﻿Grâce au Nom de Dieu le Tout-Miséricordieux et Très-Miséricordieux,
la louange est à Dieu, Seigneur de [tous] les mondes,
Tout-Miséricordieux, Très-Miséricordieux,
Souverain du Jour du jugement.
C’est Toi que nous servons et c’est de Toi que nous recherchons l’aide.
Guide-nous dans la droite Voie,
la Voie de ceux que Tu as comblés de [Tes] grâces, non pas de ceux qui sont l’objet de [Ta] colère ni des égarés.
Alif, Lām, Mīm,
voilà le Livre, sans [l’ombre d’]un doute, guidance pour les vertueux,
ceux qui ont foi en l’invisible, accomplissent la Prière et prodiguent de ce dont Nous les pourvoyons ;
ceux qui ont foi en ce qui est descendu vers toi [comme Révélation] et [en] ce qui est descendu avant toi, et qui ont, eux, la certitude quant à [la vie de] l’autre monde.
Ceux-là sont dans la bonne voie [montrée] par leur Seigneur ; les voilà les bienheureux.
En vérité, ceux qui mécroient, il est égal pour eux que tu les avertisses ou ne les avertisses pas : ils n’auront point la foi.
Dieu a scellé leurs cœurs ainsi que leurs oreilles, et leurs yeux sont couverts d’un bandeau ; il y a pour eux un immense tourment.
Et parmi les gens, certains disent : « Nous avons foi en Dieu et en le Jour dernier », alors qu’ils ne sont point gens de foi.
Ils cherchent à tromper Dieu et ceux qui ont la foi, or ils ne trompent qu’eux-mêmes et n’[en] ont point conscience.
En leurs cœurs est un mal et Dieu [y] ajoute un mal ; il y a pour eux un douloureux tourment, d’avoir [ainsi] menti.
Lorsqu’on leur dit : « Ne faites pas sur terre œuvre d’iniquité », ils disent : « Nous sommes seulement des ouvriers de bien. »
Vraiment, ce sont bien eux les ouvriers d’iniquité, mais ils n’ont point conscience.
Et lorsqu’on leur dit : « Ayez foi comme les gens ont foi », ils disent : « Irions-nous avoir foi [tout] comme ont foi les insensés ? » — Vraiment, ce sont bien eux les insensés, mais ils ne savent pas.
Lorsqu’ils rencontrent ceux qui ont foi, ils disent : « Nous avons foi », et lorsqu’ils se trouvent seuls auprès de leurs démons, ils disent : « En vérité, nous sommes avec vous ; nous ne faisons que nous moquer. »
C’est Dieu qui se moque d’eux et les laisse à loisir dans leur rébellion, errant aveuglément.
Voilà [bien] ceux qui ont troqué guidance contre égarement : leur négoce n’a point profité et ils n’ont pas réussi [en affaires].
Ils sont comme [des gens] qui allument un feu, puis, lorsqu’il illumine à l’entour, Dieu [leur] ôte leur lumière et les laisse dans des ténèbres [où] ils ne voient [plus rien].
Sourds, muets, aveugles : ils ne reviendront point [de l’errement à la guidance].
Ou tels [des gens sous] une pluie [tombant] du ciel avec ténèbres, tonnerre, éclairs : ils mettent leurs doigts dans leurs oreilles en raison de la foudre, par crainte de la mort — or Dieu, de toutes parts, cerne les mécréants.
Peu s’en faut que l’éclair ne leur ravisse la vue. Chaque fois qu’il les illumine, ils vont à sa [lumière], et lorsque les ténèbres se referment sur eux, ils s’arrêtent. Si Dieu [l’]avait voulu, Il leur aurait ôté l’ouïe comme la vue : Dieu a en vérité pouvoir sur toute chose.
O vous, les gens, servez votre Seigneur, Lui qui vous a créés, ainsi que ceux qui furent avant vous, afin que vous puissiez devenir vertueux.
Lui qui a fait pour vous la terre comme lit et le ciel comme dôme, qui du ciel fait tomber de l’eau et par elle fait sortir des fruits pour votre nourriture : ne donnez donc pas de rivaux à Dieu alors que vous savez !
Si vous êtes dans le doute à propos de ce que Nous avons fait descendre sur Notre serviteur [comme Révélation], apportez donc une sourate d’un de ses semblables, et invoquez vos témoins en dehors de Dieu, si vous êtes véridiques.
Et si vous ne le faites pas — or, vous ne le ferez pas —, craignez le Feu dont l’aliment est [d’]hommes et [de] pierres, préparé pour les mécréants.
Annonce à ceux qui ont la foi et font œuvres de bien qu’il est pour eux des paradis sous lesquels coulent les ruisseaux. Chaque fois qu’ils seront nourris de quelque peu d’un de leurs fruits, ils diront : « Voilà ce dont nous fûmes auparavant nourris », alors qu’on leur apporte [des fruits] se ressemblant. Il y a là pour eux des épouses purifiées et ils y resteront immortellement.
En vérité, Dieu ne se gêne pas de donner en parabole quelque moustique et au delà. Quant à ceux qui ont foi, ils savent [bien], alors, que c’est la vérité [venant] de leur Seigneur. Quant à ceux qui mécroient, ils disent : « Que veut Dieu [en donnant] cela en parabole : Il égare par elle un grand nombre et guide par elle un grand nombre ? » — Il n’égare par elle que les impies,
ceux qui violent [leur] engagement envers Dieu après l’avoir fermement contracté, qui rompent [les liens] que Dieu ordonna d’entretenir et qui font sur la terre œuvre d’iniquité : les voilà les perdants.
Comment refusez-vous de rendre grâce à Dieu, alors que vous étiez morts, qu’Il vous a donné vie, qu’Il vous fera mourir, puis vous fera revivre et puis qu’auprès de Lui vous serez ramenés ?
C’est Lui qui a créé pour vous ce qui est sur la terre dans sa totalité, puis qui s’est tourné vers le ciel et en a fait sept cieux harmonieusement formés ; Il a science de toute chose.
Et lorsque ton Seigneur dit aux anges : « Je vais en vérité mettre sur terre un remplaçant », ils dirent : « Y mettras-Tu quelqu’un qui y fera œuvre d’iniquité et versera le sang, alors qu’avec Ta louange nous célébrons [Ta] pureté et que nous sanctifions pour Toi ? » — [Dieu] dit : « En vérité, Je sais ce que vous ne savez pas. »
Il apprit à Adam tous les noms, puis les présenta aux anges et dit : « Informez-Moi [donc] des noms de ceux-là, si vous êtes véridiques. »
Ils dirent : « Pureté à Toi ! Nous n’avons de science que ce que Tu nous as appris : c’est Toi, en vérité, le Savant et le Sage. »
[Dieu] dit : « O Adam, informe-les de leurs noms. » Et lorsqu’il les eut informés de leurs noms, [Dieu] dit : « Ne vous avais-je pas dit que Je connais ce qui est invisible dans les cieux et sur terre et que Je sais ce que vous exprimez et ce que vous celez ? »
Et lorsque Nous dîmes aux anges : « Prosternez-vous devant Adam ! », ils se prosternèrent à l’exception d’Iblîs qui refusa, s’enfla d’orgueil et fut au nombre des mécréants.
Nous dîmes : « O Adam, toi et ton épouse, habitez le Paradis, mangez de ce [qu’il offre] en abondance partout où vous voudrez, et n’approchez pas de l’arbre que voici : vous seriez au nombre des injustes. »
Alors Satan les fit déchoir de là : il les fit sortir de l’[état] dans lequel ils étaient. Nous dîmes : « Descendez, ennemis les uns des autres ! Vous aurez sur la terre un lieu où demeurer et de quoi jouir [de la vie] pour un temps. »
Adam reçut alors de son Seigneur des paroles [afin de L’implorer], si bien que [Dieu] fit preuve de clémence envers lui : c’est Lui, en vérité, le Très-Clément et le Très-Miséricordieux.
Nous dîmes : « Descendez-en tous ! Si alors de Ma part vous vient une guidance, ceux qui suivront Ma guidance n’auront pas à craindre et ne seront pas attristés.
Et ceux qui mécroiront et traiteront de mensonges Nos [versets et Nos] signes, ceux-là sont gens du Feu ; ils y resteront immortellement. »
O enfants d’Israël, souvenez-vous de Mes grâces, dont Je vous ai comblés, remplissez [votre] engagement envers Moi, Je remplirai [Mon] engagement envers vous, et redoutez-Moi, Moi [seul] !
Ayez foi en ce que J’ai fait descendre [comme Révélation] vérifiant ce que vous avez avec vous [comme versets et comme signes] et ne soyez pas les premiers à mécroire. Ne tirez pas vil prix de Mes versets, et craignez-Moi, Moi [seul] !
Ne mêlez pas la vérité d’erreur ni ne celez la vérité alors que vous savez.
Accomplissez la Prière, donnez la zakāt et inclinez-vous avec ceux qui s’inclinent.
Enjoindrez-vous aux gens de bien faire tout en [vous] oubliant vous-mêmes, alors que vous récitez le Livre ? Ne raisonnez-vous donc pas ?
Recherchez l’aide dans la patience et la Prière ; elle est en vérité une bien grande [charge], sauf pour ceux qui sont humbles,
ceux qui pensent qu’ils vont rencontrer leur Seigneur et que c’est [bien] vers Lui qu’ils s’en vont retourner.
O enfants d’Israël, souvenez-vous de Mes grâces, dont Je vous ai comblés, et que Je vous donnai précellence sur les [peuples du] monde.
Craignez un jour [où] une âme n’épargnera rien à une autre, [où] ne sera accepté d’elle aucune intercession, [où] ne sera pris d’elle aucun équivalent, [où] ils n’auront point de secours.
Et lorsque Nous vous sauvâmes des gens de Pharaon — ils vous faisaient subir mal tourment, égorgeaient vos fils, laissaient en vie vos femmes — : il y a là un bienfait [venant] de votre Seigneur [qui est vraiment] immense.
Et lorsque Nous vous fîmes passer entre les flots divisés : Nous vous sauvâmes alors et fîmes périr noyés les gens de Pharaon cependant que vous regardiez.
Et lorsque Nous donnâmes rendez-vous à Moïse [au terme de] quarante nuits ; puis, après son [départ], agissant en injustes, vous prîtes le veau [d’or comme divinité] ;
puis, après cela, Nous vous fîmes grâce : peut-être rendrez- vous grâce.
Et lorsque Nous donnâmes à Moïse le Livre et le Critère : peut-être suivrez-vous la bonne voie.
Et lorsque Moïse dit à son peuple : « O mon peuple, vous fûtes en vérité injustes envers vous-mêmes en prenant le veau [d’or comme divinité]. Revenez donc, repentants, vers l’Auteur de vos [vies], puis entretuez-vous : cela vaut mieux pour vous auprès de l’Auteur de vos [vies]. » — Et [Dieu] fit alors preuve de clémence envers vous : c’est Lui, en vérité, le Très-Clément et le Très-Miséricordieux.
Et lorsque vous dîtes : « O Moïse, nous ne t’ajouterons point foi jusqu’à ce que nous voyions Dieu à découvert. » Vous fûtes alors foudroyés cependant que vous regardiez.
Puis, après votre mort, Nous vous ressuscitâmes : peut-être rendrez-vous grâce.
Nous étendîmes sur vous l’ombre de la nuée, fîmes descendre sur vous les cailles et la manne : « Mangez des bonnes choses dont Nous vous nourrissons. » — Ce n’est pas à Nous qu’ils firent injustice, c’est à eux-mêmes qu’ils faisaient injustice.
Et lorsque Nous dîmes : « Entrez dans cette cité et mangez de ce [qu’elle offre] en abondance partout où vous voudrez. Passez la porte tout en vous prosternant et dites : “Rémission !”, Nous vous pardonnerons vos erreurs, et Nous donnerons davantage à ceux qui font le bien. »
Ceux qui étaient injustes substituèrent alors une parole différente de celle qui leur fut dite, et nous fîmes donc descendre sur ceux qui étaient injustes un fléau [venant] du ciel, parce qu’ils étaient impies.
Et lorsque Moïse demanda de l’eau pour son peuple et que Nous dîmes : « Frappe de ton bâton la pierre ! », et il en jaillit douze sources, chaque [groupe de] gens ayant eu connaissance du lieu qui était leur pour venir s’abreuver. Mangez et buvez de la nourriture de Dieu et n’allez pas, en ouvriers d’iniquité, semer l’abomination sur la terre.
Et lorsque vous dîtes : « O Moïse, nous n’endurerons pas un aliment unique. Prie donc pour nous ton Seigneur, Il fera sortir pour nous de ce que produit la terre, de ses légumes, concombres, froments, lentilles et oignons... » — Il dit : « Changerez-vous ce qui vaut mieux contre ce qui est moins bien ? Descendez dans un lieu habité, vous [y] aurez en vérité ce que vous demandez. » Ils eurent pour sort indéfectible l’humiliation et la misère et s’attirèrent l’ire de Dieu : cela parce qu’ils mécroyaient aux signes [et versets] de Dieu et tuaient les Prophètes illégitimement ; cela parce qu’ayant désobéi, ils se livraient à des excès.
