns, et ceux-ci augmentaient la folie des hommes ;
ils pensaient alors, comme vous, que Dieu ne ressusciterait jamais personne.
« Nous avions frôlé le ciel et nous l’avions trouvé rempli de gardiens redoutables et de dards flamboyants.
Nous étions assis sur des sièges pour écouter ; mais quiconque écoute rencontre aussitôt un dard flamboyant aux aguets.
Nous ne savions pas si un mal est voulu pour ceux qui sont sur la terre, ou si leur Seigneur veut qu’ils se maintiennent sur la voie droite.
Certains d’entre nous sont justes tandis que d’autres ne le sont pas ; nous suivons des chemins différents.
Nous savions que nous ne pourrions pas affaiblir la puissance de Dieu sur la terre, et que nous ne pourrions y échapper par la fuite.
Nous avons cru en la Direction, lorsque nous l’avons entendue. Quiconque croit en son Seigneur ne craint plus ni dommage, ni affront.
Il y a parmi nous des soumis et, parmi nous, des révoltés. Ceux qui sont soumis ont choisi la voie droite.
Quant aux révoltés, ils serviront de combustible à la Géhenne ».
S’ils se maintenaient sur la voie droite, nous les abreuverions d’une eau abondante
pour les éprouver. Dieu conduira vers un châtiment de plus en plus fort quiconque se détourne du Rappel de son Seigneur.
Les Mosquées appartiennent à Dieu : n’invoquez donc personne à côté de Dieu.
Quand le Serviteur de Dieu s’est levé pour l’invoquer, peu s’en fallut qu’ils ne se pressent en foule autour de lui.
Dis : « Je n’invoque que mon Seigneur et je ne lui associe personne ».
Dis : « Je ne détiens pour vous ni mal, ni direction droite ».
Dis : « Nul ne me protège contre Dieu ; je ne trouverai pas de refuge en dehors de lui,
sauf en transmettant une communication et des messages de Dieu ». Le Feu de la Géhenne est destiné à ceux qui désobéissent à Dieu et à son Prophète. Ils y demeureront à tout jamais immortels !
Quand ils verront enfin la réalisation de ce qui leur a été promis, ils sauront qui est le plus faible en secours et l’inférieur en nombre.
Dis : « Je ne sais si ce qui vous est promis est proche, ou bien si mon Seigneur lui assignera un délai ».
Il connaît parfaitement le mystère ; mais il ne montre à personne le secret de son mystère,
sauf à celui qu’il agrée comme prophète. Il le fait accompagner de gardiens placés devant et derrière lui,
afin de savoir si les prophètes transmettent les messages de leur Seigneur. Sa Science s’étend à tout ce qui les concerne. Il fait le compte exact de toute chose.
Ô toi, qui es enveloppé d’un manteau !
Tiens-toi debout, en prière, une partie de la nuit,
la moitié ou un peu moins
ou davantage et récite avec soin le Coran.
Nous allons te lancer une Parole d’un grand poids :
la prière du début de la nuit laisse une empreinte plus forte et permet une attention plus soutenue ;
tu as, dans la journée, de nombreuses occupations.
Invoque le Nom de ton Seigneur ; consacre-toi totalement à lui.
Il est le Seigneur de l’Orient et de l’Occident : il n’y a de Dieu que lui. Prends-le donc comme protecteur.
Supporte patiemment leurs discours ; écarte-toi d’eux poliment.
Laisse-moi avec ceux qui crient au mensonge ; avec ceux qui vivent dans l’aisance et accorde-leur un court répit.
Nous détenons, en vérité, des chaînes, une fournaise,
une nourriture qui reste dans la gorge, un châtiment douloureux
pour le Jour où la terre et les montagnes trembleront, où les montagnes deviendront semblables à des tas de sable répandu.
Oui, nous vous avons envoyé un Prophète qui porte témoignage contre vous, comme nous avions envoyé un Prophète à Pharaon.
Pharaon a désobéi au Prophète et nous l’avons durement châtié.
Si vous avez été incrédules, comment vous défendrez-vous le Jour où les enfants deviendront comme des vieillards ?
Devant cela, le ciel se fendra et la promesse s’accomplira.
Ceci est vraiment un Rappel ! Que celui qui le veut, prenne donc un chemin vers son Seigneur !
Oui, ton Seigneur sait que toi, et un grand nombre de ceux qui sont avec toi, vous vous tenez debout en prière près des deux tiers ou de la moitié ou du tiers de la nuit. — Dieu fixe la mesure de la nuit et du jour. Il sait que vous n’en faites pas le compte exact et il vous pardonne — Récitez donc à haute voix ce qui vous est possible du Coran. — Il sait que certains d’entre vous sont malades, que d’autres parcourent la terre à la recherche des bienfaits de Dieu, et que d’autres encore luttent dans le chemin de Dieu — Récitez donc à haute voix ce qui vous est possible du Coran. Acquittez-vous de la prière, faites l’aumône et consentez à Dieu un prêt généreux. Vous retrouverez, auprès de Dieu, sous la forme d’une récompense meilleure et plus abondante, le bien que vous aurez acquis à l’avance pour vous-mêmes. Demandez pardon à Dieu ! Dieu est, en vérité, celui qui pardonne ; il est miséricordieux !
Ô toi qui es revêtu d’un manteau !
Lève-toi et avertis !
Glorifie ton Seigneur !
Purifie tes vêtements !
Fuis l’abomination !
Ne donne pas en espérant recevoir davantage.
Sois patient envers ton Seigneur !
Lorsque l’on sonnera de la trompette,
ce Jour sera un Jour horrible,
un Jour difficile pour les incrédules.
Laisse-moi seul avec celui que j’ai créé.
Je lui ai donné une vaste fortune
et des fils pour l’entourer.
Je lui ai facilité toute chose
et il désire que je lui donne encore davantage.
Pas du tout ! Il se montrait hostile à nos Signes :
je lui ferai gravir une pente rude.
Il a réfléchi et il a décidé.
Qu’il périsse comme il l’a décidé !
Oui ! Qu’il périsse comme il l’a décidé !
