﻿Au nom de Dieu le Très Miséricordieux, le Tout Miséricordieux.
Louange à Dieu, Seigneur des mondes
le Très Miséricordieux, le Tout Miséricordieux,
Maître du jour de la Rétribution.
C'est Toi que nous adorons, et c'est Toi dont nous implorons secours.
Guide-nous dans le chemin droit,
le chemin de ceux que Tu as comblés de bienfaits, non pas de ceux qui ont encouru colère, ni de ceux qui s'égarent.
Alif, Lâm. Mîm.
Ce Livre, point de doute, voilà une guidée pour les pieux
qui croient à l’invisible et établissent l’Office et font largesses de ce que Nous leur avons attribué,
et qui croient à ce qu’on a fait descendre vers toi, et à ce qu’on a fait descendre avant toi. Et ceux-là croient ferme à l’au-delà.
Eux sont sur la guidée de leur Seigneur ; et ce sont eux les gagnants.
Oui, ceux qui mécroient, c’est égal, pour eux, que tu les avertisses ou ne les avertisses pas : ils ne croiront pas.
Dieu a scellé leurs cœurs et leurs oreilles. Et sur leurs yeux, un bandeau ; et pour eux, un grand châtiment.
Parmi les gens, il y a ceux qui disent : “Nous croyons en Dieu et au jour dernier !” Tandis qu'ils ne sont pas croyants.
Ils cherchent à tromper Dieu et ceux qui ont cru ; mais ils ne trompent qu’eux-mêmes, et ils sont inconscients.
Il y a dans leurs cœurs une maladie : Dieu donc les fait croître en maladie. A eux, donc, un châtiment douloureux, pour avoir menti !
Et quand on leur dit : “Ne commettez pas de désordre sur la terre”, ils disent : “Nous ne sommes que des réformateurs !”
Ce sont eux, n’est-ce pas, les fauteurs de désordre, mais ils sont inconscients !
Et quand on leur dit : “Croyez comme les gens ont cru”, ils disent : “Croirons-nous comme ont cru les sots ?” —C’est eux, n’est-ce pas, qui sont les sots ; mais ils ne savent pas.
Et quand ils rencontrent ceux qui ont cru, ils disent : “Nous croyons” ; et quand ils se trouvent seuls avec leurs diables, ils disent : “Oui, nous sommes avec vous ; et, rien d’autre : nous nous moquons.”
Dieu se moque d’eux et les enfonce dans leur rébellion : ils marchent à l’aveuglette.
C’est eux qui ont troqué la guidée contre l’égarement. Eh bien, leur marché n’a point profité. Et ce ne sont pas ceux-là qui se guident !
Il en est d’eux comme d’un qui cherche à allumer un feu ; puis quand le feu a illuminé tout à l’entour, Dieu s’en est allé avec leur lumière et les a abandonnés dans les ténèbres. -Ils ne voient rien.
Sourds, muets, aveugles, ils ne peuvent donc pas revenir.
Ou comme d’un nuage à pluie, dans le ciel, gros de ténèbres et de tonnerre et d’éclair : ils mettent leurs doigts dans leurs oreilles à cause des foudres, craignant la mort. Et Dieu cerne les mécréants.
L’éclair presque leur emporte les yeux : chaque fois qu’il leur fait de la lumière, ils y marchent ; fait-il noir sur eux, ils s’arrêtent. Et si Dieu voulait, Il partirait certes sur eux avec leur ouïe et leurs yeux. Dieu est capable de tout, vraiment !
Gens ! adorez votre Seigneur, qui vous a créés vous et ceux qui vous ont précédés, —peut-être serez-vous pieux ?—
Celui-là qui vous a fait la terre comme un lit et le ciel comme une tente ; et qui du ciel a fait descendre de l’eau ; puis par elle Il a fait sortir des fruits, votre portion. Ne donnez donc pas de rivaux à Dieu, alors que vous savez.
Et si vous êtes en doute sur ce que Nous avons fait descendre sur Notre Esclave, venez donc avec une sourate semblable à ceci, et, si vous êtes véridiques, appelez, en dehors de Dieu, vos témoins !
Puis, si vous ne le faites pas, —et vous ne le ferez jamais,— redoutez le feu au combustible d’hommes et de pierres, préparé pour les mécréants.
Et annonce à ceux qui ont cru et fait œuvres bonnes, qu’il y a pour eux, oui, des Jardins sous quoi coulent les ruisseaux. Chaque fois qu’ils en auront du fruit comme portion, ils diront : “C’est bien ce qu’on nous servait jadis comme portion !” or c’est quelque chose de semblable qui leur sera servi. Et ils auront là des épouses pures. Et là ils demeureront éternellement.
Dieu n’hésite pas, vraiment, à frapper n’importe quel exemple : d’un moustique, ou de quoi que ce soit, au-dessus. Puis, quant à ceux qui croient, ils savent, oui, que c’est la vérité de la part de leur Seigneur ; et quant à ceux qui mécroient, ils disent : “Qu’est-ce que Dieu a voulu, avec un exemple comme ça ?” Il en égare beaucoup, et Il en guide beaucoup ! Mais Il n'égare en cela que les pervers
qui brisent le pacte de Dieu après l’avoir ratifié et qui coupent ce que Dieu a ordonné d’unir et qui commettent du désordre sur la terre. Ceux-là sont les perdants.
Comment pouvez-vous être ingrats envers Dieu alors qu’il vous a donné la vie, à vous qui étiez morts ? Puis Il vous donne la mort ; puis Il vous donne la vie ; puis vous serez ramenés vers Lui.
C’est Lui qui a créé pour vous tout ce qui est sur la terre. Puis Il s’est établi vers le ciel, et Il en a arrangé sept cieux. Et Il connaît toute chose.
Et lorsque ton Seigneur dit aux anges : “Je vais désigner un lieutenant sur la terre”, ils dirent : “Vas-Tu en désigner un qui y mettra le désordre et répandra le sang, alors que nous, par Ta louange, chantons pureté, et proclamons Ta sainteté ?” —Il dit : “En vérité, Je sais ce que vous ne savez pas !”
Et Il apprit à Adam les noms, tous ; puis Il les présenta aux Anges et dit : “Informez-Moi des noms de ceux-là, si vous êtes véridiques !”
Ils dirent : “Pureté à Toi ! Nous n’avons de savoir que ce que Tu nous as appris ! C’est Toi le savant, le sage, vraiment !”
Il dit : “O Adam, informe-les de ces noms.” Puis quand celui-ci les eut informés de ces noms, Dieu dit : “Ne vous ai-Je pas dit que Je sais l’invisible des cieux et de la terre, oui, et que Je sais ce que vous divulguez et ce que vous cachez ?”
Et lorsque Nous dîmes aux anges : “Prosternez-vous devant Adam”, ils se prosternèrent ; sauf Satan, qui refusa et se gonfla. Or il était du nombre des mécréants,
Et Nous dîmes : “O Adam, habite le Paradis, toi et ton épouse, et rassasiez-vous-en de partout à votre guise ; mais n'approchez pas, tous deux, de l'arbre que voici : vous seriez alors, tous deux, du nombre des prévaricateurs.”
Puis le Diable les fit broncher de là tous deux et les chassa du lieu où ils étaient. Et Nous dîmes ; “Allez-vous-en ! ennemis les uns des autres. Et pour vous, une demeure sur la terre, et usufruit pour un temps.”
Puis Adam reçut de son Seigneur des paroles. Puis Dieu accueillit son repentir. Il est le pardonneur, le miséricordieux, vraiment !
Nous dîmes : “Allez-vous-en, vous tous ! Si jamais, ensuite, une guidée de Moi vous vient, alors, quiconque suivra Ma guidée... pour eux, nulle crainte, et point ne seront affligés.”
Et ceux qui mécroient et traitent de mensonge Nos signes, ceux-là sont gens du Feu : là ils demeureront éternellement.
O enfants d'Israël, rappelez-vous Mon bienfait dont Je vous ai comblés. Et remplissez Mon pacte ; Je remplirai votre pacte. Et c’est Moi que vous devez redouter.
Et croyez à ce que J’ai fait descendre en confirmation de ce qui déjà était devers vous ; et ne soyez pas les premiers à le mécroire. Et ne vendez pas Mes signes à vil prix. Et c’est Moi que vous devez craindre.
Et n'enrobez pas de faux la vérité, ni ne cachez le droit, alors que vous savez.
Et établissez l'Office, et acquittez l'impôt, et inclinez-vous avec ceux qui s'inclinent.
Commanderez-vous aux gens la charité, et vous oublierez-vous vous-mêmes, alors que vous récitez le Livre ? Quoi ! vous ne comprenez pas ?
Et cherchez secours dans l’endurance et l’Office : oui, l’Office est chose bien lourde, mais pas pour les humbles !
lesquels pensent qu’ils vont vraiment rencontrer leur Seigneur, et que vraiment ils vont retourner vers Lui.
O enfants d’Israël, rappelez-vous Mon bienfait dont Je vous ai comblés lorsqu’en vérité Je vous donnai excellence au-dessus des mondes.
Et redoutez le Jour où nulle âme ne suffira en quoi que ce soit à une autre ; et l’on n’acceptera d’elle aucune intercession ; et l’on ne recevra d’elle aucun équivalent. Et point ne seront secourus.
Et quand Nous vous avons délivrés des gens des gens de Pharaon, lesquels vous infligeaient pire châtiment !... Ils égorgeaient vos fils et laissaient vivre vos femmes. C’était là une grande épreuve de la part de votre Seigneur.
Et quand Nous avons par vous fendu la mer !... Puis Nous vous avons délivrés, et noyé les gens de Pharaon, tandis que vous regardiez.
Et quand Nous donnâmes à Moise rendez-vous à quarante nuits !... Puis vous avez adopté le Veau, après lui, prévaricateurs que vous étiez alors !
Puis Nous vous pardonnâmes, après cela. Peut-être auriez-vous été reconnaissants !
Et quand Nous avons donné à Moise le Livre et le Discernement !... Peut-être vous seriez-vous bien guidés !
Et quand Moïse dit à son peuple : “O mon peuple, vraiment vous vous êtes manqué à vous-mêmes en adoptant le Veau ! Repentez-vous à votre Créateur ; puis, donnez-vous la mort à vous-même : ce serait mieux, pour vous, auprès de votre Créateur” !... Puis Dieu accueillit votre repentir. Il est vraiment très accueillant au repentir, miséricordieux !
Et quand vous dîtes : “O Moïse, nous ne te croirons que nous n’ayons vu Dieu clairement” !... Puis la foudre vous saisit tandis que vous regardiez.
Puis Nous vous ressuscitâmes après votre mort. Peut-être auriez-vous été reconnaissants !
Et Nous vous prêtâmes l’ombre d’un nuage, et fîmes descendre sur vous la manne et les cailles : —“Mangez des délices de ce que Nous vous avons attribué !” —Ce n’est pas à Nous qu’ils manquèrent, mais ils se manquaient à eux-mêmes.
Et quand Nous dîmes : “Entrez dans cette ville, et rassasiez-vous-en partout à votre guise ; et entrez par la porte en vous prosternant et dites : “rémission” : Nous vous pardonnerons vos fautes. Et bientôt Nous donnerons davantage aux gens de bien.”
Mais les prévaricateurs changèrent en une autre la parole qui leur était dite. Nous fîmes donc descendre du ciel un châtiment sur les prévaricateurs, parce qu’ils s’étaient comportés en pervers.
Et quand Moïse demanda de l’eau pour son peuple, Nous dîmes : “Frappe le rocher avec ton bâton.” Et tout d’un coup, douze sources en jaillirent, —certes oui, chaque tribu sut son abreuvoir !— “Mangez et buvez de la portion de Dieu ; et ne semez pas de désordre sur la terre comme des fauteurs de désordre.
Et quand vous dîtes : “o Moïse, nous ne pouvons plus supporter un unique aliment. Prie donc pour nous ton Seigneur qu’il nous sorte ce que la terre fait pousser de ses légumes et de ses concombres et de son grain et de ses lentilles et de ses oignons !”— Il dit : “Voulez-vous échanger le meilleur pour le moins bon ? Allez dans une ville : vous trouverez certainement ce que vous demandez !” Et ils furent frappés d’avilissement et de pauvreté, et s’acquirent de Dieu une colère. Cela, parce qu’ils mécroyaient aux signes de Dieu, oui, et qu’ils tuaient sans droit les prophètes. Cela, parce qu’ils désobéissaient et transgressaient.
Oui, ceux qui ont cru et ceux qui se sont judaïsés, et les Nazaréens et les Sabéens, quiconque a cru en Dieu et au Jour dernier et fait œuvre bonne, pour ceux-là, leur salaire est auprès de leur Seigneur. Sur eux, nulle crainte ; et point ne seront affligés.
Et quand Nous avons pris votre alliance et brandi sur vous le Mont— : “Tenez ferme ce que Nous vous avons donné et souvenez- vous de ce qui s’y trouve” !... Peut-être auriez-vous été pieux !
Puis vous avez tourné le dos, après cela ! Et sans la grâce de Dieu sur vous, et Sa miséricorde, certes vous auriez été parmi les perdants.
Or vous avez très certainement connu ceux des vôtres qui transgressèrent le sabbat. Eh bien, Nous leur dîmes : “Soyez des singes qu’on refoule !”
Nous fîmes donc servir cela de terrible exemple à leurs contemporains et à leur postérité ; et aussi d’exhortation aux pieux.
Et quand Moïse dit à son peuple : “Dieu vous ordonne, en vérité, d’immoler une vache !” ils dirent : “Nous prends-tu en moquerie ?” —“Dieu me garde, dit-il, d’être au nombre
—Ils dirent : “Demande pour nous à ton Seigneur qu’il nous précise ce qu’elle est ?” —Il dit : “Oui, Dieu dit que c’est bien une vieille ni vierge, moyenne, entre les deux. Faites donc ce qu’on vous commande !”
—Ils dirent : “Demande donc pour nous à ton Seigneur qu’il nous précise de quelle couleur ?” —Il dit : “Oui, Dieu dit que c’est bien une vache jaune, de couleur claire ; sa couleur est plaisante à voir.”
—Ils dirent : “Demande pour nous ton Seigneur qu’il nous précise ce qu’elle est ? Pour nous, vraiment, cette vache, on la confond ! Mais, certes oui, nous serons les biens guidés si Dieu veut.”
—Il dit : “Oui, Dieu dit que c’est bien une vache qui n’a pas été asservie à labourer la terre ni à arroser le champ, protégée, pas de tache en elle.”— Ils dirent : “Te voilà enfin avec la vérité !” Puis ils l’immolèrent ; mais peu s’en fallut qu’ils ne l’eussent pas fait !
Et quand vous aviez tué un homme et que vous cherchiez à étouffer l’affaire !... Mais Dieu sort ce que vous cachez.
Nous dîmes donc : “Frappez le mort avec un morceau de la vache.” —C’est ainsi que Dieu ressuscite les morts et vous montre Ses signes. Peut-être comprendrez-vous !
Depuis, vos cœurs se sont encore endurcis. Les voilà donc comme des pierres ou plus forts encore en dureté ; oui, car il est des pierres d’où jaillissent les ruisseaux, oui, et il en est qui se fendent, puis l’eau en sort, oui, et il en est qui s’en vont, par crainte de Dieu. Et Dieu n’est pas inattentif à ce que vous faites.
—Eh bien, espérez-vous que ceux-là deviennent croyants en votre faveur ? alors qu’un groupe des leurs s’est trouvé entendre la parole de Dieu, puis ils la corrompaient après l’avoir comprise,— alors qu’ils savaient !
Et quand ils rencontrent des croyants, ils disent : “Nous croyons” ; et une fois seuls entre eux ils disent : “Allez-vous leur raconter ce que Dieu vous a découvert ? pour qu’ils s’en fassent un argument contre vous devant votre Seigneur ! Ne comprenez-vous donc pas ?”
—Ne savent-ils pas qu’en vérité Dieu sait ce qu’ils cachent et ce qu’ils divulguent ?
Et il y a parmi eux des illettrés qui ne savent du Livre que leurs désirs et ne font que conjectures.
Malheur, donc, à ceux qui de leurs mains écrivent le Livre puis disent : “C’est de la part de Dieu”, pour le vendre à vil prix ! Malheur à eux, donc, à cause de ce que leurs mains ont écrit, et malheur à eux à cause de ce qu’ils s’acquièrent !
Et ils ont dit : “Jamais le Feu ne nous touchera, que quelques jours comptés !” —Dis : “Auriez-vous fait un pacte avec Dieu ?— or Dieu ne viole jamais Son pacte ! —ou dites-vous en dépit de Dieu ce que vous ne savez pas ?”
Mais non ! quiconque s’acquiert un mal, tandis que son erreur l’entoure de toute part... tels sont les gens du Feu : ils y demeureront éternellement.
Et ceux qui ont cru, et fait œuvres bonnes, ce sont les gens du Paradis : ils y demeureront éternellement.
Et quand Nous avons pris alliance des enfants d’Israël ! —“Vous n’adorerez que Dieu, et vous vous conduirez bien envers les père et mère ainsi qu’envers les proches et les orphelins et les pauvres ; ayez de bonnes paroles avec les gens ; établissez l’office et acquittez l’impôt !”— Et puis vous tourniez le dos, à part un petit nombre des vôtres, et vous vous esquiviez.
Et quand de vous Nous avons pris alliance ; —“Vous ne verserez pas vos sangs et n’expulserez pas les vôtres de vos maisons !”— Puis vous étiez d’accord. Et vous êtes témoins !
Maintenant, c’est vous-mêmes qui tuez les vôtres, et expulsez de vos maisons une partie d’entre vous contre qui vous prêtez main forte à tort et à crime. Et s’ils vous viennent captifs vous les “rançonnez, alors qu’il vous était interdit de les expulser ! Croyez-vous donc en une partie du Livre et mécroyez-vous en l’autre ? Il n’y a donc de salaire, pour celui d'entre vous qui le fait, qu’ignominie en cette vie et, au jour de la résurrection, ils seront refoulés vers le plus dur châtiment. Et Dieu n’est pas inattentif à ce que vous faites.
Voilà ceux qui ont acheté la vie présente au prix de la dernière. Eh bien, le châtiment ne leur sera pas diminué. Et point ne seront secourus.
Or, à Moïse Nous avons donné le Livre, certes, et après lui Nous avons envoyé des messagers à la suite. Et à Jésus fils de Marie Nous avons donné des preuves et Nous l’avons aidé de l’Esprit de sainteté. Chaque fois, donc, qu’un messager vous apportait ce que vous-même ne désiriez pas, comme vous vous enfliez ! Car les uns vous traitiez de menteurs et les autres vous
Et ils dirent : “Nos cœurs sont incirconcis.” Non mais c’est Dieu qui les a maudits à cause de leur mécréance. Qu’il en est peu qui croient !
Et quand leur vint de Dieu un Livre confirmant ce qu’ils avaient déjà, —alors qu’auparavant ils cherchaient la victoire sur les mécréants,— quand donc leur vint cela même qu’ils reconnaissaient, ils le mécrurent. Eh bien, malédiction de Dieu sur les mécréants !
Comme est vil ce contre quoi ils ont troqué leurs âmes ! Ils mécroient ce que Dieu a fait descendre, révoltés à l’idée que Dieu, de par Sa grâce, fasse descendre la révélation sur ceux de Ses esclaves qu’il veut. Ils se sont donc acquis colère sur colère. Or il est pour les mécréants un châtiment avilissant !
Et quand on leur dit : “Croyez à ce que Dieu a fait descendre”, ils disent. “Nous croyons à ce qu’on nous a fait descendre à nous.” Et ils mécroient le reste, cela même qui, étant vérité, confirme ce qu’il y avait déjà devers eux. —Dis : “Pourquoi tuiez-vous donc les prophètes de Dieu, auparavant, si vous étiez croyants ?”
Et très certainement Moïse vous est venu avec les preuves. Puis vous avez adopté le Veau, après lui, tandis que vous étiez prévaricateurs.
Et quand de vous Nous avons pris alliance et brandi sur vous le Mont— : “Tenez ferme ce que Nous vous avons donné, et écoutez !” —ils dirent : “Nous avons entendu et nous avons désobéi”, tandis que, dans leurs cœurs, par leur mécréance on les abreuvait du Veau.— Dis : “Comme est mauvais ce qu’ordonne votre foi, si vous êtes croyants !”
—Dis : “Si l’ultime séjour, pour vous seuls à l’exclusion des autres gens, est auprès de Dieu, souhaitez la mort, si vous êtes véridiques !”
Or ils ne la souhaiteront jamais, à cause de ce que leurs mains ont préparé. Et Dieu sait bien les prévaricateurs.
Et très certainement tu les trouveras, eux, de tous les humains les plus avides à vivre, ainsi que certains parmi les faiseurs de dieux. Tel d’entre eux aimerait qu’on lui donnât mille ans d’âge. Mais cela ne le sauvera pas du châtiment, qu’on lui ait donné long âge ! Et Dieu observe bien ce qu'ils font.
Dis : “Quiconque est ennemi de Gabriel parce que par permission de Dieu il a fait descendre sur ton cœur ceci qui confirme ce qui était avant lui et qui sert aux croyants de guidée et d’heureuse annonce,
quiconque est ennemi de Dieu et de Ses anges et de Ses messagers et de Gabriel et de Michel... alors oui, Dieu est l’ennemi des mécréants.”
Et très certainement Nous avons fait descendre vers toi des signes probants. Et nul ne les mécroit, que les pervers.
Faudra-t-il chaque fois qu’ils concluront un pacte, qu’une partie d’entre eux le dénonce ? C’est que la plupart d’entre eux, plutôt ne sont pas croyants.
Et quand leur vint de Dieu un messager confirmer ce qu’il y avait déjà devers eux, certains à qui le Livre avait été donné, jetèrent derrière leur dos le Livre de Dieu, comme s’ils ne savaient pas !
Et ils suivirent ce que les diables racontent du règne de Salomon. Alors que Salomon n’a jamais mécru ! Ce sont les diables qui ont mécru : ils enseignent aux gens la magie ainsi que ce qui a été révélé aux deux anges Hârout et Mârout, à Babylone ; mais ceux-ci n’enseignent rien à personne, qu’ils n’aient dit d’abord : “Rien d’autre : nous, sommes une tentation : ne sois donc pas mécréant” ; ensuite les gens apprennent d’eux comment créer de la division entre l’homme et son épouse. Or Ils ne sont capables, avec cela, de faire du mal à quiconque, que par permission de Dieu. Et ils apprennent ce qui leur fait du mal à eux sans leur faire aucun bien. Et ce qu’ils savent, très certainement, c’est que celui qui s’achète ça, pas de part pour lui dans l’au-delà. Et en effet c’est une mauvaise marchandise, qu’ils se sont achetée à eux-mêmes ! S’ils avaient su !
Oui, et s’ils croyaient et vivaient en piété ; la récompense de la part de Dieu serait certes la meilleure. S’ils savaient !
Ho, les croyants ! Ne dites pas : “Favorise-nous”, mais dites : “Regarde-nous” ; et écoutez. Car il y a pour les mécréants un châtiment douloureux.
Ni ceux des gens du Livre qui ont mécru, ni les faiseurs de dieux, n’aiment qu’on fasse descendre sur vous un bienfait de la part, de votre Seigneur. Alors que Dieu réserve qui Il veut pour Sa miséricorde ! Et Dieu est le détenteur de l’énorme grâce.
Si Nous abrogeons un quelconque verset ou que Nous le fassions oublier, Nous en apportons un meilleur, ou un équivalent. Ne sais-tu pas que vraiment Dieu est capable de tout ?
Ne sait-tu pas qu'a Dieu, en vérité, est le royaume des cieux et de la terre, et qu’en dehors de Lui il n’y a pour vous nul patron ni personne qui secoure ?
Voudriez-vous interroger le Messager à vous comme auparavant on interrogea Moïse ? Quiconque échange la croyance contre la mécréance, certes, s’égare de la droiture du chemin.
Beaucoup de gens du Livre aimeraient pouvoir vous rendre mécréants après que vous avez cru. Jalousie de leur part ! Et après que la vérité s’est manifestée à eux ! Pardonnez, donc et passez, jusqu’à ce que Dieu vienne avec Son commandement. Dieu est capable de tout, vraiment !
Et établissez l’Office et acquittez l’impôt. Et tout ce que vous préparerez de bien pour vous-mêmes, vous le retrouverez, auprès de Dieu. Dieu vraiment est observateur de ce que vous faites !
Et ils ont dit : “Nul n’entrera au Paradis, que Juifs ou Nazaréens.” Ce sont leurs désirs ! —Dis : “Apportez votre preuve, si VOUS êtes véridiques.”
Non mais quiconque soumet à Dieu son visage tout en faisant le bien, son salaire est auprès de son Seigneur. Sur eux nulle à crainte ; et point ne seront affliges.
Et les Juifs disent : “Les Nazaréens ne tiennent sur rien” ; et les Nazaréens disent : “Les Juifs ne tiennent sur rien.” Alors qu'ils récitent le Livre ! De même ceux qui ne savent rien tiennent un langage semblable au leur. Eh bien Dieu jugera, entre eux, au jour de la résurrection, ce en quoi ils divergent.
Et quel pire prévaricateur que celui qui empêche qu’aux mosquées de Dieu on mentionne Son nom, et qui s’essaie à leur ruine ? De tels n’y devraient entrer qu’avec crainte. Pour eux, ignominie dès ici-bas ; et pour eux, dans l’au-delà un énorme châtiment.
A Dieu l’Orient et l’Occident. Où que vous vous tourniez, donc, là est le visage de Dieu. Oui, Dieu est immense, savant.
Et ils disent : “Dieu a adopté un fils.” Pureté à Lui ! Non ! mais est à Lui tout ce qui est dans les cieux et la terre. Tous Lui sont dévoués.
Inventeur des cieux et de la terre, lorsqu'il décide une chose, Il dit : Sois”, et c’est ! Rien d’autre.
Et ceux qui ne savent pas disent : “Comment ? Dieu n’aurait-Il pas dû nous parler, ou un signe nous venir ?” Ceux d’avant eux, de même, disaient une semblable parole. Leurs cœurs se ressemblent. Pourtant, Nous avons clairement exposé les signes, pour un peuple de convaincus !
Oui, Nous t’avons envoyé avec la Vérité, en annonciateur et avertisseur ; et on ne te demandera pas compte des gens de l’Enfer-Jahîm.
Et les Juifs ne seront jamais contents de toi, les Nazaréens non plus, jusqu’à ce que tu suives leur religion. —Dis : “La guidée de Dieu, oui, voilà la guidée.” Et si tu suis leurs passions après qu’il t’est venu de la science, tu ne trouveras en Dieu patron ni secoureur.
Ceux à qui Nous avons donné le Livre, —qui le suivent, comme il se doit, —ceux-là y croient. Et ceux qui y mécroient, alors ce sont eux les perdants.
O enfants d’Israël, rappelez-vous Mon bienfait dont Je vous ai comblés lorsqu’en vérité Je vous donnai excellence au-dessus des mondes.
Et redoutez le Jour où nulle âme ne suffira à une autre ; et l'on n'acceptera d'elle aucun équivalent et aucune intercession ne lui sera utile. Et point ne seront secourus.
Et Abraham !... Quand son Seigneur l’eut éprouvé par de certaines paroles et qu’il les eut accomplies, le Seigneur dit : “Oui, Je vais faire de toi un dirigeant pour les gens.” —“Et de ma descendance ?” demanda-t-il.— “Mon pacte, dit Dieu, ne touche pas les prévaricateurs.”
Et quand Nous fîmes de la Maison une retraite, pour les gens, et un asile ! ... —Adoptez donc pour lieu de culte, ce lieu où Abraham se tint debout !— Et Nous fîmes un pacte avec Abraham et Ismaël en ceci : “Purifiez Ma Maison, tous deux, pour ceux qui tourneront autour et feront retraite et s’inclineront, se prosterneront.”
Et quand Abraham eut dit : “O mon Seigneur, fais-en une cité sûre, et nourris de fruits ses gens, —ceux d’entre eux qui croiront en Dieu et au Jour dernier—”, le Seigneur dit : “Et quiconque mécroira, alors Je Lui concéderai une piètre jouissance, puis Je le contraindrai au châtiment du Feu. Et quel mauvais devenir !”
Et quand Abraham eut avec Ismaël établi les assises de la Maison : “O notre Seigneur, accepte, de notre part ! Tu es Celui qui entend, qui sait !
Notre Seigneur ! Et fais de nous deux Tes Soumis, et de notre descendance une communauté à Toi soumise. Et montre-nous nos rites et accepte de nous le repentir. Oui, Tu es accueillant au repentir, vraiment, miséricordieux !
Notre Seigneur ! Et suscite-leur un messager des leurs, qui leur récite Tes versets et leur enseigne le Livre et la sagesse, et les fasse croître en pureté. Tu es le puissant, le sage, vraiment !”
Qui donc aura en aversion la religion d’Abraham, sinon celui qui mène son âme dans la sottise ? Car très certainement Nous l’avons choisi en ce monde ; et, dans l’au-delà, il est certes oui du nombre des gens de bien.
Quand son Seigneur lui avait dit : “Sois un Soumis”, il dit : “Je me soumets au Seigneur des mondes.”
Et c’est ce qu’Abraham enjoignit à ses enfants ; de même que Jacob : “Oui, mes enfants, Dieu a fait choix pour vous d’une religion : ne mourez points, donc, que vous ne soyez des Soumis !”
Etiez-vous là quand la mort se présenta à Jacob, qu’il dit à ses enfants : “Qu’adorerez-vous, après moi ?”- Eux de dire : “Nous adorerons Celui qui pour toi est Dieu, Dieu aussi pour tes pères, Abraham et Ismaël et Isaac, Dieu unique à qui nous sommes Soumis.”
Voilà une communauté bel et bien révolue. A elle ce qu’elle a gagné, et à vous ce que vous avez gagné. Et on ne vous demandera pas compte de ce qu’ils faisaient.
Et ils disent : “Soyez Juifs ou, Nazaréens, vous serez sur la guidée.”- Dis : “Non mais (suivez) en sincérité la religion d’Abraham !” Lui n’a point été du nombre des faiseurs de dieux !
Dites : “Nous croyons en Dieu et en ce qu’on nous a fait descendre, et en ce qu’on a fait descendre vers Abraham et Ismaël et Isaac et Jacob et les Tribus, et en ce qui a été donné à Moïse et à Jésus, et en ce qui a été donné aux prophètes de la part de leur Seigneur : nous ne faisons de différence entre aucun d’eux. Et à Lui nous sommes Soumis.”
Alors, s’ils croient cela même en quoi vous avez cru, alors ils seront certainement sur la guidée. Et s’ils se détournent, rien d’autre, alors : ils sont dans le schisme ! Alors, Dieu te suffira vis-à-vis d’eux. Il est Celui qui entend, qui sait.—
“A la couleur de Dieu ! Et qui est plus que Dieu beau de couleur ? C’est Lui que nous adorons.”
Dis : “Allez-vous disputer de Dieu avec nous, alors qu’il est notre Seigneur ainsi que votre Seigneur ? A nous nos œuvres et à vous vos œuvres ! quant à nous, nous sommes exclusivement à Lui.
Ou direz-vous qu’Abraham et Ismaël et Isaac et Jacob et les Tribus étaient Juifs, vraiment, ou Nazaréens ?” - Dis : “Est-ce vous les plus savants, ou si c’est Dieu ?”— Et y a-t-il pire prévaricateur que celui qui cache par devers lui le témoignage de Dieu ? Et Dieu n’est pas inattentif à ce que vous faites.
Voilà une communauté bel et bien révolue. A elle ce qu’elle a gagné et à vous ce que vous avez gagné. Et on ne vous demandera pas compte de ce qu’ils faisaient.
De sottes gens vont bientôt dire : “Qui les a détournés de l’orientation à quoi auparavant ils se tenaient ?” —Dis : “A Dieu l’Orient et l’Occident. Il guide qui Il veut vers un droit chemin.
Et c’est ainsi que Nous avons fait de vous une communauté de juste milieu, pour que vous soyez témoins contre les gens, et le Messager, témoin contre vous. Et nous n'avons fait l'orientation à quoi tu te tenais que pour savoir qui suit le Messager et qui tourne les talons. Est-ce si exorbitant ? Pas pour ceux que Dieu guide. Car ce n’est pas Dieu qui fera que votre foi se perde ! Dieu est doux avec les gens, vraiment, miséricordieux !
Oui, Nous te voyions le visage tourné vers le ciel. Eh bien, Nous te tournerons certainement vers une orientation qui te complaira. Tourne ton visage, donc, vers la sainte Mosquée. Ou que vous soyez, tournez-y vos visages. Oui, et ceux à qui le Livre a été donné savent que voilà bien la vérité de la part de leur Seigneur. Et Dieu n’est pas inattentif à ce qu’ils font.
Et viendrais-tu avec n’importe quel signe vers ceux à qui le Livre a été donné, ils ne suivraient pas ton orientation ! Et tu n’es pas homme à suivre leur orientation ; et entre eux, ils n’en sont pas à suivre l’orientation les uns des autres. Et si tu suivais leurs passions après ce qu’il t’est venu de la science, tu serais alors, certes oui, du nombre des prévaricateurs.
Ceux à qui Nous avons donné le Livre le reconnaissent comme ils reconnaissent leurs enfants. Oui, or partie d’entre eux cachent la vérité, alors qu’ils savent !
La vérité est de ton Seigneur. Ne sois donc pas de ceux qui doutent.
Il y a pour chacun une direction vers quoi tourner son visage. Concourez donc aux œuvres bonnes. Ou que vous soyez, Dieu vous rassemblera tous. Dieu est capable de tout, vraiment !
Et d’où que tu sortes, tourne ton visage vers la sainte Mosquée : oui, voilà bien la vérité, de la part de ton Seigneur. Et Dieu n’est pas inattentif à ce que vous faites.
Et d’où que tu sortes, tourne ton visage vers la sainte Mosquée. Et où que vous soyez, tournez-y vos visages, afin qu’il n’y ait pas, pour les gens, d’argument contre vous. Sauf pour ceux d’entre eux qui prévariquent : ne les craignez donc pas ; mais craignez- Moi, pour que Je parachève en vous Mon bienfait et que peut-être vous soyez bien guidés !
Puisque Nous avons envoyé parmi vous un messager de chez vous qui vous récite Nos versets et vous fait croître en pureté et vous enseigne le Livre et la sagesse et vous enseigne ce que vous ne saviez pas,
Souvenez-vous de Moi, donc, Je Me souviendrai de vous. Et soyez-Moi reconnaissants, et ne Me méconnaissez pas !
Ho, les croyants ! cherchez secours dans l’endurance et l’office. Oui, Dieu est avec ceux qui endurent.
Et ne dites pas morts ceux qui sont tués dans le sentier de Dieu. Ils sont vivants, au contraire, mais vous êtes inconscients.
Très certainement Nous vous éprouverons de quelque façon, effroi et faim, et diminution de biens, de personnes et de fruits. Or, fais bonne annonce aux endurants.
qui disent, quand un malheur les atteint : “Oui, nous sommes à Dieu ; oui, et nous retournons vers Lui.”
A ceux-là vont les penchants de leur Seigneur, ainsi que la miséricorde ; et ceux-là sont les biens guidés.
Safâ et Marwah sont vraiment parmi les emblèmes de Dieu. Donc, quiconque fait le grand pèlerinage de la Maison ou le petit pèlerinage, pas de péché sur lui à faire le tour de ces deux monts. Et quiconque fait de surcroît œuvre bonne, alors Dieu est reconnaissant, Il sait.
Oui, ceux qui cachent ce que Nous avons fait descendre en fait de preuves et de guidée après l’exposé que Nous en avons fait aux gens, dans le Livre, voilà ceux que Dieu maudit, et que maudissent les maudisseurs.
Sauf ceux qui se sont repentis et corrigés et déclarés : d’eux alors, Je reçois le repentir. Et Je suis, Moi, l’accueillant au repentir, le miséricordieux.
Oui, ceux qui mécroient et meurent mécréants, sur eux la malédiction de Dieu et des anges et des hommes en totalité ;
ils y demeureront éternellement ; le châtiment ne leur sera pas allégé, et on ne leur accordera pas de délai.
Et votre Dieu est Dieu unique. Pas de Dieu, que Lui, le Très Miséricordieux, le Tout-Miséricordieux.
Oui, dans la création des cieux et de la terre, et dans l’alternance de la nuit et du jour, et dans le navire qui vogue en mer chargé de profits pour les gens, et dans l’eau que Dieu fait descendre du ciel, par quoi Il rend vie à la terre une fois morte et y répand des bêtes de toute espèce, et dans la variation des vents, et dans le nuage contraint de rester entre ciel et terre, il y a des signes, certes, pour un peuple d’intelligents.
Et il est des gens qui adoptent, en dehors de Dieu, des Rivaux, les aimant comme d’un amour de Dieu. Or ceux qui croient sont plus fort en l'amour de Dieu. Si les prévaricateurs voyaient comme quand ils verront le châtiment, que vraiment la force tout entière est à Dieu, oui, et que Dieu est dur au châtiment !...
Quand les suivis désavoueront les suiveurs et qu’ils verront le châtiment et leurs liens bien brisés !
Et diront les suiveurs : “Ah ! s’il était pour nous un retour ! Alors nous les désavouerions comme ils nous ont désavoués !” Ainsi Dieu leur montrera leurs actions, sujet de leurs regrets. Et ce n’est pas eux qui sortiront du Feu !
Gens ! De ce qui est dans la terre, mangez le licite, le pur ; et ne suivez point les pas du Diable : il est vraiment, pour vous, un ennemi déclaré.
Rien d’autre : il vous commande le mal et la turpitude et de dire en dépit de Dieu ce que vous ne savez pas.
Et quand on leur dit : “Suivez ce que Dieu a fait descendre”, ils disent : “Non, mais nous suivrons ce sur quoi nous avons trouvé nos ancêtres !” —Quoi ! même si leurs ancêtres ne comprenaient rien et n’étaient pas bien guidés ?
Et il en est de ceux qui mécroient comme d’un qui croasse devant ce qu’il n’entend que comme un appel a une voix. Sourds, muets, aveugles, ils ne comprennent donc rien.
Ho, les croyants ! Mangez des délices que Nous vous avons attribués. Et remerciez Dieu, si c’est Lui que vous adorez.
Rien d’autre : Il vous interdit la bête morte et le sang et la viande de porc et ce sur quoi on a invoqué quelque autre que Dieu. Celui qui est en détresse mais ni rebelle ni transgresseur, pas de péché sur lui. Oui, Dieu est pardonneur, miséricordieux.
Oui, ceux qui cachent ce que Dieu a fait descendre du fait du Livre et le vendent à vil prix, ceux-là ne s’emplissent le ventre que de Feu. Dieu ne leur adressera pas la parole, au jour de la résurrection, et ne les purifiera pas. Et il y aura pour eux un douloureux châtiment.
Ceux-là ont troqué la guidée contre l’égarement et l’absolution contre le châtiment. Comme ils sont endurants au Feu !
Cela, parce que c’est avec Vérité que Dieu a fait descendre le Livre ; oui, et ceux qui divergent au sujet du Livre sont loin dans le schisme.
Ce n’est pas charité que de tourner vos visages vers l’Orient ou l’Occident. Mais c’est charité, oui, que de croire en Dieu au Jour dernier, aux anges, au Livre et aux prophètes, de donner de son avoir, pour l'amour de Dieu, aux proches, aux orphelins, aux pauvres, à l’enfant de la route et aux mendiants, et pour délier les jougs, et d’établir l’Office et d’acquitter l’impôt. Et ceux qui remplissent leurs pactes lorsqu’ils en ont fait, ceux qui sont endurants dans l’adversité, la détresse, et lors de la guerre, les voilà les véridiques ! Et les voilà les pieux !
Ho, les croyants ! on vous a prescrit le talion au sujet des tués : libre pour libre, esclave pour esclave, femme pour femme. Contre celui, donc, à qui son frère aura pardonné quelque chose, une poursuite au mieux de la coutume, et un dédommagement de bienfaisance ;—
Et il y a une vie, pour vous, dans le talion, ô doués d’intelligence. Peut-être serez-vous pieux.
Quand la mort s’approche de l’un de vous, s’il laisse du bien, le testament vous est prescrit en faveur des père et mère et des proches, selon l’usage. C’est un devoir pour les pieux.
Donc, quiconque l’altère après l’avoir entendu, alors le péché en pèse sur ceux qui l’ont altéré. Dieu entend, vraiment, Il sait.
Mais quiconque craint d’un testateur quelque injustice ou péché, et les réconcilie, alors, pas de péché sur lui. Dieu est pardonneur, vraiment, miséricordieux !
Ho, les croyants ! On vous a prescrit le jeûne, comme on l’a prescrit à ceux d’avant vous —peut-être serez-vous pieux !—
pendant des jours comptés. Donc, quiconque d’entre vous est malade ou en voyage, alors, qu’il compte d’autres jours. Mais pour ceux qui pourraient le supporter, il y a une rançon : la nourriture d’un pauvre. Et si quelqu’un fait plus, c’est bien, pour lui ; mais il est mieux pour vous de jeûner, si vous saviez !
C’est dans le mois de Ramadân qu’on a fait descendre le Coran, comme guidée pour les gens, et en preuves de guidée et de discernement. Donc, quiconque d’entre vous est présent à ce mois, qu’il le jeûne ! Et quiconque est malade ou en voyage, alors, qu’il compte d’autres jours ; —Dieu veut pour vous la facilité. Il ne veut pas pour vous la difficulté, mais que vous en accomplissiez bien le nombre et proclamiez la grandeur de Dieu pour ce qu’il vous a guidés. Peut-être serez-vous reconnaissants !
Et quand Mes esclaves t’interrogeront sur Moi... Alors que Je suis tout proche ! Je réponds à l’appel de qui fait appel quand il M’appelle. Qu’ils cherchent donc à répondre à Mon appel, et qu’ils croient en Moi. Peut-être seront-ils bien dirigés !
On vous a permis, la nuit du jeûne, de vous approcher de vos femmes ; elles sont un vêtement pour vous et vous êtes un vêtement pour elles. Dieu sait comme vous vous trahissiez vous-même, vraiment ! Aussi a-t-Il reçu votre repentir, et Il vous a donné rémission. Fréquentez-les donc, maintenant, et cherchez ce que Dieu a prescrit en votre faveur : mangez et buvez jusqu’à ce que se distingue, pour vous, du fait de l’aube, le fil blanc du fil noir. Puis accomplissez le jeûne jusqu'à la nuit. Mais ne les fréquentez pas pendant que vous êtes en retraite rituelle dans les mosquées. Voilà les bornes de Dieu : n'en approchez donc pas ! Ainsi Dieu explique-t-Il aux gens Ses signes. Peut-être seront-ils pieux !
Et ne vous entredévorez pas vos biens à tort, ni ne vous en servez près des juges pour vous permettre par péché de dévorer une partie des biens des gens, alors que vous savez.
Ils t'interrogent sur les nouvelles lunes —Dis : “elles servent au comput du temps, pour les gens, et aussi pour le grand pèlerinage. Et ce n'est pas charité que de rentrer chez vous par le dos des maisons. Mais c'est charité, oui, que de se comporter en piété. Entrez donc dans les maisons par leurs portes. Et craignez Dieu. Peut-être serez-vous de ceux qui réussissent !
Et combattez dans le sentier de Dieu ceux qui vous combattent, et ne transgressez pas. Vraiment, Dieu n’aime pas les transgresseurs !
Et tuez ceux-là, où que vous les rencontriez ; et chassez-les d’où ils vous ont chassés : la persécution est plus grave que le meurtre. Mais ne les combattez pas près de la sainte Mosquée avant qu’ils ne vous y aient combattus. Donc, s’ils vous combattent, tuez- les. Telle est la récompense des mécréants.
Cessent-ils ? alors oui, Dieu est pardonneur, miséricordieux !
Et combattez-les jusqu’à ce qu’il n’y ait plus de persécution et que la religion soit à Dieu. S’ils cessent, donc, plus d’hostilité ; sauf contre les prévaricateurs.
Mois sacré pour mois sacré !— de même qu’à chaque interdit un talion. Donc, quiconque transgresse contre vous, transgressez contre lui à transgression égale. Et craignez Dieu. Et sachez que, oui Dieu est avec les pieux.
Et faites largesses, dans le sentier de Dieu. Et ne vous jetez pas de vos propres mains dans la destruction. Et faites le bien. Oui, Dieu aime les bienfaisants.
Et accomplissez pour Dieu le grand et le petit pèlerinage. Si vous êtes empêchés, alors envoyez une offrande qui vous soit facile. Et ne rasez pas vos têtes que l’offrande n’ait atteint son lieu d’immolation. Si cependant l’un d’entre vous est malade ou souffre d’une affection de la tête, qu’il se rachète alors par des jeûnes ou par une aumône ou par des offrandes. Puis, lorsque vous retrouvez la paix, alors, que quiconque jouit d’une vie normale, entre le petit et le grand pèlerinage, envoie une offrande qui lui soit facile ; s’il ne trouve pas, alors, qu’il jeûne trois jours pendant le grand pèlerinage, et sept, une fois rentré, soit en tout dix jours. Cela, pour celui qui n’a pas de famille parmi les voisins de la sainte Mosquée. Et craignez Dieu. Et sachez que, oui, Dieu est dur de poursuite.
Le pèlerinage touche les mois bien connus. S’y décide-t-on ? Alors, plus d’épouses, plus de perversité, plus de dispute, pendant le pèlerinage. Et le bien que vous faites, Dieu le sait. Et prenez vos provisions ; mais vraiment la meilleure provision est la piété. Et redoutez-Moi, ô doués d’intelligence !
On ne vous fera pas grief d’aller en quête de quelque grâce de votre Seigneur. Puis, quand vous sortez d’A’rafât, alors souvenez-vous de Dieu, près du Monument sacré. Et souvenez-vous de Lui comme Il vous a montré le chemin, quand même qu'auparavant vous étiez du nombre des errants.
Puis, d’où que les gens sortent, sortez, et demandez pardon à Dieu. Oui, Dieu est pardonneur, miséricordieux.
Et quand vous aurez achevé vos rites, alors souvenez-vous de Dieu comme vous vous souvenez de vos ancêtres, et plus vivement encore. Mais il est des gens qui disent : “Seigneur ! donne-nous belle part ici-bas !”— Pour ceux-là, pas de part dans l’au-delà.
Et il est des gens qui disent : “Seigneur ! donne-nous belle part ici-bas, belle part aussi dans l’au-delà ; et garde-nous du châtiment du Feu !”
Ceux-là auront une part à ce qu’ils auront gagné. Dieu est prompt de compter.
Et souvenez-vous de Dieu pendant les jours comptés. Ensuite, il n’y a pas de péché, pour qui se comporte en piété, à partir au bout de deux jours ; à s’attarder non plus. Et craignez Dieu. Et sachez que vous serez rassemblés vers Lui.
En voici un parmi les gens dont la parole sur la vie présente te plaît. Et il prend Dieu à témoin de ce qu’il a dans le cœur. Tandis que c’est le plus invétéré querelleur ;
et dès qu’il tourne le dos, il court la terre pour y semer le désordre et saccager culture et bétail. Tandis que Dieu n’aime pas le désordre !
Et quand on lui dit : “Redoute Dieu”, un criminel orgueil s’empare de lui. La Géhenne est sa suffisance. Et certes, quel mauvais lit !
Et en voici un parmi les gens qui s’est vendu lui-même pour la recherche de l’agrément de Dieu. Et Dieu est doux avec Ses esclaves !
Ho, les croyants ! Entrez à plein dans la Soumission ; et ne suivez point les pas du Diable. Oui, il est pour vous un ennemi déclaré.
Puis, si vous bronchez, après que les preuves vous sont venues, sachez alors que, oui, Dieu est puissant, sage !
Qu’ont-ils à attendre, sinon que Dieu leur vienne dans des ombres de nuage, avec les anges, et que ce soit affaire faite ? Et c’est à Dieu que les ordres sont référés.
Demande aux enfants d’Israël combien de signes évidents Nous leur avons apportés ! Or, quiconque altère le bienfait de Dieu une fois qu’il lui est parvenu... alors, Dieu vraiment est dur de poursuite !
On a enjolivé la vie présente à ceux qui mécroient : et ils se moquent de ceux qui croient. Mais ceux qui se comportent en piété sont au-dessus d’eux, au jour de la résurrection. Et Dieu attribue à qui Il veut, sans aucun compte.
Les gens formaient une seule communauté. Puis Dieu suscita des prophètes comme annonciateurs et avertisseurs ; et Il fit descendre avec eux le Livre, avec vérité, pour qu’il fût juge, parmi les gens, de ce en quoi ils divergent. Et ne se mirent à en disputer, rebelles les uns contre les autres, que ceux à qui il avait été apporté. Après que les preuves leur furent venues ! Puis Dieu, de par Sa permission, guida ceux qui crurent vers cette part de Vérité sur quoi les autres disputaient. Et Dieu guide qui Il veut vers le droit chemin.
Pensez-vous entrer au Paradis sans qu’il vous soit arrivé comme à ceux qui furent avant vous ? Rigueur et détresse les avaient touchés ; et ils furent secoués jusqu’à ce que le Messager et avec lui ceux qui avaient cru se fussent écriés : “A quand le secours de Dieu ?” —Quoi ! le secours de Dieu n’est-il pas proche ?
—Ils t’interrogent : “De quoi doit-on faire largesses ?”— Dis : “Quand vous faites largesse de biens, qu’il y en ait pour les père et mère, les proches, les orphelins, les pauvres, et l’enfant de la route. Et tout ce que vous faites de bien, vraiment Dieu le sait.”
On vous a prescrit le combat. Il vous est cependant désagréable. Or il se peut que vous ayez de l’aversion pour une chose qui cependant vous est un bien. Et il se peut que vous aimiez une chose qui cependant vous est mauvaise. Et Dieu sait, et vous ne savez pas.
—Ils t’interrogent sur le mois sacré, sur le fait d’y combattre. —Dis : “Y combattre est une énormité et un empêchement au sentier de Dieu et une mécréance envers Lui ainsi qu'envers la sainte Mosquée. Mais expulser de là ses habitants est plus énorme encore, auprès de Dieu ! Et la persécution est plus énorme que le meurtre.” —Or, ils ne cesseront de vous combattre jusqu’à, s’ils pouvaient, vous détourner de votre religion. Et quiconque d’entre vous apostasie, puis meurt tandis qu’il est mécréant... les voilà ceux dont les œuvres ont fait faillite dans l’ici-bas comme dans l’au-delà. Voilà les compagnons du Feu : ils y demeureront éternellement.
Oui, ceux qui ont cru et émigré et lutté dans le sentier de Dieu, ceux-là espèrent la miséricorde de Dieu. Et Dieu est pardonneur, miséricordieux.
—Ils t’interrogent sur le vin et le jeu de hasard. —Dis : “Dans les deux il y a grand péché et quelques avantages pour les gens ; mais dans les deux, le péché y est plus grand que l'utilité !” —Et ils t’interrogent : “De quoi doit-on faire largesses ?”
sur ce monde et sur l’au-delà ! —Et ils t’interrogent au sujet des orphelins. —Dis : “Leur faire du bien est l'action la meilleure. Et si vous les mêlez à vous, après tout, ce sont vos frères !” Dieu sait distinguer qui sème le désordre de qui fait le bien. Et si Dieu avait voulu, Il vous aurait accablés. Vraiment, Dieu est puissant, sage !
Et n’épousez pas les faiseuses de dieux tant qu’elles n’auront pas cru, —et certes une esclave croyante vaut mieux qu’une faiseuse de dieux, même qui vous enchante. Et ne donnez pas d’épouses aux faiseurs de dieux tant qu’ils n’auront pas cru, —et certes un esclave croyant vaut mieux qu’un faiseur de dieux, même qui vous enchante. Ils invitent au Feu ; tandis que Dieu vous invite, de par Sa permission, au Paradis et au pardon. Et Il explique aux gens Ses signes. Peut-être se rappelleront-ils !
—Et ils t’interrogent sur les menstrues. —Dis : “C’est une souillure. Séparez-vous donc des épouses pendant les menstrues, et n’en approchez qu’elles ne soient purifiées. Quand elles ont accompli leur purification, alors venez à elles, d’où que Dieu vous l’ordonne. Oui, Dieu aime ceux qui bien se repentent ; et Il aime ceux qui bien se purifient.”
Vos épouses sont pour vous un champ : venez donc à votre champ comme vous l’entendez. Mais préparez pour vous-mêmes et craignez Dieu et sachez que, oui, vous Le rencontrerez. Et fais bonne annonce aux croyants !
Et ne rendez pas Dieu à la merci de vos serments, afin d’être charitables et d’observer la piété, et de réconcilier les gens. Et Dieu entend, Il sait !
Ce n’est pas pour la vanité dans vos serments que Dieu vous prend : Il vous prend à cause de ce que vos cœurs se sont acquis. Et Dieu est pardonneur, patient.
Pour ceux qui sous serment se privent de leurs femmes, il y a un délai de quatre mois. Et s’ils reviennent, Dieu est pardonneur, miséricordieux !
Mais s’ils se décident au divorce, alors Dieu entend, certes, Il sait.
Et les femmes divorcées doivent observer un délai de trois menstrues ; et il ne leur est pas permis de taire ce que Dieu a opéré dans leurs ventres, si elles croient en Dieu et au Jour dernier. Et leurs époux seront plus selon le droit en les reprenant pendant ce délai, s’ils veulent bien faire. Quant à elles, elles ont des droits équivalents à leurs obligations, conformément au bon usage. Mais les hommes ont le pas sur elles. Et Dieu est puissant, sage.
On peut divorcer jusqu’à deux fois, Alors, ou c’est la reprise conformément au bon usage, ou un renvoi avec bonté. Et il ne vous est pas permis de reprendre quoi que ce soit de ce que vous leur aviez donné, —à moins que tous deux ne craignent de ne point garder les bornes de Dieu. Si donc vous craignez que tous deux ne puissent garder les bornes de Dieu, alors on ne leur fera pas grief de ce avec quoi la femme se rachète. Voilà les bornes de Dieu. Ne les transgressez donc pas. Et quiconque transgresse les bornes de Dieu... c’est eux qui sont les prévaricateurs.
S’il divorce d’avec elle, alors elle ne lui est plus permise tant qu’elle n’en a pas épousé un autre. Et si l’autre divorce d’avec elle, alors on ne leur fera pas grief à tous deux de se reprendre, pourvu qu’ils pensent pouvoir tous deux garder les bornes de Dieu. Voilà les bornes de Dieu, qu’il expose à un peuple qui comprend.
Et quand vous divorcez d’avec vos épouses, et que leur délai expire, alors, ou vous les reprenez conformément au bon usage, ou vous les renvoyez conformément au bon usage. Mais ne les retenez pas à tort : vous transgresseriez ; et quiconque le fera se manquera à lui-même. Ne prenez pas en moquerie les versets de Dieu. Et rappelez- vous le bienfait de Dieu sur vous, ainsi que le Livre et la Sagesse qu’il vous a fait descendre : par quoi Il vous exhorte. Et craignez Dieu, et sachez que vraiment Dieu se connaît à tout.
Et quand vous divorcez d’avec vos épouses, et que leur délai expire, alors ne les empêchez pas de renouer avec leurs époux, conformément au bon usage, s’ils s’agréent l’un l’autre. Voilà à quoi est exhorté celui d’entre vous qui croit en Dieu et au Jour dernier. Ceci est plus décent, pour vous, et plus pur. Et Dieu sait, et vous ne savez pas.
Et les mères, pour qui veut donner un allaitement complet, allaiteront leurs enfants deux ans pleins. Au père de l’enfant de les nourrir et vêtir, conformément au bon usage. Nul ne doit être tenu que selon ses moyens. La mère n’a pas à subir de dommage du fait de son enfant, ni le père, du fait de son enfant. Même obligation pour l’héritier. Et si, après s’être consultés, tous deux tombent d’accord pour décider le sevrage, on ne leur en fera pas grief. Et si vous voulez mettre vos enfants en nourrice, on ne vous en fera pas grief, du moment que vous versez réellement ce que vous allouez, conformément au bon usage. Et craignez Dieu, et sachez que, oui, Dieu est observateur de ce que vous faites.
Et ceux des vôtres que la mort achève, qui laissent des épouses : celles-ci doivent observer un délai de quatre mois et dix nuits. Passé ce délai, on ne vous reprochera pas la façon dont elles disposent d’elles-mêmes, conformément au bon usage. Dieu est bien informé de ce que vous faites.
Et on ne vous reprochera pas de faire, aux femmes, allusion à une proposition de mariage, —ni d’en garder secrète l’intention ; —Dieu sait que bientôt vous vous souviendrez d’elles. Mais n’allez pas leur promettre coucheries : parlez plutôt parole de bon ton. Et ne vous décidez au contrat de mariage qu’à l’expiration du délai prescrit. Et sachez que, oui, Dieu sait ce qu’il y a dans vos âmes. Prenez donc garde à Lui, et sachez que, oui, Dieu est pardonneur, patient.
On ne vous fera pas grief de divorcer d’avec des épouses que vous n’avez pas touchées, et à qui vous n’avez pas fixé leur salaire d’honneur. Donnez-leur toutefois, —l'homme aisé selon sa mesure, l’indigent selon sa mesure, —quelque bien dont elles puissent jouir, conformément au bon usage. C’est un devoir pour les bienfaisants.
Et si vous divorcez d’avec elles sans les avoir touchées mais après fixation de leur salaire d’honneur, versez-leur alors la moitié de ce que vous avez fixé, à moins qu’elles ne se désistent, ou que ne se désiste celui qui a en main la conclusion du mariage. Vous désister est toutefois plus proche de la piété. Et ne manquez pas à la grâce entre vous. Oui, Dieu est observateur de ce que vous faites.
Appliquez-vous aux Offices, entre vous, et à l'Office de juste milieu ; et, dévoués, tenez-vous debout devant Dieu.
Mais si vous êtes en péril, alors priez, à pied ou montés. Puis quand vous êtes en sécurité, rappelez-vous Dieu selon ce qu’il vous a enseigné, et que vous ne saviez pas.
Et ceux d’entre vous que la mort achève, qui laissent des épouses : qu’un testament en faveur de leurs épouses pourvoie à un an d’entretien, sans expulsion, Si c’est elles qui partent, alors on ne vous reprochera pas ce qu’elles font pour elles-mêmes conformément au bon usage. Dieu est puissant, sage.
Les divorcées ont droit à quelque jouissance conformément au bon usage. Devoir pour les pieux.
C'est ainsi que Dieu vous expose Ses versets Peut-être comprendrez-vous !
N’as-tu pas vu ceux qui sortirent de leurs demeures, —il y en avait des milliers, —par crainte de la mort ? Puis Dieu leur dit : —“Mourez !” Après quoi Il les rendit à la vie. Dieu est plein de grâce, vraiment, envers les gens ; mais la plupart des gens ne sont reconnaissants.
Et combattez dans le sentier de Dieu. Et sachez que, oui, Dieu entend, Il sait.
Quiconque fait à Dieu un prêt d’honneur, Il le lui multiplie bien des fois. C’est Dieu qui replie la main, qui ouvre aussi. Vers Lui vous serez ramenés.
N’as-tu pas vu les grands, parmi les enfants d’Israël, lorsqu’après Moïse ils dirent à un prophète à eux : “Suscite-nous un roi, pour que nous combattions dans le sentier de Dieu” ? —Il dit : “Et si vous ne combattiez pas, quand le combat vous sera prescrit ?” —Ils dirent : “Et qu’aurions-nous à ne pas combattre dans le sentier de Dieu, quand on nous a expulsés de nos maisons et de nos enfants ?” —Et quand le combat leur fut prescrit, ils tournèrent le dos ; sauf un petit nombre des leurs. Et Dieu se connaît prévaricateurs.
Et leur prophète leur dit : “Eh bien, voici que Dieu vous a suscité Tâlût pour roi.” —Ils dirent : “Comment régnerait-il nous ? Nous avons plus de droit que lui à la royauté ; et on ne lui a pas prodigué les richesses !” —Il dit : “Dieu, vraiment, l'a élu sur vous, et a accru sa part quant au savoir et aussi quant au corps.” —Et Dieu est immense. Il sait.
Et leur prophète leur dit : “oui, le signe de sa royauté est que l'arche d'alliance va vous venir ; il y a dedans une tranquillité de la part de votre Seigneur, et les reliques de ce que laissèrent la famille de Moïse et la famille d'Aaron. Les anges la porteront. Voilà bien !) un signe pour vous, vraiment, si vous êtes croyants !”
Puis, au moment de partir avec les troupes, Tâlût dit : “Voici : Dieu va vous éprouver au moyen d’une rivière : quiconque y boira, donc, n'est point des miens ; et qui n'y goûtera pas est des miens ; —passe pour celui qui puise un coup dans le creux de sa paume.” —Ensuite, ils burent : sauf un petit nombre d’entre eux. Puis, lorsqu’ils l’eurent franchie lui et ceux des croyants qui l'accompagnaient, ils dirent : “Nous voilà sans force aujourd’hui contre Goliath et ses troupes !” —Ceux qui pensaient qu'ils auraient à rencontrer Dieu dirent : “Combien de fois une bande peu nombreuse a, par permission de Dieu, vaincu une bande très nombreuse ! Et Dieu est avec les endurants.”
Et quand ils se présentèrent devant Goliath et ses troupes, ils dirent : “Seigneur ! Déverse sur nous l’endurance et affermis nos pas et donne-nous la victoire sur le peuple mécréant.”
Puis ils les mirent en fuite, par la permission de Dieu. Et David tua Goliath ; et Dieu lui donna la royauté et la sagesse, et lui enseigna ce qu’il voulut. Et si Dieu ne repoussait pas les gens les uns par les autres, certes la terre serait corrompue. Mais Dieu est plein de grâce pour les mondes.
Voilà les signes de Dieu, que Nous te récitons avec vérité. Et tu es, certes oui, du nombre des envoyés.
Parmi ces messagers, Nous avons donné aux uns excellence par-dessus les autres. Il en est à qui Dieu a parlé ; et Il en a élevé d’autres en grade. A Jésus fils de Marie Nous avons apporté les preuves, et l’avons fortifié par l’esprit de sainteté. Et si Dieu avait voulu, les gens qui vinrent après eux ne se seraient pas entretués, après que les preuves leur furent venues ; mais ils se mirent à disputer : tel des leurs crut, et tel autre mécrut. Si Dieu avait voulu, ils ne se seraient pas entretués ; mais Dieu fait ce qu’il veut.
Ho, les croyants ! faites largesses sur ce que Nous vous avons attribué, avant que vienne le Jour où il n’y aura plus ni marchandage ni amitié ni intercession. Et c’est les mécréants qui sont les prévaricateurs !
Dieu ! Point de Dieu que Lui, le Vivant, l’Absolu. Ni somnolence ni sommeil ne Le prennent. A Lui tout ce qui est dans les cieux et tout ce qui est sur la terre. Qui peut intercéder auprès de Lui, que par Sa permission ? Il sait ce qu’ils ont devant eux et ce qu’ils ont derrière eux. Et, de Sa science, ils ne cernent rien que ce qu’il veut. Son repose-pied est plus vaste que les cieux et la terre, dont la garde ne Lui coûte aucune peine. Et Il est, Lui, le Très Haut, le Très Grand.
Pas de contrainte en religion ! Car le bon chemin se distingue de l’errance .Donc quiconque mécroit au Rebelle tandis qu'il croit en Dieu, saisit alors l’anse la plus solide, sans brisure Et Dieu entend, Il sait.
Dieu est le patron de ceux qui croient : Il les fait sortir des ténèbres à la lumière. Quant à ceux qui mécroient, ils ont pour patrons les Rebelles, qui les font sortir de la lumière aux ténèbres. Voilà les compagnons du Feu, où ils demeureront éternellement.
N’as-tu pas vu celui-là qui, sous prétexte que Dieu l’avait fait roi, disputait avec Abraham au sujet de son Seigneur ? Abraham ayant dit : “J’ai pour Seigneur Celui qui donne la vie et la mort”, —“C’est moi, dit l’autre, qui donne la vie et la mort !” —Alors Abraham : “Puisque Dieu fait venir de l’Orient le soleil, fais-le donc venir de l’Occident.” —Alors, resta confondu Celui qui avait mécru. Et Dieu ne guide pas le peuple prévaricateur.
Ou cet autre qui passait par une ville aux toits effondrés : “Comment Dieu va-t-Il lui redonner vie après qu’elle est morte ?” dit-il. Dieu donc le tint mort cent ans. Puis Il le ressuscita en disant : “Combien as-tu demeuré ?”—“J’ai demeuré un jour, dit l’autre, ou une partie de la journée.” —“Non ! dit Dieu, tu es resté cent ans. Regarde donc ta nourriture et ta boisson : rien ne s’est gâté ; mais regarde ton âne !... Et pour faire de toi un signe, pour les gens, regarde les ossements, comme Nous les ressuscitons et les revêtons de chair !” Et devant l'évidence, il dit : “je sais, oui, que Dieu est capable de tout,”
Et quand Abraham dit : “Seigneur ! montre-moi comme Tu revivifies les morts”, Dieu dit : “Ne crois-tu pas encore ?”— “Si ! dit Abraham ; mais que mon cœur soit rassuré seulement.” —“Prends donc, dit Dieu, quatre oiseaux, et te les apprivoise, puis mets chacun d’eux sur un mont, puis appelle-les : ils viendront à toi à tire d’ailes. Et sache que, oui, Dieu est puissant, sage.”
Il en est de ceux qui font largesses de leurs biens dans le sentier de Dieu, comme d’un grain d’où naissent sept épis à cent grains l’épi. Car Dieu multiplie en faveur de qui Il veut. Dieu est immense, Il sait.
Ceux qui font largesses de leurs biens dans le sentier de Dieu sans faire suivre leurs largesses d’un rappel ou d’un tort, pour ceux- là, leur salaire est auprès de leur Seigneur ; nulle crainte pour eux, et point ne seront affligés.
Parole de bon ton et pardon valent mieux que charité suivie d’un tort. Dieu est à l’abri, Lui, patient.
Ho, les croyants ! N’annulez pas vos aumônes par un rappel ou un tort, comme qui dépense son bien par ostentation devant les gens et ne croit en Dieu ni au Jour dernier. Car il en est de celui-là comme d’un rocher recouvert de poussière : qu’une averse l’atteigne, elle le laisse dénudé. Ces hommes n’ont de prise sur rien de ce qu’ils ont gagné. Et Dieu ne guide pas le peuple mécréant.
Et ceux qui dépensent leurs biens cherchant l’agrément de Dieu, de pair avec leur propre affermissement, il en est d'eux comme d’un jardin sur un coteau ; qu’une averse l’atteigne, elle double ses fruits ; quand ce n’est pas l’averse qui l’atteint, c’est la rosée. Et Dieu observe ce que vous faites.
L’un de vous aimerait-il avoir un jardin de dattiers et de vignes sous quoi coulent les ruisseaux, et où pousse pour lui toute espèce de fruits, et que la vieillesse le rattrape, tandis que ses enfants sont chétifs ; puis qu’un tourbillon gros de feu y fonde et le brûle ? Ainsi Dieu vous explique les signes ; peut- être méditerez-vous !
Ho, les croyants ! Faites largesses du meilleur de ce que vous avez gagné et de ce que Nous avons pour vous fait sortir de terre. Et n’en choisissez pas exprès le vil ! Ferez-vous largesses de ce que vous ne prendriez vous-même qu’en fermant les yeux ? Et sachez que, oui, Dieu est suffisant à Lui-même, digne de louange.
Le Diable vous menace d’indigence, et il vous commande des turpitudes ; tandis que Dieu vous promet quant à Lui pardon et grâce. Et Dieu est immense, Il sait.
Il donne la sagesse à qui Il veut. Et à qui la sagesse est donnée, vraiment, c’est beaucoup de bien qui lui est donné. Mais de se souvenir ne se donnent la peine que les doués d’intelligence.
Quelles que soient les largesses dont vous fassiez largesse, ou le vœu que vous ayez voué, oui, Dieu le sait. Et pour les prévaricateurs, pas de secoureurs !
Si vous laissez voir vos largesses, c’est bien ; c’est mieux encore, pour vous, si vous les cachez quand vous les faites aux besogneux ; et Dieu efface partie de vos méfaits. Dieu est bien informé de ce que vous faites.
Ce n’est pas à toi de les guider, mais à Dieu qui guide qui Il veut. Et tout ce que vous dépensez en bienfaits sera à votre avantage, —et vous ne dépensez qu'n recherche du visage de Dieu. Et tout ce que vous dépensez en bienfaits vous sera remboursé pleinement. Et vous ne serez pas lésés— :
à l’égard de ces besogneux qu’on a assiégés, dans le sentier de Dieu, empêchés de courir le monde à leur guise, que l’ignorant croit à l’abri parce qu’ils évitent de mendier, —tu les reconnaîtras à leur air, —et qui, à mendier n’importunent personne. Et tout ce que vous dépensez en bienfaits, oui, Dieu le sait fort bien.
Ceux qui de nuit et de jour, en secret et ouvertement, font largesses de leurs biens, ont leur salaire auprès de leur Seigneur. Point de crainte sur eux ; et point ne seront affligés.
Ceux qui mangent de l’intérêt ne font que se lever comme se lève celui que le toucher du Diable accable. Cela, parce qu’ils disent : “Rien d’autre : le commerce, c’est comme l’intérêt !” Alors que Dieu a rendu licite le commerce et illicite l’intérêt ! Celui, donc, qui cesse dès que lui vient une exhortation de son Seigneur, alors, à lui ce qui est passé ; et son affaire dépend de Dieu. Mais quiconque récidive... alors les voilà, les compagnons du Feu ! ils y demeureront éternellement.
Dieu anéantit l’intérêt et fait fructifier les aumônes. Et Dieu n’aime aucun ingrat pécheur.
Oui, ceux qui ont cru et fait œuvres bonnes et établi l’Office et acquitté l’impôt, leur salaire à eux est auprès de leur Seigneur. Et pas de crainte sur eux ; et point ne seront affligés.
Ho, les croyants ! Craignez Dieu ; et renoncez au reliquat de l’intérêt, si vous êtes croyants.
Et si vous ne le faites pas, alors recevez l’annonce d’une guerre de la part de Dieu et de Son messager. Et si vous vous repentez, alors à vous vos capitaux : et point ne léserez ni ne serez lésés.
A qui est dans la gêne, sursis jusqu’à l’aisance. Mais il est mieux pour vous de faire remise, si vous savez !
Et craignez le jour où vous serez ramenés vers Dieu. Alors chaque homme sera pleinement remboursé de ce qu'il aura gagné. Et point ne seront lésés.
Ho, les croyants ! quand vous vous endettez d’une dette à échéance déterminée, écrivez-la ; et qu’un scribe l’écrive, entre vous, en toute justice ; un scribe n’a pas à refuser d’écrire selon ce que Dieu lui a enseigné ; qu’il écrive, donc, et que dicte le débiteur : qu’il craigne Dieu son Seigneur, et se garde d’en rien diminuer. Si le débiteur est sot, ou faible ou incapable de dicter lui-même, que son répondant dicte alors en toute justice. Faites-en témoigner par deux témoins d’entre vos hommes ; et à défaut de deux hommes, un homme et deux femmes d’entre ceux des témoins que vous agréez, en sorte que si l’une d’elles s’égare, l’autre puisse lui rappeler. Et que les témoins ne refusent pas, quand ils sont appelés. Ne soyez pas paresseux à écrire la dette, ainsi que son terme, qu’elle soit petite ou grande : c’est plus équitable auprès de Dieu, plus correct pour le témoignage, et plus près de vous épargner le doute ; à moins qu’il s’agisse d’un marché que vous passez tout de suite entre vous : dans ce cas on ne vous fera pas grief de ne pas l’écrire. Mais prenez des témoins, lorsque vous négociez entre vous ; et qu’on ne fasse tort à aucun scribe ni à aucun témoin ! car si vous le faites, c’est vraiment qu’il y a en vous de la perversité. Et craignez Dieu. C’est Dieu qui vous enseigne ; et Dieu se connaît à tout.
Mais si vous êtes en voyage et ne trouvez pas de scribe : eh bien, nantissez-vous de gages. Et si l’un à l’autre vous vous en confiez, que celui à qui on a fait confiance restitue bien son dépôt, et qu’il craigne Dieu son Seigneur. Et ne cachez pas le témoignage : quiconque le cache a un cœur pécheur, vraiment ! Et Dieu se connaît à tout ce que vous faites.
A Dieu tout ce qui est dans les cieux et tout ce qui est sur la terre. Que vous manifestiez ce qui est en vous, ou que vous le cachiez, Dieu vous en demandera compte. Puis Il pardonnera à qui Il veut, et châtiera qui Il veut. Et Dieu est capable de tout.
Le Messager a cru en ce qu’on a fait descendre vers lui de la part de son Seigneur. Tout comme les croyants : tous ont cru en Dieu et en Ses anges et en Ses Livres et en Ses messagers — : “Nous ne faisons de différence entre aucun de Ses messagers.” —Et ils ont dit : “Nous écoutons et nous obéissons. Ton pardon, Seigneur ! C'est vers Toi qu'est le devenir.”
Dieu n’oblige une personne que selon sa capacité : à elle ce qu’elle a gagné, et contre elle ce qu’elle a délibérément gagné. —“Seigneur ! ne T’en prends pas à nous s’il nous arrive d’oublier, ou de commettre l’erreur. Seigneur ! ne nous charge pas d’un fardeau lourd comme Tu as chargé ceux qui furent avant nous. Seigneur ! et ne nous impose pas ce pour quoi nous n’avons point de force. Et donne-nous absolution et donne-nous pardon et aie pour nous miséricorde. Tu es notre patron : donne-nous donc secours contre le peuple mécréant.”
Alif Lâm Mim.
Dieu ! Pas de Dieu que Lui, le Vivant, l'Absolu !
Il a peu à peu fait descendre sur toi le Livre, avec vérité, en tant que confirmateur de ce qui était avant lui. Et Il a fait descendre en bloc la Thora et l'Evangile.
auparavant, en tant que guidée pour les gens. Et Il a fait descendre le Discernement. Oui, à ceux qui mécroient aux signes de Dieu, un dur châtiment ! Et Dieu est puissant, détenteur de vengeance.
Rien, vraiment, ne se cache de Dieu, de ce qui est sur la terre ni dans le ciel.
“C'est Lui qui vous donne forme dans les matrices, comme Il veut. Point de Dieu que Lui, le puissant, le sage.
C’est Lui qui sur toi a fait descendre le Livre : il s’y trouve des versets renforcés, —qui sont la Prescription-mère, et d’autres qui peuvent prêter au doute. Les gens, donc, qui ont le dévoiement au cœur, en quête de dissension et en quête d’interprétation, que Dieu ; —et ceux qui sont bien enracinés en la science disent : “Nous y croyons : tout est de la part de notre Seigneur !” Mais seuls ne se rappellent sans cesse, que les doués d'intelligence— :
“Seigneur ! ne fais pas dévier nos cœurs après que Tu nous a guidés ; et donne-nous miséricorde de Ta part. Oui. Tu es, Toi, le grand donateur !
Seigneur ! Oui, c’est Toi qui rassembleras les gens, un jour, —en quoi il n’y a point de doute !” —Dieu, vraiment, ne manque pas au rendez-vous.
Non ! Ceux qui mécroient, leurs biens et leurs enfants ne les mettront à l’abri de Dieu en quoi que ce soit. Voilà du combustible pour le Feu.
Comme la famille de Pharaon et ceux qui furent avant eux ! Ils avaient traité de mensonges Nos signes. Dieu donc les saisit, pour leurs péchés. Et Dieu est dur de poursuite !
Dis à ceux qui mécroient : “On vous dominera bientôt ; et vous serez rassemblés vers la Géhenne. Et quel mauvais lit !”
Ç’a été pour vous un signe que ces deux bandes qui se rencontrèrent : l’une combattait dans le sentier de Dieu ; et l’autre, qui était mécréante, l’aperçut, à vue d’œil, le double de ce qu’elle était. Or Dieu secourt qui Il veut de Son aide. Voilà bien là un sujet de réflexion, vraiment, pour les doués de clairvoyances !
On a enjolivé aux gens l’amour des choses qu’on désire : femmes, enfants, trésors thésaurisés d’or et d’argent, chevaux marqués, animaux et champs ; tout cela est objet de jouissance temporaire, pour la vie présente. Alors que près de Dieu il y a belle retraite.
—Dis : “Puis-je vous apprendre quelque chose de meilleur que tout cela? Pour ceux qui se comportent en piété, il est, auprès de leur Seigneur, des jardins sous quoi coulent les ruisseaux, —ils y demeureront éternellement, —et aussi des femmes pures, et l’agrément de Dieu.” Et Dieu est observateur sur les Esclaves
qui disent : “O notre Seigneur, nous avons cru, en vérité ; pardonne-nous donc nos péchés, et protège-nous du châtiment du Feu”,—
eux, les endurants, les véridiques, les gens de dévotion, les libéraux, ceux qui implorent pardon à chaque lever de l’aube.
Dieu atteste, —et aussi les anges et les doués de science, —qu’il n’y a point de Dieu, que Lui, en vérité, le mainteneur de la justice. Point de Dieu, que Lui, le puissant, le sage !
Oui, la religion, aux yeux de Dieu, c’est la Soumission. Ceux à qui le Livre a été apporté ne se sont disputes, rebelles les uns contre les autres, qu’après que science leur fut venue. Et quiconque mécroit aux signes de Dieu... alors Dieu est prompt à prendre compte !
S’ils argumentent contre toi, dis : “J’ai soumis à Dieu mon visage, moi et ceux qui m'ont suivi.” Et dis à ceux à qui le Livre a été donné, ainsi qu’aux Gentils : “Avez-vous embrassé la Soumission ?” S’ils embrassent la Soumission ils sont bien guidés. Et s’ils tournent le dos... A toi de transmettre. Rien d’autre. Et Dieu est observateur sur les Esclaves.
Oui, ceux qui mécroient aux signes de Dieu et tuent sans droit les prophètes et tuent ceux des gens qui commandent la justice, annonce-leur un châtiment douloureux.
Ce sont eux dont les œuvres sont devenues vaines ici-bas comme dans l’au-delà. Et pour eux, pas de secoureurs !
Ne les as-tu pas vus ceux à qui on avait donné une part du Livre, et qui ont été invités au Livre de Dieu pour qu’il soit leur juge ? Puis un groupe des leurs tourne le dos : des indifférents.
Oui, c’est parce qu’ils disent : “Le Feu ne nous touchera point, —sauf quelques jours comptés.” —Et ce qu’ils calomnient les trompe, en leur religion.
Eh bien, que sera-ce, quand Nous les aurons rassemblés, en un jour sur quoi il n’y a point de doute, et que chaque homme sera pleinement remboursé de ce qu’il aura gagné ? Et on ne leur manquera point !
—Dis : “O Dieu, maître de royauté, Tu donnes la royauté à qui Tu veux, et Tu arraches la royauté de qui Tu veux ; et Tu donnes puissance à qui Tu veux, et Tu humilies qui Tu veux. Le bien est en Ta main. Oui, Tu es capable de tout.
Tu fais que la nuit s’imbrique au jour et Tu fais que le jour s’imbrique à la nuit, et Tu fais sortir du mort le vivant et Tu fais sortir du vivant le mort. Et Tu attribues à qui Tu veux, sans compter.”
Que les croyants ne prennent pas, pour patrons, des mécréants au lieu de croyants ! —quiconque le fait n’est de Dieu en rien ; —à moins que vous ne craigniez d’eux quelque crainte. Dieu vous met en garde sur Lui-même. Et c’est vers Dieu qu’est le devenir.
Dis : “Cachez ce qui est dans vos poitrines ou divulguez-le, Dieu le sait. Et Il sait tout ce qui est dans les deux et tout ce qui est sur la terre. Dieu est capable de tout.
Le jour où chaque homme trouvera là devant lui tout ce qu’il aura fait de bien et tout ce qu’il aura fait de mal, il souhaitera qu’il y ait entre lui et cela long délai ! Dieu vous met en garde sur Lui-même. Dieu est doux avec les Esclaves.”
Dis : “Si vous avez toujours aimé Dieu, suivez-moi. Dieu vous aimera et vous pardonnera vos péchés ; et Dieu est pardonneur, miséricordieux.”
—Dis : “Obéissez à Dieu et au messager. Et si vous tournez le dos... alors non, Dieu n’aime pas les mécréants !
Oui, Dieu a élu Adam et Noé et la famille d’Abraham et la famille d’Amram au-dessus des mondes,
en tant que descendance, ils sont les uns des autres. Et Dieu entend, Il sait.
Et cette amramite, quand elle dit : “Oui, Seigneur, je T’ai voué en toute exclusivité ce qui est dans mon ventre. Accepte donc, de moi. Oui Tu es, Toi, Celui qui entend, qui sait !”
Puis, lorsqu’elle en eut accouché, elle dit : “Seigneur, voilà que j’ai accouché ; et c’est d’une fille —or Dieu savait mieux qu’elle de quoi elle avait accouché ! —“un garçon ça n’aurait pas été comme une fille ! Oui, et je l’ai nommée Marie. Oui, et je la place, ainsi que sa descendance sous Ta protection contre le Diable banni.”
Son Seigneur, donc, l’accueillit du meilleur accueil, et la fit croître de la plus belle croissance. Et Il la confia à Zacharie. Chaque fois que Zacharie entrait près d’elle dans le Sanctuaire, il trouvait près d’elle une portion. Il dit : “O Marie, comment as-tu eu cela ?” —Elle dit : “C’est de la part de Dieu.” Oui, Dieu fait attribution à qui Il veut, sans compter.
Et alors, Zacharie en appela à son Seigneur, et dit : “O mon Seigneur, donne-moi, de Ta part, excellente descendance. Oui, Tu es celui qui entend la prière.”
Alors les anges l’appelèrent pendant que, debout, il célébrait l’Office dans le Sanctuaire : Voilà que Dieu t’annonce Jean, confirmateur d’un Verbe de Dieu, un chef, un chaste, un prophète, du nombre des gens de bien.”
—Il dit : “O mon Seigneur, comment aurais-je un garçon maintenant que la vieillesse m’a atteint, et que ma femme est stérile ?” —Dieu dit : “Comme cela !” Dieu fait ce qu’il veut.
—“Seigneur, dit Zacharie, fixe-moi un signe.” —“Ton signe, dit Dieu, c’est que de trois jours tu ne pourras parler aux gens que par geste. Mais rappelle-toi beaucoup ton Seigneur ; et, soir et matin, chante pureté !
Et lorsque les anges dirent : “Vraiment, ô Marie, Dieu t’a élue et purifiée ; Il t’a élue au-dessus des femmes des mondes.
O Marie, sois dévouée à ton Seigneur, et prosterne-toi, et incline-toi avec ceux qui s'inclinent.”
—Ce sont là des nouvelles de l'invisible, que Nous te révélons. Car tu n’étais pas là lorsqu’ils jetaient leurs calames, à qui se chargerait de Marie ! Tu n’étais pas non plus là lorsqu’ils se disputaient !
Quand les anges dirent : “O Marie, voilà que Dieu t’annonce un Verbe de Sa part : son nom est l’Oint, Jésus fils de Marie, illustre ici-bas comme dans l'au-delà, et l'un des rapprochés.
Dans le berceau il parlera aux gens, tout comme en son âge mûr ; et il sera du nombre des gens de bien.”
—Elle dit : “Seigneur ! comment y aurait-il pour moi un enfant, quand aucun homme ne m’a touchée ?”—“Comme cela !” dit-il. Dieu crée ce qu’il veut : quand Il décide d’une chose, rien d’autre ; Il dit : “Sois” ; et c’est.
Dieu lui enseigne le Livre et la sagesse et la Thora et l’Evangile.
Et le voilà messager aux enfants d’Israël — : “En vérité, si je viens à vous c’est avec un signe de la part de votre Seigneur. Oui, pour vous je pétris de glaise une figure d’oiseau, ¬ puis je souffle dedans : et, par la permission de Dieu, c’est un oiseau. Et je guéris l’aveugle-né et le lépreux, et je ressuscite les morts, par la permission de Dieu. Et je vous apprends ce que vous mangez et ce que vous amassez dans vos maisons. Voilà bien là un signe, pour vous, si vous êtes croyants !
Et me voici pour confirmer ce qu’il y a devant moi du fait de la Thora, et pour vous rendre licite partie de ce qui vous était interdit. Et je suis venu à vous avec un signe de votre Seigneur. Craignez Dieu, donc, et m’obéissez !
Oui, Dieu est mon Seigneur et votre Seigneur. Adorez-Le, donc : voilà un chemin droit.”
Puis, quand Jésus sentit de la mécréance de leur part, il dit : “Qui sont mes secoureurs en Dieu ?” —Les apôtres dirent : “Nous sommes les secoureurs de Dieu. Nous croyons en Dieu. Et sois témoin que, certes, nous sommes des Soumis.
Seigneur ! Nous avons cru en ce que Tu as fait descendre, et suivi le messager. Inscris- nous donc parmi les témoins.”
Et les autres se mirent à stratégier. Dieu aussi stratégie. Et Dieu est le meilleur des stratèges !
Lorsque Dieu dit : “O Jésus, voici que Je vais t’achever et t’élever vers Moi, et te purifier de ceux qui ont mécru, et mettre jusqu'au jour de la Résurrection, ceux qui te suivent au-dessus de ceux qui mécroient. Puis, vers Moi, en vérité, est votre retour. Puis Je jugerai, entre vous, ce sur quoi vous disputez.
Alors, quant à ceux qui ont mécru, Je les châtierai d’un dur châtiment, ici-bas tout comme dans l’au-delà ; et pour eux, pas de secoureurs.
Et quant à ceux qui ont cru et fait œuvres bonnes, Il les remboursera leurs salaires pleinement. Et Dieu n’aime pas les prévaricateurs.”
Voilà ce que Nous te récitons des signes et du sage rappel.
Oui, au regard de Dieu, il en est de Jésus comme d’Adam qu’il créa de poussière, puis à qui Il dit : “Sois” : et il fut.
La vérité est de ton Seigneur. Ne sois donc pas du nombre des sceptiques
A qui en dispute avec toi, maintenant qu’il t’est venu de la science, tu n’as qu’à dire : “Venez, appelons nos fils et vos fils, nos femmes et vos femmes, nos propres personnes et les vôtres, puis exécrons les menteurs en proférant sur eux la malédiction de Dieu !”
Voilà, certes oui, le récit véridique, Et il n’y a de Dieu que Dieu ; et en vérité, c’est Lui, Dieu, qui est le puissant, le sage.
Si donc ils tournent le dos... alors oui, Dieu se connaît bien aux semeurs de discorde !
Dis : “O gens du Livre, venez-en à un dire qui soit commun entre nous et vous : que nous n’adorions que Dieu, sans rien Lui associer, et que parmi nous nul n’en prenne d’autres pour seigneurs en dehors de Dieu.” — Puis, s’ils tournent le dos, eh bien, dites : “Soyez témoins que, oui, c’est nous qui sommes les Soumis.”
O gens du Livre, pourquoi disputez-vous au sujet d’Abraham, alors que la Thora et l’Évangile ne sont descendus qu’après lui ? Ne comprenez-vous donc pas ?
Vous avez bien disputé de chose dont vous aviez connaissance. Mais pourquoi disputez-vous de chose dont vous n’avez pas connaissance ? Or Dieu sait ; tandis que vous ne savez pas.
Abraham n’était ni un Juif ni un Nazaréen : il était en sincérité et en Soumission. Et il un Nazaréen : un Chrétien. n’était point du nombre des faiseurs de dieux.
Oui, les plus dignes d’être d’Abraham, c’est bien ceux qui l’ont suivi, ainsi que ce Prophète-ci, et ceux qui ont cru. Et Dieu est le patron des croyants.
Partie des gens du Livre auraient bien voulu, s’ils avaient pu, vous égarer. Or ils n’égarent qu’eux-mêmes ; et ils ne sont pas conscients.
O gens du Livre, pourquoi mécroyez-vous aux signes de Dieu, cependant que vous êtes témoins ?
O gens du Livre, pourquoi enrobez-vous de faux le vrai et cachez-vous le vrai, alors que vous savez ?
Ainsi parle une partie des gens du Livre : “Au début du jour, croyez à ce qu’on a fait descendre sur ceux qui ont cru ; et, à la fin du jour, mécroyez : —peut-être reviendront-ils ?—
Et ne croyez que ceux qui suivent votre religion.” —Dis : “La guidée, en vérité, c’est la guidée de Dieu : que soit donné à quelqu’un comme à vous il a été donné.” —Autrement, ils vous disputeront auprès de votre Seigneur ! —Dis : “En vérité, la grâce est dans la main de Dieu. Il la donne à qui Il veut. Et Dieu est immense, savant.
Il réserve à qui Il veut Sa miséricorde. Et Dieu est détenteur d’énorme grâce.
Et parmi les gens du Livre, tel à qui tu confies un qintâr te le rend ; tel à qui tu confies un denier, ne te le rendra que si sans relâche tu te tiens debout contre lui. Tout cela parce qu’ils disent : “Pas de voie contre nous pour les Gentils.” Et ils disent le mensonge contre Dieu. Alors qu’ils savent !
Non ! mais quiconque remplit son pacte et se comporte en piété... alors oui, Dieu aime les pieux.
Oui, ceux qui vendent à vil prix le pacte de Dieu ainsi que leurs serments, ceux-là n’auront aucune part dans l’au-delà, et Dieu ne leur parlera pas, ni ne les regardera, au jour de la résurrection, ni ne les purifiera ; et ils auront un châtiment douloureux.
Oui, et il y en a parmi eux qui roulent leurs langues avec une Prescription pour vous faire croire qu’elle est du Livre, alors qu’elle n’est point du Livre ; et ils disent : “Elle vient de Dieu”, alors qu’elle ne vient point de Dieu. Et ils disent le mensonge contre Dieu. Alors qu’ils savent !
Il ne conviendrait pas à un homme à qui Dieu donne le Livre et la sagesse et la dignité de prophète, de dire ensuite aux gens : “Soyez-moi des adorateurs en marge de Dieu” ; mais : “Soyez de vrais dévots du Seigneur, puisque vous enseignez le Livre et puisque vous étudiez.”
Et il ne va pas vous commander de prendre pour seigneurs anges et prophètes ! Vous fera-t-il commandement de mécréance maintenant que vous voilà Soumis ?
Et quand Dieu prit, des prophètes, l’engagement— : “Chaque fois que Je vous donnerai du Livre et de la sagesse, et qu’ensuite un messager vous viendra confirmant ce que vous avez déjà, vous devrez y croire, certes, et vous devrez certes lui porter secours”, —Il dit : “Acceptez-vous ? et en prenez-vous ma charge ?” —“Nous acceptons”, dirent- ils. —“Soyez donc témoins, dit Dieu. Et Me voici, avec vous, Moi, parmi les témoins.
Quiconque ensuite tournera le dos... Alors c’est eux qui seront les pervers.”
Que désirent-ils d’autre que la religion de Dieu ? alors que se soumet à Lui, de gré ou de force, tout ce qui est dans les cieux et la terre, alors que c’est vers Lui qu’ils seront ramenés !
—Dis : “Nous croyons en Dieu et en ce qu’on a fait descendre sur nous, et en ce qu'on a fait descendre sur Abraham, Ismaël, Isaac, Jacob et les Tribus, et en ce qui a été apporté à Moïse, à Jésus et aux Prophètes, de la part de leur Seigneur : nous ne faisons de différence entre aucun d’eux ; et c’est à Lui que nous sommes Soumis.”
Et quiconque désire une religion autre que la Soumission, de celui-là ce ne sera point reçu ! Et il sera, dans l’au-delà, parmi les perdants.
Comment Dieu guiderait-Il un peuple qui mécroit après avoir cru et témoigné que le Messager est vérité et après que les preuves leur sont venues ? Et Dieu ne guide pas le peuple prévaricateur.
Ceux-là ont pour paiement la malédiction sur eux de Dieu et des anges et des humains tous ensemble.
Et y demeureront éternellement. Le châtiment ne leur sera pas allégé, et point ne leur sera donné de délai.
Excepté ceux qui par la suite se repentiront et se réformeront : alors Dieu est certes pardonneur, miséricordieux.
En vérité, ceux qui mécroient après avoir cru, et croissent encore en mécréance, point ne sera reçue leur repentance. Les voilà bien, les égarés !
Oui, ceux qui mécroient et qui meurent mécréants, on ne recevrait d’aucun d’eux la terre même remplie d'or, s’ils voulaient s’en racheter. A ceux-là le châtiment douloureux ! Et pour eux, pas de secoureurs.
Vous n’aurez jamais la charité à moins de faire largesses sur ce que vous chérissez. Tout ce dont vous faites largesses, oui, Dieu le sait.
Toute nourriture était licite aux enfants d’Israël, sauf celle qu’Israël lui-même s’interdit avant qu’on eût fait descendre la Thora. Dis : “Venez donc avec la Thora, et récitez-la, si vous êtes véridiques !”
Donc, quiconque, après cela, blasphème le mensonge contre Dieu... ce sont eux les prévaricateurs !
Dis : “Dieu a dit la vérité. Suivez donc la religion d’Abraham en sincérité : il n’était point du nombre des faiseurs de dieux !”
Oui, la première Maison qui ait été désignée aux hommes c’est bien celle de Bakka, bénie, pour la guidée des mondes.
Là sont les signes évidents, où Abraham s'est tenu debout ; et quiconque y entre est en sécurité. Il incombe aux hommes de faire pour Dieu le pèlerinage de la Maison, —à qui en a la voie. Et quiconque mécroit, alors Dieu est vraiment, à l’abri des mondes !
—Dis : “O gens du Livre, pourquoi mécroire aux signes de Dieu, alors que Dieu est témoin de ce que vous faites ?”
—Dis : “O gens du Livre, pourquoi, en voulant tortueux le sentier de Dieu, en empêchez-vous celui qui a cru ? Alors que vous êtes témoins !” Et Dieu, n’est pas inattentif à ce que vous faites.
Ho, les croyants ! Si vous obéissez à tel groupe de ceux à qui on a donné le Livre, il vous rendra mécréants après que vous aurez cru.
Et comment pouvez-vous mécroire, alors que les versets de Dieu vous sont récités, et qu’au milieu de vous se tient Son messager ? Mais quiconque se cramponne à Dieu, alors oui il est guidé vers un droit chemin.
Ho, les croyants ! Craignez Dieu comme Il se doit craindre ; et jamais ne mourez, que vous ne soyez Soumis.
Et cramponnez-vous ensemble au câble de Dieu ; et ne soyez pas divisés ; et rappelez- vous le bienfait de Dieu sur vous : lorsque vous étiez ennemis, c’est Lui qui réconcilia vos cœurs ; puis, par Son bienfait, vous êtes devenus frères. Et alors que vous étiez au bord d’un abîme de Feu, c’est Lui qui vous en a sauvés. Ainsi Dieu vous expose Ses signes. Peut-être vous guiderez-vous ?
Que soit, parmi vous, une communauté qui appelle au bien, ordonne le convenable, interdise le blâmable. Car les voilà les gagnants.
Et ne soyez pas comme ceux qui se sont divisés et se sont mis à disputer, après que les preuves leur furent venues. Car pour eux l’énorme châtiment.
Le jour où tels visages s’éclaireront et tels deviendront noirs. A ceux aux visages noirs alors : “Vous avez mécru après avoir cru ? Eh bien goûtez au châtiment, pour avoir mécru !”
Et quant à ceux dont les visages s’éclaireront, ils seront dans la miséricorde de Dieu, où ils demeureront éternellement.
Tels sont les versets de Dieu ; Nous les récitons sur toi avec vérité. Et Dieu ne veut pas que l’on manque aux mondes.
A Dieu tout ce qui est dans les cieux et tout ce qui est sur la terre. Et c’est vers Dieu que tout ordre sera ramené.
Vous êtes la meilleure communauté qu’on ait fait surgir pour les hommes : vous ordonnez le convenable, et vous interdisez le blâmable et vous croyez en Dieu. Si les gens du Livre croyaient, ce serait meilleur pour eux ; il y en a qui sont croyants, mais la plupart d’entre eux sont des pervers.
Ils ne sauront pas vous causer de mal, à peine vous nuire ; et s’ils vous combattent, ils vous tourneront le dos, et point ne seront secourus.
Où qu’on les rencontre, les voilà, sauf accord avec Dieu ou accord, avec les gens, frappés d’avilissement. Car ils se sont acquis de Dieu une colère, et les voilà frappés de pauvreté, pour avoir mécru aux signes de Dieu, oui, et assassiné sans droit les prophètes, et cela pour avoir désobéi et transgressé.
Ils ne sont pas tous égaux. Il est, parmi les gens du Livre, une communauté droite qui, aux heures de la nuit, récite en se prosternant les versets de Dieu.
Ils croient en Dieu et au Jour dernier, et ordonnent le convenable, et interdisent le blâmable, et concourent aux œuvres bonnes. Ce sont des gens de bien ;
Et quelque bien qu’ils fassent, il ne leur sera pas dénié. Car Dieu se connaît aux pieux.
Quant à ceux qui mécroient, non, leurs biens et leurs enfants ne les mettront, en quoi que ce soit, à l’abri de Dieu. Et ce sont compagnons du Feu ; ils y demeureront éternellement.
Il en est de leurs dépenses dans la vie présente, comme d’un vent gros d’extrême rigueur, qui fond sur le champ de ceux qui se sont manqué à eux-mêmes, et le détruit. Car ce n’est pas Dieu qui leur manque, mais eux- mêmes se manquent à eux-mêmes.
Ho, les croyants ! ne prenez pas de confidents au dehors : ils ne failliraient pas à vous perdre ; ils désireraient que vous soyez accablés. La haine certes leur sort de la bouche, mais ce que leurs poitrines cachent est encore plus énorme. Voilà que Nous vous exposons des signes, si vous comprenez.
Vous, vous les aimez, alors qu’ils ne vous aiment pas ; et vous ajoutez foi à la Prescription tout entière. Et lorsqu’ils vous rencontrent, ils disent : “Nous croyons” ; et une fois seuls, de rage contre vous ils se mordent les doigts. — Dis : “Mourez de rage !” En vérité Dieu connaît fort bien le contenu des poitrines.
Qu’un bien vous atteigne, ils s’en affligent. Qu’un mal vous atteigne, ils s’en réjouissent. Mais si vous êtes endurants et vous comportez en piété, leur manigance ne vous causera de mal en quoi que ce soit. Dieu cerne, vraiment tout ce qu’ils font.
Et quand, un matin, tu t’en fus de ta famille, plaçant les croyants aux postes de combat !... Et Dieu entend. Il sait.
Et quand deux de vos groupes songèrent à fléchir ! Alors que Dieu est leur patron à tous deux. Car c’est en Dieu que les croyants doivent se fier.
Dieu vous a bien donné la victoire, à Badr, alors que vous étiez humbles. Craignez Dieu, donc. Peut-être serez-vous reconnaissants !
Lorsque tu disais aux croyants : “N’est-il pas suffisant que votre Seigneur vous fasse descendre en aide trois milliers d’anges ?”
Mais oui ! Si vous êtes endurants et vous comportez en piété, et qu’ils vous assaillent par leur sortie, votre Seigneur vous enverra en renfort cinq mille anges marqueurs.
Et Dieu ne le fit qu’à titre d’heureuse nouvelle pour vous, pour que vos cœurs s’en rassurent, —car il n’y a de victoire que de Dieu, puissant, sage ;—
et pour tailler en pièces partie de ceux qui ont mécru, ou pour les culbuter, et qu’ils s’en retournent perdants.
Tu n’es pour rien dans l’affaire,- soit qu’Il accepte leur repentance, soit qu’Il les châtie. Car ce sont bien des prévaricateurs !
A Dieu tout ce qui est dans les cieux et tout ce qui est sur la terre. Il pardonne à qui Il veut, et Il châtie qui Il veut. Et Dieu est pardonneur, miséricordieux.
Ho, les croyants ! Ne mangez pas de cet intérêt qui va multipliant de double en double. Et craignez Dieu. Peut-être serez-vous gagnants !
Et craignez le Feu préparé pour les mécréants.
Et obéissez à Dieu et au messager. Peut- être vous fera-t-on miséricorde !
Et concourez au pardon de votre Seigneur, et au Jardin large comme les cieux et la terre, préparé pour les pieux
qui font largesses dans la bonne et la mauvaise fortune, et pour ceux qui dominent leur rage et pardonnent à autrui, —car Dieu aime les bienfaisants,—
et pour ceux qui, s’ils ont commis quelque turpitude ou prévariqué contre eux-mêmes, se souviennent de Dieu et demandent pardon de leur péchés, —et qui est-ce qui pardonne les péchés sinon Dieu ? —et qui ne s’entêtent pas, en ce qu’ils ont fait, alors qu’ils savent.
Ceux-là ont pour paiement le pardon de la part de leur Seigneur, ainsi que les Jardins, sous quoi coulent les ruisseaux, d’y demeurer éternellement. Comme est beau le salaire de ceux qui œuvrent !
Avant vous, certes, bien des choses établies ont passé. Or, parcourez la terre, et voyez ce qu’il est advenu de ceux qui criaient au mensonge.
Voilà un manifeste pour les gens, et une guidée, et une exhortation pour les pieux.
Ne faiblissez pas, ne vous affligez pas : vous serez les très-hauts, si vous êtes croyants.
Si une blessure vous atteint, pareille blessure a aussi atteint les autres. Ainsi faisons- Nous chez les hommes alterner ces journées- là, afin que Dieu sache ceux qui ont cru, et qu’il prenne d’entre vous des témoins, —car Dieu n’aime pas les prévaricateurs,—
et que Dieu purifie ceux qui ont cru, et anéantisse les mécréants.
Comptez-vous entrer au Paradis sans que Dieu sache parmi vous ceux qui luttent, et qu'Il sache les endurants ?
Bien sûr, vous désiriez la mort avant même de la rencontrer. Or vous l’avez vue, certes, tandis que vous regardiez !
Muhammad n’est qu’un messager, —des messagers avant lui ont passé ; —s’il mourait, donc, ou s’il était tué, retourneriez- vous sur vos talons ? Quiconque retourne sur ses deux talons ne saura faire à Dieu le moindre mal ; tandis que Dieu bientôt paiera les reconnaissants.
Il n’est en personne de mourir, que par la permission de Dieu, d’une prescription déterminée. Quiconque veut récompense ici-bas, Nous lui en donnons ; quiconque veut récompense en l’au-delà, Nous lui en donnons et Nous paierons bientôt les reconnaissants.
Combien de prophètes, en compagnie de qui combattirent beaucoup de rabbins, sans que ceux-ci eussent faibli de ce qui les atteignait, dans le sentier de Dieu, sans qu’ils eussent molli ni cédé ! Et Dieu aime les endurants.
Et ils n’eurent que cette parole : “Seigneur, pardonne-nous nos péchés ainsi que notre outrance dans nos affaires, et affermis nos pas et donne-nous le secours sur le peuple mécréant.”
Dieu, donc, leur donna la récompense d’ici- bas, ainsi que la récompense meilleure de l’au-delà. Et Dieu aime les gens bienfaisants
Ho, les croyants ! Si vous obéissez à ceux qui ont mécru, ils vous feront tourner les talons. Et vous reviendrez perdants.
Mais non ! Votre patron c’est Dieu. Il est le meilleur des secoureurs.
Bientôt Nous allons jeter l’effroi dans les cœurs de ceux qui ont mécru. Car ils ont associé à Dieu des choses sur quoi Il n’a fait descendre aucune autorité. Ils ont le Feu pour refuge. Comme est mauvais le séjour des prévaricateurs !
Et très certainement Dieu a avéré pour vous Sa promesse, quand par Sa permission vous les anéantissiez. Jusqu’au moment où vous avez fléchi, et où vous vous êtes disputés dans le commandement. Et vous avez désobéi après qu'Il vous eut montré l'objet de vos désirs ! Il en est parmi vous qui désirent l'ici-bas, et il en est parmi vous qui désirent l'au-delà. —Puis Il vous a séparé d'eux afin de vous éprouver. Et certes Il vous a pardonné. Et Dieu est détenteur d'énorme grâce envers les croyants.
Quand vous remontiez sans vous retourner sur personne, cependant que sur votre arrière le messager vous appelait, alors Il chassa en vous une tristesse par une autre tristesse, afin que vous ne soyez affligés ni de ce qui vous échappait ni de ce qui vous atteignait. Et Dieu est bien informé de ce que vous faites.
Puis Il fit descendre sur vous, après la tristesse, la sécurité, un sommeil qui enveloppa une partie d’entre vous, tandis qu’une autre partie s’affligeait, à se soucier d’elle-même ; ceux-ci pensaient de Dieu l’invraisemblable, —la pensée d’ignorance ! —et disaient : “Que nous reste-t-il dans cette affaire ?”— Dis : “L’affaire tout entière est à Dieu.”—Ce qu’ils ne te révèlent pas, ils le cachent en eux-mêmes : “Si nous avions eu quelque part à l’affaire, disent-ils, nous n’aurions pas été tués ici.” —Dis : “Eussiez-vous été dans vos maisons, le meurtre serait allé trouver dans leurs lits ceux sur qui c’était prescrit. Tout est arrivé afin que Dieu éprouve ce que vous avez dans vos poitrines, et qu’Il purifie ce que vous avez dans vos cœurs. Et Dieu se connaît au contenu des poitrines.
S’il en est d’entre vous qui ont tourné le dos, le jour où les deux bandes se rencontrèrent, en vérité, c’est seulement que le Diable les a fait broncher pour prix d’une partie de ce qu’ils se sont acquis. Et certes Dieu leur a pardonné. Vraiment Dieu est pardonneur, patient !
Ho, les croyants ! ne soyez pas comme ces mécréants qui, tandis que leurs frères parcouraient la terre ou sortaient en guerre, dirent : “S’ils avaient été près de nous, ils ne seraient pas morts, et ils n’auraient pas été tués.” Dieu voulait en faire un objet de regret dans leurs cœurs. C’est Dieu qui donne la vie et la mort. Et Dieu observe ce que vous faites.
Et si vous êtes tués dans le sentier de Dieu, ou si vous mourez, oui, pardon de la part de Dieu et miséricorde valent mieux que ce qu’ils amassent.
Que vous mouriez ou que vous soyez tués, oui, c’est vers Dieu que vous serez rassemblés.
Quelle est donc de la part de Dieu cette miséricorde qui t’a fait doux envers eux ! Mais si tu étais rude, au cœur dur, ils se disperseraient d’autour de toi, loin. Pardonne-leur donc, et implore pour eux l’absolution. Et consulte-les dans le commandement ; puis une fois que tu t’es décidé, eh bien, fais confiance à Dieu. Dieu aime, en vérité, ceux qui font confiance.
Dieu vous donne secours, nul ne peut vous dominer. S’Il vous déserte, qui donc après Lui vous donnera secours ? C’est à Dieu que les croyants doivent faire confiance.
Il n’est point d’un prophète de tromper. Quiconque trompe viendra avec sa tromperie, au jour de la résurrection. Puis, à chaque individu on remboursera pleinement ce qu’il aura gagné. Et on ne leur manquera pas.
En sera-t-il donc de celui qui suit l’agrément de Dieu, comme de celui qui s’acquiert de Dieu une colère ? Pour celui-ci la Géhenne ; et quel mauvais devenir !
Ils sont par grades auprès de Dieu. Car Dieu observe ce qu’ils font.
Dieu a très certainement comblé les croyants lorsqu’il a suscité chez eux un message de chez eux qui leur récite Ses versets, les purifie et leur enseigne le Livre et la sagesse, même si auparavant ils étaient dans un égarement manifeste.
Quoi ! quand un malheur vous atteint, —mais vous en avez jadis infligé le double,— Allez-vous dire: “Comment se fait-il?”— Dis : “C'est de la part de vous-mêmes.” Dieu est capable de tout vraiment !
Et tout ce qui vous a atteints, le jour où les deux troupes se rencontrèrent, c’est par permission de Dieu ; afin qu’il sache les croyants,
et qu’il sache les hypocrites. Alors qu’on avait dit à ceux-ci : “Venez combattre dans le sentier de Dieu, ou défendez-vous”, ils dirent : “Bien sûr que nous vous suivrions si nous savions combattre !”— Ils étaient, ce jour-là, plus près de la mécréance que de la foi. Ils disent de leurs bouches ce qui n’est pas dans leurs cœurs. Et Dieu sait fort bien ce qu’ils cachent.
Tranquillement assis eux-mêmes, ils dirent de leurs frères : “S’ils nous avaient obéi, ils n’auraient pas été tués !” — Dis : “Eh bien, écartez de vous la mort, si vous êtes véridiques !”
Ne pense point morts ceux qui ont été tués dans le sentier de Dieu. Ils sont vivants, au contraire, auprès de leur Seigneur, et bien pourvus,
se réjouissant de ce que Dieu leur donne par Sa grâce. Et ils mandent, à ceux qui restés derrière eux ne les ont pas rejoints, cette bonne annonce : “Pas de crainte sur eux ; et point ne seront affligés.”
Ils mandent la bonne nouvelle d’un bienfait de Dieu, et d’une grâce, et : que Dieu, vraiment, ne laisse pas perdre le salaire des croyants.
Ceux qui, quoiqu’atteints de blessure, répondirent à l’appel de Dieu et du messager, un énorme salaire pour ceux d’entre eux qui ont agi en bien et pratiqué la piété.
C’est eux à qui l’on disait : “Oui, les gens se sont rassemblés contre vous ; craignez-les” : cela accrut leur foi et ils dirent : “Dieu nous suffit ; Il est la meilleure garantie.”
Ils revinrent donc avec un bienfait de la part de Dieu et une grâce : nul mal ne les toucha ; et ils suivirent l’agrément de Dieu. Et Dieu est détenteur d’énorme grâce.
Rien d’autre. C’est le Diable qui vous fait peur de ses clients. Vous n’avez donc qu’à n’avoir pas peur d’eux. Mais ayez peur de Moi, si vous êtes croyants.
Qu’ils ne te causent pas d’affliction, ceux qui concourent en mécréance. En vérité, ils ne sauront en rien nuire à Dieu. Dieu tient à ne pas leur assigner de part dans l’au-delà. Et pour eux un énorme châtiment.
Oui, ceux qui auront troqué la croyance contre la mécréance ne sauront en rien nuire à Dieu. Et pour eux un châtiment douloureux.
Que ceux qui ont mécru ne comptent pas, vraiment, que le délai que Nous leur accordons leur soit bon. Si Nous leur accordons un délai, c’est seulement pour qu’ils croissent en péché. Et pour eux un châtiment avilissant.
Dieu ne saurait laisser les croyants dans l’état où vous êtes. Jusqu’à ce qu’il distingue le mauvais du pur. Et Dieu ne saurait vous tenir au courant de l’invisible. Mais Dieu choisit parmi Ses messagers qui Il veut. Croyez donc en Dieu et en Ses messagers. Et si vous croyez et vous comportez en piété, à vous, alors, un énorme salaire.
Que ceux qui sont avares de ce que Dieu leur donne de par Sa grâce ne comptent point que ce soit bon pour eux ; au contraire, c’est mauvais pour eux : bientôt, au jour de la Résurrection, on leur attachera en guise de collier ce dont ils sont avares. A Dieu l’héritage des cieux et de la terre. Et Dieu est bien informé de ce que vous faites.
Dieu a très certainement entendu le dire de ceux qui ont dit : “Quel besogneux que Dieu ! Et nous qui sommes à l’abri !” — Vite, Nous enregistrons leur dire, ainsi que leur meurtre sans droit des prophètes. Et Nous dirons : “Goûtez au châtiment de l’enfer-Harîc.”
Cela, à cause de ce que vos mains ont préparé ! Car, en vérité, Dieu ne manque point à Ses esclaves. —
Ceux-là mêmes qui ont dit : “Vraiment Dieu, dans Son pacte, nous a enjoint de ne pas croire en un messager tant qu’il ne nous a pas apporté une offrande que le feu consume.” —Dis : “Mais des messagers avant moi sont venus avec des preuves, et avec ce que vous dites ! Pourquoi donc les avez-vous tués, si vous êtes véridiques ?
S’ils te traitent de menteur, les prophètes avant toi ont très certainement été traités de menteurs, qui étaient venus avec des preuves et des psaumes et la lumineuse Prescription.
Toute âme goûtera la mort. Mais c’est seulement au jour de la Résurrection que vous serez remboursés pleins salaires. Quiconque donc est écarté du Feu et introduit au Paradis, très certainement voilà le gagnant. Car la vie présente n’est qu’un objet de jouissance trompeuse.
Très certainement vous serez éprouvés dans vos biens et vos personnes ; et très certainement vous entendrez de la part de ceux à qui le Livre a été donné avant vous, et de la part des faiseurs de dieux, beaucoup d’injures. Si vous êtes endurants et vous comportez en piété... mais voilà bien la meilleure résolution à prendre.
Et lorsque Dieu prit, de ceux à qui le Livre était donné, l’engagement : “Sûr ! vous l'exposerez aux gens, et point ne le cacherez !”... Puis ils l’ont jeté derrière le dos et l’ont vendu à vil prix. Comme est mauvais ce qu’ils achètent !
Ne pense point que ceux-là qui exultent de ce qu’ils entreprennent et qui aiment qu'on les loue de ce qu’ils n’ont pas fait, ne pense point, donc, qu’ils trouvent une échappatoire au châtiment. Pour eux, un châtiment douloureux !
A Dieu le royaume des cieux et de la terre. Et Dieu est capable de tout.
Oui, dans la création des cieux et de la terre, et dans l’alternance de la nuit et du jour, il y a vraiment des signes pour les doués d’intelligence,
qui, debout, assis, couchés, se souviennent de Dieu et méditent sur la création des cieux et de la terre : “Seigneur ! Tu n’as pas créé cela en vain. Pureté à Toi ! Garde-nous donc du châtiment du Feu.
Oui, Seigneur ! quiconque Tu fais entrer dans le Feu, Tu le couvres d’ignominie. Et pour les prévaricateurs, pas de secoureurs !
Seigneur ! oui, nous avons entendu un héraut appeler ainsi à la foi : ‘Croyez en votre Seigneur !’ Et nous avons cru. Seigneur ! pardonne-nous donc nos péchés, efface de nous nos méfaits, et fais-nous achever la vie en compagnie des charitables.
Seigneur ! Et donne-nous ce que Tu nous as promis par Tes messagers ; et ne nous couvre pas d’ignominie au jour de la Résurrection. En vérité, Tu ne manques pas au rendez-vous.”
Leur Seigneur répondit donc à leur appel : “En vérité, Je ne laisse perdre l’œuvre d’aucun ouvrier parmi vous, homme ou femme, car vous êtes les uns des autres. Ceux donc qui se sont expatriés, qui ont été expulsés de leurs demeures, qui ont été persécutés dans Mon sentier, qui ont combattu, qui ont été tués, très certainement Je tiendrai pour expiées leurs malfaisances, et les ferai très certainement entrer dans les Jardins sous quoi coulent les ruisseaux, en récompense de la part de Dieu.” Quant à Dieu, auprès de Lui est la plus belle récompense.
Ne te trompe point à ce que les mécréants sillonnent le pays à leur aise.
Piètre jouissance temporaire ! Puis leur refuge est la Géhenne. Et quel mauvais lit !
Mais quant à ceux qui craignent leur Seigneur, à eux les Jardins sous quoi coulent les ruisseaux, d’y demeurer éternellement, comme en un hôtel de la part de Dieu. Et ce qui est près de Dieu est meilleur, pour les charitables.
Oui, il y en a parmi les gens du Livre qui certes croient en Dieu et en ce qu’on a fait descendre vers vous et en ce qu’on a fait descendre vers eux, humbles qu’ils sont devant Dieu, et ne vendant point les signes de Dieu à vil prix. Voilà ceux dont le salaire est auprès de leur Seigneur. En vérité, Dieu est prompt de compter.
Ho, les croyants ! De l’endurance ! Luttez d’endurance, tenez ferme, et craignez Dieu. Peut-être serez-vous gagnants !
Gens ! Craignez votre Seigneur qui vous a créés d’une personne unique, et d’elle son épouse, et qui des deux a fait foisonner beaucoup d’hommes ainsi que de femmes. Et craignez Dieu au nom de qui, comme d’un parent, vous vous adressez vos requêtes. Sur vous, vraiment, le veilleur, c’est Dieu.
Et donnez leurs biens aux orphelins ; n’y substituez pas le mauvais au bon. Ne mangez pas leurs biens avec les vôtres : c'est grand péché vraiment !
Et si vous craignez de n’être pas exacts envers les orphelins, eh bien prenez des épouses, par deux, par trois, par quatre, parmi les femmes qui vous plaisent, — mais, si vous craignez de n'être pas justes, alors une seule, ou des esclaves que vos mains possèdent. Cela, afin de ne pas vous aggraver la charge de famille.
Et donnez aux épouses leur salaire d’honneur, comme de droit. Si de bon gré elles vous en abandonnent quelque chose, consommez-le alors en bien manger et bien boire.
Et ne donnez pas aux sots les biens vôtres dont Dieu a fait votre subsistance ; mais prélevez-en, pour eux, nourriture et vêtement ; et parlez-leur parole convenable.
Et éprouvez les orphelins. Lorsqu’ils atteignent la puberté et que vous sentez chez eux une bonne conduite, alors remettez-leur leurs biens. Ne mangez pas ceux-ci en gaspillage et dissipation,
au point qu’ils le trouvent exorbitant. Que, par charité, quiconque est aisé, s’abstienne ! S’il est pauvre, alors qu’il mange convenablement.
Et lorsque vous leur remettrez leurs biens, prenez des témoins contre eux. Mais quel suffisant comptable, que Dieu !
Et que ceux-là craignent qui auraient peur de laisser après eux une postérité sans défense. Qu’ils redoutent Dieu, donc, et qu’ils parlent une parole droite.
Oui, ceux qui mangent injustement des biens des orphelins ne font que manger du feu dans leurs ventres. Et tomberont bientôt dans l’Enfer-Saïr.
Voici ce que Dieu vous enjoint au sujet de vos enfants : au garçon, une part comme celle de deux filles. S’il n’y a que des filles, même plus de deux, à elles alors deux tiers de ce que le défunt laisse ; et s’il n’y en a qu’une, à elle alors la moitié. Et quant aux père et mère du défunt, à chacun d’eux le sixième de ce qu’il laisse, s’il a un enfant ; s’il n’a pas d’enfant et que ses père et mère héritent de lui, à sa mère alors le tiers ; mais s’il a des frères, à la mère alors le sixième ; —après exécution du testament qu’il aurait fait ou paiement d’une dette. De vos ascendants ou descendants, vous ne savez pas qui est plus près de vous être utile. Ceci comme un arrêté de la part de Dieu. Dieu demeure savant, sage, vraiment !
Et à vous la moitié de ce que laissent vos épouses, si elles n’ont pas d’enfants. Si elles ont un enfant, alors à vous le quart de ce qu’elles laissent ; —après exécution du testament qu’elles auraient fait ou paiement d’une dette. Et à elles un quart de ce que vous laissez, si vous n’avez pas d’enfant ; mais si vous avez un enfant, à elles alors le huitième de ce que vous laissez ; —après exécution du testament que vous auriez fait ou paiement d’une dette. Et si un homme n’a personne qui hérite, ni ascendant ni descendant, —de même une femme,— cependant qu’il laisse un frère ou une sœur, à chacun de ceux-ci alors, un sixième ; et s’ils sont plus de deux, tous alors participeront au tiers ; —après exécution du testament ou paiement d’une dette ; —sans qu’il soit fait de tort. Injonction de Dieu ! Et Dieu est savant, patient.
Telles sont les bornes de Dieu. Et quiconque obéit à Dieu et à Son messager, Il le fera entrer dans les Jardins sous quoi coulent les ruisseaux pour y demeurer éternellement. Voilà la grande réussite.
Et quiconque désobéit à Dieu et à Son messager, et transgresse Ses bornes, Il le fera entrer au Feu pour y demeurer éternellement. A celui-là le châtiment avilissant.
Quant à celles de vos femmes qui commettent une turpitude, faites témoigner contre elles quatre d’entre vous. S’ils sont témoins, alors confinez ces femmes aux maisons jusqu’à ce que la mort les achève, ou que Dieu leur ouvre une voie.
Et si c’est deux hommes des vôtres qui l’ont commise, alors la torture ! s’ils se repentent ensuite, et se réforment, alors, passez. Oui, Dieu demeure accueillant au repentir, miséricordieux.
Rien d’autre : il est de Dieu d’accueillir le repentir de ceux qui font le mal par ignorance et qui tantôt se repentent : voilà de qui Dieu accueille le repentir. Et Dieu demeure savant, sage.
Mais cet accueil n’est pas pour ceux qui font le mal et qui, pour peu que la mort se présente à l’un d’eux, celui-là s’écrie : “Maintenant oui me voilà repenti !” —non plus que pour ceux qui meurent mécréants ; c’est pour eux que Nous avons préparé un châtiment douloureux.
Ho, les croyants ! Il ne vous est pas licite de vous porter héritiers de vos épouses contre leur gré. Ne leur faites pas non plus de contrainte pour leur ravir partie de ce que vous leur aviez donné, —à moins qu’elles ne viennent à commettre une turpitude manifeste. Et comportez-vous convenablement envers elles. Si vous avez de l’aversion pour elles, il se peut que vous ayez de l’aversion pour une chose où Dieu vous fasse beaucoup de bien.
Si vous voulez substituer épouse à épouse et que vous ayez donné à l’une un qintâr, n’en reprenez rien. Quoi ! vous le reprendriez au prix d’une calomnie et d’un péché manifeste ?
Et comment le reprendre, une fois que vous êtes découverts l’un à l’autre, et qu’elles ont obtenu de vous une alliance ferme ?
Et ne prenez pas d’épouses parmi les femmes que vos pères ont épousées, —passons pour ce qui est passé ;— c’est turpitude, et abomination, et mauvaise conduite, vraiment.
