﻿De par le nom de Dieu, tout-miséricordieux, tout-compatissant.
Louange à Dieu, maître des mondes,
tout-miséricordieux, tout-compatissant,
maître du jour de la rétribution.
C’est toi que nous adorons ! C’est de toi que nous implorons le secours !
Dirige-nous dans la bonne voie ;
la voie de ceux que tu as favorisés de tes bienfaits, non de ceux qui ont démérité de ta grâce et des égarés.
A. L. M...
Ce Livre, sur lequel il n’y a point de doute, est une bonne direction pour ceux qui craignent [Dieu],
ajoutent foi à l’irrévélé, s’acquittent de la prière, effectuent [au profit des nécessiteux] des prélèvements sur ce dont nous les avons enrichis ;
[pour] ceux qui tiennent pour vraies la révélation qui t’a été transmise d’en haut ainsi que les révélations faites avant toi, et sont convaincus de la vie future.
Ceux-là sont par [la grâce de] leur Seigneur dans une bonne direction. Ceux-là connaîtront le succès.
Quant aux incrédules, il leur est égal que tu les avertisses ou non ; ils ne croiront pas !
Dieu a scellé leur cœur et leur ouïe ; leurs yeux sont voilés d'un bandeau. Un immense châtiment leur est réservé.
Il est des hommes qui disent : « Nous croyons en Dieu et au Jour dernier », alors qu'ils ne sont pas croyants.
Ils cherchent à tromper Dieu et ceux qui croient. Mais ils se leurrent en réalité, sans se rendre compte.
Leur cœur recèle une maladie ; Dieu en a augmenté la gravité. Un cruel tourment leur est réservé, comme prix de leurs dénégations.
Lorsqu'on leur dit : « Ne répandez pas l’immoralité sur terre », ils rétorquent : « Bien au contraire, nous sommes des réformateurs. »
Or ça, ne sont-ils pas en vérité eux-mêmes des [êtres] malfaisants sans en avoir conscience ?
Lorsqu'on leur dit : « Croyez comme les autres croient ! », ils rétorquent : « Croirons-nous à l’instar des insensés ? » Hélas ! ce sont eux les insensés, mais ils ne s’en rendent pas compte.
Rencontrent-ils ceux qui ont la foi, ils [leur] disent : « Nous croyons. » Mais dès qu’ils se retrouvent avec leurs démons, ils [leur] déclarent : « Nous sommes assurément avec vous ; nous nous moquons [de ces gens], rien de plus. »
Dieu se moquera d'eux : il les laissera persister dans leur aberration !
Voilà ceux qui ont troqué la vérité contre l’erreur ! Leur commerce n’est point profitable et ils ne sont pas dans la bonne direction.
Ils ressemblent à ceux qui allument un feu. Dès que celui-ci jette sa clarté sur ce qui les entoure, Dieu les prive de la lumière, les abandonne dans les ténèbres, et l’incapacité de voir.
Sourds, muets, aveugles, ils ne sauraient revenir sur leurs pas.
[On peut les comparer à des gens qui], lorsque, dans la nuit, du fond du ciel [éclate] une nuée orageuse, chargée de ténèbres, de tonnerre et d’éclairs, se bouchent les oreilles de leurs doigts contre la foudre, par crainte de la mort. Mais Dieu cerne les mécréants [de sa puissance].
Peu s’en faut que l’éclair ne leur crève les yeux. Chaque fois qu’il leur apparait, ils marchent sous sa clarté ; dès qu’il disparait, ils s’arrêtent. Si Dieu le voulait, il les priverait de l’ouïe et de la vue, car, en vérité, Dieu est absolument omnipotent.
Hommes ! adorez votre Maître qui vous a créés, vous et ceux qui furent avant vous ! Ainsi vous le craindrez.
C’est lui qui a fait pour vous de la terre un lit et du ciel un édifice ; qui fait descendre du ciel une eau grâce à laquelle surgissent des fruits à votre intention. Ne donnez pas d’associés à Dieu, sachant [qu’il est [Unique].
Si vous doutez de ce que nous avons fait descendre sur notre serviteur, apportez donc une sourate qui soit semblable [à l’une de celles que le Coran renferme] et citez vos témoins, en dehors de Dieu, si vous êtes sincères.
Si vous n’y parvenez pas — et jamais vous n’y parviendrez —, redoutez alors un feu, qui aura pour combustible les hommes et les pierres, réservé aux mécréants.
Annonce à ceux qui croient et accomplissent des œuvres pies qu’ils auront des jardins sous [les arbres desquels] couleront des ruisseaux. Chaque fois qu’ils en recevront quelques fruits, ils s’écrieront : « Voilà qui [ressemble] à ce dont nous étions gratifiés ! » Ces fruits auront l’apparence, en effet, des fruits terrestres. Là, ils auront des épouses purifiées et ils y demeureront éternellement.
En vérité, Dieu n’éprouve aucune gêne à se servir allégoriquement d’un quelconque moustique ou de tout être au-dessus. Les croyants savent que c’est la vérité qui [leur vient] de Dieu. Quant aux incrédules, ils s’interrogeront : « Qu’est-ce que Dieu a voulu [enseigner] par une telle parabole ? » Dieu, en cela, égare beaucoup de gens et dirige vers le salut beaucoup d’autres et en vérité il n’égare que les pervers
qui violent l’engagement qu’ils ont pris envers Dieu, après l’avoir conclu, rompent ce que Dieu ordonne de lier et répandent le désordre sur terre. Ce sont ceux-là, en vérité, les perdants.
Comment pouvez-vous renier Dieu ? Vous étiez dans le néant, il vous a donné la vie. Il vous fera mourir, puis vous ressuscitera et c’est à lui que vous serez ramenés.
C’est lui qui a créé pour vous tout ce qui est sur la terre, puis, se tournant vers le ciel, il en fit sept régions. Il est omniscient.
[Rappelle aux hommes] lorsque Dieu dit aux anges : « Je vais instituer un vicaire sur terre. » Et ceux-ci de répartir : « Y placeras-tu quelqu’un qui y sèmera le désordre et y versera le sang, alors que par nos louanges, nous publions ta gloire et magnifions [par nos prières] ta sainteté ? — En vérité [rappela Dieu], je sais ce que vous ne savez pas. »
Il enseigna à Adam tous les noms et présenta aux anges [tout ce] qu’ils désignent, en leur demandant : « Dites-moi donc les noms des êtres et des choses que voici, si vous êtes véridiques.
— Gloire à toi, proclamèrent les anges, nous n’avons aucun savoir en dehors de ce que tu nous as toi-même enseigné, car, en vérité, tu es le Savant, le Sage par excellence !
— Adam, dit-il, fais-leur connaître leurs noms ! » Quand celui-ci les en eut instruits, Dieu leur demanda : « Ne vous avais-je pas dit que je connais le mystère du ciel et de la terre, de même que je n’ignore rien de ce que vous divulguez et de ce que vous cachez ? »
[Rappelle également aux hommes] lorsque nous ordonnâmes aux anges de se prosterner devant Adam, que tous obéirent à l’exception d’Iblîs qui refusa, s’estimant supérieur [à l’homme] et qui fut, en conséquence, du nombre des infidèles.
Nous dîmes : « Adam, séjourne dans le paradis, en compagnie de ton épouse. Mangez [de ses fruits] en toute quiétude, partout où vous le désirez. Mais n’approchez pas de cet arbre : vous seriez du nombre des injustes. »
Iblîs les séduisit pour les en éloigner et les fit sortir du lieu où ils séjournaient. « Descendez tous du paradis, leur ordonnâmes-nous ; vous serez [vous et vos descendants] les uns ennemis des autres. Vous aurez sur terre un refuge temporaire et un usufruit pour un laps de temps. »
Adam apprit cependant de son Seigneur les paroles exprimant le repentir. Dieu se montra indulgent à son égard. Il est, en vérité, tout-clément, tout-miséricordieux.
« Descendez tous du paradis ! leur dîmes-nous ; vous recevrez, certes, de moi, une bonne direction ! ceux qui la suivront [n'éprouveront] ni peur ni affliction.
« [Par contre] ceux qui n’auront pas cru et auront traité nos signes de mensonges, ceux-là seront livrés au feu pour l’éternité. »
Enfants d’Israël, souvenez-vous des bienfaits dont je vous ai comblés. Soyez fidèles à votre engagement envers moi pour que je tienne les promesses que je vous ai faites. A mon égard, soyez pleins d'appréhension.
Croyez à ce que j'ai révélé à [Muḥammad] pour confirmer le message que vous avez déjà reçu. Ne soyez point les premiers à le récuser. Ne vendez point mes signes à un vil prix. A mon égard, soyez craintifs.
N'affublez pas de faux la vérité. Ne cachez point la vérité alors que vous savez.
Accomplissez la prière [prescrite], faites l'aumône et [devant moi] courbez-vous avec ceux qui se courbent.
Ordonnerez-vous aux gens [de pratiquer] la charité en oubliant [de la faire] vous-mêmes ? Pourtant vous récitez l’Écriture. Ne raisonnerez-vous donc pas ?
Cherchez du secours dans la patience et la prière. La prière est, certes, une charge considérable [pour les hommes] à l’exception des humbles
qui ont la conviction de rencontrer leur Seigneur et de retourner à lui.
Enfants d’Israël ! Rappelez-vous que je vous ai comblés de mes faveurs et que je vous ai donné la préséance sur tous les peuples.
Craignez le jour où aucune âme ne paiera pour une autre, où aucune intercession ne sera acceptée d’elle, où aucune rançon [offerte] par elle ne sera prise [en considération], et [au cours duquel les impies] ne trouveront nul secours [pour échapper au châtiment mérité].
[Souvenez-vous] aussi du jour où nous vous sauvâmes des gens de Pharaon qui vous infligeaient les pires cruautés : ils égorgeaient vos fils et conservaient vos femmes en vie. En cette délivrance, il y avait, de la part de votre Seigneur, une immense faveur.
[Souvenez-vous] du jour où, pour vous [donner passage], nous séparâmes la mer. Nous vous sauvâmes ainsi et engloutîmes les gens de Pharaon sous vos yeux.
[Souvenez-vous] quand nous donnâmes rendez-vous à Moïse durant quarante nuits et que vous prîtes, en son absence, le Veau [d’or comme idole], montrant ainsi votre ingratitude.
[Souvenez-vous] que nous vous pardonnâmes [cette transgression] pour que vous soyez reconnaissants.
[Souvenez-vous] lorsque nous donnâmes à Moïse le Livre et le discernement pour que vous suiviez la bonne direction.
[Souvenez-vous] lorsque Moïse dit : « O mon peuple ! Vous avez commis une injustice contre vous-mêmes en rendant un culte au Veau ! Repentez-vous donc à votre Créateur ! Tuez-vous ! Cela vaudrait mieux pour vous, auprès de votre Créateur !... » Dieu agréa votre repentir ; il est si clément, si compatissant, en vérité.
[Souvenez-vous] quand vous dîtes à Moïse : « Nous ne croirons jamais, tant que nous n’aurons pas vu Dieu de nos propres yeux ! » Le feu [du ciel] s’abattit sur vous, d’une manière manifeste.
Après votre mort, nous vous rappelâmes à la vie pour que vous fussiez reconnaissants.
Nous couvrîmes le ciel d’un léger nuage pour que vous soyez à l’ombre et fîmes descendre à votre intention la manne et les cailles [en vous disant] : « Mangez de cette délicieuse nourriture que nous vous avons accordée ! » Leur iniquité ne pouvait [, en effet,] nous avoir touché. C’était à eux-mêmes qu’ils avaient fait du tort !
[Souvenez-vous] quand nous dîmes : « Entrez dans cette cité et mangez [de ses produits] partout, à votre gré. Prosternez-vous en franchissant la porte et dites : « Absoute ! » Nous vous pardonnerons vos fautes et augmenterons [la récompense] des hommes de bien. »
Or, les injustes substituèrent une autre parole à celle qui leur avait été indiquée. Alors nous fîmes descendre du ciel, sur eux, un châtiment comme sanction de leur perversion.
[Souvenez-vous] lorsque Moïse demanda de l’eau pour son peuple et que nous lui dîmes : « Frappe le rocher de ton bâton ! » Aussitôt douze sources jaillirent et ainsi chaque tribu sut où elle devait boire : « Mangez et buvez, leur dîmes-nous, de ce que nous vous dispensons, et ne répandez pas, en trublions, de désordre excessif sur terre. »
[Souvenez-vous] quand vous dites : « Moïse ! nous ne [pouvons] plus supporter une seule et même nourriture. Fais appel à ton Maître, en notre faveur, pour qu’il fasse pousser pour nous, entre autres produits de la terre, des légumes, des concombres, de l’ail, des lentilles, des oignons. » « Échangerez-vous ce qui est meilleur, contre ce qui est moins bon ? » demanda Moïse ; « descendez alors en Égypte où vous aurez sûrement ce que vous souhaitez ! » Ils furent frappés d’avilissement et d’indigence, et subirent le courroux de Dieu pour n’avoir pas tenu compte de ses signes et pour avoir massacré injustement ses prophètes. Telle fut [la conséquence] de leur désobéissance et de leur transgression.
Ceux qui ont cru [en Dieu], ceux qui ont pratiqué le judaïsme, les nazaréens, les sabéens, quiconque a cru en Dieu, au Jugement dernier, accompli une œuvre méritoire, tous ceux-là trouveront leur récompense auprès de leur Seigneur. Ils seront inaccessibles à la peur et à la tristesse.
[Souvenez-vous] quand nous prîmes [acte de] votre engagement et qu’au-dessus de vous nous élevâmes le mont [Sinaï en vous ordonnant] : « Prenez résolument ce que nous vous avons donné et ayez présent à l'esprit ce qu’il enseigne », afin que vous soyez pieux.
Vous vous en êtes détournés, par la suite, et sans la faveur et la miséricorde de Dieu à votre égard, vous auriez été assurément du nombre des perdants.
Vous savez bien [ce qui est arrivé] à ceux d’entre vous qui ont transgressé le sabbat : « Soyez [métamorphosés] en singes repoussants », [leur dîmes-nous].
Nous leur infligeâmes [ainsi] une sanction qui servira d’exemple à leurs contemporains et à leurs descendants et d’exhortation à ceux qui craignent Dieu.
Et [souvenez-vous] quand Moïse dit à son peuple : « Dieu vous ordonne d’immoler une vache », et qu’il lui fut répondu : « Te moques-tu de nous ? » « A Dieu ne plaise que je sois du nombre des ignorants, [leur répondit-il].
­— Prie ton Seigneur [dirent les juifs], de nous en donner le signalement précis. — Dieu dit qu’il s’agit d’une vache ni trop vieille, ni trop jeune pour porter, répondit Moïse, d’une vache d’un âge moyen. Exécutez donc ce qui vous est ordonné.
— De quelle couleur ? — D'un jaune clair, agréable à la vue, reprit Moïse.
— Qu’il [veuille] nous préciser encore ce qu’elle est ! Pour nous les vaches se ressemblent tellement ! [Ainsi] nous serons s’il plaît à Dieu, bien inspirés [dans notre choix].
— Il s’agit d’une vache qui n’a pas été flétrie par le labeur, ni l’arrosage des sols défrichés, exempte d’infirmités et de tavelures. — Maintenant [nous savons que] tu dis la vérité. » Puis ils immolèrent la vache. Peu s’en est fallu qu’ils ne l’eussent point fait.
[Souvenez-vous] de ce meurtre commis sur l’un d’entre vous et qui suscita une discorde entre vous. Dieu, cependant, divulgua ce que vous cachiez.
Nous dîmes « Frappez [ce cadavre] avec un os de cette vache. » [Le mort ressuscita]. C’est ainsi que Dieu ramène les morts à la vie et vous montre ses signes afin que vous raisonniez.
Mais depuis, vos cœurs se sont endurcis comme des pierres. Il est des pierres d’où jaillissent des ruisseaux ; il en est qui se fendent pour livrer passage à l’eau et il en est qui dévalent par crainte de Dieu. Dieu n’est point inattentif à vos actions.
Espérez-vous qu’ils partageront vos convictions ? Déjà un groupe d’entre eux entendait la parole de Dieu et la faussait sciemment, après l’avoir comprise.
Rencontrent-ils des croyants, ils affirment aussitôt : « Nous croyons ! » Mais dès qu’ils sont entre eux, ils disent : « Les entretiendrez-vous de ce que Dieu vous a révélé pour qu’ils s’en servent comme argument contre vous, auprès de votre Seigneur ? Ne raisonnerez-vous donc pas ? »
Or çà ! Ne savent-ils donc pas qu’en vérité, Dieu sait ce qu’ils cachent et ce qu’ils divulguent ?
Il y a parmi eux des illettrés qui ne savent du Livre que [ce qui correspond à leurs] convoitises ou à de simples conjectures.
Malheur à ceux qui, de leur main, écrivent un livre pour le vendre à vil prix en prétendant qu’il est de Dieu ! Malheur à eux pour ce que leur main a tracé ! Malheur à eux pour le profit qu’ils en tirent !
« Le feu ne nous touchera qu’un nombre limité de jours ! » ont-ils affirmé. Dis-leur : « Auriez-vous reçu de Dieu une promesse ? Dieu ne viole jamais la sienne ! Ne racontez-vous pas plutôt sur Dieu ce que vous ne savez pas ? »
Que non pas ! Quiconque aura commis un mal et sera [en conséquence] cerné par le péché, celui-là sera voué au feu, où il demeurera éternellement.
Par contre, ceux qui croient [en Dieu] et font le bien, ceux-là auront le paradis pour séjour éternel.
[Souvenez-vous] quand nous prîmes acte de l'engagement des Israélites de n'adorer qu’un Dieu, d'être bienveillants envers leurs pères et mères, leurs proches parents, les orphelins, les pauvres, de parler avec bonté aux hommes, d’accomplir la prière et de faire l’aumône. Puis, vous avez fait volte-face, sauf un petit nombre, et vous vous en êtes éloignés.
[Souvenez-vous] lorsque nous prîmes acte de votre engagement de ne pas verser [par le meurtre] votre sang ; de ne pas vous expulser les uns les autres de vos maisons. Vous y avez souscrit et en étiez témoins.
Et voilà où vous en êtes : vous vous entre-tuez, vous expulsez un certain nombre d’entre vous de leurs demeures, vous vous prêtez main-forte pour les accabler d’abus et d’oppression, et s’ils deviennent captifs, vous payez leur rançon, alors que leur expulsion vous est interdite. Admettriez-vous une partie de l’Écriture et en rejetteriez-vous l’autre ? Quelle rétribution mérite celui qui se comporte ainsi, sinon l’ignominie en la vie d’ici-bas et le châtiment le plus douloureux, le jour de la résurrection ? Dieu n’est point inattentif à vos actions !
Voilà des gens qui ont troqué la vie future pour la vie d’ici-bas. Aucun adoucissement ne sera porté à leur tourment et ils ne bénéficieront d’aucune assistance.
Nous avons donné le Livre [de la loi] à Moïse et après celui-ci nous avons envoyé d’autres prophètes. Nous avons fourni des preuves à Jésus, fils de Marie, et l’avons soutenu par l’Esprit Saint. [Se peut-il] que chaque fois qu’un apôtre vous apporte [un message] qui ne flatte pas vos passions, vous le receviez avec morgue ? Vous avez [déjà] traité les uns d’imposteurs et massacré les autres.
« Nos cœurs sont remplis de science », disent-ils. Pas du tout ! Dieu les maudisse pour leur incrédulité ! Il est rare qu’ils croient [sincèrement].
Quand leur vint de Dieu un Livre confirmant les [révélations] qu’ils avaient déjà reçues — ils imploraient auparavant l’assistance divine contre les infidèles — , quand leur vint donc ce qu’ils savaient [devoir venir] ils refusèrent d’y croire. Que la malédiction divine soit sur les incrédules !
Combien est mauvais le prix pour lequel ils ont vendu leur âme ! Par jalousie, ils nient ce que Dieu a révélé [à son prophète], n’admettant pas que, par effet de sa grâce, Dieu fasse descendre [un livre] sur n’importe qui parmi ses serviteurs, selon sa volonté. Ils se sont attiré colère sur colère. Aux impies est réservé un châtiment avilissant.
Leur dit-on : « Croyez-vous à ce que Dieu a révélé ? Nous croyons à ce qui a été révélé à nous ! » objectent-ils [aussitôt]. Or, ils ne croient pas au message venu depuis. Pourtant [le Coran] est la vérité confirmant ce qu’ils ont déjà reçu. Demande-leur : « Mais pourquoi aviez-vous tué les prophètes de Dieu, antérieurement, si vous étiez croyants ? »
Certes, Moïse vous a apporté les preuves. Néanmoins, vous avez pris le Veau d'or [comme objet d’adoration]. Vous êtes des injustes !
[Souvenez-vous] lorsque nous prîmes acte de votre engagement et qu’au-dessus de vos têtes nous élevâmes le mont [Sinaï en vous disant] : « Tenez fermement ce que nous vous donnons et écoutez. Nous avons entendu et nous avons désobéi ! » dirent-ils. Dans leur impiété, ils s’adonnèrent [au culte] du Veau [d’or]. Dis-[leur] : « Combien est mauvais ce que votre credo vous incite [à faire], si tant est que vous soyez de [vrais] croyants. »
Dis-leur : « Si la demeure ultime vous est réservée auprès de Dieu, à l’exclusion des autres hommes, [osez] donc souhaiter la mort, si vous êtes sincères. »
Mais, jamais ils ne la souhaiteront, sachant [le mal] que leurs mains ont commis. Dieu connaît bien les injustes.
Tu t'apercevras certainement que les juifs sont de tous les hommes, même des polythéistes, les plus attachés à la vie. Tel d'entre eux voudrait vivre mille ans. Une telle longévité ne lui épargnerait pas pour autant le supplice. Dieu voit ce qu'ils font.
Dis-[leur] : « Qui se déclare ennemi de Gabriel ? C'est lui qui, par la permission de Dieu, a fait descendre sur ton cœur [son message] qui confirme une [Écriture] antérieure et servira de bonne direction et de bonne nouvelle aux croyants.
« Quiconque se déclare ennemi de Dieu, de ses anges, de ses prophètes, de Gabriel, de Michel [aura Dieu pour ennemi]. Dieu est l’adversaire des incrédules. »
Nous t'avons envoyé des signes évidents. Seuls les pervers les mettent en doute.
Eh quoi ! chaque fois qu’ils prennent un engagement, y aura-t-il [toujours] une fraction parmi eux pour le violer ? Non ! La plupart d'entre eux ne croient pas !
Lorsqu'un envoyé de Dieu est venu leur confirmer [les vérités qu'ils avaient reçues], certains de ceux qui détiennent l'Écriture se sont catégoriquement détournés de lui — comme s'ils n'étaient pas au courant —
[et] ont suivi les assertions que les démons inspiraient sous le règne de Salomon. Or, Salomon n’était pas infidèle, tandis que les démons l'étaient : ils enseignaient aux hommes la sorcellerie ainsi que les secrets confiés aux deux anges [déchus] Harout et Marout à Babylone. Or, ceux-ci n’apprenaient rien à personne avant de dire : « nous ne sommes que des tentateurs. Ne sois pas infidèle ! » sachant qu’ils étaient incapables de nuire à quelqu’un sans la permission de Dieu. [Les gens] apprenaient des deux anges ce qui jette la division entre mari et femme. Ils s’initiaient à ce qui ne pouvait leur être utile, mais risquait de leur être nuisible. Ils savaient pourtant que celui qui acquiert [ce pouvoir] n’aura aucune ressource en la vie future. Combien pernicieux est le troc auquel ils se sont livrés ! Si [seulement] ils savaient.
Certes, s’ils avaient cru et craint [Dieu], la récompense divine eût été pour eux bien meilleure. Si [seulement] ils savaient.
O croyants ! n’usez pas de l’expression « Ra‘ina », mais dites « Ndhurnâ ! » et écoutez. Aux infidèles est réservé un cruel châtiment.
Il ne plaît pas aux incrédules, parmi les détenteurs du Livre, ni aux polythéistes qu’un bien quelconque vous soit accordé par Dieu. Mais Dieu accorde en particulier sa miséricorde à qui il veut. Il détient la grâce infinie.
Abrogeons-nous un verset ou le faisons-nous oublier, nous le remplaçons aussitôt par un verset meilleur ou équivalent. Ne sais-tu pas que Dieu peut tout faire ?
Ne sais-tu pas qu’à Dieu appartient le royaume des cieux et de la terre et que vous n’avez, en dehors de lui, ni mandataire ni assistant ?
[Allez-vous] questionner votre apôtre comme fut questionné Moïse antérieurement ? [Sachez que] quiconque échange la foi contre l’infidélité, perd le droit chemin.
Beaucoup parmi les détenteurs du Livre aimeraient vous ramener à l’infidélité après [avoir reçu] la foi, et ce, par jalousie, la vérité s’étant manifestée à leurs yeux. Pardonnez [-leur] et détournez-vous-en, jusqu’à ce que Dieu fasse connaître son commandement. En vérité, Dieu peut tout faire.
Accomplissez la prière et acquittez-vous de l’aumône ! Quoi que vous avanciez comme bien, pour vous- mêmes, vous le retrouverez auprès de Dieu. Dieu voit clairement ce que vous faites.
« Nul n’entrera au paradis, hormis les juifs et les chrétiens », affirment les détenteurs de l’Écriture ! Voilà bien leurs illusions. Dis-leur : « Apportez votre preuve, si vous êtes véridiques ! »
Il n’en est rien ! Quiconque se soumet à Dieu et fait du bien, aura sa rétribution auprès du Seigneur et ne connaîtra ni peur ni affliction.
« Les chrétiens, affirment les juifs, ne sont pas dans le vrai », et les chrétiens disent : « Les juifs ne sont pas dans le vrai. » Les [uns et les autres] récitent l’Écriture pourtant. Ainsi s'expriment ceux qui ne savent rien. Dieu tranchera leurs divergences, le jour de la résurrection.
Qui est plus injuste que celui qui empêche que dans les temples de Dieu son nom soit cité et qui entreprend leur ruine ? Des gens pareils ne devraient y entrer que [tremblant] de peur. Honte à eux dans ce monde ! Un immense châtiment les attend dans la vie future.
A Dieu appartient l'Orient et l’Occident. En quelque direction que vous vous orientiez, vous serez en face de lui. Dieu est immense et omniscient.
Ils affirment que Dieu a adopté un fils. Tant s’en faut ! Gloire à lui ! Ce qui est dans les cieux et sur la terre lui appartient. Tout lui est soumis.
Il est l’unique créateur des cieux et de la terre. Quand il prend une décision, il lui suffit de dire : « Sois » et elle est.
Ceux qui ne savent pas disent : « Pourquoi Dieu ne nous parle-t-il pas [directement], ou ne nous adresse-t-il pas un signe ? » Ainsi s’exprimaient les générations qui les ont précédés. Leurs cœurs sont semblables. En vérité, nous avons clairement manifesté nos signes à des gens qui ont la foi.
[Prophète !] Nous t’avons envoyé [chargé d’une mission] de vérité, en annonciateur et en avertisseur. Tu n’auras pas à rendre compte [des actes] des partisans de la fournaise.
Jamais tu ne seras agréé des juifs, ni des chrétiens, tant que tu n’auras pas embrassé leur religion. Dis : « La direction de Dieu est la [vraie] direction ! » Certes, si tu [les] suivais [dans] leurs passions, après ce que tu as reçu comme science, tu ne trouverais [pour te protéger] contre Dieu, ni mandataire, ni soutien.
Croient à l’Écriture que nous leur avons donnée, ceux qui la récitent correctement. Ceux qui la falsifient sont, quant à eux, des perdants.
Enfants d'Israël ! Rappelez-vous les bienfaits dont je vous ai comblés. [N’oubliez pas que] je vous ai donné la préférence sur les peuples de la terre.
Redoutez le jour où aucune âme ne pourra en rien cautionner une autre âme, où aucune équivalence ne sera acceptée d’elle, où elle ne pourra profiter d’aucune intercession et où [les mécréants] ne seront point secourus.
[Souvenez-vous] quand par certaines prescriptions Abraham fut mis à l’épreuve par son Seigneur ! Lorsqu’il les eut accomplies, le Seigneur lui dit : « Je ferai de toi un guide spirituel pour les hommes. — Et ma descendance ? s’inquiéta Abraham. — Ma promesse ne concerne pas les injustes » annonça Dieu.
[Souvenez-vous] lorsque nous fîmes du temple [de la Ka’ba] un lieu de visitation et un asile sûr pour les hommes [en disant] : « Adoptez la station d’Abraham comme oratoire. » Nous reçûmes d’Abraham et d’Ismaël l’engagement de purifier mon temple à l’intention de ceux qui [viendront] tourner autour, y faire une retraite, s’incliner et se prosterner.
[Souvenez-vous] lorsque Abraham dit : « Seigneur ! fais de ce lieu une cité sûre et accorde à ceux de ses habitants qui auront cru en toi et au Jour ultime, des fruits. » Dieu dit : « Et aux infidèles aussi, mais pour une faible durée, après quoi, je leur infligerai le châtiment du feu. » Quelle triste fin ! 
Et lorsque Abraham et Ismaël eurent élevé les assises du temple et dirent : « Seigneur ! accepte [cet ouvrage] de nous. Tu es l’Omniaudiant et l’Omniscient.
« Seigneur ! fais de nous des musulmans et de notre postérité une communauté musulmane. Indique-nous les rites [que nous devons observer] et agrée notre repentir, car tu es l’indulgent et le Compatissant par excellence.
« Seigneur ! envoie [aux habitants de cette cité] un apôtre [choisi] parmi eux, qui leur récitera tes versets, leur enseignera l’Écriture et la sagesse, et les purifiera [de l’idolâtrie] ! Tu es, en vérité, tout- puissant et tout-sage. ».
Qui se détourne, à moins d’être sot, de la religion d’Abraham ? Abraham, Nous l’avons, en vérité, choisi en ce bas monde et il comptera parmi les saints dans la vie future.
« Soumets-toi ! » lui avait dit son Seigneur. « Je me soumets au Maître des mondes ! » dit-il.
Cette soumission [Islâm] fut le testament d’Abraham pour ses enfants. Jacob lui aussi [recommanda] aux siens : « Mes enfants, Dieu a choisi pour vous cette religion. Ne mourez point sans que vous soyez des croyants soumis ».
Étiez-vous témoins lorsque, sur le point de mourir, Jacob demanda à ses fils : « Qu’adorerez-vous, après moi ? » Et eux de dire ; « Nous adorerons ton Dieu, le Dieu même de tes pères, Abraham, Ismaël, Isaac, Dieu l’unique à qui nous sommes soumis. »
Une telle génération est disparue. A elle ce qu’elle a acquis et à vous ce que vous avez acquis. Vous ne serez point tenus pour responsables de ses actes [bons ou mauvais].
« Soyez juifs ou chrétiens et vous serez dans la bonne voie », ont prétendu [ceux qui se réclament de l’Écriture]. Dis-[leur] : « Il n’en est rien ! [Suivons plutôt] la religion d’Abraham, ce croyant sincère qui ne donna jamais d’associé à Dieu. »
Dites : « Nous croyons en Dieu, à ce qui nous a été révélé, à ce qui a été révélé à Abraham, Ismaël, Isaac, Jacob, aux [douze] tribus, à ce qui a été confié à Moïse, à Jésus, aux prophètes par leur Seigneur. Nous ne faisons aucune distinction entre eux et à Dieu nous sommes soumis.
Si [les chrétiens et les juifs] adoptent votre croyance, ils sont sur la bonne voie ; s’ils s’en détournent, c’est qu’ils sont en désaccord [avec vous] et Dieu vous suffira contre eux : il entend et sait tout.
Baptême de Dieu ! Mais qui donc peut administrer le baptême hormis Dieu lui-même ? Dites plutôt : « Nous l’adorons ! »
Dis : « Disputerez-vous avec nous au sujet de Dieu, alors qu’il est notre maître et le vôtre, qu’à nous appartiennent nos œuvres et à vous les vôtres et que nous sommes sincères envers lui ? »
Diront-ils : « Abraham, Ismaël, Isaac, Jacob, les [douze] tribus étaient juifs ou chrétiens ? » Réponds-[leur] : « Qui en est mieux informé, vous ou Dieu ? Qui est plus injuste que celui qui dissimule un témoignage qu’il détient de Dieu ? Dieu n’est pas inattentif à ce que vous faites. »
[Ils appartiennent à] des générations révolues. A elles leurs acquisitions [sur terre] et à vous les vôtres. Vous n’aurez pas à rendre compte de leurs actes.
Les insensés parmi les hommes s’écrieront : « Qu’est-ce qui les a détournés de la “qibla” vers laquelle ils s’orientaient [pour prier] ? » Dis-leur : « L’Orient appartient, comme l’Occident, à Dieu qui dirige qui il veut vers un droit chemin.
Aussi avons-nous fait de vous une communauté de juste milieu afin que vous soyez témoins à l’encontre des hommes et que le Prophète soit témoin à votre encontre. Nous n’avons fixé pour toi la « qibla » [vers Jérusalem, comme direction de la prière] que pour que tu distingues celui qui te suit de celui qui se détache de toi. Ce changement est assurément grave, sauf pour ceux que Dieu conduit. Ce n’est pas Dieu qui vous privera du bénéfice de votre foi, car Dieu est plein de bienveillance et de compassion à l’égard des hommes.
Nous te voyions souvent tourner ton visage vers le ciel. Nous t'orientons donc [pour la prière] vers une direction qui te donnera satisfaction. Tourne donc ton visage vers la Mosquée Sacrée. [Croyants], où que vous soyez, tournez votre face dans sa direction. Certes, ceux qui ont reçu l'Écriture savent que c'est une vérité [venue] de leur Seigneur qui n’est point inattentif à ce qu'ils font.
Quelque preuve que tu fournisses à ceux qui ont reçu l'Écriture, ils ne s'orienteront point vers ta qibla. Tu n'as pas à t'orienter vers la leur ! [Eux-mêmes] ne s'orientent pas les uns vers la qibla des autres. Tu serais assurément du nombre des injustes si, malgré la science que tu as reçue, tu suivais leurs passions.
Ceux à qui nous avons donné l'Écriture la connaissent comme ils connaissent leurs fils. Pourtant une fraction d'entre eux cachent sciemment la vérité.
La vérité [vient] de ton Seigneur. Ne sois pas sceptique !
A chacun une direction vers laquelle il se tourne. Concourez aux œuvres pies. Où que vous soyez, Dieu vous rassemblera tous, car Dieu est, en tout, omnipotent.
De quelque lieu que tu sortes, oriente ton visage vers la Mosquée Sacrée. Telle est, certes, la vérité venue de ton Seigneur qui n'est point inattentif à ce que vous faites.
De quelque lieu que tu sortes, oriente ton visage vers la Mosquée Sacrée. Où que vous soyez, tournez vos visages dans sa direction, afin que vos contradicteurs n’aient point d'argument contre vous, exception faite des prévaricateurs d'entre eux que vous n’avez pas à redouter. C'est moi qu'il faut redouter, pour que je parachève mes bienfaits à votre égard et pour que vous soyez sur la bonne voie.
Ainsi nous vous avons envoyé un messager [choisi] parmi vous pour vous réciter nos versets, vous rendre purs, vous apprendre le Livre, vous enseigner la sagesse et ce que vous ne saviez pas.
Souvenez-vous de moi et je me souviendrai de vous ! Rendez-moi grâces ! Ne soyez pas ingrats !
O croyants ! cherchez du secours dans la patience et la prière ! En vérité, Dieu est avec ceux qui persévèrent.
Ne dites pas : « Ils sont morts », à propos de ceux qui meurent pour la cause de Dieu. Ils sont vivants, au contraire, mais vous ne vous en rendez pas compte.
Certes, nous vous éprouverons par quelque terreur, par la faim, par une diminution de vos biens, dans vos personnes, dans vos récoltes. [Prophète] ! annonce la bonne nouvelle à ceux qui patientent,
A ceux qui, lorsqu'un malheur les frappe, disent : « Nous sommes à Dieu et c'est à Dieu que nous retournerons. »
Sur eux s'étendront les bénédictions et la miséricorde de leur Seigneur. Ceux-là sont dans la bonne voie.
[La course entre] Ṣafâ et Marwa fait partie des rites dont Dieu a prescrit l'observance. Ne commet aucun péché celui qui accomplit la circumambulation autour d'elles lors du pèlerinage du temple de Dieu ou du petit pèlerinage. Dieu sait gré à quiconque s'impose volontairement une œuvre méritoire, car il sait tout.
Ceux qui dissimulent les preuves et la bonne direction depuis que nous les avons portées clairement à la connaissance des hommes dans l'Écriture, encourent la malédiction de Dieu et celle des maudisseurs,
exception faite de ceux qui se repentent, s’amendent et font connaître aux autres la vérité. A ceux-là je leur pardonnerai, car je suis le Tout-Clément, le Tout-Compatissant.
Sont maudits de Dieu, des anges et des hommes dans leur ensemble, les infidèles qui meurent dans l’infidélité.
Ils subiront éternellement [cette malédiction]. Il ne sera porté aucun allègement à leur tourment et ils ne bénéficieront d’aucune excuse.
Votre Dieu est un Dieu unique. Il n’y a pas d’autre dieu que lui, le Tout-Miséricordieux, le Tout- Compatissant.
En vérité, dans la création des cieux et de la terre, dans l’alternance de la nuit et du jour, les vaisseaux, qui voguent sur la mer [avec des cargaisons] profitables aux hommes, l’eau de pluie que Dieu fait descendre du ciel pour redonner la vie à une terre morte, où il a disséminé toute espèce d’animaux, dans les variations des vents et des nuages soumis entre ciel et terre [à la volonté de Dieu], dans tout cela, il y a des signes pour les hommes doués d’intelligence.
Il est des hommes qui prennent en dehors de Dieu des idoles qu’ils aiment à l’égal de Dieu. Il est vrai que les croyants vouent à Dieu un amour plus profond. Ah ! si tu voyais les injustes, lorsqu’ils connaîtront leur supplice et [se rendront compte] que la force appartient entièrement à Dieu et que Dieu est redoutable en son châtiment !
Lorsque les meneurs se déclareront irresponsables, à la vue du supplice, de ceux qui les auront suivis, qu’entre les uns et les autres tous les liens seront rompus,
ceux qui les auront suivis s écrieront : « Ah ! si nous pouvions retourner sur terre et nous désolidariser d’eux comme ils nous désavouent [en ce jour] ! » C’est ainsi que Dieu les mettra en face de leurs œuvres [qui leur feront pousser] des soupirs de regret. Ils ne sortiront pas du feu, pour autant.
O hommes ! De ce qui est sur terre, mangez ce qui est licite et bon. Ne suivez pas les traces de Satan ! Il est pour vous un ennemi déclaré ;
il ne vous inspire que le mal, les turpitudes et [vous incite] à dire contre Dieu ce que vous ne savez pas.
Lorsqu’on dit aux infidèles : « Suivez ce que Dieu vous révèle », ils rétorquent : « Non ! nous nous conformons aux traditions de nos pères ! » Eh, quoi ! et si leurs pères étaient incapables de raisonner et privés d’une bonne direction... ?
Les infidèles ressemblent, [quand on les prêche, à du bétail qui n’entend de ce qu’on lui crie] que [le son] des voix : sourds, muets, aveugles, ils ne raisonnent pas.
Croyants ! Mangez des mets agréables dont nous vous avons gratifiés et rendez grâces à Dieu, si vous l’adorez vraiment.
Il vous interdit seulement [de manger la chair d’une bête] morte, le sang, la viande de porc et [celle de] tout animal sur lequel on aura [en l’égorgeant] invoqué un nom autre que celui de Dieu. Cependant celui qui est contraint [d’en consommer] par nécessité, et non par esprit d’opposition ou désinvolture, ne commet aucun péché. Dieu est tout-indulgent et tout-compatissant.
Ceux qui cachent [aux hommes quelques parties] de l’Écriture envoyée d’en haut et les vendent à vil prix, se préparent [au supplice] du feu et Dieu ne leur adressera pas la parole, le jour de la résurrection. Il ne les absoudra point ; un châtiment douloureux leur sera réservé.
Ceux-là auront troqué la bonne direction contre l’égarement, le pardon contre le supplice. Comme ils semblent endurcis contre le feu 
C’est que Dieu a fait descendre le Livre avec la vérité. Certes, ceux qui se livrent à des controverses à son sujet, créent une lointaine scission.
La charité ne consiste nullement à tourner [en priant] votre visage du côté du levant ou du couchant. Elle consiste à croire en Dieu, au Jour dernier, aux anges, au Livre, aux prophètes, à donner de son bien, quelque attachement qu’on lui porte, à ses proches, aux orphelins, aux indigents, aux voyageurs, aux mendiants et pour l’affranchissement des esclaves. [Elle consiste] à observer la prière, à s’acquitter de l’aumône. Sont charitables ceux qui demeurent fidèles aux engagements qu’ils ont contractés, se montrent patients dans l’adversité, dans la douleur et au moment du danger. Voilà les hommes sincères ! Voilà les hommes pieux !
O croyants ! Il vous est prescrit [d’appliquer] la loi du talion en cas de meurtre : un homme libre pour un homme libre, un esclave pour un esclave, une femme pour une femme. Contre celui qui aura bénéficié d’une remise de cette peine de la part de son frère [en Dieu] au nom de la victime, sera exercée une poursuite conforme à la coutume, en vue d’un dédommagement [comme prix du sang] dont le meurtrier devra s’acquitter avec empressement [au profit de l’ayant droit]. C’est là un adoucissement et une miséricorde de la part de votre Seigneur. Mais quiconque se rendra coupable après [ce compromis] d’un crime semblable, une sanction cruelle lui sera infligée.
Dans la loi du talion il y a pour vous une [chance] de survie, ô hommes doués d’intelligence. Peut-être craindrez-vous Dieu.
Il vous est prescrit [ceci] : lorsque l’un d’entre vous est sur le point de mourir, s’il laisse un bien, il est tenu de tester en faveur de ses père et mère et des plus proches des siens, conformément à l’usage. C’est une obligation pour ceux qui craignent Dieu.
Quiconque modifie les dispositions d’un testament qu’il a entendu [commet un délit] entraînant un péché incombant à son auteur [non au testateur]. Dieu entend et sait tout.
Ne commet aucun péché celui qui, craignant de la part du testateur une partialité ou une illégalité, réalise un accord entre les successibles. Dieu est tout-clément et tout-compatissant.
Il vous est prescrit de jeûner à l’instar de ceux qui vous ont précédés, afin que vous manifestiez votre piété.
[Il vous est prescrit de jeûner] un nombre déterminé de jours. Celui qui d’entre vous est malade ou en voyage [peut s’en dispenser, quitte à jeûner plus tard] un nombre de jours [égal]. Ceux qui peuvent observer le jeûne et le rompent doivent se racheter, moyennant la nourriture d’un pauvre [pour un jour]. Quiconque se montrera, [ce faisant], très large, en retirera un plus grand avantage. Mais en tout état de cause, il est préférable pour vous de jeûner.
Le mois de Ramadân est celui au cours duquel le Coran fut révélé pour servir de bonne direction aux hommes, d’explication claire aux préceptes [divins], de critère à la vérité et à l’erreur. Quiconque aura aperçu la nouvelle lune [marquant le commencement de ce mois] observera le jeûne. Celui qui est malade ou en voyage devra [plus tard] jeûner un nombre de jours égal au [nombre de jours de rupture]. Dieu veut rendre non pas difficile mais facile pour vous [l’accomplissement des obligations religieuses]. Jeûnez jusqu’à la fin de la durée fixée et magnifiez Dieu pour la bonne direction où il vous a mis, pour lui prouver votre reconnaissance.
Lorsque mes serviteurs t’interrogeront à mon sujet, dis-leur que je suis [près d’eux], que j’exauce le vœu de celui qui m’invoque. Qu’ils répondent donc à mon appel [par leur soumission] et croient en moi pour être bien dirigés.
Il vous est permis, la nuit [durant le mois] du jeûne, d’avoir des rapports avec vos épouses qui sont pour vous un vêtement autant que vous l’êtes pour elles. Dieu n’ignore pas que vous usez de ruse, à votre détriment, et vous absout. Fréquentez-les maintenant et recherchez ce que Dieu a institué en votre faveur. Mangez et buvez jusqu’au moment où un fil blanc peut être distingué d’un fil noir, à l’aube. Observez alors une abstinence totale jusqu’à la nuit. N’ayez aucun commerce avec elles durant votre retraite spirituelle dans les mosquées. Ce sont là les limites imposées par Dieu ; ne vous en approchez point ! C’est ainsi que Dieu éclaire les hommes sur ses versets afin qu’ils le craignent.
Que les uns ne s'emparent pas illicitement des biens des autres ; ne vous en servez pas pour corrompre les juges dans le dessein d’accaparer une fraction du bien d’autrui, injustement et en toute connaissance de cause.
On t’interroge sur les phases de la lune, dis-leur : « Ce sont des repères dans le temps à l’intention des hommes et pour la fixation du pèlerinage. » La charité ne consiste point à rentrer dans vos demeures par des ouvertures pratiquées par-derrière. La véritable charité est dans la piété. Venez vers vos demeures par leurs portes [habituelles] et craignez Dieu pour réussir.
Combattez pour la cause de Dieu ceux qui vous combattent, mais ne dépassez pas les limites permises, car Dieu n’aime pas les transgresseurs.
Tuez-les où que vous les rencontriez et chassez-les d’où ils vous ont chassés. La subversion est pire que le meurtre. Ne les combattez pas, cependant, près de la Mosquée Sacrée, à moins qu’ils ne vous y attaquent. Dans ce cas tuez-les. Telle sera la rétribution des mécréants.
S’ils renoncent [aux hostilités], Dieu [usera à leur égard] de clémence et de compassion
Combattez-les jusqu’à l’élimination de toute subversion et jusqu’à ce que le culte soit [rendu seulement] à Dieu. S'ils cessent le combat, [fin doit être mise à tout] déni de droit sauf à l’encontre des injustes.
Le mois sacré pour le mois sacré. Tout ce qui est sacré est soumis au talion. Usez de réciprocité à l’égard de quiconque marque de l’hostilité contre vous. Craignez Dieu et sachez que Dieu est avec ceux qui le craignent.
Soutenez par vos richesses la cause de Dieu et ne soyez pas téméraires. Soyez bons, car Dieu aime ceux qui font le bien.
Acquittez-vous intégralement du pèlerinage [annuel] et du pèlerinage individuel envers Dieu. En cas d’empêchement, faites un don proportionné à vos moyens. Ne vous rasez point la tête avant que votre offrande ne soit parvenue à son lieu de destination. Celui d’entre vous qui sera malade ou souffrira d’un mal de tête devra s’imposer une expiation [sous forme] de jeûne, d’aumône ou de sacrifice. Lorsque vous serez en sécurité, celui qui [, n’ayant pu s’acquitter du pèlerinage annuel,] aura profité [de son séjour dans les lieux saints] pour accomplir un pèlerinage individuel, devra, [en attendant] le pèlerinage annuel [suivant], faire une offrande suivant ses possibilités. A défaut, il s’en acquittera par un jeûne de trois jours pendant le pèlerinage annuel et de sept jours à son retour, soit dix jours entiers. [Cette expiation est imposée] à celui dont la famille ne réside pas dans le voisinage du temple sacré. Craignez Dieu et soyez convaincus qu’il est implacable dans ses sanctions.
Le pèlerinage annuel a lieu en des mois connus. A quiconque décide [de l’effectuer] sont interdits tout rapport sexuel, tout acte pervers, toute polémique. Quelque bien que vous fassiez, Dieu le sait. Approvisionnez-vous. En vérité, le meilleur viatique est la piété. Craignez-moi, ô hommes doués de raison !
[Durant le pèlerinage] il ne vous est point interdit de demander une faveur à votre Seigneur. Près de la station sacrée, lorsqu’en foule vous aurez quitté ‘Arafa, souvenez-vous de Dieu. Invoquez-le, car il vous a mis sur la bonne voie, quoique vous fussiez auparavant des égarés.
Que vos processions s'effectuent là où s'effectuent celles des autres. Demandez pardon à Dieu, car Dieu est clément et compatissant.
Les rites du pèlerinage terminés, invoquez Dieu, en évoquant vos ancêtres, avec une ferveur plus vive encore. Il est des gens qui disent en implorant : « Seigneur, favorise-nous en ce monde ! » Mais ils n’auront aucune part dans la vie future.
D’autres disent : « Seigneur, favorise-nous d’un bienfait en ce monde et d’un bienfait en la vie future, et préserve-nous du supplice du feu. »
Ceux-là y auront une part pour ce qu’ils auront acquis. Dieu est prompt dans ses comptes.
Invoquez Dieu au cours des jours comptés. Celui qui, trop pressé, [les ramène] à deux jours ne commet point de péché. Ne commet aucun péché non plus, celui qui, plein de piété, retarde son départ. Craignez Dieu et sachez que vous serez rassemblés devant lui.
Tel homme te plaira par les propos qu’il tient sur ce bas monde, en prenant Dieu à témoin de ce que son cœur recèle, alors [qu’en réalité] c’est un disputeur retors,
qui, dès qu’il te tourne le dos, saccage sur son passage récolte et bétail, et Dieu n’aime pas le sabotage.
Lui conseille-t-on de redouter Dieu, il affiche un orgueil criminel ; la géhenne lui suffira [comme rétribution] et quel affreux séjour !
Il est des hommes qui, pour plaire à Dieu, se sacrifient [pour sa cause]. Dieu est plein de bonté pour ses serviteurs.
O vous qui croyez ! entrez tous dans la paix [de l’Islâm] ; ne suivez pas les pas de Satan, car il est pour vous un ennemi déclaré.
Si vous glissez [loin de la vérité] après avoir reçu les preuves, sachez que Dieu est tout-puissant et tout- sage.
Qu’attendent-ils sinon que Dieu et les anges viennent à eux, à l’ombre des nuages, et que tout soit fini ? A Dieu [en effet] tout sera ramené.
Demande aux fils d’Israël combien de signes manifestes nous leur avons fournis. Quiconque aura changé [le sens] d’une faveur dont Dieu l’aura gratifié [saura] que Dieu est implacable dans sa sanction.
La vie d’ici-bas a été embellie à l’intention de ceux qui sont infidèles et se gaussent des croyants. Ceux qui craignent Dieu seront, le jour de la résurrection, au-dessus d’eux. Dieu enrichit sans compter qui il veut.
Les hommes formaient une même communauté. Dieu [leur] envoya des prophètes pour annoncer et avertir, et par eux il transmit l’Écriture renfermant la vérité afin d’arbitrer leurs différends. Ceux- là mêmes qui l’avaient reçue y trouvèrent matière à controverse en dépit des preuves qui leur furent apportées et ce, par esprit de contradiction. Dieu permit que les croyants fussent conduits vers la part de vérité sur laquelle justement les autres disputent, car il dirige qui il veut vers une voie droite.
Espérez-vous accéder au paradis sans avoir enduré les épreuves subies par ceux qui vous ont précédés ? Ils furent accablés par la misère, la douleur, ébranlés [par la terreur] au point que le messager [de Dieu] et ceux qui avaient cru avec lui, s’écrièrent : « A quand le secours de Dieu ? » Eh quoi ! l’assistance de Dieu est sûrement proche !
On t’interrogera sur ce qu’on doit dépenser [par charité]; dis-leur : « Le bien que vous dépensez [charitablement] doit profiter à vos ascendants, à vos proches, aux orphelins, aux pauvres, aux voyageurs. » Quelque bien que vous fassiez, Dieu le sait.
Il vous est prescrit de combattre et cette prescription vous l’avez en aversion. Il se peut que vous détestiez ce qui est [en lui-même] un bien pour vous, comme il se peut que vous aimiez ce qui [en lui-même] est un mal pour vous. Mais Dieu sait et vous ne savez pas !
On t'interrogera sur le mois sacré et la guerre en un tel mois [de trêve]. Réponds : « Combattre en ce mois est un péché grave. Mais il est plus grave de détourner [les gens] de la voie de Dieu, de le renier, de [profaner] la Mosquée Sacrée [de La Mekke], d'expulser [de La Mekke] ses habitants. La subversion est pire que le meurtre. Les idolâtres ne cesseront de vous combattre tant qu'ils ne vous auront pas fait abjurer votre religion, s'ils le peuvent, toutefois. Or, ceux d'entre vous qui apostasient et meurent en état d'infidélité, ceux-là perdront le fruit de leurs œuvres en ce monde et dans le monde futur ; ils seront voués au feu et y demeureront éternellement.
En vérité, ceux qui croient, ceux qui ont émigré [de La Mekke vers Médine], ceux qui combattent pour la cause de Dieu, ceux-là peuvent espérer en sa miséricorde, car il est clément et compatissant.
On t'interrogera sur le vin et le jeu de hasard, réponds : « Il y a dans l'un et l'autre un grave péché et des avantages pour les hommes. Mais le péché l'emporte sur les avantages [qu’ils procurent]. » On t'interrogera aussi sur ce qu'on doit dépenser [par charité]. Réponds : « Selon vos moyens ! » Dieu vous explique ainsi ses versets afin que vous réfléchissiez
sur la vie présente et la vie future. On te questionnera au sujet des orphelins. Réponds : « Améliorer leur condition est une belle action. Si vous les mêlez à vous, ils deviennent vos frères. » Dieu distingue celui qui fait le mal de celui qui fait le bien. Il vous plongerait dans l’affliction, s'il voulait, car il est tout-puissant et tout-sage.
N’épousez point les femmes polythéistes avant qu’elles ne croient [en Dieu l’Unique]. Une esclave croyante est certainement préférable à une idolâtre libre, même si celle-ci vous plaît [davantage]. Ne mariez pas vos filles aux polythéistes tant qu’ils n’ont pas cru [en Dieu l’Unique], car un esclave croyant est certainement meilleur qu’un polythéiste libre, même si celui-ci a votre préférence. Les polythéistes vous appellent vers le feu, tandis que Dieu vous appelle vers le paradis et le pardon, avec sa permission, et explique clairement ses versets aux hommes afin qu’ils les méditent.
On te posera des questions sur la menstruation [des femmes]. Réponds : « C’est une souillure. » Ne vous approchez pas d’elles durant la menstruation ; n’ayez point de rapport charnel avec elles tant qu’elles sont en état d’impureté. Quand elles se seront purifiées, reprenez vos rapports avec elles suivant ce que Dieu vous a prescrit. Dieu aime ceux qui se repentent et ceux qui se purifient.
Vos femmes sont pour vous comme un champ de culture. Allez à vos champs comme bon vous semble et accomplissez à l’avance quelque œuvre méritoire pour vous-même. Craignez Dieu et sachez que vous le rencontrerez ! Annonce une bonne nouvelle aux croyants !
Ne faites pas de Dieu, dans vos serments, un obstacle vous dispensant d’être charitables, d’être pieux ou de réconcilier vos semblables, alors qu’il entend et sait tout.
Dieu ne vous tiendra pas rigueur des expressions oiseuses incluses dans vos serments, mais [vous jugera] d’après ce que vos cœurs auront acquis. Il est clément et longanime.
A ceux qui, par suite d’un serment, s’abstiennent d’approcher leurs femmes [est accordé] un délai d’attente de-quatre mois. Si, avant son expiration, ils se rétractent, Dieu [sera à leur égard] clément et miséricordieux.
S’ils décident de divorcer, Dieu entend et sait tout.
Les femmes divorcées sont tenues d’observer un délai d’attente correspondant à trois périodes menstruelles. Il est illicite pour elles de taire ce que Dieu a [pu] créer en leur sein, si vraiment elles croient en Dieu et au Jour dernier. Durant cette attente, les maris ont un droit prioritaire à reprendre, s’ils souhaitent une réconciliation, leur épouse. Les femmes ont des droits équivalents à leurs devoirs, en toute honnêteté. Les hommes sont à un degré au-dessus des femmes. Dieu est tout-puissant et sage.
On ne peut divorcer que deux fois : ou on garde son épouse et on la traite convenablement, ou on lui rend sa liberté, avec bonté. Il est illicite pour vous de reprendre quoi que ce soit [en cas de divorce] du douaire que vous leur avez donné, à moins que les deux époux ne risquent d'outrepasser les limites fixées par Dieu. Si vous craignez de ne pouvoir respecter ses limites, il n’y a aucun inconvénient à ce que la femme obtienne sa liberté moyennant un dédommagement matériel au profit de l’époux. Telles sont les lois de Dieu. Ne les transgressez pas. Ceux qui les transgressent sont des injustes.
Si l’époux répudie [une troisième fois] sa femme, celle-ci n’est plus licite pour lui, avant qu’elle ne soit remariée avec un autre époux. Si celui-ci la répudie, il n’y a aucun inconvénient à ce qu’elle reprenne avec son premier époux la vie commune, s’ils pensent tous deux pouvoir observer les prescriptions divines. Voilà les lois de Dieu [à ce sujet]. Il les expose clairement aux hommes doués de savoir.
Quand la femme que vous avez répudiée arrive au terme de sa retraite légale, il vous faudra ou la reprendre sérieusement ou vous en séparer avec bonté. Ne la retenez pas arbitrairement pour lui causer quelque préjudice. Celui qui agit ainsi ne lèse que lui-même. Ne prenez point en dérision les versets de Dieu. Rappelez- vous plutôt les bienfaits dont il vous a comblés, le Livre et la sagesse qu’il vous a révélés et par lesquels il vous exhorte. Craignez Dieu et apprenez que Dieu connaît toute chose.
Lorsqu’une femme divorcée arrive à l’expiration de sa retraite légale, ne l’empêchez pas de se remarier avec son ex-mari, si tous deux sont honnêtement d’accord. C’est là une exhortation à l’adresse de celui d’entre vous qui croit en Dieu et au Jour dernier. Cela est plus sain et plus pur pour vous. Dieu sait et vous ne savez pas.
Les mères allaiteront leurs enfants deux années entières, lorsque [le père] exige que l’allaitement soit complet, à charge pour lui de pourvoir à la nourriture et à l'habillement de la mère d’une manière convenable. A l'impossible nul n’est tenu. La mère n’a pas à subir de tort en raison de son enfant et le père non plus. L’héritier [du père] supportera éventuellement la même charge. Il n’y a aucun inconvénient à ce que [le père et la mère] s’accordent après s’être consultés pour sevrer l’enfant [avant terme]. Il n’y a aucun inconvénient [non plus] à ce que vous placiez vos enfants en nourrice, sous réserve de payer honnêtement ce que vous allouez [à cet effet]. Craignez Dieu et sachez que Dieu est parfaitement au courant de ce que vous faites.
Les veuves de ceux qui décèdent parmi vous doivent personnellement observer une viduité de quatre mois et dix nuits. A l’expiration de ce délai, vous n’êtes plus responsables de ce qu’elles décideront honnêtement d’elles- mêmes, et Dieu est amplement informé de ce que vous faites.
Vous n’encourez aucun reproche en faisant aux femmes [durant le délai de viduité] allusion à une proposition de mariage, ni d’en nourrir secrètement l’intention. Dieu sait que vous aurez à vous souvenir d’elles. Mais ne vous liez pas à elles par des promesses secrètes et ne leur tenez qu’un langage honnête. Ne décidez [de vous unir à elles] par le lien au mariage qu’à l’expiration du délai imparti et sachez que Dieu connaît vos pensées. Gardez-vous [de l’offenser] et sachez qu’il est clément et longanime.
Aucun grief ne sera retenu contre vous si vous répudiez une femme avec laquelle vous n’avez pas cohabité ou à laquelle vous n’aurez pas fixé une dot. Néanmoins, faites-lui honnêtement un don [de consolation], le riche selon ses facultés, l’indigent selon les siennes. C’est là une obligation incombant aux hommes de bien.
Si vous divorcez avant la consommation du mariage, la dot étant fixée, la moitié de celle-ci revient de droit à l’épouse, à moins de désistement [décidé] par elle ou par son curateur. Le désistement [dans un tel cas] est très méritoire. N'oubliez pas d’être généreux dans vos rapports mutuels. Dieu voit ce que vous faites, en vérité.
Accomplissez assidûment vos prières [aux heures fixées] ainsi que la prière médiane et levez-vous pieusement devant Dieu.
Si vous vous sentez en danger, priez en marchant ou sur vos montures. La sécurité retrouvée, souvenez- vous de Dieu selon ce qu’il vous a enseigné et que vous ne connaissiez point.
Ceux d’entre vous qui meurent en laissant des épouses [doivent avant de passer de vie à trépas] assigner à celles-ci [un legs] pour leur entretien pendant une année au domicile conjugal. Si, de leur propre gré, elles abandonnent ce domicile, vous n’y êtes plus tenus. Dieu est tout-puissant et sage.
Les femmes répudiées ont droit à une honnête indemnité d’entretien, [constituant] un devoir pour les hommes qui craignent Dieu.
C’est ainsi que Dieu vous explique clairement ses versets afin que vous soyez raisonnables.
N’as-tu point vu ceux qui ont déserté par milliers leurs demeures par crainte de la mort ? Dieu leur dit : « Mourez. » Puis il les ressuscita. Dieu est, certes, plein de bonté pour les hommes, mais la plupart d’entre eux ne sont guère reconnaissants.
Combattez pour la cause de Dieu et sachez que Dieu entend et sait tout.
Qui désire [se constituer] une belle créance sur Dieu ? Dieu le lui rendrait au centuple ! Dieu répand à son gré abondance ou disette et à lui vous serez ramenés.
Te souviens-tu de cette assemblée de notables juifs qui demandèrent, après la mort de Moïse, à l’un de leurs prophètes, de leur désigner un roi sous tes ordres duquel ils combattraient pour la cause de Dieu ? « S’il vous était prescrit de combattre, ne refuseriez-vous pas de vous y astreindre ? répliqua-t-il. — Et pourquoi ne combattrions-nous pas pour la cause divine ? « N’avons-nous pas été chassés de notre habitat et séparés de nos enfants ? » dirent-ils. Mais, lorsque la guerre fut prescrite pour eux, ils changèrent d’avis, exception faite de quelques-uns. Dieu connaît bien les fourbes.
Leur prophète leur dit : « Dieu a choisi Saül comme roi pour vous. — Comment Saül aurait-il le pouvoir sur nous ? objectèrent-ils. Nous y avons plus droit que lui et il n’est pas très riche ! — Dieu l’a préféré [pour régner] sur vous et lui a donné plus de science et de force physique [qu’à vous]. Dieu accorde le pouvoir à qui il veut ; il est infini et omniscient.
« Le signe de sa royauté sera le retour du reliquaire porté par des anges et contenant un symbole de quiétude accordé par votre Seigneur, des reliques de ta famille de Moïse et d’Aaron. « C’est là, en vérité, un signe pour vous, si vous êtes des croyants. »
S’étant mis en marche avec ses troupes, Saül leur dit : « Dieu vous mettra à l’épreuve en arrivant près d’une rivière. Quiconque boira de son eau ne sera pas des miens ; par contre, celui qui ne se désaltérera point et [se contentera] d’en puiser une fois dans le creux de la main, celui-là comptera parmi mes compagnons. » Tous y burent [à leur soif] sauf quelques-uns. Quand Saül et les croyants qui l’accompagnaient eurent traversé la rivière, ces derniers s’écrièrent : « Nous ne nous sentons pas en force aujourd’hui d’affronter Goliath et son armée. » Mais ceux qui pensaient sincèrement [qu’au Jour dernier] ils rencontreraient Dieu, proclamèrent : « Que de fois une cohorte peu nombreuse a triomphé, avec la permission de Dieu, d’une bande considérable. Dieu est avec ceux qui persévèrent [dans la lutte] ! »
Lorsqu'ils avancèrent vers Goliath et ses troupes, [Saül et ses compagnons] dirent : « Seigneur arme-nous de patience, affermis nos pas et donne-nous la victoire sur ces mécréants ! »
Par la permission de Dieu, ils les mirent en déroute. David tua Goliath et Dieu lui donna la royauté, la sagesse, et lui enseigna ce qu'il voulut. Si Dieu ne repoussait pas les peuples les uns par les autres, la terre serait assurément corrompue. Mais Dieu est plein de grâce envers les mondes.
Tels sont les versets de Dieu : nous te les révélons en toute vérité. Certes, tu es du nombre des envoyés.
Nous avons davantage favorisé certains prophètes par rapport à d'autres. A certains, Dieu a parlé. Il en a élevé d'autres à des degrés [dans la hiérarchie]. Nous avons donné les preuves à Jésus, fils de Marie, en l'assistant de l'Esprit-Saint. Si Dieu l'avait voulu, les hommes, après les envoyés et après les preuves qui leur furent fournies, ne se seraient point entre-tués. Mais ils chicanèrent si bien que les uns crurent et les autres sombrèrent dans l'infidélité. Si Dieu l'avait voulu, ils ne se seraient point entre-tués, car Dieu fait ce qu'il veut.
Croyants ! montrez-vous charitables avec ce que nous vous avons attribué, avant que ne vienne le jour où troc, amitié et intercession ne seront d'aucune utilité. Les injustes sont les mécréants.
Dieu ! Il n’y a point de dieu hormis lui, le vivant, le subsistant. Il n’est sujet ni à la somnolence, ni au sommeil. A lui appartient ce qui est dans les cieux et sur la terre. Qui [peut] intercéder auprès de lui sans sa permission ? Il sait ce qui est devant et derrière eux, alors qu’ils n’embrassent de sa science que ce qu’il veut. Son trône s’étend sur les cieux et sur la terre dont la conservation ne lui est d’aucun poids. Il est le Très-Haut, l’Infini.
Point de contrainte en religion. La vérité se distingue de l’erreur. Celui qui renie Taghût pour croire en Dieu s’est saisi du lien le plus solide, [un lien] qui ne peut être rompu. Dieu entend et sait tout.
Dieu est le fondé de pouvoir de ceux qui croient. Il les fait sortir des ténèbres vers la lumière. Quant aux mécréants, leurs mandataires sont les démons qui les tireront de la lumière pour les plonger dans les ténèbres. Ceux-là sont voués au feu pour l'éternité.
Ne te souviens-tu pas de ce personnage qui avait reçu la royauté de Dieu et qui engagea une dispute contre Abraham au sujet de son Seigneur ? Abraham ayant dit : « Mon Seigneur est celui qui donne la vie et la mort », il lui rétorqua : « C'est moi qui fais vivre et mourir. — Dieu fait venir le soleil de l'orient, objecta Abraham ; fais-le donc venir de l'occident ! » L'impie demeura confondu. Dieu ne dirige point les injustes.
[Ne te souviens-tu pas] de cet autre personnage qui, passant près d'une cité déserte et en ruine, se dit : « Comment Dieu redonnerait-il la vie à cette ville après sa destruction ? » Dieu le fit mourir [et il resta ainsi] pendant cent ans. L'ayant rappelé à la vie, Dieu lui demanda : « Combien de temps es-tu demeuré ainsi ? — Un jour ou moins, dit-il. — Non pas, reprit le Seigneur ; tu es resté ainsi durant un siècle. Regarde ta nourriture et ta boisson ! Elles ne se sont pas gâtées. Regarde [un peu] ton âne ! Nous faisons de toi un signe pour le genre humain. Regarde comment nous ressuscitons les ossements [de ton âne] et les recouvrons de chair ! » L'homme s'écria, ébloui [par ce prodige] : « Je reconnais que Dieu est omnipotent. »
[Souviens-toi] lorsque Abraham dit : « Seigneur, montre-moi comment tu fais revivre les morts. — Or ça, ne crois-tu point ? répondit le Seigneur — Mais si [Seigneur] ! Ce n’est que pour la sérénité de mon cœur ! — Prends, dit le Seigneur, quatre volatiles. Découpe-les et mets un morceau sur chaque montagne, puis rappelle-les. Ils accourront vers toi. Sache que Dieu est tout-puissant et sage. »
Ceux qui dépensent leurs biens pour la cause de Dieu, sont comparables à un grain qui fait germer cent épis contenant chacun cent grains. [Ainsi] Dieu multiplie la [récompense] de celui qu’il veut. Il est immense et omniscient.
Ceux qui dépensent leurs biens pour la cause de Dieu, sans le ressasser et sans en faire grief par la suite, trouveront leur rétribution auprès de leur Seigneur. Ils seront à l’abri de la peur et ne connaîtront pas la tristesse.
Une parole agréable ou un pardon valent mieux qu’une aumône suivie d’une vexation, Dieu est riche et longanime.
O vous qui croyez ! Ne détruisez point le mérite de vos aumônes en les rappelant sans cesse ou en faisant [un prétexte] pour commettre un tort, à l’instar de celui qui se montre prodigue par ostentation, sans croire en Dieu, ni au Jour dernier. Un tel homme est comparable à un rocher couvert d’un [peu] de terre. Un orage l’atteint-il et la pierre est mise à nu. [Ces hommes] sont incapables de [tirer profit] de ce qu’ils possèdent et Dieu ne met point sur la bonne voie les incrédules.
Ceux qui se montrent charitables pour plaire à Dieu et fortifier leur âme sont comparables à un jardin sur un coteau. Lorsqu’il est arrosé par une pluie abondante, il donne deux fois plus de fruits. A défaut de pluie, il sera [humecté] par la rosée. Dieu observe ce que vous faites.
L’un de vous aimerait-il avoir un jardin complanté de palmiers-dattiers et de vignes arrosés par des ruisseaux et qui lui donnerait toutes sortes de fruits ? [Tiendrait-il à ce jardin,] s’il était atteint de vieillesse ou s’il avait des enfants chétifs ? Qu’un vent infernal survienne et [sa propriété] est ravagée. C’est ainsi que Dieu vous explique ses versets afin que vous réfléchissiez.
O vous qui croyez ! montrez-vous charitables avec les meilleures choses que vous possédez ainsi qu'avec ce que nous avons fait sortir de terre à votre intention. Ne portez pas votre préférence [ce faisant] sur ce qui est de mauvaise qualité et que vous ne prendriez vous-mêmes qu’en fermant les yeux. Sachez que Dieu est riche et digne de louanges.
Satan vous fait craindre la misère [comme conséquence de vos largesses] et vous ordonne les turpitudes, alors que Dieu vous promet son pardon et sa grâce, et Dieu est immense et omniscient.
Dieu accorde la sagesse à qui il veut et quiconque reçoit la sagesse acquiert un bien considérable. Seuls les hommes doués d’intelligence y pensent.
Quelque aumône que vous fassiez, quelque vœu que vous formiez, Dieu les connaît. Les injustes n'auront personne pour les aider à triompher.
Si vous faites publiquement la charité, c’est sans doute une bonne action. Mais la charité est plus méritoire et contribuera mieux à la remise de vos péchés si elle est faite discrètement [au profit] des indigents. De tout ce que vous faites, Dieu est parfaitement informé.
Il ne t’incombe point de les mettre sur la bonne voie ; c’est plutôt à Dieu qu’il appartient de bien diriger qui il veut. Quelque dépense que vous vous imposiez en œuvres pies, c’est pour vous-mêmes et vous n’aurez à dépenser que dans l’intention de [contempler] la face de Dieu. Quelque dépense que vous vous imposiez pour faire le bien, elle vous sera fidèlement remboursée et vous ne serez point lésés.
[Vos aumônes doivent être distribuées] aux indigents qui, pour la cause de Dieu, sont [comme] des assiégés, et qui ne peuvent se déplacer sur la terre. L’ignorant les croit riches parce qu’ils s’abstiennent [de mendier]. On les reconnaît à leur aspect ; ils n'importunent personne par une demande de secours. Quelque dépense que vous supportiez en œuvres pies, Dieu, en vérité, le sait
Ceux qui dépensent leurs biens, par charité, la nuit et le jour, en secret et en public, recevront de Dieu leur récompense. Ils seront à l’abri de la peur et ne connaîtront pas la tristesse.
Ceux qui pratiquent l’usure se lèveront [le jour de la résurrection] tels des possédés touchés par Satan et cela parce qu’ils auront prétendu que le troc est assimilable à l’usure, alors que Dieu a permis le commerce et rendu l’usure illicite. Celui qui, exhorté par son Seigneur, s’interdira cette pratique conservera ses acquis usuraires antérieurs et son cas relève de Dieu. Ceux qui récidiveront, au contraire, ceux-là auront le feu pour séjour éternel.
Dieu réduit à néant le profit usuraire et accroît [le mérite] des aumônes. Dieu tient en aversion tout mécréant endurci et pécheur.
Ceux qui croient font des œuvres méritoires, s’acquittent de la prière, font l’aumône, recevront de leur Seigneur leur récompense. Ils seront à l’abri de la peur et de la tristesse.
O vous qui croyez ! craignez Dieu et renoncez à ce qui reste encore [dû] comme produit de l’usure, si vous êtes des croyants [sincères].
Si vous refusez [de le faire], attendez-vous à une guerre [entreprise contre vous] par Dieu et son Prophète. Si vous faites amende honorable, vos capitaux vous appartiennent [en principal]. Ainsi vous ne léserez personne et personne ne vous lésera.
Si [votre débiteur] est dans la gêne, [accordez-lui] un délai, jusqu’à ce qu’il puisse se libérer. Il serait toutefois préférable pour vous de lui en faire remise, si vous connaissiez [mieux votre intérêt].
Craignez le jour où vous serez ramenés à Dieu, où chaque âme recevra [le prix] de ce qu’elle aura acquis [sur terre], où les hommes ne subiront aucune injustice.
Croyants, quand vous contractez une dette à terme, mettez cela par écrit ; qu’un scribe le note fidèlement entre vous. Que nul scribe ne refuse ses services selon ce que Dieu lui a permis d’apprendre. Qu’il écrive, que le débiteur lui dicte, qu’il craigne Dieu, son Seigneur, et qu’il ne défalque rien de l’obligation. Si le débiteur est sot, faible ou incapable de dicter, que son mandataire dicte [en son nom] loyalement : Faites appel à deux témoins parmi vos hommes, à défaut de deux hommes, prenez un homme et deux femmes parmi ceux que vous agréerez en cette qualité. Si l’une d’elles se trompe, l’autre suppléera à la carence de sa mémoire. Que les témoins ne se récusent pas quand ils sont requis. Ne dédaigniez pas de consigner par écrit une créance quelle qu’en soit l’importance et [d’en préciser le terme]. Une telle procédure est plus équitable auprès de Dieu, plus utile pour le témoignage et plus propre à écarter le doute, à moins qu’il ne s’agisse d’une opération commerciale à laquelle vous procédez immédiatement. [Dans ce cas], il n’y a aucun inconvénient à ce que vous ne la consigniez pas par écrit. Dans vos transactions, prenez néanmoins des témoins et que ni le scribe ni le témoin n’aient des ennuis [en prêtant leur concours] car ce serait immoral. Craignez Dieu ! Dieu vous instruit ! Dieu sait tout.
Si vous êtes en voyage et ne trouvez point de scribe [pour consigner par écrit vos transactions], la remise d’un gage est alors [exigible]. Si l’un d’entre vous confie à un autre un objet, que le dépositaire le restitue à son propriétaire et qu’il craigne Dieu, son Seigneur. Ne dissimulez pas le témoignage. Quiconque le dissimule a un cœur de pécheur et Dieu connaît vos actes.
A Dieu appartient ce qui est dans les cieux et sur la terre. Que vous exprimiez ou que vous cachiez ce qui est en votre âme, Dieu vous en demandera compte. Il pardonnera à qui il veut et tourmentera qui il veut. Dieu est omnipotent.
Le messager a cru à ce qui lui a été révélé par son Seigneur ainsi que les croyants. Tous ont cru en Dieu, en ses anges, en ses Écritures et en ses envoyés. Nous ne faisons aucune différence entre ses apôtres. Ils ont affirmé : « Nous avons entendu et nous avons obéi. [Nous te demandons] pardon, Seigneur ! vers toi est le devenir ! »
Dieu n’impose rien à l’âme qui soit au-dessus de ses capacités ! Ce qu’elle aura acquis [par ses œuvres sur terre] jouera pour ou contre elle. Seigneur ! ne nous tiens pas rigueur de nos oublis ni de nos fautes. Seigneur ! ne nous charge pas d’un fardeau écrasant à l’instar de ceux qui ont vécu avant nous. Seigneur ! ne nous impose pas de charge au-dessus de nos forces ! Pardonne-nous ! Absous nos péchés ! Fais-nous miséricorde ! Tu es notre maître ! Accorde-nous la victoire sur les mécréants !
A.L.M... (Alîf, lâm, mîm).
Dieu ! Il n’y a d’autre Dieu que lui, le vivant, le subsistant.
Il t’a révélé graduellement le Livre avec la vérité pour confirmer ce qui l’a précédé. Il a révélé la Thora et l’Évangile
auparavant pour [qu’ils servent] de bonne direction aux hommes ainsi que le [Livre du] discernement. Un cruel châtiment [est réservé] à ceux qui renient les versets de Dieu, car Dieu est puissant et vindicatif.
Rien n’est caché à Dieu, sur terre et dans le ciel.
C’est lui qui vous forme selon sa volonté dans les matrices. Il n’y a point de divinité sauf lui, le Puissant, le Sage.
C’est lui qui t’a révélé le livre contenant des versets parachevés — qui en sont la base — et des versets ambigus. Les sceptiques s’attachent à ce qui est équivoque par esprit de contradiction ou en quête d’interprétation [tendancieuse], alors que son interprétation relève uniquement du savoir divin. Ceux qui ont approfondi la science diront : « Nous y ajoutons foi ! Tous [les versets de ce livre] émanent de Dieu », car seuls ceux qui sont doués d’intelligence sont enclins à se remémorer.
Seigneur n’imprime aucune déviation à nos cœurs après nous avoir guidés. Accorde-nous ta miséricorde ! Certes, tu es te dispensateur [de toutes les grâces].
Seigneur, tu réuniras le genre humain en un jour sur lequel il n’y a point de doute. Sur sa promesse Dieu ne revient pas.
En vérité, ni les richesses ni les enfants ne garantiront, ce jour-là, les mécréants contre Dieu. Ceux-là serviront de combustible au feu,
à l’instar des gens de Pharaon et de ceux qui les avaient précédés. Ceux qui avaient tenu les signes de Dieu pour mensongers, Dieu les sanctionna pour leurs péchés, car il est sévère dans son châtiment.
Dis aux mécréants : « Vous serez vaincus et rassemblés dans la géhenne ! Quelle affreuse demeure ! »
Il y a dans l’affrontement des deux troupes un signe pour vous. L’une combattait pour la cause de Dieu, l’autre était mécréante. Apparemment, elles se voyaient en nombre égal. Mais Dieu soutient de son assistance qui il veut. Voilà bien une leçon à méditer pour les [hommes] clairvoyants.
l’amour des choses désirables a été paré [d’attraits] pour les hommes : [passion] pour les femmes, [affection] pour les fils, [rapacité de posséder] de l’or et de l’argent par quintaux bien remplis, des chevaux de race, des troupeaux, des terres cultivables. C’est une jouissance de la vie d’ici-bas. Mais, c’est auprès de Dieu qu’est le refuge [le plus] beau.
Dis : « Vous annoncerai-je quelque chose qui vaille mieux que cela ? Ceux qui auront fait preuve de piété trouveront auprès de leur Seigneur des jardins arrosés par des ruisseaux, où ils vivront éternellement, des épouses exemptes de souillure. Dieu sera satisfait d’eux. Il voit ses serviteurs. Il est attentif
à [ceux de] ses serviteurs qui disent : « Seigneur ! nous avons la foi ; pardonne-nous nos péchés et préserve-nous du supplice du feu ! »,
[qui se montrent] patients, véridiques, qui prient assidûment, pratiquent la charité, implorent son pardon à la fin de la nuit.
Dieu atteste, ainsi que les anges et les hommes de science, qu’il n’y a de Dieu que lui, qu’il maintient la justice. Il n’y a d autre Dieu que lui, le Puissant, le Sage.
Certes, l’Islâm est, pour Dieu, la religion même. Ceux à qui l’Écriture fut transmise ne se sont divisés — par jalousie — qu’après avoir reçu la science. Quiconque refuse d’ajouter foi aux versets de Dieu [sera châtié], car Dieu est rapide dans ses comptes.
S’ils te prennent à partie, réponds : « Je me suis livré à Dieu de même que ceux qui m'ont suivi ! » et demande à ceux qui ont reçu l’Ecriture et aux illettrés : « Professez-vous l’Islâm ? » S’ils se déclarent musulmans, ils sont dans la bonne voie ; s’ils s’en détournent [tu n’es pas responsable d’eux]. Seule la transmission [du message] t’incombe et Dieu voit ses serviteurs.
Annonce un douloureux supplice à ceux qui nient les signes de Dieu, massacrent sans droit les prophètes et les hommes qui prêchent la justice.
Voilà les gens dont les œuvres auront été vaines ici-bas et dans la vie future, et qui ne trouveront personne pour les secourir.
N’as-tu pas vu un groupe de ceux qui ont reçu une partie de l’Écriture tourner le dos et s’éloigner [lorsqu’ils] furent invités à se reporter au Livre de Dieu pour trancher leurs différends ?
C’est qu’ils prétendent que le feu ne les brûlera qu’un nombre déterminé de jours. Ils sont abusés par leurs propres mensonges.
Qu’adviendra-t-il d’eux, lorsque nous les réunirons pour [qu’ils rendent compte de leurs actes] un jour indubitable, où chaque âme recevra la rétribution de ses acquis et où [même] les mécréants ne seront point lésés.
Dis : « O mon Dieu, Souverain absolu ! Tu investis de la royauté qui tu veux et détrônes qui tu veux ! Tu donnes la puissance à qui tu veux et tu avilis qui tu veux ! Tu détiens le bien ! Tu es omnipotent !
Tu insères la nuit dans le jour et le jour dans la nuit. Tu fais sortir le vivant du mort et le mort du vivant. Tu enrichis sans compter qui tu veux.
Que les croyants ne prennent pas, en dehors des croyants, d'alliés parmi les infidèles. Quiconque contractera une telle alliance aura rompu avec Dieu, à moins que vous n'ayez quelque méfait à redouter de leur part. Dieu vous avertit d'être circonspects à son égard. C'est vers lui qu’est le devenir.
Dis : « Que vous cachiez ou que vous divulguiez ce qui est en votre cœur, Dieu le sait. Il sait ce qui est dans les cieux et sur la terre. Dieu est omnipotent. »
Le jour où chaque âme sera confrontée avec le bien et le mal qu’elle aura faits, elle souhaitera qu’il y ait un long intervalle entre elle et ce jour. Dieu vous avertit d’être circonspects à son égard et il est plein de bienveillance envers ses serviteurs.
Dis : « Si [depuis toujours] vous aimez Dieu, alors suivez-moi ! » Il vous aimera et vous pardonnera vos péchés, car il est tout-indulgent et tout-compatissant. »
Dis : « Obéissez à Dieu et à son apôtre ! » Si vous vous en détournez, [sachez que] Dieu n’aime pas les infidèles.
Dieu a choisi Adam, Noé, la famille d’Abraham et la famille d’‘Amram parmi le monde,
en tant qu’issus les uns des autres. Dieu entend et sait tout.
[Rappelle] lorsque la femme d’Amram dit : « Seigneur ! à ton culte exclusif je voue ce que je porte en mon sein ! Accepte [-le] de moi, toi qui entends et sais tout. »
« Seigneur, s’écria-t- elle, quand elle l’eut enfantée, j’ai mis au monde une fille. » Dieu le savait bien, car le mâle n’est point comparable à la femme, « Je la nomme Marie [, ajouta-t-elle,] et la mets, elle et sa postérité, sous ta sauvegarde contre Satan le lapidé. »
Dieu réserva un accueil favorable à l’enfant, lui assura une belle croissance et la confia à Zacharie. Or, chaque fois que celui-ci entrait au sanctuaire, il trouvait de la nourriture près d'elle. « Marie, d'où te viennent [ces aliments ?] disait-il. — De la part de Dieu, répondait-elle, car Dieu gratifie de ses biens qui il veut, sans compter. »
C'est alors que Zacharie invoqua Dieu : « Seigneur, accorde-moi une descendance vertueuse. Tu es celui qui entend la prière ! »
Les anges l'appelèrent tandis que, debout, il priait dans le sanctuaire : « Dieu t'annonce la naissance de Jean qui confirmera un Verbe émanant de Dieu. Il sera un chef, un homme chaste et un prophète du nombre des saints.
— Comment aurai-je, Seigneur, un garçon alors que la vieillesse m’a atteint et que ma femme est stérile ? demanda Zacharie. - Il en sera ainsi ! Dieu fait ce qu’il veut ! lui fut-il dit.
— Seigneur, dit Zacharie, édifie-moi par un signe ! — Pendant trois jours, lui fut-il dit, tu ne pourras parler aux gens que par gestes. Ce sera le signe que tu réclames ! Prononce souvent le nom du Seigneur et glorifie-le le soir et de bon matin. »
[Rappelle] lorsque les anges dirent : « O Marie ! Dieu a porté son choix sur toi et t’a purifiée. Il t’a choisie parmi les femmes des mondes.
O Marie ! prie assidûment, prosterne-toi et incline-toi avec ceux qui s’inclinent. »
Ce sont là des nouvelles qui relèvent du mystère et que nous te révélons car tu n’étais pas devant eux quand ils jetaient leurs calames pour savoir qui d’entre eux devait être tuteur de Marie, encore moins lorsqu’ils se querellaient [à ce sujet],
[Rappelle] lorsque les anges dirent : « O Marie ! Dieu, en vérité, t’annonce comme bonne nouvelle un Verbe émanant de lui dont le nom sera l’Oint Jésus fils de Marie. Il [sera] illustre en la vie d’ici-bas et dans la vie future, et comptera parmi les rapprochés [du Seigneur],
« Il parlera dans son berceau et lorsqu’il sera adulte il comptera parmi les saints.
Seigneur ! Comment puis-je avoir un enfant alors qu’aucun être humain ne m’a touchée ? demanda Marie. — Dieu crée ainsi ce qu’il veut, lui fut-il répondu ; quand il juge qu’une chose [doit être], il lui suffit de dire « Sois », et elle est.
« Dieu lui enseignera l’Écriture, la sagesse, la Thora et l’Évangile.
« Il sera le messager de Dieu auprès des Israélites [et leur dira] : ‘‘En vérité, je vous apporte un signe de la part de votre Seigneur : je formerai pour vous avec de la glaise un oiseau ; je soufflerai dessus et par la permission de Dieu il sera un oiseau [vivant]. Je guérirai l’aveugle et le lépreux, ressusciterai les morts, par la permission de Dieu. Je vous apprendrai ce que vous mangez et ce que vous cachez dans vos demeures. En cela il y aura certainement un signe pour vous, si vous êtes [vraiment] croyants.
« [Je viens] confirmer la Thora [que vous avez reçue] avant moi, lever pour vous certaines interdictions et vous apporter un signe de votre Seigneur. Craignez Dieu et obéissez-moi.
 « En vérité, Dieu est mon Seigneur et le vôtre. Adorez-le ! C'est une voie droite !" »
Lorsque Jésus s'aperçut de leur incrédulité, il demanda : « Qui seront mes auxiliaires [dans la voie qui mène] vers Dieu ? » Et les Apôtres de répondre : « C'est nous qui serons les auxiliaires de Dieu. Nous croyons en Dieu ! Sois témoin qu'à sa volonté nous sommes soumis ! »
« Seigneur ! Nous croyons à ce que tu as révélé et suivrons ton messager. Inscris-nous parmi ceux qui témoignent. »
[Les juifs] ourdirent des complots contre Jésus ; mais Dieu déjoua leurs machinations, car il est plus habile que les conspirateurs.
[Rappelle] lorsque Dieu dit : « O Jésus, je vais, certes, te rappeler, t'élever vers moi et t'éloigner des infidèles ! Place ceux qui t'ont suivi au-dessus des mécréants jusqu'au jour de la résurrection. Vous retournerez ensuite à moi. Je trancherai le différend qui vous oppose.
« J’infligerai un cruel supplice à ceux qui auront été infidèles, en cette vie et dans l'autre. Personne ne viendra à leur secours. »
« Quant à ceux qui auront cru et fait des œuvres pies, Dieu les rétribuera intégralement. Il n’aime pas les injustes. »
Voilà ce que nous te communiquons comme versets et rappel de sagesse.
Pour Dieu, il en est de Jésus comme d’Adam qu’il forma de terre, puis dit : « Sois ! » et il fut.
La vérité vient de ton Seigneur. Ne sois pas du nombre des sceptiques.
Ayant été instruit [au sujet de Jésus], dis à quiconque voudrait engager avec toi une controverse sur son cas : « Venez ! appelons nos fils et vos fils, nos femmes et les vôtres, nos personnes et les vôtres, et livrons-nous ensuite à un duel imprécatoire, en proférant la malédiction divine contre les imposteurs. »
Voilà une narration authentique, en vérité. Il n’est point de dieu en dehors de Dieu et, en vérité, Dieu est tout-puissant et tout-sage.
S'ils s'en détournent, Dieu connaît bien les perturbateurs.
Dis [aux chrétiens et aux juifs] : « O vous qui avez reçu l'Écriture, adoptez une formule valable pour nous et pour vous [impliquant] que nous n’adorerons que Dieu, que nous ne lui associerons rien d'autre, que nous ne prendrons point les uns parmi les autres des maîtres en dehors de Dieu. S'ils refusent, dites-[leur] : “Soyez témoins qu'à la volonté de Dieu nous sommes soumis" ».
O vous qui avez reçu l'Écriture ! pourquoi discutez-vous à propos d’Abraham ? La Thora et l'Évangile n'ont été révélés qu’après lui. Ne raisonnez-vous donc pas ?
Vous êtes enclins à disputer de ce que vous connaissez. Pourquoi chicaner encore à propos de ce dont vous n'avez aucune connaissance ? Dieu sait, mais vous, vous ne savez pas !
Abraham n’était ni juif ni chrétien, mais un monothéiste convaincu et soumis à la volonté de Dieu. Il n’était pas polythéiste.
Ceux qui ont plus droit à se réclamer d’Abraham sont ceux qui l’ont suivi et [en particulier] ce Prophète et les musulmans. Dieu est le protecteur des croyants.
Une bande parmi les détenteurs de l’Écriture serait heureuse de vous égarer. Mais, ils n'égarent qu'eux-mêmes, sans s'en rendre compte.
O vous qui avez reçu l'Écriture ! pourquoi ne croyez-vous pas aux signes de Dieu, alors que vous en êtes témoins ?
O vous qui avez reçu l'Écriture ! pourquoi affublez-vous de mensonge la vérité, alors que vous savez ?
Une bande parmi les détenteurs de l'Écriture a dit : « Croyez au début du jour à ce qui a été révélé aux musulmans et rejetez-le le soir, afin de les faire revenir [à leurs anciennes croyances],
et n'ayez foi qu'en vos coreligionnaires. » Dis : « Certes, la bonne voie est celle de Dieu ! [Ne niez pas a priori] que quelqu'un puisse recevoir une révélation comparable à celle que vous avez reçue et discuter avec vous au sujet de votre Seigneur ! » Et ajoute : « En vérité, la grâce dépend de Dieu ! Il l'accorde à qui il veut, car il est immense et omniscient. »
Il accorde spécialement sa miséricorde à qui il veut, car à lui appartient la grâce infinie.
Tel, parmi ceux qui ont reçu l'Écriture, à qui tu confieras un quintal [d'or] te le rendrait, tandis que tel autre à qui tu confierais un dinâr, ne te le restituerait que si [inlassablement] tu te tiens debout [près de lui]. Cela tient au fait qu'ils prétendent n'être tenus à aucun scrupule à l'égard des gentils. Ils prêtent sciemment leurs propres mensonges à Dieu.
Mais si ! [Ils sont tenus d’être scrupuleux avec tout le monde], car quiconque tient sa promesse et craint Dieu [saura que] Dieu aime ceux qui le craignent.
Ceux qui troquent leur engagement envers Dieu et leurs serments contre un vil prix, n’auront pas de part dans la vie future. Dieu ne leur adressera pas la parole, ni les regardera le jour de la résurrection. Il ne les purifiera point et leur supplice sera cruel.
Certes, une fraction d’entre eux altère par une articulation intentionnellement défectueuse [le texte] de l'Écriture pour vous faire croire que ce [qu’ils lisent] y est. Or, ce [qu’ils prétendent lire] n’est pas dans l’Écriture. Ils affirment que cela vient de Dieu. Ils attribuent leurs propres mensonges à Dieu, sciemment !
Il n’appartient à aucun homme à qui Dieu a accordé le Livre, l’intelligence et la prophétie de dire aux gens d’être ses serviteurs et non les serviteurs de Dieu. Soyez plutôt des savants pratiquants attendu que vous enseignez et étudiez l’Écriture.
Dieu ne vous prescrit nullement d’adorer les anges, ni les prophètes. Vous ordonnerait-il d’être polythéistes maintenant que vous êtes musulmans ?
[Rappelez-vous] quand Dieu reçut cet engagement des prophètes : « Lorsqu’un messager viendra pour confirmer ce que vous aurez, reçu de moi comme Écriture et comme sagesse, vous croirez en lui et lui apporterez votre soutien ! Y consentez-vous, ajouta-t-il, et vous chargez-vous [de cette responsabilité] ? — Nous y consentons ! dirent-ils. — Soyez témoins et je serai parmi ceux qui attestent », dit-il.
Ceux qui se détournent [de Muḥammad] après un tel engagement sont des pervers.
Désireraient-ils une religion autre que celle de Dieu alors qu’à sa volonté sont soumis, bon gré, mal gré, ceux qui sont dans les cieux et sur la terre et qu’à lui ils retourneront ?
Dis : « Nous croyons en Dieu, à ce qu’il t’a révélé, à ce qu’il a révélé à Abraham, à Ismaël, à Isaac, à Jacob, aux tribus, à ce qu’ont reçu Moïse, Jésus et [les autres] prophètes de leur Seigneur. Nous ne faisons aucune différence entre eux et à la volonté de Dieu nous nous abandonnons.
Quiconque recherche, en dehors de l'Islâm, une autre religion, celle-ci ne sera jamais acceptée de lui et dans l’au-delà il comptera parmi les perdants.
Comment Dieu [pourrait-il] mettre dans la bonne voie des gens tombés dans l'infidélité après avoir cru et après avoir été témoins de la véracité du Prophète et des preuves qui leur ont été fournies ? Dieu ne met pas sur la bonne voie les injustes.
Leur rétribution [ne peut être] que la malédiction de Dieu, des anges et des hommes, dans leur ensemble.
[Ils la porteront] éternellement et leur supplice ne sera ni retardé ni allégé,
exception faite de ceux qui, après leur apostasie, se repentent et s'amendent, car Dieu est tout-clément et tout-miséricordieux.
Ceux qui après avoir cru deviennent infidèles et aggravent ensuite leur impiété, jamais leur repentir ne sera accepté. Ce sont manifestement des égarés.
En vérité, les impies qui meurent en état de mécréance, la contenance de la terre elle-même en or ne saurait leur servir de rançon. Il ne sera accepté d'aucun incrédule mourant en état de mécréance [de rançon], pas même la contenance de la terre en or, au cas où il désirerait [le jour de la résurrection] se racheter. Ceux-là subiront un châtiment douloureux et personne ne les assistera.
Jamais vous ne parviendrez à la [véritable] piété sans avoir sacrifié de ce que vous aimez et quelque aumône que vous fassiez, Dieu, en vérité, le sait parfaitement.
Toute nourriture était licite pour les Israélites, sauf ce qu’Israël lui-même a déclaré illicite, avant même de recevoir la Thora. Lisez-la, si vous êtes sincères.
Cela étant, quiconque forgera un mensonge contre Dieu sera un imposteur.
Dis : « Dieu a manifesté sa vérité ! Suivez la religion d’Abraham, monothéiste sincère, qui ne fut point polythéiste.»
Certes, le premier temple édifié pour les hommes est celui de Bakka, temple béni, [servant] de bonne direction aux mondes.
Là il y a un des signes manifestes : la station d’Abraham et quiconque y entre est en sécurité. Dieu prescrit aux hommes, comme devoir envers lui, le pèlerinage à ce temple — [un devoir] pour ceux qui en ont les moyens. Quiconque est infidèle [doit savoir] que Dieu peut se passer des mondes.
Dis : « O vous qui avez reçu l’Écriture ! pourquoi n’ajoutez-vous pas foi aux signes de Dieu ? Dieu est témoin de ce que vous faites. »
Dis : « O vous qui avez reçu l’Écriture ! pourquoi détournez-vous ceux qui croient du droit chemin ? Vous voudriez que celui-ci soit tortueux alors que vous êtes témoins ! Dieu n’est point inattentif à ce que vous faites. »
O vous qui croyez ! Si vous vous laissez entraîner par une fraction de ceux qui ont reçu l’Écriture, ils feront de vous qui avez reçu la foi, des mécréants.
Comment apostasieriez-vous, alors que les versets de Dieu vous sont récités et que le Prophète est parmi vous ? Celui qui s’attache fortement à Dieu est guidé vers la voie droite.
O croyants ! craignez Dieu comme il doit être craint ! Ne mourez qu’en musulmans !
Maintenez-vous tous fermement attachés au lien de Dieu, et ne vous divisez pas. Rappelez-vous le bienfait que Dieu vous a accordé en unissant [par l’affection] vos cœurs, pour que vous deveniez des frères, alors qu’auparavant vous étiez ennemis ! Vous étiez, en effet, au bord d’un abîme infernal et il vous a sauvés. C’est ainsi que Dieu vous montre clairement ses signes afin que vous trouviez la bonne voie.
Que soit [formée] de vous une communauté qui appelle au bien, recommande les bonnes actions et réprouve ce qui est répréhensible. Ceux qui agissent ainsi seront les bienheureux.
Ne soyez pas comme ceux qui, après avoir eu les preuves, se sont divisés et livrés aux controverses. A ceux-là est réservé un immense châtiment,
le jour où des visages rayonneront et d’autres s’assombriront. A ceux dont les visages seront assombris [on dira] : « Êtes-vous devenus mécréants après avoir cru ? Eh bien, goûtez au châtiment en raison de votre infidélité. »
Quant à ceux dont les visages seront rayonnants, ils seront pour l’éternité au sein de la miséricorde divine.
Voilà les versets de Dieu que nous te récitons en toute vérité. Dieu ne nourrit aucune injustice contre les mondes.
A Dieu appartient ce qui est dans les cieux et sur la terre et à lui tout sera ramené.
Vous êtes la meilleure communauté qui ait été donnée comme exemple aux hommes : vous recommandez les bonnes actions et réprouvez ce qui est répréhensible, et vous croyez en Dieu. Il eût mieux valu pour ceux qui détiennent l’Écriture, de croire. Il y a parmi eux des croyants, mais les pervers sont en majorité.
Ils ne vous causeront aucun tort, en dehors [de leurs propos] ennuyeux, car s'ils vous combattent, ils vous montreront le dos [en fuyant] et ils ne recevront aucune aide [pour triompher].
Ils seront, où qu'ils soient, couverts d'avilissement, sauf dans le cas où ils sont garantis par leur attachement à Dieu ou par un pacte conclu avec les hommes. Ils ont encouru le courroux de Dieu et la misère est leur sanction, pour avoir renié les signes de Dieu, assassiné sans droit les prophètes et aussi pour leur insubordination et leur insolence.
Les détenteurs de l'Écriture ne sont pas, il est vrai, tous les mêmes. Il y a parmi eux une communauté rigide en matière de foi qui, aux heures de la nuit, psalmodie les versets de Dieu en se prosternant.
Ils croient en Dieu, au Jour dernier, recommandent les bonnes actions, réprouvent ce qui est répréhensible et s'empressent à l’envi de faire des œuvres pies, Ceux-là [comptent] parmi les saints.
Le bien qu'ils font ne leur sera jamais dénié. Dieu connaît bien ceux qui le craignent.
Les mécréants ne seront garantis contre Dieu, ni par leurs richesses, ni par leurs enfants. Ils seront voués au feu pour l’éternité.
Leurs aumônes dans la vie d’ici-bas sont comparables à un vent glacial qui souffle et abîme des cultures appartenant à des gens ayant injustement agi, contre eux-mêmes. Dieu ne les a point lésés. Ce sont eux qui ont plutôt agi injustement à leur propre détriment.
Croyants ! Ne prenez pas de confidents en dehors de vous. [Ceux que vous prendriez comme tels parmi les infidèles] mettraient tout en œuvre pour vous corrompre. Ils voudraient que vous soyez en difficulté. La haine est exprimée par leur bouche ; mais ce que dissimule leur cœur est encore pire. Nous vous avons clairement exposé les versets, si [toutefois] vous [êtes aptes] à raisonner.
Voilà où vous en êtes [dans vos rapports avec eux] : vous les aimez et ils ne vous aiment pas. Vous ajoutez foi à la totalité de l’Écriture... Quand ils vous rencontrent, ils vous disent qu’ils croient [eux aussi]. Mais, dès qu’ils sont seuls, ils se mordent les doigts de colère. Dis-[leur] : « Crevez de votre rage ! » En vérité, Dieu connaît bien le tréfonds des cœurs.
Si un bien vous touche, cela les afflige ; si un malheur vous frappe, ils s’en réjouissent. Mais si vous patientez en craignant Dieu, leurs machinations ne vous causeront aucun tort, car Dieu cerne leurs méfaits.
[Prophète ! évoque] ton départ matinal de chez toi, pour assigner aux croyants leurs postes de combat, — Dieu entend et sait tout —,
lorsque deux troupes parmi vous songèrent à fléchir alors que Dieu était leur protecteur ! Que les croyants s'en remettent à Dieu !
Dieu vous a accordé la victoire à Badr, alors que vous étiez faibles. Craignez Dieu donc pour lui manifester votre reconnaissance.
[Souviens-toi, Prophète,] lorsque tu disais aux croyants : « Ne vous suffit-il pas que votre Seigneur vous assiste de trois mille de ses anges descendus [en renfort] ? »
Mais oui ! Si vous êtes persévérants et si vous craignez Dieu et qu'ils vous assaillent impétueusement, votre Seigneur vous assistera de cinq mille de ses anges portant des marques distinctives.
Dieu n’a fait cela qu'à titre d'heureuse nouvelle à votre intention, pour tranquilliser vos cœurs, car la victoire ne [peut] venir que de Dieu, le Tout-puissant, le Tout-sage,
[et aussi] pour tailler en pièces une bande d'infidèles, les culbuter et les [contraindre] à une retraite décevante [pour eux].
Il ne t’appartient pas d'en décider, [mais à Dieu] d'agréer leur repentir ou de les châtier. En fait, ils sont injustes.
A Dieu appartient ce qui est dans les cieux et sur la terre. Il pardonne à qui il veut et châtie qui il veut. Dieu est tout-clément et tout-miséricordieux.
Croyants ! ne vous livrez pas à l'usure en portant de double en double [votre créance]. Craignez Dieu pour être heureux.
Redoutez le feu réservé aux mécréants.
Obéissez à Dieu et au Prophète pour [mériter] la miséricorde [divine].
Hâtez-vous [d'obtenir] un pardon de votre Seigneur et un paradis aussi vaste que les cieux et la terre, préparé à l'intention de ceux qui craignent le Seigneur,
se montrent charitables dans la félicité aussi bien que dans l'adversité, dominent leur colère, pardonnent à leurs semblables — Dieu aime ceux qui font le bien —,
[à ceux qui craignent le Seigneur] et qui, ayant commis une turpitude ou agi injustement contre eux- mêmes, s'adressent à Dieu pour lui demander d'absoudre leurs péchés — et qui peut absoudre ces péchés, en dehors de Dieu ? — et ne persistent pas délibérément dans le mal, en connaissance de cause.
Ceux-là, leur récompense sera une absolution émanant de leur Seigneur et des jardins arrosés par des ruisseaux. Ils y séjourneront éternellement. Quelle excellente rétribution pour ceux qui pratiquent [le bien] !
Les châtiments exemplaires [infligés aux générations d’impies] qui nous ont précédés, se sont déjà accomplis. Parcourez la terre et méditez la fin de ceux qui [traitaient les prophètes] d’imposteurs.
Voilà un manifeste pour les hommes, une bonne direction et une exhortation pour ceux qui craignent Dieu.
Ne vous découragez pas ! Ne vous affligez pas ! Vous êtes les plus élevés, si vous avez la crainte de Dieu !
Si vous souffrez d’une blessure, vos adversaires ont déjà souffert d’une blessure semblable. Ces jours [fastes ou néfastes], nous les faisons alterner parmi les hommes pour reconnaître ceux qui croient et prendre parmi vous des témoins — Dieu n’aime pas les injustes —
[et aussi] pour purifier [de leurs péchés] les croyants et anéantir les infidèles.
Comptiez-vous entrer au paradis sans que Dieu reconnaisse ceux d’entre vous qui ont combattu [pour sa cause] et ceux qui patientent ?
Certes, vous souhaitiez la mort avant de la rencontrer. Vous l’avez vue de vos propres yeux.
Muḥammad n’est qu’un prophète. D’autres prophètes l’ont déjà précédé. Retourneriez-vous sur vos pas, s’il mourait d’ [une mort naturelle] ou s’il était tué ? Retourner sur ses pas ne nuit en rien à Dieu qui récompensera ceux qui sont reconnaissants.
Personne ne peut rendre l’âme sans la permission de Dieu, au terme écrit et préfixé. Quiconque désire la récompense de la vie d’ici-bas, nous lui en donnons un lot. Quiconque désire la récompense de la vie future, nous lui en donnons un lot. Nous récompenserons ceux qui sont reconnaissants.
Que de prophètes ont combattu avec de nombreux disciples ! Ils ne se sont pas laissé abattre par les revers subis [au cours de leur lutte] pour la cause de Dieu. Ils n’ont ni faibli, ni capitulé. Dieu aime les endurants !
Leur seule parole était : « Seigneur, pardonne-nous nos péchés, nos excès dans notre conduite, affermis nos pas et accorde-nous la victoire sur les mécréants. »
Dieu leur a donné la récompense de la vie ici-bas et la belle récompense de la vie future. Dieu aime ceux qui pratiquent le bien.
O vous qui croyez ! Si vous obéissez aux mécréants, ils vous ramèneront à vos erreurs et vous serez perdants.
Non ! Dieu est votre maître ! Il est le meilleur assistant [pour remporter la victoire].
Bientôt, nous jetterons l'effroi dans le cœur des mécréants pour avoir associé à Dieu [des divinités] qu’il n’a nanties d'aucun pouvoir. Leur refuge sera le feu. Quel affreux asile pour les injustes !
Dieu a loyalement tenu sa promesse envers vous, en vous permettant [au début du combat] de massacrer vos ennemis. Il vous a fait entrevoir [la victoire] désirée, jusqu'au moment où vous avez fléchi pour vous disputer sur l'ordre qui vous avait été donné, faisant ainsi preuve de désobéissance. Il en est parmi vous qui désirent [les biens] de ce monde et il en est d'autres qui désirent [la félicité] de la vie future. Dieu, pour vous éprouver, vous a fait reculer devant eux. Il vous a pardonné ensuite, car Dieu use de sa grâce en faveur des croyants.
[Souvenez-vous] quand vous remontiez sans vous préoccuper de personne tandis que sur votre arrière le Prophète vous appelait. Dieu [en l'occurrence] vous a gratifiés d'une angoisse qui s'ajoutait à une [autre] angoisse, afin que vous ne vous affligiez ni de ce qui vous a échappé, ni de ce qui vous a accablés. Dieu est bien informé de ce que vous faites.
Après l’angoisse, Dieu a fait descendre sur vous une sécurité, un assoupissement qui a profité à un groupe d’entre vous, tandis qu’un autre groupe préoccupé [uniquement] de son sort et pensant de Dieu autre chose que la vérité, à l’instar des idolâtres, disait : « Avons-nous une part dans le commandement ? » Dis : « Le commandement entier est à Dieu ! » Leurs pensées secrètes, ils ne te les dévoilent pas. Ils disent : « Si nous avions eu une part tant soit peu dans le commandement, nous n’aurions pas eu des morts à déplorer ici. » Réponds-leur : « Fussiez-vous restés dans vos demeures que la mort aurait frappé dans leurs lits ceux dont le destin était de mourir. [Tout cela est arrivé] pour que Dieu éprouve votre patience et votre fermeté [dans l’infortune]. Dieu connaît bien ce que recèlent les cœurs. »
Ceux qui, le jour où les deux armées se sont rencontrées, ont fui ont seulement cédé aux suggestions de Satan pour quelque péché qu’ils ont pu commettre. Dieu les a absous, car Dieu est indulgent et longanime.
Croyants ! Ne soyez pas comme ces infidèles qui disent de leurs frères [morts] en voyage ou en guerroyant : « S’ils étaient restés parmi nous, ils ne seraient pas morts, ou ils n’auraient pas été tués. » Dieu a voulu en faire un [sujet] d’amertume pour eux, car Dieu [à vrai dire] fait vivre et fait mourir. Dieu voit clairement ce que vous faites.
Que vous soyez tués pour la cause de Dieu ou que vous mouriez [d'une mort naturelle], il y a là assurément [une possibilité d'obtenir] le pardon et la miséricorde de Dieu, qui sont préférables aux richesses [que vous amassez].
Morts naturellement ou pour la cause de Dieu, vous serez, certes, rassemblés devant Dieu.
C'est par miséricorde divine que tu as été conciliant avec eux. Si tu avais été rude et sévère, ils se seraient dispersés loin de toi. Excuse-les, implore le pardon de Dieu en leur faveur, consulte-les, quand des ordres sont à donner. Mais, quand ta décision est prise, mets ta confiance en Dieu car, en vérité, Dieu aime ceux qui s'en remettent à lui.
Si Dieu vous prête secours, personne ne vous vaincra. S'il se désintéresse de vous, qui pourrait, alors, vous servir de soutien ? Que les croyants s'en rapportent en tout à lui !
Il ne sied point à un prophète de frauder, car quiconque fraude se présentera, le jour de la résurrection, avec ce qu'il aura détourné ; chaque âme recevra alors ce qu’elle aura acquis et personne ne sera lésé.
En est-il donc de celui qui se conforme à ce que Dieu agrée, comme de celui qui s’attire son courroux et dont le refuge sera la géhenne ? Et quel affreux devenir !
Ils forment une hiérarchie auprès de Dieu qui voit clairement ce que vous faites.
En vérité, Dieu a usé de bonté envers les croyants en leur envoyant un prophète [choisi] parmi eux pour leur communiquer ses versets, les purifier [de leurs péchés], leur enseigner le Coran et la sagesse, bien qu’ils fussent antérieurement dans un égarement manifeste.
Quoi donc ! Ayant subi un malheur après avoir infligé une double défaite [à vos ennemis] vous dites [maintenant] : « Comment cela nous est-il arrivé ? » Dis-leur : « Cela vient de vous-mêmes ! » Dieu est omnipotent en tout.
[Le malheur] qui vous a frappés le jour où les deux troupes se sont rencontrées est conforme à la permission de Dieu qui [voulait] connaître les [vrais] croyants
ainsi que les hypocrites. Il fut dit à ces derniers : « Venez combattre pour la cause de Dieu et repousser [l'ennemi]. Nous vous suivrions, si nous savions qu'un combat [va être déclenché] », répliquèrent-ils. Ils étaient ce jour-là plus près de la mécréance que de la foi. Leur bouche exprimait ce qui n'était pas dans leur cœur. Mais Dieu connaît mieux [que quiconque] les pensées secrètes
[de ces mêmes hypocrites] qui, restés chez eux, dirent à propos de leurs frères [tombés au combat] : « S'ils nous avaient écoutés ils n’auraient pas été tués. » Dis-leur : « Si vous êtes véridiques, empêchez la mort de vous atteindre vous-mêmes ! »
Ne pense point que ceux qui sont tombés pour la cause de Dieu sont morts. Ils sont, au contraire, vivants auprès de leur Seigneur et comblés de faveurs,
heureux de ce que Dieu leur a prodigué de sa grâce et ravis que ceux qui [avaient combattu avec eux] et qui ne les ont pas encore rejoints ne connaîtront ni la peur, ni la douleur [de l’au-delà],
ravis des bienfaits et de la grâce dont Dieu [les a comblés] et aussi [à l’idée] que Dieu ne frustre point de leur dû les croyants
qui ont répondu à l’appel de Dieu et du Prophète, malgré les blessures reçues. A ceux d’entre eux qui se sont vaillamment comportés et ont craint Dieu, est [réservée] une magnifique récompense.
Ceux à qui on disait : « Vos ennemis se sont regroupés pour vous attaquer ; méfiez-vous ! » leur foi en fut accrue et ils s’écrièrent : « Dieu nous suffit ! Quel excellent garant ! »
Ils sont retournés [dans leurs foyers] comblés d’un bienfait et d’une grâce accordée par Dieu, sans subir le moindre mal. Ils ont suivi ce qui satisfait Dieu et Dieu détient une grâce immense.
N’y voyez que Satan ! Il effraie ses adeptes. Ne le redoutez pas, mais redoutez-moi, si vous êtes [vraiment] croyants.
Ne t’afflige pas pour ceux qui se précipitent vers l’infidélité ! En vérité, ils ne nuisent en rien à Dieu ; c’est [plutôt] Dieu qui ne veut leur accorder aucun lot dans la vie future. Un terrible châtiment les attend.
Car ceux qui troquent la foi contre l’infidélité ne nuisent en rien à Dieu et un châtiment douloureux leur est réservé.
Que les mécréants ne s’imaginent pas que le long délai que nous leur impartissons soit un bien pour eux. Nous leur impartissons un [long] délai uniquement pour qu’ils s’enfoncent davantage dans le péché ; un châtiment avilissant leur est réservé.
Dieu ne saurait abandonner les croyants au sort où vous êtes [que le temps qu’il faut] pour distinguer le fourbe de l’homme honnête. Dieu ne saurait vous dévoiler l’irrévélé. Mais il choisit, parmi ses envoyés, qui il veut. Croyez en Dieu et en ses envoyés. Si vous croyez et craignez Dieu, vous aurez une récompense magnifique.
Que ceux qui se montrent avares de ce dont Dieu les a gratifiés ne s'imaginent pas que cela soit pour eux un bien. C'est, au contraire, un mal pour eux. L’objet de leur avarice sera attaché comme un collier à leur cou, le jour de la résurrection. A Dieu revient l'héritage des cieux et de la terre et Dieu est parfaitement informé de ce que vous faites.
Dieu a entendu les paroles de ceux qui ont dit : « Dieu est pauvre et nous sommes riches ! » Nous inscrivons leurs propos ainsi que leur meurtre injustifié des prophètes et nous leur disons : « Goûtez le supplice de l'enfer !
Tel est le prix des actes que vous avez commis sur terre, car en vérité Dieu n'est nullement injuste envers [ses] serviteurs. »
[Dieu a entendu] ceux qui ont dit : « Dieu nous a prescrit de ne croire en un prophète qu'autant qu'il nous apporte une offrande que le feu consume. » Dis-leur : « Des prophètes vous ont déjà apporté, avant moi, des preuves ainsi que ce dont vous parlez. Pourquoi les avez-vous donc tués, si vous êtes véridiques ? »
S'ils te traitent de menteur, ils ont traité pareillement des prophètes venus avant toi avec des preuves, les Psaumes et le Livre lumineux.
Chaque âme goûtera la mort, mais vous ne recevrez votre exacte rétribution que le jour de la résurrection. Quiconque sera écarté du feu et introduit dans le paradis aura triomphé. La vie d’ici-bas n’est qu’une jouissance illusoire.
Certes, vous serez éprouvés dans vos biens et dans vos personnes et vous entendrez de ceux qui ont reçu l’Écriture avant vous et des polythéistes des choses très pénibles. Mais si vous patientez et craignez Dieu [vous vous apercevrez que] c’est dans l’ordre des choses.
[Rappelle], lorsque Dieu prit acte de la promesse des détenteurs de l’Écriture, qu’ils publieraient celle-ci et ne la garderaient pas secrète... Ils l’ont [en fait] rejetée derrière leur dos et vendue à vil prix ! Quel détestable marché ! 
Ne t’imagine point que ceux qui se réjouissent de leurs œuvres et [qui] aiment à être louangés... pour ce qu’ils n’ont pas fait, soient à l’abri du châtiment, [car] un supplice douloureux leur est réservé.
A Dieu appartient le royaume des cieux et de la terre ; il est omnipotent en tout.
En vérité, il y a, dans la création des cieux et de la terre et dans l’alternance de la nuit et du jour, des signes certains pour les hommes doués d’intelligence,
qui assis, debout ou couchés se souviennent de Dieu, méditent sur la création des cieux et de la terre [en disant] : « Seigneur, ce n’est pas en vain que tu as créé cela ! Gloire à toi ! Préserve-nous du supplice du feu !
« Seigneur ! celui que tu introduis dans le feu, tu l’as déjà couvert d'ignominie. Les injustes n’auront pas d’auxiliaires. »
« Seigneur ! nous avons entendu un homme appeler à la foi [disant] : ‘‘Croyez en votre Seigneur !’’ et nous avons cru ; Seigneur, absous nos péchés, pardonne-nous nos mauvaises actions et reçois-nous une fois morts, parmi les hommes de bien. »
« Seigneur, accorde-nous ce que tu nous as promis par [l’intermédiaire] de tes messagers ! Ne nous couvre pas d’ignominie, le jour de ta résurrection ! Tu ne manques pas, en vérité, à ta promesse. »
Leur Seigneur a répondu à leur appel [disant] : « En vérité, je ne perds pas [de vue] l’œuvre de celui qui fait [du bien], qu’il soit homme ou femme, [les hommes et les femmes étant] issus les uns des autres. Ceux qui se sont expatriés pour ma cause, qui ont combattu, qui ont été tués, je leur pardonne leurs mauvaises actions et les ferai entrer dans les jardins arrosés par des ruisseaux [à titre] de récompense divine, et Dieu a auprès de lui la belle récompense.
Que la fébrilité des mécréants dans ce pays ne t’abuse point !
[C’est une] jouissance éphémère ! Leur refuge sera la géhenne ! Quel affreux séjour !
Mais ceux qui craignent Dieu auront des jardins arrosés par des ruisseaux, comme séjour éternel, préparé par Dieu à leur intention. Ce qui est auprès de Dieu est préférable pour les hommes de bien.
Parmi ceux qui ont reçu l’Écriture, il en est, en vérité, qui croient en Dieu, à ce qui vous a été révélé : humbles, ils ne troquent pas à vil prix les versets de Dieu. Ceux-là auront leur rétribution auprès de leur Seigneur, car les comptes de Dieu sont rapides.
O vous qui croyez ! De la patience ! Rivalisez de patience et de fermeté [avec vos ennemis] ! Craignez Dieu et vous serez heureux !
O hommes ! Craignez votre Seigneur qui vous a créés d'un seul être et qui, ayant créé de celui-ci une épouse, fit naître de leur union un grand nombre d'hommes et de femmes. Craignez Dieu que vous invoquez dans vos requêtes mutuelles ; craignez [de rompre] les liens du sang. Certes, Dieu vous observe.
Restituez aux orphelins leurs biens. Ne substituez pas ce qui est mauvais [dans vos biens] à ce qui est bon [dans les leurs]. Ne dilapidez pas ce qui leur appartient [en l’incorporant] dans ce que vous possédez. Ce serait un grand crime.
Si vous craignez d’être injustes envers les orphelins, [craignez également d’être injustes à l’égard des femmes]. Épousez deux, trois ou quatre femmes parmi celles que vous trouverez agréables. Si vous craignez de ne pas être équitables [envers elles], n’épousez qu’une femme [libre] ou encore une esclave en votre possession, plutôt que de vous charger de famille.
Donnez aux femmes des douaires à titre de don nuptial. Si, de bonne grâce, elles vous en abandonnent quelque chose, disposez-en à votre aise et en toute quiétude.
Ne confiez pas aux insensés les biens que Dieu vous a donnés pour vivre. Donnez-leur sur [ces biens] nourriture et vêtements et parlez-leur avec bonté.
Éprouvez [l’aptitude à juger] des orphelins jusqu’à l’âge du mariage. A leur majorité constatée, remettez-leur leurs biens et ne vous hâtez pas de dilapider leur patrimoine avec prodigalité et dissipation. Que le [tuteur] riche s’abstienne [d’employer] les biens de son pupille à des fins personnelles. Le [tuteur] besogneux peut par contre vivre sur les biens de [son pupille] d’une manière honnête. En leur remettant leurs biens, requérez des témoins et Dieu suffit pour [tout apurement] de compte.
Aux hommes revient une part dans les successions de leurs ascendants ou de leurs proches ; aux femmes revient une part dans les successions [ouvertes par le décès] de leurs ascendants et de leurs proches. Que les biens laissés soient importants ou négligeables, cette part est obligatoire.
Lorsque des parents [non successibles], des orphelins ou des nécessiteux assistent au partage, offrez-leur quelque chose et parlez-leur avec bonté.
Que ceux qui [voudraient, à l’article de la mort] tester [en faveur d’un non-successible] craignent [de commettre une injustice], s’ils laissent des enfants en bas âge, au sujet desquels ils éprouvent quelque inquiétude. Qu’ils craignent Dieu et tiennent des propos raisonnables.
Ceux qui dilapident injustement les biens des orphelins introduisent le feu dans leurs entrailles. Ils seront la proie des flammes de l’enfer.
Dieu vous recommande [ceci] au sujet de vos enfants : au garçon revient une quote-part équivalente à celle de deux filles. [A défaut d’héritier mâle], les deux tiers de ce que laisse [le défunt] reviennent à ses filles, si elles sont plus de deux. Si l’héritière est fille unique, la moitié [de la succession] lui revient ; les ascendants, père et mère, auront chacun un sixième, si le défunt laisse un garçon. A défaut, et si le père et la mère sont ses seuls héritiers, le tiers de la succession revient à la mère ; s’il laisse des frères, le sixième de la succession revient à la mère, déduction faite de [tout] legs testamentaire ou dette [éventuels]. De vos ascendants et de vos descendants, vous ne savez lequel est le plus utile. [Une telle répartition constitue] une obligation imposée par Dieu qui est omniscient et sage.
[Vous avez droit] à la moitié de ce que laissent vos épouses si elles meurent sans laisser d’enfants, [garçon ou fille]. Si elles ont un enfant [survivant], le quart de ce qu’elles laissent vous revient, déduction faite de tout legs testamentaire ou dette [éventuels]. Vos épouses ont droit au quart de ce que vous laissez, à défaut d’enfants, [garçon ou fille], survivants. Si vous avez un enfant [qui vous survive], elles ont droit au huitième de ce que vous laissez, déduction faite de tout legs testamentaire ou dette [éventuels]. Si un homme ou une femme [meurt] sans laisser d’héritier en ligne directe, [ascendant ou descendant], et a un frère ou une sœur, la part revenant à l’un ou à l’autre de ces derniers est égale au sixième [de la succession]. S’ils sont plus de deux, ils cohéritent du tiers, déduction faite de tout legs testamentaire ou dette [éventuels] non préjudiciables [aux ayants droit]. [Cette réparation constitue] une obligation imposée par Dieu qui est omniscient et sage.