Il a ensuite regardé,
puis il s’est renfrogné et il a pris un air sombre ;
puis il a tourné le dos et il s’est enflé d’orgueil.
Il a dit : « Ce n’est qu’une magie apprise !
Ce n’est que la parole d’un mortel ! »
Je vais l’exposer au Feu ardent.
Comment pourrais-tu comprendre ce qu’est ce Feu ardent ?
Il n’épargne rien ; il ne laisse rien ;
il dévore les mortels.
Ses surveillants sont au nombre de dix-neuf.
Nous n’avons pris que des Anges comme gardiens du Feu. Nous n’avons choisi ce nombre que pour éprouver les incrédules ; pour que ceux qui ont reçu le Livre croient fermement ; pour que la foi des croyants augmente ; pour que ceux qui ont reçu le Livre et qui croient ne doutent plus ; pour que ceux dont les cœurs sont malades disent, avec les incrédules : « Quel exemple Dieu veut-il tirer de cela ? » Il en est ainsi : Dieu égare qui il veut ; il dirige qui il veut. Nul, en dehors de lui, ne connaît les armées de ton Seigneur. Ceci n’est qu’un Rappel adressé aux mortels.
Non !... Par la lune !
Par la nuit quand elle se retire !
Par l’aurore quand elle brille !
Celui-là est un des plus grands !
C’est un avertissement pour les mortels ;
pour ceux qui, parmi vous, veulent avancer ou reculer.
Tout homme est tenu pour responsable de ce qu’il a accompli,
à l’exception des compagnons de la droite.
Ceux-ci, dans les Jardins,
s’interrogent entre eux au sujet des pécheurs :
« Qu’est-ce qui vous a conduits dans le Feu ardent ? »
Ils répondront : « Nous n’étions pas au nombre de ceux qui prient ;
nous ne nourrissions pas le pauvre ;
nous discutions vainement avec les amateurs de disputes ;
nous traitions de mensonge le Jour du Jugement
jusqu’au moment où la certitude s’est imposée à nous ».
La médiation des intercesseurs leur sera inutile.
A quoi leur a servi de se détourner du Rappel,
comme des ânes affolés
fuient devant le lion ?
Mais chacun d’eux voudrait qu’on lui apporte des feuillets déployés.
Non !... Car ils ne redoutent nullement la vie future.
Non !... Ceci est vraiment un Rappel.
Quiconque le veut s’en souviendra.
Cependant les hommes ne s’en souviendront qu’autant que Dieu l’aura voulu. Il est celui qui est le plus digne d’être craint et c’est lui qui détient le pardon !
Non !... Je jure par le Jour de la Résurrection !
Non !... Je jure par celui qui ne cesse de blâmer !
L’homme pense-t-il que nous ne rassemblerons pas ses ossements ?
Oui !... Nous avons le pouvoir de remettre en place ses phalanges.
Mais devant cela, l’homme souhaite rester libertin.
Il demande : « Quand donc viendra le Jour de la Résurrection ? »
Lorsque la vue sera éblouie,
lorsque la lune disparaîtra,
lorsque le soleil et la lune seront réunis.
Ce Jour-là, l’homme dira : « Où fuir ? »
Mais non ! Il n’existe aucun refuge !
Ce Jour-là, le retour se fera vers ton Seigneur ;
ce Jour-là, l’homme sera informé de tout ce qu’il aura fait.
L’homme verra alors clairement ce qui le concerne,
même s’il a des excuses à présenter.
Ne remue pas ta langue en lisant le Coran comme si tu voulais hâter la révélation.
Il nous appartient de le rassembler et de le lire.
Suis sa récitation, lorsque nous le récitons ;
c’est à nous qu’il appartient, ensuite, de le faire comprendre.
Bien au contraire ! Vous aimez ce qui passe rapidement
et vous négligez la vie dernière.
Ce Jour-là, il y aura des visages brillants
qui tourneront leurs regards vers leur Seigneur.
Ce Jour-là, il y aura des visages sombres
qui penseront qu’un horrible châtiment les attend.
Mais non ! Lorsque l’âme remonte dans les clavicules,
on demande : « Qui est magicien ? »
Lorsqu’un homme pense que la séparation est proche,
lorsque la jambe se crispe contre la jambe,
ce Jour-là, c’est la poussée vers ton Seigneur.
Il n’a pas cru ; il n’a pas prié ;
bien au contraire, il a crié au mensonge ; il s’est détourné,
puis il est reparti vers les siens en marchant fièrement.
Malheur à toi ! Malheur !...
Et encore : Malheur à toi ! Malheur !...
L’homme pense-t-il qu’on le laissera libre ?
N’a-t-il pas été une goutte de sperme répandue,
puis un caillot de sang ? Dieu l’a créé et formé harmonieusement,
puis, de celui-ci, il a fait naître un couple : le mâle et la femelle.
Celui qui a fait cela n’aurait-il pas le pouvoir de rendre la vie aux morts ?
Ne s’est-il pas écoulé pour l’homme un laps de temps durant lequel il n’était pas quelque chose dont on fasse mention ?
Nous avons créé l’homme, pour l’éprouver, d’une goutte de sperme et de mélanges. Nous lui avons donné l’ouïe et la vue.
Nous l’avons dirigé sur le chemin droit, qu’il soit reconnaissant, ou qu’il soit ingrat.
Nous avons préparé pour les incrédules des chaînes, des carcans et un Brasier.
Les hommes purs boiront à une coupe dont le mélange sera de camphre.
Les serviteurs de Dieu boiront à des sources que nous ferons jaillir en abondance.
Ils tenaient fidèlement leurs promesses, ils redoutaient un Jour dont le mal sera universel.
Ils nourrissaient le pauvre, l’orphelin et le captif, pour l’amour de Dieu.
« Nous vous nourrissions pour plaire à Dieu seul ; nous n’attendons de vous ni récompense, ni gratitude.
Oui, nous redoutons, de la part de notre Seigneur, un Jour menaçant et catastrophique ».
Mais Dieu les a protégés du malheur de ce Jour. Il leur fera rencontrer la fraîcheur et la joie.