Vous sont interdites vos mères, filles, sœurs, tantes paternelles et tantes maternelles, filles d’un frère et filles d’une sœur, mères qui vous ont allaités, sœurs de lait, mères de vos femmes, belles-filles sous votre tutelle et issues des femmes avec qui vous avez consommé le mariage, —si le mariage n’a pas été consommé, alors, pas de grief contre vous ; —les femmes avec qui vos fils nés de vos reins ont consommé le mariage ; de même deux sœurs ensemble, —passons pour ce qui est passé, car vraiment Dieu demeure pardonneur, miséricordieux ;— 
et, parmi les femmes, les dames, —sauf si de vos mains vous les avez obtenues comme esclaves en toute propriété. Prescription de Dieu sur vous ! Hors de cela, il vous est permis de les rechercher, à vos dépens ; —en hommes qui concluent mariage, non en débauchés. Puis, de même que vous jouissez d’elles, donnez-leur leurs salaires d’honneur, comme une chose due. Nul grief contre vous à ce que vous consentiez l’un à l’autre après cet arrêté. Dieu demeure savant, sage, vraiment !
Et quiconque parmi vous ne peut pas, pour une raison matérielle, épouser de femmes libres croyantes, eh bien, des croyantes parmi les esclaves que vos mains possèdent ; —et Dieu sait mieux votre foi ; —car vous êtes les uns des autres. Et épousez-les avec l’autorisation de leurs gens, et donnez-leur leurs salaires d'honneur comme il convient, car ce sont des dames, et non pas des débauchées ni des preneuses d'amants. Si une fois engagées dans le mariage elles commettent une turpitude, sur elles alors la moitié du châtiment qui revient aux femmes libres mariées. —Tout ceci est autorisé pour celui d’entre vous qui craint l’accablement ; mais ce serait mieux pour vous d’endurer ! Et Dieu est pardonneur, miséricordieux.
Dieu veut vous éclairer, vous montrer les comportements des hommes d’avant vous, et aussi accueillir votre repentir. Et Dieu est savant, sage.
Et Dieu veut accueillir votre repentir, tandis que ceux qui suivent les désirs veulent que vous vous dévoyiez d’un grand dévoiement.
Dieu pour vous veut l'allégement, car l'homme a été créé faible.
Ho, les croyants ! N'entredévorez pas vos biens à tort ; mais que ce soit par négoce, avec votre consentement mutuel. Et ne vous tuez pas vous-mêmes. Dieu, en vérité demeure miséricordieux envers vous.
Et quiconque y pèche, par excès ou par défaut, bientôt Nous le jetterons au Feu ; et ou cela reste facile à Dieu.
Si vous évitez les grands péchés qu’on vous a interdits, Nous tiendrons pour expiés vos méfaits, et vous ferons entrer comme invité d’honneur.
Ne convoitez pas ce en quoi Dieu a donné aux uns d’entre vous excellence sur les autres : aux hommes la part qu’ils auront gagnée, et aux femmes la part qu’elles auront gagnée. Demandez à Dieu, de par Sa grâce, Dieu, vraiment, demeure savant en tout.
A chacun Nous avons assigné des frères contractuels parmi ce que laissent père et mère et proches parents, et ceux envers qui de vos propres mains vous vous êtes engagés. Donnez-leur donc leur part. Dieu en vérité demeure témoin de tout.
Les hommes sont des directeurs pour les femmes, à cause de l'excellence qu’entre eux Dieu accorde aux uns sur les autres, ainsi que de la dépense qu’ils font de leurs biens. Les femmes de bien sont celles qui sont de dévotion, qui protègent, même dans le secret, ce que Dieu a protégé. Et quant à celles dont vous craignez l’infidélité, exhortez-les, abandonnez-les dans leurs lits, et battez-les. Si elles viennent à vous obéir, alors ne cherchez plus de voie contre elles. Dieu demeure haut, grand, vraiment !
Si dans un couple vous craignez la séparation, convoquez alors un arbitre dans sa famille à lui, et un arbitre dans sa famille à elle. Si le couple veut la réconciliation, Dieu rétablira l’entente entre eux deux. Dieu demeure savant, bien informé, vraiment !
Adorez Dieu et ne Lui donnez quelque associé que ce soit. De la bonté envers les père et mère, les proches, les orphelins, les pauvres, le voisin apparenté et le voisin étranger, le proche compagnon et l’enfant de la route et quiconque est esclave entre vos mains ! Dieu n’aime pas, en vérité, l’incorrigible présomptueux, plein de gloriole :
ceux-là qui sont avares et ordonnent aux autres l’avarice et cachent ce que Dieu leur a donné de par Sa grâce, —mais Nous avons préparé pour les mécréants un châtiment avilissant,—
et ceux-là qui dépensent leurs biens avec ostentation devant les gens et ne croient ni en Dieu ni au Jour dernier. Quiconque a le Diable pour collègue, quel mauvais camarade !
Qu’auraient-ils à se reprocher s’ils avaient cru en Dieu et au Jour dernier et fait largesses de ce que Dieu leur avait attribué ? D’eux, Dieu demeure savant !
Non, Dieu ne prévarique pas, fût-ce du poids d’un atome. S’il est une bonne action, Il la double, et donne de Sa part un énorme salaire.
Comment ! Et quand Nous ferons venir de chaque communauté un témoin et que Nous gens ?...
En ce jour, ceux qui ont mécru, et désobéi au messager, préféreraient que la terre fût nivelée sur eux ; ils ne sauront alors cacher à Dieu aucun récit.
Ho, les croyants ! N’approchez pas de l’Office alors que vous êtes ivres, jusqu’à ce que vous sachiez ce que vous dites ; ou même pollués, — sauf ceux qui font route, — jusqu’à ce que vous vous soyez douchés. Et si vous êtes malades ou en voyage, ou si l’un de vous vient des cabinets, ou si vous vous êtes entre touchés avec des femmes et que vous ne trouviez pas d’eau, faites alors ablution pulvérale sur une terre propre, et passez les mains sur vos visages et vos mains. Dieu, en vérité, demeure indulgent, pardonneur.
N’as-tu pas vu ceux-là à qui on a fait part du Livre acheter l’égarement et chercher à ce que vous vous égariez du chemin ?
Dieu se connaît bien à vos ennemis. Quel suffisant patron, que Dieu ! Quel suffisant secoureur, que Dieu !
Il en est parmi les Judaïsés qui détournent le mot de ses sens, et disent : “Nous avions entendu mais nous avons désobéi”, ou : “Ecoute sans personne qui te fasse entendre”, ou : “Favorise-nous”, tordant la langue et attaquant la religion. Si au contraire ils disaient : “Nous avons entendu et nous avons obéi”, et “Écoute”, et “Regarde-nous”, ce serait meilleur pour eux, et plus droit. Mais Dieu les a maudits à cause de leur mécréance ; donc, sauf un petit nombre, ils ne croiront pas.
O vous à qui on a donné le Livre, croyez en ce que Nous avons fait descendre en confirmation de ce que vous aviez déjà, avant que Nous effacions les visages et les retournions sens devant derrière ou que Nous les maudissions comme Nous avons maudit les gens du Sabbat. Car le commandement de Dieu demeure exécutoire
Non, Dieu ne pardonne pas qu’on Lui donne quelque associé. En deçà, Il pardonne, à qui Il veut. Mais quiconque donne à Dieu quelque associé, blasphème d’un énorme péché.
N’as-tu pas vu ceux-là qui se vantent pureté d’eux-mêmes ? Mais c’est Dieu qui fait pur qui Il veut. Et ceux-là, on ne leur manquera pas, fût-ce d'une mèche de lampe brûlée.
Regarde ! Comme ils blasphèment le mensonge contre Dieu ! Et que c’est assez, comme péché déclaré !
N’as-tu pas vu ceux-là à qui leur part du Livre a été donnée, ajouter foi à la magie et au Rebelle et dire en faveur de ceux qui ont mécru : “Ils sont mieux guidés sur le chemin, que ceux qui ont cru.” ?
Voilà ceux que Dieu a maudits ; et quiconque Dieu maudit, jamais tu ne trouveras pour lui de secoureur.
Auraient-ils une part de royauté, qu’ils ne donneraient aux gens fût-ce le creux d’un noyau de datte.
Vont-ils envier aux gens ce que Dieu leur a donné de par Sa grâce ? Or, Nous avons donné à la famille d’Abraham le Livre et la Sagesse ; et Nous leur avons donné un énorme royaume.
Tel d’entre eux a cru en lui, tel d’entre eux s’en est écarté. En fait de flamme, la Géhenne suffit !
Oui, ceux qui mécroient en Nos signes, Nous les jetterons bientôt dans le Feu. Chaque fois que leurs peaux seront cuites, Nous leur donnerons d’autres peaux en échange, afin qu’ils goûtent au châtiment. Dieu demeure puissant, sage ; vraiment !
Et quant à ceux qui ont cru et fait œuvres bonnes, bientôt Nous les ferons entrer aux Jardins sous quoi coulent les ruisseaux ; et y demeureront éternellement, pour toujours. Il y aura là pour eux des épouses pures. Et Nous les ferons entrer sous une ombre ombreuse.
Dieu vous commande, en vérité, de rendre aux gens leurs dépôts, et quand vous jugez entre des gens, de juger avec équité. Oui, c’est le meilleur, à quoi Dieu vous exhorte. Dieu demeure, en vérité, celui qui entend, qui voit.
Ho, les croyants ! Obéissez à Dieu, et obéissez au messager et à ceux d’entre vous qui détiennent le commandement. Puis, si vous vous disputez en quoi que ce soit, renvoyez-le devant Dieu et le messager, si vous croyez en Dieu et au Jour dernier. C’est la meilleure chose, et le plus beau refuge.
N’as-tu pas vu ceux-là qui en vérité prétendent croire en ce qu’on a fait descendre vers toi et en ce qu’on a fait descendre avant toi ; —tout en voulant prendre pour juge le Rebelle, alors que c’est à lui qu’on leur a commandé de mécroire ? Mais le Diable veut les égarer loin dans l’égarement.
Et lorsqu’on leur dit : “Venez vers ce que Dieu a fait descendre et vers le messager”, tu vois les hypocrites s’écarter, s’écarter de toi.
Comment ! et quand un malheur les atteindra à cause de ce qu’ils ont préparé de leurs propres mains ? Puis ils viendront près de toi, jurant par Dieu : “Nous n’avons voulu que le bien et l’entente !”
Voilà ceux dont Dieu sait ce qu’ils ont dans le cœur. Sois donc indifférent envers eux, et exhorte-les, et dis-leur sur eux-mêmes une parole pénétrante.
Nous n’envoyons de messager que pour qu’on lui obéisse, par la permission de Dieu. Si, lorsqu’ils se sont manqué à eux-mêmes, ils venaient près de toi et demandaient pardon à Dieu et que le messager demandât pardon pour eux, certes ils trouveraient Dieu très accueillant au repentir, miséricordieux.
Mais non ! par ton Seigneur ! Ils ne seront pas croyants, qu’ils ne t’aient nommé juge de ce qui fait leurs disputes, puis qu’ils n’aient éprouvé nulle gêne de ce que tu auras décidé, et qu’ils se soient soumis de soumission.
Si Nous leur avions prescrit ceci : “Tuez- vous vous-mêmes”, ou “Sortez de vos demeures”, ils ne l’auraient pas fait, sauf un petit nombre d’entre eux. S’ils faisaient ce à quoi on les exhorte, ce serait meilleur, pour eux, certainement, et plus propre à affermir ;
alors Nous leur donnerions certainement, de Notre part, un salaire énorme,
et Nous les guiderions certainement vers un droit chemin.
Quiconque obéit à Dieu et au messager, c’est ceux-là qui seront avec ceux que Dieu a comblés de Son bienfait : prophètes, véridiques, martyrs, gens de bien ; et quels bons compagnons que ceux-là !
Telle, la grâce de Dieu. Et quel suffisant connaisseur que Dieu !
Ho, les croyants ! Prenez vos précautions ; puis partez en expédition, par détachements ou en masse.
Oui, parmi vous, tel traîne et tarde, qui, si un malheur vous atteint, se mettra à dire : “Certes, Dieu m’a bien fait de ce que je ne me suis pas trouvé en leur compagnie” ;
et si c’est une grâce qui vous atteint, de la part de Dieu, très certainement, il se mettra à dire, comme s’il n’y avait aucune amitié entre vous et lui : “Quel dommage ! Si j’avais été avec eux, j’aurais gagné un gain énorme.”
Qu’ils combattent donc dans le sentier de Dieu, ceux qui vendent la vie présente contre l’ultime. Et quiconque combat dans le sentier de Dieu, tué ou vainqueur, Nous lui donnerons bientôt un énorme salaire.
Et qu’avez-vous à ne pas combattre dans le sentier d Dieu, alors qu’il y a les faibles d’entre hommes et femmes et enfants qui disent : “Seigneur ! Fais-nous sortir de cette cité, prévaricatrice en ses gens ; et assigne-nous de Ta part un patron, et assigne-nous de Ta part un secoureur.”
Ceux qui croient combattent dans le sentier de Dieu, et ceux qui mécroient combattent dans le sentier du Rebelle. Eh bien, combattez les amis du Diable. La ruse du Diable reste faible, vraiment !
N’as-tu pas vu ceux-là à qui on avait dit : “Bas les mains et célébrez l’Office et acquittez l’impôt” ? Puis lorsque le combat leur fut prescrit, voilà que partie d’entre eux se mit à craindre les gens comme d’une crainte de Dieu : O notre Seigneur ! Pourquoi nous as-Tu prescrit le combat ? Que ne nous as-Tu assignés à un peu plus tard ?” —Dis : “La jouissance d’ici-bas est infime ; meilleur est l’au-delà pour quiconque se comporte en piété. Et on ne vous lésera pas, fût-ce d’une mèche de lampe brûlée.
Où que vous soyez, la mort vous atteindra, fussiez-vous dans des tours fortifiées.” Qu’un bien les atteigne, ils disent : “C’est de la part de Dieu.” Qu’un mal les atteigne, ils disent : “C’est de la part de toi.” — Dis : “Tout est de Dieu.” Mais qu’ont-ils, ces gens, à comprendre à peine un mot ?
Tout bien qui t’atteint serait de la part de Dieu, et tout mal qui t’atteint serait de ta part à toi ? Et Nous t’avons envoyé aux gens comme messager. Et quel suffisant témoin que Dieu !
Quiconque obéit au messager obéit alors certainement à Dieu. Et quiconque tourne le dos... eh bien, Nous ne t’avons pas envoyé à eux comme surveillant !
Ils disent : “Obéissance !”, puis, sitôt sortis de chez toi, partie d’entre eux font les noctambules, tout autre chose que ce que Tu as dit. Mais Dieu écrit leur noctambulisme. Sois donc indifférent à leur égard, et place confiance en Dieu. Et quelle garantie suffisante que Dieu !
Ne méditeront-ils donc pas le Coran ? S’il avait été d’un autre que Dieu, ils y auraient trouvé beaucoup de contradiction.
Quand leur arrive une cause de sécurité ou d’alarme, ils la divulguent. S’ils la reportaient sur le messager et sur ceux parmi eux qui détiennent le commandement, comprendraient ceux d’entre eux qui sont capables de déduire. Et n’était la grâce de Dieu sur vous, et Sa miséricorde, certes vous auriez suivi le Diable, —à part quelques-uns.
Combats donc dans le sentier de Dieu, —tu n’es, toi, responsable que de toi, —et encourage les croyants. Il se peut que Dieu arrête la rigueur de ceux qui ont mécru. Et Dieu est plus fort en fait de rigueur, et plus fort en fait de punition.
Quiconque intercède d’une intercession bonne en aura une part ; et quiconque intercède d’une intercession mauvaise en aura une responsabilité. Et Dieu demeure vigilant sur toute chose.
Si on vous salue d’une salutation, saluez, vous, d’une meilleure ; ou rendez-la. Oui, Dieu est en toute chose demandeur de comptes.
Dieu ! Pas de Dieu que Lui ! Très certainement Il vous rassemblera au jour de la résurrection, point de doute là-dessus. Et qui est plus vrai que Dieu en parole ?
Qu'avez-vous à faire deux partis au sujet des hypocrites ? Dieu les a refoulés, pour ce qu’ils ont gagné. Voulez-vous guider ceux que Dieu égare ? Et quiconque est égaré par Dieu, tu ne lui trouveras pas de sentier.
Ils aimeraient que vous fussiez mécréants tout comme ils sont mécréants : alors vous seriez tous égaux ! Ne prenez donc pas d’amis chez eux, jusqu’à ce qu’ils émigrent dans le sentier de Dieu. Mais s’ils tournent le dos, saisissez-les alors, et tuez-les où que vous les trouviez ; et ne prenez chez eux ni ami ni secoureur ;
excepté ceux qui se rendent chez un peuple entre lequel et vous il y a une alliance, ou qui viennent chez vous, le cœur serré d’avoir à vous combattre ou à combattre leur propre peuple. Si Dieu avait voulu, Il leur aurait donné puissance sur vous ; puis ils vous auraient combattu. Par conséquent, s’ils restent neutres à votre égard, et qu’ils ne vous combattent point, et qu’ils vous tendent la paix, alors, Dieu ne vous donne pas voie contre eux.
Vous en trouverez d’autres qui veulent avoir la paix avec vous, et la paix avec leur propre peuple. Toutes les fois qu’on les amène vers un désordre, ils y sont précipités. Par conséquent, s’ils ne restent pas neutres à votre égard, et ne vous tendent pas la paix et ne baissent pas les mains, alors, saisissez- les, et tuez-Ies où que vous les trouviez. Quant à ceux-là, Nous vous avons donné contre eux une autorité manifeste.
Un croyant, qu’a-t-il à tuer un croyant, sauf par erreur ? Quiconque tue par erreur un croyant, qu’il affranchisse alors un esclave croyant, et remette à ses gens le prix du sang, sauf à eux d'en faire charité. Mais si le mort appartenait à un peuple ennemi de vous, lui-même étant croyant, qu’on affranchisse alors un esclave croyant. S’il appartenait à un peuple entre lequel et vous il y a un engagement, qu’on verse alors à ses gens le prix du sang, et qu’on affranchisse un esclave croyant. Et pour qui ne trouve pas : alors un jeûne de deux mois d’affilée, à titre de repentance devant Dieu. Et Dieu demeure savant, sage.
Quiconque intentionnellement tue un croyant, sa récompense alors est la Géhenne, d’y demeurer éternellement. Et sur lui la colère de Dieu, ainsi que Sa malédiction, tandis qu’il lui a préparé un énorme châtiment.
Ho, les croyants ! Lorsque vous vous lancez dans le sentier de Dieu, faites bien la preuve avant de dire à quiconque vous adresse le salut : “Tu n’es pas un croyant.” —Êtes-vous en quête des biens de la vie présente ? Or il y a bien des butins près de Dieu. Ainsi étiez-vous auparavant ; puis Dieu vous a favorisés. —Faites donc bien la preuve. Dieu vraiment demeure fort informé de ce que vous faites.
Ne sont pas égaux ceux des croyants qui restent assis à la maison, —sauf ceux qui ont quelque souffrance, —et ceux qui luttent corps et biens dans le sentier de Dieu. Dieu donne, en grades, à ceux qui luttent corps et biens, excellence sur ceux qui restent assis. A chacun, Dieu a promis la meilleure récompense ; mais Dieu donne à ceux qui luttent, par rapport à ceux qui restent assis, excellence en un énorme salaire :
Ses grades, ainsi que pardon et miséricorde. Car Dieu demeure pardonneur, miséricordieux.
Oui, ceux qui se manquent à eux-mêmes, les anges les achèvent en disant : “Où en étiez-vous ?” — “Nous étions impuissants sur terre”, disent-ils. — Alors les anges : “La terre de Dieu n’était-elle pas assez vaste pour vous permettre d’émigrer ?” — Voilà bien ceux dont le refuge est la Géhenne. Et quel mauvais devenir !
Sauf pour les impuissants, hommes, femmes, enfants, incapables d’aucun moyen, et qui ne trouvent aucune voie ;
car à ceux-là il se peut que Dieu donne absolution. Dieu demeure maître d’absolution, maître de pardon.
Et quiconque émigre dans le sentier de Dieu trouvera sur terre mainte échappatoire et de l’espace. Et quiconque sort de sa maison, émigrant vers Dieu et Son messager, et que la mort atteint, son salaire alors incombe à Dieu. Et Dieu demeure pardonneur, miséricordieux.
Et quand vous vous lancez de par le monde, on ne vous fera pas grief de raccourcir l’Office si vous craignez que les mécréants vous mettent à l’épreuve ; les mécréants demeurent pour vous un ennemi déclaré, vraiment !
Et lorsque tu te trouves parmi eux et que tu leur établis l’Office, qu’un groupe d’entre eux se mette debout en ta compagnie, et prenne ses armes. Puis lorsqu’il a fait la prostration, qu’il passe derrière vous et que vienne l’autre groupe, celui qui n’a pas célébré l'office ; à celui-ci de célébrer alors l’Office avec toi, et de prendre la garde et ses armes ; —les mécréants aimeraient vous voir négliger vos armes et vos bagages; ils tomberaient sur vous tout d’une tombée;— on ne vous fera pas grief, si vous êtes incommodés par la pluie, ou malades, de déposer les armes, mais prenez la garde. Dieu vraiment a préparé pour les mécréants un châtiment avilissant.
Puis lorsque vous aurez accompli l’Office, alors rappelez-vous Dieu, debout, assis, couché. Puis lorsque vous éprouvez de la tranquillité, alors, établissez l’Office, —oui, l’Office demeuré, pour les croyants, une prescription à temps marqués,—
et ne faiblissez pas dans la poursuite de l’ennemi : si vous souffrez, lui aussi souffre comme vous souffrez, tandis que vous espérez de Dieu ce que lui n’espère pas. Et Dieu demeure savant, sage.
Oui, Nous avons fait descendre vers toi le Livre avec vérité, pour que tu juges entre les gens, au moyen de ce que Dieu te montre. Et ne te fais pas l’avocat des traîtres.
Et implore de Dieu pardon. Dieu demeure pardonneur, miséricordieux, vraiment !
Et ne dispute pas en faveur de ceux qui se trahissent eux-mêmes. Dieu, vraiment, n’aime pas celui qui demeure grand traître, pécheur.
Ils cherchent à se cacher des gens, mais ils ne cherchent pas à se cacher de Dieu. Or Il est à côté d’eux quand, la nuit, ils ruminent une parole qu'Il n'agréé pas. Et Dieu ne cesse de cerner ce qu’ils font.
Voilà que vous avez disputé pour eux dans la vie présente. Mais qui va disputer Dieu pour eux au jour de la résurrection ? qui sera leur garantie ?
Quiconque mal agit ou se manque à lui-même puis implore de Dieu le pardon, trouvera Dieu pardonneur, miséricordieux.
Et quiconque s’acquiert un péché ne le gagne que contre lui-même. Et Dieu demeure savant, sage.
Et quiconque s’acquiert une faute ou un péché puis en accuse un innocent, se charge alors d’une calomnie et d’un péché manifeste.
Et n’eût été la grâce de Dieu sur toi, et Sa miséricorde, une partie d’entre eux t’aurait bien volontiers égaré. Mais ils n’égarent qu’eux-mêmes, et ne peuvent en rien te nuire. Dieu a fait descendre sur toi le Livre et la sagesse et t’a enseigné ce que tu ne savais pas. Et la grâce de Dieu demeure énorme sur toi.
Il n’y a rien de bon dans beaucoup de leur tête-à-tête, sauf si tel ordonne une charité, ou un bien évident, ou une conciliation entre les gens. Et quiconque le fait, cherchant l’agrément de Dieu, à celui-là alors Nous donnerons bientôt un énorme salaire.
Et quiconque fait scission d’avec le Messager après que la guidée s’est manifestée à lui, et qui suit un sentier autre que celui des croyants, alors Nous le détournerons comme il s’est détourné, et le jetterons dans la Géhenne. El quel mauvais devenir !
Non, Dieu ne pardonne pas que Lui soient donnés des Associés ; en deçà, Il pardonne à qui Il veut. Quiconque donne des Associés à Dieu s’égare, oui, loin dans l’égarement ;
Ce ne sont que des femelles qu’ils invoquent en dehors de Lui. Et ce n’est qu’un diable rebelle qu’ils invoquent.
Que Dieu le maudisse celui-là qui a dit : “Très certainement je prendrai, de Tes esclaves, une part déterminée,
et très certainement les égarerai, et très certainement je leur donnerai de faux espoirs, et très certainement je leur commanderai, et très certainement ils couperont les oreilles aux animaux ; très certainement je leur commanderai, et très certainement ils altéreront la création de Dieu.” —- Et quiconque prend le Diable pour patron en dehors de Dieu se perd d’une perdition manifeste.
Il leur fait des promesses et leur donne de faux espoirs. Et le Diable ne leur fait de promesses qu’en tromperie.
Voilà ceux dont le refuge est la Géhenne. Et pas moyen d’y échapper !
Et quant à ceux qui ont cru et fait œuvres bonnes, Nous les ferons entrer bientôt aux Jardins sous quoi coulent les ruisseaux, pour y demeurer éternellement pour toujours. Promesse de Dieu est vérité. Et qui est plus vrai que Dieu en parole ?
Ceci ne dépend ni de vos désirs ni des désirs des gens du Livre. Quiconque fait un mal en sera payé et ne trouvera en sa faveur, hors de Dieu, nul patron ni secoureur.
Et quiconque, —homme ou femme,— fait œuvres bonnes, cependant qu’il est croyant... les voilà ceux qui entreront au Paradis ; et on ne leur manquera pas, fût-ce d’un creux de noyau de datte.
Et en fait de religion, qui est meilleur que celui qui soumet à Dieu son visage cependant qu'il est bienfaisant et qu'il suit, sincère, la religion d'Abraham ? Or Dieu, avait pris Abraham pour ami !
A Dieu tout ce qui est dans les cieux et tout ce qui est sur la terre. Et Dieu reste cerneur de toute chose.
Et ils te demandent réponse au sujet des femmes. Dis : “Dieu vous répond là-dessus, —et cela vous est récité dans le Livre, —au sujet des orphelines auxquelles vous ne donnez pas ce qui a été prescrit pour elles, et que vous désirez épouser, et des garçons mineurs— d'établir l'équité envers les orphelins. Et tout ce que vous faites de bien, alors, oui, Dieu en demeure savant.
Et si une femme craint de son mari infidélité ou indifférence, alors on ne leur fera pas grief qu'ils se réconcilient d'une quelconque réconciliation, —et la réconciliation est meilleure, car les âmes sont portées à l'avidité. Et si vous agissez en bien et vous comportez en piété, alors, oui, Dieu demeure informé de ce que vous faites.
Or vous ne serez jamais capables de faire l’égalité entre les femmes, quand bien même vous en seriez avides. Ne déviez donc pas d’un si complet dévoiement que vous en laissiez une comme en suspens. Mais si vous vous réconciliez et vous comportez en piété, alors oui Dieu demeure pardonneur, miséricordieux.
Si les deux se séparent, Dieu, de par Sa largesse, mettra chacun à l’abri. Et Dieu demeure immense, sage.
A Dieu tout ce qui est dans les cieux et tout ce qui est sur la terre. “Craignez Dieu !” voilà ce que très certainement Nous avons enjoint à ceux à qui avant vous le Livre fut donné, tout comme à vous-mêmes. Et si vous mécroyez, eh bien, à Dieu tout ce qui est dans les cieux et tout ce qui est sur la terre ! Et Dieu demeure à l’abri de tout, digne de louange.
A Dieu tout ce qui est dans les cieux et tout ce qui est sur la terre. Et quelle suffisante garantie que Dieu !
S’il voulait, Il vous ferait partir, ô gens, et Il en ferait venir d’autres ! Car Dieu en demeure capable.
Quiconque désire récompense d’ici-bas, eh bien, la récompense d’ici-bas est, tout comme celle de l’au-delà, auprès de Dieu. Et Dieu demeure celui qui entend, qui observe.
Ho, les croyants ! Allons ! debout, témoins pour Dieu avec justice ! fût-ce contre vous-mêmes ou contre père et mère ou proches parents, et qu’il s’agisse d’un riche ou d’un besogneux ; car Dieu a priorité sur les deux. Ne suivez donc pas les passions, afin d’être justes. Si vous louvoyez ou si vous devenez indifférents, alors oui, Dieu demeure bien informé de ce que vous faites.
Ho, les croyants ! Croyez en Dieu et en Son messager, au Livre qu’il a peu à peu fait descendre sur Son messager, et au Livre qu’auparavant Il a fait descendre en bloc. Quiconque mécroit en Dieu et Ses anges et Ses Livres et Ses messagers et au Jour dernier, eh bien il s’égare loin dans l’égarement !
Oui, ceux qui ont cru puis mécru puis cru puis mécru puis qui n’ont fait que croître en mécréance, Dieu n’en est point à leur pardonner ni à les guider vers un chemin.
Annonce aux hypocrites qu’en vérité il y a pour eux un châtiment douloureux :
eux qui prennent pour amis des mécréants au lieu de croyants. Est-ce la puissance qu’ils cherchent près d’eux ? Or en vérité la puissance appartient toute à Dieu.
Il est très certain que dans le Livre Il a fait descendre ceci : lorsque vous entendez qu’on mécroit aux signes de Dieu et qu’on s’en raille, alors ne vous asseyez point avec ceux-là jusqu’à ce qu’ils se plongent dans une conversation autre. Sans quoi vous serez comme eux. Oui, Dieu est le rassembleur des hypocrites et des mécréants, tous, dans la Géhenne.
Eux qui restent dans l’expectative à votre égard ; puis si la victoire vous vient, de la part de Dieu, ils disent : “Ne sommes-nous pas avec vous ?” ; et s’il en revient une part aux mécréants, ils leur disent : “Est-ce que nous n’avions pas l’occasion de vous dominer ? Et ne vous avons-nous pas défendus contre les croyants ?” —Eh bien Dieu jugera entre vous au jour de la résurrection. Et jamais Dieu ne donnera voie aux mécréants contre les croyants.
Oui, les hypocrites cherchent à tromper Dieu, quand c’est Lui qui les trompe. Et lorsqu’ils se lèvent pour l’Office, ils se lèvent paresseux, pleins d’ostentation à l’égard des gens ; à peine se rappellent-ils Dieu,
flottant entre les uns et les autres, n’appartenant ni à ceux-ci ni à ceux-là. Or, quiconque Dieu égare, jamais tu ne trouveras de chemin pour lui.
Ho, les croyants ! Ne prenez pas pour amis des mécréants au lieu de croyants. Voudriez-vous donner à Dieu une évidente autorité contre vous ?
Oui, les hypocrites seront au plus bas du gouffre de Feu, et tu ne leur trouveras jamais de secoureur ;
sauf ceux qui se repentent et se réforment et se cramponnent à Dieu, et rendent pure leur religion envers Dieu, car ceux-ci seront avec les croyants. Et Dieu bientôt donnera aux croyants un énorme salaire.
Qu’a-t-Il à faire de votre châtiment, Dieu, si vous êtes reconnaissants et si vous êtes croyants ? Et Dieu demeure reconnaissant, savant.
Dieu n’aime pas qu’on dise du mal à haute voix ; seul le peut à qui on a manqué. Et Dieu demeure Celui qui entend, qui sait.
Soit que vous fassiez du bien, ouvertement ou en cachette, soit que vous pardonniez un mal, Dieu reste maître d’absolution, capable, vraiment !
Oui, ceux qui mécroient en Dieu et en Ses messagers, et qui veulent faire différence entre Dieu et Ses messagers, et qui disent : “Nous croyons à l’un et mécroyons à l’autre”, et qui veulent prendre un chemin entre l’un et l’autre,
les voilà les mécréants vraiment ! Et Nous avons préparé pour les mécréants un châtiment avilissant.
Et ceux qui croient en Dieu et en Ses messagers, et qui ne font point de différence entre aucun d’eux, voilà ceux à qui Il donnera bientôt leurs salaires. Et Dieu demeure pardonneur, miséricordieux.
Les gens du Livre te demandent de leur faire descendre du ciel un Livre. Et certes ils demandèrent à Moïse quelque chose de bien plus énorme quand ils dirent : “Fais-nous voir Dieu à découvert !” Eh bien, la foudre les frappa pour prix de leur prévarication. Puis ils adoptèrent le Veau. Après que les preuves leur furent venues ! Puis Nous le pardonnâmes, et donnâmes à Moïse une autorité manifeste.
Et pour leur alliance Nous avons élevé au-dessus d’eux le Mont, et Nous leur avons dit : “Entrez par la porte en vous prosternant” ; et Nous leur avons dit : “Ne transgressez pas le sabbat” ; et Nous avons pris d’eux une solide alliance.
Tout est venu de leur rupture de l’alliance, et de leur mécréance aux signes de Dieu, et de leur meurtre sans droit des prophètes, et de leur parole : “Nos cœurs sont incirconcis” : —quand c’est Dieu qui a scellé leurs cœurs à cause de leur mécréance, si bien qu’à part quelques-uns ils ne croiront pas ;
-tout est venu de leur mécréance, et de leur parole contre Marie, —énorme calomnie-,
et de leur parole : “Nous avons vraiment tué le Christ” ; Jésus, fils de Marie, le messager de Dieu !... Or, ils ne l'ont tué ni crucifié ; mais on leur a apporté quelque chose de ressemblant ! Oui, et ceux qui divergent, à son sujet, en ont certainement un doute : ils n’en ont d’autre science que la poursuite d’une conjecture. Car ils ne l’ont certainement pas tué,
mais Dieu l’a élevé vers Lui. Et Dieu demeure puissant, sage.
Tel, parmi les gens du Livre, sûrement croira, avant sa mort. Et au jour de la résurrection il sera témoin contre eux.
C’est à cause d’une prévarication de la part de ceux qui se sont judaïsés que Nous leur avons rendu illicites les excellentes choses qui leur avaient été rendues licites, à cause aussi qu’ils empêchent beaucoup du sentier de Dieu,
— et de ce qu’ils prennent des intérêts, —chose qui leur était interdite,— et de ce qu’ils mangent à tort les biens des gens. A ceux d’entre eux qui sont mécréants Nous avons préparé un châtiment douloureux.
Mais ceux d’entre eux qui sont bien enracinés dans la science, ainsi que les croyants, croient en ce qu’on a fait descendre vers toi, et en ce qu’on a fait descendre avant toi. Et quant à ceux qui établissent l’Office et paient l’impôt et croient en Dieu et au jour dernier, voilà ceux à qui Nous donnerons bientôt un énorme salaire.
Oui, Nous t’avons fait révélation comme Nous avons fait révélation à Noé et aux prophètes après lui. Et Nous avons fait révélation à Abraham, à Ismaël, à Isaac, à Jacob et aux Tribus, à Jésus, à Job, à Jonas, à Aaron, à Salomon, et Nous avons donné le psautier à David.
Et il y a les messagers que Nous t’avons racontés précédemment, et des messagers que Nous ne t’avons point racontés ; —or Dieu pour parler à Moïse a parlé ;—
en tant que messagers, annonciateurs et avertisseurs, afin qu'après les messagers il n'y eût plus pour les gens d'argument contre Dieu. Et Dieu demeure puissant, sage.
Mais par cela même qu'Il a fait descendre vers toi, Dieu témoigne que c'est par Sa connaissance qu'Il l'a fait descendre. Et les anges en témoignent. Et quel suffisant témoin que Dieu !
Oui, ceux qui mécroient et qui empêchent du sentier de Dieu s'égarent loin dans l'égarement.
Oui, ceux qui mécroient et qui prévariquent, Dieu n’en est pas à leur pardonner, ni à leur montrer de chemin
que le chemin de la Géhenne où ils demeureront éternellement pour toujours. Et cela reste facile à Dieu.
Gens ! oui, le messager vous a apporté la vérité de la part de Dieu. Croyez, donc, cela vous sera meilleur. Et si vous mécroyez, eh bien, oui, à Dieu appartient tout ce qui est dans les cieux et la terre. Et Dieu demeure savant, sage.
O gens du Livre, n’exagérez pas dans votre religion, et ne dites de Dieu que la vérité. Le Christ Jésus, fils de Marie, n’est jamais qu’un messager de Dieu, Sa parole qu’il jeta vers Marie, un Esprit de Sa part. Croyez donc en Dieu et en Ses messagers. Et ne dites pas “Trois”. Cessez ! ce sera meilleur pour vous. Dieu est un seul Dieu. Rien d’autre. Il aurait un enfant ? Pureté à Lui ! A Lui appartient tout ce qui est dans les cieux et tout ce qui est sur la terre. Et quelle suffisante garantie que Dieu !
Jamais le Christ ne dédaignera d'être esclave à Dieu, et non plus les anges rapprochés. Et quiconque dédaigne de L’adorer et s’enfle d’orgueil... alors bientôt Il les rassemblera tous vers Lui.
Puis, quant à ceux qui ont cru et fait œuvres bonnes, Il les remboursera pleins salaires, et y ajoutera par Sa grâce. Et quant à ceux qui ont eu dédain et se sont enflés d’orgueil, Il les châtiera d’un châtiment douloureux. Et ne trouveront pour eux en dehors de Dieu ni patron ni secoureur.
Gens ! oui, une évidence vous est venue de la part de votre Seigneur. Et Nous avons fait descendre vers vous une lumière manifeste.
Et puis, quant à ceux qui croient en Dieu et qui se cramponnent à Lui, Il les fera entrer bientôt dans une miséricorde venue de Lui, dans une grâce aussi. Et Il les guidera vers Lui comme à un chemin droit.
—Ils te demandent réponse. Dis: “Au sujet du défunt qui n’a ni ascendant ni descendant qui en hérite, Dieu vous répond : Si quelqu’un meurt, qui n’a pas d’enfant mais qui a une sœur, à elle, alors la moitié de ce qu’il laisse ; —et il héritera d’elle en totalité si elle n’a pas d’enfants ;— et s’il a deux sœurs, à elles deux, alors, les deux tiers de ce qu’il laisse ; et s’il a des frères —garçons ou filles— au garçon, alors, portion égale à celle de deux filles” Dieu vous explique parce que vous vous seriez égarés. Et Dieu se connaît à toute chose.
Ho, les croyants ! Remplissez les engagements. Vous est permise la bête du cheptel, -sauf ce qui va être récité. Ne vous permettez pourtant par la chasse dans le temps que vous êtes sacralisés. Dieu, en vérité, ordonne ce qu'Il veut.
Ho, les croyants ! Ne profanez ni les emblèmes de Dieu, ni le mois sacré, ni l’offrande d’animaux, ni les guirlandes, ni ceux qui se dirigent vers la Maison sacrée cherchant de leur Seigneur grâce et agrément. Revenus à la vie profane, alors vous êtes libres de chasser, Et que la haine d’un peuple qui vous a empêchés de la Mosquée Sacrée ne vous incite pas à transgresser. Entraidez-vous dans la charité et la piété, et ne vous entraidez pas dans le péché et la transgression. Et craignez Dieu. Dieu est dur de poursuite, vraiment !
—Vous sont interdits la bête morte, le sang, la chair de porc, et ce sur quoi on a invoqué quoi que ce soit d’autre que Dieu, et la bête étouffée, la bête assommée ou morte d’un coup de corne, et celle qu’une bête féroce a dévorée, — sauf celle que vous égorgez avant qu’elle soit morte, —et celle qu’on a immolée sur les pierres dressées, ainsi que de tirer le partage au sort au moyen de flèches. Tout cela est perversité. Aujourd’hui, les mécréants désespèrent de votre religion : ne les craignez donc pas, et craignez-Moi. Aujourd’hui, J'ai parachevé pour vous votre religion et accompli sur vous Mon bienfait. Et il M’agrée que la Soumission soit votre religion. Si quelqu’un donc se trouve en détresse et qu’il ait faim, tout en se refusant à tomber dans le péché... eh bien Dieu est pardonneur, oui, miséricordieux.
—Ils t'interrogent sur ce qui leur est permis. Dis : “Vous sont permises les choses excellentes, ainsi que ce que prennent les bêtes de chasse que vous avez dressées, en tant que vous les avez dressées pour la chasse : vous ne faites que leur apprendre ce que Dieu vous a appris. Mangez donc ce qu’elles captent pour vous, et prononcez dessus le nom de Dieu. Et craignez Dieu.” —Vraiment, Dieu est prompt dans les comptes ! —
“Vous sont permises, aujourd’hui, les choses excellentes ; et permise la nourriture de ceux à qui le Livre a été donné, —et votre propre nourriture leur est permise ; —et les dames d’entre les croyantes, et les dames d’entre les gens à qui le Livre a été donné avant vous, quand vous leur aurez donné leur salaire d’honneur, —en mariage ! pas comme des débauchés ni des preneurs d’amantes ! —Et quiconque mécroit en la foi, alors vaine devient son action, et il sera, dans l’au-delà, du nombre des perdants.”
Ho, les croyants ! Lorsque vous vous levez pour l'Office, lavez vos visages, alors, et vos mains jusqu’aux coudes ; et passez les mains mouillées sur vos têtes ; et lavez-vous les pieds jusqu’aux chevilles. Et si vous êtes pollués, alors purifiez-vous bien ; et si vous êtes malades, ou en voyage, ou si l’un de vous vient des cabinets, ou si vous vous êtes entretouchés avec des femmes, et que vous ne trouviez pas d’eau, faites alors ablution pulvérale sur une terre propre, et passez avec cela vos mains sur vos visages et sur vos mains. Dieu ne vous veut pas de gêne, mais Il veut vous purifier, et parfaire sur vous Son bienfait. Peut-être serez-vous reconnaissants ?
Et rappelez-vous le bienfait de Dieu sur vous, ainsi que l’alliance par quoi Il s’est allié à vous quand vous avez dit : “Nous entendons et nous obéissons”. Et craignez Dieu. Oui, Dieu sait bien le contenu des poitrines.
Ho, les croyants ! Allons ! debout, témoins pour Dieu avec justice ! Et que la haine d’un peuple ne vous incite pas à ne pas faire l’équité. Faites l’équité : c’est plus proche de la piété. Et craignez Dieu. Oui, Dieu est bien informé de ce que vous faites.
Dieu l’a promis à ceux qui croient et font œuvres bonnes : il y a pour eux un pardon et un énorme salaire.
Quant à ceux qui mécroient et traitent de mensonge Nos signes, ce sont compagnons de l'Enfer-Jâhim
Ho, les croyants ! Rappelez-vous le bienfait de Dieu à votre égard, le jour où une bande voulait porter les mains sur vous, et qu’il arrêta de vous leurs mains. Et craignez Dieu. C’est en Dieu que les croyants se fient.
Et Dieu très certainement prit l’engagement des enfants d’Israël. Et Nous suscitâmes d’entre eux douze chefs. Et Dieu dit : “Je suis avec vous, oui, pourvu que vous établissiez l’Office et acquittiez l’impôt et croyiez en Mes messagers et les aidiez et prêtiez à Dieu un prêt d’honneur. Alors, très certainement Je vous effacerai vos méfaits, et très certainement vous ferai entrer aux Jardins sous quoi coulent les ruisseaux. Et quiconque après cela mécroit, vraiment il s’égare de la droiture du sentier !”
Et puis à cause de leur violation de l'engament, Nous les avons maudits et endurci leurs cœurs : ils détournent le mot de ses sens et oublient une partie de ce par quoi on les a rappelés. Tu ne cesseras pas d’entrevoir de la trahison de leur part, sauf d’un petit nombre d’entre eux, Pardonne-leur donc, et passe. Oui, Dieu aime les bienfaisants.
Et de ceux qui disent : “Nous sommes Nazaréens”, Nous avons pris l’engagement. Mais ils ont oublié une partie de ce par quoi on les a rappelés. Nous avons donc suscité entre eux l’inimitié et la haine jusqu’au jour de la résurrection. Et Dieu bientôt les informera de ce qu’ils faisaient.
Ho, gens du Livre ! Pourtant, Notre messager vous est venu, vous en exposant beaucoup de ce que vous cachiez du Livre, et passant sur bien d’autres choses ! Pourtant une lumière et un Livre manifeste vous sont venus de Dieu !
Par ceci, Dieu guide aux chemins de salut ceux qui suivent Son agrément. Et Il les fait sortir des ténèbres à la lumière, de par Sa permission, et les guide vers un droit chemin.
Mécroient, très certainement, ceux qui disent : “Dieu ? mais c’est le Christ, fils de Marie !” —Dis : “Qui donc est maître de quoi que ce soit contre Dieu ? Et s’il veut faire périr le Christ, fils de Marie, ainsi que sa mère et tous ceux qui sont sur la terre ?... —Alors qu’à Dieu appartient la royauté des cieux et de la terre et de ce qui est entre les deux !” Il crée ce qu’il veut. Et Dieu est capable de tout.
Or, Juifs et Nazaréens disent : “Nous sommes les enfants de Dieu et Ses amis.” —Dis : “Eh bien, pourquoi est-ce qu’il vous châtie pour vos péchés? Non, mais vous êtes des hommes, d’entre ce qu'Il a créé. Il pardonne à qui Il veut, et Il châtie qui Il veut. Et à Dieu appartient la royauté des cieux et de la terre et de ce qui est entre les deux. Et vers Lui le devenir !”
Ho, gens du Livre ! Oui, Notre messager vous est venu expliquant, après une interruption des messagers, afin que vous ne disiez pas : “Il ne nous est venu ni annonciateur ni avertisseur ! Voilà, certes que vous est venu un annonciateur et un avertisseur ! Et Dieu est capable de tout.
Et quand Moïse dit à son peuple : “O mon peuple ! rappelez-vous le bienfait de Dieu sur vous lorsqu’il a désigné parmi vous des Prophètes ! Et Il a fait de vous des rois. Et Il vous a donné ce qu’il n’avait donné à nul de par les mondes.
O mon peuple ! entrez dans la terre sainte que Dieu vous a prescrite. Et ne vous tournez pas sur vos derrières : vous retourneriez perdants !”
Ils dirent : “O Moïse, il y a là un peuple, —de vrais tyrans. Non, jamais nous n’y entrerons, qu’ils n’en sortent. S’ils en sortent, alors, oui, nous sommes pour entrer.”
Deux hommes d’entre eux qui craignaient Dieu, —qu’il avait comblés de Son bienfait, — dirent : “Entrez chez eux par la porte ; puis quand vous y serez entrés, en vérité vous serez les dominants. Et c’est en Dieu qu’il faut avoir confiance, si vous êtes croyants.”
Ils dirent : “Non, Moïse ! nous n’entrerons jamais, aussi longtemps qu’ils seront là. Va donc, toi et ton Seigneur, et combattez tous deux. Nous, nous restons ici assis.”
Il dit : “Seigneur ! Je ne suis maître, vraiment, que de moi-même et de mon frère : fais donc une séparation entre nous et le peuple pervers !”
Dieu dit : “Eh bien, ce pays leur sera interdit pendant quarante ans qu’ils erront sur la terre. Ne te tourmente donc pas pour le peuple pervers.”
Et récite-leur en toute vérité le conte des deux fils d’Adam. —Lorsqu’ils offraient l’offrande, voilà que de l’un d’eux elle fut reçue, et de l’autre ne fut point reçue. Celui- ci dit : “Sûrement je te tuerai” ! —“Rien d’autre, dit le premier : de la part des pieux, Dieu reçoit.
Si tu étends vers moi ta main pour me tuer, je n’étendrai pas vers toi ma main pour te tuer : je crains Dieu Seigneur des mondes.
Oui je veux que tu t’acquières mon péché avec ton péché ; alors tu seras du nombre des compagnons du Feu.” —Or c’est la récompense des prévaricateurs.
Puis son âme le porta à tuer son frère. Il le tua donc et devint ainsi du nombre des perdants.
Puis Dieu suscita un corbeau qui se mit à gratter la terre pour lui montrer comment couvrir la nudité de son frère. Il dit : “Malheur de moi ! Suis-je incapable d’être, comme ce corbeau, à même de couvrir la nudité de mon frère ?” Il devint alors de ceux qui regrettent.
C’est pourquoi Nous avons prescrit sur les enfants d’Israël que quiconque tuerait une personne, —à moins qu’en échange d’une autre ou à cause d’un désordre commis sur la terre —... rien d’autre, alors : c’est comme s’il avait tué tous les gens ensemble. Et quiconque lui fait don de la vie, c’est comme s’il faisait don de la vie à tous les gens ensemble Nos messagers, très certainement, sont venus à eux avec les preuves ! Et puis voilà qu’après cela beaucoup d’entre eux se mettent à commettre des excès sur la terre.
Rien d’autre : le paiement de ceux qui font la guerre contre Dieu et Son messager et qui s’efforcent au désordre sur la terre, c’est qu'ils soient tués, ou crucifiés, ou que leur soit coupée la main et la jambe opposées, ou qu'ils soient expulsés de la terre : voilà pour eux l'ignominie d'ici-bas ; et dans l'au-delà il y a pour eux un énorme châtiment ;
—excepté pour ceux qui se repentent avant de tomber en votre pouvoir : sachez qu’alors, Dieu est pardonneur, miséricordieux, vraiment.
Ho, les croyants ! Craignez Dieu, et cherchez le moyen d’accéder à Lui ; et luttez dans Son sentier. Peut-être serez-vous gagnants,
Les mécréants auraient-ils tout ce qui est sur la terre entière, et autant encore, pour se racheter du châtiment du jour de la résurrection, non, on ne l’accepterait pas d’eux. Et pour eux un châtiment douloureux.
Ils voudront sortir du Feu, mais ils n’en sortiront pas. Et pour eux un châtiment perdurable.
Quant au voleur et à la voleuse, à tous deux coupez la main, en récompense de ce qu’ils se sont acquis, en punition de la part de Dieu. Et Dieu est puissant, sage.
Puis quiconque se repent après son manquement, et se réforme, alors, oui, Dieu accepte son repentir. Vraiment, Dieu est pardonneur. miséricordieux !
Ne sais-tu pas qu’à Dieu est la royauté des cieux et de la terre ? Il châtie qui Il veut et pardonne à qui Il veut. Et Dieu est capable de tout.
O messager ! Que ne t’affligent pas ceux qui concourent en mécréance, de ceux dont la bouche dit : “Nous croyons”, alors que leurs cœurs ne croient point ! Ni non plus ceux qui se sont judaïsés. Ce sont des espions qui n’écoutent que pour le mensonge, espions qui écoutent pour les autres qui ne viennent pas près de toi ; détournant ensuite le mot de ses sens ils disent : “Si c’est ça qu’on vous a donné, alors recevez-le ; et si ce n’est pas ça qu’on vous a donné, alors prenez garde !” —Quand Dieu veut de quelqu’un qu’il soit tenté, alors tu ne seras jamais maître de rien pour lui contre Dieu. Voilà ceux dont Dieu n’a point voulu purifier les cœurs. A eux ignominie ici-bas ; et à eux, dans l’au- delà, un énorme châtiment.
Espions qui n’écoutent que pour le mensonge, grands voraces de gain illicite ! S’ils viennent chez toi, donc, juge entre eux ; ou laisse-les. Et si tu les laisses, jamais ils ne sauront en quoi que ce soit te nuire. Et si tu juges, alors juge entre eux à la balance. Oui Dieu aime ceux qui jugent à la balance.
Mais comment peuvent-ils te prendre pour juge. —et ils ont près d’eux la Thora où est le jugement de Dieu, —et ensuite, après cela, tourner le dos ? Ces gens-là ne sont pas croyants !
Oui, Nous avons fait descendre la Thora, où il y a guidée et lumière. Par elle jugent, parmi ceux qui se sont judaïsés, les prophètes, —ceux-ci sont les Soumis,— ainsi que les rabbins et les docteurs : par le Livre de Dieu dont on leur avait confié la garde, et dont ils étaient les témoins. Ne craignez donc pas les gens, mais craignez-Moi. Et ne vendez pas Mes signes à vil prix. Et quiconque ne juge pas d’après ce que Dieu a fait descendre, eh bien, les voilà les mécréants !
Nous y avons prescrit pour eux : vie pour vie, œil pour œil, nez pour nez, oreille pour oreille, dent pour dent. Le talion aussi pour les blessures. Après, quiconque en fait charité, cela lui vaut expiation. Et quiconque ne juge pas d’après ce que Dieu a fait descendre, eh bien les voilà les prévaricateurs.
Et Nous avons lancé sur leurs traces Jésus fils de Marie, en tant que confirmateur de ce qu’il avait devant lui du fait de la Thora. Et Nous lui avons donné l'Évangile, —où il y a guidée et lumière, —en tant que confirmateur de ce qu'il avait devant lui du fait de la Thora, et en tant que guidée et exhortation pour les pieux.
Que les gens de l’Évangile jugent d’après ce que Dieu y a fait descendit ! Quiconque ne juge pas d’après ce que Dieu a fait descendre, eh bien, les voilà les pervers.
Et vers toi Nous avons fait descendre le Livre avec vérité, en tant que confirmateur du Livre qui était devant lui et en tant que son protecteur. Juge donc parmi eux d'après ce que Dieu a fait descendre ; et ne suis pas leurs passions, loin de la vérité qui t’est venue. A chacun de vous Nous avons assigné une voie et un chemin. Si Dieu avait voulu, certes Il aurait fait de vous une seule communauté. Mais non. Afin de vous éprouver en ce qu’il vous donne. Concurrencez-vous donc dans les bonnes œuvres : vers Dieu est votre retour à tous ; puis Il vous informera de ce en quoi vous divergiez.
Et que tu juges parmi eux d'après ce que Dieu a fait descendre. Et ne suis pas leurs passions. Et prends garde qu'ils ne te tentent de t'éloigner d’une partie de ce que Dieu a fait descendre vers toi. Et puis s'ils tournent le dos, sache que, rien d’autre : Dieu veut les atteindre à cause de certains de leurs péchés. Beaucoup de gens certes oui sont des pervers.
Est-ce donc le jugement de l’Ignorance qu’ils cherchent ? Qu’y a-t-il de meilleur que Dieu, en matière de jugement, pour le peuple qui croit avec certitude ?
Ho, les croyants ! Ne prenez pas pour amis les Juifs et les Nazaréens ; ils sont amis les uns des autres. Et celui d’entre vous qui les prend pour amis, eh bien oui, il est des leurs. Non, Dieu ne guide pas le peuple prévaricateur.
Tu verras, d’ailleurs, que ceux qui ont la maladie au cœur, leur faisant concurrence, disent : “Nous craignons qu’un mauvais tour ne nous touche.” — Mais que Dieu fasse venir la victoire, ou de Sa part quelque commandement, alors les voilà qui regrettent, en eux-mêmes, ce qu’ils gardaient comme un secret.
Et les croyants de dire : “Est-ce là ceux qui étaient avec vous ?” Leurs actions sont devenues vaines, et eux, donc, perdants.
Ho, les croyants ! quiconque parmi vous apostasie de sa religion... eh bien, Dieu va faire venir un peuple qu’il aime et qui L'aime, modeste envers les croyants et fort envers les mécréants et qui lutte dans le sentier de Dieu et qui ne craint le blâme d’aucun blâmeur, C’est la grâce de Dieu. Il la donne à qui Il veut. Et Dieu est immense, savant.
Non, vous n’avez d’autre ami que Dieu et Son messager, et les croyants qui établissent l’Office et acquittent l’impôt cependant qu’ils s’inclinent.
Et quiconque prend pour ami Dieu et Son messager et les croyants, eh bien oui, c’est le parti de Dieu qui domine.
Ho, les croyants ! N’adoptez pas pour amis ceux qui prennent en raillerie et jeu votre religion, — parmi ceux à qui le Livre fut donné avant vous, et parmi les mécréants. Et craignez Dieu, si vous êtes croyants.
Et lorsque entre vous vous faites appel à l’Office, Ils le prennent en raillerie et jeu. C’est qu’ils sont gens, vraiment, à ne pas comprendre !
Dis : “Gens du Livre ! Que nous reprochez- vous sinon de croire en Dieu et en ce qu’on a fait descendre vers nous, et en ce qu’on a fait descendre auparavant ? Mais la plupart d’entre vous, vraiment, sont des pervers !”
Dis : “Puis-je vous informer de ce qu’il y a de pire, —en fait de paiement auprès de Dieu ? Celui que Dieu a maudit, et contre qui Il s’est mis en colère, et dont Il a fait des singes et des cochons, —de même, celui qui a adoré Rebelle,— ceux-là ont la pire place et sont les plus égarés de la droiture du sentier.”
Lorsqu’ils viennent chez vous ils disent : “Nous croyons.” Et ils entrent avec la mécréance et ils sortent avec elle ! Et Dieu sait mieux ce qu’ils ont l’habitude de cacher.
Et tu verras beaucoup d’entre eux concourir en péché et en transgression, et en goinfrerie de gain illicite. Comme est donc mauvais ce qu’ils œuvrent !
Pourquoi rabbins et docteurs ne les empêchent-ils pas de parler en péché et de se goinfrer de gain illicite ? Comme est donc mauvais ce qu’ils œuvrent !
Et les Juifs disent : “La main de Dieu est fermée !” Que leurs mains soient enchaînées, et maudits soient-ils de l’avoir dit ! Ses deux mains sont ouvertes au contraire : Il dépense comme Il veut. Et très certainement, ce qui a été descendu vers toi de la part de ton Seigneur va faire croître beaucoup des leurs en rébellion et en mécréance. Et Nous avons jeté parmi eux l’inimitié et la haine jusqu’au jour de la résurrection. Toutes les fois qu’ils allument du feu pour la guerre, Dieu l’éteint. Et ils s’essayent au désordre dans le pays, alors que Dieu n’aime pas les semeurs de désordre.
Oui, si les gens du Livre avaient cru et s’étaient comportés en piété, Nous leur aurions certainement effacé leurs méfaits et les aurions certainement introduits dans les Jardins de Délice.
Oui, et s’ils avaient établi la Thora et l’Évangile et ce qui a été descendu vers eux de la part de leur Seigneur, ils auraient certainement mangé de ce qui est au-dessus d’eux et de ce qui est sous leurs pieds. Il y a parmi eux une communauté modérée ; mais pour beaucoup d’entre eux, comme est mauvais ce qu’ils œuvrent !
O messager, communique ce qui a été descendu vers toi de la parte de ton Seigneur ; —si tu ne la faisais pas, alors tu n’aurais pas communiqué Son message. Et Dieu te protégera des gens. Non, Dieu ne guide pas le peuple mécréant.
Dis : “Gens du Livre, vous ne tenez sur rien, tant que vous n’établissez pas la Thora et l’Évangile et ce qui a été descendu vers vous de la part de votre Seigneur.” —Et très certainement, ce qui a été descendu vers toi de la part de ton Seigneur va faire croître beaucoup des leurs en rébellion et mécréance. Ne te tourmente donc pas pour les gens mécréants.
Oui, ceux qui croient, et ceux qui se sont judaïsés, et les Sabéens, et les Nazaréens, —quiconque croit en Dieu et au Jour dernier, et fait œuvre bonne, —pas de crainte sur eux et point ne seront affligés.
Nous avions pris l’engagement des enfants d’Israël, très certainement, et Nous leur avions envoyé des messagers. Mais chaque fois qu’un messager leur apporte ce que leurs âmes ne désirent pas, ils traitent les uns de menteurs et ils tuent les autres.
Comptant qu’il n’y aurait pas de tentation, ils étaient devenus aveugles et sourds. Puis Dieu accueillit leur repentir. Ensuite, beaucoup d’entre eux redevinrent aveugles et sourds. Et Dieu est observateur de ce qu’ils font.
Ce sont à coup sûr des mécréants ceux qui disent : “En vérité, Dieu c’est le Christ, fils de Marie !” —Alors que le Christ a dit : “O enfants d’Israël, adorez Dieu, mon Seigneur et votre Seigneur.” Quiconque, en vérité, donne à Dieu des Associés, eh bien oui, Dieu lui interdit le Paradis ; et son refuge est le Feu. Et pour les prévaricateurs, pas de secoureurs !
Ce sont à coup sûr des mécréants ceux qui disent : “En vérité, Dieu est troisième de Trois.” Alors qu’il n’y a de Dieu que Dieu seul ! Et s’ils ne cessent leur dire, très certainement un châtiment douloureux atteindra ceux d’entre eux qui mécroient.
Ne vont-ils donc pas se repentir à Dieu, ni Lui implorer pardon ? Car Dieu est pardonneur, miséricordieux.
Le Christ, fils de Marie, n’était qu’un messager. Des messagers certes avant lui ont passé. Et sa mère était une véridique. Et tous deux mangeaient au repas ! Vois comme Nous leur exposons les signes, et puis vois comme ils se détournent !
Dis : “Allez-vous adorer, au lieu de Dieu, quelqu’un qui n’est maître pour vous ni de mal ni de bien ?” Or c’est Dieu qui entend, qui sait.
Dis : “Gens du Livre, n’exagérez pas en votre religion ! La vérité : rien d’autre ! Ne suivez pas les passions d’un groupe d’hommes qui déjà se sont égarés et qui ont égaré beaucoup de monde, et qui se sont égarés de la droiture du sentier.”
Ceux des enfants d’Israël qui ont mécru ont été maudits par la langue de David et de Jésus fils de Marie. Parce qu’ils désobéissaient. Et ils transgressaient, en effet,
sans s’interdire entre eux ce qu’ils faisaient de blâmable. Comme est mauvais, certes, ce qu’ils faisaient !
Tu verras beaucoup d’entre eux s’allier avec ceux qui mécroient. Comme est mauvais, certes, ce qu’ils se sont préparé à eux-mêmes ! De sorte que Dieu s’est mis en colère contre eux ! Et dans le châtiment ils demeureront éternellement.
S'ils croyaient en Dieu et au Prophète et en ce qui a été descendu vers lui, ils ne prendraient pas ces mécréants pour amis. Mais beaucoup d’entre eux sont pervers.
Tu trouveras à coup sûr dans les Juifs et les faiseurs de dieux, les plus forts en fait d’inimitié contre les croyants. Et tu trouveras à coup sûr les amis les plus proches des croyants dans ceux qui disent : “En vérité, nous sommes Nazaréens.” C’est qu’il y a parmi eux des prêtres et des moines, et qu’ils ne s’enflent pas d’orgueil.
Et quand ils entendent ce qui a été descendu vers le Messager, tu vois leurs yeux ruisseler de larmes, de ce qu’ils ont reconnu la vérité ; ils disent : “O notre Seigneur ! nous croyons : inscris-nous donc en compagnie des témoins !
Qu’aurions-nous à ne pas croire en Dieu et en ce qui nous est parvenu de la vérité, alors que nous convoitons de notre Seigneur qu’il nous fasse entrer en la compagnie des gens de bien ?”
Dieu donc les récompense, pour ce qu’ils disent, en Jardins sous quoi coulent les ruisseaux, où ils demeureront éternellement. Et c’est le paiement des bienfaisants.
Et quant à ceux qui mécroient et qui traitent de mensonges Nos signes, ce sont compagnons de l'Enfer-Jahîm.
Ho, les croyants ! Ne déclarez pas illicites les excellentes choses que Dieu vous a rendues licites. Et ne transgressez pas. Dieu, en vérité, n’aime pas les transgresseurs.
Et mangez ce que Dieu vous a attribué de licite et d’excellent. Et craignez Dieu en qui vous êtes croyants.
Dieu ne s’en prend pas à vous pour la frivolité de vos serments, mais Il s’en prend à : vous pour les serments que vous contractez, délibérément. L’expiation en sera de nourrir dix pauvres, de ce dont vous nourrissez normalement vos familles, ou de les habiller, ou de libérer un esclave. Et pour quiconque ne le peut, alors, trois jours de jeûne. Voilà l’expiation de vos serments lorsque vous avez juré. Mais tenez vos serments ! —Ainsi Dieu vous explique Ses signes. Peut-être serez-vous reconnaissants !
Ho, les croyants ! Oui, le vin, le jeu de hasard, les pierres dressées, les flèches de divination ne sont qu’ordure, œuvre du Diable. Donc, à écarter. Peut-être serez-vous gagnants ?
Oui, le Diable ne veut que jeter parmi vous dans le vin et le jeu de hasard, inimitié et haine et vous empêcher du Rappel de Dieu et de l’Office. Eh bien, vous abstiendrez-vous ?
Et obéissez à Dieu et obéissez au messager et prenez garde ! Si ensuite vous tournez le dos... alors sachez que c’est à Notre messager de transmettre en clair. Rien d’autre.
On ne fera pas grief à ceux qui ont cru et fait œuvres bonnes, de ce qu’ils mangent, pour vu qu’ils se comportent en piété, et qu’ils croient, et qu’ils fassent œuvres bonnes, puis, qu’ils se comportent en piété, et qu’ils croient, puis, qu’ils se comportent en piété et qu’ils agissent en bien. Et Dieu aime les bienfaisants.
Ho, les croyants ! Dieu va très certainement vous éprouver en quelque pièce du gibier qu’atteignent vos mains et vos lances. C’est pour que Dieu sache qui dans le secret Le craint. Après cela, donc, à quiconque transgresse : un châtiment douloureux !
Ho, les croyants ! Ne tuez pas de gibier durant que vous êtes sacralisés. Quiconque parmi vous en tue délibérément, qu’il compense, alors, ou bien par quelque bête du troupeau, semblable à ce qu’il a tué, —dont jugeront deux des vôtres, gens intègres, et ce sera comme une offrande que l’on fait parvenir à la Ka’ba, —ou bien par une expiation, en nourrissant des pauvres, ou par l’équivalent en jeûnes. Cela, afin qu’il goûte la conséquence de son acte. Dieu a pardonné ce qui est passé ; mais quiconque récidive, de celui-là alors Dieu tirera vengeance. Et Dieu est puissant, détenteur de vengeance.
On vous a rendu licite la chasse en mer ; et son produit est en votre jouissance à vous et à toute caravane. Et on vous a rendu illicite la chasse à terre tout le temps que vous êtes sacralisés. Et craignez Dieu, Celui-là même vers qui vous serez rassemblés !
C’est Dieu qui a fait de la Ka’ba, de la Maison sacrée, un lieu où les gens se tiennent debout. De même, le mois sacré, et l'offrande d'animaux, et les guirlandes des bêtes à sacrifice. Afin que vous sachiez que vraiment Dieu sait tout ce qui est dans les cieux et tout ce qui est sur la terre ; et que vraiment Dieu se connaît à tout.
Sachez que vraiment Dieu est fort de poursuite, et que vraiment Dieu est pardonneur, miséricordieux.
Au Messager de transmettre : rien d’autre. Et Dieu sait ce que vous divulguez tout comme ce que vous cachez.
Dis : “Le mauvais et l’excellent ne sont pas égaux, même si le nombre énorme des mauvais t’étonne ! Craignez Dieu, donc, ô gens d’intelligence. Peut-être serez-vous gagnants ?
Ho, les croyants ! Ne posez pas de questions sur des choses qui, si elles vous étaient exposées, vous nuiraient. Et si vous posez des questions à leur sujet, cependant qu’on en est à faire descendre le Coran, elles vous seront exposées. Dieu vous en a donné rémission. Et Dieu est pardonneur, patient.
Oui, un peuple avant vous posait des questions sur des choses dont ils devinrent ensuite mécréants.
Fendre l’oreille de la chamelle cinq fois mère, la mettre en liberté au nom d’une idole, sanctifier la brebis cinq fois mère de jumeaux, ou le chameau grand-père ou cinq fois père, Dieu n’a pas institué ça ! Mais les mécréants blasphèment le mensonge contre Dieu, cependant que la plupart d’entre eux ne comprennent rien.
Et quand on leur dit : “Venez vers ce que Dieu a fait descendre, et vers le Messager”, ils disent : “Il nous suffit de ce sur quoi nous avons trouvé nos ancêtres !” Et si leurs ancêtres ne savaient rien et n’étaient pas sur le bon chemin ? ...
Ho, les croyants ! Occupez-vous de vous-mêmes ! Point ne vous nuira celui qui est égaré, si vous êtes dans la guidée. Vers Dieu est votre retour à tous ; et puis Il vous informera de ce que vous faisiez.
Ho, les croyants ! Quand la mort se présente à l’un de vous, le témoignage, lors du testament, comportera deux des vôtres, gens d’intégrité. Ou deux autres, étrangers, si vous courez pays et que l’atteinte de la mort vous atteigne. Vous les retiendrez tous deux, après l’Office puis, si vous avez des doutes, vous les ferez jurer, par Dieu : “Nous ne le vendrons à aucun prix, —même s’il s’agit d’un proche,— et nous ne cacherons point le témoignage de Dieu ; nous serions alors, certes oui, du nombre des pécheurs !”
Si on découvre ensuite qu’ils ont encouru un péché, alors deux autres, plus intègres, d’entre ceux à qui le tort a été fait, prendront leur place, et tous deux jureront par Dieu : “En vérité, notre témoignage est plus droit que le témoignage de ces deux-là ; et nous ne transgressons point ; nous serions alors certainement au nombre des prévaricateurs !” 
C’est le plus sûr moyen qu’ils apportent le témoignage avec son propre visage ; ou ils craindront qu’on leur récuse les serments qu’ils auraient jurés. Et craignez Dieu, et écoutez. Dieu ne guide pas les gens pervers.
Le jour où Dieu rassemblera tous les messagers, et qu’il dira : “Que vous a-t-on donné comme réponse ?” ils diront : “Nous n’avons aucune connaissance : c’est Toi, vraiment, le grand connaisseur des invisibles !”
Et quand Dieu dira : “O Jésus, fils de Marie, rappelle-toi Mon bienfait sur toi et sur ta mère quand Je te fortifiai de l'esprit de sainteté ! Au berceau tu parlais aux gens, puis comme homme ayant atteint l'âge mur. Et quand Je t’enseignai le Livre et la sagesse et la Thora et l’Évangile ! Et quand tu pétrissais de glaise comme une figure d’oiseau ! puis tu soufflais dedans ; puis par Ma permission, elle devenait oiseau. Et tu guérissais par Ma permission, l’aveugle-né et lépreux ! Et quand, par Ma permission, tu faisais sortir les morts ! Et quand J’empêchais de toi les enfants d’Israël, au moment où tu leur apportais les preuves ! puis ceux d’entre eux qui ne croyaient pas dirent : “Ceci vraiment n’est que magie manifeste !”
Et quand J’ai révélé aux Apôtres ceci : “Croyez en Moi et en Mon messager”, ils dirent : “Nous croyons ; et sois témoin qu’en vérité nous sommes des Soumis”.
—Quand les Apôtres dirent : “O Jésus, fils de Marie, se peut-il que ton Seigneur fasse descendre du ciel sur nous un plateau servi ?” lui de dire : “Craignez Dieu si vous êtes croyants.”
Ils dirent : “Nous voulons en manger, et que nos cœurs se tranquillisent, et que nous sachions qu’en effet tu nous as dit vrai, et que nous en soyons témoins.”
“O Dieu, notre Seigneur, dit Jésus fils de Marie, fais descendre du ciel sur nous un plateau servi qui soit une fête pour nous, —pour le premier d’entre nous comme pour le dernier d’entre nous, —ainsi qu’un signe de Toi. Et nourris-nous, tandis que Tu es le meilleur des nourrisseurs.”
“Oui, dit Dieu, Je le ferai descendre sur vous. Après quoi, quiconque d’entre vous vient à mécroire, alors, oui, Je le châtierai d’un châtiment dont Je ne châtierai personne de par les mondes !”
Et quand Dieu dira : “O Jésus fils de Marie, est-ce toi qui as dit aux gens ; “Prenez-moi, ainsi que ma mère, pour deux divinités en dehors de Dieu ?” il dira : “Pureté à Toi ! Qu’aurais-je à dire ce à quoi je n’ai aucun droit ? Si je l’avais dit, alors Tu l’aurais su, certes : Tu sais ce qu’il y a en moi, et je ne sais pas ce qu’il y a en Toi. Tu es, en vérité, le grand connaisseur des invisibles.
Je ne leur ai dit que ce que Tu m’avais commandé, à savoir : “Adorez Dieu, mon Seigneur tout comme votre Seigneur”. Et je suis resté témoin sur eux aussi longtemps que j’ai demeuré parmi eux. Puis quand Tu m’as achevé, c'est Toi qui es resté leur surveillant. Et tu es témoin sur toute chose.
Si Tu les châties, alors, vraiment, ils sont Tes esclaves. Et si Tu leur pardonnes, alors, vraiment, c’est Toi le puissant, le sage.”
Dieu dira : “Voilà le jour où leur véracité va profiter aux véridiques : à eux les Jardins sous quoi coulent les ruisseaux d’y demeurer éternellement pour toujours. Dieu les agréera, et eux L’agréeront. Voilà l’énorme succès !”
A Dieu la royauté des cieux et de la terre et de ce qui est en eux. Et Il est capable de tout.
Louange à Dieu qui a créé les cieux et la terre, et assigné les ténèbres et la lumière. Pourtant, ceux qui mécroient inventent des égaux à leur Seigneur !
C’est Lui qui vous a créés de poussière ; puis Il a décrété un terme, —un terme dénommé, auprès de Lui. Pourtant, vous doutez encore !
Et Lui, Il est Dieu dans les cieux et sur la terre. Il connaît de vous le secret et le public, et Il sait ce que vous acquérez.
Et pas un signe ne leur parvient, d’entre les signes de leur Seigneur, qu’ils ne l’esquivent !
Oui, ils traitent de mensonge la vérité quand elle leur vient. Mais ils vont avoir des nouvelles de ce dont ils se raillent !
N’ont-ils pas vu combien de générations, avant eux, Nous avons détruites, que Nous avions implantées en terre bien plus que Nous ne vous l’avons fait, et sur qui Nous avions envoyé du ciel la pluie à torrents, et à qui Nous avions assigné des rivières ruisselant dessous elles ? Puis Nous les avons détruites, pour leurs péchés ; et Nous avons créé, après chacune, une autre génération.
Même si Nous avions fait descendre sur toi un Livre de papier qu’ils eussent ensuite touché de leurs mains, ceux qui mécroient auraient certainement dit : “Ce n’est que magie manifeste !”
Et ils disent : “Pourquoi n’a-t-on pas fait descendre sur celui-là un ange ?” —Si Nous avions fait descendre un ange, c’eût été sans doute affaire faite ; et on ne leur eût point donné de délai.
Et l’eussions-Nous désigné ange, Nous l’aurions désigné homme, et déguisé pour eux, de la façon dont ils déguisent.
Très certainement, les messagers d’avant toi furent objets de raillerie. Eh bien, ceux qui se sont raillés d’eux, cela dont ils se raillaient les enveloppa !
Dis : “Voyagez de par le monde, et regardez ce qu’il est advenu de ceux qui criaient au mensonge.”
Dis : “A qui appartient ce qui est dans les cieux et la terre ?” —Dis : “A Dieu !” Il s’est à Lui-même prescrit la miséricorde. Il vous rassemblera très certainement, au jour de la résurrection, en quoi il n’y a pas de doute ! Ceux qui font leur propre perte sont ceux qui ne croient pas.
Et à Lui tout ce qui réside dans la nuit et le jour. C’est Lui qui entend, qui sait.
Dis : “Devais-je prendre pour patron quelque autre que Dieu, Créateur des cieux et de la terre, alors que Lui nourrit sans qu’on Le nourrisse ?” —Dis : “On m’a commandé d’être le premier à me soumettre.” Et ne sois jamais du nombre des faiseurs de dieux.
Dis : “Si je désobéis à mon Seigneur, vraiment, je crains le châtiment d’un Jour énorme.”
En ce jour, quiconque est épargné, c’est que Dieu lui a fait miséricorde. Et voilà le succès manifeste !
Et si Dieu fait qu’un malheur te touche, alors nul autre que Lui-même ne le déblaiera. Et s’Il fait qu’un bonheur te touche, alors Il est capable de tout.
C’est Lui le dominateur sur Ses esclaves, c’est Lui le sage, le bien-informé.
Dis : “Qu’y a-t-il de plus grand en fait de témoignage ?” —Dis : “Dieu est témoin entre moi et vous ; et ce Coran m’a été révélé pour que, par-là, je vous avertisse, vous et ceux qu’il atteindra.” —Est-ce vous vraiment qui attestez qu’il y ait en compagnie de Dieu d’autres dieux ? -Dis : “Moi pas !” —Dis : “Rien d’autre, en vérité, Il est Dieu unique. Et moi je désavoue l’association de co-dieux que vous faites.”
Ceux à qui on a donné le Livre reconnaissent le Messager comme ils reconnaissent leurs propres enfants. Ceux qui font leur propre perte sont ceux qui ne croient pas.
Quel pire prévaricateur que celui qui blasphème un mensonge contre Dieu ? Ou qui traite de mensonges Ses signes ? Non, les prévaricateurs ne réussiront pas.
Et le jour où Nous les rassemblerons tous ! Ensuite, Nous dirons à ceux qui donnaient des Associés : “OÙ sont-ils, les Associés que vous prétendiez ?”
Alors, dans leur épreuve, ils ne sauront que dire : “Par Dieu notre Seigneur ! Nous ne donnions pas d’Associés !”
Regarde comme ils mentent contre eux- mêmes ! et que voilà loin d’eux l’objet de leur calomnie !
Il en est parmi eux qui viennent t’écouter, cependant que Nous avons entouré d’enveloppes leurs cœurs —parce qu’ils auraient compris— et dans leurs oreilles, une lourdeur. Verraient-ils tous les signes, qu’ils n’y croiraient pas. Et quand ils viennent près de toi, ils disputent avec toi. Ceux qui mécroient disent : “Ce ne sont que contes d’Anciens !”
Ils en empêchent, en même temps qu’ils s’en écartent eux-mêmes. Et qui tuent-ils, qu’eux-mêmes ? cependant qu’ils n’en sont pas conscients.
Si tu les voyais, quand ils seront arrêtés devant le Feu ! Puis ils diront : “Hélas ! si nous pouvions être renvoyés et ne plus traiter de mensonges les signes de notre Seigneur, et être du nombre des croyants !”
Mais non ! voilà que leur apparaîtra ce qu’auparavant ils cachaient. Or, si on les renvoyait, ils répéteraient ce qui leur était interdit. Oui vraiment ce sont eux les menteurs !
Et ils disent : “Il n’y a pour nous que cette présente vie ; et nous ne serons pas ressuscités.”
Si tu les voyais, quand ils seront arrêtés devant leur Seigneur ! Il leur dira : “Voilà-t-il pas la vérité ?” Eux de dire : “Mais si ! par notre Seigneur !” —Et Lui : “Eh bien, goûtez au châtiment pour avoir mécru !”
Perdus, à coup sûr, ceux qui traitent de mensonge la rencontre avec Dieu ! Et quand soudain l’Heure viendra pour eux, ils diront à son sujet : “A nous le regret de nos manquements à son sujet !” Et ils porteront leurs fardeaux sur leurs dos. Mauvais, n’est-ce pas, ce qu’ils portent !
Et la présente vie n’est que jeu et amusement. Meilleure, la demeure dernière pour ceux qui se comportent en piété. Eh bien ne comprenez-vous pas ?
Oui, Nous savons qu’en vérité ce qu’ils disent te chagrine. Mais vraiment, ce n’est pas toi qu’ils traitent de menteur : ce sont les signes de Dieu que les prévaricateurs nient.
Très certainement, les Messagers d’avant toi ont été traités de menteurs. Ils endurèrent alors avec constance d’être traités de menteurs, et persécutés, jusqu’à ce que Notre secours leur vînt. Et nul ne peut changer les paroles de Dieu. Or il t’est très certainement parvenu une partie de l’histoire des Envoyés.
Et quand bien même leur indifférence te pèserait énormément, et qu’ensuite il te serait possible de chercher un tunnel à travers la terre ou une échelle pour le ciel, et qu’ensuite tu leur apporterais un signe ?... Tandis que si Dieu voulait, Il pourrait à coup sûr les réunir sur le bon chemin. Ne sois donc pas du nombre des ignorants !
Rien d’autre : Il répond à ceux qui entendent. Et quant aux morts, Dieu les ressuscitera ; ensuite ils seront ramenés vers Lui.
Et ils disent : “Pourquoi n’a-t-on pas fait descendre sur celui-là un signe de la part de son Seigneur ?” —Dis : “Oui, Dieu est capable de faire descendre un signe. Mais vraiment la plupart d’entre eux ne savent pas.” 
Nul être marchant sur la terre, nulle volaille volant de ses ailes, qui ne soient comme vous en communautés ; —Nous n’avons, dans le Livre, rien manqué ; —puis, vers leur Seigneur ils seront rassemblés.
Et ceux qui traitent de mensonges Nos signes sont des sourds et des muets dans les ténèbres. Dieu égare qui Il veut ; et Il place qui Il veut sur un chemin droit.
Dis : “Regarde-moi-les : si, de Dieu, le châtiment vous vient', ou que vienne l’Heure, appelleriez-vous quelqu’un d’autre que Dieu, si vous êtes véridiques ?”
Non, mars c’est Lui que vous appelleriez. Puis Il déblaiera, s’Il veut, ce pour quoi vous appelez, tandis que vous oublierez les co-dieux que vous fabriquiez.
Très certainement, Nous avons envoyé aux communautés d’avant toi, puis Nous les avons prises par l’adversité et la détresse, —peut-être auraient-ils humblement supplié ?
Pourquoi donc, lorsque Notre rigueur leur vint, ne suppliaient-ils pas humblement ? Mais leurs cœurs s’étaient endurcis, et le Diable enjolivait à leurs yeux ce qu’ils faisaient.
Puis, quand ils eurent oublié ce qu’on leur avait rappelé, Nous leur ouvrîmes les portes de toute chose ; et lorsqu'ils eurent exulté de ce qui leur était donné, Nous les prîmes soudain, et les voilà désespérés.
Ainsi fut retranché le dernier reste des gens qui avaient prévariqué. Et louange à Dieu, Seigneur des mondes !
Dis : “Voyez-vous ? si Dieu prend vos oreilles et vos yeux et scelle vos cœurs, quel dieu autre que Dieu vous le rendra ? —Regarde comme, à leur intention, Nous déployons les signes ! Pourtant ils se détournent.
Dis : “Regarde-moi-les : si le châtiment de Dieu vous vient, soudain ou public, qui détruira-t-on, sinon les gens qui prévariquent ?”
Nous n’envoyons d’envoyés que comme annonciateurs et avertisseurs : donc quiconque croit et se réforme… nulle crainte sur eux, et point ne seront affligés.
Et ceux qui traitent de mensonges Nos signes, le châtiment les touchera, pour la perversité qu’ils pratiquaient.
Dis : “Je ne vous dis pas que j’ai chez moi les trésors de Dieu, ni que je connais l’invisible ; je ne vous dis pas que je suis un ange : je ne fais que suivre ce qui m’est révélé.” Dis ; “Est-ce que sont égaux l’aveugle et le voyant ? Vous ne réfléchissez donc pas ?”
Et par ceci, avertis ceux qui, n’ayant pour eux hors de Dieu ni ami ni intercesseur, craignent d’être rassemblés vers leur Seigneur. Peut-être se comporteront-ils en piété ?
Et ne chasse pas ceux qui, matin et soir, appellent leur Seigneur. Ils cherchent Son visage. Leur compte ne te pèse en rien, et ton compte ne leur pèse en rien. En les chassant, donc tu serais du nombre des prévaricateurs.
Ainsi les éprouvons-Nous les uns par les autres, afin qu’ils disent : “Est-ce là ceux que Dieu a favorisés parmi nous ?” N’est-ce pas Dieu qui sait le mieux lesquels sont reconnaissants ?
Et lorsque viennent près de toi ceux qui croient en Nos signes, alors dis : “Paix sur vous ! Votre Seigneur s’est prescrit à Lui-même la miséricorde. Oui, quiconque d’entre vous fait mal, par ignorance, qui se repent ensuite et se réforme... alors oui, Dieu est pardonneur, miséricordieux.”
Ainsi détaillons-Nous les signes, afin qu’apparaisse clairement le sentier des criminels.
Dis : “Oui, on m’interdit d’adorer ceux que vous appelez au lieu de Dieu.” —Dis : “Je ne suivrai pas vos passions : car ce serait m’égarer, et je ne serais plus parmi les bien-guidés.”
Dis : “Oui, je me fonde sur une preuve claire de la part de mon Seigneur, —et vous avez traité cela de mensonge ! — Je n’ai pas près de moi cela que vous voulez hâter ; le jugement n’appartient qu’à Dieu : Il retrace la vérité, et Il est le meilleur des arbitres.”
Dis : “Oui, si j’avais près de moi cela que vous voulez hâter, ce serait affaire faite entre moi et vous.” C’est Dieu qui se connaît le mieux aux prévaricateurs.
Et auprès de Lui sont les clefs de l’invisible. Ne les connaît que Lui. Et Il connaît ce qui est dans la terre ferme, comme dans la mer. Et pas une feuille ne tombe qu’il ne le sache. Et pas une graine dans les ténèbres de la terre, et rien de frais ou de sec, qui ne soit dans le Livre évident.
Et, la nuit, c’est Lui qui vous achève ; et, le jour, Il sait ce que vous faites, puis, Il vous y ressuscite, afin que s’accomplisse le terme dénommé. Puis vers Lui sera votre retour, et Il vous informera de ce que vous faisiez.
Et Il est le dominateur sur Ses esclaves, Et Il envoie sur vous des gardiens. Et lorsque vient la mort à l’un de vous, Nos anges l’achèvent, et sans manquement aucun.
Ils sont ensuite ramenés vers Dieu leur vrai patron. N’est-ce pas à Lui qu’appartient le jugement ? Et Il est le plus prompt des comptables.
Dis : “Qui vous délivre des ténèbres de la terre ferme et de la mer ? Vous L’invoquez en une humble supplication et en secret : —“S'Il nous délivre de ceci, nous serons très certainement au nombre des reconnaissants.”—
Dis : “Dieu vous en délivre, ainsi que de toute angoisse. Pourtant, vous donnez des Associés !”
Dis : “Il est capable, Lui, de susciter contre vous, d’en-haut, ou de dessous vos pieds, un châtiment, ou de vous affubler de sectes. Et Il vous fait goûter la rigueur les uns des autres.” — Regarde comme Nous déployons les signes ! Peut-être comprendront-ils ?
Et ton peuple traite cela de mensonge, alors que c’est la vérité ! ’— Dis : “Je ne suis pas votre garant.”
Pour chaque annonce, un repaire. Et bientôt vous saurez.
Quand tu les vois patauger dans Nos signes, laisse, jusqu’à ce qu’ils pataugent dans une autre discussion. Et si le Diable fait qu’une fois par hasard tu t’oublies, alors, dès que tu t’es rappelé, ne reste pas assis en compagnie sans complément comme des prévaricateurs
Leur compte n’incombe en rien à ceux qui se comportent en piété. Un rappel, seulement. Peut-être se comporteront-ils en piété ?
Laisse ceux qui prennent leur religion pour jeu et amusement, et sont trompés par la vie présente. Et parce qu’une âme serait abandonnée à la perdition à cause de ce qu'elle s’acquiert, rappelle, par ceci, qu’elle n’a en dehors de Dieu, ni patron ni intercesseur ; et offrirait-elle n'importe quel équivalent, ce ne serait pas reçu d'elle. Voilà ceux qui ont été abandonnés à la perdition à cause de ce qu’ils se sont acquis. A eux, breuvage d’eau bouillante et châtiment douloureux, pour avoir mécru.
Dis : “Allons-nous invoquer, au lieu de Dieu, un qui ne peut nous profiter ni nous nuire ? Et nous fera-t-on tourner les talons après que Dieu nous a guidés, comme un que les diables attirent au désert et qui reste perplexe bien que des amis l’appellent à la guidée : — “Viens à nous ?” — Dis : “La guidée, oui, c’est la guidée de Dieu. Et il nous est commandé de nous soumettre au Seigneur des mondes.”
Et encore : “Établissez l’Office ; et craignez Dieu : c’est vers Lui que vous serez rassemblés.”
Et c'est Lui qui, par la vérité, a créé les cieux et la terre. Et le jour où Il dit “Sois !”, c’est. Sa parole est vérité. A Lui la royauté, au jour où l’on soufflera dans la Trompe. Lui, le connaisseur de l’invisible et du visible. Et c’est Lui le sage, le bien-informé.
Et lorsque Abraham dit à Azar, son père : “Prendras-tu pour dieux les idoles ? Vraiment, je te vois, toi et ton peuple, dans un égarement manifeste !”
Ainsi avons-Nous montré à Abraham le super-royaume des cieux et de la terre, afin qu’il fût de ceux qui croient avec certitude.
Lors donc que la nuit l’enveloppa, il observa une étoile, et dit : “Voilà mon Seigneur !” Puis, lorsqu’elle se coucha, il dit : “Je n’aime pas les couchants !”
Lorsqu’ensuite il observa la lune se levant, il dit : “Voilà mon Seigneur !” Puis, lorsqu’elle se coucha, il dit : “Si mon Seigneur ne me guide pas, je serai très certainement au nombre des gens égarés !”
Lorsqu’ensuite il observa le soleil levant, il dit : “Voilà mon Seigneur ! c’est le plus grand !” Puis lorsque le soleil se coucha, Abraham dit : “O mon peuple, je désavoue l’association de co-dieux que vous faites !
Sincère, oui, je tourne mon visage vers Celui qui a créé les cieux et la terre ; et je ne suis point de ceux qui donnent des Associés.”
Et son peuple disputa avec lui ; mais il dit : “Allez-vous disputer avec moi au sujet de Dieu, alors qu’il m’a guidé ? Et je n’ai pas peur des co-dieux que vous Lui associez ; — sauf de ce que veut mon Seigneur. Mon Seigneur embrasse toute chose en Sa science. Eh bien, ne vous rappellerez-vous pas ?
Et comment aurais-je peur des co-dieux que vous associez, alors qu’en vérité vous n’avez pas eu peur de donner à Dieu des Associés pour qui Il ne vous a fait descendre aucune autorité ? Lequel donc des deux partis a le plus droit à l’immunité ? Si vous saviez !...
Ceux qui ont cru et n’ont point revêtu de prévarication leur foi, voilà à qui appartient l’immunité ; et ce sont eux les biens-guidés.”
Tel est l’argument que Nous accordâmes à Abraham contre son peuple. Nous élevons en haut rang qui Nous voulons. Oui, ton Seigneur est sage, savant.
Et Nous lui avons donné Isaac et Jacob ; Nous les avons tous guidés. Et quant à Noé, Nous l’avons guidé auparavant, tout comme, parmi sa descendance, David et Salomon et Job et Joseph et Moïse et Aaron. Et c’est ainsi que nous récompensons les bienfaisants.
De même, Zacharie et Jean-Baptiste et Jésus et Élie, —chacun étant du nombre des gens de bien.
De même, Ismaël et Élisée et Jonas et Loth. Et à chacun Nous avons donné excellence au-dessus des mondes.
De même, partie de leurs ancêtres et de leurs descendants et de leurs frères, que Nous avons élus et guidés au chemin droit.
Voilà la guidée dont Dieu guide qui Il veut parmi Ses esclaves. Mais s’ils avaient donné à Dieu des Associés, alors tout ce qu’ils faisaient eût certainement été vain.
C’est à eux que Nous avons apporté le Livre et la sagesse et la fonction de prophète. — Si ces autres-là n’y croient pas, c’est certainement que Nous confions ces choses à des gens qui n’en sont pas mécréants ! —
Voilà ceux que Dieu a guidés : conduis-toi, donc, par leur guidée ! Dis : “Je ne vous demande pas pour cela de salaire : ce l’intention des mondes.”
Ils ne mesurent pas Dieu à Sa vraie mesure quand ils disent : “Dieu n’a rien fait descendre sur un humain !” — Dis : “Qui a fait descendre le Livre que Moïse a apporté à titre de lumière et de guidée, pour les gens, que vous mettez en pages pour les-montrer, mais dont vous cachez beaucoup, et par lequel vous avez été instruits de ce que vous ne saviez pas non plus que vos ancêtres ?” — Dis : “Dieu”. Et puis laisse-les s’amuser à patauger.
Voici un Livre que Nous avons fait descendre, — béni, confirmant ce qui déjà était devant lui, — afin que tu avertisses la Mère des Cités et les gens tout autour. Quant à ceux qui croient au jour dernier, ils croient à ceci et persévèrent dans l’Office.
Et quel pire prévaricateur que celui qui blasphème un mensonge contre Dieu ? ou qui dit : “Révélation m’a été faite,” quand rien ne lui a été révélé ! De même celui qui dit : “Je vais faire descendre la pareille de ce que Dieu a fait descendre.” Si tu voyais les prévaricateurs lorsqu’ils seront dans les profondeurs de la mort, tandis que les anges tendront les mains : “Dehors vos âmes ! Aujourd’hui vous allez être payés par le châtiment de l’humiliation, pour la non-vérité que vous disiez contre Dieu, et pour vous être écartés de Ses signes en vous enflant d’orgueil.”
Et très certainement vous êtes venus à Nous, seuls, tout comme Nous vous avions créés une première fois. Ce que Nous vous avions accordé, vous l’avez abandonné derrière vos dos ; et Nous ne voyons pas avec vous vos intercesseurs, les Associés dont vous prétendiez qu’ils étaient chez vous. Il y a certainement eu rupture entre vous : ils se sont égarés de vous, ceux que vous prétendiez !
Oui, Dieu est le fendeur de la graine et du noyau : du mort Il fait sortir le vivant, et du vivant, fait sortir le mort, — voilà Dieu ! Comme vous voilà à l’envers !
Fendeur de l’aube, Il a assigné la nuit au repos, et le soleil et la lune au comput. Voilà ce qu’a déterminé le Puissant, le Savant.
Et c’est Lui qui vous a assigné les étoiles, pour que par elles vous vous guidiez dans les ténèbres de la terre et de la mer. Certes, Nous détaillons les signes pour ceux qui savent !
Et c’est Lui qui vous a fait naître à partir d’une personne unique. Puis il y a une halte et un gîte. — Nous avons certes détaillé les signes, pour ceux qui comprennent !
Et c’est Lui qui du ciel a fait descendre l’eau. Puis par elle Nous avons fait sortir la germination de toute chose, de quoi Nous avons fait sortir une verdure d’où Nous faisons sortir des grains qui chevauchent les uns sur les autres ; et du dattier, de sa spathe, des régimes de dattes qui se tendent. Et aussi les jardins de raisins. Et l’olive, et la grenade qui se confondent mais ne se ressemblent pas. Regardez-en le fruit quand il fructifie ! et son mûrissement ! Voilà bien là des signes, vraiment, pour ceux qui croient !
Et ils ont désigné des Associés à Dieu : les djinns, — alors que c’est Lui qui les a créés ! Et ils Lui ont taillé des fils et des filles, sans savoir ! — Pureté à Lui ! Il est plus haut que ce qu’ils décrivent !
L’inventeur des cieux et de la terre ! Comment aurait-Il un enfant, quand Il n’a pas de compagne et que c’est Lui qui a tout créé, et qu’il se connaît à tout ?
Voilà votre Seigneur ! Il n’y a de Dieu que Lui, créateur de tout. Adorez-Le donc. C’est Lui qui a charge de tout.
Les regards ne L’atteignent pas, cependant qu’il atteint les regards. Et Il est le doux, le bien-informé.
Certes, il vous est parvenu des exhortations à la clairvoyance, de la part de votre Seigneur ! Donc, quiconque voit clair, alors c’est pour lui ; et quiconque reste aveugle, alors, c’est contre lui ; car moi, je ne suis pas gardien sur vous.
Ainsi déployons-Nous les signes, afin qu’on dise que tu as étudié, et afin que Nous l’exposions à ceux qui savent.
Suis ce qui t’est révélé de la part de ton Seigneur. Et il n’y a de Dieu que Lui. Et laisse ceux qui donnent des Associés !
Si Dieu voulait, ils ne donneraient pas d’Associés ! Mais Nous ne t’avons pas désigné comme gardien sur eux ; et tu n’as pas non plus charge d’eux.
N’injuriez pas ceux-là qu’ils, invoquent au lieu de Dieu, car par transgression, ils injurieraient Dieu sans savoir. Ainsi avons- Nous enjolivé aux yeux de chaque communauté sa propre action. Ensuite, vers leur Seigneur sera leur retour ; et puis Il les informera de ce qu’ils œuvraient.
Et ils jurent, à serments renforcés, que s’il leur venait un signe, ils y croiraient très certainement. — Dis : “En vérité, les signes ne sont qu’auprès de Dieu !” — Mais qui vous donnera conscience que, quand cela arrivera, ils ne croiront pas ?
Et comme ils ne l'ont pas cru la première fois, Nous bouleversons leurs cœurs et leurs regards, et les laissons marcher en aveugles dans leur rébellion.
Oui, et si Nous faisions descendre les anges vers eux, et si les morts leur parlaient, et si Nous rassemblions toute chose à leur rencontre, ils ne croiraient que si Dieu veut. Mais la plupart d’entre eux ignorent !
Ainsi, à chaque prophète Nous avons assigné un ennemi : des diables d’entre les hommes et les djinns, qui s’inspirent les uns aux autres trompeusement une parole ornée ; —et si ton Seigneur avait voulu, ils ne l’auraient pas fait ; laisse-les donc avec ce qu’ils blasphèment,—
pour que les cœurs de ceux qui ne croient pas à l’au-delà se penchent vers elle, et qu’ils l’agréent, et qu’ils gagnent ce qu’ils gagnent !
Chercherais-je autre juge que Dieu, quand c’est Lui qui a fait descendre vers vous cet exposé détaillé qu’est le Livre ? Et ceux à qui Nous avons donné le Livre savent que vraiment il est descendu avec la vérité, de la part de ton Seigneur. Ne sois donc point du nombre de ceux qui doutent.
Et la parole de ton Seigneur s’est accomplie en toute vérité et équité. Personne qui modifie Ses paroles ! Et Il entend, Il sait.
Et si tu obéis à la plupart de ceux qui sont sur la terre, ils t’égareront du sentier de Dieu : ils ne suivent que la conjecture, et ne font que supputer.
Et vraiment c’est ton Seigneur qui sait le mieux quiconque s’égare de Son sentier, et qui se connaît le mieux aux bien-guidés.
Mangez donc de ce sur quoi le nom de Dieu a été mentionné, si vous demeurez croyants en Ses signes.
Qu’avez-vous à ne pas manger de ce sur quoi le nom de Dieu a été mentionné ? alors qu’il vous a détaillé ce qu’il vous avait, sauf détresses, interdit ! Oui, beaucoup de gens égarent, sans savoir, par leurs passions ! C’est vraiment ton Seigneur qui se connaît le mieux aux transgresseurs.
Et laissez le dehors et le dedans du péché. Oui, ceux qui s’acquièrent le péché seront le dedans et dehors du payés de ce qu’ils auront gagné !
Et ne mangez pas ce sur quoi le nom de Dieu n’a pas été mentionné, car ce serait perversité, assurément. Oui, les diables inspirent leurs amis de disputer avec vous. Si vous leur obéissez, vraiment vous êtes des faiseurs de dieux !
Quoi ! En voici un qui était mort, puis Nous lui avons donné la vie et lui avons assigné une lumière avec quoi marcher parmi les gens : serait-il pareil, par exemple, à celui qui est dans les ténèbres sans pouvoir en sortir ? C’est ainsi qu’on a enjolivé aux mécréants ce qu’ils œuvrent.
Et ainsi, Nous avons assigné pour chefs à chaque cité ses criminels, afin qu’ils y ourdissent des stratagèmes. Mais ils n’ourdissent de stratagème que contre eux-mêmes, et ils ne sont pas conscients !
Et lorsqu’un signe leur vient, ils disent : “Nous ne croirons que quand on nous aura donné la pareille de ce qui a été donné aux messagers de Dieu !” — Dieu sait mieux où assigner la charge d’être Son messager ! — Humiliation devant Dieu et énorme châtiment vont atteindre ceux qui commettent des crimes. Pour leurs stratagèmes !
Et puis, quiconque Dieu veut guider, Il lui ouvre la poitrine à la Soumission. Et quiconque Il veut égarer, Il rend étroite, gênée sa poitrine, comme d’un qui fait effort pour monter sur une hauteur. Ainsi Dieu assigne la souillure à ceux qui ne croient pas.
Et voilà en toute droiture le chemin de ton Seigneur. Oui, Nous avons détaillé les signes pour les gens qui s’efforcent de se rappeler.
A eux la maison de Paix, près de leur Seigneur. Et c’est Lui qui est leur ami, pour prix de ce qu’ils faisaient.
Et le jour où Il les rassemblera tous : “Troupe de djinns ! vous avez beaucoup abusé des hommes !” Et leurs amis parmi les hommes diront : “O notre Seigneur ! Nous avons cherché jouissance les uns des autres, et nous avons atteint le terme que Tu avais déterminé pour nous.” — Lui de dire : “L’enfer est votre demeure, pour y rester éternellement, — sous réserve de ce que Dieu veut.”— Vraiment ton Seigneur est sage, savant !
Et ainsi désignons-Nous les prévaricateurs comme chefs les uns des autres, pour prix de ce qu’ils s’acquéraient.
“Troupe de djinns et d’hommes ! Ne vous est-il pas venu des messagers d’entre les vôtres, qui vous ont raconté Mes signes et avertis de la rencontre de votre Jour que voici ?” — Ils diront : “Nous sommes témoins contre nous-mêmes !” — La vie présente les trompait ; et ils ont témoigné contre eux-mêmes qu’en vérité ils sont restés mécréants.
C’est qu’il n’est pas de ton Seigneur de détruire à tort des cités dont les gens sont encore ignorants.
A tous, des rangs selon ce qu’ils auront fait. Or ton Seigneur n’est pas ignorant de ce qu’ils font !
Et ton Seigneur est à l’abri de tout, détenteur de miséricorde. S’il voulait, Il vous ferait partir, et vous donnerait successeur à Sa guise, tout comme Il vous a procréés de la descendance d’un autre peuple.
Oui, ce qui vous a été promis est certainement en route. Et vous n’êtes pas à même de réduire l’impuissance !
Dis : “O mon peuple ! Œuvrez à votre place ; moi aussi j’œuvre, en vérité Ensuite, bientôt vous saurez à qui appartient, dans le monde, la dernière manche” : les prévaricateurs ne sont vraiment pas les gagnants !
Et ils assignent à Dieu portion de ce qu’il a produit de champs et de bestiaux, et ils disent : “Ceci est à Dieu, — quelle prétention ! — et ceci à nos dieux.” Mais ce qui est pour leurs dieux n’atteint pas Dieu, tandis que ce qui est pour Dieu atteint leurs dieux. Comme est mauvais ce qu’ils jugent !
Et c’est ainsi que leurs dieux ont enjolivé à beaucoup de faiseurs de dieux le meurtre de leurs enfants afin de les faire perdants et de travestir à leurs yeux leur religion. Or si Dieu voulait, ils ne le feraient pas. Laisse-les donc, et ce qu’ils blasphèment.
Et ils disent : “Voilà des bestiaux et des champs frappés d'interdiction : n'en mangeront que qui nous voudrons — quelle prétention ! — et des bêtes dont le dos est tabou, et des bêtes sur lesquelles ils ne mentionnent pas le nom de Dieu. En blasphème contre Lui ! Il les paiera bientôt de leur blasphème.
Et ils disent : “Ce qui est aux ventres de ces bêtes-ci est réservé aux mâles d'entre nous, et interdit à nos épouses.” Et si c'est une bête morte, ils y participent tous ! Bientôt Il les paiera de leurs descriptions. Oui, Il est sage, savant.
Certainement perdants, ceux qui par sottise tuent leurs enfants sans savoir, et qui interdisent ce que Dieu leur a attribué de nourriture, en blasphème contre Dieu. Oui, ils se sont égarés et point ne demeurent bien guidés.
C'est Lui qui a créé les jardins treillagés et les non treillagés ; et les dattiers ; et la cultuel récoltes diverses ; l’olive et la grenades, semblables et pourtant pas ressemblantes ; —mangez-en du fruit lorsqu'il fructifie, et acquittez-en les droits, le jour de la récolte : et pas d’outrance ! non, Il n’aime pas les outranciers ;—
et dans les bestiaux, portage et monture ; —mangez de ce que Dieu vous a attribué en nourriture, et ne suivez pas les pas du Diable : c’est pour vous un ennemi manifeste, vraiment ;—
soit huit, en couples : deux pour les ovins, deux pour les caprins... — dis : “Est-ce les deux mâles qu’il a interdits, ou les deux femelles, ou ce qui est dans les matrices des deux femelles ? Informez-moi de science, si vous êtes véridiques” ; —
... deux pour les camélidés, deux pour les bovins... —Dis : “Est-ce les deux mâles qu’il a interdits, ou les deux femelles, ou ce qui est dans les matrices des deux femelles ? Ou bien étiez-vous là quand Dieu vous l’enjoignit ?” Quel pire prévaricateur, donc, que celui qui blasphème un mensonge contre Dieu pour, sans savoir, égarer les gens ? Non, Dieu ne guide pas les gens prévaricateurs !
Dis : “Dans ce qui m’a été révélé, je ne trouve d’interdit, pour le mangeur qui le mangerait, que la bête morte, ou le sang qu’on fait couler, ou la chair de porc, — car c’est une souillure, — ou une perversité, quand quelque autre que Dieu y a été mentionné.” Quiconque est contraint mais non pas rebelle ni transgresseur, alors, oui, ton Seigneur est pardonneur, miséricordieux.
A ceux qui se sont judaïsés, Nous avons interdit toute bête à ongle. Des bovins et des ovins, Nous leurs avons interdit les graisses des deux, sauf celle de leurs dos ou des entrailles, ou celle qui est mêlée à l’os. Ainsi les avons-Nous payés de leur rébellion. Oui, et Nous sommes véridique !
Puis, s’ils te traitent de menteur, alors, dis : “Votre Seigneur est détenteur d’une immense miséricorde cependant que Sa rigueur ne saura être détournée des criminels.”
Bientôt, ceux qui donnent à Dieu des Associés diront : “Si Dieu avait voulu, nous n’aurions pas été des faiseurs de dieux, non plus que nos ancêtres ; et nous n’aurions rien déclaré illicite.” Ainsi leurs devanciers criaient au mensonge, jusqu’à ce qu’ils eurent goûté de Notre rigueur. Dis : “Avez- vous quelque science à nous produire ? Vous ne suivez que la conjecture et ne faites que supputer !”
Dis : “A Dieu, donc, l’argument péremptoire. S’il voulait, certainement Il vous guiderait tous.”
Dis : “Amenez des témoins à vous, qui témoigneraient que Dieu a interdit cela.” Si ensuite ils témoignent, alors ne témoigne pas avec eux, et ne suis pas les passions de ceux qui traitent de mensonge Nos signes, et qui ne croient pas à l’au-delà tandis qu’ils donnent des égaux à leur Seigneur.
Dis : “Venez, je vais vous réciter ce que votre Seigneur vous a interdit ; — ceci : Ne Lui associez quoi que ce soit ; — soyez cependant bienfaisants envers les père et mère ! — Et ne tuez pas vos enfants pour une pénurie de vivres : la nourriture, Nous l’attribuons à vous tout comme à eux. Et n’approchez pas des turpitudes — tant de ce qui en paraît que de ce qui s’en cache. Et, sauf en droit, ne tuez personne que Dieu ait défendu ; — voilà ce que Dieu vous enjoint ; peut-être comprendrez-vous ?
Et n’approchez, que pour le mieux, des biens de l’orphelin, jusqu’à ce qu’il ait atteint ses pleines forces. Et remplissez la mesure et le poids en toute justice, — Nous n’imposons personne que selon sa capacité. Et quand vous parlez, alors soyez équitables, même s’il s’agit d’un proche parent. Et remplissez le pacte de Dieu. Voilà ce qu’il vous enjoint. Peut- être vous rappellerez-vous ?”
“Et voilà en toute droiture Mon chemin : suivez-le donc ; et ne suivez pas les sentiers : ils vous détacheraient de Son sentier.” Voilà ce qu’il vous enjoint. Peut-être vous comporterez-vous en piété ?
Ensuite, Nous avons donné à Moïse le Livre, — complément du bien qu’il avait fait, et exposé détaillé de toute chose, et guidée et miséricorde ; — peut-être auraient-ils cru fait en la rencontre de leur Seigneur ?
Et voici un Livre béni que Nous avons fait descendre ; —suivez-Ie donc et comportez-vous en piété. Peut-être vous sera-t-il fait miséricorde ? —
Afin que vous ne disiez pas : “Oui, on n’a fait descendre le Livre que sur deux peuples d’avant nous, 'et nous étions bien dans l’ignorance de leur étude.”
Ou que vous disiez : “Si c’était à nous qu’on eût fait descendre le Livre, nous aurions certainement été mieux guidés qu’eux.” Voilà certes que vous sont venues, de votre Seigneur, preuve et guidée et miséricorde. Après cela, quel pire prévaricateur que celui qui traite de mensonge les signes de Dieu, et qui s’en détourne ? bientôt Nous paierons ceux qui se détournent de Nos signes, par le mal du châtiment, pour ce qu’ils se sont détournés.
Qu’attendent-ils ? que les anges leur viennent ? ou que vienne ton Seigneur ? ou que vienne un des signes de ton Seigneur ? Le jour où l’un des signes de ton Seigneur sera venu, point ne profitera à l’âme la croyance qu’elle n’aura pas d’abord crue ou le bien qu’elle n’aura pas acquis lors de sa foi. — Dis : “Attendez ! Nous attendons bien, Nous !”
Oui, ceux qui font schisme en leur religion et se forment en sectes, tu n’es en rien des leurs. Rien d’autre : leur affaire appartient à Dieu. Il les informera de ce qu’ils faisaient.
Quiconque viendra avec le bien, à lui alors dix fois autant ; et quiconque viendra avec le mal, on ne lui paiera que l’équivalent. Et on ne leur manquera pas.
Dis : “Quant à moi, oui, Dieu m’a guidé vers un chemin droit, religion droite, la religion en sincérité, d’Abraham, —lui n’était pas du nombre des faiseurs de dieux !”
Dis : “En vérité, mon Office et mon culte et ma vie et ma mort appartiennent à Dieu Seigneur des mondés.
A Lui nul Associé ! Et c’est cela qu’on m’a commandé, et je suis le premier de ceux qui se soumettent.”
Dis : “Chercherais-je autre Seigneur que Dieu, alors qu’il est le Seigneur de toute chose ? Chacun n’acquiert qu’à ses dépens : pas un porteur ne porte le port d’autrui. Puis vers votre Seigneur est votre retour. Puis Il vous informera de ce en quoi vous divergez.
C’est Lui qui vous a désignés gérants de la terre, et qui vous a élevés, en rangs, les uns au-dessus des autres, afin de vous éprouver en ce qu’il vous a donné. Vraiment ton Seigneur est prompt de poursuite, et Il est pardonneur, miséricordieux, vraiment !
Alif Lâm Mîm S’âd.
Livre qui a été descendu vers toi ; — qu’il n’y ait, à son sujet, nulle gêne dans ta poitrine ! — afin que par-là tu avertisses, et qu'il soit aux croyants un Rappel.
Suivez ce qui, de votre Seigneur, a été descendu vers vous ; et ne suivez pas de patrons hors de Lui. Pour peu que vous vous rappeliez !
Que de cités Nous avons détruites ! Or, Notre rigueur leur vint, soit au cours du repos nocturne, soit lorsqu'ils faisaient la sieste.
Alors ils ne pouvaient pas invoquer, quand leur vint Notre rigueur, sauf à dire : “Oui, nous sommes demeurés prévaricateurs !”
Eh bien, très certainement Nous interrogerons ceux vers qui on avait envoyé, et très certainement Nous interrogerons les envoyés.
Et puis Nous leur en raconterons, — et à bon escient, car Nous n’étions pas absent !
Et il y aura pesée, ce jour-là ; voilà la vérité. Donc, quant à celui dont les balances pèseront lourd, alors les voilà les gagnants.
Et quant à celui dont les balances pèseront léger, alors les voilà ceux qui auront fait perdantes leurs âmes en prévariquant contre Nos signes.
Très certainement Nous vous avons donné place sur terre et Nous vous y avons assigné des vivres. Pour peu que vous soyez reconnaissants !
Et très certainement Nous vous avons créés, puis Nous vous avons donné forme, puis Nous avons dit aux anges : “Prosternez- vous devant Adam.” Ils se prosternèrent donc ; sauf Satan : ‘il ne fut point de ceux qui se prosternèrent.
Dieu dit : “Qu’est-ce qui t’empêche de te prosterner quand Je te commande ?” lui de dire : “Je suis mieux que celui-là : Tu m’as créé de feu, alors, que Tu l’as créé de poussière.”
— “Va-t’en ! dit Dieu. Ainsi tu n’auras plus ici à t’enfler d’orgueil. Eh bien, sors ! Oui, te voilà de ceux qui se font petits !”
— “Accorde-moi un délai, dit Satan ; jusqu’au jour où ils seront ressuscités.”
—“Oui, dit Dieu, tu es de ceux à qui délai est accordé.
—“Eh bien, dit Satan, puisque Tu m’as mis en erreur, très certainement, je m’assoirai, pour eux, sur Ton droit chemin,
puis, très certainement, je leur viendrai de devant et de derrière, et de leur droite et de leur gauche ; et, pour la plupart, Tu ne les trouveras pas reconnaissants.”
—“Sors de là, dit Dieu, couvert d’opprobre et repoussé ! Oui, quiconque te suit, des leurs... de vous tous, très certainement, J’emplirai la Géhenne.
O Adam, habite le Paradis, toi et ton épouse ; puis mangez tous deux, de partout à votre guise ; et n’approchez pas de cet arbre que voici : vous seriez alors tous deux du nombre des prévaricateurs.”
Puis le Diable, afin de leur rendre visible ce qui leur était caché, — leurs nudités, — leur suggéra à tous deux, disant : “Votre Seigneur ne vous a interdit cet arbre qu’afin que vous ne deveniez pas des anges, ou d’éternels séjourneurs.”
Et il leur jura : “Oui, vraiment je suis pour vous deux du nombre des bons conseillers.”
Alors il les fit tomber par tromperie. Puis, lorsqu’ils eurent goûté de l’arbre, leurs nudités leur devinrent visibles ; et ils commencèrent tous deux à y attacher des feuilles du Paradis. Et leur Seigneur les appela : “Ne vous avais-Je pas, vous deux, interdit cet arbre ? et ne vous avais-Je pas dit que le Diable était vraiment pour vous deux un ennemi déclaré ?”
—Tous deux dirent : “O notre Seigneur, nous nous sommes manqué à nous-mêmes. Et si Tu ne nous pardonnes pas et ne nous fais pas miséricorde, nous serons très certainement du nombre des perdants.”
—“Allez-vous-en, dit Dieu. Ennemis les uns des autres ! Et il y aura pour vous sur terre, halte et jouissance pour un temps.”
—“Là, dit Dieu, vous vivrez, et là vous mourrez et de là on vous fera sortir.”
O enfants d’Adam ! Oui, Nous avons fait descendre sur vous le vêtement pour cacher vos nudités. —De même la plume de l’oiseau. —Quant au vêtement de la piété, c’est le meilleur. —C’est un des signes de Dieu. Peut-être se rappelleront-ils ?
O enfants d’Adam ! Que le Diable ne vous tente point comme il a fait sortir du Paradis vos père et mère, leur arrachant le vêtement pour leur rendre visibles leurs nudités. Oui, il vous voit, lui et ses semblables, de telle sorte que vous ne les voyez pas. Oui à ceux qui ne croient pas, Nous avons désigné les diables pour amis.
Quand ils commettent une turpitude, ils disent : “Nous y avons trouvé nos ancêtres ; et c’est Dieu qui nous l’a commandée.” —Dis : “Non, Dieu ne commande pas la turpitude. Direz-vous contre Dieu ce que vous ne savez pas ?”
Dis : “Mon Seigneur a commandé la justice. Lors de chaque Office, debout vos visages ! Et invoquez-Le, purifiant pour Lui votre religion, —comme Il vous a commencés vous retournerez ;—
Il guide les uns, tandis que l’erreur se réalise sur d’autres, lesquels, en vérité, ont pris au lieu de Dieu les diables pour patrons ; et ils comptent que vraiment ce sont eux les bien-guidés !
O enfants d’Adam, lors de chaque Office, prenez votre parure. Et mangez et buvez ; mais pas d’excès ! Il n’aime pas les excessifs.
Dis : “Qui a interdit la parure de Dieu, —qu'Il a produite pour Ses esclaves,— ainsi que les excellentes nourritures ?” —Dis : “Elles seront, dès la vie présente, à ceux qui croient, exclusivement leurs au jour de la résurrection.” Ainsi détaillons- Nous les signes pour les gens qui savent.
Dis : “Rien d’autre, en vérité : mon Seigneur a interdit les turpitudes, —tant ce qui en paraît que ce qui reste caché, — et le péché, et la rébellion sans droit, et d’associer à Dieu ce sur quoi Il n’a fait descendre aucune autorité, et de dire contre Dieu ce que vous ne savez pas.”
A chaque communauté, un terme. Quand leur terme vient, donc, ils ne peuvent pas retarder d’une heure, hâter non plus.
O enfants d’Adam ! Si jamais vous viennent des messagers d’entre vous, qui vous racontent Mes signes, alors quiconque se comportera en piété et se réformera, sur eux nulle crainte, et point ne seront affligés.
Et quant à ceux qui traitent de mensonge Nos signes et qui s’enflent d’orgueil à l’encontre, ce sont compagnons du Feu, où ils demeureront éternellement.
Quel pire prévaricateur, donc, que celui qui blasphème un mensonge contre Dieu, ou qui traite de mensonge Ses signes ? Voilà ceux qu’atteindra leur part de la Prescription ; ensuite, Nos anges, venant à eux pour les achever, diront : “Où sont-ils ceux que vous aviez coutume d’invoquer au lieu de Dieu ?” —Eux de dire : “Ils se sont égarés de nous”. Et ils témoigneront contre eux- mêmes qu’ils étaient vraiment mécréants.
“Entrez dans le Feu, dira Dieu, parmi les djinns et les hommes de communautés révolues déjà avant vous.” —Toutes les fois qu’une communauté entrera, elle maudira sa sœur. Puis, lorsque tous s’y retrouveront, la dernière fournée dira de la première : “O notre Seigneur ! voilà ceux qui nous ont égarés : donne-leur donc double châtiment de feu.” —Il dira ; “Le double pour chacun ! mais vous ne savez pas !”
Et la première fournée dira à la dernière : “Mais vous n’avez sur nous nulle excellence ! goûtez donc au châtiment, pour ce que vous vous êtes acquis !”
Non, pour ceux qui traitent de mensonge Nos signes et qui s’en enflent d’orgueil, les portes du ciel ne seront pas ouvertes, et point n’entreront au Paradis, que le chameau n’ait pénétré dans le chas de l’aiguille. Ainsi payons-Nous les criminels.
Ils auront de la Géhenne des lits, et des couvre-lits par-dessus eux. Ainsi payons-Nous les prévaricateurs !
Et quant à ceux qui croient, et font œuvres bonnes, —Nous n’imposons personne que selon sa capacité,— ceux-ci sont compagnons du Paradis ; ils y demeureront éternellement.
Et Nous arracherons la rancune de dans leurs poitrines, tandis que sous eux couleront les ruisseaux, et qu’ils diront : “Louange à Dieu qui nous y a guidés ! Nous n’aurions pas su nous guider si Dieu ne nous avait pas guidés. Très certainement les messagers de notre Seigneur venaient avec la vérité !” —Et on leur proclamera : “Ce Paradis-là vous a été donné en héritage pour ce que vous œuvriez.”
Et les compagnons du Paradis de crier aux compagnons du Feu : “Certes, nous avons trouvé vrai ce que notre Seigneur nous avait promis. Avez-vous aussi trouvé vrai ce que votre Seigneur avait promis ?” —“Oui”, diront-ils. Puis un annonceur annoncera ceci au milieu d’eux : “Malédiction de Dieu sur les prévaricateurs
qui empêchaient du sentier de Dieu et qui cherchaient à le rendre tortueux, cependant qu’ils mécroyaient à l’au-delà.”
Et entre deux, il y aura un rideau, et, sur les limbes, des gens qui reconnaîtront tout le monde par ses traits caractéristiques. Et eux de crier aux compagnons du Paradis : “Paix sur vous !” sans pouvoir y entrer eux-mêmes tout en le convoitant.
Et quand leurs regards seront tournés vers les compagnons du Feu, ils diront : “O notre Seigneur ! Ne nous assigne pas en la compagnie des prévaricateurs.”
Et les compagnons des Limbes criant à certains hommes qu’ils reconnaîtront par leurs traits caractéristiques diront : “Ni votre foule, ni l’orgueil dont vous étiez enflés ne vous ont mis à l’abri !
Est-ce là ceux dont vous juriez que Dieu ne leur ferait pas obtenir quelque miséricorde Entrez au Paradis ! Sur vous nulle crainte, et point ne serez affligés !”
Et les compagnons du Feu crieront ceci aux compagnons du Paradis : “Répandez de l’eau sur nous, ou de ce que Dieu vous a attribué en nourriture.” — “Vraiment, répondront-ils, Dieu a interdit l’un et l’autre aux mécréants !”
Ceux-ci prenaient leur religion pour amusement et jeu, et la vie présente les trompait. Eh bien, Nous les oublierons aujourd’hui comme ils oubliaient la rencontre de leur jour que voici, et qu’ils niaient Nos signes.
Très certainement, Nous leur avons fait venir un Livre, que Nous avons détaillé en toute connaissance à titre de guidée et de miséricorde pour les gens qui croient.
Qu’attendent-ils, que sa réalisation ? Le jour où sa réalisation viendra, ceux qui auparavant l’oubliaient diront : “Oui, les messagers de notre Seigneur venaient avec la vérité. Y a-t-il pour nous des intercesseurs qui puissent intercéder en notre faveur ? ou pourrons-nous être renvoyés, que nous œuvrions autre chose que ce que nous œuvrions ?” Certainement, ils se sont faits perdants eux-mêmes ; et ce qu’ils blasphémaient s’est égaré d’eux.