Voilà les limites [fixées] par Dieu. Quiconque obéit à Dieu et à son prophète, Dieu le fera entrer dans les jardins arrosés par des ruisseaux pour l’éternité et c’est [pour lui] un succès considérable.
Quiconque désobéit à Dieu et à son prophète en transgressant ses lois, Dieu le fera entrer dans un feu où il demeurera éternellement. Un châtiment avilissant lui sera réservé.
Requérez le témoignage de quatre d’entre vous contre les femmes [soupçonnées] de fornication. S’ils témoignent [contre elles], enfermez-les dans vos demeures jusqu’à ce que mort s’ensuive ou que Dieu leur procure une voie [salutaire].
[Lorsque] deux individus parmi vous s’en rendent coupables, sévissez contre eux. S’ils se repentent et s’amendent, laissez-les en paix, car Dieu est tout-clément et tout-miséricordieux.
La rémission des péchés relève exclusivement de Dieu en faveur de ceux qui font le mal par ignorance et se repentent aussitôt. Dieu usera de clémence à leur égard, car Dieu est omniscient et sage.
Il n’y a pas de rémission pour ceux qui font le mal et qui disent, à l’article de la mort : « Certes, nous nous repentons maintenant », ni pour ceux qui meurent en état d’infidélité. Nous avons pour ceux-là préparé un châtiment douloureux.
O vous qui croyez ! Il n’est pas licite pour vous de vous constituer héritiers des femmes contre leur gré, ni de les empêcher de se marier, dans le dessein de reprendre une portion de ce que vous leur avez donné, sauf en cas de turpitude prouvée. [Dans votre vie commune] comportez-vous avec elles d’une manière honnête. Si vous éprouvez de l’antipathie pour elles, il se peut que vous ayez de l’antipathie pour ce dont Dieu a fait [une source] de grand bien.
Si vous désirez substituer une épouse à une autre épouse et si vous avez doté l’une d’elles d’un quintal [d’or], n’en reprenez rien. Ce serait un scandale et un crime flagrant !
Comment le reprendriez-vous, après votre union intime, vos épouses ayant reçu de vous une solennelle alliance ?
N’épousez plus désormais les femmes que vos pères ont épousées. C’est une turpitude, une ignominie, une fausse voie, en vérité.
Est illicite pour vous [tout rapport sexuel] avec vos mères, vos filles, vos sœurs, vos tantes paternelles, vos tantes maternelles, vos [nièces], filles de vos frères ou de vos sœurs, les nourrices qui vous ont allaités, vos sœurs de lait, vos belles-mères, vos belles-filles encore dans votre giron et nées de femmes avec lesquelles vous avez consommé le mariage — toutefois, si vous n’avez pas consommé le mariage avec ces épouses, il n’y a pas d’opposition à votre mariage avec leurs filles —, avec les épouses de vos fils tirés de vos reins, [comme il est illicite pour vous] d’épouser en même temps deux sœurs. [Cette interdiction] ne concerne pas le passé. Dieu est en vérité tout-indulgent, tout-miséricordieux.
[Il est illicite pour vous d’avoir des rapports sexuels] avec des femmes mariées, exception faite des captives. [Voilà] ce que Dieu vous prescrit. Hormis les cas énumérés, il est licite pour vous de rechercher [des épouses], en y employant vos biens, en hommes désirant se marier honnêtement, non en débauchés. A celles dont vous avez tiré jouissance remettez le don qui leur est obligatoirement dû. Il n’y a aucun inconvénient à ce que vous vous fassiez des concessions mutuelles après [détermination] de la dot obligatoire. Dieu est, en vérité, omniscient et sage.
Quiconque parmi vous ne peut, de par sa situation, épouser des femmes libres et croyantes, doit prendre femme parmi vos jeunes esclaves croyantes. Dieu connaît mieux [que quiconque] votre foi. Vous êtes issus les uns des autres. Épousez-les avec la permission de leurs maîtres et dotez-les convenablement à l’instar des femmes libres et non des prostituées ou des courtisanes. Lorsqu’elles sont affranchies par le mariage, et qu’elles tombent dans le vice, elles doivent subir la moitié de la peine prévue pour les femmes libres. Voilà [ce qui est édicté en faveur de celui qui craint de commettre] un adultère. Cependant il est préférable pour vous de patienter et Dieu est tout-clément et tout-miséricordieux.
Dieu veut vous éclairer en vous indiquant les traditions de ceux qui vous ont précédés. Il agrée votre repentir, car il est omniscient et tout-sage.
Dieu voudrait agréer votre repentir. Ceux qui suivent leurs passions voudraient que vous obliquiez vers une pente dangereuse.
Dieu veut [ainsi] vous faciliter [les choses], car il sait que l’homme est faible par nature.
Croyants ! que les uns ne spolient pas les biens des autres d'une manière déloyale, sauf s'il s'agit d'une transaction par consentement mutuel. Ne vous tuez pas. Dieu est plein de compassion pour vous.
Quiconque s'en rendra coupable, abusivement et par iniquité, nous le livrerons au feu et ce sera facile pour Dieu.
Si dans ce qui vous est interdit, vous évitez [de commettre] les péchés les plus graves, nous vous pardonnerons vos méfaits [véniels] et nous vous ferons entrer généreusement dans le paradis.
Ne convoitez pas ce par quoi Dieu a élevé certains d'entre vous au-dessus des autres. Appartient aux hommes une part de ce qu'ils se seront acquis et aux femmes pareillement. Demandez à Dieu [plutôt un peu] de sa grâce, car Dieu est bien au courant de tout.
A chacun, nous avons donné des successibles [pour recueillir] ce qu'ils laissent : père, mère, proches parents. Remettez ce qui revient à ceux auxquels vous êtes liés par serment. Dieu est témoin de tout.
Les hommes ont autorité sur les femmes en raison [des qualités] par lesquelles Dieu vous a élevés les uns au-dessus des autres et en raison des dépenses qu'ils prélèvent sur leurs biens [au profit de leurs femmes]. Les [femmes] vertueuses sont sobres et maintiennent intact en l'absence de leur mari ce que Dieu a prescrit de conserver [ainsi]. Exhortez celles dont vous redoutez l'insubordination. Reléguez-les dans des lits à part et sévissez contre elles. Si elles vous obéissent, ne leur cherchez plus querelle. En vérité Dieu est très haut et très grand.
Si vous craignez une scission entre époux et épouse, envoyez un arbitre choisi dans la famille du mari et un arbitre choisi dans la famille de la femme [pour s'informer de leurs griefs et intentions]. S'ils désirent une réconciliation, Dieu les y aidera, car Dieu est omniscient et amplement informé.
Adorez Dieu et ne lui associez rien ! [soyez] bons envers votre père et votre mère, tout proche parent, les orphelins, les indigents, le voisin ayant des liens de parenté avec vous, comme le voisin étranger, le compagnon de voyage, le voyageur [de passage], les esclaves que vous possédez. Dieu n’aime pas les insolents vantards,
[ni] ceux qui sont avares, recommandent l'avarice aux autres et dissimulent les faveurs dont Dieu les a gratifiés. Aux impies nous avons préparé un châtiment avilissant.
[Dieu n’aime pas] ceux qui dépensent ostensiblement devant les gens leurs biens, sans croire en Dieu, ni au Jour Dernier. Prendre Satan pour compagnon, c'est prendre un bien méchant acolyte.
Que leur en eût-il coûté, s'ils avaient cru en Dieu, au Jour dernier, et dépensé [pour une bonne cause] de ce que Dieu leur a accordé ? Dieu les connaît bien.
Certes Dieu ne lèse [personne, fût-ce] du poids d'un atome. Si [vous faites] une bonne action, il en multipliera [la rétribution, le jour du Jugement dernier] et il accordera une immense récompense [aux hommes de bien].
Qu’adviendra-t-il lorsque nous amènerons un témoin [pris] dans chaque communauté et que nous t’amènerons [toi aussi] comme témoin à charge ?
Ce jour-là ceux qui auront été infidèles et auront désobéi au Prophète souhaiteront que la terre soit nivelée sur eux [pour les cacher]. Ils ne pourront dissimuler aucun récit à Dieu.
Croyants ! ne priez, point lorsque vous êtes ivres et avant de comprendre ce que vous dites. [Ne priez point] en état de pollution — sauf quand vous faites route — avant d’avoir fait vos grandes ablutions. Si vous êtes malades ou en voyage, ou si vous venez de satisfaire vos besoins naturels, ou si vous avez touché une femme et que vous ne trouviez pas d’eau, purifiez-vous avec du sable propre. Passez les mains sur le visage, puis l’une sur l’autre. Dieu est tout-indulgent et tout-clément. 
N’as-tu point remarqué que ceux qui ont reçu une partie de l’Ecriture achètent [leur propre] égarement et voudraient vous faire perdre le [bon] chemin ?
Dieu connaît mieux que personne vos ennemis. Dieu vous suffit comme patron. Dieu vous suffit pour triompher.
Il en est parmi les juifs qui, adultérant les mots, disent : « Nous avons entendu et nous avons désobéi... Écoute ! puisses-tu n’être jamais entendu. » S'ils disaient : « Nous avons entendu et nous avons obéi... Écoute et regarde-nous », cela serait préférable pour eux et plus loyal. Mais Dieu les a maudits pour leur infidélité ! Ils ne croient en [Dieu] que médiocrement.
O vous qui avez reçu l'Écriture ! Ajoutez foi à ce que nous avons minutieusement révélé pour confirmer [les livres] que vous détenez et ce, avant que nous effacions les [traits] des visages, [avant] que nous les retournions sens devant derrière ou que nous les maudissions comme nous avons maudit les [transgresseurs] du sabbat. L'ordre de Dieu a été exécuté.
Dieu ne pardonne pas qu’on lui associe [d'autres divinités]. Il pardonne à qui il veut les péchés moins graves que celui-là. Quiconque associe [d'autres divinités] à Dieu, commet un péché infini.
N'as-tu point vu ceux qui se purifient ? Cependant c'est Dieu qui purifie qui il veut. Ils ne seront pas lésés d'un brin de dattes [le jour du Jugement dernier].
Regarde comme ils fabriquent des mensonges contre Dieu ! Et c'est assez comme péché manifeste.
N'as-tu point vu ceux qui ont reçu une partie de l’Écriture ajouter foi à Jibt et Taghût et dire aux païens qu'ils sont sur une meilleure voie que les [musulmans] qui croient ?
Voilà les gens que Dieu a maudits ! Or, jamais celui que Dieu a maudit ne trouvera de secours.
Auraient-ils une part dans l'empire [du monde] qu’ils ne donneraient même pas aux gens un infime brin de datte.
Seraient-ils jaloux de ce que Dieu a accordé aux autres de sa grâce ? Nous avons accordé à la famille d'Abraham l'Écriture et la sagesse ainsi qu’un immense empire.
Il en est parmi eux qui y croient et il en est qui s’en écartent. La géhenne suffira [à ces derniers] comme flamme.
Nous livrerons au feu ceux qui auront refusé de croire à nos versets. Chaque fois que leur peau aura été consumée, nous leur en donnerons une autre en échange pour qu’ils goûtent au supplice, car Dieu est tout-puissant et tout-sage.
Ceux qui croient et font œuvres pies, nous les introduirons dans les jardins arrosés par des ruisseaux, où, immortels, ils auront pour l’éternité des épouses exemptes de souillure. Nous les mettrons sous une ombre épaisse.
Dieu vous prescrit de restituer les dépôts à leurs propriétaires et de juger avec équité quand vous arbitrez entre vos semblables. Excellente [mission] que celle à laquelle Dieu vous convie ! Dieu entend et voit tout.
Croyants ! Obéissez à Dieu ! Obéissez au Prophète et à ceux d'entre vous qui détiennent l’autorité. Qu’un litige vous oppose, remettez-vous-en à Dieu et au Prophète, si vous croyez [vraiment] en Dieu et au Jour dernier. C’est un bien et la meilleure des issues.
As-tu prêté attention à ceux qui prétendent croire à ce qui t’a été révélé et à ce qui a été révélé avant toi ? Ils veulent recourir à l’arbitrage de Taghût alors qu’il leur a été ordonné de le renier. Satan veut les [pousser] très loin dans l’égarement.
Lorsqu’on leur dit : « Reportez-vous à ce qui a été révélé et à l’envoyé tu vois les hypocrites se détourner de toi péremptoirement.
Qu’adviendra-t-il, lorsqu’un malheur les atteindra, sanctionnant [les méfaits] qu’ils ont accomplis, et qu’ils viendront alors vers toi, jurant par Dieu qu’ils n’ont voulu que le bien et la concorde ?
Ceux-là, Dieu sait ce que recèle leur cœur. Laisse-les ! Exhorte-les [plutôt] et tiens-leur, sur leur cas, un langage efficace !
Si nous envoyons quelque prophète, c’est pour qu’il soit, avec la permission de Dieu, obéi. S’étant lésés eux-mêmes, s’ils étaient venus te [voir] et avaient demandé pardon à Dieu, si le Prophète avait sollicité pour eux un pardon divin, assurément ils auraient trouvé [auprès] de Dieu une indulgence et une compassion plénières.
Non ! par ton Seigneur ! ils ne [pourront dire] qu’ils croient [réellement] que s’ils te prennent comme arbitre de leurs, différends, qu’ils ne trouvent dans tes sentences aucun sujet de récrimination et s’y soumettent volontiers.
Si nous leur avions prescrit de se suicider ou de s’expatrier [pour notre cause], ils ne l’auraient pas fait, hormis un petit nombre d’entre eux. Il eût été meilleur pour eux de se conformer à nos exhortations ; [leur foi] en eût été raffermie ;
nous leur aurions, alors, consenti une immense rétribution
et les aurions mis dans la voie droite.
Obéir à Dieu et à son prophète, c’est faire partie de ceux que Dieu a comblés de ses bienfaits : prophètes, hommes véridiques, martyrs, saints. Quels bons compagnons !
Telle est la grâce de Dieu. Il suffit que Dieu soit omniscient.
Croyants ! Méfiez-vous ! Foncez [dans le combat] par détachement ou en masse !
Tel parmi vous lambine exagérément, et clame en cas de revers subi par vous : « Dieu m’a favorisé en m’épargnant de combattre avec eux ! »
Mais, en cas de succès [remporté] grâce à Dieu, il déclare, comme si aucune amitié ne le liait à vous : « Plût à Dieu que je fusse avec eux dans la bataille pour triompher avec éclat. »
Que ceux qui troquent la vie présente contre la vie future, combattent pour la cause de Dieu ! Qu’ils soient [en combattant] tués ou vainqueurs, nous leur accorderons une énorme rétribution.
Pourquoi ne combattez-vous pas pour la cause de Dieu [et surtout pour défendre] les faibles parmi les hommes, les femmes et les enfants qui disent : « Seigneur ! fais-nous sortir de cette cité dont les habitants sont injustes et donne-nous un protecteur et un assistant de ton choix » ?
Les croyants combattent pour la cause de Dieu. Les mécréants combattent pour la cause de Satan. Combattez donc les partisans de Satan, car, en vérité, ses machinations sont faibles.
As-tu remarqué le [comportement] de ceux à qui [naguère] il fut dit : « Pas d’hostilité, accomplissez la prière et pratiquez la charité. » La lutte leur étant [maintenant] imposée, voici qu’une fraction d’entre eux redoute les hommes à l’égal de Dieu, même davantage, et s’écrie : « Seigneur pourquoi [nous] as-tu prescrit de combattre ? Que ne reportes-tu [cela] à une date ultérieure ! » Dis-[leur]: « Le bien-être d’ici-bas est peu de chose et la vie future est meilleure pour celui qui craint Dieu. Vous ne serez point lésés, pas même d’un brin de datte. »
Où que vous soyez, la mort vous atteindra, fussiez-vous en des tours élevées. Quelque bien leur arrive-t- il ? Ils l’attribuent à Dieu. Quelque malheur les afflige-t-il ? Ils [disent aussitôt] : « Cela vient de toi ! ». Dis-leur : « Tout vient de Dieu ! » Qu’ont donc ces gens à ne comprendre presque pas ce qu’on leur dit ?
Tout bien qui t’arrive vient de Dieu ! Tout mal qui t’atteint vient de toi ! Nous t’avons envoyé aux hommes comme messager. Dieu suffit comme témoin.
Quiconque obéit au Prophète obéit [par là même] à Dieu. Quiconque tourne le dos... Nous ne t’avons pas envoyé pour être leur gardien.
« Nous t’obéissons », disent-ils. Mais quand ils sortent de chez toi, une bande d’entre eux manigance dans la nuit des choses contraires à ce que tu dis. Dieu enregistre leurs manigances. Éloigne-toi d'eux ! Mets plutôt ta confiance en Dieu ! Dieu suffit comme garant !
Ne méditent-ils donc pas le Coran ? S’il venait d’un autre que Dieu, ils y trouveraient de nombreuses contradictions.
Quand leur parvient une nouvelle de sécurité ou d’alarme, ils la diffusent. S’ils l’annonçaient [tout d’abord] au Prophète, ou à leurs chefs, ceux d’entre eux qui désirent être éclairés l’apprendraient alors [de la bouche même] de ces derniers. Sans la grâce de Dieu et sa miséricorde, vous auriez suivi Satan, hormis un petit nombre.
Combats pour la cause de Dieu ! Tu n’es responsable que de toi-même. Stimule le courage des croyants. Il se peut que Dieu écarte le danger [provenant] des mécréants, car Dieu est redoutable et très sévère dans sa répression.
Quiconque s’impose une intercession louable aura une part de son bénéfice. Quiconque use d’une intercession malhonnête, subira le double de sa conséquence. Dieu veille bien sur tout.
Lorsqu’on vous salue, saluez plus aimablement encore ou rendez au moins le salut. Dieu tient compte de tout.
Dieu ! Il n’y a pas de dieu hormis lui ! Il vous réunira assurément le jour de la résurrection, sur lequel il n’y a pas de doute. Et qui est plus véridique que Dieu, dans ce qu’il dit ?
Pourquoi [vous diviser en] deux fractions à propos des hypocrites ? Dieu les a replongés [dans l’infidélité] en raison de leurs actes. Voudriez-vous mettre sur la bonne voie ceux que Dieu égare ?
Ils aimeraient que vous soyez mécréants comme eux, pour être tous pareils. Ne vous liez pas avec eux, tant qu’ils n’ont pas émigré pour la cause de Dieu. Mais s’ils apostasient, appréhendez-les et tuez-les où que vous les trouviez. Ne choisissez parmi eux ni ami, ni auxiliaire,
exception faite de ceux qui rejoignent un clan auquel vous êtes liés par un pacte et de ceux qui marchent contre vous le cœur serré d’avoir ou à vous combattre ou à combattre leurs contribules. Si Dieu avait voulu, il les aurait poussés contre vous pour vous combattre hardiment. Si donc ces gens vous évitent [au combat] et, au lieu de vous attaquer, vous offrent la paix, Dieu ne vous permet aucun acte d’hostilité à leur égard.
Vous en trouverez d’autres désireux d’avoir des rapports pacifiques aussi bien avec vous qu’avec les leurs. Chaque fois qu’ils sont [invités à] pratiquer l’idolâtrie, ils apostasient. S’ils ne se tiennent pas à l’écart, ne vous offrent pas la paix et ne s’abstiennent pas de toute agression contre vous, usez de représailles contre eux et massacrez-les où que vous les surpreniez. A leur encontre nous vous donnons un plein pouvoir.
Il n’appartient pas au croyant de tuer un autre croyant sauf par erreur. Quiconque tue un croyant involontairement [est tenu] de libérer un esclave croyant et de remettre à la famille [de la victime] le prix du sang, à moins que celle-ci n’y renonce charitablement. Si la victime a la foi et appartient à un clan ennemi, l’affranchissement d’un esclave croyant [suffit] ; si elle appartient à un clan lié à vous par un pacte, la remise du prix du sang à sa famille et la libération d’un esclave croyant [sont de rigueur]. A défaut de moyens [pour se libérer], le meurtrier doit observer un jeûne de deux mois consécutifs, à titre d’expiation fixée par Dieu, dans son omniscience et sa sagesse.
Quiconque tue intentionnellement un croyant, subira comme sanction éternelle la géhenne. Dieu sera courroucé contre lui, le maudira [ici-bas] et lui réservera un terrible châtiment [dans la vie future].
Croyants ! lorsque vous entreprenez une action pour la cause de Dieu, éclairez-vous [sur les gens] et ne dites pas à celui qui vous adresse le salut : « Tu n’es pas croyant ! » en convoitant [au fond] ce qu’offre la vie d’ici-bas ! Il y a beaucoup de prises de guerre auprès de Dieu [si vous désirez, en agissant ainsi, le butin]. Naguère, vous étiez vous aussi dans la même situation ; mais Dieu a usé de sa bonté envers vous. Éclairez-vous donc [sur vos semblables, avant de les condamner], car Dieu est, en vérité, parfaitement au courant de vos actes.
Ceux des croyants qui demeurent [sans risque] dans leurs foyers [exception faite des physiquement déficients], ne sont pas égaux [en mérite] aux croyants qui exposent, dans la lutte pour la cause de Dieu, leurs biens et leur personne. Dieu a marqué d’un degré sa préférence pour ces derniers. A chaque croyant, Dieu a promis cependant la meilleure récompense. Dieu marque sa préférence pour les combattants par rapport aux non-combattants, par une immense rétribution,
par leurs rangs auprès de lui, par son pardon, sa miséricorde, car il est clément et compatissant.
Les anges diront à ceux qu’ils rappelleront [à Dieu] et qui auront été injustes envers eux-mêmes : « Où en étiez-vous, [au point de vue de la foi] ? — Nous étions impuissants sur terre, répondront-ils. ­­­­­­­­­­­­­­— La terre de Dieu n’était-elle pas assez vaste pour que vous puissiez vous expatrier ? » demanderont les anges. L’asile de ces gens-là sera la géhenne. Quel triste devenir [pour eux],
exception faite des hommes, des femmes, des enfants réduits à l'impuissance, incapables d'imaginer un stratagème ou de découvrir une voie [pour échapper à la contrainte des idolâtres].
Il se peut que Dieu use de pardon en leur faveur, car Dieu absout et pardonne.
Quiconque s’expatrie pour la cause divine, trouvera sur la terre de nombreux motifs de fierté vis-à-vis de ses adversaires, et de l’espace [pour vivre librement]. La rétribution de quiconque déserte sa demeure pour aller vers Dieu et son prophète et meurt en cours de route, incombera à Dieu. Dieu est tout- clément et compatissant.
Quand vous vous déplacez sur terre, il n’y a aucun inconvénient à ce que vous abrégiez la prière, si vous craignez des infidèles une attaque surprise, car les infidèles sont pour vous des ennemis déclarés.
Quand tu te trouves au milieu des combattants et que tu diriges pour eux la prière, qu’une partie d'entre eux se tienne munie de ses armes, à tes côtés. Après s’être prosternés, qu’ils se tiennent derrière vous et que vienne alors une autre partie, n’ayant pas encore prié, pour prier avec toi, vigilante et armée. Les mécréants voudraient bien que vous ne pensiez pas à vos armes et vos bagages pour pouvoir fondre massivement sur vous. Il n’y a pas d’inconvénient toutefois à ce que vous déposiez vos armes, si vous êtes incommodés par la pluie ou si vous êtes malades. [Néanmoins] soyez sur vos gardes [tout en étant assurés que] Dieu réserve aux mécréants un châtiment avilissant.
Ayant ainsi prié, pensez sans cesse à Dieu, que vous soyez debout, assis ou couchés. La tranquillité retrouvée, priez alors [normalement], car la prière est pour le croyant une prescription à des moments déterminés.
Ne mollissez point en affrontant ces gens, car si vous souffrez, eux aussi souffrent, [avec cette différence] que vous espérez en Dieu, ce qu'ils ne sauraient espérer. Dieu est omniscient et sage.
Nous t'avons révélé le Coran [renfermant] la vérité pour arbitrer [les conflits] qui opposent les hommes, selon ce que Dieu te montre. Mais, ne te fais pas l'avocat des traîtres.
Demande pardon à Dieu. Dieu est, en vérité, tout-clément et tout-compatissant.
Ne plaide pas en faveur de ceux qui agissent perfidement envers eux-mêmes. Dieu n’aime point celui qui est traître et pécheur.
Ils tentent de se cacher des hommes et ne se cachent pas de Dieu, alors qu’il est avec eux, quand, la nuit, ils forgent des propos qui déplaisent à Dieu, qui cerne tout ce qu’ils font.
Vous voilà plaidant en leur faveur, en la vie d’ici-bas ! Mais qui plaidera pour eux, le jour de la résurrection ? Ou encore qui leur servira de garant, [contre le châtiment de Dieu] ?
Quiconque fait un mal ou agit injustement envers soi-même et demande pardon à Dieu, trouvera, auprès de lui, clémence et compassion.
Quiconque commet un péché, ne le commet qu’à son détriment. Dieu est omniscient et sage.
Quiconque commet une faute ou un péché, qu’il rejette ensuite sur un innocent, se rend coupable d’une imposture cynique et d’un crime manifeste.
Sans la grâce et la miséricorde de Dieu en ta faveur, une bande de ces gens se serait évertuée à t’induire en erreur. Mais, ils n’induisent en erreur qu’eux-mêmes et ne te nuisent en rien. Dieu t’ayant révélé le Coran, la sagesse, et appris ce que tu ne savais pas. La grâce de Dieu à ton égard fut immense.
Il n’y a rien de bon dans la plupart de leurs colloques, exception faite des propos de celui qui ordonne une aumône, [l’observance] d’une prescription divine ou [prêche] la réconciliation entre tes hommes. Quiconque agit ainsi pour plaire à Dieu, nous lui attribuerons une immense rétribution.
Quiconque se sépare du messager [de Dieu], après avoir eu pleine connaissance de la bonne direction, et suit une voie autre que celle des croyants, celui-là nous l’abandonnerons dans la voie qu’il aura choisie et le précipiterons dans la géhenne. Quel triste devenir !
Dieu ne pardonne pas que lui soient donnés des associés. Il pardonne les péchés moins graves [que le polythéisme] à qui il veut. Quiconque donne des associés à Dieu erre très loin [de la bonne voie],
[Les polythéistes] n’invoquent que des femelles ; ils n’invoquent qu’un démon rebelle,
— ­maudit soit-il — qui a dit : « Certes, je prendrai, de tes serviteurs, une partie déterminée ;
je les égarerai, leur ferai des promesses [fallacieuses], leur ordonnerai de fendre les oreilles des bêtes [formant leurs troupeaux] ; je leur commanderai d’altérer la création de Dieu. » Quiconque prendra Satan comme patron, plutôt que Dieu, est voué à une perte certaine.
Satan leur fait des promesses, leur inspire de [faux] espoirs. Mais ce qu’il leur promet n'est qu’une illusion.
Ces gens-là auront la géhenne pour refuge et rien ne les en écartera.
Quant à ceux qui croient et accomplissent de bonnes œuvres, nous les ferons entrer dans les jardins arrosés par des ruisseaux. Ils y demeureront éternellement, promesse de Dieu [qui est, quant à elle,] vraie. Et qui est plus véridique que Dieu en ce qu’il dit ?
[Cela] ne dépend ni de vos souhaits, ni des souhaits de ceux qui ont reçu l’Écriture ! Quiconque fait un mal en subira la sanction et ne trouvera, en dehors de Dieu, ni protecteur ni auxiliaire.
Hommes ou femmes, quiconque fait des œuvres pies, pourvu qu’il croie en Dieu, entrera au paradis et ne sera pas lésé d’un infime brin de datte.
Qui donc professe une plus belle religion que celui qui, se soumettant à Dieu, pratique la charité et suit, en monothéiste sincère, la religion d’Abraham — Abraham dont Dieu a fait un intime ?
A Dieu appartient ce qui est dans les cieux et sur la terre, car Dieu cerne tout.
On te consultera à propos des femmes. Dis : « Dieu vous dictera des préceptes à leur sujet, en plus de ce qui vous a [déjà] été révélé dans le Coran. [Il vous prescrit également] d’être équitables à l’égard des orphelines auxquelles vous n’avez pas encore remis ce qui leur revient et que vous désirez épouser, et à l’égard des mineurs sans soutien. Quelque bien que vous fassiez, Dieu le sait parfaitement.
Si une femme redoute de son époux une attitude hostile ou une répugnance, il n’y a aucun inconvénient à ce qu’ils procèdent à quelque compromis. Le compromis est préférable [au divorce]. Les âmes sont enclines à l’avarice ; mais si vous êtes charitables et si vous craignez Dieu [sachez qu’] il est parfaitement informé de ce que vous faites.
Jamais vous ne pourrez être équitables, [si vous êtes polygames], envers vos épouses, même si vous vous efforcez de l’être. Du moins ne soyez pas trop partiaux au point de laisser [l’épouse que vous n’aimez pas] comme en suspens. Si vous améliorez [vos rapports avec vos épouses] en craignant d’être injustes, Dieu est, certes, clément et compatissant.
Si les deux époux se séparent, Dieu permettra à chacun d'eux de se passer de l’autre, grâce à sa richesse. Dieu est riche et sage.
A Dieu appartient ce qui est dans les cieux et sur la terre. Certes, nous avons recommandé à ceux qui ont reçu l’Écriture avant vous et à vous-mêmes de craindre Dieu. Si vous êtes mécréants [cela importe peu à Dieu], car à lui appartient ce qui est dans les cieux et sur la terre ; il se suffit à lui-même et est digne de louanges.
A Dieu appartient ce qui est dans les cieux et sur la terre. Dieu suffit comme protecteur.
S'il veut, il vous fera disparaître, ô hommes, et en fera venir d'autres. Dieu est assez puissant pour le faire !
Celui qui désire une récompense ici-bas [doit savoir] qu’auprès de Dieu il y a une récompense en ce monde et celle du monde futur. Dieu entend et voit tout.
Vous qui croyez ! Observez strictement la justice en témoins de Dieu, fût-ce contre vous-mêmes, vos ascendants ou vos proches ! Qu'il s'agisse de riche ou de pauvre, Dieu porte plus d'intérêt [que vous] à l'un et à l'autre. Ne suivez point la passion [dans vos témoignages] et ce, pour être justes. Si vous portez un faux témoignage ou si vous vous récusez, Dieu, en vérité, est, de tout ce que vous faites, parfaitement informé.
Vous qui avez la foi ! croyez en Dieu, en son messager, au livre qu'il a progressivement révélé à son messager, au livre qu’il a révélé antérieurement. Quiconque ne croit pas en Dieu, en ses anges, à ses écritures, en ses prophètes et au Jour dernier erre très loin [de la bonne voie].
Ceux qui eurent la foi puis ne crurent plus, puis crurent, puis redevinrent infidèles et dont l’infidélité ne fit que croître, Dieu n'est plus disposé à leur pardonner, ni à les diriger vers la bonne voie.
Annonce comme « bonne nouvelle » aux hypocrites qu'ils auront un châtiment douloureux.
Ceux qui prennent les infidèles pour protecteurs, à l'exclusion des croyants, recherchent-ils la puissance auprès d'eux ? En vérité, la puissance appartient en totalité à Dieu.
Dieu vous a déjà bien révélé ceci dans le Coran : Quand vous entendez [les infidèles] nier ou tourner en dérision les versets de Dieu, ne vous asseyez pas avec eux tant qu'ils n'auront pas entamé un autre sujet de conversation, autrement vous deviendriez leurs complices et Dieu réunira ensemble dans la géhenne les hypocrites et les impies
qui se tiennent sur la réserve dans leurs rapports avec vous. Remportez-vous une victoire, grâce à Dieu, ils vous disent : « N’étions-nous pas avec vous ? » Les infidèles ont-ils une part de succès [contre vous], aussitôt ils leur déclarent : « N’avions-nous pas [l’occasion] de vous vaincre et ne vous avions-nous pas défendus contre les croyants ? » Dieu vous départagera, le jour de la résurrection. Mais, il ne mettra aucun moyen [à la portée] des infidèles [pour l’emporter] sur les croyants :
Les hypocrites, certes, voudraient trahir Dieu ; mais c’est Dieu qui les leurre. Quand ils s’apprêtent à faire ta prière, ils se lèvent paresseusement et ostensiblement devant les gens, car [en réalité] ils se soucient fort peu de Dieu,
ne sachant [se ranger] dans leur perplexité, ni du côté de ceux-ci ni du côté de ceux-là. Jamais tu ne pourras trouver une bonne voie pour celui que Dieu égare.
Vous qui avez la foi ! ne prenez pas les infidèles comme protecteurs, à l’exclusion des croyants. Voudriez-vous donner un argument irréfragable à Dieu contre vous ?
Certes, les hypocrites seront au plus bas degré de l’enfer et jamais tu ne leur trouveras d’auxiliaire,
excepté les repentants qui s’amendent, s’attachent fermement à Dieu et lui vouent un culte sincère. Ceux-là seront avec les croyants que Dieu comblera d’une rétribution immense.
Pourquoi Dieu vous châtiera-t-il, si vous êtes reconnaissants et si vous avez la foi ? Dieu vous saura gré de votre reconnaissance ; il est omniscient.
Dieu n’aime pas qu’on médise à haute voix, sauf [quand celui qui médit] est victime d’une injustice. Dieu entend et sait tout.
Que vous divulguiez un bien ou que vous le cachiez, que vous pardonniez un mal [dont vous êtes victimes], Dieu absout et est omnipotent.
Ceux qui, reniant Dieu et ses prophètes, voudraient le séparer de ces derniers — disant : « Nous croyons en certains [messagers] mais pas en d’autres » — et suivre une piste intermédiaire [entre la foi et la mécréance],
ceux-là sont vraiment des impies ! Or, nous avons réservé aux impies un châtiment avilissant.
[Par contre], ceux qui croient en Dieu et en ses prophètes et ne font pas de distinction entre ces derniers, Dieu leur accordera leur rétribution, car il est clément et miséricordieux.
Ceux qui ont reçu l’Écriture te demandent de leur faire descendre du ciel un livre ! Ils ont demandé à Moïse bien plus encore. « Fais-nous voir Dieu face à face », dirent-ils. La foudre fondit sur eux, pour leur insolence. Nous les avons absous et avons donné à Moïse sur eux une autorité manifeste.
Nous élevâmes au-dessus d’eux le mont [Sinaï] pour [obtenir] leur engagement et nous leur dîmes : « Prosternez-vous en franchissant la porte. Ne transgressez pas le sabbat ! » Nous reçûmes d’eux un engagement ferme.
Pour avoir violé leur engagement, nié les signes de Dieu, assassiné sans droit les prophètes, déclaré que leurs cœurs étaient insensibles, alors qu’en réalité c’est Dieu qui les avait scellés en raison de leur incrédulité, [nous les avons maudits], et rares sont ceux qui parmi eux ont la foi.
[Nous les avons maudits aussi] pour leur mécréance et pour l’horrible infamie qu’ils ont portée contre Marie.
[Nous les avons également maudits] pour avoir déclaré : « Nous avons tué l’oint Jésus fils de Marie, messager de Dieu ! » Ils ne l’ont point tué, ni crucifié ; ce n’était qu’un faux-semblant. Ceux qui, en vérité, se livrent à des controverses à son sujet sont encore dans l’incertitude. En ce qui le concerne ils n'ont aucune connaissance. [Ce qu'ils affirment] est purement conjectural. Ils ne l’ont pas tué, c'est certain.
Tout au contraire, Dieu l’a élevé vers lui, car Dieu est puissant et sage.
Avant la mort [de Jésus], il n'y aura pas un homme parmi les détenteurs de l’Écriture qui ne croie en lui, et au jour de la résurrection, il servira de témoin contre eux.
Pour punir ceux qui professent le judaïsme d'avoir été iniques et d'avoir détourné trop de gens de la voie de Dieu, nous leur avons interdit des aliments délicieux qui avaient été déclarés [d'abord] licites [pour eux],
[et aussi] parce qu'ils pratiquent illicitement l’usure et accaparent malhonnêtement les biens d'autrui. Aux impies nous avons réservé un châtiment douloureux.
Mais les hommes à la science profonde, parmi eux et parmi les croyants, ajoutent foi à ce qui t'a été révélé et à ce qui fut révélé avant toi. Ceux qui s'acquittent de la prière, ceux qui font l'aumône, ceux qui croient en Dieu et au Jour dernier, à tous ceux-là nous accorderons une rétribution immense.
Nous t'avons fait une révélation, comme nous avons fait une révélation à Noé et aux prophètes [venus] après lui. Nous avons inspiré Abraham, Ismaël, Isaac, Jacob, les [douze] tribus, Jésus, Job, Aaron, Salomon et nous avons donné à David un psautier.
[Nous avons fait une révélation] à des prophètes dont nous t’avons précédemment narré [le récit] et à d’autres que nous ne t’avons pas cité. Dieu a parlé à Moïse de vive voix.
[Nous avons fait une révélation] à des prophètes annonciateurs et avertisseurs afin que les hommes n’aient à invoquer aucun argument devant Dieu, [la mission] des prophètes une fois accomplie. Dieu est puissant et sage.
Dieu témoigne de ce qu’il t’a révélé à bon escient. Les anges en témoignent aussi. [Au reste] Dieu suffit comme témoin.
Les mécréants qui s’écartent de la voie de Dieu errent, dans leur égarement, bien loin [de la bonne voie].
Les mécréants qui agissent injustement, Dieu n’est nullement disposé à leur pardonner, ni à les mettre sur un chemin
autre que celui de la géhenne où ils séjourneront éternellement. Ce sera facile pour Dieu.
Hommes ! Le Prophète vous a apporté la vérité de la part de votre Seigneur ! Croyez-y, dans votre intérêt mieux compris. Si vous n'y croyez pas, [sachez] qu'à Dieu appartient ce qui est dans les cieux et sur la terre, et qu'il est omniscient et sage.
Vous qui avez reçu l’Écriture ! n’exagérez pas en votre religion ! Ne dites de Dieu que la vérité ! l'oint Jésus, fils de Marie, est seulement un prophète de Dieu, son verbe qu’il jeta vers Marie, un esprit émanant de lui. Croyez en Dieu, en ses prophètes, et ne parlez plus de trinité. Cessez [de dire cela], dans votre intérêt mieux [compris]. Dieu n'est qu'Un ! Gloire à lui ! [Il est trop haut] pour avoir un fils ! A lui appartient ce qui est dans les cieux et sur la terre, et il suffit comme protecteur.
Jamais l’Oint n’a dédaigné — pas plus que les anges rapprochés [du Seigneur] — d'être un serviteur de Dieu. Ceux qui trouvent indigne de l'adorer et s'enflent d'orgueil, Dieu les ramènera en masse vers lui.
Quant à ceux qui auront cru et fait œuvres pies, Dieu les rétribuera intégralement et accroîtra généreusement [leur mérite]. En ce qui concerne les dédaigneux et les orgueilleux, il leur infligera un supplice cruel et ils ne trouveront ni garant ni auxiliaire.
Hommes ! Une preuve vous est, certes, venue de la part de votre Seigneur. Nous avons fait descendre sur vous une lumière éclatante !
Ceux qui auront cru en Dieu et se seront attachés résolument à lui, il les fera entrer en une miséricorde et une grâce qui émanent de lui et les dirigera vers lui par une voie droite.
On te consultera [sur les droits des collatéraux]. Réponds : « Dieu vous dicte [au sujet de la dévolution] d’une succession sans ayant droit, descendant ou ascendant [ceci] : “Si un homme sans enfant décède, laissant une sœur, celle-ci hérite de la moitié [du patrimoine devenu vacant]. [Inversement] un homme hérite [de la totalité] de ce que laisse sa sœur, si elle décède sans postérité. Si le défunt laisse deux sœurs, celles-ci héritent des deux tiers. [Si dans de telles conditions, les successibles sont des frères et sœurs, la part revenant au mâle [doit être] égale à celle de deux femmes. ’’ » Dieu vous explique [cela] pour que vous ne vous égariez pas. Dieu sait absolument tout.
O vous qui croyez ! respectez vos engagements. Est licite pour vous [la consommation de la chair] de votre bétail excepté celle [des animaux] énumérés et du gibier [tué], lorsque vous êtes en état de sacralisation. Dieu dicte, en vérité, ce qu'il veut.
O vous qui croyez ! ne profanez ni les rites de Dieu, ni le mois sacré, ni les offrandes, ni les guirlandes. [Il vous est interdit d'attaquer] ceux qui se rendent au temple sacré pour obtenir la faveur de leur Seigneur et sa satisfaction. Quand vous êtes désacralisés [il vous est loisible] de vous livrer à la chasse. Que le ressentiment contre ceux qui [naguère] se sont opposés à votre approche de la mosquée sacrée ne vous incite point à transgresser. Soyez plutôt solidaires dans la charité et la piété et non dans le péché et la transgression. Craignez Dieu ! En vérité, Dieu est redoutable dans sa sanction.
Il vous est interdit [de manger la chair d'une] bête morte, le sang, la viande de porc, la viande d'un animal sur lequel on aura invoqué [en l'égorgeant, le nom] d'une divinité autre que Dieu, de toute bête morte par étouffement, sous des coups, des suites d'une chute ou d'un coup de corne, mise en pièces par des fauves [à moins qu’elle n'ait été saignée à temps], immolée sur les pierres dressées. [Il vous est interdit d'attribuer les parts de viande d'une bête égorgée en commun] par tirage au sort, au moyen de flèches, ce qui est [en soi] une perversité. Aujourd'hui, les mécréants désespèrent [de vous détourner] de votre religion. Ne les redoutez pas, redoutez-moi. Aujourd'hui, j'ai parachevé pour vous votre religion, vous ai comblés de mon bienfait et ai agréé l'Islâm comme doctrine religieuse pour vous. Quiconque [contreviendra à ces interdictions], contraint par la faim et non par intention de commettre délibérément un péché, [sera absous] car, en vérité, Dieu est clément et compatissant.
Ils t'interrogeront sur ce qui est licite pour eux. Réponds : « Vous sont permis les bons aliments. Mangez [en considérant comme licite] ce que prennent pour vous les animaux de proie que vous avez dressés, comme les chiens [par exemple] suivant les procédés que Dieu vous a enseignés. Invoquez le nom de Dieu sur leur prise et craignez-le, car il est prompt dans ses comptes.
« Est [déclaré] licite pour vous, en ce jour, [toute] bonne nourriture. La nourriture de ceux qui ont reçu l’Écriture est licite pour vous et la vôtre l’est pour eux. Est licite pour vous [le mariage] avec les femmes libres et chastes, musulmanes, juives ou chrétiennes, après vous être acquittés de leurs douaires, en hommes vertueux et non en fornicateurs ou amateurs de maîtresses. Quiconque trahit sa foi perd le bénéfice de ses bonnes œuvres et sera dans la vie future du nombre des perdants. »
Vous qui croyez, quand vous vous levez pour la prière, lavez-vous [préalablement] le visage, les mains [et les bras] jusqu’aux coudes ; passez [vos mains mouillées] sur votre tête ; [lavez-vous] les pieds jusqu’aux chevilles. Purifiez-vous, si vous êtes en état de pollution. Si vous êtes malades ou en voyage, si vous venez de satisfaire vos besoins naturels, si vous avez caressé vos épouses et que vous ne trouviez point d'eau, purifiez-vous [symboliquement] en imposant vos mains sur de la terre lisse et propre, et essuyez-vous la figure et les mains. Dieu n'entend vous imposer aucune gêne ; il veut cependant vous purifier et parachever ses bienfaits envers vous afin que vous soyez reconnaissants.
Souvenez-vous des bienfaits de Dieu et de l’engagement qui vous a liés envers lui, lorsque vous avez dit : « Nous avons entendu et nous avons obéi ! » Craignez Dieu, car, en vérité, il connaît parfaitement vos pensées intimes.
O vous qui croyez ! soyez stricts [dans vos devoirs] envers Dieu, en témoins de l’équité ! Que la haine d’un peuple ne vous incite point à user d’injustice ! Soyez justes, car cela est très près de la [véritable] piété. Craignez Dieu, car Dieu est parfaitement au courant de vos actes.
Dieu a promis, à ceux qui croient et accomplissent de bonnes œuvres, [son] pardon et une magnifique rétribution.
Les mécréants qui traitent nos versets de mensonges seront, quant à eux, voués à l’enfer.
Vous qui croyez ! souvenez-vous des bienfaits dont Dieu vous a comblés en détournant de vous la main de ceux qui voulaient la porter sur vous. Craignez Dieu ! Que les croyants mettent leur confiance en Dieu !
Dieu avait pris acte de l'engagement des Israélites et suscité parmi eux douze syndics. Il leur dit : « Je suis avec vous ! Si vous vous acquittez de la prière, faites l'aumône, croyez en mes envoyés et les assistez, [si] vous consentez un “prêt généreux" à Dieu, je vous absoudrai de vos mauvaises actions et vous ferai assurément entrer dans les jardins arrosés par des ruisseaux. Quiconque parmi vous ferait par la suite preuve d'infidélité, perdrait le droit chemin. »
Pour avoir violé leur engagement, nous les avons maudits et avons rendu leurs cœurs durs. Ils adultèrent les mots et oublient une partie de ce qui, [dans l'Écriture], leur sert d'avertissement. Tu ne cesseras pas de t'apercevoir de leur perfidie, mis à part un petit nombre d'entre eux. Excuse-les et ne leur en tiens pas rigueur, car Dieu, en vérité, aime ceux qui sont bienveillants.
Nous avons également pris [acte] de l'engagement de ceux qui se disent chrétiens. Eux [aussi] ont oublié une partie de ce qui [dans l'Écriture devait] leur servir d’avertissement. Nous avons suscité entre eux l’inimitié et la haine et ce jusqu'au jour de la résurrection. Dieu leur fera connaître alors leurs actes.
O vous qui avez reçu l’Écriture ! Notre envoyé est venu à vous pour mettre en évidence pour vous une grande partie de l’Écriture que vous cachiez, en négligeant [d’ailleurs] de divulguer bien d’autres choses. Une lumière est venue vers vous ainsi qu’un livre édifiant,
par lequel Dieu guide ceux qui cherchent à lui plaire, vers les sentiers du salut, en les faisant sortir, avec sa permission, des ténèbres vers la clarté et en les mettant sur la voie droite.
Sont assurément des infidèles ceux qui disent : « Dieu est l'Oint, fils de Marie ! » Dis-[leur] : « Qui donc disposerait d'un quelconque moyen [contre la volonté de Dieu, pour empêcher] celui-ci de faire périr l'Oint, sa mère et tous ceux qui sont sur terre ? » A Dieu appartient la souveraineté des cieux et de la terre et de ce qui existe entre eux. Il crée ce qu’il veut ! Son omnipotence s’étend sur tout.
Les juifs et les chrétiens disent : « Nous sommes les fils de Dieu et ses amis ! » Demande-leur : « [S'il en était ainsi] pourquoi vous torture-t-il pour vos péchés ? Non, vous êtes des hommes [faisant partie] de ce qu’il a créé. Il pardonne à qui il veut et châtie qui il veut ! » A Dieu appartient la souveraineté des cieux et de la terre, ainsi que ce qui existe entre eux. Vers lui [tend] le devenir.
O vous qui avez reçu l’Écriture ! Notre envoyé est venu à vous, pour vous édifier, après une interruption de la prophétie pour que vous ne puissiez pas dire : « N'est venu à nous ni annonciateur, ni avertisseur. » [Voilà donc] venu à vous un annonciateur et un avertisseur, et Dieu étend son omnipotence à tout.
[Souvenez-vous] lorsque Moïse dit aux juifs : « O mon peuple ! rappelez-vous le bienfait de Dieu à votre égard : il a choisi des prophètes parmi vous et a fait de vous des rois. Il vous a accordé ce qu’il n’a accordé à nul autre aux mondes.
« O mon peuple ! entrez en Terre Sainte que Dieu vous a destinée ! Ne revenez plus sur vos pas, vous seriez perdants !
— O Moïse ! Il y a [en Terre Sainte] des gens trop forts [pour nous], rétorquèrent les juifs. Jamais nous ne nous y risquerons tant qu’ils ne l'auront pas quittée. S'ils en sortent, nous y entrerons, certainement. »
Deux hommes craignant [Dieu] et favorisés de sa grâce dirent : « Surprenez-les par la porte ! Lorsque vous l’aurez franchie vous serez vainqueurs. Mettez votre confiance en Dieu, si vous êtes des croyants [sincères]. »
[Mais les juifs] s’écrièrent : « Non, Moïse ! Nous n’y entrerons jamais tant que [ces gens-là] y seront ! Allez-y, toi et ton Dieu, pour les combattre ! [Quant à nous] c’est ici que nous resterons !
— Seigneur ! dit Moïse, je n’ai de pouvoir que sur moi-même et sur mon frère. Sépare-nous de ce peuple dévoyé. »
[L’accès de] cette terre leur fut interdit quarante ans durant lesquels ils errèrent dans le désert. Ne te désole point au sujet de ces gens pervers.
Narre-leur en toute vérité ce qui advint aux deux fils d’Adam, lorsqu’ils offrirent à [Dieu] leurs oblations. Celle de l’un fut acceptée, celle de l’autre refusée : « Certes, je te tuerai », s’écria celui-ci [à l’adresse de son frère] qui dit : « Dieu n’accepte que les offrandes de ceux qui le craignent.
Si tu portes la main sur moi pour me tuer, je n’userai pas de réciprocité [pour autant, dit Abel], car je crains Dieu, maître des mondes ;
Certes je préfère que tu te charges ainsi de mes péchés et des tiens, et que tu sois voué au feu qui sera la rétribution des injustes. »
Son âme l’incita à tuer son frère. Caïn tua donc Abel et fut du nombre des perdants.
Dieu dépêcha un corbeau qui gratta la terre pour montrer à Caïn comment couvrir le cadavre d'Abel, « Malheur à moi, dit-il, je ne suis [même] pas capable, comme ce corbeau, d’ensevelir la dépouille de mon frère ! » Il fut du nombre de ceux que ronge le remords.
C’est pourquoi nous avons édicté pour les juifs [cette loi] : Quiconque tue une personne non convaincue de meurtre ou de dépravation sur terre est à assimiler au meurtrier de tout le genre humain. Quiconque fait revivre une personne doit être considéré comme ayant fait revivre tout le genre humain ! Nos employés leur ont fourni des preuves. Mais, par la suite, beaucoup de juifs commirent des excès sur terre.
La rétribution de ceux qui font la guerre à Dieu et à son Prophète et sèment le désordre sur terre sera l’exécution ou la crucifixion ou l’ablation des mains et des pieds opposés ou le bannissement de leur pays. Cela sera pour eux un opprobre ici-bas, et dans la vie future, leur supplice sera immense,
à l'exception de ceux qui se seront repentis avant que vous les ayez en votre pouvoir. Sachez que Dieu est clément et compatissant.
Croyants ! craignez Dieu et cherchez le moyen [de vous rapprocher] de lui ! Luttez pour sa cause afin que vous soyez heureux !
Les infidèles posséderaient-ils tout ce qui est dans la terre et autant encore pour se racheter [et échapper] au châtiment du jour de la résurrection, que cela ne serait point accepté d’eux. Leur supplice sera atroce.
Ils voudront sortir du feu et n’en sortiront pas. Leur supplice sera perpétuel.
Au voleur et à la voleuse, coupez les mains en punition de ce qu’ils auront perpétré et à titre de sanction de Dieu. Dieu est puissant et sage.
Dieu accueillera le repentir de quiconque se repentira et s’amendera après avoir été injuste, car Dieu est clément et compatissant.
Ne sais-tu point qu’à Dieu appartient la souveraineté des cieux et de la terre ? Il châtie qui il veut et pardonne à qui il veut et son omnipotence s’étend à tout.
Prophète ! Ne t’afflige point à cause de ceux qui se ruent à l’envi vers l’infidélité parmi ceux dont la bouche proclame : « Nous sommes croyants », et qui ne le sont point par le cœur ; ni à cause de ceux qui pratiquent le judaïsme et sont tout oreilles pour [écouter] les mensonges et entendre d’autres personnes qui n ’ont pas pris contact avec toi. Ils faussent le sens des mots et disent : « Si on vous propose ceci, prenez-le ; dans le cas contraire, méfiez-vous ! » Tu ne pourras rien faire [en faveur] de celui que Dieu jette dans le désarroi. Ceux-là sont ceux dont Dieu ne veut point purifier les cœurs. A eux l’opprobre ici-bas et un supplice immense dans la vie future.
[Ce sont] des amateurs de fausses nouvelles et des fricoteurs [épris] de trafic louche. S’ils viennent te trouver [pour te saisir de leurs différends] juge entre eux et détourne-toi d’eux. Si tu refuses [de leur servir d’arbitre], ils ne sauront te nuire en rien. Mais si tu juges, départage-les selon l’équité, car Dieu aime ceux qui sont équitables.
Pourquoi te soumettent-ils leurs différends, alors qu’ils ont la Thora qui contient la législation de Dieu ? [Ils t'ont pris comme arbitre] pour te récuser ensuite ! Ces gens-là ne sont pas des croyants !
Nous avons révélé la Thora où il y a une direction, une lumière [et une référence] pour les prophètes soumis à la volonté divine, les rabbins, les grands prêtres gardiens et témoins de l’Écriture de Dieu, [appelés] à rendre justice parmi ceux qui pratiquent le judaïsme. Ne redoutez donc point les hommes, mais redoutez-moi ! Ne vendez point mes signes à un vil prix. Ceux qui ne jugent pas selon ce que Dieu a révélé, ceux-là sont des infidèles.
Nous y avons prescrit : « Ame pour âme, œil pour œil, nez pour nez, oreille pour oreille, dent pour dent ; les blessures sont soumises à la loi du talion. » Quiconque fera preuve de charité [en renonçant à l’application du talion] méritera la rémission de ses péchés. Ceux qui ne jugent pas conformément à ce que Dieu a révélé sont des injustes.
Nous envoyâmes, à leur suite, Jésus, fils de Marie, pour confirmer ce qui, dans la Thora, avait été antérieurement révélé. Nous lui donnâmes l’Évangile contenant une direction et une lumière. [L’Évangile devait] confirmer l’ancienne Thora et [servir] de direction et d’exhortation à ceux qui craignaient Dieu.
Que les chrétiens jugent d’après ce qui est révélé dans l’Évangile ! Ceux qui ne jugent pas d’après ce que Dieu a révélé, sont des pervers.
A toi aussi il a révélé le Livre [contenant] la vérité pour confirmer l’Écriture antérieure et la préserver de toute altération. Juge entre eux d’après ce que Dieu a révélé et ne les suis pas dans leurs passions [qui les écartent] de la vérité que tu as reçue. A chacun de vous, nous avons donné une loi et une voie. Si Dieu l’avait voulu, il aurait fait de vous une seule communauté. [S’il ne l’a pas fait] cependant, c’est pour vous mettre à l’épreuve eu égard â ce qu’il vous a donné. Rivalisez de vitesse vers les bonnes actions. Vous retournerez tous à Dieu. Il vous informera sur ce qui vous divise.
Et juge d’après ce qui t’a été révélé ; ne les suis pas dans leurs passions. Méfie-toi d’eux [pour éviter] qu’ils ne te détournent par tentation d’une partie de ce que Dieu t’a révélé. Sache que s’ils te tournent le dos, c’est que Dieu veut leur infliger la sanction de quelques-uns de leurs péchés et que beaucoup d’hommes sont pervers.
Voudraient-ils être jugés d'après les coutumes païennes ? Mais qui donc est meilleur juge que Dieu pour un peuple qui a la foi ?
Vous qui croyez, ne prenez point les juifs et les chrétiens pour alliés. Ils sont alliés les uns des autres. Quiconque parmi vous s'alliera avec eux [finira] par être des leurs. Dieu ne mettra point sur la bonne voie les gens injustes.
Tu verras ceux dont le cœur est miné par une maladie rivaliser de vitesse [en se rendant] auprès d'eux. Ils disent [en guise d'excuse] : « Nous redoutons d'être victimes d'un revirement du sort ! » Or, il se peut que Dieu accorde [aux croyants] un succès ou les mette dans une situation [favorable], qu'alors [ces gens-là] regrettent ce que [présentement] ils pensent secrètement,
et que les croyants disent [à leur sujet] : « Sont-ce là les gens qui juraient par Dieu, en leurs solennels serments, qu'ils étaient avec vous ? » Leurs œuvres sont sans mérite, ils se retrouveront parmi les perdants.
O vous qui croyez ! quiconque parmi vous apostasie..., Dieu fera venir des hommes qu'il aimera et qui l’aimeront. Humbles avec les croyants, superbes à l’égard des infidèles, ils combattront pour la cause de Dieu et ne craindront le blâme d'aucun censeur. Telle est la grâce de Dieu. Il l’accorde à qui il veut. Dieu est le détenteur par excellence des faveurs et de la science.
Vous n'avez d'autres alliés que Dieu, son Prophète et les croyants qui accomplissent la prière et font l'aumône en se prosternant [devant Dieu].
Quiconque prend pour alliés Dieu, son Prophète et ceux qui croient... En vérité, les partisans de Dieu seront les vainqueurs.
Croyants ! ne vous alliez point avec ceux qui ont pris votre religion [comme sujet] de dérision et de badinage parmi ceux qui ont reçu l'Écriture avant vous et les infidèles. Craignez Dieu, si vous êtes [vraiment] croyants.
Quand vous appelez [les fidèles] à la prière, ils prennent celle-ci [comme sujet] de dérision et de badinage et ce, parce qu’ils ne raisonnent pas.
Dis : « O vous qui avez reçu l'Écriture ! nous tiendriez-vous rigueur uniquement [de ce que] nous croyons en Dieu, à ce qui nous a été révélé et à ce qui a été révélé auparavant et [de ce que] la plupart d'entre vous soient des pervers ? »
Dis : « Vous annoncerai-je une sanction pire encore ? » Celui que Dieu a maudit, contre lequel il est courroucé, ceux qu’il a transformés en singes et en porcs, celui qui adore le rebelle, ceux-là ont la pire place et sont, dans leur égarement, les plus éloignés du droit chemin.
Lorsqu’ils viennent à vous, ils disent : « Nous croyons. » [En fait], ils entrent [chez vous] en mécréants et en mécréants ils sortent. Dieu connaît mieux [que quiconque] leurs pensées intimes.
Tu vois beaucoup d’entre eux rivaliser de vitesse vers le péché, la transgression et le trafic louche. Que leur comportement est ignoble !
D’où vient que leurs rabbins et leurs grands-prêtres ne les empêchent point de tenir des propos criminels et de se livrer à un trafic louche ? Que leurs œuvres sont ignobles !
« La main de Dieu est fermée », disent les juifs. Fermées soient les leurs et maudits soient-ils, pour un tel blasphème ! Les mains de Dieu sont, au contraire, ouvertes. Il distribue largement [ses dons] comme il veut. Ce qui t’a été révélé de ton Seigneur accroît certainement chez beaucoup d’entre eux l’esprit de rébellion et la mécréance. Nous avons jeté parmi eux l’inimitié et la haine jusqu’au jour de la résurrection. Chaque fois qu’ils allument le feu de la guerre, Dieu l’éteindra. Ils s’appliquent à répandre la corruption sur terre et Dieu n’aime pas les corrupteurs.
Si ceux qui ont reçu l’Écriture avaient la foi et la crainte de Dieu, nous les aurions absous assurément de leurs crimes et introduits dans les jardins du délice.
S’ils s’étaient conformés à la Thora, à l’Évangile et à ce qui leur est transmis de la part de leur Seigneur, ils auraient joui [des biens] qui se trouvent au-dessus de leur tête et sous leurs pieds. Il y a bien parmi eux un groupe modéré [mais] combien sont infâmes les actes de beaucoup d’entre eux.
Prophète ! Communique intégralement ce qui t’a été révélé de ton Seigneur. Si tu en caches une partie [par crainte des hommes, c’est comme si] tu ne communiquais pas [la totalité] de son message. [Ne crains rien]. Dieu te protégera des hommes. En vérité, Dieu ne met pas les infidèles sur la bonne voie.
Dis : « Vous qui avez reçu l’Écriture ! Vous serez dans l’erreur, tant que vous ne vous conformerez pas à la Thora, à l’Évangile et à ce qui vous est révélé de la part de votre Seigneur. » Certes, ce qui t’a été révélé de la part de ton Seigneur accroît, chez beaucoup d’entre eux, l’esprit de rébellion et la mécréance. Ne t’afflige point sur le sort] des infidèles. 
En vérité, les musulmans, ceux qui pratiquent le judaïsme, les sabéens, les chrétiens, quiconque croit en Dieu, au Jour dernier et fait œuvre pie n’ont rien à craindre, ni à s’attrister [sur leur sort dans l’au- delà].
Nous avons pris acte de l’engagement des juifs et leur avons envoyé des prophètes. Chaque fois que ces prophètes leur apportaient [des messages] contraires à leurs passions, ils les traitaient d’imposteurs ou les tuaient.
Ils ont cru qu’il n’y aurait aucune sanction. Ils se [sont montrés, ce faisant], aveugles et sourds. Puis, Dieu usa de pardon à leur endroit. Ensuite beaucoup d’entre eux [se sont de nouveau comportés en] aveugles et en sourds. Mais Dieu voit bien ce qu’ils font.
Sont mécréants ceux qui disent : « Dieu est l’Oint, fils de Marie. » Or, l’Oint a dit lui-même : « O fils d’Israël, adorez Dieu, mon Seigneur et le vôtre. » En vérité, Dieu interdira le paradis à quiconque associe [une autre divinité] à Dieu ; son refuge sera le feu et les injustes n’auront point d’auxiliaire.
Sont mécréants ceux qui disent : « Dieu est le troisième d'une trinité. » Il n’est pas de divinité sans qu’elle soit unique. S'ils ne cessent pas de tenir un pareil langage, un douloureux châtiment atteindra les infidèles parmi eux.
Pourquoi donc ne se repentent-ils pas et n’implorent-ils pas le pardon de Dieu [pour un tel blasphème] ? Dieu est [pourtant] tout-clément et tout-compatissant !
L'Oint, fils de Marie, n'est qu'un envoyé que d'autres envoyés ont précédé. Sa mère était [une femme] véridique. Ils prenaient tous deux de ta nourriture. Regarde comment nous mettons en évidence nos signes pour les chrétiens. Et regarde comme ils s’en écartent !
Dis [-leur] : « Adorerez-vous, en dehors de Dieu, ce qui n’a aucun pouvoir pour vous nuire ou vous procurer un profit, alors que Dieu entend et sait tout ? »
Dis : « O vous qui avez reçu l'Écriture ! N’exagérez point dans votre religion [au point] de vous éloigner de la vérité. Ne suivez pas [dans] leurs passions les gens qui se sont égarés antérieurement, qui ont égaré un grand nombre [d'hommes] et qui se sont [encore] égarés, loin du droit chemin [à propos de Jésus, fils de Marie].
Les mécréants parmi les juifs ont été maudits par la bouche de David et de Jésus, fils de Marie, pour leur désobéissance et leur transgression [de la loi].
Ils ne s’interdisaient pas mutuellement de commettre des actes blâmables. Que les actes auxquels ils se livraient étaient ignobles !
Tu verras beaucoup d’entre eux s’allier avec les mécréants. Certes, ce que leurs passions leur suggèrent est si détestable que Dieu s’irrite contre eux. Leur supplice sera éternel.
S’ils croyaient en Dieu et au Prophète et à ce qui leur a été révélé, ils ne prendraient pas [les idolâtres] pour alliés. Mais, beaucoup d’entre eux sont pervers.
Tu te rendras assurément compte que ceux qui ressentent l’inimitié la plus vive à l’égard des musulmans sont les juifs et les polythéistes. Tu te rendras assurément compte que ceux qui sont les plus proches des musulmans par l’amitié sont ceux qui disent : « Nous sommes chrétiens. » Cela tient à ce que les chrétiens ont parmi eux des prêtres et des moines et qu’ils ne suent pas d’orgueil.
Lorsqu’ils entendent [la récitation] de ce qui a été révélé à l’envoyé on voit leurs yeux déborder de larmes, par suite de la vérité qu’ils y reconnaissent ; ils disent : « Seigneur, nous croyons ! Inscris-nous au nombre des témoins ! » [et ajoutent] :
« Pourquoi ne croirions-nous pas en Dieu, à ce qui nous est parvenu de la vérité, et n’espérerions-nous pas que notre Seigneur nous introduira [au paradis] avec les saints ? »
Dieu leur accordera, en récompense de leurs déclarations, des jardins sous [les arbres desquels] couleront des ruisseaux, où ils [séjourneront] éternellement ; car c’est [en effet] la rétribution de ceux qui font le bien.
[Quant] aux infidèles et à ceux qui nient nos signes, ils sont voués à l’enfer.
O vous qui croyez ! ne déclarez pas illicites les bonnes choses que Dieu a rendues licites pour vous et ne commettez point d'excès, car Dieu n’aime pas ceux qui dépassent les limites [fixées par lui].
Mangez de ce que Dieu vous a accordé de licite et d'agréable ! Craignez Dieu en qui vous croyez !
Dieu ne vous tiendra pas rigueur de la futilité de vos serments, mais vous sanctionnera pour [la violation] de ceux que vous aurez intentionnellement prêtés. L'expiation d'un parjure sera de nourrir dix pauvres, d'après la nourriture moyenne que vous donnez [habituellement] à vos familles, ou d'en vêtir dix ou encore l'affranchissement d'un esclave. A défaut de moyens [pour se racheter ainsi], un jeûne de trois jours [en tiendra lieu]. Telle sera l’expiation, quand vous aurez juré, des serments auxquels vous aurez manqué. Soyez fidèles à vos serments. Dieu vous éclaire ainsi par ses versets afin que vous lui manifestiez votre reconnaissance.
Croyants ! Les boissons fermentées, le jeu de hasard, les stèles, les flèches divinatoires ne sont autre chose qu’une souillure diabolique. Évitez-les et vous serez heureux.
Le diable désire uniquement susciter entre vous, par le vin et le jeu du hasard, l’inimitié, la haine et vous détourner de la remémoration de Dieu et de la prière. Est-ce que vous [allez y] renoncer ?
Obéissez à Dieu ! Obéissez à son envoyé ! Prenez garde ! Si vous apostasiez, sachez que notre envoyé n’a d'autre [responsabilité que celle] d’une transmission claire [de la loi divine].
Ceux qui ont cru et ont fait œuvres pies, n’encourront aucune rigueur pour avoir consommé [antérieurement ce qui est prohibé maintenant], pourvu qu’ils aient craint Dieu, qu’ils aient eu la foi et pratiqué le bien, puis ont craint [Dieu] et fait œuvres pies, ensuite ont craint [Dieu et se sont montrés charitables]. Dieu aime ceux qui sont charitables.
Croyants ! Dieu vous éprouvera certainement [en votre état de sacralisation pour accomplir le pèlerinage] à propos de quelque gibier [qui sera] à la portée de vos mains ou de vos lances. Dieu connaîtra ainsi celui qui te craint au fond de son cœur [comme en public]. Quiconque se rendra coupable d’une transgression [après cet avertissement] aura un châtiment douloureux.
O vous qui croyez ! ne tuez pas le gibier, lorsque vous êtes en état de sacralisation. Quiconque parmi vous passera outre volontairement se rachètera, en envoyant une offrande à la Ka‘ba, un animal pris sur [son] cheptel correspondant à la bête abattue sur estimation de deux hommes équitables d'entre vous. [Il peut aussi se racheter] en donnant [pour une valeur égale] de la nourriture aux pauvres ou en endurant un jeûne équivalent, afin d’expier le tort qu'il a causé. Dieu pardonne [toute transgression de cette nature commise] antérieurement. Dieu tirera vengeance de tout récidiviste, car Dieu est puissant et vindicatif.
La pêche en mer est licite pour vous ainsi que la nourriture que la mer [rejette]. C'est une subsistance licite pour vous et également pour tout convoi [se rendant à La Mekke pour le pèlerinage]. Néanmoins la chasse vous est interdite tant que vous êtes en état de sacralisation. Craignez Dieu vers qui vous serez ramenés.
Dieu a fait de la Ka‘ba, le temple sacré, une station sûre pour les hommes [et a de même institué] le mois sacré, les offrandes, les guirlandes [parant les bêtes à sacrifier] afin que vous sachiez que Dieu connaît ce qui est dans les cieux et sur la terre, et qu'il embrasse tout de sa science.
Sachez que Dieu est sévère dans [sa] répression, indulgent et compatissant.
Le Prophète n'est responsable que de la transmission du [message]. Dieu sait ce que vous divulguez et ce que vous tenez caché.
Dis : « Le mauvais ne saurait égaler le bon, même si le mauvais plaisait [davantage] par son [apparente] qualité. » Craignez Dieu, hommes doués d'intelligence, pour que vous soyez exaucés dans vos vœux !
O vous qui croyez ! ne posez pas de questions à propos de choses dont la divulgation vous nuirait. Si vous questionnez cependant à leur sujet, lorsque le Coran est révélé, elles vous seront exposées. Dieu vous pardonnera [votre indiscrétion] car il est indulgent et longanime.
Des gens, avant vous, avaient posé ces questions, lesquelles causèrent leur chute dans la mécréance.
Dieu n’a consacré ni baḥira, ni sâ’iba, ni waṣîla, ni ḥâmî. Mais les mécréants lui attribuent des mensonges et la plupart d’entre eux ne raisonnent pas.
Lorsqu’on leur dit : « Venez [entendre] la révélation de Dieu et [vous instruire] auprès de son envoyé », ils rétorquent : « [la religion] que nous avons vu nos pères pratiquer nous suffit ! » et ce, quand bien même leurs pères n’ont eu ni science, ni bonne direction.
Croyants ! ne vous souciez que de vous-mêmes. Celui qui s’égare ne saurait vous nuire, quand vous êtes dans la bonne direction. A Dieu vous retournerez tous et il vous informera de ce que vous aurez accompli.
Croyants ! Quand l’un de vous est à l’article de la mort, au moment de tester, prenez à témoin deux hommes équitables choisis parmi vous ou en dehors de vous, si vous êtes en voyage et que la détresse de la mort vous atteint. Vous les retiendrez après la prière et leur ferez, en cas de suspicion, prêter ce serment : « Par Dieu, nous ne vendrons à aucun prix notre témoignage, même quand il s’agit d’un proche, sinon nous serions, en vérité, des pécheurs. »
Si l’on découvre qu’ils sont de mauvaise foi, deux autres témoins choisis parmi les victimes du parjure, [de préférence] les deux plus proches parents [du défunt], se substitueront à eux et jureront [en disant] : « Par Dieu, notre témoignage est plus valable que le leur. Nous n’outrepassons nullement nos droits, autrement nous commettrions un déni de justice. »
C’est le moyen le plus facile d'obtenir d'eux un témoignage sincère et de leur faire craindre une récusation de leurs serments après prestation. Craignez Dieu ! Écoutez [ses prescriptions] ! Dieu ne met point les pervers dans la bonne voie.
Le jour où Dieu réunira les envoyés et dira : « Que vous a-t-il été répondu ? — Nous ne savons rien ! C 'est toi, en vérité, qui connais parfaitement l’inconnu sous toutes ses formes », diront-ils.
[Rappelez-vous] quand Dieu dit : « Souviens-toi, Jésus, fils de Marie, de mon bienfait envers toi et envers ta mère, lorsque je t'ai soutenu de l'Esprit saint. Tu as pu [ainsi], dans ton berceau, aussi bien que lorsque tu parvins à l'âge mûr, parler aux hommes. [Souviens-toi] quand je t'enseignai l'écriture, la sagesse, la Thora, l’Évangile ; quand, par ma permission, tu [pus] créer d'argile une forme de volatile en laquelle tu soufflas et qui, par ma permission, devint oiseau [vivant] ; quand tu [pus] guérir l’aveugle-né et le lépreux ; quand tu [pus] ressusciter les morts par ma permission ; quand j'empêchai les fils d'Israël [de te nuire] alors que tu leur apportais les preuves et que les infidèles d'entre eux s'écrièrent : « Magie manifeste que tout cela, en vérité ! »
[Souviens-toi] lorsque j’ai inspiré aux Apôtres de croire en moi et en mon messager et qu’ils dirent : « Nous croyons et sois témoin que nous sommes musulmans. »
[Souviens-toi] lorsque les Apôtres dirent : « O Jésus, fils de Marie ! Ton Seigneur peut-il faire descendre du ciel une table sur nous ? — Craignez Dieu, leur dit-il, si vous êtes [sincèrement] croyants !
— Nous voulons manger de ce qui y est [servi]. Ainsi nous serons satisfaits, saurons que tu nous as dit la vérité et nous serons du nombre de ses témoins.
— Mon Dieu ! notre Seigneur [à tous] ! dit Jésus, fils de Marie, fais descendre sur nous une table du ciel qui sera un festin pour nous, pour le premier et pour le dernier, en même temps qu’un signe de toi. Nourris-nous car tu es le meilleur dispensateur de nourriture. »
Alors Dieu dit : « Je vais la faire descendre pour vous. Mais quiconque d’entre vous sera, par la suite, infidèle, je lui infligerai un supplice comme à nul autre de par les mondes. »
[Souvenez-vous] lorsque Dieu demanda à Jésus, fils de Marie : « Est-ce toi qui as dit aux hommes de vous prendre, toi et ta mère, pour deux divinités au-dessus de Dieu ? — Gloire à toi ! dit Jésus, il ne m’appartient pas de dire ce qui pour moi n’est pas une vérité. Si j’avais dit cela tu l’aurais su ! Tu sais ce qui est en moi, alors que j’ignore ce qui est en toi. C’est toi, en vérité, qui connais, au suprême degré, [toutes les formes de] l’inconnu. » 
« Je ne leur ai dit que ce que tu m’as ordonné [de leur apprendre, à savoir] : “Adorez Dieu, mon Seigneur et le vôtre”. J’ai été témoin contre eux tant que je suis demeuré parmi eux. Lorsque tu m’eus rappelé vers toi, tu étais à même de les observer, car tu es témoin de tout.
« Si tu les châties, ce sont, en vérité, tes serviteurs. Si tu leur pardonnes, tu es, en vérité, le Puissant, le Sage. »
Dieu dit : « Voici le jour où les véridiques tireront profit de leur sincérité. Leur appartiennent des jardins arrosés par des ruisseaux ; ils y demeureront toujours, pour l’éternité. » Dieu sera satisfait d’eux et ils seront satisfaits [de ses bienfaits]. C’est là l’immense triomphe.
A Dieu appartient la royauté des cieux et de la terre et de ce qu’ils contiennent ; il possède l’omnipotence absolue.
Louange à Dieu qui a créé les cieux et la terre et établi les ténèbres et la lumière ! Les infidèles, pourtant, lui donnent des égaux !
C’est lui qui vous a créés d’argile et a fixé un terme [à la vie de chaque être]. Un autre terme connu de lui [est fixé pour la fin du monde]. Et vous en doutez [encore] !
Il est Dieu dans les cieux et sur la terre ; il sait ce que vous cachez et ce que vous divulguez, ainsi que ce que vous acquérez.
Aucun signe, parmi les signes de leur Seigneur, ne leur parvient sans qu’ils ne s’en détournent.
Lorsque la vérité leur est venue, ils l’ont traitée de mensonge. Mais plus tard, leur parviendront les nouvelles de l’objet [même] de leurs moqueries.
Ne songent-ils pas à toutes les générations que nous avons fait périr avant eux ? Nous leur avions accordé sur terre ce que nous ne vous avons pas accordé. Nous avions fait pleuvoir abondamment du ciel [à leur profit]. A leurs pieds nous avions fait couler des ruisseaux. Nous les avions anéantis en punition de leurs péchés et fait naître, à leur suite, d’autres générations.
Eussions-nous fait descendre sur toi un livre [contenant la révélation écrite entièrement] sur un feuillet qu’ils eussent touché de leurs mains, ils se seraient quand même écriés avec assurance : « Magie manifeste que tout cela ! »
« Pourquoi, disent les infidèles, un ange n’est-il pas descendu [du ciel] pour étayer ses dires ? » [Or], si nous avions fait descendre un ange, l’ordre eût été accompli et ils n’eussent plus eu à attendre.
Si [nous avions envoyé, comme ils l’exigent,] un ange, nous lui aurions donné une forme humaine et une apparence qui les aurait jetés dans la même méprise [qu’à ton sujet].
Des envoyés ont été raillés déjà avant toi. Mais ceux cernés qui se moquaient d’eux [n’ont pas manqué] d’être cernés par ce dont ils se gaussaient.
Dis-[leur] : « Parcourez la terre et méditez la sanction réservée aux négateurs ! »
Demande-[leur] : « A qui appartient ce qui est dans les cieux et sur la terre ? » Ajoute : « A Dieu ! Il a prescrit pour lui-même d’être miséricordieux. Il vous rassemblera, certes, le jour de la résurrection sur lequel il n’y a point de doute. Ceux qui auront œuvré à leur propre perte seront ceux qui n’auront pas cru.
« A lui appartient ce qui est dans la nuit et le jour. Il est celui qui entend et sait tout. »
Dis : « Prendrai-je un maître, autre que Dieu, créateur des cieux et de la terre, qui nourrit [ses créatures] et n’est point nourri ? » Dis : « Il m’a été ordonné d’être le premier de ceux qui se livrent à Dieu et s’abandonnent à sa volonté et de n’être jamais du nombre des polythéistes. »
Dis : « Certes, je redoute le châtiment d’un grand jour si je désobéis à mon Seigneur. »
Celui qui sera ce jour-là épargné, Dieu lui aura fait miséricorde et ce sera pour lui un triomphe éclatant.
Si Dieu t’inflige un malheur, en dehors de lui nul ne saurait t’en délivrer. S’il te gratifie d’un bien [nul ne saurait t’en priver] car Dieu peut tout.
Il est le dominateur, au-dessus de ses créatures, le Sage, l’Informé par excellence.
Demande [aux infidèles] : « Qu’y a-t-il de plus grand au point de vue du témoignage ? » Ajoute : « Entre vous et moi, Dieu est témoin. Ce Coran m’a été révélé pour que je vous avertisse vous et ceux auxquels il parviendra. Témoignerez-vous sérieusement qu’il y a d’autres divinités avec Dieu ? » Dis [encore] : « Je n’en témoignerai pas ! » Affirme : « Dieu est unique et je désavoue ce que vous [lui] associez ! »
Ceux à qui nous avons donné l’Écriture le reconnaissent comme ils reconnaissent leurs propres enfants. Ceux qui auraient œuvré à leur propre perte, seront ceux qui n’auront pas cru.
Qui est plus injuste que celui qui attribue à Dieu ses propres mensonges ou traite ses signes de mensonges ? En vérité, les injustes ne prospéreront point [en ce monde]
[ni] le jour où nous les rassemblerons tous et dirons à ceux qui auront donné des associés à Dieu : « Où sont les divinités que vous prétendiez associer à Dieu ? »
Leur désarroi sera alors tel qu’ils ne pourront que [jurer], disant : « Par Dieu, notre Seigneur, nous n’étions nullement associateurs. »
[Nous te dirons, Prophète] : « Regarde comme ils mentent contre eux-mêmes ! Leurs illusions se sont [enfin] évanouies ! »
D’aucuns parmi [les idolâtres] viennent t’écouter [réciter le Coran]. Mais nous avons mis sur leur cœur des voiles pour qu’ils n’en saisissent pas le sens ; nous avons endurci leurs oreilles [pour qu’ils ne l’entendent pas]. Quelque signe qu’ils voient, ils n’y croient pas. Et quand ils viennent disputer avec toi, les mécréants déclarent : « Ce ne sont là que des fables [qui remontent] aux Anciens. »
Ils empêchent [les gens] de s’approcher de lui et s’en éloignent [eux-mêmes], mais ils ne mettent en péril [ce faisant] que leur propre personne, sans se rendre compte.
Ah ! Si tu [les] voyais quand ils seront mis devant le feu ! « Plût à Dieu, diront-ils, que nous fussions renvoyés [sur terre] ; nous ne traiterions plus de mensonges les versets de notre Seigneur et nous serions du nombre des croyants ! »
Non ! ce qu’ils dissimulaient naguère leur apparaîtra [au grand jour] ! Retourneraient-ils [sur terre] qu’ils referaient ce qui leur était interdit — en vérité, ce sont des menteurs —
et diraient : « Il n’y a [d’autre vie possible] que celle d’ici-bas ! Nous ne serons pas ressuscités ! »
Ah ! Si tu les voyais quand ils se tiendront debout devant leur Seigneur et que celui-ci leur demandera : « N’est-ce pas la vérité ? — Mais oui, par notre Seigneur ! diront-ils ! — Alors, leur dira-t-il, goûtez le châtiment, en punition de votre mécréance. »
Sont dans l’erreur ceux qui nient la rencontre de Dieu. Quand l’heure sonnera enfin pour eux, ils diront : « Hélas ! nous avons négligé de nous y [préparer] ! » Ils porteront le poids [de leurs péchés] sur leur dos. Et quel fardeau abject pour eux, n’est-ce pas ?
La vie d’ici-bas n’est que jeu et distraction, tandis que la dernière demeure est meilleure pour ceux qui craignent Dieu. Or ça, ne raisonnerez-vous donc point ?
Nous savons bien que ce qu’ils disent t’attriste. [En réalité], ce n’est pas toi qu’ils traitent de menteur, mais ce sont les signes de Dieu qu’ils nient.
Antérieurement, des envoyés [de Dieu] ont déjà été traités de menteurs. Ils supportèrent patiemment d’être accusés ainsi et d’être persécutés, jusqu’à ce que notre secours leur vînt. Nul ne peut modifier les paroles de Dieu, et tu es déjà au courant d’une partie de l’histoire de ses envoyés.
Si leur répulsion [pour la foi de Dieu] te paraît tellement énorme et qu’il est dans ton pouvoir d’utiliser un conduit souterrain ou une échelle pour atteindre le ciel et leur apporter un signe [pour les édifier], fais-le donc ! [Au lieu de t’affliger exagérément de leur mécréance, sache] que si Dieu l’avait voulu, il les aurait tous mis dans la bonne direction. Ne sois donc pas un ignorant !
Seuls ceux [à qui Dieu aura permis] d’entendre répondront à ton appel. [Les autres sont sourds, tels] des morts que Dieu ressuscitera et ils seront ramenés vers lui.
Ils disent encore : « Que n’est-il descendu sur lui un signe de son Seigneur ? » Réponds-[leur] : « Dieu peut fort bien faire descendre un signe ! Mais la plupart d’entre vous ne savent pas. »
Il n’est bête [rampant] sur terre, ni volatile qui ne forment, comme vous, des communautés. Nous n’avons rien négligé dans le livre [de la prédestination]. A Dieu, tous retourneront.
Ceux qui considèrent nos versets comme mensongers sont sourds, muets, [plongés] dans les ténèbres. Dieu égare qui il veut et met sur la voie droite qui il veut.
Dis-leur : « Si le châtiment divin ou l’heure [du Jugement dernier] vous surprenaient, feriez-vous appel à une [divinité] autre que Dieu ? Répondez-moi en toute sincérité ! »
C’est plutôt à lui que vous feriez appel. Il dissiperait — s’il voulait — vos alarmes et vous oublieriez ce que vous lui associez.
Avant toi, nous avons déjà envoyé des messagers à d’autres communautés. [Ayant refusé d’entendre nos messages] nous les avons, à titre de représailles, frappées de malheur et [plongées] dans l’adversité afin qu’elles [nous] implorassent.
Que ne [nous] ont-ils supplié lorsque notre châtiment s’est abattu sur eux ? Mais leurs cœurs s’étaient endurcis et le démon avait embelli, [à leurs yeux], ce qu’ils faisaient.
Lorsqu’ils eurent oublié ce qui leur avait été rappelé, nous ouvrîmes à leur intention les portes de toutes choses. Quand ils eurent exulté de joie, en raison des biens qu’ils avaient reçus, nous les surprîmes à l’improviste et les voilà dans le désespoir.
Les injustes furent ainsi exterminés jusqu’au dernier. Louange à Dieu maître des mondes !
Demande [aux idolâtres de La Mekke] : « Si Dieu vous privait de l’ouïe, de la vue, et rendait vos cœurs insensibles, quelle autre divinité vous les rendrait ! Dites-le-moi ! » Regarde comment nous présentons nos versets [à leur intention] et comment ils s’en détournent !
Demande-[leur] : « Que vous en semble ? Si le châtiment de Dieu s’abattait sur vous, à l’improviste et ouvertement, qui serait anéanti sinon les injustes ? »
Nous n’envoyons les messagers que pour annoncer et avertir. Ceux qui croient et s’amendent seront à l’abri de la peur et de la tristesse.
Ceux [au contraire] qui traitent nos versets de mensonges, seront châtiés pour leur perversion.
Dis-leur : « Je ne prétends point disposer des trésors de Dieu, ni connaître le mystère du monde, ni être un ange. Je ne fais que suivre ce qui m’est révélé. » Dis-[leur encore] : « L’aveugle et celui qui voit sont-ils égaux ? Or ça, ne réfléchirez-vous donc point ? »
Mets en garde, par le Coran, ceux qui redoutent d’être rassemblés vers leur Seigneur. En dehors de lui, ils n’auront ni maître, ni intercesseur. Peut-être seront-ils pieux ?
[Prophète !] ne chasse point ceux qui, cherchant la face de leur Seigneur, l’invoquent matin et soir. Leur compte ne te concerne point et le tien ne les concerne nullement. Tu serais injuste [en agissant ainsi].
C’est ainsi que nous avons troublé les uns [par le sort que nous avons réservé] aux autres, afin qu’ils disent : « Sont-ce là les gens que Dieu a favorisés parmi nous ? » Mais, Dieu ne connaît-il pas mieux que quiconque ceux qui sont véritablement reconnaissants ?
Lorsque viennent à toi ceux qui croient en nos versets, dis-leur : « Le salut soit avec vous ! Votre Seigneur s’est prescrit d’être miséricordieux. Quiconque d’entre vous commet par ignorance un mal, se repent ensuite et s’amende [bénéficiera] de son pardon et de sa compassion. »
C’est ainsi que nous exposons en détail [nos] versets pour que le chemin suivi par les criminels apparaisse clairement.
Dis [aux idolâtres] : « Il m’a été interdit d’adorer les divinités que vous invoquez en dehors de Dieu. » Dis-[leur] : « Je ne vous suivrai pas dans vos erreurs, car alors je m’égarerais et ne serais point parmi les bien dirigés. »
Dis [aux idolâtres] : « Je [me base] sur une preuve évidente de mon Seigneur que vous niez. Il ne m’appartient point de hâter, [comme vous me défiez, de le faire], l’arrivée [du châtiment]. Il appartient plutôt à Dieu de juger. Il tranchera en toute vérité, car il est le meilleur des arbitres. »
Dis-[leur] : « Si j’avais le pouvoir de [hâter le cours des choses], c’eût été déjà affaire réglée, entre vous et moi, et Dieu connaît mieux que quiconque les injustes. »
Il détient les clefs du mystère du monde et il est le seul à le connaître. Il connaît ce qui est dans les continents et ce qui est au fond des mers. Nulle feuille ne tombe qu’il n’en ait connaissance. Aucun grain se trouvant dans les ténèbres de la terre, rien de tendre ni de sec qui ne soient [mentionnés] dans un livre évident.
C’est lui qui reçoit vos âmes [durant votre sommeil], la nuit. Il sait ce que vous avez accompli durant le jour ; puis il vous réveille. Il en est ainsi jusqu’au terme fixé de la durée [de la vie]. Vous retournerez ensuite à lui et il vous apprendra alors ce que vous faisiez.
Il est le vainqueur, au-dessus de ses créatures. Il envoie à votre rencontre [des anges] gardiens. Lorsque la mort surprend l’un de vous, nos émissaires [parmi les anges] reçoivent son âme, sans aucune négligence.
« [Les âmes] seront rendues à Dieu, leur vrai maître. N’est-ce pas à lui qu’il appartient de juger ? N’est-il pas le plus prompt des comptables ? »
Demande [aux idolâtres] : « Qui vous sauvera des ténèbres de la terre et de la mer ? Vous l’implorerez [dans le danger] humblement et secrètement [en disant] : “S’il écarte de nous ce [péril] nous serons, certes, parmi les [gens] reconnaissants. ” »
Dis-[leur] : « Dieu vous en préservera, ainsi que de toute affliction ; [mais cela ne vous empêchera pas] de lui associer des idoles [pour autant]. »
Dis : « Il peut fort bien vous infliger un supplice qui vous atteindra d’en haut et d’en bas ou semer la discorde entre vous et faire goûter aux uns la violence des autres. » Regarde comment nous leur présentons les versets, afin qu’ils comprennent.
Ton peuple y voit un mensonge et pourtant c’est la vérité. Dis : « Je ne puis vous servir de garant. »
A chaque annonce, son temps et son lieu, et bientôt vous saurez.
Quand tu vois ceux qui raillent nos versets, éloigne-toi d’eux, jusqu’à ce qu’ils parlent d’autre chose. Si le démon te fait oublier [cette recommandation], dès que tu t’en seras souvenu, ne reste plus assis parmi des gens injustes.
Il n’incombe en rien à ceux qui craignent Dieu de demander compte [aux persifleurs, de leurs moqueries], mais de leur rappeler seulement les versets de Dieu ; peut-être deviendront-ils pieux ?
Eloigne-toi de ceux qui prennent leur religion pour un [sujet] de jeu et de distraction et que la vie d’ici-bas a leurrés. Exhorte-[les] par [le Coran] pour qu’aucune âme ne soit exposée, en raison de ce qu’elle aura perpétré, à sa perte. [Rappelle] qu’en dehors de Dieu, il n’y aura pour elle ni maître, ni intercesseur, et quelque équivalent qu’elle présenterait [le jour du Jugement dernier], il ne serait point accepté. Voilà ceux qui auront été abandonnés à leur perte, à cause de leurs acquis [sur terre]. Ils auront une boisson bouillante et un supplice douloureux comme sanction de leur mécréance.
Dis [aux idolâtres de La Mekke] : « Invoquerons-nous, en dehors de Dieu, ce qui ne [saurait] nous profiter, ni nous nuire ? Reviendrons-nous sur nos pas [vers l’idolâtrie] après la bonne direction dans laquelle Dieu nous a mis, comme un voyageur séduit par les démons en plein désert et qui, [égaré, demeure] perplexe ? ses compagnons l’appellent, alors, vers la bonne direction : « Viens avec nous ! » Dis : « La [vraie] direction est celle de Dieu et il nous a été ordonné de nous livrer et de nous soumettre entièrement au Seigneur des mondes.
« Accomplissez la prière et craignez Dieu, car c’est vers lui que vous serez rassemblés. »
C’est lui qui, en toute vérité, a créé les cieux et la terre et [fixé] le jour où il dira : « Sois ! » — et ainsi il en sera. Sa parole est la vérité. A lui appartiendra la royauté, le jour où il sera soufflé dans la trompe [pour annoncer la résurrection]. Il connait ce qui est irrévélé comme ce dont on peut témoigner. C’est lui le sage, le bien-informé.
[Rappelle-leur] lorsque Abraham dit à Azar, son père : « Prendras-tu comme divinités des idoles ? Certes, je vous vois, ton peuple et toi, dans un égarement manifeste ! »
Ainsi, nous faisions voir à Abraham le royaume des cieux et de la terre afin qu’il fût du nombre des convaincus.
Lorsque l’obscurité de la nuit l’enveloppa, il vit un astre et s’écria : « Voici mon Seigneur ! » Cependant quand l’astre se coucha, il déclara : « Je ne saurais aimer ceux qui disparaissent. »
Lorsqu’il vit la lune se lever, il s’écria : « Voici mon Seigneur ! » [Mais] lorsque la lune se coucha, il dit : « Certes, si mon Seigneur ne me guide point [pour le découvrir], je serai assurément au nombre des égarés. »
Lorsqu’il vit le soleil se lever, il s’écria : « Voilà mon Seigneur ! celui-ci est plus grand ! » [Mais], lorsque le soleil se coucha, il déclara : « O mon peuple ! je désavoue ce que vous associez [à Dieu]. »
En monothéiste sincère, je tourne mon visage vers celui qui a créé les cieux et la terre ; je ne suis point du nombre des associateurs [de fausses divinités à Dieu].
Son peuple [engagea] une discussion avec lui : « Disputerez-vous, dit-il, avec moi au sujet de Dieu, alors qu’il m’a dirigé ? Je ne crains pas ce que vous lui associez ; [je ne crains] que ce que mon Seigneur veut. Mon Seigneur embrasse tout de sa science. Ne réfléchirez-vous donc pas ?
Comment craindrais-je ce que vous lui associez, quand vous ne craignez point [vous-mêmes] de lui avoir associé sans argument fourni par lui de [fausses divinités] ! Lequel des deux partis est le plus en sécurité ? [dites-le], si vous savez ! »
Ceux qui croient et n’affublent point leur foi d’injustice, ceux-là ont la sécurité et sont dans la bonne direction.
Tel est l’argument que nous avons fourni à Abraham à l’encontre de son peuple. Nous élevons qui nous voulons, ton Seigneur est sage et omniscient.
Et nous lui avons accordé Isaac et Jacob. Nous avons dirigé chacun d’eux, [de même que] nous avions antérieurement dirige Noé et, parmi sa descendance, David, Salomon, Job, Joseph, Moïse, Aaron. Ainsi récompensons-nous ceux qui pratiquent le bien.
[Nous avons également dirigé] Zacharie, Jean Baptiste, Jésus et Élie, chacun [d’eux] étant du nombre des saints.
[Et nous avons dirigé aussi] Ismaël, Elisée, Jonas, Loth. Nous avons donné à chacun d’eux la préséance sur tous les hommes [de son temps].
[Nous avons de même dirigé] certains de leurs ascendants, de leurs descendants, de leurs collatéraux. Nous les avons choisis et orientés vers la voie droite.
Telle est la direction de Dieu. Il y dirige, parmi ses serviteurs, qui il veut. Si [ces prophètes] avaient associé [de fausses divinités] à Dieu, toute leur œuvre eût été vaine.
Voilà ceux à qui nous avons donné l’Écriture, l’intelligence, la prophétie. Si ces gens-ci rejettent [les versets du Coran], [du moins] les avons-nous confiés à d’autres qui ne les nient point.
Voilà ceux que Dieu a dirigés ! Suis donc leur direction [et] dis [aux polythéistes] : « Je ne vous demande pas pour cela de salaire. Ce n’est qu’une remémoration à l’intention des peuples. »
[Les mécréants] n’ont point estimé Dieu à sa juste valeur lorsqu’ils ont dit : « Dieu n’a rien révélé à un être humain [quel qu’il soit]. » Demande-[leur donc] : « Qui a révélé le livre apporté par Moïse comme lumière et direction pour les hommes ? Vous l’écrivez sur des rouleaux de parchemin que vous montrez aux gens tout en en soustrayant une bonne partie. On vous a enseigné ce que ni vos ancêtres ni vous-mêmes ne saviez. » Dis : « Dieu ! » et laisse-les se divertir en palabrant.
Et voici le Livre béni que nous avons fait descendre pour confirmer [la révélation] qui l’a précédé, par lequel tu avertiras la métropole et ceux qui vivent autour d’elle. Ceux qui croient à la vie future le tiendront pour vrai et accompliront avec persévérance leurs prières.
Qui est plus coupable que celui qui attribue à Dieu ou dit : « Il m’a été révélé [par Dieu] ! » alors qu’il n’en est rien, ou qui dit : « Je vais faire descendre un livre pareil à celui que Dieu a fait descendre »... Ah ! Si tu voyais les imposteurs dans les affres de la mort, tandis que les anges, les mains tendues, leur ordonneront : « Rendez vos âmes ! Vous allez recevoir aujourd’hui, en rétribution, le supplice de l’humiliation pour avoir dit, contre Dieu, le contraire de la vérité et vous être [écartés] de ses versets avec hauteur ! »
[Il leur sera dit] : « Vous êtes [finalement] venus à nous, tels que nous vous avions créés la première fois, laissant derrière vous [tout] ce que nous vous avions accordé. Nous ne vous voyons point accompagnés des intercesseurs auxquels vous prétendiez être associés. Il y a eu donc rupture entre vous et vos prétentions se sont évanouies ! »
Certes, Dieu fend le grain et le noyau, extrait la vie de la mort et la mort de la vie. Tel est Dieu ! Comment [pouvez-vous] vous détourner de lui ?
[C’est lui] qui fait surgir la clarté de l’aurore, qui fait de la nuit un repos, détermine un cycle pour [la révolution] du soleil et pour [celle] de la lune. Tel est l’arrêt du Tout-Puissant, de l’Omniscient.
C’est lui qui a placé pour vous les étoiles [dans le ciel] grâce auxquelles vous vous guidez dans les ténèbres du continent et de la mer. Nous détaillons ainsi nos signes pour ceux qui savent.
C’est lui qui vous fait naître d’une âme unique, [en vous donnant] un réceptacle et un gîte. Ainsi nous détaillons nos signes pour ceux qui comprennent.
C’est lui qui fait descendre l’eau du ciel. Par elle, nous faisons germer toute plante et faisons surgir une verdure d’où sortent des grains agglomérés. De la spathe du palmier, [nous faisons sortir] des régimes de dattes pendantes ; par l’eau, [nous formons] des vergers complantés de vignes, des oliviers, des grenadiers qui se ressemblent et diffèrent les uns des autres. Regarde leurs fruits au moment de leur production et de leur maturité ! Il y a, en vérité, des signes en tout cela, pour ceux qui croient.
[Les polythéistes] ont donné comme associés à Dieu les djinns, alors que c’est lui qui les a créés. Ils ont inventé pour lui des fils et des filles dans leur ignorance. Gloire à lui ! Il est au-dessus de ce qu’ils décrivent !
Créateur des cieux et de la terre, comment aurait-il un enfant alors qu’il n’a point de compagne, qu’il a créé toute chose et qu’il est omniscient ?
Tel est Dieu, votre Seigneur : il n’y a point de divinité, excepté lui, le Créateur de tout. Adorez-le ! C’est lui le Curateur de tout.
Il est inaccessible aux regards, alors qu’ils lui sont accessibles. Il est l’Impondérable, le Bien-Informé.
Des clartés intérieures vous sont parvenues de la part de votre Seigneur. Quiconque voit clair voit pour lui-même. Quiconque [demeure] aveugle, l’est à son désavantage. Je ne suis point un préservateur pour vous.
C’est ainsi que nous exposons successivement [nos] versets aux infidèles — qui diront : « Tu as étudié » — et à ceux qui savent.
Suis ce qui t’a été révélé de ton Seigneur, il n’y a point de divinité en dehors de lui, et détourne-toi des polythéistes.
Si Dieu l’avait voulu, ils n’auraient pas été associateurs. Nous ne t’avons point chargé de veiller sur eux, ni d’être leur curateur.
N’insultez pas les [fausses divinités] que les idolâtres invoquent [pour éviter] qu’ils insultent Dieu à leur [tour] dans leur iniquité et leur ignorance. Nous avons ainsi embelli aux yeux de chaque groupement ses propres agissements. A Dieu retourneront ensuite ses membres. C’est alors qu’il les informera de leurs œuvres sur [terre].
Ils jurent solennellement par Dieu que s’ils assistaient à un prodige ils y croiraient fermement. Dis : « Les prodiges sont du ressort de Dieu. » Qu’en savez-vous ? Il se peut que si un prodige s’accomplissait, ils n’y croiraient pas [pour autant].
Nous détournerons leur cœur et leurs yeux [de la vérité], ainsi [que nous l’avons fait] lorsque pour la première fois ils refusèrent d’y croire, et nous les laisserons se débattre aveuglément dans leur rébellion.
Eussions-nous fait descendre les anges vers eux, les morts leur eussent-ils parlé, eussions-nous réuni devant eux toutes les choses, qu’ils n’auraient pas cru, à moins que Dieu ne l’eût voulu. Mais la plupart d’entre eux sont ignorants.
Ainsi avons-nous suscité à chaque prophète un ennemi : des hommes diaboliques et des démons qui, dans leurs illusions, inspirent les uns aux autres un langage enjolivé. Si ton Seigneur l’avait voulu, ils ne l’auraient point fait. Laisse-les donc, eux et les mensonges qu’ils forgent.
Que les cœurs qui nient la vie future penchent vers [de tels discours], qu’ils s’y complaisent et acquièrent ce qu’ils sont en état d’acquérir !
Désirerais-je un autre arbitre que Dieu, alors que c’est lui qui a fait descendre pour vous le Livre détaillé ? Ceux qui ont reçu l’Écriture savent qu’il est descendu de ton Seigneur avec la vérité. Ne sois pas du nombre de ceux qui doutent.
La parole de ton Seigneur s’est accomplie en toute vérité et en toute justice. Personne ne peut modifier ses paroles. Il est celui qui entend et sait tout.
Si tu suivais les avis de la plupart de ceux qui vivent sur terre, ils te feraient perdre le chemin de Dieu, car ils ne suivent que des conjectures et des suppositions.
Certes, ton Seigneur connaît mieux que quiconque celui qui s’égare loin de son chemin, et mieux que quiconque il connaît ceux qui sont dans la bonne direction.
Mangez de toute [viande] sur laquelle le nom de Dieu aura été mentionné, si vous croyez en ses secrets.
Qu’avez-vous à vous abstenir de manger [d’une nourriture] sur laquelle le nom de Dieu a été mentionné ? Il vous a expliqué ce qui vous est interdit, sauf en cas de nécessité. En vérité, beaucoup de gens mus par leurs passions égarent [leurs semblables] sans le savoir. [Mais] ton Seigneur connaît mieux [que quiconque] les transgresseurs.
Évitez [de commettre] le péché dans ce qu’il a d’apparent aussi bien que dans ce qu’il a de secret. Ceux qui pèchent seront punis d’après ce qu’ils auront perpétré.
Ne mangez pas [d’une nourriture] sur laquelle le nom de Dieu n’aura pas été mentionné : ce serait, vraiment une perversité. Certes, les démons inspirent à leurs suppôts [des arguments] pour disputer avec vous. Si vous suiviez leurs avis vous seriez certainement des polythéistes.
Mais enfin, celui qui était mort, que nous avons ramené à la vie [par la foi] et à qui nous avons donné une lumière, [l’Islâm], pour [lui permettre] de marcher parmi les hommes, est-il comparable à celui qui [erre] dans les ténèbres sans pouvoir en sortir ? Ainsi est [faussement] embelli pour les infidèles ce qu’ils font [ici-bas].
Ainsi nous avons donné à chaque cité comme chefs ses criminels afin qu’ils s’y livrassent à des actes perfides. Mais c’est à leur détriment qu’ils se comportent ainsi, sans se rendre compte.
Un signe leur vient-il, ils disent [aussitôt] : « Jamais nous ne croirons tant que nous n’aurons pas reçu de [signe] semblable à celui qui a été fourni aux envoyés de Dieu. » Mais Dieu sait mieux que quiconque à qui confier son message. Avilissement auprès de Dieu et châtiment sévère seront le lot de ceux qui auront commis des crimes, comme prix de leur perfidie.
Dieu ouvre à l’Islâm le cœur de celui qu’il veut diriger. Celui qu’il veut perdre, il rend son cœur étroit, oppressé comme s’il [s’efforçait] de monter au ciel. C’est ainsi que Dieu couvre d’opprobre ceux qui n’ont pas la foi.
Voilà la voie de ton Seigneur [toute] droite. Nous avons exposé les versets [du Coran] pour des gens qui se remémorent.
A eux la demeure du salut, auprès de leur Seigneur dont [ils auront mérité] la protection par leurs œuvres, [sur terre].
[Il dira], le jour où il les aura tous rassemblés : « O race des démons, vous avez trop abusé des hommes ! » Et les suppôts des démons parmi les hommes de dire : « Nous avons profité les uns des autres, Seigneur, et nous voici au terme que tu avais fixé pour nous ! — Le feu sera votre séjour pour l’éternité », dira Dieu (sauf s’il en décide autrement). Car, en vérité, Dieu est tout-sage et omniscient.
Ainsi accordons-nous à certains injustes une autorité sur d’autres, comme prix de ce qu’ils se sont acquis.
O race des démons et des humains ! Des envoyés [pris] parmi vous ne sont-ils pas venus vous parler de mes signes et vous annoncer la rencontre de ce jour ! « Nous en témoignions », diront-ils contre nous-mêmes ! La vie d’ici-bas les aura abusés et ils s’accuseront eux-mêmes d’avoir été infidèles.
C’est que ton Seigneur n’anéantit point injustement les cités dont les habitants sont inconscients.
Tous auront des rangs proportionnés à leurs actes ; ton Seigneur n’est point inattentif à ce qu’ils font.
Ton Seigneur se passe [de ses créatures] et détient la miséricorde. S’il voulait, il vous ferait disparaître et vous remplacerait par ce qu’il voudrait, tout comme il vous a fait naître de la descendance d’un autre peuple.
Certes, ce qui vous a été promis arrivera sûrement. Vous n’en empêcherez pas l’avènement.
Dis : « O mon peuple ! Agis à ta guise et j’agirai [selon ce que Dieu m’a prescrit]. Vous en connaîtrez bientôt la conséquence [en] la demeure finale. » En vérité, les injustes ne prospéreront pas.
Ils prélèvent pour Dieu une part sur ce qu’il a fait [lui-même] croître de la terre et des troupeaux. « Ceci est à Dieu, prétendent-ils, et ceci est aux divinités que nous lui associons. » Ce qu’ils leur attribuent ne parvient nullement à Dieu et ce qu’ils attribuent à celui-ci est transféré aux premières. Combien est ignoble leur jugement !
Les associés des polythéistes ont paré de même, [aux yeux] de bon nombre de ces derniers, le meurtre de leurs enfants et ce, pour les perdre ou dénaturer leur culte. Si Dieu l’avait voulu, ils ne se seraient pas livrés à ces pratiques. Abandonne-les donc et détourne-toi de leurs mensonges.
« Voilà, disent-ils, des bestiaux et des cultures réservés. Nul ne s’en nourrira hormis celui que nous voulons », prétendent-ils. [Il s’agit] des bêtes dont le dos est sacré et des bêtes sur lesquelles ils ne prononcent pas le nom de Dieu. Imposture que tout cela contre Dieu qui les rétribuera selon leurs mensongères inventions.
Ils disent encore : « Ce qui est dans le ventre de ces bêtes [sacrées] est permis pour nos hommes et interdit pour nos épouses. » Mais si le fœtus est mort-né, ils le consomment [sans réserve]. Dieu sanctionnera cette distinction, car il est tout-sage et omniscient.
Ceux qui tuent, sottement, dans leur ignorance, leurs enfants sont perdants, de même que ceux qui, mensongèrement, déclarent illicite ce que Dieu leur a accordé. Ils s’égarent, ils ne sont pas dans la bonne direction.
C’est lui qui a créé des jardins [complantés de vignes] en espalier ou sans treillage, les palmiers, les céréales [avec lesquels on fait] des mets variés, les olives, les grenadiers [d’espèces] semblables ou différentes. Mangez de leurs fruits et acquittez-en les droits. Mais n’en abusez pas, car Dieu n’aime pas ceux qui exagèrent.
[Il a créé à votre intention] des bestiaux dont certains assurent votre transport et d’autres vous procurent votre literie. Mangez de ce que Dieu vous a accordé ! Ne suivez pas les pas du diable. Il est pour vous un ennemi déclaré.
[Il a créé] huit [unités] formant des couples, deux pour les ovins, deux pour les caprins... Demande : « A-t-il interdit [parmi ces deux couples] les deux mâles ou les deux femelles ou ce que renferment les matrices de ces dernières ? » Informez-moi, en connaissance de cause, si vous êtes sincères.
...deux parmi les camelins et deux parmi les bovins. Demande : « A-t-il déclaré illicite les deux mâles ou les deux femelles [de ces deux couples] ou ce que renferment les matrices de celles-ci ? Etiez-vous présents quand Dieu vous aurait fait une telle recommandation ? » Qui est plus criminel que l’imposteur qui se réfère à Dieu pour égarer, sans aucun savoir, ses semblables ? En vérité, Dieu ne met point dans la bonne direction les prévaricateurs.
Déclare : « Je ne trouve dans ce qui m’a été révélé rien d’illicite pour celui qui consomme une nourriture en dehors des animaux crevés, du sang répandu, de la viande de porc — car c’est une souillure — ou ce qui, par perversité, a été sacrifié à [une divinité] autre que Dieu. Cependant celui qui en consommerait par contrainte et non dans l’intention d’être rebelle ou transgresseur, Dieu [lui pardonne], car ton Seigneur est indulgent et miséricordieux.
A ceux qui pratiquent le judaïsme nous avons interdit toute bête ongulée ainsi que les graisses des bovins et des ovins, exception faite de celles de leur dos, de leurs entrailles et celle qui est mêlée aux os. Nous avons ainsi sanctionné leur rébellion et, certes, nous sommes véridiques.
S’ils te traitent de menteur, dis-leur : « Votre Seigneur détient une immense miséricorde ; mais sa rigueur contre les criminels ne saurait être entravée. »
Les polythéistes disent [volontiers] : « Si Dieu l’avait voulu, nous n’aurions pas été des associateurs ; nos ancêtres non plus et nous n’aurions pas déclaré illicite quoi que ce fût. » Ainsi criaient au mensonge ceux qui les ont précédés, jusqu’à ce qu’ils eussent goûté notre rigueur. Demande : « Avez-vous une science dont vous puissiez faire état pour nous ? Vous ne suivez que des conjectures et ne faites que supposer. »
Dis : « A Dieu appartient l’argument péremptoire. S’il avait voulu, il vous aurait tous unis dans la bonne direction. »
Dis : « Amenez vos témoins pour attester que Dieu a déclaré ceci illicite ! » S’ils l’attestent, ne témoigne pas avec eux ; ne suis pas les passions de ceux qui traitent nos versets de mensonges, ni de ceux qui ne croient pas à la vie future et donnent des égaux à leur Seigneur.
Dis : « Venez donc, je vais réciter ce que Dieu vous a interdit : [il vous prescrit] de ne rien lui associer, d’être plein de bonté envers votre père et votre mère, de ne point tuer vos enfants par crainte de tomber dans l’indigence ! Nous vous donnerons à vous et à eux de quoi vivre. N’approchez point des turpitudes dans ce qu’elles ont d’apparent ou de secret ! Ne tuez pas, sauf à bon droit, votre prochain que Dieu a déclaré sacré. » Voilà ce que Dieu vous a recommandé ! Peut-être raisonnerez-vous ?
« Ne touchez pas au bien de l’orphelin, si ce n’est dans son intérêt, [et ce] jusqu’à ce qu’il ait atteint sa capacité. Observez en toute équité la juste mesure et le bon poids [dans vos transactions]. Nous n’imposons à toute âme que ce qu’elle peut. Quand vous parlez [pour arbitrer], soyez impartiaux, même s’il s’agit d’un proche. Soyez fidèles à vos engagements envers Dieu ! Voilà ce que Dieu vous a recommandé ! Peut-être vous souviendrez-vous ?
Telle est ma voie, dans sa rectitude, suivez-la ! Ne suivez pas les pistes qui vous écarteront du chemin de Dieu ! Voilà ce que Dieu vous recommande ! Peut-être le craindrez-vous ? »
Ensuite, nous avons donné à Moïse, à titre de complément [de nos bienfaits à son égard], pour le bien qu’il avait fait, l’Écriture dans laquelle tout est détaillé et [qui constitue en elle-même] une bonne direction et une miséricorde [divine] afin que [les juifs] puissent espérer la rencontre de leur Seigneur.
Et voici un Livre béni que nous avons fait descendre. Conformez-vous à ce qu’il enseigne et craignez [Dieu] pour [obtenir] sa miséricorde.
[Craignez] de dire : « l’Écriture n’a été descendue avant nous que sur deux communautés et certes, nous ne nous sommes pas préoccupés de leur enseignement. »
Ou de dire : « S’il avait fait descendre l’Écriture sur nous, nous aurions certainement été mieux dirigés qu’eux. » Voilà venues pour vous une preuve [émanant] de votre Seigneur, une bonne direction et une miséricorde ! Qui est plus injuste que celui qui traite de mensonges les versets de Dieu et s’en détourne ? Nous infligerons à ceux qui font cela le châtiment le plus cruel que mérite leur attitude.
Est-ce que [les infidèles] attendent [par hasard, pour se décider à croire] que les anges viennent à eux ou que Dieu vienne lui-même ou encore que les signes de ton Seigneur se manifestent [à eux] ? Mais, le jour où certains signes de ton Seigneur se manifesteront, il sera inutile alors de croire, pour celui qui n’aura pas cru [en Dieu] auparavant, ni pour celui qui, ayant cru, n’aura pas acquis un mérite. Dis-[leur] : « Attendez ! En vérité, nous aussi, nous attendons. »
Ceux qui suscitent des divisions dans leur religion et forment des sectes, ne te concernent en rien. Leur sort dépend de Dieu, seul, qui les avisera en temps voulu, de ce qu’ils auront fait.
Quiconque fait une bonne œuvre en recevra une récompense décuplée. A quiconque commet une mauvaise action sera infligée simplement une peine correspondante. Nul ne sera lésé.
Dis : « Mon Seigneur m’a dirigé, quant à moi, vers une voie droite, une religion droite, la religion d’Abraham [qui fut] un monothéiste sincère et non un polythéiste. »
Dis : « Ma prière, mes actes de dévotion, ma vie et ma mort appartiennent à Dieu, Seigneur des mondes,
il n’a pas d’associé. Il m’a été ordonné [de confesser] cela et je suis le premier musulman. »
Dis [aux polythéistes] : « Désirerais-je un autre Seigneur que Dieu qui est le Seigneur de tout ? [Il n’est péché] qu’une âme commette sans qu’il joue contre elle. Aucune âme ne portera le fardeau d’une autre âme. A Dieu, en fin de compte, vous retournerez. Il vous avisera, alors, de l’objet de vos divergences.
« C’est lui qui a fait de vous les successeurs sur terre des générations révolues, qui vous a élevés, en degré, les uns au-dessus des autres, pour vous éprouver dans ce qu’il vous a donné. En vérité, Dieu est prompt dans ses sanctions ! En vérité, il est clément et miséricordieux ! »
A.L.M.Ṣ. (Alîf-Lâm-Mîm-Ṣâd).
[Voici] un livre descendu vers toi, [livre] grâce auquel tu avertiras et [qui servira] de rappel aux croyants. Qu’il n’y ait aucune gêne en ton cœur à ce sujet.
[Dis-leur] :« Suivez ce qui vous est révélé de votre Seigneur. En dehors de lui, ne suivez aucun maître. Rarement vous y songez.
Que de cités nous avons anéanties. Notre châtiment les a frappées dans la nuit ou pendant le jour. »
Leur seul cri fut alors : « Nous avons été injustes ! »
Nous questionnerons très certainement ceux à qui furent envoyés [nos messagers]. Nous questionnerons, très certainement nos envoyés [eux aussi].
Nous relaterons pour eux [leur histoire] à bon escient, car nous n’étions pas absent.
Ce jour-là, la pesée sera équitable. Ceux dont les [bonnes actions] pèseront lourd seront les bienheureux ;
ceux dont les [bonnes actions] seront d’un poids léger, auront causé la perte de leur âme pour avoir été réfractaires à nos signes.
Nous vous avons installés sur terre et vous y avons procuré des moyens d’existence. Rarement vous manifestez votre reconnaissance.
Nous vous avons, certes, donné une forme et avons dit aux anges de se prosterner devant Adam. Ils s’inclinèrent, sauf Satan qui ne se prosterna point.
Dieu [lui] dit : « Qu’est-ce qui t’empêche de te prosterner, alors que je te l’ai ordonné ? — Je suis supérieur à lui ; tu m’as créé de feu et tu l’as créé d’argile », répondit-il.
Dieu dit : « Descends d’ici ; tu ne saurais te montrer orgueilleux en ce lieu ! Sors ! Tu seras parmi les méprisables.
— Accorde-moi un délai, demanda Satan, jusqu’au jour où [les hommes] seront ressuscités. »
Dieu dit : « Tu seras parmi ceux à qui il est donné d’attendre.
— Puisque tu m’as voué à l’erreur, je les guetterai le long de ta voie droite, répondit Satan.
Je les assaillirai par-devant et par-derrière, sur leur droite et sur leur gauche, et tu trouveras la plupart d’entre eux ingrats [envers toi]. »
Dieu dit : « Hors d’ici, couvert d’opprobre et banni ! De ceux qui parmi eux t’auront suivi, [et de toi], de vous tous j’emplirai la géhenne. »
[Puis Dieu dit] : « O Adam ! habite avec ton épouse le paradis. Mange [de ses fruits] partout où vous voudrez. Mais n’approchez pas de cet arbre-ci ! Vous seriez, alors, au nombre des injustes. »
Satan, pour leur montrer leur sexe soustrait [jusqu’alors à leurs regards], leur suggéra [ceci] : « Votre Seigneur ne vous a interdit cet arbre que pour que vous ne soyez ni anges, ni immortels.
Je suis, leur jura-t-il, un bon conseiller pour vous. »
Perfidement, il les séduisit. Lorsqu’ils eurent goûté à l’arbre, leur nudité leur apparut et ils se mirent à la couvrir avec des feuilles du paradis. Leur Seigneur les ayant appelés [leur dit] : « Ne vous avais-je pas interdit cet arbre et ne vous avais-je pas dit que Satan était pour vous un ennemi déclaré ?
— Seigneur, dirent-ils, nous avons agi injustement envers nous-mêmes. Nous sommes perdus si tu ne nous pardonnes pas et ne nous prends pas en pitié.
— Descendez [du paradis] ! ordonna Dieu. Vous serez ennemis les uns des autres. Vous aurez un asile sur terre et y jouirez un temps.
Vous vivrez, vous y mourrez et vous en serez expulsés », ajouta-t-il.
O fils d’Adam ! Nous vous avons dotés de vêtements pour couvrir votre sexe, et de parures. [Mais] la piété est le meilleur vêtement. C’est là un des signes de Dieu. Peut-être s’en souviendront-ils.
O fils d’Adam ! Que Satan ne vous dupe point, comme vos père et mère qu’il a fait sortir du paradis, [en] leur arrachant leur vêtement pour leur montrer leur sexe. Ils vous voient, lui et ses congénères, d’où vous ne les voyez pas. A ceux qui ne croient pas [en nous], nous avons donné les démons comme patrons.
Lorsqu’ils commettent une turpitude, ils déclarent : « C’est une coutume léguée par nos ancêtres et prescrite par Dieu ! » Dis : « Dieu n’ordonne aucune turpitude. Direz-vous de Dieu ce que vous ne savez pas ? »
Dis-leur : « Mon Seigneur a ordonné l’équité ; [il a ordonné] de s’adresser [à lui] à chaque prosternation, de l’invoquer, d’être sincère dans le culte qu’on lui voue. Vous retournerez [à lui] tels qu’il vous a formés au commencement,
les uns [mis] dans la bonne direction, les autres [laissés] dans l’égarement qu’ils méritent pour avoir pris comme patrons les démons plutôt que Dieu et pensé être [ainsi] bien dirigés. »
« O fils d’Adam ! revêtez vos plus beaux habits à chaque office ! Mangez et buvez sans excès. Dieu n’aime pas ceux qui exagèrent. »
Demande : « Qui a déclaré illicites des vêtements et des aliments agréables dont Dieu a gratifié ses serviteurs ? » Dis : « Ils sont destinés à ceux qui ont la foi en cette vie et ils seront leur apanage dans la vie future. » Ainsi nous exposons en détail les versets à des gens qui savent.
Dis : « Mon Seigneur a interdit les turpitudes tant publiques que secrètes, le péché, l’oppression sans droit, [de même qu’il a interdit] de lui donner sans argument des associés et de dire de lui ce qu’on ne sait pas. »
A chaque communauté [nous avons fixé] un terme. Lorsque l’échéance arrivera, elle ne pourra ni le retarder, ni l’avancer [fût-ce] d’une heure.
O fils d’Adam ! Si des envoyés [choisis] parmi vous viennent pour vous transmettre mes versets, [sachez que] quiconque aura cru et amélioré [sa conduite] sera à l’abri de la peur et de l’affliction.
Ceux, [au contraire], qui auront traité nos versets de mensonges et s’en seront orgueilleusement écartés, ceux-là seront livrés au feu pour l’éternité.
Qui est plus injuste que celui qui forge des mensonges et les attribue à Dieu et traite nos versets d’imposture ? Ceux-là auront la part [de malheur] qui leur est destinée. [Mais] en se présentant à eux, le moment venu, pour les faire passer de vie à trépas, nos émissaires leur demanderont : « Où sont donc ceux que vous invoquiez, en dehors de Dieu ? » Ils répondront, alors : « Ils ont disparu ! » Et ils attesteront eux-mêmes qu’ils étaient infidèles.
[Alors, Dieu] dira : « Entrez dans le feu, rejoindre les communautés de démons et d’hommes qui ont disparu avant vous ! » Chaque fois qu’une communauté y entrera, elle maudira celle qui l’aura précédée. Quand elles s’y trouveront toutes, la dernière [entrée] dira de la première : « Seigneur, voilà ceux qui nous ont égarés ! Double leur tourment du feu ! » Dieu dira : « A chacun [sera infligé] un châtiment double, mais vous ne savez pas ! »
La première [communauté] dira à la dernière : « Vous n’avez aucune supériorité sur nous ! Goûtez [vous aussi] au châtiment que vous valent vos œuvres ! »
Certes, les portes du ciel ne seront pas ouvertes à ceux qui traitent nos versets de mensonges et s’en écartent dédaigneusement. Ils n’entreront pas plus au paradis qu’un chameau ne passera pas le chas d’une aiguille. Ainsi nous rétribuerons les criminels.
Ils auront dans la géhenne des couches et des couvertures [de feu]. Ainsi nous rétribuerons les coupables.
Ceux qui auront cru et fait œuvres pies — nous n’imposons à une âme que ce qu’elle peut – seront les hôtes du paradis pour l’éternité.
Nous extirperons de leur cœur toute rancune [qu’il puisse receler]. A leurs pieds couleront des ruisseaux. Alors, ils diront : « Louange à Dieu qui nous a guidés [jusqu’ici]. Nous n’aurions pas [pu] nous guider nous-mêmes, si Dieu ne nous avait pas guidés. Les envoyés de notre Seigneur avaient apporté la vérité. » On proclamera [à leur intention] : « Voici le paradis dont vous avez hérité grâce à vos œuvres ».