Il les récompensera pour leur patience en leur donnant un Jardin et des vêtements de soie.
Là, accoudés sur des lits d’apparat, ils n’auront à subir ni soleil ardent, ni froid glacial.
Ses ombrages seront à proximité et ses fruits inclinés très bas, pour être cueillis.
On fera circuler parmi eux des vaisseaux d’argent et des coupes de cristal,
de cristal d’argent et remplies jusqu’au bord.
Ils boiront une coupe dont le mélange sera de gingembre,
puisé à une source nommée là-bas : « Salsabil ».
Des éphèbes immortels circuleront autour d’eux. Tu les compareras, quand tu les verras, à des perles détachées.
Quand tu regarderas là-bas, tu verras un délice et un faste royal.
Ils porteront des vêtements verts, de satin et de brocart. Ils seront parés de bracelets d’argent. Leur Seigneur les abreuvera d’une boisson très pure.
« Cela vous est accordé comme une récompense. Votre zèle a été reconnu ! »
Oui, nous avons fait descendre sur toi le Coran.
Accepte donc le décret de ton Seigneur. N’obéis ni au pécheur, ni à l’ingrat qui se trouve parmi eux.
Invoque le Nom de ton Seigneur à l’aube et au crépuscule.
Prosterne-toi, la nuit, devant lui. Célèbre longuement ses louanges, durant la nuit.
Ils aiment la vie éphémère et ils négligent un Jour grave.
Nous les avons créés ; nous avons fixé solidement leurs jointures ; mais lorsque nous le voudrons, nous les remplacerons par des êtres semblables à eux.
Ceci est vraiment un Rappel. Que celui qui le veut prenne donc un chemin vers son Seigneur ;
mais vous ne le voudrez que si Dieu le veut. Oui, Dieu sait tout et il est sage.
Il fait entrer qui il veut dans sa miséricorde et il a préparé pour les injustes un châtiment douloureux.
Par ceux qui sont envoyés en rafales
et qui soufflent impétueusement !
Par ceux qui se déploient largement
et qui, ensuite, se dispersent de tous côtés
en lançant un Rappel,
— en guise d’excuse ou d’avertissement —
ce dont vous êtes menacés va sûrement venir !
Lorsque les étoiles seront effacées,
lorsque le ciel se fendra,
lorsque les montagnes seront brisées en petits morceaux et dispersées,
lorsque l’Heure sera signifiée aux Prophètes.
A quel jour seront-ils reportés ?
Au Jour de la Décision.
Comment pourrais-tu savoir ce que sera le Jour de la Décision ?
Malheur, ce Jour-là, à ceux qui crient au mensonge !
N’avons-nous pas anéanti les premiers hommes ?
Ne leur avons-nous pas donné les derniers comme successeurs ?
C’est ainsi que nous traitons les pécheurs.
Malheur, ce Jour-là, à ceux qui crient au mensonge !
Ne vous avons-nous pas créés d’une eau vile
que nous avons placée dans un réceptacle solide
pour une durée déterminée ?
Nous l’avons décrété ainsi. Nous fixons toute chose d’une façon parfaite.
Malheur, ce Jour-là, à ceux qui crient au mensonge !
N’avons-nous pas fait de la terre un lieu de réunion
pour les vivants et pour les morts ?
N’y avons-nous pas placé des montagnes élevées ? Ne vous avons-nous pas donné à boire une eau douce ?
Malheur, ce Jour-là, à ceux qui crient au mensonge !
Allez vers ce que vous traitez de mensonge !
Allez vers l’ombre divisée en trois parties !
Elle n’est pas épaisse et elle ne protège pas contre la flamme.
Cela projette des étincelles grosses comme des tours
et semblables à des chameaux jaunes.
Malheur, ce Jour-là, à ceux qui crient au mensonge !
Ce sera le Jour où ils ne parleront pas.
On ne leur permettra pas de présenter des excuses.
Malheur, ce Jour-là, à ceux qui crient au mensonge !
Ce sera le Jour de la Décision. Nous vous aurons réunis, vous et les Anciens.
Si vous connaissez un stratagème, utilisez-le contre moi !
Malheur, ce Jour-là, à ceux qui crient au mensonge !
Oui, ceux qui craignent Dieu seront au milieu des ombrages, des sources
et des fruits qu’ils désireront :
« Mangez et buvez en paix, pour prix de vos œuvres ;
C’est ainsi que nous récompensons ceux qui font le bien ».
Malheur, ce Jour-là, à ceux qui crient au mensonge !
« Mangez et jouissez un peu de cette vie, vous qui êtes criminels ! »
Malheur, ce Jour-là, à ceux qui crient au mensonge !
Quand on leur dit : « Prosternez-vous ! » ils ne se prosternent pas.
Malheur, ce Jour-là, à ceux qui crient au mensonge !
A quel discours, après cela, croiront-ils donc ?
Sur quoi s’interrogent-ils mutuellement ?
Sur l’Annonce solennelle
au sujet de laquelle ils ne sont pas d’accord.
Mais non !... Ils sauront bientôt !
Encore une fois : non ! Ils sauront bientôt !
N’avons-nous pas disposé la terre comme un lit de repos,
et les montagnes comme des piliers de tente ?
Nous vous avons créés par couples.
Nous avons fait de votre sommeil un repos.
Nous avons fait de la nuit un voile.
Nous avons fait du jour le moment de la vie.
Nous avons construit au-dessus de vous sept cieux inébranlables.
Nous y avons placé un luminaire éblouissant.
Nous avons fait descendre des nuées une eau abondante,
pour faire pousser, grâce à elle, des céréales, des plantes
et des jardins luxuriants.
Oui, le Jour de la Décision est fixé.
Vous viendrez en troupes nombreuses, le Jour où l’on soufflera dans la trompette.
Le ciel sera ouvert ; ses portes aussi.
Les montagnes seront mises en marche ; elles deviendront un mirage.
La Géhenne aux aguets
sera un refuge pour les rebelles.
Ils y demeureront des siècles
sans goûter ni fraîcheur, ni boisson
— à part une eau bouillante et une boisson fétide — 
Ce sera une rétribution équitable.