— En vérité, ceux qui ont foi, ceux qui suivent le judaïsme, les chrétiens et les sabéens ..., ceux qui auront foi en Dieu et en le Jour dernier et feront œuvre de bien auront leur rétribution auprès de leur Seigneur ; ils n’auront pas à craindre et ne seront pas attristés. —
Et lorsque Nous prîmes votre ferme engagement et soulevâmes le Mont au-dessus de vos [têtes] : « Tenez [donc] avec force ce que Nous vous avons donné et souvenez-vous de ce qui s’y trouve, vous pourrez être vertueux. »
Puis vous vous détournâtes après [tout] cela, et sans la bonté de Dieu envers vous et Sa miséricorde, vous eussiez certes été au nombre des perdants.
Vous connaissez fort bien ceux d’entre vous qui transgressèrent le sabbat, en sorte que Nous leur dîmes : « Soyez singes parias ! »
Nous en fîmes ainsi un exemple pour qui était auprès et qui viendrait après, et une mise en garde pour les vertueux.
Et lorsque Moïse dit à son peuple : « En vérité, Dieu vous ordonne d’égorger une vache. » — Ils dirent : « Te moquerais-tu de nous ?» — Il dit : « A Dieu ne plaise que je sois [du nombre] des ignorants. »
Ils dirent : « Prie pour nous ton Seigneur, Il nous dira clairement ce qu’elle est. » — Il dit : « En vérité, [Dieu] dit que c’est une vache ni âgée ni génisse, d’âge mûr entre les deux : faites donc ce qui vous est ordonné. »
Ils dirent : « Prie pour nous ton Seigneur, Il nous dira clairement de quelle couleur elle est. » — Il dit : « En vérité, [Dieu] dit que c’est une vache [à la robe] froment dont la couleur est franche et réjouit le regard. »
Ils dirent : « Prie pour nous ton Seigneur, Il nous dira clairement ce qu’elle est : en vérité les vaches se ressemblent à nos [yeux], et cependant, si Dieu [le] veut, nous aboutiront sûrement. »
Il dit : « En vérité, [Dieu] dit que c’est une vache qui n’est pas sous le joug à labourer la terre ni n’abreuve les champs, sans défaut et sans tache. » — Ils dirent : « Maintenant tu apportes la vérité. » Ils l’égorgèrent alors, et peu s’en est fallu qu’ils ne le fassent pas.
Et lorsque vous commîtes un meurtre, puis vous en entraccusâtes – voilà que Dieu fait apparaître ce que vous celiez –
et que Nous dîmes : « Frappez le [mort] d’un morceau de la [vache]. » C’est ainsi que Dieu fait revivre les morts et vous montre Ses Signes : peut-être raisonnerez-vous.
Puis, après [tout] cela, vos cœurs se sont durcis, au point qu’ils sont comme les pierres, ou plus durs [encore] : en vérité, parmi les pierres, il en est d’où jaillissent les ruisseaux ; en vérité, il en est qui se fendent et d’où l’eau sourd ; en vérité, il en est qui s’abattent par crainte de Dieu... Et Dieu n’est pas inattentif à ce que vous faites.
Nourrirez-vous donc l’espoir qu’ils vous ajoutent foi, alors qu’une partie d’entre eux entendaient la Parole de Dieu, puis l’altéraient sciemment après l’avoir comprise ?
Que rencontrant ceux qui ont foi, ils disent : « Nous avons foi », et que se trouvant seuls les uns auprès des autres, ils disent : « Leur rapporterez-vous ce que Dieu vous a révélé, pour qu’ils en tirent argument contre vous auprès de votre Seigneur ? Ne raisonnez-vous donc pas ? »
– Ne savent-ils pas que Dieu sait ce qu’ils gardent secret comme ce qu’ils manifestent ? –
Et [alors] que parmi eux se trouvent des illettrés, qui ne connaissent pas le Livre, mais seulement des lectures [qui leur en sont données], et qui ne s’appuient [donc] que sur des conjectures ?
Malheur à ceux qui écrivent le Livre de leurs [propres] mains, puis disent : « Ceci est de la part de Dieu », pour en tirer vil prix ! Malheur à eux pour ce qu’ont écrit leurs mains et malheur à eux pour ce qu’ils [en] acquièrent !
Ils disent : « Le Feu ne nous touchera pas, si ce n’est [quelques] jours comptés. » — Dis : « Auriez-vous pris de Dieu certain engagement, auquel cas Dieu ne manquera [jamais] à Son engagement, ou bien dites-vous sur Dieu ce que vous ne savez pas ? » —
Mais si ! Ceux qui ont acquis [l’habitude d’]un mal et que leur erreur a perdus irrémédiablement, ceux-là sont gens du Feu ; ils y resteront immortellement.
Et ceux qui ont la foi et font œuvres de bien, ceux-là sont gens du Paradis ; ils y resteront immortellement.
Et lorsque nous prîmes le ferme engagement des enfants d’Israël : « Vous ne servirez que Dieu et [aurez] envers père et mère un beau comportement, ainsi qu’[envers] les proches, les orphelins, les miséreux. Tenez aux gens de bons propos, accomplissez la Prière et donnez la zakât. » — Puis, vous dérobant, vous vous détournâtes, à l’exception d’un petit nombre d’entre vous.
Et lorsque Nous prîmes votre ferme engagement : « Vous ne verserez point votre sang ni ne vous chasserez de vos habitations » — puis vous [y] acquiesçâtes, vous [en] êtes témoins —,
[et] vous voilà ensuite à vous entre-tuer et à chasser une partie des vôtres de leurs habitations, vous épaulant contre eux dans le péché et [dans] l’excès. S’ils venaient à vous prisonniers, vous les rachèteriez [comme cela vous est prescrit], or les chasser vous est [tout autant] prohibé : auriez-vous donc foi en une partie du Livre tout en mécroyant en une [autre] partie ? La sanction de ceux qui font cela parmi vous n’est autre alors qu’opprobre en la vie de ce monde, et au Jour de la résurrection, ils seront renvoyés au plus sévère tourment : Dieu n’est pas inattentif à ce que vous faites.
Voilà ceux qui ont troqué la vie de l’autre monde contre celle de ce monde : leur tourment ne sera donc pas allégé et ils n’auront point de secours.
Déjà Nous donnâmes à Moïse le Livre, fîmes se succéder après lui les messagers, donnâmes à Jésus fils de Marie les preuves évidentes et l’assistâmes de l’Esprit de Sainteté : serait-ce donc qu’à chaque fois qu’un messager vous apporte ce que vous ne désirez pas, vous vous enflez d’orgueil au point de traiter de menteurs une partie [d’entre eux] et d’[en] tuer une partie ?
Ils disent : « Nos cœurs sont incirconcis. » Au contraire, Dieu les a maudits en raison de leur mécréance. Qu’ils ont donc peu de foi !
Lorsque leur vient un Livre de la part de Dieu, qui vérifie ce qu’ils ont avec eux [comme versets et comme signes] — alors qu’auparavant ils sollicitaient la victoire sur ceux qui sont mécréants —, lors donc que leur vient cela qu’ils connaissaient, [voilà qu’ils y mécroient ! Que la malédiction de Dieu soit donc sur les mécréants !
Combien mauvais est ce pour quoi ils ont vendu leurs âmes en reniant ce que Dieu fit descendre [comme Révélation], par rancœur que Dieu fasse descendre de Ses bontés sur qui Il veut parmi Ses serviteurs. Ils se sont attiré colère sur colère : il y a pour les mécréants un tourment infamant.
Lorsqu’on leur dit : « Ayez [donc] foi en ce que Dieu a fait descendre [comme Révélation] ! », ils disent : « Nous avons foi en ce qui est descendu sur nous », et ils mécroient ce qui [vint] par après, alors que c’est la vérité, vérifiant ce qu’ils ont avec eux [comme versets et comme signes]. — Dis : « Alors pourquoi, auparavant, tuiez-vous les Prophètes de Dieu, si vous êtes gens de foi ? »
Déjà Moïse vous apporta les preuves évidentes, puis après son [départ], agissant en injustes, vous prîtes le veau [d’or comme divinité].
Et lorsque Nous prîmes votre ferme engagement et soulevâmes le Mont au-dessus de vos [têtes] : « Tenez [donc] avec force ce que Nous vous avons donné, et écoutez ! » — Ils dirent : « Nous avons entendu et avons désobéi. » Et pour avoir nié, ils durent absorber le veau [d’or] en leurs cœurs.  Dis : « Combien est mauvais ce que votre foi vous ordonne, si vous êtes gens de foi ! »
Dis : « Si, [comme vous le prétendez], la demeure de l’autre monde vous est purement réservée auprès de Dieu, à l’exclusion des gens, souhaitez donc la mort, si vous êtes véridiques ! »
Or, ils ne la souhaiteront jamais, en raison de ce qu’ils ont accompli de leurs mains : Dieu connaît bien les injustes.
Et certes tu les trouveras les plus âpres des gens à la vie, [plus encore] que ceux qui sont païens. Tel d’entre eux voudrait vivre mille ans, or vivre longuement ne lui évitera pas le tourment : Dieu voit [bien] ce qu’ils font.
Dis : « Quiconque est ennemi de Gabriel, [qu’il sache bien qu’]en vérité c’est par la grâce de Dieu qu’il a descendu en ton cœur [ce Coran] vérifiant ce qui est devant lui [comme versets et comme signes], guidance et bonne nouvelle pour les fidèles.
Quiconque est ennemi de Dieu, de Ses anges et de Ses messagers, de Gabriel et de Michel, [qu’il sache bien que] Dieu, en vérité, est ennemi des mécréants. »
Nous avons bel et bien fait descendre vers toi des [versets et des] signes [qui sont des] preuves évidentes : seuls les impies y mécroient.
Est-ce qu’à chaque fois qu’ils prennent un engagement une partie d’entre eux ira le rejeter ? Bien plus, la plupart d’entre eux n’ont point foi.
Lorsque leur vient un messager de la part de Dieu qui vérifie ce qu’ils ont avec eux [comme versets et comme signes, voilà qu’June partie de ceux à qui le Livre fut donné rejettent le Livre de Dieu derrière leur dos, comme s’ils ne savaient pas,
et suivent [les incantations] que récitent les démons [en les attribuant] au règne de Salomon. Or, Salomon ne fut point mécréant, ce sont les démons qui sont mécréants : ils apprennent aux gens la magie et ce qui est descendu à Babel sur les deux anges Hārūt et Mārūt — alors que [ces deux-là] n’apprenaient à personne avant que de [lui] dire : « Nous sommes seulement une [occasion de] trouble, ne sois donc pas mécréant ! » [Les gens] apprennent ainsi, de ces deux [savoirs]-là, de quoi séparer l’homme d’avec son épouse — or, ils ne nuisent à quelqu’un, au moyen de cela, qu’avec la permission de Dieu. Ils apprennent ce qui leur nuit et ne leur profite [en rien], et ils savent fort bien [qu’]en vérité quiconque en fait l’acquisition n’aura dans l’autre monde nulle heureuse fortune. O combien est mauvais ce pour quoi ils ont vendu leurs âmes, si seulement ils savaient !
S’ils avaient eu foi et fait preuve de vertu, une récompense de la part de Dieu aurait certes [bien] mieux valu, si seulement ils avaient su.
O vous qui avez la foi, ne dites pas : « rā‘inā », dites « unẓurnā », et écoutez ! Il y a pour les mécréants un douloureux tourment.
Ceux qui mécroient, gens du Livre comme païens, ne voudraient pas que descende sur vous quelque bien [venant] de votre Seigneur, or Dieu gratifie qui Il veut de Sa miséricorde ; Dieu est l’Immensément Bon.
Quelque verset [ou quelque signe] que Nous abrogions ou fassions oublier, Nous en apportons un meilleur ou un de comparable. Ne sais-tu pas que Dieu a pouvoir sur toute chose ?
Ne sais-tu pas qu’à Dieu appartient le royaume des cieux et de la terre et qu’il n’y a pour vous, en dehors de Dieu, ni tuteur ni secoureur ?
Voudriez-vous donc solliciter votre messager comme [d’autres] auparavant sollicitèrent Moïse ? Qui échange la foi contre la mécréance a bel et bien perdu le bon chemin.
Bien des gens du Livre voudraient vous faire redevenir mécréants après que vous avez eu foi, par jalousie de leur part après que la vérité leur fut clairement apparue. Faites preuve d’indulgence et de mansuétude jusqu’à ce que Dieu donne Son ordre. Dieu a en vérité pouvoir sur toute chose.
Accomplissez la Prière et donnez la zakât : tout bien dont, pour vous-mêmes, vous faites provision, vous le retrouverez [présent] auprès de Dieu ; Dieu voit [bien] en vérité ce que vous faites.
Ils disent : « [Nul] n’entrera au Paradis sauf ceux qui sont juifs ou chrétiens. » — Voilà les chimères qu’ils [caressent]. Dis : « Donnez votre preuve, si vous êtes véridiques. » —
Mais si ! Quiconque soumet sa face devant Dieu tout en faisant le bien a sa rétribution auprès de son Seigneur ; ils n’auront pas à craindre et ne seront pas attristés.
Les juifs disent : « Les chrétiens ne suivent rien [qui vaille] » et les chrétiens disent : « Les juifs ne suivent rien [qui vaille] », alors qu’ils récitent le Livre. Ceux qui ne savent pas tiennent également même langage qu’eux. C’est Dieu qui jugera entre eux au Jour de la résurrection à propos de ce sur quoi ils étaient en désaccord.