Les hôtes du paradis crieront aux hôtes de l’enfer : « La promesse que notre Seigneur nous avait faite s’est réalisée ! Avez-vous trouvé aussi vrai ce que votre Seigneur vous avait promis ? — Oui ! » diront-ils. Un héraut annoncera alors, au milieu d’eux : « Malédiction de Dieu sur les coupables
qui détournaient [les gens] du chemin de Dieu, qui souhaitaient [qu’il fût] tortueux et qui niaient la vie future. »
Entre [le paradis et l’enfer], il y a un rideau et sur les murailles seront des hommes qui reconnaîtront chacun à son signe distinctif. Ils diront aux hôtes du paradis : « Salut à vous ! » Ils ne pourront y entrer eux-mêmes bien qu’ils le convoitent.
Lorsque leurs regards seront tournés vers les hôtes de l’enfer, ils diront : « Seigneur, ne nous mets point avec les injustes ! »
Ceux qui seront postés au sommet des murailles appelleront des hommes qu’ils reconnaîtront à leurs traits distinctifs et leur diront : « Les richesses que vous aviez amassées et votre orgueil ne vous ont [donc] servi à rien ? »
Sont-ce là ceux à propos desquels vous juriez que Dieu ne leur accorderait aucune miséricorde ?... Entrez [donc] au paradis : vous y serez à l’abri de la peur et de la tristesse !
Les hôtes de l’enfer crieront aux hôtes du paradis : « Déversez sur nous un peu d’eau ou [donnez-nous] de ce que Dieu vous a accordé ! — En vérité, répondront-ils, Dieu les a interdits aux impies,
qui ont pris leur religion [pour un sujet] de dérision et d’amusement, [à ceux] que la vie sur terre a abusés. » Nous les oublierons en ce jour, comme eux-mêmes en ont oublié l’arrivée et refusé [de reconnaître] nos signes.
Nous leur avons apporté un Livre que nous avons détaillé à bon escient, [pour servir] de bonne direction et de miséricorde à ceux qui croiront.
Attendent-ils uniquement que ce que ce livre annonce se produise ? Le jour où ce qu’il prédit arrivera, ceux qui l’auront auparavant oublié s’écrieront : « Les messagers de notre Seigneur nous avaient bien apporté la vérité ! Y a-t-il quelque intercesseur pour plaider en notre faveur ? Pourrions-nous encore être renvoyés [sur terre] pour agir autrement ? » [Hélas !] ils auront été les artisans de leur propre perte et leurs illusions seront dissipées.
Certes, votre Seigneur est Dieu qui a créé les cieux et la terre en six jours puis s’est installé sur le trône. Il enveloppe le jour et la nuit, celle-ci poursuivant rapidement le premier. [Il a créé et] soumis à l’empire [de ses lois] le soleil, la lune, les étoiles. Or ça, la création et l’ordre ne relèvent-ils pas de lui ? Béni soit Dieu, Seigneur des mondes !
Invoquez votre Seigneur en toute humilité, intérieurement. En vérité, il n’aime pas les transgresseurs.
Ne semez point le désordre sur terre, une fois quelle a été réformée. Invoquez-le, avec crainte et espoir. La miséricorde divine est à la portée de ceux qui font le bien.
C’est lui qui envoie les vents légers, avant [que ne se manifeste] sa miséricorde. Lorsqu’ils se chargent de lourdes nuées, nous les poussons vers une contrée morte [de sécheresse]. Nous y faisons descendre l’eau [qu’ils portent] et grâce à laquelle nous faisons surgir des arbres fruitiers de toutes sortes. Ainsi nous ferons surgir les morts [de leurs sépulcres]. Peut-être vous en souviendrez-vous !
[Dans] un pays de bonne terre, la végétation, Dieu aidant, pousse [drue]. [Au contraire, dans] un pays [au sol] ingrat [la végétation pousse] médiocrement. Ainsi nous expliquons nos versets à ceux qui sont reconnaissants.
Nous avons envoyé Noé vers son peuple. « O mon peuple ! a-t-il dit, adorez Dieu ! Il n’y a pas de divinité pour vous en dehors de lui ! Je redoute pour vous le supplice d’un grand jour ! »
Les notables de ce peuple rétorquèrent : « Vraiment, nous te voyons dans un égarement évident !
— O mon peuple ! répliqua-t-il, je ne suis nullement [victime] d’un égarement. Je suis plutôt un envoyé du Seigneur des mondes.
Je vous transmets les messages de mon Seigneur et vous donne d’excellents conseils, sachant, grâce à Dieu, ce que vous ne savez pas.
Tiendrez-vous, par hasard, pour extraordinaire qu’une mémoration de votre Seigneur vous parvienne par l’intermédiaire d’un des vôtres, [avec mission pour lui] de vous mettre en garde, pour que vous craigniez [Dieu] et méritiez sa miséricorde ? »
Ils le traitèrent de menteur. Nous le sauvâmes ainsi que ceux qui étaient avec lui dans l’Arche et engloutîmes ceux qui avaient pris nos signes pour une imposture. En vérité, c’était un peuple aveugle.
[Nous avons envoyé également] aux ‘Adites leur frère Hûd. [Il dit, lui aussi] : « O mon peuple ! adorez Dieu ! Il n’y a pour vous d’autre divinité que lui. Ne craignez-vous pas [votre Seigneur] ? »
Les notables de son peuple qui étaient incrédules lui dirent : « Nous voyons bien que tu es en pleine sottise et pensons que tu es un imposteur.
— O mon peuple ! dit-il, je ne suis pas un sot, mais un envoyé du Seigneur des mondes.
Je vous transmets les messages de mon Seigneur en vous donnant d’excellents conseils.
Tiendrez-vous, par hasard, pour extraordinaire qu’une mémoration de votre Seigneur vous parvienne par l’intermédiaire d’un des vôtres [chargé] de vous mettre en garde ? Rappelez-vous que le Seigneur a fait de vous les successeurs du peuple de Noé et a augmenté votre corpulence. Souvenez-vous des bienfaits de Dieu, pour que vous puissiez prospérer.
— Viens-tu nous [conseiller] d’adorer Dieu, tout seul, et de renoncer à ce qu’adoraient nos ancêtres ? Fais donc arriver ce dont tu nous menaces, si tu es sincère !
— Le châtiment et la colère que vous vous attirez [vont fondre] sur vous, de la part de votre Seigneur. Disputerez-vous avec moi sur des noms que vos ancêtres et vous-mêmes avez donnés [à des mythes] sans aucune preuve venue de Dieu ? Attendez, donc ! Je reste avec vous, parmi ceux qui attendent. »
Nous le sauvâmes, ainsi que ceux qui [avaient la même foi] que lui, par une miséricorde [émanant] de nous et exterminâmes ceux qui avaient traité nos signes de mensonges. Ils n’avaient pas la foi.
Aux Thamûdites [nous avons également] envoyé leur frère Ṣâliḥ. Il leur dit : « O mon peuple ! adorez Dieu, il n’y a d’autre divinité que lui, pour vous. Une preuve vous est donnée de la part de votre Seigneur : voici la chamelle de Dieu ; c’est un signe pour vous. Laissez-la paître à son aise ; ne lui faites aucun mal, vous subiriez un châtiment cruel.
Souvenez-vous que [Dieu] a fait de vous des successeurs, après ‘Ad, et vous a installés sur la terre. Dans ses plaines vous édifiez des palais. Dans ses montagnes vous creusez des demeures. Rappelez-vous les bienfaits de Dieu et ne commettez ni crime, ni corruption sur terre. »
Les notables [de son peuple], pleins de superbe, dirent à ceux qui avaient été réduits à l’impuissance et avaient cru [au message de Ṣâliḥ] : « Savez-vous si Ṣâliḥ est envoyé par son Seigneur ? — En vérité, dirent-ils, nous croyons [au message] dont il est chargé.
— Nous refusons de croire à ce que vous avez cru ! » dirent les orgueilleux.
Ils coupèrent [avec insolence] les jarrets de la chamelle et méprisèrent l’ordre de leur Seigneur en disant : « O Ṣâliḥ ! fais donc arriver ce dont tu nous menaces, si réellement tu es un messager [de Dieu]. »
Un tremblement les surprit : au matin, ils gisaient dans leur pays.
Ṣâliḥ les abandonna en disant : « O mon peuple ! je vous avais transmis le message de mon Seigneur : je vous avais donné d’excellents conseils ; mais vous n’aimiez pas les vrais conseillers. »
Et Loth, quand il dit à son peuple : « Vous livrez-vous à une abomination à laquelle personne de par les mondes ne s’est livré avant vous ?
Certes, vous assouvissez vos désirs charnels sur les hommes au lieu des femmes. Vous êtes vraiment des gens outranciers ! »
Pour toute réponse, ses concitoyens clamèrent : « Expulsez de votre cité ces gens qui affectent d’être chastes ! »
Nous le sauvâmes lui et les siens, hormis sa femme qui resta parmi les attardés.
Nous fîmes tomber sur eux une pluie... Regarde ce que fut la fin des criminels.
[Nous avons envoyé aux habitants] de Madyan leur frère Shu‘ayb. Il leur dit : « O mon peuple ! adorez Dieu ! Il n’y a pas d’autre divinité que lui pour vous. Vous avez déjà reçu une preuve de la part de votre Seigneur. Faites bonne mesure et bon poids [dans vos transactions] et ne causez pas de tort aux gens dans leurs biens. Ne semez pas la corruption sur terre, après son amélioration. Cela est meilleur pour vous, si vous êtes des croyants [sincères].
Ne vous placez pas sur tous les chemins pour menacer ceux qui croient et les détourner de la voie de Dieu que vous auriez souhaitée tortueuse. Souvenez-vous, lorsque vous étiez quelques-uns [seulement] et qu’il a augmenté votre nombre. Regardez ce que fut la fin des criminels.
Si une partie d’entre vous croit à ma mission et l’autre la rejette, patientez jusqu’à ce que Dieu nous départage : il est le meilleur des arbitres ! »
Les notables de son peuple qui s’étaient montrés orgueilleux [lui] dirent : « Shu‘ayb, nous vous expulserons certainement de notre cité, toi et ceux qui partagent ton credo, à moins que vous ne reveniez à notre religion. — Et [nous y contraindriez-vous] même s’il nous répugnait [de l’embrasser] ? demanda Shu‘ayb.
Nous commettrions une imposture à l’encontre de Dieu, si nous revenions à votre religion, alors qu’il nous en a préservés. Il n’est plus [possible] pour nous de nous y convertir à moins que Dieu, notre Seigneur, ne le veuille. Notre Seigneur embrasse tout de sa science. Nous nous en remettons à lui. Seigneur, tranche par la vérité entre notre peuple et nous, tu es le meilleur des juges. »
Les notables de son peuple qui s’étaient montrés mécréants dirent : « Vous courez à votre perte, si vous suivez Shu‘ayb ! »
Ils furent surpris par un tremblement. Au matin, ils gisaient dans leur pays.
Ceux qui avaient traité Shu‘ayb d’imposteur, furent comme s’ils n’y avaient jamais vécu. Ce sont ceux qui avaient traité Shu‘ayb d’imposteur qui furent perdus.
Il se détourna d’eux en disant : « O mon peuple ! je vous ai transmis les messages de mon Seigneur en vous donnant d’excellents conseils. Comment puis-je m’affliger sur le sort d’un peuple infidèle ? »
Nous n’avons envoyé aucun messager dans une cité sans que nous ayons accablé sa population d’adversité et de calamités pour qu’elle s’humiliât.
Nous avons substitué, ensuite, l’heur au malheur, au point que ces gens-là prospérèrent. C’est alors [qu’ayant tout oublié] ils s’écrièrent : « Nos ancêtres ont déjà éprouvé la joie et la douleur ; [quant à nous, nous ne connaîtrons pas une telle alternative]. » Nous les anéantîmes brusquement, sans qu’ils l’eussent pressenti.
Si les habitants de [ces] cités avaient cru et craint Dieu, nous aurions répandu sur eux les bénédictions du ciel et de la terre. Mais ils ont traité [les prophètes] d’imposteurs. Nous les avons sanctionnés d’après ce qu’ils se sont acquis.
Les habitants de ces cités ont-ils été sûrs que notre châtiment n’[allait] pas les atteindre la nuit, pendant leur sommeil ?
Les habitants de ces cités ont-ils été sûrs que notre châtiment n’[allait] pas les atteindre à l’aurore, alors qu’ils s’amusaient ?
Se croyaient-ils à l’abri du mauvais dessein de Dieu ? Ne se croient à l’abri du mauvais dessein de Dieu que ceux qui courent à leur perte.
N’a-t-il pas prouvé à ceux qui ont hérité de la terre, après ses [précédents] occupants, que, s’il le voulait, il les frapperait en raison de leurs péchés et qu’il imprimerait [le sceau de la mécréance] sur leur cœur au point qu’ils n’entendraient plus rien ?
Nous relatons pour toi [quelques] nouvelles de ces cités. Des messagers leur avaient [pourtant] apporté des preuves. Ils ne pouvaient croire à ce qu’ils avaient auparavant traité d’imposture, car Dieu avait imprimé sur le cœur des infidèles [le sceau de la mécréance].
Nous n’avons trouvé, chez la plupart d’entre eux, aucune fidélité à leur engagement [envers nous]. Nous avons constaté, au contraire, qu’ils étaient pervers, en majorité.
Puis, nous envoyâmes, après [ces prophètes], Moïse [muni] de nos preuves vers Pharaon et ses dignitaires qui les méprisèrent. Songe à ce que fut la fin de ces fauteurs de trouble.
Et Moïse dit : « O Pharaon ! je suis un messager du Seigneur des mondes.
Il est de mon devoir de ne dire sur Dieu que la vérité. Je vous ai apporté une preuve de votre Seigneur. Envoie avec moi les enfants d’Israël.
— Tu apportes, [dis-tu], un signe ? Eh bien, montre-le, si tu es sincère ! »
Moïse jeta sa verge et voici qu’elle devint un véritable dragon.
Il retira sa main et voici quelle apparut blanche aux spectateurs.
« Voilà vraiment un magicien savantissime ! s’écrièrent les dignitaires du peuple de Pharaon.
— Il veut vous faire sortir de votre terre ! Que conseillez-vous donc ? [demanda Pharaon].
— Temporise avec lui et avec son frère, lui dirent-ils, et envoie des agents dans les cités,
pour t’amener tout homme très versé dans la magie. »
Les magiciens vinrent chez Pharaon. « Aurons-nous une récompense certaine si nous sommes vainqueurs ? demandèrent-ils.
— Oui ! et [, en plus,] vous ferez partie de mes courtisans.
— Moïse ! dirent-ils [alors], jette ton bâton, ou est-ce à nous de jeter les nôtres les premiers ?
— A vous de jeter ! » dit Moïse. Quand ils eurent jeté [leurs bâtons], ils fascinèrent les yeux des gens et les terrifièrent. Ils déployèrent [une habileté] extraordinaire dans leur art.
Nous inspirâmes alors à Moïse de jeter sa verge et, aussitôt [fait], elle happa ce que les magiciens avaient inventé.
La vérité éclata et vaines furent les manœuvres des magiciens.
Vaincus, alors ils se retirèrent humiliés.
— Les magiciens [ainsi] culbutés se prosternèrent
en disant : « Nous croyons au Seigneur des mondes,
au Seigneur de Moïse et d’Aaron.
— Vous croyez en lui avant que je ne vous l’aie permis ? s’écria Pharaon. C’est là assurément une perfidie que vous avez manigancée dans la ville pour en chasser les habitants ! Vous allez voir !
Certes, je vous [ferai subir] une ablation alternée des mains et des pieds avant de vous faire tous crucifier !
— En vérité, répondirent-ils, nous retournerons à notre Seigneur.
Tu [veux] te venger de nous uniquement parce que nous ajoutons foi aux signes qui nous viennent de notre Seigneur. Seigneur ! fortifie-nous de patience et reçois-nous en croyants soumis à ta volonté. »
Les dignitaires parmi les sujets de Pharaon s’écrièrent : « Laisseras-tu Moïse et son peuple semer le désordre dans le pays et t’abandonner, toi et tes divinités ? — Nous massacrerons leurs fils et épargnerons leurs femmes. En vérité, nous les dominerons en vainqueurs. »
« Implorez l’assistance de Dieu, recommanda Moïse à son peuple, soyez patients ! La terre est à Dieu : il en fait héritier qui il veut parmi ses serviteurs. L’issue finale sera favorable à ceux qui le craignent. »
Les juifs dirent [à Moïse] : « Nous avons été maltraités avant et après ton arrivée parmi nous ! — Il se pourrait bien que votre Seigneur fasse périr votre ennemi, répliqua Moïse, et fasse de vous les successeurs de ses terres, pour voir comment vous agirez. »
Certes, nous avons éprouvé le peuple de Pharaon par des années de sécheresse et de pénurie de fruits, afin qu’il se souvienne.
Un bienfait s’offrait-il à eux, ils disaient : « Ceci nous revient [de droit] » ; mais quand une vicissitude les frappait, ils voyaient en Moïse et en ceux qui étaient avec lui, un oiseau de [mauvais] augure. Or ça, ce qui leur arrive ne dépend-il pas uniquement de Dieu ? Mais la plupart d’entre eux ne le savaient pas.
Ils dirent : « Quelques signes que tu apportes, pour nous fasciner, nous ne croirons pas en toi. »
Alors, nous envoyâmes, contre eux, une pluie diluvienne, les sauterelles, les poux, les grenouilles, le sang, en signes distincts. Ils s’endurcirent dans leur orgueil : c’étaient des criminels.
Chaque fois que [l’effet de notre] courroux s’abattait sur eux, ils s’écriaient : « O Moïse, invoque ton Seigneur pour nous, d’après l’engagement qu’il a pris envers toi. Si tu écartes de nous sa colère, nous croirons, certes, en toi et nous laisserons partir avec toi les enfants d’Israël. »
Lorsque nous eûmes écarté d’eux [l’effet de notre] courroux, jusqu’à l’expiration du terme fixé [par nous], voici qu’ils violèrent leur promesse.
Nous les sanctionnâmes en les engloutissant dans la mer, pour avoir traité nos signes de mensonges et ne leur avoir accordé aucune attention.
Et nous fîmes de gens, naguère méprisés, les héritiers des contrées [situées] en Orient et en Occident que nous avions bénies. [Ainsi] s’accomplit la très belle promesse faite par ton Seigneur aux enfants d’Israël, en récompense de leur patience. Nous détruisîmes ce que Pharaon et son peuple avaient façonné ou érigé.
Nous fîmes traverser aux enfants d’Israël, la mer. Ils arrivèrent chez un peuple qui vouait un culte à des idoles qui lui étaient propres, « Moïse, dirent [les juifs], donne-nous une divinité semblable aux leurs. Vous êtes des gens ignorants ! s’écria Moïse.
[La religion] qu’ils professent [porte en elle] leur ruine ; leurs œuvres sont vaines ! »
Et il ajouta : « Désirerais-je pour vous une divinité autre que Dieu qui vous a préférés aux mondes ? »
[Souvenez-vous] lorsque nous vous délivrâmes des gens de Pharaon qui vous infligeaient les pires sévices, tuant vos fils et épargnant vos femmes. Il y avait en cela une dure épreuve [à laquelle] votre Seigneur [vous avait soumis].
Nous fixâmes à Moïse un rendez-vous de trente nuits que nous complétâmes par dix autres ; la durée [de l’entretien] avec son Seigneur fut de quarante nuits. Moïse recommanda à son frère Aaron : « Remplace-moi [durant ce temps à la tête] de mon peuple. Rectifie [le cas échéant] mais ne suis pas le sentier des perturbateurs. »
Et Moïse dit en se présentant pour le rendez-vous fixé et lorsque son Seigneur lui eut parlé : « Seigneur, permets-moi de te voir ! — Jamais tu ne me verras ! répondit le Seigneur. Néanmoins, regarde la montagne et tu verras. » Lorsque son Seigneur [rayonna son éclat sur la montagne, il la pulvérisa et Moïse tomba foudroyé. A son réveil, il s’écria : « Gloire à toi ! Je me repens et suis le premier des croyants.
— Moïse, dit le Seigneur, je l’ai choisi, sur tous les hommes pour [te confier] mon message et [t’adresser] la parole. Prends ce que je te donne et sois reconnaissant. »
Nous avions écrit pour lui sur des tables une exhortation à propos de tout et le détail de tout [et lui dîmes] : « Prends-les fermement et ordonne à ton peuple de s’attacher à ce qu’il y a d’essentiel. Je vous montrerai le pays des pervers.
J’écarterai de mes signes ceux qui, sans raison, se comportent orgueilleusement sur terre. Quelque signe qu’ils voient, ils n’y croient pas. Voient-ils le droit chemin ? ils ne le prennent point. Mais s’ils voient le chemin de l’égarement, ils s’y engagent. Il en est ainsi parce qu’ils ont traité nos signes de mensonges et affichent à leur égard une attitude insouciante. »
Vaines seront les œuvres de ceux qui tiennent pour mensonges et nos signes et la vie future. Seront-ils rétribués autrement que selon leurs actes ?
Le peuple de Moïse, en l’absence de celui-ci, avait pris pour idole un veau [façonné] de ses bijoux ; [c’était] un corps capable de mugir. Ne s’était-il pas aperçu que le veau ne lui parlait point et ne le guidait vers aucune vie ? Il le prit pourtant [comme divinité], faisant ainsi preuve d’iniquité.
Lorsqu’ils eurent éprouvé des regrets et se furent rendu compte de leur égarement, ils s’écrièrent : « Si notre Seigneur ne nous fait pas miséricorde et ne nous pardonne pas, nous sommes perdus ».
Moïse dit, à son retour parmi son peuple, fâché et désolé : « Quel abject comportement a été le vôtre en mon absence. Avez-vous [cherché] à brusquer l’ordre de votre Seigneur ? » Puis, jetant les Tables, il saisit son frère par la tête et le tira vers lui. « O fils de ma mère ! s’écria Aaron, ces gens ont estimé que j’étais faible et peu s’en est fallu qu’ils ne m’aient tué. Ne réjouis point nos ennemis à mes dépens [en me maltraitant] et ne me range point parmi les injustes ! »
Et il ajouta : « Seigneur, pardonne-moi ainsi qu’à mon frère ! Reçois-nous au sein de ta miséricorde ! Tu es le Miséricordieux absolu ! »
Le courroux de leur Seigneur et l’avilissement en cette vie seront le lot de ceux qui ont pris le Veau d’or [pour objet de leur adoration]. Ainsi nous rétribuerons les imposteurs.
[A l’égard de] ceux qui, après avoir péché, se repentent et croient, Dieu sera, certes, indulgent et miséricordieux.
Lorsque Moïse retrouva son calme, il reprit les Tables [de la loi] dont le texte contenait une bonne direction et une miséricorde pour ceux qui redoutent leur Seigneur.
Moïse choisit soixante-dix hommes parmi son peuple pour notre rendez-vous. Lorsqu’ils furent saisis par le cataclysme, Moïse s’écria : « Que ne les as-tu fait périr ainsi que moi avant [ce jour] ? Nous feras-tu périr pour ce que des sots parmi nous ont commis ? Ce n’est là qu’une tentation de toi par laquelle tu diriges qui tu veux et égares qui tu veux. Tu es notre Maître ! Pardonne-nous et fais-nous miséricorde ! Tu es le meilleur de ceux qui pardonnent !
Prédestine-nous le bonheur en la vie présente et en la vie future ! Nous nous repentons à toi. » Dieu répondit : « J’infligerai mon châtiment à qui je veux. Ma miséricorde embrasse tout. Je l’inscrirai pour ceux qui [me] craignent, font l’aumône et tiennent nos signes pour vrais,
qui suivent l’envoyé, le Prophète illettré qu’ils trouvent mentionné dans leur [Écriture], dans la Thora et l’Évangile, [Prophète] qui leur ordonne le bien et les met en garde contre [toute action] blâmable, déclare licite pour eux ce qui est bon et illicite ce qui est impur, les dégage des contraintes et des carcans qui les entravent. Ceux qui croiront en lui, le soutiendront, contribueront à son succès et s’éclaireront à la lumière qui l’accompagne, ceux-là seront les bienheureux. »
Dis : « O hommes ! Je suis pour vous tous un envoyé de Dieu à qui appartient la royauté des cieux et de la terre. Il n’y a d’autre divinité que lui ! Il donne la vie et il donne la mort. Croyez en Dieu et en son envoyé, le Prophète illettré qui croit en Dieu et en ses paroles ! Suivez-le pour que vous soyez dans la bonne direction ! »
Il y a, parmi le peuple de Moïse, un groupe [d’hommes] qui se dirigent et jugent selon la vérité.
Nous répartîmes les juifs en douze tribus [formant douze] communautés. Nous révélâmes [ceci] à Moïse, lorsque son peuple lui eut demandé de l’eau : « Frappe le rocher de ton bâton. » Alors douze sources en jaillirent [lorsque Moïse eut accompli son geste, si bien que] tous surent de laquelle ils devaient boire. Nous les mîmes à l’ombre de la Nuée et fîmes descendre manne et cailles sur eux [en disant] : « Mangez de cette agréable nourriture que nous vous avons accordée ! » Ils n’ont pas été [à dire vrai], injustes envers nous, ils l’ont été envers eux-mêmes !
[Rappelle-leur] lorsqu’il leur fut dit : « Habitez cette cité et mangez [de ses produits] à votre guise. Entrez-y en disant : “Absolution !” et franchissez-en la porte, prosternés. Alors nous vous pardonnerons vos péchés et donnerons encore davantage à ceux [d’entre vous] qui pratiqueront le bien. »
Or, les injustes d’entre eux substituèrent une autre parole à celle qui leur fut indiquée. Nous fîmes descendre du ciel un châtiment, comme sanction de leur prévarication.
Et questionne-les [aussi] sur cette cité au bord de la mer [dont les habitants] transgressaient le sabbat. Le samedi, les poissons affluaient à la surface de l’eau [tout à leur portée], mais disparaissaient [de leur voisinage] les autres jours. Nous les éprouvâmes, pour sanctionner leur perversion.
Un groupe d’entre eux dit [à ceux qui sermonnaient les transgresseurs du sabbat] : « Pourquoi exhortez-vous ces gens que Dieu va faire périr ou châtier sévèrement ? — Pour n’encourir aucun reproche devant notre Seigneur, répondirent-ils, et pour qu’ils le craignent. »
Lorsque les transgresseurs [du sabbat] eurent oublié ce qui leur avait été rappelé, nous préservâmes ceux qui avaient dénoncé le mal et infligeâmes un funeste châtiment, à titre de sanction, aux pervers.
Lorsqu’ils eurent à l’égard des interdictions une attitude insolente, nous leur dîmes : « Soyez [changés] en singes répugnants. »
[Rappelle] lorsque ton Seigneur annonça qu’il enverrait, contre eux, quelqu’un qui jusqu’au jour de la résurrection leur ferait endurer le pire châtiment. En vérité, ton Seigneur est aussi prompt dans ses sanctions qu’il est clément et compatissant.
Nous avons réparti les fils d’Israël sur terre en communautés parmi lesquelles il y avait des saints et des hommes qui ne le sont pas. Nous les avons gratifiés de faveurs et éprouvés par des maux pour qu’ils reviennent [vers nous].
La génération issue d’eux qui leur succéda, hérita de l’Écriture et accueillit ce que ce bas monde lui offrait, en disant : « Il nous sera pardonné ! » Mais à l’occasion, ils récidivaient. L’Écriture ne les liait-elle pas à ne dire de Dieu que la vérité ? Ils en avaient étudié pourtant le contenu et [savaient] que la vie future est meilleure que celle d’ici-bas, pour ceux qui craignent [Dieu] — ne raisonnerez-vous point ? — ,
[pour] ceux qui se conforment à l’Écriture et accomplissent la prière. Nous ne laisserons point perdre ce qui est dû à ceux qui font le bien.
Et [rappelle] lorsque nous arrachâmes la montagne [pour la placer] au-dessus d’eux, telle une ombrelle, et qu’ils crurent qu’elle allait tomber sur eux. [Nous leur dîmes] : « Prenez résolument ce que nous vous donnons. Souvenez-vous de ce qui s’y trouve pour que vous craigniez Dieu ! »
Et [rappelle] lorsque Dieu retira des lombes des enfants d’Adam leur postérité et prit à témoin [chaque homme] contre lui-même : « Ne suis-je pas votre Seigneur ? [leur demanda-t-il] — Mais, certainement, affirmèrent-ils, nous [en] témoignons ! » Nous [requîmes ce témoignage] pour que vous ne [puissiez] pas dire, au jour de la résurrection : « Nous n’y avons pas prêté attention, en vérité ! »
Ou dire [encore] : « Nous n’avons fait que suivre nos ancêtres dans leur polythéisme. Nous sommes leurs descendants ! Nous feras-tu périr pour [l’impiété] des négateurs ? »
Ainsi, nous exposons en détail nos versets ; peut-être reviendront-ils [à la vraie foi].
Relate-leur la nouvelle [concernant] celui à qui nous avions communiqué nos signes et qui s’en est dépouillé. Satan l’avait suivi et il [sombra] parmi les illusionnés.
Si nous l’avions voulu, nous aurions élevé [cet homme] grâce à nos signes ; mais, il s’était attaché [aux choses] terrestres et avait suivi sa passion. Il ressemblait au chien qui halète, qu’on l’attaque ou qu’on le laisse tranquille. Tel fut l’exemple des gens qui nièrent nos signes. Narre-leur ces récits afin qu’ils réfléchissent.
Ceux qui traitent nos versets de mensonges, se comportent méchamment par l’exemple [qu’ils donnent]. En vérité, ils ne causent de tort qu’à eux-mêmes.
Est bien guidé celui que Dieu guide. Les perdants sont ceux qu’il égare.
Nous avons créé pour la géhenne beaucoup de djinns et beaucoup d’hommes. Ils ont des cœurs par lesquels ils ne comprennent pas, des yeux avec lesquels ils ne voient pas, des oreilles avec lesquelles ils n’entendent pas. Ceux-là sont semblables aux bestiaux ; ils sont même plus égarés. Ce sont ceux-là les insouciants.
A Dieu appartiennent les plus beaux noms. Invoquez-le par ces noms et délaissez ceux qui nient. Ils seront rétribués selon leurs actes.
Parmi ceux que nous avons créés se trouve une communauté qui se dirige selon la vérité, et par la vérité elle rend la justice.
Ceux qui traitent nos versets de mensonges, nous les conduirons graduellement [vers leur perte] sans qu’ils sachent par où,
et je leur accorde un délai, car, en vérité, mon procédé est sûr !
Eh bien ! N’ont-ils donc pas réfléchi ? Leur compagnon n’est nullement [possédé] par les djinns ! Il est seulement un avertisseur clair [dans ce qu’il dit] !
Est-ce qu’ils n’ont pas porté leurs regards vers le royaume des cieux et de la terre et vers ce que Dieu a créé ? [Se doutent-ils] que leur terme est peut-être proche ? Par quel langage seront-ils convaincus, après celui [que tu leur tiens] ?
Celui que Dieu égare ne trouvera pas de guide. Dieu le laissera marcher en aveugle dans sa rébellion.
Ils t’interrogeront sur l’heure [en disant] : « Quand sonnera-t-elle ? » Réponds-leur : « Mon Seigneur sait cela ! Lui seul en dévoilera le terme. [Sa méconnaissance] pèse aux habitants des cieux et de la terre. Elle vous surprendra à l’improviste. » Ils t’interrogeront à son sujet, comme si tu en étais informé ! Réponds : « Seul Dieu en a connaissance ! » Mais la plupart des hommes sont ignorants.
Dis : « Je ne dispose pour moi-même de ce qui est utile ou nuisible, qu’autant que Dieu [le] veuille ! Si je connaissais le mystère du monde, j’aurais des biens en abondance et le mal ne saurait m’atteindre. Mais, je ne suis, en vérité, qu’un avertisseur et un annonciateur [de bonnes nouvelles] pour un peuple [capable de] croire. »
C’est lui qui vous a créés d’un seul être. Il en a tiré une épouse à qui celui-ci pouvait se fier. Lorsqu’il eut connu cette épouse, celle-ci conçut et sa grossesse fut pendant quelque temps facile. Mais lorsqu’elle se sentit alourdie, ils invoquèrent Dieu, leur Seigneur [en disant] : « Certes, si tu nous donnes un [être] saint, nous te serons reconnaissants ».
Lorsqu’il les eut gratifiés d’un enfant bien formé, ils donnèrent à Dieu des associés dans ce qu’il leur avait donné. Mais Dieu est bien au-dessus de ce qu’on lui associe.
Lui associeront-ils [de fausses divinités] qui ne créent rien, qui sont elles-mêmes créées,
et qui ne sont d’aucun secours pour [leurs adorateurs], ni pour elles-mêmes ?
Les appelleriez-vous à [votre prétendue bonne] direction, qu’elles ne vous suivraient pas. Il leur est [en effet] égal que vous les invoquiez ou que vous restiez silencieux.
Ceux que vous invoquez en dehors de Dieu, sont des serviteurs [de Dieu] comme vous. Invoquez-les donc ! Qu’ils comblent vos vœux, si vous êtes véridiques !
Ont-ils des pieds pour marcher, des mains pour saisir, des yeux pour voir, des oreilles pour entendre ? Dis-[leur] : « Priez donc vos associés et usez de perfidie contre moi. Ne me faites pas attendre !
Mon maître, en vérité, est Dieu qui [m’a] révélé le Coran. C’est lui qui protège les saints.
Les divinités que vous invoquez en dehors de Dieu, ne pourraient vous porter secours, ni se secourir elles-mêmes. »
Les appelleriez-vous à la bonne direction qu’ils n’entendraient pas. Tu les verras les yeux fixés sur toi, [mais] elles ne voient pas.
Prends les choses du bon côté ! Ordonne le bien et évite les ignorants !
Si tu étais l’objet d’une suggestion de Satan, cherche refuge auprès de Dieu. Il entend et sait tout.
Ceux qui craignent Dieu, lorsque quelque fantôme diabolique les atteint, se souviennent [de la puissance et de la protection de Dieu] ; alors ils deviennent clairvoyants.
Les démons enfoncent leurs partisans dans l’aberration et ceux-ci ne se restreignent plus alors.
Lorsque tu ne leur apportes pas de verset, ils disent : « Eh quoi, tu n’as pas encore choisi de verset [parmi ceux que tu forges] ? » Dis-leur : « En vérité, je ne fais que suivre ce qui m’est révélé, de mon Seigneur. » Ces versets sont des preuves éclatantes de la part de votre Seigneur, une bonne direction et une miséricorde pour des gens qui ont la foi.
Lorsque le Coran est récité, apprêtez-vous à l’entendre et observez le silence afin qu’il vous soit fait miséricorde.
Souviens-toi de ton Seigneur, en ton âme, humblement et avec respect, non à haute voix, matin et soir, et ne sois pas du nombre des insouciants.
Ceux qui sont auprès de ton Seigneur, ne dédaignent pas de l’adorer. Ils le glorifient [au contraire] et devant lui se prosternent.
On t’interrogera sur les prises de guerre. Réponds : « Elles sont à Dieu et au Prophète. Craignez Dieu et améliorez vos rapports mutuels. Obéissez à Dieu et à son Prophète, si vous êtes des croyants sincères. »
Les croyants sont seulement ceux dont les cœurs frémissent quand Dieu est mentionné, dont la foi augmente lorsque ses versets leur sont récités, qui [en tout] s’en remettent à leur Seigneur,
accomplissent la prière et dépensent [au profit des nécessiteux] de ce que nous leur avons accordé.
Ceux-là sont vraiment des croyants. Auprès de leur Seigneur, ils auront des rangs [élevés], [bénéficieront] de sa miséricorde et d’une généreuse [marque] de faveur.
De même qu’une fraction des croyants affichait sa répugnance lorsque Dieu t’a fait sortir à bon droit de ta demeure,
[de même] elle t’oppose des objections à propos d’une vérité qui s’est clairement manifestée, comme si elle était poussée vers la mort et quelle la voyait.
[Rappelez-vous] lorsque Dieu vous promettait [d’avoir la victoire] sur l’une ou l’autre des deux bandes et que vous préfériez triompher de celle qui n’était pas armée. Dieu voulait ainsi faire explicitement triompher la vérité et exterminer les infidèles jusqu’au dernier.
[Oui, il voulait] faire éclater la vérité et abolir l’erreur malgré la répulsion des criminels.
[Souvenez-vous] quand vous imploriez l’assistance de votre Seigneur et qu’il [vous répondit] : « Je vais vous accorder en renfort mille anges qui se succéderont [au cours du combat]. »
Dieu n’avait fait cela qu’à titre de bonne nouvelle pour rasséréner vos cœurs, car il n’est de secours que de Dieu qui est, en vérité, puissant et sage.
[Souvenez-vous] qu’en signe de sécurité de sa part, il vous avait plongés dans la somnolence et qu’il avait fait descendre une eau du ciel pour vous purifier, éloigner de vous toute suggestion de Satan, soutenir vos cœurs et raffermir vos pas.
[Souvenez-vous] que votre Seigneur révélait aux anges : « Je suis avec vous ; affermissez les cœurs de ceux qui croient. Je vais jeter la panique dans le cœur des mécréants. Frappez-les au-dessous du cou et sur les doigts ! »
Ils ont fait scission contre Dieu et son Prophète, mais quiconque agit de la sorte [doit savoir] que Dieu est terrible en son châtiment.
Voilà, [mécréants], ce qui vous échoit ! Goûtez-le, certains que le supplice du feu est réservé aux infidèles.
O vous qui croyez ! Quand vous rencontrerez les infidèles en marche [contre vous], ne leur montrez pas le dos !
Quiconque fuira devant eux en ce jour — sauf s’il se détache pour se porter à un autre point ou rallier un autre groupe — s’attirera la colère de Dieu et aura la géhenne pour refuge. Et quel affreux devenir [pour lui] !
[Croyants] ! Ce n’est pas vous qui avez tué [les infidèles] ! C’est Dieu qui les a tués ! Ce n’est pas toi, [Prophète], qui a jeté [la poignée de sable] ! C’est Dieu qui [l’a] jetée ! Il voulait ainsi accorder aux croyants une marque de sa faveur, car il entend et sait tout.
Voilà [ce que Dieu avait décidé à votre endroit] et [sachez] qu’il rendra, inopérante la perfidie des infidèles.
[Quant à vous, infidèles], si vous escomptiez une victoire vous voilà servis ! Si vous renoncez [à votre hostilité contre le Prophète], cela vaudra mieux pour vous. Si vous reprenez la lutte, nous la reprendrons [nous aussi] et votre faction, quelque nombreuse qu’elle soit, ne servira à rien, car Dieu est avec les croyants.
O vous qui croyez ! obéissez à Dieu et à son Prophète. Ne vous détournez pas de celui-ci [quand] vous entendez ses instructions.
Ne soyez pas comme ceux qui disent : « Nous avons entendu ! » alors qu’ils n’entendent point.
Au regard de Dieu, les pires des bêtes sont celles qui sont sourdes et muettes et qui ne raisonnent pas.
Si Dieu avait reconnu en eux quelque bien, il leur aurait [permis] d’entendre [son enseignement]. [Mais], même s’il leur avait donné cette aptitude, ils s’en seraient détournés, étant réfractaires à la foi.
Croyants ! répondez à l’appel de Dieu et du Prophète lorsque celui-ci vous appelle à ce qui vous donne la vie ! Sachez que Dieu s’introduit entre l’homme et son cœur, que vous serez rassemblés devant lui.
Craignez une sédition qui n’atteindra, certes, pas spécialement les injustes et sachez que Dieu est implacable en son châtiment.
Souvenez-vous [de l’époque] où vous étiez peu nombreux, méprisés sur terre, craignant d’être capturés par vos ennemis. Dieu vous a donné un refuge, assistés de son soutien, comblés de choses agréables afin que vous vous montriez, reconnaissants.
Croyants ! ne trahissez pas Dieu, ni le Prophète ! Vous commettriez sciemment un abus de confiance.
Sachez que vos richesses et vos enfants ne sont qu’une tentation et qu’auprès de Dieu il y a une magnifique récompense.
O vous qui croyez ! Si vous craignez Dieu, il établira une distinction entre vous et les infidèles, effacera vos péchés et vous accordera son pardon, car il détient la grâce infinie.
[Rappelle-toi l’époque] où les infidèles complotaient contre toi pour t’arrêter, t’assassiner ou te bannir [de La Mekke]. Ils tramaient leur plan, tandis que Dieu le déjouait, car il est supérieur en matière de stratagème.
[Rappelle-toi] lorsque nos versets leur étaient récités et qu’ils disaient : « Nous les avons déjà entendus et si nous voulions, nous ferions des versets semblables. Ce ne sont que des fables remontant aux Anciens. »
[Rappelle-toi] lorsqu’ils disaient : « Seigneur, si ce que [Muhammad enseigne] est une vérité [venue] de ta part, fais pleuvoir du ciel, sur nous, des pierres ou accable-nous d’un tourment douloureux [immédiatement] ! »
Dieu n’était nullement [disposé] à les châtier alors que tu te trouvais parmi eux ou lorsqu’ils imploraient [son] pardon.
Qu’ont-ils [de particulier] pour que Dieu ne les châtie pas, alors qu’ils écartent du temple sacré [les croyants] et qu’ils n’en sont pas les servants ? Ses seuls servants sont ceux qui craignent Dieu. Or, la plupart d’entre eux ne savent pas.
Leur prière [d’ailleurs] n’était que sifflement entre les doigts et battement des mains. Goûtez le châtiment mérité par votre infidélité !
Les infidèles dépensent leurs richesses pour détourner les gens du chemin de Dieu. Ils les dépensent et ils le regretteront, car ils seront finalement vaincus et rassemblés vers la géhenne [en la vie future],
afin que Dieu distingue les mauvais des bons et entasse les premiers pour en faire un amoncellement qu’il jettera dans l’enfer. Ceux-là seront les perdants.
Dis à ceux qui sont infidèles que s’ils cessent, ce qui est passé leur sera pardonné. Mais, s’ils récidivent [ils doivent songer aux rigueurs] subies traditionnellement par leurs devanciers.
Combattez-les jusqu’à ce qu’il n’y ait plus de discorde et que tout culte soit rendu à Dieu. [Mais] s’ils cessent, [qu’ils sachent] que Dieu voit parfaitement ce qu’ils font.
S’ils tournent le dos [à la vraie foi et à la paix] sachez que Dieu est votre maître ! Et quel excellent maître ! Quel excellent soutien pour la victoire !
Quelque butin [que vous puissiez] faire, sachez que le cinquième en revient à Dieu, au Prophète, aux proches de [celui-ci], aux orphelins, aux pauvres, au voyageur, si vous croyez [sincèrement] en Dieu et à ce que nous avons fait descendre sur notre serviteur le jour de la distinction, le jour où les deux armées se rencontrèrent. Dieu est omnipotent !
[Ce jour-là], vous vous trouviez sur la berge la plus proche et vos ennemis sur la plus éloignée, tandis que la caravane était en contrebas. Si vous vous étiez donné rendez-vous, vous vous seriez manqués. Mais Dieu devait accomplir un ordre déjà décidé pour que, sur preuve, périt celui qui [devait] périr et vécût celui qui [devait] vivre. Certes, Dieu entend et sait tout.
[Souviens-toi] lorsque Dieu te les avait, en songe, montrés en petit nombre, sans quoi vous auriez fléchi et vous vous seriez disputés sur la décision [à prendre]. Il vous a préservés [de tout cela], car il connaît parfaitement vos pensées.
[Souviens-toi] lorsque Dieu vous montrait vos ennemis moins nombreux [qu’ils n’étaient] au moment de la rencontre, et qu’il vous faisait apparaître pareillement à leurs yeux, pour accomplir un dessein déjà décidé [par lui]. Tout revient à Dieu.
Croyants ! Quand vous vous trouvez en face d’une troupe [ennemie], soyez fermes et invoquez sans cesse Dieu pour [obtenir] le succès.
Obéissez à Dieu et à son Prophète ! Ne vous livrez pas à des disputes démoralisantes qui entameraient votre résolution ! Soyez persévérants ! Dieu est avec ceux qui patientent.
Ne soyez point comme ceux qui sortirent de leur pays avec arrogance et ostentation [pour impressionner] les gens et les détourner du chemin de Dieu. Rien n’échappe à Dieu de ce qu’ils font.
[Souviens-toi] lorsque Satan donna un lustre à leurs préparatifs et leur dit : « Nul ne peut triompher de vous aujourd’hui. Je suis votre soutien. » [Mais] lorsque les deux troupes furent l’une en vue de l’autre, Satan tourna sur ses talons en disant : « Je me désolidarise de vous, je vois ce que vous ne voyez pas. Certes, je crains Dieu dont les sanctions sont terribles. »
[Souviens-toi] lorsque les hypocrites et les sceptiques disaient : « Ces gens-ci ont été abusés par leur religion », [ignorant] que Dieu est tout-puissant et sage et [qu’il protège] quiconque s’en remet à lui !
Si tu voyais comment les anges font passer les infidèles de vie à trépas, les frappant au visage et au dos [en disant] : « Goûtez le supplice du feu
et ce, en prix de vos œuvres antérieures, car Dieu n’est point injuste envers [ses] serviteurs. »
Il en fut de même des gens de Pharaon et de ceux qui, avant eux, ont refusé de croire aux signes divins. Dieu les a punis pour leurs péchés, car il est fort et sévère dans ses sanctions.
Dieu ne modifie, en effet, un bienfait dont il a gratifié un peuple qu’autant que celui-ci modifie ce qu’il a en lui-même, car Dieu entend et sait tout.
Il en fut de même des gens de Pharaon et de ceux qui les ont précédés : ayant déclaré mensongers les signes de leur Seigneur, nous les avons fait périr, en prix de leurs péchés. Nous avons noyé les gens de Pharaon, car tous étaient injustes.
Les pires [parmi] les bêtes auprès de Dieu sont les infidèles qui ne croient pas,
qui violent chaque fois le pacte que tu as conclu avec eux, et n’éprouvent aucune crainte de Dieu.
Si donc tu les rencontres à la guerre [inflige-leur une leçon exemplaire] pour effaroucher ceux qui à leur suite [seraient tentés de violer leurs pactes et les inciter ainsi] à réfléchir.
Si tu redoutes la félonie d’un peuple [auquel tu es lié par un pacte], dénonce-le, signifie-lui cette dénonciation [pour que vous en soyez tous] également [informés], car Dieu n’aime pas les traîtres.
Que les infidèles ne s’imaginent pas qu’ils ont pris de l’avance. Certes, ils ne sauraient nous tenir en échec.
Préparez contre eux ce dont vous puissiez [disposer] comme force et comme chevaux. Ainsi vous terroriserez les ennemis de Dieu, les vôtres et d’autres encore que vous ne connaissez pas, mais que Dieu connaît. Quoi que vous dépensiez pour la cause de Dieu, vous serez largement remboursés et vous ne serez nullement lésés.
[Par contre] s’ils inclinent à la paix prête-toi à cette paix [toi aussi] en t’en rapportant à Dieu qui entend et sait tout.
S’ils veulent te tromper, Dieu te suffira, car c’est lui qui t’a fortifié de son secours et de [l’assistance] des croyants
dont il a uni les cœurs par l’affection. Aurais-tu dépensé tout ce qui est sur terre que tu n’aurais pas, [quant à toi], réalisé cette union. Mais Dieu a mis de l’affection entre eux, car il est tout-puissant et sage.
O Prophète ! Dieu te suffira et [suffira] aux croyants qui t’ont suivi.
Prophète ! incite les croyants à combattre. S’il se trouve parmi vous vingt [combattants] fermes [dans la lutte], ils vaincront deux cents [infidèles]. S’ils s’en trouve cent, ils en vaincront mille, car leurs [adversaires] sont des gens qui ne comprennent pas.
Maintenant Dieu vous soulage, sachant qu’il y a de la faiblesse en vous. S’il se trouve donc cent [combattants] fermes [dans la lutte], ils vaincront deux cents [infidèles]. S’il s’en trouve mille, ils en vaincront deux mille, selon la volonté de Dieu, car Dieu est avec ceux qui sont persévérants.
Il n’est donné à aucun prophète de faire des prisonniers tant qu’il n’a pas mis [les mécréants] hors de combat sur la terre. [Croyants], vous voulez les biens fortuits de ce monde, alors que Dieu veut, [pour vous, le bonheur] de la vie future. Dieu est tout-puissant et sage.
N’eût été une prescription préalable de Dieu, vous auriez subi un grave châtiment au sujet de ce que vous avez pris.
Profitez donc de ce que vous avez pris comme butin, comme d’un bien parfaitement licite et craignez Dieu. En vérité, Dieu est tout-clément et compatissant.
O Prophète ! dis aux captifs qui sont entre vos mains : « Si Dieu découvre en vos cœurs un bon [penchant], il vous accordera plus qu’il ne vous a été pris : il vous pardonnera, car Dieu est tout-clément et compatissant. »
S’ils nourrissent le dessein de te trahir, ils ont déjà trahi Dieu avant toi et Dieu a rendu possible [leur capture], car il est omniscient et sage.
Les croyants qui ont émigré, livré combat de leurs biens et de leurs personnes pour la cause de Dieu, ceux qui les ont accueillis et secourus, sont liés les uns aux autres par une fraternelle solidarité. A ceux des croyants qui n’ont pas déserté leurs foyers vous ne serez pareillement liés que lorsqu’ils auront émigré. S’ils vous demandent de les secourir, en tant que coreligionnaires, vous devez leur fournir aide et assistance, sauf contre des gens entre lesquels et vous existe un pacte [d’alliance] et Dieu voit parfaitement ce que vous faites.
Les infidèles sont liés [par la même obligation] les uns aux autres : si vous n’observez pas [ces prescriptions], il y aura du désordre sur terre ainsi qu’une grande dépravation.
Ceux qui ont cru, émigré et lutté pour la cause de Dieu, de même que ceux qui les ont accueillis et secourus, ceux-là sont des croyants de droit. L’absolution [de leurs péchés] et des biens généreusement accordés [par Dieu seront leur récompense].
Ceux qui ont cru depuis, émigré et combattu avec vous, ceux-là sont [aussi] des vôtres. [Néanmoins], ceux qui sont liés par la consanguinité sont plus proches les uns des autres selon la prescription de Dieu. En vérité, Dieu est omniscient.
[Voici une déclaration de] rupture émanant de Dieu et de son envoyé à [l’adresse] des polythéistes avec qui vous avez conclu un pacte.
[Que les polythéistes] se déplacent [en toute sécurité] dans le pays pendant [un délai] de quatre mois, convaincus qu’ils ne réduiront pas Dieu à l’impuissance, mais que Dieu couvrira les infidèles d’ignominie.
[C’est] une proclamation adressée aux hommes, [faite] le jour du pèlerinage le plus solennel. Dieu est, certes, délié de tout engagement vis-à-vis des polythéistes, et son envoyé [l’est aussi]. Si vous vous repentez, ce sera mieux pour vous. Si vous vous détournez [de la foi], sachez que vous n’êtes pas [en état] de réduire Dieu à l’impuissance. Annonce aux infidèles un supplice douloureux !
Exception faite des polythéistes avec qui vous avez conclu un pacte, qui n’ont manqué à aucune [stipulation] et qui n’ont prêté à personne main-forte contre vous. Respectez [dans ce cas] le pacte qui les lie [à vous] jusqu’à son terme. Dieu aime ceux qui le craignent.
A l’expiration des mois sacrés, tuez les associateurs partout où vous les trouverez. Emparez-vous de leur personne, assiégez-les, dressez contre eux des embuscades. S’ils reviennent à Dieu par la prière et [le versement de] l’aumône légale, alors laissez-leur le champ libre, car Dieu est tout-indulgent, tout-compatissant.
Si un polythéiste cherche protection auprès de toi, protège-le jusqu’à ce qu’il entende la parole de Dieu. Fais-le parvenir ensuite en lieu sûr [pour lui], car [les polythéistes] sont, en vérité, des gens qui ne savent pas.
Comment les polythéistes pourraient-ils [se prévaloir] d’un pacte de Dieu et de son envoyé, excepté ceux avec qui vous avez pactisé près de la mosquée sacrée ? Tant qu’ils seront loyaux avec vous, soyez loyaux avec eux. Dieu aime les gens pieux.
Comment [admettre] qu’ils n’aient à tenir compte ni d’un lien de parenté, ni de la foi jurée à votre égard, lorsqu’ils ont le dessus ? Ils vous satisfont par leurs propos, mais leurs cœurs n’y sont pas. La plupart d’entre eux sont pervers.
Ils ont troqué à vil prix les versets de Dieu et détourné [les gens] de son chemin. Que ce qu’ils font est abject !
Ils n’observent, envers un croyant, ni lien de parenté, ni foi jurée. Ce sont des transgresseurs.
S’ils se repentent, accomplissent la prière et s’acquittent de l’aumône légale, ils deviennent vos frères en religion. Nous détaillons ainsi les versets pour ceux qui savent.
S’ils violent leurs serments, après avoir conclu un pacte [avec vous], et s’attaquent à votre religion, combattez les chefs des infidèles car, pour eux, il n’y a pas de serment [qui vaille], et ce afin qu’ils renoncent [à leur hostilité].
Or ça, ne combattrez-vous point des gens qui ont trahi leurs serments, envisagé l’expulsion de l’envoyé [de Dieu] et commencé les hostilités [contre vous] ? Dieu est pour vous, et à bon droit, plus à redouter [que ces gens-là], si vous croyez vraiment en lui.
Combattez-les donc ! Dieu les châtiera par vos mains et les couvrira d’ignominie. Il vous fera triompher d’eux, guérira [ainsi] les cœurs [meurtris d’un groupe] de croyants,
et dissipera leur rancœur. Dieu agrée le repentir de qui il veut, car il est omniscient et sage.
Avez-vous supputé que vous serez laissés [à l’abri de toute épreuve], que Dieu ne connaît pas ceux d’entre vous qui, luttant [pour sa cause], n’ont pris aucun correspondant secret en dehors de lui, de son Prophète et des croyants ? Dieu est, en vérité, informé de ce que vous faites.
Il n’appartient pas aux polythéistes de fréquenter les mosquées de Dieu, alors qu’ils sont témoins à charge, contre eux-mêmes, de leur impiété. Ceux-là, leurs œuvres sont vaines et ils seront dans le feu pour l’éternité.
Ne fréquentera les mosquées de Dieu que celui qui croit en Dieu, au jour dernier, accomplit la prière, s’acquitte de l’aumône légale et ne redoute que Dieu. Il se peut que ceux [qui se comportent ainsi] soient du nombre des biens dirigés.
Ferez-vous de la charge de servir à boire aux pèlerins et de celle d’entretenir le temple sacré [des titres] comparables [aux mérites] de celui qui croit en Dieu, au jour dernier et lutte pour sa cause ? Ils ne sont point égaux devant Dieu, qui ne met nullement les injustes dans la bonne voie.
Ceux qui croient, émigrent, mettent leur fortune et leur personne dans la lutte qu’ils livrent pour la cause de Dieu, sont à un rang plus considérable auprès de Dieu [que les officiants du temple]. Ce sont eux qui gagnent [le paradis].
[Comme bonne nouvelle] leur Seigneur leur annonce sa miséricorde, sa satisfaction, des jardins où ils jouiront d’une félicité permanente et
séjourneront pour l’éternité. Certes, il y a auprès de Dieu un salaire immense.
Croyants ! Ne prenez point pour amis vos pères et vos frères s’ils préfèrent l’impiété à la foi. Quiconque parmi vous les prend pour tels [malgré leur impiété] est injuste.
[Prophète], dis : « Si vos pères, vos enfants, vos frères, vos épouses, vos proches, les biens que vous avez acquis, un commerce pour lequel vous redoutez un manque de débit, des demeures qui vous satisfont vous sont plus chers que Dieu, son Prophète et la lutte pour sa cause, alors attendez que vienne l’ordre de Dieu, car il ne met point les pervers dans la bonne voie.
Dieu vous a assistés victorieusement en maints endroits, notamment au combat de Ḥunayn, où [d’abord] grisés par votre grand nombre — qui ne servit à rien — vous avez peu après [trouvé] la terre si vaste pourtant, trop exiguë, et tourné le dos pour fuir.
C’est alors que Dieu réconforta de sa quiétude son envoyé et les croyants, en faisant descendre des troupes invisibles pour vous. Il châtia les mécréants, car telle est la rétribution des impies.
Cela étant, Dieu accueillera le repentir de qui il voudra. Dieu est clément et compatissant.
O vous qui croyez ! Les polythéistes ne sont rien de moins qu’une souillure. Qu’ils ne s’approchent donc plus du temple sacré, après cette année-ci. Si vous redoutez une gêne [économique], Dieu y pourvoira par faveur, s’il [le] veut, car il est omniscient et sage.
Combattez ceux qui ne croient pas en Dieu ni au jour dernier et ne s’interdisent pas ce que Dieu et son envoyé ont prohibé. [Combattez] également ceux, parmi les gens du Livre, qui ne professent pas la religion de la vérité, à moins qu’ils ne versent la capitation directement et en toute humilité.
Les juifs disent : « Ozaïr est fils de Dieu » et les chrétiens disent : « L’Oint est fils de Dieu. » Voilà ce qu’ils disent de leur [propre] bouche. Ils ressassent les assertions des impies qui les ont précédés. Dieu les confonde ! Comme ils se trompent !
Ils ont pris leurs grands prêtres et leurs moines ainsi que Jésus, fils de Marie, comme maîtres plutôt que Dieu. Pourtant ils n’avaient reçu d’autre ordre que celui d’adorer un dieu unique en dehors duquel il n’y a pas de divinité. Gloire à lui ! [Il est au-dessus] de ce qu’ils [lui] associent !
Ils veulent par leurs mensonges éteindre la lumière de Dieu alors qu’il est décidé à en parachever l’éclat, en dépit de la répugnance des infidèles.
C’est lui qui a envoyé son messager avec la bonne direction, la religion de la vérité, pour en montrer la précellence sur toutes les religions, en dépit de la répugnance des polythéistes.
O vous qui croyez ! [sachez] que beaucoup de grands prêtres [juifs] et de moines [chrétiens] dépouillent abusivement les gens de leurs biens et [les] écartent de la voie de Dieu. Annonce à ceux qui thésaurisent or et argent sans dépenser pour la cause de Dieu un châtiment douloureux,
le jour où ces métaux portés à l’incandescence dans le feu de la géhenne seront appliqués sur leur front, sur leurs flancs, sur leur dos, et [où on leur dira] : « Voici ce que vous amassiez pour vous-mêmes ! Savourez donc ce que vous avez thésaurisé ! »
Certes, le nombre des mois est, auprès de Dieu, de douze ; [il en fut ainsi décidé] dans l’Écriture de Dieu, le jour où il créa les cieux et la terre. Quatre de ces mois sont sacrés. Telle est la religion dans sa rectitude. Ne soyez pas injustes, durant ces mois, envers vous-mêmes. Combattez tous les polythéistes comme ils vous combattent. Sachez que Dieu est avec ceux qui le craignent.
Le report [à une autre date de la trêve des mois sacrés] n’est qu’un surcroît d’impiété, induisant en erreur les infidèles. Ils le tiennent pour profane une année et pour sacré une autre, pour être en accord avec le nombre de mois que Dieu a déclarés sacrés. Ainsi ils déclarent licite ce que Dieu déclare illicite ! La laideur de leurs œuvres leur apparaît ainsi embellie ! Dieu ne dirige pas [dans la bonne direction] les impies.
Croyants ! qu’avez-vous à vous appesantir [comme si vous étiez cloués] au sol, lorsqu’on dit : « Partez en campagne [combattre] pour la cause de Dieu » ? Préféreriez-vous la vie présente à la vie future ? La jouissance de la vie d’ici-bas sera peu de chose, dans l’au-delà.
Si vous ne partez pas en campagne, Dieu vous infligera un châtiment douloureux et vous substituera un autre peuple sans que vous puissiez lui nuire en rien, car il est omnipotent.
Si vous lui refusez votre secours, Dieu lui a déjà porté le sien lorsque expulsé par les impies, avec son compagnon, il disait à celui-ci dans la grotte [où ils s’étaient réfugiés] : « Ne t’attriste pas ! Dieu est avec nous ! » Dieu fit descendre sur lui sa quiétude, le soutint par des armées que vous ne voyiez point, et fit [en sorte que] la parole des mécréants fût la plus basse et la sienne la plus élevée. Dieu est tout-puissant et sage.
Qu’il soit aisé ou difficile pour vous [de combattre], partez en campagne ! Engagez, dans la lutte pour la cause de Dieu, vos biens et vos personnes ! Cela sera plus avantageux pour vous, si vous comprenez !
[Ah!] s’il s’était agi d’une bonne aubaine à leur portée ou d’un voyage [vers un lieu] peu éloigné, ils t’auraient assurément suivi ! Mais, [cette fois-ci] la distance leur paraît trop longue. Aussi jurent-ils par Dieu [en disant] : « Si nous le pouvions, nous partirions, certes, avec vous ! » [Ce faisant], ils s’exposent eux-mêmes à un péril, car Dieu sait qu’ils mentent.
Dieu te pardonne ! Pourquoi les as-tu autorisés [à ne pas participer à l’expédition, plutôt que de rester intransigeant] jusqu’à ce que tu eusses distingué ceux qui disaient vrai et reconnu les menteurs ?
Ceux qui croient en Dieu et au Jour dernier ne te demandent pas de dispense quand il s’agit de combattre pour la cause divine, avec leurs biens et leur personne. Dieu connaît bien les hypocrites.
Ce sont seulement ceux qui ne croient ni en Dieu ni au Jour dernier qui sollicitent [cette dispense]. Leurs cœurs sont emplis de doute en sorte qu’ils ne savent quel parti prendre dans leur incertitude.
S’ils avaient voulu participer à l’expédition, ils auraient [bien pu] faire leurs préparatifs. Mais leur départ répugna à Dieu ; aussi les rendit-il apathiques et il leur fut dit : « Restez donc avec ceux qui restent ! »
S’ils étaient sortis avec vous, ils n’auraient fait qu’accroître votre trouble et jeté la dissension dans vos rangs avec le désir d’y susciter des zizanies, car il y a parmi vous des gens qui les écoutent volontiers. Or, Dieu connaît bien les fauteurs de désordre.
Ils ont déjà cherché auparavant à semer la discorde [parmi vous] et à embrouiller les affaires, jusqu’à ce que vînt la vérité et qu’apparut l’ordre de Dieu, malgré leur hostilité.
Tel d’entre eux dit : « Permets-moi [de partir en campagne] ! Ne me pousse pas vers la tentation ! » Or ça, n’ont-ils pas déjà succombé à la tentation ? En vérité la géhenne encercle les impies !
Obtiens-tu un succès ! Ils en éprouvent du dépit. Subis-tu en revers ? Ils déclarent, alors, en se détournant, le cœur plein de joie : « Nous avions [heureusement] pris nos précautions ! »
Dis-leur : « Nous ne serons jamais atteints que par ce à quoi Dieu nous a déjà prédestinés ; il est notre maître. Et qu’en Dieu les croyants mettent leur confiance ! »
Dis-leur : « Que pourriez-vous prévoir, à notre sujet, hormis [l’une ou l’autre] des deux plus belles [éventualités] ? Nous attendons quant à nous, en ce qui nous concerne, que Dieu vous inflige un châtiment directement ou par notre intermédiaire. Attendez-donc et nous attendons, certes, nous aussi, avec vous !
Que vous dépensiez de bon ou de mauvais gré, jamais vos dépenses ne seront acceptées [par Dieu comme œuvre méritoire], car vous êtes des pervers. »
Il en est ainsi parce qu’ils ne croient ni en Dieu, ni en son Prophète, prient avec indifférence, et qu’ils ne dépensent qu’à contrecœur [pour les œuvres pieuses].
Que leurs richesses et leurs enfants ne t’émerveillent point : Dieu veut seulement en faire, pour eux, un sujet de tourment en cette vie. [Il veut aussi] qu’ils rendent le dernier soupir dans l’impiété.
Ils jurent par Dieu qu’ils sont des vôtres alors que, [loin] de l’être, ils ont simplement peur [de vous].
S’ils trouvaient un asile, des grottes ou un souterrain, ils se détourneraient de vous pour s’y réfugier à toutes jambes.
Il en est parmi eux des gens qui te calomnient au sujet de [la distribution] des aumônes : s’ils en reçoivent une part, ils sont satisfaits ; dans le cas contraire, ils s’irritent.
Que ne sont-ils plutôt satisfaits de ce que Dieu et son envoyé leur attribuent et disent : « Dieu nous suffit ! Il nous fera profiter d’un effet de sa grâce et son envoyé aussi ! Certes, c’est vers Dieu que vont nos désirs. »
Les œuvres de charité sont [destinées] aux besogneux, aux mendiants, à ceux qui s’occupent [de ces œuvres], aux sympathisants, aux esclaves, aux sinistrés, au [combat] pour la cause de Dieu, aux voyageurs : [c’est là] un arrêt de Dieu qui est omniscient et plein de sagesse.
Il en est parmi eux qui causent du tort au Prophète en disant : « Il est tout oreille. » Réponds : « [Il est] l’oreille du bien, pour vous. Il croit en Dieu et fait confiance aux croyants ; [il est] une miséricorde pour ceux d’entre vous qui ont la foi ; un cruel châtiment [est réservé] à ceux qui lui causent du tort. »
Ils vous prêtent serment par Dieu pour vous satisfaire, alors que Dieu est en droit — ainsi que son envoyé — d’être satisfait d’eux, si ces gens ont la foi.
Ne savent-ils donc point que quiconque s’oppose à Dieu et à son envoyé est voué au feu de la géhenne et qu’il y sera éternellement ? Voilà la grave ignominie !
Les hypocrites craignent qu’une sourate ne soit révélée et ne dévoile ce que recèlent leurs cœurs aux croyants. Dis-leur : « Raillez ! Dieu fera sortir [au grand jour] ce que vous redoutez. »
Certes, si tu les questionnais [au sujet de leur persiflage], ils répondraient avec assurance : « On bavardait à tort et à travers, on plaisantait ! » Dis-leur : « [Osez-vous] vous moquer de Dieu, de son Prophète et de ses versets ? »
Ne vous excusez pas ! Vous êtes bien devenus des infidèles après avoir eu la foi ! Si nous pardonnons à un groupe d’entre vous, nous en châtierons un autre pour avoir été criminel.
Les hypocrites, hommes et femmes, sont de même acabit. Ils incitent au mal, déconseillent le bien et ferment les mains [pour ne faire aucune largesse]. Ils ont oublié Dieu et Dieu les a oubliés. En vérité, les hypocrites sont des pervers !
Dieu a promis aux hypocrites, hommes et femmes, ainsi qu’aux fidèles, le feu de la géhenne. Ils y seront éternellement. Ce sera [comme châtiment] suffisant pour eux. Dieu les maudit et leur réserve un supplice permanent.
[Il en fut] de même de ceux qui vous ont précédés : ils étaient plus forts que vous, plus riches et avaient plus d’enfants. Ils jouirent de leur lot [en ce monde] et vous jouissez du vôtre, comme eux avant vous. Vous bavardez à tort et à travers, comme eux. Or, les actes de ces gens-là ont été vains, dans cette vie, et le seront dans la vie future. Voilà les perdants.
L’histoire de ceux qui les ont précédés ne leur est-elle point parvenue ? [Celles] du peuple de Noé, des ‘Adites, des Thamûdites, du peuple d’Abraham, des habitants de Madyan, des cités renversées ! Leurs prophètes leur avaient apporté des preuves ! Dieu ne les a nullement lésés ; ils se sont lésés eux-mêmes.
Les croyants et les croyantes sont amis les uns des autres. Ils recommandent le bien, déconseillent le mal, accomplissent la prière, s’acquittent de l’aumône légale et obéissent à Dieu et à son prophète. Voilà ceux à qui Dieu fera miséricorde. Il est, en vérité, puissant et sage.
Dieu a promis aux croyants et aux croyantes des jardins arrosés par des ruisseaux, où ils séjourneront éternellement, des demeures agréables, dans les jardins d’Éden. [Mais] la satisfaction de Dieu est plus grande encore. Là est l’immense succès.
Prophète ! Combats les infidèles et les hypocrites, et sois rude avec eux. Leur asile sera la géhenne ! Quel affreux devenir !
Ils jurent par Dieu qu’ils n’ont rien dit. Ils ont pourtant bien proféré une parole d’impiété et sont devenus infidèles après avoir embrassé l’Islâm. Ils se sont préoccupés de ce qu’ils n’ont [pu] obtenir. Ils n’ont d’autre reproche à faire, si ce n’est que Dieu — et aussi son envoyé — les a enrichis par effet de sa bonté. S’ils se repentaient ce serait mieux pour eux. S’ils tournent le dos [à son envoyé] Dieu leur infligera un douloureux châtiment en cette vie et dans l’autre. Sur terre, ils n’auront ni bienfaiteur, ni auxiliaire.
Certains d’entre eux se sont engagés vis-à-vis de Dieu en disant : « S’il nous gratifiait [de quelques effets] de sa bonté, nous ferions des aumônes et compterions parmi les gens de bien. »
Lorsqu’il leur eut accordé [des richesses], ils se montrèrent avares, manquant ainsi à leur engagement, et s’écartèrent [de la religion].
Conséquemment, Dieu en fit une hypocrisie en leurs cœurs jusqu’au jour où ils le rencontreront, en punition de leurs promesses non tenues et de leurs mensonges.
Ne savent-ils donc pas que Dieu connaît leurs secrets et leurs conciliabules, et qu’il possède parfaitement la clef des mystères ?
Ceux qui médisent aussi bien des croyants qui s’acquittent de l’aumône légale [en offrant] plus que leur dû que de ceux d’entre eux qui trouvent tout juste pour s’en acquitter, et les raillent, ceux-là, Dieu les raillera et un châtiment douloureux leur est réservé. 
Que tu demandes à Dieu de leur pardonner ou non et dusses-tu exprimer soixante-dix fois cette demande, jamais Dieu ne leur pardonnera. C’est qu’en vérité, ils ont été trop infidèles envers Dieu et son envoyé, et Dieu ne met pas dans la bonne direction les gens pervers.
Ceux laissés en arrière se sont réjouis [d’être restés dans leurs foyers] par opposition à l’envoyé de Dieu. Il leur a répugné d’exposer leur personne et leurs biens dans la lutte pour la cause de Dieu, en disant : « Ne partez pas en campagne, par ces chaleurs. » Dis-[leur] : « Le feu de la géhenne est plus ardent encore. » Si seulement ils comprenaient !
Qu’ils rient peu et pleurent beaucoup sur [la cruelle] sanction de ce qu’ils se sont acquis.
Si Dieu te ramène [à Médine, que tu retrouves] un groupe de ces [embusqués] et qu’ils te demandent de partir en campagne [avec toi], dis-[leur] : « Jamais plus vous ne sortirez avec moi ! Jamais vous ne combattrez un ennemi à mes côtés. Vous avez accepté de rester [dans vos foyers] une première fois, eh bien, restez-[y] avec ceux qui restent. »
Ne prie sur la dépouille d’aucun d’entre eux qui meurt et ne te tiens pas debout près de sa tombe. Ils ont été trop infidèles envers Dieu et son envoyé, et sont morts en état de perversion.
Que leurs richesses et leurs enfants ne t’émerveillent point, Dieu veut seulement en faire pour eux un sujet de tourment en cette vie et il veut aussi qu’ils rendent le dernier soupir dans l’impiété.
Quand une sourate est révélée [prescrivant] de croire en Dieu et de combattre avec son envoyé, les plus riches d’entre eux disent pour en être dispensés : « Laisse-nous avec ceux qui restent ! »
Ils ont accepté de rester avec les femmes laissées à l’arrière. Leurs cœurs ont été scellés. Ils ne comprennent pas.
Mais le Prophète et ceux qui croient [vraiment] ont engagé, dans le combat, leurs biens et leur personne. A eux [sont réservés] les biens [de ce monde et du monde futur]. Ceux-là seront les bienheureux.
Dieu leur a préparé des jardins arrosés par des ruisseaux. Ils y seront éternellement. C’est là un triomphe immense.
Ceux parmi les Bédouins qui allèguent de mauvaises excuses sont venus pour obtenir une permission [les dispensant de participer à l’expédition]. Quant à ceux [d’entre eux] qui accusent d’imposture Dieu et son envoyé, ils sont restés [chez eux]. Les mécréants parmi eux subiront un douloureux châtiment.
Aucune contrainte [ne pèse] sur les faibles, les malades, ni sur ceux qui sont dépourvus de moyens pour s’équiper, pourvu qu’ils soient sincères envers Dieu et envers son envoyé. Aucun grief n’est à faire à [cet égard] à ceux qui font le bien. Dieu est clément et miséricordieux.
[Nul grief, non plus, n’est à faire] à ceux qui vinrent te trouver pour leur procurer une monture et qui, lorsque tu leur as répondu que tu n’avais rien pour assurer leur transport, s’en retournèrent en versant d’abondantes larmes, [le cœur gros] de chagrin, n’ayant rien trouvé à dépenser [pour s’équiper par leurs propres moyens].
Il n’y a de grief à faire qu’à ceux qui te demandent de les exempter, alors qu’ils sont riches, préférant rester avec les femmes laissées à l’arrière. Dieu a scellé leurs cœurs et ils ne savent point.
Ils vous présenteront des excuses à votre retour. Tu [leur] diras : « Ne vous excusez pas ! Nous ne vous croirons pas ! Dieu nous a mis au courant de vos nouvelles ! Dieu verra ce que vous ferez et son envoyé aussi ; ensuite vous retournerez auprès de celui qui connaît ce qui échappe à l’entendement humain et ce dont les hommes peuvent témoigner. Il vous instruira sur ce que vous aurez fait.
A votre retour, ils vous jureront par Dieu [qu’ils n’ont vraiment pas pu vous accompagner] pour que vous vous absteniez de [les blâmer]. Il faudra vous détourner d’eux. Ils sont immondes et leur asile sera la géhenne en rétribution des œuvres qu’ils auront accomplies.
Ils jurent pour que vous acceptiez [leurs excuses]. Si vous le faites, Dieu n’agréera point [les excuses] des pervers.
Les Bédouins sont plus endurcis dans l’impiété et l’hypocrisie [que les citadins], plus enclins à ignorer les normes de ce que Dieu a révélé à son envoyé. Dieu est omniscient et sage.
Il est des Bédouins qui considèrent comme une imposition de pure perte ce qu’ils dépensent [pour la cause de Dieu] et ils guettent les revers que vous pourriez subir. Que les revers soient subis par eux-mêmes ! Dieu entend et sait tout.
Il est aussi des Bédouins qui croient en Dieu et au Jour dernier, considèrent ce qu’ils dépensent [pour la cause de Dieu] comme autant de [moyens] pour se rapprocher de lui et [obtenir en leur faveur] les invocations du Prophète. Or ça, n’est-ce pas [un moyen] de se rapprocher [de Dieu] ? Il les fera entrer en sa miséricorde, car il est clément et miséricordieux.
Les tout premiers [voyants] parmi les émigrés et les auxiliaires, et ceux qui les ont suivis dans leur beau comportement, Dieu est satisfait d’eux et ils seront satisfaits [de ce qu’il leur accordera]. Il a préparé, pour eux, des jardins arrosés par des ruisseaux. Ils y séjourneront éternellement. Voilà l’immense succès.
Il y a parmi les Bédouins [campés] autour de vous, des hypocrites, et aussi parmi les habitants de Médine. Ils persistent diaboliquement dans l’hypocrisie. Tu ne les connais pas, mais nous, nous les connaissons et nous les tourmentons doublement, avant de leur infliger un châtiment extrême.
D’autres ont confessé leurs péchés, mêlant ainsi la bonne à la mauvaise action. Il se peut que Dieu agrée leur repentir. Il est, en effet, clément et miséricordieux.
Prélève sur leur fortune une amende : tu les purifieras ainsi et tu augmenteras [leurs mérites et leurs biens]. Prie en leur faveur, car tes prières sont une quiétude pour eux et Dieu entend et sait tout.
Ne savent-ils pas que Dieu seul accueille le repentir de ses serviteurs [pour leurs péchés], que c’est lui qui agrée les aumônes et qu’il est indulgent et miséricordieux ?
Dis-[leur] : « Apprenez que Dieu verra vos œuvres, ainsi que son Prophète et les croyants, que vous serez ramenés vers celui qui connaît ce qui échappe à l’entendement des hommes et ce dont ils peuvent témoigner. Il vous informera de ce que vous aurez fait.
Et il y en a d’autres qui sont en attente [quant] à ce que Dieu décidera d’eux : ou il les châtiera, ou il leur pardonnera. Dieu est omniscient et sage. »
Ceux qui ont [édifié] une mosquée pour en faire [un mobile] de rivalité, d’impiété et de division entre les croyants, qui la préparent pour celui qui auparavant avait combattu Dieu et son envoyé et jurent en disant : « Nous ne voulions que le bien ! » [Ceux-là] Dieu atteste qu’ils mentent.
N’y prie jamais ! En vérité une mosquée fondée dès le premier jour sur la piété mérite davantage que tu t’y tiennes debout [pour prier]. Il y a des hommes qui aiment à se purifier et Dieu aime les gens propres.
Lequel est plus méritant ? Celui qui a fondé son édifice [animé par] la crainte de Dieu [et dans le dessein] de lui plaire ou celui qui a fondé son édifice sur un escarpement instable qui s’écroule en l’emportant dans le feu de la géhenne ? Dieu ne met point dans la bonne direction les injustes.
L’édifice qu’ils ont construit ne cessera pas d’être pour eux un doute et un crève-cœur. Dieu est omniscient et sage !
Dieu a acheté aux croyants leur personne et leurs biens en échange du paradis. [Aussi] combattront-ils pour sa cause : ils tueront et seront tués. Promesse ferme [constituant] un devoir pour lui [comme il l’a affirmé] dans la Thora, l’Évangile et le Coran. Et qui est plus fidèle [à ses promesses] que Dieu. Réjouissez-vous du troc que vous avez réalisé. C’est un succès immense.
[Heureux les croyants] qui se repentent, qui adorent, qui louent, qui jeûnent, qui s’inclinent, qui se prosternent, qui recommandent le bien, qui désavouent le mal, qui observent les lois de Dieu ! Annonce la bonne nouvelle aux croyants !
Il ne [convient] ni au Prophète ni aux croyants d’implorer le pardon en faveur des polythéistes, fussent-ils leurs proches, dès l’instant qu’il est devenu manifeste pour eux qu’ils seront les hôtes de l’enfer.
La demande de pardon d’Abraham en faveur de son père ne fut exprimée qu’en vertu d’une promesse qui lui avait été faite. Lorsqu’il fut devenu clair pour lui que son père était un ennemi de Dieu, il se déclara irresponsable de lui. Abraham était, en vérité, la contrition et la longanimité mêmes !
Il ne sied point à Dieu d’égarer un peuple qu’il a mis sur la bonne direction avant de lui avoir clairement indiqué ce qu’il doit craindre. Dieu sait parfaitement tout.
A Dieu [appartient] la royauté des cieux et de la terre : il donne la vie et la mort. Vous n’avez en dehors de Dieu ni maître ni assistant [pour triompher].
Dieu a agréé le repentir du Prophète, des émigrés et des auxiliaires qui l’ont suivi à l’heure difficile. Les cœurs d’une fraction d’entre eux avaient failli dévier, en effet. Il agrée leur repentir car il est bienveillant et compatissant à leur égard.
[Il a agréé le repentir] des trois [personnages] qui furent laissés [entre l’espoir et le désespoir] au point que la terre, quelque vaste qu’elle soit, fut exiguë pour eux, qu’ils se sentirent à l’étroit dans leurs propres corps. Ils ont pensé qu’il n’y avait pas de refuge pour [échapper] à Dieu si ce n’est en Dieu [lui-même]. Dieu a agréé leur repentir pour qu’ils reviennent à lui. En vérité, Dieu est enclin à accueillir les repentirs et est plein de compassion.
Croyants ! craignez Dieu et soyez avec les véridiques.
Il ne peut être question pour les Médinois et les Bédouins [campant] autour d’eux de rester à l’arrière [quand l’envoyé de Dieu entreprend une campagne] et de lui préférer leurs aises, car ni la soif ni la fatigue, ni la faim ne sauraient les toucher dans le sentier de Dieu. Ils ne fouleront aucun lieu — à la grande irritation des infidèles — et n’obtiendront aucun avantage sur les ennemis, sans que soit inscrite à leur actif une œuvre pie. En vérité, Dieu ne laisse point perdre la rétribution de ceux qui font le bien.
Ils ne supporteront [dans la même voie] aucune dépense qu’elle soit peu importante ou considérable, ne traverseront aucune vallée, [en allant au combat] sans que [cela] ne soit inscrit à leur actif, en sorte que Dieu rétribuera leurs actes sur terre de la manière la plus [généreuse].
Les croyants n’ont pas à quitter tous leurs foyers. Pourquoi de chaque clan ne viendrait-il pas un groupe s’instruire dans la religion pour pouvoir à son retour enseigner les siens afin qu’ils soient sur leur garde ?
O vous qui croyez ! Attaquez ceux des infidèles qui vivent dans votre voisinage immédiat. Qu’ils éprouvent votre rudesse [combative] ! Sachez que Dieu est avec ceux qui le craignent !
Lorsqu’une sourate est révélée, il y en a parmi eux qui disent : « Duquel d’entre vous cette [nouvelle] sourate a accru la foi ? » Quant aux croyants, [toute nouvelle révélation] les fortifie dans leurs convictions et ils s’en réjouissent,
alors qu’elle accable d’une souillure supplémentaire ceux dont les cœurs sont rongés par le doute et qui mourront dans l’impiété.
Ne se rendent-ils pas compte qu’ils sont chaque année soumis à une ou deux tentations [de rupture avec l’Islâm] ? Ils ne se repentent nullement, néanmoins, et ne se souviennent [de rien].
Lorsqu’une sourate est révélée [accablant certains d’entre eux, ces derniers] se regardent et se demandent, [avant de s’éclipser] : « Quelqu’un vous voit-il ? » Puis ils se retirent. Dieu détourne leurs cœurs parce qu’ils ne comprennent pas.
Un messager [issu] de vous est venu à vous. Ce que vous endurez lui pèse. [Votre salut] lui tient au cœur ! Il est plein de bonté et de compassion à votre égard !
S’ils se détournent [de ton message] dis-[leur] : « Dieu me suffit ! Il n’y a d’autre divinité que lui. Je m’en remets à lui. Il est le Maître du trône sublime.
A. L. R. (Alif-Lâm-Râ’). Voici les versets du Livre plein de sagesse.
Qu’y a-t-il détonnant pour les hommes que nous ayons révélé à l’un d’entre eux d’avoir à les alerter et à leur annoncer comme bonne nouvelle qu’ils seront précédés [avant de comparaître] devant leur Seigneur par [le mérite des œuvres que leur aura dictées] leur foi sincère. Les infidèles affirment : « A vrai dire, c’est manifestement un magicien ».
Certes, votre Seigneur est le Dieu qui créa les cieux et la terre en six jours et s’établit sur le trône pour régler l’ordre [de la création]. Nul ne peut intercéder auprès de lui sans sa permission. Tel est [le vrai] Dieu, votre Seigneur. Adorez-le ! Ne réfléchirez-vous donc pas ?
Tous vous retournerez à Lui ! [C’est] de Dieu, en vérité, une promesse ! Certes, il commence la création et la recommence afin de rétribuer ceux qui croient et font œuvre pie en toute équité. Quant aux mécréants, ils auront une boisson portée à l’ébullition et un châtiment douloureux en prix de leur impiété.
C’est lui qui a fait du soleil une clarté, de la lune une lumière, et déterminé les phases de celle-ci pour que vous sachiez le nombre des années [qui s’écoulent] et le calcul [du temps]. Dieu n’a créé cela qu’en toute vérité et détaille les signes pour ceux qui comprennent.
Car en vérité il y a, dans l’alternance de la nuit et du jour, dans [tout] ce que Dieu a créé dans les cieux et [sur] terre, des signes certains pour des gens qui craignent [leur Seigneur].
En vérité, ceux qui n’espèrent pas notre rencontre se contentent de la vie présente et [y] trouvent leur quiétude ainsi que ceux qui ne prêtent aucune attention à nos signes,
ceux-là auront pour asile le feu, comme prix de leurs [mauvaises] acquisitions.
En vérité, les croyants qui font le bien, Dieu les dirigera, grâce à leur foi. A leurs pieds couleront des ruisseaux dans les jardins de la félicité.
Là, leur prière sera « Gloire à toi, Seigneur ! ». Leur salutation sera « Paix ! » et leur invocation finale sera « Louange à Dieu, maître des mondes ! »
Si Dieu hâtait le mal destiné aux hommes aussi vite que ceux-ci recherchent le bonheur, le terme de leur vie aurait été déjà accompli. Mais nous laissons ceux qui n’espèrent pas notre rencontre se débattre dans leur aveuglement.
Un malheur touche-t-il un homme, [aussitôt] il nous appelle à son secours, quelle que soit sa position. Mais dès que nous l’en délivrons, le revoilà obstiné [dans son ingratitude] comme s’il ne nous avait jamais invoqué. Ainsi, pour les outranciers, un [faux] lustre est donné à ce qu’ils font.
Nous avons déjà fait périr des générations avant vous, lorsqu’elles eurent prévariqué malgré les preuves apportées par les prophètes [que nous leur avions envoyés]. Elles n’étaient pas disposées à croire [en Dieu], Ainsi nous rétribuons les peuples criminels.
Nous avons ensuite fait de vous [leurs] successeurs sur terre pour voir comment vous agiriez.
Quand nos versets leur sont récités comme preuves, ceux qui n’espèrent pas notre rencontre [te] disent : « Apporte un autre Coran ou change celui-ci. » Réponds : « Je ne puis de moi-même le changer ! Je ne fais que suivre ce qui m’est révélé. En vérité, je crains, si je désobéis à mon Seigneur, le châtiment d’un grand jour. »
Dis-[leur] : « Si Dieu [l’]avait voulu, je ne vous l’aurais pas récité et il ne vous l’aurait pas fait connaître. Je suis bien demeuré au milieu de vous [toute] une vie avant cela ! Ne raisonnerez-vous donc point ?
Qui donc est plus injuste que celui qui use d’imposture envers Dieu ou traite ses versets de mensonges ? Vraiment, les criminels ne prospéreront pas ! »
Ils adorent — au lieu de Dieu — ce qui ne peut ni leur nuire ni leur procurer un avantage, et ils disent : « Voilà nos intercesseurs auprès de Dieu ! » Dis-leur : « Aviseriez-vous Dieu de ce qu’il ne saurait pas dans les cieux et sur la terre ? » Gloire à lui ! Il est au-dessus de ce qu’on lui associe !
Les hommes formaient une seule communauté. Ils furent d’avis différents [à propos de Dieu], et n’eût été une décision de ton Seigneur prise antérieurement, le litige qui les opposait eût été tranché.
« Qu’au moins un signe de son Seigneur se manifeste en lui », disent-ils. Réponds : « Le mystère est du seul ressort de Dieu ! » Mais attendez ! Je serai avec vous, parmi ceux qui attendent !
Si nous faisons éprouver aux hommes notre miséricorde après une calamité qui les a touchés, ils intriguent aussitôt contre nos signes. Dis-leur : « Dieu est plus prompt que vous pour en user ! » En vérité, nos émissaires inscrivent ce que vous manigancez !
C’est lui qui vous fait aller sur terre et sur mer. Êtes-vous dans des embarcations voguant gaiement par bon vent et que survienne une tempête qui provoque un déchaînement de vagues autour de vous, aussitôt vous implorez Dieu avec ferveur et dites : « Si tu nous sauves de ce [péril] nous serons, certes, parmi les reconnaissants. »
Les délivre-t-il, et voilà qu’injustement ils font preuve d’insolence sur terre. O hommes ! Votre iniquité ne [jouera] que contre vous-mêmes, comme jouissance en cette vie ! Vous reviendrez à nous et nous vous aviserons, alors, de ce que vous faisiez !
En vérité, la vie présente est comparable à une eau que nous faisons descendre du ciel. Grâce à elle les végétaux [poussent] s’enchevêtrent. Les hommes et les troupeaux s’en nourrissent. La terre prend des couleurs variées et s’embellit. Les hommes s’imaginent qu’ils sont [par eux-mêmes] capables d’en [récolter les fruits]. C’est alors que notre ordre l’atteint de nuit ou de jour : nous en faisons un chaume comme si [cette végétation florissante] n’y avait pas poussé la veille. Nous exposons ainsi en détail nos signes pour ceux qui réfléchissent.
Dieu appelle [les hommes] à la demeure de la paix : il dirige vers une voie droite qui il veut.
A ceux qui auront pratiqué le bien [sera réservée] la plus belle [récompense] et davantage encore, leurs visages ne subiront ni [outrage] de la poussière, ni avilissement. Ceux-là seront les hôtes du paradis ; ils y demeureront éternellement.
[A] ceux qui auront commis de mauvaises actions, sera infligée, pour chaque faute, une sanction proportionnée à [la gravité de] celle-ci. Un avilissement les couvrira — ils n’auront aucun protecteur contre Dieu — [et ils seront] comme si leurs visages étaient voilés des « lambeaux » d’une nuit obscure. Ceux-là seront les hôtes du feu ; ils y seront éternellement.
Le jour où nous les rassemblerons tous, puis dirons à ceux qui [nous] aurons associé [d’autres divinités] : « A votre place ! vous et vos associés ! » Nous les séparerons les uns des autres et leurs associés diront : « Ce n’est pas nous que vous adoriez ! »
« Entre vous et nous, Dieu suffit comme témoin [car], en vérité, nous ne prêtions aucune attention à votre adoration ! »
Là chaque âme subira [la sanction] des actes quelle aura précédemment accomplis. Les [idolâtres] seront ramenés à Dieu, leur vrai maître, et [les divinités] qu’ils auront mensongèrement inventées s’évanouiront.
Demande-leur : « Qui vous fournit, du ciel et de la terre, votre nourriture ? [De] qui dépendent votre ouïe, votre vue ? Qui fait sortir le vivant du mort et le mort du vivant ? Qui règle l’ordre [de l’univers] ? » Ils te diront : « Dieu ! » Dis-[leur], alors : « Eh quoi ! ne le craindrez-vous donc pas ? »
« Voilà votre véritable Dieu ! Qu’y a-t-il au-delà de la vérité, si ce n’est l’égarement ? Comment [pouvez-vous] vous éloigner d’elle ? »
Pareillement se trouve justifiée la décision [antérieurement prise] par ton Seigneur à l’encontre des pervers [parce] qu’ils ne croient pas.
Dis : « Lequel de vos associés [peut] commencer la création et la recommencer ? » Ajoute : « Dieu commence la création et la recommence : comment [pouvez]-vous vous en écarter ? »
Dis : « Lequel de vos associés [peut] diriger vers la vérité ? » Ajoute : « Dieu dirige vers la vérité ! Est-ce celui qui dirige vers la vérité qui est plus digne d’être suivi ou celui qui ne dirige qu’autant qu’il est lui-même dirigé ? Qu’avez-vous donc ? Comment jugez-vous ? »
La plupart [des infidèles] ne suivent qu’une conjecture. Mais la conjecture ne saurait en rien servir contre la vérité. Dieu est, certes, parfaitement instruit de ce qu’ils font.
Ce Coran ne peut être mensongèrement récusé [comme étant inspiré] par un autre que Dieu. Il sert de confirmation à ce qui l’a précédé et d’exposé détaillé de l’Écriture venue, à n’en pas douter, du Seigneur des mondes.
Diront-ils encore : « Il l’a [lui-même] inventé. » Réponds : « Apportez une sourate semblable [à l’une de celles qu’il contient] et faites appel [à cet effet] à qui vous voudrez, hormis Dieu, si vous êtes sincères. »
Ils traitent au contraire de mensonges ce qu’ils ne comprennent pas et dont l’interprétation ne leur est pas encore parvenue. Ceux qui les ont précédés ont comme eux proféré les mêmes accusations. Mais considère ce que fut la fin des injustes.
Il en est parmi eux qui y croient, et d’autres qui n’y croient point. Ton Seigneur connaît mieux les corrupteurs.
S’ils te traitent d’imposteur, dis-leur : « A moi mes actes et à vous les vôtres. Vous êtes irresponsables de ce que je fais et moi irresponsable de ce que vous faites. »
Il en est parmi eux qui te prêtent l’oreille. Est-ce donc toi [qui] feras entendre les sourds, même s’ils ne raisonnent pas ?
Il en est parmi eux qui te regardent. Est-ce toi [qui] guideras les aveugles, même s’ils ne voient pas ?
En vérité, Dieu n’use d’aucune injustice envers les hommes. Ce sont plutôt les hommes qui se lèsent eux-mêmes.
Le jour où nous les rassemblerons, [ce sera] comme s’ils ne s’étaient attardés qu’une heure. Ils se reconnaîtront mutuellement. Ceux qui nient la rencontre avec Dieu seront perdants, n’ayant pas été bien dirigés.
Que nous te fassions voir un peu de ce que nous leur réservons ou que nous te fassions mourir [auparavant], leur retour sera vers nous. En outre, Dieu est témoin de ce qu’ils font.
Chaque communauté a eu un messager. Lorsque [, le jour du rassemblement,] son messager se présentera, alors un jugement équitable interviendra entre elle et lui. Ils ne seront point lésés.
Ils diront : « A quand cette promesse, si vous-êtes véridiques ? »
Réponds : « Hormis ce que Dieu veut, je ne possède [aucun pouvoir] sur ce qui peut me nuire ou me profiter. » A chaque communauté [est fixé] un terme. Elle ne pourra ni reculer ce terme d’une heure ni l’avancer, quand il arrivera.
Dis : « Que vous en semble ? si le châtiment de Dieu vous surprenait de nuit ou de jour, les criminels pourraient-ils en hâter [quelque chose] ?
Est-ce au moment où le châtiment se produira que vous croirez ? [Il vous sera dit : « Inutile »] maintenant ! Autrefois, vous en réclamiez [ironiquement] la prompte arrivée ! »
Et il sera dit à ceux qui auront commis des injustices : « Goûtez le châtiment éternel ! Êtes-vous rétribués autrement que selon vos acquisitions [sur terre] ? »
Ils se renseigneront auprès de toi [disant] : « Est-ce vrai [ce que tu dis] ? » Réponds : « Oui ! par mon Seigneur ! C’est bien vrai ! et vous ne pourrez pas empêcher [Dieu de vous châtier]. »
Une âme qui a commis des injustices, posséderait-elle tout ce qu’il y a sur terre, quelle le donnerait volontiers pour se racheter. Ils dissimuleront leurs regrets, quand ils verront le châtiment. Un jugement interviendra [pour les départager] en toute équité.
Or ça, tout ce qui est dans les cieux et sur la terre n’appartient-il pas à Dieu ?
C’est lui qui donne la vie et la mort, et c’est à lui que vous serez ramenés !
O hommes ! Une exhortation vous est venue de votre Seigneur ainsi qu’un remède pour les maux de vos cœurs, une bonne direction et une miséricorde pour les croyants.
Dis : « [Que les hommes] se réjouissent de la grâce et de la miséricorde de Dieu. Cela est préférable à ce qu’ils amassent. »
Dis : « Avez-vous vu les dons que Dieu vous a accordés ? Vous tenez les uns pour licites et les autres pour illicites. Dieu vous l’a-t-il permis ? Sont-ce des mensonges que vous attribuez à Dieu ?
Qu’imaginent ceux qui usent d’imposture contre Dieu, au jour de la résurrection ? [Pourtant] Dieu est si plein de grâce à l’endroit des hommes, mais ceux-ci sont ingrats pour la plupart. »
Tu ne te trouveras dans aucune situation, tu ne réciteras aucun passage du Coran, vous n’accomplirez aucun acte, sans que nous soyons témoin au moment où vous l’entreprendrez. Il n’échappe à ton Seigneur ni le poids d’un atome sur terre ou dans le ciel, ni un [poids] plus petit ou plus grand qui ne soit déjà inscrit dans le livre évident.
Or ça, n’est-ce pas qu’en vérité les amis de Dieu n’auront rien à redouter et ne s’attristeront pas ?
Ceux qui croient et auront craint,
la bonne nouvelle sera pour eux, dans le monde présent et dans la vie future. Aucun changement [n’affectera] les décisions de Dieu. Voilà la grande victoire !
Que ce qu’ils disent ne t’afflige point. Toute la puissance est à Dieu, en vérité. Il entend et sait tout !
N’est-ce pas qu’à Dieu appartiennent, en vérité, tous ceux qui sont dans les cieux et sur la terre ? Que suivent donc ceux qui invoquent, en dehors de Dieu, [des divinités] qu’ils lui associent ? Ils ne suivent que leurs conjectures et leurs hypothèses.
C’est Dieu qui a institué, pour vous, la nuit pour le repos et le jour pour voir. En cela il y a, certes, des signes pour ceux qui entendent.
« Dieu s’est donné des enfants », disent-ils. Gloire à lui. Il est celui qui se passe de tout ! A lui appartient ce qui est dans les cieux et sur la terre ! Vous n’avez aucune preuve à l’appui [de vos assertions !] Tiendrez-vous sur Dieu des propos dont vous ignorez le sens ?
Ceux qui tiennent des propos mensongers sur Dieu ne prospéreront pas.
Leur vie est une [courte] jouissance dans le monde présent, puis vers nous [se fera] leur retour. Nous leur ferons goûter alors, pour prix de leur impiété, le dur châtiment.
Raconte-leur l’histoire de Noé quand il dit à son peuple : « O mon peuple ! Si mon séjour et mon rappel [à votre intention] des signes de Dieu, vous importunent, c’est à Dieu que je m’en remets. Mettez-vous tous d’accord avec [les divinités] que vous associez à Dieu et ne vous gênez point pour exécuter votre dessein. Allez-y ! ne me faites pas attendre !
« Si vous vous détournez [de mes exhortations]... je ne vous demande pourtant aucun salaire. Mon salaire n’incombe qu’à Dieu et il m’a été ordonné d’être soumis à sa volonté. »
Ils le traitèrent de menteur. Nous le sauvâmes ainsi que ceux qui étaient avec lui dans l’arche. Nous fîmes d’eux les successeurs sur terre [des générations] que nous avions englouties pour avoir traité nos signes d’imposture. Médite la fin de ceux qui avaient été [pourtant] avertis.
Nous envoyâmes ensuite d’autres prophètes, chacun à son peuple. Ils leur apportèrent des preuves. Mais ces peuples n’étaient pas disposés à croire à ce qu’ils avaient auparavant traité d’imposture. C’est ainsi que nous scellons le cœur des transgresseurs.
Nous envoyâmes ensuite Moïse et Aaron, munis des signes, au Pharaon et à ses dignitaires qui firent preuve d’orgueil. C’étaient des criminels.
Quand la vérité leur fut transmise de notre part, ils rétorquèrent : « En voilà une magie manifeste ! »
Moïse leur demanda : « Direz-vous de la vérité quand elle vous est transmise : c’est de la magie ! [Sachez] que les magiciens ne prospèrent point.
— Tu es venu pour nous détourner du culte pratiqué par nos ancêtres, dirent-ils, pour que la grandeur en ce pays soit accaparée pour toi. Nous n’ajoutons pas foi [à ce que tu racontes]. »
Et le Pharaon d’ajouter : « Amenez-moi tout magicien très docte ! »
Lorsque les magiciens se présentèrent, Moïse leur dit : « Jetez ce que vous avez à jeter ! »
Lorsqu’ils l’eurent fait, Moïse leur dit : « Ce que vous venez d’accomplir, c’est de la magie ! En vérité, Dieu la rendra vaine, car il ne consolide pas l’œuvre de ceux qui répandent la corruption.
« Par ses arrêts, Dieu fera éclater la vérité, quelque répugnance qu’en aient les criminels. »
Personne ne crut [au message] de Moïse, sauf un groupe de jeunes gens de son peuple, par crainte des représailles de Pharaon et des notables [juifs], car Pharaon était, en son pays, hautain et despote.
« O mon peuple ! dit Moïse [aux juifs]. Si vous croyez en Dieu, et êtes soumis à sa volonté, remettez-vous-en à lui !
— Nous nous en remettons à Dieu ! » Et ils ajoutèrent : « Seigneur ! ne fais pas de nous [une cause] de tentation pour ce peuple injuste.
Délivre-nous, par ta miséricorde, de ce peuple impie ! »
Nous révélâmes à Moïse : « Invitez, ton frère et toi, votre peuple à prendre en Egypte des demeures. Faites de vos demeures des lieux de recueillement. Accomplissez la prière et annoncez une bonne nouvelle aux croyants. »
Et Moïse dit : « Seigneur ! tu as gratifié Pharaon et ses dignitaires d’une existence fastueuse et de richesses en cette vie pour les égarer, Seigneur, [loin] de ton sentier ! Seigneur ! dissipe leurs richesses, endurcis leurs cœurs [dans l’impiété] afin qu’ils ne croient que lorsqu’ils auront vu le douloureux châtiment. »
Dieu dit : « Votre vœu est exaucé ! Suivez le droit chemin, ne suivez pas [l’un et l’autre] le chemin de ceux qui ne savent pas. »
Et nous fîmes traverser la mer aux enfants d’Israël. Pharaon et ses troupes se [lancèrent] à leur poursuite [par esprit de] rébellion et d’iniquité. Lorsqu’il fut sur le point d’être englouti, il s’écria : « Je crois qu’il n’y a pas d’autres divinités que celui en qui croient les enfants d’Israël. Je suis soumis à sa volonté. »
Et Dieu de dire : « Ah ! C’est maintenant [que tu crois], alors qu’auparavant tu désobéissais et étais de ceux qui répandaient la corruption !
Aujourd’hui, nous te préservons physiquement néanmoins, afin que tu serves de signe à ceux qui viendront après toi. La plupart des hommes, en vérité, ne prêtent aucune attention à nos signes. »
Nous installâmes les enfants d’Israël en un lieu confortable, leur donnâmes une nourriture variée et agréable. Ils ne furent en désaccord que lorsque la science leur fut venue. Certes, ton Seigneur sera juge de leur différend le jour de la résurrection.
Si tu es dans le doute au sujet de ce que nous t’avons révélé, interroge ceux qui, bien avant toi, lisaient l’Écriture. Certes, la vérité t’est venue de la part de ton Seigneur. Ne sois donc point du nombre des sceptiques.
Ne sois pas du nombre de ceux qui nient les signes de Dieu. Tu serais alors perdant.
Certes, ceux qui ont mérité [leur pré-condamnation] par arrêt de ton Seigneur, ne croiront pas,
même si tous les signes s’offraient à eux et ce, jusqu’à ce qu’ils voient le châtiment douloureux.
Aucune cité n’a profité de sa foi [tardive], hormis le peuple de Jonas de qui, dès qu’il eut cru, nous écartâmes le châtiment de l’infamie, en ce monde-ci, et à qui nous permîmes de jouir de la vie [jusqu’au terme] du délai imparti.
Si ton Seigneur l’avait voulu, tous ceux qui sont sur terre, croiraient [en lui] dans leur totalité. Est-ce à toi de contraindre les hommes à être croyants,
alors qu’il n’appartient à aucune âme d’avoir la foi, sans la permission de Dieu qui accablera d’opprobre ceux qui ne raisonnent pas ?
Regarde ce qui est dans les cieux et sur la terre [pour te rendre compte] que ni les signes [de Dieu] ni les avertissements [qu’il donne] ne suffisent [pour inculquer la foi] à un peuple qui ne croit pas.
Qu’attendent-ils [pour avoir la foi] sinon des jours [néfastes] semblables à ceux vécus par ceux qui les ont précédés ? Dis-leur : « Attendez ! Je suis avec vous, parmi ceux qui attendent ! »
Nous écartons du danger [qui frappe les impies] nos envoyés et ceux qui croient, ainsi que nous l’avons fait [antérieurement], comme un devoir nous incombant de sauver les croyants.
Dis : « O hommes ! Si vous doutez de ma religion, [sachez que] je n’adorerai pas les divinités que vous adorez en dehors de Dieu ; mais j’adore le Dieu qui vous fera trépasser. Il m’a été ordonné de croire. »
Tourne-toi, en monothéiste sincère, vers la [vraie religion] et ne sois pas polythéiste.
N’invoque pas, au lieu de Dieu, une [divinité] qui ne peut ni te nuire ni te procurer un avantage. Si tu fais cela, tu seras alors un injuste.
Si Dieu te frappait d’un mal, nul ne pourrait t’en délivrer, sauf lui. S’il te destine un bien, personne ne peut s’opposer à sa bonté. Il gratifie qui il veut parmi ses serviteurs, car c’est lui l’Indulgent, le Compatissant.
Dis « O hommes ! La vérité vous est parvenue de la part de votre Seigneur ! Quiconque se met dans la bonne direction ne le fait que pour lui-même. Quiconque s’égare ne s’égare qu’à son propre détriment. Je ne suis pas pour vous un fondé de pouvoir. »
Suis ce qui t’est révélé et patiente jusqu’à ce que Dieu juge. Il est le meilleur des juges.
A.L.R. (’Alîf-Lâm-Râ). [Voici] un livre dont les versets sont solidement établis, détaillés, émanant d’un Sage bien informé,
[vous prescrivant] de n’adorer que lui. Je suis, en vérité, pour vous un avertisseur de sa part et un annonciateur.
Demandez pardon à votre Seigneur et revenez à lui en pécheurs repentants. Il vous permettra alors de jouir pleinement de la vie durant le laps de temps fixé et accordera sa faveur à tout homme de mérite. Si vous vous détournez [de lui], je crains pour vous le châtiment d’un grand jour.
A Dieu vous retournerez [tous]. Il est omnipotent !
Or ça, se replient-ils sur leurs poitrines pour se dérober à lui ? Lorsqu’ils se couvrent de leurs vêtements, est-ce que Dieu ne voit pas ce qu’ils cachent aussi bien que ce que recèlent leurs cœurs ?
Il n’y a point de bête sur terre dont la nourriture n’incombe à Dieu qui connaît [en outre] son gîte et son lieu de dépôt. Tout est [inscrit] dans le livre évident.
C’est lui qui a créé — son trône étant sur l’eau — les cieux et la terre, en six jours pour vous mettre à l’épreuve [et se rendre compte de] celui d’entre vous qui agirait le mieux. Assurément, si tu leur dis : « Vous serez ressuscités après la mort », les mécréants répondront : « Vraiment, ce que tu dis relève manifestement de la magie ! »
Certes, si nous reportons à une époque déterminée leur châtiment, ils s’écrient : « Qu’est-ce qui l’arrête [de l’infliger sans délai] ? » N’est-ce pas que le jour où il se produira, rien ne le détournera d’eux et que ce dont ils se gaussent [maintenant] s’abattra sur eux de toutes parts ?
Faisons-nous éprouver à l’homme [l’effet] d’une miséricorde [émanant] de nous et l’en privons-nous ensuite, le voilà en proie au désespoir et [animé] d’ingratitude.
Lui accordons-nous une félicité après une infortune, il s’écrie [aussitôt] dans sa joie et sa vantardise : « Les maux se sont éloignés de moi ! »
Ceux qui patientent et font des œuvres pies obtiennent notre pardon et une magnifique récompense.
Peut-être abandonnes-tu une partie de ce qui t’est révélé et te sens-tu étouffer en le récitant [par crainte de les entendre dire] : « Que ne fait-on descendre sur lui un trésor ? » ou bien « Que n’est-il accompagné d’un ange ? » Or, tu n’es, en vérité, qu’un avertisseur et c’est Dieu qui est le curateur de tout.
Diront-ils : « Il l’a inventé » ? Réponds : « Apportez donc dix sourates inventées comparables et appelez, en dehors de Dieu, qui vous voudrez [comme arbitre], si vous êtes véridiques.
Si [les divinités que vous invoquez d’ordinaire] n’exaucent pas vos vœux, alors apprenez que ce qui est révélé [relève du] savoir de Dieu en dehors de qui il n’y a aucune autre divinité que lui. Êtes-vous musulmans ? »
Ceux qui s’attachent [trop] à la vie d’ici-bas et à son lustre, nous les rétribuerons exactement selon leurs œuvres et ils ne seront nullement sous-estimés.
[Or] ces gens-là n’auront dans la vie future d’autre rétribution que le feu, car leurs actes auront été vains. Ce qu’ils auront fait [sur terre] sera un échec.
Celui qui se réfère à une preuve émanant de son Seigneur qu’un témoin de celui-ci [lui] récite, est-il comparable à un mécréant ? Déjà avant cette épreuve, l’Écriture de Moïse était révélée pour servir de guide et de miséricorde. Ceux-là y ajoutent foi. Quiconque refuse d’y croire parmi les factions aura rendez-vous [avec] l’enfer. N’en doutez pas. C’est la vérité venant de ton Seigneur, quoique la plupart des hommes ne croient pas.
Qui est plus imposteur que celui qui attribue des mensonges à Dieu ? Ceux-là seront présentés à leur Seigneur et les témoins diront : « Voilà ceux qui ont attribué des mensonges à Dieu. » La malédiction de Dieu ne tombera-t-elle pas sur les injustes
qui détournent [les gens] de la voie de Dieu et s’évertuent à la rendre tortueuse, en niant la vie future ?
Ces gens-là n’auront pas tenu [Dieu] en échec sur terre, ni [trouvé] d’autres maîtres que lui. Leur châtiment sera double, car ils n’ont pas été en mesure d’entendre, ni de voir.
Ce sont ceux-là qui auront [provoqué] leur propre perte, car [les divinités] qu’ils inventent auront disparu.
Ils seront immanquablement les plus grands perdants du monde futur.
Certes, ceux qui auront cru, pratiqué des œuvres pies et fait preuve d’humilité devant leur Seigneur, ceux-là seront les hôtes du paradis où ils demeureront éternellement.
Ces deux catégories [de gens] sont comparables à l’aveugle et au sourd [par rapport] à celui qui voit et à celui qui entend. Sont-ils comparativement égaux ? Ne réfléchirez-vous donc pas ?
Nous avons, certes, envoyé Noé à son peuple [pour qu’il lui dise] : « Je suis pour vous un avertisseur éloquent,
[afin] que vous n’adoriez que Dieu. En vérité, je redoute pour vous le châtiment d’un jour douloureux. »
Les notables de son peuple, qui avaient nié Dieu, lui rétorquèrent : « Nous ne voyons [en] toi qu’un individu comme nous. A première vue, nous constatons que la lie du peuple te suit. Nous ne voyons en vous aucune supériorité sur nous. Nous pensons au contraire que vous êtes des imposteurs !
— O mon peuple ! s’écria-t-il, que vous en semble ? Si, par la grâce de mon Seigneur, je suis nanti d’une preuve émanant de lui et qui vous échappe, pourrons-nous [pour autant] vous l’imposer, malgré votre répugnance ?
O mon peuple ! Je ne vous demande pas d’argent en échange ! Mon salaire n’incombe qu’à Dieu. Je ne puis chasser ceux qui croient, car ils rencontreront leur Seigneur et je vois bien que vous êtes des ignorants.
O mon peuple ! Qui me prêterait secours contre Dieu si je les chassais ? Ne réfléchirez-vous donc pas ?
Je ne vous dis point que je détiens les trésors de Dieu, ni que je connais l’irrévélé. Je ne vous dis pas non plus que je suis un ange. Je ne puis dire à ceux que vous regardez avec mépris qu’ils ne recevront aucun bien de Dieu. Dieu est plus au courant de leurs pensées. [Si je le leur disais], je serais certainement du nombre des injustes.
— Noé, dirent-ils, tu as discuté et même trop discuté avec nous. Fais donc, si tu es sincère, arriver ce dont tu nous menaces.
— Dieu seul, reprit Noé, le fera arriver à votre intention et vous ne serez pas en mesure de vous y opposer.
Mes bons conseils, [même] si je vous en donnais [à ce moment-là] et que Dieu veuille vous perdre, ne vous seraient d’aucune utilité. Il est votre Seigneur et c’est à lui que vous serez ramenés. »
Diront-ils qu’il l’a inventé ? Réponds : « Si je l’ai inventé, que mon crime retombe sur moi ! Je suis innocent de vos criminelles accusations. »
Il fut révélé à Noé : « Plus personne parmi ton peuple ne croira, excepté ceux qui ont déjà cru. Ne t’afflige point de ce qu’ils font.
Construis une arche sous nos yeux et d’après notre révélation, et ne me parle plus des injustes, ils seront noyés ! »
Il construisait l’arche, tandis que chaque fois qu’un des notables de son peuple passait près de lui, se moquait de lui : « Si vous nous raillez, disait Noé, bientôt les rôles seront renversés !
Bientôt vous saurez à qui sera infligé un châtiment avilissant et sur qui s’abattra un supplice perpétuel ! »
Lorsque notre ordre intervint et que le four bouillonna, nous dîmes à Noé : « Charge [dans l’arche] un couple de chaque espèce, ta famille (exception faite de ceux contre qui l’arrêt a été prononcé) et ceux qui croient. » Or, ceux qui, avec Noé, avaient cru, étaient peu nombreux.
« Montez dans l’arche, s’écria Noé, [qu’] au nom de Dieu s’accomplissent sa course et son mouillage ! En vérité, mon Seigneur est clément et compatissant ! »
Et l’arche de voguer avec [ses occupants] au milieu des vagues [hautes] comme des montagnes. Noé appela son fils resté en un lieu à l’écart. « Mon cher enfant, monte avec nous, ne reste pas avec les impies, dit-il.
— [Non !] dit-il, je vais me réfugier sur une montagne qui me préservera de l’eau ! — Il n’y a [, reprit Noé,] aucun protecteur aujourd’hui contre l’ordre de Dieu, hormis [Dieu lui-même] qui fait miséricorde ! » Les vagues s’interposèrent alors entre eux. Il fut parmi les noyés.
Puis il fut dit : « O terre, absorbe ton eau ! O ciel, cesse [de pleuvoir] ! » Aussitôt l’eau décrût et l’ordre fut accompli. L’arche atterrit au mont Jûdy. « Loin [de nous] les injustes ! »
Et Noé adressa cet appel à Dieu : « Seigneur, mon fils est de ma famille, ta promesse est la vérité et tu es le plus équitable des juges !
— Il n’est pas des tiens, répondit Dieu. Il a commis un acte inconvenant. Ne me parle pas de ce que tu ne sais pas. Certes, je te mets en garde contre le paganisme.
— Seigneur, dit Noé ! je me réfugie en toi, contre toute demande [de ma part] concernant ce que je ne sais pas. Si tu ne me pardonnes pas, et ne me fais pas miséricorde, je compterai parmi les perdants. »
Il fut dit : « Débarque en paix ! Nous vous bénissons, toi et les communautés [qui seront issues] de ceux qui sont avec toi. [Il y aura] des communautés que nous ferons jouir de la vie [sur terre] et qui seront frappées d’un châtiment douloureux infligé par nous.
Voilà quelques nouvelles du mystère du monde que nous te révélons. Tu ne les connaissais pas auparavant, pas plus que ton peuple. Patiente ! L’[heureux] dénouement sera pour ceux qui [nous] craignent. »
Aux ‘Adites nous avons envoyé leur compatriote Hûd, qui dit [lui aussi] : « O mon peuple ! Vous n’avez d’autre Dieu que lui ! Vous n’êtes que des imposteurs [dans votre idolâtrie].
Je ne vous demande aucun salaire, ô mon peuple, [en vous prêchant la vérité] ! Certes, mon salaire n’incombe qu’à celui qui m’a créé. Or ça, ne raisonnerez-vous point ?
O mon peuple ! demandez pardon à votre Seigneur ! Revenez repentants à lui ! Il vous enverra du ciel une [pluie] abondante. Il augmentera votre force. Ne vous détournez pas criminellement de lui !
— Tu ne nous apportes aucune preuve, ô Hûd, lui dirent [les ‘Adites.]. Nous ne sommes pas [disposés] à renoncer à nos divinités, à ta [seule] parole. Nous n’ajouterons pas foi à ce que tu racontes.
Nous n’avons rien à dire de plus, si ce n’est qu’une de nos divinités a [dû] te porter un mauvais coup ! — Je prends Dieu à témoin ! s’écria Hûd. Attestez, vous aussi, que je me déclare irresponsable de ce que vous adorez
en dehors de lui. Usez tous de vos perfidies contre moi ! Ne me faites pas attendre !
En vérité, je m’en remets à Dieu, mon Seigneur et le vôtre. Il n’est bête sur terre qui ne soit soumise à son pouvoir. Mon Seigneur est, certes, sur une voie droite.
Si vous vous en détournez, je vous aurai [du moins fait connaître] l’objet de ma mission et mon Seigneur vous remplacera par un autre peuple sans que vous puissiez lui causer le moindre mal, car, en vérité, mon Seigneur veille sur tout. »
Lorsque notre ordre intervint, nous sauvâmes, par notre miséricorde, Hûd et ceux qui, avec lui, avaient cru. Nous les sauvâmes d’un châtiment terrible.
Ces ‘Adites avaient nié les signes de leur Seigneur, désobéi à ses prophètes et suivi les ordres de tout tyran opiniâtre.
Ils ont été poursuivis par une malédiction dans ce monde-ci et [ils le seront encore] le jour de la résurrection. Or ça, les ‘Adites n’avaient-ils pas, en vérité, été des impies ? Que soient éloignés [de la miséricorde de Dieu] les ‘Adites, peuple de Hûd.
[Nous avons envoyé de même] à Thamûd, leur compatriote Ṣâliḥ qui leur dit : « O mon peuple ! adorez Dieu, vous n’avez d’autres divinités que lui ! C’est lui qui vous a formés de terre et vous a [permis] de la peupler. Implorez son pardon et repentez-vous à lui ! Mon Seigneur est si près des hommes : il exauce [leurs vœux].
— O Ṣâliḥ ! répondirent-ils, tu étais jusqu’ici parmi nous un sujet d’espérance. Nous déconseilles-tu d’adorer ce que nos ancêtres ont adoré ? Nous sommes dans un doute troublant à propos de [la religion] à laquelle tu nous convies.
— O mon peuple ! dit-il, supposez que je sois nanti d’une preuve émanant de mon Seigneur et qu’une miséricorde me soit parvenue de lui : qui donc me prêterait secours contre lui, si je lui désobéissais ? Vous ne feriez alors qu’aggraver ma perte, [si je vous écoutais].
Mon peuple ! Voici comme signe pour vous, la chamelle de Dieu ! Laissez-la paitre librement et ne lui faites aucun mal : vous subiriez un châtiment rapide. »
Ils lui coupèrent les jarrets et Ṣâliḥ de leur annoncer : « Profitez trois jours encore de votre pays. C’est là une promesse que rien ne démentira. »
Lorsque notre ordre intervint, nous préservâmes du châtiment et de l’opprobre de ce jour-là Ṣâliḥ et ceux qui avaient cru avec lui, car, en vérité, ton Seigneur est le Fort, le Puissant.
Ceux qui avaient commis des injustices furent saisis par le grondement. Le lendemain, ils gisaient [inertes] dans leurs demeures,
comme s’ils n’y avaient jamais vécu. Or ça, les Thamûdites n’avaient-ils pas renié leur Seigneur ? Or ça, que les Thamûdites soient éloignés de la miséricorde de Dieu] !
Certes, nos messagers dirent à Abraham en [lui] apportant la bonne nouvelle : « Paix ! — Que la paix soit avec vous ! » répondit-il. Peu après, il apporta un veau rôti.
Ayant remarqué que leurs mains n’y touchaient pas, il fut pris de soupçon et éprouva de la frayeur. « Ne t’effraie pas, lui dirent-ils, c’est vers le peuple de Loth que nous sommes envoyés. »
Son épouse debout [derrière les stores de la tente] éclata de rire [lorsque] nous lui annonçâmes [la naissance] d’Isaac et celle de Jacob après lui.
« Quoi, donc ? s’écria-t-elle. Enfanterai-je à mon âge et alors que mon époux que voici est un vieillard ? Ce serait une chose vraiment extraordinaire.
— T’étonnes-tu de l’ordre de Dieu ? demandèrent les anges. Que la miséricorde et les bénédictions de Dieu soient sur vous, ô gens de la tente ! Dieu est digne d’être loué et glorifié ! »
Lorsque la frayeur d’Abraham se dissipa et qu’il eut reçu la bonne nouvelle, il [se mit] à plaider la cause du peuple de Loth.
Car, en vérité, Abraham était longanime, enclin à l’humilité et au repentir.
« O Abraham ! [dirent les anges], cesse de plaider leur cause. L’ordre vient de ton Seigneur. Un irrésistible châtiment de ton Seigneur va s’abattre sur eux. »
Lorsque nos messagers vinrent chez Loth, celui-ci fut consterné et malheureux [, ne pouvant] les protéger : « C’est une dure journée », dit-il.
Ses concitoyens, habitués à commettre des actes contre nature, accoururent vers lui : « Concitoyens, dit-il, voici mes filles [à votre disposition] ! Elles sont plus indiquées pour vous. Craignez Dieu ! Ne me couvrez pas d’opprobre [en abusant] de mes hôtes. N’y a-t-il parmi vous aucun homme honnête ?
— Tu sais bien, lui dirent-ils, que nous n’avons aucun droit sur tes filles et tu sais aussi ce que nous voulons.
— [Ah !] Si je disposais d’une force contre vous ou trouvais refuge auprès d’un soutien ferme... ! »
Les anges dirent alors à Loth : « Nous sommes les envoyés de Dieu. Ces gens-là n’arriveront jamais jusqu’à toi. Pars à la fin de la nuit avec ta famille et que personne ne se retourne. Exception faite de ta femme qui subira le même sort que les impies. Le moment fixé pour eux est l’aurore. N’est-elle pas proche déjà ? »
Lorsque notre ordre intervint, nous mîmes la ville sens dessus dessous et fîmes pleuvoir sur elle des pierres ignées succédant les unes aux autres.
Pierres marquées auprès de ton Seigneur. Elles ne sont [toujours] pas loin des injustes !
Nous avons également envoyé aux habitants de Madyan leur concitoyen Choaib. Il leur dit : « O mon peuple ! adorez Dieu ! Vous n’avez d’autre divinité que lui. Ne trichez point sur les mesures et les poids. Je vous vois [vivant] dans le bien-être et je crains pour vous le châtiment d’un jour où tout sera encerclé.
O mon peuple ! mesurez et pesez équitablement ! Ne faites subir ni vol ni fraude aux gens sur les marchandises ! Ne commettez aucune iniquité sur terre en gens malhonnêtes.
Ce que Dieu vous laisse [après les justes transactions] est meilleur pour vous. [Je vous le dis] sans être pour autant responsable de vous.
— Choaib, dirent-ils, sont-ce tes prières qui t’incitent à nous déconseiller le culte de nos ancêtres et à [renoncer] à disposer librement de nos biens ? Pourtant tu es un homme longanime et honnête.