Ils n’attendaient pas un Jugement ;
ils traitaient nos Signes de mensonges ;
alors que nous avons fait le compte de tout et que nous l’avons inscrit dans un Livre.
Goûtez donc ! Nous n’augmenterons, à votre intention, que le châtiment.
Ce sera un succès pour ceux qui craignent Dieu :
des vergers et des vignes,
des adolescentes d’une égale jeunesse,
des coupes débordantes.
Ils n’entendront là ni paroles futiles, ni mensonges :
c’est une récompense de ton Seigneur, un don exactement calculé
de la part du Seigneur des cieux et de la terre et de ce qui est entre les deux ; du Miséricordieux auquel ils ne pourront adresser la parole.
Le Jour où l’Esprit et les Anges se tiendront debout sur une rangée, ils ne parleront pas — sauf celui à qui le Miséricordieux l’aura permis et qui prononcera une parole juste —
Ce Jour-là est la Vérité. Quiconque l’aura voulu trouvera un refuge auprès de son Seigneur.
Oui, nous vous avons avertis d’un châtiment prochain, le Jour où l’homme considérera ses œuvres et où l’incrédule dira : « Malheur à moi ! Si seulement je pouvais être poussière ! »
Par ceux qui arrachent avec violence !
Par ceux qui courent rapidement !
Par ceux qui nagent avec légèreté !
Par ceux qui s’avancent les premiers
pour diriger toute chose !
Ce Jour-là, le grand bruit retentira
auquel un autre succédera !
Ce Jour-là, les cœurs seront troublés
et les regards humiliés.
Les hommes diront : « Serons-nous ramenés à notre premier état,
lorsque nous serons des ossements pourris ? »
Ils diront : « Ce serait un retour désastreux ! »
Il n’y aura qu’un seul cri
et voilà qu’ils se trouveront à la surface de la terre !
L’histoire de Moïse t’est-elle parvenue ?
Son Seigneur l’appela dans la vallée sainte de Tuwa :
« Va trouver Pharaon — il est rebelle —
et dis-lui : “Es-tu prêt à te purifier
et je te guiderai vers ton Seigneur pour que tu le redoutes ?” »
Puis il lui montra le très grand Signe.
Pharaon cria au mensonge, il se révolta
et il tourna précipitamment le dos.
Il rassembla alors ses hommes ; il fit une proclamation
en disant : « Je suis votre Seigneur, le Très-Haut ! »
Dieu le frappa du châtiment de l’au-delà et de celui de la vie présente.
— Il y a là un enseignement pour celui qui redoute Dieu —
Est-il plus difficile de vous créer que de construire le firmament ?
Dieu en a élevé la voûte ; il l’a établi harmonieusement ;
il a assombri sa nuit et il lui a donné sa clarté.
Il a ensuite étendu la terre ;
il en a fait surgir l’eau et les pâturages.
Il a solidement établi les montagnes
pour votre bien et celui de vos troupeaux.
Lorsque le cataclysme se produira ;
le Jour où l’homme se souviendra de ce qu’il s’est efforcé de faire,
la Fournaise apparaîtra à quiconque possède la faculté de voir.
Pour celui qui est révolté,
Pour celui qui aura préféré la vie de ce monde,
la Fournaise sera un refuge.
Quant à celui qui aura redouté de comparaître devant son Seigneur et qui aura préservé son âme des passions,
le Paradis sera son refuge.
Ils t’interrogent au sujet de l’Heure : « Quand viendra-t-elle ? »
Comment pourrais-tu en parler ?
Il appartient à ton Seigneur d’en fixer le moment.
Tu n’es, toi, que l’avertisseur de celui qui la redoute.
Le Jour où les hommes la verront, il leur semblera n’être restés dans leurs tombes qu’un soir ou une matinée.
Il s’est renfrogné et il s’est détourné
parce que l’aveugle est venu à lui.
Qui te fera savoir si, peut-être, celui-ci se purifie
ou s’il réfléchit de telle sorte que le Rappel lui soit profitable ?
Quant à celui qui est riche,
tu l’abordes avec empressement ;
peu t’importe s’il ne se purifie pas.
Mais de celui qui vient à toi, rempli de zèle
et de crainte,
toi, tu te désintéresses !
Bien au contraire ! Ceci est, en vérité, un Rappel.
Quiconque le veut s’en souviendra.
Il est contenu dans des feuilles vénérées,
exaltées, purifiées,
entre les mains de scribes
nobles et purs.
Que l’homme périsse ! Quel impie !
Comment Dieu l’a-t-il créé ?
D’une goutte de sperme. Il l’a créé et il a fixé son destin ;
puis il a rendu son chemin facile ;
il l’a fait mourir, il l’a fait mettre au tombeau ;
puis il le ressuscitera, quand il le voudra.
Bien au contraire ! L’homme ne fait pas ce que Dieu lui ordonne.
Que l’homme considère sa nourriture.
Nous avons répandu l’eau avec abondance,
puis nous avons fendu la terre profondément,
nous en avons fait sortir des céréales,
des vignes et des légumes,
des oliviers et des palmiers,
des jardins touffus,
des fruits et des pâturages
dont vous jouissez, vous et vos troupeaux.
Mais lorsque viendra le Fracas,
le Jour où l’homme fuira son frère,
sa mère, son père,
sa compagne et ses fils :
ce Jour-là, à chaque homme suffira ce qui le concerne.
Ce Jour-là, des visages seront rayonnants,
souriants et joyeux.
Ce Jour-là, des visages seront couverts de poussière,
enveloppés de ténèbres.
Tels sont les incrédules et les libertins !
Lorsque le soleil sera décroché
et les étoiles obscurcies
lorsque les montagnes se mettront en marche
lorsque les chamelles près de mettre bas seront négligées ;
lorsque les bêtes sauvages seront rassemblées ;
lorsque les mers seront en ébullition ;
lorsque les âmes seront réparties par groupes ;
lorsque l’on demandera à la fille enterrée vivante
pour quel crime elle a été tuée ;
lorsque les pages des livres seront déployées ;
lorsque le ciel sera déplacé ;
lorsque la Fournaise sera attisée
et le Paradis rapproché :
toute âme saura ce qu’elle devra présenter.