Oui, votre Seigneur, c’est Dieu, qui a créé les cieux et la terre en six jours, puis Il s’est établi sur le Trône. Il fait que la nuit, excitée à poursuivre le jour, le couvre. Et le soleil, et la lune, et les étoiles, mis à la corvée par Son commandement. N’est-ce pas à Lui qu’appartiennent la création et le commandement ? Béni soit Dieu, Seigneur des mondes !
Invoquez votre Seigneur avec humilité et en secret. Il n’aime pas les transgresseurs, vraiment !
Et sur la terre après qu’elle a été réformée ne commettez pas le désordre. Et invoquez-Le avec crainte et convoitise. Oui, la miséricorde de Dieu est proche des bienfaisants.
C’est Lui qui envoie les vents, annonciateurs au-devant de Sa miséricorde. Puis, lorsqu’ils portent une nuée lourde, Nous la dirigeons en faveur d’un pays mort, puis Nous en faisons descendre l’eau, puis Nous en faisons sortir toute espèce de fruits. Ainsi ferons-Nous sortir les morts. Peut-être vous rappellerez-vous ?
Et quant à l’excellent pays, sa végétation sort, par la permission de son Seigneur ; mais quant au pourri, elle ne sort qu’insuffisamment. Ainsi déployons-Nous les signes pour les gens qui sont reconnaissants.
Très certainement, Nous avons envoyé Noé vers son peuple. Or, il dit : “O mon peuple, adorez Dieu ! Pour vous, pas d’autre Dieu que Lui. Oui je crains pour vous le châtiment d’un jour énorme !”
La cohorte des grands de son peuple dit : Certes nous te voyons dans un égarement manifeste, vraiment !”
—Il dit : “O mon peuple, il n’y a pas d’égarement en moi ; mais je suis un messager de la part du Seigneur des mondes.
Je vous communique les messages de mon Seigneur, et je vous donne conseil sincère, et j’ai reçu de Dieu science de ce que vous ne savez pas.
Quoi ! vous vous étonnez qu’un rappel vous vienne de votre Seigneur, sur un homme des vôtres pour qu’il vous avertisse et que vous vous comportiez en piété, et que peut-être miséricorde vous soit faite ?”
Mais ils le traitèrent de menteur. Or, Nous l’avons sauvé, lui et ceux qui étaient avec lui dans l’arche, et noyé ceux qui traitaient de mensonge Nos signes. C’étaient gens aveugles, vraiment ;
Et aux Aad, leur frère Houd : “O mon peuple, dit celui-ci, adorez Dieu. Pour vous, pas d’autre Dieu que Lui. Eh bien, ne vous comporterez-vous pas en piété ?”
La cohorte des grands de son peuple, qui avaient mécru, dit : “Certes, nous te voyons en pleine sottise, vraiment ; et certes nous te pensons du nombre des menteurs.”
—Il dit : “O mon peuple, il n’y a point de sottise en moi ; mais je suis un messager de la part du Seigneur des mondes.
Je vous communique les messages de mon Seigneur, et je suis pour vous un conseiller sincère, sûr.
Quoi ! vous vous étonnez qu’un rappel vous vienne de votre Seigneur, sur un homme des vôtres, pour qu’il vous avertisse ? Rappelez- vous donc quand, après le peuple de Noé, Il vous désigna lieutenants et qu’il accrut votre corpulence, dans la création ! Eh bien, rappelez-vous les bienfaits de Dieu. Peut- être serez-vous gagnants ?”
Ils dirent : “Es-tu venu à nous pour que nous adorions Dieu, Lui tout seul, et que nous délaissions ce que nos ancêtres adoraient ? Fais donc venir ce dont tu nous menaces, si tu es du nombre des véridiques !”
Il dit : “Voilà bien tombées sur vous, de la part de votre Seigneur, souillure et colère ! Allez-vous disputer avec moi sur des noms que vous et vos ancêtres avez nommés sans que Dieu y ait fait descendre d’autorité ? Attendez donc !
Oui, en votre compagnie je reste de ceux qui attendent.” Or, Nous l’avons sauvé, lui et ceux qui étaient avec lui, par miséricorde de Notre part, et retranché le dernier reste de ceux qui traitaient de mensonge Nos signes cependant qu’ils n’étaient pas croyants.
Et aux Thamoud, leur frère Sâlih : “O mon peuple, dit celui-ci, adorez Dieu. Pour vous, pas d’autre Dieu que Lui. Certes, une preuve vous est venue de votre Seigneur : voici la chamelle de Dieu, un signe pour vous ; laissez-la donc manger sur la terre de Dieu, et ne lui faites aucun mal : un châtiment douloureux vous prendrait.
Et rappelez-vous quand, après les Aad, Il vous désigna lieutenants, et vous installa sur la terre : vous preniez des palais dans les plaines, et tailliez en maisons les montagnes. Rappelez-vous donc les bienfaits de Dieu, et ne répandez pas le désordre sur la terre comme des fauteurs de désordre.”
La cohorte des grands de son peuple, qui s’enflaient d’orgueil, dit aux opprimés, à ceux d’entre eux qui avaient cru : “Savez-vous bien si Sâlih est envoyé de la part de son Seigneur ?” — Ceux-ci de dire : “Oui, nous sommes croyants en son message d’envoyé.”
—Ceux qui s’enflaient d’orgueil dirent : “Nous mécroyons, vraiment, ce à quoi vous avez cru !”
Ils coupèrent donc les jarrets de la chamelle. Et ils s’enflaient d’orgueil contre le commandement de leur Seigneur. Et ils dirent : “O Sâlih, fais venir sur nous ce dont tu nous menaces, si tu es du nombre des Envoyés.”
Le cataclysme les prit donc ; et les voilà sur leurs genoux gisant dans leurs demeures.
Alors il se détourna d’eux et dit : “O mon peuple, je vous avais certes communiqué le message de mon Seigneur, et vous avais conseillé sincèrement. Mais vous n’aimez pas les conseillers sincères !”
Et Loth, quand il dit à son peuple : “Allez- vous en venir à une turpitude où nul de par les mondes ne vous a précédés ?
Vraiment ! Vous allez de désir aux hommes au lieu des femmes ! Vous êtes bien plutôt un peuple outrancier !”
Et pour toute réponse, le peuple ne fit que dire : “Expulsez-les de votre cité ! Voilà des gens, vraiment qui se targuent de pureté !”
Or, Nous l'avons sauvé, lui et sa famille, sauf sa femme qui fut parmi les traînards.
Et Nous avons fait, sur eux, pleuvoir une pluie. —Regarde donc ce qu’il est advenu des criminels !
Et aux Madian, leur frère Chuaïb ! “O mon peuple, dit-il, adorez Dieu. Pour vous, pas d’autre Dieu que Lui. Certes, une preuve vous est venue de votre Seigneur. Remplissez donc la mesure et le poids, et ne faites pas perdre aux gens leurs biens. Et ne commettez pas de désordre sur la terre après qu’elle a été réformée : ce sera mieux pour vous, si vous êtes croyants.
Et ne restez pas assis sur tout chemin, menaçant et empêchant du sentier de Dieu celui qui croit en Lui, et cherchant à le faire tortueux. Rappelez-vous quand vous étiez peu nombreux. Puis, c’est Lui qui vous a rendu nombreux. Et regardez ce qu’il est advenu des fauteurs de désordre.
Si une partie d’entre vous a cru au message avec quoi j’ai été envoyé, une partie n’a pas cru ; eh bien, endurez avec constance, jusqu’à ce que Dieu juge parmi nous ! Il est le meilleur des juges.”
La cohorte des grands de son peuple, qui s’enflaient d’orgueil, dit : “Nous t’expulserons très certainement de notre cité, ô Chuaïb, toi et ceux qui ont cru en toi. Ou il vous faudra revenir à notre religion !” —Il dit : “Quoi, malgré notre aversion ?
Certes, nous blasphémerions un mensonge contre Dieu, si nous revenions à votre religion après que Dieu nous en a sauvés ! Qu’aurions-nous à revenir ? —à moins que Dieu notre Seigneur ne veuille ; Notre Seigneur embrasse tout de science. C’est en Dieu que nous plaçons confiance. O notre Seigneur, tranche par la vérité, entre nous et notre peuple, cependant que Tu es le meilleur des trancheurs.”
Et la cohorte des grands de son peuple qui avaient mécru, dit : “Si vous suivez Chuaïb, alors, certes oui, vous êtes perdants !”
Alors, le cataclysme les prit ; et les voilà sur leurs genoux, gisant dans leurs demeures.
C’est, pour ceux qui traitaient Chuaïb de menteur, comme s’ils n’y avaient jamais habité ! Les voilà bien, les perdants, ceux qui traitaient Chuaïb de menteur !
Il se détourna donc d’eux et dit : “O mon peuple, je vous avais communiqué les messages de mon Seigneur, et conseillé sincèrement. Comment donc m’attristerais-je sur des gens mécréants ?”
Nous n’avons envoyé aucun prophète dans aucune cité, que Nous n’ayons pris ses habitants par l’adversité et la détresse. —Peut- être se seraient-ils humiliés ?
Puis Nous avons changé : du bien à la place du mal, —au point qu’oubliant tout ils dirent : “C’est nos ancêtres que la détresse et l’aisance touchaient !” —Eh bien, Nous les avons saisis soudain, cependant qu’ils n’avaient pas conscience.
Si les habitants de ces cités-là avaient cru et qu’ils se fussent comportés en piété, Nous aurions certes ouvert sur eux des plénitudes du ciel et de la terre. Mais ils ont crié au mensonge. Eh bien, Nous les avons saisis, pour ce qu’ils s’étaient acquis.
Est-ce que les gens des cités sont à l’abri de ce que Notre rigueur leur vienne de nuit pendant qu’ils dorment ?
Est-ce que les gens des cités sont à l’abri de ce que Notre rigueur leur vienne, au jour montant, pendant qu’ils s’amusent ?
Est-ce qu’ils sont à l’abri du stratagème dé Dieu ? — Contre le stratagème de Dieu ne se sentent à l’abri que les gens perdants !
Ceux qui après d’autres peuples reçoivent la terre en héritage, n’ont-ils pas été guidés par ceci que si Nous voulions Nous les atteindrions pour prix de leurs péchés, et scellerions leurs cœurs ? puis ils n’entendraient plus rien.
Voilà les cités dont Nous te racontons des nouvelles. A ceux-là, en vérité, des messagers à eux avaient apporté les preuves, mais ils n’en étaient pas à croire ce qu’auparavant ils avaient traité de mensonge. C’est ainsi que Dieu scelle les cœurs des mécréants.
Et Nous n’avons trouvé, chez la plupart d’entre eux aucun respect du pacte ; par contre, Nous avons certes trouvé pervers la plupart d’entre eux.
Puis, après ces messagers Nous avons envoyé Moïse avec Nos signes, vers Pharaon et sa cohorte de grands. Mais ils y ont manqué. Eh bien, regarde ce qu’il est advenu des fauteurs de désordre !
Et Moïse dit : “En vérité, ô Pharaon, je suis un messager de la part du Seigneur des mondes,
digne de ne dire, sur Dieu, que la vérité. Oui, je vous suis venu avec une preuve de la part de votre Seigneur. Renvoie donc, avec moi, les enfants d’Israël.”
—“Si tu es venu avec une preuve, dit Pharaon, apporte-la donc si tu es du nombre des véridiques.”
Il jeta donc son bâton, et voilà que manifestement c’était un dragon.
Et il tira sa main, et voilà : elle était blanche, pour ceux qui la regardaient.
La cohorte des grands du peuple de Pharaon dit : “Voilà, certes oui, un savant magicien !
Il veut vous expulser de votre terre.” —“Eh bien, que commandez-vous ?”
—Ils dirent : “Ajourne-le, lui et son frère, et envoie des rassembleurs dans les villes : —
ils t’amèneront tout savant magicien.”
Et les magiciens vinrent à Pharaon en disant : “Y aura-t-il vraiment un salaire pour nous si nous avons le dessus ?”
—Il dit : “Oui, et en vérité vous serez certainement du nombre des rapprochés.”
—Ils dirent : “O Moïse, est-ce toi qui jettes, c'est à nous de jeter ? ou si c’est à nous de jeter ?
—“Jetez,” dit-il. Puis lorsqu’ils eurent jeté, ils ensorcelèrent les yeux des gens, et les épouvantèrent, et vinrent avec une énorme magie.
Et Nous révélâmes à Moïse : “Jette ton bâton”. Et voilà qu’il happait ce qu’ils avaient fabriqué.
Ainsi la vérité se posa, et ce qu’ils faisaient fut vain.
Ainsi ils eurent le dessous et se firent petits.
Et les magiciens furent jetés prosternés.
Ils dirent : “Nous croyons au Seigneur des mondes,
au Seigneur de Moïse et d’Aaron.”
—“Y croirez-vous avant que je vous permette ? dit Pharaon. C’est un stratagème, oui, que vous avez stratégié dans la ville, afin d’en faire sortir ses habitants. Eh bien, vous allez savoir !
Très certainement je vais vous couper la main et la jambe opposées, et puis très certainement je vous crucifierai tous.”
Ils dirent : “En vérité, c’est vers notre Seigneur que nous nous tournons ;
et tu ne nous méprises que parce que nous avons cru aux signes de notre Seigneur lorsqu’ils nous sont venus. O notre Seigneur ! verse sur nous l’endurance, et achève-nous Soumis.”
Et la cohorte des grands du peuple de Pharaon dit : “Laisseras-tu Moïse et son peuple commettre du désordre sur la terre, et lui-même te délaisser, toi et tes dieux ?” — Il dit : “Nous allons exprès tuer leurs garçons et laisser vivre leurs filles, tandis que nous sommes, sur eux, les dominateurs.”
Moïse dit à son peuple : “Demandez secours à Dieu, et endurez avec constance : oui, la terre est à Dieu, Il en fait hériter qui Il veut parmi Ses esclaves. Cependant, la suite est aux pieux.”
—ils dirent : “Nous avons été persécutés avant que tu viennes à nous, comme après que tu es venu à nous.” —Il dit : “Il se peut que bientôt votre Seigneur détruise votre ennemi et vous fasse succéder sur la terre, pour qu’ensuite Il regarde comment vous œuvrez.”
Très certainement, Nous avons pris les gens de Pharaon par les années de disette et la diminution des fruits. —Peut-être se seraient-ils rappelés ?
Puis, lorsque le bien leur venait, ils disaient : “Cela nous appartient ;” et si un mal les atteignait ils voyaient, en Moïse et ceux qui étaient avec lui, un oiseau de mauvais augure. —Quoi ! Est-ce qu’il n’est pas auprès de Dieu, leur oiseau ? mais la plupart d’entre eux ne savent pas.
Et ils dirent : “Quel que soit le signe que tu nous apportes pour nous en ensorceler, nous ne croirons pas en toi.”
Nous avons ensuite envoyé sur eux l’inondation et les sauterelles et les poux et les grenouilles et le sang, —signes détaillés. Mais ils s’enflèrent d’orgueil et demeurèrent un peuple criminel.
Et quand le châtiment se posait sur eux, ils disaient : “O Moïse, invoque pour nous ton Seigneur en vertu du pacte qu’Il a fait avec toi. Si tu déblaies de nous le châtiment, très certainement nous croirons en toi, et enverrons très certainement avec toi les enfants d’Israël.
Puis, lorsque Nous avons déblayé d’eux le châtiment, au terme qu’ils devaient atteindre, voilà qu’ils violèrent l’engagement.
Alors Nous Nous sommes vengé d’eux ; Nous les avons noyés dans le flot, parce qu’ils traitaient de mensonge Nos signes et y étaient inattentifs.
Et les gens qui étaient opprimés, Nous les avons fait hériter les orients de la terre et ses couchants, que Nous avions bénis. Et la très belle parole de ton Seigneur s’accomplit sur les enfants d’Israël pour prix de leur endurance. Et Nous avons détruit ce que faisaient Pharaon et son peuple ainsi que ce qu’ils construisaient.
Et Nous avons fait traverser la Mer aux enfants d’Israël. Ils vinrent donc vers des gens qui s’attachaient à des idoles à eux, et ils dirent : “O Moïse, désigne-nous un dieu comme ces gens-là ont des dieux.” —Il dit : “Vous êtes une bande d’ignorants, vraiment.
Oui, ce à quoi ceux-là se tiennent va être détruit ; et demeurera vain ce qu’ils œuvrent.”
Il dit : “Chercherai-je pour vous autre dieu que Dieu, quand c’est Lui qui vous a donné excellence au-dessus des mondes ?”
Et lorsque Nous vous sauvâmes des gens de Pharaon qui voulaient pour vous le pire châtiment ! Ils tuaient exprès vos fils et laissaient vivre vos femmes ; —c’était là une grande épreuve de la part de votre Seigneur !
Et Nous donnâmes à Moïse rendez-vous à trente nuits, —lesquelles Nous complétâmes par dix, soit quarante nuits, pour que s’accomplît le temps fixé par son Seigneur. Et Moïse dit à Aaron son frère : “Sois mon lieutenant sur mon peuple, et agis bien, et ne suis pas le sentier des fauteurs de désordre.”
Et lorsque Moïse vint à Notre temps fixé, que son Seigneur lui eut parlé, il dit : “O mon Seigneur, fais-moi voir, que je Te regarde.” —Lui de dire : “Tu ne pourras jamais Me voir ; mais regarde le Mont : s’il tient en sa place, alors tu Me verras.” A peine son Seigneur se fut-il manifesté au Mont qu’il le nivela, et Moïse tomba évanoui en poussant un cri. Lorsqu’il se fut remis, il dit : Pureté à Toi ! A Toi je me repens ; et je suis le premier des croyants.”
Et Dieu : “O Moïse, sur les gens Je t’ai choisi, par Mes messages et par Ma parole. Prends donc ce que Je te donne, et sois du nombre des reconnaissants.”
Et Nous écrivîmes pour lui, sur des tablettes, une exhortation sur toute chose, et un exposé détaillé de toute chose ; — “prends-les donc avec force, et commande à ton peuple de les prendre au mieux. Bientôt Je vous ferai voir la demeure des pervers.
Bientôt J’écarterai de Mes signes ceux qui sans droit s’enflent d’orgueil sur terre. Quelque signe qu’ils voient, ils ne croient pas. Et s’ils voient le bon sentier, ils ne le prennent pas pour sentier. Et s’ils voient le sentier de l’errance, ils le prennent pour sentier.” C’est qu’en vérité ils traitent de mensonge Nos signes et y demeurent inattentifs.
Et quant à ceux qui traitent de mensonge Nos signes ainsi que la rencontre de l’au- delà, elles échouent, leurs œuvres. Seraient- ils payés autrement qu’ils n’œuvrent ?
Et le peuple de Moïse, après lui, adopta pour dieu un veau, fait de leurs parures ; un corps à mugissement ! N’ont-ils pas vu qu’il ne leur parlait pas ni ne les guidait sur aucun chemin ? Ils l’adoptèrent pour dieu, cependant qu’ils étaient prévaricateurs.
Et quand on leur eut fait toucher cela du doigt, et qu’ils virent qu’ils étaient bel et bien égarés, ils dirent : “Si notre Seigneur ne nous fait pas miséricorde et ne nous pardonne pas, nous serons très certainement du nombre des perdants.”
Et lorsque Moïse retourna vers son peuple, fâché, triste, il dit : “Quelle mauvaise gérance vous avez faite après moi ! Avez-vous voulu hâter le commandement de votre Seigneur ?” Et il jeta les tablettes, et il prit la tête de son frère en la tirant à lui. —L’autre de dire : “O fils de ma mère, de force le peuple m’a rendu faible, et peu s’en est fallu qu’ils ne me tuent. Ne fais donc pas que les ennemis se réjouissent sur moi ; et ne m’assigne pas en la compagnie des gens prévaricateurs.”
Et Moïse : “O mon Seigneur, pardonne, à moi et à mon frère, et fais-nous entrer tous deux en Ta miséricorde, cependant que Tu es le plus miséricordieux des miséricordieux.”
Ceux qui prenaient le veau pour dieu, bientôt les atteindra de la part de leur Seigneur, oui, une colère, et un avilissement dans la vie présente. Ainsi paierons-Nous les blasphémateurs.
Et ceux qui ont œuvrent en mal, puis qui après cela se sont repentis et ont cru... ton Seigneur est, après tout cela, certes oui, pardonneur, miséricordieux.
Et quand la colère de Moïse se fut calmée, il prit des tablettes. Il y avait cependant, dans leur copie, guidée et miséricorde à l’intention de ceux qui craignent leur Seigneur.
Et Moïse choisit de son peuple soixante-dix hommes pour un rendez-vous avec Nous. Puis quand le cataclysme les eut pris, il dit : “O mon Seigneur, si Tu avais voulu, Tu les aurais détruits avant, et moi avec. Vas-Tu nous détruire pour ce que des sots d’entre nous ont fait ? Ce n’est là que tentation de Toi, par quoi Tu égares qui Tu veux, et guides qui Tu veux. Tu es notre patron. Pardonne-nous donc et fais-nous miséricorde cependant que Tu es le meilleur des pardonneurs.
Et prescris pour nous un bien, dans cet ici-bas ainsi que dans l’au-delà. Nous voilà revenus vers Toi, repentis.” — Et Dieu : “Quant à Mon châtiment, Je ferai qu’il atteigne qui Je veux. Et Ma miséricorde embrasse toute chose : Je la prescrirai donc pour ceux qui pratiquent la piété et acquittent l’impôt, pour ceux aussi qui sont croyants en Nos signes,
ceux-là qui suivent le messager, le prophète gentil qu’ils trouvent en toutes lettres chez eux dans la Thora et l’Évangile, leur ordonnant le convenable, les empêchant du blâmable, leur rendant licites les choses excellentes, leur interdisant les mauvaises, leur ôtant le fardeau et les carcans qui étaient sur eux. Ceux donc qui croiront en lui, le fortifieront et lui porteront secours, et qui suivront la lumière descendue avec lui, ceux-là sont les gagnants.”
Dis : “O hommes ! Vers vous tous je suis le messager du Dieu à Qui appartient la royauté des cieux et de la terre. Pas de dieu que Lui. Il donne la vie et Il donne la mort. Croyez donc en Dieu. Et en Son messager, le prophète gentil qui croit en Dieu et en Ses paroles. Et suivez-le. Peut-être saurez-vous vous guider ?”
Et dans le peuple de Moïse, Il est une communauté qui guide avec le droit, et qui par-là exerce la justice.
Et Nous les découpâmes en douze, par tribus, par communautés. Et voici ce que Nous avons révélé à Moïse lorsque son peuple lui demanda de l’eau : “Frappe le rocher avec ton bâton.” Et voilà qu’en jaillirent douze sources, —oui, chaque groupe sut son abreuvoir,— et Nous leur avons prêté l’ombre d’un nuage, et fait descendre sur eux la manne et les cailles : “Mangez des excellentes choses que Nous vous avons attribuées.” Et ce n’est pas à Nous qu’ils ont manqué, mais eux qui se manquaient à eux-mêmes.
Et quand il leur fut dit : “Habitez cette ville et mangez-y à votre guise, et dites ‘Rémission’, et entrez par la porte en vous prosternant : Nous vous pardonnerons vos fautes ; et aux bienfaisants Nous donnerons davantage !”
Puis, les prévaricateurs des leurs changèrent en une autre la parole qui leur était dite. Alors, Nous envoyâmes du ciel un châtiment contre eux, pour ce qu’ils avaient prévariqué.
Et interroge-les au sujet de la ville qui donne sur la mer, lorsqu’on y transgressait le sabbat ! que leurs poissons venaient à eux faisant surface, au jour de leur sabbat, et ne venaient pas à eux le jour où ce n’était pas sabbat ! Ainsi les éprouvions-Nous, pour ce qu’ils agissaient en perversité.
Et quand parmi eux une communauté se mit sa dire : “Pourquoi exhortez-vous un peuple que Dieu va détruire ou châtier d’un fort châtiment ?” les autres de dire : “Pour avoir une excuse devant votre Seigneur ; et que peut-être ils se comportent en piété !”
Puis, lorsqu’ils vinrent à oublier ce qu’on leur avait rappelé, Nous sauvâmes ceux qui empêchaient du mal, et saisîmes par un châtiment rigoureux ceux qui prévariquaient, pour ce qu’ils agissaient en perversité.
Puis, lorsqu’ils s’enflèrent d’orgueil au sujet de ce qui leur avait été interdit, Nous leur dîmes : “Soyez des singes qu’on refoule !”
Et lorsque ton Seigneur annonça que jusqu’au jour de la Résurrection Il susciterait très certainement contre eux quelqu’un qui leur voudrait le pire châtiment ! Ton Seigneur, en vérité, est certes prompt à poursuivre ; et, en vérité, Il est pardonneur, oui, miséricordieux.
Et Nous les avons découpés en communautés sur la terre. Il y a parmi eux des gens de bien, et il y a les autres. Et Nous les avons éprouvés par les biens et par les maux. —Peut-être reviendront-ils ?—
Puis leur succédèrent des successeurs qui héritèrent le Livre, puisant aux biens d’ici-bas et disant : “Cela nous sera bientôt pardonné !” Autant de biens leur fussent venus, autant ils en auraient pris ! N’avait-on pas pris d’eux l’engagement du Livre, qu’ils ne diraient sur Dieu que la vérité, alors qu’ils avaient étudié ce qui s’y trouve ? —Et l’ultime demeure est meilleure pour ceux qui pratiquent la piété, —ne comprendrez- vous donc pas ?
—et qui tiennent fermement le Livre, et établissent l’Office. En vérité, Nous ne laissons pas perdre le salaire des réformateurs.
Et quand Nous avons brandi au-dessus d’eux le Mont, —comme si c’eût été une ombrelle ; et ils pensaient que ça allait tomber sur eux,— “Prenez avec force ce que Nous vous donnons, et rappelez-vous ce qui s’y trouve Peut-être serez-vous pieux ?”
Et quand ton Seigneur prit, des enfants d’Adam, — de leurs dos, —leurs descendants, et qu’il les fit témoigner sur eux- mêmes : “Ne suis-Je pas votre Seigneur ?” —Eux de dire : “Mais oui, nous témoignons !...”—parce que vous auriez dit, au jour de la résurrection : “Vraiment, nous étions inattentifs à ça” ;
ou que vous auriez dit : “C’est tout simplement que nos ancêtres autrefois fabriquaient des dieux et que nous sommes après eux leur descendance : vas-Tu nous détruire pour ce que faisaient des faiseurs de riens ?”
Et ainsi détaillons-Nous les signes. —Peut-être reviendront-ils ?
Et récite sur eux la nouvelle de celui à qui Nous avions donné Nos signes mais qui s’y déroba. Le Diable, donc, fit qu’il le suivît : il devint ainsi du nombre des errants.
Et si Nous avions voulu, par ces signes Nous l’aurions élevé, mais il s’inclina vers la terre et suivit sa passion. Il en fut donc de lui comme du chien qui halète si tu l’attaques, qui halète si tu le laisses. Voilà un exemple des gens qui traitent de mensonge Nos signes. Eh bien, raconte le conte ! Peut-être réfléchiront-ils !
Quel mauvais exemple que ces gens qui traitaient de mensonge Nos signes, cependant que c’est à eux-mêmes qu’ils manquaient !
Quiconque Dieu guide, voilà le bien-guidé. Et quiconque Il égare, voilà les perdants.
Très certainement, Nous avons produit beaucoup de djinns et d’hommes pour la Géhenne : ils ont des cœurs par où ils ne comprennent pas, ils ont des yeux par où ils ne voient pas, ils ont des oreilles par où ils n’entendent pas : ce sont de vrais bestiaux, —et plus égarés encore. Tels sont les inattentifs.
A Dieu appartiennent les noms les plus beaux : par-là, donc, appelez-Le, et laissez ceux qui blasphèment dans Ses noms : ils seront bientôt payés de ce qu’ils œuvraient.
Parmi ceux que Nous avons créés, il y a une communauté qui guide par le droit : c’est par là qu’elle exerce la justice.
Ceux qui traitent de mensonge Nos signes, Nous allons les attirer bientôt dans le piège, sans qu’ils sachent d’où.
Et Je leur accorderai un délai. Oui, Ma ruse est solide !
Est-ce qu’ils n’ont pas réfléchi ? Non, point de djinns en leur camarade : il n’est qu’un avertisseur manifeste !
N’ont-ils pas considéré le super-royaume des cieux et de la terre, et toute chose que Dieu a créée, et que peut-être leur terme est déjà proche ? Par quel discours croiront-ils donc, après cela ?
Quiconque Dieu égare, alors, pas de guide pour lui. Et Il les laisse, dans leur rébellion, marcher aveuglément.
Ils t’interrogent sur l’Heure : “Quand va-t-elle jeter l’ancre ?” —Dis : “Rien d’autre, en vérité : la science en est auprès de mon Seigneur. Lui seul la manifestera en son temps. Lourde elle sera dans les cieux et la terre ! elle ne vous viendra que soudainement.” Ils t’interrogent comme si tu en étais familier —Dis : “Rien d’autre, en vérité : la science en est auprès de Dieu.” Mais beaucoup de gens ne savent pas !
Dis : “Je ne suis maître pour moi ni de profit ni de dommage, qu’en ce que Dieu veut. Et si je savais l’invisible, j’aurais cherché le bien en abondance, et aucun mal ne m’aurait touché. Je ne suis, pour les gens qui croient, qu’un avertisseur et un annonciateur.”
C’est Lui qui vous a créés d’un individu unique, et qui a fait, de lui, pour lui, son épouse, près de qui il pût habiter ; et lorsque celui-ci l’eut couverte, elle porta portée légère avec quoi elle marchait ; puis lorsqu’elle se trouva alourdie, tous deux invoquèrent Dieu, leur Seigneur : “Si Tu nous donnes un bienportant, nous serons très certainement du nombre des reconnaissants.”
Puis, lorsqu’il leur eut donné un bien-portant, tous deux assignèrent à Dieu des Associés au sujet de ce qu’Il leur avait donné ! Mais Dieu est au-dessus de l’association de co-dieux qu’ils font !
Vont-ils en associer qui ne créent rien et qui eux-mêmes sont créés,
et qui ne peuvent pas les secourir ni se secourir eux-mêmes ?
Et si vous les appelez à la guidée, ils ne vous suivront pas. Que vous les appeliez ou que vous restiez cois, pour vous, c’est égal.
Oui, ceux que vous invoquez au lieu de Dieu sont des esclaves comme vous. Allons, invoquez-les, qu’ils vous répondent, si vous êtes véridiques !
Ont-ils des jambes avec quoi marcher ? ou ont-ils des mains avec quoi saisir ? ou ont-ils des yeux avec quoi observer ? ou ont-ils des oreilles avec quoi entendre ? —Dis : “Convoquez ces dieux vôtres, et puis, rusez contre moi ; et ne me donnez pas de délai :
oui, mon patron, c’est le Dieu qui a fait descendre le Livre, c’est Lui qui patronne les gens de bien.
Et ceux que vous convoquez à Sa place ne sont pas capables de vous secourir, non plus que de se secourir eux-mêmes.”
Et si tu les appelles à la guidée, ils n’écouteront pas. Tu les vois qui te regardent sans être clairvoyants.
Taxe le superflu, et commande ce qui convient, et laisse les ignorants.
Et si jamais une ingérence du Diable s’ingère en toi, alors cherche refuge en Dieu. Vraiment, Il entend, Il sait !
Oui, ceux qui pratiquent la piété s’efforcent de se rappeler, lorsque du Diable une ronde les touche : et les voilà clairvoyants.
Quand bien même leurs frères les enfonceraient dans l’aberration, sans cependant commettre aucun manquement.
Et quand tu ne leur apportes pas de signe, ils disent : “Quoi ? tu ne l’as pas choisi ?” —Dis : “Je ne fais que suivre, en vérité, ce qui m’est révélé de mon Seigneur.” Voilà, de votre Seigneur, des appels à la clairvoyance : une guidée, une miséricorde aussi, pour les gens qui croient.
Et quand on fait lecture du Coran, alors, prêtez-lui l’oreille, et restez cois. Peut-être vous sera-t-il fait miséricorde ?
Et rappelle-toi ton Seigneur en ton âme, en humilité et crainte, et non en parlant à voix haute, matins et après-midi, et ne sois pas parmi les inattentifs.
Oui, ceux qui sont auprès de ton Seigneur ne s’éloignent pas de Son adoration en s’enflant d’orgueil : ils chantent pureté de Lui, et devant Lui se prosternent.
Ils t’interrogent au sujet des dépouilles. —Dis : “Les dépouilles sont à Dieu et à Son messager.” Craignez Dieu, donc, et réformez vos rapports mutuels, et obéissez à Dieu et à Son messager si vous êtes croyants.
Rien d’autre, en vérité : sont croyants ceux dont les cœurs s’effraient quand on mentionne Dieu. Et quand Ses versets leur sont récités, cela les fait croître en la foi. Et ils placent confiance en leur Seigneur :
ceux-là mêmes qui établissent l’Office et font largesses sur ce que Nous leur avons attribué,
ce sont eux, de droit, les croyants : à eux les rangs auprès de leur Seigneur, ainsi que pardon et noble part.
De même, c’est à bon droit que ton Seigneur t’a fait sortir de ta maison, malgré la répulsion qu'une partie des croyants ressentait.
Ils disputent avec toi d’une vérité après qu’elle est clairement apparue. Comme si on les avait poussés vers la mort !... Alors qu’ils regardaient !
Et quand Dieu vous promettait l’une des deux bandes, —que celle-ci certainement serait à vous,— vous auriez aimé que fût à vous l’autre plutôt que celle qui était hérissée d’épines ! Alors que Dieu voulait par Ses paroles avérer le vrai et retrancher le dernier reste des mécréants,
afin qu’il avérât le vrai et annulât le nul en dépit de la répulsion qu’avaient les criminels.
Et quand vous imploriez le secours de votre Seigneur ! Puis : “En vérité, vous répondit-Il, Je vais vous aider d’un millier d’anges déferlant sans intervalle.”
Ce n’était, dans le dessein de Dieu, qu’à titre de bonne annonce, et pour que vos cœurs s’en tranquillisent. Il n’est de secours que de Dieu. Dieu est puissant, sage, vraiment !
Et quand Il vous enveloppait de sommeil comme d’une sécurité de Sa part, que du ciel Il faisait descendre de l’eau sur vous afin de vous en purifier et d’expulser de vous la souillure du Diable, et afin de panser vos cœurs et, par-là, de raffermir les pas !
Et quand ton Seigneur inspirait aux anges : “Oui, Je suis avec vous : affermissez donc ceux qui croient. Quant à ceux qui mécroient, Je vais jeter l’effroi dans leurs cœurs : frappez donc au-dessus des cous et frappez-les à toutes les jointures !
Car, vraiment, ils ont fait schisme d’avec Dieu et Son messager.” Et quiconque fait schisme d’avec Dieu et Son messager... alors oui Dieu est fort en poursuite !
Goûtez-y donc ! Oui, aux mécréants le châtiment du Feu !
Ho, les croyants ! Quand vous rencontrerez les mécréants marchant en ordre, ne leur tournez pas les derrières.
Et quiconque, ce jour-là, leur tournera le derrière, —à moins que pour faire un détour en vue d’un combat, ou pour rejoindre une bande,— alors il s’acquerra de Dieu une colère, et son refuge sera la Géhenne. Et quel mauvais devenir !
Et puis, ce n’est point vous qui les avez tués : mais c’est Dieu qui les a tués. Et lorsque tu tirais, ce n’est pas toi qui tirais : mais c’est Dieu qui tira. Afin que, par là Il éprouve d’une belle épreuve les croyants. Oui, Dieu entend, Il sait.
Voilà ! Et Dieu rend fragile la ruse des mécréants.
Si c’est la Victoire que vous cherchez, eh bien, elle est devant vous, la Victoire ! Mais si vous cessez, c’est mieux, pour vous ! Et si vous revenez, Nous reviendrons. Tandis que votre bande, même nombreuse, ne vous mettra pas du tout à l’abri. Or, Dieu est vraiment avec les croyants !
Ho, les croyants ! Obéissez à Dieu et à Son messager, et ne lui tournez pas le dos cependant que vous écoutez.
Et ne soyez pas comme ceux qui disent : “Nous écoutons”, alors qu’ils n'écoutent pas.
Les pires des bêtes, auprès de Dieu, sont, en vérité, ces sourds-muets qui ne comprennent rien.
Et si Dieu avait su en eux quelque bien, Il aurait fait qu’ils entendent ; mais, quand même Il les ferait entendre, ils tourneraient certainement le dos tout en restant indifférents !
Ho, les croyants ! Cherchez à répondre à Dieu et au messager lorsqu’il vous appelle à ce qui donne la vie, et sachez que, oui, Dieu s’interpose entre l’homme et son cœur, et que vers Lui vous serez rassemblés.
Craignez une tentation qui n’atteindra pas spécialement ceux d’entre vous qui ont prévariqué. Et sachez que, oui, Dieu est fort en poursuite.
Et rappelez-vous quand vous étiez peu nombreux, opprimés, sur la terre, craignant de vous faire enlever pas des gens ! Puis Il vous donna asile, et Il vous aida de Son secours, et Il vous attribua d’excellentes choses ; —peut-être serez-vous reconnaissants ?
Ho, les croyants ! Ne trahissez ni Dieu ni le messager. Trahiriez-vous vos propres dépôts, cependant que vous savez ?
Et sachez que, oui, vos biens et vos enfants ne sont que tentation, et qu’il y a auprès de Dieu un énorme salaire.
Ho, les croyants ! Si vous craignez Dieu, Il vous assignera le Discernement, et vous effacera vos méfaits, et vous pardonnera. Et Dieu est détenteur de l’énorme grâce.
Et quand les mécréants stratégiaient contre toi pour te saisir ou t’assassiner ou te bannir ! Et ils stratégient. Et Dieu stratégie ! Cependant, Dieu est le meilleur de tous ceux qui stratégient.
Et lorsque leur sont récités Nos versets, ils disent : “Nous avons écouté, certes ! Si nous voulions, nous en dirions autant : ce ne sont que contes d’anciens !”
Et quand ils dirent : “O Dieu, si ceci est vérité de Ta part, alors, du ciel fais pleuvoir des pierres sur nous, ou fais venir sur nous un châtiment douloureux !”
Certes, Dieu n’en est pas à les châtier tandis que tu es au milieu d’eux. Et Dieu n’en est pas à les châtier tandis qu’ils demandent pardon.
Mais qu’ont-ils donc, que Dieu ne les châtie pas, tandis qu’ils empêchent de la Mosquée Sainte ? Ils ne sont pas non plus Ses amis ! Seuls les pieux sont Ses amis. Mais la plupart d’entre eux ne savent pas !
Et leur Office, auprès de la Maison, n’est que sifflement et battement de mains— : “Eh bien, goûtez du châtiment, pour la mécréance que vous pratiquiez !”
Oui, ceux qui mécroient dépensent leurs biens à empêcher du sentier de Dieu. Or, ils les dépenseront ; puis, ce sera, pour eux, objet de regret ; puis ils auront le dessous ; et ceux qui mécroient seront rassemblés vers la Géhenne,
afin que Dieu distingue le mauvais du pur et que le mauvais Il l'entasse, puis le ramasse tout, puis l’assigne à la Géhenne ! Ceux-là sont les perdants.
Dis à ceux qui mécroient que, s’ils cessent, on leur pardonnera ce qui est passé. Et s’ils y reviennent, eh bien, ils ont derrière eux l’expérience des anciens !
Et combattez-les jusqu’à ce que ne subsiste plus de tentation, et que la religion soit toute à Dieu. Puis, s’ils cessent... alors oui Dieu observe bien ce qu’ils œuvrent.
Et s’ils tournent le dos, sachez alors que Dieu est votre patron, vraiment. Patron combien meilleur, et combien meilleur secoureur !
Et sachez qu’en vérité, de toute chose que vous capturez en butin, le cinquième appartient à Dieu et à Son messager, au proche parent, aux orphelins, aux pauvres, et à l’enfant de la route, —si vous croyez en Dieu et en ce que Nous avons fait descendre sur Notre esclave, le Jour du Discernement : le jour où les deux groupes s’étaient rencontrés, —et Dieu est capable de tout,—
vous, sur le versant le plus proche, et eux sur le versant le plus éloigné, tandis que la caravane était plus bas que vous. Si vous vous étiez donné rendez-vous, vous auriez divergé au sujet du rendez-vous. Mais il fallait que Dieu parachevât un commandement qui devait être exécuté, pour que celui qui périt pérît sur preuve, et que celui qui vécut vécût sur preuve. Et certes, Dieu entend, vraiment, Il sait.
Et quand, en songe, Dieu te les avait montrés peu nombreux ! Car s’il te les avait Dieu montrés nombreux, vous auriez certainement fléchi, et vous vous seriez certainement disputés dans l’affaire. Mais Dieu a sauvé. Il sait, vraiment, le contenu des poitrines.
Et quand, au moment de la rencontre, Il vous les montrait peu nombreux à vos yeux, —de même qu’il vous minimisait à leurs yeux ! Il fallait que Dieu parachevât un commandement qui devait être exécuté ! A Dieu sont ramenés les commandements.
Ho, les croyants ! Lorsque vous rencontrez un groupe, alors soyez fermes, et rappelez-vous beaucoup Dieu ; —peut-être réussirez-vous
—et obéissez à Dieu et à Son messager ; et ne vous disputez pas, parce que vous auriez fléchi et votre bon vent s’en serait allé. Et endurez avec constance : oui, Dieu est avec ceux qui endurent avec constance.
Et ne soyez pas comme ceux-là qui sortirent de leurs demeures avec jactance et ostentation devant les gens, et qui empêchaient du sentier de Dieu. Et Dieu cerne ce qu’ils font.
Et quand le Diable leur eut enjolivé leurs œuvres, et dit : “Personne au monde ne peut vous dominer aujourd’hui. Et vraiment je suis pour vous un protecteur !” Puis, lorsque les deux groupes furent en vue l’un de l’autre, il tourna les deux talons et dit : “Oui, je vous désavoue ! oui, je vois ce que vous ne voyez pas ; je crains Dieu, moi !” Or, Dieu est fort en poursuite !
Et quand les hypocrites et ceux qui ont la maladie au cœur disaient : “Ces gens-là, leur religion les trompe !” —Mais quiconque place confiance en Dieu... alors oui, Dieu est puissant, sage.
Si tu voyais, quand les anges achèveront les mécréants ! Ils les frapperont sur leurs visages et leurs derrières, et : “Goûtez au châtiment de l’Enfer-Haric !
voilà pour ce que vos mains ont préparé !” Et Dieu n’est point prévaricateur à l’égard de Ses esclaves.
Comme, de même, les gens de Pharaon et ceux qui avant eux avaient mécru aux signes de Dieu. Puis, Dieu les saisit, pour leurs péchés. Oui, Dieu est détenteur de force, fort en poursuite.
C’est que Dieu, vraiment, n’en est pas à changer un bienfait fait à un peuple, tant qu’ils ne changent pas ce qu’ils ont en eux-mêmes. Et Dieu entend, vraiment, Il sait.
Comme, de même, les gens de Pharaon et ceux qui avant eux avaient traité de mensonge les signes de leur Seigneur. Puis, Nous les avons fait périr, pour leurs péchés. Et Nous avons noyé les gens de Pharaon. Car c’étaient tous des prévaricateurs.
Non, pas de pires bêtes, aux yeux de Dieu, que ceux qui ont mécru au point de ne plus croire ;
ceux-là mêmes avec qui tu as fait un pacte, et qui chaque fois rompent leur pacte, et qui ne pratiquent pas la piété.
Donc, si jamais tu les trouves, à la guerre, à travers eux alors disperse ceux qui sont derrière eux. Peut-être se rappelleront-ils ?
Et si jamais tu crains avec certitude la trahison de la part d’un peuple, désavoue-le, alors, en toute égalité. Dieu n’aime pas les traîtres, vraiment !
Et qu’ils ne comptent point l’emporter, ceux qui ont mécru ! Non, ils ne sauront pas réduire à l’impuissance.
Préparez-leur tout ce que vous pouvez de force, et tenez prêts des chevaux, afin d’en effrayer l’ennemi de Dieu et votre ennemi, et d’autres, en dehors d’eux, —que vous ne connaissez pas, que Dieu connaît. —Et tout ce que vous dépensez dans le sentier de Dieu vous sera remboursé pleinement ; et point ne serez lésés.
Et s’ils inclinent à la paix, alors incline-s-y, et place confiance en Dieu. Oui, c’est Lui qui entend, qui sait !
Et s’ils veulent te tromper, alors Dieu te sera suffisant. C’est Lui qui t’a aidé, par Son secours, ainsi que par les croyants,
entre les cœurs de qui Il a mis l’affection ; —aurais-tu dépensé tout ce qui est sur terre, tu n’aurais pas su mettre de l’affection entre leurs cœurs ; mais c’est Dieu qui a mis de l’affection entre eux. Il est puissant, sage, vraiment !
O Prophète, Dieu est suffisant, pour toi et pour ceux des croyants qui te suivent.
O Prophète, encourage les croyants au combat. S’il y en a vingt d’entre vous à être constants, ils domineront deux cents ; et s’il y en a cent d’entre vous, ils domineront mille de ceux qui mécroient. Car voilà vraiment des gens qui ne comprennent pas.
Maintenant, Dieu vous allège ; Il sait qu’il y a de la faiblesse chez vous. Si donc il y en a cent d’entre vous à être constants, ils domineront deux cents ; et s’il y en a mille d’entre vous, ils domineront deux mille, par permission de Dieu. Et Dieu est avec les endurants.
Il n’est pas d’un prophète de faire des prisonniers avant d’avoir prévalu sur le terrain. Vous voulez les biens d’ici-bas, tandis que Dieu veut l’au-delà. Et Dieu est puissant, sage.
N’était qu’une prescription de Dieu eût pris les devants, un énorme châtiment vous aurait touchés pour ce que vous avez pris.
Mangez donc, de ce qui vous est échu en butin, le licite, le pur. Et craignez Dieu. Oui, Dieu est pardonneur, miséricordieux.
O Prophète, dis à ceux des captifs qui sont en vos mains : “Si Dieu sait un bien dans vos cœurs, Il vous donnera mieux que ce qui vous a été pris, et vous pardonnera. Oui, Dieu est pardonneur, miséricordieux.
Et s’ils veulent te trahir, c’est que d’abord ils ont trahi Dieu ; puis Il a trouvé moyen contre eux. Et Dieu est savant, sage.
Oui, ceux qui ont cru et émigré, et lutté de biens et de corps dans le sentier de Dieu, ainsi que ceux qui ont donné refuge et secours, ceux-là sont amis personnels les uns des autres. Quant à l’amitié de ceux qui ont cru et n’ont pas émigré, vous n’avez pas à les patronner, jusqu’à ce qu’ils émigrent. Et s’ils vous demandent secours au nom de la religion, à vous alors de porter secours, mais pas contre un peuple entre lequel et vous il y aurait un pacte. —Et Dieu observe bien ce que vous œuvrez ;
et ceux qui ont mécru sont amis personnels les uns des autres. —Si vous ne faites pas cela, il y aura tentation, sur terre, et grand désordre.
Et ceux qui ont cru, et émigré, et lutté dans le sentier de Dieu, ainsi que ceux qui ont donné refuge et porté secours, ceux-là sont, de droit, les croyants : à eux, pardon et noble part.
Et ceux qui après ont cru et émigré et lutté en votre compagnie, alors ils sont des vôtres ; —les parents ont cependant priorité les uns envers les autres, dans le Livre de Dieu. Dieu vraiment se connaît à tout !
Désaveu, de la part de Dieu et de Son messager, à l’égard de ceux des faiseurs de dieux avec qui vous aviez conclu un pacte :
“Pendant quatre mois, donc, voyagez librement de par la terre ; et sachez que vraiment vous ne réduirez pas Dieu à l’impuissance ! Dieu, c’est Lui vraiment qui couvre d’ignominie les mécréants.”
Proclamation aux gens, de la part de Dieu et de Son messager, au jour du Grand Pèlerinage : Oui, Dieu désavoue les faiseurs de dieux. Son messager aussi. Si donc vous vous repentez, alors tant mieux pour vous ; et si vous tournez le dos, sachez alors que vraiment vous ne rendrez pas Dieu impuissant. Et annonce un châtiment douloureux à ceux qui mécroient.
Excepté ceux des faiseurs de dieux avec qui vous avez conclu un pacte, —Puis ils ne vous ont manqué en rien, et n’ont soutenu qui que ce soit contre vous, —alors accomplissez vis-à-vis de ceux-là leur pacte jusqu’­au terme. Dieu vraiment aime les pieux.
Puis, lorsque les mois sacrés expirent, alors tuez ces faiseurs de dieux, où que vous les trouviez ; et capturez-les, et assiégez-les, et tenez-vous tapis pour eux dans tout guet-apens. Si ensuite ils se repentent et établissent l'Office et acquittent l’impôt, alors relâchez leur sentier. Oui, Dieu est pardonneur, miséricordieux.
Et si un quelconque faiseur de dieux te demande asile, alors, donne-lui asile, jusqu’à ce qu’il entende la parole de Dieu, puis fais-le parvenir à son lieu de sécurité. Ceci, parce que ce sont vraiment des gens qui ne savent pas !
Comment pacte y aurait-il, près de Dieu et de Son messager, pour les faiseurs de dieux ? Sauf pour ceux avec qui vous avez conclu un pacte près de la Sainte Mosquée. Donc, tant qu’ils cherchent à être droits envers vous, cherchez alors à être droits envers eux. Dieu aime vraiment les pieux.
Comment ! Quand ils triomphent de vous, ils ne respectent à votre égard, ni parenté ni foi jurée : ils vous agréent de bouche, tandis que leurs cœurs refusent ; et la plupart d’entre eux sont des pervers.
Ils vendent à vil prix les signes de Dieu, puis ils empêchent de Son sentier. Mauvais, vraiment, ce qu’ils font !
Ils ne respectent, à l’égard du croyant, ni parenté ni foi jurée. Et ce sont eux les transgresseurs.
Si ensuite ils se repentent, et établissent l’Office et acquittent l’impôt, alors ils seront vos frères en religion. —Et Nous détaillons les signes, pour les gens qui savent !
Et si après le pacte ils violent leurs serments et attaquent votre religion, alors combattez les meneurs de la Mécréance. Non, pas de serments pour eux ! Peut-être cesseront-ils !
Vous combattez, n’est-ce pas, un peuple qui a violé ses serments et voulu bannir le Messager. Et c’est eux qui vous ont entrepris les premiers. Allez-vous les redouter ? Dieu a plus de droit à ce que vous Le redoutiez, si vous êtes croyants !
Combattez-les, afin que Dieu par vos mains les châtie, et qu’Il les couvre d’ignominie, et qu’Il vous donne secours contre eux, et qu'Il guérisse les cœurs des croyants,
et qu’Il bannisse de leurs poitrines la rage. Et Dieu accueille de qui Il veut le repentir. Et Dieu est savant, sage.
Comptez-vous qu’on vous fera relâche tant que Dieu n’a pas reconnu ceux d’entre vous qui luttent et qui ne se ménagent pas des entrées en dehors de Dieu et de Son messager et des croyants ? —Et Dieu est informé de ce que vous faites.
Qu’ont-ils, les faiseurs de dieux, à peupler les mosquées de Dieu, cependant qu’ils témoignent mécréance contre eux-mêmes ? Voilà ceux dont les œuvres s’échouent ; et dans le Feu ils demeurent éternellement.
Rien d’autre, en vérité : que peuplent les mosquées de Dieu ceux qui croient en Dieu et au Jour dernier, et établissent l’Office, et acquittent l’impôt, et ne craignent que Dieu : il se peut que ceux-là soient du nombre des bien-guidés.
Ferez-vous égale la charge de donner à boire aux pèlerins et de contrôler ceux qui peuplent la Sainte Mosquée, à celui qui croit en Dieu et au Jour dernier, et lutte dans le sentier de Dieu ? Ils ne sont pas égaux, auprès de Dieu ! Et Dieu ne guide pas les gens prévaricateurs.
Ceux qui croient et émigrent et luttent de biens et de corps dans le sentier de Dieu sont aux plus hauts rangs près de Dieu. Et ce sont eux les gagnants.
Leur Seigneur leur annonce, de Sa part, miséricorde et agrément, et jardins où il y aura pour eux délice durable,
où ils demeureront éternellement pour toujours. Il y a auprès de Dieu, vraiment, un énorme salaire !
Ho, les croyants ! Ne prenez pas pour amis vos pères et vos frères s’ils préfèrent la mécréance à la croyance. Et quiconque parmi vous les prend pour amis... alors ce sont eux les prévaricateurs.
Dis : “Si vos pères et vos enfants et vos frères et vos épouses et vos clans et les biens que vous gagnez et le négoce dont vous craignez le déclin et les demeures qui vous agréent vous sont plus chers que Dieu et Son messager et la lutte dans le sentier de Dieu, alors attendez que Dieu fasse venir Son commandement ! Et Dieu ne guide pas les pervers.”
Très certainement, Dieu vous a secourus en beaucoup d’endroits, ainsi qu’à la journée de Honaïn, quand vous vous êtes complus en votre grand nombre, —ce qui, ensuite, ne vous a pas du tout mis à l’abri, et la terre, toute vaste qu’elle est, vous a été étroite; puis, vous tournâtes le dos en fuyards.
Puis, Dieu fit descendre Sa tranquillité sur Son messager et sur les croyants, Il fit descendre des armées que vous n’avez pas vues, et châtia ceux qui avaient mécru. Voilà la récompense des mécréants.
Et puis Dieu, après cela, accueillera de qui Il veut le repentir ! Et Dieu est pardonneur, miséricordieux.
Ho, les croyants ! Rien d’autre, en vérité : les faiseurs de dieux sont une impureté : qu’ils ne s’approchent plus, donc, de la Sainte Mosquée, après cette présente année. Et si vous redoutez une pénurie, eh bien, Dieu, par Sa grâce, vous mettra bientôt à l’abri, s’il veut. Oui, Dieu est sage.
Combattez ceux qui ne croient ni en Dieu ni au Jour dernier, qui n’interdisent pas ce que Dieu et Son messager ont interdit, et ceux des gens du Livre qui ne se donnent pas comme religion la religion de la vérité, jusqu’à ce qu’ils versent la capitation sur le revenu des mains ; et qu’ils se fassent petits.
Et les Juifs disent : “Ozaïr est fils de Dieu” et les Nazaréens disent : “Le Christ est fils de Dieu.” Telle est, dans leurs bouches, leur parole. Ils imitent la parole de ceux qui avant eux mécrurent. —Dieu les combatte ! Comme les voilà mis à l’envers !
Ils ont pris leurs docteurs et leurs moines, tout comme le Christ fils de Marie, pour des Seigneurs en dehors de Dieu, alors qu’on ne leur a commandé que d’adorer un Dieu unique. Pas de Dieu que Lui ! Pureté à Lui de ce qu'ils associent !
Ils veulent éteindre avec leurs bouches la lumière de Dieu, alors que Dieu n’entend que compléter Sa lumière, quelque répulsion qu’en aient les mécréants.
C’est Lui qui a envoyé Son messager avec la guidée et la religion de la vérité, afin qu’en la religion tout entière elle triomphe, quelque répulsion qu’en aient les faiseurs de dieux.
Ho, les croyants ! Beaucoup de docteurs et de moines, certes oui, dévorent les biens des gens, au nom du faux, et empêchent du sentier de Dieu. De même, à ceux qui thésaurisent l’or et l’argent et ne les dépensent pas dans le sentier de Dieu, eh bien, annonce-leur un châtiment douloureux,
le jour où ces trésors seront surchauffés au feu de la Géhenne, et que ces gens en seront cautérisés, front, flancs et dos — : “C’est là ce que vous avez thésaurisé ? Goûtez donc de ce que vous thésaurisiez !”
Oui, le nombre des mois, auprès de Dieu a été de douze mois, dans la prescription de Dieu, au jour où Il créa les cieux et la terre. Quatre d’entre eux sont sacrés ; —voilà la religion droite ;— durant ces mois, ne vous manquez donc pas à vous-mêmes. Et combattez à plein les faiseurs de dieux comme ils vous combattent à plein. Et sachez que Dieu est avec les pieux.
Oui, le mois intercalaire n’est qu’un surcroît de mécréance : par-là sont égarés ceux qui mécroient : une année, ils le font profane, et une année, ils le font sacré, afin d’emboîter le pas au nombre des mois que Dieu a fait sacrés. Ainsi font-ils profane ce que Dieu a fait sacré. Leurs pires œuvres leur ont été enjolivées. Et Dieu ne guide pas les mécréants.
Ho, les croyants ! Qu’avez-vous, lorsqu’on vous dit : “Partez en campagne dans le sentier de Dieu”, à vous appesantir vers la terre ? La vie présente vous agrée-t-elle au lieu de l’au-delà ? —Or, la jouissance de la vie présente ne sera que peu de chose, dans l’au-delà !
Si vous ne partez pas en campagne, Il vous châtiera d’un châtiment douloureux, et cherchera un autre peuple à vous substituer, cependant que vous ne saurez en quoi que ce soit Lui nuire. Et Dieu est capable de tout.
Si vous ne portez pas secours à celui-là... Or Dieu lui a bien porté secours, le jour où les mécréants l’avaient banni lui deuxième des deux, quand ils étaient tous deux dans la caverne, qu’il disait à son compagnon : “Ne t’afflige pas : oui, Dieu est avec nous.” Puis, Dieu fit descendre sur lui la tranquillité, et l’aida d’armées que vous n’avez pas vues, et fit plus basse la parole des mécréants, tandis que la parole de Dieu reste la plus haute. Et Dieu est puissant, sage.
Légers ou lourds, partez en campagne, et luttez de biens et de corps dans le sentier de Dieu. C’est mieux pour vous, si vous saviez.
Pour un bien prochain et un voyage moyen, ils t’auraient suivi ; mais la distance leur a paru longue. Et ils se mettront à jurer de par Dieu : “Si nous avions pu, nous serions sortis en votre compagnie.” Ils se font eux- mêmes perdants ! Et Dieu sait qu’en vérité ce sont bien des menteurs.
Que Dieu te pardonne ! Pourquoi leur as-tu donné congé jusqu’à ce que te fussent manifestes ceux qui disaient vrai et reconnus les menteurs.
Ceux qui croient en Dieu et au Jour dernier ne te demandent pas congé quand il s’agit de lutter de biens et de corps. Et Dieu se connaît aux pieux.
Oui, ne te demandent congé que ceux qui ne croient pas en Dieu et au Jour dernier, et dont les cœurs doutent, de sorte qu’ils restent à balancer dans leur doute.
Et s’ils l’avaient voulue, la sortie, ils l’auraient préparée d’une préparation. Mais Dieu a répugné à leur départ : Il les a donc rendus paresseux ; et il a été dit : “Restez assis en compagnie de ceux qui restent assis.”
S’ils étaient sortis avec vous, ils n’auraient fait qu’accroître votre perte, faisant courir leurs montures entre vos points faibles, vous cherchant du désordre. Ils ont parmi vous leurs espions qui écoutent. Et Dieu se connaît aux prévaricateurs.
Ils ont très certainement, déjà auparavant, cherché le désordre et brouillé pour toi les affaires jusqu’à ce que vînt la vérité et triomphât le commandement de Dieu, tandis qu’ils étaient pleins de répulsion.
Tel d’entre eux dit : “Donne-moi congé, et ne me mets pas en tentation.” Quoi ! Est-ce qu’ils n’y sont pas tombés, dans la tentation ? Vraiment la Géhenne est cerneuse de mécréants.
Qu’un bonheur t’atteigne, ça leur fait mal. Et que t’atteigne une atteinte, ils disent : Heureusement que nous avions pris d’avance nos précautions !” Et ils se détournent, tout exultant.
Dis : “Rien ne nous atteint jamais, que ce que Dieu a prescrit sur nous. Il est notre patron. A Dieu doivent se confier les croyants.”
Dis : “Qu’attendez-vous pour nous, sinon l’une des deux meilleures choses ? tandis que ce que nous attendons pour vous, c’est que Dieu fasse qu’un châtiment vous atteigne, de Sa part ou par nos mains. Attendez, donc ! Oui nous sommes, avec vous, de ceux qui attendent.”
—Dis : “Faites largesses bon gré mal gré : de vous, jamais ce ne sera reçu : oui, vous restez un peuple pervers.”
Rien n’empêche leurs largesses d’être reçues, sinon qu’ils ont mécru Dieu et Son messager, oui, qu’ils ne se rendent à l’Office que paresseux, et qu’ils ne font largesses qu’à contrecœur.
Que leurs biens, donc, ni leurs enfants ne t’émerveillent ! Rien d’autre : Dieu veut par-là les châtier dans la vie présente, et que leurs âmes s’en aillent tandis qu’ils sont mécréants.
Et ils jurent Dieu qu’ils sont vraiment des vôtres ; alors qu’ils ne sont pas des vôtres ; mais ce sont gens qui ont peur.
S’ils trouvaient un asile ou des cavernes ou un souterrain, ils s’y précipiteraient à bride abattue.
Il en est parmi eux qui te blâment au sujet des recettes d’État : s’il leur en est donné, donc, les voilà contents ; et s’il ne leur en est pas donné, voilà qu’ils se fâchent.
Si vraiment ils agréaient ce que leur donnent Dieu et Son messager, et disaient : “Dieu est notre suffisance ! Dieu, de par Sa grâce, va nous donner. Son messager aussi. Oui, vers Dieu vont nos désirs !...”
Rien d’autre, en vérité : les recettes d’État sont pour les besogneux, et pour les pauvres, et pour ceux qui y travaillent, et pour ceux dont les cœurs sont à gagner, et pour l’affranchissement des jougs, et pour ceux qui sont lourdement endettés, et dans le sentier de Dieu, et pour l’enfant de la route. Arrêté de Dieu ! Et Dieu est savant, sage.
Et il y a parmi eux ceux qui tourmentent le Prophète et disent : “Il est tout oreille”. —Dis : “Tout oreille au bien, pour vous : il croit en Dieu, et fait créance aux croyants, et il est miséricorde pour ceux d’entre vous qui croient. Et quant à ceux qui tourmentent le messager de Dieu, à eux le châtiment douloureux.”
Ils vous jurent Dieu pour vous agréer. Alors que Dieu, —Son messager aussi,— a plus de droit à ce qu’ils Lui agréent, s’ils sont croyants.
Ne savent-ils pas qu’en vérité quiconque s’oppose à Dieu et à Son messager, à celui-là, alors, le feu de la Géhenne oui, pour y demeurer éternellement. Voilà la grande ignominie.
Les hypocrites craignent qu’on ne fasse descendre contre eux une sourate qui les informe de ce qui est dans leurs cœurs. —Dis : “Raillez ! Oui, Dieu va faire sortir ce que vous craignez !”
Et si tu les interrogeais, ils diraient très certainement : “Vraiment, nous ne faisions que patauger et jouer !” —Dis : “Allez-vous vous railler de Dieu et de Ses signes et de Son messager ?”
Ne vous excusez pas : vous avez bel et bien mécru après avoir cru ; si Nous pardonnons à une partie des vôtres, Nous en châtierons une partie ; car ils ont été criminels, vraiment !
Les sournois et les sournoises sont bien les uns des autres ! ils commandent le blâmable, et interdisent le convenable, et replient leurs mains. Ils oublient Dieu ; eh bien, Lui aussi les oublie. Oui, c’est eux, les hypocrites. qui sont les pervers !
Aux sournois, aux sournoises et aux mécréants, Dieu a promis le Feu de la Géhenne pour qu'ils y demeurent éternellement. C’est suffisant pour eux. Et Dieu les a maudits. Et pour eux, un châtiment durable.
Ainsi de ceux d’avant vous, qui étaient plus forts que vous en puissance et plus que vous en biens et en enfants ! Puis ils ont cherché à jouir de leur portion : vous avez donc cherché à jouir de votre portion tout comme cherchèrent à jouir de leur portion ceux d'avant vous ; et vous vous êtes mis à patauger tout comme ils pataugèrent. Voilà ceux dont les actions échouent ici-bas comme dans l’au-delà ; et les voilà, les perdants.
L’histoire de ceux d’avant eux, —du peuple de Noé, et des Aad, et des Thamoud, et du peuple d’Abraham, et des gens de Madian, et des Villes renversées,— cela ne leur est-il pas parvenu ? Des messagers à eux leur avaient apporté des preuves. Et puis, ce n’est pas de Dieu de leur manquer, mais c’est eux qui se manquent à eux-mêmes.
Les croyants et les croyantes sont amis les uns des autres. Ils commandent le convenable, et interdisent le blâmable, et établissent l'Office, et acquittent l’impôt et obéissent à Dieu et à Son messager. Voilà ceux à qui Dieu va faire miséricorde. Oui, Dieu est puissant, sage.
Aux croyants et aux croyantes, Dieu a promis les Jardins sous quoi coulent les ruisseaux, pour qu’ils y demeurent éternellement, et des demeures excellentes aux jardins d’Eden. Or, de Dieu l’agrément est plus grand encore. C’est là l’énorme succès.
O Prophète, lutte contre les mécréants et les hypocrites, et sois rude pour eux, cependant que la Géhenne est leur refuge, Et quel mauvais devenir !
Ils jurent Dieu qu’ils ne l’ont pas dite, alors qu’en vérité ils l’ont dite, la parole de mécréance et ils ont mécru après leur Soumission ; et ils ont soupiré vers ce qu’ils n’ont pas obtenu. Et ils n’ont de reproches que parce que Dieu —ainsi que Son messager— a mis par Sa grâce les croyants à l’abri. S’ils se repentaient, donc, ce serait mieux pour eux ! Et s’ils tournent le dos, Dieu les châtiera d’un douloureux châtiment, ici-bas et aussi dans l’au-delà ; et ils n’auront sur terre ni patron ni secoureur.
Tel d’entre eux a passé contrat avec Dieu : “S’il nous donne, de par Sa grâce, très certainement nous ferons largesses, et serons très certainement au nombre, des gens de bien.”
Puis, lorsqu’il leur donne, de par Sa grâce, ils en deviennent avares, et tournent le dos, indifférents.
Hypocrisie s’ensuit donc, en leurs cœurs, jusqu’au jour où ils Le rencontrent. Pour avoir violé ce qu’ils avaient promis à Dieu, et pour avoir pris l’habitude de mentir !
Ne savent-ils pas que, oui, Dieu sait leur secret et leur tête-à-tête, et que, oui, Dieu disent est le très grand connaisseur des invisibles ?
Eux qui blâment les croyants qui font des contributions surérogatoires, aussi bien que ceux qui trouvent tout juste leur strict nécessaire. Puis, ils les raillent. Que Dieu les raille ! Et pour eux le douloureux châtiment !
Que tu demandes pardon pour eux ou que tu ne demandes pas pardon pour eux, - —et demanderais-tu soixante-dix fois pardon pour eux, —Dieu ne leur pardonnera point. C’est qu’en vérité ils ont mécru Dieu et Son messager ; et Dieu ne guide pas les gens pervers.
Ceux qu’on a laissés en arrière exultent de rester assis, par opposition au messager de Dieu, et répugnent à lutter de bien et de corps dans le sentier de Dieu, et disent : “Ne partez pas en campagne par ces chaleurs !”-Dis : “Le feu de la Géhenne est plus fort, en fait de chaleur !” — s’ils comprenaient !
Eh bien, qu’ils rient moins et pleurent beaucoup en récompense de ce qu'ils s'acquièrent !
Si ensuite Dieu te ramène vers un groupe de ceux-là, et qu’ils te demandent permission de partir en campagne, alors, dis : “Vous ne sortirez plus jamais en ma compagnie, et vous ne combattrez plus jamais d’ennemi en ma compagnie ! Oui, vous avez été plus contents de rester assis la première fois ; restez donc assis en compagnie de ceux de l’arrière.”
Et ne célèbre jamais l’Office sur l’un ‘d’eux qui meurt, et ne te tiens pas debout sur sa tombe ; en vérité, ils ont mécru Dieu et Son messager, et sont morts tandis qu’ils étaient pervers.
Et que leurs biens ni leurs enfants ne t’émerveillent ! Rien d’autre, en vérité : par-là Dieu veut les châtier ici-bas, et que leurs âmes s’en aillent tandis qu’ils sont mécréants.
Et quand on fait descendre une sourate, pour ceci : “Croyez en Dieu et luttez en compagnie de Son messager”, —les gens aisés, des leurs, te demandent congé, disant : “Laisse-nous, que nous soyons avec ceux qui restent assis.”
Il leur plaît d’être avec ceux de l’arrière. Leurs cœurs ont été scellés : ils ne comprendront donc pas.
Mais le messager et ceux qui avec lui ont cru luttent de biens et de corps. A eux les bonnes choses ! Ce sont eux les gagnants.
Dieu a préparé pour eux les Jardins sous quoi coulent les ruisseaux, qu’ils y demeurent éternellement. Voilà l’énorme succès !
Et ceux des Bédouins qui s’excusent viennent pour que congé leur soit donné. Ils restent assis, ceux qui mentent à Dieu et à Son messager. Un châtiment douloureux va toucher bientôt ceux d’entre eux qui mécroient.
Nul grief aux débiles, ni aux malades, ni à ceux qui ne trouvent pas de quoi dépenser, s’ils se comportent avec sincérité envers Dieu et Son messager : pas de voie contre les bienfaisants. Et Dieu est pardonneur, miséricordieux.
Non plus contre ceux qui viennent à toi pour que tu leur fournisses le transport et à qui tu dis : “Je ne trouve pas de quoi vous transporter”, et eux de tourner le dos tandis que leurs yeux ruissellent de larmes, tristes de ne pas trouver de quoi dépenser.
Il n’y a de voie, vraiment, que contre ceux qui te demandent congé cependant qu’ils sont à l’abri : il leur plaît d’être avec ceux de l’arrière. Et Dieu a scellé leurs cœurs ; c’est pourquoi ils ne savent pas.
Ils vous présentent des excuses quand vous retournez chez eux. Dis : “Ne présentez pas d’excuses : nous ne vous croyons pas. Vos nouvelles, Dieu nous en a informés, vraiment. Et Dieu va voir votre œuvre, Son messager aussi ; puis vous serez ramenés vers le Connaisseur de l’invisible et du visible : alors Il vous informera de ce que vous œuvriez”.
Ils vous jureront Dieu, quand vous retournerez chez eux, pour que vous le leur passiez. Eh bien, passez-le-leur. Oui ils sont souillure, et leur refuge est la Géhenne, en paiement de ce qu’ils s’acquéraient.
Ils vous jurent pour se faire agréer de vous, mais même si vous les agréez, Dieu vraiment n’agrée pas les gens pervers.
Les Bédouins sont les plus forts en mécréance et en hypocrisie, les plus propres aussi à méconnaître les bornes dans ce que Dieu a fait descendre sur Son messager. Et Dieu est savant, sage.
Tel, parmi les Bédouins, prend pour une amende ce dont il fait largesses ; et il attend pour vous le mauvais tour. —Qu’il soit pour eux, le mauvais tour ! Et Dieu entend, Il sait.
Tel autre, parmi les Bédouins, croit en Dieu et au Jour dernier, et prend ce dont il fait largesses comme autant d’approches vers Dieu et de penchants du messager. Quoi ! n’est-ce pas pour eux une approche, vraiment ? Dieu va les faire entrer bientôt en Sa miséricorde. Dieu est pardonneur, miséricordieux, vraiment !
Les tout premiers gagnants parmi les Émigrés et les Auxiliaires et ceux aussi qui les ont suivis par un beau comportement, Dieu les agrée, et Ils L’agréent, Et Il a préparé pour eux les Jardins sous quoi coulent les ruisseaux, qu’ils y demeurent éternellement pour toujours. Voilà l’énorme succès !
Et parmi ceux des Bédouins qui vous entourent, il y a des hypocrites, —tout comme une partie des habitants de Médine : ils s’obstinent dans l’hypocrisie, Tu ne les connais pas ; Nous les connaissons ; par deux fois Nous allons les châtier ; ensuite ils seront renvoyés vers un énorme châtiment.
D’autres reconnaissent leurs péchés, mêlant à l’œuvre bonne une autre, mauvaise. Il se peut que Dieu accueille leur repentir. Dieu est pardonneur, vraiment, miséricordieux.
Prends sur leurs biens un impôt par quoi tu les purifies et les purges, et penche-toi sur eux. Oui, ton penchant leur est un repos. Et Dieu entend, Il sait.
Ne savent-ils pas que, oui, c’est Dieu qui accueille le repentir de Ses esclaves et qui reçoit les impôts, et que l’accueillant au repentir, le miséricordieux, en vérité, c’est Dieu ?
Et dis : Œuvrez, car Dieu va voir votre œuvre, et aussi Son messager, et les croyants ; et bientôt vous allez être renvoyés vers le Connaisseur de l’invisible et du visible. Alors Il vous informera de ce que vous œuvriez.”
Et d’autres ont été laissés dans l’attente du commandement de Dieu, —qu’il les châtie ou qu’il accueille leur repentir. Et Dieu est savant, sage.
Et ceux qui ont fait d’une mosquée une rivale nuisible, un fait de mécréance, une division entre croyants, et un guet-apens en faveur de celui qui auparavant mena la guerre contre Dieu et Son messager !... Et très certainement ils jurent ; “Nous n’avons voulu que la chose la meilleure !” Et Dieu témoigne que ce sont bien des menteurs, vraiment !
Ne t’y tiens jamais debout. Car la mosquée qui dès les premiers jours fut fondée sur la piété a plus de droit à ce que tu t’y tiennes debout : il y a là des gens qui aiment à se bien purifier ; et Dieu aime ceux qui bien se purifient.
Eh bien, lequel vaut le mieux ? L’homme qui a fondé les assises de la mosquée sur une piété et un agrément de Dieu ou celui qui a fondé ses assises sur le bord d’une falaise minée, croulante, et qui la fait crouler avec elle dans le feu de la Géhenne ? Et Dieu ne guide pas les gens prévaricateurs.
L’édifice qu’ils ont édifié ne cessera pas d’être un doute dans leurs cœurs, jusqu’à ce que leurs cœurs soient brisés en morceaux. Et Dieu est savant, sage.
Oui, aux croyants le Paradis ! Ainsi Dieu a-t-Il acheté leurs personnes et leurs biens : ils combattent dans le sentier de Dieu, puis ils tuent, aussi bien qu’ils sont eux-mêmes tués. Promesse vraie qui, dans la Thora et l’Évangile et le Coran Lui incombe. Et qui, plus que Dieu, est à remplir son pacte ? —Réjouissez-vous du troc que vous avez troqué. Voilà l’énorme succès !
Ceux-là mêmes qui se repentent, qui adorent, qui louent, qui cheminent, qui s’inclinent, qui se prosternent, qui commandent le convenable et interdisent le blâmable, ainsi que ceux qui gardent les bornes de Dieu !... Et fais bonne annonce aux croyants.
Qu’ont-ils, le Prophète et les croyants, à demander pardon en faveur des faiseurs de dieux, quand même ce serait des gens de la parenté, après qu’il leur a été manifeste que ces gens étaient vraiment compagnons de l’Enfer-Jahîm ?
Ce n’est qu’à cause d’une promesse qu’il lui avait promise, qu’Abraham demanda pardon en faveur de son père. Puis, lorsqu’il fut manifeste que celui-ci était un ennemi de Dieu, il le désavoua. Abraham était certes oui plein de sollicitude, patient.
Il n’est point de Dieu d’égarer un peuple après qu’Il les a guidés jusqu’à leur rendre manifeste ce dont ils doivent s’abstenir. Dieu se connaît à tout, vraiment !
Oui, à Dieu la royauté des cieux et de la terre. Il donne la vie et Il donne la mort. Et il n’y a pour vous, hormis Dieu, ni patron ni secoureur.
Dieu a accueilli le repentir du Prophète, et des Émigrés et des Auxiliaires qui l’ont suivi à l’heure de la difficulté, quand les cœurs d’une partie d’entre eux étaient sur le point de dévier, —puis Il accueillit leur repentir : Il est doux, vraiment, miséricordieux pour eux,—
et des trois qui étaient restés à l’arrière ; si bien que, toute vaste qu’elle est, la terre leur devint étroite, et aussi leurs propres personnes leur devinrent étroites ; et ils pensèrent qu’il n’y a de refuge contre Dieu qu’auprès de Lui. puis, Il accueillit leur repentir afin qu’ils se repentent. L’accueillant au repentir, le miséricordieux, vraiment, c’est Dieu.
Ho, les croyants ! Craignez Dieu, et soyez avec les véridiques.
Ce n’était point aux habitants de Médine, ni aux Bédouins autour d’eux, de rester en arrière du messager de Dieu, ni de préférer leur propre vie à la sienne ! C’est parce que dans le sentier de Dieu ni soif, ni fatigue, ni faim aucune, en vérité, ne les touchent ; de même, ils ne foulent pas lieu qui puisse être foulé, —à la grande colère des mécréants,— ni ne reçoivent mauvaise réception d’un ennemi, sans que pour cela une bonne œuvre leur soit inscrite. Oui, Dieu fait que ne se perde pas le salaire des bienfaisants.
De même, ils ne dépensent dépense aucune, petite ou grande, ni ne franchissent aucun val, sans que ce soit inscrit à leur actif, de sorte que Dieu les paie de la meilleure façon, de ce qu’ils faisaient.
Et les croyants n’ont pas à sortir tous en expédition. Pourquoi, donc, de chacune de leurs sections, un groupe ne s’en irait-il pas s’instruire en la loi de la religion, afin d’avertir le peuple quand ils rentrent chez eux ? Peut-être prendraient-ils garde ?
Ho, les croyants ! Combattez ceux des mécréants qui vous avoisinent ; et qu’ils trouvent de la dureté en vous. Et sachez que, oui, Dieu est avec les pieux.
Quand une sourate vient à descendre, tel des leurs dit alors : “Qui d’entre vous cela a-t-il fait croître en la foi ?” —Quant à ceux qui croient, cela les fait croître en la foi, et ils se rejouissent.
Et quant à ceux qui ont au cœur une maladie, cela les fait croître souillure sur souillure, et ils meurent tandis qu’ils sont mécréants.
Ne voient-ils pas qu’en vérité on les tente une ou deux fois l’an ? puis ils ne se repentent, ni ne se rappellent !
Et quand une sourate vient à descendre, ils se regardent les uns les autres : “Quelqu’un vous voit-il donc ?” Puis ils s’en retournent, —que Dieu retourne leurs cœurs !—parce que vraiment ce sont gens qui ne comprennent pas.
Un messager, très certainement, est venu de vous à vous auquel pèse lourd la perte que vous subissez, qui est avide de vous, qui est doux envers les croyants, qui est miséricordieux.
Puis, s’ils tournent le dos, dis alors : “Dieu est ma suffisance. Pas de Dieu, que Lui. En Lui je place confiance ; et Il est le Seigneur de l’énorme Trône.”
Alif Lâm Râ. Voici les versets du Livre sage.
Quoi d’étonnant pour les gens, que Nous ayons fait révélation à un homme des leurs ?— : “Avertis les gens, et fais à ceux qui ont cru la bonne annonce qu’ils ont auprès de leur Seigneur un pas de vérité.” —Les mécréants disent : “Voilà bien, vraiment, un magicien manifeste !”
Oui, votre Seigneur est le Dieu qui créa les cieux et la terre en six jours ; puis Il s’établit sur le Trône, administrant le commandement. Il n’y a d’intercesseur qu’après permission de Lui. Voilà Dieu, votre Seigneur. Adorez- Le donc. Eh bien, est-ce que vous ne vous rappellerez pas ?
Vers Lui votre retour à tous, —promesse de Dieu, en vérité ! —Oui, c’est Lui qui commence la création ; Il la répète ensuite, afin de payer avec balance ceux qui ont cru et fait œuvres bonnes. Et quant à ceux qui ont mécru, à eux breuvage d’eau bouillante et châtiment douloureux pour avoir mécru !
C’est Lui qui a fait du soleil une clarté, et de la lune une lumière, et Il a déterminé pour elle des mansions afin que vous sachiez le nombre des années et le comput. Dieu n’a créé cela qu’avec vérité. Il détaille les signes pour les gens qui savent.
Oui, en l’alternance de la nuit et du jour, et aussi en ce que Dieu a créé dans les cieux et la terre, il y a des signes, certes, pour les gens qui se comportent en piété.
Quant à ceux qui n’espèrent pas Notre rencontre et prennent agrément à la vie présente et sont tranquilles, ainsi que ceux qui sont inattentifs à Nos signes, en vérité,
voilà ceux dont le refuge est le Feu, pour ce qu’ils s’acquéraient.
Quant à ceux qui croient et font œuvres bonnes, oui, leur Seigneur les guidera par leur foi : sous eux les ruisseaux couleront dans les Jardins de Délice.
Là, leur invocation sera : “Pureté à Toi, ô Dieu”, et leur salutation : “Paix !” et la fin de leur invocation : “Louange à Dieu, Seigneur des mondes !”
Et si Dieu, pour les gens, hâtait le malheur avec autant de hâte qu’ils cherchent le bonheur, leur terme leur serait accompli. C’est que Nous laissons ceux qui n’espèrent pas Notre rencontre marcher aveuglément dans leur rébellion.
Et quand le malheur touche l’homme, assis ou debout, il Nous appelle à son côté. Puis, quand Nous lui déblayons son malheur, il s’en va comme s’il ne Nous avait point appelé au sujet du mal qui le touchait. Ainsi enjolive-t-on aux outranciers ce qu’ils font et refont.
Très certainement Nous avons fait périr les générations d’avant vous lorsqu’elles eurent prévariqué ; et des messagers à eux leur avaient apporté des preuves. Cependant, ils n’en étaient pas à croire ! Ainsi payons-Nous les gens criminels.
Ensuite, Nous vous avons désignés gérants sur la terre après eux, afin de voir comment vous œuvrez.
Et quand leur sont récités Nos signes pour preuves, ceux qui n’espèrent pas Notre rencontre disent : “Apporte un Coran autre que celui-ci !” ou : “Change ça !” —Dis : “Est-ce à moi de le changer de mon propre chef ? Je ne fais que suivre ce qui m’est révélé. Oui, je crains, si je désobéis à mon Seigneur, le châtiment d’une énorme journée.”
—Dis : “Si Dieu avait voulu, je ne vous l’aurais pas récité ; Il ne vous l’aurait pas non plus fait connaître. Je suis bien resté, avant cela, tout un âge parmi vous ! Ne comprendrez-vous donc pas ?”
Quel pire prévaricateur, donc, que celui qui blasphème un mensonge contre Dieu, ou traite de mensonge Ses signes ? Vraiment, les criminels ne seront pas les gagnants !
Et ce qu’ils adorent au lieu de Dieu ne leur nuit ni ne leur profite ; et ils disent : “Voilà nos intercesseurs près de Dieu !” —Dis : “Voulez-vous informer Dieu de ce qu’il ne sait pas qu’il y a dans les deux et la terre ?” Pureté à Lui ! Il est plus élevé que ce qu’ils associent !
Les gens n’étaient qu’une seule communauté. Puis ils divergèrent. Or, n’était qu’une parole de ton Seigneur eût pris les devants, c’en aurait été fait, entre eux, de ce en quoi ils divergeaient !
Et ils disent : “Que ne fait-on descendre un signe sur celui-ci, de la part de son Seigneur ?” —Alors, dis : “Rien d’autre, en vérité : l’invisible appartient à Dieu. Attendez donc ; moi aussi, vraiment, je suis avec vous de ceux qui attendent.”
Et quand Nous faisons goûter aux gens une miséricorde après qu’une détresse les a touchés, voilà qu’ils stratégient contre Nos signes. Dis : “En fait de stratagème, Dieu est le plus rapide.” Oui, Nos anges l’inscrivent, votre stratagème !
C’est lui qui vous fait voyager par terre et par mer ; jusqu’au jour où vous vous trouvez sur des bateaux qui voguent avec ces gens-là par excellent vent ; et eux d’exulter ; quand un vent impétueux leur vient, et aussi leur viennent les vagues de toute part, et ils pensent qu’en vérité ils ont été encerclés, ils invoquent Dieu, purifiant, pour Lui, leur religion— : “Si Tu nous sauves, nous serons très certainement parmi les reconnaissants !...”
Puis, quand Il les sauve, les voilà qui, sur terre, se rebellent sans droit ! —Ho, les gens ! Vraiment, elle est contre vous-mêmes, votre rébellion, puisqu’elle est une jouissance temporaire de la vie présente ! Ensuite, vers Nous est votre retour. Nous vous apprendrons alors ce que vous œuvriez.
Rien d’autre, en vérité : il en est de la vie présente comme d’une eau que Nous faisons descendre du ciel ; puis la végétation de la terre, celle que consomment bêtes et gens, s’y mêle ; puis lorsque la terre prend sa parure et s’embellit, et que ses habitants pensent avoir puissance sur elle, Notre commandement lui vient, de nuit ou de jour, puis Nous la rendons toute moissonnée, comme si, la veille, rien n’avait existé. Ainsi détaillons-Nous les signes pour les gens qui réfléchissent.
Dieu appelle à la demeure de la paix, et guide qui Il veut vers le droit chemin.
A ceux qui agissent bien, le meilleur, et même davantage. Poussière ni avilissement ne couvriront leurs visages. Ce sont gens du Paradis, où ils demeureront éternellement.
Et à ceux qui s'acquièrent de mauvaises actions, paiement d'un mal par son pareil ! Et l'avilissement les couvrira, —pour eux pas de protecteur contre Dieu,— comme si leurs visages se couvraient d'obscurcissants lambeaux de nuit. Ce sont là gens du Feu, où ils demeureront éternellement.
Et le jour où Nous les rassemblerons tous ! Puis Nous dirons à ceux qui étaient des faiseurs de dieux : “A votre place vous et vos dieux !” —et Nous aurons mis entre eux une distinction ; —et leurs dieux diront : “Ce n’est pas nous que vous adoriez !
Dieu est assez témoin entre nous et vous, qu’en vérité nous ignorions bel et bien votre adoration.”
Chaque âme éprouvera là ce qu’elle a précédemment accompli. Et ils seront ramenés vers Dieu leur vrai patron ; et loin d’eux s’égarera l’objet de leur blasphème.
Dis : “Qui vous attribue la nourriture du ciel et de la terre ? ou qui est maître de l’ouïe et des regards, et qui du mort fait sortir le vivant, et du vivant fait sortir le mort, et qui administre le commandement ?” —Ils vont dire : “Dieu”. —Dis alors : “N’allez-vous donc pas vous comporter en piété ?
Dieu, donc, voilà donc votre vrai Seigneur. Après la vérité, donc, qu'y a-t-il que l'égarement ? Comme vous voilà à l'envers !”
Ainsi se réalise la parole de ton Seigneur contre ceux qui sont pervers, qu'en vérité ils ne croiront pas.
Dis : “Est-ce un de vos dieux qui commence la création, et puis qui la répète ?” —Dis : “Dieu commence la création, et puis Il la répète. Comme vous voilà de travers !”
Dis : “Est-ce un de vos dieux qui guide vers la vérité ? Dis : “Dieu guide en vue de la vérité. Celui qui guide vers la vérité a-t-il plus droit d’être suivi, ou bien celui qui ne se dirige en aucune façon, qu’on ne le dirige ? Eh bien, qu’avez-vous ? Comment jugez-vous ?”
Et la plupart d’entre eux ne suivent que conjecture. Non, la conjecture ne met point à l’abri de la vérité ! Oui, Dieu sait bien ce qu’ils font.
Ce Coran n’en est point à être blasphémé contre Dieu ! C’est la confirmation de ce qui était déjà devant lui, et le détail de la Prescription du Seigneur des mondes, en quoi il n’y a pas de doute.
Ou diront-ils : “C’est celui-là qui l’a blasphémé ?” —Dis : “Apportez donc une sourate semblable à ceci et invoquez, hormis Dieu, qui vous pourrez, si vous êtes véridiques.”
Non mais ils traitent de mensonge la part de science qu’ils ne cernent pas, tandis que l’interprétation ne leur en est pas parvenue. Ainsi criaient au mensonge, ceux qui étaient avant ces gens. Regarde donc ce qu’il est advenu des prévaricateurs !
Et tel d’entre eux y croit ; et tel d’entre eux n’y croit pas. Cependant, c’est ton Seigneur qui se connaît le mieux aux fauteurs de désordre.
Et s’ils te traitent de menteur, alors, dis : “A moi mon œuvre, et à vous votre œuvre. Vous désavouez ce que j’œuvre, et je désavoue ce que vous œuvrez.”
Et il en est parmi eux qui te prêtent l’oreille, —serait-ce toi qui fais entendre les sourds ?— même s’ils ne comprennent pas.
Et tel parmi eux regarde vers toi, —serait-ce toi qui guides les aveugles ?— même s’ils n’observent pas.
Dieu, en vérité, ne manque aux gens en quoi que ce soit ; mais ce sont les gens qui se manquent à eux-mêmes.
Et au jour où Il les rassemblera, ce sera comme s’ils n’étaient restés qu’une heure du jour, à faire connaissance entre eux. Ils ont perdu, certes, ceux qui traitent de mensonge la rencontre de Dieu tandis qu’ils ne se guident pas !
Que Nous te fassions voir une partie de ce dont Nous les menaçons, ou que Nous t’achevions, en tout cas, vers Nous leur retour. Dieu, en outre, est témoin de ce qu’ils font.
A chaque communauté, un messager. Puis, quand vient leur messager, tout se décide, entre eux, à la balance. On ne leur manquera cependant pas !
Et ils disent : “A quand cette promesse, si vous êtes véridiques ?”
—Dis : “Je ne suis maître, pour moi, ni de mal ni de bien, que celui que Dieu veut. A chaque communauté, un terme. Quand leur terme arrive, ils ne peuvent alors ni retarder d’une heure ni avancer.”
—Dis : “Voyez-vous cela si Son châtiment vous arrivait, de nuit ou de jour ? De Lui, qu’est-ce que les criminels cherchent à hâter ?
Est-ce quand cela arrivera, que vous y croirez ? Ou maintenant, tandis que vous cherchez à le hâter ?
Puis on dira à ceux qui auront prévariqué : “Goûtez au châtiment d’éternité ! Vous paie-t-on d’autre chose que de ce que vous vous acquériez ?”
Et ils te demandent ce renseignement : “Est- ce vrai ?” —Dis : “Oui ! par mon Seigneur ! Oui, c’est bien vrai. Et vous n’êtes pas de ceux qui réduisent à l’impuissance.”
Quelque âme qui prévarique, si elle possédait tout ce qu’il y a sur la terre, elle le donnerait pour sa rançon. Et ceux-là dissimuleront leur regret quand ils verront le châtiment. Et il sera décidé entre eux, à la balance. On ne leur manquera cependant pas.
N’est-ce pas que tout appartient à Dieu, de ce qui est dans les cieux et la terre ? N’est-ce pas que la promesse de Dieu est vérité ? Mais la plupart d’entre eux ne savent pas.
C’est Lui qui donne la vie et qui donne la mort ; et c’est vers Lui que vous serez ramenés.
Ho, les gens ! exhortation vous est venue, certes, de votre Seigneur, et guérison de ce qui est dans les poitrines, et guidée et miséricorde aux croyants.
Dis que c’est de la grâce de Dieu et de Sa miséricorde, oui, de cela qu’ils doivent se réjouir : c’est mieux que ce qu’ils amassent.
Dis : “Voyez-vous la nourriture que Dieu vous a fait descendre ? Et vous y désignez l’illicite et le licite !...” Dis : “Est-ce Dieu qui vous a permis ? ou blasphémez-vous contre Dieu ?”
Et que penseront, au jour de la résurrection, ceux qui blasphèment le mensonge contre Dieu ? —Oui, Dieu est détenteur de grâce pour les gens, certes, mais la plupart d’entre eux ne sont pas reconnaissants.
En quelque situation que tu te trouves, et quelque Lecture que tu récites de ceci, et quelque œuvre que vous œuvriez, Nous sommes témoin sur vous quand vous vous y lancez. Ni sur terre ni dans le ciel n’échappe à ton Seigneur chose du poids d’un atome. Et, de plus petit ni de plus grand, rien qui ne soit dans un livre évident.
Quant aux amis de Dieu n’est-ce pas, —point de crainte sur eux, en vérité, et point ne seront affligés,
—qui croient et qui restent pieux,
il y a pour eux bonne annonce en cette vie tout comme en la dernière. —Pas de modification aux paroles de Dieu.— Voilà l’énorme succès !
Qu’il ne t’afflige pas, leur dire. Oui, la puissance tout entière appartient à Dieu. C’est Lui qui entend, qui sait…
N’est-ce pas qu’il appartient tout à Dieu celui qui est dans les cieux et tout, celui qui est sur la terre ? Et que suivent-ils, ceux qui invoquent des dieux à côté de Dieu ? Ils ne suivent que conjecture, et ne font que supputer !
C’est Lui qui pour vous a désigné la nuit pour que vous vous y reposiez, et le jour pour vous permettre de voir. Voilà bien des signes, vraiment, pour les gens qui entendent !
Ils disent : “Dieu a adopté un fils” ; —pureté à Lui ! en tout Il est à l’abri : à Lui appartient tout ce qui est aux cieux et tout ce qui est sur la terre ;— avez-vous pour cela quelque autorité ? Allez-vous dire, contre Dieu, ce que vous ne savez pas ?
Dis : “En vérité, ceux qui blasphèment le mensonge contre Dieu ne seront pas gagnants.”
Un usufruit dans l’ici-bas ; puis vers Nous leur retour. Puis Nous leur ferons goûter au dur châtiment, pour prix d’avoir mécru.
Récite-leur la nouvelle de Noé, quand il dit à son peuple : “O mon peuple, si mon séjour, et aussi mon rappel des signes de Dieu vous pèsent par trop, alors c’est en Dieu que j’ai confiance. Soyez donc, en compagnie de vos dieux, unanimes dans votre commandement, et qu’ensuite il n’y ait point d’ombre pour vous dans votre commandement. Et puis décidez de moi, et ne me donnez pas de délai.
Si donc vous tournez le dos alors que je ne vous demande pas de salaire... Mon salaire n’incombe qu’à Dieu. Et on m’a commandé d’être au nombre des Soumis.”
Puis ils le traitèrent de menteur. Donc, Nous le sauvâmes, lui et ceux qui étaient avec lui dans l'arche, —lesquels Nous désignâmes lieutenants ;— et Nous noyâmes ceux qui traitaient de mensonge Nos signes. Regarde donc ce qu'il est advenu de ceux qui avaient été avertis !
Puis après lui Nous avons suscité des messagers à leurs peuples. Ils leur vinrent donc avec les Preuves. Mais les gens n'en étaient pas à croire ce qu'auparavant ils avaient traité de mensonge. Ainsi scellons-Nous les cœurs des transgresseurs.
Après eux, ensuite, Nous avons suscité Moïse et Aaron, munis de Nos signes, vers Pharaon et sa cohorte de grands. —Mais ces gens-ci s'enflèrent d'orgueil tandis qu'ils étaient gens criminels.—
Lors donc que la vérité leur vint de Notre part, ils dirent : “Voilà, certes oui, une magie manifeste !”
—Moïse dit : “Allez-vous redire à la Vérité une fois qu’elle vous est venue ? Quoi ! c'est de la magie ? Mais les magiciens ne réussissent pas !...
Et eux : “Est-ce pour nous écarter de ce à quoi nous avons trouvé nos ancêtres que tu es venu à nous, et pour que la grandeur appartienne à vous deux sur la terre ? Cependant, nous ne croyons pas en vous !”
—Et Pharaon dit : “Amenez-moi tout savant magicien !”
Puis lorsque vinrent les magiciens. Moïse leur dit : “Jetez ce que vous avez à jeter.”
Puis, lorsqu’ils l’eurent jeté, Moïse de dire : “Ce avec quoi vous êtes venus, la voilà la magie. Dieu, en vérité, aura tôt fait de la rendre vaine. Oui, Dieu ne fait pas prospérer l’action des fauteurs de désordre.
Et par Ses paroles Dieu avère le vrai, quelque répulsion qu’en aient les criminels.”
Mais nul ne crut en Moïse, à part une descendance d’entre son peuple, —crainte que Pharaon, et aussi leur propre cohorte de grands, ne les mît à l’épreuve. Et, vraiment, Pharaon était hautain, sur la terre ; oui, il était du nombre des outranciers.
Et Moïse dit : “O mon peuple, si vous croyez en Dieu, alors ayez confiance en Lui, si vous restez Soumis.”
—Ils dirent donc : “En Dieu nous plaçons confiance. O notre Seigneur, ne nous désigne pas comme une tentation pour les gens prévaricateurs.
Et délivre-nous, par Ta miséricorde, des gens mécréants.”
Et nous révélâmes, à Moïse et à son frère, ceci : “Obtenez, vous deux, des maisons à Misr pour votre peuple, et désignez vos maisons pour Direction, et établissez l’Office, vous tous. —Et fais bonne annonce aux croyants.”
Et Moïse de dire : “O notre Seigneur, tu as donné à Pharaon et à sa cohorte de grands un décorum, oui, et aussi des biens dans la vie présente, afin, ô notre Seigneur, qu’avec cela ils égarent de Ton sentier. O notre Seigneur, efface leurs biens, et fais pression sur leurs cœurs, puisqu’ils ne croiront pas, qu’ils n'aient vu le châtiment douloureux !”
Et Dieu : “Votre appel, à vous deux, est exaucé. Restez donc droits tous deux, et ne suivez point, tous deux, le sentier de ceux qui ne savent pas.”
Et Nous fîmes traverser la mer aux enfants d'Israël. Rebelles et transgresseurs Pharaon et ses armées les poursuivirent donc. Puis, quand la noyade l’eut atteint, il dit : “Je crois qu’en vérité il n’y a de Dieu que Celui en qui ont cru les enfants d’Israël. Et je suis du nombre des Soumis.”
—“Quoi ? Maintenant ? Alors qu’auparavant tu as désobéi, et que tu as été du nombre des fauteurs de désordre !
Eh bien, Nous allons te sauver aujourd’hui quant à ton corps, afin que tu sois un signe pour ceux d’après toi. —Et cependant beaucoup de gens vraiment sont inattentifs à Nos signes !”
Très certainement Nous avons installé d’installation véritable les enfants d’Israël, et leur avons attribué en nourriture d’excellentes choses. Dans la suite, ils n’ont divergé que quand la science leur fut venue. Oui, ton Seigneur décidera entre eux, au jour de la résurrection sur ce en quoi ils divergeaient.
Et si tu es en doute sur ce que Nous avons fait descendre vers toi, interroge alors ceux qui dès avant toi lisent le Livre. Certes, la vérité t’est venue de ton Seigneur : ne sois donc point de ceux qui doutent.
Et ne sois point de ceux qui traitent de mensonge les signes de Dieu. Tu serais alors du nombre des perdants.
Non, ceux contre qui s’avère la parole de ton Seigneur ne croiront pas,— 
tous les signes leur fussent-ils parvenus, —jusqu’à ce qu’ils voient le douloureux châtiment.
Quoi ? y a-t-il une cité qui ait cru, à qui sa croyance ait ensuite profité ? —A part le peuple de Jonas : lorsqu’ils eurent cru, Nous leur déblayâmes le châtiment d’ignominie dans la vie présente, et leur donnâmes jouissance d’un certain délai.
Or si ton Seigneur voulait, tous ceux qui sont sur terre, tous, croiraient. Est-ce à toi de contraindre les gens à être croyants ?
Il n'est en personne de croire, que par permission de Dieu. Et Il voue à l’ordure ceux qui ne comprennent pas.
Dis : “Regardez ce qui est dans les cieux et la terre.” Mais les signes ni les menaces ne mettent à l’abri un peuple qui ne croit pas.
Qu’attendent-ils donc ? sinon des jours semblables aux jours des gens qui avant eux passèrent ! —Dis : “Eh bien, attendez ! Je suis, en vérité, de ceux qui avec vous attendent !”
Ensuite Nous délivrerons Nos messagers et les croyants. C’est un devoir à Nous de délivrer les croyants.
Dis : “Ho, les gens ! si vous êtes en doute sur ma religion, eh bien, je n’adore pas ceux que vous adorez au lieu de Dieu ; mais j’adore le Dieu qui vous achèvera. Et il m’a été commandé d’être du nombre des croyants.” 
Et encore : “Debout, ton visage ! Pour la religion, en sincérité ! et ne sois point du nombre des faiseurs de dieux ;
et n’invoque pas, en dehors de Dieu, ce qui ne te profite ni ne te nuit. Et si tu le fais, tu seras alors, en vérité, du nombre des prévaricateurs.”
Et si Dieu fait qu’un mal te touche, il n’est personne alors pour te le déblayer, que Lui. Et s’il te veut un bien, il n’est personne alors pour repousser Sa grâce. Il fait qu’elle atteigne qui Il veut parmi Ses esclaves. Et c’est Lui le pardonneur, le miséricordieux.
Dis : “Ho, les gens ! de votre Seigneur, certes, la vérité vous est venue. Donc, quiconque se guide, pour lui-même alors il se guide ; et quiconque s’égare, ne s’égare alors, vraiment, que contre lui-même ! Et je n’ai pas charge contre vous.”
Poursuis ce qui t’est révélé, et endure avec constance jusqu’à ce que Dieu juge ; Il est le meilleur des juges.
Alif Lâm Râ. Livre dont les versets ont été renforcés, puis détaillés, de la part d’un Sage, d'un Informé.
Pour ceci ; “N’adorez que Dieu. Oui, je suis pour vous, de Sa part, un avertisseur et un annonciateur.”
Et encore : “Demandez pardon à votre Seigneur ; vers Lui, ensuite, repentez-vous, pour qu’il vous donne jouissance d’une belle jouissance jusqu’à un terme dénommé, et qu’il donne, à chaque excellencier, son excellence. Et si vous tournez le dos, je crains alors pour vous le châtiment d’un grand Jour.
Vers Dieu est votre retour ; et Il est capable de tout.”
N’est-ce pas afin de se cacher de Lui qu’ils replient leurs poitrines ? Lorsqu’ils cherchent à se couvrir de leurs vêtements, Il sait, n’est-ce pas, ce qu’ils cachent et ce qu’ils font ouvertement !” Oui, Il sait le contenu des poitrines.
Il n’y a pas d’animal, sur terre, qu’à Dieu n’incombe sa nourriture, et qu’il ne sache son gîte et son dépôt, puisque tout est dans le Livre évident.
Et c’est Lui qui a créé les cieux et la terre en six jours, —alors que Son Trône était sur l’eau,— afin d’éprouver qui de vous serait meilleur à l’œuvre. Et si tu dis : “Oui, vous serez ressuscités après la mort”, ceux qui mécroient diront très certainement : “Ce n’est là que magie manifeste.”
Et si Nous retardons pour eux le châtiment jusqu’à telle génération, ils diront très certainement : “Qu’est-ce qui l’empêche ?” —Le jour où cela leur arrivera, n’est-ce pas, on ne pourra pas le détourner d’eux ; et les enveloppera ce dont ils se moquaient !
Et si Nous faisons goûter à l’homme une miséricorde de Notre part, et qu’ensuite Nous la lui arrachions, le voilà désespéré, oui, ingrat.
Et si Nous lui faisons goûter du bonheur, après qu’un malheur l’a touché, il dit, à coup sûr : “Les maux m’ont quitté !” et le voilà qui exulte, oui, plein de gloriole.
Sauf ceux qui endurent avec constance, et font œuvres bonnes. A ceux-là, pardon, et gros salaire.
Il se peut donc que tu abandonnes une partie de ce qui t’est révélé, et que ta poitrine se sente à l’étroit, de ce qu’ils disent : “Que n’a- t-on fait descendre sur celui-ci un trésor ?” ou : “Que n’est-il venu un ange en sa compagnie ?” —Rien d’autre, en vérité : tu es un avertisseur. Et Dieu est la garantie de tout.
Diront-ils : “Il a blasphémé ça ?” —Dis : “Apportez donc, en blasphémant, une dizaine de sourates semblables à ceci : et invoquez qui vous pourrez, hormis Dieu, si vous êtes véridiques.”
Si donc ils ne vous répondent pas, sachez alors que, rien d’autre : c’est par la science de Dieu que ceci est descendu, et il n’y a de Dieu que Lui. Serez-vous Soumis ?
Quiconque veut la vie présente avec son décor, Nous leur rembourserons là leurs actions sans que rien leur en soit diminué.
Pour ceux-là, rien, dans l’au-delà, que le Feu ; et échouera ce qu’ils auront fait ici, et sera vain ce qu’ils auront œuvré !
Que dire alors de ceci qui est basé sur une preuve venant de son Seigneur et qu’un témoin de Sa part récite ? Avant ceci, cependant, il y a eu le Livre de Moïse, en tant que dirigeant et miséricorde, à quoi ces Juifs-là croient ! Et quiconque d’entre les factions le mécroit a pour rendez-vous le Feu. Ne sois donc pas en doute au sujet de ceci. Oui, c’est la vérité venant de ton Seigneur ; mais la plupart des gens ne croient pas.
Et quel pire prévaricateur que celui qui blasphème un mensonge contre Dieu ? Ceux-là seront présentés à leur Seigneur cependant que les témoins diront : “Voilà ceux qui ont menti contre leur Seigneur”. La malédiction de Dieu, n’est-ce pas, est sur les prévaricateurs,
qui empêchent du sentier de Dieu et cherchent à le faire tortueux, tandis qu’ils mécroient en l’au-delà.
Ce n’est pas eux qui, sur terre, réduisaient à l’impuissance ! Et pas de patrons pour eux en dehors de Dieu ! Pour eux, doublé le châtiment ! Ils étaient incapables d’entendre ; ils ne voyaient pas non plus !
C’est eux qui ont fait perdantes leurs âmes. Et l’objet de leur blasphème s’est égaré d’eux
Oui, c’est eux, infailliblement, qui dans l’au-delà seront les plus grands perdants.
Oui, ceux qui croient et font œuvres bonnes et s’humilient devant leur Seigneur, voilà les compagnons du Paradis : là, ils demeureront éternellement.
Il en est d’eux comme de deux groupes : l’aveugle et le sourd, et : celui qui voit et qui entend. Les deux dans l’exemple, sont-ils semblables ? Eh bien, ne vous rappellerez-vous pas ?
Très certainement Nous avons encore envoyé Noé vers son peuple : “Je suis, en vérité un avertisseur manifeste,
afin que vous n’adoriez que Dieu. Oui, je crains, pour vous, le châtiment d’un Jour douloureux.”
La cohorte des grands de son peuple, qui avait mécru, dit alors : “Nous ne te voyons qu’un homme comme nous ; et nous ne te voyons suivi, à première vue, que des plus vils des nôtres ; et nous ne voyons pas votre excellence sur nous. Au contraire, nous pensons que vous êtes des menteurs.”
Il dit : “Voyez-vous, ô mon peuple, si je m’appuie sur une preuve de la part de mon Seigneur, —et Il m’a accordé de Sa part miséricorde,— et qu’elle vous reste cachée à cause de votre aveuglement, pourrons-nous vous l’imposer alors que vous y répugnez ?
O mon peuple, je ne vous demande pas d’argent pour cela. Mon salaire n’incombe qu’à Dieu. Et je ne peux pas chasser ceux qui ont cru, —oui, ils vont rencontrer leur Seigneur ;— mais je vous vois comme des gens ignorants, vraiment !
O mon peuple, qui me secourra contre Dieu, si je les chasse ? Eh bien ! ne vous rappellerez-vous pas ?
Et je ne vous dis pas que j’ai chez moi des trésors de Dieu, —je ne connais pas l’invisible, et je ne dis pas non plus que je suis un ange ; et je ne dis pas aux gens que vos yeux méprisent que jamais Dieu ne leur accordera de bien ; —Dieu sait mieux ce qui est dans leurs esprits ; —je serais alors, certes oui, du nombre des prévaricateurs !”
Ils dirent : “O Noé, tu as disputé avec nous, certes, et trop disputé avec nous. Fais donc que vienne à nous ce dont tu nous menaces, si tu restes du nombre des véridiques !”
—Il dit : “Seul, Dieu vous le fera venir, s'Il veut, alors que vous serez incapables de réduire à l'impuissance.
Et mon conseil sincère ne vous profiterait pas, si je voulais vous donner du conseil et que Dieu veuille vous dérouter. Il est votre Seigneur, et vers Lui vous serez ramenés.”
S’ils disent qu’il a blasphémé ceci, dis : “Si je l'ai blasphémé, que retombe sur moi mon crime ! Je désavoue cependant les crimes que vous commettez.”
Et il fut révélé à Noé ceci : “De ton peuple vraiment ne croira que celui qui a déjà cru. Ne te mets pas en peine de ce qu’ils font.
Et construis l’arche sous Nos yeux et Notre révélation. Et ne t’adresse pas à Moi pour ceux qui ont prévariqué : oui, ils vont être noyés.”
Et il construisait l’arche. Et chaque fois qu’un groupe de grands de son peuple passait près de lui, ils se moquaient de lui. Il dit : “Si vous vous moquez de nous, eh bien, nous nous moquons de vous, vraiment, tout comme vous vous moquez.
Et vous allez savoir sur qui va venir un châtiment qui le plonge dans l’ignominie, et sur qui va s’installer un châtiment durable !”
Puis, lorsque Notre commandement vint, et que le four se mit à cracher, Nous dîmes : “Charge dedans, de chaque, un couple de deux ; et ta famille aussi, —sauf celui-là contre qui la Parole a pris les devants,— et aussi ceux qui croient.” —Cependant, ceux qui avaient cru, avec lui, n’étaient que peu nombreux.
Et il dit : “Montez dedans. Au nom de Dieu est sa course son mouillage. Oui, mon Seigneur est pardonneur, certes, miséricordieux.”
Et elle les fit voguer au milieu de vagues comme des montagnes. Et Noé appela son fils, —il était resté en un lieu écarté— : “O mon petit, monte en notre compagnie, et ne reste pas avec les mécréants.”
Mais lui : “Je vais me réfugier vers un mont qui me protégera de l’eau.” —Et Noé : “Il n’y a aujourd’hui protection aucune contre le commandement de Dieu. Sauf à qui Il fait miséricorde.” Et les vagues s’interposèrent entre eux deux, et l’autre fut au nombre des noyés.
Et il fut dit : “O terre, avale ton eau ! et toi, ciel, arrête !” Et l’eau entra dans la profondeur, et ce fut affaire faite, et l’arche s’installa sur le Joudi, et il fut dit au peuple prévaricateur : “A mort !”
Et Noé invoqua son Seigneur et dit : “Vraiment, Seigneur, mon fils est de ma famille ! Vraiment, Ta promesse est la vérité et Tu es le plus juste des juges !”
Et Dieu : “O Noé, celui-là n’est pas de ta famille : il est vraiment le Méfait en personne. Ne Me demande donc pas ce dont tu n’as science aucune. Je t’exhorte, oui, sans quoi tu serais du nombre des ignorants.”
Alors Noé : “Te demander ce dont je n’ai science aucune ? contre cela, Seigneur, je cherche Ta protection. Et si Tu ne me pardonnes pas et ne me fais pas miséricorde, je serai du nombre des perdants.”
Il fut dit : “O Noé, va en paix de Notre part ; et bénédictions sur toi et sur les communautés de ceux qui sont avec toi. Et il y aura des communautés auxquelles Nous accorderons une jouissance temporaire ; puis les touchera, de Notre part, un châtiment douloureux.”
—En voilà des informations sur l’invisible ! Vers toi Nous les révélons. Tu ne les savais pas, toi ni ton peuple,— avant cela. Endure donc avec constance. Oui, la finale est aux pieux.
Et aux Aad, leur frère Houd ! Lequel dit : “O mon peuple, adorez Dieu. Point de Dieu, pour vous, que Lui. Vous n’êtes que des blasphémateurs.
O mon peuple, je ne vous en demande pas de salaire : mon salaire n’incombe qu’à Celui qui m’a créé. Est-ce que vous ne comprendrez pas ?
O mon peuple, implorez pardon, de votre Seigneur, puis repentez-vous à Lui pour qu’il envoie sur vous le ciel en pluie abondante, et qu’il ajoute pour vous une force à votre force. Et ne tournez pas le dos en criminels.”
Ils dirent : “Houd, tu n’es pas venu à nous avec une preuve, et nous n’en sommes pas à abandonner nos dieux sur ta parole, et nous ne sommes pas croyants en ta faveur.
Que dirons-nous, sinon qu’un de nos dieux a fait qu’un mal te touche ?” —Il dit : “Je prends Dieu à témoin, —et vous, soyez témoins,— qu’en vérité je désavoue l’association que vous faites
contre Lui. Rusez donc tous contre moi ! et ne me donnez pas de délai.
Oui, je place confiance en Dieu, mon Seigneur tout comme votre Seigneur. Il n’y a pas d’animal qu’il ne tienne au front. Oui, mon Seigneur est sur un droit chemin.
Si donc vous tournez le dos... voilà que je vous ai transmis ce avec quoi j’ai été envoyé vers vous. Et mon Seigneur remplacera votre peuple par un autre, tandis que vous ne saurez en rien Lui nuire. Oui, mon Seigneur est gardien sur toute chose”
Et quand vint notre commandement, Nous sauvâmes, par une miséricorde de Notre part, Houd et ceux qui avec lui avaient cru. Et Nous les sauvâmes d’un épais châtiment.
Ces Aad avaient nié les signes de leur Seigneur, et désobéi à Ses messagers, et suivi Ie commandement de tout entêté tyran.
Et ils furent poursuivis, ici-bas, d’une malédiction. De même au jour de la résurrection. N’est-ce pas qu’en vérité les Aad avaient mécru leur Seigneur ? N’est-ce pas que : A mort, les Aad, peuple de Houd !...
Et aux Thamoud, leur frère Sâlih ! Lequel dit : “O mon peuple, adorez Dieu. Point de Dieu, pour vous, que Lui. De la terre, Il vous a créés, et là même Il vous l’a fait peupler. Implorez-Lui donc pardon, puis, repentez-vous à Lui. Mon Seigneur est proche, vraiment, accueillant”.
Ils dirent : “O Sâlih, avant cela, tu étais un espoir, chez nous. Nous interdiras-tu d’adorer ce qu’adoraient nos ancêtres ? Cependant, nous voilà bien dans un doute qui mène à l’incertitude, au sujet de ce vers quoi tu nous appelles !”
Il dit : “Voyez-vous, ô mon peuple ? si je m’appuie sur une preuve de la part de mon Seigneur, —cependant qu’il m’a accordé, de Sa part, miséricorde,— qui donc me secourra de Dieu si je Lui désobéis ? Vous ne ferez donc qu’accroître ma perte.
O mon peuple, voici, comme signe pour vous, la chamelle de Dieu. Laissez-la donc paître sur la terre de Dieu, et faites qu’aucun mal ne la touche : alors un châtiment prochain vous saisirait !”
Et puis ils lui coupèrent les jarrets. Il dit donc : “Jouissez trois jours de vos demeures ! Voilà Une promesse non démentie !”
Puis lorsque vint Notre commandement. Nous sauvâmes Sâlih et ceux qui avec lui avaient cru, de l’ignominie de ce jour, par une miséricorde de Notre part. Ton Seigneur, c’est Lui le détenteur de la force, le puissant, vraiment.
Et le Cri saisit ceux qui avaient prévariqué. Et les voilà gisant sur leurs genoux, dans leurs demeures,
comme s’ils n’y avaient jamais habité. N’est-ce pas qu’en vérité les Thamoud ont mécru leur Seigneur ? N’est-ce pas que : A mort, les Thamoud !...
Et très certainement Nos anges sont venus à Abraham avec la bonne nouvelle, en disant : “Paix !” —Il dit : “Paix !”, et il ne tarda pas à apporter un veau, rôti aux pierres chauffées.
Puis, lorsqu’il vit que leurs mains ne l’atteignaient pas, il les trouva insolites et ressentit de la peur vis-à-vis d’eux. Ils dirent : “N’aie pas peur. Oui, nous sommes envoyés vers le peuple de Loth.”
Sa femme était debout. Alors elle rit. Nous lui annonçâmes donc Isaac, et au-delà d’Isaac, Jacob.
Elle dit : “Malheur de moi ! Vais-je enfanter, alors que je suis vieille, et que ce mien mari est un vieillard ? ça, c'est chose étrange, en vérité !”
Ils dirent : “T’étonnes-tu du commandement de Dieu ? La miséricorde de Dieu et Ses bénédictions soient sur vous, gens de la maison ! Il est digne de louange, glorieux, vraiment !”
Puis, lorsque la crainte eut quitté Abraham et que la bonne nouvelle lui fut venue, voilà
Oui, Abraham était patient, certes, plein de sollicitude, enclin à Dieu.
 -“O Abraham, sois indifférent à cela. Oui, le commandement de ton Seigneur est bel et bien venu. Oui, et un châtiment non repoussable va leur arriver.”
Et quand Nos anges vinrent à Loth, il se mit en peine à cause d’eux, et son bras en ressentit de l’étroitesse. Il dit cependant : “Voici un jour terrible !”
Quant à son peuple, ils vinrent à lui, tout excités pour lui ; —auparavant ils pratiquaient de mauvaises actions. Il dit “O mon peuple, voici mes filles : elles sont plus pures, pour vous. Craignez Dieu, donc, et ne me faites pas d’ignominie en mes invités. N’y a-t-il pas parmi vous un homme bien dirigé ?”
—Ils dirent : “Tu sais très bien que nous n’avons pas de droit sur tes filles ! Et en vérité tu sais bien ce que nous voulons.”
—Il dit : Si j’avais de la force contre vous ! ou si je pouvais trouver asile près d’un appui fort !”
—Alors, les anges : “O Loth, nous sommes vraiment les messagers de ton Seigneur. Ils ne sauront t’atteindre. Fais donc partir ta famille, en fin de nuit. Et que nul d’entre vous ne regarde en arrière. Sauf ta femme : en vérité, ce qui va leur arriver lui arrivera à elle. Oui, rendez-vous pour eux à l’aube. L’aube n’est-elle pas proche ?”
Puis, lorsque vint Notre commandement, Nous mîmes la ville sens dessus dessous, et fîmes pleuvoir sur elle, des pavés de glaise bien préparée.
qui avaient été marqués, auprès de ton Seigneur. Et pareille chose n’est pas loin des prévaricateurs !
Et vers les Madian, leur frère Chuaïb. Lequel dit : “O mon peuple, adorez Dieu. Pas de Dieu, pour vous, que Lui. Et ne faites pas perdre sur la mesure et le poids. Et je vous vois dans l'aisance, et vraiment je crains pour vous le châtiment d’un Jour cerneur.
O mon peuple, remplissez la mesure et le poids, avec justice, et ne faites pas perdre aux gens leurs biens, et ne répandez pas le désordre sur terre comme des fauteurs de désordre.
Ce qui reste par devers Dieu est meilleur pour vous, si vous êtes croyants ! Et je ne suis pas un gardien sur vous !”
Ils dirent : “O Chu’aib ! Abandonner ce qu’adoraient nos ancêtres, ou ne plus faire de nos biens ce que nous voulons, est-ce ta religion qui te le demande, ô toi qui est le patient, le bien-dirigé ?”
—Il dit : “O mon peuple, voyez-vous que je me tienne sur une preuve de la part de mon Seigneur, et qu’il m’attribue une belle attribution ?... Je ne veux pas aller faire le contraire de ce que je vous interdis : je ne veux que la réforme, autant que je le puis. Et je n’ai de faculté que de Dieu. En Lui je place confiance, et c’est vers Lui que je m’incline.
O mon peuple, puisse la scission d’avec moi ne pas vous jeter dans le crime en sorte que vous atteigne ce qui atteignit le peuple de Noé, ou le peuple de Houd, ou le peuple de Sâlih ! Et le peuple de Loth n’est non plus loin de vous.
Et implorez pardon de votre Seigneur : et repentez-vous à Lui. Mon Seigneur est vraiment miséricordieux, aimant.”
Ils dirent : “O Chuaïb, nous ne comprenons guère de ce que tu dis ; et vraiment nous te voyons faible parmi nous. Sans ton clan, nous t’aurions certainement lapidé, cependant que tu ne nous sembles pas puissant.”
Il dit : “O mon peuple, mon clan vous semble-t-il plus puissant que Dieu ? et Le prenez-vous, Lui, pour une chose de derrière le dos ? Mon Seigneur est vraiment cerneur de ce que vous œuvrez !
O mon peuple, œuvrez à votre place. Moi aussi, j’œuvre ! Bientôt, vous saurez qui le châtiment va venir plonger dans l’ignominie, et qui est menteur. Et veillez ! Voici que moi aussi vraiment je veille en votre compagnie.”
Et lorsque vint Notre commandement, Nous sauvâmes, par une miséricorde de Notre part, Chuaïb et ceux qui avaient cru en sa compagnie. Et le Cri saisit ceux qui avaient prévariqué. Et les voilà gisant sur leurs genoux dans leurs demeures,
comme s’ils n’y avaient jamais habité. N’est-ce pas que : A mort les Madian !... Comme moururent les Thamoud.
Et très certainement Nous avions envoyé Moïse, avec Nos signes et une autorité manifeste,
vers Pharaon et sa cohorte de grands. Mais ils suivirent le commandement de Pharaon, cependant que le commandement de Pharaon n’était pas bien dirigé ;
—il marchera en tête de son peuple, au jour de la résurrection ; —il les mena donc au Feu ; et quelle mauvaise menée que cette menée !
Et l’on a fait qu’une malédiction les poursuive, ici comme au jour de la résurrection. Quel mauvais don que ce don !
Voilà que Nous te racontons des nouvelles des cités ! Certaines sont debout, certaines, moissonnées.
Et Nous ne leur avons pas manqué : mais ils se sont manqué à eux-mêmes. Leurs dieux, donc, qu’ils invoquaient au lieu de Dieu, ne les ont pas mis à l’abri quand le commandement de ton Seigneur est venu ; ils n’ont fait que leur accroître la perte.
Telle est la saisie de ton Seigneur quand Il saisit les cités lorsqu’elles sont prévaricatrices. Sa saisie est douloureuse, forte, vraiment !
Voilà bien là un signe, vraiment, pour celui qui craint le châtiment de l’au-delà. C’est un Jour auquel les gens seront rassemblés ; et c’est un Jour attesté !