— O mon peuple, répliqua-t-il, que penseriez-vous si j’étais nanti d’une preuve de mon Seigneur et que, de par sa bonté, une faveur insigne m’était accordée ? Je n’ai nullement l’intention de faire ce que je déconseille ; je veux seulement réformer autant que je puis. Je ne saurais être assisté que par Dieu. A lui je m’en remets et à lui je retournerai !
Que ma scission d’avec vous ne vous amène pas à subir les maux mêmes subis par le peuple de Noé, celui de Hûd ou celui de Ṣâliḥ. Le peuple de Loth [d’ailleurs] n’est pas éloigné de vous.
Implorez [plutôt] le pardon de votre Seigneur, puis repentez-vous à lui. Mon Seigneur est plein d’amour.
— Choaib, dirent-ils, nous ne saisissons pas grand-chose de tes discours. On te considère parmi nous comme un individu faible. Sans ton clan, nous t’aurions volontiers lapidé, car tu ne nous en imposes point.
— O mon peuple ! reprit Choaib. Mon clan est-il à vos yeux plus puissant que Dieu à qui vous tournez ouvertement le dos ? En vérité, mon Seigneur embrasse [de sa connaissance] ce que vous faites.
O mon peuple ! fais-en à ta guise. J’agirai, [quant à moi], selon la volonté de Dieu. Vous verrez bientôt à qui sera infligé un châtiment ignominieux et aussi qui aura été un imposteur. Guettez ! Je guetterai avec vous. »
Quand notre ordre intervint, nous sauvâmes par un effet de notre miséricorde Choaib et ceux qui, avec lui, avaient cru [en nous]. Les clameurs surprirent les injustes. [Ils moururent] et au matin, ils gisaient inertes dans leurs demeures.
On eût dit qu’ils n’y avaient jamais séjourné. Or ça, que loin de nous soient les Madyanites, ainsi qu’il en a été des Thamûdites !
Nous avons, certes, envoyé aussi Moïse, pourvu de nos signes et d’un pouvoir évident,
vers le Pharaon et ses dignitaires. Ces derniers se conformèrent à l’ordre de leur souverain, mais l’ordre de celui-ci n’était point empreint de sagesse.
Il précédera ses sujets, le jour de la résurrection, et les conduira, tel un troupeau allant à l’abreuvoir, vers le feu. Quelle aiguade détestable que celle vers laquelle ils se rendront.
Ils furent poursuivis par une malédiction en ce [bas monde] et le seront aussi le jour de la résurrection ! Quel détestable cadeau que celui qui leur sera offert !
Nous te faisons là le récit de ce qui est arrivé aux cités [que nous avons frappées]. Les [vestiges des] unes sont encore debout, tandis que d’autres ont été [complètement] rasées.
Nous n’avons pas traité injustement leurs habitants. Ce sont [ces derniers] qui se sont lésés eux-mêmes. Les divinités qu’ils invoquaient en dehors de Dieu ne leur servirent à rien, lorsque l’ordre de ton Seigneur fut donné, sinon à aggraver leur perte.
Telle est la riposte de ton Seigneur, quand il porte un coup aux cités convaincues d’iniquité. Son coup est, en vérité, douloureux, violent.
Il y a en ces récits, certainement, un enseignement pour la vie future. Ce sera un jour où les hommes seront réunis. Ce sera un jour solennel.
Nous ne le retardons qu’en raison de la pré-fixation de son terme.
Le jour où aura lieu [la résurrection], aucune âme ne parlera sans sa permission. [Les hommes] seront alors ou malheureux ou heureux.
Les malheureux seront, quant à eux, dans le feu où ils [feront entendre] leurs gémissements et leurs sanglots.
Ils y séjourneront tant que dureront les cieux et la terre, à moins que Dieu n’en décide autrement. Car ton Seigneur fait absolument tout ce qu’il veut.
Les bienheureux seront, par contre, dans le paradis où ils séjourneront tant que les cieux et la terre dureront, à moins que ton Seigneur ne [le] veuille autrement. [Ce sera] un don permanent.
N’aie aucune illusion sur ce qu’adorent ces gens-là ! Ils n’adorent que ce que leurs ancêtres ont antérieurement adoré [et], certes, nous leur attribuerons exactement leur lot, sans en rien diminuer.
Nous avons donné l’Écriture à Moïse. Des controverses furent suscitées à son sujet. N’eût été un arrêt pris antérieurement par ton Seigneur, ils auraient déjà été jugés. Ils sont à son sujet dans un doute qui les trouble.
Certes, [à] tous — nous en faisons le serment — nous attribuerons [le mérite] exact de leurs actes. Dieu est parfaitement au courant de ce qu’ils font.
Sois sur le droit chemin, comme tu en as reçu l’ordre — toi et quiconque se repent avec toi. Ne commettez plus d’iniquité ! Dieu voit parfaitement ce que vous faites.
Ne sympathisez pas avec ceux qui commettent des injustices ! Le feu vous atteindrait. Vous n’avez, en dehors de Dieu, aucun protecteur. Vous ne seriez pas secourus.
Prie aux deux extrémités du jour et aux premières heures de la nuit. Les œuvres méritoires dissipent les péchés. Voilà un rappel pour ceux qui se souviennent !
Patiente ! Dieu, en vérité, ne frustre point les hommes de bien de leur salaire.
Pourquoi, parmi les générations qui vous ont précédés, les gens vertueux, qui déconseillaient la corruption sur terre et que nous avions sauvés, étaient-ils si peu nombreux, tandis que les prévaricateurs, qui furent des criminels, persistaient dans leur attachement au luxe ?
Ton Seigneur ne saurait faire périr injustement les cités, alors que leurs habitants s’amendent.
Si ton Seigneur avait voulu, il aurait fait des hommes une seule communauté. Or, ils sont en divergence continuelle,
sauf ceux à qui ton Seigneur a accordé sa grâce. C’est pour cela qu’il les a créés. Ainsi s’accomplit la parole de ton Seigneur [aux anges] : « Certes, je remplirai la géhenne de djinns et d’hommes réunis ensemble. »
Nous narrons pour toi tous ces récits [choisis] parmi les nouvelles des prophètes pour raffermir ton cœur. La vérité t’est parvenue dans cette [sourate], ainsi qu’une exhortation et un rappel pour les croyants.
Dis aux mécréants : « Agissez à votre guise ! » Nous agissons, en vérité, nous aussi !
Attendez ! Nous attendons, en vérité, nous aussi, [l’heure de vérité].
A Dieu appartient le mystère des cieux et de la terre. A lui tout retournera ! Adorez-le ! Mets ta confiance en lui ! Ton Seigneur ne saurait être inattentif à ce que vous faites.
A.L.R. (’Alîf-Lâm-Râ). Voici les versets du livre qui éclaire.
Nous l’avons révélé sous forme d’une lecture [en langue] arabe, afin que vous raisonniez.
Grâce à la révélation que nous te faisons de ce Coran, nous te narrons le plus beau des récits, bien qu’auparavant tu fusses du nombre des insouciants.
Lorsque Joseph eut dit à son père : « Père [affectionné], j’ai vu [en songe] onze astres, ainsi que le soleil et la lune prosternés devant moi ! »
[Jacob] lui répondit : « Mon cher fils, ne raconte pas ton songe à tes frères ! ils ourdiraient contre toi une ruse, car Satan, en vérité, est pour l’homme un ennemi déclaré.
Ainsi ton Seigneur te choisira et t’apprendra l’interprétation des rêves. Il achèvera ses bienfaits envers toi, envers la famille de Jacob, comme il a comblé, naguère, tes pères, Abraham et Isaac. Certes, ton Seigneur est omniscient et sage. »
Il y a assurément, pour ceux qui questionnent, des signes dans [le récit] de Joseph et ses frères,
quand ces [derniers] dirent : « Joseph et son frère sont plus chers à notre père que nous, qui sommes une dizaine. Vraiment notre père est dans un égarement manifeste.
Tuez [donc] Joseph [dirent-ils les uns aux autres] ou éloignez-le en quelque terre pour que votre père ne regarde que vous et pour que vous soyez, après sa disparition, des gens bien en vue. »
L’un d’eux dit : « Ne tuez pas Joseph, jetez-le plutôt dans les profondeurs de la citerne, si vous êtes décidés [à le faire disparaître]. Quelque caravanier de passage pourrait le recueillir. »
« Père, dirent-ils, pourquoi te méfies-tu de nous au sujet de Joseph. Nous sommes bien intentionnés à son égard.
Envoie-le avec nous, demain, faire paître les troupeaux et jouer. Nous veillerons sur lui.
— J’éprouverai de la tristesse, répondit-il, si vous l’emmenez avec vous. Je crains qu’un loup ne le dévore, tandis que vous ne ferez pas attention à lui.
— Si le loup le dévorait, alors que nous sommes une dizaine, nous serions vraiment victimes d’une fatalité. »
Lorsqu’ils l’eurent emmené et furent unanimes à le jeter dans les profondeurs de la citerne, nous lui révélâmes : « Certes, tu auras à leur rappeler leur présent forfait, au moment où ils s’y attendront le moins. »
Le soir, à leur retour chez leur père, en pleurant
ils s’écrièrent : « Père, nous avons joué à la course en laissant Joseph près de nos effets. Le loup l’a alors dévoré. Tu ne nous croiras pas, bien que nous soyons sincères. »
Et ils lui présentèrent sa chemise tachée d’un sang qui n’était pas le sien. « Vos âmes, leur dit-il, vous ont suggéré un mauvais coup. [Je ferai preuve] d’une belle patience. [J’implorerai] de Dieu toute assistance [pour supporter] ce que vous racontez ».
Vint une caravane. [Ses convoyeurs] dépêchèrent leur ravitailleur en eau [vers la citerne]. Il y jeta son seau et s’écria : « Bonne nouvelle ! Voici un garçon ! » Ils le dissimulèrent pour le vendre telle une marchandise. Et Dieu savait bien ce qu’ils allaient faire [de lui].
Ils le vendirent à vil prix — quelques pièces d’argent. [Dans leur ignorance] ils avaient sous-estimé sa valeur.
L’homme qui, en Égypte, l’avait acheté dit à sa femme : « Traite-le gentiment ! Peut-être nous sera-t-il utile ou l’adopterons-nous comme fils. » C’est ainsi que nous avons établi Joseph en ce pays et lui avons appris l’interprétation des songes. Dieu est, [en effet], maître de sa décision, quoique la plupart des gens l’ignorent.
Lorsque Joseph eut atteint la force de l’âge, nous lui donnâmes la sagesse et la science, car c’est ainsi que nous rétribuons les hommes de bien.
Celle en la maison de qui il vivait essaya de le séduire. Ayant fermé les portes, elle lui dit : « Approche ! Je suis prête pour toi ! — A Dieu ne plaise, s’écria Joseph, [ton mari] est mon maître, et il m’a traité avec bonté ! Les prévaricateurs ne prospèrent pas, en vérité ! »
Mais ils furent obsédés l’un de l’autre et il eût succombé [à la tentation] sans un signe évident de son Seigneur. Nous avons ainsi agi pour détourner de lui le mal et la turpitude. Il était, en effet, du nombre de nos serviteurs sincères.
Ils coururent tous deux vers la porte. Elle déchira la tunique de Joseph par-derrière [en voulant le rattraper]. Ils trouvèrent le mari devant la porte. Aussitôt la femme s’écria : « Quelle sanction mérite celui qui a conçu une intention malhonnête à l’égard de ton épouse, sinon la prison ou un supplice cruel ?
— C’est elle, répliqua Joseph, qui a voulu me séduire ! » Un témoin de la famille [de Putiphar] intervint, disant : « Si la tunique de Joseph est déchirée par-devant, la femme dit vrai et Joseph ment ;
mais, si sa tunique est déchirée par-derrière, c’est elle qui ment et Joseph est sincère. »
Ayant constaté que la tunique était déchirée par-derrière, [Putiphar] déclara : « C’est là un exemple de la perfidie des femmes. Et certes, la perfidie des femmes est sans limite. »
[Et il ajouta] : « N’y pense plus, Joseph ! Et toi [femme], implore le pardon de ton péché. Tu es fautive, en vérité ! »
Des femmes jasèrent dans la ville : « La femme du grand intendant a tenté de séduire son valet ; il lui a inspiré une folle passion. Nous la voyons vraiment dans un égarement manifeste ».
Mise au courant de leur médisance, elle leur envoya des invitations, prépara une collation à leur intention, remit, [lorsqu’elles furent réunies], un couteau à chacune et ordonna [à Joseph] d’entrer. Quand [ces femmes] l’eurent vu, elles en furent si émerveillées qu’elles se tailladèrent les mains et s écrièrent : « Grand Dieu ! ce n’est pas un être humain ! C’est un ange merveilleux ! »
Elle [leur] dit [alors] : « Voilà celui au sujet de qui vous m’avez blâmée. J’ai effectivement tenté de le séduire, mais il veut rester chaste. Or, s’il refuse [plus longtemps] ce que je lui ordonne de faire, il sera jeté en prison et connaîtra assurément un sort misérable. »
« Seigneur, dit Joseph, je préfère la prison à [l’acte] auquel ces femmes me convient. Si tu ne me préserves pas de leurs embûches, je [finirai] par céder à mon inclination pour elles et sombrer dans le paganisme. »
Son Seigneur l’exauça et le préserva de leur perfidie. C’est lui en vérité qui entend et sait tout.
Ils jugèrent, par la suite, qu’ils devaient, malgré les preuves [de son innocence], le jeter en prison pour un temps.
Deux jeunes gens y entrèrent avec lui. L’un d’eux dit : « Je me suis vu, en songe, pressant du raisin. » Le second dit [à son tour] : « J’ai rêvé que je portais sur ma tête des pains que les oiseaux venaient picorer. » [Et ils demandèrent à Joseph] : « interprète pour nous ces rêves ! Nous voyons en toi un homme de bien.
— La nourriture qui vous est attribuée ne vous sera pas parvenue avant que je ne vous aie donné l’explication de ces rêves. [Oui], avant qu’elle ne vous soit remise. [L’art d’interpréter les songes] fait partie de ce que mon Seigneur m’a enseigné. En vérité, j’ai renoncé à la religion d’un peuple qui ne croit point en Dieu et nie la vie future.
Je professe la religion de mes pères Abraham, Isaac, Jacob. Nous ne pouvons rien associer à Dieu [dans notre culte] et c’est là une grâce accordée par Dieu à nous, comme à [tous] les hommes. Mais, la plupart de ces derniers ne sont pas reconnaissants.
O mes compagnons de prison ! Des divinités éparses sont-elles préférables à Dieu, l’Unique, le Dominateur ? 
Les [dieux] que vous adorez en dehors de lui ne sont que des noms que vous et vos ancêtres avez donnés à ce que [vous avez inventé] sans preuve divine à l’appui. En vérité, il appartient à Dieu seul de juger. Il a ordonné que vous n’adoriez que lui. C’est là la religion immuable. Mais, les hommes, la plupart, ne le savent pas.
O mes compagnons de prison ! L’un d’entre vous servira d’échanson à son maître. Quant à l’autre il sera pendu et les oiseaux lui picoreront la tête. L’affaire sur laquelle vous m’avez consulté est ainsi décidée. »
S’adressant à celui dont il avait prédit l’élargissement Joseph ajouta : « Parle de moi à ton maître quand tu seras auprès de lui. » Satan avait ainsi fait oublier à Joseph de se souvenir plutôt de [Dieu] son Seigneur. Aussi demeura-t-il encore quelques années en prison.
Le monarque [égyptien] dit [un jour] : « J’ai vu [en songe] sept vaches grasses qui dévoraient sept vaches maigres. J’ai vu aussi sept épis verts et sept épis desséchés. Dignitaires [de ma cour], éclairez-moi sur ma vision, si vous êtes capables d’interpréter les songes !
— C’est un amas de rêves [confus], dirent-ils. Au reste nous ne sommes pas versés dans l’interprétation des rêves. »
Celui des deux compagnons de prison qui avait été élargi, se souvenant enfin [de Joseph], s’écria : « Je vous en donnerai l’interprétation. Dépêchez-moi ! »
« O Joseph, dit-il [quand il arriva à destination], ô véridique ! explique-nous [le songe où l’on voit] sept vaches maigres dévorant sept vaches grasses, sept épis verts et sept épis desséchés, pour qu’à mon retour vers les gens [qui m’ont envoyé] je leur en donne l’interprétation. »
Joseph lui répondit : « Vous sèmerez pendant sept comme d’habitude. Laissez en épis tout ce que vous aurez moissonné, sauf une petite quantité que vous aurez gardée.
Viendront ensuite sept années de disette qui épuiseront les réserves que vous aurez constituées en prévision d’elles, excepté une petite quantité que vous aurez gardée.
Viendra, à leur suite, une bonne année durant laquelle seront favorisés les gens [par] la pluie et ils iront au pressoir. »
[Instruit de cette interprétation] le monarque ordonna : « Amenez-le-moi ! » Lorsque l’émissaire se présenta, Joseph lui dit : « Retourne auprès de ton maître et demande-lui quelle était l’intention des femmes qui s’étaient tailladé les mains ? Mon Seigneur sait parfaitement leur perfidie. »
... « Quel a été votre but, lorsque vous avez tenté de séduire Joseph ? leur dit-il. — A Dieu ne plaise ! répondirent-elles, il n’a fait aucun mal que nous sachions ! » La femme de l’intendant confessa : « La vérité éclate maintenant : c’est moi qui ai tenté de le faire céder à mes désirs. Certes, tout ce qu’il a dit est vrai ! »
... [j’ai ainsi exigé que la vérité fût rétablie] pour que mon maître sache que je ne l’ai point trahi en son absence et que Dieu déjoue la perfidie des traîtres.
« Je ne cherche point à m’innocenter : l’âme en vérité pousse au mal, à moins que Dieu, par [l’effet de sa] miséricorde, ne la [préserve du péché]. Mon Seigneur est, certes, clément et miséricordieux. »
Le monarque dit : Amenez-le-moi ! Je l’attacherai à ma personne ! » Après lui avoir dit quelques mots, il déclara : « Aujourd’hui, tu es placé auprès de moi, investi de ma confiance !
— Prépose-moi aux dépôts du pays, répondit Joseph, je serai [à ton service] un intendant averti. »
Ainsi avons-nous établi Joseph dans ce pays, libre de s’installer où bon lui semblait. Nous touchons de notre miséricorde qui nous voulons et ne faisons pas perdre aux hommes de bien le mérite [de leurs œuvres].
Et certes, la rétribution de la vie future est meilleure pour ceux qui auront cru et vécu dans la crainte de Dieu.
Les frères de Joseph vinrent [en Égypte] et entrèrent auprès de lui. Il les reconnut, mais eux ne le reconnurent point.
Lorsqu’il leur eut fourni leurs approvisionnements, il leur demanda : « Amenez-moi un frère que vous avez de votre père. N’avez-vous point remarqué que je vous ai donné bonne mesure, que je suis le meilleur hôte [que vous puissiez souhaiter] ?
Si vous ne l’amenez pas, il n’y aura pas d’approvisionnement pour vous chez moi et ne revenez plus ici
— Nous [tâcherons] de persuader notre père [pour le laisser venir avec nous]. Certes, nous y parviendrons. »
Joseph ordonna à ses valets de remettre dans les bagages de ses frères les marchandises [troquées] en disant : « Peut-être les reconnaîtront-ils à leur retour dans leur famille et reviendront-ils. »
De retour chez leur père, ils déclarèrent : « Père, il nous sera interdit à l’avenir de nous ravitailler en grain. Envoie avec nous notre frère [Benjamin]. Nous nous approvisionnerons et, certes, nous veillerons sur lui.
— L’assurance que vous me donnez [à son sujet] est-elle autre chose que celle donnée déjà, auparavant, à propos de son frère [Joseph] ? demanda Jacob. Dieu est meilleur gardien [que vous] et est le plus miséricordieux des miséricordieux. »
Lorsqu’ils eurent ouvert leurs bagages, ils trouvèrent que les marchandises [qu’ils avaient troquées] leur avaient été restituées. Ils s’écrièrent : « Père ! Que pouvons-nous désirer [de plus] ? Voici nos marchandises : elles nous ont été rendues ! Nous allons de nouveau ravitailler notre famille ; nous veillerons sur notre frère [que nous emmènerons avec nous] et aurons ainsi le chargement d’un chameau en plus. Ce sera peu de chose [pour notre généreux fournisseur].
— Jamais, rétorqua Jacob, je ne l’enverrai avec vous, à moins que vous ne vous engagiez devant Dieu à me le ramener, sauf si vous étiez réduits à l’impuissance. » Quand ils eurent pris cet engagement Jacob [accepta de laisser partir Benjamin] en disant : « Dieu est garant de vos déclarations ! »
Il ajouta : « Mes enfants ! n’entrez pas [dans la ville où vous allez vous ravitailler] par une même porte ! Entrez par des portes différentes. »
Leur entrée [dans la ville], comme le leur avait ordonné leur père, ne leur servit à rien contre ce que Dieu avait décidé ; ce n’était [au reste] qu’une précaution que Jacob avait jugé de leur recommander, étant, en vérité, instruit de ce que nous lui avions appris. Mais la plupart des hommes ne savent pas.
Quand ils furent introduits auprès de Joseph, celui-ci donna asile chez lui à son frère et lui dit : « Je suis ton frère. Ne t’afflige pas de ce qu’ils [m’]ont fait. »
Lorsqu’il leur eut fourni leurs approvisionnements, il mit sa coupe à boire dans les bagages de son frère [Benjamin], puis, [sur ses ordres], un héraut se mit à crier : « O [gens] de la caravane ! vous êtes des voleurs ! »
Revenant [vers les Égyptiens], les frères de Joseph demandèrent : « Qu’avez-vous perdu ?
— La coupe du roi ! » répondirent-ils. Et [le héraut] ajouta : « Une charge de chameau [récompensera] celui qui la rapportera. Je m’en porte garant. »
Les frères de Joseph affirmèrent : « Par Dieu, [nous ne l’avons pas prise]. Vous savez bien que nous ne sommes pas venus pour semer la corruption sur [cette] terre et que nous ne sommes pas des voleurs.
— Quelle sanction infliger au voleur, s’il [est prouvé] que vous mentez ? dirent les Égyptiens.
— La sanction à infliger à celui dans les bagages de qui la coupe sera retrouvée est [qu’il soit livré] lui-même [à titre d’esclave à la victime du vol]. C’est ainsi que nous sanctionnons [chez nous, Hébreux,] les injustes. »
Joseph commença par fouiller leurs sacs avant celui de Benjamin. Enfin il retira la coupe du sac de ce dernier. Nous avons ainsi [amené] Joseph à recourir à cette machination, sans laquelle il ne pouvait s’emparer de son frère selon la loi du monarque — à moins que Dieu ne l’eût voulu. Nous élevons en degré qui nous voulons, et au-dessus de chaque savant, il y a un savant [plus docte que lui].
[Les frères de Joseph] dirent : « S’il a commis un vol, un sien frère avait déjà volé avant lui. » Joseph se contint, ne voulant pas leur exprimer sa pensée, et dit [à part soi] : « Vous êtes dans une position plus misérable et Dieu sait de quoi vous parlez. »
« O intendant ! dirent-ils, [Benjamin] a un père âgé, très vieux. Prends l’un d’entre nous à sa place. Nous voyons en toi un homme de bien.
— A Dieu ne plaise, dit-il, que nous prenions un autre que celui chez qui nous avons retrouvé notre coupe. Nous serions alors injuste. »
Lorsqu’ils eurent perdu tout espoir [de l’attendrir] ils se concertèrent. L’aîné dit : « Oubliez-vous que votre père vous a fait prendre un engagement devant Dieu ? [Oubliez-vous] ce qu’antérieurement vous aviez commis au détriment de Joseph ? Jamais je ne quitterai ce pays, [quant à moi], avant que mon père me l’ait permis ou que Dieu m’ait donné gain de cause, car il est le meilleur des juges.
Retournez auprès de votre père et dites-[lui] : “Père, ton fils a commis un vol ! nous n’attestons que ce que nous savons et nous ne pouvions garantir l’imprévisible.
Questionne [à ce sujet les gens] de la cité où nous sommes allés [nous approvisionner] ainsi que la caravane avec laquelle nous étions partis : nous te disons la vérité !” »
— Non pas ! dit Jacob, votre âme vous a suggéré quelque mauvais coup. [Je ferai preuve] d’une patience exemplaire. Il se peut que Dieu me les ramènera tous. En vérité, c’est lui l’Omniscient, le Sage. »
Il leur tourna le dos en disant : « O ma douleur pour Joseph ! » Ses yeux furent voilés par suite de son affliction. [Cependant], il domina sa souffrance.
[Ses fils lui] dirent : « Par Dieu, tu ne cesseras d’évoquer Joseph jusqu’à compromettre ta santé et courir à ta perte !
— Je ne me plains qu’à Dieu de mon déchirement et de ma tristesse. Je sais de lui ce que vous ne savez pas.
Mes enfants, allez-vous enquérir de Joseph et de son frère, et ne désespérez point de la bienveillance de Dieu, car seuls les impies désespèrent. »
[Étant retournés en Égypte], les frères de Joseph dirent, lorsqu’ils furent en présence de celui-ci : « Grand intendant, nous avons, nous et notre famille, été touchés par le malheur. Nous apportons une marchandise insignifiante. Fais-nous bonne mesure [de grains] et sois charitable envers nous, car Dieu récompense ceux qui pratiquent la charité.
— Vous souvenez-vous de ce que vous avez fait de Joseph et de son frère, dans votre ignorance ? leur demanda-t-il.
— Est-ce que tu es... Certes, tu es Joseph ! — Je suis Joseph, déclara-t-il et voici mon frère [Benjamin]. Dieu nous a comblés de sa bonté. En vérité, quiconque craint Dieu et patiente... Dieu ne fait point perdre, aux hommes de bien, le mérite [de leurs œuvres].
— Par Dieu, dirent-ils, Dieu t’a préféré à nous : nous avons été fautifs.
— Aujourd’hui vous n’essuierez aucune réprimande de ma part. Dieu vous pardonnera, car il est le plus miséricordieux des miséricordieux.
Emportez ma tunique que voici et couvrez-en le visage de mon père ; il recouvrera la vue. Amenez-moi ensuite votre famille tout entière. »
La caravane était [à peine] partie [d’Égypte] que Jacob déclara [à son entourage] : « Si je ne craignais d’être pris pour un radoteur par vous je [dirais que] je sens l’odeur de Joseph.
— Par Dieu, dirent [les gens], tu persistes dans ta vieille aberration ! »
Lorsque le porteur de la bonne nouvelle arriva, il couvrit le visage de Jacob de la tunique [de Joseph]. Aussitôt celui-ci recouvra la vue et s’écria : « Ne vous avais-je pas dit que je sais de Dieu ce que vous ne savez pas ?
— Père, dirent-ils [en arrivant], implore de Dieu le pardon de nos péchés. Nous avons été fautifs.
— J’implorerai pour vous le pardon de mon Seigneur. Il est le Clément, le Miséricordieux. »
[Lorsque Jacob et les siens se rendirent en Égypte] et se présentèrent devant Joseph, celui-ci offrit à son père et à sa mère une demeure près de la sienne en disant : « Entrez dans [cette] capitale en toute sécurité et selon la volonté divine. »
Il fit monter son père et sa mère sur le trône tandis que [les autres membres de sa famille] tombèrent prosternés devant lui : « Cher père, dit Joseph, voilà l’interprétation de mon songe de jadis. Mon Seigneur en a fait une réalité. Il s’est montré bon envers moi en me faisant sortir de prison et en vous amenant du désert après la discorde jetée par Satan entre mes frères et moi. En vérité, mon Seigneur est plein de grâce en [tout] ce qu’il veut. Il est l’Omniscient, le Sage.
Seigneur ! Tu m’as accordé [une parcelle] d’autorité [sur ce pays] et initié à [une partie] de l’interprétation des songes. O Créateur des cieux et de la terre, tu es mon maître en ce monde et dans l’au-delà ! Reçois-moi, quand je serai mort, en homme soumis à ta volonté et fais-moi rejoindre les saints. »
C’est là une des nouvelles que nous te révélons de l’inconnu. Tu ne te trouvais point parmi [les frères de Joseph] lorsqu’ils se mirent tous d’accord pour perpétrer leur forfait.
Même si tu déployais beaucoup de zèle [pour les convertir], la plupart des hommes ne croiraient pas.
[Pourtant], tu ne leur demandes, [dans ton apostolat], aucun salaire ; [ce que tu enseignes] n’est qu’une mémoration à l’intention des mondes.
Que de signes dans les cieux et sur la terre près desquels les hommes passent sans leur prêter attention.
La plupart d’entre eux ne croient en Dieu qu’en lui associant [quelque chose].
Sont-ils sûrs qu’un châtiment de Dieu ne les enveloppera pas, que l’Heure ne les atteindra pas à l’improviste, sans qu’ils [la] pressentent ?
Dis : « Voici ma voie : j’appelle [les hommes ] à Dieu, en toute clairvoyance, moi et ceux qui me suivent. Gloire à Dieu : Je ne suis point du nombre des polythéistes. »
Nous n’avions envoyé, avant toi, que des hommes qui recevaient de nous une révélation, [choisis] parmi les gens des cités [où ils devaient prêcher]. [Tes détracteurs] n’ont-ils pas parcouru la terre pour se rendre compte de la fin de leurs prédécesseurs ? La demeure future est, certes, meilleure pour ceux qui craignent [Dieu]. Ne raisonnerez-vous donc pas ?
Quand les envoyés finirent par désespérer [de leur mission] et crurent qu’ils étaient tenus [à jamais] pour des imposteurs, notre secours leur arriva. Ceux que nous voulions [sauver] furent sauvés, alors que notre rigueur ne saurait être détournée des criminels.
Dans les récits [relatifs à ces envoyés] il y a, en vérité, un enseignement pour les hommes doués d’intelligence. Ce n’est pas là un récit mensonger, mais une confirmation des messages transmis antérieurement, un exposé détaillé de toute chose, une bonne direction et une miséricorde pour les gens qui ont la foi.
A.L.M.R. (Alîf-Lâm-Mîm-Râ). Voici les versets du Livre, et ce qui t’a été révélé par ton Seigneur est la vérité. Néanmoins, la plupart des hommes n’ [y] croient point.
C’est Dieu qui a élevé les cieux sans piliers visibles pour vous et s’est installé sur son trône. Il a imposé au soleil et à la lune [de poursuivre] chacun sa course jusqu’au terme fixé, réglé l’ordre [de l’univers], et [vous] expose en détail ses versets afin que vous ayez la certitude de le rencontrer.
Et c’est lui qui a étendu la terre, y a placé des monts et des cours d’eau, y a fait croître de chaque espèce de fruits deux couples, et couvre le jour de la nuit. Il y a en vérité en [tout] cela des signes pour des gens qui réfléchissent.
Il y a sur terre des parcelles de terre voisines les unes des autres, des jardins [complantés] de vignes, de céréales et de palmiers-dattiers, en touffes ou espacés, arrosés de la meilleure eau. Nous rendons les produits des uns supérieurs aux produits des autres. En vérité, il y a [aussi] en cela des signes pour des gens qui raisonnent.
Pour peu que tu t’étonnes, tu seras surpris [en les entendant] dire : « Quand nous serons [redevenus] poussière, serons-nous vraiment [rappelés à la vie] en une création nouvelle ? » Voilà les impies [qui, par de tels propos,] nient leur Seigneur. Ce sont ceux-là qui [se présenteront, le jour de la résurrection,] avec des carcans au col ! Ce sont ceux-là qui seront les hôtes éternels du feu.
[Les impies] te défient de hâter l’arrivée du malheur [que tu leur annonces] plutôt que celle du bonheur. Pourtant des exemples de [châtiment] se sont déjà produits avant eux. Certes, ton Seigneur est enclin à pardonner aux hommes, malgré leur iniquité. Mais il est [également] violent dans sa répression.
Les impies disent [volontiers] : « Que n’a-t-on fait descendre sur lui un signe de son Seigneur. » Or, tu n’es qu’un avertisseur et chaque peuple a un guide.
Dieu sait ce que porte toute femelle [en son sein], la contraction et la dilatation [qui affectent] les matrices. Toute chose a auprès de lui sa mesure.
[Dieu] connaît le mystère du monde et ce dont les hommes [peuvent] témoigner. Il est le Grand, le Sublime.
Tout pour lui est égal : celui d’entrer vous qui tient sa parole secrète comme celui qui la divulgue, celui qui se cache la nuit, comme celui qui se manifeste le jour.
[Tout homme] a par-devant lui, par-derrière lui, [des anges] qui se relaient sur ordre de Dieu. Dieu en vérité ne modifie nullement l’état d’un peuple, tant que les individus [qui le composent] ne modifient pas ce qui est en eux-mêmes. Quand Dieu veut [infliger] un mal à un peuple, celui-ci ne saurait y échapper, n’ayant d’autre protecteur que Dieu.
C’est lui qui vous fait voir l’éclair [pour vous inspirer] la frayeur et l’espérance et forme de gros nuages.
Le tonnerre glorifie sa louange et les anges aussi par crainte de lui. Il lance la foudre pour atteindre qui il veut, tandis que les hommes disputent à son sujet. Il est violent dans sa puissance.
A lui [doit être adressé tout] appel à la vérité. Ceux qu’on invoque en dehors de lui ne sauraient exaucer le moindre vœu, de même qu’un homme [altéré] qui tend les deux mains vers l'eau pour les porter à sa bouche ne saurait l’y faire parvenir. L’invocation des impies n’est autre chose qu’une aberration.
Devant Dieu se prosternent matin et soir, bon gré malgré, ceux qui sont dans les cieux et sur la terre, de même que leur ombre.
Dis [aux impies] : « Qui est maître des cieux et de la terre ? » Dis : « Dieu ! » Dis : « [Et] vous avez pris des maîtres plutôt que lui, qui ne détiennent aucun pouvoir sur ce qui leur est utile ou nuisible ! » Dis : «L’aveugle égale-t-il le voyant ? » Ou encore : «Les ténèbres sont-elles comparables à la lumière ? [Les idolâtres] ont-ils associé à Dieu [des divinités capables] de créer, comme Dieu, au point qu’ils se méprennent sur la création ? » Dis : « Dieu est créateur de toute chose ! C’est lui l’Unique, le Dominateur. »
Il fait descendre du ciel une eau : des rivières coulent selon la capacité [de leur lit]. Le courant [débordant] charrie une écume impétueuse. Semblable à cette écume est le laitier provenant de ce qu’on porte à la fusion, dans le feu, pour [fabriquer] bijoux et ustensiles. Ainsi Dieu met en parabole le vrai et le faux. L’écume est expurgée. Quant à ce qui est utile aux hommes, il demeure sur la terre. Dieu use ainsi de paraboles.
Ceux qui répondent [à l’appel] de leur Seigneur auront la meilleure [fin]. Ceux, [par contre], qui refusent [seront soumis] à une malheureuse reddition de comptes, dussent-ils offrir pour se rédimer tout ce que contient la terre et autant encore, [en plus de cela]. Leur refuge sera la géhenne. Quel affreux berceau !
Celui qui sait que ce qui t’est révélé delà part de ton Seigneur est la vérité, est-il [à comparer] à celui qui est aveugle ? Ne réfléchissent en vérité que ceux qui sont doués d’intelligence,
ceux qui sont fidèles à leur engagement envers Dieu et ne violent point leur pacte.
Ceux qui respectent les liens que Dieu a ordonné de respecter, [qui] craignent leur Seigneur et redoutent une malheureuse reddition de comptes ;
ceux qui recherchent avec persévérance la face de leur Seigneur, s’acquittent de la prière, effectuent discrètement ou publiquement des prélèvements [pour les œuvres de charité] sur les biens dont nous les avons pourvus, repoussent le mal par le bien, à ceux-là [sont réservés] [comme] ultime demeure
Les jardins d’Éden. Ils y pénétreront eux et ceux de leurs ascendants, de leurs épouses et de leurs descendants qui ont pratiqué la vertu. Les anges entreront auprès d’eux par chaque porte
[pour leur dire] : « Que la Paix soit avec vous ! Vous avez persévéré. Que votre demeure ultime est belle !»
Ceux qui violent leur engagement envers Dieu, après l’avoir pris, brisent les liens que Dieu a ordonné d’établir, sèment la corruption sur terre, ceux-là seront maudits et une demeure affreuse leur [est réservée].
Dieu se montre prodigue ou parcimonieux dans ses dons envers qui il veut. Ils se réjouissent de la vie d’ici-bas ; or, la vie d’ici-bas n’est qu’une méprisable jouissance, eu égard à la vie future.
Les impies disent : « Que n’est-il descendu sur lui un signe de son Seigneur ? » Réponds : « Dieu égare qui il veut et guide vers lui quiconque se repent,
[ainsi] que ceux qui croient et dont les cœurs, se réconfortent à la remémoration de Dieu. Les cœurs ne se réconfortent-ils pas en effet au souvenir de Dieu ? »
Ceux qui croient et font le bien [ceux-là connaîtront] la félicité et la plus belle des retraites.
C’est ainsi que nous t’envoyons auprès d’une communauté que d’autres communautés ont précédée afin de lui réciter ce que nous te révélons. Ils nient, cependant, le Miséricordieux. Dis : « Il est mon Seigneur ! En dehors de lui, il n’y a point de divinité ! A lui je m’en remets et à lui [j’exprime] mon repentir. »
S’il [pouvait exister] un Coran grâce auquel les montagnes pouvaient être mises en branle, la terre fendue et les morts amenés à parler [ce serait bien celui-ci]. Mais, c’est hors de question, car l’ordre appartient entièrement à Dieu. Or ça, les croyants ne savent-ils pas que si Dieu le voulait, il mettrait tous les hommes sur la bonne voie ? Cependant, les mécréants ne manqueront pas, en sanction de leurs actes, d’être atteints par un cataclysme... à moins que tu ne campes [toi-même] aux approches de leurs demeures, jusqu’à ce que la promesse de Dieu s’accomplisse, car Dieu ne manque nullement à sa promesse.
Et certes, des envoyés [de Dieu] ont été, avant toi, tournés en dérision. J’ai donné un répit aux mécréants, avant de les châtier. Et quelle fut la sanction que je [leur] ai infligée ?
Celui qui observe chaque âme dans ce qu’elle acquiert, [est-il semblable] aux « associés » qu’ils donnent à Dieu ? Dis : « Nommez [ces divinités] ! Apprendriez-vous à Dieu ce qu’il ignorerait sur terre ? Ou bien est-ce une manière apparente de vous exprimer ? Au contraire, la perfidie des mécréants a été parée [à leurs yeux] et ils se sont écartés du [bon] chemin. Or, celui que Dieu égare ne peut trouver aucun guide. »
En la vie d’ici-bas sera infligé un châtiment aux [impies]. Mais le châtiment [qui les attend] en la vie future sera encore plus pénible et personne ne les préservera de la [sanction] de Dieu.
Le paradis promis à ceux qui craignent Dieu est comparable [à un jardin] arrosé par des ruisseaux. Ses produits consommables et ses ombrages seront perpétuels. Telle sera la fin des hommes pieux; tandis que celle des impies sera le feu.
Ceux à qui nous avons donné l’Écriture se réjouissent de ce qui t'est révélé, tandis que certaines factions en rejettent une partie. Dis-leur : « Il m’a seulement été ordonné d’adorer Dieu, de ne rien lui associer. C’est [à son culte] que j’appelle et c’est vers lui que je retournerai. »
[De même que nous avons révélé aux prophètes qui t’ont précédé une prédication dans leur langue], de même nous te révélons [ce Coran] comme une sagesse exprimée en langue arabe. Certes, si tu suivais les mécréants dans leurs passions, après avoir reçu une [partie] de la science, tu n’aurais ni maître ni préservateur [pour te protéger] contre Dieu.
Nous avons déjà envoyé des messagers avant toi à qui nous avons accordé des épouses et des descendants. Il n’a nullement appartenu à un prophète de faire des miracles sans la permission de Dieu. Chaque terme est fixé par écrit.
Dieu efface ou confirme ce qu’il veut. L’Écriture primordiale est à sa portée.
Que nous te fassions voir quelques-unes de nos menaces [concernant les impies] ou que nous te rappelions à nous [avant leur accomplissement, peu importe], seule la transmission [de nos messages] t’incombe. C’est à nous [de leur demander] des comptes.
Ne voient-ils pas que nous rétrécissons les frontières de la terre [autour d’eux] ? Dieu juge ! Nul ne peut faire obstacle à son jugement et il est prompt dans ses comptes.
Ceux qui les ont précédés ont été perfides. Mais [le résultat] de toute perfidie dépend de Dieu. Il sait ce que chaque âme acquiert et les impies sauront à qui [est réservée] l'ultime fin.
Les impies disent : « Tu n'es pas un envoyé ! » Réponds-[leur] : « Dieu et quiconque possède la science et l’Écriture suffisent comme témoins entre vous et moi. »
A., L., R. (’Alîf-Lâm-Râ). [Voici] un livre que nous te communiquons pour que tu fasses sortir, avec la permission de leur Seigneur, les gens des ténèbres vers la lumière, vers la voie [de Dieu] tout-puissant et digne de louange,
[la voie] de Dieu à qui appartient ce qui est dans les cieux et sur la terre. Et malheur aux impies ! Ils subiront un supplice atroce.
[Malheur à] ceux qui trouvent la vie d’ici-bas plus attachante que la vie future et détournent [les gens] du chemin de Dieu, qu’ils cherchent à rendre tortueux. Ceux-là se sont trop éloignés [de la vérité] dans leur égarement.
Nous n’avons envoyé aucun messager qui ne [s'exprimât] dans l’idiome de son peuple pour l’éclairer. Dieu égare qui il veut et met sur la bonne voie qui il veut. C’est lui le Tout-Puissant, le Sage.
[C'est] ainsi que nous avons envoyé Moïse, accompagné de nos signes [en lui disant] : « Fais sortir ton peuple des ténèbres vers la lumière et rappelle-lui les journées de Dieu. » Il y a en cela des signes pour tout homme plein d’endurance et de reconnaissance.
Quand Moïse dit à son peuple : « Souvenez-vous des bienfaits dont Dieu vous a comblés : il vous a délivrés des agents de Pharaon qui vous maltraitaient ignominieusement, égorgeaient vos fils et laissaient vos femmes en vie. En cela il y avait une rude épreuve [pour vous de sa part].
[Souvenez-vous aussi] lorsque votre Seigneur annonça : « Si vous êtes reconnaissants, je ferai, certes, encore plus pour vous. Mais, si vous êtes infidèles, mon châtiment sera terrible pour vous. »
Et Moïse ajouta : « Seriez-vous infidèles, vous et tous ceux qui sont sur terre, que Dieu [n’en serait pas moins] digne de louange. »
Les nouvelles de ceux qui furent avant vous ne vous sont-elles point parvenues : [celles] du peuple de Noé, de ‘Ad, de Thamûd, de ceux qui furent après eux et que Dieu seul connaît ? Les messagers [que nous leur avions envoyés] se présentèrent à eux avec des preuves, [mais] ils portèrent leurs mains à leur bouche en disant : « Nous n’ajoutons pas foi à vos messages ! Nous sommes, en ce qui concerne l’objet de vos appels, dans un doute troublant. »
Les envoyés leur dirent : « Y a-t-il un doute au sujet de Dieu créateur des cieux et de la terre qui vous appelle pour vous pardonner une partie de vos péchés et vous donner un délai jusqu’au terme arrêté ? — Vous n’êtes que des humains comme nous ! répliquèrent les impies. Vous voulez nous détourner de ce que nos ancêtres adoraient ! Apportez-nous donc un argument décisif! »
Les prophètes [dépéchés auprès] d’eux dirent : « Nous sommes, certes, des humains comme vous, mais Dieu comble de sa bonté qui il veut parmi ses serviteurs. Nous ne pourrions vous fournir un argument décisif qu’avec la permission de Dieu. Qu’en Dieu les croyants placent leur confiance !
« Nous n’avons qu’à nous en remettre à Dieu qui nous a placés sur les chemins [que nous devions suivre] ! Nous supporterons patiemment les persécutions que vous nous infligez. Que ceux qui cherchent à qui se confier s’en remettent à Dieu ! »
Les impies dirent aux prophètes [qui leur avaient été envoyés] : «Nous vous expulserons de notre territoire, à moins que vous ne reveniez à notre religion ! » C’est alors que leur Seigneur leur fit cette révélation : « Certes, nous allons anéantir les injustes,
et vous installer à leur place, sur cette terre. Telle est [la récompense] de ceux qui respectent ma grandeur et redoutent ma menace.»
Les prophètes demandèrent alors [à Dieu] de les assister contre eux. Tout tyran insolent fut alors déçu.
La géhenne est devant lui. Sa boisson sera un mélange de pus et de sang.
Il l’avalera a petites gorgées, non sans difficultés. La mort l’assaillira de toute part, mais il ne mourra pas car il subira ensuite un gros châtiment.
Les œuvres de ceux qui nient leur Seigneur sont comparables à de la cendre sur laquelle souffle avec violence le vent, un jour de tempête. Ils ne pourront rien en retirer [le jour de la résurrection] et c'est là un égarement bien éloigné [de la vraie route]
Ne vois-tu pas que Dieu a, en toute vérité, créé les cieux et la terre et que, s'il voulait, il vous en bannirait pour vous remplacer par de nouvelles créatures ?
Car, pour Dieu, cela n’est nullement difficile.
Tous comparaîtront devant Dieu. Les faibles de la terre diront aux orgueilleux : « Nous vous avions suivis : pouvez-vous nous être de quelque utilité contre le châtiment de Dieu ? — Si Dieu vous avait mis dans la bonne voie, diront [ces derniers], nous vous aurions certainement bien guidés. Mais pour nous [maintenant] s'affliger ou endurer revient au même. Pas de refuge pour nous ! »
Satan dira, lorsque tout sera accompli : « Certes, Dieu vous avait fait une promesse vraie. Moi [aussi] je vous avais fait une promesse, mais je vous ai trompés. Je n’avais aucun pouvoir sur vous, sauf de vous appeler et vous m'avez répondu. Ne me blâmez pas ! Adressez vos blâmes à vous-mêmes ! Je ne puis vous porter secours et vous n’êtes d'aucun secours pour moi. Je nie ce que vous m'aviez associé, autrefois. » Un châtiment douloureux [attend], en vérité, les injustes.
 Ceux qui auront cru [en Dieu] et pratiqué le bien seront, [par contre], introduits dans les jardins arrosés par des ruisseaux pour un séjour éternel, par autorisation de leur Seigneur, où leur salutation sera : «Paix ! »
N'as-tu point vu comment Dieu exprime [sous forme] de parabole une bonne parole pareille à un bel arbre dont la racine est solide, la ramure [dressée] vers le ciel,
et qui, par la permission de son Seigneur, produit à tout moment des fruits. Dieu propose des paraboles aux hommes afin qu'ils réfléchissent.
Une parole mauvaise est semblable à un arbre nuisible arraché au sol : elle n'a pas de stabilité.
Dieu affermit ceux qui croient par une parole ferme en la vie d’ici-bas et dans la vie future. Dieu égare les injustes et fait ce qu’il veut.
N’as-tu point porté tes regards vers ceux qui échangent les bienfaits de Dieu contre l’impiété et placent leur peuple dans la demeure de la perdition, [en]
la géhenne dont ils auront à supporter l’ardeur ? Quel affreux asile !
Ils ont donné des égaux à Dieu pour égarer [les gens] loin du chemin de Dieu.
Dis-[leur] : « Jouissez [de cette vie] ! En vérité, vous êtes voués au feu [de l’enfer]. » Dis à mes serviteurs qui ont cru [en moi] d’accomplir la prière, de faire la charité discrètement et publiquement [en prélevant] sur ce que nous leur avons accordé, avant l’arrivée d’un jour où il n’y aura ni trafic ni amitié.
C’est Dieu qui a créé les cieux et la terre, fait descendre l’eau du ciel grâce à laquelle il fait pousser des fruits pour votre nourriture. Il vous a soumis les vaisseaux qui, par sa permission, voguent sur la mer. Il vous a soumis les cours d’eau.
Pour vous, il a soumis le soleil et la lune à une révolution invariable ainsi que la nuit et le jour.
Il vous a accordé [une partie] de tout ce que vous lui avez demandé. Aussi seriez-vous incapables de dénombrer les bienfaits de Dieu si vous les comptiez. [Mais] l’homme en vérité est injuste et ingrat au possible.
[Souviens-toi] lorsque Abraham dit : « Seigneur ! fais que ce territoire soit un lieu sûr ! Préserve-moi ainsi que mes enfants de l’adoration des idoles.
« Seigneur, elles ont égaré beaucoup d'hommes ! Celui qui me suivra sera des miens et celui qui me désobéira... Tu es tout-clément et compatissant !
«Seigneur ! J’ai établi une partie de ma descendance dans une vallée sans culture, près de ta sainte maison afin, Seigneur, qu’ils accomplissent la prière ! Fais que les cœurs d'une [catégorie] d'hommes éprouvent de l'affection pour eux, nourris-les de fruits. Peut-être seront-ils reconnaissants.
« Seigneur, tu sais, en vérité, ce que nous cachons et ce que nous divulguons ! Rien ne t'est caché sur terre ni dans le ciel.
« Louange à toi qui m'as gratifié d'Ismaël et d'Isaac, malgré ma vieillesse ! Certes, mon Seigneur entend bien la prière [de ceux qui l'invoquent].
Fais que j'accomplisse la prière et qu’une partie de mes descendants [l’accomplissent également] ! Seigneur, agrée mon invocation !
« Seigneur ! Pardonne-moi ainsi qu’à mon père et à ma mère et aux croyants, le jour de la reddition des comptes. »
[Prophète] ! ne crois pas que Dieu soit inattentif à ce que font les injustes. Il ne fait que reporter [leur châtiment] au jour où les yeux seront hagards,
tandis qu’ils courront apeurés, la tête levée, les regards figés, les cœurs vides.
Avertis les hommes du jour où le châtiment aura lieu, où les injustes diront : « Seigneur ! accorde- nous un court délai pour que nous répondions à ton appel et suivions les prophètes. » [Mais Dieu leur dira] : « N’aviez-vous point juré, autrefois, qu’il n’y aurait pas de changement [dans le destin des hommes].
« Vous avez occupé les demeures de ceux qui s’étaient comportés injustement envers eux-mêmes, pleinement au courant de ce que nous avions fait d’eux. Nous vous avions cité des exemples. »
Les impies donnent toute la mesure de leur perfidie qui, cependant, n’échappe pas à Dieu, dussent les montagnes en être anéanties.
Ne pense nullement que Dieu puisse manquer à sa promesse envers ses envoyés. En vérité, il est puissant et vengeur.
[On s'en rendra bien compte] le jour où la terre sera changée et les cieux également et où les hommes se présenteront devant Dieu, l’Unique, le Vainqueur.
Tu verras alors les criminels accouplés par les [pieds et les mains] dans les fers.
Leurs tuniques seront de goudron et le feu couvrira leurs visages.
[Il en sera ainsi], Dieu rétribuant chaque âme selon ses actes [sur terre] car il est prompt dans ses comptes.
Voilà un message pour les hommes, afin qu'ils soient avertis et sachent qu'il est un Dieu unique, et enfin pour que les hommes doués d'intelligence réfléchissent.
A., L., R. (’Alîf-Lâm-Râ). Voici les versets d’une Écriture, d’un Coran édifiant.
Les infidèles aimeraient parfois être musulmans.
Laissez-les manger et jouir [de la vie] et se complaire dans [une fausse] espérance. Bientôt ils sauront !
Nous n’avons détruit aucune cité qui n’ait eu [un terme fixé en] une Écriture connue.
Aucune communauté ne devance son terme, ni ne le retarde.
«O [toi] à qui la remémoration a été communiquée, disent-ils, tu es en vérité un fou !
« Que ne nous amènes-tu des anges, si tu es du nombre des véridiques ? »
Nous ne faisons descendre les anges qu’avec la vérité, et les impies, alors, n’auront pas à attendre.
C’est nous, en vérité, qui t’avons communiqué la remémoration et, certes, c’est nous qui en sommes les gardiens.
Avant toi nous avons envoyé [des messagers] parmi les anciennes peuplades.
Aucun envoyé ne s’est présenté à eux sans qu’elles l’aient tourné en dérision.
C’est ainsi que nous l’inculquons aux criminels.
Ils ne croiront pas [n’étant nullement édifiés] par le sort traditionnel des anciens [peuples idolâtres].
Dussions-nous leur ouvrir une porte du ciel et qu’ils pussent, le jour durant, y monter,
qu’ils diraient encore : « Nos yeux sont seulement sous l’effet d’une ivresse, à moins que nous soyons envoûtés ».
Nous avons placé des astres, des constellations zodiacales dans le ciel, embelli celui-ci pour ceux qui regardent,
et protégé contre tout démon maudit,
sauf contre ceux qui s'efforcent d'en voler, par audition, [les secrets] et qu'une flamme éblouissante poursuit.
La terre, nous l'avons étendue, y avons érigé des cimes et y avons fait pousser toute chose [dans une proportion] mesurée.
Nous y avons mis des vivres pour vous et pour ceux dont vous n'êtes pas les nourriciers.
Il n’est rien dont nous n’ayons des réserves. Nous ne le faisons descendre que selon une mesure connue.
Nous envoyons des vents fécondants et faisons descendre du ciel une eau avec laquelle nous étanchons votre soif et dont vous n’étiez pas les magasiniers.
C'est nous qui donnons la vie et la mort et c'est nous les successibles.
Certes, nous connaissons parmi vous ceux qui précèdent, et certes, nous connaissons aussi ceux qui s'attardent.
En vérité, c'est ton Seigneur qui les rassemblera. Il est, en vérité, sage et omniscient.
Nous avons créé l'homme d'une argile crissante [prise] d'un limon fétide.
Quant au Jânn, nous l’avons créé auparavant d’un feu d’une ardeur mortelle.
Quand ton Seigneur dit aux anges : « Je vais créer un être humain d’une argile crissante [prise] d’une boue fétide,
et lorsque j’en aurai parfait la forme et insufflé en lui mon esprit vous vous jetterez devant lui et vous vous prosternerez ! »
[Cela étant], tous les anges se prosternèrent ensemble,
hormis Iblis. Il refusa d’en faire autant.
Dieu dit : « Iblis ! Pourquoi n’es-tu point parmi ceux qui se prosternent ?
— Je ne puis me prosterner devant un être humain que tu as créé d’une argile crissante [prise] d’une boue puante.
— Hors d’ici ! ordonna Dieu, tu es maudit !
« Que la malédiction soit sur toi jusqu’au jour de la résurrection ! 
— Seigneur, dit Satan, fais-moi attendre jusqu’au jour où [les hommes] seront ressuscités.
— Tu seras, dit-il, parmi ceux qui attendront
jusqu’au jour du temps connu.
— Seigneur, dit Satan, puisque tu m’as égaré, je les égarerai tous en enjolivant [le mal] pour eux sur terre,
« à l’exception des [croyants] sincères parmi tes serviteurs.
— Voici dit Dieu, la voie droite [qui mène] vers moi :
« Tu n’auras aucun pouvoir sur mes serviteurs, excepté ceux qui te suivront parmi les dévoyés.
« la géhenne sera, en vérité, un rendez-vous pour tous [ceux qui te suivront].
« Elle a sept portes et à chacune d’elles se tiendra à part un groupe [d’égarés],
« Ceux qui [me] craindront seront [par contre] en des jardins et [parmi] des sources
« [où il leur sera dit] : “Entrez-y paisibles et confiants. ”
« Nous aurons arraché de leurs cœurs toute haine. [Ils seront] sur des trônes, assis fraternellement, les uns en face des autres.
« Ils n’auront à y supporter aucune fatigue et ils n’en seront pas expulsés. »
Informe mes serviteurs que je suis le Clément, le Compatissant, en vérité,
et que mon châtiment est [assurément] douloureux.
Informe-les au sujet des hôtes d’Abraham,
qui dirent, en entrant chez celui-ci : « Salut ! » Abraham leur dit : « Vous me faites peur, en vérité !
— Ne sois pas effrayé, dirent les anges, nous t’annonçons, comme bonne nouvelle, la [naissance] d’un garçon plein de science.
— M'annoncez-vous cette bonne nouvelle, dit Abraham, malgré les atteintes de la vieillesse ? Que m’annoncez-vous [au juste] ?
— Nous te l’annonçons, selon la vérité ! Ne sois pas du nombre de ceux qui désespèrent !
— Mais qui pourrait désespérer de la miséricorde de son Seigneur, dit Abraham, hormis les égarés ?
« Cependant, de quoi s’agit-il, ô messagers ? dit-il
— Nous sommes envoyés vers un peuple criminel, déclarèrent-ils,
exception faite de la famille de Loth que nous sauverons toute,
sa femme mise à part. » Nous avions décidé, en effet, quelle serait parmi ceux qui devaient rester en arrière.
Lorsque les envoyés se présentèrent chez Loth,
celui-ci [leur] dit : « Vous êtes [pour moi] des inconnus !
— Au contraire, dirent les anges, nous venons avec ce dont ils doutaient.
« Nous t’apportons la vérité et sommes véridiques.
« Pars avec les tiens à la fin de la nuit. Marche derrière eux et que nul d’entre vous ne se retourne. Allez où il vous sera ordonné. »
Nous avisâmes Loth de cette décision : le dernier d’entre eux sera anéanti au matin.
Les gens de la ville vinrent [chez Loth], en quête de bonnes nouvelles.
[Loth leur] dit : « En vérité [ces gens] sont mes hôtes ! Ne me déshonorez pas !
« Craignez Dieu ! Ne me couvrez pas d’ignominie !
— Ne t’avions-nous pas interdit d’inviter qui que ce soit ? s’écrièrent-ils.
— Voici mes filles, dit-il [à votre disposition], si vous êtes décidés à accomplir [un acte charnel]. »
[Mais], par ta vie, ces gens étaient en plein égarement dans leur ivresse.
Au lever du soleil ils furent saisis par les clameurs.
Nous renversâmes [cette ville] sens dessus dessous et fîmes pleuvoir sur elle des pierres brûlantes.
Il y a en cela des signes, en vérité, pour ceux qui [tirent un enseignement] de ce qu’ils observent,
car [cette ville] se trouve sur un chemin tracé.
Il y a en cela des signes pour les croyants.
Les habitants du Bosquet étaient également injustes.
Nous avons tiré vengeance d’eux et l’une et l’autre [de ces villes] sont situées sur une route fort reconnaissable.
Certes, les habitants de Hijr avaient, [eux aussi], traité les envoyés de menteurs.
Nous leur avions fait parvenir nos signes, mais ils s’en étaient détournés.
Ils creusaient en toute milité des maisons dans les montagnes.
Ils furent saisis par les clameurs, à l’aurore.
Ce qu’ils possédaient ne leur servit à rien.
Nous n’avons créé les cieux et la terre et ce qui est entre eux qu’en toute vérité. L’heure approche, use d’un pardon plénier.
En vérité, c’est ton Seigneur, le Créateur par excellence, l’Omniscient.
Nous t’avons accordé sept des versets répétés et la lecture sublime.
N’étends point tes regards vers ce que nous avons accordé comme jouissance à certains couples parmi les impies. Ne t’afflige pas à leur sujet. Sois bienveillant envers les croyants.
Dis : « Je suis, certes, l’avertisseur édifiant ! »
Pareillement, nous avons infligé [un châtiment] aux conjurés,
qui ont qualifié le Coran d’œuvre décousue.
Par ton Seigneur ! Nous leur demanderons à tous
de rendre compte de leurs actes.
Proclame les ordres que tu as reçus et détourne-toi des polythéistes !
En vérité, nous te suffisons contre les persifleurs
qui placent une autre divinité à côté de Dieu. Ils sauront bientôt !
Nous savons bien que ton cœur est meurtri par leurs dénigrements.
Exalte ton Seigneur par la louange et sois du nombre de ceux qui se prosternent !
Adore ton Seigneur jusqu’à ce que vienne à toi la certitude !
L’ordre de Dieu arrive ! N’en demandez plus la prompte arrivée ! Gloire à lui ! Il est au-dessus de ce qu’on lui associe !
Il fait descendre les anges chargés de la révélation, suivant son ordre, auprès de qui il veut, parmi ses serviteurs, avec cet avertissement [à l’adresse des hommes] : il n’y a d’autre dieu que moi ! Craignez- moi !
Il a créé les cieux et la terre, en toute vérité. Il est au-dessus de ce qu’on lui associe.
Il a créé l’homme d’une goutte de sperme et voilà que [l’homme] est devenu [au sujet de son Créateur] un disputeur avéré !
Il a créé les bestiaux. Ils vous procurent vêtements chauds, profits divers et nourriture.
Ils vous paraissent beaux quand vous les ramenez le soir [à la bergerie] ou quand vous les conduisez le matin au pâturage.
Ils portent [vos charges] vers des pays que vous n'atteindriez qu’au prix d’un pénible effort. En vérité, Dieu est bienveillant et compatissant.
[Il a créé] les chevaux, les mulets et les ânes : ils vous servent de montures et d’apparat. Et Dieu créera ce que vous ne savez pas.
Il incombe à Dieu d’indiquer le droit chemin et il est des chemins éloignés. S’il avait voulu, il nous aurait tous mis sur la bonne voie.
C’est lui qui fait descendre l’eau du ciel dont, vous tirez une boisson et grâce à laquelle [croissent] des plantes dont vous nourrissez vos [troupeaux].
Grâce à elle aussi, il fait pousser les cultures, les oliviers, les palmiers, les vignes et [des arbres donnant] toutes sortes de fruits. En vérité, il y a en cela un signe pour les gens qui réfléchissent.
Il a adapté à vos besoins la nuit et le jour, le soleil et la lune. Les étoiles sont soumises à son ordre. En vérité, il y a en cela des signes pour des gens qui raisonnent.
Il y a [également] un signe certain pour ceux qui se remémorent, dans les choses aux couleurs variées que Dieu a répandues sur terre pour vous.
C’est lui qui a soumis la mer pour que vous tiriez pour votre consommation une chaire tendre, des joyaux que vous portez ; pour que vous y voyiez des vaisseaux fendre bruyamment les flots, que vous cherchiez [un peu] de sa grâce et pour que vous soyez reconnaissants.
Il a érigé sur terre des montagnes solidement établies pour qu’elle ne vacille pas sous vos pas. Il y a mis des cours d’eau et des sentiers pour que vous vous guidiez.
[Il a établi] des repères et grâce aux étoiles ils se guident.
Celui qui crée est-il comparable à celui qui ne crée pas ? Or ça, ne vous souvenez-vous pas ?
Si vous comptiez les bienfaits de Dieu, vous ne sauriez les dénombrer. Dieu, est, en vérité, clément et compatissant.
Dieu connaît vos secrets et ce que vous divulguez.
Les divinités que vous invoquez, en dehors de Dieu, ne créent rien ; elles sont elles-mêmes créées.
[Elles sont] mortes et non pas vivantes et ne savent même pas quand elles seront ressuscitées.
Quant à votre Dieu, c’est un Dieu unique. Ceux qui nient la vie future ont des cœurs [foncièrement] négateurs. Ils sont pleins d’orgueil !
Dieu sait assurément ce qu’ils cachent et ce qu’ils divulguent et, en vérité, il n’aime pas les orgueilleux.
Lorsqu’on leur demande : « Qu’a révélé votre Seigneur ? » ils répondent : « Des fables remontant aux anciens ! »
Qu’ils portent donc tout le poids de leur faix, le jour de la résurrection, ainsi qu’une partie du faix de ceux qu’ils égarent dans leur ignorance ! Or ça, leur fardeau ne sera-t-il pas affreux ?
Ceux qui furent avant eux, [eux aussi] ont usé de perfidie. Mais Dieu sapa les fondements de leur édifice ; son toit s’effondra sur eux et un châtiment dont ils ignoraient la provenance les frappa.
Puis, au jour de la résurrection, il les couvrira d’ignominie et leur demandera : « Où sont [les divinités] que vous m’associiez et au sujet desquelles vous étiez en divergence [avec les croyants] ? » Ceux qui auront reçu la science diront : « C’est aujourd’hui que l’ignominie et le malheur [accablent] les impies,
que les anges [de la mort] les reçoivent en état d’injustice envers eux-mêmes. » [Ils diront] après avoir salué : « Nous ne faisions aucun mal ! — Mais si ! [leur sera-t-il dit]. Dieu sait bien ce que vous faisiez.
« Franchissez les portes de la géhenne : vous y serez pour l’éternité ! » Fi de l’asile des fats !
Il sera dit à ceux qui auront craint [Dieu] : «Qu’a révélé votre Seigneur ? — Un bienfait ! » diront- ils. Ceux qui font le bien auront en cette vie une belle [récompense]. Mais la dernière demeure est [encore] meilleure. Quel excellent séjour sera celui de ceux qui auront craint [Dieu] !
Ils accéderont aux jardins d’Éden arrosés par des ruisseaux. Ils y auront ce qu’ils voudront. C’est ainsi que Dieu rétribue ceux qui [le] craignent,
ceux qui seront rappelés par les anges [de la mort] et à qui ces derniers diront : « Que la paix soit avec vous ! Entrez dans le jardin, en récompense de ce que vous faisiez [sur terre]. »
Qu’attendent les impies sinon que les anges se présentent à eux ou encore que l’ordre de ton Seigneur survienne ? Ainsi avaient agi ceux qui les avaient précédés. Dieu ne les lésa point, mais eux-mêmes se causaient du tort.
Les maux découlant de leurs actes les atteignirent et ils furent étreints par l’objet même de leurs moqueries.
Les polythéistes disent : « Si Dieu avait voulu, nous n’aurions rien adoré en dehors de lui. Nous n’aurions rien déclaré interdit sans lui. » Ainsi avaient prétendu ceux qui les avaient précédés. Mais [quelle mission] incombe aux prophètes si ce n’est la transmission claire ?
Nous avons envoyé à chaque communauté un messager pour la sommer de n'adorer que Dieu et de s’écarter du rebelle. Il y en eut qui furent guidés par Dieu. D’autres méritèrent l’égarement. Parcourez la terre et voyez quelle a été la fin de ceux qui criaient au mensonge.
Si tu t’appliques avec zèle [à les orienter vers] la bonne direction, [sache du moins] que Dieu ne dirige point celui qu’il égare et que [les égarés] n’auront pas de soutiens.
Ils jurèrent par Dieu, avec toute la force de leurs convictions, [affirmant] : «Dieu ne ressuscitera pas celui qui meurt ! » [Pourtant] si ! Il ressuscitera [les morts] selon une promesse qu’il se doit de tenir — mais la plupart des hommes ne savent pas —
pour les éclairer pleinement sur l’objet de leur controverse et pour que les mécréants sachent qu’ils furent des menteurs.
Lorsque nous voulons une chose, nous disons seulement : « Sois ! » et elle est.
Ceux qui ont émigré pour [la cause] de Dieu, par suite des injustices qu’ils ont endurées, nous les installerons en un lieu agréable en cette vie et leur rétribution [en] la vie future sera plus grande. Si seulement ils savaient !
[Heureux] ceux qui font preuve de patience et mettent leur confiance en leur Seigneur !
Les prophètes que nous avons envoyés avant toi n'étaient [eux aussi] que des hommes à qui nous avions fait une révélation. Interrogez [à leur sujet], si vous ne le savez [déjà], ceux qui détiennent les Écritures.
[C’étaient des hommes] apportant des preuves et les Écritures. Nous t’avons [pareillement] révélé une Écriture pour édifier les hommes sur ce qui leur a été adressé afin qu’ils réfléchissent.
Ceux qui perfidement ourdissent des forfaits sont-ils sûrs que Dieu ne les engloutira pas sous terre, ou qu’un châtiment [venant] d’où ils ne se doutent pas ne les atteindra pas,
ou ne les frappera pas en pleine activité, sans possibilité pour eux de le rendre inopérant,
ou encore ne les surprendra pas dans leur effroi ? En vérité, votre Seigneur est bienveillant et compatissant.
N’ont-ils point vu que les ombres de tout ce que Dieu a créé changent de place à droite et à gauche, [dans un état] de prosternation et de soumission ?
Devant Dieu se prosternent tout ce qui est dans les cieux, tout animal [existant] sur terre, ainsi que les anges, sans le moindre orgueil.
Ils redoutent leur Seigneur qui est au-dessus d’eux et exécutent ce qui leur est ordonné.
Dieu a dit : « Ne prenez pas deux divinités ! Dieu est un dieu unique. Redoutez-moi donc ! »
A lui appartient ce qui est dans les cieux et sur la terre. Un culte permanent lui est dû. Craindrez-vous donc un autre que Dieu ?
Quelque bien dont vous puissiez jouir, il vient de Dieu. Lorsqu’une souffrance vous afflige, c’est à lui que vous adressez vos supplications.
Puis, lorsqu’il vous en délivre, une fraction d’entre vous associe [des divinités] à son Seigneur,
méprisant ainsi ce que nous leur avons accordé. Jouissez donc ! Bientôt vous apprendrez !
Ils assignent une partie de ce que nous leur avons accordé à [des divinités] dont ils ne savent rien. Par Dieu, vous serez interrogés sur vos inventions mensongères !
Ils attribuent des filles à Dieu. Qu’il soit exalté ! [Il est au-dessus de leurs blasphèmes!]. Et ils s’attribuent à eux-mêmes ce qu’ils désirent.
Lorsqu’on annonce à l’un d’entre eux [la naissance] d’une fille, son visage noircit et il suffoque [de colère contenue].
Il ne se montre plus aux gens, par suite du malheur annoncé, partagé entre l’idée de garder [une fille venant de naître] malgré le déshonneur et celle de l’ensevelir dans la poussière. Or ça, leurs préjugés ne sont-ils pas ignobles ?
Ceux qui ne croient pas à la vie future représentent le mal, Dieu représente l’idéal ; c’est lui, le Puissant, le Sage.
Si Dieu réprimait les hommes pour leur iniquité, il ne laisserait sur la terre aucun être vivant. Il diffère cependant [leur châtiment] jusqu’au terme fixé. Lorsque ce terme arrivera, ils ne pourront ni le reculer, ni l’avancer [fût-ce] d’une heure.
Ils assignent à Dieu ce qu’ils détestent. Leurs bouches profèrent des mensonges [en prétendant] que la meilleure postérité leur appartient. Le feu leur est réservé, à n’en pas douter, et ils y seront précipités en premier lieu.
Par Allah, nous avons envoyé à des communautés [des messages] avant toi. Mais Satan a enjolivé leurs actes [à leurs yeux] et il est aujourd’hui leur patron. Il leur sera infligé un châtiment douloureux.
Nous ne révélons ce Livre que pour que tu les éclaires sur l’objet de leurs divergences [et aussi pour qu’il serve] de bonne direction et de miséricorde à un peuple qui croit.
Dieu a fait descendre du ciel une eau par laquelle il a revivifié la terre morte. Il y a, certes, en cela un signe pour les gens qui entendent.
Vous avez, en vérité, un enseignement [à tirer] des troupeaux. De ce que leurs entrailles contiennent de chyme et de sang, nous vous donnons comme boisson un lait pur, agréable pour ceux qui le boivent.
Des fruits des palmiers et des vignes vous tirez une boisson enivrante. Il y a en cela un signe pour les gens qui raisonnent.
Ton Seigneur a inspiré aux abeilles de prendre des demeures dans la montagne, les arbres et dans ce que les hommes érigent,
de butiner de toutes les fleurs et de suivre docilement les chemins de leur Seigneur. De leurs abdomens elles sécrètent une liqueur aux couleurs variées renfermant une guérison pour les hommes qui réfléchissent.
Dieu vous a créés et vous rappellera à lui. Parmi vous, il en est dont [la vie] se prolonge jusqu’à l’âge le plus vil, afin qu’après avoir su, ils ne sachent plus rien. En vérité, Dieu est omniscient et omnipotent.
Dieu a établi entre vous des différences dans [les richesses] qu’il [vous a accordées]. Or, ceux qui ont été favorisés ne remettent guère [le surplus de] leurs richesses aux esclaves qu’ils détiennent, en sorte qu’ils deviennent tous égaux. Nient-ils donc les bienfaits de Dieu ?
Dieu vous a donné des épouses de votre espèce. Il vous a donné des fils et des petits-fils [issus de vous et] de vos épouses et vous a accordé des choses agréables. [Les idolâtres] croiront-ils donc à ce qui est faux et nieront-ils les bienfaits de Dieu ?
Adoreront-ils, en dehors de Dieu, ce qui n’a rien à leur accorder ni des cieux ni de la terre, et ne peut rien ?
Ne comparez rien à Dieu ! Dieu sait et vous ne savez pas !
Dieu propose cette parabole : un esclave appartenant à autrui et ne pouvant rien et un homme [libre] à qui Dieu a attribué de belles richesses qui dépense en secret et publiquement. Ces deux hommes sont-ils égaux ? Louange à Dieu ! La plupart d’entre eux ne savent pas.
Dieu propose [encore] en parabole deux hommes dont l’un est muet, ne pouvant rien et constituant pour son patron une charge. En quelque lieu où celui-ci l’envoie, il ne lui rapporte rien de bon. [un tel homme] est-il l’égal de celui qui ordonne la justice et suit la voie droite ?
Dieu détient le mystère des cieux et de la terre. En ce qui concerne la fin du monde [tout se passera] comme en un clin d’œil, ou moins encore. Dieu a la suprême puissance sur tout.
Dieu vous a fait sortir du sein de vos mères dénués de tout savoir. Il vous a donné l’ouïe, la vue, l’intelligence. Peut-être [lui] manifesterez-vous votre reconnaissance ?
Ont-ils vu les oiseaux, soumis [à la volonté de Dieu] dans l’air du ciel où rien en dehors de lui ne les soutient ? En vérité, il y a en cela des signes pour des gens qui croient.
Dieu a fait de vos demeures un habitat pour vous. Il vous a procuré des tentes [faites] avec des peaux [provenant] de vos troupeaux, [tentes] que vous trouvez légères à transporter lors de vos déplacements et lorsque vous campez. [Il vous a procuré] de leur laine, du poil de chameau et du poil de chèvre, des meubles et des objets utiles.
De ce qu’il a créé, Dieu vous a procuré des ombrages, des asiles dans les montagnes, des vêtements qui vous protègent de la chaleur, des cottes qui vous préservent des coups. C’est ainsi que Dieu accomplit ses bienfaits [à votre endroit], afin que vous vous soumettiez à lui.
[Prophète], s’ils se détournent [de l’Islâm], seule la transmission édifiante [de celui-ci] t’incombe.
Ils connaissent les bienfaits de Dieu, mais les nient, [car] la plupart d’entre eux sont des impies.
Le jour où nous susciterons un témoin parmi chaque communauté, où il ne sera point permis aux mécréants [de faire valoir leurs arguments], ni de venir à résipiscence,
où les prévaricateurs, à qui il ne sera accordé aucun délai d’attente, verront un châtiment qui ne sera point adouci pour eux,
où les associateurs verront ce qu’ils auront associé à Dieu et diront : « Seigneur ! Voici les [divinités] que nous t’avons associées et que nous invoquions, en dehors de toi », c’est alors que celles-ci s’adressant à eux, leur déclareront : « Vous êtes en vérité des menteurs ! »
[Et c’est alors que] les impies offriront leur soumission à Dieu et [que] leurs chimères seront évanouies.
Aux impies qui se seront écartés de la voie de Dieu, nous ferons subir châtiment sur châtiment, pour prix de la corruption qu’ils auront répandue [sur terre].
Le jour où nous aurons suscité un témoin dans chaque communauté, à charge et issu d’elle, nous t’amènerons comme témoin contre ces gens-ci. Nous t’avons révélé le Coran comme explication claire de toutes les choses, comme direction, miséricorde et bonne nouvelle pour les musulmans.
Dieu ordonne l’équité, la bienfaisance, la libéralité envers les proches parents et interdit la turpitude, tout ce qui soulève la réprobation, l’insolence. Il vous exhorte afin que vous vous souveniez.
Soyez fidèles à vos engagements envers Dieu, une fois que vous les avez contractés ! Ne trahissez point vos serments après les avoir solennellement prêtés, en prenant Dieu [comme] garant [de leur observance] contre vous !
Ne ressemblez pas à celle qui défait ce qu’elle a solidement filé, en faisant de vos serments une manœuvre, sous prétexte qu’un groupement est plus nombreux qu’un autre. Ce n’est qu’une épreuve à laquelle Dieu vous soumet et il vous montrera clairement, le jour de la résurrection, l’objet de vos divergences.
Si Dieu avait voulu, il aurait fait de vous une seule communauté ; mais, il égare qui il veut et met sur la bonne voie qui il veut ; et certes, vous serez interrogés sur ce que vous faisiez.
Ne faites pas de vos serments une manœuvre : « Un pied glisse après avoir été fermement posé ! » Vous connaîtriez le malheur, en vous écartant du chemin de Dieu et un grave châtiment vous serait infligé.
Ne troquez pas à vil prix vos engagements envers Dieu. En vérité, ce qui est auprès de Dieu est meilleur pour vous, si vous saviez.
Ce que vous possédez est périssable et ce que Dieu détient est durable. Nous rétribuerons, certes, ceux qui auront patienté, d’après ce qu’ils auront accompli de mieux [sur terre].
Certes, nous assurerons une vie agréable à tout croyant, homme ou femme, qui accomplit une bonne action, [car] nous rétribuerons [les gens de bien] d’après ce qu’ils auront accompli de mieux.
Quand tu lis le Coran, demande à Dieu de te préserver contre Satan le maudit,
qui n’a, en vérité, aucun pouvoir sur ceux qui croient et qui s’en remettent à leur Seigneur.
Son pouvoir ne [s’exerce] que sur ceux qui le prennent comme maître ou, par lui, deviennent des associateurs.
Lorsque nous substituons un verset à un autre verset — et Dieu sait mieux [que quiconque] ce qu’il révèle —, les [idolâtres] disent : « Tu n’es qu’un imposteur ! » Mais, la plupart ne savent pas.
Dis : « L’esprit de sainteté l’a révélé en toute vérité, de la part de ton Seigneur, pour raffermir [dans leurs convictions] ceux qui croient et aussi comme bonne direction et bonne nouvelle pour les musulmans. »
Nous savons bien que les [idolâtres] disent : « C’est un homme qui l’enseigne ! » [Or] la langue de celui qu’ils suspectent [d’être ton inspirateur] est une langue barbare, tandis que [le Coran] est en langue arabe claire.
En vérité, ceux qui ne croient pas [à l’authenticité] des versets de Dieu, celui-ci ne les mettra pas dans la bonne voie et un châtiment douloureux leur sera [infligé].
Les imposteurs sont ceux qui ne croient pas [à l’authenticité] des versets de Dieu. Ce sont ceux-là les menteurs.
Quiconque renie Dieu après avoir cru en lui — exception faite de celui sur qui s’exerce une contrainte et dont le cœur demeure, néanmoins, tranquille [en sa foi] —, ceux qui ouvrent leurs cœurs à l’infidélité, le courroux de Dieu [tombera] sur eux et un immense châtiment leur sera réservé
pour avoir préféré la vie présente à la vie future, car Dieu ne met point les mécréants sur la bonne voie.
Voilà ceux dont Dieu a scellé le cœur, l’ouïe, la vue ! Voilà les inconscients !
Assurément, ce sont eux les perdants, en la vie future.
Ton Seigneur, néanmoins, sera, à l’égard de ceux qui, après avoir été [durement] tentés, ont émigré, puis combattu avec persévérance pour sa cause, plein de pardon et de compassion,
le jour où chaque âme viendra défendre sa propre cause et recevra l’exacte rétribution de ses actes, [où nul] ne sera lésé.
Dieu propose la parabole d’une cité qui jouissait de la sécurité et de la tranquillité. D’abondantes richesses affluaient de toutes parts vers elle. Or, elle nia les bienfaits de Dieu qui lui infligea, en sanction de ses méfaits, la faim et la peur.
Un envoyé [issu] d’eux leur est venu. Ils l’ont traité de menteur, et le châtiment de Dieu les a atteints tandis qu’ils prévariquaient.
Consommez de ce que Dieu vous a accordé de licite et d’agréable. Remerciez-le de ses bienfaits, si c’est bien lui que vous adorez.
[Dieu] ne vous interdit [de consommer] que [la chair] d’une bête crevée, le sang, la chair du porc et celle de tout animal sur lequel aura été prononcé [lors de son abattage] le nom d’une autre [divinité] que Dieu. Mais [pour] quiconque est forcé d’en manger, sans gourmandise ni intention de transgresser, Dieu sera indulgent et compatissant !
Ne dites pas, selon ce que vos langues profèrent comme mensonges : « Ceci est licite et ceci est illicite ! » en attribuant ainsi des mensonges à Dieu. Ceux qui attribuent des mensonges à Dieu ne prospéreront pas.
Piètre jouissance ! Un douloureux châtiment leur est réservé.
Aux adeptes du judaïsme, nous avons interdit ce que nous avons précédemment mentionné pour toi. Nous ne les avons point lésés, il se sont lésés eux-mêmes.
Ton Seigneur est néanmoins plein de pardon et de compassion à l’égard de ceux qui ont fait le mal par ignorance et qui après s’être repentis se sont amendés.
Abraham était le modèle parfait de la bonté, de l’obéissance à Dieu et du monothéisme pur. Il n’était nullement de ceux qui associent [des divinités à Dieu]
et il était reconnaissant [envers Dieu] pour ses bienfaits. [Dieu] l’a choisi et mis sur une voie droite.
Nous lui avons accordé une belle [faveur] en ce bas monde et, dans la vie future, il sera, certes, parmi les saints.
C’est ensuite que nous t’avons fait cette révélation : « Suis en monothéiste parfait la religion d’Abraham qui n’était point du nombre des associateurs. »
Le sabbat n’a été imposé qu’à ceux qui se livraient à des controverses à son sujet. En vérité, Dieu arbitrera leur litige le jour de la résurrection.
Appelle [les hommes] vers le chemin de ton Seigneur par la sagesse et la bonne exhortation. Discute avec eux de la meilleure façon. En vérité, c’est ton Seigneur qui connaît le mieux celui qui suit la bonne voie.
Si vous sanctionnez, sanctionnez de la même façon que vous aurez été sanctionnés et, certes, si vous patientez ce sera mieux pour ceux qui patientent.
Patiente [prophète] ! C’est avec l’assistance de Dieu seulement que tu [arriveras] à patienter ! Ne t’attriste pas à leur sujet. Que leur perfidie ne te cause aucune angoisse !
Dieu est avec ceux qui s’adonnent à la piété et avec ceux qui font le bien !
Gloire à celui qui fit voyager son serviteur la nuit, de la Sainte-Mosquée à la mosquée éloignée dont nous avons béni les alentours afin de lui montrer quelques-uns de nos signes ! Dieu est, en vérité, celui qui entend et sait tout.
Nous avions donné à Moïse l’Écriture qui devait servir de direction aux Israélites [en leur prescrivant] : « Ne vous confiez à personne en dehors de moi,
[ô vous], les descendants de ceux que nous avions chargés [dans l’Arche] avec Noé, [lequel] était vraiment un serviteur plein de reconnaissance ! »
Nous avons annoncé dans le [même] livre : « Par deux fois, vous commettrez du désordre sur la terre et afficherez un orgueil excessif.
« Lorsque viendra [l’heure d’exécuter] la première promesse, nous lâcherons contre vous des serviteurs à nous, d’une dureté implacable. Ils s’infiltreront dans les demeures et la promesse sera ainsi tenue. »
Plus tard, nous vous permîmes de prendre votre revanche sur eux, multipliâmes vos richesses et votre descendance et fîmes de vous une cohorte plus nombreuse,
[en vous disant] : « Si vous faites le bien, vous le faites pour vous-mêmes. Si vous faites le mal, c’est à votre détriment. Mais quand le terme de la dernière promesse arrivera, [nous lâcherons contre vous des ennemis] qui vous jetteront dans [affliction, s’introduiront comme la première fois dans le temple et saccageront de fond en comble ce dont ils se seront emparés.
Il se peut que Votre Seigneur vous fasse miséricorde. Si vous récidivez, nous récidiverons, et nous avons assigné la géhenne comme camp de détention aux infidèles.
Certes, le Coran conduit vers ce qu’il y a de plus droit et annonce aux croyants qui font des œuvres pies que leur mérite sera grand,
[de même qu’il annonce] que nous avons préparé un châtiment douloureux pour ceux qui ne croient pas à la vie future.
L’homme appelle [de ses vœux] le mal comme il appelle le bien. En vérité, l’homme est porté à la précipitation.
De la nuit et du jour nous avons fait deux signes. Nous avons effacé le signe de la nuit et rendu luminescent le signe du jour, afin que vous recherchiez la grâce de votre Seigneur, que vous connaissiez le nombre des années et le comput. Nous avons exposé toute chose d’une manière détaillée.
Nous avons assigné à chaque homme son lot. Le jour de la résurrection, nous exhiberons à son intention un écrit qu’il trouvera déroulé
[et il lui sera ordonné] : « Lis ton écrit ! Il te suffit d’être ton propre comptable, aujourd’hui. »
Quiconque suit la bonne voie la suit pour lui-même ; quiconque s’égare ne s’égare qu’à ses dépens. Nul ne portera le fardeau d’un autre. Nous n’avons châtié [aucun peuple] avant de lui envoyer un messager.
Quand nous voulons anéantir une cité, nous, ordonnons à ses riches [d’obéir à nos prescriptions]. Mais ils se livrent à la perversion et justifient ainsi la sentence prononcée contre leur cité. Aussi la saccageons-nous de fond en comble.
Que de générations nous avons exterminées après Noé ! Il suffit que ton Seigneur sache et observe les péchés de ses serviteurs.
A celui qui désire [jouir de la vie] immédiate, nous nous hâtons d’accorder de ce que nous voulons — à qui nous voulons. Pour plus tard, nous lui destinons la géhenne dont il aura à subir l’ardeur, honni et exclu [de la miséricorde divine].
Ceux qui préfèrent la vie future déploient dans ce dessein l’effort qu’il convient et ont la foi. Ceux-là leur effort sera reconnu.
Les uns et les autres, tous nous les soutiendrons de nos dons. Les dons de ton Seigneur ne sont interdits à personne.
Regarde comme nous les avons placés les uns au-dessus des autres [en cette vie]. Mais la vie future offrira plus de degrés et plus de supériorité [encore].
Ne mets point un autre dieu à côté de Dieu, sans quoi tu te trouverais honni et abandonné.
Ton Seigneur a décrété que vous n’adoriez que lui, que vous témoigniez de la bonté envers votre père et votre mère. Si l’un d’eux ou tous les deux vivent jusqu’à un âge fort avancé chez toi, ne leur dis pas : « Fi ! » [par lassitude] et ne les brusque point. Tiens-leur [au contraire] un langage affectueux.
Incline vers eux, par piété filiale, l’aile de l’humilité et adresse [à Dieu] cette prière : « Seigneur, sois miséricordieux envers eux comme [ils le furent envers moi], lorsqu’ils m’élevèrent tout petit. »
Votre Seigneur est parfaitement informé de ce qui est en vos âmes, [Il sait] si vous êtes vertueux. Il est, en vérité, plein de pardon pour ceux qui reviennent à lui.
Donne à ton proche ce qui lui est dû ainsi qu’au pauvre et au voyageur, et ne gaspille pas exagérément [pour autant],
En vérité, les gaspilleurs sont frères de Satan et Satan a été très ingrat envers Dieu.
Si, [dépourvu de moyens], tu t’écartes d’eux en espérant que, dans sa miséricorde, ton Seigneur [te permettra plus tard de leur venir en aide], du moins adresse-leur des paroles pleines de douceur.
Ne porte pas ta main fermée à ton cou et ne l’étends pas non plus outre mesure : tu serais blâmé et épuisé !
En vérité ton Seigneur accorde largement ou parcimonieusement ses dons à qui il veut. Il connaît parfaitement ses serviteurs et les voit fort bien.
Ne tuez pas vos enfants par crainte du dénuement. C’est nous qui leur accordons leur nourriture comme à vous. Si vous les tuiez [vous commettriez] en vérité un forfait horrible.
Ne forniquez point ! La fornication est en vérité une turpitude et un mauvais chemin.
Ne tuez pas, sans droit, votre semblable dont Dieu a rendu [la vie] sacrée pour vous. Quiconque est injustement tué, nous donnons à son proche [parent] un pouvoir [à son sujet]. Mais que celui-ci n excède pas les limites du meurtre. Il sera assisté !
Ne touchez au bien de l’orphelin que de la manière la plus honnête et ce, jusqu’à ce qu’il ait atteint sa majorité. Soyez fidèles à vos engagements car, en vérité, il [vous] en sera demandé compte.
Soyez scrupuleux, quand vous mesurez et pesez à l’aide d’une balance exacte. C’est mieux [pour vous d’agir ainsi] et plus beau quant aux conséquences.
N’accusez pas sans connaissance de cause. En vérité, sur l’ouïe, la vue, le cœur, sur tout, on sera interrogé.
Ne marche point orgueilleusement sur terre. Jamais tu ne saurais fendre la terre, ni te hausser au niveau de [ses] monts.
Ce qui est mauvais en tout cela est détesté de Dieu.
Voilà [des prescriptions faisant partie] de la sagesse que ton Seigneur t’a révélée. Ne mets donc point un autre dieu à côté de Dieu, sans quoi tu serais jeté dans la géhenne, honni, banni.
Quoi donc ? Votre Seigneur aurait choisi de vous octroyer [à vous] des garçons et de prendre pour lui des filles parmi les anges ? Ce que vous dites est vraiment grave !
Dans ce Coran, nous avons exposé aux hommes une [doctrine] leur permettant de réfléchir. Mais en fait cela ne contribue qu’à accroître leur aversion [de la vérité].
Dis : « S'il y avait avec Dieu d'autres divinités — comme ils prétendent — celles-ci chercheraient une voie [pour se rapprocher] du possesseur du trône. »
Gloire à lui ! Il est plus haut et plus auguste que ce qu’ils disent.
Les sept cieux, la terre et ce qui s’y trouve l’exaltent. Il n’est rien qui ne proclame sa louange. Mais [vous les infidèles], vous ne comprenez, rien à leur glorification. En vérité, Dieu est pleinement enclin à la mansuétude et au pardon.
Lorsque tu récites le Coran, nous plaçons un rideau invisible entre toi et ceux qui ne croient pas à la vie future
nous voilons leurs cœurs pour qu’ils ne comprennent pas et frappons leurs oreilles de surdité quand, dans le Coran, tu évoques ton Seigneur dans son unicité, ils [te] tournent le dos par répulsion.
Nous savons bien ce qu’ils entendent quand ils t’écoutent ou se font des confidences. Les injustes d’entre eux disent : « Vous ne suivez qu’un homme ensorcelé ! »
Regarde ce à quoi ils te comparent ! Ils s’égarent et ne sauront [retrouver le bon] chemin.
« Quand nous serons [réduits] en ossements et en poussière, serons-nous ressuscités [sous] une nouvelle forme ? » disent-ils.
Réponds-[leur] : « Soyez pierre ou fer,
ou tel autre objet parmi les choses extraordinaires que vous puissiez concevoir, [vous serez ressuscités]. » Ils disent : « Qui nous ramènera donc à la vie ? » Dis : « Celui-là même qui vous a créés la première fois ! » Ils diront alors, en secouant la tête dans ta direction [en signe de dérision]. Quand cela ? » Réponds : « Il se peut que ce soit avant longtemps ! ».
Le jour où Dieu vous rappellera [pour une nouvelle vie] vous lui répondrez par sa louange et vous penserez n'être demeurés que peu de temps [dans vos tombes].
Dis à mes serviteurs d’exprimer les paroles les plus affables, car Satan se glisse entre eux ; or, Satan est pour l’homme un ennemi déclaré.
Votre Seigneur vous connaît bien ! Il vous fera miséricorde ou, s’il le veut, vous châtiera. Nous ne t’avons pas envoyé auprès d’eux pour leur servir de garant.
Ton Seigneur connaît bien ceux qui sont dans les cieux et sur la terre. Nous avons donné à certains prophètes la précellence sur d’autres prophètes et avons gratifié David des psaumes.
Dis : « Invoquez ceux que vous prétendez être [des divinités] en dehors de lui : ils ne sauront ni vous préserver du mal, ni le modifier. »
Ceux qu’ils invoquent recherchent [eux-mêmes] le moyen qui les rapproche le plus de leur Seigneur, espèrent en sa miséricorde et redoutent son châtiment. En vérité, te châtiment de ton Seigneur est effrayant.
Il n’est point de cité que nous ne fassions périr ou dont nous ne tourmentions, cruellement les habitants, avant te jour de la résurrection. Cela est bien tracé dans le Livre.
Rien ne nous empêche de faire des miracles sinon que les anciens les ont [déjà] traités de mensonges. Nous avons fourni la chamelle aux Thamûdites comme [miracle] visible. Mais ils se comportèrent injustement [en la tuant]. En outre, nous n’usons de signes [miraculeux] qu’à titre de menace.
[Souviens-toi] lorsque nous te disons que ton Seigneur [en sa puissance] encercle les hommes. Quant à la vision dont nous t'avons gratifié, elle n’est de par nous qu’une tentation pour les hommes. Il en est de même de l’arbre maudit mentionné dans le Coran. [Plus] nous les menaçons et [plus] leur insolence augmente.
[Souviens-toi] lorsque nous dîmes aux anges de se prosterner devant Adam. Ils se prosternèrent, sauf Satan [qui] dit : «Moi, me prosterner devant celui que tu as créé d’argile ?
« Vois-tu, ajouta-t-il, si tu reportais [mon châtiment] jusqu’au jour de la résurrection, je dominerais assurément toute la descendance de celui que tu honores, excepté un petit nombre !
— Va-t’en ! lui dit-il ; la géhenne sera une ample rétribution pour toi et pour quiconque te suivra parmi sa descendance.
« Séduis de ta voix qui tu pourras parmi eux ! Fonds sur eux avec tes cavaliers et tes fantassins. Associe-toi à eux dans leurs biens et leurs enfants et fais-leur tes promesses ! (Or, ce que Satan leur promet n’est qu’illusion.)
« Quant à mes serviteurs, tu n’auras aucun pouvoir sur eux ; ton Seigneur [leur] suffira comme protecteur.»
Votre Seigneur est celui qui fait voguer pour vous le vaisseau sur la mer, pour que vous recherchiez [les dons] de sa grâce, car il est tout-compatissant envers vous.
Quand le danger vous menace [les divinités] que vous priez s’évanouissent, excepté lui. [Mais] aussitôt qu’il vous a ramenés à terre sains et saufs, vous vous détournez de lui. L’homme est [foncièrement] ingrat.
Êtes-vous certains qu’il ne nous engloutira pas en quelque coin de la terre ou qu’il ne déchaînera pas contre vous une tempête, sans que vous puissiez trouver un protecteur ?
Êtes-vous certains qu’il ne vous ramènera point [en mer] une autrefois, qu’il ne déchaînera point contre vous un ouragan pour vous noyer en raison de votre ingratitude, sans que vous puissiez, exercer de poursuites à son encontre ?
Certes, nous avons honoré les hommes, nous les avons portés sur terre et sur mer ; nous leur avons procuré d’agréables [nourritures], nous leur avons donné la précellence sur la plupart de nos créatures.
Le jour où par l’intermédiaire de son dirigeant nous ferons appeler chaque groupement humain, ceux à qui sera remis, en leur dextre, le registre [où sont consignés leurs actes] en prendront connaissance et ne seront pas lésés [pas même] d’un fil.
Quiconque aura été aveugle ici-bas le sera également dans l’au-delà et il sera plus égaré [encore] par rapport à la bonne route.
Ils ont failli t’éloigner de ce que nous t’avons révélé, espérant que tu nous imputerais mensongèrement tout autre chose. Ils eussent fait alors de toi leur ami.
Si nous ne t’avions raffermi [tu aurais accepté leurs propositions, car] tu as failli pencher un peu vers eux.
Nous t’aurions alors fait goûter le double [supplice] de la vie et le double [supplice] de la mort et tu n’aurais trouvé aucun soutien contre nous.
Ils ont failli t’inciter à abandonner ce pays pour t’en bannir. [S’ils étaient arrivés à leurs fins], ils n’y seraient demeurés que peu de temps après toi,
conformément à une tradition [déjà connue] de ceux de nos messagers envoyés avant toi. Tu ne trouveras aucune variation dans la loi de ton Seigneur.
Accomplis la prière du déclin du soleil jusqu’à la tombée de la nuit et [acquitte-toi] de ce que tu récites du Coran à l’aube, car la récitation au Coran à l’aube a des témoins.
[Veille] une partie de la nuit après un bref sommeil pour réciter le Coran, par une prière surérogatoire, afin que ton Seigneur te ressuscite en t’assignant un rang digne de louange.
Et dis : «Seigneur ! fais-moi entrer par une porte de vérité, et sortir par une porte de vérité ! Accorde- moi un pouvoir et un secours émanant de toi ! »
Dis : « La vérité est venue et l’erreur s’est dissipée ! » L’erreur est vouée à disparaître.
Par le Coran, nous communiquons, ce qui, pour les croyants, est une guérison et une miséricorde et, pour les injustes, une aggravation de leur perte.
Lorsque nous comblons l’homme de bienfaits, il se détourne et s’éloigne [de nous]. Lorsque le malheur l’atteint, il est profondément désespéré.
Dis : « Chacun se comporte selon sa nature. [Mais] votre Seigneur connaît bien celui qui suit la meilleure route. »
On t’interrogera sur l’âme. Dis : « L’âme relève de l’Ordre de mon Seigneur et, en fait de science, vous n’avez reçu que peu de chose. »
Certes, si nous voulions, nous retirerions ce que nous t’avons révélé et tu ne trouverais alors contre Dieu aucun curateur.
[Mais il n’en est rien] par une miséricorde de ton Seigneur. En vérité, sa grâce sur toi est grande.
Dis : « Dussent les hommes elles démons s’unir pour produire un Coran pareil à cette prédication, ils n’y parviendraient pas, même en se soutenant les uns les autres. »
Certes, nous avons donné aux hommes, dans le Coran, toutes sortes d’exemples, [mais] la plupart d’entre eux refusent [tout] sauf d’être mécréants,
et ils disent : « Jamais nous ne croirons à ta [prédication], à moins que tu ne fasses jaillir de la terre une source pour nous,
ou que tu aies un jardin [complanté] de palmiers-dattiers et de vigne entre lesquels tu feras couler des ruisseaux abondants,
ou que tu fasses tomber; comme tu le prétends, le ciel par fragments sur nous, ou que tu amènes Dieu et les anges en face de nous,
ou encore que tu aies une demeure [garnie] d'ornements, ou [enfin] que tu ne montes vers le ciel [sous nos yeux]. D’ailleurs nous n’ajouterions foi à ton ascension que si tu faisais descendre [du ciel] pour nous un livre que nous puissions lire. » Réponds : « Gloire à mon Seigneur ! [Que] suis-je, sinon un homme, un envoyé [de Dieu] ! »
Rien n’empêche les gens de croire, lorsque la bonne direction leur est indiquée, si ce n’est [le fait] de dire : « Dieu envoie-t-il un homme comme messager ? » 
Dis-[leur] : « S'il y avait sur terre des anges marchant en toute tranquillité, nous aurions fait descendre un ange comme messager auprès d'eux. »
Dis-[leur] : « Entre vous et moi, Dieu suffit comme témoin ! Il connaît bien ses serviteurs et il voit bien. ».
Celui que Dieu guide est bien guidé. Ceux qu'il égare, tu ne leur trouveras pas de maître en dehors de lui. Nous les rassemblerons le jour de la résurrection [en les traînant] sur la face, aveugles, muets, sourds ; la géhenne sera leur asile. Chaque fois qu'elle s'éteindra, nous ranimerons sa flamme [pour les châtier].
Telle sera leur rétribution pour avoir nié nos signes et avoir dit : « Or ça, quand nous serons ossements et poussière, serons-nous ressuscités en une création nouvelle ? »
Eh quoi, n’admettent-ils pas que Dieu qui a créé les cieux et la terre soit [aussi] capable de créer [des êtres] semblables à eux ? Il leur a fixé un terme sur lequel il n y a aucun doute. Mais les injustes n’admettent que leur mécréance.
Dis-[leur] : « Posséderiez-vous les trésors de la miséricorde de mon Seigneur que vous lésineriez de peur de les dépenser [tant] l’homme est sordidement avare. »
Nous avons accordé à Moïse neuf signes manifestes. Questionne les fils d’Israël lorsqu’il se présenta à eux et que Pharaon lui dit : « Moïse, je pense que tu es ensorcelé ! »
[Et Moïse] de rétorquer : « Tu sais bien que seul le Maître des cieux et de la terre a fait descendre de tels [signes] comme preuves évidentes. Je crois, Pharaon, que tu es perdu. »
Pharaon voulait les expulser de la terre [d’Egypte]. Mais nous l’engloutîmes lui et les siens, tous ensemble.
Nous dîmes, ensuite, aux enfants d’Israël : « Habitez ce pays. Lorsque [l’accomplissement] de la promesse de la vie future se réalisera, nous vous amènerons en foule, »
Nous l’avons fait descendre en toute vérité et avec la vérité il est descendu. Nous ne t’avons envoyé qu’en annonciateur et avertisseur.
[Nous l’avons fait descendre en] une prédication que nous avons fragmentée pour que tu le lises aux hommes lentement. Nous l’avons fait descendre graduellement.
Dis-[leur] : « Croyez-y ou n’y croyez pas ! Ceux qui ont reçu [de Dieu] la science avant [sa révélation] tombent prosternés, le menton contre terre, lorsqu’elle leur est récitée,
et disent : “Gloire à notre Seigneur ! Sa promesse s’est accomplie”.
« Ils tombent le menton contre terre en pleurant, leur humilité s’en trouvant accrue. »
Dis : « Appelez-le “Dieu” dans vos invocations ou le Miséricordieux. » Quel que soit le nom employé, il a les plus beaux noms. N’élève pas la voix dans ta prière et ne prie pas non [plus] à voix basse. Entre les deux, choisis le juste milieu.
Dis: «Louange à Dieu qui n’a ni enfant, ni associé dans la royauté, ni protecteur contre l’humiliation ! » Et magnifie hautement sa grandeur.
Louange à Dieu qui a révélé à son serviteur un livre exempt d’ambiguïté,
[un livre] d’une grande rectitude émanant de Dieu, pour avertir [qu’] une terrible calamité [menace les hommes] et annoncer aux croyants qui se livrent à de bonnes œuvres une belle récompense,
[une demeure] où ils séjourneront toujours ;
[pour lui permettre aussi] de mettre en garde ceux qui prétendent que Dieu s’est octroyé des enfants.
De Dieu ils n’ont aucune connaissance et leurs ancêtres non plus. Ce que leurs bouches expriment est un blasphème grave. Ce qu’ils racontent n’est que mensonge.
Tu risques de te laisser miner par le chagrin [en constatant] qu’ils se détournent de toi et refusent de croire à cette narration.
En vérité, nous avons fait de ce qui existe sur terre une parure pour celle-ci, afin de les éprouver [et savoir] qui parmi eux, en œuvres, est le meilleur.
Nous ferons assurément de ce qui existe sur terre un sol nu.
Penses-tu que les gens de la caverne et d’ar-Raqîm soient une merveille parmi nos signes ?
Lorsque ces jeunes gens se furent réfugiés dans la caverne, ils dirent : « Seigneur, assiste-nous d’une grâce émanant de toi et rends-nous aptes à nous conduire avec rectitude en une telle situation. »
Nous les plongeâmes dans le sommeil un [certain] nombre d’années dans la caverne.
Puis, nous les réveillâmes pour savoir lequel des deux partis évaluerait le mieux la durée de leur séjour.
Nous allons te raconter leur véritable histoire : C’étaient, en vérité, des jeunes gens qui croyaient en leur Seigneur et que nous avions fortifiés dans la bonne voie.
Nous raffermîmes leurs cœurs lorsqu’ils se dressèrent [devant le monarque persécuteur] et lui dirent : « Notre Seigneur est le Seigneur des cieux et de la terre ! Jamais nous n’invoquerons une autre divinité que lui. Nous proférerions autrement un blasphème énorme. »
Voilà [où en sont] nos gens ! Ils ont adopté des divinités en dehors de lui. Que n’apportent-ils une preuve éclatante [pour justifier] le culte qu’ils leur [vouent]. Et qui est plus injuste que celui qui profère des mensonges sur le compte de Dieu ? 
[L’un des jeunes gens dit] : « Lorsque vous vous séparerez d’eux et de ce qu’ils adorent en dehors de Dieu, retirez-vous dans une caverne. Votre Seigneur étendra sa miséricorde sur vous et apportera un adoucissement à votre sort. »
Tu aurais vu le soleil s’écarter à droite à son lever et, le soir, incliner à gauche de la caverne, au centre de laquelle ils s’étaient installés. C’est là un des signes de Dieu. Celui que Dieu dirige est bien dirigé. Celui que Dieu égare, tu ne lui trouveras aucun maître pour le mettre dans la bonne direction.
Tu les aurais crus éveillés alors qu’[en réalité] ils dormaient. Nous les retournions sur le côté droit et sur le côté gauche, tandis que leur chien [dormait] à l’entrée, les pattes étendues. Si tu les avais aperçus, tu serais revenu sur tes pas, en fuyant, le [cœur] rempli d’effroi à leur vue.
Nous les avons de même réveillés pour qu’ils s’interrogeassent les uns les autres. « Combien [de temps] êtes-vous demeurés [ici] ? demanda l’un d’eux. — Un jour, dirent les autres, ou une fraction de jour ! — Notre Seigneur, reprirent-ils, sait mieux [que nous] le temps que nous avons passé ici. Dépêchons l’un d’entre nous vers ta ville avec la monnaie que voici. Qu’il cherche la nourriture la plus pure et qu’il nous en apporte. Qu’il se montre courtois et n’attire aucune attention sur nous. 
« S’ils nous découvraient, ils nous lapideraient ou nous obligeraient à professer leur religion, et jamais alors, nous ne parviendrions à la félicité. »
C'est ainsi que nous mîmes sur leurs traces [les habitants de la cité] pour que [ces derniers] sussent que la promesse de Dieu est vraie et que, sur l'heure, il n’y a aucun doute. Aussi se disputèrent-ils à leur sujet et déclarèrent-ils : « Construisez sur eux un édifice. leur Seigneur est mieux informé à leur sujet. » Ceux dont l'avis l’emporta dirent « Élevons sur eux un sanctuaire. »
On dira qu'ils étaient trois, le quatrième étant leur chien. On dira en conjecturant sur [leur] mystère, qu'ils étaient cinq, le sixième étant leur chien, compte on dira qu'ils étaient sept, le huitième étant leur chien. Dis : « Mon Seigneur est plus informé [que quiconque] sur leur nombre. Peu [de gens] seulement le savent. Ne discute à leur sujet que selon les apparences et ne consulte personne en ce qui les concerne. »
Ne dis jamais, à propos d'une chose : « Certes, je ferai cela demain »,
[sans ajouter] « Plaise à Dieu ! » Invoque ton Seigneur, quand tu oublies en disant : « Il se peut que mon Seigneur me dirige vers ce qui est plus probant encore que cela. »
Ils demeurèrent en leur caverne trois cents ans, plus neuf.
Dis : « Dieu est plus informé sur le temps qu’ils demeurèrent. A lui appartient le mystère des cieux et de la terre. « Comme il voit bien et entend bien ! Il n y a d’autre maître que lui. Il n’associe personne à sa sentence. »
Récite ce qui t’a été révélé du livre de ton Seigneur. Nul ne [peut] modifier ses paroles et nulle part tu ne trouveras de refuge en dehors de lui.
Fais preuve de patience [en restant] avec ceux qui invoquent leur Seigneur matin et soir et cherchent sa face ! Ne les quitte pas des yeux, à la recherche du clinquant de la vie d’ici-bas. N’obéis point à celui dont nous-avons rendu le cœur inattentif à notre mémoration, qui suit sa passion et dont le comportement est outrancier.
Et dis : « La vérité émane de votre Seigneur. Croie qui veut ! Que soit mécréant qui veut ! » Aux injustes nous avons préparé un feu dont les flammes les cerneront. S’ils demandent du secours, ils seront secourus par une eau semblable à du métal fondu qui brûle les visages. Quel détestable breuvage et quel détestable asile !
En vérité ceux qui croient et font œuvres pies [nous les récompenserons car] nous rétribuerons quiconque fait le bien.
Ceux-là auront les jardins d’Éden ; à leurs pieds couleront des ruisseaux. Là ils seront parés de bracelets d'or, vêtus d’habits de soie et de brocarts verts, et accoudés sur des trônes. Quelle excellente récompense et quel bel asile !
Propose-leur en parabole [le cas] de deux hommes : à l’un nous donnâmes deux jardins [complantés] de vignes que nous entourâmes de palmiers-dattiers et séparâmes par des champs ensemencés.
Les deux jardins donnèrent leur récolte, ne trahissant en rien son espérance. Nous fîmes jaillir entre eux un ruisseau.
Il eut donc des fruits et dit à son compagnon, au cours d’un dialogue : « Je suis plus riche que toi et plus puissant aussi, grâce à mon clan. »
Il entra ensuite dans son jardin, en disant imprudemment à part soi : « Je ne pense pas que ceci périsse jamais !
« Je ne pense pas que l’heure [de la résurrection] arrive et [même] si j’étais ramené vers mon Seigneur, je trouverais en échange quelque chose qui vaudrait mieux que ce jardin.
— Serais-tu [devenu] infidèle envers celui qui t’a créé de poussière, puis de sperme, puis façonné en homme ? repartit son compagnon.
« [Je proclame], quant à moi, que Dieu est mon Seigneur et je ne lui associe personne.
« Que ne dis-tu, en entrant: “Ce que Dieu veut se produit !” il n’y a de force que par Dieu ! Si tu me vois moins [favorisé] que toi en biens et en enfants,
il se peut que mon Seigneur me donne quelque chose de meilleur que ton jardin ; [il se peut aussi] qu’il déchaîne sur ton jardin une calamité qui en fera un sol rasé
ou que l’eau qui l’arrose tarisse et que tu ne puisses plus la retrouver. »
[Or], sa récolte fut dévastée, [en effet]. Aussi, se tordit-il les mains, au matin, [se lamentant] sur ce qu’il avait dépensé [pour mettre en valeur] son jardin ainsi dépouillé de ses treilles. « Plût à Dieu, s’écria-t-il, que je n'eusse associé personne à mon Seigneur ! »
Il ne disposait d’aucune cohorte pour le protéger contre Dieu, et ne trouvait aucun secours en lui-même.
En l’occurrence, la souveraine protection appartient au vrai Dieu qui est sublime dans sa récompense et dans la suite qu'il donne [à tout].
Propose-leur la parabole de la vie en ce bas monde comparée à une eau que nous faisons descendre du ciel. Grâce à elle, les végétaux s'enchevêtrent. Puis ils ne [tardent guère] à se transformer en herbage desséché que le vent disperse. Dieu est par lui-même omnipotent.
La richesse et les enfants sont la parure de la vie en ce bas monde. [Mais] les actes durables, les bonnes œuvres sont meilleurs auprès de Dieu, quant à la récompense et à l'espérance [qu'ils comportent].
Le jour où nous mettrons les montagnes en branle, où tu verras la terre nivelée sur [toute son étendue], où nous aurons rassemblé les hommes sans exception
[pour être] alignés devant ton Seigneur, [alors il leur sera dit] : « Vous voilà revenus à nous, tels que nous vous avions créés la première fois ! Vous prétendiez pourtant que jamais nous [ne saurions tenir] le rendez-vous que nous vous avions fixé ! »
Le registre [des actes humains] sera posé. Tu verras les criminels émus de son contenu. Ils diront : « Malheur à nous ! Qu'a ce registre à n'omettre de mentionner ni péché véniel, ni péché capital ? » Ils se trouveront en présence de leurs actes et ton Seigneur ne lèsera [alors] personne.
[Souviens-toi] lorsque nous dîmes aux anges: « Prosternez-vous devant Adam !» Tous se prosternèrent, excepté Satan qui était du nombre des démons et qui se révolta contre l’ordre de son Seigneur. Allez-vous le prendre ainsi que sa descendance pour maître en dehors de moi, alors qu’ils sont vos ennemis ? Quelle ignoble substitution pour les injustes !
Je ne les ai point pris comme témoins de la création des cieux et de la terre, ni de leur propre création. Je n’ai pas pris comme bras droit les suborneurs [des hommes].
Le jour où Dieu dira : « Appelez ceux que vous prétendez être mes associés ! » Ils les invoqueront. Mais ces derniers ne répondront pas [à leur appel] ; nous les aurons séparés par un abîme.
Les criminels verront le feu et craindront d’y tomber. Ils ne trouveront aucun [moyen] d’y échapper.
Certes, nous avons proposé toutes sortes de paraboles, dans ce Coran, à l’intention des hommes. Mais l’homme est le plus ergoteur des êtres.
Rien n’empêche les hommes de croire, ni d’implorer le pardon de leur Seigneur, la bonne voie leur étant apparue, si ce n’est qu’ils [veulent] subir le sort traditionnel [réservé] aux anciens ou aux êtres placés en face du châtiment [qu’ils méritent].
Nous n’envoyons nos messagers que pour annoncer et avertir. Les impies usent de faux pour réfuter la vérité et tournent en dérision nos versets et nos avertissements.
Qui donc est plus coupable que celui qui, malgré le rappel qui lui a été fait des signes de Dieu, ne s’en écarte pas moins, oubliant ce que ses mains ont commis ? Nous avons enveloppé leurs cœurs de voiles pour qu’ils ne comprennent pas. Nous les avons rendus durs d’oreille, si bien que si tu les appelles vers la bonne voie, jamais ils ne l’emprunteront [pour autant].
Ton Seigneur, si clément, est plein de miséricorde. S’il leur tenait rigueur de leurs méfaits, il hâterait certes leur châtiment. Mais un rendez-vous leur est fixé auquel ils ne sauraient manquer.
Et ces cités dont nous avons fait périr [les habitants], quand ils eurent commis des injustices, en fixant au préalable [l’heure] de leur anéantissement !
[Souviens-toi] lorsque Moïse dit à son page : « Je n’aurai de cesse que je n’aie atteint le confluent des deux mers, dussé-je marcher durant quatre-vingts ans. »
Lorsqu’ils parvinrent au confluent des deux océans [ils ne s’étaient pas aperçus] qu’ils avaient oublié leur poisson, lequel avait regagné tranquillement la mer.
Lorsqu'ils l'eurent dépasse, Moïse dit à son page : « Apporte-nous notre déjeuner, car notre voyage nous a causé beaucoup de fatigue.
— Me croirez-vous ? lui dit le page. Lorsque nous nous sommes abrités près du rocher, j'ai oublié le poisson — le démon seul m’a fait oublier d’y penser — et il a pris miraculeusement la direction de la mer.
C'est bien ce que nous désirons », déclara Moïse, et ils revinrent, à la trace, sur leurs pas.
Ils trouvèrent un de nos serviteurs que nous avions gratifié de notre miséricorde et à qui nous avions enseigné une science émanant de nous.
Moïse lui demanda : « Puis-je te suivre, afin que tu m'enseignes un peu de la science de la bonne direction à laquelle tu as été initié ?
Tu ne pourras jamais, lui dit [son interlocuteur], patienter en ma compagnie !
« Comment pourrais-tu patienter devant ce que tu ne discernes pas ?
Tu verras, dit Moïse, que je suis patient, s’il plaît à Dieu, et que je ne te désobéirai point.
Eh bien, dit [l'inconnu], si tu [veux] me suivre, ne me questionne sur rien tant que je ne t'en parle pas moi-même. »
Ils firent donc route ensemble jusqu’à ce qu’ayant pris place sur un bateau, l’inconnu pratiquât une brèche sur son flanc. Et Moïse de lui dire : « Est-ce pour noyer ses passagers que tu l’as ébréché ? Tu viens de commettre un acte grave !
— Ne t’avais-je pas dit, rétorqua [l’inconnu], que tu ne pourrais jamais être assez patient pour [rester] en ma compagnie ?
— Ne m’en veuille pas, dit Moïse, d’avoir oublié, mais ne me soumets pas à une épreuve trop difficile. »
Ils poursuivirent leur route ensemble et voici qu’ils rencontrèrent un jeune homme. L’inconnu le tua. « [N’as-tu [pas] tué un être qui n’a tué personne ? dit Moïse. Tu as, ce faisant, commis certainement un acte inadmissible. »
Et l’inconnu de répliquer : « Ne t’avais-je pas dit que tu ne pourrais jamais être assez patient pour [rester] en ma compagnie ?
— Si désormais je te questionne sur quoi que ce soit, dit Moïse, tu [pourras] me priver de ta compagnie. Je te fais mes excuses. »
Ils se remirent en route et arrivèrent près d’une cité. Ils demandèrent à manger à ses habitants qui refusèrent de leur offrir l’hospitalité. Ils y virent un mur qui menaçait de s’écrouler. L’inconnu le consolida. [Moïse] lui dit : « Tu pourrais, si tu le voulais, réclamer un salaire [pur ce travail].
— Voilà qui [motive] notre séparation, dit l’inconnu. Cependant, je vais te donner l’explication de ce que tu étais impatient [de connaître].
« Le bateau appartenait à de pauvres gens qui travaillaient sur mer. J'ai voulu l'endommager [en apparence] car derrière eux, il y avait un monarque qui s'emparait de force de toute embarcation [utilisable].
« Le jeune homme avait comme père et mère deux croyants. Nous avons craint qu'il ne les entraînât dans sa mécréance et sa rébellion.
« Et nous avons voulu que leur Seigneur leur accordât, en échange, un enfant plus pur et plus affectueux.
« Quant au mur, il appartient à deux jeunes orphelins de la ville. Sous ce mur il y a un trésor leur revenant. Leur père était vertueux. Ton Seigneur, dans sa bonté pour eux, veut qu'ils ne découvrent ce trésor qu'après leur majorité. Je n'ai pas fait cela de ma propre initiative. Voilà l'explication de ce que tu étais impatient [de connaître]. »
Ils t'interrogeront sur Zûl Qarnayn. Réponds : « Je vais vous citer quelques faits mémorables à son sujet. »
Nous avons consolidé [sa puissance] sur terre et aplani tout obstacle devant lui.
Aussi suivit-il une voie [pour parvenir à ses fins].
Parvenu au couchant, il s'aperçut que le soleil disparaissait en une source bouillante près de laquelle vivait une [certaine] peuplade. Nous dîmes : « O Zûl Qarnayn ! Ou tu les châties ou tu uses de bienveillance à l'égard de [ces gens] ! »
Il dit : « Celui qui a commis des injustices, nous le châtierons puis il retournera à son Seigneur qui le châtiera et lui infligera un châtiment [plus] cruel.
« Quant à celui qui aura cru et fait œuvre pie, il aura comme rétribution la plus belle récompense et nous lui donnerons des ordres faciles. »
Puis il suivit une [autre] voie.
Lorsqu’il fut parvenu à l’endroit où le soleil se lève, il s’aperçut que celui-ci apparaissait au-dessus d’une peuplade à laquelle nous n’avions pas donné de voile pour se protéger.
Il en fut ainsi. Nous avions déjà embrassé de notre science tout ce qu’il détenait.
Puis il suivit une [nouvelle] route.
Arrivé entre les Deux Barrières il trouva, en deçà d’elles, une peuplade qui ne comprenait presque aucun langage.
« O Zûl Qarnayn, lui signifièrent-ils, Gog et Magog commettent des ravages sur terre. [Veux-tu accepter] un tribut que nous te verserons en échange de quoi tu construiras pour nous une digue qui nous séparera d’eux ?
Ce que Dieu, mon Seigneur, a mis à ma disposition est meilleur [que votre tribut], dit Zûl Qarnayn. Aidez-moi [seulement] à établir un rempart entre vous et eux.
« Apportez-moi donc des blocs de fer. » Quand il eut comblé les deux extrémités des monts il leur dit : « Soufflez ! » Lorsqu'il eut fait [du fer] une fournaise, il dit : « Apportez-moi du cuivre [en fusion] que je verserai sur ce fer. »
Aussi [Gog et Magog] ne purent-ils ni escalader [un tel rempart], ni le percer.
« Voilà, dit-il, une miséricorde émanant de mon Seigneur ! Lorsque le moment de l'accomplissement de la promesse de mon Seigneur sera venu, celui-ci nivellera ce rempart, car ce que mon Seigneur promet est vrai. »
[Le jour où notre promesse se réalisera], nous laisserons [nos serviteurs] s’entremêler les uns aux autres. Il sera soufflé dans la trompe et ils seront tous rassemblés.
Nous présenterons de près la géhenne aux impies
dont les yeux et les oreilles auront été fermés à ma remémoration.
Les impies s’imaginent-ils qu’ils peuvent prendre comme maîtres mes serviteurs en dehors de moi ? Nous avons préparé la géhenne comme résidence pour les infidèles.
Dis : « Vous ferons-nous connaître les plus perdants en œuvres,
ceux dont le zèle sera vain en la vie d’ici-bas, alors qu’ils s’imaginent faire le bien ? »
Ce sont ceux qui nient les signes de leur Seigneur ainsi que sa rencontre ! Leurs œuvres auront été stériles et ils ne pèseront pas lourd le jour de la résurrection.
Voici leur rétribution : la géhenne comme prix de leur infidélité et de leurs railleries à l’égard de mes versets et de mes prophètes.
Ceux qui auront cru et fait œuvre pie auront les jardins du paradis comme lieu de séjour.
Ils y demeureront éternellement et ne chercheront d'autres résidences.
Dis : « Si la mer était une encre pour écrire les paroles de mon Seigneur, la mer, même augmentée d'une autre mer d'encre, serait tarie avant que les paroles de mon Seigneur ne soient épuisées. ».
Dis : « Je ne suis qu'un être humain comme vous. Il m'est révélé que votre Dieu est un Dieu unique. Que celui qui espère rencontrer mon Seigneur, fasse donc œuvre pie et qu'en adorant son Seigneur il ne lui associe personne. »
Kâ-Hâ-Yâ-⁽Ayn-Sâd (K.H.Y.⁽.S.).
Mémoration de la grâce de ton Seigneur envers son serviteur Zacharie :
Lorsque [celui-ci], adressant un appel intérieur à son Seigneur,
eut dit : « Seigneur, mes forces ont décliné et mes cheveux ont blanchi. Jamais je n’ai été déçu en t’invoquant,
« Je crains [les agissements] de mes proches parents après ma mort. Ma femme est stérile. Donne-moi [par une faveur] émanant de toi un successible
qui hérite de moi et de la famille de Jacob, et fais qu’il [te] soit agréable. »
[Il lui fut répondu] : « O Zacharie ! [comme bonne nouvelle] nous t'annonçons [la naissance] d’un garçon ; son nom sera Jean. Nous ne lui avons pas auparavant donné d’homonyme.