Non !... Je jure par les planètes
qui glissent et qui passent ;
par la nuit quand elle s’étend ;
par l’aube quand elle exhale son souffle :
ceci est la Parole d’un noble Messager,
doué de force auprès du Maître du Trône inébranlable,
obéi autant que fidèle !
Votre compagnon n’est pas un possédé !
Il l’a vu à l’horizon lumineux ;
il n’est pas avare du mystère.
Ceci n’est pas la parole d’un démon maudit !
Où allez-vous donc ?
Ceci n’est qu’un Rappel adressé aux mondes
pour celui d’entre vous qui veut suivre la voie droite
Mais vous ne le voudrez que si Dieu le veut, lui, le Seigneur des mondes.
Lorsque le ciel se rompra
et que les étoiles seront dispersées ;
lorsque les mers franchiront leurs limites
et que les sépulcres seront bouleversés :
toute âme saura ce qu’elle a fait de bien et de mal. 
Ô toi, l’homme ! Comment donc as-tu été trompé au sujet de ton noble Seigneur
qui t’a créé puis modelé et constitué harmonieusement ;
— car il t’a composé dans la forme qu’il a voulue —
Bien au contraire ! Vous traitez de mensonge le Jugement,
alors que des gardiens veillent sur vous :
de nobles scribes
qui savent ce que vous faites.
Oui, les hommes bons seront plongés dans les délices
et les libertins dans une fournaise
où ils tomberont le Jour du Jugement
sans pouvoir y échapper.
Comment pourrais-tu savoir ce que sera le Jour du Jugement ?
Encore une fois : comment donc pourrais-tu savoir ce que sera le Jour du Jugement ?
Ce Jour-là, aucune âme ne pourra rien en faveur d’une autre âme. Ce Jour-là, la Décision appartiendra à Dieu !
Malheur aux fraudeurs !
Lorsqu’ils achètent quelque chose, ils exigent des gens une pleine mesure ;
lorsqu’ils mesurent ou qu’ils pèsent pour ceux-ci, ils trichent.
Ne pensent-ils pas qu’ils seront ressuscités
un Jour terrible,
le Jour où les hommes se tiendront debout devant le Seigneur des mondes ?
Non !... Le Livre des libertins est le Sijjin ;
— comment pourrais-tu comprendre ce qu’est le Sijjin ? —
c’est un livre écrit.
Malheur, ce Jour-là, à ceux qui criaient au mensonge ;
à ceux qui traitaient de mensonge le Jour du Jugement.
Seul un transgresseur plein de péchés le traite de mensonge !
Quand on récite nos Versets devant lui, il dit : « Ce sont des contes d’Anciens ! »
Non !... Leurs cœurs ont été endurcis par ce qu’ils ont accompli,
Non !... Ils seront, ce Jour-là, séparés de leur Seigneur,
puis ils tomberont dans la Fournaise.
On leur dira alors : « Voici ce que vous traitiez de mensonge ! »
Non !... Le Livre des purs est l’‘Illiyoun ;
— comment pourrais-tu comprendre ce qu’est l’‘Illiyoun ? —
c’est un livre écrit.
Ceux qui sont proches de Dieu en sont témoins.
Oui, les purs vivront dans les délices ;
étendus sur des lits d’apparat, ils regarderont autour d’eux.
Tu verras sur leurs visages l’éclat de la félicité.
On leur donnera à boire un vin rare, cacheté
par un cachet de musc — ceux qui en désirent peuvent le convoiter —
et mélangé à l’eau du Tasnim,
une eau qui est bue par ceux qui sont proches de Dieu.
Les criminels se moquaient des croyants ;
ils échangeaient entre eux des coups d’œil en passant auprès de ceux-ci
et ils plaisantaient en retournant dans leur famille.
Ils disaient en les regardant : « Voici des égarés ! »
Mais ils n’ont pas été envoyés pour être leurs gardiens.
Les croyants, aujourd’hui, se moquent des impies :
couchés sur des lits d’apparat, ils regardent,
si les impies sont rétribués pour ce qu’ils faisaient !
Lorsque le ciel se déchirera,
il écoutera son Seigneur et il fera ce qu’il doit faire.
Lorsque la terre sera nivelée,
qu’elle rejettera son contenu et qu’elle se videra,
elle écoutera son Seigneur et elle fera ce qu’elle doit faire.
Alors toi, l’homme qui te tournes vers ton Seigneur, tu le rencontreras.
Celui qui recevra son livre dans la main droite
sera jugé avec mansuétude ;
il s’en ira, plein d’allégresse, vers les siens.
Quant à celui qui recevra son livre derrière son dos,
il appellera l’anéantissement
et il tombera dans un brasier.
Il était heureux au sein de sa famille ;
il pensait ne jamais retourner vers Dieu.
Bien au contraire ! Son Seigneur le voyait parfaitement !
Non !... Je jure par le crépuscule ;
par la nuit et ce qu’elle enveloppe
et par la pleine lune :
vous subirez certainement des transformations successives.
Pourquoi ne croient-ils pas ?
Pourquoi ne se prosternent-ils pas quand on récite le Coran ?
Bien au contraire ! Les incrédules crient au mensonge !
Dieu connaît parfaitement ce qu’ils cachent.
Annonce-leur un châtiment douloureux ;
sauf à ceux qui auront cru et qui auront accompli des œuvres bonnes, car une récompense qui ne sera jamais interrompue leur est destinée. 
Par le ciel orné de constellations !
Par le Jour promis !
Par le témoin et ce dont il témoigne !
Les hommes de ’Ukhdoud ont été tués.
Le feu était sans cesse alimenté,
tandis que les gens se tenaient assis autour,
témoins de ce que subissaient les croyants.
Ils ne leur reprochaient que d’avoir cru en Dieu, le Tout-Puissant, celui qui est digne de louanges,
celui à qui appartient la Royauté des cieux et de la terre. — Dieu est témoin de toute chose —
Oui, le châtiment de la Géhenne, le châtiment du feu attend ceux qui auront soumis à une épreuve les croyants et les croyantes et qui, ensuite, ne se seront pas repentis.