Qui [donc] est plus injuste que ceux qui interdisent les mosquées de Dieu — qu’on y évoque Son Nom — et s’efforcent de les détruire ? Ceux-là ne devraient y entrer qu’avec crainte ! Il y a pour eux opprobre en ce bas monde et il y a pour eux, dans l’autre monde, un immense tourment.
C’est à Dieu qu’appartient l’Orient et l’Occident, donc de quelque côté que vous vous tourniez, là est la face de Dieu : Dieu est en vérité tout-embrassant et très-savant.
Ils disent : « Dieu a adopté une progéniture. » Pureté à Lui ! Ce qui est dans les cieux et sur terre est au contraire à Lui : tous, devant Lui, sont déférents.
Principe créateur des cieux et de la terre : lorsqu’Il décide une chose, Il lui dit seulement : « Sois ! » et elle est.
Ceux qui ne savent pas disent : « Que Dieu ne nous parle-t-Il pas ou ne nous vient-Il [de Lui] quelque signe ? » Ceux qui furent avant eux tenaient également même langage qu’eux : leurs cœurs se ressemblent. Nous avons clairement montré [Nos] signes pour des gens qui ont [su trouver] la certitude.
Nous t’avons certes envoyé avec la vérité, comme annonciateur de bonne nouvelle et comme avertisseur, et tu n’as pas à répondre des gens de la Fournaise.
Ni les juifs ni les chrétiens ne seront satisfaits de toi aussi longtemps que tu ne suivras pas leur foi. Dis : « C’est la guidance de Dieu qui [seule] est la guidance. » Et certes si tu suivais leurs désirs après ce qui t’est venu comme science, tu n’aurais à la place de Dieu ni tuteur ni secoureur.
Ceux à qui Nous avons donné le Livre, [qui] le récitent [et le suivent] comme il se doit, ceux-là ont foi en lui ; et ceux qui y mécroient, ceux-là sont les perdants.
O enfants d’Israël, souvenez-vous de Mes grâces, dont Je vous ai comblés, et que Je vous donnai précellence sur les [peuples du] monde.
Craignez un jour [où] une âme n’épargnera rien à une autre, [où] ne sera accepté d’elle aucun équivalent, [où] nulle intercession ne lui profitera, [où] ils n’auront point de secours.
Et lorsque son Seigneur éprouva Abraham par des paroles et qu’il s’en acquitta pleinement. [Dieu] dit : « En vérité, Je t’établis comme Imam pour les gens. » — Il dit : « Et de ma descendance ? » — [Dieu] dit : « Mon engagement ne concerne pas les injustes. »
Et lorsque Nous avons fait de la Maison un point de ralliement pour les gens et un havre de sûreté —prenez [donc] la Station d’Abraham comme lieu de Prière — et que Nous enjoignîmes à Abraham et Ismaël : « Purifiez Ma maison pour ceux qui tournent [autour], s’[y] livrent à l’adoration et s’[y] inclinent [et] prosternent. »
Et lorsque Abraham dit : « Seigneur, fais-en un pays sûr et nourris ses habitants de fruits, ceux d’entre eux qui ont foi en Dieu et en le Jour dernier. » — [Dieu] dit : « Et quiconque mécroit, Je le laisserai jouir [de la vie] quelque peu, puis le contraindrai au tourment du Feu : quelle mauvaise fin ! »
Et lorsque Abraham et Israël relevaient les assises de la Maison : « Seigneur, accepte [cela] de notre part : c’est Toi en vérité l’Oyant et le Savant.
Seigneur, fais que tous deux nous Te soyons soumis et [fais] de notre descendance une communauté qui se soumette à Toi ; montre-nous nos rites et fais preuve de clémence envers nous : c’est Toi en vérité le Très-Clément et le Très-Miséricordieux.
Seigneur, et suscite parmi eux un messager [qui soit] des leurs, qui leur récite Tes versets, leur enseigne le Livre et la Sagesse, et qui les régénère : c’est Toi, en vérité, le Tout-Puissant et Sage. »
Et qui [donc] ne veut pas de la foi d’Abraham, si ce n’est quelqu’un qui se montre insensé ? Déjà Nous l’avions élu en ce bas monde et il est certes dans l’autre monde au nombre des gens de bien.
Lorsque son Seigneur lui dit : « Soumets-toi ! », il dit : « Je me soumets au Seigneur des mondes. »
Et Abraham en fit à ses enfants la recommandation — et [de même] Jacob — : « O mes enfants, en vérité Dieu a élu pour vous la Religion, ne mourez donc qu’en [Lui] étant soumis. »
Etiez-vous donc témoins lorsque la mort fut là, au [chevet de] Jacob, qu’il dit à ses enfants : « Que servirez-vous après moi ? » — Ils dirent : « Nous servirons ton Dieu et le Dieu de tes pères, Abraham, Ismaël et Isaac, un Dieu unique ; nous Lui sommes soumis. »
C’est là une communauté qui a déjà passé : à elle ce qu’elle a acquis et à vous ce que vous avez acquis, et l’on ne vous demande [rien] sur ce qu’ils faisaient [eux].
Ils disent : « Soyez juifs ou chrétiens, vous aurez pris la bonne voie. » — Dis : « Plutôt la foi d’Abraham, [qui était] pur monothéiste et n’était pas [du nombre] des païens. »
Dites : « Nous avons foi en Dieu, en ce qui est descendu vers nous [comme révélation], en ce qui est descendu vers Abraham, Ismaël, Isaac, Jacob et les Tribus, en ce qui fut donné à Moïse et à Jésus et en ce qui fut donné aux Prophètes de la part de leur Seigneur, sans excepter aucun d’entre eux ; nous Lui sommes soumis.
— Si alors ils ont foi en la même chose que ce en quoi vous avez foi, ils auront pris la bonne voie, et s’ils se détournent, c’est qu’ils ne font [jamais] que d’être en dissension. Dieu se chargera d’eux à ta place : Il est l’Oyant et le Savant. —
Baptême [reçu] de Dieu, et qui vaut mieux que Dieu pour conférer baptême ? C’est Lui que nous servons. »
Dis : « Allez-vous argumenter contre nous à propos de Dieu, alors qu’Il est notre Seigneur [aussi bien que] votre Seigneur, que nos œuvres sont à nous et vos œuvres à vous, et que nous Lui vouons purement [notre foi].
Ou bien allez-vous dire qu’Abraham, Ismaël, Isaac, Jacob et les Tribus étaient juifs ou chrétiens ? » — Dis : « Est-ce vous qui êtes plus savants ou bien Dieu ? Et qui est plus injuste que celui qui cèle un témoignage qu’il détient [et qui lui vient] de Dieu ? Dieu n’est pas inattentif à ce que vous faites.
C’est là une communauté qui a déjà passé : à elle ce qu’elle a acquis et à vous ce que vous avez acquis, et l’on ne vous demande [rien] sur ce qu’ils faisaient [eux]. »
Les insensés parmi les gens diront : « Qu’est-ce qui les a détournés de la qibla qui fut la leur ? » — Dis : « C’est à Dieu qu’appartient l’Orient et l’Occident. Il guide qui Il veut vers une droite Voie. »
Ainsi Nous avons fait de vous une communauté [du juste] milieu afin que vous soyez témoins envers les gens et que le Messager soit témoin envers vous. Nous n’avions établi la qibla qui fut la tienne que pour connaître ceux qui suivent le Messager de ceux qui tournent les talons, et en vérité ce fut une bien grande [charge], hormis pour ceux que Dieu guida. Dieu n’ira cependant pas gâcher votre foi, [car] Dieu est certes pour les gens très-miséricordieux et très-compatissant.
Bien souvent Nous [te] voyons tourner et retourner ton visage vers le ciel, et certes Nous allons te donner une qibla que tu agrées : tourne donc ton visage vers la Mosquée Sacrée et où que vous soyez, tournez vers elle vos visages. Ceux à qui fut donné le Livre savent certes fort bien que c’est la vérité [venant] de leur Seigneur, et Dieu n’est pas inattentif à ce qu’ils font.
Et même si tu apportais à ceux à qui le Livre fut donné toute [sorte de] signe, ils ne suivraient pas ta qibla ; [toi] tu ne suivras pas leur qibla, et parmi eux, les uns ne suivront pas la qibla des autres. Et certes, si tu suivais leurs désirs après ce qui t’est venu comme science, tu serais bien alors au nombre des injustes.
Ceux à qui Nous avons donné le Livre le connaissent aussi bien qu’ils connaissent leurs fils et, certes, une partie d’entre eux cèlent la vérité alors qu’ils savent,
la vérité [venant] de ton Seigneur ; ne sois donc pas de ceux qui doutent !
Chacun a une orientation que [Dieu] Lui[-même lui] donne, aussi rivalisez de bien. Où que vous soyez, Dieu vous amènera tous ensemble : Dieu a, en vérité, pouvoir sur toute chose.
D’où que tu sortes, tourne ton visage vers la Mosquée Sacrée : c’est là certes la vérité [venant] de ton Seigneur, et Dieu n’est pas inattentif à ce que vous faites.
D’où que tu sortes, tourne ton visage vers la Mosquée Sacrée, et où que vous soyez, tournez vers elle vos visages, pour que les gens n’aient point d’argument contre vous, sauf ceux d’entre eux qui sont injustes — ne les craignez donc pas et craignez-Moi —, et pour que J’accomplisse Ma grâce envers vous et qu’[ainsi] vous puissiez suivre la bonne voie,
[tout] comme Nous avons envoyé parmi vous un messager [qui est] des vôtres, qui vous récite Nos versets, vous régénère, vous enseigne, le Livre et la Sagesse et vous enseigne ce que vous ne saviez pas.
Aussi, souvenez-vous de Moi, Je Me souviendrai de vous ; rendez-Moi grâce et ne Me soyez pas ingrats.
O vous qui avez la foi, recherchez l’aide dans la patience et la Prière, [car] Dieu, en vérité, est avec les patients.
Et ne dites pas de ceux qui ont été tués dans la voie de Dieu [qu’ils sont] morts. Bien au contraire : [ils sont] vivants, mais vous n’[en] avez point conscience.
Certes Nous vous éprouverons par de la peur et de la faim et [quelque] perte dans les biens, les âmes et les fruits. Annonce la bonne nouvelle aux patients,
qui, lorsqu’un malheur les atteint, disent : « En vérité, nous sommes à Dieu et en vérité c’est vers Lui que nous nous en retournons. »
Ceux-là sont comblés de bénédictions [venant] de leur Seigneur et de miséricorde : les voilà ceux qui suivent la bonne voie.
En vérité, [les monts de] Ṣafā Marwa font partie des Repères [pour le culte] de Dieu : aussi n’y a-t-il aucun mal, pour qui vient faire le Ḥağğ à la Maison [de Dieu] ou faire une ‘Umra à ce qu’il aille et vienne de l’une jusqu’à l’autre. Et qui accomplit quelque bien en surérogation, Dieu est en vérité reconnaissant et très-savant.
En vérité, ceux qui cèlent ce que Nous avons fait descendre comme évidentes preuves et [en tant que] guidance, après que Nous l’avons clairement énoncé pour les gens dans le Livre, ceux-là sont maudits par Dieu et maudits par ceux qui maudissent,
hormis ceux qui se repentent, corrigent et [le] disent clairement : envers ceux-là, Je ferais preuve de clémence ; Je suis le Très-Clément et le Très-Miséricordieux.
En vérité, ceux qui mécroient et meurent en mécréants, sur ceux-là [s’abat] la malédiction de Dieu, des anges et des gens dans leur totalité,
et cela immortellement, sans que leur tourment soit [jamais] allégé et sans qu’il leur soit accordé de sursis.
Votre Dieu est un Dieu unique, point de Dieu hormis Lui, le Tout-Miséricordieux et Très-Miséricordieux.
En vérité, dans la création des cieux et de la terre, [dans] l’alternance de la nuit et du jour, [dans] les nefs qui voguent sur les flots [en emportant] ce qui profite aux gens, [dans] l’eau que Dieu fait descendre du ciel, de sorte que, par elle, Il rend vie à la terre après qu’elle fut morte et disperse sur elle toute [sorte de] bête, [dans] la fluctuation des vents, [dans] les nuages asservis entre le ciel et la terre, il y a certes [là] des signes, pour des gens qui raisonnent.
Parmi les gens, certains prennent [comme divinités], en dehors de Dieu, des rivaux [qu’ils Lui associent], les aimant du même amour que Dieu, or ceux qui ont la foi ont plus d’amour pour Dieu. Ah ! si ceux qui sont injustes voyaient quand ils verront le tourment : que la force est à Dieu tout entière, que Dieu est d’un tourment sévère ;
ce moment où, voyant le tourment, ceux qui étaient suivis désavoueront ceux-là qui [les] suivaient, [où] ils n’auront plus de moyens,
et [où] ceux qui suivaient diront : « Ah ! s’il nous était donné de retourner [sur terre], nous les désavouerions comme ils nous ont désavoués. » C’est ainsi que Dieu leur fera voir leurs œuvres comme [autant] de désolations ; ils ne sortiront pas du Feu.