— Comment, Seigneur, puis-je avoir un garçon, alors que ma femme est stérile et que je suis un vieillard cassé ? »
[L’ange] répondit : « Ton Seigneur a dit : “Il en sera ainsi ! Cela est facile pour moi, puisque je t’ai créé déjà, alors que tu n’étais rien. ”
— Seigneur, reprit Zacharie, édifie-moi par un signe ! — Comme signe pour toi, tu ne pourras, quoique bien portant, parler aux gens durant trois jours [consécutifs]. »
Il sortit du Saint des Saints vers son peuple. Il leur fit signe d’exalter Dieu matin et soir.
... « O Jean ! Tiens l’Écriture d’une main ferme ! » [lui dîmes-nous] et nous lui donnâmes la sagesse, alors qu’il était encore enfant,
ainsi que la tendresse et la pureté [par une grâce] émanant de nous. Il était pieux,
bon envers ses père et mère. Il n’était ni violent ni désobéissant.
Paix avec lui le jour de sa naissance, le jour de sa mort et le jour de sa résurrection !
Rappelle dans le Coran Marie, quand elle s’isola de sa famille, en un lieu situé à l’orient.
Elle mit un rideau entre eux et elle. Nous lui envoyâmes notre esprit. Il lui apparut sous la forme d’un être humain parfait.
« Je me réfugie auprès du Miséricordieux, contre toi, si tu crains Dieu ! [dit Marie]. 
— Mais je ne suis, dit l’ange, qu’un messager de ton Seigneur, venu t’offrir un garçon pur.
— Comment, demanda-t-elle, pourrais-je avoir un garçon alors qu’aucun homme ne m’a touchée et que je ne suis point une prostituée ? »
[L’ange] répondit : « Ton Seigneur a dit : “Il en sera ainsi ! Cela sera facile pour moi ! Nous ferons, certes, de ce [garçon] un signe pour les hommes et une grâce [émanant] de nous. ’’ L’affaire est déjà décidée. »
Elle devint enceinte de l’enfant et se retira en cet état dans un lieu éloigné.
Les douleurs la poussèrent [vers] le tronc d’un palmier-dattier. « Plût à Dieu, dit-elle, que je fusse morte et à jamais oubliée ! »
Il l’appela [alors qu’il était encore] dans son giron, [et lui dit] : Ne t’afflige pas ! Ton Seigneur a mis à tes pieds une source.
« Secoue le tronc du palmier vers toi : il en tombera pour toi des dattes toutes fraîches prêtes à être cueillies.
«Mange, bois et réjouis-toi ! Si tu vois quelqu’un dis-lui : “J'ai fait vœu d’un jeûne au Miséricordieux ; je ne puis parler aujourd’hui à aucun être humain. ”
Elle retourna en portant l’enfant auprès des gens [de son village] qui s’écrièrent : « O Marie, tu t’es rendue coupable d’une infamie !
« O fille de la tribu d’Aaron ! ton père n’était point vicieux et ta mère n’était point une prostituée ! »
Marie fit un signe vers l’enfant : « Comment, dirent-ils, parlerions-nous à un bébé encore dans son berceau ?
— Je suis, dit l’enfant, serviteur de Dieu. Il m’a donné l’Écriture et a fait de moi un envoyé !
« Il a fait de moi [un être] béni où que je sois, m’a recommandé la prière, la pureté durant toute ma vie,
ainsi que la bonté envers ma mère. Il n’a pas fait de moi un [être] violent, voué au malheur !
« Que la Paix soit avec moi, le jour de ma naissance, le jour de ma mort, le jour de ma résurrection ! »
Tel est Jésus, fils de Marie. Parole de vérité dont ils doutent.
Il ne seyait pas à Dieu d’avoir un fils. Gloire à lui ! Quand il juge qu’une chose doit être, il lui suffit de dire : « Sois ! » et elle est.
En vérité, Dieu est mon Seigneur et le vôtre. Adorez-le ! Voilà une voie droite !
Des sectes [se sont formées] parmi eux et se sont opposées [au sujet de Jésus]. Malheur aux impies, lors de leur comparution en un jour terrible !
Comme ils entendront et verront bien, le jour où ils se présenteront [devant nous] ! Mais les injustes sont aujourd’hui dans un égarement évident.
Avertis-les du jour des gémissements, lorsque l’ordre sera décrété, alors qu’ils sont insouciants et mécréants.
En vérité, nous hériterons de la terre et de ceux qui y sont et c’est à nous qu’ils seront ramenés.
Et rappelle dans le Coran Abraham qui était un véridique, un prophète,
quand il dit à son père : « Cher père, pourquoi adores-tu ce qui n’entend pas, ne voit pas et ne sert à rien ?
« Cher père, j’ai reçu de la science [une part] que tu n’as pas reçue. Suis-moi ! Je te guiderai vers une voie aplanie.
« Cher père ! N’adore pas Satan ! Satan, en vérité, a désobéi au Miséricordieux.
« Cher père ! je crains qu’un châtiment ne te soit infligé par le Miséricordieux et que tu ne deviennes un client de Satan.
O Abraham, sous-estimes-tu mes divinités ? Je te lapiderai si tu ne t’abstiens pas [de les dénigrer]. « Ne reparais plus devant moi, avant longtemps !
Que la paix soit avec toi, dit Abraham, j’implorerai mon Seigneur de te pardonner. Il est bienveillant envers moi.
« Je me sépare de vous et des [divinités] que vous invoquez en dehors de Dieu. J'invoquerai mon Seigneur. Il se peut que je ne fasse pas appel en vain à lui ! »
Quand il se fut séparé d'eux et de ce qu'ils adoraient en dehors de Dieu, nous lui accordâmes Isaac et Jacob et fîmes de chacun d’eux un prophète.
Nous les gratifiâmes de par notre miséricorde d'un langage sublime de vérité.
Rappelle aussi dans le Coran Moïse : il était sincère. C'était un envoyé [de Dieu] et un prophète.
Nous l'appelâmes du côté droit du mont [Sinaï], l'approchâmes [de nous] comme confident.
Par [l'effet] de notre miséricorde, nous lui donnâmes Aaron, son frère, comme prophète.
Rappelle Ismaël dans le livre ! Il était sincère dans sa promesse, messager [de Dieu] et prophète.
Il imposait la prière et l'aumône à sa famille et était agréé auprès de son Seigneur.
Rappelle, dans le livre, Enoch qui était véridique et prophète.
Nous l'élevâmes à un haut rang.
Voilà ceux que Dieu a comblés de ses bienfaits parmi les prophètes issus d'Adam et de ceux que nous fîmes monter avec Noé [dans l'arche]. Ainsi que la descendance d'Abraham et d'Ismaël et de ceux que nous avons mis dans la bonne voie et élus. Quand les versets du Tout-Miséricordieux leur sont récités, ils se jettent à terre, se prosternent et pleurent.
Ceux qui vinrent à leur suite renoncèrent à la prière pour suivre leurs passions : ils se trouveront en face de Ghayy,
excepté ceux qui se repentent, croient et font une œuvre méritoire. Ceux-là auront accès au paradis — ils ne seront lésés en rien —,
[aux] jardins d’Éden promis par Dieu à ses serviteurs, [dans l'ordre] du mystère. En vérité, sa promesse se réalisera.
Ils n’y entendront aucune vaine parole, mais : « Paix ! » Ils y recevront leur nourriture, matin et soir.
Voilà le jardin dont nous ferons hériter ceux de nos serviteurs qui auront été pieux.
Nous ne descendons que sur ordre de ton Seigneur à qui appartient ce qui est devant nous, derrière nous et ce qui est entre les deux. Ton Seigneur n’est pas oublieux.
[Il est] le Seigneur des cieux et de la terre et de ce qui est compris entre eux. Adore-le ! Persévère dans le culte que tu lui voues ! Lui connais-tu un homonyme ?
L'homme dit [volontiers] : « Quand je serai mort, me fera-t-on sortir vivant [de ma tombe] ? »
Or ça, l'homme ne se souvient donc plus qu'avant [sa mort] nous l'avons tiré du néant ?
Par ton Seigneur, nous les rassemblerons, [eux] et les démons, pour les présenter ensuite, agenouillés autour de la géhenne ;
puis, de chaque groupe, nous séparerons ceux qui auront été plus hautains envers leur Seigneur
et nous connaissons bien ceux d'entre eux qui méritent d'y être précipités.
Il n’est aucun d'entre vous, qui n’y arrive, car [il s’agit là] pour ton Seigneur d'une sentence irrévocable.
Nous sauverons, ensuite, ceux qui auront vécu dans la piété, et y abandonnerons, agenouillés, les injustes.
Lorsque nos versets leur sont récités, comme preuves, les mécréants disent à ceux qui ont la foi : «Lequel de nos deux groupes a [ici-bas] le meilleur séjour et la meilleure société ? »
Pourtant, que de générations nous avons, avant eux, fait périr, qui les surpassaient par leur confort et leur aspect.
Dis : « Que le Miséricordieux prolonge [la vie] de ceux qui sont dans l'égarement jusqu'à ce qu'ils voient ce qui leur est promis, soit le châtiment, soit l'heure [de la résurrection] ! » Ils sauront alors qui [des croyants ou des incroyants] a la position la plus mauvaise et la troupe la plus faible.
Dieu maintient toujours davantage dans la bonne voie ceux qui y sont déjà. Les œuvres bonnes et durables méritent auprès de ton seigneur une meilleure récompense et [conduisent] à une meilleure destination.
As-tu vu celui qui nie nos signes et affirme : « Certes, j’aurai des biens et des enfants ! »
A-t-il pénétré le mystère [du monde] ? A-t-il reçu une promesse auprès du Tout-Miséricordieux ?
Non pas ! Nous inscrirons ce qu’il dit et prolongerons longtemps son supplice.
Nous hériterons de ce dont il parle et il viendra seul vers nous.
Ils ont adopté, en dehors de Dieu, des divinités [dans le vain espoir] d’accroître leur puissance.
Non pas ! Elles renieront le culte qu’ils lui vouent et seront pour eux des adversaires.
Ne vois-tu pas que nous avons envoyé contre les mécréants des démons pour les inciter furieusement [à faire le mal] ?
Ne te hâte pas [de demander leur punition]. Nous [ne retardons leur châtiment] que pour tenir un compte exact [de leurs méfaits].
Le jour où nous rassemblerons devant nous ceux qui sont pieux, telle une députation,
et où nous pousserons les criminels vers la géhenne, tel [un troupeau] allant à l’abreuvoir,
[ces derniers] ne disposeront d’aucune intercession, à l’exception de ceux qui auront reçu auprès du Tout- Miséricordieux une promesse.
Ils ont dit que le Tout-Miséricordieux s’est donné un enfant !
Vous [affirmez là] une chose abominable !
Peu s’en est fallu que les cieux et la terre n’en fussent fendus, la terre entrouverte et les montagnes affaissées.
Ils attribuent au Tout-Miséricordieux un enfant,
alors qu’il ne sied nullement au Tout-Miséricordieux d’en avoir !
En vérité, tous ceux qui sont dans les cieux et sur la terre viennent vers le Tout-Miséricordieux en serviteurs.
Il les a dénombrés et bel et bien comptés.
Chacun d’eux viendra seul vers lui, le jour de la résurrection.
Le Tout-Miséricordieux mettra de l’amour [dans le cœur] de ceux qui croient et font le bien
 Nous n’avons rendu le Coran facile [à comprendre, en le révélant] en ta langue, que pour que tu annonces la bonne nouvelle à ceux qui craignent Dieu et pour que tu t’en serves pour avertir un peuple querelleur.
Que de générations nous avons fait périr avant eux ! En retrouves-tu un seul individu d’entre elles ou en entends-tu le murmure ?
Tâ-Hâ (T.H.).
Nous ne t’avons pas révélé le Coran pour que tu te surmènes inutilement,
mais plutôt comme rappel pour celui qui craint [Dieu]
[et comme une révélation] émanant de celui qui a créé la terre et les cieux sublimes.
Le Tout-Miséricordieux siège sur le trône.
A lui appartient ce qui est dans les cieux et sur la terre, ainsi que ce qui est entre eux et ce qui est sous le sol humide.
T’exprimeras-tu à haute voix... [Dieu] sait tout ce qui est secret et ce qui est plus intime [que le secret].
Dieu ! Nul dieu en dehors de lui ! A lui appartiennent les plus beaux noms.
L’histoire de Moïse t’est-elle parvenue ?
Il dit à sa famille, à la vue d’un feu : «Restez ici ! J'aperçois au loin un feu. [J’y vais] ! Peut-être vous en rapporterai-je un brandon et [obtiendrai-je quelques renseignements] pour retrouver notre route.
Lorsqu’il fut arrivé [près] du feu, il lui fût crié : « O Moïse !
« Je suis ton Seigneur ! Enlève tes sandales, car tu es dans la vallée sacrée de Tuwâ.
« Je t’ai choisi. Écoute donc ce qui [te] sera révélé.
« En vérité, je suis Dieu. Il n’y a pas de divinité, hormis moi ! Accomplis la prière, pour te souvenir de moi !
« L’heure est proche, en vérité, et je tiens [son arrivée] absolument secrète, afin que chaque âme puisse être rétribuée selon ses œuvres.
 « Que celui qui ne croit pas [à son arrivée] et suit sa passion ne te détourne pas [de cette certitude], sinon tu périras,
« Et qu’est-ce donc, Moïse, que tu as dans ta main droite ?
C’est ma verge sur laquelle je m’appuie, qui me sert à effeuiller [les arbres] pour mes moutons et à d’autres usages encore », répondit Moïse.
Dieu dit : « Jette-là, ô Moïse ! »
Il la jeta et voici quelle [se transforma] en serpent rampant.
« Prends-le, dit Dieu, ne crains rien. Nous allons le remettre en son premier état.
« Porte ta main à ton flanc : elle en sortira blanche sans aucun mal, autre prodige
pour te montrer [quelques-uns] de nos plus grands signes.
« Rends-toi auprès de Pharaon : il agit en impie.
— Seigneur, dit Moïse, rends mon cœur apte à recevoir [ta révélation].
« Facilite-moi ma mission !
« Délie ma langue,
pour qu’on comprenne ce que je dis !
« Donne-moi un ministre [choisi] parmi les miens.
[comme] mon frère Aaron !
« Augmente, par lui, mes forces
et associe-le à ma mission
afin que nous te glorifiions beaucoup
et que sans cesse nous t’évoquions.
« En vérité, tu nous vois bien.»
[Dieu] dit : « Ta demande est exaucée, ô Moïse !
« Nous t’avons déjà favorisé une première fois,
lorsque nous révélâmes à ta mère ce qui [lui] a été révélé,
[à savoir] : “Mets-le dans le coffre et lance celui-ci dans les eaux qui le rejetteront sur le rivage. Un de nos ennemis à moi et à lui le recueillera. ” [En effet], j’avais mis [dans les cœurs] de l’amitié pour toi afin que tu sois élevé, sous mes yeux.
« Ta sœur [venant] à passer dit : “Puis-je vous indiquer [une nourrice] qui se chargera de lui ?” Et c’est ainsi que nous te rendîmes à ta mère pour quelle se réjouît à ta vue et ne s’affligeât plus. Tu as tué un homme. Nous te tirâmes d’affaire et te soumîmes à des tentations. Tu vécus durant des années parmi les habitants de Madyan. Puis, en vertu d’une prédestination, tu vins ici, ô Moïse !
« Je t’ai choisi pour moi-[même].
« Pars en compagnie de ton frère, [nantis] de mes signes et ne négligez point ma remémoration.
«Allez trouver Pharaon, car il agit en impie.
« Tenez-lui un langage affable. Peut-être se souviendra-t-il de moi ou [me] craindra-t-il ?
— Seigneur, dirent Moïse et Aaron, nous craignons qu’il ne s’emporte contre nous et n’agisse en impie [à notre égard],
— Ne craignez rien, dit Dieu, car je suis avec vous pour voir et entendre.
« Allez auprès de lui et dites-lui : ‘‘Nous sommes deux envoyés de ton Seigneur. Laisse partir avec nous les enfants d’Israël. Ne les tourmente plus. Nous t’apportons un signe venu de ton Seigneur, et paix avec quiconque suit la bonne direction. ” »
« Il nous a été révélé que le châtiment [de Dieu pèse] sur quiconque nie [ses signes] ou s’en détourne.
— Mais qui est votre Seigneur, ô Moïse ? demanda Pharaon.
— Notre Seigneur est celui qui a donné forme à toute chose et l’a dirigée ensuite, répondit [Moïse].
— Quel a été le sort des générations passées ? demanda Pharaon.
— La connaissance [de leur sort], reprit Moïse, est [enregistrée] en un livre, auprès de mon Seigneur qui ne [saurait] s’égarer, ni oublier,
qui a fait de la terre un berceau pour vous, y a tracé des chemins à votre intention, fait descendre une eau du ciel. » Par elle, nous faisons [en effet] germer des couples de diverses plantes
[en disant aux gens] : « Mangez et faites paître vos troupeaux ! » Il y a en cela des signes pour ceux qui sont doués de raison.
De [la terre] nous vous avons créés. En elle, nous vous ramènerons. D’elle, nous vous ferons sortir une fois encore.
Nous montrâmes à [Pharaon] tous ces signes. Il les tint pour mensongers et opposa un refus [à Moïse et à Aaron].
« Viens-tu, Moïse, pour nous faire sortir de notre pays par ta magie ? dit-il.
« Certes, nous t’opposerons une magie semblable [à la tienne]. Fixe pour toi et pour nous un rendez-vous auquel ni toi ni nous ne saurions manquer, sur un terrain nivelé.
— Ce rendez-vous, dit Moïse, sera le jour du pavoisement. Que la foule soit rassemblée à l’aurore. »
Pharaon se retira, prépara ses artifices et arriva [au jour fixé].
« Malheur à vous ! leur dit Moïse, n’inventez point de mensonge contre Dieu, sinon il vous [infligera] un châtiment qui vous fera disparaître. Déçu sera celui qui invente des mensonges. »
[En entendant cela] les magiciens discutèrent de l’affaire et tinrent leur concertation secrète.
Ils déclarèrent : « Certes, ces deux individus sont deux magiciens qui veulent, par leur magie, vous chasser de votre pays et réduire à néant votre doctrine exemplaire.
« Réunissez vos subterfuges et venez en rangs ! Heureux sera celui qui aura le dessus aujourd’hui ! »
[Puis] s’adressant à Moïse : « Ou tu jettes le premier [ton bâton] ou nous commençons.
— Non pas, dit Moïse, à vous de le jeter [les premiers]. » Et voici qu’il sembla à Moïse que les cordes et les bâtons [qu’ils avaient jetés] rampaient par l’effet de leur magie.
Moïse éprouva une peur secrète.
« Ne crains rien, lui dîmes-nous, tu triompheras d’eux.
« Jette ce que tu as dans ta main droite. Cela dévorera ce qu'ils ont fabriqué et qui n’est qu’un artifice de magicien. Le magicien ne prospère pas, où qu’il aille. »
Les magiciens, [à la vue de ce miracle], se prosternèrent en disant : « Nous croyons au Seigneur de Moïse et d’Aaron ! »
Pharaon dit : « Vous avez cru en lui avant que je ne vous y autorise ? Moïse est assurément votre chef, il vous a enseigné la magie. Je vous ferai couper main droite et pied gauche, puis main gauche et pied droit et vous ferai pendre aux troncs des palmiers-dattiers. Certes, vous saurez que nous disposons du châtiment le plus cruel et le plus permanent. 
— Par celui qui nous a créés, répliquèrent les magiciens, jamais nous ne te préférerons aux preuves qui nous ont été données ! Décrète ce que tu as à décréter ! Tu ne peux juger qu’en ce bas monde.
« Certes, nous croyons en notre Seigneur afin qu’il nous pardonne nos fautes ainsi que la magie que, malgré nous, tu nous as contraints [de pratiquer]. « Dieu est meilleur et immuable. »
En vérité, quiconque se présentera en criminel devant son Seigneur, aura [pour séjour] la géhenne où il ne meurt ni ne vit.
Quiconque se présentera devant son Seigneur, en croyant qui a fait œuvre pie, accédera — lui et ses semblables — aux plus hauts degrés [du paradis],
[aux] jardins d’Eden sous [les arbres desquels] couleront des ruisseaux. Ils y séjourneront éternellement. Telle sera la rétribution de ceux qui auront recherché la pureté.
Nous révélâmes à Moïse de partir la nuit avec mes serviteurs, de leur frayer un passage à sec dans la mer sans craindre d’être rattrapés [par leurs ennemis] et sans s’effrayer.
Pharaon les poursuivit à la tête de ses armées. Les flots les submergèrent.
Pharaon égara [ainsi] son peuple au lieu de le mettre sur la bonne direction.
O fils d’Israël ! Nous vous avons délivrés de votre ennemi, donné rendez-vous sur le flanc droit du mont [Sinaï] et fait descendre sur vous la manne et la caille,
[en vous disant] : « Mangez des [nourritures] agréables que nous avons mises à votre disposition ! Ne vous livrez à aucun excès, car ma colère s’abattrait sur vous et quiconque encourt ma colère va vers l’abîme. »
En vérité, je pardonne volontiers à quiconque se repent, croit, pratique le bien et se met sur la bonne direction.
Dieu dit : « Pourquoi, Moïse, t’es-tu hâté de t’éloigner de ton peuple ?
— Ils sont sur mes traces, répondit [Moïse] ; je me suis dépêché vers toi, Seigneur, pour que tu sois satisfait. »
Dieu dit : « Nous avons soumis ton peuple à des tentations et le Samaritain l’a perdu. »
Moïse rebroussa chemin, courroucé et peiné, vers son peuple. « O mon peuple, dit-il, votre Seigneur ne vous a-t-il pas fait une belle promesse ? « A-t-elle été pour vous trop longue [à se réaliser] ou avez-vous [plutôt] voulu que la colère de votre Seigneur s’abatte sur vous, pour que vous ayez manqué à votre engagement envers moi ? 
— Nous n'avons pas violé de notre plein gré notre engagement envers toi, dirent-ils, mais nous portions des charges de bijoux [ayant appartenu] aux Égyptiens. Nous les avons jetées et le Samaritain en a fait de même. »
Ce dernier leur avait fait sortir [du feu] un veau, [du moins] un corps doué de la faculté de mugir et tout le monde de dire : « Voilà votre Dieu et le Dieu de Moïse. Il a oublié. »
Eh quoi ! ne voyaient-ils pas que [ce veau] ne leur répondait pas et qu’il ne pouvait ni leur nuire, ni leur être utile ?
Aaron leur avait bien dit auparavant : « O mon peuple, [c’est là] une simple tentation à laquelle vous êtes soumis, car votre Seigneur est le Tout-Miséricordieux. Suivez-moi et obtempérez à mes ordres !
— Jamais, dirent-ils, nous ne cesserons de l’adorer tant que Moïse n’est pas de retour parmi nous ! »
[A son retour] Moïse s’écria : « Aaron, qu’est-ce qui t’a empêché, quand tu t’es rendu compte de leur égarement,
de me rejoindre ? As-tu [osé] enfreindre mon ordre ?
— Fils de ma mère ! répliqua Aaron, ne me saisis ni par la barbe, ni par la tête ! Je craignais que tu ne me dises : “Tu as divisé les fils d’Israël ! Tu n’as pas observé mes instructions !”
— Qu’as-tu à répondre, ô Samaritain ? demanda Moïse.
— J'ai, dit-il, vu ce qu’ils ne voyaient pas. J'ai pris une poignée [de la terre foulée par la monture] de l'envoyé et l'ai jetée selon ce que mon âme m’a suggéré.
— Va-t’en ! dit Moïse. En ce monde, il t'échoit de crier : “Pas de contact !” et certes, un rendez- vous est fixé pour toi, auquel tu ne saurais manquer. Regarde ton dieu que tu adores durant tout le jour. Nous allons l'incinérer et disperser d’un souffle [sa cendre] dans la mer.
« Votre seul Dieu est Dieu en dehors de qui il n'y a point de divinité. Il embrasse tout de sa science. »
Ainsi nous te contons des récits [des temps] écoulés et te fournissons une mémoration émanant de nous.
Quiconque s'en détourne portera, le jour de la résurrection, un fardeau
[qui pèsera] sur lui éternellement, et quel poids abject ce sera le jour de la résurrection,
[lorsqu’] il sera soufflé dans la trompe ! Ce jour-là, nous rassemblerons les criminels, les yeux éteints.
Ils chuchoteront entre eux : « Vous n’êtes restés sur terre que dix nuits ! »
Nous savons parfaitement ce qu’ils disent, lorsque celui d’entre eux dont la conduite aura été exemplaire affirmera : « En vérité, vous n’y êtes restés qu’un jour ! »
On t’interrogera sur les montagnes. Réponds : « Mon Seigneur les anéantira d’un souffle.
« Il réduira leur emplacement en un bas-fond nivelé
sur lequel on ne verra ni sinuosité, ni vallonnement. »
Ce jour-là, ils suivront sans détour celui qui les appellera. Les voix se feront basses devant le Tout- Miséricordieux. On n’entendra que le bruit sourd [des pas].
Ce jour-là l’intercession ne sera utile qu’à celui en faveur de qui le Tout-Miséricordieux le permettra et dont il agréera la parole.
Il sait ce qui est devant eux et ce qui est derrière eux, alors que [ses créatures] ne l’embrassent pas de leur science.
Les visages s’humilieront devant le Vivant, l’immuable. Malheureux sera celui [qui se présentera devant lui] chargé d’une iniquité.
Quiconque accomplit dans la foi une bonne action n’aura à craindre ni injustice ni frustration.
Ainsi nous l’avons révélé [en] une lecture en langue arabe. Nous y avons proféré des menaces [à l’égard des hommes] afin qu’ils [nous] craignent et afin qu’il suscite chez eux une remémoration.
Gloire à Dieu, le véritable souverain ! Ne te hâte pas de réciter le Coran avant que ne soit achevé pour toi sa révélation. Dis : « Seigneur, augmente mon savoir. »
Nous avions recommandé à Adam avant [sa chute, de se méfier de Satan]. Mais, il oublia et nous ne trouvâmes chez lui aucune résolution.
Lorsque nous dîmes aux anges de se prosterner devant Adam, tous se prosternèrent sauf Satan qui refusa.
« O Adam, dîmes-nous, Satan est en vérité un ennemi pour toi et ton épouse. Qu’il ne vous fasse pas sortir du paradis, car tu serais misérable.
« [Au paradis] tu n’auras pas faim et tu n’y seras point nu.
« Tu n’y auras ni à souffrir de la soif, ni [de l’ardeur] du soleil. »
Satan lui inspira de mauvaises pensées: «Adam, lui dit-il, je vais t’indiquer l’arbre de l’immortalité et un royaume impérissable. »
Adam et Ève en mangèrent et aussitôt leur nudité leur apparut. Ils se mirent, pour se couvrir, à confectionner [des vêtements] avec des feuilles du paradis. Adam désobéit à son Seigneur et s’égara.
Puis son Seigneur le recueillit, agréa son repentir et le mit sur la bonne voie.
Dieu dit : « Descendez tous du [paradis] : vous serez ennemis les uns des autres. Si néanmoins vous recevez de moi une bonne direction..., quiconque la suivra ne [connaîtra] ni égarement ni misère.
«Par contre, quiconque se détournera de ma mémoration vivra dans la gêne et nous le ressusciterons atteint de cécité. »
Il dira [alors]: « Seigneur, pourquoi m’as-tu ressuscité aveugle tandis [que sur terre] je voyais ? »
Dieu dira : « Tu es oublié aujourd’hui comme tu as [toi-même] oublié les versets qui te sont parvenus de nous. »
Ainsi nous rétribuerons celui qui aura commis des excès, qui n’aura pas cru aux versets de son Seigneur ; certes, le châtiment de l’au-delà est plus cruel et plus durable.
N’ont-ils pas été édifiés par les nombreuses générations que nous avons fait périr avant eux sur [les ruines] des demeures de qui ils marchent [présentement] ? Il y a en vérité en cela des signes pour ceux qui sont doués de raison.
Sans un arrêt déjà pris et un terme fixé antérieurement par ton Seigneur, [leur supplice] leur eût été déjà infligé.
Supporte patiemment ce qu’ils disent, célèbre les louanges de ton Seigneur avant le lever et le coucher du soleil Glorifie-[le] aux heures de la nuit ainsi qu’aux extrémités du pur afin que tu sois satisfait [de ce que Dieu t’accordera].
Ne porte pas tes regards vers les puissances que nous avons accordées, clinquant éphémère du monde d’ici-bas, à certains d’entre eux pour les mettre à l’épreuve. Ce que ton Seigneur attribue [de vrai] est meilleur et plus durable.
Ordonne à ta famille de prier et prie patiemment toi- même ! Nous ne te demandons aucune nourriture. C’est à nous de pourvoir à la tienne. La [bonne] fin est réservée à la piété.
« Que n’a-t-il apporté un signe de son Seigneur ! » disent les [impies]. La preuve de ce qui est contenu dans les Écritures anciennes ne leur a-t-elle pas déjà été administrée ?
Si nous les avions fait périr par un châtiment avant [la révélation du Coran] ils auraient certainement objecté : « Seigneur, que ne nous as-tu envoyé un messager ! Nous aurions suivi tes versets au lieu de [sombrer] dans l’humiliation et l’opprobre. »
Réponds-[leur] : « Chacun attend ! Attendez donc et vous connaîtrez ceux qui suivent la voie unique et ceux qui sont dans la bonne direction ! »
[L'échéance] du règlement de compte approche pour les hommes, alors que dans [leur] inattention ils s’en détournent.
Il n'est de rappel nouveau que leur adresse leur Seigneur, qu'ils [n'accueillent] en auditeurs amusés,
le cœur insouciant. Les injustes se disent confidentiellement entre eux : « Qu’est [cet individu] sinon un homme comme vous ? Allez-vous donner dans la magie, en pleine connaissance de cause ? »
[Le Prophète] dit : « Mon Seigneur sait ce qui se dit dans le ciel et sur la terre. Il est celui qui entend et sait [tout]. »
Et les [impies] de rétorquer : « Un tas de rêveries [que tout cela] ! C'est lui plutôt qui l'a forgé ! C'est plutôt un poète ! Qu'il fasse donc état [devant nous] d'un signe miraculeux, comme [ceux] dont furent [pourvus] les premiers [envoyés]. »
Nous avons fait périr avant eux toute cité qui n’avait pas cru. Croiront-ils, quant à eux, [aux miracles] ?
Nous avons envoyé avant toi uniquement des hommes auxquels nous faisions des révélations. Interrogez donc les détenteurs de l’Écriture, si vous n’êtes pas au courant !
Nous n’avions jamais fait de ces hommes des corps se passant de nourriture ou [des êtres] immortels.
Nous tînmes notre promesse envers eux. Nous les sauvâmes ainsi que ce que nous voulûmes et fîmes périr les [impies] outranciers.
Nous avons fait descendre sur vous un livre constituant un rappel pour vous. Or ça, ne comprendrez- vous point ?
Que de cités injustes nous avons brisées pour créer, après [leur destruction], des peuples autres [que ceux qui y avaient vécu].
Dès qu’ils ressentirent la rigueur [de nos coups], ils [se mirent] à galoper hors d’elles.
« Ne fuyez pas et retournez à votre luxe, dans vos demeures ! Peut-être [y recevrez-vous encore] des doléances !
— Malheur à nous, dirent-ils, nous avons été injustes ! »
Telles furent leurs lamentations jusqu’à ce que nous eussions fait d’eux une moisson et [les eussions rendus] inertes.
Ce n’est pas pour nous amuser que nous avons créé le ciel, la terre et ce qui est entre eux.
Si nous avions, [en les créant], voulu nous procurer un divertissement, [un tel divertissement] aurait été [autrement] à notre portéé si, [toutefois], nous y avions songé.
Au contraire, nous lançons, pour l'écraser, la vérité contre l’erreur. [Dès qu’elle est atteinte], celle-ci disparaît. Malheur à vous, pour les attributs que vous donnez [à Dieu] !
A lui appartient ce qui est dans les cieux et sur la terre. Ceux qui sont auprès de lui n’éprouvent en l’adorant ni orgueil ni lassitude.
Ils l’exaltent nuit et jour, sans relâche.
[Les idolâtres] ont-ils pris des divinités terrestres [capables] de ressusciter [les morts] ?
S'il y avait d’autres divinités que Dieu dans [le ciel et sur la terre], ces derniers eussent été dans le chaos. Gloire à Dieu, maître au Trône, [il est au-dessus] de ce qu’ils décrivent !
Il n’est pas interrogé sur ce qu’il fait ; mais eux [lui] rendront compte [de leurs actes].
Ont-ils pris des divinités en dehors de lui ? Dis-[leur] : « Apportez votre preuve ! Voici une édification pour ceux qui sont avec moi et aussi pour ceux qui furent [édifiés par une Ecriture révélée] avant moi. » Mais la plupart d’entre eux ne connaissent pas la vérité. [Délibérément] ils s’en écartent.
Nous n’avons envoyé avant toi aucun messager sans lui révéler [ceci] : « Il n’y a pas de divinité excepté moi ! Adorez-moi donc ! »
« Le Miséricordieux s’est donné des enfants ! » affirment [les polythéistes]. Gloire à lui ! Au contraire, [les anges] sont [pour lui] des serviteurs honorés
Qui ne prennent pas la parole avant lui et [n'] agissent [que] sur ses ordres.
Il sait ce qui est devant et derrière eux ; ils n'intercéderont qu'en faveur de celui qui lui plaira [tout en] étant pénétrés de sa crainte.
Quiconque d'entre eux dirait : « Je suis dieu, en dehors de lui », aurait, comme rétribution de notre part, la géhenne, car c’est ainsi que nous rétribuons les injustes.
Eh quoi ! les mécréants ne savent-ils donc pas que les cieux et la terre formaient un chaos, que nous les avons dissociés et que, de l'eau, nous avons fait tout ce qui est vivant ? Eh quoi ! ne croiront-ils donc pas
que nous avons formé sur la terre des [montagnes] immobiles sans lesquelles elle branlerait avec [les hommes] et à travers lesquelles nous avons frayé des défilés [servant] de chemin, par où ils puissent passer ?
Du ciel, nous avons fait une voûte protégée et pourtant [les impies] sont indifférents à ces signes.
C'est [Dieu] qui a créé la nuit et le jour, le soleil et la lune. Chacun [de ces derniers] navigue dans une sphère.
Nous n'avons accordé à nul homme avant toi [le privilège] de l'immortalité. Si tu meurs, [se croiront- ils] immortels [quant à eux] ?
Toute âme goûtera la mort. Nous vous éprouverons par le mal et par le bien à titre de tentation et vous serez ramenés à nous.
Lorsque les mécréants te voient, ils [s’empressent] de te tourner en dérision : « Est-ce donc cet [individu] qui vilipende vos divinités ? » disent-ils et ils nient [tout] rappel du Miséricordieux.
L'homme a été créé prompt dans sa nature. Je vous ferai voir mes signes ! Ne me demandez pas de me presser !
Ils disent : « A quand cette menace, si ce que vous dites est vrai ? »
Si [seulement] ils savaient le moment où ils ne [pourront] plus détourner le feu de leurs visages, ni de leurs dos, et où ils ne [disposeront d’aucun] secours !
[Un tel moment] les plongera à l’improviste dans la stupeur : ils ne pourront alors ni le repousser, ni [bénéficier] d’un délai d’attente.
Avant toi, on s’est déjà moqué des envoyés [de Dieu] et ceux qui les raillaient furent cernés par [le châtiment] dont ils se gaussaient.
Dis-leur : « Qui vous protégera, de nuit ou de jour, contre le Tout-Miséricordieux ? » Néanmoins, ils se détourneront de la mémoration de leur Seigneur.
Ont-ils donc, en dehors de nous, des divinités [capables] de les défendre, alors que celles-ci ne peuvent ni porter secours à elles-mêmes, ni être assistées contre nous ?
Nous leur [permettrons], au contraire, de jouir, eux et leurs ancêtres, [des biens de ce monde] jusqu’au terme d’une longue vie. Or ça, ne voient-ils pas que, portant notre action sur la terre, nous la réduisons de tous côtés ? Or ça, sont-ils, eux, les vainqueurs ?
Dis-leur : « Je ne [fais] que vous avertir par révélation. [Mais] les sourds n'entendent point d’appel quand on les met en garde. »
L’approche du châtiment de ton Seigneur leur paraît-elle imminente, ils s’écrient aussitôt : « Malheur à nous ! Nous avons été injustes, en vérité ! »
Au jour de la résurrection, nous placerons des balances justes. Aucune âme ne sera lésée, fût-ce du poids d’un grain de sénevé. Nous l’apporterons. Il suffira de nous, comme comptable.
Et certes, nous avons donné à Moïse et à Aaron [le livre du] discernement comme clarté et mémoration à l’intention des hommes pieux
qui redoutent leur Seigneur en secret et qui se tourmentent au sujet de l’heure.
Ceci est aussi une mémoration bénie que nous avons fait descendre. Refuserez-vous de la reconnaître [comme telle] ?
Nous avions déjà, auparavant, mis sur le droit chemin Abraham que nous connaissions.
Lorsqu’il dit à son père et à son peuple : « Que sont ces statues auxquelles vous êtes [si] attachés ? »
ceux-ci répondirent : « Nous avons trouvé nos ancêtres attachés à leur culte.
— Certes, vous étiez, vous et vos ancêtres, dans un égarement évident, leur dit-il.
— Parles-tu sérieusement ou plutôt plaisantes-tu ? demandèrent-ils.
— Pas du tout, répondit Abraham, votre Seigneur est le Seigneur des cieux et de la terre ! [C’est lui] qui les a créés et je suis de ceux qui peuvent en témoigner !
« Par Dieu, je jouerai un mauvais tour à vos idôles, dès que vous aurez rebroussé chemin ! »
[Et en effet] il les réduisit en miettes, hormis [la statue] de leur grande idole, persuadé qu’ils ne manqueraient pas de revenir vers elle.
« Qui a commis ce [sacrilège] à l’encontre de nos divinités ? C’est vraiment un criminel ! » dirent-ils.
[Quelques-uns d’entre eux] déclarèrent : « Nous avons entendu un jeune homme, nommé Abraham, médire d’elles.
— Amenez-le et présentez-le à la foule, cria-t-on, pour qu’elle puisse attester [éventuellement son forfait]!
— Est-ce toi, Abraham, qui as mis nos divinités dans cet état ? demandèrent-ils [à Abraham quand on l’eut amené].
— Non, affirma-t-il, c'est plutôt la grande idole que voici qui a fait cela ! Questionnez donc [ces statues] si toutefois elles peuvent parler !»
Reprenant conscience, les idolâtres crièrent : « C'est nous qui sommes injustes ! »
Puis faisant volte-face : « Tu sais bien que ces [idoles] ne parlent pas ! »
Et Abraham de répartir : « Eh quoi ! Adorez-vous, en dehors de Dieu, ce qui ne saurait en rien vous être utile, ni vous nuire non plus ?
« Fi donc de vous et de ce que, en dehors de Dieu, vous adorez ! Ne raisonnerez-vous donc point ?
— Brûlez-le, s'écrièrent les [idolâtres], pour venger vos divinités, si vous voulez agir. »
O feu, dîmes-nous cependant, sois pour Abraham un froid salutaire !
Ils voulurent user de perfidie contre Abraham, mais nous fîmes d'eux les plus grands perdants.
Nous le sauvâmes ainsi que Loth [en les dirigeant] vers une terre que nous avions bénie pour les mondes
Nous lui donnâmes, comme faveur supplémentaire, Isaac et Jacob et de chacun d'eux nous fîmes un saint.
Nous fîmes d'eux des dirigeants pour mettre [les hommes ] dans la bonne voie, d'après notre ordre. Nous leur révélâmes de pratiquer le bien, d'accomplir la prière et de s'acquitter de l'aumône légale. Ils furent envers nous des adorateurs. 
A Loth nous donnâmes le pouvoir, la capacité de juger, le savoir et nous le sauvâmes de la cité qui se livrait au vice, parce qu’en vérité ses [habitants] étaient des gens malfaisants et pervers.
Nous le fîmes entrer en notre miséricorde, car il était du nombre des saints.
[Souviens-toi aussi] de Noé quand, autrefois, il lança un appel. Nous l’exauçâmes et le sauvâmes ainsi que sa famille de l’immense détresse.
Nous lui prêtâmes secours contre le peuple qui traitait nos signes de mensonges. C’étaient des gens malfaisants que nous noyâmes tous.
[Souviens-toi aussi de] David et de Salomon lorsqu’ils eurent à juger [à propos] d'un champ emblavé qu’un troupeau de moutons avait dévasté une nuit. Nous étions témoin de leur sentence.
Nous fîmes comprendre à Salomon [le fond du litige]. A chacun nous donnâmes la capacité de juger et le savoir. Nous contraignîmes les montagnes et les oiseaux à nous exalter en compagnie de David. Nous avons agi ainsi.
Nous apprîmes à David à fabriquer des cottes de mailles [dont vous deviez, par la suite, vous servir] pour vous protéger contre votre propre violence. [Nous] en êtes-vous reconnaissants [pour autant] ? 
[Nous avons pareillement soumis] à Salomon le vent soufflant en ouragan : sur son ordre, il prit la direction d’une terre que nous avions bénie. Nous sommes à même de tout savoir.
Parmi les démons, certains plongeaient pour lui [au fond des mers] ou accomplissaient d’autres travaux. Nous étions pour eux des protecteurs.
[Souviens-toi] de Job quand il lança un appel à son Seigneur [disant] : « Je souffre ! En vérité ; tu es le miséricordieux suprême ! »
Nous l’exauçâmes en écartant de lui le mal dont il se plaignait. Nous lui rendîmes les siens et, avec eux, autant qu’eux à titre de miséricorde de notre part et d’exemple mémorable pour ceux qui [nous] adorent.
[Souviens-toi] d’Ismaël, d’Énoch et de Zûl-Kilf dont chacun fut du nombre de ceux qui patientent.
Nous les fîmes entrer en notre miséricorde et ils comptent ainsi parmi les saints.
[Souviens-toi] de Jonas quand il s’en fut irrité, persuadé que nous ne pouvions rien contre lui. Mais il nous implora dans les ténèbres, [disant] : «Il n’y a pas de divinité en dehors de toi ! Gloire à toi ! J’étais du nombre des injustes ! »
Nous l’exauçâmes en dissipant son angoisse et c’est ainsi que nous sauvons les croyants.
[Souviens-toi] de Zacharie quand il fit appel à son Seigneur, [disant] : « Seigneur, ne me laisse point seul, toi qui es le meilleur successible. »
Nous l’exauçâmes, lui accordâmes Jean et rendîmes son épouse meilleure. Ils s’empressaient de faire le bien, nous invoquaient par amour et par crainte, et se montraient humbles devant nous.
[Et souviens-toi] de celle qui préserva son sexe [de tout contact], en qui nous insufflâmes de notre esprit et dont nous avons fait, ainsi que de son fils, un signe pour tes mondes.
Certes, cette communauté-ci — qui [doit être] une seule communauté — est la vôtre et je suis votre Seigneur. Adorez-moi !
Les hommes se sont divisés [dans leurs convictions religieuses], mais chacun reviendra à nous.
L’effort de tout croyant qui pratique le bien ne sera point méconnu, car nous l’inscrivons [à son actif].
Interdiction est faite aux habitants d’une cité que nous avons fait périr de revenir,
avant que Gog et Magog ne soient lâchés et dévalent de tout monticule.
Alors la vraie promesse sera sur le point de s'accomplir, tandis que les regards des impies se figeront soudain : « Malheur à nous, diront-ils, nous n'avons nullement songé à ce qui [arrive]. Bien plus, nous avons été injustes ! »
Vous et ce que vous adoriez en dehors de Dieu servirez de combustible à la géhenne. Vous y arrivez !
Si ces [idoles] étaient des divinités, elles ne seraient pas conduites [à la géhenne]. [En fait], chacune d'elles y sera pour l'éternité.
Ils y pousseront des gémissements sans qu'ils puissent entendre.
Certes, ceux à qui nous aurons, par antériorité, accordé la plus belle [récompense], ceux-là en seront écartés.
Ils n’entendront pas les clameurs [de la géhenne] et jouiront éternellement de ce que leur âme désire.
La grande épouvante ne les affligera point. Les anges les accueilleront [en disant] : « Voici le jour qui vous a été promis ! »
Jour où nous ploierons le ciel comme on plie un parchemin portant un écrit ou un rouleau. De même que nous avons procédé à la première création, de même nous recommencerons. C'est une promesse qui nous incombe. Ainsi nous agirons !
Nous avons écrit dans les Psaumes, après [l'avoir mentionné] dans l'archétype céleste, que mes saints serviteurs hériteront de la terre.
C’est là une communication pour des gens qui se livrent à la dévotion.
Nous ne t’avons envoyé qu’à titre de miséricorde pour les mondes.
Dis : « Il m’est seulement révélé que votre Dieu est un Dieu unique. Êtes-vous musulmans ? »
S’ils se détournent, dis-[leur] : « Je vous ai avertis, sans discrimination, et j’ignore si ce qui vous est annoncé est proche ou lointain.
« [Dieu] sait ce que vous dites à haute voix et ce que vous dissimulez. »
« Je ne sais pas, [le retard de l’arrivée de ce que je vous annonce] est peut-être une tentation pour vous ou encore [une occasion] de jouir [de la vie] un laps de temps. »
Dis : « Mon Seigneur juge selon la vérité ! Notre Seigneur est le Miséricordieux, celui dont on implore l’assistance contre vos assertions. »
O hommes ! Craignez votre Seigneur, car le tremblement [qui précédera] l’Heure sera épouvantable.
Le jour où il se produira, toute nourrice oubliera ce qu’elle allaite, toute femelle avortera, les hommes te paraîtront ivres bien qu’ils ne le soient point en [réalité]. Le châtiment de Dieu sera terrible.
Il est des hommes qui discutent au sujet de Dieu, sans connaissance de cause, et qui suivent n’importe quel démon rebelle.
Il a été prescrit à l’égard de ce dernier, qu’il égarera et conduira vers le supplice de la flamme quiconque le prendra pour maître.
O hommes ! Si vous êtes dans le doute au sujet de la résurrection, [rendez-vous compte que] nous vous avons créés de poussière, puis d’une goutte de sperme, puis d’un jointif puis d’un embryon [normalement] formé ou difforme, pour vous éclairer [sur notre omnipotence]. Nous déposons dans les matrices ce que nous voulons pour un terme fixé, ensuite nous vous en expulsons [à l’état de] bébé pour que vous atteigniez, ensuite, votre maturité. Il en est parmi vous qui meurent [encore jeunes], tandis que d’autres vivent jusqu’à la décrépitude, si bien qu’ils ne savent plus rien de ce qu’ils savaient. Ainsi tu vois une terre [naguère] desséchée reprendre vie, gonfler dès que nous l’arrosons de pluie, [puis] donner naissance à de splendides couples de végétaux de toute espèce.
Il en est ainsi, parce que Dieu est la vérité, qu'il redonne la vie aux morts, qu'il a pouvoir sur tout,
que l’heure viendra — nul doute à cet égard — et que Dieu ressuscitera ceux qui sont dans les tombes.
Il est des hommes qui discutent au sujet de Dieu sans connaissance de cause, sans direction et sans [se référer à] un livre lumineux,
en affichant une attitude hautaine pour éloigner [leurs semblables] du chemin de Dieu. A de tels [individus] échoit l'opprobre en cette vie. Le jour de la résurrection nous leur ferons goûter le supplice de l'incendie
en prix de leurs actes sur terre. Certes, Dieu n'est point inique envers ses serviteurs.
Il est des hommes qui adorent Dieu conditionnellement : un bien leur est-il échu, ils en profitent tout à fait rassurés. Mais dès qu'une épreuve les atteint, ils se détournent [de la religion] perdant ainsi [tout mérite] en ce bas monde et dans l'au-delà. C’est là une perte patente !
Ils invoquent, en dehors de Dieu, [des divinités] qui ne sauraient leur nuire, ni leur être utiles. Voilà bien le comble de l'égarement !
Ils invoquent, certes, celui qui fait plus de mal que de bien. Quel détestable patron [que celui qu'ils se donnent], quel détestable client !
Certes, Dieu fera entrer ceux qui croient et pratiquent le bien dans des jardins arrosés par des ruisseaux. Dieu fait ce qu’il veut.
Que celui qui pense que Dieu ne le secourra ni en ce monde, ni dans le monde futur, tende une corde vers le ciel et ta coupe ensuite, et qu’il se rende compte si son stratagème mettra fin à ce qui l’irrite.
Nous l’avons ainsi révélé en versets clairs et Dieu dirige qui il veut.
Certes, ceux qui croient, ceux qui pratiquent le judaïsme, les chrétiens, les sabéens, les zoroastriens, ceux qui donnent à Dieu des associés, Dieu les départagera, certes, le jour de la résurrection. Certes, Dieu est témoin de toute chose.
Ne sais-tu pas que devant Dieu se prosternent tous ceux qui sont dans les cieux, tous ceux qui sont sur la terre, ainsi que le soleil, la lune, les étoiles, les montagnes, les arbres, les animaux et beaucoup d’hommes ? Le châtiment sera mérité par beaucoup [de ces derniers]. Celui que Dieu avilit n’aura personne pour l’honorer. Dieu est libre dans ses actes.
Voici deux [groupes d’] adversaires disputant au sujet de leur Seigneur. Aux mécréants seront taillés des vêtements de feu ; sur leurs têtes sera versée de Veau bouillante [dans l’enfer] ;
leurs entrailles et leur peau y seront consumées.
Des massues de fer [y] leur seront destinées.
Toutes les fois qu’ils voudront en sortir [pour échapper] à l’étouffement, ils y seront ramenés [au cri] : « Goûtez le supplice de l’incendie ! »
Dieu fera rentrer ceux qui croient et font des œuvres pies dans les jardins arrosés par des ruisseaux. Ils y seront parés de bracelets d’or, de perles et vêtus de soie.
Ils auront [ainsi] été dirigés vers l’agréable parole et vers la voie du Digne de louanges.
Certes, aux mécréants qui écartent [les gens] du chemin de Dieu et de la Mosquée Sacrée dont nous avons fait [un sanctuaire à titre] égal pour celui qui réside [près d’elle] et pour celui qui habite ailleurs, et à quiconque voudrait y commettre insolemment un acte sacrilège nous ferons goûter un châtiment douloureux.
[Rappelle] lorsque nom préparâmes pour Abraham l’emplacement du temple [en lui prescrivant] : « Ne m’associe rien ! Purifie mon temple pour ceux qui accomplissent la circumambulation, pour ceux qui se tiennent debout, s’inclinent et se prosternent [en priant].
«Appelle au pèlerinage, parmi les hommes ! Ils viendront à pied ou montés sur des chameaux efflanqués, [accourant] de tout lieu éloigné
pour témoigner des avantages [qu’ils recueillent] et prononcer, [en les immolant] durant des jours connus, le nom de Dieu sur les bêtes [prises sur] les troupeaux qu’il leur a accordés et pour en manger, eux et les miséreux dénués de tout.
« Puis, qu’ils mettent fin à leurs interdits rituels, remplissent leurs vœux et accomplissent autour du temple antique la circumambulation. »
Voilà [ce qui doit être observé] et quiconque tient pour respectables les [institutions] sacrées de Dieu [se crée] un bien auprès de son Seigneur. Les camelins, les bovins, les ovins et les caprins sont licites pour vous, à l’exclusion des animaux [prohibés], par prescription coranique. Évitez la souillure des idoles ! Évitez de dire des mensonges !
[Soyez] des monothéistes sincères, non des polythéistes ! Quiconque associe [une divinité] à Dieu est comme s’il déchoyait du ciel, [comme] si les oiseaux l’enlevaient ou que le vent le précipitait en un lieu perdu.
Ainsi en est-il ! quiconque se montre généreux dans ce qu’il sacrifie, [Dieu lui en tiendra compte] car [les oblations] s’inspirent de la piété au cœur.
Vous en profiterez jusqu’au terme fixé. Ensuite [aura lieu] leur immolation au temple antique.
Pour chaque communauté, nous avons institué un rite sacrificiel pour que [ses membres] prononcent le nom de Dieu sur les bêtes [prélevées sur les troupeaux] qu’il leur a attribuées. Votre Dieu est un Dieu unique. Soumettez-vous à lui ! [Prophète] ! annonce une bonne nouvelle aux humbles,
[à ceux] dont les cœurs sont saisis de crainte, quand on prononce le nom de Dieu, à ceux qui supportent patiemment ce qui les atteint, à ceux qui accomplissent la prière et prélèvent l’aumône sur ce que nous leur avons accordé.
A votre intention, nous avons compris les [chameaux] de belle prestance parmi les rites [édictés par] Dieu. En eux, il y a un bien pour vous. Tandis qu’ils sont rangés [et prêts à être immolés], prononcez le nom de Dieu. Lorsqu’ils gisent [sans vie] sur leur flanc, mangez-en, nourrissez-en le besogneux discret et le mendiant. Nous vous les avons ainsi soumis pour qu’ [envers nous] vous soyez reconnaissants.
Dieu [n’accorde d’importance] ni à leur chair, ni à leur sang. Ce qui lui importe, c’est votre piété. Ils vous les a ainsi assujettis pour que vous proclamiez sa grandeur de vous avoir guidés. [Prophète] ! annonce une bonne nouvelle à ceux qui font le bien !
Dieu prend, certes, la défense de ceux qui croient. Dieu, certes, n'aime aucun traître infidèle.
Autorisation est donnée aux victimes d'agression [de se défendre], car elles sont vraiment lésées et Dieu est omnipotent pour les secourir.
[Elle est donnée à] ceux qui ont été expulsés injustement de leurs foyers pour avoir [seulement] dit : « Notre Seigneur est Dieu ! » Si Dieu ne repoussait point certains hommes par d'autres, les ermitages seraient démolis ainsi que les synagogues, les oratoires et les mosquées où le nom de Dieu est fréquemment invoqué. Dieu secourra assurément ceux qui aident au triomphe de sa cause, car Dieu est, en vérité, fort et puissant.
[Elle est accordée à] ceux qui, si nous consolidions leur position sur terre, accompliraient la prière, s'acquitteraient de l'aumône légale, ordonneraient toute bonne action et dénonceraient toute action répréhensible. A Dieu appartient, en dernier, l'issue de toute chose.
Si les [idolâtres] te traitent d'imposteur, la même [accusation a déjà été proférée] par le peuple de Noé, par les ⁽Adites, les Thamûdites,
par le peuple d'Abraham, celui de Loth,
Par les Madyanites [contre leurs prophètes]. Moïse a été aussi traité d’imposteur. Nous leur avons accordé un délai, puis nous les avons saisis. Et quelle réprobation fut la mienne !
Que de cités nous avons fait périr — pour leur injustice — [et qui subsistent encore] affaissées sur elles-mêmes ; que de puits comblés, que de palais [puissamment] édifiés [sont maintenant déserts] !
Ne voyagent-ils pas sur terre pour avoir des cœurs aptes à comprendre et des oreilles aptes à entendre. Ce ne sont pas les yeux qui sont atteints de cécité, mais les cœurs.
Ils te demanderont de hâter [l’arrivée] du châtiment. Or, Dieu ne manque jamais à sa promesse et un jour, auprès de ton Seigneur, équivaut à mille ans selon vos comptes.
Que de cités auxquelles j’ai accordé un délai, quoiqu’elles fussent injustes et que j’ai saisies ensuite ! Vers moi est le devenir !
Dis-[leur] : « O hommes ! Je ne suis pour vous qu’un avertisseur explicite. »
Ceux qui croient et pratiquent le bien obtiendront le pardon [de leurs péchés] et une attribution généreuse,
tandis que ceux qui se démènent pour rendre nos signes inopérants, ceux-là seront les hôtes de l’enfer.
Nous n’avons envoyé avant toi aucun messager, aucun prophète sans que Satan entachât de suggestions coupables les vœux qu’il leur arrivait de former. Mais Dieu abroge les suggestions de Satan, puis rétablit ses versets. Il est omniscient et sage.
Il fait ainsi des interpolations de Satan un sujet de désarroi pour ceux dont les cœurs [sont minés] par une maladie, ceux dont les cœurs sont endurcis — en vérité, les injustes sont dans une profonde divergence —
et aussi pour que ceux qui ont reçu la science sachent que [ces versets expriment] la vérité émanant de ton Seigneur, qu’ils y croient et que leurs cœurs s’humilient devant elle. Certes, Dieu guide ceux qui croient vers une voie droite.
Les mécréants ne cesseront d’en douter jusqu’à ce que l’Heure les surprenne à l’improviste ou que leur soit infligé le châtiment d’un jour néfaste.
La royauté, ce jour-là, appartiendra à Dieu qui sera leur juge. Ceux qui auront cru et fait des œuvres pies seront dans les jardins du délice.
Quant à ceux qui n’auront pas eu la foi et auront traité nos versets de mensonges, ceux-là subiront un châtiment avilissant.
Ceux qui auront, pour la cause de Dieu, émigré et auront été tués ou seront morts, Dieu leur accordera une belle attribution, car Dieu est bien le meilleur attributeur.
Il les introduira, certes, en un lieu qui leur plaira, car Dieu est omniscient et magnanime.
Ainsi en est-il : Dieu prêtera sûrement son secours à quiconque, usant de représailles proportionnées au tort qu’il aura subi, est à nouveau victime d'un outrage [pour avoir riposté], Dieu absout et pardonne.
C’est que Dieu insère la nuit dans le jour et le jour dans la nuit. Il voit et entend tout.
C’est que Dieu est la vérité, que ce qu’ils invoquent en dehors de lui est faux, que Dieu est, certes, le Sublime, le Grand.
Ne vois-tu pas que Dieu fait descendre une eau du ciel [grâce à laquelle] la terre devient verdoyante ? Dieu est plein de mansuétude et est au courant [de tout].
A lui appartient ce qui est dans les cieux et sur la terre. Dieu se suffit à lui-même et est digne de louanges.
Ne vois-tu pas que Dieu vous a soumis ce qui est sur la terre ainsi que le vaisseau qui, sur son ordre, vogue sur mer et qu’il empêche le ciel de s’affaisser — sauf par sa permission — sur terre ? Dieu est plein de bienveillance envers les hommes.
C’est lui qui vous a donné la vie, puis vous fera mourir, puis vous fera revivre. L’homme est vraiment ingrat.
A chaque communauté nous avons assigné un rite sacré auquel elle se conforme. Qu’ils ne disputent donc point au sujet de l’ordre avec toi ! Invoque ton Seigneur, car tu es, en vérité, dans une voie droite.
S’ils discutent avec toi, réponds-[leur] : « Dieu sait bien ce que vous faites !
« Dieu arbitrera vos différends le jour de la résurrection ! »
Ignores-tu que Dieu sait ce qui est dans le ciel et la terre ? Cela se trouve dans un livre. Cela est, pour Dieu, facile.
Ils adorent en dehors de Dieu [des divinités] au sujet desquelles [Dieu] n’a fait descendre aucune preuve et sur lesquelles ils n’ont [eux-mêmes] aucune science. Les injustes n’auront aucun auxiliaire.
Lorsque nos versets leur sont récités, on voit la réprobation [se peindre] sur les visages de ceux qui ne croient pas. Peu s’en faut qu’ils ne se jettent sur ceux qui les leur récitent. Dis-leur : « Vous annoncerai-je quelque chose de pire ? Le feu ! Dieu l’a promis à ceux qui ne croient pas ! Et quel affreux devenir [pour vous] ! »
O hommes ! Une parabole vous est proposée ! Ecoutez-la : les idoles que vous adorez en dehors de Dieu ne sauraient [même pas] créer une mouche, dussent-elles, pour ce faire, s'unir. Si une mouche leur ravissait quelque chose, [ces idoles] seraient incapables de le lui arracher. [En fait], le solliciteur et le sollicité sont [également] faibles.
Ils n’ont pas estimé Dieu selon sa vraie valeur. Dieu est fort et puissant !
Il choisit des messagers parmi les anges et parmi les hommes, il entend et voit tout.
Il sait ce qui est devant et derrière eux et c’est à lui que toutes les choses retourneront.
O vous qui croyez ! Inclinez-vous, prosternez-vous et adorez votre Seigneur ! Faites du bien et vous serez heureux !
Luttez pour Dieu [avec tout l’effort] qu’il mérite ! Il vous a choisis et ne vous a imposé aucune gène dans la religion, la religion de votre père Abraham qui vous a donné le nom de musulmans avant et en cette révélation, afin que l’envoyé [de Dieu] soit témoin contre vous et que vous soyez vous-mêmes témoins contre les hommes ! Accomplissez la prière, acquittez-vous de l’aumône légale, attachez-vous à Dieu ! C’est lui votre patron ! Quel excellent patron et quel excellent soutien !
Heureux sont, certes, les croyants
qui prient humblement,
se détournent de [toute] futilité,
s’acquittent de l’aumône légale,
préservent leurs sexes [de tout rapport]
si ce n’est avec leurs épouses ou avec leurs concubines — en ce cas ils n’encourent pas de blâme,
les transgresseurs étant ceux qui désirent d'autres femmes.
[Heureux les croyants] qui ont le respect des dépôts [qu’on leur confie] et sont fidèles à leurs engagements,
qui prient aux heures fixées [pour l’office] !
Ce sont eux les héritiers
du paradis ; ils y demeureront éternellement.
Nous avons créé l’homme d’un extrait d’argile ;
puis nous en fîmes une goutte de sperme déposée en un réceptacle sûr.
Nous avons métamorphosé la goutte de sperme en jointif, celui-ci en un embryon dont nous avons fait une ossature que nous avons revêtue de chair. Nous l’avons ensuite transformée en une tout autre création. Béni soit Dieu, le meilleur des créateurs !
Et, en vérité, vous mourrez ensuite
pour être ressuscités, le jour de la résurrection.
Au-dessus de vous nous avons créé sept voies et nous ne nous désintéressons pas de la création.
Nous avons fait descendre du ciel une eau en quantité déterminée que mus avons maintenue sur la terre, bien qu’il soit en notre pouvoir de l’emporter.
Par [cette eau], nous avons créé pour vous des palmeraies et des vignobles où vous trouvez des fruits en abondance, dont vous mangez,
[ainsi] que cet arbre qui pousse au mont Sinaï et produit huile et condiment pour les consommateurs.
Certes, dans les bestiaux vous avez un sujet de méditation. Nous vous faisons boire du lait contenu] dans leurs entrailles. Vous y trouvez de nombreux avantages. Vous vous nourrissez [de leur chair].
Sur eux, ainsi que sur des vaisseaux, vous êtes transportés.
Nous envoyâmes, certes, Noé à son peuple auquel il dit : « O mon peuple ! adorez Dieu. Vous n’avez pas de divinité en dehors de lui. Ne [le] craignez-vous pas ? »
Le conseil [formé] de notabilités mécréantes parmi le peuple de Noé déclara : « Cet individu n’est qu’un homme, semblable à vous, qui cherche à vous surpasser. Si Dieu avait voulu [nous enseigner] il [nous] aurait envoyé des anges. Nous n’avons rien entendu de ce [qu’il raconte] du temps de nos premiers ancêtres.
« Oui, ce n’est qu’un homme possédé par les djinns ! Observez-le quelque temps ! »
« Seigneur ! dit Noé, ils me traitent d'imposteur ! Secours-moi ! »
Aussi lui révélâmes-nous ; « Construis une arche sous notre sauvegarde et selon notre révélation. Lorsque notre ordre sera donné et que le four bouillonnera, embarque dans l'arche un couple de chaque espèce ainsi que les tiens, excepté ceux contre lesquels un arrêt aura été édicté et ne me tiens aucun discours en faveur des prévaricateurs. Ils seront noyés !
« Lorsque tu seras installé dans l'arche, toi et ceux qui seront avec toi, dis : “Louange à Dieu qui nous a délivrés des injustes.''
« Dis [encore] “Seigneur, fais-moi débarquer en un lieu béni ! Tu es celui qui assure le meilleur débarquement.”
Il y a, certes, des signes en cela. Nous mettons, en vérité, [les hommes] à l'épreuve.
Nous créâmes, après la génération de Noé, d'autres générations.
Nous envoyâmes parmi elles un messager [issu] d'elles pour leur dire : « Adorez Dieu ! Vous n'avez d'autre divinité que lui ! N'éprouvez-vous donc aucune crainte ? »
Le conseil des notables — [gens] infidèles, niant la vie future et que nous avions [pourtant] enrichis — déclara : « Cet [individu] n'est qu'un homme semblable à vous, mangeant de ce que vous mangez et buvant de ce que vous buvez.
« Si vous obéissez à un homme semblable à vous, vous compterez certainement parmi les perdants.
« Vous promet-il qu’une fois réduits en poussière et en os vous serez ramenés à la vie ?
« Chimère ! chimère que ce qui vous est promis !
Il n’est de vie que la nôtre présente ! Nous vivons et nous mourrons [mais] nous ne serons pas ressuscités.
« Ce n’est qu’un homme qui débite des mensonges sur Dieu ! Nous n’ajoutons pas foi à ce qu’il raconte ! »
« Seigneur, s’écria-t-il, prête-moi ton secours, puisqu’ils me traitent d’imposteur ! »
Dieu dit : « Encore un peu de temps et ils en seront aux regrets ! »
La vocifération les saisit [au nom] de la vérité et nous en fîmes des déchets. Arrière, les injustes !
 Nous créâmes, après eux, d’autres générations.
Aucune communauté ne [peut] avancer ou retarder son terme.
Nous envoyâmes ensuite nos messagers, les uns après les autres. Chaque fois qu’un envoyé se présentait à sa communauté, celle-ci le traitait d’imposteur. Nous fîmes ainsi succéder [ces générations] les unes aux autres. Nous en fîmes des [thèmes] de récits [légendaires]. Arrière, les mécréants !
Nous envoyâmes ensuite Moïse et son frère Aaron, pourvus de nos signes et d’un pouvoir manifeste
à Pharaon et à son conseil de notables qui se montrèrent orgueilleux. C’étaient des gens hautains.
« Croirons-nous, s’écrièrent-ils, en deux individus semblables à nous et dont les congénères sont nos esclaves ? »
[Aussi] les traitèrent-ils d’imposteurs et furent-ils anéantis.
Nous donnâmes l’Écriture à Moïse pour que [son peuple] suivît la bonne direction.
Nous fîmes un signe de Jésus, fils de Marie, et de sa mère. Nous leur donnâmes un refuge sur une colline tranquille et arrosée.
« O messagers ! mangez de ce qui est permis et agréable, et faites du bien ! Je suis au courant de vos actes.
« Cette [communauté] — c’est votre communauté, une communauté unique et je suis votre Seigneur. Craignez-moi ! »
Mais ils s'entre-déchirèrent, transformant leur religion en sectes, exultant chacune de sa doctrine.
«Laisse-les un laps de temps [persister] dans leur égarement !
S’imaginent-ils que ce que nous leur accordons, en richesses et en enfants,
[soit une avance] que nous nous empressons de leur faire sur les biens [de la vie future] ? Non pas ! Ils sont inconscients !
[Au contraire] ceux que la crainte de leur Seigneur rend plus vigilants,
ceux qui croient aux signes de leur Seigneur,
 ceux qui n’associent rien à leur Seigneur,
ceux qui donnent ce qu’ils peuvent et dont les cœurs sont inquiets [à l’idée] qu’ils retourneront à leur Seigneur,
ceux-là s’empressent à qui mieux mieux de faire des œuvres pies et sont les premiers à les réaliser.
Nous n’imposons à une âme que ce dont elle est capable. Devant nous est un livre d’où émane la vérité. Ils ne seront pas lésés.
Mais leurs cœurs sont dans l’erreur au sujet de ce [Coran]. En dehors de cela, ils auront d’autres actes à commettre.
Lorsque enfin nous infligerons aux riches parmi eux un châtiment, ils pousseront des cris.
[Il leur sera dit] : « Ne criez pas aujourd’hui, vous ne serez pas secourus contre nous !
« Mes versets vous étaient récités : vous tourniez le dos
« dédaigneusement et [les dénigriez] à haute voix au cours de vos veillées. » 
Eh quoi ! Ne méditent-ils pas ce qui leur est dit ou ont-ils reçu ce qui n’est pas parvenu à leurs premiers ancêtres ?
N'ont-ils pas connu leur envoyé pour le renier [maintenant] ?
Prétendent-ils qu’il est possédé par les djinns ? Non ! il s’est présenté à eux [comme] porteur de vérité, mais la plupart d’entre eux exècrent celle-ci
Si la vérité était conforme à leurs passions, les cieux et la terre et ceux qui y sont seraient, certes, corrompus. Nous leur avons, au contraire, transmis [un message] de rappel, mais ils s’en détournent.
Leur réclames-tu un tribut ? Or, l’attribution de ton Seigneur est meilleure car il est le meilleur des dispensateurs.
Et en vérité, tu les appelles vers une voie droite.
[Mais] ceux qui ne croient pas à la vie future s’en écartent.
Si nous les prenions en pitié, en éloignant d’eux le mal qui les accable, ils n’en persévéreraient pas moins dans leur aveugle insolence,
Nous leur avons infligé un châtiment : ils n’ont pas changé d’attitude pour autant, envers leur Seigneur, pas plus qu’Ils ne [l’]ont supplié,
[et ce] jusqu’à ce que nous déclenchions contre eux un cruel châtiment. Et c’est alors [seulement] qu’ils seront désespérés.
C'est lui qui a créé pour vous l'ouïe, les yeux, les cœurs. Rarement, cependant, vous [l'en] remerciez.
C'est lui qui vous a disséminés sur la terre et devant lui vous serez rassemblés.
C'est lui qui donne la vie et la mort et c'est de lui que dépend l'alternance de la nuit et du jour. Eh quoi ! ne raisonnerez-vous pas ?
Ils tiennent au contraire les mêmes propos que les anciens.
« Lorsque nous serons morts, disent-ils, que nous ne serons plus que poussière et os, est-ce que nous serons ressuscités ?
« En vérité, une telle promesse nous a été déjà faite, auparavant, à nous à nos ancêtres. Ce ne sont là, certes, que fables des anciens. »
Demande-[lecf/p : « A qui appartiennent la terre et ceux qui y sont ? [Dites-le] si vous savez !
— [Ils appartiennent] à Dieu », répondront-ils. Dis-[leur] : « Eh bien, alors, pourquoi ne vous en souvenez-vous pas ? »
Dis-[leur] : « Qui est le Seigneur des sept cieux et du trône sublime ? »
Ils répondront : « [Ils sont] à Dieu ! » Demande-[leur, alors] : « Eh quoi! n'avez-vous aucune crainte ? »
Dis-[leur] : « Dites, si vous [le savez] : qui détient la royauté suprême sur toute chose, protège sans avoir [besoin] d'être protégé ? »
Ils répondront : « Dieu ! » Dis-[leur] : « Comment pouvez-vous alors être ensorcelés [au point de ne pas croire en lui] ? »
Certes, nous leur avons apporté la vérité, mais ce sont assurément des menteurs.
Dieu ne s’est donné aucun enfant et il n’y a avec lui aucune [autre] divinité, sans quoi chaque divinité s’en irait avec ce qu’elle aurait créé et certaines [d’entre elles] en domineraient d’autres. Gloire à Dieu ! [Il est au-dessus de ce que les idolâtres] décrivent.
Il connaît ce qui est inaccessible [à l’entendement et à la sensibilité des hommes] et ce dont ils peuvent témoigner. Il est au-dessus de ce qu’ils [lui] associent.
Dis : « Seigneur, si tu [devais] me montrer [le châtiment] que tu leur as promis,
[du moins], Seigneur, fais que je ne sois pas du nombre des coupables. »
Nous avons le pouvoir, en effet, de te montrer [le châtiment] que nous leur promettons.
Repousse la mauvaise action, par [une action] plus belle, car nous savons bien ce qu’ils décrivent,
et dis : « Seigneur, je me réfugie en toi, pour [échapper] aux tentations des démons ;
je me réfugie en toi, Seigneur, contre leur présence. »
... Quand la mort se présente à l’un d’eux il s’écrie : « Seigneur, fais-moi revenir [sur terre] !
« Peut-être y accomplirai-je quelque œuvre méritoire, parmi ce que j’ai laissé. » Non ! Non ! C’est là une parole qu’il exprime [inutilement]. Derrière eux un obstacle est dressé jusqu’au jour de leur résurrection.
Quand il sera soufflé dans la trompe, il n’y aura plus de [lien] généalogique entre eux et ils ne se poseront plus de questions, ce jour-là.
Ceux dont les bonnes actions pèseront lourd, ceux-là seront les bienheureux.
Ceux dont les bonnes actions seront légères, ceux-là seront d’eux-mêmes les perdants et [séjourneront] éternellement dans la géhenne.
Le feu brûlera leurs visages et leurs lèvres seront grimaçantes.
[Il leur sera dit] : « Mes versets ne vous étaient-ils pas récités et ne les traitiez-vous pas de mensonges ? 
— Seigneur, diront-ils, notre mauvais sort a prévalu contre nous et nous étions dans l’égarement.
« Seigneur, retire-nous de [la géhenne] et si nous récidivions nous serions inexcusables. »
[Mais, Dieu] dira : « Demeurez-y et ne me parlez plus ! »
Il y avait parmi mes serviteurs une fraction qui disait : « Seigneur, nous croyons. Pardonne-nous et fais-nous miséricorde, car tu es le meilleur des miséricordieux ! »
Vous avez fait d’eux des sujets de moquerie au point d’oublier de vous souvenir de moi. Ils étaient votre risée !
Je les récompense aujourd’hui pour leur patience. Aussi triomphent-ils.
[Dieu dira] : « Combien d’année êtes-vous restés sur terre ?
— Un jour, une fraction de jour ! Interroge ceux qui [savent] compter ! » répondront-ils.
Dieu dira : « Vous n’[y] êtes restés que peu de temps. Si seulement vous saviez !
« Aviez-vous supposé que nous vous avions créés sans but et que vous ne reviendriez pas à nous ?
Exalté soit Dieu, le vrai roi ! Il n y a d’autre divinité que lui, le Seigneur du trône sublime !
Quiconque invoque, à côté de Dieu, une autre divinité sans avoir la preuve de [son existence] aura à en rendre compte à son Seigneur. En vérité, les impies ne prospéreront pas.
Dis: « Seigneur, pardonne-moi [mes pêchés] et fais-moi miséricorde, car tu es le meilleur des miséricordieux ! »
[Voici] une sourate que nous révélons et prescrivons. Nous y révélons des versets clairs pour que vous vous remémoriez.
Fustigez la fornicatrice et le fornicateur de cent coups de fouet [administrés] à chacun d’eux. Eu égard à la religion, n’ayez aucune pitié pour eux, si vous croyez, en Dieu et au jour dernier, et qu’un groupe de fidèles soit témoin de leur supplice.
Le fornicateur n’épousera qu’une fornicatrice ou une païenne et celle-ci n’épousera qu’un fornicateur ou un païen, et cela est interdit aux croyants.
Ceux qui lancent une accusation contre [l’honneur] des femmes chastes, sans pouvoir produire ensuite [à l’appui de leur délation] quatre témoins, flagellez-les de quatre-vingts coups de fouet et récusez à jamais leur témoignage — de tels délateurs sont des pervers —,
exception faite de ceux qui se repentent par la suite et s’amendent car Dieu absout et fait [volontiers] miséricorde.
Chacun de ceux qui accusent [d’adultère] leurs épouses, sans pouvoir produire de témoins, et n’ont d’autres témoignages que le leur, devra attester par Dieu, à quatre reprises, qu’il dit la vérité.
[et, en cas de dénégation de l’accusée, appeler] à la cinquième reprise la malédiction de Dieu sur lui s’il ment.
[Toute] sanction [à appliquer] à l’épouse [accusée] est levée par le quadruple serment : « Par Dieu, il ment »,
[suivi d’une cinquième formule appelant] sur elle le couroux de Dieu si son mari dit la vérité.
En vérité, sans sa grâce et sa miséricorde envers vous, [sans] l’accueil bienveillant qu’il réserve volontiers au repentir et [sans] sa sagesse, Dieu [vous aurait promptement châtiés pour vos péchés].
Ceux d’entre vous qui colportent l’imposture forment une bande. Ne croyez pas que cela vous nuise ; au contraire, c’est un bien pour vous car chacun d’eux aura à répondre du péché qu’il commet. A celui d’entre eux qui s’est chargé de la part la plus grande est réservé un terrible châtiment.
Que n’ont-ils eu spontanément, croyants et croyantes, de bonnes pensées en [cette affaire] quand ils en eurent entendu [parler] et que n’ont-ils dit : « C’est une calomnie manifeste ! »
Que les [calomniateurs] n’ont-ils produit quatre témoins [à l’appui de leurs accusations] ? Ne l’ayant pas fait, ils sont menteurs devant Dieu.
N’eussent été la grâce de Dieu envers eux et sa miséricorde en ce monde et dans l’au-delà, vous auriez subi un terrible châtiment en punition de vos commérages,
de votre colportage de bouche en bouche de ce dont vous n’avez aucune connaissance et en tenant [cela] pour négligeable, alors que c'est énorme auprès de Dieu.
Que n’avez-vous dit, en entendant [cette calomnie] : « Nous n’avons pas à parler de cela. Gloire à toi, [Seigneur] ! C'est une délation stupéfiante et atroce ! ».
Dieu vous exhorte à ne plus récidiver si vous êtes [sincèrement] croyants.
Dieu vous expose [ses] versets. Dieu est omniscient et sage.
Ceux qui aiment que la turpitude se répande parmi les croyants subiront un douloureux châtiment ici-bas et dans l'au-delà. Dieu sait, et vous, vous ne savez pas.
N'eussent été la grâce de Dieu envers vous et sa miséricorde et [n'eût été] que Dieu est bon et miséricordieux...
O vous qui croyez ! ne suivez pas les traces de Satan ! Quiconque suit les traces de Satan [ne doit pas ignorer] que celui-ci ordonne te vice et ce qui est répréhensible. Or, n'eussent été la grâce de Dieu envers vous et sa miséricorde, aucun d'entre vous n'aurait été pur, à jamais. Mais Dieu met en état de pureté qui il veut, car il entend et sait tout.
Que ceux qui parmi vous bénéficient de la grâce divine et vivent dans l’aisance évitent de jurer, de cesser à être charitables envers leurs proches, les indigents et ceux qui se sont expatriés pour la cause de Dieu. Qu’ils se montrent, au contraire, cléments et absolvent ! Or ça, n aimeriez-vous pas que Dieu vous pardonne ! Dieu absout et compatit.
Maudits Soient, ici-bas et dans l’au-delà, ceux qui attentent [par leurs calomnies, à l’honneur] des femmes chastes, insoucieuses, croyantes ! Leur châtiment sera terrible
le jour où, contre eux, témoigneront de leurs actions leurs langues, leurs mains, leurs pieds.
Ce jour-là, Dieu leur accordera leur juste rétribution et ils sauront que c’est lui la vérité édifiante.
Les mauvaises aux mauvais et les mauvais aux mauvaises. Les excellentes aux excellents et les excellents aux excellentes. Ceux-ci sont [déclarés] innocents de ce qu’on dit. Ils [trouveront auprès de leur Seigneur] la rémission [de leurs péchés] et une généreuse récompense.
O vous qui croyez ! n'entrez dans des demeures autres que les vôtres qu’en sollicitant la permission et en saluant ceux qui y habitent. C’est préférable pour vous. Peut-être vous souviendrez-vous [de ce que Dieu vous prescrit].
Si vous n’y trouvez personne, n’y entrez point sans permission. Si on vous dit : « Allez-vous-en ! » retirez-vous aussitôt, car [en agissant] ainsi vous vous montrez plus corrects et Dieu connaît bien vos agissements.
Ce n’est pas un pêché que d’entrer en des demeures inhabitées où se trouve un objet vous appartenant. Dieu sait ce que vous divulguez et ce que vous dissimulez.
[Prophète], dis aux croyants de baisser les yeux [devant ce qu’il ne leur est pas permis de regarder] et de préserver leurs sexes [de tout rapport illicite]. Ils en seront plus purs et Dieu est bien informé de ce qu’ils font.
Dis aux croyantes de baisser les yeux [devant ce qu’il leur est interdit de regarder], de sauvegarder leurs sexes [de tout rapport illicite], de ne pas exhiber leurs atours hormis ce qui est visible. Quelles rabattent leurs voiles sur leurs poitrines. Qu’elles ne montrent leurs atours qu’à leurs époux, à leurs pères, à leurs beaux-pères, à leurs fils, à leurs beaux-fils, à leurs frères, à leurs neveux [fils de leurs frères et sœurs], à leurs compagnes, à leurs esclaves, aux domestiques mâles impuissants, aux garçons qui ignorent tout des parties cachées de la femme. Qu’elles ne fassent pas tinter [en marchant] les anneaux de leurs pieds pour qu’on sache ce qu’elles portent comme bijoux cachés. Croyants, repentez-vous tous à Dieu pour que vous soyez heureux.
Mariez les célibataires qui sont parmi vous, ainsi que ceux de vos serviteurs des deux sexes qui pratiquent la vertu. S’ils sont dans le dénuement, Dieu pourvoira par sa grâce à leurs besoins, car il est large [dans sa générosité] et omniscient.
Que ceux qui [faute de moyens] ne peuvent se marier pratiquent la chasteté jusqu’à ce que Dieu les enrichisse par sa grâce. Établissez un contrat écrit d’affranchissement à l’intention de ceux de vos esclaves qui le désirent, si vous les en jugez dignes ! Donnez-leur des biens dont Dieu vous a gratifiés. Ne contraignez pas, par intérêt en la présente vie, vos jeunes esclaves à se livrer à la prostitution si elles préfèrent vivre chastement. Quiconque les contraint [sera seul tenu pour pervers. Quant à elles], Dieu leur accordera son pardon et sa miséricorde, attendu qu’elles ont été forcées [de se prostituer].
Nous avons révélé des versets clairs, une parabole [tirée de la vie] de ceux qui vécurent avant vous et une exhortation pour ceux qui sont pieux.
Dieu est la lumière des cieux et de la terre. Sa lumière est semblable à une niche où se trouve une lampe. La lampe est dans un verre pareil à un astre étincelant qui s’allume grâce à un arbre béni : un olivier qui n’est ni de l’orient ni de l’occident et dont l’huile brillerait sans qu’un feu la touche ou peu s’en faut. Lumière sur lumière. Dieu dirige vers sa lumière qui il veut. Il propose aux hommes des paraboles. Dieu connaît parfaitement toute chose.
[Lumière pareille à une lampe dans une niche] en des temples que Dieu a permis d’élever, où son nom est invoqué et où, à l’aube et au crépuscule, [des hommes] le glorifient,
des hommes qu’aucun commerce, aucune transaction ne distraient de la mémoration de Dieu, de l’accomplissement de la prière, de l’acquittement de l’aumône, qui redoutent le jour où les cœurs seront bouleversés et les yeux révulsés,
[dans l’espoir] que Dieu les récompensera de leurs œuvres les plus belles et augmentera en leur faveur sa grâce. Dieu accorde sans compter [ses bienfaits] à qui il veut.
[Quant] aux mécréants, leurs actions sont comme un mirage dans une plaine : l’homme brûlant de soif le prend pour [une étendue] d’eau, mais quand il y arrive, il s’aperçoit que ce n’était rien. Et non loin, il trouvera Dieu qui lui réglera [d’une manière exacte] son compte. Dieu est rapide dans ses comptes.
[Les actions des mécréants] sont encore semblables à des ténèbres sur une mer profonde : des vagues la recouvrent, [vagues] au-dessus desquelles s’élèvent [d’autres] vagues sous un [épais] nuage. Ténèbres [entassées] les unes au-dessus des autres. Quand quelqu’un étend ta main, il ne la distingue presque pas. Celui que Dieu prive de lumière n’a aucune lumière.
T’es-tu rendu compte que ceux qui sont dans les cieux et sur la terre chantent la gloire de Dieu, de même que les oiseaux qui s’éploient ? Chacun d’eux sait [comment le] prier et [l'] exalter, et Dieu sait parfaitement ce qu’ils font.
A Dieu appartient la royauté des cieux et de la terre, et vers lui est le devenir [de tout].
T’es-tu rendu compte que Dieu pousse les nuages, les amoncelle, en fait un amas, qu’ensuite l’ondée sort de leurs profondeurs, que Dieu fait descendre du ciel des montagnes de grêle, qu’il en atteint ou en préserve qui il veut et que l’éclair [qui l’accompagne] ravit presque la vue ?
Dieu fait alterner la nuit et le jour. En cela, il y a vraiment un enseignement pour ceux qui ont des yeux.
Dieu a créé tout animal [à partir] de l'eau. Parmi [les êtres vivants] les uns se déplacent en rampant, certains sur deux pattes, d’autres sur quatre. Dieu crée ce qu’il veut, car Dieu est omnipotent
Nous avons révélé des versets explicites et Dieu dirige qui il veut vers une voie droite.
Ils disent qu’ils croient en Dieu et en [son] Prophète et qu’ils obéissent. [Néanmoins] un groupe d’entre eux s’en détourne après cette déclaration. Ces gens-là ne sont pas des croyants.
Lorsqu’on les cite devant [le tribunal] de Dieu et de son Prophète pour que celui-ci arbitre [leurs litiges], une partie d’entre eux le récuse aussitôt.
Mais s'ils ont le droit pour eux, ils viennent à lui [fort] soumis.
Ont-ils un mal dans le cœur ? Doutent-ils [de son impartialité] ? Craignent-ils que Dieu et son Prophète les briment ? Non ! [mais] ces gens-là sont des injustes.
La seule réponse des [vrais] croyants, lorsqu’ils sont cités devant [le tribunal] de Dieu et de son Prophète pour que celui-ci arbitre [leurs litiges], est : « Nous avons entendu et nous obéissons ! » Voilà les bienheureux !
Ceux qui obéissent à Dieu et à son Prophète, qui redoutent et craignent Dieu... voilà ceux qui réussissent.
Ils jurent par Dieu, avec toute la force de leurs convictions, que si tu le leur ordonnais, ils se mettraient en campagne. Dis-[leur] : « Ne jurez point ! [Votre] obéissance est connue ! Dieu est bien au courant de ce que vous faites ! »
Dis-[leur] : « Obéissez à Dieu ! Obéissez à son Prophète ! Si vous refusez, [le Prophète] n’est responsable que de ce dont il est chargé, et vous, vous êtes responsables de ce dont vous êtes chargés. Si vous obéissez, vous serez bien guidés. Or seule [la transmission] du message explicite incombe à l'envoyé [de Dieu].
A ceux d’entre vous qui croient et font œuvres pies, Dieu a promis de faire d’eux des vicaires sur terre — comme il l’avait fait de ceux qui étaient avant vous —, d’affermir la religion qu’il lui a plu de leur faire professer, de transformer leur crainte en sécurité. Ils m’adoreront sans me rien associer. Ceux qui deviendront infidèles, après cela, seront des [pervers].
Acquittez-vous de la prière ! Faites l'aumône ! Obéissez au Prophète pour que la miséricorde [de Dieu] s'étende sur vous !
Ne pensez pas que les mécréants puissent réduire [Dieu] à l'impuissance sur terre ! Leur refuge sera le feu, et quel affreux devenir [pour eux] !
O vous qui croyez ! Que vos serviteurs et ceux d'entre vous qui n'ont pas atteint la puberté vous demandent la permission [avant d'entrer auprès de vous] à trois moments : avant la prière de l'aube, à midi lorsque vous déposez vos vêtement et après la prière de la nuit. Ce sont trois moments d'intimité pour vous, en dehors desquels vous n'encourez aucun reproche et eux non plus, en circulant sans permission pour vous rendre les uns chez les autres. Dieu vous expose ainsi ses versets et il est omniscient et sage.
Lorsque vos enfants parviennent à la puberté, qu’ils demandent [avant d’entrer auprès de vous] la permission, à l’instar de leurs ainés. Dieu vous expose ainsi ses versets, car il est omniscient et sage.
Les femmes atteintes par la ménopause et n’espérant plus se marier peuvent, sans [qu’on puisse en faire une transgression], renoncer à porter leurs vêtements [de sortie], sans exhiber [toutefois] leurs atours. Mais mieux vaut pour elles s’en abstenir. Dieu entend et sait tout.
Aucun grief n’est à faire à l’aveugle, au boiteux, au malade ou à vous-mêmes, si vous mangez dans vos demeures, dans celles de vos pères, de vos frères, de vos sœurs, de vos tantes paternelles, de vos oncles maternels, de vos tantes maternelles, dans une demeure dont vous détenez les clefs ou chez l’un de vos amis. Aucun grief ne saurait vous être fait, si vous mangez ensemble ou séparément. Un entrant dans une demeure, adressez-vous mutuellement une salutation [au nom] de Dieu, bénie et agréable. Dieu vous expose ainsi [ses] versets pour que vous raisonniez.
Seuls ont la foi, ceux qui croient en Dieu, en son Prophète et qui ne se retirent pas lorsqu’ils se concertent avec celui-ci sur une question [d’intérêt général], sans lui avoir demandé la permission. Ceux qui sollicitent de toi l’autorisation [de partir ou de venir], voilà ceux qui croient en Dieu et en son Prophète. S’ils te demandent congé pour convenance personnelle, accorde-le à qui tu voudras parmi eux et prie Dieu de leur pardonner, car Dieu absout et fait miséricorde.
Ne confondez pas l’appel du Prophète avec celui que vous vous adressez les uns aux autres. Dieu connait bien ceux d’entre vous qui s’esquivent subrepticement. Que ceux qui contrecarrent ses décisions prennent garde d’être jetés dans la confusion ou accablés d’un cruel châtiment.
Or ça ! ce qui est dans les cieux et sur la terre n’appartient-il pas à Dieu ? Il sait en quelle [situation] vous serez le jour où [les hommes] seront ramenés à lui et [où] il les avisera de ce qu’ils ont fait [sur terre]. Dieu est omniscient.
Béni soit celui qui a révélé [graduellement le livre de] la distinction à son serviteur pour faire de lui l'avertisseur des mondes !
[Béni soit] celui qui détient la royauté des cieux et de la terre, qui ne s’est donné aucun enfant, qui n’a, en sa royauté, aucun associé et qui a créé toute chose en lui donnant les proportions [qui lui convenaient] !
[Les polythéistes] se sont donné, en dehors de lui, des divinités qui ne créent rien, étant elles-mêmes créées, qui ne disposent pour elles-mêmes, ni de ce qui est utile, ni de ce qui est nuisible, ni de la mort, ni de la vie, ni de la résurrection.
« Ceci, disent les mécréants, n’est qu’une imposture [qu’il a forgée] en s’aidant d’autres personnes. » [En disant cela] ils commettent une injustice et un faux.
« Ce sont des fables [remontant] aux anciens qu’il recueille par écrit, disent-ils, et qu’on lui dicte matin et soir. »
Réponds-[leur] : » C'est celui qui connaît le secret dans les cieux et sur la terre [qui l'a révélé] et, en vérité, il absout et fait miséricorde. »
Ils disent encore : « Qu'est-ce donc que ce Prophète qui se nourrit [comme nous] et se promène dans les marchés ? Ah ! si seulement un ange était descendu [du ciel] pour prêcher en sa compagnie !
« [Si seulement] un trésor lui avait été octroyé ou s'il avait été pourvu d'un jardin dont il mangerait [les fruits] ! » Et les injustes d’ajouter : « Vous ne suivez qu’un homme ensorcelé ! »
Considère les comparaisons dont ils usent à ton égard ! Ils s'égarent et ne pourront [retrouver] le bon chemin.
Béni soit Celui qui, s'il le veut, t'accordera mieux que cela : des jardins [arrosés par] des ruisseaux où il édifiera des palais pour toi !
Pis encore ! Ils nient [l’arrivée] de l’heure. Or, nous avons préparé, pour les négateurs de l’heure, un brasier.
dont ils entendront, de loin, la fureur et le mugissement.
Lorsqu’ils seront précipités, en un espace étroit de ce brasier, les mains liées derrière le cou ils s’écrieront : « O péril ! »
[il leur sera dit] : « N’appelez pas, en ce jour un seul, mais plusieurs périls ! »
Dis : « [Ce brasier] vaut-il mieux que l’éternel paradis, promis comme rétribution et [ultime] devenir à ceux qui craignent [Dieu] ?
Ils auront là tout ce qu’ils désireront. [Ils y] seront pour l’éternité. Promesse due [dont l’accomplissement] incombe à ton Seigneur.
Le jour où il les rassemblera eux et ce qu’ils ont adoré, Dieu dira : « Est-ce vous qui avez égaré mes serviteurs que voici ou bien sont-ce eux-mêmes qui ont perdu le chemin ? »
Ils répondront : « Gloire à toi ! Il ne pouvait être convenable pour nous de prendre des maîtres en dehors de toi. Mais tu les as plongés dans le bien-être, eux et leurs ancêtres, au point qu’ils ont oublié de se souvenir de toi et qu’ils se sont perdus. »
[Ceux que vous aurez adorés] opposeront ainsi un démenti à vos déclarations et vous ne pourrez échapper [au châtiment], ni [trouver] un secours. Nous ferons goûter un grand châtiment à quiconque aura commis une injustice.
Nous n’avons envoyé avant toi que des messagers qui s’alimentaient et allaient dans les marchés [comme les autres hommes]. Nous faisons de certains d’entre vous une épreuve pour les autres. Patienterez-vous ? Ton Seigneur voit tout.
Ceux qui n’espèrent pas nous rencontrer disent : « Si seulement des anges nous étaient envoyés ou [si encore] nous voyions notre Seigneur ! » Certes, ils sont enflés d’orgueil et ont dépassé les limites de l’insolence.
Le jour où ils verront les anges, malheur aux criminels, ce jour-là ! Ils diront : « Refuge inaccessible ! »
Considérant les œuvres accomplies par [les mécréants], nous en avons fait une poussière éparpillée.
Ce jour-là, les hôtes du paradis [accéderont] au meilleur séjour et au plus beau lieu de repos.
Le jour où le ciel sera fendu par les nuées et où les anges seront descendus rapidement,
ce jour-là la vraie royauté appartiendra au Miséricordieux. Ce sera pour les impies un jour difficile.
Ce jour-là l'[homme] injuste se mordra les deux mains en disant : « Plût à Dieu que j’eusse fait route avec le messager [de Dieu] !
« Malheur à moi ! Plût à Dieu que je n’eusse pris un tel pour ami !
« Il m’a égaré [en me détournant] de la mémoration après quelle me fut parvenue. » Satan tente l’homme et le délaisse.
Le messager a dit : « Seigneur ! mon peuple a pris ce Coran en aversion ! »
Nous suscitons ainsi à chaque prophète un ennemi parmi les criminels. Que ton Seigneur te suffise comme guide et comme soutien !
Les impies disent encore : «Que ne lui a-t-on révélé le Coran en bloc ? » [Nous te le révélons graduellement] pour en affermir ton cœur et nous le psalmodions soigneusement.
Les impies ne te proposent aucune parabole sans que nous ne te fournissions la vraie [réponse] et le meilleur commentaire [quelle appelle].
Ceux qui seront rassemblés, la face contre terre [le jour du Jugement dernier], et [conduits] vers la géhenne, ceux-là seront les plus mal placés et les plus éloignés au [bon] chemin.
Nous avons donné l’Écriture à Moïse et fait de son frère Aaron son lieutenant.
« Allez, [leur avons-nous dit], vers un peuple qui a traité nos signes de mensonges ! »... Nous l’avons [ensuite] complètement anéanti.
Et le peuple de Noé, lorsqu’il eut traité nos envoyés d’imposteurs, nous l’engloutîmes et en fîmes un signe [à méditer] pour les hommes. Nous avons préparé pour les injustes un douloureux supplice.
Et les ⁽Adites et les Thamûdites et les gens du Rass et de nombreuses générations intermédiaires,
à tous, nous avons proposé des exemples et nous les avons détruits.
[Ceux qui ont pris le Coran en aversion] sont pourtant passés par [les ruines] de la cité qui fut arrosée par une pluie funeste. Eh quoi ! n’étaient-ils pas à même de la voir ? Non, car en fait, ils ne s'attendent nullement à la résurrection.
Lorsqu'ils te voient, ils ne font que te tourner en dérision : « Est-ce celui-ci que Dieu aurait dépêché comme messager ? [disent-ils].
« Il a failli nous détourner de nos divinités, si nous ne leur étions pas demeurés attachés. » Mais, à la vue du châtiment, ils verront bien lequel en [son] chemin est le plus égaré.
Te crois-tu l'avocat de celui qui fait de sa passion une divinité ?
T'imagines-tu que la plupart d'entre eux entendent et comprennent ? Ils ne sont comparables qu'à des bestiaux. Ils sont, en [leur chemin], plus égarés encore.
N'as-tu point vu comment ton Seigneur étend l’ombre ? Il l'aurait assurément rendue permanente s'il l'avait voulu. Nous avons fait du soleil l'indice de l’ombre,
que nous saisissons facilement [pour la ramener] vers nous.
Et c'est [ton Seigneur] qui a fait pour vous de la nuit un vêtement, du sommeil un repos et du jour un réveil.
Et c'est lui qui envoie les vents, comme annonce devançant sa miséricorde. Du ciel, nous faisons descendre une eau pure,
faire revivre par elle une contrée morte et en abreuver, parmi ceux que nous avons créés, la multitude des bêtes et des êtres humains.
Nous l’avons répartie entre eux pour qu’ils se souviennent de nous, mais la plupart des hommes se refusent à tout, sauf à être ingrats.
Si nous l’avions voulu, nous aurions envoyé en chaque cité un messager.
N’obéis point aux infidèles et lutte à l’aide [du Coran] vigoureusement contre eux.
C’est [Dieu] qui a fait confluer les deux mers. L’une est agréable et très douce, l’autre est salée et amère. Il a placé entre elles un intervalle et une barrière infranchissable.
C’est lui qui, de l’eau, a créé l’homme [de qui il a tiré] la parenté [par les mâles] et l’alliance [par les femmes]. Ton Seigneur est omnipotent.
Ils adorent en dehors de Dieu ce qui ne peut ni leur profiter ni leur nuire. L’impie est l’auxiliaire [du diable dans sa révolte] contre son Seigneur.
Nous ne t’avons envoyé qu’à titre de porteur de bonnes nouvelles et d’avertisseur.
Dis [aux idolâtres] : « Je ne vous réclame pour [ce que je vous apporte] aucun salaire. Toutefois celui qui veut suivre un chemin conduisant vers son Seigneur [est libre] »
Mets ta confiance dans le Vivant, l’Immortel ! Célèbre sa louange. Il suffit qu’il soit seul à connaître les péchés de ses serviteurs.
Celui qui, en six jours, a créé les cieux et la terre et ce qui est entre eux, et s'est établi ensuite sur le trône est le Miséricordieux. Interroge quelqu'un de bien informé à son sujet.
Quand on leur dit : « Prosternez-vous devant le Tout-Miséricordieux », ils rétorquent : « Qu'est-ce qu'ar-Rahmân ? Nous prosternerons-nous selon tes ordres ? » Et leur répulsion s’en trouve accrue.
Béni soit celui qui a mis dans le ciel des constellations, y a placé un flambeau et une lune brillante !
C'est lui qui assigne une alternance à la nuit et au jour [comme signe à méditer] pour quiconque veut réfléchir ou [se montrer] profondément reconnaissant.
Les serviteurs du Tout-Miséricordieux sont ceux qui marchent humblement sur la terre et qui répondent aux ignorants qui les interpellent : « Paix ! »,
qui passent leur nuit prosternés ou debout devant leur Seigneur,
qui disent : « Écarte de nous, Seigneur, le châtiment de la géhenne ! » En vérité, le châtiment de la géhenne est un supplice permanent.
Certes, la géhenne est affreuse comme asile et comme séjour.
[Les serviteurs du Tout-Miséricordieux sont ceux] qui ne se montrent, ni prodigues ni avares lorsqu’ils dépensent, car entre [la prodigalité et l’avarice] il y a un juste milieu ;
qui n invoquent aucune autre divinité à côté de Dieu, qui ne tuent pas [leur semblable] sauf à bon droit — l’âme ayant été déclarée sacrée par Dieu — et ne forniquent pas. Quiconque transgresse [ces trois interdictions] encourt une sanction.
Le jour de la résurrection, son châtiment sera doublé ; il l’endurera éternellement, couvert d’ignominie,
exception faite de ceux qui se repentent, croient et font de bonnes œuvres : [pour] ceux-là, Dieu changera leurs mauvaises actions en actions méritoires, [car] Dieu absout et fait miséricorde.
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[Les serviteurs de Dieu sont ceux] qui ne portent pas de faux témoignages et qui, passant devant ce qui est frivole, s’en éloignent fièrement ;
qui ne deviennent ni sourds ni aveugles lorsqu’on leur rappelle les signes de leur Seigneur ;
qui disent : « Seigneur, accorde-nous la joie des yeux en nos épouses et en nos descendants, et fais de nous des dirigeants pour ceux qui s’adonnent à la piété. »
Voilà ceux qui auront en rétribution les salles de l’étage supérieur [dans le paradis] pour leur endurance. Ils y seront accueillis [par des paroles] de salut et de paix.
Ils y séjourneront éternellement. Quel bel asile et quel beau séjour !
[Prophète,] dis [aux idolâtres de La Mekke] : « Mon Seigneur ne prêtera aucune attention à vous, sans votre prière. Vous avez traité [sa révélation] de mensonge. [Un châtiment] inévitable est pour bientôt ».
Ṭ. S. M. (Tâ-Sîn-Mîm).
Voici les versets du livre qui éclaire.
Peut-être te consumeras-tu de chagrin s’ils ne croient pas [en nous] ?
Si nous voulons, nous ferons descendre du ciel sur eux un signe devant lequel leurs nuques resteront courbées.
Mais aucune mémoration nouvelle ne leur parvient du Tout-Miséricordieux sans qu’ils s’en détournent.
Ils traitent de mensonges [tout ce qui leur vient du Seigneur] et bientôt ils auront des nouvelles de ce dont ils se gaussent.
N’ont-ils donc pas vu la terre [et] combien nous y avons fait croître de couples [de plantes] généreuses ?
Il y a, en vérité, en cela, un signe, mais la plupart d’entre eux ne croient pas.
En vérité, ton Seigneur est le Tout-Puissant, le Tout-Compatissant.
Et [souviens-toi] lorsque ton Seigneur appela Moïse [et lui dit] : « Rends-toi auprès du peuple injuste,
le peuple de Pharaon [et dis-lui] : “Ne craindrez-vous pas le Seigneur ?” »
Je crains, Seigneur, qu’ils ne me traitent de menteur, dit Moïse,
de m’énerver, [en conséquence], au point de ne pouvoir articuler [le moindre mot]. Mande plutôt Aaron !
« Au surplus, j’ai à leur répondre d’un crime et je redoute qu’ils ne me tuent. »
Dieu dit : « Que non pas ! Partez tous les deux, [nantis] de nos signes. Nous serons avec vous et écouterons.
« Rendez-vous auprès de Pharaon et dites : “Nous sommes les envoyés du Seigneur des mondes,
[chargés de te dire] de laisser partir avec nous les fils d’Israël.” »
... Pharaon dit : « Ne t’avons-nous pas, [Moïse], élevé tout enfant ? N’as-tu pas passé des années parmi nous
et commis le forfait que l’on sait ? Tu es un impie !
[Oui], dit Moïse, je l’ai commis quand j’étais encore du nombre des égarés.
« Je me suis enfui par crainte de vous. [Maintenant] mon Seigneur ma accordé le pouvoir de juger et a fait de moi un prophète.
« Est-ce là un bienfait que tu me reproches, alors que tu as asservi les fils d’Israël ?
— [Mais] qui est [ce] maître des mondes [dont tu parles] ? demanda [Pharaon].
— [C’est] le Seigneur des cieux et de la terre et de ce qui est entre eux, si vous [voulez] croire avec certitude.
— Avez-vous entendu ? » dit Pharaon à son entourage.
[Moïse coupa : « C’est] votre Seigneur et le Seigneur de vos premiers ancêtres. »
[Pharaon reprenant] : « Certes, le messager dépêché auprès de vous est, en vérité, un fou. »
[Moïse continuant : « C’est] le Seigneur de l’Orient et de l’Occident et de ce qui existe entre eux, si vous [vouliez] raisonner.
— Si tu adoptes une divinité autre que moi, [trancha Pharaon], je t’enverrai sûrement [grossir] le nombre des détenus.
— Et si je vous apportais une preuve édifiante ? demanda, Moïse.
— Fournis-la, dit Pharaon, si tu es du nombre des véridiques. »
Moïse jeta son bâton et voici [qu’il se changea] en un dragon véritable.
Il exhiba sa main et soudain elle [devint] blanche pour les assistants.
« C’est un savant magicien, dit Pharaon aux dignitaires qui l’entouraient.
« Il veut vous chasser de votre pays par magie ! Que prescrivez-vous ?
— Fais-les attendre, lui et son frère, dirent-ils, et dépêche dans [toutes] les villes des recruteurs
pour t’amener tout magicien averti. »
Au moment fixé du jour connu les magiciens furent réunis.
On dit [également] aux gens : « Voulez-vous venir assister en foule [à la compétition annoncée] ?
— Peut-être suivrons-nous les magiciens, s’ils sont vainqueurs. »
Lorsque les magiciens arrivèrent, ils demandèrent à Pharaon : « Aurons-nous certainement une récompense, si nous sommes vainqueurs ?
— Bien sûr ! dit Pharaon, et vous ferez partie de mes courtisans !
— Jetez ce que vous avez à jeter », leur dit Moïse.
Ils jetèrent [aussitôt] leurs cordes et leurs verges en disant : « Par la puissance de Pharaon !... En vérité, nous sommes les vainqueurs ! »
Alors Moïse jeta son bâton et voici qu’il happa leurs artifices.
Les magiciens tombèrent alors, face contre terre
en disant : « Nous croyons au Seigneur des mondes,
le Seigneur de Moïse et d’Aaron !
— Vous lui faites crédit avant que je ne vous autorise ? En vérité, c’est votre chef, il vous a enseigné la magie ! Vous allez apprendre ! Je vous couperai [à chacun] la main d’un côté et le pied de l’autre, après quoi je vous ferai tous pendre.
Ce n’est pas grave, dirent-ils, nous retournerons [ainsi] vers notre Seigneur.
« Nous espérons qu’il nous pardonnera nos fautes, étant les premiers à croire. »
Nous révélâmes à Moïse : « Pars, la nuit, avec mes serviteurs ! Vous serez poursuivis ! »
Pharaon envoya des hérauts dans les villes
pour [annoncer] : « Ces gens ne sont qu’une faible bande
décidée à nous irriter,
alors que nous sommes tous sur nos gardes ! »
Nous fîmes sortir Pharaon et les siens des jardins et des sources,
des trésors et des fastueuses demeures [ou ils vivaient].
Il en fut ainsi. Et nous donnâmes [tout cela] en héritage aux fils d’Israël.
Au lever du soleil, ils se mirent à leur poursuite.
Lorsque les deux groupes furent en présence l’un de l’autre, les compagnons de Moïse s’écrièrent : « Nous voilà rejoints.
— Que non pas ! dit Moïse, mon Seigneur est avec moi, en vérité, il me guidera. »
Nous révélâmes à, Moïse : « Frappe la mer de ton bâton. » La mer se fendit [alors en deux] et chacune [de ses] parties était pareille à un imposant massif montagneux.
Nous fîmes approcher du lieu les autres,
tandis que nous sauvions Moïse et tous ceux qui étaient avec lui.
Puis nous engloutîmes les autres.
Il y a en cela sûrement un signe, mais la plupart d’entre eux ne croient pas.
Ton Seigneur est le Puissant, le Compatissant.
Fais-leur le récit d’Abraham,
Lorsqu’il questionna son père et son peuple sur ce qu’ils adoraient.
« Nous adorons, dirent-ils, les idoles [dans les temples où] nous faisons chaque jour une retraite spirituelle.
— Vous entendent-elles, demanda Abraham, quand vous les priez ?
« Vous sont-elles utiles ? [Peuvent]-elles vous nuire ?
— Non, dirent [les idolâtres], mais nous imitons nos ancêtres qui procédaient ainsi.
— Avez-vous remarqué ce que vous adorez, leur demanda-t-il encore,
vous et vos plus lointains ancêtres ?
« En dehors du Seigneur des mondes, je tiens ce que vous adorez pour un ennemi.
« [C’est le Seigneur des mondes] qui m’a créé et c’est lui qui me guide,
me nourrit et me donne à boire,
me guérit quand je suis malade,
me fera mourir et me rappellera à la vie,
[et c’est de] lui que j’espère le pardon de ma faute, le jour du Jugement.
« Seigneur ! accorde-moi le pouvoir de juger [avec discernement] et fais-moi rejoindre les saints !
« Fais que ma langue [ne dise que] la vérité, pour les générations futures !
« Fais que je sois du nombre des héritiers du jardin des délices !
« Accorde ton pardon à mon père qui était du nombre des égarés.
« Ne m’accable pas d’ignominie lorsqu’ils seront ressuscités,
au jour où la richesse et les enfants ne seront d’aucune utilité,
sauf pour celui qui se présentera devant Dieu avec un cœur pur. »
Le paradis sera rapproché des hommes pieux
et la fournaise apparaîtra aux errants.
On leur dira : « Où sont [les idoles] que vous adoriez, en dehors de Dieu ?
« Peuvent-elles vous secourir [maintenant] ou se secourir elles-mêmes ? »
[idoles] et dévoyés y seront précipités
ainsi que les armées de Satan, tous !
Ils diront [dans la fournaise] en se querellant :
« Par Dieu ! nous étions, en vérité, dans un égarement évident,
en vous mettant sur le même rang que le Seigneur des mondes !
« Seuls les criminels nous ont induits en erreur.
« [Maintenant] nous n’avons ni intercesseur
ni ami chaleureux.
« Si seulement un retour sur terre était [possible] pour nous, nous serions du nombre des croyants. »
Il y a, en cela, sûrement un signe, mais la plupart d’entre eux ne sont pas croyants.
En vérité, ton Seigneur est puissant et compatissant.
Le peuple de Noé a traité [lui aussi] les envoyés [de Dieu] d’imposteurs,
lorsque leur frère Noé leur dit : « Or ça, ne craindrez-vous pas [Dieu] ?
« Je suis pour vous un messager vraiment digne de confiance.
« Craignez Dieu et obéissez-moi !
« Je ne vous demande aucun salaire [pour la peine que je me donne pour vous], car mon salaire n’incombe qu’au Seigneur des mondes.
« Craignez Dieu et obéissez-moi !
— Te croirons-nous, répondirent-ils, alors que [seuls] les vicieux te suivent ?
— Est-ce que je sais ce que [ces gens] faisaient ? dit [Noé].
« C’est à mon Seigneur qu’ils auront des comptes à rendre ! Si seulement vous en étiez conscients !
« Et ce n’est pas moi qui chasserai les croyants.
« Je ne suis rien d’autre qu’un avertisseur [parlant] clairement. »
On lui dit : « Noé ! ou tu cesses [de prêcher] ou tu seras certainement lapidé !
— Seigneur, dit-il, mon peuple me traite d’imposteur !
« Tranche ouvertement entre nous et préserve-moi ainsi que les croyants qui sont avec moi ! »
Nous le sauvâmes, ainsi que ceux qui étaient avec lui dans l’arche archicomble.
Ensuite, nous engloutîmes le reste.
En cela, il y a sûrement un signe, mais la plupart d’entre eux ne sont pas croyants.
En vérité, ton Seigneur est puissant et compatissant.
Les ‘Adites ont traité [eux aussi] les envoyés de [Dieu] d’imposteurs.
Lorsque leur frère Hûd leur dit : « Or ça, ne craindrez-vous pas [Dieu] ?
« Je suis pour vous, en vérité, un messager digne de confiance !
Craignez Dieu et obéissez-moi !
Je ne vous demande [pour la peine que je me donne pour vous] aucun salaire, mon salaire n’incombant qu’au Seigneur des mondes.
Bâtirez-vous [encore] sur chaque colline un édifice pour vous divertir
et des monuments ? Peut-être [espérez-vous] vivre éternellement.
Et quand vous userez de violence, en userez-vous [toujours] impitoyablement ?
Craignez Dieu et obéissez-moi !
Craignez celui qui vous a pourvus de ce que vous savez,
de troupeaux et a enfants,
de jardins et de sources !
Je crains pour vous le châtiment d’un grand jour. »
On lui dit : « Il nous est égal que tu nous exhortes ou non !
Nos mœurs ne sont que celles de nos ancêtres.
Nous ne serons donc pas châtiés. »
Ils le traitèrent [ainsi] d’imposteur. Nous les fîmes périr. En cela, il y a sûrement un signe, mais la plupart d’entre eux ne sont pas croyants.
Ton Seigneur est en vérité puissant et compatissant.
Les Thamûdites ont [également] traité les envoyés [de Dieu] d’imposteurs.
Lorsque leur frère Ṣâliḥ leur dit : « Or ça, ne craindrez-vous pas [Dieu] ?
Je suis pour vous un messager fidèle !
Craignez Dieu et obéissez-moi !
Je ne vous demanderai [pour la peine que je me donne pour vous] aucun salaire, mon salaire n’incombant qu’au Seigneur des mondes.
[Pensez-vous que] vous serez laissés ici-bas en sécurité
parmi des jardins et des sources,
des champs cultivés et des palmiers-dattiers aux régimes surchargés
et que vous creuserez [toujours] des demeures, avec art, dans les montagnes ?
Craignez donc Dieu et obéissez-moi !
N’obéissez pas à l’ordre des outranciers
qui sèment la corruption sur terre et n’améliorent [rien] ! »
Ils lui répondirent : « Tu n’es qu’un ensorcelé,
rien d’autre qu’un être humain comme nous. Mais montre-nous un signe situ es véridique.
— Voici, dit-il, une chamelle. Elle boira un [jour] et vous boirez un autre jour convenu.
« Ne lui faites aucun mal, sans quoi vous aurez à endurer le châtiment d’un grand jour. »
Or, ils coupèrent les jarrets [de la chamelle] et eurent le lendemain à le regretter.
Le châtiment leur fut infligé. En cela, il y avait sûrement un signe, mais la plupart d’entre eux n’étaient pas croyants.
En vérité, ton Seigneur est puissant et compatissant.
Le peuple de Loth traita [lui aussi] les envoyés [de Dieu] d’imposteurs.
Lorsque leur frère Loth leur dit : « Or ça, ne craindrez-vous pas [Dieu] ?
Je suis pour vous un messager digne de confiance !
Craignez Dieu et obéissez-moi !
Je ne vous demande aucun salaire [pour la peine que je me donne pour vous], mon salaire n’incombant qu’au Seigneur des mondes.
Dans tout l’univers, serez-vous [les seuls] à vous livrer sur des mâles à des actes contre nature
et délaisserez-vous vos épouses que Dieu a créées pour vous ? Assurément vous êtes un peuple transgresseur. »
Ils lui répondirent : O Loth ! si tu ne cesses pas [tes admonitions], tu seras sûrement expulsé.
— J’exècre, dit-il, ce que vous faites.
« Seigneur, préserve-moi ainsi que les miens de ce qu’ils font. »
Nous le sauvâmes, lui et les siens, tous,
hormis une vieille femme restée parmi les attardés.
Les autres, nous les anéantîmes.
Nous fîmes pleuvoir sur eux ! Quelle abominable pluie [que celle qui tombe] sur ceux qui sont avertis [vainement] !
En cela, il y avait sûrement un signe, mais la plupart d’entre eux n’étaient pas croyants.
Et en vérité, ton Seigneur est puissant et miséricordieux.
Les gens d’Al ‘Ayka avaient [de même] traité d’imposteurs les envoyés [de Dieu].
Lorsque Choaïb leur dit : « Or ça, ne craindrez-vous pas [Dieu] ?
Je suis pour vous un messager digne de confiance !
Craignez Dieu et obéissez-moi !
Je ne vous demande aucun salaire [pour la peine que je me donne pour vous], mon salaire n’incombant qu’au Seigneur des mondes.
Donnez la juste mesure ! Ne soyez pas des fraudeurs !
Pesez avec une balance exacte !
Ne spoliez pas les gens dans leurs biens et ne commettez pas d’abus sur la terre, en corrupteurs !
Craignez celui qui vous a créés, vous et les premières générations ! »
Ils lui répondirent : « Tu n’es qu’un ensorcelé !
Tu n’es qu’un être humain comme nous et nous pensons que tu mens.
fais tomber sur nous des fragments du ciel, si tu es véridique !
— Mon Seigneur sait bien ce que vous faites », dit-il.
Ils le traitèrent d’imposteur. Le châtiment du jour de l’ombre leur fut infligé et ce fut le châtiment d’un grand jour.
En cela il y avait sûrement un signe mais la plupart d’entre eux n’étaient pas croyants.
En vérité, ton Seigneur est puissant et compatissant.
En vérité, ce [Coran] est une révélation émanant du Seigneur des mondes,
déposée par l’Esprit fidèle
en ton cœur pour que tu sois du nombre des avertisseurs.
[Révélation faite] en langue arabe claire,
et certes, elle est [mentionnée] dans les écrits [sacrés] des anciens.
N’est-ce pas un signe pour eux que les docteurs juifs en soient instruits ?
Si nous l’avions révélé à un [prophète] non arabophone
 et qu’il le leur eut récité, ils n’y auraient pas cru.
C’est ainsi que nous avons introduit le [doute] à son sujet dans le cœur des criminels.
Ils n’y croiront pas tant qu’ils n’auront pas ressenti le douloureux châtiment
[qui] fondra brusquement sur eux sans qu’ils le pressentent.
« Aurons-nous un délai ? » S’écrieront-ils.
Trouveront-ils, alors, notre châtiment trop prompt ?
Si nous leur permettions de jouir quelques années [encore de la vie d’ici-bas]
et que les menaces proférées contre eux les atteignaient finalement,
à quoi leur aurait servi d’avoir tant joui ?
Nous n’avons détruit aucune cité qui n’ait eu ses avertisseurs
pour l’exhorter, car nous ne sommes pas du nombre des injustes.
Ce ne sont pas les démons qui ont transmis [cette révélation] :
[une telle mission] n’aurait été ni dans leur intérêt, ni dans leurs possibilités.
Ils sont, en vérité, écartés de l’audition [du Coran].
N’invoque avec Dieu aucune autre divinité, sinon tu serais du nombre de ceux qui seront châtiés.
Avertis les [membres] les plus proches de ton clan
et sois bienveillant envers les croyants qui te suivent.
Si [les membres de ton clan] te désobéissent, dis-leur : « Je me déclare irresponsable de vos actes ! »
Mets ta confiance en [Dieu] tout-puissant, tout-compatissant,
qui te voit quand tu te lèves [pour prier]
et quand tu officies parmi [les fidèles] prosternés.
[Dieu] entend et sait tout.
Vous apprendrai-je sur qui descendent les démons ?
[Ils descendent] sur tout imposteur chargé de péchés.
Ils communiquent [ce] qu’ils ont entendu, mais la plupart sont des menteurs.
Et les poètes... les dévoyés les suivent.
Ne vois-tu pas qu’ils errent en chaque vallée
et qu’ils disent ce qu’ils ne font pas,
exception faite de ceux qui [parmi eux] croient, font le bien, se souviennent fréquemment de Dieu, qui [usent de leurs vers] pour se défendre lorsqu’ils sont victimes d’une injustice. Les provocateurs sauront le revirement qu’ils éprouveront.
Ṭ.S. (Ṭâ-Sîn). Voici les versets de la Lecture et d’une Écriture claire.
[Ils serviront] de bonne direction et de bonne nouvelle pour les croyants
qui accomplissent la prière, acquittent l’aumône légale et sont convaincus de la vie future.
En vérité, nous donnons une [fausse] beauté aux actes de ceux qui n’y croient pas. Aussi sont-ils dans l’errance.
Ce seront ceux-là qui subiront le pire châtiment et ce seront ceux-là qui, dans la vie future, seront les plus grands perdants.
En vérité, tu reçois le Coran de la part d’un Sage omniscient.
[Souviens-toi] lorsque Moïse dit à sa famille : « J’aperçois au loin un feu ! [J’y vais] pour vous apporter quelques nouvelles [au sujet de notre route] ou un tison [pour faire du feu et vous permettre] de vous réchauffer.
Lorsqu’il fut à proximité de ce feu, il fut interpellé : « Béni soit celui qui est au centre de la lumière et qui est autour d’elle ! Gloire à Dieu, Seigneur des mondes !
O Moïse ! Je suis Dieu, le Tout-Puissant, le Sage !
Jette ton bâton ! » Moïse, voyant son bâton s’agiter comme un serpent, tourna le dos [pour fuir], mais ne put rebrousser chemin.
« O Moïse ! n’aie pas peur ! Devant moi les messagers n’ont rien à craindre. [Ce sont les autres hommes, qui doivent me craindre], excepté ceux qui, ayant commis une injustice, substituent ensuite la bonne à la mauvaise action, car j’absous et fais miséricorde.
Introduis ta main dans l’encolure de ta tunique. Elle ressortira blanche sans [que cette blancheur résulte] d’une maladie. [Ce sera] l’un des neuf signes [destinés] à Pharaon et à son peuple, qui sont des gens pervers.
Lorsque nos signes leur furent présentés pour leur ouvrir les yeux, ils prétendirent que c’était manifestement de la magie,
Quoique convaincus de leur [véracité], ils les nièrent [autant] par iniquité que par orgueil. Médite ce qu’il est advenu des corrupteurs. »
Nous avons donné une science à David et à Salomon qui dirent : « Louange à Dieu qui nous a favorisés par rapport à bon nombre de ses serviteurs qui ont la foi ! »
Salomon hérita de David. Il dit : « O hommes ! Nous avons été initiés au langage des animaux et [une part] de chaque chose nous a été accordée. Voilà bien, en vérité, une insigne faveur ! »
Les armées de Salomon [formées] de djinns, d’hommes et d’oiseaux furent rassemblées et groupées [en régiments].
[Elles se mirent en marche] et, arrivant à la vallée des Fourmis, l’une de celles-ci s’écria : « Entrez, fourmis, en vos demeures [de peur] que Salomon et ses armées ne vous écrasent sans s’en apercevoir. »
Salomon sourit de ce qu’elle avait dit et implora : « Seigneur, permets-moi de te rendre grâce pour le bienfait dont tu nous as comblés, mon père, ma mère et moi-même, d’accomplir une action qui te plaise et admets-moi au sein de ta miséricorde, parmi tes saints serviteurs. »
Portant son attention sur les oiseaux [et s’apercevant de l’absence de la huppe] il dit : « Pourquoi ne vois-je pas la huppe ? Serait-elle absente ?