Oui, il y aura pour ceux qui auront cru et qui auront accompli des œuvres bonnes, des Jardins où coulent les ruisseaux : voilà le bonheur suprême !
La rigueur de ton Seigneur est redoutable.
Il est celui qui donne un commencement à la création et qui la renouvellera.
Il est celui qui pardonne ; celui qui aime les hommes.
Il est le Maître glorieux du Trône.
Il réalise ce qu’il veut.
Le récit concernant les armées de Pharaon et des Thamoud
t’est-il parvenu ?
Mais les incrédules persistent à crier au mensonge,
alors que Dieu les tient à sa merci.
Ceci est, au contraire, un Coran glorieux
écrit sur une Table gardée !
Par le ciel et par l’astre nocturne !
Comment pourrais-tu savoir ce qu’est l’astre nocturne ?
C’est une étoile qui brille d’un vif éclat.
Un gardien se tient auprès de chaque âme.
Que l’homme considère donc ce avec quoi il a été créé.
Il a été créé d’une goutte d’eau répandue
sortie d’entre les lombes et les côtes.
Oui, Dieu a le pouvoir de le ressusciter !
le Jour où les secrets seront dévoilés.
— L’homme ne trouvera, alors, ni force, ni défenseur —
Par le ciel qui fait revenir la pluie en son temps
Par la terre qui se fend !
Voici, vraiment, une Parole décisive,
et non pas un discours frivole.
Ils préparent une ruse
et, moi aussi, je prépare une ruse.
Accorde donc un délai aux incrédules ; accorde-leur un court délai !
Glorifie le Nom de ton Seigneur, le Très-Haut,
qui crée et qui forme harmonieusement les hommes ;
qui fixe leurs destins et qui les dirige.
C’est lui qui fait pousser les pâturages
et qui les transforme ensuite en fourrage sombre.
Nous te ferons bientôt réciter le Coran et tu n’oublieras
que ce que Dieu voudra te faire oublier. — Il connaît ce qui est apparent et ce qui est caché —
Nous te faciliterons l’accès au bonheur.
Fais entendre le Rappel car il est bon de se souvenir.
Celui qui redoute Dieu y réfléchira,
tandis que le réprouvé s’en écartera.
Il tombera dans l’immense Feu
où, ensuite, il ne mourra pas et ne vivra pas.
Heureux celui qui se purifie ;
celui qui invoque le Nom de son Seigneur et celui qui prie.
Vous préférez la vie de ce monde,
alors que la vie dernière est meilleure et qu’elle durera plus longtemps.
Ceci est contenu dans les Livres anciens :
les Livres d’Abraham et de Moïse.
Le récit concernant celle qui enveloppe t’est-il parvenu ?
Ce Jour-là, des visages humbles,
peinant et harassés,
seront présentés à un Feu ardent.
Ils seront abreuvés à une source bouillante ;
ils n’auront pour nourriture que des épines
qui ne les engraisseront pas et qui n’apaiseront pas leur faim.
Ce Jour-là, des visages prospères,
satisfaits de leur zèle,
seront dans un Jardin situé très haut
où ils n’entendront aucune parole futile.
Il y aura là une source vive
et là aussi des lits de repos surélevés,
des coupes posées,
des coussins alignés,
des tapis étalés.
Ne considèrent-ils pas comment les chameaux ont été créés ;
comment le ciel a été élevé ;
comment les montagnes ont été placées ;
comment la terre a été aplanie ?
Fais entendre le Rappel ! Tu n’es que celui qui fait entendre le Rappel
et tu n’es pas chargé de les surveiller.
Quant à celui qui se sera détourné et qui était incrédule :
Dieu le châtiera du châtiment le plus grand.
Oui, le retour se fera vers nous
et c’est à nous qu’il appartiendra ensuite de faire le compte de toutes leurs actions.
Par l’aube !
Par les dix nuits !
Par le pair et l’impair !
Par la nuit quand elle s’écoule !
Est-ce là un serment pour quelqu’un doué d’intelligence ?
N’as-tu pas vu comment ton Seigneur a traité les ‘Ad
et ’lram, la ville à la colonne,
— une ville telle que jamais on n’en créa de semblable, dans aucun pays —
et les Thamoud qui creusèrent le roc dans la vallée
et Pharaon, avec ses épieux ;
enfin tous ceux qui, dans le monde, étaient rebelles
et multipliaient les scandales ?
Ton Seigneur abattit sur eux le fouet du châtiment.
Ton Seigneur est celui qui observe tout.
Lorsque son Seigneur éprouve l’homme en l’honorant et en le comblant de bienfaits, l’homme dit : « Mon Seigneur m’a honoré ! »
Quand, au contraire, Dieu l’éprouve en mesurant ses dons, l’homme dit : « Mon Seigneur m’a dédaigné ! »
Non !... Vous n’honorez pas l’orphelin ;
vous ne vous encouragez pas mutuellement à nourrir le pauvre ;
vous dévorez avec avidité les héritages ;
vous aimez les richesses d’un amour sans bornes.
Non !... Quand la terre sera réduite en poudre ;
quand ton Seigneur viendra ainsi que les Anges, rang par rang :
ce Jour-là, on amènera la Géhenne ; ce Jour-là, l'homme se souviendra… — Mais à quoi lui servira de se souvenir ? —
Il dira : « Malheur à moi ! Si seulement j’avais préparé quelque chose pour ma vie future ! »
Ce Jour-là, nul ne châtiera comme Dieu châtie
et nul ne chargera personne de chaînes comme il le fait.
Ô toi !... Âme apaisée !...
Retourne vers ton Seigneur, satisfaite et agréée ;
entre donc avec mes serviteurs ;
entre dans mon Paradis !
Non !... Je jure par cette cité !
— et toi, tu es un habitant de cette cité —
Par un père et ce qu’il engendre !
Nous avons créé l’homme misérable !
Pense-t-il que personne ne pourra rien contre lui ?