O vous, les gens, mangez de ce qu’il y a sur la terre de licite et de bon, et ne suivez pas les traces de Satan : il est en vérité pour vous un ennemi déclaré.
Il vous ordonne seulement le mal et la turpitude, et de dire sur Dieu ce que vous ne savez pas.
Lorsqu’on leur dit : « Suivez [donc] ce que Dieu a fait descendre [comme révélation] », ils disent : « Nous suivrons [bien] plutôt ce que nous avons vu que nos pères [suivaient]. » — Fut-ce alors que leurs pères ne comprenaient rien ni ne suivaient la bonne voie ?
[Dans leurs prières à leurs faux dieux], ceux qui mécroient sont comme qui lancerait des appels à ce qui n’entend rien qu’une voix qui appelle et un son qui résonne. Sourds, muets, aveugles : ils ne raisonnent pas.
O vous qui avez la foi, mangez des bonnes choses dont Nous vous nourrissons et rendez grâce à Dieu, si c’est [bien] Lui que vous servez.
Seulement Il vous a prohibé le cadavre et le sang et la viande de porc et ce sur quoi fut invoqué autre que Dieu. Et qui se voit contraint, sans être un transgresseur ni être un agresseur, point de péché pour lui. Dieu est en vérité très-pardonnant et très-miséricordieux.
En vérité, ceux qui cèlent ce que Dieu a fait descendre comme Livre et en tirent vil prix, ceux-là ne font que manger à pleins ventres du feu. Dieu ne leur parlera pas au Jour de la résurrection ni ne les régénérera, et il y a pour eux un douloureux tourment.
Voilà [bien] ceux qui ont troqué guidance contre égarement et pardon contre tourment : quelle persévérance à endurer le Feu !
Cela parce que Dieu a fait descendre le Livre avec la vérité, et ceux qui sont en désaccord à propos de [ce] Livre sont bien en vérité dans une dissension extrême.
Bien faire ne consiste pas à tourner vos visages face à l’Orient et [face à] l’Occident ; bien faire consiste en [ce que font] ceux qui ont foi en Dieu et en le Jour dernier, aux anges, au Livre et aux Prophètes ; qui donnent des biens, malgré l’amour qu’ils en ont, aux proches, aux orphelins, aux miséreux, au [voyageur démuni] fils du chemin, aux mendiants et en faveur des asservis ; qui accomplissent la Prière et donnent la zakāt ; qui tiennent leurs engagements lorsqu’ils se sont engagés ; ceux-là qui sont patients dans les coups et les malheurs et au fort du combat : les voilà ceux qui sont sincères, les voilà les vertueux.
O vous qui avez la foi, le talion vous est prescrit pour les victimes d’homicide : homme libre pour homme libre, esclave pour esclave, femme pour femme. Et [si] quelqu’un bénéficie d’une grâce de la part de son frère, [à celui-ci] d’exiger convenablement, [à celui-là] de s’acquitter à son égard de bonne grâce. C’est là un allégement [venant] de votre Seigneur et une miséricorde. [Si] donc, après cela, quelqu’un se livre à des excès, il y a pour lui un douloureux tourment.
Il y a pour vous, dans le talion, [de quoi préserver votre] vie, ô vous qui possédez des cœurs intelligents : peut-être serez-vous vertueux.
Il vous est prescrit, lorsque la mort est au [chevet de] l’un de vous, s’il laisse quelque bien, de faire un testament en faveur de [ses] père et mère ainsi que de [ses] proches, selon ce qui est convenable : [c’est un] devoir pour les vertueux.
Puis, [si] quelqu’un le modifie après l’avoir entendu, le péché n’en incombera qu’à ceux qui l’auront modifié ; Dieu est en vérité oyant et très-savant.
Et [si] quelqu’un s’effraie d’une partialité ou d’un péché de l’auteur d’un testament, puis [qu’il] rétablit le bon ordre entre [les légataires], point de péché pour lui ; Dieu est en vérité très-pardonnant et très-miséricordieux.
O vous qui avez la foi, le jeûne vous est prescrit [tout] comme il fut prescrit à ceux qui furent avant vous, peut-être serez-vous vertueux ;
[pendant] des jours comptés — donc, [pour] celui de vous qui est malade ou en voyage, un nombre d’autres jours, et pour ceux qui pouvaient [jeûner], une compensation : le repas d’un miséreux ; et qui accomplit quelque bien en surérogation, ce sera mieux pour lui ; et de jeûner vaut mieux pour vous, si vous saviez —
Le mois de Ramaḍān, dans lequel est descendu le Coran comme guidance pour les gens et en paroles explicites de guidance et de critère : que donc celui de vous qui est présent pendant [ce] mois le jeûne, et [pour] celui qui est malade ou en voyage, un nombre d’autres jours. Dieu veut vous mettre à l’aise et ne veut pas vous mettre dans la peine. [Cela] pour que [des jours] vous complétiez le nombre et magnifiiez Dieu de vous avoir guidés ; peut-être rendrez-vous grâce.
Et quand Mes serviteurs t’interrogent à Mon sujet, en vérité Je suis proche, exauçant la prière de celui qui Me prie quand il Me prie. Qu’ils Me répondent donc et qu’ils aient foi en Moi : ils pourront aller droitement.
Il vous est rendu licite, la nuit [des jours] de jeûne, d’avoir des privautés avec vos femmes : elles sont un vêtement pour vous et vous un vêtement pour elles. Dieu savait bien que vous agissiez déloyalement envers vos [propres] âmes, aussi a-t-Il fait preuve de clémence et d’indulgence à votre égard. Maintenant, allez donc les étreindre, recherchez ce que Dieu vous a accordé, et mangez et buvez jusqu’au moment où le fil blanc de l’aube se distingue clairement à vos [yeux] du fil noir [de la nuit] ; ensuite, accomplissez le jeûne jusqu’à la nuit. Et n’allez pas les étreindre lorsque vous êtes en retraite dans les mosquées. Voilà les limites [fixées par] Dieu : ne vous en approchez donc pas. C’est ainsi que Dieu énonce clairement Ses versets pour les gens ; peut-être seront-ils vertueux.
Ne mangez pas l’un l’autre vos biens illégitimement, ni ne les soumettez aux juges pour manger coupablement une partie des biens des gens alors que vous savez.
Ils t’interrogent à propos des croissants de lune, dis : « Ce sont des échéances pour les gens et pour le Ḥağğ. » — Et bien faire ne consiste pas à accéder aux maisons par derrière ; bien faire consiste en [ce que font] ceux qui sont vertueux. Accédez aux maisons par leurs portes et craignez Dieu, vous pourrez être bienheureux.
Combattez dans la voie de Dieu ceux-là qui vous combattent et ne commettez pas d’excès ; en vérité, Dieu n’aime pas les gens d’excès.
Tuez-les partout où vous mettez la main sur eux et chassez-les d’où ils vous ont chassés : [être cause de] trouble est pire que tuer. Et ne les combattez pas auprès de la Mosquée Sacrée avant qu’ils ne vous y combattent, et s’ils vous [y] combattent, tuez-les : telle est la sanction des mécréants.
Et s’ils cessent, Dieu est en vérité très-pardonnant et très-miséricordieux.
Combattez-les jusqu’au moment où il n’y aura plus nulle [cause de] trouble et [où] la religion sera [tout entière] pour Dieu, et s’ils cessent, point d’excès, sauf contre les injustes.
Le mois sacré pour le mois sacré : les choses sacrées [obéissent] au talion. [Si] donc quelqu’un commet envers vous un excès, commettez envers lui un excès comparable à celui qu’il aura commis à votre égard ; craignez Dieu et sachez que Dieu est avec les vertueux.
Prodiguez dans la voie de Dieu et ne vous précipitez pas tête en avant dans l’abîme : faites le bien ; en vérité, Dieu aime ceux qui font le bien.
Accomplissez le Ḥağğ et la ‘Umra pour Dieu, et si vous vous trouvez empêchés [d’arriver, sacrifiez] comme offrande ce qui [vous] est aisé ; et ne vous rasez pas la tête avant que l’offrande parvienne au lieu de son [immolation] — et [si] l’un d’entre vous souffre d’une maladie ou d’une chose incommodante à la tête [et qu’il se rase auparavant, qu’il donne] une compensation en jeûne, [en] aumône ou [en] bêtes sacrifiées. Et lorsque vous serez en sûreté, que celui qui fait tamattu‘ de la ‘Umra au Ḥağğ [sacrifie] comme offrande ce qui [lui] est aisé — et qui ne trouve pas [de quoi offrir un sacrifice devra] un jeûne de trois jours pendant le Ḥağğ et de sept [autres] lorsque vous serez revenus : ce sont dix [jours] complets. Cela pour ceux dont la famille ne se trouve pas aux abords de la Mosquée Sacrée. Craignez Dieu, et sachez que Dieu est d’un châtiment sévère.
Le Ḥağğ est [en] des mois déterminés : [si] quelqu’un y impose le Ḥağğ, ni privautés, ni impiété, ni dispute pendant le Ḥağğ ; ce que vous faites comme bien, Dieu le sait [bien]. Faites provision d’un viatique, et le meilleur viatique est certes la vertu : craignez-Moi, ô vous qui possédez des cœurs intelligents.
Il n’y a pas de mal à ce que vous recherchiez quelque bonté [venant] de votre Seigneur. Et quand vous aurez déferlé de ‘Arafāt souvenez-vous de Dieu auprès d’al-Maš‘ar al-Ḥarām, souvenez-vous de Lui, puisqu’Il vous a guidés : auparavant, en vérité, vous étiez bien parmi les égarés.
Puis déferlez d’où déferlent les gens et demandez pardon à Dieu ; Dieu est en vérité très-pardonnant et très-miséricordieux.
Et quand vous aurez achevé vos rites, souvenez-vous de Dieu autant que de vos pères, ou plus intensément. Parmi les gens, certains disent : « Seigneur, donne-nous en ce monde », et ils n’ont dans l’autre monde nulle heureuse fortune ;
et parmi eux, certains disent : « Seigneur, donne-nous un bien dans ce monde et un bien dans l’autre monde, et préserve-nous du tourment du Feu. »
Ceux-là ont une part conforme à ce qu’ils ont acquis, et Dieu est prompt à faire les comptes.
Souvenez-vous de Dieu pendant des jours comptés : qui se hâte en deux jours, point de péché pour lui, et qui tarde [au delà], point de péché pour lui, pour qui est vertueux. Craignez Dieu et sachez que c’est vers Lui que vous serez rassemblés.
Parmi les gens, l’un t’émerveille [par] les propos qu’il tient sur la vie de ce monde ; il prend Dieu à témoin de ce qui est en son cœur, alors qu’il est un opiniâtre querelleur.
Et lorsqu’il s’en retourne, il s’acharne à faire sur la terre œuvre d’iniquité, à détruire les champs et les êtres vivants, or Dieu n’aime pas l’iniquité.
Lorsqu’on lui dit : « Crains Dieu », l’orgueil le pousse au péché : il lui suffira de l’Enfer, et quel mauvais lieu de repos !
Et parmi les gens, l’un vend son âme en vue de satisfaire Dieu, et Dieu est très-compatissant envers [Ses] serviteurs.
O vous qui avez la foi, entrez dans [la paix et] la soumission, [tous et] totalement, et ne suivez pas les traces de Satan : il est en vérité pour vous un ennemi déclaré.
Et si vous déviez après que vous sont venues les [paroles explicites et les] preuves évidentes, sachez que Dieu est tout-puissant et sage.
Qu’attendent-ils [encore] sinon que Dieu vienne à eux dans des voûtes de nuées et [que viennent] les anges ? [Alors], tout sera terminé et c’est vers Dieu que les choses seront ramenées.
Demande aux enfants d’Israël combien Nous leur avons donné de versets [et de signes qui sont des] preuves évidentes ; et qui change les grâces de Dieu après qu’elles lui sont venues, [qu’il sache bien qu’]en vérité Dieu est d’un châtiment sévère.
La vie de ce bas monde a été embellie aux [yeux de] ceux qui mécroient et ils se rient de ceux qui ont la foi, or ceux qui sont vertueux seront au-dessus d’eux au Jour de la résurrection, et Dieu pourvoit qui Il veut sans compter.
Les gens étaient une communauté unique, puis Dieu envoya les Prophètes comme annonciateurs de bonne nouvelle et avertisseurs, et Il fit descendre avec eux le Livre avec la vérité, pour juger entre les gens à propos de ce sur quoi ils étaient en désaccord. Ne furent [alors] en désaccord à son propos que ceux à qui il fut donné, après que leur furent venues [les paroles explicites et] les preuves évidentes, par rancœur les uns envers les autres. Alors, Dieu guida par Sa grâce ceux qui avaient la foi jusqu’à la vérité à propos de laquelle ils étaient en désaccord ; Dieu guide qui Il veut vers une droite Voie.
Auriez-vous donc compté entrer au Paradis alors que ne vous était pas encore arrivée la même chose qu’à ceux qui passèrent avant vous ? Coups et malheurs les affligèrent et ils furent ébranlés au point que le Messager et ceux qui avaient foi avec lui dirent : « A quand le secours de Dieu ? » — Vraiment, le secours de Dieu est proche, en vérité.