Et Nous ne le retardons que pour un terme bien compté.
Le jour où cela arrivera, nul ne parlera qu’avec Sa permission. Puis, il y aura des malheureux et des heureux.
Et quant à ceux qui auront le malheur, ils seront dans le Feu : ils auront là du soupir et du sanglot,
pour y demeurer éternellement tant que demeureront les cieux et la terre —sauf ce que veut ton Seigneur : ton Seigneur est à même, vraiment, de faire tout ce qu’il veut !
Et quant à ceux qui seront faits bienheureux, ils seront au Paradis, pour y demeurer éternellement tant que demeureront les cieux et la terre, —sauf ce que veut ton Seigneur,— don jamais tronqué.
Ne sois donc pas en doute au sujet de ce qu’ils adorent, —ils ne font qu’adorer comme leurs ancêtres auparavant adoraient. Et Nous leur remplirons pleinement leur quote-part sans en rien diminuer.
Et très certainement Nous avions donné à Moïse le Livre. Puis, on y divergea. Et, n’était qu’une Parole de la part de ton Seigneur eût pris les devants, tout aurait été décidé, entre eux ! Oui, ils sont, à son sujet, en un doute qui mène à l’incertitude.
Oui, à tous, très certainement, lorsque ton Seigneur fera pleine mesure, pour leurs œuvres... Il est bien informé de ce qu’ils œuvrent, vraiment !
Reste donc droit comme il t’est commandé, —toi et ceux qui avec toi se sont repentis. Et ne vous rebellez pas. Car vraiment Il est observateur de ce que vous œuvrez !
Et ne vous appuyez pas sur ceux qui prévariquent : le Feu, alors, vous atteindrait. Il n’y aura cependant pas de patrons pour vous contre Dieu. Puis, vous ne serez pas secourus.
Et établis l’Office aux deux bouts du jour, ainsi qu’aux heures prochaines de la nuit. Oui, les bienfaits chassent les méfaits. Ceci est un rappel pour ceux qui se rappellent.
Et endure avec constance. Car Dieu vraiment ne laisse pas perdre le salaire des gens bienfaisants.
Pourquoi donc, dans les générations d’avant vous, n’y eut-il pas de ces gens de meilleures traces, qui sur terre empêchent du désordre ? Peu, du moins, lesquels Nous sauvâmes entre tous, alors que ceux qui prévariquaient suivaient, en criminels, le luxe où ils étaient.
Et ton Seigneur n’en est point à détruire à tort des cités alors que leurs habitants en sont à se réformer.
Et si ton Seigneur avait voulu, Il aurait fait des gens une seule communauté. Or, ils ne cessent pas d’être en désaccord entre eux,
sauf ceux à qui ton Seigneur fait miséricorde ; —et c’est pourquoi Il les a créés. Et la parole de ton Seigneur s’accomplit— : “Très certainement, J’emplirai la Géhenne de djinns et d’hommes, tous.”
Et tout ce que Nous te racontons de nouvelles au sujet des Messagers, c’est pour en raffermir ton cœur. Et en cela t’est venue la vérité, ainsi qu’aux croyants une exhortation et un Rappel.
Et dis à ceux qui ne croient pas : “Œuvrez à votre place. Nous aussi, nous œuvrons !
“Et attendez. Nous aussi nous attendons !”
A Dieu l’invisible des cieux et de la terre, et vers Lui est ramené le commandement tout entier. Adore-Le donc, et place confiance en Lui. Ton Seigneur, cependant, n’est pas inattentif à ce que vous œuvrez.
Alif Lâm Râ. Voici les versets du Livre évident.
Oui, Nous l’avons fait descendre, comme une Lecture arabe. Peut-être comprendrez-vous ?
Nous te faisons récit du meilleur récit, grâce à ce Coran que Nous te révélons quand même que tu fusses auparavant du nombre des ignorants.
Quand Joseph dit à son père : “O mon père, j’ai vu, oui, onze étoiles, et aussi le soleil et la lune j’ai vu qu’ils se prosternaient devant moi”
—“O mon petit, dit-il, ne raconte pas ta vision à tes frères : alors ils ruseraient une ruse contre toi ! Le Diable, vraiment, est pour l’homme un ennemi manifeste.
Ainsi ton Seigneur te choisira et t’enseignera l’interprétation des discours, et Il parfera Son bienfait sur toi et aussi sur la famille de Jacob, tout comme Il l’a parfait auparavant sur tes deux ancêtres, Abraham et Isaac. Ton Seigneur est savant, sage, vraiment !”
Il y a très certainement, pour les chercheurs, des signes, en Joseph et ses frères,
quand ceux-ci dirent : “Joseph et son frère sont plus chers à notre père que nous, certes, alors que nous sommes toute une bande. Notre père est vraiment dans un égarement manifeste !
Tuez Joseph ; ou bien jetez-le en quelque terre, afin que le visage de votre père se tourne exclusivement vers vous, cependant que vous serez après cela, des gens de bien.
L’un de leurs parleurs parla : “Ne tuez pas Joseph, mais jetez-le, si vous êtes faiseurs, dans l’invisible profondeur du Puits afin que quelqu’un de la caravane de passage le recueille.”
—Ils dirent : “O notre père, qu'as-tu à ne pas te fier à nous au sujet de Joseph ? Nous sommes cependant pour lui pleins de sincérité !
Envoie-le demain avec nous faire une promenade au pâturage, et jouer, cependant que nous serons pour lui des gardiens.”
— Il dit : “Cela m’attriste que vous l’emmeniez, certes ; et je crains que le loup ne le mange pendant que vous y serez inattentifs.”
Ils dirent : “Si le loup le mange cependant que nous sommes toute une bande, alors nous serons perdants, vraiment !”
Puis, quand ils l’eurent emmené, et se furent mis d’accord pour le reléguer dans l’invisible profondeur du Puits !... Et Nous lui révélâmes : “Très certainement, tu leur donneras nouvelles, sans qu’ils se doutent, de leur affaire que voici.”
Et ils vinrent à leur père, le soir, en pleurant.
Ils dirent : “O notre père, oui, nous sommes allés faire une compétition de course, et nous avons laissé Joseph auprès de notre bagage ; alors le loup l’a dévoré. Et tu ne nous croiras pas, quand même que nous soyons véridiques !”
Et ils apportèrent, sur sa tunique, un sang factice. Il dit : “Vos âmes, plutôt, vous ont enjolivé quelque chose !... Oh ! jolie patience ! C’est Dieu qu’il faut appeler au secours contre ce que vous décrivez !”
Or, vint une caravane. Ils dépêchèrent leur homme de corvée d’eau, lequel fit descendre son seau. Il dit : “Bonne nouvelle ! Voilà un garçon !” Et ils le cachèrent comme une marchandise. Dieu cependant savait fort bien ce qu’ils faisaient !
Et ils le vendirent à vil prix : pour quelques drachmes comptées. C’étaient, en cela, des dépréciateurs !
Et celui qui, à Misr, l’acheta, dit à sa femme : “Donne-lui une généreuse hospitalité. Il se peut qu’il nous soit utile, ou que nous l’adoptions comme garçon.” Ainsi avons-Nous raffermi Joseph sur la terre, afin qu’il apprenne de Nous l’interprétation des discours. Et Dieu a le dessus, en Son commandement ; mais la plupart des gens ne savent pas.
Et quand il eut atteint ses pleines forces, Nous lui accordâmes sagesse et science. Et ainsi payons-Nous les bienfaisants.
Or celle dans la maison de qui il était lui fit la cour. Et elle ferma les portes, et dit : “Lève-toi !” — Il dit : “Dieu me protège ! Oui, ceci regarde mon Seigneur qui m’a donné belle demeure. Vraiment, les prévaricateurs ne sont pas les gagnants !”
Et très certainement, elle le désira. Et il l’aurait désirée s’il n’avait pas vu la manifestation de son Seigneur ; —ainsi avons-Nous écarté de lui le mal et la turpitude. Il était de Nos esclaves de choix, vraiment !—
Et tous deux firent la course vers la porte. Et elle déchira sa tunique à lui, par derrière ; et tous deux rencontrèrent son seigneur à elle près de la porte. —Elle dit : “Quelle serait la récompense de qui a voulu faire du mal à ta famille ? sinon la prison, ou un châtiment douloureux !”
—Alors, Joseph : “C’est elle qui m’a fait la cour.” —Et un témoin, de sa famille à elle, témoigna : “Si sa tunique à lui est déchirée par-devant, alors c’est elle qui dit la vérité, tandis qu’il est du nombre des menteurs ;
et si sa tunique est déchirée par derrière, alors elle ment, tandis qu’il est du nombre des véridiques.”
Puis, quand l’autre vit la tunique déchirée par derrière, il dit : “C’est bien de votre ruse de femmes ! Énorme, vraiment, votre ruse à vous autres, femmes !
Passe, Joseph ! Et toi, femme, implore pardon pour ton péché ; tu as été parmi les fautifs, vraiment !”
Et dans la ville, des femmes dirent : “La femme du Grand Intendant fait la cour à son valet ! Il l’a bel et bien rendue folle d’amour. Nous la voyons dans un égarement manifeste, vraiment !”
Lors donc qu’elle eut entendu leur fourberie, elle leur envoya des invitations, et prépara pour elles un salon ; et elle leur donna à chacune un couteau. Puis elle dit : “Sors sur elles, Joseph !” —Lors donc qu’elles le virent, elles lui trouvèrent quelque chose de grand, et se coupèrent les mains et dirent : “Pureté à Dieu ! Ce n’est pas un être humain, c’est un ange noble !”
Elle dit : “Voilà donc ce sur quoi vous me blâmiez ! Je lui ai fait la cour, certes, mais il cherche à rester chaste. Or, s’il ne fait pas ce que je lui commande, il sera très certainement emprisonné et sera très certainement de ceux qui se font petits.”
—Il dit : “O mon Seigneur, la prison m’est plus chère que ce à quoi l’on m’invite. Et si Tu n’écartes pas de moi leur ruse, je pencherai vers elles et serai du nombre des ignorants.”
Son Seigneur l’exauça donc, et détourna de lui leur ruse à elles. C’est Lui, vraiment, qui entend, qui sait.
Ensuite, après qu’ils eurent vu les signes, il leur sembla qu’ils devaient très certainement l’emprisonner pour un temps.
Or, deux valets entrèrent avec lui en prison. L’un des deux dit : “En vérité, je me voyais pressant du raisin...” Et l’autre dit : “En vérité, je me voyais portant sur ma tête du pain dont les oiseaux mangeaient. Apprends-nous l’interprétation de ceci, toi que nous voyons, vraiment, du nombre des bienfaisants.”
Il dit : “La nourriture qu’on vous attribue à vous deux ne vous parviendra pas sans que, avant qu’elle ne vous vienne, je vous aie fait savoir cette interprétation : c’est parmi les choses que mon Seigneur m’a enseignées. Oui, j’ai abandonné la religion d’un peuple qui ne croit pas en Dieu et qui mécroit en l’au-delà.
Et j’ai suivi la religion de mes ancêtres, Abraham, Isaac et Jacob, Il ne convient pas à nous d’associer à Dieu quoi que ce soit. Ceci est une grâce de. Dieu, sur nous et sur les gens ; mais la plupart des gens ne sont pas reconnaissants.
O mes deux camarades de prison ! quel est le meilleur : un éparpillement de Seigneurs, ou le Dieu Unique, Dominateur suprême ?
Vous n'adorez, au lieu de Lui, que des noms que vous avez nommés, vous ainsi que vos ancêtres, sans que Dieu y ait fait descendre d'autorité. Le jugement n’appartient qu’à Dieu. Il vous l’a commandé : vous devez n’adorer que Lui. Voilà la religion droite ; mais la plupart des gens ne savent pas.
O mes deux camarades de prison ! quant à l’un de vous, il donnera du vin à boire à son seigneur ; et quant à l’autre, il sera crucifié ; puis, les oiseaux mangeront de sa tête. C’est affaire faite, sur quoi tous deux me demandiez réponse.”
Et il dit à celui des deux dont il pensait qu’il serait délivré : “Rappelle-moi auprès ton seigneur. Mais le Diable fît qu'il oublia le rappel de son seigneur. Joseph resta donc en prison plusieurs années.
Et le roi de dire : “En vérité, je voyais sept vaches grasses que sept, très maigres, mangeaient ; et sept épis verts, et autant d’autres, secs. Cohorte des grands, donnez-moi réponse sur ma vision, si vous savez deviner une vision.”
Ils dirent : “Amas de cauchemars ! Et nous ne savons pas interpréter les cauchemars !”
Or, celui des deux qui avait été délivré et qui, au bout d’une génération, se rappelait, dit : “Je vous ferai savoir l’interprétation, moi ! Envoyez-moi donc.”
—“O Joseph ! ô le véridique ! Donne-nous réponse au sujet de sept vaches grasses que mangent sept très maigres, et de sept épis verts et autant d’autres, secs. Peut-être reviendrai-je vers les gens ? Peut-être sauront-ils ?
—Alors Joseph : “Vous cultiverez pendant sept ans comme d’habitude. Tout ce que vous aurez moissonné, donc, laissez-le dans l’épi, sauf le peu que vous consommerez.
Viendront ensuite sept années dures qui consommeront tout ce que vous aurez préparé pour elles sauf le peu que vous réserverez.
Puis, viendra après cela une année où les gens seront secourus et iront au pressoir.
Et le roi dit : “Amenez-le moi.” Puis, lorsque le messager y fut, Joseph dit : “Retourne auprès de ton seigneur, puis demande-lui : qu’en est-il des femmes qui se coupaient les mains ? Mon Seigneur sait leur ruse, en vérité !”
Alors, le roi : “Quelle était votre mission, lorsque vous faisiez la cour à Joseph ?” —Elles dirent : “Pureté à Dieu ! Nous ne savons de lui aucun mal.” —Et la femme du Grand Intendant de dire : “Maintenant la vérité s’établit ! c’est moi qui lui ai fait la cour. Et c’est lui, vraiment, qui est du nombre des véridiques !
Ceci pour que mon mari sache que je ne l’ai pas trahi en secret, et qu’en vérité Dieu ne guide pas la ruse des traîtres.
Je ne m’innocente cependant pas ! En mal, l’âme est un grand tyran, vraiment ! Sauf miséricorde de mon Seigneur. Oui, mon Seigneur est pardonneur, miséricordieux !”
—Et le roi dit : “Amenez-le moi : je me le réserve pour moi-même.” —Puis lorsqu’il lui eut parlé, il dit : “Oui, tu seras aujourd’hui, près de nous, en pleine situation d’autorité et de confiance.”
—Et Joseph : “Affecte-moi aux trésors du territoire : je suis bon gardien, vraiment, et connaisseur.”
Ainsi avons-Nous mis Joseph à même, sur terre, de s’installer là où il voudrait. Nous faisons que Notre miséricorde touche qui Nous voulons, et que ne se perde pas le salaire des gens bienfaisants.
Et le salaire de l’au-delà est meilleur, pour ceux qui croient et pratiquent la piété !
Et les frères de Joseph vinrent, et entrèrent auprès de lui. Puis il les reconnut, alors qu'eux-mêmes ne le reconnaissaient pas.
Et quand il les eut approvisionnés de leur provision, il dit : “Amenez-moi celui qui vous est frère de père. Ne voyez-vous pas que je fais pleine mesure, tandis que je suis le meilleur des hôtes ?
Et si vous ne me l’amenez pas, alors plus une charge pour vous, chez moi ; et vous ne m’approcherez plus.”
—Ils dirent : “Nous ferons la cour à son père à son sujet ; oui, nous le ferons !”
—Et il dit à ses valets : “Consignez dans leurs bagages leurs marchandises : peut-être les reconnaîtront-ils quand ils seront de retour vers leur famille ; peut-être reviendront-ils.”
Puis, de retour auprès de leur père, ils dirent : “O notre père, nous n’obtiendrons plus une charge. Envoie donc avec nous notre frère, que nous obtenions quelque charge. Oui, nous serons certainement pour lui des gardiens.”
—Il dit : “Vais-je vous le confier comme, auparavant, je vous ai confié son frère ? En fait de gardien, cependant, Dieu est le meilleur, et Il est le plus miséricordieux des miséricordieux !”
Et lorsqu’ils ouvrirent leurs bagages, ils trouvèrent qu’on leur avait rendu leurs marchandises. Ils dirent : “O notre père, que cherchons-nous ? Voilà nos marchandises : elles nous ont été rendues ! Et nous allons approvisionner notre famille et veiller sur notre frère, et ajouter la charge d’un chameau, —c’est une charge facile !”
—Il dit : “Jamais je ne l’enverrai avec vous, que vous ne m’ayez apporté l’engagement de par Dieu qu’à moins que vous ne soyez cernés certainement vous me le ramènerez.” Puis, quand ils lui eurent apporté l’engagement, il dit : “Dieu est garant de ce que nous disons.”
—Et il dit : “O mes fils, n’entrez pas par une seule porte, mais entrez par différentes portes. Je ne vous mets pas à l’abri de Dieu en quoi que ce soit. Le jugement n’appartient qu’à Dieu : en Lui je place confiance. Qu’ils placent donc confiance en Lui, les placeurs de confiance !
Et quand ils entrèrent de la façon que leur père avait commandé, rien ne les aurait mis à l’abri de Dieu, sauf que ç’avait été, dans l’esprit de Jacob, un désir que Dieu avait décidé, et qu’il était vraiment plein de science de ce que Nous lui avions enseigné. Mais la plupart des gens ne savent pas.
Et quand ils furent entrés auprès de Joseph, celui-ci donna asile près de lui à son frère en disant : “Oui, je suis ton frère. Ne te mets pas en peine de ce qu’ils ont fait.”
Puis, quand il les eut approvisionnés de leurs provisions, il fit consigner la coupe dans le bagage de son frère. Puis un porteur d'annonces annonça : “Caravaniers ! vous êtes des voleurs, vraiment !”
—Et eux, se retournant, dirent : “Que cherchez-vous ?”
—Alors, les Égyptiens : “Nous cherchons la grande coupe du roi. Une charge de chameau à qui l’apportera ! j’en suis garant.”
“Par Dieu, dirent les Israélites, vous savez très certainement que nous ne sommes pas venus pour commettre du désordre sur le territoire, et que nous ne sommes pas des voleurs !”
“Quelle sera donc votre rançon si vous êtes des menteurs ? Dirent les Egyptiens.
—Alors les fils de Jacob : “La rançon ? celui dans les bagages de qui on trouvera la coupe sera à lui-même sa rançon : c’est ainsi que nous rançonnons les prévaricateurs.”
Puis, Joseph commença par les charges des autres avant celle de son frère ; puis il la fit sortir du bagage de son frère. —C’est ainsi que Nous rusâmes en faveur de Joseph. Il n’avait pas à se saisir de son frère, selon la religion du roi, —sauf que Dieu le voulût. Nous élevons en rang qui Nous voulons. Et au-dessus de chaque savant, il est un grand Savant.
Quelques-uns dirent : “Si celui-ci est voleur, eh bien, il est certain qu’un frère à lui auparavant a volé aussi.” Mais Joseph cacha cela dans son cœur sans le leur divulguer, et dit : “Vous êtes dans la pire situation ! Et Dieu sait mieux ce que vous décrivez.”
—Ils dirent : “O Grand Intendant, oui, ce Benjamin a un père très vieux ! saisis-toi donc de l’un de nous, à sa place. Nous voyons que tu es vraiment du nombre des gens bienfaisants !”
—Il dit : “Dieu nous garde de prendre quelqu’un d’autre que celui chez qui nous avons trouvé nos biens ! nous serions alors vraiment des prévaricateurs !”
Puis, lorsqu'ils eurent désespéré de Benjamin, ils s’isolèrent en tête-à-tête. Leur aîné, dit : “Ne savez-vous pas que votre père a pris de vous un engagement de par Dieu ? Déjà auparavant, cependant, vous avez manqué envers Joseph ! Je ne quitterai point le territoire, donc, jusqu’à ce que mon père me permette, ou que Dieu juge en ma faveur, cependant qu’il est le meilleur des juges.
Retournez à votre père, puis dites : O notre père, ton fils a volé, oui. Et nous n’attestons que ce que nous savons. Pour ce qui est de l’invisible, cependant, nous n’y sommes pas gardiens !
Et interroge la ville où nous étions, ainsi que la caravane dans laquelle nous sommes arrivés ! Cependant, nous sommes certes des véridiques !”
Alors Jacob : “Vos âmes plutôt vous ont enjolivé quelque chose !... Oh ! jolie patience ! Il se peut que Dieu me les ramène tous ! C’est Lui le savant, le sage, vraiment !”
—Et il leur tourna le dos, et dit : “Joseph ! ô tristesse !” Et ses yeux blanchirent d’affliction. Il se retenait, cependant !
—Ils dirent : “Par Dieu ! tu ne cesseras pas de te rappeler Joseph, que tu ne sois plus bon à rien ou mort !...”
Il dit : “Rien d’autre : je me plains à Dieu de mon malheur et de mon affliction. Et je sais de Dieu ce que vous ne savez pas.
Allez, ô mes fils, et enquérez-vous de Joseph et de son frère. Et ne désespérez pas du repos de la part de Dieu. Ne désespèrent du repos de la part de Dieu, vraiment, que les mécréants.”
Puis, lorsqu’ils entrèrent auprès de Joseph, ils dirent : “O grand Intendant ! le malheur nous a touchés, nous et notre famille ; et nous venons avec une marchandise de rebut. Fais-nous donc pleine mesure, et fais-nous la charité. Oui, Dieu paie les charitables !”
—Il dit : “Savez-vous ce que vous avez fait de Joseph et de son frère alors que vous étiez ignorants ?”
—Et eux : “N’es-tu pas Joseph, en vérité ?”—Il dit : “Je suis Joseph, et voici mon frère. Certes, Dieu nous a favorisés ! Oui, quiconque pratique la piété et endure avec constance, alors, en vérité, Dieu ne laisse pas perdre le salaire des gens bienfaisants.”
—Ils dirent : “Par Dieu ! Très certainement Dieu t’a préféré à nous, cependant que nous avons été fautifs, certes oui !”
Il dit : “Pas de récrimination contre vous, aujourd’hui ! Que Dieu vous pardonne, cependant qu’il est le plus miséricordieux des miséricordieux.
Allez avec ma tunique que voici, puis jetez-la sur le visage de mon père : il redeviendra voyant. Et amenez-moi toute votre famille.”
Et dès que la caravane eut quitté, leur père dit : “Je sens l’odeur de Joseph, en vérité ! à moins que vous ne disiez que je suis radoteur !”
—On lui dit : “Par Dieu, oui ! te voilà bien dans ton ancien égarement !”
Puis, quand vint le porteur d’annonce, il jeta la tunique de Joseph sur le visage de Jacob qui redevint voyant, et dit : “Ne vous ai-je pas dit que je sais de Dieu ce que vous ne savez pas ?”
—Ils dirent : “O notre père, implore pour nous pardon de nos péchés. Nous avons été fautifs, vraiment !”
—Il dit : “Je vais, pour vous, implorer pardon de mon Seigneur. C’est Lui le pardonneur, le miséricordieux, vraiment !”
Lorsqu’ensuite ils entrèrent auprès de Joseph. il donna asile près de lui à ses père et mère, et dit : “Entrez à Misr, en sécurité, si Dieu veut !”
Et il éleva sur le trône ses père et mère, et tous tombèrent devant lui, prosternés. Et il dit : “O mon père, voilà l’interprétation de ma vision de jadis, mon Seigneur l’a bel et bien avérée. Et Il m’a certainement fait du bien quand Il m’a fait sortir de prison et qu’il vous a fait venir du désert, après que le Diable se fut ingéré entre moi et mes frères. Oui, mon Seigneur est doux, en tout ce qu’il veut. Oui, c’est Lui le savant, le sage !
O mon Seigneur, Tu m’as donné de la royauté, certes, et enseigné quelque interprétation des discours, Créateur des cieux et de la terre ! Tu es mon Patron, ici-bas tout comme dans l’au-delà. Achève-moi Soumis. Et fais-moi rejoindre les gens de bien.”
Ce sont là des nouvelles de l’invisible, que Nous te révélons. Et tu n’étais pas auprès d’eux quand dans leur affaire ils se mirent d’accord, tandis qu’ils stratégiaient !
Et la plupart des gens n’en sont pas à se faire croyants, quand même tu en serais avide.
Et tu ne leur demandes pas de salaire. Ce n'est là qu’un Rappel à l’intention des mondes.
Et dans les cieux et la terre, que de signes, sur quoi les gens passent, indifférents !
Et la plupart d’entre eux ne croient pas en Dieu, sauf à faire des co-dieux.
Que vienne les envelopper quelque chose du châtiment de Dieu, ou que l’Heure vienne à eux soudain cependant qu’ils n’ont pas conscience, en sont-ils à l’abri ?
Dis : “Voici mon sentier : j’appelle à Dieu. Claire vue à moi et à ceux qui me suivent. Et pureté à Dieu ! Et je ne suis pas des faiseurs de dieux.”
Nous n’avons envoyé avant toi que des hommes d’entre les habitants des cités, à qui Nous avions fait révélation. —Ces autres-là ne voyagent-ils donc pas de par le monde, pour voir ce qu’il est advenu de ceux qui étaient avant eux ? Et la demeure de l’au-delà est meilleure, certes, pour ceux qui pratiquent la piété. Vous ne comprenez donc pas ?
Puis, lorsque ces messagers eurent désespéré et commencé à penser qu’on leur avait menti, voilà que vint à eux Notre secours. Et furent sauvés ceux que Nous voulûmes. Notre rigueur ne saurait être détournée des gens criminels.
A les raconter, il y a très certainement matière à réflexion, pour les gens doués d’intelligence. Ce n’est point-là récit à être blasphémé : c’est au contraire la confirmation de ce qu’il y avait déjà devant lui, et un détaillage de toute chose et une guidée et une miséricorde pour les gens qui croient.
Alif Lâm Mîm Râ. Voici les versets du Livre. Et ce qu’on a fait descendre vers toi de la part de ton Seigneur est la vérité ; mais la plupart des gens ne croiront pas.
Dieu, c’est Lui qui a élevé bien haut les cieux, sans piliers que vous puissiez voir. Il s’est ensuite installé sur le Trône. Et Il a assujetti le soleil et la lune, chacun coulant vers un terme dénommé. Il administre l’affaire, détaillant les signes. Peut-être croirez-vous avec certitude en la rencontre de votre Seigneur ?
Et c’est Lui qui a étendu la terre, et y a assigné montagnes et fleuves. Et de tous les produits Il y a assigné les couples par deux. Il fait que la nuit couvre le jour. Voilà bien là des signes pour les gens qui réfléchissent !
Et sur la terre, que de morceaux qui pourtant voisinent ! et jardins de vignes, et champs et dattiers, —en touffes ou pas,— que la même eau arrose. Aux uns cependant Nous donnons excellence sur les autres quant aux produits. Voilà bien là des signes vraiment, pour les gens qui comprennent !
Et si tu dois t’étonner, étonnante, en effet, la parole de ceux-là : “Quand nous serons poussière, en serons-nous vraiment à une nouvelle création ?” Ce sont eux qui mécroient leur Seigneur. Et ce sont eux qui auront des carcans au cou. Et ce sont eux les compagnons du Feu, où ils demeureront éternellement.
Et ils te demandent de hâter le malheur avant le bienfait ! Certes, il s’est passé avant eux de semblables exemples. Certes oui ton Seigneur est, pour les gens, détenteur de pardon, eu égard à leur prévarication ! Certes oui ton Seigneur est fort en poursuite !
Et ceux qui mécroient disent : “Pourquoi n’a-t-on pas fait descendre sur celui-ci un signe de la part de son Seigneur ?” —Rien d’autre, en vérité : tu es un avertisseur. A chaque peuple un guide.
Dieu sait ce que chaque femelle porte, et ce que les matrices absorbent, et aussi l’accroissement qu’elles ont. Et chaque chose a été mesurée, auprès de Lui,
le Connaisseur de l’invisible et du visible, le Grand, le Sublime.
Tout est égal, parmi vous : celui qui tient secrète la parole, et celui qui la divulgue, et celui qui se cache la nuit et sort le jour.
Il y a pour chacun, devant lui et derrière lui, des relais qui veillent sur lui, par ordre de Dieu. En vérité, Dieu ne change rien, en un peuple, tant qu’ils n’ont rien changé en eux-mêmes. Et lorsque Dieu veut du mal à un peuple, alors, pas de détournement possible : ils n’ont, hors de Lui, aucun patron.
C'est Lui qui vous fait voir, dans l'éclair, crainte et espoir ; et Il crée les nuages lourds.
Et le tonnerre chante Pureté par Sa Louange, et aussi les anges, par crainte de Lui. Et Il envoie les foudres, puis Il fait qu’elles touchent qui Il veut. Or ils disputent sur Dieu alors qu’il est fort en fait de puissance !
A Lui, l’appel de vérité ! Ceux qu’ils invoquent en Son lieu ne leur répondent en quoi que ce soit, pas plus que l’eau ne saurait parvenir à la bouche de celui qui tend vers elle ses deux paumes pour qu’elle y parvienne. L’invocation des mécréants ne fait que s’égarer.
Et devant Dieu se prosternent, bon gré mal gré, tous ceux qui sont dans les cieux et la terre, et aussi leurs ombres les matins et les après-midi.
Dis : “Qui est le Seigneur des cieux et de la terre ?” —Dis : “Dieu !” —Dis : “Et vous adoptez, au lieu de Dieu, des patrons qui ne sont maîtres pour eux-mêmes ni de bien Dieu des associés créant ni de mal ?” —Dis “Sont-ils égaux, l’aveugle et le voyant ? ou sont-elles égales, les ténèbres et la lumière ? ou assignera-t-on à Dieu des associés qui créent comme Il a créé, au point qu’on se méprenne à la création ?” —Dis : “Dieu est le créateur de toute chose, et c’est Lui l’unique, le dominateur suprême.”
C’est Lui qui au ciel fait descendre l’eau, et les vallées s’inondent à la mesure de leur capacité, et l’inondation charrie une écume flottante. Semblable est l’écume de ces choses sous quoi on allume le feu, en quête d’ornements et d’ustensiles, —ainsi Dieu frappe-t-Il en parabole le vrai et le faux ;— puis l’écume, elle, s’en va comme rejetée ; et ce qui est utile aux hommes, cela demeure sur la terre. Ainsi Dieu, en parabole, frappe- t-Il les exemples.
“Le meilleur c’est pour ceux qui répondent à leur Seigneur. Et quant à ceux qui ne Lui répondent pas, auraient-ils tout ce qui est sur la terre, et autant encore, ils l’offriraient en rançon. C’est eux qui auront le plus mauvais compte, tandis que la Géhenne sera leur refuge. Et quel mauvais lit !
Celui donc qui sait que ce qu’on a fait descendre vers toi de la part de ton Seigneur est la vérité, est-il comme celui qui est aveugle ? —Rien d’autre : c’est les gens doués d’intelligence qui se donnent la peine de se rappeler,
ceux qui remplissent le pacte de Dieu et ne brisent pas l’alliance,
qui unissent ce que Dieu a commandé d’unir et redoutent leur Seigneur et craignent le mauvais compte
et qui, cherchant le visage de Dieu, endurent avec constance et établissent l’Office et font largesses, en secret et en public, sur ce que Nous leur avons attribué, et repoussent le mal par le bienfait. A ceux-là, la finale demeure,
les jardins d’Eden, ou ils entreront, eux et aussi ceux de leurs ancêtres, épouses, et descendants, qui se seront réformés. De chaque porte, sur eux, les anges entreront :
—“Paix sur vous, pour ce que vous avez enduré !”—Combien- meilleure, donc, la finale de la demeure !
Et ceux qui brisent le pacte de Dieu après l’avoir conclu et rompent ce que Dieu a commandé d’unir et commettent le désordre sur terre, à ceux-là la malédiction, et à eux le manuvais de la demeure.
A qui Il veut, Dieu élargit la portion ; aussi bien Il la mesure. La présente vie les fait exulter ? Dans l’au-delà elle ne paraîtra que comme une jouissance temporaire.
Et ceux qui mécroient disent : “Pourquoi n’a-t-on pas fait descendre sur celui-ci un signe de la part de son Seigneur ?” —Dis : “En vérité, Dieu égare qui Il veut ; et Il guide vers Lui celui qui s’incline,
ceux qui croient, et dont les cœurs se tranquillisent au Rappel de Dieu. N’est-ce pas que les cœurs se tranquillisent au Rappel de Dieu ?
Ceux qui croient et font œuvres bonnes, à eux le plus grand bien, et aussi la plus belle retraite.
Ainsi Nous t’envoyons dans une communauté avant laquelle d’autres communautés ont passé, pour que tu récites sur eux ce que Nous te révélons cependant qu’ils mécroient le Très Miséricordieux. Dis : “C’est Lui mon Seigneur. Pas d’autre Dieu que Lui, En Lui je place confiance. Et vers Lui mon repentir !”
Ah ! si par le Coran les montagnes pouvaient être mises en marche, ou si la terre, par lui, pouvait être crevée, ou si les morts, par lui, pouvaient être amenés à parler !... Non mais, à Dieu le commandement tout entier ! Les croyants désespèrent, n’est-ce pas, que Dieu veuille guider les gens en leur totalité ? Cependant, ceux qui mécroient ne manqueront pas, pour prix de ce qu’ils font, d’être touchés par un cataclysme, à moins que tu ne t’installes près de leurs demeures jusqu’à ce que vienne la promesse de Dieu. Dieu, vraiment, ne manque pas à la promesse.
Très certainement, les messagers d’avant toi ont été en butte aux railleries. Puis, J’ai donné répit à ceux qui mécroyaient. Ensuite, Je les ai saisis. Et quel châtiment que le Mien !
Qu’en est-il, de Celui qui surveille chaque âme en ce qu’elle s’acquiert ? Et pourtant on veut associer à Dieu des co-dieux ! —Dis : “Nommez-les ! —Ou Lui apprendrez- vous ce qu’il ne sait pas exister sur la terre ? —Ou si ce n’est qu’une façon de parler ?” C’est plutôt qu’on a enjolivé aux mécréants leur stratagème, et ils ont été empêchés du Sentier, Et quiconque Dieu égare, pas de guide pour celui-là.
A eux, un châtiment dans la vie présente. Le Châtiment de l’au-delà est cependant plus écrasant, et ils n’auront, en dehors de Dieu, nul protecteur.
Tel est le Paradis qui a été promis aux pieux : sous lui coulent les ruisseaux ; ses fruits sont perpétuels, et aussi son ombre. Voilà la fin de ceux qui pratiquent la piété, tandis que la fin des mécréants est le Feu.
Et ceux à qui Nous avons donné le Livre se réjouissent de ce qu’on a fait descendre vers toi. Parmi les factions, cependant, des gens en désapprouvent une partie. Dis : “Rien d’autre : on m’a commandé d’adorer Dieu et de ne rien Lui associer. Vers Lui j’appelle. Et vers Lui le lieu de ma retraite.”
Et ainsi l’avons-Nous fait descendre, en arabe, comme une sagesse. Et si tu suis leurs passions après que science t’est venue, il n’y aura pour toi, contre Dieu, patron ni protecteur.
Et très certainement. Nous avons envoyé avant toi des messagers, et leur avons assigné des épouses et de la descendance. Et il n’est point d’un messager d’apporter de signe, que par permission de Dieu. Pour chaque terme, une prescription.
Dieu efface ce qu’il veut. Il confirme aussi. Et la prescription-mère est auprès de Lui.
Et, que Nous te fassions jamais voir partie de ce que Nous leur promettons, ou que Nous t’achevions, à toi seulement, la communication et, à Nous le compte.
Ne voient-ils pas que Nous venons à la terre la réduire de tous côtés ? Et Dieu juge, —personne pour casser Son jugement,— et Il est prompt au Compte.
Et ceux d’avant eux stratégiaient, certes ; mais le stratagème tout entier est à Dieu. Il sait ce que chaque âme s’acquiert. Et les mécréants sauront bientôt à qui appartient la finale de la demeure.
Et ceux qui mécroient disent : “Tu n’es pas un envoyé !” —Dis : “Dieu suffit, comme témoin entre moi et vous ; et aussi celui chez qui est la science du Livre.”
Alif Lâm Râ. Livre que Nous avons fait descendre vers toi, pour que, par la permission de leur Seigneur, tu fasses sortir les gens, des ténèbres à la lumière, sur le chemin du Puissant, du Digne de louange,
de Dieu à qui appartient tout ce qui est dans les cieux et tout ce qui est sur la terre. Et malheur, à cause d’un dur châtiment, aux mécréants
qui aiment la vie présente mieux que l’au-delà, et empêchent du sentier de Dieu et cherchent à le faire tortueux ! Les voilà loin dans l’égarement.
Et Nous n’avons envoyé de messager qu’avec la langue de son peuple, afin de les éclairer. Et puis, Dieu égare qui Il veut et guide qui Il veut. Tandis que c’est Lui le puissant, le sage.
Et très certainement Nous avons envoyé Moïse avec Nos signes— : “Fais sortir ton peuple des ténèbres à la lumière, et rappelle-leur avec force les journées de Dieu.” Voilà bien là des signes pour tout grand endurant, reconnaissant.
Et lorsque Moïse dit à son peuple : “Rappelez-vous le bienfait de Dieu sur vous quand Il vous sauva des gens de Pharaon qui vous voulaient le pire châtiment ! Et ils tuaient exprès vos fils et laissaient vivre vos filles. Et il y avait là une grande épreuve de la part de votre Seigneur.”
Et quand votre Seigneur proclama : “Si vous êtes reconnaissants, très certainement Je vous en ajouterai ! Et si vous êtes ingrats, certes oui Mon châtiment est fort !”
Et Moïse dit : “Si vous êtes ingrats, vous et tous ceux qui sont sur terre, Dieu est quand même à l’abri, certes, digne de louange.”
Ne vous est-elle pas parvenue, la nouvelle de ceux d’avant vous, du peuple de Noé, et des Aad, et des Thamoud, et de ceux d’après eux, que Dieu seul connaît ? —Leurs messagers vinrent à eux avec des preuves, mais ils dirent, ramenant leurs mains dans leurs bouches : “Ce avec quoi vous avez été envoyés, vraiment, nous y mécroyons. Oui, et sur ce à quoi vous nous invitez, nous sommes vraiment en un doute qui mène à l’incertitude !”
Les messagers à eux dirent : “Y a-t-il doute au sujet de Dieu, Créateur des cieux et de la terre, qui vous appelle pour vous pardonner partie de vos péchés et vous donner un délai jusqu’à un terme dénommé ?”—Alors les mécréants : “Vous n’êtes que des hommes comme nous. Voulez-vous nous empêcher de ce que nos ancêtres adoraient ? Venez donc à nous avec une autorité évidente !”
Les messagers à eux leur dirent : “Nous ne sommes certes, que des hommes comme vous ; mais Dieu favorise qui Il veut parmi Ses esclaves. Et qu’aurions-nous à venir avec quelque autorité, que par permission de Dieu ? Et c’est en Dieu que les croyants doivent placer confiance.
Et qu’aurions-nous à ne pas placer confiance en Dieu, alors qu’il nous a guidés sur nos sentiers ? Et très certainement nous endurerons avec constance la persécution que vous nous infligez. En Dieu doivent placer confiance les placeurs de confiance !”
Et ceux qui mécrurent dirent aux messagers à eux : “Très certainement, nous vous expulserons de notre territoire. Ou bien réintégrez notre religion !” —Alors, aux messagers leur Seigneur révéla : “Très certainement, Nous allons détruire les prévaricateurs,
et vous installer sur terre après eux. Voilà pour celui qui craint Ma présence et craint Ma menace !”
Et ils cherchèrent la victoire. Et fut perdant tout entêté tyran !
La Géhenne est à ses trousses et il sera abreuvé d’une eau de pus ;
qu’il tentera d’avaler à petites gorgées ; et peu s’en faudra qu’elle ne passe pas. Et la mort lui viendra de toute part, tandis qu’il ne pourra pas mourir ; et, à ses trousses, un épais châtiment.
Ainsi en est-il de ceux qui mécroient leur Seigneur, que leurs œuvres seront comme de la cendre sur laquelle le vent s’acharne, un jour d’orage. Ils n’auront pouvoir sur rien de ce qu’ils se sont acquis. Voilà l’égarement au loin !
N’as-tu pas vu que Dieu a créé avec vérité les cieux et la terre ? S’il voulait, Il vous ferait disparaître, et ferait venir une autre création.
A Dieu cela ne pèse point.
Et tous comparaîtront devant Dieu. Puis, les faibles diront à ceux qui s’enflaient d’orgueil : “Nous étions bien vos suiveurs ! Pouvez-vous donc nous mettre en quoi que ce soit à l’abri du châtiment de Dieu ?” —Alors, les autres : “Si Dieu nous avait guidés, nous vous aurions certainement guidés ! Pour nous, nous plaindre ou endurer, c’est égal. Pas d’endroit, pour nous, où échapper !”
Et quand ce sera affaire faite, le Diable dira : “Oui, Dieu vous avait promis promesse de vérité ; tandis que moi je vous ai promis, puis je vous ai manqué. Et quelle autorité avais-je sur vous ? Sinon que je vous ai appelés, puis vous m’avez répondu. Ne me faites donc pas de reproches ; mais faites-vous à vous-mêmes des reproches. Je ne vous suis pas secourable et vous ne m’êtes pas secourables. Je mécrois ce qu’autrefois vous m’associez.” —Oui, aux prévaricateurs, un châtiment douloureux.
Et ceux qui croient et font œuvres bonnes, on les fera entrer dans les Jardins sous quoi coulent les ruisseaux, pour y demeurer éternellement, par permission de leur Seigneur. Et là, leur salutation sera : “Paix !”
N’as-tu pas vu comment Dieu frappe en exemple la parole excellente ? Elle ressemble à un arbre excellent dont la racine est ferme, et la ramure, dans le ciel ;
il donne à tout instant sa récolte, par permission de son Seigneur. —Or Dieu frappe des exemples à l’intention des gens. Peut-être se rappelleront-ils ?
Et il en est d’une parole mauvaise comme d’une plante mauvaise déracinée de la surface de la terre : elle n’a point de stabilité.
Ceux qui croient, Dieu les affermit par une parole ferme, dans la vie présente et dans l'au-delà aussi. Tandis que Dieu égare les prévaricateurs. Et Dieu fait tout ce qu’il veut.
Ne les as-tu pas vus, ceux qui échangent pour de la mécréance le bienfait de Dieu, et font en sorte que leur peuple s’installe dans la demeure de perdition,
dans la Géhenne, où ils tomberont ? —Et quel mauvais gîte !
Et ils assignent à Dieu des rivaux afin d’égarer de Son sentier. —Dis : “Jouissez un moment ! oui, car vers le Feu est votre devenir !”
Mes esclaves qui ont cru, qu’ils établissent l’Office et qu’ils fassent largesses en secret comme en public sur ce que Nous leur avons attribué, avant que vienne le jour où il n’y a ni rachat ni amitié.
Dieu, c’est Lui qui a créé les cieux et la terre, et qui, du ciel, a fait descendre l’eau ; puis, d’elle Il a fait sortir différents fruits, votre portion ; et pour vous Il a assujetti le bateau à glisser sur la mer, de par Sa permission. Et Il vous a assujetti les fleuves.
Et pour vous, Il a assujetti le soleil et la lune à une perpétuelle révolution. Et Il vous a assujetti la nuit et le jour.
Et de tout ce que vous Lui demandiez Il a donné. Et si vous comptez les bienfaits de Dieu, vous ne saurez les dénombrer. L’homme est grand prévaricateur, vraiment, grand mécréant !
Et lorsque Abraham dit : “O mon Seigneur, désigne comme sûr ce territoire-ci ; et éloigne-moi, avec mes enfants, d’adorer les idoles.
—O mon Seigneur, elles ont égaré beaucoup de gens, vraiment ! —Quiconque me suit, donc, alors il est des miens. Quant à celui qui me désobéit... Tu es pardonneur vraiment, miséricordieux !
O notre Seigneur, j’ai établi une partie de ma descendance dans une vallée qui, vraiment, est tout autre qu’agricole, près de Ta Maison sanctifiée, afin, ô notre Seigneur, qu’ils établissent l’Office. Fais donc que se précipitent vers eux les cœurs d’une partie des gens. Et nourris-les de fruits. Peut-être seront-ils reconnaissants ?
O notre Seigneur, Tu sais, vraiment, ce que nous cachons et ce que nous divulguons ; —et rien ne se cache de Dieu, ni dans la terre, ni dans le ciel !—
Louange à Dieu, qui, en dépit de la vieillesse, m’a donné Ismaël et Isaac. Certes oui, mon Seigneur entend la prière.
O mon Seigneur, donne-moi, et à une partie de ma descendance, d’établir l’Office. Et exauce ma prière, ô notre Seigneur.
O notre Seigneur, pardonne-moi, et à mes père et mère et aux croyants, le jour où se dressera le compte.”
Et ne compte point que Dieu soit inattentif à ce que font les prévaricateurs ! Rien d’autre, en vérité : Il leur accorde un délai jusqu’au jour où leurs regards se figeront,
tandis qu’ils courront, craintifs, levant les têtes, de peur, les yeux révulsés et les cœurs vides.
Et avertis les gens du jour où le châtiment leur viendra ; puis, ceux qui auront prévariqué diront : “O notre Seigneur accorde-nous un délai, à court terme, pour que nous répondions à Ton appel et suivions les messagers.” —“Ne juriez- vous pas, autrefois, qu’il n’y aurait point, pour vous, de disparition ?
Et vous demeuriez aux demeures de ceux qui se manquaient à eux-mêmes ! Or, ce que Nous en avions fait vous était manifeste. Et pour vous Nous frappions des exemples !”
Et certes ils stratégient leur stratagème ; -or il est devers Dieu, leur stratagème ! Et quand même leur stratagème eût été tel que les montagnes en eussent disparu !...
Ne compte point, donc, que Dieu puisse manquer à Sa promesse à l'égard de Ses messagers. Dieu est puissant, vraiment, détenteur de vengeance
au jour où la terre sera remplacée par une autre, —et les cieux aussi ; —et l’on se présentera devant Dieu, l’Unique, le Dominateur suprême.
Et ce jour-là, tu verras les criminels, accouplés dans les chaînes :
de goudron, leurs tuniques, et le feu couvrant leurs visages.
Pour que Dieu paie chaque âme de ce qu’elle s’est acquis. Dieu est prompt vraiment en fait de compte.
Voilà pour les gens une communication, afin qu’ils soient avertis et sachent seulement ceci : qu’il est Dieu Unique ; et afin que se rappellent les doués d’intelligence.
Alif Lâm Râ. Voici les versets du Livre et d’une Lecture évidente.
Ceux qui mécroient voudraient parfois bien avoir été des Soumis.
Laisse-les manger et jouir un temps, tandis que l’espoir les distrait. Mais ils sauront bientôt.
Or Nous ne détruisons pas de cité sans qu’il y ait à son sujet une prescription bien connue.
Pas de communauté qui devance son terme ; pas une non plus qui le retarde.
Et ils disent : “O toi sur qui on a fait descendre le Rappel, tu es certainement fou en vérité !
Pourquoi n’être pas venu avec les anges, si tu es du nombre des véridiques ?”
Nous ne ferons descendre les anges qu’avec la vérité ; et à ces gens, alors, il ne sera pas accordé de répit.
Oui, c’est Nous qui avons fait descendre le Rappel. Certes oui, et c’est Nous qui en sommes gardien.
Et très certainement Nous en avons envoyé, avant toi, parmi les sectateurs des Anciens !
Et pas un messager ne leur est venu qu’ils ne s’en soient moqués.
Ainsi donnons-Nous à cela libre cours dans les cœurs des criminels.
Ceux-ci n’y croiront pas non plus, cependant qu’ils ont derrière eux l’exemple des anciens.
Et même si Nous ouvrions pour eux une porte du ciel, et qu’ils y puissent monter,
ils diraient : “C’est seulement que nos yeux ont été hypnotisés ! Plutôt, on nous a ensorcelés !”
Très certainement, Nous avons assigné au ciel des constellations et Nous l’avons embelli pour ceux qui regardent.
Et Nous le gardons contre tout diable banni.
A moins que l’un d’eux cherche à en voler l’écoute, —un bolide fulgurant, alors, le poursuit.
Et quant à la terre, Nous l’avons étalée et y avons jeté des montagnes, et fait pousser dedans de toute chose équilibrée.
Et Nous y avons assigné des vivres, à vous, et à ceux aussi dont vous n’êtes pas nourrisseurs.
Et il n’est chose dont Nous n’ayons des trésors, tandis que Nous n’en faisons descendre que dans une mesure connue.
Et Nous envoyons les vents comme des fécondateurs ; puis Nous faisons descendre du ciel une eau dont Nous vous abreuvons, tandis que vous n’êtes pas capables de l’emmagasiner.
Et c’est bien Nous qui donnons la vie et donnons la mort. Nous sommes, Nous, l’Héritier.
Et très certainement Nous connaissons ceux qui, parmi vous, ont avancé les premiers, et très certainement Nous connaissons ceux qui tardent encore.
Oui, c’est ton Seigneur qui les rassemblera. Vraiment, Il est sage, savant !
Et très certainement, d’argile sonnante, de boue malléable, Nous avons créé l’homme.
Et quant au Djinn, Nous l’avions auparavant créé d’un feu d’une chaleur tuante.
Et lorsque ton Seigneur dit aux anges : “Oui, d’argile sonnante, de boue malléable, Je vais créer un homme ;
puis, quand Je l’aurai bien formé et lui aurai insufflé de Mon esprit, jetez-vous alors, prosternés, devant lui.”
Tous les anges, donc, se prosternèrent, tous,
sauf Satan, lequel refusa d’être avec ceux qui se prosternent.
Alors, Dieu : “O Satan, qu’as-tu à ne pas te prosterner avec ceux qui se prosternent ?”
Il dit : “Je n’en suis pas à me prosterner devant un homme que Tu as créé d’argile sonnante, de boue malléable.”
—Et Dieu : “Hors d’ici, donc, car vraiment te voilà banni !
Et malédiction sur toi, oui, jusqu’au Jour de la Rétribution !”
—Il dit : “O mon Seigneur, donne-moi donc un délai jusqu’au jour où ils seront ressuscités.”
—“Sois donc, dit Dieu, de ceux à qui délai est accordé,
jusqu’au jour de l’Instant connu.”
—Il dit : “O mon Seigneur, parce que Tu m’as induit en erreur, eh bien je leur enjoliverai le mal, sur la terre, et les ferai errer tous, certes,
sauf, parmi eux, Tes esclaves choisis.”
—“Voici, dit Dieu, quel chemin droit Je M’impose :
Mes esclaves, tu n’auras aucune autorité sur eux, sauf celui des errants qui t’obéira,—
et la Géhenne sera certainement leur rendez-vous à tous :
elle a sept portes ; à chaque porte, partie d’entre eux sera répartie.”
Oui, les pieux seront parmi jardins et sources !
“Entrez-y en paix, dans la sécurité !”
Et Nous aurons arraché la rancune qu’ils pouvaient avoir dans leurs poitrines : ils deviendront comme frères, sur des trônes qui se font face.
Nulle fatigue ne les y atteindra. Et on ne les en fera pas sortir.
Informe Mes esclaves que Je suis, Moi, le Pardonneur, le Miséricordieux, vraiment,
et que Mon châtiment, lui, est vraiment le châtiment douloureux !
Et informe-les au sujet des invités d’Abraham,
lesquels dirent, en entrant chez lui : “Paix !” — Il dit : “Vous nous faites peur, en vérité !”
Ils dirent : “N’aie pas peur ! Oui, nous t’annonçons un garçon plein de science.”
—Il dit : “Qu’allez-vous m’annoncer, quand la vieillesse m’a touché ? Que m’annoncez-vous donc ?
—Ils dirent : “Nous t’annonçons selon la vérité. Ne sois donc pas de ceux qui désespèrent.”
—Il dit : “Et qui désespère de la miséricorde de son Seigneur, sinon les égarés ?”
Et encore : “Quelle est donc votre mission, ô anges ?”
—Ils dirent : “En vérité, nous sommes envoyés vers des gens criminels,
à l’exception de la famille de Loth, que nous sauverons entièrement,—
sauf sa femme.” Nous avions déterminé qu’elle serait, en vérité, de ceux qui restent en arrière.
Puis lorsque les envoyés vinrent auprès de la famille de Loth,
celui-ci dit : “Vous êtes vraiment des gens insolites.”
—Ils dirent : “Non mais nous sommes venus chez toi avec cela même dont ceux-ci doutent.
Et nous venons à toi avec la vérité. Et en vérité, nous sommes véridiques.
Fais donc partir ta famille en fin de nuit ; et suis-la derrière ; et que nul de vous ne regarde en arrière. Et allez où il vous est commandé.”
Et à son adresse Nous décidâmes cet ordre que le dernier reste de ces gens-là, au matin, serait retranché.
Et les habitants de la ville vinrent à lui, flairant la bonne nouvelle.
—Il dit : “Ceux-ci sont mes invités, vraiment : ne me faites donc pas de scandale.”
Et craignez Dieu. Et ne me jetez pas dans l’ignominie.”
—Ils dirent : “Ne t’avions- nous pas interdit de t’occuper des mondes ?”
—Il dit : “Voici mes filles, si vous êtes faiseurs.”
—Oui ; par ta foi ! ils s’aveuglaient dans leur ivresse.—
Puis, à l’aube, le Cri les saisit.
Et Nous mîmes sens dessus dessous la ville, et fîmes pleuvoir sur eux des pavés de glaise.
Voilà bien là des signes vraiment, pour ceux qui se prennent aux marques !
Oui, et cette ville est sur une route bien établie.
Voilà bien là un signe, vraiment, pour les croyants !
Les habitants d’al-Aïka aussi étaient des prévaricateurs.
Nous Nous sommes donc vengé d’eux. —Ces deux-là, vraiment sont sur une grand route évidente !
Et très certainement, les habitants d'Al-Hijr ont traité de menteurs les messagers.
Nous leur avons apporté Nos signes, mais ils y restèrent indifférents.
Et ils taillaient en maisons des montagnes, en sécurité.
Puis, au matin, le Cri les saisit.
Ce qu’ils s’acquéraient ne les a donc pas mis au large.
Et Nous n'avons créé qu'avec vérité les cieux, et la terre, et ce qui est entre deux. Oui, l’Heure est en route ! Et, pardonne d'un beau pardon !
Ton Seigneur, c’est Lui vraiment le grand créateur, le savant.
Et très certainement Nous t’avons apporté “les sept de ceux que l’on répète”, et aussi grande Lecture.
Ne tends pas tes deux yeux vers ce dont Nous avons donné jouissance temporaire à quelques couples d’entre eux, et ne t’afflige pas sur eux. Pour les croyants, cependant, baisse ton aile.
Et dis : “Oui, je suis l’avertisseur évident.”
A la ressemblance de ce que Nous avions fait descendre contre les conjurés !
Quant à ceux qui ont qualifié le Coran de pièces décousues,
eh bien, par ton Seigneur ! Nous les interrogerons tous
sur ce qu’ils œuvraient.
Expose donc ouvertement ce qu’on t’a commandé ; et esquive les faiseurs de dieux.
Vraiment Nous te suffisons, vis-à-vis des railleurs
qui désignent à côté de Dieu un autre Dieu. Mais ils sauront bientôt.
Et très certainement Nous savons que ta poitrine se serre, en vérité, pour ce qu'ils disent.
Eh bien, chante Pureté de ton Seigneur, par la louange, et sois de ceux qui se prosternent ;
et adore ton Seigneur jusqu'à ce que vienne à toi la certitude !
Le commandement de Dieu est en route. Ne le hâtez donc pas. Pureté à Lui ! Il est plus haut que ce qu’on associe.
De par Son commandement, Il fait descendre les anges, avec l’esprit, sur qui Il veut parmi Ses esclaves, pour ceci : “Avertissez qu’en vérité il n’y a de Dieu que Moi. Craignez-Moi donc.”
Avec vérité Il a créé les cieux et la terre. Il est plus haut que ce qu’on associe.
Il a créé l’homme d’une goutte de sperme ; et voilà l’homme disputeur déclaré.
Et les bêtes, Il les a créées. En quoi il y a pour vous chaud vêtement et des utilités. Et vous en consommez.
Et quelle gloire pour vous quand vous les ramenez, le soir, et aussi le matin quand vous sortez paître !
Et elles portent vos charges vers un pays que vous n’atteindriez qu’avec un dur effort personnel. Vraiment votre Seigneur est doux, certes, miséricordieux.
Et les chevaux et les mulets et les ânes, pour que vous les montiez, —pour la parade aussi. Et Il en a créé que vous ne savez pas.
Le sentier de juste milieu, c’est affaire à Dieu, —car il en est un qui s’éloigne. Or, s’Il voulait, certes, Il vous guiderait tous.
C’est Lui qui, du ciel, pour vous a fait descendre l’eau. D’où, boisson, et plantes où faire paître.
D’elle, Il fait germer pour vous la culture et l’olive et les dattiers et les vignes et aussi toute sorte de fruits. Voilà bien là un signe, pour des gens qui réfléchissent !
Pour vous, Il a assujetti la nuit et le jour et le soleil et la lune. Et par Son commandement sont assujetties les étoiles. Voilà bien là des signes, vraiment, pour des gens qui comprennent !
Et dans ce qu’Il a créé pour vous sur la terre, que de couleurs diverses ! Voilà bien là un signe, vraiment, pour des gens qui s’efforcent de se rappeler.
Et c’est Lui qui a assujetti la mer afin que d’elle vous mangiez une chair fraîche, et que vous en sortiez la parure que vous revêtez ; —et tu y vois les bateaux glisser avec bruit ;— et pour que vous vous mettiez en quête de Sa grâce. Peut-être serez-vous reconnaissants ?
Et Il a jeté des montagnes sur la terre, —parce qu’elle aurait bougé et vous avec,— et aussi des fleuves et des sentiers : peut-être vous guiderez-vous ?—
et aussi comme des points de repère. Et c’est à l’étoile qu’on se guide.
Celui qui crée est-Il donc comme celui qui ne crée pas ? Quoi ! Ne vous rappellerez-vous pas ?
Et si vous comptez les bienfaits de Dieu, vous ne saurez pas les dénombrer. Oui, Dieu est pardonneur, certes, miséricordieux.
Et Dieu sait ce que vous cachez et ce que vous divulguez.
Et ceux qu’ils invoquent en dehors de Dieu ne créent rien. Ils sont eux-mêmes créés.
Etres morts, pas vivants, et qui ne se doutent pas quand ils seront ressuscites.
Votre Dieu est un Dieu unique. Ceux qui ne croient pas en l’au-delà, donc, leurs cœurs sont négateurs, tandis qu’eux-mêmes s’enflent d’orgueil.
Oui Dieu sait infailliblement ce qu’ils cachent et ce qu’ils divulguent. Il n’aime pas, vraiment, ceux qui s’enflent d’orgueil !
Et lorsqu’on leur dira : “Qu’est-ce que votre Seigneur a fait descendre ?” ils diront : “Des contes d’Anciens !”
De sorte qu’au jour de la résurrection ils porteront pleinement leurs charges, et aussi une partie des charges de ceux qu’ils égarent sans savoir. Comme est mauvais ce qu’ils portent, n’est-ce pas ?
Ceux d’avant eux, certes, stratégiaient. Puis Dieu est venu sur les bases mêmes de leur bâtisse. Le toit leur est donc tombé de dessus eux, et le châtiment leur est venu d’où ils ne se doutaient pas.
Puis, le jour de la résurrection, Il les jettera dans l'ignominie, et leur dira : “Où sont Mes associés au sujet de qui vous faisiez scission ?” —Ceux à qui on aura donné la science diront : “Oui, ignominie et malheur, aujourd’hui, aux mécréants
que les anges achèvent !” —Parce qu’ils se sont manqué à eux-mêmes. —Alors ils offriront la paix : “Nous ne faisions pas de mal !” —Non mais Dieu sait bien, vraiment ce que vous œuvriez ;
entrez donc par les portes de la Géhenne pour y demeurer éternellement. Qu’il est donc mauvais le séjour des orgueilleux !
Et on dira à ceux qui se comportaient en piété : “Qu’est-ce que votre Seigneur a fait descendre ?”—Ils diront : “Un bien !”— A ceux qui font le bien, un bien dans cet ici-bas ; mais la demeure de l’au-delà est meilleure, certes ! Et certes, qu’elle est délicieuse la demeure des pieux !
—ils entreront aux jardins d’Eden sous quoi coulent les ruisseaux : ils auront là ce qu’ils voudront. Et c’est ainsi que Dieu paie les pieux
que les anges achèvent, d’avoir été purs, en disant : “Paix sur vous ! Entrez au Paradis, pour ce que vous œuvriez.”
Ces autres-là, qu’attendent-ils, sinon que les anges surviennent, ou que survienne le commandement de Dieu ? Ainsi agissaient ceux d’avant eux. Et Dieu ne leur a pas manqué ; mais c’est eux qui se sont manqué à eux-mêmes.
Les méfaits qu'ils œuvraient les atteindront. Et les enveloppera ce dont ils se moquaient.
Et les faiseurs de dieux disent : “Si Dieu avait voulu, nous n’aurions adoré quoi que ce soit en dehors de Lui, —ni nous ni nos ancêtres ; —pas plus que nous n’aurions à Sa place, promulgué d’interdictions en quoi que ce soit.” Ainsi agissaient ceux d’avant eux. Eh bien, qu’est-ce qui incombe aux messagers, que la communication claire ?
Et très certainement Nous avons suscité dans chaque communauté un messager, pour ceci : “Adorez Dieu, et écartez le Rebelle !” Il y en eut alors que Dieu guida ; et il y en eut sur qui s’avéra l’égarement. Voyagez donc, sur terre, et regardez ce qu’il est advenu de ceux qui criaient au mensonge. !
Même si tu es avide de leur guidée ; Dieu vraiment ne guide pas celui qui égare. Et pour eux, pas de secoureurs.
Et ils jurent Dieu, à serments renforcés : “Dieu ne ressuscitera pas celui qui meurt.” Mais si ! Promesse véritable, qui Lui incombe, —mais la plupart des gens ne savent pas,—
pour qu’il leur expose clairement ce en quoi ils divergeaient, et que ceux qui mécroient sachent qu’ils ont été menteurs.
Quand Nous voulons une chose, Notre parole consiste à dire : “Sois”. Puis, c’est. Rien d’autre.
Et ceux qui, pour Dieu, ont émigré après qu’on leur eut manqué, Nous les installerons très certainement de belle façon dès ici-bas. Et le salaire de l’au-delà est plus grand, s’ils savaient !
Eux qui ont enduré avec constance, et placé confiance en leur Seigneur !
Nous n’avons envoyé, avant toi, que des hommes à qui Nous avions fait révélation. Demandez donc aux gens du Rappel, —si vous ne savez pas,—
les preuves et Ecrits ! Et vers toi Nous avons fait descendre le Rappel, pour que tu exposes clairement aux hommes ce qu’on a fait descendre vers eux. Peut-être réfléchiront-ils ?
Ceux qui stratégiaient des méfaits sont-ils à l’abri de ce que Dieu les enfouisse en terre ou que leur vienne le châtiment d’où ils ne se doutent pas ?
ou qu’Il les saisisse en plein trafic sans qu’ils puissent réduire à l’impuissance ?
ou qu’il les saisisse en plein effroi ? Mais vraiment, votre Seigneur est doux, certes, miséricordieux.
N’ont-ils point vu que de toute chose que Dieu a créé les ombres s’allongent à droite et à gauche, en se prosternant devant Dieu, tandis qu’elles s’humilient ?
Et devant Dieu se prosterne tout ce qu’il y a dans les cieux et tout ce qu’il y a d’animaux sur la terre ; et les anges aussi, lesquels cependant ne s’enflent pas d’orgueil.
Ils craignent leur Seigneur, d’au-dessus d’eux, et font ce qui leur est commandé.
Et Dieu dit : “Ne prenez pas deux Dieux !” —C’est que vraiment Il est le Dieu unique. —“Redoutez-Moi donc.”
Et à Lui appartient ce qui est dans les cieux et la terre ; et à Lui appartient, à perpétuité, l’obéissance. Craindrez-vous donc autre que Dieu ?
Et tout ce que vous avez de bien, donc, c’est de Dieu. Quand, ensuite, le malheur vous touche, c’est vers Lui que vous criez d’angoisse.
Puis, quand Il déblaie de vous le malheur, voilà qu’une partie d’entre vous associe des dieux à leur Seigneur,
pour méconnaître ce que Nous leur avons donné. —Eh bien, jouissez un temps ! puis, bientôt vous saurez !
Et ils assignent une portion de ce que Nous leur avons attribué, à des êtres qu’ils ne connaissent pas ! Par Dieu ! vous serez très certainement interrogés sur le blasphème que vous faites.
Et ils assignent à Dieu des filles, —Pureté à Lui !— à eux-mêmes, cependant, qu'ils désirent.
Car quand on annonce à l’un d’eux une fille, son visage devient noir, cependant qu'il suffoque
Il se cache des gens, à cause du malheur qu'on lui a annoncé, —doit-il la garder malgré la honte, ou l'enfouira-t-il dans la poussière ? —Comme est mauvais ce qu'ils jugent, n'est-ce pas ?
A ceux qui ne croient pas à l’au-delà s’applique l’exemple du mal ; tandis que le plus haut exemple, lui, s’applique à Dieu. Et c’est Lui le puissant, le sage.
Si Dieu s’en prenait aux gens prévaricateurs, Il ne laisserait sur terre bête qui rampe. Mais Il y met du retard jusqu’à un terme dénommé. Puis quand leur terme vient, ils ne peuvent ni retarder d’une heure ni avancer.
Et ils assignent à Dieu ce que pour eux ils détestent ! Et leurs langues décrivent ce mensonge que le meilleur leur appartient ! Ce qui leur appartient, infailliblement, c’est le Feu, oui, et on les poussera durement !
Par Dieu ! très certainement, Nous en avons envoyé, vers des communautés avant toi ! Mais le Diable leur enjoliva leurs actions. Eh bien ! c’est lui qui sera leur patron, ce jour-là. A eux, le châtiment douloureux !
Et Nous n’avons fait descendre sur toi le Livre que pour que tu leur exposes clairement ce en quoi ils divergent, et comme une guidée et une miséricorde pour des gens qui croient.
Du ciel, Dieu a fait descendre de l’eau ; puis Il en revivifie la terre une fois morte. Voilà bien là un signe, vraiment pour des gens qui écoutent !
Certes oui, il y a de quoi réfléchir pour vous dans les bêtes : de ce qui est dans leurs ventres parmi l’excrément et le sang, Nous leurs faisons boire un lait pur, au boire facile aux buveurs ;
et des produits des dattiers et des vignes : vous en tirez une boisson enivrante, et aussi un aliment excellent. Voilà bien là un signe, pour des gens qui comprennent.
Et voilà ce que ton Seigneur révèle à l’abeille : “Prends maisons dans les montagnes, et les arbres, et les ruches.
Consomme ensuite de toute espèce de produits ; puis, chemine par les sentiers frayés de ton Seigneur.” De leurs ventres une liqueur sort, aux couleurs variées, où il y a de la guérison pour les gens. Voilà bien là un signe, vraiment, pour des gens qui réfléchissent !
Et Dieu vous crée ! puis Il vous achève. Et tel parmi vous est reconduit jusqu’au plus vil de l’âge, afin qu’après avoir su il ne sache plus rien. Dieu est savant, capable, vraiment !
En fait de portion, Dieu a donné aux uns d’entre vous excellence sur les autres. Or ceux à qui excellence a été donnée ne sont pas obligés à rendre leur portion aux esclaves que leurs mains possèdent au point qu’ils en deviennent des égaux. Doivent-ils donc nier le bienfait de Dieu ?
Dieu vous a assigne de vous-mêmes des épouses, et de vos épouses Il vous a assigné des enfants et des petits-enfants. Et Il vous a attribué d’excellentes choses. —Vont-ils donc croire le faux et méconnaître le bienfait de Dieu ?
Et ils en adorent, au lieu de Dieu, qui pour eux ne sont point maîtres de la nourriture des cieux et de la terre et qui n'y peuvent rien.
Ne forgez donc pas à Dieu des semblables. Dieu sait, oui, tandis que vous ne savez pas.
Dieu frappe l’exemple d’un esclave, —propriété d’autrui, capable en rien,— et d’un homme à qui Nous avons attribué de Notre part une excellente attribution, sur laquelle il fait largesses en secret et aussi en public. Sont-ils égaux ? —Non, Dieu merci !— mais la plupart d’entre eux ne savent pas.
Et Dieu frappe l’exemple de deux hommes : l’un d’eux est muet, capable en rien, cependant qu'il est à charge à son patron, —ou qu'on l'envoie il n'apporte rien de bien ;— serait-il l’égal de celui qui commande la justice cependant qu’il est sur le droit chemin ?
A Dieu l’invisible des cieux et de la terre. L’Heure ? ce n’est que l’affaire d’un clin d’œil, ou moins encore ! Dieu est capable de tout, vraiment !
Et Dieu vous a fait sortir des ventres de vos mères, sans que vous sachiez rien ; et vous a assigné ouïe, yeux et cœurs. Peut-être serez-vous reconnaissants ?
N’ont-ils pas vu, assujettis dans le vide du ciel, les oiseaux que Dieu seul retient ? Voilà bien là des signes vraiment, pour des gens qui croient !
Et Dieu vous a assigné une demeure dans vos maisons, tout comme Il vous a assigné des maisons faites de peaux de bêtes, que vous trouvez légères, le jour où vous vous déplacez, et aussi le jour où vous vous installez. De leur laine, de même, et de leur fourrure, et de leurs poils, des meubles et des objets dont vous jouissez un temps.
Et de ce qu’il a créé, Dieu vous a assigné les ombres. Et Il vous a assigné des abris dans les montagnes. Et Il vous a assigné des cottes qui vous protègent de la chaleur, ainsi que des cottes qui vous protègent de votre propre rigueur. Ainsi vous parfait-Il Son bienfait. Peut-être serez-vous Soumis ?
Si ensuite ils tournent le dos, ne t’incombe alors que la communication claire.
Ils connaissent le bienfait de Dieu ; puis, ils le nient, cependant que la plupart d’entre eux sont mécréants.
Et le jour où de chaque communauté Nous susciterons un témoin ! Puis, on ne donnera pas la parole à ceux qui auront mécru ; et point ne seront excusés.
Et quand ceux qui prévariquaient verront le châtiment ! Puis, on ne le leur allégera pas, et point ne leur sera donné de répit.
Et quand ils verront leurs dieux, ceux qui faisaient association de dieux diront : “O notre Seigneur, voilà les dieux que nous invoquions en Ton lieu.” Mais ceux-ci leur rejetteront la parole : “Vous êtes bien des menteurs, vraiment !”
Et les autres d’offrir à Dieu la paix, en ce jour, cependant que tout leur blasphème se sera loin d’eux égaré.
Ceux qui mécroyaient et empêchaient du sentier de Dieu, Nous leur accroîtrons châtiment sur châtiment, pour le désordre qu’ils commettaient.
Et le jour où dans chaque communauté Nous susciterons un témoin contre eux, choisi parmi eux ! Puis Nous te ferons venir en témoin contre eux. —Et Nous avons fait descendre sur toi le Livre, comme un exposé manifeste de toute chose et comme guidée et miséricorde et bonne annonce pour les Soumis.
Oui, Dieu commande la justice, et la bienfaisance ; et que l'on donne aux détenteurs de la parenté. Et Il interdit la turpitude et le blâmable et la rébellion. Il vous exhorte. Peut-être vous rappellerez-vous ?
Et remplissez le pacte de Dieu quand vous pactisez. Et ne brisez pas les serments après les avoir renforcés et désigné Dieu comme garant contre vous. Vraiment Dieu sait ce que vous faites !
Et ne soyez pas comme celle qui défaisait brin par brin sa quenouille après l’avoir solidement filée, en prenant vos serments pour un laissez-passer à telle communauté ou à telle autre selon qu’elle est plus profitable. Oui, Dieu ne fait, par-là, que vous éprouver. Et très certainement, Il vous exposera, au jour de la résurrection, ce en quoi vous divergiez.
Si Dieu avait voulu, certes, Il vous aurait désignés comme une communauté unique. Mais Il égare qui Il veut, et guide qui Il veut. Et vous serez très certainement interrogés sur ce que vous œuvriez.
Et ne prenez pas vos serments pour un laissez-passer : alors le pied broncherait après avoir été ferme, et vous goûteriez le malheur, pour avoir empêché du sentier de Dieu. Et pour vous, un énorme châtiment.
Et ne vendez pas à vil prix le pacte de Dieu. Ce qui est auprès de Dieu est meilleur pour vous, vraiment, si vous saviez !
Ce qui est auprès de vous s’épuise, tandis que ce qui est auprès de Dieu est perdurable. Et à ceux qui ont été constants, très certainement Nous paierons leur salaire en fonction des plus belles de leurs actions.
Quiconque, mâle ou femelle, fait œuvre bonne tandis qu’il est croyant, alors très certainement Nous lui ferons vivre une excellente vie. Et très certainement Nous paierons leur salaire en fonction des plus belles de leurs actions.
Lors donc que tu lis le Coran, demande alors protection de Dieu contre le Diable banni.
Il n’a, en vérité, aucune autorité sur ceux qui croient et placent confiance en leur Seigneur,
Rien d’autre : il a autorité sur ceux qui le prennent pour patron, sur ceux aussi qui donnent à Dieu des associés.
Quand Nous changeons verset pour verset, —et Dieu sait mieux ce qu’il fait descendre,— ils disent : “Tu n’es bien qu’un blasphémateur !” —Non, mais la plupart d’entre eux ne savent pas.—
Dis : “C’est l’Esprit de sainteté qui a fait descendre cela avec vérité, de la part de ton Seigneur, -afin d’en raffermir ceux qui croient, et aussi comme guidée et bonne annonce aux Soumis.
Et Nous savons fort bien ce qu’ils disent : “Oui ! Quelqu’un l’enseigne, tout simplement !” — Or, celui à qui ils l’imputent parle une langue étrangère, tandis que cette langue-ci est arabe, claire !
Ceux qui ne croient pas aux signes de Dieu, vraiment, Dieu ne les guide pas. A eux, un châtiment douloureux.
Ne blasphèment le mensonge, vraiment, que ceux qui ne croient pas aux signes de Dieu ; et ce sont eux les menteurs.
Quiconque mécroit Dieu après avoir cru !...—à part celui qui est contraint tandis que son cœur demeure tranquille en la foi ; —mais ceux qui se font ouvrir la poitrine par la mécréance, sur eux alors colère de Dieu, et pour eux, énorme châtiment.
C’est parce qu’en vérité ils ont aimé la vie présente plus que l’au-delà. Et Dieu, vraiment, ne guide pas les gens mécréants.
Voilà ceux dont Dieu a scellé les cœurs, l’ouïe, et les yeux. Et ce sont eux, les inattentifs.
Oui, infailliblement, voilà les perdants de l’au-delà.
Quant à ceux, toutefois, qui ont émigré après avoir été tentés, —puis ils ont lutté et enduré avec constance,— certes oui, ton Seigneur, après cela, est pardonneur, certes, miséricordieux !
Le jour où chaque personne viendra, plaidant pour elle. Et chaque personne sera remboursée de ce qu’elle aura œuvré. Et on ne leur manquera pas !
Et Dieu frappe l’exemple d’une ville : elle était en sécurité, tranquille ; sa part de nourriture lui venait de partout en abondance. Puis elle mécrut aux bienfaits de Dieu. Dieu donc lui fit goûter, pour prix de ce qu’ils faisaient, faim et crainte mêlées.
Il est très certain qu’un messager des leurs est venu à eux, mais ils l’ont traité de menteur. Le châtiment, donc, les saisit tandis qu’ils prévariquaient.
Mangez donc de ce que Dieu vous a attribué de licite, d’excellent. Et rendez grâces du bienfait de Dieu, si c’est Lui que vous adorez.
Rien d’autre, en vérité : Il vous a interdit la charogne et le sang et la chair de porc et la bête sur quoi autre que Dieu a été invoqué ; —mais quiconque est contraint, sans qu’il soit rebelle ni transgresseur, alors Dieu est pardonneur, miséricordieux, vraiment !
Et ne dites pas, au gré du mensonge de vos propres langues : “Ceci est licite, et cela est illicite,” blasphémant le mensonge contre Dieu. Ceux qui blasphèment le mensonge contre Dieu vraiment ne sont pas les gagnants !
Piètre jouissance, quand un douloureux châtiment leur appartient !
A ceux qui se sont judaïsés. Nous avions interdit ce que Nous t’avons naguère raconté. Et Nous ne manquions pas à leur égard : c’est eux qui se manquaient à eux-mêmes.
Ton Seigneur, toutefois, envers ceux qui ont commis le mal par ignorance puis se sont repentis, après cela, et réformés, ton Seigneur, après tout, est certes pardonneur, miséricordieux, vraiment !
Abraham, c’était tout un peuple, oui, dévoué à Dieu, en sincérité. —il n’était point de ces faiseurs de dieux,— 
reconnaissant de Ses bienfaits. C’est Lui qui l’avait élu, et guidé vers un droit chemin.
Nous lui avons apporté du bien ici-bas. Et en vérité il sera certainement, dans l’au- delà, au nombre des gens de bien.
Voilà ce qu’ensuite Nous te révélons : “Suis en sincérité la religion d’Abraham : il n’était point de ces faiseurs de dieux !”
Rien d’autre, en vérité : le sabbat a été institué contre ceux qui divergent à son sujet. Oui, au jour de la résurrection, ton Seigneur jugera certainement, entre eux, ce en quoi ils divergeaient.
Par la sagesse et la bonne exhortation, appelle au sentier de ton Seigneur. Et dispute avec eux avec ce qu’il y a de plus beau. Oui, c’est ton Seigneur qui sait le mieux lequel s’égare de Son sentier, et c’est Lui qui sait le mieux ceux qui bien se guident.
Et si vous poursuivez, poursuivez alors selon qu’on vous a poursuivis. Si vous endurez, c’est mieux, certes, pour les endurants.
Endure ! Ton endurance n’est que de Dieu. Ne t’afflige pas sur eux. Et ne sois pas à l’étroit à cause de ce qu’ils stratégient.
Oui, Dieu est avec ceux qui pratiquent la piété et ceux qui sont bienfaisants.
Pureté à Celui qui, une nuit, fit voyager Son esclave, de la Sainte Mosquée à la très lointaine Mosquée dont Nous avons béni l’alentour, afin de lui faire voir certains de Nos signes ! —C’est Lui, vraiment, qui entend, qui observe.
Et Nous avions apporté à Moïse le Livre, de quoi Nous avions fait une guidée pour les Enfants d’Israël en ceci : “Ne prenez hors de Moi personne de confiance.”
Descendance de ceux que Nous avons portés en compagnie de Noé ! —lequel était vraiment un Esclave fort reconnaissant.
Et à l’adresse des Enfants d’Israël, Nous avions décidé, dans la Prescription : “Par deux fois vous allez commettre le désordre sur terre, oui, et vous hausser d’une grande hauteur.”
Puis, lorsque vint la première de ces deux promesses, Nous suscitâmes contre vous des esclaves à Nous, pleins de dure rigueur, lesquels pénétrèrent à l’intérieur des demeures. Et c’était promesse à être exécutée !
Ensuite, Nous vous rendîmes la revanche sur eux ; et Nous vous aidâmes de biens et d’enfants. Et Nous vous fîmes, quant aux personnes, plus nombreux :
—“Si vous faites le bien, vous vous faites du bien à vos âmes ; et si vous faites le mal, eh bien, c’est pour elles.” —Puis quand vint la dernière promesse, ce fut pour qu’on s’en prît à mal à vos visages et qu’on entrât dans la mosquée comme on y était entré la première fois, et pour qu’on détruisît de destruction jusqu’où on avait monté.
Il se peut que votre Seigneur vous fasse miséricorde. Et si vous revenez, Nous reviendrons. Et Nous avons assigné la Géhenne comme prison aux mécréants.
Oui, ce Coran guide à ce qui est plus droit, et il donne bonne nouvelle aux croyants qui font œuvres bonnes, qu’il y a pour eux, en vérité, gros salaire,
et que pour ceux qui ne croient pas à l’au-delà, en vérité, Nous avons préparé un châtiment douloureux.
Et l’homme appelle le mal comme il appelle le bien. Et l’homme est très hâtif.
Et Nous désignons comme deux signes la nuit et le jour ; puis Nous effaçons le signe de la nuit, tandis que Nous rendons visible le signe du jour pour que vous cherchiez une grâce de votre Seigneur, et que vous sachiez le nombre des années et le comput. Et Nous détaillons toute chose en détail
Et au cou de chaque homme, Nous avons attaché son oiseau. Et au jour de la résurrection, Nous lui sortirons un écrit qu’il trouvera déroulé— :
“Lis ton écrit : aujourd’hui, tu te suffis à toi-même comme comptable.”
Quiconque se guide ne se guide que pour lui-même ; et quiconque s’égare ne s’égare que contre lui-même. Et nul porteur ne porte le port d’autrui. Et Nous n’en sommes pas à châtier avant d’avoir suscité un messager.
Et quand Nous voulons détruire une cité, Nous commandons à ses gens aisés, et ils pratiquent la perversité. Alors la Parole s’avère contre elle, et Nous la détruisons de destruction.
Que de générations avons-Nous exterminées, après Noé ! Et en tant qu’informé, observateur des péchés de Ses esclaves, que ton Seigneur est suffisant !
Quiconque veut du hâtif, Nous hâtons pour lui ce que Nous voulons, à qui Nous voulons. Puis Nous lui assignons la Géhenne, où il tombera, blâmé, déserté.
Et quiconque veut l’au-delà et s’y efforce d’effort, tandis qu’il est croyant, ... alors l’effort de ceux-là sera reconnu.
Nous les aidons tous, ceux-ci comme ceux-là, du don de ton Seigneur. Et le don de ton Seigneur ne peut être empêché !
Regarde comme aux uns Nous donnons excellence sur les autres ! L’au-delà, cependant, est certainement plus grand, en fait de rangs, et plus grand en excellence.
N’assigne point en compagnie de Dieu autre dieu ; ou tu t’assoiras blâmé, déserté.
Et voilà que ton Seigneur a décrété : “N’adorez que Lui. — De la bonté envers les père et mère : si l’un d’eux ou tous deux doivent atteindre la vieillesse près de toi, alors ne leur dis point : “Fi !” et ne les repousse pas, mais dis-leur noble parole,
et par miséricorde baisse sur eux l’aile de la tendresse, et dis : “O mon Seigneur, fais-leur à tous deux miséricorde comme ils m’ont élevé tout petit”—
Votre Seigneur sait très bien ce qu’il y a dans vos âmes : si vous êtes justes, Il est alors pardonneur, vraiment pour ceux qui reviennent.—
“Et donne son droit au détenteur de parenté et au pauvre, et à l’enfant de la route. Mais ne gaspille pas en gaspillage ;—
oui, les gaspilleurs sont frères des diables ; et le Diable est très ingrat envers son Seigneur.—
Et si, étant en quête de la miséricorde de Dieu que tu espères, tu es obligé de te détourner d’eux, dis-leur alors une parole convenable.
Ne porte pas ta main en carcan à ton cou, et ne l'étends pas non plus en toute extension, ou tu t’assoiras blâmé, fatigué.”—
Oui, à qui Il veut, ton Seigneur élargit la portion. Il donne aussi bien avec mesure. Oui, Il est, sur Ses esclaves, bien informé, observateur.—
“Et ne tuez pas vos enfants par crainte de pénurie ; —c’est Nous qui leur attribuons la nourriture, tout comme à vous. Les tuer, c’est vraiment une énorme faute.
Et n’approchez pas la fornication. C’est une turpitude, vraiment. Et quel mauvais chemin !
Et, sauf en droit, ne tuez personne que Dieu ait interdit. Quiconque est tué injustement, alors Nous donnons autorité à son représentant ; —que celui-ci ne commette donc pas d’excès dans le meurtre ! —Oui, il sera secouru.
Et n’approchez, que pour le mieux, des biens de l’orphelin, jusqu’à ce qu’il atteigne ses pleins forces. Et remplissez le pacte : oui, on sera interrogé au sujet du pacte.
Et faites pleine mesure, quand vous mesurez, et pesez à balance droite. C’est la meilleure chose et le plus beau refuge.
Et ne cours pas après ce dont tu n’as science aucune. L’ouïe, la vue et de cœur : sur tout cela, en vérité, on sera interrogé.
Et ne foule pas la terre avec orgueil : non, tu ne sauras jamais déchirer la terre et tu ne pourras jamais être haut comme la montagne !
Tout cela est chose dont le vice est détesté auprès de Dieu.
Voilà des révélations que ton Seigneur te fait, en fait de sagesse ! N’assigne donc pas auprès de Dieu autre dieu ; ou tu seras jeté dans la Géhenne, blâmé, déserté.”
Votre Seigneur aurait-Il choisi pour vous des fils, et adopté des femelles parmi les anges ? Vous parlez, vraiment, parole monstrueuse !
Et très certainement Nous avons, dans ce Coran, fait un déploiement tel qu’on s’en souvienne ! Mais cela ne fait que leur accroître la répulsion.
Dis : “S’il y avait des Dieux à côté de Lui, comme d'aucuns le disent, ils auraient alors cherché un chemin vers le Détenteur du Trône céleste !”
Pureté à Lui ! Il est plus haut, bien plus haut que ce qu’ils disent !
Les sept cieux et la terre, —et ceux qui s’y trouvent,— chantent Pureté de Lui ! Et il n’est chose aucune qui ne chante pureté en Le louant. Mais vous ne comprenez pas leur chant. Il demeure patient, pardonneur, vraiment !
Et quand tu lis le Coran, Nous mettons, entre toi et ceux qui ne croient pas à l’au-delà, un voile opaque.
Et Nous avons assigné des enveloppes à leurs cœurs, parce qu’ils l’auraient compris ; et dans leurs oreilles, une lourdeur. Et quand, dans la Lecture, tu fais Rappel de ton Seigneur l’Unique, de répulsion ils tournent leurs derrières.
Nous savons très bien ce qu’ils écoutent, quand ils t’écoutent ; et aussi quand ils sont en tête-à-tête, et que les prévaricateurs disent : “Vous ne suivez qu’un homme ensorcelé !”
Regarde les comparaisons qu’ils frappent sur ton compte ! Ils s’égarent, donc, incapables d’aucun chemin.
Et ils disent : “Quand nous serons ossements et poussière, serons-nous vraiment ressuscités en une nouvelle création ?”
—Dis : “Soyez pierre ou fer
ou quelque autre créature qui paraît grande à vos poitrines... !” — Alors ils vont dire : “Qui nous ramènera ?” —Dis : “Celui-là même qui vous a créés la première fois.” —Alors, ils vont secouer vers toi leurs têtes et dire : “Quand cela ?”— Dis : “Il se peut que ce soit proche.
Le jour où Il vous appellera, alors vous Lui répondrez par la louange. Vous penserez cependant n’avoir que peu demeuré”
Et dis à Mes esclaves qu’ils disent ce qui est le meilleur. Oui, le Diable s’ingère parmi eux. Le Diable demeure, pour l’homme, un ennemi déclaré, vraiment !
Votre Seigneur se connaît très bien à vous. S’Il veut, Il vous fera miséricorde, et s’Il veut, Il vous châtiera. Et Nous ne t’avons pas envoyé comme ayant charge d’eux.
Et ton Seigneur se connaît très bien à ceux qui sont dans les cieux et la terre. Et parmi les prophètes, Nous avons très certainement donné excellence à certains sur certains. Et à David Nous avons donné un Psautier.
Dis : “Invoquez ceux que vous prétendez, en dehors de Lui !” Ils ne sont maîtres ni de déblayer de vous ni de dévier le malheur.
Eux-mêmes invoquent, cherchant auprès de leur Seigneur un moyen à qui sera le plus rapproché, cependant qu’ils espèrent Sa miséricorde et qu’ils craignent Son châtiment. Le châtiment de ton Seigneur est redouté, vraiment !
Pas de cité que Nous ne fassions périr avant le jour de la résurrection, ou que Nous ne châtions d’un dur châtiment. C’est tracé dans la Prescription.
Et rien ne Nous empêche d’envoyer les signes, sinon que les Anciens les traitaient de mensonges. —Nous avions visiblement apporté aux Thamoud la chamelle ; mais ils lui manquèrent. —En outre, Nous n’envoyons de signes qu’à titre de menace.
Et quand Nous te disions que ton Seigneur cerne tous les gens, vraiment ! —Et la vision que Nous t’avons fait voir Nous ne l’avons assignée qu’à tentation aux gens,— tout comme, dans le Coran, l’arbre maudit ! —Et Nous les menaçons, mais cela ne sert qu’à les faire croître en grande rébellion !
Et lorsque Nous avons dit aux anges : “Prosternez-vous devant Adam”, ils se prosternèrent, sauf Satan, qui dit : “Moi ! me prosterner devant un que Tu as créé de glaise ?”
il dit encore : “Te vois-tu ? Celui-ci à qui Tu as donné noblesse au-dessus de moi, si Tu me donnais jusqu’au jour de la résurrection, très certainement je dominerais, à un petit nombre près, sa descendance.”
—Et Dieu : “Va-t’en ! Puis, quiconque d’entre eux te suivra... Alors oui, la Géhenne sera votre paye. Ample paye !
Eloigne, par ta voix, ceux d’entre eux que tu pourras, et rassemble contre eux tes cavaliers et tes fantassins, et te les associe dans les biens et les bâtards, et fais-leur des promesses.” —Or le Diable ne leur fait promesse qu’en tromperie.—
“Quant à Mes esclaves, non, tu n’as aucune autorité sur eux.” Et, comme personne de confiance, que ton Seigneur est suffisant !
Votre Seigneur, c’est Lui qui, pour vous, pousse le vaisseau en mer, afin que vous cherchiez de Sa grâce. Il est miséricordieux pour vous, vraiment !
Et quand un malheur vous touche, sur mer, ceux que vous invoquiez s’égarent. Pas Lui. Puis, quand Il vous ramène à terre, sauvés, vous passez outre. Et l’homme reste très ingrat !
Etes-vous à l’abri qu’il vous fasse engloutir par un pan de terre ? ou qu’Il envoie contre vous un ouragan, cependant que vous ne trouveriez rien à quoi vous fier ?
Ou êtes-vous à l’abri qu’Il vous ramène là une autre fois ? puis, qu’Il envoie contre vous un de ces vents à tout casser, puis, qu’il vous fasse noyer, pour votre mécréance, puis, que vous ne trouviez pour cela en votre faveur, personne qui Nous poursuive !
Et très certainement, Nous avons donné de la noblesse aux Enfants d’Adam. Et Nous leur avons procuré, sur terre comme sur mer, de quoi monter, et attribué d’excellentes choses comme nourriture, et Nous les avons fait exceller d’excellence sur beaucoup de ce que Nous avons créé !
Le jour où Nous ferons appeler par leur meneur chaque groupement d’hommes, alors ceux à qui on remettra leur rôle en main droite liront leur rôle ; et on ne leur manquera pas même d’une mouchure de lampe.
Et quiconque est aveugle ici-bas, alors il sera aveugle dans l’au-delà, et en chemin plus égaré.
Peu s’en est fallu, vraiment, qu’ils ne t’attirent loin de ce que Nous t’avions révélé, dans l’espoir que tu Nous imputerais, en blasphème, autre chose que ceci. Et alors, ils t’auraient pris pour ami.
Et si Nous ne t’avions pas raffermi, tu aurais bien failli t’incliner quelque peu vers eux.
Alors, Nous t’aurions certainement fait goûter double de vie et double de mort et ensuite tu n’aurais pas trouvé de secoureur contre Nous.
Et peu s’en est fallu, vraiment, qu’ils ne t’éloignent du pays pour t’en bannir, —quoique dans ce cas, ils n’auraient pas eu longtemps à te demeurer hostiles,—
selon la coutume de Nos envoyés que Nous avons envoyés avant toi. Et tu ne trouveras pas de déviation en Notre coutume.
Établis l’Office, du déclin du soleil aux ténèbres de la nuit close. Et aussi la Lecture de l’aube : oui, la Lecture de l’aube a des témoins.
Et la nuit, fais vigile, à titre de surérogation de ta part : il se peut que ton Seigneur te ressuscite en une posture de gloire.
—Et dis : “O mon Seigneur, fais que j’entre par une entrée de vérité, et que je sorte par une sortie de vérité ; et assigne-moi, de Ta part, une autorité, un secoureur.”
—Et dis : “Le droit s’en est venu, et le faux s’en est allé. Oui, le faux c’est ce qui s’en va.”
Et Nous faisons descendre, du Coran, ce qui est guérison et miséricorde aux croyants. Cependant, cela ne fait croître qu’en perdition les prévaricateurs.
Et quand Nous comblons l’homme de bienfait, il s’esquive et s’écarte, et quand un malheur le touche, il est au désespoir.
Dis : “Chacun agit selon qu’il est fabriqué ; puis, c’est votre Seigneur qui se connaît le mieux à qui est le mieux guidé sur le chemin.”
Et ils t’interrogent sur l’Esprit. —Dis : “L’Esprit est de l’affaire de mon Seigneur.” Et on ne vous a apporté que peu de science.
Si Nous voulons, Nous pouvons très bien Nous en aller avec ce que Nous t’avons révélé ; puis tu ne trouveras pour toi, là-dessus, pas un qui ait charge contre Nous
—sauf miséricorde de ton Seigneur. Sa grâce sur toi reste grande, vraiment !
—Dis : “Quand même hommes et djinns s’uniraient pour apporter le semblable de ce Coran, ils n’en sauraient apporter le semblable, même s’ils se soutenaient les uns les autres.”
Et très certainement Nous avons déployé pour les gens, dans ce Coran, toute sorte de parabole. Mais la plupart des gens refusent, sauf d’être mécréants.
Et ils disent ; “Nous n’ajouterons pas foi à toi, que tu n’aies fait jaillir de terre, pour nous, une source” ;—
ou ; “que tu n’aies à toi un jardin de dattiers et de vignes, et que de son sein tu n’aies fait jaillir de jaillissement des ruisseaux ;”—
ou : “que tu n’aies fait tomber sur nous, comme tu prétends, le ciel en morceaux” ;— ou : “que tu n’aies fait venir Dieu et les anges à l’aide;”—
ou : “que tu n’aies une maison toute d’ornementation ;”— ou : “que tu ne sois monté au ciel, — encore ne croirons-nous pas à ta montée au ciel jusqu’à ce que tu fasses descendre sur nous un Livre que nous puissions lire.” —Dis : “Pureté à mon Seigneur ! Que suis-je, qu’un homme, un messager ?”
Et rien n’empêche les gens de croire, quand la guidée leur est parvenue, sauf qu’ils disent : “Dieu suscite-t-Il un homme comme messager ?”
—Dis : “S’il y avait sur terre des anges, qui marchent en tranquillité, Nous aurions certes fait descendre sur eux du ciel un ange comme messager.”
—Dis : “Il suffit de Dieu comme témoin entre moi et vous.” Il est bien informé de Ses esclaves, vraiment, observateur.
Celui que Dieu guide, voilà le bien guidé ; et celui qu’il égare... tu ne trouveras pas, en dehors de Lui, de patrons en leur faveur, cependant qu’au jour de la résurrection Nous les traînerons ensemble sur leurs visages, aveugles, et muets, et sourds. La Géhenne est leur refuge : toutes les fois qu’elle se refroidira, Nous leur accroîtrons la flamme.
Ce sera leur paiement, oui, parce qu’ils mécroient Nos signes et disent : “Quand nous serons ossements et poussière, serons-nous ressuscités en une nouvelle création ?”
N’ont-ils pas vu que le Dieu qui a créé les cieux et la terre est capable de créer leur pareil ? Et Il leur a assigné un terme, en cela point de doute, mais les prévaricateurs refusent, sauf d’être mécréants.
Dis : “Si vous étiez maîtres des trésors de la miséricorde de mon Seigneur, vous les serreriez, certes, de peur de dépenser ! Et l’homme reste bien avare !
Très certainement, Nous avons apporté à Moïse neuf signes manifestes, —demande donc aux Enfants d’Israël !— quand il vint auprès d’eux. Puis Pharaon lui dit : “O Moïse, je pense que tu es ensorcelé.”
—Il dit : “Tu sais fort bien que ces choses, seul le Seigneur des cieux et de la terre les a fait descendre comme autant d’appels à la clairvoyance ; et moi je pense que tu es perdu, Pharaon !”
Pharaon, donc, voulait les éloigner de la terre. Alors Nous les noyâmes tous, lui et ceux qui étaient avec lui
Et après lui, Nous dîmes aux Enfants d’Israël : “Habitez la terre !” Puis, lorsque vint l’ultime promesse, Nous vous fîmes venir en groupe.
Et c’est avec vérité que Nous avons fait descendre ceci et avec vérité que c’est descendu, cependant que Nous ne t’avons envoyé, toi, que comme annonciateur et avertisseur.
Lecture que Nous avons répartie, pour que tu la lises à intervalles, devant les gens. Et Nous l’avons fait descendre d’une vraie descente.
Dis : “Croyez-y ou ne croyez pas. Ceux à qui science a été donnée avant cela, lorsqu’on le leur a récité, oui, tombent sur le menton, prosternés,
et disent : “Pureté à notre Seigneur ! Certes, la promesse de notre Seigneur demeure exécutoire !”
Et ils tombent sur le menton, pleurant, et cela les fait croître en humilité.
Dis : “Appelez “Dieu”, ou appelez le “Très Miséricordieux”, — quel que soit le nom dont vous appelez, car Il a les plus beaux noms. Et dans ton Office, ne récite pas à voix haute ; et ne la fais pas basse non plus, mais cherche un chemin intermédiaire.”
Et dis : “Louange à Dieu qui n’a point adopté d’enfant, et qui n’a point d’associé contre l'humiliation. Et grandis-Le de grandeur.
Louange à Dieu qui a fait descendre sur Son esclave le Livre, cependant qu’il n’y a pas mis de tortuosité !
Il l’a fait droit, pour que Muhammad avertisse qu’une forte rigueur vient de la part de Dieu, et qu’il annonce aux croyants qui font œuvres bonnes qu’il y a pour eux vraiment un beau salaire,
où ils demeureront toujours,
et qu’il avertisse ceux qui disent : “Dieu adopté un enfant.”
Ils n’en ont pas science, —leurs ancêtres non plus. Quelle énormité que la parole qui sort de leurs bouches ! Ils ne disent que mensonge !
Tu vas peut-être te consumer de chagrin à cause des traces qu’ils laissent, s’ils ne croient pas en ce Récit !
Oui, Nous avons assigné à embellir la terre tout ce qui s’y trouve, afin d’éprouver qui d’entre eux est le meilleur, à l’œuvre.
Oui, Nous allons certainement réduire en un sol aride ce qui s’y trouve.
Te rends-tu compte de ce que les gens de la Grotte et d’ar-Raqîm constituaient une merveille d’entre Nos signes ?
Quand les jeunes gens se furent réfugiés vers la grotte, ils dirent : “O notre Seigneur apporte-nous de Ta part une miséricorde ; et arrange-nous une bonne conduite de notre affaire.”
Alors, Nous avons assourdi leurs oreilles, dans la grotte pendant de nombreuses années.
Ensuite, Nous les avons ressuscités, afin de savoir laquelle des deux factions saurait le mieux dénombrer le temps qu’ils avaient séjourné.
Nous allons t’en raconter le récit avec vérité. Oui, ce sont des jeunes gens qui croyaient en leur Seigneur ; et Nous leur avions accru la guidée ;
et Nous avions pansé leurs cœurs lorsqu’ils s’étaient levés pour dire : “Notre Seigneur est le Seigneur des cieux et de la terre : jamais nous n’invoquerons de dieu en dehors de Lui, —nous dirions ainsi une injustice.
Voilà bien nos gens ! ils ont adopté en dehors de Lui des dieux. Que n’apportent-ils sur eux une autorité claire ? Quel pire prévaricateur, donc, que celui qui blasphème un mensonge contre Dieu ?
Et quand vous serez détachés d’eux, et aussi de ce qu’ils adorent en dehors de Dieu, alors réfugiez-vous vers la grotte : votre Seigneur étendra de Sa miséricorde, pour vous, et arrangera pour vous, de votre affaire, quelque utilité.”
Tu verrais le soleil, quand il se lève, s’écarter de leur grotte, vers la droite, et quand il se couche passer à leur gauche tandis qu’eux-mêmes sont là dans un spacieux intervalle !... Voilà des signes de Dieu. Celui que Dieu guide, c’est lui le bien guidé. Et quiconque Il égare, tu ne lui trouveras alors aucun patron, aucun dirigeant.—
Et tu les croirais éveillés, alors qu’ils dorment. Et Nous les tournons sur le côté droit et sur le côté gauche, tandis que leur chien est à l’entrée, pattes étendues. Si tu les apercevais, certes tu leur tournerais le dos pour fuir ; et certes tu serais rempli d’effroi devant eux.
Et ainsi Nous les ressuscitâmes, afin qu’ils s’interrogent entre eux. Un parleur des leurs parla : “Combien avez-vous demeuré ?” — Ils dirent : “Nous avons demeuré une journée, ou une partie de la journée.” Ils dirent : “Votre Seigneur sait mieux ce que vous avez demeuré. Envoyez donc l’un de vous à la ville, avec votre argent que voici, qu’il regarde à l’aliment qui est le plus pur, et qu’il vous en apporte de quoi vous nourrir ; et qu’il s’efforce de se comporter avec douceur ; et qu’il s’arrange pour que personne ne se doute de vous.
Si jamais ils vous dominaient, ils vous lapideraient ou vous feraient retourner à leur religion, tandis que vous n’auriez alors jamais plus de réussite.”
C’est comme cela que Nous fîmes qu’ils furent découverts, afin qu’on sût que la promesse de Dieu est vérité, oui, et qu’il n’y a point de doute, vraiment, au sujet de l’Heure. On se disputait, cependant, sur leur affaire ; puis on dit : “Construisez sur eux une construction.” Leur Seigneur les connaît bien. Ceux qui l’emportèrent, dans leur affaire, dirent : “Bon ! Eh bien nous élèverons sur eux une mosquée.”
On dira bientôt : “Ils étaient trois, leur chien quatrième.” Et on dira, tirant sur l’invisible : “Cinq, leur chien sixième.” Et on dira : “Sept, leur chien huitième.” —Dis : “Mon Seigneur sait mieux leur nombre. Il n’en est que peu qui le savent.” Ne creuse donc, à leur sujet, qu’en apparence, et ne demande, à leur sujet, l’avis de personne parmi ces gens-là.
Et ne dis jamais, à propos d’une chose : “Oui, je vais faire cela demain.”
—à moins que : “Dieu veuille.” Et rappelle-toi ton Seigneur, quand tu oublies ; et dis : “Peut-être mon Seigneur va-t-Il me guider vers une chose qui, en fait de direction, sera plus approchante que ceci.”
—Or, ils demeurèrent dans leur grotte trois cents ans, et en ajoutèrent neuf.
Dis : “Dieu sait mieux ce qu’ils demeurèrent.” A Lui appartient l’invisible des cieux et de la terre. C’est par Lui que tu dois faire voir et entendre. Il n’y a pour eux, en dehors de Lui, pas de patron ; et Il n’associera personne à Son commandement.
Et récite ce qui t’a été révélé du Livre de ton Seigneur. Personne qui puisse changer Ses paroles. Et tu ne trouveras, en dehors de Lui, nul endroit vers quoi dévier.
Et arrête-toi en compagnie de ceux qui invoquent leur Seigneur matin et soir, qui cherchent Son visage. Et que tes deux yeux n’aillent point au-delà d’eux, en quête d’un décorum dans la vie présente. Et n’obéis pas à celui dont Nous avons rendu le cœur inattentif à Notre Rappel, et qui poursuit sa passion, et qui est outrancier en son commandement.
Et dis “La vérité est de votre Seigneur.” Croie qui veut, donc ; et mécroie qui veut. Oui, Nous avons préparé pour les prévaricateurs un Feu dont les parois les cernent, cependant que, s’ils implorent la pluie, il leur pleuvra une eau de métal fondu, rôtissant les visages. Quelle mauvaise boisson, et quelle commodité pourrie !
Oui, ceux qui croient et font œuvres bonnes... vraiment Nous ne laisserons pas perdre le salaire de celui qui dans l’action a bien agi.
Voilà ceux pour qui sont les jardins d’Eden sous quoi coulent les ruisseaux. Ils y seront décorés de bracelets d’or, et se vêtiront d’habits verts, de soie fine et de brocard, accoudés sur les trônes. Quelle délicieuse récompense, et quelle belle commodité !
Frappe-leur l’exemple de deux hommes : à l’un d’eux Nous avons assigné deux jardins de vignes que Nous avions entourés de dattiers, et séparés par des champs cultivés.
Les deux jardins apportaient leur récolte sans que rien n’y manquât. Et entre eux deux Nous avions fait jaillir un ruisseau.
Or il avait une récolte. Il dit alors à son camarade, entrant en conversation : “Pour ce qui est des biens, je suis plus que toi, et plus puissant que toi pour ce qui est des personnes !”
Et il entra dans son jardin. Cependant, il se manquait à lui-même en disant : “Je ne pense pas que cela périsse jamais ;
et je ne pense pas que l’Heure soit pour se dresser ; et si on me ramène vers mon Seigneur, je trouverai très certainement quelque chose de mieux que cela en échange !”
—Son camarade lui dit, tout en conversant avec lui : “Serais-tu mécréant envers Celui qui t’a créé de poussière, puis de sperme, puis façonné homme ?
Mais Lui, Dieu, c’est mon Seigneur ; et je n’associe personne à mon Seigneur.
En entrant dans ton jardin, que ne disais-tu : ‘A Dieu ne plaise ! Il n’y a de puissance que par Dieu ? Si tu me vois moindre que toi en biens et en enfants,
il se peut que mon Seigneur bientôt me donne quelque chose de mieux que ton jardin, et qu’il envoie dans celui-ci, du ciel, quelque coup bien calculé et que son sol devienne glissant,
ou que son eau descende si profond que tu ne puisses plus la retrouver.”
—Or sa récolte fut cernée, et il se prit à se tordre les deux paumes pour ce qu’il y avait dépensé, car c’étaient là des toits effondrés. Et il disait : “Malheur de moi ! Que n’ai-je associé personne à mon Seigneur !”
Il n’y avait pour lui, cependant, pas un parti qui le secoure contre Dieu. Et lui-même ne put se secourir.
Là, c’est au vrai Dieu qu’il appartient d’être patron. En récompense Il est le meilleur, et le meilleur en poursuite.
Et frappe-leur l’exemple de la vie présente : semblable à une eau que Nous faisons descendre du ciel ; puis la végétation de la terre se mêle à elle ; puis tout casse : les vents l’envolent. —Or en toute chose, Dieu est fort capable !
Les biens et les enfants sont le décor de la vie présente. Les bonnes traces qui restent, cependant, sont meilleures, auprès de Dieu, quant à la récompense et meilleures quant à l’espérance.
Et le jour où Nous ferons marcher les montagnes ! et tu verras la terre devenir plaine ! Et Nous les rassemblerons sans en abandonner aucun !
Et ils seront présentés en rangs devant ton Seigneur —: “Vous voilà venus à Nous assurément, comme Nous vous avions créés la première fois. Mais vous prétendiez que Nous ne vous assignerions jamais de rendez-vous !”
Et on posera le rôle. Alors tu verras les criminels, anxieux de ce qu’il y a dedans, dire : “Malheur de nous ! qu’a-t-il, ce rôle, à n’omettre chose petite ou grande, qu’il ne les compte?” Et ils trouveront présent tout ce qu’ils auront œuvré. Or ton Seigneur ne manque à personne.
Et lorsque Nous dîmes aux anges : “Prosternez-vous devant Adam”, ils se prosternèrent, alors, sauf Satan, qui était parmi les djinns. Il sortit alors du commandement de Dieu. Allez-vous donc le prendre, et aussi sa descendance, pour patrons au lieu de Moi, tandis qu’ils vous sont ennemis ? Quel mauvais échange, pour les prévaricateurs !
Je ne les ai pas pris pour témoins de la création des cieux ni de la terre, ni de la création de leurs propres personnes. Et Je n’en suis pas à prendre pour bras ceux qui égarent !
Et le jour où Il dira : “Appelez ces Miens associés que vous prétendiez !” Ils les invoqueront donc ; mais eux ne leur répondront pas. Cependant, Nous aurons assigné entre eux une vallée de destruction.
Et les criminels verront le Feu. Ils penseront donc y tomber, et n’en trouveront pas d’échappatoire.
Et très certainement, Nous avons déployé pour les gens, dans ce Coran, toute sorte d’exemples. L’homme cependant est de tous les êtres le plus grand disputeur.
Or qu’est-ce qui empêche les gens de croire, lorsque la guidée leur est venue, et de demander pardon à leur Seigneur ? Sinon que le sort des Anciens leur vienne, ou que le châtiment leur vienne en face !
Et Nous n’envoyons d’envoyés que pour annoncer et avertir. Et ceux qui mécroient disputent avec du faux, afin, par-là, de rejeter la vérité. Cependant, ils prennent en raillerie Mes signes et aussi ce dont on les a avertis.
Et quel pire prévaricateur que celui que les signes de Dieu ont rappelé et qui passe par-dessus, et oublie ce que ses deux mains ont préparé ? Oui, Nous avons assigné des enveloppes à leurs cœurs, pour qu’ils ne comprennent pas, et mis une lourdeur dans leurs oreilles. Même si tu les appelles à la guidée, donc, ils ne se guideront jamais.
Et ton Seigneur pardonneur est plein de miséricorde. S’il se prenait à eux pour ce qu’ils se sont acquis, certes Il leur hâterait le châtiment. Mais il y a pour eux un rendez-vous contre quoi ils ne trouveront aucun refuge.
Et voilà les villes que Nous avons fait périr quand elles eurent prévariqué, alors que Nous avions fixé rendez-vous à leur destruction !
Et quand Moïse dit à son valet : “Je n’aurai de cesse que je n’aie atteint le confluent des deux mers, ou bien je marcherai des âges durant !”
Puis lorsque tous deux eurent atteint le confluent, ils oublièrent leur poisson qui prit alors librement son chemin dans la mer.
Puis lorsque tous deux eurent passé outre, il dit à son valet : “Apporte-nous notre déjeuner : nous avons essuyé de la fatigue, de notre présent voyage !”
—Alors, le valet : “Quand nous avons pris refuge près du rocher, vois-tu, j’ai alors oublié le poisson, — le Diable seul me l’a fait oublier, pour que je n’y pense pas ; — et il a curieusement pris son chemin dans la mer.”
—Et Moïse : “Voilà ce que nous cherchions.” Puis ils retournèrent tous deux sur leurs pas, à la trace.
Alors ils trouvèrent tous deux un esclave d’entre Nos esclaves, à qui Nous avions apporté, de Notre part, quelque miséricorde, et à qui Nous avions enseigné, de Notre part, quelque science.
Moïse lui dit : “Puis-je te suivre à condition que tu m’apprennes de ce qu’on t’a appris en fait de bonne direction ?”
—Et l’autre : “Vraiment, jamais tu ne pourras être constant en ma compagnie !
Comment endurerais-tu avec constance ce que tu n’as pas cerné d’information ?”
—Mais Moïse : “Si Dieu veut, tu me trouveras constant ; et quant au commandement, je ne te désobéirai pas.”
“Eh bien, dit l’autre, si tu me suis, ne m’interroge sur rien tant que je ne t’en aurai pas fait mention.”
Puis ils partirent tous deux. Et après qu’ils furent montés sur un bateau, l’homme y fit une brèche. Alors Moïse : “Est-ce pour noyer ses gens que tu lui fais une brèche? Tu as commis, certes, une chose détestable !”
—Et l’autre : “Ne t’avais-je pas dit que tu n’endurerais pas avec constance, en ma compagnie ?”
“Ne te prends pas à moi, dit Moïse, pour une chose que j’avais oubliée ; et ne m’impose pas de difficulté dans mon affaire.” 
Puis ils partirent tous deux ; et quand ils eurent tous deux rencontré un garçon, l’homme le tua. —Alors Moïse : “Vas-tu tuer un individu pur, —à moins que pour un autre individu? Tu as commis, certes, une chose inouïe !”
—Et l’autre : “Ne t’avais-je pas dit que tu n’endurerais pas avec constance, en ma compagnie ?”
—“Si après cela je t’interroge sur quoi que ce soit, dit Moïse, alors ne m’accompagne plus. Tu as mes excuses.”
Ils partirent donc tous deux ; et quand ils furent venus tous deux près de l’agglomération d’une cité, ils demandèrent la table à ses habitants ; mais ceux-ci refusèrent de leur donner l’hospitalité. Ensuite, ils trouvèrent tous deux un mur qui voulait s’écrouler ; l’homme le redressa. Alors Moïse : “Si tu voulais, tu prendrais bien pour cela un salaire.”
“C’est la séparation entre moi et toi, dit l'homme. Je vais t’apprendre l’interprétation de ce que tu n’as pu endurer avec constance.
Pour ce qui est du bateau, il appartenait à des pauvres qui travaillaient sur mer. Je voulais donc l’entacher d’un vice, car il y avait derrière eux un roi qui par usurpation saisissait tout bateau.
Et quant au garçon, ses père et mère étaient des croyants ; nous avions donc à craindre qu’il ne leur imposât rébellion et mécréance.
Nous avons donc voulu que leur Seigneur le leur remplace par un plus pur et plus digne de tendresse.
Et quant au mur, il appartenait à deux garçons orphelins de la ville, et il y avait dessous un trésor leur appartenant ; cependant que leur père était homme de bien. Ton Seigneur a donc voulu que tous deux atteignent leurs pleines forces et qu’ils exhument leur trésor ; —comme une miséricorde de ton Seigneur, car je ne l’ai pas fait de mon propre chef. Voilà ce que tu n’as pas pu endurer avec constance.”
Et ils t’interrogent sur Dhou’l-Carnaïn. —Dis : “Je vais vous en citer quelque trait.”
Vraiment, Nous lui avions fourni des moyens, sur terre, et Nous lui avions donné voie à toute chose.
Il suivit donc une voie.
Et quand il eut atteint le Couchant, il trouva le soleil se couchant dans une source bouillante, et, près d’elle, une peuplade. Nous dîmes : “O Dhou’l-Carnaïn, ou tu châties, ou tu adoptes de la bienveillance à leur égard.”
—Et encore : “Quant à celui qui prévarique, alors Nous allons le châtier.” —Et celui-ci sera ensuite ramené vers son Seigneur, qui le châtiera d’un châtiment inouï.
“Et quant à celui qui croit et fait œuvre bonne, à lui alors le plus beau salaire. Et de par Notre commandement Nous lui dirons une chose facile.”
Puis, il suivit une voie.
Et quand il eut atteint le Levant, il trouva le soleil se levant sur une peuplade à qui Nous n’avions pas assigné de quoi s’abriter là-contre.
Ainsi. Et Nous cernions, cependant, tout ce qu’il avait d’information.
Puis, il suivit une voie.
Et quand il eut atteint l’Entre-Deux-Barrières, il trouva derrière elles une peuplade qui à peine comprenait mot.
Lesquels dirent : “O Dhou’l-Carnaïn, les Ya’jouj et les Ma’jouj commettent un désordre sur terre, vraiment ! T’assignerons-nous donc un tribut, à condition que tu établisses une barrière entre nous et eux ?”
—Il dit : “Meilleur est le moyen que mon Seigneur me donne. Aidez-moi donc à force à établir une digue entre vous et eux.
Apportez-moi des blocs de fer”. Puis, lorsqu’il en eut comblé l’entre-deux-pics, il dit : “Aux soufflets !” Puis, lorsqu’il l’eut rendu comme du feu, il dit : “Apportez-moi du cuivre fondu, que je le verse dessus.”
De sorte qu’ils ne pouvaient plus en faire l’escalade ; et ils ne purent y faire de brèche non plus.
Il dit : “C’est une miséricorde de la part de mon Seigneur.” Puis, lorsque la promesse de mon Seigneur viendra. Il fera de ceci une plaine. Et la promesse de mon Seigneur est vérité.
Or Nous les laisserons, ce jour-là, ondoyer pêle-mêle, cependant qu’on soufflera de la Trompe. Puis Nous les rassemblerons en un rassemblement.
Et ce jour-là Nous présenterons en présent la Géhenne aux mécréants
dont les yeux avaient un voile à l’encontre de Mon Rappel. Et ils ne pouvaient rien entendre.
Ceux qui mécroient comptent-ils donc pouvoir prendre pour patrons Mes esclaves, en dehors de Moi ? Oui, Nous avons préparé la Géhenne comme un hôtel pour les mécréants.
Dis : “Pouvons-nous vous apprendre lesquels, en fait d’œuvres sont les plus grands perdants ?
ceux dont l'effort, dans la vie présente, s’égare, tandis qu’ils comptent bien faire !
Ce sont ceux qui mécroient aux signes de leur Seigneur, ainsi qu’à la rencontre avec Lui. Donc leurs actions s’échouent.” Nous ne dresserons donc pas de pesée pour eux, au jour de la résurrection.
C’est que leur salaire sera la Géhenne, pour avoir mécru et pris en raillerie Mes signes et Mes messagers.
Quant à ceux qui croient et font œuvres bonnes, oui, ils ont pour hôtel les jardins du Firdaus,
où ils demeureront éternellement sans chercher à en bouger.
Dis : “Si, pour les paroles de Dieu, la mer était encre, certes la mer s’épuiserait avant que ne soient épuisées les paroles de mon Seigneur.” Et quand même Nous en ferions venir en renfort une semblable.
Dis : “Je suis un homme comme vous, rien d’autre. Il m’a été révélé que votre Dieu est Dieu unique, rien d’autre, en vérité ! Quiconque, donc, espère rencontrer son Seigneur, qu’il œuvre une œuvre bonne, et que dans l’adoration il n’associe personne à son Seigneur.”
Kâf Hâ Yâ A'in S'âd
Récit de la miséricorde de ton Seigneur envers Zacharie Son esclave.
Lequel, quand il invoqua son Seigneur en une invocation secrète,
dit : “O mon Seigneur, les os en moi sont affaiblis, oui, et ma tête s'allume de blancheur. Cependant, je n’ai jamais été malheureux dans mon appel à Toi, ô mon Seigneur.
Je crains les frères d’adoption après moi, tandis que ma propre femme est stérile : fais-moi donc don, de Ta part, d’un héritier
qui hérite de moi, et hérite en tant que descendant de la famille de Jacob. Et fais-le agréable, ô mon Seigneur !”
—“O Zacharie, Nous te donnons bonne annonce d'un garçon. Son nom est Jean. Nous ne lui avons auparavant assigné aucun homonyme.”
—Et Zacharie : “O mon Seigneur, comment aurai-je un garçon, quand ma femme est stérile et que de vieillesse je suis devenu sec ?”
—Mais Dieu : “Comme cela ! Ça M’est facile, dit ton Seigneur ! auparavant Je t’ai créé alors que tu n’étais rien !”
“O mon Seigneur, dit Zacharie, assigne-moi un signe.” —“Ton signe, dit Dieu, c’est que de trois nuits pleines tu ne pourras pas parler aux gens.”
Il sortit donc du sanctuaire vers son peuple ; puis il leur révéla ceci : “Matin et soir, chantez Pureté !”
...“O Jean, prends le Livre avec force !” — Et Nous lui apportâmes la sagesse, tout jeune qu’il était,
et aussi tendresse de Notre part et pureté. Et il resta pieux
et charitable envers ses père et mère ; et ne fut point tyran, désobéissant.
Et paix sur lui le jour où il naquit, et le jour où il mourra, et le jour où il sera ressuscité comme vivant !
Et rappelle, dans le Livre, Marie, quand elle se retira de sa famille en un lieu vers l’Orient.
Puis elle mit entre elle et eux un voile. Puis Nous lui envoyâmes Notre esprit, lequel prit, pour elle, la forme d'un homme accompli.
Elle dit : “Je cherche protection contre toi auprès du Très Miséricordieux, si tu restes pieux !”
—Il dit : “Rien d’autre : je suis un messager de ton Seigneur pour te faire don d’un garçon pur.”
Elle dit : “Comment y aurait-il un garçon pour moi, quand aucun homme ne m’a touchée, et que je ne suis pas non plus une prostituée ?”
—Il dit : “Comme cela ! Ça M’est facile, dit ton Seigneur !” Et Nous ferons de lui un signe pour les gens, et une miséricorde de Notre part. C’est affaire faite !
Elle devint donc enceinte de l’enfant, puis elle se retira avec lui en un lieu éloigné.
Puis les douleurs l’amenèrent au tronc du Dattier, tandis qu’elle disait : “Malheur de moi ! Que ne suis-je morte avant ! et que ne suis-je un oubli, qu’on oublie !”
Puis on l’appela, de dessous elle, pour ceci : —“Ne t’afflige pas ! Ton Seigneur, certes, a assigné de dessous toi une source.
Secoue vers toi le tronc du dattier : il fera tomber sur toi des dattes fraîches bonnes à cueillir.
Puis mange et bois, et te rafraîchis l’œil. Si ensuite tu vois quelque homme que ce soit, alors, dis : “En vérité, j’ai voué un jeûne au Très Miséricordieux : je ne parlerai donc aujourd’hui à aucun homme.”
Puis elle vint avec le bébé le porter à son peuple. —Ils dirent : “O Marie, tu en es venue à une chose énorme !
Fille d’Aaron, ô sœur, ton père n’était pas un homme de mal, ni ta mère une prostituée !”
Elle fit alors un signe vers le bébé. —Ils dirent : “Comment parlerons-nous à un bébé au berceau ?”
Mais lui : “Je suis vraiment l’esclave de Dieu Il m’a apporté le Livre, et désigné prophète.