Il dit : « J’ai dévoré des masses de richesses ! »
Pense-t-il que personne ne l’a vu ?
Ne lui avons-nous pas donné deux yeux,
une langue et deux lèvres ?
Ne lui avons-nous pas montré les deux voies ?
Mais il ne s’engage pas dans la voie ascendante !
Comment pourrais-tu savoir ce qu’est la voie ascendante ?
C’est : racheter un captif ;
nourrir, en un jour de famine,
un proche parent orphelin,
un pauvre dans le dénuement.
C’est être au nombre de ceux qui croient ; de ceux qui s’encouragent mutuellement à la patience ; de ceux qui s’encouragent mutuellement à la mansuétude :
tels sont les compagnons de la droite.
Mais ceux qui ne croient pas à nos Signes seront les compagnons de la gauche :
un feu se refermera sur eux !
Par le soleil et sa clarté !
Par la lune quand elle le suit !
Par le jour quand il éclaire la terre !
Par la nuit quand elle l’enveloppe !
Par le ciel ! — Comme il l’a bien construit ! —
Par la terre ! — Comme il l’a bien étendue ! —
Par une âme ! — Comme il l’a bien modelée
en lui inspirant son libertinage et sa piété ! —
Heureux celui qui la purifie !
Mais celui qui la corrompt est perdu !
Les Thamoud, dans leur révolte, criaient au mensonge,
lorsque le plus misérable d’entre eux s’est levé.
Le Prophète de Dieu leur avait dit : « La chamelle de Dieu !... Laissez-la boire !... »
Ils le traitèrent de menteur et ils coupèrent les jarrets de la chamelle. Leur Seigneur, alors, les a entièrement détruits, à cause de leur péché,
sans se soucier des conséquences de leur disparition.
Par la nuit, quand elle enveloppe la terre !
Par le jour, quand il brille !
Comme il a bien créé le mâle et la femelle !
— Mais vos efforts sont divergents —
A celui qui fait l’aumône et qui craint Dieu ;
à celui qui déclare véridique la très belle récompense,
nous faciliterons l’accès au bonheur.
A l’avare qui cherche à s’enrichir ;
à celui qui traite de mensonge la très belle récompense,
nous faciliterons l’accès au malheur.
Ses richesses ne lui serviront à rien lorsqu’il tombera dans l’abîme.
Oui, la direction des hommes nous incombe ;
la vie dernière et la vie présente nous appartiennent.
Je vous ai donc avertis d’un Feu qui flambe.
Seul y tombera celui qui est méprisable ;
celui qui crie au mensonge et qui se détourne.
Mais celui qui craint Dieu en sera écarté,
comme celui qui donne de son bien pour se purifier.
Nul ne sera récompensé auprès de lui, par un bienfait,
sinon celui qui aura uniquement recherché la Face de son Seigneur, le Très-Haut :
son désir sera bientôt comblé.
Par la clarté du jour !...
Par la nuit, quand elle s’étend !
Ton Seigneur ne t’a ni abandonné, ni haï !
Oui, la vie future est meilleure pour toi que celle-ci.
Ton Seigneur t’accordera bientôt ses dons et tu seras satisfait.
Ne t’a-t-il pas trouvé orphelin et il t’a procuré un refuge.
Il t’a trouvé errant et il t’a guidé.
Il t’a trouvé pauvre et il t’a enrichi.
Quant à l’orphelin, ne le brime pas.
Quant au mendiant, ne le repousse pas.
Quant aux bienfaits de ton Seigneur, raconte-les.
N’avons-nous pas ouvert ton cœur ?
Ne t’avons-nous pas débarrassé de ton fardeau
qui pesait sur ton dos ?
N’avons-nous pas exalté ta renommée ?
Le bonheur est proche du malheur.
Oui, le bonheur est proche du malheur.
Lorsque tu es libéré de tes occupations, lève-toi pour prier
et recherche ton Seigneur avec ferveur.
Par le figuier et l’olivier !
Par le Mont Sinaï !
Par cette cité où règne la sécurité !
Oui, nous avons créé l’homme dans la forme la plus parfaite ;
puis nous l’avons renvoyé au plus bas des degrés,
à l’exception de ceux qui auront cru et qui auront accompli des œuvres bonnes, car une récompense sans fin leur est destinée.
Qu’est-ce donc, après cela, qui t’incite à traiter de mensonge le Jugement ?
Dieu n’est-il pas le plus juste des juges ?
Lis au Nom de ton Seigneur qui a créé !
Il a créé l’homme d’un caillot de sang.
Lis !... Car ton Seigneur est le Très-Généreux
qui a instruit l’homme au moyen du calame,
et lui a enseigné ce qu’il ignorait.
Bien au contraire ! L’homme est rebelle
dès qu’il se voit dans l’aisance.
— Oui, le retour se fera vers ton Seigneur —
As-tu vu celui qui interdisait
à un serviteur de Dieu de prier ?
As-tu vu s’il était dans la bonne voie
et s’il ordonnait la piété ?
As-tu vu s’il criait au mensonge et s’il se détournait ?
— Ne sait-il pas que Dieu voit tout ? —
Bien au contraire ! S’il ne cesse pas, nous le traînerons par le toupet de son front,
un front menteur et pécheur !
Qu’il appelle donc ses partisans !
Nous allons convoquer les gardiens !
Non !... Ne lui obéis pas, mais prosterne-toi et rapproche-toi de Dieu !
Oui, nous l’avons fait descendre durant la Nuit du Décret.
Comment pourrais-tu savoir ce qu’est la Nuit du Décret ?
La Nuit du Décret est meilleure que mille mois !
Les Anges et l’Esprit descendent durant cette Nuit, avec la permission de leur Seigneur, pour régler toute chose.
Elle est Paix et Salut jusqu’au lever de l’aurore !
Les incrédules, parmi les gens du Livre et les polythéistes, ne changeront pas tant que la preuve décisive ne leur sera pas parvenue.
Un Prophète envoyé par Dieu, récite des feuillets purifiés
contenant des Écritures immuables.
Ceux qui ont reçu le Livre ne se sont divisés qu’après la venue de la preuve décisive.