Ils te demandent quoi prodiguer, dis : « Ce que vous prodiguez comme bien, que ce soit pour [vos] père et mère, les proches, les orphelins, les miséreux et le [voyageur démuni], fils du chemin ; ce que vous faites comme bien, en vérité, Dieu le sait bien. »
Le combat vous est prescrit, alors qu’il vous est détestable. Or, il se peut que vous détestiez une chose alors qu’elle est un bien pour vous, comme il se peut que vous aimiez une chose alors qu’elle est un mal pour vous. C’est Dieu qui sait ; vous, vous ne savez pas.
Ils t’interrogent sur le Mois Sacré, [sur le fait d’]y combattre, dis : « Y combattre est grave, cependant repousser de la voie de Dieu et mécroire en Lui, et [repousser] de la Mosquée Sacrée et en chasser ses habitants est plus grave auprès de Dieu : [être cause de] trouble est plus grave que tuer. » Or, ils n’auront de cesse de vous combattre qu’ils ne vous aient fait renoncer à votre religion, s’ils [le] peuvent. Ceux de vous qui renoncent à leur religion et meurent mécréants, voilà ceux dont les œuvres sont vaines, en ce monde et dans l’autre ; ceux-là sont gens du Feu, ils y resteront immortellement.
En vérité, ceux qui ont foi, ceux qui ont émigré et lutté dans la voie de Dieu, ceux-là espèrent la miséricorde de Dieu, et Dieu est très-pardonnant et très-miséricordieux.
Ils t’interrogent sur le vin et le jeu, dis : « Il y a dans ces deux un grand péché et des profits pour les gens, et cependant leur péché est plus grand que leur profit. » Ils te demandent quoi prodiguer, dis : « La juste mesure ». C’est ainsi que Dieu énonce clairement pour vous [Ses] versets : peut-être réfléchirez-vous...
sur ce bas monde et l’autre monde. Ils t’interrogent sur les orphelins, dis : « Il est bon d’œuvrer pour leur bien, et si vous mettez [des biens] en commun avec eux, ce sont vos frères. Dieu connaît celui qui œuvre au mal de celui qui œuvre au bien. » Si Dieu l’avait voulu, Il vous aurait accablés ; Dieu est en vérité tout-puissant et sage.
Ne prenez pas les païennes pour femmes jusqu’à ce qu’elles aient foi : une esclave ayant la foi vaut certes mieux qu’une païenne, même si elle vous émerveille. Et ne donnez pas de femme aux païens jusqu’à ce qu’ils aient foi : un esclave ayant la foi vaut certes mieux qu’un païen, même s’il vous émerveille. Ceux-là appellent au Feu, et Dieu appelle par Sa grâce au Paradis et au pardon ; Il énonce clairement Ses versets pour les gens : peut-être se souviendront-ils.
Ils t’interrogent sur les menstrues, dis : « C’est une chose incommodante, aussi abstenez-vous des femmes dans [le temps et l’endroit] des menstrues et ne les approchez pas jusqu’à ce qu’elles soient pures. Et lorsqu’elles se sont purifiées, venez à elles par où Dieu vous a ordonné ; en vérité Dieu aime ceux qui se repentent beaucoup et aime ceux qui se purifient.
Vos femmes sont un champ [de semailles] pour vous, aussi venez à votre champ comme vous l’entendez. Faites provision pour vous-mêmes et craignez Dieu, et sachez [bien] que vous allez Le rencontrer ; annonce la bonne nouvelle aux fidèles.
Ne faites pas de Dieu [en jurant par Son Nom] une cible pour vos serments, [qui vous empêcherait] de bien faire, de vous montrer vertueux et de réconcilier les gens ; Dieu est oyant et très-savant.
Dieu ne vous punira pas des sottises dans vos serments, mais Il vous punira de ce qu’acquièrent vos cœurs ; Dieu est très-pardonnant et longanime.
Ceux qui jurent abstinence de leurs femmes peuvent patienter quatre mois : s’ils reviennent, Dieu est en vérité très-pardonnant et très-miséricordieux ;
et s’ils décident de divorcer, Dieu est en vérité oyant et très-savant.
Les [femmes] divorcées patienteront seules trois périodes intermenstruelles, et il ne leur est pas licite de celer ce que Dieu a créé dans leurs ventres, si elles ont foi en Dieu et en le Jour dernier. Et leurs maris sont plus en droit de les reprendre dans ce [temps], s’ils veulent œuvrer au bien : elles ont pour droits l’équivalent de ce qu’elles ont comme devoirs, selon ce qui est convenable, et les hommes ont droit de leur part à quelque chose de plus ; Dieu est tout-puissant et sage.
Le divorce [peut être engagé] par deux fois, puis [il faudra les] garder de manière convenable ou [leur] rendre la liberté avec un beau comportement. Et il ne vous est pas licite de reprendre quelque chose de ce que vous leur avez donné, à moins que tous deux craignent de ne pas observer les limites [fixées par] Dieu : si vous craignez qu’ils n’observent pas les limites de Dieu, il n’y a aucun mal à ce que [l’épouse] offre une compensation [pour avoir le divorce]. Voilà les limites de Dieu, ne les excédez donc pas. Ceux qui excédent les limites de Dieu, les voilà les injustes.
Si alors il divorce d’elle, elle ne lui sera désormais plus licite jusqu’à ce qu’elle s’unisse à un époux autre que lui ; après quoi, si [celui-là] divorce d’elle, il n’y a aucun mal pour eux à revenir l’un vers l’autre, s’ils pensent observer les limites de Dieu ; voilà les limites de Dieu, qu’Il énonce clairement pour des gens qui ont la science.
Lorsque vous divorcez de [vos] femmes et qu’elles vont parvenir au terme [de] leur [délai], gardez-les convenablement ou rendez-leur la liberté [tout aussi] convenablement ; et ne les gardez pas en [leur] faisant du tort, pour commettre des excès : qui fait cela s’est avant tout fait injustice à lui-même. Ne vous moquez pas des [versets et des] signes de Dieu ; souvenez-vous des grâces de Dieu envers vous, du Livre et de la Sagesse qu’il a fait descendre sur vous [et] par quoi Il vous édifie. Craignez Dieu et sachez que Dieu a science de toute chose.
Lorsque vous divorcez de [vos] femmes et qu’elles sont parvenues au terme [de] leur [délai], qu’on ne leur fasse pas violence [pour les empêcher] de s’unir aux époux [de] leur [choix], dès lors qu’ils sont d’accord entre eux selon ce qui est convenable. Voilà [bien] de quoi édifier ceux de vous qui ont foi en Dieu et en le Jour dernier. Voilà qui est plus probe pour vous et plus pur. C’est Dieu qui sait ; vous, vous ne savez pas.
Les mères [qui ont enfanté] allaiteront leurs enfants deux années pleines, pour qui veut achever l’allaitement, et il incombe au père de l’enfant de convenablement les nourrir et vêtir — une âme n’est chargée que de ce qu’elle peut ; que l’on ne lèse pas une mère au moyen de son enfant ni un père au moyen du sien — et même chose incombe à l’héritier. Si toutefois, d’un commun accord entre eux deux et [après] s’être concertés, ils veulent sevrer [l’enfant], il n’y a [là] aucun mal. Et si vous voulez mettre vos enfants en nourrice, il n’y a [là] aucun mal, dès lors que vous acquittez ce que vous [devez] donner de manière convenable. Craignez Dieu et sachez que Dieu voit [bien] ce que vous faites.
[Quant à] ceux d’entre vous qui décèdent et laissent des épouses, elles patienteront seules quatre mois et dix [jours], et lorsqu’elles seront parvenues au terme [de] leur [délai], il n’y a aucun mal à ce qu’elles disposent d’elles-mêmes selon ce qui est convenable ; Dieu est bien informé de ce que vous faites.
Et il n’y a aucun mal à ce que vous [leur] suggériez [avant la fin de ce délai] des projets de mariage ou [en] nourrissiez en vous-mêmes ; Dieu sait [bien] que vous leur parlerez mariage. Mais ne leur donnez pas rendez-vous en secret, à moins que de tenir des propos convenables. Cependant ne décidez pas de contracter mariage avant que le [délai] prescrit ne parvienne à son terme. Sachez [bien] que Dieu sait ce qui est en vous-mêmes — prenez donc garde à Lui — et sachez que Dieu est très-pardonnant et longanime.
Nul inconvénient pour vous si vous divorcez de femmes tant que vous ne les avez pas touchées ni ne leur avez assigné de [dot] déterminée, et cependant pourvoyez-les de biens — pour qui est dans l’aisance, selon sa capacité, et pour qui est dans la gêne, selon sa capacité — de manière convenable : [c’est un] devoir pour ceux qui font le bien.
Et si vous divorcez d’elles avant de les avoir touchées et que vous leur avez déjà assigné une [dot] déterminée, [vous devrez] la moitié de ce que vous avez assigné, à moins qu’elles ne fassent grâce ou que fasse [une] grâce celui qui tient en main le contrat de mariage. De faire grâce est plus proche de la vertu. N’oubliez pas d’être bons entre vous ; Dieu voit [bien], en vérité, ce que vous faites.
Soyez attentifs aux Prières, et à la Prière médiane, et tenez-vous déférents devant Dieu.
Si vous craignez [un danger, faites la Prière] en marchant ou dessus [vos] montures ; et lorsque vous êtes en sûreté, souvenez-vous de Dieu, puisqu’Il vous a appris ce que vous ne saviez pas.
Ceux d’entre vous qui décèdent et laissent des épouses [disposeront par] testament en faveur de leurs épouses qu’elles soient pourvues de biens jusqu’à l’année [suivante] sans qu’on ne les déloge. Et si elles partent, il n’y a aucun mal à ce qu’elles disposent d’elles-mêmes en ce qui est convenable ; Dieu est tout-puissant et sage.
Les [femmes] divorcées ont [également] droit à être pourvues de biens de manière convenable : [c’est un] devoir pour les vertueux.
C’est ainsi que Dieu énonce clairement pour vous Ses versets : peut-être raisonnerez-vous.
N’as-tu pas vu [ce qu’il advint à] ceux qui par milliers quittèrent leurs habitations par crainte de la mort ? Dieu leur dit alors : « Mourez ! » puis Il les fit revivre : Dieu est en vérité plein de bonté pour les gens, mais la plupart des gens ne [Lui] rendent point grâce.
Combattez dans la voie de Dieu et sachez [bien] que Dieu est oyant et très-savant.
Qui [donc] fera un prêt gracieux à Dieu, si bien qu’Il le multipliera pour lui un grand nombre de fois ? C’est Dieu qui retient et dispense [les biens], et c’est vers Lui que vous serez ramenés.
N’as-tu pas vu [ce que fit] l’Assemblée [des notables] des enfants d’Israël après Moïse, lorsqu’ils dirent à l’un de leurs Prophètes : « Suscite-nous un roi [et] nous irons combattre dans la voie de Dieu. » — Il dit : « Se pourrait-il, si le combat vous est prescrit, que vous n’alliez pas combattre ? » — Ils dirent : « Que n’irions-nous combattre dans la voie de Dieu, quand nous avons été chassés de nos habitations et [d’auprès de] nos fils ? » — Et lorsque le combat leur fut prescrit, ils se détournèrent, à l’exception d’un petit nombre d’entre eux, or Dieu connaît bien les injustes.
Leur Prophète leur dit : « Voilà que Dieu, en vérité, a suscité Saül pour être votre roi. » — Ils dirent : « [Et] en vertu de quoi régnerait-il sur nous, alors que de régner nous sommes plus en droit que lui et qu’il ne lui fut point donné abondance de biens ? » — [Leur Prophète leur] dit : « En vérité, Dieu l’a préféré à vous et Il lui a donné force science et [belle] taille. Dieu donne Son royaume à qui Il veut : Dieu est tout-embrassant et très-savant. »
Leur Prophète leur dit : « En vérité, le signe de sa royauté est que viendra à vous, apportée par les anges, l’Arche [d’alliance] en laquelle se trouve une Sakīna [venant] de votre Seigneur et des reliques laissées par la famille de Moïse et celle d’Aaron : c’est bien là un signe pour vous, si vous êtes gens de foi.
Lorsque Saül s’en fut allé, accompagné de [ses] armées, il dit : « En vérité, Dieu va vous éprouver au moyen d’un cours d’eau : qui n’y goûtera pas sera certes des miens et quiconque en boira ne sera pas des miens. Sauf celui qui n’[en] prend que le creux d’une main. » Et ils en burent [tous], sauf un petit nombre d’entre eux. Lorsqu’ensuite lui-[même] et ceux qui eurent foi avec lui passèrent [le cours d’eau], ils dirent : « Nous n’aurons pas ce jour la force [de tenir] devant Goliath et ses armées. » Ceux qui pensaient qu’ils vont rencontrer Dieu dirent [alors] : « Combien de petits groupes ont vaincu un grand groupe par la grâce de Dieu ? Dieu est avec les patients. »
Et lorsqu’ils firent face à Goliath et à ses armées, ils dirent : « Seigneur, épanche en nous de la patience et assure nos pas, et prête-nous secours contre la gent mécréante. »
Ils les défirent alors par la grâce de Dieu et David tua Goliath. Dieu lui donna la royauté et la sagesse et lui apprit ce qu’Il voulut [bien lui apprendre]. Si Dieu ne protégeait pas les gens les uns par les autres, la terre sombrerait certes dans le chaos, mais Dieu est plein de bonté pour les [êtres des] mondes.