Où que je sois, Il m’a fait béni ; et Il m’a enjoint, tant que je vivrai, l'Office et l’impôt
et la charité envers ma mère. Il n’a cependant pas fait de moi un tyran, un malheureux.
Et paix sur moi le jour où je naquis, et le jour où je mourrai, et le jour où je serai ressuscité comme vivant !”
Voilà Jésus, fils de Marie. Parole de la vérité, dont ils doutent encore !
Pourquoi Dieu aurait-il adopté un enfant ? Pureté à Lui ! Quand Il décrète un commandement, Il dit : “Sois !” et c’est. Rien d’autre.
“Oui, Dieu est mon Seigneur tout comme votre Seigneur. Adorez-Le. Voilà un droit chemin.”
Par la suite, des partis divergèrent entre eux. A ceux qui mécroient, donc, malheur, à cause de la comparution de l’énorme Jour !
C’est par eux que tu dois faire entendre et faire voir le jour où ils viendront à Nous ! Mais aujourd'hui, les prévaricateurs sont dans un égarement manifeste.
Et avertis-les du jour du Regret, quand l’ordre sera décrété, tandis qu’ils sont dans l’inattention et qu’ils ne croient pas.
C’est Nous, en vérité, qui hériterons la terre et ceux qui seront sur elle, cependant qu’ils seront ramenés vers Nous.
Et rappelle Abraham, dans le Livre. C’était un véridique, oui, un prophète.
Quand il dit à son père : “O mon cher père, pourquoi adores-tu ce qui n’entend ni ne voit ni ne te met à l’abri de rien ?
O mon cher père, il m’est venu de science ce qui ne t’est pas venu : suis-moi, donc, je te guiderai sur une voie parfaite.
O mon cher père, n’adore pas le Diable. Oui, le Diable demeure désobéissant au Très Miséricordieux.
O mon cher père, je crains que ne te touche du Très Miséricordieux un châtiment et que tu ne deviennes client du Diable.”
—Il dit : “O Abraham, auras-tu dédain de mes dieux ? Si tu ne t’arrêtes, très certainement je te lapiderai. Quitte-moi donc, tant que tu as répit.”
—“Paix sur toi, dit Abraham. Je vais implorer pardon pour toi de mon Seigneur. Il a toujours eu de la sollicitude pour moi, vraiment !
Et je me sépare de vous, ainsi que de ce que vous invoquez au lieu de Dieu. Et j’en appelle à mon Seigneur : peut-être ne serai-je pas malheureux dans mon appel à mon Seigneur !”
Puis, lorsqu’il se fut séparé d’eux et de ce qu’ils adoraient au lieu de Dieu, Nous lui fîmes don d’Isaac et de Jacob ; et de chacun Nous fîmes un prophète.
Et Nous leur donnâmes de Notre miséricorde, et Nous leur assignâmes une langue sublime de vérité.
Et rappelle Moïse, dans le Livre, C’était un élu, vraiment, et c’était un messager, un prophète.
Du côté droit du Mont Nous l’appelâmes, et Nous le fîmes approcher en tête à tête.
Et de par Notre miséricorde, Nous lui donnâmes Aaron son frère comme prophète.
Et rappelle Ismaël, dans le Livre. Il était véridique en promesse, vraiment ; et c’était un messager, un prophète.
Et il commandait à sa famille l’Office et l’impôt ; et il était agréé auprès de son Seigneur.
Et rappelle Enoch, dans le Livre. C’était un véridique, vraiment, un prophète.
Et Nous l’avons élevé en un haut lieu.
Voilà ceux que Dieu a comblés, parmi les prophètes, parmi les descendants d’Adam, et aussi parmi ceux que Nous avons portés en compagnie de Noé et dans la descendance d’Abraham et d’Israël, et parmi ceux, aussi, que Nous avons guidés, et choisis : quand les versets du Très Miséricordieux leur sont récités, ils tombent, prosternés, et pleurent.
Puis leur succédèrent des successeurs qui perdirent l’Office et suivirent les désirs. Ils auront tôt fait de rencontrer la perdition.
Sauf celui qui se repent et croit et œuvre le bien : ils entreront donc en Paradis, —et on ne leur manquera point,—
aux jardins d’Eden que le Très Miséricordieux a promis à Ses esclaves, dans l’invisible ; —oui, Sa promesse est en route ;—
on n’y entend nulle vanité ; rien que “Paix !” ; et ils auront là leur nourriture, matin et soir.
Voilà le Paradis que Nous ferons hériter celui de Nos esclaves qui reste pieux.
—“Nous ne descendons que sur ordre de ton Seigneur. A Lui tout ce qui est devant nous et tout ce qui est derrière nous, et tout ce qui est entre deux. Ton Seigneur, cependant, n’est pas oublieux,
Seigneur des cieux et de la terre et de tout ce qui est entre deux ! —Adore-Le, donc, et sois constant dans Son adoration. Lui sais-tu un homonyme ?”
Et l’homme dit : “Une fois mort, me sortira-t-on vif ?”
L’homme ne se rappelle-t-il pas qu’auparavant c’est Nous qui l’avons créé, oui, alors qu’il n’était rien ?
Par ton Seigneur ! Très certainement Nous les rassemblerons, eux et les diables. Puis, très certainement Nous les ferons se présenter autour de la Géhenne, agenouillés.
Ensuite, très certainement, Nous extrairons de chaque groupe celui d’entre eux qui était le plus obstiné contre le Très Miséricordieux.
Et puis c’est Nous, certes, qui savons le mieux lesquels méritent le plus d’y être jetés !
Nul de vous qui n’y doive arriver : c’est, chez ton Seigneur, un arrêt décrété.
Ensuite Nous délivrerons ceux qui étaient pieux, et Nous y laisserons les prévaricateurs, agenouillés !
Et quand leur sont récités Nos versets clairs, les mécréants disent à ceux qui croient : “Lequel des deux partis a meilleure posture, plus belle société ?”
Or, combien de générations, avant eux, avons-Nous fait périr, qui étaient plus belles, de meubles et d’apparences ?
Dis : “Quel que soit celui qui est dans l’égarement, que le Très Miséricordieux prolonge donc pour lui une prolongation, jusqu’à ce qu’ils voient soit le châtiment soit l’Heure dont ils sont menacés. Alors ils sauront qui a la pire situation et l’armée la plus faible !”
Dieu accroît la guidée à ceux qui se guident ; et les bonnes traces qui demeurent valent mieux en fait de récompense, auprès de ton Seigneur, et mieux en fait de lieu de retour.
Eh bien ! as-tu vu celui qui mécroit Nos signes et dit : “On me donnera très certainement biens et enfants” ?
A-t-il aperçu l’invisible ? ou a-t-il fait un pacte avec le Très Miséricordieux ?
Non, non ! Nous écrirons ce qu’il dit, et prolongerons pour lui une prolongation de châtiment.
C’est Nous qui hériterons ce qu’il dit, tandis qu’il viendra à Nous, seul.
Et ils ont pris des dieux en dehors de Dieu pour en faire une puissance à eux !
Non, non ! ces dieux renieront leur adoration et seront pour eux des adversaires.
N’as-tu pas vu que Nous avons envoyé contre les mécréants des diables qui les excitent d’excitation ?
Ne te hâte donc pas contre eux. Rien d’autre : Nous leur comptons le compte.
Le jour où Nous rassemblerons les pieux, auprès du Très Miséricordieux, comme en ambassade,
et pousserons les criminels à la Géhenne comme à l’abreuvoir,
ils ne seront point maîtres d’intercession. Sauf celui qui aura fait un pacte avec le Très Miséricordieux.
Et ils disent : “Dieu a adopté un enfant” !
Vous en venez, très certainement, à quelque chose d’abominable !
Peu s’en faut que les cieux ne se brisent, et que la terre se fende, et que les montagnes tombent en éclats,
de ce qu’ils invoquent au Très Miséricordieux un enfant !
Alors qu’il ne convient nullement au Très Miséricordieux d’adopter un enfant !
Tous ceux qui sont dans les cieux et la terre ne font que se rendre, en esclaves, auprès du Très Miséricordieux.
Très certainement Il les a dénombrés, et comptés en un compte.
Et au Jour de la résurrection chacun d’eux se rendra seul, auprès de Lui.
Oui, ceux qui croient, et font œuvres bonnes, le Très Miséricordieux leur assigne de l’amour.
Rien d’autre, donc : Nous avons rendu ceci facile à ta langue, afin que tu fasses, par-là, bonne annonce aux pieux, et que, par-là, tu avertisses un peuple de disputeurs.
Que de générations avant eux avons-Nous fait périr ! En sens-tu un seul individu ? ou en entends-tu le moindre bruit ?
T'â Hâ
Ce n’est pas pour que tu sois malheureux que Nous avons fait descendre sur toi le Coran.
Mais comme un Rappel pour celui qui redoute ;
Comme une descente de la part de Celui qui a créé la terre et les deux sublimes.
Le Très Miséricordieux s’est établi sur le Trône.
A Lui appartient ce qui est dans les cieux, et ce qui est sur la terre, et ce qui est entre deux, et ce qui est sous l’humide, 
Et quand même tu ferais haute ta voix !... Car en vérité, Il connaît le secret, et même le plus caché.
Dieu ! Point de Dieu que Lui ! A Lui les noms les plus beaux.
—Est-ce que t’est parvenu le récit sur Moïse ?
Lorsqu’il eut vu du feu, il dit alors à sa famille : “Restez ! oui, je sens du feu : peut-être vous en apporterai-je un tison, ou trouverai-je sur le feu de quoi guider.”
Puis, lorsqu’il y fut, on l’appela : “Moïse !
Oui, Je suis ton Seigneur. Enlève donc tes deux sandales : oui, tu es dans Towâ, Ia vallée sanctifiée.
Et Je t’ai choisi. Ecoute donc ce qui va être révélé.
Oui, c’est Moi, Dieu : point de Dieu que Moi. Adore-Moi donc et établis l’Office en souvenir de Moi.
Oui, l’Heure est en route, —il se peut que Je la cache, pour que soit payée chaque âme, selon son effort.
Qu’il ne t’en empêche point, donc, celui qui n’y croit pas et qui suit sa passion : ou tu- périras.
Et qu’est-ce qu’il y a dans ta main droite, ô Moïse ?”
—Il dit : “C'est mon bâton, sur quoi je m’appuie, et avec quoi j’effeuille, pour mes moutons, et qui a pour moi d’autres usages”
Alors, Dieu : “Jette-le, ô Moïse.”
Alors il le jette : et voilà que c'est un serpent qui se met à courir.
Dieu dit : “Saisis-le. et ne crains rien : Nous allons lui rendre sa première allure.
Et serre ta main sous ton aisselle : elle sortira blanche, sans aucun mal. —Autre signe !
Afin que Nous te fassions voir de Nos plus grands signes.
Va vers Pharaon. Vraiment, il s’est rebellé !”
Moïse dit : “Seigneur, ouvre-moi ma poitrine,
et facilite-moi mon commandement,
et dénoue le nœud de ma langue,
afin qu’ils comprennent ma parole ;
et assigne-moi un supporteur, de ma famille :
Aaron, mon frère.
Par lui, renforce mon dos,
et associe-le à mon commandement
afin que de Toi nous chantions pureté, beaucoup,
et que de Toi nous nous souvenions beaucoup.
Tu restes vraiment, sur nous, l’observateur !”
—“Ta demande est accordée, ô Moïse, dit Dieu.
Et déjà une autre fois, très certainement Nous t’avons favorisé,
lorsqu’en une révélation Nous révélions à ta mère
ceci : “Jette-le dans l’arche, puis jette celle-ci dans le flot pour qu’ensuite le flot la lance sur la rive, et que Mon ennemi et le sien la ramasse.” —Et J’ai lancé de Moi sur toi un amour, afin que, sous Mon œil, tu sois fêté.
Et quand ta sœur passait !... Puis elle dit : “Puis-je vous indiquer des gens d’une maison qui se chargent de lui ?” Puis, Nous te rapportâmes à ta mère, afin que son œil se rafraîchit et qu’elle ne s’affligeât plus. —Et tu tuas un individu ; puis Nous te tirâmes de souci ; et Nous te tentâmes de tentations. Puis tu demeuras des années durant chez les habitants de Madian. Ensuite, en vertu d’une détermination, tu vins, ô Moïse.
Et Je t’ai assigné à Moi-même.
Va, toi et ton frère, avec Mes signes ; et ne soyez pas, tous deux, lents à mon Rappel.
Allez tous deux vers Pharaon : il s’est rebellé, vraiment !
Puis, parlez-lui, tous deux, douce parole. Peut-être se rappellera-t-il ou craindra-t-il ?”
Ils dirent ; “O notre Seigneur, nous craignons, oui, qu'il ne se précipite contre nous, ou qu’il ne soit rebelle.”
Il dit ; “Ne craignez pas. Oui, Je suis avec vous deux : J’entends et Je vois.
Donc, venez tous deux chez lui ; puis dites- lui ; “En vérité, nous sommes deux messagers de ton Seigneur. Envoie donc les Enfants d’Israël en notre compagnie, et ne les châtie plus. Nous venons à toi avec un signe de la part de ton Seigneur. Et paix sur quiconque suit la guidée !
Oui, il nous a été révélé, oui, que le châtiment est pour celui qui crie au mensonge et qui tourne le dos !”
—Alors, Pharaon : “Qui donc est votre Seigneur à vous deux, ô Moïse ?”
—“Notre Seigneur, dit Moïse, est Celui qui a donné à chaque chose sa forme ; puis Il l’a guidée.”
—“Qu’en était-il donc des générations anciennes ?” dit Pharaon.
“La science, dit Moïse, en est auprès de mon Seigneur, dans un livre. Mon Seigneur ne s’égare ni n’oublie ;
Lui qui vous a assigné la terre comme berceau, et vous y a acheminé des chemins ; et qui du ciel a fait descendre de l’eau.” —Puis, par elle, Nous avons fait sortir par couples différentes plantes— :
“Mangez, et faites paître vos bêtes !” —Voilà bien là des signes pour les doués d’intelligence !
C’est d’elle que Nous vous avons créés, et en elle Nous vous retournerons, et d’elle vous ferons sortir une fois encore.
Très certainement, Nous avons fait voir à celui-là Nos signes, tous ; mais il a crié au mensonge et refusé.
—Il dit : “Es-tu venu à nous, ô Moïse, pour nous faire sortir de notre terre par ta magie ?
Eh bien, nous t’apporterons très certainement une magie semblable. Désigne donc pour nous et toi un rendez-vous —nous n’y manquerons pas, ni toi, —sur un terrain égal.”
—Alors Moïse : “Votre rendez-vous, c’est le Jour du Pavoisement. Et que les gens soient rassemblés au jour montant !”
Pharaon, donc, tourna le dos ; puis il ramassa sa ruse ; puis il vint.
—Moïse leur dit : “Malheur à vous ! Ne blasphémez pas de mensonge contre Dieu : ou d’un châtiment Il vous effacera. Est perdant, certes, quiconque blasphème.”
Là-dessus, ils se mirent à disputer entre eux de leur affaire, et tinrent secret leur tête-à-tête.
—ils dirent : “Ces deux-là sont certes oui deux magiciens qui par leur magie veulent vous faire sortir de votre terre, et faire en aller aussi votre voie exemplaire.
Ramassez donc votre ruse, puis venez en rangs. Et celui qui aura le dessus sera aujourd’hui bel et bien gagnant.”
—Ils dirent : “O Moïse, est-ce toi qui jettes ou si c’est à nous de jeter d’abord ?”
Il dit : “Non mais jetez, vous autres.” —Et voilà que leurs cordes et leurs bâtons, —c’est ce que leur magie lui fit imaginer,— se mettent à courir, en vérité !
Moïse en ressentit quelque peur en lui-même.
Nous lui dîmes : “N’aie pas peur. Oui, c’est toi qui as le dessus.
Jette ce qu’il y a dans ta main droite : cela va dévorer ce qu’ils ont fabriqué. Oui, ce qu’ils ont fabriqué est ruse de magicien ; et le magicien ne gagne pas, où qu’il aille.”
Voilà donc les magiciens jetés, prosternés, disant : “Nous croyons au Seigneur d’Aaron et de Moïse.”
—Alors, Pharaon : “Allez-vous croire en lui avant que je vous permette ? Comme si vraiment c’était lui le chef qui vous eût enseigné la magie ! Je vous ferai donc très certainement couper mains et jambes alternés, et vous ferai très certainement crucifier aux troncs de dattiers, et vous saurez très certainement qui de nous est plus fort en fait de châtiment, plus durable aussi.”
—Ils dirent : “Nous ne te préférerons jamais à ce qui nous est parvenu de par les preuves, ni à Celui qui nous a créés. Décrète donc ce que tu as à décréter. Tes décrets ne touchent que cette présente vie !
Oui, nous croyons en notre Seigneur, afin qu’il nous pardonne nos fautes ainsi que la part de magie à quoi tu nous as contraints.” —Et Dieu est meilleur, et perdurable.
Oui, quiconque vient en criminel à son Seigneur, à lui alors la Géhenne, en vérité, où il ne meurt ni ne vit.
Et quiconque vient auprès de Lui en croyant, après avoir fait, certes, œuvres bonnes, voilà donc ceux à qui appartiennent les plus hauts rangs.
les jardins d’Eden, sous quoi coulent les ruisseaux, où ils demeureront éternellement. Et voilà le salaire de qui bien se purifie.
Très certainement Nous avons révélé à Moïse ceci : “Fais voyager de nuit Mes esclaves, puis, frappe-leur une route à sec dans la mer : tu n’as nul rattrapage à craindre, nulle peur à avoir.”
Pharaon, donc, les poursuivit avec ses armées, lesquelles furent recouvertes, le flot pour couverture.
Et Pharaon égara son peuple, et ne guida point.
O Enfants d’Israël, Nous vous avons délivrés de votre ennemi, certes, et vous avons donné rendez-vous sur le flanc droit du Mont. Et Nous avons fait descendre sur vous la manne et la caille— :
“Mangez des excellentes choses que Nous vous avons attribuées en nourriture ; et ne vous rebellez pas là-contre, ou Ma colère s’installera sur vous, —et celui sur qui Ma colère s’installe va sûrement à l’abîme !—
Oui, et Je suis grand pardonneur pour celui qui se repent et croit et fait œuvre bonne puis se guide.
—Qu’est-ce donc qui t’a fait te hâter loin de ton peuple, ô Moïse ?”
—“Ils sont, eux, sur la trace de mes pieds, dit Moïse. Et je me suis hâté vers Toi, Seigneur, afin de T’agréer.”
—“Mais après toi, dit Dieu, Nous avons tenté ton peuple. Et le Sâmirî les a égarés.”
disant : “O mon peuple, votre Seigneur ne vous a-t-Il pas promis belle promesse ? Le pacte a-t-il donc été trop long pour vous ? ou avez-vous voulu que de votre Seigneur une colère s’installe sur vous, pour que vous ayez manqué à mon rendez-vous ?”
—Ils dirent : “Ce n’est pas de notre propre pouvoir que nous avons manqué à ton rendez-vous. Mais nous étions chargés du fardeau des ornements du peuple ; nous les avons donc jetés ; et c’est ainsi que le Sâmirî les a lancés,
puis il en a fait sortir un veau, un corps à mugissement. Puis, tout le monde a dit : “C’est votre Dieu, le Dieu de Moïse aussi ; il a donc oublié !”
Quoi ! ne voyaient-ils pas que cela ne pouvait pas leur répondre mot et n’était maître, pour eux de bien ni de mal ?
Aaron leur avait bien dit, auparavant : “O mon peuple, vous en êtes tentés : rien d’autre ! Or, le Très Miséricordieux est vraiment votre Seigneur. Suivez-moi donc, et obéissez à mon commandement.”
—Ils dirent : “Jamais nous ne cesserons d’être attachés à ça, que Moïse ne soit de retour vers nous.”
—Alors, Moïse : “Qu’est-ce qui t’a empêché, Aaron, quand tu les as vus s'égarer ?
Est-ce que tu ne m’aurais pas suivi ? As-tu donc exprès désobéi à mon commandement ?”
—Aaron dit : “O fils de ma mère, ne me prends ni par la barbe ni par la tête. Je craignais que tu ne dises : “Tu as fait des divisions chez les enfants d’Israël, tandis que tu n’as pas observé ma parole !”
—Alors Moïse : “Quelle est donc ta conduite à toi, le Sâmirî ?”
—Il dit : “Je voyais ce qu’ils n’ont pas vu : j’ai donc pris une prise de la trace de l’Envoyé ; puis je l’ai lancée. Voilà ce que mon âme m’a suggéré.”
“Va-t’en, dit Moïse. Car dans la vie, c’est à toi, vraiment, de dire : ‘Pas touche !’ Oui, il y a pour toi un rendez-vous où on ne te manquera jamais ! Et regarde vers ton dieu à qui tout le jour tu restais attaché : très certainement nous le brûlerons ; ensuite, très certainement, nous le ferons voler dans le flot comme vole la poussière.
Rien d’autre : votre Dieu est ce Dieu tel qu’il n’y a point de Dieu que Lui. De science, Il contient toute chose.”
—Ainsi te racontons-Nous les récits de ce qui s’est passé. C’est bien un Rappel, de Notre part, que Nous t’avons apporté !
Oui, quiconque l’esquive portera, au jour de la résurrection, un fardeau.
Là, ils resteront éternellement. Et quel mauvais fardeau pour eux, au jour de la résurrection,
au jour où l’on soufflera dans la Trompe tandis que Nous rassemblerons, ce jour-là, les criminels aux yeux bleus !
Ils chuchotent entre eux : “Vous n’avez demeuré que dix nuits !”
Nous nous connaissons mieux à ce qu’ils disent. Voilà que dira celui qui aura eu une voie exemplaire : “Vous n’avez demeuré qu’un jour !”
Et ils t’interrogent sur les montagnes. Dis : “Mon Seigneur les fera voler comme vole la poussière,
et laissera tout cela plat comme un bas-fond,
où tu ne verras tortuosité aucune ni inégalité.
Ce jour-là, ils suivront le convocateur, en qui il n’est pas de tortuosité ; et les voix baisseront devant le Très Miséricordieux. Tu n’entendras donc qu’un bruit sourd.
Ce jour-là, l’intercession ne profitera qu’à qui le Très Miséricordieux permettra, et en faveur de qui Il agréera une parole.
Il connaît ce qui est devant eux et ce qui est derrière eux, cependant qu’eux-mêmes ne Le cernent pas de science.
Et les visages seront soumis devant le Vivant, l’Absolu, tandis que le chargé de prévarication perdra.
Et quiconque aura fait œuvres bonnes tandis qu'il est croyant, ne craindra alors ni qu’on lui manque ni qu'on le dévore.
Ainsi avons-Nous fait descendre ceci comme une Lecture arabe, et Nous y avons déployé les menaces. Peut-être se comporteront-ils en piété ? ou sera-ce pour eux un nouveau Rappel ?
Mais sublime soit Dieu, vrai Roi ! —Et ne te hâte pas avec cette Lecture avant que soit parachevée pour toi sa révélation. Et dis : “O mon Seigneur, fais-moi croître en science.”
Très certainement Nous avions auparavant engagé Adam ; puis il oublia ; et Nous n’avons pas trouvé chez lui de résolution.
Et quand Nous dîmes aux Anges : “Prosternez-vous devant Adam”, ils se prosternèrent alors, sauf Satan, qui refusa.
Alors Nous dîmes : “O Adam, celui-là est un ennemi, vraiment, pour toi et ton épouse. Gare qu’il vous fasse sortir, tous deux, du Paradis ! ou tu seras malheureux.
Oui, voilà pour toi : tu n’y auras faim ni ne seras nu,
tu n’y auras soif, ni ne souffriras des rayons du jour montant.”
—Puis le Diable le tenta en disant : “O Adam, t’indiquerai-je l’arbre d’éternité, et un royaume qui ne vieillit pas ?”
Puis tous deux en mangèrent. Elle leur apparut donc, leur nudité à tous deux. Et tous deux se mirent à y coudre des feuilles du Paradis. Et Adam désobéit à son Seigneur. Et il erra.
Ensuite, son Seigneur le choisit, et accueillit de lui le repentir, et guida,
et dit : “Allez-vous-en tous deux !” —Ennemis les uns des autres. Puis, si jamais une guidée vous vient de Ma part ! …Donc, quiconque suit Ma guidée, alors il ne s’égarera ni ne sera malheureux.
Et quiconque esquive Mon Rappel, alors, oui, à lui la vie à l’étroit ! et le jour de la résurrection Nous l’amènerons, aveugle, au rassemblement.
—Il dira : “O mon Seigneur, pourquoi m’as-Tu amené, aveugle, au rassemblement alors qu’auparavant je voyais ?”
—Mais Dieu : “Comme cela ! Nos signes t’étaient venus, puis tu les as oubliés ; ainsi aujourd’hui on t’oublie.”
—Et ainsi payons-Nous l’outrancier qui ne croit pas aux signes de son Seigneur. Et certes le châtiment de l’au-delà est plus fort et plus durable.
Cela ne les a-t-il pas guidés, que Nous ayons fait périr avant eux tant de générations dans les demeures de qui ils marchent ? Voilà bien là des signes, vraiment, pour les doués d’intelligence !
N’était qu’une parole de ton Seigneur eût pris les devants, et aussi un terme dénommé, cela leur collerait !
Endure donc avec constance ce qu’ils disent, et par la louange, chante pureté de ton Seigneur, avant le lever du soleil, et avant son coucher. Et quant aux heures de la nuit, alors chante Pureté. Et aussi à tous les bouts du jour. Peut-être seras-tu content ?
Et ne tends point tes deux yeux vers ce dont Nous avons donné jouissance temporaire à certains couples d’entre eux, comme de la fleur de la vie présente, afin de les y tenter. L’attribution de Dieu cependant est meilleure et plus durable !
Et commande à tes gens l’Office, et sois-y constant toi-même. Nous ne te demandons pas de portion : c’est à Nous de te nourrir ! La finale Cependant, est à la piété !
Et ils disent : “Pourquoi celui-ci ne nous apporte-t-il pas de son Seigneur un signe ?” —La Preuve de ce qui était dans les anciens Livres ne leur est-elle pas venue ?
Et si en châtiment Nous les avions fait périr avant lui, ils auraient certainement dit : “O notre Seigneur, pourquoi ne nous as-Tu pas envoyé de messager? Nous aurions alors suivi Tes signes avant d’avoir été humiliés et jetés dans l’ignominie !”
—Dis : “Chacun attend. Attendez donc. Puis vous saurez bientôt qui sont les gens au chemin uni, qui s’est guidé !”
Pour les hommes s’est approché leur compte, alors que dans l’inattention ils l’esquivent.
Pas un Rappel renouvelé ne leur vient de leur Seigneur, qu’ils ne l’entendent en jouant,
cœurs distraits, tandis qu’ils tiennent tête- à-tête secret, ceux-là qui prévariquent : “Qu’est-il, celui-là, qu’un homme comme vous? Allez-vous donner dans la Magie, alors que vous voyez clair ?”
—Il avait répondu : “Mon Seigneur sait toute parole dans le ciel et la terre ; et c’est Lui qui entend, qui sait.”
—Mais ils dirent. “Plutôt, voilà un amas de cauchemars ! Plutôt, c’est lui qui a blasphémé cela ! Plutôt, c’est un poète ! Qu’il nous apporte donc un signe comme il en fut envoyé aux anciens !”
Pas une cité qu’avant eux Nous avons fait périr n’avait cru. Ceux-ci croiront-ils donc ?
Or Nous n’avons envoyé avant toi que des hommes, à qui Nous faisions révélation. Demandez donc aux gens du Rappel, si vous ne savez pas !
Et Nous ne leur avons pas fait de corps qui n’eussent pas mangé ! Ils n’étaient pas éternels non plus !
Puis pour eux Nous réalisâmes la promesse : Nous les sauvâmes donc, eux et aussi ceux que Nous voulûmes, alors que Nous fîmes périr les outranciers.
Très certainement Nous avons fait descendre vers vous un Livre où est votre Rappel. Eh bien, ne comprendrez-vous pas ?
Et que de cités, qui prévariquèrent, avons-Nous brisées, après lesquelles Nous avons créé un autre peuple !
En effet, quand ces gens-là sentirent Notre rigueur, ils s’en furent au galop.
“Ne galopez pas : rentrez plutôt dans le luxe où vous étiez et dans vos demeures ! Peut-être serez-vous interrogés !”
—Ils dirent : “Malheur de nous ! Oui, nous avons été prévaricateurs !”
Tel ne cessa d’être leur appel, jusqu’à ce que Nous les eûmes moissonnés, éteints.
Ce n’est pas en jouant que Nous avons créé le ciel et la terre et ce qui est entre deux !
Si Nous avions voulu prendre un amusement, Nous l’aurions pris à Notre portée, si jamais Nous l’avions fait.
Non mais Nous lançons sur le faux le droit, qui lui écrase la tête, et le voilà qui s’en va. Et malheur à vous à cause de ce que vous décrivez !
A Lui appartiennent tous ceux qui sont dans les cieux et la terre ! Ceux qui sont auprès de Lui ne se gonflent pas de L’adorer et point ne cherchent à s’écarter.
Ils chantent pureté nuit et jour, et point ne s’interrompent.
Ont-ils pris de terre des dieux qui ressuscitent ?
S’il y avait dans le ciel et la terre des dieux autres que Dieu, tous deux seraient certes dans le désordre. Donc pureté à Dieu, Seigneur du Trône, de ce que ceux-ci décrivent !
Ce n’est pas Lui qu’on interrogera sur ce qu’il fait ; mais c’est eux qu’on interrogera.
Prendront-ils des dieux en dehors de Lui ? —Dis : “Apportez votre preuve ! Ceci est un Rappel pour ceux qui sont avec moi, un Rappel aussi pour ceux d’avant moi.” Mais la plupart d’entre eux ne savent pas la vérité, et restent indifférents.
Et Nous n’avons envoyé avant toi aucun messager, que Nous ne lui ayons révélé : “Non ! point de Dieu que Moi. Adorez-Moi donc”.
 Et ils disent : “Le Très Miséricordieux a adopté des enfants”. Pureté à Lui ! Non mais ceux-là sont de nobles esclaves
qui ne Le devancent pas de parole, tandis qu’ils agissent à Son commandement.
Il sait, Lui, ce qui est devant eux et ce qui est derrière eux. Et ils n’intercèdent qu’en faveur de qui Lui plaît, tandis qu’ils sont craintifs par peur de Lui.
Et quiconque d’entre eux dira : “En vérité, je suis un dieu en dehors de Lui”, eh bien, Nous le paierons de la Géhenne. C’est ainsi que Nous payons les prévaricateurs.
Ceux qui mécroient n’ont-ils pas vu que les cieux et la terre étaient bel et bien cousus ? Ensuite Nous les avons dégagés tous deux, et Nous avons désigné de l’eau tout être vivant. Ne croiront-ils donc pas ?
Et Nous avons assigné des montagnes à la terre, parce qu’elle aurait bougé, et les gens. Et Nous y avons assigné des défilés pour sentiers. Peut-être se guideraient-ils ?
Et Nous avons désigné le ciel comme un toit sûr. Ceux-ci cependant n’ont qu’indifférence pour ses signes.
Et c’est Lui qui a créé la nuit et le jour, et le soleil et la lune, chacun nageant dans une orbite.
Et Nous n’avons assigné à l’immortalité nul homme avant toi. Mourrais-tu, et que ceux-ci demeurent toujours ?
Toute âme va goûter la mort. Et Nous vous éprouverons de tentation, en mal et en bien. Et vers Nous vous serez ramenés.
Et si les mécréants te voient, ils ne te prennent qu’en raillerie : “Quoi ! c’est celui-là qui médit de vos dieux ?” — C’est eux qui sont mécréants au Rappel du Très Miséricordieux.
L’homme a été créé d’impatience. Je vais vous faire voir Mes signes. Ne demandez donc pas que Je Me hâte.
—Et ils disent : “A quand cette promesse ? si vous êtes véridiques.”
Si les mécréants savaient quand ils ne sauront plus empêcher le feu ni de leurs visages ni de leur dos tandis qu’ils ne seront pas non plus secourus !...—
Non mais cela leur viendra soudain, puis les confondra ; puis ils ne pourront pas le renvoyer ; et on ne leur donnera pas de délai.
Et très certainement les messagers d’avant toi furent raillés. Eh bien, ce dont on se raillait enveloppa ceux qui se moquaient d’eux.
Dis : “Qui saurait vous protéger, nuit et jour, du Très miséricordieux ?” --- Non mais ils sont indifférents au Rappel de leur Seigneur !
Ont-ils donc des dieux qui sachent les défendre de Nous ? Ceux-ci ne peuvent ni se secourir eux-mêmes ni se faire accompagner de Notre part.
Non mais Nous leur donnons jouissance temporaire, à eux comme à leurs ancêtres, jusqu’à ce que l’âge pour eux, se prolonge. Ne voient-ils donc pas qu’en vérité Nous venons à la terre, la réduire de tous côtés ? Seront-ils alors les dominateurs ?
—Dis : “Rien d’autre : par la révélation, je vous avertis.” Les sourds, cependant, n’entendent jamais l’appel quand on les avertit.
Si un souffle du châtiment de ton Seigneur les effleurait, ils diraient très certainement : “Malheur de nous ! Oui, nous sommes demeurés prévaricateurs !”
Au jour de la résurrection Nous poserons les balances justes. Nulle âme, donc, ne sera lésée. Fût-ce du poids d’un grain de moutarde, Nous le ferons venir. Et il suffit de Nous comme comptable !
Très certainement Nous avions apporté à Moïse et Aaron le Discernement et une Lumière et un Rappel aux pieux
qui dans l’invisible redoutent leur Seigneur, tout en étant craintifs au sujet de l’Heure.
Et ceci est un Rappel béni que Nous avons fait descendre. Allez-vous donc le méconnaître ?
Et c’est Nous, très certainement, qui auparavant avons apporté à Abraham son bon chemin, Nous qui le connaissions.
Quand il dit à son père et à son peuple : “Que sont ces statues à quoi vous vous êtes attachés ?”
—Ils dirent : “Nous avons trouvé nos ancêtres à les adorer.”
—Il dit : “Très certainement vous avez été, vous et vos ancêtres, dans un égarement évident.”
—Ils dirent : “Viens-tu à nous avec la vérité, ou es-tu de ceux qui jouent ?”
—Il dit : “Non mais votre Seigneur est le Seigneur des cieux et de la terre, Lui qui les a créés. Et j’en suis un des témoins.
Et, par Dieu ! je ruserai très certainement contre vos idoles dès que vous aurez le derrière tourné !”
Il les mit en miettes, en effet ; sauf la grande, qui leur appartenait ; —sans doute reviendraient-ils vers elle…
—Ils dirent : “Celui qui a fait cela à nos dieux, vraiment, c'est un des prévaricateurs !
—Quelques-uns dirent : “Nous avons entendu un jeune homme médire d'eux ; il s'appelle Abraham.”
Ils dirent : “Amenez-le au vu des gens s'ils veulent être présents.”
—Puis : “Est-ce toi qui as fait cela à nos dieux, Abraham ?”
—Il dit : “C’est celle-là qui l’a fait, plutôt leur grande que voici. Demandez-leur donc à elles, si elles parlent !”
Ils revinrent donc à eux-mêmes, puis se dirent entre eux : “C’est vous qui avez été prévaricateurs, vraiment !”
Puis ils baissèrent la tête : “Tu sais bien que celles-ci ne parlent pas !”
—Il dit : “Vous adorez donc, en dehors de Dieu, quelqu’un qui ne vous fait aucun bien et ne vous fait aucun mal ?
Fi de vous et de ce que vous adorez en dehors de Dieu ! Vous ne comprenez donc pas ?”
Ils dirent : “Brûlez-le ! et si vous êtes faiseurs, allez au secours de vos dieux !”
—Nous dîmes : “O feu, sois sur Abraham froidure et sécurité.”
Ils lui en voulaient une ruse, mais ce sont eux que Nous rendîmes les plus grands perdants.
Et Nous le sauvâmes, et Loth aussi, vers une terre en quoi Nous avions mis plénitude de bénédiction pour les mondes.
Et Nous lui donnâmes de surcroît Isaac et Jacob, lesquels Nous désignâmes gens de bien.
Nous les désignâmes comme des dirigeants qui guideraient par Notre ordre. Et Nous leur révélâmes de faire le bien, et d’établir l'Office et d’acquitter l’impôt. Et ils étaient Nos adorateurs.
Et Loth ! Nous lui avons apporté jugement et science, et Nous l’avons sauvé de la cité où se commettaient de mauvaises actions : —ces gens étaient vraiment des gens du mal, pervers ;—
et Nous l’avons fait entrer en Notre miséricorde. Il était vraiment du nombre des gens de bien.
Et Noé, quand auparavant il fit appel ! Nous lui répondîmes, alors, puis, Nous le sauvâmes, et aussi sa famille, de la grande angoisse,
et Nous le secourûmes contre un peuple qui traitait de mensonges Nos signes. Ils furent vraiment des gens du mal. Nous les noyâmes donc tous.
Et David, et Salomon, quand ils jugeaient tous deux au sujet d’un champ cultivé où des moutons du peuple étaient allés paître, la nuit. Et Nous étions témoin de leur jugement.
Puis Nous fîmes que Salomon le comprit. Et à chacun Nous apportâmes jugement et science. Et Nous asservîmes les montagnes à chanter pureté en compagnie de David, tout comme les oiseaux. C’est Nous qui sommes le faiseur !
Nous lui apprîmes, pour vous, la fabrication des cottes de mailles afin qu’elles vous protègent de votre propre rigueur. Eh bien ! serez-vous reconnaissants ?
Et quant à Salomon, le vent était à lui, —celui de tempête,— qui, par son ordre, coulait jusqu’à la terre en quoi Nous avions mis toute bénédiction —et Nous demeurons savant de toute chose,—
et aussi les diables qui, pour lui, plongeaient et qui œuvraient tout autre œuvre encore ; —et Nous demeurons— pour eux, un protecteur.
Et Job, quand il en appela à son Seigneur— : “La mal m’a touché, vraiment ! Cependant, Tu es le plus grand miséricordieux des miséricordieux” !
Nous lui répondîmes, alors, et lui déblayâmes le mal qu’il avait, et lui apportâmes sa propre famille, et une en plus, semblable, à titre de miséricorde de Notre part, et de Rappel aux adorateurs.
Et Ismaël, et Enoch, et Dhou’l-Kifl ! Tous endurants
que Nous fîmes entrer en Notre miséricorde. Ils étaient vraiment du nombre des gens de bien.
Et Dhou’n-Noun, quand il s’en fut, en colère ! Il pensa que Nous ne pouvions rien sur lui. Puis il fit, dans les ténèbres, l’appel
Nous lui répondîmes, donc, et le sauvâmes de la tristesse. Ainsi sauvons-Nous les croyants.
Et Zacharie, quand il en appela à son Seigneur : “Ne me laisse pas seul, Seigneur, tandis que Tu es le meilleur des héritiers !”
Nous lui répondîmes, donc, et lui donnâmes Jean, et lui guérîmes son épouse. Oui, ceux-là concouraient au bien, et Nous invoquaient d’amour et de crainte. Et ils étaient humbles devant Nous.
Et celle-ci qui avait préservé son corps ! Nous insufflâmes donc de Notre esprit en elle, et la désignâmes, elle et son fils, comme un signe pour les mondes.
Oui, cette communauté vôtre est une seule communauté, tandis que Je suis votre Seigneur. Adorez-Moi donc.
Or ils se morcellent entre eux, dans leur commandement ! Mais ils sont tous pour faire retour vers Nous.
Quiconque, donc, fait œuvres bonnes tandis qu’il est croyant, alors on ne méconnaîtra pas son effort que cependant Nous inscrivons.
Défense à la cité que Nous avons fait périr : non, on ne retournera pas !
Puis, quand les Ya’jouj et les Ma’jouj seront lâchés, et qu’ils se précipiteront de chaque hauteur !
Or la promesse s’approche ; et voilà que les regards de ceux qui mécroyaient se figent : “Malheur de nous ! Nous y avons été inattentifs. Pire : nous étions prévaricateurs !”
—“Vous êtes vraiment, vous et ce que vous adoriez en dehors de Dieu, le carburant de la Géhenne : il vous faut y venir,—
Si ces autres-là étaient des dieux, ils n’auraient pas à y venir et à y demeurer tous toujours.
Là ils auront du soupir, et là ne pourront rien entendre.
En seront écartés, oui, ceux pour qui le Bien, de Notre part, aura pris les devants :
ils n’entendront pas son sifflement, et demeureront toujours dans ce que leurs âmes désirent.
La grande alarme ne les affligera pas, et les anges les accueilleront : “Voilà le jour dont vous avez reçu promesse !”
Jour où Nous plierons le ciel comme on plie les lettres au rouleau ! Tout comme Nous avons commencé la première création, ainsi Nous la répéterons, —promesse sur Nous ! Oui, c’est Nous qui sommes le Faiseur !
Et très certainement Nous avons écrit, dans le Psautier, après le Rappel : “Oui, ils hériteront la terre, Mes esclaves, gens de bien.”
Voilà bien là une communication, vraiment, aux gens qui adorent !
Et Nous ne t’avons envoyé que comme une miséricorde pour les mondes.
—Dis : “Voilà ce qui m’est révélé : Votre Dieu est Dieu unique ; rien d’autre. Serez-vous Soumis ?”
Si ensuite ils tournent le dos, alors dis : “C’est en toute équité que je vous fais annonce, bien que je ne sache pas si ce qui vous est promis est près ou loin.
Il sait, Lui, la parole à haute voix, et Il sait ce que vous cachez.
Et je ne sais pas : ceci est peut-être une tentation pour vous, et une jouissance temporaire, pour un certain temps !”
—Il dit : “Seigneur, juge par la vérité ! Et Notre Seigneur, le Très Miséricordieux, c’est Lui dont on implore secours contre ce que vous décrivez.”
Ho, les gens ! Craignez votre Seigneur. Oui, c’est une chose énorme que le tremblement de l’Heure !
Le jour où vous le verrez, toute femme qui allaite oubliera ce qu’elle allaitait, et toute femelle engrossée avortera sa grossesse. Et tu verras ivres les gens, alors qu’ils ne seront pas ivres. Mais le châtiment de Dieu sera dur.
Et il y a des gens qui disputent au sujet de Dieu sans savoir, et suivent tout diable rebelle,
dont il a été prescrit que quiconque le prend pour patron il l’égarera, certes, et le guidera vers le châtiment de l’Enfer -Sa’ïr.
Ho, les gens ! Si vous êtes en doute au sujet de la résurrection, eh bien, c’est Nous qui vous avons créés de poussière, puis de sperme, puis de caillot, puis de chair, formée aussi bien qu’informe, —pour tout vous expliquer ; — et Nous déposons dans les matrices ce que Nous voulons, jusqu’à un terme dénommé ; puis Nous vous faisons sortir bébés pour qu’ensuite vous atteigniez vos pleines forces. Tel d’entre vous est achevé ; tel d’entre vous est reconduit jusqu’au plus vil de l’âge de sorte qu’après avoir su il ne sait plus rien. De même, tu verras la terre éteinte : dès que Nous y faisons descendre de l’eau, elle remue, et gonfle, et pousse toute sorte de couple joli.
Oui, c’est que Dieu, Lui, est la vérité ; oui, et c’est Lui qui donne aux morts la vie ; et c’est Lui qui est capable de tout ;
oui, et que l’Heure est en route —là-dessus, pas de doute— oui, et que Dieu ressuscitera ceux qui sont dans les tombeaux.
Or il y en a qui disputent au sujet de Dieu sans savoir, sans guidée, sans livre qui éclaire ;
ployant de la hanche pour égarer du sentier de Dieu. A celui-là, ignominie dès ici-bas ; et Nous lui ferons goûter, le jour de la résurrection, au châtiment de l’Enfer-Harîc.
Voilà, pour ce que tes deux mains ont préparé ! Cependant, Dieu n’est point prévaricateur, vraiment, envers les Esclaves.
Tel d’entre eux adore Dieu sur le bord. Puis, s’il lui arrive un bien, il s’en tranquillise ; et s’il lui arrive une tentation, il pivote sur son visage, et perd l’ici-bas et l’au-delà aussi. Voilà la perte évidente ! 
Il appelle, au lieu de Dieu, un qui ne lui nuit ni ne lui profite. Voilà l’égarement au loin !
Il en appelle un dont le mal est plus près que l’utilité. Mauvais patron, certes ! et certes, mauvais client !
Oui, ceux qui croient et font œuvres bonnes, Dieu les fait entrer aux Jardins sous quoi coulent les ruisseaux. Dieu fait ce qu’il veut, vraiment !
Quiconque pense qu’en vérité Dieu ne viendra pas au secours de celui-ci ni dans l’ici-bas ni dans l’au-delà, eh bien, qu’il tende une corde jusqu’au ciel, puis, qu’il coupe, puis, qu’il voie si sa ruse va faire disparaître quoi que ce soit de ce qui le fait enrager.
Ainsi avons-Nous fait descendre en ceci des versets probants. Et Dieu guide qui Il veut, vraiment !
Oui, quant aux croyants, et aux Judaïsés, et aux Sabéens et aux Nazaréens, et aux Mages, et à ceux qui donnent à Dieu des associés, oui, Dieu tranchera entre eux. Oui, sur toute chose Dieu est témoin.
N’as-tu pas vu que c’est devant Dieu que se prosternent tous ceux qui sont dans les cieux et tous ceux qui sont sur la terre, et le soleil, et la lune, et les étoiles, et les montagnes, et les arbres, et les animaux, ainsi que beaucoup des gens ? Il y en a aussi beaucoup contre qui le châtiment s’avère. Et quiconque Dieu avilit n’a personne qui l’honore. Dieu fait ce qu’il veut, vraiment !
Voici deux disputeurs qui disputent de leur Seigneur. Puis, quant à ceux qui mécroient, on leur taillera des vêtements de feu, tandis que dessus leurs têtes on versera l’eau bouillante,
de quoi seront fondus ce qui est dans leurs ventres, et les peaux aussi.
Et pour eux, des maillets de fer :
toutes les fois que, de chagrin, ils voudront en sortir, on les y remettra et : “Goûtez au châtiment de l’Enfer-Harîc !”
Oui, ceux qui croient et font œuvres bonnes, Dieu les fait entrer aux Jardins sous quoi coulent les ruisseaux. Là, on les ornera de bracelets d’or, et aussi de perles ; et là, leur vêtement sera de soie.
Et ils sont guidés vers une excellente parole, et ils sont guidés vers le chemin du Digne-de-Louange.
Oui, ceux qui mécroient et qui empêchent du sentier de Dieu, ainsi que de la Sainte Mosquée que Nous avons assignée aux gens... —celui qui s’y retire et celui qui y est de passage y sont égaux ; —et quiconque lui en veut en quoi que ce soit, par sacrilège, par prévarication, Nous le ferons goûter au châtiment douloureux.
Et quand Nous installâmes pour Abraham le lieu de la Maison, avec ceci : “Ne M’associe rien ; et purifie Ma Maison pour ceux qui tournent autour, pour ceux qui restent debout, pour ceux qui s’inclinent, se prosternent.
Et fais aux gens une annonce pour le pèlerinage : qu’ils viennent à toi, à pied, et aussi à dromadaire de toute espèce, de tout chemin creux
afin qu’ils témoignent eux-mêmes d’avantages qui sont leurs, et qu’ils rappellent le nom de Dieu, pendant quelques jours bien connus, sur la bête de cheptel qu’il leur a attribuée en nourriture. —Mangez-en vous-mêmes, et faites-en aussi un repas au besogneux misérable.—
Qu’ils ôtent ensuite leur crasse, et qu’ils remplissent leurs vœux, et qu’ils fassent les tours autour de l’Antique Maison.”
Voilà ! Et quiconque exalte les interdits de Dieu, c’est mieux, pour lui, auprès de son Seigneur ! —Or les bêtes, sauf ce qu’on vous a récité, vous ont été rendues licites : abstenez-vous donc de la souillure des idoles, et abstenez-vous de la parole de mensonge,
sincères envers Dieu, ne Lui associant rien ; car quiconque associe à Dieu, c’est comme s’il était tombé du ciel, puis les oiseaux l’enlèvent, ou Ie vent Ie précipite, d’en haut, à l'en pulvériser.
Voilà ! Et quiconque exalte les emblèmes de Dieu, oui, c’est en effet de la piété des cœurs !
De ces bêtes-là vous tirez des avantages jusqu’à un terme dénommé ; puis, vers l’Antique Maison est leur lieu d’immolation.
Et à chaque communauté Nous avons assigné un rite, afin qu’ils rappellent le nom de Dieu sur la bête de cheptel qu’il leur a attribuée en nourriture. Votre Dieu en effet, est Dieu unique. Soumettez-vous donc à Lui. - Et fais bonne annonce à ceux qui s’humilient,
dont les cœurs s’effraient quand Dieu est rappelé et à ceux qui endurent avec constance ce qui les atteint, et à ceux qui établissent l’Office et font largesses sur ce que Nous leur avons attribué.
Et quant aux bêtes de sacrifice, Nous vous les avons désignées comme des emblèmes de Dieu. Il y a là pour vous un bien. Rappelez donc sur elles le nom de Dieu, tandis qu’elles sont rangées. Puis, lorsqu’elles gisent sur le flanc, alors mangez-en, et faites-en repas à celui qui se contente, à celui aussi qui mendie. Ainsi vous les avons-Nous assujetties. Peut-être serez-vous reconnaissant ?
Ni leurs chairs ni leurs sangs n’atteignent jamais à Dieu, mais c’est la piété qui, de votre part, L’atteint. Ainsi vous les a-t-Il assujetties, afin que vous proclamiez la grandeur de Dieu, parce qu'Il vous a guidés. Et fais bonne annonce aux gens bienfaisants.
Oui, Dieu prend la défense de ceux qui croient. Oui, Dieu n’aime aucun grand traître ingrat.
Toute autorisation est donnée à ceux qui sont combattus, —parce que vraiment ils sont lésés, et Dieu est capable, vraiment, de les secourir,—
à ceux qui ont été expulsés de leurs demeures, -sans droit, sauf qu’ils disaient : “Dieu est notre Seigneur” ;- si Dieu ne repoussait pas les gens les uns par les autres, les ermitages seraient démolis, et aussi les synagogues, et les oratoires, et les mosquées où le nom de Dieu est beaucoup rappelé —et très certainement, Dieu secourt ceux qui Le secourent ; certes oui, Dieu est fort, puissant :
à ceux qui, si Nous leur donnons la puissance sur terre, établiront l’Office, et acquitteront l’impôt, et ordonneront le convenable et interdiront le blâmable. Cependant, la finale des affaires est à Dieu.
Et s’ils te traitent de menteur, eh bien, avant ces gens-là, crièrent au mensonge le peuple de Noé, les Aad, les Thamoud,
et le peuple d’Abraham, et le peuple de Loth,
et les gens de Madian. Et Moïse fut traité de menteur ! Puis J’ai donné répit aux mécréants ; ensuite Je les ai saisis. Et quelle réprobation que la Mienne !
Que de cités, donc, n’avons-Nous pas fait périr, —parce qu’elles prévariquaient,— qui en furent réduites aux toits écroulés ! De même, que de puits désertés ! que de palais crépis, aussi !
Ne voyageront-ils donc pas, sur terre et qu’ils aient des cœurs pour comprendre, ou des oreilles pour entendre ? —Car ce ne sont pas les yeux qui s’aveuglent, en vérité ; mais ce sont les cœurs, dans les poitrines, qui s’aveuglent.
Et ils te demandent de hâter le châtiment. Or, jamais Dieu ne manquera à Sa promesse. Cependant, un jour, auprès de ton Seigneur, est comme mille ans selon que vous comptez.
A combien de cités n’ai-Je pas donné répit tandis qu’elles prévariquaient ? Ensuite, Je les ai saisies. Et vers Moi est le devenir.
—Dis : “Ho, les Gens ! Je ne suis pour vous, en vérité, qu’un avertisseur clair.”
A ceux donc, qui croient et font œuvres bonnes, à eux pardon et noble part.
Tandis que ceux qui courent pour rendre impuissants Nos signes, ceux-là sont compagnons de l’Enfer-Jahîm.
Et Nous n’avons envoyé, avant toi, messager ni prophète qui n’ait eu quelque désir que le Diable ait lancé dans son désir ! Puis, Dieu abroge ce que le Diable lance. Puis Dieu renforce Ses signes, —tandis que Dieu est savant, Sage ;—
afin de faire de ce que le Diable a lancé, une tentation pour ceux aux cœurs de qui est une maladie, pour ceux aussi dont les cœurs sont endurcis ; —certes oui, les prévaricateurs sont loin dans le schisme ;—
et afin que ceux à qui science a été donnée sachent que voilà en effet la Vérité, de la part de ton Seigneur, et qu’ils y croient, puis que leurs cœurs s’y humilient. Oui, Dieu va certainement guider vers un droit chemin ceux qui croient.
Et ceux qui mécroient ne cesseront pas d’être en doute, jusqu’à ce que l’Heure vienne à eux soudain, ou que leur vienne le châtiment d’un Jour stérile.
La royauté, ce jour-là, appartiendra à Dieu. Il jugera parmi eux. Puis, ceux qui auront cru et fait œuvres bonnes iront aux Jardins du Délice ;
et quant à ceux qui auront mécru et traité de mensonge Nos signes, à ceux-là, alors, un châtiment avilissant !
Et ceux qui émigrent dans le sentier de Dieu, et qui sont tués, ou meurent, très certainement Dieu leur donnera jolie part en partage, tandis que Dieu est, certes oui, le meilleur des partageurs !
Très certainement Il les fera entrer d’une entrée qui leur sera agréable, tandis que Dieu est, certes oui, savant, patient.
De plus, quiconque poursuit de la façon qu’il a été poursuivi, et qu’ensuite on lui en veuille encore, Dieu très certainement l’en secourra. Dieu est maître d’absolution, pardonneur, vraiment !
C’est qu’en vérité Dieu fait que la nuit pénètre dans le jour, et que le jour pénètre dans la nuit. Dieu, cependant, entend, Il observe, vraiment !
C'est qu'en vérité Dieu est, Lui, La Vérité, alors que ce qu'ils invoquent en dehors de Lui, vraiment, c'est le faux ; et parce que Dieu est, Lui, Le Haut, Le Grand, vraiment.
N'as-tu pas vu qu'en vérité Dieu fait, du ciel, descendre l'eau, puis la terre devient verte ? Dieu est plein de mansuétude, certes oui, bien informé !
A Lui tous ce qui est dans les cieux, et tous ce qui est sur la terre ? Dieu, c'est Lui qui est à l’abri, certes oui, qui est digne de Louange !
N'as-tu pas vu qu'en vérité Dieu vous a assujetti tous ce qui est sur la terre ? De même le vaisseau qui glisse sur la mer par Son ordre ? Et c’est Lui qui retient le ciel de tomber sur la terre, —sauf permission de Lui. Dieu est doux envers les gens, certes oui, miséricordieux.
Et c’est Lui qui vous donne la vie, puis Il vous donne la mort, puis Il vous donne la vie. L’homme est, certes oui, très ingrat !
A chaque communauté, Nous avons assigné un rite qu’ils ritualisent. Qu’ils ne disputent donc point avec toi dans le commandement ! Et appelle à ton Seigneur. Tu es, certes oui, sur une guidée droite.
Et s’ils disputent avec toi, alors, dis : “Dieu sait mieux ce que vous œuvrez.
Dieu jugera entre vous, au jour de la résurrection, ce en quoi vous divergez.”
Ne sais-tu pas que Dieu sait ce qu’il y a dans le ciel et la terre ? Oui, cela se trouve dans un Livre. C’est facile à Dieu, vraiment !
Et ils adorent, au lieu de Dieu, ce pour quoi Il n’a fait descendre aucune autorité, ce dont ils n’ont science aucune. Or, pas de secoureur pour les prévaricateurs !
Et quand on récite sur eux Nos versets comme preuves, tu discerneras la réprobation sur les visages de ceux qui mécroient ; peu s’en faut qu’ils ne se précipitent sur ceux qui récitent devant eux Nos versets. —Dis : “Vous donnerai-je nouvelle de quelque chose de pire ? —Le Feu : Dieu l’a promis à ceux qui mécroient. Et quel mauvais devenir !”
Ho, les gens ! Voici frappée une parabole, écoutez-la : “Non, ceux que vous invoquez en dehors de Dieu ne créeront jamais une mouche, quand même ils s’uniraient pour cela. Et si la mouche les dépouillait de quelque chose, ils ne sauraient pas le lui reprendre. Que faibles, le chercheur et le cherché !”
Et ils ne mesurent pas Dieu à Sa vraie mesure. Certes oui, Dieu est fort, puissant.
Dieu choisit des messagers parmi les anges, de même parmi les hommes. Oui, Dieu entend, observe.
Il sait ce qui est devant eux, derrière eux aussi. Et c’est vers Dieu que les affaires sont ramenées.
Ho, les croyants ! Inclinez-vous, et prosternez-vous, et adorez votre Seigneur, et faites le bien. Peut-être serez-vous gagnants ?
Et luttez pour Dieu selon le droit de Sa lutte. C’est Lui qui vous a élus ; et Il ne vous a pas assigné de gêne dans la religion comme culte de votre père Abraham, lequel vous a nommés “Soumis”, autrefois, —et ici aussi,— afin que le messager soit témoin sur vous et que vous soyez témoins sur les gens. Établissez donc l’Office et acquittez l’impôt, et cramponnez-vous à Dieu. C’est Lui votre patron ; et quel meilleur patron ! et quel meilleur secoureur !
Oui, ils sont gagnants, les croyants,
ceux qui sont dévoués, dans leur Office,
et qui se détournent de la vanité,
et sont des pratiquants de l’impôt,
et qui réservent leurs sexes,—
sauf pour leurs épouses ou pour les esclaves, que leurs mains possèdent, car là vraiment, ils sont hors de blâme,
alors que ceux qui cherchent outre, ce sont eux les transgresseurs,—
et qui respectent leurs dépôts et leur pacte
et qui gardent leurs Offices :
ce sont eux les héritiers
qui héritent le Paradis-Firdaus pour y demeurer toujours.
Et très certainement, Nous avons créé l’homme d’un choix d’argile,
puis Nous l’avons consigné, goutte de sperme, dans un reposoir sûr,
puis Nous avons fait du sperme un caillot ; puis du caillot Nous avons créé un morceau de chair ; puis du morceau de chair Nous avons créé des os ; puis Nous avons revêtu de chair les os. Ensuite, Nous en avons produit une toute autre créature. Béni soit Dieu, donc, le meilleur des créateurs !
Et puis, après cela vous mourrez, certes oui.
Et puis, au jour de la résurrection, serez ressuscités.
Et très certainement Nous avons créé, au-dessus de vous, sept voies. Et Nous ne restons pas inattentif à la création.
Et Nous avons fait descendre du ciel l’eau, avec mesure. Puis Nous l’avons installée sur la terre, cependant que Nous sommes capable de la faire disparaître.
Puis Nous avons par elle produit pour vous des jardins de dattiers et de vignes, où il y a pour vous beaucoup de fruits, et dont vous mangez.
Comme cet arbre qui sort du Mont Sinaï, et offre aux consommateurs huile et condiment.
Et, certes oui, vous avez, dans les bestiaux, de quoi méditer : Nous vous abreuvons de ce qu’ils ont au ventre ; et il s’y trouve pour vous beaucoup d’utilités ; et il en est que vous mangez.
De même, vous vous faites transporter par eux ; par le bateau aussi.
Et très certainement Nous envoyâmes Noé vers son peuple. Il dit donc : “O mon peuple, adorez Dieu. Pour vous, pas d’autre Dieu que Lui. Ne vous comporterez-vous pas en piété ?”
Alors, la cohorte des grands de son peuple, qui mécroyaient, dirent : “Celui-ci n’est qu’un homme comme vous : il veut exceller sur vous. Si Dieu avait voulu, c’est des anges qu’Il aurait fait descendre. Mais ceci, nous ne l’avons jamais entendu chez nos plus anciens ancêtres.
Oui, celui-ci n’est qu’un homme où il y a des djinns. Restez donc pour un temps dans l’expectative à son sujet.”
—Il dit : “Seigneur ! Au secours là-contre ! ils me traitent de menteur.”
Nous lui adressâmes donc cette révélation : “Construis l’arche sous Nos yeux et Notre révélation. Puis quand Notre commandement viendra, et que le four crachera, alors, achemine là-dedans, de chaque espèce un couple de deux, et aussi ta famille, —sauf ceux d’entre eux contre qui la parole a pris les devants ; —et ne t’adresse pas à Moi au sujet de ceux qui prévariquent : oui, ils vont être noyés.
Puis, quand tu seras établi, toi et ceux qui sont avec toi, dans l’arche, alors dis : “Louange à Dieu qui nous a sauvés des gens prévaricateurs !”
Et dis encore : “Seigneur, fais-moi débarquer d’un débarquement béni, Toi, le meilleur des débarqueurs !”
Voilà bien là des signes ! Oui, Nous demeurons pour éprouver.
Et puis, après eux, Nous avons créé une autre génération,
chez qui Nous avons envoyé un messager des leurs, pour dire : “Adorez Dieu. Pour vous, pas d’autre Dieu que Lui. Eh bien, ne vous comporterez-vous pas en piété ?”
Or elle dit, la cohorte des grands de son peuple, qui mécroyaient et traitaient de mensonge la Rencontre de l’au-delà, eux à qui Nous avions donné le luxe dans la vie présente : “Celui-ci n’est qu’un homme comme vous, mangeant ce que vous mangez, et buvant de ce que vous buvez.
Et si vous obéissez à un homme comme vous, alors certes oui, vous êtes des perdants
Vous promet-il, vraiment, que quand vous serez morts, et poussière, et ossements, on vous en fera sortir, vraiment ?
Loin, loin, ce qu’on vous promet !
Il n’y a que votre vie présente : nous mourons et nous vivons ; et nous ne sommes pas pour être ressuscités.
Ce n’est qu’un homme qui blasphème un mensonge contre Dieu ; et nous ne sommes pas pour lui ajouter foi !”
—Il dit “Seigneur ! Au secours là-contre ! ils me traitent de menteur.”
—Et Dieu : “Sous peu, très certainement, ils en viendront aux regrets !”
Le Cri, donc, les saisit par la vérité ; puis Nous les rendîmes comme de l’écume. A mort, donc, les gens prévaricateurs !
Ensuite Nous avons créé après ceux-là d’autres générations.
Pas une communauté ne devance son terme. Pas plus qu’ils ne le retardent.
Ensuite, Nous envoyâmes sans interruption Nos envoyés. Toutes les fois qu’à une communauté vint son messager, ils le traitèrent de menteur. Nous les fîmes donc se suivre les uns les autres, et Nous fîmes d’eux des choses que l’on raconte. A mort, donc, les gens qui ne croient pas !
Ensuite, Nous envoyâmes Moïse et son frère Aaron avec Nos signes et autorité manifeste,
vers Pharaon et sa cohorte de grands. Mais ceux-ci s’enflèrent : c’étaient des gens hautains.
Ils dirent donc : “Croirons-nous en deux hommes comme nous alors que leur peuple nous sert d’esclaves ?”
Puis ils les traitèrent de menteurs. Ils furent donc du nombre des détruits.
Et très certainement Nous avions apporté le Livre à Moïse —peut-être se seraient-ils guidés ?
Et Nous désignâmes le fils de Marie, -ainsi que sa mère,- comme un signe ; et à tous deux Nous donnâmes asile vers un coteau tranquille et doté d’eau de source.
Ho, les messagers ! mangez de choses pures, et agissez en bien. Oui, Je sais ce que vous faites.
Oui, cette communauté vôtre est une communauté une, tandis que Je suis votre Seigneur. Craignez-Moi donc.
Mais entre eux, ils ont coupé leur affaire en morceaux, chaque parti exultant de ce qu’il a devers lui.
Laisse-les donc dans leur noyade, pour un temps.
Se rendent-ils compte que, oui, ce dont Nous les aidons, —en biens et enfants,—
est pour les engager à concourir aux œuvres bonnes ? —Non mais ils ne sont pas conscients.
Oui, ceux qui sont craintifs de la peur de leur Seigneur,
et qui ont foi aux signes de leur Seigneur,
et qui n’associent rien à leur Seigneur,
et qui donnent ce qu’ils donnent tandis que leurs cœurs redoutent, oui, d’avoir à retourner vers leur Seigneur,
ceux-là concourent aux bonnes œuvres ; et c’est eux qui. en elles, l’emportent.
Et Nous n’obligeons personne que selon sa capacité. Il est un Livre, auprès de Nous, qui dit la vérité. Eux, cependant ne seront pas lésés.
Mais leurs cœurs, là-dessus, sont à la noyade, tandis que leurs œuvres qu’ils œuvrent y sont contraires ;
puis, quand par le châtiment Nous saisissons les plus aisés des leurs, voilà qu’ils poussent le cri d’angoisse :
“Ne criez pas, aujourd’hui ! Non, on ne vous secourra pas contre Nous !
Mes versets étaient récités sur vous, certes ; puis vous tourniez sur vos talons,
enflant d’orgueil, pour y faire, en conteurs de veillées, des discours indécents.
Ne méditent-ils donc pas la parole ? Ou leur est-il parvenu ce qui n’est pas venu à leurs plus anciens ancêtres ?
Ou n’ont-ils pas connu leur messager, qu’ils l’aient ensuite méconnu ?
Ou diront-ils : “Il y a des djinns en lui” ? Au contraire, c’est la vérité qu’il leur a apportée. Et la plupart d’entre eux ont dédain de la vérité.
Si la vérité suivait leurs passions, certes, les cieux et la terre et ceux qui y sont seraient dans le désordre ! Au contraire, Nous leur avons fait venir leur Rappel. Pourtant, ils esquivent leur Rappel.
Ou leur demanderas-tu un tribut ? L’attribution de ton Seigneur est meilleure. Et c’est Lui le meilleur des pourvoyeurs.
Oui, et tu les appelles à un chemin droit.
Oui, et ceux qui ne croient pas à l’au-delà sont bien des égareurs !
Et si Nous leur faisons miséricorde et déblayons le malheur qui est sur eux, ils persisteront certainement dans leur rébellion, marchant à l’aveuglette.
Et très certainement, Nous les avons saisis d’un châtiment, mais ils ne se sont pas rendus à leur Seigneur ; pas plus qu’ils n’ont supplié.
Puis, lorsque Nous ouvrirons sur eux une porte au dur châtiment, voilà qu’ils en seront désespérés.
Et c’est Lui qui a créé pour vous l’ouïe, et les yeux, et les cœurs, pour peu que vous soyez reconnaissants.
C’est Lui qui vous a répandus sur terre, et vers Lui serez rassemblés.
Et c’est Lui qui donne la vie, et qui donne la mort ; et à Lui appartient l’alternance de la nuit et du jour. Eh bien, ne comprendrez-vous pas ?
Non mais ils disent comme dirent les anciens.
Ils disent : “Quoi ! quand nous serons morts et que nous serons poussière et ossements, serons-nous ressuscités ?
Très certainement c'est ce qu'on nous promet, comme on l’a fait auparavant à nos ancêtres : ce ne sont que contes d’anciens.”
—Dis : “A qui la terre appartient-elle, et ceux qui sont sur elle ? si vous savez.”
—Ils vont dire : “A Dieu”. —Dis : “Eh bien ! ne vous rappellerez-vous pas ?
—Dis : “Qui est le Seigneur des sept cieux, et le Seigneur du Grand Trône ?”
—Ils vont dire : “Dieu” —Dis : “Eh bien ! Ne vous comporterez-vous pas en piété ?”
—Dis : “Dans la main de qui est la super royauté sur toute chose ? et qui donne asile, mais contre qui il n’est pas donné d’asile ? si vous savez.”
—Ils vont dire : “Dieu” —Dis : “Comment donc se fait-il que vous soyez ensorcelés ?”
Non mais Nous avons fait que la vérité leur vienne, tandis qu’ils sont bien, eux, des menteurs !
D’enfant, Dieu n’en a point adopté ; et de Dieu, point n’en existe en Sa compagnie ; ou alors chaque Dieu s’en irait avec ce qu’Il a créé et Ils se monteraient certes les Uns sur les Autres !... Pureté à Dieu de ce que ceux-là décrivent,
au Connaisseur de l’invisible et du visible ! Il est trop au-dessus de ce qu’ils associent !
—Dis : “Seigneur, si jamais Tu es pour me montrer la promesse qui leur est faite,
alors, Seigneur, ne m’assigne pas parmi les prévaricateurs.”
Nous sommes cependant capable, certes oui, de te montrer ce que Nous leur promettons.
Défends le mal par quelque chose qui soit plus joli. Nous savons très bien ce qu’ils décrivent !
Et dis : “Seigneur, je cherche Ta protection contre les séductions des diables,
et je cherche Ta protection, Seigneur, contre leur présence auprès de moi.”
...Puis lorsque la mort vient à l’un d’eux, il dit : “Mon Dieu ! Qu’on me renvoie :
peut-être ferai-je du bien, dans ce que je délaissais !” —Non, non ! Cela, c’est une parole qu’il dit. Derrière eux, cependant, il y a le monde intermédiaire, pour jusqu’au jour où ils seront ressuscités.
Puis quand on soufflera dans la Trompe, alors il n’y aura plus de généalogie parmi eux, ce jour-là, et ils ne se poseront pas de questions non plus.
Puis, ceux dont les balances seront lourdes, c’est eux, alors, qui seront les gagnants ;
et ceux dont les balances seront légères, c’est eux, alors, qui se seront fait perdants eux-mêmes : ils demeureront éternellement dans la Géhenne,
le feu brûlant leurs visages ; là, ils auront les lèvres tordues.
—“Mes versets n’étaient-ils pas récités sur vous ? et puis ne les traitiez-vous pas de mensonges ?”
—Ils diront : “Seigneur ! notre malheur a prévalu contre nous, et nous sommes restés des gens égarés.
Seigneur, fais que nous en sortions ! Et si nous récidivons, nous serons alors les prévaricateurs.”
—Il dira : “Soyez-y refoulés, et ne Me parlez plus.
Oui, il y avait un groupe de Mes esclaves qui disaient : Seigneur, nous croyons ; pardonne-nous donc et fais-nous miséricorde, cependant que Tu es le meilleur des Miséricordieux ;
mais vous les avez pris en raillerie jusqu’à vous en faire oublier Mon Rappel, tandis que vous riiez d’eux.
Vraiment, Je les ai payés aujourd’hui, de ce qu’ils ont enduré avec constance ; oui, ce sont eux les gagnants.”
—Il dira : “Combien avez-vous demeuré sur terre, en nombre d’années ?”
—Ils diront : “Nous avons demeuré un jour, ou une partie d’un jour. Interroge donc les compteurs.”
—Il dira : “Vous n’avez demeuré que peu, vraiment, si vous saviez !
Escomptiez-vous que Nous ne vous aurions créés, vraiment, que par frivolité, et que vers Nous, vraiment, vous ne seriez pas ramenés ?”
Mais, très haut est Dieu, vrai Roi ! Pas de Dieu, que Lui, le Seigneur du noble Trône.
Et quiconque invoque un autre dieu à côté de Dieu, sans en avoir la preuve, son compte, alors, devra être rendu auprès de son Seigneur. Rien d’autre. Non, les mécréants ne seront pas les gagnants.
Et dis : “Seigneur, pardonne, et fais miséricorde, tandis que. Tu es le meilleur des miséricordieux.”
Sourate que Nous faisons descendre, et prescrivons, et où Nous faisons descendre des signes probants. Peut-être vous rappellerez-vous ?
La fornicatrice et le fornicateur, fouettez-les de chacun cent coups de lanière. Et que nulle douceur ne vous prenne à leur égard, en la religion de Dieu, —si vous demeurez croyants en Dieu et au Jour dernier. Et qu’un groupe de croyants assiste à la punition des deux.
Le fornicateur ne se marie qu’avec une fornicatrice, ou une faiseuse de dieux. Et quant à la fornicatrice, ne se marie avec elle qu’un fornicateur, ou un faiseur de dieux ; - ce qui aux croyants est rendu illicite.
Et ceux qui lancent accusation contre des dames, puis ne produisent pas quatre témoins, fouettez-les alors de quatre-vingts coups de lanière, et n’acceptez plus jamais d’eux témoignage. Et ce sont eux les pervers,
sauf ceux qui après cela se repentent et se réforment ; Dieu alors, est pardonneur, miséricordieux, vraiment !
Et quant à ceux qui lancent accusation contre leurs propres épouses cependant qu’ils n’ont de témoignage que d’eux-mêmes, alors le témoignage de l’un de ceux-là consistera en quatre attestations qu’il est, certes oui, du nombre des véridiques,
et la cinquième : que la malédiction de Dieu soit sur lui s’il est du nombre des menteurs.
Et qu’on écarte de la femme la punition, si elle atteste Dieu, par quatre attestations, que l’autre est, certes oui, du nombre des menteurs,
et la cinquième : que la colère de Dieu soit sur elle, s’il est du nombre des véridiques.
Et, n’était la grâce de Dieu sur vous, et aussi Sa miséricorde... ! Dieu est grand accueillant au repentir, sage, vraiment !
Oui, ceux qui sont venus avec la calomnie, c’est toute une bande des vôtres. Ne la comptez pas pour un mal : au contraire, ce vous est un bien. A chacun d’eux ce qu’il gagne de péché ! A celui d’entre eux, cependant, qui se charge de la part la plus grande, un énorme châtiment.
Pourquoi, lorsque vous l’avez entendue, croyants et croyantes n’ont-ils pas pensé à bien, en eux-mêmes, et n’ont-ils pas dit : “C’est une calomnie évidente” ?
Pourquoi les autres ne produisent-ils pas là-dessus quatre témoins ? S’ils ne produisent pas de témoins, alors ce sont eux, auprès de Dieu, les menteurs.
Et, n’était la grâce de Dieu sur vous, et Sa miséricorde ici-bas comme dans l’au-delà, un énorme châtiment vous aurait touchés, pour ce où vous êtes lancés,
quand vous receviez sur vos langues, et disiez de vos bouches ce dont vous n’aviez science aucune ; —et vous le comptiez pour rien, alors qu’auprès de Dieu c’était énorme.
Et pourquoi, lorsque vous l’entendiez, ne disiez-vous pas : “Qu’avons-nous d’en parler ? Pureté à Toi ! C’est une énorme calomnie” ?
Dieu vous exhorte à ne plus jamais répéter une chose pareille, si vous demeurez croyants.
Et Dieu vous expose les signes. Dieu, cependant, est savant, sage.
Oui, ceux qui aiment que la turpitude se propage parmi les croyants, à ceux-là un châtiment douloureux, ici-bas comme dans l’au-delà. Et Dieu sait, cependant que vous ne savez pas.
Et n’était la grâce de Dieu sur vous, et aussi Sa miséricorde... ! Dieu est doux, vraiment, miséricordieux !
Ho, les croyants ! Ne suivez pas les pas du Diable. Quiconque suit les pas du Diable, alors, oui, celui-ci commande la turpitude et le blâmable. Et, n’était la grâce de Dieu sur vous, et aussi Sa miséricorde, nul d’entre vous ne serait jamais pur. Mais Dieu, Lui, purifie qui Il veut. Dieu entend, cependant, Il sait.
Et que parmi vous les détenteurs de grâce et de largesse ne manquent pas de donner aux proches, et aux pauvres, et à ceux qui émigrent dans le sentier de Dieu. Qu’ils pardonnent, et passent ! N’aimez-vous pas que Dieu vous pardonne, cependant que Dieu est pardonneur, miséricordieux ?
Oui, ceux qui lancent accusation contre des femmes en puissance de mari, inattentives, croyantes, sont maudits ici-bas comme dans l’au-delà ; et pour eux, un énorme châtiment,
au jour où leurs langues, et leurs mains, et leurs jambes témoigneront contre eux de ce qu’ils faisaient.
Ce jour-là. Dieu leur remplira leur vraie rétribution ; et ils sauront que c’est Dieu, oui, qui est la vérité évidente !
Les mauvaises aux mauvais, et les mauvais aux mauvaises ! De même, les excellentes aux excellents, et les excellents aux excellentes ! Et on tient ceux-ci quittes de ce que les autres disent. A eux, pardon et noble part !
Ho, les croyants ! N’entrez pas dans d’autres maisons que vos maisons avant de vous être rendus familiers et d’en avoir salué les habitants ; c’est mieux, pour vous. Peut- être vous rappellerez-vous ?
Mais si vous n’y trouvez personne, alors n’y entrez pas avant que permission vous soit donnée. Et si on vous dit : “Retournez !” eh bien, retournez ; c’est plus pur ; pour vous. Dieu cependant se connaît à ce que vous faites.
Nul grief à vous d’entrer dans des maisons non habitées où se trouve un objet qui vous appartient. Dieu sait, cependant, ce que vous divulguez et ce que vous cachez.
Dis aux croyants qu’ils baissent leurs regards et gardent leur chasteté ; c’est plus pur, pour eux. Dieu est bien informé, vraiment, de ce qu’ils font.
Et dis aux croyantes qu’elles baissent leurs regards, et qu’elles gardent leur chasteté, et qu’elles ne montrent de leurs parures que ce qui en paraît, et qu’elles rabattent leur voile sur leur poitrine ; et qu’elles ne montrent leurs parures qu’à leur mari, ou à leur père, ou au père de leur mari, ou à leurs fils, ou aux fils de leur mari, ou à leurs frères, ou aux fils de leurs frères, ou aux fils de leurs sœurs, ou à leurs compagnes, ou aux esclaves que leurs mains possèdent, ou aux domestiques mâles qui n’ont pas le désir, ou aux garçons qui n’ont pas encore puissance sur les parties cachées des femmes. Et qu’elles ne fassent pas sonner leurs pieds de façon que l’on sache de leurs parures ce qu’elles cachent. Et repentez-vous tous devant Dieu, ô croyants. Peut-être serez-vous gagnants ?
Et mariez celles des vôtres qui n’ont pas de mari ; et aussi les gens de bien parmi vos esclaves hommes et vos esclaves femmes. S’ils sont besogneux, Dieu, de par Sa grâce, les mettra à l’abri. Dieu, cependant, est immense, savant.
Et quant à ceux qui n’ont pas de quoi se marier, qu’ils cherchent à rester chastes jusqu’à ce que Dieu, de par Sa grâce, les mettra à l’abri. Et quant à ceux de vos esclaves qui cherchent contrat d’affranchissement, alors passez contrat avec eux, si vous savez du bien en eux ; et donnez-leur des biens de Dieu qu’il vous a donnés. Et, dans votre recherche des objets de la vie présente, ne contraignez pas vos esclaves femmes à la prostitution, si elles veulent le mariage. Les contraint-on ? Dieu est alors, quand elles ont été contraintes, pardonneur, miséricordieux, vraiment !
Et très certainement, Nous avons fait descendre vers vous des versets clairs, en tant qu'exemple de ceux qui avant vous ont passé, et exhortation aux pieux !
Dieu est la lumière des cieux et de la terre. Il en est de Sa lumière comme d’une niche où se trouve une lampe, la lampe dans un verre, le verre, comme un astre de grand, éclat ; elle tient sa lumière d’un arbre béni, l’olivier, - ni d’est, ni d’ouest, -dont l’huile éclaire, ou peu s'en faut, sans même que le feu y touche -Lumière sur lumière. Dieu guide vers Sa Lumière qui Il veut ; et Dieu frappe des exemples pour les gens, tandis que Dieu se connaît à tout ;
dans les maisons que Dieu a permis que l’on élève haut, où Son nom est rappelé, où, matins et après-midis, chantent Pureté de Lui
des gens que négoce ni troc ne distraient du Rappel de Dieu et de l’établissement de l’Office et de l’acquittement de l’impôt, qui redoutent le jour où les cœurs seront bouleversés, et aussi les regards,
afin que Dieu les paie des belles œuvres qu’ils accomplissent, et qu’Il leur ajoute, de par Sa grâce. Dieu cependant attribue à qui Il veut, sans compter.
Quant à ceux qui mécroient, leurs actions sont comme un mirage, dans la plaine, que l’homme assoiffé compte pour de l’eau ; puis quand il y vient il ne trouve rien ; mais il trouve Dieu près de là, qui lui remplit plein son compte. Dieu cependant est prompt de compter.
Ou comme des ténèbres sur une eau profonde qu’une vague recouvre, et au-dessus, une vague, et des nuages par-dessus, ténèbres les unes sur les autres : quand il sort sa main, à peine s’il la voit. Et celui à qui Dieu n’assigne pas de lumière, pour lui, alors, pas de lumière du tout.
N’as-tu pas vu qu’en vérité c’est de Dieu que chantent pureté tous ceux qui sont dans Ies cieux et la terre ; et aussi les oiseaux, par volées ; chacun, certes, a appris son Office et son chant. Dieu cependant se connaît à ce qu'ils font
A Dieu la royauté des cieux et de la terre. Et vers Dieu, le devenir.
N’as-tu pas vu qu’en vérité c’est Dieu qui pousse le nuage ? ensuite Il le ramasse, ensuite Il en fait un amas, puis tu vois la pluie sortir de ses profondeurs ; et qu’Il fait descendre du ciel des montagnes grosses de grêle ? puis Il en atteint qui Il veut, et l’écarte de qui Il veut ; peu s’en faut que l’éclat de la foudre ne parte avec les yeux !
Dieu fait alterner la nuit et le jour. Il y a là, certes oui, un sujet de réflexion pour ceux qui ont des yeux !
Et Dieu a créé d’eau tout animal. En voici donc un qui marche sur le ventre, et un qui marche sur deux pattes, et un qui marche sur quatre. Dieu crée ce qu’l ! veut. Oui, Dieu est capable de tout.
Très certainement, Nous avons fait descendre des signes évidents. Dieu, cependant, guide qui Il veut vers un droit chemin.
Et ils disent : “Nous croyons en Dieu et au messager ; et nous obéissons.” Puis, après cela, partie d’entre eux tourne le dos. Ceux-là ne sont point croyants.
Et quand on les appelle vers Dieu et Son messager, pour que celui-ci juge parmi eux, voilà que quelques-uns d’entre eux s’esquivent.
Ils viendraient à lui, s’ils avaient le droit pour eux, ils se soumettraient !
Y a-t-il une maladie dans leurs cœurs ? ou doutent-ils ? ou craignent-ils que Dieu les opprime, ainsi que Son messager ? Non mais ce sont eux les prévaricateurs !
Rien d’autre : la parole des croyants, quand on les appelle vers Dieu et Son messager, —pour que celui-ci juge parmi eux,— c’est : “Nous entendons et nous obéissons.” Et voilà les gagnants !
Et quiconque obéit à Dieu et à Son messager, et craint Dieu et Le redoute... alors, voilà ceux qui réussissent !
Et ils jurent Dieu à serments renforcés que si tu leur commandais, très certainement ils feraient une sortie. Dis : “Ne jurez pas ! L’obéissance est de règle ! Dieu est bien informé, vraiment, de ce que vous œuvrez.”
—Dis : “Obéissez à Dieu, et obéissez au messager.” Si ensuite ils tournent le dos, à lui, alors, ce dont il est chargé ; à vous, de même, ce dont vous êtes chargés. Rien d’autre. Et si vous lui obéissez-vous vous guiderez. Au messager n’incombe cependant que de transmettre en clair.
A ceux qui croient, parmi vous, et font œuvres bonnes, Dieu a promis que très certainement Il les ferait lieutenants sur la terre, —comme Il a fait ceux d’avant eux,— et que très certainement Il raffermirait pour eux leur religion qui Lui agréé, et que très certainement Il changerait en sécurité leur crainte. Ils M’adoreront, et ne M’associeront rien. Et quiconque mécroit, après cela, alors, les voilà les pervers !
Et établissez l’Office, et acquittez l’impôt, et obéissez au messager. Peut-être vous sera- t-il fait miséricorde ?
Ne compte point que ceux qui mécroient iront, sur terre, réduire à l’impuissance ! Cependant, le Feu est leur refuge. Et quel mauvais devenir !
Ho, les croyants ! Qu’ils vous demandent permission avant d’entrer, les esclaves que vos mains possèdent ; et aussi ceux des vôtres qui n’ont pas encore atteint la puberté : à trois moments : avant l’Office de l’aube, et à midi quand vous déposez vos vêtements, ainsi qu’après l’Office de la nuit, trois occasions, pour vous, de nudité. Hors de là, nul grief à vous ni eux de faire des tours chez vous, les uns chez les autres. C’est ainsi que Dieu vous expose les versets, tandis qu’Il est savant, sage.
Et quand parmi vous les enfants atteignent la puberté, alors, qu’ils demandent permission avant d’entrer, comme font leurs aînés. C’est ainsi que Dieu vous expose Ses versets, tandis qu’Il est savant, sage.
Et quant aux femmes atteintes par la ménopause, qui n’espèrent plus mariage, nul grief à elles, alors, de déposer leurs étoffes, mais pas de se faire voir en parure ; et si elles cherchent la chasteté, c’est mieux pour elles ! Dieu entend, cependant, Il sait.
A l’aveugle nul grief, et au boiteux nul grief, et au malade nul grief non plus qu’à vous, de manger dans votre maison ou dans la maison de votre père, ou dans la maison de votre mère, ou dans la maison de votre frère, ou dans la maison de votre sœur, ou dans la maison de votre oncle paternel, ou dans la maison de votre tante paternelle, ou dans la maison de votre oncle maternel, ou dans la maison de votre tante maternelle, ou dans celle dont vous possédez les clefs, ou chez votre ami. Nul grief à vous, non plus, de manger ensemble, ou séparément. Quand donc vous entrez en des maisons, saluez-vous alors mutuellement, comme de salutations venant de Dieu, bénies, pures. C’est ainsi que Dieu vous expose les signes. Peut-être comprendrez-vous ?
Rien d’autre : sont croyants ceux qui croient en Dieu et en Son messager, et qui, lorsqu’ils sont en sa compagnie pour une affaire d’intérêt commun, ne s’en vont pas, qu’ils ne lui aient demandé congé. Oui, ceux qui te demandent congé, voilà ceux qui croient en Dieu et en Son messager. Si donc ils te demandent congé pour une affaire à eux, alors, donne congé à qui tu veux ; et implore de Dieu pardon pour eux. Dieu est pardonneur, miséricordieux, vraiment !
Ne traitez pas l’appel du messager comme vous faites, entre vous, de l’appel des uns aux autres. Dieu connaît certes ceux des vôtres qui s’en vont secrètement en s’entre-cachant. Que ceux, donc, qui s’opposent à son commandement prennent garde qu’une tentation ne les atteigne, ou que ne les atteigne un châtiment douloureux.
N’est-ce pas à Dieu, vraiment, qu’appartient tout ce qui est dans les cieux et la terre ? Certes, Il sait l’état où vous êtes, et aussi le jour où on les ramènera vers Lui et qu’Il les informera de ce qu’ils œuvraient. Tandis que Dieu se connaît à tout !
Béni soit Celui qui a fait descendre le Discernement sur Son esclave afin qu’il soit aux mondes un avertisseur,
Celui-là même à qui appartient la royauté des cieux et de la terre, et qui n’a point adopté d’enfant, et à qui il n’est point d’associé en la royauté, et qui a créé toute chose en la mesurant avec mesure.
Mais ils ont adopté, en dehors de Lui, des dieux qui, étant eux-mêmes créés, ne créent rien, et qui ne sont maîtres pour eux-mêmes ni de mal ni de bien, et qui ne sont maîtres ni de mort ni de vie ni de résurrection.
Et ceux qui mécroient disent : “Oui, tout ceci n’est qu’une calomnie que celui-là a blasphémée et à quoi d’autres gens l’ont aidé.” —Or, ils commettent là, prévarication et mensonge.
—Et ils disent : “Contes d’anciens qu’il se fait écrire ! On les lui dicte matin et après- midi !”
—Dis : “Celui-là l’a fait descendre, qui sait le secret dans les cieux et la terre.” Il demeure pardonneur, miséricordieux, vraiment !
—Et ils disent : “Qu’est-ce qu’il a, ce messager, à manger au repas, et à circuler dans les bazars ? Que n’a-t-on fait descendre vers lui un ange qui eût été avertisseur en sa compagnie ?
Ou que ne lui a-t-on lancé un trésor ? Ou que n’a-t-il un jardin dont il pourrait manger ? —Et les prévaricateurs disent : “Vous ne suivez qu’un homme ensorcelé !”
—Vois comme ils frappent des exemples sur toi ! Eh bien, ils s’égarent ; puis, pas de chemin possible.
Béni soit Celui qui, s’Il le veut, t’assignera quelque chose de mieux encore : des jardins sous quoi coulent les ruisseaux ; et Il t’assignera des châteaux.
Mais l’Heure, ils la traitent de mensonge. Nous avons cependant préparé, pour qui traite l’Heure de mensonge, une Flamme brûlante,
dont ils entendent, dès que de loin elle les voit, fureur et pétillement.
Et quand on les y aura jetés, accouplés, dans un étroit réduit, là ils appelleront la mort.
—“Aujourd’hui, n’appelez pas la mort qu’une fois seulement, mais appelez beaucoup la mort !”
—Dis : “Est-ce mieux, cela ? ou bien le Paradis-Khuld qui a été promis aux pieux, comme paiement et devenir ?
Ils auront là tout ce qu’ils désireront, et une demeure éternelle.” Promesse dont à ton Seigneur de répondre.
Et le jour où Il les rassemblera, eux et ceux qu’ils adoraient en dehors de Dieu !... Puis, Il dira : “Est-ce vous qui avez égaré Mes esclaves que voici, ou ont-ils eux-mêmes perdu le sentier ?”
—Ils diront : “Pureté à Toi ! Comment aurions-nous pu adopter des patrons en dehors de Toi ? Non mais, à eux ainsi qu’à leurs ancêtres Tu as donné jouissance temporaire jusqu’à ce qu’ils eussent oublié le Rappel. Et ils ont été des gens perdus.”
—“Voilà qui vous traitent de menteurs en ce que vous disiez ! Eh bien, pour vous, pas d’échappatoire, pas de secours possible ! et quiconque des vôtres a prévariqué, Nous lui ferons goûter un grand châtiment.
Et Nous n’avons pas envoyé avant toi d’envoyés qui n’aient mangé au repas et circulé dans les bazars. Et Nous vous avons assignés à tentation les uns aux autres. Endurerez-vous avec constance ? Et ton Seigneur demeure observateur !
Et ceux qui n’espèrent pas Notre rencontre disent : “Pourquoi n’a-t-on pas fait descendre sur nous des anges ? ou ne voyons-nous pas notre Seigneur ?”—Très certainement, ils s’enflent d’insolence en leurs âmes, et s’enorgueillissent d’un grand orgueil.
Le jour où ils verront les anges, ce ne sera pas bonne nouvelle, ce jour-là, pour les criminels, tandis qu’ils diront : “Barrage barré !
Et Nous Nous porterons vers l’œuvre qu’ils auront œuvrée, puis Nous la rendrons poussière éparpillée.
Les gens du Paradis seront, ce jour-là, en meilleur gîte, et en lieu de sieste plus joli.
Et le jour où le ciel sera fendu par le nuage, et qu’on fera descendre une descente d’anges,
ce jour-là, la vraie royauté appartiendra au Très Miséricordieux, et ce sera jour difficile aux mécréants.
Jour où le prévaricateur se mordra les deux mains et dira : “Hélas pour moi ! si j’avais pris route avec le Messager !...
Malheur de moi ! hélas ! si je n’avais pas pris un tel pour ami !...
Très certainement, il m’a égaré du Rappel après que le Rappel m’est parvenu.” —Le Diable reste, pour l’homme, grand déserteur !
Et le messager dit : “Vraiment, Seigneur, mon peuple a pris ce Coran pour chose de rebut !”
C’est ainsi que parmi les criminels Nous assignons à chaque prophète un ennemi. Que ton Seigneur suffit, comme guide et secours !
Et ceux qui mécroient disent : “Pourquoi n’a-t-on pas fait descendre le Coran d’un seul coup sur lui ?” Comme ça ! C’est pour en raffermir ton cœur. Et Nous le faisons réciter d’une récitation gracieuse.
Ils ne t’apporteront aucune parabole, que Nous ne te fassions venir la vérité et l’interprétation la meilleure.
Quant à ceux qui seront traînés ensemble sur leurs visages vers la Géhenne, ceux-là sont les plus mal en point en fait de situation et, en fait de sentier, les plus égarés.
Et très certainement Nous avons apporté à Moïse le Livre, et lui avons assigné Aaron son frère comme supporteur.
Puis Nous avons dit : “Allez-vous deux vers les gens qui ont traité de mensonge Nos signes.” Lesquels Nous avons ensuite détruits de destruction.
Et le peuple de Noé ! Quand ils eurent traité de menteurs les messagers, Nous les noyâmes, et en fîmes pour les gens un signe. Nous avons cependant préparé pour les prévaricateurs un châtiment douloureux.
Et les Aad, et les Thamoud, et les gens d’ar-Rass, et beaucoup de générations intermédiaires !
Pour chacun, cependant, Nous avions frappé des exemples. Or Nous fîmes périr chacun de périssement.
Or, ceux-là, très certainement, sont allés à la cité sur qui a plu une pluie de malheur. Ne la voient-ils donc pas ? Non mais ils n’espèrent pas en la résurrection !
Et quand ils te voient, ils ne te prennent que pour objet de raillerie : “C’est ça que Dieu a suscité comme messager ?
Peu s’en serait fallu qu’il ne nous égare de nos dieux si nous ne leur étions pas restés attachés avec constance !” Cependant, ils sauront bientôt, quand ils verront le châtiment, qui est le plus égaré du chemin !
Le vois-tu, celui qui a pris pour son dieu sa passion ? Et tu en aurais la charge ?
Ou comptes-tu que la plupart d’entre eux entendent ou comprennent ? Ils ne sont que comme bêtes, et encore, plus égarés du sentier.
N’as-tu pas vu ton Seigneur, comme Il étire l’ombre ? S’il avait voulu, certes. Il l’aurait faite immobile. Puis Nous lui avons assigné le soleil pour indicateur ;
puis Nous la reprenons à Nous d’une facile reprise.
Et c'est Lui qui vous a assigné la nuit pour vêtement et le sommeil pour repos et le jour pour lever.
Et c’est Lui qui envoie les vents comme une annonce devant Sa miséricorde. Cependant, Nous faisons descendre du ciel une eau pure,
afin, par elle, de donner vie à une contrée morte, et d’en donner à boire à beaucoup de bêtes et d’hommes parmi ce que Nous avons créé.
Voilà ce que très certainement Nous avons déployé devant eux afin qu’ils se rappellent. Mais la plupart des gens se refusent, sauf à être mécréants.
Or si Nous avions voulu, Nous aurions certes suscité dans chaque cité un avertisseur.
N’obéis donc pas aux mécréants ; et, avec ceci, lutte contre eux de haute lutte.
Et c’est Lui qui donne libre cours aux deux ondes : celle-ci, douce, rafraîchissante, celle-là, salée, amère. Et assigne entre deux une zone intermédiaire et barrage barré.
Et c’est Lui qui crée d’eau l’être humain ; puis Il le fait parent et beau-parent. —Et ton Seigneur demeure capable !
Et ils adorent, en dehors de Dieu, ce qui ne leur profite ni ne leur nuit ! Le mécréant prête le dos contre son Seigneur !...
Or Nous ne t’avons envoyé que comme annonciateur et avertisseur.
Dis : “Je ne vous en demande pas de salaire ; sauf que qui veut prenne sentier vers son Seigneur.”
Et mets ta confiance au Vivant qui ne meurt pas. Et par Sa louange, chante pureté ! Comme informé des péchés de Ses esclaves, qu’Il est suffisant,
Celui qui en six jours a créé les cieux et la terre et tout ce qui est entre les deux, et S’est ensuite établi sur le Trône ! Quant au Très Miséricordieux, interroge donc quelqu’un de bien informé sur Lui.
Et quand on leur dit : “Prosternez-vous devant le Très Miséricordieux,” ils disent : “Et qu’est-ce que c’est que le très miséricordieux ? Allons-nous nous prosterner devant qui tu nous commandes ?” —Et cela leur accroît la répulsion.
Béni soit Celui qui a assigné au ciel les constellations, et y a assigné une lampe, et aussi une lune éclairante !
Et c'est Lui qui a assigné à alterner la nuit et le jour, pour quiconque veut se rappeler et être reconnaissant.
Et voici quels sont les esclaves du Très Miséricordieux : ils marchent humblement sur terre ; et lorsque les ignorants d'adressent à eux, ils disent “Paix”
et ils passent les nuits prosternés et debout devant leur Seigneur ;
et ils disent : “Seigneur, écarte de nous le châtiment de la Géhenne,” —son châtiment vraiment demeure une dette à acquitter ;
oui, elle est mauvaise, comme gîte et séjour !—
et, lorsqu’ils font largesses, ils ne sont ni prodigues ni avares, puisque entre les deux est la droiture ;
et ils n’appellent pas autre dieu à côté de Dieu, et ne tuent, sauf à bon droit, âme que Dieu ait interdite ; et ne commettent pas de fornication ; —quiconque le fait rencontre le péché,
le châtiment lui sera doublé, au jour de la résurrection et il y demeurera éternellement comblé d’ignominie ;
à moins qu’il ne se repente, et croie, et fasse œuvre bonne —car à ceux-là Dieu changera leurs maux en biens, tandis que Dieu demeure pardonneur, miséricordieux ;
et quiconque se repent et fait œuvre bonne, alors oui, à Dieu, il se repent de repentir ;—
et ils ne témoignent pas de mensonge ; et, passant à travers une vanité, ils passent noblement ;
et, lorsque les signes de Dieu leur sont rappelés, ils n’y tombent pas sourds et aveugles ;
et ils disent : “Seigneur, donne-nous, en nos épouses et nos descendants, fraîcheur des yeux, et assigne-nous pour dirigeants aux pieux.”
Ceux-là auront pour salaire l’étage d’en- haut, pour leur endurance, et ils seront reçus en salut et paix.
pour y demeurer toujours. Le beau gîte et séjour que voilà !
—Dis : “Sans votre prière, mon Seigneur ne se souciera pas de vous ; car vous avez crié au mensonge, oui, et cela vous colle.”
T’â, Sîn, Mîm.
Voici les versets du Livre évident.
Il se peut que tu te consumes de chagrin, de ce qu’ils ne croient pas !
Si Nous voulons, Nous ferons descendre du ciel sur eux un signe, puis leurs cous ploieront devant lui.
Pas un Rappel renouvelé ne leur vient, du Très Miséricordieux, qu’ils ne l’esquivent.
Et ils crient au mensonge, certes ! Eh bien, il leur viendra bientôt nouvelles de ce dont ils se raillent.
Quoi ! n’ont-ils pas vu la terre, combien de chaque noble couple Nous y avons fait pousser ?
Voilà bien là un signe, vraiment ! La plupart d’entre eux, cependant, ne croient pas.
Oui, ton Seigneur, c’est Lui le puissant, le miséricordieux.
Et lorsque ton Seigneur appela Moïse : “Rends-toi auprès du peuple prévaricateur,
auprès du peuple de Pharaon !” — Ne se comporteront-ils pas en piété ?
—Il dit : “Seigneur, je crains, vraiment, qu’ils ne me traitent de menteur ;
et ma poitrine se serre, et ma langue ne marche guère. Mande donc Aaron.
Et pour eux j’ai sur moi un péché ! Je crains donc qu’ils ne me tuent.
Mais Dieu : “Jamais ! Allez tous deux donc avec Nos signes. Oui, nous restons à l’écoute avec vous.
Rendez-vous donc tous deux auprès de Pharaon, puis dites : “Oui, nous sommes l’ambassade du Seigneur des mondes,
pour que tu envoies les Enfant d’Israël en notre compagnie
—“Ne t’avons-nous pas, dit Pharaon, élevé chez nous tout enfant ? et n’as-tu pas demeuré parmi nous des années de ta vie ?
Puis tu as fait ce tien méfait que tu as fait, et tu as été du nombre des ingrats !”
—“Je l’ai fait, dit Moïse, alors que j’étais du nombre des égarés.
Je me suis donc enfui de vous quand j’ai eu peur de vous ; puis mon Seigneur m’a donné du jugement et m’a désigné du nombre des envoyés.
Est-ce là le bienfait que tu me reproches, alors que tu asservis les enfants d’Israël ?”
—“Et qu’est-ce que ce Seigneur des mondes ? “dit Pharaon.
—“Le Seigneur des cieux et de la terre et de ce qui est entre deux, dit Moïse ; si vous voulez croire avec certitude !”
—Pharaon dit à ceux qui l’entouraient : “N’entendez-vous pas ?”
—Mais Moïse : “...Votre Seigneur, et le Seigneur de vos plus anciens ancêtres !”
—“Vraiment, dit Pharaon, le messager à vous, qui vous a été envoyé, est certainement un fou !”
—“... Le Seigneur du levant et du couchant, et de ce qui est entre deux ; si vous comprenez !” dit Moïse.
—“Si tu adoptes, dit Pharaon, autre dieu que moi, je ferai très certainement de toi un des emprisonnés.”
—“Et si je t’apportais, dit Moïse, une chose évidente ?”
—“Apporte-la, dit Pharaon, si tu es du nombre des véridiques.”
Moïse jeta donc son bâton, et voilà que manifestement c’était un dragon ;
et il tira sa main, et voilà qu’à ceux qui regardaient, elle était blanche.
Pharaon dit à la cohorte de grands autour de lui : “Voilà en vérité un savant magicien !
Il veut par sa magie vous expulser de votre terre. Eh bien, que commandez-vous ?”
—Ils dirent : “Ajourne-le, lui et son frère, et envoie des rassembleurs dans les villes,
qu’ils t’amènent tout grand magicien savant.”
On réunit donc les magiciens pour le rendez-vous au jour convenu.
Et on dit aux gens : “Est-ce que vous allez vous réunir ?
Peut-être allons-nous pouvoir suivre les magiciens si c’est eux qui ont le dessus !”
Puis, lorsque les magiciens furent arrivés, ils dirent à Pharaon : “Y aura-t-il vraiment quelque salaire pour nous, si c’est nous qui avons le dessus ?”
Il dit : “Oui, bien sûr ! vous serez alors des rapprochés”.
—Moïse leur dit : “Jetez ce que vous avez à jeter.”
Ils jetèrent donc leurs cordes et leurs bâtons, et dirent : “Par la puissance de Pharaon !... C'est nous qui avons le dessus !
Puis Moïse jeta son bâton, lequel happait ce qu’ils avaient fabriqué.
Voilà donc les magiciens jetés prosternés,
disant : “Nous croyons au Seigneur des mondes,
au Seigneur de Moïse et d’Aaron.”
—Mais Pharaon : “Allez-vous croire en lui avant que je ne vous permette ? Comme si c’était lui votre chef, en vérité, qui vous eût enseigné la magie ! Eh bien, vous allez savoir ! Très certainement, je vous couperai mains et jambes alternées, et très certainement vous crucifierai tous.”
—Ils dirent : “Il n’y a pas de mal ! Oui, c’est vers notre Seigneur que nous faisons retour.
Oui, nous convoitons que notre Seigneur nous pardonne nos fautes, car nous avons été les premiers à croire.”
Et Nous révélâmes à Moïse ceci : “Fais voyager de nuit mes esclaves. Oui, vous allez être poursuivis.”
Puis, Pharaon envoya des rassembleurs dire dans les villes :
“Ils sont une bande peu nombreuse, certes oui,
et irritants pour nous, certes oui,
tandis que, certes oui, nous sommes tous en garde.”
—Nous les fîmes donc sortir des jardins et des sources
et des trésors et d’un noble lieu,
comme cela ! De quoi Nous fîmes héritiers les Enfants d’Israël.
Au lever du soleil, en effet, on les poursuivit.
Puis, quand les deux partis se virent, les gens de Moïse dirent : “Nous voilà atteints, certainement !”
—Il dit : “Jamais ! Avec moi, en vérité, est mon Seigneur, qui va me guider.”
Puis Nous révélâmes à Moïse ceci : “Frappe de ton bâton la mer.” Elle se fendit donc, et chaque morceau fut comme une énorme montagne.
Nous en fîmes approcher les autres,
tandis que Nous sauvions Moïse et ceux qui étaient avec lui, tous.
Ensuite, Nous noyâmes les autres.
Voilà bien là un signe, vraiment ! Cependant, la plupart d’entre eux ne croient pas.
Oui, ton Seigneur, c’est Lui le puissant, le miséricordieux !
Et récite-leur cette nouvelle d’Abraham :
Quand il dit à son père et à son peuple : “Qu’adorez-vous ?”
—Ils dirent : “Nous adorons des idoles : nous leur resterons donc attachés.”
—Il dit : “Vous entendent-elles lorsque vous appelez ?
ou vous profitent-elles ? ou vous nuisent- elles ?”
—Ils dirent : “Mais nous avons trouvé nos ancêtres à faire ainsi.”
—Il dit : “Eh bien, voyez-vous ce que vous avez adoré,
vous ainsi que vos plus anciens ancêtres ?
un ennemi à moi, que tout cela ! Mais pas le Seigneur des mondes,
qui m’a créé. C’est Lui en effet qui me guide ;
et c’est Lui qui me nourrit et me donne à boire ;
et quand je suis malade, c’est Lui qui me guérit,
et qui me fera mourir, puis me donnera la vie,
et c’est Lui dont je convoite qu’il me pardonne ma faute, au jour de la Rétribution.
Seigneur, donne-moi du jugement, et rattache-moi aux gens de bien ;
et assigne-moi, pour la postérité, une langue de vérité ;
et désigne-moi l’un des héritiers du Paradis-Naïm ;
et pardonne à mon père : il a été, vraiment, du nombre des égarés ;
et ne me fais pas ignominie, au jour où l’on sera ressuscité,
au jour où ni les biens ni les enfants ne profiteront,
sauf à quiconque vient à Dieu avec un cœur sain.”
Or, pour les pieux on rapprochera le Paradis,
et l’on fera surgir, pour les errants, l’enfer-Jahîm,
et on leur dira : “Où sont ceux que vous adoriez
en dehors de Dieu ? Vous secourent-ils ? ou eux-mêmes se secourent-ils ?”
Ils y seront donc jetés, et les errants aussi,
tout comme les armées de Satan, tous.
Ils diront, tout en s’y querellant :
“Par Dieu ! Nous sommes, certes oui, restés en un égarement manifeste,
quand nous vous égalions au Seigneur des mondes !
Ce ne sont que des criminels qui nous égaraient !
Et, pour nous, pas d’intercesseurs,
non plus que de chaleureux ami !
Oui, s’il y avait pour nous un retour, alors nous serions des croyants !”
Voilà bien là un signe, vraiment. Cependant, la plupart d’entre eux ne croient pas.
Ton Seigneur, c’est Lui vraiment le puissant, le miséricordieux.
Le peuple de Noé traita de menteurs les Envoyés.
Quand Noé, leur frère, leur dit : “Ne vous comporterez-vous pas en piété ?
Je suis pour vous un messager sûr, vraiment !
Craignez Dieu, donc, et m’obéissez.
Et je ne vous en demande pas de salaire : mon salaire n’incombe qu’au Seigneur des mondes,
Craignez Dieu, donc, et m’obéissez.”
—Ils dirent : “Croirons-nous en toi, alors que ce sont les plus vils qui te suivent ?”
—Il dit : “Est-ce que je sais ce que ceux-là œuvraient ?
Leur compte n’incombe qu’à mon Seigneur. Si vous aviez conscience !...
Et ce n’est pas à moi de chasser les croyants.
Je ne suis qu’un avertisseur évident.”
—Ils dirent : “Si tu ne t’arrêtes pas, Noé, tu seras certainement du nombre des lapidés !”
—Il dit : “Oui, Seigneur, mon peuple me traite de menteur.
Ouvre donc entre moi et eux une ouverture ; et sauve-moi ainsi que ceux des croyants qui sont avec moi.”
Nous le sauvâmes donc, et aussi ceux qui étaient en sa compagnie, plein l’arche.
Et ensuite Nous noyâmes le reste.
Voilà bien là un signe, vraiment ! Cependant, la plupart d’entre eux ne croient pas.
Ton Seigneur, c’est Lui vraiment le puissant, le miséricordieux.
Les Aad traitèrent de menteurs les Envoyés.
Quand Houd, leur frère, leur dit : “Ne vous comporterez-vous pas en piété ?
Je suis pour vous un messager sûr, vraiment !
Craignez Dieu, donc, et m’obéissez.
Et je ne vous en demande pas de salaire : mon salaire n’incombe qu’au Seigneur des mondes.
Bâtirez-vous par frivolité sur chaque colline un monument ?
Et prendrez-vous des ateliers comme si vous deviez demeurer toujours ?
Et quand vous saisissez, saisirez-vous en tyrans ?
Craignez Dieu, donc, et m’obéissez.
Et Craignez Celui qui vous aide de ce que vous savez,
qui vous aide de bestiaux et d’enfants
et de jardins et de sources.
Oui, je crains pour vous le châtiment d’un Jour énorme !”
—Ils dirent : “Que tu nous exhortes ou que tu ne sois pas du nombre des exhorteurs, ça nous est égal !
Ce ne sont là que les mœurs des anciens :
on ne nous châtiera pas.”
Ils le traitèrent donc de menteur. Et Nous les fîmes périr. Voilà bien là un signe, vraiment ! Cependant, la plupart d’entre eux, ne croient pas.
Ton Seigneur, c’est Lui vraiment le puissant, le miséricordieux.
Les Thamoud traitèrent de menteurs les Envoyés.
Quand Sâlih, leur frère, leur dit : “Ne vous comporterez-vous pas en piété ?
Je suis pour vous un messager sûr, vraiment !
Craignez Dieu, donc, et m’obéissez.
Et je ne vous en demande pas de salaire : mon salaire n’incombe qu’au Seigneur des mondes.
Vous laissera-t-on en sécurité au sein de ce qu’il y a ici,
des jardins et des sources,
et des cultures, et des dattiers dont la spathe est mangeable ?
et taillerez-vous habilement les montagnes en maisons ?
Craignez Dieu, donc, et m’obéissez.
Et n’obéissez pas à l’ordre des outranciers
qui mettent du désordre sur terre et point ne réforment.”
—Ils dirent : “Rien d’autre : tu es du nombre des ensorcelés !
Tu n’es qu’un homme comme nous. Apporte donc un signe si tu es du nombre des véridiques.”
—Il dit : “Voici une chamelle : à elle de boire, à vous aussi de boire, au jour convenu.
Et ne la touchez pas à mal, ou vous saisira châtiment d’un Jour énorme !”
Puis ils lui coupèrent les jarrets. Eh bien, ils eurent à regretter !
Le châtiment, en effet, les saisit. Voilà bien là un signe vraiment. Cependant, la plupart d’entre eux ne croient pas.
Ton Seigneur, c’est Lui vraiment le puissant, le miséricordieux.
Le peuple de Loth traita de menteurs les Envoyés.
Quand Loth, leur frère leur dit : “Ne vous comporterez-vous pas en piété ?
Je suis pour vous un messager sûr, vraiment !
Craignez Dieu, donc, et m’obéissez.
Et je ne vous en demande pas de salaire : mon salaire n’incombe qu’au Seigneur des mondes.
Faut-il qu’entre tous les mondes vous alliez aux mâles
et laissiez de côté ce que votre Seigneur vous a créé d’épouses ? Non mais vous êtes gens transgresseurs !”
—Ils dirent : “Si tu ne t’arrêtes pas, Loth, tu seras certainement du nombre des expulsés.”
—Il dit : “Quant à votre façon d’agir, oui, je suis de ceux qui la détestent.
Seigneur, sauve-moi et ma famille, de ce qu’ils œuvrent.”
Nous le sauvâmes donc, et aussi sa famille, tous,
sauf une vieille, d’entre les traînards.
Puis Nous détruisîmes les autres ;
et Nous fîmes sur eux pleuvoir une pluie. Et quelle mauvaise pluie, pour ceux qu’on avait avertis !
Voilà bien là un signe, vraiment ! Cependant, la plupart d’entre eux ne croient pas.
Ton Seigneur, c’est Lui vraiment le puissant, le miséricordieux.
Les gens d’al-Aïkah traitèrent de menteurs les Envoyés.
Quand Chuaïb leur dit : “Ne vous comporterez-vous pas en piété ?
Je suis pour vous un messager sûr, vraiment !
Craignez Dieu, donc, et m’obéissez.
Et je ne vous en demande pas de salaire : mon salaire n’incombe qu’au Seigneur des mondes.
Faites pleine la mesure, et ne soyez pas des tricheurs.
Et pesez à balance droite.
Et ne rognez pas sur les choses des gens ; et ne commettez pas de désordre sur terre, en fauteurs de désordre.
Et craignez Celui qui vous a créés, vous et les anciennes générations.”
—Ils dirent : “Rien d’autre : tu es du nombre des ensorcelés ;
et tu n’es qu’un homme comme nous ; et vraiment nous te pensons bien du nombre des menteurs.
Fais donc tomber sur nous le ciel en morceaux, si tu es du nombre des véridiques !”
Il dit : “Mon Seigneur sait mieux ce que vous œuvrez.”
Mais ils le traitèrent de menteur. Puis, le châtiment du Jour de l’Ombre les saisit. Oui, ce fut le châtiment d’un Jour énorme.
Voilà bien là un signe, vraiment ! Cependant, la plupart d’entre eux ne croient pas.
Ton Seigneur, c’est Lui vraiment le puissant, le miséricordieux.
Oui, c’est là ce que le Seigneur des mondes a fait descendre,
et avec cela est descendu l’Esprit fidèle,
sur ton cœur, pour que tu sois du nombre des avertisseurs
en claire langue arabe.
Oui, et ceci était déjà dans les Écrits aux anciens.
N’est-ce pas pour eux un signe, que les savants des Enfants d’Israël le reconnaissent ?
Si Nous l’avions fait descendre sur l’un des non-Arabes,
puis que celui-ci l’ait lu devant eux, ils n’y auraient pas cru.
Ainsi l’acheminons-Nous aux cœurs des criminels :
ils n’y croiront pas avant de voir le châtiment douloureux
qui va en effet venir à eux soudain tandis qu’ils seront inconscients ;
puis ils diront : “Est-ce qu’on va nous donner répit ?”
—Est-ce Notre châtiment qu’ils cherchent à hâter ?
Si donc Nous leur donnions de jouir, des années durant, vois-tu,
et qu’ensuite leur vienne ce dont on les menaçait,
cela dont on leur a donné de jouir ne les mettrait pas à l’abri.
Et Nous ne faisons pas périr de cité qui n’ait eu des avertisseurs,
à titre de Rappel, —car Nous ne sommes pas du nombre des prévaricateurs.
Et ce ne sont pas des diables qui sont descendus avec ceci :
cela ne leur convient pas ; et ils ne peuvent pas non plus.
Ils sont, certes oui, écartés de toute écoute.
N'invoque donc pas autre dieu avec Dieu, ou tu seras du nombre des châtiés.
Et avertis ton clan le plus proche.
Et baisse ton aile sur ceux des croyants qui te suivent.
Puis, s’ils te désobéissent, alors, dis : “Vraiment, je désavoue ce que vous faites !”
Et place confiance au Puissant, au Miséricordieux,
qui te voit quand tu te lèves,
et quand tu officies parmi les prosternés.
C’est Lui vraiment, qui entend, qui sait.
Vous apprendrai-Je sur qui les diables descendent ?
Ils descendent sur tout calomniateur, pécheur !
Ils tendent l’oreille... Cependant, la plupart d’entre eux sont menteurs.
Et quant aux poètes, les errants les suivent.
Ne vois-tu pas qu’ils divaguent, oui, dans chaque vallée,
et qu’en vérité ils disent ce qu’ils ne font pas ?
A part ceux qui croient et font œuvres bonnes et se rappellent Dieu beaucoup, et qui se portent secours à eux-mêmes quand on leur a manqué. Ceux qui prévariquent verront bientôt de quel tournant ils vont tourner !
T’â, Sîn. Voici les versets du Coran et d’un Livre évident,
guidée et bonne annonce aux croyants
qui établissent l’Office et acquittent l’impôt, tandis qu’eux-mêmes croient avec certitude en l’au-delà.
Quant à ceux qui ne croient pas en l’au-delà, oui, Nous leur enjolivons leurs actions, en sorte qu’ils marchent à l’aveuglette.
C'est à eux qu’appartient le pire châtiment, tandis qu'ils sont, dans l’au-delà, les plus grands perdants.
Oui, le Coran t’est inculqué de la part d’un Sage Savant.
—Quand Moïse dit à sa famille : “Oui, je sens du feu ; je vais vous en apporter nouvelle, ou venir avec une flamme, un tison ; peut-être vous réchaufferiez-vous ?”
Puis, lorsqu’il y fut, on l’appela, — béni soit Celui qui est dans le feu, qui est tout autour aussi, et pureté à Dieu, Seigneur des mondes :
“O Moïse, oui, c’est Moi, Dieu, le Puissant, le Sage
Et : “jette ton bâton.”— Quand il le vit remuer comme si ç’avait été un serpent frétillant, il tourna le derrière et ne se retourna plus. — “N’aie pas peur, Moïse. De Moi, les envoyés n’ont pas peur, auprès de Moi ;
—sauf celui qui a prévariqué ; mais quiconque se tourne au bien après le mal... alors Je suis pardonneur, miséricordieux, vraiment !—
et introduis ta main dans ta poitrine : elle sortira blanche, sans mal ; —un des neuf signes à Pharaon et à son peuple : ceux-là vraiment sont gens pervers !”
Puis lorsque Nos signes leur vinrent, éclairants, ils dirent : “C’est de la magie manifeste !”
Or, prévaricateurs et altiers, ils les nièrent, tandis qu’en eux-mêmes ils y croyaient avec certitude. Regarde donc ce qu’il est advenu des fauteurs de désordre !
Et très certainement Nous avons apporté de la science à David et à Salomon ; et tous deux dirent : “Louange à Dieu qui nous a donné excellence sur beaucoup de ses esclaves croyants !”
Et Salomon hérita de David, et dit : “Ho, les gens ! On nous a appris la langue des oiseaux ; et de toutes choses on nous a donné. Voilà bien là, vraiment, la grâce évidente !”
Et furent rassemblées, pour Salomon, ses armées de djinns et d’hommes et d’oiseaux ; puis tous furent rangés.
Puis, quand ils vinrent à la Vallée des Fourmis, une fourmi dit : “Ho, les Fourmis, entrez dans vos demeures, afin qu’inconsciemment Salomon et ses armées ne vous écrasent pas sous leurs pieds.”
A ses mots, il rit d’un sourire et dit : “Dispose-moi, Seigneur, à rendre grâces pour le bienfait dont Tu m’as comblé ainsi que mes père et mère, et que j’œuvre le bien que Tu agrées ; et fais-moi entrer, par Ta miséricorde, parmi les gens de bien Tes esclaves.”
Et il passa en revue les oiseaux, puis il dit : “Qu’ai-je à ne pas voir la huppe ? Est-elle des absents ?
Très certainement je la châtierai d’un grand châtiment ! ou très certainement l’égorgerai ! ou bien elle m’apportera une raison évidente.”
Mais elle n’était pas restée loin. Elle dit en effet : “J’ai cerné ce que tu n’as point cerné ; et j’apporte de Saba une nouvelle certaine :
Oui, j’ai trouvé qu’une femme y règne cependant que de toutes choses il lui a été donné ; et elle a un énorme trône.
Je l’ai trouvée, —et son peuple,— se prosternant devant le soleil au lieu de Dieu. Le Diable leur a enjolivé leurs actions : il les a donc empêchés du Sentier, et donc, ils ne se guident pas !”
—Que ne se prosternent-ils devant Dieu, qui fait sortir ce qui est caché dans les cieux et la terre, et qui sait ce que vous cachez et aussi ce que vous divulguez ?
Dieu ! Point de Dieu, que Lui, le Seigneur de l’énorme Trône !
—Alors, Salomon : “Nous allons voir si tu dis la vérité ou si tu es du nombre des menteuses.
Va avec cette lettre de moi ; puis, lance-la-leur ; ensuite, tourne-leur le dos, et regarde ce qu’ils feront en retour.”
—Or, la reine dit : “Cohorte de grands ! une noble lettre m’a été lancée.
Oui, elle vient de Salomon ; et, en vérité, la voici : “Au nom de Dieu, le Très Miséricordieux, le Tout Miséricordieux,
Ne faites pas les hautains avec moi, et venez à moi en Soumis.”
—Elle dit : “Cohorte de grands ! Répondez-moi sur cet ordre de moi : je ne déciderai d’ordre, que vous ne soyez présents.”
—Ils dirent : “Nous sommes détenteurs de force et détenteurs de grande rigueur. L’ordre, cependant, t’appartient. Regarde donc ce que tu veux ordonner.”
—Elle dit : “Les rois, à la vérité, quand ils entrent dans une cité, y mettent le désordre, et font de ses plus puissants habitants les plus humbles. Ainsi agissent-ils.
Oui, je vais leur envoyer un présent, puis je verrai ce que les envoyés ramèneront.”
—Puis, lorsque le messager y fut, Salomon dit : “Est-ce avec quelques biens que vous voulez me venir en aide ? alors que ce que Dieu m’a apporté est meilleur que ce qu’il vous a apporté ! Non mais c’est vous qui exultez de votre présent !
Retourne chez eux. Puis nous leur viendrons très certainement avec des armées contre quoi ils n’auront pas de résistance, et les expulserons de là très certainement, tout humbles, cependant qu’eux-mêmes se feront petits.”
—Puis : “Cohorte de grands ! Qui de vous m’apportera son trône avant qu’ils ne viennent à moi en Soumis ?”
—Un éfrit de djinn dit : “Je te l'apporterai avant que tu ne te lèves de ta place : là-dessus, je suis fort, certes oui, digne de confiance !”