Certes, je la châtierai sévèrement ou je l’égorgerai sûrement, à moins qu’elle ne me fournisse une justification valable ! »
Il demeura peu de temps [et voici que la huppe se présenta et] dit : « Je sais ce dont tu n’as pas connaissance et je t’apporte une nouvelle sûre des Sabâ’.
J’ai découvert qu’une femme comblée de toute chose et possédant un trône magnifique règne sur eux.
Je l’ai trouvée, ainsi que son peuple, adorant non pas Dieu, mais le soleil. Satan a embelli à leurs yeux leurs actions et les a détournés du droit chemin. Ils ne se dirigeront pas.
Que ne se prosternent-ils devant Dieu qui fait sortir ce qui est caché dans les cieux et la terre, connaît leurs secrets et ce qu’ils divulguent,
Dieu en dehors de qui il n’y a point de divinité, le Seigneur du Trône sublime.
— Je verrai, dit Salomon, si tu dis la vérité ou si tu es une menteuse.
Emporte ma lettre que voici, lance-la vers eux ; tiens-toi à l’écart et observe leur réaction. »
La reine [ayant réuni ses conseillers leur] dit : « Dignitaires ! Une noble missive m’a été lancée.
Elle est de Salomon [et en voici la teneur] : “De par le nom de Dieu tout-miséricordieux, tout-compatissant.
Ne soyez pas orgueilleux envers moi et venez à moi pleins de soumission.”
Dignitaires, continua la reine, conseillez-moi en cette affaire ; je ne déciderai rien sans que vous soyez témoins.
— Nous avons, répondirent-ils, la force et sommes doués d’un courage inébranlable. Le commandement t’appartient. Vois toi-même ce que tu as à nous ordonner !
— En vérité, dit-elle, lorsque les rois entrent dans une cité, ils la ruinent et jettent dans le mépris les puissants [qui y habitent]. [Habituellement] ils se comportent ainsi.
Je vais leur envoyer un présent et j’attendrai les renseignements qu’apporteront [mes] émissaires. »
Lorsque ceux-ci furent auprès de Salomon, celui-ci leur demanda : « Voulez-vous m’aider par vos richesses ? Ce que Dieu m’a donné vaut mieux que ce qu’il vous a donné. Et pourtant, vous êtes fort satisfaits de votre cadeau !
« Retournez vers les vôtres ! Je vais marcher sur eux [à la tête] d’une armée contre laquelle ils ne résisteront pas. Nous les expulserons certainement de leur [cité] [et les jetterons dans] l’avilissement et le mépris. »
[Puis s’adressant à ses généraux] : « Lequel d’entre vous, dit-il, m’apportera le trône [de cette reine] avant qu’ils ne viennent me faire leur soumission ? »
Un djinn redoutable déclara : « Je peux te l’apporter avant que tu ne te lèves de ta place. Je suis à même de remplir cette mission et suis digne de confiance. »
Un [homme] qui avait une connaissance de l’Écriture dit [à son tour] : « Je l’apporterai quant à moi, en un clin d’œil » [Il l’apporta donc et] lorsque Salomon vit [le trône] posé près de lui, il s’écria : « Voilà une marque de la grâce de mon Seigneur pour m’éprouver si je suis reconnaissant ou ingrat ! « Or, quiconque est reconnaissant, l’est pour soi-même, et quiconque est ingrat, mon noble Seigneur se passe [de sa reconnaissance]. »
Il ajouta : « Rendez ce trône méconnaissable [pour la reine]. Nous verrons [alors] si elle le reconnaîtra ou non. »
Lorsqu’elle arriva [auprès de Salomon], on lui demanda : « Ton trône est-il ainsi ? — On dirait que c’est lui », dit-elle. [Alors Salomon s’écria] : « Nous avons reçu la science avant cette [femme] et nous sommes soumis [à Dieu].
« [Dieu] la détourna de ce qu’elle adorait en dehors de lui, car elle était d’un peuple infidèle. »
On lui dit : « Entrez dans la tour ! » Lorsqu’elle la vit, elle la prit pour une eau profonde et [retroussant sa robe] elle découvrit ses jambes. Salomon lui dit : « C’est une tour [pavée] de cristal — Seigneur ! dit-elle, alors j’ai été injuste envers moi-même ! Je me déclare soumise avec Salomon, à Dieu, Seigneur des mondes. »
Nous envoyâmes, en vérité, aux Thamûdites leur frère Ṣâliḥ pour leur enjoindre d’adorer Dieu et voici qu’ils se scindèrent en deux groupes antagonistes.
« O mon peuple ! leur dit-il, pourquoi réclamez-vous la prompte arrivée du mal plutôt que celle du bien ? Que ne demandez-vous pardon à Dieu pour qu’il vous fasse miséricorde ! »
On lui répondit : « Nous vous tenons, toi et tes acolytes, pour des oiseaux de mauvais augure ! — Votre augure, répliqua Ṣâliḥ, relève de Dieu. Vous êtes un peuple soumis à une tentation. »
Or, il y avait dans la ville neuf personnages qui répandaient la dépravation et étaient [incapables] de faire le moindre bien.
Ils disaient : « Jurons par Dieu que nous tuerons, la nuit, Ṣâliḥ et les siens et dirons à celui de ses proches [qui voudrait le venger] que nous n’avons pas trempé dans un tel meurtre et que nous sommes véridiques. »
Ils ourdirent un stratagème sans se douter que nous en ourdissions un autre contre eux, sans qu’ils s’en doutassent.
Considère à quelle fin aboutit leur stratagème : nous les avons tous anéantis, eux et leur peuple.
Voilà donc leurs demeures vides [en punition] de leurs injustices. Il y a en cela vraiment un signe pour les gens qui savent.
Nous préservâmes [du châtiment] ceux qui croyaient et craignaient [Dieu].
[Nous envoyâmes de même] Loth. Lorsqu’il dit à son peuple : « Vous livrez-vous à la turpitude tout en voyant clair ?
« Certes, vous vous livrez par concupiscence à des rapports charnels avec les hommes au lieu des femmes. Vous êtes des païens. »
Pour toute réponse, ses concitoyens déclarèrent : « Expulsez la famille de Loth de votre ville. Ce sont des pudibonds ! »
Nous le préservâmes [du châtiment] lui et les siens, à l’exclusion de sa femme que nous avions prédestinée à être du nombre de ceux qui [allaient] rester.
Nous fimes pleuvoir sur eux. Et quelle détestable pluie [que celle qui tombe] sur ceux qui sont [vainement] avertis.
Dis : « Louange à Dieu ! Paix avec ceux de ses serviteurs qu’il a choisis ! Dieu est-il le meilleur ou bien [les divinités que les idolâtres] lui associent ? »
Celui qui a créé les cieux et la terre, qui vous fait descendre du ciel une eau par laquelle nous faisons pousser des végétaux dans des jardins splendides dont vous n’auriez pas pu faire pousser les arbres, y a- t-il une divinité à côté de lui ? Mais ces gens s’écartent [de la vérité].
Celui qui a fait de la terre un séjour stable, qui l’a sillonnée de rivières, qui y a placé des [montagnes] bien ancrées, qui a mis une barrière entre les deux mers, y a-t-il une divinité à côté de lui ? Mais la plupart [des gens] ne savent pas.
Celui qui exauce le [vœu] du nécessiteux quand il l’implore, dissipe le mal et fait de vous [des générations] successives sur terre, y a-t-il une divinité à côté de lui ? Comme vous raisonnez peu !
Celui qui vous guide dans les ténèbres du continent et de la mer, qui envoie les vents porteurs de bonne nouvelle, devançant sa miséricorde, y a-t-il une divinité à côté de lui ? Dieu est au-dessus de ce qu’on lui associe !
Celui qui a commencé la création et la répète, qui vous nourrit [des richesses] du ciel et de la terre, y a- t-il une divinité à côté de lui ? Dis : « Apportez votre preuve, si vous êtes véridiques ! »
Dis : « Aucun de ceux qui sont dans les cieux et sur la terre ne connait le mystère [du monde] en dehors de Dieu. Ils ne pressentent [même] pas quand ils ressusciteront.
« Au contraire, leur savoir sur l’au-delà est nul. Ils sont, à cet égard, plutôt dans le doute. Bien plus, ils sont, à cet égard, aveugles. »
Les mécréants disent : « Quand nous serons [devenus] poussière comme nos ancêtres, nous fera-t-on vraiment sortir [de nos tombes pour une nouvelle vie] ?
Cela nous a déjà été promis ainsi qu’à nos ancêtres avant nous ! Ce ne sont, en vérité, que des fables [remontant] aux anciens !
Dis-[leur] : « Parcourez la terre et méditez la fin des criminels. »
Ne t’afflige pas, [Prophète], sur leur sort et n’éprouve aucune angoisse au sujet de leurs manigances !
Les mécréants disent : « A quand cette promesse, si vous êtes véridiques ? »
Réponds : « Il se peut qu’une partie de ce dont vous cherchez la prompte arrivée, soit déjà à vos trousses. »
En vérité, ton Seigneur est plein de bonté à l’égard des hommes, mais la plupart d’entre eux ne sont pas reconnaissants.
En vérité, ton Seigneur connaît bien ce que recèlent leurs cœurs et ce qu’ils divulguent.
Il n’y a aucun mystère, dans le ciel et sur la terre, qui ne soit [inscrit] dans le livre évident.
En vérité, ce Coran expose aux fils d’Israël la plupart [des signes] qui les divisent
et il est, en vérité, une bonne direction et une miséricorde [en faveur] des croyants.
En vérité, ton Seigneur arbitrera entre eux selon sa sagesse. Il est tout-puissant et omniscient.
Mets ta confiance en Dieu ! Tu es, certes, dans une vérité éclatante.
Tu ne saurais sûrement pas faire entendre [raison] aux morts, pas plus qu’un appel aux sourds, quand ils tournent le dos.
Tu n’es pas [à même] de ramener vers la bonne direction les égarés atteints de cécité. Tu ne [peux te] faire entendre que de ceux qui croient en nos versets et sont musulmans.
Lorsque l’arrêt [prononcé contre eux] devra être appliqué, nous ferons surgir de terre, à leur intention, une bête qui proclamera que les hommes n’étaient pas convaincus de nos signes.
Le jour où, de chaque communauté, nous rassemblerons une foule de ceux qui auront traité nos versets de mensonges, ils seront divisés en groupes.
Ils viendront à nous et nous leur dirons : « Avez-vous traité mes versets de mensonges sans aucune connaissance de cause ? Ou que faisiez-vous donc ? »
L’arrêt leur sera alors appliqué en punition de leurs injustices et ils n’articuleront aucun mot.
N’ont-ils pas vu que nous avons établi la nuit pour qu’ils se reposent et le jour pour qu’ils voient ? En cela, il y a vraiment des signes pour des gens qui croient.
Le jour où il sera soufflé dans la trompe [pour annoncer la résurrection], lorsque ceux qui sont dans les cieux et sur la terre seront terrifiés — hormis ceux que Dieu voudra — et qu’ils se présenteront devant lui pleins d’humilité,
[le jour où] tu verras les montagnes que tu crois figées, filer comme filent les nuages — œuvre de Dieu qui a perfectionné toute chose [qu’il a créée] et qui est parfaitement informé de ce que vous faites —,
[ce jour-là donc] ceux qui se présenteront [ayant à leur actif] une belle action recevront une récompense plus belle encore ; ils seront, ce jour-là, préservés de l’épouvante.
[Par contre] ceux qui se présenteront [ayant à leur passif] une mauvaise action, ils seront précipités vers le feu. « Êtes-vous rétribués [pour autre chose] que pour ce que vous faisiez ? « leur dira-t-on.
[Prophète, dis-leur] : « J’ai seulement reçu l’ordre d’adorer le Seigneur de cette ville qu’il a sanctifiée et à qui tout appartient. J’ai reçu l’ordre d’être du nombre des musulmans
et de réciter le Coran. » Quiconque suit la bonne direction ne la suit que dans son propre intérêt. Dis à celui qui s’égare : « Je ne suis qu’un avertisseur ! »
Et dis : « Louange à Dieu ! Il nous montrera ses signes et vous les reconnaîtrez. » Ton Seigneur n’est pas inattentif à ce que vous faites.
T.S.M. (Tâ-Sîn-Mîm).
Voici les versets d’un livre édifiant !
Nous te narrons [en partie] une nouvelle de Moïse et de Pharaon, en toute vérité, à l’intention des croyants.
Pharaon était hautain en la terre [d’Égypte]. Il avait réparti ses habitants en clans. Cherchant à affaiblir l’un deux, il en égorgeait les garçons et épargnait les femmes. C’était un [être] malfaisant.
Or, nous voulions favoriser ceux qui étaient opprimés dans le [dit] pays et faire d’eux des dirigeants, des héritiers,
Établir sur la terre et faire voir par eux, à Pharaon, à Hamân et à leurs armées ce dont ils se méfiaient.
Nous révélâmes à la mère de Moïse de l’allaiter et en cas de danger de le jeter dans les flots [du Nil], de n’éprouver [à son sujet] ni crainte ni chagrin [ajoutant] : « En vérité, nous te le rendrons et nous ferons de lui un [de nos] messagers. »
Moïse [ayant été confié aux eaux du Nil] fut recueilli par la famille de Pharaon pour qu’il fût, pour eux, un ennemi et une [cause] de tristesse, car Pharaon, Hâmân et leurs armées avaient commis des fautes.
La femme de Pharaon dit : « [Cet enfant] sera la joie de tes yeux et des miens. Ne le tue pas, car il pourrait nous être utile ou bien nous [pourrions] l’adopter comme fils. » Ils ne pressentaient [rien de ce qui allait arriver].
Le cœur de la mère de Moïse se trouva vide [de tout sauf du souvenir de son enfant], si bien quelle faillit extérioriser [sa douleur], si nous ne l’avions raffermie afin qu’elle demeurât croyante.
Elle dit à la sœur de Moïse : « Suis-le à la trace ! » Celle-ci [s’appliqua aussitôt à] l’observer de loin, à l’insu des [Égyptiens].
Or, nous lui avions interdit [le sein] de toute nourrice [autre que sa mère]. Sa sœur leur dit : « Vous indiquerai-je une famille [pouvant] se charger de lui pour vous et lui prodiguer son dévouement ? »
Nous le rendîmes [ainsi] à sa mère pour la réjouir, pour qu’elle ne s’affligeât plus [sur son sort] et sût que la promesse de Dieu est vraie. Mais la plupart des hommes ne [le] savent pas.
Lorsqu’il eut atteint sa majorité et sa pleine formation, nous lui accordâmes une faculté de juger [sagement] et une science. C’est ainsi que nous rétribuons les hommes de bien.
... Profitant d’un moment d’inattention des habitants de la ville, Moïse y entra. Il y avait deux hommes qui se battaient. L’un d’eux était de sa confession et l’autre était du parti adverse. Son coreligionnaire le pria de lui prêter main-forte contre son adversaire. Moïse assena un coup de poing au [copte] et le tua. [Sa colère dissipée], Moïse s’écria : « Voilà bien un acte [inspiré] par Satan ! Satan est vraiment un ennemi qui égare manifestement [l’homme] !
« Seigneur, j’ai agi injustement envers moi-même ! Pardonne-moi ! » Dieu lui pardonna [son crime]. Il est, en vérité, celui qui absout et fait miséricorde.
Moïse dit [encore] : « Seigneur, grâce à la bienveillance dont tu m’as comblé, je ne soutiendrai jamais plus les criminels. »
Le lendemain matin il [se trouvait] dans la ville, craintif et aux aguets quand [le juif] qui, la veille, avait fait appel à lui, lui demanda [de nouveau] de lui prêter main-forte. « Tu es manifestement un dévoyé », lui dit Moïse.
Lorsque [le juif] vit Moïse fondre sur leur ennemi commun, il s’écria : « Vas-tu me faire subir le sort de l’homme que tu as assassiné hier ? Tu ne veux donc [agir] qu’en tyran sur terre et non en réformateur ? »
Un homme venant de [l’autre] bout de la ville arriva en courant : « Moïse, dit-il, les conseillers [de Pharaon] délibèrent à ton sujet pour te faire mourir. Fuis [cette ville]. C’est un bon conseil que je te donne !»
Moïse quitta la ville, craintif et aux aguets, et dit : « Seigneur, sauve-moi de ce peuple injuste ! »
S’étant dirigé du côté de Madyan, il dit : « Il se peut que mon Seigneur me mette sur le bon chemin. »
Lorsqu’il arriva au point d’eau de Madyan, il trouva un attroupement de gens abreuvant [leur bétail] tandis que deux femmes se tenaient à l’écart, retenant [leur troupeau]. Moïse [s’étant approché d’elles] leur demanda : « Qu’y a-t-il ? — Nous abreuverons [notre troupeau] lorsque ceux des bergers se retireront. Notre père est un vieillard fort âge. »
Moïse fit boire [le troupeau] des deux femmes et s’étant retiré à l’ombre dit [en s’adressant à Dieu] : « Seigneur, j’ai besoin [en ce moment] de [tout] bien dont tu puisses me gratifier ! »
L’une d’elles marchant timidement revint vers lui et lui dit : « Mon père t’appelle pour te rétribuer d’avoir fait boire [notre troupeau]. » Lorsqu’il se présenta chez lui et lui eut raconté son histoire, [le vieillard] lui dit : « Ne crains [rien]. Tu es délivré du peuple injuste. »
L’une d’elles dit : « Père, engage-le. Le meilleur salarié que tu puisses engager doit être un homme fort et honnête.
— Je voudrais, dit le vieillard, te marier à l’une de mes deux filles que voici, en échange de qui tu seras à mon service durant huit ans. Si tu veux aller jusqu’à dix ans, ce sera de ton plein gré. Je ne t’imposerai rien de pénible et, s’il plaît à Dieu, tu trouveras en moi un homme intègre.
C’est convenu entre nous, dit Moïse, mais que ce soit l’un ou l’autre de ces deux engagements, vous ne dépasserai pas les limites avec moi. Dieu est garant de ce que j’avance. »
... Au terme du délai [convenu], Moïse partit [accompagné] de sa famille et aperçut au loin, du côté du mont [Sinaï], un feu. Il dit aux siens : « Demeurez [ici]. J’aperçois au loin un feu. Peut-être vous en apporterais-je quelque nouvelle [si j’y allais] ou un brandon pour [faire du feu et vous permettre] de vous réchauffer. »
S’y étant rendu, il fut interpellé, du côté droit de la vallée, dans le site béni, près de l’arbre : « O Moïse ! Je suis en vérité moi, Dieu, Seigneur des mondes.
Jette ton bâton ! » Lorsque le bâton s’agita tel un serpent, il tourna le dos, mais ne put fuir. « Moïse ! [continua la voix] avance et n’aie pas peur ! Tu es de ceux qui n’ont rien à craindre.
Introduis ta main dans l’encolure [de ta tunique] : elle sortira toute blanche sans [que cela soit l’effet] d’une maladie. Serre contre toi le pan [de ton manteau] pour [dissiper ta] terreur. Voilà deux preuves émanant de ton Seigneur, [destinées] au Pharaon et à ses dignitaires qui sont des gens pervers.
— Seigneur, dit Moïse, j’ai tué un des leurs et je crains qu’ils ne me tuent.
Mon frère Aaron est plus éloquent que moi. Envoie-le avec moi comme auxiliaire pour confirmer [ce que je dirai], car je crains qu’ils ne me traitent de menteur. »
Dieu dit : « Nous soutiendrons ton bras par ton frère et nous vous donnerons un pouvoir. Ils ne vous atteindront pas. Grâce à nos signes vous serez tous deux, ainsi que ceux qui vous suivront, les vainqueurs ! »
Lorsque Moïse se présenta, nanti de nos signes éclatants, chez le [Pharaon] et les siens, ces derniers s’écrièrent : « Ce n’est qu’un artifice magique ! Jamais nous n’avons entendu nos ancêtres parler de cela. »
Et Moïse de rétorquer : « Mon Seigneur sait mieux [que personne] qui est venu de sa part avec la bonne direction et à qui reviendra la dernière demeure. En vérité, les injustes ne prospéreront pas. »
Pharaon dit : « Conseillers ! Je ne vous connais aucune divinité en dehors de moi ! Hâmân, allume-moi du feu sur l’argile et construis-moi une tour pour que je monte jusqu’au Dieu de Moïse ! Je suis persuadé que c’est un imposteur. »
Ils se montrèrent, lui et ses armées, pleins d’orgueil sur terre, sans droit [pourtant], pensant qu’ils ne seraient pas ramenés vers nous !
Nous nous emparâmes de lui et de son armée et les précipitâmes dans les flots. Considère le sort final des injustes !
Nous fîmes d’eux des dirigeants appelant [les hommes] vers le feu, et le jour de la résurrection ils ne seront pas secourus.
Nous attachâmes à leurs pas une malédiction en ce monde ; au jour de la résurrection ils seront honnis.
Nous avons donné l’Écriture à Moïse après avoir anéanti les premières générations [d’impies] pour rendre les gens clairvoyants, leur [indiquer] la bonne direction et [user] de miséricorde à leur égard, afin qu’ils se souviennent.
Tu n’étais point sur le versant occidental [du mont Sinaï], lorsque nous dictâmes l’ordre à Moïse et tu n’étais point parmi les témoins.
Et [depuis] nous avons créé [d’autres] générations qui vécurent longtemps. Tu ne résidais pas parmi les Madyanites pour leur réciter nos versets. Mais, c’était nous qui envoyions.
Tu n’étais pas sur le versant du mont [Sinaï], lorsque nous appelâmes. Mais [nous te le faisons savoir]. A titre de miséricorde émanant de ton Seigneur, [nous t’envoyons] pour avertir des gens qui n’ont eu nul avertisseur avant toi, afin qu’ils se souviennent [de nous],
sans quoi, ils diraient, au cas où une calamité les accablerait en punition de leurs actes : « Seigneur, que ne nous as-tu envoyé un messager ? Nous aurions suivi tes signes et nous serions croyants ! »
Mais la vérité leur étant venue de notre part [voici qu’] ils disent : « Pourquoi [Muḥammad] n’a-t-il pas reçu [une Écriture] identique à celle reçue par Moïse ? » Eh quoi ! N’ont-ils pas déjà renié ce que Moïse avait reçu antérieurement ? Ne disent-ils pas : « Ce sont deux [espèces] de marie qui se soutiennent mutuellement » ? N’ajoutent-ils pas [encore] : « Nous refusons de croire et à l’une et à l’autre » ? 
Dis-[leur] : « Apportez donc une Écriture émanant de Dieu qui dirige mieux [vers la vérité] que les deux [livres] — je la suivrai — si vous êtes véridiques ! »
S’ils ne répondent pas à ton appel, sache qu’ils suivent leurs passions sans plus. Et qui est plus égaré que celui qui suit sa passion sans direction de Dieu ? Dieu ne met point sur la bonne voie les injustes.
Nous avons fait parvenir [aux hommes] la parole afin qu’ils réfléchissent.
Ceux à qui nous avions donné l’Écriture antérieurement y croient.
Lorsqu’on la leur récite, ils s’écrient : « Nous y croyons ! c’est la vérité émanant de notre Seigneur. Nous étions avant [cette révélation] des [gens] soumis [à Dieu].
Ceux-là recevront une double rétribution pour leur constance, pour avoir repoussé le mal par le bien, pour les aumônes qu’ils ont faites sur ce que nous leur avions attribué,
[pour] s’être détournés, lorsqu’ils entendaient des paroles offensantes [de ceux qui les proféraient] en disant : « A nous nos actes et à vous les vôtres ! Paix avec vous ! Nous ne désirons pas [entamer de controverses avec] les ignorants ! »
[Prophète] ! Tu ne diriges point qui tu aimes, mais Dieu dirige qui il veut, car il connaît mieux ceux qui sont dans la bonne voie.
Les [idolâtres de La Mekke] disent : « Si nous suivions avec toi la bonne voie nous serions arrachés à notre terre. » Or ça, ne les avons-nous pas établis sur un territoire sacré et sûr, vers lequel affluent des produits de toutes sortes [et ce] comme [marque de faveur] de notre part en vue de leur subsistance ? Mais la plupart d’entre eux ne savent pas.
Que de cités pétulantes de vie n’avons-nous pas détruites ? Voici [encore] les demeures de leurs [habitants] restées désertes après eux, exception faite de quelques-unes. Nous en sommes l’héritier.
Ton Seigneur ne détruit point les cités avant d’envoyer dans leur métropole un messager pour leur réciter ses versets. Nous ne détruisons point les cités à moins que leurs habitants ne soient injustes.
Tout ce que vous avez reçu n’est qu’une jouissance et une parure en la vie d’ici-bas. Ce qui est auprès de Dieu est meilleur et plus durable. Eh quoi ! ne raisonnerez-vous point ?
Eh quoi ! celui à qui nous avons fait une belle promesse — qui sera tenue — est-il comparable à celui que nous avons comblé des jouissances de la vie d’ici-bas et qui sera, le jour de la résurrection, parmi les comparants ?
Le jour où [Dieu] les appellera en disant : « Où sont les associés que vous prétendiez me [donner] ? »
Ceux qui mériteront le châtiment répondront : « Seigneur, voici ceux que nous avons abusés. Nous les avons abusés comme nous l’étions nous-mêmes. Nous sommes innocents envers toi. Ce n’est pas nous qu’ils adoraient. »
Il sera dit [aux idolâtres] : « Appelez vos associés. » Ils les appelleront, mais ceux-ci ne répondront pas. Ils connaîtront [alors] le châtiment. Si seulement ils avaient suivi la bonne voie !
Le jour où [Dieu les appellera], il leur demandera : « Qu’avez-vous répondu aux envoyés ? »
Ils seront à court d’arguments et ne se questionneront plus.
Cependant, celui qui se sera repenti, qui aura cru et fait œuvre pie, il se pourrait qu’il soit parmi les heureux.
Ton Seigneur crée ce qu’il veut et choisit pour les hommes ce qui leur convient le mieux. Gloire à lui ! Il est au-dessus de ce qu’on lui associe !
Ton Seigneur connaît le secret de leurs cœurs et ce qu’ils divulguent.
Il est Dieu ! Pas de divinité en dehors de lui ! A lui la louange en la vie d’ici-bas et en la vie future. Le pouvoir de juger lui appartient et vous serez ramenés à lui.
Dis-[leur] : « Que diriez-vous si Dieu vous plongeait dans une nuit permanente jusqu’au jour de la résurrection ? Quelle divinité autre que Dieu [pourrait] vous apporter une clarté ? Eh quoi ! vous n’entendez donc pas ? »
Dis-[leur] : « Que diriez-vous si Dieu vous plongeait dans un jour ininterrompu jusqu’à la résurrection ? Quelle divinité autre que Dieu [pourrait] vous amener la nuit pour votre repos ? Eh quoi ! vous ne voyez donc pas ? »
Par miséricorde, il a établi la nuit et le jour pour que vous vous reposiez, cherchiez sa grâce et soyez reconnaissants.
Et le jour où [Dieu] les appellera et leur demandera : « Où sont les associés que vous prétendiez me donner ? »,
nous ferons surgir un témoin de chaque communauté et dirons : « Apportez donc votre preuve ! » C’est alors qu’ils sauront que la vérité appartiendra à Dieu et leurs illusions s’évanouiront.
En vérité, Coré était du peuple de Moïse. Il usa d’insolence envers ses [congénères], car nous l’avions gratifié, de tant de trésors que les clefs en étaient trop lourdes pour une troupe d’hommes pleins de force. Lorsqu’on lui dit : « Ne te réjouis pas [trop] ! Dieu n’aime pas ceux qui se réjouissent [trop ostensiblement],
cherche, dans ce que Dieu t’a donné, [la récompense] de l’ultime demeure sans oublier [pour autant] la part [de bonheur qui te revient] ici-bas. Sois bon comme Dieu l’a été envers toi et n’emprunte point sur terre [le chemin] de la malfaisance, car Dieu n’aime pas les [êtres] malfaisants »,
Coré répondait : « Ce que je possède, [je le dois] uniquement à une science que je détiens. » Ne savait-il donc pas que Dieu avait fait périr des générations supérieures à lui en force et en nombre ? Les criminels ne seront pas questionnés sur leurs péchés.
Coré surgit devant son peuple avec toute sa pompe. Ceux qui étaient sensibles au [clinquant] de la vie d’ici-bas, s’écrièrent : « Plût à Dieu que nous fussions dotés d’autant de richesses que Coré. Il a une science extraordinaire ! »
[Par contre] ceux qui avaient reçu la science dirent : « Malheureux que vous êtes ! La récompense de Dieu vaut mieux pour celui qui croit et fait œuvre pie. Seuls ceux qui patientent la recevront. »
Nous fîmes engloutir par la terre, Coré et sa maison. Il n’eut point de partisans pour le secourir contre Dieu et ne put échapper au péril.
Au matin, ceux-là mêmes qui avaient, la veille, envié son sort, s’écrièrent : « Voyez donc ! Il semble bien que Dieu accorde largement ou parcimonieusement ses dons à qui il veut parmi ses serviteurs. S’il n’était pas bienveillant envers nous, il nous aurait sûrement fait engloutir [par la terre]. Voyez donc ! il semble bien que les mécréants ne prospéreront pas ! »
Cette dernière demeure nous la réservons à ceux qui ne recherchent sur terre ni honneurs ni corruption. [L’heureuse] issue sera [dévolue] à ceux qui craignent [Dieu].
[Au jour du jugement dernier] celui qui se présentera avec une bonne action [à son actif] recevra une récompense meilleure [que son œuvre]. Celui qui se présentera avec une mauvaise action [à son passif]... Ceux qui auront commis de mauvaises actions ne seront rétribués que pour le mal qu’ils auront fait.
Celui qui t’a prescrit [de prêcher] le Coran te ramènera au lieu où l’on retourne. Dis : « Mon Seigneur sait bien qui est dans la bonne voie et qui est dans un égarement manifeste. »
Tu n’espérais pas que le Livre te serait transmis. [Il l’a été] uniquement par miséricorde de ton Seigneur ; ne sois jamais un soutien pour les infidèles.
[Que les idolâtres] ne te détournent pas [de la transmission] des versets de Dieu, une fois qu’ils te sont révélés ! Invoque ton Seigneur et ne sois jamais du nombre des polythéistes.
N’invoque aucune autre divinité à côté de Dieu ! il n’y a d’autre dieu que lui ! Tout est voué à périr, sauf sa face. A lui appartient le pouvoir de juger et vers lui vous serez ramenés.
A.L.M. (’Alîf-Lâm-Mîm).
Les hommes s’imaginent-ils qu’on les laissera dire : « Nous croyons », sans les mettre à l’épreuve ?
Nous avons déjà mis à l’épreuve leurs prédécesseurs. [Aussi] Dieu connaît-il bien ceux qui disent la vérité et ceux qui mentent.
Ceux qui commettent de mauvaises actions s’imaginent-ils [pouvoir] nous gagner de vitesse ? Comme ils jugent mal !
Celui qui espère rencontrer Dieu [doit savoir] qu’en vérité le terme fixé par lui approche sûrement et que c’est lui qui entend et sait tout.
Quiconque lutte pour la cause de Dieu, ne lutte [en réalité] que pour lui-même, car Dieu se passe volontiers de l’univers.
Nous effacerons les péchés de ceux qui croient et font le bien et nous les rétribuerons pour les meilleures œuvres qu’ils auront accomplies.
Nous avons recommandé à l’homme d’être bon envers son père et sa mère. [Nous lui avons aussi recommandé ceci] : « Si ton père et ta mère te poussent à m’associer ce dont tu n’as nulle connaissance, ne leur obéis pas. Vous retournerez [tous] à moi et [alors] je vous tiendrai informés de vos actes.
Nous ferons, certes, entrer parmi les saints, ceux qui auront cru et accompli de bonnes œuvres.
Il y a des hommes qui disent : « Nous croyons en Dieu ! » Mais, dès qu’ils subissent un dommage [pour la cause] de Dieu, ils font de l’épreuve [infligée] par leurs semblables un châtiment [infligé] par Dieu. Par contre, si un secours est accordé par ton Seigneur, ils disent aussitôt : « Nous étions avec vous ! » Or ça, Dieu ne connaît-il pas parfaitement les secrets des mondes ?
Certes Dieu connaît aussi bien ceux qui croient que ceux qui sont hypocrites.
Les mécréants disent à ceux qui ont la foi : « Suivez la voie [religieuse] que nous suivons et nous porterons [le poids] de vos fautes. » [Mais] ils ne pourront rien supporter de leurs fautes. En vérité, ce sont des menteurs.
Certes, ils porteront [dans l’au-delà] leurs [propres] fardeaux et [d’autres] fardeaux en plus des leurs. Le jour de la résurrection, ils seront questionnés sur leurs inventions mensongères.
Nous chargeâmes Noé d’une mission auprès de son peuple. Il resta chez eux mille ans moins cinquante ans. Puis le Déluge les emporta, en état d’iniquité. Nous le sauvâmes, lui et ceux qui étaient dans l’arche, dont nous fîmes un signe pour les mondes.
Nous le sauvâmes, lui et ceux qui étaient dans l’arche, dont nous fîmes un signe pour les mondes.
[Et souviens-toi] d’Abraham lorsqu’il dit à son peuple : « Adorez Dieu et craignez-le. Ce sera plus avantageux pour vous, si vous saviez ! »
Ce que vous adorez en dehors de Dieu, ce ne sont que des idoles. Vous blasphémez ! En vérité, [les divinités] que vous adorez en dehors de Dieu ne sauraient [vous procurer votre] nourriture. Recherchez-la donc auprès de Dieu ! Adorez-le ! Remerciez-le ! Vous serez ramenés vers lui !
Si vous criez au mensonge, d’autres peuples avant vous l’ont déjà fait. N’incombe à l’envoyé qu’une transmission claire.
Eh quoi ! Ne voient-ils pas comment Dieu commence la création et la recommence ? C’est facile pour Dieu, en vérité !
Dis : « Parcourez la terre et voyez comment il a commencé la création, comment il la fera renaître ensuite [après son anéantissement] pour la dernière fois. » En vérité, Dieu est omnipotent !
Dieu châtie qui il veut et accorde sa miséricorde à qui il veut. Vous lui serez rendus.
Vous n’êtes pas à même de réduire [Dieu] à l’impuissance, ni sur terre ni dans le ciel. En dehors de Dieu vous n’avez ni protecteur ni auxiliaire.
Ceux qui nient les versets de Dieu aussi bien que sa rencontre, ceux-là auront à désespérer de sa miséricorde. Ceux-là auront un douloureux supplice [à subir].
Pour toute réponse, son peuple s’écria : « Tuez-le ou brûlez-le ! » Dieu le sauva du feu. En cela il y a des signes pour des gens qui ont la foi.
Abraham ajouta : « Vous n’avez pris des idoles, en dehors de Dieu, que par amitié entre vous, en ce bas-monde. Mais le jour de la résurrection, vous vous renierez et vous vous maudirez les uns les autres ; votre refuge sera le feu et vous n’aurez pas d’auxiliaires [pour vous en délivrer]. »
Loth se fia à lui et déclara : « Je fuis [ce pays pour me réfugier] auprès de mon Seigneur. C’est lui, en vérité, le Tout-Puissant, le Sage. »
Nous donnâmes à [Abraham] Isaac et Jacob et instituâmes en sa postérité la prophétie et l’Écriture. Nous lui accordâmes son salaire en ce monde et il sera, certes, parmi les saints, dans la vie future.
[Souviens-toi] de Loth lorsqu’il dit à son peuple : « Vous vous livrez à une turpitude sans précédent dans l’univers.
« Eh quoi ! Vous pratiquez l’homosexualité, le brigandage et commettez entre vous des abominations. » Pour toute réponse, son peuple dit : « Fais donc venir le châtiment de Dieu [dont tu nous menaces] si tu es véridique ! »
« Seigneur, dit Loth, prête-moi secours contre ces corrupteurs ! » 
Lorsque nos émissaires vinrent chez Abraham, porteurs de la bonne nouvelle, ils déclarèrent : « Nous [allons] faire périr les habitants de cette cité. En vérité, ils sont iniques.
— Mais Loth y est ! dit Abraham. — Nous savons mieux [que toi] qui y est, dirent les [émissaires] ; nous le sauverons ainsi que sa famille, sauf sa femme qui sera parmi ceux qui s’attarderont. »
Lorsque nos émissaires arrivèrent chez Loth, celui-ci fut consterné à leur sujet et [se sentit] impuissant pour les protéger. [Mais les anges le rassurèrent] disant : « N’aie pas peur et ne t’afflige point : nous te sauverons ainsi que les tiens, à l’exclusion de ton épouse qui sera parmi les retardataires.
Nous allons faire tomber du ciel, sur les habitants de cette ville, une calamité [pour les punir] de leur perversité. »
[De cette cité] nous avons laissé un signe évident pour les gens qui raisonnent.
[Aux habitants] de Madyan, nous avons envoyé leur concitoyen Choaïb. « O mon peuple, leur dit-il, adorez Dieu et attendez-vous au jour dernier ! Ne commettez plus de crimes sur terre en hommes malfaisants ! »
Ils le traitèrent d’imposteur. Aussi furent-ils frappés d’un séisme et au matin, ils gisaient sans vie en leurs demeures.
[Souviens-toi] de ‘Ad et de Thamûd dont les demeures [en ruine] sont encore là pour vous éclairer. Satan avait embelli pour eux leurs actions et les avait détournés du [bon] chemin. [Pourtant] ils étaient clairvoyants.
[Souviens-toi] de Coré, de Pharaon, de Hâmân, auxquels Moïse a fourni les preuves. Ils se montrèrent orgueilleux sur la terre et ne purent échapper à [notre sanction].
Nous punîmes chacun d’eux pour son péché, déchaînant un ouragan contre les uns, terrifiant les autres par un grondement. Il y en eut que nous fîmes engloutir par la terre, il y en eut qui furent noyés par nous. Ce ne fut pas Dieu qui les lésa ; ce furent eux-mêmes qui se lésèrent.
Ceux qui se sont donné des maîtres en dehors de Dieu sont comparables à l’araignée qui prend [sa toile pour] demeure. En vérité, la plus frêle des demeures est bien celle de l’araignée. Si seulement ils savaient !
Quoi qu’ils invoquent en dehors de lui, Dieu le sait ; il est le Tout-Puissant, le Sage.
Ces exemples, nous les citons aux hommes. [Cependant] seuls ceux qui savent [sont à même] de les comprendre.
Dieu a créé, par la vérité, les cieux et la terre. En cela il y a, certes, des signes pour les croyants.
Récite ce qui t’est révélé du Livre et accomplis la prière. En vérité, la prière empêche [de se livrer à] la turpitude et [de commettre] des abominations. Et, certes, la mémoration de Dieu est très grande. Dieu sait ce que vous fabriquez.
Avec les juifs et les chrétiens ne discutez que de la manière la plus [affable] — sauf [quand il s’agit] de ceux qui commettent des injustices parmi eux. Dites-[leur] : « Nous croyons en ce qui nous a été révélé et en ce qui vous a été révélé. Notre Dieu et le vôtre est le même Dieu et nous lui sommes soumis.
Nous t’avons ainsi révélé le Livre. Ceux à qui nous avons donné l’Écriture y croient. Parmi ceux que voici, il y en a qui croient. Seuls les mécréants récusent nos versets.
Avant [le Coran] tu ne [pouvais] lire aucun livre, ni tracer [de ligne] de ta dextre, car alors les négateurs auraient été pris de soupçon.
Ce [Coran] est au contraire [un ensemble] de versets clairs dans les cœurs de ceux qui ont reçu la science. Seuls les injustes récusent nos versets.
[Les mécréants] disent : « Que n’a-t-il été nanti par son Seigneur d’un pouvoir surnaturel [pour que nous ayons confiance en lui] ! » Dis-[leur] : « Les miracles sont du ressort de Dieu. Je ne suis [quant à moi] qu’un avertisseur explicite. »
Eh quoi ! Ne leur a-t-il pas suffi [comme miracle] que nous te révélions le Coran qui leur est oralement transmis ? Il y a [pourtant] là une miséricorde et un rappel pour les gens qui croient !
Dis-[leur] : « Dieu suffit comme témoin pour nous départager. Il sait ce qui est dans les cieux et sur la terre. Ceux qui croient aux fictions, ceux-là seront perdants. »
Ils te demandent de hâter [l’arrivée] du châtiment. N’eut été un terme fixé [à l’avance par Dieu] il les aurait déjà atteints. En vérité le châtiment les surprendra à l’improviste, sans qu’ils le pressentent.
Ils te demandent d’en hâter [l’arrivée] alors qu’en vérité la géhenne cernera les mécréants,
le jour où le châtiment les enveloppera d’en haut et sous leurs pieds et où [on leur] dira : « Goûtez [le fruit] de vos œuvres ! »
O mes serviteurs qui avez la foi ! Ma terre est vaste ! Adorez-moi !
Toute âme goûtera la mort et vous serez ramenés vers nous.
Ceux qui croient et font œuvre pie, nous leur assignerons dans le paradis des résidences à l’étage [supérieur], au bas desquelles couleront des ruisseaux et où ils séjourneront. Qu’il est beau, le salaire des [bons] ouvriers,
qui patientent et qui placent leur confiance en leur Seigneur !
Que de bêtes qui ne se chargent nullement de leur nourriture ! Dieu leur assure cependant leur subsistance ainsi que la vôtre. C’est lui qui entend et sait tout.
Si tu leur demandes : « Qui a créé les cieux et la terre et soumis le soleil et la lune ? » ils répondront certainement : « [C’est] Dieu ! » Pourquoi mentent-ils alors ?
Dieu dispense largement ou parcimonieusement ses dons à qui il veut parmi ses créatures. En vérité, Dieu est omniscient !
Si tu leur demandes : « Qui fait descendre l’eau du ciel grâce à laquelle est revivifiée la terre morte ? » ils te répondront certainement : « [C’est] Dieu ! » Dis [alors] : « Louange à Dieu ! » Et pourtant, la plupart d’entre eux ne raisonnent pas.
La vie d’ici-bas n’est que divertissement et jeu. La vie future, c’est bien elle la vraie vie. S’ils savaient !
Quand ils montent sur un bateau, ils invoquent Dieu, en lui vouant un culte sincère. Lorsqu’il les sauve [des dangers de la mer en les ramenant] sur la terre ferme, les voilà lui donnant des associés
pour nier la [faveur] que nous leur avons [ainsi] témoignée. Qu’ils jouissent donc [de ce qui est éphémère] ! Certes, ils sauront !
Eh quoi ! Ne voient-ils pas que nous avons fait [de leur ville] un territoire sacré et sûr, alors qu’autour d’eux on enlève les gens ? Croiront-ils donc aux fausses [divinités] et méconnaîtront-ils les bienfaits de Dieu ?
Qui donc est plus injuste que celui qui use d’imposture à l’égard de Dieu ou qui nie la vérité quand elle lui parvient ? N’y aurait-il pas, dans la géhenne, un asile pour les mécréants ?
Nous dirigeons assurément sur nos chemins ceux qui combattent pour notre cause et, en vérité, Dieu est avec ceux qui font le bien.
’A.L.M. (’Alif-Lâm-Mîm)
Les Byzantins ont été vaincus
dans une région voisine [de notre pays]. Mais après leur défaite, ils seront vainqueurs,
dans quelques années. A Dieu appartient l’ordre, avant comme après, Ce jour-là les croyants [monothéistes] se réjouiront
du secours de Dieu qui accorde le succès à qui il veut, étant tout-puissant et tout-compatissant.
C’est une promesse de Dieu ! Et Dieu ne manque pas à sa promesse, quoique la plupart des hommes ne le sachent point.
Ils connaissent un aspect de la vie d’ici-bas, mais deviennent insouciants [dès qu’il s’agit de la vie future].
Eh quoi ! N’ont-ils pas réfléchi profondément ? Dieu n’a créé les cieux, la terre et ce qui est entre eux que pour un [but] sérieux et pour un terme fixé. Cependant, la plupart des hommes refusent de croire à leur rencontre avec leur Seigneur.
Ne se sont-ils pas déplacés sur terre pour constater l’issue [à laquelle ont été conduits] leurs devanciers qui étaient plus robustes qu’eux, qui avaient labouré la terre et l’avaient peuplée mieux qu’ils ne l’ont fait [eux-mêmes] ? Leurs prophètes leur avaient apporté des preuves. Dieu ne [pouvant] les léser, ce sont eux qui furent injustes envers eux-mêmes.
Mauvaise fut la fin de ceux qui faisaient le mal, ayant traité les versets de Dieu de mensonges et les ayant raillés.
Dieu commence et recommence la création. Vous serez, ensuite, ramenés à lui.
Le jour où sonnera l’heure, les criminels seront accablés.
[Les divinités] qu’ils associent à Dieu n’intercéderont nullement en leur faveur. [Les idolâtres] nieront ceux qu’ils associent [à Dieu].
Le jour où l’heure sonnera [les hommes] se diviseront en deux :
ceux qui auront cru et fait œuvre pie se réjouiront, en un jardin luxuriant ;
quant aux mécréants qui auront traité nos versets de mensonges et refusé de croire à la vie future, ceux-là seront exposés au châtiment.
[Dites] au crépuscule et au matin : « Gloire à Dieu !
Louange à lui dans les cieux et sur la terre, à la tombée de la nuit, comme à midi ! »
Il fait sortir le vivant du mort et le mort du vivant. Il revivifie la terre morte. Ainsi on vous fera surgir.
[Un exemple] de ses signes : il vous a créés de poussière. Et vous voilà [devenus] des hommes vous répandant sur la terre.
[Un exemple] de ses signes : il a créé de vous, pour vous, des épouses pour que vous vous reposiez auprès d’elles. Entre elles et vous il a suscité affection et bonté. En vérité, il y a en cela des signes certains pour des gens qui réfléchissent.
Parmi ses signes il y a la création des cieux et de la terre, la diversité de vos idiomes, de vos couleurs. En cela, il y a en vérité des signes certains pour les savants.
[Autres] signes de Dieu : votre sommeil la nuit et le jour, votre désir [d’avoir des marques] de sa faveur. En cela il y a, en vérité, des signes certains pour des gens qui entendent.
[Autres] signes [de Dieu] : il vous montre l’éclair [qui suscite en vous autant] de crainte que de convoitise ; il fait descendre du ciel une eau par laquelle il redonne vie à la terre morte. Il y a en cela, en vérité, des signes certains pour des gens qui raisonnent.
C’en est encore un que le maintien du ciel et de la terre, par son ordre, et qu’ensuite vous surgirez soudain de terre, à son premier appel.
A lui appartiennent ceux qui sont dans les cieux et sur la terre. Tous lui obéissent.
C’est lui qui commence et recommence la création. Cela lui est très aisé. Il est l’idéal dans les cieux et sur la terre, puissant, sage.
Il vous propose une parabole [tirée] de vous-mêmes : avez-vous associé vos esclaves à ce que nous vous avons attribué en sorte que vous ayez un droit égal, et que vous les craigniez [autant] que vous vous craignez vous-mêmes [qui êtes libres] les uns les autres ? Nous exposons ainsi en détail nos versets à ceux qui raisonnent.
Néanmoins, les injustes suivent inconsciemment leurs passions. Qui [saurait] donc guider ceux que Dieu a égarés ? Personne ne viendra à leur secours.
Lève la tête, en monothéiste sincère, pour [professer] la religion, selon la nature que Dieu a originellement donnée aux hommes — pas de modification dans la création de Dieu ; voilà la religion dans sa rectitude, mais la plupart des hommes ne savent pas —,
... en vous repentant à lui. Craignez-le ! Priez ! N’associez rien à Dieu,
comme [l’ont fait] ceux qui ont fractionné leur religion, formé des sectes, chaque fraction exultant de ce qu’elle professe.
Quand un malheur frappe les hommes, ils prient leur Seigneur en se repentant. Sitôt qu’il leur fait éprouver un effet de sa miséricorde, ils lui associent [d’autres divinités]
pour manifester leur ingratitude envers les bienfaits dont il les a comblés. Jouissez donc ! Bientôt vous saurez [ce qu’il vous en coûtera] !
Leurs avons-nous fourni un argument en faveur de ce qu’ils associent à Dieu ?
Lorsque nous faisons éprouver aux hommes [l’effet] de notre miséricorde, ils s’en réjouissent. Éprouvent-ils une catastrophe, en punition de leurs œuvres, aussitôt ils [sombrent] dans le désespoir.
Ne voient-ils pas que Dieu dispense largement ou parcimonieusement ses dons à qui il veut ? En vérité, il y a en cela des signes certains pour des gens qui croient.
Acquitte-toi [de ce qui], pour le proche parent, le pauvre et le voyageur [constitue sur toi] un droit. C’est un avantage pour ceux qui recherchent la face de Dieu et ceux-là seront heureux.
Ce que vous donnez en vue d’un accroissement aux dépens des biens de vos semblables ne s’accroît pas auprès de Dieu. [Par contre], ce que vous offrez comme aumône, désirant [ce faisant] la face de Dieu... Voilà ceux qui auront un double avantage [dans l’au-delà].
[C’est] Dieu qui vous a créés et vous nourrit, qui vous donnera la mort et vous fera ensuite revivre. En est-il, parmi [les divinités] que vous lui associez, [une seule] qui fasse quoi que ce soit de cela ? Gloire à lui ! Il est au-dessus de ce qu’on lui associe !
La corruption est apparue sur terre et sur mer à cause de ce que les hommes ont accompli de leurs mains, afin que Dieu leur fasse goûter une partie de leurs méfaits. Peut-être reviendront-ils [à lui].
Dis : « Parcourez la terre et voyez quelle fut la fin des [hommes] de jadis. La plupart d’entre eux étaient des associateurs. »
Lève la tête pour [professer] la religion dans toute sa rectitude avant l’arrivée d’un jour [parmi les jours] de Dieu [qu’il sera] impossible de repousser. Ce jour-là les hommes seront divisés ;
ceux qui auront nié Dieu et auront à répondre de leur mécréance, et ceux qui auront fait une œuvre méritoire et se seront ainsi préparé un lit de repos.
Ainsi Dieu rétribuera de sa grâce les croyants qui auront pratiqué le bien, car il n’aime pas les mécréants.
Autre signe [de la Providence] : Dieu vous envoie des vents porteurs de bonnes nouvelles. Par eux, il vous fait éprouver un peu de sa miséricorde, fait voguer les vaisseaux [sur les flots] et [vous permet] de rechercher quelque effet de sa bonté, afin que vous soyez reconnaissants.
Avant toi, nous avons déjà envoyé des messagers munis de preuves vers leur peuple. Nous avons usé de représailles à l’égard de ceux qui commirent des crimes, car c’était pour nous un devoir que de prêter secours aux croyants.
[C’est] Dieu qui déchaîne les vents, qui soulève des nuages. Il étend ces [derniers] dans le ciel selon sa volonté, en les fragmentant, et de leurs profondeurs on voit sortir l’ondée. Quand cette ondée parvient à ceux qu’il veut de ses serviteurs, ces derniers se l’annoncent aussitôt comme une heureuse nouvelle,
même si, avant la chute de cette ondée, ils étaient plongés dans le désespoir.
Regarde les traces de la miséricorde de Dieu [et] comment il redonne la vie à la terre morte. Tel est, en vérité, celui qui fait revivre les morts. Il est omnipotent.
[Mais] si nous envoyons un vent [néfaste] et qu’ils voient jaunir [ce qui est vert], ils se montrent assurément ingrats après son passage.
Tu ne peux, évidemment, faire entendre cet appel aux morts, pas plus qu’aux sourds lorsqu’ils rebroussent chemin pour [te tourner] le dos.
Tu ne peux [servir de] guide aux aveugles [pour les arracher] à leur aberration. Tu ne [saurais] faire entendre [cet appel] qu’à ceux qui, étant musulmans, croient à nos versets.
[C’est] Dieu qui vous a créés d’un élément de faible consistance. Après la faiblesse il a fait [de vous] une force, après laquelle il [vous a réduits à un état] de faiblesse et de vieillesse. Il crée ce qu’il veut, étant omniscient et omnipotent.
Le jour où l’Heure sonnera, les criminels jureront qu’ils ne sont demeurés qu’un moment dans leurs sépulcres. C’est ainsi qu’ils faussaient la vérité, [durant leur passage sur terre].
Cependant, ceux qui possèdent la science et la foi [leur] diront : « Vous êtes demeurés [le temps prévu] dans le livre de Dieu, jusqu’au jour de la résurrection. Or, c’est aujourd’hui le jour de la résurrection. Mais vous ne saviez pas. »
Ce jour-là l’excuse des injustes sera inutile et on ne leur demandera pas de chercher à plaire à Dieu.
Dans ce Coran, nous avons proposé aux hommes des paraboles de toute sorte. Certes, si tu apportes un signe aux mécréants, ils diront : « Vous n’êtes que des imposteurs ! »
C’est ainsi que Dieu scelle le cœur des ignorants.
Patiente ! La promesse de Dieu est vraie. Que ceux qui ne sont pas convaincus ne t’ébranlent point !
A.L.M. (’Alif Lâm Mîm).
Voici les versets du livre [plein] de sagesse
[constituant] une direction et une miséricorde pour les hommes de bien
qui prient, font l’aumône et sont convaincus de la vie future.
Ceux-là sont sur la bonne voie de par leur Seigneur. Ceux-là seront les bienheureux.
Tel, parmi les hommes, se paie des propos divertissants et s’égare ainsi, à son insu, du chemin de Dieu dont il fait un sujet de plaisanterie. A ceux-là est réservé un châtiment avilissant.
Lui récite-t-on nos versets, il se détourne bouffi d’orgueil, comme s’il ne les avait pas entendus ou comme s’il était affligé de surdité. Annonce-lui un châtiment douloureux !
Ceux qui croient et font œuvre pie [auront] les jardins du délice
comme séjour éternel. C’est, en vérité, une promesse de Dieu qui est tout-puissant et sage !
Il a créé les cieux sans piliers visibles pour vous, jeté sur la terre des [monts] immobiles pour quelle ne branle pas sous vous. Il y dissémine toutes sortes d’animaux. Du ciel, il fait descendre [de l’eau] par laquelle il fait pousser des végétaux de toute espèce par couples généreux.
Voilà la création de Dieu ! Montrez-moi donc ce qu’ont créé [les divinités] que vous adorez en dehors de lui. Non, mais les injustes sont dans un égarement évident !
Nous avons donné, en vérité, la sagesse à Luqmân [en lui prescrivant] : « Sois reconnaissant envers Dieu ! Quiconque est reconnaissant l’est pour lui-même ; quiconque [se montre] ingrat, Dieu se passe [de sa gratitude]. Il est digne de louanges. »
[Rappelle-toi] lorsque Luqmân exhorta son fils en lui disant : « Mon cher enfant ! N’associe rien à Dieu ! Le polythéisme est une immense injustice [envers Dieu]. »
Nous avons [par ailleurs] recommandé à l’homme au sujet de ses ascendants — sa mère, [quoique de nature] fragile le portant tout frêle en son sein et le sevrant au bout de deux ans — ceci : « Sois reconnaissant envers moi et envers tes père et mère ! Le devenir sera vers moi ! 
« Mais s’ils s’efforcent de [t’amener] à m’associer ce dont tu n’as aucune connaissance, alors ne leur obéis pas, tout en les soutenant de ton mieux en ce bas monde. Suis le chemin de celui qui reviendra repentant vers moi, [car] vers moi est votre retour et je vous aviserai de ce que vous faisiez [sur terre]. »
[Luqmân disait encore] : « Mon cher enfant ! [La faute] fût-elle du poids d’un grain de sénevé [caché] en un rocher, dans les cieux ou sur la terre, Dieu l’apportera, car il est plein de grâce et bien informé.
Mon cher enfant ! prie, conseille le bien, déconseille le mal, supporte patiemment ce qui t’atteint. Telle est la résolution [à prendre] en toute entreprise.
Ne te renfrogne point [en accostant] les gens et ne foule pas la terre avec insolence ! En vérité, Dieu n’aime aucun fat présomptueux.
Sois modeste en ta démarche et parle sur un ton modéré, car le plus détestable des cris est bien le braiement de l’âne. »
Ne voyez-vous [donc] pas que Dieu vous a soumis ce qui est dans les cieux et sur la terre, qu’il a répandu sur vous ses bienfaits visibles et cachés ? [Et pourtant] il y a des gens qui disputent à son sujet sans aucune science, sans direction et sans [se référer à] une Écriture luminescente.
Leur dit-on de suivre ce que Dieu a révélé, ils répondent : « Nous suivons [la religion] que nous avons héritée de nos ancêtres ! » Et [que diraient-ils] si le démon les appelait au châtiment du brasier ?
Quiconque se fait musulman et pratique le bien se saisit de l’anse la plus solide, car c’est de Dieu que [dépend] l’issue des choses.
Ne t’afflige pas de la mécréance des impies. Ils reviendront vers nous et nous les aviserons, alors, de ce qu’ils faisaient. Dieu connaît le secret des cœurs.
Nous les laisserons jouir [des biens de ce monde] peu de temps, puis nous les acculerons à un châtiment cruel.
Certes, si tu leur demandes : « Qui a créé les cieux et la terre ? » Ils te répondront sûrement : « [C’est] Dieu ! » Dis-leur, alors : « Louange à Dieu ! » Mais la plupart d’entre eux ne savent pas.
A Dieu appartient ce qui est dans les cieux et sur la terre. En vérité, Dieu est celui qui se suffit à lui-même, le Digne de louanges.
Les paroles de Dieu ne seraient point épuisées si [pour les écrire on utilisait] tout ce qu’il y a d’arbres sur terre comme calames et la mer encore grossie de sept mers [d’encre]. En vérité, Dieu est puissant et sage.
Votre création et votre résurrection [à tous] sont [aussi faciles] à Dieu que s’il s’agissait d’une seule âme. Dieu entend et voit tout.
Ne vois-tu pas que Dieu insère la nuit dans le jour et le jour dans la nuit, qu’il astreint le soleil et la lune à une course jusqu’à un terme fixé et qu’il est bien informé, en vérité, de ce que vous faites ?
Il en est ainsi, parce que Dieu est la vérité et que ce que [les idolâtres] invoquent en dehors de lui est erreur. Dieu est, en vérité, le Très-Haut, le Très-Grand !
Ne vois-tu pas que c’est par sa grâce que le vaisseau vogue en mer et que [Dieu fait cela] pour vous montrer quelques-uns de ses signes ? Il y a [en effet], en cela, des signes pour tout homme très patient.
Lorsque les vagues, comme les ténèbres, recouvrent [les marins], ils adressent leurs prières à Dieu, sincères dans le culte qu’ils lui vouent. Lorsqu’il les sauve, [en les ramenant] vers la terre ferme, certains d’entre eux [deviennent] réticents. Mais seul le traître ingrat nie nos signes.
O hommes ! Craignez votre Seigneur et redoutez le jour où le père n’aura pas à répondre de son fils et où l’enfant n’aura pas à répondre de son père, en quoi que ce soit. La promesse de Dieu est vraie. Ne vous [laissez] pas leurrer par le bas monde et que le trompeur ne vous induise pas en erreur au sujet de Dieu.
Dieu détient la science de l’Heure. Il fait tomber la pluie. Il sait ce que recèlent les matrices. Personne ne sait ce qu’il acquerra demain. Personne ne sait en quelle terre il mourra. En vérité, Dieu est omniscient, très informé.
A.L.M. (’Alîf Lâm Mîm).
La révélation du Livre [émane] indubitablement du Seigneur des mondes.
Disent-ils qui l’a inventé ? Certes non ! Il est la vérité [émanant] de ton Seigneur pour que tu avertisses un peuple qui n’a eu avant toi aucun avertisseur, afin qu’il se fraie une bonne voie.
Vous n’avez ni maître, ni intercesseur en dehors de Dieu qui a créé les cieux, la terre, et ce qui est entre eux en six jours, puis s’est établi sur le trône. Or ça, ne réfléchirez-vous point ?
Il décide, dans le ciel, du sort de toute chose sur terre, puis tout remonte vers lui en un jour dont la durée est de mille ans selon votre calcul.
Tel est [Dieu] qui connaît le mystère du monde et ce [dont les hommes] peuvent témoigner, le Tout-Puissant et Tout-Miséricordieux.
[C’est lui] qui a excellé [en tout] ce qu’il a créé. Il a créé l’homme à partir d’une argile ;
puis d’un vil liquide il a tiré sa descendance.
Ensuite, il lui a donné une forme harmonieuse et a insufflé en lui de son esprit. Il vous a dotés d’une ouïe, d’une vue, d’un cœur. Rarement vous [lui] témoignez votre reconnaissance.
Les impies disent : « Quand nous aurons été absorbés par la terre, serons-nous [rappelés à la vie] en une nouvelle création ? » Ils ne croient nullement en la rencontre de leur Seigneur.
Dis-[leur] : « L’ange de la mort, chargé de vous, vous fera trépasser et vous retournerez ensuite à votre Seigneur. »
Ah ! Si tu voyais alors les criminels [comparaître] la tête basse devant leur Seigneur [en disant] : « Seigneur, nous avons vu et entendu. Ramène-nous [sur terre] ; nous [y] accomplirons une bonne œuvre. Nous sommes, certes, convaincus [maintenant]. »
Si nous l’avions voulu, nous aurions, certes, assigné à chaque âme sa [bonne] direction. Mais [cette] parole émanant de moi doit être réalisée : « J’emplirai la géhenne de djinns et d’hommes [mêlés] tous ensemble. »
[Il leur sera dit] : « Goûtez le prix de l’oubli de votre comparution en ce jour. Nous nous désintéressons de vous. Goûtez, le châtiment éternel pour ce que vous faisiez [sur terre]. »
Seuls croient aux versets [du Coran] ceux qui tombent prosternés, lorsqu’on les leur rappelle, exaltent la louange de leur Seigneur et ne s’enflent pas d’orgueil.
Leurs flancs s’arrachent à leurs couches : ils prient leur Seigneur dans leur piété et leur espoir et font l’aumône avec ce que nous leur avons attribué.
Nul ne sait ce qui leur est réservé comme joie, en récompense de ce qu’ils faisaient.
Eh quoi ! le croyant est-il comparable au pervers ? Ils ne sont nullement égaux !
Ceux qui croient et pratiquent le bien auront les jardins du refuge comme séjour en prix de leurs œuvres.
Quant aux pervers, leur séjour sera le feu. Chaque fois qu’ils chercheront à en sortir, ils y seront ramenés et il leur sera dit : « Goûtez le supplice du feu que vous traitiez de mensonge ! »
Certes, nous leur ferons goûter le supplice immédiat avant le supplice majeur. Peut-être reviendront-ils [de leur égarement].
Qui est plus injuste que celui à qui les signes de Dieu sont rappelés et qui s’en détourne ensuite ? Certes, nous userons de représailles à l’égard des criminels.
Nous avons donné l’Écriture à Moïse — ne doute point de le rencontrer — et nous en avons fait une [bonne] direction pour les fils d’Israël.
Nous avons choisi parmi eux des guides spirituels — en récompense de leur patience — pour [les diriger] selon notre ordre. Ils étaient convaincus de nos signes.
Ton Seigneur les départagera, au jour de la résurrection, [au sujet] de leurs divergences.
Or ça, n’est-ce point une indication pour eux que l’anéantissement par nous de tant de générations antérieures dont ils parcourent l’habitat ? Il y a en cela des signes, en vérité. Or ça, n’écoutent-ils point ?
Or ça, ne voient-ils pas que nous poussons vers la terre aride l’eau par laquelle nous faisons germer les céréales dont eux-mêmes et les bestiaux se nourrissent ? Or ça, n’observent-ils point ?
Ils disent « A quand cette victoire si vous êtes véridique ? »
Réponds : « Au jour de la victoire, la foi [retrouvée] sera sans utilité pour ceux qui auront été infidèles et aucun délai ne leur sera consenti. »
Éloigne-toi d’eux et attends ! Ils attendront [eux aussi].
O Prophète ! Crains Dieu et n’obéis ni aux mécréants ni aux hypocrites. Certes, Dieu est omniscient et sage.
Suis ce qui t’est révélé par ton Seigneur ! Dieu est, certes, bien informé de ce que vous faites.
Mets ta confiance en Dieu ! Il suffit comme protecteur.
Dieu n’a pas placé deux cœurs dans la poitrine de l’homme. Il n’a point assimilé à vos mères vos épouses [à qui vous dites en les répudiant] : « Tu es [aussi illicite] pour moi que le dos de ma mère. » Il n’a point fait de vos enfants adoptifs vos propres enfants. Ce sont des propos [qui sortent] de votre bouche. Mais Dieu dit la vérité et c’est lui qui met [l’homme] dans la bonne direction.
Appelez [les enfants adoptifs] par le nom de leur père ; c’est plus équitable auprès de Dieu. Si vous ne connaissez pas leur père [considérez-les] alors comme vos frères en religion ou vos clients. Nul grief ne vous sera fait de vos erreurs, mais [seulement] de ce que vos cœurs décident sciemment. Néanmoins, Dieu est indulgent et compatissant.
Le Prophète a plus de droits sur les croyants qu’ils n’en ont sur eux-mêmes et ses épouses sont leurs mères. Les liens de consanguinité ont [dans les successions] la priorité sur [les liens] unissant les croyants [de Médine] et les émigrés [de La Mekke], selon le livre de Dieu, à moins qu’ils ne [testent] en faveur de leurs affiliés quelque don déjà inscrit dans le livre.
[Souviens-toi] lorsque nous prîmes l’engagement des prophètes, le tien, celui de Noé, d’Abraham, de Moïse, de Jésus, fils de Marie — et un tel engagement fut solennel —,
pour interroger les véridiques sur leur sincérité. Dieu a préparé un douloureux châtiment pour les impies.
Vous qui croyez, souvenez-vous de la bonté de Dieu envers vous, lorsque les armées marchèrent contre vous ! Nous déchaînâmes contre elles un vent et des légions invisibles pour vous. Dieu observait bien ce que vous faisiez.
Ils vous avaient assaillis de toutes parts ; [vos] regards étaient devenus torves ; vos cœurs étaient remontés à votre gorge, [de détresse], et vous aviez sur Dieu toute sorte de pensées.
Les croyants, en cette circonstance, furent mis à l’épreuve et ébranlés d’une violente secousse.
Les hypocrites et les sceptiques disaient alors aux croyants : « Ce que Dieu et son envoyé nous ont promis n’est que duperie ! »
Un groupe d’entre eux s’était écrié : « O gens de Yathrib ! Ne demeurez pas ici ! Retournez [chez vous] ! » Une autre fraction demanda au Prophète la permission de déserter le champ de bataille, disant : « Nos maisons sont découvertes ! » Or, leurs maisons n’étaient point découvertes ; seulement ils voulaient fuir.
Si [la ville] avait été percée en certains points et [si] les [envahisseurs] leur avaient demandé d’abjurer, ils l’auraient fait ; mais ils n’y seraient demeurés que peu de temps.
Et cependant ils s’étaient engagés, auparavant, envers Dieu, à ne pas tourner le dos [à l’ennemi]. Ils auront à répondre de cet engagement envers Dieu.
Dis-[leur] : « Jamais la fuite ne vous sera utile, si c’est la mort ou le meurtre que vous fuyez. [De toute façon] vous ne jouirez [de la vie] que peu de temps ! »
Dis-[leur] : « Qui peut vous soustraire à [la volonté] de Dieu, qu’il veuille vous accabler d’un malheur ou qu’il veuille vous accorder une grâce ? » En dehors de Dieu, ils ne [peuvent en effet] trouver ni maître, ni auxiliaire.
Dieu connaît ceux d’entre vous qui créent des obstacles ainsi que ceux qui disent à leurs frères : « Venez donc ! et n’affrontent que rarement le combat [pour la cause de Dieu]
par avarice envers vous. Un danger se présente-t-il, tu les vois porter sur toi des regards d’agonisants, les yeux révulsés. [Mais] aussitôt que la frayeur passe, ils vous blessent de leurs langues affilées par cupidité pour le butin. Ces gens-là ne sont pas des croyants. Dieu rend leurs actions vaines et cela est facile pour lui.
Ils pensent que les coalisés ne sont pas partis. Mais [même maintenant] si ces derniers revenaient, [les hypocrites] aimeraient nomadiser parmi les Bédouins, et [se contenter] de prendre de vos nouvelles. S’ils restent parmi vous, ils ne combattront que rarement.
Vous avez, dans l’envoyé de Dieu, un beau modèle pour vous, pour quiconque espère en Dieu au jour dernier et se souvient fréquemment de lui.
Lorsque les croyants virent les coalisés, ils s’écrièrent : « Voilà ce que Dieu nous avait promis ainsi que son Prophète ! Dieu et son Prophète ont été véridiques. » [L’arrivée de l’ennemi] n’eut d’autre effet sur les vrais croyants que de fortifier leur foi et leur abandon [à la volonté de Dieu].
Il est des hommes parmi les croyants qui ont tenu leur engagement envers Dieu. Certains d’entre eux ont accompli leur destin. D’autres attendent [leur tour]. Ils n’ont jamais varié [dans leur attitude ni leurs convictions],
de sorte que Dieu récompensera les véridiques d’après leur sincérité et châtiera les hypocrites — s’il veut — ou agréera leur repentir. En vérité, Dieu est indulgent et compatissant.
Dieu a fait rebrousser chemin aux mécréants, la rage au cœur, sans qu’ils aient obtenu un succès, épargnant ainsi aux croyants un combat. Dieu est fort et puissant.
Dieu a fait descendre de leurs fortins ceux des gens de l’Écriture qui avaient prêté leur assistance aux coalisés. Il a jeté l’effroi en leurs cœurs. Une fraction d’entre eux a été tuée par vous ; une [autre] fraction a été réduite en captivité.
Il vous a fait hériter de leur terre, de leurs demeures, de leurs richesses et d’une terre que vos pieds n’ont pas foulée. Dieu est omnipotent.
Prophète ! dis à tes épouses : « Si vous désirez [les biens] de la vie présente et son décorum, venez ! Je vous donnerai [les moyens] d’en jouir et vous libérerai [par un divorce] avantageux [pour vous].
[Mais], si c’est Dieu que vous recherchez, ainsi que son envoyé et la vie future, [sachez] que Dieu a préparé pour les femmes vertueuses une magnifique rétribution. »
O femmes du Prophète ! Une double peine, deux fois applicable, sera infligée à celle d’entre vous qui commettra une turpitude. Il sera facile à Dieu [d’infliger une telle sanction].
Nous rétribuerons doublement celle d’entre vous qui se soumet à Dieu et à son prophète, et fait œuvre pie, et nous lui préparerons une généreuse attribution.
O femmes du Prophète ! Vous n’êtes comparables à aucune autre femme. Si vous êtes pieuses, ne vous rabaissez pas dans votre langage afin que celui dont le cœur est [miné] par une maladie ne vous convoite pas. Tenez plutôt des propos honnêtes.
Restez dignes en vos foyers ! Ne vous exhibez pas avec coquetterie, comme [les femmes] de la première [époque] du paganisme. Priez ! Faites l’aumône ! Obéissez à Dieu et à son Prophète. O gens de la maison du Prophète ! Dieu veut seulement éloigner de vous [toute] souillure et vous purifier pleinement !
Ayez en mémoire les versets de Dieu et la sagesse qui sont récités en vos demeures. Dieu est plein de grâce et bien informé.
Les musulmans et les musulmanes, les croyants et les croyantes, les orants et les orantes, les hommes véridiques et les femmes véridiques, les patients et les patientes, ceux et celles qui craignent Dieu, ceux et celles qui pratiquent la charité, ceux et celles qui jeûnent, ceux et celles qui sont chastes, ceux et celles qui invoquent fréquemment Dieu, à [tous et à toutes] Dieu a réservé [son] pardon et une magnifique récompense.
Le croyant et la croyante n’ont plus à choisir sur une affaire déjà tranchée par Dieu et par son envoyé. Quiconque désobéit à Dieu et à son envoyé s’égare de toute évidence.
[Souviens-toi], quand tu disais à celui que Dieu avait comblé de faveurs — et toi aussi tu l’avais comblé de bienfaits — : « Garde pour toi ton épouse, et crains Dieu. » [Souviens-toi] que tu cachais en ton âme ce que Dieu allait rendre public et que tu redoutais [le jugement] des gens, alors que Dieu est plus digne d’être redouté de toi. Lorsque Zayd ne la désira plus, nous te la donnâmes comme épouse, afin qu’aucun grief ne soit fait aux croyants [qui épousent] les femmes de leurs fils adoptifs, quand ceux-ci mettent fin à tout commerce avec elles. L’ordre de Dieu devait être exécuté.
Nul grief n’est à faire au Prophète en ce que Dieu lui a imposé, conformément à la loi [instituée] par Dieu pour ceux qui vécurent antérieurement — l’ordre de Dieu étant un décret prédéterminé —,
et transmettaient ses messages, le craignaient et ne redoutaient personne en dehors de lui. Dieu suffit pour [établir] le compte [des actions humaines].
Muḥammad n’est le père d’aucun des vôtres, mais il est l’envoyé de Dieu et le sceau des prophètes. Dieu est omniscient.
Vous qui croyez, souvenez-vous souvent de Dieu !
Glorifiez-le à la pointe et au déclin du jour !
C’est lui qui répand ses bénédictions sur vous et ses anges [le font] aussi afin de vous faire sortir des ténèbres vers la lumière. Envers les croyants il est tout-compatissant.
Le jour où [les croyants] rencontreront [le Seigneur] ils seront [accueillis] par [cette] salutation : « Paix ! ». Dieu aura préparé pour eux une noble rétribution.
Prophète ! Nous t’avons envoyé comme témoin, annonciateur [d’une bonne nouvelle] et avertisseur,
appelant [les hommes] à Dieu, avec sa permission, tel un flambeau étincelant.
Annonce aux croyants qu’ils [détiennent] de Dieu une grâce insigne.
N’obéis ni aux mécréants, ni aux hypocrites ! Néglige leurs sévices et mets ta confiance en Dieu ! Dieu suffit comme curateur !
Vous qui croyez ! Quand vous épousez des croyantes et que vous divorcez ensuite d’avec elles, avant de les avoir touchées, vous n’avez pas à leur imposer un délai de continence. Accordez-leur des biens [en compensation] et libérez-les avec élégance.
Prophète ! Nous déclarons licites pour toi tes épouses que tu as dotées, les captives faisant partie de ce que Dieu t’a accordé pour fait de guerre, les filles de ton oncle paternel, les filles de tes tantes paternelles, les filles de ton oncle maternel, les filles de tes tantes maternelles qui ont émigré avec toi, ainsi que toute croyante [non mariée] qui t’offre sa main, sous réserve de ton consentement. C’est [là] un privilège pour toi, à l’exclusion des [autres] croyants — nous savons ce que nous leur avons imposé au sujet de Leurs épouses et des captives qu’ils détiennent — [et ce] afin qu’aucun grief ne te soit fait. Dieu pardonne et compatit.
Aucun grief ne saurait t’être imputé, si tu fais attendre ou si tu accueilles celle que tu veux d’entre elles ou si tu reprends l’une de celles que tu as écartées. Cela est plus indiqué pour les réjouir, leur [épargner] la tristesse [de la séparation] et leur procurer par ce que tu leur donnes satisfaction à toutes. Dieu sait ce qui est dans vos cœurs ; il est omniscient et longanime.
Il ne t’est point permis [d’épouser] d’autres femmes, ni de changer d’épouses, même si leur beauté te ravit, excepté tes esclaves. Dieu observe tout.
Vous qui croyez, n’entrez dans les appartements du Prophète que si vous êtes conviés à un repas [et dispensez-vous] d’attendre [à l’extérieur] que le repas soit confectionné. Après avoir mangé, dispersez-vous sans chercher avec familiarité [un sujet] de conversation. En vérité, cela nuit au Prophète qui a honte [de vous blesser], mais Dieu n’a pas honte de la vérité. Quand vous demandez [à ses épouses] quelque chose, adressez-vous à elles derrière un rideau. C’est plus décent pour vos cœurs et pour les leurs. Vous ne devez pas offenser l’envoyé de Dieu, ni jamais épouser ses femmes après lui. Ce serait une énormité auprès de Dieu.
Que vous divulguiez [une chose] ou que vous la cachiez, Dieu sait tout.
Nul grief n’est à faire [aux épouses] si elles sont vues de leurs pères, de leurs fils, de leurs frères, des fils de leurs frères et de leurs sœurs, des autres femmes et de leurs esclaves.
Dieu et les anges bénissent le Prophète. O vous qui croyez ! bénissez-le et adressez-lui vos salutations.
Ceux qui offensent Dieu et son envoyé, Dieu les maudit en cette vie et dans l’autre, et leur prépare un châtiment avilissant.
Ceux qui offensent les croyants et les croyantes injustement se chargent d’une imposture et d’un péché manifestes.
Prophète, dis à tes épouses, à tes filles, aux femmes des croyants de ramener leurs voiles, sur elles. Ce sera pour elles le moyen le plus commode de se faire connaître et de ne pas être offensées [dans la rue]. Dieu est plein d’indulgence et de compassion.
Certes, si les hypocrites, ceux dont le cœur est atteint d’une maladie et les alarmistes de Médine ne renoncent pas [à leur scandaleux comportement], nous t’inviterons à sévir contre eux et ils ne demeureront que peu de temps en ton voisinage.
Ils sont maudits ! En quelque lieu qu’ils soient pris, ils seront capturés et impitoyablement tués,
Suivant la loi [établie] par Dieu pour ceux qui [vécurent] antérieurement. Tu ne trouveras aucun changement dans la loi de Dieu.
On t’interrogera sur [l’arrivée] de l’Heure. Réponds : « Sa connaissance est exclusivement [du ressort] de Dieu ! » Qu’en sais-tu [toi-même] ? Elle est peut-être proche.
Dieu maudit les mécréants et leur a préparé une fournaise
où ils [séjourneront] pour toujours, éternellement, [et n’y trouveront] ni maître ni auxiliaire.
Ils diront, le jour où leurs visages seront tournés et retournés dans le feu : « Plût à Dieu que nous eussions obéi à Dieu et obéi à son envoyé ! »
et ajouteront : « Seigneur, nous avons obéi à nos chef et à nos grands ; [ce sont eux] qui nous ont détournés du [droit] chemin.
« Seigneur, inflige-leur le double [de notre] châtiment et lance contre eux une grande malédiction. »
O vous qui croyez ! ne soyez pas comme ceux qui nuisirent à Moïse [par leurs commérages], [si bien que] Dieu le mit hors de cause, car il était honorable auprès de lui.
O vous qui croyez ! craignez Dieu et parlez honnêtement.
Ainsi il améliorera vos actions et vous pardonnera vos péchés. Quiconque obéit à Dieu et à son envoyé obtiendra un énorme succès.
En vérité, nous avons proposé le dépôt aux cieux, à la terre, aux montagnes, mais ils refusèrent de s’en charger et en furent effrayés. L’homme [par contre] a accepté de s’en charger, car il est injuste et ignorant à l’extrême.
[il en est ainsi] pour que les hypocrites, hommes et femmes, les associateurs et les associatrices soient châtiés et pour que le repentir des croyants et des croyantes soit agréé par Dieu. Dieu est plein d’indulgence et de compassion.
Louange à Dieu à qui appartient ce qui est dans les cieux et sur la terre ! Louange à lui dans l’au-delà ! Il est le Sage, le Bien-Informé.
Il sait ce qui pénètre dans la terre et ce qui en sort, ce qui descend du ciel et ce qui s’y élève. Il est le Compatissant, le Clément.
Ceux qui ne croient pas disent : « L’Heure ne nous atteindra point ! » Dis : « Mais, si ! par mon Seigneur [qui] connaît le mystère du monde ! Elle vous atteindra, certainement ! Rien ne lui échappe [fût-il] du poids d’un atome, dans les cieux comme sur la terre. Rien de ce qui est plus petit ou plus grand que l’atome qui ne soit [inscrit] dans un livre évident.
[L’Heure viendra] où il récompensera ceux qui croient et font œuvre pie — à ceux-là sont réservés un pardon et une noble attribution —
Quant à ceux qui s’évertuent de rendre nos versets inopérants, leur ignominieux supplice sera cruel
[pour que] ceux qui ont reçu la science jugent que ce qui t’est révélé de ton Seigneur est la vérité, que [le Coran] dirige [les hommes] vers la voie du Tout-Puissant et Très-Digne de louange.
Ceux qui ne croient pas disent : « Vous indiquerons-nous un homme qui vous prédise que, lorsque vous serez complètement désintégrés, [en vos tombes] vous [ressusciterez] sous une nouvelle forme ?
« Invente-t-il des mensonges contre Dieu, ou est-il fou ? » Il n’en est rien, mais ceux qui ne croient pas à la vie future sont [voués] au châtiment et à s’éloigner du droit chemin.
Or ça, ne voient-ils pas ce qui du ciel et de la terre est devant et derrière eux ? Si nous [le] voulons, nous les ferons engloutir par la terre ou ferons tomber sur eux des blocs célestes. En vérité, il y a en cela des signes certains pour un serviteur [de Dieu] repentant.
Nous avons nanti David d’une grâce [émanant] de nous. [Nous dîmes] : « O montagnes ! retentissez [de ses cantiques] en l’accompagnant. Et [vous aussi] oiseaux ! » Nous avons rendu pour lui le fer malléable,
[en lui disant] : « Façonne des cottes [de mailles] complètes ! Mesure bien les mailles ! Accomplissez une bonne action ! J’observe ce que vous faites. »
[Nous soumîmes] à Salomon le vent qui parcourt [une distance d]’un mois [de marche], le matin et autant le soir. Nous avons fait couler pour lui la Source d’Airain. Avec notre permission des djinns travaillaient sous ses ordres. Nous aurions fait goûter le supplice du brasier à quiconque parmi eux se serait soustrait à notre commandement.
Ils exécutèrent pour lui tous les travaux qu’il désirait : sanctuaires, statues, des chaudrons pareils à des bassins, des marmites [solidement] ancrées. Famille de David ! Faites des œuvres de gratitude. Peu de mes serviteurs sont reconnaissants.
Lorsque nous décidâmes sa mort, les djinns ne s’en rendirent compte que grâce à un ver de terre qui avait rongé la houlette sur laquelle il s’appuyait. Quand il s’écroula, il devint évident pour les djinns que s’ils avaient connaissance du mystère du monde, ils ne se seraient pas astreints à [continuer] une besogne avilissante.
Il y avait pour les Sabâ’, en leur habitat, un signe : deux jardins, l’un à droite, l’autre à gauche. [Il leur fut fit] : « Mangez de ce que votre Seigneur vous a attribué et remerciez-le ! » C’était un pays parfumé [sous l’empire d’]un maître clément.
Ils se détournèrent [de nous]. Aussi avons-nous déchaîné contre eux le torrent d’al-‘Arim. Nous remplaçâmes leurs deux vergers [d’arbres fruitiers] par deux autres [remplis] de plantes épineuses, de tamaris et de quelques rares jujubiers.
Nous les rétribuâmes [ainsi] pour leur mécréance. Saurions-nous sanctionner un autre que le mécréant ?
Nous fîmes [surgir] entre [Sabâ’] et les villes que nous avions bénies [d’autres] cités à portée de regard [les unes des autres] et entre lesquelles nous rendîmes le déplacement facile : « Voyagez entre elles, des nuits et des jours, en [toute] sécurité. »
Les Sabâ’ dirent : « Seigneur, rends nos étapes plus longues ! » Ils furent injustes envers eux-mêmes. Nous fîmes d’eux des sujets de légendes et nous les dissociâmes totalement. Il y a en cela des signes, en vérité, pour tout homme patient et reconnaissant.
Satan a réalisé ses intentions à leur encontre. Ils l’ont suivi, excepté un groupe de croyants parmi eux.
[En vérité] il n’avait aucun pouvoir sur eux, mais nous voulions seulement distinguer ceux qui croient à la vie future de ceux qui en doutent. Ton Seigneur est le conservateur de toute chose.
Dis [aux idolâtres] : « Faites appel à ceux que vous tenez pour [des divinités] en dehors de Dieu. Elles ne possèdent même pas le poids d’un atome dans les deux comme sur terre. [Ni dans les cieux ni sur terre] ils ne sont associés [à Dieu] qui n’a avec eux aucun [lien] d’assistance.
L’intercession auprès de lui n’est efficace qu’en faveur de celui à qui il le permet. Lorsque la frayeur sera bannie de leurs cœurs ils demanderont : « Qu’a dit votre Seigneur ? » L’on répondra : « La vérité ! Il est le Très-Haut, le Très-Grand ! »
Demande [aux mécréants] : « Qui vous assure votre subsistance des cieux et de la terre ? » Ajoute : « C’est Dieu ! Certes, ou nous sommes ou vous êtes dans la bonne direction ou dans un égarement évident. »
Dis-[leur] : « Vous ne serez pas interrogés sur ce que nous commettrons et nous ne serons pas interrogés sur ce que vous ferez. »
Dis-[leur] : « Dieu, notre Seigneur, nous réunira ensemble et jugera entre nous selon la vérité. Il est le Juge omniscient. »
Dis-[leur] : « Montrez-moi ceux que vous lui avez adjoints comme associés ! Non, non ! Il est Dieu tout-puissant et sage ! »
Nous ne t’avons envoyé que comme annonciateur et avertisseur à tout le genre humain. Mais la plupart des hommes ne savent pas.
Ils diront : « A quand cette promesse, si vous dites vrai ? »
Réponds : « Votre rendez-vous sera [pour un] jour que vous ne saurez reculer ni avancer d’une heure. »
Les impies ont déclaré : « Nous ne croyons ni à ce Coran ni à [l’Écriture] qui l’a précédé. » Puisses-tu voir les injustes arrêtés devant leur seigneur et s’interpellant : « Sans vous, nous aurions certainement cru ! diront les humbles aux superbes.
— Est-ce nous qui vous avons détournés de la bonne direction quand elle vous a été indiquée ? Aucunement ! [mais] vous étiez vous-mêmes des criminels ! rétorqueront ces derniers.
Non ! C’est votre perfidie de [chaque] jour, [qui causa notre perte], lorsque vous nous invitiez à nier Dieu, à lui donner des rivaux ! » diront les humbles. Ils dissimuleront leurs regrets quand ils verront le châtiment, [car] nous aurons mis les carcans aux cous des impies. Seront-ils rétribués pour [autre chose], si ce n’est pour leurs actes ?
Nous n’avons envoyé aucun avertisseur dans une cité sans que ses riches se soient écriés : « Nous ne croyons pas [au message] que vous nous apportez ! »
[et sans qu’ils] aient dit : « Nous avons beaucoup de richesses et d’enfants et ne serons point châtiés. »
Dis : « Dieu attribue généreusement ou parcimonieusement la richesse à qui il veut. » Mais la plupart des hommes ne savent pas.
Ni vos richesses, ni vos enfants ne vous mettront à proximité de nous, exception faite de ceux qui auront cru et accompli une bonne action. Ces derniers bénéficieront de la double rétribution de ce qu’ils auront accompli et ils seront en sécurité dans les étages supérieurs [du paradis].
Ceux [au contraire] qui s’efforcent de rendre nos versets inopérants, ceux-là seront livrés au supplice.
Mon Seigneur accorde généreusement ou parcimonieusement [ses biens] à qui il veut de ses créatures. Quelque dépense que vous supportiez [en aumône], il vous la rendra, car il est le meilleur dispensateur [de dons].
Le jour où il rassemblera [les impies] et dira aux anges : Est-ce vous que [ces gens] adoraient ? »
ceux-ci répondront : « Gloire à toi ! Tu es notre maître à l’exclusion de tout. Ils adoraient les djinns. La plupart d’entre eux croient en eux. »
Ce jour-là vous ne saurez être utiles ou nuisibles les uns aux autres. Nous dirons à ceux qui auront été injustes : « Goûtez le supplice du feu que vous teniez pour mensonger ! »
Lorsque nos versets édifiants leur sont récités, les [idolâtres] disent : « Celui-ci n’est qu’un homme qui désire vous détourner de ce que vos ancêtres adoraient ! » Ou encore : « Ceci n’est qu’une imposture toute fabriquée. » Ceux qui sont infidèles disent de la vérité qui leur est parvenue : « C’est manifestement de la magie ! »
[Pourtant] avant toi nous ne leur avions donné aucun livre qu’ils aient étudié et ne leur avions envoyé aucun avertisseur.
Ceux qui vécurent avant eux, eux aussi, avaient crié au mensonge. [Les Mekkois] n’ont [même] pas atteint le dixième de ce que les [peuples qui les ont précédés] avaient obtenu de nous. Ils ont tenu mes messagers pour des menteurs. Et quelle réprobation fut la mienne !
Dis [aux polythéistes de La Mekke] : « Je ne vous prêche qu’une chose : levez-vous [devant Dieu] deux par deux ou un à un et réfléchissez. Votre concitoyen n’est pas [possédé] par les djnns. Il n’est qu’un avertisseur pour vous avant [que ne vous soit infligé] un terrible châtiment.
Dis-[leur] : « Le salaire que je [pourrais] vous réclamer, [gardez-] le pour vous ! Mon salaire n’incombe qu’à Dieu qui est témoin de tout. »
Dis : « Mon Seigneur rayonne la vérité. [Il] connaît les mystères. »
Dis : « La vérité est venue. L’erreur ne peut [rien] commencer ni renouveler. »
Dis : « Si je m’égare c’est à mon détriment. Si je suis sur la bonne voie, c’est grâce à ce que me révèle mon Seigneur, car il entend tout et est proche. »
Puisses-tu les voir, lorsqu’ils seront saisis d’épouvante, sans possibilité [pour eux] d’échapper et assaillis de près !
Ils s’écrieront : « Nous croyons en lui ! » Mais comment atteindraient-ils [la foi] de si loin,
alors qu’ils ont refusé de croire auparavant et ont rejeté au loin le mystère !
Un [obstacle] s’interposera entre eux et ce qu’ils désirent, comme cela s’est produit avec leurs partisans qui, avant eux, étaient dans le doute et l’incertitude.
Louange à Dieu, créateur primordial des cieux et de la terre, qui a fait des anges des messagers pourvus de deux, trois ou quatre ailes et ajoute à la création ce qu’il veut. En vérité, Dieu est omnipotent.
Il n’est personne qui retienne la grâce que Dieu accorde aux hommes [comme] il n’est personne qui [puisse] envoyer ce qu’il retient. Il est puissant et sage.
O hommes ! Souvenez-vous des bienfaits de Dieu envers vous. Y a-t-il un créateur en dehors de Dieu qui vous attribue du ciel et de la terre votre subsistance ? Il n’y a d’autre dieu que lui. Comment [pouvez- vous] vous détourner de lui ?
Si [les impies] te traitent d’imposteur, [d’autres] messagers avant toi l’ont été également. Mais c’est à Dieu que les choses seront ramenées.
O hommes ! La promesse de Dieu est vraie ! Que la vie d’ici-bas ne vous séduise point ! Que le séducteur ne vous induise pas en erreur au sujet de Dieu !
Satan est pour vous un ennemi. Prenez-le comme tel ! Il incite ses partisans à être [avec lui] les hôtes de la fournaise.
Les mécréants seront terriblement châtiés. Les croyants [qui] pratiquent le bien [obtiendront] le pardon [de leurs péchés] et une magnifique rétribution.
Eh quoi ! celui à qui la laideur de son action [paraîtra] embellie... ? Dieu égare et dirige [vers la bonne voie] qui il veut. Que ton âme ne s’épuise point en gémissements sur leur [sort]. Dieu sait bien ce qu’ils font !
[C’est] Dieu qui déchaîne les vents, lesquels soulèvent des nuages que nous conduisons vers une contrée desséchée. Nous revivifions par eux une terre morte. Ainsi sera la résurrection.
Quiconque désire la puissance... [eh bien], la toute-puissance est à Dieu vers qui monte toute parole agréable et qui hausse la bonne action. Ceux qui manigancent des actions perfides seront terriblement châtiés. Leur perfidie [est vouée] à l’échec.
Dieu vous a créés de poussière, puis de sperme, puis a fait de vous des couples. Aucune femelle ne porte ou ne met bas sans qu’il le sache. Aucune existence n’est prolongée ou abrégée sans que cela soit consigné dans un livre. C’est facile pour Dieu.
Les deux mers ne sont pas identiques : l’une est [d’une eau] agréable, douce, potable ; [celle de] l’autre est saumâtre, amère. [Néanmoins] de chacune vous [retirez pour] votre consommation une chair fraiche et des perles dont vous vous parez. On y voit le vaisseau fendre [l’eau] avec bruit, à la recherche d’une faveur divine, pour que vous soyez reconnaissants.
Il insère la nuit dans le jour et le jour dans la nuit ; il a soumis [à ses ordres] le soleil et la lune. [Aussi] chacun d’eux [poursuit-il] sa course jusqu’au terme fixé. Voilà [l’œuvre de] votre Seigneur à qui appartient la royauté ! Quant à ceux qu’en dehors de lui vous invoquez, ils ne possèdent même pas une pellicule de noyau de datte.
Si vous les priez, ils n’entendent pas vos prières et même s’ils étaient [capables] d’entendre, ils ne vous exauceraient pas. Le jour de la résurrection ils renieront votre polythéisme. Nul ne peut [mieux] enseigner que celui qui est bien informé.
O hommes ! C’est vous qui êtes pauvres [et avez besoin] de Dieu, et Dieu est riche et digne de louange.
S’il veut, il vous fera disparaître et vous remplacera par de nouvelles créatures.
Cela n’est pas difficile pour Dieu.
Aucun portefaix ne portera le fardeau d’un autre. Si un porteur surchargé appelle à l’aide, sa charge n’en sera pas allégée [pour autant], quand bien même [celui qu’il appelle] est un proche parent. Tu n’as à avertir que ceux qui craignent Dieu en ce qui leur échappe et qui prient. Quant à celui qui se purifie, il le fait pour lui-même, car le devenir est vers Dieu.
L’aveugle et celui qui voit ne sont pas égaux,
les ténèbres et la lumière ne sont pas identiques,
pas plus que [la fraîcheur] de l’ombre et [l’ardeur de] la chaleur,
ni les vivants et les morts. Dieu permet à qui il veut d’entendre. Tu ne peux faire entendre ceux qui sont dans les tombes.
Tu es seulement un avertisseur.
Nous t’avons envoyé avec la vérité, comme annonciateur et avertisseur. Il n’y a pas de communauté chez laquelle aucun avertisseur ne soit passé.
Si [les impies] te traitent d’imposteur, ceux qui furent avant eux ont déjà crié au mensonge [lorsque] leurs messagers se présentèrent à eux avec des preuves, les Écrits et le livre lumineux.
J’ai saisi ensuite ceux qui n’avaient pas cru. Et quelle réprobation fut la sienne !
N’as-tu point vu que Dieu fait descendre du ciel une eau grâce à laquelle il fait pousser des [plantes donnant] des fruits de couleurs variées ? Les montagnes ont des stries de diverses couleurs, blanches, rouges ou très noires.
Sont également de couleurs différentes, les hommes, les animaux, le bétail. Seuls les savants redoutent Dieu, parmi ses serviteurs. Dieu est puissant et clément.
Certes, ceux qui récitent le livre de Dieu, accomplissent la prière et prélèvent l’aumône, secrètement ou publiquement, sur ce que nous leur avons attribué, espèrent [faire ainsi] un commerce durable,
[en comptant] que Dieu leur donnera rétribution avec une gratification supplémentaire. Dieu est, en effet, clément et récompense les œuvres méritoires.
Ce que nous qui t’avons révélé de l’Écriture est la vérité confirmant les [Écritures] antérieures. Certes, Dieu est très informé sur ses serviteurs ; il les observe.
Nous fîmes ensuite de ceux que nous avons choisis parmi nos serviteurs les héritiers du Livre. Parmi eux, il en est qui sont injustes envers eux-mêmes ; il en est qui se conforment modérément [à son enseignement] ; il en est qui, par la permission de Dieu, devancent les autres par les bonnes actions et c’est là la grande supériorité.
Ils entreront dans les jardins d’Éden parés de bracelets d’or et de perles. Là, leurs vêtements seront de soie.
Ils diront : « Louange à Dieu qui a éloigné de nous la tristesse ! Notre Seigneur est en vérité clément et reconnaît [nos mérites].
Il nous a installés, par sa grâce, dans la demeure de la stabilité : ni la fatigue ni la lassitude ne nous y atteignent.
[Quant à] ceux qui ne croient pas, [ils seront livrés] au feu de la géhenne. Ils ne seront pas condamnés à la mort [absolue] et aucun allégement ne sera porté à leur supplice. C’est ainsi que nous rétribuerons tout ingrat.
Là, ils hurleront : « Seigneur, fais-nous sortir [de la géhenne] pour que nous fassions une bonne œuvre, différente de celle que nous avons faite. » [Il leur sera dit] : Or ça, ne vous avions-nous pas donné une vie assez longue pour que celui qui réfléchit [pût] réfléchir ? [Pourtant] l’avertisseur est venu à vous !
« Subissez donc votre peine ! Pas d’auxiliaire pour les injustes ! »
Certes, Dieu connaît le mystère des cieux et de la terre. Il connaît les secrets des cœurs. C’est lui qui a fait de vous les derniers usufruitiers de la terre. Quiconque est infidèle l’est à son détriment. L’infidélité des mécréants ne servira qu’à les rendre plus détestables auprès de Dieu. L’infidélité des mécréants ne servira qu’à rendre plus grave leur perdition.
Dis-[leur] : « Voyez-vous vos associés que vous priez en dehors de Dieu ? Montrez-moi ce qu’ils ont créé de la terre ? Ont-ils une quote-part dans les cieux ? Leur avons-nous donné un livre leur permettant de s’appuyer sur des preuves [tirées] de celui-ci ? Non ! mais ce que les injustes se promettent les uns aux autres n’est qu’illusion. »
Dieu soutient les cieux et la terre pour qu’ils ne s’affaissent pas. S’ils s’affaissaient, nul ne les soutiendrait après lui. Il est, certes, longanime et clément.
Ils ont juré solennellement par Dieu que si un avertisseur venait à eux, ils seraient mieux guidés qu’aucune autre communauté. Or, lorsqu’un avertisseur est venu à eux [les voilà] pleins de répulsion [à son endroit],
par orgueil sur terre et manœuvre perfide. Or, la manœuvre perfide ne retombe que sur ses auteurs. N’attendent-ils donc rien d’autre que le sort traditionnel des anciens ? Or, jamais tu ne trouveras de changement dans la loi de Dieu.
Eh quoi ! n’ont-ils pas voyagé sur terre pour voir ce qu’il est advenu de ceux qui vécurent avant eux et qui étaient pourtant plus forts ? Dieu ne saurait être tenu en échec par quoi que ce soit, dans les cieux [comme] sur terre. Il est omniscient et puissant.
Si Dieu tirait vengeance des hommes pour les péchés qu’ils commettent, il ne laisserait à la surface de la terre aucune bête. Mais, il diffère [leur châtiment] jusqu’au terme prévu. Lorsque [ce] terme arrivera... En vérité, Dieu observe ses serviteurs.
Y.S. (Yâ-Sîn).
Par le Coran plein de sagesse !
Tu es, certes, du nombre des envoyés [de Dieu],
sur une voie droite.
Voici une révélation émanant du Tout-Puissant, Tout-Compatissant
[qui t’est confiée] pour que tu avertisses un peuple dont les ancêtres n’ont pas été avertis et qui, [de ce fait], sont insouciants.
La sentence [prononcée] contre la plupart d’entre eux s’est réalisée : ils ne croiront pas.
Nous avons mis à leur cou des carcans jusqu’au menton. Aussi [vont-] ils la tête haute [mais] les yeux baissés.
Nous avons mis une barrière devant eux et une autre derrière eux. Nous leur avons bandé [les yeux] : [aussi] ne voient-ils pas.
Il leur est égal que tu les avertisses ou que tu ne les avertisses pas : ils ne croiront pas.
Tu avertiras seulement celui qui suit le Coran, redoute Dieu dans [son] mystère ; tu lui annonceras le pardon [de ses péchés] et une noble rétribution.
En vérité, nous, nous donnons la vie aux morts. Nous inscrivons ce que leurs mains ont avancé et les traces [laissées par leurs pieds]. Nous avons dénombré toute chose dans un archétype clair.
Propose-leur la parabole des habitants de la cité qui reçurent [la visite] des messagers de Dieu.
Nous leur en avions envoyé deux. Ils les traitèrent de menteurs. Nous les renforçâmes, [dans leur mission], d’un troisième. Ils dirent [tous les trois] : « Nous sommes envoyés vers vous !
— Vous n’êtes que des hommes comme nous, s’écrièrent [les habitants de la cité]. Le Miséricordieux n’a rien révélé. Vous n’êtes que des menteurs ! »
Les messagers affirmèrent : « Notre Seigneur sait qu’en vérité nous sommes envoyés vers vous !
Seule nous incombe [la transmission] du message clair.
— Nous vous tenons pour des oiseaux de mauvais augure, dirent les impies. Si vous ne cessez pas [vos sermons], nous vous lapiderons et vous subirez, de notre part, un cruel supplice.
— Votre mauvais sort est avec vous. Est-ce que, si vous étiez exhortés... Mais vous n’êtes que des gens portés aux excès. »
Un homme, courant de [l’autre] bout de la ville, se présenta à eux, disant : « Concitoyens ! suivez [ce que disent] les messagers !
Suivez ceux qui ne vous réclament aucun salaire et qui sont dans la bonne voie !
Pourquoi n’adorerais-je pas celui qui m’a créé et vers qui vous serez ramenés ?
Prendrai-je, en dehors de lui, des divinités dont l’intercession ne me servirait à rien si le Tout-Miséricordieux voulait [m’accabler] d’un mal, et qui ne sauraient garantir mon salut ?
Je serais alors dans un égarement évident.
Certes, je crois en votre Seigneur ! Entendez-moi ! »
[Il fut lapidé] et une voix se fit entendre : « Entre au paradis ! » lui fut-il dit. [En mourant] il s’écria : « Ah ! Plût à Dieu que mon peuple sût
que mon Seigneur m’a pardonné et m’a mis parmi ceux qu’il honore ! »
Après [sa mort], nous ne fîmes descendre aucune légion contre son peuple et nous n’étions nullement [enclins] à [en] descendre [une].
[Mais quand nous nous décidâmes à les punir], il n’y eut qu’un cri, un seul, et ils furent éteints.
Hélas ! Combien est affligeant [le comportement] des hommes ! Aucun messager [de Dieu] ne vient à eux sans qu’ils le tournent en dérision !
N’ont-ils pas vu combien de générations nous avons fait périr avant eux et que ces générations ne reviendront plus [sur terre] parmi eux ?
Tous sans exception comparaîtront devant nous.
Un signe pour eux est la terre morte [de sécheresse] à laquelle nous redonnons la vie et d’où nous faisons sortir des grains dont ils mangent.
Nous y avons créé des jardins [complantés] de palmiers et de vignes et y avons fait jaillir des sources
pour que, de leurs fruits, ils se nourrissent, [fruits] qui ne sont pas l’œuvre de leurs mains. Eh quoi ! Ne sont-ils pas reconnaissants ?
Gloire à celui qui a créé des couples de toutes sortes de ce que la terre fait pousser, [de ce que les hommes engendrent] eux-mêmes et de ce qu’ils ne connaissent pas !
Un signe pour eux est la nuit dont nous séparons le jour. Et les voilà dans les ténèbres !
Et le soleil court vers une halte qui lui est propre. Tel est l’arrêt du Tout-Puissant, de l’Omniscient.
Quant à la lune, nous avons fixé pour elle des mansions de telle sorte qu’elle apparaît comme un vieux régime de palmier.
Il ne sied ni au soleil d’atteindre la lune, ni à la nuit de devancer le jour. Tout vogue dans une sphère.
Un signe pour eux est le fait que nous ayons porté leur progéniture sur un navire bondé.
Nous avons créé sur son modèle d’autres [vaisseaux] sur lesquels ils montent.
Si nous le voulons, nous les noyons : nul [ne répondrait alors à leur appel au] secours et ils ne seraient point sauvés,
à moins que, par une miséricorde émanant de nous, [nous leur permettions] de vivre jusqu’au moment [fixé].
Quand on leur dit : « Craignez ce qui est devant vous et ce qui est derrière vous pour que vous soit fait miséricorde »…
Aucun des signes de leur Seigneur ne leur parvient sans qu’ils s’en détournent.
Quand on leur dit : « Dépensez de ce que Dieu vous a procuré ! » les infidèles disent à ceux qui croient : « Est-ce à nous de nourrir celui que Dieu nourrirait [lui-même] s’il le voulait ? Vous êtes vraiment dans un égarement manifeste !
A quand cette promesse [dont vous parlez], si vous êtes véridiques ? » disent-ils.
Ils n’attendent qu’un cri, un seul, qui les saisira en pleine controverse.
Ils ne pourront alors ni faire un testament ni retourner dans leurs familles.
[Lorsqu’] il sera soufflé dans la trompe, ils se précipiteront de leurs tombes vers leur Seigneur.
Ils diront : « Malheur à nous ! Qui donc nous a réveillés de nos lits ? Voilà ce que Dieu avait promis ! Les messagers étaient sincères ! »
Il n’y aura qu’un cri, un seul et aussitôt ils seront dans leur totalité [astreints] à comparaître devant nous.
En ce jour-là aucune âme ne subira la moindre injustice. Vous ne serez rétribués que selon ce que vous aurez fait [sur terre].
Les hôtes du paradis s’adonneront ce jour-là à une tâche attrayante.
Ils seront ainsi que leurs épouses accoudés sur des sofas, sous des ombrages.
Ils y auront des fruits et tout ce qu’ils désireront.
[Ils y entendront] comme parole émanant de [leur] Seigneur tout-compatissant : « Paix »
[Il sera dit aux impies] « Vous autres criminels, tenez-vous à l’écart, en ce jour !
Ne vous ai-je pas engagés, enfants d’Adam, à ne pas adorer Satan, votre ennemi déclaré
et à m’adorer, puisque telle est la voie droite ?
Il a égaré une multitude parmi vous. Ne raisonniez-vous donc pas ?
Voici donc la géhenne qui vous était promise !
Jetez-vous-y aujourd’hui, pour avoir refusé de croire ! »
Ce jour-là nous scellerons leurs bouches, mais leurs mains nous parleront et leurs pieds témoigneront de leurs acquisitions.
Si nous le voulions, nous les frapperions de cécité ; ils se rueraient vers la route. Mais comment verraient-ils ?
Si nous le voulions, nous les pétrifierions sur place en sorte qu’ils ne sauraient ni partir ni revenir.
Celui à qui nous accordons une longue vie, nous lui courbons la taille. Ne le comprennent-ils pas ?
Nous ne lui avons pas enseigné la poésie et il ne sied point [qu’il l’apprenne]. [Le message qu’il apporte] est uniquement une mémoration et une prédication claire
[permettant à notre envoyé] d’avertir [tout homme] vivant et pour que l’arrêt de Dieu se justifie contre les infidèles.
Eh quoi ! n’ont-ils pas vu que nous avons créé à leur intention, parmi ce que nos mains façonnèrent, des bestiaux dont ils sont possesseurs ?
Nous les leur avons soumis : les uns [leur servent] de montures ; des autres [ils tirent] leur nourriture.
[Ils tirent] de ces animaux [maints] profits ainsi que leur breuvage. Ne seront-ils donc pas reconnaissants ?
Ils adorent des divinités en dehors de Dieu [dans l’espoir] peut-être d’être secourus !...
Elles ne sauront leur porter secours. Elles [formeront au contraire] une armée de requis [contre] eux.
Ne t’afflige pas de leurs discours ! En vérité, nous savons ce qu’ils disent en cachette aussi bien que ce qu’ils disent en public.
L’homme ne voit-il donc pas que nous l’avons créé d’une goutte de sperme ? Le voici [pourtant dressé contre vous] en adversaire déclaré !
Il cite pour nous une parabole, en oubliant sa création : « Qui donc, dit-il, redonnera la vie aux os cariés ? »
Réponds : « Celui qui les a formés la première fois, leur redonnera la vie, car il a de toute création un savoir absolu !
« [C’est lui] qui a mis dans l’arbre vert un feu dont vous allumez [vos foyers] !
Or ça, qui a créé les cieux et la terre n’est-il pas capable de créer leurs pareils ? Mais oui ! Il est le Créateur, l’Omniscient.
Son ordre, quand il veut une chose, est de dire seulement : “Sois !” et elle est ! »
Gloire à celui qui détient la suprême royauté sur tout ! C’est devant lui que vous serez ramenés.
[J’en jure] par les rangs [d’anges].
qui repoussent avec sévérité
et récitent une mémoration,
votre Dieu est unique, en vérité !
[Il est] le Seigneur des cieux et de la terre et de ce qui est entre eux, le Seigneur des Orients.
Nous avons donné comme décor au ciel le plus proche les astres
[pour] le préserver de tout démon rebelle.
[Ainsi les démons] ne [peuvent] entendre les dignitaires suprêmes ; ils sont harcelés de tout côté,
[en vue] de leur refoulement. Un perpétuel supplice leur est [réservé],
à moins que l’un d’eux ne saisisse au vol quelque bribe [d’une conversation céleste et ne s’enfuie], poursuivi par un météore flamboyant.
Questionne [les idolâtres] si leur création est plus difficile [pour nous] que celle de ceux que nous avons créés. Nous les avons créés, eux, d’une [simple] argile gluante.
Tu t’émerveilles et ils se moquent !
Quant on leur remet en mémoire [l’œuvre de Dieu], ils ne s’en souviennent pas.
Voient-ils un signe, ils en font un sujet de plaisanterie.
« Ce n’est manifestement, disent-ils, que de la magie !
Or ça, ajoutent-ils, quand nous serons morts et réduits en poussière et ossements, serons-nous vraiment ressuscités ?
Et nos premiers ancêtres [aussi] ? »
Réponds : « Oui ! [vous serez ressuscités] et vous vous humilierez ».
Ce ne sera qu’un cri, un seul, et soudain ils verront [ce qui les attend].
« Malheur à nous, diront-ils, voici le jour du Jugement ! »
[Et Dieu dira] : « C’est le jour de la décision que vous traitiez d’imposture !
Rassemblez ceux qui furent injustes, leurs épouses et ce qu’ils adoraient
en dehors de Dieu : Montrez-leur le chemin de la fournaise !
Retenez-les, ils ont à répondre ! »
[Il leur sera dit] : « Pourquoi ne vous portez-vous pas mutuellement secours ? »
Ce jour-là, ils feront acte de soumission.
Ils se tourneront les uns vers les autres pour se poser des questions,
[les impies diront à leurs démons] : « Certes, vous veniez à nous du côté droit.
— Mais, diront les démons, vous n’étiez pas des croyants !
— Nous n’exercions sur vous aucun pouvoir. C’est plutôt vous qui étiez des rebelles !
— La parole de Dieu se réalise à notre détriment. Nous allons goûter...
Nous vous avons induits en erreur. En vérité, nous l’étions nous-mêmes. »
Ce jour-là, ils seront donc associés dans le supplice.
C’est ainsi, en vérité, que nous traiterons les criminels.
En vérité, quand on leur disait : « Il n’y a d’autre dieu que Dieu ! » ils s’enflaient d’orgueil
et disaient : « Allons-nous abandonner les dieux de nos pères, pour [celui qu’annonce] un poète possédé [des démons] ? »
Bien au contraire, il apporte la vérité, donnant ainsi raison aux messagers [qui l’ont précédé].
Vous allez, certes, goûter un châtiment douloureux.
Néanmoins, vous ne serez rétribués que selon vos œuvres.
Mais les serviteurs sincères de Dieu
auront, eux, une attribution connue,
des fruits, et ils seront honorés
dans les jardins du délice ;
[ils reposeront] sur des sièges se faisant face.
On fera circuler entre eux une coupe [d’une liqueur provenant d’une source] vive,
limpide, délicieuse à boire,
[ne provoquant] ni ivresse ni ébriété.
Près d’eux [prendront place] celles dont les regards seront chastes, les yeux grands et beaux,
[le teint aussi blanc] que des œufs [d’autruche] cachés [sous le sable].
Ils se tourneront les uns vers les autres pour deviser.
L’un d’eux dira : « En vérité, j’avais un compagnon
qui disait : “Es-tu réellement de ceux qui tiennent pour vraie [la résurrection] ?
Quand nous mourrons et serons réduits en poussière et ossements, serons-nous vraiment jugés ?
Voulez-vous ajoutera-t-il, que nous allions voir d’en haut ?” »
Il regardera du haut [de la muraille séparant le paradis de l’enfer] et reverra son compagnon au milieu de la fournaise.
Alors, il lui criera : « Par Dieu ! tu as failli me perdre !
Et, sans la grâce de Dieu, j’aurais été du nombre des damnés ! »
— Ne sommes-nous donc morts
que de notre première mort et ne serons-nous pas suppliciés ? »
— Certes, oui, c’est cela le grand triomphe ! »
Que pour pareille [rétribution] œuvrent tes travailleurs !
Cela vaut-il mieux comme faveur ou l’arbre az-Zaqûm
dont nous avons fait, en vérité, une épreuve pour les injustes ?
C’est un arbre qui sort de la fournaise,
dont les bourgeons sont comme des têtes de démons.
Certes, [les impies] en mangeront et s’en empliront le ventre ;
[ils boiront] dessus un liquide bouillant.
Ils retourneront ensuite dans la fournaise.
[C’est qu’] ils avaient trouvé leurs ancêtres dans l’égarement
et ils s’étaient précipités sur leurs traces.
En effet, la plupart des anciens s’étaient déjà égarés avant eux.
Nous leur avions, pourtant, envoyé des avertisseurs.
Considère ce qu’il est advenu des prévenus,
mis à part les serviteurs sincères de Dieu.
Noé fit appel à nous. Combien [nous fûmes] généreux [en exauçant ses vœux] !
Nous le sauvâmes, lui et sa famille, de la grande angoisse,
fîmes de sa descendance les survivants,
et perpétuâmes [son souvenir] parmi les générations qui suivirent.
Paix sur Noé dans les mondes !
C’est ainsi qu’en vérité nous rétribuons les hommes de bien.
Il était du nombre de nos serviteurs croyants.
Nous avons ensuite noyé les autres.
Et Abraham était, certes, de ses adeptes,
quand il vint vers son Seigneur d’un cœur sain,
quand il dit à son père et à son peuple : « Qu’adorez-vous ?
Allez-vous [adorer] mensongèrement [d’autres] divinités en dehors de Dieu ?
Mais que pensez-vous donc du Seigneur des mondes ? »
Il jeta un regard sur les étoiles
et déclara : « Je suis malade ! »
Ils le laissèrent et s’en allèrent.
Il se glissa auprès de leurs divinités et s’écria : « Vous ne mangez donc pas ?
Pourquoi ne parlez-vous pas ? »
Il se rua sur [les idoles] et leur porta des coups violents comme il en avait fait le serment.
[Ses concitoyens] revinrent vers lui en courant.
« Adorez-vous, leur dit-il, ce que vous sculptez [vous-mêmes],
alors que c’est Dieu qui vous a créés, [vous] et ce que vous façonnez ?
Construisez pour lui un four et jetez-le dans la fournaise. » s’écrièrent-ils.
Ils voulurent user de perfidie à son égard, mais nous les plaçâmes au fond des abîmes.
Abraham dit : « Je m’en vais vers mon Seigneur ; il me guidera !
« Seigneur, [implora-t-il] accorde-moi [un fils] qui soit parmi les saints ! »
Nous lui annonçâmes [la naissance] d’un garçon magnanime.
Lorsqu’il fut en âge d’accompagner [son père], celui-ci lui dit : « Mon cher fils, j’ai vu en songe que je t’immolais. Qu’en penses-tu ? — Père, dit l’enfant, exécute l’ordre que tu as reçu. Tu verras, s’il plaît à Dieu, que je suis de ceux qui supportent [l’épreuve]. »
Lorsqu’ils se furent abandonnés tous deux à la volonté de Dieu et qu’Abraham eut couché [son fils] le front contre terre,
nous l’appelâmes : « O Abraham !
tu as ajouté foi à ta vision ! C’est ainsi que nous rétribuons ceux qui font le bien. »
En effet, c’était là l’épreuve évidente.
Nous le rachetâmes au prix d’une [autre] immolation considérable.
Et nous perpétuâmes [le souvenir d’Abraham] parmi les générations postérieures.
Paix sur Abraham !
C’est ainsi que nous rétribuons ceux qui font le bien,
car [Abraham] était du nombre de nos serviteurs croyants.
Nous lui annonçâmes [aussi] la naissance d’Isaac, comme prophète parmi les saints.
Nous répandîmes nos bénédictions sur lui et sur Isaac. [Cependant] parmi leur descendance, il y eut des hommes de bien et d’autres manifestement injustes envers eux-mêmes.
Nous avons accordé notre grâce à Moïse et à Aaron.
Nous les avons, eux et leur peuple, sauvés d’une angoisse immense.
Nous leur accordâmes notre secours et ils furent les vainqueurs.
Nous leur donnâmes l’Écriture d’une clarté rayonnante.
Nous les guidâmes vers la voie droite
et perpétuâmes [leur souvenir] parmi les générations postérieures.
Paix sur Moïse et sur Aaron !
C’est ainsi que nous rétribuons ceux qui font le bien.
Ils étaient du nombre de nos serviteurs croyants.
Et Élie fut [aussi] du nombre des envoyés [de Dieu].
« Ne craignez-vous donc pas [Dieu], dit-il à son peuple ?
Invoquerez-vous Baal, en délaissant le meilleur des créateurs,
Dieu, votre Seigneur et le Seigneur de vos premiers ancêtres ? »
Ils le traitèrent d’imposteur. Ils seront requis [dans l’au-delà],
exception faite des serviteurs sincères de Dieu.
Nous perpétuâmes [son souvenir] parmi les générations postérieures.
Paix sur Élie !
C’est ainsi que nous rétribuons ceux qui font le bien,
car il était du nombre de nos serviteurs croyants.
En vérité, Loth était du nombre des envoyés [de Dieu].
Nous le sauvâmes, lui et toute sa famille,
à l’exception d’une vieille femme restée en arrière.
Puis nous anéantîmes les autres.
Vous passez près de [leurs ruines], le matin
et la nuit. Or ça, ne raisonnerez-vous pas ?
En vérité, Jonas était du nombre des envoyés [de Dieu].
Il s’enfuit vers le vaisseau surchargé,
tira au sort et fut du nombre des perdants.
Il fut avalé par un poisson, ayant encouru [notre] blâme.
S’il n’avait pas été de ceux qui glorifient [Dieu],
il serait resté dans son ventre jusqu’au jour où les hommes seront ressuscités.
Nous le rejetâmes, souffrant, sur un rivage désert.
Nous fîmes croître près de lui un plant de cucurbitacée.
Nous l’envoyâmes auprès de cent mille hommes ou plus.
Ils crurent [en nous]. [Aussi] leur permîmes-nous de jouir de la vie pour un temps.
Demande [aux idolâtres de La Mekke] si ton Seigneur a des filles et eux des fils,
ou si nous avons fait, en les créant, les anges du sexe féminin, sous leurs yeux.
Or ça, dans leur imposture, ne disent-ils pas :
« Dieu a engendré ! » Ce sont, en vérité, des menteurs.
Il aurait [donc, selon vous], préféré les filles aux garçons ?
Qu’avez- vous donc pour juger ainsi ?
Ne réfléchissez-vous pas ?
Avez-vous un argument évident ?
Produisez donc, si vous êtes sincères, votre Écriture.
Ils ont établi une filiation entre Dieu et les djinns ! Ceux-ci savent pourtant que [les auteurs d’une telle affirmation] comparaîtront [devant Dieu].
Gloire à Dieu ! Il est au-dessus de ce qu’ils décrivent.
... à l’exception des sincères serviteurs de Dieu.
En vérité, vous et ce que vous adorez,
vous ne séduirez contre lui
que celui qui est voué à la fournaise.
[Les anges disent] : « Il n’est personne parmi nous qui n’ait un rang connu. »
Nous sommes, certes, rangés en ordre !
Nous sommes, certes, ceux qui glorifient Dieu !
En vérité [les idolâtres] disent volontiers :
« Si nous tenions une mémoration des anciens,
nous serions assurément de sincères serviteurs de Dieu. »
[Et voilà] qu’ils la renient. Certes, ils sauront.
Notre parole a été antérieurement donnée à nos serviteurs, les envoyés,
qu’ils seront assistés [par nous]
et que notre armée sera victorieuse.
Éloigne-toi d’eux quelque temps
et observe-les ! Bientôt ils verront !
Quoi ! ils souhaitent la prompte arrivée de notre châtiment ?
Lorsqu’il s’abattra sur eux, quel sinistre matin ce sera pur ceux qui auront été [vainement] avertis !
Éloigne-toi d’eux quelque temps
et observe-les ! Bientôt ils verront !
Gloire à ton Seigneur ! Le Seigneur de la puissance ! Loin de lui ce qu’ils décrivent !
Paix sur les envoyés [de Dieu] !
Louange à Dieu, maître des mondes !
Ṣ. (Ṣâd) Par le Coran contenant la mémoration...
Les mécréants sont plutôt dans l’orgueil et la scission.
Que de générations n’avons-nous pas fait périr avant eux, qui lancèrent des cris [de détresse] quand il n’était plus temps d’échapper [au châtiment].
Les infidèles [de La Mekke] s’étonnent que l’un d’eux soit venu les avertir et disent : « C’est un sorcier, un imposteur !
[Veut]-il ramener [toutes] les divinités à un seul Dieu ? Voilà une chose vraiment extraordinaire ! »
Le conseil de leurs notables se retira [en disant] : « Marchez et persistez dans la voie de vos dieux ! C’est là, certes, une chose désirable.
Nous n’avons rien entendu de semblable dans la dernière religion. C’est une invention, en vérité, et rien d’autre.
Lui a-t-on révélé la mémoration à lui [seul] d’entre vous ? » Oui, ils sont dans le doute [au sujet] de ma mémoration ! Oui, ils n’ont pas encore éprouvé mon châtiment.
Ont-ils les trésors de la miséricorde de ton Seigneur, le Puissant, le Dispensateur par excellence ?
Ou possèdent-ils la royauté des cieux, de la terre et de ce qui est entre eux ? Qu’ils gravissent les voies célestes !
Une armée de coalisés, qui sera, ici même, mise en déroute.
Avant eux, le peuple de Noé, les ‘Adites et Pharaon, aux pals, avaient [déjà] crié au mensonge,
[de même] que les Thamûdites, le peuple de Loth, les gens d’Al Ayka. C’étaient des factieux !
Il n’en est aucun qui n’ait traité les envoyés [de Dieu] d’imposteurs et mérité [par là même] ma sanction.
Ces gens-là n’attendent qu’un cri, un seul, sans reprise.
Ils disent : « Seigneur, avance-nous notre quote-part, avant le jour du Jugement ! »
Endure leurs propos et souviens-toi de notre serviteur David à la main [puissante] et si enclin au repentir.