Voilà les signes de Dieu, que Nous te récitons en [toute] vérité, et tu es certes bien au nombre des envoyés.
Ces messagers, Nous donnâmes à certains d’entre eux précellence sur d’autres : il en est à qui Dieu parla, d’autres qu’Il éleva à d’[éminents] degrés, et Nous donnâmes à Jésus fils de Marie les preuves évidentes et l’assistâmes de l’Esprit de Sainteté. Si Dieu l’avait voulu, ceux qui [vinrent] après eux ne se seraient pas combattus après que leur furent venues les preuves évidentes, mais ils tombèrent en divergence : certains d’entre-eux eurent la foi, certains [autres] mécrurent. Si Dieu l’avait voulu, ils ne se seraient pas combattus, mais Dieu fait ce qu’Il veut.
O vous qui avez la foi, prodiguez de ce dont Nous vous pourvoyons avant que ne vienne un jour en lequel il n’y aura ni transaction, ni amitié, ni [même] intercession ; ceux qui mécroient, ce sont eux les injustes.
Dieu [seul], point de Dieu hormis Lui, est le Vivant et le Sustentateur : ni somnolence ni sommeil ne s’emparent de Lui. A Lui ce qui est dans les cieux et ce qui est sur terre : qui [donc pourrait] intercéder auprès de Lui, si ce n’est par Sa permission ? Il sait ce qui est devant eux et [sait] ce qui est derrière eux, alors que de Sa science ils ne connaissent rien hormis ce qu’Il veut [bien]. Le Marchepied [de Son Trône] comprend les cieux et la terre, et de les maintenir ne Le fait point ployer : Il est le Très-Haut et l’immense.
Point de contrainte en religion : la rectitude s’est clairement distinguée du fourvoiement. Celui donc qui reniera les Ṭāġūt-s et aura foi en Dieu aura certes saisi l’anse la plus solide, [celle] qui ne rompt pas ; Dieu est oyant et très-savant.
Dieu est le tuteur de ceux qui ont la foi : Il les fait sortir des ténèbres vers la lumière. [Quant à] ceux qui mécroient, leurs tuteurs sont les Ṭāġūt-s : ils les font sortir de la lumière vers les ténèbres. Ceux-là sont gens du Feu : ils y resteront immortellement.
N’as-tu pas vu [ce qu’il advint à] celui qui, Dieu lui ayant donné la royauté, disputa contre Abraham à propos de son Seigneur ? Lorsqu’Abraham [lui] dit : « Mon Seigneur est Celui qui fait vivre et mourir. » — Il dit : « Moi, je fais vivre et mourir. » — Abraham dit : « En vérité, Dieu fait paraître le soleil à l’Orient, fais-le donc paraître à l’Occident. » Alors celui qui mécroyait resta coi ; Dieu ne guide pas la gent injuste.
Ou [ce qu’il advint à] celui qui passa par une cité qui n’était plus que ruines et désolation. Il dit : « Comment Dieu fera-t-Il revivre cette [cité] après qu’elle fut morte ? » Dieu le fit mourir cent ans, puis le ressuscita [et] dit : « Combien [de temps] es-tu resté ? —Je suis resté un jour, dit-il, ou une partie du jour. » — [Dieu] dit : « Non, tu es resté cent ans. Regarde tes aliments et ta boisson : ils ne sont pas gâtés ! Et regarde ton âne... [Cela] pour faire de toi un signe pour les gens. Et regarde les ossements, comment Nous les recomposons, puis les revêtons de chair... » Et lorsque [tout] lui fut clairement apparu, il dit : « Je sais que Dieu a pouvoir sur toute chose. »
Et lorsqu’Abraham dit : « Seigneur, montre-moi comment Tu feras revivre les morts. » — [Dieu] dit : « Et n’aurais-tu point foi ? » — « Si, dit-il, mais [c’est] pour que mon cœur s’apaise. » — [Dieu] dit : « Prends donc quatre [sortes] d’oiseaux et coupe-les menu, puis places-en sur chaque montagne un morceau ; ensuite appelle-les [et] ils viendront à toi en se précipitant : sache que Dieu est tout-puissant et sage. »
Ceux qui prodiguent leurs biens dans la voie de Dieu sont comme un grain qui donnerait naissance à sept épis, chaque épi contenant cent grains. Dieu multiplie pour qui Il veut ; Dieu est tout-embrassant et très-savant.
Ceux qui prodiguent leurs biens dans la voie de Dieu, puis ne font suivre leurs largesses ni de rappels désobligeants ni de [façons] désagréables, ont leur rétribution auprès de leur Seigneur ; ils n’auront pas à craindre et ne seront pas attristés.
Une parole convenable et un pardon valent mieux qu’une aumône à laquelle font suite des [façons] désagréables ; Dieu est riche et longanime.
O vous qui avez la foi, n’annulez pas vos aumônes par des rappels désobligeants et des [façons] désagréables, comme qui prodigue ses biens pour se faire voir des gens et n’a point foi en Dieu et en le Jour dernier. Il est comparable à un roc couvert d’[un peu de] terre : une averse l’atteint, le laisse dénudé. Ils n’ont pouvoir sur rien de ce qu’ils ont acquis. Dieu ne guide pas la gent mécréante.
[Quant à] ceux qui prodiguent leurs biens en vue de satisfaire Dieu et en s’en tenant [à cela], ils sont comme un jardin [sis] sur une éminence, qu’une averse a atteint si bien qu’il a donné le double de ses fruits ; et si aucune averse ne venait l’atteindre, ce serait la rosée. Dieu voit [bien] ce que vous faites.
L’un de vous voudrait-il avoir un jardin de palmiers et de vignes, sous lequel coulent les ruisseaux, dans lequel il aurait toutes [sortes de] fruits, et que, alors qu’il est [lui-même] atteint par la vieillesse et qu’il [n’]a [encore que] de faibles descendants, un ouragan de feu atteigne [ce jardin] et qu’il soit [tout] brûlé ? Voilà comment Dieu énonce clairement pour vous Ses [versets et Ses] signes : peut-être réfléchirez-vous.
O vous qui avez la foi, prodiguez des bonnes choses dont vous faites acquisition et de ce que Nous faisons sortir pour vous de la terre, et ne choisissez pas tout exprès le mauvais, prodiguant de cela alors que vous ne le prendriez pas, à moins d’un accommodement : sachez que Dieu est riche et digne de louanges.
Satan vous menace de pauvreté et vous ordonne la turpitude, cependant que Dieu vous promet un pardon de Sa part et surcroît de bonté ; Dieu est tout-embrassant et très-savant.
Il donne la sagesse à qui Il veut, et celui qui reçoit la sagesse [pour don] a certes reçu [là] un bien [fort] abondant : seuls se rappellent ceux doués de cœurs intelligents.
Ce que vous faites comme dépenses ou comme vœux, en vérité Dieu le sait [bien] — et il n’est pas pour les injustes de secours.
Si vous faites ouvertement [vos] aumônes, c’est bien, et si vous les faites discrètement et les donnez aux pauvres, cela vaut [encore] mieux pour vous. [Dieu] vous fera rémission de mauvaises actions ; Dieu est bien informé de [tout] ce que vous faites.
Ce n’est pas à toi qu’il incombe de les guider, c’est Dieu qui guide qui Il veut. Le bien que vous prodiguez, c’est pour votre propre [bien, puisque] vous ne prodiguez qu’en vue de la face de Dieu, et le bien que vous prodiguez vous sera pleinement compté, sans que vous soit fait injustice.
[Donnez-le] aux pauvres qui, empêchés [par leurs engagements] dans la voie de Dieu, ne peuvent parcourir la terre [pour acquérir des biens] : l’ignorant les compte pour riches, en raison de [leur] retenue ; tu les reconnaîtras à leur physionomie ; ils ne demandent pas aux gens de manière importune. Ce que vous prodiguez comme bien, en vérité Dieu le sait bien.
Ceux qui prodiguent leurs biens de nuit comme de jour, en secret et ouvertement, [ceux-là] ont leur rétribution auprès de leur Seigneur ; ils n’auront pas à craindre et ne seront pas attristés.
Ceux qui se nourrissent d’usure ne se lèveront [de leur tombe] qu’à la manière dont se lève celui que Satan roue de convulsions épileptiques. Cela parce qu’ils disent : « La vente est exactement la même chose que l’usure », or Dieu a permis la vente et prohibé l’usure. Celui donc à qui vient une mise en garde de son Seigneur et qui cesse aura le bénéfice de ce qui est passé, et son affaire revient à Dieu ; et ceux qui récidivent, ceux-là sont gens du Feu : ils y resteront immortellement.
Dieu fait péricliter l’usure et croître les aumônes, et Dieu n’aime aucunement tout mécréant endurci et pécheur impénitent.
En vérité, ceux qui ont foi et font œuvres de bien, accomplissent la Prière et donnent la zakāt, [ceux-là] ont leur rétribution auprès de leur Seigneur; ils n’auront pas à craindre et ne seront pas attristés.
O vous qui avez la foi, craignez Dieu et laissez le reliquat [provenant] de l’usure, si vous êtes gens de foi.
Si vous ne le faites pas, sachez que vous êtes en guerre avec Dieu et Son messager ; et si vous vous repentez, vos capitaux seront à vous, sans que vous fassiez injustice et sans que vous en subissiez.
Si quelqu’un est dans la gêne, [accordez-lui] un délai jusqu’à [ce qu’il soit à] l’aise, et faire aumône [d’une remise] vaut [encore] mieux pour vous, si vous saviez.
Craignez un jour en lequel vous serez ramenés vers Dieu, après quoi chaque âme se verra compter tout ce qu’elle a acquis, sans subir d’injustice.
O vous qui avez la foi, lorsque vous contractez une dette pour un terme fixé, faites-en un écrit : que quelqu’un sachant écrire [la] mette entre vous par écrit en [toute] équité ; et que personne sachant écrire ne refuse d’écrire, puisque Dieu lui a appris. Qu’il écrive donc, et que le débiteur dicte : qu’il craigne Dieu, son Seigneur, et ne soustraie rien de [sa dette]. Et si le débiteur est insensé ou faible ou qu’il ne peut dicter lui [-même], que son représentant dicte en [toute] équité. Prenez pour témoins deux hommes d’entre les vôtres, et si ce ne sont pas deux hommes, [que ce soit] un homme et deux femmes d’entre ceux que vous agréez pour témoins — de sorte que, [si] l’une d’elles s’égare, l’une rappelle à l’autre — ; et que les témoins ne refusent pas, lorsqu’il est fait appel à eux. Minime ou d’importance, ne trouvez pas fastidieux de la mettre par écrit, [établie] jusqu’à son terme : c’est plus juste auprès de Dieu, plus sûr quant au témoignage et plus propice à ce que vous n’éprouviez pas de doute. A moins que ce soit un marché échangé sur place entre vous : il n’y pas de mal alors à ne pas en faire un écrit. Cependant prenez des témoins quand vous faites une transaction. Et qu’on ne lèse pas quelqu’un sachant écrire ni un témoin : si vous faisiez [cela], ce serait en vérité de l’abus de votre part. Craignez Dieu ! Dieu vous enseigne : Dieu a science de toute chose.
Si vous êtes en voyage et n’avez trouvé personne sachant écrire, des gages remis en mains propres [serviront de caution] ; et si l’un de vous fait confiance à l’autre, que celui à qui l’on a fait confiance acquitte ce pour quoi on lui a fait confiance, et qu’il craigne Dieu, son Seigneur. Et ne celez pas [votre] témoignage : qui cèle [son témoignage] est en vérité pécheur en son cœur, et Dieu sait bien ce que vous faites.
C’est à Dieu qu’appartient ce qui est dans les cieux et ce qui est sur terre : que vous montriez ce qui est en vous-mêmes ou que vous le cachiez, Dieu vous en fera rendre compte, puis Il pardonnera qui Il veut et tourmentera qui Il veut ; Dieu a pouvoir sur toute chose.
Le Messager a foi en ce qui est descendu vers lui [comme Révélation venant] de son Seigneur. — « Et [aussi] les fidèles ; chacun a foi en Dieu, en Ses anges, en Ses Livres et en Ses messagers, sans excepter aucun d’entre Ses messagers. » — Et ils disent : « Nous avons entendu et avons obéi. » — « [Accorde] Ton pardon, Seigneur ! C’est devant Toi que [tout] finit. »
Dieu ne charge une âme que de ce qu’elle peut : [sera] à son profit ce qu’elle aura acquis et [sera] à sa charge ce qu’elle se sera acquis. — « Seigneur, ne nous punis pas si nous oublions ou [si] nous nous trompons ! Seigneur, ne nous impose pas un joug comme Tu en imposas à ceux qui furent avant nous ! Seigneur, et ne nous accable pas de ce que nous n’avons pas la force [de supporter] ! Fais-nous grâce et pardonne-nous et fais-nous miséricorde : Tu es notre [Seigneur et] Maître, alors prête-nous secours contre la gent mécréante. »
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sur quoi s’interrogent-ils ?
Sur l’Annonce grandiose
à propos de laquelle ils sont en désaccord ?
Holà ! Ils vont sa­voir.
Holà donc ! Ils vont savoir.
Ne fîmes-Nous pas la terre pour berceau
et les monts pour piquets ?