—Un chez qui se trouvait quelque science du Livre dit : “Je te l’apporterai avant que tu aies rouvert l’œil.” —Quand, ensuite, Salomon le vit se poser près de lui, il dit : “C’est d’une grâce de mon Seigneur, pour éprouver si je suis reconnaissant ou si je suis ingrat. Or, quiconque est reconnaissant, c’est pour lui-même qu’il est reconnaissant, et quiconque est ingrat... alors oui, mon Seigneur est à l’abri, noble !”
—Et encore : “Rendez-lui méconnaissable son trône : nous allons voir si elle se guide ou si elle est de ceux qui ne se guident pas.”
—Quand elle fut venue, on lui dit : “Était-il ainsi ton trône ?” —Elle dit : “C’est comme si c’était lui. Science nous a d’avance été donnée ; et nous nous sommes soumis,”
Or, ce qu’elle adorait en dehors de Dieu l’empêchait ; oui, elle faisait partie d’un peuple mécréant.
—On lui dit : “Entre dans la tour.” Puis, quand elle la vit, elle la compta pour une eau profonde, —et elle se découvrit bien les tibias ! —Alors, Salomon : “Non, ceci est une tour, que des verres font miroiter.” —Elle dit : “Seigneur, je me manquais à moi-même : je me soumets, en compagnie de Salomon, à Dieu, Seigneur des mondes.”
Et très certainement, Nous envoyâmes vers les Thamoud Sâlih, leur frère : “Adorez Dieu !” —Et voilà que, disputant, ils se scindaient en deux.
—Il dit : “O mon peuple, pourquoi chercher à hâter le mal plutôt que le bien ? Pourquoi ne pas demander pardon à Dieu ? Peut-être vous ferait-on miséricorde ?
—Ils dirent ! “Nous voyons en toi et en ceux qui sont avec toi, un oiseau de mauvais augure.” —Il dit : “Le vôtre, d’oiseau, est auprès de Dieu. Non mais vous êtes des gens tentés !”
Or, il y avait dans la ville un groupe de neuf hommes qui mettaient le désordre sur terre au lieu de réformer.
Ils dirent, jurant Dieu : “Très certainement, nous l’attaquerons de nuit, sa famille aussi. Ensuite, très certainement, nous dirons à son vengeur : “Nous n’avons pas assisté à l’assassinat de sa famille. Et nous sommes, certes oui, des véridiques.”
Et ils stratégièrent un stratagème. Or Nous stratégiâmes sans qu’ils se doutent un stratagème.
Regarde donc ce qu’il est advenu de leur stratagème : Nous les fîmes périr, oui, leur peuple aussi, tous.
Voilà donc, de ce qu'ils prévariquaient. leurs maisons aux toits écroulés ! C’est bien là un signe, vraiment, pour les gens qui savent !
Et Nous délivrâmes ceux qui avaient cru et se comportaient en piété.
—De même Loth, quand il dit à son peuple : “Vous en venez à la turpitude ? Alors que vous voyez clair !
Vraiment ! Vous allez d’appétit, aux hommes, au lieu de femmes ? Non mais vous êtes gens à vous rendre ignorants.”
—Puis son peuple n’eut que cette réponse : “Expulsez de votre cité la famille de Loth ! Voilà bien des gens qui affectent la pureté !”
Puis Nous le sauvâmes, avec sa famille, —sauf sa femme, pour qui Nous avions déterminé qu’elle serait du nombre des traînards.
Et Nous fîmes sur eux pleuvoir une pluie. Et quelle mauvaise pluie, pour ceux qu’on avait avertis !
Dis : “Louange à Dieu, et paix sur Ses esclaves qu’Ill a élus !” Lequel est mieux ? Dieu, ou ce qu’ils associent ?
Quoi ! Celui qui a créé les cieux et la terre, et fait, du ciel, descendre pour vous de l’eau, —puis Nous en avons fait pousser des jardins pleins de joie, dont il ne vous appartient pas de faire pousser les plantes, —quoi ! y a-t-il un dieu à côté de Dieu ? Non mais ce sont gens à inventer des Égaux.
Quoi ! Celui qui a désigné la terre comme gîte, et, dans ses brèches, désigné des rivières, et désigné, pour elle, des montagnes, et désigné une barrière entre deux ondes, —quoi ! y a-t-il un dieu à côté de Dieu ? Non mais la plupart d’entre eux ne savent pas.
Quoi ! Celui qui répond à l’angoissé quand il L’appelle, et qui déblaie le mal, et qui vous désigne lieutenants de la terre, —quoi ! y a-t-il un dieu à côté de Dieu ? Pour peu que vous vous rappeliez !
Quoi ! Celui qui vous guide dans les ténèbres de la terre et de la mer, et Celui qui envoie les vents, comme une bonne annonce, devant Sa miséricorde, —quoi ! y a-t-il un dieu à côté de Dieu ? Dieu est plus haut que ce qu’ils associent.
Quoi ! Celui qui commence la création, puis la répète, et Celui qui vous nourrit du ciel et de la terre, —quoi ! y a-t-il un dieu à côté de Dieu ? —Dis : “Apportez votre preuve, si vous êtes véridiques !”
—Dis : “Aucun de ceux qui sont dans les cieux et la terre ne sait l’invisible, que Dieu.” Ils ne se doutent pas quand ils seront ressuscités !
Non mais leur science sur l’au-delà tombe au plus bas. Là-dessus, plutôt, ils sont en doute ; là-dessus, plutôt, ils sont aveugles.
Et ceux qui mécroient disent : “Est-ce que, quand nous serons poussière, nos pères aussi, est-ce que vraiment on nous fera sortir ?
Certes, on nous l’a promis, à nos pères aussi, auparavant. Ce ne sont que contes d’anciens !”
—Dis : “Voyagez de par la terre, puis regardez ce qu’il est advenu des criminels.”
Et ne t’afflige pas sur eux, et ne sois pas à l’étroit de ce qu’ils stratégient.
—Et ils disent : “A quand cette promesse ? si vous êtes véridiques.”
—Dis : “Il se peut que partie de ce que vous cherchez à hâter soit déjà sur vos talons.”
Certes oui, ton Seigneur est, pour les gens, détenteur de grâce, mais la plupart d’entre eux ne sont pas reconnaissants.
Certes oui, ton Seigneur sait ce que cachent leurs poitrines, et ce qu’ils divulguent.
Et il n’y a chose cachée, dans le ciel et la terre, qui ne soit dans un Livre évident.
Oui, ce Coran raconte aux Enfants d’Israël la plupart de ce en quoi ils divergent,
cependant qu’il est, pour les croyants, certes oui, guidée et miséricorde.
Oui, Ton Seigneur décidera parmi eux, par Son jugement, tandis qu’Il est, Lui, le puissant, le sage.
Place donc confiance en Dieu : oui, tu es sur l’évidente vérité.
Tu ne peux pas bien sûr faire que les morts entendent, ni faire entendre l’appel aux sourds quand ils s’enfuient en tournant le derrière.
Et tu n’as pas non plus à guider hors de leur égarement les aveugles. Tu ne feras entendre que ceux qui croient en Nos signes et se soumettent.
Et quand la Parole sera pour leur tomber dessus, Nous ferons sortir de terre, pour eux, une bête qui proclamera qu’en vérité les gens ne croyaient pas en Nos signes avec certitude.
Et le jour où Nous rassemblerons, de chaque communauté, légion de ceux qui traitaient de mensonges Nos signes ! puis on les mettra en rangs.
Puis quand ils seront là, Dieu dira : “Avez-vous, sans les avoir cernés de science, traité de mensonges Nos signes ? Ou que faisiez- vous ?
Et de ce qu’ils prévariquaient, la Parole leur tombera dessus. Ils ne parleront donc point.
N’ont-ils pas vu qu’en vérité Nous avons désigné la nuit pour qu’ils y aient repos, et le jour pour voir ? Voilà bien là des signes, vraiment, pour des gens qui croient !
Et le jour où l’on soufflera dans la Trompe ! Puis ils seront effrayés, tous ceux qui sont dans les cieux et tous ceux qui sont sur la terre, —sauf qui Dieu veut ! Et tous viendront à Lui en s’humiliant.
Et tu verras les montagnes ! Tu les compteras pour figées, alors qu’elles marcheront de la démarche du nuage. Fabrication de Dieu, Lequel perfectionne toute chose. Il est bien informé, vraiment, de ce que vous faites !
Quiconque viendra avec le bien aura quelque chose de meilleur encore. Ce jour-là, cependant, ils seront rassurés de l’effroi.
Et quiconque viendra avec le mal, —alors leurs visages seront culbutés au Feu : “Vous paie-t-on d’autre chose que de ce que vous œuvriez ?”
“Rien d’autre, en vérité : on m’a commandé d’adorer le Seigneur de cette Ville qu’il a sanctifiée, —tandis qu’à Lui toute chose appartient, —et commandé d’être du nombre des Soumis,
et de réciter le Coran. “Quiconque se guide, en effet, alors, c’est pour lui-même qu’il se guide. Rien d’autre. Et quiconque s’égare, alors dis : “Rien d’autre : je suis du nombre des avertisseurs.”
—Dis : “Louange à Dieu ! Il vous fera bientôt voir Ses signes, puis vous les reconnaîtrez.” Ton Seigneur, cependant, n’est pas inattentif à ce que vous œuvrez.
T'â, Sîn, Mîm.
Voici les versets du Livre évident.
Nous te faisons récit en toute vérité, d’une nouvelle de Moïse et de Pharaon, pour les gens qui croient.
Oui, Pharaon fit le hautain sur la terre ; il désigna en sections ses habitants, cherchant à affaiblir l’un des groupes, égorgeant ses garçons et laissant vivre les filles. C’était donc vraiment un fauteur de désordre ;
mais Nous voulions favoriser ceux qu’on avait affaiblis sur terre, et en faire les dirigeants, et en faire les héritiers.
et les établir sur la terre, et faire voir de leur part à Pharaon et à Hâmân, et aussi aux armées de ces deux-là, cela même qu’ils redoutaient.
Et Nous révélâmes à la mère de Moïse, ceci : “Allaite-le. Puis, quand tu craindras pour lui, alors lance-le dans le flot, et ne crains pas, et ne sois pas affligée : Nous te le rendrons certainement et le désignerons du nombre des Envoyés.”
Puis les gens de Pharaon le recueillirent, pour qu’il leur devînt ennemi et affliction ! Les fautifs, en vérité, c’étaient Pharaon et Hâmân et les armées à eux.
Et la femme de Pharaon dit : “Fraîcheur de mon œil et du tien ! Ne le tuez pas ! Il se peut qu’il nous soit utile, ou que nous l’adoptions comme garçon —Ils ne se doutaient pas !
Et le cœur de la mère de Moïse devint vide. Peu s’en fallut qu’elle ne divulguât tout, si Nous n’avions pas pansé son cœur pour qu’elle restât du nombre des croyants.
Elle dit à sa sœur à lui : “Suis-le”, laquelle l’observa donc à l’écart. Et ils ne se doutaient pas.
Or, Nous l’avions, jusque-là, privé de nourrices. Elle dit donc ; “Puis-je vous indiquer des gens d’une maison, qui s’en chargeront pour vous, tout en étant bienveillants à son égard ?”
Puis Nous le rendîmes à sa mère, afin que son œil se rafraîchît, et qu’elle ne s’affligeât pas, et qu’elle sût que la promesse de Dieu est vérité. —Mais la plupart d’entre eux ne savent pas.
Et quand il eut atteint ses pleines forces et se fut bien formé, Nous lui apportâmes jugement et science. Ainsi payons-Nous les bienfaisants.
Or, entrant dans la ville à une heure d’inattention de ses habitants, il y trouva deux hommes qui se battaient, celui-ci de ses partisans, celui-là de ses adversaires. Puis l’homme de ses partisans l’appela au secours contre l’homme de ses adversaires à qui, donc, Moïse donna un coup de poing qui l’acheva. —“Ça, dit Moïse, c’est du travail du Diable ! Vraiment, c’est un ennemi qui manifestement égare !”
—Et encore : “Seigneur, je me suis manqué à moi-même ; pardonne-moi donc !” — Il lui pardonna donc. C’est Lui vraiment le pardonneur, le miséricordieux !
—Il dit : “Seigneur, grâce au bienfait dont Tu m’as comblé, jamais je ne serai de ceux qui prêtent le dos aux criminels.”
Le lendemain, donc, il s’en fut, craintif, par la ville, pour guetter ; et voilà que celui qui lui avait demandé secours la veille, l’appelait à cris. Moïse lui dit : “Manifestement, tu fais fausse route !”
Puis quand de fait il voulut saisir celui qui leur était adversaire à tous deux, celui-ci dit : “O Moïse, veut-tu me tuer comme tu as tué hier un individu ? Tu ne veux qu’être un tyran sur terre ; tu ne veux pas être de ceux qui réforment.”
Et un homme vint du bout de la ville en courant. Il dit : “O Moïse, en vérité, la cohorte des grands tient conseil à ton sujet pour te tuer. Sors donc. J’en suis un qui te veut du bien, vraiment !”
Il sortit donc de là, craintif, aux aguets. Il dit : “Seigneur, sauve-moi des gens prévaricateurs !”
Et comme il se dirigeait vers Madian, il dit : “Il se peut que mon Seigneur me guide en droiture de sentier.”
Et quand il fut à l’eau de Madian, il y trouva une troupe de gens qui abreuvaient, et il trouva, à leur écart, deux femmes qui retenaient leurs bêtes. —Il dit : “Quelle est votre mission à toutes deux ?” —Elles dirent : “Nous n’abreuverons que quand les bergers seront partis ; et notre père est fort âgé”
Il abreuva donc pour elles deux, puis retourna à l'ombre, et dit : “Vraiment, Seigneur, j'ai grand besoin du bien que Tu feras descendre vers moi.”
Puis l'une d'elles vint à lui d'une démarche timide. Elle dit : “Mon père t’appelle pour te payer le salaire de ce que tu as abreuvé pour nous. “Puis quand il fut venu à lui, et qu’il lui eut récité le récit, le vieillard dit : “N’aie crainte : tu as échappé aux gens prévaricateurs.”
—L’une d’elles dit : “O mon père, engage-le pour un salaire : vraiment, le meilleur que tu puisses engager pour un salaire, c’en est un qui doit être fort, digne de confiance.”
—Il dit : “Je veux te marier à l’une de mes deux filles que voici, à condition que tu me serves comme salarié pendant huit ans. Si tu complètes la dizaine, ce sera de ton bon gré ; je ne veux cependant pas t’être pénible. Tu me trouveras si Dieu veut, du nombre des gens de bien.
“C’est entre moi et toi, dit Moïse. Quel que soit celui des deux termes que j’accomplisse, alors, pas de violence contre moi. Dieu cependant est garant de ce que nous disons.”
Puis, quand Moïse eut achevé le terme et voyagé de nuit avec sa famille, il sentit un feu du côté du Mont. Il dit à sa famille : “Restez. J’ai senti du feu. Peut-être vous en apporterai-je nouvelle, ou quelque brandon de feu, que peut-être vous vous réchauffiez.”
Puis quand il y fut, on l’appela, du flanc droit de la vallée, en un lopin de terre bénie, du sein de l’arbre : “O Moïse ! C’est Moi, oui, Moi, Dieu, Seigneur des mondes.”
—Et : “Jette ton bâton.” —Puis, quand il le vit remuer comme si ç’avait été un serpent frétillant, il tourna le derrière et ne se retourna plus —“O Moïse ! viens-là devant, et n’aie pas peur : tu es du nombre des protégés.
Introduis ta main dans ta poitrine : elle sortira blanche, sans mal. Et serre-toi les coudes contre la frayeur. Voilà donc deux preuves de ton Seigneur pour Pharaon et sa cohorte de grands : vraiment, ce sont des gens pervers !”
—“Seigneur, dit Moïse, j’ai tué parmi eux un individu, oui ; je crains donc qu’ils ne me tuent.
Mais Aaron, mon frère, est de langue plus éloquente que moi. Envoie-le donc avec moi, comme aide, pour me confirmer : je crains, vraiment, qu’ils ne me traitent de menteur !”
—Dieu dit : “Nous allons, par ton frère, fortifier ton bras, et vous investir, vous deux, d’autorité ; puis ils ne sauront atteindre jusqu'à vous deux. Par Nos signes vous deux et ceux qui vous suivront prévaudrez.”
Puis, quand Moïse vint à eux avec Nos signes manifestes, ils dirent : “Ce n’est là que magie mentie ! Jamais nous n’avons entendu parler de cela chez nos plus anciens ancêtres.”
—Et Moïse de dire : “Mon Seigneur sait mieux qui a de Sa part apporté la guidée, et à qui, dans le monde, appartient la finale ! Vraiment, les prévaricateurs ne sont pas les gagnants !”
—Et Pharaon dit : “Cohorte de grands ! je ne connais pas de dieu, pour vous, autre que moi. Allume-moi donc du feu sur la glaise, Hâmân, puis construis-moi une tour : peut-être monterai-je jusqu’au dieu de Moïse ! Je le pense cependant du nombre des menteurs !”
Et il s’enfla d’orgueil, sur terre, ses armées aussi, sans droit. Et ils pensèrent qu’en vérité ils ne seraient pas ramenés vers Nous !
Nous le saisîmes donc, ses armées aussi, puis les jetâmes dans le flot. Regarde donc ce qu’il est advenu des prévaricateurs !
Nous fîmes d’eux des dirigeants qui appellent au Feu. Au jour de la résurrection, cependant, ils ne seront pas secourus.
Et Nous les fîmes suivre, dans cet ici-bas, d’une malédiction. Au jour de la résurrection, cependant, ils seront de ceux que l’on honnit.
Et très certainement Nous avons apporté le Livre à Moïse, —après avoir fait périr les anciennes générations,— comme des appels à la clairvoyance, pour les gens, et comme guidée, et comme miséricorde. —Peut-être se rappelleront-ils ?
Tu n’étais pas sur le versant ouest, quand Nous avons décrété l’ordre, à l’intention de Moïse ; tu n’étais pas des témoins.
Mais Nous avons créé, en vérité, des générations, dont l’âge s’est prolongé. Et tu n’étais pas non plus résident parmi les gens de Madian à réciter sur eux Nos signes : c’est Nous qui envoyâmes des messages.
Et tu n’étais pas au flanc du Mont quand Nous avons appelé. Mais voici une miséricorde, de ton Seigneur, afin que tu avertisses un peuple à qui nul avertisseur avant toi n’est venu. Peut-être se rappelleront-ils ?
Et qu’une atteinte les atteigne, pour prix de ce que leurs propres mains préparaient, pourquoi pas ? et puis, qu’ils disent : “Seigneur, pourquoi ne nous as-Tu pas envoyé d’Envoyé ? nous aurions alors suivi Tes signes, et nous aurions été des croyants !”
Mais quand la vérité leur est venue de Notre part, ils ont dit : “Pourquoi n’a-t-il pas été donné à celui-ci comme à Moïse ?” —Est-ce qu’on n’a pas mécru ce qui auparavant fut apporté à Moïse ? - Ils disent : “Deux magies ! elles se prêtent le dos mutuellement !” —Et ils disent : “Oui, nous mécroyons chacune.”
—Dis : “Venez donc avec, de la part de Dieu, un Livre qui soit un guide meilleur que ces deux-là, que je le suive, si vous êtes véridiques !”
Et puis, s’ils ne te répondent pas, sache alors que c’est leurs passions qu’ils suivent. Rien d’autre. Et qui est plus égaré que celui qui suit sa passion sans guidée de Dieu ? Dieu vraiment ne guide pas les gens prévaricateurs.
Et très certainement, Nous leur avons fait parvenir la Parole. Peut-être se rappelleront-ils ?
Ceux à qui, avant lui, Nous avons apporté le Livre, y croient.
Et quand on le leur récite, ils disent : “Nous y croyons. Oui, c’est la vérité de la part de Notre Seigneur. Dès avant lui, en vérité, nous étions Soumis.”
Voilà ceux à qui on donnera deux fois leur salaire de ce qu’ils enduraient. Et c’est eux qui repoussent le mal par le bien, et qui font largesses sur ce que Nous leur avons attribué ;
et quand ils entendent la vanité, ils s’en détournent et disent : “A nous nos actions, et à vous vos actions. Paix sur vous ! Nous ne recherchons pas les ignorants.”
Non, tu ne guides pas qui tu aimes : mais c’est Dieu qui guide qui Il veut. Il sait mieux, cependant, les bien-guidés.
Et ils disent : “Si nous suivons avec toi la guidée, on nous enlèvera de notre terre !” —Ne les avons-Nous pas établis sur territoire saint, sûr, vers quoi des produits de toute sorte sont apportés comme attribution de Notre part ? Mais la plupart d’entre eux ne savent pas.
Et combien avons-Nous fait périr de cités qui se vantaient de leur vie ! voilà qu’après eux leurs demeures ne sont plus habitées, ou peu. L’Héritier, cependant, c’est Nous.
Il n’est pas de ton Seigneur de faire périr des cités avant d’avoir suscité dans la cité-mère un envoyé qui récite sur eux Nos versets. Et Nous n’avons pas à faire périr les cités, sans que leurs gens soient prévaricateurs.
Tout ce qui vous a été donné de choses est un usufruit de la vie présente, son décor aussi, alors que ce qui est auprès de Dieu est meilleur et plus durable... Ne comprenez- vous donc pas ?
Celui à qui Nous avons promis belle promesse, —laquelle il rencontrera, —quoi ! sera-t-il comme celui que Nous faisons jouir en usufruit de la vie présente, —lequel sera ensuite, au jour de la résurrection, de ceux que l’on ramène ?
Et le jour où Il les appellera !... Puis Il dira : “Où sont ces Miens associés que vous prétendiez ?”
—Ceux sur qui la Parole sera avérée diront : “Voici, Seigneur, ceux que nous avons fait errer : nous les avons fait errer comme nous errions nous-mêmes. Nous désavouons, devant Toi : ce n’est pas nous qu’ils adoraient.”
—Et on dira : “Appelez-les, vos dieux !” Puis ils les appelleront, puis ceux-là ne leur répondront pas, tandis qu’ils verront le châtiment. S’ils s’étaient bien guidés !...
Et le jour où Il les appellera !... puis Il dira : “Que répondiez-vous aux Envoyés ?”
En ce jour, alors, les nouvelles, pour eux, seront aveugles ; ils ne se poseront donc pas de questions.
Puis, celui qui se sera repenti, qui aura cru, et fait le bien, il se peut qu’il soit des gagnants.
Ton Seigneur crée ce qu’Il veut, choisit aussi. Pour eux, pas de choix. Pureté à Dieu ! Il est plus haut que ce qu’ils associent !
Ton Seigneur sait ce que cachent leurs poitrines, ce qu’ils divulguent aussi.
Il est Dieu. Pas de Dieu, que Lui. A Lui la louange, dans l’immédiat comme dans l’au-delà. A Lui le jugement. Et vers Lui vous serez ramenés.
—Dis : “Voyez-vous ? si Dieu vous assignait la nuit en permanence jusqu’au jour de la résurrection, quel autre dieu que Dieu Lui-même pourrait vous apporter de la clarté ? Eh bien, n’entendez-vous pas ?
—Dis : “Voyez-vous ? Si Dieu vous assignait le jour en permanence jusqu’au jour de la résurrection, quel autre dieu que Dieu Lui-même pourrait vous apporter une nuit où vous vous reposiez ? Eh bien, n’observez-vous pas ?”
C’est de par Sa miséricorde qu’il vous a assigné la nuit et le jour : pour que vous vous y reposiez et cherchiez de Sa grâce, —et que peut-être vous soyez reconnaissants.
Et le jour où Il les appellera !... Puis Il dira : “Où sont ces Miens associés que vous prétendiez ?”
Cependant, Nous arracherons de chaque communauté un témoin, puis Nous dirons : “Apportez votre preuve ! “Ils sauront alors que la Vérité est à Dieu, oui, et ce qu’ils blasphémaient s’égarera loin d’eux.
Oui, Coré était du peuple de Moïse ; puis il se rebella contre eux. Et Nous lui avions apporté des trésors dont les seules clefs pesaient lourd à toute une bande de gens pleins de force, quand son peuple lui dit : “N’exulte pas ! Dieu vraiment n’aime pas les exultants.
Et recherche, en ce que Dieu t’a apporté, la Demeure dernière. Et n’oublie pas ta quote-part en cette vie. Et sois bienfaisant comme Dieu t’a été bienfaisant. Et ne recherche pas le désordre sur terre. Dieu, vraiment, n’aime pas les fauteurs de désordre.”
— Il dit : “Rien d’autre : c’est par une science que j’ai, que ceci m’est venu.” —Ne savait-il pas qu’avant lui Dieu avait fait périr des générations plus solides que lui en force, certes oui, et plus nombreuses au rassemblement ? —Les criminels, cependant, on ne leur pose pas de questions sur leurs péchés !
Puis il sortit, en tout son faste, vers son peuple. Ceux qui voulaient de la vie présente dirent : “Hélas ! Si nous avions comme ce qui a été apporté à Coré ! Il a été doté, certes oui, d’une part énorme !”
Tandis que ceux à qui science avait été donnée dirent : “Malheur à vous ! La récompense de Dieu est meilleure, pour celui qui croit et fait le bien.” Mais cela n’est inculqué qu’à ceux qui endurent avec constance.
Nous fîmes donc que la terre l’engloutît, lui et sa maison. C’est donc qu’il n’avait, hors de Dieu, nulle bande qui le secourût ; et il ne fut pas de ceux qui se secourent.
Et ceux qui, la veille, souhaitaient d’être à sa place, se mirent à dire, le lendemain : “Ah ! Il semble certain que Dieu élargit la part de qui Il veut, parmi Ses esclaves ; Il la mesure aussi. Si Dieu ne nous avait pas favorisés, Il nous aurait certainement fait engloutir. Ah ! Il semble certain que les mécréants ne sont pas les gagnants.”
Cette Demeure dernière, Nous l’assignons à ceux qui ne veulent, sur terre, ni être altiers, ni mettre de désordre. Cependant, la finale est aux pieux.
Quiconque viendra avec le bien, alors il aura mieux encore ; et quiconque viendra avec le mal, alors ceux qui commettront des méfaits ne seront payés que de ce qu’ils commettaient.
Oui, Celui qui t’a prescrit le Coran te ramènera certainement là où L’on revient. —Dis : “Mon Seigneur sait mieux qui vient avec guidée, et qui est dans un égarement évident.
Tu n’espérais nullement que le Livre te fût lancé à toi. Ce n’a été que par une miséricorde de ton Seigneur. Ne prête donc point le dos aux mécréants ;
et que ceux-ci ne t’empêchent point des versets de Dieu une fois qu’on les a fait descendre vers toi. Et appelle vers ton Seigneur, et ne sois point des faiseurs de dieux.
Et n’appelle nul autre dieu avec Dieu. Point de dieu, que Lui. Tout est pour périr, sauf Son visage. A Lui le jugement ; et vers Lui vous serez ramenés.
Alîf, Lâm, Mîm.
Est-ce que les gens comptent qu’ayant dit “Nous croyons” on les laissera et qu’ils ne seront pas tentés ?
Nous en avons cependant tenté, très certainement, d’avant ceux-ci ! —Et puis Dieu sait très certainement lesquels disent la vérité, et Il sait très certainement les menteurs.
Ou ceux qui commettent des méfaits comptent-ils Nous devancer ? Comme est mauvais ce qu’ils jugent !
Quiconque espère rencontrer Dieu, alors, oui, le terme de Dieu est en route. Et c’est Lui qui entend, qui sait.
Et quiconque lutte, c’est pour lui-même qu’il lutte. Rien d’autre. Oui, Dieu est vraiment à l’abri des mondes.
Et quant à ceux qui croient et font œuvres bonnes, Nous leur effacerons leurs méfaits, et très certainement les paierons des meilleures choses qu’ils faisaient.
Et Nous enjoignons à l’homme le bien envers ses père et mère, et — : “Si ceux-ci te forcent à M’associer ce dont tu n’as science aucune, alors ne leur obéis pas.” Vers Moi est votre retour ; puis Je vous informerai de ce que vous œuvriez.
Et quant à ceux qui croient et font œuvres bonnes, Nous les ferons très certainement entrer parmi les gens de bien.
Tel des gens dit : “Nous croyons en Dieu ; “puis, s’il est torturé pour Dieu, il prend pour châtiment de Dieu la tentation des gens. Or, s’il vient un secours, de ton Seigneur, ils diront très certainement : “Mais, nous sommes restés avec vous !” Dieu ne sait-Il pas mieux ce qu’il y a dans les poitrines, de par les mondes ?
Et Dieu sait très certainement ceux qui croient, et Il sait très certainement les hypocrites.
Et ceux qui mécroient disent à ceux qui croient : “Suivez notre sentier, et certes nous porterons vos fautes.” Alors qu’ils n’en sont pas à porter quoi que ce soit des fautes de ceux-ci ! Ce sont des menteurs, certes oui
Et très certainement ils portent leurs fardeaux, et encore des fardeaux en plus de leurs fardeaux. Et seront très certainement interrogés, au jour de la résurrection, sur ce qu’ils blasphémaient.
Et très certainement Nous avons envoyé Noé vers son peuple. Il demeura donc chez eux mille ans, moins cinquante années. Puis le Déluge les saisit tandis qu’ils étaient prévaricateurs.
Puis Nous le sauvâmes, lui et les gens de l’arche ; et Nous assignâmes celle-ci aux mondes comme un signe.
Et Abraham, quand il dit à son peuple : “Adorez Dieu et craignez-Le : c’est mieux pour vous, si vous saviez !”
Rien d’autre ; vous adorez des idoles, en dehors de Dieu, et forgez une calomnie. Ceux que vous adorez en dehors de Dieu vraiment ne sont pour vous maîtres de rien en fait de portion ; cherchez-la donc auprès de Dieu, la portion, et adorez-Le, et soyez- Lui reconnaissants. C’est vers Lui que vous serez ramenés.
Et si vous criez au mensonge, alors, des communautés, avant vous, ont certes aussi crié au mensonge. Au messager cependant, rien que la claire transmission !
Quoi ! ne voient-ils pas comme Dieu commence la création, et ensuite Il la répète ? C’est facile à Dieu, vraiment !
—Dis : “Voyagez sur terre ; puis regardez comme Il a commencé la création. Puis, c’est Dieu qui procréera la procréation dernière. Dieu est capable de tout, vraiment !”
Il châtie qui Il veut, et fait miséricorde à qui Il veut ; et c’est vers Lui que vous serez transférés.
Et vous n’en êtes pas à réduire à l’impuissance, ni sur terre, ni au ciel ; et il n’y a pour vous, en dehors de Dieu, patron ni secoureur.
Et ceux qui mécroient aux signes de Dieu et à Sa rencontre désespèrent de Ma miséricorde. Et c’est pour eux qu’est le châtiment douloureux.
—Puis, son peuple ne fit d’autre réponse que : “Tuez-le, ou brûlez-le !” Mais Dieu le sauva du feu. Voilà bien là des signes pour des gens qui croient !
—Et Abraham : “Rien d’autre : c’est pour un amour réciproque dans la vie présente, que vous avez adopté des idoles en dehors de Dieu. Ensuite, au jour de la résurrection, les uns mécroiront les autres, et les uns maudiront les autres, tandis que vous aurez le Feu pour refuge, et pour vous, pas de secoureurs !”
Loth, donc, crut en lui, et dit : “Oui, j’émigre vers mon Seigneur ; oui, c’est Lui le Puissant, le Sage.”
Et Nous lui donnâmes Isaac et Jacob, et désignâmes dans sa descendance la fonction de prophète et le Livre. Et Nous lui apportâmes son salaire dans l’ici-bas, tandis que dans l’au-delà il est, certes oui, du nombre des gens de bien.
—Et Loth, quand il dit à son peuple : “Vraiment, vous commettez une turpitude où nul de par les mondes ne vous a précédés.
Quoi ! aller aux mâles, couper les chemins, commettre le blâmable dans votre club ?” —Puis, son peuple ne fit d’autre réponse que : “Fais que le châtiment de Dieu nous vienne, si tu es du nombre des véridiques !”
—Il dit : “Seigneur, au secours contre les fauteurs de désordre !”
Et quand Nos anges apportèrent à Abraham la bonne annonce, en disant : “Oui, Nous sommes pour anéantir les habitants de cette cité ; ses habitants sont prévaricateurs, vraiment !”
il dit : “Mais Loth y habite !” — Ils dirent : “C’est nous qui savons le mieux qui y habite : nous le sauverons, très certainement, lui et sa famille, sauf sa femme qui sera parmi les traînards.”
—Et quand Nos anges vinrent à Loth, il eut du dommage à cause d’eux, et son bras ressentit de l’étroitesse. Ils dirent : “Ne crains ni ne t’afflige ; oui, nous sommes pour te sauver, toi et ta famille, —sauf ta femme, qui sera parmi les traînards.
Oui, nous sommes pour faire tomber du ciel un châtiment sur les habitants de cette cité, pour la perversité qu’ils pratiquent.”
Et très certainement, Nous en avons laissé un signe évident pour les gens qui comprennent.
—De même, aux Madian, Chuaïb leur frère. Lequel dit en effet : “O mon peuple, adorez Dieu, et espérez au Jour dernier, et ne semez pas le désordre, sur terre, en fauteurs de désordre.”
Mais ils le traitèrent de menteur. Le cataclysme les saisit, donc, et les voilà sur leurs genoux, gisant dans leurs demeures.
De même les Aad et les Thamoud, —à preuve, pour vous, leurs habitations ! —Le Diable cependant leur enjolivait leurs actions, puis les empêchait du Sentier, quoiqu'ils aient cherché à être clairvoyants.
De même Coré, et Pharaon, et Hâmân, alors que Moïse leur apportait des preuves ; mais ils se gonflèrent, sur terre. Ils n’étaient cependant pas à même de l’emporter à la course !
Nous saisîmes donc chacun pour son péché : il y en eut à qui Nous envoyâmes un ouragan ; et il y en eut que le Cri saisit ; et il y en eut que Nous fîmes engloutir par la terre ; et i ! y en eut que Nous noyâmes. Non pas, cependant, que Dieu leur ait manqué ; c’est eux qui se manquaient à eux-mêmes.
Il en est de ceux qui ont pris patrons en dehors de Dieu, comme de l’araignée qui prend maison. La plus fragile des maisons, cependant, est la maison de l’araignée. S’ils savaient !
Oui, Dieu sait, ce qu’ils invoquent en dehors de Lui, quoi que ce soit. Et c’est Lui le puissant, le sage.
Ces exemples-là, Nous les frappons pour les gens ; ne les comprennent, cependant, que ceux qui savent.
C’est par la vérité que Dieu a créé les cieux et la terre. Voilà bien là un signe, vraiment, pour les croyants !
Récite ce qui t’est révélé du fait du Livre, et établis l’Office. Oui, l’Office empêche de la turpitude et du blâmable. Le Rappel de Dieu est certes ce qu’il y a de plus grand. Et Dieu sait ce que vous faites.
Et ne disputez, que de la plus belle façon, avec les gens du Livre. Sauf avec ceux d’entre eux qui prévariquent. Et dites : “Nous croyons en ce qu’on a fait descendre vers nous et descendre vers vous, tandis que notre Dieu et votre Dieu est le même, et c’est à Lui que nous nous soumettons.”
Ainsi avons-Nous fait descendre vers toi le Livre. Ceux donc à qui Nous avons apporté le Livre y croient. De ceux-là aussi, il en est qui croient. Et ne nient Nos preuves que les mécréants.
Et avant cela, tu ne récitais pas le Livre, ni ne l’écrivais de ta main ; —alors les gens du faux auraient certainement eu du soupçon.
Ce sont au contraire des versets évidents, dans les poitrines de ceux à qui science a été donnée. Et ne nient Nos signes que les prévaricateurs.
Et ils disent : “Pourquoi n’a-t-on pas fait descendre sur celui-ci des signes de la part de son Seigneur ?”—Dis : “Rien d’autre : les signes sont auprès de Dieu. Et rien d’autre : je suis un avertisseur clair.”
Quoi ? cela ne leur suffit-il pas que Nous te fassions descendre le Livre qui est récité sur eux ? Voilà bien là, vraiment, une miséricorde et un Rappel, pour les gens qui croient !
Dis : “Dieu suffit comme témoin entre moi et vous,” Lui qui sait tout ce qui est dans les cieux et la terre. Et quant à ceux qui croient au faux et mécroient Dieu, ceux-là seront les perdants.
Et ils cherchent à te faire hâter le châtiment ! S’il n’y avait pas eu un terme dénommé, certes, le châtiment leur serait venu. Et très certainement il leur viendra soudain, sans qu’ils se doutent.
Ils cherchent à te faire hâter le châtiment ! tandis que la Géhenne en est à cerner les mécréants,
au jour où le châtiment va les couvrir d’en haut et de sous leurs pieds, et dire : “Goûtez à ce que vous faisiez !”
Ho, les croyants, Mes esclaves ! Ma terre est vaste, vraiment ! Adorez-Moi donc, Moi seul !
Toute âme est pour goûter la mort. Ensuite, c’est vers Nous que vous serez ramenés.
Et quant à ceux qui croient et font œuvres bonnes, Nous les installerons certes à l’étage dans le Paradis sous quoi coulent les ruisseaux, pour y demeurer éternellement. Qu’il est délicieux le salaire des ouvriers,
de ceux qui endurent avec constance et placent confiance en leur Seigneur !
Combien de bêtes qui ne se chargent point de leur nourriture ! C’est Dieu qui leur donne nourriture, ainsi qu’à vous. Et c’est Lui qui entend, qui sait.
Certes, et si tu leur demandes : “Qui a créé les cieux et la terre, et assujetti le soleil et la lune ?” ils diront très certainement : “Dieu”. Comment se fait-il qu’ensuite ils soient mis à l’envers ?
Dieu, Lui, étend la portion à qui Il veut parmi Ses esclaves ; Il lui mesure aussi. Dieu se connaît à tout, vraiment !
Certes, et si tu leur demandes : “Qui, du ciel fait descendre l’eau, puis en donne vie à la terre une fois morte ?” ils diront très certainement : “Dieu”. —Dis “Dieu merci !” —Mais la plupart d’entre eux ne comprennent pas.
Et cette présente vie n’est qu’amusement et jeu. La Demeure dernière, cependant, c’est elle la vivante ! S’ils savaient !
Lors donc qu’ils montent en bateau, ils invoquent Dieu, purifiant pour Lui leur religion. Puis lorsqu’Il les sauve vers la terre ferme, voilà qu’ils se mettent à donner des Associés,
afin de mécroire en ce que Nous leur avons apporté, et pour une jouissance temporaire ! Eh bien, ils vont savoir !
Quoi ! ne voient-ils pas que vraiment Nous avons désigné comme sûr un territoire saint, alors que tout autour on enlève les gens ? Croiront-ils donc au faux, et mécroiront-ils au bienfait de Dieu ?
Et quel pire prévaricateur que celui qui blasphème un mensonge contre Dieu, ou qui traite de mensonge la Vérité quand elle lui vient ? Quoi ? n’est-elle pas dans la Géhenne la demeure des mécréants ?
Et quant à ceux qui, en Nous, luttent, très certainement Nous les guiderons en Nos sentiers. Et certes oui, Dieu est avec les bienfaisants.
Alif, Lâm Mim
Les Roum ont eu le dessous,
dans le pays voisin, tandis qu’ils auront le dessus après avoir eu le dessous,
dans moins de dix ans, -à Dieu le commandement, avant comme après !- et ce jour-là les Croyants se réjouiront
du secours de Dieu. Il secourt qui Il veut, tandis qu’Il est, Lui, le puissant, le miséricordieux :
Promesse de Dieu. Dieu ne manque pas à Sa promesse, mais la plupart des gens ne savent pas :
ils savent un aspect de la vie présente, tandis qu’ils sont, eux, inattentifs à l’au-delà.
N’ont-ils pas réfléchi en eux-mêmes ? Dieu n’a créé les cieux et la terre et ce qui est entre deux, qu’avec vérité et pour un terme dénommé. Beaucoup de gens cependant mécroient, certes oui, en la rencontre de leur Seigneur.
N’ont-ils pas voyagé sur la terre pour voir ce qu’il est advenu de ceux d’avant eux, plus forts qu’eux en fait de puissance, et qui avaient labouré et peuplé la terre plus que ceux-ci ne l’ont peuplée ? Des messagers à eux leur vinrent avec des preuves. Puis ce n’est pas Dieu qui leur manqua ; mais eux qui se manquèrent à eux-mêmes.
Puis, mauvaise fut la fin de ceux qui faisaient le mal, ayant traité de mensonges les signes de Dieu, et s’en étant raillés !
Dieu commence la création ; ensuite Il la répète ; puis vers Lui vous serez ramenés.
Et le jour où l’Heure se dressera, les criminels désespéreront.
Et pour eux, plus d’intercesseurs parmi leurs dieux ; et ils mécroiront même leurs dieux.
Et le jour où l’Heure se dressera, ce jour-là ils se diviseront.
Puis, quant à ceux qui auront cru et fait œuvres bonnes, ils seront alors en un Parc, luxueusement logés ;
et quant à ceux qui auront mécru et traité de mensonges Nos signes ainsi que la rencontre de l’au-delà, ils seront alors obligés de se présenter au châtiment.
Pureté à Dieu, donc, quand vous faites soir, et aussi quand vous faites matin !-
à Lui la louange dans les cieux et la terre ! - et aussi lors de la nuit, et quand vous faites midi.
Du mort Il fait sortir le vivant, et du vivant Il fait sortir le mort. Et Il donne vie à la terre une fois morte. Et c’est ainsi que l’on vous fera sortir.
Il est de Ses signes de vous avoir créés de poussière, - puis vous voilà des hommes qui se dispersent.
Et il est de Ses signes d’avoir créé de vous pour vous, des épouses, pour que vous habitiez près d’elles, et Il assigne entre vous amour et miséricorde. Voilà bien là des signes, vraiment, pour les gens qui réfléchissent.
Et elle est de Ses signes, la création des cieux et de la terre, et la variété de vos langues et de vos teints. Voilà bien là des signes, vraiment, pour ceux qui savent.
Et il est de Ses signes, votre sommeil de la nuit et du jour, et aussi votre quête de Sa grâce. Voilà bien là des signes, vraiment, pour les gens qui écoutent.
Et il est de Ses signes de vous faire voir l’éclair avec crainte et avidité, et de faire descendre du ciel, l’eau dont ensuite Il donne vie à la terre une fois morte. Voilà bien là des signes, vraiment, pour les gens qui comprennent.
Et il est de Ses signes que le ciel et la terre restent debout, par son ordre ; - quand, ensuite, par un appel Il vous appellera de terre, voilà que vous sortirez.
A Lui tous ceux qui sont dans les cieux et la terre : tous Lui sont obéissants.
Et c’est Lui qui commence la création ; puis la répète ; et cela Lui est très facile. De Lui le plus sublime exemple dans les cieux et la terre. C’est Lui le puissant, le sage !
De vous-mêmes, pour vous, Il frappe un exemple : en avez-vous, parmi les esclaves que vos mains possèdent, que vous associez à ce que Nous vous avons attribué, de sorte que vous en deveniez tous égaux ? Les craignez-vous comme vous vous craignez mutuellement ?... -Ainsi détaillons-Nous les signes pour les gens qui comprennent.-
Bien au contraire, ceux qui prévariquent suivent leurs propres passions, sans savoir. Qui donc peut guider celui que Dieu égare ? Et pour eux, pas de secoureurs !
Pour la religion, donc, debout ton visage, en sincérité, selon la nature dont Dieu a fait la nature des hommes, -pas de changement en la création de Dieu : voilà la religion correcte ; mais la plupart des gens ne savent pas,-
en vous inclinant vers Lui. Et craignez-Le et établissez l'Office ; et ne soyez pas de ceux qui donnent des Associés,
de ceux qui ont divisé leur religion, tandis qu’ils sont devenus des sectes, chaque parti exultant de ce qu’il a par-devers lui.
Et quand un mal touche les gens ils invoquent leur Seigneur en s’inclinant vers Lui. Quand ensuite Il leur fait goûter, de Sa part, miséricorde, voilà que partie d’entre eux donnent à leur Seigneur des Associés,
en sorte qu’ils méconnaissent ce que Nous leur avons apporté. Eh bien, jouissez un temps ! Et vous allez savoir !
Avons-Nous fait descendre sur eux une autorité, et qu’elle parle de l’association qu’ils prétendent ?
Et quand Nous faisons goûter miséricorde aux gens, ils en exultent. Et si un malheur les atteints, à cause de ce que leurs propres mains ont préparé, voilà qu’ils désespèrent.
N’ont-ils pas vu que Dieu étend la portion de qui Il veut ? qu’il mesure aussi ? Voilà bien là des signes, vraiment, pour les gens qui croient.
Apporte donc au proche parent son droit, au pauvre aussi, et à l’enfant de la route. C’est mieux, pour ceux qui recherchent le visage de Dieu ; et ce sont eux les gagnants.
L’intérêt que vous donnez pour qu’il accroisse les biens d’autrui ne les accroît pas, auprès de Dieu. Mais ce que vous donnez à titre d'impôt, tout en cherchant le visage de Dieu… les voilà, alors, ceux pour qui cela double.
Dieu, c’est Lui qui vous a créés, ensuite Il vous a nourris, ensuite Il vous donnera la mort, ensuite Il vous donnera la vie. Y en a-t-il, parmi vos dieux, qui fasse quoi que ce soit de cela ? Pureté à Lui ! Il est cependant plus haut que l’association qu’ils prétendent.
Le désordre est apparu sur la terre et dans la mer à cause de ce que les mains des gens se sont acquis, afin que Dieu leur fasse goûter partie de ce qu’ils ont œuvré. Peut- être reviendront-ils ?
Dis : “Voyagez sur la terre, puis regardez ce qu’il est advenu de ceux de jadis. La plupart d’entre eux étaient des faiseurs de dieux.
Pour la religion correcte, donc, debout ton visage, avant que vienne de Dieu un Jour dont il n'est point de détournement. Ce jour-là on se démasquera :
celui qui aura mécru, sa mécréance ira contre lui ; et quiconque aura œuvré en bien…eh bien, c'est pour eux-mêmes qu'ils préparent !
Afin que Dieu paie de Sa grâce ceux qui croient et font œuvres bonnes. Il n'aime pas les mécréants, vraiment !
Et il est de Ses signes d'envoyer les vents comme annonciateurs, et pour vous faire goûter de Sa miséricorde, et pour que le navire glisse, par Son ordre, et que vous recherchiez de Sa grâce. Peut-être seriez-vous reconnaissants ?
Et très certainement Nous avons envoyé avant toi des envoyés vers leur peuple. Ils leur apportèrent donc les preuves. Puis Nous Nous vengeâmes de ceux qui commettaient des crimes, à charge pour Nous de secourir les croyants.
Dieu, c’est Lui qui envoie les vents, puis ceux-ci soulèvent un nuage ; puis Il l'étend dans le ciel, comme Il veut ; et Il le met en morceaux : tu vois en effet les gouttes sortir de ses profondeurs. Puis, lorsqu’Il a fait qu’elles atteignent qui Il veut parmi Ses esclaves, voilà que ceux-ci en tirent bonne nouvelle,
même s’ils étaient auparavant, —avant qu’on ne les ait fait descendre sur eux,— désespérés.
Regarde donc aux traces de la miséricorde de Dieu, comme Il donne vie à la terre une fois morte ! C’est Lui, certes oui, le revivificateur des morts, tandis qu’Il est capable à tout.
Et si Nous envoyons un vent puis qu’ils voient tout jaunir, après cela ils demeurent bien des ingrats !
Car en vérité tu ne fais pas que les morts entendent ; tu ne feras pas non plus que les sourds entendent l’appel quand ils s’en vont en tournant le derrière.
Ce n’est pas à toi de guider les aveugles hors de leur égarement : tu ne feras entendre que ceux qui croient en Nos signes, tandis qu’ils sont Soumis.
Dieu, c’est Lui qui vous crée de faiblesse ; puis, après la faiblesse Il assigne la force ; puis, après la force Il assigne la faiblesse et la vieillesse : Il crée ce qu’il veut, tandis que c’est Lui, le savant, le capable.
Et le jour où l’Heure se dressera, les criminels jureront qu’ils n’ont demeuré qu’une heure. Ainsi seront-ils renversés,
tandis que ceux à qui science et foi furent données diront : “Très certainement vous avez demeuré, au Livre de Dieu, jusqu’au jour de la résurrection, —or voilà le jour de la résurrection,— mais vous ne saviez pas !”
Ce jour-là, donc, elle ne sera pas utile à ceux qui prévariquaient, leur excuse ! et on ne les excusera pas non plus !
Et dans ce Coran très certainement Nous avons frappé pour les gens des exemples de toute sorte. Et si tu leur apportes un signe, très certainement ceux qui mécroient diront : “Vous n’êtes que des faiseurs de faux.”
Ainsi Dieu scelle-t-Il les cœurs de ceux qui ne savent pas.
Endure avec constance, donc. Oui, la promesse de Dieu est vérité. Et que ceux qui n’ont pas de certitude ne te trouvent point léger !
Alif Lâm Mîm.
Voici les versets du Livre sage,
guidée et miséricorde aux bienfaisants
qui établissent l’Office et acquittent l’impôt tandis qu’ils croient, eux, avec certitude à l’au-delà.
Ceux-là sont sur une guidée de leur Seigneur, et ce sont eux les gagnants.
Tel, parmi les gens, achète le passe-temps du conte, afin que cela l’égare inconsciemment du sentier de Dieu que cependant il prend en moquerie. A ceux-là le châtiment avilissant !
Et quand on récite sur lui Nos versets, il tourne le dos en se gonflant comme s’il ne les avait point entendus, comme s’il y avait un poids dans ses oreilles. Fais-lui donc annonce d’un châtiment douloureux.
Oui, ceux qui croient, et font œuvres bonnes, à eux les jardins du Délice,
pour y demeurer éternellement, —promesse de Dieu, en vérité ! C’est Lui cependant le puissant, le sage.
Il a créé les cieux sans piliers que vous puissiez voir ; et Il a jeté des montagnes dans la terre, —parce qu’elle aurait bougé, et vous avec ; et Il y a propagé des animaux de toute espèce. Et du ciel Nous avons fait descendre l’eau, puis Nous y avons fait pousser de nobles couples de toute espèce.
“Voilà la création de Dieu. Montrez-moi donc ce qu’ils ont créé, les autres, en dehors de Lui ?” Non mais les prévaricateurs sont dans un égarement manifeste !
Très certainement, Nous avons apporté à Lucmân cette sagesse ; “Sois reconnaissant à Dieu : quiconque est reconnaissant, c’est pour lui-même qu’il est reconnaissant ; quant à celui qui est ingrat, alors vraiment Dieu est à l'abri, digne de louange !”
Et quand Lucmân dit à son fils, tout en l’exhortant : “O mon petit, ne donne pas d’Associé à Dieu ; oui, c’est un manquement énorme que de donner des Associés.”
Et Nous enjoignons à l’homme, au sujet de ses parents, —car sa mère le porte, fragilité sur fragilité, et sevrage au bout de deux ans,— ceci : “Sois-Moi reconnaissant, ainsi qu’à tes parents ! Vers Moi est le Devenir.
Et si tous deux te forcent à M’associer ce dont tu n’as science aucune, alors ne leur obéis pas ; sois-leur cependant camarade ici-bas de façon convenable. Et suis le sentier de celui qui s’incline vers Moi. Vers Moi, ensuite, est votre retour ; puis Je vous informerai de ce que vous faisiez.”
—“O mon petit, fût-ce du poids d’un grain de moutarde, au fond d’un rocher ou dans les cieux ou dans la terre, Dieu le fera venir. Dieu est doux, bien informé, vraiment !
O mon petit, établis l’Office, et commande le convenable, et empêche du blâmable, et endure avec constance ce qui t’atteint. Oui, c’est là de la résolution dans les entreprises !
Et ne renfrogne pas ta joue, pour les gens, et ne foule pas la terre avec arrogance : Dieu n’aime pas du tout, vraiment, le présomptueux plein de gloriole.
Sois modeste dans ta démarche, et baisse ta voix : oui, la plus détestée des voix, c’est bien la voix des ânes !”
Ne voyez-vous pas que Dieu vous a assujetti ce qui est dans les cieux, oui, et aussi ce qui est sur la terre ? Et Il déverse sur vous Ses bienfaits, apparents aussi bien que cachés. Et tel parmi les gens dispute sur Dieu sans avoir ni science ni guidée, ni même de Livre éclairant.
Et quand on leur dit : “Suivez ce que Dieu a fait descendre”, ils disent : “Nous suivrons plutôt ce à quoi nous avons trouvé nos ancêtres !” Quoi ? même si le Diable les appelait au châtiment de l’Enfer-Saïr ?
Et quiconque soumet son visage à Dieu tout en étant bienfaisant, saisit alors l’anse la plus solide. Or vers Dieu la finale des affaires !
Et quiconque mécroit, eh bien, que sa mécréance ne t'afflige pas : vers Nous leur retour ; puis Nous les informerons de ce qu’ils faisaient. Oui, Dieu sait bien le contenu des poitrines.
Nous leur donnons un peu de jouissance pour un temps ; ensuite Nous les bousculerons vers un épais châtiment.
Certes, si tu leur demandes : “Qui a créé les cieux et la terre ?” ils diront très certainement : “Dieu !” — Dis : “Dieu merci !” Mais la plupart d’entre eux ne savent pas.
A Dieu tout ce qui est dans les cieux et la terre. Oui, Dieu est à l’abri, Lui, digne de louange !
Oui, et si tout ce qu’il y a d’arbres sur terre devenait plumes, et que la mer, et sept mers après elle, fournissent l’encre, les paroles de Dieu ne seraient pas épuisées. Oui, Dieu est puissant, sage.
Vous créer et vous ressusciter tous, ça n’est que comme pour un seul. Oui, Dieu entend, observe.
N’as-tu pas vu que Dieu fait que la nuit pénètre dans le jour, et que le jour pénètre dans la nuit ? et qu’Il a assujetti le soleil et la lune à couler chacun jusqu’à un terme dénommé ? et que Dieu est bien informé vraiment de ce que vous faites ?
C’est que Dieu est, Lui, la Vérité, oui, et que tout ce que vous invoquez en dehors de Lui, c’est le Faux, et que Dieu, en vérité, c’est Lui, le haut, le grand !
N’as-tu pas vu que c’est par la grâce de Dieu, vraiment, que le navire glisse sur la mer, afin qu’Il vous fasse voir de Ses signes ? Voilà bien là des signes, vraiment, pour tout grand endurant, grand reconnaissant !
Or, qu’une vague les recouvre à la façon des ombres, ils invoquent Dieu, purifiant pour Lui leur religion ; et quand vers la terre ferme Il les délivre, tel d’entre eux alors s’en tient au juste milieu ; mais ne nie Nos signes que tout grand traître, grand ingrat.
Ho, les gens ! Craignez votre Seigneur, et redoutez un Jour où le père ne suffira pour son enfant ni l’enfanté pour son père, en quoi que ce soit.
Oui, la promesse de Dieu est vérité. Gare que la vie présente vous trompe, donc, et que la tromperie vous trompe sur Dieu ! Oui, la science de l’Heure est auprès de Dieu ; et c’est Lui qui fait tomber la pluie ; et Il sait ce qu’il y a dans les matrices. Et personne ne sait ce qu’il s’acquerra demain, et personne ne sait dans quelle terre il mourra. Dieu est savant, bien informé, vraiment !
Alif Lâm Mîm.
Descente du Livre, pas de doute là-dessus, faite de la part du Seigneur des mondes.
Diront-ils que c’est celui-là qui l’a blasphémé ? Ceci est, au contraire, vérité venant de ton Seigneur pour que tu avertisses un peuple à qui nul avertisseur avant toi n’est venu. Peut-être se guideront-ils ?
Dieu, c’est Lui qui a créé en six jours les cieux et la terre, ainsi que ce qui est entre les deux. Ensuite Il s’est établi sur le Trône. Vous n’avez en dehors de Lui ni patron ni intercesseur. Ne vous rappellerez-vous donc pas ?
Du ciel à la terre, Il administre l’affaire, laquelle ensuite monte vers Lui en un jour dont la mesure serait de mille ans selon votre comput.
C’est Lui le connaisseur de l’invisible et du visible, le puissant, le miséricordieux,
qui a embelli toute chose qu’Il a créée. Et Il a commencé la création de l’homme à partir d’argile ;
puis d’un choix d’eau vile Il lui a assigné une descendance ;
puis Il l’a arrangé et lui a insufflé de Son esprit. Et Il vous a assigné l’ouïe et les yeux et les cœurs. Pour peu que vous soyez reconnaissants !
Et ils disent : “Quoi ! quand nous serons égarés sous terre, quoi ! serons-nous vraiment en une création nouvelle ?” Ils mécroient, plutôt, à la rencontre de leur Seigneur !
Dis : “L’ange de mort, qui est chargé de vous, vous achèvera. Ensuite, vous serez ramenés vers votre Seigneur.”
Si tu voyais alors les criminels, têtes basses devant leur Seigneur ! —“Nous avons vu et entendu, Seigneur ! renvoie-nous donc, que nous fassions œuvre bonne ; oui, nous croyons avec certitude !”
“Si Nous voulions, Nous apporterions à chaque âme sa guidée. Mais de Ma part s’est avérée la parole que “très certainement J’emplirai de tout la Géhenne : de djinns et d’hommes.”
Eh bien, goûtez ! pour avoir oublié la rencontre de votre jour que voici. Oui, Nous vous oublions. Et pour ce que vous faisiez, goûtez au châtiment d’éternité !”
Rien d’autre, en vérité : en Nos signes croient ceux qui, lorsqu’on les leur rappelle, tombent prosternés et, par la louange de leur Seigneur, chantent pureté, tandis qu’ils ne s’enflent pas d’orgueil.
Leurs flancs s’arrachent à leurs lits pour invoquer leur Seigneur, par crainte autant que par avidité ; et ils font largesses sur ce que Nous leur attribuons.
Pourtant, nul ne sait ce qui leur est réservé de fraîcheur des yeux, en paiement de ce qu’ils œuvraient.
Quoi ! celui qui est croyant est-il comme celui qui est pervers ? Ils ne sont point égaux !
Quant à ceux qui croient et font œuvres bonnes, à eux alors les jardins du Refuge comme hôtel, pour prix de ce qu’ils œuvraient.
Et quant à ceux qui pratiquent la perversité, leur refuge, alors sera le Feu : toutes les fois qu’ils voudront en sortir, ils y seront ramenés, et on leur dira : “Goûtez au châtiment du Feu, que vous traitiez de mensonge.”
Très certainement, Nous les ferons goûter au châtiment immédiat au lieu du grand châtiment : —peut-être se retourneront- ils ?
Et quel pire prévaricateur que celui à qui les signes de Dieu sont rappelés, qu’ensuite il esquive ? Oui, Nous Nous vengeons des criminels.
Et très certainement Nous avons apporté à Moïse le Livre, —ne sois donc pas en doute sur sa rencontre avec Dieu,— et l’avons assigné comme guidée aux Enfants d’Israël.
Et Nous avons désigné parmi eux des dirigeants, quand ils eurent enduré avec constance ; ils guidaient par Notre ordre et croyaient avec certitude en Nos signes.
Oui, ton Seigneur, c’est Lui qui décidera entre eux, au jour de la résurrection, ce sur quoi ils divergeaient.
Quoi ! ceci ne les guide-t-il pas, qu’avant eux, Nous ayons fait périr tant de générations dans les maisons de qui ils marchent ? Voilà bien là des signes ! N’écouteront-ils donc pas ?
N’ont-ils pas vu qu’en vérité Nous poussons l’eau vers un sol aride, qu’ensuite Nous en faisons sortir une culture dont leurs bestiaux mangent ainsi qu’eux-mêmes ? N’observeront-ils donc pas ?
Et ils disent : “A quand cette victoire, si vous êtes véridiques ?”
—Dis : “Au jour de la Victoire, inutile, à ceux qui mécroient, de croire ! Et point ne leur sera donné de délai.”
Passe-t’en et attends. Ils attendent, eux !
Ho, le Prophète ! Crains Dieu, et n’obéis ni aux mécréants, ni aux hypocrites. Oui, Dieu demeure savant, sage.
Et suis ce qui t’est révélé de ton Seigneur. Oui, Dieu demeure informé de ce que vous œuvrez.
Et place confiance en Dieu. Dieu suffit comme garantie.
Dieu n’a assigné deux cœurs au ventre d’aucun homme, et ne vous a pas assigné pour mères les épouses que vous comparez au dos de vos mères, et ne vous a pas assigné d’enfants adoptifs pour fils. C’est là votre parole, de vos bouches, alors que c'est Dieu qui parle avec vérité, et c’est Lui qui guide au chemin.
Appelez-les d’après leurs pères : c’est plus exact, devant Dieu. Mais si vous ne connaissez pas leurs pères, alors, ils sont vos frères en la religion, vos clients aussi. Et nul grief à vous de ce que vous faites par erreur, mais de ce que vos cœurs font délibérément. Dieu cependant reste pardonneur, miséricordieux
Pour les croyants, le Prophète a priorité sur eux-mêmes ; et ses épouses sont leurs mères. Et les gens de parenté ont, les uns envers les autres, priorité, selon le Livre de Dieu, sur les croyants et émigrés, à moins que vous ne vouliez faire envers vos amis quelque convenance, ce qui reste tracé dans le Livre.
Et quand Nous prîmes, des prophètes, leur engagement, ainsi que de toi, et de Noé, et d’Abraham, et de Moïse, et de Jésus fils de Marie ! —et Nous avons pris d’eux un engagement renforcé,—
afin que Dieu demande compte aux véridiques de leur véracité. Il a cependant préparé aux mécréants un châtiment douloureux.
Ho, les croyants ! Rappelez-vous le bienfait de Dieu sur vous, quand des troupes vinrent sur vous. Nous envoyâmes alors contre elles un vent et des troupes que vous ne vîtes pas, cependant que Dieu reste observateur de ce que vous faites.
Quand ils vous vinrent d’en haut et d’en bas, et que les regards chaviraient, et que les cœurs remontaient aux gorges, et que vous pensiez de Dieu toutes sortes de pensées !
Les croyants, alors étaient éprouvés, et secoués d’une dure secousse.
Et quand les hypocrites disaient, et ceux qui ont la maladie au cœur : “Dieu et Son messager ne nous ont promis qu’en tromperie” !
De même, quand un groupe d’entre eux dit : “Gens de Yathrib ! Pas de résistance pour vous ! Retournez !” Partie d’entre eux, cependant, demandait congé au Prophète en disant : “Oui, nos maisons sont à nu,” —alors qu’elles n’étaient pas à nu : ils ne voulaient que s’enfuir.
Et si une percée leur avait été faite par les flancs de la ville, et qu'ensuite on leur eût fait miroiter la tentation, ils s’y seraient rendus, certes, et n’auraient guère tardé,
tandis qu’auparavant ils avaient très certainement avec Dieu fait le pacte de ne pas tourner les derrières. Et le pacte de Dieu est chose sur quoi on interrogera !
—Dis : “Jamais la fuite ne vous sera utile, si c’est la mort ou le meurtre que vous fuyez : ou alors il ne vous sera donné de jouissance que courte.”
—Dis : “Quel est celui qui peut vous protéger de Dieu, s’Il vous veut du mal ou qu’Il vous veuille miséricorde ? Et ils ne trouveront pour eux, en dehors de Dieu, patron ni secoureur.
Certes, Dieu sait ceux d’entre vous qui suscitent les obstacles, et aussi ceux qui disent à leurs frères : “Viens chez nous,” tandis qu’à peine se rendent-ils eux-mêmes au combat,
avares à votre égard. Puis, quand vient la peur, tu les vois qui te regardent, de sorte que leurs yeux chavirent comme de qui s’évanouit devant la mort. Quand ensuite la peur est passée, ils vous haussent la voix avec des langues affilées, tout avares qu’ils sont à l’égard du bien. Ceux-là ne sont point croyants. Dieu, donc, rend vaines leurs actions. Cependant, cela reste facile à Dieu.
Ils comptent que les coalisés ne sont point partis. Or si les coalisés revenaient, ces gens- là se feraient volontiers nomades parmi les Bédouins, et demanderaient de vos nouvelles. S’ils restent parmi vous, ils ne combattront que peu.
Il demeure très certainement dans le messager de Dieu un beau modèle pour vous, pour quiconque espère en Dieu et au Jour dernier et qui se rappelle Dieu beaucoup.
Et quand les croyants virent les coalisés, ils dirent : “C’est ce que Dieu et Son messager nous avaient promis ; et Dieu et Son messager disaient la vérité.” Et cela ne fit que les faire croître en foi et soumission.
Il est, parmi les croyants, des hommes qui ont été véridiques dans ce sur quoi ils ont fait un pacte avec Dieu. Tel est, donc, qui a achevé le terme de sa vie, et tel qui attend ; tandis qu’ils n’ont varié d’aucune variation ;
de sorte que Dieu paie les véridiques à cause de leur véracité, et qu’Il châtie, s’Il veut, les hypocrites, ou qu’Il accepte leur repentir. Oui, Dieu reste pardonneur, miséricordieux.
Et Dieu a renvoyé avec leur rage ceux qui mécroient, —lesquels jamais n’obtiendront le bien,— et Dieu a épargné aux croyants le combat. Cependant, Dieu demeure fort, puissant.
Et Il a fait descendre de leurs forts ceux des gens du Livre qui avaient prêté le dos aux coalisés, et Il a lancé la terreur dans leurs cœurs : dont partie vous tuiez, et partie faisiez prisonniers.
Et Il vous a fait hériter leur terre, et leurs demeures, et leurs biens, et aussi une terre que vous n’aviez point foulée. Cependant, Dieu demeure capable de tout.
Ho, le Prophète ! dis à tes épouses : “Si c’est la vie présente que vous voulez, et son décor, alors, venez que je vous donne du bien et vous congédie d’un joli congé.
Si c’est Dieu que vous voulez, et Son messager, et la Demeure dernière, alors oui, Dieu a préparé pour les bienfaisantes, parmi vous, un énorme salaire.”
Femmes du Prophète ! celle de vous qui apportera une turpitude déclarée, le châtiment lui sera doublé, par deux fois ! Cependant, cela reste facile à Dieu.
Et celle de vous qui demeure dévouée à Dieu et à Son messager, et qui fait œuvre bonne, Nous lui apporterons par deux fois son salaire, cependant que pour elle Nous avons préparé une noble part.
Femmes du Prophète ! vous n’êtes pas comme de quelconques femmes. Si vous voulez vous comporter en piété, alors, ne vous abaissez pas en parole, afin que ne vous convoite pas celui au cœur de qui est la maladie. Et parlez parole convenable.
Tenez-vous dignes, dans vos foyers ; et ne vous montrez pas de la façon dont on se montrait lors de l’ancienne ignorance. Et établissez l’Office, et. acquittez l’impôt, et obéissez à Dieu et à Son messager. Dieu ne veut autre chose, en vérité, que faire partir de vous la souillure, gens de la maison, et vous purifier de purification.
Et rappelez-vous ce qui, dans vos foyers, est récité des signes de Dieu, ainsi que de la sagesse. Oui, Dieu demeure doux, informé.
Oui, Soumis et Soumises, croyants et croyantes, dévoués et dévouées, loyaux et loyales, endurants et endurantes, craignants et craignantes, bienfaisants et bienfaisantes, jeûnants et jeûnantes, gardiens de leur sexe et gardiennes, invocateurs de Dieu beaucoup et invocatrices, Dieu a préparé pour eux pardon et énorme salaire.
Et ce n’est pas à un croyant ni à une croyante, quand Dieu décide d’une affaire, et aussi Son envoyé, de se donner le choix sur leur affaire. Et quiconque désobéit à Dieu et à Son messager, s’égare alors, certes, d’un égarement manifeste.
Et quand tu disais, à un que Dieu avait comblé de bienfait tout comme toi-même l’avais comblé : “Garde pour toi ton épouse et crains Dieu”, tandis que tu cachais en ton âme ce que Dieu allait rendre public ! - Et tu redoutes les gens, alors que Dieu a plus droit à ce que tu Le redoutes. - Puis quand Zaïd eut assouvi d’elle son désir, Nous t’avons marié à elle, afin qu’il n’y ait, contre les croyants aucun empêchement envers les épouses de leurs fils adoptifs, quand ceux-ci ont assouvi d’elles leur désir. Or, commandement de Dieu demeure exécutoire.
Nul grief au Prophète en ce que Dieu lui a imposé : c’était la conduite de Dieu envers ceux qui auparavant ont passé ; -or, commandement de Dieu est détermination déterminée ;-
eux qui communiquaient les messages de Dieu et Le redoutaient, et ne redoutaient nul autre que Dieu. Et quel suffisant comptable que Dieu !
Muhammad n’est père d’aucun de vos hommes, mais messager de Dieu, et sceau des prophètes. Et Dieu demeure savant de tout.
Ho, les croyants ! Rappelez-vous Dieu par maint rappel,
et, matin et après-midi, chantez de Lui pureté.
C’est Lui qui se penché sur vous, - Ses anges, de même, - afin de vous faire sortir des ténèbres à la lumière ; et Il demeure miséricordieux aux croyants.
Leur salutation, au jour où ils Le rencontreront, sera : “Paix !” tandis qu’Il leur a préparé noble salaire.
Ho, le Prophète ! Nous t’avons envoyé comme témoin, et annonciateur, et avertisseur,
appelant à Dieu, aussi, par Sa permission ; et lampe éclairante.
Et fais aux croyants bonne annonce qu’il y a vraiment pour eux, de Dieu, grande grâce.
Et n’obéis pas aux mécréants et aux hypocrites, et passe outre à leur persécution, et place confiance en Dieu. Et quelle suffisante garanti que Dieu !
Ho, les croyants ! Quand vous vous mariez avec des croyantes, qu’ensuite vous divorcez d’avec elles avant de les avoir touchées, il ne leur incombe pas, alors, d’attendre, en votre faveur, un temps d’attente. Et accordez-leur quelques biens, et congédiez-les d’un joli congé.
Ho, le Prophète ! oui, Nous t’avions rendu licites tes épouses à qui tu avais apporté leur salaire d’honneur, celles aussi des esclaves en ta possession que Dieu t’avait données en butin ; de même les filles de ton oncle paternel, et les filles de tes tantes paternelles, et les filles de ton oncle maternel, et les filles de tes tantes maternelles, -celles qui avaient émigré en ta compagnie,- ainsi que femme croyante qui avait fait don de sa personne au Prophète, pourvu que le Prophète voulût se marier avec elle. Privilège pour toi à l’exclusion des croyants, -Nous savons, certes, ce que Nous leur avons imposé au sujet de leurs épouses et des esclaves que leurs mains possèdent, -afin qu’il n’y eût pas d’empêchement contre toi. Et Dieu reste pardonneur, miséricordieux.
Tu mettais de côté celles d’entres elles que tu voulais, et donnais refuge près de toi à celle que tu voulais. Et si tu en recherchais quelqu’une de celles que tu avais écartées, alors, nul grief à toi ; -cela, afin que leurs yeux se fussent rafraîchis, et qu’elles ne se fussent pas affligées, et qu’elles toutes eussent agréé ce que tu leur avais apporté. Dieu sait, cependant, ce qui est en vos cœurs. Et Dieu demeure savant, patient.
Dorénavant il ne t’est plus permis de prendre femmes, non plus que de changer d’épouses, même si leur beauté te plaît ; —à l’exception des esclaves que ta main possède. Et sur toute chose, Dieu reste le veilleur,
Ho, les croyants ! n’entrez pas aux demeures du Prophète, —à moins qu’invitation ne vous soit faite à un repas, et encore, pas dans le temps qu’on le cuisine. Mais lorsqu’on vous appelle, alors, entrez. Puis, quand vous avez mangé, alors, dispersez-vous, sans chercher à vous rendre familiers pour causer. Oui, cela fait de la peine au Prophète, mais devant vous il a honte, alors que Dieu n’a pas honte de la vérité. Et quand vous demandez à ces femmes quelque objet, demandez-leur, alors, de derrière un rideau : c’est, pour vos cœurs et leurs cœurs, plus pur. Et ce n’est pas à vous de faire de la peine au Prophète, —ni, de vous marier jamais avec ses épouses après lui ; ce serait, auprès de Dieu, une énormité.
Que vous divulguiez une chose ou que vous la cachiez, oui, Dieu demeure savant de tout.
Nul grief à elles au sujet de leurs pères, ni de leurs fils, ni de leurs frères, ni des fils de leurs frères, ni des fils de leurs sœurs, ni de leurs femmes à elles, ni des esclaves que leurs mains possèdent. Et qu’elles craignent Dieu. Oui, Dieu demeure présent à tout.
Oui, Dieu et Ses anges se penchent sur le Prophète. O croyants, penchez-vous sur lui, et saluez-le de salutation.
Oui, ceux qui font de la peine à Dieu et à Son messager, Dieu les a maudits ici-bas, dans l’au-delà aussi, et leur a préparé un châtiment avilissant.
Et ceux qui font de la peine aux croyants et aux croyantes sans qu’ils l’aient mérité, ces gens-là se chargent alors d’une calomnie et d’un péché manifeste.
Ho, le Prophète ! dis à tes épouses, et à tes filles, et aux femmes des croyants, de ramener sur elles leurs grands voiles : elles en seront plus vite reconnues et exemptes de peine. Et Dieu reste pardonneur, miséricordieux.
Certes, si les hypocrites et ceux qui ont la maladie au cœur, et aussi les alarmistes de Médine ne cessent pas, très certainement Nous t’exciterons contre eux, puis, ils ne t'y avoisineront plus que peu.
Ce sont des maudits. Où qu’on les trouve, ils seront pris, et tués de tuerie :
telle était la conduite de Dieu envers ceux qui auparavant ont passé ; —tu ne trouveras cependant pas de changement dans la conduite de Dieu.
Les gens t’interrogent au sujet de l’Heure. —Dis : Il n’en est de science, vraiment, qu’auprès de Dieu.” Et qui te dit ? Il se peut que l’Heure soit proche.
Oui, Dieu a maudit les mécréants, et leur a préparé un enfer-Saïr—
pour qu’ils y demeurent éternellement pour toujours, sans trouver ni patron ni secoureur.
Le jour où les visages seront tournés de haut en bas vers le feu, ils diront : “Hélas pour nous ! Si nous avions obéi à Dieu et obéi au messager !”
—Et ils diront : “Seigneur, oui, nous avons obéi à nos chefs et à nos grands. C’est donc eux qui nous ont égarés du Sentier.
Seigneur, apporte-leur deux fois le châtiment, et maudis-les d’une grande malédiction.”
Ho, les croyants ! Ne soyez pas comme ceux qui ont fait de la peine à Moïse, —puis Dieu le tint quitte de ce qu’ils avaient dit : celui-là, cependant, faisait figure auprès de Dieu !
Ho, les croyants ! Craignez Dieu, et parlez parole droite,
afin qu’Il vous réforme vos actions et vous pardonne vos péchés. Quiconque, cependant, obéit à Dieu et à Son messager réussit certes de grande réussite.
Oui, le Dépôt que Nous avions proposé aux cieux et à la terre et aux montagnes, ils ont refusé de le porter, et en ont eu peur, alors que l’homme le porta : celui-ci reste, oui, très prévaricateur, très ignorant.
Afin que Dieu châtie les sournois et les sournoises, et les faiseurs de dieux et les faiseuses de dieux, et que Dieu accueille le repentir des croyants et des croyantes, Dieu cependant reste pardonneur, miséricordieux.
Louange à Dieu à Qui appartient tout ce qui est dans les cieux et tout ce qui est sur la terre. Et à Lui la louange dans l’au-delà. Et c’est Lui le sage, le bien informé.
Il sait ce qui pénètre en terre et ce qui en sort, et aussi ce qui descend du ciel et ce qui y remonte. Et c’est Lui le miséricordieux, le pardonneur.
Et ceux qui mécroient disent : “L’Heure ne nous viendra pas.”—Dis : “Mais, par mon Seigneur, si ! Très certainement, elle vous viendra : Il est connaisseur de l’invisible. Chose du poids d’un atome ne Lui échappe, ni dans les cieux, ni sur la terre. Et rien, de plus petit ni de plus grand, qui ne soit dans le Livre évident.
Afin qu’il paie ceux qui croient et font œuvres bonnes. A ceux-là, pardon et noble part.
Et ceux qui ont essayé de Nous réduire à l’impuissance en Nos signes, c’est pour eux qu’est le douloureux châtiment du supplice.
Et ceux à qui science a été donnée voient que ce qu’on t’a fait descendre de la part de ton Seigneur est vérité et guide au chemin du Puissant, du Digne de louange.
Et ceux qui mécroient disent : “Voulez-vous que l’on vous montre un homme qui vous apprenne qu’une fois désintégrés intégralement vous serez certainement dans une création nouvelle ?
Blasphème-t-il un mensonge contre Dieu ? ou y a-t-il des djinns en lui ?” —Non mais ceux qui ne croient pas en l’au-delà sont dans le châtiment et l’égarement au loin.
Quoi ! ne voient-ils donc pas ce qu’il y a de ciel et de terre devant eux, et ce qu’il y en a derrière eux ? Si Nous voulons, Nous ferons que la terre les engloutisse, ou tomber sur eux des morceaux du ciel ! Voilà bien là un signe, vraiment, pour tout Esclave dévot.
C’est certainement une grâce que, de Notre part, Nous apportâmes à David — : “Retentissez, montagnes, en sa compagnie !” Autant pour les oiseaux. Et pour lui Nous avons amolli le fer.
en ceci : “Fabrique des cottes de mailles complètes, et mesure bien les mailles.” —Et faites œuvre bonne. Oui, J’observe ce que vous faites.—
Et à Salomon, le vent, dont le parcours du matin est d’un mois, et le parcours du soir, d’un mois. Et pour lui Nous avons fait couler la source de cuivre. Et des djinns travaillaient sous ses mains, par permission de son Seigneur. Quiconque d’entre eux, cependant, eût dévié de Notre ordre, Nous l’eussions fait goûter au châtiment de l’enfer-Saïr.
Ils œuvraient pour ce qu’il voulait : sanctuaires et statues et plateaux comme des bassins, et marmites bien ancrées. —“Famille de David, œuvrez avec gratitude !” alors qu’il en est peu, de Mes esclaves, qui soient reconnaissants.
Puis, quand Nous eûmes pour lui décidé la mort, il n’y eut pour les avertir de sa mort que la “bête de la terre”, laquelle rongea sa houlette. Puis, lorsqu’il tomba, les djinns eurent la preuve que s’ils avaient su l’invisible, ils ne seraient pas demeurés dans le châtiment avilissant.
—Il y avait très certainement un signe dans leur pays, pour les gens de Saba : deux jardins, à droite et à gauche— : “Mangez de ce que votre Seigneur vous a attribué, et soyez-Lui reconnaissants : contrée excellente et Seigneur pardonneur !
Mais ils s’esquivèrent. Nous envoyâmes donc contre eux l’inondation du Barrage, et leur changeâmes leurs deux jardins en deux jardins aux fruits amers, tamaris et quelques jujubiers.
Ainsi les payâmes-Nous de leur mécréance ! En payons-Nous un autre que grand mécréant ?
Et Nous avions désigné, entre ceux-ci et les cités où Nous avions mis plénitude de bénédiction, d’autres cités à portée de vue dont nous avions mesuré la distance — : “Voyagez-y des nuits et des jours, en sécurité”
Puis ils dirent : “Seigneur, allonge les distances entre nos étapes !” et ils se manquèrent à eux-mêmes. Nous fîmes d’eux, donc, des sujets de conversation, et les désintégrâmes intégralement. Voilà bien là des signes, vraiment, pour tout grand endurant, grand reconnaissant.
Et Satan a très certainement réalisé sur eux sa pensée. Ils l'ont suivi, donc, sauf un groupe : celui des croyants.
Et il n’avait pas d’autorité sur eux, sinon que Nous voulions savoir quel croyait en l’au-delà et quel en doutait. Ton Seigneur, cependant, est gardien sur toute chose.
Dis : “Appelez ceux qu’en dehors de Dieu vous prétendez ! Chose du poids d’un atome, ils n’en sont pas maîtres, ni dans les cieux ni sur la terre : ici ni là ils ne sont associés à Dieu, et Lui non plus n’a d’eux aucun qui puisse prêter le dos.”
Et l'intercession auprès de Lui ne profite qu’à celui en faveur de qui Il donne permission. Quand ensuite la frayeur se sera éloignée de leurs cœurs, on dira : “Qu’est-ce que votre Seigneur disait ?”—Eux de dire : “La vérité” : Il est cependant le Haut, le Grand !
—Dis : “Qui vous nourrit du ciel et de terre ?” —Dis : “Dieu ! Cependant, c’est nous ou vous qui sommes sur la guidée, certes oui, ou dans un égarement manifeste !”
—Dis : “Vous ne serez pas interrogés sur les crimes que nous commettrions, et nous ne serons pas interrogés sur ce que vous faites.”
—Dis : “Notre Seigneur fera de nous un rassemblement, puis Il tranchera, entre nous, avec la vérité, cependant que c’est Lui le grand trancheur, le savant.”
—Dis : “Montrez-moi ceux que vous Lui attacheriez comme associés. Non, non ! Mais c’est Lui, Dieu, le Puissant, le Sage.”
Et Nous ne t’avons envoyé que comme annonciateur et avertisseur pour la totalité des gens. Mais la plupart des gens ne savent pas.
—Et ils disent : “A quand, cette promesse, si vous êtes véridiques ?”
—Dis : “A vous le rendez-vous d'un Jour dont vous ne saurez ni vous le retarder d’une heure ni vous l’avancer !”
Et ceux qui mécroient disent : “Jamais nous ne croirons à ce Coran ni à ce qui est devant ce qui est devant celui-là.” —Et si tu voyais, quand les prévaricateurs seront devant leur Seigneur, arrêtés, se renvoyant la parole les uns aux autres ! Ceux que l'on rendait faibles diront à ceux qui se gonflaient : “Si vous n’aviez pas été là, nous aurions certes été croyants.”
—Ceux qui se gonflaient diront à ceux que l’on rendait faibles : “Est-ce que nous vous empêchions de la guidée, après qu’elle vous fut venue ? Non mais vous-mêmes étiez criminels !”
—Et ceux que l’on rendait faibles diront à ceux qui se gonflaient :” C’est le stratagème, plutôt, de la nuit et du jour, quand vous nous commandiez de mécroire en Dieu et de Lui désigner des rivaux !” Et ils cacheront leur regret, quand ils verront le châtiment et que Nous assignerons des carcans aux cous de ceux qui mécroyaient — : “Quoi ! les paie-t-on d’autre chose que de ce qu’ils œuvraient ?” 
Et Nous n'avons pas envoyé d'avertisseur à une cité, que ses gens aisés n'aient dit : “Oui, nous mécroyons ce avec quoi vous êtes envoyés.”
—Et encore : “En fait de biens et d’enfants, nous valons mieux, et ne serons pas châtiés”
—Dis : “Oui, mon Seigneur élargit la portion de qui Il veut ; tout comme Il mesure. Mais la plupart des gens ne savent pas.”
Ni vos biens ni vos enfants ne sont chose à vous rapprocher à proximité de Nous. Sauf à qui croit et œuvre en bien. A ceux-ci, donc, double paye de ce qu’ils œuvraient, tandis qu’ils seront en sécurité, aux étages.
Et quant à ceux qui tentent de Nous réduire à l’impuissance en Nos signes, ils seront forcés de se présenter au châtiment.
—Dis : “Oui, mon Seigneur élargit la portion de qui Il veut, parmi Ses esclaves, tout comme Il la lui mesure. Et toute chose dont vous faites largesses, alors Il la remplacera, tandis qu’il est le meilleur des dispensateurs.”
Et le jour où Il les rassemblera tous ! puis Il dira aux anges : “Est-ce ces gens-là qui vous adoraient ?”
—Ils diront : “Pureté à Toi ! Tu es notre patron contre eux ! Non mais ils adoraient djinns”, à quoi la plupart d’entre eux croyaient.
Ce jour-là, donc, les uns parmi vous ne seront maîtres pour les autres ni de bien ni de mal, tandis que Nous dirons à ceux qui auront prévariqué : “Goûtez au châtiment de ce Feu que vous traitiez de mensonge !”
Et quand Nos versets sont récités pour preuves devant eux, ils disent : “Celui-là n’est qu’un homme qui veut vous empêcher de ce que vos ancêtres adoraient.” —Et ils disent : “Ceci n’est que calomnie blasphémée !” Et ceux qui mécroient disent de la Vérité, quand elle leur vient : “Ce n’est que magie manifeste !”
Nous ne leur avons pas apporté de livres qu’ils eussent étudiés. Et Nous n’avons pas envoyé non plus vers eux d’avertisseur, avant toi.
Ceux d’avant eux avaient crié au mensonge. Ceux-ci cependant n’ont pas atteint le dixième de ce que Nous avions apporté à ceux-là, lesquels avaient pourtant traité de menteurs Mes messagers, —puis quelle réprobation que la Mienne !
Dis : “Oui, je ne vous exhorte que d'une chose : que pour Dieu vous vous mettiez debout, par deux aussi bien que tout seuls, et qu’ensuite vous réfléchissiez. Point de djinns dans votre camarade : il n’est pour vous qu’un avertisseur en face d’un dur châtiment.”
—Dis : “Ce que je vous demande comme salaire, c’est pour vous-mêmes. Mon salaire n’incombe qu’à Dieu, tandis qu’il est présent à tout.”
—Dis : “Oui, mon Seigneur lance la Vérité. Il est grand connaisseur des invisibles.”
—Dis : “La vérité est venue. Cependant, le faux est incapable de commencer ni de répéter.”
—Dis : “Si je m'égare, je ne m’égare alors que contre moi-même, vraiment ; tandis que si je me guide, alors c’est grâce à ce que mon Seigneur me révèle. Oui, Il entend tout, Il est proche.”
Si tu voyais quand ils seront surpris, —et pas d’échappatoire,— et saisis de près !
Ils diront alors : “Nous y croyons !” Mais comment y atteindre, de loin,
alors qu’auparavant ils y mécroyaient ? L’invisible, ils le lancent de loin !
On s’interposera entre eux et ce qu’ils désirent, comme cela s’est fait auparavant avec leurs co-sectateurs, lesquels, vraiment, restèrent en un doute qui mène à l’incertitude.
Louange à Dieu, créateur des cieux et de la terre, qui désigne les anges comme des messagers dotés d’ailes par deux et par trois et par quatre. Il ajoute à la création ce qu’Il veut. Oui Dieu est capable de tout.
Ce que Dieu ouvre de miséricorde aux gens, il n’est personne qui le retienne. Et ce qu’Il retient, il n’est personne qui le relâche après Lui. Et c’est Lui le puissant, le sage.
Ho, les gens ! rappelez-vous le bienfait de Dieu sur vous : y a-t-il, autre que Dieu, un créateur qui du ciel et de la terre vous nourrisse ? Point de Dieu, que Lui ! Comme vous voilà mis à l’envers !
Et s’ils te traitent de menteur, alors, certes, on a traité de menteurs les messagers d’avant toi. Vers Dieu, cependant, les affaires sont ramenées.
Ho, les gens ! Oui, la promesse de Dieu est vérité. Gare que la vie présente vous trompe, et que tromperie vous trompe sur Dieu !
Oui, le Diable est pour vous un ennemi. Prenez-le donc pour un ennemi. Rien l'un d’autre : il appelle ses partisans à être gens de l’enfer-Saïr.
Ceux qui mécroient, à eux dur châtiment, tandis que ceux qui croient et font œuvres bonnes, à eux pardon et gros salaire.
Quoi ! celui à qui on a enjolivé sa mauvaise action au point qu'il la voit belle... ? —Mais Dieu égare qui Il veut, et guide qui Il veut. Que ton âme ne s’en aille donc pas en regrets sur eux : oui. Dieu se connaît à ce qu’ils fabriquaient.
Et c’est Dieu qui envoie les vents, lesquels, ensuite, soulèvent un nuage que Nous poussons ensuite vers une contrée morte ; puis, Nous en donnons vie à la terre une fois morte. De même, la Résurrection !
Quiconque veut la puissance... Mais la puissance toute entière est à Dieu : vers Lui monte la bonne parole. Et quant à l’œuvre bonne, Il l'élève haut. Et quant à ceux qui stratégient de mauvaises actions, à eux dur châtiment. Cependant, c’est leur stratagème à eux qui périt.
Et Dieu vous a créés de poussière, puis de sperme, puis Il vous a désignés par couples. Et femelle ne porte ni ne met bas qu’Il ne le sache. Et à personne de grand âge n’est donné de vivre, on ne lui abrège pas son âge non plus, que ce ne soit dans le Livre. C’est facile à Dieu, vraiment !
De même, les deux ondes ne sont pas égales, celle-ci d’eau fraîche, douce, au boire agréable, et celle-là salée, amère, —cependant que de chacune vous mangez une chair fraîche et extrayez l’ornement que vous revêtez. Et tu verras le vaisseau y glisser avec bruit, pour que vous recherchiez de la grâce de Dieu, et que peut-être vous soyez reconnaissants !
Il fait que la nuit pénètre dans le jour et que le jour pénètre dans la nuit. Et Il a assujetti le soleil et la lune à glisser chacun vers un terme dénommé. Voilà votre Seigneur : à Lui la royauté, tandis que ceux que vous invoquez en dehors de Lui ne sont pas même maîtres de la pellicule d'un noyau de datte.
Si vous les invoquez, ils n'entendent pas votre invocation : et même s'ils entendaient ils ne sauraient pas vous répondre. Eux- mêmes en outre mécroiront, le jour de la résurrection, en votre façon de faire des dieux. Nul ne peut te donner de nouvelles comme un Bien-informé !
Ho, les gens, vous êtes besogneux de Dieu, alors que Dieu, Lui, est à l’abri, digne de louange.
S’Il voulait, Il vous ferait partir, et ferait venir une nouvelle création.
Sur Dieu cependant cela ne pèse point !
Or nul porteur ne porte le port d’autrui. Et si quelqu'un de surchargé appelle à l’aide pour la charge qu’il porte, on n’en portera quoi que ce soit, même de quelqu’un de la parenté. Rien d’autre : tu avertis ceux qui dans l’invisible craignent leur Seigneur et établissent l’Office. Et quiconque se purifie, ce n’est que pour lui-même qu’il se purifie tandis que vers Dieu est le Devenir.
Et l’aveugle et le voyant ne sont pas égaux,
ni les ténèbres et la lumière,
ni l’ombre et la fournaise.
De même ne sont égaux les vivants et les morts. Oui, Dieu fait entendre qui Il veut alors que tu ne peux pas faire qu'entendent ceux qui sont dans les tombeaux.
Tu n'es qu'un avertisseur.
Oui par la Vérité Nous t'avons envoyé comme annonciateur et avertisseur, tandis qu’il n’y a pas de communauté où un avertisseur n'ait passé.
Et s’ils te traitent de menteur, eh bien, ceux d'avant eux ont crié aux menteurs cependant que les messagers à eux leur avaient apporté les preuves et les Écrits et la Prescription éclairante :
puis J'ai saisi ceux qui mécroyaient. Et quelle réprobation que la Mienne !
N’as-tu pas vu que du ciel, vraiment, Dieu fait descendre l’eau ? Puis Nous en faisons sortir des produits, de couleurs différentes. Et dans les montagnes, il y a des stries, blanches, et rouges, de couleurs différentes, et aussi noir corbeau.
Il y en a de même, parmi les hommes, et les animaux, et les bestiaux. Les couleurs de tout cela sont différentes. Rien d’autre : craignent Dieu, parmi Ses esclaves, ceux qui savent. Oui, Dieu est puissant, pardonneur.
Oui, ceux qui récitent le Livre de Dieu, et établissent l’Office, et font largesses, en secret et en public, sur ce que Nous leur avons attribué, espèrent un commerce qui ne périra jamais,
où Dieu les remboursera leurs salaires pleinement et en rajoutera, de par Sa grâce. Oui, Il est pardonneur, reconnaissant.
Et ce que Nous te révélons du Livre, c’est cela la Vérité, confirmation de ce qui se trouvait déjà avant ceci. De Ses esclaves, Dieu est informé, certes oui, observateur.
Ensuite Nous fîmes hériter le Livre ceux de Nos esclaves que Nous avions choisis. Mais tel se manque à lui-même, et tel est modéré, et tel l’emporte au concours du bien, par permission de Dieu. C’est cela la grande grâce,
les jardins d’Eden, où ils entreront, décorés de bracelets en or ainsi que de perles, et là, leur vêtement sera de soie.
Et ils diront : “Merci à Dieu qui a extirpé de nous l’affliction ! Oui, notre Seigneur est pardonneur, certes, reconnaissant,
qui nous a installés de par Sa grâce dans la Demeure de stabilité où nulle fatigue ne nous touche, où nulle lassitude ne nous touche.”
Et quant à ceux qui mécroient, à eux le feu de la Géhenne ; là, on ne décidera pas d’eux qu’ils meurent, on ne leur allégera rien non plus du châtiment. C’est ainsi que Nous paierons tout grand ingrat !
Et là ils hurleront : “Seigneur, fais-nous sortir, que nous fassions œuvre bonne. autre que celle que nous faisions !” —“Ne vous avons-Nous pas donné assez d’âge, où pouvait se rappeler celui qui aurait pu se rappeler ? l’Avertisseur cependant vous était venu ! Eh bien, goûtez ! Car, pour les prévaricateurs, pas de secoureur !”
Oui, Dieu est le connaisseur de l'invisible des cieux et de la terre. Oui. Il se connaît au contenu des poitrines.
C’est Lui qui vous a désignés lieutenants sur la terre. Quiconque mécroit. donc, sa mécréance est contre lui-même. Cependant, leur mécréance n'accroît les mécréants qu’en abomination, auprès de leur Seigneur, et leur mécréance n’accroît les mécréants qu’en perdition.
Dis : “Voyez-vous ? les associés que vous invoquez en dehors de Dieu, montrez-moi ce qu’ils ont créé en fait de terre. Ou est-ce à propos des cieux qu’ils ont leur association avec Dieu ? Ou leur avons-Nous apporté un Livre, pour qu’avec cela ils soient sur une preuve ? “Non mais ce n’est qu’en tromperie que les prévaricateurs se font des promesses les uns aux autres.
Oui, Dieu retient les cieux et la terre de s’éloigner. Et si les deux s’éloignent, nul après Lui ne pourra les retenir. Oui, Il demeure patient, pardonneur.
Et ils jurent Dieu à serments renforcés que si un avertisseur leur venait ils seraient très certainement guidés plus qu’aucune des communautés. Puis quand un avertisseur leur vient cela ne les fait croître qu’en répulsion,
en orgueil sur la terre et en stratagème au mal. Cependant, le stratagème au mal n’enveloppe que ses propres auteurs. Verront-ils donc quelque autre conduite que celle qui fut tenue envers les Anciens ? Or jamais tu ne trouveras de changement dans la conduite de Dieu, et jamais ne trouveras de déviation dans la conduite de Dieu.
Quoi ! N’ont-ils pas voyagé sur la terre pour voir ce qu’il est advenu de ceux qui étaient avant eux et, en fait de force, plus puissants qu’eux ? Et rien, dans les cieux ni sur terre ne saurait réduire Dieu à l’impuissance. Oui, Il demeure savant, capable.
Et si Dieu s’en prenait aux gens pour ce qu’ils s’acquièrent, Il ne laisserait animal qui marche sur ce sol. Mais Il les ajourne jusqu’à un terme dénommé. Puis, quand leur terme viendra... alors Dieu reste observateur de Ses esclaves.
Yâ Sin.
Par le sage Coran !
Oui, tu es certes du nombre des envoyés,
sur un chemin droit.
Descente de la part du Puissant, du Miséricordieux,
pour que tu avertisses un peuple dont les ancêtres n’ont pas été avertis : ces gens-là sont donc inattentifs.
Très certainement la Parole s’est avérée contre la plupart d’entre eux : ils ne croiront donc pas.
Oui, Nous assignerons des carcans à leurs cous, et il y en aura jusqu’aux mentons : ils iront donc têtes dressées, yeux baissés.
Et Nous mettrons une barrière devant eux et une barrière derrière eux, puis Nous les recouvrirons : ils ne sauront donc rien observer.
Et pour eux, c’est égal que tu les avertisses ou ne les avertisses pas : ils ne croiront pas.
Rien d’autre : tu avertis celui qui suit le Rappel et craint le Très Miséricordieux dans l’invisible : à celui-là donc, fais bonne annonce de pardon et de noble salaire.
Oui, c’est Nous qui donnons la vie aux morts et inscrivons ce qu’ils ont préparé, et aussi leurs traces. Et Nous avons dénombré toute chose dans un directoire clair.
Frappe-leur un exemple des habitants de certaine cité quand les envoyés y vinrent.
Nous leur en avions envoyé deux. Mais ils traitèrent les deux de menteurs. Nous renforçâmes donc ceux-ci d’un troisième. Alors ils dirent : “Oui vraiment, nous sommes envoyés à vous.”
—Mais les gens : “Vous n’êtes que des hommes comme nous ! Le Très Miséricordieux cependant n’a rien fait descendre, et vous ne faites que mentir.”
—“Notre Seigneur, dirent les messagers, sait qu’en vérité nous sommes envoyés à vous,
et que ne nous incombe que de transmettre en clair.”
—“Oui, dirent les gens, nous vous prenons pour un oiseau de malheur. Si vous n’arrêtez pas, très certainement nous vous lapiderons, et un douloureux châtiment de nous très certainement vous touchera.”
—“Le vôtre d’oiseau, dirent les messagers, il est avec vous. Ah ! si l’on vous avait bien rappelés ! Vous êtes bien plutôt gens outranciers !”
Et du bout de la ville un homme vint en courant, disant : “O mon peuple, suivez les envoyés :
suivez ceux qui ne vous demandent pas de salaire, tandis qu’ils se guident bien,
Et qu’aurais-je à ne pas adorer Celui qui m’a créé ? Vers Lui cependant vous serez ramenés.
Prendrai-je en dehors de Lui des dieux ? Leur intercession, si le Très Miséricordieux me veut du mal, ne me mettra pas à l’abri en quoi que ce soit, et ils ne sauront pas me sauver :
je serai alors, certes oui, dans un égarement manifeste.
Oui, je crois en votre Seigneur. Écoutez-moi donc.”
—Alors, une voix : “Entre au Paradis.” — Mais lui : “Hélas, si mon peuple savait
comme mon Seigneur m’a pardonné et mis au nombre des honorés !”
Mais après lui, Nous ne fîmes pas descendre du ciel d’armée sur son peuple. Nous ne voulions rien faire voulions rien faire descendre.
—Ce ne fut qu’un Cri, un seul, et les voilà éteints.
O regret pour les esclaves ! Jamais il ne leur vient de messager qu’ils ne s’en raillent !
N’ont-ils pas vu combien de générations avant eux Nous avons fait périr ? lesquelles, en vérité, ne reviendront pas chez ceux-ci.
Et pas un seul qui ne soit obligé de se présenter devant Nous !
Un signe pour eux, la terre morte à qui Nous donnons vie et d’où Nous faisons sortir des grains dont vous mangez !
Et en elle Nous avons mis des jardins de dattiers et de vignes, et y avons fait jaillir des sources.
Afin qu’ils mangent de Ses fruits, et de ce que leurs mains fabriquent. Ne seront-ils pas reconnaissants ?
Pureté à Celui qui a créé, parmi ce que la terre fait pousser, ainsi que parmi eux-mêmes, et aussi parmi ce qu’ils ne savent pas, des couples de toutes sortes !
—Et un signe pour eux, la nuit dont Nous écorchons le jour, et les voilà qui s’enténèbrent.
Le soleil, de même, qui coule vers son gîte ; c’est là la détermination du Puissant, du Savant
Et quant à la lune, Nous lui avons déterminé des mansions jusqu’à ce qu’elle devienne comme la palme vieillie.
Il ne faut ni que le soleil rattrape la lune, ni que la nuit devance le jour ; et chacun nage dans une orbite.
—Et un signe pour eux : oui, Nous portons à pleine nef leur descendance ;
et Nous en avons, pour eux, créé de semblables, sur lesquelles ils montent.
Et si Nous voulons, Nous les noyons : pour eux, alors, pas d’appel au secours, et point ne sont sauvés,
sauf miséricorde de Nous, et à titre de jouissance pour un temps.
Et quand on leur dit : “Comportez-vous en piété dans ce qui est devant vous et dans ce qui est derrière vous : peut-être vous fera-t-on miséricorde !”…
Or pas un signe ne leur vient, des signes de leur Seigneur, qu’ils ne l’esquivent.
Et quand on leur dit : “Faites largesses sur ce que Dieu vous a attribué,” ceux qui mécroient disent à ceux qui croient : “Nourrirons-nous quelqu’un que Dieu nourrirait s’Il voulait ? Vous n’êtes que dans un égarement manifeste !”
—Et ils disent : “A quand cette promesse, si vous êtes véridiques ?”
Ils ne verront qu’un Cri, un seul, qui les saisira alors qu’ils seront en train de disputer.
Ils ne pourront donc ni faire de testament ni retourner chez leurs familles.
Et on soufflera dans la Trompe, et voilà que des tombes ils se précipiteront vers leur Seigneur,
disant : “Malheur de nous ! qui nous a fait lever de notre dortoir ?” C’est ce que le Très Miséricordieux avait promis ; et les envoyés avaient dit vrai.
Ce ne sera qu’un Cri, un seul, et voilà qu’ils seront tous obligés de se présenter devant Nous.
Puis, ce jour-là, on ne manquera à personne. Et vous ne serez payés que de ce que vous œuvriez.
Oui, les gens du Paradis seront, ce jour-là, occupés à s’amuser,
eux et leurs épouses, sous des ombrages, accoudés sur les trônes.
Là ils auront des fruits, et ils auront ce qu’ils réclameront.
Et, comme parole de la part d’un Seigneur miséricordieux : “Paix.”
—Et : “Distinguez-vous, ô criminels, en ce jour !
Ne vous ai-Je pas engagés, enfants d’Adam, à ne pas adorer le Diable, —il est vraiment pour vous un ennemi manifeste,—
et à M’adorer, puisque c’est le chemin droit ? 
Et il en a très certainement égaré beaucoup d’entre vous. Ne compreniez-vous pas ?
Voici la Géhenne qu’on vous promettait.
Tombez-y aujourd’hui, pour avoir mécru !”
Ce jour-là, Nous scellerons leurs bouches, tandis que leurs mains Nous parleront, et que leurs jambes témoigneront de ce qu’ils s’acquéraient.
Et si Nous voulons. Nous effacerons leurs yeux, certes ; puis ils courront sur le chemin. Comment, alors, pourront-ils regarder ?
Et si nous voulons, Nous les métamorphoserons, sur place ; puis ils ne sauront ni avancer ni revenir.
A quiconque Nous accordons grand âge, Nous faisons baisser sa forme. Ne comprendront-ils donc pas ?
—Ce n’est pas de la poésie que Nous avons enseigné à celui-ci ; —il ne lui en faut pas non plus— ; ceci n’est qu’un Rappel, et une Lecture claire,
pour qu’il avertisse quiconque est vivant. Et la Parole va s’avérer contre les mécréants.
Quoi ! N’ont-ils pas vu que, de ce que Nos mains ont œuvré, oui, pour eux Nous avons créé des bestiaux, puis, ils s’en rendent maîtres ;
et que Nous les leur avons soumis, puis, il en est dont ils font leur monture, et d'autres, qu’ils mangent ;
et que pour eux il y a là utilités et boissons ? Ne seront-ils donc pas reconnaissants ?
Et ils adoptent des dieux en dehors de Dieu- peut-être en seraient-ils secourus !...
Ceux-ci ne sauront pas les secourir, vu qu’ils seront eux-mêmes une armée de requis contre eux.
Que leur parole ne t'afflige donc pas ! Oui, Nous savons ce qu’ils cachent et ce qu’ils divulguent.
Quoi ! l’homme n’a-t-il pas vu qu’en vérité Nous l’avons créé de sperme ? Et le voilà disputeur déclaré !
Et, frappant pour Nous un exemple, tandis qu’il oublie sa propre création, il dit : “Qui va donner la vie à des os quand ils sont cariés ?”
—Dis : “Leur donnera vie Celui qui les a créés une première fois, cependant qu’Il se connaît à toute création,
Celui qui, de l’arbre vert, a créé pour vous du feu, et voilà que vous en allumez.”
Quoi ! Celui qui a créé les cieux et la terre ne sera-t-il pas capable de créer leur pareil ? Mais si ! car c’est Lui le grand créateur, le savant.
Rien d’autre : quand Il veut une chose, Son commandement consiste à dire : “Sois” ; et c’est.
Pureté, donc, à Celui en la main de qui est la super-royauté sur toute chose ! Et c’est vers Lui que vous serez ramenés.
Par les rangés en rangs
qui ensuite somment de sommation,
et qui ensuite récitent en rappel
—: “Oui, votre Dieu est un, certes,
le Seigneur des cieux et de la terre et de ce qui est entre les deux, Seigneur aussi des Levants !”
Oui, Nous avons décoré le ciel le plus proche, d’un décor : —d’étoiles,
avec protection contre tout diable rebelle,
lesquels ne sauront plus être à l’écoute de la sublime cohorte ; mais on lancera de tout côté contre eux,
en chasse. Et à eux, châtiment perpétuel.—
A moins que l’un d’eux en vole quelque chose au vol, lequel aura alors à ses trousses un bolide flamboyant,
Pose-leur donc la question : “Ceux-ci sont-ils plus forts en fait de création, ou bien ceux-là que Nous avons créés ?” — que Nous avons créés, vraiment, d’argile collante !
Mais tu t’étonnes, et ils se raillent !
et quand on les rappelle, ils ne se rappellent pas ;
et quand ils voient un signe, ils cherchent à se railler,
et disent : “Ceci n’est que magie manifeste.
Quoi ! quand nous serons morts et poussière et ossements, quoi ! serons-nous bien ressuscités ?
ou nos plus anciens ancêtres ?”
—Dis : “Oui ! et cependant vous vous humilierez.”
Rien d’autre, donc : une seule sommation, et voilà qu’ils commenceront de voir,
et diront : “Malheur de nous ! c’est le jour de la Rétribution !”
—“C’est le jour de la Décision, que vous traitiez de mensonge !”
—“Qu’on rassemble ceux qui prévariquaient, leurs épouses aussi, ceux également qu’ils adoraient.
en dehors de Dieu. Puis, qu’on les guide de au chemin de l’enfer-Jahîm.
Et qu’on les arrête : oui, ils doivent être interrogés.”
—“Pourquoi ne vous portez-vous pas mutuel secours ?”
Mais ce jour-là, ils chercheront à se soumettre,
et les uns s'adresseront aux autres en s’interrogeant mutuellement ;
“Oui, diront les hommes, c’est vous qui veniez à nous sous couvert de serment.”
—“C’est vous plutôt, diront les diables, qui ne vouliez pas croire :
quant à nous, nous n’avions aucune autorité sur vous ! C’est vous plutôt qui étiez gens rebelles ;
la parole de notre Seigneur s’est donc avérée contre nous, —certes, nous allons en goûter ! —
nous vous avons donc égarés ! En vérité, nous étions égarés nous-mêmes !”
Ce jour-là, donc, ils seront associés dans le châtiment.
Oui, ainsi faisons-Nous avec les criminels.
Quand on leur disait : “Point de dieu, que Dieu Lui-même,” ils se gonflaient, en vérité,
et disaient : “Allons-nous abandonner nos dieux pour un fou de poète ?”
C’est au contraire avec la vérité qu’il est venu ; et il a confirmé les Envoyés.
Vous allez, certes oui, goûter au châtiment douloureux.
Cependant, vous ne serez payés que de ce que vous œuvriez.
Sauf les esclaves choisis de Dieu :
à eux, la part bien connue :
des fruits ; et ils seront honorés
dans les jardins du Délice,
sur des trônes, face à face.
On leur fera circuler une coupe d’eau de
coupe blanche, savoureuse aux buveurs
Là, plus de longues courses ! Et ils n'en seront plus jamais privés.
Et ils auront près d’eux des belles aux grands yeux, le regard chaste,
des belles comme le blanc caché de l'œuf
Puis les uns s’adresseront aux autres en s’interrogeant mutuellement.
Un parleur des leurs parlera : “Oui, j’avais un collègue
qui disait : Quoi ! es-tu vraiment de ceux qui confirment ?
Quoi ! quand nous mourrons et serons poussière et ossements, quoi ! nous paiera-t-on ?”
—Quelqu’un dira : “Regardez d’en haut, voulez-vous ?”
Alors, il regardera, d’en haut, puis il verra l’autre en plein dans l’enfer-Jahîm,
et dira : “Par Dieu ! tu as bien failli faire ma perte !
Et sans le bienfait de mon Seigneur, j’aurais certainement été du nombre des requis.
Ne sommes-nous donc morts
que de notre mort première, et pourtant pas châtiés ?”
Certes oui, c'est cela le grand succès.
C'est ainsi, donc, que doivent œuvrer ceux qui œuvrent.
Est-ce mieux comme hôtel, cela, ou le plant de cactus
qu'en vérité Nous avons assigné comme épreuve aux prévaricateurs ?
Oui, c'est une plante qui sort du fond de l'enfer-Jahîm.
Sa spathe est comme des têtes de diables.
Or, ces gens-là en mangeront et s’en empliront les ventres.
A eux ensuite, pour la mixture, l’eau bouillante par-dessus. Certainement.
Puis, pour eux, retour vers l’Enfer-Jahîm. Certainement.
Oui, ils ont trouvé égarés leurs ancêtres.
Ils sont donc poussés sur leurs traces.
Et avant eux, très certainement, la plupart des anciens se sont égarés.
Et très certainement Nous avions envoyé chez eux des avertisseurs.
Regarde donc ce qu’il est advenu des avertis !
A part les élus, parmi les esclaves de Dieu.
Et Noé, très certainement, en appela à Nous, le Meilleur, ô combien, de ceux qui répondent !
Et Nous le sauvâmes, lui et sa famille, de l’énorme angoisse
et désignâmes comme restants sa descendance.
Et c’est à lui que Nous laissâmes la postérité.
Paix sur Noé dans les mondes !—
Ainsi payons-Nous les bienfaisants.—
Oui, il était de Nos esclaves croyants.
Puis Nous noyâmes les autres.
Oui, et de ses partisans était Abraham, certes,
quand il vint à son Seigneur, le cœur sain.
Quand il dit à son père, et à son peuple aussi : “Qu’est-ce que vous adorez ?
Voulez-vous, comme en blasphème, des dieux en dehors de Dieu ?
Quelle pensée avez-vous donc du Seigneur des mondes ?
Puis, d’un regard il regarda les astres,
et dit : “Je vais être indisposé.”
Ils lui tournèrent le derrière.
Alors il se glissa chez leurs dieux et dit : “Ne mangez-vous pas ?
Qu’avez-vous à ne pas parler ?”
Puis il se mit à les battre de sa main droite.
Puis les gens vinrent à lui en courant.
Il dit : “Adorez-vous ce que vous-mêmes taillez ?
alors que c’est Dieu qui vous a créés, vous et ce que vous œuvrez !”
—Ils dirent : “Qu’on lui construise une construction, et qu’on le lance dans cette fournaise !”
Ils lui voulurent donc une ruse ; mais ce sont eux que Nous mîmes à bas.
Et il dit : “Oui, je vais vers mon Seigneur : Lui me guidera.
Seigneur, fais-moi don d’un qui soit parmi les gens de bien.”
Nous lui fîmes donc bonne annonce d’un garçon patient.
Puis, quand celui-ci en fut à courir avec lui, Abraham dit : “O mon petit, oui, je me vois en songe en train de t’immoler. Vois donc quelle est ton opinion. “Lui de dire : “O mon cher père, fais ce qui t’est commandé : tu me trouveras, si Dieu veut, du nombre des endurants.”
Puis quand tous deux se furent soumis, et qu’il l’eut jeté sur le front,
voilà que Nous l’appelâmes : “Abraham !
tu as bien réalisé la vision. Oui, c’est ainsi que Nous payons les bienfaisants.”
C’était là, certes oui, l’épreuve manifeste.
Et Nous le rançonnâmes d’une énorme immolation.
Et c’est à lui que Nous laissâmes la postérité.
Paix sur Abraham.
Ainsi payons-Nous les bienfaisants.
Oui, il était de Nos esclaves croyants.
Et Nous lui fîmes bonne annonce d’Isaac comme d’un prophète d’entre les gens de bien.
Et Nous versâmes, sur lui et sur Isaac, plénitude de bénédiction. Il y a cependant, dans leur descendance à eux deux, le bienfaisant et aussi celui qui manifestement se manque à lui-même.
Et très certainement Nous favorisâmes Moïse et Aaron,
et les sauvâmes tous deux, leur peuple aussi, de l’énorme angoisse, 
et les secourûmes, de sorte que c’est eux qui eurent le dessus.
Et à tous deux Nous apportâmes le Livre qui cherche à éclairer.
Et les guidâmes tous deux vers le droit chemin.
et c’est à eux deux que Nous laissâmes la postérité.
Paix sur Moïse et Aaron,
Oui, ainsi payons-Nous les bienfaisants.
Oui, ils étaient tous deux de Nos esclaves croyants.
—Et Élie était, certes oui, du nombre des Envoyés.
Quand il dit à son peuple : “Ne vous comporterez-vous pas en piété ?
Invoquerez-vous Baal, et abandonnerez-vous le meilleur des créateurs,
Dieu, votre Seigneur, le Seigneur aussi de vos plus anciens ancêtres ?”
Puis ils le traitèrent de menteur. Eh bien, c’est eux qui seront les requis.
Sauf les Esclaves choisis de Dieu.
Et c’est à lui que Nous laissâmes la postérité
Paix sur Élie !
Ainsi payons-Nous les bienfaisants.
Oui, il était de Nos esclaves croyants.
—Et Loth était, certes oui, du nombre des Envoyés.
Quand Nous le sauvâmes, lui et sa famille, tous,
sauf une vieille d’entre les traînards !
puis Nous détruisîmes les autres.
Oui, vous passez sur eux, le matin,
et aussi de nuit. Ne comprendrez-vous donc pas ?
Et Jonas fut, certes oui, du nombre des Envoyés.
Quand il s’enfuit vers l’arche comble !
Puis on tira au sort, et il fut de ceux qu’on devait jeter à la mer.
Puis un poisson fit une bouchée de lui qui avait fait de choses blâmables.
Puis, s’il n’avait pas été de ceux qui chantent pureté,
il serait demeuré dans son ventre jusqu’au jour où l’on sera ressuscité.
Puis Nous le jetâmes sur la terre nue, indisposé qu’il était.
Et Nous fîmes pousser au-dessus de lui un plant de courge,
et l’envoyâmes vers cent mille hommes ou plus,
Puis ils crurent. Nous leur donnâmes donc jouissance pour un temps.
—Pose-leur donc la question : Quoi ! ton Seigneur aurait des filles, et eux des fils ?
Ou avons-Nous créé femelles les anges, en sorte que ceux-là aient été témoins ?
Ils disent, n’est-ce pas, dans leur calomnie :
“Dieu a engendré” ; mais ce sont des menteurs, certes oui !
Quoi ! Il aurait, de préférence à des fils, choisi des filles ?
Qu’avez-vous ? Comment jugez-vous ?
Ne vous rappellerez-vous donc pas ?
Ou avez-vous quelque autorité manifeste ?
Apportez donc votre Livre, si vous êtes véridiques !”
Et ils dressent entre Lui et les djinns, une généalogie ! alors que les djinns savent bien qu’ils vont être requis—
pureté à Dieu, de ce qu’ils décrivent !—
sauf les esclaves choisis de Dieu.
Car, en vérité, ni vous ni ce que vous adorez
ne saurez être des tentateurs contre Lui,
sauf à l’égard de celui qui est pour tomber dans l’enfer-Jahîm.
—“Personne, parmi nous, qui n’ait une place connue ;
oui, et nous sommes, nous, les rangés en rangs ;
oui, et c’est nous certes qui chantons pureté !”
Et ces gens-là certes en sont à dire :
—“Si nous avions eu un Rappel au sujet des Anciens, en vérité,
nous serions certes les esclaves choisis de Dieu !”
Puis, ils y mécroient. Eh bien, ils vont savoir !
Et très certainement, Notre Parole a pris les devants en faveur des Envoyés Nos esclaves,
en ce que c’est eux, certes oui, qui seront secourus,
oui, et que Notre armée, c’est elle qui aura le dessus.
Tourne-leur le dos, donc, pour un temps ;
et observe-les : ils observeront bien, eux !
Quoi ! est-ce Notre châtiment qu’ils cherchent à hâter ?
S’il tombe dans la cour de chez eux, quel mauvais matin, alors, pour ceux qu’on a avertis !
Et tourne-leur le dos pour un temps ;
et observe : ils observeront bien, eux !
Pureté à ton Seigneur, Seigneur de puissance, de ce qu’ils décrivent !
Et paix sur les Envoyés,
et louange à Dieu, Seigneur des mondes !
S’âd. Par le Coran plein du Rappel !
Ceux qui mécroient, plutôt, sont dans l’orgueil et le schisme !
Que de générations avant eux avons-Nous fait périr, lesquelles ont crié, quand il n’était plus temps d’échapper ?
Et ceux-ci s’étonnent qu’un avertisseur des leurs soit venu à eux, tandis que les mécréants disent : “C’est un magicien, un grand menteur.
Réduira-t-il les dieux à un seul Dieu ? Voilà bien là une chose étonnante, vraiment !”
Et la cohorte de leurs grands quitte en disant : “Allez-vous-en, et restez constants à vos dieux : voilà bien là, vraiment, la chose désirable.
Nous n’avons pas entendu cela dans la dernière communauté : ce n’est qu’une création forcée !
Quoi ! c’est sur lui, parmi nous, qu’on aurait fait descendre le Rappel ?” —C’est eux, plutôt, qui sont en doute vis-à-vis de Mon Rappel. C’est plutôt qu’ils n’ont pas goûté à Mon châtiment !
Quoi ! ont-ils à leur portée les trésors de la miséricorde de ton Seigneur, le puissant, le donateur ?
Ou leur appartient-elle, la royauté des cieux et de la terre, et de ce qui est entre les deux ? Eh bien qu'ils y montent à la corde !
Bande de coalisés qui, ici même, sera détruite !
Avant eux crièrent au mensonge le peuple de Noé, et les Aad, et Pharaon l’homme aux pals,
et les Thamoud, et le peuple de Loth, et les gens d’al-Aïkah. Voilà, les coalisés.
Pas un qui n’ait traité de menteurs les Messagers. Eh bien, Ma poursuite s’est avérée !
Ce que ceux-là attendent, ne sera qu'un Cri, un seul, sans reprises.
Et ils disent : “Seigneur, hâte-nous notre quote-part avant le Jour des Comptes.”
—Endure avec constance ce qu'ils disent ; et rappelle-toi David Notre esclave, lequel avait des mains, certes, et était vraiment plein de repentir.
Oui, Nous assujettîmes les montagnes à chanter pureté, soir et matin, en sa compagnie,
tout comme les oiseaux assemblés. —Tout revient à Dieu !—
Et Nous renforçâmes son royaume, et lui apportâmes la sagesse et aussi l'art de prononcer des jugements.
Et t’est-elle parvenue, la nouvelle des plaideurs, quand ils grimpèrent au mur du sanctuaire ?
Quand ils furent entrés près de David et qu’il en eut été effrayé, ils dirent : “N'aie pas peur ! Voici deux plaideurs ; l’un de nous en a voulu à l’autre : juge donc en droit entre nous, et ne sois pas partial, et guide-nous vers la droiture du chemin”
Oui, voici en effet mon frère : il a quatre- vingt-dix-neuf brebis, tandis que je n’ai qu’une brebis ; puis il m’a dit : “Confie-la- moi” ; et dans la conversation il a beaucoup fait pression sur moi.”
“Très certainement, dit David, il t’a manqué, en demandant ta brebis en plus de ses brebis.” Oui, beaucoup d’associés s’en veulent les uns aux autres, certes. Sauf ceux qui croient, et font œuvres bonnes ; —cependant, il y en a peu ! Et David pensa que Nous l’avions mis à l’épreuve. Rien d’autre. Il demanda donc pardon à son Seigneur, et tomba à genoux, et s’inclina.
Nous le lui pardonnâmes donc. Il a cependant près de Nous une place proche, certes oui, et un beau refuge.
—: “O David, oui, Nous t’avons désigné Lieutenant sur la terre. Juge donc en droit parmi les gens, et ne suis pas la passion : ou elle t’égarera du sentier de Dieu.” Oui, à ceux qui s’égarent du sentier de Dieu, un dur châtiment, pour avoir oublié le Jour des Comptes.
Ce n’est pas par vanité que Nous avons créé le ciel et la terre et ce qui est entre les deux ! Ceci est la pensée de ceux qui mécroient. Malheur donc à ceux qui mécroient, à cause du Feu !
Quoi ! ferons-Nous de ceux qui croient et font œuvres bonnes comme de ceux qui commettent du désordre sur la terre ? ou ferons-Nous des pieux comme des pervers ?
—Livre béni que Nous avons fait descendre vers toi afin que l’on médite sur ses versets, et que les doués d’intelligence se rappellent !—
Et à David Nous fîmes don de Salomon, —quel esclave délicieux, plein de repentir,
Quand, un soir, on lui eut présenté de magnifiques chevaux debout sur trois pattes,
il dit alors : “Oui, j’ai aimé d’amour les biens, plus que le Rappel de mon Seigneur, jusqu’à ce que ceux-là eussent disparu derrière le voile.
Ramenez-les-moi.” —Puis il se mit à passer la main sur les pattes et les encolures…
Et très certainement Nous avions tenté Salomon en lançant sur le repose-pied de son trône un corps humain. Ensuite il s’inclina
en disant : “Seigneur, pardonne-moi, et fais-moi don d’une royauté qui ne faille à personne après moi. C’est toi le donateur, vraiment !”
Donc, Nous lui assujettîmes le vent qui, par son ordre, coulait doucement là où il voulait atteindre.
De même les diables, bâtisseurs et plongeurs de toutes sortes.