Nous astreignîmes les montagnes à célébrer avec lui nos louanges le soir et à l’aurore,
de même que les oiseaux rassemblés [autour de lui]. Tout obéit à Dieu !
Nous affermîmes sa royauté, lui donnâmes la sagesse et la faculté d’arbitrer [les litiges].
Le récit des plaideurs qui escaladèrent le sanctuaire t’est-il parvenu ?
Lorsqu’ils pénétrèrent auprès de David, [leur apparition] l’effraya. « Ne crains rien, lui dirent-ils, nous sommes deux plaideurs ; l’un de nous a été inique envers l’autre. Départage-nous, en toute équité ; ne sois pas partial ; guide-nous vers le droit chemin. »
[L’un d’eux déclara] : « Celui-ci est mon frère. Il possède quatre-vingt-dix-neuf brebis alors que je n’en ai qu’une. Il m’a demandé de la lui confier, [mais il n’a pas voulu me la rendre] et je n’ai pu lui faire entendre raison dans la discussion.
— Certes, dit David, il t’a lésé en te demandant [d’ajouter] ta brebis aux siennes. Beaucoup d’associés se montrent odieux les uns envers les autres, excepté ceux qui croient et font œuvre pie. Mais [ces derniers] sont en petit nombre. » David pensa que nous l’avions mis à l’épreuve. Il implora le pardon de son Seigneur, tomba prosterné et se repentit.
Nous lui pardonnâmes cela et il aura une place tout près de nous et un bel asile.
O David ! Nous avons fait de toi un vicaire sur la terre. Sois un juge impartial parmi les hommes et ne suis pas la passion, car elle te perdrait hors du chemin de Dieu. Or, en vérité, ceux qui s’égarent loin du chemin de Dieu auront un dur supplice pour leur oubli du jour des comptes.
Ce n’est pas en vain que nous avons créé les cieux et la terre et ce qui est entre eux, comme le pensent les infidèles. Malheur aux infidèles [à cause] du feu [qui les attend] !
Traiterons-nous ceux qui croient et pratiquent le bien comme ceux qui répandent la corruption sur terre ? Traiterons-nous les vertueux comme les libertins ?
[Voici] un livre béni que nous te révélons pour qu’on réfléchisse sur ses versets et pour que les hommes doués d’intelligence méditent [son contenu].
Nous fîmes de Salomon un don à David. Ah ! l’excellent serviteur de Dieu ! Il était plein de repentir !
Un soir que devant lui défilaient de magnifiques coursiers,
il dit : « Ainsi j’ai préféré m’attacher aux biens [de ce monde, oubliant] jusqu’au coucher [du soleil] derrière le voile, d’invoquer mon Seigneur !
« Ramenez-les ! » dit-il, et il se mit à leur couper les jarrets et le col.
Certes, nous avons tenté [encore] Salomon en plaçant sur son trône un corps. [Mais] il se repentit dans la suite.
« Seigneur, dit-il, pardonne-moi et accorde-moi une royauté que personne ne puisse avoir après moi. Tu es le dispensateur par excellence. »
Nous lui soumîmes le vent qui, selon son ordre, soufflait modérément partout où il voulait,
les démons bâtisseurs et plongeurs,
et d’autres encore, accouplés par des chaînes.
[Nous lui dîmes] : « Voilà notre don ! distribue-le ou garde-le, sans avoir à en rendre compte. »
Salomon aura une place auprès de nous et un bel asile.
Souviens-toi de notre serviteur Job lorsqu’il implora son Seigneur, disant : « Satan m’a infligé malheur et châtiment. »
[Nous dîmes] : « Frappe [la terre] de ton pied ! Voici [de l’eau] pour te laver. Elle est fraîche, [tu peux en] boire ! »
Nous lui rendîmes sa famille et avec elle une [autre] semblable, comme miséricorde de notre part et mémoration pour les [hommes] doués d’intelligence.
Prends une gerbe, frappe [ton épouse] et respecte ton serment. Nous avions trouvé en lui un homme patient. Quel excellent serviteur [il fut] ! Sans cesse il se repentait !
Et souviens-toi de nos serviteurs Abraham, Isaac, Jacob, hommes forts et clairvoyants !
Nous avons fait d’eux l’objet d’une distinction particulière : le souvenir de la demeure [future].
Ils sont, certes, auprès de nous, parmi les meilleurs élus.
Souviens-toi [encore] d’Ismaël, d’Elisée, de Żû-l-Kifl. Chacun [d’eux] est parmi les meilleurs.
Ceci est une mémoration. La meilleure retraite est, en vérité, [réservée] à ceux qui craignent Dieu :
les jardins d’Éden seront pour eux, largement ouverts,
où, accoudés, ils demanderont des fruits abondants et une [agréable] boisson,
tandis qu’auprès d’eux seront celles dont le regard est chaste, [toutes] du même âge.
Voilà ce qui vous est promis pour le jour des comptes.
Oui, ce sera [pour vous] de notre part une attribution inépuisable.
Voilà ! Aux rebelles, cependant, est réservée, certes, la pire retraite :
la géhenne où ils tomberont et quel affreux reposoir !
Cela, qu’ils le goûtent : [une eau] bouillante et du pus [comme boisson].
D’autres supplices analogues leur seront infligés par paires.
[Il sera dit aux dirigeants des impies] : « Voici une foule qui se précipite [pour] vous rejoindre — Qu’ils soient les malvenus ! Ils vont affronter le feu ! » rétorqueront-ils.
La foule dira alors : « Soyez des malvenus vous-mêmes, car c’est bien vous qui nous avez préparé ce gîte détestable !
Seigneur, ajouteront-ils, inflige un double châtiment infernal à quiconque nous y a préparé ! ».
« Pourquoi ne voyons-nous pas [ici], ajoutera-t-elle, des hommes que nous comptions parmi les misérables,
dont nous nous moquions et que nous évitions de regarder ? »
Telle sera, en vérité, la dispute des hôtes du feu.
[Prophète], dis : « Je ne suis qu’un avertisseur ! Comme divinité il n’y a que Dieu, l’Unique, l’Invisible,
Seigneur des cieux, de la terre et de ce qui est entre eux, le Tout-Puissant, l’Indulgent par excellence ! »
Dis [encore] : « C’est une annonce solennelle
dont vous vous détournez !
Je n’avais aucune connaissance du conseil auguste [des anges] quand il discutait [de la création d’Adam].
Il m’est seulement révélé que je suis un avertisseur clair, rien d’autre. »
Lorsque ton Seigneur dit aux anges : « Je vais créer d’argile un être humain ;
quand je l’aurai bien formé et lui aurai insufflé de mon esprit, jetez-vous devant lui, prosternés. »
Tous les anges se prosternèrent ensemble,
sauf Iblis qui se montra hautain et fut ainsi du nombre des infidèles.
Dieu dit [alors] : « O Iblis ! qu’est-ce qui t’empêche de te prosterner devant ce que j’ai créé de mes mains ? T’estimes-tu [plus] grand ou de rang plus élevé ?
— Je suis, répondit Iblis, meilleur que lui. Tu m’as créé de feu et tu l’as créé d’argile.
— Hors d’ici ! ordonna Dieu ; tu es maudit !
« Ma malédiction [te poursuivra] jusqu’au jour de la rétribution.
— Seigneur, dit Satan, laisse-moi en vie jusqu’au jour où ils seront ressuscités. »
[Dieu] dit : « Tu seras du nombre de ceux à qui il sera permis d’attendre
jusqu’au jour de l’instant connu [de nous].
— J’en jure par ta puissance, dit Satan, je les séduirai tous,
à l’exception de tes serviteurs sincères ! »
Dieu dit : « [Je suis] la Vérité et proclame la Vérité !
J’emplirai la géhenne de toi et de tous ceux qui parmi [les hommes] t’auront suivi. »
[Prophète], dis [aux impies] : « Je ne vous demande aucun salaire [pour ce que je vous enseigne] et je ne suis pas de ceux qui s’arrogent [indûment] une mission.
Ce Coran est seulement un rappel adressé aux mondes.
Vous connaîtrez [la véracité] de ce qu’il annonce dans quelque temps. »
La révélation du Coran émane de Dieu, le Puissant, le Sage.
Nous t’avons révélé [ce livre] en toute vérité ; adore donc Dieu et voue-lui un culte exclusif !
N’est-ce pas à Dieu qu’est [dû] le culte pur ? Ceux qui, en dehors de lui, se sont donné des maîtres [disent] : « Nous ne les adorons que pour qu’ils nous rapprochent intimement de Dieu ». En vérité, Dieu [dans la vie future] tranchera le différend qui les oppose. Dieu ne guide point le menteur par trop ingrat.
Si Dieu avait voulu prendre un fils, il aurait choisi parmi ce qu’il a créé, ce qu’il aurait voulu. [Mais] gloire à lui ! Il est l’Unique, l’Invincible.
Il a créé les cieux et la terre en toute vérité, fait succéder la nuit au jour et le jour à la nuit. Il a soumis le soleil et la lune [en sorte que chacun de ces astres poursuit] sa course jusqu’au terme fixé. Or ça, n’est-il point le Puissant, le Clément ?
Il vous a créés d’une même personne dont il a tiré ensuite, pour elle, une épouse. Parmi les troupeaux, il vous a accordé huit couples, il vous a créés dans le sein de vos mères, création après création, en une triade de ténèbres. Tel est Dieu, votre Seigneur à qui appartient la royauté. Il n’y a d’autre divinité que lui. Comment pouvez-vous vous détourner [de son culte] ?
Si vous êtes incrédules, Dieu se passe [de votre adoration : néanmoins] il n’accepte point de ses serviteurs l’infidélité. Si vous êtes reconnaissants [envers lui] il agréera votre reconnaissance. Nul ne portera le fardeau d’un autre. Ensuite vous retournerez auprès de votre Seigneur. Il vous avisera de vos actes, car il connaît bien les secrets des cœurs.
Quand l’homme est frappé par un malheur, il implore son Seigneur et revient vers lui repentant. Puis, dès que [Dieu] lui a accordé un bienfait, il oublie celui qu’il implorait auparavant et lui donne des égaux pour égarer [ses semblables] loin de sa voie. [Prophète], dis : « Jouis un peu de temps de ton incrédulité, car tu seras parmi les hôtes du feu ».
Eh quoi ! celui qui, aux heures de la nuit, se livre à l’adoration, [tantôt] prosterné [tantôt] debout, prenant garde à la vie future et espérant la miséricorde de son Seigneur... [Prophète], demande : « Ceux qui savent et ceux qui ne savent pas sont-ils égaux ? » [Mais] seuls les hommes intelligents réfléchissent.
Dis : « O mes serviteurs qui avez la foi ! Craignez votre Seigneur ! A ceux qui font le bien ici-bas [est réservée] une belle [récompense]. La terre de Dieu est vaste. Les persévérants recevront leur rétribution intégrale, sans compter. »
[Prophète], dis : « Il m’a été ordonné d’adorer Dieu, de lui vouer un culte exclusif.
Il m’a été ordonné d’être le premier musulman. »
Dis : « Je crains, en vérité, le châtiment d’un grand jour, si je désobéis à Dieu. »
Dis : « [C’est] Dieu [que] j’adore ! A lui seul je voue mon culte.
[Quant à vous, idolâtres], adorez ce que vous voudrez... ! » Dis : « Les perdants sont ceux qui auront perdu leur âme et leurs familles, le jour de la résurrection. N’est-ce pas là la vraie perte ?
Ils auront, au-dessus et au-dessous d’eux, une nuée de feu. » Voilà ce dont Dieu menace ses serviteurs [en leur disant] : « O mes serviteurs, craignez-moi ! »
Bonne nouvelle pour ceux qui s’écartent du culte des idoles et reviennent à Dieu ! Annonce-[la] à mes serviteurs
qui écoutent ce qu’on dit et suivent ce qu’il y a de plus vrai. Ceux-là sont ceux que Dieu dirige. Ceux-là sont ceux doués d’intelligence.
Eh quoi ! celui dont le châtiment a été décidé... Sauveras-tu celui qui est dans le feu ?
Ceux qui auront craint leur Seigneur auront [pour demeure] des étages au-dessus desquels [d’autres] étages seront construits et au bas desquels couleront des ruisseaux. [C’est] une promesse de Dieu et Dieu ne manque pas à sa promesse.
Ne vois-tu pas que Dieu fait descendre du ciel une eau qu’il achemine vers des [sources] jaillissantes dans la terre [et par laquelle] il fait germer des graminées de diverses espèces ? Celles-ci se fanent et tu les vois jaunir, puis devenir des brins desséchés. En vérité, il y a en cela matière à réflexion pour les [hommes] doués d’intelligence.
Eh quoi ! celui dont le cœur a été ouvert par Dieu à l’Islâm et [qui suit] ainsi la lumière de Dieu... Malheur à ceux dont les cœurs sont insensibles à l’évocation de Dieu ! Ceux-là sont dans un égarement manifeste.
Dieu a révélé les paroles les plus belles [en] un livre dont les [versets] se ressemblent et se répètent. La peau de ceux qui craignent Dieu se crispe [à l’audition de sa récitation], puis elle s’apaise, ainsi que leur cœur, au souvenir de Dieu. Voilà le [Livre] guide de Dieu, grâce auquel il dirige qui il veut. Quant à celui que Dieu égare, il [ne trouvera] aucun guide.
Eh quoi ! celui qui [cherchera] à se protéger le visage le jour de la résurrection contre le pire châtiment... et on criera aux injustes : « Goûtez ce que vous avez acquis ! »
Ceux qui [vivaient] avant eux avaient également crié au mensonge et le châtiment les assaillit par où ils ne le pressentaient pas.
Dieu leur infligea l’ignominie de la vie d’ici-bas et, en vérité, le supplice de la vie future est plus grand encore, s’ils savaient.
Nous proposons dans ce Coran toutes sortes de paraboles aux hommes, afin qu’ils réfléchissent.
… Coran [en langue] arabe, sans ambages, afin qu’ils craignent Dieu.
Dieu propose en parabole un homme ayant des associés querelleurs et un autre homme dépendant d’un troisième. Sont-ils égaux, par exemple ? Louange à Dieu ! La plupart des hommes ne savent pas !
Certes, tu seras mort et ils seront morts.
Puis vous disputerez, le jour de la résurrection, auprès de votre Seigneur.
Qui est plus injuste (que celui qui invente des mensonges sur le compte de Dieu et nie la vérité quand elle [lui] parvient ? N’y a-t-il pas un asile dans la géhenne pour les infidèles ?
Celui qui apporte la vérité et [ceux qui] y ajoutent foi, ceux-là craignent Dieu.
Auprès de leur Seigneur leurs désirs seront comblés ; telle est la rétribution de ceux qui pratiquent le bien.
Dieu effacera, en effet, leurs plus mauvaises actions et les récompensera pour leurs œuvres les plus belles.
Eh quoi ! Dieu ne suffit-il point à son serviteur ? Ils te menacent [des foudres des divinités qu’ils adorent] en dehors de Dieu ! Celui que Dieu égare [ne trouvera aucun guide].
Celui que Dieu guide, personne ne saurait l’égarer. Dieu n’est-il point puissant et apte à exercer des représailles ?
Certes, si tu leur demandes : « Qui a créé les cieux et la terre ? » Ils répondent : « Dieu ! » Dis-leur : « Si Dieu voulait m’atteindre d’un mal, pensez-vous que [les divinités], que vous invoquez en dehors de lui, pourraient m’en délivrer ? [Inversement], s’il voulait me faire une grâce, pourraient-elles l’intercepter ? Dieu me suffit ! A lui s’en remettent ceux qui cherchent un appui. »
Dis : « O mon peuple ! agissez selon votre position, j’en ferai de même ! Vous saurez bientôt
qui subira un châtiment infamant et sur qui s’abattra un supplice perpétuel. »
Nous t’avons révélé le Livre, en toute vérité, à l’intention des hommes. Quiconque [suit] le droit chemin [le fait] pour son propre avantage. Quiconque s’égare, s’égare uniquement à son désavantage. Il ne t’incombe point d’être pour eux un répondant.
Dieu reçoit les âmes à l’heure du trépas, ainsi que celles qui ne meurent pas au cours de leur sommeil. Il retient celles dont il a décidé la mort et relâche les autres jusqu’au terme fixé. En vérité, il y a en cela des signes pour des gens qui réfléchissent.
[Les impies] prennent-ils des intercesseurs en dehors de Dieu ? Dis-[leur] : « [En ferez-vous des intercesseurs] même s’ils ne possèdent rien et ne comprennent rien ? »
Dis-[leur] : « L’intercession dépend entièrement de Dieu [car] il a la royauté des cieux et de la terre, et vous retournerez à lui. »
Lorsque [le nom] de Dieu est seul prononcé, les cœurs de ceux qui ne croient pas à la vie future se hérissent. Lorsque sont mentionnées [les idoles adorées] en dehors de lui, les idolâtres en tirent aussitôt bon augure.
Dis : « Seigneur ! [ô] créateur des cieux et de la terre ! O toi qui connais le mystère du monde et ce dont on peut témoigner ! C’est à toi d’arbitrer les différends qui divisent tes serviteurs. »
Si les injustes disposaient de tout ce que la terre contient et d’une quantité égale encore, ils le donneraient volontiers le jour de la résurrection pour se racheter du pire des châtiments, car ils verront, ce jour-là, émaner de Dieu des choses qu’ils n’auront jamais imaginées.
Les mauvaises actions qu’ils auront commises leur apparaîtront et leurs railleries les confondront.
Lorsqu’un malheur frappe l’homme, il fait appel à nous. Quand nous lui accordons une faveur, il s’écrie : « Je ne la dois qu’à [ma] science. » C’est plutôt une tentation, mais la plupart [des hommes] ne le savent pas.
Cela a été déjà dit par ceux qui [vivaient] avant eux. Or, ce qu’ils avaient acquis ne leur servit à rien.
Les maux [résultant] de ce qu’ils possédaient les atteignaient. [De même] les injustes parmi les gens [d’aujourd’hui] seront victimes des maux [résultant] de ce qu’ils se sont acquis et ils ne pourront pas mettre Dieu en échec.
Ne savent-ils donc pas que Dieu attribue largement ou parcimonieusement [les richesses] à qui il veut ? En vérité, il y a en cela des signes pour des gens qui croient.
Dis : « O mes serviteurs ! vous qui avez commis des excès à votre propre détriment, ne désespérez point de la miséricorde de Dieu. En vérité, Dieu pardonne tous les péchés, car il est le Clément, le Compatissant par excellence.
Revenez repentants à votre Seigneur et faites-vous musulmans avant d’être surpris par le châtiment — nul, ensuite, ne saurait vous prêter secours.
Suivez ce que votre Seigneur vous a révélé de plus beau, avant d’être saisis à l’improviste par un châtiment que vous ne pressentez point ;
[avant] que l’âme ne s’écrie : « Hélas ! J’ai été bien négligente envers Dieu ! J’ai été, certes, du nombre des railleurs »,
ou encore : « Si Dieu m’avait guidée, j’aurais été du nombre de ceux qui craignent Dieu ! »
ou bien, en voyant le châtiment : « S’il [m’était donné] de retourner sur terre, je serais du nombre de ceux qui font le bien ! »
[Il lui sera dit] : « Mais, mes versets te sont bien parvenus et tu les as, cependant, tenus pour mensongers ! Tu t’es montrée hautaine et incrédule ! »
Le jour de la résurrection, ceux qui ont proféré des mensonges contre Dieu, tu les verras la face noircie. [Les impies s’imaginent-ils] qu’il n’y a point d’asile pour les superbes dans la géhenne ?
Dieu sauvera les hommes pieux pour leurs actions méritoires [sur terre], ils ne seront accablés ni par le malheur ni par la tristesse.
Dieu est créateur de toute chose, et de toute chose il est le répondant.
Il a les clefs des cieux et de la terre. Ceux qui ne croient pas à ses signes, ceux-là seront les perdants.
Dis-[leur] : « Ignorants ! [allez]-vous m’ordonner d’adorer un autre que Dieu ? »
Il a été révélé à toi et à ceux qui furent avant toi ceci : « Si tu associais [des divinités à Dieu] tes œuvres seraient vaines et tu serais certainement parmi les perdants.
Adore, tout au contraire, [seulement] Dieu et sois du nombre des reconnaissants ! »
Les mécréants n’estiment guère Dieu à sa vraie mesure, alors que le jour delà résurrection, il fera une poignée de la terre tout entière et les cieux seront ployés en sa dextre. Gloire à lui ! Il est au-dessus de ce qu’on lui associe !
Il sera soufflé dans la trompe. Ceux qui seront dans les cieux et ceux qui seront sur la terre seront foudroyés, sauf ceux que Dieu voudra [épargner]. On y soufflera encore et les morts seront aussitôt debout, contemplant.
La terre resplendira de la lumière de son Seigneur. Le livre sera posé. On fera venir les prophètes et les témoins. [Les hommes] seront jugés en toute équité, sans qu’ils soient lésés.
Chaque âme recevra l’exacte rétribution de ses œuvres, Dieu étant bien informé de ce que [les hommes] auront fait.
Les impies seront conduits par groupes vers la géhenne. Quand ils y parviendront, ses portes seront ouvertes et les gardiens demanderont : « Des messagers [choisis] parmi vous ne sont-ils pas venus à vous pour vous réciter les versets de votre Seigneur et vous avertir de la rencontre d’aujourd’hui ? — Mais, si ! diront-ils, seulement, l’arrêt du châtiment s’avère juste à l’encontre des infidèles.
— Franchissez donc, leur dira-t-on, les portes de la géhenne ; vous y demeurerez éternellement. Qu’il est affreux le séjour des superbes ! »
Ceux qui auront craint leur Seigneur seront [par contre] conduits par groupes vers le paradis. Lorsqu’ils y parviendront et que ses portes seront ouvertes, ses gardiens leur diront : « Paix avec vous ! vous avez été pleins de douceur [sur terre]. Entrez en ce lieu pour un séjour éternel ! »
[Alors] ils diront : « Louange à Dieu qui a tenu sa promesse envers nous et nous a fait hériter le paradis ! Nous allons nous y installer à notre gré. Comme elle est excellente, la récompense de ceux qui font le bien ! » 
Tu verras les anges faisant cercle autour du trône et célébrant les louanges de leur Seigneur. Les êtres seront jugés en toute équité et l’on dira : « Louange à Dieu, Seigneur des mondes ! »
Ḥ.M. (Ḥâ-Mîm).
La révélation du Livre [émane] de Dieu tout-puissant et omniscient
qui pardonne le péché, accepte le repentir, sanctionne sévèrement et détient une immense richesse. Il n’y a d’autre divinité que lui. Vers lui est le devenir.
Seuls les mécréants discutent des versets de Dieu. Que leur va-et-vient à travers les pays ne t’abuse point.
Le peuple de Noé a crié, avant eux, au mensonge et après celui-ci les factions [en ont fait autant]. Chaque communauté a songé à se passer du prophète qui lui était envoyé. Elle usa dans la discussion d’arguments faux pour détruire la vérité. Mais je les ai saisis et quelle ne fut alors la sanction [que je leur ai infligée] !
Ainsi s’est avéré mérité l’arrêt de ton Seigneur condamnant les mécréants à être les hôtes de l’enfer.
Ceux qui portent le trône et ceux qui font cercle autour célèbrent les louanges de leur Seigneur et croient en lui. Ils implorent son pardon pour ceux qui croient [disant] : « Seigneur ; tu embrasses tout de ta miséricorde et de ta science ! Pardonne à ceux qui se repentent et suivent [ta] voie ! Préserve-les du supplice de la fournaise.
Seigneur, fais-les entrer dans les jardins d’Éden que tu leur as promis, eux et les vertueux parmi leurs ascendants, leurs épouses et leurs descendants ! Tu es tout-puissant et sage par excellence.
Mets-les à l’abri des mauvaises actions, car celui que tu auras préservé des mauvaises actions, tu lui feras miséricorde ce jour-là et c’est là le suprême succès ! »
Il sera crié aux infidèles : « l’infidélité de Dieu [vis-à-vis de vous] est, certes, plus grave [pour vous] que votre inimitié [de naguère] à votre encontre, quand vous refusiez la foi à laquelle vous étiez appelés. »
Ils diront : « Seigneur ! Tu nous as fait mourir deux fois et deux fois tu nous as redonné la vie. Nous reconnaissons nos péchés. Y a-t-il un moyen de sortir [d’ici] ? »
[Non ! leur sera-t-il dit, le châtiment qui vous est infligé] est le prix de votre refus de croire, quand Dieu seul était invoqué, alors que, si des associés lui étaient donnés, vous [acceptiez] de croire en [eux]. Le jugement appartient à Dieu, le Très-Haut, le Très-Grand.
C’est lui qui vous montre ses signes et fait descendre du ciel pour vous votre subsistance. Seul se souvient [de tout cela] celui qui revient à lui repentant.
Priez donc Dieu en lui vouant un culte exclusif, dussent les mécréants en éprouver de la répulsion.
Occupant les degrés élevés, possesseur du trône, il insuffle de par son ordre l’esprit sur qui il veut parmi ses serviteurs afin que celui-ci avertisse du jour de la rencontre,
du jour où ils se montreront, sans que rien en eux soit caché à Dieu. A qui appartiendra la royauté de ce jour-là ? A Dieu, l’Unique, l’Invincible !
Ce jour-là, chaque âme sera rétribuée selon ses acquis. Pas d’injustice ce jour-là ! Dieu est prompt en vérité, dans [ses] comptes.
[Prophète] ! avertis [les idolâtres] du jour qui approche, jour où les cœurs palpitant [de terreur remonteront] jusqu’à la gorge, où les injustes n’auront ni [défenseur] ardent, ni intercesseur écouté.
[Dieu] connait la trahison des yeux et ce que les cœurs recèlent.
Dieu juge avec équité, tandis que [les idoles] que [les polythéistes] invoquent en dehors de lui ne [peuvent] rien juger. En vérité, c’est Dieu qui entend et voit tout.
N’ont-ils pas parcouru la terre et observé ce qui est advenu des [générations] qui les ont précédés ? Elles étaient plus puissantes qu’eux et plus [remarquables] d’après les vestiges qu’elles ont laissés. Dieu les saisit pour leurs péchés et personne ne put les protéger contre lui.
Il en fut ainsi parce qu’elles se montrèrent infidèles, lorsque les envoyés [de Dieu] leur apportèrent les preuves. Aussi Dieu les saisit-il, car il est fort et redoutable dans sa répression.
Nous envoyâmes Moïse porteur de nos signes et [nanti] d’un pouvoir édifiant
vers Pharaon, Hamân et Qârûn. [Tous] dirent : « C’est un sorcier, un imposteur ! »
Lorsqu’’il leur eut apporté la vérité de notre part, ils s’écrièrent : « Tuez les fils de ses coreligionnaires et laissez en vie leurs femmes. » Les manœuvres des impies ne [se déploient] que dans l’extravagance.
— Laissez-moi, dit Pharaon, tuer Moïse et qu’il invoque son Seigneur [pour le venger] ! Je crains qu’il n’altère votre religion ou ne répande la corruption dans ce pays. »
Moïse dit : « Puissé-je trouver refuge auprès de mon Seigneur et le vôtre, [pour échapper] à tout orgueilleux qui ne croit pas au jour du compte. »
Un homme qui avait la foi, parmi les familiers de Pharaon, et qui dissimulait sa croyance, dit : « Allez-vous tuer un homme [uniquement] parce qu’il aura dit : ‘‘Mon Seigneur est Dieu’’ ? Il vous a fourni des preuves émanant de votre Seigneur. S’il ment, que son mensonge retombe sur lui. S’il est sincère, une partie de ses menaces vous atteindra. Dieu ne guide ni le transgresseur ni l’imposteur.
« O mon peuple ! [ajouta-t-il], vous avez la royauté aujourd’hui et vous triomphez sur terre. Mais qui vous prêtera secours contre les coups de Dieu s’ils vous atteignent ? — Je ne vous montre, répliqua Pharaon, que ce que je vois et ne vous guide que dans le chemin de la droiture.
— O mon peuple ! reprit le croyant, je crains pour vous un jour pareil au jour des factions,
un sort pareil à celui [infligé] au peuple de Noé, aux ‘Adites, aux Thamûdites et à ceux qui vécurent après eux. Dieu ne veut nullement opprimer ses serviteurs.
« O mon peuple ! Je crains pour vous le jour de l’appel mutuel,
le jour où vous tournerez le dos, n’ayant contre [la rigueur] de Dieu aucun protecteur. Nul ne saurait guider celui que Dieu égare.
Certes, Joseph vous a, auparavant, apporté des preuves. Or, vous n’avez cessé de douter de ce qu’il vous a transmis. Mais lorsqu’il mourut vous avez allégué que Dieu n’enverrait plus de messagers après lui. C’est ainsi que Dieu égare [le transgresseur] outrancier et sceptique.
Ceux qui discutent des versets de Dieu sans autorité reçue, [leur dispute] est haïssable auprès de Dieu et de ceux qui croient. C’est ainsi que Dieu imprime un sceau sur le cœur de tout [homme] orgueilleux et oppresseur.
— Hamân, dit Pharaon, bâtis-moi une tour, pour que je [puisse] atteindre
les voies des cieux et voir le Dieu de Moïse que je tiens pour un menteur. » Ainsi la mauvaise action de Pharaon lui parut embellie. Il fut détourné du [droit] chemin et ses machinations avortèrent.
Le croyant dit [encore] : « O mon peuple ! suivez-moi, je vous conduirai sur la voie de la droiture !
O mon peuple ! Cette vie présente n’est qu’une jouissance [éphémère]. La vie future sera vraiment la demeure de la stabilité.
Quiconque commettra une mauvaise action ne sera sanctionné que [d’une peine] correspondante. Quant à ceux, hommes ou femmes, qui feront une bonne action en ayant la foi, ils entreront dans le paradis et y recevront [tout] sans compter.
O mon peuple ! qu’ai-je donc à vous convier au salut, alors que vous me conviez au feu [de l’enfer] ?
Vous m’incitez à renier Dieu en lui associant ce dont je n’ai aucune connaissance, alors que je vous appelle vers le Tout-Puissant, l’Indulgent par excellence.
Nul doute que ce à quoi vous m’appelez [ne mérite] d’être invoqué, ni en cette vie, ni en la vie future, que nous retournerons à Dieu et que les [transgresseurs] outranciers seront les hôtes du feu.
Bientôt vous aurez à vous souvenir de ce que je vous dis. [Quant à moi], je confie mon sort à Dieu, car il voit bien ses serviteurs. »
Dieu préserva [ce croyant] des mauvais desseins qu’ils avaient manigancés [contre lui] et le pire châtiment assaillit la famille de Pharaon.
Ils seront exposés au feu matin et soir, et le jour ou sonnera l’Heure [il sera dit] : « Faites entrer [et livrez] les gens de Pharaon au plus dur supplice ! »
Lorsqu’ils disputeront entre eux, dans le feu [de l’enfer], ceux qui [sur terre auront été] faibles diront [à ceux qui s’y seront montrés] orgueilleux : « Nous vous suivions. Pourriez-vous nous soulager d’une partie de ce feu ? »
Les orgueilleux répondront : « Nous y voilà tous ! Dieu a rendu son verdict entre ses serviteurs. »
Ceux qui seront dans le feu diront aux gardiens de la géhenne : « Priez votre Seigneur d’alléger d’un jour notre supplice !
— Eh quoi ! diront les gardiens, vos prophètes ne vous ont-ils pas apporté les preuves ? — Mais si ! [répondront les damnés. — Alors, priez [vos faux dieux] ! » [rétorqueront les gardiens]. Seulement la prière des mécréants est vaine.
Certes, nous prêterons assistance à nos envoyés et à ceux qui croient en cette vie et le jour où les témoins se lèveront,
le jour où l’excuse des injustes sera inutile. La malédiction et la pire demeure seront leur partage.
 Nous avons mis Moïse dans la [bonne] direction et donné en héritage l’Écriture aux Israélites,
comme direction et comme mémoration aux hommes intelligents.
Patiente ! La promesse de Dieu est vraie ! Implore le pardon de ton péché ! Célèbre la louange, de ton Seigneur le soir et à l’aube !
Ceux qui, sans autorité reçue, disputent des versets de Dieu, nourrissent une ambition vouée à l’échec. Implore donc la protection de Dieu [contre eux], car il est celui qui entend et voit parfaitement.
La création des cieux et de la terre est [chose] plus grandiose que celle de l’homme, quoique la plupart des gens n’y réfléchissent pas.
L’aveugle ne saurait égaler celui qui voit clair, pas plus que les croyants qui font œuvre pie [ne sauraient être comparés] aux malfaiteurs. Il est rare que vous réfléchissiez !
En vérité, l’heure arrivera. Pas de doute [à ce sujet] ! Mais la plupart des hommes n’y croient pas.
Votre Seigneur a dit : « Implorez-moi et je vous exaucerai ! Ceux qui dédaignent de m’adorer entreront dans la géhenne tête basse ».
C’est Dieu qui a fait de la nuit [un moment] de repos pour vous et du jour [un moment] durant lequel vous voyez clair. Dieu est plein de faveurs envers les hommes, mais la plupart d’entre eux ne sont pas reconnaissants.
Tel est Dieu, votre Seigneur, créateur de toute chose. Il n’y a pas de divinité en dehors de lui ! Comment [pouvez-vous] vous détourner [de lui] ?
Ainsi furent détournés ceux qui récusaient les signes de Dieu.
[Oui, tel est] Dieu qui a fait de la terre un habitat pour vous, du ciel un édifice, [qui] vous a formés et [qui a] embelli votre forme, [qui] vous procure une subsistance agréable. Tel est Dieu, votre Seigneur ! Béni soit Dieu, le Maître des mondes !
Il est le Vivant ! Point de divinité excepté lui ! Implore-le, en lui vouant un culte exclusif ! Louange à Dieu, le Maître des mondes !
Dis [aux polythéistes] : « Il m’a été interdit d’adorer [les divinités] que vous invoquez en dehors de Dieu, les preuves m’étant parvenues de mon Seigneur. Il m’a été ordonné de m’abandonner à la volonté du Maître des mondes.
C’est lui qui vous a créés de terre, puis d’une goutte de sperme, puis d’une jointure. Puis, il vous a fait sortir [du sein de vos mères, à l’état] de bébé pour que vous atteigniez votre pleine force et ensuite votre vieillesse — certains d’entre vous meurent plus tôt — et pour [qu’enfin] vous parveniez au terme fixé [pour votre trépas]. Peut-être raisonnerez-vous !
C’est Dieu qui donne la vie et la mort. Quand il décide une chose, il dit seulement : “Sois !” et elle est.
N’as-tu point vu comment ceux qui disputent des versets de Dieu se laissent détourner [de lui] ?
Ceux qui traitent le Coran d’œuvre mensongère, ainsi que [les messages] dont nous avons chargé nos envoyés, connaîtront [leur sort]
quand, carcans au cou, ils seront, dans les chaînes, traînés
dans l’eau bouillante, puis livrés en pâture au feu. »
Il leur sera ensuite dit : « Où sont [les divinités] que vous associiez
à Dieu ? » Ils répondront : « Elles se sont [quelque part] égarées [loin de nous], ou plutôt nous n’invoquions rien, autrefois. » C’est ainsi que Dieu égare les mécréants.
[Il leur sera dit] : « voici le prix de votre joie sur terre, sans raison [valable], et de votre insolence.
« Franchissez les portes de la géhenne pour y [séjourner] éternellement. » Qu’il est affreux l’asile des superbes !
Patiente ! La promesse de Dieu sera vraie ! Que nous te montrions une partie de ce dont nous les menaçons, ou que nous te rappelions [auparavant] à nous, ils seront ramenés devant nous !
Certes, nous avons envoyé des messagers avant toi : des uns nous t’avons conté l’histoire ; des autres nous ne t’avons rien dit. Il n’appartient à aucun envoyé d’apporter un signe [miraculeux] sans la permission de Dieu. Lorsque l’ordre de Dieu viendra, la sentence sera prononcée en toute équité et les négateurs seront alors perdants.
[Tel est] Dieu qui créa pour vous les bestiaux : les uns vous servent de monture ; des autres vous tirez votre nourriture.
Vous avez en eux maints avantages : [sur leur dos] vous atteignez les buts que vous envisagez en votre for intérieur. Sur eux et sur les vaisseaux se fait votre transport.
Dieu vous montre ses signes. Lequel des signes de Dieu [sauriez]-vous nier ?
N’ont-ils donc pas parcouru la terre pour voir ce qu’il est advenu [des générations] qui vivaient avant eux ? Elles étaient [pourtant] plus nombreuses qu’eux, plus puissantes et plus remarquables d’après les vestiges [qu’elles ont laissés] sur terre. A quoi leur servit donc ce qu’elles possédaient ?
Lorsque les messagers envoyés auprès d’eux eurent apporté les preuves, ils se réjouirent de ce qu’ils possédaient comme science. Mais ils furent emportés par ce dont ils se moquaient.
[Et c’est seulement] lorsqu’ils eurent éprouvé notre rigueur qu’ils s’écrièrent : « Nous crayons en Dieu seul et nous renions [les divinités] que nous lui associions ! »
[Cependant] leur foi [tardive] ne fut d’aucune utilité pour eux, au moment où ils éprouvèrent notre rigueur, [conformément] à la loi de Dieu déjà appliquée [dans les temps] révolus à ses serviteurs. Perdants furent alors les mécréants.
Ḥ.M. (Ḥâ-Mîm)
Révélation émanant du Tout-Miséricordieux, Tout-Compatissant.
Livre dont les versets ont été exposés en détail en une lecture arabe pour les hommes qui savent,
annonçant une bonne nouvelle et mettant en garde. La plupart [des hommes] s’en détournent, ils n’entendent rien !
Ils disent : « Nos cœurs sont [protégés] par des enveloppes contre ce à quoi tu nous appelles ; nos oreilles sont bouchées ; entre toi et nous il y a un rideau. Fais [ce que tu veux] et nous agirons de même. »
Dis-leur : « Je ne suis qu’un homme comme vous. Il m’est seulement révélé que votre Dieu est un Dieu unique. Cherchez à aller droit vers lui et implorez son pardon ! » Malheur aux polythéistes
qui ne s’acquittent pas de l’aumône légale et nient la vie future !
Ceux qui croient et font des œuvres pies auront une rétribution qui ne leur sera jamais rappelée.
Dis : « Eh quoi ! Renierez-vous celui qui créa la terre en deux jours et lui donnerez-vous des égaux ? C’est le Seigneur des mondes ! »
Il y a placé des [chaînes] montagneuses, l’a bénie, y a mesuré les nourritures, en quatre jours d’égale durée. Voilà pour ceux qui questionnent.
S’adressant ensuite au ciel qui était fumée, il lui dit ainsi qu’à la terre : « Venez de gré ou de force ! — Nous voici ! » dirent-ils, de plein gré.
En deux jours, il en fit sept cieux et révéla à chacun d’eux son sort. Nous avons paré le ciel le plus bas de flambeaux et l’avons pourvu de protection. Tel est l’ordre établi par le Tout-Puissant, l’Omniscient.
Si les [idolâtres de La Mekke] se dérobent [pour ne pas entendre] dis-leur : « Je vous mets en garde contre une foudre analogue à celle [qui frappa] les ‘Adites et les Thamûdites.
Quand les envoyés [de Dieu] se présentèrent à eux, venant de tous côtés et [pour leur recommander] de n’adorer que Dieu, ils leur répondirent : “Si notre Seigneur voulait [nous exhorter], il aurait fait descendre des anges ! Nous récusons vraiment les messages que vous [prétendez] nous apporter.” »
Les ‘Adites se montrèrent insolents sans raison sur terre et dirent : « Qui est donc plus puissant que nous ? » Or ça, n’ont-ils pas jugé que Dieu qui les avait créés était plus puissant qu’eux ? Ils niaient nos signes.
Nous déchainâmes contre eux un vent mugissant, en des jours néfastes, pour leur faire goûter le supplice de l’ignominie, en cette vie, [sans compter] le supplice plus avilissant de la vie future. Et ils ne seront pas secourus !
Quant aux Thamûdites, nous les guidâmes ; mais ils préférèrent l’aveuglement à la bonne direction. Ils furent saisis par la foudre du supplice dégradant qui sanctionna leurs actes.
Nous sauvâmes ceux [d’entre eux] qui avaient la foi et craignaient [Dieu].
Le jour où les ennemis de Dieu seront rassemblés vers le feu, ils seront conduits par groupes
jusqu’à ce qu’ils y parviennent. Leur ouïe, leur vue et leurs peaux témoigneront contre eux de ce qu’ils faisaient.
Ils diront [alors] à leurs peaux : « Pourquoi avez-vous témoigné contre nous ? » Elles répondront : Dieu nous a fait parler, lui qui fait parler toute chose, qui vous a crées une première fois et vers qui vous êtes ramenés.
Vous n’étiez pas cachés à un point tel que ni votre ouïe, ni votre vue, ni votre peau ne pussent se porter témoins contre vous. Vous pensiez plutôt que Dieu [pouvait] ignorer la plupart de vos actes.
Voilà ce que vous conjecturiez au sujet de votre Seigneur ! Conjecture qui vous a exposés au péril [de sorte que] vous vous trouvez parmi les perdants [maintenant]. »
S’ils patientent, le feu sera leur asile, et s’ils s’excusent, ils ne seront pas excusés.
Nous leur avons adjoint des acolytes qui ont paré pour eux ce qu’ils ont devant eux et ce qui sera après eux. Ils ont ainsi justifié à leur encontre l’arrêt [de condamnation pris] contre les générations d’hommes et de démons qui les ont précédés et qui furent perdantes.
Les mécréants ont dit : « Ne prêtez pas l’oreille à [la récitation] de ce Coran ! Faites du chahut [en l’entendant] pour avoir le dessus ! »
Eh bien, nous ferons certainement subir aux infidèles un dur supplice. Nous leur attribuerons un salaire pire que ce que [méritent] leurs méfaits.
Voilà le châtiment des ennemis de Dieu : le feu. Ils y [trouveront] une demeure éternelle, pour avoir nié nos versets.
« Seigneur, diront les infidèles, montre-nous les deux responsables de notre égarement, parmi les démons et les hommes. Nous les placerons sous nos pieds afin qu’ils soient au plus profond [de l’enfer]. »
Ceux qui ont affirmé : « Notre Seigneur est Dieu ! » et ont une vie conforme [à leur foi], les anges descendront vers eux [et leur diront] : « Ne soyez ni effrayés ni tristes ! [Nous vous annonçons] la bonne nouvelle du paradis qui vous était promis.
Nous sommes pour vous des amis en la vie sur terre et dans l’au-delà. Vous aurez en la dernière demeure tout ce que vos âmes désirent, tout ce que vous demandez. »
[Tel est] l’accueil que vous réserve un [hôte] très clément et très compatissant.
Qui [pourrait donc] tenir un langage plus beau que celui qui appelle [les hommes] à Dieu, fait œuvre pie et déclare : « Je suis musulman » ?
La bonne action et la mauvaise ne sont pas pareilles. Repousse la [mauvaise action] par une [action] meilleure. Alors, celui dont tu es séparé par une inimitié deviendra [pour toi] un ami chaleureux.
[Mais une telle grandeur d’âme] est le privilège de ceux qui patientent. Elle est le privilège exclusif de celui qui a une chance énorme.
Si le démon t’incite [à rendre le mal pour le mal], alors cherche [plutôt] une protection auprès de Dieu, car c’est lui qui entend et sait tout.
La nuit et le jour, le soleil et la lune [comptent] parmi les signes de Dieu. Ne vous prosternez pas devant le soleil, ni devant la lune. Prosternez-vous devant Dieu qui les a créés, si c’est lui que vous adorez.
S’ils s’enflent d’orgueil [refusent d’adorer le vrai Dieu, que du moins ils sachent] que ceux qui sont auprès de ton Seigneur ne se lassent pas, [eux], de l’exalter nuit et jour.
Un [autre] de ses signes : la terre que tu vois prostrée se ranime et gonfle dès que nous faisons descendre sur elle l’eau du ciel. Celui qui lui rend la vie [à la terre], rendra la vie, en vérité, aux morts, car il est omnipotent.
Ceux qui renient nos versets ne sont pas ignorés de nous. Eh quoi ! Celui qui sera précipité dans l’enfer, aura-t-il un meilleur sort que celui qui se présentera en toute quiétude [devant nous] le jour de la résurrection ? Faites ce que vous voudrez ! Dieu a une claire vision de ce que vous faites.
Ceux qui se montrent incrédules [au sujet] de la mémoration lorsqu’elle leur est parvenue — et pourtant c’est un livre puissant,
inaccessible à l’erreur, une révélation émanant d’un Sage digne de louanges — …
Il ne t’est objecté que ce qui fut déjà objecté à des messagers [venus] avant toi. Ton Seigneur pardonne volontiers et châtie cruellement [aussi].
Si nous avions fait [de cette prédication] un Coran en une langue autre que l’arabe, ils auraient objecté : « Pourquoi ses versets ne sont-ils pas exposés [en arabe] ? Quoi donc ? Un idiome non arabe [pour un peuple] arabe ? » Dis : « Ce Coran est une direction et une guérison pour ceux qui croient. Quant à ceux qui sont incrédules, ils sont durs d’oreille et ils sont atteints de cécité en ce qui le concerne. »
Nous avions donné l’Écriture à Moïse, mais elle suscita des controverses. N’eût été un arrêt décidé antérieurement par ton Seigneur, il eût déjà été jugé entre eux. Ils sont, en vérité, à son sujet dans un scepticisme troublant.
Qui fait œuvre pie, [le fait] pour lui-même. Qui agit mal, [le fait] à son détriment.
A Dieu revient la connaissance de l’Heure. Aucun fruit ne sort de son enveloppe, nulle femelle ne porte ou ne met bas sans qu’il le sache. Le jour où Dieu appellera les impies [et leur demandera] : « Où sont les [divinités] que vous m’associiez ? » ils répondront : « Nous t’informons qu’il n’y a pas de témoin parmi nous. »
Ils seront abandonnés par [les faux dieux] qu’ils invoquaient antérieurement et penseront n’avoir plus de refuge.
L’homme ne se lasse pas d’implorer le bonheur. Mais s’il est atteint par le malheur, il est désemparé et désespéré.
Si après avoir été frappé d’un malheur, il bénéficie d’une grâce émanant de nous, il s’écrie : « Cela m’est dû ! Je ne pense pas que l’Heure doive sonner. Si je suis ramené devant mon Seigneur, j’aurai auprès de lui la plus belle [récompense]. » Nous aviserons les mécréants de ce qu’ils auront fait et nous leur ferons goûter un grave supplice.
Lorsque nous usons de bienveillance envers l’homme, il se détourne [de nous] et s’éloigne. Si le malheur le frappe, il [nous] invoque longuement.
Dis : « Qu’en pensez-vous ? Si [ce Coran] émane de Dieu et que vous le récusez, qui sera plus égaré que celui qui sera dans une scission profonde ? »
Nous leurs montrerons nos signes à tous les horizons et en eux-mêmes jusqu’à ce que la vérité éclate pour eux. Eh quoi ! Ne suffit-il pas que ton Seigneur soit le témoin de tout ?
Or ça, ne sont-ils pas dans le doute au sujet de leur rencontre avec leur Seigneur ? Or ça, ne cerne-t-il pas toute chose ?
Ḥ.M. (Ḥâ-Mîm).
‘.S.Q. (‘Ayn-Sîn-Qâf).
Ainsi Dieu, puissant et sage, te fait une révélation comme à ceux qui t’ont précédé.
A lui appartient ce qui est dans les cieux et sur la terre. Il est le Très-Haut, le Sublime.
Peu s’en faut que les cieux ne craquent les uns au-dessus des autres, alors que les anges célèbrent les louanges de leur Seigneur et implorent son pardon en faveur de ceux qui sont sur terre. Or ça, Dieu n’est-il pas clément et compatissant par excellence ?
Il observe ceux qui prennent des maîtres en dehors de lui. Tu n’es pas pour eux un répondant.
Aussi te révélons-nous un Coran en langue arabe afin que tu avertisses [les habitants] de la métropole et ceux des alentours ; que tu [les] mettes en garde contre le jour de la réunion — sur lequel il n’y a aucun doute. Les uns seront [alors] dans le paradis et les autres dans la flamme.
Si Dieu avait voulu, il aurait fait de tous les hommes une seule communauté. Mais il admet au sein de sa miséricorde qui il veut. Les injustes n’auront ni patrons ni assistants.
Ont-ils donc pris, en dehors de lui, des patrons ? C’est pourtant Dieu qui est le [vrai] patron, qui rend la vie aux morts, qui est omnipotent !
[Il appartient] à Dieu de juger tout conflit qui vous oppose. Tel est Dieu, mon Seigneur ! A lui je m’en remets et vers lui je reviens repentant.
[Il est] le créateur des cieux et de la terre. Il vous a donné des épouses [issues] de vous-mêmes, et des bestiaux, par couples. Par ce moyen, il vous multiplie. Rien ne saurait lui être comparé. Il est celui qui entend et voit tout.
A lui appartiennent les clefs des cieux et de la terre. Il attribue généreusement ou parcimonieusement les richesses à qui il veut. Il est omniscient.
Il vous a ouvert, en matière de religion, une voie qu’il avait recommandée à Noé, celle même que nous t’avons révélée, celle que nous avons recommandée à Abraham, à Moïse, à Jésus, [à savoir] : acquittez-vous du culte [à rendre à Dieu] et n’en faites pas un sujet de division. Ce à quoi tu appelles les [idolâtres] leur parait énorme. Dieu attire vers lui qui il veut et dirige vers lui [le pécheur] repentant.
C’est après avoir pris connaissance [du vrai culte de Dieu] que [les hommes] se sont divisés, en raison de leur insolence les uns vis-à-vis des autres. N’eût été un arrêt pris antérieurement par ton Seigneur, [reportant leur jugement] à un terme fixé, il eût, certes, déjà été arbitré entre eux. Ceux qui ont hérité de l’Écriture, après ces gens-là, sont dans un doute troublant à son sujet.
Appelle donc à cette [religion] ! Va droit comme il t’a été ordonné ! Ne suis point [les idolâtres] dans leurs passions et proclame : « Je crois en toute Écriture révélée par Dieu ! J’ai reçu l’ordre de juger équitablement entre vous ! Dieu est notre Seigneur et le vôtre ! A nous nos œuvres et à vous les vôtres ! Il n’y a pas de litige entre nous ! Dieu nous unira, vous et nous ! Vers lui est le devenir !
Ceux qui ergotent au sujet de Dieu, après qu’il a été répondu à son appel, leurs arguties sont sans valeur auprès de leur Seigneur. Son courroux les poursuit et leur châtiment sera cruel.
Dieu a révélé l’Écriture et [institué] la balance en toute vérité. Qu’en sais-tu ? l’Heure est peut-être proche.
En souhaitent la prompte arrivée, ceux qui ne croient pas. Quant à ceux qui ont la foi, ils la redoutent et savent qu’elle est inéluctable. Eh quoi ! ceux qui doutent de l’Heure ne vont-ils pas, en vérité, trop loin dans leur aberration ?
Dieu est plein de bonté envers ses serviteurs. Il assure la subsistance de qui il veut. Il est fort et puissant. »
Quiconque désire labourer [le champ] de la vie future, nous augmenterons pour lui son labour. Quiconque désire labourer [le champ] de la présente vie, nous lui accorderons [un lot dans les biens quelle offre]. Mais, dans l’au-delà, il n’aura aucune part.
[Les polythéistes] auraient-ils des associés qui leur aient ouvert une voie en matière religieuse non permise par Dieu ? N’eût été l’arrêt décidé, il eût été déjà jugé entre eux. Les injustes subiront un supplice douloureux.
Tu verras les injustes épouvantés [par l’énormité] de leurs péchés, lesquels s’abattront sur eux, pendant que ceux qui auront cru et fait des œuvres pies seront dans les jardins du paradis et disposeront auprès de leur Seigneur de tout ce qu’ils désireront. Voilà la grande faveur !
Voilà ce que Dieu annonce à ses serviteurs qui croient et font le bien ! Dis : « Je ne vous réclame pour cela aucun salaire, mais seulement l’amitié, eu égard à [nos liens] de parenté. Quiconque accomplit une bonne action, nous en rehausserons la valeur pour lui. Dieu est clément et apprécie hautement [te mérite de ses serviteurs].
Ou diront-ils qu’il a forgé une imposture qu’il attribue à Dieu ? En vérité, si Dieu voulait, il scellerait ton cœur. Cependant il dissipera l’erreur par ses paroles et fera éclater la vérité. Il sait bien ce que cèlent les cœurs.
C’est lui qui agrée de ses serviteurs le repentir, pardonne les mauvaises actions et sait ce que vous faites.
Il exauce ceux qui croient et font le bien et accroît sa générosité envers eux, alors que les infidèles seront durement tourmentés.
Si Dieu accordait à profusion des richesses à ses serviteurs, ils commettraient des exactions sur terre. Mais il leur accorde ce qu’il veut, avec mesure. Il connaît et voit bien ses serviteurs.
C’est lui qui fait pleuvoir abondamment quand on a perdu tout espoir. Il répand sa grâce et c’est lui le maître digne de louanges.
Parmi ses signes, il y a la création des cieux et de la terre et des bêtes qu’il y a disséminées et qu’il peut réunir lorsqu’il veut.
Tout malheur qui vous atteint résulte de ce que vos mains ont perpétré et Dieu pardonne [pourtant] beaucoup [de vos péchés].
Vous n’êtes pas capables d’annihiler [la volonté divine] sur terre et vous n’avez, en dehors de Dieu, ni maître ni assistant.
Du nombre de ses signes sont les vaisseaux rapides, semblables à des monts [au milieu des mers].
S’il veut, il calme les vents et les vaisseaux deviennent immobiles à la surface [de l’eau] — en cela, il y a, en vérité, des signes pour tout [homme] plein de patience et de gratitude —,
ou bien il les fait sombrer, en raison des fautes commises [par leurs passagers]. Cependant, il pardonne beaucoup.
Ceux qui ergotent à propos de nos signes savent qu’il n’y a pas d’échappatoire pour eux.
Ce que vous avez reçu [des biens de ce monde] est une jouissance [temporaire] en la vie présente. Ce qui est auprès de Dieu est meilleur et plus durable pour ceux qui croient et placent leur confiance en leur Seigneur,
[pour ceux] qui évitent de [commettre] les péchés graves, les turpitudes, et pardonnent quand ils sont irrités,
[pour ceux] qui répondent [à l’appel] de leur Seigneur, accomplissent la prière, se concertent sur leurs affaires et dépensent [en œuvres charitables] de ce que nous leur avons attribué,
[pour ceux] qui ripostent à l’injustice quand ils sont victimes,
[sans perdre de vue que] la sanction d’une mauvaise action est une peine identique et que celui qui pardonne et réforme est rétribué par Dieu, qui n’aime pas les injustes.
Aucune voie [de recours] n’est à exercer contre ceux qui usent de représailles en cas d’injustice subie.
Il n’y a de voie de recours que contre ceux qui provoquent autrui et sèment l’injustice sur terre, sans droit. A ceux-là [est réservé] un châtiment douloureux.
Faire preuve de patience et de clémence... en vérité, cela fait partie des choses requises.
Celui que Dieu égare n’a nul autre maître en dehors de lui. Tu verras les injustes s’écrier à la vue du supplice : « Y a-t-il quelque moyen de retourner sur terre ? »
Tu les verras exposés à la géhenne, confondus dans l’avilissement et regardant d’un œil furtif. Ceux qui auront cru diront alors : « En vérité les perdants sont ceux qui se sont perdus eux-mêmes, et [qui ont] perdu leurs familles au jour de la résurrection. » Or ça, les injustes ne subiront-ils pas un châtiment durable ?
Ils n’auront pas en dehors de Dieu des maîtres qui les assistent et celui que Dieu égare [ne trouvera] aucun [bon] chemin.
Répondez à [l’appel de] votre Seigneur avant l’arrivée d’un jour que rien ne saurait différer ! Vous n’aurez ce jour-là aucun refuge et il ne vous sera plus possible de nier.
S’ils se détournent, [sache] que nous ne t’avons pas envoyé pour leur servir de protecteur, mais seulement comme transmetteur. Lorsque nous faisons profiter l’homme d’une faveur émanant de nous, il s’en réjouit. Mais qu’un malheur l’atteigne, en prix de ses œuvres, il se montre [aussitôt] très ingrat.
A Dieu appartient la royauté des cieux et de la terre. Il crée ce qu’il veut, donne des filles à qui il veut et des garçons à qui il veut,
ou jumelle garçons et filles, et rend stérile qui il veut. Il est omniscient et omnipotent.
Il n’est pas donné à l’homme que Dieu lui parle autrement que par inspiration ou derrière un voile ou par l’envoi d’un messager qui lui révèle, par sa permission, ce qu’il veut. Il est le Très-Haut, le Sage par excellence.
C’est ainsi que nous t’avons révélé un esprit de notre ordre. Tu n’avais auparavant aucune connaissance du livre de la foi. Or, nous avons fait [de ce Coran] une lumière par laquelle nous dirigeons qui nous voulons parmi nos serviteurs. Et en vérité, tu guides vers une voie droite,
la voie de Dieu à qui appartient ce qui est dans les cieux et sur la terre. N’est-ce pas que tout retourne à Dieu ?
Ḥâ-Mîm (Ḥ. M.).
Par l’Écriture édifiante !
Nous en avons fait un Coran en langue arabe, afin que vous [le] compreniez.
Il est dans l’original [qui est] devant nous, sublime et rempli de sagesse.
Vous priverons-nous de la mémoration, [sous prétexte] que vous êtes un peuple outrancier ?
Que de prophètes n’avons-nous pas envoyés aux anciens !
Aucun prophète ne s’est présenté à eux sans qu’ils l’aient accablé de moqueries.
Aussi avons-nous anéanti [ces peuples qui étaient] plus redoutables ; mais leur exemple est passé.
Leur demanderas-tu : « Qui a créé les cieux et la terre ? » Ils répondront assurément : « Ils ont été créés par Dieu, le Tout-Puissant, l’Omniscient. »
[C’est lui, en effet] qui a fait pour vous de la terre un berceau, y a tracé des sentiers afin que vous puissiez vous guider,
qui fait pleuvoir dans une mesure [déterminée] pour revivifier un pays aride — ainsi vous serez rappelés à la vie —
qui a créé les couples de toutes les espèces et fait des vaisseaux et des bêtes de somme des montures pour vous,
afin qu’en vous installant dessus, vous vous rappeliez un [tel] bienfait de votre Seigneur — une fois bien en place — et disiez : « Gloire à celui qui nous a soumis ceci, alors que nous n’eussions pu les dominer.
En vérité, nous retournerons vers notre Seigneur. »
Les [polythéistes] ont fait de ses serviteurs une fraction de lui-même ! En vérité, l’homme est manifestement très ingrat.
Aurait-il pris pour lui-même des filles, parmi ce qu’il a créé et accordé à vous, par faveur spéciale, des garçons ?
Annonce-t-on à l’un [de ces idolâtres] ce qu’il attribue de semblable au Miséricordieux, il reste tout le jour le visage sombre et le cœur oppressé.
Eh quoi ! un être élevé dans les colifichets et qui n’est même pas logique dans la discussion [peut-on en faire un enfant de Dieu] ?
[Les polythéistes] ont fait des anges — qui sont des serviteurs du Miséricordieux — des êtres féminins. Ont-ils été témoins de leur création ? Leur témoignage [fantaisiste] sera inscrit et ils seront interrogés.
Ils ont dit également : « Si Dieu avait voulu, nous ne les aurions pas adorés ». Ils n’en ont aucune science ; ils ne formulent que des conjectures.
Leur avons-nous donné un livre avant [le Coran] auquel ils tiendraient [encore] ?
Point du tout. [Cependant] ils disent : « Nous avons trouvé nos ancêtres formant une communauté religieuse et nous nous dirigeons d’après leurs traces. »
Il en a été ainsi : nous n’avons, avant toi, envoyé aucun avertisseur vers une cité sans que ses riches n’aient dit : « Nous avons trouvé nos ancêtres formant une communauté religieuse et nous marchons sur leurs pas »,
[et quand cet avertisseur] disait : « Et si je vous indiquais une meilleure direction que celle sur laquelle vous avez trouvé vos ancêtres ? » [les riches] répondaient : « Non, nous ne croirons pas à vos messages ! »
Nous usâmes de représailles à leur égard. Considère ce qu’il est advenu de ceux qui tenaient [nos envoyés] pour des imposteurs !
[Souviens-toi] lorsque Abraham dit à son père et à son peuple : « Je me déclare étranger à ce que vous adorez !
Je n’adore] que celui qui m’a créé car, en vérité, c’est lui qui me guidera. »
Il fit de cette [déclaration] une parole qui [devait] durer parmi ses descendants afin qu’ils reviennent à Dieu.
Bien plus ! J’ai accordé à ces gens et à leurs ancêtres la jouissance [des biens terrestres] jusqu’à ce que la vérité et un messager véridique viennent au milieu d’eux.
Mais lorsque la vérité leur est parvenue, ils ont dit : « C’est de la magie ! Nous refusons d’y croire ! »
Ils ont encore dit : « Que n’a-t-on révélé ce Coran à un homme [plus] considérable [de l’une ou de l’autre] des deux cités ! »
Sont-ce eux qui répartissent la miséricorde de ton Seigneur ? [Non, c’est] nous qui avons réparti entre eux leur subsistance en la vie présente et les avons élevés en degré les uns au-dessus des autres afin que les uns prennent les autres à leur service. Cependant, la miséricorde de ton Seigneur vaut mieux que [les richesses] qu’ils amassent.
Si les hommes n’étaient pas [enclins à former] une communauté [d’infidèles] nous aurions, pour ceux qui renient le Miséricordieux, couvert leurs maisons de terrasses d’argent et [les aurions pourvues] d’escaliers pour y accéder,
de portes, de lits [de même métal] pour qu’ils puissent s’y étendre
et d’ornements. Mais tout cela n’aurait été qu’une jouissance en ce bas monde. Pour ton Seigneur, la [vraie vie] sera dans l’au-delà pour ceux qui craignent Dieu.
A quiconque s’écarte de la mémoration du Miséricordieux, nous adjoindrons un démon qui sera pour lui un acolyte inséparable.
Les [démons] détournent, en effet, les hommes du droit chemin, lors même que ces derniers se croient dans une bonne direction.
Lorsqu’un tel homme se présentera devant nous il s’écriera [à l’adresse du démon qui lui emboîtera le pas] : « Plût à Dieu que nous fussions séparés par la distance qui sépare l’Orient de l’Occident ! Quel détestable compagnon [tu es] ! »
[Il sera dit à ceux qui se détournent de la révélation] : « Il ne vous servira à rien, en ce jour, d’avoir été injustes. Vous voilà, en vérité, associés dans le supplice ! »
Feras-tu entendre, toi, les sourds et guideras-tu les aveugles et ceux qui sont dans un manifeste égarement ?
Ou bien nous te ferons mourir [avant] de tirer vengeance d’eux,
Ou bien nous te montrerons [de ton vivant] ce dont nous les avons menacés, car nous sommes tout-puissant pour les vaincre.
Attache-toi à ce qui t’a été révélé ! Tu es dans une voie droite !
En vérité [ce Coran] est pour toi et pour ton peuple une mémoration et [à son sujet] vous serez interrogés.
Questionne nos messagers, envoyés [par nous] avant toi, si nous avons institué, en dehors de [nous qui sommes] miséricordieux, des divinités dignes d’être adorées.
Nous envoyâmes Moïse nanti de nos signes auprès de Pharaon et de ses conseillers. Il leur dit : « Je suis le messager du Seigneur des mondes ! »
Lorsqu’il se présenta à eux, avec nos signes, voici qu’ils en rirent.
Chaque signe que nous leur montrions était plus probant que le précédent. [Mais ils n’en furent pas convaincus] et nous les éprouvâmes par le supplice pour qu’ils revinssent à résipiscence.
« O sorcier ! dirent-ils [à Moïse], prie ton Seigneur selon la promesse qu’il t’a faite [d’éloigner de nous le supplice] et nous te suivrons. »
Lorsque nous eûmes écarté d’eux le châtiment, voici qu’ils violèrent leur pacte.
Pharaon en appela à son peuple : « O mon peuple ! s’écria-t-il, le royaume d’Égypte et ses canaux qui coulent à mes pieds ne m’appartiennent-ils plus ? Or ça, ne voyez-vous plus ?
Ne suis-je pas meilleur que ce misérable qui sait à peine s’exprimer ?
Que ne lui a-t-on mis des bracelets d’or ? Pourquoi n’est-il pas venu accompagné d’anges ? »
[Pharaon] égara son peuple. Celui-ci obéit, car c’était un peuple pervers.
Lorsqu’ils nous eurent irrité, nous tirâmes vengeance d’eux en les engloutissant tous.
Nous fîmes d’eux un antécédent et un exemple pour ceux qui vinrent ensuite.
Quand le fils de Marie est proposé en exemple, voici que ton peuple proteste avec véhémence.
Ils demandent : « Lequel vaut mieux de nos dieux ou de lui ? » Ils n’ont songé à cette comparaison que pour [susciter] une polémique, étant des gens chicaniers.
[Jésus] n’est qu’un serviteur que nous avons comblé de nos dons et proposé en modèle aux fils d’Israël.
Si nous voulions, nous mettrions des anges issus de vous à votre place [pour vous] remplacer sur terre.
En vérité [la réapparition de Jésus sur terre] sera le signal de l’Heure. Ne soyez pas sceptiques à ce sujet et suivez-moi ! C’est une voie droite !
Que le démon ne vous en écarte pas ! Il est pour vous un ennemi déclaré !
Lorsque Jésus, porteur des preuves, fut venu, il déclara : « Je vous apporte la sagesse et viens vous éclairer sur quelques-unes des [questions] sur lesquelles vous êtes en désaccord. Craignez Dieu et obéissez-moi !
En vérité, Dieu est mon Seigneur et le vôtre. Adorez-le. C’est une voie droite ! »
Mais les factions juives se disputèrent [à son sujet]. Malheur aux injustes ! Le supplice d’un jour cruel [les attend !]
N’attendent-ils rien d’autre que [de voir] survenir l’Heure à l’improviste et sans qu’ils [le] pressentent ?
Ce jour-là les amis deviendront des ennemis les uns pour les autres, à l’exception de ceux qui craignent [Dieu],
[à qui il sera dit] : « Aujourd’hui, vous ne serez ni effrayés ni attristés ! »
[et à l’exception de ceux] qui auront cru en nos versets et auront été musulmans.
[Il leur sera dit] : « Entrez, vous et vos épouses au paradis, pour être honorés ! »
On fera circuler parmi eux des plats d’or et des coupes [contenant] ce que les âmes désirent et dont les yeux se délectent. Vous y serez pour l’éternité.
Voici le paradis que vous recevez en héritage, en récompense de vos œuvres.
Là il y a pour vous des fruits en abondance dont vous [pourrez] manger
[tandis] que les criminels subiront l’éternel châtiment de la géhenne,
châtiment ininterrompu pour eux, et ils seront dans le désespoir.
Nous ne les aurons pas lésés ; ce sont eux qui auront été des injustes.
« O Mâlik ! s’écrieront-ils, que ton Seigneur nous achève ! — Vous y êtes à demeure ! » répondra-t-il.
[Dieu dira] : « Nous vous avions apporté la vérité, mais la plupart d’entre vous avaient la vérité en aversion. »
Ont-ils décidé quelque chose ? Nous déciderons [nous aussi] !
S’imaginent-ils que nous [ignorons] leur secret et n’entendons pas leurs conciliabules ? Mais si ! Et nos émissaires écrivent devant eux [sans qu’ils s’en aperçoivent].
Dis [aux polythéistes] : « Si Dieu avait un enfant, je serais le premier des adorateurs. »
Gloire au Seigneur des cieux et de la terre, le Seigneur du trône. [Il est au-dessus] de ce qu’on décrit !
Laisse-les s’enfoncer dans l’erreur et se divertir jusqu’à ce qu’ils rencontrent le jour qui leur est promis !
C’est lui qui est Dieu dans le ciel et Dieu sur la terre ! C’est lui le Sage, l’Omniscient !
Béni soit celui à qui appartient le royaume des cieux et de la terre et ce qui est entre eux, qui détient la science de l’Heure et vers qui vous serez ramenés.
Ceux qu’ils invoquent en dehors de lui ne possèdent aucun pouvoir d’intercéder, à l’exception de ceux qui témoignent de la vérité et qui savent.
Si tu demandais [aux idolâtres] qui les a créés, ils répondraient certainement : « C’est Dieu ! » Comment alors [peuvent-] ils se détourner [de lui] ?
[Il a entendu] ces paroles [de son prophète] : « Seigneur, ces gens-là ne croiront pas. »
Détourne-toi [d’eux] en leur disant : « Paix ! » Bientôt ils sauront.
Ḥâ-Mîm (Ḥ. M.).
Et par le livre édifiant !
nous l’avons révélé en une nuit bénie — car nous avertissons —
durant laquelle est décidé tout ordre sage,
[en vertu d’un] commandement émanant de nous. En vérité, nous envoyons [des prophètes]
[à titre] de miséricorde de ton Seigneur qui entend et sait tout,
Seigneur des cieux, de la terre et de ce qui est entre eux. Si seulement vous en étiez convaincus !
Il n’y a d’autre divinité que lui. Il fait vivre et mourir. [Il est] votre Seigneur et le Seigneur de vos premiers ancêtres.
Mais, ces gens-là plongés dans le doute, s’amusent.
Guette donc le jour où le ciel présentera une fumée visible
qui couvrira les hommes. « Voilà un supplice cruel [diront-ils]
Seigneur, éloigne de nous ce châtiment et nous croirons ! »
Comment la mémoire leur revient-elle, alors qu’un messager explicite est venu à eux
et qu’ils lui ont tourné le dos en disant : « C’est un [homme] instruit et fou ! »
Que nous écartions quelque temps de vous le supplice, vous n’en retourneriez pas moins [à l’idolâtrie].
Le jour où nous userons de la grande violence, nous tirerons vengeance.
[Avant ces idolâtres], nous avons déjà éprouvé Pharaon et son peuple. Un noble messager se présenta à eux
[et leur dit] : « Remettez-moi les serviteurs de Dieu ! Je suis pour vous un envoyé digne de confiance !
Ne vous montrez pas insolents envers Dieu, car je vous apporte une preuve édifiante.
Je cherche un refuge auprès de mon Seigneur et du vôtre pour que vous ne me lapidiez pas.
Si vous ne me croyez pas, éloignez-vous de moi ! »
Il invoqua son Seigneur disant : « Ces gens-là sont des criminels ! »
[Le Seigneur lui enjoignit] : « Pars la nuit, avec mes serviteurs ! Vous serez poursuivis !
« Tu laisseras [après votre traversée] la mer apaisée. L’armée [des poursuivants] y sera engloutie. »
...que de jardins et de sources ils laissèrent,
que de champs couverts de cultures ainsi qu’un noble habitat
et un bien-être dans lequel ils vivaient heureux !
Il en fut ainsi et nous donnâmes tous ces biens en héritage à un autre peuple.
Ni le ciel ni la terre ne les pleurèrent ; aucun délai ne leur fut accordé.
Nous délivrâmes ainsi les fils d’Israël de l’avilissante condition
[à laquelle les avait réduits] Pharaon qui était hautain et outrancier.
A bon escient, nous les choisîmes parmi tous les peuples
et leur fournîmes parmi les signes ceux qui impliquaient un enseignement édifiant.
[Les idolâtres de La Mekke] que voici disent :
« Il n’est de mort pour vous que la première. Nous ne serons pas ressuscités !
Ramenez-nous nos ancêtres [qui sont morts déjà], si vous êtes véridiques ! »
Valent-ils mieux que les peuples de Tubba’ et les [peuples] antérieurs que nous avons anéantis en raison de leurs crimes ?
Ce n’est pas pour nous divertir que nous avons créé les cieux, la terre et ce qui est entre eux.
C’est en toute vérité que nous les avons créés, mais la plupart [des hommes] ne savent pas.
Le jour de la décision sera le terme fixé pour [le rendez-vous] de tous,
jour où patron et client ne seront d’aucune utilité l’un pour l’autre et seront privés de tout secours,
exception faite de ceux à qui Dieu aura accordé sa miséricorde, car il est puissant et compatissant.
En vérité az-zaqqûm
sera la nourriture du pécheur.
Tel un métal en fusion, il bouillonnera dans les entrailles,
comme une eau portée à ébullition.
[Il sera dit au sujet du pécheur] : « Empoignez-le et conduisez-le sans ménagement au milieu de la fournaise
et versez sur sa tête, comme supplice, de l’eau bouillante. »
[Et il lui sera dit] : « Goûte, donc, car [c’est bien] toi le puissant, le noble ! »
Voilà, en vérité, ce dont vous doutiez.
Ceux qui craignent Dieu seront [par contre] en une résidence sûre
[comprenant] des vergers et des sources.
Ils porteront des vêtements de satin et de brocart et [seront] les uns en face des autres.
Il en sera ainsi, et nous leur donnerons comme épouses des houris aux grands yeux noirs.
Là, ils [pourront] en toute quiétude solliciter toutes sortes de fruits.
Ils n’y goûteront plus la mort, hormis la première [qu’ils auront connue]. Dieu les aura préservés du supplice de la fournaise,
[à titre] de bienveillance de ton Seigneur [en leur faveur]. Voilà le suprême succès [pour eux].
Nous n’avons facilité [la récitation du Coran] dans ta langue que pour qu’ils réfléchissent.
Attends donc ! Eux aussi attendent.
Ḥ.M.( Ḥâ-Mîm).
La révélation du Coran émane de Dieu tout-puissant et sage par excellence.
En vérité, il y a dans les cieux et la terre des signes pour ceux qui ont la foi.
Dans votre création et celle des bêtes il y a [aussi] des signes pour ceux qui [croient] avec certitude.
De même dans l’alternance de la nuit et du jour, dans ce que Dieu fait descendre du ciel comme subsistance par laquelle il revivifie la terre sèche, dans le déploiement des vents, [il y a] des signes pour des gens qui raisonnent. 
Voilà les versets de Dieu que nous te récitons en toute vérité. A quel entretien et à quels signes ajouteront-ils foi, après ceux de Dieu ?
Malheur à tout imposteur chargé de péchés !
Il entend réciter [à son intention] les versets de Dieu et persiste [néanmoins] dans son dédain, comme s’il ne les avait jamais entendus. Annonce-lui un supplice douloureux.
Retient-il quelques-uns de nos versets, il les tourne en dérision. A ceux-là [est réservé] un châtiment avilissant.
La géhenne est à leurs trousses. Ce qu’ils possèdent ne leur servira à rien, non plus que les patrons qu’ils se sont donnés [comme divinités] en dehors de Dieu. Un terrible châtiment leur [est réservé].
Ce [Coran] est une bonne direction et ceux qui récusent les versets de leur Seigneur auront le supplice d’un châtiment terrible.
[C’est] Dieu qui vous a soumis la mer pour que les vaisseaux y voguent avec sa permission, pour que vous recherchiez [, en vous livrant au commerce, un effet de] sa bienveillance et pour que vous soyez reconnaissants.
Il vous a soumis ce qui est dans les cieux et sur la terre, car tout [procède] de lui. Il y a en cela, certes, des signes pour des gens qui réfléchissent.
[Prophète] ! Dis à ceux qui croient de pardonner à ceux qui n’espèrent rien des journées d’Allah. Il les rétribuera pour ce qu’ils se seront acquis.
Quiconque accomplit une bonne action [le fait] pour lui-même ; quiconque fait le mal [le fait] contre lui-même. Vous serez ramenés vers votre Seigneur !
Nous accordâmes aux fils d’Israël l’Écriture, la sagesse, la prophétie, nous leur procurâmes une nourriture agréable et les préférâmes à [tous] les peuples.
Nous leur fîmes parvenir des preuves de l’ordre. Ils ne furent en désaccord, par suite d’une mutuelle insolence, qu’après avoir reçu la science. Ton Seigneur tranchera, le jour de la résurrection, leur différend.
Nous t’avons, ensuite, placé sur la voie de l’ordre. Suis-la ! Ne suis pas les passions de ceux qui ne savent pas !
Jamais [les ignorants] ne te seront de quelque utilité contre Dieu. Les injustes sont solidaires les uns des autres et Dieu est solidaire des hommes pieux.
Ce [Coran] est [une source] de clarté pour les hommes, une bonne direction et une miséricorde pour des gens qui croient avec certitude.
Ceux qui commettent de mauvaises actions s’imaginent-ils que nous les traiterons dans la vie comme dans la mort, à l’égal de ceux qui croient et font œuvre pie ? Comme ils jugent mal !
Dieu a créé les cieux et la terre en toute vérité, pour que chaque âme soit rétribuée selon ses œuvres ; les [hommes] ne seront nullement lésés.
Que penses-tu de celui qui fait de sa passion une divinité et que Dieu a sciemment égaré, en scellant son ouïe et son cœur, en mettant un bandeau sur sa vue ? Qui donc le guidera après Dieu ? Or ça, ne réfléchirez-vous pas ?
« Il n’y a pour nous, disent-ils, que la vie d’ici-bas. Nous mourons et nous vivons et seul le temps nous fera périr. » Ils n’en savent rien ; ils ne font que conjecturer.
Lorsque nos versets leur sont clairement récités, ils objectent, pour tout argument : « Ramenez-nous nos ancêtres, si vous êtes véridiques ! »
Dis-leur : « Dieu vous donne la vie, puis vous fera mourir, puis vous réunira le jour de la résurrection, sur lequel il n’y a aucun doute. » Mais la plupart des hommes ne savent pas.
A Dieu appartient la royauté des cieux et de la terre et le jour où l’Heure sonnera, ce jour-là les négateurs perdront.
Tu verras alors chaque communauté agenouillée. Chaque communauté sera appelée devant son livre. En ce jour, vous serez rétribués pour ce que vous aurez fait.
Voilà notre livre ! En toute vérité, il se prononcera contre vous, car nous aurons enregistré tous vos actes.
Ceux qui auront cru et fait œuvre pie, leur Seigneur les recevra au sein de sa miséricorde. Voilà le succès éclatant !
Quant aux mécréants [il leur sera dit] : « Nos versets ne vous étaient-ils donc pas récités et ne leur [opposiez]-vous pas votre orgueil ? N’étiez-vous pas des criminels ?
« Ne disiez-vous pas, lorsqu’on affirmait que la promesse de Dieu était vraie, que sur [l’arrivée de] l’Heure il n’y avait aucun doute : “Nous ne savons pas ce qu’est l’Heure. Nous ne faisons que conjecturer. Nous n’en sommes pas certains !”
Alors leur apparaîtra [la laideur] de leurs mauvaises actions et ils seront assaillis par l’objet même de leur persiflage.
Il [leur] sera dit : « Aujourd’hui nous vous oublions comme vous avez [vous-mêmes] oublié la rencontre de votre jour que voici. Votre asile sera le feu et vous n’aurez personne pour vous porter secours.
Cela parce que vous avez pris en moquerie les versets de Dieu, parce que la vie sur terre vous a abusés. » Ce jour-là ils ne seront pas arrachés à l’enfer et ils ne sauront être excusés.
Louange à Dieu, Seigneur des cieux, Seigneur de la terre, Seigneur des mondes !
A lui la grandeur dans les cieux et sur terre. Il est le Tout-Puissant, le Sage par excellence.
Ḥ. M. (Ḥâ-Mîm).
La révélation du Coran [émane] de Dieu tout-puissant et sage par excellence.
Nous n’avons créé les cieux, la terre et ce qui est entre eux qu’en toute vérité et [pour] un terme fixé. [Mais] les mécréants se détournent des avertissements qui leur sont prodigués.
Dis [aux idolâtres] : « Voyez-vous celles que vous invoquez en dehors de Dieu ? Montrez-moi ce qu’elles ont créé de la terre. Auraient-elles une quote-part dans les cieux ? Apportez-moi un livre [qui a pu vous être transmis] avant celui-ci, si vous êtes véridiques ! »
Qui est plus égaré que ceux qui invoquent en dehors de Dieu [des divinités] qui ne les exauceront pas le jour de la résurrection, qui sont indifférentes à leurs invocations,
qui seront pour eux des ennemies, lorsque les hommes seront rassemblés et renieront leur adoration ?
Quand nos versets sont récités clairement à leur intention, les mécréants disent de la vérité qui leur est parvenue : « C’est une magie manifeste ! »
Ou ils disent : « Il l’a inventé ! » Réponds : « Si je l’ai inventé, vous ne disposez d’aucun moyen pour me [protéger] contre Dieu qui connaît bien ce que vous débitez à son sujet et suffit comme témoin entre vous et moi. Il est le Clément, le Compatissant par excellence. »
Dis : « Je ne constitue nullement une innovation parmi les envoyés [de Dieu]. J’ignore ce qui sera fait de moi et de vous. Je ne fais que suivre ce qui m’est révélé et ne suis qu’un avertisseur édifiant. »
Dis : « Que direz-vous si [cette révélation s’avère] venir de Dieu et que vous n’y croyiez pas, qu’un témoin parmi les fils d’Israël en atteste la conformité [au Pentateuque] et y croie pendant que vous, vous le repoussez avec orgueil ? En vérité, Dieu ne guide point les injustes.
Les infidèles disent : « Si [cette révélation] était [en elle-même] un bien, ils ne nous auraient point devancés [pour l’admettre]. » Mais, ne parvenant pas à se diriger selon ce message, ils disent : « C’est une vieille imposture ! »
Antérieurement au Coran [fut révélée] l’Écriture de Moïse, comme guide spirituel et comme miséricorde. Ce livre-ci confirme en langue arabe [le Pentateuque] et est une mise en garde pour les injustes, une bonne nouvelle pour ceux qui font le bien.
Ceux qui disent : « Notre Seigneur est Dieu ! » et agissent avec droiture ne seront ni inquiétés ni attristés.
Ceux-là seront les hôtes éternels du paradis, en récompense de leurs actes.
Nous avons recommandé à l’homme de traiter avec bienveillance son père et sa mère. Sa mère le porte [en son sein] péniblement et péniblement lui donne naissance. Sa gestation et son allaitement durent trente mois. Quand il atteint sa pleine force, à quarante ans, il dit : « Seigneur, fais que je sois reconnaissant [envers toi] pour les bienfaits dont tu nous as comblés mes pères et mères et moi-même, et que je fasse une œuvre agréable pour toi ! Fais que ma postérité soit de moralité saine. Je reviens repentant vers toi et me déclare musulman. »
C’est de ceux-là que nous agréerons les œuvres les plus méritoires en passant outre sur leurs fautes ; [ils seront] parmi les hôtes du paradis en vertu de la promesse véridique qui leur a été faite.
Quant à celui qui, [entendant] son père et sa mère implorer Dieu en sa faveur et dire : « Malheureux, crois ! La promesse de Dieu est vraie », leur répond : « Fi de vous ! [allez-vous] me promettre que je sortirai [de mon tombeau], alors que [tant] de générations sont déjà passées avant moi [sans que personne fût ressuscité] ? Il n’y a là que des fables [remontant] aux anciens ! »
[celui-là sera de] ceux qui auront justifié l’arrêt [de damnation] appliqué à de précédentes communautés parmi les démons et les hommes. Ce seront les perdants.
Chacun d’eux occupera un rang correspondant à ses actes. Dieu les paiera exactement selon leurs œuvres ; ils ne seront point lésés.
Le jour où les mécréants seront exposés au feu, il leur sera dit : « Vous avez dilapidé vos biens précieux en votre vie sur terre et vous en avez joui pleinement. Vous [recevez] aujourd’hui le supplice de l’ignominie pour vous être enflés d’orgueil sur terre et vous être livrés au vice. »
Rappelle le souvenir du contribule des ‘Adites lorsqu’il mit en garde son peuple à Al-’Aḥqâf, après que furent passés des prophètes [qui prêchèrent] avant et après lui : « N’adorez que Dieu ! Je crains pour vous un châtiment immense ! »
« Viens-tu, lui dirent les ‘Adites, nous détourner de nos divinités ? Fais donc arriver ce dont tu nous menaces, si tu es du nombre des véridiques ! »
« Dieu seul, répondit Hûd, en a connaissance ; je vous transmets [un message] dont je suis chargé. Mais je vois [bien] que vous êtes des ignares. »
Lorsqu’ils virent [le châtiment semblable à] un nuage s’approchant de leurs vallées, ils s’écrièrent : « C’est un nuage chargé de pluie pour nous ! » [Il leur fut dit] : « Il n’en est rien ; c’est ce que vous demandiez avec impatience ! un vent chargé d’un supplice douloureux,
détruisant tout [sur son passage], selon la volonté de son Seigneur. » [Le lendemain] matin on ne voyait plus rien sauf [les traces de] leurs demeures. Ainsi nous rétribuons les criminels.
Nous les avions affermis en une position où nous ne vous avons pas placés. Nous leur avions donné l’ouïe, la vue et des cœurs. Mais ni leur ouïe, ni leur vue, ni leurs cœurs ne leur ont servi à quelque chose, ayant nié les signes de Dieu. Ils furent cernés par l’objet même de leurs moqueries.
Nous avons fait périr les cités autour de vous. [Auparavant] nous avions multiplié les signes [à leur intention] afin qu’elles vinssent à résipiscence.
Que n’ont-elles été secourues par ceux qu’elles s’étaient donnés comme divinités [pouvant] les rapprocher [de Dieu] ? Or, elles disparurent et voilà ce que fut leur imposture et ce qu’elles inventaient.
[Souviens-toi] lorsque nous dirigeâmes vers toi une dizaine de génies pour écouter le Coran. Ayant assisté à [sa récitation] ils s’écrièrent : « Silence ! » Lorsqu’elle eut pris fin, ils retournèrent vers leur peuple pour l’avertir.
« O notre peuple ! dirent-ils, nous avons entendu [la récitation] d’une Écriture révélée après Moise, confirmant [les messages] antérieurs. Elle conduit vers la vérité par une voie droite.
O notre peuple ! répondez au prédicateur de Dieu et ayez confiance en lui ! [Dieu] vous pardonnera [une partie] de vos péchés et vous accordera un asile contre un cruel châtiment.
Quiconque refuse de répondre au prédicateur de Dieu, ne réduira pas [Dieu] à l’impuissance sur terre et n’aura d’autres maîtres en dehors de lui. Ceux-là seront dans un égarement manifeste. »
Ne voient-ils pas que Dieu a créé les cieux et la terre sans [ressentir] de fatigue et est capable de rendre la vie aux morts ? Mais si, car il est omnipotent.
Le jour où les mécréants seront exposés au feu [il leur sera dit] : « N’est-ce pas la vérité ? » Ils répondront : « Mais si, par notre Seigneur ! » Dieu dira : « Goûtez le châtiment en punition de votre infidélité ! »
Patiente à l’exemple des hommes résolus parmi les envoyés [de Dieu] et ne cherche pas à hâter [l’arrivée] du châtiment réservé aux [infidèles]. Le jour où ils verront ce qui leur est promis, il leur semblera n’avoir [attendu] qu’une heure. [Voilà un] message ! Qui périra, hormis les pervers ?
Ceux qui ne croient pas et détournent [les gens] du chemin de Dieu, Dieu vouera à l’échec leurs agissements.
Ceux qui ont la foi, accomplissent des œuvres pies et croient à la vérité divine révélée à Muḥammad. Dieu absoudra leurs fautes et améliorera leur sort.
[Il en est ainsi] parce que ceux qui n’ont pas la foi sont dans l’erreur et ceux qui croient sont dans la vérité [émanant] de leur Seigneur. C’est ainsi que Dieu propose leurs exemples aux hommes.
Lorsque vous affronterez les impies [au combat, foncez sur eux et] tranchez-leur le cou jusqu’à la reddition. Enchaînez alors [les captifs] solidement et lorsque la guerre aura pris fin, libérez-les gracieusement ou contre rançon. Tel est [l’ordre de Dieu] qui, s’il voulait, réduirait [ses ennemis] à merci lui-même. Mais il [veut] vous éprouver les uns par les autres et ceux qui auront combattu pour sa cause, il ne leur fera pas perdre [le bénéfice] de leurs actions.
[Dieu] les guidera, améliorera leur sort
et les fera entrer dans le paradis dont il leur aura donné connaissance.
O croyants ! Si vous faites triompher [la cause] de Dieu, il vous fera triompher et raffermira vos pas.
Malheur aux impies ! Dieu vouera à l’échec leurs agissements
en raison delà répulsion [qu’ils éprouvent] à l’endroit de ce que Dieu a révélé. Dieu a [en conséquence] rendu leurs actions vaines.
Or ça, n’ont-ils pas parcouru la terre pour voir ce qu’il est advenu de leurs prédécesseurs ? Dieu les a exterminés. Un sort semblable [est réservé] aux incrédules,
car Dieu est le patron des croyants, tandis que les mécréants n’en ont pas.
Dieu fera, certes, entrer ceux qui croient et font œuvre pie dans les jardins où couleront des ruisseaux. Les mécréants jouissent de [la vie], mangent comme mangent les bestiaux et auront le feu pour asile.
Que de cités plus puissantes que la tienne qui t’a chassé n’avons-nous pas anéanties sans que personne ne leur prêtât secours !
Eh quoi ! celui qui s’appuie sur une preuve [émanant] de son Seigneur est-il comparable à celui dont les mauvaises actions ont été [faussement] enjolivées et à [ceux] qui suivent leurs passions ?
Image du paradis promis à ceux qui craignent Dieu : il y aura là des ruisseaux à l’eau incorruptible, des ruisseaux de lait à la saveur inaltérable, des ruisseaux d’un vin délicieux à boire, des ruisseaux de miel purifié. Ils y trouveront des fruits de toutes sortes et un pardon de leur Seigneur. [Ces bienheureux] seront-ils comparables à ceux qui seront éternellement dans le feu et [à] ceux à qui on fera boire une eau bouillante, qui leur déchirera les entrailles ?
Parmi [les hypocrites] il en est qui t’écoutent et quand ils sortent de chez toi, ils demandent à ceux qui ont reçu la science : « Qu’a-t-il dit tantôt ? » Ceux-là Dieu a scellé leur cœur ; ils suivent leurs passions.
Ceux qui se sont guidés, [Dieu] les guidera mieux encore et leur inspirera la piété.
Qu’attendent [les infidèles], sinon d’être surpris par la brusque arrivée de l’Heure ? Ses indices se sont pourtant manifestés. Comment [pourront]-ils y songer quand elle sera déjà venue ?
Sache donc qu’il n’y a d’autre divinité que Dieu. Implore-[le] de te pardonner ton péché ainsi [que ceux] des croyants et des croyantes. Dieu connaît le lieu de vos activités et celui de votre repos.
Ceux qui croient disent [volontiers] : « Si seulement une sourate était révélée ! » Mais, lorsqu’une sourate explicite où il est question de combat [leur] est révélée, tu vois alors ceux dont le cœur [est atteint] d’une maladie jeter vers toi des regards de moribonds. Il vaut mieux pour eux
obéir et tenir un langage honnête. Quand l’affaire est décidée, il est préférable pour eux d’être sincères envers Dieu.
Ne risqueriez- vous pas, si vous vous détourniez [de ce qui est révélé], de répandre la corruption sur terre et de rompre les liens du sang ? Ce sont ceux-là que Dieu maudit en les frappant de surdité et de cécité.
Ne risqueriez- vous pas, si vous vous détourniez [de ce qui est révélé], de répandre la corruption sur terre et de rompre les liens du sang ? Ce sont ceux-là que Dieu maudit en les frappant de surdité et de cécité.
Eh quoi ! ne méditent-ils pas le Coran ? [Auraient-ils] des cœurs cadenassés ?
Ceux qui sont revenus sur leurs pas après que la bonne direction leur fut clairement apparue, c’est Satan qui les a séduits et leur a dicté [leur conduite].
Car ils ont déclaré à ceux qui ont la révélation de Dieu en aversion : « Nous vous obéirons dans certains cas. » Dieu connaît cependant leurs secrets.
Comment [seront-ils], lorsque les anges, leur ayant ôté la vie, les frapperont sur la face et sur le dos ?
Il en sera ainsi parce que Dieu aura rendu leurs actions vaines pour avoir suivi ce qu’il exècre et pris en haine [ce qui mérite] sa satisfaction.
Ceux dont le cœur est atteint d’une maladie s’imaginent-ils que Dieu ne dévoilera jamais leur haine ?
Or, si nous voulions, nous te ferions voir [ces gens] ; tu les reconnaîtrais alors certainement à leurs traits. En vérité, tu les reconnaîtras au ton sur lequel ils parleront et Dieu sait ce que vous faites.
Nous vous mettons à l’épreuve pour connaître ceux d’entre vous qui luttent [pour notre cause] et se montrent persévérants, et pour distinguer ceux qui sont sincères des hypocrites.
En vérité les infidèles qui se sont détournés de la voie divine, qui ont manifesté de l’hostilité envers le Prophète, après s’être clairement rendu compte de la bonne direction [qui s’offrait à eux], ne nuisent absolument en rien à Dieu qui rendra vains leurs agissements.
O vous qui croyez ! Obéissez à Dieu ! Obéissez à l’envoyé ! Ne rendez pas vos actions vaines !
Ceux qui ne croient pas et détournent [les gens] du chemin de Dieu puis meurent en état d’infidélité, Dieu, en vérité, ne leur pardonnera jamais.
Ne vous montrez pas pusillanimes et ne conviez point [l’ennemi] à la paix, alors que vous avez la supériorité et que Dieu est avec vous ! Jamais il n’amoindrira [le mérite de] vos actions.
La vie d’ici-bas n’est que jeu et distraction. En vérité, si vous croyez et craignez [Dieu], il vous accordera votre rétribution sans vous réclamer vos biens.
S’il vous les réclamait importunément, vous lésineriez ou feriez éclater votre haine.
Vous voici appelés à [supporter] des dépenses pour la cause de Dieu. D’aucuns d’entre vous se montreront avares et on ne l’est qu’à son détriment. Dieu se passe de tout et c’est vous [qui êtes] besogneux. Si vous apostasiez, Dieu vous remplacera par un autre peuple qui ne sera pas pareil à vous.
Nous t’avons, en vérité, assuré une victoire éclatante
afin que Dieu te pardonne tes péchés commis ou à commettre, achève de te combler de ses bienfaits et te dirige dans une voie droite,
et afin de te prêter un puissant secours.
C’est lui qui fait descendre la quiétude dans le cœur des croyants pour doubler [le degré de] leur foi. A Dieu appartiennent les armées des cieux et de la terre ; il est omniscient et sage.
[Il use de cette bienveillance] pour faire entrer les croyants et les croyantes en des jardins ou coulent des ruisseaux, où ils [demeureront] éternellement, leur faire rémission de leurs fautes — cela constitue auprès de Dieu un énorme succès —
et pour châtier les hypocrites, hommes et femmes, les associateurs et les associatrices qui pensent mal de Dieu. Que les vicissitudes du sort [s’abattent] sur eux ! Dieu est courroucé contre eux ! que la malédiction soit sur eux ! Il prépare à [leur intention] la géhenne. Et quel affreux devenir !
A Dieu appartiennent les armées des cieux et de la terre ; il est puissant et sage.
Nous t’avons envoyé comme témoin, annonciateur et avertisseur
afin que les hommes croient en Dieu — et à son envoyé — qu’ils l’assistent, le révèrent et l’exaltent à l’aube et au crépuscule.
Ceux qui te prêtent serment d’allégeance le prêtent plutôt à Dieu. La main de Dieu est au-dessus de leur main. Quiconque viole son serment, le viole plutôt à son désavantage. Quiconque est fidèle à l’engagement qu’il a pris envers Dieu, recevra de celui-ci une immense rétribution.
Ceux des Arabes nomades restés en arrière te disent : « Nos biens et nos familles nous ont retenus. Implore pour nous le pardon [de Dieu] ! » Ils expriment par leurs langues ce qui n’est pas dans leurs cœurs. Dis-[leur] : « Qui donc est, en quoi que ce soit, à même [d’empêcher] Dieu de vous faire du mal ou du bien, s’il le désire ? Mais Dieu est informé de ce que vous faites. »
Vous avez, [contrairement à ce que vous alléguez], pensé que l’envoyé et les croyants ne retourneront jamais plus à leurs foyers et cette pensée vous a paru tellement belle. Vous avez [ainsi] mal pensé de Dieu. Vous êtes des misérables !
Quiconque ne croit pas en Dieu et à son envoyé... Nous avons préparé une fournaise pour les mécréants.
A Dieu appartient la royauté des cieux et de la terre. Il pardonne à qui il veut et châtie qui il veut. Il est [cependant] très clément et très compatissant.
Ceux qui sont restés en arrière diront quand [ils vous verront] faire route pour vous emparer d’un riche butin : « Laissez-nous vous suivre ! » Ils voudraient changer l’arrêt de Dieu. Dis-leur : « Jamais vous ne nous suivrez ! Ainsi en a décidé Dieu antérieurement ! » Ils diront : « Vous nourrissez de la jalousie à notre égard ! » Il n’en est rien, mais ils ne comprennent pas, hormis quelques-uns.
Dis à ceux des Arabes bédouins qui sont restés en arrière : « Vous serez appelés [à combattre] un peuple fort redoutable. Ou [il vous faudra] le combattre ou [il lui faudra] embrasser l’Islâm. Si vous obéissez [et acceptez de lui faire la guerre] vous recevrez de Dieu une belle récompense. Si vous tournez le dos, comme naguère, alors Dieu vous infligera un douloureux châtiment.
Aucun grief n’est à faire à l’aveugle, ni au boiteux, ni au malade [pur non-participation à la guerre]. [En dehors d’eux] quiconque obéit à Dieu et à son envoyé [et acceptera de combattre], Dieu le fera entrer dans les jardins arrosés par des ruisseaux. Mais quiconque refuse le combat, Dieu lui infligera un cruel tourment.
Dieu a été satisfait des croyants lorsqu’ils t’ont prêté serment d’allégeance sous l’arbre. Il a connu ce qui était en leurs cœurs, fait descendre sur eux la quiétude et leur a [promis] en récompense une proche victoire,
ainsi qu’un riche butin dont ils s’empareront ! Dieu est puissant et sage.
Dieu vous promet un riche butin dont vous vous emparerez. Il a hâté celle-ci et vous a épargné les coups que les gens [de La Mekke] pouvaient vous porter, afin que cela fût un signe pour les croyants et [aussi] pour vous diriger dans la voie droite.
[Il vous promet] d’autres [victoires] que vous ne seriez jamais capables de remporter et qui sont en son pouvoir, car il est omnipotent.
Si les mécréants vous avaient déjà livré combat, ils auraient tourné le dos, pour ne retrouver ensuite ni patron ni auxiliaire
selon la loi de Dieu déjà [appliquée] antérieurement et à laquelle tu ne trouveras jamais de changement.
Il vous a épargné, comme à eux-mêmes, les coups que vous pouviez vous porter les uns aux autres, dans le val de La Mekke tout en vous faisant triompher d’eux, Dieu ayant une claire vision de vos actes.
Ce sont ces infidèles qui vous ont empêchés de vous rendre à la Mosquée Sacrée et ont empêché que les offrandes entravées parvinssent à leur lieu d’immolation. N’eussent été les croyants et les croyantes [mêlés aux infidèles] que vous risquiez de piétiner, sans les connaître, vous rendant ainsi coupables d’une action répréhensible, à votre insu, [il eût été permis pour vous de livrer combat à l’ennemi] afin que Dieu reçût qui il veut au sein de sa miséricorde. Si ces [croyants des deux sexes] s’étaient distingués [des infidèles] nous aurions fait subir à ces derniers un cruel supplice.
[Souviens-toi] lorsque les infidèles affichèrent leur sectarisme, le sectarisme du paganisme, que Dieu fit descendre la quiétude sur son envoyé et sur les croyants et leur imposa la parole de piété. Ils en étaient les plus qualifiés et les plus dignes, Dieu étant omniscient.
Dieu a été véridique en la vision [accordée] à son envoyé, en toute vérité : « Vous entrerez, certes, en la Mosquée Sacrée, s’il plaît à Dieu, en toute sécurité, cheveux coupés à ras ou taillés, à l’abri de toute crainte. Dieu savait ce que vous ne saviez pas et vous a préalablement gratifiés d’une victoire moins lointaine.
C’est lui qui a envoyé son messager [pour indiquer] la bonne direction et la religion de la vérité pour la faire prévaloir sur toute [autre] religion. Dieu suffit comme témoin.
Muḥammad, envoyé de Dieu et ceux qui sont avec lui sont durs envers les infidèles et affectueux entre eux. On les voit inclinés et prosternés, désireux d’obtenir la grâce de Dieu et [s’efforçant de] lui plaire. Leurs visages sont marqués par la trace laissée par la prosternation. Telle est l’image donnée d’eux dans la Thora. Dans l’Évangile ils sont comparés à une semence qui, ayant fait sortir ses plumules, les renforce, en sorte qu’elles grossissent, se tiennent sur leurs tiges faisant l’admiration des semeurs. Dieu, par eux, remplit de dépit les infidèles. Il promet à ceux d’entre eux qui croient et font de bonnes œuvres le pardon et une immense rétribution.
O vous qui croyez ! ne devancez pas Dieu et son envoyé [dans vos décisions] ! Craignez Dieu ! Il entend et sait tout.
O vous qui croyez ! n’élevez pas la voix au-dessus de celle du Prophète et ne haussez pas le ton en lui parlant, comme vous le faites entre vous, [de peur] que vos [bonnes] actions ne deviennent vaines, sans que vous vous en doutiez.
Ceux qui parlent à voix basse devant l’envoyé de Dieu sont ceux dont le cœur a été éprouvé par Dieu en vue de la piété, Ils obtiendront le pardon [de leurs fautes] et une immense rétribution.
La plupart de ceux qui t’appellent de l’extérieur de [tes] appartements ne raisonnent pas.
S’ils prenaient patience jusqu’à ce que tu sortes vers eux, cela vaudrait mieux pour eux. Mais Dieu est très clément et très compatissant.
O vous qui croyez ! Si un homme vicieux vous apporte une nouvelle, entourez-vous d’abord de preuves, de crainte défaire du tort à des gens, par ignorance, d’avoir, un [beau] matin, à regretter ce que vous avez fait.
Sachez que si l’envoyé de Dieu, qui est parmi vous, vous obéissait en beaucoup de choses, vous seriez aux prises avec des difficultés. Mais Dieu vous a fait aimer la foi, l’a rendue belle dans vos cœurs, vous a fait détester la mécréance, le vice et la désobéissance. Voilà les bien guidés
par la grâce et la bonté de Dieu, qui est omniscient et sage par excellence !
Si deux groupes de croyants en viennent aux mains, réconciliez-les. Mais si l’un d’eux se livre à des exactions contre l’autre, combattez celui qui a agi injustement jusqu’à ce qu’il s’incline devant l’ordre de Dieu. Dans ce cas, rétablissez entre eux la concorde selon la justice et soyez équitables, car Dieu aime les gens équitables.
Les croyants ne sont rien moins que des frères. Réconciliez donc vos frères [quand ils sont séparés par un différend] et craignez Dieu pour [mériter] sa miséricorde.
Croyants ! Ne vous moquez pas les uns des autres, car il se peut que ceux qui sont tournés en dérision vaillent mieux que les railleurs. Que les femmes ne se moquent pas les unes des autres, car il se peut que celles qui sont tournées en dérision vaillent mieux que les moqueuses. Ne vous calomniez point et ne vous donnez pas de sobriquets les uns aux autres. Quel vilain mot que « perversion », lorsqu’on a déjà la foi. Ceux qui ne se repentent pas sont des injustes.
Croyants ! Abstenez-vous de vous livrer aux conjectures [sur autrui] car il est des suppositions qui sont des péchés. N’espionnez point et ne médisez pas les uns des autres. Lequel d’entre vous voudrait manger la chair de son frère mort ? Non ! vous en auriez horreur ! Craignez Dieu ! Il est très clément et très compatissant !
O hommes ! Nous vous avons créés d’un mâle et d’une femelle ; nous vous avons répartis en peuples et en tribus. Le plus noble d’entre vous auprès de Dieu est le plus pieux. Dieu est omniscient, en vérité, et bien informé. 
Les Arabes bédouins ont dit : « Nous croyons [en Dieu] ! » Dis-leur : « Vous ne croyez pas ! » Dites plutôt : « Nous nous soumettons ! Car la foi n’a pas encore pénétré dans vos cœurs et si vous obéissez à Dieu et à son envoyé, il ne vous lésera en rien dans vos mérites, car il est très clément et très compatissant.
Sont seulement croyants ceux qui croient en Dieu, à son envoyé, qui par la suite ne doutent point, luttent, corps et biens, pour la cause de Dieu. Voilà les véritables [croyants] ! »
Dis [à ces Bédouins] : « Allez-vous apprendre à Dieu votre religion, alors qu’il connaît ce qui est dans les cieux et sur la terre et est omniscient ? »
Ils te rappellent comme une faveur [qu’ils t’auraient faite] leur conversion à l’Islâm. Réponds : « Ne me rappelez point votre conversion à l’Islam [comme un service que vous m’auriez rendu]. C’est, tout au contraire, une faveur dont Dieu vous a comblés en vous dirigeant vers la foi, si [toutefois] vous êtes sincères.
Dieu connaît, certes, le mystère des cieux et de la terre. Il a une claire vision de ce que vous faites. »
Q (Qâf). Par le Coran glorieux... !
Au contraire, ils s’étonnent que l’un d’entre eux soit venu les avertir ! « Voilà bien une chose étrange ! disent les infidèles.
Quoi ? lorsque nous serons morts et réduits en poussière... ? Ce serait revenir de loin ! »
Or, nous savons ce que la terre rongera [de leurs corps] et auprès de nous il y a un livre où tout est conservé.
Mais ils tiennent la vérité qui leur est parvenue pour une imposture. Les voilà bien dans une affaire embrouillée !
Eh quoi ! n’ont-ils pas vu comment nous avons construit et paré le ciel au-dessus de leurs têtes, net de toute fissure ?
Et la terre, nous l’avons étendue [sous leurs pieds] pourvue de montagnes immobiles et y avons fait croître de magnifiques couples [de végétaux]
pour rendre clairvoyant tout serviteur repentant et l’inciter à se souvenir.
[N’ont-ils pas remarqué] que nous faisons descendre du ciel une eau bénie par laquelle nous faisons pousser [des plantes] dans des jardins, et les grains qu’on moissonne
et les palmiers au tronc élancé, portant des régimes [aux dattes] superposées
pour la nourriture de nos serviteurs ? [Par cette eau] nous redonnons la vie à un pays mort [de sécheresse]. Ainsi sera la résurrection.
Déjà avant eux le peuple de Noé, les gens du Rass et les Thamûdites avaient crié au mensonge,
de même que les ‘Adites, Pharaon et les contribules de Loth,
les gens d’al ’Ayka, le peuple de Tubba‘. Chacun [de ces peuples] traita les envoyés [de Dieu] de menteurs. Alors, ma menace dut s’accomplir.
Eh quoi ! Avons-nous été harassés par la première création ? En somme, ils sont dans la confusion [au sujet] d’une création nouvelle.
Nous avons créé l’homme et nous savons ce que son âme lui suggère, [car] nous sommes plus près de lui que sa veine jugulaire.
Deux recueillants étant assis [constamment] à sa droite et à sa gauche pour enregistrer ce qu’il dit et fait.
Il ne prononce pas un mot sans que soit devant lui, tout près, un observateur éprouvé.
L’étourdissement de la mort viendra, [dévoilant] la vérité. Voilà [ô homme] ce dont tu t’écartais !
On soufflera dans la trompe. Voilà le jour de la menace !
Chaque âme viendra, avec un conducteur et un témoin.
[Dieu dira] à l’homme : « Tu ne te souciais guère de [ce que maintenant tu vois]. Nous [le] dévoilons pour toi ! Aujourd’hui ta vue est perçante !
[S’adressant à Dieu] son compagnon dira : « Voici ce qui est tout prêt par devers moi ! »
[Dieu alors ordonnera] : « Jetez dans la géhenne tout mécréant endurci et rebelle,
adversaire acharné du bien, transgresseur et sceptique
qui plaçait une autre divinité à côté de Dieu ! Livrez-les tous deux au dur châtiment ! »
Son mauvais génie s’écriera : « Seigneur, je ne l’ai point suborné, c’était lui qui était dans une aberration extrême ! »
[Dieu dira à l’homme et à son acolyte] : « Ne vous disputez pas en ma présence, car je vous [ai fait connaître] préalablement [ma] menace.
Ce que je vous ai dit ne saurait être modifié devant moi et je n’opprime nullement les serviteurs. »
Le jour où nous demanderons à la géhenne : « Es-tu remplie ? » et qu’elle répondra : « Y en a-t-il encore ? »
[le jour où] le paradis rapproché sera à proximité de ceux qui craignent Dieu,
[il sera dit à ces derniers]: Voilà ce qui vous était promis [ainsi qu’] à tout homme repentant, respectueux [des prescriptions divines]
qui redoute le Miséricordieux en secret et revient à lui d’un cœur contrit.
« Entrez-y en paix ! C’est le jour de l’éternité ! »
Là, ils auront ce qu’ils désireront ; auprès de nous, il y aura davantage encore.
Que de générations plus redoutables n’avons-nous pas fait périr avant eux, qui vainement ont cherché à travers les contrées un refuge pour échapper à notre châtiment.
En vérité, il y a en cela un rappel pour quiconque a un cœur, prête l’oreille et est témoin.
Nous avons créé les cieux, la terre et ce qui est entre eux, en six jours sans éprouver de lassitude.
Supporte aisément ce qu’ils disent et célèbre les louanges de ton Seigneur, avant le lever du soleil et avant son coucher !
Et exalte-le une partie de la nuit, ainsi qu’à la suite de la prosternation.
Prête l’oreille, le jour où le crieur criera d’un endroit proche,
le jour où, en toute vérité, l’on entendra le grand cri ! Ce sera le jour de la résurrection !
En vérité, nous faisons vivre et mourir et vers nous tout fera retour.
Le jour où la terre se fendra, les rejetant rapidement [de ses entrailles, il sera pour nous facile de les rassembler.
Nous savons fort bien ce qu’ils disent et tu n’as pas pour mission d’exercer sur eux une contrainte. Edifie [plutôt] par le Coran celui qui appréhende ma menace.
Par les ouragans
portant une charge,
courant rapidement,
distribuant un ordre,
ce qui vous est promis est véridique
et la rétribution aura lieu —
Par le ciel aux voies [étoilées],
vos opinions sont contradictoires !
Est détourné de lui quiconque a été détourné [de la foi].
Périssent les supputeurs
plongés dans l’insouciance
qui demandent : « Quand viendra le jour de la rétribution ? »
Le jour où, sur le feu, ils seront éprouvés,
[il leur sera dit] : « Subissez votre épreuve ! C’est ce que vous étiez impatients de connaître ! »
Ceux qui craignent Dieu seront, en vérité, dans des jardins et [parmi] des sources.
Ils recevront ce que leur Seigneur leur donnera, car ils auront été, auparavant, hommes de bien
dormant peu, durant la nuit,
implorant le pardon de Dieu à la naissance de l’aube,
[et auront accordé] un droit au mendiant et au déshérité sur leur fortune.
Il y a sur terre des signes pour ceux qui croient [en Dieu] avec certitude
 ainsi qu’en vous-mêmes. Or ça, ne voyez-vous pas clair ?
Il y a dans le ciel votre subsistance ainsi que ce qui vous a été promis,
et par le Seigneur des cieux et de la terre, c’est aussi vrai que [les paroles] que vous prononcez.
Le récit d’Abraham et de ses hôtes honorés t’est-il parvenu ?
Lorsqu’ils furent entrés chez lui et eurent dit : « Paix [avec toi] ! », il leur répondit : « Salut ! Vous êtes [pour moi] des inconnus. »
Il alla discrètement trouver sa femme et revint avec [un rôti de] veau gras
[qu’] il leur présenta en disant : « Voulez-vous manger ? »
Il ressentit quelque frayeur à cause d’eux. « N’aie pas peur ! » lui dirent-ils, et ils lui annoncèrent [la naissance] d’un garçon plein de science.
Et sa femme de crier et de se frapper le visage en disant : « [Mais], je suis une vieille femme stérile !
— C’est ce qu’a dit ton Seigneur ! Il est, en vérité, plein de sagesse et omniscient. »
Abraham demanda : « A quel sujet êtes-vous venus, ô envoyés ?
— Nous sommes envoyés vers un peuple criminel, répondirent-ils,
pour lancer sur lui des blocs d’argile
marqués auprès de ton Seigneur pour ceux qui commettent des excès. »
Nous avons fait sortir [des cités] ceux de leurs habitants qui avaient la foi.
Cependant nous n’y avons trouvé qu’une famille de [croyants] soumis [à Dieu].
En elle, nous avons laissé un signe pour ceux qui redoutent le douloureux supplice
tout comme en Moïse, lorsque nous l’envoyâmes, nanti d’un signe évident, auprès de Pharaon
qui se détourna avec ses soutiens [du message dont il était chargé,] disant : « C’est un sorcier, un fou ! »
Nous le saisîmes, lui et ses armées, et les précipitâmes dans les flots, car il avait commis des actes répréhensibles.
De même que les ‘Adites, lorsque nous déchaînâmes contre eux un cyclone dévastateur
transformant tout sur son passage en poussière.
[Nous avons fait également un exemple] des Thamûdites, lorsqu’il leur fut dit : « Jouissez [des biens de ce monde] encore un temps ! »
Ayant dédaigné l’ordre de leur Seigneur, ils furent saisis par le cataclysme qu’ils voyaient [venir].
Ils ne purent ni se tenir debout, ni se porter secours.
[Il en fut de même du] peuple de Noé, qui antérieurement se montra pervers.
Et le ciel, nous l’avons puissamment édifié et c’est nous qui [lui avons assigné] un immense espace.
Et la terre, nous l’avons étendue [tel un tapis]. Quels excellents niveleurs nous fûmes !
De toute chose nous avons créé un couple afin que vous réfléchissiez.
Fuyez donc vers Dieu ! Je suis pour vous, de sa part, un avertisseur édifiant !
N’associez aucune divinité à Dieu ! Je vous avertis clairement de sa part !
Il en fut ainsi : aucun envoyé ne vint auprès de leurs devanciers sans qu’ils n’eussent dit de lui : « C’est un sorcier ou un fou ! »
Est-ce une recommandation qu’ils se sont transmise ? Non ; mais ce sont des impies.
Tourne-leur le dos, tu n’es nullement à blâmer !
Et rappelle ! Car ce rappel est utile aux croyants.
Je n’ai créé les démons et les hommes que pour m’adorer.
Je n’exige d’eux aucune subsistance ; je n’exige pas qu’ils me nourrissent.
En vérité, c’est Dieu le dispensateur par excellence, doué de force et de fermeté.
En vérité, ceux qui auront commis des injustices, auront une part comparable à celle dévolue à leurs pareils. Qu’ils ne cherchent pas à hâter [le cours des choses] !
Malheur aux infidèles, à cause du jour dont ils sont menacés !
Par le mont !
par le livre tracé
sur un parchemin déployé !
par la maison peuplée !
par la voûte élevée !
par la mer [qui sera] portée à l’ébullition !
le châtiment [qui sera infligé par] ton Seigneur aura certainement lieu !
Nul ne saurait le repousser,
le jour où le ciel décrira un mouvement ondulatoire,
où les montagnes se mettront effectivement en mouvement.
Malheur, ce jour-là, à ceux qui auront nié [Dieu]
[et trouvent présentement] dans les vanités leur divertissement !
Le jour où ils seront brutalement poussés vers le feu de la géhenne,
[il leur sera dit] : « Voici ce que vous traitiez de mensonge !
Est-ce de la magie ou ne voyez-vous pas clair ?
Entrez-y ! Supportez ou ne supportez point, ce sera égal pour vous ! Vous êtes simplement rémunérés pour ce que vous faisiez. »
En vérité, ceux qui craignent Dieu seront dans des jardins et dans la félicité,
se réjouissant de ce que leur Seigneur leur aura donné.
Leur Seigneur les préservera du supplice de la fournaise. [Il leur sera dit] : « Mangez et buvez en toute sérénité, en récompense de vos œuvres,
accoudés sur des trônes rangés! » Nous leur ferons épouser des houris aux grands yeux noirs.
Ceux qui auront cru et seront dans la foi suivis de leur postérité, nous la leur adjoindrons et ne diminuerons en rien le mérite de leurs œuvres, chacun étant hypothéqué par ce qu’il aura acquis.
Nous les pourvoirons abondamment de ce qu’ils désireront en fruits et en viande.
Ils y échangeront une coupe, qui n’inspirera ni vain propos, ni acte répréhensible.
Des éphèbes à leur service circulant autour d’eux : on les prendrait pour des perles dans leur écrin.
S’avançant les uns vers les autres, les [bienheureux] se questionneront.
« Antérieurement, diront-ils, nous vivions dans la crainte au milieu des nôtres.
Dieu s’est montré bienveillant envers nous en nous épargnant le supplice du souffle brûlant.
Antérieurement nous l’invoquions. En vérité, il est plein de bonté et de compassion. »
Prêche, car, par la grâce de ton Seigneur, tu n’es ni un devin ni un possédé !
Ou diront-ils [encore] : « [C’est] un poète ! Attendons son trépas ! »
Dis-leur : « Attendez donc ! Avec vous je serai du nombre de ceux qui attendent ! »
Sont-ce leurs rêves qui leur commandent de telles [allégations] ou sont-ils [tout simplement] des tyrans ?
Disent-ils qu’il a lui-même forgé [le Coran] ? Or, il n’en est nullement ainsi ! Mais ils ne croient pas !
Qu’ils apportent donc une narration pareille à celle-ci, s’ils sont sincères !
Auraient-ils été créés de rien ou sont-ce eux les créateurs ?
Auraient-ils créé les cieux et la terre ? Non, mais ils ne sont pas convaincus [des menaces de Dieu] !
Auraient-ils par devers eux les trésors de ton Seigneur, ou [se prendraient-ils pour] des potentats ?
Auraient-ils une échelle pour entendre [ce qui se passe dans le ciel] ? Que leur écouteur produise [dans ce cas] une preuve manifeste !
[Dieu] aurait-il des filles et vous des fils ?
Leur demanderais-tu un salaire, [en sorte qu’ils se sentiraient] grevés de dettes ?
Auraient-ils [la clef] du mystère pour [le mentionner] par écrit ?
Ourdiraient-ils un stratagème ? [Qu’ils sachent] que ce sont les mécréants qui en seraient victimes !
Auraient-ils une divinité hormis Dieu ? [Non]. Gloire à Dieu ! Il est au-dessus de ce qu’ils lui associent !
Verraient-ils des fragments du ciel s’écrouler, qu’ils diraient : « Ce sont des nuages superposés ! »
Laisse-les donc jusqu’à ce qu’ils parviennent au jour [fixé] pour eux, [jour] où ils seront foudroyés,
où leurs manœuvres ne leur serviront à rien et où ils ne seront pas secourus !
Et en vérité, aux injustes [est réservé] un supplice préalable. Mais la plupart d’entre eux ne raisonnent pas.
Supporte patiemment la décision de ton Seigneur ! Tu es sous nos yeux ! Célèbre les louanges de ton Seigneur, quand tu te lèves !
Glorifie-le une partie de la nuit et au déclin des étoiles.
Par l’étoile à son déclin !
Votre concitoyen ne s’égare et n’erre pas !
Il ne parle pas selon son impulsion !
[Ce qu’il relate] est uniquement une révélation inspirée,
que lui a enseignée un être d’une force prodigieuse,
doué d’énergie, qui se tint en équilibre [devant lui],
alors qu’il était à l’horizon supérieur.
Puis [l’être] s’approcha et demeura suspendu,
à la distance de deux arcs, ou moins.
Dieu révéla ainsi à son serviteur ce qu’il lui révéla.
Le cœur n’a pas menti [en] ce qu’il a vu.
Le prendrez-vous à partie pour ce qu’il voit ?
Et certes, il l’a vu une autre fois
près du lotus de la limite,
non loin de l’asile paradisiaque,
lorsque le lotus fut couvert par ce qui couvre !
Le regard ne dévia point et n’outrepassa point.
Des signes de son Seigneur il vit les plus grands.
Avez-vous vu al-Lât et al-‘Uzza ?
Et aussi la troisième ?
Ainsi le mâle serait pour vous et la femelle pour Dieu ?
Ce serait alors le partage le plus inique !
[En vérité], ce ne sont que des noms que vous-mêmes et vos ancêtres leur avez donnés. Dieu n’a fait descendre aucune preuve à leur sujet. Les idolâtres ne suivent que les conjectures et les passions de leur âme [en les adorant], alors que la bonne direction leur est venue de leur Seigneur.
L’homme a-t-il tout ce qu’il désire ?
A Dieu appartiennent la vie future et la vie présente.
Que d’anges dans les cieux dont l’intercession ne sert à rien, sauf si Dieu permet [d’intercéder] à qui il veut et à son gré.
En vérité, ceux qui ne croient pas à la vie future donnent volontiers aux anges des noms de femmes.
[Pourtant] ils n’en savent rien, ils ne suivent [ce faisant] que des conjectures ; or, la conjecture ne sert à rien contre la vérité.
Laisse donc de côté quiconque s’écarte de notre mémoration et ne s’attache qu’à la vie d’ici-bas !
Voilà la portée de leur savoir, et, en vérité, ton Seigneur connaît parfaitement qui est bien guidé !
A Dieu appartient ce qui est dans les cieux et sur la terre, en sorte qu’il rémunère ceux qui font le mal selon leurs œuvres et accorde la meilleure rétribution à ceux qui font le bien,
s’abstiennent [de commettre] des péchés capitaux et des turpitudes, mis à part les péchés véniels. En vérité, ton Seigneur pardonne largement. Il vous connaissait [aussi] bien en vous tirant de terre [que] lorsque vous étiez encore des fœtus dans les entrailles de vos mères. Ne vantez pas vous-mêmes votre pureté, car il connaît mieux que personne ceux qui le craignent.
As-tu vu celui qui a apostasie,
donné un peu et [finalement] cessé [d’ajouter] ?
Détient-il [la clef] du mystère pour [bien] juger ?