Vous créâmes appariés ?
Fîmes votre sommeil pour repos ?
Fîmes la nuit pour couverture ?
Fîmes le jour pour subsister ?
Dressâmes par-dessus vous sept ro­bustes ?
Fîmes un flambeau ardent ?
Fîmes tomber des pluvieux une eau drue
pour faire surgir grâce à elle grain et végétation
et luxuriants jardins ?
Le jour où l’on tranchera fut certes fixé,
Le jour où l’on soufflera dans la trompe et où vous viendrez par flots,
où le ciel sera ouvert et [ne] sera [que] portes,
où les monts seront ébranlés et seront un mirage.
L’Enfer est certes un guet-apens,
un bercail pour les outranciers,
où ils resteront des siècles
sans y goûter ni fraîcheur ni boisson,
rien, que du brûlant et du purulent,
en juste sanction.
Ils n’espéraient certes pas de comptes
et niaient obstinément nos signes [et versets].
Or, Nous avons mis toute chose par écrit :
« Goûtez donc, car Nous n’irons qu’ajouter à votre tourment ! »
Certes, il est un gain pour ceux qui craignent :
des vergers et des vignes,
des jouvencelles d’un même âge
et une coupe débordante,
où ils n’entendront ni futilité ni démenti,
en rétribution de ton Maître, don et compte,
Maître des cieux et de la terre et de ce qui est entre, le Tout-miséricor­dieux — ils n’auront de Sa part nul droit à discourir
le jour où l’Esprit et les anges se tiendront en rang sans parler, hormis ce­lui qu’aura autorisé le Tout-miséricordieux et qui dira juste.
Voilà le Jour de vérité : celui qui veut prendra donc un chemin ra­menant vers son Maître.
Nous vous avertissons certes d’un tourment proche, le Jour où l’on verra ce qu’on s’est préparé et que le mécréant dira : « Si seulement j’étais poussière ! ».
par ceux qui arrachent rudement,
par ceux qui tirent douce­ment,
par ceux qui filent vivement,
puis ceux qui pren­nent les devants,
puis ceux qui gèrent une affaire,
le jour où grondera le grondement,
le second le suivant,
des cœurs seront ce jour-là tremblants,
le regard humble,
disant : « Serions-nous bel et bien revenus sur nos pas ?
Se­rait-ce, alors que nous étions des ossements blanchis ? »
Ils disaient [auparavant] : « Ce serait là un recommencement per­dant !
Rien qu’un cri,
et les voici sur la morne steppe.
As-tu entendu le récit de Moïse ?
Quand son Maître l’appela dans le saint val de Towâ :
« Va trouver Pharaon, car il s’est montré outrancier,
et dis-[lui] : “Voudrais-tu te régénérer
et que je te guide vers ton Maître, en sorte que tu craignes ?” »
Il lui fit voir le plus grand signe,
et lui nia et s’insurgea,
puis se détourna activement :
il ras­sembla, harangua
Et dit : « Je suis votre Maître suprême. »
Dieu le punit donc exemplairement en la [vie] dernière et en la première.
Il y a bel et bien là une leçon pour qui craint.
Êtes-vous plus dur à créer ou le ciel ? Il l’édifia :
en éleva le toit et l’égalisa,
en assombrit la nuit, en fit surgir le jour mon­tant,
après quoi Il étendit la terre,
en fit surgir l’eau et le pâturage
et ancra les monts,
pour [votre] jouis­sance à vous et à vos bêtes.
Puis, quand viendra la suprême calamité,
le jour où l’homme se rappellera ce qu’il fit
et la Fournaise sera montrée à qui verra :
pour qui fut outrancier
et donna préférence à la vie d’ici-bas,
la Fournaise sera certes le gîte ;
et pour qui craignit le rang son Maître et retint l’âme de la passion,
le Paradis sera certes le gîte.
Ils t’interrogent sur l’Heure, quand arrivera-t-elle ?
Que saurais-tu en dire ?
C’est à ton Maître qu’en revient le terme.
Tu ne fais qu’avertir qui la craint.
Le jour où ils la verront, ce sera comme s’ils n’avaient passé qu’une soirée ou sa matinée.
il se renfrogna et détourna
que soit venu à lui l’aveugle.
Comment saurais-tu qu’il pourrait se régénérer
ou se rappe­ler, le rappel lui profitant ?
De l’enrichi,
tu t’en occupes,
quand il ne te fait rien qu’il ne se régénère pas ;
et qui vient à toi avec peine
et qui craint,
tu t’en moques ?
Holà ! C’est bien un rappel
— qui donc voudra se le rappel­lera —
en des recueils vénérés,
exhaussés, purifiés,
aux mains de scribes
nobles et bienfaisants.
Oc­cis soit l’homme ! Quel ingrat !
De quoi le créa-t-Il ?
D’une goutte ! Il le créa, le détermina,
puis [lui] facilita la voie,
puis le fit mourir et l’enterra,
puis le ressuscitera quand Il aura voulu.
Holà ! Jamais il ne s’acquitta de ce qu’Il lui ordonna.
Que l’homme considère donc sa nourriture :
que c’est Nous qui fîmes s’abattre l’eau à verse,
puis fendîmes la terre de sillons
et y fîmes pousser grain,
vigne et potager,
olivier et palmier,
touffus vergers,
fruits et fourrage,
pour [votre] jouissance à vous et à vos bêtes.
Quand donc viendra le hurlement,
le jour où l’on fuira son frère,
sa mère et son père,
sa compagne et ses fils,
chacun ayant ce jour-là une affaire lui suffisant :
des visages seront ce jour-là rayonnants,
riants et se réjouissants,
et des visages, ce jour-là, seront empoussiérés,
cou­verts de suie
— les voilà les mécréants, les impudents.
quand le soleil sera voilé,
les étoiles ternies,
les monts mis en branle,
les chamelles pleines abandonnées,
les bêtes sauvages rassemblées,
les mers embrasées,
les âmes appariées,
qu’à l’enterrée vive sera demandé
pour quelle faute on la tua,
que les registres seront déployés,
le ciel retiré,
la Fournaise attisée
et le Paradis rappro­ché,
âme saura ce qu’elle aura préparé.
Je ne jurerais donc ni par les revenants,
les coureurs tapis,
ni par la nuit tombante
ni par le matin soupirant,
c’est bien le propos d’un noble messager,
puissant au­près du Détenteur du trône, haut placé,
obéi là-haut et loyal.
Votre compagnon n’est point possédé :
il l’a bel et bien vu à l’horizon radieux
et n’est pas [homme] à garder pour lui l’invisible.
Ce n’est pas le propos d’un démon lapidé.
Où allez-vous donc ?
Ce n’est qu’un rappel pour tout le monde,
pour qui de vous entend suivre la droite voie.
Or, vous ne voudrez que si Dieu, Maître des mondes, veut.
quand le ciel se rompra,
que les astres s’éparpilleront,
que les mers exploseront
et que les tombes seront retournées,
âme saura ce qu’elle aura avancé et différé.
Homme, qu’est-ce qui t’enhardit envers ton Maître magnanime,
qui te créa, t’agença et t’équilibra,
te composant sous quelque forme qu’Il voulut ?
Holà ! En outre vous niez le Ju­gement,
alors que vous avez bel et bien des gardiens,
de nobles scribes
sachant ce que vous faites.
Les bienfaisants sont bel et bien dans un bien-être ;
les im­pudents bel et bien dans une fournaise
où ils brûleront au Jour du Jugement
et dont ils ne s’absentent pas.
Com­ment sauras-tu ce qu’est le Jour du Jugement ?
Puis com­ment sauras-tu ce qu’est le Jour du Jugement ?
Le jour où nulle âme ne pourra rien pour une autre, l’affaire ce jour-là appar­tenant à Dieu.
malheur à ceux qui faussent la mesure,
comblant en achetant des gens
et flouant en mesurant ou pesant pour eux.
Ceux-là ne pensent-ils pas qu’ils seront ressuscités
pour un grandiose jour
le jour où les gens se tiendront debout devant le Maître des mondes ?
Holà ! L’écrit des dépravés est certes en Geôle
— et comment sauras-tu ce qu’est Geôle ?
Un écrit bien tenu.
Malheur en ce jour-là aux négateurs
qui nient le Jour du Jugement.
Ne le nie que tout transgresseur pécheur :
quand on lui récite Nos signes, il dit : « Fables des primitifs. »
Holà ! Vraiment, ce qu’ils ont acquis a terni leurs cœurs.
Holà! Ils seront bel et bien ce jour-là séparés de leur Maître par un voile,
puis brûleront bel et bien dans la fournaise,
puis l’on dira : « Voilà ce que vous niiez. »
Holà ! L’écrit des bienfaisants est certes en Hauteurs
— et comment sauras-tu ce qu’est Hauteurs ?
Un écrit bien tenu.
Le contemplent les rapprochés.
Les bienfaisants sont bel et bien dans un bien-être,
sur des divans, à regarder
tu reconnais sur leurs visages l’éclat du bien-être.
On leur sert un nectar scellé,
dont le sceau est de musc — que pour cela rivalisent donc les rivaux —
et le coupage d’Éléva­tion,
source à laquelle boivent les rapprochés.
Certes, ceux qui étaient malfaisants riaient, de ceux qui avaient foi,
se lançaient des clins d’œil en les croisant,
plaisan­taient en rentrant chez eux
et disaient en les voyant : « Les voilà bien égarés ! »
alors qu’ils n’étaient point chargés de les garder.
Aujourd’hui, c’est à ceux qui avaient foi de rire des mécréants,
sur des divans, à regarder
— les mé­créants furent-ils récompensés de ce qu’ils firent ?
Quand le ciel se fendra,
écoutant son Maître et méritant,
et que la terre sera étalée,
rejettera ce qu’elle contenait et se videra,
écoutant son Maître et méritante...
Homme, tu peineras certes rudement jusqu’à ton Maître, puis le rencontreras.
Qui aura reçu son écrit en sa droite
va rendre un compte aisé
et reviendra vers les siens réjoui
et qui aura reçu son écrit dans son dos
va souhaiter périr
et brûlera dans un brasier.
Certes, il était parmi les siens réjoui.
Certes, il pensait ne pas revenir.
Mais si Son Maître l’avait bien sûr à l’œil.
Je ne jurerais donc ni par l’aurore,
ni par la nuit et ce qu’elle enveloppe,
ni par la lune quand elle est pleine,
vous ne cesserez d’enfourcher un état après l’autre.
Qu’ont-ils à ne point avoir foi
et à ne pas se prosterner quand on leur lit le Coran ?
Pire ! Ceux qui mécroient crient au mensonge,
quand Dieu sait bien ce qu’ils ont à l’esprit.
Annonce-leur donc le bonheur d’un tourment douloureux,
hormis ceux qui auront eu foi et fait les bonnes actions : il y a pour eux une rétribution non comptée.
Par le ciel constellé
et par le Jour promis
et par un té­moin et ce dont on est témoin...
Occis soient les gens du fossé !
Du bûcher ardent,
assis en surplomb,
témoins de ce qu’ils faisaient aux fidèles.
Ils ne leur en voulaient que d’avoir foi en Dieu, tout-puissant et loué,
à qui est le royaume des cieux et de la terre. Or, Dieu est témoin de toute chose.
Certes, ceux qui auront éprouvé les hommes et femmes de foi, puis ne se seront pas repentis, auront le tourment de l’Enfer et auront celui de brûler.
Certes, ceux qui auront eu foi et fait les bonnes actions auront des Paradis sous lesquels coulent les ruis­seaux : c’est là le gain majeur.
La violence de ton Maître est certes fort sévère,
car Il commence et recommence,
tout en étant le Très-pardonnant et affectueux,
le glorieux Détenteur du Trône
faisant [tout] ce qu’Il veut.
As-tu entendu le récit des armées ?
De Pharaon et de Thamūd ?
Bien sûr, ceux qui mécroient sont dans le déni,
quand Dieu les cerne à leur insu.
C’est pourtant un Coran glorieux
sur une table préservée.
Par le ciel et l’arrivant de nuit —
comment sauras-tu ce qu’est l’arrivant de nuit ?
L’étoile perçante —
il n’est âme qui n’ait de gardien.
Que l’homme considère de quoi il fut créé : 
il le fut d’une eau éjaculée
sortant entre le bassin et les côtes.
Il a bel et bien le pouvoir de le ramener
le jour où les tréfonds seront examinés,
sans qu’il ait force ni secours.
Par le ciel repleuvant
et la terre se fendillant,
c’est bien un propos décisif
et non de la plaisanterie.
Ils usent de stratagème
et J’en use :
laisse donc aux mé­créants du temps, laisse-leur quelque répit.
glorifie le Nom de ton Maître suprême,
qui créa puis harmo­nisa,
qui détermina puis guida,
qui produisit le pâturage
puis en fit un déchet noirâtre.
Nous allons te dicter et tu n’oublieras pas,
hormis ce que Dieu veut — Il connaît certes ce qui est distinct et ce qui est impercep­tible — ,
et Nous ferons que tu sois à l’aise,
alors rappelle, pour peu que le rappel profite.
Qui craint va se rappeler
et l’évitera le plus malheureux,
qui brûlera au plus grand feu,
puis n’y mourra ni ne vivra.