Et d’autres encore, accouplés dans des chaînes.
— “Voilà Notre cadeau —donne ou retiens donc— sans compter.”
Et il a, près de Nous une place rapprochée, certes oui, et un beau refuge.
Et rappelle-toi Job, Notre esclave, lorsqu’il appela son Seigneur : “Le diable a fait, vraiment, que souffrance et châtiment me touchent !”
—“Frappe du talon : tu auras un bain frais et potable.”
—Et Nous lui rendîmes sa famille, et avec elle une semblable, comme miséricorde de Notre part, et comme Rappel pour les gens d’intelligence.
—“Et prends dans ta main un régime sans les dattes, puis frappe avec lui. Et ne viole pas ton serment.” Oui, nous l’avions trouvé endurant avec constance, excellent esclave. Il était vraiment plein de repentir.
Et rappelle-toi Abraham et Isaac et Jacob Nos esclaves, gens de mains et d’yeux.
Oui, Nous les élîmes d’élection, pour rappeler la Demeure.
Oui, et ils sont, près de Nous, certes, parmi les meilleurs élus.
Et rappelle-toi Ismaël et Élisée, et Dhou’l Kifl, chacun, cependant, parmi les meilleurs.
Ceci est un Rappel. Aux pieux cependant appartient, certes oui, une belle retraite :
les jardins d’Eden aux portes pour eux ouvertes,
Accoudés, là, ils demandent beaucoup de fruits et de breuvage.
Et auprès d’eux sont les belles au regard chaste, toutes du même âge.
Voilà ce qui vous est promis pour le Jour des Comptes.
Oui, ceci est, de Notre part, la portion à quoi il n’est pas d’épuisement.
Voilà ! Alors qu’aux rebelles revient, certes oui, la pire retraite,
la Géhenne, où ils tomberont. Puis, quel mauvais lit !
Voilà ! Eh bien, qu’ils y goûtent : eau bouillante et eau glaciale,
et autres contrastes de ce genre, par paires.
C’est une armée qui entre, en votre compagnie, —pas de bienvenue à eux ! —Oui, ils vont tomber dans le Feu.
—Ils disent : “Pas de bienvenue à vous, plutôt, à vous qui nous avez préparé cela !” —Quel mauvais gîte donc !
—Et encore : “Seigneur, qui que ce soit qui nous ait préparé cela, eh bien, ajoute-lui double châtiment dans le Feu.”
—Et encore : “Qu’avons-nous à ne pas voir des gens que nous comptions parmi les pires ?
Les avons-nous raillés à tort ? ou si c’est que les regards en chavirent ?”
Oui, c’est une vérité, que la dispute des gens du Feu !
— Dis : “Rien d’autre : je suis un avertisseur. Point de Dieu, que Dieu Lui-même, l’unique, le dominateur,
Seigneur des cieux et de la terre et de ce qui est entre les deux, le puissant, le grand pardonneur.”
—Dis : “Ceci est une grande nouvelle.
Vous l’esquivez.
Je n’avais science aucune de la cohorte sublime quand elle disputait,—
il m’est seulement révélé que je suis un avertisseur clair, rien d’autre,—
quand ton Seigneur dit aux anges : Oui, Je vais créer d’argile un être humain.
Quand, donc Je l’aurai bien formé et lui aurai insufflé de Mon esprit, alors, jetez-vous devant lui, prosternés.
Les anges, donc, tous ensemble se prosternèrent,
sauf Satan, qui s’enfla d’orgueil et fut du nombre des mécréants.
Alors, Dieu : “O Satan, qui t’a empêché de te prosterner devant ce que J’ai créé de Mes deux mains ? T’enfles-tu d’orgueil ? ou veux-tu être du nombre des hautains ?”
—“Je suis meilleur que lui, dit Satan : Tu m’as créé de feu, et Tu l’as créé d’argile.”
—“Eh bien, sors d’ici, dit Dieu ; car te voilà banni, en vérité ;
oui, et sur toi Ma malédiction jusqu’au jour de la Rétribution !”
— “Seigneur, dit Satan, donne-moi donc un délai jusqu’au jour où ils seront ressuscités.”
—“Eh bien oui, dit Dieu, tu es de ceux à qui délai est accordé
jusqu’au jour de l’Instant Connu”.
—“Par Ta puissance ! dit Satan. Alors très certainement, je les ferai errer, tous,
sauf, parmi eux, Tes esclaves choisis”.
—“Eh bien, dit Dieu, la vérité est, —c’est la vérité, que Je dis,—
que très certainement J’emplirai la Géhenne de toi et de ceux d’entre eux qui te suivront, tous.”
—Dis : “De cela, je ne vous demande pas de salaire ; et je ne suis pas de ceux qui cherchent à s’imposer.
Ceci n’est qu’un rappel aux mondes.
Et très certainement vous en aurez nouvelles après un temps !”
Descente du Livre, de la part de Dieu, le puissant, le sage.
Oui, Nous avons fait descendre vers toi le Livre, par vérité. Adore Dieu, donc, en Lui purifiant la religion.
N’est-ce pas à Dieu qu’est la religion pure ? Tandis que ceux qui prennent des patrons en dehors de Lui : “Si nous les adorons, c’est seulement pour qu’ils nous rapprochent à proximité de Dieu.” —En vérité, Dieu jugera, parmi eux, sur ce en quoi ils divergent. Non, Dieu ne guide pas celui qui est grand menteur, grand ingrat.
Si Dieu avait voulu adopter un enfant, Il aurait certes choisi ce qu’il eût voulu parmi ce qu’Il crée. Pureté à Lui ! Dieu c’est Lui l’unique, le dominateur.
Avec vérité Il a créé les cieux et la terre. Il enroule la nuit au jour, et enroule le jour à la nuit, tandis qu’Il a assujetti le soleil et la lune à couler chacun vers un terme dénommé. N’est-ce pas Lui le puissant, le grand pardonneur ?
Il vous a créés d’une personne unique, et a tiré d’elle son épouse. Et il a fait descendre, pour vous, des bestiaux, en huit couples. Il vous crée, aux ventres de vos mères, création par création, dans trois ténèbres. Voilà Dieu, votre Seigneur ! A Lui la Royauté. Point de Dieu, que Lui. Comme vous voilà donc écartés !
Si vous êtes ingrats, eh bien, Dieu est à l’abri de vous, vraiment ! De Ses esclaves, cependant, Il n’agrée pas l’ingratitude. Et si vous êtes reconnaissants, Il l’agrée de vous. Et nul porteur ne porte le port d’autrui. Ensuite, vers votre Seigneur est votre retour : Il vous informera donc de ce que vous œuvriez. Oui, Il se connaît au contenu des poitrines.
Et quand un malheur touche l’homme, il appelle son Seigneur en s’inclinant vers Lui. Ensuite, quand Dieu lui accorde de Sa part un bienfait, il oublie ce pour quoi auparavant il appelait, et il assigne à Dieu des rivaux, afin d’égarer de Son sentier. —Dis : “Profite un temps de ta mécréance ! oui, tu es des gens du Feu.”
Quoi ! celui qui, aux heures de la nuit, reste en dévotion, prosterné et debout, prenant garde à l’au-delà et espérant la miséricorde de son Seigneur... —Dis : '‘Est-ce qu’ils sont égaux, ceux qui savent, et ceux qui ne savent pas ?” Rien d’autre : se rappellent les doués d’intelligence.
Dis : “O Mes esclaves, les croyants ! Craignez votre Seigneur !” A ceux qui ici-bas font le bien, un bien. La terre de Dieu est vaste, cependant. Rien d’autre : les endurants seront remboursés, sans compte, leur plein salaire.
Dis : “Oui, on m’a commandé d’adorer Dieu, en purifiant pour Lui la religion ;
et on m’a commandé d’être le premier des Soumis.”
Dis : “Oui, je crains, si je désobéis à mon Seigneur, le châtiment d’un énorme Jour.”
Dis : “C’est Dieu que j’adore, purifiant pour Lui ma religion.
Adorez donc, en dehors de Lui, qui vous voudrez !” —Dis : “Oui, les perdants sont ceux qui, au jour de la résurrection, auront fait la perte de leurs propres personnes et de leurs familles.” N’est-ce pas là la perte évidente ?
Pour eux, au-dessus d’eux, des ombrages de feu ; des ombrages aussi au-dessous d’eux. Voilà ce dont Dieu menace Ses esclaves : “O Mes esclaves, craignez-Moi donc !”
 Et à ceux qui écartent les Rebelles de peur de les adorer tandis qu’ils s’inclinent vers Dieu, à eux la bonne nouvelle ! Annonce bonne nouvelle, donc, à Mes esclaves,
qui prêtent l’oreille à la Parole puis suivent le meilleur d’elle. C’est eux que Dieu a guidés, et c’est eux les doués d’intelligence !
Eh bien, quoi ! celui contre qui s’avère la parole du châtiment, quoi ! peux-tu sauver celui qui est dans le Feu ?
Mais les étages, à ceux qui craignent leur Seigneur ! Au-dessus d’eux il y a des étages bien bâtis ; et, coulant au-dessous d’eux, des ruisseaux. Promesse de Dieu ! Dieu ne manque pas au rendez-vous.
Ne le vois-tu pas ? Oui, Dieu fait descendre du ciel, de l’eau, puis Il l’achemine en sources dans la terre ; par-là, ensuite, Il fait sortir une culture aux couleurs diverses, laquelle se fane, ensuite, de sorte que tu la vois jaunie ; ensuite Il la rend sèche, cassante. Voilà bien là, vraiment, un rappel aux doués d’intelligence !
Quoi ! celui, donc, dont Dieu ouvre la poitrine à la Soumission en sorte que le voilà dans une lumière de la part de son Seigneur... Malheur donc à ceux dont les cœurs sont endurcis contre le Rappel de Dieu ! Ceux-là sont dans un égarement manifeste.
Dieu fait descendre le plus beau des récits, un Livre bien ressemblant, souvent répété, à quoi frissonnent les peaux de ceux qui redoutent leur Seigneur, puis leurs peaux et leurs cœurs s’amollissent au Rappel de Dieu. Voilà la guidée de Dieu. Par là Il guide qui Il veut. Et, pour quiconque Dieu égare, point de guide.
Quoi ! celui, donc, qui, au jour de la résurrection, se sera protégé le visage du pire châtiment... Et l’on dira aux prévaricateurs : “Goûtez à ce que vous acquériez !”
Ceux d’avant ces gens-là ont crié au mensonge. Le châtiment leur est donc venu d’où ils ne se doutaient pas.
Dieu, donc, leur a fait goûter l’ignominie dans la vie présente. Le châtiment de l’au-delà cependant est plus grand, certes, s’ils savaient !
Et très certainement, Nous avons, dans ce Coran, frappé pour les gens des exemples de toutes sortes. Peut-être se rappelleraient-ils ?
Une lecture en arabe, dénuée de tortuosité. Peut-être se comporteraient-ils en piété ?
Dieu a frappé l’exemple d’un homme qui a chez lui des associés qui se chamaillent, et d’un homme qui passe lui-même contrat, avec un autre, d’un négoce à crédit. Quoi ! les deux sont-ils égaux, dans l’exemple ? Non, Dieu merci ! Mais la plupart d’entre eux ne savent pas.
En vérité, tu es pour mourir ; eux aussi, en vérité, sont pour mourir ;
ensuite, au jour de la résurrection, oui, vous disputerez auprès de votre Seigneur !
Quel pire prévaricateur, donc, que celui qui ment contre Dieu, et qui traite de mensonge la vérité quand elle lui vient ? N’y a-t-il pas dans la Géhenne, un refuge pour mécréants ?
Tandis que celui qui vient avec la vérité, et qui la confirme... les voilà les pieux.
A eux tout ce qu’ils voudront, auprès de leur Seigneur, —c’est le salaire des bienfaisants,—
afin que Dieu leur efface ce qu’ils œuvraient de pire, et qu’il leur paie leur salaire de ce qu’ils œuvraient de plus beau.
Quoi ! Dieu n’est-Il pas suffisant pour Ses esclaves ? alors que les gens te font peur de ceux qui sont en dehors de Lui. Et pour quiconque Dieu égare, point de guide.
Et pour quiconque Dieu guide, point d’égareur. Dieu n’est-Il pas puissant, détenteur de vengeance ?
Or si tu demandais : “Qui a créé les cieux et la terre ?” ils diraient très certainement : “Dieu !” —Dis : “Eh bien, les voyez-vous, ceux que vous appelez au lieu de Dieu ? Si Dieu me voulait du mal, est-ce qu’ils sauraient déblayer un mal venu de Sa part ? Ou s’Il me voulait miséricorde, est-ce qu’ils sauraient retenir Sa miséricorde ?” —Dis : “Dieu est ma suffisance : c’est en Lui que placent confiance les placeurs de confiance.”
—Dis : “O mon peuple, œuvrez à votre place, tout comme j’œuvre ; puis vous allez savoir
à qui va venir, pour l’avilir, le châtiment ; et sur lui va s’installer un châtiment durable !”
Oui, sur toi Nous avons fait descendre le Livre, pour les gens, avec vérité. Donc quiconque se guide, se guide alors pour lui-même ; et quiconque s’égare, s’égare alors contre lui-même : rien d’autre ! Tu n’as cependant pas charge d’eux.
Dieu achève les âmes, lors de leur mort et, celle qui ne meurt pas, dans son sommeil. Alors Il retient celle contre qui Il a décrété la mort, tandis qu’Il relâche l’autre jusqu’à un terme dénommé. Voilà bien là des signes, vraiment, pour des gens qui réfléchissent !
Ont-ils adopté, en dehors de Dieu, des intercesseurs ? —Dis : “Quoi ! Même si ceux-ci ne sont maîtres de rien ? ni ne comprennent ?”
—Dis : “A Dieu l’intercession toute entière. A Lui la royauté des cieux et de la terre. Puis c’est vers Lui que vous serez ramenés.”
Et quand Dieu Lui seul est mentionné, les cœurs de ceux qui ne croient pas en l’au-delà se crispent ; tandis que si l’on mentionne ceux d’en dehors de Lui, voilà que ces gens cherchent à se réjouir.
—Dis : “O Dieu, créateur des cieux et de la terre, connaisseur du visible et de l’invisible ! C’est Toi qui juges, parmi Tes esclaves, ce en quoi ils divergent.”
Oui, et si ceux qui prévariquent possédaient tout ce qui se trouve sur la terre, —et avec cela autant encore,— ils se rançonneraient, par-là, du pire du châtiment, au jour de la résurrection ; mais leur apparaîtra, de la part de Dieu, ce sur quoi ils ne comptaient pas,
et leur apparaîtront les maux qu’ils se seront acquis, et les enveloppera ce dont ils se raillaient !
Quand un malheur touche l’homme, donc, il Nous appelle. Quand ensuite Nous lui accordons un bienfait de Nous, il dit : “Rien d’autre : c’est de science que cela m’est venu !” —C’est une tentation, plutôt ; mais la plupart d’entre eux ne savent pas.
C’est bien ce que ceux d’avant eux disaient. Et puis ce qu’ils ont acquis ne les a pas mis à l’abri ;
mais les maux qu’ils s’étaient acquis les touchèrent. Et ceux qui, parmi ces gens-là, prévariquent, bientôt vont les toucher les maux qu’ils se seront acquis, tandis qu’ils ne pourront pas réduire à l’impuissance.
Quoi ! ne savent-ils pas que c’est Dieu vraiment qui élargit la portion de qui Il veut, tout comme Il mesure ? Voilà bien là des signes, vraiment, pour les gens qui croient !
Dis : “O Mes esclaves qui vous êtes faits outranciers contre vous-mêmes, ne désespérez pas de la miséricorde de Dieu. Oui, Dieu pardonne tous les péchés, —oui, c’est Lui le pardonneur, le miséricordieux,—
et inclinez-vous vers votre Seigneur, et soumettez-vous à Lui avant que vous vienne le châtiment : alors vous ne seriez pas secourus !
Et suivez la très belle chose que, de votre Seigneur, on a fait descendre vers vous, avant que le châtiment vous vienne soudain sans que vous vous doutiez
et que l’on dise : ‘Pour ce en quoi j’ai manqué envers Dieu, hélas ! Car j’ai été, certes oui, parmi les railleurs’ ;
ou encore : ‘Si Dieu m’avait guidé, certes, j’aurais été parmi les pieux’ ;
ou bien, en voyant le châtiment : ‘Ah ! s’il y avait, pour moi, un retour ! alors je serais parmi les bienfaisants !’ ”
—“Au contraire ! Mes signes sont venus à toi ; puis tu les as traités de mensonge, et tu t’es enflé d’orgueil, et tu étais parmi les mécréants !”
Et au jour de la résurrection, tu verras, ceux qui mentaient contre Dieu, comme leurs visages seront noircis ! N’y a-t-il pas, dans la Géhenne, un séjour pour orgueilleux ?
Et Dieu sauvera vers leur refuge ceux qui se comportaient en piété : le mal ne les touchera pas, et point ne seront affligés.
Dieu est le créateur de toute chose, et c'est Lui qui a charge.de toute chose.
A Lui les clefs des cieux et de la terre ; alors que ceux qui mécroient aux signes de Dieu, ce sont eux les perdants.
Dis : “Me commanderez-vous d’adorer quelqu’autre que Dieu, ô ignorants ?”
Et très certainement, il t’a été révélé, ainsi qu’à ceux d’avant toi : “Si tu donnes des Associés, très certainement ton œuvre s’échouera ; et tu seras très certainement du nombre des perdants.
Non mais adore Dieu seul, et sois du nombre des reconnaissants.”
Et ils n’ont pas mesuré Dieu à Sa vraie mesure. Au jour de la résurrection cependant Il fera de la terre entière une poignée, et les cieux pliés dans Sa main droite. Pureté à Lui ! Il est tant plus haut que les Associés qu’ils donnent !
Et on soufflera dans la Trompe, et voilà que tomberont évanouis en poussant un cri tous ceux qui seront dans les cieux et tous ceux qui seront sur la terre, —sauf ceux que Dieu voudra. On y soufflera encore, et voilà qu’ils seront debout, à regarder. Et la terre brillera de la lumière de son Seigneur, tandis que le rôle sera posé, et
Et la terre brillera de la lumière de son Seigneur, tandis que le rôle sera posé, et prophètes et témoins amenés, et on décidera parmi eux en droit, et point ne seront lésés ;
et chaque âme sera pleinement remboursée de ce qu’elle aura œuvré. Dieu cependant se connaît mieux à ce qu’ils faisaient.
Et ceux qui mécroyaient seront conduits par groupes à la Géhenne. Puis, quand ils y parviendront, ses portes seront ouvertes, et ses gardiens leur diront : “Quoi, des Messagers des vôtres ne vous sont-ils pas venus, vous récitant les versets de votre Seigneur et vous avertissant de la rencontre de votre jour que voici ?” —Ils diront : “Mais si ! mais la parole du châtiment s’avère contre les mécréants !”
—“Entrez, dira-t-on, par les portes de la Géhenne, pour y demeurer toujours !” Qu’il est mauvais, le séjour des orgueilleux ! 
Et ceux qui craignent leur Seigneur seront conduits par groupes au Paradis. Puis quand ils y parviendront, et ses portes seront ouvertes, et ses gardiens leur diront : “Paix sur vous ! Vous avez été excellents : entrez là donc pour demeurer toujours.”
Et ceux-là diront : “Louange à Dieu qui a, pour nous, réalisé Sa promesse et nous a fait hériter la terre ! Nous allons nous installer dans le Paradis où nous voudrons,” Qu’il est donc délicieux, le salaire des ouvriers !
Et tu verras les anges faisant cercle autour du Trône, et chantant pureté par la louange de leur Seigneur. Et entre tous on décidera en droit, et l’on dira : “Louange à Dieu, Seigneur des mondes !”
Hâ Mîm.
Descente du Livre de la part de Dieu le puissant, le savant,
le pardonneur de péché, l’accueillant au repentir, le dur de poursuite, le maître de l’aisance. Point de Dieu que Lui. Vers Lui le Devenir !
Sur les signes de Dieu ne disputent que ceux qui mécroient. Ne te trompe pas à ce qu’ils sillonnent les pays.
Ont crié au mensonge, avant ces gens-là, le peuple de Noé, et après lui, les sectateurs ; et chaque communauté en a voulu à son messager à elle afin de le saisir. Et ils ont disputé entre eux à faux, afin par-là de rejeter la vérité. Puis Je les ai saisis. Et quelle poursuite, que la Mienne donc !
Ainsi s’avère la parole de ton Seigneur contre ceux qui mécroient : “Oui, ce sont compagnons du Feu.”
Quant aux Porte-Trône et à ceux qui sont autour, ils chantent pureté par la louange de leur Seigneur et croient en Lui, et implorent pardon pour ceux qui croient : “Seigneur ! Tu contiens toute chose, en miséricorde et science. Pardonne donc à ceux qui se repentent et suivent Ton sentier, et garde-les du châtiment de l’enfer-Jahîm.
Seigneur ! Et fais-les entrer aux Jardins d’Eden que Tu leur as promis ainsi qu’à ceux de leurs ancêtres et de leurs épouses et de leur descendance qui se sont réformés. Oui, c’est Toi le puissant, le sage.
Et garde-les des maux. Quiconque Tu gardes des maux ce jour d’hui, alors Tu lui fais miséricorde, certes.” —Et c’est là l’énorme succès.
Oui, à ceux qui mécroient on proclamera : “La détestation de Dieu est plus grande, certes, que n’était votre détestation de vous-mêmes, quand vous étiez appelés à la croyance et que vous mécroyiez.”
—Ils diront : “Seigneur, Tu nous a fait mourir deux fois, et donné vie deux fois : nous admettons donc nos péchés. Eh bien, y a-t-il un chemin pour sortir ?”
“…C’est que quand Dieu Lui seul était invoqué, vous mécroyiez ; et si on Lui donnait des Associés vous croyiez. Le jugement donc appartient à Dieu, le haut, le grand.”
C’est Lui qui vous fait voir Ses signes, et fait descendre du ciel, pour vous, une portion. Or ne se rappelle que celui qui s’incline.
Invoquez Dieu, donc, en Lui purifiant la religion, quelque répulsion qu’en aient les mécréants.
Promoteur des grades, possesseur du Trône, Il lance, de par Son ordre, l’Esprit sur qui Il veut, de Ses esclaves, afin que celui-ci avertisse du jour de la Rencontre,
du jour où ils comparaîtront sans qu’à Dieu rien n’en reste caché, —A qui, la royauté, ce jour-là ? A Dieu, l’unique, le dominateur ! 
Ce jour-là, chacun sera payé de ce qu’il se sera acquis : ce jour-là, pas de prévarication. Oui, Dieu est prompt de compter.
Et avertis-Ies du Jour qui approche, où les cœurs seront près des gorges, suffoquant ! que les prévaricateurs n’auront ni ami zélé ni intercesseur obéi.
Il sait la trahison des yeux, tout comme ce que les poitrines cachent.
Et Dieu décide en droit, tandis que ceux qu’ils invoquent en dehors de Lui ne décident en rien.' Oui, c’est Lui, Dieu, qui entend, qui observe.
Ne voyagent-ils pas sur la terre, pour voir ce qu’il est advenu de ceux qui étaient avant eux, plus forts qu’eux en fait de puissance, et de traces sur la terre, lesquels Dieu saisit, pour leurs péchés, tandis qu’il n’y eut pas pour eux de protecteur contre Dieu ?
C’est qu’en vérité les Messagers à eux leur avaient apporté les preuves, mais ces gens-là mécrurent. Dieu donc les saisit. Oui, Il est fort, dur de poursuite.
Et très certainement Nous envoyâmes Moïse, avec Nos signes et autorité manifeste,
vers Pharaon et Hâmân et Coré. Puis ils dirent : “Magicien ! grand menteur !”
Puis, quand, de Notre part, il leur eut apporté la vérité, ils dirent : “Qu’on tue les fils de ceux qui croient avec lui, et qu’on laisse vivre leurs femmes !” —Et la ruse des mécréants n’alla qu’à l’égarement.
—Et Pharaon dit : “Laissez-moi tuer Moïse. Qu’alors il appelle son Seigneur ! Je crains qu’il ne change votre religion, ou qu’il ne fasse apparaître le désordre sur la terre.”
—Et Moïse de dire : “Je cherche, auprès de mon Seigneur et le vôtre, protection contre tout orgueilleux qui ne croit pas au Jour du Compte.”
Et un croyant de la famille de Pharaon, qui cachait sa croyance, dit : “Tuerez-vous un homme parce qu’il dit : ‘Mon Seigneur est Dieu’ ? tandis qu’il est venu à vous avec les preuves de la part de votre Seigneur. S’il est menteur, son mensonge alors est contre lui-même ; tandis que s’il est véridique, alors, partie de ce dont il vous menace va vous atteindre.” —Dieu, vraiment, ne guide pas celui qui est outrancier, mensonger !—
“O mon peuple, à vous la royauté, aujourd’hui : vous triomphez sur la terre. Mais qui nous secourra de la rigueur de Dieu si elle nous vient ?” —Pharaon dit : “Je ne vous fais voir que ce que je vois. Je ne vous guide cependant qu’au sentier de droiture.”
—Et celui qui était croyant dit : “O mon peuple, oui, je crains pour vous un Jour comme celui des sectateurs,
comme celui du peuple de Noé, et des Aad, et des Thamoud, et de ceux d’après eux.” —Or Dieu ne veut pas de manquement à l’égard des Esclaves.—
Oui, ô mon peuple, et je crains pour vous le jour où l'on s’entr'appellera,
le jour où vous tournerez le derrière en déroute, sans qu’il y ait pour vous de protecteur contre Dieu.” —Et quiconque Dieu égare, alors, pas de guide pour lui !—
Et très certainement Joseph vous est venu auparavant avec les preuves, mais vous n’avez pas cessé d’être en doute sur ce qu’il avait apporté. Puis lorsqu’il est mort, vous dites : “Jamais Dieu ne suscitera de messager après lui !” —Ainsi Dieu égare-t-Il celui qui est outrancier, qui est dans l’incertitude :
ceux qui disputent sur les signes de Dieu sans qu’autorité leur soit venue. Ceci est en grande détestation auprès de Dieu et auprès de ceux qui croient. Ainsi Dieu scelle-t-Il tout cœur d’orgueilleux tyran.—
Et Pharaon dit : “O Hâmân, bâtis-moi une tour : peut-être atteindrai-je les voies,
les voies des deux, et monterai-je vers le Dieu de Moïse, que cependant je prends pour un menteur.” —Ainsi la pire œuvre de Pharaon lui fut-elle enjolivée ; et il fut empêché du Sentier. Le stratagème de Pharaon, cependant, n’est que pour périr.
Et celui qui était croyant dit : “O mon peuple, suivez-moi, que je vous guide au sentier de droiture.
O mon peuple, cette vie n’est autre chose qu’une jouissance temporaire, alors que l’au-delà, c’est vraiment la demeure de Stabilité.
Quiconque fait le mal, alors il ne sera payé que par le pareil ; tandis que quiconque, mâle ou femelle, fait le bien cependant qu’il est croyant... alors, ceux-là entreront au Paradis, y recevoir une portion sans compte.”
Et encore : O mon peuple, mais qu’ai-je à vous appeler au salut, alors que vous m’appelez au Feu ?
Vous m’appelez à mécroire en Dieu et à Lui donner des Associés dont je n’ai science aucune, alors que je vous appelle au Puissant, au grand Pardonneur !
Infailliblement ! Vous ne m’appelez que vers un qu’on ne peut appeler ni ici-bas ni dans l’au-delà. Oui, et vers Dieu est notre retour. Oui, et les outranciers, c’est eux les gens du Feu.
Bientôt, donc, vous vous rappellerez ce que je vous dis : et je confie mon affaire à Dieu.” —Oui, Dieu est observateur des Esclaves.
—Dieu, donc, le protégea des maux de ce qu’ils stratégiaient ; alors que le pire châtiment enveloppa les gens de Pharaon :
le Feu, auquel ils seront présentés matin et soir. Et le jour où l’Heure se dressera — : “Faites entrer les gens de Pharaon au plus dur du châtiment !”
Et quand ils se disputeront dans le Feu !... Les faibles, donc, diront à ceux qui s’enflaient d’orgueil : “Oui, nous vous étions comme des suiveurs : pouvez-vous nous mettre un peu à l’abri de ce Feu ?”
Et ceux qui s’enflaient d’orgueil diront : “En vérité, nous y voilà tous !” Dieu, certes oui, a jugé entre les Esclaves.
Et ceux qui seront dans le Feu diront aux gardiens de la Géhenne : “Priez votre Seigneur qu’Il nous soulage d’une journée du châtiment.”
—“Les messagers à vous, répondront-ils, ne vous apportaient-ils pas les preuves ?” —Les mécréants : “Si !” —Les gardiens : “Eh bien, appelez !” L’appel des mécréants, cependant, ne va qu’à l’égarement.
Oui, Nos messagers, et aussi ceux qui croient, Nous les secourrons certes, dans la vie présente tout comme au jour où les témoins se dresseront,
au jour où leur excuse ne sera plus utile aux prévaricateurs, tandis qu’il y aura pour eux la malédiction et pour eux la pire demeure.
Et très certainement Nous avons apporté à Moïse la guidée, et fait hériter aux Enfants d’Israël, le Livre
comme guide, et rappel aux gens doués d’intelligence.
Endure avec constance, donc, —la promesse de Dieu est vérité,— et implore pardon pour ton péché, et, par la louange de ton Seigneur, soir et matin, chante pureté.
Oui, ceux qui disputent sur les signes de Dieu sans qu’autorité leur soit venue, il n’y a dans leurs poitrines qu’orgueil qu’ils ne sauraient surpasser plus. Implore donc protection auprès de Dieu. Oui, Il est, Lui, celui qui entend, qui observe.
La création des cieux et de la terre est plus énorme, certes, que la création des gens ! Mais la plupart des gens ne savent pas.
L’aveugle et le voyant ne sont pas plus égaux que ceux qui croient et font œuvres bonnes, et le malfaiteur. Pour peu que vous vous rappeliez !
Oui, l’Heure est en route, certes, pas de doute là-dessus ; mais la plupart des gens ne croient pas.
Et votre Seigneur dit : “Appelez-Moi, Je vous répondrai. Oui, ceux qui s’enflent d’orgueil jusqu’à ne pas M’adorer entreront bientôt dans la Géhenne en s'humiliant.”
Dieu, c’est Lui qui vous a assigné la nuit pour que vous vous y reposiez, et le jour pour voir. Certes oui, Dieu est plein de grâce pour les gens, mais la plupart des gens ne sont pas reconnaissants.
Voilà votre Seigneur, créateur de toute chose. Point de Dieu que Lui. Comme vous voilà mis à l’envers !
Ainsi se mettent à l’envers ceux qui nient les signes de Dieu.
C’est Dieu qui vous a assigné la terre pour demeure stable, et le ciel pour tente, et vous a donné forme, —et quelle belle forme Il vous a donnée !— et Il vous a nourris d’excellentes choses. Voilà Dieu, votre Seigneur. Béni soit donc Dieu, Seigneur des mondes !
C’est Lui le vivant. Point de Dieu que Lui. Appelez-Le donc, en Lui purifiant la religion. Louange à Dieu, Seigneur des mondes !
Dis : “Oui, il m’est interdit, une fois que les preuves me sont venues de mon Seigneur, d’adorer ceux que vous invoquez en dehors de Dieu, tandis qu’il m’est commandé de me soumettre au Seigneur des mondes.”
C’est Lui qui vous a créés de poussière, puis de sperme, puis de caillot de sang ; puis Il vous fait sortir bébé pour qu’ensuite vous atteigniez vos pleines forces et qu’ensuite vous deveniez vieux, —or tel parmi vous est achevé d’abord,— et que vous atteigniez un terme dénommé. Et peut-être comprendriez-vous ?
C’est Lui qui donne la vie et donne la mort. Puis, quand Il décide une affaire, Il n’a rien d’autre à en dire que : “Sois”, et c’est.
N’as-tu pas vu ceux qui disputent sur les signes de Dieu ? Comme ils se sont écartés !
ceux qui traitent de mensonge le Livre et ce avec quoi Nous avons envoyé Nos messagers ? Eh bien, ils vont savoir,
quand, des carcans à leurs cous et avec des chaînes ils seront entraînés
dans l’eau bouillante ; et qu’ensuite on remplira d’eux le Feu !
Puis on leur dira : “Où sont ceux que vous faisiez dieux
en dehors de Dieu ?” —“Ils se sont égarés de nous, diront-ils. Ou plutôt, nous n’invoquions rien ; auparavant !” Ainsi Dieu égare-t-Il les mécréants.
Voilà pour ce dont vous exultiez sans droit, sur terre, ainsi que pour l’insolence que vous aviez.
Entrez aux portes de la Géhenne, pour y demeurer toujours. Qu’il est donc mauvais le séjour des orgueilleux !
Endure avec constance, donc. Oui, la promesse de Dieu est vérité. Donc, que Nous te fassions voir partie de ce que Nous leur promettons, ou que Nous t’achevions, c’est vers Nous qu'ils seront ramenés.
Et très certainement Nous avons envoyé avant toi des messagers. Il en est de qui Nous t’avons fait récit ; et il en est de qui Nous ne t’avons pas fait récit. Il n’est pas d’un messager de venir avec un signe, sauf permission de Dieu. Lors donc que le commandement de Dieu vient, tout est décidé en droit ; et alors se perdent les faiseurs de vanité.
C’est Dieu qui vous a assigné les bestiaux pour que vous en montiez et que vous en mangiez,—
et ils ont pour vous des utilités, —et pour que sur eux vous atteigniez à quelque désir qui soit en vos poitrines. Et vous êtes portés par eux. Par le vaisseau aussi.
Et Il vous fait voir Ses signes. Lequel donc des signes de Dieu refuserez-vous ?
Ne voyagent-ils donc pas sur la terre pour voir ce qu’il est advenu de ceux d’avant eux, qui furent plus nombreux qu’eux, et plus forts, en fait de puissance et de traces sur la terre ? Ce que ceux-là s’acquéraient ne les a pas mis à l’abri !
Or, quand les Messagers à eux leur apportaient les preuves, ils exultaient de ce qu’ils avaient de science par-devers eux ! Cependant que les enveloppait cela dont ils se raillaient.
Puis, quand ils virent Notre rigueur, ils dirent : “Nous croyons en Dieu Lui seul, et mécroyons en ce que nous Lui donnions d’Associés.”
Puis, elle ne leur fut pas utile, leur croyance, quand ils eurent vu Notre rigueur. Telle, la conduite passée de Dieu envers Ses esclaves. Et alors, les mécréants perdirent.
H’â Mîm.
Descente, de la part du Très Miséricordieux, du Tout Miséricordieux.
Livre dont les versets ont été détaillés en une Lecture arabe pour gens qui comprennent,
comme annonciateur et avertisseur. Puis la plupart d’entre eux s’esquivent. Ils n’entendent donc pas.
Et ils ont dit : “Nos cœurs sont cuirassés contre ce à quoi tu nous appelles. Et il y a un poids dans nos oreilles. Et entre nous et toi, un rideau. Œuvre donc, toi ; nous, nous œuvrons, oui !”
—Dis : “Rien d’autre, en vérité : je suis un homme comme vous. Il m’a été révélé que, rien d’autre : votre Dieu est un Dieu unique. Cherchez donc à aller droit vers Lui, et implorez-Lui pardon.” Et malheur aux faiseurs de dieux,
qui n’acquittent pas l’impôt tandis qu’ils mécroient, eux, en l’au-delà !
Oui, ceux qui croient et font œuvres bonnes, pour eux un énorme salaire jamais interrompu.
Dis : “Quoi ! allez-vous vraiment mécroire en Celui qui a créé la terre en deux jours, et Lui assigner des rivaux ? C’est le Seigneur des mondes !
Il lui a assigné, d’en haut, des montagnes, et a mis en elle plénitude de bénédiction, et mesuré en elle, en quatre jours, ses nourritures, égales pour ceux qui demandent.
Il S'est établi ensuite vers le ciel, qui était alors une fumée, puis Il lui dit, ainsi qu’à la terre : “Venez, tous deux, de gré ou de force.” —Tous deux dirent : “Nous venons tous, obéissants.”
En deux jours, donc, Il les décréta sept cieux, et révéla à chaque ciel son affaire. Et Nous avons décoré le ciel le plus proche, de lampes et d’une garde. —Telle est la détermination du Puissant, du Savant !
Si ensuite ils s’esquivent, alors dis : “Je vous avertis d’une foudre comme la foudre aux Aad et aux Thamoud.”
Quand les Messagers leur étaient venus, de devant eux et de derrière eux, pour ceci : “N’adorez que Dieu”, ils dirent : “Si notre Seigneur avait voulu, Il aurait certainement fait descendre des anges ! mais vraiment nous mécroyons ce avec quoi on vous a envoyés !”
Puis, quant aux Aad, alors ils s’enflèrent d’orgueil, sans droit, sur la terre, et dirent : “Qui, en fait de puissance, est plus fort que nous ?” —Quoi ! N’ont-ils pas vu qu’en vérité le Dieu qui les a créés est plus fort qu’eux en fait de puissance ? —Et ils demeurèrent à nier Nos signes.
Nous envoyâmes donc contre eux un vent violent, durant des jours néfastes, afin de leur faire goûter le châtiment d’ignominie dès la vie présente. Le châtiment de l’au-delà cependant est plus ignominieux encore, certes, et ils ne seront pas secourus.
Et, quant aux Thamoud, alors Nous les guidâmes ; mais ils ont mieux aimé l’aveuglement que la guidée. Pour ce qu’ils s’étaient acquis, donc, le Cri du châtiment avilissant les saisit.
Et Nous sauvâmes ceux qui croyaient et se comportaient en piété.
Et le jour où les ennemis de Dieu seront rassemblés vers le Feu !... Puis on les mettra en rangs.
Puis, quand ils y seront, leur ouïe et leurs yeux et leurs peaux témoigneront contre eux de ce qu’ils œuvraient.
Et ils diront à leurs peaux : “Pourquoi avoir témoigné contre nous ?” —Elles diront : “C’est Dieu qui nous a fait parler, Celui-là même qui a fait parler toute chose. C’est Lui, cependant, qui vous a créés une première fois, et c’est vers Lui qu’on vous ramène.”
Vous n’étiez pas à ce point cachés que n’aient témoigné contre vous ni votre ouïe, ni vos yeux, ni vos peaux. Non mais vous pensiez que Dieu vraiment ne savait pas beaucoup de ce que vous œuvriez !
Et c’est cette pensée que vous avez pensée de votre Seigneur qui vous a fait périr, de sorte que vous êtes devenus du nombre des perdants.
Si donc ils endurent, leur séjour, alors, reste le Feu ; et s’ils cherchent à s’excuser, alors ils ne seront pas excusés.
Et Nous leur avons adjoint des collègues qui leur ont enjolivé ce qui était devant eux et aussi ce qui était derrière eux. Et la Parole s’avère contre eux, entre autres communautés de djinns et d’hommes avant eux révolues. Oui, ils demeurent perdants !
Et ceux qui mécroient disent : “Ne prêtez pas l’oreille à ce Coran, et trouvez-y de la vanité. Peut-être auriez-vous le dessus ?”
Eh bien, très certainement Nous ferons goûter à ceux qui mécroient un dur châtiment,
et les paierons très certainement des pires choses qu’ils œuvraient.
Ainsi, le paiement des ennemis de Dieu sera le Feu, où ils auront demeure d’éternité, en paiement de la négation qu’ils faisaient de Nos signes.
Et ceux qui mécroient diront : “Seigneur, fais-nous les voir tous deux, les djinns et les hommes qui nous égaraient, afin que nous les reléguions tous deux sous nos pieds, pour qu’ils soient tous deux des plus bas.”
Oui, ceux qui disent : “Notre Seigneur est Dieu”, et qui s’y tiennent, les anges descendent sur eux : “N’ayez pas peur, et ne soyez pas affligés ; mais ayez bonne nouvelle du Paradis qui vous a été promis.
Nous sommes pour vous des amis, dans la vie présente tout comme dans l’au-delà ; et là, il y aura pour vous ce que vos âmes désireront, et là pour vous, ce que vous réclamerez.
Comme un hôtel de la part d’un grand Pardonneur, d’un grand Miséricordieux.”
Et qui est de plus belle parole que celui qui appelle vers Dieu et fait œuvre bonne et dit : “Oui, je suis du nombre des Soumis ?”
Or, bien et mal ne sont pas égaux. Riposte avec ce qu’il y a de plus beau ; alors celui avec qui tu étais en inimitié deviendra comme s’il était ami chaleureux.
Mais cela on ne le fait parvenir qu’à ceux qui endurent avec constance ; et on ne le fait parvenir qu’au possesseur d’une grande part.
Et si jamais une ingérence du Diable s’ingère en toi, alors, cherche refuge en Dieu. C’est Lui, vraiment, qui entend, qui sait.
Et sont de Ses signes la nuit et le jour et le soleil et la lune : ne vous prosternez ni devant le soleil ni devant la lune, mais prosternez-vous devant Dieu qui les a créés, si c’est Lui que vous voulez adorer.
Mais s’ils s’enflent d’orgueil... Alors, ceux qui sont auprès de ton Seigneur chantent pureté de Lui, nuit et jour, sans cependant se sentir las !
De Ses signes aussi, la terre que tu vois, humiliée. Puis quand Nous faisons descendre l’eau sur elle, elle gonfle et pousse. Oui, Celui qui lui donne vie est certes le Revivificateur des morts. Oui, Il est capable à toute chose.
Ceux qui blasphèment en Nos signes, vraiment, ne se cachent pas de Nous ! Quoi ! celui qui sera jeté au Feu sera-t-il mieux ? ou bien celui qui viendra en sécurité, au jour de la résurrection ? Œuvrez ce que vous voulez ! Vraiment, Il est observateur de tout ce que vous œuvrez !
Oui, ceux qui mécroient au Rappel quand il leur vient !... Et pourtant ceci est un Livre puissant, certes,
à qui le Faux ne parvient ni de devant lui ni de derrière lui ; descente de la part d’un Sage, d’un Digne de louange.
Ne te sera dit que ce qui a été dit aux messagers d’avant toi. Oui, ton Seigneur est détenteur de pardon, certes, détenteur aussi de douloureuse poursuite.
Si Nous en avions fait une Lecture non arabe, ils auraient certes dit : “Pourquoi ses versets n’ont-ils pas été détaillés ? Quoi ? du non arabe pour un Arabe ?” —Dis : “Il est, pour ceux qui croient, guidée et guérison.” Et quant à ceux qui ne croient pas, il y a un poids dans leurs oreilles, cependant que ceci reste, pour eux, un aveuglement, comme si on le leur criait d’un lieu lointain.
Et très certainement Nous avions apporté à Moïse le Livre. Puis, il y eut divergence. Or si de la part de ton Seigneur une parole n’eût pas pris les devants, tout aurait été décidé entre eux certes, alors qu’ils sont, à ce sujet, certes oui, en un doute qui mène à l’incertitude.
Quiconque fait œuvre bonne, alors c’est pour lui. Et quiconque fait le mal, alors c’est contre lui. Ton Seigneur cependant n’est point prévaricateur envers les Esclaves.
A Lui est renvoyée la connaissance de l’Heure. Et il n’est fruits qui sortent de leurs enveloppes, ni femelle qui porte ou met bas, qu’Il n’en ait connaissance. Et le jour où Il les convoquera : “Où sont Mes Associés ?”, ils diront : “Nous T’annonçons qu’il n’y a pas de témoin parmi nous !”
Et ce qu’auparavant ils invoquaient s’égarera d’eux ; et ils penseront que pour eux pas d’échappatoire.
L’homme n’est jamais las d’appeler le bonheur. Si, cependant, le malheur le touche, alors il est désespéré, sans espoir.
Et si Nous lui faisons goûter une miséricorde de Notre part, après que détresse l’a touché, il dit, très certainement : “Cela m’est dû ! Et je ne pense pas que l’Heure doive se dresser. Et si je suis ramené vers mon Seigneur, j’y aurai, près de Lui, la plus belle des choses.” Alors, très certainement, Nous informerons ceux qui mécroyaient, de ce qu’ils œuvraient. Et les ferons goûter très certainement d’un épais châtiment.
Et quand Nous comblons de bienfait un homme, il s’esquive et s’écarte. Et quand un malheur le touche, il a alors un long appel.
Dis : “Voyez-vous ? Si ceci est de Dieu, et qu’ensuite vous y mécroyiez, qui se trouvera plus égaré que celui qui est loin dans le schisme ?”
Bientôt Nous leur ferons voir Nos signes à tous les horizons, tout comme dans leurs propres personnes, jusqu’à ce qu’il leur devienne évident que, oui, c’est cela la vérité. Quoi ! ne te suffit-il pas que ton Seigneur soit témoin de toutes choses ?
H'â Mîm.
Aïn Sîn Câf.
Ainsi te révèle, à toi et à ceux d’avant toi, Dieu, le Puissant, le Sage.
A Lui tout ce qui est dans les cieux et tout ce qui est sur la terre. Et Il est, Lui, le haut, le grand,—
peu s’en faut que les cieux ne se brisent, depuis leur faîte... Par la louange de leur Seigneur, cependant, les anges chantent pureté, et implorent pardon pour ceux qui sont sur la terre, N’est-ce pas Lui, Dieu, en vérité, le pardonneur, le miséricordieux ?
Et quant à ceux qui prennent patrons en dehors de Lui, Dieu les surveille. Tu n’as cependant pas charge d’eux.
Et ainsi te révélons-Nous une Lecture arabe, afin que tu avertisses la Mère des Villes et aussi ceux qui sont autour d’elle, et que tu avertisses du jour de la Réunion, —pas de doute là-dessus,— partie dans le Paradis et partie dans l'enfer-Saïr.
Et si Dieu voulait certes Il les désignerait comme une seule communauté. Mais Il fait entrer qui Il veut dans Sa miséricorde. Et quant aux prévaricateurs, il n’y a pour eux patron ni secoureur.
Quoi ! Prendront-ils patrons en dehors de Lui ? Mais Dieu, c’est Lui le patron. Et c’est Lui qui donne la vie aux morts ; et c’est Lui qui est capable à toute chose.
Et de tout ce en quoi vous divergez, le jugement est à Dieu. Voilà mon Seigneur ; en Lui je place ma confiance, et vers Lui je m’incline.
Le Créateur des cieux et de la terre ! De vous-mêmes, Il a tiré pour vous des épouses ; et, pour les bestiaux, des couples ; par quoi Il vous multiplie. Rien qui Lui soit semblable ; et c’est Lui qui entend, qui observe.
A Lui les clefs des cieux et de la terre. Il élargit la portion de qui Il veut ; Il mesure aussi. Oui, Il a science de tout.
Il vous a tracé, en matière de religion, le chemin qu’Il avait enjoint à Noé, Et ce que Nous te révélons à toi, ainsi que ce que Nous avons enjoint à Abraham et à Moïse et à Jésus, c’est ceci : “Établissez la religion ; et n’y divergez pas.” Ce vers quoi tu appelles pèse énormément aux faiseurs de dieux. Vers Lui Dieu attire par choix qui Il veut, et guide vers Lui celui qui s’incline.
Ils n’ont divergé, par rébellion entre eux, qu’après que science leur fut venue. Et si une Parole de la part de ton Seigneur n’eût pas pris les devants jusqu’à un terme dénommé, tout aurait été décidé entre eux ! Oui, et ceux à qui le Livre a été donné en héritage après ces gens-là sont à son sujet dans un doute qui mène à l’incertitude !
A cela, donc, appelle ; et reste droit comme on t’a commandé ; et ne suis pas leurs passions ; et dis : “Je crois en tout ce que Dieu a fait descendre en fait de Livre” ; —et : “On m’a commandé de faire la justice entre vous. Dieu est notre Seigneur tout comme votre Seigneur. A nous nos œuvres, et à vous vos œuvres. Pas d’argumentation entre nous et vous. Dieu va réunir nous et vous. Et vers Lui, le Devenir !”
Et ceux qui argumentent sur Dieu après qu’on a essayé d’y répondre, l’argumentation de ceux-là est, auprès de Dieu, chose de rebut. Cependant, la Colère est sur eux ; et pour eux un dur châtiment !
C’est Dieu qui a fait descendre le Livre avec vérité, la balance, aussi. Et, qui te dit ? peut-être l’Heure est-elle proche ?
Elle que cherchent à hâter ceux qui n’y croient pas, tandis que ceux qui croient en sont craintifs et savent, oui, qu’elle est vérité. Ceux qui creusent le sujet de l’Heure, n’est-ce pas qu’ils sont dans un égarement au loin ?
Dieu est doux envers Ses esclaves. Il attribue à qui Il veut. Et c’est Lui le fort, le puissant.
Quiconque veut le champ de l’au-delà, Nous lui accroissons son champ ; et quiconque veut le champ d’ici-bas, Nous lui en apportons ; cependant, pas de part pour celui-ci dans l’au-delà.
Auront-ils des co-dieux qui, en matière de religion, leur tracent le chemin ? —ce dont Dieu n’a pas donné permission. Or, s’il n’y avait pas eu la Parole de Décision, tout aurait été décidé entre eux ! Aux prévaricateurs cependant, un châtiment douloureux !
Tu verras les prévaricateurs apeurés de ce qu’ils se sont acquis. Et cela leur tombera dessus. Et ceux qui croient et font œuvres bonnes seront dans les parcs des paradis, en possession de tout ce qu’ils voudront, auprès de leur Seigneur. Voilà la grande grâce !
C’est ce dont Dieu fait bonne annonce à ceux de Ses esclaves qui croient et font œuvres bonnes ! —Dis : “Je ne vous en demande de salaire qu’un amour pour le Rapprochement.” Et quiconque gagne une belle action, Nous y ajouterons pour lui une beauté. Oui, Dieu est pardonneur, reconnaissant.
Diront-ils que celui-ci a blasphémé un mensonge contre Dieu ? Or, si Dieu voulait, Il scellerait ton cœur. Par Ses paroles, cependant, Dieu efface le faux et avère le vrai. Oui, Il sait bien le contenu des poitrines !
Et c’est Lui qui accueille de Ses esclaves le repentir et pardonne les méfaits et sait ce que vous faites
et répond à ceux qui croient et font œuvres bonnes et les fait croître de par Sa grâce, —tandis qu’aux mécréants, le dur châtiment.
Si Dieu avait élargi la portion pour Ses esclaves, ils se seraient rebellés sur la terre ; mais il fait descendre avec la mesure qu’Il veut. De Ses esclaves Il est bien infirmé, vraiment, observateur.
Et c’est Lui qui fait descendre la pluie, après qu’on a désespéré, et répand Sa miséricorde. Et c’est Lui le Patron, le Digne de louange. 
Et elle est de Ses signes, la création des cieux et de la terre, et aussi des animaux qu’Il a propagés dans les deux. Il demeure capable, cependant, de les réunir quand Il voudra.
Et ce qui vous atteint de quelque atteinte, c’est pour ce que vos mains se sont acquis. Et Il pardonne beaucoup.
Vous n’en êtes pas à réduire à l’impuissance, sur la terre ; et il n’y a pour vous patron ni secoureur en dehors de Dieu.
Et sont de Ses signes les vaisseaux comme des monts sur la mer.
S’Il veut, Il calme le vent, et les voilà qui deviennent immobiles à la surface ; —voilà bien là des signes, vraiment, pour tout grand endurant, reconnaissant ;—
ou bien Il les détruit, pour prix de ce que les gens s’acquièrent. Cependant, Il pardonne beaucoup.
 Afin que ceux qui disputent sur Nos signes sachent que pour eux pas d’échappatoire.
La jouissance pour un temps de la vie présente, c’est tout ce qui vous a été apporté ; mais ce qui est auprès de Dieu est meilleur et plus durable, pour ceux qui croient et placent confiance en leur Seigneur,
et pour ceux qui parmi les péchés évitent les grands et aussi les turpitudes, tandis qu’ils pardonnent, eux, quand ils sont en colère ;
et pour ceux qui répondent à leur Seigneur et établissent l’Office, et dont l’affaire est objet de consultation entre eux, et qui font largesse sur ce que Nous leur attribuons,
et pour ceux qui, atteints par la rébellion, se portent secours à eux-mêmes.
car un mal a pour paiement un mal, son pareil. Mais quiconque pardonne et réforme, son salaire alors est à Dieu. Vraiment, Il n’aime pas les prévaricateurs !
Et quand à celui qui se porte secours à lui-même après avoir été lésé,... alors, pas de voie contre ceux-là ;
il n’y a voie que contre ceux qui lèsent les gens et se rebellent sans droit sur terre : à ceux-là, le châtiment douloureux.
Et certes, celui qui endure et pardonne… voilà bien là, en vérité, de la résolution dans les affaires !
Et quiconque Dieu égare n’a, après Lui, pas de patron. Cependant, tu verras les prévaricateurs dire, en voyant le châtiment : “Y a-t-il un chemin vers le lieu de retour ?”
Et tu les verras présentés à la Géhenne, humiliés d’impuissance, regardant d’un œil furtif, tandis que ceux qui croient diront : “Les perdants, oui, ce sont ceux qui font leur propre perte et celle de leurs familles, au jour de la résurrection.” N’est-ce pas que les prévaricateurs sont dans un châtiment durable ?
Pour eux cependant, pas de patrons qui les secourent contre Dieu. Et quiconque Dieu égare, alors, pour lui, pas de chemin.
Répondez à votre Seigneur avant que vienne de Dieu un Jour dont il n’est point de détournement. Ce jour-là, pas de refuge pour vous, et pour vous rien à redire.
Après cela, s’ils s’esquivent, alors Nous ne t’avons pas envoyé à eux comme surveillant : tu n’as qu’à transmettre. Oui, et quand Nous faisons goûter à l’homme une miséricorde de Nous, il en exulte ; et si un malheur les atteint pour ce que leurs mains ont préparé, en vérité, voilà l'homme ingrat !
A Dieu la royauté des cieux et de la terre. Il crée ce qu’il veut. Il fait don de filles à qui Il veut, et don de garçons à qui Il veut,
ou Il jumelle garçons et filles ; et Il désigne stérile qui Il veut. Il est savant, capable, vraiment !
Et qu’a l’homme, que Dieu lui parle ? A moins que par révélation, ou de derrière un voile, ou qu’Il envoie un ange, lequel ensuite révèle, par Sa permission, ce que Dieu veut. Il est haut, sage, vraiment !
Et c’est ainsi que par Notre ordre Nous t’avons révélé un esprit. Tu ne savais ni le Livre ni la foi ; mais Nous en avons fait une lumière par quoi Nous guidons qui Nous voulons, de Nos esclaves. Tu guides, cependant, vers un chemin droit, oui.
le chemin de Dieu à Qui appartient tout ce qui est dans les cieux et tout ce qui est sur la terre. N’est-ce pas vers Dieu que vont les commandements ?
H'â Mîm.
Par le Livre évident !
Oui, Nous avons désigné ceci comme une Lecture arabe ; —peut-être comprendriez-vous ?—
oui, et elle est auprès de Nous, dans l’Écriture-Mère, haute, sage, assurément.
Quoi ! vous dispenserons-Nous du Rappel parce que vous êtes des gens outranciers ?
Que de prophètes avons-Nous envoyés aux Anciens !
Et pas un prophète ne leur venait qu’ils ne s’en raillent.
Puis Nous les avons fait périr eux qui étaient plus forts de saisie que ceux de maintenant ! Il y a pourtant eu l’exemple des anciens !
Et si tu leur demandes : “Qui a créé les cieux et la terre ?” ils diront très certainement : “Les a créés le Puissant, le Savant,”
Lequel vous a assigné la terre pour berceau et vous y a assigné des sentiers, —peut-être vous guideriez-vous ?—
et Il a fait du ciel descendre l’eau avec mesure, —puis Nous en ressuscitons un pays mort : ainsi vous fera-t-on sortir vous-mêmes ;—
et Il a créé des couples de toutes sortes, et vous a assigné des vaisseaux et des bestiaux, sur quoi vous montez,
afin que vous vous installiez sur les dos de tout cela et qu’ensuite, après vous y être installés, vous vous rappeliez le bienfait de votre Seigneur et que vous disiez : “Pureté à Celui qui nous a assujetti cela quand nous n’étions point à même d’en saisir la corne !
Oui, et c’est vers notre Seigneur que nous nous tournons.”
Et ils Lui associent de Ses esclaves comme une parcelle de Lui-même. L’homme est vraiment un ingrat déclaré !
Quoi ! Il aurait, Lui, adopté des filles parmi ce qu’il crée, et aurait choisis pour vous les fils ?
Or, quand on annonce à l’un d’eux cela même qu’il prête au Très Miséricordieux, son visage devient noir, tout suffoqué qu’Il est.
Quoi ! cet être élevé dans les bijoux et qui jamais ne se montre au combat ?...
Et ils désignent femelles les anges, —qui sont les esclaves du Très Miséricordieux ! Étaient-ils présents à leur création ? Leur témoignage va être inscrit ; et ils seront interrogés.
Et ils disent : “Si le Très Miséricordieux avait voulu, nous ne les aurions pas adorés.” Ils n’en ont science aucune ; ils ne font que supputer.
Ou bien leur avions-Nous, avant celui-ci, apporté un Livre à quoi ils chercheraient à se cramponner ?
Non mais ils disent : “Nous avons trouvé nos ancêtres sur un Chemin : nous nous guidons sur leurs traces.”
Et de même, Nous n’avons envoyé avant toi d’avertisseur en une cité, que ses gens aisés n’aient dit : “Oui, nous avons trouvé nos ancêtres sur un chemin : nous nous conduisons sur leurs traces.”
— “Quoi ! Même si je viens à vous, dit l’autre, avec quelque chose de mieux guidé que ce à quoi vous avez trouvé vos ancêtres ?” —“Oui, dirent-ils, nous mécroyons ce avec quoi vous avez été envoyés.”
Nous nous vengeâmes d’eux, donc. Eh bien, regarde ce qu’il est advenu de ceux qui criaient au mensonge !
Et quand Abraham dit à son père et à son peuple : “Oui, je désavoue tout ce que vous adorez,
mais pas Celui qui m’a créé, car c’est Lui, en vérité, qui va me guider.”
Et de ceci Il fit une parole qui devait durer à travers sa descendance. —Peut-être reviendraient-ils ?
Bien plus : à ces gens-ci ainsi qu’à leurs ancêtres J’ai donné jouissance temporaire jusqu’à ce que leur fussent venus la Vérité et un Messager manifeste.
Et quand la Vérité leur fut venue, ils dirent : “C’est de la magie, et nous le mécroyons.”
—Et ils disent : “Pourquoi n’a-t-on pas fait descendre ce Coran sur un haut personnage de l’une de ces deux cités ?”
—Quoi ! est-ce eux qui distribuent la miséricorde de ton Seigneur ? C’est Nous qui distribuons chez eux leurs vivres, dans la vie présente, et élevons en grades les uns d’entre eux au-dessus des autres, de sorte que parmi eux les uns mettent les autres à la corvée. La miséricorde de ton Seigneur vaut mieux, cependant, que ce qu’ils amassent.
Si les gens n’étaient pas une seule communauté, Nous assignerions certes, aux maisons de ceux qui mécroient au Très Miséricordieux, des toits d’argent avec des escaliers pour y monter ;
à leurs maisons encore, des portes et des trônes où ils s’accouderaient,
ainsi que tout ornement. Et tout cela ne serait que jouissance temporaire de la vie présente, alors que l’au-delà, auprès de Dieu, est pour les pieux.
Et quiconque s’aveugle à l’égard du Rappel du Très Miséricordieux, Nous lui adjoignons un diable, qui lui devient collègue.
Oui, et ils en empêchent du Sentier, tandis que vraiment ils estiment se bien guider !
Puis, quand le bonhomme vient à Nous, il dit : “Hélas ! que n’y a-t-il entre moi et toi la distance de l’Est à l’Ouest !” Quel donc mauvais collègue que voilà !
Or cela ne vous profitera point, ce jour-là, puisque vous avez prévariqué. Oui, vous voilà associés dans le châtiment.
Quoi ! peux-tu faire que le sourd entende ? ou bien guider l’aveugle et celui qui demeure dans un égarement manifeste ?
Et puis, si Nous partons avec toi, alors oui Nous Nous vengerons d’eux ;
ou bien Nous te ferons voir, certes, ce que Nous leur avons promis ; car vraiment Nous sommes capable contre eux.
Cherche donc à saisir ferme ce qui t’est révélé. Oui, tu es sur un droit chemin.
Oui, et ceci est un Rappel, certes, pour toi ainsi que pour ton peuple. Et vous serez bientôt interrogés.
Et demande à ceux de Nos messagers que Nous avons envoyés avant toi, si Nous avons désigné, en dehors du Très Miséricordieux, des dieux à adorer ?
Et très certainement Nous avions envoyé Moïse, avec Nos signes, à Pharaon et à sa cohorte de grands. Alors il dit : “Je suis, en vérité, le messager du Seigneur des mondes”
Puis lorsqu’il fut venu à eux avec Nos signes, voilà qu’ils en rirent,
alors que Nous ne leur faisions pas voir de signe qui ne fût plus grand que son frère ! Et Nous les saisîmes par le châtiment. Peut-être seraient-ils revenus ?
Et ils dirent : “O magicien ! implore pour nous, de ton Seigneur, ce à quoi Il s’est engagé envers toi. Nous nous guiderons, oui.”
Puis, quand Nous eûmes déblayé de sur eux le châtiment, voilà qu’ils se parjurèrent.
Et Pharaon fit une proclamation parmi son peuple et dit : “Quoi ? ô mon peuple ! Le royaume de Misr ne m’appartient-il pas ? Et ces canaux qui coulent sous moi ? N'observez-vous donc pas ?
Ne suis-je pas meilleur que ce misérable qui sait à peine s’exprimer ?
Pourquoi ne lui a-t-on pas lancé de bracelets d’or ? Pourquoi les anges ne sont-ils pas venus avec lui en rangs serrés ?”
—Ainsi chercha-t-il à étourdir son peuple, et ainsi lui obéirent-ils. C’étaient vraiment des gens pervers !
Puis, lorsqu’ils Nous eurent irrité, Nous Nous vengeâmes d’eux et les noyâmes tous.
Puis Nous fîmes d’eux une chose révolue et un exemple pour la postérité.
Quand on frappe exemple du Fils de Marie, voilà que ton peuple passe outre,
disant : “Nos dieux sont-ils meilleurs, ou lui ?” —Ce n’est que par polémique qu’ils te citent ceci. Ce sont plutôt gens disputeurs.—
Celui-ci n’était qu’un Esclave, que Nous avions comblé de bienfait et que Nous avions désigné comme exemple aux enfants d’Israël.
Si Nous, voulions, oui, Nous ferions anges une partie d’entre vous, qui prendraient la place, sur terre !
Ce Coran est, en vérité, une science au sujet de l’Heure. N’en doutez point. Et suivez-moi : voilà un droit chemin.
Que le Diable ne vous empêche point ! Oui, il vous est un ennemi déclaré.
Et quand Jésus apporta les preuves, il dit : “Je suis venu à vous avec la sagesse, certes, et pour vous exposer en partie ce en quoi vous divergez. Craignez Dieu, donc, et m’obéissez.
Oui, Dieu, c’est Lui mon Seigneur tout comme votre Seigneur. Adorez-Le, donc. Voilà un chemin droit.”
Puis les sectateurs des leurs divergèrent entre eux. A ceux, donc, qui prévariquèrent, malheur, pour le châtiment d’un Jour douloureux !
Que regardent-ils d’autre que l’Heure ? elle viendra à eux soudain sans qu’ils se doutent.
Les amis, ce jour-là, seront ennemis les uns aux autres ; sauf les pieux.
—“O Mes esclaves ! Pas de crainte pour vous aujourd’hui, ni ne serez affligés,”
—ceux-là qui croient en Nos signes et demeurent Soumis !—
“entrez au Paradis, vous et vos épouses, luxueusement traités ;”
—parmi eux circulent les plats d’or et les coupes ; et il y a là pour eux ce que les âmes désirent et ce qui fait les délices des yeux ;— “et vous demeurerez là toujours.
Et voilà le Paradis qu’on vous fait hériter pour ce que vous œuvriez.
Il y a là pour vous beaucoup de fruits dont vous mangerez.”
En vérité, les criminels demeureront toujours dans le châtiment de la Géhenne
qui ne leur sera pas interrompu et où ils se désespéreront.
Et Nous ne prévariquons pas contre eux, mais c’est eux qui sont les prévaricateurs.
Et ils crieront : “O Mâlik ! Que ton Seigneur nous achève !” — Il dira : “En vérité, vous êtes pour demeurer !”
—Mais Dieu : “Très certainement, Nous vous avions apporté la vérité ; mais la plupart de vous détestaient la vérité.”
Quoi ! ont-ils pris quelque décision irrévocable ? —mais c’est Nous qui décidons irrévocablement !—
ou bien comptent-ils que Nous n’entendons pas leur secret ni leur tête-à-tête ? Mais si ! Nos anges d’eux prennent note.
—Dis : “S’il y avait un enfant au Très Miséricordieux, alors je serais le premier à adorer.”
Pureté au Seigneur des cieux et de la terre, au Seigneur du Trône, de ce qu’ils décrivent !
Laisse-les donc patauger et jouer, jusqu’à ce qu’on leur fasse rencontrer le Jour qu’on leur a promis.
Il est, Lui, Dieu dans le ciel, Dieu aussi sur la terre ; et c’est Lui le sage, le savant.
Et béni soit Celui à qui appartient la royauté des cieux et de la terre et de ce qui est entre les deux. Et elle est auprès de Lui, la science de l’Heure. Et c’est vers Lui que vous serez ramenés.
Et ceux qu’ils invoquent, en dehors de Lui, ne sont pas maîtres d’intercession. Sauf celui qui témoigne de la vérité ; —car ils savent !
Et si tu leur demandes qui les a créés, ils diront très certainement : “Dieu” ! Comme les voilà donc mis à l’envers !
—Et quant au dire du Prophète : “Oui, Seigneur, ce sont des gens qui ne croient pas !”
—Eh bien, passe-t’en ; et dis : “Salut !” Car bientôt ils vont savoir !
H'â Mîm.
Par le Livre évident !
Oui, Nous l’avons fait descendre par une nuit bénie, —vraiment, Nous restons un avertisseur !—
lors de laquelle est tranché chaque commandement sage,
en tant que commandement de Nous. Oui, c’est Nous qui envoyons les messagers,
à titre de miséricorde de la part de ton Seigneur, —Il est vraiment, Lui, celui qui entend, qui sait,—
de la part du Seigneur des cieux et de la terre et de ce qui est entre les deux ; —si vous croyez avec certitude !
Point de Dieu que Lui ! Il donne la vie et Il donne la mort. Votre Seigneur, Seigneur de vos plus anciens ancêtres !
Mais ces gens-là sont en doute. Ils s’amusent !
Eh bien, attends le jour où le ciel apportera une fumée manifeste,
qui couvrira les gens. Voilà un châtiment douloureux.
“Seigneur, déblaye de nous le châtiment ! oui, nous croyons !”
D’où ont-ils ce Rappel ? alors qu’un messager manifeste est déjà venu,
à qui ils ont ensuite tourné le dos en disant : “Écolier ! fou !”
Oui, Nous déblayons pour un peu le châtiment ; oui mais vous y reviendrez !
Le jour où Nous saisirons de très grande saisie, oui, Nous serons le Vengeur !
Et avant eux, très certainement, Nous avons tenté le peuple de Pharaon, cependant qu’un noble messager leur était venu
pour ceci : “Rendez-moi les esclaves de Dieu ! Oui, je suis pour vous un messager sûr !”
—Et : “Ne vous élevez pas contre Dieu ! Oui, je vous apporte une autorité évidente !
Et je cherche protection de Celui qui est mon Seigneur et votre Seigneur, contre la lapidation que vous me voulez.
Si vous ne voulez pas croire en moi, du moins soyez neutres à mon égard.”
Puis il pria son Seigneur : “Oui, ce sont gens criminels.”
—“Eh bien, fais voyager de nuit Mes esclaves, —oui, vous serez poursuivis ;—
et tu laisseras la mer à sec : ce sera une armée de noyés.”
Que de jardins et de sources ils laissèrent !
et de champs, et un noble séjour,
et le délice aussi où ils s’amusaient !
Comme cela ! Et Nous fîmes qu’un autre peuple en hérite.
Ciel ni terre ne les pleurèrent, donc, et point ne leur fut donné de délai.
Et très certainement, Nous sauvâmes les Enfants d’Israël du châtiment avilissant :
de Pharaon, —oui celui-ci était un altier, un de ces outranciers,—
et très certainement Nous les élûmes, en toute connaissance, par-dessus les mondes,
et leur apportâmes des signes où était une épreuve manifeste.
Bien sûr, ces gens-ci disent :
“Il n’est pour nous qu’une mort, la prochaine. Et nous ne serons pas ressuscités.
Faites donc revenir nos ancêtres, si vous êtes véridiques !”
—Valent-ils mieux, eux, ou le peuple de Tubba’, et aussi ceux d’avant eux ? —Nous les avons fait périr parce que vraiment ils étaient criminels.
Ce n’est pas par jeu que Nous avons créé les cieux et la terre et ce qui est entre les deux :
Nous ne les avons créés qu’avec vérité. Mais la plupart d’entre eux ne savent pas !
Oui, le jour de la Décision sera leur rendez-vous à tous,
jour où pas un ami ne mettra son ami à l’abri en quoi que ce soit et ils ne seront pas secourus non plus ;
sauf celui à qui Dieu fera miséricorde. Oui, c’est Lui le puissant, le miséricordieux.
Oui, le plant de cactus
est le plat du pécheur.
Comme du métal en fusion, il bout dans les ventres,
comme le bouillonnement de l’eau surchauffée.
—“Qu’on le saisisse, et puis qu’on l’emporte en plein dans le Jahîm ;
qu’on verse ensuite dessus sa tête le châtiment de l’eau bouillante !
Goûte ! C’est toi, le puissant, le noble ?”
—Oui, voilà ce dont vous doutiez.
Oui, les pieux seront dans un séjour sûr,
parmi les jardins et les sources
s’habillant de satin et de brocard, se rencontrant face à face.
Comme cela ! Et Nous leur donnerons pour épouses des houris aux grands yeux.
Ils pourront y réclamer toutes sortes de fruits, en sécurité.
Sauf cette mort-ci, ils n’y goûteront plus la mort. Et Dieu les aura protégés du châtiment du Jahîm,—
à titre de grâce de ton Seigneur ! Voilà l’énorme succès !
Par ta langue, oui Nous avons rendu ceci facile. Peut-être se rappelleraient-ils ?
Attends, donc. Eux aussi attendent, oui !
H’â Mim.
Descente du Livre, de la part de Dieu, le puissant, le sage.
Oui, il y a dans les cieux et la terre, des signes, certes, pour les croyants.
Et dans votre propre création, tout comme en ce qu’IL fait foisonner du genre animal, il y a des signes pour les gens qui croient avec certitude.
De même dans l’alternance de la nuit et du jour, et dans ce que Dieu fait descendre du ciel, de par l’eau nourricière, —par quoi Il donne vie à la terre une fois morte, —et dans le déploiement des vents, il y a des signes, pour les gens qui comprennent.
—Voilà les signes de Dieu. Nous te les récitons avec vérité. A quel discours croiront-ils donc, après Dieu et Ses signes ?
Malheur à tout grand calomniateur pécheur !
Il entend réciter devant lui les signes de Dieu, puis il insiste, s'enflant d'orgueil, comme s'il ne les avait pas entendus ; eh bien, annonce-lui un châtiment douloureux,—
et quand il attrape quelque connaissance de Nos signes, il les prend en raillerie. Voilà ceux pour qui sera le châtiment avilissant :
la Géhenne est à leurs trousses. Et ce qu’ils auront acquis ne les mettra pas à l’abri, ni même ceux qu’ils prenaient comme patrons, en dehors de Dieu. A eux l’énorme châtiment.
Ceci est une guidée. A ceux qui cependant mécroient aux signes de leur Seigneur, à eux le châtiment d’un douloureux supplice.
Dieu, c’est Lui qui vous a assujetti la mer, afin que le vaisseau y glisse, par Son ordre, et que vous recherchiez de Sa grâce. Peut- être seriez-vous reconnaissants ?
Et Il vous a assujetti tout ce qui est dans les cieux et tout ce qui est sur la terre, en tant que tout est à Lui. Voilà bien là des signes, vraiment, pour des gens qui réfléchissent !
Dis à ceux qui croient de pardonner à ceux qui n’espèrent pas aux Journées de Dieu. Afin qu’Il paie chaque peuple de ce qu’ils s’acquièrent :
quiconque fait œuvre bonne, alors c’est pour lui-même ; et quiconque agit mal, alors c’est contre lui-même. Puis, vous serez ramenés vers votre Seigneur.
Et très certainement, Nous avions apporté aux Enfants d’Israël le Livre et la sagesse et la fonction de prophète, et leur avions attribué d’excellentes choses, et leur avions donné excellence par-dessus les mondes ;
de même que Nous leur avions apporté des évidences sur le Commandement. Puis ils ne divergèrent, rebelles entre eux, qu’après que science leur fut venue. Oui, ton Seigneur décidera parmi eux, au jour de la résurrection, sur ce en quoi ils divergeaient.
Puis, au sujet du Commandement, Nous t’avons mis sur un grand chemin. Suis-le donc, et ne suis pas les passions de ceux qui ne savent pas ;
Non, ils ne te mettront jamais, en quoi que ce soit, à l’abri de Dieu. Or les prévaricateurs, vraiment, sont amis les uns des autres : tandis que Dieu est un ami pour les pieux.
Ceci constitue, pour les hommes, des appels à la clairvoyance ; et une guidée et une miséricorde, pour les gens qui croient avec certitude.
Quoi ! ceux qui s’acquièrent des maux comptent-ils que Nous allons les traiter comme ceux qui croient et font œuvres bonnes, puisque sont égales leur vie et leur mort ? Que mauvais ce qu’ils jugent !
Et Dieu a créé les cieux et la terre avec vérité, et pour que soit payé chacun de ce qu’il s’acquiert. Ils ne seront cependant pas lésés.
Eh bien, le vois-tu celui qui prend sa passion pour son Dieu ? Si Dieu l’égare sciemment et scelle son ouïe et son cœur et étend un voile sur sa vue, qui donc peut le guider, après Dieu ? Eh bien, ne vous rappellerez- vous pas ?
Et ils disent : “Il n’est pour nous qu’une vie, la présente : nous mourons et nous vivons, et seul le temps passant nous tue” ; alors qu’ils n’en ont science aucune : ils ne font que conjecturer !
Et quand on récite devant eux Nos versets évidents, ils n’ont aucun argument, sauf à dire ; “Faites-nous revenir nos ancêtres, si vous êtes véridiques.”
—Dis : “Dieu vous donne la vie, puis Il vous donne la mort. Ensuite Il vous réunira vers le jour de la résurrection, —pas de doute là-dessus,— mais la plupart des gens ne savent pas.
Et à Dieu la royauté des cieux et de la terre. Et le jour où l’Heure se dressera, ce jour-là, les faiseurs de vanité se perdront.
Et tu verras agenouillée chaque communauté. Chaque communauté sera appelée vers son livre : “On va vous payer aujourd’hui de ce que vous œuvriez”.
Voilà Notre Livre ! il prononce pour vous la vérité : oui, Nous avons fait inscrire ce que vous œuvriez.”
Puis, quant à ceux qui croient et font œuvres bonnes, alors leur Seigneur les fera entrer dans Sa miséricorde. Voilà le succès évident !
Et quant à ceux qui mécroient — : “Quoi ! Mes versets n’étaient-ils pas récités devant vous ? Puis vous vous enfliez d’orgueil, et vous étiez gens criminels.
Et quand on disait : ‘Oui, la promesse de Dieu est vérité ; et quant à l’Heure, point de doute là-dessus’, vous disiez : ‘Nous ne savons pas ce qu’est l’Heure ; nous ne pensons qu’à penser, sans cependant chercher de certitude’.”
Et leur apparaîtront les conséquences de ce qu’ils faisaient. Et les enveloppera ce dont ils se raillaient.
Et l’on dira : “Aujourd’hui Nous vous oublions comme vous oubliez la rencontre de votre jour que voici. Et votre refuge est le Feu ; et pour vous, pas de secoureurs.
Cela parce que, oui, vous preniez en raillerie les signes de Dieu, et que la vie de là-bas vous trompait”. Eh bien, ce jour-là on ne les en sortira pas et on ne les excusera pas non plus.
A Dieu la louange, donc, au Seigneur des cieux et de la terre, Seigneur des mondes.
Et à Lui la grandeur, dans les cieux et la terre. Et c’est Lui le puissant, le sage.
H’â Mîm.
Descente du Livre, de la part de Dieu le puissant, le sage.
Nous n'avons créé les cieux et la terre et ce qui est entre les deux qu’avec vérité et pour un terme dénommé. Ceux qui mécroient, cependant, esquivent ce dont on les a avertis.
Dis : “Voyez-vous, ceux que vous invoquez au lieu de Dieu ? montrez-moi donc ce qu’ils ont créé en fait de terre ! Ou ont-ils dans les cieux, une association avec Dieu ? Apportez-moi un Livre antérieur à celui-ci, ou même, trace de science, si vous êtes véridiques.”
Et quel pire égaré que celui qui invoque, au lieu de Dieu, un qui ne saura lui répondre jusqu’au jour de la résurrection, des inconscients même de l’invocation qu’on leur fait,
et qui, quand les gens seront rassemblés, leur seront ennemis, même, et méconnaîtront leur adoration !
Et quand sont récités devant eux Nos signes comme évidents, ceux qui mécroient disent de la vérité lorsqu’elle vient à eux : “C’est de la magie manifeste !”
Ou encore : “Il a blasphémé ça !” —Dis : ‘Si je l’ai blasphémé, alors vous ne pourrez rien pour moi contre Dieu. Cependant, Il sait bien dans quoi vous vous lancez : Il est suffisant témoin entre moi et vous.” Et c’est Lui le pardonneur, le miséricordieux.
Dis : “En fait de Messagers, je ne suis pas une nouveauté ; et je ne sais pas ce que l’on me fera, ni à vous ; mais je ne fais que suivre ce qui m’est révélé ; et je ne suis qu’un avertisseur clair.”
Dis : “Voyez-vous ? Si ceci est de Dieu, —mais vous y mécroyez,— et qu’un témoin d’entre les Enfants d’Israël témoigne du pareil et y croit, alors que vous vous enflez d’orgueil... ?” Dieu, vraiment, ne guide pas les gens prévaricateurs !
Et ceux qui mécroient disent à ceux qui croient : “Si ceci était un bien, ces gens-là ne nous y auraient pas devancés.” Et puisqu’ils ne s’y guident pas, ils vont alors jusqu’à dire : “Ce n’est que vieille calomnie !”
Et avant ceci, il y avait le Livre de Moïse, comme dirigeant et miséricorde. Ce Livre- ci, cependant, est un confirmateur, en langue arabe, pour avertir ceux qui prévariquent, pour être, aussi, bonne annonce aux bienfaisants.
Oui, ceux qui disent : “Notre Seigneur est Dieu”, et qui s’y tiennent, pas de crainte sur eux, alors, et point ne seront affligés.
Ce sont compagnons du Paradis où ils demeureront toujours, en paiement de ce qu’ils œuvraient.
Et Nous avons enjoint à l’homme la bienfaisance envers ses père et mère : sa mère l’a péniblement porté et péniblement accouché ; et grossesse et sevrage ont été de trente mois ; puis quand il a atteint ses pleines forces, et atteint quarante ans, il a dit : “O Seigneur ! dispose-moi, pour que je rende grâce du bienfait dont Tu m’as comblé, moi et mes père et mère, et pour que j’œuvre le bien que Tu agrées. Et réforme, pour moi, dans ma descendance. Oui, je me repens à Toi, oui, et je suis du nombre des Soumis.”
De ceux-là Nous recevons le meilleur de ce qu’ils œuvrent et passons sur leurs méfaits, et ils deviennent compagnons du Paradis. Promesse de vérité à eux promise !
Quant à celui qui dit à ses père et mère : “Fi de vous deux ! Quoi ? vous me promettez tous deux qu’on me fera sortir de terre ? alors que des générations, avant moi, ont passé !” —Et tous deux, cherchant secours à Dieu : “Malheur à toi ! Crois ! Oui, la promesse de Dieu est vérité.” —Mais lui : “Ce ne sont que contes d’Anciens !”
C’est contre ceux-là que s’avère la Parole, comme contre les communautés de djinns et d’hommes qui ont passé avant eux : oui, ils sont perdants.
Et il y a des rangs pour chacun, selon ce qu’ils œuvrent. Dieu, cependant, les paiera à pleine mesure de leurs œuvres ; et point ne seront lésés.
Et le jour où ceux qui mécroient seront présentés au Feu : “Vous avez dilapidé vos biens dans votre vie de là-bas, et vous en avez tiré jouissance temporaire : on vous paie donc aujourd’hui, en châtiment d’avilissement, pour l’orgueil dont vous vous enfliez sans droit sur terre, ainsi que pour la perversité que vous pratiquiez.
Et rappelle-toi le frère des Aad, quand il avertit son peuple en al-Ahcâf. Devant lui et derrière lui, cependant, des avertissements étaient passés, pour ceci : “N’adorez que Dieu. Oui, je crains pour vous le châtiment d’un Jour énorme.”
—Ils dirent : “Es-tu venu à nous pour nous détourner de nos dieux ? Eh bien, apporte- nous ce que tu nous promets, si tu es du nombre des véridiques !”
—Il dit : “La science n’est qu’auprès de Dieu. Je vous transmets, cependant, ce avec quoi j’ai été envoyé. Mais je vois que vous êtes gens ignorants.”
Puis, voyant cela comme un nuage se diriger vers leurs vallées, ils dirent : “Voici un nuage, il va pleuvoir.” —“Au contraire ! c'est cela même que vous cherchiez à hâter : voyant cela : cela, c'est un vent, et dedans, un châtiment douloureux,
détruisant tout, par le commandement de son Seigneur.” —Puis, au matin, ils devinrent tels que rien ne fut plus visible, que leurs demeures. Ainsi payons-Nous les gens criminels.
Et très certainement, Nous leur avions donné des moyens en comparaison de quoi Nous ne vous en avons pas donné. Et Nous leur avions assigné l’ouïe et des yeux et des cœurs, mais leur ouïe, leurs yeux et leurs cœurs ne les ont pas du tout mis à l’abri, parce qu’ils niaient les signes de Dieu. Et les enveloppa ce dont ils se raillaient.
Et très certainement Nous avons fait périr des cités, tout autour de vous, pour qui cependant Nous avions déployé les signes, —peut-être seraient-ils revenus ?
Pourquoi donc ne les secoururent-ils pas, ceux qu’ils avaient pris, en dehors de Dieu, pour des rapprocheurs et pour des dieux ? ceux-ci, au contraire, s’égarèrent de ceux-là, car c’était une calomnie de leur part et un blasphème, qu’ils proféraient.
Et quand nous déployâmes vers toi une troupe de djinns qui prêtèrent l’oreille à la Lecture de sorte qu’ils s’y présentèrent en disant : “Silence !”...Puis quand elle fut finie ils retournèrent à leur peuple en avertisseurs.
Ils dirent : “Peuple ! Nous venons d’entendre, en vérité, un Livre qui a été descendu après Moïse, confirmateur de celui qui y était déjà. Il guide vers la vérité et vers un chemin droit.
O notre peuple ! répondez au héraut de Dieu, et croyez-y, pour qu’Il vous pardonne partie de vos péchés et vous protège d’un châtiment douloureux.
Et quiconque ne répond pas au héraut de Dieu ne saura pas réduire à l’impuissance, sur terre ! Et pas de patrons pour lui, en dehors de Dieu. Ceux-là sont dans un égarement manifeste.”
Ne voient-ils pas que le Dieu qui a créé les cieux et la terre, et qui n’a pas eu de fatigue de leur création, est capable en vérité de revivifier les morts ? Mais si ! Il est capable à tout, vraiment !
Et le jour où seront présentés au feu ceux qui mécroient - : “Ceci n'est-il pas la vérité ?” —ils diront ; “Mais, par notre Seigneur, si !” —Il dira : “Eh bien, goûtez ce châtiment, pour la mécréance que vous pratiquiez.”
Endure avec constance, donc, comme ont enduré, parmi les messagers, les doués de résolution ; et ne cherche à rien hâter pour ceux-là : ils seront, le jour où ils verront ce qui leur est promis, comme s’ils n’avaient demeuré ici-bas qu’une heure du jour. Avis ! —Quelqu’un sera-t-il détruit, donc, que les gens pervers ?
Ceux qui mécroient et empêchent du sentier de Dieu, Il fait que leurs œuvres s’égarent.
Et ceux qui croient et font œuvres bonnes et ajoutent foi à ce qui a été descendu sur Muhammad, —et là est la vérité de la part de leur Seigneur,— Il leur efface leurs méfaits et réforme leur être.
C’est que ceux qui mécroient suivent le Faux, oui, tandis que ceux qui croient suivent la Vérité de leur Seigneur. C’est ainsi que Dieu frappe leurs exemples aux gens.
Lors donc que vous rencontrez ceux qui mécroient, alors, frappez aux cols. Puis, quand vous les avez dominés, alors, serrez le garrot. Ensuite, soit libération gratuite, soit rançon, afin que la guerre dépose ses charges. —Voilà. Si Dieu voulait, cependant, Il se porterait secours à Lui-même contre eux. Mais c’est afin de vous éprouver les uns par les autres. Et ceux qui seront tués dans le sentier de Dieu, alors Il fera que leurs œuvres ne s’égarent pas :
Il les guidera et réformera leur être,
et les fera entrer au Paradis qu’il leur a fait connaître.
Ho, les croyants ! Si vous secourez Dieu, Il vous secourra, et raffermira vos pas.
Et quant à ceux qui mécroient, eh bien, perdition pour eux ! et Il fera que leurs œuvres s’égarent.
C’est qu’ils ont de la répulsion, vraiment, pour ce que Dieu a fait descendre. Il rend donc vaines leurs œuvres.
Ne voyagent-ils donc pas sur la terre, pour voir ce qu’il est advenu de ceux d’avant eux ? Dieu les a détruits. —Pareilles choses appartiennent aux mécréants !
C’est que Dieu, vraiment, est le patron de ceux qui croient ; tandis que pour les mécréants, non, pas de patron !
Ceux qui croient, et font œuvres bonnes, Dieu les fera entrer dans les Jardins sous quoi coulent les ruisseaux. Et quant à ceux qui mécroient, ils ont jouissance temporaire, et ils mangent comme les bestiaux mangent ; tandis que le Feu sera leur séjour.
Et que de cités, —plus fortes, en fait de puissance, que ta cité qui t’a banni,— avons-Nous fait périr, de sorte qu'ils n'eurent pas de secoureur !
Quoi donc ! celui qui se tient sur une preuve de son Seigneur sera-t-il comme celui à qui sa pire action a été enjolivée ? —et ces gens-là suivaient leurs passions.
Exemple du Paradis qui a été promis aux pieux : là, il y a des ruisseaux d’une eau jamais malodorante, et des ruisseaux d’un lait au goût inaltérable, et des ruisseaux d’un vin, délice des buveurs, ainsi que des ruisseaux d’un miel purifié Et il y a là, pour eux, des fruits de toutes sortes, ainsi que pardon de la part de leur Seigneur. Ceux-là seront-ils comme celui qui demeure toujours dans le Feu, et comme ceux qui sont abreuvés d’une eau bouillante qui leur met les tripes en morceaux ?
Et il en est parmi eux qui font semblant de t’écouter de telle façon qu’en sortant de chez toi ils disent à ceux à qui science a été donnée : “Qu’est-ce qu’il a dit, tout à l’heure ?” Ce sont ceux dont Dieu a scellé les cœurs, et qui suivent leurs passions.
Quant à ceux qui se guident, Il les accroît en la guidée et leur apporte leur piété.
Qu’attendent-ils donc ? Sinon l’Heure, qu’elle leur vienne soudain ; —car ses signes avant-coureurs sont certes déjà venus. Quand elle sera là, donc, à quoi leur servira leur Rappel ?
Sache donc qu’en vérité, point de Dieu que Dieu Lui-même. Et implore pardon pour ton péché, ainsi que pour les croyants et les Croyantes. Dieu sait cependant où vous hantez et où vous gîtez.
Et ceux qui croient disent : “Pourquoi ne fait-on pas descendre une sourate ?” Puis quand on fait descendre une sourate renforcée et qu’on y fait mention de combat, tu vois ceux qui ont la maladie au cœur te regarder du regard de qui s’évanouit devant la mort. Plus appropriée à eux est donc l’obéissance et une parole convenable.
Puis, quand résolution de l’affaire est prise, il serait mieux pour eux, certes, de se montrer vrais vis-à-vis de Dieu.
Si donc vous êtes investis de pouvoir, se peut-il que vous alliez commettant le désordre sur terre et rompant vos parentés ?
Ceux-là, Dieu les maudit, puis Il les rend sourds, et Il aveugle leurs yeux.
Ne méditeront-ils pas le Coran ? Ou sont-ce des cœurs à serrures ?
Oui, ceux qui tournent leurs derrières après que la guidée s’est manifestée à eux sont ceux à qui le Diable a enjolivé, et à qui il a donné répit.
C’est qu’en vérité, à ceux qui ont de la répulsion pour ce que Dieu a fait descendre, ils disent : “Nous allons vous obéir dans une partie de l’affaire.” Dieu, cependant, sait leur cachoterie.
Comment donc ! quand les anges les achèveront, les frappant faces et derrières ?
C’est qu’en vérité ils suivent ce qui met Dieu en colère, et qu’ils ont de la répulsion pour Son agrément. Il a donc rendu vaines leurs œuvres.
Quoi ! ceux qui ont la maladie au cœur comptent-ils que Dieu ne saura jamais faire transpirer leurs haines ?
Or si Nous voulions, certes, Nous te les ferions voir, —mais tu les reconnais à leurs traits, certes ;— et tu les reconnaîtras très certainement au ton de la parole. Et Dieu sait vos actions.
Et très certainement Nous vous éprouverons afin de savoir ceux d’entre vous qui luttent, ainsi que les endurants, et d’éprouver ce qu’il en est de vous.
Oui, ceux qui mécroient et empêchent du sentier de Dieu et font schisme d’avec le Messager après que la guidée s’est manifestée à eux, ne sauront nuire à Dieu en quoi que ce soit alors qu’Il va rendre vaines leurs œuvres.
Ho, les croyants ! Obéissez à Dieu et obéissez au Messager et ne rendez pas vaines vos œuvres.
Oui, ceux qui mécroient et empêchent du sentier de Dieu, puis meurent tandis qu’ils sont mécréants, alors Dieu ne leur pardonnera jamais.
Ne faiblissez pas, donc, mais appelez à la paix alors que vous avez le dessus. Dieu est avec vous. Il ne portera pas préjudice à vos œuvres.
Rien d’autre : la présente vie est jeu et amusement ; alors que si vous croyez et vous comportez en piété, Il vous apportera vos salaires sans vous demander vos biens.
S’Il vous le demandait et qu’Il vous importunât, vous deviendriez avares et Il ferait transpirer vos haines.
C’est vous qui êtes appelés à faire largesses, dans le sentier de Dieu. Puis tel parmi vous reste avare ! Quiconque cependant reste avare, rien d’autre : il reste avare, de son propre chef. Or Dieu est à l’abri de tout, alors que vous êtes besogneux ! Et si vous tournez le dos. Il s’occupera de vous remplacer par un autre peuple. Puis, ceux- ci ne seront pas vos pareils !
Oui, Nous t’avons rendu victorieux d’une victoire éclatante,
afin que Dieu te pardonne les prémices de ton péché, et ce qui en a tardé, et qu’Il parachève sur toi Son bienfait, et qu’Il te guide au droit chemin ;
et afin que Dieu te secoure d’un puissant secours.
C’est Lui qui a fait descendre la tranquillité dans les cœurs des croyants, pour qu’ils croissent de croyance en croyance ; —or à Dieu les armées des cieux et de la terre ; et Dieu demeure savant, sage ;—
pour faire entrer croyants et croyantes dans les Jardins sous quoi coulent les ruisseaux, —où ils demeureront éternellement,— et pour leur effacer leurs méfaits, —et voilà un énorme succès, auprès de Dieu,—
et pour châtier les sournois et les sournoises, et les faiseurs de dieux et les faiseuses de dieux, qui pensent de Dieu pensée de mal. A eux le mauvais tour ! et Dieu est en colère contre eux, et Il les maudit, et leur a préparé la Géhenne ; —et quel mauvais devenir !
Or à Dieu les armées des cieux et de la terre ; et Dieu demeure puissant, sage.
Oui, Nous t’avons envoyé en témoin et annonciateur et avertisseur,
pour que vous croyiez en Dieu, —et en Son messager,— et que vous L’assistiez, et reconnaissiez Sa dignité, et que de Lui vous chantiez pureté, matin et après-midi.
Oui, ceux qui te prêtent serment ne font que prêter serment à Dieu : la main de Dieu est au-dessus de leurs mains. Quiconque viole le serment, donc, ne viole qu’à son propre détriment ; et quiconque remplit ce en quoi il a fait un pacte avec Dieu, alors Il lui apportera bientôt un énorme salaire.
Ceux des Bédouins qui ont été laissés en arrière vont te dire : “Nos biens et nos familles nous ont accaparés : implore donc pour nous pardon !” Ils disent avec leurs langues ce qui n’est pas dans leurs cœurs. —Dis : “Qui sera maître de quoi que ce soit pour vous, en face de Dieu, s’Il vous veut du mal, ou s’Il vous veut du bien ? Non mais Dieu demeure informé de ce que vous œuvrez.
Non mais vous pensiez que le messager et les croyants ne retourneraient jamais plus à leur famille. Et cela dans vos cœurs a été enjolivé ; et vous avez pensé pensée de mal ; et vous êtes demeurés des gens perdus.”
Et quiconque ne croit pas en Dieu et en Son messager... alors pour les mécréants Nous avons préparé un enfer-Saïr.
Or à Dieu la royauté des cieux et de la terre. Il pardonne à qui Il veut, et châtie qui Il veut. Dieu demeure, cependant, pardonneur, miséricordieux.
Ceux qui ont été laissés en arrière diront, quand vous marcherez au butin pour vous en emparer : “Laissez, que nous vous suivions.” Ils voudraient changer la parole de Dieu ! —Dis : “Jamais vous ne nous suivrez : ainsi Dieu a-t-Il dit auparavant.” —Mais ils diront : “Plutôt, vous êtes jaloux de nous.” —Plutôt, c’est eux qui ne comprennent guère !
Dis à ceux des Bédouins qui ont été laissés en arrière : “Vous serez bientôt appelés contre des gens pleins de forte rigueur : ou il vous faudra les combattre, ou il leur faudra faire soumission. Mais si vous obéissez, Dieu vous apportera un beau salaire, tandis que si vous tournez le dos comme auparavant vous avez tourné le dos, Il vous châtiera d’un châtiment douloureux.”
Nul grief à l’aveugle, nul grief au boiteux, nul grief au malade. Et quiconque obéit à Dieu et à Son messager, Il le fera entrer dans les Jardins sous quoi coulent les ruisseaux. Quiconque cependant tourne le dos, Il le châtiera d’un douloureux châtiment
Dieu a très certainement agréé les croyants quand ils t’ont prêté serment sous l’Arbre ; Il a donc su ce qu’il y avait dedans leurs cœurs, et fait descendre sur eux la tranquillité et Il les a récompensés par une proche victoire,
ainsi que par bien des butins à prendre pour eux. Dieu demeure, cependant, puissant, sage.
Dieu vous promet bien des butins, que vous prendrez, mais Il hâte pour vous cette affaire-ci, et éloigne de vous les mains des gens, afin que ce soit un signe croyants, et qu’Il vous guide à chemin :
et un autre, de quoi vous n’étiez pas capables, mais que Dieu, Lui, a cerné. Dieu, cependant, demeure capable de tout.
Et si ceux qui mécroient vous combattent, ils tourneront les derrières, certes ; puis ne trouveront ni patron ni secoureur ;—
telle, déjà auparavant, la conduite passée de Dieu. Cependant, jamais tu ne trouveras de changement dans la conduite de Dieu.
C’est Lui qui a éloigné de vous leurs mains, de même que d’eux vos mains, au Val de Makkah, après qu’Il vous eut donné leur conquête. Et Dieu demeure observateur de ce que vous œuvrez.
C’est eux qui mécroient et vous empêchent, vous, de la Sainte Mosquée, et les bêtes de sacrifice qui restent attachées, d’atteindre leur lieu d’immolation. S’il n’y avait pas eu des croyants et des croyantes, que vous ne connaissiez pas !... Mais vous auriez pu les fouler, puis vous auriez été coupables, sans savoir, d’une guerre contre eux, involontaire. —Ainsi Dieu fera-t-Il entrer qui Il veut, dans Sa miséricorde. —Et si ces gens s’étaient fait distinguer, Nous aurions certes châtié d’un châtiment douloureux ceux d’entre eux qui mécroient !
—Et quand ceux qui mécroient se mirent le zèle au cœur, zèle de l’ignorance !... Puis Dieu fit descendre Sa tranquillité, sur Son messager, ainsi que sur les croyants, et les obligea à une parole de piété, —dont ils étaient les plus dignes et les plus proches... Et Dieu demeure savant de tout.
Dieu, très certainement, réalisera par la vérité la vision de Son messager : très certainement vous entrerez dans la Sainte Mosquée, si Dieu veut, en sécurité, ayant rasé vos têtes et coupé les cheveux, n'ayant point de crainte. —Il sait, donc, ce que vous ne savez pas !—Puis Il a prévu, au préalable, une victoire prochaine.
C’est Lui qui a envoyé Son messager avec la guidée et la religion de vérité pour la faire triompher de toute religion. Dieu suffit, cependant, comme témoin.
C’est Lui qui a envoyé Son messager avec la guidée et la religion de vérité pour la faire triompher de toute religion. Dieu suffit, cependant, comme témoin. Muhammad est le messager de Dieu. Et ceux qui sont avec lui sont durs aux mécréants, miséricordieux entre eux ! Tu les verras s’incliner, se prosterner, recherchant de Dieu grâce et agrément. Leur marque est sur leurs visages la trace de prosternations. Voilà l’image que l’on donne d’eux dans la Thora. Et l’image que l’on donne d’eux, dans l’Évangile, c’est celle de la semence qui sort sa pousse, puis Dieu l’affermit, puis elle s’épaissit, puis elle se dresse sur sa tige, à l’émerveillement des semeurs. Afin qu’Il fasse enrager les mécréants par les croyants ! Dieu promet à ceux d'entre eux qui croient et font œuvres bonnes, pardon et énorme salaire.
Ho, les croyants ! N’anticipez pas sur Dieu et Son messager ! Et craignez Dieu. Oui, Dieu entend, Il sait.
Ho, les croyants ! N’élevez pas vos voix par-dessus la voix du Prophète, et ne haussez pas le ton avec lui comme vous le haussez les uns avec les autres, parce que vos œuvres deviendraient vaines sans que vous vous doutiez.
Oui, ceux qui auprès du messager de Dieu baissent leurs voix sont ceux dont Dieu a examiné les cœurs en piété. A eux, pardon et énorme salaire.
Il y en a qui te crient de derrière les cloisons. —Beaucoup d'entre eux ne comprennent pas, en vérité.
Et s’ils patientaient jusqu’à ce que tu sortes à eux, certes ce serait mieux pour eux. Dieu, cependant, est pardonneur, miséricordieux.
Ho, les croyants ! Si un pervers vous apporte une nouvelle, alors, cherchez la preuve, parce que, dans l’ignorance, vous porteriez atteinte à un peuple, et qu’ensuite vous auriez regret de ce que vous avez fait.
Et sachez qu’en vérité le messager de Dieu est chez vous. S’il vous obéissait, en beaucoup de cas, vous retomberiez dans la perdition. Mais Dieu vous a rendu chère la foi et l’a embellie dans vos cœurs, tout comme Il vous a fait détester la mécréance et la perversité et la désobéissance. Ceux-là sont les biens dirigés,
en tant que grâce, de Dieu, et bienfait. Dieu, cependant, est savant, sage.
Et si deux groupes de croyants se combattent, alors, faites la paix entre eux. Puis, si l’un d’eux se rebelle contre l’autre, alors, combattez celui qui se rebelle, jusqu’à ce qu’il s’incline devant l’ordre de Dieu : Puis, s’il s’incline, alors faites la paix entre eux avec justice, et jugez à la balance. Oui, Dieu aime ceux qui jugent à la balance.
Rien d’autre : les croyants sont des frères. Faites donc la paix entre vos deux frères, et craignez Dieu. Peut-être vous ferait-on miséricorde ?
Ho, les croyants ! Qu’un groupe de gens ne se raille pas d’un groupe d’autres : ceux-ci sont peut-être mieux qu’eux. Et que les femmes ne se raillent pas de femmes : celles-ci sont peut-être mieux qu’elles. Ne vous blâmez pas et ne vous lancez pas mutuellement de sobriquets. Quel vilain mot que “pervers” après qu’on a cru ! Et quiconque ne se repent pas... alors les voilà, les prévaricateurs !
Ho, les croyants ! Évitez de trop conjecturer ; oui, une partie de la conjecture est péché. Et n’épiez pas ; et ne médisez pas les uns des autres, —l’un de vous aimerait-il manger la chair de son frère mort ? non ! vous en avez horreur ! —Et craignez Dieu. Oui, Dieu est le grand accueillant au repentir, miséricordieux.
Ho, les gens ! Nous vous avons créés d’un mâle et d’une femelle et vous avons désignés en nations et tribus, pour que vous vous entre-connaissiez. Oui, le plus noble des vôtres, auprès de Dieu, c’est le plus pieux des vôtres. Dieu est savant, informé, vraiment !
Les Bédouins disent : “Nous croyons.” —Dis : “Vous ne croyez pas. Dites plutôt : ‘Nous nous soumettons’, tandis que la foi n’est point entrée dans vos cœurs. Et si vous obéissez à Dieu et à Son messager, Il ne rognera quoi que ce soit de vos œuvres”. Dieu est pardonneur, miséricordieux, vraiment !
Rien d’autre : sont croyants ceux qui croient en Dieu et en Son messager, puis ils ne doutent point, cependant qu’ils luttent de biens et de corps dans le sentier de Dieu. C’est eux les véridiques.
Dis : “Est-ce vous qui apprendrez à Dieu votre soumission, cependant que Dieu sait tout ce qui est dans les cieux et tout ce qui est sur la terre ?” Et Dieu se connaît atout !
Ils te rappellent cela comme une faveur de leur part, qu’ils se soient soumis. Dis : “Ne me rappelez pas votre Soumission comme une faveur. C’est Dieu, plutôt, qui vous rappelle cela comme une faveur de Sa part, qu’il vous ait guidés vers la foi si vous êtes véridiques !”
Oui, Dieu sait l’invisible des cieux et de la terre, cependant que Dieu est observateur de ce que vous œuvrez.
Câf. Par le glorieux Coran !
Non mais ils s’étonnent qu’un avertisseur des leurs soit venu à eux. Alors, les mécréants disent : “Chose étrange que ceci !
Quoi ! quand nous serons morts et poussière... ? C’est revenir de loin !”
Certes, Nous savons ce que la terre rognera d’eux ; et il y a près de Nous un Livre gardien.
Plutôt, ils traitent de mensonge la vérité une fois qu’elle leur est venue : les voilà donc dans une confuse affaire.
Ne regardent-ils donc pas le ciel, au-dessus d’eux, comme Nous l’avons bâti et l’avons embelli, et qu’il est sans fissures ?
Et la terre, que Nous avons étalée ! et Nous y avons lancé des montagnes et y avons fait croître de tout couple joli !
à titre d’appel à la clairvoyance, et de rappel pour tout Esclave qui s'incline.
Et Nous avons fait descendre du ciel une eau bénie, puis Nous en avons fait pousser des jardins et le grain de la moisson,
et aussi les hauts dattiers à la spathe ramassée,
comme portion, pour les Esclaves. Et par elle Nous avons donné vie à une contrée morte. Ainsi la résurrection.
Avant ceux-ci crièrent au mensonge le peuple de Noé et les gens d’ar-Rass et les interlocuteurs païens de Thamoud
et les Aad et Pharaon et les frères de Loth
et les gens d'al-Aïkah et le peuple de Tubba’ : chacun traita de menteurs les Messagers. Elle se réalisa donc, Ma menace.
Quoi ? sommes-Nous fatigué de la première création ? Non mais c’est eux qui sont dans la confusion au sujet d'une nouvelle création.
Et très certainement Nous avons créé l'homme et Nous savons ce que son âme lui suggère. Nous sommes cependant plus près de lui que sa veine jugulaire,
quand les deux recueillants assis à droite et à gauche recueillent :
il ne prononce pas une parole, qu’il n'ait, à côté de lui, tout prêt, un veilleur.
L’ivresse de la mort fait venir la vérité : Voilà de quoi tu t’écartais !
Et l’on soufflera dans la trompe : Voilà le jour de la menace !
Alors tout un chacun viendra, et avec lui, un conducteur et un témoin.
—“Très certainement, tu es demeuré inattentif à cela ! Eh bien, Nous ôtons de toi ton voile : ta vue est donc aiguë aujourd’hui.”
—Et son collègue dira : “Voilà ce que j’ai, tout prêt.”
“Jetez, vous deux, dans la Géhenne, tout grand mécréant en tête,
grand adversaire du bien, transgresseur, douteur,
qui désignait à côté de Dieu un autre dieu. Jetez-le donc, tous deux, au dur châtiment.”
Son collègue dira : “Seigneur, ce n’est pas moi qui l’ai fait se rebeller ; mais il était dans un égarement au loin.”
Alors Dieu : Ne disputez pas devant Moi ! J’ai pourtant d’abord envoyé la menace auprès de vous !
Chez Moi, la parole ne change pas ; et Je ne suis pas prévaricateur à l’égard des Esclaves.”
Le jour où Nous dirons à la Géhenne : “Es-tu remplie ?” elle dira : Y a-t-il quoi ajouter ?”
Non loin, le Paradis sera rapproché des pieux.
—: “Voilà ce qui vous a été promis à vous. à tout ce qui est plein de repentir, qui se préserve.
qui dans le secret redoute le Très Miséricordieux et vient avec un cœur enclin.
Entrez-y en sécurité.” —Voilà le jour de l’éternité !
Il y aura là pour eux tout ce qu’ils voudront. Près de Nous, cependant, il reste quoi ajouter.
Combien avons-Nous fait périr, avant ceux- ci, de générations qui étaient plus fortes qu’eux de saisie, et qui avaient envahi des pays. Y a-t-il eu où échapper ?
Voilà bien un rappel, vraiment, pour qui a un cœur, ou qui prête l’oreille tandis qu’il est présent.
Et très certainement, Nous avons créé les cieux et la terre et ce qui est entre les deux, en six jours, sans cependant que fatigue Nous touche !
Endure avec constance, donc, ce qu’ils disent ; et, par la louange de ton Seigneur, chante pureté, avant le lever du soleil et avant le coucher ;
et dans la nuit, chante pureté de Lui, ainsi qu’après les prosternations.
Et sois à l’écoute, le jour où le Crieur criera d’un endroit proche,
le jour où ils entendront le Cri pour de vrai. —Voilà le jour de la résurrection !
Oui, c’est Nous qui donnons la vie et donnons la mort. Vers Nous cependant sera le devenir,
le jour où la terre, vite, se fendra pour eux. Voilà un rassemblement qui Nous sera facile !
Nous Nous connaissons mieux à ce qu’ils disent. Tu n’es cependant pas un tyran pour eux ! Par le Coran, donc, rappelle celui qui craint Ma menace.
Par les éparpilleurs qui éparpillent !
Encore, par les porteurs de fardeau !
Encore, par les glisseurs agiles !
Encore, par les exécuteurs du commandement !
Certes oui, ce qui vous est promis est vrai.
Certes oui, et la Rétribution est pour se poser, inévitablement.
Par le ciel sillonné de routes !
oui, vous divergez sur une Parole
sur laquelle est mis à l’envers celui qui est mis à l’envers.
Qu’on tue les supputateurs
qui dans la noyade oublient !
Ils demande : “A quand, le jour de la Rétribution ?”
Le jour où ils seront éprouvés, au Feu :
“Goûtez cette épreuve, la vôtre, que vous cherchiez à hâter !”
Oui, les pieux sont dans des Jardins et des sources
prenant ce que leur Seigneur leur apporte. Oui, ils ont été, auparavant, bienfaisants :
Ils dormaient peu, la nuit,
et à chaque aube ils imploraient pardon ;
et dans leurs biens le mendiant et le déshérité avaient un droit !
Il y a sur terre des signes pour ceux qui croient avec certitude.
En vous-même aussi. N'observez-vous donc pas ?
Et il y a, dans le ciel, votre portion, et aussi ce dont vous êtes menacés.
Donc, par le Seigneur du ciel et de la terre ! Oui, ceci est aussi vrai que vous parlez !
Est-ce que t'es parvenu le récit sur les invités d'honneur d'Abraham ?
Quand ils furent entrés auprès de lui et eurent dit : “Paix !” il dit : “paix ! Gens étranges.”
Puis il entra secrètement auprès de sa famille, puis il revint avec un veau gras.
puis il s'approcha d'eux… —“Ne mangez-vous pas ?” dit-il.
Puis il ressentit de la peur vis-à-vis d'eux. - Ils dirent : “N'aie pas peur !” Et ils lui donnèrent bonne annonce d'un garçon instruit.
Alors sa femme s'avança en criant ; puis elle se frappa le visage et dit : “Quoi ? Une vielle femme stérile ?”
—Ils dirent : “Ainsi a dit ton Seigneur. C’est Lui, vraiment, le sage, le savant !”
—Alors Abraham : “Quelle est donc votre mission, ô envoyés ?”
—Ils dirent : “Nous sommes envoyés vers des gens criminels,
pour envoyer contre eux des pavés de glaise,
marqués, auprès de ton Seigneur, pour les outranciers”.
Nous avons donc fait sortir ce qui s’est trouvé là de croyants,
mais Nous n’y avons rencontré qu’une maison de Soumis.
—Or Nous ayons laissé là un signe pour ceux qui redoutent le douloureux châtiment ;
—tout comme en Moïse quand Nous l’avions envoyé, avec une autorité manifeste, vers Pharaon,
et que celui-ci si tourna de côté et dit : “Un magicien, ou un fou !”
Nous le saisîmes donc, lui et ses troupes, puis les jetâmes dans le flot, tandis qu’il avait fait des choses blâmables.
—De même dans les Aad, quand Nous avions envoyé contre eux un vent stérile
qui ne laissait chose aucune sur quoi il, passait, sauf à la rendre cariée.
—De même dans les Thamoud, quand il leur fut dit : “Jouissez un temps !”
Puis ils s’enflèrent d’orgueil vis-à-vis du commandement de leur Seigneur. Une foudre, donc, les saisit alors qu’ils regardaient.
Puis ils ne purent ni rester debout ni se secourir eux-mêmes.
—De même, auparavant, dans le peuple de Noé ! Ce furent des gens pervers, vraiment !
Et le ciel, Nous l’avons construit renforcé. Et c’est encore Nous l’Élargisseur !
Et la terre, Nous l’avons faite lit. Et quel excellent berceur Nous sommes !
Et de chaque chose Nous avons créé un couple. Peut-être vous rappelleriez-vous ?
—“Fuyez vers Dieu, donc. Oui, je suis pour vous, de Sa part, un avertisseur manifeste.
Et ne désignez pas d’autre dieu avec Dieu. Oui, je suis pour vous, de Sa part, un avertisseur manifeste.”
Ainsi, pas un Messager n’est venu vers ceux d’avant ceux-ci, qu’on n’ait dit : “Un magicien”, ou “un fou !”
Est-ce cela qu’on leur a légué ? Ceux-ci, plutôt, sont gens rebelles.
Tourne-leur le dos, donc tu ne seras pas blâmé.
Et rappelle ; car, oui, le Rappel profite aux croyants.
Je n’ai créé les djinns et les hommes que pour qu’ils M’adorent.
Je ne veux pas de portion de leur part ; et Je ne veux pas qu’ils Me nourrissent.
Oui, Dieu, c’est Lui le grand pourvoyeur, le plein de force, l’inébranlable !
Puis, à ceux qui prévariquent, oui, un seau comme le seau de leurs compères. Qu’ils ne cherchent donc pas à hâter !
Malheur, donc, à ceux qui mécroient, à cause du Jour, le leur, dont ils ont été menacés !
Par le Mont !
Et par un Livre transcrit
sur parchemin déployé !
Et par la Maison peuplée !
Et par la Voûte élevée !
Et par la Mer surchauffée !
Oui, le châtiment de ton Seigneur est pour se poser, inévitablement.
Personne pour le repousser.
Le jour où le ciel tremblant tremblera,
et les montagnes en marche marcheront,
alors, ce jour-là, malheur à ceux qui crient au mensonge,
à ceux-là mêmes qui s’amusent à patauger ;
jour où l’on repoussera en repoussant au feu de la Géhenne,
ce feu même que vous traitiez de mensonge !
Eh bien, est-ce de la magie ? ou si c’est vous qui n’observez pas ?
Tombez-y ! Puis, endurez ou n’endurez pas, pour vous, ce sera égal. Rien d’autre : vous serez payés de ce que vous œuvrez.
Oui, les pieux seront dans des Jardins, dans un délice,
se jouant avec ce que leur Seigneur leur aura apporté. Leur Seigneur, cependant, les aura protégés du châtiment du Jahîm.
Pour ce que vous œuvriez, mangez et buvez agréablement,
demeurant accoudés sur les trônes rangés ; —tandis que Nous leur donnerons pour épouses les houris aux grands yeux.
Et ceux qui auront cru, et que leur descendance aura suivis en la foi, Nous ferons que leur descendance les rejoigne. Nous ne rognerons cependant quoi que ce soit de leurs œuvres, chacun étant l’otage de ce qu’il se sera acquis.
Et Nous leur étalerons des fruits, et la viande de ce qu’ils voudront.
Là, ils arracheront une coupe en quoi il n’y aura ni vanité ni incrimination.
Et parmi eux circuleront des garçons à eux, comme des perles bien gardées.
Et ils s’avanceront les uns vers les autres pour s’interroger.
Ils diront : “Auparavant, oui, nous étions craintifs au sujet de notre famille.
Puis Dieu nous a favorisés, et protégés du châtiment de l’enfer-Samoum.
Auparavant, oui, nous L’invoquions. C’est Lui le charitable, le miséricordieux, vraiment !”
Donc, rappelle ! puisque, grâce au bienfait de ton Seigneur, tu n’es ni possédé ni fou.
Ou diront-ils : “Le poète ! Nous attendons pour lui le coup de la mort” ?
—Dis : “Attendez ! car moi aussi, vraiment, je reste avec vous de ceux qui attendent.”
Ou est-ce leurs rêves qui leur commandent cela ? Ou sont-ils des gens rebelles ?
—Ou encore, diront-ils : “Il a forgé ça” ? Non mais ils ne veulent pas croire
Eh bien, qu'ils fassent venir un récit pareil à celui-ci, s’ils sont véridiques !
Est-ce eux, les créés de rien, ou eux, les créateurs ?
Ou ont-ils créé les cieux et la terre ? Non mais ils ne veulent pas de la certitude.
Ont-ils près d’eux les trésors de ton Seigneur ? ou sont-ils, eux, les intendants ?
Est-ce qu’ils ont une échelle, d’où écouter ? Que celui des leurs qui reste à l’écoute apporte une autorité manifeste !
Ou Dieu aura-t-Il des filles, tandis que vous, des fils ?
Ou leur demandes-tu un salaire, en sorte qu’ils soient grevés d’une charge écrasante ?
Ou ont-ils près d’eux l’invisible, en sorte qu’ils écrivent ?
Ou veulent-ils une ruse ? Mais c’est eux qui seront les dupés !
Ou ont-ils autre dieu que Dieu ? Pureté à Dieu, des Associés qu’ils donnent !
Et s’ils voyaient tomber un morceau du ciel, ils diraient : “Amas de nuage !”
Laisse-les, donc, jusqu’à ce qu’ils rencontrent ce jour à eux où ils seront foudroyés.
Le jour où ni leur ruse ne les mettra â l’abri, ni ne seront secourus.
Oui, pour ceux qui mécroient, il est un châtiment dès avant celui-là. Mais la plupart d’entre eux ne savent pas.
Et endure avec constance, devant l’ordre de ton Seigneur ! —car en vérité tu es sous Nos yeux. Et chante pureté par la louange de ton Seigneur, quand tu te lèves ;
de même, la nuit, chante pureté de Lui, et aussi quand les étoiles tournent le dos.
Par l’étoile quand elle tombe !
Votre camarade ne s’égare ni n’erre ;
et il ne parle pas non plus d’impulsion :
ce n’est là que révélation révélée.
Un fort en fait de puissance l’a enseigné,
lequel, plein de bile, s’est établi,
alors que Muhammad était à l’horizon supérieur,
puis il s’est rapproché, puis, suspendu.
Muhammad fut donc à deux portées d’arc, ou plus près encore.
Dieu révéla donc vers Son esclave ce qu’Il révéla.
Le cœur n’a pas menti ce qu’il a vu.
Est-ce vous qui allez creuser pour lui ce qu'il voyait ?
Et très certainement, il L’a vu en une autre occasion,
près du Jujubier de l'Extrémité.—
près de là est le Paradis de Refuge ;—
au moment où le Jujubier était couvert…
Le regard ne chavira pas, et ne se rebiffa pas non plus.
Très certainement, il a vu certains des plus grands signes de son Seigneur.
Eh bien, les voyez-vous. Lât et Uzzâ,
ainsi que Manât, cette troisième autre ?
Sera-ce à vous le garçon et à Lui la fille ?
Que voilà donc le plus injuste partage !
Ce ne sont que des noms, que vous avez nommés : vous et vos ancêtres, sans que Dieu ait fait descendre d'autorité à leur sujet. Ils ne suivent que la conjecture ainsi que ce qui passionne les âmes ! Cependant que de leur Seigneur leur est venue, très certainement, une guidée.
Quoi ! l'homme aura-t-il ce qu'il désire ?
Or l'au-delà est à Dieu, aussi bien que le présent.
Et combien d'anges dans les cieux ? Leur intercession ne met à l’abri de rien, sauf après que Dieu l’a permis, en faveur de qui Il veut et qu’Il agrée.
Oui, ceux qui ne croient pas à l’au-delà nomment les anges d’un nom femelle,
alors qu’ils n’en ont pas science : ils ne suivent que la conjecture, alors que la conjecture ne met en rien à l’abri de la vérité.
Passe outre, donc, à celui qui tourne le dos à Notre rappel, et qui ne veut que la vie présente.
Voilà toute la portée de leur science ! Oui, ton Seigneur, Lui, sait très bien qui s’égare de Son sentier, et Il sait, Lui, qui se guide.
A Dieu tout ce qui est dans les cieux et tout ce qui est sur la terre. Afin qu’Il paie ceux qui font le mal, de ce qu’ils œuvrent, et qu’Il paie ceux qui font le bien, avec ce qu’il y a de plus beau.
Quant à ceux qui évitent les plus grands péchés ainsi que les turpitudes, —sauf accident,— oui, ton Seigneur est plein de large pardon, Lui qui vous connaît le mieux quand Il vous produit de terre, et aussi quand vous êtes des embryons aux ventres de vos mères. Ne croyez donc pas à votre propre pureté : c’est Lui qui sait le mieux qui pratique la piété !
Eh bien, le vois-tu celui qui tourne le dos
et donne peu et interrompt même ?
A-t-il près de lui science de l’invisible, pour qu’il voie ?
Ne lui a-t-on pas donne nouvelle de ce qu’il y avait dans les feuilles de Moïse
et d’Abraham l’homme de devoir ?
que nul porteur, en vérité, ne porte le port d'autrui.
et qu’en vérité, l’homme n’a rien que ce à quoi il s’efforce,
et que son effort, en vérité, on va le lui faire voir bientôt,—
ensuite on le remboursera à plein salaire,—
et que le terme, en vérité, est vers ton Seigneur,
et que c’est Lui qui fait rire et pleurer,
et que c’est Lui qui donne la mort et donne la vie,
et qu’en vérité Il crée le couple, mâle et femelle,
d’une goutte de sperme quand elle est semée,
et que la seconde création, en vérité, elle Lui incombe,
et qu’en vérité c’est Lui qui met à l’abri, et qui fait acquérir,
et qu’en vérité Il est, Lui, le Seigneur de Sirius,
et qu'en vérité c'est Lui qui a fait périr les premiers Aad,
ainsi que les Thamoud, de sorte qu'Il fit que rien ne subsistât
de même, auparavant, le peuple de Noé, —les plus prévaricateurs, en vérité, et les plus rebelles—
de même Il a fait tomber la ville renversée,
puis Ill a fait que la recouvre ce qu'il a fait recouvrir !
Lequel donc des bienfaits de ton Seigneur veux-tu creuser ?
Voici un avertissement d’entre les avertissements anciens :
l’Approchant s’approche !
Personne, en dehors de Dieu, pour l’ôter !
Quoi ! vous vous étonnez de ce récit ?
et allez-vous rire, et ne pas pleurer,
tout en vous enflant d’orgueil ?
Mais prosternez-vous devant Dieu, et adorez !
L’Heure approche, et la lune se fend.
Et s’ils voient un signe, ils l’esquivent et disent : “Magie continuelle !”
Et ils crient au mensonge et suivent leurs impulsions, tandis que chaque commandement ne demande qu’à se poser !
Très certainement, il leur est parvenu des nouvelles où il y a de quoi empêcher !
Sagesse consommée ! Mais les avertissements ne mettent pas à l’abri.
Tourne-leur donc le dos. Le jour où l’appeleur appellera vers une chose détestée,
les regards baissés ils sortiront des tombes comme des sauterelles éparpillées,
courant craintifs vers l’appeleur, les mécréants disant : “Voilà une journée difficile !”