On leur avait seulement ordonné d’adorer Dieu comme de vrais croyants qui lui rendent un culte pur ; de s’acquitter de la prière ; de faire l’aumône. — Telle est la Religion vraie ! —
Oui, les incrédules, parmi les gens du Livre et les polythéistes, seront dans le Feu de la Géhenne. Ils y demeureront immortels : voilà le pire de l’humanité !
Quant à ceux qui croient et qui accomplissent des œuvres bonnes : voilà le meilleur de l’humanité !
Ils auront, pour récompense, auprès de leur Seigneur, les Jardins d’Éden où coulent les ruisseaux. Ils y demeureront, pour toujours, immortels. Dieu est satisfait d’eux ; ils sont satisfaits de lui : voilà pour celui qui redoute son Seigneur !
Lorsque la terre sera secouée par son tremblement ;
lorsque la terre rejettera ses fardeaux ;
lorsque l’homme demandera : « Que lui arrive-t-il ? »
Ce Jour-là, elle racontera sa propre histoire
d’après ce que son Seigneur lui a révélé.
Ce Jour-là, les hommes surgiront par groupes pour que leurs aidions soient connues.
Celui qui aura fait le poids d’un atome de bien, le verra ;
celui qui aura fait le poids d’un atome de mal, le verra.
Par les coursiers rapides et haletants !
Ceux qui font jaillir des étincelles ;
ceux qui surgissent à l’aube ;
ceux qui font voler la poussière ;
ceux qui pénètrent au centre de Jama‘a !
Oui, l’homme est ingrat envers son Seigneur :
il est témoin de tout cela,
mais son amour des richesses est plus fort.
Ne sait-il donc pas qu’au moment où le contenu des tombes sera bouleversé
et celui des cœurs exposé en pleine lumière,
ce Jour-là, leur Seigneur sera parfaitement informé de tout ce qui les concerne.
Celle qui fracasse !
Qu’est-ce donc que celle qui fracasse ?
Comment pourrais-tu savoir ce qu’est celle qui fracasse ?
Ce sera le Jour où les hommes seront semblables à des papillons dispersés
et les montagnes, à des flocons de laine cardée.
Celui dont les œuvres seront lourdes
connaîtra une vie heureuse.
Celui dont les œuvres seront légères
aura un abîme pour demeure.
Comment pourrais-tu le connaître ?
C’est un feu ardent.
La rivalité vous distrait,
jusqu’à ce que vous visitiez les tombes.
Non !... Vous saurez bientôt !
Encore une fois : vous saurez bientôt !
Non !... Si seulement vous le saviez de science certaine !
Vous verrez sûrement la Fournaise ;
vous la verrez avec l’œil de la certitude,
puis, ce Jour-là, vous serez interrogés sur vos plaisirs passés.
Par l’Instant !
Oui, l’homme est en perdition,
à l’exception de ceux qui croient ; de ceux qui accomplissent des œuvres bonnes ; de ceux qui s’encouragent mutuellement à rechercher la Vérité ; de ceux qui s’encouragent mutuellement à la patience.
Malheur au calomniateur acerbe
qui amasse des richesses et qui les compte !
Il pense que ses richesses le rendront immortel !
Non !... Il sera précipité dans la Houtama.
Comment pourrais-tu savoir ce qu’est la Houtama ?
C’est le Feu de Dieu allumé
qui dévore jusqu’aux entrailles.
Il se refermera sur eux
en longues colonnes.
N’as-tu pas vu comment ton Seigneur a traité les hommes de l’Éléphant ?
N’a-t-il pas détourné leur stratagème,
envoyé contre eux des bandes d’oiseaux
qui leur lançaient des pierres d’argile ?
Il les a ensuite rendus semblables à des tiges de céréales qui auraient été mâchées.
À cause du pacte des Quraïch ;
de leur pacte concernant la caravane d’hiver et celle d’été !
Qu’ils adorent le Seigneur de cette Maison :
il les a nourris ; il les a préservés de la famine ; il les a délivrés de la peur.
Vois-tu celui qui traite de mensonge le Jugement ?
C’est lui qui repousse l’orphelin
et qui n’encourage personne à nourrir le pauvre.
Malheur à ceux qui prient
tout en étant négligents dans leurs prières :
ils sont remplis d’ostentation
et ils se refusent à procurer aux hommes le nécessaire.
Oui, nous t’avons accordé l’abondance.
Prie donc ton Seigneur et sacrifie !
Celui qui te hait : voilà celui qui n’aura jamais de postérité !
Dis : « Ô vous, les incrédules !
Je n’adore pas ce que vous adorez ;
vous n’adorez pas ce que j’adore.
Moi, je n’adore pas ce que vous adorez ;
vous, vous n’adorez pas ce que j’adore.
A vous votre religion ; à moi, ma Religion ».
Lorsque viennent le secours de Dieu et la victoire ;
lorsque tu vois les hommes entrer en masse dans la Religion de Dieu ;
célèbre les louanges de ton Seigneur et demande-lui pardon. Il est, en vérité, celui qui revient sans cesse vers le pécheur repentant.
Que les deux mains d’Abou Lahab périssent et que lui-même périsse !
Ses richesses et tout ce qu’il a acquis ne lui serviront à rien.
Il sera exposé à un feu ardent
ainsi que sa femme, porteuse de bois,
dont le cou est attaché par une corde de fibres.
Dis : « Dieu est Un !
Dieu !... L’Impénétrable !
Il n’engendre pas ; il n’est pas engendré ;
nul n’est égal à lui ! »
Dis : « Je cherche la protection du Seigneur de l’aube
contre le mal qu’il a créé ;
contre le mal de l’obscurité lorsqu’elle s’étend ;
contre le mal de celles qui soufflent sur les nœuds ;
contre le mal de l’envieux, lorsqu’il porte envie ».
Dis : « Je cherche la protection du Seigneur des hommes,
Roi des hommes,
Dieu des hommes,
contre le mal du tentateur qui se dérobe furtivement ;
contre celui qui souffle le mal dans les cœurs des hommes,
qu’il soit au nombre des Djinns ou des hommes ! »