N’aurait-il pas été avisé du contenu des feuilles de Moïse
et d’Abraham — qui tint fidèlement [ses engagements] —
[prescrivant] qu’aucune âme chargée de péchés ne se chargera du faix d’une autre [âme]
[et enseignant] que rien ne revient à l’homme en dehors [du résultat] de son effort,
que [le résultat] de son effort sera jugé,
qu’il sera ensuite généreusement rétribué,
que vers ton Seigneur sera l’aboutissement [de tout]
que c’est lui qui fait rire et pleurer,
que c’est lui qui donne la vie et la mort,
qu’il crée le couple, mâle et femelle,
d’une goutte de sperme quand elle est éjaculée,
qu’à lui incombe l’autre création,
qu’il enrichit et fait acquérir,
qu’il est le maître de Sirius,
qu’il fit périr les premiers ‘Adites
et les Thamûdites jusqu’au dernier
ainsi que le peuple de Noé antérieurement, qui était encore plus injuste et plus impie,
[de même qu’il anéantit] la cité renversée
et l’enveloppa de ce dont il l’enveloppa ?
Lequel des bienfaits de ton Seigneur mettras-tu en doute ?
C’est un avertissement [analogue] aux avertissements anciens.
L’Imminente est imminente.
Nul en dehors de Dieu ne peut la dévoiler.
Êtes-vous étonnés de ces paroles ?
Vous [en] riez et n’[en] pleurez point
dans votre insouciance ?
Prosternez-vous donc devant Dieu et adorez !
L’Heure approche et la lune se fend.
Si les impies voient un signe, ils s’en détournent en disant : « C’est une magie passagère. »
Ils crient au mensonge et suivent leurs impulsions. Or, chaque chose arrivera à son terme.
Il y a dans quelques-unes des nouvelles qui leur sont parvenues des mises en garde
et une haute sagesse ; mais les avertissements sont sans effet [sur eux].
Détourne-toi d’eux le jour où l’appelant les appellera vers une chose horrifiante.
Ils sortiront des tombeaux, les yeux altérés, comme des sauterelles éparpillées.
Ils courront, le cou tendu vers l’appelant en disant : « Voilà un jour difficile ! »
Avant eux le peuple de Noé avait crié au mensonge, accusant notre serviteur d’imposteur et de fou. Il fut mis en garde [par eux, de prêcher].
Noé invoqua son Seigneur [disant] : « Je suis vaincu ! Fais triompher [ta cause] toi-même. »
Nous ouvrîmes les portes du ciel à une eau torrentielle
et de la terre nous fîmes jaillir des sources. L’eau [du ciel] rencontra [l’eau de la terre] suivant un ordre décrété.
Nous portâmes [Noé] sur [un assemblage] de poutres et de chevilles
qui vogua sous notre garde, à titre de récompense pour celui qui avait été renié [par son peuple].
Nous laissâmes [cette arche] comme signe. Est-il quelqu’un qui réfléchisse ?
Tels furent [de ma part] le châtiment et les avertissements.
Certes, nous avons facilité le Coran pour la réflexion. Est-il quelqu’un qui réfléchisse ?
Les ‘Adites crièrent au mensonge. Quels furent [de ma part] le châtiment et les avertissements ?
Nous déchaînâmes contre eux, en un jour néfaste, paraissant interminable, un ouragan mugissant
[qui] arracha les gens comme des souches de palmiers-dattiers déracinés.
Quels furent [de ma part] le châtiment et les avertissements ?
Certes, nous avons facilité le Coran pour la réflexion. Est-il quelqu’un qui réfléchisse ?
Les Thamûdites tinrent [mes] avertissements pour des mensonges.
« Allons-nous suivre, dirent-ils, un seul homme d’entre nous ? Nous serions alors dans l’aberration et la folie !
Quoi ! à lui [seul] parmi nous la révélation aurait été transmise ? C’est un menteur fieffé et insolent ! »
Ils sauront demain, qui est un menteur fieffé et insolent.
[Nous dîmes à Ṣâliḥ] : « Nous allons envoyer la chamelle comme tentation pour eux. Observe-les et sois patient !
« Apprends-leur que l’eau sera en partage entre eux [et la chamelle]. Chacun boira à son tour. »
Ils appelèrent leur contribule. Il s’offrit [pour la besogne] et coupa les jarrets [de la chamelle sacrée].
Quels furent [de ma part] le châtiment et les avertissements ?
Nous fîmes lancer contre eux un terrible cri, un seul, et ils furent pareils aux [ramilles] desséchées d’un enclos.
Nous avons facilité le Coran pour la réflexion. Est-il quelqu’un qui réfléchisse ?
Le peuple de Loth tint nos avertissements pour des mensonges.
Nous avons déchaîné contre lui une tempête de pierres. Seule la famille de Loth fut épargnée par nous, à la fin de la nuit,
par bienveillance de notre part. C’est ainsi que nous récompensons quiconque se montre reconnaissant.
[Loth] avait mis son peuple en garde contre nos représailles ; mais ils mirent les avertissements en doute.
Ils essayèrent de le fléchir au sujet de ses hôtes. Nous frappâmes leurs yeux de cécité. Goûtez mon châtiment et [la suite de] mes avertissements.
Et certes, un matin, un châtiment définitif s’abattit à l’improviste sur eux.
Goûtez donc [de ma part] le châtiment et [la suite] des avertissements !
Nous avons facilité le Coran pour la réflexion. Est-il quelqu’un qui réfléchisse ?
La famille de Pharaon reçut aussi des avertissements.
Or [Pharaon et les siens] les tinrent tous pour des mensonges. Nous les saisîmes en Dieu fort et, en lui-même, tout-puissant.
Vos mécréants, [ô habitants de La Mekke], valent-ils mieux que ces gens-là ? Auriez-vous [à priori été déclarés] innocents dans les Écritures [révélées] ?
Diraient-ils qu’ils sont tous solidaires pour avoir raison [de tout agresseur] ?
Ils seront mis en déroute dans leur totalité et ils fuiront.
Mais l’Heure [est fixée] pour leur rendez-vous et l’Heure sera plus cruelle et plus amère [que la défaite]
Les criminels sont dans l’aberration et la folie.
[Il leur sera dit] le jour où ils seront traînés sur la face vers le feu : « Éprouvez le contact de l’enfer ! »
Nous avons créé toute chose [en lui assignant] son destin.
Notre ordre, en vérité, [pur créer tient en] un mot aussi instantané qu’un clin d’œil.
Nous avons, en vérité, fait périr des hérétiques de votre acabit. Est-il quelqu’un qui s’en souvienne ?
Tout ce qu’ils ont fait est dans les Écritures [révélées].
Tout fait, qu’il soit petit ou grand, est inscrit.
Certes, ceux qui craignent Dieu seront dans des jardins, [au bord] des ruisseaux,
sur un siège de sincérité, auprès d’un roi en lui-même tout-puissant.
Le Tout-Miséricordieux
a enseigné le Coran,
créé l’homme,
lui a appris à s’exprimer clairement.
Le soleil et la lune [gravitent] d’après un calcul.
Les herbes et les arbres se prosternent.
Le ciel, il l’a élevé et il a institué l’équité
[en vous prescrivant] de ne point fausser la balance,
de peser strictement et de ne point [faire] perdre à la pesée.
La terre, il l’a placée pour les créatures.
Il y a des fruits, des palmiers chargés de panicules,
des grains dans leurs balles et des plantes aromatiques.
Lequel des bienfaits de votre Seigneur nierez-vous ?
Il a créé l’homme d’une argile analogue à [celle qui sert en] poterie
et il a créé les démons d’un feu sans fumée.
Lequel des bienfaits de votre Seigneur nierez-vous,
Le Seigneur des deux orients et des deux occidents ?
Lequel des bienfaits de votre Seigneur nierez-vous ?
Il a donné libre cours aux deux mers [pour] se rencontrer.
Entre elles est un isthme, en sorte qu’elles ne se mélangent pas.
Lequel des bienfaits de votre Seigneur nierez-vous ?
De ces deux [mers] proviennent des perles et le corail.
Lequel des bienfaits de votre Seigneur nierez-vous ?
A lui appartiennent les [vaisseaux rapides] qui voguent sur la mer, comparables à des montagnes.
Lequel des bienfaits de votre Seigneur nierez-vous ?
Tout ce qui est sur terre est voué au néant.
[Seul] subsistera le visage de ton Seigneur plein de majesté et de noblesse.
Lequel des bienfaits de votre Seigneur nierez-vous ?
Quiconque est dans les cieux et sur la terre lui adresse des demandes. Chaque jour il est dans une [nouvelle] situation.
Lequel des bienfaits de votre Seigneur nierez-vous ?
Nous aurons à nous consacrer à vous, ô vous [qui êtes sur terre] deux charges !
Lequel des bienfaits de votre Seigneur nierez-vous ?
O peuple des démons et des hommes ! traversez si vous pouvez les espaces célestes et terrestres ! [Mais] vous ne [les] traverseriez qu’avec un pouvoir [émanant de Dieu].
Lequel des bienfaits de votre Seigneur nierez-vous ?
Il sera lancé contre vous un jet de feu et de fumée, et vous ne saurez vous secourir.
Lequel des bienfaits de votre Seigneur nierez-vous ?
Lorsque le ciel devenu comme un cuir écarlate se fendra,
— lequel des bienfaits de votre Seigneur nierez-vous ? —
ce jour-là, ni hommes ni démons ne seront interrogés sur leurs péchés.
Lequel des bienfaits de votre Seigneur nierez-vous ?
Les criminels seront reconnus à leurs traits distinctifs. Ils seront saisis par les toupets et les pieds.
Lequel des bienfaits de votre Seigneur nierez-vous ?
[Il leur sera dit] : « Voici la géhenne que les criminels niaient ! »
Ils circuleront entre elle et une eau chaude parvenue, alors, à la limite de son ébullition.
Lequel des bienfaits de votre Seigneur nierez-vous ?
Deux jardins seront [la récompense] de celui qui aura craint [de se trouver, chargé de péchés], debout [devant] son Seigneur.
Lequel des bienfaits de votre Seigneur nierez-vous ?
[Deux jardins] aux multiples ramures.
Lequel des bienfaits de votre Seigneur nierez-vous ?
Deux sources y couleront.
Lequel des bienfaits de votre Seigneur nierez-vous ?
De tous les fruits il y aura deux espèces.
Lequel des bienfaits de votre Seigneur nierez-vous ?
[Les bienheureux] y reposeront sur des tapis doublés de brocart et les fruits [des deux jardins] seront, pour être cueillis, à leur portée.
Lequel des bienfaits de votre Seigneur nierez-vous ?
Là, il y aura celles dont les regards sont chastes et que ni homme ni démon n’aura touchées avant eux,
— lequel des bienfaits de votre Seigneur nierez-vous ? —
[aussi belles] que l’hyacinthe et le corail.
Lequel des bienfaits de votre Seigneur nierez-vous ?
La récompense du bien est-elle autre chose que le bien ?
Lequel des bienfaits de votre Seigneur nierez-vous ?
En deçà de ces deux jardins il y aura deux [autres] jardins
— lequel des bienfaits de votre Seigneur nierez-vous ? —
[deux jardins] vert sombre
— lequel des bienfaits de votre Seigneur nierez-vous ? —
dans lesquels il y aura deux sources jaillissantes
— lequel des bienfaits de votre Seigneur nierez-vous ? —
des fruits, des palmiers-dattiers et des grenadiers
— lequel des bienfaits de votre Seigneur nierez-vous ? —
[des créatures] vertueuses et belles
— lequel des bienfaits de votre Seigneur nierez-vous ? —
blanches, cloîtrées en des tentes.
Lequel des bienfaits de votre Seigneur nierez-vous ?
Aucun homme ni démon ne les aura auparavant touchées.
Lequel des bienfaits de votre Seigneur nierez-vous ?
Elles seront accoudées à des coussins verts, sur des tapis épais d’une merveilleuse beauté.
Lequel des bienfaits de votre Seigneur nierez-vous ?
Béni soit le nom de ton Seigneur plein de majesté et de noblesse !
Lorsque l’événement se produira,
sa venue ne sera [niée] par aucune âme trompeuse.
Il abaissera les [uns] et élèvera [les] autres.
Lorsque la terre subira de violentes secousses,
que les montagnes seront réduites en miettes
et deviendront une poussière disséminée,
alors vous serez [répartis] en trois catégories :
les gens de la droite... (que sont les gens de la droite ?)
les gens de la gauche... (que sont les gens de la gauche ?)
et les devanciers... les devanciers,
ceux-ci seront les rapprochés [de Dieu],
dans les jardins des délices
— une multitude parmi les premiers
et un petit nombre parmi les derniers — ,
sur des lits somptueux,
ils se reposeront, les uns en face des autres.
Parmi eux circuleront des éphèbes d’éternelle [jeunesse]
avec des calices, des aiguières et une coupe d’une liqueur [provenant] d’une source
qui ne provoquera ni maux de tête, ni étourdissement,
avec des fruits de leur choix
et la chair des oiseaux qu’ils désireront.
[Là, il y aura] des [créatures] aux grands yeux noirs
semblables à des perles en [leur] écrin,
en récompense de leurs œuvres [sur terre].
[Dans ces jardins] ils n’entendront ni parole vaine, ni incrimination,
mais seulement, comme propos : « Paix ! Paix ! »
Et les gens de la droite... (que seront les gens de la droite ?)
Ils seront parmi des lotus sans épines,
et des rangées d’acacias,
[dans] une ombre spacieuse
[près] d’une eau vive ;
[là, ils auront] des fruits à profusion
ni coupés, ni défendus.
[Des créatures prendront place sur] des lits surélevés
Nous les avons formées à la perfection,
et faites vierges
gracieuses et d’égale jeunesse,
pour ceux de la droite ;
une multitude parmi les anciens
et une multitude parmi les derniers venus.
Et les gens de la gauche... (que sont les gens de la gauche ?)
[ils seront] au milieu d’un souffle brûlant et d’une eau bouillante,
à l’ombre d’une fumée noire
[qui ne sera] ni fraîche ni bienfaisante.
Auparavant, ils auront vécu dans le luxe
et persisté dans le grand péché.
« Quand nous serons morts et que nous ne serons que poussière et ossements, serons-nous ressuscités ? auront-ils dit.
Et nos premiers ancêtres [aussi] ? »
Dis-leur : « En vérité, les anciens et les derniers venus
seront réunis au point fixé d’un jour connu.
Et puis, ô égarés qui criez au mensonge,
vous mangerez de l’arbre Zaqqum ;
vous vous en emplirez le ventre ;
et par-dessus, vous boirez de l’eau bouillante
tels des chameaux torturés par la soif. »
Voilà le repas d’accueil [qui leur sera servi] le jour de la rétribution.
[C’est] nous qui vous avons créés ! Que ne tenez-vous pour vrai [ce message] !
Avez-vous remarqué ce que vous éjaculez ?
Est-ce vous qui créez [le sperme] ou en sommes-nous le créateur ?
Nous avons décrété que vous mouriez et nous ne saurions être devancés
pour vous remplacer [après votre trépas] par vos semblables et pour vous faire renaître en ce que vous ne connaissez pas.
Certes, vous connaissez la première création ! Que ne réfléchissez-vous pas !
Avez-vous remarqué ce que vous labourez ?
Est-ce vous qui semez ou bien sommes-nous les semeurs ?
Si nous voulions, nous le ferions sécher sur pied et vous passeriez votre journée à déplorer [ce qui vous serait arrivé, disant] :
« Nous voilà grevés
et exposés aux privations ! »
Avez-vous remarqué l’eau que vous buvez ?
Est-ce vous qui l’avez fait précipiter du nuage chargé de pluie ou nous ?
Nous l’aurions rendue saumâtre, si nous l’avions voulu. Que ne remerciez-vous pas !
Avez-vous remarqué le feu que vous obtenez par frottement ?
Est-ce vous qui avez fait croître l’arbre ou nous ?
Nous en avons fait un souvenir et un [élément] utile pour les créatures.
Exalte le nom de ton Seigneur sublime !
Je ne prendrai pas à témoin les levers et les couchers des étoiles,
ce qui serait un solennel serment, si vous saviez.
En vérité [le Coran] est une noble prédication
[figurant] sur un prototype céleste bien gardé
que seuls les purifiés touchent.
[C’est] une révélation [émanant] du Seigneur des mondes.
Accueillerez-vous mollement ce discours ?
[Est-ce pour] vous une façon de remercier [Dieu] que de tenir [le Coran] pour une imposture
Lorsque le [souffle de la vie] remonte à la gorge [d’un moribond],
sous vos regards ?
et que nous sommes plus proches de lui que vous, sans que vous nous voyiez.
[Pourquoi donc], si vous ne deviez pas être jugés,
et si vous étiez véridiques, ne ramèneriez-vous pas [ce souffle dans le corps du défunt] ?
[Si celui-ci] est du nombre de ceux qui seront rapprochés [du Seigneur],
repos, parfums et jardins [lui seront accordés].
S’il est de ceux de la droite, il sera
[accueilli par ces mots] : « Paix avec toi », de la part des gens de la droite.
Mais s’il est du nombre des négateurs égarés,
il sera plongé dans l’eau bouillante
et précipité dans la fournaise.
Telle est bien l’absolue certitude !
Exalte donc le nom de ton Seigneur sublime !
Tout ce qui est dans les cieux et sur la terre célèbre la gloire de Dieu puissant et sage.
La royauté des cieux et de la terre lui appartient. Il donne la vie et la mort, et est omnipotent.
Il est le premier et le dernier, l’Apparent, le Caché [de tout], et est omniscient.
C’est lui qui a créé les cieux et la terre en six jours et s’est établi sur le trône. Il sait ce qui pénètre dans la terre et ce qui en sort, ce qui descend du ciel et ce qui y monte. Où que vous soyez, il est avec vous et il a de ce que vous faites une claire vision.
La royauté des cieux et de la terre lui appartient et à lui tout est ramené.
Il insère la nuit dans le jour et le jour en la nuit, et connaît bien le secret des cœurs.
Croyez en Dieu et à son envoyé, et dépensez, en œuvres charitables, des biens dont il a fait de vous les bénéficiaires, car ceux qui parmi vous croient et qui dépensent charitablement auront une magnifique rétribution.
Pourquoi ne croirez-vous pas en Dieu et à l’envoyé qui vous appelle à croire en votre Seigneur, qui a pris [acte] de votre engagement si vous êtes [sincères] dans votre foi.
C’est lui qui révèle à son serviteur des versets édifiants pour vous faire sortir des ténèbres vers la lumière car, en vérité, Dieu est envers vous plein d’indulgence et de compassion.
Pourquoi ne supporterez-vous pas des dépenses pour la cause de Dieu alors qu’en héritage les cieux et la terre lui reviennent ? Ne seront pas égaux ceux d’entre vous qui auront supporté des dépenses, combattu [pour la cause de Dieu] avant le succès — ceux-là seront hiérarchiquement d’un rang plus considérable — et ceux qui auront agi de même, [mais] après... Cependant Dieu promet à chacun [d’eux] la meilleure [récompense], car il est bien informé de ce que vous faites.
Quiconque consentira un beau sacrifice à Dieu, celui-ci en doublera le mérite pour lui et lui accordera une généreuse rétribution.
Le jour où l’on verra les croyants et les croyantes rayonnant de lumière grâce à leur foi, [il leur sera dit] : « Bonne nouvelle à vous, en ce jour ! [Voici] pour votre séjour éternel, des jardins où coulent des ruisseaux. C’est là l’immense triomphe ! »
Le jour où les hypocrites hommes et femmes diront à ceux qui auront cru : « Attendez que nous empruntions un peu de votre lumière ! » il leur sera répondu : « Arrière ! cherchez-la [ailleurs s’il est encore temps]. » Une muraille pourvue d’une porte sera dressée entre eux, à l’intérieur il y aura la miséricorde et à l’extérieur, en face, le châtiment.
« N’étions-nous pas avec vous ? » crieront [les hypocrites aux croyants]. « Mais si, répondront [ces derniers]. Seulement vous vous êtes laissé séduire et vous avez [trop] attendu, vous avez douté et nourri de vains espoirs, jusqu’à l’arrivée de l’ordre de Dieu. Vous avez, au sujet de Dieu, été trompés par le séducteur !
Aujourd’hui, aucune rançon ne sera reçue de vous, ni de ceux qui furent incrédules. Votre refuge devait être le feu. Vous y voilà donc ! Et quel affreux devenir [pour vous] ! »
N’est-il pas temps pour ceux qui croient que leurs cœurs deviennent humbles à l’évocation de Dieu et devant ta vérité révélée ? Qu’ils ne soient pas comme ceux qui reçurent l’Écriture auparavant et [trouvèrent] le temps [si] long que leurs cœurs s’endurcirent et que la plupart d’entre eux devinrent pervers.
Sachez que Dieu revivifie la terre morte ! Nous avons clairement exposé les signes afin que vous raisonniez.
Ceux et celles qui font l’aumône et qui consentent des sacrifices à Dieu, celui-ci doublera le mérite pour eux et ils auront une généreuse rétribution.
Ceux qui croient en Dieu et à ses envoyés, ceux-là seront les véridiques et les témoins auprès de leur Seigneur. Ils auront leur rétribution et Leur lumière. Ceux qui auront été incrédules et auront traité nos versets de mensonges, ceux-là seront les hôtes de la fournaise.
Sachez que la vie d’ici-bas n’est que jeu, distraction, [vaine] parure, joute d’orgueil entre vous, jactance à propos des richesses et des enfants ; elle est pareille à une pluie ; la végétation [quelle fait pousser] émerveille les incrédules, puis se fane, jaunit et devient une herbe desséchée. Il y aura dans la vie future un terrible châtiment et aussi pardon et agrément de Dieu. La vie d’ici-bas n’est qu’une illusoire jouissance.
Hâtez-vous d’obtenir un pardon de votre Seigneur et un paradis aussi large que le ciel, préparé pour ceux qui auront cru en Dieu et en ses envoyés. C’est la grâce de Dieu, [grâce] qu’il accorde à qui il veut, et Dieu est détenteur de la grâce immense.
Nulle calamité n’atteint la terre ni vos personnes qui ne soit consignée dans un livre, avant que nous la fassions survenir. En vérité, cela est aisé pour Dieu,
[qui agit ainsi] afin que vous ne vous tourmentiez point au sujet de ce qui vous a échappé et ne vous réjouissiez pas trop de ce qu’il vous accorde. Dieu n’aime pas le superbe plein de gloriole,
[ni] ceux qui lésinent et recommandent l’avarice aux autres. Quiconque tourne le dos [à la charité] [doit savoir que] Dieu se suffit à lui-même et qu’il est digne de louange.
Nous avons envoyé nos messagers porteurs de preuves. [Par leur intermédiaire] nous avons révélé l’Écriture ; nous avons fait descendre la balance pour que les hommes observent l’équité, et le fer — dans lequel il y a une force dangereuse et des avantages pour les hommes — pour que Dieu, dans le mystère, reconnaisse ceux qui défendent [sa cause et celle de] ses prophètes. Dieu est très fort et très puissant.
Nous avons envoyé [aux hommes] Noé et Abraham et confié à leurs descendants la prophétie et l’Écriture. Quelques-uns d’entre ces derniers sont dans la bonne direction ; beaucoup d’entre eux [par contre] sont pervers.
Nous les avons fait suivre de nos [autres] messagers et nous avons fait suivre [leurs] traces à Jésus, fils de Marie, à qui nous avons confié l’Évangile. Nous avons mis dans le cœur de ceux qui le suivirent de la douceur et de la piété — le monachisme qu’ils instaurèrent [eux-mêmes], nous ne leur avions nullement prescrit — uniquement pour plaire à Dieu. Ils n’observaient pas toutefois ce [monachisme] comme il se devait. Nous avons accordé à ceux qui ont cru parmi eux leur rétribution. [Néanmoins] la plupart d’entre eux sont pervers.
O vous qui croyez, craignez Dieu et croyez à son envoyé pour qu’il vous accorde deux parts de sa miséricorde, une lumière grâce à laquelle vous puissiez marcher, et son pardon. Car Dieu est tout-clément et tout-compatissant.
Que les détenteurs de l’Écriture sachent qu’ils ne peuvent rien contre la grâce divine, laquelle est au pouvoir de Dieu, détenteur de la grâce infinie et qui l’accorde à qui il veut.
Dieu a entendu les dires de celle qui discutait avec toi au sujet de son époux et qui se plaignait à Dieu. Il a entendu votre dialogue, étant celui qui entend et voit tout.
Ceux d’entre vous qui répudient leurs femmes en disant : « Tu es aussi interdite désormais pour moi que le dos de ma mère », [doivent convenir] leurs épouses ne sont pas leurs mères, que leurs mères sont celles qui les ont enfantés, qu’ils profèrent des paroles blâmables et fausse, et que Dieu est indulgent et clément.
Il est prescrit, à titre d’exhortation, à ceux qui prononcent la formule « Tu es aussi interdite désormais pour moi que le dos de ma mère », puis reviennent sur ce qu’ils ont dit, de libérer [à titre d’expiation] un esclave avant de toucher [l’épouse répudiée et reprise]. Dieu sait bien ce que vous faites.
A défaut, [il lui est prescrit] un jeûne de deux mois consécutifs, avant de toucher son épouse répudiée, et s’il ne peut s’en acquitter, [il devra] pourvoir à la nourriture de soixante pauvres. Cela [vous est imposé] pour que vous croyiez en Dieu et à son envoyé. Voilà les limites [fixées par] Dieu. Aux incrédules [est réservé] un douloureux châtiment.
Ceux qui s’opposent à Dieu et à son envoyé seront culbutés comme leurs devanciers. Nous avons révélé des versets clairs. Aux incrédules [est réservé] un châtiment avilissant.
Le jour où Dieu les ressuscitera en totalité, il leur fera connaître leurs œuvres. Dieu les aura dénombrées, mais eux les auront oubliées. Dieu est témoin de tout.
Ne vois-tu pas que Dieu sait tout ce qui est dans les cieux et sur la terre ? Nul conciliabule à trois où il ne soit le quatrième, ni à cinq où il ne soit le sixième ; que ce soit à moins ou à plus et en quelque lieu où se trouvent [les participants] il est avec eux. Il leur fera connaître, le jour de la résurrection, leurs œuvres. Dieu est omniscient.
N’as-tu pas remarqué ceux à qui les entretiens clandestins ont été interdits ? Ils ont repris, [malgré] l’interdiction, leurs conciliabules et se concertent [pour] pécher, transgresser et désobéir à l’envoyé [de Dieu]. Quand ils viennent te [voir], ils t’adressent des salutations que Dieu ne t’a point adressées, en se disant en eux-mêmes : « Pourquoi Dieu ne nous châtie-t-il pas pour ce que nous disons ? » La géhenne leur suffira ! Ils y seront précipités ! Quel affreux devenir ?
O croyants, lorsque vous tenez des conciliabules, ne vous concertez pas [pour] pécher, transgresser et désobéir à l’envoyé [de Dieu]. Entretenez-vous du bien, de la crainte de Dieu ! Craignez Dieu devant qui vous serez rassemblés.
Le conciliabule procède de Satan [qui veut] plonger les croyants dans la tristesse, mais qui ne peut leur nuire en rien, sans la permission de Dieu. Que les croyants se fient à Dieu !
O vous qui croyez ! Lorsqu’on vous dit : « Mettez-vous à l’aise dans les assemblées », faites-le, Dieu vous mettra à l’aise au paradis ! Lorsqu’on vous dit : « Retirez-vous ! », faites-le, Dieu élèvera en degrés ceux d’entre vous qui croient et ont reçu la science ! Dieu est bien informé de ce que vous faites.
O vous qui croyez ! Lorsque vous avez un entretien confidentiel avec le Prophète, faites précéder cet entretien d’une aumône. C’est préférable pour vous et plus pur [aussi]. A défaut de moyens, [sachez] que Dieu est tout-clément et tout-compatissant.
Craignez-vous [de tomber dans la misère] en faisant précéder d’un acte de charité votre entretien privé [avec le Prophète] ? Lorsque vous ne le faites pas et que Dieu accueille votre repentir, [du moins] accomplissez la prière, libérez-vous de l’aumône légale et obéissez à Dieu et à son envoyé. Dieu est bien informé de ce que vous faites.
N’as-tu point vu ceux qui ont pris pour patrons des gens contre lesquels Dieu s’est courroucé et qui ne sont ni des vôtres, ni des leurs ? Ils jurent mensongèrement et ils le savent.
Dieu a préparé un supplice terrible pour eux, car ce qu’ils ont fait est laid.
Ils prennent leurs serments comme boucliers et se détournent du chemin de Dieu. Un châtiment avilissant [les attend].
Jamais leurs biens, ni leurs enfants ne leur seront de quelque utilité contre Dieu. Ces gens-là seront les hôtes du feu pour un séjour éternel !
Le jour où Dieu les ressuscitera tous, ils lui feront le même serment qu’à vous, s’imaginant [s’appuyer ainsi] sur quelque chose. Or ça, ne sont-ils point des imposteurs ?
Le diable s’étant emparé d’eux leur a fait perdre le souvenir de Dieu. Ces gens-là [forment] sa faction. Or ça, les suppôts de Satan ne sont-ils pas perdants ?
Ceux qui s’opposent à Dieu et à son envoyé seront, certes, parmi les plus méprisables.
Dieu [a décidé par] écrit : « Certes, je triompherai, moi et mes envoyés ! » En vérité, Dieu est très fort et très puissant.
Tu ne trouveras point de gens croyant en Dieu et au jour dernier, se liant d’amitié avec ceux qui sont hostiles à Dieu et à son envoyé, fussent-ils leurs pères, leurs fils, leurs frères ou [de] leur clan. Au cœur de tels croyants Dieu a imprimé la foi et il les a fortifiés d’un esprit émanant de lui. Il les introduira en des jardins sillonnés de ruisseaux pour un séjour éternel. Dieu sera satisfait d’eux et ils seront satisfaits de lui. Ceux-là [forment] le parti de Dieu. Or ça, le parti de Dieu n’est-il point [celui de] ceux qui réussissent ?
Ce qui est dans les cieux et sur la terre glorifie Dieu, le Puissant, le Sage.
C’est lui qui a expulsé de leur habitat les incrédules parmi les détenteurs de l’Écriture, lors du premier rassemblement. Vous ne pensiez pas qu’ils sortiraient et eux, [de leur côté], pensaient que leurs forteresses les protégeraient contre Dieu qui les atteignit [néanmoins] par où ils ne s’attendaient pas. Il jeta l’effroi en leur cœur [si bien] qu’ils démolirent avec le concours des croyants leurs demeures de leurs propres mains. Tirez-en une leçon, ô vous qui avez des yeux pour voir.
Si Dieu n’avait pas prescrit à leur encontre le bannissement, il les aurait suppliciés en la présente vie. Le châtiment du feu leur est [néanmoins] réservé en la vie future
et ce pour avoir rompu avec Dieu et son envoyé, car quiconque rompt avec Dieu [ne doit pas ignorer que] Dieu est, en vérité, sévère dans ses sanctions.
Les palmiers-dattiers que vous avez coupés et ceux que vous avez laissés sur pied [le furent] par la permission de Dieu et en raison de la sanction que méritaient les pervers.
Les prises de guerre que Dieu a accordées à son envoyé, à leurs dépens, vous n’avez [pour les acquérir] engagé ni chevaux ni chameaux. Mais Dieu permet à son envoyé de dominer qui il veut. Il est omnipotent.
Ce que Dieu a accordé à son envoyé comme prises de guerre faites aux dépens des habitants des cités appartient à Dieu et à son envoyé, aux proches de celui-ci, aux orphelins, aux voyageurs [besogneux], afin [que le butin] ne soit pas exclusivement dévolu aux riches d’entre vous ; ce que l’envoyé [de Dieu] vous donne, prenez-le ! Ce qu’il vous interdit, interdisez-le-vous ! Craignez Dieu, car il est redoutable dans ses sanctions.
[Il appartient également] aux émigrés pauvres qui ont été expulsés de leur habitat, [dépouillés] de leurs biens, en recherchant la grâce et la satisfaction de Dieu, le triomphe de sa cause et celle de son envoyé - ceux-là sont véridiques ! — ,
[à] ceux qui, avant eux, se sont installés dans le pays et dans la foi, qui aiment ceux qui se sont réfugiés chez eux, qui ne ressentent aucune envie contre ce qui est octroyé à ces derniers. Ils les préfèrent à eux-mêmes, même s’il y a pénurie — ceux qui se défendront ainsi contre la ladrerie, prospéreront —
[enfin à] ceux qui sont venus [à Médine] après eux, en disant : « Seigneur ! pardonne-nous ainsi qu’à nos frères qui nous ont devancés dans la foi. Ne mets en nos cœurs aucune rancune contre ceux qui ont cru avant nous ! Seigneur ! Tu es bienveillant et compatissant ! »
N’as-tu point vu les hypocrites dire à leurs amis mécréants, parmi les détenteurs de l’Écriture : « Si vous êtes chassés, nous partirons avec vous. Jamais nous n’obéirons à quelqu’un contre vous. Si vous êtes attaqués, nous serons à vos côtés. » Dieu est cependant témoin de leurs mensonges !
Si [ces détenteurs de l’Écriture] sont expulsés, les [hypocrites] ne partiront nullement avec. S’ils sont attaqués, ils ne seront pas à leurs côtés et s’ils leur prêtent main-forte, ils seront mis en déroute. [En tout état de cause] ils ne seront pas victorieux.
Vous leur inspirez plus de terreur que Dieu [lui-même], car ils ne comprennent pas.
Ils ne vous combattront ensemble qu’[à l’abri] des places fortes ou derrière des murailles. Leurs dissensions internes sont extrêmes. On les croirait unis, mais leurs cœurs sont divisés et il en est ainsi parce que ces gens-là ne raisonnent pas.
Ils sont pareils à leurs prédécesseurs immédiats qui eurent à goûter les conséquences amères de leur comportement et qui subiront un douloureux châtiment [dans la vie future].
Ils ressemblent à Satan quand il incite l’homme à la mécréance. Lorsque celui-ci devient mécréant, Satan lui déclare : « Je suis irresponsable de toi ! Je crains Dieu, maître des mondes ! »
Ils sont tous deux, en conséquence, voués au feu pour l’éternité et telle est la rétribution des injustes.
O vous qui croyez, craignez Dieu ! Que chaque âme songe à ce qu’elle a avancé ! Craignez Dieu, car il est bien informé de ce que vous faites !
Ne soyez pas comme ceux qui oublient Dieu et à qui Dieu [inflige] l’oubli d’eux-mêmes ! Ceux-là sont des pervers !
Les hôtes de l’enfer n’égalent pas ceux du paradis. Les hôtes du paradis sont les vainqueurs.
Si nous avions fait descendre ce Coran sur une montagne, on la verrait s’abaisser et se fendre par crainte de Dieu. De tels exemples, nous les proposons aux hommes pour qu’ils réfléchissent.
[C’est] lui, Dieu, en dehors de qui il n’y a point de divinité, le Connaisseur du mystère du monde et de ce [dont les hommes] peuvent témoigner, le Tout-Miséricordieux, le Tout-Compatissant.
[C’est] lui, Dieu, en dehors de qui il n’y a point de divinité, le Souverain, le Très-Haut, le Salut, l’Apaisant, le Vigilant, le Puissant, le Contraignant, le Superbe. Gloire à Dieu ! [Il est au-dessus] de ce qu’on lui associe !
[C’est] lui, Dieu, le Créateur, le Novateur, le Façonneur. Il a les plus beaux noms. Ce qui est dans les cieux et sur la terre le glorifie. Il est le Tout-Puissant, le Sage par excellence.
O vous qui croyez, ne vous liez point avec vos ennemis et les miens en leur donnant des marques d’amitié, alors qu’ils ont renié la vérité qui vous est parvenue en expulsant l’envoyé [de Dieu] et vous-mêmes pour avoir cru en Dieu, votre Seigneur. Si vous entreprenez une campagne pour défendre ma cause et m’être agréables, leur témoignerez-vous une amitié secrète, alors que je connais bien vos pensées intimes et ce que vous divulguez ? Quiconque d’entre vous fait cela s’égare loin du droit chemin.
S’ils vous rencontrent [quelque part], ils [vous prouveront] qu’ils sont vos ennemis ; ils porteront la main sur vous et leurs langues ne vous ménageront pas. Ils aimeraient bien que vous deveniez infidèles.
Ni vos proches ni vos enfants ne vous seront utiles le jour de la résurrection. [Dieu] vous départagera, ayant une claire vision de ce que vous faites.
Vous avez un beau modèle en Abraham et en ceux qui étaient avec lui, lorsqu’ils dirent à leur peuple : « Nous nous désolidarisons de vous et de ce que vous adorez en dehors de Dieu. Nous vous renions. Entre vous et nous, l’inimitié et la haine sont à jamais déclarées jusqu’à ce que vous croyiez en Dieu seul » — exception faite de la parole d’Abraham lorsqu’il dit à son père : « J’implorerai le pardon de Dieu en ta faveur, ne pouvant rien d’autre pour toi auprès de lui » — « Seigneur, en toi nous mettons notre confiance, à toi nous revenons repentants, vers toi est le devenir.
Seigneur, ne nous éprouve pas par les coups des infidèles ! Pardonne-nous, Seigneur, tu es le Puissant, le Sage ! »
Vous avez en eux un beau modèle à l’intention de celui qui espère en Dieu et au jour dernier. Mais que celui qui se détourne [de la voie de Dieu sache] que Dieu se suffit à lui-même et est digne de louange.
Il se peut que Dieu établisse [des liens] d’amitié entre vous et ceux avec qui vous avez rompu parmi eux. Dieu est omnipotent. Dieu est clément et compatissant.
Dieu ne vous interdit pas d’être bons et équitables envers ceux [des mécréants] qui ne vous ont pas combattus pour votre religion et ne vous ont pas chassés de votre pays. En vérité, Dieu aime ceux qui sont équitables.
Dieu vous interdit seulement de vous lier d’amitié avec ceux des infidèles qui vous ont combattus pour votre religion, chassés de votre pays, et ont participé à votre expulsion. Ceux qui se lient d’amitié avec ces derniers sont des injustes.
O vous qui croyez ! Quand des croyantes qui émigrent viennent chez vous, mettez-les à l’épreuve. Dieu est mieux informé [que vous] de leur foi. Si vous constatez qu’elles sont [sincèrement] croyantes, ne les renvoyez pas aux infidèles. Elles ne sont pas licites [en tant qu’épouses] pour eux et eux non plus ne sont pas licites [en tant qu’époux] pour elles. Rendez aux infidèles ce qu’ils ont dépensé pour les épouser et vous n’encourrez aucun grief si vous les épousez, moyennant remise à elles de leur douaire. Par contre, ne retenez pas, par les liens du mariage, les mécréantes ! Réclamez ce que vous avez dépensé [pour vous unir à elles] et que les infidèles réclament ce qu’ils ont dépensé [pour la même raison]. Telle est la sentence de Dieu qui arbitre vos conflits et est omniscient et sage.
Si quelqu’une de vos épouses passe aux impies et que vous preniez votre revanche sur ces derniers, dédommagez celui dont l’épouse s’est enfuie de l’équivalent des dépenses qu’il a supportées [pour l’épouser]. Craignez Dieu en qui vous avez placé votre foi.
Prophète, lorsque les croyantes viennent te prêter serment d’allégeance [et jurent] qu’elles n’associeront rien à Dieu, quelles ne commettront ni vol, ni adultère, ni infanticide, ni infamie forgée de leurs mains et de leurs pieds, et qu’elles ne te désobéiront pas en ce qui est réputé convenable, prends-en acte et implore le pardon de Dieu en leur faveur, car Dieu est tout-clément et tout-compatissant.
O croyants, ne vous liez point avec des gens contre lesquels Dieu est irrité, qui désespèrent de la vie future comme désespèrent les mécréants de [revoir] ceux qui sont dans les sépultures.
Ce qui est dans les cieux et sur la terre glorifie Dieu, le Puissant, le Sage.
O vous qui croyez, pourquoi dites-vous ce que vous ne faites pas ?
Dieu exècre souverainement que vous disiez ce que vous ne faites pas.
Il aime plutôt ceux qui combattent pour sa cause en rangs serrés, tel un édifice scellé de plomb.
[Évoque] Moïse, quand il dit à son peuple : « O mon peuple ! Pourquoi me maltraitez-vous, sachant que je suis envoyé par Dieu auprès de vous ? » Lorsqu’ils dévièrent, Dieu fit dévier leurs cœurs, car il ne guide point les pervers.
[Évoque] Jésus, fils de Marie, quand il dit aux fils d’Israël : « Je suis l’envoyé de Dieu auprès de vous [venant] confirmer ce qui, de la Thora, est antérieur à moi et annoncer un messager qui viendra après moi, dont le nom sera le Très-Glorieux. » Or, lorsque [Jésus] leur eut fourni les preuves, [les fils d’Israël] s’écrièrent : « C’est manifestement de la magie ! »
Qui est plus injuste que celui qui attribue des mensonges à Dieu, alors qu’il est appelé à l’Islâm ? Dieu ne guide point les peuples injustes.
Ils veulent éteindre la lumière de Dieu par [ce qu’expriment] leurs bouches, mais Dieu parachèvera sa lumière, quelle que soit l’aversion des infidèles.
C’est lui qui a envoyé son messager pour [indiquer] la bonne direction, [transmettre] la religion de la vérité et la faire triompher sur tous les cultes, quelle que soit l’aversion des polythéistes.
O vous qui croyez ! Vous mettrai-je sur la voie d’un négoce qui vous préservera d’un châtiment cruel ?
Vous croirez en Dieu et à son envoyé, et vous lutterez pour la cause de Dieu [au prix] de vos biens et de vos personnes ! Cela vaudra mieux pour vous, si vous savez !
[En échange] Dieu vous pardonnera vos péchés et vous introduira dans des jardins sillonnés de ruisseaux et en des demeures agréables dans les jardins d’Éden — ce sera [pour vous] un suprême succès — ,
plus autre chose que vous aimez : un secours émanant de Dieu et une prochaine victoire. Annonce [cela] aux croyants !
Croyants ! Soyez les auxiliaires de Dieu, comme dit Jésus, fils de Marie, aux disciples : « Qui seront mes auxiliaires [dans la voie] de Dieu ? — Nous sommes les auxiliaires de Dieu », répondirent les disciples. Un groupe parmi les fils d’Israël crut et un autre groupe renia. Nous soutînmes le premier contre ses ennemis et ils ont remporté la victoire.
Ce qui est dans les cieux et sur la terre glorifie Dieu, le Souverain, le Très-Saint, le Puissant, le Sage.
C’est lui qui a envoyé chez les incultes un prophète issu d’eux qui leur récite ses versets, les purifie, leur enseigne le livre et la sagesse bien qu’ils aient été antérieurement dans une évidente aberration.
[Il l’a aussi envoyé] à d’autres parmi ceux qui ne les ont pas encore rejoints et c’est lui le Puissant, le Sage.
Telle est la grâce de Dieu ; il l’accorde à qui il veut, car il est le détenteur de la grâce immense.
Ceux qui ont été chargés de la Thora et qui ne l’appliquent plus sont pareils à des ânes qui portent des livres. Quel détestable exemple [que celui donné] par ceux qui traitent de mensonges les versets de Dieu ! Dieu ne guide pas les gens injustes !
[Prophète], dis : « O vous qui professez le judaïsme ! Si vous prétendez que vous êtes les alliés de Dieu à l’exclusion des autres hommes, souhaitez donc mourir, si vous êtes véridiques. »
Or, ils ne le souhaitent jamais, à cause de ce que leurs mains ont perpétré, et Dieu connaît bien les injustes.
[Prophète], dis : « La mort que vous fuyez vous rencontrera et vous serez ensuite ramenés vers celui qui connaît le mystère du monde et ce dont on peut témoigner. Il vous avisera alors de ce que vous faisiez. »
O vous qui croyez, quand l’appel à l’office du vendredi est fait, accourez à la mémoration de Dieu et laissez le négoce. Cela vaudra mieux pour vous, si vous savez !
Lorsque l’office est terminé, dispersez-vous. Recherchez [en participant à l’office un peu] de la grâce de Dieu ! Souvenez-vous fréquemment de lui pour que vous prospériez.
Lorsqu’ils voient un trafic ou un divertissement, ils se hâtent d’aller [pour y prendre part], en t’abandonnant debout [célébrant l’office à la mosquée]. Dis-leur : « Ce qui est auprès de Dieu vaut mieux que les divertissements et le négoce, car Dieu est le meilleur dispensateur [de richesses]. » 
Lorsque les hypocrites viennent à toi, ils déclarent : « Nous témoignons que tu es, en vérité, l’envoyé de Dieu, que Dieu sait que tu es, en vérité, son envoyé ! » [Mais] Dieu atteste que les hypocrites sont, en vérité, des menteurs.
Ils prennent leurs serments pour un bouclier et s’écartent du chemin de Dieu. Que ce qu’ils font est détestable, en vérité !
Ils ont, en effet, cru puis apostasié. Leurs cœurs ont été scellés et ils ne comprennent plus rien.
Lorsqu’on les voit, on admire leur corpulence. S’ils parlent, on les écoute. Ils sont, [en réalité], comme des bûches appuyées [contre des murs]. Ils s’imaginent que chaque cri est [adressé] à eux. L’ennemi, ce sont eux. Prends-y garde ! Dieu les combatte ! Comme ils s’écartent [de la voie de Dieu] !
Lorsqu’on leur dit : « Venez, l’envoyé de Dieu implorera le pardon de Dieu en votre faveur ! », ils détournent la tête et on les voit s’éloigner bouffis d’orgueil.
Il est égal que tu implores le pardon de Dieu pour eux ou non ; jamais Dieu ne leur pardonnera, car en vérité, il ne guide pas les pervers.
Ce sont eux qui disent : « Ne dépensez pas pour entretenir ceux qui [vivent] auprès de l’envoyé de Dieu afin qu’ils se dispersent ! » A Dieu appartiennent les trésors des cieux et de la terre, mais les hypocrites ne comprennent pas.
Ils disent : « Certes, si nous retournons à Médine ; le plus fort en expulsera le plus humble. » A Dieu appartient la [vraie] puissance, à son envoyé et aux croyants ; mais les hypocrites ne le savent pas.
O vous qui croyez ! Que ni vos biens ni vos enfants ne vous distraient du souvenir de Dieu. Ceux qui font cela seront, certes, les perdants.
Dépensez [en œuvres charitables] des biens dont nous vous avons gratifiés avant que la mort ne vienne surprendre chacun de vous et qu’alors celui-ci dise : « Seigneur, que ne reportes-tu [ma mort] à un prochain terme pour que je fasse l’aumône et sois parmi les gens de bien ! »
Or Dieu n’accorde jamais de délai à une âme, quand le terme de sa mort vient. Dieu est bien informé de ce que vous faites.
Ce qui est dans les cieux et sur la terre glorifie Dieu. A lui la royauté et la louange ! Il est omnipotent.
C’est lui qui vous a créés. [Il y a] parmi vous le mécréant et le croyant. Dieu connaît bien vos agissements.
Il a créé les cieux et la terre en toute vérité ; il vous a dotés d’une belle forme et le devenir est vers lui.
Il sait ce qui est dans les cieux et sur la terre, ce que vous dissimulez et ce que vous divulguez. Dieu connaît bien le contenu des cœurs.
La nouvelle [relative] à ceux qui furent antérieurement incrédules et subirent les conséquences de leur comportement ne vous est-elle [donc] pas parvenue ? Une douloureuse tourmente leur est réservée.
Les messagers de Dieu qui leur étaient envoyés leur fournissaient des preuves, [mais] ils disaient : « Des mortels [comme nous] peuvent-ils nous guider ? » Aussi furent-ils incrédules et se détournèrent-ils [de la voie de Dieu]. Dieu se passa [d’eux], car Dieu se suffit à lui-même et est digne de louange.
Les incrédules prétendent qu’ils ne seront jamais ressuscités. Dis-leur : Mais si, par mon Seigneur ! Vous serez ressuscités certainement et certainement vous serez avisés de ce que vous aurez fait ! Cela sera aisé pour Dieu ! »
Croyez donc en Dieu et à son envoyé, à la lumière qu’il a fait descendre ! De ce que vous faites, Dieu est parfaitement informé !
Le jour où il vous rassemblera pour la réunion générale, ce jour-là sera celui de la duperie réciproque. Dieu effacera les mauvaises actions de quiconque aura accompli une œuvre pie et l’introduira dans les jardins arrosés par des ruisseaux, [où il séjournera] toujours, pour l’éternité. Ce sera [pour lui] le triomphe éclatant !
Ceux qui ne croient pas et tiennent nos versets pour mensongers, ceux-là seront les hôtes de l’enfer. [Ils y] séjourneront éternellement et quel affreux devenir [pour eux] !
Aucune catastrophe n’atteint [l’homme] sans la permission de Dieu. Dieu dirige le cœur de quiconque croit en lui. Il est omniscient.
Obéissez à Dieu ! Obéissez à son envoyé ! Si vous vous en détournez, il n’incombe à notre envoyé que la transmission explicite [de ce que nous lui révélons].
Dieu ! nulle divinité en dehors de lui ! Que les croyants s’en remettent à lui !
O vous qui croyez, vous avez un ennemi en certaines de vos épouses et [en certains] de vos enfants. Méfiez-vous d’eux ! [Mais] si vous êtes indulgents, passez outre et pardonnez. [Sachez] que Dieu est en vérité tout-clément et tout-compatissant.
Vos biens et vos enfants ne sont qu’une tentation [à laquelle vous êtes exposés] ! Mais auprès de Dieu [il y a] une magnifique rétribution.
Craignez Dieu, selon vos capacités ! Écoutez, obéissez, dépensez de votre bien pour vous-mêmes ! Ceux qui se prémunissent contre ta ladrerie sont ceux qui prospéreront.
Si vous vous imposez un beau sacrifice pour Dieu, il en doublera le mérite et vous pardonnera [vos péchés]. Dieu est digne de reconnaissance et est longanime.
Il connaît le mystère du monde et ce dont les hommes peuvent témoigner. [Il est] le Puissant, le Sage.
Prophète ! Quand vous répudiez vos femmes, répudiez-les au terme de leur délai d’attente légale. Comptez [le nombre de jours de] ce délai. Craignez Dieu, votre maître ! Ne les faites pas sortir et qu’elles ne sortent de leurs demeures qu’[en cas] de turpitude manifeste commise par elles ! Telles sont les normes fixées par Dieu et quiconque transgresse les normes divines agit injustement envers lui-même. Tu ne sais pas si, d’ici là, Dieu ne suscitera pas un imprévu.
Au terme de ce délai [d’attente], maintenez-les [sous le toit conjugal] d’une manière convenable ou séparez-vous d’elles d’une manière convenable ! Prenez à témoin deux hommes-équitables [choisis] parmi vous [à cet effet]. Acquittez-vous du témoignage envers Dieu ! Voilà une exhortation à l’intention de celui qui croit en Dieu et au jour dernier ! Dieu conduira celui qui le craint vers une [heureuse] issue
et lui procurera sa subsistance par une voie sur laquelle il ne comptait pas. Dieu suffira à quiconque s’en remet à lui. Dieu atteint ce qu’il se propose. Il a fixé pour chaque chose une mesure.
Le délai d’attente pour celles de vos femmes qui sont à la ménopause et au sujet desquelles vous éprouvez quelque doute est de trois mois. [Même délai pour] celles qui n’ont pas encore leurs menstrues. Pour celles qui sont enceintes, leur délai d’attente prendra fin à leur accouchement. Dieu allégera le sort de quiconque est pieux.
Voilà le commandement de Dieu ! Il le révèle pour vous, efface les mauvaises actions et accorde une rétribution considérable à quiconque le craint.
Logez [les femmes répudiées, pendant leur délai d’attente,] là où vous logez vous-mêmes, selon vos moyens. Ne cherchez point à leur nuire en leur imposant de vivre à l’étroit. Si elles sont enceintes, pourvoyez à leurs besoins jusqu’à leur délivrance. Si elles allaitent un enfant né de vous, acquittez-vous de la pension qui leur est due et concertez-vous à ce sujet d’une manière honnête. En cas de difficulté, prenez une nourrice pour l’enfant, [à votre charge].
Que celui qui est dans l’aisance dépense [à cet effet] selon sa situation et que celui qui dispose de moyens limités dépense [néanmoins pour l’allaitement de son enfant] de ce que Dieu lui a accordé. Dieu n’impose à l’âme que selon ce qu’il lui a accordé : Il fait succéder l’aisance à la gêne.
Que de cités dédaignèrent l’ordre de leur Seigneur et ses envoyés ! Nous leur fîmes rendre un compte sévère [de leur comportement] et leur infligeâmes un cruel supplice ;
elles goûtèrent la conséquence de leur [insolence] dont l’aboutissement fut leur ruine.
Dieu [avait] préparé un terrible châtiment pour eux. O vous qui êtes doués d’intelligence et avez la foi ! craignez Dieu qui vous a révélé le Coran
[et envoyé] un messager qui vous récite ses versets édifiants, afin de faire sortir ceux qui croient des ténèbres vers la lumière ! Dieu introduit dans des jardins arrosés de ruisseaux quiconque croit en lui et fait une bonne œuvre pour un séjour permanent et à tout jamais, lui accordant ainsi une belle rétribution.
C’est Dieu qui a créé les sept cieux et autant de terres. Son ordre descend graduellement entre les cieux et la terre, pour que vous sachiez qu’il est omnipotent et embrasse tout de sa science.
Prophète, pourquoi déclares-tu illicite ce que Dieu a rendu licite pour toi, en vue de satisfaire certaines de tes épouses ? Dieu est tout-clément et tout-compatissant.
Dieu vous prescrit de vous délier de vos serments [quand ils sont en contradiction avec ses lois]. Dieu est votre maître et il est l’Omniscient, le Sage.
Le Prophète ayant confié un secret à l’une de ses épouses, celle-ci le divulgua et Dieu en avisa le Prophète. Celui-ci en informa partiellement [l’indiscrète] qui s’écria aussitôt : « Qui t’en a fait part ? — L’Omniscient, le Parfaitement-Informé me l’a communiqué, dit-il.
Si toutes deux vous vous repentez à Dieu, c’est que vos cœurs se sont inclinés ; mais si vous faites cause commune contre [son prophète], Dieu est son patron et ses soutiens sont Gabriel, les bons croyants ainsi que les anges.
Il se peut que son Seigneur lui donne en échange, s’il vous répudie, de meilleures épouses que vous, soumises à Dieu, croyantes, orantes, repentantes, adoratrices, sobres, qu’elles aient été mariées auparavant ou qu’elles soient vierges. »
Croyants, préservez vos personnes et vos familles d’un feu auquel les humains et les pierres serviront de combustible, [un feu] sur lequel [veilleront] des anges gigantesques, impitoyables, ne désobéissant pas à Dieu en ce qu’il ordonne et exécutant ce qui leur sera commandé.
O infidèles, ne vous excusez pas ! Vous recevrez le salaire de vos œuvres.
O croyants, repentez-vous sincèrement devant Dieu ! Il se peut que votre Seigneur efface pour vous vos mauvaises actions et vous fasse entrer en des jardins arrosés par des ruisseaux, le jour où il épargnera l’humiliation au Prophète, à ceux qui croient avec lui et où leur lumière se répandra devant eux et à leur droite, tandis qu’ils diront : « Seigneur, parachève pour nous notre lumière et pardonne-nous [nos péchés]. En vérité tu es omnipotent. »
Prophète, lutte contre les impies et les hypocrites, et sois rude à leur égard. Leur asile sera la géhenne. Quel affreux devenir [pour eux] !
Dieu cite comme exemple aux infidèles la femme de Noé et celle de Loth. Elles étaient [sous l’autorité] de deux saints parmi nos serviteurs qu’elles trahirent. Cela ne leur servit à rien contre [la sanction] de Dieu. Il leur fut crié : « Entrez dans l’enfer avec ceux qui y entrent ! »
Dieu propose aux croyants, comme exemple, la femme de Pharaon lorsqu’elle dit : « Seigneur, construis pour moi, près de toi, une demeure dans le paradis et préserve-moi de Pharaon et de ce qu’il fait ! Préserve-moi des injustes ! »
[Il leur propose aussi en exemple], Marie, fille de ‘lmrân, qui vécut chaste et en laquelle nous insufflâmes [une parcelle] de notre Esprit. Elle tint les arrêts de son Seigneur et ses Écritures pour vrais et fut du nombre des orantes.
Béni soit celui qui tient en sa main la royauté. C’est lui l’Omnipotent,
qui a créé la mort et la vie pour vous mettre à l’épreuve et [connaître] parmi vous le meilleur en œuvre. C’est lui le Tout-Puissant, le Tout-Clément
qui a créé sept cieux superposés. On ne voit en la création du Tout-Miséricordieux aucune disproportion. Regarde-[la] ! Y vois-tu quelque faille ?
Regarde-[la] deux fois [encore] ! Ton regard reviendra vers toi, frustré et recru [sans avoir découvert de défaut].
Nous avons paré le ciel le plus proche de luminaires dont nous avons fait des projectiles contre les démons auxquels nous avons préparé le supplice du brasier.
Le supplice de la géhenne [est réservé] à ceux qui renient leur Seigneur. Et quel affreux devenir [pour eux] !
Lorsqu’ils y seront précipités, ils entendront son mugissement, tandis qu’elle bouillonnera,
et quelle sera sur le point d’éclater de fureur. Chaque fois qu’une fournée [de damnés] y sera jetée, ses gardiens demanderont : « N’aviez-vous reçu aucun avertisseur ?
— Mais si ! répondront-ils, nous avons reçu un avertisseur et l’avons traité de menteur en lui disant : “Dieu n’a rien révélé. Vous êtes [toi et ceux qui te suivent] dans un grand égarement’’. »
Et ils ajouteront : « Si nous avions écouté ou compris, nous ne serions pas les hôtes du brasier. »
Ils confesseront leurs péchés : « Arrière, les hôtes du brasier ! »
[Quant à] ceux qui auront redouté leur Seigneur en secret, ils obtiendront un pardon et une grande rétribution.
Que vous cachiez ou divulguiez vos propos, [Dieu] connaît bien le contenu des cœurs !
Eh quoi ! Celui qui a créé ignorerait-il [quelque chose] alors qu’il est le Subtil et le Bien-Informé ?
C’est lui qui a pour vous rendu la terre soumise. Parcourez-la en tous sens et nourrissez-vous de ce qu’il vous [y] attribue. Vers lui [vous serez ramenés, lors de] la résurrection.
Êtes-vous surs que celui qui est au ciel ne fera pas sombrer la terre sous vos pas ? Et voici qu’elle oscille.
Êtes-vous sûrs que celui qui est au ciel ne déchaînera pas contre vous un ouragan de pierres pour que vous vous rendiez compte de son avertissement ?
Ceux qui furent avant vous crièrent [eux aussi] au mensonge. Et quelle fut alors ma réprobation ?
Eh quoi ! n’ont-ils pas observé les oiseaux déployant au-dessus d’eux [leurs ailes] et les reployant, sans autre soutien [dans l’espace] que le Tout-miséricordieux qui voit tout, en vérité ?
Quel est donc celui qui constituerait pour vous une armée [capable] de vous secourir, en dehors de lui ? En vérité, les mécréants sont en pleine illusion.
Quel est celui qui assurerait votre subsistance, si [Dieu] vous privait de ce qu’il vous attribue. Certes, les impies s’entêtent dans [leur] insolence et [leur] répulsion.
Celui qui marche le visage incliné vers la terre est-il mieux guidé que celui qui marche dressé sur ses pieds en un sentier droit ?
Dis : « C’est [Dieu] qui vous a fait naître, donné l’ouïe, la vue, le cœur et [cependant] vous [le] remerciez rarement. »
Dis : « C’est lui qui vous a disséminés sur la terre et c’est devant lui que vous serez rassemblés. »
« Quand [se réalisera] cette promesse, si vous êtes véridiques ? » demandent les [infidèles].
Réponds : « Dieu seul le sait. Je ne suis quant à moi qu’un avertisseur [s’exprimant] clairement. »
[Mais] quand ils se rendront compte de son imminence, alors les visages des impies seront bouleversés. Il leur sera dit : « C’est ce que vous réclamiez ! »
Dis-leur : « Que vous en semble ? Que Dieu me fasse périr, ainsi que ceux qui sont avec moi, ou qu’il étende sa miséricorde sur nous. Qui préservera [pour autant] les infidèles contre un supplice douloureux ? »
Dis-leur : « C’est lui le Miséricordieux ! Nous croyons en lui et à lui nous nous en remettons. Vous saurez, certes, qui [de nous] est dans une aberration manifeste. »
Dis-leur : « Que vous en semble ? Si l’eau [dont vous vous alimentez] tarissait un matin, qui vous fournirait une eau vive ? »
N. (Nûn). Par le calame et ce qu’ils tracent !
tu n’es pas, par la grâce de ton Seigneur, un possédé !
Tu auras, en vérité, une rétribution exempte de reproche
et tu es doué d’un caractère éminent. 
Tu verras et ils verront
qui de vous est soumis aux tentations.
En vérité, ton Seigneur connaît aussi bien ceux qui s’égarent loin de son chemin, que ceux qui sont dans la bonne voie.
N’obéis point aux négateurs !
Ils aimeraient que tu te montres accommodant pour qu’ils le soient eux aussi.
Et n’obéis à aucun jureur méprisable,
détracteur, colporteur de médisance,
avare de ses biens, transgresseur, chargé de péchés,
perfide et, de surcroît, de père inconnu.
[Ne lui obéis pas], même s’il possède des richesses et de nombreux enfants.
Lorsque nos versets lui sont récités, il s’écrie : « Ce sont des fables remontant aux anciens ! »
Nous le marquerons sur le museau.
Nous les avons éprouvés à l’instar des propriétaires du jardin quand ils jurèrent d’en cueillir [la récolte] au matin.
[Ils jurèrent] sans réserve.
Or, durant leur sommeil, un fléau nocturne [déchaîné] par ton Seigneur s’abattit sur le jardin
qui se trouva au matin calciné.
Le lendemain de bonne heure, ils s’appelèrent les uns les autres
[disant] : « Partons vers notre champ si nous voulons couper [son produit]. »
Ils se mirent en route, en se parlant à voix basse :
« Certes, aucun mendiant ne viendra nous [importuner] aujourd’hui ! »
Ils partirent décidés à user d’avarice [envers les pauvres], convaincus que cela était en leur pouvoir.
Mais à la vue du jardin, ils s’écrièrent : « Nous sommes, certes, des égarés,
ou plutôt des infortunés ! »
Le plus modéré d’entre eux leur dit : « Ne vous l’avais-je pas dit ? Que ne glorifiez-vous Dieu ?
— Gloire à notre Seigneur ! En vérité, nous étions injustes ! » s’écrièrent-ils.
Puis ils se mirent à se blâmer mutuellement
et à se dire : « Malheur à nous ! Nous avons agi en rebelles !
Il se petit que notre Seigneur nous remplace [notre jardin] par [quelque chose] de mieux. En vérité, nous désirons [nous rapprocher] de lui… ! »
Telle fut [leur] punition. Mais le châtiment de la vie future sera plus grave. Que ne le savent-ils !
 Ceux qui craignent leur Seigneur auront auprès de lui les jardins du délice.
Eh quoi ! Traiterons-nous les musulmans comme criminels ?
Qu’avez- vous pour juger ainsi ?
Auriez-vous une Ecriture où vous étudieriez,
[et] où vous trouveriez [tout] à votre choix ?
Serions-nous liés à vous par des serments valables jusqu’au jour de la résurrection, vous permettant d’obtenir ce que vous jugeriez bon [pour vous] ?
Demande-leur qui d’entre eux en est garant ?
Auraient-ils des associés ? Qu’ils les amènent, s’ils sont toutefois véridiques !
Le jour où les choses graves seront dévoilées, où ils seront invités à se prosterner et qu’ils ne le pourront pas,
leurs regards seront abaissés et l’avilissement les couvrira. Et pourtant ils étaient invités à se prosterner quand ils étaient sains et saufs...
Laisse donc entre moi et tous ceux qui tiennent pour mensonger ce discours ! Graduellement et à leur insu nous les conduirons [à leur perte].
Je leur donne un répit, car mon plan est sûr, en vérité.
Leur réclames-tu un salaire constituant une lourde dette pour eux ?
Ou seraient-ils en possession [de la clef du] mystère et écriraient-ils ?
Supporte patiemment ce que ton Seigneur décide et ne sois pas comme l’« homme au poisson » lorsqu’il cria, suffoqué.
Sans la grâce de ton Seigneur à laquelle il dut d’être sauvé, il eût été rejeté en réprouvé sur la plage.
Mais son Seigneur fixa son choix sur lui et il fut du nombre des saints.
Peu s’en faut que les mécréants ne te transpercent de leurs regards [haineux] en entendant la mémoration. Ils disent : « Certes, il est fou ! »
Or, [ce Coran] n’est autre chose qu’un rappel [adressé] aux mondes.
L’inévitable !
Qu’est-ce que l’inévitable ?
Qu’est-ce qui te fera connaître l’inévitable ?
Les Thamûdites et les ‘Adites traitèrent le cataclysme de mensonge.
Les Thamûdites furent anéantis par un grondement implacable.
Les ‘Adites périrent à la suite d’un ouragan mugissant et furieux,
[que Dieu] déchaîna contre eux durant sept nuits et huit jours consécutifs, si bien qu’on eût pris [leurs cadavres] gisants pour des souches de palmiers évidées.
En vois-tu le moindre vestige ?
Pharaon, ses devanciers et les villes ensevelies commirent des fautes.
Ils désobéirent aux messagers de leur Seigneur qui les saisit avec une force irrésistible.
Quand les eaux [du déluge] débordèrent, nous vous portâmes sur une [arche] rapide,
pour en faire, pour vous, un souvenir que toute oreille fidèle conserve.
Lorsqu’on sonnera une fois la trompe,
que la terre et les montagnes seront soulevées et tassées d’un seul coup
ce jour-là l’événement se produira !
Le ciel se fendra — il sera, ce jour-là, lézardé.
Les anges seront sur ses confins. Huit d’entre eux porteront, ce jour-là, au-dessus d’eux, le trône de ton Seigneur.
Ce jour-là vous serez exposés ; rien de vous ne sera caché.
Celui qui recevra son écrit en sa main droite dira : « Tenez ! lisez mon écrit !
Je pensais bien que j’y trouverais mon compte. »
Et il mènera une vie satisfaisante
en un jardin haut placé,
dont les fruits seront à portée de sa main.
[Il sera dit] : « Mangez et buvez en paix, en récompense de ce que vous avez accompli durant les jours révolus. »
Quant à celui qui recevra son écrit en sa main gauche, il dira : « [Hélas !] Plût à Dieu que je n’eusse pas reçu mon écrit
et que je ne connusse pas mon compte.
Plût à Dieu que la mort fut définitive !
Ma fortune ne m’a servi à rien.
Mon autorité s’est éteinte. »
[Alors il sera dit] : « Saisissez-le et ligotez-le !
jetez-le dans la fournaise,
puis, attachez-le à une chaîne de soixante-dix coudées,
car il ne croyait pas en Dieu l’Immense
et n’incitait pas [les gens] à nourrir le pauvre !
Il n’a aujourd’hui, ici, nul proche parent [pour le défendre]
ni d’autre nourriture que du pus,
dont seuls les fautifs mangeront. »
Non ! J’en jure par ce que vous voyez
et ce que vous ne voyez pas,
[ce Coran] est, en vérité, la parole [transmise] par un noble messager
et non le propos d’un poète — pour peu que vous croyiez — ,
ni celui d’un devin — pour peu que vous vous rappeliez.
[Ce Coran] est une révélation émanant du Seigneur des mondes.
Si [Muḥammad] nous avait attribué quelques propos [inexacts]
nous l’aurions, certes, saisi par la main droite
et lui aurions sectionné l’aorte
et aucun d’entre vous ne l’aurait protégé.
[Ce Coran] n’est, en vérité, qu’une exhortation pour ceux qui craignent Dieu,
et nous savons, certes, qu’il y a parmi vous des gens qui le tiennent pour une imposture.
Mais ce sera, pour les incrédules, un sujet de regrets, en vérité,
car il est la véritable certitude.
Glorifie le nom de ton Seigneur, l’Immense !
Un demandeur a requis un supplice immédiat,
que nul ne saurait repousser pour les mécréants,
infligé par Dieu, maître des échelons
par lesquels les anges et l’Esprit montent vers lui en un jour [dont la durée] est de cinquante mille ans.
Fais preuve d’une belle patience !
Ils pigent ce supplice éloigné,
alors que nous le jugeons proche,
le jour où le ciel sera comme un métal en fusion,
où les montagnes [flotteront] comme les [flocons] de laine,
qu’aucun parent ne s’enquerra de son proche
— [bien qu’il] soit rendu visible pour lui — , où le criminel, pour se racheter du tourment de ce jour- là, livrerait volontiers ses fils,
sa compagne, son frère,
son clan qui lui donne asile,
et tous ceux qui sont sur terre, pourvu qu’il soit sauvé.
Ah non ! [l’enfer] est une flamme
qui écorchera les crânes,
appellera celui qui aura tourné le dos [aux avertissements de Dieu] et rebroussé chemin,
ainsi que celui qui aura amassé et thésaurisé.
En vérité, l’homme est, de par sa création, très instable,
pusillanime quand le malheur le touche,
avare quand il est riche ;
hormis les orants
qui s’acquittent régulièrement de leurs prières [canoniques] ;
[hormis] ceux sur les biens desquels est reconnu un droit
au mendiant et à celui qui est privé de tout,
ceux qui tiennent pour véridique le jour du jugement [dernier],
ceux qui redoutent le châtiment de leur Seigneur
car nul, en vérité, n’est assuré contre le châtiment du Seigneur — ,
ceux qui préservent leur sexe de tout rapport charnel
sauf avec leurs épouses et leurs esclaves (ils ne sont pas blâmables, dans ce cas,
et ceux qui désirent d’autres femmes, en dehors de celles-ci, sont des transgresseurs),
ceux qui respectent fidèlement les dépôts [qu’on leur confie] et les engagements [qu’ils ont pris],
ceux qui disent la vérité quand ils témoignent,
ceux qui prient aux heures voulues.
Ceux-là seront honorés dans les jardins.
Qu’ont donc les mécréants à se hâter vers toi, le cou tendu,
[venant] par bandes, de droite et de gauche ?
Eh quoi ! Est-ce que chacun d’eux espère qu’il sera introduit dans le jardin du délice ?
Ah ! non ! Nous les avons créés de ce qu’ils savent [eux-mêmes].
Eh ! non ! J’en jure par le Maître des orients et des occidents que nous sommes capables
de remplacer [les polythéistes] par des [hommes] meilleurs qu’eux et nous ne serons pas devancés !
Laisse-les ergoter et s’amuser jusqu’au jour promis,
le jour où ils sortiront des tombes, rapides comme s’ils couraient vers les bétyles
les yeux baissés, couverts de honte ! Ce jour-là sera le jour qui leur était promis.
En vérité, nous avons envoyé Noé à son peuple pour le mettre en garde avant de subir un châtiment cruel.
« O mon peuple ! dit-il, je suis venu vous avertir clairement
d’avoir à adorer Dieu, à le craindre et à m’obéir,
pour qu’il vous pardonne [quelques-uns] de vos péchés et vous laisse en vie jusqu’au terme fixé, car — si vous saviez ! — lorsque le terme [fixé par] Dieu échoit, il ne saurait être différé. »
[En désespoir de cause, Noé dit] : « Seigneur, j’ai prêché nuit et jour mon peuple,
mais ma prédication n’a fait qu’accroître sa répulsion.
« Chaque fois que je les ai prêchés, pour que tu leur pardonnes, ils se sont bouchés les oreilles de leurs doigts, se sont enveloppés dans leurs vêtements, se sont obstinés [dans leur impiété] et ont affiché un orgueil extrême.
Je les ai [en vain] prêchés ouvertement,
puis je les ai avisés et leur ai parlé confidentiellement
[disant] : “ Implorez le pardon de votre Seigneur — il absout volontiers — ,
pour qu’il vous envoie du ciel une pluie abondante,
accroisse vos richesses et [le nombre] de vos enfants, et vous gratifie de jardins et de cours d’eau !
Qu’avez-vous donc à désespérer de Dieu en sa magnanimité,
alors qu’il vous a créés par phases successives ?
N’avez-vous pas remarqué comment il a créé sept cieux superposés
et qu’il y a fait de la lune une clarté et du soleil un luminaire ?
Dieu vous fait croitre de la terre comme des plantes.
Puis il vous y fera retourner et vous en fera sortir véritablement.
Dieu a fait de la terre un tapis pour vous
afin que vous vous y déplaciez par des voies spacieuses.”
Seigneur, ajouta Noé, ils m’ont désobéi et ont suivi ceux dont la richesse et la descendance ne font qu’aggraver leur aberration.
Ils ont usé d’une basse perfidie
et déclaré : “Ne renoncez pas à vos dieux ! N’abandonnez ni Wadd, ni Suwâ‘a, ni Yaghûth, ni Ya‘ûq, ni Nasr !”
Ils ont égaré un grand nombre [d’hommes]. [Seigneur] n’augmente [rien de ce qui revient] aux injustes si ce n’est leur égarement ! »
Par leur faute ils furent engloutis et jetés dans un feu, sans [qu’il leur fût donné] de trouver des soutiens contre Dieu.
Noé dit [encore] : « Seigneur, ne laisse aucun infidèle circuler sur terre, 
sans quoi ils égareraient tes serviteurs et n’engendreraient que des libertins, réfractaires à la foi.
Seigneur ! pardonne-moi ainsi qu’à mes père et mère, à celui qui, ayant la foi, pénètre en une demeure, aux croyants et aux croyantes, et n’augmente [en rien] les injustes si ce n’est en perdition. »
Dis : « Il m’a été révélé qu’un groupe de djinns écoutèrent et dirent : “Nous avons entendu une récitation merveilleuse
mettant sur la voie de la droiture. Nous y avons cru et jamais plus nous n’associerons quelqu’un à notre Seigneur,
car il n’a — que sa grandeur soit exaltée — pris ni compagne ni enfant.
Notre insensé racontait sur Dieu des choses extravagantes,
alors que nous pensions que ni les humains ni les djinns [n’oseraient] proférer un mensonge sur Dieu.
Or, il y avait parmi les humains des mâles qui cherchaient refuge auprès des mâles parmi les djinns, ce qui les a rendus plus abjects. 
Ces humains pensaient comme vous que jamais Dieu n’enverrait de messager.
Nous avons touché au ciel et l’avons trouvé rempli de gardiens vigilants [armés] d’astéroïdes.
Nous nous y tenions aux écoutes, mais quiconque cherche à entendre maintenant s’expose à un astéroïde tout prêt [à être lancé contre lui].
Aussi ne savons-nous guère si ceux qui sont sur terre sont voués à être frappés d’un malheur ou si leur Seigneur veut les bien guider.
Il y a certes, parmi nous, des vertueux et d’autres qui le sont moins. Nous sommes doctrinalement divisés.
Nous n’avons pas pensé que nous mettrions Dieu en échec sur terre, ni lui échapper en prenant la fuite.
Quand nous avons entendu la récitation du Coran, nous avons cru, car quiconque croit en son Seigneur, n’aura à redouter ni chute de valeur, ni opprobre.
Il y a parmi nous ceux qui sont soumis [à la volonté de Dieu] et des prévaricateurs. Ceux qui sont soumis [à la volonté de Dieu] se sont assuré une bonne voie.
Quant aux prévaricateurs ils sont [voués à servir de] bois [à brûler] à la géhenne.” »
[Dis] : « S’ils s’étaient redressés [et confirmés] dans la voie droite, nous les aurions gratifiés d’une eau abondante. »
Quiconque s’écarte de la mémoration de ton Seigneur, celui-ci le conduira vers un supplice croissant.
[Dis] : « Il m’a été révélé que les mosquées appartiennent à Dieu. N’[y] invoquez donc personne à côté de Dieu. »
Et lorsque le serviteur de Dieu se leva pour invoquer [son Seigneur], ils faillirent se ruer en masse sur lui.
Dis : « J’invoque seulement mon Seigneur, sans rien lui associer ! »
Dis : « Je n’ai aucun pouvoir de vous nuire ou de vous guider ! »
Dis : « En vérité, nul ne me garantira un refuge [véritable] en dehors de lui ! »
« [Je ne puis que transmettre] un communiqué [émanant] de Dieu et ses messages. » Le feu de la géhenne est à jamais réservé à quiconque désobéit à Dieu, pour un séjour éternel.
[C’est] jusqu’au moment où ils verront ce dont ils sont menacés qu’ils sauront qui est le plus faible par le secours [dont il dispose] et qui est numériquement le moins [assisté].
Dis : « Je ne sais si ce dont vous êtes menacés est proche ou si un délai lui sera assigné par mon Seigneur
qui connaît le mystère et ne dévoile son mystère à personne,
sauf à un émissaire agréé par lui et qu’il fait précéder et suivre d’une garde vigilante
pour savoir s’ils ont communiqué les messages dont leur Seigneur [les avait chargés]. Il embrasse [de sa science] ce qui est devant eux et dénombre tout. »
O toi qui t’es enveloppé [dans tes vêtements] !
Lève-toi [pour prier] seulement une partie de la nuit ;
la moitié de la nuit ou un peu moins
ou un peu plus ! Et psalmodie le Coran distinctement.
Nous allons t’inspirer des paroles lourdes [de sens].
Se lever la nuit [pour prier témoigne], en vérité, de la plus forte résolution et [donne] plus de rectitude à ce que l’on dit ;
durant le jour tu as à vaquer longuement.
Invoque le nom de ton Seigneur et consacre-toi entièrement à son culte.
Il est le Seigneur de l’orient et de l’occident ! Pas de divinité en dehors de lui ! En lui place ta confiance.
Supporte patiemment ce qu’ils disent et fuis-les d’une manière élégante !
Laisse-moi avec ceux qui crient au mensonge et disposent des biens [de ce monde] ! Accorde-leur un court répit !
Nous disposons de lourdes chaînes et d’une fournaise [à leur intention],
ainsi que d’une nourriture ayant la vertu de rester dans la gorge. Nous [leur réservons] un supplice atroce,
le jour où la terre et les montagnes, transformées en dunes mouvantes, trembleront.
Nous vous avons envoyé un messager pour témoigner contre vous, de même que nous avons envoyé un messager à Pharaon.
Or, Pharaon a désobéi au messager et nous l’avons sévèrement sanctionné.
Comment vous préserverez-vous, si vous niez, d’un jour qui fera des enfants des vieillards chenus
 [et] durant lequel le ciel se fendra et la promesse de Dieu s’accomplira ?
En vérité, ces [versets] sont un rappel ! Prenne le chemin de son Seigneur qui veut !
En vérité, ton Seigneur sait que vous vous levez, toi et un groupe de tes compagnons, [pour prier] moins des deux tiers, la moitié et [parfois] le tiers de la nuit. Or Dieu détermine la durée de la nuit et du jour et sait que vous ne saurez jamais supporter de telles veilles. Il use donc d’indulgence envers vous : récitez en conséquence du Coran ce qui est possible pour vous. Il sait qu’il y aura parmi vous des malades, que certains voyagent à travers la terre en quête d’une faveur de Dieu, que d’autres enfin lutteront pour la cause de Dieu. Récitez donc ce qui est possible pour vous ! Accomplissez la prière et acquittez-vous de l’aumône légale ! Sacrifiez généreusement [de ce que vous avez] à Dieu ! Tout bien que vous avancez vous-mêmes [sur terre] vous le retrouverez auprès de Dieu [dans la vie future], meilleur et plus important par son mérite. Implorez le pardon à Dieu, car Dieu est très clément et très compatissant ! 
O toi qui es couvert d’un manteau !
 lève-toi et avertis !
Ton Seigneur, magnifie-le !
Tes vêtements, purifie-les !
L’abomination, fuis-la !
Ne rappelle pas [à celui que tu obliges, le service que tu lui rends] l’estimant chose considérable !
 Envers ton Seigneur, sois patient !
Quand il sera soufflé dans la trompe,
ce jour-là sera un jour pénible,
peu facile pour les mécréants.
Laisse-moi seul avec celui que j’ai créé,
à qui j’ai donné une fortune considérable
et des enfants présents,
pour qui j’ai tout aplani
et qui convoite une augmentation [de ce que je lui ai déjà donné].
Ah! non! Il s’est montré tellement hostile à nos versets
[que] je vais le contraindre à gravir une pente.
Il a réfléchi et décidé !
Périsse-t-il comme il a décidé !
Oui, périsse-t-il comme il a décidé !
Il a ensuite regardé.
Ensuite il s’est renfrogné et son visage s’est durci,
puis, il a tourné le dos [à la foi] et s’est enflé d’orgueil
et a déclaré : « Il n’y a là que magie d’emprunt
et langage d’homme ! »
Je le livrerai à l’ardeur de Saqar.
Mais qui t’apprendra ce qu’est Saqar ?
Il n’abandonne ni ne laisse ;
il calcine les hommes volontiers ; 
dix-neuf [gardiens] veillent sur lui.
Nous n’avons assigné à la garde de l’enfer que des anges et n’avons fixé leur nombre qu’à titre de tentation pour les mécréants afin que ceux qui ont reçu l’Écriture soient convaincus, que les croyants soient plus fortifiés dans leur foi, afin que les uns et les autres n’aient aucun doute, que ceux dont les cœurs sont atteints d’une maladie et les infidèles disent : « Que veut dire Dieu par cette parabole ? » C’est ainsi qu’il égare qui il veut [de ses serviteurs] et guide qui il veut. Nul ne connaît les armées de ton Seigneur, excepté lui. Cela est simplement une mémoration pour les humains.
Ah ! non ! par la lune !
Par la nuit à son déclin
et l’aurore quand elle luit !
Saqar est l’un des plus grands [malheurs],
[il est évoqué] à titre d’avertissement pour les humains,
à ceux qui parmi vous veulent avancer ou reculer [devant la foi].
Toute âme est caution de ses œuvres.
Hormis [celle] des gens de la droite
[qui seront] dans des jardins et se poseront des questions
au sujet des criminels :
« Qu’est-ce qui vous a conduits dans le Saqar ? [leur demanderont-ils].
Nous n’étions pas du nombre de ceux qui prient, répondront [les damnés] ;
nous ne nourrissions point les pauvres ;
nous ergotions avec des discutailleurs
et nous tenions pour mensonger le jour du Jugement,
jusqu’à ce que nous en eussions [acquis] la certitude ! »
Inutile sera pour eux l’intervention des intercesseurs.
[Mais] qu’ont-ils à se détourner du rappel,
tels des onagres épouvantés
fuyant devant un lion.
Chacun d’eux voudrait qu’on lui apporte [du ciel] des feuilles toutes déployées !
Ah ! non ! Plutôt, ils ne craignent pas la vie future !
Ah ! non ! Ce [Coran] est, en vérité, un rappel !
S’en souvienne qui veut !
[Mais] ils ne se souviendront de lui que si Dieu le veut. C’est lui qui mérite d’être craint ! C’est lui qui dispose du pardon !
Non ! J’en jure par le jour de la résurrection !
Non ! J’en jure par l’âme qui blâme [sans cesse] !
L’homme croit-il que nous ne réunirons jamais ses ossements ?
Mais si ! Nous sommes capables de remettre en ordre [tout en lui, même] ses phalanges.
Il voudrait plutôt continuer à vivre dans le libertinage
et à demander : « Quand arrivera le jour de la résurrection ? »
Lorsque la vue sera éblouie,
que la lune entrera en éclipse,
que le soleil et la lune seront réunis,
ce jour-là l’homme demandera : « Où fuir ? »
Ah non ! Pas d’échappatoire !
Ce jour-là est [celui de ton] retour vers ton Seigneur !
Ce jour-là l’homme sera avisé de ce qu’il aura fait au début et à la fin [de sa vie].
Mais en fait, l’homme sera contre lui-même un témoin perspicace, quand bien
même il se répandrait en excuses.
Ne remue point la langue [dans ton impatience] de réciter [le Coran].
[C’est] à nous, en vérité, qu’incombent sa réunion et sa diction.
Lors donc que nous le lirons, suis-en la lecture.
A nous, ensuite, de l’exposer clairement.
Ah non ! Vous aimez plutôt ce qui est fugitif
et délaissez la vie future.
Le jour [de la résurrection il y aura] des visages resplendissants,
contemplant leur Seigneur,
et des visages crispés
s’attendant à subir une catastrophe.
Ah non ! Lorsque [le souffle de vie] parviendra aux clavicules,
qu’on criera : « Qui est exorciseur ? »
que [l’agonisant] pensera que c’est [le moment] de se séparer,
qu’une jambe se raidira contre l’autre,
alors on sera conduit ce jour-là vers ton Seigneur.
[Il sera dit] : « Il n’a ni cru, ni prié ;
[par contre] il a nié et tourné le dos [à la révélation],
puis s’en est allé vers les siens en se dandinant. »
Puisses-tu être accablé [de ce que tu détestes !] Puisses-tu... !
et encore puisses-tu être accablé [de ce que tu détestes !] Puisses-tu... !
L’homme croit-il qu’il sera laissé sans contrainte ?
N’a-t-il pas été une goutte de sperme éjaculée,
qui a été ensuite une jonction sanguine ? [Dieu l’a] créé et proportionné.
[A partir de l’homme] il a formé un couple, un mâle et une femelle.
Ne serait-il donc pas capable de redonner la vie aux morts ?
Un laps de temps s’est-il écoulé durant lequel l’homme n’était même pas une chose mentionnable ?
En vérité, nous l’avons créé d’une goutte d’un mélange de sperme, pour le mettre à l’épreuve. Nous l’avons pourvu d’ouïe, de vue
et mis sur la bonne voie, sans tenir compte de sa reconnaissance, ni de son ingratitude.
Nous avons préparé pour les infidèles des chaînes, des carcans et un brasier.
Les vertueux boiront à une coupe d’un mélange camphré
[puisé] à une source qu’on fera puissamment jaillir et où les serviteurs de Dieu se désaltéreront.
Ils auront été fidèles [sur terre] à leurs promesses, auront éprouvé la crainte d’un jour dont le mal sera universel
et offert à manger, malgré leur dénuement, au pauvre, à l’orphelin et au captif
[en pensant] : « Nous vous offrons de la nourriture seulement [pour plaire] à Dieu, ne voulant de vous ni rétribution ni reconnaissance.
En vérité, nous redoutons de notre Seigneur un jour sévère, menaçant. »
Dieu les préservera donc du malheur d’un tel jour et leur fera connaître la splendeur et la joie.
En récompense de leur patience, il leur accordera un jardin et [des vêtements de] soie.
Ils y seront allongés sur des lits somptueux, à l’abri du soleil et du froid glacial.
Ses ombrages les couvriront et ses fruits fortement inclinés [seront] à leur portée.
On circulera autour d’eux avec des vases d’argent et des coupes cristallines ;
[des coupes] cristallines en argent d’une contenance harmonieusement mesurée.
Ils boiront à une coupe d’un mélange gingembré
[puisé] d’une source se trouvant là, appelée Salsabîl.
Des éphèbes immortels [les serviront] ; on les prendrait, lorsqu’on les voit, pour des perles éparpillées.
Quand on regarde là-bas, on voit un délice et un vaste royaume.
[Ces jeunes échansons] porteront des vêtements de satin vert et de brocart et [aussi] des bracelets d’argent. Leur Seigneur leur fera prendre une boisson très pure.
Voilà, en vérité, ce que sera votre rétribution, et votre effort sera ainsi reconnu.
En vérité, c’est nous qui t’avons révélé graduellement le Coran !
Supporte patiemment ce que ton Seigneur a décrété [à ton sujet] et n’obéis ni au pécheur, ni à l’ingrat [parmi les idolâtres] !
Invoque le nom de ton Seigneur, à l’aube et en fin d’après-midi !
Prosterne-toi devant lui une partie de la nuit ! Glorifie-le longuement la nuit !
En vérité, ces gens-là aiment ce qui est éphémère et ne songent guère au jour lourd [de conséquence] qui les attend.
[C’est] nous qui les avons créés et qui avons fortifié leur constitution. Et si nous voulions, nous les remplacerions par leurs pareils.
Voilà, en vérité, une mémoration ! Prenne le chemin de son Seigneur qui veut !
[Mais] vous ne saurez vouloir qu’autant que Dieu veuille, car Dieu est omniscient et sage par excellence.
Il recevra qui il veut au sein de Sa miséricorde et a préparé pour les impies un supplice atroce.
Par celles qui sont envoyées par rafales,
et soufflent impétueusement !
Par celles qui dispersent dans tous les sens,
séparent nettement
et lancent un rappel
[en guise] d’excuse ou d’alerte,
ce qui vous est promis arrivera certainement !
Lorsque les étoiles perdront leur éclat,
lorsque le ciel sera lézardé,
lorsque les monts seront soufflés
lorsque l’heure [de comparaître] pour les prophètes sonnera,
[il sera dit] : « A quel jour est fixée [leur comparution] ? »
[Il sera répondu] : « Pour le jour de la séparation ! »
Et qu’est-ce qui te fera connaître ce qu’est le jour de la séparation ?
Malheur, ce jour-là, à ceux qui nient !
N’avons-nous pas fait périr les premiers [hommes] ?
Et ne leur avons-nous pas donné les derniers successeurs ?
C’est ainsi que nous agirons à l’égard des criminels !
Malheur, ce jour-là, à ceux qui nient !
Ne vous avons-nous pas créés d’un liquide de faible consistance
que nous avons placé en un réceptacle sûr
pour une durée connue ?
Nous avons pu [faire cela] ! Quel excellent artisan nous sommes !
Malheur, ce jour-là, à ceux qui nient !
N’avons-nous pas fait de la terre un habitat
[pour] les vivants et pour les morts ?
N’y avons-nous pas établi de hauts massifs montagneux ? Et ne vous [y] avons-nous pas procuré une eau douce ?
Malheur, ce jour-là, à ceux qui nient !
[Il leur sera dit] : « Allez donc vers ce que vous teniez pour mensonger !
Allez vers une ombre formant trois colonnes !
[Ombre] peu épaisse, et insuffisante contre la flamme,
car [le feu] lance des étincelles [aussi grosses] que des bûches
ou qu’on prendrait pur des plaques de cuivre !
Malheur, ce jour-là, à ceux qui nient !
Ce sera un jour où [les impies] ne prononceront pas un mot,
où il ne leur sera pas permis de s’excuser.
Malheur, ce jour-là, à ceux qui nient !
[Il leur sera dit] : « Voilà le jour de la séparation ! Nous vous avons réunis, vous et les premiers hommes.
Si vous disposez d’un stratagème [pour échapper à ce qui vous attend], usez-en contre moi ! »
Malheur, ce jour-là, à ceux qui crient au mensonge !
Ceux qui auront craint [le Seigneur] seront parmi les ombrages et les sources
et [auront] les fruits qu’ils désirent.
[Il leur sera dit] : « Mangez et buvez en paix, en récompense de ce que vous faisiez ! »
C’est ainsi, en vérité, que nous récompensons ceux qui font le bien.
Malheur, ce jour-là, à ceux qui nient !
[O mécréants !] mangez et jouissez pour quelque temps ! Vous êtes, en vérité, des criminels !
Malheur, ce jour-là, à ceux qui nient !
Lorsqu’on leur dit : « Inclinez-vous [pour prier] ils ne s’inclinent nullement.
Malheur, ce jour-là, à ceux qui nient !
A quel discours croiront-ils, après celui-ci ?
Sur quoi s’interrogent-ils ?
Sur la grande nouvelle
qui les divise !
Ah non ! Ils sauront !
Ah non ! encore une fois ! Ils sauront !
N’avons-nous pas disposé la terre comme un berceau,
et les montagnes comme des piquets ?
Nous vous avons créés par couples ;
Nous avons fait de votre sommeil une pause,
de la nuit un vêtement
et du jour [un moment que vous puissiez consacrer à la recherche de votre] subsistance.
Au-dessus de vous, nous avons construit sept [plafonds] solides.
Nous y avons mis un flambeau éblouissant
et des [nuages] condensés nous avons fait descendre une pluie torrentielle.
par laquelle nous faisons pousser des grains, des plantes
et des jardins luxuriants.
Le jour de la séparation est, en vérité, un terme fixé !
Lorsqu’il sera soufflé dans la trompe, vous viendrez en foule !
Le ciel sera ouvert et [présentera] des portes ;
les montagnes ébranlées deviendront un mirage.
En vérité, la géhenne sera aux aguets
et sera pour les oppresseurs une retraite
où ils s’attarderont des siècles
sans y goûter ni fraîcheur ni boisson [agréable],
hormis un breuvage [tour à tour] surchauffé et glacé
[qu’ils auront] comme rétribution correspondant [à leurs mérites]. 
C’est qu’ils ne se seront attendus [au règlement] d’aucun compte
et auront renié effrontément nos versets,
alors que nous aurons tout dénombré [et consigné par écrit].
[Il leur sera dit] : « Goûtez donc ! Nous ne ferons qu’accroître à jamais votre supplice ! »
Sont [réservés par contre] à ceux qui craignent Dieu, un triomphe,
des jardins et des vignes,
des adolescentes de même âge [comme épouses]
et des coupes abondantes [d’une délicieuse boisson].
Ils n’y entendront ni vaine parole ni mensonge.
[Ce sera] une rétribution, [à titre] de don bien compté de la part de votre Seigneur,
le Seigneur des cieux, de la terre et de ce qui est entre eux, du Miséricordieux avec lequel personne ne saurait [parler sans sa permission],
le jour où l’Esprit et les anges se tiendront en rang debout, sans parler, excepté celui [d’entre eux] auquel le Miséricordieux aura permis de dire une parole pertinente.
Ce jour-là sera [celui de] la vérité. Trouvera un refuge auprès de son Seigneur quiconque [le] voudra.
Nous vous avons avertis d’un prochain châtiment, le jour où l’homme regardant ses actes — [qui l’auront] précédé — s’écriera : « Plût à Dieu que je fusse poussière ! »
[J’en jure] par celles qui arrachent violemment !
par celles qui s’élancent impétueusement !
par celles qui voguent librement !
par les rapides qui devancent fougueusement
et mènent une affaire à bonne fin !
le jour où [la terre] sera violemment ébranlée
et [qu’à sa première secousse] en succédera une autre,
des cœurs seront, ce jour-là, épouvantés
et des regards humiliés !
[Les impies disent] : « Serons-nous renvoyés sur terre
quand nous aurons été des ossements pourris ?
« Ce serait un retour ruineux ! »
[On n’entendra] qu’un son
et soudain, les voici à la surface [de la terre] réveillés.
L’histoire de Moïse t’a-t-elle été contée ?
Quand son Seigneur l’appela dans Ṭuwâ, le Val Sacré,
[il lui dit]: « Rends-toi auprès de Pharaon, qui se comporte en tyran.
Dis- lui : “Es- tu disposé à te purifier ?
Je t’indiquerai la voie de ton Seigneur afin que tu [le] craignes.” »
Moïse montra à Pharaon le plus grand signe ;
mais celui-ci le prit pour une imposture et désobéit,
puis tourna le dos et s’en alla.
[Néanmoins] il rassembla les siens et proclama :
« Je suis votre seigneur le très haut ! »
Dieu lui infligea le supplice exemplaire de la vie future et de la vie d’ici-bas.
En vérité, il y a en cela une leçon pour celui qui craint [Dieu].
Êtes-vous plus difficiles à créer [pour Dieu] que le ciel qu’il a édifié ?
Il a élevé sa voûte et l’a parfaitement ordonnée.
Il l’a assombrie et en a fait surgir des clartés.
Il a ensuite étendu la terre,
 en a fait sortir eau et pâturages
 et [y] a immobilisé des montagnes.
[Il a fait cela] pour vous faire subsister vous et votre cheptel.
Mais lorsque se produira le plus grand cataclysme
 lorsque l’homme se souviendra de ce qu’il aura accompli,
 et que la fournaise surgira pour quiconque [sera capable] de voir,
 celui qui aura été oppresseur
et aura préféré la vie d’ici-bas,
son refuge sera l’enfer.
Par contre, celui qui aura craint de comparaître [un jour] devant son Seigneur et interdit à son âme [de déchoir] dans la passion,
son asile sera, certes, le paradis.
On t’interrogera au sujet de l’Heure, [disant] : « A quand son arrivée ? »
En quoi te préoccupe-t-elle ?
C’est à ton Seigneur [d’en déterminer] le terme.
Tu es seulement [chargé] d’avertir ceux qui la redoutent.
Ils seront, le jour où ils la verront, comme s’ils ne s’étaient attardés [sur terre] qu’un soir ou un matin.
Il s’est renfrogné et a tourné le dos,
[excédé] qu’un aveugle vînt [le trouver] !
Qu’en sais-tu ? Peut-être se purifiera-t-il
ou réfléchira-t-il de sorte que la réflexion lui soit profitable !
Quant à celui qui est plein de suffisance,
tu t’en préoccupes !
Que t’importe s’il ne se purifie pas ?
Quant à celui qui se hâte vers toi
plein de crainte,
tu ne t’en soucies pas !
Eh bien, non ! c’est un rappel
— s’en souvienne qui veut ! —
[un rappel consigné] dans des feuilles honorées,
sublimes et purifiées,
aux mains d’ambassadeurs
nobles et intègres.
Périsse l’homme ! Comme il est ingrat !
De quoi Dieu l’a-t-il créé ?
D’une goutte de sperme, il le crée et détermine.
Puis il lui facilite le chemin [de sortie],
 ensuite il le fait mourir et inhumer.
Lorsqu’il voudra, il le ressuscitera.
Eh bien, non ! [L’homme] n’a pas encore accompli ce que [Dieu] a ordonné.
 Que l’homme prête attention à sa nourriture !
[Pour la lui faire acquérir] nous faisons pleuvoir abondamment.
Puis nous fendons largement le sol
et y faisons pousser des graines,
 des vignes, des légumes,
 des oliviers, des palmiers,
[et y créons] des jardins touffus,
 des fruits et des pâturages
comme subsistance pour vous et votre cheptel.
[Mais] quand se produira le fracas,
le jour où l’homme fuira son frère,
sa mère et son père,
sa compagne et ses enfants,
chacun ayant, ce jour-là, assez à se préoccuper de son sort,
ce jour-là [ily aura] des visages rayonnants,
souriants et optimistes,
et des visages terreux,
couverts de poussière.
Ceux [dont les visages seront ainsi] seront les infidèles et les libertins.
Lorsque le soleil sera obscurci,
lorsque les étoiles deviendront ternes,
lorsque les montagnes seront ébranlées,
lorsque les chamelles pleines seront négligées,
lorsque les animaux sauvages seront rassemblés,
lorsque les mers seront portées à l’ébullition,
lorsque les âmes réintégreront les corps,
lorsque la fillette enterrée vivante sera interrogée
sur le crime qu’elle a [pu] commettre pour être tuée,
lorsque les écrits seront dépliés,
lorsque le ciel sera tiré,
lorsque la fournaise sera attisée,
lorsque le paradis sera rapproché,
[alors] tout âme saura ce qu’elle aura accompli.
Ah non ! J’en jure par [les astres] qui gravitent,
courent et disparaissent,
par la nuit quand elle touche à sa fin,
par l’aube quand elle répand ses lueurs,
[ce Coran] est, en vérité, la parole [transmise] par un noble messager
pourvu de pouvoir auprès du Maître du trône, ferme,
obéi et sur.
Votre concitoyen n’est pas fou !
Il a vu [l’ange] à l’horizon lumineux.
Il n’est pas discret sur le mystère.
Ce n’est pas une parole de démon maudit !
Ou iriez-vous ?
[Ce Coran] n’est qu’un rappel pour les mondes,
à l’intention de celui d’entre vous qui voudra suivre la voie droite. 
Mais vous ne saurez vouloir qu’autant que Dieu, Seigneur des mondes, [le] veuille.
Lorsque le ciel se lézardera,
lorsque les astres seront dispersés,
lorsque les mers se déborderont,
lorsque les sépulcres seront sens dessus dessous,
toute âme saura, alors, ce qu’elle aura accompli ou remis de faire à plus tard.
O homme ! Qu’est-ce qui t’a abusé au sujet de ton Seigneur généreux,
qui t’a créé, constitué, équilibré,
donné telle forme qu’il a voulu !
… Eh bien! Au contraire vous traitez le Jugement de mensonge,
alors que veille sur vous
des gardiens nobles qui écrivent [vos actes]
et savent ce que vous faites.
En vérité, les hommes de bien seront dans un délice
et les libertins dans l’enfer.
Ils y seront précipités, le jour du Jugement
auquel ils ne pourront se soustraire.
Qu’est-ce qui te fera connaître le jour du Jugement ?
Encore une fois, qu’est-ce qui te fera connaître le jour du Jugement ?
[Ce sera] le jour où nulle âme ne pourra [faire] quelque chose en faveur d’une autre âme. Ce jour-là, l’ordre sera à Dieu.
Malheur aux fraudeurs
qui, lorsqu’on leur mesure, sont exigeants
et trompent lorsqu’eux-mêmes mesurent ou pèsent !
Est-ce que ces gens-là ne pensent pas qu’ils seront ressuscités
un jour solennel,
un jour où les hommes se tiendront debout devant le Seigneur des mondes ?
Qu’ils prennent garde ! Le livre des libertins est dans le Sijjîn.
Qu’est-ce qui te fera connaître ce qu’est Sijjîn ?
C’est un livre gravé !
Malheur, ce jour-là, aux négateurs
qui considèrent le jour du Jugement comme un mensonge !
Seul le considère comme un mensonge le transgresseur chargé de péchés
qui dit, lorsque nos versets lui sont récités : « Ce sont des fables [remontant] aux anciens !
-
Eh bien non ! Ils seront certes, ce jour-là, séparés de leur Seigneur par un voile,
puis ils tomberont dans la fournaise.
On [leur] dira : « Voici ce que vous traitiez de mensonge ! »
Eh bien non !... En vérité, le livre des hommes de bien sera dans l’Illiyyûn
Et qu’est-ce qui te fera connaître ce qu’est l’Illiyyûn ?
[C’est] un livre gravé
que les rapprochés [de Dieu] verront.
En vérité, les hommes de bien seront dans un délice,
sur des lits somptueux et promèneront leurs regards.
On reconnaîtra sur leurs visages l’épanouissement de la félicité.
Ils auront comme boisson une liqueur cachetée,
Laissant un arrière-goût de musc. Que ceux qui la convoitent entrent en compétition [pour l’acquérir] !
Elle sera coupée [d’une eau provenant] de Tasnîm,
[source] à laquelle les rapprochés [de Dieu] boiront.
En vérité, les criminels riaient de ceux qui avaient la foi.
Quand ils passaient près des croyants, ils échangeaient des regards entendus
et, en réintégrant leurs foyers, ils rentraient en plaisantant.
Lorsqu’ils voyaient les croyants, ils disaient : « En vérité, ces gens-là sont des égarés ! »
[Pourtant] ils n’ont pas été chargés de veiller sur eux.
Ce jour-là, ceux qui auront cru riront des infidèles.
[Installés] sur des lits somptueux, ils regarderont
si les infidèles reçoivent la récompense de leurs actes.
Lorsque le ciel se fêlera
et écoutera son Seigneur à juste raison,
lorsque la terre étendue
rejettera ce qui est en son sein, se videra
et écoutera, [elle aussi], son Seigneur à juste raison,
ô homme, toi qui t’efforces de rencontrer ton Seigneur, tu le rencontreras, alors.
Celui qui recevra en sa main droite son livret
sera jugé avec indulgence
et retournera réjoui auprès des siens,
tandis que celui qui recevra son livret derrière son dos,
criera : « O malheur ! »
et tombera dans la fournaise.
Il aura été [sur terre] heureux parmi les siens
pensant ne jamais comparaître devant Dieu.
Mais si ! Son Seigneur le voyait clairement.
Non !... J’en jure par le crépuscule,
par la nuit et ce qu’elle couvre,
par la lune en son plein,
vous monterez catégorie après catégorie.
[Mais] qu’ont-ils à refuser de croire
et à ne pas se prosterner, lorsque le Coran leur est récité ?
Ceux qui sont incrédules crient plutôt au mensonge.
Mais Dieu sait bien ce qu’ils dissimulent.
Annonce-leur un supplice atroce,
excepté ceux qui ont la foi et font œuvre pie, à qui sera attribuée une rémunération exempte de reproche.
Par le ciel pourvu de constellations !
par le jour promis ! 
et par le témoin et ce dont on témoigne !
les gens du Fossé ont été tués,
[livrés au] feu attisé
assis autour [du bûcher],
témoins de ce que [les impies] faisaient [subir] aux croyants.
Ils ne les persécutaient que pour leur foi en Dieu, le Puissant, le Digne de louange
A qui appartient la royauté des cieux et de la terre. Dieu est omniscient et témoin de tout.
En vérité, ceux qui soumettent à [rude] épreuve les croyants et les croyantes et ne se repentent pas, [il leur est réservé] le châtiment de la géhenne et le supplice de la calcination.
En vérité, [sont réservés] à ceux qui croient et font œuvre pie des jardins arrosés par des ruisseaux. Cela sera [pour eux] le grand succès.
En vérité, la riposte de ton Seigneur est violente.
C’est lui qui commence et recommence
et c’est lui le Tout-Clément et Tout-Affectueux,
le glorieux Maître du trône.
[Il] réalise pleinement ce qu’Il veut.
As-tu connaissance du récit des armées,
[de] Pharaon et de Thamûd ?
Pourtant les infidèles [s’obstinent] à crier au mensonge,
alors que Dieu les cerne [à leur insu].
Le Coran est plutôt [une Écriture] sublime
[gravée] sur une table bien conservée.
Par le ciel et l’[astre] nocturne !
et qui te fera connaître ce qu’est l’[astre] nocturne ?
C’est l’étoile scintillante !
Toute âme est [surveillée par] un gardien !
Que l’homme examine ce dont il a été formé !
Il a été créé d’un liquide éjaculé
sortant entre l’épine et les iliaques
[Dieu] peut fort bien le ramener [à son état originel].
Le jour où les secrets seront mis à l’épreuve,
[l’homme] n’aura plus de force, ni de soutien. 
Par le ciel soumis au retour,
par la terre et ses fentes,
[ce Coran] est une parole qui sépare [la vérité de l’erreur]
et non une plaisanterie !
En vérité, [les impies] manigancent un stratagème
et moi aussi, je [leur] tends un piège.
Accorde donc un délai aux infidèles ! Accorde-leur un court délai !
Glorifie le nom de ton Seigneur, le Très-Haut.
qui a créé et agencé,
déterminé et guidé,
et qui a fait sortir [de terre] le pâturage
pour le réduire [ensuite] en foin sombre !
Nous te ferons réciter [le Coran] en sorte que tu ne l’oublieras pas
hormis ce que Dieu veut, car il connaît ce qui est divulgué et ce qui [demeure] secret.
Nous te mettrons dans la voie la plus facile !
Rappelle donc, si le rappel est utile !
Réfléchira qui craint [Dieu]
et s’[en] écartera [l’homme] le plus malheureux
qui aura à affronter le plus grand feu
où il ne [pourra] ni mourir ni vivre.
Prospérera celui qui se purifie,
se rappelle le nom de son Seigneur et prie —
Mais vous préférez la vie d’ici-bas
alors que la vie future est meilleure et plus durable.
En vérité, ceci [se trouve] dans des rouleaux anciens,
les rouleaux d’Abraham et de Moïse.
Le récit de l’enveloppante t’est-il parvenu ?
Ce jour-là [il y aura des hommes aux] visages contrits,
préoccupés, harassés,
affrontant un feu ardent,
abreuvés à une source bouillante.
Ils n’auront d’autre nourriture que du ḍarî’
qui n’engraisse point et n’apaise point la faim.
[Il y aura aussi], ce jour-là, des visages épanouis,
satisfaits de leurs œuvres [sur terre],
dans un jardin élevé,
où l’on n’entend nulle parole frivole,
[et] où il y aura une source abondante,
des lits surélevés,
des coupes posées,
des coussins rangés,
des tapis étendus çà et là.
Ne regardent-ils donc pas comment les camelins furent créés,
comment le ciel fut élevé,
comment les montagnes furent érigées,
comment la terre fut nivelée ?
Rappelle ! tu n’es qu’un rappeleur !
Tu n’as pas d’autorité [à exercer] sur eux.
Néanmoins, celui qui se détourne [de la voie de Dieu] et tombe dans l’infidélité,
[celui-là] Dieu lui infligera le suprême châtiment.
En vérité, [les impies] retourneront vers nous.
Ensuite, il nous incombera de leur demander compte.
Par l’aube !
par [les] dix nuits !
par le pair et l’impair
et la nuit quand elle s’écoule... !
— ne voilà-t- il pas un serment pour un homme doué d’entendement ?
N’as-tu point vu comment Dieu a agi avec les ‘Adites
[et avec] Irâm à la colonne [remarquable],
[cité] dont jamais pareille ne fut créée dans un quelconque pays ?
de même avec les Thamûdites qui creusèrent le roc dans la vallée,
et avec Pharaon [l’homme] aux pieux,
 lesquels s’étaient livrés à des exactions dans [leurs] pays
 et y avaient semé la corruption ?
Ton Seigneur leur appliqua « le fouet du châtiment »,
 car ton Seigneur est à l’affût.
L’homme s’écrie, quand pour l’éprouver son Seigneur l’honore et le comble de bienfaits : « Mon Seigneur m’a honoré ! »
Mais lorsqu’il l’éprouve et lui mesure sa part de bien, il déclare : « Mon Seigneur m’a avili ! »
Eh bien non ! C’est plutôt vous qui n’honorez pas l’orphelin,
qui ne vous recommandez pas les uns aux autres de nourrir le pauvre,
qui vous emparez cupidement des héritages
et éprouvez un amour effréné pour la richesse !
Prenez garde ! quand la terre sera pulvérisée, réduite en fine poussière,
quand ton Seigneur et les anges viendront rang par rang,
quand la géhenne sera présentée ce jour- là, [eh bien], ce jour- là, l’homme se souviendra ! Mais à quoi bon, pour lui, de se souvenir, alors ?
Il s’écriera : « Plût à Dieu que j’eusse avancé [quelques œuvres méritoires] pour ma [vraie] vie ! »
Ce jour-là, nul ne châtiera aussi sévèrement [que Dieu]
et nul ne garrottera comme lui.
« Et toi, âme apaisée !
Retourne vers ton Seigneur satisfaite et agréée !
Entre parmi mes serviteurs !
Entre dans mon paradis ! »
Non !... J’en jure par cette cité
[où] tout sera licite pour toi,
par [tout] procréateur et sa postérité,
nous avons, en vérité, créé l’homme pour qu’il endure !
S’imagine-t-il que nul ne saurait [triompher] de lui ?
Il dit [volontiers] : « J’ai perdu beaucoup ! »
S’imagine-t-il que personne ne l’a vu ?
Ne lui avons-nous pas donné deux yeux,
 une langue, deux lèvres ?
Ne lui avons-nous pas indiqué deux voies ?
Or il ne gravit pas la pente.
Et qu’est-ce qui te fera connaître ce qu’est la pente ?
[C’est une pente qu’on gravit] en libérant un esclave
ou en nourrissant, par un jour de disette,
un orphelin proche parent
ou un pauvre terrassé [par la misère],
parmi ceux qui ont la foi et se recommandent la patience et la sollicitude.
Ceux-là seront les hommes de la droite.
Quant à ceux qui nient nos versets, ce seront les gens de la gauche
qu’un feu couvrira.
Par le soleil et son éclat,
la lune quand elle le suit,
par le jour quand il l’illumine,
par la nuit quand elle le couvre,
par le ciel et ce qui l’a construit,
par la terre et ce qui l’a étendue,
 par l’âme et ce qui l’a équilibrée
et lui a inspiré son libertinage ou sa piété.
Celui qui purifie son âme prospérera
et celui qui l’aura corrompue sera déçu !
Les Thamûdites, dans leur arrogance, ont crié au mensonge,
dès que le plus misérable d’entre eux se dressa.
Le messager de Dieu leur dit : Et la chamelle de Dieu et son tour de boire ? »
Ils le traitèrent d’imposteur et coupèrent les jarrets de la chamelle. Leur Seigneur les anéantit tous, sans exception,
sans redouter de conséquence.
Par la nuit quand elle enveloppe [de son obscurité],
par le jour quand il se lève,
par ce qui a créé le mâle et la femelle,
vos efforts, en vérité, sont [de buts] différents !
Celui qui donne et craint [Dieu]
et déclare vraie la plus belle [profession de foi],
nous lui accorderons les moyens [de parvenir] à la plus grande aisance.
Quant à celui qui lésine, affecte de la suffisance
et tiens la plus grande [profession de foi] pour un mensonge,
nous le pousserons vers la plus grande gêne.
Sa fortune ne lui servira à rien, quand il sera précipité dans l’abîme.
A nous, en vérité, incombe la direction [des créatures]
et, en vérité, de nous [dépendent] l’au-delà et le présent.
Je vous ai alertés contre le feu flamboyant
que seul aura à affronter le plus misérable [des hommes],
[celui-là même] qui aura nié et tourné le dos [à la révélation],
[feu flamboyant] dont sera éloigné [l’homme] plein de piété
qui donne de son bien pour se purifier [des péchés],
auprès de qui personne ne profite d’un bienfait intéressé,
mais uniquement [inspiré] par le désir de plaire à son Seigneur.
[Un tel fidèle] sera satisfait [de la récompense qui lui est réservée].
Par le matin
et la nuit quand elle s’épaissit,
ton Seigneur ne t’a ni abandonné, ni pris en aversion !
Et l’au-delà sera, certes, pour toi meilleur que la vie d’ici-bas !
Certes, ton Seigneur te donnera et tu seras satisfait !
Ne t’a-t-il pas trouvé orphelin ? Aussi t’a-t-il donné un refuge.
Ne t’a-t-il pas trouvé égaré ? Aussi t’a-t-il guidé.
Ne t’a-t-il pas trouvé pris en charge ? Aussi t’a-t-il enrichi.
Ne brime pas l’orphelin !
Ne repousse pas le mendiant !
et publie les bienfaits de ton Seigneur ! 
Ne t’avons-nous point ouvert la poitrine,
[et ne t’avons-nous pas] déchargé de ton fardeau,
qui écrasait ton dos ?
[N’avons-nous] pas élevé ton renom ?
Certes, à côté de la gêne il y a une aisance.
Oui, à côté de l’adversité, il y a la félicité.
Quand tu auras des loisirs, recueille-toi
 et recherche ton Seigneur.
Par les figues et par les olives,
par le mont Sinaï,
par cette cité sûre,
nous avons donné à l’homme, en le créant, la forme physique la mieux proportionnée.
Puis nous le ferons sombrer dans une extrême déchéance,
à l’exception de ceux qui croient et font œuvre pie [à qui est réservée] une récompense qui ne sera pas rappelée.
Qu’est-ce qui te fera traiter, après cela, le Jugement dernier de mensonge ?
Dieu n’est-il pas le plus équitable des juges ?
Lis, de par le nom de ton Seigneur, qui a créé,
qui a créé l’homme d’une jonction [sanguine] !
Lis, car ton Seigneur est très généreux !
Il a enseigné par le calame ;
Il a enseigné à l’homme ce qu’il ne savait pas.
Eh bien, non ! L’homme, en vérité, [devient] impie dès qu’il
s’estime [capable] de se suffire à lui-même !
Tout retourne pourtant vers ton Seigneur.
As-tu vu celui qui interdit
à un serviteur [de Dieu] de prier ? 
Penses-tu qu’il soit dans la bonne direction
ou qu’il ordonne la piété ?
Que t’en semble, s’il crie au mensonge et tourne le dos [à l’appel de Dieu ?]
Ne sait-il pas que Dieu voit ?
Gare à lui ! s’il ne cesse pas, nous le saisirons par le tout pour le précipiter dans l’enfer,
toupet [d’un] menteur, [d’un] pécheur.
Qu’il fasse appel à son cercle [de soutiens] !
Nous ferons appel aux anges de l’enfer !
Prends garde ! Ne lui obéis pas ! Prosterne-toi et efforce-toi de te rapprocher [de Dieu].
En vérité, nous l’avons révélé en la nuit de la destinée !
Et qui est-ce qui te fera connaître ce qu’est la nuit de la destinée ?
La nuit de la destinée vaut mieux que mille mois !
Les anges et l’Esprit descendent du [ciel] avec la permission de leur Seigneur, [chargés] de tout ordre.
C’est une nuit de paix jusqu’au lever du jour !
Les incrédules parmi les détenteurs de l’Écriture et les polythéistes n’étaient pas [tenus] de renoncer [à leurs croyances] tant qu’ils n’avaient pas reçu la preuve :
[la venue] d’un envoyé de Dieu qui [leur] communiquât [oralement le contenu] de feuilles purifiées,
renfermant des Écritures d’une [parfaite] orthodoxie.
Or les détenteurs de l’Écriture ne se sont divisés, cependant, que lorsque la preuve leur fut administrée.
[Pourtant], il ne leur fut ordonné que d’adorer Dieu, de lui vouer un culte pur, en monothéistes sincères, d’accomplir la prière, de s’acquitter de l’aumône légale, car telle est la religion [de la parfaite] orthodoxie.
En vérité, les incrédules parmi les détenteurs de l’Écriture et les polythéistes seront livrés au feu de la géhenne et y séjourneront éternellement. Ce sont les pires [êtres] de la création.
En vérité, ceux qui croient et font œuvre pie, ce sont les meilleurs [êtres] de la création.
Auprès de leur Seigneur, leur rétribution sera les jardins d’Éden arrosés par les ruisseaux. Ils y séjourneront éternellement. Dieu sera satisfait d’eux et ils seront satisfaits de lui. Voilà [ce qui est réservé] à celui qui redoute son Seigneur !
Lorsque la terre sera secouée du tremblement [qui l’attend],
qu’elle expulsera [de ses entrailles] ses charges
et que l’homme demandera : « Qu’a-t-elle ? »,
ce jour-là, elle contera son histoire
d’après ce que ton Seigneur lui aura révélé.
Ce jour-là les hommes sortiront [de leurs tombes] séparément, pour voir les œuvres [qu’ils auront accomplies sur terre].
Quiconque aura accompli un atome de bien le verra et quiconque aura
commis un atome de mal le verra.
Par les coursiers haletants
qui font jaillir des étincelles [sous les coups de leurs fers],
qui chargent le matin
dans un tourbillon de poussière
[culbutant] le centre d’un rassemblement [ennemi],
l’homme est, certes, très ingrat envers son Seigneur !
Et de [son ingratitude] Dieu, certes, est témoin.
L’homme aime ardemment les biens [de ce monde].
Eh quoi ! Ne sait-il pas que lorsque ce qui est dans les tombes sera sens dessus dessous
et que les secrets des cœurs seront dévoilés,
le Seigneur [des hommes] sera, ce jour-là, très renseigné sur eux ?
Celle qui frappe !
Qu’est-ce que celle qui frappe ?
Qu’est-ce qui te fera connaître ce qu’est celle qui frappe ?
Le jour où les hommes seront comme des papillons dispersés
et les montagnes comme des flocons de laine cardée,
celui dont [les bonnes actions] pèseront lourd
mènera une vie agréable.
[Par contre], celui dont les [bonnes actions] seront d’un poids léger
aura pour asile al-Hawiya.
Et qu’est-ce qui te fera connaître ce que c’est ?
C’est un feu ardent !
Vous passez votre temps à rivaliser de supériorité numérique
au point de vous rendre aux cimetières [pour dénombrer vos morts] !
Gare à vous ! Vous saurez bientôt [la sanction qui vous attend] !
Encore une fois, gare à vous ! Vous saurez bientôt !
Gare à vous ! Si seulement vous saviez... !
Certes, vous verrez la fournaise !
Et vous la verrez, en vérité, avec l’œil de la certitude !
Et puis vous serez interrogés sur votre félicité !
Par l’époque,
l’homme est, en vérité, dans la perdition, 
hormis ceux qui ont la foi, font le bien et se recommandent mutuellement la vérité et la patience.
Malheur à tout diffamateur calomniateur
qui amasse des richesses et se complaît à les compter !
Il s’imagine que sa fortune le rendra éternel !
Gare à lui ! Il sera précipité dans la Ḥuṭama.
Et qu’est-ce qui te fera connaître ce qu’est la Ḥuṭama ?
[C’est] le feu allumé de Dieu
qui atteindra les cœurs [des réprouvés] !
Certes, il se refermera sur eux 
en colonnes étendues.
N’as-tu point vu comment ton Seigneur a traité les gens de l’éléphant ?
N’a-t-il pas déjoué leur plan perfide
en envoyant contre eux des oiseaux par nuées
pour leur lancer des pierres de sijjîl ?
Il a ainsi fait d’eux comme d’une balle dont le grain a été dévoré.
Qu’en raison de leur entente
— entente [relative à l’envoi] de la caravane d’hiver et d’été —
les Qurayshites adorent donc le Maître du temple
qui leur procure de la nourriture, [les préservant ainsi] de la faim, et assure leur sécurité [en leur épargnant toute] crainte !
As-tu vu celui qui tient le Jugement dernier pour un mensonge ?
C’est celui qui repousse [brutalement] l’orphelin
et ne stimule pas [ses semblables] à nourrir le pauvre !
Malheur aux orants
insouciants de l’office, 
qui prient par ostentation
et refusent obstinément d’obliger !
En vérité, nous t’avons accordé un don magnifique !
Adresse donc ta prière à Dieu et sacrifie !
En vérité, c’est celui qui te hait qui sera sans postérité
Dis : « O mécréants !
Je n’adorerai pas ce que vous adorez !
Vous n’adorerez pas ce que j’adore !
Je ne suis pas à même d’adorer ce que vous adorez
et vous n’avez pas à adorer ce que j’adore !
Donc à vous votre religion, et à moi la mienne ! »
Lorsque le secours de Dieu vient, ainsi que la victoire,
et que tu vois les gens entrer en foule dans la religion de Dieu,
exalte ton Seigneur par la louange et implore son pardon ! En vérité, il accueille volontiers le repentir.
Périssent les deux mains d’ ’Abû Lahab ! Qu’il périsse [lui-même] !
Sa fortune et ce qu’il a acquis ne lui serviront à rien.
Il sera exposé à un feu flamboyant,
ainsi que son épouse, la porteuse de bois,
 [qui] aura une corde rugueuse au cou.
Dis : Il [est] Dieu unique,
Dieu l’Imploré
Il n’a ni enfanté, ni été enfanté.
Nul ne saurait l’égaler. »
Dis : « Je cherche un refuge auprès du Maître de l’aube naissante, [pour me garantir]
contre le mal [émanant] de ce qu’Il a créé,
contre le mal de l’obscurité quand elle survient,
contre le mal de celles qui soufflent sur les nœuds,
et contre le mal [provoqué] par l’envieux quand il envie. »
Dis : « Je cherche un refuge auprès du Maître des hommes,
Rois des hommes,
Dieu des hommes, [pour me garantir]
contre le mal [venant] du tentateur qui s’esquive,
qui insinue [de mauvaises pensées] dans l’esprit des hommes,
qu’il soit des djinns ou [qu’il soit] des humains. » 