—Avant ceux-ci, le peuple de Noé a crié au mensonge. Ils traitèrent donc Notre esclave de menteur et dirent : “Le fou !” Lui, cependant, fut indemne.
Il invoqua donc son Seigneur : “Me voilà dominé : Toi, secoure-Toi !”
Nous ouvrîmes donc les portes du ciel à une eau torrentielle,
et fîmes couler la terre de sources. L’eau, donc, rencontra un ordre qui déjà était déterminé.
Et Nous le portâmes, lui, sur un objet de planches et de clous,
voguant sous Nos yeux : salaire de celui en qui on avait mécru.
Et très certainement Nous laissâmes cela comme signe. Eh bien en est-il un qui se rappelle ?
Quel a été Mon châtiment, donc, et Mes avertissements ?
Et très certainement Nous avons rendu le Coran facile au Rappel. Eh bien, en est-il un qui se rappelle ?
Les Aad ont crié au mensonge. Quel fut Mon châtiment, donc, et Mes avertissements ?
Oui, Nous avions envoyé contre eux un vent violent, en un jour maintenu tout entier néfaste :
il arrachait les gens comme des souches de dattiers déracinés.
Quel fut Mon châtiment, donc, et Mes avertissements !
Et très certainement Nous avons rendu le Coran facile au Rappel. Eh bien, en est-il un qui se rappelle ?
—Les Thamoud ont traité de mensonges les avertissements.
Ils dirent, donc : “Un homme des nôtres ! le suivrons-nous ? Alors, nous serions vraiment dans l’égarement et la folie.
Quoi ! le Rappel a-t-il été lancé sur lui seulement, parmi nous ? C’est un grand menteur, plutôt, un insolent !”
Demain, ils sauront qui est le grand menteur ; l’insolent !
Oui, Nous leur enverrons la chamelle, comme une tentation. Attends-les, donc, et endure avec constance.
Et informe-les que l’eau est à partager entre eux ; oui : chacun son tour de boire.
Puis ils appelèrent un de leurs camarades, de sorte qu’il s’occupa de couper les jarrets.
Quel fut Mon châtiment, donc, et Mes avertissements ?
Oui, Nous envoyâmes contre eux un Cri, un seul, et voilà qu’ils furent comme de l’herbe fauchée par le maître de l’enclos !
Et très certainement Nous avons rendu le Coran facile au Rappel. Eh bien, en est-il un qui se rappelle ?
Le peuple de Loth traita de mensonges les avertissements.
En vérité, Nous envoyâmes contre eux un ouragan, —sauf pour la famille de Loth, que Nous sauvâmes, à l’aube,
à titre de bienfait de Notre part : ainsi payons-Nous celui qui est reconnaissant.
Celui-ci, très certainement, les avait avertis de Notre saisie. Mais ils se mirent à creuser ces avertissements.
Et très certainement, ils lui firent la cour au sujet de ses invités. Puis Nous effaçâmes leurs yeux —“Goûtez Mon châtiment, donc, et Mes avertissements !”
Et très certainement, au petit matin, un châtiment ne demandant qu’à se poser les surprit.
Goûtez Mon châtiment, donc, et Mes avertissements !
Et très certainement, Nous avons rendu le Coran facile au Rappel. Eh bien, en est-il un qui se rappelle ?
Et très certainement, des avertissements vinrent aux gens de Pharaon.
Ils traitèrent de mensonge Nos signes, tous ensemble. Nous les saisîmes, donc, de la saisie d’un puissant, d’un capable à tout.
—Quoi ? vos mécréants sont-ils mieux que ceux-là ? Ou y a-t-il dans les registres une quittance en votre faveur ?
Ou diront-ils : “Nous sommes capables, à nous tous, de nous secourir”
Le rassemblement sera bientôt défait, et ils tourneront le derrière.
Non mais l’Heure sera leur rendez-vous. L’Heure, cependant, est chose très terrible et très amère.
Oui, les criminels sont dans l’égarement et la folie.
Le jour où on les traînera dans le Feu sur les visages— : “Goûtez du contact de l’Enfer-Sacar !”
Oui, toute chose. Nous l’avons créée avec mesure,
et Notre ordre est immédiat, comme un clin d’œil.
Et très certainement Nous avons fait périr vos sectateurs. Eh bien, en est-il un qui se rappelle ?
Et toute chose qu’ils font est dans les registres,
de même que chacune, petite et grande, est consignée.
Oui, les pieux seront parmi Jardins et ruisseaux,
sur un siège de vérité, auprès d’un Roi très capable.
Le très Miséricordieux.
Il a enseigné le Coran.
Il a créé l’homme.
Il lui a appris à s’exprimer.
Le soleil et la lune sont d’après un calcul.
Et l’étoile et l’arbre tous deux se prosternent.
Et quand au ciel, Il l’a élevé bien haut. Et Il a posé la balance,—
afin que vous ne soyez pas rebelles à la balance ;
établissez le poids avec justice, et ne faussez pas la balance ;—
et quand à la terre, Il l’a posée pour l’humanité :
il s’y trouve des fruits, et aussi les dattiers à enveloppes,
tout comme le grain doté de balle, et la plante aromatique.
Eh bien, vous deux, lequel des bienfaits de votre Seigneur traiterez-vous de mensonge ?
Il a créé l’homme d’argile sonnante comme la poterie ;
et Il a créé les djinns d’une flamme de feu sans fumée.
Eh bien, vous deux, lequel des bienfaits de votre Seigneur traiterez-vous de mensonge ?
Le Seigneur des deux Levants, et le Seigneur des deux Couchants !
Eh bien, vous deux, lequel des bienfaits de votre Seigneur traiterez-vous de mensonge ?
Il a donné libre cours aux deux ondes, pour qu’elles se rencontrent ;
comme il y a entre les deux une zone intermédiaire, elles ne s’en veulent pas.
Eh bien, vous deux, lequel des bienfaits de votre Seigneur traiterez-vous de mensonge ?
De ces deux-là sortent la perle et le corail.
Eh bien, vous deux, lequel des bienfaits de votre Seigneur traiterez-vous de mensonge ?
Et à Lui les vaisseaux produits sur la mer comme des collines.
Eh bien, vous deux, lequel des bienfaits de votre Seigneur traiterez-vous de mensonge ?
Chacun ici-bas est pour périr,
alors que demeure le visage, plein de majesté et de munificence, de ton Seigneur.
Eh bien, vous deux, lequel des bienfaits de votre Seigneur traiterez-vous de mensonge ?
Lui mendient tons ceux qui sont dans les cieux et la terre, Il est, chaque jour, dans une situation.
Eh bien, vous deux, lequel des bienfaits de votre Seigneur traiterez-vous de mensonge ?
Nous allons bientôt être libre pour vous, ô deux charges !
Eh bien, vous deux, lequel des bienfaits de votre Seigneur traiterez-vous de mensonge ?
Peuple des djinns et des hommes ! Si vous pouvez pénétrer hors les flancs des cieux et de la terre, alors pénétrez ! —Vous ne pénétrerez pas, à moins d’une autorité.
Eh bien, vous deux, lequel des bienfaits de votre Seigneur traiterez-vous de mensonge ?
Contre vous, tous deux, sera envoyée une flamme de feu, et aussi une fumée ; puis vous ne saurez pas vous secourir.
Eh bien, vous deux, lequel des bienfaits de votre Seigneur traiterez-vous de mensonge ?
Puis, quand le ciel se fendra et deviendra rose comme l’huile qui a pris feu,—
eh bien, vous deux, lequel des bienfaits de votre Seigneur traiterez-vous de mensonge ?—
ce jour-là, donc, ni aux hommes ni aux djinns on ne posera de questions sur leur péché.
Eh bien, vous deux, lequel des bienfaits de votre Seigneur traiterez-vous de mensonge ?
On reconnaîtra les criminels à leurs traits. Ils seront donc saisis par les fronts et les pieds.
Eh bien, vous deux, lequel des bienfaits de votre Seigneur traiterez-vous de mensonge ?
Voilà la Géhenne que les criminels traitaient de mensonge !
Ils feront des tours entre elle et une eau bouillante extrêmement chaude.
Eh bien, vous deux, lequel des bienfaits de votre Seigneur traiterez-vous de mensonge ?
Et pour celui qui redoutait la station de son Seigneur, il y aura deux jardins ;
eh bien, vous deux, lequel des bienfaits de votre Seigneur traiterez-vous de mensonge ?—
aux branches fraîches, tous deux.
Eh bien, vous deux, lequel des bienfaits de votre Seigneur traiterez-vous de mensonge ?
Dans les deux, deux sources courantes.
Eh bien, vous deux, lequel des bienfaits de votre Seigneur traiterez-vous de mensonge ?
Dans les deux, un couple de tous fruits.
Eh bien, vous deux, lequel des bienfaits de votre Seigneur traiterez-vous de mensonge ?
Ils seront accoudés sur des tapis aux revers de brocart, et les cueillettes des deux jardins, à proximité.
Eh bien, vous deux, lequel des bienfaits de votre Seigneur traiterez-vous de mensonge ?
Partout, des belles aux regards chastes, qu’homme ni djinn avant eux n’aura souillées.
Eh bien, vous deux, lequel des bienfaits de votre Seigneur traiterez-vous de mensonge ?
Elles seront comme le rubis et le corail.
Eh bien, vous deux, lequel des bienfaits de votre Seigneur traiterez-vous de mensonge ?
Quoi ! y a-t-il autre salaire à la bienfaisance, que la bienfaisance ?
Eh bien, vous deux, lequel des bienfaits de votre Seigneur traiterez-vous de mensonge ?
Et deux jardins en deçà de ces deux-là,—
eh bien, vous deux, lequel des bienfaits de votre Seigneur traiterez-vous de mensonge ?—
assombris à force de verdure.
Eh bien, vous deux, lequel des bienfaits de votre Seigneur traiterez-vous de mensonge ?
Dans les deux, deux sources jaillissantes.
Eh bien, vous deux, lequel des bienfaits de votre Seigneur traiterez-vous de mensonge ?
Dans les deux, des fruits, et des dattiers, et de la grenade.
Eh bien, vous deux, lequel des bienfaits de votre Seigneur traiterez-vous de mensonge ?
Partout, des houris, bonnes, belles.
Eh bien, vous deux, lequel des bienfaits de votre Seigneur traiterez-vous de mensonge ?
Des houris cloîtrées dans les tentes,—
eh bien, vous deux, lequel des bienfaits de votre Seigneur traiterez-vous de mensonge ?—
qu'homme ni djinn avant eux n'aura souillées.
Eh bien, vous deux, lequel des bienfaits de votre Seigneur traiterez-vous de mensonge ?
Ils seront accoudés sur des sièges verts et merveilleux, jolis.
Eh bien, vous deux, lequel des bienfaits de votre Seigneur traiterez-vous de mensonge ?
Béni soit le nom de ton Seigneur, plein de majesté et de munificence !
Quand l’échéant écherra,—
sur son échéance, pas de menteur,—
il abaissera, il élèvera !
Quand la terre sera secouée d’une secousse.
et les montagnes on les fera marcher de marche,
de sorte qu’elles deviendront poussière éparpillée,
alors vous serez trois groupes :
—les gens de la droite, —et que sont les gens de la droite ?—
—et les gens de la gauche, —et que sont les gens de la gauche ?—
—et ceux qui l’emportent, c’est bien eux qui l’emportent !
Ceux-ci seront les plus rapprochés,
dans les jardins du Délice,—
une multitude parmi les anciens,
peu, parmi les derniers-venus,—
sur des trônes placés côte à côte,
s’y accoudant et se rencontrant face à face.
Parmi eux circuleront des garçons éternellement jeunes,
avec des coupes et des aiguières et des gobelets d’eau de source,
dont ils ne seront ni éloignés ni privés ;
de même pour les fruits dont ils choisiront,
pour la viande, aussi, de l’oiseau qu’ils voudront.
Et des houris aux grands yeux,
semblables à la perle bien gardée,
pour paiement de ce qu’ils œuvraient.
Ils n’entendront là ni vanité ni incrimination ;
que le mot : “Paix ! Paix !...
Et les gens de la droite, —et que sont les gens de la droite ?—
ils sont parmi les jujubiers aux fruits abondants mais sans épines,
et aussi parmi les acacias en lignes,
parmi l’ombre étendue
et l’eau qui se déverse,
et beaucoup de fruits
ni cueillis ni interdits.
avec de hauts lits
et des belles qu’en vérité Nous avons ouvragées d'ouvrage
puis faites vierges,
amoureuses, toutes de même âge.—
Pour les gens de la droite !
Ceux-ci sont multitude parmi les anciens,
multitude aussi parmi les derniers-venus.
Et les gens de la gauche, —et que sont les gens de la gauche ?—
ils sont dans le souffle d’une chaleur tuante et l’eau bouillante,
et l’ombre de la fumée chaude,
non pas fraîche ni généreuse.
C’étaient, avant cela, des gens aisés,
et ils s’entêtaient au grand péché
et disaient : “Quoi ! quand nous mourrons et serons poussière et ossements, quoi ! serons-nous bien ressuscités ?
Est-ce que nos plus anciens ancêtres?...”
—Dis : “Oui, anciens et nouveaux
seront certainement réunis pour le rendez- vous d’un Jour connu !”
Et puis vous, égarés, négateurs, oui,
vous mangerez certainement d’un plant de cactus,
puis vous vous en remplirez les ventres,
puis vous boirez par là-dessus l’eau bouillante,
de sorte que vous boirez comme boivent les chameaux éperdus.
Voilà leur hôtel, au jour de la Rétribution.
C’est Nous qui vous avons créés. Alors, pourquoi ne confirmez-vous pas ?
—Voyez-vous donc cela que vous éjaculez :
est-ce vous qui le créez ? ou si c’est Nous le créateur ?
Nous avons prédéterminé la mort, parmi vous, —or, on ne Nous devance pas !—
de plus, Nous vous remplaçons par vos semblables et vous produisons en une chose que vous ne savez pas.
Et vous connaissez, très certainement, la première production. Pourquoi ne vous rappelez-vous donc pas ?
—Voyez-vous donc cela que vous cultivez :
est-ce vous qui le cultivez ? Ou si c’est Nous le cultivateur ?
Certes, si Nous voulions, Nous le rendrions sec, cassant. Alors, à vous de plaisanter !—
‘Oui ! Nous voilà endettés !
déshérités, plutôt !”
—Voyez-vous donc l’eau que vous buvez :
est-ce vous qui l’avez fait descendre du nuage ? ou si c’est Nous qui faisons descendre ?
Si nous voulions, Nous la rendrions salée ! Pourquoi n’êtes-vous donc pas reconnaissants ?
—Voyez-vous donc le feu que vous obtenez en frottant :
est-ce vous qui en produisez le bois ? ou si c’est Nous le producteur ?
Nous l’avons désigné comme un rappel, et un outil pour les voyageurs du désert.
Chante pureté, donc, au nom de ton Seigneur, le Grand !
Mais non ! Je jure par les couchers d’étoiles !—
et vraiment c’est un serment énorme, si vous saviez !—
que ceci est certes oui une noble Lecture,
dans un Livre bien gardé
que seuls les purifiés touchent :
descente de la part du Seigneur des mondes.
Est-ce avec ce récit-là que vous allez passer de la pommade ?
Et sera-ce votre remerciement que de crier au mensonge ?
Mais pourquoi ne pas, quand l’âme vous remonte à la gorge,
et qu’alors vous regardez
cela dont Nous sommes plus près que vous-mêmes, —mais vous n’observez pas,—
pourquoi, donc, si vous n’êtes pas pour être payés, ne pas
la ramener, elle, si vous êtes véridiques ?
Puis si ce mort a été du nombre des rapprochés,
alors, repos, et plante aromatique, et Jardin de délice.
Et s’il a été du nombre des gens de la droite,
alors : “Paix pour toi qui as été des gens de la droite !”
Et s’il a été de ceux qui ont crié au mensonge, qui étaient égarés,
alors, hôtel dans une eau bouillante,
et précipitation dans l’enfer-Jahîm !
Oui, la vraie certitude, c’est cela.
Chante pureté, donc, par le nom de ton Seigneur, le Grand !
Tout ce qui est dans les cieux et la terre a chanté pureté de Dieu. Et c’est Lui le puissant, le sage.
A Lui la royauté des cieux et de la terre. Il donne la vie et donne la mort, tandis qu’il est capable à tout.
C’est Lui le premier et aussi le dernier, l’extérieur et aussi l’intérieur, tandis qu’il se connaît bien à toute chose.
C’est lui qui a créé les cieux et la terre en six jours ; puis Il s’est établi sur le Trône, sachant tout ce qui pénètre dans la terre et ce qui en sort, et ce qui descend du ciel et ce qui y monte, tandis qu’Il est avec vous où que vous soyez. Et Dieu observe ce que vous œuvrez.
A Lui la royauté des cieux et de la terre. Et vers Dieu les affaires sont ramenées.
Il fait que la nuit pénètre dans le jour et que le jour pénètre dans la nuit, tandis qu’il se connaît bien au contenu des poitrines.
Croyez en Dieu et en Son messager, et faites largesses sur ce en quoi Il vous a désignés lieutenants. Donc, quant à ceux d’entre vous qui croient et font largesses, il y aura pour eux un grand salaire.
Et qu'avez-vous à ne pas croire en Dieu, alors que le messager vous appelle à croire en votre Seigneur ? Et il a pris votre engagement, si vous êtes croyants !
C'est Lui qui fait descendre sur Son esclave des signes évidents, afin qu’Il vous fasse sortir des ténèbres à la lumière, tandis que Dieu est doux envers vous, certes, miséricordieux.
Et qu’avez-vous à ne pas faire largesses dans le sentier de Dieu, alors qu’est à Dieu l'héritage des cieux et de la terre ? Ne sont pas égaux ceux d'entre vous qui font des largesses avant la victoire et qui combattent, —ceux-ci sont plus grands en grade que ceux qui font des largesses après, tout en combattant... Or, à chacun, Dieu a promis la plus belle des choses. Dieu cependant est bien informé de ce que vous œuvrez.
Quiconque prête à Dieu un prêt d’honneur, alors Dieu le lui multiplie, et il y a pour lui un noble salaire.
Le jour où tu verras les croyants et les croyantes leur lumière courant devant eux et à leur droite— : “Bonne annonce à vous, aujourd’hui, de Jardins sous quoi coulent les ruisseaux, pour y demeurer éternellement !” —Voilà l’énorme succès !
Le jour où les sournois et les sournoises diront à ceux qui croient : “Attendez ! que nous empruntions de votre lumière.” —On dira : “Arrière ! retournez ! puis cherchez de la lumière.” Puis entre eux sera frappée une muraille, avec une porte et là, à l’intérieur, la miséricorde, et dehors, en face, le châtiment.
—“N’étions-nous pas avec vous ?” leur crieront-ils. —“Mais oui, répondront les autres, mais vous vous êtes tentés vous-mêmes et avez tergiversé et douté et de vains espoirs vous trompaient, jusqu’à ce que vînt le commandement de Dieu. La tromperie cependant vous trompait sur Dieu.
Aujourd'hui, donc, on ne prendra de rançon ni de vous ni de ceux qui mécroyaient. Votre asile est le Feu : c'est bien lui votre refuge. Et quel mauvais devenir !”
Quoi ! Le moment n'est-il pas venu, pour ceux qui croient, que leurs cœurs s'humilient devant le Rappel de Dieu, et aussi devant ce qui est descendu de vérité, et de n'être pas comme ceux à qui le Livre auparavant a été apporté mais à qui le temps fut long, et dont les cœurs s'endurcirent, et dont beaucoup devinrent pervers ?
Sachez qu’en vérité Dieu donne la vie à la terre une fois morte ! Certes, Nous vous avons exposé les signes ! Peut-être comprendriez-vous ?
Oui, ceux qui témoignent de leur véracité, et celles qui témoignent de leur véracité tout en prêtant à Dieu un prêt d'honneur, cela leur sera multiplié, tandis qu’il y aura pour eux un noble Salaire.
Et ceux qui croient en Dieu et en Ses messagers, c’est eux les grands véridiques, et aussi les témoins auprès de Dieu : à eux leur salaire et leur lumière. Et ceux qui mécroient et traitent de mensonge Nos signes, ceux-là sont compagnons de l’enfer-Jahîm.
Sachez que, rien d’autre : la vie présente est jeu et amusement et décor et lutte de jactance entre vous, et surenchère de biens et d’enfants. Comme de la pluie : la végétation qui en vient plaît aux cultivateurs, puis elle fane, —tu la vois donc jaunie,— puis elle devient sèche et cassante. Dans l’au-delà, cependant, est un dur châtiment, et aussi un pardon de Dieu, et un agrément. Et la vie présente n’est que jouissance trompeuse.
Concourez au pardon de votre Seigneur, ainsi qu’au Paradis, —dont la largeur est comme la largeur du ciel et de la terre,— préparé pour ceux qui croient en Dieu et en Ses messagers. C’est là la grâce de Dieu, qu’Il apporte à qui Il veut. Dieu cependant est détenteur d’énorme grâce.
Pas une atteinte de malheur n’atteint, —ni en la terre ni en vous-mêmes,— que ce ne soit dans un Livre, avant même que Nous l'ayons créée, —oui, c’est facile à Dieu,—
afin que vous ne vous tourmentiez pas pour ce qui vous échappe, ni n’exultiez de ce qu’il vous donne. Dieu, cependant, n’aime aucun présomptueux plein de gloriole,—
ceux-là qui demeurent avares et commandent aux gens l’avarice. Et quiconque tourne le dos… alors oui, Dieu est à l’abri de tout, Lui, digne de louange.
Très certainement Nous avons envoyé Nos messagers accompagnés de preuves, et fait descendre avec, eux le Livre et la balance, afin que les gens établissent la justice. Et Nous avons fait descendre le fer, où se trouve une dure rigueur aussi bien que des avantages pour les gens. Afin également que Dieu sache qui, dans l’invisible, Lui porte secours, ainsi qu’à Ses messagers. Oui, Dieu est fort, puissant.
Et très certainement, Nous avions envoyé Noé et Abraham, et assigné à leur descendance la fonction de prophète et le Livre. Puis, tel en fut qui se guida, tandis que beaucoup d’entre eux furent pervers.
Sur leurs traces, ensuite, Nous avions fait suivre Nos messagers, tout comme Nous avions fait suivre Jésus fils de Marie, tandis que Nous lui avions apporté l’Evangile, et mis au cœurs de ceux qui le suivirent, douceur et mansuétude, ainsi que le monachisme qu’ils inventèrent, —Nous ne le leur avions prescrit que dans la recherche de l’agrément de Dieu,— mais ils ne l’observèrent pas selon le droit de son observance. Donc, Nous avions apporté leur salaire à ceux d’entre eux qui crurent. Beaucoup eux cependant furent pervers.
Ho, les croyants ! Craignez Dieu, —et croyez en Son messager,— pour qu’Il vous donne, de par Sa miséricorde, deux portions, et qu’Il vous assigne une lumière avec quoi vous marchiez, et qu’Il vous pardonne, —Dieu cependant est pardonneur, miséricordieux,—
pour que ceux à qui le Livre a été apporté sachent qu’ils ne sont capables de rien en fait de grâce de Dieu, et qu’en vérité la grâce est en la main de Dieu : Il l’apporte à qui Il veut. Dieu cependant est détenteur de l’énorme grâce.
Dieu a entendu certes, la parole de celle qui plaidait devant toi contre son époux et se plaignait à Dieu. Dieu cependant entendait votre conversation à vous deux. Oui, Dieu entend, Il observe.
Ceux d’entre vous qui comparent leurs femmes au dos de leurs propres mères ! Elles ne sont point leurs mères ! Seules sont leurs mères celles qui les ont enfantés ; et en parole, ils disent du blâmable, certes oui. et un mensonge. Dieu cependant est maître d’absolution, pardonneur, vraiment !
Et pour ceux qui ont comparé leurs femmes au dos de leurs mères puis reviennent à ce qu’ils avaient dit, alors, affranchissement d’un joug, avant que tous deux s'entre-touchent. C’est ce dont on vous exhorte, Dieu cependant est bien informé de ce que vous œuvrez.
Mais celui qui n’a pas de quoi, qu'il jeûne alors deux mois consécutifs, avant que tous deux s’entre-touchent. Mais s’il ne peut pas non plus, alors, qu’il nourrisse soixante pauvres. Cela, pour que vous croyiez en Dieu et en Son messager. Voilà les bornes de Dieu. Aux mécréants, cependant, un châtiment douloureux.
Ceux qui s'opposent à Dieu et à Son messager seront culbutés comme furent culbutés ceux d’avant ces gens-ci. Et Nous avons certes fait descendre des preuves évidentes. Aux mécréants, cependant, un châtiment avilissant,
le jour où Dieu les ressuscitera tous, puis les informera de ce qu’ils œuvraient, —Dieu l’a dénombré, alors qu’eux l'ont oublié. Dieu cependant est témoin de toute chose.
N’as-tu pas vu que Dieu sait ce qui est dans les cieux et ce qui est sur la terre ? Pas de tête-à-tête à trois, qu’Il n’y soit quatrième, ni à cinq, qu’Il n’y soit sixième, ni à moins de cela ni à plus, qu’Il ne soit avec eux, où qu’ils se trouvent. Ensuite, Il les informera, au jour de la résurrection, de ce qu’ils œuvraient. Oui, Dieu se connait à tout.
N’as-tu pas vu ceux à qui le tête-à-tête a été interdit ? Puis, ils recommencent ce qui leur a été interdit, et font un tête-à-tête de péché et de transgression et de désobéissance au Messager. Et quand ils viennent à toi, ils te saluent d’une façon dont Dieu ne t’a pas salué, et disent en eux-mêmes : “Que Dieu ne nous châtie pas de ce que nous disons !’ Il leur suffira de la Géhenne, où ils tomberont. Et quel mauvais devenir !
Ho, les croyants ! Quand vous faites un tête-à-tête, alors ne faites pas un tête-à-tête de péché et de transgression et de désobéissance au Messager, mais faites un tête- à-tête de charité et de piété. Et craignez Dieu vers qui vous serez rassemblés.
Rien d’autre : leur tête-à-tête est du Diable, qui veut affliger ceux qui croient. Mais il n’est point pour leur nuire ; —sauf permission de Dieu. Et c’est en Dieu que les croyants doivent placer confiance.
Ho, les croyants ! Quand on vous dit : “Faites de la place, dans les assemblées”, alors faites de la place : Dieu vous fera de la place. Et quand on vous dit : “Levez-vous” alors levez-vous. Dieu élèvera en grades parmi vous ceux qui croient, et ceux à qui science a été apportée. Dieu cependant est bien informé de ce que vous œuvrez.
Ho, les croyants ! Quand vous avez un tête-à-tête avec le messager, alors faites précéder d’une aumône votre tête-à-tête : c’est mieux pour vous, plus pur aussi. Mais si vous n’avez pas de quoi... alors Dieu est pardonneur, vraiment, miséricordieux !
Redouterez-vous de faire précéder d’aumônes votre tête-à-tête ? Mais quand vous ne l’avez pas fait et que Dieu a accueilli votre repentir, alors établissez l’Office et acquittez l’impôt, et obéissez à Dieu et à Son messager. Dieu cependant est bien informé de ce que vous œuvrez.
N’as-tu pas vu ceux qui prennent pour patrons des gens contre qui Dieu s’est mis en colère ? Ils ne sont ni des vôtres, ni des leurs ; et ils jurent sur le mensonge. Ils savent, cependant !
Dieu a préparé pour eux un dur châtiment. Oui, c’est mauvais ce qu’ils ont œuvré !
Prenant leurs serments pour boucliers, ils empêchent du sentier de Dieu. A eux, donc, le châtiment avilissant !
Leurs biens et leurs enfants ne les mettront jamais, en quoi que ce soit, à l’abri de Dieu. Ce sont compagnons du Feu : ils y demeureront éternellement.
Le jour où Dieu les ressuscitera tous ! Puis ils Lui jureront, comme ils vous jurent tandis qu’ils comptent être sur quelque chose de solide. Oui, c’est eux, n’est-ce pas, les menteurs !
Le Diable a trouvé moyen de les dominer, de sorte qu’il leur fait oublier le Rappel de Dieu. Ceux-là sont les partisans du Diable. Oui, les partisans du Diable, c’est eux, n’est-ce pas, les perdants !
Oui, ceux qui s’opposent à Dieu et à Son messager seront, eux, parmi les plus humiliés.
Dieu a prescrit : “Très certainement Je prédominerai, Moi, ainsi que Mes messagers.” Oui, Dieu est fort, puissant.
Tu n’en trouveras pas, parmi les gens qui croient en Dieu et au Jour dernier, qui prennent pour amis ceux qui s’opposent à Dieu et à Son messager, fussent-ils leurs pères ou leurs fils ou leurs frères ou leurs clans. C’est dans les cœurs de ceux-là qu’Il a prescrit la foi ; et Il les a aidés d’un Esprit de Lui. Cependant, Il les fera entrer aux Jardins sous quoi coulent les ruisseaux, où ils demeureront éternellement. Dieu les agrée, et ils L’agréent. Ceux-là sont les partisans de Dieu. Oui, ce sont les partisans de Dieu, n’est-ce pas, qui réussissent !
Tout ce qui est dans les deux ainsi que tout ce qui est sur la terre a chanté pureté de Dieu, tandis qu’il est, Lui, le puissant, le sage.
C’est Lui, qui, dès la première mobilisation, a chassé de leurs demeures ceux des gens du Livre qui mécroyaient. Vous ne pensiez pas qu’ils seraient partis ; et ils pensaient qu’en vérité leurs forteresses les défendraient de Dieu. Mais Dieu est venu à eux par où ils ne comptaient pas, tout en lançant la terreur dans leurs cœurs : ils ont démoli leurs maisons, de leurs mains autant que des mains des croyants. Eh bien, tirez la leçon, ô doués de clairvoyances !
Et si Dieu n’avait pas prescrit contre eux l’expatriation, Il les aurait certainement châtiés dès ici-bas ; —il y a cependant pour eux, dans l’au-delà le châtiment du Feu.
C’est qu’ils ont fait schisme d’avec Dieu et Son messager. —Et quiconque fait schisme, d’avec Dieu... alors, vraiment, Dieu est dur en poursuite !
Tout dattier que vous avez coupé, ou que vous avez laissé debout sur ses racines, l’a été par permission de Dieu ; afin, aussi, qu’Il couvre d’ignominie les pervers.
tout ce que Dieu a fait qu’il en revienne de butin à Son messager, —or vous n’y aviez engagé ni chevaux ni chameaux, mais Dieu, Lui, donne à Ses messagers autorité sur qui Il veut, tandis que Dieu est capable à tout,—
tout ce que Dieu a fait qu’il revienne de butin à Son messager, des habitants des cités, cela, alors, appartient à Dieu et au Messager et aux gens de la parenté et aux orphelins et aux pauvres et à l’enfant de la route, —afin que cela ne reste pas dans le cercle des riches d’entre vous ; ce que le messager vous apporte, prenez-le ; et de ce dont il vous empêche, abstenez-vous ; et craignez Dieu : oui Dieu est dur en poursuite.
—aux émigrés besogneux qu’on a expulsés de leurs demeures et de leurs biens tandis qu'ils recherchaient, de Dieu, grâce et agrément, et qu'ils portent secours â Dieu et à Son messager, —ceux-là sont les véridiques,—
—à ceux qui avant ceux-ci se sont installés dans le pays et dans la foi, qui aiment ceux qui émigrent vers eux, et ne trouvent dans leurs propres cœurs aucun besoin de ce dont ils ont eux-mêmes été gratifiés, car ils les préfèrent à eux-mêmes, même s’il y a pénurie chez eux ; —et quiconque se garde de sa propre avidité... les voilà alors ceux qui réussissent,—
—et à ceux qui viendront après eux en disant : “Seigneur, pardonne-nous, ainsi qu’à ceux de nos frères qui nous ont devancés dans la foi ; et n’assigne pas à nos cœurs de rancune contre ceux qui croient. Seigneur, oui Tu es doux, miséricordieux.”
N’as-tu pas vu ceux qui sont hypocrites disant à leurs confrères, des gens du Livre, qui mécroient : “Si on vous chasse, nous partirons très certainement avec vous, et n'obéirons jamais à personne a votre sujet ; si on vous combat, très certainement nous vous secourrons” ? Or Dieu atteste qu’en vérité ce sont bien des menteurs :
Si ceux-là sont chassés, ceux-ci ne partiront pas avec eux ; et s’ils sont combattus, ceux-ci ne les secourront pas ; et quand même ils les secourraient, très certainement ils tourneront les derrières ; puis, ils ne seront pas secourus.
Vous êtes certainement, dans leurs poitrines, plus durs que Dieu, en fait de terreur ! Oui, c’est que ce sont des gens qui ne comprennent pas.
Ils ne vous combattront ensemble que dedans des villes fortifiées ou de derrière des murailles. Leur rigueur est forte... entre eux ! Tu les comptes pour unis, alors que leurs cœurs sont divisés. Oui, c’est que ce sont des gens qui ne sont pas intelligents,
à l’instar de ceux qui furent un peu avant eux —lesquels goûtèrent la conséquence de leur acte : à eux, cependant, le châtiment douloureux ;—
à l’instar du Diable quand il dit à l’homme : “Mécrois ;” puis, quand celui-ci a mécru, il dit : “Je te désavoue ; oui, je redoute Dieu, le Seigneur des mondes.”
Résultat pour les deux : ils sont tous deux dans le Feu pour y demeurer éternellement. Et voilà le salaire des prévaricateurs !
Ho, les croyants ! Craignez Dieu. Que chacun considère ce qu’il a préparé pour demain ! Et craignez Dieu. Oui, Dieu est bien informé de ce que vous œuvrez.
Et ne soyez pas comme ceux qui oublient Dieu : Dieu, donc, fait qu’ils s’oublient eux-mêmes. C’est eux les pervers.
Ne seront pas égaux les gens du Feu et les gens du Paradis ! Ce sont les gens du Paradis qui réussissent.
Si Nous avions fait descendre ce Coran sur une montagne, tu l’aurais vue humiliée, en proie à la peur de Dieu. Et voilà les exemples que Nous frappons pour les gens. Peut-être réfléchiraient-ils ?
C’est un Dieu tel qu’il n’y a de Dieu que Lui, le connaisseur de l’invisible tout comme du visible. C’est Lui le Très Miséricordieux, le Tout Miséricordieux.
C’est un Dieu tel qu’il n’y Dieu que Lui, le souverain, le saint, le salut, le pacifique, le protecteur, le puissant, le Contraignant, le Conscient de Sa grandeur. Pureté à Dieu des Associés qu’ils donnent !
C 'st Dieu, le créateur, le producteur, le formateur. A Lui les plus beaux noms. Tout ce qui est dans les cieux et la terre chante pureté de Lui. Et c’est Lui le puissant, le sage.
Ho, les croyants ! Ne prenez pas pour patrons Mon ennemi et le vôtre. Leur lancerez- vous l’amitié, alors que certes ils mécroient ce qui vous est parvenu de la Vérité ? Ils expulsent le messager et vous-mêmes parce que vous croyez en Dieu votre Seigneur. Si vous sortez pour lutter dans Mon sentier et pour rechercher Mon agrément, leur communiquerez-vous en cachette votre amitié pour eux ? Je sais mieux, cependant, ce que vous cachez et ce que vous divulguez. Et qui d’entre vous le fait s’égare alors de la droiture du sentier.
S’ils vous rencontrent quelque part, ils vous seront ennemis et étendront à mal vers vous leurs mains et leurs langues, tandis qu’ils souhaitent que vous soyez mécréants.
Ni vos parents ni vos enfants ne vous sont utiles : au jour de la résurrection Il décidera entre vous. Dieu cependant observe bien ce que vous œuvrez.
Vous avez eu un beau modèle, certes, en Abraham et en ceux qui étaient avec lui, quand ils dirent à leur peuple : “Oui, nous vous désavouons, vous et ce que vous adorez en dehors de Dieu. Nous mécroyons en vous. Entre nous et vous, cependant, est apparue l’inimitié, certes, et la haine pour toujours, jusqu’à ce que vous croyiez en Dieu Lui seul” ; —sauf la parole d’Abraham à son père : “Très certainement j’implorerai pardon pour toi ; je ne suis cependant maître de rien en ta faveur, vis-à-vis de Dieu !” —“Seigneur, c’est en Toi que nous mettons confiance, et vers Toi que nous nous inclinons. Et vers Toi le devenir !
Seigneur, ne nous assigne pas à tentation pour ceux qui mécroient ; et pardonne-nous, Seigneur ! Oui, c’est Toi le puissant, le sage.”
Très certainement vous avez eu en eux un beau modèle, —pour celui qui espère en Dieu et au Jour dernier ; tandis que quiconque tourne le dos... alors oui, Dieu est à l’abri, Lui, digne de louange.
Il se peut que Dieu assigne de l’amitié entre vous et ceux des leurs que vous aviez pour ennemis. Et Dieu est capable, et Dieu est pardonneur, miséricordieux.
Dieu ne vous empêche pas, à l’égard de ceux qui ne vous ont pas combattus pour la religion et ne vous ont pas chassés de vos demeures, de leur faire la charité et d’être, envers eux, à la balance. Oui, Dieu aime ceux qui traitent à la balance.
Rien d’autre : Dieu vous empêche, à l’égard de ceux qui vous ont combattus pour la religion et chassés de vos demeures et ont prêté leurs dos à votre expulsion, de les prendre pour patrons. Et ceux qui les prennent pour patrons, alors c’est eux les prévaricateurs.
Ho, les croyants ! Quand des croyantes viennent à vous en émigrées, alors examinez-les ; —Dieu sait bien leur foi ;— puis si vous les reconnaissez croyantes, alors ne les renvoyez pas vers les mécréants, —elles ne leur sont pas licites, ni eux licites pour elles,— et rendez-leur, à eux, ce qu’ils ont payé. Et nul grief à vous de vous marier avec elles quand vous leur aurez apporté leurs salaires d’honneur, Et ne gardez pas de liens conjugaux avec des mécréantes. Réclamez ce que vous avez payé. Voilà la décision de Dieu. Il décide, parmi vous. Dieu cependant est savant, sage.
Et si quelqu’une de vos épouses s’échappe vers les mécréants, et que vous fassiez des représailles, apportez alors à ceux dont les épouses sont parties autant qu’ils auront payé. —Craignez Dieu Celui en qui vous croyez !
Ho, le Prophète ! Quand les croyantes viennent à toi te jurer allégeance : —qu’elles n’associeront rien à Dieu ni ne voleront ni ne forniqueront ni ne tueront leurs enfants ni ne forgeront, des pieds et des mains, de calomnie ni ne te désobéiront en ce qui est convenable,— alors reçois leur allégeance, et implore de Dieu pardon pour elles. Oui, Dieu est pardonneur, miséricordieux.
Ho, les croyants ! Ne prenez pas pour patrons des gens contre qui Dieu s’est mis en colère ; lesquels désespèrent de l’au-delà, certes, comme les mécréants désespèrent des gens des tombeaux.
Tout ce qui est dans les cieux et tout ce qui est sur la terre a chanté pureté de Dieu, tandis que c’est Lui le puissant, le sage.
Ho, les croyants ! Pourquoi dites-vous ce que vous ne faites pas ?
C’est en grand détestation auprès de Dieu, de dire ce que vous ne faites pas.
Oui, Dieu aime ceux qui combattent dans Son sentier en rang serré comme s’ils étaient un édifice plombé.
Et quand Moïse dit à son peuple : “O mon peuple ! pourquoi me faites-vous de la peine, alors que vous savez bien que je suis vraiment le messager de Dieu à vous ?”... Puis quand ils dévièrent, Dieu fit dévier leurs cœurs. Dieu cependant ne guide pas les gens pervers.
Et quand Jésus fils de Marie dit : “O Enfants d’Israël, je suis vraiment un messager de Dieu à vous, confirmateur de ce qu’il y a devant moi de par la Thora, et annonciateur d'un messager à venir après moi, dont le nom sera “le Très Glorieux” !... Puis, quand celui-ci vient à eux avec des preuves, ils disent : “C’est de la magie manifeste !”
Et quel pire prévaricateur que celui qui blasphème un mensonge contre Dieu, alors qu’il est appelé à la Soumission ? Et Dieu ne guide pas les gens prévaricateurs.
Ils veulent éteindre de leurs bouches la lumière de Dieu, alors que Dieu en est à mettre le comble à Sa lumière quand même que les mécréants en aient de la répulsion.
C’est Lui qui a envoyé Son messager avec la guidée et la religion de vérité pour lui donner le dessus sur la religion tout entière, quand même que les faiseurs de dieux en aient de la répulsion.
Ho, les croyants ! vous indiquerai-je un marché qui vous sauvera d’un châtiment douloureux ?
Vous croirez en Dieu et en Son messager, et vous lutterez de biens et de corps dans le sentier de Dieu ! —c’est mieux, pour vous, si vous saviez !—
Il vous pardonnera vos péchés et vous fera entrer aux Jardins sous quoi coulent les ruisseaux, ainsi qu’aux demeures excellentes dans les jardins d’Eden. Voilà l’énorme succès !
Et autre chose encore, que vous aimerez : secours de Dieu et prompte victoire ! —Et annonce bonne nouvelle aux croyants !
Ho, les croyants ! Soyez les secoureurs de Dieu, à l’instar de ce que Jésus fils de Marie disait aux apôtres : “Qui sont mes secoureurs en Dieu ?” —Les apôtres dirent : “Nous sommes les secoureurs de Dieu”. Un groupe des Enfants d’Israël, donc, crut, tandis qu’un groupe mécrut. Puis Nous aidâmes ceux qui crurent, contre leur ennemi ; ils devinrent donc les triomphants.
Tout ce qui est dans les deux et tout ce qui est sur la terre chante pureté de Dieu le souverain, le saint, le puissant, le sage.
Lui qui a suscité chez les Gentils un messager des leurs qui leur récite Ses versets et les purifie et leur enseigne le Livre et la sagesse, quand même qu’ils fussent auparavant, dans un égarement manifeste,
et à d’autres encore, des leurs, qui ne les ont pas encore rejoints. C’est Lui cependant le puissant, le sage.
Voilà la grâce de Dieu, qu’Il apporte à qui Il veut... Dieu cependant est le détenteur de l’énorme grâce.
Il en est de ceux qui ont été chargés de la Thora puis qui ne l’ont pas portée, comme de l’âne qui porterait des livres ! Qu’il est mauvais l’exemple de ceux qui traitent de mensonge les signes de Dieu ! Dieu cependant ne guide pas les gens prévaricateurs.
Dis : “O vous qui vous êtes judaïsés ! Si vous prétendez être les amis de Dieu à l’exclusion de tous, alors, souhaitez la mort, si vous êtes véridiques !”
Or ils ne la souhaiteront jamais, à cause de ce que leurs mains ont préparé. Dieu cependant se connaît bien aux prévaricateurs.
Dis : “Oui, la mort dont vous vous enfuyez, oui, elle va vous rencontrer. Ensuite vous serez ramenés vers le Connaisseur de l’invisible et du visible ; puis Il vous informera de ce que vous œuvriez.”
Ho, les croyants ! Quand est fait l’appel à l’Office du jour du vendredi, alors empressez-vous au rappel de Dieu et laissez tout négoce. C’est mieux, pour vous, si vous savez.
Puis, quand l’Office est achevé, alors dispersez-vous sur la terre, et recherchez de la grâce de Dieu, et rappeliez-vous Dieu beaucoup. Peut-être réussiriez-vous ?
Le fait est que quand ils voient du commerce ou de l’amusement ils s’y dispersent et te laissent debout ! Dis : “Ce qui est auprès de Dieu est mieux que l’amusement et le commerce. Dieu cependant est le meilleur des pourvoyeurs.”
Quand les Hypocrites viennent à toi, ils disent : “Nous attestons que tu es certes le messager de Dieu.” —Dieu sait que tu es, certes oui Son messager ; et Dieu atteste que les hypocrites sont, certes oui, des menteurs.
Ils prennent leurs serments pour bouclier : ils sont donc empêchés du sentier de Dieu. Que mauvais, vraiment, ce qu’ils persistent à œuvrer !
C’est parce qu’en vérité ils ont cru, puis mécru. Leurs cœurs donc ont été scellés, en sorte qu’ils ne comprennent pas.
Et quand tu les vois, leurs corps t’émerveillent ; et s’ils parlent, tu écoutes leur parole. Ils sont comme des bûches habillées ! Ils comptent comme contre eux chaque cri. L‘ennemi, c’est eux. Prends-y garde, donc. Dieu les combatte ! Comme les voilà mis à l’envers !
Et quand on leur dit : “Venez ! le messager de Dieu va implorer pardon pour vous”, ils replient leurs têtes, et tu les vois faire de l’obstruction tandis qu’ils s’enflent d’orgueil.
C’est égal, pour eux, que tu implores pardon pour eux ou que tu n’implores pas pardon pour eux : Dieu ne leur pardonnera jamais. Dieu, vraiment, ne guide pas les gens pervers.
C’est eux qui disent : “Ne faites pas largesses à ceux qui sont auprès du messager de Dieu, afin, qu’ils se dispersent.” Alors qu’à Dieu appartiennent les trésors des cieux et de la terre ! Mais les hypocrites ne comprennent pas.
Ils disent : “Bien sûr que si nous rentrons à Médine, le plus puissant très certainement fera sortir le plus humble.” Alors qu'à Dieu la puissance, et à Son messager et aux croyants ! Mais les hypocrites ne savent pas.
Ho, les croyants ! Que ni vos biens ni vos enfants ne vous distraient du rappel de Dieu. Et quiconque le fait... alors ceux-là, certes, seront les perdants.
Et faites largesses sur ce que Nous vous attribuons, avant que vienne la mort à l’un de vous et qu’il dise : “Seigneur ! Pourquoi ne m’ajournes-Tu pas à court terme, de sorte que je ferais l’aumône et serais parmi les gens de bien ?”
Dieu cependant n’ajourne jamais personne dont le terme est venu. Et Dieu est bien informé de ce que vous œuvrez.
Tout ce qui est dans les cieux et tout ce qui est sur la terre chante pureté de Dieu. A Lui la royauté et à Lui la louange, tandis qu’Il est capable à tout.
C’est Lui Qui vous a créés. Puis, tel d’entre vous est mécréant et tel d’entre vous est croyant. Dieu cependant observe ce que vous œuvrez.
Il a créé les cieux et la terre avec vérité et vous a formés ; —et quelle belle forme Il vous a donnée ! Vers Lui cependant est le devenir.
Il sait tout ce qui est dans les cieux et la terre, et Il sait ce que vous cachez ainsi que ce que vous divulguez. Dieu cependant se connaît bien au contenu des poitrines.
Ne vous est-elle pas parvenue, la nouvelle de ceux qui auparavant mécrurent ? Puis ils ont goûté la conséquence de leur acte. Pour eux cependant, un châtiment douloureux.
C’est que les Messagers à eux leur venaient avec les preuves, mais ils ont dit : “Est-ce un homme qui nous guidera ?” Ils mécrurent, donc, et tournèrent le dos. alors Dieu se mit à l’abri. Dieu cependant est à l’abri de tout, digne de louange.
Ceux qui mécroient prétendent qu’ils ne seront point ressuscités. —Dis : “Mais si ! par mon Seigneur ! Vous serez très certainement ressuscités ; Puis vous serez très certainement informés de ce que vous œuvriez. C’est cependant facile à Dieu.”
Croyez en Dieu, donc, et en Son messager, ainsi qu’en la Lumière que Nous avons fait descendre. Et Dieu est bien informé de ce que vous œuvrez.
Le jour où Il vous réunira pour le Jour de la Réunion, ce sera le jour de la duperie mutuelle. Quiconque cependant croit en Dieu et fait œuvre bonne, Il lui effacera ses méfaits et le fera entrer aux Jardins sous quoi coulent les ruisseaux, où l’on demeurera éternellement pour toujours. Voilà l'énorme succès.
Tandis que ceux qui mécroient et traitent de mensonges Nos signes, eux sont les compagnons du Feu, où ils demeureront éternellement. Et quel mauvais devenir !
Nulle atteinte n’atteint que par permission de Dieu. Et quiconque croit en Dieu, Dieu guide son cœur. Dieu cependant se connaît bien à toute chose.
Et obéissez à Dieu, et obéissez au messager. Mais si vous tournez le dos... alors, à Notre messager de transmettre en clair : rien d’autre.
Dieu, point de Dieu que Lui ! Et c’est en Dieu que les croyants doivent placer confiance.
Ho, les croyants ! Oui, certaines de vos épouses et de vos enfants vous sont ennemies. Prenez-y garde, donc. Et si vous faites rémission et vous passez d’eux et pardonnez, alors oui, Dieu est pardonneur, miséricordieux.
Oui, vos biens et vos enfants ne sont que tentation, alors qu’auprès de Dieu est un énorme salaire.
Craignez Dieu, donc, tant que vous pouvez, et écoutez et obéissez et faites largesses : c’est pour vous-mêmes que c’est bien. Et quiconque a été protégé de sa propre avidité voilà, alors, ceux qui réussissent.
Si vous prêtez à Dieu un prêt d’honneur, Il le multipliera, pour vous, et vous pardonnera. Dieu cependant est très reconnaissant, patient,
connaisseur de l’invisible tout comme du visible, le puissant, le sage !
Ho, le Prophète ! Quand vous divorcez d’avec des femmes, alors divorcez d’avec elles selon leur délai ; et tenez compte du délai ; et craignez Dieu votre Seigneur en ne les faisant pas sortir de leurs appartements, —qu’elles-mêmes ne sortent pas,— à moins qu’elles n’aient commis une turpitude manifeste. Et voilà les bornes de Dieu. Quiconque cependant transgresse les bornes de Dieu, se manque alors à lui-même. Tu ne sais pas : d’ici là, peut-être Dieu va-t-Il faire échoir quelque ordre !
Puis quand elles atteignent leur terme, alors, ou bien retenez-les de façon convenable, ou séparez-vous d’elles de façon convenable ; et faites témoigner deux hommes d’intégrité parmi vous. Et établissez le témoignage pro Deo. C’est à quoi est exhorté celui qui croit en Dieu et au Jour dernier. Et quiconque craint Dieu, Il lui assigne une issue,
et lui donne une portion d’où il ne comptait pas. Et quiconque place confiance en Dieu, alors Il lui suffit. Dieu vient à bout de Son entreprise. Dieu cependant a assigné une mesure à chaque chose.
Et quant à celles de vos femmes qui n’espèrent plus de règles : si vous avez du doute, leur délai est alors de trois lunes. De même pour celles qui n’ont pas encore de règles. Et quant à celles qui sont enceintes, elles ont pour terme celui où elles déposeront leur fardeau. Quiconque craint Dieu, cependant, Il lui assigne une facilité dans son entreprise.
Voilà le commandement de Dieu, qu’Il a fait descendre vers vous. Quiconque craint Dieu cependant, Il lui efface ses fautes et lui agrandit son salaire.
Et faîtes que ces femmes habitent où vous habitez, selon les moyens que vous possédez. Et ne cherchez pas à leur nuire pour les mettre par trop à l’étroit. Et si elles sont qui attendent le délai légal enceintes, alors dépensez pour elles jusqu’à ce qu’elles aient déposé leur fardeau. Puis si elles allaitent pour votre compte, alors apportez-leur leurs salaires, Et prenez conseil entre vous, de façon convenable. Et si vous rencontrez des difficultés réciproques, alors, que pour lui une autre allaite.
Que celui qui a de grands moyens dépense de ses grands moyens ; et que celui à qui la portion a été mesurée dépense donc de ce que Dieu lui a apporté. Dieu n’impose personne que selon ce qu’il lui a apporté. Dieu assignera une facilité après une difficulté.
Que de cités s’enorgueillissaient devant le commandement de leur Seigneur et de Ses messagers ! Nous leur demandâmes compte, donc, d’une dure demande de compte, et les châtiâmes d’un châtiment inouï.
Elles goûtèrent donc la conséquence de leur entreprise. La finale de leur entreprise, cependant, fut la perdition.
Dieu a préparé pour eux un dur châtiment. Craignez Dieu, donc, ô doués d’intelligence, qui avez cru ! Certes, Dieu a fait descendre vers vous un Rappel :
un Messager qui vous récite en tant qu’évidents les versets de Dieu, afin de faire sortir ceux qui croient et font œuvres bonnes, des ténèbres à la lumière. Quiconque cependant croit en Dieu et fait œuvre bonne, Il le fait entrer aux Jardins sous quoi coulent les ruisseaux, pour y demeurer éternellement pour toujours. A un tel, certes, Dieu fait la part belle !
Dieu, c’est Lui qui a créé sept cieux et, de la terre, leur pareil. Entre eux le commandement descend, afin que vous sachiez que vraiment Dieu est capable à tout, et que vraiment Dieu cerne de science toute chose.
Ho, le Prophète ! Pourquoi, en recherchant l’agrément de tes femmes, interdis-tu ce que Dieu t’a rendu licite ? Et Dieu est pardonneur, miséricordieux.
Dieu vous impose, certes, de vous libérer de vos serments. Votre patron, cependant, c’est Dieu ; et c’est Lui le savant, le sage.
Et quand le Prophète eut confié un secret à l’une de ses épouses, puis, qu’elle l’eut raconté et que Dieu l’eut dévoilé au Prophète, celui-ci en fît connaître une partie et passa sur une partie. Puis, quand il l'en eut informée : “Qui t’en a donné nouvelle ?” dit-elle. —“Le bien informé Savant, dit-il.”
Si toutes deux vous vous repentez à Dieu, c’est que vos cœurs certes se seront penchés ; et si vous vous soutenez l’une l’autre contre le Prophète, alors son patron à lui, c’est Dieu, oui ; et aussi Gabriel et les gens de bien d’entre les croyants, et après cela les anges, seront un soutien.
Il se peut que s’il divorce d’avec vous, son Seigneur vous remplace pour lui par des épouses meilleures que vous, Soumises à Dieu, croyantes, dévouées, repentantes, adoratrices, cheminantes, —ayant connu mari, et même, vierges.
Ho, les croyants ! gardez-vous, et aussi vos familles, d’un feu dont le combustible sera de gens et de pierres, sur quoi veillent de rudes anges, durs, ne désobéissant pas à Dieu en ce qu’il leur commande, et faisant ce qu’on leur commande.
Ho, les mécréants ! Ne vous excusez pas aujourd’hui ! Oui, vous serez payés de ce que vous œuvriez. Rien d’autre.
Ho, les croyants ! Repentez-vous à Dieu d’un repentir sincère. Il se peut que votre Seigneur vous efface vos fautes et qu’il vous fasse entrer aux Jardins sous quoi coulent les ruisseaux, le jour où Dieu épargnera l’ignominie au Prophète et à ceux qui avec lui croient : leur lumière courra devant eux et à leur droite tandis qu’ils diront : “Seigneur, mets le comble à notre lumière, et pardonne-nous. Oui, Tu es capable à tout.”
Ho, le Prophète ! mène la lutte contre les mécréants et les hypocrites, et sois-leur rude. Leur refuge cependant est la Géhenne ; et quel mauvais devenir !
Dieu a frappé exemple, pour ceux qui mécroient, de la femme de Noé et de la femme de Loth. Elles étaient toutes deux sous deux de Nos esclaves, gens de bien Puis toutes deux les trahirent ; et eux ne mirent point ces deux femmes en quoi que ce soit à l’abri de Dieu. On leur dit : “Entrez dans le Feu, toutes les deux, avec ceux qui entrent !”
Et Dieu a frappé exemple, pour ceux qui croient, de la femme de Pharaon, quand elle dit : “Seigneur, construis-moi, près de Toi, une maison dans le Paradis, et sauve-moi de Pharaon et de son œuvre ; et sauve-moi des gens prévaricateurs.”
De même, Marie, une fille d’Amram. Elle avait préservé son corps ; puis Nous y avons insufflé de Notre esprit ; et elle avait traité de vraies les paroles de son Seigneur ainsi que Ses Livres : elle fut parmi les dévoués.
Béni soit Celui en la main de qui est la royauté, tandis qu’Il est capable à tout,
Celui qui a créé la mort et la vie afin d'éprouver qui de vous est le meilleur en œuvre, —et c’est Lui le puissant, le pardonneur,—
Celui qui a créé sept cieux, posés les uns sur les autres, sans que tu voies de faille en la création du Très Miséricordieux. Eh bien, tourne le regard. Est-ce que tu vois une quelconque brèche ?
Puis, tourne encore ton regard, à deux fois : le regard te reviendra, refoulé : il sera las.
Et très certainement Nous avons embelli de lampes le ciel le plus proche, et Nous les avons désignées comme moyens de lapider les diables pour qui cependant Nous avons préparé le châtiment de l’enfer-Saïr
Et pour ceux qui mécroient en leur Seigneur, il y a le châtiment de la Géhenne. Et quel mauvais devenir !
Quand ils y sont jetés, ils en entendent un sanglot, tandis qu’elle gicle :
peu s’en faut que, de rage, elle n’éclate. Toutes les fois qu’une troupe y est jetée, ses gardiens leur demandent : “Quoi ! ne vous est-il pas venu un avertisseur ?”
—Eux de dire : “Mais si ! un avertisseur nous était venu, certes, mais nous criions au menteur et disions : ‘Dieu n’a rien fait descendre : vous n'êtes que dans un grand égarement !”
—Et encore : “Si nous avions écouté, ou compris, nous ne serions pas parmi les compagnons de l’enfer-Saïr !”
Ils confessent donc leur péché. Eh bien, pulvérisation pour les compagnons de l’enfer-Saïr !
Quant à ceux qui, dans l’invisible, redoutent leur Seigneur, pour eux, oui, pardon et grand salaire.
Que vous cachiez votre parole ou la divulguiez, oui, Il se connaît bien au contenu des poitrines.
Il connaît, n’est-ce pas, celui qu’Il a créé ? C’est Lui, cependant, le doux, le bien informé.
C’est Lui qui vous a assigné la terre comme asservie : foulez-la donc, jusque sur ses épaules, et mangez de Son attribution, tandis que vers Lui est la résurrection.
Quoi ! Êtes-vous à l’abri que Celui qui est au ciel vous fasse engloutir par la terre ? Et voilà qu’elle tremble !
Ou êtes-vous à l’abri que Celui qui est au ciel envoie contre vous un ouragan ? Puis vous allez savoir quel est Mon avertissement !—
Et très certainement ceux d’avant ces gens-là avaient crié au mensonge. Quelle fut Ma réprobation, donc !
N’ont-ils pas vu les oiseaux au-dessus d’eux, se déployant et se repliant tour à tour ? Qui les soutient, sinon le Très Miséricordieux ? Il est observateur de tout, vraiment !—
Quel est celui qui vous serait une armée pour vous secourir contre le Très Miséricordieux ? Les mécréants ne sont que dans la tromperie.
Ou quel est celui qui vous attribuera, s’Il retient à Lui Son attribution ? Ils persistent dans l’enorgueillement, plutôt, et dans la répulsion.
Quoi ! celui qui marche le visage abattu est-il mieux guidé ? ou celui qui marche, égal, sur un chemin droit ?
Dis : “C’est Lui qui vous a produit et vous a assigné l’ouïe et les yeux et les cœurs”. Pour peu que vous soyez reconnaissants !
Dis : “C’est Lui qui vous a répandus sur la terre, et c’est vers Lui que vous serez rassemblés.”
—Et ils disent : “A quand cette promesse ? si vous êtes véridiques”.
—Dis : “Rien d’autre : la science est auprès de Dieu. Et, rien d’autre : je suis un avertisseur clair.”
Puis, quand ils la verront aux prochaines heures de la nuit, les visages de ceux qui mécroient seront mis à mal. Et on dira : “Voilà ce que vous vous entêtiez à réclamer !”
—Dis : “Que Dieu me fasse périr, voyez-vous, moi et ceux qui sont avec moi, ou qu’Il nous fasse miséricorde, qui donc peut protéger les mécréants d’un châtiment douloureux ?”
—Dis : “Lui, le Très Miséricordieux ! Nous croyons en Lui, et c’est en Lui que nous plaçons confiance. Vous allez donc savoir qui est dans un égarement manifeste.”
—Dis : “Voyez-vous, si votre eau rentrait dans la profondeur, qui donc vous apporterait de l’eau de source ?”
Noun. Par le calame et ce qu’ils écrivent !
Grâce au bienfait de ton Seigneur, tu n’es pas un fou.
Et il y a pour toi, certes oui, un salaire jamais interrompu.
Et tu es, certes oui, d’un caractère éminent.
Tu vas donc observer, et eux observeront
qui de vous est le tenté.
Oui, ton Seigneur, Lui, se connaît bien à qui s’égare de Son chemin, et Il se connaît bien, Lui, à ceux qui se guident.
N’obéis pas à ceux qui crient au mensonge.
Ils aimeraient bien que tu passes de la pommade, afin qu’ils passent la pommade eux aussi.
Et n’obéis à aucun grand jureur, ce méprisable,
ce grand séducteur, ce grand colporteur de médisance,
ce grand empêcheur du bien, ce transgresseur, grand pécheur,
ce vorace et en plus de cela cet intrus.
Quand même qu’il soit doté de richesses et d'enfants.
Quand Nos versets sont récités devant lui, il dit : “Des contes d’anciens !”
Nous le marquerons au museau !
Oui, Nous éprouverons ceux-là comme Nous avons éprouvé les gens de certaine ferme qui avaient juré d’en faire la récolte au matin,
tandis qu’ils n’avaient pas dit : “Si Dieu veut”.
Puis un tournant, de la part de ton Seigneur, tourna sur elle pendant qu'ils dormaient :
et elle fut comme toute récoltée !
Le matin, ils s'entre-appelèrent
ainsi : “Sortez tôt à votre champ si vous êtes pour récolter !”
Ils allèrent donc, tout en parlant entre eux à voix basse
ainsi : “Que pas un pauvre n’entre là, chez vous, aujourd’hui !”
Et ils sortirent matin avec de l’avarice, bien qu’ayant les moyens.
Puis quand ils eurent vu cela, ils dirent : “Vraiment, nous sommes bien des égarés !
nous sommes des déshérités, plutôt !”
—Le plus modéré d’entre eux dit : “Ne vous avais-je pas dit que si vous rendiez pureté à Dieu ?...”
—Ils dirent : “Pureté à notre Seigneur ! Oui, nous avons été prévaricateurs.”
Puis ils s’adressèrent les uns aux autres, se faisant de mutuels reproches.
Ils dirent : “Malheur de nous ! Oui, nous avons été rebelles.
Il se peut que notre Seigneur nous remplace cela par quelque chose de mieux. Oui, nous voilà avides de notre Seigneur.”
—Tel fut le châtiment. Le châtiment de l’au-delà est cependant plus grand encore, s’ils savaient !
Oui, il y a pour les pieux, auprès de leur Seigneur, les jardins du Délice.
Ferons-Nous des Soumis comme des criminels ?
Qu’avez-vous ? Comment jugez-vous ?
Est-ce que vous avez un Livre où vous étudieriez,
où en vérité vous trouveriez à coup sûr ce que vous choisiriez ?
Ou bien est-ce que vous avez obtenu de Nous des serments valables jusqu’au jour de la Résurrection, qui obtiendraient vraiment ce que vous jugez ?
Demande-leur qui d’entre eux en est garant ?
Ou encore, est-ce qu’ils ont des dieux associés ? Eh bien, qu’ils fassent venir leurs dieux, s’ils sont véridiques !
Le jour où on leur découvrira le tibia et où ils seront appelés à la Prosternation... Puis ils ne pourront pas :
leurs regards seront abaissés et l’avilissement les couvrira. Or ils étaient appelés à la Prosternation au temps où ils étaient sains et saufs !...
Laisse-Moi donc avec quiconque traite de mensonge ce Récit ; Nous allons les mener étape par étape, par où ils ne savent pas !
Et Je leur accorde un délai. Vraiment, Ma ruse est inébranlable !
Quoi ! Leur demandes-tu un salaire, en sorte qu'ils soient accablés d'une charge écrasante ?
Ou l’invisible est-il là auprès d’eux, en sorte qu’ils écrivent ?
Endure avec constance, donc, sur l’ordre de ton Seigneur, et ne sois pas comme le compère au Poisson qui cria une fois qu’il eut suffoqué.
Si un bienfait de son Seigneur ne l’avait pas récupéré, il aurait été rejeté honni sur la terre nue.
Puis son Seigneur l’élut, et le désigna du nombre des gens de bien.
Peu s’en faut que ceux qui mécroient ne te fassent broncher, par leurs regards, quand ils entendent le Rappel tout en disant : “Vrai de vrai, il est fou !”
—alors que c’est seulement un Rappel, pour les mondes !
Voilà qui s’avère !
Qu’est-ce qui s’avère ?
Et qui te dira ce qui s’avère ?
Les Thamoud et les Aad avaient traité de mensonge le cataclysme.
Puis, quant aux Thamoud, alors ils furent détruits par la rebelle.
Et quant aux Aad, alors ils furent détruits par un vent violent, impétueux,
que Dieu requit contre eux pour les faucher pendant sept nuits et huit jours, si bien que tu aurais vu ces gens renversés par terre comme des souches de dattiers tombés.
Eh bien, vois-tu d’eux un vestige ?
Et Pharaon et ceux d’avant lui, ainsi que les Villes renversées, commirent la faute.
Ils désobéirent alors au messager de leur Seigneur. Celui-ci, donc, les saisit d’une excessive saisie.
Oui, quand l’eau se rebellait Nous vous avons chargés sur l’Arche
afin d’en faire pour vous un Rappel, et que toute oreille qui retient le retienne.
Puis, quand d’un souffle d’un seul on soufflera dans la Trompe,
et que la Terre et les montagnes seront soulevées puis faites plaines d’un seul aplanissement,
ce jour-là, alors, l’échéant écherra,
et le ciel se fendra, —il sera donc fragile, ce jour-là !—
Et sur ses côtés se tiendront les anges, tandis que huit, ce jour-là, porteront au-dessus d'eux le trône de ton Seigneur.
Ce jour-là vous serez présentés ; et, de vous, rien de ce qui se cache ne saura se cacher.
Puis, quant à celui dont on aura remis le rôle en sa main droite, il dira alors : “Ho ! lisez mon rôle !
Oui, je pensais bien que je rencontrerais mon compte !”
Celui-là, donc, sera dans une vie agréable :
dans un haut Jardin
aux cueillettes prochaines— :
“Mangez et buvez agréablement, pour la façon dont vous avez passé les jours révolus”.
Et quant à celui dont on aura remis le rôle en sa main gauche, il dira alors : “Hélas pour moi ! Si on ne m’avait pas remis mon rôle,
et que je n’aie pas appris quel est mon compte !...
Hélas, la mort ! que n’a-t-elle été définitive !
Ce que j’avais ne m’a point mis à l’abri.
Mon autorité s’en est allée de moi !”
—“Qu’on le saisisse ! Puis, qu’on lui mette un carcan ;
ensuite, dans l’Enfer-Jahîm qu’on le jette ;
ensuite, dans une chaîne de soixante-dix coudées qu’on l’attache.
Oui, il ne croyait pas en Dieu, le Grand,
et ne poussait pas à nourrir le pauvre :
aujourd’hui il n’y a donc pas pour lui ici d’ami chaleureux,
ni autre nourriture que de crasse qu’on lave.
N’en mangeront que les fautifs.”
Mais non ! J’en jure par cela que vous observez,
ainsi que par cela que vous n’observez pas !
Oui, ceci est la parole d’un noble messager,
et ce n’est pas la parole d’un poète, —pour peu que vous croyiez !—
ni la parole d’un possédé, —pour peu que vous vous rappeliez !
C’est la descente faite de la part du Seigneur des mondes !
Et si celui-là avait forgé quelques paroles à l’encontre de Nous,
certes, Nous l’aurions saisi, de la main droite,
ensuite, Nous lui aurions certes coupé l’aorte !
Puis, nul de vous n’aurait su empêcher cela.
Voilà en vérité un rappel, pour les pieux !
Oui, et Nous savons qu’il y en a parmi vous qui crient au mensonge ;
mais, en vérité, ce sera un sujet de regret, pour les mécréants ;
oui, et voilà la véritable certitude !
Chante pureté, donc, par le nom de ton Seigneur, le Grand !
Un demandeur a demandé un châtiment échéant.
Pour les mécréants, il n’est personne pour l’empêcher
de Dieu le Maître des escaliers.
—Les anges ainsi que l’Esprit escaladent vers Lui en un jour dont la mesure est de cinquante mille ans !—
Endure, donc, d’une jolie endurance.
Ils le voient comme loin,
alors que Nous le voyons comme proche.
Le jour où le ciel sera comme le métal en fusion
et les montagnes comme de la laine,
pas un chaleureux ami ne s’enquerra d’un ami,
bien qu’ils leur soient rendu visibles ! Le criminel aimerait pouvoir se racheter du châtiment de ce jour, par ses enfants
et sa compagne et son frère
et son clan même qui lui donnait asile,
et tout ce qui est sur la terre, tout, puis se sauver.
Non, non ! Vraiment, ce sera un enfer-Lazà
à arracher les membres.
Celui-là appellera, qui tournait le derrière et s’en allait
et amassait et thésaurisait !
Oui, l’homme a été créé avide ;
quand le malheur le touche, il est abattu,
et quand le bonheur le touche il est grand refuseur.
Sauf les célébrateurs d’Office
qui persévèrent à leur Office
et sur les biens de qui il y a un droit reconnu
pour le mendiant et le déshérité,
et qui déclarent vrai le jour de la Rétribution,
et qui sont craintifs du châtiment de leur Seigneur,—
car vraiment le châtiment de leur Seigneur n’est pas chose dont on puisse être à l’abri,—
et qui sont gardiens de leurs sexes
et n’ont commerce qu’avec leurs épouses ou les esclaves que leurs mains possèdent, —car de tels vraiment ne sont pas blâmables ;
mais ceux qui cherchent au-delà de cela, alors ce sont eux les transgresseurs ;—
et qui sont scrupuleux observateurs de leurs dépôts et de leur pacte,
et qui se dressent avec leurs témoignages,
et qui prennent soin de leur Office.
Ceux-là seront dans les Jardins, honorés.
—Qu’ont-ils donc, ceux d’auprès de toi qui ne croient pas, à courir.
de droite et de gauche, bande par bande ?
Quoi ! tout un chacun parmi eux convoite-t-il qu’on le laisse entrer au Jardin de Délice ?
Non, non ! Vraiment Nous les avons créés de ce qu’ils savent eux-mêmes.
Mais non ! J’en jure par le Seigneur des levants et des couchants : certes oui, Nous sommes capable
de les remplacer par de meilleurs qu’eux, tandis qu’on ne saura pas Nous devancer.
Laisse-les donc patauger et jouer jusqu’à ce qu’ils rencontrent leur Jour dont promesse leur est faite :
le jour où ils sortiront des tombes, vite, comme s’ils couraient vers les poteaux ;
leurs yeux seront abaissés, l’avilissement les couvrira. Voilà le Jour dont promesse leur est faite !
Oui, Nous avons envoyé Noé vers son peuple, pour ceci : “Avertis ton peuple, avant que leur vienne un châtiment douloureux.”
—Il dit : “O mon peuple, je suis vraiment, pour vous, un avertisseur clair,
en ceci : Adorez Dieu et craignez-Le, et obéissez-moi,
pour qu’Il vous pardonne partie de vos péchés, et qu’Il vous ajourne jusqu’à un terme dénommé. Oui, le terme de Dieu, quand il vient, ne saurait être ajourné, si vous saviez !”
—Il dit : “Seigneur ! Oui, j’ai appelé mon peuple, nuit et jour.
Mais mon appel n’a fait qu’accroître leur fuite.
Et toutes les fois que je les ai appelés pour que Tu leur pardonnes, ils ont mis leurs doigts dans leurs oreilles et se sont enveloppés de leurs vêtements et ont persisté et se sont enflés d’une enflure d’orgueil !
Ensuite, oui, je les ai appelés à haute voix.
Puis je leur ai fait des proclamations, et j’ai confié des confidences.
J’ai donc dit : Implorez pardon, de votre Seigneur, —Il reste grand pardonneur, vraiment,—
pour qu’Il vous envoie la nuée qui tombe abondamment en pluie,
et qu’Il vous aide de biens et d’enfants, et vous assigne des jardins et vous assigne des ruisseaux.
Qu’avez-vous à ne pas espérer de Dieu un comportement digne,
alors que c’est Lui qui vous a créés de transformations en transformations ?
N’avez-vous pas vu comment Dieu a créé les sept cieux posés les uns sur les autres ?
et y a désigné la lune comme lumière, et désigné le soleil comme lampe ?
Et c’est Dieu qui, de la terre, vous a fait croître de croissance ;
ensuite, Il vous y renverra Il vous fera cependant sortir d’une Sortie.
Et c’est Dieu qui vous a assigné la terre comme tapis,
pour que vous vous acheminiez sur les sentiers de ses défilés !”
—Noé dit : “Seigneur ! Oui, ils m’ont désobéi, et ils en ont suivi un dont les biens et les enfants n’ont fait qu’accroître sa perte.
Et ils ont stratégié un immense stratagème,
et ils ont dit : ‘N’abandonnez jamais vos dieux, et n’abandonnez jamais Wadd ni Suwâ' ni Yaghouth et Ya’ouc et Nasr,
lesquels cependant en ont certes égaré beaucoup. Or, ne les fais croître qu’en égarement, les prévaricateurs” !
A cause de leurs fautes, ils ont été noyés, puis on les a fait entrer au Feu, puis ils n’ont pas trouvé pour eux de secoureurs en dehors de Dieu.
—Et Noé dit : “Seigneur ! Ne laisse sur terre pas un habitant d’entre les mécréants !
Si Tu en laisses, oui, ils égareront Tes esclaves, et n’engendreront que du libertin, du trop ingrat.
Seigneur ! Pardonne-moi, et à mes père et mère, et à celui qui entre dans ma maison en tant que croyant, ainsi qu'aux croyants et croyantes ; et ne fais croître que de périssement les prévaricateurs.”
qui guide vers la droiture : nous y avons donc cru, et nous n’associerons jamais personne à notre Seigneur.
Oui, et Lui-même, —soit exaltée la grandeur de notre Seigneur !— n’a adopté ni compagne ni enfant.
Oui, et le sot, parmi nous, disait des extravagances contre Dieu.
Oui, et nous pensions que les humains ni les djinns ne sauraient jamais dire un mensonge contre Dieu.
Or, il y avait, parmi les humains, des mâles qui cherchaient protection auprès de mâles parmi les djinns, —cela les a fait croître en abjection :
eux aussi pensaient, —comme vous aviez pensé,— que Dieu ne ressusciterait jamais personne !
Oui, et nous avions touché au ciel, puis nous l’avions trouvé plein d’une forte garde et de bolides.
Oui, et nous y prenions siège, aux places assises, à l’écoute. Mais quiconque prête l’oreille, maintenant, trouve contre lui un bolide aux aguets.
Oui, et nous ne savions pas si on veut du mal à ceux qui se trouvent sur la terre, ou si leur Seigneur leur veut droiture.
Oui, et il y a parmi nous des gens de bien ; et, parmi nous, il y en a d’autres : nous étions en des chemins partagés.
Oui, et nous pensions bien que nous ne saurions jamais réduire Dieu à l’impuissance sur la terre, et que nous ne saurions jamais Le réduire à l’impuissance en nous enfuyant.
Oui, et quand nous avons entendu la guidée, nous y avons cru, —et quiconque croit en son Seigneur ne craint alors ni diminution de prix ni abjection.
Oui, et il y a parmi nous les Soumis, et il y a parmi nous les injustes. —Et quiconque se soumet, alors, les voilà ceux qui ont cherché la droiture.
Et quant aux injustes, alors ils sont le bois de chauffage de la Géhenne.
Et s’ils se tenaient au bon chemin, Nous les abreuverions certes d’eau abondante,
afin de les éprouver. Et quiconque esquive le Rappel de son Seigneur, Il l’achemine vers un châtiment croissant.
Oui, et les mosquées sont pour Dieu : n’appelez donc personne avec Dieu.
Oui, et quand l’esclave de Dieu s’est dressé pour L’invoquer, peu s’en est fallu qu’on ne se collât à lui !”
Dis : “Rien d'autre : j’invoque mon Seigneur et ne Lui associe personne.”
Dis : “Vraiment, je ne suis maître, pour vous, ni de mal ni de droiture,”
Dis : “Vraiment, personne ne saura me protéger de Dieu ; et jamais je ne trouverai de refuge contre Lui,
sauf en transmettant, au nom de Dieu, et Ses messages.” Et quiconque désobéit à Dieu et à Son messager, alors oui, à lui le feu de la Géhenne : ils y demeureront éternellement pour toujours.
Puis, quand ils verront ce qui leur est promis, alors ils sauront qui avait, en fait de secoureur, le plus faible et le moins nombreux !
Dis : “Je ne sais pas si ce qui vous est promis est proche, —ou bien va-t-Il lui assigner un délai, mon Seigneur,
le connaisseur de l’invisible ? Ce qu’Il a d’invisible, Il ne le fait apparaître à personne,
sauf à celui qu’Il agrée comme messager, lequel, en vérité, Il fait précéder et suivre de surveillants,
afin de savoir s’ils ont transmis les messages de leur Seigneur. Cependant, Il cerne ce qui est auprès d’eux, et dénombre toute chose en comptant.
Dis : “M’a été révélé qu’un groupe de djinns prêtèrent l’oreille puis dirent : “Vraiment, nous avons entendu une merveilleuse Lecture 
Eh, toi, dans les draps !
Lève-toi, pour la nuit moins un peu :
la moitié. Ou diminue-la un peu,
ou ajoutes-y quelque chose. Et psalmodie de psalmodie le Coran.
Oui, Nous allons lancer sur toi une parole lourde.
Oui, les heures de nuit sont plus fermes pour la besogne, et plus correctes pour la parole.
Oui, il y a pour toi longue occupation dans la journée.
Et rappelle-toi le nom de ton Seigneur, et incline-toi d’inclination vers Lui.
Le Seigneur du levant et du couchant : point de Dieu, que Lui ! Prends-Le donc comme garantie.
Et endure ce qu’ils disent ; et écarte-toi d’eux d’un joli écart.
Et laisse-Moi avec ceux qui crient au mensonge, les pleins d’aisance ; et accorde-leur un peu de répit :
oui, il y a près de Nous chaînes et enfer-Jahîm
et nourriture à faire suffoquer, et châtiment douloureux,
au jour où la terre et les montagnes trembleront, tandis que les montagnes deviendront comme une dune de sable fin.
Oui, Nous avons envoyé vers vous un messager, en témoin sur vous, tout comme Nous avions envoyé un messager vers Pharaon.
Puis Pharaon désobéit au messager. Nous le saisîmes donc d’une rude saisie.
Comment ? vous, des pieux ? alors que vous mécroyez au jour qui rendra les enfants comme des vieillards !
Devant cela le ciel se fendra. La promesse en reste chose exécutoire !
Oui, ceci est un Rappel. Que qui veut prenne donc chemin vers son Seigneur.
Oui, ton Seigneur sait que tu te tiens debout près des deux tiers de la nuit, sa moitié, son tiers. De même, une partie de ceux qui sont avec toi. C’est Dieu qui détermine la nuit et le jour. Il sait que vous ne saurez jamais tenir compte de cela complètement : Il accepte donc votre repentir. Récitez donc, du Coran, ce qui sera facile. Il sait qu’il y aura parmi vous des malades, et d’autres, qui voyageront sur la terre, en quête de la grâce de Dieu, et d’autres encore qui combattront dans le sentier de Dieu. Récitez-en donc ce qui sera facile. Et établissez l’Office, et acquittez l’impôt, et prêtez à Dieu prêt d’honneur. Tout bien que vous vous préparez vous le retrouverez, auprès de Dieu, comme meilleur et plus grand en fait de salaire. Et implorez pardon auprès de Dieu. Oui, Dieu est pardonneur, miséricordieux.
Eh, toi, en couverture !
Lève-toi, puis avertis.
Et ton Seigneur, magnifie.
Et tes vêtements, purifie.
Et de ce qui irrite Dieu, écarte-toi.
Et ne rappelle pas le bienfait, en l’estimant grand’chose.
Et, pour ton Seigneur, endure !
Quand, donc, on claironnera du Clairon,
alors, ce jour-là sera un jour difficile,
pas facile aux mécréants.
Laisse-Moi seul avec celui que J’ai créé
et à qui J’ai assigné des biens étendus.
et la présence d’enfants,
pour qui aussi J’ai préparé toute une préparation,—
puis il désire que Je lui donne encore !
Non, non ! Vraiment, il a été têtu à Nos signes :
Je vais le contraindre à monter une pente !
Oui, il a réfléchi. Et il a pris une détermination ;—
qu’il soit tué, donc, quelle détermination !
qu’il soit tué encore, quelle détermination !—
Ensuite il a regardé.
Ensuite il s’est renfrogné et rembruni.
Ensuite il a tourné le derrière et s’est enflé.
Puis il a dit : “Ceci n’est que de la magie héritée ;
ce n’est que la parole d’un homme.”
Je vais le jeter dans l’enfer-Sacar.
Et qui te dira ce qu’est le Sacar ?
Il fait que rien ne subsiste, ne laisse rien ;
Il est grand brûleur de peau.
Ils sont dix-neuf à y veiller.
Et Nous avons assigné le nombre qu’à tentation pour ceux qui mécroient. Afin que croient avec certitude ceux à qui le Livre a été apporté, et que croissent en croyance ceux qui croient, et que n’aient pas de doute ceux à qui le Livre a été apporté, non plus que les croyants, et pour que disent ceux qui ont au cœur la maladie, ainsi que les mécréants : “Quel exemple Dieu veut-Il de cela ?” Ainsi, Dieu égare qui Il veut et guide qui Il veut. Et quant aux armées de ton Seigneur, ne les connaît que Lui. Et ceci n’est qu’un Rappel, pour les humains !
Non, non ! Par la lune !
Et par la nuit quand elle tourne le derrière !
Et par l’aurore quand elle brille !
Oui, celui-là est certes l’un des plus grands,
un avertissement, pour les humains.
Pour celui de vous qui veut, qu’il s’avance ou qu’il s’attarde.
Tout individu est l’otage de ce qu’il s’est acquis.
Sauf les gens du côté droit :
dans des Jardins ils s’interrogent entre eux
au sujet des criminels :
“Qu’est-ce qui vous a acheminés au Sacar?”
—Eux de dire : “Nous n’étions pas des célébrateurs d’Office,
et nous ne nourrissions pas le pauvre,
et nous pataugions avec les pataugeurs,
et nous traitions de mensonge le jour de la Rétribution,
jusqu’à ce que la certitude nous vînt.”
Ne leur profitera pas, donc, l’intercession des intercesseurs.
Qu’ont-ils à esquiver le Rappel ?
Ils sont comme des onagres excités,
s’enfuyant devant un lion !
Chacun d’eux, plutôt, veut qu’on lui apporte des feuilles tout étalées !
Non, non ! Ils n’ont pas crainte de l’au-delà, plutôt !
Non, non ! Ceci est vraiment un Rappel.
Quiconque veut, donc, qu’il se le rappelle.
Mais ils ne se rappelleront que si Dieu veut. C’est Lui qui mérite crainte ; et c’est Lui qui détient le pardon.
Non ! J’en jure par le jour de la Résurrection !
Mais non ! J’en jure par l’âme grande réprimandeuse !
L’homme, compte-t-il que Nous ne réunirons jamais ses os ?
Mais si ! Nous sommes capable d’ordonner ses jointures.
L’homme plutôt se veut, devant cela, libertin !
Il interroge : “A quand, le jour de la Résurrection ?”
Lors donc que le regard s’éblouira,
et la lune s’éclipsera,
et le soleil et la lune seront réunis,
l’homme, ce jour-là, dira : “Où fuir ?”
—Non ! Jamais ! Pas de refuge !
Vers ton Seigneur sera, ce jour-là, l’arrivée.
L’homme sera informé, ce jour-là, de ce qu’il mettait devant lui et derrière lui.
L’homme, plutôt, est clairvoyance pour lui-même,
quand même qu’il lance ses excuses.
N’en remue pas pour autant ta langue avec ceci, comme pour le hâter :
à Nous, oui, son ordonnance et sa récitation.
Quand donc Nous l’aurons récité, alors, suis sa récitation.
A Nous, ensuite, son exposé.
Non, non ! Vous aimez, plutôt, ce qui se hâte,
et vous délaissez l’au-delà.
Ce jour-là, il y aura des visages verdoyants,
qui regarderont leur Seigneur ;
et ce jour-là, des visages rembrunis,
qui penseront bien qu’on va leur faire une chose à écraser les vertèbres.
Non, non ! Quand l’âme en arrive aux clavicules
et qu’on dit : “Qui peut exorciser ?”
et qu’il pense que voilà le départ,
et que la jambe s’enlace à la jambe,
vers ton Seigneur la poussée, en ce jour !
Mais celui-là n’a ni cru ni célébré l'Office,
au contraire, il a crié au mensonge et tourné le dos,
puis il s’en est allé vers sa famille, marchant avec orgueil.
—: “Tant pis pour toi, et tant pis !”
Encore une fois tant pis pour toi, et tant pis !
L’homme compte-t-il qu’on le laissera pour rien ?
N’était-il pas goutte de sperme, de semence semée ?
Et ensuite, de caillot de sang, tel que Dieu a créé puis arrangé
puis fait de lui le couple, le mâle et la femelle ?
Quoi ! un Tel n’est-Il pas capable de revivifier les morts ?
Quoi ! tant de temps passant est-il venu sur l’homme depuis qu’il n’était pas chose mentionnable ?
Oui, c’est Nous qui créons l’homme d’une goutte d’un mélange de sperme, pour l’éprouver. Nous l’avons donc fait entendre et voir.
Oui, c’est Nous qui le guidons dans le sentier, —qu’il soit reconnaissant ou ingrat.
Oui, Nous avons préparé pour les mécréants des chaînes et des carcans et un enfer-Saïr.
Oui, les charitables boiront d’une coupe dont le mélange sera de camphre,
d’une source que l’on fera jaillir de jaillissement ; en boiront les esclaves de Dieu.
ceux qui remplissent le vœu pieux et redoutent un Jour dont le mal plane
et nourrissent de nourriture, pour l’amour de Dieu, le pauvre et l’orphelin et le prisonnier,—
“Rien d’autre : c’est pour le visage de Dieu que nous vous nourrissons : nous ne voulons de vous ni récompense ni gratitude ;
oui, nous redoutons, de notre Seigneur, un Jour renfrogné, sourcilleux.”
Dieu, donc, les protégera du mal de ce jour-là, et les rencontrera dans le verdoiement et la joie,
et les paiera, de ce qu’ils auront enduré, en Paradis et en soieries :
ils y resteront accoudés sur les trônes, n’y voyant ni soleil ni froid mordant,
et ses ombrages seront proches d’eux, et ses cueillettes abaissées bien bas.
Et l’on fera circuler parmi eux un récipient d’argent ; et les coupes seront cristallines,
cristallines d’argent, et qu’ils chériront de chérissement.
Et là ils seront abreuvés d’une coupe dont le mélange sera de gingembre,
d’une source là-bas qui s’appelle Salsabîl.
Et parmi eux circuleront des garçons éternellement jeunes ; —quand tu les verras, tu les compteras pour perles éparses !
et quand tu verras là-bas, tu verras délice et grande royauté ;
— ils auront sur eux des vêtements verts, de satin et aussi de brocart. Et ils seront parés de bracelets d’argent. Et leur Seigneur les abreuvera d’une boisson très pure.
Ce sera pour vous comme un paiement, et votre effort sera reconnu.
Oui, c’est Nous qui avons fait que le Coran descende en descente sur toi.
Endure, donc, pour l’affaire de ton Seigneur, et n’obéis ni au pécheur, parmi eux, ni au grand mécréant.
Et rappelle-toi le nom de ton Seigneur, matin et après-midi ;
et quant à la nuit, alors, prosterne-toi devant Lui ; et de Lui chante pureté, longuement, pendant la nuit.
Oui, ces gens-ci aiment ce qui se hâte, et laissent derrière eux un Jour lourd.
C’est Nous qui les avons créés, et renforcé leur ensemble. Quand Nous voulons, cependant, Nous les remplaçons par de semblables, en remplacement.
Ceci est un rappel. Que qui veut prenne donc chemin vers son Seigneur.
Cependant, vous ne saurez vouloir qu’à moins que Dieu veuille. Dieu demeure savant, vraiment, sage,
faisant entrer qui Il veut dans Sa Miséricorde. Et quant aux prévaricateurs, Il a préparé pour eux un châtiment douloureux.
Par ceux-là qu’on envoie en rafales
de sorte qu’ils tempêtent en tempête !
Et par ceux-là qui dispersent de dispersion
de sorte qu’ils séparent de séparation
et lancent un rappel
—en guise d’excuse ou d’avertissement !
Certes oui, ce qui vous est promis est échéant.
Quand, donc, les étoiles seront effacées,
et que le ciel sera troué,
et qu’on fera voler les montagnes en poussière,
et que l’heure sera aux Messagers !...
C’est pour quel jour, leur terme ?
Pour le jour de la Décision !
Et qui te dira ce qu’est le jour de la Décision ?
Malheur, ce jour-là, à ceux qui crient au mensonge !
N’avons-Nous pas fait périr les anciens
puis fait que les successeurs les suivent ?
C’est ainsi que Nous agissons avec les criminels !
Malheur, ce jour-là, à ceux qui crient au mensonge !
Ne vous avons-Nous pas créés d’eau vile
laquelle Nous avons consignée dans un reposoir sûr,
jusqu’à une détermination connue ?
Et puis c’est Nous qui déterminons ! Et en fait de détermination, qui est meilleur que Nous !
Malheur, ce jour-là, à ceux qui crient au mensonge !
N’avons-Nous pas désigné la terre comme la ramasseuse
des vivants et des morts ?
Et ne lui avons-Nous pas assigné de hautes montagnes ? et ne vous avons-Nous pas abreuvés d’eau douce ?
Malheur, ce jour-là, à ceux qui crient au mensonge !
Allez vers cela que vous traitiez de mensonge !
allez vers une ombre à trois branches
qui n’est ni ombreuse ni ne met à l’abri de la flamme.
Oui, cela jette un château d’étincelles
comme autant de chameaux jaunes !
Malheur, ce jour-là, à ceux qui crient au mensonge !
Ce sera le jour où ils ne sauront pas parler,
et point ne leur sera donné permission de s’excuser.
Malheur, ce jour-là, à ceux qui crient au mensonge !
C’est le jour de la Décision. Nous vous avons réunis, vous et les anciens.
Donc, s’il est pour vous une ruse, alors, rusez contre Moi !
Malheur, ce jour-là, à ceux qui crient au mensonge !
Oui, les pieux seront parmi les ombrages et les sources
et les fruits qu’ils désireront
—: “Mangez et buvez agréablement, pour ce que vous œuvriez.”
Oui, c’est ainsi que Nous payons les bienfaisants.
Malheur, ce jour-là, à ceux qui crient au mensonge !
—: “Mangez et jouissez un peu, oui, vous les criminels.”
Malheur, ce jour-là, à ceux qui crient au mensonge !
Et quand on leur dit : “Inclinez-vous”, ils ne s'inclinent pas.
Malheur, ce jour-là, à ceux qui crient au mensonge !
Après cela, par quel récit croiront-ils donc ?
De quoi s’interrogent-ils mutuellement ?
De la grande nouvelle,
celle où ils divergent.
Non, non ! Ils vont savoir.
Non, non, encore une fois ! Ils vont savoir !
N’avons-Nous pas désigné la terre pour berceau
et les montagnes pour piquets de tente ?
Nous vous avons cependant créés en couples,
et désigné votre sommeil pour repos,
et désigné la nuit pour vêtement,
et assigné le jour au gagne-pain,
et construit au-dessus de vous sept renforcés,
et désigné une lampe très ardente,
et fait descendre, des nuées, eau abondante,
pour en faire sortir grains et plantes,
et jardins s’entrelaçant.
Oui, le jour de la Décision reste un rendez-vous :
Jour où l’on soufflera dans la Trompe, puis vous viendrez par troupes,
et où le ciel sera ouvert, donc il y aura des portes,
et où les montagnes seront mises en marche, donc elles seront mirage.
Oui, la Géhenne demeure comme aux aguets,
refuge pour les rebelles !
Ils y demeureront pendant des générations.
Ils n’y goûteront ni fraîcheur ni breuvage,
que d’eau bouillante et d’eau glaciale,—
paye adéquate !
Oui, ils ne s’attendaient pas à un Compte,
et traitaient de mensonges, pour traiter de mensonge, Nos signes,
alors que toute chose Nous l’avons dénombrée par écrit.
Eh bien, goûtez ! Nous ne vous ferons croître qu’en châtiment !
Oui, pour les pieux, une réussite :
jardins et vignes,
et adolescentes, toutes de même âge,
et coupes débordantes.
Ils n’y entendront ni vanité ni mensonge.
A titre de paiement, de ton Seigneur, à titre de don, de compte,
de la part du Seigneur des cieux et de la terre et de ce qui est entre les deux, le Très Miséricordieux, à qui ils ne seront pas maîtres d’adresser la parole :
le jour où l’Esprit et les anges se dresseront en rangs, nul ne saura parler, —que celui à qui le Très Miséricordieux aura accordé permission. Or Il a dit vrai !
Ce jour-là est vérité. Qui veut, donc, qu’il prenne refuge auprès de son Seigneur.
Oui, Nous vous avons avertis d’un châtiment prochain en un jour où l’homme verra ce que ses deux mains auront préparé ; et le mécréant dira : “Hélas pour moi ! Si je pouvais être poussière !”
Par celles-là qui tirent en plongeant !
Et par celles-là qui courent à la course !
Et par celles-là qui nagent à la nage.
puis qui devancent d’avance,
puis qui disposent de l’affaire !
Le jour où va trembler le Tremblant
à quoi un suivant va succéder,
ce jour-là, il y a des cœurs qui courront,
leurs regards bas.
Ils disent : “Quoi ! serons-nous ramenés, nous qui certes serons dans la fosse ?
Quoi ! quand nous serons ossements cariés ?”
—Ils disent : “Alors, ce sera un retour à perte !”
Mais, rien d'autre : Il n’y aura qu’une sommation,
et voilà qu’ils seront au réveil.
Quoi ! le récit de Moïse t’est-il parvenu ?
Quand son Seigneur l'appela, dans Towà, la vallée sanctifiée :
—“Va vers Pharaon. Vraiment, il s’est rebellé !
Puis, dis : Te convient-il de te purifier
et que je te guide vers ton Seigneur, et que tu craignes ?”
Puis, il lui fit voir le plus grand signe.
Mais l’autre cria au mensonge et désobéit.
Ensuite il tourna le derrière précipitamment.
Puis il battit le rassemblement, puis proclama
et dit : “C’est moi votre Seigneur, le Très Haut.”
Alors Dieu le saisit, de la punition de l’au-delà et de celle d’ici-bas.
Voilà bien là un sujet de réflexion, vraiment, pour celui qui craint !
Etes-vous plus durs à créer ? ou le ciel qu’Il a construit ?
Il a élevé bien haut sa voûte, puis l’a ordonné ;
et Il en a assombri la nuit et fait jaillir le jour qui monte.
Et quant à la terre, en plus de cela, Il l’a étendue :
Il a fait sortir d’elle son eau et son pâturage—
et quant aux montagnes, Il les a ancrées—
à titre d’usufruit, pour vous et vos bestiaux.
Puis, quand viendra la grande cataracte,
le jour où l’homme se rappellera à quoi il s’est efforcé,
et où on fera surgir le Jahîm pour celui qui pourra voir !...
Puis, pour celui qui se sera rebellé
et aura préféré la vie présente,
alors, le Jahîm ! Ce sera le refuge…
Et pour celui qui aura redouté d’avoir à se tenir debout devant son Seigneur, et gardé son âme de la passion,
alors oui, le Paradis ! ce sera le refuge.
Ils t’interrogent au sujet de l’Heure : “Quand va-t-elle jeter l’ancre ?”
—Est-ce à toi de le rappeler ?
Son arrêt, il est par devers ton Seigneur.
Tu n’es rien d’autre qu’avertisseur pour celui qui la redoute.
Le jour où ils la verront, ils seront comme n’ayant demeuré qu’un soir ou son matin.
Il s’est renfrogné et a tourné le dos
parce que l’Aveugle est venu à lui.
Qui te dira ? Peut-être se purifiera-t-il
ou se rappellera-t-il, de sorte que le Rappel lui profite !
Quant à celui qui cherche à se mettre à l’abri,
alors tu t’en occupes !
or, que t’importe qu’il ne se purifie pas ?
Et quand à celui qui vient à toi et qui s’empresse
tout en redoutant,
alors tu te distrais de lui !
Non, non ! Vraiment, ceci est un Rappel,—
quiconque veut, donc, qu’il se le rappelle,—
en des feuilles honorées
élevées, purifiées,
entre les mains de scribes
nobles, charitables !
A mort l’homme ! Quel ingrat !
De quoi Dieu l’a-t-Il créé ?
D’une goutte de sperme Il le crée, puis Il le détermine ;
puis le sentier Il lui rend facile ;
puis Il lui donne la mort et le met au tombeau ;
puis Il le ressuscitera quand Il voudra !
Non, non ! celui-là n’accomplit pas ce qu’Il lui commande.
Que l’homme regarde donc sa nourriture :
c’est Nous qui versons l’eau à verse,
puis Nous fendons de fente la terre,
et y faisons pousser grains
et vignobles et légumes
et oliviers et dattiers
et jardins touffus
et fruits et verdure,
en usufruit pour vous et vos bestiaux
Puis, quand viendra le Fracas,
le jour où le frère s’enfuira de son frère
et de sa mère et de son père
et de sa compagne et de ses enfants,
—car à chacun d’eux ce jour-là il y aura une situation qui lui suffira.—
ce jour-là, il y aura des visages brillants,
riants et réjouis.
De même qu’il y aura, ce jour-là, des visages pleins de terre,
couverts de poussière.
Voilà les mécréants, les libertins !
Quand le soleil sera décroché
et que les étoiles seront obscurcies
et les montagnes, mises en marche
et les chamelles à terme, négligées
et les fauves, rassemblés
et les mers, surchauffées
et les âmes, accouplées
et qu'on demandera, au sujet de la fillette enterrée vive :
“Pour quel péché a-t-elle été tuée ?”
et quand les feuilles seront déployées
et le ciel, écorché
et l'enfer-Jahîm, attisé
et le Paradis, approché,
l'âme saura ce qu'elle a présenté.
Mais non ! J'en jure par les planètes
qui glissent, et passent !
par la nuit quand elle survient !
et par l’aube quand elle prend souffle !
Oui, ceci est la parole, certes, d'un messager noble,
doué de force, en situation auprès du Maître du Trône,
obéi, là-haut, sûr.
Et votre camarade n’est pas fou ;
il l'a vu très certainement, au clair horizon ;
et il n’est pas avare de l'Invisible.
Et ceci n’est point la parole d’un diable banni !
Eh bien, où allez-vous ?
Ceci n’est rien qu’un Rappel, pour les mondes,
pour celui d’entre vous qui veut se tenir droit.
Vous ne pouvez pas vouloir, cependant, à moins que Dieu veuille, le Seigneur des mondes !
Quand le ciel se brisera
et que les astres se disperseront
et que les mers seront déversées
et que les tombeaux seront bouleversés,
l’âme saura ce qu’elle a mis devant et mis derrière elle !
Ho, l’homme ! qu’est-ce qui te trompe au sujet de ton Seigneur, le Noble,
Celui-là même qui t’a créé, puis arrangé, puis équilibré ?
Dans telle forme qu’Il a voulu Il t’a composé !
Non, non ! Vous traitez de mensonge, plutôt, la Rétribution
alors qu’il y a sur vous des gardiens, certes,
de nobles scribes,
qui savent ce que vous faites.
Oui, les charitables seront certes dans un Paradis de Délice,
oui, et les libertins seront certes dans un enfer-Jahîm
où ils tomberont, le jour de la Rétribution,
incapables de s’en absenter.
Et qui te dira ce qu’est le jour de la Rétribution ?
Encore une fois, qui te dira ce qu’est le jour de la Rétribution ?
Le jour où personne ne sera maître de quoi que ce soit pour personne. Et à Dieu, ce jour-là, le commandement !
Malheur aux fraudeurs
qui, lorsqu’ils reçoivent, exigent que les gens fassent mesure pleine,
et lorsqu’eux-mêmes leur mesurent ou pèsent, trichent !
Ne pensent-ils pas qu’ils sont pour être ressuscités, vraiment,
en un Jour énorme,
jour où les gens se mettront debout devant le Seigneur des mondes ?
Non, Non ! Pour les libertins, la prescription est qu’ils seront certes dans l’enfer-Prison—
et qui te dira ce qu’est l’enfer-Prison ?—
prescription écrite !
Malheur, ce jour-là, à ceux qui crient au mensonge,
qui traitent de mensonge le jour de la Rétribution !
Or, ne le traite de mensonge que tout transgresseur pécheur :
quand Nos versets sont récités devant lui, il dit : “Des contes d’anciens !”
Non, non ! Ce qu’ils s’acquièrent, plutôt, rouille leurs cœurs.
Non, non ! Ce jour-là, ils seront, certes oui, séparés de leur Seigneur par un rideau ;
ensuite ils tomberont, certes oui, dans l’enfer-Jahîm ;
ensuite on dira : “Voilà ce que vous traitiez de mensonge !”
Non, non ! Pour les charitables, la prescription est qu’ils seront, certes oui, dans le Haut-Paradis—
et qui te dira ce qu’est le Haut-Paradis ?—
prescription écrite !
Les rapprochés en témoignent !
Oui, les charitables seront dans un Délice, certes,
sur les trônes, à regarder.
Tu reconnaîtras dans leurs visages, le verdoiement du délice.
Il leur sera donné de boire d’un vin pur, cacheté,
au cachet de musc ; —et c’est là que doivent entrer en concurrence les concurrents !—
et dont le mélange sera de Tasnîm,
source dont les rapprochés boiront.
Oui les criminels riaient de ceux qui croyaient,
et, passant près d’eux, ils se faisaient des œillades,
et, retournant dans leurs familles, ils retournaient en plaisantant,
et les voyant, ils disaient : “C’est eux les égarés, certes oui !”
Or ils n’ont pas été envoyés gardiens sur eux !
Aujourd’hui, donc, ce sont ceux qui croyaient qui rient des mécréants,
sur les trônes, à regarder
si les mécréants sont récompensés selon ce qu’ils faisaient.
Quand le ciel se déchirera
 et écoutera son Seigneur, —et c’est ce qui lui convient,—
et que la terre sera étendue
et qu'elle rejettera ce qui est en elle et se videra
et qu’elle écoutera son Seigneur, —et c’est ce qui lui convient,—
ô homme, oui, tu courras de course vers ton Seigneur, puis Le rencontreras.
Puis, quant à celui à qui on apportera son rôle en sa main droite,
alors, on lui demandera bientôt compte d’un compte facile,
et il retournera chez lui, réjoui.
Et quant à celui à qui on apportera son rôle de derrière son dos,
alors il invoquera bientôt la destruction,
et il tombera dans un enfer-Saïr !
Oui, il se réjouissait dans sa famille,
oui, il pensait que jamais il ne ferait retour.
Mais si ! Son Seigneur, vraiment, l observait.
Mais non ! J’en jure par le crépuscule
et par la nuit ainsi que par ce qu’elle ramasse
et par la lune quand elle devient pleine !
très certainement, vous monterez couche après couche !
Eh bien, qu’ont-ils à ne pas croire ?
et, quand le Coran est récité devant eux, à ne pas se prosterner ?
Ceux qui mécroient, plutôt, crient au mensonge.
Or, Dieu sait bien ce qu’ils thésaurisent.
Annonce-leur donc un châtiment douloureux.
Sauf à ceux qui croient, et font œuvres bonnes : à eux appartient un salaire jamais interrompu.
Par le ciel aux constellations !
et par le Jour promis !
et par le témoin et ce dont on témoigne !
A mort les gens de l'Ukhdûd,
du feu plein de combustible !
tandis qu’ils s’y trouvaient assis.
témoins de ce qu’ils faisaient aux croyants
à qui ils ne reprochaient que d’avoir cru en Dieu, le puissant, le Digne de louange,
Celui-là même à qui appartient la royauté des cieux et de la terre. Alors que Dieu est témoin de tout !
Oui, ceux qui tentent les croyants et les croyantes puis ne se repentent pas, à eux alors le châtiment de la Géhenne, et à eux le châtiment de l’enfer-Harîc.
Oui, ceux qui croient, et font œuvres bonnes, à eux les Jardins sous quoi coulent les ruisseaux. Voilà le grand succès !
Oui, la saisie de ton Seigneur est dure.
Oui, c’est Lui qui commence et qui répète.
Oui, c’est Lui le pardonneur, l’aimant.
le maître du Trône, le glorieux,
grand faiseur de tout ce qu’IL veut.
Est-ce que t’est parvenu le récit sur les armées,
sur Pharaon, et les Thamoud ?
Ceux qui mécroient, plutôt, persistent à crier au mensonge,
alors que Dieu est, de derrière eux, cerneur.
Ceci est, au contraire, une glorieuse Lecture,
sur une tablette protégée !
Par le ciel et par l’arrivant du soir !—
Et qui te dira ce qu’est l’arrivant du soir ?
C’est l’astre flamboyant !—
—Il n’est âme qui n’ait sur elle un gardien !
Que l’homme regarde donc de quoi il a été créé !
Il a été créé d’une giclée d’eau
sortie d’entre lombes et côtes.
Oui, Dieu est certes capable de le ramener.
Le jour où les secrets seront mis à l’épreuve,
il n’y aura alors pour lui ni force ni secoureur.
—Par le ciel au retour !
et par la terre à la fente !
Oui, ceci est une parole décisive,
et non point une frivolité !
Oui, ils rusent une ruse,
et Je ruse une ruse.
Accorde donc un délai aux mécréants : accorde-leur un peu de délai.
Chante pureté du nom de ton Seigneur le Très-Haut,
Celui qui crée, puis Il met bon ordre,
et qui détermine, puis Il guide,
et qui fait sortir le pâturage,
ensuite, Il en fait un foin sombre.
Bientôt, Nous te ferons lire, de sorte que tu n'oublieras
que ce que Dieu veut. Oui, Il connaît ce qui est ouvert, ainsi que ce qui se cache.
Et Nous te faciliterons la grande facilité.
Rappelle, donc, si le Rappel doit profiter.
Bientôt se rappellera quiconque craint,
cependant que s’en écartera le grand malheureux
qui tombera dans le plus grand Feu,
puis il n’y mourra ni ne vivra.
Réussit, certes, celui qui se purifie
et se rappelle le nom de Dieu puis célèbre l’Office.
Vous préférez la vie présente, plutôt,
alors que l’au-delà est meilleur et plus durable.
Oui, ceci est certes dans les Feuilles anciennes,
les Feuilles d’Abraham et de Moïse.
Est-ce que t’est parvenu le récit sur l’Enveloppant ?
Ce jour-là il y aura des visages qui s’abaissent,
travaillent, peinent,
tombent dans un Feu ardent,
sont abreuvés d’une source bouillante ;
il n’y aura pour eux de nourriture, que de bugrane
qui n’engraisse ni ne met à l’abri de la faim.
Ce jour-là il y aura des visages qui se délectent,
contents de leurs efforts,
dans un haut Paradis
où ils n’entendent vanité aucune.
Là, une source coulante.
Là, trônes élevés
et coupes posées
et coussins rangés
et tapis étalés.
—Ne regardent-ils donc pas les chameaux comme ils ont été créés,
et le ciel comme il est élevé
et les montagnes comme elles sont dressées
et la terre comme elle est nivelée ?
Eh bien, rappelle ! Tu es un rappeleur, rien d’autre ;
tu n’es pas un intendant sur eux.
Sauf que quiconque tourne le dos et mécroit,
alors Dieu le châtiera du plus grand châtiment.
Oui, vers Nous est leur retour.
Ensuite, à Nous de leur demander compte.
Par l’Aube !
Et par les dix nuits !
Et par le pair et l’impair !
Et par la nuit quand elle marche !—
Voilà-t-il pas un serment, pour un doué de prudence ?—
N’as-tu pas vu comment ton Seigneur a agi avec les Aad ?
avec Iram, la ville à la colonne
dont la pareille jamais ne fut construite, parmi les villes ?
et avec les Thamoud, qui taillaient le rocher dans la Vallée ?
ainsi qu’avec Pharaon, l'homme aux pals ?
gens qui s'étaient rebellés, à travers pays,
puis y avaient commis beaucoup de désordre.
Donc, ton Seigneur fit pleuvoir sur eux le fouet du châtiment.
Certes oui, ton Seigneur demeure aux aguets.
Puis, quant à l'homme, lorsque son Seigneur l'éprouve en l'ennoblissant et en le comblant de bienfait, il dit alors : “Mon Seigneur m'a ennobli.”
Mais par contre, quand Il l’éprouve en lui mesurant sa portion, il dit alors : “Mon Seigneur m’a avili.”
Non, non ! C’est vous, plutôt, qui n’êtes pas nobles envers les orphelins ;
qui ne vous incitez pas l’un l’autre à nourrir le pauvre,
qui dévorez l’héritage avec une avidité vorace,
et aimez les richesses d’un amour débordant !
Non, non ! Quand la terre sera pulvérisée, en poudre, poudre ;
et que ton Seigneur viendra, ainsi que les anges, rang par rang,
et que ce jour-là, on amènera la Géhenne, ce jour-là l’homme se rappellera. Mais à quoi bon le rappel, alors ?
Il dira : “Hélas pour moi ! Si j’avais préparé pour ma vie !”
Ce jour-là, donc, nul ne saura châtier comme Lui châtie !
et nul ne saura garrotter comme Lui garrotte,
—“O âme tranquillisée,
retourne vers ton Seigneur, agréante, agréée ;
entre donc parmi Mes Esclaves,
et entre dans Mon Paradis !”
Non ! J’en jure par cette Cité !
—or c’est comme citoyen que tu es dans cette cité—
Et par l’engendreur et ce qu’il engendre !
Très certainement, Nous avons créé l’homme en lutte.
Compte-t-il que nul ne sera capable contre lui ?
Il dit : “J’ai gaspillé beaucoup de biens !”
Compte-t-il que nul ne l’a vu ?
Ne lui avons-Nous pas assigné deux yeux
et une langue et deux lèvres ?
Et Nous l’avons guidé aux deux voies.
Ne s’engagera-t-il pas dans la Montée ?
Et que sais-tu de ce qu’est la Montée ?
Affranchir un joug,
ou nourrir, en un jour de famine,
un orphelin de la parenté
ou un pauvre plein de poussière,
ensuite, être de ceux qui croient et s’enjoignent l’un à l’autre l’endurance et s’enjoignent l’un à l’autre la miséricorde.
Ceux-là sont gens de la droite ;
alors que ceux qui mécroient à Nos signes sont gens de la gauche, —
à eux le Feu fermé !
Par le soleil et son jour qui monte !
Et par la lune quand elle le suit !
Et par le jour quand il l’éclaire !
Et par la nuit quand elle l’enveloppe !
Et par le ciel et comme Il l’a construit !
Et par la terre et comme Il l’a étendue !
Et par l’âme et comme Il l’a ordonnée
en sorte qu’Il lui a inspiré son libertinage de même que sa piété !
A réussi, certes, celui qui la purifie.
Et est perdu, certes, celui qui la corrompt !
Les Thamoud, par leur rébellion, criaient au mensonge,
quand se leva le plus misérable d’entre eux.
Le messager de Dieu leur avait dit : “La chamelle de Dieu ! à son tour de boire !”
Puis ils le traitèrent de menteur. Et à elle, ils coupèrent les jarrets. Leur Seigneur en colère les détruisit donc, pour leur péché. Et Il les mit à plat.
De quoi il ne craint pas la suite !
Par la nuit quand elle enveloppe !
Et par le jour quand il éclaire !
Et par ce qu’Il a créé mâle et femelle !
Certes oui, vos efforts sont divergents.
Puis, quant à celui qui fait largesses et se comporte en piété
et confirme la plus belle des choses,
alors, Nous lui faciliterons la plus grande facilité.
Et quant à celui qui est avare et cherche à se mettre à l’abri,
et traite de mensonge la plus belle des choses,
alors, Nous lui faciliterons la plus grande difficulté.
Une fois perdu, cependant, ses richesses ne l’en mettront pas à l’abri !
Certes oui, à Nous de guider !
Certes oui, et à Nous l’au-delà et le présent !
Je vous ai donc avertis d’un Feu qui flambe
où ne tombera que le très malheureux,
celui-là même qui crie au mensonge et tourne le dos ;
alors qu’en sera écarté le pieux,
celui-là même qui donne ses biens pour se purifier
sans que personne lui ait fait un bien dont ce soit la récompense,
mais pour la seule recherche du visage de son Seigneur le Très Haut.
Et certes Il va bientôt agréer !
Par le jour montant !
Et par la nuit quand elle couvre !
Ton Seigneur ne t’a pas abandonné, et Il n’a pas non plus détesté.
Et certes l’au-delà est meilleur, pour toi, que le présent.
Et certes ton Seigneur va t’accorder, puis tu seras content.
Quoi ! Ne t’a-t-Il pas trouvé orphelin ? Puis Il a donné asile !
Et ne t’a-t-Il pas trouvé égaré ? Puis Il a guidé !
Et ne t’a-t-Il pas trouvé à charge ? puis Il a mis à l’abri !
Quant à l’orphelin, donc, n’opprime pas.
Et quant au mendiant, ne repousse pas.
Et quant au bienfait de ton Seigneur, raconte.
N’avons-Nous pas ouvert pour toi ta poitrine ?
et mis à bas de toi ton fardeau
qui écrasait ton dos ?
et élevé haut pour toi ta renommée ?
Oui, car à côté de la difficulté est une facilité
Oui, à côté de la difficulté est une facilité !
Quand tu es libre, donc, lève-toi,
et aspire à ton Seigneur.
Par le figuier et par l’olivier !
Et par le Mont Sînîn !
Et par cette Cité sûre !
Très certainement, Nous avons créé l’homme en la plus belle stature.
Ensuite, Nous l’avons renvoyé au plus bas des bas,—
sauf ceux qui croient, et font œuvres bonnes : car à eux, un salaire jamais interrompu.
Après cela, qu’est-ce qui te fait traiter de mensonge la Rétribution ?
Dieu n’est-Il pas le plus grand juge des juges ?
Lis, par le nom de ton Seigneur qui a créé,
qui a créé l’homme d’un caillot de sang.
Lis ! Car ton Seigneur, le Très Noble,
c’est Lui qui a enseigné par la plume.
Il a enseigné à l’homme ce qu’il ne savait pas
Non, non ! Vraiment, l’homme se rebelle
dès qu’il se voit à l’abri.
Oui, vers ton Seigneur est le retour.
As-tu vu celui qui interdit
à l’Esclave quand il célèbre l’Office ?
Vois-tu qu’il soit sur la guidée,
ou qu’il commande la piété ?
Vois-tu ?... Même s’il crie au mensonge et tourne le dos ?
Ne sait-il pas que vraiment Dieu voit ?
Non, non ! s’il ne cesse pas, certes, Nous saisirons au front,
front menteur, fautif !
Qu’il appelle donc son assemblée !
Nous allons appeler la Garde.
Non, non ! Ne lui obéis pas ; mais prosterne-toi et rapproche-toi.
Oui, Nous avons fait descendre ceci la nuit de la Détermination,
Et qui te dira ce qu’est la nuit de la Détermination ?
La nuit de la Détermination est meilleure que mille mois !
Durant celle-ci descendent les anges ainsi que l’Esprit, par permission de leur Seigneur. Avec chaque commandement,
une paix. —Cela, jusqu’à l’apparition de l’aube.
Ceux des gens du Livre qui mécroient, ainsi que les faiseurs de dieux, ne cesseront pas, jusqu’à ce que leur vienne la Preuve.
Un messager, de la part de Dieu, récite des feuilles purifiées
où sont des prescriptions droites.
Et ceux à qui le Livre a été donné ne se sont divisés qu’après que la Preuve leur fut venue.
Il ne leur a été commandé, cependant, que d’adorer Dieu, en purifiant pour Lui la religion, en sincères, et d’établir l’Office et d’acquitter l’impôt. Et voilà la religion de droiture !
Oui, ceux des gens du Livre qui mécroient, ainsi que les faiseurs de dieux : au feu de la Géhenne ! pour y demeurer éternellement. De toute la création ce sont eux les pires !
Oui, quant à ceux qui croient, et font œuvres bonnes, ce sont eux les meilleurs de toute la création !
Leur récompense, auprès de Dieu, ce sont les jardins d’Eden, sous quoi coulent les ruisseaux, pour y demeurer éternellement toujours. Dieu les agrée et ils L’agréent. Voilà pour quiconque craint son Seigneur !
Quand la terre sera secouée de sa secousse,
et que la terre sortira ses charges,
et que l’homme dira : “Qu’a-t-elle ?”
ce jour-là, elle contera ses récits.
parce que ton Seigneur lui aura révélé.
Ce jour-là, les gens sortiront séparément pour que leur soient montrées leurs œuvres.
Donc, quiconque fait un bien du poids d’un atome, le verra,
et quiconque fait un mal du poids d’un atome, le verra.
Par les juments coureuses qui halètent,
puis qui font jaillir des étincelles comme d’un briquet
puis qui attaquent, au matin,
puis qui font ainsi voler la poussière,
puis qui en enveloppent un groupe.
Certes oui, l’homme est ingrat envers son Seigneur ;
certes oui, et pourtant il est de cela témoin ;
certes oui, et il est fort en l’amour des richesses !
Ne sait-il donc pas que lorsque sera bouleversé ce qui est dans les tombes
et que sera acquis ce qui est dans les poitrines,
ce jour-là, certes oui, leur Seigneur sera bien informé d’eux ?
Le Coup !
Qu’est-ce que le Coup ?
Et qui te dira ce qu’est le Coup ?
Le jour où les gens seront comme papillons éparpillés
et les montagnes comme laine cardée,
alors, quant à celui dont les balances seront lourdes,
alors il sera dans une vie agréable ;
et quant à celui dont les balances seront légères,
alors sa destination est une fosse.
Et que sais-tu de ce qu’elle est ?
Un feu ardent !
La surenchère vous distrait,
jusqu’à ce que vous visitiez la tombe.
Non, non ! Vous saurez bientôt !
Non, non, encore une fois ! Vous saurez bientôt !
Non, non !... Si vous saviez avec la science de la certitude !...
Très certainement vous verrez l’enfer-Jahîm.
Puis vous le verrez avec l’œil de la certitude.
Puis très certainement vous serez interrogés, ce jour-là, sur le délice.
Par le Temps !
Certes oui, l’homme est en perdition !
Sauf ceux qui croient, et font œuvres bonnes, et s’enjoignent entre eux le droit, et s’enjoignent entre eux la patiente endurance
Malheur à tout séducteur blâmeur,
qui amasse une fortune et la dénombre,
comptant que sa fortune l’immortalisera !
Non, non ! Très certainement il sera certes jeté dans la Hotamah.
Et qui te dira ce qu’est la Hotamah ?
Le feu de Dieu allumé,
qui monte jusqu’aux cœurs !
Oui, il sera fermé en voûte sur eux,
en colonnes étendues !
N’as-tu pas vu comment ton Seigneur a agi envers les gens de l’Éléphant ?
N’a-t-Il pas assigné à égarement leur ruse ?
et envoyé contre eux des oiseaux en volées
qui leur lançaient des pavés de glaise ?
Puis Il a fait d’eux comme de la balle au grain mangé.
A cause du pacte des Coraïch,
de leur pacte, le voyage d’hiver et d’été !
Qu’ils adorent donc le Seigneur de cette Maison.
qui les a nourris contre la faim, et rassurés de la crainte !
Vois-tu qui traite de mensonge la Rétribution ?
Or, c’est celui qui repousse l’orphelin
et qui n’incite point à nourrir le pauvre.
Malheur, donc, aux célébrateurs d’Office
qui sont négligents dans leur Office,
ceux-là qui font ostentation,
et jettent l’interdit sur la chose d’utilité courante.
Oui, Nous t’avons accordé la profusion.
Pour ton Seigneur, donc, célèbre l’Office ; et immole.
Oui, celui qui te hait, le voilà, le sans-traces !
Dis : “O mécréants !
Je n’adore pas ce que vous adorez.
Et vous n’êtes pas adorateurs de ce que j’adore.
Et je n’en suis pas à adorer ce que vous avez adoré.
Et vous n’en êtes pas à adorer ce que j’adore.
A vous votre religion et à moi ma religion !”
Lorsque vient le secours de Dieu, ainsi que la victoire,
et que tu vois les gens entrer par légions dans la religion de Dieu,
alors par la louange, chante pureté de ton Seigneur, et implore-Lui pardon. Oui, Il demeure grand accueillant au repentir.
Périssent les deux mains d’Abou-Lahab, et que lui-même périsse.
Sa fortune ne le met pas du tout à l’abri, ni ce qu’il s’acquiert.
Il sera bientôt jeté dans un Feu plein de flammes,
de même sa femme, porteuse de bois.
A son cou, une corde de fibres.
Dis : “Lui, Dieu, est unique,
Dieu, l’Absolu.
Il n’a jamais engendré, n’a pas été engendré non plus.
Et nul n’est égal à Lui.”
Dis : “Je cherche protection auprès du Seigneur de la fente,
contre le mal de ce qu’Il a créé,
et contre le mal de l’obscurité quand elle s’étend,
et contre le mal de celles qui soufflent sur les nœuds,
et contre le mal de l’envieux quand il envie.”
Dis : “Je cherche protection auprès du Seigneur des hommes.
Souverain des hommes
Dieu des hommes,
contre le mal du mauvais conseilleur, le furtif,
celui-là qui souffle le conseil dans les poitrines des hommes,
qu’il soit des djinns, ou des humains.