Réussit qui se régénère,
évoque le Nom de son Maître, puis prie,
mais vous préférez la vie immédiate,
alors que la dernière vaut mieux et dure plus.
Ceci se trouve bel et bien dans les premières tables,
celles d’Abraham et de Moïse.
As-tu entendu parler de la Submergeante ?
Ce jour-là, des vi­sages seront craintifs,
affairés, abattus,
brûlant d’un feu incandescent,
abreuvés d’une source bouillante,
n’ayant à manger que du [chardon] darî‘,
qui n’engraisse ni n’apaise la faim.
Ce jour-là, des visages seront ravis,
satisfaits de leur effort,
dans un Paradis élevé,
où tu n’entends rien de futile,
où s’écoule une source,
avec de hauts sofas,
des coupes déposées,
des dossiers alignés
et des coussins épars.
Ne voient-ils pas comment le chameau fut créé ?
comment le ciel fut élevé ?
comment les monts furent dressés ?
comment la terre fut aplanie ?
Rappelle donc ! Tu as seule­ment à rappeler,
tu n’as pas autorité sur eux,
sauf que celui qui se détourne et mécroit,
Dieu lui fera subir le suprême tourment :
c’est devant Nous qu’ils finiront,
puis à Nous de régler leur compte.
Par l’aube
et par dix nuits,
par le pair et l’impair
et par la nuit avancée...
Est-ce assez de serments pour qui est raisonnable ?
Ne vois-tu pas ce que ton Maître fit [des fils] de ‘Âd,
d’Iram haute dressée,
dont pareille ne fut créée dans les contrées ;
des Thamoudéens, qui creusèrent la roche dans le val ;
et de Pharaon, l’empaleur,
qui furent outrancier dans les contrées
et y accrurent la corruption ?
Ton Maître fit alors s’abattre sur eux le fouet d’un tourment.
Ton Maître est bel et bien aux aguets.
Or, quand son Maître l’éprouve en l’honorant et le comblant, l’homme dit : “Mon Maître m’a honoré”
et quand Il l’éprouve en mesurant ses subsistances, il dit : “Mon Maître m’a humilié.”
Holà ! En outre vous n’honorez pas l’orphelin,
ne vous incitez pas à la nourriture du nécessiteux,
ava­lez voracement le patrimoine
et aimez abusivement les biens.
Holà ! Quand la terre sera rasée ras de ras,
que ton Maître viendra ainsi que les anges rang par rang
et qu’en ce jour on fera venir l’Enfer, ce jour-là, l’on se rappellera — mais à quoi bon se rappeler —,
disant : “Si seulement j’avais prévu pour ma vie.”
Ce jour-là, nul tourment ne sera tel le sien
ni ligotage tel le sien.
Ô toi, âme sereine,
reviens vers ton Maître, satisfaite et agréée,
entre parmi Mes serviteurs
et entre dans Mon paradis !
Je ne jurerais pas par cette cité,
quand tu es présent en cette cité,
et par un père et ce qu’il engendra :
Nous avons bel et bien créé l’homme en souffrance.
Compte-t-il que nul n’aura pouvoir sur lui ?
Il dit : “J’ai englouti des biens en quantité.”
Compte-t-il que nul ne le vit ?
Ne lui avons-Nous fait deux yeux,
une langue et deux lèvres
et lui avons montré les deux sentiers distincts ?
Or, il ne franchit pas l’obstacle.
Comment sauras-tu ce qu’est l’obstacle ?
Libérer une nuque [asservie]
ou nourrir un jour de disette
un orphelin apparenté
ou un nécessiteux dénué,
puis être de ceux qui ont la foi, se recommandent la patience et se recommandent la miséricorde :
voilà les fortunés,
ceux qui mécroient en Nos signes étant les infortunés,
un feu se refermant sur eux.
Par le soleil et sa montée
et la lune quand elle le suit,
par le jour quand il dévoile
et la nuit quand elle recouvre
et par le ciel et ce qui l’édifia,
la terre et ce qui l’étira
et une âme et ce qui la fit,
puis lui inspira son impudence et sa crainte :
aura réussi qui l’aura régénérée,
sera déçu qui l’aura enfouie.
Les Thamoudéens nièrent du fait de leur outrance
quand le plus malheureux d’entre eux s’élança.
Le messager de Dieu leur dit : “La chamelle de Dieu et son abreuvoir !”
Ils le traitèrent de menteur et la saignèrent, et leur Maître fut implacable envers eux de leur faute et les anéantit
sans en craindre de conséquence.
Par la nuit quand elle recouvre,
le jour quand il apparaît
et ce qui créa le mâle et la femelle,
votre activité est bel et bien disparate :
qui donne et craint
et a foi au meilleur,
Nous le disposerons pour l’aise ;
et qui est avare et se suffit
et nie le meilleur,
Nous le disposerons pour la peine
et ses biens ne lui suffiront [en rien] quand il se sera écrasé.
C’est bel et bien à Nous qu’incombe de guider
et bel et bien à Nous qu’appartiennent la dernière et la première :
Je vous avertis donc d’un feu flambant
auquel ne sera voué que le plus malheureux,
qui nia et se détourna,
et dont sera écarté le plus craignant,
qui donne son bien, se régénérant,
non qu’il fût redevable à quelqu’un d’un bienfait,
mais uniquement par désir de la face de son Maître très-haut.
Certes il va être satisfait.
Par le jour montant
et par la nuit tombante,
ton Maître ne t’a pas dit adieu ni rejeté.
La dernière [demeure] vaut certes mieux pour toi que la première
et ton Maître va certes te don­ner, si bien que tu seras satisfait.
Ne t’a-t-Il trouvé orphelin, et recueilli ?
Trouvé perdu, et guidé ?
Trouvé indigent, et enrichi ?
L’orphelin, donc, tu ne rudoieras,
le quémandeur ne repousseras
et le bienfait de ton Maître évoqueras.
N’avons-Nous pas pour toi desserré ta poitrine ?
T’avons défait de ton fardeau,
qui te brisait le dos ?
Avons porté pour toi aux nues ta renommée ?
Avec la peine, il est certes une aise ;
avec la peine, il est certes une aise.
Alors, quand tu es disponible, évertue-toi
et vers ton Maître élance-toi.
Par la figue et l’olive
et par le mont Sinaï 
et cette cité sûre,
Nous fîmes bel et bien l’homme de meilleure facture,
puis le renvoyâmes au plus bas du bas,
sauf ceux qui auront eu foi et fait les bonnes actions, car ils auront mérité rétribution non comptée.
Qu’est-ce qui te fera alors traiter de mensonge le Jugement ?
Dieu n’est-Il pas le plus souverain Décideur ?
Récite grâce au nom de ton Maître, qui créa.
Il créa l’homme de caillot.
Récite ! Ton Maître étant le plus magnanime,
qui enseigna par le calame ;
Il enseigna à l’homme ce qu’il ne savait pas.
Holà ! L’homme devient bel et bien outrancier
de se voir se suffire :
c’est certes vers ton Maître qu’est le retour.
Vois-tu celui qui empêche
un serviteur en Prière ?
Vois-tu, s’il est sur la bonne voie ?
ou enjoint de craindre ?
Vois-tu, s’il nie et se détourne ?
Ne sait-il que Dieu voit ?
Holà ! Pour sûr, s’il n’arrête pas, Nous le traînerons bien par le toupet,
un toupet menteur et fautif.
Qu’il hèle donc son club,
Nous hèlerons les geôliers.
Holà ! Ne lui obéis pas. Prosterne-toi et rapproche-toi.
Nous le fîmes certes descendre dans la Nuit de la Mesure.
Comment sauras-tu ce qu’est la Nuit de la Mesure ?
La Nuit de la Mesure vaut mieux que mille mois.
Les anges et l’Esprit descendent en elle avec permission de leur Maître pour toute affaire.
Paix, elle l’est jusqu’au lever de l’aube.
Ceux des gens de l’Écriture et [des] païens qui mécroient ne se se­raient pas séparés avant que leur vienne la preuve :
un messa­ger de la part de Dieu récitant des Écrits tenus purs
où sont de fort droits préceptes.
Or, ceux à qui fut donnée l’Écriture ne se divisèrent qu’après que leur vint la preuve.
Ils n’avaient pourtant qu’ordre de servir Dieu, pieusement dévoués à Lui et in­tègres, et d’établir la Prière et donner la Zakât : voilà la religion de la droiture.
Certes, ceux qui auront mécru, gens de l’Écriture et païens, seront dans le feu de l’Enfer, immortels : voilà les pires des créatures.
Certes, ceux qui auront eu foi et fait les bonnes actions sont, eux, les meilleures des créatures.
Leur rétribution est auprès de leur Maître : d’édéniques Paradis sous lesquels coulent les ruisseaux, où ils seront à jamais immortels. Dieu est satisfait d’eux et eux de Lui. Voilà pour qui aura craint son Maître.
Quand la terre connaîtra son séisme,
que la terre fera surgir ses charges
et que l’on dira : “Qu’a-t-elle ?”
Ce jour-là, elle relatera ses informations,
car ton Maître l’aura inspirée.
Ce jour-là, les gens reviendront dispersés pour que leur soient montrés leurs actes :
qui aura fait un grain de poussière de bien le verra
et qui aura fait un grain de poussière de mal le verra.
Par les galopeurs haletants,
crépitant d’étincelles,
assail­lant au matin,
soulevant la poussière
et se jetant dans la mêlée :
l’homme est bel et bien oublieux de son Maître,
il en est bel et bien témoin,
et il est bel et bien d’un ardent amour du bien.
Ne sait-il donc ?
et que sera extrait ce qui est dans les cœurs,
leur Maître sera bel et bien ce jour-là fin con­naisseur d’eux[-mêmes].
La Catastrophe.
Qu’est-ce que la Catastrophe ?
Et comment sauras-tu ce qu’est la Catastrophe ?
Le jour où les gens seront tels papillons éparpillés
et les monts tels de la laine teinte et cardée :
celui dont les pesées seront lourdes
connaîtra une vie satisfaite
et celui dont elles seront légères,
sa mère est Abîme.
Comment sauras-tu ce que c’est ?
Un feu brûlant.
La surenchère vous distrait
jusqu’à visiter les cimetières. 
Holà ! Vous allez savoir.
Holà donc ! Vous allez savoir.
Holà ! Si vous saviez de science certaine,
vous verriez bien la Fournaise,
puis vous la verrez bien d’un œil certain,
puis il vous sera bien demandé compte ce jour-là de la grâce.
Par le jour déclinant,
l’homme est bel et bien en perdition,
sauf ceux qui ont la foi, font les bonnes actions, se recommandent le droit dû et se recommandent la patience.
Malheur à tout dénigreur railleur,
qui amasse des biens et les additionne,
escomptant que ses biens le rendront immortel.
Holà ! Il sera bel et bien jeté au Vorace —
et comment sauras-tu ce qu’est le Vorace ?
Le Feu de Dieu flambant
qui s’empare des cœurs.
Certes, il sera refermé sur eux
en colonnes étendues.
Ne vis-tu comment ton Maître fit avec les compagnons des éléphants ?
N’a-t-Il mis leur stratagème en échec
et envoyé contre eux des oiseaux en escadrilles
les bombardant de pierrailles de terre cuite,
les laissant comme de la balle vide.
Pour avoir assuré l’accord avec les Qorayshites,
l’accord pour leur caravane d’hiver et d’été,
qu’ils servent donc le Maître de cette Demeure,
qui les nourrit pour qu’ils n’aient faim et protégea pour qu’ils n’aient peur.
Vois-tu celui qui nie le Jugement ?
Eh bien, c’est celui-là qui rabroue l’orphelin
et n’incite pas à la nourriture du nécessiteux.
Malheur aux priants
qui sont négligents de leur Prière,
qui s’affichent 
et refusent de menus services.
Nous t’avons certes fait don de la Profusion,
alors fais la Prière en vue de ton Maître et sacrifie.
Ton haïsseur, c’est bien lui l’infécond.
Dis : « Ô vous, les mécréants,
ni je n’adore comme vous,
ni vous n’êtes adorateurs comme moi ;
ni je ne le serais comme vous,
ni vous ne le seriez comme moi :
à vous votre religion et à moi la mienne. »
Maintenant que vinrent le succès de Dieu et la victoire 
et que tu vis les gens entrer par flots dans la religion de Dieu,
rends gloire à ton Maître en [Le] louant et implore Son pardon — Il est certes fort indulgent.
voués sont à la perte les mains du père de Flamme et lui-même :
ses biens et ce qu’il acquit ne lui serviront de rien.
Il brûlera dans un feu en flammes,
sa femme, porteuse de bûches,
ayant au cou une corde de chanvre.
Dis : « Il est Dieu, Un,
Dieu le Roc,
Il n’a pas engendré ni ne fut engendré
et il n’est pour Lui aucun pair. »
Dis : « Je cherche protection auprès du Maître de l’éclat
contre le mal de ce qu’Il crée,
contre celui d’une noirceur qui enveloppe,
contre celui des crachoteuses sur les nœuds
et contre celui d’un jaloux quand il jalouse. »
Dis : « Je cherche protection auprès du Maître des gens,
Roi des gens,
Dieu des gens,
contre le mal de l’obsession harcelante,
qui obsède les poitrines des gens,
[provenant] des djinns et des gens. »
